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Avis sur itinéraire au Mexique avec deux jeunes enfants English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de préparer un voyage au Mexique qui devrait se dérouler entre la mi novembre et mi décembre 2008. Ce sera un voyage avec nos deux enfants qui auront 5 et 3 ans avec qui nous avons envie de partager de beaux moments en famille, et leur faire découvrir ce beau pays qu' a l'air d'être le mexique.
Nous prévoyons formule location de voiture et réservation d'hotel à l'avance.
A ce jour notre itinéraire prévisionnel : arrivée à Cancun => 1 nuit départ pour Isla Holbox => 2 ou 3 nuits Vallaloid => 3 nuits ( visite El Bakam, Chicken Itza, Rio Lagartos) Merida => 5 nuits ( Célestun, Izamal, Runta Punc, Uxmal) Campeche => 2 nuits Laguna de Bacalar => 1 nuit ou 2 nuits (Chicana, Becan, Calkmul) Tulum => 4 Nuits ( Site de tulum, Reserve Sian Kaan, Coba) Isla Mujeres => 2 ou 3 nuits
J'ai encore plein de doutes, essentiellement lié à la présence des enfants : le climat est-il OK à cette période de l'année ( peut on profiter de la plage et se baigner par exemple) que pensez vous de l'itinéraire et de l'intérêt pour les petits ( j' ai essayé d' avoir des points stratégiques à partir desquels rayonner, pour éviter de devoir les faire changer d'hotel tous les jours, et de trouver un mix entre plage, visite de sites, animaux ( celestun, rio lagartos, ..). ma gros soucis, sont aussi d'apres ce que j'ai lu dans différentes discussions sur ce site : les moustiques à isla holbox et Isla mujeres ( sont-ils aussi voraces fin novembre, pourrons nous quand même profiter de la beauté de ces iles et de leur plage malgré cela, y a t il un risque pour les petits bouts chous. initialement j'aurais voulu descendre jusqu'à San Cristobal mais j'ai l'impression que ça va faire beaucoup de route pour les enfants si vous avez des suggestions d'hotels, n'hésitez pas.
Voila, toute aide est la bienvenue, et je suis preneuse de toutes vos suggestions, l'organisation avec des petits bouts de choux me fait me poser pas mal de questions dont je me souciait moins quand nous voyagions en couple.
Merci à tous pour votre aide
Gwen
Je suis en train de préparer un voyage au Mexique qui devrait se dérouler entre la mi novembre et mi décembre 2008. Ce sera un voyage avec nos deux enfants qui auront 5 et 3 ans avec qui nous avons envie de partager de beaux moments en famille, et leur faire découvrir ce beau pays qu' a l'air d'être le mexique.
Nous prévoyons formule location de voiture et réservation d'hotel à l'avance.
A ce jour notre itinéraire prévisionnel : arrivée à Cancun => 1 nuit départ pour Isla Holbox => 2 ou 3 nuits Vallaloid => 3 nuits ( visite El Bakam, Chicken Itza, Rio Lagartos) Merida => 5 nuits ( Célestun, Izamal, Runta Punc, Uxmal) Campeche => 2 nuits Laguna de Bacalar => 1 nuit ou 2 nuits (Chicana, Becan, Calkmul) Tulum => 4 Nuits ( Site de tulum, Reserve Sian Kaan, Coba) Isla Mujeres => 2 ou 3 nuits
J'ai encore plein de doutes, essentiellement lié à la présence des enfants : le climat est-il OK à cette période de l'année ( peut on profiter de la plage et se baigner par exemple) que pensez vous de l'itinéraire et de l'intérêt pour les petits ( j' ai essayé d' avoir des points stratégiques à partir desquels rayonner, pour éviter de devoir les faire changer d'hotel tous les jours, et de trouver un mix entre plage, visite de sites, animaux ( celestun, rio lagartos, ..). ma gros soucis, sont aussi d'apres ce que j'ai lu dans différentes discussions sur ce site : les moustiques à isla holbox et Isla mujeres ( sont-ils aussi voraces fin novembre, pourrons nous quand même profiter de la beauté de ces iles et de leur plage malgré cela, y a t il un risque pour les petits bouts chous. initialement j'aurais voulu descendre jusqu'à San Cristobal mais j'ai l'impression que ça va faire beaucoup de route pour les enfants si vous avez des suggestions d'hotels, n'hésitez pas.
Voila, toute aide est la bienvenue, et je suis preneuse de toutes vos suggestions, l'organisation avec des petits bouts de choux me fait me poser pas mal de questions dont je me souciait moins quand nous voyagions en couple.
Merci à tous pour votre aide
Gwen
EasyJet English translation pending
Bonjour,
Je projete de faire un petit Week-end sympa a Madrid dans quelques temps. J'ai vu des vols très peu chers (20€ aller-retour) sur la compagnie low-cost EasyJet. Cependant vu le prix je me pose quelques questions. Est ce que c'est une compagnie sure et fiable? Quelqu'un l'a déjà utilisée?
Merci d'avance Karine
Je projete de faire un petit Week-end sympa a Madrid dans quelques temps. J'ai vu des vols très peu chers (20€ aller-retour) sur la compagnie low-cost EasyJet. Cependant vu le prix je me pose quelques questions. Est ce que c'est une compagnie sure et fiable? Quelqu'un l'a déjà utilisée?
Merci d'avance Karine
Retour de croisière Concordia "Trésors de l'histoire" English translation pending
Bonjour à tous
je revient de faire la croisière sur le concordia "les trésors de l'histoire" avec mari et fils(3 ans1/2) et nous sommes enchanté de ce voyage...
Nous sommes arrivé hier et nous avons encore la tète pleine des belles choses que nous avons vu.
J'ai recupérer pleins de rensei gnements sur ce site par des personnes qui avait fait cette croisière, et je voudrait en retour aider ce qui vont partir en donnant des renseignements ou des astuses à ceux qui en feront la demande.
Si vous avez des questions aussi diverses soit-elle, n'hésitez pas.Je me ferais 1 plaisir de vous répondre
Musée du quai Branly English translation pending
Ce n est pas vraiment un evenement en rapport avec le voyage mais c est un evenement culturel qui touche a toutes les civilisations. Aujourd hui etait inaugure a Paris le musee du quai Branly :
http://www.lemonde.fr/web/article/0, 1-0@2-3246, 36-785707@51-784215, 0.html
Comme il faut etre objectif et comme il n a pas tort : http://www.rfi.fr/actufr/articles/077/article_43789.asp
http://www.quaibranly.fr/ (dans le mecenat, il y a Pernod Ricard, ca promet!)
Et comme disait Jacques : "il y a le refus de l'ethnocentrisme, de cette prétention déraisonnable de l'Occident à porter, en lui seul, le destin de l'humanité (et je rajouterai, pardon Jacques, cette pretention deraisonnable a porter les malheurs de l humanite). Il y a le rejet de ce faux évolutionnisme qui prétend que certains peuples seraient comme figés à un stade antérieur de l'évolution humaine, que leurs cultures dites 'primitives' ne vaudraient que comme objets d'étude pour l'ethnologue ou, au mieux, sources d'inspiration pour l'artiste occidental."
Faudrait qu il vienne participer a VF, detruire un peu le mythe de l authenticite (il a la peau dure), celui du bon sauvage chez qui bon nombre aimerait etre heberge au moins une nuit, cette fameuse "nuit chez l habitant", ou ce fameux "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" parce que j ai pris l avion!! Mis a part ca, a partir de ce week end, les salles d expo sont ouvertes au public. Bonnes visites!!
http://www.lemonde.fr/web/article/0, 1-0@2-3246, 36-785707@51-784215, 0.html
Comme il faut etre objectif et comme il n a pas tort : http://www.rfi.fr/actufr/articles/077/article_43789.asp
http://www.quaibranly.fr/ (dans le mecenat, il y a Pernod Ricard, ca promet!)
Et comme disait Jacques : "il y a le refus de l'ethnocentrisme, de cette prétention déraisonnable de l'Occident à porter, en lui seul, le destin de l'humanité (et je rajouterai, pardon Jacques, cette pretention deraisonnable a porter les malheurs de l humanite). Il y a le rejet de ce faux évolutionnisme qui prétend que certains peuples seraient comme figés à un stade antérieur de l'évolution humaine, que leurs cultures dites 'primitives' ne vaudraient que comme objets d'étude pour l'ethnologue ou, au mieux, sources d'inspiration pour l'artiste occidental."
Faudrait qu il vienne participer a VF, detruire un peu le mythe de l authenticite (il a la peau dure), celui du bon sauvage chez qui bon nombre aimerait etre heberge au moins une nuit, cette fameuse "nuit chez l habitant", ou ce fameux "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" parce que j ai pris l avion!! Mis a part ca, a partir de ce week end, les salles d expo sont ouvertes au public. Bonnes visites!!
Chiffres Thai? English translation pending
Bonjour à tous.
Je supose que dans la langue Thai les chiffres s'écrivent différement des chiffres "occidentaux" ?
Connaissez vous une page web qui les montrent écrit ?
Sur les pompes à essence, les chiffres sont en Thai ou en "occidental" ?
( En egypte & Jordanie par exemple, bien qu'ils aient des chiffres arabes, sur toutes les pompes que j'ai vu, les chiffres étaient en occidental)
Merci d'avance
Je supose que dans la langue Thai les chiffres s'écrivent différement des chiffres "occidentaux" ?
Connaissez vous une page web qui les montrent écrit ?
Sur les pompes à essence, les chiffres sont en Thai ou en "occidental" ?
( En egypte & Jordanie par exemple, bien qu'ils aient des chiffres arabes, sur toutes les pompes que j'ai vu, les chiffres étaient en occidental)
Merci d'avance
Ramener des meubles d'Indonésie? English translation pending
Slt à tous !!!
Voilà j'aimerais savoir si ça peux valoir le coup de faire ramener des meubles d'indonésie ?? si oui comment procéder ?
Si quelqu'un avait eu cette expérience je suis preneur car les prix en France sont abusés.Quand vous voyez les prix à Maison coloniale ou autre on est en plein délire....
Merci de votre aide.
Voilà j'aimerais savoir si ça peux valoir le coup de faire ramener des meubles d'indonésie ?? si oui comment procéder ?
Si quelqu'un avait eu cette expérience je suis preneur car les prix en France sont abusés.Quand vous voyez les prix à Maison coloniale ou autre on est en plein délire....
Merci de votre aide.
Lotus Air, sérieux? English translation pending
Bonjour à tous,
Avant de me rendre à Hurghada en Egypte avec cette compagnie charter egyptienne, je voulais vous demander si vous connaissiez cette cie ou avez déjà eu l'occasion de voler avec. Merci de me dire ce que valent les avions et si vous avez déjà entendu du bien ou du mal sur cette cie. Est-elle sûre ? Merci beaucoup pour vos renseignements précieux. 😉
Avant de me rendre à Hurghada en Egypte avec cette compagnie charter egyptienne, je voulais vous demander si vous connaissiez cette cie ou avez déjà eu l'occasion de voler avec. Merci de me dire ce que valent les avions et si vous avez déjà entendu du bien ou du mal sur cette cie. Est-elle sûre ? Merci beaucoup pour vos renseignements précieux. 😉
Voyage à Paris avec un pré-adolescent de 12ans English translation pending
Je serai à Paris avec mon fils à la fin du mois de juin. J'aimerai recevoir 1 ou 2 conseils pour ne pas que mon garçon s'ennui (je pense qu'il est au départ très motivé par ce voyage) et qu'il reçoive, comme Ulysse, la piqûre des voyages.🙂
Mais où qu'il est ce truc là? (3) English translation pending
Bonjour!
Je reprends donc la main en ouvrant un nouveau sujet.
Où est-ce?

Un indice? Je n'ai pas (encore?) fait de carnet sur ce pays....
À vous de jouer!
Je reprends donc la main en ouvrant un nouveau sujet.
Où est-ce?

Un indice? Je n'ai pas (encore?) fait de carnet sur ce pays....
À vous de jouer!
Mexique, découverte de la péninsule du Yucatan English translation pending
Après une préparation avortée d'un voyage à Cuba à cause des dommages résiduels laissé par Irma, je me suis rabattu sur la célèbre péninsule mexicaine du Yucatan. En quelques semaines, j'en ai fait le tour par le biais des informations glanées ici et là, et en particulier sur le VoyageForum (merci à tous pour vos précieuses informations). Puis j'ai déterminé mon itinéraire regroupant ce qu'il est possible de faire en un peu plus de 2 semaines. C'est un voyage découverte et non pas un voyage de repos. Ne me dite donc pas que nous en avons trop fait en si peu de temps.... Pour info, le réseau routier est très bon mais la conduite demande un peu d'attention à cause des gendarmes couchés, de quelques trous et de la conduite de certains mexicains. Mais dans l'ensemble la moyenne est très bonne et il n'est pas rare de pouvoir faire des trajets à une moyenne de 100 km/h.
Voilà donc ce que je vous propose comme itinéraire, du 22 mars au 10 avril 2018:
22.03 : Vol pour Cancun: Swiss/EDL GVA 11:00 – ZRH 12:45 - CUN 18:35 - voiture Avis - Hampton hill by Hilton - bien 23.03 : Cancun - route vers Valladolid, Cénote Oxman, Ek balam, Rio Lagartos - Hotel Rio Lagartos - bien 24.03 : Rio Lagartos – Sortie en bateau (6h du mat) – Laguna Colorada - Chichen Itza - Hotel Villa Arceologicas Chicehn Itza - bien 25.03 : Chichen Itza - Visite Chichen Itsa - Izamal - Merida 2h 146 km - Chambre d'hôte la Pantera Negra - très bien 26.03 : Visite Merida - Cénote Xbalam - retour à Merida 27.03 : Merida - cénote noh mozon 1h20 60 km- Uxmal 1:45 73km - Campèche 1h57 166 km - hotel Gamma de Fiesta Inn - très bien 28.03 : Campèche - visite le matin - Conhuas, AirBnB cabañas Calakmul - bien 29.03 : Route vers la cité de Calakmul 62 km 1h40- visite : 3h - Route vers Bacalar - 235 km 3h50 - Beautiful Bungalow AirBNB au bord du lac - super 30.03. : Bacalar - sortie en kayak 31.03. : Bacalar Mahahual - hotel Luna de Plata - moyen 01.04. : Mahahual - Nativus Glamping, Tulum - excellent 02.04. : Nativus Glamping - sortie à vélo Punta Yuyum - baignade 03.04. : Nativus Glamping - Coba 04.04. : Nativus Glamping - Tulum - ruine Tulum -Akumal - hotel CLub Akumal Caribe - bien 05.04. : Akumal - snorkeling tortue 06.04. : Akumal - Playa del Carmen - Chikila - Holbbox 2h00 160 km - hotel Villa HM Paraiso del Mar - très bien 07.04. : Holbox - randonnée vers Punta Mosquito 08.04. : Holbox 09.04. : Holbox - Cancun en fin de journée - Décollage 02h20 arrivée le 10.04 19h30 ZRH - DP 20h35 arr GVA 21h35
Si je devais changer quelque chose, je resterais un jour de plus à Bacalar et je supprimerais sans remord Mahahual...
Et pour faire démarrer le sujet, un aperçu du premier jour: Cénote San Lorenzo Oxman, une merveille très peu fréquentée


22.03 : Vol pour Cancun: Swiss/EDL GVA 11:00 – ZRH 12:45 - CUN 18:35 - voiture Avis - Hampton hill by Hilton - bien 23.03 : Cancun - route vers Valladolid, Cénote Oxman, Ek balam, Rio Lagartos - Hotel Rio Lagartos - bien 24.03 : Rio Lagartos – Sortie en bateau (6h du mat) – Laguna Colorada - Chichen Itza - Hotel Villa Arceologicas Chicehn Itza - bien 25.03 : Chichen Itza - Visite Chichen Itsa - Izamal - Merida 2h 146 km - Chambre d'hôte la Pantera Negra - très bien 26.03 : Visite Merida - Cénote Xbalam - retour à Merida 27.03 : Merida - cénote noh mozon 1h20 60 km- Uxmal 1:45 73km - Campèche 1h57 166 km - hotel Gamma de Fiesta Inn - très bien 28.03 : Campèche - visite le matin - Conhuas, AirBnB cabañas Calakmul - bien 29.03 : Route vers la cité de Calakmul 62 km 1h40- visite : 3h - Route vers Bacalar - 235 km 3h50 - Beautiful Bungalow AirBNB au bord du lac - super 30.03. : Bacalar - sortie en kayak 31.03. : Bacalar Mahahual - hotel Luna de Plata - moyen 01.04. : Mahahual - Nativus Glamping, Tulum - excellent 02.04. : Nativus Glamping - sortie à vélo Punta Yuyum - baignade 03.04. : Nativus Glamping - Coba 04.04. : Nativus Glamping - Tulum - ruine Tulum -Akumal - hotel CLub Akumal Caribe - bien 05.04. : Akumal - snorkeling tortue 06.04. : Akumal - Playa del Carmen - Chikila - Holbbox 2h00 160 km - hotel Villa HM Paraiso del Mar - très bien 07.04. : Holbox - randonnée vers Punta Mosquito 08.04. : Holbox 09.04. : Holbox - Cancun en fin de journée - Décollage 02h20 arrivée le 10.04 19h30 ZRH - DP 20h35 arr GVA 21h35
Si je devais changer quelque chose, je resterais un jour de plus à Bacalar et je supprimerais sans remord Mahahual...
Et pour faire démarrer le sujet, un aperçu du premier jour: Cénote San Lorenzo Oxman, une merveille très peu fréquentée


Se déplacer en bus en Croatie en juillet English translation pending
Bonsoir,
Je reviens vers vous après avoir bien avancé dans la préparation de notre voyage en Croatie du 11 au 25 juillet. L'itinéraire a été arrêté (après bien des hésitations), les hébergements réservés avec Booking. Nous avons décidé de voyager en bus. J'aimerais toutefois vérifier un certain nombre de points :
- Nous arrivons à 9 h à l'aéroport de Split et nous allons directement à Sibenik : j'ai lu que le bus 37 permettait de rejoindre directement Trogir et qu'ensuite nous pouvions trouver un autre bus pour Sibenik. Qu'en pensez-vous ?
-Est-ce suffisant de se rendre la veille ou l'avant-veille à la gare routière pour acheter un ticket de bus (par exemple entre Sibenik et Split ou entre Dubrovnik et Split) ?
- Après avoir séjourné à Korcula, nous passons une nuit à Ston avant de rejoindre Dubrovnik : j'envisage de prendre le bateau qui fait la navette entre la ville de Korcula et Orebic, puis un bus pour Ston. Est-ce possible de laisser nos bagages en consigne à la gare routière d'Orebic (ou ailleurs) pour prendre le temps de visiter Orebic et notamment le couvent fransciscain avant de reprendre la route ?
Merci d'avance pour vos réponses.
- Nous arrivons à 9 h à l'aéroport de Split et nous allons directement à Sibenik : j'ai lu que le bus 37 permettait de rejoindre directement Trogir et qu'ensuite nous pouvions trouver un autre bus pour Sibenik. Qu'en pensez-vous ?
-Est-ce suffisant de se rendre la veille ou l'avant-veille à la gare routière pour acheter un ticket de bus (par exemple entre Sibenik et Split ou entre Dubrovnik et Split) ?
- Après avoir séjourné à Korcula, nous passons une nuit à Ston avant de rejoindre Dubrovnik : j'envisage de prendre le bateau qui fait la navette entre la ville de Korcula et Orebic, puis un bus pour Ston. Est-ce possible de laisser nos bagages en consigne à la gare routière d'Orebic (ou ailleurs) pour prendre le temps de visiter Orebic et notamment le couvent fransciscain avant de reprendre la route ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Préparation d'un retour dans l'Ouest américain (Yellowstone - Moab - Los Angeles) English translation pending
Bonjour à tous,
Encore émerveillés de notre premier voyage dans l'Ouest à l'été 2015 où nous avions fait une boucle des grands classiques (LA, Grand Canyon, Monument Valley, Bryce, Death Valley, LV, Yosemite, SF, Cote Pacifique, ...) nous envisageons de repartir à l'été 2018 (fin Aout/début Septembre) pour de nouvelles aventures même si nous n'en sommes pour l'instant qu'au stade de brouillon.
Comme il y a 2 ans, j'aurais souhaité vous soumettre l'itinéraire envisagé puisque vos conseils avaient été très précieux dans la réussite de notre projet et le seront certainement à nouveau. Je ne suis pour l'instant pas encore rentré dans le détail de l'organisation des journées, notamment dans les parcs.
Plusieurs précisions:
- Le circuit est organisé en fonction de 3 "centres" d’intérêt majeurs: Yellowstone - Moab - Los Angeles
- Nous penchons pour une arrivée à Denver, (afin de découvrir plus de choses qu'en arrivant à Salt Lake City et meilleurs horaires de vols). Il a l'air également plus facile et moins cher de louer un SUV en one-way à Denver qu'à SLC (ex Alamo ne propose pas de SUV à SLC...). Est-ce une idée acceptable?
- Se pose la question pour Cody (écarté pour l'instant, un peu à regret) car le détour semble trop chronophage (1 jour de plus nécessaire).
- Je ne suis pas encore sur de la pertinence du passage par San Diego, malgré tout la ville a l'air agréable et il est tentant d'y passer (au moins) une journée
HYPOTHESE #1 AVEC ARRIVÉE A DENVER
J1 - VOL TOULOUSE - DENVER
J2 - DENVER - VISITE DE LA VILLE
J3 - DENVER - GRANBY (ou GRAND LAKE ou KREMMLING) > Traversée de Rocky Mountain NP
J4 - GRANBY - JACKSON (OU PINEDALE) > Longue étape de transition
J5 - JACKSON - WEST YELLOWSTONE > Grand Teton NP > Taggart Lake
J6 - YELLOWSTONE > Madison, Old Faithful
J7 - YELLOWSTONE > Norris, Mammoth
J8 - YELLOWSTONE > West Thumb, Lake Village, Canyon
J9 - YELLOWSTONE > Tower-Roosevelt (avec Lamar Valley)
J10 - WEST YELLOWSTONE - OGDEN > ?
J11 - SALT LAKE CITY > Antelope Island > Temple Square > Utah State Capitol Nuit à Provo? Ou à Vernal?
J12 - PROVO OU VERNAL - MOAB > Si nuit à Vernal - Colorado National Monument
J13 - MOAB > Arches NP
J14 - MOAB > Canyonlands > Island In The Sky > Deadhorse Point
J15 - MOAB - TORREY > Little Wild Horse / Slot Canyon > Goblin Valley State Park > Capitol Reef NP (Peut-être un peu trop pour la journée)
J16 - TORREY - LAS VEGAS > Valley Of Fire
J17 - LAS VEGAS
J18 - LAS VEGAS - SAN DIEGO
J19 - SAN DIEGO > Balboa Park > Downtown > Pacific Beach
J20 - SAN DIEGO - LOS ANGELES
J21 - LOS ANGELES
J22 - LOS ANGELES
J23 - LOS ANGELES
J24 - LOS ANGELES
J25 - LOS ANGELES - TOULOUSE
HYPOTHESE #2 AVEC ARRIVÉE A SALT LAKE CITY
J1 - VOL TOULOUSE - SALT LAKE CITY
J2 - SALT LAKE CITY - VISITE DE LA VILLE
J3 - SALT LAKE CITY - JACKSON
J4 - JACKSON - WEST YELLOWSTONE > Grand Teton NP > Taggart Lake
J5 - YELLOWSTONE > Madison, Old Faithful
J6 - YELLOWSTONE > Norris, Mammoth
J7 - YELLOWSTONE > West Thumb, Lake Village, Canyon
J8 - YELLOWSTONE > Tower-Roosevelt (avec Lamar Valley)
J09 - WEST YELLOWSTONE - VERNAL > ?
J10 - VERNAL - MOAB > Si nuit à Vernal - Colorado National Monument
J11 - MOAB > Arches NP
J12 - MOAB > Canyonlands > Island In The Sky > Deadhorse Point
J13 - MOAB - TORREY > Little Wild Horse / Slot Canyon > Goblin Valley State Park > Capitol Reef NP (Peut-être un peu trop pour la journée)
J14 - TORREY - LAS VEGAS > Valley Of Fire
J15 - LAS VEGAS
J16 - LAS VEGAS - SAN DIEGO
J17 - SAN DIEGO > Balboa Park > Downtown > Pacific Beach
J18 - SAN DIEGO - LOS ANGELES
J19 - LOS ANGELES
J20 - LOS ANGELES
J21 - LOS ANGELES
J22 - LOS ANGELES
J23 - LOS ANGELES - TOULOUSE.
Cette hypothèse pourrait nous permettre d'ajouter Cody et/ou de rajouter un/deux jour quelque part.
Nous sommes partis sur une hypothèse de 25 jours mais il nous sera également peut-être possible d'ajouter 1 ou 2 jours de plus.
Merci d'avance pour vos remarques, critiques et avis!
Encore émerveillés de notre premier voyage dans l'Ouest à l'été 2015 où nous avions fait une boucle des grands classiques (LA, Grand Canyon, Monument Valley, Bryce, Death Valley, LV, Yosemite, SF, Cote Pacifique, ...) nous envisageons de repartir à l'été 2018 (fin Aout/début Septembre) pour de nouvelles aventures même si nous n'en sommes pour l'instant qu'au stade de brouillon.
Comme il y a 2 ans, j'aurais souhaité vous soumettre l'itinéraire envisagé puisque vos conseils avaient été très précieux dans la réussite de notre projet et le seront certainement à nouveau. Je ne suis pour l'instant pas encore rentré dans le détail de l'organisation des journées, notamment dans les parcs.
Plusieurs précisions:
- Le circuit est organisé en fonction de 3 "centres" d’intérêt majeurs: Yellowstone - Moab - Los Angeles
- Nous penchons pour une arrivée à Denver, (afin de découvrir plus de choses qu'en arrivant à Salt Lake City et meilleurs horaires de vols). Il a l'air également plus facile et moins cher de louer un SUV en one-way à Denver qu'à SLC (ex Alamo ne propose pas de SUV à SLC...). Est-ce une idée acceptable?
- Se pose la question pour Cody (écarté pour l'instant, un peu à regret) car le détour semble trop chronophage (1 jour de plus nécessaire).
- Je ne suis pas encore sur de la pertinence du passage par San Diego, malgré tout la ville a l'air agréable et il est tentant d'y passer (au moins) une journée
HYPOTHESE #1 AVEC ARRIVÉE A DENVER
J1 - VOL TOULOUSE - DENVER
J2 - DENVER - VISITE DE LA VILLE
J3 - DENVER - GRANBY (ou GRAND LAKE ou KREMMLING) > Traversée de Rocky Mountain NP
J4 - GRANBY - JACKSON (OU PINEDALE) > Longue étape de transition
J5 - JACKSON - WEST YELLOWSTONE > Grand Teton NP > Taggart Lake
J6 - YELLOWSTONE > Madison, Old Faithful
J7 - YELLOWSTONE > Norris, Mammoth
J8 - YELLOWSTONE > West Thumb, Lake Village, Canyon
J9 - YELLOWSTONE > Tower-Roosevelt (avec Lamar Valley)
J10 - WEST YELLOWSTONE - OGDEN > ?
J11 - SALT LAKE CITY > Antelope Island > Temple Square > Utah State Capitol Nuit à Provo? Ou à Vernal?
J12 - PROVO OU VERNAL - MOAB > Si nuit à Vernal - Colorado National Monument
J13 - MOAB > Arches NP
J14 - MOAB > Canyonlands > Island In The Sky > Deadhorse Point
J15 - MOAB - TORREY > Little Wild Horse / Slot Canyon > Goblin Valley State Park > Capitol Reef NP (Peut-être un peu trop pour la journée)
J16 - TORREY - LAS VEGAS > Valley Of Fire
J17 - LAS VEGAS
J18 - LAS VEGAS - SAN DIEGO
J19 - SAN DIEGO > Balboa Park > Downtown > Pacific Beach
J20 - SAN DIEGO - LOS ANGELES
J21 - LOS ANGELES
J22 - LOS ANGELES
J23 - LOS ANGELES
J24 - LOS ANGELES
J25 - LOS ANGELES - TOULOUSE
HYPOTHESE #2 AVEC ARRIVÉE A SALT LAKE CITY
J1 - VOL TOULOUSE - SALT LAKE CITY
J2 - SALT LAKE CITY - VISITE DE LA VILLE
J3 - SALT LAKE CITY - JACKSON
J4 - JACKSON - WEST YELLOWSTONE > Grand Teton NP > Taggart Lake
J5 - YELLOWSTONE > Madison, Old Faithful
J6 - YELLOWSTONE > Norris, Mammoth
J7 - YELLOWSTONE > West Thumb, Lake Village, Canyon
J8 - YELLOWSTONE > Tower-Roosevelt (avec Lamar Valley)
J09 - WEST YELLOWSTONE - VERNAL > ?
J10 - VERNAL - MOAB > Si nuit à Vernal - Colorado National Monument
J11 - MOAB > Arches NP
J12 - MOAB > Canyonlands > Island In The Sky > Deadhorse Point
J13 - MOAB - TORREY > Little Wild Horse / Slot Canyon > Goblin Valley State Park > Capitol Reef NP (Peut-être un peu trop pour la journée)
J14 - TORREY - LAS VEGAS > Valley Of Fire
J15 - LAS VEGAS
J16 - LAS VEGAS - SAN DIEGO
J17 - SAN DIEGO > Balboa Park > Downtown > Pacific Beach
J18 - SAN DIEGO - LOS ANGELES
J19 - LOS ANGELES
J20 - LOS ANGELES
J21 - LOS ANGELES
J22 - LOS ANGELES
J23 - LOS ANGELES - TOULOUSE.
Cette hypothèse pourrait nous permettre d'ajouter Cody et/ou de rajouter un/deux jour quelque part.
Nous sommes partis sur une hypothèse de 25 jours mais il nous sera également peut-être possible d'ajouter 1 ou 2 jours de plus.
Merci d'avance pour vos remarques, critiques et avis!
Suite à mon expérience d'avoir visité Paris English translation pending
bonjour suite a mon experience d'avoir visité Paris , la température n'est pas des plus important, tellement de super musée, d'église a voir, de temple, par contre ne vous fier pas a avoir les bonne information pour le RER ou le métro a prendre des Parisiens, il n'ont pas de fierté et vous donne le 3/4 du temps la mauvaise information...donc pour le contact ont oublie mieux vaux sont ordi ...les resto pret des lieux touristique sont des arnaques, dispendieux et meme pas bon !!! un hot dog 8 euro !!!! un grill cheese la bas un croque monsieur 5 euro!!! meme pas bon, un resto a 30 euro le repas le poulet mal cuit , dur , jamais vue ca de ma vie !!! donc les Parisiens n'ont aucun respect des touriste et sont sans fierté, jamais vue ca dans aucun pays J'ai beaucoup voyagé, (caire-istanbul, jerusalem, tokyo, hong kong, bangkok, katmandhou, dehli, singapour, ho chi min, pekin, phom phen, ventiane, colombo, ragon, ottawa) donc ammené votre lunch , mais Paris c, est super a visité
Séjour en forêt tropicale (Gabon - Congo) English translation pending
Carnet de voyage en Afrique Centrale
Jeudi 16 janvier 2003
Arrivé 2040 à Libreville. Justin, le chauffeur de WCS (Wildlife Conservation Society) à Libreville attendait à la sortie du terminal pour me conduire a mon hôtel, le Tropicana. J’y retrouve Bryan, le directeur des Réserves Nationales au Congo, et Debra, une chercheuse qui prépare un doctorat sur les chauves souris. Ils m’annoncent que notre départ pour Bomassa sera repoussé à samedi. Tant mieux, que j’aie au moins le temps de m’adapter un minimum.
Vendredi 17
Au bureau de WCS, j’installe les programmes Flitestars et Mapstars sur mon Mac avec l’aide de Peter, un pilote autrichien approchant la cinquantaine et qui vole pour WCS sur son propre avion. Il a fait fortune en vendant des lunettes puis a vendu son magasin avant de traverser l’Afrique avec son Cessna 182. En fin de matinée, direction l’ambassade du Congo pour ma demande de visa. Refoulé à l’entrée par le gardien, je dois retourner au Tropicana pour enfiler un pantalon à la place de mon short. Le visa de 3 mois coûte 210 000 cfa, moitié moins pour les membres de WCS. Plus tard dans l’après midi, nous allons faire les courses pour Bomassa. 200 kilos de nourriture, alcools et cigarettes.
Samedi 18
À 0900 nous chargeons l’avion avant de décider de repousser le vol à dimanche. Because mauvais temps. J’en profite pour faire laver l’avion et ajouter des coordonnées sur Mapstar, un programme de gestion de points GPS installé la veille sur mon Mac. Plus tard dans la soirée, un Antonov 24 s’écrase à l’est de Libreville, suite à une panne électrique et la panique probable de l’équipage. Au bar de l’aéroclub, tout le monde s’étonne qu’il ait tourné autour de D’jemba au lieu de rejoindre la côte. Apparemment, personne dans l’appareil n’avait une lampe de poche (obligatoire) ni même un briquet ou des alumettes pour éclairer ne serait ce que le compas…
Dimanche 19
Bryan, qui souffrait depuis plusieurs jours d’un abcès à la fesse, part à l’hôpital, où le médecin décide de l’opérer sur le champs. Il ne pourra voyager qu’en fin de semaine et je décolle donc seul pour LaLopé, une des plus anciennes réserves du Gabon, où je récupère le Dr Boo, une biologiste britannique de son vrai nom Fiona Maisels, avant de continuer vers Kabo pour les formalités douanières, puis Bomassa, camp où je serai désormais basé. En vol, Boo contacte Bomassa par la HF et nous décidons de laisser l’avion à Kabo. Nous terminerons le voyage par la route pour ne pas risquer d’être surpris par la nuit. Décollé de LaLopé à 1400 + 3h30 de vol + une demie heure pour la police des frontières…, bref, la nuit tombant à 1800, même si la dernière branche se fait en 10 minutes, c’est trop risqué pour un premier atterrissage à Bomassa. La piste fait 600 mètres et surtout elle est étroite, bordée par de la végétation plus haute que les ailes. Finalement nous arrivons plus tôt que prévu et les formalités sont rapides. Comme la route est bloquée, c’est une pirogue qui est venu nous chercher. Une douzaine de villageois nous aident à charger nos 300 kilos de frêt et bagages à la lueur des torches, et des vers luisants. Puis une heure encore à remonter le fleuve Sangha, dans l’obscurité. Juste le bruit du moteur et les étoiles.
Lundi 20
A 0630 sortant d’un rêve au décors européen (Paris ?, Lausanne ?), je me réveille étonné d’être en pleine forêt tropicale. Après le petit déj. j’entreprends de nettoyer une étagère et d’installer ma chambre, entièrement grillagée contre les moustiques, puis commence à faire l’inventaire des documents de l’avion. En fin de matinée, je me rends vers la piste, à un petit kilomètre du camp, en suivant un sentier étroit, sorte de tunnel de verdure, inquiet d’une éventuelle rencontre avec un éléphant. Ils courent bien plus vite que nous paraît-il. Au village, Madame Djony, l’infirmière du dispensaire qui se trouve être aussi la femme du conservateur du camp, m’adjoint une jeune fille de 22 ans, enceinte de son 4ème enfant, pour m’accompagner. La piste est bien plus longue que je ne l’imaginais. Je demande quand même une pirogue pour aller observer l’approche depuis la rivière. Peter m’avait dit que les derniers 100 mètres de finale frôlaient les arbres. J’ai surtout envie de faire un tour sur ce fleuve qui me fascine autant. Large de plus de 100 mètres, il est l’axe de vie de toute la région. Pour la pêche, le transport, pour se laver ou ne serait ce que pour sortir de cette claustrophobie que provoque la densité de la forêt.
Puis je rentre au camp et déjeune seul, en commençant à parcourir le manuel de vol du Cessna, lorsque Boo me propose de l’accompagner elle et son guide pygmée pour rejoindre une clairière avec un mirador où elle compte passer la nuit. Elle souhaite profiter de la pleine lune pour observer les éléphants. A vrai dire les compter, afin d’évaluer la qualité et l’évolution de fréquentation de cette clairière. C’est encore la meilleure façon de surveiller les activités des braconniers. Ainsi entre l’aller et le retour je m’offre deux heures de marche en pleine brousse pour terminer la journée. Derrière un petit bonhomme qui avance à toute vitesse, la machette posée sur son bras comme un bébé endormi. L’occasion de découvrir enfin la jungle, la vraie jungle, jusqu’ici seulement fantasmée au travers de romans d’aventure. En quelques kilomètres, je croise déjà des termitières hautes comme des maisons de 2 étages, des papillons gigantesques, en tout cas suffisamment pour qu’ils s’autorisent quelques secondes de plané entre 2 battements d’aile, et des arbres de 30 mètres parfois entièrement emballés dans une toile d’araignée si dense qu’elle est pratiquement opaque. Les films de Spielberg n’étaient donc pas exagérés ?! Heureusement que je me suis acheté une caméra vidéo, sinon personne ne me croira.
Après le dîner, je m’installe dans le bâtiment qui fait office de bureau, une grande pièce climatisée, la seule, à cause des nombreux ordinateurs et appareils électroniques qui souffriraient trop rapidement de l’humidité. Dans un coin, une grande télévision et une vidéothèque de plusieurs dizaines de cassettes et DVD, pour tous les goûts. Je visionne quelques documents sur l’Afrique tropicale jusqu’à 2230. Le groupe électrique est éteint à 2245 et je finis ma phrase à la bougie.
Le premier soir, en revenant de la salle de bain dans la nuit, j’étais déjà impressionné parce que je devais enjamber d’anciennes traces d’éléphants (ils viennent dans le camp pendant la nuit), lorsque j’ai refermé machinalement ma main sur un insecte infernal qui s’est envolé en hurlant comme un hibou. Boo m’a dit le lendemain que c’était une espèce de grillon. Par le bruit, la variété et la taille, cet endroit est un véritable Disneyland d’insectes.
Mardi 21
Ce matin, une heure de camion pour faire 30 km, sur une piste boueuse et cahoteuse. Nous allons récupérer l’avion à Kabo. Pompé 200 litres de carburant pour compléter les réservoirs dans les ailes. Mais le tonneau est vide avant que j’aie terminé et le poids dans les ailes est maintenant déséquilibré. Pendant que M. Djony, le conservateur du camp palabre avec la police locale, je regarde dans le manuel de vol s’il y a une limitation de dissymétrie. La piste est relativement longue, 1200 m, mais elle est bordée d’arbres très haut. L’impression de devoir décoller dans un corridor. 10 minutes seulement de vol pour rejoindre Bomassa. Vue d’au dessus, la piste paraît soudain très courte, je prolonge la vent arrière et m’autorise une longue finale. Sur le bord du terrain, un groupe de villageois attend que M. Djony et moi sortions de l’appareil. Le conservateur me dit que c’est devenu une habitude maintenant, ils viennent se faire une opinion sur la qualité de chaque nouveau pilote en se référant au premier atterrissage. Depuis le temps, ils sont tous devenus experts en arrondis.
En fin d’après midi, nous préparons avec Boo le vol de demain. 43 waypoints à rentrer manuellement dans le GPS, pour un survol de clairières. A l’heure de l’apéritif, nous recevons la visite inattendue d’une jeune américaine, à peine 20 ans. Membre du Corps de la Paix (un organisme US qui envoie des jeunes volontaires sur le terrain avec très peu de moyens), elle vit depuis 2 ans, seule occidentale (Californie) dans un petit village au bord du fleuve à 2 ou 3 kilomètres au sud de Bomassa. Cet après-midi, elle remontait la Sangha en pirogue-stop, se dirigeant nonchalamment vers Yaoundé pour reprendre pied vers un semblant de civilisation. Je suis bluffé.
Pendant le souper, Boo m’énumère les différentes tâches qui seraient utiles dans le camp. A envisager pour des éco-touristes, volontaires ou éventuellement amis de passage : enseigner l’anglais aux assistants chercheurs congolais, corriger les traductions de rapports de l’anglais vers le français, organiser l’herbier, concevoir des visuels descriptifs pour les animaux que l’on peut observer depuis le mirador, etc… et avant d’aller nous coucher, nous regardons une vidéo, « the jerk » avec Steve Martin, à la fraicheur de l’air conditionné du bureau.
Mercredi 22
Notre vol photographique, qui était prévu à 0800, tombe à l’eau c’est le cas de dire. Le ciel est chargé et l’on aurait besoin d’une bonne lumière pour pouvoir détecter d’en haut les traces d’anciennes pistes d’éléphants. Nous nous rendons tout de même à l’avion pour installer le matériel. Mais le socle qui était prévu pour fixer la caméra sur l’avion a disparu. De retour au camp, nous en faisons fabriquer un en bois par Alphonse, l’ébéniste. En attendant, je lis le numéro de mars 2001 du magazine National Géographique, qui relate l’aventure de Mike Fay, le prédécesseur de Bryan à Bomassa. Mégatransect, un raid de 2000 kilomètres à pied à travers la forêt équatoriale. Et je découvre avec jalousie que Nicolas Kozon, l’un des premier pilotes de WCS Congo, dont j’ai repris la place, est cité en fin d’article. J’ai néanmoins eu la chance de rencontrer Mike à Libreville. Il m’a raconté comment il s’était fait attaquer par une femelle éléphant(une défense lui a transpercé le bras), le 31 décembre dernier. Très chanceux, son biceps a été épargné de justesse, il ne lui reste que de longues cicatrices des 2 côtés du bras qu’il pourra montrer fièrement dés son retour à New York.
Aujourd’hui, nous avons fait 3 aller-retours jusqu’à la piste, 2 en camion et 1 en pirogue, pour mettre au point notre nouvelle fixation de la caméra. J’en ai profité pour faire connaissance avec les 2 instituteurs de l’école située en bord de piste. Un jour je viendrai filmer le cours. A notre dernier retour au camp, celui en pirogue, nous accostons en même temps que 2 suisses allemands, attendus depuis hier soir. Un couple qui travaille depuis 6 ans à Mayumba en Centre Afrique, pour un organisme similaire. Ils ont du évacuer leur camp à cause des évènements politiques de Noël et viennent de descendre la Sangha pendant plus de 3 heures dont la moitié sous une pluie torrentielle. Boo les connaît bien, quand à moi je fais leur connaissance pendant le dîner. Leur activité est beaucoup plus axée sur l’écotourisme qu’ici, où nous n’avons qu’une ou deux cases de passage.
Jeudi 23
Le temps ne nous permettra pas, aujourd’hui encore, de faire ces photos. L’occasion de créer un compte e-mail pour la connexion satellite et de commencer à visionner mes anciennes cassette Hi8 que j’ai fait transférer sur DV en achetant le caméscope. Le soir nous nous installons tous les quatre dans le bureau pour regarder la vidéo « Et au milieu coule une rivière » de Robert Redford avec Brad Pitt. A la fin du film il nous faut faire un effort pour réaliser que nous sommes toujours en pleine forêt.
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Vendredi 24
A 1000, le brouillard finit par se lever et nous décollons pour aller filmer les bais, un terme pygmée qui désigne ces clairières où les éléphants laissent des traces de leur passage, indice que la zone n’aura pas encore été prise d’assaut par les chasseurs. Je suis peu habitué à ce genre de vol, succession de virages serrés à faible vitesse et des trajectoires précises à tenir sans visibilité du cadrage de la caméra, qui est pointée sur la verticale exacte de l’avion. Lorsque pour corriger le cadre j’incline l’avion vers la gauche, la caméra balance vers la droite... Bref, de quoi se mélanger les pinceaux et les premières bais nécessitent plusieurs passages, le temps de me faire la main. Finalement, ce sera un vol de plus de 2 heures pour un circuit d’à peine 200 km, avec au final une petite douzaine de bais dans la boîte. Demain, le secteur sud de la réserve représente un circuit de 400 km !!
Nous passons le reste de la journée à traiter les images, en prélevant pour chaque séquence la ou les photos qui permettront de reconstituer l’intégralité des clairières. Avant la nuit, il me faut encore refaire le plein du Cessna, à partir d’un baril de 200 litres et d’une pompe électrique branchée sur la batterie du camion.
Samedi 25
0900, décollage pour le circuit sud. Mais le vol doit être interrompu après seulement 4 bais, lorsque nous nous apercevons que l’alternateur ne charge plus la batterie. Après quelques essais, je décide d’éteindre tous les instruments électriques. Heureusement, nous nous orientons à partir du GPS portable de Boo. Cela me permet aussi de couper la batterie et de garder assez de courant pour sortir les volets à l’atterrissage.
Sur la piste de Bomassa, je démonte le capot et entreprends avec Fay, le Mr électricité du camp, de mesurer les tensions de la batterie ainsi que de l’alternateur. Mais déjà, il n’y a plus assez de courant pour démarrer l’avion. Et demain je suis attendu à Libreville !! Nous décidons que je démarrerai demain avec 2 batteries de voiture (12 volts) montées en série (la mienne est en 24 V). Il faudra juste faire particulièrement attention à l’hélice en remontant le capot.
De retour au bureau je rajoute quelques points de précaution dans le GPS de Boo, le long du trajet vers Libreville. Une simple ligne droite pendant 4 heures, mais je serais quand même rassuré avec quelques pistes de dégagement disponibles au milieu de cette forêt interminable qui, d’en haut, ressemble à un champ infini de persil ou brocoli.
Soudain, Boo lève la tête de son ordinateur et me fait signe de regarder par la fenêtre. Un éléphant est là, 2 mètres derrière la vitre. Je me jette sur ma caméra dont je n’ai pas encore eu le temps de consulter la notice. Au diable la balance des blancs, je suis excité comme à mon premier concert pop, à 15 ans. Avec prudence, nous sortons du bureau pour varier les prises de vue. Je m’étais déjà trouvé à quelques centimètres d’un éléphant, fasciné par le regard désabusé de son œil rond. C’était à la ménagerie du cirque Knie, il avait un pied enchaîné et l’air bien élevé. Ici, même à 10 mètres, il est impressionnant par sa puissance contenue. A quel moment va-t-il se contrarier ? Celui-là est un habitué du village et s’appelle Gentil, parce qu’il ne s’est encore jamais montré agressif. Mais il lui suffit de faire un pas dans ma direction en levant sa trompe et je détale comme un lapin, traversant la moitié du camp sans me retourner.
Le soir, nous invitons à notre table Mme Djony. Son mari, est parti à Brazzaville pour toute la semaine. Elle nous raconte la douzaine d’accouchements qu’elle a déjà effectué au village, sans déplorer une seule complication. Le plus long et le plus difficile a duré vingt minutes. C’était pour la dernière épouse du vieux Mamatt, le mécanicien. Elle a 16 ans, lui approche la soixantaine. C’est sa troisième femme et il veut encore lui faire au moins 8 enfants.
Comme chaque soir, je retrouve dans la salle de bain la salamandre rose au-dessus du lavabo, l’araignée grise derrière le réservoir de la chasse d’eau et en invité exceptionnel aujourd’hui, une chauve souris qui fait des looping silencieux en rasant les murs. J’attends qu’elle termine son show pour m’installer devant le miroir avec ma brosse à dent. Je sais bien qu’elle bénéficie d’un radar ultra performant, mais la pièce est suffisamment exigüe pour activer le code alerte de mon T-CAS (alarme anti-collision).
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Dimanche 26
A 0830, démarrage épique de l’avion sous l’œil éberlué de la moitié du village. On a branché les 2 batteries 12V en série pour fournir les 24V requis par le démarreur, sans solliciter la batterie de l’avion dont j’aurai besoin pour faire la radio en arrivant à Libreville. Maintenant le plus délicat reste à faire. Fixer le capot du moteur par ses 36 visses, à quelques centimètres de l’hélice qui tourne à 700 tours minute, régime du ralenti. Boo est debout sur les freins, pendant que je me mets à plat ventre sur le capot, tournevis en main, et que Fay écarte les bras pour tenir les enfants à distance. C’est ce moment précis que choisit un touriste sorti de nulle part, sorte de globe-trotter équatorial ou routard tropical, pour débarquer à l’improviste. Il espère une place dans l’avion mais Boo le reçoit comme un chien dans un jeu de quille. Pas le temps de bavarder, je décolle sans les volets, pour Kabo à 10 minutes au sud ouest. Les douaniers ont été prévenus que je ne pourrai pas éteindre le moteur.
A 0900 je redécolle de Kabo et c’est parti pour 4 heures de vol sans radio, sans indicateur de niveau d’essence, sans pompe pour transférer le carburant depuis les réservoirs auxiliaires vers les principaux. Et avec pour seul instrument de navigation au dessus de cet océan de verdure, un GPS portable dans lequel j’ai ajouté à la va vite un ou deux aérodromes pas trop éloignés de la route en cas d’imprévu. Je m’exerce à estimer des coordonnées sur la carte pour ajouter en vol un troisième aérodrome dont je décide d’essayer la verticale. A travers les nuages, j’aperçois la bande brune de latérite. Je suis fier de mon coup et soulagé de constater que je peux aussi compter sur ce genre d’improvisation.
Suis monté péniblement à 10'500 pieds pour profiter d’un vent arrière qui pousse mon oiseau à 140 kts, vitesse sol. La consommation est descendue à 14 Gallons, soit moins de 60 litres par heure. J’en ai environ 280 dans les réservoirs principaux, plus 120 litres dans les supplémentaires montés en bout d’ailes. Mais aujourd’hui je ne compte pas dessus. A la verticale de Mitzic, il me reste un peu plus d’une heure de vol et je m’autorise une cigarette. Le gyro directionnel, ou conservateur de cap, a lâché depuis 20 minutes. Je ne vole plus qu’au GPS en essayant de maintenir mon horizon le plus droit possible. Mais un 206, ce n’est pas aussi stable qu’un Fokker. Il suffit que je m’absente 10 secondes et je me prends 30 degrés dans la vue.
La couche commence à se souder aussi je décide de descendre avant les Monts de Cristal, pour éviter d’avoir à traverser la couche sans connaître le relief. A 80, puis 40, puis 20 nautiques, j’essaie sans succès de contacter LBV (Libreville). J’avais piqué un peu au nord en espérant obtenir une semi-directe pour la piste 16, mais faute d’un contact radio je me trouve obligé de contourner la CTR (zone de contrôle) par l’est de la ville et, comme nous avions prévu cette éventualité, me rends directement à Nyounié, un petit terrain en herbe de 600 mètres à 25 minutes au sud de LBV, qui dessert un lodge de week-end. Je le connais pour y avoir effectué les 2 tours de piste d’évaluation auxquels a procédé Peter avant de confirmer mon embauche en décembre dernier.
La procédure d’urgence pour une arrivée sans radio à LBV n’était pas envisagée parce que l’avion est immatriculé à Brazza et je n’ai pas encore ma licence congolaise. Pas le moment de me faire remarquer. Après plus de 4 heures dans l’appareil je suis bien tenté de me poser sans autre formalité, mais pour le principe je me force à effectuer au moins un passage de précaution (en général pour faire partir les bêtes) puis décide d’approcher très à plat depuis la mer, plutôt que de piquer après les arbres en arrivant de la forêt. Il me reste tout de même assez de batterie pour sortir 20° de volets et c’est tant mieux parce qu’une brise légère me pousse dans le dos. Bref, …posé pas cassé, j’arrive juste à temps pour le déjeuner.
La terrasse est bondée et je m’incruste à une table dans cette foule en goguette d’employés du secteur pétrolier. Me sens comme un agriculteur ardéchois qui, après 4 jours de marche, arrive au marché d’Aubenas pour vendre sa récolte. Tous ces gens m’ont l’air de citadins et je ne sais pas quoi leur dire. Après le repas, je demande une chambre à l’hôtelier pour me reposer et m’assoupit pour une sieste moite lorsque le bruit de l’avion de Peter me sort de ma somnolence. Il rentre de Gamba (sud du Gabon) avec un jour d’avance, parce qu’il doit aller récupérer Cath, directrice de recherche à LaLopé, qui en est à son 6ème mois de grossesse et se tape une méchante crise de palud. Personnellement je suis juste content de rentrer à Libreville… On viendra récupérer mon avion avec 2 jerrycans d’essence et une VHF portable avant la tombée de la nuit.
Lundi 27 – mardi 28
Outre les problèmes de maintenance à régler, je profite de ce séjour pour acheter des bougies de chauffe pour le Land Cruiser de Bomassa, qu’on devait pousser au démarrage depuis plusieurs jours. Ainsi qu’un stylo feutre parce que les bics ne fonctionnent pas bien sur papier humide, et une corde de 30 mètres en cas d’ arborissage forcé. J’ai lu ça dans « L’avion du blanc ». Pour me rassurer, Carribou, un technicien québecois de chez 2AG (Air Affaires Gabon), m’explique que autant à la cime qu’au pied des arbres, on a de toute façon peu de chance de passer la nuit sans se faire dévorer par les insectes, en premier lieu les fourmis qui sont particulièrement bien organisées pour ce genre de travail. Il a le sens de l’humour, le bougre, mais pour le moment, je prends tout au pied de la lettre.
C’est d’ailleurs avec ce même bonhomme que je m’aperçois, en mettant à jour les documents de l’avion, que l’inspection des 50 heures était due il y a déjà plus de 10 heures. Normalement je n’ai droit qu’à 5 heures de tolérance. A la bonne heure, on est en Afrique…mais du coup on ne repartira que mercredi.
Mercredi 29
Décollage 1100. Etape à LaLopé pour un déjeuner meeting avec Lee, le jeune et populaire directeur de WCS Gabon, ainsi que David, un vénérable journaliste un peu amidonné mais néanmoins fort sympathique du National Géographique.
Dans l’avion, Lisa (encore une chercheuse) se trouve mal et me remplit deux sachets pic-nics… Heureusement pour elle, son voyage s’interrompt à la première escale. Sur la seconde branche, nous survolons les chutes d’Ivindo, puis par quelques légers détours, j’en profite pour repérer le maximum de pistes de dégagement.
Jeudi 30 - Bomassa
Dés le matin, je profite du trajet de Madame Djony, qui part faire sa provision d’eau potable avant de se rendre au dispensaire, pour apprendre à manœuvrer la pirogue sous la surveillance bienveillante du pinassier Jean-Pierre Kouyas. Il ne s’agit pas seulement de brancher la nourrice et de tirer sur une corde de démarreur, mais bel et bien de diriger cette longue et étroite embarcation dans le courant. Et surtout, repérer les hauts fonds qui, selon le niveau de l’eau, pourraient bloquer la coque et la mettre en travers du remous.
Pendant 10 minutes, nous remontons le fleuve, dépassant avec précaution les pêcheurs et villageois qui avancent en poussant sur un long bâton. La rame n’est vraiment utile que dans le sens de la descente.
Si les pêcheurs ont souvent de belles pirogues, voir parfois un petit moteur, les femmes ou les enfants qui vont chercher de l’eau ou attraper le poisson de leur prochain repas, semblent tenir en équilibre sur des barcasses à peine salubres. Ainsi cette jeune mère encore adolescente qui, debout sur une planche vermoulue, longe la rive avec un nouveau né attaché dans son dos et 2 enfants en bas âge, accroupis à l’avant. Sans même parler du danger, ça doit bien lui prendre la matinée, de venir chercher ses quelques litres d’eau.
Nous arrivons à la source. J’imaginais une petite cascade d’eau cristalline qui jaillirait de la roche. Mais c’est juste un bras de rivière qui vient se jeter dans la Sangha et dont l’eau est à peine plus claire parce que le courant est moins fort. Bien sûre, une fois au camp elle sera filtrée avant de remplir les bouteilles d’eau minérale dont je n’avais pas jusqu’alors soupçonné le recyclage perpétuel. Les robinets et douches du camp sont directement alimentés par la Sangha, via un réservoir surélevé. D’où cette couleur un peu terreuse qui incite à la prudence.
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Vendredi 31
C’est maintenant une routine bien rodée, lorsqu’un vol est prévu à l’avance, je m’organise pour ravitailler l’avion et contrôler son huile la veille. Ca me donne une chance de garder les mains propres au moins pour la première branche. Je profite ce matin-là d’installer avec du grillage à moustiques et des serre-joints en plastique une protection sur les sorties à l’air libre des mes réservoirs. Principalement contre les nids d’insectes.
L’avion dort dehors sur la piste. J’aurais bien voulu le pousser sur le préau de l’école, afin de laisser la piste libre pour un éventuel avion égaré. Mais le chef du village me propose au contraire de l’éloigner de la cour, parce que les enfants la semaine et les adultes le week-end viennent y jouer au foot. De toute façon, ça fait longtemps qu’il est question de construire un hangar, ne serait ce que parce qu’il n’est pas rare que des éléphants viennent sur la piste pendant la nuit. Il suffirait que l’un d’eux ait besoin de se gratter le dos, et l’on se retrouverait soudain à une demi-journée de pirogue de Ouesso, la ville la plus proche.
L’après midi, je me plonge enfin dans la notice de mon caméscope, et tente quelques plans sur les incroyables migrations de fourmis qui traversent le camp. Dans la foulée, j’expérimente la fonction contre-jour en espérant immortaliser dans les arbres les premiers singes que j’aie jamais vu en liberté. Je me suis installé sur la grande table en bois, prés du massif d’arbres principal qui règne au centre du camp. L’ensemble est d’autant plus imposant qu’il surgit d’une termitière haute de 3 mètres. Et alors que tranquillement j’écris ces lignes en sirotant une bière limonade, dans l’ambiance filtrée d’une fin d’après-midi paresseuse, je reçois sur la tête une pluie de brindilles, feuilles et fruits, qui semblent tomber soit d’une poussée de sève, soit d’un courant d’air en altitude. Je lève la tête et c’est là que j’aperçois mon premier spécimen de cercopithèque. Un petit singe, quoi ! Silencieux et discret, il se faufile entre les branches comme un écureuil, mais plutôt de la taille d’un gros chat avec une queue 2 fois plus longue. Moins que celle du Marsupilami, toutefois.
Well, je suis encore loin d’avoir les compétences d’un zoologiste, mais de jour en jour j’apprends à reconnaître les signes de la forêt qui annoncent la proximité d’un animal. Tel un pygmée stagiaire, je suis sur mes gardes dés que j’entends un craquement de branche, accompagné ou non d’un bruit de respiration ou d’une odeur caractéristique. Je me méfie surtout des éléphants derrière les fourrés. Je n’ai pas encore eu la chance de voir des gorilles, donc pour le moment, les singes que je connais sont très légers et font à peine tomber des petites branches. En ce moment même, il y en a un juste au-dessus. Je l’observe à travers le feuillage et ses gestes me rappellent quelque chimpanzé ou babouin que j’aurais pu voir au zoo de Bâle. Du coup je me rends compte de la tristesse de cette captivité.
Samedi 1er février
Bomassa – Kabo – Mokabi – Impfondo – Bomassa : d’abord pour récupérer Paul, le responsable des activités hors réserves de WCS-Congo et son assistant Bienvenue. Je les emmène à Mokabi, l’une des stations forestières (logging company comme ils disent ici) qui pullulent dans la région. Ceux-là sont français, la société Rougier, mais il y a aussi des libanais, des chinois et même des congolais. Un seul arbre peut valoir jusqu’à 10'000 $ paraît-il, si son essence est précieuse et que la structure de la fibre rende son bois particulièrement décoratif. Bien sûre c’est une extrême, mais ça donne quand même un ordre de grandeur des intérêts qui sont en jeu.
D’un point de vue purement botanique, il est désormais communément admis que la forêt, si elle est exploitée dans les règles de l’art, bénéficie d’un meilleur cycle de carbonne que lorsqu’elle est laissée à son état le plus sauvage, ce qu’on désigne par forêt primaire. Le vrai problème de l’exploitation forestière, c’est surtout les compagnies asiatiques qui coupent absolument tout sans faire de détail, mais aussi la chasse et le braconnage qui sont les seuls moyens de nourrir en viande les centaines voir milliers de travailleurs qui vivent en forêt. Plusieurs expériences d’élevage ont déjà été tentées, mais culturellement aussi bien qu’économiquement, cette option ne tient pas la route compte tenu de l’abondance du gibier. Aussi, les sociétés de conservation se contentent elles de négocier avec les compagnies et les gouvernements des accords de bonne conduite garantissant le respect des espèces classées protégées mais aussi l’inviolabilité de certaines réserves bien délimitées. Au final, on assiste à une sorte de course de territoire entres les compagnies qui veulent des concessions et les organismes de conservation qui veulent des réserves protégées.
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Dimanche 2 février
Ce matin nous partons pour Brazzaville où je dois me faire établir enfin une licence congolaise. Nous avons retiré les sièges arrière pour charger un barril de 200 litres d’Avgas parce qu’il n’y a plus de carburant pour les avions à pistons dans la capitale du Congo. Et aussi 2 glacières vides qui nous permettront de ramener des provisions.
De nouveau, la moitié des notables du village sont réunis au bord de la piste pour assister à notre départ. Quand Monsieur le Directeur Bryan s’en va, c’est un peu les parents qui partent en week-end, laissant la maison aux aînés qui surveilleront les plus jeunes.
Je remonte la piste et, à 30 mètres du seuil, effectue mon demi-tour en flirtant avec la végétation du bout de chaque aile. Plein gaz, je lutte un instant avec le palonnier pour garder l’appareil au centre de la bande. A mi-piste, je jette un coup d’œil au badin (indicateur de vitesse) et l’aiguille ayant à peine décollé du zéro, décide en une fraction de seconde d’abandonner le décollage… juste la place de m’arrêter. C’est ma première accélération-arrêt non simulée depuis que je vole. Sans l’indicateur de vitesse, il serait tout de même hasardeux d’effectuer une montée à pleine charge, ou même une approche sur une piste aussi limitative. Aussi je remonte à nouveau la piste en expliquant à Bryan, impassible, que le pitot (capteur de pression dynamique accroché sous l’aile) a peut-être été obstrué par de l’eau ou un insecte. Auquel cas, je serai coupable d’avoir bâclé ma prévol. En tout les cas, je veux vérifier ça avant de tenter un second décollage. Je lui demande de surveiller l’aiguille pendant que je souffle dans le pitot. Elle bouge, …à priori c’était simplement notre poids qui a prolongé le roulement de façon inhabituelle.
Cette fois-ci, je partirai la queue dans les feuillages, puissance établie sur les freins, et m’applique à soulager le train avant en tirant légèrement sur le manche dés le début de l’accélération. A mi piste, l’aiguille n’est toujours pas rentrée dans l’arc blanc (limite de vitesse autorisée avec les volets), mais je sélectionne 2 crans de volets et à 80 mètres des buissons, tire sur le manche en poussant un juron. Alors que je continue d’accélérer dans le lit de la Sangha, je tourne la tête pour regarder Bryan. Ce type me sidère, il a gardé cette même expression sarcastique qu’il a quand il vient de vider son 3ème Gin Tonic. Plus de 300 heures par an, il confie sa vie à des pilotes rencontrés au bar de l’aéroclub de Libreville, sans broncher un sourcil. Doit avoir des problèmes de famille, c’est pas possible.
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Lundi 3
Brazza. Le marché couvert, les étalages de fruits et légumes tenus par des meutes de mamas en concurrence, des boutiques crasseuses de bric et de broc. Les quartiers populaires sont infiniment plus intéressants que le centre ville.
Avant de demander ma validation de licence, je dois obtenir un certificat médical. En route pour l’hôpital, nous remontons une file interminable de voitures qui attendent devant une même station service que le courant soit rétabli. Des enfants proposent aux impatients, pour le double du prix, de l’essence au noir qu’ils transportent dans des bouteilles de pastis. En fin de matinée, la garde Présidentielle fera disperser la file, parce que Sassou veut sortir de son Palais.
Dans un grand bâtiment jaune qui de l’extérieur paraissait désaffecté, un assistant me fait pisser dans un gobelet, puis déshabiller pour l’électrocardiogramme, puis rhabiller pour les tests de vue et d’audition. Je lis à 30 cm, puis à 2 mètres une phrase écrite en tout petit sur un grand tableau et il me donne 10 comme pour une épreuve de lecture. Ensuite, avec un casque sur les oreilles je dois mettre ma tête dans une sorte de demi-caisse insonorisée. Mais avec la rumeur de la rue, le ronron du vieux climatiseur et les bavardages dans la salle d’attente, impossible d’entendre les sons aigus. J’ai quand même une bonne note. Profitant de ma consultation avec le médecin, qui a fait son internat à Bordeaux au siècle dernier, je lui parle des oeufs de vers que j’ai sous la peau des pieds, du médicament que m’a donné Madame Djony contre les bactéries intestinales et des interminables démangeaisons que me provoquent des piqûres de je ne sais quoi, mais ce ne sont pas des moustiques. Après m’avoir diagnostiqué une insuffisance neurologique en me tapant sur les genoux et les chevilles avec son marteau, il dresse une ordonnance longue comme le bras. A lui tout seul, il pourrait redresser l’économie pharmaceutique du pays…
Mardi 4
Sur la terrasse de notre hotel, l’Hyppocampe, que dans un premier temps j’avais pris pour le camp des Hippopotames à cause de l’accent de Bryan, nous croisons le Directeur de WCS-Congo Kinshasa accompagné d’une grande congolaise distinguée. John et Mamy Tchiwhawha. Nous convenons d’aller manger ce soir tous ensembles dans un restaurant vietnamien. Nous serons sept : John et Mamy, Bryan et Bruno, un belge né à Kinshasa qui est logisticien pour le parc de Koncouati (sanctuaire pour les tortues Luth) au nord de Pointe Noire. Puis Angela et Djenzy, les 2 étudiantes britanniques que nous sommes venus récupérer hier soir au vol Air France.
Mais c’est vraiment Mamy qui attire les faveurs de mon inspiration du jour : sorte de conseillère ou secrétaire d’Etat au Ministère des Affaires Etrangères de la République Démocratique du Congo, elle est en même temps sophistiquée et très familière. Affectant de jouer les citadines, elle s’effraie de nos conditions de vie en forêt. Tour à tour, elle captive par des considérations straté-géopolitico-mondaines, interrompues de « …mais je ne devrais jamais vous dire ça, ce sont des secrets d’Etat ! », ou nous charme par des attentions bienveillantes à chacun. Notamment à l’intention des 2 jeunes chercheuses fraîchement débarquées et qui sont encore toutes timides. Mais Mamy ne comprend pas l’anglais, aussi prend elle ostensiblement un air d’ennui quand nous ne parlons plus en français.
John est un sacré numéro lui aussi. Il approche la soixantaine et se tape à tout bout de champ sur la cuisse en poussant des rires hystériques. Depuis plus de vingt ans en Afrique, il parle couramment le Swahili et correctement le Lingala. Enfin, je ne peux pas vraiment juger, mais j’en crois Mamy qui lui fait toute sa logistique, par amitié et admiration. En fait, pour avoir l’occasion de voir du pays, j’imagine.
A la fin du repas, je remarque que Mamy a habilement et discrètement récupéré les morceaux de viande intacts laissés dans son assiette et celle de John. Avec un savant dosage de condescendance et complicité, elle demande au serveur qu’il lui prépare un paquet à emporter. Dans un premier temps elle m’explique derrière un sourire embarrassé qu’elle risque d’avoir faim plus tard, en travaillant sur le rapport qu’elle doit terminer avant de se coucher. Plus tard, elle évoque les enfants de ses voisins qui seront bien contents d’avoir un extra. Personne n’est dupe. Elle est prise entre deux mondes. L’un pauvre où le gaspillage est intolérable. L’autre privilégié, où par une simple affaire de rang, d’attitude, de rencontre, on se retrouve à brasser des millions en paroles, comme s’ils étaient dans notre poche. Un monde de faux semblants et de vraies disproportions.
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Mercredi 5
3 heures 30 de vol pour rentrer à Bomassa. Cette fois-ci nous sommes 4 dans l’avion, les 2 filles se rendant au camp de M’Belly où elles doivent rester 6 mois. C’est une sorte de grande clairière à environ 3 heures de notre camp. Dont un tiers de voiture, un tiers de pirogue et le dernier tiers à pied. En 2000, on y a fait construire un mirador de luxe, c’est à dire une maison posée sur des pilotis à une dizaine de mètres de hauteur. Et depuis 2 ans, des scientifiques de tout poil s’y relaient pour observer la démographie et le comportement des gorilles. Il paraît que le site est exceptionnel !! Mais quand-même, pour cohabiter pendant 6 mois voir plus dans une paillotte haut-perchée, il faut être drôlement passionné par son sujet.
Jeudi 6
Je suis tout seul !!! Bryan et les filles, mais aussi la moitié des travailleurs sont partis à M’Belly. Demain, une délégation de 15 VIP américains arrive à Bomassa pour aller passer le week-end au mirador et il faut tout organiser. Le transport, la nourriture, les boissons, de l’eau et surtout, des lits.
Livré à moi même, j’avance dans mon feuilleton tant et si bien que pour la première fois je me couche vraiment tard. Et lorsque je quitte le bureau pour regagner ma chambre, le groupe électrique est déjà éteint depuis belle lurette. Nous sommes en saison sèche, aussi le ciel est couvert et l’on n’y voit que pouic.
Sans lampe de poche, j’avance à tâton dans le noir, essayant de suivre la piste en sable qui traverse le camp. Jamais je n’ai entendu si fort les bruits de la brousse. Les grillons, la civette, le hocheur, le moustac… non, bien sûre je fabule, en revanche le daman est bien réel. Ça commence doucement avec un hululement bref et répétitif, mais qui s’amplifie démesurément tout en devenant rauque comme si l’animal allait finir par se déchirer les cordes vocales. C’est le genre de cri qui à lui tout seul en donne pour son argent au touriste venu se dépayser quelques jours loin des bruits d’ascenseur. Un bruit qui, émotionnellement parlant, vaut largement une charge d’éléphants ou une meute de gorilles depuis un mirador. J’essaie de marcher vite, surtout parce qu’à tout moment je peux mettre le pied sur une colonie de fourmis qui traversent mon chemin, et les plus grosses d’entre elles, celles chargées de protéger la colonne, brûlent comme une piqûre de guêpe. Quel est le sagouin qui n’a pas remis la lampe de poche à sa place ?
Vendredi 7
Bryan et les travailleurs sont de retour en fin de matinée, juste une heure avant l’arrivée de la délégation des supers VIP. Un avion spécial de Libreville les a posé à Kabo et une cortège de 3 Land Cruisers flambants neufs les amène par la route. Parmi eux, le fondateur du camp de Bomassa, son excellence l’ancien ambassadeur des Etats Unis à Brazza, son excellence la nouvelle ambassadrice des Etats-Unis a Brazza, son excellent directeur des réserves protégées en Alaska, …un peu égaré ce drole d’Inuit, et tout un aéropage de Directeurs et conseillers en tout genre.
Pendant le dîner, les discussions ne manquent pas de déraper des quatre pneux sur l’imminence de la guerre en Irak, et les tergiversations de la France. Peu en forme, et n’ayant pas la repartie pour défendre la cause irakienne, je m’esquive entre le fromage et la poire. En arrivant aux douches où je m’apprête a faire ma toilette rituelle du soir, j’ai un haut le cœur avant même de pénétrer dans la pièce exigüe. Une araignée velue de la taille de ma main trône immobile sur la porcelaine du wc, juste à hauteur d’un éventuel mollet innocent. Je ne demande pas mon reste et file au bureau chercher la caméra. En chemin, je m’interroge sur mon devoir de solidarité d’en informer la délégation. Considérant l’araignée suffisamment en évidence, je décide de m’abstenir afin de préserver au moins pour le premier d'entre eux, la qualité d’émotion de cette rencontre avec la forêt.
Samedi 8
Au petit matin, toute cette fine équipe ré-embarque dans les Land Cruiser en route pour la fameuse clairière de M’Belly. Et à nouveau je suis seul au camp. Je déambule entre les cases en m’imaginant en Robinson des bois, déjà organisé et prêt à affronter des années de solitude. A vrai dire, j’ai rendez-vous à 16 heures au village pour participer au match de foot des adultes.
Je passe une partie de la journée dans le bureau à feuilleter des rapports et des articles sur les divers sujets écologiques qui préoccupent nos chercheurs. Et je m’aperçois alors que plusieurs noms cités en référence ou dans les bibliographies sont des familiers de la station et connus par la plupart des travailleurs. Combien de fois ne m’a t-on pas demandé des nouvelles de MM. Blake, Ruggiero, Faye, Morgan, … ces éminents pionniers de la conservation en forêt pluviale africaine.
Dimanche 9
A midi, je dois récupérer deux météorologues de Toulouse accompagnés de leurs homologues congolais à Ouesso, le chef lieu de la région Sangha, à 30 minutes de vol au sud de Bomassa. Leur avion arrivant de Brazza a une heure de retard. En patientant, je me permets imprudemment une assiette de bouillon de gazelle accompagné d’un fanta tiède, histoire de m’immerger dans la torpeur exotique de la buvette de l’aéroport.
De retour sur le tarmac, je regrette de ne pas avoir pris ma caméra. Il y a là tous les notables de la région, attendant eux aussi l’Antonov de Brazza qui amène le nouveau Préfet de la région ainsi qu’un Ministre chargé de son intronisation dés demain.
Les femmes ont sorti leurs robes multicolores et les hommes leur meilleur costume. Sous l’aile de mon cessna, parqué à la limite du bitume pour laisser à l’avion régional la place de faire son demi-tour, toute une délégation d’endimanchés attend à l’abri du soleil. Devant le terminal, des cortèges d’associations se sont installés avec leurs slogans inscrits sur des panneaux blancs : le Centre de Promotion de la Femme en Politique, la SAMAS Association Maman Antoinette Sassou N’Guesso, l’AMIRA Les militaires.retraités et anciens combattants de la Sangha…
L’avion arrivé, je retrouve mes 4 bonhommes au pied de la passerelle, après la dispersion des officiels. Un rapide passage aux autorités nous permettra de régler les taxes d’aéroport et, ceci est nouveau, des frais de chancellerie. A bien y réfléchir, la justification de cette perception insolite est tout à fait désopilante. Il s’agit simplement de faire payer au voyageur de passage des frais d’établissements de facture. Dans un pays en guerre civile, c’est d’une courtoisie plutôt civilisée. Pendant toutes ces civilités, je m’occupe de charger les bagages dans l’avion.
Ça me fait plaisir d’avoir des français à mon bord, qui plus est fraîchement débarqués de Toulouse. Aussi je m’autorise à leur offrir un service soigné et nous rejoignons Bomassa en suivant le lit du fleuve, quelques mètres au-dessus de l’eau. Peut-être 5 minutes de vol en plus à cause des virages mais, sauf si l’on a le mal de l’air, ça en vaut vraiment la peine. A hauteur des arbres, on a l’impression de traverser la jungle sur une autoroute, de voir la forêt en coupe, survolant les pirogues en battant des ailes pour répondre aux signes d’amitiés. Au sortir d’un virage en coude, une douzaine d’enfants jouent au foot sur un banc de sable isolé au milieu du fleuve. A se demander comment ils y ont accédé car je n’aperçois aucune embarcation.
Arrivé à la piste, je saute par dessus les arbustes et effectue un premier passage un peu moins bas que d’habitude parce que je n’ai jamais volé aussi chargé et ça se ressent dans les commandes. En tout cas, je vois bien à leurs visages que mes passagers ont été emballés par le spectacle.
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Mardi 11
Jeudi 16 janvier 2003
Arrivé 2040 à Libreville. Justin, le chauffeur de WCS (Wildlife Conservation Society) à Libreville attendait à la sortie du terminal pour me conduire a mon hôtel, le Tropicana. J’y retrouve Bryan, le directeur des Réserves Nationales au Congo, et Debra, une chercheuse qui prépare un doctorat sur les chauves souris. Ils m’annoncent que notre départ pour Bomassa sera repoussé à samedi. Tant mieux, que j’aie au moins le temps de m’adapter un minimum.
Vendredi 17
Au bureau de WCS, j’installe les programmes Flitestars et Mapstars sur mon Mac avec l’aide de Peter, un pilote autrichien approchant la cinquantaine et qui vole pour WCS sur son propre avion. Il a fait fortune en vendant des lunettes puis a vendu son magasin avant de traverser l’Afrique avec son Cessna 182. En fin de matinée, direction l’ambassade du Congo pour ma demande de visa. Refoulé à l’entrée par le gardien, je dois retourner au Tropicana pour enfiler un pantalon à la place de mon short. Le visa de 3 mois coûte 210 000 cfa, moitié moins pour les membres de WCS. Plus tard dans l’après midi, nous allons faire les courses pour Bomassa. 200 kilos de nourriture, alcools et cigarettes.
Samedi 18
À 0900 nous chargeons l’avion avant de décider de repousser le vol à dimanche. Because mauvais temps. J’en profite pour faire laver l’avion et ajouter des coordonnées sur Mapstar, un programme de gestion de points GPS installé la veille sur mon Mac. Plus tard dans la soirée, un Antonov 24 s’écrase à l’est de Libreville, suite à une panne électrique et la panique probable de l’équipage. Au bar de l’aéroclub, tout le monde s’étonne qu’il ait tourné autour de D’jemba au lieu de rejoindre la côte. Apparemment, personne dans l’appareil n’avait une lampe de poche (obligatoire) ni même un briquet ou des alumettes pour éclairer ne serait ce que le compas…
Dimanche 19
Bryan, qui souffrait depuis plusieurs jours d’un abcès à la fesse, part à l’hôpital, où le médecin décide de l’opérer sur le champs. Il ne pourra voyager qu’en fin de semaine et je décolle donc seul pour LaLopé, une des plus anciennes réserves du Gabon, où je récupère le Dr Boo, une biologiste britannique de son vrai nom Fiona Maisels, avant de continuer vers Kabo pour les formalités douanières, puis Bomassa, camp où je serai désormais basé. En vol, Boo contacte Bomassa par la HF et nous décidons de laisser l’avion à Kabo. Nous terminerons le voyage par la route pour ne pas risquer d’être surpris par la nuit. Décollé de LaLopé à 1400 + 3h30 de vol + une demie heure pour la police des frontières…, bref, la nuit tombant à 1800, même si la dernière branche se fait en 10 minutes, c’est trop risqué pour un premier atterrissage à Bomassa. La piste fait 600 mètres et surtout elle est étroite, bordée par de la végétation plus haute que les ailes. Finalement nous arrivons plus tôt que prévu et les formalités sont rapides. Comme la route est bloquée, c’est une pirogue qui est venu nous chercher. Une douzaine de villageois nous aident à charger nos 300 kilos de frêt et bagages à la lueur des torches, et des vers luisants. Puis une heure encore à remonter le fleuve Sangha, dans l’obscurité. Juste le bruit du moteur et les étoiles.
Lundi 20
A 0630 sortant d’un rêve au décors européen (Paris ?, Lausanne ?), je me réveille étonné d’être en pleine forêt tropicale. Après le petit déj. j’entreprends de nettoyer une étagère et d’installer ma chambre, entièrement grillagée contre les moustiques, puis commence à faire l’inventaire des documents de l’avion. En fin de matinée, je me rends vers la piste, à un petit kilomètre du camp, en suivant un sentier étroit, sorte de tunnel de verdure, inquiet d’une éventuelle rencontre avec un éléphant. Ils courent bien plus vite que nous paraît-il. Au village, Madame Djony, l’infirmière du dispensaire qui se trouve être aussi la femme du conservateur du camp, m’adjoint une jeune fille de 22 ans, enceinte de son 4ème enfant, pour m’accompagner. La piste est bien plus longue que je ne l’imaginais. Je demande quand même une pirogue pour aller observer l’approche depuis la rivière. Peter m’avait dit que les derniers 100 mètres de finale frôlaient les arbres. J’ai surtout envie de faire un tour sur ce fleuve qui me fascine autant. Large de plus de 100 mètres, il est l’axe de vie de toute la région. Pour la pêche, le transport, pour se laver ou ne serait ce que pour sortir de cette claustrophobie que provoque la densité de la forêt.
Puis je rentre au camp et déjeune seul, en commençant à parcourir le manuel de vol du Cessna, lorsque Boo me propose de l’accompagner elle et son guide pygmée pour rejoindre une clairière avec un mirador où elle compte passer la nuit. Elle souhaite profiter de la pleine lune pour observer les éléphants. A vrai dire les compter, afin d’évaluer la qualité et l’évolution de fréquentation de cette clairière. C’est encore la meilleure façon de surveiller les activités des braconniers. Ainsi entre l’aller et le retour je m’offre deux heures de marche en pleine brousse pour terminer la journée. Derrière un petit bonhomme qui avance à toute vitesse, la machette posée sur son bras comme un bébé endormi. L’occasion de découvrir enfin la jungle, la vraie jungle, jusqu’ici seulement fantasmée au travers de romans d’aventure. En quelques kilomètres, je croise déjà des termitières hautes comme des maisons de 2 étages, des papillons gigantesques, en tout cas suffisamment pour qu’ils s’autorisent quelques secondes de plané entre 2 battements d’aile, et des arbres de 30 mètres parfois entièrement emballés dans une toile d’araignée si dense qu’elle est pratiquement opaque. Les films de Spielberg n’étaient donc pas exagérés ?! Heureusement que je me suis acheté une caméra vidéo, sinon personne ne me croira.
Après le dîner, je m’installe dans le bâtiment qui fait office de bureau, une grande pièce climatisée, la seule, à cause des nombreux ordinateurs et appareils électroniques qui souffriraient trop rapidement de l’humidité. Dans un coin, une grande télévision et une vidéothèque de plusieurs dizaines de cassettes et DVD, pour tous les goûts. Je visionne quelques documents sur l’Afrique tropicale jusqu’à 2230. Le groupe électrique est éteint à 2245 et je finis ma phrase à la bougie.
Le premier soir, en revenant de la salle de bain dans la nuit, j’étais déjà impressionné parce que je devais enjamber d’anciennes traces d’éléphants (ils viennent dans le camp pendant la nuit), lorsque j’ai refermé machinalement ma main sur un insecte infernal qui s’est envolé en hurlant comme un hibou. Boo m’a dit le lendemain que c’était une espèce de grillon. Par le bruit, la variété et la taille, cet endroit est un véritable Disneyland d’insectes.
Mardi 21
Ce matin, une heure de camion pour faire 30 km, sur une piste boueuse et cahoteuse. Nous allons récupérer l’avion à Kabo. Pompé 200 litres de carburant pour compléter les réservoirs dans les ailes. Mais le tonneau est vide avant que j’aie terminé et le poids dans les ailes est maintenant déséquilibré. Pendant que M. Djony, le conservateur du camp palabre avec la police locale, je regarde dans le manuel de vol s’il y a une limitation de dissymétrie. La piste est relativement longue, 1200 m, mais elle est bordée d’arbres très haut. L’impression de devoir décoller dans un corridor. 10 minutes seulement de vol pour rejoindre Bomassa. Vue d’au dessus, la piste paraît soudain très courte, je prolonge la vent arrière et m’autorise une longue finale. Sur le bord du terrain, un groupe de villageois attend que M. Djony et moi sortions de l’appareil. Le conservateur me dit que c’est devenu une habitude maintenant, ils viennent se faire une opinion sur la qualité de chaque nouveau pilote en se référant au premier atterrissage. Depuis le temps, ils sont tous devenus experts en arrondis.
En fin d’après midi, nous préparons avec Boo le vol de demain. 43 waypoints à rentrer manuellement dans le GPS, pour un survol de clairières. A l’heure de l’apéritif, nous recevons la visite inattendue d’une jeune américaine, à peine 20 ans. Membre du Corps de la Paix (un organisme US qui envoie des jeunes volontaires sur le terrain avec très peu de moyens), elle vit depuis 2 ans, seule occidentale (Californie) dans un petit village au bord du fleuve à 2 ou 3 kilomètres au sud de Bomassa. Cet après-midi, elle remontait la Sangha en pirogue-stop, se dirigeant nonchalamment vers Yaoundé pour reprendre pied vers un semblant de civilisation. Je suis bluffé.
Pendant le souper, Boo m’énumère les différentes tâches qui seraient utiles dans le camp. A envisager pour des éco-touristes, volontaires ou éventuellement amis de passage : enseigner l’anglais aux assistants chercheurs congolais, corriger les traductions de rapports de l’anglais vers le français, organiser l’herbier, concevoir des visuels descriptifs pour les animaux que l’on peut observer depuis le mirador, etc… et avant d’aller nous coucher, nous regardons une vidéo, « the jerk » avec Steve Martin, à la fraicheur de l’air conditionné du bureau.
Mercredi 22
Notre vol photographique, qui était prévu à 0800, tombe à l’eau c’est le cas de dire. Le ciel est chargé et l’on aurait besoin d’une bonne lumière pour pouvoir détecter d’en haut les traces d’anciennes pistes d’éléphants. Nous nous rendons tout de même à l’avion pour installer le matériel. Mais le socle qui était prévu pour fixer la caméra sur l’avion a disparu. De retour au camp, nous en faisons fabriquer un en bois par Alphonse, l’ébéniste. En attendant, je lis le numéro de mars 2001 du magazine National Géographique, qui relate l’aventure de Mike Fay, le prédécesseur de Bryan à Bomassa. Mégatransect, un raid de 2000 kilomètres à pied à travers la forêt équatoriale. Et je découvre avec jalousie que Nicolas Kozon, l’un des premier pilotes de WCS Congo, dont j’ai repris la place, est cité en fin d’article. J’ai néanmoins eu la chance de rencontrer Mike à Libreville. Il m’a raconté comment il s’était fait attaquer par une femelle éléphant(une défense lui a transpercé le bras), le 31 décembre dernier. Très chanceux, son biceps a été épargné de justesse, il ne lui reste que de longues cicatrices des 2 côtés du bras qu’il pourra montrer fièrement dés son retour à New York.
Aujourd’hui, nous avons fait 3 aller-retours jusqu’à la piste, 2 en camion et 1 en pirogue, pour mettre au point notre nouvelle fixation de la caméra. J’en ai profité pour faire connaissance avec les 2 instituteurs de l’école située en bord de piste. Un jour je viendrai filmer le cours. A notre dernier retour au camp, celui en pirogue, nous accostons en même temps que 2 suisses allemands, attendus depuis hier soir. Un couple qui travaille depuis 6 ans à Mayumba en Centre Afrique, pour un organisme similaire. Ils ont du évacuer leur camp à cause des évènements politiques de Noël et viennent de descendre la Sangha pendant plus de 3 heures dont la moitié sous une pluie torrentielle. Boo les connaît bien, quand à moi je fais leur connaissance pendant le dîner. Leur activité est beaucoup plus axée sur l’écotourisme qu’ici, où nous n’avons qu’une ou deux cases de passage.
Jeudi 23
Le temps ne nous permettra pas, aujourd’hui encore, de faire ces photos. L’occasion de créer un compte e-mail pour la connexion satellite et de commencer à visionner mes anciennes cassette Hi8 que j’ai fait transférer sur DV en achetant le caméscope. Le soir nous nous installons tous les quatre dans le bureau pour regarder la vidéo « Et au milieu coule une rivière » de Robert Redford avec Brad Pitt. A la fin du film il nous faut faire un effort pour réaliser que nous sommes toujours en pleine forêt.
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Vendredi 24
A 1000, le brouillard finit par se lever et nous décollons pour aller filmer les bais, un terme pygmée qui désigne ces clairières où les éléphants laissent des traces de leur passage, indice que la zone n’aura pas encore été prise d’assaut par les chasseurs. Je suis peu habitué à ce genre de vol, succession de virages serrés à faible vitesse et des trajectoires précises à tenir sans visibilité du cadrage de la caméra, qui est pointée sur la verticale exacte de l’avion. Lorsque pour corriger le cadre j’incline l’avion vers la gauche, la caméra balance vers la droite... Bref, de quoi se mélanger les pinceaux et les premières bais nécessitent plusieurs passages, le temps de me faire la main. Finalement, ce sera un vol de plus de 2 heures pour un circuit d’à peine 200 km, avec au final une petite douzaine de bais dans la boîte. Demain, le secteur sud de la réserve représente un circuit de 400 km !!
Nous passons le reste de la journée à traiter les images, en prélevant pour chaque séquence la ou les photos qui permettront de reconstituer l’intégralité des clairières. Avant la nuit, il me faut encore refaire le plein du Cessna, à partir d’un baril de 200 litres et d’une pompe électrique branchée sur la batterie du camion.
Samedi 25
0900, décollage pour le circuit sud. Mais le vol doit être interrompu après seulement 4 bais, lorsque nous nous apercevons que l’alternateur ne charge plus la batterie. Après quelques essais, je décide d’éteindre tous les instruments électriques. Heureusement, nous nous orientons à partir du GPS portable de Boo. Cela me permet aussi de couper la batterie et de garder assez de courant pour sortir les volets à l’atterrissage.
Sur la piste de Bomassa, je démonte le capot et entreprends avec Fay, le Mr électricité du camp, de mesurer les tensions de la batterie ainsi que de l’alternateur. Mais déjà, il n’y a plus assez de courant pour démarrer l’avion. Et demain je suis attendu à Libreville !! Nous décidons que je démarrerai demain avec 2 batteries de voiture (12 volts) montées en série (la mienne est en 24 V). Il faudra juste faire particulièrement attention à l’hélice en remontant le capot.
De retour au bureau je rajoute quelques points de précaution dans le GPS de Boo, le long du trajet vers Libreville. Une simple ligne droite pendant 4 heures, mais je serais quand même rassuré avec quelques pistes de dégagement disponibles au milieu de cette forêt interminable qui, d’en haut, ressemble à un champ infini de persil ou brocoli.
Soudain, Boo lève la tête de son ordinateur et me fait signe de regarder par la fenêtre. Un éléphant est là, 2 mètres derrière la vitre. Je me jette sur ma caméra dont je n’ai pas encore eu le temps de consulter la notice. Au diable la balance des blancs, je suis excité comme à mon premier concert pop, à 15 ans. Avec prudence, nous sortons du bureau pour varier les prises de vue. Je m’étais déjà trouvé à quelques centimètres d’un éléphant, fasciné par le regard désabusé de son œil rond. C’était à la ménagerie du cirque Knie, il avait un pied enchaîné et l’air bien élevé. Ici, même à 10 mètres, il est impressionnant par sa puissance contenue. A quel moment va-t-il se contrarier ? Celui-là est un habitué du village et s’appelle Gentil, parce qu’il ne s’est encore jamais montré agressif. Mais il lui suffit de faire un pas dans ma direction en levant sa trompe et je détale comme un lapin, traversant la moitié du camp sans me retourner.
Le soir, nous invitons à notre table Mme Djony. Son mari, est parti à Brazzaville pour toute la semaine. Elle nous raconte la douzaine d’accouchements qu’elle a déjà effectué au village, sans déplorer une seule complication. Le plus long et le plus difficile a duré vingt minutes. C’était pour la dernière épouse du vieux Mamatt, le mécanicien. Elle a 16 ans, lui approche la soixantaine. C’est sa troisième femme et il veut encore lui faire au moins 8 enfants.
Comme chaque soir, je retrouve dans la salle de bain la salamandre rose au-dessus du lavabo, l’araignée grise derrière le réservoir de la chasse d’eau et en invité exceptionnel aujourd’hui, une chauve souris qui fait des looping silencieux en rasant les murs. J’attends qu’elle termine son show pour m’installer devant le miroir avec ma brosse à dent. Je sais bien qu’elle bénéficie d’un radar ultra performant, mais la pièce est suffisamment exigüe pour activer le code alerte de mon T-CAS (alarme anti-collision).
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Dimanche 26
A 0830, démarrage épique de l’avion sous l’œil éberlué de la moitié du village. On a branché les 2 batteries 12V en série pour fournir les 24V requis par le démarreur, sans solliciter la batterie de l’avion dont j’aurai besoin pour faire la radio en arrivant à Libreville. Maintenant le plus délicat reste à faire. Fixer le capot du moteur par ses 36 visses, à quelques centimètres de l’hélice qui tourne à 700 tours minute, régime du ralenti. Boo est debout sur les freins, pendant que je me mets à plat ventre sur le capot, tournevis en main, et que Fay écarte les bras pour tenir les enfants à distance. C’est ce moment précis que choisit un touriste sorti de nulle part, sorte de globe-trotter équatorial ou routard tropical, pour débarquer à l’improviste. Il espère une place dans l’avion mais Boo le reçoit comme un chien dans un jeu de quille. Pas le temps de bavarder, je décolle sans les volets, pour Kabo à 10 minutes au sud ouest. Les douaniers ont été prévenus que je ne pourrai pas éteindre le moteur.
A 0900 je redécolle de Kabo et c’est parti pour 4 heures de vol sans radio, sans indicateur de niveau d’essence, sans pompe pour transférer le carburant depuis les réservoirs auxiliaires vers les principaux. Et avec pour seul instrument de navigation au dessus de cet océan de verdure, un GPS portable dans lequel j’ai ajouté à la va vite un ou deux aérodromes pas trop éloignés de la route en cas d’imprévu. Je m’exerce à estimer des coordonnées sur la carte pour ajouter en vol un troisième aérodrome dont je décide d’essayer la verticale. A travers les nuages, j’aperçois la bande brune de latérite. Je suis fier de mon coup et soulagé de constater que je peux aussi compter sur ce genre d’improvisation.
Suis monté péniblement à 10'500 pieds pour profiter d’un vent arrière qui pousse mon oiseau à 140 kts, vitesse sol. La consommation est descendue à 14 Gallons, soit moins de 60 litres par heure. J’en ai environ 280 dans les réservoirs principaux, plus 120 litres dans les supplémentaires montés en bout d’ailes. Mais aujourd’hui je ne compte pas dessus. A la verticale de Mitzic, il me reste un peu plus d’une heure de vol et je m’autorise une cigarette. Le gyro directionnel, ou conservateur de cap, a lâché depuis 20 minutes. Je ne vole plus qu’au GPS en essayant de maintenir mon horizon le plus droit possible. Mais un 206, ce n’est pas aussi stable qu’un Fokker. Il suffit que je m’absente 10 secondes et je me prends 30 degrés dans la vue.
La couche commence à se souder aussi je décide de descendre avant les Monts de Cristal, pour éviter d’avoir à traverser la couche sans connaître le relief. A 80, puis 40, puis 20 nautiques, j’essaie sans succès de contacter LBV (Libreville). J’avais piqué un peu au nord en espérant obtenir une semi-directe pour la piste 16, mais faute d’un contact radio je me trouve obligé de contourner la CTR (zone de contrôle) par l’est de la ville et, comme nous avions prévu cette éventualité, me rends directement à Nyounié, un petit terrain en herbe de 600 mètres à 25 minutes au sud de LBV, qui dessert un lodge de week-end. Je le connais pour y avoir effectué les 2 tours de piste d’évaluation auxquels a procédé Peter avant de confirmer mon embauche en décembre dernier.
La procédure d’urgence pour une arrivée sans radio à LBV n’était pas envisagée parce que l’avion est immatriculé à Brazza et je n’ai pas encore ma licence congolaise. Pas le moment de me faire remarquer. Après plus de 4 heures dans l’appareil je suis bien tenté de me poser sans autre formalité, mais pour le principe je me force à effectuer au moins un passage de précaution (en général pour faire partir les bêtes) puis décide d’approcher très à plat depuis la mer, plutôt que de piquer après les arbres en arrivant de la forêt. Il me reste tout de même assez de batterie pour sortir 20° de volets et c’est tant mieux parce qu’une brise légère me pousse dans le dos. Bref, …posé pas cassé, j’arrive juste à temps pour le déjeuner.
La terrasse est bondée et je m’incruste à une table dans cette foule en goguette d’employés du secteur pétrolier. Me sens comme un agriculteur ardéchois qui, après 4 jours de marche, arrive au marché d’Aubenas pour vendre sa récolte. Tous ces gens m’ont l’air de citadins et je ne sais pas quoi leur dire. Après le repas, je demande une chambre à l’hôtelier pour me reposer et m’assoupit pour une sieste moite lorsque le bruit de l’avion de Peter me sort de ma somnolence. Il rentre de Gamba (sud du Gabon) avec un jour d’avance, parce qu’il doit aller récupérer Cath, directrice de recherche à LaLopé, qui en est à son 6ème mois de grossesse et se tape une méchante crise de palud. Personnellement je suis juste content de rentrer à Libreville… On viendra récupérer mon avion avec 2 jerrycans d’essence et une VHF portable avant la tombée de la nuit.
Lundi 27 – mardi 28
Outre les problèmes de maintenance à régler, je profite de ce séjour pour acheter des bougies de chauffe pour le Land Cruiser de Bomassa, qu’on devait pousser au démarrage depuis plusieurs jours. Ainsi qu’un stylo feutre parce que les bics ne fonctionnent pas bien sur papier humide, et une corde de 30 mètres en cas d’ arborissage forcé. J’ai lu ça dans « L’avion du blanc ». Pour me rassurer, Carribou, un technicien québecois de chez 2AG (Air Affaires Gabon), m’explique que autant à la cime qu’au pied des arbres, on a de toute façon peu de chance de passer la nuit sans se faire dévorer par les insectes, en premier lieu les fourmis qui sont particulièrement bien organisées pour ce genre de travail. Il a le sens de l’humour, le bougre, mais pour le moment, je prends tout au pied de la lettre.
C’est d’ailleurs avec ce même bonhomme que je m’aperçois, en mettant à jour les documents de l’avion, que l’inspection des 50 heures était due il y a déjà plus de 10 heures. Normalement je n’ai droit qu’à 5 heures de tolérance. A la bonne heure, on est en Afrique…mais du coup on ne repartira que mercredi.
Mercredi 29
Décollage 1100. Etape à LaLopé pour un déjeuner meeting avec Lee, le jeune et populaire directeur de WCS Gabon, ainsi que David, un vénérable journaliste un peu amidonné mais néanmoins fort sympathique du National Géographique.
Dans l’avion, Lisa (encore une chercheuse) se trouve mal et me remplit deux sachets pic-nics… Heureusement pour elle, son voyage s’interrompt à la première escale. Sur la seconde branche, nous survolons les chutes d’Ivindo, puis par quelques légers détours, j’en profite pour repérer le maximum de pistes de dégagement.
Jeudi 30 - Bomassa
Dés le matin, je profite du trajet de Madame Djony, qui part faire sa provision d’eau potable avant de se rendre au dispensaire, pour apprendre à manœuvrer la pirogue sous la surveillance bienveillante du pinassier Jean-Pierre Kouyas. Il ne s’agit pas seulement de brancher la nourrice et de tirer sur une corde de démarreur, mais bel et bien de diriger cette longue et étroite embarcation dans le courant. Et surtout, repérer les hauts fonds qui, selon le niveau de l’eau, pourraient bloquer la coque et la mettre en travers du remous.
Pendant 10 minutes, nous remontons le fleuve, dépassant avec précaution les pêcheurs et villageois qui avancent en poussant sur un long bâton. La rame n’est vraiment utile que dans le sens de la descente.
Si les pêcheurs ont souvent de belles pirogues, voir parfois un petit moteur, les femmes ou les enfants qui vont chercher de l’eau ou attraper le poisson de leur prochain repas, semblent tenir en équilibre sur des barcasses à peine salubres. Ainsi cette jeune mère encore adolescente qui, debout sur une planche vermoulue, longe la rive avec un nouveau né attaché dans son dos et 2 enfants en bas âge, accroupis à l’avant. Sans même parler du danger, ça doit bien lui prendre la matinée, de venir chercher ses quelques litres d’eau.
Nous arrivons à la source. J’imaginais une petite cascade d’eau cristalline qui jaillirait de la roche. Mais c’est juste un bras de rivière qui vient se jeter dans la Sangha et dont l’eau est à peine plus claire parce que le courant est moins fort. Bien sûre, une fois au camp elle sera filtrée avant de remplir les bouteilles d’eau minérale dont je n’avais pas jusqu’alors soupçonné le recyclage perpétuel. Les robinets et douches du camp sont directement alimentés par la Sangha, via un réservoir surélevé. D’où cette couleur un peu terreuse qui incite à la prudence.
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Vendredi 31
C’est maintenant une routine bien rodée, lorsqu’un vol est prévu à l’avance, je m’organise pour ravitailler l’avion et contrôler son huile la veille. Ca me donne une chance de garder les mains propres au moins pour la première branche. Je profite ce matin-là d’installer avec du grillage à moustiques et des serre-joints en plastique une protection sur les sorties à l’air libre des mes réservoirs. Principalement contre les nids d’insectes.
L’avion dort dehors sur la piste. J’aurais bien voulu le pousser sur le préau de l’école, afin de laisser la piste libre pour un éventuel avion égaré. Mais le chef du village me propose au contraire de l’éloigner de la cour, parce que les enfants la semaine et les adultes le week-end viennent y jouer au foot. De toute façon, ça fait longtemps qu’il est question de construire un hangar, ne serait ce que parce qu’il n’est pas rare que des éléphants viennent sur la piste pendant la nuit. Il suffirait que l’un d’eux ait besoin de se gratter le dos, et l’on se retrouverait soudain à une demi-journée de pirogue de Ouesso, la ville la plus proche.
L’après midi, je me plonge enfin dans la notice de mon caméscope, et tente quelques plans sur les incroyables migrations de fourmis qui traversent le camp. Dans la foulée, j’expérimente la fonction contre-jour en espérant immortaliser dans les arbres les premiers singes que j’aie jamais vu en liberté. Je me suis installé sur la grande table en bois, prés du massif d’arbres principal qui règne au centre du camp. L’ensemble est d’autant plus imposant qu’il surgit d’une termitière haute de 3 mètres. Et alors que tranquillement j’écris ces lignes en sirotant une bière limonade, dans l’ambiance filtrée d’une fin d’après-midi paresseuse, je reçois sur la tête une pluie de brindilles, feuilles et fruits, qui semblent tomber soit d’une poussée de sève, soit d’un courant d’air en altitude. Je lève la tête et c’est là que j’aperçois mon premier spécimen de cercopithèque. Un petit singe, quoi ! Silencieux et discret, il se faufile entre les branches comme un écureuil, mais plutôt de la taille d’un gros chat avec une queue 2 fois plus longue. Moins que celle du Marsupilami, toutefois.
Well, je suis encore loin d’avoir les compétences d’un zoologiste, mais de jour en jour j’apprends à reconnaître les signes de la forêt qui annoncent la proximité d’un animal. Tel un pygmée stagiaire, je suis sur mes gardes dés que j’entends un craquement de branche, accompagné ou non d’un bruit de respiration ou d’une odeur caractéristique. Je me méfie surtout des éléphants derrière les fourrés. Je n’ai pas encore eu la chance de voir des gorilles, donc pour le moment, les singes que je connais sont très légers et font à peine tomber des petites branches. En ce moment même, il y en a un juste au-dessus. Je l’observe à travers le feuillage et ses gestes me rappellent quelque chimpanzé ou babouin que j’aurais pu voir au zoo de Bâle. Du coup je me rends compte de la tristesse de cette captivité.
Samedi 1er février
Bomassa – Kabo – Mokabi – Impfondo – Bomassa : d’abord pour récupérer Paul, le responsable des activités hors réserves de WCS-Congo et son assistant Bienvenue. Je les emmène à Mokabi, l’une des stations forestières (logging company comme ils disent ici) qui pullulent dans la région. Ceux-là sont français, la société Rougier, mais il y a aussi des libanais, des chinois et même des congolais. Un seul arbre peut valoir jusqu’à 10'000 $ paraît-il, si son essence est précieuse et que la structure de la fibre rende son bois particulièrement décoratif. Bien sûre c’est une extrême, mais ça donne quand même un ordre de grandeur des intérêts qui sont en jeu.
D’un point de vue purement botanique, il est désormais communément admis que la forêt, si elle est exploitée dans les règles de l’art, bénéficie d’un meilleur cycle de carbonne que lorsqu’elle est laissée à son état le plus sauvage, ce qu’on désigne par forêt primaire. Le vrai problème de l’exploitation forestière, c’est surtout les compagnies asiatiques qui coupent absolument tout sans faire de détail, mais aussi la chasse et le braconnage qui sont les seuls moyens de nourrir en viande les centaines voir milliers de travailleurs qui vivent en forêt. Plusieurs expériences d’élevage ont déjà été tentées, mais culturellement aussi bien qu’économiquement, cette option ne tient pas la route compte tenu de l’abondance du gibier. Aussi, les sociétés de conservation se contentent elles de négocier avec les compagnies et les gouvernements des accords de bonne conduite garantissant le respect des espèces classées protégées mais aussi l’inviolabilité de certaines réserves bien délimitées. Au final, on assiste à une sorte de course de territoire entres les compagnies qui veulent des concessions et les organismes de conservation qui veulent des réserves protégées.
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Dimanche 2 février
Ce matin nous partons pour Brazzaville où je dois me faire établir enfin une licence congolaise. Nous avons retiré les sièges arrière pour charger un barril de 200 litres d’Avgas parce qu’il n’y a plus de carburant pour les avions à pistons dans la capitale du Congo. Et aussi 2 glacières vides qui nous permettront de ramener des provisions.
De nouveau, la moitié des notables du village sont réunis au bord de la piste pour assister à notre départ. Quand Monsieur le Directeur Bryan s’en va, c’est un peu les parents qui partent en week-end, laissant la maison aux aînés qui surveilleront les plus jeunes.
Je remonte la piste et, à 30 mètres du seuil, effectue mon demi-tour en flirtant avec la végétation du bout de chaque aile. Plein gaz, je lutte un instant avec le palonnier pour garder l’appareil au centre de la bande. A mi-piste, je jette un coup d’œil au badin (indicateur de vitesse) et l’aiguille ayant à peine décollé du zéro, décide en une fraction de seconde d’abandonner le décollage… juste la place de m’arrêter. C’est ma première accélération-arrêt non simulée depuis que je vole. Sans l’indicateur de vitesse, il serait tout de même hasardeux d’effectuer une montée à pleine charge, ou même une approche sur une piste aussi limitative. Aussi je remonte à nouveau la piste en expliquant à Bryan, impassible, que le pitot (capteur de pression dynamique accroché sous l’aile) a peut-être été obstrué par de l’eau ou un insecte. Auquel cas, je serai coupable d’avoir bâclé ma prévol. En tout les cas, je veux vérifier ça avant de tenter un second décollage. Je lui demande de surveiller l’aiguille pendant que je souffle dans le pitot. Elle bouge, …à priori c’était simplement notre poids qui a prolongé le roulement de façon inhabituelle.
Cette fois-ci, je partirai la queue dans les feuillages, puissance établie sur les freins, et m’applique à soulager le train avant en tirant légèrement sur le manche dés le début de l’accélération. A mi piste, l’aiguille n’est toujours pas rentrée dans l’arc blanc (limite de vitesse autorisée avec les volets), mais je sélectionne 2 crans de volets et à 80 mètres des buissons, tire sur le manche en poussant un juron. Alors que je continue d’accélérer dans le lit de la Sangha, je tourne la tête pour regarder Bryan. Ce type me sidère, il a gardé cette même expression sarcastique qu’il a quand il vient de vider son 3ème Gin Tonic. Plus de 300 heures par an, il confie sa vie à des pilotes rencontrés au bar de l’aéroclub de Libreville, sans broncher un sourcil. Doit avoir des problèmes de famille, c’est pas possible.
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Lundi 3
Brazza. Le marché couvert, les étalages de fruits et légumes tenus par des meutes de mamas en concurrence, des boutiques crasseuses de bric et de broc. Les quartiers populaires sont infiniment plus intéressants que le centre ville.
Avant de demander ma validation de licence, je dois obtenir un certificat médical. En route pour l’hôpital, nous remontons une file interminable de voitures qui attendent devant une même station service que le courant soit rétabli. Des enfants proposent aux impatients, pour le double du prix, de l’essence au noir qu’ils transportent dans des bouteilles de pastis. En fin de matinée, la garde Présidentielle fera disperser la file, parce que Sassou veut sortir de son Palais.
Dans un grand bâtiment jaune qui de l’extérieur paraissait désaffecté, un assistant me fait pisser dans un gobelet, puis déshabiller pour l’électrocardiogramme, puis rhabiller pour les tests de vue et d’audition. Je lis à 30 cm, puis à 2 mètres une phrase écrite en tout petit sur un grand tableau et il me donne 10 comme pour une épreuve de lecture. Ensuite, avec un casque sur les oreilles je dois mettre ma tête dans une sorte de demi-caisse insonorisée. Mais avec la rumeur de la rue, le ronron du vieux climatiseur et les bavardages dans la salle d’attente, impossible d’entendre les sons aigus. J’ai quand même une bonne note. Profitant de ma consultation avec le médecin, qui a fait son internat à Bordeaux au siècle dernier, je lui parle des oeufs de vers que j’ai sous la peau des pieds, du médicament que m’a donné Madame Djony contre les bactéries intestinales et des interminables démangeaisons que me provoquent des piqûres de je ne sais quoi, mais ce ne sont pas des moustiques. Après m’avoir diagnostiqué une insuffisance neurologique en me tapant sur les genoux et les chevilles avec son marteau, il dresse une ordonnance longue comme le bras. A lui tout seul, il pourrait redresser l’économie pharmaceutique du pays…
Mardi 4
Sur la terrasse de notre hotel, l’Hyppocampe, que dans un premier temps j’avais pris pour le camp des Hippopotames à cause de l’accent de Bryan, nous croisons le Directeur de WCS-Congo Kinshasa accompagné d’une grande congolaise distinguée. John et Mamy Tchiwhawha. Nous convenons d’aller manger ce soir tous ensembles dans un restaurant vietnamien. Nous serons sept : John et Mamy, Bryan et Bruno, un belge né à Kinshasa qui est logisticien pour le parc de Koncouati (sanctuaire pour les tortues Luth) au nord de Pointe Noire. Puis Angela et Djenzy, les 2 étudiantes britanniques que nous sommes venus récupérer hier soir au vol Air France.
Mais c’est vraiment Mamy qui attire les faveurs de mon inspiration du jour : sorte de conseillère ou secrétaire d’Etat au Ministère des Affaires Etrangères de la République Démocratique du Congo, elle est en même temps sophistiquée et très familière. Affectant de jouer les citadines, elle s’effraie de nos conditions de vie en forêt. Tour à tour, elle captive par des considérations straté-géopolitico-mondaines, interrompues de « …mais je ne devrais jamais vous dire ça, ce sont des secrets d’Etat ! », ou nous charme par des attentions bienveillantes à chacun. Notamment à l’intention des 2 jeunes chercheuses fraîchement débarquées et qui sont encore toutes timides. Mais Mamy ne comprend pas l’anglais, aussi prend elle ostensiblement un air d’ennui quand nous ne parlons plus en français.
John est un sacré numéro lui aussi. Il approche la soixantaine et se tape à tout bout de champ sur la cuisse en poussant des rires hystériques. Depuis plus de vingt ans en Afrique, il parle couramment le Swahili et correctement le Lingala. Enfin, je ne peux pas vraiment juger, mais j’en crois Mamy qui lui fait toute sa logistique, par amitié et admiration. En fait, pour avoir l’occasion de voir du pays, j’imagine.
A la fin du repas, je remarque que Mamy a habilement et discrètement récupéré les morceaux de viande intacts laissés dans son assiette et celle de John. Avec un savant dosage de condescendance et complicité, elle demande au serveur qu’il lui prépare un paquet à emporter. Dans un premier temps elle m’explique derrière un sourire embarrassé qu’elle risque d’avoir faim plus tard, en travaillant sur le rapport qu’elle doit terminer avant de se coucher. Plus tard, elle évoque les enfants de ses voisins qui seront bien contents d’avoir un extra. Personne n’est dupe. Elle est prise entre deux mondes. L’un pauvre où le gaspillage est intolérable. L’autre privilégié, où par une simple affaire de rang, d’attitude, de rencontre, on se retrouve à brasser des millions en paroles, comme s’ils étaient dans notre poche. Un monde de faux semblants et de vraies disproportions.
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Mercredi 5
3 heures 30 de vol pour rentrer à Bomassa. Cette fois-ci nous sommes 4 dans l’avion, les 2 filles se rendant au camp de M’Belly où elles doivent rester 6 mois. C’est une sorte de grande clairière à environ 3 heures de notre camp. Dont un tiers de voiture, un tiers de pirogue et le dernier tiers à pied. En 2000, on y a fait construire un mirador de luxe, c’est à dire une maison posée sur des pilotis à une dizaine de mètres de hauteur. Et depuis 2 ans, des scientifiques de tout poil s’y relaient pour observer la démographie et le comportement des gorilles. Il paraît que le site est exceptionnel !! Mais quand-même, pour cohabiter pendant 6 mois voir plus dans une paillotte haut-perchée, il faut être drôlement passionné par son sujet.
Jeudi 6
Je suis tout seul !!! Bryan et les filles, mais aussi la moitié des travailleurs sont partis à M’Belly. Demain, une délégation de 15 VIP américains arrive à Bomassa pour aller passer le week-end au mirador et il faut tout organiser. Le transport, la nourriture, les boissons, de l’eau et surtout, des lits.
Livré à moi même, j’avance dans mon feuilleton tant et si bien que pour la première fois je me couche vraiment tard. Et lorsque je quitte le bureau pour regagner ma chambre, le groupe électrique est déjà éteint depuis belle lurette. Nous sommes en saison sèche, aussi le ciel est couvert et l’on n’y voit que pouic.
Sans lampe de poche, j’avance à tâton dans le noir, essayant de suivre la piste en sable qui traverse le camp. Jamais je n’ai entendu si fort les bruits de la brousse. Les grillons, la civette, le hocheur, le moustac… non, bien sûre je fabule, en revanche le daman est bien réel. Ça commence doucement avec un hululement bref et répétitif, mais qui s’amplifie démesurément tout en devenant rauque comme si l’animal allait finir par se déchirer les cordes vocales. C’est le genre de cri qui à lui tout seul en donne pour son argent au touriste venu se dépayser quelques jours loin des bruits d’ascenseur. Un bruit qui, émotionnellement parlant, vaut largement une charge d’éléphants ou une meute de gorilles depuis un mirador. J’essaie de marcher vite, surtout parce qu’à tout moment je peux mettre le pied sur une colonie de fourmis qui traversent mon chemin, et les plus grosses d’entre elles, celles chargées de protéger la colonne, brûlent comme une piqûre de guêpe. Quel est le sagouin qui n’a pas remis la lampe de poche à sa place ?
Vendredi 7
Bryan et les travailleurs sont de retour en fin de matinée, juste une heure avant l’arrivée de la délégation des supers VIP. Un avion spécial de Libreville les a posé à Kabo et une cortège de 3 Land Cruisers flambants neufs les amène par la route. Parmi eux, le fondateur du camp de Bomassa, son excellence l’ancien ambassadeur des Etats Unis à Brazza, son excellence la nouvelle ambassadrice des Etats-Unis a Brazza, son excellent directeur des réserves protégées en Alaska, …un peu égaré ce drole d’Inuit, et tout un aéropage de Directeurs et conseillers en tout genre.
Pendant le dîner, les discussions ne manquent pas de déraper des quatre pneux sur l’imminence de la guerre en Irak, et les tergiversations de la France. Peu en forme, et n’ayant pas la repartie pour défendre la cause irakienne, je m’esquive entre le fromage et la poire. En arrivant aux douches où je m’apprête a faire ma toilette rituelle du soir, j’ai un haut le cœur avant même de pénétrer dans la pièce exigüe. Une araignée velue de la taille de ma main trône immobile sur la porcelaine du wc, juste à hauteur d’un éventuel mollet innocent. Je ne demande pas mon reste et file au bureau chercher la caméra. En chemin, je m’interroge sur mon devoir de solidarité d’en informer la délégation. Considérant l’araignée suffisamment en évidence, je décide de m’abstenir afin de préserver au moins pour le premier d'entre eux, la qualité d’émotion de cette rencontre avec la forêt.
Samedi 8
Au petit matin, toute cette fine équipe ré-embarque dans les Land Cruiser en route pour la fameuse clairière de M’Belly. Et à nouveau je suis seul au camp. Je déambule entre les cases en m’imaginant en Robinson des bois, déjà organisé et prêt à affronter des années de solitude. A vrai dire, j’ai rendez-vous à 16 heures au village pour participer au match de foot des adultes.
Je passe une partie de la journée dans le bureau à feuilleter des rapports et des articles sur les divers sujets écologiques qui préoccupent nos chercheurs. Et je m’aperçois alors que plusieurs noms cités en référence ou dans les bibliographies sont des familiers de la station et connus par la plupart des travailleurs. Combien de fois ne m’a t-on pas demandé des nouvelles de MM. Blake, Ruggiero, Faye, Morgan, … ces éminents pionniers de la conservation en forêt pluviale africaine.
Dimanche 9
A midi, je dois récupérer deux météorologues de Toulouse accompagnés de leurs homologues congolais à Ouesso, le chef lieu de la région Sangha, à 30 minutes de vol au sud de Bomassa. Leur avion arrivant de Brazza a une heure de retard. En patientant, je me permets imprudemment une assiette de bouillon de gazelle accompagné d’un fanta tiède, histoire de m’immerger dans la torpeur exotique de la buvette de l’aéroport.
De retour sur le tarmac, je regrette de ne pas avoir pris ma caméra. Il y a là tous les notables de la région, attendant eux aussi l’Antonov de Brazza qui amène le nouveau Préfet de la région ainsi qu’un Ministre chargé de son intronisation dés demain.
Les femmes ont sorti leurs robes multicolores et les hommes leur meilleur costume. Sous l’aile de mon cessna, parqué à la limite du bitume pour laisser à l’avion régional la place de faire son demi-tour, toute une délégation d’endimanchés attend à l’abri du soleil. Devant le terminal, des cortèges d’associations se sont installés avec leurs slogans inscrits sur des panneaux blancs : le Centre de Promotion de la Femme en Politique, la SAMAS Association Maman Antoinette Sassou N’Guesso, l’AMIRA Les militaires.retraités et anciens combattants de la Sangha…
L’avion arrivé, je retrouve mes 4 bonhommes au pied de la passerelle, après la dispersion des officiels. Un rapide passage aux autorités nous permettra de régler les taxes d’aéroport et, ceci est nouveau, des frais de chancellerie. A bien y réfléchir, la justification de cette perception insolite est tout à fait désopilante. Il s’agit simplement de faire payer au voyageur de passage des frais d’établissements de facture. Dans un pays en guerre civile, c’est d’une courtoisie plutôt civilisée. Pendant toutes ces civilités, je m’occupe de charger les bagages dans l’avion.
Ça me fait plaisir d’avoir des français à mon bord, qui plus est fraîchement débarqués de Toulouse. Aussi je m’autorise à leur offrir un service soigné et nous rejoignons Bomassa en suivant le lit du fleuve, quelques mètres au-dessus de l’eau. Peut-être 5 minutes de vol en plus à cause des virages mais, sauf si l’on a le mal de l’air, ça en vaut vraiment la peine. A hauteur des arbres, on a l’impression de traverser la jungle sur une autoroute, de voir la forêt en coupe, survolant les pirogues en battant des ailes pour répondre aux signes d’amitiés. Au sortir d’un virage en coude, une douzaine d’enfants jouent au foot sur un banc de sable isolé au milieu du fleuve. A se demander comment ils y ont accédé car je n’aperçois aucune embarcation.
Arrivé à la piste, je saute par dessus les arbustes et effectue un premier passage un peu moins bas que d’habitude parce que je n’ai jamais volé aussi chargé et ça se ressent dans les commandes. En tout cas, je vois bien à leurs visages que mes passagers ont été emballés par le spectacle.
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Mardi 11
Récit de nos 3 semaines en Thaïlande, mars/avril 2015 English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai beaucoup tardé... 1 an... avant d'entamer le carnet ! Mais je savais que je le ferai car beaucoup ici m'ont aidé à préparer le voyage.
Nous sommes donc parti le 21 mars 2015 jusqu'au 13 avril 2015 en Thaïlande. En couple (la trentaine) et en sac à dos.
Premiers pas en Asie pour nous (j'ai fait l'Inde en 2011 mais seule). Nous sommes plus branchés Amérique centrale et du sud. Mais on voulait tester ce continent.
Itinéraire : -Arrivée à Bangkok on y passe deux jours (on se dit que c'est une porte d'entrée en Asie et qu'on aura l'occasion de visiter à un prochain voyage) - Ayutthaya (visite des ruines) - Sukhothai (visite des ruines) - Thaton (quelques jours pour sentir la Thailande plus profonde) - Chiang Rai : 1 journée - Chiang Mai (au final on y passera presque 1 semaine car on a abandonné l'excursion jusqu'à Pai et ses environ car nous avons dû réserver une journée avec les éléphants au milieu et il ne restait que ce jour là... il a fallu faire des choix) - Avion pour Krabi. Direction Koh Lanta pour quelques jours - Koh Phi phi : 2 jours - Retour en France depuis Phuket
22 Mars : On arrive à Bangkok airport à 12h45 heure locale. On prend le métro direction le centre (comme annoncé nous sommes dans un congélo !). Et à l'extérieur c'est une humidité de fou qui nous attend. En sortant du métro, première recherche de taxi avec notre gros sac sur le dos et le petit devant, avec l'humidité qu'il y a, le jean et le T-shirt... on est trempés en deux secondes !! Et pour le coup on galère avec les taxis... On explique ou on va mais personne ne veut nous prendre. On comprendra plus tard que c'est parce qu'on est trop prêt, ça ne les intéresse pas. Sympa....
On arrive enfin à notre sympathique Hôtel : Lamphu Tree House. On est ravis ! C'est cosy, piscine, grand lit et un jus de fruit nous est tout de suite offert. Beaucoup mieux niveau hospitalité !!
On se change rapidement en short claquette et on ressort explorer le centre ville à pied. Vers Kao San Road on sympathise avec un chauffeur de tuk tuk (Subin) qui nous propose un petit tout du coeur de ville pour 20 baths. Bah frenchement pour le prix on dit pas non ! On s'arrête à différents temples, à l'office de tourisme (où il faut faire semble d'être intéressé pour qu'il touche une commission si j'ai bien suivi ...) . C'était sympa, on apprécie la ballade en tuk tuk et l'air sur nos visages par cette chaleur !
Retour à Kao San Road, on prend quelques repères, on se promène puis retour à l'hôtel pour se rafraichir dans la piscine!! Un vrai régal et je recommande vraiment un hôtel avec piscine à Bangkok. L'humidité est vraiment là et ça fait trop de bien!
Petit échec pour trouver un resto repéré sur le net donc on opte pour le resto de l'hôtel. Très correct 350 baths pour nous deux. Dodo ! On a une longue journée dans les pattes !
23 mars - lundi Petit déjeuner de l'hôtel gargantuesque!! tout est à volonté!! c'est bien repus que nous attaquons cette deuxième journée. Ce matin nous avons rdv pour une ballade sur les khongs (canaux) de Bangkok (j'ai utilisé le contact de Julien sur ce forum). Nous sommes 8 sur le bateau. Un couple parisien avec leur maman (ils sont à notre hôtel) et un couple de jeunes hollandais avec leur mère qui vit à Bangkok et qui sont tous les 3 d'une impolitesse incroyables.... on fera avec...
Notre guide aujourd'hui c'est Chloé, une Thaï qui adore la France et a étudié le français à Cannes!! juste à côté de chez nous. Le monde et petit. On s'entend super bien. Par contre je conseille de faire cette ballade le weekend car aujourd'hui c'est un peu désert sur les canaux et ça manque de cette effervescence locale. mais bon on profite de la beauté des paysages. ON s'arrêt dans un temple où Chloé nous explique beaucoup de chose sur les rituels, l'histoire de Thaïlande, etc etc. A notre retour nous revenons dans le centre. Autour de Kao San ROad nous sommes affamés et nous tombons sur EL CLANDESTINO. Le gars fait à manger dans la rue mais propose quelques tables et ça sent SUPER BON! Pas Thai à 40 baths pour repère. Bonne musique latino, 2 fried rice et 2 bières pour 250 baths. On se régale !
Puis nous filons visiter le Wat Pho. Malheureusement le Grand Palais était déjà fermé. Ca sera pas pour ce voyage ;-) EN 1h on a fait le tour et on rentre à l'hôtel avec CRAZY tuk tuk n°1. On arrive par une autre ruelle où on spote un salon de massage... on n'a pas grand chose à faire aujourd'hui alors... on se laisse tenter. 30 min de massage de pieds. Bon les massages thaï tiennent leur réputation...douloureux sur le moment.
Ce soir nous allons tester un resto conseillé par des amis à nous qui visitent régulièrement la Thaïlande : MANGO TREE HOUSE. Très beau resto. Il y a toute sorte de clientèle. Cocktaïl pour fêter les vacances, curry chicken conbava pour mon homme et délicieuses crevettes sauce tamarindo pour moi. Dessert s'il vous plait ! On partage un brownie chocolat banane caramel. Une tuerie !!! 1859 baths la note. ok ok on s'est fait plaisir ce soir. Mais ça reste très correct ! Le retour à l'hôtel se fait cette fois avec Bumpy Tuk Tuk.
24 mars : Ayutthaya Réveil 6h45. Dur. On prend le train pour Ayutthaya à 8h20. On manque de perdre notre appareil photo en l'oubliant au guichet de la gare mais un thaïlandais nous appelle et vient nous chercher pour qu'on le récupère. Wow !! ah ouais alors ça ça change!!!
1h de train plus tard on est arrivés. 70 baths plus tard un tuktuk nous laisse à notre hôtel tout mimi (mais beaucoup de moustiques!) Luang Chumni Village. On loue des vélo (50 baths chacun) et à nous la ville ! Direction les ruines. C'est sympa vraiment et assez empreint d'histoire mais malheureusement nous n'avons pas de guide (pas proposé) et les audioguides n'avaient visiblement plus de batteries... Après 2 sites de ruines on a faim. On s'arrêt au Tony's place recommandé dans le Lonely Planet. Vraiment le lieu est sympa mais le repas n'est pas du tout extraordinaire. On part visiter à vélo puis on réserve nos tickets de bus pour le lendemain.
Le soir on se ballade et on mange sur le night market. Ambiance sympa.
25 mars - mercredi direction Sukhothai Le bus est à 11h donc rien ne presse. Le petit dej de l'hôtel est très correct. Puis on prend un tuk tuk qui pour 100 baths nous amène à la gare de bus qui ... est au bout du monde et ne ressemble PAS DU TOUT à une gare de bus, au bord d'une nationale où ça roule assez vite ! Notre bus a 1h de retard donc on pensait s'être planté d'endroit mais non. C'est parti pour Sukhothaï. On nous propose tout de suite des bouteilles d'eau, le bus est climatisé. Wow grand luxe !!!
Le bus fait plusieurs arrêts car les locaux montent et descendent un peu partout. On fera deux gros arrêts. Avec le tickets de bus on a droit à 1 repas dans un de ces gros arrêt. Pas mal le principe. On arrive vers 17h à la gare routière. On réserve tout de suite nos billets pour Chiang Mai le lendemain. PAs trop le choix car seule une compagnie propose un trajet après 14h. Ca sera classe 2. On sympathise avec un couple Suisse à la gare et on partage le Tuk Tuk. Nous on a choisi de rester dans la vieille ville au Thai Thai Sukhothai. Les petits bungalow sont superbes. Des petits massages "à domicile" sont proposés et on sent qu'on va se laisser tenter ! A l'accueil on nous conseille le Sinvana pour manger. Accueil peu chaleureux et assez bruyant mais le Green Curry (très épicé) est délicieux !! Nous sommes rentrés chez nous à 21h pour notre massage (500 baths chacun pour massage couplet d'une heure). On est tout prêts pour un gros dodo après ça !
26 mars : Sukhothai réveil 6h45 pour petit dej à 7h. Il pleut. On est deg. Depuis notre arrivée en Thaïlande le temps est plutôt gris et la luminosité pas géniale pour apprécier les sites au mieux. J'attendais beaucoup de Sukhothai donc on a un peu les boules. Le petit dej est un buffet bien garni ! coooolll :-) On loue ensuite 2 vélo (50 baths chacun) pour aller voir les ruines éparpillées sur 3 zones donc il faudra payer l'entrée de chacune (100 baths à chaque fois). Ouf la pluie s'est arrêtée !! Mais c'est gris...
LA zone principale au centre est imposante et on n'est pas fâché d'être matinaux car pour le moment le site est calme.... mais c'est tôt pour les audioguides... décidément....et aucun guide à l'horizon... bon en Thaïlande c'est pas le même délire qu'au Mexique on l'aura compris. Tant pis ! on fait nos interprétations ! Dans la zone au Nord nous découvrons le plus grand Buddha de Sukhothai et il est impressionnant. La zone 3 à l' ouest est moins intéressante mais on gravit une colline (à pied) qui nous offre un beau panorama sur la vallée.
On a fait pas mal de kilomètres sous une chaleur de fou. On mange un bout dans le centre puis on récupère nos sacs, rend nos vélos et cette fois c'est SLOWLY tuk tuk qui nous dépose à la gare de bus. Le bus est en retard. Normal. Quand il arrive c'est BLINDE et tout le monde veut charger en soute. Oh je vois venir l'embrouille pour l'avoir vécue en amérique du sud donc je laisse les sacs à mon homme et moi je monte dans le bus pour réserver les places. 2 touristes resteront finalement debout pendant plus de 3h et la plupart des amis ne seront pas à côté... mais nous SI ! Bon au final on propose nos sièges pour un petit moment aux deux touristes espagnols qui sont ravis et on papote bien. Le trajet durera 5h40.
Pour ce soir on a réservé à la rache au nord de Chiang Mai qui n'est pour l'instant qu'une escale vers le Nord. On a donc pris un hôtel vers la gare de Chiang Puak. On galère VRAIMENT à trouver l'hôtel mais un papy thai qui ne cause pas du tout anglais essaye de nous guider et nous prête son téléphone portable avec google... qu'il bascule en anglais. TROP GENTIL !!! On le remercie mille fois. Mais il ne veut pas qu'on l'invite à boire un verre alors on finit par trouver l'hôtel. La nana a l'accueil est jeune et très sympa. Elle se moque de notre accent quand on lui explique que demain matin on part à "Thaton" à prononcer plutôt genre Thatoooooonnn. Il est 21h30 avec tout ça et on n'est pas dans un quartier touristique. Elle nous dit qu'on ne trouvera pas de resto ouvert à cette heure ci et nous conseille la food street 2 blocs plus loin. On se lance. 2 fried rice, 2 bière et une mangue coupée pour le dessert pour 80 baths. Ah ouais là c'est vraiment pas cher et nous on se régale !!! Le cuisto rigole aussi de notre accent... bon on parle pas bien thai apparemment ;)
Sur le retour à l'hôtel on essaye d'éviter les cafards (berk) et au dodo !!!....Suite du récit demain j'espère !!!
J'ai beaucoup tardé... 1 an... avant d'entamer le carnet ! Mais je savais que je le ferai car beaucoup ici m'ont aidé à préparer le voyage.
Nous sommes donc parti le 21 mars 2015 jusqu'au 13 avril 2015 en Thaïlande. En couple (la trentaine) et en sac à dos.
Premiers pas en Asie pour nous (j'ai fait l'Inde en 2011 mais seule). Nous sommes plus branchés Amérique centrale et du sud. Mais on voulait tester ce continent.
Itinéraire : -Arrivée à Bangkok on y passe deux jours (on se dit que c'est une porte d'entrée en Asie et qu'on aura l'occasion de visiter à un prochain voyage) - Ayutthaya (visite des ruines) - Sukhothai (visite des ruines) - Thaton (quelques jours pour sentir la Thailande plus profonde) - Chiang Rai : 1 journée - Chiang Mai (au final on y passera presque 1 semaine car on a abandonné l'excursion jusqu'à Pai et ses environ car nous avons dû réserver une journée avec les éléphants au milieu et il ne restait que ce jour là... il a fallu faire des choix) - Avion pour Krabi. Direction Koh Lanta pour quelques jours - Koh Phi phi : 2 jours - Retour en France depuis Phuket
22 Mars : On arrive à Bangkok airport à 12h45 heure locale. On prend le métro direction le centre (comme annoncé nous sommes dans un congélo !). Et à l'extérieur c'est une humidité de fou qui nous attend. En sortant du métro, première recherche de taxi avec notre gros sac sur le dos et le petit devant, avec l'humidité qu'il y a, le jean et le T-shirt... on est trempés en deux secondes !! Et pour le coup on galère avec les taxis... On explique ou on va mais personne ne veut nous prendre. On comprendra plus tard que c'est parce qu'on est trop prêt, ça ne les intéresse pas. Sympa....
On arrive enfin à notre sympathique Hôtel : Lamphu Tree House. On est ravis ! C'est cosy, piscine, grand lit et un jus de fruit nous est tout de suite offert. Beaucoup mieux niveau hospitalité !!
On se change rapidement en short claquette et on ressort explorer le centre ville à pied. Vers Kao San Road on sympathise avec un chauffeur de tuk tuk (Subin) qui nous propose un petit tout du coeur de ville pour 20 baths. Bah frenchement pour le prix on dit pas non ! On s'arrête à différents temples, à l'office de tourisme (où il faut faire semble d'être intéressé pour qu'il touche une commission si j'ai bien suivi ...) . C'était sympa, on apprécie la ballade en tuk tuk et l'air sur nos visages par cette chaleur !
Retour à Kao San Road, on prend quelques repères, on se promène puis retour à l'hôtel pour se rafraichir dans la piscine!! Un vrai régal et je recommande vraiment un hôtel avec piscine à Bangkok. L'humidité est vraiment là et ça fait trop de bien!
Petit échec pour trouver un resto repéré sur le net donc on opte pour le resto de l'hôtel. Très correct 350 baths pour nous deux. Dodo ! On a une longue journée dans les pattes !
23 mars - lundi Petit déjeuner de l'hôtel gargantuesque!! tout est à volonté!! c'est bien repus que nous attaquons cette deuxième journée. Ce matin nous avons rdv pour une ballade sur les khongs (canaux) de Bangkok (j'ai utilisé le contact de Julien sur ce forum). Nous sommes 8 sur le bateau. Un couple parisien avec leur maman (ils sont à notre hôtel) et un couple de jeunes hollandais avec leur mère qui vit à Bangkok et qui sont tous les 3 d'une impolitesse incroyables.... on fera avec...
Notre guide aujourd'hui c'est Chloé, une Thaï qui adore la France et a étudié le français à Cannes!! juste à côté de chez nous. Le monde et petit. On s'entend super bien. Par contre je conseille de faire cette ballade le weekend car aujourd'hui c'est un peu désert sur les canaux et ça manque de cette effervescence locale. mais bon on profite de la beauté des paysages. ON s'arrêt dans un temple où Chloé nous explique beaucoup de chose sur les rituels, l'histoire de Thaïlande, etc etc. A notre retour nous revenons dans le centre. Autour de Kao San ROad nous sommes affamés et nous tombons sur EL CLANDESTINO. Le gars fait à manger dans la rue mais propose quelques tables et ça sent SUPER BON! Pas Thai à 40 baths pour repère. Bonne musique latino, 2 fried rice et 2 bières pour 250 baths. On se régale !
Puis nous filons visiter le Wat Pho. Malheureusement le Grand Palais était déjà fermé. Ca sera pas pour ce voyage ;-) EN 1h on a fait le tour et on rentre à l'hôtel avec CRAZY tuk tuk n°1. On arrive par une autre ruelle où on spote un salon de massage... on n'a pas grand chose à faire aujourd'hui alors... on se laisse tenter. 30 min de massage de pieds. Bon les massages thaï tiennent leur réputation...douloureux sur le moment.
Ce soir nous allons tester un resto conseillé par des amis à nous qui visitent régulièrement la Thaïlande : MANGO TREE HOUSE. Très beau resto. Il y a toute sorte de clientèle. Cocktaïl pour fêter les vacances, curry chicken conbava pour mon homme et délicieuses crevettes sauce tamarindo pour moi. Dessert s'il vous plait ! On partage un brownie chocolat banane caramel. Une tuerie !!! 1859 baths la note. ok ok on s'est fait plaisir ce soir. Mais ça reste très correct ! Le retour à l'hôtel se fait cette fois avec Bumpy Tuk Tuk.
24 mars : Ayutthaya Réveil 6h45. Dur. On prend le train pour Ayutthaya à 8h20. On manque de perdre notre appareil photo en l'oubliant au guichet de la gare mais un thaïlandais nous appelle et vient nous chercher pour qu'on le récupère. Wow !! ah ouais alors ça ça change!!!
1h de train plus tard on est arrivés. 70 baths plus tard un tuktuk nous laisse à notre hôtel tout mimi (mais beaucoup de moustiques!) Luang Chumni Village. On loue des vélo (50 baths chacun) et à nous la ville ! Direction les ruines. C'est sympa vraiment et assez empreint d'histoire mais malheureusement nous n'avons pas de guide (pas proposé) et les audioguides n'avaient visiblement plus de batteries... Après 2 sites de ruines on a faim. On s'arrêt au Tony's place recommandé dans le Lonely Planet. Vraiment le lieu est sympa mais le repas n'est pas du tout extraordinaire. On part visiter à vélo puis on réserve nos tickets de bus pour le lendemain.
Le soir on se ballade et on mange sur le night market. Ambiance sympa.
25 mars - mercredi direction Sukhothai Le bus est à 11h donc rien ne presse. Le petit dej de l'hôtel est très correct. Puis on prend un tuk tuk qui pour 100 baths nous amène à la gare de bus qui ... est au bout du monde et ne ressemble PAS DU TOUT à une gare de bus, au bord d'une nationale où ça roule assez vite ! Notre bus a 1h de retard donc on pensait s'être planté d'endroit mais non. C'est parti pour Sukhothaï. On nous propose tout de suite des bouteilles d'eau, le bus est climatisé. Wow grand luxe !!!
Le bus fait plusieurs arrêts car les locaux montent et descendent un peu partout. On fera deux gros arrêts. Avec le tickets de bus on a droit à 1 repas dans un de ces gros arrêt. Pas mal le principe. On arrive vers 17h à la gare routière. On réserve tout de suite nos billets pour Chiang Mai le lendemain. PAs trop le choix car seule une compagnie propose un trajet après 14h. Ca sera classe 2. On sympathise avec un couple Suisse à la gare et on partage le Tuk Tuk. Nous on a choisi de rester dans la vieille ville au Thai Thai Sukhothai. Les petits bungalow sont superbes. Des petits massages "à domicile" sont proposés et on sent qu'on va se laisser tenter ! A l'accueil on nous conseille le Sinvana pour manger. Accueil peu chaleureux et assez bruyant mais le Green Curry (très épicé) est délicieux !! Nous sommes rentrés chez nous à 21h pour notre massage (500 baths chacun pour massage couplet d'une heure). On est tout prêts pour un gros dodo après ça !
26 mars : Sukhothai réveil 6h45 pour petit dej à 7h. Il pleut. On est deg. Depuis notre arrivée en Thaïlande le temps est plutôt gris et la luminosité pas géniale pour apprécier les sites au mieux. J'attendais beaucoup de Sukhothai donc on a un peu les boules. Le petit dej est un buffet bien garni ! coooolll :-) On loue ensuite 2 vélo (50 baths chacun) pour aller voir les ruines éparpillées sur 3 zones donc il faudra payer l'entrée de chacune (100 baths à chaque fois). Ouf la pluie s'est arrêtée !! Mais c'est gris...
LA zone principale au centre est imposante et on n'est pas fâché d'être matinaux car pour le moment le site est calme.... mais c'est tôt pour les audioguides... décidément....et aucun guide à l'horizon... bon en Thaïlande c'est pas le même délire qu'au Mexique on l'aura compris. Tant pis ! on fait nos interprétations ! Dans la zone au Nord nous découvrons le plus grand Buddha de Sukhothai et il est impressionnant. La zone 3 à l' ouest est moins intéressante mais on gravit une colline (à pied) qui nous offre un beau panorama sur la vallée.
On a fait pas mal de kilomètres sous une chaleur de fou. On mange un bout dans le centre puis on récupère nos sacs, rend nos vélos et cette fois c'est SLOWLY tuk tuk qui nous dépose à la gare de bus. Le bus est en retard. Normal. Quand il arrive c'est BLINDE et tout le monde veut charger en soute. Oh je vois venir l'embrouille pour l'avoir vécue en amérique du sud donc je laisse les sacs à mon homme et moi je monte dans le bus pour réserver les places. 2 touristes resteront finalement debout pendant plus de 3h et la plupart des amis ne seront pas à côté... mais nous SI ! Bon au final on propose nos sièges pour un petit moment aux deux touristes espagnols qui sont ravis et on papote bien. Le trajet durera 5h40.
Pour ce soir on a réservé à la rache au nord de Chiang Mai qui n'est pour l'instant qu'une escale vers le Nord. On a donc pris un hôtel vers la gare de Chiang Puak. On galère VRAIMENT à trouver l'hôtel mais un papy thai qui ne cause pas du tout anglais essaye de nous guider et nous prête son téléphone portable avec google... qu'il bascule en anglais. TROP GENTIL !!! On le remercie mille fois. Mais il ne veut pas qu'on l'invite à boire un verre alors on finit par trouver l'hôtel. La nana a l'accueil est jeune et très sympa. Elle se moque de notre accent quand on lui explique que demain matin on part à "Thaton" à prononcer plutôt genre Thatoooooonnn. Il est 21h30 avec tout ça et on n'est pas dans un quartier touristique. Elle nous dit qu'on ne trouvera pas de resto ouvert à cette heure ci et nous conseille la food street 2 blocs plus loin. On se lance. 2 fried rice, 2 bière et une mangue coupée pour le dessert pour 80 baths. Ah ouais là c'est vraiment pas cher et nous on se régale !!! Le cuisto rigole aussi de notre accent... bon on parle pas bien thai apparemment ;)
Sur le retour à l'hôtel on essaye d'éviter les cafards (berk) et au dodo !!!....Suite du récit demain j'espère !!!
Bilan de notre périple: La Corse à vélo en 15 jours English translation pending
Né d’une réflexion au lendemain du nouvel an 2015, le projet « La Corse à vélo » est arrivé à son terme. Ce qui pouvait être une blague pour nous qui ne faisions pas beaucoup de vélo est devenu au fil du temps un véritable challenge, que ce soit psychologique mais surtout physique. Lors de nos étapes nous avons appris beaucoup sur nous-même et sur notre faculté à aller jusqu’au bout des choses, même si ça semble difficile. Dans la souffrance de certaines ascensions de cols (notamment à Galeria, Porto ou encore Piana) nous avons été porté par notre volonté mais aussi par les encouragements des gens. Quelle satisfaction nous avions au sommet de chaque col, c’est comme-ci nous avions réalisé l’impensable… Nous nous remémorons les propos de beaucoup de personnes à qui nous avions soumis ce projet « Vous savez, la Corse ça monte, ça descend » ou encore « Bravo, c’est un magnifique projet, mais à vélo…? ». Au fil du temps, nous avons su dépasser nos limites et aller jusqu’au bout de ce magnifique projet qui nous tenait vraiment à cœur.
Aujourd’hui l’heure est au bilan, la Corse à vélo c’est aussi :10 étapes pour 375 km parcourusUne dizaine de cols11 campings (et oui presque 1 par jour…)9 plages différentes + 1 piscine (Baignade tous les jours sauf à Ajaccio)1 crevaison (sur le char d’assaut)1 réserve Nationale (Scandola)Environ 30h de vidéo pour 8000 photos, de quoi faire de supers montages…1 100€ de budget tout compris (autoroute, parking, camping, nourriture, excursions).Vitesse maximale atteinte : 50 km/h !La Corse à vélo ça a été également de nombreuses rencontres, des fous rires, quelques imprévus, beaucoup d’efforts, énormément de soleil, et des litres d’eau!
Merci par avance pour vos retour n'hésitez pas. Je reste à votre disposition pour toutes demande d'information complémentaire.
Vous pouvez également suivre toutes nos aventures sur notre blog à l'adresse suivante:
http://autourdumonde.no-ip.org/blogTerre en vue…Bastia :
« Il est 6h00 et notre bateau va bientôt accosté dans le port de Bastia » s’exclame le commandant. Après avoir dormi tant bien que mal sur le sol dans des « lits » improvisés, le réveil est un peu difficile, pas de café, pas de thé, on est un peu loin de notre confort habituel.
Un petit tour sur le pont nous permet d’admirer le lever de soleil sur la méditerranée ainsi qu’une vue sur la ville de Bastia. L’île est très vallonnée, on sent que cette expédition sera difficile. Nous sommes invités à gagner le pont où nos vélos sont rangés afin de nous préparer à sortir du bateau. Après être sortie du ferry nous allons vers l’adresse indiquée pour notre premier camping qui est situé à environ 5 kms du port. La route monte puis descend…les premiers kilomètres sont difficiles mais se font assez rapidement. Le personnel à l’accueil nous indique qu’il y a 2 emplacements de disponibles.
Il s’agit d’un camping basique qui offre très peu de confort, mais qu’importe nous ne sommes pas là pour ça et après avoir pris une bonne douche nous refaisons le chemin inverse pour pouvoir visiter la ville de Bastia. Sous forme d’escaliers, Bastia rappel un peu l’Italie, ou encore la ville de Lisbonne et nous prenons beaucoup de plaisir à la visiter. A l’office du tourisme nous obtenons une carte de la ville avec un parcours à faire, celui-ci nous fait passer par le port, sous le regard d’une statue en mémoire de Napoléon Bonaparte, puis par la citadelle en passant par de petites ruelles. Cette ville est magnifique d’autant plus que le soleil est bien présent avec ses 31°C (en sachant qu’il en faisait déjà 25°C à 7h30). Bastia est une ville d’art et d’histoire et cela se voit avec l’architecture et l’âge de certains de ces bâtiments.
La pause du déjeuner se fait dans un petit parc avec des sandwiches improvisés. Allongés à l’ombre dans l’herbe nous en profitons pour faire une petite sieste avant de regagner le camping pour bénéficier de la plage qui est à côté.
Il y a un peu de monde sur cette plage de galet, et l’eau est remarquablement bonne bien au-delà de nos espérance et de ce que nous avions pu voir précédemment sur la côte atlantique. Nous nous prélassons bien tranquillement en savourant ce moment de pause et de détente. Vers 18h30 nous regagnons notre emplacement pour faire une douche et préparer à manger. Il est 19h mais il fait toujours 30°C.
Cette première journée de voyage a été riche en paysage mais aussi en effort (environ 20km à vélo de parcouru). Pour ce qui est du repas du soir ce sera des pates avec une bonne tranche de jambon. C’est également l’occasion de discuter avec les locaux, en effet lors de notre repas une vieille dame nous interpelle, nous demande d’où l’on vient et nous parle un peu de sa vie. Elle descend les marches étroites qui la mène à chez elle d’un pas plutôt sur et nous informe fièrement qu’elle a 77 ans. Native de Corse on sent bien qu’elle est fière de sa région et plutôt désireuse de raconter l’histoire locale.
Le reste de la soirée se déroule tranquillement entre réglage de compteur kilométrique, ou encore tri de photos.
A 23h tous les monde est au lit, demain la journée promet d’être bien plus difficile…
Direction Maccinagio :
Mardi 4 août, la première nuit en Corse se fait dans la chaleur, il a fait lourd et lorsque le réveil sonne c’est un peu difficilement que nous sortons du lit. Il est 6h15 et il nous reste plus qu’à ranger nos affaires, dégonfler les matelas et replier les duvets sans oublier de ranger la tente. Notre tente est assez facile à ranger puisque nous n’avons que 5 sardines à enlever puis la plier en 2 et enrouler le tout. La mission du jour c’est de bien répartir le poids sur les sacoches afin que Jean-Yves ne perde pas trop l’équilibre sur la route. Il faut dire que pour cette deuxième étape du voyage nous avons 35 kms à faire dans des conditions un peu plus difficiles que la vielle.
Il est 7h15, nous prenons le petit déjeuné, nous avions prévu de partir à 7h15…..L’ambiance est plutôt bonne et la fatigue ne se fait pas encore trop sentir…Si tout se passe bien, ce soir nous pourrons de nouveau nous baigner dans la méditerranée.
7h45 nous prenons la direction du « Cap Corse » vers la petite ville de Macinaggio située à environ 35 kms de Bastia. Le soleil est déjà bien présent et sur la route on peut voir des panneaux qui indiquent déjà 30°C. Du fait de l’heure à laquelle nous sommes partis il n’y a pas trop de monde sur la route cependant il faut être vigilant. La route est tortueuse et les locaux n’hésitent pas à doubler en plein virage sans même tenir compte des lignes blanches…Nous longeons la mer sur tout le parcours et il faut bien dire que le spectacle qui nous est offert est magnifique avec l’eau de couleur si pure que l’on n’hésiterais pas à se jeter dedans….La Corse porte bien son nom d’île de beauté. Pour cette première étape notre GPS nous indique qu’il nous faudra environ 3h pour faire les 35 kms, notre arrivée est prévue vers 11h…les premières pentes sont difficiles, il nous faut nous caler sur ce nouvel environnement….lors de nos différents entrainements nous n’avions pas eu à faire à des pentes pareilles….Malgré les craintes qu’il avait pour cette première étape vis-à-vis du poids des sacoches, Jean-Yves s’en est plutôt bien sortie mais ça n’était pas sans effort….Amandine quant à elle a surmonté cette première étape sans trop de difficultés tout comme Céline. Alexis quant à lui à souffert un peu du poids de sa chariote que l’on a rebaptisé le « Char d’assaut ». C’est un peu avant 11h que nous sommes arrivés à bon port plutôt agréablement surpris de notre performance. Le camping du jour est face à la mer et bercé par le bruit des cigales…..Nous prenons le temps de nous poser avant de préparer le campement. L’endroit est plutôt sympas et ombragé ce qui n’est pas rien au regard de la chaleur ambiante. Nous allons faire des petites courses pour le midi et le charbon pour le barbecue du soir. Après avoir mangé, une petite sieste s’impose avant de partir en ballade afin de profiter au maximum des lieux.Maccinagio, à l’extrémité du Cap Corse :

La petite ville de Macinaggio est située vers l’extrémité du cap corse. Son port de plaisance est magnifique et au loin on peut voir l’île d’Elbe, la fameuse île où l’empereur Napoléon a été exilé avant de reprendre le pouvoir puis ré-exilé sur l’île de Saint Hélène… Si nous avions eu plus de temps nous aurions pu la visiter mais à la place nous irons nous baigner tranquillement dans la méditerranée. Avec une journée bien remplie comme celle que nous venons de faire, ça fait un bien fou d’autant plus que l’eau est très bonne et surtout très calme….une véritable piscine. Macinaggio est une cité plutôt touristique avec beaucoup de boutiques mais aussi de restaurants apportant beaucoup de vie et de dynamisme.
La journée se termine par un magnifique barbecue avec au menu des saucisses de Toulouse accompagnées de pommes de terre en papillote. Nous profitons au maximum de cette soirée car demain nous n’avons pas de camping sur notre parcours et la nuit risque d’être compliquée…
Pour l’heure nous profitons de chaque instant en regardant la braise du barbecue. Un peu plus loin une italienne nous demande ce qu’il y a dans nos papillotes et c’est l’occasion d’échanger une petite conversation.
La nuit tombe et nous ne nous coucherons pas trop tard car demain c’est improvisation totale et l’on ne sait pas de tout ce qu’il nous attend…Le vrai périple commencera dès demain pour l’heure nous nous endormons bercé par le bruit des grillons.Cap vers Centuri :

Mercredi 4 août, le réveil sonne il est 6h15 et c’est une nouvelle journée qui commence. Les affaires sont rapidement rangées et la tente également. Les tâches sont bien réparties tout le monde sait ce qu’il a à faire et c’est vers 7h45 que nous partons en direction de Centuri de l’autre côté de la Corse pour rejoindre Pino. D’entrée de jeu nous attaquons l’ascension d’un col plutôt impressionnant pour nous qui n’avons pas beaucoup l’habitude de ce genre d’exercice. Sur la route il y a beaucoup moins de voitures qu’hier mais beaucoup plus de cyclistes. Etonnamment l’ascension se déroule plutôt bien même si Alex et son « char d’assaut » peine un petit peu. Nous faisons plusieurs pauses pour reprendre notre souffle mais aussi pour prendre le temps de faire des photos sans oublier de se réhydrater. Pour cette ascension notre vitesse de croisière s’élève à environ 7 km/h….hier nous étions plus proche des 25 km/h…. Même si la tâche est difficile nous savourons les paysages et admirons la mer sous un autre angle. A environ 6 Km du lieu de départ nous arrivons sur un point de vue nous offrant une vue splendide sur la mer mais aussi sur l’Italie, c’est l’occasion pour nous de nous reposer un peu et d’admirer les beautés de la Corse.
Nous repartons sereinement vers Centuri où nous devrions pouvoir manger un morceau et profiter de la ville…la route semble descendre dans la vallée avant de remonter vers un nouveau col…Ce qui est amusant c’est que la route descend mais que nous sommes obligés de pédaler pour avancer dans ce qui ressemble plus à un grand faux plat qu’une descente. Dans le petit village qui suit sur notre route nous nous arrêtons pour attendre Alexis et son « char d’assaut » mais aussi pour profiter du panorama. La vue est superbe, de loin ont peu voir la montagne d’un côté et la mer de l’autre côté. Au loin on aperçoit également une petite chapelle un peu perdue dans les hauteurs…tout est calme il ne subsiste qu’un faible murmure généré par le vent….Le « char d’assaut » met beaucoup de temps à nous rejoindre et nous commençons à nous inquiéter… Sur la route un cycliste s’arrête à notre hauteur et nous dis « Ca va tout se passe bien ? » nous répondons naturellement que oui puis il nous dit « Parce que votre ami un peu plus loin a des problèmes à environ 1km, il a éclaté un pneu … » Nous remercions ce cycliste et ni une ni deux nous redescendons pour rejoindre Alex qui tranquillement assis sur le bord de la route nous dit « On est dans la merde…le pneu est éclaté et ça n’est pas réparable… ». Nous prenons le temps de faire un état des lieux de la situation en décidant de faire du stop jusqu’à Centuri pour voir si l’on peut retrouver les pièces nécessaires à la réparation. Environ 5 min après, un couple s’arrête et nous informe que nous ne trouverons rien à Centuri et qu’il vaut mieux aller sur Macinaggio. Nous faisons donc du stop dans l’autre sens, et par chance dès la première voiture quelqu’un est disposer à nous amener…Du fait qu’il sache réparer et qu’il connaisse précisément les pièces dont il a besoin, c’est Alex qui part en expédition… Pendant ce temps sur le bord de la route on prend le temps d’analyser la situation en nous disant plutôt que de pousser jusqu’à Pino nous envisageons de poser notre campement à Centuri. Vers 11h15, Alex appelle en nous indiquant que le seul magasin qui pouvait nous dépanner n’a pas les pièces et qu’il lui faut pousser jusqu’à Bastia… nous arrivons à l’heure du déjeuner et nous nous disons que quand il sera à Bastia tout sera fermé jusqu’à 14h voir 14h30 ce qui ne nous mettra pas du tout en avance pour notre périple.

Pendant ce temps Jean-Yves en profite pour faire un petit tour du propriétaire et décide d’aller visiter la vielle chapelle à l’abandon sur le bord de la route….Chose étonnante, à l’entrée de cette chapelle on peut voir un « Registre » maintenu par des pierres afin que celui-ci ne se disperse pas avec le vent. Les cigales sont omniprésentes et le soleil brûle. Amandine et Céline, quant à elles en profitent pour appeler les offices de tourisme afin d’obtenir le numéro de téléphone du camping de Centuri pour pouvoir réserver un emplacement pour ce soir au cas où. 12h40 Alex appelle pour nous informer qu’il est arrivé à Bastia (en utilisant 6 voitures différentes) et que comme prévu le magasin est fermé ouvrant à 14h30. Nous décidons de manger, dans une ambiance très bonne enfant avec au menu des raviolis et une tranche de pain de mie ! On relativise cet évènement qui fait également parti du voyage. Ne captant pas beaucoup ici nous demandons à Alex de voir dans une grande surface s’ils n’ont pas les pièces pour nous dépanner. Vers 13h30 Alex nous appelle de nouveau pour nous dire qu’il a pu trouver toutes les pièces pour réparer et qu’il reprend la route vers notre « Campement »… 1h30 après environ, Alex est revenu en compagnie de 2 voyageuses qui ont bien voulu le prendre en stop depuis Maccinagio. C’est une vrai chance et en plus de cela celles-ci sont également de grandes voyageuses et l’on a pu parler ensemble de notre passion commune, l’une d’entre elles voyage déjà depuis 2 ans elle est partie de son pays natale : La Colombie. Elles nous ont laissé leur site, que nous irons surement voir. Après une petite demi-heure de conversation celles-ci repartent et de notre côté nous effectuons les réparations sur le « char d’assaut ». Il est environ 16h nous pouvons enfin reprendre la route après environ 5h d’immobilisation. Cette fois-ci c’est décidé nous dormirons à Centuri et nous reprendrons la route le lendemain pour Saint Florent. Ce contre-temps ne devrait pas nous retarder à condition de ne pas trop tarder demain matin.
Il ne nous reste plus que 8 kms avant de gagner le camping de Centuri qui est proche du port. Au regard des évènements du jour nous persévérons, cette journée sera très vite à oublier. Sur les 4 derniers kilomètres nous avons 2 beaux cadeaux, d’une part la fin de cette étape se fera en descente…et d’autre part nous faisons face à un nouveau point de vue magnifique comme il en existe de nombreux en Corse.Découverte de Centuri :

Le port de Centuri est magnifique et mérite bien que l’on s’y arrête, il est temps de poser nos tentes. L’accueil du camping est ouvert de 18h à 20h mais nous avons la chance de tomber sur un homme qui nous indique les emplacements libres. Malgré la fatigue extrême de la journée nous posons nos tentes dans un emplacement qui semble convenable. Une fois l’installation du campement terminée, l’homme qui nous a accueillis nous dit que cet emplacement est réservé aux camping-cars et qu’il nous faut nous déplacer. Un peu frustrés nous nous exécutons pour ne pas attirer l’attention. Le campement définitif étant prêt nous partons à la découverte de Centuri qui est un petit village de pêcheurs qui vaut largement le détour. Le port est vivant, des bateaux vont et viennent…Dans les petites ruelles, les gens flânent profitant ainsi du soleil si omniprésent depuis notre arrivée en Corse. Pour finir cette journée nous faisons quelques petites courses, et rentrons au camping afin de nous poser. Demain il nous faudra reprendre la route pour une étape fleuve d’environ 60 kms….Direction Saint-Florent :

Jeudi 6 août, 5h du matin, le réveille sonne pour une journée qui s’annonce plus que difficile. Le retard que nous avons accumulé hier pour des raisons techniques (crevaison du « char d’assaut » nous a imposé de raccourcir l’étape de la veille où nous devions nous arrêter à Pino. au lieu de cela nous devons partir de Centuri, environ 15 kms avant…. Ce matin le moral est un peu bas, à cause du fait qu’il faille se lever plus tôt et parcourir une distance plus importante que ce qui était prévu sous une chaleur écrasante. Il faut dire que depuis le début de notre périple nous n’avons pas eu de pluie mais un soleil omniprésent. Un habitant de la région nous expliquait qu’il n’y avait pas eu de pluie depuis environ 1 mois et que les températures avoisinaient les 30°C en moyenne. Tout le monde range ses affaires et le petit déjeuner permet d’émerger de cette « sieste ». Il fait bon et les vélos, que nous avions laissé devant les tentes ont pris un peu la rosée du matin. 6h45 nous partons du camping, pour une première escale à Pino si tout va bien. Le parcours commence par une grande montée plutôt corsée qui sollicite les mollets et genoux d’entrée de jeux… Toutes ces souffrances et ces difficultés ne sont rien comparées aux merveilleux paysages que nous avons la chance de voir sur notre route. Sommes-nous toujours en France ??? Le dépaysement est total, entre montagne et mer nous en prenons plein la vue. Tout au long du parcours nous essayons de nous arrêter régulièrement pour ne pas forcer et profiter des nombreux panoramas. Au loin, on peut voir la mer caresser le ciel et l’on arrive même plus à les distinguer l’un de l’autre.
C’est vers 9h30 que nous arrivons à Pino, situé dans les hauteurs, ce petit village est un écrin de beauté perdu face à la mer. Sur l’axe principal, des gens prennent leur café en terrasse et profitent de la fraicheur du matin. Nous nous arrêtons à la petite superette pour faire un plein de courses pour ce midi mais aussi remplir les gourdes grâce à la magnifique fontaine publique. Depuis que nous sommes partis ce matin nous avons déjà bu 3 litres d’eau… Le gars de la superette nous explique que la route monte encore un peu jusqu’à Nonza et qu’après ça devrais descendre jusqu’à Saint Florent. Nous repartons donc direction Nonza où nous arrivons vers 11h30.
La ville de Nonza est une ville classée. Située dans les hauteurs, sa tour est visible de très loin. C’est vers l’église sainte Julie que nous posons nos vélos afin de profiter du point de vue. D’ici nous pouvons voir la mer, et l’on peut apercevoir de loin toute la route que nous venons de parcourir, cette route qui forme un sillon dans la montagne. Sur la place de l’église on peut entendre un petit groupe de locaux discuter, dont l’un s’exclamant : « Vivement qu’il se termine ce mois d’août… ». On peut comprendre sa réaction lorsque l’on voit la densité de voitures transitant dans un aussi petit village. Nous interpellons ce petit groupe de locaux pour leur demander combien de kilomètres il reste pour aller à Saint-Florent…très gentiment l’un d’entre eux nous répond « 18 Kms environs, en descente vous pouvez y être en 30 ou 45min… » Ce sera plutôt 1 heure pour nous…
La fin de la visite de Nonza se termine par la tour génoise, située dans les hauteurs. Elle nous permet d’avoir une vue panoramique sur les environs, il faut tout de même fournir un effort supplémentaire car les marches sont nombreuses !
Vers 12h45 nous repartons pour boucler cette étape fleuve….il est temps que nous arrivions car le soleil commence vraiment à brûler.

Le reste de la route pour aller à Saint-Florent est plutôt difficile, de descentes en montées la fatigue accumulée rend les derniers kilomètres plus qu’éprouvant, sollicitant les organismes au maximum. En haut d’une des nombreuses montées nous voyons un panneau indiquant « Domaine de Patrimonio, camping à la ferme », nous nous arrêtons pour faire une petite pause. Il ne nous reste plus que 8 Kms pour arriver à Saint-Florent et la chaleur se veut écrasante. Soudain une porte s’ouvre et une voix s’exclame « Je me disais bien que j’avais entendu du bruit ? Tout va bien ? Vous avez besoin de quelque chose ? De l’eau ??? » Et sans attendre cette charmante dame nous sort 5 ou 6 bouteilles d’eau bien fraîche, on en avait vraiment besoin nos gourdes étant quasiment vides. Une conversation s’engage, elle nous demande de qu’elle région nous sommes, elle ne connaît ni Nantes, ni Angers…puis elle nous demande ce que l’on fait en Corse et admire notre parcours.
Après cet échange enrichissant et après s’être réhydratés correctement nous repartons. Il fait très chaud et les derniers kilomètres sont un vrai calvaire. Vers 14h nous décidons de nous arrêter sur le bord de la route pour manger, au menu ce sera sandwichs tomate, jambon et emmental avec en dessert une banane. La fatigue nous gagne et c’est sur notre aire de « pic-nic » improvisée que nous entamons une micro sieste. Vers 15h, nous repartons, logiquement il ne nous reste plus que 4 kms qui se font difficilement mais nous arrivons enfin à bon port.

La suite dans un prochain épisode si vous le voulez bien. Merci par avance pour vos retour n'hésitez pas. Je reste à votre disposition pour toutes demande d'information complémentaire. Vous pouvez également suivre toutes nos aventures sur notre blog à l'adresse suivante: http://autourdumonde.no-ip.org/blog
« Il est 6h00 et notre bateau va bientôt accosté dans le port de Bastia » s’exclame le commandant. Après avoir dormi tant bien que mal sur le sol dans des « lits » improvisés, le réveil est un peu difficile, pas de café, pas de thé, on est un peu loin de notre confort habituel.
Un petit tour sur le pont nous permet d’admirer le lever de soleil sur la méditerranée ainsi qu’une vue sur la ville de Bastia. L’île est très vallonnée, on sent que cette expédition sera difficile. Nous sommes invités à gagner le pont où nos vélos sont rangés afin de nous préparer à sortir du bateau. Après être sortie du ferry nous allons vers l’adresse indiquée pour notre premier camping qui est situé à environ 5 kms du port. La route monte puis descend…les premiers kilomètres sont difficiles mais se font assez rapidement. Le personnel à l’accueil nous indique qu’il y a 2 emplacements de disponibles.
Il s’agit d’un camping basique qui offre très peu de confort, mais qu’importe nous ne sommes pas là pour ça et après avoir pris une bonne douche nous refaisons le chemin inverse pour pouvoir visiter la ville de Bastia. Sous forme d’escaliers, Bastia rappel un peu l’Italie, ou encore la ville de Lisbonne et nous prenons beaucoup de plaisir à la visiter. A l’office du tourisme nous obtenons une carte de la ville avec un parcours à faire, celui-ci nous fait passer par le port, sous le regard d’une statue en mémoire de Napoléon Bonaparte, puis par la citadelle en passant par de petites ruelles. Cette ville est magnifique d’autant plus que le soleil est bien présent avec ses 31°C (en sachant qu’il en faisait déjà 25°C à 7h30). Bastia est une ville d’art et d’histoire et cela se voit avec l’architecture et l’âge de certains de ces bâtiments.
La pause du déjeuner se fait dans un petit parc avec des sandwiches improvisés. Allongés à l’ombre dans l’herbe nous en profitons pour faire une petite sieste avant de regagner le camping pour bénéficier de la plage qui est à côté.
Il y a un peu de monde sur cette plage de galet, et l’eau est remarquablement bonne bien au-delà de nos espérance et de ce que nous avions pu voir précédemment sur la côte atlantique. Nous nous prélassons bien tranquillement en savourant ce moment de pause et de détente. Vers 18h30 nous regagnons notre emplacement pour faire une douche et préparer à manger. Il est 19h mais il fait toujours 30°C.
Cette première journée de voyage a été riche en paysage mais aussi en effort (environ 20km à vélo de parcouru). Pour ce qui est du repas du soir ce sera des pates avec une bonne tranche de jambon. C’est également l’occasion de discuter avec les locaux, en effet lors de notre repas une vieille dame nous interpelle, nous demande d’où l’on vient et nous parle un peu de sa vie. Elle descend les marches étroites qui la mène à chez elle d’un pas plutôt sur et nous informe fièrement qu’elle a 77 ans. Native de Corse on sent bien qu’elle est fière de sa région et plutôt désireuse de raconter l’histoire locale.
Le reste de la soirée se déroule tranquillement entre réglage de compteur kilométrique, ou encore tri de photos.
A 23h tous les monde est au lit, demain la journée promet d’être bien plus difficile…Direction Maccinagio :
Mardi 4 août, la première nuit en Corse se fait dans la chaleur, il a fait lourd et lorsque le réveil sonne c’est un peu difficilement que nous sortons du lit. Il est 6h15 et il nous reste plus qu’à ranger nos affaires, dégonfler les matelas et replier les duvets sans oublier de ranger la tente. Notre tente est assez facile à ranger puisque nous n’avons que 5 sardines à enlever puis la plier en 2 et enrouler le tout. La mission du jour c’est de bien répartir le poids sur les sacoches afin que Jean-Yves ne perde pas trop l’équilibre sur la route. Il faut dire que pour cette deuxième étape du voyage nous avons 35 kms à faire dans des conditions un peu plus difficiles que la vielle.
Il est 7h15, nous prenons le petit déjeuné, nous avions prévu de partir à 7h15…..L’ambiance est plutôt bonne et la fatigue ne se fait pas encore trop sentir…Si tout se passe bien, ce soir nous pourrons de nouveau nous baigner dans la méditerranée.
7h45 nous prenons la direction du « Cap Corse » vers la petite ville de Macinaggio située à environ 35 kms de Bastia. Le soleil est déjà bien présent et sur la route on peut voir des panneaux qui indiquent déjà 30°C. Du fait de l’heure à laquelle nous sommes partis il n’y a pas trop de monde sur la route cependant il faut être vigilant. La route est tortueuse et les locaux n’hésitent pas à doubler en plein virage sans même tenir compte des lignes blanches…Nous longeons la mer sur tout le parcours et il faut bien dire que le spectacle qui nous est offert est magnifique avec l’eau de couleur si pure que l’on n’hésiterais pas à se jeter dedans….La Corse porte bien son nom d’île de beauté. Pour cette première étape notre GPS nous indique qu’il nous faudra environ 3h pour faire les 35 kms, notre arrivée est prévue vers 11h…les premières pentes sont difficiles, il nous faut nous caler sur ce nouvel environnement….lors de nos différents entrainements nous n’avions pas eu à faire à des pentes pareilles….Malgré les craintes qu’il avait pour cette première étape vis-à-vis du poids des sacoches, Jean-Yves s’en est plutôt bien sortie mais ça n’était pas sans effort….Amandine quant à elle a surmonté cette première étape sans trop de difficultés tout comme Céline. Alexis quant à lui à souffert un peu du poids de sa chariote que l’on a rebaptisé le « Char d’assaut ». C’est un peu avant 11h que nous sommes arrivés à bon port plutôt agréablement surpris de notre performance. Le camping du jour est face à la mer et bercé par le bruit des cigales…..Nous prenons le temps de nous poser avant de préparer le campement. L’endroit est plutôt sympas et ombragé ce qui n’est pas rien au regard de la chaleur ambiante. Nous allons faire des petites courses pour le midi et le charbon pour le barbecue du soir. Après avoir mangé, une petite sieste s’impose avant de partir en ballade afin de profiter au maximum des lieux.Maccinagio, à l’extrémité du Cap Corse :

La petite ville de Macinaggio est située vers l’extrémité du cap corse. Son port de plaisance est magnifique et au loin on peut voir l’île d’Elbe, la fameuse île où l’empereur Napoléon a été exilé avant de reprendre le pouvoir puis ré-exilé sur l’île de Saint Hélène… Si nous avions eu plus de temps nous aurions pu la visiter mais à la place nous irons nous baigner tranquillement dans la méditerranée. Avec une journée bien remplie comme celle que nous venons de faire, ça fait un bien fou d’autant plus que l’eau est très bonne et surtout très calme….une véritable piscine. Macinaggio est une cité plutôt touristique avec beaucoup de boutiques mais aussi de restaurants apportant beaucoup de vie et de dynamisme.
La journée se termine par un magnifique barbecue avec au menu des saucisses de Toulouse accompagnées de pommes de terre en papillote. Nous profitons au maximum de cette soirée car demain nous n’avons pas de camping sur notre parcours et la nuit risque d’être compliquée…Pour l’heure nous profitons de chaque instant en regardant la braise du barbecue. Un peu plus loin une italienne nous demande ce qu’il y a dans nos papillotes et c’est l’occasion d’échanger une petite conversation.
La nuit tombe et nous ne nous coucherons pas trop tard car demain c’est improvisation totale et l’on ne sait pas de tout ce qu’il nous attend…Le vrai périple commencera dès demain pour l’heure nous nous endormons bercé par le bruit des grillons.Cap vers Centuri :
Mercredi 4 août, le réveil sonne il est 6h15 et c’est une nouvelle journée qui commence. Les affaires sont rapidement rangées et la tente également. Les tâches sont bien réparties tout le monde sait ce qu’il a à faire et c’est vers 7h45 que nous partons en direction de Centuri de l’autre côté de la Corse pour rejoindre Pino. D’entrée de jeu nous attaquons l’ascension d’un col plutôt impressionnant pour nous qui n’avons pas beaucoup l’habitude de ce genre d’exercice. Sur la route il y a beaucoup moins de voitures qu’hier mais beaucoup plus de cyclistes. Etonnamment l’ascension se déroule plutôt bien même si Alex et son « char d’assaut » peine un petit peu. Nous faisons plusieurs pauses pour reprendre notre souffle mais aussi pour prendre le temps de faire des photos sans oublier de se réhydrater. Pour cette ascension notre vitesse de croisière s’élève à environ 7 km/h….hier nous étions plus proche des 25 km/h…. Même si la tâche est difficile nous savourons les paysages et admirons la mer sous un autre angle. A environ 6 Km du lieu de départ nous arrivons sur un point de vue nous offrant une vue splendide sur la mer mais aussi sur l’Italie, c’est l’occasion pour nous de nous reposer un peu et d’admirer les beautés de la Corse.

Nous repartons sereinement vers Centuri où nous devrions pouvoir manger un morceau et profiter de la ville…la route semble descendre dans la vallée avant de remonter vers un nouveau col…Ce qui est amusant c’est que la route descend mais que nous sommes obligés de pédaler pour avancer dans ce qui ressemble plus à un grand faux plat qu’une descente. Dans le petit village qui suit sur notre route nous nous arrêtons pour attendre Alexis et son « char d’assaut » mais aussi pour profiter du panorama. La vue est superbe, de loin ont peu voir la montagne d’un côté et la mer de l’autre côté. Au loin on aperçoit également une petite chapelle un peu perdue dans les hauteurs…tout est calme il ne subsiste qu’un faible murmure généré par le vent….Le « char d’assaut » met beaucoup de temps à nous rejoindre et nous commençons à nous inquiéter… Sur la route un cycliste s’arrête à notre hauteur et nous dis « Ca va tout se passe bien ? » nous répondons naturellement que oui puis il nous dit « Parce que votre ami un peu plus loin a des problèmes à environ 1km, il a éclaté un pneu … » Nous remercions ce cycliste et ni une ni deux nous redescendons pour rejoindre Alex qui tranquillement assis sur le bord de la route nous dit « On est dans la merde…le pneu est éclaté et ça n’est pas réparable… ». Nous prenons le temps de faire un état des lieux de la situation en décidant de faire du stop jusqu’à Centuri pour voir si l’on peut retrouver les pièces nécessaires à la réparation. Environ 5 min après, un couple s’arrête et nous informe que nous ne trouverons rien à Centuri et qu’il vaut mieux aller sur Macinaggio. Nous faisons donc du stop dans l’autre sens, et par chance dès la première voiture quelqu’un est disposer à nous amener…Du fait qu’il sache réparer et qu’il connaisse précisément les pièces dont il a besoin, c’est Alex qui part en expédition… Pendant ce temps sur le bord de la route on prend le temps d’analyser la situation en nous disant plutôt que de pousser jusqu’à Pino nous envisageons de poser notre campement à Centuri. Vers 11h15, Alex appelle en nous indiquant que le seul magasin qui pouvait nous dépanner n’a pas les pièces et qu’il lui faut pousser jusqu’à Bastia… nous arrivons à l’heure du déjeuner et nous nous disons que quand il sera à Bastia tout sera fermé jusqu’à 14h voir 14h30 ce qui ne nous mettra pas du tout en avance pour notre périple.

Pendant ce temps Jean-Yves en profite pour faire un petit tour du propriétaire et décide d’aller visiter la vielle chapelle à l’abandon sur le bord de la route….Chose étonnante, à l’entrée de cette chapelle on peut voir un « Registre » maintenu par des pierres afin que celui-ci ne se disperse pas avec le vent. Les cigales sont omniprésentes et le soleil brûle. Amandine et Céline, quant à elles en profitent pour appeler les offices de tourisme afin d’obtenir le numéro de téléphone du camping de Centuri pour pouvoir réserver un emplacement pour ce soir au cas où. 12h40 Alex appelle pour nous informer qu’il est arrivé à Bastia (en utilisant 6 voitures différentes) et que comme prévu le magasin est fermé ouvrant à 14h30. Nous décidons de manger, dans une ambiance très bonne enfant avec au menu des raviolis et une tranche de pain de mie ! On relativise cet évènement qui fait également parti du voyage. Ne captant pas beaucoup ici nous demandons à Alex de voir dans une grande surface s’ils n’ont pas les pièces pour nous dépanner. Vers 13h30 Alex nous appelle de nouveau pour nous dire qu’il a pu trouver toutes les pièces pour réparer et qu’il reprend la route vers notre « Campement »… 1h30 après environ, Alex est revenu en compagnie de 2 voyageuses qui ont bien voulu le prendre en stop depuis Maccinagio. C’est une vrai chance et en plus de cela celles-ci sont également de grandes voyageuses et l’on a pu parler ensemble de notre passion commune, l’une d’entre elles voyage déjà depuis 2 ans elle est partie de son pays natale : La Colombie. Elles nous ont laissé leur site, que nous irons surement voir. Après une petite demi-heure de conversation celles-ci repartent et de notre côté nous effectuons les réparations sur le « char d’assaut ». Il est environ 16h nous pouvons enfin reprendre la route après environ 5h d’immobilisation. Cette fois-ci c’est décidé nous dormirons à Centuri et nous reprendrons la route le lendemain pour Saint Florent. Ce contre-temps ne devrait pas nous retarder à condition de ne pas trop tarder demain matin.

Il ne nous reste plus que 8 kms avant de gagner le camping de Centuri qui est proche du port. Au regard des évènements du jour nous persévérons, cette journée sera très vite à oublier. Sur les 4 derniers kilomètres nous avons 2 beaux cadeaux, d’une part la fin de cette étape se fera en descente…et d’autre part nous faisons face à un nouveau point de vue magnifique comme il en existe de nombreux en Corse.Découverte de Centuri :

Le port de Centuri est magnifique et mérite bien que l’on s’y arrête, il est temps de poser nos tentes. L’accueil du camping est ouvert de 18h à 20h mais nous avons la chance de tomber sur un homme qui nous indique les emplacements libres. Malgré la fatigue extrême de la journée nous posons nos tentes dans un emplacement qui semble convenable. Une fois l’installation du campement terminée, l’homme qui nous a accueillis nous dit que cet emplacement est réservé aux camping-cars et qu’il nous faut nous déplacer. Un peu frustrés nous nous exécutons pour ne pas attirer l’attention. Le campement définitif étant prêt nous partons à la découverte de Centuri qui est un petit village de pêcheurs qui vaut largement le détour. Le port est vivant, des bateaux vont et viennent…Dans les petites ruelles, les gens flânent profitant ainsi du soleil si omniprésent depuis notre arrivée en Corse. Pour finir cette journée nous faisons quelques petites courses, et rentrons au camping afin de nous poser. Demain il nous faudra reprendre la route pour une étape fleuve d’environ 60 kms….Direction Saint-Florent :

Jeudi 6 août, 5h du matin, le réveille sonne pour une journée qui s’annonce plus que difficile. Le retard que nous avons accumulé hier pour des raisons techniques (crevaison du « char d’assaut » nous a imposé de raccourcir l’étape de la veille où nous devions nous arrêter à Pino. au lieu de cela nous devons partir de Centuri, environ 15 kms avant…. Ce matin le moral est un peu bas, à cause du fait qu’il faille se lever plus tôt et parcourir une distance plus importante que ce qui était prévu sous une chaleur écrasante. Il faut dire que depuis le début de notre périple nous n’avons pas eu de pluie mais un soleil omniprésent. Un habitant de la région nous expliquait qu’il n’y avait pas eu de pluie depuis environ 1 mois et que les températures avoisinaient les 30°C en moyenne. Tout le monde range ses affaires et le petit déjeuner permet d’émerger de cette « sieste ». Il fait bon et les vélos, que nous avions laissé devant les tentes ont pris un peu la rosée du matin. 6h45 nous partons du camping, pour une première escale à Pino si tout va bien. Le parcours commence par une grande montée plutôt corsée qui sollicite les mollets et genoux d’entrée de jeux… Toutes ces souffrances et ces difficultés ne sont rien comparées aux merveilleux paysages que nous avons la chance de voir sur notre route. Sommes-nous toujours en France ??? Le dépaysement est total, entre montagne et mer nous en prenons plein la vue. Tout au long du parcours nous essayons de nous arrêter régulièrement pour ne pas forcer et profiter des nombreux panoramas. Au loin, on peut voir la mer caresser le ciel et l’on arrive même plus à les distinguer l’un de l’autre.

C’est vers 9h30 que nous arrivons à Pino, situé dans les hauteurs, ce petit village est un écrin de beauté perdu face à la mer. Sur l’axe principal, des gens prennent leur café en terrasse et profitent de la fraicheur du matin. Nous nous arrêtons à la petite superette pour faire un plein de courses pour ce midi mais aussi remplir les gourdes grâce à la magnifique fontaine publique. Depuis que nous sommes partis ce matin nous avons déjà bu 3 litres d’eau… Le gars de la superette nous explique que la route monte encore un peu jusqu’à Nonza et qu’après ça devrais descendre jusqu’à Saint Florent. Nous repartons donc direction Nonza où nous arrivons vers 11h30.
La ville de Nonza est une ville classée. Située dans les hauteurs, sa tour est visible de très loin. C’est vers l’église sainte Julie que nous posons nos vélos afin de profiter du point de vue. D’ici nous pouvons voir la mer, et l’on peut apercevoir de loin toute la route que nous venons de parcourir, cette route qui forme un sillon dans la montagne. Sur la place de l’église on peut entendre un petit groupe de locaux discuter, dont l’un s’exclamant : « Vivement qu’il se termine ce mois d’août… ». On peut comprendre sa réaction lorsque l’on voit la densité de voitures transitant dans un aussi petit village. Nous interpellons ce petit groupe de locaux pour leur demander combien de kilomètres il reste pour aller à Saint-Florent…très gentiment l’un d’entre eux nous répond « 18 Kms environs, en descente vous pouvez y être en 30 ou 45min… » Ce sera plutôt 1 heure pour nous…
La fin de la visite de Nonza se termine par la tour génoise, située dans les hauteurs. Elle nous permet d’avoir une vue panoramique sur les environs, il faut tout de même fournir un effort supplémentaire car les marches sont nombreuses !
Vers 12h45 nous repartons pour boucler cette étape fleuve….il est temps que nous arrivions car le soleil commence vraiment à brûler.
Le reste de la route pour aller à Saint-Florent est plutôt difficile, de descentes en montées la fatigue accumulée rend les derniers kilomètres plus qu’éprouvant, sollicitant les organismes au maximum. En haut d’une des nombreuses montées nous voyons un panneau indiquant « Domaine de Patrimonio, camping à la ferme », nous nous arrêtons pour faire une petite pause. Il ne nous reste plus que 8 Kms pour arriver à Saint-Florent et la chaleur se veut écrasante. Soudain une porte s’ouvre et une voix s’exclame « Je me disais bien que j’avais entendu du bruit ? Tout va bien ? Vous avez besoin de quelque chose ? De l’eau ??? » Et sans attendre cette charmante dame nous sort 5 ou 6 bouteilles d’eau bien fraîche, on en avait vraiment besoin nos gourdes étant quasiment vides. Une conversation s’engage, elle nous demande de qu’elle région nous sommes, elle ne connaît ni Nantes, ni Angers…puis elle nous demande ce que l’on fait en Corse et admire notre parcours.

Après cet échange enrichissant et après s’être réhydratés correctement nous repartons. Il fait très chaud et les derniers kilomètres sont un vrai calvaire. Vers 14h nous décidons de nous arrêter sur le bord de la route pour manger, au menu ce sera sandwichs tomate, jambon et emmental avec en dessert une banane. La fatigue nous gagne et c’est sur notre aire de « pic-nic » improvisée que nous entamons une micro sieste. Vers 15h, nous repartons, logiquement il ne nous reste plus que 4 kms qui se font difficilement mais nous arrivons enfin à bon port.

La suite dans un prochain épisode si vous le voulez bien. Merci par avance pour vos retour n'hésitez pas. Je reste à votre disposition pour toutes demande d'information complémentaire. Vous pouvez également suivre toutes nos aventures sur notre blog à l'adresse suivante: http://autourdumonde.no-ip.org/blog
Attention: "Debit cards" refusées par loueurs de voiture (nouvelle politique septembre 2015) English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens de faire l'amère expérience d'une nouvelle politique de loueurs de voitures américains concernant les "debit cards" : ce matin, j'arrive au comptoir de "Dollar" avec mon voucher pré-payé, comme d'habitude, et je remarque à peine une affichette sur le comptoir qui parle d'une nouvelle politique concernant les "debit cards".
Au moment de terminer la transaction, je découvre avec stupeur que cela me concerne très directement car depuis 1 mois, plusieurs compagnies de location de voitures refusent désormais les "debit cards" purement et simplement... Rien à faire, l'ordinateur ne veut rien savoir !
Sur tous les loueurs présents dans le hall de l'aéroport (une dizaine) seuls 3 acceptent encore (pour l'instant ?) les "debit cards" : Alamo-National, Avis-Budget, et Payless
Bonjour l'angoisse, car les 2 premiers auxquels je me suis adressé étaient "sold-out" (à Boston Logan, un vendredi matin à 10h, hors-saison...) et il restait juste une voiture "standard" chez Alamo, que j'ai payée au prix fort ! 🏴☠️
Un forumeur averti en vaut deux, moi je n'avais "qu'"une Visa Premier à la Banque Postale, et si jusqu'à présent elle avait toujours été acceptée, ce matin ce n'était plus le cas...
Donc mon conseil, vérifiez bien auprès de votre futur loueur (ou intermédiaire) si votre carte bleue sera belle et bien acceptée (par écrit si possible !)
ce genre d'expérience finit par coûter cher et plomber le budget pourtant soigneusement préparé en amont...🤪 😠
De quoi être dégouté une fois de plus des usages pratiqués par nos chères (🏴☠️) société de location de voiture...
PS : moi qui jusqu'à présent n'avait pas vraiment compris les subtilités des différentes formules (credit, debit, ...) aux US il va falloir que je m'y mette sérieusement...😠
Meilleure destination voyage à vélo? English translation pending
Bonjour à tous,
Presque sur un coup de tête, je me suis lancé dans mon 1er voyage à vélo en Nouvelle-Zelande. Cela fait un mois que je parcours le pays, j'en ai encore pour 1 mois, et le moins que l'on puisse dire, c'est que je suis ultra-conquis !! Ma copine, qui ne pédale pas avec moi, a également été conquise par ce que je lui raconte et n'a qu'une seule idée en tête désormais : faire un bike trip avec moi !
Donc hop, c'est voté, nous partirons bientôt ensemble sur 2 roues.
Le problème c'est... où ? Car en y réfléchissant, j'ai bien l'impression que la Nouvelle Zélande est le pays parfait... beaux paysages, dénivelés pas trop hard, trafic tranquille, météo assez sympa, pas de longues distances, pays pas dangereux... J'ai beau me creuser la tête... je n'arrive pas à me décider... surtout que l'on aimerait hors Europe.
Moyen-Orient : trop chaud Afrique : pas super safe Asie du sud-est : circulation de folie Etats-Unis / Canada / Australie : distances de fous...
Donc on ne sait pas... Cuba a l'air sympa, mais petit... Le Japon aussi, mais niveau dénivelé ça à l'air pas trop fastoche à ce que j'ai lu... Vous auriez des idées de destinations à nous conseiller ? Ou alors nous convaincre pour le Japon ?
Merci (et ceux qui veulent quelques infos pour la NZ, ils peuvent me demander)
Presque sur un coup de tête, je me suis lancé dans mon 1er voyage à vélo en Nouvelle-Zelande. Cela fait un mois que je parcours le pays, j'en ai encore pour 1 mois, et le moins que l'on puisse dire, c'est que je suis ultra-conquis !! Ma copine, qui ne pédale pas avec moi, a également été conquise par ce que je lui raconte et n'a qu'une seule idée en tête désormais : faire un bike trip avec moi !
Donc hop, c'est voté, nous partirons bientôt ensemble sur 2 roues.
Le problème c'est... où ? Car en y réfléchissant, j'ai bien l'impression que la Nouvelle Zélande est le pays parfait... beaux paysages, dénivelés pas trop hard, trafic tranquille, météo assez sympa, pas de longues distances, pays pas dangereux... J'ai beau me creuser la tête... je n'arrive pas à me décider... surtout que l'on aimerait hors Europe.
Moyen-Orient : trop chaud Afrique : pas super safe Asie du sud-est : circulation de folie Etats-Unis / Canada / Australie : distances de fous...
Donc on ne sait pas... Cuba a l'air sympa, mais petit... Le Japon aussi, mais niveau dénivelé ça à l'air pas trop fastoche à ce que j'ai lu... Vous auriez des idées de destinations à nous conseiller ? Ou alors nous convaincre pour le Japon ?
Merci (et ceux qui veulent quelques infos pour la NZ, ils peuvent me demander)
Croisière "Été indien" sur l'Horizon du 24 au 31 octobre English translation pending
Bonjour,
Nous partons en croisière sur l'horizon du 24 au 31/10/2015.
Les escales sont : - Mahon - Palma de Majorque - Ibiza - Alicante - Barcelone
Avez-vous des idées d'excursion lors de ces escales sachant que nous préférons les organiser nous-mêmes et que nous sommes plus paysages que monuments ; nous avons besoin de vos bons tuyaux surtout pour les 4 premières car nous connaissons Barcelone.
J'attends avec impatience vos bons conseils, comme d'habitude !!!
Merci d'avance Catherine
Nous partons en croisière sur l'horizon du 24 au 31/10/2015.
Les escales sont : - Mahon - Palma de Majorque - Ibiza - Alicante - Barcelone
Avez-vous des idées d'excursion lors de ces escales sachant que nous préférons les organiser nous-mêmes et que nous sommes plus paysages que monuments ; nous avons besoin de vos bons tuyaux surtout pour les 4 premières car nous connaissons Barcelone.
J'attends avec impatience vos bons conseils, comme d'habitude !!!
Merci d'avance Catherine
Voyage au Canada English translation pending
Bonjour,
😎j'envisage de me rendre en vacance au canada Montréal , Québec , Ontario , chutes du Niagara ) au mois de septembre 2015. J'ai besoin de recueillir quelques renseignements utiles ou témoignages:
1°) location hôtel ou autre pas cher (Montreal - Quebec - Toronto - Chutes du niagara).
2°) location voiture à Montreal (savoir quelle société applique des tarifs intéressants)
3��) changer les euros en dollars canadiens (le plus intéressant)
4°) la compagnie aérienne (la plus interessante) Toulouse - Montréal
je vous remercie d'avance.😉
je vous remercie d'avance.😉
Meilleure route pour relier Montréal à Québec? English translation pending
Bonjour à tous
nous sommes une petite famille de 2 adultes & 2 enfants en bas âge. (4ans & 1 an) On part le 25 Mai une semaine à Montréal. Le but étant est de surtout se balader... ne rien faire de particulier
Cependant, après réflexion, on va quand meme faire une nuit à Québec car nous aimons les ballades et sommes curieux de découvrir cette ville.
Je vais donc louer une voiture sur Montréal et je voudrais connaitre svp, selon vous, le meilleur itinéraire pour aller à Québec... sachant, que nous allons partir vers 9h de montréal, idéalement, j'aimerai que la route soit une ballade avec des arrêts..... le soir, j'ai réservé dans un hôtel au coeur du vieux québec... donc, je prévois juste la ballade le soir & le lendemain matin, pour repartir en début d'après midi sur Montréal.... et pourquoi pas par l'autre route, de l'autre coté du saint laurent.
Merci à vous tous, cher membre du forum, de me donner les bons tuyaux
Chutes montmorency? Village Indiens? Je suis impatiente !!
Merci Caroline
nous sommes une petite famille de 2 adultes & 2 enfants en bas âge. (4ans & 1 an) On part le 25 Mai une semaine à Montréal. Le but étant est de surtout se balader... ne rien faire de particulier
Cependant, après réflexion, on va quand meme faire une nuit à Québec car nous aimons les ballades et sommes curieux de découvrir cette ville.
Je vais donc louer une voiture sur Montréal et je voudrais connaitre svp, selon vous, le meilleur itinéraire pour aller à Québec... sachant, que nous allons partir vers 9h de montréal, idéalement, j'aimerai que la route soit une ballade avec des arrêts..... le soir, j'ai réservé dans un hôtel au coeur du vieux québec... donc, je prévois juste la ballade le soir & le lendemain matin, pour repartir en début d'après midi sur Montréal.... et pourquoi pas par l'autre route, de l'autre coté du saint laurent.
Merci à vous tous, cher membre du forum, de me donner les bons tuyaux
Chutes montmorency? Village Indiens? Je suis impatiente !!
Merci Caroline
Préparation de la croisière Costa Magica: Tanger, Casablanca, Cadix, Lisbonne, Valence, Gênes English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un certain nombre à partir sur le Costa Magica pour la croisière « Couleurs du Sud » qui, au départ de Marseille, fait escale à Tanger, Casablanca, Cadix, Lisbonne, Valence et Gênes.
Je vous propose donc d’ouvrir cette discussion pour regrouper les préparations.
Il y a 9 départs pour cette croisière de 11 jours que le Magica effectue en alternance avec un trajet vers les Canaries et Madère. Les dates sont : le 11 mai, les 2 et 13 juin, les 5 et 29 juillet, le 22 août, les 2 et 9 septembre et le 5 octobre.
Pour le moment, j’ai noté les départs des membres suivants :
- Le 11 mai : Reveur83 - Le 2 juin : Slca - Le 13 juin : Marschat/Pascalef06/Jcboix66 - Le 5 juillet : … - Le 29 juillet : Croisifan - Le 22 août : … - Le 2 septembre : … - Le 24 septembre : … - Le 5 octobre : …
Il y a peu de membres inscrits sur le calendrier des départs d’Ericat. N’hésitez pas à vous inscrire ici : http://voyageforum.com/...es-vf-2015-d6514600/ pour favoriser les rencontres…
Pour connaître les bateaux en escale dans les ports le même jour que le Magica, il y a ce site : http://ships.cruisett.com/...sta_Magica/May_2015/
En ce qui concerne les escales, Avionsol a fait un résumé intéressant ici : http://voyageforum.com/...post=6927247#6927247
Pour ma part, j’ai commencé à regarder pour faire les escales sans excursion.
TANGER : Le bateau est amarré près du centre-ville, accessible à pieds. Sur le guide vert Michelin Maroc, il y a un parcours (avec un plan) qui permet de visiter les principaux lieux, en particulier la Médina et la Kasbah. Le guide Bleu suggère aussi un trajet (en partie le même mais en sens inverse, avec en plus une partie de la ville moderne) mais sans le plan qui va avec.
Les sites à noter, sont le Grand Socco (grande place commerçante de la ville, un marché se tient les jeudis et dimanches) et les rues alentour, le Petit Socco, la Légation américaine (aujourd’hui un musée, qui regroupe des œuvres d’artistes contemporains inspirés par le Maroc et une salle consacrée à Paul Bowles), le Dar El Makhzen (ouvert tous les jours sauf mardi) ancien palais du Sultan qui abrite le musée de la Kasbah composé d’une section ethnographique et une section archéologique. On peut prolonger la visite en se rendant dans le quartier du Marshan, jusqu’au café Hafa (près de l’ancien palais du Mendoub), d’où l’on a une vue magnifique sur la baie de Tanger.
En dehors de la Médina, il y a la place de France et ses cafés (notamment le Grand café de Paris) et la place de Faro (en amont de la Place de France), d’où l’on a une belle vue sur la ville, le port et la plage.
Les sites officiels de tourisme (pas très détaillés) : http://www.visitetanger.com/...ropos-de-tanger.h... http://www.itanger.com/...on+item.itemid+4.htm
Voilà, pour commencer, n’hésitez pas à laisser des infos et des idées.
Je vous propose donc d’ouvrir cette discussion pour regrouper les préparations.
Il y a 9 départs pour cette croisière de 11 jours que le Magica effectue en alternance avec un trajet vers les Canaries et Madère. Les dates sont : le 11 mai, les 2 et 13 juin, les 5 et 29 juillet, le 22 août, les 2 et 9 septembre et le 5 octobre.
Pour le moment, j’ai noté les départs des membres suivants :
- Le 11 mai : Reveur83 - Le 2 juin : Slca - Le 13 juin : Marschat/Pascalef06/Jcboix66 - Le 5 juillet : … - Le 29 juillet : Croisifan - Le 22 août : … - Le 2 septembre : … - Le 24 septembre : … - Le 5 octobre : …
Il y a peu de membres inscrits sur le calendrier des départs d’Ericat. N’hésitez pas à vous inscrire ici : http://voyageforum.com/...es-vf-2015-d6514600/ pour favoriser les rencontres…
Pour connaître les bateaux en escale dans les ports le même jour que le Magica, il y a ce site : http://ships.cruisett.com/...sta_Magica/May_2015/
En ce qui concerne les escales, Avionsol a fait un résumé intéressant ici : http://voyageforum.com/...post=6927247#6927247
Pour ma part, j’ai commencé à regarder pour faire les escales sans excursion.
TANGER : Le bateau est amarré près du centre-ville, accessible à pieds. Sur le guide vert Michelin Maroc, il y a un parcours (avec un plan) qui permet de visiter les principaux lieux, en particulier la Médina et la Kasbah. Le guide Bleu suggère aussi un trajet (en partie le même mais en sens inverse, avec en plus une partie de la ville moderne) mais sans le plan qui va avec.
Les sites à noter, sont le Grand Socco (grande place commerçante de la ville, un marché se tient les jeudis et dimanches) et les rues alentour, le Petit Socco, la Légation américaine (aujourd’hui un musée, qui regroupe des œuvres d’artistes contemporains inspirés par le Maroc et une salle consacrée à Paul Bowles), le Dar El Makhzen (ouvert tous les jours sauf mardi) ancien palais du Sultan qui abrite le musée de la Kasbah composé d’une section ethnographique et une section archéologique. On peut prolonger la visite en se rendant dans le quartier du Marshan, jusqu’au café Hafa (près de l’ancien palais du Mendoub), d’où l’on a une vue magnifique sur la baie de Tanger.
En dehors de la Médina, il y a la place de France et ses cafés (notamment le Grand café de Paris) et la place de Faro (en amont de la Place de France), d’où l’on a une belle vue sur la ville, le port et la plage.
Les sites officiels de tourisme (pas très détaillés) : http://www.visitetanger.com/...ropos-de-tanger.h... http://www.itanger.com/...on+item.itemid+4.htm
Voilà, pour commencer, n’hésitez pas à laisser des infos et des idées.
Premier circuit en Californie, 12 jours English translation pending
Bonjour,
Nous avons décider de partir au mois de mai 2015, une troisième fois aux USA, cette fois-ci en Californie. Si d'habitude je n'ai pas eu de difficulté pour créer nos itinéraires, la tâche me semble ici différente tellement les distances sont éloignées...
Voici un premier itinéraire, j'attends vos avis, car je ne suis pas sûre d'avoir maximiser nos journées, ou au contraire, j'ai peut-être trop chargé... Notre souhait profiter un max et avoir le temps de prendre le temps, passer sur la Côte Pacifique (on ne privilégiera pas les parcs cette fois-ci), et voir un max de chose sans stress... J'ai noté les heures de trajet grâce à l'aide de Google Maps. J'avais opté en premier lieu pour les trois derniers jours à Vegas, mais je me suis rendue compte que le prix des hôtels doublaient pendant le we, et qu'il était risqué de quitter Vegas le jour de notre départ.
Merci à vous !
J1 Arrivée SF / 14H35 Nuit SF
J2 Visite SF Nuit SF
J3 Matinée SF Après-midi Alcatraz Nuit SF
J4 Location voiture matin Passage par Twin Peaks Direction Muir Woods (40min route ) minimum 1h de ballade Direction Monterey 2h de route - visite ville fin de journée Nuit Monterey
J5 Visite Monterey Direction Carmel 10min visite de la ville et de la mission Départ pour San Luis Obispo 3h de route par la côte Passage par Hearsth Castel ? Nuit San Luis Obispo
J6 Visite San Luis Obispo Direction Santa Barbara – 1H30 de route Direction Barstow en soirée – 3H15 de route Nuit Barstow
J7 Direction Vegas Passage par Mojave National Preserve / Route 66 (Barstow/Arrêt Bagdad Cafe/puis Kelbaker Road qui traverse le Mokave pour récupérer Vegas) 3h de route Nuit Vegas
J8 Journée Vegas Nuit Vegas
J9 Retour LA 4H30 de route Nuit LA
J10 Hollywood Studio Nuit LA
J11 Journée LA Nuit LA
J12 Journée LA Départ 21H45 retour Toulouse
J1 Arrivée SF / 14H35 Nuit SF
J2 Visite SF Nuit SF
J3 Matinée SF Après-midi Alcatraz Nuit SF
J4 Location voiture matin Passage par Twin Peaks Direction Muir Woods (40min route ) minimum 1h de ballade Direction Monterey 2h de route - visite ville fin de journée Nuit Monterey
J5 Visite Monterey Direction Carmel 10min visite de la ville et de la mission Départ pour San Luis Obispo 3h de route par la côte Passage par Hearsth Castel ? Nuit San Luis Obispo
J6 Visite San Luis Obispo Direction Santa Barbara – 1H30 de route Direction Barstow en soirée – 3H15 de route Nuit Barstow
J7 Direction Vegas Passage par Mojave National Preserve / Route 66 (Barstow/Arrêt Bagdad Cafe/puis Kelbaker Road qui traverse le Mokave pour récupérer Vegas) 3h de route Nuit Vegas
J8 Journée Vegas Nuit Vegas
J9 Retour LA 4H30 de route Nuit LA
J10 Hollywood Studio Nuit LA
J11 Journée LA Nuit LA
J12 Journée LA Départ 21H45 retour Toulouse
Road trip Ouest américain: mon coup de coeur pour Los Angeles English translation pending
Salut à tous,
Après des mois de lecture de ce forum afin de préparer mon road trip, à mon tour de partager mon expérience !! Vos nombreux carnets de voyage et commentaires m’ont bien aidé à préparer ce séjour, un tout grand merci car grâce à cette préparation, tout s’est vraiment passé sans problème.
On est deux hommes de 28 ans, c’était notre première fois dans l’ouest américain et pour ma part, ma toute première fois aux USA.
Le parcours, du 23 août au 6 septembre :
J1Los Angeles J2Los Angeles J3Los Angeles J4Los Angeles J5Los Angeles > Palm Springs J6Palm Springs > Lake Havasu J7Lake Havasu > Grand Canyon J8Grand Canyon > Las Vegas J9Las Vegas J10Las Vegas J11Las Vegas J12Las Vegas > San Francisco J13San Francisco J14San Francisco J15San Francisco
Comme vous pouvez le constater, on a privilégié les villes et non les parcs… Nous ne sommes effectivement pas de grands amateurs de nature sauvage et de longues randonnées (en tous cas jusqu’à présent, ça changera peut-être en vieillissant…). On voulait tout de même s’arrêter au Grand Canyon qui nous paraissait être l’incontournable des parcs (du moins le plus connu). J’espère quand même un jour découvrir les autres parcs car en préparant le séjour, j’ai vu énormément de photos et ça m’a vraiment fait envie. Mais pour un premier séjour, on est très satisfait de ce circuit, ça nous a donné un bel aperçu de ce qu’on voulait voir en priorité.
Dans le titre du sujet, je mets en avant notre coup de cœur pour Los Angeles car avant de partir, ce que j’ai souvent pu lire et entendre autour de moi à propos de cette ville, c’est qu’il n’avait rien à y voir, qu’il y faisait sale, moche, pollué, dangereux, l’océan glacial et les routes embouteillées… Bon, pour les deux derniers points, c’était effectivement vrai !! Mais pour le reste, on a vraiment adoré… C’est cette ville qui a initié mon envie de découvrir l’ouest américain. En effet, j’ai grandi en regardant de nombreuses séries TV qui pour la plupart se passaient à Los Angeles et j’ai depuis tout petit rêvé de visiter cette ville. Je n’ai vraiment pas été déçu !
L’idée à la base était donc d’aller à Los Angeles mais je voulais également en profiter pour voir d’autres endroits, le tout en 15 jours. Je n’avais pas envie par contre d’avoir l’impression de courir après le temps, de changer de ville tous les jours ou presque ou de passer des journées entières en voiture. Il a donc fallu faire des choix, c’est ce qui a été le plus difficile !! Mais bon, à notre âge, si tout va bien, on devrait avoir d’autres occasions de revenir et de visiter ce qu’on n’a pas eu le temps de faire la première fois… A peine rentré, on envisage d’ailleurs déjà d’y retourner le plus vite possible pour revoir ce qu’on a aimé et visiter d’autres endroits. Il ne reste plus qu’à économiser !!
Donc voilà, j’espère qu’à travers mon compte rendu, je pourrai peut-être donner l’envie de s’intéresser davantage à Los Angeles car cette ville vaut vraiment la peine… 😎
Le compte rendu jour par jour va suivre...

Après des mois de lecture de ce forum afin de préparer mon road trip, à mon tour de partager mon expérience !! Vos nombreux carnets de voyage et commentaires m’ont bien aidé à préparer ce séjour, un tout grand merci car grâce à cette préparation, tout s’est vraiment passé sans problème.
On est deux hommes de 28 ans, c’était notre première fois dans l’ouest américain et pour ma part, ma toute première fois aux USA.
Le parcours, du 23 août au 6 septembre :
J1Los Angeles J2Los Angeles J3Los Angeles J4Los Angeles J5Los Angeles > Palm Springs J6Palm Springs > Lake Havasu J7Lake Havasu > Grand Canyon J8Grand Canyon > Las Vegas J9Las Vegas J10Las Vegas J11Las Vegas J12Las Vegas > San Francisco J13San Francisco J14San Francisco J15San Francisco
Comme vous pouvez le constater, on a privilégié les villes et non les parcs… Nous ne sommes effectivement pas de grands amateurs de nature sauvage et de longues randonnées (en tous cas jusqu’à présent, ça changera peut-être en vieillissant…). On voulait tout de même s’arrêter au Grand Canyon qui nous paraissait être l’incontournable des parcs (du moins le plus connu). J’espère quand même un jour découvrir les autres parcs car en préparant le séjour, j’ai vu énormément de photos et ça m’a vraiment fait envie. Mais pour un premier séjour, on est très satisfait de ce circuit, ça nous a donné un bel aperçu de ce qu’on voulait voir en priorité.
Dans le titre du sujet, je mets en avant notre coup de cœur pour Los Angeles car avant de partir, ce que j’ai souvent pu lire et entendre autour de moi à propos de cette ville, c’est qu’il n’avait rien à y voir, qu’il y faisait sale, moche, pollué, dangereux, l’océan glacial et les routes embouteillées… Bon, pour les deux derniers points, c’était effectivement vrai !! Mais pour le reste, on a vraiment adoré… C’est cette ville qui a initié mon envie de découvrir l’ouest américain. En effet, j’ai grandi en regardant de nombreuses séries TV qui pour la plupart se passaient à Los Angeles et j’ai depuis tout petit rêvé de visiter cette ville. Je n’ai vraiment pas été déçu !
L’idée à la base était donc d’aller à Los Angeles mais je voulais également en profiter pour voir d’autres endroits, le tout en 15 jours. Je n’avais pas envie par contre d’avoir l’impression de courir après le temps, de changer de ville tous les jours ou presque ou de passer des journées entières en voiture. Il a donc fallu faire des choix, c’est ce qui a été le plus difficile !! Mais bon, à notre âge, si tout va bien, on devrait avoir d’autres occasions de revenir et de visiter ce qu’on n’a pas eu le temps de faire la première fois… A peine rentré, on envisage d’ailleurs déjà d’y retourner le plus vite possible pour revoir ce qu’on a aimé et visiter d’autres endroits. Il ne reste plus qu’à économiser !!
Donc voilà, j’espère qu’à travers mon compte rendu, je pourrai peut-être donner l’envie de s’intéresser davantage à Los Angeles car cette ville vaut vraiment la peine… 😎
Le compte rendu jour par jour va suivre...

Problème Ebola au Sénégal English translation pending
bonjour à tous nous avons reservé pour novembre des billets pour dakar avec sejour en casamance compte tenu des problémes de sante e bola nous voudrions annuler quelqu'un est il dans la meme situation merci pour les réponses
Où aller pour une première fois en Espagne English translation pending
Bonjour, Cette année peut etre l'Espagne!
C'est pas loin pour nous francais.
J'aimerais découvrir ce pays pour une 😎premiere fois.
Je cherche a y aller debut Septembre.🙂
Mais ou?Je ne sais pas😮 et vous?
Un endroit en bord de mer.Si on y fait la fete😠, c'est mieux.
Mais en Septembre, faut pas trop😉 en demander.
Avez vous des endroits en Espagne a me conseiller dans ce que je cherche
Bonne preparation de vacances!😕
La haute route de l'Everest (octobre/novembre 2013) English translation pending
J’ai réalisé ce voyage avec mon père (65 ans) sans porteur ni guide. Niveau équipement, j’avais notamment :
- Un appareil photo numérique Sony RX100 et ses 2 cartes mémoire (64 GB et 32 GB);
- Un GPS GARMIN 550 avec une carte des sentiers du Solukumbu trouvée là : http://www.nepal-trilogy.de/index.php/de/nepal-garmin-karten-everest-annapurna-langtang-gps-etrex.html ;
- Un chargeur solaire Brunton restore : a permis de recharger les 2 accus de mon GPS chaque jour
- 6 accus de rechanges pour l’appareil photo et 4 pour la frontale
- Un sac de couchage Tundra (The North Face)
- Une douille voleuse à baïonnette achetée à Namche Bazaar et qui permet de charger les appareils électroniques au niveau de l’ampoule électrique puisqu’il n’existe pas de prise de courant dans les chambres.
Le problème de l’acclimatation nous a obligé à de courtes étapes les premiers jours car, pour réduire les risque de MAM, il ne faut pas que le dénivelé entre l’endroit où l’on se réveille le matin et celui où l’on se couche le soir soit supérieur à 400 m. Pour ceux qui habitent Paris, il est possible de réaliser un test d’hypoxie à l’hôpital Avicenne où le professeur Richalet dirige le service des explorations fonctionnelles.
Jeudi 24 octobre 2013 : - Départ de Roissy CDG à 22 h (coût : 690 € / pers).
Vendredi 25 octobre 2013 : - Arrivée à Delhi à 9h35 - Décollage à 13h10 pour une arrivée à Katmandou prévue à 14h55 - Change euros en roupies népalaises juste avant la sortie de l’aéroport - Direction en taxi pour le bureau Nepal Tourism Board (11018, Bhrikuti Mandap, Kathmandu) pour obtenir le certificat TIM’S (il faut 2 photos d’identité + copie passeport + 1 975 NPR (20 $)) mais fermé dès 14h le vendredi (fermé le samedi). J’ai donc bien fait de prendre une journée de sécurité à Katmandou pour régler ce problème ! A noter qu’aucune agence de voyage contactée par mail n’a accepté de s’occuper de cette formalité dans la mesure où nous réalisons le trek en individuel. Par contre, il semblerait possible d’obtenir ce certificat sur place à Lukla car j’y ai croisé des individuels qui ne s’étaient pas préoccupés de cette formalité à Katmandou et qui cherchaient à prendre contact avec les services de police locaux pour l’obtenir mais je ne sais pas s’ils l’ont obtenu ; - Direction l’hôtel Khangsar Guest House (coût : 15 $ par pers Thamel tél : +97714260788). Il est possible de confier gratuitement des bagages durant la période de trek. Le propriétaire, très sympathique, est un ancien guide dans la région de l’Everest.
Samedi 26 octobre 2013 : - Visite du Garden of the dream (200 RN) puis direction le bureau TAAN dans le quartier Magalaon pour le certificat TIM’S ; - Direction en taxi (800 RN) Budhanilkantha (statue couchée entrée libre mais il est interdit aux non hindous de descendre au pied de la statue)

- Puis à pied (mais il est possible de prendre un taxi jusqu’à l’entrée du parc) vers le monastère tibétain Nagi gompa (entrée du parc : 250 RS) : la promenade est longue et le monastère ne vaut pas forcément le déplacement. - Vers 15 h, direction la pagode d’Ichangu Narayan en taxi (1 000 RN) : bien mais sans plus. Du coup on ira visiter le site de Swayambhunath (taxi : 200 RN et 200 RN pour le site) qu’on connaît déjà ; - 7h : retour à Thamel et au Khangsar Guest House.
Dimanche 27 octobre 2013 : - Départ de l’hôtel à 6h pour l’aéroport (taxi : 400 RN) - Départ pour Lukla à 7h45 (coût de l’aller retour : 320 $ / pers durée : 30 min) : prendre une place à gauche de l’appareil pour la vue mais les nuages étaient nombreux donc je n’ai pas vu la chaîne himalayenne ; - Etape Lukla (2 850 m)-Namche Bazaar (3 550 m) : 8h (arrêt possible avant à Jorsale ou Monjo (payer le droit d’entrée du parc : 3 000 RN) : la montée finale pour atteindre le village de Namche Bazaar fût difficile !

- Guesthouse : 300 RN / nuit et autant pour la douche chaude : nous avons pris une lodge située sur les hauteurs du village pour éviter d’avoir à affronter la montée des escaliers en pierre le lendemain, au petit matin...
Lundi 28 octobre 2013 : - Etape acclimatation Khunde-Khumjung : levée à 6h30 pour Syangboche avec une belle vue sur le Thamserku.

Nous atteignons le village à 8h pour prendre un mint tea. Surprise : il y a une piste d’atterrissage avec un hélicoptère qui s’apprête à décoller avec des touristes à bord qui vont sauter en parachute.

- Arrivée à Kunde avec la brume dès 9h30 puis descente jusqu’à Khumjung pour voir le fameux scalpe du Yéti à la gompa (en fait, après analyse, il s’agirait d’une peau de chèvre).


- Retour à Namche vers 13h en passant par l’hôtel japonais. J’en profite pour acheter une douille voleuse (280 RN) qui me permettra de recharger les piles de mon GPS.

Le problème de l’acclimatation nous a obligé à de courtes étapes les premiers jours car, pour réduire les risque de MAM, il ne faut pas que le dénivelé entre l’endroit où l’on se réveille le matin et celui où l’on se couche le soir soit supérieur à 400 m. Pour ceux qui habitent Paris, il est possible de réaliser un test d’hypoxie à l’hôpital Avicenne où le professeur Richalet dirige le service des explorations fonctionnelles.
Jeudi 24 octobre 2013 : - Départ de Roissy CDG à 22 h (coût : 690 € / pers).
Vendredi 25 octobre 2013 : - Arrivée à Delhi à 9h35 - Décollage à 13h10 pour une arrivée à Katmandou prévue à 14h55 - Change euros en roupies népalaises juste avant la sortie de l’aéroport - Direction en taxi pour le bureau Nepal Tourism Board (11018, Bhrikuti Mandap, Kathmandu) pour obtenir le certificat TIM’S (il faut 2 photos d’identité + copie passeport + 1 975 NPR (20 $)) mais fermé dès 14h le vendredi (fermé le samedi). J’ai donc bien fait de prendre une journée de sécurité à Katmandou pour régler ce problème ! A noter qu’aucune agence de voyage contactée par mail n’a accepté de s’occuper de cette formalité dans la mesure où nous réalisons le trek en individuel. Par contre, il semblerait possible d’obtenir ce certificat sur place à Lukla car j’y ai croisé des individuels qui ne s’étaient pas préoccupés de cette formalité à Katmandou et qui cherchaient à prendre contact avec les services de police locaux pour l’obtenir mais je ne sais pas s’ils l’ont obtenu ; - Direction l’hôtel Khangsar Guest House (coût : 15 $ par pers Thamel tél : +97714260788). Il est possible de confier gratuitement des bagages durant la période de trek. Le propriétaire, très sympathique, est un ancien guide dans la région de l’Everest.
Samedi 26 octobre 2013 : - Visite du Garden of the dream (200 RN) puis direction le bureau TAAN dans le quartier Magalaon pour le certificat TIM’S ; - Direction en taxi (800 RN) Budhanilkantha (statue couchée entrée libre mais il est interdit aux non hindous de descendre au pied de la statue)

- Puis à pied (mais il est possible de prendre un taxi jusqu’à l’entrée du parc) vers le monastère tibétain Nagi gompa (entrée du parc : 250 RS) : la promenade est longue et le monastère ne vaut pas forcément le déplacement. - Vers 15 h, direction la pagode d’Ichangu Narayan en taxi (1 000 RN) : bien mais sans plus. Du coup on ira visiter le site de Swayambhunath (taxi : 200 RN et 200 RN pour le site) qu’on connaît déjà ; - 7h : retour à Thamel et au Khangsar Guest House.
Dimanche 27 octobre 2013 : - Départ de l’hôtel à 6h pour l’aéroport (taxi : 400 RN) - Départ pour Lukla à 7h45 (coût de l’aller retour : 320 $ / pers durée : 30 min) : prendre une place à gauche de l’appareil pour la vue mais les nuages étaient nombreux donc je n’ai pas vu la chaîne himalayenne ; - Etape Lukla (2 850 m)-Namche Bazaar (3 550 m) : 8h (arrêt possible avant à Jorsale ou Monjo (payer le droit d’entrée du parc : 3 000 RN) : la montée finale pour atteindre le village de Namche Bazaar fût difficile !

- Guesthouse : 300 RN / nuit et autant pour la douche chaude : nous avons pris une lodge située sur les hauteurs du village pour éviter d’avoir à affronter la montée des escaliers en pierre le lendemain, au petit matin...
Lundi 28 octobre 2013 : - Etape acclimatation Khunde-Khumjung : levée à 6h30 pour Syangboche avec une belle vue sur le Thamserku.

Nous atteignons le village à 8h pour prendre un mint tea. Surprise : il y a une piste d’atterrissage avec un hélicoptère qui s’apprête à décoller avec des touristes à bord qui vont sauter en parachute.

- Arrivée à Kunde avec la brume dès 9h30 puis descente jusqu’à Khumjung pour voir le fameux scalpe du Yéti à la gompa (en fait, après analyse, il s’agirait d’une peau de chèvre).


- Retour à Namche vers 13h en passant par l’hôtel japonais. J’en profite pour acheter une douille voleuse (280 RN) qui me permettra de recharger les piles de mon GPS.

Retour d'une boucle Denver - Denver, août 2013 English translation pending
Bonjour ,
je me décide avec du retard à faire un carnet, certainement moins accompli que les splendides carnets que l'on trouve sur les USA dans ce forum , sur notre experience d'un voyage dans la partie centrale avec comme buts ultimes Yellowstone et Arches en me disant que cela pourra peut-être servir à d'autres. Je me suis beaucoup inspiré des différents retours , blogs et autres sur ce forum , ce qui nous a permis de faire un voyage à notre mesure avec des contraintes familiales comme pas trop de marches, pas trop de villes et des moments shoppings dans les fameux mall mais de beaux paysages dans cette magnifique partie des USA. Ce voyage s'inscrit dans un cadre budgétaire qui a , par exemple, entrainé un départ de Milan et une boucle Denver- Denver en 15 jours pour éviter les frais d'abandon du véhicule et des tarifs plus attractifs pour l'avion, malgré les avis divergents sur ce forum . Nous avons fait une boucle assez classique dans cette partie du pays. Ce voyage ne pouvait excéder 15 jours pour des raisons de dates de vacances. Nous n'avons pas regretté notre choix car nous avons pu voir beaucoup de très belles choses et il n'y a pas eu tellement de journées "galères" en voiture mais il est certain que certaines visites n'ont pu se faire ou ont du être écourtées. Il a fallu faire des choix lors de la préparation et également des choix sur place et il est certain que certaines journées ont été bien complètes. J'ai réservé au préalable la location de la voiture et toutes les nuits d'hôtels .
Nous sommes une famille de 4 personnes avec 2 enfants, grands, de 22 et 20 ans et c'est notre cinquième voyage aux USA après avoir visité la Floride, la partie ouest plus classique, la Louisiane et New York.
Trajet prévisionnel en me basant sur Google maps
28/07: Milan 6h05- Denver 19h45 29/07 Denver - Cheyenne 164 kms 1h40 30/07 Cheyenne - Fort Laramie - Crazy Horse Memorial - Mont Rushmore - Keystone 479 kms 5h 31/07 Keystone - Devil's Tower - Buffalo 414 kms 4h10 1/08 Buffalo- Sheridan - Medecine Wheel - Cody 300 kms 3h46 2/08 Cody - Yellowstone : Lake Village, Mud Vulcano, Hayden Valley, 85 kms 1h pour rejoindre la porte d'entrée de Yellowstone 3/08 Yellowstone : Mammoth Hot springs, Norris Geyser basin 4/08 Yellowstone : Grand Canyon 5/08 Yellowstone : Madison, Grand Prismatic, Old Faithful 6/08 Yellowstone - Grand Teton - Salt Lake City 566 kms 6h43 7/08 Salt Lake City - Moab 396 kms 4h13 8/08 Moab : Rafting, Dead Horse , Canyonland 9/08 Moab : Arches canyon 10/08 Moab - Denver 590 kms 5h43 11/08 Départ Denver 11h05 12/08 Arrivée Milan 11h20
A suivre
je me décide avec du retard à faire un carnet, certainement moins accompli que les splendides carnets que l'on trouve sur les USA dans ce forum , sur notre experience d'un voyage dans la partie centrale avec comme buts ultimes Yellowstone et Arches en me disant que cela pourra peut-être servir à d'autres. Je me suis beaucoup inspiré des différents retours , blogs et autres sur ce forum , ce qui nous a permis de faire un voyage à notre mesure avec des contraintes familiales comme pas trop de marches, pas trop de villes et des moments shoppings dans les fameux mall mais de beaux paysages dans cette magnifique partie des USA. Ce voyage s'inscrit dans un cadre budgétaire qui a , par exemple, entrainé un départ de Milan et une boucle Denver- Denver en 15 jours pour éviter les frais d'abandon du véhicule et des tarifs plus attractifs pour l'avion, malgré les avis divergents sur ce forum . Nous avons fait une boucle assez classique dans cette partie du pays. Ce voyage ne pouvait excéder 15 jours pour des raisons de dates de vacances. Nous n'avons pas regretté notre choix car nous avons pu voir beaucoup de très belles choses et il n'y a pas eu tellement de journées "galères" en voiture mais il est certain que certaines visites n'ont pu se faire ou ont du être écourtées. Il a fallu faire des choix lors de la préparation et également des choix sur place et il est certain que certaines journées ont été bien complètes. J'ai réservé au préalable la location de la voiture et toutes les nuits d'hôtels .
Nous sommes une famille de 4 personnes avec 2 enfants, grands, de 22 et 20 ans et c'est notre cinquième voyage aux USA après avoir visité la Floride, la partie ouest plus classique, la Louisiane et New York.
Trajet prévisionnel en me basant sur Google maps
28/07: Milan 6h05- Denver 19h45 29/07 Denver - Cheyenne 164 kms 1h40 30/07 Cheyenne - Fort Laramie - Crazy Horse Memorial - Mont Rushmore - Keystone 479 kms 5h 31/07 Keystone - Devil's Tower - Buffalo 414 kms 4h10 1/08 Buffalo- Sheridan - Medecine Wheel - Cody 300 kms 3h46 2/08 Cody - Yellowstone : Lake Village, Mud Vulcano, Hayden Valley, 85 kms 1h pour rejoindre la porte d'entrée de Yellowstone 3/08 Yellowstone : Mammoth Hot springs, Norris Geyser basin 4/08 Yellowstone : Grand Canyon 5/08 Yellowstone : Madison, Grand Prismatic, Old Faithful 6/08 Yellowstone - Grand Teton - Salt Lake City 566 kms 6h43 7/08 Salt Lake City - Moab 396 kms 4h13 8/08 Moab : Rafting, Dead Horse , Canyonland 9/08 Moab : Arches canyon 10/08 Moab - Denver 590 kms 5h43 11/08 Départ Denver 11h05 12/08 Arrivée Milan 11h20
A suivre
Circuit Toronto - Québec - Gaspésie en automne 2014 English translation pending
Bonjour à tous !
Je prévois un circuit au Canada pour l'automne prochain. J'ai lu avec régal vos carnets, regardé avec envie et admiration vos photos, et, je l'avoue, piraté 😛tout un tas d'informations.
J'apprécierais beaucoup votre avis sur mon circuit (extensible dans le temps, bon, sans doubler la durée quand même !).
Avant de vous le soumettre, quelques détails pour cibler ma demande :Beauté des couleurs : je prévois un départ vers le 17 septembre pour avoir le meilleur des couleurs là-bas : n'est-ce pas trop tôt ? D'aucuns parlent des Laurentides, d'autres de la Mauricie, d'autres encore des Cantons de l'Est. Je voudrais bien tout faire, mais hélas, il faut faire des choix.La Gaspésie m'attire beaucoup.Je tiens beaucoup à la partie Toronto (avec Niagara Falls) et Ottawa, mais ce n'est pas là que je souhaite passer trop de temps. J'avais d'ailleurs prévu au départ une arrivée à Toronto, mais le coût de l'avion et les frais de "drop off" pèsent plus lourd que la route (pas la même à l'aller et au retour).
Nous ne sommes pas de très grands marcheurs De longues balades, oui, mais la rando sac à dos, pas capables 🤪 (2-3 h pas plus).Voici donc un premier projet (non en fait, peut-être bien le dixième).
Merci beaucoup pour votre aide,
Cordialement,
Michèle
J1 - Arrivée Montréal J2 - Montréal (je ne prévois qu'un jour, nous y serons aussi le jour de notre départ). Cette journée nous permettra aussi de récupérer un peu du voyage avant de prendre la route J3 - Upper Canada Village - Nuit vers Kingston J4 - Thousand Islands (le matin) - Route vers Toronto J5 - Toronto J6 - Matin, suite visite Toronto - Après-midi : Niagara Falls (nuit Toronto, retour tardif) J7 - Vers Ottawa (route sur la journée avec arrêts) J8 - Ottawa J9 - Chemin du Roy (nuit vers Levis ou alentours) J10 - Parc du Bic (nuit Saint Fabien) J11 - Jardins de Métis (sont-ils aussi beaux en automne qu'en été) et Vallée de Matapédia (nuit alentours) J12 - Baie des Chaleurs (nuit Port Daniel Gascons) J13 - Parc National de Bonaventure Excursion Ile de Bonaventure (nuit Percé) J14 - Parc de Forillon -nuit Gaspé ou alentours) J15 - Vers Trois Pistoles (route sur la journée avec arrêts) J16 - Traversée et Tadoussac (sortie Baleines) J17 - Parc National des Grands Jardins (nuit Charlevoix) J18 - Vers Québec (route sur la journée avec arrêts) J19 - Québec J20 - Québec J21 - Parc du Mont Megantic J22 - Parc du Mont Orford J23 - Vers Montréal (le matin) - Suite Visite Montréal l'après-midi J24 - Visite Montréal dans la journée, départ fin d'après-midi ou soirée
J1 - Arrivée Montréal J2 - Montréal (je ne prévois qu'un jour, nous y serons aussi le jour de notre départ). Cette journée nous permettra aussi de récupérer un peu du voyage avant de prendre la route J3 - Upper Canada Village - Nuit vers Kingston J4 - Thousand Islands (le matin) - Route vers Toronto J5 - Toronto J6 - Matin, suite visite Toronto - Après-midi : Niagara Falls (nuit Toronto, retour tardif) J7 - Vers Ottawa (route sur la journée avec arrêts) J8 - Ottawa J9 - Chemin du Roy (nuit vers Levis ou alentours) J10 - Parc du Bic (nuit Saint Fabien) J11 - Jardins de Métis (sont-ils aussi beaux en automne qu'en été) et Vallée de Matapédia (nuit alentours) J12 - Baie des Chaleurs (nuit Port Daniel Gascons) J13 - Parc National de Bonaventure Excursion Ile de Bonaventure (nuit Percé) J14 - Parc de Forillon -nuit Gaspé ou alentours) J15 - Vers Trois Pistoles (route sur la journée avec arrêts) J16 - Traversée et Tadoussac (sortie Baleines) J17 - Parc National des Grands Jardins (nuit Charlevoix) J18 - Vers Québec (route sur la journée avec arrêts) J19 - Québec J20 - Québec J21 - Parc du Mont Megantic J22 - Parc du Mont Orford J23 - Vers Montréal (le matin) - Suite Visite Montréal l'après-midi J24 - Visite Montréal dans la journée, départ fin d'après-midi ou soirée
Croisière Tosca sur Horizon le 6 octobre 2013 English translation pending
Bonjour,
Je pars avec mon épouse pour la première fois en croisière avec CDF, sur le bateau Horizon le 06 Octobre 2013. (Croisière offerte pour nos 50 ans de mariage.) Nous serons au pont 10
Si vous avez fait une croisière vers cette même époque de l'année, pourriez vous me dire quelle est la température que nous risquons d'avoir, à cette époque, dans les différentes régions ? Quels vêtements faut-il prévoir ?
Que pensez vous des excursions proposées ? Est-ce qu'il y a beaucoup de marches difficiles à faire? Faut-il des chaussures adaptées ? Faut-il privilégier les sorties individuelles ?
Nous arrivons Gare St Charles. Quelle liaison existe entre la gare et le bateau ? taxi- navette ?
Merci de me donner tous les renseignements pour rendre cette croisière agréable.
Je pars avec mon épouse pour la première fois en croisière avec CDF, sur le bateau Horizon le 06 Octobre 2013. (Croisière offerte pour nos 50 ans de mariage.) Nous serons au pont 10
Si vous avez fait une croisière vers cette même époque de l'année, pourriez vous me dire quelle est la température que nous risquons d'avoir, à cette époque, dans les différentes régions ? Quels vêtements faut-il prévoir ?
Que pensez vous des excursions proposées ? Est-ce qu'il y a beaucoup de marches difficiles à faire? Faut-il des chaussures adaptées ? Faut-il privilégier les sorties individuelles ?
Nous arrivons Gare St Charles. Quelle liaison existe entre la gare et le bateau ? taxi- navette ?
Merci de me donner tous les renseignements pour rendre cette croisière agréable.