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Deux semaines au Vietnam English translation pending
Voyage décidé au tout dernier moment. Des amis nous ont proposé de les accompagner au Vietnam pour 2 semaines. Une telle offre ne se refuse pas . On est partis à 4 pour un pays qu'on ne connaissait ni les uns ni les autres.
Envol de Roissy en fin de journée .Escale à Abou Dhabi. Et arrivée à Ho Chi minh ville vers 19h , heure locale. Il fait encore 29 degrés.
Taxi pour regagner l'hôtel et premières images du Vietnam. Des 2 roues en quantité impressionnante, sur la chaussée mais aussi parfois sur les trottoirs.

Installation dans un petit hôtel réservé par nos amis. Très bon choix. Proche du centre, au calme et super agréable. Hôtel Le Blanc Saïgon. Et étant donné l'heure, première découverte avec la gastronomie du pays. Pas facile de déchiffrer la carte. Pas facile de choisir. Finalement ce sera mi tom thit. Bonne pioche. C'est délicieux. Bouillon parfumé.Trop bon.

Une bonne nuit dans notre chambre bien douillette et après un bon petit déjeuner composé d'une assiette de fruits frais, de toasts, confiture, beurre de cacahuètes, oeufs sur le plat , jus de fruits, thé ou café. De quoi affronter la journée qui nous attend. Destination Cholon, l'ancien quartier chinois, l'ancien port de Saïgon. Quartier très commerçant. Grand marché. C'est un peu la cohue. Nombreux livreurs sur des 2 roues ou avec des charrettes à bras. Nombreux étals achalandés en vue de la fête du Têt : lampions multicolores, paniers garnis à offrir avec une fromage bien de chez nous, et des fleurs en quantité, des fleurs jaunes et oranges principalement.


Des petites cantines de rue sont, des petits restaurant de marché. C'est très animé.
Des boutiques Vélos et des marchandes coiffées de leur magnifique chapeau conique qui leur va à ravir.
Visiblement, tous les commerçants ne se sont pas enrichis, certaines maisons sont très fatiguées.

Retour par le centre ville où les jardins publics sont couverts de fleurs à vendre, des orchidées bien sûr, mais surtout des chrysanthèmes jaunes.


Installation dans un petit hôtel réservé par nos amis. Très bon choix. Proche du centre, au calme et super agréable. Hôtel Le Blanc Saïgon. Et étant donné l'heure, première découverte avec la gastronomie du pays. Pas facile de déchiffrer la carte. Pas facile de choisir. Finalement ce sera mi tom thit. Bonne pioche. C'est délicieux. Bouillon parfumé.Trop bon.

Une bonne nuit dans notre chambre bien douillette et après un bon petit déjeuner composé d'une assiette de fruits frais, de toasts, confiture, beurre de cacahuètes, oeufs sur le plat , jus de fruits, thé ou café. De quoi affronter la journée qui nous attend. Destination Cholon, l'ancien quartier chinois, l'ancien port de Saïgon. Quartier très commerçant. Grand marché. C'est un peu la cohue. Nombreux livreurs sur des 2 roues ou avec des charrettes à bras. Nombreux étals achalandés en vue de la fête du Têt : lampions multicolores, paniers garnis à offrir avec une fromage bien de chez nous, et des fleurs en quantité, des fleurs jaunes et oranges principalement.


Des petites cantines de rue sont, des petits restaurant de marché. C'est très animé.
Des boutiques Vélos et des marchandes coiffées de leur magnifique chapeau conique qui leur va à ravir.
Visiblement, tous les commerçants ne se sont pas enrichis, certaines maisons sont très fatiguées.
Retour par le centre ville où les jardins publics sont couverts de fleurs à vendre, des orchidées bien sûr, mais surtout des chrysanthèmes jaunes.

Choix de tente pour voyages à vélo English translation pending
bonjour
j hesite entre ces deux tentes , , a defaut de prendre une hilleberg
www.kvoaszrs.com/...nnel-vert-p-200.html
www.kvoaszrs.com/...9faa981484ce2ed7a661
et :::: si avis nefaste il me reste cette tente mais pas le meme budget www.campz.fr/...nt/tente/374937.html
merci de votre aide
a bientot
j hesite entre ces deux tentes , , a defaut de prendre une hilleberg
www.kvoaszrs.com/...nnel-vert-p-200.html
www.kvoaszrs.com/...9faa981484ce2ed7a661
et :::: si avis nefaste il me reste cette tente mais pas le meme budget www.campz.fr/...nt/tente/374937.html
merci de votre aide
a bientot
La tendance des voyages "en immersion, authentique, etc" chez les tour opérateurs: vous en pensez quoi? English translation pending
Bonjour tout le monde,
J'aimerais connaître votre avis sur ces agences de voyage et tour opérateurs qui proposent des voyages "hors des sentiers battus", "authentiques", en immersion totale dans un pays. Ne trouvez-vous pas que c'est un peu paradoxal le fait de vendre une offre touristique en proposant des activités soit-disant "authentiques"? je suis d'accord sur le fait que les agences puissent proposer des voyages un peu différents, mais où se trouve la spontanéité des rencontres quand celle ci est organisée? J'ai fait l'expérience dernièrement en contactant un TO, j'ai eu l'impression qu'ils s'intéressaient plus à ce côté "expérience" de voyage, et à nos envies plutôt qu'à nos habitudes de voyage ou nos choix de type de voyage (genre balnéaire, ou ville ce genre de choses...). Est-ce purement marketing? ou une réelle prise de conscience des nouvelles envies des touristes français? Je pense que le sujet peut partir loin mais je trouvais intéressant de partager avec vous cette idée !
J'aimerais connaître votre avis sur ces agences de voyage et tour opérateurs qui proposent des voyages "hors des sentiers battus", "authentiques", en immersion totale dans un pays. Ne trouvez-vous pas que c'est un peu paradoxal le fait de vendre une offre touristique en proposant des activités soit-disant "authentiques"? je suis d'accord sur le fait que les agences puissent proposer des voyages un peu différents, mais où se trouve la spontanéité des rencontres quand celle ci est organisée? J'ai fait l'expérience dernièrement en contactant un TO, j'ai eu l'impression qu'ils s'intéressaient plus à ce côté "expérience" de voyage, et à nos envies plutôt qu'à nos habitudes de voyage ou nos choix de type de voyage (genre balnéaire, ou ville ce genre de choses...). Est-ce purement marketing? ou une réelle prise de conscience des nouvelles envies des touristes français? Je pense que le sujet peut partir loin mais je trouvais intéressant de partager avec vous cette idée !
Trip dans les forêts de Colombie Britannique au départ de Vancouver English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes un groupe de 4 personnes originaires de France, et nous souhaitons partir découvrir les forêts de Colombie Britannique pendant trois semaines en aout cet été.
Notre idée initiale consiste à trouver un hydravion au départ de Vancouver qui pourrait nous déposer dans un coin reculé au bord d'un lac, que nous restions sur place pendant 3 semaines en pleine nature, avec un permis de peche.
J'ai beaucoup de difficultés à trouver des renseignements pour un voyage de ce style en CB.
Je m'adresse donc à vous, avec un certain nombre de questions :
- Pensez-vous qu'il soit possible de faire ce trip ? - Connaissez vous le fonctionnement des liaisons en hydravion, - Auriez-vous des idées de coin particulièrement beau et compatibles avec notre voyage ? - Au niveau des animaux, est-ce réellement dangereux ? Quelles sont les précautions à prendre ? Faut-il avoir un équipement spécifique (fusil...?) - Est-il possible de chasser le petit gibier ?
Merci beaucoup pour vos réponses. Toutes les informations que vous pourriez avoir sur le sujet nous intéresse !
A bientot !
Simon, Wilfried, Julien et Anthony
Nous sommes un groupe de 4 personnes originaires de France, et nous souhaitons partir découvrir les forêts de Colombie Britannique pendant trois semaines en aout cet été.
Notre idée initiale consiste à trouver un hydravion au départ de Vancouver qui pourrait nous déposer dans un coin reculé au bord d'un lac, que nous restions sur place pendant 3 semaines en pleine nature, avec un permis de peche.
J'ai beaucoup de difficultés à trouver des renseignements pour un voyage de ce style en CB.
Je m'adresse donc à vous, avec un certain nombre de questions :
- Pensez-vous qu'il soit possible de faire ce trip ? - Connaissez vous le fonctionnement des liaisons en hydravion, - Auriez-vous des idées de coin particulièrement beau et compatibles avec notre voyage ? - Au niveau des animaux, est-ce réellement dangereux ? Quelles sont les précautions à prendre ? Faut-il avoir un équipement spécifique (fusil...?) - Est-il possible de chasser le petit gibier ?
Merci beaucoup pour vos réponses. Toutes les informations que vous pourriez avoir sur le sujet nous intéresse !
A bientot !
Simon, Wilfried, Julien et Anthony
Partir en Inde ou en Thailande à 50 ans? English translation pending
Bonjour,
J'ai bientôt 50 ans, je pense que c'est important de le mentionner car j'ai l'illusion (pas vraiment certaine) de croire que les attitudes sont peut-être différentes vis à vis des femmes d'un certain âge !
Ce que je cherche dans un premier temps, c'est de me ressourcer, cool, genre plage et rencontres avec tout plein de gens et surtout rigoler et de la découverte. J'ai connu ça en Grèce mais il y a quelques années. Etant donné cela fait à peu près 15 ans que je n'ai pas vécu ce genre de vacances, j'ai décidé cette année de les prendre, aussi je me suis dit surtout en Avril, car c'est ce mois là et pas d'autre, et que je veux de la chaleur et plein de soleil, que j'irais en Asie, à savoir Inde du Sud ou Thaïlande. D'autant que ce n'est pas d'hier que je veux y aller.
Par contre, en lisant toutes les infos sur les femmes seules en Inde et tout le reste, peut-être quelqu'un d'entre vous qui verrait assez bien ce que je recherche pourrait me conseiller. J'ai pensé à Ko-Phi-Phi sinon à Mumbaï en transit puis Goa mais vu ce que j'ai lu je ne suis pas bien sûre.
Merci de vos conseils
Première randonnée de cyclotourisme en France English translation pending
Bonjour a tous , j'en profite pour faire une brève présentation ! Je m'apelle Loïc , j'ai 17ans et toute mes dents (ou presque ) , dans la vie je bosse en boucherie , et en dehors je suis musicien et passioné de musique =)
En dehors de sa , se qui m'amène a m'inscrire c'est des renseignement sur le cyclotourisme en france !
En effet , cet été je prévois de faire ma 1er randonée mais ne connaissant moyennement les site , lieux , ville touristique ou pas ... J'ais besoin des conseils de vous pour préparé mon itinéraire , je souhaiterai trouver un itinéraire autour de la région PACA et languedoc roussillon !
Pour mon 1er voyage je pensse a une moyenne de 70-80 km /j ... Je cherche au maximum a me retrouver au contact de la nature , des lac , foret , montagne , mers et tout sa !
Merci , et je n'ai pas été assez préscis dans mes demandes merci de me préscisé en quoi ^^
Randonnée en chameau au départ de M'Hamid (Maroc) English translation pending
Bonjour
J'avais relevé l'année derniére les coordonnées d'un touareg qui proposait des randonnées en chameau au depart de Mahmid a des prixs interressants ( hors agences ), coordonnées que je ne retrouve plus, donc si quelqu'un a des adresses et des tarifs.
Merci
Juju
Six mois en Asie du Sud-Est English translation pending
Bonjour à tous, je viens de découvrir ce forum, c'est génial, il a beaucoup d'informations pertinentes. Je pars donc avec ma copine et mon petit garçon de 1 ans et demi pour l'Asie du Sud-Est. Nous partons en novembre jusqu'au mois d'avril. Nous avions en tête d'arrivée au vietnam pour rejoindre la thailande et enfin de retour au vietnam. Devrais-je aller vers le sud pour revenir vers le nord ou l'inverse ? Nous voulons éviter les endroits touristiques le plus possible du moins en haute saison d'achalandage, comme noel et le jour de l'an. C'est pourquoi je pensais me diriger vers le nord d'abord pour retrouver le sud de la thailande après les "fêtes". D'après mes lectures, le nord de la thailande m'attire énormément, plus que la plage sinon pour reprendre des vitamines ! Nous faisons un voyage en sac à dos avec le porte-bébé dorsal. Nous voulons de l'aventure et nous immiscer dans les cultures locales.
J'aimerais aussi savoir ce que vous pensez d'un équipement minimal de camping ? Je sais que les infrastructures ne sont pas développées sur ce point sinon dans les parc nationaux, je crois. Et dans les parcs serait-ce nécessaire ou trouverons-nous des "cabanes" pas cher. J'ai plusieurs questions mais j'en resterai là pour le moment. N'hésitez pas à me donner toutes sorte d'informations, endroits ou trajets à ne pas rater ainsi que votre opinion sur mon périple familial avec un petit encore un peu petit... Merci.
Julien
Julien
Hua shan ( Xian) ou Emei shan (Chengdu) English translation pending
Bonjour,
Voilà, j'hésite entre ces deux randonnées : Hua shan près de Xian et Emei Shan (près de Chengdu), sachant que je ne pourrai pas faire les deux.
Comme il me faut choisir, est ce que vous auriez des infos ou conseils sur ces 2 montagnes, les randos sont elles faciles, les paysages beaux .....enfin, n'importe quoi à dire sur une de ces montagnes (pour info sur le temps, je pars en Septembre)?
Merci d'avance pour votre aide.
Voilà, j'hésite entre ces deux randonnées : Hua shan près de Xian et Emei Shan (près de Chengdu), sachant que je ne pourrai pas faire les deux.
Comme il me faut choisir, est ce que vous auriez des infos ou conseils sur ces 2 montagnes, les randos sont elles faciles, les paysages beaux .....enfin, n'importe quoi à dire sur une de ces montagnes (pour info sur le temps, je pars en Septembre)?
Merci d'avance pour votre aide.
Colors of Iceland 2013 English translation pending
Trois semaines en Islande, du 19 août au 6 septembre 2013
Octobre 2012 : notre destination 2013 est arrêtée, l’an prochain, ce sera l’Islande. Oui, oui, avec un « s », j’ai bien dit ISLANDE. On nous faisait souvent répéter : « Où cela, en Irlande ? » « Non, en Islande. » Vu l’air ébahi de nos amis, c’est comme si nous partions sur la Lune. Dans un sens, ce n’est pas tout à fait faux, vu les paysages traversés !
Commence une longue et agréable période de recherches et de lectures diverses. Les grandes lignes de l’itinéraire sont vite dessinées et les vols sont réservés dès janvier. Le parcours sera classique, dans le sens antihoraire, avec quelques incursions dans les hautes terres. Au vu des paysages tantôt montagneux tantôt désertiques des hautes terres, il est clair que nous ne voulons pas manquer cela. Cela nécessite donc la location d’un 4X4 pour emprunter certaines pistes interdites aux véhicules de tourisme et franchir les nombreuses rivières à gué. Notre choix se porte sur un Grand Vitara, loué chez Blue Car Rental.
Itinéraire prévu : J1 : Francfort - Kefkavik (arrivée à 15h35) - Geysir - Gulfoss - Reykholt J2 : Reykholt - Landmannalaugar J3 : Landmannalaugar J4 : Landmannalaugar - Vik J5 : Vik - Kirkjubaejarklaustur (ou se rapprocher du Laki) J6 : Kirkjubaejarklaustur - Laki - Svinafell J7 : Svinafell - Skaftafell - Jokulsarlon J8 : Jokulsarlon – Fjords de l’Est - Mjoifjordur J9 : Mjoifjordur J10 : Mjoifjordur- Askja (ou route vers Myvatn) J11 : Askja - Myvatn - Dettifoss - Selfoss - Hafragilfoss – Hljodaklettar –Asbyrgi – Myvatn J12 : Krafla - Viti - Leirhnjukur - Namafjall – Grjotagja – Skutustadir –Vindbelgjarfjall - Myvatn J13 : Myvatn – Husavik – Akureyri, Skagafjordur ou Varmalid J14 : Varmalid – Hveravellir - Kerlingarfjöll J15 : Kerlingarfjöll - Snaefellsnes J16 : Snaefellsnes J17 : Snaefellsnes - Reykjavik J18 : Reykjavik J19 : Reykjavik – Keflavik (départ à 16h05) - Francfort
Itinéraire suivi : J1 : Francfort - Kefkavik (arrivée à 15h35) - Geysir - Gulfoss - Reykholt J2 : Reykholt - Landmannalaugar J3 : Landmannalaugar - Vik J4 : Vik J5 : Vik - Kirkjubaejarklaustur J6 : Kirkjubaejarklaustur - Laki - Svinafell J7 : Svinafell - Skaftafell - Jokulsarlon J8 : Jokulsarlon – Fjords de l’Est - Mjoifjordur J9 : Mjoifjordur - Seydisfjordur - Litlanesfoss - Hengifoss - Mjoifjordur J10 : Mjoifjordur - Dettifoss - Selfoss - Hverir - Myvatn J11 : Myvatn - Grjotagja –Dimmuborgir - Hverfjall - Skutustadir - Krafla - Viti - Leirhnjukur - Namafjall- Myvatn J12 : Myvatn - Husavik - Myvatn J13 : Myvatn – Godafoss – Akureyri - Grundarfjordur J14 : Grundarfjordur - Péninsule de Snaefellsnes - Grundarfjordur J15 : Grundarfjordur - Stykkisholmur - Thingvellir - Reykholt J16 : Reykholt - Hveragerdi - Grindavik - Kerid - Reykholt J17 : Reykholt - Reykjavik J18 : Reykjavik - Péninsule de Reykjanes - Reykjavik J19 : Reykjavik – Keflavik (départ à 16h05) - Francfort

Pour plus de souplesse, nous faisons le choix de ne réserver qu’une partie des hébergements, quitte à dormir dans la voiture. Ainsi, nous pourrons aviser sur place, en fonction de nos envies et surtout des conditions climatiques. Nous savons qu’elles y sont rudes et sommes donc prêts à affronter tous les éléments.
19/08 - J1 :Francfort – Keflavik – Reykholt Jour J : Départ de Francfort à 14 h 05
Trois heures trente plus tard, nous survolons les côtes islandaises flanquées de falaises, de failles et d’un dédale de rivières glaciaires. Il fait beau, la température est de 12° et premier constat…ça décoiffe ! On nous avait prévenus que le vent islandais n’était pas à prendre à la légère et bien cela se vérifie.
Pas de temps à perdre, RDV en face du terminal dans les bureaux de Blue Car Rental pour la prise en charge de notre véhicule. Après avoir accepté l’assurance SAAP (protection contre les tempêtes de cendres et de sable - nous en étions informés et l’avions prévu), nous faisons une vérification rapide du Grand Vitara. Une fois n’est pas coutume (cf. voyage au Canada), les pneus arrières sont lisses et de surcroit pas du tout adaptés à la conduite sur pistes, (ce sont des pneus « route ») alors que nous avions bien précisé lors de la réservation que nous nous rendions dans les Highlands. L’agent, lui, nous assure qu’il n’y a aucun problème. Bah, on verra bien se dit-on…
Premiers contacts avec la terre islandaise et ses étendues de lave peu après l’aéroport. Le moins que l’on puisse dire c’est que le paysage est ici très tourmenté. Cela verdit et s’assagit petit à petit en direction de la capitale et de Reykholt où nous avons réservé une chambre à la guesthouse Husid. C’est même très champêtre : des ruisseaux, des fermes, des moutons… Arrivés à la guesthouse, nous découvrons une maison typique, au cœur d’un petit lotissement. Le rez-de-chaussée est entièrement consacré aux hôtes où 8 chambres se partagent 3 salles d’eau, une cuisine commune bien équipée et le WiFi. Accueil très sympathique de la propriétaire puis, en route pour Gullfoss et Geysir. Il n’est pas loin de 21h et il y a très peu de monde aux abords de la cascade qui nous impressionne par sa forme et son débit.


Nous avons la chance d’y observer le fameux arc en ciel qui a donné son nom à la chute (la chute d’or). Nous restons un moment à la photographier sous tous les angles avant de prendre la route pour le site géothermique très touristique de Geysir, qui a donné son nom au terme de geyser. Ce dernier n’est plus actif. Il y a peu de monde, mais tous attendent avec impatience la prochaine projection d’eau de Strokkur, le seul geyser encore actif. Nous avons vu que Litli Geysir l’était aussi, mais dans de moindres proportions (peut-être 4/5 mètres). Ce sont les premières zones géothermiques et sources chaudes que nous voyons (nous ne sommes pas encore allés à Yellowstone) et c’est assez divertissant. Autour de nous, ça fume, ça bouillonne, ça glougloute de partout et enfin, sans prévenir Strokkur se réveille et atteint une hauteur de 20/30 mètres. Parfois 3 fois de suite, puis plus rien pendant près de 10 minutes, mais c’est tout de même assez régulier. Pas évident de capturer l’instant avec un modeste appareil compact (désolée les photos sont floues).

Retour à Reykholt. Premier contact avec l’eau soufrée de la douche…c’est un peu déroutant mais on s’y fait vite. Du fait de sa position géographique et géologique, l’Islande regorge de ressources naturelles. Ainsi le chauffage, l’eau chaude et une grande partie de l’électricité sont d’origine géothermique, d’où l’odeur omniprésente de soufre.
Première journée et déjà ce pays nous séduit !
20/08 - J2 : Reykholt -Landmannalaugar Des vertes prairies aux hautes terres noires et arides
Avec le décalage horaire, je suis réveillée tôt et le soleil s’amuse à me narguer au travers de rideaux peu occultants. Le ciel est bleu azur et il n’y a pas un seul nuage : la journée s’annonce des plus belles. Je trépigne donc d’impatience au fond du lit en attendant le petit déjeuner qui n’est servi qu’à 8 h. Après le copieux petit déjeuner, départ vers Fludir pour retirer des couronnes et faire le plein de provisions. En chemin, nous nous arrêtons à la monumentale église de Skálholt et à une très belle petite chapelle couverte d’herbe trônant à ses côtés. Le cadre est bucolique et très verdoyant, à l’arrière plan 2 volcans, l’Hekla et l’Eyjafjallajökull, dont l’éruption le 14 avril 2010 a perturbé l’espace aérien international pendant quelques semaines.




Avant de nous rendre au Landmannalaugar, plusieurs détours sont prévus pour admirer quelques chutes. Nous prenons la route 32 en direction de l’Est pour un arrêt à Hjalparfoss, formée de deux chutes entourées de colonnes de basalte.

Puis la 327 vers l’Ouest, piste très caillouteuse, pour atteindre les gorges de Gjain. Les alentours sont très minéral et l’on se demande où peut bien se trouver cette oasis. Nous y parvenons enfin. Nous sommes seuls dans cet ��crin de verdure, le soleil brille et il est près de midi. C’est l’endroit idéal pour la pause déjeuner.

Une fois les estomacs pleins, c’est le moment de secouer tout cela en reprenant la tôle ondulée de la 327 en sens inverse, puis la 332 pour Háifoss et Granni, deux autres cascades (122 mètres de haut), situées plus en amont.

Cette fois plus de détour, nous reprenons la 32, puis la 26 et enfin la F225 menant au Landmannalaugar. Cette piste, exclusivement réservée aux 4x4 est magnifique. Nous traversons un paysage lunaire, passant d’un désert noir à des montagnes aux couleurs irréelles. Nous ne savons plus où regarder et apprécions l’instant.




La piste est assez roulante, mais voilà qu’arrive le premier gué. Nous sommes novices en conduite de 4x4 et encore plus en traversée de gués. D’autant plus que la fonte des neiges a été assez tardive cette année et que le niveau des rivières est globalement plus élevé que d’ordinaire. On s’approche à pied, le niveau ne semble pas bien haut, on voit bien les traces des autres véhicules, mais nous hésitons tout de même. Et comme il l’est indiqué sur le panneau de prévention « les traces ne racontent pas toute l’histoire ». Quand on voit les 4x4 islandais préparés et surélevés, mieux vaut en effet ne pas suivre toutes les traces ! Heureusement la F225 est très fréquentée et un bus, suivi d’un véhicule du même type que le nôtre s’engagent dans la rivière. Ben maintenant, y’a plus qu’à. Enclenchement des vitesses courtes et c’est parti. Signalons que le véhicule n’est pas couvert en cas de « plantage » au milieu du gué. Oups, comment, je ne te l’avais pas dit chéri ? 🤪 C’est d’ailleurs assez sournois de la part des agences qui louent leurs 4x4 au prix fort, tout en connaissant les risques.
Ouf, ça passe pour cette fois. Plus loin, deuxième gué beaucoup plus large, nous attendons à nouveau le passage d’autres véhicules. Un Défender arrive et s’engage sur la mauvaise voie. Aucun problème pour lui, demi-tour et nouvelle traversée sur la bonne rive cette fois. Nous lui emboîtons le pas. L’autocollant qu’arbore à juste titre le Déf’ en dit long : « You can go fast but I can go anywhere – Vous pouvez aller vite mais moi je peux aller partout » 😛 Le panorama est toujours aussi beau et les montagnes de plus en plus majestueuses.


Nous arrivons bientôt à la hauteur du Frostastadavatn, puis à proximité du site de Landmannalaugar. Il y a avant le camp, deux gués dont la traversée peut s’avérer difficile. Nous observons attentivement les véhicules qui nous précèdent et audacieusement, mon conducteur de mari n’hésite même plus et va de l’avant. On a l’impression d’être des enfants qui sautent dans une mare.
Il est plus de 17 h, un instant pour souffler, un petit en-cas et c’est parti pour l’ascension du Mont Bláhnúkur (la montagne bleue) qui culmine à 940 m. Profitons-en tant qu’il y a encore quelques rayons de soleil. Le sentier est assez raide mais en vaut la peine. Les vues depuis le sommet sont époustouflantes. Le camp au pied du champ de lave et des massifs à perte de vue…


Retour au camp après environ 2 heures de rando. Après tous ces kilomètres de pistes, que c’est agréable de se dégourdir les jambes. Mais le plus appréciable, ce sont les sources chaudes qui se trouvent au fond du site. Rapide déshabillage à température ambiante brrr et baignade dans une eau à 40° dans laquelle nous restons bien 1h30. Nous sommes étonnés du nombre élevé de touristes français présents sur le camp (et dans tout le pays, comme nous le constaterons plus tard).

Nous sommes sur un camping au milieu de nulle part, sans réservation au refuge, ni tente. Notre véhicule sera donc notre abri pour cette nuit. S’en suit une séance de pliage des sièges arrière et passage des bagages à l’avant. Le Grand Vitara n’est pas très spacieux, mais ça va, les quelques différences de niveaux sont comblés avec vestes et serviettes, les sacs de couchage et couvertures sont déployés et notre cocon est prêt pour la nuit. Il reste encore à faire fonctionner le réchaud tout neuf sensé faire bouillir 1l d’eau en 3 minutes. Mouais, avec les bourrasques de vent ce n’est pas gagné. Il faudra en réalité plus de 3 minutes, mais les nouilles chinoises, ça cuit vite ! Coucher de soleil et au lit.
Première vraie journée en Islande, nous sommes toujours sous le charme. Cascades, paysages lunaires, montagnes multicolores, nous avons déjà eu un bel aperçu du pays.
21/08 - J3 : Landmannalaugar- Vik On en voit de toutes les couleurs
La nuit fut bonne quoique un peu fraîche. Ce matin le ciel est gris, il ne doit pas faire plus de 5° et la pluie est annoncée pour plusieurs jours. Par prudence et dans l’idée de repartir dès aujourd’hui, nous déplaçons le véhicule au-delà des 2 gués du camp et partons pour une rando de 3h à travers le champ de lave Laugahraun, le Mont Brennisteinsalda et la vallée de Grænagil.
C’est un festival de couleurs entre obsidienne et massifs rhyolitiques. Il y a là le jaune du sulfure, le bleu et le noir de la lave, le rouge du fer…c’est sublime. Plus loin de la mousse, ici des fumées, là des névés, plus loin des roches aux formes étranges.



Nous croisons plusieurs marcheurs solitaires arrivant du fameux trek Skogar-Þórsmörk-Landmannalaugar. Ils nous confient que les conditions climatiques ont été rudes et qu’ils sont heureux d’être parvenus au bout de leur rêve. On compatit, cela doit être éprouvant ! Nous contemplons le paysage depuis le sommet de Brennisteinsalda et retournons au camp par la vallée de Grænagil en longeant la rivière.

Le bus-épicerie est bienvenu pour nous réchauffer et déjeuner à l’abri du vent et de la pluie qui tombe par intermittence. Les prévisions météo ne sont pas bonnes et comme pressenti le matin, nous décidons de plier bagages et de prendre la direction de Vik, par la F208 Sud.
Cette piste réputée remarquable, comporte une dizaine de gués et n’est pas très roulante. D’autant qu’après une vingtaine de kilomètres, en plus de la pluie, c’est le brouillard qui s’abat sur nous. Les sommets environnants sont noyés dans la brume. Quel dommage !

Avec nos pneus « route », nous ne prenons aucun risque et progressons très lentement. La piste fait environ 80 km jusqu’à son embranchement avec la route 1 et nous ne croisons aucun véhicule si ce n’est une ou deux supers jeeps locales dont les occupants nous regardent étrangement. Serait-ce impraticable plus loin avec notre modeste véhicule ? Nous n’en menons pas large et la traversée de gués n’est plus aussi amusante que la veille. La piste qui traverse maintenant un col sans aucune visibilité, finit par miner notre moral. Il ne manquerait plus que la neige ! Pourtant plus le choix, il est tard et il nous faut avancer. Nous renonçons à la faille d’Eldgjá et la cascade d’Ófærufoss, tant pis aucun regret, dans ces conditions, nous n’aurions rien vu.
L’arrivée tardive à Vik ne nous permet plus de faire la tournée des guesthouses (ah si, on a été voir à l’AJ, mais c’était complet), ce sera donc une nouvelle nuit dans la voiture. Après un excellent dîner au Halldorskaffi situé à côté du centre d’information et quelques courses au supermarché, nous bivouaquons sur une plage de sable noir, au pied de Reynisfjall. Nouvelle technique : Monsieur occupe tout l’espace arrière et moi les sièges avant. Bonne méthode !
Pour ce troisième soir, l’ambiance est comme le ciel, plombée ! On a tellement stressé sur cette fichue F208 qu’il ne faut plus nous parler de piste pour l’instant. Mais les images du Landmannalaugar et de ses montagnes colorées sont là pour nous rappeler que cela en valait bien la peine. C’est un lieu surprenant à ne pas manquer !
22/08 - J4 : Vik – Reynisfjara– Dyrhólaey – Sólheilmajökull – Skogafoss – Seljalandfoss - Vik Noir c’est noir
Comme la nuit porte conseil, ce matin le moral est revenu. C’est déjà ça, car le temps lui n’est pas au beau fixe : aucun changement, le plafond est très bas, brume et tempête sont de la partie. C’est dingue, il pleut à l’horizontal. Le vent est tellement puissant qu’il soulève l’eau au sol. C’est très désagréable. Equipement coupe-vent et imperméable obligatoire ! Nous parcourons la belle plage de sable noir jouxtant notre bivouac et dans un camaïeu de gris, entrevoyons les roches de Reynisdrangar, qui seraient en réalité 3 trolls pétrifiés.


Nous empruntons une petite piste assez raide menant au sommet de la falaise de Reynisfjall, espérant une accalmie, mais le brouillard est toujours présent. J’aperçois tout de même un macareux à quelques mètres. C’est donc qu’ils sont encore là. Nous n’espérions plus en observer au-delà du 20 août.
Cap vers la plage de sable noir de Reynisfjara, sa petite église, ses colonnes basaltiques et ses grottes.



Ces formations rocheuses sont le résultat de coulées de lave figée qui une fois refroidie se contracte en colonnes régulières souvent hexagonales et ressemblant à des orgues. Dame Nature est vraiment fascinante. Le contraste entre l’écume et le sable volcanique noir est lui aussi saisissant.

Un peu plus loin, des falaises et ô miracle, des oiseaux par centaines dont les fameux macareux moine. Nous sommes venus pour eux et nous sommes comblés : ils sont trop mignons avec leur bec et pattes orange et encore plus drôles en vol. Nous restons bien une heure à observer le ballet de ces oiseaux-pêcheurs. La carte mémoire de l’appareil photo en prend un coup !
Nous poursuivons les visites par Dyrhólaey et nous approchons des falaises où nichent d’autres milliers d’oiseaux. Les macareux sont à nouveau présents et l’on peut ici les approcher d’assez près. Mais le vent est tellement fort qu’il serait imprudent de s’avancer davantage.



De timides rayons de soleil font leur apparition et nous en profitons pour parcourir les plages en contrebas, puis le sommet de la falaise surmonté d’un phare d’où l’on peut observer l’arche qui a donné son nom au site (l'île haute avec le trou de porte), ainsi qu’au Sud, l’étendue noire du Sólheilmasandur.


En route pour Skógar, nous repérons notre guesthouse pour cette nuit, la guesthouse Steig, puis nous dirigeons vers la piste 221 conduisant au Sólheilmajökull, une langue glaciaire du Mýrdalsjökull. Le vent s’est calmé, il fait relativement bon. Une petite marche nous mène jusqu’au front du glacier où quelques touristes s’initient à la marche sur glacier accompagnés de guides. C’est une alliance de pics noirs et blancs, fusion entre la glace et les cendres volcaniques.


Nous reprenons la route quand se déroule devant nous la très photogénique Skógáfoss, entourée de verdure. Petite marche jusqu’au sommet où d’autres chutes se succèdent sur ce sentier qui n’est autre que le départ du trek Skógar-Landmannalaugar.

Plus loin encore sur la route n°1, Seljalandsfoss et Glufrafoss.

A proximité, le centre d’information du volcan Eyjafjallajökull est sur le point de fermer, nous prévoyons d’y revenir le lendemain.
Le vent et la pluie reprennent de plus belle, le véhicule fait de dangereux écarts. Si, si, 1.5 tonnes et ça bouge ! Le vent formé par l’air froid des glaciers suit le relief et descend s’abattre sur la côte. Il peut passer de la force d’un ouragan au calme plat en moins d’une minute. C’est ce que l’on appelle un vent catabatique. C’est très impressionnant, je ne suis pas rassurée du tout.
Arrivée vers 18h30 à la ferme Steig sous des trombes d’eau. L’accueil est courtois et la chambre est spacieuse (ce qui est rarement le cas en Islande) et confortable. L’annexe à la ferme comprend une vingtaine de chambres, des salles de bain privées ou communes, une cuisine commune et un personnel composé, en partie, d’étudiants étrangers. Cela relève presque de l’hôtellerie. Il est possible de dîner sur place mais nous préférons retourner dans le même restaurant que la veille : agneau pour Monsieur, poisson pour Madame. Très bon ! Retour à la ferme, WiFi et au lit.
Malgré le temps maussade, les macareux et les côtes islandaises ont su nous réchauffer le cœur.
23/08 - J5 : Vik -Kirkjubaerjarklaustur Toute la pluie tombe sur...nous
Dehors, c’est toujours la tempête et nous traînons un peu. Après un solide petit déjeuner, nous emmenons au passage de petits sachets de cendres de l’Eyjafjallajökull, gracieusement mis à notre disposition par la ferme. Puis pour en savoir plus sur ce fameux volcan, direction le centre d’information repéré la veille. Le visitor center est en fait exploité par la famille de la ferme Þorvaldseyri installée au pied du volcan.

Le centre a été ouvert le 14 avril 2011, soit exactement un an après le début de l’éruption. Une petite exposition met en scène divers roches, objets et panneaux explicatifs liés au volcanisme, mais le clou du spectacle se trouve derrière le rideau. Une vidéo d’une vingtaine de minutes (nous avons pu voir la version française en compagnie d’un autre couple) nous présente la vie du volcan et de la ferme avant et après l’éruption. Ce n’est donc pas un simple film documentaire, mais l’histoire authentique et peu banale de cette famille. L’on y apprend notamment que les semences effectuées peu après l’éruption ont poussé un mois après et que la récolte n’en fut que meilleure ! Le film est bien réalisé et de très bonne qualité.
En route à présent pour une rencontre insolite dans le désert noir de Sólheimasandur. Il suffit d’entrer les coordonnées GPS trouvées sur le net et voilà où cela nous mène :
Ce DC3 de la Navy américaine s'est écrasé ici le 24 novembre 1973 suite à un atterrissage d'urgence dans le Sólheimasandur, où il a été abandonné.
(sources : http://en.wikipedia.org/...ing_the_DC-3_in_1973)
La mer est à quelques centaines de mètres et le vent souffle si fort qu’il nous est impossible d’ouvrir les portes et de sortir du véhicule sans quelques acrobaties. Certaines pièces de l’avion branlent dangereusement. Il pleut encore à l’horizontal. Nous ne sommes à l’abri qu’une fois dans les restes de la carlingue. Le vent, la brume, la pluie, le désert noir et cette unique épave blanche pour décor…c’est assez apocalyptique !
Direction Kirkjubæjarklaustur (ou Klaustur), à 70 km au Nord-Est. Des champs de lave moussue de l’Eldhraun en provenance du Laki s’étendent à perte de vue.

La météo s’est considérablement détériorée et la pluie redouble d’intensité. Passage obligé par le visitor center pour « tuer le temps » et pour prendre quelques renseignements concernant l’accès au Laki, où nous souhaitons nous rendre demain. Bonne nouvelle, pas de pluie avant 15 h, suivie d’une moins bonne, le niveau des rivières est trop élevé pour un Grand Vitara. Il semblerait même que le bus ait dû renoncer aujourd’hui au niveau du 2ème gué. Gloups ! Le circuit en bus se déroule tous les jours de 9 h à 18h/19h, c’est certes beaucoup plus long qu’en 4x4, mais notre véhicule n’est pas amphibie… Nous hésitons : retour tardif, 1h de route jusqu’à Svinafell où nous sommes attendus le lendemain avant 18 h, aïe, que faire ? Pas de problème, la charmante hôtesse du visitor center nous propose de prévenir la guesthouse de notre arrivée tardive. Un bel exemple de la serviabilité islandaise ! Nous prendrons donc le bus demain.
Que faire maintenant ? D’abord manger puis, pourquoi ne pas aller à la piscine. Mais malheureusement, comme la plupart des piscines en Islande, celle-ci est en plein air et avec cette pluie, c’est exclu. Il y a bien quelques courageux (islandais sans doute), mais nous ne souhaitons pas nous refroidir. Nous reprenons la voiture en direction du nord pour explorer tout ce que Klaustur et ses abords ont à nous offrir. D’accord il pleut, mais ce n’est pas une raison pour ne pas visiter, il suffit de bien s’équiper.
Systrafoss (cascade des 2 sœurs) et Dverghamrar (ensemble d’orgues basaltique très ancien) :

Le sol est détrempé, il vente terriblement et Monsieur préfère rester dans la voiture. J'affronte seule le vent qui manque de me jeter au sol à chaque pas.

Des champs de lave plus hauts les uns que les autres se succèdent, suivi du hameau de Nupstaður, dont l’accès est entravé par une barrière. Nous le rejoignons donc à pied depuis la route 1. Ces petites maisons traditionnelles au toit de tourbe ont été occupées jusqu’en 2011.

En chemin vers Klaustur, les eaux fougueuses des rivières glaciaires prenant leur source dans le Síðujökull viennent gonfler les ruisseaux situés en aval et les transforment en puissant fleuve. Le débit est impressionnant. Passage devant Foss a Síðu, Stjornarfoss et Kirkjugolf, ces jolis pavés de basalte érodés par les années.


Retour à Klaustur pour un dîner bien sympathique au Systrakaffi avant une nouvelle nuit dans la voiture sur le parking de l’école.
24/08 - J6 : Kirkjubæjarklaustur– Laki – Svinafell Mousses extraterrestres et cendres noires
Nous sommes prêts dès 8 h. Il ne pleut plus, les nuages vont et viennent mais les sommets sont dégagés. RDV à la station service, point de départ du bus pour Lakagigar. Le chauffeur me confirme qu’il a dû faire demi-tour hier et que rien n’est sûr pour aujourd’hui. Nous sommes cinq, un jeune couple allemand, une suissesse et nous. Un 4x4 à la mode islandaise dont les clients se rendent également au Laki nous précédera pour la traversée de gués.
9 heures tapantes, c’est parti pour la découverte de la plus grande chaîne de volcans. Il y a même un accès gratuit à internet dans le bus (et jusqu’au fin fond du Laki, incroyable !)
Le Lakagigar (ou Laki du nom du volcan principal) est une succession d’une centaine de cratères sur plus de 25 km, formés en 1783 lors de la plus importante éruption du millénaire. Les coulées de laves ont recouvert une surface de plus de 500 km2. Ses conséquences furent désastreuses en Islande et dans toute l’Europe, provoquant perturbations climatiques et entrainant sécheresse et famine. L’éruption du Laki serait dit-on, à l’origine de la Révolution française de 1789 !
Les premiers kilomètres de la F206 traversent une verte vallée enchâssée entre des falaises à droite et des coulées de lave à gauche.
Au 1er gué, un couple disposant d’un pickup surmonté d’une cellule, sonde courageusement la profondeur de l’eau en short (glagla) à l’aide de bâtons. L’eau leur arrive au niveau des genoux. Ils semblent perplexes. Le chauffeur du 4X4 rehaussé islandais se lance sans même les regarder. Le bus le suit très lentement, aucun problème. Le couple, lui, ne semble pas nous suivre.
Dix minutes plus tard, 2ème gué, le niveau parait bien haut et c’est ici que le bus a fait demi-tour hier. Allons-nous en faire de même ? Le 4x4 a pris de l’avance et revient de la rive opposée !!??. Le conducteur fait tout simplement l’article à ses clients en franchissant la rivière à vive allure, dans un sens puis dans l’autre. C’est tout de même sacrément haut. L’eau atteint pratiquement le haut de ses roues. Le bus emprunte une autre voie un peu moins profonde et ça passe. Ouf, si tout va bien, on devrait voir le Laki aujourd’hui.

10h15, arrivée à Fagrifoss. « 30 mn d’arrêt» nous lance notre chauffeur. C’est une belle cascade, ressemblant un brin à Skogafoss.

Petite marche vers le canyon et cueillette de baies sauvages, sortes de petites myrtilles, dont les feuilles sont en forme d’aiguilles. Ce sont en fait des camarines noires (empetrum nigrum). Elles sont beaucoup moins sucrées que les myrtilles de nos montagnes vosgiennes.

Nous repartons. Les prairies ont disparu et laissent place à un tableau bicolore teinté de noir et de vert fluorescent d’une autre planète. C’est magnifique et le gris du ciel y apporte une ambiance particulière. La lave est partout. Nous arrivons sur le parking du Laki vers 11 h 45. Un grand Vitara et un Jimny sont déjà là. Comment ont-ils fait ? Vu le niveau des gués, cela me semble impossible avec ce type de véhicule, il fallait oser…
Le départ est fixé vers 13h30, ce qui nous laisse largement le temps de gravir le Laki et de découvrir les lieux. Pas une minute à perdre, le temps est changeant et le ciel ne va tarder à se couvrir.
Nous arrivons les premiers au sommet culminant à 812 mètres, ce qui nous permet d’apercevoir la fissure Nord avant qu’elle ne disparaisse totalement dans le brouillard. Patience, cela va s’éclaircir. Ne dit-on pas en Islande « si tu n’es pas satisfait du temps qu’il fait, attend 5 minutes ». Oui, ben ça ne marche pas à tous les coups ! Tiens voilà le pick-up de tout à l’heure qui arrive au parking, je suis contente qu’ils aient réussi à arriver jusqu’ici.

Nous avons un peu plus de chance avec l’alignement Sud. Nous patientions et profitons encore de ces instants en compagnie de nos compagnons de route, puis gagnons une zone de cratères située en contrebas. Nous sommes dans l’antre de la bête !

Retour dans le bus où nous pique-niquons bien au chaud en compagnie du ranger du refuge de Blagil. Après 1 ou 2 semaines passées ici, il rentre « en ville » ce soir et nous accompagnera avec son véhicule. Nous repartons par la F207 en longeant les cratères. Nouvel arrêt au lac volcanique Tjarnargigur où un sentier nous mène à travers fissures, cratères, fleurettes et champignons.

Noir et vert, encore et toujours. Nous adorons :



Sur le retour, le canyon de Fjaðrárgljúfur, profond d’une centaine de mètres débouche sur les coulées de lave de l’Eldhraun.

Après avoir regagné Kirkjubaejarklaustur, nous repartons aussitôt par la route 1 pour le parc national de Skaftafell où nous avons réservé une chambre en « sleeping bag» au camping Flosi de Svinafell.
Sur le parking de la station essence :
Elle est pas belle la bête ? Nous recroiserons Isak à plusieurs reprises tout au long de notre parcours.
Après les mousses vertes de l’Eldhraun, les volcans, les étendues de sable noir du Skeidararsandur et les restes d’un pont emporté lors de la dernière grande crue (jökulhlaup), le paysage tourmenté laisse peu à peu place à de belles vallées glaciaires. Le sommet du glacier est dans la brume, mais que c’est beau.
Nous arrivons à Svinafell où le camping et les cottages sont répartis autour d’un immense bâtiment abritant les sanitaires et la cuisine commune. Notre espace privatif se situe au bout du bâtiment et comprend 3 chambres se partageant une cuisine et une salle de bains. Excellent rapport qualité/prix et situation idéale, à 6 km de Skaftafell. Notre cuisine privée est monopolisée par trois jeunes allemands qui n’ont pas l’intention de nous laisser un peu de place. Aucune importance, nous passons dîner dans la grande salle commune d’à côté, occupée elle, par de nombreux français. Il y a ce soir un grand feu d’artifice sur le Jökulsárlón qu’il faut parait-il, ne pas manquer selon l’employé de la station service. Ce doit être grandiose, mais c’est à 45 minutes de route et le show débute à 23 heures.
Nous nous sommes endormis bien avant… songeant sans doute à cette belle journée et à cette superbe balade au cœur des volcans.
25/08 - J7 : Svinafell – Skaftafell – Fjallsarlon – Jokulsarlon Into the ice
Le ciel est encore couvert ce matin. Direction Skaftafell et les langues glaciaires du plus grand glacier d’Islande et d’Europe, le Vatnajökull. Il est aussi étendu que la Corse et son épaisseur atteint plus de 1000 mètres. Nous avons prévu une marche d’initiation sur le glacier. Deux compagnies de guides se partagent le marché, Icelandic Mountain Guides et Glacier Guides qui proposent des prestations et tarifs identiques. Nous commençons par IMG, mais il n’y a plus de possibilité avant 13h. Nous tentons notre chance à côté et nous inscrivons pour le prochain départ prévu à 11h30.
Notre guide, Thor quelque chose, attribue à chacun une paire de crampons et un piolet et fournit quelques explications. Départ en school bus jaune vers le Falljökull. Chaque compagnie se voit attribuer une zone par les instances dirigeantes du parc national du Vatnajökull et pour Glacier Guides, c’est CE glacier et pas un autre.
Une fois sur place, nous marchons une bonne demi-heure au milieu d’eau de fonte et de glaces anciennes recouvertes de cendres volcaniques, avant d’arriver au pied du glacier où nous nous équipons sous l’œil attentif de Thor.

Le groupe, composé d’une dizaine de personnes, progresse à bonne allure sous l’égide d’un guide passionné et passionnant, pas avare en commentaires. Crevasses, trous béants, formation et couleur de la glace n’ont aucun secret pour lui. Il pleut maintenant des cordes, mais peu importe, nous sommes bien, là, au milieu de cette immensité blanche, bleue et noire. Les strates de cendres volcaniques emprisonnées dans la glace sont du plus bel effet.

Formation de moulins sous l’effet des eaux de fonte :
Le plus grand atteint une profondeur de 40 mètres (si j'ai bien tout compris).
Dégustation d’eau de bédières : un grand cru château Lafonte !

Ce n’est qu’un au revoir…

Après environ 1h30 sur le glacier, nous regagnons le bus puis Skaftafell vers 15h. Le ciel laisse entrevoir quelques trouées bleues, bon présage pour la suite.
Petit en-cas et nous partons pour environ 2 heures de marche dans le parc national de Skaftafell. C’est un beau sentier courant le long d’un cours d’eau,

menant à la superbe chute de Svartifoss, ceinturée de colonnes de basalte noir.

Nous poursuivons un peu plus haut, vers Sjónarsker pour admirer le point de vue puis continuons la boucle en direction d’anciennes bergeries bâties au début du XXème siècle.


De retour au parking, le soleil est au rendez-vous et l’on se surprend à retirer plusieurs épaisseurs de vêtements… Profitons-en et c’est reparti pour 1 petite heure de marche vers une des langues du Skaftafelljökull.

Remarquez les roches fendues par le gel.

Reprenant la route 1, c’est maintenant le départ pour le lieu tant attendu, Jökulsárlón, le plus grand lac glaciaire d’Islande. Petit détour en route par son petit frère, le Fjallsárlón, déjà très photogénique. Nous sommes quasiment seuls face à ce panorama, nous sommes comblés ! La couleur des icebergs varie en fonction de la lumière passant du blanc au bleu et de l’opaque au transparent. Leurs formes ne sont pas en reste et évoquent poissons ou pièces de cristallerie.



Enfin, quelques kilomètres plus loin, en bordure de route, d’un côté la mer, de l’autre Jökulsárlón. De magnifiques icebergs, détachés du glacier, dérivent sur le lac avant de regagner la mer ou de s’échouer sur la plage de sable noir de l’autre côté du pont. Mais pour l’heure, côté plage, ce ne sont hélas plus que de gros glaçons…


Nous jouissons en cette fin d’après-midi ensoleillée d’une excellente lumière et les lueurs rougeâtres du soleil couchant embrasent l’horizon. Nous marchons une bonne heure entre lagune et mer et apercevons quelques phoques. Nouvelle nuit en mode bivouac face au plus beau des panoramas.


Encore une très belle journée à la rencontre de la glace. Le ciel est clair et dégagé offrant pourquoi pas une ouverture aux aurores boréales. Je scrute un bon moment l’horizon, avant que le sommeil ne me rattrape et diffère mes attentes à plus tard.
26/08 - J8 : Jökulsárlón– Fjords de l’Est – Mjoifjordur Diamants blancs et bout du monde
Les rayons du soleil inondent l’habitacle du Grand Vitara et nous invitent à l’extérieur. Nous déjeunons sur la terrasse de la petite boutique et partons à la découverte du lagon en direction du front du glacier.


Le lac est vraiment grand car le glacier ne semble pas vraiment se rapprocher au fur et à mesure de nos pas. Des pans entiers se détachent du glacier. Ça se déchire, ça craque, ça gronde tout autour. D’autres icebergs se retournent par la force du courant. Quel spectacle ! Et dire que cette glace a des milliers, voire des millions d’années, c’en est presque triste d’assister à cette inexorable fonte. Ce qui est le plus étonnant à ces latitudes, c’est la proximité des glaciers et de la mer. Nous sommes seuls et en profitons pleinement face à ces énormes diamants de taille, forme et couleur différentes.
Ici le monstre du loch ness émerge des eaux :

Là, un reflet parfait nous fait tourner la tête :

Quelle taille !

Un peu de "vie", juste pour l'échelle :

De retour sur le parking, nous traversons le pont pour vérifier la taille des glaçons entraînés sur la plage par la marée. Ils sont bien plus impressionnants que la veille et les reflets du soleil intensifient leur transparence. Une fois de plus, la carte mémoire de l’appareil photo est saturée en un instant !




Vous l'aurez deviné, j'aime beaucoup la glace !
Il est plus de 11 heures quand nous quittons le site à regret pour une longue journée de transition. 350 km et 5 heures de route nous séparent de notre prochaine destination, Mjoifjordur, dans les fjords de l’Est.
Première étape à Höfn, petit port de pêche charmant dominé au loin par le Vatnajökull. Petit tour de ville, ravitaillement et déjeuner au Kaffi Hornið. Service très lent mais les spécialités locales à base de langoustines nous ravissent le palais ! Nous poursuivons notre route et longeons les côtes découpées de fjord en fjord. Les montagnes elles-aussi découpées par les glaces présentes il y a quelques millions d’années forment d’autres beaux diamants.




De petits ports en petits ports, nous arrivons à Fáskrúðsfjörður où des marins français avaient élu domicile à la fin du XIXème siècle à la suite de campagnes de pêche. Un ancien hôpital, un musée, des panneaux de rues bilingues et un cimetière leur rend hommage.




Après avoir longé toutes ces montagnes et ces fjords nous pensons nous rapprocher de notre destination. C’était sans compter une dernière piste, la 953, qui au bout d’une trentaine de kilomètres et près d’une heure, nous mène enfin au minuscule hameau de Mjoifjordur. Cette piste est dans un premier temps très roulante, puis franchit un col à 600 mètres d’altitude avant de plonger sur le fjord en virage à lacets. Puis encore une dizaine de kilomètres jusqu’au hameau. C’est trèèèès long, mais quelle route ! Une fois au sommet du col, le fjord, les ruisseaux, les névés et les moutons se découvrent peu à peu.

Au bord du chemin, cette épave de péniche se corrode lentement au gré des intempéries

Arrivés à Mjoifjordur, nous trouvons facilement les jolis chalets de Solbrekka, mais avons du mal à trouver l’accueil. J’avais lu que c’était à l’école, mais elle est fermée. Nous sonnons donc à côté où une fillette et sa maman nous accueillent tout sourire. Elle nous indique où nous rendre et prévient la propriétaire de notre arrivée par téléphone. Encore une démonstration de la gentillesse des islandais. Nous prenons possession de notre hébergement, une superbe cabane où nous avons prévu 2 nuits. Dîner et au lit, cette journée était épuisante.
De magnifiques icebergs, des fjords qui n'ont rien à envier à ses cousins norvégiens, des jolis phares, une cabane au bout du monde, le tout sous un soleil radieux…c’est sûr la nuit sera bonne !
27/08 – J9 : Mjóifjörður – Seyðisfjörður – Egilsstaðir – Litlanesfoss – Hengifoss- Mjóifjörður Cascades d'eau-rores
Hier soir Johanna, la propriétaire des cottages, nous a demandé de passer ce matin à l’école régler notre séjour. L’école, inoccupée en été, fait office de camping, café et guesthouse du 15 juin au 15 août et dispose d’un terminal de paiement pour CB. Nous sommes fin août et les cours ont déjà repris. Nous y entrons vers 10 h, accueilli par sa fille institutrice et son mari qui lui prête main forte.
Il y a dans une salle 3 enfants en chaussettes (ah oui, c’est une des particularités de l’Islande qui veut que l’on se déchausse avant d’entrer dans une maison), très détendus, bayant aux corneilles et dans la cuisine (oui, c’est étrange), deux autres enfants un peu plus concentrés. Cela donne l’impression que ce sont les enfants qui organisent le programme et non l’équipe enseignante. Nous sommes amusés car on est loin de l’apprentissage à la française. Je discute un peu avec l’institutrice qui m’apprend que seules 20 personnes, dont 5 enfants vivent ici à l’année et qu’en hiver, l’accès au fjord ne peut se faire qu’en bateau !
Aucun programme n’est établi pour cette journée, il fait plutôt beau et comme tous les jours, il vente. Ma proposition de rando dans les environs ne remportant pas un grand succès auprès de Monsieur, nous décidons de visiter les fjords alentours et surtout Seyðisfjörður.
Les deux cottages :

Nous remontons lentement le fjord et la piste à 15 % en marquant quelques poses photographiques tout au long du col.
Mjóifjörður :

Klifbrekkufossar :

Mes fleurettes préférées, les linaigrettes :

Puis sur la 93 menant à Seyðisfjörður, arrêt à Mulafoss et Gufufoss.


Arrivés dans ce petit village de 700 âmes, le Norröna est à quai, prêt à rembarquer les passagers pour le Danemark, via les îles Féroé.

C’est un long et charmant fjord, encaissé entre de hautes montagnes où les maisons traditionnelles en bois apportent une jolie touche de couleur.



Comme il est plus de midi et que nous sommes gourmands, on se laisse tenter par le Skaftfell Bistró et ses bonnes pizzas. L’ambiance et l’accueil y sont chaleureux. Une grande table accueille beaux livres, l’étage fait office de galerie d’art et le WiFi est disponible gratuitement.
On repart le ventre plein vers une nouvelle cascade que nous avons repéré à l’aller, Fardagafoss.

Une petite demi-heure à travers myrtilles et herbes grasses est nécessaire pour rejoindre la cascade. Le passage est ensuite un peu difficile, mais l’accès se fait en toute sécurité à l’aide d’une chaîne.
Petit tour à Egilsstaðir, la plus grande ville de l’Est pour faire quelques courses, mais nous n’y trouvons pas un grand intérêt.
Nous longeons ensuite le lac Lagarfljót par la 931, traversons une partie de la forêt d’Hallormsstaður, et partons pour 2 heures de marche à la rencontre de deux autres cascades, Litlanesfoss et Hengifoss.

Elles sont totalement différentes. La première est entourée de colonnes de basalte et la seconde, d’une hauteur de 118 m, est une succession de strates d’argile rouge, emprisonnées entre des couches de laves basaltiques noires. C’est très différent des autres cascades que nous avons vues jusqu’ici.




Ces strates ne sont pas sans rappeler d’autres formations rocheuses bien connues.

L’Est et notamment la région d’Egilsstaðir est connue pour être peuplée par de nombreux rennes. Confiants, nous quittons donc le parking des chutes par la rive ouest du Lagarfljót. Ce sont de vastes plaines vallonnées couvertes de lichen, terrain idéal pour ces animaux. Autant vous le dire tout de suite, nous n’en verrons pas le moindre. Seuls ces moutons nous observerons fièrement regagner notre fjord et notre cottage.

Alors que l’on s’apprête à se coucher, quelque chose attire mon regard à l’extérieur. Il pleut ! Mais pas n’importe quelle pluie, c’est une majestueuse pluie de particules magnétiques, une AURORE BOREALE. Incroyable, indescriptible, bouleversant, MAGIQUE, les mots me manquent encore aujourd'hui. Je suis aussi excitée que les électrons qui s’entrechoquent et dansent dans le ciel, passant d’un côté à l’autre du chalet, au mépris du froid mordant. J’admirerai longuement ce ballet nocturne, alors que Monsieur s’est endormi depuis belle lurette.
Evidemment, avec un APN compact, le rendu est minable. Mais les images sont gravées dans mes souvenirs et les étoiles elles, sont toujours dans mes yeux.


Ces deux jours dans les fjords de l’Est auront été l’occasion de découvrir un joli coin d’Islande, bordé de montagnes sauvages, de côtes déchirées, de fjords s’enfonçant dans les terres et… d’aurores polaires. La côte Est s’achève pour nous ici, nous offrant, comme pour nous saluer, la plus belle danse d’adieu.
28/08 – J10 : Mjóifjörður – Dettifoss – Hverir – Mývatn Forces de la nature
Nous quittons Mjóifjörður avec le soleil. C'est le troisième jour d'affilée sans pluie. Dernier passage sur la 953 (nous y avons tout de même passé 4 heures en 2 allers/retours) puis en route pour la région de Mývatn. Il était initialement prévu de faire étape à Askja, une zone volcanique dont la dernière éruption remonte à 1961, mais nous décidons de faire l’impasse. Trop loin, trop de pistes et surtout trop de gués…Nous empruntons bien sagement la route 1 où après des dizaines de kilomètres de paysages sauvages, secs et désolés surgissent des déserts de dunes noires, rouges ou brunes. C’est ce que je préfère !




La région de Mývatn est l’une des plus actives d’Islande. C’est ici que l’on se rend réellement compte de la toute puissance de la nature. Volcans, solfatares, marmites de boue, coulées de lave à peine refroidie : un petit concentré d’Islande.
Souhaitant marquer une pause à Dettifoss, la chute la plus puissante d’Islande, nous laissons de côté la 864 permettant de s’y rendre par la rive Est, pour emprunter quelques kilomètres plus loin la 862.
Cette belle route nouvellement créée mène à un immense parking et à de petites guérites, signe d’une prochaine exploitation touristique du site. En effet, tout comme Geysir et Kerið, il faudra bientôt verser quelques couronnes pour saluer Dettifoss.
Le sentier menant à la chute en une trentaine de minutes louvoie entre désert lunaire et formations basaltiques.

Au détour d’un virage, une haute et large brume annonce la bête. La voici : 100 mètres de large, 45 de haut et près de 500 m3 de débit par seconde, quel gigantisme ! Le Vatnajökull crache toute sa puissance dans la Jökulsá á Fjöllum, les eaux grisâtres chargées en sédiments glaciaires sont déchaînées, c’est assourdissant.


Ça mouille ! Voyez la taille des personnes à droite, cela donne une idée des dimensions.
En amont, les anfractuosités de la Jökulsá á Fjöllum ont donné naissance à Selfoss, de multiples petites chutes hautes d’une dizaine de mètres qui s’étendent pour former un arc de cercle (la rive ouest n'est pas le meilleur côté pour les observer).

En aval, au bout de la 862 non pavée, se trouvent Hafragilsfoss, les gorges de Jökulsárgljúfur et le canyon d’Ásbyrgi.
De retour sur la route 1 et intrigués par le regroupement de voitures, motos, chevaux et quads, on bifurque à droite en direction des panaches de poussières. Nous sommes fin août, la neige est annoncée pour ce week-end et c’est l’heure du réttir, c'est-à-dire le rassemblement des moutons. Nous nous permettons de nous joindre aux fermiers qui rabattent les animaux depuis les hautes terres. C’est un super moment pour nous d’assister à cette tradition islandaise qui réunit toutes les générations. Des milliers de moutons arrivent en files sans fin dans un concert de bêêê. En moins d’une demi-heure les ovins sont rassemblés et parqués dans leur enclos, prêts à être triés et réattribués à leurs propriétaires. D’après l’un des fermiers, le tri aura lieu demain matin à 6 h.


Habituellement les corrals sont en forme de camembert facilitant le tri, comme celui-ci aperçu plus loin :

La visite se poursuit par le champ hydrothermal de Hverir, au pied de la colline de Námafjall. Une zone de solfatares et de marmites de boues aux couleurs variées, envahie par des vapeurs de sulfure d’hydrogène, mais aussi par des hordes de petites mouches noires (d’où le nom de Mývatn – le lac des mouches).

Pschhhhh
Bloup, bloup

De l’autre de côté de Námafjall, le jarðböðin við Mývatn – petit frère du célèbre blue lagoon de Reykjavik – est planté au milieu d’un désert de lave noire acérée contrastant avec le bleu turquoise de l’eau, chauffée à 40° par l'usine géothermique toute proche.

Cette zone très active est un festival de couleurs.


Arrivés à Reykjahlíð, le village bordant le lac Mývatn, nous dînons au Gamli Bærinn avant de se trouver un nouveau bivouac tranquille pour la nuit. Nous ne le savons pas encore à cet instant, mais ce sera notre dernière nuit en « camping » sauvage.
Encore une belle journée en tête à tête avec les puissances de la nature, nous sommes toujours émerveillés par ce pays. Demain, nous parcourrons le tour du lac, à la découverte d’autres beautés.
29/08 – J11 : Mývatn et alentours On a marché sur la lune
Le ciel est couvert ce matin, sans pluie. Le temps est idéal pour approfondir les visites de cette région riche en curiosités géologiques situées autour du lac de Mývatn. Il n’est pas encore 8 heures et nous sommes déjà sur le parking de Grjótagjá, un ensemble de grottes remplies d’eau chaude (trop chaude pour un bain !), espérant une belle lumière matinale. Mais il n’en est rien. Nous y repasserons le lendemain dans le même but…en vain. La grotte est en outre obstruée par un éboulis de roches, signe d’une récente activité sismique ou volcanique, rendant l’approche dangereuse. En revanche la faille qui la surplombe courant sur des kilomètres est de toute beauté.

Deuxième étape aux « châteaux sombres » de Dimmuborgir, formations de lave aux formes accidentées, succession de roches percées, de cavités ou d’imposantes colonnes envahies de petits arbustes.

Plusieurs sentiers de randonnées sillonnent le site et nous nous lançons sur le Church Circle long de 3 km, à la recherche de Kirkjan, une roche rappelant la voûte d’une cathédrale. Il n’y a pas âme qui vive en cette heure matinale et, dans cette noirceur, seuls les esprits des trolls semblent hanter les lieux. Au bout d’une heure, nous sommes de retour au parking et nous installons sur la terrasse du café encore fermé, pour petit-déjeuner à l’abri du vent.

Cap sur Hverfjall, un cratère d’explosion formé il y a 2 500 ans qui du haut de ses 250 mètres et 1 000 mètres de diamètre, domine toute la région. Arrivés sur le parking nous entreprenons son ascension par son versant Nord, parait-il plus aisé. Le sentier est plutôt raide et la progression n’est pas facile compte tenu de la nature du terrain composé de cendres. Le vent souffle fort ce qui n’arrange pas nos affaires. Au sommet, la vue se dégage sur un cône parfait trônant au centre du volcan, sur le lac à l’Ouest et sur les mamelons orange de Namaskard et du Krafla au Nord-Est. Nous faisons le tour du cratère en prenant le vent en pleine face puis regagnons la voiture.

Nous poursuivons notre tour du lac par Skútustaðir, une zone de pseudo-cratères située au sud du lac, puis laissons de côté le Vindbelgjarfjall pour retourner à notre point de départ et continuer vers la zone volcanique du Krafla. Le volcan, l’un des plus actifs d’Islande et dont la dernière éruption s’est produite en septembre 1984, abrite au sein de sa large caldeira une zone géothermale ainsi qu’une usine géothermique. De gros tuyaux argentés serpentent le long du relief contrastant avec les ocres du volcan ponctués de fumerolles.
Skútustaðir :

La zone du Krafla :

Au bout de la route, le cratère Viti, signifiant « enfer » enserre un lac aux eaux siliceuses bleu turquoise.

A proximité, les panaches de fumées remontant des entrailles de la Terre s’échappent des cheminées dans un boucan d’enfer, un simple cordage en gage de sécurité. Plus loin, un second cratère plus petit ainsi que solfatares, névés et marmites de boue complètent la visite.


Un dernier site reste à explorer dans cette zone de fractures, le mont Leirhnjúkur, encore fumant. Petit en-cas et c’est parti pour une rando d’une heure et demie à travers cet immense champ de lave tourmenté à souhait. Des coulées cordées, dégoulinantes, qu’on croirait de la veille. Des croûtes, des plaques, des gaz, des cratères à la gueule béante : c’est un vrai décor lunaire.




Et puis, de l’autre côté de la colline, un peu de vie. Ici des plantes grasses, là des lichens, marquant bien la frontière entre coulées récentes et anciennes.


Rapide visite de l’usine géothermique, puis nous repassons à Hverir afin de gravir Námafjall, une autre montagne faisant également partie du système volcanique du Krafla. Le sentier est assez escarpé et traverse de magnifiques rubans de soufres rythmés par des colonnes de fumées odorantes. Le panorama sur Hverir et les sommets environnants n’est pas en reste.



La descente est tout aussi abrupte que la montée et le retour sur le sol sablonneux est périlleux. Heureusement qu’il y a quelques prêles auxquelles se cramponner !


Il est maintenant l’heure de rejoindre notre guesthouse sur la rive ouest du lac, la ferme Stong, où nous avons réservé pour 2 nuits. Nous sommes chaleureusement accueillis par Svala, la propriétaire qui nous conduit à notre chambre sous les combles. La ferme en activité dispose d’une vingtaine de chambres, de 4 ou 5 cottages, de 2 hot pots, d’une grande salle à manger et offre une très belle vue sur la campagne. Comme il est possible de dîner sur place, nous réservons notre menu auprès de Svala et partons en attendant, à la découverte de la ferme. L’heure du repas est arrivée. Nous voici face à une énorme soupière garnie d’un excellent velouté de champignons, suivi d’un rôti d’agneau pour Monsieur et d’une truite pour Madame accompagnés de petits légumes, avant de conclure par une mémorable Skyrterta (sorte de cheesecake surmonté de myrtilles). Un vrai régal ! Cela restera notre meilleur repas en Islande.
La région de Mývatn nous a bien plu. Toutes les forces y sont réunies et s’expriment au travers de paysages variés ; les couleurs explosent, magnifiées par les camaïeux de gris du ciel.
30/08 – J12 : Mývatn – Húsavík – Mývatn Au pays des baleines…
Les prévisions météo ne mentaient pas : cette nuit il a neigé. Les sommets sont joliment saupoudrés d’une fine pellicule blanche. La température a chuté et comme tous les jours, il vente. Après le petit-déjeuner, nous partons pour Húsavik, petite ville portuaire du nord, connue pour être la capitale de l’observation des baleines en Europe. Plus on s’approche de la côte et plus le temps se dégrade. Arrivés au port, il pleut à verse et nous restons deux bonnes heures dans la voiture à observer l’activité des pêcheurs et à surfer sur le net à la recherche de nos prochains hébergements. Pas question de sortir en mer sous cette pluie. Profitant d’une petite accalmie, nous pouvons enfin arpenter la ville qui abrite une belle église en bois blanc.


Sur le port, tout rappelle la pêche, ici d’anciens cotres reconvertis en embarcation pour l’observation des cétacés, là quelques bouées de mouillage colorées et têtes de poissons séchées, plus loin des pêcheurs préparant leurs palangres dans des seaux et au fond la fabrique de glace. Au loin les sommets enneigés dominent majestueusement la baie.



Sur le port également, l’ancien abattoir transformé en musée de la baleine, nous offre une pause culturelle bienvenue. Au rez-de-chaussée l’on retrouve toutes les explications sur le cycle de vie des baleines, leur alimentation, leur migration et leur chasse. L’étage est réservé aux immenses squelettes de baleine à bosse, orque et autres cétacés. Une visite intéressante qu’apprécieront petits et grands.

Orque :
Baleine à bosse :
Il est près de 17 h et nous dévorons quelques fish and chips un peu trop gras avant de reprendre la route vers Mývatn.
L'Hverfjall, gravi hier :
Dernier passage à Grjótagjá pour la lumière du soir…qu’il n’y eût pas.
De retour à la ferme, nous apprenons qu’ici, il n’a plu qu’en début de matinée !
Stong :
Petite journée aujourd’hui, pas de montagnes colorées, pas de fumerolles, pas de sortie aux baleines non plus, juste une petite pause dans une coquette ville portuaire en proie aux averses. Cela nous aura au moins permis d’étudier les prévisions météo et d’établir la suite du programme.
31/08 – J13 : Mývatn – Goðafoss – Akureyri – Grundarfjörður De la Lune à Mars
Il fait plutôt beau ce matin, mais froid. Notre itinéraire devait nous mener par la F35 aux Kerlingarfjöll, de magnifiques montagnes de rhyolite dans le centre du pays, mais c’est à plus de 1000 mètres d’altitude et la neige est annoncée pour ces 2 prochains jours. Pas question de s’aventurer sur la F35 et encore moins aux Kerlingarfjöll dans ces conditions. Prenant un peu d’avance sur le programme établi, nous traverserons donc une bonne partie de l’île pour rallier directement la péninsule de Snæfellsnes, à l’Ouest. C’est parti pour 5 à 6 heures de route. Peu après Mývatn, premier arrêt à la chute des dieux, Goðafoss, composée de chutes en fer à cheval d’une hauteur de 12 mètres.

Nous traversons ensuite de vertes vallées agricoles avant de pénétrer dans l’Eyjafjörður, entouré de montagnes culminant à 1500 m et abritant la deuxième ville du pays Akureyri.


Nous parcourons le centre ville, désespérément vide en ce samedi matin. De jolies maisons colorées ainsi qu’une cathédrale dont l’architecture rappelle les orgues basaltiques, animent la cité portuaire.


Reprenant la route, nous voici au sommet d’un col enneigé. Pourvu qu’il n’y ait pas plus de neige sur la chaussée ! Comme dans la plupart des pays scandinaves, l’imagination des architectes donne naissance aux constructions les plus improbables.

Nous marquons une pause pique-nique à Blönduós, près de la piscine, où des enfants s’amusent dans les toboggans extérieurs alors qu’il ne fait que 2° C. On n’a manifestement pas la même résistance au froid.
Direction plein Ouest vers la péninsule de Snæfellsnes avec, à son extrémité, le volcan et glacier Snæfellsjökull, qui serait la porte d’entrée du « Voyage au centre de la Terre » de Jules Verne. Nous y arrivons vers 16 heures et passons devant l’Eldborg, un beau cratère d’une centaine de mètres.

De belles collines rouges dignes de la planète Mars nous font de l’œil avant d’atteindre Gerðuberg, un ensemble de colonnes de basalte s’étirant sur une centaine de mètres et enfin notre destination, Grundarfjördur où nous avons réservé 2 nuits à l’auberge de jeunesse.



Petite visite sur le port et au cœur du village, pizzas au Ruben et au lit.
Une grosse journée de transition qui nous a une nouvelle fois permis de découvrir des paysages totalement différents au fil des kilomètres.
01/09 – J14 : Tour de la péninsule de Snaefellsnes Que d’eau, que d’eau
La pluie est de retour et l’horizon est bouché par une épaisse brume. Nous prenons tout notre temps pour prendre le petit-déjeuner dans la cuisine commune de l’auberge de jeunesse, face à l’océan où des épaulards ont été aperçus ce printemps. Cette AJ est la plus moderne et la mieux équipée que nous ayons vue. Elle comporte deux bâtiments, l’un plus ancien en ville et l’autre situé sur le port, abrite une dizaine de chambres double ou familiale avec salle de bains privative. Une bonne adresse, même si les tarifs sont un peu élevés pour une AJ.
Nous débutons notre tour de la péninsule par Ytri-Tunga sur la côte Sud. La côte est sauvage et parsemée de roches sur lesquelles se prélassent phoques et cormorans. Nous parcourons la plage sur quelques centaines de mètres pour bien les observer, mais le terrain est glissant en raison des nombreuses algues accrochées aux rochers, ce qui nous empêche de les approcher davantage. Ils n’ont nullement l’air dérangés par notre présence et continuent leur sieste.


Plus loin, la magnifique église noire de Búðir perdue dans la brume confère au lieu une atmosphère mystérieuse. C’est étrange cette petite église au milieu de nulle part.

A quelques kilomètres, la statue en pierre du gardien des lieux, Barður, marque l’entrée du petit port d’Arnarstapi.

L’activité volcanique a donné ici naissance à d’impressionnants reliefs de basalte, parfois grignotés par la mer, formant ainsi cavités et arches où nichent plusieurs colonies d’oiseaux.



Un sentier permet de longer la côte et de rejoindre le petit port d’Hellnar. Au bout de quelques kilomètres sous cette pluie battante, nos vêtements techniques ne suffisent plus. Ça mouille et plus drôle, ça mousse !

De retour à la voiture, le chauffage ainsi que les sièges chauffants sont poussés à fond jusqu’à la prochaine étape. Justement, nous voici sur la plage de Malariff dominée par son phare où la mer et le vent forment d’énormes rouleaux bleu turquoise.



Plus loin, la plage de Djúpalón couronne la visite de la côte Sud. Le sentier y menant louvoie à travers de nouvelles sculptures volcaniques laissant place aux galets noirs et aux débris rouillés d’un chalutier anglais échoué ici en 1948. L’on y trouve également 4 pierres-étalons de 23 à 154 kg que les apprentis matelots du port de Dritvik devaient soulever pour mesurer leur force et espérer trouver une place à bord d’un bateau de pêche.



Arrivés à Hellisandur, le bout de la péninsule, nous n’avons toujours pas vu le Snæfellsjökull et nous ne le verrons jamais, tant le plafond restera définitivement bas. Il y a bien une piste qui y mène, mais avec cette purée de pois, pas la peine de s’y aventurer. Nous basculons sur la côte Nord en passant par Ólafsvík, qui n’a pas un grand intérêt si ce n’est sa splendide église contemporaine. Différentes figures triangulaires s’emboîtent harmonieusement pour enserrer de très beaux vitraux. L’intérieur est tout aussi original, mais chut, l’office est en cours.


La boucle est bouclée, nous voila de retour à Grundarfjördur. Nous terminons la soirée sur les plages de galets faisant face à l’AJ, puis au restaurant de l’hôtel Framnes.
Encore une journée bien arrosée, la fadeur des photos en témoigne. Il est bien dommage que la brume ne nous ait pas permis d’apprécier toutes les beautés de la péninsule et notamment son relief. Il aurait été préférable de prolonger les visites le jour de notre arrivée, seule journée ensoleillée. Mais c’est l’Islande, le temps change en 5 minutes…ou pas !

Demain, nous nous rapprochons de la Capitale où d’autres sites historiques et incontournables nous attendent.
02/09 – J15 : Grundarfjörður – Stykkishólmur – þingvellir – Reykholt Grisaille générale
Nous quittons la partie ouest de la péninsule de Snaefellsnes pour Stykkishólmur, petit port agréable et lieu d’embarquement pour les fjords de l’Ouest, dominé par un petit phare orange et une nouvelle église à l’architecture insolite. Petite marche sur le port, grimpette jusqu’au phare et ravitaillement.


En route pour le Sud par la route 1 puis la 522 pour rejoindre Deildartunguhver, des sources d’eau chaude à 100° C au débit le plus élevé d’Europe (180 litres par seconde) qui alimentent le chauffage des maisons d’Akranes et de Borgarnes et les nombreuses serres de cette région agricole. L’on trouve d’ailleurs à proximité plusieurs étals de fruits et légumes en libre service. Le principe est simple : déposez la somme indiquée dans la caissette, faites la monnaie s’il y a lieu et servez-vous. Imaginez la même chose en France…il ne se passerait pas 5 minutes avant disparition complète de la production, des recettes, voire de la roulotte 😛. Nous ne sommes pas très surpris, car nous avions déjà vu cela en Norvège. Quelle confiance tout de même !

On retrouve ces maisonnettes sur quelques kilomètres en bordure de la route 50.


Nous faisons le plein de légumes frais et poursuivons vers le Sud par la 52 et la 550 afin de rallier þingvellir. Cette route, que nous n’avions pas prévu d’emprunter se transforme vite en piste. A l’approche de la 550, le temps se gâte sérieusement et le ciel, subitement aussi noir que la piste de cendres sur laquelle nous évoluons, nous plonge instantanément dans l’univers de Tolkien. Les ténèbres du Mordor ne sont pas loin. Nous ne sommes pas tranquilles, d’ailleurs je n’ai pris aucune photo pendant le trajet, cela prouve bien notre état d’anxiété. L’arrivée à þingvellir se fait sous la pluie.
Þingvellir est un lieu mythique pour les islandais, où s’étend la plaine du premier parlement de la première démocratie (fondé en 930), mais c’est surtout le seul endroit avec l’Ethiopie où l’on peut observer la dorsale médio-atlantique en surface. La faille Almannagjá, orientée Sud-Ouest/Nord-Est s’écarte de 2 cm par an et sépare deux continents, avec d’un côté la plaque nord américaine et de l’autre, la plaque eurasienne.

Les nombreux sentiers sillonnant le parc nous mènent à Öxarárfoss puis à différents points de vue surplombant l’immense lac Þingvallavatn.

Nous repartons par les routes 365, 37 et enfin la 35 pour rallier notre hébergement, la guesthouse Husið dans laquelle nous avions séjourné le soir de notre arrivée en Islande. Comme nous souhaitions nous rapprocher de Reykjavik et que la maison d’hôtes est bien située, nous y avons réservé une chambre pour 2 nuits depuis Grundarfjörður. Nous y avons nos marques et y sommes presque comme à la maison. On se prépare donc notre petit dîner et au lit.
Journée un peu tristounette, d’abord en raison du temps, puis parce que l’on n’a pas vraiment été emballé par la région d’Akranes, ni réellement par Þingvellir. C’était une visite agréable avec de beaux sentiers, mais sans plus. Peu de couleur aujourd’hui…ça manque !
03/09 – J16 : Reykholt – Geysir – Gullfoss – Hveragerði –Reykholt A la recherche des eaux…bleues
Comme il fait plutôt beau ce matin, nous retournons à Geysir et à Gullfoss. Comparé à il y a quinze jours, l’affluence est nettement supérieure en journée, surtout à Gullfoss. Des cars entiers déversent leurs touristes, asiatiques pour la plupart, qui se pressent autour du site et dans l’immense boutique/cafétéria dès les premières gouttes de pluie. Nous prenons également un peu le temps de flâner dans la boutique et nous réchauffons autour d’un bon bol de soupe servie à volonté.
Sur le parking, David et Goliath :

A côté du 4x4 islandais, notre Grand Vitara a l’air d’une voiturette ! On ne joue pas dans la même cour pour traverser une rivière.
Nous partons ensuite à la recherche d’une chute bien cachée et peu connue : Bruárfoss, à proximité de la route 355. La chute n’est pas des plus sensationnelles, mais c’est la rivière toute entière, qui coupée en deux par une faille, forme des dizaines de petites chutes aux eaux d’un incroyable bleu turquoise. L’accès se fait au bout d’un dédale de ruelles au sein d’une zone de maisons de vacances. Nous parcourons le sentier et traversons un petit pont en bois et nous retrouvons très vite dans une zone marécageuse. Nous voilà avec 10 cm de boue collée à nos chaussures, ne sachant pas vraiment où se trouve la chute. On entend bien le bruit de la rivière, là pas très loin, mais le terrain est entièrement inondé. Tant pis, nous rebroussons chemin tout près du but !
Direction le Sud, vers Hveragerði, pour découvrir un autre site géothermique. La particularité des lieux est que la zone de géothermie, autrefois située au cœur de la ville, s’est déplacée à la suite d’un séisme en mai 2008. La zone d’activités se trouve désormais sur les hauteurs de la ville. Une forte odeur de soufre embaume les lieux. Canalisations rouillées et à l’abandon jalonnent le parcours.


Plus loin sur les hauteurs, un sentier de 3 kilomètres vous mène à l’une des rivières chaudes les plus connues d’Islande, Reykjadalur (la vallée des fumées).
Sur le chemin du retour, dernier arrêt à Kerið, un cratère volcanique vieux d’environ 6500 ans situé en bordure de la route 35. Ce cratère aux parois rouges, de 270 mètres de long sur 170 mètres de large et profond de 55 mètres, abrite un petit lac dont le niveau peut varier de 7 à 14 mètres. L’accès y est payant depuis juin 2013 (300 ISK, soit environ 2 €).

Comme la veille, dîner « à la maison » et au lit.
Aujourd’hui, nous avons renoué avec les cascades, geyser, fumerolles, volcan et vapeur de soufre : toutes ces couleurs qui caractérisent l’Islande et que nous aimons beaucoup.
04/09 – J17 : Reykholt – Reykjavik A la capitale
Voilà, nous quittons les terres pour la capitale, dernière étape de ce voyage.
100 kilomètres à peine nous séparent de Reykjavik, nous y arrivons en milieu de matinée et commençons par la visite du Perlan situé en périphérie. Le bâtiment, qui n’est autre qu’un grand réservoir géothermique qui alimentait autrefois la ville, ne représente pas un grand intérêt, si ce n’est sa terrasse panoramique circulaire offrant une vue remarquable sur toute la baie de Reykjavik. Un des réservoirs abrite le saga museum qui retrace les moments clés de l’histoire islandaise.

Nous prenons la direction du centre de Reykjavik afin de nous installer pour 2 nuits à la Guesthouse Sunna. La maison d’hôtes comprend de nombreuses chambres bien tenues (avec ou sans salle de bain) et une cuisine à chaque étage. L’adresse est très centrale, à deux pas de l’avenue commerçante (Laugavegur) et juste en face de Hallgrímskirkja, l’église luthérienne de Reykjavik, dont l’architecture en béton rappelle une fois de plus les orgues basaltiques. A l’intérieur, l’on peut y découvrir un gigantesque orgue de plus de 5200 tuyaux.

Nous arpentons les rues en direction du port. La ville est à taille humaine, facilement parcourable à pied en une demi-journée. De jolies maisons d’un à deux étages en bois ou en tôle ondulée, parfois colorées et typiques des pays scandinaves, bordent les rues. Parfois quelques gratte-ciel tutoient les nuages, mais ils restent peu fréquents. Le bâtiment le plus emblématique de la ville est sans aucun doute Harpa, la salle de concert et centre des congrès, entièrement revêtue de panneaux de verre de différentes couleurs. Située sur le vieux-port, les reflets de l’eau et des bateaux dansent avec la lumière. Restaurant et boutique occupent le rez-de-chaussée. Quel bel ensemble.



Plus loin, l’on découvre installée sur le front de mer, Sólfarið, une belle sculpture en inox rappelant sans aucun doute les drakkars vikings.
Nous remontons le port et arrivons au Seabaron, une adresse bien connue pour ses brochettes de poissons et sa soupe de homard (plutôt de la langoustine). Le local est petit et simple, chaleureusement décoré et tenu par un ancien pêcheur. Pour les brochettes, on peut choisir entre plusieurs poissons, St Jacques et même de la baleine. Nous nous sommes contentés de la soupe qui était excellente. Une bonne adresse sympathique où l’on se sent chez soi.
Nous sommes à présent dans le centre historique où se trouvent les plus anciennes maisons mais aussi le lac Tjörnin, occupé par de nombreux oiseaux. Au ras de l’eau, le hall de l’hôtel de ville, enferme une belle maquette en relief du pays, nous permettant de mieux visualiser notre parcours.


La journée se termine en déambulant au hasard des rues.
Belle journée à Reykjavik qui ne parait pas très grande, mais qui doit certainement receler des petits trésors cachés, que nous touristes pressés ne prenons pas le temps de découvrir. En tout cas il semble y avoir une vie culturelle assez intense, avec une population jeune et dynamique le tout, au cœur d’un cadre naturel unique.
05/09 – J18 : Reykjavik – Reykjanes - Reykjavik A la recherche des eaux…chaudes
Pour notre dernier jour entier en Islande…il fait très beau.
Direction la péninsule de Reykjanes, pour un dernier aperçu des trésors naturels de l’île. Cette péninsule est un petit condensé d’Islande, mêlant des champs de lave moussues, des sources d’eau chaude, des solfatares, des lacs et des petits ports. Premier arrêt à Hafnarfjörður, la 3ème ville du pays, sans grand intérêt. Puis nous empruntons la route 42, puis la 427, à travers un paysage volcanique de toute beauté, menant au lac Kleifarvatn, entouré de formations rocheuses et de plages de sable noir.



Un peu plus loin, le site géothermique de Seltun, équipé de passerelles en bois louvoyant au cœur des marmites de boue et des évents de vapeur, nous rappelle les autres aires géothermiques déjà rencontrées plus au Nord.

A proximité se trouve Skatalaug, une source chaude dans laquelle il est possible de se baigner. Munis de ses coordonnées GPS, nous partons à sa recherche. Autant vous dire que nous ne la trouverons pas. Soit les coordonnées n’étaient pas exactes, soit Skatalaug n’existe plus. La nature nous récompensera tout de même par la présence d’un cœur de verdure au milieu des sables volcaniques.

Nous poursuivons sur la route 427 jusqu’à Grindavik, minuscule port situé au sud de la péninsule avant d’emprunter la 426 pour Bláa Lónið (blue lagoon). Ce site thermal hautement touristique est construit à côté d’une centrale géothermique plantée au milieu d’un champ de lave. Ses eaux chaudes légèrement salées et riches en silice sont d’un bleu laiteux irréel. Nous pénétrons dans le hall d’accueil pour voir les bassins sans avoir l’intention de se baigner (à 40 € par personne la baignade, alors que le pays compte d’innombrables sources chaudes naturelles -encore faut-il les trouver-, pourquoi pas, mais là il y a beaucoup trop de monde).

Nous ressortons et nous promenons autour des autres bassins non aménagés, puis plus loin, aux abords de la centrale où les dépôts de silice sont bien visibles.


On peut se tartiner le visage avec cette pâte blanche, c’est même conseillé pour soigner certaines affections cutanées. Même si l’on a déjà vu les bains de Myvátn, cela vaut tout de même le déplacement.
Nous reprenons la route au milieu des champs de lave, nous arrêtons pour un nettoyage complet du véhicule et regagnons la capitale pour terminer la soirée sur le port et dîner à l’Icelandic Fish & Chips. Les beignets de poissons (morue, haddock, loup, plie…), réalisés à base de farine d’épeautre et plongés dans une friture légère sont accompagnés de pommes de terre persillées cuites au four et de différentes sauces au choix.
Voilà, l’aventure prend fin petit à petit, pas après pas dans les rues animées de Reykjavik. S’achève ici un voyage d’exception, sur les terres tourmentées d’une île de glace et de feu.

06/09 – J19 : Reykjavik – Francfort - Alsace Retour à la civilisation
Notre vol n’étant qu’à 16h05, nous profitons de la matinée pour les derniers achats souvenirs sur Laugavegur.

Nous quittons la ville pour Keflavik vers 12 heures, rendons le véhicule chez Blue Car et attendons notre vol avec une pointe de nostalgie.
Dernières couleurs au dessus des nuages avant d’atterrir à Francfort.

Changement de température : il fait 27°C à 22 heures et immersion brutale dans le bruit et le trafic routier : nous sommes vendredi soir et la circulation sur les autoroutes allemandes est infernale. On est loin des quelques voitures croisées en Islande, on avait oublié cette foule avec délectation.
Nos impressions :
L’Islande c’est d’abord la fusion des forces de la nature. Le vent, la pluie, le feu, la glace : toutes les manifestations terrestres qui nous font nous sentir petits ; C’est des volcans, des déserts, des montagnes, des glaciers, des rivières et des cascades ; C’est enfin une multitude de couleurs : le blanc des moutons, de la neige, de la glace et des panaches de fumées s’échappant des évents de vapeur ; le jaune du soufre, des déserts et des prairies asséchées par le vent ; le noir de l’obsidienne, de la lave et de la cendre rejetées par les volcans ; le vert tendre des toitures, des pâturages où paissent moutons et chevaux islandais ; le vert fluo des lits de mousses et des aurores boréales ; le rouge des cratères, des scories basaltiques et de l’oxyde de fer recouvrant les montagnes du Landmannalaugar ; l’ocre des plages et des montagnes de rhyolite ; le bleu des lacs, des fjords et des glaces de Jokülsarlón ; et pour finir le gris des rivières glaciaires tumultueuses, des colonnes de basalte et des ciels irréels déchirés par les nuages.
L’Islande est tout cela à la fois, mystérieuse et envoûtante, sublimée par une luminosité magique.
Nous avons adoré : Tout
- Les volcans, déserts, montagnes, glaciers, rivières, cascades, fjords - Les hautes terres et leurs pistes pour l’extrême beauté des paysages - Les moutons, chevaux, innombrables oiseaux, canards et surtout les incroyables clowns des mers : les macareux - La magie d’une aurore boréale aux confins des montagnes et des fjords
Nous avons moins aimé : Les gués et la longueur de certaines pistes (mais cela en valait bien la peine)
Hébergement / Restauration :
Tous les hébergements réservés ont été à la hauteur de nos attentes, avec une mention spéciale pour l'isolement et la vue à Mjoifjörður (Solbrekka), pour la table d’hôtes à Myvátn (Guesthouse Stong) et pour le confort à Grundarfjörður (Hostel).
Idem pour la restauration et/ou les ravitaillements en supermarché où nous n’avons manqué de rien.
Notre péché mignon islandais le Skyr (sorte de fromage blanc nature ou aromatisé) et les Hraun Bitar (gauffrette chocolatée aux petits morceaux croustillants de maïs soufflé ) -un peu de publicité islandaise- :


Infos pratiques :
- 3 800 km parcourus, 8 pleins, 365 litres d’essence - livres de route : guide du routard, bibliothèque du voyageur Gallimard, guide de randonnées Rother - infos complémentaires recueillies sur les forums de Voyage Forum, www.voyage-islande.fr et www.france-islande.com et sur les sites de Mlefevre, Grisemote, Aliza, Chris51 et d’International Photographer sans oublier celui de krikri et de Beregond
Remerciements :
Merci à Mlefevre pour ses différents récits qui m’ont fait découvrir toutes les beautés de ce pays et notamment les hautes terres.
Merci à Beregond, Pitimerguez, Pierre77N, Aliza, Timouss, Tidalo, Toopil, ArbreMojo, JeanMichel54, Clarée006 et Esethi pour votre contribution, votre aide précieuse à l’élaboration de l’itinéraire et vos réponses toujours détaillées.
Bonne lecture et, à ceux qui franchiront le pas, bon voyage en Islande.

Octobre 2012 : notre destination 2013 est arrêtée, l’an prochain, ce sera l’Islande. Oui, oui, avec un « s », j’ai bien dit ISLANDE. On nous faisait souvent répéter : « Où cela, en Irlande ? » « Non, en Islande. » Vu l’air ébahi de nos amis, c’est comme si nous partions sur la Lune. Dans un sens, ce n’est pas tout à fait faux, vu les paysages traversés !
Commence une longue et agréable période de recherches et de lectures diverses. Les grandes lignes de l’itinéraire sont vite dessinées et les vols sont réservés dès janvier. Le parcours sera classique, dans le sens antihoraire, avec quelques incursions dans les hautes terres. Au vu des paysages tantôt montagneux tantôt désertiques des hautes terres, il est clair que nous ne voulons pas manquer cela. Cela nécessite donc la location d’un 4X4 pour emprunter certaines pistes interdites aux véhicules de tourisme et franchir les nombreuses rivières à gué. Notre choix se porte sur un Grand Vitara, loué chez Blue Car Rental.
Itinéraire prévu : J1 : Francfort - Kefkavik (arrivée à 15h35) - Geysir - Gulfoss - Reykholt J2 : Reykholt - Landmannalaugar J3 : Landmannalaugar J4 : Landmannalaugar - Vik J5 : Vik - Kirkjubaejarklaustur (ou se rapprocher du Laki) J6 : Kirkjubaejarklaustur - Laki - Svinafell J7 : Svinafell - Skaftafell - Jokulsarlon J8 : Jokulsarlon – Fjords de l’Est - Mjoifjordur J9 : Mjoifjordur J10 : Mjoifjordur- Askja (ou route vers Myvatn) J11 : Askja - Myvatn - Dettifoss - Selfoss - Hafragilfoss – Hljodaklettar –Asbyrgi – Myvatn J12 : Krafla - Viti - Leirhnjukur - Namafjall – Grjotagja – Skutustadir –Vindbelgjarfjall - Myvatn J13 : Myvatn – Husavik – Akureyri, Skagafjordur ou Varmalid J14 : Varmalid – Hveravellir - Kerlingarfjöll J15 : Kerlingarfjöll - Snaefellsnes J16 : Snaefellsnes J17 : Snaefellsnes - Reykjavik J18 : Reykjavik J19 : Reykjavik – Keflavik (départ à 16h05) - Francfort
Itinéraire suivi : J1 : Francfort - Kefkavik (arrivée à 15h35) - Geysir - Gulfoss - Reykholt J2 : Reykholt - Landmannalaugar J3 : Landmannalaugar - Vik J4 : Vik J5 : Vik - Kirkjubaejarklaustur J6 : Kirkjubaejarklaustur - Laki - Svinafell J7 : Svinafell - Skaftafell - Jokulsarlon J8 : Jokulsarlon – Fjords de l’Est - Mjoifjordur J9 : Mjoifjordur - Seydisfjordur - Litlanesfoss - Hengifoss - Mjoifjordur J10 : Mjoifjordur - Dettifoss - Selfoss - Hverir - Myvatn J11 : Myvatn - Grjotagja –Dimmuborgir - Hverfjall - Skutustadir - Krafla - Viti - Leirhnjukur - Namafjall- Myvatn J12 : Myvatn - Husavik - Myvatn J13 : Myvatn – Godafoss – Akureyri - Grundarfjordur J14 : Grundarfjordur - Péninsule de Snaefellsnes - Grundarfjordur J15 : Grundarfjordur - Stykkisholmur - Thingvellir - Reykholt J16 : Reykholt - Hveragerdi - Grindavik - Kerid - Reykholt J17 : Reykholt - Reykjavik J18 : Reykjavik - Péninsule de Reykjanes - Reykjavik J19 : Reykjavik – Keflavik (départ à 16h05) - Francfort

Pour plus de souplesse, nous faisons le choix de ne réserver qu’une partie des hébergements, quitte à dormir dans la voiture. Ainsi, nous pourrons aviser sur place, en fonction de nos envies et surtout des conditions climatiques. Nous savons qu’elles y sont rudes et sommes donc prêts à affronter tous les éléments.
19/08 - J1 :Francfort – Keflavik – Reykholt Jour J : Départ de Francfort à 14 h 05
Trois heures trente plus tard, nous survolons les côtes islandaises flanquées de falaises, de failles et d’un dédale de rivières glaciaires. Il fait beau, la température est de 12° et premier constat…ça décoiffe ! On nous avait prévenus que le vent islandais n’était pas à prendre à la légère et bien cela se vérifie.
Pas de temps à perdre, RDV en face du terminal dans les bureaux de Blue Car Rental pour la prise en charge de notre véhicule. Après avoir accepté l’assurance SAAP (protection contre les tempêtes de cendres et de sable - nous en étions informés et l’avions prévu), nous faisons une vérification rapide du Grand Vitara. Une fois n’est pas coutume (cf. voyage au Canada), les pneus arrières sont lisses et de surcroit pas du tout adaptés à la conduite sur pistes, (ce sont des pneus « route ») alors que nous avions bien précisé lors de la réservation que nous nous rendions dans les Highlands. L’agent, lui, nous assure qu’il n’y a aucun problème. Bah, on verra bien se dit-on…
Premiers contacts avec la terre islandaise et ses étendues de lave peu après l’aéroport. Le moins que l’on puisse dire c’est que le paysage est ici très tourmenté. Cela verdit et s’assagit petit à petit en direction de la capitale et de Reykholt où nous avons réservé une chambre à la guesthouse Husid. C’est même très champêtre : des ruisseaux, des fermes, des moutons… Arrivés à la guesthouse, nous découvrons une maison typique, au cœur d’un petit lotissement. Le rez-de-chaussée est entièrement consacré aux hôtes où 8 chambres se partagent 3 salles d’eau, une cuisine commune bien équipée et le WiFi. Accueil très sympathique de la propriétaire puis, en route pour Gullfoss et Geysir. Il n’est pas loin de 21h et il y a très peu de monde aux abords de la cascade qui nous impressionne par sa forme et son débit.


Nous avons la chance d’y observer le fameux arc en ciel qui a donné son nom à la chute (la chute d’or). Nous restons un moment à la photographier sous tous les angles avant de prendre la route pour le site géothermique très touristique de Geysir, qui a donné son nom au terme de geyser. Ce dernier n’est plus actif. Il y a peu de monde, mais tous attendent avec impatience la prochaine projection d’eau de Strokkur, le seul geyser encore actif. Nous avons vu que Litli Geysir l’était aussi, mais dans de moindres proportions (peut-être 4/5 mètres). Ce sont les premières zones géothermiques et sources chaudes que nous voyons (nous ne sommes pas encore allés à Yellowstone) et c’est assez divertissant. Autour de nous, ça fume, ça bouillonne, ça glougloute de partout et enfin, sans prévenir Strokkur se réveille et atteint une hauteur de 20/30 mètres. Parfois 3 fois de suite, puis plus rien pendant près de 10 minutes, mais c’est tout de même assez régulier. Pas évident de capturer l’instant avec un modeste appareil compact (désolée les photos sont floues).


Retour à Reykholt. Premier contact avec l’eau soufrée de la douche…c’est un peu déroutant mais on s’y fait vite. Du fait de sa position géographique et géologique, l’Islande regorge de ressources naturelles. Ainsi le chauffage, l’eau chaude et une grande partie de l’électricité sont d’origine géothermique, d’où l’odeur omniprésente de soufre.
Première journée et déjà ce pays nous séduit !
20/08 - J2 : Reykholt -Landmannalaugar Des vertes prairies aux hautes terres noires et arides
Avec le décalage horaire, je suis réveillée tôt et le soleil s’amuse à me narguer au travers de rideaux peu occultants. Le ciel est bleu azur et il n’y a pas un seul nuage : la journée s’annonce des plus belles. Je trépigne donc d’impatience au fond du lit en attendant le petit déjeuner qui n’est servi qu’à 8 h. Après le copieux petit déjeuner, départ vers Fludir pour retirer des couronnes et faire le plein de provisions. En chemin, nous nous arrêtons à la monumentale église de Skálholt et à une très belle petite chapelle couverte d’herbe trônant à ses côtés. Le cadre est bucolique et très verdoyant, à l’arrière plan 2 volcans, l’Hekla et l’Eyjafjallajökull, dont l’éruption le 14 avril 2010 a perturbé l’espace aérien international pendant quelques semaines.




Avant de nous rendre au Landmannalaugar, plusieurs détours sont prévus pour admirer quelques chutes. Nous prenons la route 32 en direction de l’Est pour un arrêt à Hjalparfoss, formée de deux chutes entourées de colonnes de basalte.

Puis la 327 vers l’Ouest, piste très caillouteuse, pour atteindre les gorges de Gjain. Les alentours sont très minéral et l’on se demande où peut bien se trouver cette oasis. Nous y parvenons enfin. Nous sommes seuls dans cet ��crin de verdure, le soleil brille et il est près de midi. C’est l’endroit idéal pour la pause déjeuner.

Une fois les estomacs pleins, c’est le moment de secouer tout cela en reprenant la tôle ondulée de la 327 en sens inverse, puis la 332 pour Háifoss et Granni, deux autres cascades (122 mètres de haut), situées plus en amont.

Cette fois plus de détour, nous reprenons la 32, puis la 26 et enfin la F225 menant au Landmannalaugar. Cette piste, exclusivement réservée aux 4x4 est magnifique. Nous traversons un paysage lunaire, passant d’un désert noir à des montagnes aux couleurs irréelles. Nous ne savons plus où regarder et apprécions l’instant.




La piste est assez roulante, mais voilà qu’arrive le premier gué. Nous sommes novices en conduite de 4x4 et encore plus en traversée de gués. D’autant plus que la fonte des neiges a été assez tardive cette année et que le niveau des rivières est globalement plus élevé que d’ordinaire. On s’approche à pied, le niveau ne semble pas bien haut, on voit bien les traces des autres véhicules, mais nous hésitons tout de même. Et comme il l’est indiqué sur le panneau de prévention « les traces ne racontent pas toute l’histoire ». Quand on voit les 4x4 islandais préparés et surélevés, mieux vaut en effet ne pas suivre toutes les traces ! Heureusement la F225 est très fréquentée et un bus, suivi d’un véhicule du même type que le nôtre s’engagent dans la rivière. Ben maintenant, y’a plus qu’à. Enclenchement des vitesses courtes et c’est parti. Signalons que le véhicule n’est pas couvert en cas de « plantage » au milieu du gué. Oups, comment, je ne te l’avais pas dit chéri ? 🤪 C’est d’ailleurs assez sournois de la part des agences qui louent leurs 4x4 au prix fort, tout en connaissant les risques.
Ouf, ça passe pour cette fois. Plus loin, deuxième gué beaucoup plus large, nous attendons à nouveau le passage d’autres véhicules. Un Défender arrive et s’engage sur la mauvaise voie. Aucun problème pour lui, demi-tour et nouvelle traversée sur la bonne rive cette fois. Nous lui emboîtons le pas. L’autocollant qu’arbore à juste titre le Déf’ en dit long : « You can go fast but I can go anywhere – Vous pouvez aller vite mais moi je peux aller partout » 😛 Le panorama est toujours aussi beau et les montagnes de plus en plus majestueuses.


Nous arrivons bientôt à la hauteur du Frostastadavatn, puis à proximité du site de Landmannalaugar. Il y a avant le camp, deux gués dont la traversée peut s’avérer difficile. Nous observons attentivement les véhicules qui nous précèdent et audacieusement, mon conducteur de mari n’hésite même plus et va de l’avant. On a l’impression d’être des enfants qui sautent dans une mare.
Il est plus de 17 h, un instant pour souffler, un petit en-cas et c’est parti pour l’ascension du Mont Bláhnúkur (la montagne bleue) qui culmine à 940 m. Profitons-en tant qu’il y a encore quelques rayons de soleil. Le sentier est assez raide mais en vaut la peine. Les vues depuis le sommet sont époustouflantes. Le camp au pied du champ de lave et des massifs à perte de vue…


Retour au camp après environ 2 heures de rando. Après tous ces kilomètres de pistes, que c’est agréable de se dégourdir les jambes. Mais le plus appréciable, ce sont les sources chaudes qui se trouvent au fond du site. Rapide déshabillage à température ambiante brrr et baignade dans une eau à 40° dans laquelle nous restons bien 1h30. Nous sommes étonnés du nombre élevé de touristes français présents sur le camp (et dans tout le pays, comme nous le constaterons plus tard).

Nous sommes sur un camping au milieu de nulle part, sans réservation au refuge, ni tente. Notre véhicule sera donc notre abri pour cette nuit. S’en suit une séance de pliage des sièges arrière et passage des bagages à l’avant. Le Grand Vitara n’est pas très spacieux, mais ça va, les quelques différences de niveaux sont comblés avec vestes et serviettes, les sacs de couchage et couvertures sont déployés et notre cocon est prêt pour la nuit. Il reste encore à faire fonctionner le réchaud tout neuf sensé faire bouillir 1l d’eau en 3 minutes. Mouais, avec les bourrasques de vent ce n’est pas gagné. Il faudra en réalité plus de 3 minutes, mais les nouilles chinoises, ça cuit vite ! Coucher de soleil et au lit.
Première vraie journée en Islande, nous sommes toujours sous le charme. Cascades, paysages lunaires, montagnes multicolores, nous avons déjà eu un bel aperçu du pays.
21/08 - J3 : Landmannalaugar- Vik On en voit de toutes les couleurs
La nuit fut bonne quoique un peu fraîche. Ce matin le ciel est gris, il ne doit pas faire plus de 5° et la pluie est annoncée pour plusieurs jours. Par prudence et dans l’idée de repartir dès aujourd’hui, nous déplaçons le véhicule au-delà des 2 gués du camp et partons pour une rando de 3h à travers le champ de lave Laugahraun, le Mont Brennisteinsalda et la vallée de Grænagil.
C’est un festival de couleurs entre obsidienne et massifs rhyolitiques. Il y a là le jaune du sulfure, le bleu et le noir de la lave, le rouge du fer…c’est sublime. Plus loin de la mousse, ici des fumées, là des névés, plus loin des roches aux formes étranges.



Nous croisons plusieurs marcheurs solitaires arrivant du fameux trek Skogar-Þórsmörk-Landmannalaugar. Ils nous confient que les conditions climatiques ont été rudes et qu’ils sont heureux d’être parvenus au bout de leur rêve. On compatit, cela doit être éprouvant ! Nous contemplons le paysage depuis le sommet de Brennisteinsalda et retournons au camp par la vallée de Grænagil en longeant la rivière.

Le bus-épicerie est bienvenu pour nous réchauffer et déjeuner à l’abri du vent et de la pluie qui tombe par intermittence. Les prévisions météo ne sont pas bonnes et comme pressenti le matin, nous décidons de plier bagages et de prendre la direction de Vik, par la F208 Sud.
Cette piste réputée remarquable, comporte une dizaine de gués et n’est pas très roulante. D’autant qu’après une vingtaine de kilomètres, en plus de la pluie, c’est le brouillard qui s’abat sur nous. Les sommets environnants sont noyés dans la brume. Quel dommage !

Avec nos pneus « route », nous ne prenons aucun risque et progressons très lentement. La piste fait environ 80 km jusqu’à son embranchement avec la route 1 et nous ne croisons aucun véhicule si ce n’est une ou deux supers jeeps locales dont les occupants nous regardent étrangement. Serait-ce impraticable plus loin avec notre modeste véhicule ? Nous n’en menons pas large et la traversée de gués n’est plus aussi amusante que la veille. La piste qui traverse maintenant un col sans aucune visibilité, finit par miner notre moral. Il ne manquerait plus que la neige ! Pourtant plus le choix, il est tard et il nous faut avancer. Nous renonçons à la faille d’Eldgjá et la cascade d’Ófærufoss, tant pis aucun regret, dans ces conditions, nous n’aurions rien vu.
L’arrivée tardive à Vik ne nous permet plus de faire la tournée des guesthouses (ah si, on a été voir à l’AJ, mais c’était complet), ce sera donc une nouvelle nuit dans la voiture. Après un excellent dîner au Halldorskaffi situé à côté du centre d’information et quelques courses au supermarché, nous bivouaquons sur une plage de sable noir, au pied de Reynisfjall. Nouvelle technique : Monsieur occupe tout l’espace arrière et moi les sièges avant. Bonne méthode !
Pour ce troisième soir, l’ambiance est comme le ciel, plombée ! On a tellement stressé sur cette fichue F208 qu’il ne faut plus nous parler de piste pour l’instant. Mais les images du Landmannalaugar et de ses montagnes colorées sont là pour nous rappeler que cela en valait bien la peine. C’est un lieu surprenant à ne pas manquer !
22/08 - J4 : Vik – Reynisfjara– Dyrhólaey – Sólheilmajökull – Skogafoss – Seljalandfoss - Vik Noir c’est noir
Comme la nuit porte conseil, ce matin le moral est revenu. C’est déjà ça, car le temps lui n’est pas au beau fixe : aucun changement, le plafond est très bas, brume et tempête sont de la partie. C’est dingue, il pleut à l’horizontal. Le vent est tellement puissant qu’il soulève l’eau au sol. C’est très désagréable. Equipement coupe-vent et imperméable obligatoire ! Nous parcourons la belle plage de sable noir jouxtant notre bivouac et dans un camaïeu de gris, entrevoyons les roches de Reynisdrangar, qui seraient en réalité 3 trolls pétrifiés.


Nous empruntons une petite piste assez raide menant au sommet de la falaise de Reynisfjall, espérant une accalmie, mais le brouillard est toujours présent. J’aperçois tout de même un macareux à quelques mètres. C’est donc qu’ils sont encore là. Nous n’espérions plus en observer au-delà du 20 août.
Cap vers la plage de sable noir de Reynisfjara, sa petite église, ses colonnes basaltiques et ses grottes.



Ces formations rocheuses sont le résultat de coulées de lave figée qui une fois refroidie se contracte en colonnes régulières souvent hexagonales et ressemblant à des orgues. Dame Nature est vraiment fascinante. Le contraste entre l’écume et le sable volcanique noir est lui aussi saisissant.

Un peu plus loin, des falaises et ô miracle, des oiseaux par centaines dont les fameux macareux moine. Nous sommes venus pour eux et nous sommes comblés : ils sont trop mignons avec leur bec et pattes orange et encore plus drôles en vol. Nous restons bien une heure à observer le ballet de ces oiseaux-pêcheurs. La carte mémoire de l’appareil photo en prend un coup !
Nous poursuivons les visites par Dyrhólaey et nous approchons des falaises où nichent d’autres milliers d’oiseaux. Les macareux sont à nouveau présents et l’on peut ici les approcher d’assez près. Mais le vent est tellement fort qu’il serait imprudent de s’avancer davantage.



De timides rayons de soleil font leur apparition et nous en profitons pour parcourir les plages en contrebas, puis le sommet de la falaise surmonté d’un phare d’où l’on peut observer l’arche qui a donné son nom au site (l'île haute avec le trou de porte), ainsi qu’au Sud, l’étendue noire du Sólheilmasandur.


En route pour Skógar, nous repérons notre guesthouse pour cette nuit, la guesthouse Steig, puis nous dirigeons vers la piste 221 conduisant au Sólheilmajökull, une langue glaciaire du Mýrdalsjökull. Le vent s’est calmé, il fait relativement bon. Une petite marche nous mène jusqu’au front du glacier où quelques touristes s’initient à la marche sur glacier accompagnés de guides. C’est une alliance de pics noirs et blancs, fusion entre la glace et les cendres volcaniques.


Nous reprenons la route quand se déroule devant nous la très photogénique Skógáfoss, entourée de verdure. Petite marche jusqu’au sommet où d’autres chutes se succèdent sur ce sentier qui n’est autre que le départ du trek Skógar-Landmannalaugar.

Plus loin encore sur la route n°1, Seljalandsfoss et Glufrafoss.

A proximité, le centre d’information du volcan Eyjafjallajökull est sur le point de fermer, nous prévoyons d’y revenir le lendemain.
Le vent et la pluie reprennent de plus belle, le véhicule fait de dangereux écarts. Si, si, 1.5 tonnes et ça bouge ! Le vent formé par l’air froid des glaciers suit le relief et descend s’abattre sur la côte. Il peut passer de la force d’un ouragan au calme plat en moins d’une minute. C’est ce que l’on appelle un vent catabatique. C’est très impressionnant, je ne suis pas rassurée du tout.
Arrivée vers 18h30 à la ferme Steig sous des trombes d’eau. L’accueil est courtois et la chambre est spacieuse (ce qui est rarement le cas en Islande) et confortable. L’annexe à la ferme comprend une vingtaine de chambres, des salles de bain privées ou communes, une cuisine commune et un personnel composé, en partie, d’étudiants étrangers. Cela relève presque de l’hôtellerie. Il est possible de dîner sur place mais nous préférons retourner dans le même restaurant que la veille : agneau pour Monsieur, poisson pour Madame. Très bon ! Retour à la ferme, WiFi et au lit.
Malgré le temps maussade, les macareux et les côtes islandaises ont su nous réchauffer le cœur.
23/08 - J5 : Vik -Kirkjubaerjarklaustur Toute la pluie tombe sur...nous
Dehors, c’est toujours la tempête et nous traînons un peu. Après un solide petit déjeuner, nous emmenons au passage de petits sachets de cendres de l’Eyjafjallajökull, gracieusement mis à notre disposition par la ferme. Puis pour en savoir plus sur ce fameux volcan, direction le centre d’information repéré la veille. Le visitor center est en fait exploité par la famille de la ferme Þorvaldseyri installée au pied du volcan.

Le centre a été ouvert le 14 avril 2011, soit exactement un an après le début de l’éruption. Une petite exposition met en scène divers roches, objets et panneaux explicatifs liés au volcanisme, mais le clou du spectacle se trouve derrière le rideau. Une vidéo d’une vingtaine de minutes (nous avons pu voir la version française en compagnie d’un autre couple) nous présente la vie du volcan et de la ferme avant et après l’éruption. Ce n’est donc pas un simple film documentaire, mais l’histoire authentique et peu banale de cette famille. L’on y apprend notamment que les semences effectuées peu après l’éruption ont poussé un mois après et que la récolte n’en fut que meilleure ! Le film est bien réalisé et de très bonne qualité.
En route à présent pour une rencontre insolite dans le désert noir de Sólheimasandur. Il suffit d’entrer les coordonnées GPS trouvées sur le net et voilà où cela nous mène :
Ce DC3 de la Navy américaine s'est écrasé ici le 24 novembre 1973 suite à un atterrissage d'urgence dans le Sólheimasandur, où il a été abandonné.(sources : http://en.wikipedia.org/...ing_the_DC-3_in_1973)
La mer est à quelques centaines de mètres et le vent souffle si fort qu’il nous est impossible d’ouvrir les portes et de sortir du véhicule sans quelques acrobaties. Certaines pièces de l’avion branlent dangereusement. Il pleut encore à l’horizontal. Nous ne sommes à l’abri qu’une fois dans les restes de la carlingue. Le vent, la brume, la pluie, le désert noir et cette unique épave blanche pour décor…c’est assez apocalyptique !
Direction Kirkjubæjarklaustur (ou Klaustur), à 70 km au Nord-Est. Des champs de lave moussue de l’Eldhraun en provenance du Laki s’étendent à perte de vue.

La météo s’est considérablement détériorée et la pluie redouble d’intensité. Passage obligé par le visitor center pour « tuer le temps » et pour prendre quelques renseignements concernant l’accès au Laki, où nous souhaitons nous rendre demain. Bonne nouvelle, pas de pluie avant 15 h, suivie d’une moins bonne, le niveau des rivières est trop élevé pour un Grand Vitara. Il semblerait même que le bus ait dû renoncer aujourd’hui au niveau du 2ème gué. Gloups ! Le circuit en bus se déroule tous les jours de 9 h à 18h/19h, c’est certes beaucoup plus long qu’en 4x4, mais notre véhicule n’est pas amphibie… Nous hésitons : retour tardif, 1h de route jusqu’à Svinafell où nous sommes attendus le lendemain avant 18 h, aïe, que faire ? Pas de problème, la charmante hôtesse du visitor center nous propose de prévenir la guesthouse de notre arrivée tardive. Un bel exemple de la serviabilité islandaise ! Nous prendrons donc le bus demain.
Que faire maintenant ? D’abord manger puis, pourquoi ne pas aller à la piscine. Mais malheureusement, comme la plupart des piscines en Islande, celle-ci est en plein air et avec cette pluie, c’est exclu. Il y a bien quelques courageux (islandais sans doute), mais nous ne souhaitons pas nous refroidir. Nous reprenons la voiture en direction du nord pour explorer tout ce que Klaustur et ses abords ont à nous offrir. D’accord il pleut, mais ce n’est pas une raison pour ne pas visiter, il suffit de bien s’équiper.
Systrafoss (cascade des 2 sœurs) et Dverghamrar (ensemble d’orgues basaltique très ancien) :

Le sol est détrempé, il vente terriblement et Monsieur préfère rester dans la voiture. J'affronte seule le vent qui manque de me jeter au sol à chaque pas.

Des champs de lave plus hauts les uns que les autres se succèdent, suivi du hameau de Nupstaður, dont l’accès est entravé par une barrière. Nous le rejoignons donc à pied depuis la route 1. Ces petites maisons traditionnelles au toit de tourbe ont été occupées jusqu’en 2011.

En chemin vers Klaustur, les eaux fougueuses des rivières glaciaires prenant leur source dans le Síðujökull viennent gonfler les ruisseaux situés en aval et les transforment en puissant fleuve. Le débit est impressionnant. Passage devant Foss a Síðu, Stjornarfoss et Kirkjugolf, ces jolis pavés de basalte érodés par les années.


Retour à Klaustur pour un dîner bien sympathique au Systrakaffi avant une nouvelle nuit dans la voiture sur le parking de l’école.
24/08 - J6 : Kirkjubæjarklaustur– Laki – Svinafell Mousses extraterrestres et cendres noires
Nous sommes prêts dès 8 h. Il ne pleut plus, les nuages vont et viennent mais les sommets sont dégagés. RDV à la station service, point de départ du bus pour Lakagigar. Le chauffeur me confirme qu’il a dû faire demi-tour hier et que rien n’est sûr pour aujourd’hui. Nous sommes cinq, un jeune couple allemand, une suissesse et nous. Un 4x4 à la mode islandaise dont les clients se rendent également au Laki nous précédera pour la traversée de gués.
9 heures tapantes, c’est parti pour la découverte de la plus grande chaîne de volcans. Il y a même un accès gratuit à internet dans le bus (et jusqu’au fin fond du Laki, incroyable !)
Le Lakagigar (ou Laki du nom du volcan principal) est une succession d’une centaine de cratères sur plus de 25 km, formés en 1783 lors de la plus importante éruption du millénaire. Les coulées de laves ont recouvert une surface de plus de 500 km2. Ses conséquences furent désastreuses en Islande et dans toute l’Europe, provoquant perturbations climatiques et entrainant sécheresse et famine. L’éruption du Laki serait dit-on, à l’origine de la Révolution française de 1789 !
Les premiers kilomètres de la F206 traversent une verte vallée enchâssée entre des falaises à droite et des coulées de lave à gauche.
Au 1er gué, un couple disposant d’un pickup surmonté d’une cellule, sonde courageusement la profondeur de l’eau en short (glagla) à l’aide de bâtons. L’eau leur arrive au niveau des genoux. Ils semblent perplexes. Le chauffeur du 4X4 rehaussé islandais se lance sans même les regarder. Le bus le suit très lentement, aucun problème. Le couple, lui, ne semble pas nous suivre.
Dix minutes plus tard, 2ème gué, le niveau parait bien haut et c’est ici que le bus a fait demi-tour hier. Allons-nous en faire de même ? Le 4x4 a pris de l’avance et revient de la rive opposée !!??. Le conducteur fait tout simplement l’article à ses clients en franchissant la rivière à vive allure, dans un sens puis dans l’autre. C’est tout de même sacrément haut. L’eau atteint pratiquement le haut de ses roues. Le bus emprunte une autre voie un peu moins profonde et ça passe. Ouf, si tout va bien, on devrait voir le Laki aujourd’hui.
10h15, arrivée à Fagrifoss. « 30 mn d’arrêt» nous lance notre chauffeur. C’est une belle cascade, ressemblant un brin à Skogafoss.

Petite marche vers le canyon et cueillette de baies sauvages, sortes de petites myrtilles, dont les feuilles sont en forme d’aiguilles. Ce sont en fait des camarines noires (empetrum nigrum). Elles sont beaucoup moins sucrées que les myrtilles de nos montagnes vosgiennes.

Nous repartons. Les prairies ont disparu et laissent place à un tableau bicolore teinté de noir et de vert fluorescent d’une autre planète. C’est magnifique et le gris du ciel y apporte une ambiance particulière. La lave est partout. Nous arrivons sur le parking du Laki vers 11 h 45. Un grand Vitara et un Jimny sont déjà là. Comment ont-ils fait ? Vu le niveau des gués, cela me semble impossible avec ce type de véhicule, il fallait oser…
Le départ est fixé vers 13h30, ce qui nous laisse largement le temps de gravir le Laki et de découvrir les lieux. Pas une minute à perdre, le temps est changeant et le ciel ne va tarder à se couvrir.
Nous arrivons les premiers au sommet culminant à 812 mètres, ce qui nous permet d’apercevoir la fissure Nord avant qu’elle ne disparaisse totalement dans le brouillard. Patience, cela va s’éclaircir. Ne dit-on pas en Islande « si tu n’es pas satisfait du temps qu’il fait, attend 5 minutes ». Oui, ben ça ne marche pas à tous les coups ! Tiens voilà le pick-up de tout à l’heure qui arrive au parking, je suis contente qu’ils aient réussi à arriver jusqu’ici.

Nous avons un peu plus de chance avec l’alignement Sud. Nous patientions et profitons encore de ces instants en compagnie de nos compagnons de route, puis gagnons une zone de cratères située en contrebas. Nous sommes dans l’antre de la bête !

Retour dans le bus où nous pique-niquons bien au chaud en compagnie du ranger du refuge de Blagil. Après 1 ou 2 semaines passées ici, il rentre « en ville » ce soir et nous accompagnera avec son véhicule. Nous repartons par la F207 en longeant les cratères. Nouvel arrêt au lac volcanique Tjarnargigur où un sentier nous mène à travers fissures, cratères, fleurettes et champignons.

Noir et vert, encore et toujours. Nous adorons :



Sur le retour, le canyon de Fjaðrárgljúfur, profond d’une centaine de mètres débouche sur les coulées de lave de l’Eldhraun.

Après avoir regagné Kirkjubaejarklaustur, nous repartons aussitôt par la route 1 pour le parc national de Skaftafell où nous avons réservé une chambre en « sleeping bag» au camping Flosi de Svinafell.
Sur le parking de la station essence :
Elle est pas belle la bête ? Nous recroiserons Isak à plusieurs reprises tout au long de notre parcours.Après les mousses vertes de l’Eldhraun, les volcans, les étendues de sable noir du Skeidararsandur et les restes d’un pont emporté lors de la dernière grande crue (jökulhlaup), le paysage tourmenté laisse peu à peu place à de belles vallées glaciaires. Le sommet du glacier est dans la brume, mais que c’est beau.
Nous arrivons à Svinafell où le camping et les cottages sont répartis autour d’un immense bâtiment abritant les sanitaires et la cuisine commune. Notre espace privatif se situe au bout du bâtiment et comprend 3 chambres se partageant une cuisine et une salle de bains. Excellent rapport qualité/prix et situation idéale, à 6 km de Skaftafell. Notre cuisine privée est monopolisée par trois jeunes allemands qui n’ont pas l’intention de nous laisser un peu de place. Aucune importance, nous passons dîner dans la grande salle commune d’à côté, occupée elle, par de nombreux français. Il y a ce soir un grand feu d’artifice sur le Jökulsárlón qu’il faut parait-il, ne pas manquer selon l’employé de la station service. Ce doit être grandiose, mais c’est à 45 minutes de route et le show débute à 23 heures.
Nous nous sommes endormis bien avant… songeant sans doute à cette belle journée et à cette superbe balade au cœur des volcans.
25/08 - J7 : Svinafell – Skaftafell – Fjallsarlon – Jokulsarlon Into the ice
Le ciel est encore couvert ce matin. Direction Skaftafell et les langues glaciaires du plus grand glacier d’Islande et d’Europe, le Vatnajökull. Il est aussi étendu que la Corse et son épaisseur atteint plus de 1000 mètres. Nous avons prévu une marche d’initiation sur le glacier. Deux compagnies de guides se partagent le marché, Icelandic Mountain Guides et Glacier Guides qui proposent des prestations et tarifs identiques. Nous commençons par IMG, mais il n’y a plus de possibilité avant 13h. Nous tentons notre chance à côté et nous inscrivons pour le prochain départ prévu à 11h30.
Notre guide, Thor quelque chose, attribue à chacun une paire de crampons et un piolet et fournit quelques explications. Départ en school bus jaune vers le Falljökull. Chaque compagnie se voit attribuer une zone par les instances dirigeantes du parc national du Vatnajökull et pour Glacier Guides, c’est CE glacier et pas un autre.
Une fois sur place, nous marchons une bonne demi-heure au milieu d’eau de fonte et de glaces anciennes recouvertes de cendres volcaniques, avant d’arriver au pied du glacier où nous nous équipons sous l’œil attentif de Thor.

Le groupe, composé d’une dizaine de personnes, progresse à bonne allure sous l’égide d’un guide passionné et passionnant, pas avare en commentaires. Crevasses, trous béants, formation et couleur de la glace n’ont aucun secret pour lui. Il pleut maintenant des cordes, mais peu importe, nous sommes bien, là, au milieu de cette immensité blanche, bleue et noire. Les strates de cendres volcaniques emprisonnées dans la glace sont du plus bel effet.

Formation de moulins sous l’effet des eaux de fonte :
Le plus grand atteint une profondeur de 40 mètres (si j'ai bien tout compris).Dégustation d’eau de bédières : un grand cru château Lafonte !

Ce n’est qu’un au revoir…

Après environ 1h30 sur le glacier, nous regagnons le bus puis Skaftafell vers 15h. Le ciel laisse entrevoir quelques trouées bleues, bon présage pour la suite.
Petit en-cas et nous partons pour environ 2 heures de marche dans le parc national de Skaftafell. C’est un beau sentier courant le long d’un cours d’eau,

menant à la superbe chute de Svartifoss, ceinturée de colonnes de basalte noir.

Nous poursuivons un peu plus haut, vers Sjónarsker pour admirer le point de vue puis continuons la boucle en direction d’anciennes bergeries bâties au début du XXème siècle.


De retour au parking, le soleil est au rendez-vous et l’on se surprend à retirer plusieurs épaisseurs de vêtements… Profitons-en et c’est reparti pour 1 petite heure de marche vers une des langues du Skaftafelljökull.

Remarquez les roches fendues par le gel.

Reprenant la route 1, c’est maintenant le départ pour le lieu tant attendu, Jökulsárlón, le plus grand lac glaciaire d’Islande. Petit détour en route par son petit frère, le Fjallsárlón, déjà très photogénique. Nous sommes quasiment seuls face à ce panorama, nous sommes comblés ! La couleur des icebergs varie en fonction de la lumière passant du blanc au bleu et de l’opaque au transparent. Leurs formes ne sont pas en reste et évoquent poissons ou pièces de cristallerie.



Enfin, quelques kilomètres plus loin, en bordure de route, d’un côté la mer, de l’autre Jökulsárlón. De magnifiques icebergs, détachés du glacier, dérivent sur le lac avant de regagner la mer ou de s’échouer sur la plage de sable noir de l’autre côté du pont. Mais pour l’heure, côté plage, ce ne sont hélas plus que de gros glaçons…


Nous jouissons en cette fin d’après-midi ensoleillée d’une excellente lumière et les lueurs rougeâtres du soleil couchant embrasent l’horizon. Nous marchons une bonne heure entre lagune et mer et apercevons quelques phoques. Nouvelle nuit en mode bivouac face au plus beau des panoramas.


Encore une très belle journée à la rencontre de la glace. Le ciel est clair et dégagé offrant pourquoi pas une ouverture aux aurores boréales. Je scrute un bon moment l’horizon, avant que le sommeil ne me rattrape et diffère mes attentes à plus tard.
26/08 - J8 : Jökulsárlón– Fjords de l’Est – Mjoifjordur Diamants blancs et bout du monde
Les rayons du soleil inondent l’habitacle du Grand Vitara et nous invitent à l’extérieur. Nous déjeunons sur la terrasse de la petite boutique et partons à la découverte du lagon en direction du front du glacier.


Le lac est vraiment grand car le glacier ne semble pas vraiment se rapprocher au fur et à mesure de nos pas. Des pans entiers se détachent du glacier. Ça se déchire, ça craque, ça gronde tout autour. D’autres icebergs se retournent par la force du courant. Quel spectacle ! Et dire que cette glace a des milliers, voire des millions d’années, c’en est presque triste d’assister à cette inexorable fonte. Ce qui est le plus étonnant à ces latitudes, c’est la proximité des glaciers et de la mer. Nous sommes seuls et en profitons pleinement face à ces énormes diamants de taille, forme et couleur différentes.
Ici le monstre du loch ness émerge des eaux :

Là, un reflet parfait nous fait tourner la tête :

Quelle taille !

Un peu de "vie", juste pour l'échelle :

De retour sur le parking, nous traversons le pont pour vérifier la taille des glaçons entraînés sur la plage par la marée. Ils sont bien plus impressionnants que la veille et les reflets du soleil intensifient leur transparence. Une fois de plus, la carte mémoire de l’appareil photo est saturée en un instant !




Vous l'aurez deviné, j'aime beaucoup la glace !
Il est plus de 11 heures quand nous quittons le site à regret pour une longue journée de transition. 350 km et 5 heures de route nous séparent de notre prochaine destination, Mjoifjordur, dans les fjords de l’Est.
Première étape à Höfn, petit port de pêche charmant dominé au loin par le Vatnajökull. Petit tour de ville, ravitaillement et déjeuner au Kaffi Hornið. Service très lent mais les spécialités locales à base de langoustines nous ravissent le palais ! Nous poursuivons notre route et longeons les côtes découpées de fjord en fjord. Les montagnes elles-aussi découpées par les glaces présentes il y a quelques millions d’années forment d’autres beaux diamants.




De petits ports en petits ports, nous arrivons à Fáskrúðsfjörður où des marins français avaient élu domicile à la fin du XIXème siècle à la suite de campagnes de pêche. Un ancien hôpital, un musée, des panneaux de rues bilingues et un cimetière leur rend hommage.




Après avoir longé toutes ces montagnes et ces fjords nous pensons nous rapprocher de notre destination. C’était sans compter une dernière piste, la 953, qui au bout d’une trentaine de kilomètres et près d’une heure, nous mène enfin au minuscule hameau de Mjoifjordur. Cette piste est dans un premier temps très roulante, puis franchit un col à 600 mètres d’altitude avant de plonger sur le fjord en virage à lacets. Puis encore une dizaine de kilomètres jusqu’au hameau. C’est trèèèès long, mais quelle route ! Une fois au sommet du col, le fjord, les ruisseaux, les névés et les moutons se découvrent peu à peu.

Au bord du chemin, cette épave de péniche se corrode lentement au gré des intempéries

Arrivés à Mjoifjordur, nous trouvons facilement les jolis chalets de Solbrekka, mais avons du mal à trouver l’accueil. J’avais lu que c’était à l’école, mais elle est fermée. Nous sonnons donc à côté où une fillette et sa maman nous accueillent tout sourire. Elle nous indique où nous rendre et prévient la propriétaire de notre arrivée par téléphone. Encore une démonstration de la gentillesse des islandais. Nous prenons possession de notre hébergement, une superbe cabane où nous avons prévu 2 nuits. Dîner et au lit, cette journée était épuisante.
De magnifiques icebergs, des fjords qui n'ont rien à envier à ses cousins norvégiens, des jolis phares, une cabane au bout du monde, le tout sous un soleil radieux…c’est sûr la nuit sera bonne !
27/08 – J9 : Mjóifjörður – Seyðisfjörður – Egilsstaðir – Litlanesfoss – Hengifoss- Mjóifjörður Cascades d'eau-rores
Hier soir Johanna, la propriétaire des cottages, nous a demandé de passer ce matin à l’école régler notre séjour. L’école, inoccupée en été, fait office de camping, café et guesthouse du 15 juin au 15 août et dispose d’un terminal de paiement pour CB. Nous sommes fin août et les cours ont déjà repris. Nous y entrons vers 10 h, accueilli par sa fille institutrice et son mari qui lui prête main forte.
Il y a dans une salle 3 enfants en chaussettes (ah oui, c’est une des particularités de l’Islande qui veut que l’on se déchausse avant d’entrer dans une maison), très détendus, bayant aux corneilles et dans la cuisine (oui, c’est étrange), deux autres enfants un peu plus concentrés. Cela donne l’impression que ce sont les enfants qui organisent le programme et non l’équipe enseignante. Nous sommes amusés car on est loin de l’apprentissage à la française. Je discute un peu avec l’institutrice qui m’apprend que seules 20 personnes, dont 5 enfants vivent ici à l’année et qu’en hiver, l’accès au fjord ne peut se faire qu’en bateau !
Aucun programme n’est établi pour cette journée, il fait plutôt beau et comme tous les jours, il vente. Ma proposition de rando dans les environs ne remportant pas un grand succès auprès de Monsieur, nous décidons de visiter les fjords alentours et surtout Seyðisfjörður.
Les deux cottages :

Nous remontons lentement le fjord et la piste à 15 % en marquant quelques poses photographiques tout au long du col.
Mjóifjörður :

Klifbrekkufossar :

Mes fleurettes préférées, les linaigrettes :

Puis sur la 93 menant à Seyðisfjörður, arrêt à Mulafoss et Gufufoss.


Arrivés dans ce petit village de 700 âmes, le Norröna est à quai, prêt à rembarquer les passagers pour le Danemark, via les îles Féroé.

C’est un long et charmant fjord, encaissé entre de hautes montagnes où les maisons traditionnelles en bois apportent une jolie touche de couleur.



Comme il est plus de midi et que nous sommes gourmands, on se laisse tenter par le Skaftfell Bistró et ses bonnes pizzas. L’ambiance et l’accueil y sont chaleureux. Une grande table accueille beaux livres, l’étage fait office de galerie d’art et le WiFi est disponible gratuitement.
On repart le ventre plein vers une nouvelle cascade que nous avons repéré à l’aller, Fardagafoss.

Une petite demi-heure à travers myrtilles et herbes grasses est nécessaire pour rejoindre la cascade. Le passage est ensuite un peu difficile, mais l’accès se fait en toute sécurité à l’aide d’une chaîne.
Petit tour à Egilsstaðir, la plus grande ville de l’Est pour faire quelques courses, mais nous n’y trouvons pas un grand intérêt.
Nous longeons ensuite le lac Lagarfljót par la 931, traversons une partie de la forêt d’Hallormsstaður, et partons pour 2 heures de marche à la rencontre de deux autres cascades, Litlanesfoss et Hengifoss.

Elles sont totalement différentes. La première est entourée de colonnes de basalte et la seconde, d’une hauteur de 118 m, est une succession de strates d’argile rouge, emprisonnées entre des couches de laves basaltiques noires. C’est très différent des autres cascades que nous avons vues jusqu’ici.




Ces strates ne sont pas sans rappeler d’autres formations rocheuses bien connues.

L’Est et notamment la région d’Egilsstaðir est connue pour être peuplée par de nombreux rennes. Confiants, nous quittons donc le parking des chutes par la rive ouest du Lagarfljót. Ce sont de vastes plaines vallonnées couvertes de lichen, terrain idéal pour ces animaux. Autant vous le dire tout de suite, nous n’en verrons pas le moindre. Seuls ces moutons nous observerons fièrement regagner notre fjord et notre cottage.

Alors que l’on s’apprête à se coucher, quelque chose attire mon regard à l’extérieur. Il pleut ! Mais pas n’importe quelle pluie, c’est une majestueuse pluie de particules magnétiques, une AURORE BOREALE. Incroyable, indescriptible, bouleversant, MAGIQUE, les mots me manquent encore aujourd'hui. Je suis aussi excitée que les électrons qui s’entrechoquent et dansent dans le ciel, passant d’un côté à l’autre du chalet, au mépris du froid mordant. J’admirerai longuement ce ballet nocturne, alors que Monsieur s’est endormi depuis belle lurette.
Evidemment, avec un APN compact, le rendu est minable. Mais les images sont gravées dans mes souvenirs et les étoiles elles, sont toujours dans mes yeux.


Ces deux jours dans les fjords de l’Est auront été l’occasion de découvrir un joli coin d’Islande, bordé de montagnes sauvages, de côtes déchirées, de fjords s’enfonçant dans les terres et… d’aurores polaires. La côte Est s’achève pour nous ici, nous offrant, comme pour nous saluer, la plus belle danse d’adieu.
28/08 – J10 : Mjóifjörður – Dettifoss – Hverir – Mývatn Forces de la nature
Nous quittons Mjóifjörður avec le soleil. C'est le troisième jour d'affilée sans pluie. Dernier passage sur la 953 (nous y avons tout de même passé 4 heures en 2 allers/retours) puis en route pour la région de Mývatn. Il était initialement prévu de faire étape à Askja, une zone volcanique dont la dernière éruption remonte à 1961, mais nous décidons de faire l’impasse. Trop loin, trop de pistes et surtout trop de gués…Nous empruntons bien sagement la route 1 où après des dizaines de kilomètres de paysages sauvages, secs et désolés surgissent des déserts de dunes noires, rouges ou brunes. C’est ce que je préfère !




La région de Mývatn est l’une des plus actives d’Islande. C’est ici que l’on se rend réellement compte de la toute puissance de la nature. Volcans, solfatares, marmites de boue, coulées de lave à peine refroidie : un petit concentré d’Islande.
Souhaitant marquer une pause à Dettifoss, la chute la plus puissante d’Islande, nous laissons de côté la 864 permettant de s’y rendre par la rive Est, pour emprunter quelques kilomètres plus loin la 862.
Cette belle route nouvellement créée mène à un immense parking et à de petites guérites, signe d’une prochaine exploitation touristique du site. En effet, tout comme Geysir et Kerið, il faudra bientôt verser quelques couronnes pour saluer Dettifoss.
Le sentier menant à la chute en une trentaine de minutes louvoie entre désert lunaire et formations basaltiques.

Au détour d’un virage, une haute et large brume annonce la bête. La voici : 100 mètres de large, 45 de haut et près de 500 m3 de débit par seconde, quel gigantisme ! Le Vatnajökull crache toute sa puissance dans la Jökulsá á Fjöllum, les eaux grisâtres chargées en sédiments glaciaires sont déchaînées, c’est assourdissant.


Ça mouille ! Voyez la taille des personnes à droite, cela donne une idée des dimensions.

En amont, les anfractuosités de la Jökulsá á Fjöllum ont donné naissance à Selfoss, de multiples petites chutes hautes d’une dizaine de mètres qui s’étendent pour former un arc de cercle (la rive ouest n'est pas le meilleur côté pour les observer).

En aval, au bout de la 862 non pavée, se trouvent Hafragilsfoss, les gorges de Jökulsárgljúfur et le canyon d’Ásbyrgi.
De retour sur la route 1 et intrigués par le regroupement de voitures, motos, chevaux et quads, on bifurque à droite en direction des panaches de poussières. Nous sommes fin août, la neige est annoncée pour ce week-end et c’est l’heure du réttir, c'est-à-dire le rassemblement des moutons. Nous nous permettons de nous joindre aux fermiers qui rabattent les animaux depuis les hautes terres. C’est un super moment pour nous d’assister à cette tradition islandaise qui réunit toutes les générations. Des milliers de moutons arrivent en files sans fin dans un concert de bêêê. En moins d’une demi-heure les ovins sont rassemblés et parqués dans leur enclos, prêts à être triés et réattribués à leurs propriétaires. D’après l’un des fermiers, le tri aura lieu demain matin à 6 h.


Habituellement les corrals sont en forme de camembert facilitant le tri, comme celui-ci aperçu plus loin :

La visite se poursuit par le champ hydrothermal de Hverir, au pied de la colline de Námafjall. Une zone de solfatares et de marmites de boues aux couleurs variées, envahie par des vapeurs de sulfure d’hydrogène, mais aussi par des hordes de petites mouches noires (d’où le nom de Mývatn – le lac des mouches).

Pschhhhh

Bloup, bloup


De l’autre de côté de Námafjall, le jarðböðin við Mývatn – petit frère du célèbre blue lagoon de Reykjavik – est planté au milieu d’un désert de lave noire acérée contrastant avec le bleu turquoise de l’eau, chauffée à 40° par l'usine géothermique toute proche.

Cette zone très active est un festival de couleurs.


Arrivés à Reykjahlíð, le village bordant le lac Mývatn, nous dînons au Gamli Bærinn avant de se trouver un nouveau bivouac tranquille pour la nuit. Nous ne le savons pas encore à cet instant, mais ce sera notre dernière nuit en « camping » sauvage.
Encore une belle journée en tête à tête avec les puissances de la nature, nous sommes toujours émerveillés par ce pays. Demain, nous parcourrons le tour du lac, à la découverte d’autres beautés.
29/08 – J11 : Mývatn et alentours On a marché sur la lune
Le ciel est couvert ce matin, sans pluie. Le temps est idéal pour approfondir les visites de cette région riche en curiosités géologiques situées autour du lac de Mývatn. Il n’est pas encore 8 heures et nous sommes déjà sur le parking de Grjótagjá, un ensemble de grottes remplies d’eau chaude (trop chaude pour un bain !), espérant une belle lumière matinale. Mais il n’en est rien. Nous y repasserons le lendemain dans le même but…en vain. La grotte est en outre obstruée par un éboulis de roches, signe d’une récente activité sismique ou volcanique, rendant l’approche dangereuse. En revanche la faille qui la surplombe courant sur des kilomètres est de toute beauté.

Deuxième étape aux « châteaux sombres » de Dimmuborgir, formations de lave aux formes accidentées, succession de roches percées, de cavités ou d’imposantes colonnes envahies de petits arbustes.

Plusieurs sentiers de randonnées sillonnent le site et nous nous lançons sur le Church Circle long de 3 km, à la recherche de Kirkjan, une roche rappelant la voûte d’une cathédrale. Il n’y a pas âme qui vive en cette heure matinale et, dans cette noirceur, seuls les esprits des trolls semblent hanter les lieux. Au bout d’une heure, nous sommes de retour au parking et nous installons sur la terrasse du café encore fermé, pour petit-déjeuner à l’abri du vent.

Cap sur Hverfjall, un cratère d’explosion formé il y a 2 500 ans qui du haut de ses 250 mètres et 1 000 mètres de diamètre, domine toute la région. Arrivés sur le parking nous entreprenons son ascension par son versant Nord, parait-il plus aisé. Le sentier est plutôt raide et la progression n’est pas facile compte tenu de la nature du terrain composé de cendres. Le vent souffle fort ce qui n’arrange pas nos affaires. Au sommet, la vue se dégage sur un cône parfait trônant au centre du volcan, sur le lac à l’Ouest et sur les mamelons orange de Namaskard et du Krafla au Nord-Est. Nous faisons le tour du cratère en prenant le vent en pleine face puis regagnons la voiture.

Nous poursuivons notre tour du lac par Skútustaðir, une zone de pseudo-cratères située au sud du lac, puis laissons de côté le Vindbelgjarfjall pour retourner à notre point de départ et continuer vers la zone volcanique du Krafla. Le volcan, l’un des plus actifs d’Islande et dont la dernière éruption s’est produite en septembre 1984, abrite au sein de sa large caldeira une zone géothermale ainsi qu’une usine géothermique. De gros tuyaux argentés serpentent le long du relief contrastant avec les ocres du volcan ponctués de fumerolles.
Skútustaðir :

La zone du Krafla :

Au bout de la route, le cratère Viti, signifiant « enfer » enserre un lac aux eaux siliceuses bleu turquoise.

A proximité, les panaches de fumées remontant des entrailles de la Terre s’échappent des cheminées dans un boucan d’enfer, un simple cordage en gage de sécurité. Plus loin, un second cratère plus petit ainsi que solfatares, névés et marmites de boue complètent la visite.


Un dernier site reste à explorer dans cette zone de fractures, le mont Leirhnjúkur, encore fumant. Petit en-cas et c’est parti pour une rando d’une heure et demie à travers cet immense champ de lave tourmenté à souhait. Des coulées cordées, dégoulinantes, qu’on croirait de la veille. Des croûtes, des plaques, des gaz, des cratères à la gueule béante : c’est un vrai décor lunaire.




Et puis, de l’autre côté de la colline, un peu de vie. Ici des plantes grasses, là des lichens, marquant bien la frontière entre coulées récentes et anciennes.


Rapide visite de l’usine géothermique, puis nous repassons à Hverir afin de gravir Námafjall, une autre montagne faisant également partie du système volcanique du Krafla. Le sentier est assez escarpé et traverse de magnifiques rubans de soufres rythmés par des colonnes de fumées odorantes. Le panorama sur Hverir et les sommets environnants n’est pas en reste.



La descente est tout aussi abrupte que la montée et le retour sur le sol sablonneux est périlleux. Heureusement qu’il y a quelques prêles auxquelles se cramponner !


Il est maintenant l’heure de rejoindre notre guesthouse sur la rive ouest du lac, la ferme Stong, où nous avons réservé pour 2 nuits. Nous sommes chaleureusement accueillis par Svala, la propriétaire qui nous conduit à notre chambre sous les combles. La ferme en activité dispose d’une vingtaine de chambres, de 4 ou 5 cottages, de 2 hot pots, d’une grande salle à manger et offre une très belle vue sur la campagne. Comme il est possible de dîner sur place, nous réservons notre menu auprès de Svala et partons en attendant, à la découverte de la ferme. L’heure du repas est arrivée. Nous voici face à une énorme soupière garnie d’un excellent velouté de champignons, suivi d’un rôti d’agneau pour Monsieur et d’une truite pour Madame accompagnés de petits légumes, avant de conclure par une mémorable Skyrterta (sorte de cheesecake surmonté de myrtilles). Un vrai régal ! Cela restera notre meilleur repas en Islande.
La région de Mývatn nous a bien plu. Toutes les forces y sont réunies et s’expriment au travers de paysages variés ; les couleurs explosent, magnifiées par les camaïeux de gris du ciel.
30/08 – J12 : Mývatn – Húsavík – Mývatn Au pays des baleines…
Les prévisions météo ne mentaient pas : cette nuit il a neigé. Les sommets sont joliment saupoudrés d’une fine pellicule blanche. La température a chuté et comme tous les jours, il vente. Après le petit-déjeuner, nous partons pour Húsavik, petite ville portuaire du nord, connue pour être la capitale de l’observation des baleines en Europe. Plus on s’approche de la côte et plus le temps se dégrade. Arrivés au port, il pleut à verse et nous restons deux bonnes heures dans la voiture à observer l’activité des pêcheurs et à surfer sur le net à la recherche de nos prochains hébergements. Pas question de sortir en mer sous cette pluie. Profitant d’une petite accalmie, nous pouvons enfin arpenter la ville qui abrite une belle église en bois blanc.


Sur le port, tout rappelle la pêche, ici d’anciens cotres reconvertis en embarcation pour l’observation des cétacés, là quelques bouées de mouillage colorées et têtes de poissons séchées, plus loin des pêcheurs préparant leurs palangres dans des seaux et au fond la fabrique de glace. Au loin les sommets enneigés dominent majestueusement la baie.



Sur le port également, l’ancien abattoir transformé en musée de la baleine, nous offre une pause culturelle bienvenue. Au rez-de-chaussée l’on retrouve toutes les explications sur le cycle de vie des baleines, leur alimentation, leur migration et leur chasse. L’étage est réservé aux immenses squelettes de baleine à bosse, orque et autres cétacés. Une visite intéressante qu’apprécieront petits et grands.

Orque :

Baleine à bosse :

Il est près de 17 h et nous dévorons quelques fish and chips un peu trop gras avant de reprendre la route vers Mývatn.
L'Hverfjall, gravi hier :

Dernier passage à Grjótagjá pour la lumière du soir…qu’il n’y eût pas.
De retour à la ferme, nous apprenons qu’ici, il n’a plu qu’en début de matinée !
Stong :

Petite journée aujourd’hui, pas de montagnes colorées, pas de fumerolles, pas de sortie aux baleines non plus, juste une petite pause dans une coquette ville portuaire en proie aux averses. Cela nous aura au moins permis d’étudier les prévisions météo et d’établir la suite du programme.
31/08 – J13 : Mývatn – Goðafoss – Akureyri – Grundarfjörður De la Lune à Mars
Il fait plutôt beau ce matin, mais froid. Notre itinéraire devait nous mener par la F35 aux Kerlingarfjöll, de magnifiques montagnes de rhyolite dans le centre du pays, mais c’est à plus de 1000 mètres d’altitude et la neige est annoncée pour ces 2 prochains jours. Pas question de s’aventurer sur la F35 et encore moins aux Kerlingarfjöll dans ces conditions. Prenant un peu d’avance sur le programme établi, nous traverserons donc une bonne partie de l’île pour rallier directement la péninsule de Snæfellsnes, à l’Ouest. C’est parti pour 5 à 6 heures de route. Peu après Mývatn, premier arrêt à la chute des dieux, Goðafoss, composée de chutes en fer à cheval d’une hauteur de 12 mètres.

Nous traversons ensuite de vertes vallées agricoles avant de pénétrer dans l’Eyjafjörður, entouré de montagnes culminant à 1500 m et abritant la deuxième ville du pays Akureyri.


Nous parcourons le centre ville, désespérément vide en ce samedi matin. De jolies maisons colorées ainsi qu’une cathédrale dont l’architecture rappelle les orgues basaltiques, animent la cité portuaire.


Reprenant la route, nous voici au sommet d’un col enneigé. Pourvu qu’il n’y ait pas plus de neige sur la chaussée ! Comme dans la plupart des pays scandinaves, l’imagination des architectes donne naissance aux constructions les plus improbables.

Nous marquons une pause pique-nique à Blönduós, près de la piscine, où des enfants s’amusent dans les toboggans extérieurs alors qu’il ne fait que 2° C. On n’a manifestement pas la même résistance au froid.
Direction plein Ouest vers la péninsule de Snæfellsnes avec, à son extrémité, le volcan et glacier Snæfellsjökull, qui serait la porte d’entrée du « Voyage au centre de la Terre » de Jules Verne. Nous y arrivons vers 16 heures et passons devant l’Eldborg, un beau cratère d’une centaine de mètres.

De belles collines rouges dignes de la planète Mars nous font de l’œil avant d’atteindre Gerðuberg, un ensemble de colonnes de basalte s’étirant sur une centaine de mètres et enfin notre destination, Grundarfjördur où nous avons réservé 2 nuits à l’auberge de jeunesse.



Petite visite sur le port et au cœur du village, pizzas au Ruben et au lit.
Une grosse journée de transition qui nous a une nouvelle fois permis de découvrir des paysages totalement différents au fil des kilomètres.
01/09 – J14 : Tour de la péninsule de Snaefellsnes Que d’eau, que d’eau
La pluie est de retour et l’horizon est bouché par une épaisse brume. Nous prenons tout notre temps pour prendre le petit-déjeuner dans la cuisine commune de l’auberge de jeunesse, face à l’océan où des épaulards ont été aperçus ce printemps. Cette AJ est la plus moderne et la mieux équipée que nous ayons vue. Elle comporte deux bâtiments, l’un plus ancien en ville et l’autre situé sur le port, abrite une dizaine de chambres double ou familiale avec salle de bains privative. Une bonne adresse, même si les tarifs sont un peu élevés pour une AJ.
Nous débutons notre tour de la péninsule par Ytri-Tunga sur la côte Sud. La côte est sauvage et parsemée de roches sur lesquelles se prélassent phoques et cormorans. Nous parcourons la plage sur quelques centaines de mètres pour bien les observer, mais le terrain est glissant en raison des nombreuses algues accrochées aux rochers, ce qui nous empêche de les approcher davantage. Ils n’ont nullement l’air dérangés par notre présence et continuent leur sieste.


Plus loin, la magnifique église noire de Búðir perdue dans la brume confère au lieu une atmosphère mystérieuse. C’est étrange cette petite église au milieu de nulle part.

A quelques kilomètres, la statue en pierre du gardien des lieux, Barður, marque l’entrée du petit port d’Arnarstapi.

L’activité volcanique a donné ici naissance à d’impressionnants reliefs de basalte, parfois grignotés par la mer, formant ainsi cavités et arches où nichent plusieurs colonies d’oiseaux.



Un sentier permet de longer la côte et de rejoindre le petit port d’Hellnar. Au bout de quelques kilomètres sous cette pluie battante, nos vêtements techniques ne suffisent plus. Ça mouille et plus drôle, ça mousse !

De retour à la voiture, le chauffage ainsi que les sièges chauffants sont poussés à fond jusqu’à la prochaine étape. Justement, nous voici sur la plage de Malariff dominée par son phare où la mer et le vent forment d’énormes rouleaux bleu turquoise.



Plus loin, la plage de Djúpalón couronne la visite de la côte Sud. Le sentier y menant louvoie à travers de nouvelles sculptures volcaniques laissant place aux galets noirs et aux débris rouillés d’un chalutier anglais échoué ici en 1948. L’on y trouve également 4 pierres-étalons de 23 à 154 kg que les apprentis matelots du port de Dritvik devaient soulever pour mesurer leur force et espérer trouver une place à bord d’un bateau de pêche.



Arrivés à Hellisandur, le bout de la péninsule, nous n’avons toujours pas vu le Snæfellsjökull et nous ne le verrons jamais, tant le plafond restera définitivement bas. Il y a bien une piste qui y mène, mais avec cette purée de pois, pas la peine de s’y aventurer. Nous basculons sur la côte Nord en passant par Ólafsvík, qui n’a pas un grand intérêt si ce n’est sa splendide église contemporaine. Différentes figures triangulaires s’emboîtent harmonieusement pour enserrer de très beaux vitraux. L’intérieur est tout aussi original, mais chut, l’office est en cours.


La boucle est bouclée, nous voila de retour à Grundarfjördur. Nous terminons la soirée sur les plages de galets faisant face à l’AJ, puis au restaurant de l’hôtel Framnes.
Encore une journée bien arrosée, la fadeur des photos en témoigne. Il est bien dommage que la brume ne nous ait pas permis d’apprécier toutes les beautés de la péninsule et notamment son relief. Il aurait été préférable de prolonger les visites le jour de notre arrivée, seule journée ensoleillée. Mais c’est l’Islande, le temps change en 5 minutes…ou pas !

Demain, nous nous rapprochons de la Capitale où d’autres sites historiques et incontournables nous attendent.
02/09 – J15 : Grundarfjörður – Stykkishólmur – þingvellir – Reykholt Grisaille générale
Nous quittons la partie ouest de la péninsule de Snaefellsnes pour Stykkishólmur, petit port agréable et lieu d’embarquement pour les fjords de l’Ouest, dominé par un petit phare orange et une nouvelle église à l’architecture insolite. Petite marche sur le port, grimpette jusqu’au phare et ravitaillement.


En route pour le Sud par la route 1 puis la 522 pour rejoindre Deildartunguhver, des sources d’eau chaude à 100° C au débit le plus élevé d’Europe (180 litres par seconde) qui alimentent le chauffage des maisons d’Akranes et de Borgarnes et les nombreuses serres de cette région agricole. L’on trouve d’ailleurs à proximité plusieurs étals de fruits et légumes en libre service. Le principe est simple : déposez la somme indiquée dans la caissette, faites la monnaie s’il y a lieu et servez-vous. Imaginez la même chose en France…il ne se passerait pas 5 minutes avant disparition complète de la production, des recettes, voire de la roulotte 😛. Nous ne sommes pas très surpris, car nous avions déjà vu cela en Norvège. Quelle confiance tout de même !

On retrouve ces maisonnettes sur quelques kilomètres en bordure de la route 50.


Nous faisons le plein de légumes frais et poursuivons vers le Sud par la 52 et la 550 afin de rallier þingvellir. Cette route, que nous n’avions pas prévu d’emprunter se transforme vite en piste. A l’approche de la 550, le temps se gâte sérieusement et le ciel, subitement aussi noir que la piste de cendres sur laquelle nous évoluons, nous plonge instantanément dans l’univers de Tolkien. Les ténèbres du Mordor ne sont pas loin. Nous ne sommes pas tranquilles, d’ailleurs je n’ai pris aucune photo pendant le trajet, cela prouve bien notre état d’anxiété. L’arrivée à þingvellir se fait sous la pluie.
Þingvellir est un lieu mythique pour les islandais, où s’étend la plaine du premier parlement de la première démocratie (fondé en 930), mais c’est surtout le seul endroit avec l’Ethiopie où l’on peut observer la dorsale médio-atlantique en surface. La faille Almannagjá, orientée Sud-Ouest/Nord-Est s’écarte de 2 cm par an et sépare deux continents, avec d’un côté la plaque nord américaine et de l’autre, la plaque eurasienne.

Les nombreux sentiers sillonnant le parc nous mènent à Öxarárfoss puis à différents points de vue surplombant l’immense lac Þingvallavatn.


Nous repartons par les routes 365, 37 et enfin la 35 pour rallier notre hébergement, la guesthouse Husið dans laquelle nous avions séjourné le soir de notre arrivée en Islande. Comme nous souhaitions nous rapprocher de Reykjavik et que la maison d’hôtes est bien située, nous y avons réservé une chambre pour 2 nuits depuis Grundarfjörður. Nous y avons nos marques et y sommes presque comme à la maison. On se prépare donc notre petit dîner et au lit.
Journée un peu tristounette, d’abord en raison du temps, puis parce que l’on n’a pas vraiment été emballé par la région d’Akranes, ni réellement par Þingvellir. C’était une visite agréable avec de beaux sentiers, mais sans plus. Peu de couleur aujourd’hui…ça manque !
03/09 – J16 : Reykholt – Geysir – Gullfoss – Hveragerði –Reykholt A la recherche des eaux…bleues
Comme il fait plutôt beau ce matin, nous retournons à Geysir et à Gullfoss. Comparé à il y a quinze jours, l’affluence est nettement supérieure en journée, surtout à Gullfoss. Des cars entiers déversent leurs touristes, asiatiques pour la plupart, qui se pressent autour du site et dans l’immense boutique/cafétéria dès les premières gouttes de pluie. Nous prenons également un peu le temps de flâner dans la boutique et nous réchauffons autour d’un bon bol de soupe servie à volonté.
Sur le parking, David et Goliath :

A côté du 4x4 islandais, notre Grand Vitara a l’air d’une voiturette ! On ne joue pas dans la même cour pour traverser une rivière.
Nous partons ensuite à la recherche d’une chute bien cachée et peu connue : Bruárfoss, à proximité de la route 355. La chute n’est pas des plus sensationnelles, mais c’est la rivière toute entière, qui coupée en deux par une faille, forme des dizaines de petites chutes aux eaux d’un incroyable bleu turquoise. L’accès se fait au bout d’un dédale de ruelles au sein d’une zone de maisons de vacances. Nous parcourons le sentier et traversons un petit pont en bois et nous retrouvons très vite dans une zone marécageuse. Nous voilà avec 10 cm de boue collée à nos chaussures, ne sachant pas vraiment où se trouve la chute. On entend bien le bruit de la rivière, là pas très loin, mais le terrain est entièrement inondé. Tant pis, nous rebroussons chemin tout près du but !
Direction le Sud, vers Hveragerði, pour découvrir un autre site géothermique. La particularité des lieux est que la zone de géothermie, autrefois située au cœur de la ville, s’est déplacée à la suite d’un séisme en mai 2008. La zone d’activités se trouve désormais sur les hauteurs de la ville. Une forte odeur de soufre embaume les lieux. Canalisations rouillées et à l’abandon jalonnent le parcours.


Plus loin sur les hauteurs, un sentier de 3 kilomètres vous mène à l’une des rivières chaudes les plus connues d’Islande, Reykjadalur (la vallée des fumées).
Sur le chemin du retour, dernier arrêt à Kerið, un cratère volcanique vieux d’environ 6500 ans situé en bordure de la route 35. Ce cratère aux parois rouges, de 270 mètres de long sur 170 mètres de large et profond de 55 mètres, abrite un petit lac dont le niveau peut varier de 7 à 14 mètres. L’accès y est payant depuis juin 2013 (300 ISK, soit environ 2 €).

Comme la veille, dîner « à la maison » et au lit.
Aujourd’hui, nous avons renoué avec les cascades, geyser, fumerolles, volcan et vapeur de soufre : toutes ces couleurs qui caractérisent l’Islande et que nous aimons beaucoup.
04/09 – J17 : Reykholt – Reykjavik A la capitale
Voilà, nous quittons les terres pour la capitale, dernière étape de ce voyage.
100 kilomètres à peine nous séparent de Reykjavik, nous y arrivons en milieu de matinée et commençons par la visite du Perlan situé en périphérie. Le bâtiment, qui n’est autre qu’un grand réservoir géothermique qui alimentait autrefois la ville, ne représente pas un grand intérêt, si ce n’est sa terrasse panoramique circulaire offrant une vue remarquable sur toute la baie de Reykjavik. Un des réservoirs abrite le saga museum qui retrace les moments clés de l’histoire islandaise.

Nous prenons la direction du centre de Reykjavik afin de nous installer pour 2 nuits à la Guesthouse Sunna. La maison d’hôtes comprend de nombreuses chambres bien tenues (avec ou sans salle de bain) et une cuisine à chaque étage. L’adresse est très centrale, à deux pas de l’avenue commerçante (Laugavegur) et juste en face de Hallgrímskirkja, l’église luthérienne de Reykjavik, dont l’architecture en béton rappelle une fois de plus les orgues basaltiques. A l’intérieur, l’on peut y découvrir un gigantesque orgue de plus de 5200 tuyaux.

Nous arpentons les rues en direction du port. La ville est à taille humaine, facilement parcourable à pied en une demi-journée. De jolies maisons d’un à deux étages en bois ou en tôle ondulée, parfois colorées et typiques des pays scandinaves, bordent les rues. Parfois quelques gratte-ciel tutoient les nuages, mais ils restent peu fréquents. Le bâtiment le plus emblématique de la ville est sans aucun doute Harpa, la salle de concert et centre des congrès, entièrement revêtue de panneaux de verre de différentes couleurs. Située sur le vieux-port, les reflets de l’eau et des bateaux dansent avec la lumière. Restaurant et boutique occupent le rez-de-chaussée. Quel bel ensemble.



Plus loin, l’on découvre installée sur le front de mer, Sólfarið, une belle sculpture en inox rappelant sans aucun doute les drakkars vikings.

Nous remontons le port et arrivons au Seabaron, une adresse bien connue pour ses brochettes de poissons et sa soupe de homard (plutôt de la langoustine). Le local est petit et simple, chaleureusement décoré et tenu par un ancien pêcheur. Pour les brochettes, on peut choisir entre plusieurs poissons, St Jacques et même de la baleine. Nous nous sommes contentés de la soupe qui était excellente. Une bonne adresse sympathique où l’on se sent chez soi.
Nous sommes à présent dans le centre historique où se trouvent les plus anciennes maisons mais aussi le lac Tjörnin, occupé par de nombreux oiseaux. Au ras de l’eau, le hall de l’hôtel de ville, enferme une belle maquette en relief du pays, nous permettant de mieux visualiser notre parcours.


La journée se termine en déambulant au hasard des rues.
Belle journée à Reykjavik qui ne parait pas très grande, mais qui doit certainement receler des petits trésors cachés, que nous touristes pressés ne prenons pas le temps de découvrir. En tout cas il semble y avoir une vie culturelle assez intense, avec une population jeune et dynamique le tout, au cœur d’un cadre naturel unique.
05/09 – J18 : Reykjavik – Reykjanes - Reykjavik A la recherche des eaux…chaudes
Pour notre dernier jour entier en Islande…il fait très beau.
Direction la péninsule de Reykjanes, pour un dernier aperçu des trésors naturels de l’île. Cette péninsule est un petit condensé d’Islande, mêlant des champs de lave moussues, des sources d’eau chaude, des solfatares, des lacs et des petits ports. Premier arrêt à Hafnarfjörður, la 3ème ville du pays, sans grand intérêt. Puis nous empruntons la route 42, puis la 427, à travers un paysage volcanique de toute beauté, menant au lac Kleifarvatn, entouré de formations rocheuses et de plages de sable noir.



Un peu plus loin, le site géothermique de Seltun, équipé de passerelles en bois louvoyant au cœur des marmites de boue et des évents de vapeur, nous rappelle les autres aires géothermiques déjà rencontrées plus au Nord.

A proximité se trouve Skatalaug, une source chaude dans laquelle il est possible de se baigner. Munis de ses coordonnées GPS, nous partons à sa recherche. Autant vous dire que nous ne la trouverons pas. Soit les coordonnées n’étaient pas exactes, soit Skatalaug n’existe plus. La nature nous récompensera tout de même par la présence d’un cœur de verdure au milieu des sables volcaniques.

Nous poursuivons sur la route 427 jusqu’à Grindavik, minuscule port situé au sud de la péninsule avant d’emprunter la 426 pour Bláa Lónið (blue lagoon). Ce site thermal hautement touristique est construit à côté d’une centrale géothermique plantée au milieu d’un champ de lave. Ses eaux chaudes légèrement salées et riches en silice sont d’un bleu laiteux irréel. Nous pénétrons dans le hall d’accueil pour voir les bassins sans avoir l’intention de se baigner (à 40 € par personne la baignade, alors que le pays compte d’innombrables sources chaudes naturelles -encore faut-il les trouver-, pourquoi pas, mais là il y a beaucoup trop de monde).

Nous ressortons et nous promenons autour des autres bassins non aménagés, puis plus loin, aux abords de la centrale où les dépôts de silice sont bien visibles.


On peut se tartiner le visage avec cette pâte blanche, c’est même conseillé pour soigner certaines affections cutanées. Même si l’on a déjà vu les bains de Myvátn, cela vaut tout de même le déplacement.
Nous reprenons la route au milieu des champs de lave, nous arrêtons pour un nettoyage complet du véhicule et regagnons la capitale pour terminer la soirée sur le port et dîner à l’Icelandic Fish & Chips. Les beignets de poissons (morue, haddock, loup, plie…), réalisés à base de farine d’épeautre et plongés dans une friture légère sont accompagnés de pommes de terre persillées cuites au four et de différentes sauces au choix.
Voilà, l’aventure prend fin petit à petit, pas après pas dans les rues animées de Reykjavik. S’achève ici un voyage d’exception, sur les terres tourmentées d’une île de glace et de feu.

06/09 – J19 : Reykjavik – Francfort - Alsace Retour à la civilisation
Notre vol n’étant qu’à 16h05, nous profitons de la matinée pour les derniers achats souvenirs sur Laugavegur.

Nous quittons la ville pour Keflavik vers 12 heures, rendons le véhicule chez Blue Car et attendons notre vol avec une pointe de nostalgie.
Dernières couleurs au dessus des nuages avant d’atterrir à Francfort.

Changement de température : il fait 27°C à 22 heures et immersion brutale dans le bruit et le trafic routier : nous sommes vendredi soir et la circulation sur les autoroutes allemandes est infernale. On est loin des quelques voitures croisées en Islande, on avait oublié cette foule avec délectation.
Nos impressions :
L’Islande c’est d’abord la fusion des forces de la nature. Le vent, la pluie, le feu, la glace : toutes les manifestations terrestres qui nous font nous sentir petits ; C’est des volcans, des déserts, des montagnes, des glaciers, des rivières et des cascades ; C’est enfin une multitude de couleurs : le blanc des moutons, de la neige, de la glace et des panaches de fumées s’échappant des évents de vapeur ; le jaune du soufre, des déserts et des prairies asséchées par le vent ; le noir de l’obsidienne, de la lave et de la cendre rejetées par les volcans ; le vert tendre des toitures, des pâturages où paissent moutons et chevaux islandais ; le vert fluo des lits de mousses et des aurores boréales ; le rouge des cratères, des scories basaltiques et de l’oxyde de fer recouvrant les montagnes du Landmannalaugar ; l’ocre des plages et des montagnes de rhyolite ; le bleu des lacs, des fjords et des glaces de Jokülsarlón ; et pour finir le gris des rivières glaciaires tumultueuses, des colonnes de basalte et des ciels irréels déchirés par les nuages.
L’Islande est tout cela à la fois, mystérieuse et envoûtante, sublimée par une luminosité magique.
Nous avons adoré : Tout
- Les volcans, déserts, montagnes, glaciers, rivières, cascades, fjords - Les hautes terres et leurs pistes pour l’extrême beauté des paysages - Les moutons, chevaux, innombrables oiseaux, canards et surtout les incroyables clowns des mers : les macareux - La magie d’une aurore boréale aux confins des montagnes et des fjords
Nous avons moins aimé : Les gués et la longueur de certaines pistes (mais cela en valait bien la peine)
Hébergement / Restauration :
Tous les hébergements réservés ont été à la hauteur de nos attentes, avec une mention spéciale pour l'isolement et la vue à Mjoifjörður (Solbrekka), pour la table d’hôtes à Myvátn (Guesthouse Stong) et pour le confort à Grundarfjörður (Hostel).
Idem pour la restauration et/ou les ravitaillements en supermarché où nous n’avons manqué de rien.
Notre péché mignon islandais le Skyr (sorte de fromage blanc nature ou aromatisé) et les Hraun Bitar (gauffrette chocolatée aux petits morceaux croustillants de maïs soufflé ) -un peu de publicité islandaise- :


Infos pratiques :
- 3 800 km parcourus, 8 pleins, 365 litres d’essence - livres de route : guide du routard, bibliothèque du voyageur Gallimard, guide de randonnées Rother - infos complémentaires recueillies sur les forums de Voyage Forum, www.voyage-islande.fr et www.france-islande.com et sur les sites de Mlefevre, Grisemote, Aliza, Chris51 et d’International Photographer sans oublier celui de krikri et de Beregond
Remerciements :
Merci à Mlefevre pour ses différents récits qui m’ont fait découvrir toutes les beautés de ce pays et notamment les hautes terres.
Merci à Beregond, Pitimerguez, Pierre77N, Aliza, Timouss, Tidalo, Toopil, ArbreMojo, JeanMichel54, Clarée006 et Esethi pour votre contribution, votre aide précieuse à l’élaboration de l’itinéraire et vos réponses toujours détaillées.
Bonne lecture et, à ceux qui franchiront le pas, bon voyage en Islande.

Onze mois en Asie du Sud-Est: conseils, itinéraire, budget...? English translation pending
Bonjour à tous amis voyageurs🙂,
je suis actuellement en train de préparer un voyage en solo en asie du sud-est de 11 mois et demi qui débutera en février 2012 (départ le 6 février de paris pour bangkok), et je suis actuellement en train de mettre au point mon itinéraire pays par pays, j'aurai donc aimé avoir vos avis sur celui-ci ainsi que vos suggestions:
Février 2012:thailande nord mars 2012:birmanie ou thailande sud avril 2012:thailande sud ou birmanie mai 2012:malaisie juin et juillet 2012:indonésie (sumatra, java, et lombok ou florés) aout et septembre 2012: philippines (mon plus gros point d'interrogation car hors saison😕) octobre 2012: vietnam (du nord au sud) novembre 2012:cambodge décembre 2012:laos janvier 2013: thailande et retour vers paris entre le 15 et le 20 janvier.
niveau budget, celui ci sera environ de 11500 euros et je disposerai d'une enveloppe supplémentaire de 2000 euro pour les activités un peu plus chère (plongée, trek...) ainsi que les billets d'avion sur place quand cela s'avère nécessaire et pour les coup durs.ceci n'inclus pas les billet aller et retour depuis paris et les assurances qui seront déjà régler. A votre avis mon budget vous parait-il adapté sachant que je voyage plutôt routard, guest house bon marché, déplacement en bus et train locaux, bateaux, l'avion seulement si cela est vraiment nécessaire.pour le miam-miam ça sera dans les petites échoppes et les restaurants de rues.j'ajoute que je suis pas un grand fêtard mais une fois de temps en temps pourquoi pas, en revanche j'aime bien vider une biere ou deux dans un bar ou entre amis assez régulierement😏.
Donc voila j'attends vos conseils et expériences et peut-etre à bientot sur la route😉.
je suis actuellement en train de préparer un voyage en solo en asie du sud-est de 11 mois et demi qui débutera en février 2012 (départ le 6 février de paris pour bangkok), et je suis actuellement en train de mettre au point mon itinéraire pays par pays, j'aurai donc aimé avoir vos avis sur celui-ci ainsi que vos suggestions:
Février 2012:thailande nord mars 2012:birmanie ou thailande sud avril 2012:thailande sud ou birmanie mai 2012:malaisie juin et juillet 2012:indonésie (sumatra, java, et lombok ou florés) aout et septembre 2012: philippines (mon plus gros point d'interrogation car hors saison😕) octobre 2012: vietnam (du nord au sud) novembre 2012:cambodge décembre 2012:laos janvier 2013: thailande et retour vers paris entre le 15 et le 20 janvier.
niveau budget, celui ci sera environ de 11500 euros et je disposerai d'une enveloppe supplémentaire de 2000 euro pour les activités un peu plus chère (plongée, trek...) ainsi que les billets d'avion sur place quand cela s'avère nécessaire et pour les coup durs.ceci n'inclus pas les billet aller et retour depuis paris et les assurances qui seront déjà régler. A votre avis mon budget vous parait-il adapté sachant que je voyage plutôt routard, guest house bon marché, déplacement en bus et train locaux, bateaux, l'avion seulement si cela est vraiment nécessaire.pour le miam-miam ça sera dans les petites échoppes et les restaurants de rues.j'ajoute que je suis pas un grand fêtard mais une fois de temps en temps pourquoi pas, en revanche j'aime bien vider une biere ou deux dans un bar ou entre amis assez régulierement😏.
Donc voila j'attends vos conseils et expériences et peut-etre à bientot sur la route😉.
Comment faites-vous pour partir si souvent? English translation pending
Aller dites le moi, comment par quel moyen, comment pouvez vous avoir autant de temps libre et l argent neccessaire, à des voyages souvent tres longs.Comment faite vous?Moi perso, j etais en australie y a 2 mois, ben maintenant va falloir que je travaille longtemps avant de repartir pour plus de trois semaines.
Review of an expedition cruise to the Seychelles with Ponant from January 25 to February 2, 2026
Hi everyone,
It was totally by chance that I found this cruise while chatting with Alfred in November 2024. It wasn’t planned, but the price was attractive—one of those "great deals" from Ponant that I love and that don’t exist anymore. Since everyone’s wondering, here’s the answer without waiting for the end of the story: after my various loyalty discounts, I paid **3,250 € per person** for 8 nights/9 days on the expedition cruise *The Essentials of the Seychelles*.
Expedition cruises are by far our favorites. The outings are done by Zodiac with the ship’s naturalist guides, everything’s included, and there’s no need to add any excursions or prepare anything.
We’re liking long flights less and less, so to break up the trip, we decided to stop over in Doha for four days on the way there and one day on the way back.
I’m happy to share the good and not-so-good moments, the great surprises, and the disappointments of this trip with you.
It was totally by chance that I found this cruise while chatting with Alfred in November 2024. It wasn’t planned, but the price was attractive—one of those "great deals" from Ponant that I love and that don’t exist anymore. Since everyone’s wondering, here’s the answer without waiting for the end of the story: after my various loyalty discounts, I paid **3,250 € per person** for 8 nights/9 days on the expedition cruise *The Essentials of the Seychelles*.
Expedition cruises are by far our favorites. The outings are done by Zodiac with the ship’s naturalist guides, everything’s included, and there’s no need to add any excursions or prepare anything.
We’re liking long flights less and less, so to break up the trip, we decided to stop over in Doha for four days on the way there and one day on the way back.
I’m happy to share the good and not-so-good moments, the great surprises, and the disappointments of this trip with you.
Voyage à 8 (famille) au Vietnam English translation pending
Voilà....on s'y prend un peu tard car nous décolerons le 12 juillet pour 1 mois entier du Nord au sud Vietnam avec 6 ados/jeunes adultes de 12 à 22ans...joli troupeau de 8 donc
Comme nous sommes en train de structurer notre voyage, et que le temps manque, nous aimerions des conseils d'autres voyageurs: - une bonne adresse pour l'arrivée à Hanoï? confortable mais pas luxe non plus. - paysages de montagnes/rizières/ethnies : plutôt privilégier la direction de Sapa ou de Cao Bang? - baie d'along...j'entends parler partie terrestre partie cat bat...quoi penser? où se poser pour prendre l'atmosphere tranquillement Est ce facile de se loger à si nombreux ou il vaut mieux reserver d'ici? - pour aller vers Danang : plutot avion ou train de nuit....j'aime bcp varier les moyens de transport quand on visite mais il faut que ce soit un minimum confortable quand même si vous avez des lieux guesthouse ou hotel chouette, je suis preneuse
enfin, j'avais contacté une agence ds un 1er temps mais c'est vraiment très couteux J'ai l'impression que tout pourra s'organiser assez facilement sur place....mais j'ai un doute pour le Nord si on va du coté de Cao Bang: ça ne sera pas plus simple pour être plus en contact avec la population d'avoir un guide, conducteur d'un moyen de transport et facilitateur ....qu'en dites vous?
allez...ensuite...je vous proposerai la répartition des jours entre les différents lieux pour que vous nous aidiez...merci déjà d'avoir lu cette demande Céline
Comme nous sommes en train de structurer notre voyage, et que le temps manque, nous aimerions des conseils d'autres voyageurs: - une bonne adresse pour l'arrivée à Hanoï? confortable mais pas luxe non plus. - paysages de montagnes/rizières/ethnies : plutôt privilégier la direction de Sapa ou de Cao Bang? - baie d'along...j'entends parler partie terrestre partie cat bat...quoi penser? où se poser pour prendre l'atmosphere tranquillement Est ce facile de se loger à si nombreux ou il vaut mieux reserver d'ici? - pour aller vers Danang : plutot avion ou train de nuit....j'aime bcp varier les moyens de transport quand on visite mais il faut que ce soit un minimum confortable quand même si vous avez des lieux guesthouse ou hotel chouette, je suis preneuse
enfin, j'avais contacté une agence ds un 1er temps mais c'est vraiment très couteux J'ai l'impression que tout pourra s'organiser assez facilement sur place....mais j'ai un doute pour le Nord si on va du coté de Cao Bang: ça ne sera pas plus simple pour être plus en contact avec la population d'avoir un guide, conducteur d'un moyen de transport et facilitateur ....qu'en dites vous?
allez...ensuite...je vous proposerai la répartition des jours entre les différents lieux pour que vous nous aidiez...merci déjà d'avoir lu cette demande Céline
Voyager seule six semaines à vélo, premières expériences English translation pending
bonjour, je prepare un tour a velo dans le sud ouest, ma region de naissance. premiere fois pour moi, jai un an pour me preparer. jai une foule de questions et suis preneuse des bons conseils. lideal serait de rentrer en contact avec quelques personnes qui ont de l'experience.
mes questions en gros pour aujourdhui:
- y a til possibilite de faire un transfert de bagage et surtout velo dun aeroport a un autre car je vais avoir un changement. jarrive du quebec.
- je pensais etablir des contacts avant le depart pour logement, car peu de budget et je veux baser ce voyage sur le partage et rencontres, ce que je fais dans ma vie. jaime lalimentation crue, vegetarienne, les jardins, les enfants, les causes humaines.(pour decrire les interets qui maniment)
- que me conseillez vous comme tente si cela reste quand meme une bonne idee dautonomie.
merci
merci
Liban pour une semaine: compte rendu de voyage English translation pending
Bonjour à tous,
Voici un petit compte-rendu synthétique de mon voyage au Liban, fin juin 2015 (1 semaine sur place):
Jour 1 Arrivée à Beyrouth.
· Le visa est gratuit et obtenu à l’arrivée à l’aéroport. A noter qu'ils demandent s’il y a un visa israélien dans le passeport.
Trajet :
Taxi aéroport –> centre de Beyrouth : 25$ (c’est moins cher au retour : compter 15$ dans l’autre sens ). On l’avait réservé à l’avance par confort, mais on doit trouver moins cher en le prenant sur place.
Jour 2
· Visite des grottes de Jeita et de Byblos sur la journée. Nuit à Beyrouth.
Trajet :
Pour aller aux grottes : Bus Beyrouth direction le nord, et descendre à Marfa Jeita = 3.500 LBP/pers. Puis il faut nécessairement prendre un taxi ou un service (taxi partagé) de Marfa Jeita jusqu’aux grottes car on ne peut y accéder ni en bus ni en van. Taxi Marfa Jeita/grottes = 10.000 LBP en taxi privé (par voiture) x2 pour le retour.
Pour aller à Byblos : Mini-van Marfa Jeita /Byblos = 1.5000 LBP/pers
Jour 3
· Départ de Beyrouth vers Tripoli. Arrivée fin de matinée, et visite de Tripoli l’après-midi : les souks aux ambiances si envoutantes, les mosquées à chaque coin de ruelle, les fabriques de savon, les hammams désaffectés (ne pas rater le hammam Ezzedine et la visite très intéressante par l’adorable guide du lieu). La ville vaut vraiment le voyage, c’est un des endroits que j’ai préféré au Liban.
· Ballade à la foire internationale de Tripoli (un projet initié en 1962 par l’architecte brésilien Oscar Niemeyer pour accueillir une Exposition Universelle, abandonné en 1975 par la guerre civile). Un lieu totalement surréaliste… à voir.
· Nuit à Tripoli.
Note : éviter de visiter Tripoli le vendredi car tout est fermé.
Trajet :
Mini-van Beyrouth/Tripoli = 3000 LBP/pers
Jour 4
· Départ de Tripoli vers la vallée de la Qadisha : Tanourine et les forêts de Cèdres, la maison du Patriarche des maronites (Dimane), Bcharré, halte à Hasroun et ses vieilles maisons traditionnelles, musée Gibran, maison de St Charbel (un moine-ermite libanais figure emblématique des maronites dont le tombeau attire de nombreux pèlerins), Les Cèdres.
· Poursuite de la route vers Baalbeck. Nuit à Baalbek. Attention, la route de Bcharré à Baalbek n’est praticable qu’en été car un col peut être fermé en raison de la neige : bien se renseigner à l’avance. D’autant que de nombreux chauffeurs sont assez réticents pour faire cette route.
Trajet
En voiture (taxi privé). 200$ la journée. Le tarif est élevé en raison du nombre important de km sur la journée, et du fait que le chauffeur revenait à Tripoli après Baalbek. Pour une journée « normale », on trouvait du 120-150$ la journée.
Jour 5
· Visite du site archéologique de Baalbek : à ne pas manquer, c’est magnifique.
· Puis départ de Baalbek retour vers Beyrouth.
· Ballade dans Beyrouth : quartiers Mar Mikhael, Gemmazieh, palais Sursok, Mosquée Al-Amin, St Georges Maronite cathédrale.
· Nuit à Beyrouth.
Trajet
Mini-van direct Baalbek/Beyrouth : 5.000 LBP/pers
Jour 6
· Départ de Beyrouth vers Tyr.
· Ballade dans les petites ruelles de Tyr, le souk très agréable… (une version miniature de celui de Tripoli), puis plage publique pour profiter du soleil et de la mer :-)
· Nuit à Tyr.
Trajet
Taxi privé Beyrouth/Tyr (1h vs 2h/3h en van, suivant les bouchons) : 20.000 LBP pour toute la voiture.
Jour 7
· Visite du site archéologique de Tyr : le faire à la fraiche, vue magnifique le matin avec la mer en contre-plan…
· Départ de Tyr vers Saida.
· Visite de la vieille ville de Saida : les souks, hammam (passer la tête par la fenêtre du hammam Al Wadr désaffecté), la maison Debane, les mosquées…
· Retour à Beyrouth. Nuit à Beyrouth.
Trajet
Mini-Van Saida/Beyrouth : 2.000 LBP/pers
Jour 8
· Ballade dans le centre de Beyrouth : Gemmazieh, rue Gouraud, The Egg (un lieu complètement improbable, cinéma iconique abandonné au centre de la ville), front de mer, new Beyrouth waterhouse, St Georges hotel, la corniche, new lighthouse, Pigeon Rocks, Beirut Art Center. Ballade dans Ashrafieh.
· Nuit à Beyrouth
Jour 9
· Ballade dans le centre de Beyrouth : Hamra, le campus américain, petit itinéraire autour de buildings intéressants (Murr Tower, Gefinor building…)
· Piscine sur la Corniche pour la dernière aprem :-)
· Avion dans la nuit, back to France, fin d’un superbe voyage…
Ce que j’ai préféré :
· Tripoli & Saida pour leur ambiance, les ruelles hors du temps, les souks….
· Baalbek.
Mais globalement j'ai beaucoup apprécié la diversité des ambiances, des sites (archéologiques, naturels, villes) & des populations. Et ce formidable mélange d'orient et d'occident...
Trajet
Les différents modes possibles, suivant son budget et son temps :
· Les bus : gros coaches confortables, il y a la clim, peu de monde. Ils sont plus rapides et un peu plus chers que les mini-van. Mais il faut aller à la gare routière (station Charles Helou pour le Nord, ou Cola pour le Sud)
· Mini-van : inconfortables (mais pittoresques ! sans clim, musique à fond, souvent bondés). Très lents car ils s’arrêtent partout ! Conduite plus que sportive. Mais très peu chers. Et surtout on peut les héler sur le bord de la route, il y en a partout et tout le temps. On aurait préféré prendre les bus mais les van sont tellement répandus que c’est le plus pratique à prendre.
· Taxi privé : nécessaires pour certaines régions inaccessibles en transports collectifs, ou pour gagner du temps.
· Taxi service (collectif) : taxi partagé avec d’autres passagers.
Globalement, que ce soit pour les van ou taxi, les prix varient du simple ou double (voire au triple) suivant ses qualités de négociation J
Logement
· Beyrouth : guesthouse « Baffa House » que je recommande chaleureusement, quartier Mar Mikhael de Beyrouth, un quartier très vivant et agréable de la capitale.
· Autres nuits à Beyrouth : de nombreux Airbnb sont disponibles dans la capitale, dans tous les quartiers et à tous les prix.
· Tripoli : guesthouse « Beit El Nessim », un havre de paix et d’enchantement dans le quartier El Mina…
· Tyr : hotel El Fanar. A noter qu’en juin tout était complet à Tyr… essayer de réserver à l’avance car peu d’hôtels à Tyr et assez chers.
Pour ce type de logements (prestations de qualité supérieure), compter 100$ la chambre double. On peut trouver beaucoup moins cher, suivant les quartiers et avec des prestations bien moins élevées.
Budget
· Total de 700€ la semaine par personne (logement, repas, transports, visites) + 280€ de billet d’avion = 1.000€ la semaine tout compris, mais avec de bons restos et logement ++. Le budget peut donc être considérablement réduit en prenant des prestations inférieures.
· Détail pour la semaine : 220€ de repas/pers. 140€ pour les transports (dont une journée avec taxi privé, donc). 300€ de logement/pers.
Sécurité
Absolument aucun problème nulle part. Ni à Tripoli, ni à Baalbek. Bien se renseigner localement avant, car la situation peut évoluer rapidement.
Un immense merci à Mademoiselle Cocottte pour tous ses conseils judicieux et sa grande disponibilité. Mon voyage n’aurait pas été pareil sans tous ses conseils sur mon itinéraire, les lieux à visiter, et toutes les bonnes adresses. Merci encore Claire !
J’espère que ce petit compte rendu pourra vous être utile. Encore une fois, ce n’est que mon expérience de voyage, façonnée au gré de mes envies et centres d’intérêt. A vous de vous faire la vôtre 🙂
Voici un petit compte-rendu synthétique de mon voyage au Liban, fin juin 2015 (1 semaine sur place):
Jour 1 Arrivée à Beyrouth.
· Le visa est gratuit et obtenu à l’arrivée à l’aéroport. A noter qu'ils demandent s’il y a un visa israélien dans le passeport.
Trajet :
Taxi aéroport –> centre de Beyrouth : 25$ (c’est moins cher au retour : compter 15$ dans l’autre sens ). On l’avait réservé à l’avance par confort, mais on doit trouver moins cher en le prenant sur place.
Jour 2
· Visite des grottes de Jeita et de Byblos sur la journée. Nuit à Beyrouth.
Trajet :
Pour aller aux grottes : Bus Beyrouth direction le nord, et descendre à Marfa Jeita = 3.500 LBP/pers. Puis il faut nécessairement prendre un taxi ou un service (taxi partagé) de Marfa Jeita jusqu’aux grottes car on ne peut y accéder ni en bus ni en van. Taxi Marfa Jeita/grottes = 10.000 LBP en taxi privé (par voiture) x2 pour le retour.
Pour aller à Byblos : Mini-van Marfa Jeita /Byblos = 1.5000 LBP/pers
Jour 3
· Départ de Beyrouth vers Tripoli. Arrivée fin de matinée, et visite de Tripoli l’après-midi : les souks aux ambiances si envoutantes, les mosquées à chaque coin de ruelle, les fabriques de savon, les hammams désaffectés (ne pas rater le hammam Ezzedine et la visite très intéressante par l’adorable guide du lieu). La ville vaut vraiment le voyage, c’est un des endroits que j’ai préféré au Liban.
· Ballade à la foire internationale de Tripoli (un projet initié en 1962 par l’architecte brésilien Oscar Niemeyer pour accueillir une Exposition Universelle, abandonné en 1975 par la guerre civile). Un lieu totalement surréaliste… à voir.
· Nuit à Tripoli.
Note : éviter de visiter Tripoli le vendredi car tout est fermé.
Trajet :
Mini-van Beyrouth/Tripoli = 3000 LBP/pers
Jour 4
· Départ de Tripoli vers la vallée de la Qadisha : Tanourine et les forêts de Cèdres, la maison du Patriarche des maronites (Dimane), Bcharré, halte à Hasroun et ses vieilles maisons traditionnelles, musée Gibran, maison de St Charbel (un moine-ermite libanais figure emblématique des maronites dont le tombeau attire de nombreux pèlerins), Les Cèdres.
· Poursuite de la route vers Baalbeck. Nuit à Baalbek. Attention, la route de Bcharré à Baalbek n’est praticable qu’en été car un col peut être fermé en raison de la neige : bien se renseigner à l’avance. D’autant que de nombreux chauffeurs sont assez réticents pour faire cette route.
Trajet
En voiture (taxi privé). 200$ la journée. Le tarif est élevé en raison du nombre important de km sur la journée, et du fait que le chauffeur revenait à Tripoli après Baalbek. Pour une journée « normale », on trouvait du 120-150$ la journée.
Jour 5
· Visite du site archéologique de Baalbek : à ne pas manquer, c’est magnifique.
· Puis départ de Baalbek retour vers Beyrouth.
· Ballade dans Beyrouth : quartiers Mar Mikhael, Gemmazieh, palais Sursok, Mosquée Al-Amin, St Georges Maronite cathédrale.
· Nuit à Beyrouth.
Trajet
Mini-van direct Baalbek/Beyrouth : 5.000 LBP/pers
Jour 6
· Départ de Beyrouth vers Tyr.
· Ballade dans les petites ruelles de Tyr, le souk très agréable… (une version miniature de celui de Tripoli), puis plage publique pour profiter du soleil et de la mer :-)
· Nuit à Tyr.
Trajet
Taxi privé Beyrouth/Tyr (1h vs 2h/3h en van, suivant les bouchons) : 20.000 LBP pour toute la voiture.
Jour 7
· Visite du site archéologique de Tyr : le faire à la fraiche, vue magnifique le matin avec la mer en contre-plan…
· Départ de Tyr vers Saida.
· Visite de la vieille ville de Saida : les souks, hammam (passer la tête par la fenêtre du hammam Al Wadr désaffecté), la maison Debane, les mosquées…
· Retour à Beyrouth. Nuit à Beyrouth.
Trajet
Mini-Van Saida/Beyrouth : 2.000 LBP/pers
Jour 8
· Ballade dans le centre de Beyrouth : Gemmazieh, rue Gouraud, The Egg (un lieu complètement improbable, cinéma iconique abandonné au centre de la ville), front de mer, new Beyrouth waterhouse, St Georges hotel, la corniche, new lighthouse, Pigeon Rocks, Beirut Art Center. Ballade dans Ashrafieh.
· Nuit à Beyrouth
Jour 9
· Ballade dans le centre de Beyrouth : Hamra, le campus américain, petit itinéraire autour de buildings intéressants (Murr Tower, Gefinor building…)
· Piscine sur la Corniche pour la dernière aprem :-)
· Avion dans la nuit, back to France, fin d’un superbe voyage…
Ce que j’ai préféré :
· Tripoli & Saida pour leur ambiance, les ruelles hors du temps, les souks….
· Baalbek.
Mais globalement j'ai beaucoup apprécié la diversité des ambiances, des sites (archéologiques, naturels, villes) & des populations. Et ce formidable mélange d'orient et d'occident...
Trajet
Les différents modes possibles, suivant son budget et son temps :
· Les bus : gros coaches confortables, il y a la clim, peu de monde. Ils sont plus rapides et un peu plus chers que les mini-van. Mais il faut aller à la gare routière (station Charles Helou pour le Nord, ou Cola pour le Sud)
· Mini-van : inconfortables (mais pittoresques ! sans clim, musique à fond, souvent bondés). Très lents car ils s’arrêtent partout ! Conduite plus que sportive. Mais très peu chers. Et surtout on peut les héler sur le bord de la route, il y en a partout et tout le temps. On aurait préféré prendre les bus mais les van sont tellement répandus que c’est le plus pratique à prendre.
· Taxi privé : nécessaires pour certaines régions inaccessibles en transports collectifs, ou pour gagner du temps.
· Taxi service (collectif) : taxi partagé avec d’autres passagers.
Globalement, que ce soit pour les van ou taxi, les prix varient du simple ou double (voire au triple) suivant ses qualités de négociation J
Logement
· Beyrouth : guesthouse « Baffa House » que je recommande chaleureusement, quartier Mar Mikhael de Beyrouth, un quartier très vivant et agréable de la capitale.
· Autres nuits à Beyrouth : de nombreux Airbnb sont disponibles dans la capitale, dans tous les quartiers et à tous les prix.
· Tripoli : guesthouse « Beit El Nessim », un havre de paix et d’enchantement dans le quartier El Mina…
· Tyr : hotel El Fanar. A noter qu’en juin tout était complet à Tyr… essayer de réserver à l’avance car peu d’hôtels à Tyr et assez chers.
Pour ce type de logements (prestations de qualité supérieure), compter 100$ la chambre double. On peut trouver beaucoup moins cher, suivant les quartiers et avec des prestations bien moins élevées.
Budget
· Total de 700€ la semaine par personne (logement, repas, transports, visites) + 280€ de billet d’avion = 1.000€ la semaine tout compris, mais avec de bons restos et logement ++. Le budget peut donc être considérablement réduit en prenant des prestations inférieures.
· Détail pour la semaine : 220€ de repas/pers. 140€ pour les transports (dont une journée avec taxi privé, donc). 300€ de logement/pers.
Sécurité
Absolument aucun problème nulle part. Ni à Tripoli, ni à Baalbek. Bien se renseigner localement avant, car la situation peut évoluer rapidement.
Un immense merci à Mademoiselle Cocottte pour tous ses conseils judicieux et sa grande disponibilité. Mon voyage n’aurait pas été pareil sans tous ses conseils sur mon itinéraire, les lieux à visiter, et toutes les bonnes adresses. Merci encore Claire !
J’espère que ce petit compte rendu pourra vous être utile. Encore une fois, ce n’est que mon expérience de voyage, façonnée au gré de mes envies et centres d’intérêt. A vous de vous faire la vôtre 🙂
De Cape Town à Johannesburg English translation pending
Note aux nouveaux lecteurs:
Bonjour, Au départ il ne s agissait que d'un voyage. Au fil du temps c'est devenu un tournicota en afs et dans les pays voisins... Donc on fera ensemble, si vous le voulez ce tournicoti tournicota en passant par les différentes régions d'afs avec en supplément le Lesotho, le pays Swazi, un bout de Bots et un bout de Namibie.
Un petit compte-rendu sur notre dernier voyage en AFS (le N°14). Le parcours : Cape Town, Paternoster, Cederberg, Clanwilliam, Upington, Augrabies, Kuruman, Madikwe, Cradle of Humankind, Joburg. Tout a été fait par nos soins via le net et en direct.
L’avion : Turkish CDG Istanbul Cape Town et retour Joburg Istanbul CDG. Le transfert à Istanbul se fait facilement dans les 2 heures allouées. A Joburg, il s’agit d’une escale technique…Le plein, les niveaux et le pare-brise ? Et on prend des passagers. Vol de nuit. Arrivée à CapeTown vers 13 heures. 750 €. Les compagnies aériennes ont décidé que les passagers devaient se contenter de peu de place…Idem chez Turkish mais pareil qu’avec Lufthansa, AF ou autres…A380 ou pas.
La voiture : Un Fortuner 4x4 de Toyota, extra, voiture en ordre, aucun souci. La version 4x4 avait son intérêt pour le Cederberg, un côté rassurant aux Augrabies et ailleurs…Un SUV était tout à fait suffisant même si moins rassurant sauf dans le Cederberg vu ce que nous voulions faire.
Après coup, seule l’étape d’Upington était inutile. Les Augrabies valent le long détour.
Septembre…Un poil trop tard pour les fleurs de la West Coast et du Cederberg mais un poil trop tôt pour les Augrabies et la route avant et après Clanwilliam. Tout cela dépend des pluies…Et je ne suis pas prévisionniste météo !
Dissertons plus précisément :
Cape Town :
Comme d’habitude, les chiens renifleurs sont des beagles…Et pas des Bergers Belges ou des Bergers Allemands. Plus sympas peut-être mais le contrôle discret est loin d’être anodin. On peut changer son liquide dès l’aéroport, le prix de la commission n’est pas catastrophique ! Notre point de chute est une guest house à Camps Bay.
Camps Bay a beaucoup d’avantages.
L’ambiance est plus cool. La situation permet d’aller facilement dans toutes les directions…Le centre-ville, la région des vins, la péninsule, la route de l’Est, les sites de Table Mountain, Signal Hills, Lion’s Head, le quartier malais…Bref, on est à peu de distance de tout ! L’endroit est superbe, la plage aussi même si l’eau est « frisquette++ ». Nombreux restos sur Camps Bay drive et passage des bustouristiques (qui peuvent être très utiles).
Se lever tôt ! C’est le premier conseil en AFS ! La nuit tombe vers 18 heures. Les restos sont au taquet à 19 heures. Donc on se lève tôt et si Table Mountain est dégagée…On y va !C’est le meilleur moment (pas encore de queues, une vue très claire). Autre conseil : La montée de Lion’s Head…Montée pas difficile ne nécessitant qu’un peu de gambettes (une bonne matinée en tout, prenez de l’eau, c’est safe)…Le pied intégral et à mon sens la meilleure vue sur…tout ! L’apéro du soir sur Signal Hill ? La passion des sud af pour les sundowners est exotique…C’est aussi un plan valable. Après Table Mountain ou Lion’s Head…Un petit tour surWaterfront. Attention, on retombe sur le touristique plein pot mais on y mange et on y achète des cartes postales…Surtout on prend le bateau pour Robben Island.
Robben Island : Vous pouvez réserver via le net. Certaines traversées sont complètes. Evitez si possible celle de 12/13 heures car le plus de monde et le bateau le plus lent du monde ! Evidemment avec le soleil la vue sur la baie vaut à elle seule la traversée…Mais c’est pour la prison que vous y allez ! Nous y étions au début des années 2000 donc 3 ou 4 ans seulement après qu’elle soit visitable. Il y soufflait un vent d’enthousiasme, de volonté d’expliquer, de dire et de pardonner… 10 ans plus tard, ce sont toujours les anciens prisonniersqui font la visite principale mais le vent est retombé… Le public aussi a changé…Quelquefois plus intéressé par son Facebook, acheter une glace ou glousser avec son voisin… J’en reviens cette année avec un goût un peu amer… Robben Island attraction touristique appartenant au passé ou mémoire vivante d’un passé proche et lourd ? Acteurs et spectateurs ont changé ? En bien ?
La péninsule du Cap : Evidemment à faire et mérite sa journée ! Quelques conseils : Allez-y via la route Ouest après la route touristique payante qui suit Hout Bay. C’est plus joli, bien plus… Attention babouins qui savent parfaitement et très rapidement ouvrir la portière de votre voiture (passagers ou pas !). Donc avoir l’obsession de la fermeture centralisée des portières. Les randonneurs ne sont ridicules armés d’un bâton. Prenezgarde à votre sac. Ne résistez pas en cas d’intervention babouine ! Après le petit « funiculaire » prenez le petitcircuit pour aller au bout du bout de la pointe. Ne confondez pas Cape Point et Cape of Good Hope. Ouvrez vos yeux pour chercher les baleines…Et plutôt côté Est et au pied des falaises.
Faites coucou aux Dassies (Damans, Roch Hyrax) pas timides mais ce n’est pas une raison pour les nourrir ou essayer de les toucher. N’oubliez pas qu’ils font partie du même embranchement que les éléphants ! Le resto de la pointe du Cap est touristique, certes mais pratique. Revenez par Simon’s Town pour voir les pingouins de BouldersBeach.
Hermanus : Une excursion (1h30 de route) incontournable par beau tempset à la bonne saison. Des baleines quelques fois comme s’il en pleuvait. Une route le long de la côte (à l’aller) qui est un enchantement… et passez par Betty’s Bay pour voir ou revoir des pingouins(plus, pour 15 rands, dans un coin moins aménagé…mais plus pour longtemps). Voilà nos 3 journées bien occupées…
Ce qui a changé en 15 ans (j’y reviendrai souvent) : Moins de bidons villes et avec de l’éclairage, de l’eau…Plusde quartiers pas riches mais moins pauvres. Une plus grande mixité. Les noirs… Remarque : Je dis les noirs sans racisme ou autre connotation. Quand vous êtes sud af on vous demande, même si vous êtes blonde comme les blés de vous définir comme « white » (blancs), « coloured » (métis)ou « black » (noir). Pour moi, c’est un fait pas un jugement…De toute façon nous avons tous et toutes le même grand-père ou la même grand-mère (j’yreviendrai).
Donc, les noirs sont aussi des clients dans les restos…On voit des couples mixtes…Sur la route, il y a 15 ans (moins à Cape Town qu’ailleurs), sur la route voiture = blancs. Si voiture avec non blancs = voiture pourrie.Aujourd’hui, ce n’est plus vrai. On voit beaucoup d’homosexuels… qui ne se cachent pas. (Noussommes à Cape Town mais cela a aussi changé). On voit beaucoup de noirs venant de RDC. Il y a un stade de foot pour moi totalement anachronique enplein milieu de Cape Town.
Pour une première intervention c’est suffisant pour aujourd’hui…
Michel
PS : tout ceci n’est que mon opinion ou mon ressenti.
Bonjour, Au départ il ne s agissait que d'un voyage. Au fil du temps c'est devenu un tournicota en afs et dans les pays voisins... Donc on fera ensemble, si vous le voulez ce tournicoti tournicota en passant par les différentes régions d'afs avec en supplément le Lesotho, le pays Swazi, un bout de Bots et un bout de Namibie.
Un petit compte-rendu sur notre dernier voyage en AFS (le N°14). Le parcours : Cape Town, Paternoster, Cederberg, Clanwilliam, Upington, Augrabies, Kuruman, Madikwe, Cradle of Humankind, Joburg. Tout a été fait par nos soins via le net et en direct.
L’avion : Turkish CDG Istanbul Cape Town et retour Joburg Istanbul CDG. Le transfert à Istanbul se fait facilement dans les 2 heures allouées. A Joburg, il s’agit d’une escale technique…Le plein, les niveaux et le pare-brise ? Et on prend des passagers. Vol de nuit. Arrivée à CapeTown vers 13 heures. 750 €. Les compagnies aériennes ont décidé que les passagers devaient se contenter de peu de place…Idem chez Turkish mais pareil qu’avec Lufthansa, AF ou autres…A380 ou pas.
La voiture : Un Fortuner 4x4 de Toyota, extra, voiture en ordre, aucun souci. La version 4x4 avait son intérêt pour le Cederberg, un côté rassurant aux Augrabies et ailleurs…Un SUV était tout à fait suffisant même si moins rassurant sauf dans le Cederberg vu ce que nous voulions faire.
Après coup, seule l’étape d’Upington était inutile. Les Augrabies valent le long détour.
Septembre…Un poil trop tard pour les fleurs de la West Coast et du Cederberg mais un poil trop tôt pour les Augrabies et la route avant et après Clanwilliam. Tout cela dépend des pluies…Et je ne suis pas prévisionniste météo !
Dissertons plus précisément :
Cape Town :

Comme d’habitude, les chiens renifleurs sont des beagles…Et pas des Bergers Belges ou des Bergers Allemands. Plus sympas peut-être mais le contrôle discret est loin d’être anodin. On peut changer son liquide dès l’aéroport, le prix de la commission n’est pas catastrophique ! Notre point de chute est une guest house à Camps Bay.
Camps Bay a beaucoup d’avantages.

L’ambiance est plus cool. La situation permet d’aller facilement dans toutes les directions…Le centre-ville, la région des vins, la péninsule, la route de l’Est, les sites de Table Mountain, Signal Hills, Lion’s Head, le quartier malais…Bref, on est à peu de distance de tout ! L’endroit est superbe, la plage aussi même si l’eau est « frisquette++ ». Nombreux restos sur Camps Bay drive et passage des bustouristiques (qui peuvent être très utiles).
Se lever tôt ! C’est le premier conseil en AFS ! La nuit tombe vers 18 heures. Les restos sont au taquet à 19 heures. Donc on se lève tôt et si Table Mountain est dégagée…On y va !C’est le meilleur moment (pas encore de queues, une vue très claire). Autre conseil : La montée de Lion’s Head…Montée pas difficile ne nécessitant qu’un peu de gambettes (une bonne matinée en tout, prenez de l’eau, c’est safe)…Le pied intégral et à mon sens la meilleure vue sur…tout ! L’apéro du soir sur Signal Hill ? La passion des sud af pour les sundowners est exotique…C’est aussi un plan valable. Après Table Mountain ou Lion’s Head…Un petit tour surWaterfront. Attention, on retombe sur le touristique plein pot mais on y mange et on y achète des cartes postales…Surtout on prend le bateau pour Robben Island.
Robben Island : Vous pouvez réserver via le net. Certaines traversées sont complètes. Evitez si possible celle de 12/13 heures car le plus de monde et le bateau le plus lent du monde ! Evidemment avec le soleil la vue sur la baie vaut à elle seule la traversée…Mais c’est pour la prison que vous y allez ! Nous y étions au début des années 2000 donc 3 ou 4 ans seulement après qu’elle soit visitable. Il y soufflait un vent d’enthousiasme, de volonté d’expliquer, de dire et de pardonner… 10 ans plus tard, ce sont toujours les anciens prisonniersqui font la visite principale mais le vent est retombé… Le public aussi a changé…Quelquefois plus intéressé par son Facebook, acheter une glace ou glousser avec son voisin… J’en reviens cette année avec un goût un peu amer… Robben Island attraction touristique appartenant au passé ou mémoire vivante d’un passé proche et lourd ? Acteurs et spectateurs ont changé ? En bien ?
La péninsule du Cap : Evidemment à faire et mérite sa journée ! Quelques conseils : Allez-y via la route Ouest après la route touristique payante qui suit Hout Bay. C’est plus joli, bien plus… Attention babouins qui savent parfaitement et très rapidement ouvrir la portière de votre voiture (passagers ou pas !). Donc avoir l’obsession de la fermeture centralisée des portières. Les randonneurs ne sont ridicules armés d’un bâton. Prenezgarde à votre sac. Ne résistez pas en cas d’intervention babouine ! Après le petit « funiculaire » prenez le petitcircuit pour aller au bout du bout de la pointe. Ne confondez pas Cape Point et Cape of Good Hope. Ouvrez vos yeux pour chercher les baleines…Et plutôt côté Est et au pied des falaises.

Faites coucou aux Dassies (Damans, Roch Hyrax) pas timides mais ce n’est pas une raison pour les nourrir ou essayer de les toucher. N’oubliez pas qu’ils font partie du même embranchement que les éléphants ! Le resto de la pointe du Cap est touristique, certes mais pratique. Revenez par Simon’s Town pour voir les pingouins de BouldersBeach.
Hermanus : Une excursion (1h30 de route) incontournable par beau tempset à la bonne saison. Des baleines quelques fois comme s’il en pleuvait. Une route le long de la côte (à l’aller) qui est un enchantement… et passez par Betty’s Bay pour voir ou revoir des pingouins(plus, pour 15 rands, dans un coin moins aménagé…mais plus pour longtemps). Voilà nos 3 journées bien occupées…
Ce qui a changé en 15 ans (j’y reviendrai souvent) : Moins de bidons villes et avec de l’éclairage, de l’eau…Plusde quartiers pas riches mais moins pauvres. Une plus grande mixité. Les noirs… Remarque : Je dis les noirs sans racisme ou autre connotation. Quand vous êtes sud af on vous demande, même si vous êtes blonde comme les blés de vous définir comme « white » (blancs), « coloured » (métis)ou « black » (noir). Pour moi, c’est un fait pas un jugement…De toute façon nous avons tous et toutes le même grand-père ou la même grand-mère (j’yreviendrai).
Donc, les noirs sont aussi des clients dans les restos…On voit des couples mixtes…Sur la route, il y a 15 ans (moins à Cape Town qu’ailleurs), sur la route voiture = blancs. Si voiture avec non blancs = voiture pourrie.Aujourd’hui, ce n’est plus vrai. On voit beaucoup d’homosexuels… qui ne se cachent pas. (Noussommes à Cape Town mais cela a aussi changé). On voit beaucoup de noirs venant de RDC. Il y a un stade de foot pour moi totalement anachronique enplein milieu de Cape Town.
Pour une première intervention c’est suffisant pour aujourd’hui…
Michel
PS : tout ceci n’est que mon opinion ou mon ressenti.
Snorkeling en Asie du Sud-Est en décembre/janvier English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je prépare un long voyage en Asie qui devrait s'étendre de mi-juillet à fin janvier 2014. J'ai juste prévu les grandes lignes mais j'ai besoin de votre avis pour la fin de mon itinéraire :
Mi-juillet à mi-août : Géorgie et Arménie
Mi-aout à début septembre : Iran
Mi-septembre : Inde (Uttarakhand uniquement)
Mi-septembre à mi-decembre : Nepal
Mi-décembre à fin janvier : ... ? Asie du Sud-Est...
Après le Nepal, qui est LE but de mon année sabbatique, je pensais varier un peu mon voyage car dans toute cette première partie du voyage, je compte randonner un maximum. Je pense qu'après 3 mois de treks au Nepal, un peu de plage me feront bien envie... et ça serait surtout pour y faire du snorkelling (petit budget donc je préfère vraiment si on peut voir des belles choses depuis la plage sans prendre de tour en bateau)... que me conseillez-vous ?
Trois critères me semblent essentielles : 1) Climat favorable en décembre/janvier 2) Beauté des fonds sous-marins accessibles depuis la plage 3) J'aurais mes vacances scolaires en juillet/août les années qui viendront... donc j'aimerais profiter de cette année sabbatique pour aller dans des régions qui ont un climat favorable en décembre/janvier et défavorable le en juillet/août, car c'est l'occasion ou jamais d'y aller.
Je me disais que les îles de la côte Ouest de Thaïlande devaient être bien pour ça, même si très fréquentée. Lesquelles en particuliers ? Où est-ce qu'on peut avoir de très bons fond sous-marins en partant de la plage.
Pour les Philippines : en théorie c'est la bonne saison (d'après les Guides papiers) mais d'après les discussions sur ce forum, j'ai l'impression que ce n'est plus le cas depuis quelques années. Sur quelles îles le climat est-il favorable en janvier ? Luzon m'intéresse bien car en plus du snorkelling, il y aurait pas mal de possibilité de rando. Le 3e critère que j'ai énoncé risque d'entrée en compte : si le temps est pareil aux Philippines/à Luzon, l'hiver que l'été... j'attendrais pour y aller, j'aurais bien l'occasion par la suite.
Sinon, je pensais encore aux Moluques... mais là, je n'ai pas encore trop fait de recherches. Et ça couterais plus cher en billet d'avion.
Il y a aussi Phu Quoc au Vietnam qui semble convenir à mes critères.
Très généralement, quels sont vos meilleurs souvenirs de snorkelling en Asie du Sud-Est ? Quel pays, quelle région ?
Merci de votre aide pour ces questions très très larges,
Julien
Après le Nepal, qui est LE but de mon année sabbatique, je pensais varier un peu mon voyage car dans toute cette première partie du voyage, je compte randonner un maximum. Je pense qu'après 3 mois de treks au Nepal, un peu de plage me feront bien envie... et ça serait surtout pour y faire du snorkelling (petit budget donc je préfère vraiment si on peut voir des belles choses depuis la plage sans prendre de tour en bateau)... que me conseillez-vous ?
Trois critères me semblent essentielles : 1) Climat favorable en décembre/janvier 2) Beauté des fonds sous-marins accessibles depuis la plage 3) J'aurais mes vacances scolaires en juillet/août les années qui viendront... donc j'aimerais profiter de cette année sabbatique pour aller dans des régions qui ont un climat favorable en décembre/janvier et défavorable le en juillet/août, car c'est l'occasion ou jamais d'y aller.
Je me disais que les îles de la côte Ouest de Thaïlande devaient être bien pour ça, même si très fréquentée. Lesquelles en particuliers ? Où est-ce qu'on peut avoir de très bons fond sous-marins en partant de la plage.
Pour les Philippines : en théorie c'est la bonne saison (d'après les Guides papiers) mais d'après les discussions sur ce forum, j'ai l'impression que ce n'est plus le cas depuis quelques années. Sur quelles îles le climat est-il favorable en janvier ? Luzon m'intéresse bien car en plus du snorkelling, il y aurait pas mal de possibilité de rando. Le 3e critère que j'ai énoncé risque d'entrée en compte : si le temps est pareil aux Philippines/à Luzon, l'hiver que l'été... j'attendrais pour y aller, j'aurais bien l'occasion par la suite.
Sinon, je pensais encore aux Moluques... mais là, je n'ai pas encore trop fait de recherches. Et ça couterais plus cher en billet d'avion.
Il y a aussi Phu Quoc au Vietnam qui semble convenir à mes critères.
Très généralement, quels sont vos meilleurs souvenirs de snorkelling en Asie du Sud-Est ? Quel pays, quelle région ?
Merci de votre aide pour ces questions très très larges,
Julien
Carnet de voyage 14 jours Sud Arizona, Nouveau Mexique, Route 66, Las Vegas English translation pending
Cela fait pas mal de temps que le projet de mettre au propre mes notes de notre 2ème voyage dans l'Ouest en 2008 me trottait dans la tête, mais le temps manque et il y a toujours d'autres priorités dont la rédaction de mon carnet de voyage de 2011 sur la route 66 qui n'est pas encore fini et j'ai en plus maintenant aussi à faire la rédaction de celui dans l'Est du printemps 2013.
Mais je vais inverser l'ordre de mes priorités à la sollicitation de certains amis du forum ou non qui sont à la recherche d'infos sur une partie des destinations objets de ce carnet.
Bonne lecture donc.
Introduction:
Carnet de route voyage de 14 jours Sud Arizona, Nouveau Mexique, Route 66, Las Vegas
Destination : Le Sud Arizona, le sud du Nouveau Mexique, la traversée de ces 2 états par la route 66 et un final à Vegas
Objectif : Découverte ou redécouverte d’une partie de l’ouest américain en famille. Visite ou re-visite des states parks, national parks ou national monuments de ces états, découverte de la route 66 au Nouveau Mexique, approfondissement de son tracé et de ces curiosités en Arizona, approfondissement de la visite de Las Vegas et excursion à valley of fire.
Durée : 14 jours dont 13 nuits sur place et 12 jours pleins (+ 1ere soirée courte et départ tôt pour le retour)
Période : Vacances scolaires d’Avril 2008
Contraintes : voyage réalisé en famille à 5 avec nos 3 enfants dont 2 ados (20, 16 et 13 ans), la planification c’est au printemps pour plusieurs raisons, le temps (en été il fait très chaud en Arizona et d’autant dans le sud ainsi qu’au Nevada), la période estivale n’est guère intéressante coté budget ( + de 30% sur les billets d’avions, hôtel ou motel plus chers), beaucoup plus de touristes dans les parks, et dans les motels d’où la nécessité de réserver à l’avance et du coup de se priver de la liberté de choix sur place au feelling et en fonction de l’avancement de son programme. Un voyage avec une bonne organisation mais avec aussi une certaine liberté, une part d’imprévu ou d’opportunité et d’aventure c’est notre philosophie.
Contexte : Après avoir découvert la grande majorité des parcs nationaux de l’ouest lors de notre 1er voyage de 21 jours en 2006 à travers le nord Arizona, le sud Utah, le sud ouest du Colorado, et la Californie, pour ce deuxième voyage dans l’ouest nous souhaitions découvrir les divers lieux du sud de l’Arizona que nous avions dû supprimer de nos projets de 2006 pour faute de planning trop chargé. De plus, mon oncle et ma tante ayant fait sur nos conseils un voyage dans l’ouest en 2007 comprenant pour eux la visite du sud Arizona avec une extension sur le Nouveau Mexique, ils nous avaient mis l’eau à la bouche. Le plaisir que l’on avait eu sur la route 66 avec la découverte de personnalités sympathiques et attachantes combinée à celle des icones qui parsèment cette axe, nous poussait aussi à étendre cette découverte sur un autre état, d’autant que les paysages bordant cette route mythique au Nouveau Mexique sont réputés pour être parmi les plus beaux de son parcours. Pour en finir nous souhaitions aussi faire découvrir aux enfants les incontournables de l’ouest américains qui longeaient notre parcours dont certains déjà visités et d’autres encore à découvrir car moins connus ou moins médiatisés.
Références, bibliographie : Après la lecture de plusieurs récits de voyage sur le net, de divers livres ou guides, (à l’époque je ne connaissais pas forum voyage) - Guide Michelin USA Ouest - Le routard Parcs nationaux de l’ouest américain - Road book Route 66 de B Vial et R Piau - Geo Ouest américains - Video guide Hachette Nouveau Mexique - Voir et savoir USA le sud ouest - Route 66 Spe JP Reymond - Route 66 M6 - Images of 66 Vol 1, by David Wickline - Nous sommes partis avec les guides Michelin et le routard cités ci-dessus et le Road book Route 66 de B Vial et R Piau
Organisation : Le programme, road book etc .. ont été préparés d’octobre à janvier. Les billets d’avion ont été achetés le 3.12.2007 par Ebooker sur US airways 1 escale à Philadelphie La location de voiture le 9.2.2008 via auto europe (Chrysler grand voyager) Les réservations d’hôtel à l’arrivée à Phoenix le 7.2.2008 et pour le départ à Vegas en 2.2008 (date exacte non notée) Le parking à Roissy le 19.3.2008 Pour ce voyage à 5 nous avons privilégié un pré-acheminement en voiture province Paris plus économique que le train en regard du nombre et permettant aussi de reculer le départ de la maison en évitant une nuit d’hôtel à Paris. Nous sommes partis donc très tôt dans la nuit, avons parcourus les 550 km qui nous séparent de la capital pour arrivé à Roissy pour 9h-9h30.
Dimanche 13/4 Province-Paris en voiture et vol Paris Phoenix via Philadelphie
Lundi 14/4 Phoenix-Tombstone : Casa grande ruin NM, Sagaro NM
Mardi 15/4 Tombstone- Silver city(NM): Tombstone, Bisbee, Chiricahua NM, Fort Bowie
Mercredi 16/4 Silver city(NM) - Alamogordo: Gila cliff dwelling NM, Las Cruces, la messilla, White sand dune NP
Jeudi 17/4 Alamogordo- Tucumcari : Salinas pueblo mission NM, Tucumcari
Vendredi 18/4 Tucumcari- Albuquerque : par route 66 originale, Santa Rosa, Las Vegas (NM), Pecos NP, Santa Fe
Samedi 19/4 Albuquerque- Grant : Turquoise trail, Santa Fe, Albuquerque
Dimanche 20/4 Grant – Gallup : par route 66 originale, Sky city(Acoma city), El Malpais park
Lundi 21/4 Gallup- Flagstaff : par route 66 originale, Painted desert, Petrified Forest
Mardi 22/4 Flagstaff-Flagstaff : Grand canyon, Wutpatki nm, Sunset crater
Mercredi 23/4 Flagstaff- Kingman : par route 66 originale, Williams, Seligman
Jeudi 24/4 Kingman- Las Vegas : par route 66 originale jusqu'à Needle, Oatman, Las Vegas
Vendredi 25/4 Las Vegas-Las Vegas : Valley of Fire SP, Impérial palace auto museum
Samedi 26/4 Las Vegas- Paris via Philadelphie
Dimanche 27/4 Paris Province : Broc and cars de Vierzon
Lundi 28/4 Reprise de boulot pour les uns, du chemin du collège ou lycée pour les autres

Introduction:
Carnet de route voyage de 14 jours Sud Arizona, Nouveau Mexique, Route 66, Las Vegas
Destination : Le Sud Arizona, le sud du Nouveau Mexique, la traversée de ces 2 états par la route 66 et un final à Vegas
Objectif : Découverte ou redécouverte d’une partie de l’ouest américain en famille. Visite ou re-visite des states parks, national parks ou national monuments de ces états, découverte de la route 66 au Nouveau Mexique, approfondissement de son tracé et de ces curiosités en Arizona, approfondissement de la visite de Las Vegas et excursion à valley of fire.
Durée : 14 jours dont 13 nuits sur place et 12 jours pleins (+ 1ere soirée courte et départ tôt pour le retour)
Période : Vacances scolaires d’Avril 2008
Contraintes : voyage réalisé en famille à 5 avec nos 3 enfants dont 2 ados (20, 16 et 13 ans), la planification c’est au printemps pour plusieurs raisons, le temps (en été il fait très chaud en Arizona et d’autant dans le sud ainsi qu’au Nevada), la période estivale n’est guère intéressante coté budget ( + de 30% sur les billets d’avions, hôtel ou motel plus chers), beaucoup plus de touristes dans les parks, et dans les motels d’où la nécessité de réserver à l’avance et du coup de se priver de la liberté de choix sur place au feelling et en fonction de l’avancement de son programme. Un voyage avec une bonne organisation mais avec aussi une certaine liberté, une part d’imprévu ou d’opportunité et d’aventure c’est notre philosophie.
Contexte : Après avoir découvert la grande majorité des parcs nationaux de l’ouest lors de notre 1er voyage de 21 jours en 2006 à travers le nord Arizona, le sud Utah, le sud ouest du Colorado, et la Californie, pour ce deuxième voyage dans l’ouest nous souhaitions découvrir les divers lieux du sud de l’Arizona que nous avions dû supprimer de nos projets de 2006 pour faute de planning trop chargé. De plus, mon oncle et ma tante ayant fait sur nos conseils un voyage dans l’ouest en 2007 comprenant pour eux la visite du sud Arizona avec une extension sur le Nouveau Mexique, ils nous avaient mis l’eau à la bouche. Le plaisir que l’on avait eu sur la route 66 avec la découverte de personnalités sympathiques et attachantes combinée à celle des icones qui parsèment cette axe, nous poussait aussi à étendre cette découverte sur un autre état, d’autant que les paysages bordant cette route mythique au Nouveau Mexique sont réputés pour être parmi les plus beaux de son parcours. Pour en finir nous souhaitions aussi faire découvrir aux enfants les incontournables de l’ouest américains qui longeaient notre parcours dont certains déjà visités et d’autres encore à découvrir car moins connus ou moins médiatisés.
Références, bibliographie : Après la lecture de plusieurs récits de voyage sur le net, de divers livres ou guides, (à l’époque je ne connaissais pas forum voyage) - Guide Michelin USA Ouest - Le routard Parcs nationaux de l’ouest américain - Road book Route 66 de B Vial et R Piau - Geo Ouest américains - Video guide Hachette Nouveau Mexique - Voir et savoir USA le sud ouest - Route 66 Spe JP Reymond - Route 66 M6 - Images of 66 Vol 1, by David Wickline - Nous sommes partis avec les guides Michelin et le routard cités ci-dessus et le Road book Route 66 de B Vial et R Piau
Organisation : Le programme, road book etc .. ont été préparés d’octobre à janvier. Les billets d’avion ont été achetés le 3.12.2007 par Ebooker sur US airways 1 escale à Philadelphie La location de voiture le 9.2.2008 via auto europe (Chrysler grand voyager) Les réservations d’hôtel à l’arrivée à Phoenix le 7.2.2008 et pour le départ à Vegas en 2.2008 (date exacte non notée) Le parking à Roissy le 19.3.2008 Pour ce voyage à 5 nous avons privilégié un pré-acheminement en voiture province Paris plus économique que le train en regard du nombre et permettant aussi de reculer le départ de la maison en évitant une nuit d’hôtel à Paris. Nous sommes partis donc très tôt dans la nuit, avons parcourus les 550 km qui nous séparent de la capital pour arrivé à Roissy pour 9h-9h30.
Dimanche 13/4 Province-Paris en voiture et vol Paris Phoenix via Philadelphie
Lundi 14/4 Phoenix-Tombstone : Casa grande ruin NM, Sagaro NM
Mardi 15/4 Tombstone- Silver city(NM): Tombstone, Bisbee, Chiricahua NM, Fort Bowie
Mercredi 16/4 Silver city(NM) - Alamogordo: Gila cliff dwelling NM, Las Cruces, la messilla, White sand dune NP
Jeudi 17/4 Alamogordo- Tucumcari : Salinas pueblo mission NM, Tucumcari
Vendredi 18/4 Tucumcari- Albuquerque : par route 66 originale, Santa Rosa, Las Vegas (NM), Pecos NP, Santa Fe
Samedi 19/4 Albuquerque- Grant : Turquoise trail, Santa Fe, Albuquerque
Dimanche 20/4 Grant – Gallup : par route 66 originale, Sky city(Acoma city), El Malpais park
Lundi 21/4 Gallup- Flagstaff : par route 66 originale, Painted desert, Petrified Forest
Mardi 22/4 Flagstaff-Flagstaff : Grand canyon, Wutpatki nm, Sunset crater
Mercredi 23/4 Flagstaff- Kingman : par route 66 originale, Williams, Seligman
Jeudi 24/4 Kingman- Las Vegas : par route 66 originale jusqu'à Needle, Oatman, Las Vegas
Vendredi 25/4 Las Vegas-Las Vegas : Valley of Fire SP, Impérial palace auto museum
Samedi 26/4 Las Vegas- Paris via Philadelphie
Dimanche 27/4 Paris Province : Broc and cars de Vierzon
Lundi 28/4 Reprise de boulot pour les uns, du chemin du collège ou lycée pour les autres

Pérou: récits de treks en photos English translation pending
De retour du Pérou, j'entame un récit des quelques treks & ascensions que j'y ai effectué.
Tour de l'Alpamayo
Pendant ce voyage, j'avais envie de faire un grand trek seul et en autonomie. L'avantage est une totale liberté d'itinéraire, de durée, de rythme de marche, de lieu de campement ... le bonheur. Je m'oriente vers le tour de l'Alpamayo dans la cordilliere blanche. Ce choix est guidé par le fait qu'il s'agit d'une des trois plus belles cordillieres du Pérou (les trois plus belles - du moins plus connues: C.Blanche, C.Huayshuah, C.Vilcanota) et aussi par le fait que la navigation y est rendue tres facile grâce à la carte 1/100 000 du club Alpin allemand.
Il s'agit grosso modo de la concaténation de treks classiques de cette région: le classissime trek de Santa Cruz qui longe l'Alpamayo par le sud le trek de Los Cedros qui rejoint Cashapampa à Pomabamba par le nord
Il peut s'effectuer dans un sens ou dans l'autre, le sens retenu ici étant de commencer par l'itinéraire de Santa Cruz pour permettre une meilleure acclimatation à l'altitude. L'itinéraire est inspiré d'un petit topo vu dans le numéro 44 de trek magazine. Il est donné en 9 jours mais j'ai bien l'intention de le "raccourcir" en 8 jours tout en le "prolongeant" de quelques détours :)
Etape 1: Cashampampa (2900m) - Laguna Ichiccocha (3800m) L'etape commence avec les transports en collectivos de Huaraz jusqu'à Caraz (2 heures environ) et de Caraz jusqu'à Cashapampa (2 heures aussi). J'adore ce type de transport, économique, souvent efficace et qui permet d'être au contact (parfois très rapproché vu le nombre de personnes qui montent 😉 !) de la population. Les collectivos jusqu'à Caraz sont les petits vans traditionnels tandis que ceux qui montent à Cashampampa sont des voitures classiques. C'est ici que j'ai constaté qu'on pouvait monter à 7 dans une voiture "standard": le conducteur, deux personnes sur le siège avant et quatre à l'arrière ! A l'arrière avec moi, il y'a deux allemands Max & Bernd que j'avais croisé le matin à l'hotel et que je recroiserai régulièrement pendant mon voyage, à commencer pendant ce trek puisqu'ils prévoient de faire le trek de Los Cedros.
A Cashapampa, il n'est pas difficile de trouver le chemin du trek de Santa Cruz puisque les conducteurs de collectivos - qui comprennent bien que les gringos sont venus faire un peu de marche à pied - s'arrêtent au pied du sentier marqué par un panneau. Seule difficulté d'orientation du parcours: savoir qu'après 100m, il faut tourner à gauche et pas à droite
.

Au début du sentier, je croise pas mal de personnes qui s'étonnent de la taille de mon sac dont le poids doit dépasser les quelques 20 kg. Le sentier est bien tracé et très fréquenté (c'est l'autoroute !) par les touristes en agence et par quelques insectes qui viendront bien gentiment transformer la peau de mes bras en bronzé à poids rouge. Il fait plutôt beau - même si ça se gate -, ça monte gentiment et c'est tant mieux. Avec mon sac et mon acclimatation à deux balles, je marche avec le frein à main, ce qui ne m'empêche pas de doubler tout le monde - super condition physique oblige.
J'arrive au très grand campement de Llammacoral, halte systématique des groupes. Mouais, il est pas tard, et ça sert à rien que je plante ma tente ici histoire de papoter avec les voisins: il y'a tellement de monde et personne ne se parle qu'on se croirait dans le métro parisien 🤪. Autant poursuivre jusqu'à la laguna Illicocha où je devrais trouver de la place pour ma tente d'après un de mes topos. D'ici au campement m'arrive une petite mésaventure dont je rigole aujourd'hui : je me fais attaquer par une vache ! Non non, je n'hallucine pas: le bovidé - vraissemblablement excité par la rougeur de mes coups de soleils - me charge cornes baissées ! Je le chope par les cornes mais la bestiole à de la force et je tombe en arrière sur le sac à dos. Sa corne se prend dans une bretelle de mon sac et me secoue gentiment au sol. Ouf, le proprio vient à mon secours. Bilan de l'opération: quelques éraflures et plaies aux bras mais surtout le sac à dos bien amoché et la trouille des bêtes à cornes pendant tout le parcours !!
Etape 2: Laguna Ichiccocha (3800m) - Taullipampa (4200m) Ce matin, le ciel est d'un bleu magnifique. Je peux donc admirer les quelques sommets qui dépasse la falaise en face du campement (Pucaraju et Quitaraju). Après la lagune JatunCocha, la vue sur le Quitaraju se dégage.

Aujourd'hui encore, le chemin est tranquille. Partit tot, je ne croise personne. Arrivé au lieu dit "Quishuar", je dois bifurquer à droite pour faire un "side trip" au camp sud de l'Alpamayo. Avec mon gros sac et mon acclimatation baclée, j'ai peur de me choper un MAM. Une petite forêt au pied de la montée m'apporte la solution: je vais planquer mon sac ici. Ce petit détour (3 heures aller/retour environ) vaut le coup: l'Alpamayo coté sud est pas vilain quoique pas transcendant mais surtout le Pucajirca est pas dégueu avec ses ice flutes. Comme hier, le temps se gâte - dommage - mais ne m'empêche pas d'admirer le Taulliraju depuis le campement de Taullipampa.

Etape 3: Taullipampa (4200m) - Q.Tuctubamba (3800m)
Après deux nuits à 3000, une à 3800 et à 4200 et tres peu de maux de tetes, je me considère comme suffisamment acclimaté pour lâcher le frein à main. Je décide donc de me faire un petit plaisir: je vais me faire deux étapes de 6h théoriques en une seule journée... enfin de l'action. 12h de marche théorique sans compter les arrêts et un lever/coucher du soleil à 6h/18h environ: s'agit de pas trainer. Lever et préparation matinal du sac à dos sans prendre le temps de faire sécher la tente: ca sera pour le déjeuner.
La météo est pas top top et ça ne s'arrangera pas une fois passé le Punta Union.

Le Punta Union représente un dénivellé assez faible: 550m et l'altitude reste raisonnable (4700m environ). Pourtant, j'en chie un sacré coup....mais pourquoi donc ? Alimentation et acclimatation limitées ? Sac à dos chargé ? Sans doute un peu de tout ça.
La descente s'effectue dans la purée de poids et le sentier est mal tracé. Qu'à cela ne tienne, les crottes d'anes servent de balises. En prenant la direction du col de Pucaraju, je quitte l'itinéraire de Santa Cruz pour aborder une zone peu fréquentée. D'une difficulté identique au Punta Union, le Pucaraju m'en fait baver aussi. Heureusement quand je regarde la montre et mon avancement sur la carte, je constate que j'ai explosé les temps de marche du topo trekmag. Le "lâchage de frein à main" a été efficace même si les sensations ne sont pas au rendez vous.
La météo maussage gâche cette étape et tout particulièrement la vue depuis le Pucaraju qui devrait être tout à fait sympathique par beau temps. De l'autre coté du col, les paysages ne sont pas terribles et la descente assez inintéressante. Bien fatigué, j'arrive tant bien que mal à la Q.Tuctubamba où les paysans ne parlent pas un mot d'espagnol. Zut, j'ai pas trouvé de petit Quechua illustré à la FNAC. Qu'à cela ne tienne, signes de la main et sourires sont universels chez les êtres humains. Reste à trouver un campement ce qui est loin d'être facile. Planter la tente dans la pampa ne me paraît pas raisonnable: trop humide; j'opte donc pour un terrain en pente pas terrible au niveau du chemin. Je suis bien naze et décide de fêter ça avec un boeuf Strogonnoff Travellunch... un régal !
Etape 4: Q.Tuctubamba (3800m) - Pomabamba (2900m) D'après mon topo, l'itinéraire normal devrait me mener à Jacapampa en environ 7 à 8h de marche. Assez court et puis je me verrai bien faire un petit détour par le village de Pomabamba, ne serait ce que pour m'offrir un bon diner et une nuit dans un lit. Décision prise d'aller à Pomabamba sauf s'il est tard arrivé vers Jacapampa. Avant d'en arriver là, il faut arriver à trouver où se trouve le col de Tupapa. Il n'y a plus de chemin depuis l'entrée dans la Quebrada et deux options se présentent pour le col. C'est bien la seule difficulté de navigation que j'ai rencontrée de tout le parcours. Inutile de sortir la boussole: la carte est excellente et si j'avoue avoir tergiversé, mon choix final penche vers la bonne option: "à droite". Du col, la vue aurait pu être magnifique sur le Taulliraju si la météo était du rendez vous. A Pishgopampa, il n'est vraiment pas tard et je demande le chemin pour Pomabamba. En consultant la carte, ça ne semble pas très loin et il semblerait que ce soit assez plat. En fait, c'est beaucoup plus loin que prévu et le chemin est valloné (sic). Trois heures de marche me seront nécessaires sur ce chemin interminable. Heureusement, il est assez sympathique mais bien moins que la population locale que je croise en nombre et qui me gratifie de grands sourires et de grands "hola gringo !".
Pomabamba est un petit village où il ne faut pas s'attendre au grand confort. Les hospedaje sont très sommaires et réservés aux voyageurs routards. Après 4 jours en montagne, j'enchaîne les petits bonheures: pouvoir boire un jus de pêche, une douche bien chaude aux banos termales, naviguer sur internet (si si...enfin avec une connexion 20Mb/s où "M" signifie "Milli" 😏) et un super Lomo Saltado dans mon diner à 3.5 soles.
Tour de l'Alpamayo
Pendant ce voyage, j'avais envie de faire un grand trek seul et en autonomie. L'avantage est une totale liberté d'itinéraire, de durée, de rythme de marche, de lieu de campement ... le bonheur. Je m'oriente vers le tour de l'Alpamayo dans la cordilliere blanche. Ce choix est guidé par le fait qu'il s'agit d'une des trois plus belles cordillieres du Pérou (les trois plus belles - du moins plus connues: C.Blanche, C.Huayshuah, C.Vilcanota) et aussi par le fait que la navigation y est rendue tres facile grâce à la carte 1/100 000 du club Alpin allemand.
Il s'agit grosso modo de la concaténation de treks classiques de cette région: le classissime trek de Santa Cruz qui longe l'Alpamayo par le sud le trek de Los Cedros qui rejoint Cashapampa à Pomabamba par le nord
Il peut s'effectuer dans un sens ou dans l'autre, le sens retenu ici étant de commencer par l'itinéraire de Santa Cruz pour permettre une meilleure acclimatation à l'altitude. L'itinéraire est inspiré d'un petit topo vu dans le numéro 44 de trek magazine. Il est donné en 9 jours mais j'ai bien l'intention de le "raccourcir" en 8 jours tout en le "prolongeant" de quelques détours :)
Etape 1: Cashampampa (2900m) - Laguna Ichiccocha (3800m) L'etape commence avec les transports en collectivos de Huaraz jusqu'à Caraz (2 heures environ) et de Caraz jusqu'à Cashapampa (2 heures aussi). J'adore ce type de transport, économique, souvent efficace et qui permet d'être au contact (parfois très rapproché vu le nombre de personnes qui montent 😉 !) de la population. Les collectivos jusqu'à Caraz sont les petits vans traditionnels tandis que ceux qui montent à Cashampampa sont des voitures classiques. C'est ici que j'ai constaté qu'on pouvait monter à 7 dans une voiture "standard": le conducteur, deux personnes sur le siège avant et quatre à l'arrière ! A l'arrière avec moi, il y'a deux allemands Max & Bernd que j'avais croisé le matin à l'hotel et que je recroiserai régulièrement pendant mon voyage, à commencer pendant ce trek puisqu'ils prévoient de faire le trek de Los Cedros.
A Cashapampa, il n'est pas difficile de trouver le chemin du trek de Santa Cruz puisque les conducteurs de collectivos - qui comprennent bien que les gringos sont venus faire un peu de marche à pied - s'arrêtent au pied du sentier marqué par un panneau. Seule difficulté d'orientation du parcours: savoir qu'après 100m, il faut tourner à gauche et pas à droite
.
Au début du sentier, je croise pas mal de personnes qui s'étonnent de la taille de mon sac dont le poids doit dépasser les quelques 20 kg. Le sentier est bien tracé et très fréquenté (c'est l'autoroute !) par les touristes en agence et par quelques insectes qui viendront bien gentiment transformer la peau de mes bras en bronzé à poids rouge. Il fait plutôt beau - même si ça se gate -, ça monte gentiment et c'est tant mieux. Avec mon sac et mon acclimatation à deux balles, je marche avec le frein à main, ce qui ne m'empêche pas de doubler tout le monde - super condition physique oblige.
J'arrive au très grand campement de Llammacoral, halte systématique des groupes. Mouais, il est pas tard, et ça sert à rien que je plante ma tente ici histoire de papoter avec les voisins: il y'a tellement de monde et personne ne se parle qu'on se croirait dans le métro parisien 🤪. Autant poursuivre jusqu'à la laguna Illicocha où je devrais trouver de la place pour ma tente d'après un de mes topos. D'ici au campement m'arrive une petite mésaventure dont je rigole aujourd'hui : je me fais attaquer par une vache ! Non non, je n'hallucine pas: le bovidé - vraissemblablement excité par la rougeur de mes coups de soleils - me charge cornes baissées ! Je le chope par les cornes mais la bestiole à de la force et je tombe en arrière sur le sac à dos. Sa corne se prend dans une bretelle de mon sac et me secoue gentiment au sol. Ouf, le proprio vient à mon secours. Bilan de l'opération: quelques éraflures et plaies aux bras mais surtout le sac à dos bien amoché et la trouille des bêtes à cornes pendant tout le parcours !!
Etape 2: Laguna Ichiccocha (3800m) - Taullipampa (4200m) Ce matin, le ciel est d'un bleu magnifique. Je peux donc admirer les quelques sommets qui dépasse la falaise en face du campement (Pucaraju et Quitaraju). Après la lagune JatunCocha, la vue sur le Quitaraju se dégage.

Aujourd'hui encore, le chemin est tranquille. Partit tot, je ne croise personne. Arrivé au lieu dit "Quishuar", je dois bifurquer à droite pour faire un "side trip" au camp sud de l'Alpamayo. Avec mon gros sac et mon acclimatation baclée, j'ai peur de me choper un MAM. Une petite forêt au pied de la montée m'apporte la solution: je vais planquer mon sac ici. Ce petit détour (3 heures aller/retour environ) vaut le coup: l'Alpamayo coté sud est pas vilain quoique pas transcendant mais surtout le Pucajirca est pas dégueu avec ses ice flutes. Comme hier, le temps se gâte - dommage - mais ne m'empêche pas d'admirer le Taulliraju depuis le campement de Taullipampa.

Etape 3: Taullipampa (4200m) - Q.Tuctubamba (3800m)
Après deux nuits à 3000, une à 3800 et à 4200 et tres peu de maux de tetes, je me considère comme suffisamment acclimaté pour lâcher le frein à main. Je décide donc de me faire un petit plaisir: je vais me faire deux étapes de 6h théoriques en une seule journée... enfin de l'action. 12h de marche théorique sans compter les arrêts et un lever/coucher du soleil à 6h/18h environ: s'agit de pas trainer. Lever et préparation matinal du sac à dos sans prendre le temps de faire sécher la tente: ca sera pour le déjeuner.
La météo est pas top top et ça ne s'arrangera pas une fois passé le Punta Union.

Le Punta Union représente un dénivellé assez faible: 550m et l'altitude reste raisonnable (4700m environ). Pourtant, j'en chie un sacré coup....mais pourquoi donc ? Alimentation et acclimatation limitées ? Sac à dos chargé ? Sans doute un peu de tout ça.
La descente s'effectue dans la purée de poids et le sentier est mal tracé. Qu'à cela ne tienne, les crottes d'anes servent de balises. En prenant la direction du col de Pucaraju, je quitte l'itinéraire de Santa Cruz pour aborder une zone peu fréquentée. D'une difficulté identique au Punta Union, le Pucaraju m'en fait baver aussi. Heureusement quand je regarde la montre et mon avancement sur la carte, je constate que j'ai explosé les temps de marche du topo trekmag. Le "lâchage de frein à main" a été efficace même si les sensations ne sont pas au rendez vous.
La météo maussage gâche cette étape et tout particulièrement la vue depuis le Pucaraju qui devrait être tout à fait sympathique par beau temps. De l'autre coté du col, les paysages ne sont pas terribles et la descente assez inintéressante. Bien fatigué, j'arrive tant bien que mal à la Q.Tuctubamba où les paysans ne parlent pas un mot d'espagnol. Zut, j'ai pas trouvé de petit Quechua illustré à la FNAC. Qu'à cela ne tienne, signes de la main et sourires sont universels chez les êtres humains. Reste à trouver un campement ce qui est loin d'être facile. Planter la tente dans la pampa ne me paraît pas raisonnable: trop humide; j'opte donc pour un terrain en pente pas terrible au niveau du chemin. Je suis bien naze et décide de fêter ça avec un boeuf Strogonnoff Travellunch... un régal !
Etape 4: Q.Tuctubamba (3800m) - Pomabamba (2900m) D'après mon topo, l'itinéraire normal devrait me mener à Jacapampa en environ 7 à 8h de marche. Assez court et puis je me verrai bien faire un petit détour par le village de Pomabamba, ne serait ce que pour m'offrir un bon diner et une nuit dans un lit. Décision prise d'aller à Pomabamba sauf s'il est tard arrivé vers Jacapampa. Avant d'en arriver là, il faut arriver à trouver où se trouve le col de Tupapa. Il n'y a plus de chemin depuis l'entrée dans la Quebrada et deux options se présentent pour le col. C'est bien la seule difficulté de navigation que j'ai rencontrée de tout le parcours. Inutile de sortir la boussole: la carte est excellente et si j'avoue avoir tergiversé, mon choix final penche vers la bonne option: "à droite". Du col, la vue aurait pu être magnifique sur le Taulliraju si la météo était du rendez vous. A Pishgopampa, il n'est vraiment pas tard et je demande le chemin pour Pomabamba. En consultant la carte, ça ne semble pas très loin et il semblerait que ce soit assez plat. En fait, c'est beaucoup plus loin que prévu et le chemin est valloné (sic). Trois heures de marche me seront nécessaires sur ce chemin interminable. Heureusement, il est assez sympathique mais bien moins que la population locale que je croise en nombre et qui me gratifie de grands sourires et de grands "hola gringo !".
Pomabamba est un petit village où il ne faut pas s'attendre au grand confort. Les hospedaje sont très sommaires et réservés aux voyageurs routards. Après 4 jours en montagne, j'enchaîne les petits bonheures: pouvoir boire un jus de pêche, une douche bien chaude aux banos termales, naviguer sur internet (si si...enfin avec une connexion 20Mb/s où "M" signifie "Milli" 😏) et un super Lomo Saltado dans mon diner à 3.5 soles.
Votre avis sur la France English translation pending
La France (j'allais dire notre pays , c'était oublier que le site VF est canadien, enfin c'est pas loin concernant les francophones, il s'agit de nos cousins😎), donc voilà ma réflexion: que vous ayez beaucoup voyagé ou pas, loin ou pas, à vélo, avec sac à dos (certains diraient bagpacker), en solo, en bivouac sauvage, en fréquentant les hôtels deux ou quatre étoiles, avec agence ou autrement, vous situez la France à quel niveau en matière d’intérêt touristique ou de voyage, car selon son point de vue j'ai constaté que l'on peut faire la différence entre touriste et voyageur?
Je vous livre en matière de préambule mon sentiment, la France c'est le top du top et de plus en France il y a un paradis sur Terre (certains diront que c'est un pays indépendant) la Corse. Je précise je ne suis pas corse, mais lyonnais qui ne jure que par les Vosges.
Au plaisir de vous lire Luc
Northern to Southern Alsace
Here’s a travel journal with photos, different from the ones we usually share with you.
Some of you may have heard about the legendary charm of Alsace, this small region in eastern France, right next to Germany. For those who want to visit, we’re offering this journal. While it’s not exhaustive, it covers many of the most interesting sites, and we’d love to help make your trip a success—or maybe even inspire you to take a trip there.
Introduction
" HOW BEAU-TI-FUL OUR ALSACE IS WITH ITS FRESH VALLEYS IN SUMMER, IT RI-PENS THERE WHEAT, VINES, AND HOPS "
This is the start of a little tune our elementary school teacher used to make us sing in class. That was last century. This refrain and its melody have stayed in my heart because they perfectly capture this region. I know many tourists dream of the Christmas market and the magical snowy landscapes, which makes sense, especially for visitors from the south or those with young kids. As for me, I’d recommend visiting between June and September because everything is so much more pleasant and enjoyable during the warm season.
Alsace is a mix of German organization and French art de vivre. The result? A place beautifully shaped by nature, thoughtfully developed by people, and packed with exceptional restaurants and bakeries. Plus, tourists are generally welcomed with courtesy and expertise.
The heart of the region’s tourism lies between Strasbourg and Colmar, spanning the Haut-Rhin and Bas-Rhin departments. To the west of these cities, often on the slopes between the plain and the hills, winds the famous Wine Route. From north to south, it stretches about 150 to 170 kilometers. A proper visit to Alsace takes about five days to a week—or longer if you’re really into it. I think having a car is best, as the terrain isn’t flat.
Let’s start with northern Alsace, which is less known to tourists—except for the Germans, who love strolling around and enjoying good food there.
Wissembourg sits on the border with Germany, at the very north of the Bas-Rhin, about 60 km from Strasbourg. The tourist office has set up signs near the large free parking lot, so you can take a pleasant walk through this small town. Highlights include the Saint-Pierre Saint-Paul Church (the second-largest in Alsace), the 1741 town hall, the Salt House with its unusual roof, the ramparts, and some fascinating old houses.







Hills border Alsace along its entire western frontier and also to the north. Countless hikes are possible in these low- and mid-altitude forests, where you can find chanterelles, sheep’s head mushrooms, and blueberries. Here’s a typical view taken above Wissembourg, near the Pigeonnier Pass:

Some of you may have heard about the legendary charm of Alsace, this small region in eastern France, right next to Germany. For those who want to visit, we’re offering this journal. While it’s not exhaustive, it covers many of the most interesting sites, and we’d love to help make your trip a success—or maybe even inspire you to take a trip there.
Introduction
" HOW BEAU-TI-FUL OUR ALSACE IS WITH ITS FRESH VALLEYS IN SUMMER, IT RI-PENS THERE WHEAT, VINES, AND HOPS "
This is the start of a little tune our elementary school teacher used to make us sing in class. That was last century. This refrain and its melody have stayed in my heart because they perfectly capture this region. I know many tourists dream of the Christmas market and the magical snowy landscapes, which makes sense, especially for visitors from the south or those with young kids. As for me, I’d recommend visiting between June and September because everything is so much more pleasant and enjoyable during the warm season.
Alsace is a mix of German organization and French art de vivre. The result? A place beautifully shaped by nature, thoughtfully developed by people, and packed with exceptional restaurants and bakeries. Plus, tourists are generally welcomed with courtesy and expertise.
The heart of the region’s tourism lies between Strasbourg and Colmar, spanning the Haut-Rhin and Bas-Rhin departments. To the west of these cities, often on the slopes between the plain and the hills, winds the famous Wine Route. From north to south, it stretches about 150 to 170 kilometers. A proper visit to Alsace takes about five days to a week—or longer if you’re really into it. I think having a car is best, as the terrain isn’t flat.
Let’s start with northern Alsace, which is less known to tourists—except for the Germans, who love strolling around and enjoying good food there.
Wissembourg sits on the border with Germany, at the very north of the Bas-Rhin, about 60 km from Strasbourg. The tourist office has set up signs near the large free parking lot, so you can take a pleasant walk through this small town. Highlights include the Saint-Pierre Saint-Paul Church (the second-largest in Alsace), the 1741 town hall, the Salt House with its unusual roof, the ramparts, and some fascinating old houses.







Hills border Alsace along its entire western frontier and also to the north. Countless hikes are possible in these low- and mid-altitude forests, where you can find chanterelles, sheep’s head mushrooms, and blueberries. Here’s a typical view taken above Wissembourg, near the Pigeonnier Pass:

Mauritius: From One Lagoon to Another via the Southern Roads
From one lagoon to another or from one island to another… From Blue Bay to Le Morne Brabant or from Île aux Aigrettes to Île aux Bénitiers.
In this travel journal, I invite you on a journey through the south of Mauritius—a region undoubtedly less known than the busy shores of the beach resorts, yet it’s an enchanting, authentic, and charming Mauritius that unfolds along this route.

Blue Bay, now there’s a place name that immediately sets the tone… obviously, blue is the dominant shade of this lagoon. Here, you’d almost want to add an “s” to the word *blue*, so many are the shades of blue in this bay. From the matte turquoise of the early morning, where the mangroves on the shore are reflected in the lagoon’s depths, to the translucent light blue of midday—most stunning when the sun is at its zenith. Then there’s the deep navy blue of late afternoon, as the last rays of sunlight add golden touches to the ripples.


What a joy to admire this landscape with all its tones—they shift with the angle of the sun, the presence of clouds, or even the underwater terrain (light sand or coral). How could anyone ever tire of such paradise-like sights! Let’s set the scene a little more. This lagoon is one of the largest on Mauritius, and luckily, its shores remain preserved. There are no unsightly buildings along its edges—just a few pavilions from a luxury hotel, partially hidden by *filaos* (a type of tropical pine) and coconut palms. Across the way lies the quiet village and beach of Blue Bay.

For the rest, nature reigns supreme here, with lush greenery (palm trees, *filaos*, and mangroves) alternating with light sandy beaches dotted with black rocks. The lagoon’s entrance is protected by a coral barrier, where waves from the Indian Ocean crash, forming a frothy edge that outlines the horizon. And as if this setting weren’t already idyllic enough, there’s also an island floating on these impossibly beautiful blue waters: Île des Deux Cocos. This private tropical haven has just one structure—a house with striking Moorish-style architecture. Renting it would cost a fortune, I can only imagine… so let’s just admire this dreamy landscape from afar.

Even though the lagoon’s waters are astonishingly clear, to see the tropical fish and coral, you’ll need to explore either by glass-bottom boat (the view is a bit blurry and distorted) or—much better—by snorkeling. There, you swim in the middle of a real aquarium… without any walls. The wonder is guaranteed! I’ll admit that during my (too short) snorkeling session, I didn’t see all the species in this lagoon—far from it! Apparently, there are over 72 different kinds.


But I did spot and admire some elegant angelfish, colorful parrotfish with their shimmering scales, and especially schools of striped fish—the famous sergeant majors. These two Mauritians, seen from behind with their legs in the water, have another way of interacting with the bay’s fish—they’re teasing them with fishing lines and hooks.


Exploring the lagoon can be nicely rounded out with a kayak trip. With just a few paddle strokes, I’m almost in the middle of the bay. There, during a pause, my gaze wavers between admiring the stunning surroundings and peering at the underwater world through the crystal-clear waters. Look! A few fish dart near my kayak… before quickly hiding in the coral crevices. A little farther on, near the lagoon’s shores, I now glide along the mangroves and their tangled roots—another fascinating aspect of the area to discover.

A lagoon so rich in sights and aesthetic emotions quickly makes you feel like you’ve arrived at the gates of paradise. As my thoughts drift with each stroke of the paddle, the peaceful silence of the lagoon is suddenly shattered by a growing noise… a passenger plane flies overhead before landing on a runway near the island’s airport, which is close to the lagoon. Okay, you’ve got to admit—that’s really the only detail in this environment that brings you back to reality. Can paradise truly exist on Earth? Still, luckily, takeoffs and landings aren’t *too* frequent!

Twilight comes quickly in subtropical regions—it’s now the blue hour over the blue lagoon. From Île des Deux Cocos, a few notes of rhythmic music drift over, accompanied by colorful lights. The evening will be festive well into the night…

………………………………………………………………
After the lagoon and its sea baths, it’s time for a *bain de foule*—we’re now in town. The main city in the south, with its 16,000 inhabitants, Mahébourg is even Mauritius’ second-largest urban area. Its vibe is nothing like the hustle (and traffic jams) of the capital, Port Louis. Here, no tall buildings—just residences, houses, shacks, and shops that give off the charming, laid-back atmosphere of a provincial tropical town.

You’ll encounter the crowd a little later at the central market. It’s Monday morning, a busy day, but the morning is just beginning, and some aisles of the covered market are still sparse.

Under these colorful tarps, stalls overflow with mounds of vegetables and fruits. Here, tomatoes in bulk; there, pyramids of eggplants… Farther on, fruit displays: watermelons, pineapples, bananas, and lychees—the first of the season, a vendor tells me. It all looks so appetizing! We continue our visit, weaving between crate carriers, vendors, and busy housewives feeling, weighing, and comparing the produce… before finally buying their groceries. Baskets fill up as conversations flow in a relaxed but somewhat noisy atmosphere.

Near the exit, stalls line up with Indo-Mauritian specialties. Here, the air smells of deep-fried goodness. The displays are piled high with samoussas and dholl puris—those famous flatbreads made with lentil flour and stuffed with spiced vegetables. There are also some eggplant fritters… The sight of all these local treats makes me want to try them, even if it all looks a bit (okay, *very*) greasy. Let’s grab some for our midday picnic! On the other hand, I’ll pass on the chili cakes, even though the vendor kindly offers them. I’m not used to that local *piquant* heat!

Leaving the market, we take a random street—this one’s particularly crowded and busy. It leads to another covered market, this one for clothes. Here, stalls overflow with colorful fabrics and saris, as well as T-shirts, jeans, and caps…

Near the Chaux River, just before the bridge leading to a working-class neighborhood on the outskirts, stands the old lavoir. It seems like a relic from the past—its basins are completely dry, and the place is deserted. No one is scrubbing, beating, or wringing out laundry. Either Monday isn’t laundry day here, or washing machines have replaced the *lavandières* (laundry women)?
A large community of Indian origin lives in Mahébourg, and of course, they have their places of worship, like this Hindu temple at the city’s entrance, decorated with colors and deities.

--
To be continued in the next post: the Hindu festival of Diwali, Île aux Aigrettes, the rocky cliffs of the South…

Blue Bay, now there’s a place name that immediately sets the tone… obviously, blue is the dominant shade of this lagoon. Here, you’d almost want to add an “s” to the word *blue*, so many are the shades of blue in this bay. From the matte turquoise of the early morning, where the mangroves on the shore are reflected in the lagoon’s depths, to the translucent light blue of midday—most stunning when the sun is at its zenith. Then there’s the deep navy blue of late afternoon, as the last rays of sunlight add golden touches to the ripples.


What a joy to admire this landscape with all its tones—they shift with the angle of the sun, the presence of clouds, or even the underwater terrain (light sand or coral). How could anyone ever tire of such paradise-like sights! Let’s set the scene a little more. This lagoon is one of the largest on Mauritius, and luckily, its shores remain preserved. There are no unsightly buildings along its edges—just a few pavilions from a luxury hotel, partially hidden by *filaos* (a type of tropical pine) and coconut palms. Across the way lies the quiet village and beach of Blue Bay.

For the rest, nature reigns supreme here, with lush greenery (palm trees, *filaos*, and mangroves) alternating with light sandy beaches dotted with black rocks. The lagoon’s entrance is protected by a coral barrier, where waves from the Indian Ocean crash, forming a frothy edge that outlines the horizon. And as if this setting weren’t already idyllic enough, there’s also an island floating on these impossibly beautiful blue waters: Île des Deux Cocos. This private tropical haven has just one structure—a house with striking Moorish-style architecture. Renting it would cost a fortune, I can only imagine… so let’s just admire this dreamy landscape from afar.

Even though the lagoon’s waters are astonishingly clear, to see the tropical fish and coral, you’ll need to explore either by glass-bottom boat (the view is a bit blurry and distorted) or—much better—by snorkeling. There, you swim in the middle of a real aquarium… without any walls. The wonder is guaranteed! I’ll admit that during my (too short) snorkeling session, I didn’t see all the species in this lagoon—far from it! Apparently, there are over 72 different kinds.


But I did spot and admire some elegant angelfish, colorful parrotfish with their shimmering scales, and especially schools of striped fish—the famous sergeant majors. These two Mauritians, seen from behind with their legs in the water, have another way of interacting with the bay’s fish—they’re teasing them with fishing lines and hooks.


Exploring the lagoon can be nicely rounded out with a kayak trip. With just a few paddle strokes, I’m almost in the middle of the bay. There, during a pause, my gaze wavers between admiring the stunning surroundings and peering at the underwater world through the crystal-clear waters. Look! A few fish dart near my kayak… before quickly hiding in the coral crevices. A little farther on, near the lagoon’s shores, I now glide along the mangroves and their tangled roots—another fascinating aspect of the area to discover.

A lagoon so rich in sights and aesthetic emotions quickly makes you feel like you’ve arrived at the gates of paradise. As my thoughts drift with each stroke of the paddle, the peaceful silence of the lagoon is suddenly shattered by a growing noise… a passenger plane flies overhead before landing on a runway near the island’s airport, which is close to the lagoon. Okay, you’ve got to admit—that’s really the only detail in this environment that brings you back to reality. Can paradise truly exist on Earth? Still, luckily, takeoffs and landings aren’t *too* frequent!

Twilight comes quickly in subtropical regions—it’s now the blue hour over the blue lagoon. From Île des Deux Cocos, a few notes of rhythmic music drift over, accompanied by colorful lights. The evening will be festive well into the night…

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After the lagoon and its sea baths, it’s time for a *bain de foule*—we’re now in town. The main city in the south, with its 16,000 inhabitants, Mahébourg is even Mauritius’ second-largest urban area. Its vibe is nothing like the hustle (and traffic jams) of the capital, Port Louis. Here, no tall buildings—just residences, houses, shacks, and shops that give off the charming, laid-back atmosphere of a provincial tropical town.

You’ll encounter the crowd a little later at the central market. It’s Monday morning, a busy day, but the morning is just beginning, and some aisles of the covered market are still sparse.

Under these colorful tarps, stalls overflow with mounds of vegetables and fruits. Here, tomatoes in bulk; there, pyramids of eggplants… Farther on, fruit displays: watermelons, pineapples, bananas, and lychees—the first of the season, a vendor tells me. It all looks so appetizing! We continue our visit, weaving between crate carriers, vendors, and busy housewives feeling, weighing, and comparing the produce… before finally buying their groceries. Baskets fill up as conversations flow in a relaxed but somewhat noisy atmosphere.

Near the exit, stalls line up with Indo-Mauritian specialties. Here, the air smells of deep-fried goodness. The displays are piled high with samoussas and dholl puris—those famous flatbreads made with lentil flour and stuffed with spiced vegetables. There are also some eggplant fritters… The sight of all these local treats makes me want to try them, even if it all looks a bit (okay, *very*) greasy. Let’s grab some for our midday picnic! On the other hand, I’ll pass on the chili cakes, even though the vendor kindly offers them. I’m not used to that local *piquant* heat!

Leaving the market, we take a random street—this one’s particularly crowded and busy. It leads to another covered market, this one for clothes. Here, stalls overflow with colorful fabrics and saris, as well as T-shirts, jeans, and caps…

Near the Chaux River, just before the bridge leading to a working-class neighborhood on the outskirts, stands the old lavoir. It seems like a relic from the past—its basins are completely dry, and the place is deserted. No one is scrubbing, beating, or wringing out laundry. Either Monday isn’t laundry day here, or washing machines have replaced the *lavandières* (laundry women)?
A large community of Indian origin lives in Mahébourg, and of course, they have their places of worship, like this Hindu temple at the city’s entrance, decorated with colors and deities.

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To be continued in the next post: the Hindu festival of Diwali, Île aux Aigrettes, the rocky cliffs of the South…
Trouver un hébergement pas cher à Montréal? English translation pending
Bonjour à tous,
nous arrivons à Montreal dans un peu plus d'un mois et demi, le 9 novembre exactement et ce, pour une durée d'un an minimum. Nous cherchons un endroit où dormir au début de notre séjour et suffisamment bon marché pour pouvoir y rester le temps nécessaire afin de trouver un appartement assez rapidement... nous sommes donc preneur de tout bon plan et conseil aussi bien dans la trouvaille d'hébergement à Montreal que dans la recherche d'appartement dans cette même ville.
Merci pour votre aide
Nelced
nous arrivons à Montreal dans un peu plus d'un mois et demi, le 9 novembre exactement et ce, pour une durée d'un an minimum. Nous cherchons un endroit où dormir au début de notre séjour et suffisamment bon marché pour pouvoir y rester le temps nécessaire afin de trouver un appartement assez rapidement... nous sommes donc preneur de tout bon plan et conseil aussi bien dans la trouvaille d'hébergement à Montreal que dans la recherche d'appartement dans cette même ville.
Merci pour votre aide
Nelced
Hébergement au Chili et désert d'Atacama English translation pending
Bonjour!
J'ai 17 ans, et je pars en colo itinérante au Chili pour 3 semaines, du 1er au 22 aout. Nous sommes 19 jeunes de 17 à 18, plus 3 accompagnateurs. Nous allons parcourir essentiellement le nord du Chili. Je recherche: des prestataires pour le désert D'Atacama et une virée en Bolivie. - un hébergement pas cher sur Arica, Putre, Antofagasta, La Serena, Valparaiso. éventuellement, des activités intéressantes sur ces villes.
Merci de votre aide!
Adélie =)
J'ai 17 ans, et je pars en colo itinérante au Chili pour 3 semaines, du 1er au 22 aout. Nous sommes 19 jeunes de 17 à 18, plus 3 accompagnateurs. Nous allons parcourir essentiellement le nord du Chili. Je recherche: des prestataires pour le désert D'Atacama et une virée en Bolivie. - un hébergement pas cher sur Arica, Putre, Antofagasta, La Serena, Valparaiso. éventuellement, des activités intéressantes sur ces villes.
Merci de votre aide!
Adélie =)
Recherche hébergements chez l'habitant à Odessa et Simferopol/Sébastopol en Ukraine English translation pending
bonjour
me rendant en aout en ukrain eje souhaite trouver une logement chez l'habiatnt à odessa à partir du 11 aout pour 3j et ensuite une uatre hebrgement en crimée du coté de simferopol ou sebastopol
merci pour vos reponses
youcka
Hébergement en foyer/résidence à Milan pour un an? English translation pending
Bonjour,
je suis une étudiante en architecture et je vais passer 1 an à Milan (au politecnico) à partir d'octobre 2010 je voudrais savoir s'il existe des foyers, des résidences (d'étudiants ou non) car je ne souhaite pas être en coloc avec des érasmus (non fumeuse, je suis allergique aux animaux...) je chercher par exemple des foyers religieux, enfin ce genre de choses, en connaissez-vous ?
Adeline
je suis une étudiante en architecture et je vais passer 1 an à Milan (au politecnico) à partir d'octobre 2010 je voudrais savoir s'il existe des foyers, des résidences (d'étudiants ou non) car je ne souhaite pas être en coloc avec des érasmus (non fumeuse, je suis allergique aux animaux...) je chercher par exemple des foyers religieux, enfin ce genre de choses, en connaissez-vous ?
Adeline
Hébergement dans Tango Hanto et/ou San'in (Japon) English translation pending
Bonjour,
Je souhaite passer quelques jours (2 ou 3 jours vers mi-mai) sur la côte au nord de Kyoto : la péninsule de Tango-Hanto et la côte de San'in (parc national). Est-ce que quelqu'un connaît des hébergements pas cher (env. 10.000 Y pour 2 ... et un bébé) dans cette région? On trouve sur le net des logements sur Kinosaki et Amanohashidate mais soit trop cher soit les sites sont entièrement en japonais.
Merci
Je souhaite passer quelques jours (2 ou 3 jours vers mi-mai) sur la côte au nord de Kyoto : la péninsule de Tango-Hanto et la côte de San'in (parc national). Est-ce que quelqu'un connaît des hébergements pas cher (env. 10.000 Y pour 2 ... et un bébé) dans cette région? On trouve sur le net des logements sur Kinosaki et Amanohashidate mais soit trop cher soit les sites sont entièrement en japonais.
Merci
Cherche hébergement à Rosas pour un emploi au parc Aquabrava du 13 juillet au 14 septembre English translation pending
Bonjour,
Etudiante en licence d'espagnol, Je recherche un hébergement à Rosas du 13 juillet au 14 septembre 2008. Je travaillerai au parc aquabrava à cette période.
Je recherche une coloc ou chambre chez particulier (accès sanitaires, avec ou sans les repas). Je suis autonome, discrète, beaucoup de centres d'intérêts et me fais facilement des amis. J'ai l'habitude de voyager et cohabiter.
Sur le net je ne trouve que des locations saisonnières à la semaine hors de prix.
Merci pour toutes vos infos.
Magali
Etudiante en licence d'espagnol, Je recherche un hébergement à Rosas du 13 juillet au 14 septembre 2008. Je travaillerai au parc aquabrava à cette période.
Je recherche une coloc ou chambre chez particulier (accès sanitaires, avec ou sans les repas). Je suis autonome, discrète, beaucoup de centres d'intérêts et me fais facilement des amis. J'ai l'habitude de voyager et cohabiter.
Sur le net je ne trouve que des locations saisonnières à la semaine hors de prix.
Merci pour toutes vos infos.
Magali
Hébergement à Rio de Janeiro et visites English translation pending
🤪 Salut les routards !
Je vais au Brésil du 29 avril au 12 mai. Est ce que quelqu'un connait un bon plan pour se loger à un prix raisonnable sur rio ? Et eventuellement un petit programme de visites 😎
Est ce que c'est chaud pour arriver à Rio les mains dans les poches et essayer de trouver sur place une chambre d'hotes ? 😕
Au passage, est ce que le passeport biométrique est obligatoire ? Je vous laisse car je me fais attaquer par une abeille....Thuss !
Je vais au Brésil du 29 avril au 12 mai. Est ce que quelqu'un connait un bon plan pour se loger à un prix raisonnable sur rio ? Et eventuellement un petit programme de visites 😎
Est ce que c'est chaud pour arriver à Rio les mains dans les poches et essayer de trouver sur place une chambre d'hotes ? 😕
Au passage, est ce que le passeport biométrique est obligatoire ? Je vous laisse car je me fais attaquer par une abeille....Thuss !