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Voyage de Rio de Janeiro à Lima via Ushuaïa en trois mois English translation pending
by Getsb · 2009-01-30 · 2 replies
Bonjour à tous,

Nos billets en poche, nous commençons à nous pencher (et rêver) sur notre voyage en Amérique du Sud, de mai à Juillet 2009. Nous arrivons à Rio de Janeiro pour repartir de Lima.

Conditions du voyage : à trois, 22 ans, 3000 Euros disponibles. Sans vouloir planifier notre voyage de façon trop précise, nous faisons appel à vous pour toute remarque, pour votre expérience, vos conseils, coups de coeur...

Voici, un premier parcours que nous avons immaginé :

1 RIO DE JANEIRO(+-1 semaine) 2 RIO = > Iguaçu (bus) 3 Iguaçu et environ (qq jours) 4 Iguaçu => Buenos Aires (bus) 5 Buenos Aires et environs (1 semaine) 6 Buenos Aires => Mar del Plata (bus) 7 Mar del Plata => Bahia (1 semaine) 8 Bahia => Puerto Madryn (bus) 9 Puerto Madryn => Rio Gallegos (bus) 10 Rio Gallegos => Ushuaia (Bus) 11 Ushuaia => Valparaiso (Bateau) 12 Santiago de Chili 13 Trek au pied de l'aconcagua (1 semaine) 14 Remontée vers la bolivie et le Salar 15 Arivée au Pérou, lac titicaca... 16 Lima

Qu'en pensez vous ? Quelles étapes avons nous oubliées ? Quelles étapes pouvons nous oublier ? Le budget de 1000 Euros par mois est-il réaliste ?

Merci pour toutes vos remarques !

Simon
Passer quinze jours en France de la Provence à Chamonix? English translation pending
by FrancNord · 2009-01-29 · 5 replies
Bonjour!

Mon conjoint et moi passeront 15 jours en France vers la fin mai (j'exclus les jours d'arrivée et de départ). Nous louerons un gîte pendant 7 jours en Provence, puis passerons un maximum de 3 jours à Nice. Comme nous aimons faire de la route, nous voudrions passer les 5 derniers jours à explorer une partie des Alpes (nous aurons une voiture), peut-être même jusqu'à Annecy et Chamonix. Est-il réaliste d'y songer? Je sais que nous pourrions facilement passer notre séjour en entier dans le sud, mais nos visites en Europe sont très rares alors nous voulons en voir le plus possible :)

Si quelqu'un a déjà parcouru la route des grandes Alpes, que suggérez-vous comme étapes? Et les paysages sont-ils plus spectaculaires en faisant la route vers le nord, ou vers le sud?

Je crois comprendre qu'il faut prévoir deux jours pour franchir, par les Alpes, la distance entre Chamonix et Nice. Serait-il possible de faire une boucle à partir d'Avignon (monter rapidement jusqu'à Annecy et Chamonix en une demi-journée, voir le mont Blanc le lendemain, puis revenir à Nice en 2 jours)? Ou serait-il plus avisé de faire la route de montagne à partir du sud et de prendre l'avion de retour à Genève?

Merci à l'avance!
Rêve américain 10000 kms: avis sur le trajet English translation pending
by Unwisen · 2009-01-22 · 13 replies
Hello Tous, je lis votre forum depuis un temps et j'apprécie vos conseils !

Ayant débuté un trajet théorique (commençant le 1 juin) dans l'Ouest Américain, j'aimerais avoir votre avis... Réalisable ? Sugestions ? Le trajet se ferait en voiture et comprendrait plusieurs parcs nationaux ! La durée n'est pas un critère dans ce périple !

Montréal Toronto Chicago Ensuite une longue route pour atteindre le Dakota et son Mont Rushmore Allé à Yellowstone Park Grand Téton Lac Tahoé San Francisco Ici j'hésite entre aller à (Silicon Valley et le Sequoia Park) ou (passé par la route 1, et rejoindre Los Angeles), Est-ce que Silicon Valley est une ville touristique? Vallé de la Mort Las Vegas Grand Canyon Lac Powell Monument Valley Montréal

J'aimerais faire du cheval, peut-être du bateau, des musées et aller au Nascar. * La plupart des logements se feront en camping avec des exceptions.
Voyage au coeur de cette France qui dépayse English translation pending
by Colorianne · 2009-01-17 · 17 replies
Photos en fin de texte

Nul besoin d'aller très loin pour voyager.

Voyager sur la Terre, et voyager dans le temps.

Il était une fois… à deux heures et demie de route de chez nous, un petit fief bourguignon niché au creux d'une jolie campagne vallonnée, comme retranché du monde, où les habitants sont aussi nombreux que les têtes de bétail, comme on dit, et où le temps semble s'être arrêté il y a un siècle. Ou quasi.

Pour y parvenir, mieux vaut avoir fait le plein d'essence et connaître son itinéraire, car les petites routes sinueuses cheminant à travers bois, prés et champs et se rétrécissant au fur et à mesure que l'on s'éloigne de Dijon (à tel point que l'étroite ligne pointillée centrale prend des airs d'ineptie, à moins qu'elle n'ait été pensée pour les mobylettes, peut-être plus nombreuses à circuler ici que les voitures…), n'ont pas leur pareil pour mener… ailleurs… ou nulle part. Tout dépend du point de vue. Car se perdre, certains vous le confirmeront, peut être un pur moment de bonheur et de griserie, sans lequel le voyage perdrait un peu de sa saveur.

Mais tout le monde n'aime pas.

Perdus ou pas, nous voilà sur la route – enfin, sur une route, dont nous croyons nous souvenir que c'est la bonne, c'est-à-dire celle sensée nous mener où nous sommes sensés arriver, et sensés être attendus - et le paysage défile, admirable. Forêts denses, pâturages d'herbe grasse d'un vert profond, ceints d'antiques barrières de bois ou de murets moussus irreguliers, fossés pleins d'une eau courante et transparente charriant des feuilles mortes, ligne d'horizon douce et sinueuse irradiée de lumière révélant à perte de vue un espace d'une ruralité vertigineuse, palette d'ombres et de reflets dorés, silhouettes sur fond de ciel bigarré, éclaboussé et lavé des couleurs du couchant.

Le calme. La paix. Rien que l'abîme entre le ciel et la terre, qui vous happe et vous digère.

A lire les récits de voyage, j'ai constaté que la route crée souvent cet effet là : une ivresse, une griserie, une absence au goût de rêve dans laquelle il est bon de se laisser glisser, emporter, sans un mot. Et c'est pour mieux en profiter, que je me dispense de conduire chaque fois que je le peux !

Certes, nous sommes en France, tout près de chez nous… mais tellement ailleurs, déjà, car hors de portée. Evadés. Enfin !

Enfin… C'est bien beau, tout ça, mais les purs et durs esprits civilisés, indifférents aux subtilités évanescentes de la route et préférant à la mélopée des muses du voyage les instructions susurrées par la voix sensuelle de la dame du GPS, risquent quelques angoisses majeures à la vue de l'étroitesse inouïe et l'irrégularité du revêtement "de ce qu'ils osent appeler une route", la taille dérisoire, le calme et l'apparence austère des quelques hameaux nichés au creux des vallons ou à flanc de coteaux, l'absence total de tout commerce sur le trajet, la lenteur des troupeaux impavides qui rentrent placidement à l'étable, déféquant avec nonchalance et pissant de grands flots fumants sur la chaussée qu'ils encombrent sans aucun état d'âme, les caprices du gibier déboulant régulièrement des fossés, la mine revêche et méfiante des quelques vieux au regard farouche qui, assis sur des bancs de pierre devant leurs maisons d'un autre âge, vous fixent à travers la vitre de la voiture, histoire de se gausser plus ou moins ostensiblement de l'agacement délectable du rat des villes qui s'est égaré, avec sa belle berline ou son 4x4 métallisé rutilant au pare-buffle chromé, au milieu de ce trou-du-cul du monde, comme ils disent, où même le téléphone portable a renoncé à toute incursion.

Longtemps, très longtemps après avoir quitté la ville (le temps ralentit au fur et à mesure que l'on avance, tout comme la vitesse de la voiture d'ailleurs, comme à l'approche du néant…), après avoir enchaîné les virages et contemplé, en plissant les yeux, les crépitements stroboscopiques du soleil jouant à cache-cache à travers les arbres, après avoir goûté à l'ombre épaisse des forêts et bu la lumière mordorée inondant la plaine, après avoir croisé les nombreuses croix en pierre, en métal ou en bois postées en retrait de la route ou trônant à quelques carrefours, après avoir admiré quelques domaines et corps de ferme imposants, hélas abâtardis à cette époque par des luminions de Noël kitsch à souhaits, après avoir aperçu quelques pancartes indiquant des noms bien ruraux et inhabituels, comme Villeneuve-les-Convers, Lucenay-le-Duc, Bussy-Rabutin, Thenissey, Beigneux-les-juifs, Blaisy-haut et Blaisy-bas, Darcey, Venaray-les-Laumes…, après avoir fait la course avec les trains le long de la voie ferrée et s'être fait dédaigneusement doublés par le TGV, alors, seulement… (déjà)… se profile la silhouette de l'énorme silo à grains couleur d'azur, avertissant aux initiés que nous sommes, que nous n'en avons plus que pour quelques coups de volant…

"Encore combien de villages ?", demandent les enfants, pour la dernière fois…

La pancarte d'entrée à peine passée, nous voilà, d'emblée, au "centre ville", sur la minuscule placette où siègent dignement la petite église, le cimetière clos, le monument aux morts et la jolie fontaine, tous de la même couleur pierre. Y a-t-il une mairie ? Si oui, rien ne la distingue des autres bâtisses, par ailleurs toutes similaires - mais pas sans caractère, loin s'en faut.

Souvent, lorsque nous arrivons, il fait nuit. Ou vraiment pas loin.

Nous redécouvrons donc les lieux à la lueur des réverbères et des fenêtres éclairées. Les cheminées fument, seuls quelques chats rodent dans la rue et leurs yeux jettent des éclairs dans la lumière des phares. Le calme règne et tout semble au repos. Le village est tout entier bâti de pierre : chaque maison, chaque mur, chaque monument, les ponts, jusqu'aux auges, jardinières et autres bacs à fleurs… Et est-ce pour cela, ou parce que nous sommes un peu saouls de tous ces virages et de tout cet espace vertigineux bu à grands traits : ici, tout semble figé, statufié, pétrifié, comme sur une image d'archive. Ici, le temps semble n'avoir plus cours et on est presque surpris que la vie ne se déroule en noir en blanc, de croiser des voitures au lieu de carrioles, de voir des ampoules électrique briller à travers les vitres des fenêtres plutôt que la flamme tremblotante des bougies, de découvrir, sur un pan de mur fissuré, un très flashy "Bonnes fêtes" clignotant, au lieu de quelques branches de gui enrubannées, ou une énorme moissonneuse-batteuse ultramoderne au détour d'une grange délabrée…

Moins d'une centaine d'âmes, 2 rues perpendiculaires, la place et ses monuments, quelques fermes, un vieux moulin à l'écart, une rivière paisible, un ruisseau nerveux : voilà tout ce qui fait ce hameau. C'est si petit, ici, qu'on pourrait presque le traverser sans s'en rendre compte.

Quelques mètres après la place, juste avant de sortir du village, nous prenons à droite, entre l'atelier à bois et l'atelier fer, et entrons dans la cours de "chez la Mamie", qui nous attend, forcément, en guettant par la fenêtre, en cuisinant ou faisant sa vaisselle. A moins qu'elle ne soit encore à la messe, à cette heure. Sa maison est une grosse bâtisse où la partie habitable fut aménagée et agrandie en plusieurs étapes, grignotant progressivement sur les étables, greniers et autres dépendances concomitantes, pour loger les membres de la famille au fil des naissances. Et quelle famille ! La Mamie a eu un paquet d'enfants, et ce à partir de 19 ans. Mariée au premier parti venu : le frère du mari de sa sœur, un charretier devenu garagiste par la force du progrès, gros fumeur et gros buveur, emporté il y a environ quinze ans par un cancer ("Tu vois, la vie ne fait pas si mal les choses", m'a-t-elle dit, un jour), elle n'a pas eu une vie facile et ne tient plus à l'existence que par la religion et les antidépresseurs qu'elle prend depuis plus de trente ans. Très pieuse, la pauvre a vu, désolée et impuissante, quasi tous ses enfants briser les liens sacrés du mariage, et une de ses petites-filles se convertir à l'Islam… Mais chut, la voilà, alors que nous venons à peine d'émerger de la voiture. Elle sort en chaussons et en tablier, dans le froid glacial, pour nous embrasser avec effusion et s'extasier de comme les enfants ont grandi, avec cet accent rugueux inimitable typique de la Bourgogne profonde qui, hélas, s'éteint progressivement avec les anciens et ne tardera pas à disparaître du paysage…

Nous entrons sur ses talons. Chez elle, ça sent comme avant, chez ma grand-mère à moi. Une odeur de soupe maison, de vieux bibelots et de cadres poussiéreux, de détergeant à l'huile de lin, de cageots de pommes entreposés et de désodorisant pour toilettes. Peut-être un peu la vieillerie, aussi. Les revêtements de murs ont été refaits récemment, de même qu'on été posés des volets roulants aux fenêtres. Dans la cuisine trône une cuisinière à gaz toute neuve. Pour un peu, on se croirait dans une maison moderne, si ce n'étaient les murs qui mesurent bien 50 ou 60 cm d'épaisseur, les fenêtres ruisselant de condensation qui laissent un peu passer les courants d'air, la vieille baignoire carrée écaillée dans la buanderie, les vieux WC planqués entre trois bouts de contreplaqués peints d'une horrible couleur rose-saumon, les chambres, froides et pleines de lits aux matelas creux et aux couvertures élimées, toutes à l'étage, accessibles par le traditionnel escalier de bois caché derrière sa porte d'accès, les couvercles de boîtes à chocolat ou les bondieuseries variées qui constituent la déco murale, etc. La chaudière ronfle par intermittence. Dans la cuisine, sur le gaz, mijotent dans une vielle poêle toute noire et cabossée, des pommes de terre toutes rondes baignant dans un bain crépitant de saindoux et une grosse cocotte-minute qui sifflote.

Chez la Mamie, on ne plaisante pas avec la nourriture. A 18h30 le couvert est mis d'office, et la bienséance impose de faire honneur au repas, quelle qu'ait été l'heure et le contenu du goûter des enfants. Repas toujours rustique, aussi copieux que délicieux. Elle nous régale (et nous gave) de "tout maison" : conserves de légumes et de fruits du jardin, liqueur de cassis (simple sirop pour les enfants), crème et lait de ferme produits par son fils, fromage blanc maison à tomber par terre agrémenté de confitures, clafoutis de fruits de saison, biscuits, gâteaux moelleux à souhaits… Et pas question d'en laisser dans l'assiette !! Le gaspillage, ça la rend malade. D'ailleurs, je suis toujours fascinée de la voir, à la fin de chaque repas, humecter son doigt pour happer consciencieusement les dernières miettes égarées sur la nappe… Un réflexe qui me fait mesurer toute la distance qui nous sépare, moi qui suis d'une génération qui n'a jamais connu ni guerre ni restrictions, de ces femme qui, comme elle, connaissent la valeur des choses essentielles : manger à sa faim, se chauffer, avoir son homme à la maison et pas au front ni dans un camp de prisonnier… de ces choses qu'on considère comme normales et évidentes, en nantis inconscients que nous sommes.

Bien souvent, notre visite a pour but une fête familiale, laquelle regroupe environ quatre-vingt personnes dans la petite salle des fêtes jouxtant l'église. Chacun ramène un plat, un dessert, du vin, de quoi festoyer dignement. Passée l'effervescence un peu fouillis des arrivées, des préparatifs, des retrouvailles et des salutations, les affinités font leur œuvre et les groupes d'âge se reforment naturellement parmi la multitude de cousins, cousines, oncles, tantes, neveux, petits-enfants, arrière-petits-enfants, mamies, papis et autres aïeux…

Les discussions de ma génération m'ennuient, la plupart du temps. Tout a déjà été dit et rabâché. Du coup, je laisse trainer mes oreilles près du groupe des anciens. J'aime à écouter, discrètement, ce que se racontent nos aînés, ceux qui trônent tout en haut de leur pyramide familiale, en toute discrétion. Dans le groupe, ce sont toujours les mêmes qui parlent. Souvent les femmes, d'ailleurs, sauf celles qui, parce qu'elles sont complètement sourdes, et donc larguées, se contentent d'opiner régulièrement et obligeamment du chef. Les hommes écoutent, placent un bon mot de temps à autre, et certains finissent par disparaître sans qu'on sache trop comment, ni où. Peut-être ont-il des vaches à rentrer et à traire ? Une sieste ou une balade à faire ? Ou, tout simplement, assez du bruit ambiant et besoin de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?

Dans le groupe, personne ne s'émeut de ces absences, ni même ne semble les remarquer. Les langues vont bon train. On parle des prochaines célébrations, des pèlerinages, des sorties organisées par les amis de Ste Reine. Et puis on se donne des nouvelles, on se raconte ses maux divers en grimaçant et on rapporte, commente ou critique ce qu'en disent les médecins. On parle beaucoup, avec lenteur, d'un air compatissant et triste, presque à mi-voix, des maladies des autres. Et puis, sans broncher, on évoque les derniers morts et enterrés, et ceux qui n'en ont plus pour très longtemps... On parle aussi de ses enfants, petits-enfants, des mariages, des naissances, des divorces et des séparations, beaucoup. Et je suis, alors, toujours profondément surprise d'entendre ces femmes se remonter les unes les autres pour charger avec animosité leurs semblables, d'autres femmes donc, qu'elles sont promptes à faire immanquablement porter le chapeau de la rupture des couples : ou d'avoir été trop fades et insipides, ou trop légères et libérées, ou trop austères et rigides, ou trop laxistes, ou trop autoritaires... Peut-on remettre en cause toute une existence et quatre, cinq ou six dizaines d'années dédiées à un seul homme, auquel on n'a jamais imaginé pouvoir se soustraire ?

Dans ce domaine, il y a incompréhension inter-générationnelle, c'est indéniable : Les femmes d'aujourd'hui, quel drôle de genre, tout de même, à divorcer dès qu'on leur fout une beigne ou soi-disant parce que le mari déserte un peu trop le lit conjugal, à vouloir à tout prix leur autonomie, à travailler autant voire plus (et gagner autant, voire plus) que leurs hommes, à décider du bon moment d'avoir un enfant, à laisser leurs gamins en garde, à cuisiner du surgelé vite-fait, à sortir et voyager… Et ces jeunes, mal élevés par des mères absentes et des pères démissionnaires étouffés sous les tâches ménagères négligées par leur épouse, qui ne vont plus ni au cathé, ni à la messe, et n'ont plus pour leurs ainés le moindre respect. La faute à qui, hein ? Mais où va le monde !!

J'écoute.

Peu à peu, les phrases pâlissent et leurs sens, au milieu des mots qui roulent sous l'accent comme les cailloux dans le ruisseau et des expressions de patois, s'efface peu à peu. Ne reste qu'un doux murmure, un brouhaha informe assourdi par les rires et les cris des autres, les jeux des enfants, les va-et-vient de tous. Noyée dans ce flot, l'attention déconnectée, je réalise que tout cela pourrait tout aussi bien se passer ailleurs, dans un autre pays, et dans une autre langue, langue que je ne comprendrais alors qu'à peu près, grâce aux intonations de voix, aux mimiques des visages et aux gestes des mains. Cela ne ferait pas une grosse différence. Oui, peut-être que cette scène, ailleurs, se déroulerait exactement de la même manière. Peut-être s'y déroule-t-elle déjà, même.

Lorsque je les observe, ces anciens d'ici, une impression puissante me gagne toujours. De leurs attitudes, de leur présence, de leurs façons de se parler sans pratiquement se regarder, parce qu'ils se connaissent par cœur, de leur façon de rire et de soupirer, émane quelque chose que je n'ai ressenti, pour l'instant, de façon aussi tangible, qu'ici. Quelque chose qui m'évoque (mais est-ce vraiment cela ?) : la fraternité. Cette solidarité, puissante, indéfectible, qui lie les gens du village entre eux, et surtout les vieux, issus pour la plupart de trois ou quatre familles majoritaires ayant toujours vécues ici. Eux tous, et quelques-uns de leurs enfants et petits-enfants, n'ont rien connu d'autre que ce coin, ou sont arrivés d'un village voisin au moment de leur mariage. Le seul voyage de la plupart d'entre eux : un pèlerinage à Lourdes, le plus souvent organisé par la paroisse. Leur patelin, c'est leur vie, d’un bout à l'autre. Pendant leur enfance, ils ont joué dans le petit ruisseau limpide qui traverse le village de part en part et longe le cimetière, ont fréquenté l'école communale à l'instituteur unique. Ils se sont mariés à l'église, ont enterré nombre des leurs dans le petit cimetière. Ils aiment leurs collines arrondies et leur vieux petit château à moitié déglingué, leurs fermes boueuses, leurs champs caillouteux, leurs croix austères, leurs chapelles de pierre et leurs troupeaux débonnaires.

Cet attachement à un lieu, à une terre, m'a fait comprendre, un jour, à moi qui suis d'une génération de feignants et de lâches, d'où les combattant des deux guerres, ces soldats au patriotisme viscéral, tiraient cet amour de la France qui les menaient souvent à la mort, fiers de verser leur sang en servant leur pays… Nous, les jeunes, n'avons plus de racines, et même nos familles ne sont plus cet ancrage d'antan. Nous sommes si blasés, si indifférents et nombrilistes : au nom de quoi nous battrions-nous ? Même l'insoutenable qui nous entoure ne nous fait plus réagir. Ou si peu… juste à grands coups de mots vides et de dédouanements empressés.

Avec les vieux disparait l'âme de la France courageuse et patriote… Et je ne sais pas trop qu'en penser.

Ici, l'histoire a renforcé les liens déjà forts de l'attachement commun à la terre : en 44, une rafle a envoyé une bonne partie des habitants en camp de concentration, et peu en sont revenus. "La Mamie" (que tout le monde appelle par son surnom, tout comme la plupart des gens ici…) était une toute jeune fille à cette époque, et, ce jour-là, elle était – à pieds bien sûr - sur la route à quelques bornes de là, de retour de chez une tante je crois. En rentrant au village, elle a trouvé les maisons désertes et, avertie du drame, en gagnant la gare la plus proche, put entrevoir sa sœur et sa mère monter dans un wagon. Sa mère qui succomba sur le chemin du retour, peu après la libération, et qu'elle ne reverra pas. Sa grande sœur, par contre, la célèbre "marraine", est revenue, elle. Et toute sa vie fut auréolée de cette expérience douloureuse. "La marraine", avec son regard d'enfant et ses manières un peu désuètes de bourgeoise de campagne, offusquée du peu de cas que font les jeunes d'aujourd'hui de cette période de l'histoire et qui, soucieuse de participer à la transmission de la mémoire, fit retranscrire ses souvenirs de déportation dans un petit livret qui fut distribué à toute la famille et aux amis. Pour avoir été chargée de le relire pour en corriger les fautes et l'avoir donc ausculté sous toutes les coutures, je le connais bien, ce récit poussif et scolaire, où la maladresse du style perturbe un peu la lecture mais ne parvient pas, malgré tout, à altérer le caractère dramatique du vécu, qui se suffit de toutes façons à lui seul.

Oui, ici, l'histoire a laissé des traces, et si ce n'est sur la terre, au moins dans le cœur des hommes. Et pas que les guerres. Chaque chemin, chaque colline, chaque champ, même, a ses propres drames à raconter. Là, untel s'est fait écraser en se retournant avec son tracteur. Là, un jeune s'est tué à mobylette. Là, le père de la Mamie fut retrouvé mort… Dans cette maison, une femme s'est suicidée. Sur le bord des routes, comme partout, fleurissent des bouquets de fleurs suspendus à des croix.

On a aussi vu débarquer le progrès et ses coups-bas : l'énorme silo du village voisin fut implanté aux limites de la commune, les lignes à haute tension ont poussé comme de gigantesques champignons d'acier sur les collines et leurs câbles on traversé le ciel. Le TGV a tracé sa route dans la vallée sans que personne n'aie son mot à dire… Et ce vécu commun, faisant fi des inévitables chamailleries humaines, toutes ces saisons, ces événements partagés, ces paysages mille fois arpentés et connus par cœur, l'angélus familier rappelant invariablement les travailleurs au foyer, les nuits paisibles ponctuées par le tintement régulier des cloches de l'église et l'écho du passage des trains, etc., façonnent les visages et semblent donner le même regard aux gens.

J'aime les écouter parler, mais j'ai mes limites, et le bruit des discussions, des rires et des cris qui résonnent dans la petite salle, dépasse assez vite le seuil critique annonciateur de migraine... Les repas à rallonge qui s'éternisent jusqu'au milieu de l'après-midi, ça n'a jamais été mon truc. Je ne tarde donc pas à filer à l'anglaise, avant le dessert souvent, appareil photo en bandoulière, et je pars retrouver les sentiers familiers, les barrières affaissées, les murets éboulés, les ruisseaux qui descendent des collines et les rivières qui serpentent dans le bocage, les buses qui volent en cercles au dessus des prés. La moitié du village étant de la fête, je ne croise personne, ou quasi, et la paix règne aux alentours : une volupté à peine troublée par les quelques passages du TGV.

En grimpant sur la route qui mène à Hauteroche, je m'offre une vue plongeante sur l'architecture en croix monochrome du village. Les cheminées fument tranquillement, l'air est limpide et glacé comme de l'eau, le ciel est blanc de lumière hivernale et le sol de givre. Dans le ruisseau trempent et oscillent des glaçons aux formes tourmentées, suspendus aux feuillages et aux brindilles.

De là-haut, je le sais, on aperçoit, par delà la forêt, au sommet d'un versant éloigné, la stature imposante de l'abbaye de Flavigny (connue pour ses délicieux petits bonbons tous ronds et blancs à l'anis), silhouette sombre et trapue se détachant sur le fond clair du ciel. Et, un peu plus loin, l'entrée d'Hauteroche est dominée par des falaises abruptes perforées de deux énormes trous, semblant veiller sur les habitants d'un regard aux orbites vides. A leurs pieds, en cherchant un peu, on trouve quantités de fossiles.

Hauteroche, c'est, au delà du nom aussi poétique qu'évocateur, à nouveau, un dépaysement. Une ambiance bien plus montagneuse, des pierres plus grises, des rochers fascinants piquetés de trous où la joubarbe se plait à pousser, dont les gens ornent la devanture de leur maison ou avec lesquels ils entourent leur jardin, construisent des murets ou des monticules servant de chapelles. J'aime ce village, toujours venteux. Il nous arrive – privilège de famille nombreuse et donc encombrante, qu'on ne sait jamais où caser - de loger dans le gîte rural, cette charmante maisonnette au grenier reconverti en chambres d'hôtes, avec ses lits grinçants et ses poutres imposantes, dont les fenêtres dominent les toits d'un côté et la cour d'une antique maison de maître de l'autre. Des prospectus y traînent, vantant l'intérêt des visites touristiques locales, dont le fameux site très controversé d'Alesia, évidemment. A cela, je préfère remonter le long de la Douix, jusqu'à la grotte d'où jaillit sa source, vaquer à travers prés en cherchant dans les fossés ces petites étoiles fossilisées qui font l'émerveillement des enfants, ou encore passer voir l'un des fils de La Mamie, dans sa ferme, pour y boire un verre de lait chaud tout juste sorti du pis de ses vaches, parler (l'été) des derniers vêlages et caresser les veaux nouveau-nés, dans la chaleur moite de la laiterie et la saine odeur du foin…

Les enfants ne s'y trompent pas : ici, les vacances durent plus longtemps, et on adopte tout naturellement un autre rythme. On se détend, on se ressource, on se laisser aller à la quiétude et à la tranquillité ambiantes. Il y a toujours un coin inexploré à découvrir, un chemin à arpenter, un barrage à agencer dans le ruisseau, des bouts de bois pour bricoler dans l'atelier, des fleurs des champs à cueillir, des détours à découvrir, des photos à prendre, des chevaux, des vaches, des oiseaux, des poissons à observer, un train à attendre, soit du haut du pont, pour qu'il nous salue d'un joyeux coup de klaxon lorsqu'on lui fera coucou, soit caché dans le tunnel qui passe sous les voies, où la terre tremblera alors dans un bruit de tonnerre.

Ici, c'est la France profonde, la belle France, celle qui se respire, se goûte, s'écoute, se sent, s'admire. Celle qui ressource. Qui dépayse, pour peu qu'on vienne de n'importe où ailleurs.

Cette France que, pour un peu, on croirait éternelle…

Celle qui, quand je la quitte, peut-être du fait de la succession de virages et des ondulations incessantes de la route qui nous entraîne vers Chaumont, de la lourdeur de la cuisine de la Mamie ou de l'excès de sociabilité, me laisse immanquablement barbouillée, le cœur au bord des lèvres et la mélancolie latente, comme au sortir d'un rêve, dans lequel je serais volontiers restée.
Cadeaux à amener à une famille marocaine modeste? English translation pending
by Cocolytche · 2009-01-15 · 40 replies
bonsoir bon j ai prevu d amener a des gens adorables plutot modeste des vetements pour les enfants du chocolat du fromage des crayons de couleur.qu en pensez vous ?cest une bonne idee ?et voyez vous autre chose qui pourrait leur faire plaisir?j ai pas trop d idee pour la maman un foulard peut etre ou une eau de toilette.merci pour vos avis.
Projet d'un voyage sur la côte sud-est de la Turquie English translation pending
by Radhamaya · 2009-01-10 · 6 replies
Bonjour! Qui connaît la côte Sud-Est de la Turquie à partir d'Alanya ( petite station balnéaire à environ 100km à l'Est d'Antalya ) ? Nous aimerions séjourner sur cette côte car nous voulons éviter les endroits trop touristiques comme Bodrum, Marmaris, Antalya, etc...... Nous aimerions aussi savoir quel est le coût d'une chambre double dans une pension modeste mais confortable(avec douche et WC ) et combien coûte un repas dans un restaurant "moyen" ou une gargotte ? Merci d'avance pour vos réponses.
Tour opérateur pour trek/randonnée (niveau facile) au Népal? English translation pending
by Sab038 · 2009-01-03 · 10 replies
Bonjour à tous,

Je voudrais partir au Népal pour fin avril pour 2 semaines avec un tour operateur en trek ou randonnée (niveau facile) ... pouvez vous m'en conseiller un avec un bon rapport qualité/prix ? j'habite la region grenobloise alors idealement dans ce secteur sinon vers lyon ou paris ? on m'avait conseillé Zig-Zag en region parisienne mais les commentaires que je peux trouver sont mitigés ... et allibert-trekking est beaucoup trop cher à mon gout ...

Merci d'avance
Camping sauvage autorisé en France? English translation pending
by Bardak · 2009-01-02 · 9 replies
Bon, je me dis qu'il n'y a pas de questions stupides donc je me lance.

Je voulais savoir si le camping sauvage était autorisé en France. Des amis m'ont proposé des randonnées à faire sur un we, notamment dans l'Aisne. Je suis bien tentée mais tout ce qu'ils me proposent c'est un logement à 45 euros pour le samedi soir, ce qui dépasse largement mon budget.

Je voulais donc savoir s'il était possible, en France, de prendre une tente et de la planter un peu n'importe où, à condition bien sûr de ne pas dormir sur des terrains privés sans autorisation, je parle là de terrains "publics" genre forêts départementales ou autres.

Merci d'avance pour vos réponses.

Bonne année à tous!
Trois mois en Amérique du Sud de juillet à octobre English translation pending
by Biojira · 2009-01-02 · 8 replies
Bonjour,

je pars en Juin 2009 pour un tour du Monde. Je compte être en Amérique du Sud, de Juillet à Octobre.

Je souhaite votre avis sur mon itinéraire, savoir si je passe à côté de choses à ne pas rater, ou au contraire, si certaines étapes vous semblent inutiles. J'aimerai également savoir si c'est réalisable question durée, si je ne suis pas un peu trop optimiste ! Le trajet que je vous donne, ce sont les grandes lignes, je ne compte pas faire ça d'une traite, mais m'arrêter dans les villes ou lieux à voir.

Fin Juin, début Juillet, arrivée à Quito en avion depuis Los Angeles.

En bus/train, aller de Quito jusque Lima, en passant par Cuenca et Loja en Equateur, et longer la côte Pacifique au Pérou.

Toujours en bus/train, de Lima aller jusque Nazca, puis Cuzco (Machu Pichu).

De Cuzco, rejoindre La Paz en bus/train en passant par le lac Titicaca.

Là c'est encore un peu flou. Je rêve d'aller voir les chutes d'Iguazu. J'ai lu qu'il était possible de Santa Cruz en Bolivie, rejoindre par avion Campo Grande au Brésil, puis les chutes en bus. Et, des chutes, reprendre l'avion jusque Buenos Aires. D'un autre côté, rejoindre Buenos Aires par le bus/train depuis la Bolivie, en passant par Salta, Cordoba, les paysages ont l'air sublime. Et éventuellement, selon le budget, faire un A/R depuis Buenos Aires en avion vers les chutes d'Iguazu. J'ai besoin de vos avis et conseils !!

Depuis Buenos Aires, rejoindre Ushuaia en longeant la côte en bus/train (durée ?! beauté des paysages traversés ?! il vaut mieux prendre l'avion ?!).

D'Ushuaia, prendre le bateau jusque Puerto Montt au Chili.

Et de Puerto Montt, remonter jusque Santiago en bus/train.

Selon le temps, peut-être monter un peu plus haut, la région d'Autofagasta vaut-elle le coup, surtout si je suis passé par Salta quelques semaines avant ?!

Et là, selon le budget, faire un A/R sur l'île de Pâques depuis Santiago.

Et départ pour Auckland .... je ne crois pas qu'il soit possible de faire en avion Santiago - île de Pâques - Auckland.

Je suis preneur de tous vos conseils, vos remarques !!!

Merci !!! 😉
Avis sur itinéraire en Jordanie-Syrie English translation pending
by Terresauvage · 2008-12-31 · 7 replies
Hello les voyageurs,

Voilà nous voulons partir 2 semaines pour faire la Jordanie et la Syrie. Nous pensons arriver à Damas, partir directement sur Palmyre, y rester une nuit, puis nous rendre à Alep ou nous pensons y rester 2 nuits. Ensuite on repart direction Damas ou nous restons 2 nuits pour visiter la ville. Ensuite on pense rejoindre la Jordanie direction Hamman en faisant halte à Bosra. On pense rester une nuit à Amman histoire de faire Jerash puis descendre à Petra ou on pense rester 3 nuits. Ensuite à on se rends à Wadi-Rum ou on y passe 3 nuits aussi. On pense passer une nuit à la mer morte pour finir.

Que pensez vous de notre circuit ainsi que le nombre de nuit passer dans chaque endroit ?

Et puis LA grande question, est ce que vous nous conseillez de louer une voiture ou on peut se débrouiller sans trop galérer avec les bus et taxis locaux pour faire notre circuit?

Merci d'avance à tous pour vos réponses :-)

Florence
Visa Schengen pour un voyage de Bucarest jusqu'à l'Espagne? English translation pending
by Camelman · 2008-12-23 · 18 replies
bonjour moi et ma femme(Roumaine) on veut traverser l`europe de bucarest jusqu`a l`espagne et faire le tour des grands interrets en espagne.. mais je sais pas vraiment si j`ai le droit de faire ce dernier car la roumanie n`est pas schengen j`ai une carte de residence(5 ans) pour les membre de famille en roumanie ... est ce que je dois avoir des visas pour ce periple ou bien un seul visa schengen ou bien j`ai le droit de circuler avec ma carte de residence ??? j`ai bien cherche sur internet mais y a a boire et a manger sur le net donc pas d`informations claires merci d`vance pour vos reponses
Youpi...je pars à Lisbonne English translation pending
by Sielleveut · 2008-12-19 · 4 replies
Nous partons en amoureux passer quelques jours à Lisbonne et à Porto dans quelques jours. Pouvez-vous me communiquer vos adresses coup de coeur, romantiques et originales, restos, balades à faire à 2. Merci pour toutes les infos. Je suis très impatiente de découvrir ces villes en dehors des clichés. Obrigada par avance.

😉😉😉
Thaïlande: valeur du baht le 18 décembre 2008 English translation pending
by Noninnko · 2008-12-18 · 60 replies
quelle jolie surprise que j'ai u ce matin a ma banque le thai bath es remonter. a la kasikorn bank il etait a 49.8 pour 1 euro.
Retour d'Agadir et remerciements English translation pending
by Margaux062 · 2008-12-11 · 7 replies
bonjour a tous

suite a un voyage itinérant au départ d'agadir voila mes impressions: agadir en soi mérite un petit détour pour qui n'est pas familiarisé avec les villes du bord de mer, mais j'ai pu grace a une personne rencontrée sur ce forum sortir des sentiers battus;en effet a qqs kms de la juste a la sortie de la ville en direction d'essaouira, au milieu de nulle part(un guide est necessaire)jaillit une source d'eau chaude, mais impossible d'avoir plus de précision quant au nom du lieu, car tres peu d' habitants connaissent son existence..mais pour profiter des bienfaits de cette source il faut monter un peu plus haut au point de départ dans une petite cabane fermée a clef et gardée..par chance le gardien était la!!!j'ai donc pu a l'abri des regards m'y baigner, grace a mon accompagnatrice qui surveillait d'un oeil attentif les environs.. de retour de ce "magic springs" nous avons fait un crochet jusqu'a la kasbah en ruine qui domine toute la ville d'agadir..panorama a 360 degrés ;d'un coté la grande plage le port la marina, de l'autre les montagnes désertiques et leurs villages perchés. le lendemain me voila partie sur la route de tiznit sans but précis, lorsqu'au détour d'un chemin je croise des personnes rencontrées dans l'avion, pas plus fixés que moi quant a l'itinéraire;nous décidames d'un commun accord de faire la route ensemble..la suite est assez folklorique
Mali - Excellent guide Dogon English translation pending
by Nancy · 2008-12-09 · 19 replies
Je rentre d'un voyage de 2 semaines au Mali, dont 7 jours en Pays Dogon. Comme toujours, je vais publier un carnet d'infos pratiques mais je tiens, sans attendre, à faire la publicité du guide Dogon qui nous a accompagnés lors de notre randonnée et grâce à qui nous avons vécu un voyage absolument fabuleux.

Il a 36 ans, il est guide officiel (référencé à l'OMATHO) depuis 1997. Il est Dogon, originaire de Nombori (où nous avons passé 1 nuit chez son frère Philippe, médecin du village). Il connait bien sûr très bien les rites et coutumes du pays Dogon et sait en parler ; il est compétent, fiable, honnête (quand il ne sait pas, il le dit et se renseigne), ponctuel (si, si !!), professionnel, attentif (sans être envahissant), à l'écoute (il comprend vite ce qu'on recherche ...). Bref, c'est une vraie perle !

3 raisons me poussent à faire sa publicité : 1- De la qualité du guide va dépendre la richesse de la randonnée en pays Dogon. Nous en avons croisé un, certes fort sympathique, mais qui n'était pas Dogon. Il ne parlait pas la langue et n'était pas capable d'expliquer cette culture si riche et si complexe. Juste un guide routier ... Je sais ce qu'est un mauvais guide, nous en avons fait la triste expérience l'an dernier au Népal. C'est vraiment dommage de mal tomber ... 2- Je me souviens avoir galéré pour préparer mon voyage et trouver l'adresse d'un bon guide. Comment être sûr ?... Avec Benjamin, le courant est vite passé, d'abord par mail puis par téléphone. Nous sommes vite tombés d'accord et nous sommes fait confiance mutuellement. 3- Pas d'intermédiaire, pas d'agence. L'argent donné lui revient entièrement. J'ai entendu parler d'agences locales (pourtant fort réputées) rémunérant bien mal leurs guides.

Pour respecter la déontologie de ce site, je vous donnerai ses coordonnées sur demande par MP.

Je détaillerai complètement notre randonnée dans mon carnet de voyage (d'ici quelques jours).
Escapade d'une semaine dans le sud de la France en hiver: aires de stationnement? English translation pending
by Linareou · 2008-12-09 · 13 replies
J'ai un vieux fourgon aménagé et pas très bien isolé, le chauffage au gaz a l'âge du fourgon ! trop cher pour mettre un neuf. Peut-être que quelqu'un pourrait m'indiquer quelques aires de stationnement (ouvertes) ou petits villages abrités du vent, du froid, car j'ai très envie de sortir de ma maison sans soleil. Quelqu'un a bien du faire ça un jour, une petite semaine au soleil en hiver !! A bientôt pour vous lire. Line
Aires de camping-car en Camargue? English translation pending
by Mamigigi · 2008-12-07 · 14 replies
bonsoir,

Qui pourrait me renseigner concernant les aires de campingcar en Camargue, notamment aux Saintes et autres? Celles à faire et celles à ne pas faire? ou terrain de camping? c'est pour les fêtes de fin d'année. Merci!!
Apporter des cadeaux à Madagascar ou faire mes courses sur place? English translation pending
by Tsingoni · 2008-11-30 · 24 replies
Bonjour, à 15 jours du départ, j'achète des jouets pour offri à Mada, je sais que les ballons sont très prisés. J'en trouve ici à 2€ . Quel est le prix à mada ? Même chose pour de la gouache, à 70 centimes les 10 tubes et 20 centimes pour un pinceau. Vaut-il mieux que je fasse mes courses sur place ?
Installation en Inde English translation pending
by Sandhyac · 2008-11-26 · 10 replies
Bonjour,

D'ici quelques années, je souhaiterai m'installer en Inde, pour y si possible y construire "un projet" qui me tient à coeur.

Je souhaiterai avoir des contacts avec des associations sur place, histoire de commencer à me faire mon réseau de connaissances et pourquoi, m'aider à mener à bien mon projet.

Je compte plus, m'installer dans un 1er temps dans la vallée du Tamil Nadou.

Merci de vos conseils et diverses adresses où m'adresser. Vous pouvez aussi me joindre en mp.

Merci d'avance !
Moyens de transports en Inde? English translation pending
by Dobrasil · 2008-11-21 · 17 replies
Est-il possible d'aller partout, et quand je dis partout c'est partout, en Inde avec les moyens de transports, quelqu'il soit??
Reprise d'une auberge au Québec English translation pending
by Craftou · 2008-11-20 · 17 replies
Bonjours à tous, comme beaucoup de membres de ce site, nous souhaitons immigrer au Quebec. Nous somme un couple marié avec une fille de 7 ans et 2 chiens. Nous avons l'opportunité de reprendre une auberge dans un site trés touristique et pour l'instant nous avons fait aucune démarches pour les visas. Sur se site nous avons appris que 70% des touristes sont des québécois et préfèrent les locations de chalets et les hotels. Alors mes questions sont:si vous, québécois, aimaient séjouner dans aubergepourquoi il y a autant de gîtes, d'auberges à vendrepeut on réellement vivre correctement de cette activité sachant que cette auberge est ouverte toute l'année, peut on commencer l'activité avec un visa de touriste et une fois installer faire les démarches pour un visas d'entrepreneur.

Je recherche tout témoignage d'expatriés français effectuant cette activité professionnelles.

Merci à vous tous.
Location de voiture et hôtel à Damas? English translation pending
by Biskra · 2008-11-11 · 16 replies
nous serons a damas du 20 fevrie2009 au 12 mars 2009, nous aurons notre fils agé de 3 ans avec nous, quelqu'un peut-il ns renseigner sur les locatins de voiture a l'aeroport de damas, ns arrivons a 3h du matin avec notre bout de chou, et aussi un hotel bon marché mais propre, car j"ai lu dans le forum que dans les hotels bons marché, il y aurait des cafards........ .merci beaucoup de votre aide
Quels sont les vents dominants en Guadeloupe? English translation pending
by Hiseute · 2008-11-11 · 11 replies
BONJOUR ayant le souhait de m' installer en guadeloupe, et profiter quotidiennement de la mer en y allant à pieds, et peut etre y trouver un logement face à la mer, (le reve) quel serait l'endroit idéale pour ne pas subir certains vents, d'ailleurs quels sont ils ? et avoir tout à la fois (vue, proximité sur la mer) ???? cela existe t il ??? par exemple, les alizés soufflent t ils tous les jours car j'ai résidé 16ans dans le sud de la france, et j'ai déménagé car je ne supportai plus le mistral qui pouvait souffler vaiment très fort (100/110km/h) plusieurs jours à la suite !!!! merci de vos réponses
Nourriture au Rajasthan English translation pending
by Raflou · 2008-11-10 · 16 replies
bonjours a tous, je pars au rajasthan pour un mois et jaimerais avoir vos experiences sur la nourriture de la bas.est elle propre?y a til des choses a ne pas esseyer?a esseyer?est on malade a chaque repas? merci pour vos expériences raphael
Où acheter une robe de moine à Bangkok? English translation pending
by RF78 · 2008-11-09 · 88 replies
Qui pourrait me dire où acheter (si c'est possible) une robe couleur safran de moine à BKK où ailleurs en Thaïlande? Merci
Inondations à Hanoï: où trouver des informations? English translation pending
by Jelaurent · 2008-11-02 · 65 replies
Je viens de lire quelques nouvelles sur les inondations à Hanoï. Est-ce que l'un d'entre vous peux m'indiquer l'adresse internet où je peux trouver plus d'informations ?

Merci Laurent

P.S. Un petit bonjour spécial à Patricia et Abalone
Vêtements à emporter pour le Vietnam en novembre? English translation pending
by Schoen · 2008-10-25 · 35 replies
bjr je pars pour un voyage avec NF à la découverte du vietnam du nord au sud ( de la baie d Halong à Ho Chi Minh) que dois prévoir comme tenue vestimentaire dans ma valise le 6 novembre prochain . a+ j-luc
Ramener des vêtements de l'Ouest américain? English translation pending
by Fred6913 · 2008-10-23 · 14 replies
bonjour a tous

voila je part ds 15 joursq en amerique pour le circuit de l'ouest et je voulais savoir si il est possible de rammener des vetement de la bas et si il faut le declarer a l'aeroport et a partir de combien. meci par avance a celui ou celle qui me repondra
Escale à Hong Kong de 7h30 à 15h: aller à Victoria Peak ou Buddha English translation pending
by Lesboulés · 2008-10-22 · 7 replies
Bonjour à tous je pars au Vietnam le 10 novembre prochain et je fais escale à Hong kong de 07h30 à 15h00. Quelqu'un peut-il m'indiquer s'il est possible de faire Victoria Peak ou le Buddha sans agence ? Ai je le temps et combien de temps faut-il? Quelqu'un peut il me donner l'itinéraire pour ces 2 excursions à partir de l'aéroport. Combien cela va-t-il me couter

Bonne journée et merci

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