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Tour du monde à partir de septembre 2011 English translation pending
bonjour à tous, qui que vous soyez, où que vous soyez. je m'appelle Emilien et j'ai 22 ans. je suis quelqu'un de très bizarre.
je sais pas pourquoi je dis ça mais au fond de moi, je le sens : la vie métro-boulot-dodo (enfin le peu que je suis obligé de subir pour mettre de côté l'argent pour pouvoir effectuer ce voyage) ne me correspond absolument pas. mes amis doutent de ma capacité à quitter le confort de notre vie occidentale mais je l'affirme haut et fort : j'en ai marre !
je veux partir.
j'ai le projet de partir en septembre 2011 en tour du monde (même si cette appellation me déplait, vu que je vais occulter des pans entiers de notre planète)
je prépare ça depuis presque 2 ans mais y a toujours tellement de flou !!! d'un côté, ce flou me plait car je veux vraiment partir "à l'aventure" mais d'un autre côté, il angoisse ma famille et mes amis (et il faut l'avouer, un peu moi aussi :p).
bon commençons par vous exposer mon itinéraire, qui semble, depuis quelques mois, s'être fixé dans mon esprit :
France -> Allemagne > Pologne -> Ukraine -> Russie -> Mongolie -> Chine (attention, un peu de flou, vais-je faire un détour par l'Inde ?) -> Vietnam -> Laos -> Thaïlande -> Malaisie -> Indonésie -> Australie -> Tasmanie -> Nouvelle-Zélande
- > Argentine -> Chili -> Pérou -> Colombie -> Panama - > Costa Rica - > Nicaragua - > Salvador -> Guatemala -> Mexique -> USA -> Canada
bien sur, cet itinéraire est malléable, j'ai le temps et je pense, un budget assez sympa. pour vous, cet itinéraire semble possible ? au niveau des visas, des passages terrestres entre chaque pays ? j'ai vérifié, grâce à ce site et à mon ami google, sa faisabilité, mais les infos sont pas toujours dispos et peuvent ne pas être exactes alors, j'ai besoin de vous :) !! pour les saisons, je n'ai pas de solutions, de toutes façons, c'est ingérable, j'arriverais dans certains pays au moment idéal et dans d'autres, non.
Moyens de locomotion : pied, stop, bus, train (avions quand y a pas le choix) Hébergements : un max chez l'habitant, sinon auberges, campings, ... Durée : + ou - 3 ans Budget : + ou - 25 000 euros Nationalité : Français (ça joue tellement dans les visas que je précise) Objectifs : découvrir des tas de choses dans tous les domaines mais en particulier : les langues, la musique, la cuisine et m'interroger sur les notions de politique, d'écologie, de religion, de famille, de travail...
Je pense prendre avant de partir les visas pour la Russie et la Mongolie, et pour tous les restes, faire au fur et à mesure. Qu'en pensez-vous ?
Merci de prendre le temps de me lire, et si possible, de me répondre ! n'hésiter pas à balancer des critiques ;) par contre, essayer de pas trop "polluer" avec des encouragements, je suis gonflé à blooooooooooc, y a pas de soucis pour ça :p
Si vous avez le même projet que moi, contactez moi, même si un voyage en solo me tente davantage, on peut discuter de l'éventualité d'un voyage à plusieurs.
Emilien
je sais pas pourquoi je dis ça mais au fond de moi, je le sens : la vie métro-boulot-dodo (enfin le peu que je suis obligé de subir pour mettre de côté l'argent pour pouvoir effectuer ce voyage) ne me correspond absolument pas. mes amis doutent de ma capacité à quitter le confort de notre vie occidentale mais je l'affirme haut et fort : j'en ai marre !
je veux partir.
j'ai le projet de partir en septembre 2011 en tour du monde (même si cette appellation me déplait, vu que je vais occulter des pans entiers de notre planète)
je prépare ça depuis presque 2 ans mais y a toujours tellement de flou !!! d'un côté, ce flou me plait car je veux vraiment partir "à l'aventure" mais d'un autre côté, il angoisse ma famille et mes amis (et il faut l'avouer, un peu moi aussi :p).
bon commençons par vous exposer mon itinéraire, qui semble, depuis quelques mois, s'être fixé dans mon esprit :
France -> Allemagne > Pologne -> Ukraine -> Russie -> Mongolie -> Chine (attention, un peu de flou, vais-je faire un détour par l'Inde ?) -> Vietnam -> Laos -> Thaïlande -> Malaisie -> Indonésie -> Australie -> Tasmanie -> Nouvelle-Zélande
- > Argentine -> Chili -> Pérou -> Colombie -> Panama - > Costa Rica - > Nicaragua - > Salvador -> Guatemala -> Mexique -> USA -> Canada
bien sur, cet itinéraire est malléable, j'ai le temps et je pense, un budget assez sympa. pour vous, cet itinéraire semble possible ? au niveau des visas, des passages terrestres entre chaque pays ? j'ai vérifié, grâce à ce site et à mon ami google, sa faisabilité, mais les infos sont pas toujours dispos et peuvent ne pas être exactes alors, j'ai besoin de vous :) !! pour les saisons, je n'ai pas de solutions, de toutes façons, c'est ingérable, j'arriverais dans certains pays au moment idéal et dans d'autres, non.
Moyens de locomotion : pied, stop, bus, train (avions quand y a pas le choix) Hébergements : un max chez l'habitant, sinon auberges, campings, ... Durée : + ou - 3 ans Budget : + ou - 25 000 euros Nationalité : Français (ça joue tellement dans les visas que je précise) Objectifs : découvrir des tas de choses dans tous les domaines mais en particulier : les langues, la musique, la cuisine et m'interroger sur les notions de politique, d'écologie, de religion, de famille, de travail...
Je pense prendre avant de partir les visas pour la Russie et la Mongolie, et pour tous les restes, faire au fur et à mesure. Qu'en pensez-vous ?
Merci de prendre le temps de me lire, et si possible, de me répondre ! n'hésiter pas à balancer des critiques ;) par contre, essayer de pas trop "polluer" avec des encouragements, je suis gonflé à blooooooooooc, y a pas de soucis pour ça :p
Si vous avez le même projet que moi, contactez moi, même si un voyage en solo me tente davantage, on peut discuter de l'éventualité d'un voyage à plusieurs.
Emilien
Transports en Pologne: vos expériences? English translation pending
Bonjour,
je souhaite partir en pologne en mode "routard", dans le but de visiter aussi bien les villes importantes que les grands espaces verts, montagnes, lacs, et même désert!
le train est il un moyen de transport efficace et économique? sinon, que penser des bus? peut on louer des mobilettes?
le camping sauvage est il toléré?
est il necessaire de se faire accompagner d'un guide pour la partie "nature" de l'aventure que je prevois? quels sont les coins les plus sympa (je ne pars que 12 jours)
merci de me faire part de vos experiences!!
Lequel de ces pays choisir pour un stage au soleil à l'été? English translation pending
Je dois faire un stage de 1 mois et demi et je pars début juin. Je cherche un pays où les gens savent parler anglais ou espagnol. J'ai éliminé les pays où il pleut beaucoup en juin (amérique centrale en partie, asie du sud est..),
Voila la mini liste avec les pays et où la vie est pas trop chère (je pense):
- Espagne (+iles canaries) - Venezuela - Italie (sicile, sardaigne par ex) - Croatie ?? - Israel - Mexique - Venezuela - Brésil - Republique dominicaine - Iles Fidji
Qu'en pensez vous ? Si vous avez d'autres idées proposez moi !! :)
Que me conseillez vous ? Si je pars loin je veux amortir le billet d'avion grâce au cout de la vie.
Voila la mini liste avec les pays et où la vie est pas trop chère (je pense):
- Espagne (+iles canaries) - Venezuela - Italie (sicile, sardaigne par ex) - Croatie ?? - Israel - Mexique - Venezuela - Brésil - Republique dominicaine - Iles Fidji
Qu'en pensez vous ? Si vous avez d'autres idées proposez moi !! :)
Que me conseillez vous ? Si je pars loin je veux amortir le billet d'avion grâce au cout de la vie.
Correspondance Air France manquée à cause de TAM: faute et droits? English translation pending
Bonjour,
J'avais réservé auprès d'Air France un A/R entre CDG et SSA via GRU. Au retour, le tronçon SSA-GRU était opéré par TAM.
L'avion TAM ayant un probleme technique, le retard au décollage s'accumulait... Le Staf TAM au sol m'a transéféré sur un vol GOL en me disant qu'ainsi j'aurais ma correspondance.
Le vol Gol attérissait à SAO PAULO quand le 777 d'AF quittait la passerelle :-(
Au guichet AF-KLM de GRU, ils m'ont rerouté vers CDG via AMS.
Au final je suis arrivé à Paris avec 6h30 de retard sur l'horaire intialement prévu !
Vers qui je dois faire une réclamation ? AF ou TAM ? Qu'est ce que je suis en droit de réclamer ? indemnisation etc ?
Egalement preneur d'experiences similaires et compensations liées.
Merci pour votre aide.
J'avais réservé auprès d'Air France un A/R entre CDG et SSA via GRU. Au retour, le tronçon SSA-GRU était opéré par TAM.
L'avion TAM ayant un probleme technique, le retard au décollage s'accumulait... Le Staf TAM au sol m'a transéféré sur un vol GOL en me disant qu'ainsi j'aurais ma correspondance.
Le vol Gol attérissait à SAO PAULO quand le 777 d'AF quittait la passerelle :-(
Au guichet AF-KLM de GRU, ils m'ont rerouté vers CDG via AMS.
Au final je suis arrivé à Paris avec 6h30 de retard sur l'horaire intialement prévu !
Vers qui je dois faire une réclamation ? AF ou TAM ? Qu'est ce que je suis en droit de réclamer ? indemnisation etc ?
Egalement preneur d'experiences similaires et compensations liées.
Merci pour votre aide.
Voyage de six mois backPack en Europe English translation pending
Bonjour, je partirai pour une durée d'environ 6 mois en Europe en fin Janvier 2012. (Donc environ de debut Fevrier à debut Aout)
Durant ce voyage, je resterai 1 mois-1 mois et demi en Espagne ou je rejoindrai une amie (Malaga). Je ferai un tour au Portugal. Ensuite, j'irai vivre et travailler en France chez la famille d'une amie : Dans le coin de Toulouse, pour une durée d'environ 2 mois.
Finalement, la part du voyage qui "nécessite" de l'aide :) (Les idées concernant l'espagne/portugal/france sont les bienvenues, mais je ne ferai pas le tour, je serai plus "stable")
Pour cette dernière partie d'une durée d'environ 3 mois, je désire parcourir 7 pays (serais-ce mieu de parcourir plus de pays?? Considérant que je voyagerai à budget et avec un ami, les frais de déplacements sont bien quand ils sont petit :P )
Les pays que nous comptons visiter (plus ou moins en ordre) :
Croatie Bosnie herzegovine MonteNegro Allemagne Autriche Pays-Bas +1? (Il manque un pays intéressant, je n'ai pas tellement d'idée quant auquel choisir. Un pays de l'Europe de l'Est serais plus intéressant (c'est moins chère) :P )
(si vous proposé un pays, sachez que j'ai déja fait le tour de la grèce, donc il est à rayer. De plus, la Turquie / estonie / lettonie / lituanie sont "hors" de porter.)
Il est important de noter que sur le chemin (exemple : France->Croatie; visite de Milan et Venise) je visiterai certaines villes / villages, donc les propositions dans ce sens sont intéressante.
J'aimerais ajouter que moi et mon ami visiterons ces pays sans voiture. Le pouce / train / transport en commun / avion (le moins possible) / etc. serons tous des possibilités de transport.
Autres informations importantes : Nous désirons faire le plus de Camping Sauvage possible dans de magnifiques endroits. Ceci à pour but de réduire les coûts au maximum. Si le camping sauvage est absolument impossible dans certains endroits/pays, nous allons user de la méthode la plus économique : Auberge Jeunesse / "Centre" de camping (payant) / Hotel.
Info Camping : Nous allons utiliser une tente dans le type : MSR Hubba Hubba ou autre équivalent.
Nous désirerions avoir de l'information quant aux endroits à ne pas manquer, des idées d'activité / endroit ou dormir en camping sauvage (Magnifique! haha) / des informations générales et importante à savoir.
Des idées de parcours sont le bienvenue! (pas de date fixe etc... nécessaire, nous n'allons pas voyager ainsi. Plutot un sorte d'itinéraire pour optimiser le voyage et tout voir!)
Nous partirons du sud de la France en direction de la Croatie, en passant par l'Italie, pour débuté le périple de 3 mois. Ensuite, "trou vide". Nous désirons revenir par les Pays-Bas en direction de Paris ou Bruxelle pour retourner à Montréal. (Direction général pour vous permettre de donner des idées convenables dans le sens du trajet en quelque sorte 😉)
Les informations relié à chaque pays, pour le camping, sont grandement nécessaire et nous vous remercions pour toutes informations à ce sujet.
Le but du voyage est de vivre des expériences inoubliables, connaitre une culture et des coins de pays si différent et pouvoir observer des paysages à coupé le souffle. Le plaisir à tout moment est primmordial 😎
Ce voyage BackPack se fera à coup moindre, il n'est pas nécessaire de proposé des idées comme coucher dans un hotel 5 etoile en plein centre de Berlin pour 500 euro la nuit..... haha
Toute autre suggestion, idée, pensé, commentaire est le bienvenue, j'ai surement oublié d'insérer des informations dont nous avons besoin.
BUDGET :
Et oui, le budget est important. Je voulais savoir si vous pensié qu'un budget d'environ 6 000- 6 500 Euro pour chacun pour ce voyage (environ 8000-8500 dollars Canadien, au taux d'aujourdhui) est suffisant??? (À compter : les 6 mois.) Cependant, je travaillerai pour un minimum de 2 mois en France et possiblement 1 mois en Espagne ( Je n'ai aucune idée du salaire que je ferai et du nombre d'heure. ). Dans ce budget, les billets d'avion ne sont pas inclus. (Les frais des billets d'avion aller et retour (Montreal Paris) seront payé avec de l'argent autre que ce budget)
Je vous remercie en avance pour l'aide apporté! Elle nous est GRANDEMENT nécessaire pour vivre un voyage inoubliable à travers un continent grandiose.
Bon voyage à tous!! :)
PS: Jespere ne rien avoir oublié, cependant, si c'est le cas : Lire les messages plus bas, qui pourront être des besoins d'informations différente / Update / etc.
Durant ce voyage, je resterai 1 mois-1 mois et demi en Espagne ou je rejoindrai une amie (Malaga). Je ferai un tour au Portugal. Ensuite, j'irai vivre et travailler en France chez la famille d'une amie : Dans le coin de Toulouse, pour une durée d'environ 2 mois.
Finalement, la part du voyage qui "nécessite" de l'aide :) (Les idées concernant l'espagne/portugal/france sont les bienvenues, mais je ne ferai pas le tour, je serai plus "stable")
Pour cette dernière partie d'une durée d'environ 3 mois, je désire parcourir 7 pays (serais-ce mieu de parcourir plus de pays?? Considérant que je voyagerai à budget et avec un ami, les frais de déplacements sont bien quand ils sont petit :P )
Les pays que nous comptons visiter (plus ou moins en ordre) :
Croatie Bosnie herzegovine MonteNegro Allemagne Autriche Pays-Bas +1? (Il manque un pays intéressant, je n'ai pas tellement d'idée quant auquel choisir. Un pays de l'Europe de l'Est serais plus intéressant (c'est moins chère) :P )
(si vous proposé un pays, sachez que j'ai déja fait le tour de la grèce, donc il est à rayer. De plus, la Turquie / estonie / lettonie / lituanie sont "hors" de porter.)
Il est important de noter que sur le chemin (exemple : France->Croatie; visite de Milan et Venise) je visiterai certaines villes / villages, donc les propositions dans ce sens sont intéressante.
J'aimerais ajouter que moi et mon ami visiterons ces pays sans voiture. Le pouce / train / transport en commun / avion (le moins possible) / etc. serons tous des possibilités de transport.
Autres informations importantes : Nous désirons faire le plus de Camping Sauvage possible dans de magnifiques endroits. Ceci à pour but de réduire les coûts au maximum. Si le camping sauvage est absolument impossible dans certains endroits/pays, nous allons user de la méthode la plus économique : Auberge Jeunesse / "Centre" de camping (payant) / Hotel.
Info Camping : Nous allons utiliser une tente dans le type : MSR Hubba Hubba ou autre équivalent.
Nous désirerions avoir de l'information quant aux endroits à ne pas manquer, des idées d'activité / endroit ou dormir en camping sauvage (Magnifique! haha) / des informations générales et importante à savoir.
Des idées de parcours sont le bienvenue! (pas de date fixe etc... nécessaire, nous n'allons pas voyager ainsi. Plutot un sorte d'itinéraire pour optimiser le voyage et tout voir!)
Nous partirons du sud de la France en direction de la Croatie, en passant par l'Italie, pour débuté le périple de 3 mois. Ensuite, "trou vide". Nous désirons revenir par les Pays-Bas en direction de Paris ou Bruxelle pour retourner à Montréal. (Direction général pour vous permettre de donner des idées convenables dans le sens du trajet en quelque sorte 😉)
Les informations relié à chaque pays, pour le camping, sont grandement nécessaire et nous vous remercions pour toutes informations à ce sujet.
Le but du voyage est de vivre des expériences inoubliables, connaitre une culture et des coins de pays si différent et pouvoir observer des paysages à coupé le souffle. Le plaisir à tout moment est primmordial 😎
Ce voyage BackPack se fera à coup moindre, il n'est pas nécessaire de proposé des idées comme coucher dans un hotel 5 etoile en plein centre de Berlin pour 500 euro la nuit..... haha
Toute autre suggestion, idée, pensé, commentaire est le bienvenue, j'ai surement oublié d'insérer des informations dont nous avons besoin.
BUDGET :
Et oui, le budget est important. Je voulais savoir si vous pensié qu'un budget d'environ 6 000- 6 500 Euro pour chacun pour ce voyage (environ 8000-8500 dollars Canadien, au taux d'aujourdhui) est suffisant??? (À compter : les 6 mois.) Cependant, je travaillerai pour un minimum de 2 mois en France et possiblement 1 mois en Espagne ( Je n'ai aucune idée du salaire que je ferai et du nombre d'heure. ). Dans ce budget, les billets d'avion ne sont pas inclus. (Les frais des billets d'avion aller et retour (Montreal Paris) seront payé avec de l'argent autre que ce budget)
Je vous remercie en avance pour l'aide apporté! Elle nous est GRANDEMENT nécessaire pour vivre un voyage inoubliable à travers un continent grandiose.
Bon voyage à tous!! :)
PS: Jespere ne rien avoir oublié, cependant, si c'est le cas : Lire les messages plus bas, qui pourront être des besoins d'informations différente / Update / etc.
Jeu des photos 57 English translation pending
salut a tous et à toutes cel faisait longtemps que j'étais pas venu et comme je vois que personne ne veut mettre de photo en voila une je vous demanderais seulement la ville
Cauchemar à Delhi! English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je me permets d'écrire sur ce forum pour partager avec vous mon expérience. En effet , je suis rentré il y a quelques jours de DEHLI et je voulais partager ce voyage cauchemardesque avec vous. Cauchemardesque , oui , c'est bien le mot que j'ai employé. Il est temps, je le pense, que les jeunes voyageurs à destination de DEHLI est aussi les retours des jeunes gens pour qui le voyage en INDE s'est transformé en cauchemar et ce pour avoir toutes les cartes en mains au moment de leurs départs. Je me présente , je m'appelle ivan , j'ai 25 ans , marié et bientôt papa. Je rêve de voyager depuis tout petit. L'idée de l'inde m'est venu récemment et je n'ai pas voulu regarder trop de vidéos ou lire trop de discussions pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte du pays. Je devais partir pour 15 jours en Inde , 1 semaine a dehli , quelques jours a varanasi et agra puis retour en france. Je devais donc partir 15 jours et je suis revenu au bout de 3 jours. Je suis d'un tempérament calme et réfléchi , je fais beaucoup de sport ( boxe anglaise ) et lis beaucoup. Ces quelques mots brossent un portrait succin de moi pour vous permettre de voir que je suis 'normal'. Ni particulièrement peureux , ni bourgeois... A mon arrivée a DELHI, j'étais un peu fatigué certes ( vol de nuit mais pas dormi une seule seconde) mais j'étais encore d'aplomb. je passe au guichet des taxis prepaid et demande un taxi pour pahar ganj histoire de trouver un hôtel. Pas de problème , 320 roupies. Je donne 1000 ( pas le choix le mec du change n'a pas voulu me donner de petites coupures) et il me rend 500........( je ne suis pas doué en math mais quand même...) . Après avoir un petit peu insister il me donne le reste de la monnaie et direction le taxi. Je me dis que ce n'est rien , c'est de bonnes guerre et me prépare à faire attention tout le voyage.Et là , j'ai découvert les routes indiennes et surtout la facon de conduire des indiens , au klaxon. Incroyable ! mon coeur battait la chamade , on doublait par la droite , par la gauche , a 120 a l'heure , évitant de justesse chaque voiture. Sur le côté de la route , accident sur accident.Pourtant , après une nuit blanche dans l'avion j'étais toujours assez serein. Arrivé 'vers pahar ganj' , je dis 'vers' car , à chaque fois par la suite que j'ai pris un taxi , je me suis aperçu qu'il me laissait tout le temps pas trop loin de ce que je voulais mais devant l'hotel , le magasin ou plus grossièrement le commerce d'un ami. A peine sorti du taxi je demande mon chemin et ou est paharganj 'main bazaar' ? on m'oriente grossièrement et je marche vers ce quartier.Et là , c'est parti! Un premier indien se place à côté de moi et va me raconter ce qu'ils vont tous me dire pendant deux jours non stop. where do you from? /i learn english/ come to my hotel/ what do you looking for/ je lui dis que je ne suis pas interressé très gentiment mais fermement comme je l'ai lu sur ce même forum avant de partir il insiste , continue de me parler. Je ne fais plus attention à ce qu'il me dit mais il continue de marcher avec moi , coller a moi.Là , miracle , je vois par hasard un hotel que j'ai vu dans le lonely planet , je rentre , complet! je ressors et l'indien qui était avec moi.............ben est toujours avec moi mais cette fois un autre l'a rejoins et me raconte les mêmes choses mais insiste encore plus. Je ne les écoute plus mais il me parle et répéte sans arrêt les mêmes choses , un de chaque côté. Je rentre dans l'accueil d'un hotel qui n'a pas l'air d'être trop miteux. Je visite une chambre qui n'est autre qu'une des chambres du chateau de la famille adams et qui pu le renfermé. Je suis crevé je demande une meilleure chambre , on m'en donne une un peu plus grande , mais toujours avec une odeur de renfermé mixé a des égouts et, bien sur sans fenêtre...je négocie vite fait le prix et monte me coucher. Je lève la couverture et m'aperçois qu'il y a une marre de sang sur les draps ( pas une tache bordel mais une MARRE). Je sors mon sac de couchage . une douche a l'eau froide et je me couche dans mon sac car je n'ai pas dormi depuis la veille 8h. Et là impossible de dormir , klaxonne dans tous les sens , indiens qui passent dans le couloir en chantant , travaux en tous genres.J'arrive néanmoins à m'endormir et je me réveille , après un sommeil réparateur ( humour) , 1h30 après m'être endormi. Il est 14 h à peu près et cela fait juste 4 h que je suis a dehli. J'ai la dalle mais une méchante boule de stresse au ventre s'empare de moi.Je me dis ' allez garcon , tu sors de ton hotel et tu cherches un cybercafé ou autres pour appeller ta femme et un endroit pour manger' A peine sorti de l'hotel un jeune me saute dessus et me reconte les trucs habituels , il marche avec moi et la je lui dis ' j'aimerais aller a connaught place car il faut que j'appelle ma femme, je cherche un cybercafé'. Il me dit ' prend ce taxi , pour 10 roopies il t'emmène a connaught place' . Je m'installe dans le rickshaw et il me dit ' je peux monter avec toi'. Je lui dis pas de prob même si ça sent le 'roochiche' comme dirait l'autre... je donne 10 rpies au taxi et il me dit 'viens on va voir pour le téléphone'. Il m'emmène donc dans le magasin d'un ami et il me propose de m'être une nouvelle carte sim dans mon iphone 4. Je le sors de mon pantalon et ils commencent à gratter mon téléphone. il y avait 7 a 8 indiens autour de moi. Toujours cette boule au ventre de stresse , surtout que je ne vois , depuis le début , aucun touriste étranger. Ils me disent que c'est ok mais je regarde mon téléphone et je vois très bien qu'il est bloqué.Ils me disent qu'il faut attendre 5 minutes et m'invitent à partir. Je leur dis que je ne suis pas pressé et que je vais attendre.Tout de suite après il me disent que ça ne marchera pas et me rende ma carte sim et mon téléphone.Après ils essayent de me vendre un téléphone neuf hors de prix , je refuse gentillement et sors de ce traquenard. L'indien qui me suivait............me suis toujours et me dis de venir avec lui dans l'office de tourisme officiel indienne. je rentre et on me propose de me servir d'internet gratuitement et je me dis ' aaah , ça sent encore le roochiche !' un homme me dis de profiter d'internet gratuit sauf que je m'apercois que si je veux me connecter a ma boite mail il faut 'graver' mon mot de passe dans l'ordi. SUPER !!!!!!!!!!!!! je fais mine de chercher des trucs mais ne fais rien. Je dis au mec qui me regardait d'un oeil que je cherche un plan de la ville . il me sort un plan et m'entoure les trucs a voir et après il me demande si je veux aller a agra! Je dis OUI et reprend espoir. Là il me dit que pour agra , il faut acheter des billets plusieurs jours a l'avance et payer maintenant. Ok ! je lui dis aurevoir gentillemment et sors de cet enfer. A Peine sorti de ce faux office du tourisme , un autre indien me saute dessus et me dit que je sors d'une fausse office du tourisme , d'une arnaque ( comme si je le savais pas). il me raconte sa vie , qu'il apprend l'anglais et nanani et nanana et je lui demande ou est connaught place !!!!!!!!!!!!!!!! a deux kilometres dans cette direction il me dit. Il veut me payer une cigarette et me dit qu'il se rend justement a connaught place. Tiens , un mort sur le trottoir , allongé , la bouche ouverte avec des mouches dans la bouche. COOOOOL ! je sais que c'est pas tahiti mais quand même quoi , des morts sur le trottoir en plein jour. Je fais la fin en abrégé les amis! il a tenté de m'emmener dans un autre office du tourisme , plusieurs indiens ont tentés de me faire entrer dans cette office du tourisme et étaient cette fois à la limite de l'agression physique. j'ai du poussé un rickshaw jusqu a une station essence. Que des trucs comme ça ! Quelqu'un , pendant mon absence est rentré dans ma chambre d'hotel (j'avais mis un cadenas sur le placard avec mon gros sac donc ils n'ont rien volés). EN GROS , ce que je veux dire par là c'est que je suis rentré le lendemain en FRANCE et que je me suis dit ' qu'est ce que tu as été cherché dans ce pays?' Est ce que j'y suis allé tel un voyeur ! A quoi cela sert il? Voir que les gens crèvent de faim m'avance à quoi. Je le savais bordel avant de partir. Il n'y a rien à voir dans ces pays à part la misère des gens. Si on veut aller dans ces pays il ne faut , selon moi toujours , ne pas y aller en touriste mais bien avec des assoc humanitaires. J'arrête de culpabiliser aujourd'hui. Je me suis toujours dit que j'avais trop de chance dans la vie. Je ne l'ai volé à personne cette vie. Je suis né dans un des pays les plus agréable au monde mais je ne l'ai demandé à personne. Je vais arrêter de culpabiliser et VIVRE PLEINEMENT MA VIE tout en gardant à l'esprit qu'il y a des milliards de gens qui envient ma vie ou plutôt NOTRE VIE. Je vais vivre du mieux que je peux et je sais maintenant comment vivent ces gens , je l'ai vu...
Je me permets d'écrire sur ce forum pour partager avec vous mon expérience. En effet , je suis rentré il y a quelques jours de DEHLI et je voulais partager ce voyage cauchemardesque avec vous. Cauchemardesque , oui , c'est bien le mot que j'ai employé. Il est temps, je le pense, que les jeunes voyageurs à destination de DEHLI est aussi les retours des jeunes gens pour qui le voyage en INDE s'est transformé en cauchemar et ce pour avoir toutes les cartes en mains au moment de leurs départs. Je me présente , je m'appelle ivan , j'ai 25 ans , marié et bientôt papa. Je rêve de voyager depuis tout petit. L'idée de l'inde m'est venu récemment et je n'ai pas voulu regarder trop de vidéos ou lire trop de discussions pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte du pays. Je devais partir pour 15 jours en Inde , 1 semaine a dehli , quelques jours a varanasi et agra puis retour en france. Je devais donc partir 15 jours et je suis revenu au bout de 3 jours. Je suis d'un tempérament calme et réfléchi , je fais beaucoup de sport ( boxe anglaise ) et lis beaucoup. Ces quelques mots brossent un portrait succin de moi pour vous permettre de voir que je suis 'normal'. Ni particulièrement peureux , ni bourgeois... A mon arrivée a DELHI, j'étais un peu fatigué certes ( vol de nuit mais pas dormi une seule seconde) mais j'étais encore d'aplomb. je passe au guichet des taxis prepaid et demande un taxi pour pahar ganj histoire de trouver un hôtel. Pas de problème , 320 roupies. Je donne 1000 ( pas le choix le mec du change n'a pas voulu me donner de petites coupures) et il me rend 500........( je ne suis pas doué en math mais quand même...) . Après avoir un petit peu insister il me donne le reste de la monnaie et direction le taxi. Je me dis que ce n'est rien , c'est de bonnes guerre et me prépare à faire attention tout le voyage.Et là , j'ai découvert les routes indiennes et surtout la facon de conduire des indiens , au klaxon. Incroyable ! mon coeur battait la chamade , on doublait par la droite , par la gauche , a 120 a l'heure , évitant de justesse chaque voiture. Sur le côté de la route , accident sur accident.Pourtant , après une nuit blanche dans l'avion j'étais toujours assez serein. Arrivé 'vers pahar ganj' , je dis 'vers' car , à chaque fois par la suite que j'ai pris un taxi , je me suis aperçu qu'il me laissait tout le temps pas trop loin de ce que je voulais mais devant l'hotel , le magasin ou plus grossièrement le commerce d'un ami. A peine sorti du taxi je demande mon chemin et ou est paharganj 'main bazaar' ? on m'oriente grossièrement et je marche vers ce quartier.Et là , c'est parti! Un premier indien se place à côté de moi et va me raconter ce qu'ils vont tous me dire pendant deux jours non stop. where do you from? /i learn english/ come to my hotel/ what do you looking for/ je lui dis que je ne suis pas interressé très gentiment mais fermement comme je l'ai lu sur ce même forum avant de partir il insiste , continue de me parler. Je ne fais plus attention à ce qu'il me dit mais il continue de marcher avec moi , coller a moi.Là , miracle , je vois par hasard un hotel que j'ai vu dans le lonely planet , je rentre , complet! je ressors et l'indien qui était avec moi.............ben est toujours avec moi mais cette fois un autre l'a rejoins et me raconte les mêmes choses mais insiste encore plus. Je ne les écoute plus mais il me parle et répéte sans arrêt les mêmes choses , un de chaque côté. Je rentre dans l'accueil d'un hotel qui n'a pas l'air d'être trop miteux. Je visite une chambre qui n'est autre qu'une des chambres du chateau de la famille adams et qui pu le renfermé. Je suis crevé je demande une meilleure chambre , on m'en donne une un peu plus grande , mais toujours avec une odeur de renfermé mixé a des égouts et, bien sur sans fenêtre...je négocie vite fait le prix et monte me coucher. Je lève la couverture et m'aperçois qu'il y a une marre de sang sur les draps ( pas une tache bordel mais une MARRE). Je sors mon sac de couchage . une douche a l'eau froide et je me couche dans mon sac car je n'ai pas dormi depuis la veille 8h. Et là impossible de dormir , klaxonne dans tous les sens , indiens qui passent dans le couloir en chantant , travaux en tous genres.J'arrive néanmoins à m'endormir et je me réveille , après un sommeil réparateur ( humour) , 1h30 après m'être endormi. Il est 14 h à peu près et cela fait juste 4 h que je suis a dehli. J'ai la dalle mais une méchante boule de stresse au ventre s'empare de moi.Je me dis ' allez garcon , tu sors de ton hotel et tu cherches un cybercafé ou autres pour appeller ta femme et un endroit pour manger' A peine sorti de l'hotel un jeune me saute dessus et me reconte les trucs habituels , il marche avec moi et la je lui dis ' j'aimerais aller a connaught place car il faut que j'appelle ma femme, je cherche un cybercafé'. Il me dit ' prend ce taxi , pour 10 roopies il t'emmène a connaught place' . Je m'installe dans le rickshaw et il me dit ' je peux monter avec toi'. Je lui dis pas de prob même si ça sent le 'roochiche' comme dirait l'autre... je donne 10 rpies au taxi et il me dit 'viens on va voir pour le téléphone'. Il m'emmène donc dans le magasin d'un ami et il me propose de m'être une nouvelle carte sim dans mon iphone 4. Je le sors de mon pantalon et ils commencent à gratter mon téléphone. il y avait 7 a 8 indiens autour de moi. Toujours cette boule au ventre de stresse , surtout que je ne vois , depuis le début , aucun touriste étranger. Ils me disent que c'est ok mais je regarde mon téléphone et je vois très bien qu'il est bloqué.Ils me disent qu'il faut attendre 5 minutes et m'invitent à partir. Je leur dis que je ne suis pas pressé et que je vais attendre.Tout de suite après il me disent que ça ne marchera pas et me rende ma carte sim et mon téléphone.Après ils essayent de me vendre un téléphone neuf hors de prix , je refuse gentillement et sors de ce traquenard. L'indien qui me suivait............me suis toujours et me dis de venir avec lui dans l'office de tourisme officiel indienne. je rentre et on me propose de me servir d'internet gratuitement et je me dis ' aaah , ça sent encore le roochiche !' un homme me dis de profiter d'internet gratuit sauf que je m'apercois que si je veux me connecter a ma boite mail il faut 'graver' mon mot de passe dans l'ordi. SUPER !!!!!!!!!!!!! je fais mine de chercher des trucs mais ne fais rien. Je dis au mec qui me regardait d'un oeil que je cherche un plan de la ville . il me sort un plan et m'entoure les trucs a voir et après il me demande si je veux aller a agra! Je dis OUI et reprend espoir. Là il me dit que pour agra , il faut acheter des billets plusieurs jours a l'avance et payer maintenant. Ok ! je lui dis aurevoir gentillemment et sors de cet enfer. A Peine sorti de ce faux office du tourisme , un autre indien me saute dessus et me dit que je sors d'une fausse office du tourisme , d'une arnaque ( comme si je le savais pas). il me raconte sa vie , qu'il apprend l'anglais et nanani et nanana et je lui demande ou est connaught place !!!!!!!!!!!!!!!! a deux kilometres dans cette direction il me dit. Il veut me payer une cigarette et me dit qu'il se rend justement a connaught place. Tiens , un mort sur le trottoir , allongé , la bouche ouverte avec des mouches dans la bouche. COOOOOL ! je sais que c'est pas tahiti mais quand même quoi , des morts sur le trottoir en plein jour. Je fais la fin en abrégé les amis! il a tenté de m'emmener dans un autre office du tourisme , plusieurs indiens ont tentés de me faire entrer dans cette office du tourisme et étaient cette fois à la limite de l'agression physique. j'ai du poussé un rickshaw jusqu a une station essence. Que des trucs comme ça ! Quelqu'un , pendant mon absence est rentré dans ma chambre d'hotel (j'avais mis un cadenas sur le placard avec mon gros sac donc ils n'ont rien volés). EN GROS , ce que je veux dire par là c'est que je suis rentré le lendemain en FRANCE et que je me suis dit ' qu'est ce que tu as été cherché dans ce pays?' Est ce que j'y suis allé tel un voyeur ! A quoi cela sert il? Voir que les gens crèvent de faim m'avance à quoi. Je le savais bordel avant de partir. Il n'y a rien à voir dans ces pays à part la misère des gens. Si on veut aller dans ces pays il ne faut , selon moi toujours , ne pas y aller en touriste mais bien avec des assoc humanitaires. J'arrête de culpabiliser aujourd'hui. Je me suis toujours dit que j'avais trop de chance dans la vie. Je ne l'ai volé à personne cette vie. Je suis né dans un des pays les plus agréable au monde mais je ne l'ai demandé à personne. Je vais arrêter de culpabiliser et VIVRE PLEINEMENT MA VIE tout en gardant à l'esprit qu'il y a des milliards de gens qui envient ma vie ou plutôt NOTRE VIE. Je vais vivre du mieux que je peux et je sais maintenant comment vivent ces gens , je l'ai vu...
55ème jeu des photos English translation pending
ça continue ici...
(c'est quoi// c'est où // c'est facile .......)
🙂
"Colysée a déjà trouvé que c'était un temple en Asie , mais pas en Chine
(c'est quoi// c'est où // c'est facile .......)
🙂
"Colysée a déjà trouvé que c'était un temple en Asie , mais pas en Chine
Tour d'Asie Centrale en camion d'avril 2011 à février 2012 English translation pending
Salut salut!!!
Depuis quelques temps, l'idée d'un voyage en cam's nous trotte dans la tête. Depuis septembre on a pris la décision de partir pour un an vers la Mongolie !!
Le départ se ferait vers le début avril 2011 pour un retour vers février 2012.
Voici le trajet envisagé, à partir de la Turquie. Avant on ferait 15 jrs dans les pays de l'est.
puis : Turquie, Géorgie, , Azerbaïdjan, (traversée de la Caspienne), Turkménistan, Ouzbékistan Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakstan, Russie (en transit), Mongolie, Russie, Kazakhstan, Russie et soit la Géorgie pour un retour par la Turquie (c'est le plan A) , ou bien l'Ukraine et les pays de l'est.
Comme n'importe lequel des voyages, sa demande un peu d'organisation et des fois c'est un peu dure de trouver des infos présises, donc nous faisons appel au voyageurs qui auraient fait un périple similaire ..
Voilou ou ont bloque pas mal : sur les visas (et surtt le visa russe), on va avoir quelques info par rapport à sa donc on vous transmettra tt sa puis sur l'état des routes et plus précisément au Tadjikistan et au Kirghizstan après le Turkménistan on souhaiterai passer par Douchanbé pour chopper le permis GBAO (véritable clé du paradis) qui nous permettrais d'empreinter la route du pamir : de douchambé on prendrai la M41 jusqu'à Khorog puis après grosse question, comment sont l'état des routes : 1 par la valée du chokh dara, ou bien la route qui longe la frontière Afghane (cette route ne craint pas trop pour dormir dans son cams ?), puis passer par mourgab et suivre la M41 jusqu'à Och au kirghistan..
voilou si des personne on fait cette route merci d'éclairer notre lanterne !
Merci d'avance Love&Light Mael et Jany
Depuis quelques temps, l'idée d'un voyage en cam's nous trotte dans la tête. Depuis septembre on a pris la décision de partir pour un an vers la Mongolie !!
Le départ se ferait vers le début avril 2011 pour un retour vers février 2012.
Voici le trajet envisagé, à partir de la Turquie. Avant on ferait 15 jrs dans les pays de l'est.
puis : Turquie, Géorgie, , Azerbaïdjan, (traversée de la Caspienne), Turkménistan, Ouzbékistan Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakstan, Russie (en transit), Mongolie, Russie, Kazakhstan, Russie et soit la Géorgie pour un retour par la Turquie (c'est le plan A) , ou bien l'Ukraine et les pays de l'est.
Comme n'importe lequel des voyages, sa demande un peu d'organisation et des fois c'est un peu dure de trouver des infos présises, donc nous faisons appel au voyageurs qui auraient fait un périple similaire ..
Voilou ou ont bloque pas mal : sur les visas (et surtt le visa russe), on va avoir quelques info par rapport à sa donc on vous transmettra tt sa puis sur l'état des routes et plus précisément au Tadjikistan et au Kirghizstan après le Turkménistan on souhaiterai passer par Douchanbé pour chopper le permis GBAO (véritable clé du paradis) qui nous permettrais d'empreinter la route du pamir : de douchambé on prendrai la M41 jusqu'à Khorog puis après grosse question, comment sont l'état des routes : 1 par la valée du chokh dara, ou bien la route qui longe la frontière Afghane (cette route ne craint pas trop pour dormir dans son cams ?), puis passer par mourgab et suivre la M41 jusqu'à Och au kirghistan..
voilou si des personne on fait cette route merci d'éclairer notre lanterne !
Merci d'avance Love&Light Mael et Jany
Meilleur GPS? English translation pending
Bonjour,
J'ai bien vu de multiples posts sur le sujet ; le meilleur GPS etc... il me semble cependant qu'il faudrait remettre tout cela à jour. Alors ma question.
J'ai fait mon parcours sur "openrunner", j'ai une trace GPS. Quel est le meilleur GPS capable de recevoir cette trace et de me guider lors de mon voyage à vélo?
Merci de vos réponses.
Bon cependant mon choix de prendre ou non un GPS n'est pas fait. Je penserai même que si cela peut être utile il faut tout de même investir beaucoup dès que l'on veut sortir d'Europe, pour la Turquie par exemple
de vous lire
gabey
J'ai bien vu de multiples posts sur le sujet ; le meilleur GPS etc... il me semble cependant qu'il faudrait remettre tout cela à jour. Alors ma question.
J'ai fait mon parcours sur "openrunner", j'ai une trace GPS. Quel est le meilleur GPS capable de recevoir cette trace et de me guider lors de mon voyage à vélo?
Merci de vos réponses.
Bon cependant mon choix de prendre ou non un GPS n'est pas fait. Je penserai même que si cela peut être utile il faut tout de même investir beaucoup dès que l'on veut sortir d'Europe, pour la Turquie par exemple
de vous lire
gabey
Commencer une nouvelle vie ailleurs? English translation pending
Bonjour tous,
Liz Gilbert l'a fait, partir, tout quitter pour mieux renaître, et ça lui a plutôt bien réussi.
J'ai 30 ans, un boulot dans l'entreprise familiale peu exaltant, pas beaucoup d'argent.
J'ai fait de bonnes études qui ne m'ont pas plu et pas choisies, mais je parle heureusement parfaitement anglais et italien (appris seule !).
On attend de moi que je travaille à fond, que je poursuive l'activité de la famille mais je suis tout sauf épanouie.
Je rêve grands espaces, je rêve liberté, je rêve, quoi !
Mes nombreux psys et coachs me disent de partir... oui mais où? Et je fais quoi toute seule ? Je ne sais pas faire grand chose malgré mon bac + 5...
Et pour l'argent, je fais comment ?
Donc : faut-il que je me force à aimer mon job parce qu'après tout, faut bien bosser ou alors... je pars ?
Je regretterai de ne jamais l'avoir fait, pas vrai ?
Donnez-moi vos avis, vos conseils, et expériences !!
MERCI !
Liz Gilbert l'a fait, partir, tout quitter pour mieux renaître, et ça lui a plutôt bien réussi.
J'ai 30 ans, un boulot dans l'entreprise familiale peu exaltant, pas beaucoup d'argent.
J'ai fait de bonnes études qui ne m'ont pas plu et pas choisies, mais je parle heureusement parfaitement anglais et italien (appris seule !).
On attend de moi que je travaille à fond, que je poursuive l'activité de la famille mais je suis tout sauf épanouie.
Je rêve grands espaces, je rêve liberté, je rêve, quoi !
Mes nombreux psys et coachs me disent de partir... oui mais où? Et je fais quoi toute seule ? Je ne sais pas faire grand chose malgré mon bac + 5...
Et pour l'argent, je fais comment ?
Donc : faut-il que je me force à aimer mon job parce qu'après tout, faut bien bosser ou alors... je pars ?
Je regretterai de ne jamais l'avoir fait, pas vrai ?
Donnez-moi vos avis, vos conseils, et expériences !!
MERCI !
Conduire au Sénégal? English translation pending
Je prépare un petit séjour au Sénégal et je me demande s'il est possible de conduire dans ce pays.
Tant au niveau de la circulation que de la corruption policière.....
Parce que louer une voiture avec chauffeur, c'est assez hors de prix par rapport aux pays asiatiques!
Sinon, avez-vous une idée des tarifs en taxi pour un trajet Dakar St Louis (via lac Rose), un St Louis Kaolak (arret à Touba) et un Kaolak Saloum ?
Merci !
Parce que louer une voiture avec chauffeur, c'est assez hors de prix par rapport aux pays asiatiques!
Sinon, avez-vous une idée des tarifs en taxi pour un trajet Dakar St Louis (via lac Rose), un St Louis Kaolak (arret à Touba) et un Kaolak Saloum ?
Merci !
Choix de la compagnie pour un vol pour New York? English translation pending
Je suis à la recherche d'un billet pour new york (vol sec) pour avril-mai 2011. Les prix ne bougent pas (650€) depuis juillet 2010. Est ce que vous pensez qu'il faut attendre en esperant que cela baisse ou bien l'acheter aujourd'hui ?
Formalités pour le Belarus/la Biélorussie. English translation pending
Bonjour,
Je me demande si je ne vais pas aller faire un tour à Minsk, histoire d'admirer l'architecture tant qu'elle est encore là ; le visa n'est pas donné, mais surtout il semble qu'il faille une réservation ou un voucher ; je n'arrive pas à savoir si ça doit être un original, ou si imprimer un fax ou un email suffit.
Merci... 🙂
Michel
Je me demande si je ne vais pas aller faire un tour à Minsk, histoire d'admirer l'architecture tant qu'elle est encore là ; le visa n'est pas donné, mais surtout il semble qu'il faille une réservation ou un voucher ; je n'arrive pas à savoir si ça doit être un original, ou si imprimer un fax ou un email suffit.
Merci... 🙂
Michel
Mécontentement avec Lufthansa English translation pending
Bonjour à tous,
Vous trouverez ci dessous la lettre de plainte que j'ai envoyé à Lufthansa. Pensez vous que je puisse demander réparation du préjudice ?
merci pour vos réponses.
Bonjour,
Je vous contacte pour vous informer de mon mécontentement.
En effet, nous avons effectué à titre personnel un voyage avec mon amie, à destination de la Suède.
Voulant éviter les agences de voyage nous avons préféré étudier et rechercher une compagnie renommée et digne de confiance.
Après quelques recherches, Lufthansa nous paraissait être une compagnie toute à fait correcte de par son rayon d’action, sa réputation et les prix proposés.
Nous avons donc commandé 2 allers retours Marseille – Stockholm via Munich à l’aller et via Francfort au retour (Vol LH 4369 – LH 3014 – LH 3003 et LH 4354) pour les 04 et 15 aout.
Le 04 aout, au départ de Marseille, nous avons attendu 30 minutes dans l’avion, sur la piste, pour cause de brouillard sur Munich et d’espace aérien surchargé.
Nous avons donc atterri à Munich avec 30 minutes de retard, soir à 9h00 au lieu de 8h25. Nous avons indiqué au personnel de bord que nous avions une correspondance à destination de Stockholm, toujours chez Lufthansa à prendre directement et qu’en l’état actuel des choses nous allions la rater. Nous avons demandé à être transférer directement par bus vers l’avion, comme l’ont été les passagers du vol pour l’Italie, mais le personnel naviguant nous a indiqué que comme c’était la compagnie Lufthansa qui assurait la correspondance, ils étaient au courant du retard et nous attendrait.
Hors, après avoir couru dans l’aérogare, nous sommes arrivés à 9h11 devant la porte d’embarquement. Malgré une fermeture indiquée sur le billet à 9h15, celle-ci était déjà fermé !!!
Après avoir attendu auprès du Lufthansa Center, nous avons dû nous rabattre sur deux vols avec correspondance à destination de Stockholm.
Le nouveau vol n’est parti qu’à 14h45 de Munich à Destination de Stockholm via Copenhague (Vols LH 3084 et SK 410 ), pour une arrivée à 18h20 au lieu de 11h40 initialement prévue lors de l’achat de nos billets. Nous avons donc perdu une demi-journée de location de voiture et une demi-journée sur notre voyage, sans compter le stress supplémentaire.
En plus du préjudice subit ci-dessus, le vol raté (Francfort – Stockholm) nous ayant occasionnée plus de 3 heures de retard. Ce retard rentre donc sous le coup de la loi (arrêt du 19 septembre 2009 de la Cour de justice des communautés européennes C-402/07 et C-432/07)
Je vous demanderai donc une indemnisation en ce sens, sous peine d’en référer au tribunal administratif d’Aix en Provence.
Je reste à votre disposition si vous souhaitez de plus amples informations,
Cordialement
Vous trouverez ci dessous la lettre de plainte que j'ai envoyé à Lufthansa. Pensez vous que je puisse demander réparation du préjudice ?
merci pour vos réponses.
Bonjour,
Je vous contacte pour vous informer de mon mécontentement.
En effet, nous avons effectué à titre personnel un voyage avec mon amie, à destination de la Suède.
Voulant éviter les agences de voyage nous avons préféré étudier et rechercher une compagnie renommée et digne de confiance.
Après quelques recherches, Lufthansa nous paraissait être une compagnie toute à fait correcte de par son rayon d’action, sa réputation et les prix proposés.
Nous avons donc commandé 2 allers retours Marseille – Stockholm via Munich à l’aller et via Francfort au retour (Vol LH 4369 – LH 3014 – LH 3003 et LH 4354) pour les 04 et 15 aout.
Le 04 aout, au départ de Marseille, nous avons attendu 30 minutes dans l’avion, sur la piste, pour cause de brouillard sur Munich et d’espace aérien surchargé.
Nous avons donc atterri à Munich avec 30 minutes de retard, soir à 9h00 au lieu de 8h25. Nous avons indiqué au personnel de bord que nous avions une correspondance à destination de Stockholm, toujours chez Lufthansa à prendre directement et qu’en l’état actuel des choses nous allions la rater. Nous avons demandé à être transférer directement par bus vers l’avion, comme l’ont été les passagers du vol pour l’Italie, mais le personnel naviguant nous a indiqué que comme c’était la compagnie Lufthansa qui assurait la correspondance, ils étaient au courant du retard et nous attendrait.
Hors, après avoir couru dans l’aérogare, nous sommes arrivés à 9h11 devant la porte d’embarquement. Malgré une fermeture indiquée sur le billet à 9h15, celle-ci était déjà fermé !!!
Après avoir attendu auprès du Lufthansa Center, nous avons dû nous rabattre sur deux vols avec correspondance à destination de Stockholm.
Le nouveau vol n’est parti qu’à 14h45 de Munich à Destination de Stockholm via Copenhague (Vols LH 3084 et SK 410 ), pour une arrivée à 18h20 au lieu de 11h40 initialement prévue lors de l’achat de nos billets. Nous avons donc perdu une demi-journée de location de voiture et une demi-journée sur notre voyage, sans compter le stress supplémentaire.
En plus du préjudice subit ci-dessus, le vol raté (Francfort – Stockholm) nous ayant occasionnée plus de 3 heures de retard. Ce retard rentre donc sous le coup de la loi (arrêt du 19 septembre 2009 de la Cour de justice des communautés européennes C-402/07 et C-432/07)
Je vous demanderai donc une indemnisation en ce sens, sous peine d’en référer au tribunal administratif d’Aix en Provence.
Je reste à votre disposition si vous souhaitez de plus amples informations,
Cordialement
De Quimper à Moscou: cinq mille kilomètres à vélo en cinquante jours English translation pending

Voici donc mon projet pour cet été 2010. Le départ est prévu samedi 3 juillet. J'envisage de rejoindre Moscou en passant par quelques capitales européennes comme Bruxelles, Berlin, Riga et Tallin.
Si vous connaissez des points remarquables sur ce parcours, n'hésitez pas à me les transmettre. J'aime découvrir des paysages insolites, des curiosités géologique ou culturelles, des lieux historiques ...
Vélocipèdiquement Ewen
Vos croisières en 2011 English translation pending
😉😉😉Bonjour,
J'ouvre cette discussion pour vous demander si parmi vous, certains pensent faire une croisière au cours de l'année 2011. Si oui, faites nous part de votre préparation, de votre réservation ou de ce que vous pensez faire comme circuit.
Cette discussion permettra de recueillir de infos intéressantes pour le journal que tiennent TITI77310 et IDE19.
Pour ma part, je vous informe d'une réservation faite ce w.e. sur l'ATLANTICA. Le départ aura lieu de Savone, le 19 septembre 2011 pour une durée de 14 jours avec pour thème : Passage à l'Est. J'ai effectué cette même croisière sur le Victoria, en septembre 2008 et franchement, j'ai pensé qu'il fallait revenir car certains endroits sont idylliques.
Je vous recommande la traversée du Bosphore de nuit comme de jour. Istanbul est une très belle ville comme Yalta, également. La traversée du canal de Corinthe est à faire et pour ceux qui ont lu mon compte-rendu, je pense en faire un autre beaucoup détaille et surtout plus imagé.
En attendant patiemment ce jour mémorable du départ, je souhaite à tous ceux qui vont partir et à ceux qui attendent leur départ une très belle croisière.
Surtout, n'oubliez pas de mettre des photos dans vos compte-rendus, c'est parlant.
Voici le programme de mon futur circuit ci-dessous.
Bonne journée et merci pour vos prochaines lectures.
JC
J'ouvre cette discussion pour vous demander si parmi vous, certains pensent faire une croisière au cours de l'année 2011. Si oui, faites nous part de votre préparation, de votre réservation ou de ce que vous pensez faire comme circuit.
Cette discussion permettra de recueillir de infos intéressantes pour le journal que tiennent TITI77310 et IDE19.
Pour ma part, je vous informe d'une réservation faite ce w.e. sur l'ATLANTICA. Le départ aura lieu de Savone, le 19 septembre 2011 pour une durée de 14 jours avec pour thème : Passage à l'Est. J'ai effectué cette même croisière sur le Victoria, en septembre 2008 et franchement, j'ai pensé qu'il fallait revenir car certains endroits sont idylliques.
Je vous recommande la traversée du Bosphore de nuit comme de jour. Istanbul est une très belle ville comme Yalta, également. La traversée du canal de Corinthe est à faire et pour ceux qui ont lu mon compte-rendu, je pense en faire un autre beaucoup détaille et surtout plus imagé.
En attendant patiemment ce jour mémorable du départ, je souhaite à tous ceux qui vont partir et à ceux qui attendent leur départ une très belle croisière.
Surtout, n'oubliez pas de mettre des photos dans vos compte-rendus, c'est parlant.
Voici le programme de mon futur circuit ci-dessous.
Bonne journée et merci pour vos prochaines lectures.
JC
Achat de cartes postales au Vietnam English translation pending
Bonjour,
Quand je pars en vacances, la famille attend avec impatience les cartes postales. Est-ce qu'on peut acheter partout des cartes postales et des timbres au Vietnam?
Sylvie
Arnaques en voyages: les grands classiques English translation pending
Bonjour tlm,
J'ai feuilleté un peu cette section et je n'ai pas vu de topic similaire donc je me permets d'en crée un 😇
J'aimerai qu'on regroupe ici toutes les arnaques et entourloupes classiques ainsi que des conseils pour les éviter. (bien sûr, pour la plupart des voyageurs avertis, elles n'ont pas de secrets)
Merci de préciser dans le cas ou l'arnaque est propre à un pays en particulier.
Le Taxi:
Après une longue journée de visite, on est fatigué, on monte dans le premier, hop direction X. Une fois arrivé sur place le chauffeur vous annonce un prix exorbitant ( x3 la normal voir x10 ^^), évidement le compteur n'est pas activé, c'est dur à défendre, soit on fait le têtu, on ne lâche rien mais encore il faut connaitre le prix "réel" de la course.
Bref que du temps perdu, mal de crâne, tous ce qu'on veut éviter lors de nos vacances.
Ne montez que dans un taxi ou il y a un compteur en état de marche, ou bien se mettre d'accord sur le montant de la course avant de rentrer dans le taxi. (vérifier aussi qu'il a bien compris la destination, pas un oui évasif, cela m'est déjà arrivé de me trouver à des kilomètres du lieu de destination)
Addition salée:
On se fait une joie d'aller déguster un bon plat local, hop je prends ça, ça et celui-là. Un vrai régal ! Je ne parlerai pas du dessert. Une fois le festin terminé, arrive l'addition, Hey mais qu'es que..., comment 🤪 ? "Plus chère que dans mon pays !".
Il est préferable pendant qu'on choisi sur la carte de connaitre le prix des différents plats commandé et de se faire une estimation. A défaut de menu, demandez les prix avant de commander (Attention au taxe/service charge non incluse sur le menu).
Note Hôtel gonflée:
Un séjour de 3 jours dans un hôtel, on se fait plaisir, boit quelques cocktails en terrasse, une soif nocturne et on vide le mini bar, un petit café à 14h. Le séjour dans l'hôtel se termine et... la facture semble un peu salée mais, mais comment se rappeler de tous ce qu'on a consommé ??? Entre les superbes temples visités, la journée à la plage, la visite de la vielle ville, c'est le trou noir. Il est alors facile pour l'hôtel de se prendre une bonne marge !
A moins d'avoir une bonne mémoire, il est préferable de payer à chaque fois que l'on consomme. Les hôtels préfèrent que vous payer à la fin de votre séjour mais refusez et gardez toutes les factures, elles vous seront utiles au moment de régler votre séjour.
Voila, c'est celles qui me viennent en premier à l'esprit.
Merci de me faire part de votre contribution.
Critiques et Arguments sont les biens venus 😏
FaYaAAa
J'ai feuilleté un peu cette section et je n'ai pas vu de topic similaire donc je me permets d'en crée un 😇
J'aimerai qu'on regroupe ici toutes les arnaques et entourloupes classiques ainsi que des conseils pour les éviter. (bien sûr, pour la plupart des voyageurs avertis, elles n'ont pas de secrets)
Merci de préciser dans le cas ou l'arnaque est propre à un pays en particulier.
Le Taxi:
Après une longue journée de visite, on est fatigué, on monte dans le premier, hop direction X. Une fois arrivé sur place le chauffeur vous annonce un prix exorbitant ( x3 la normal voir x10 ^^), évidement le compteur n'est pas activé, c'est dur à défendre, soit on fait le têtu, on ne lâche rien mais encore il faut connaitre le prix "réel" de la course.
Bref que du temps perdu, mal de crâne, tous ce qu'on veut éviter lors de nos vacances.
Ne montez que dans un taxi ou il y a un compteur en état de marche, ou bien se mettre d'accord sur le montant de la course avant de rentrer dans le taxi. (vérifier aussi qu'il a bien compris la destination, pas un oui évasif, cela m'est déjà arrivé de me trouver à des kilomètres du lieu de destination)
Addition salée:
On se fait une joie d'aller déguster un bon plat local, hop je prends ça, ça et celui-là. Un vrai régal ! Je ne parlerai pas du dessert. Une fois le festin terminé, arrive l'addition, Hey mais qu'es que..., comment 🤪 ? "Plus chère que dans mon pays !".
Il est préferable pendant qu'on choisi sur la carte de connaitre le prix des différents plats commandé et de se faire une estimation. A défaut de menu, demandez les prix avant de commander (Attention au taxe/service charge non incluse sur le menu).
Note Hôtel gonflée:
Un séjour de 3 jours dans un hôtel, on se fait plaisir, boit quelques cocktails en terrasse, une soif nocturne et on vide le mini bar, un petit café à 14h. Le séjour dans l'hôtel se termine et... la facture semble un peu salée mais, mais comment se rappeler de tous ce qu'on a consommé ??? Entre les superbes temples visités, la journée à la plage, la visite de la vielle ville, c'est le trou noir. Il est alors facile pour l'hôtel de se prendre une bonne marge !
A moins d'avoir une bonne mémoire, il est préferable de payer à chaque fois que l'on consomme. Les hôtels préfèrent que vous payer à la fin de votre séjour mais refusez et gardez toutes les factures, elles vous seront utiles au moment de régler votre séjour.
Voila, c'est celles qui me viennent en premier à l'esprit.
Merci de me faire part de votre contribution.
Critiques et Arguments sont les biens venus 😏
FaYaAAa
Ryanair va ouvrir deux lignes à partir de Paris Vatry English translation pending
Information non confirmée par la compagnie pour le moment, mais par la direction de l'aeroport.
http://www.aerocontact.com/actualite_aeronautique_spatiale/ac-ryanair-va-ouvrir-deux-lignes-a-partir-de-paris-vatry~09939.html
source=aerocontact/reuters
http://www.aerocontact.com/actualite_aeronautique_spatiale/ac-ryanair-va-ouvrir-deux-lignes-a-partir-de-paris-vatry~09939.html
source=aerocontact/reuters
Le président polonais Lech Kaczynski meurt dans le crash de son avion English translation pending
Le président polonais Lech Kaczynski est mort dans le crash de son avion samedi matin près de Smolensk, en Russie. L'appareil effectuait sa quatrième tentative d'atterrissage au travers d'un épais brouillard. Le gouverneur de la région russe de Smolensk, Sergueï Antoufiev, a confirmé la mort du chef d'Etat polonais qui était accompagné de son épouse et de plusieurs dignitaires de Pologne.
Il n'y a pas de survivants dans la catastrophe, alors que le nombre de passagers et de membres d'équipage du Tupolev 154 n'est pas encore certain, variant de 85 à 132 personnes selon les sources. Selon les informations préliminaires, il y avait 85 membres de la délégation et l'équipage à bord. Une porte-parole du ministère russe des Situations d'urgence, Irina Andrianova, a fait état d'un total de 88 personnes à bord selon les images diffusées par la télévision russe, quant au parquet russe, il avançait le chiffre de 132 personnes.
je suis sensible à cette tragédie et j'adresse toutes mes condoléances au familles des victimes. j
je suis sensible à cette tragédie et j'adresse toutes mes condoléances au familles des victimes. j
Air Asia (plus jamais) English translation pending
Bonjour,
Ayant parcouru un certain nombre de messages avant de réserver un vol Air Asia, je tiens à apporter mon témoignage afin d'éviter à d'autres voyageurs la même galère.
J'ai réservé un vol Malaysia Airlines Kuala Lumpur - Phuket le 30 janvier dernier au prix tout compris de 98,31€ pour 2 personnes. Vol à l'heure, en-cas et boissons à bord et 40kg de bagages (plus 10kg pour un sac de plongée) autorisés.
J'ai réservé un vol Air Asia (car le vol Malaysia Airlines correspondant était plein) Phuket - Kuala Lumpur le 12 février dernier au prix tout compris de 98,17€ pour 2 personnes (comprenant les frais pour 45kg de bagages). Vol en correspondance avec un vol Emirates Kuala Lumpur - Dubai (durée d'escale prévue 2h40).
A l'enregistrement, 2kg d'excédent de bagages = 330bath. Le vol est annoncé avec une heure de retard. Pendant le vol, nourriture et boissons payantes (pas même un verre d'eau). Au final, 80 minutes de retard soit une arrivée au comptoir Emirates 20 minutes après la fermeture de l'enregistrement (ne pas oublier 45 minutes au minimum pour le transit du terminal LCCT vers le terminal KLIA et 20€ de taxi). Air Asia a toujours refusé toute aide ou assistance pour contacter Emirates avant le vol ou trouver une solution d'hébergement ou d'acheminement vers Paris. Bilan : 820€ de frais supplémentaires de téléphone, repas et modification des billets Emirates et 24 heures d'attente supplémentaire entre Kuala Lumpur et Dubai.
La compagnie low cost se révèle beaucoup plus chère que Malaysia Airlines avec un service totalement inexistant. Personnellement, je ne voyagerai plus jamais avec Air Asia.
Ayant parcouru un certain nombre de messages avant de réserver un vol Air Asia, je tiens à apporter mon témoignage afin d'éviter à d'autres voyageurs la même galère.
J'ai réservé un vol Malaysia Airlines Kuala Lumpur - Phuket le 30 janvier dernier au prix tout compris de 98,31€ pour 2 personnes. Vol à l'heure, en-cas et boissons à bord et 40kg de bagages (plus 10kg pour un sac de plongée) autorisés.
J'ai réservé un vol Air Asia (car le vol Malaysia Airlines correspondant était plein) Phuket - Kuala Lumpur le 12 février dernier au prix tout compris de 98,17€ pour 2 personnes (comprenant les frais pour 45kg de bagages). Vol en correspondance avec un vol Emirates Kuala Lumpur - Dubai (durée d'escale prévue 2h40).
A l'enregistrement, 2kg d'excédent de bagages = 330bath. Le vol est annoncé avec une heure de retard. Pendant le vol, nourriture et boissons payantes (pas même un verre d'eau). Au final, 80 minutes de retard soit une arrivée au comptoir Emirates 20 minutes après la fermeture de l'enregistrement (ne pas oublier 45 minutes au minimum pour le transit du terminal LCCT vers le terminal KLIA et 20€ de taxi). Air Asia a toujours refusé toute aide ou assistance pour contacter Emirates avant le vol ou trouver une solution d'hébergement ou d'acheminement vers Paris. Bilan : 820€ de frais supplémentaires de téléphone, repas et modification des billets Emirates et 24 heures d'attente supplémentaire entre Kuala Lumpur et Dubai.
La compagnie low cost se révèle beaucoup plus chère que Malaysia Airlines avec un service totalement inexistant. Personnellement, je ne voyagerai plus jamais avec Air Asia.
Auto-stop de la France vers Barcelone? English translation pending
Salut =)
J'aimerais partir à Barcelone avec un ami cet été, pendant la semaine du 14 juillet, et si possible en stop pour éviter les frais de transport et pour découvrir une nouvelle expérience de voyage.
Cependant, j'ai entendu dire que le stop ne faisait pas partie des moeurs espagnoles, donc j'aimerais avoir l'avis de ceux d'entre vous qui en ont déjà fait l'expérience.
Par ailleurs, si vous avez des renseignements sur l'hébergement à Barcelone (vaut-il mieux auberge de jeunesse ou camping ?), n'hésitez pas !
Merci
P.S : nous sommes un majeur et un mineur
Points d'intérêts sur la Finlande en camping-car? English translation pending
Lors de notre précédent voyage en scandinavie, nous n'avons que traversé une partie de la Finlande, afin d'arriver à Cap Nord (Norvège).
Cette année, nous souhaitons remonter en approfondissant la Finlande.
Y-a-t-il des "incontournables" ?
Merci de vos infos et tuyaux, nous précisons que nous voyageons avec deux enfants (6 et 11 ans).
Indemnisation Air France: retard + de 4 heures? English translation pending
Bonjour,
J'aimerai connaitre les indemnités que je peux demander a Air France au titre de frais et perte de journée de travail. Il s'agit d'un retard de 4hpour raison technique sur l'avion, a l'arrivée a Paris pour un vol de plus de 3500 km en classe affaire. Apres mon premier courrier Air France m'a donnée quelques milliers de miles mais je pense que ce dédommagement n'est pas en accord avec mon dérangement et les pratiques courantes.
Quelqu'un pourrait me renseigner sur mes droits et pratiques courantes ? Transindemnite.com propose un service d'assistance juridique ( 25% de frais ), quelqu'un peut-il me le recommander ?
En vous remerciant
J'aimerai connaitre les indemnités que je peux demander a Air France au titre de frais et perte de journée de travail. Il s'agit d'un retard de 4hpour raison technique sur l'avion, a l'arrivée a Paris pour un vol de plus de 3500 km en classe affaire. Apres mon premier courrier Air France m'a donnée quelques milliers de miles mais je pense que ce dédommagement n'est pas en accord avec mon dérangement et les pratiques courantes.
Quelqu'un pourrait me renseigner sur mes droits et pratiques courantes ? Transindemnite.com propose un service d'assistance juridique ( 25% de frais ), quelqu'un peut-il me le recommander ?
En vous remerciant
Petit compte-rendu: vol Munich-Lyon en classe économique avec Lufthansa Regional English translation pending
Bonjour à tous les forumeurs !
Voici mon petit cadeau de Noël à ce forum qui m'apporte tant depuis quelques temps maintenant 🙂 : Mon premier TR, sur un petit vol LH4184 entre l'aéroport de Munich Franz Joseph Strauss et celui de Lyon Saint-Exupéry effectué le 21 juillet 2009, avec Lufthansa Regional Cityline, en Bombardier CRJ-900.
Après un séjour d'une semaine à 150km de Munich, en compagnie d'un ami du même âge que le mien (16 ans) dans les contrées Bavaroises, à Straubing, pour rejoindre nos correspondants, nous retournons avec regrets à la maison, au Sud de Lyon. C'est le vol retour d'un billet payé directement sur le site de la Lufthansa en février dernier, pour la somme d'environ 99 euros (sans l'assurance). C'est donc une ligne très abordable niveau prix, et avec une fréquence de 4 à 5 vols quotidiens, selon les jours, et toujours en CRJ-700 ou CRJ-900.
Aéroport de Munich : Je voulais vous faire part à quel point cet aéroport est génial. Je suis resté dans le terminal 2, qui a suffit largement à mon bohneur ! Il est très bien relié au centre ville de Munich par le RER "S-Bahn", qui m'a par exemple permis de rejoindre la gare centrale (en plein coeur de la ville) en un peu moins de 40 minutes, pour une distance de 29km. Le terminal 2 est dedié presque entièrement à la Lufthansa, à ses filiales, et autres compagnies Star Alliance. La terrasse panoramique est également géniale, malgré qu'elle soit payante (2 euros), cela vaut le coup. Exemple de vue sur la terrasse panoramique :

L'enregistrement : Nous sommes arrivés au terminal 2 aux environs des 12h30, nous sommes montés au premier étage où des bornes d'enregistrements nous attendaient, nous avons obtenu nos coupons d'embarquements en 5 minutes. Ensuite nous nous sommes presentés à l'enregistrement des bagages, il n'y avait personne, 5 minutes également et c'est réglé, débarrassé de nos bagages ! Une chose m'a étonné cependant : on ne nous a pas demandé nos autorisations de sortie de territoire (ca nous sommes mineurs), au contraire des vols que j'ai pu faire vers Londres et Athènes.
Après ceci, on s'est installé dans un restaurant italien, avec un bon plat de spaghettis 😎, ensuite un petit tour à cette fameuse terrasse panoramique, plein de photos, et c'est déjà l'heure du rendez-vous en salle d'embarquement qui se profile.
L'embarquement : L'embarquement a été très fluide, car le passage à la sécurité est commun à toutes les portes d'embarquements qui se trouvent ensuite : il y a donc énormement de files d'attentes disponibles 🙂. Nous trouvons notre porte, nous descendons, et un bus nous attend en bas pour nous ammener à l'avion, plus loin sur le tarmac. Voici une photo du CRJ-900 que nous avons pris (crédit photo : Fabian Bayersdorfer - source : Airliners.net) :

Nous arrivons à bord, où une hotesse nous accueille avec un joli "Bonjour" bien en francais 🙂, nous prenons place à bord, dans de jolis sièges en cuir. L'appareil à une configuration 2*2 sur toute la cabine, avec il me semble 8 sièges business à l'avant. Les portes sont refermées et nous nous rendons compte que l'avion est seulement à moitié plein. L'avion décollera avec une dizaine minutes de retard, après une longue attente au bord de la piste, enfin rien de bien important.
A bord : Après la montée, nous avons pu donc nous séparer en prenant deux places chacun. Ensuite vient la petite collation : Un petit sandwich au fromage ou au jambon au choix, ainsi qu'un Balisto, un Bounty, un Granny et une boisson nous sont proposés.

A peine finit de manger tranquillment que nous sentons l'avion commencer la descente, juste après avoir survolé le lac Léman. Jusqu'ici le vol a été agréable, sans turbulences, et le PNC parlant très bien francais ! C'est un avion agréable, pas très bruyant comparé aux ATR que j'ai pu avoir par la suite. Les sièges étaient très confortables également, avec de la place pour les jambes !

L'approche et l'atterrissage vont être plus animés : En final, l'appareil a beaucoup tangué, le pilote corrigeait sans cesse l'alignement, et l'atterrissage a été dur, mais j'ai su par la suite qu'il y avait un vent assez fort qui soufflait dans toute la vallée du Rhône ce jour-là. Nous arrivons tout de même avec 5 minutes d'avance, alors que nous étions partis avec un léger retard. Un bus vient nous chercher à l'arrivée pour nous rammener dans le terminal 1 de Lyon et là j'ai vraiment été supris : Juste le temps d'arriver à la recupération des bagages, que le tapis commence deja à tourner, et nos valises arrivent par chance dans les premières : Tres belle efficacité !!
CONCLUSION : Je garde un très bon souvenir de ce vol ! Evidemment, un petit vol comme celui-ci ne permet pas de juger réellement la compagnie, mais cet avant-gout correspond assez bien à toutes les qualités et la reputation que l'on confie à Lufthansa en général. De tous mes vols court et moyen-courrier, ce fut le meilleur. Un très bon service du début à la fin a été fournit, et le tarif est vraiment très attractif ! Le principal concurrent, Air France effectue la même ligne, avec le même type d'appareil, pour 150 euros en tarif normal (ne vous fiez pas aux promotions temporaires que j'ai pu voir sur cette ligne sur le site de air france). Air France, qui est au même prix que Swiss, mais cette dernière oblige une correspondance à Zurich. Lufthansa a ainsi toutes les qualités requises sur cette ligne, je vous la conseille vivement !
Et voila pour ce petit TR. Il pourra peut-être paraître anodin et pas très pertinent, mais qui sait, peut-être servira-t-il un jour à quelqu'un ou peut-être servira-t-il seulement de base à un nouveau débat sur le forum. Dans tous les cas je suis content de faire partager mes petites expériences dans le monde du transport aérien 😉 Je ferais en février/mars un TR plus intéréssant je pense, sur mon prochain vol LYS-ORY-RUN avec Air France 🙂
Je remercie Skyteam55 pour son excellent TR de son vol sur American Airlines, dont je me suis inspiré, et surtout Terminator83 qui m'a beaucoup encouragé à me lancer dans ce petit travail 😊
Damien.
Voici mon petit cadeau de Noël à ce forum qui m'apporte tant depuis quelques temps maintenant 🙂 : Mon premier TR, sur un petit vol LH4184 entre l'aéroport de Munich Franz Joseph Strauss et celui de Lyon Saint-Exupéry effectué le 21 juillet 2009, avec Lufthansa Regional Cityline, en Bombardier CRJ-900.
Après un séjour d'une semaine à 150km de Munich, en compagnie d'un ami du même âge que le mien (16 ans) dans les contrées Bavaroises, à Straubing, pour rejoindre nos correspondants, nous retournons avec regrets à la maison, au Sud de Lyon. C'est le vol retour d'un billet payé directement sur le site de la Lufthansa en février dernier, pour la somme d'environ 99 euros (sans l'assurance). C'est donc une ligne très abordable niveau prix, et avec une fréquence de 4 à 5 vols quotidiens, selon les jours, et toujours en CRJ-700 ou CRJ-900.
Aéroport de Munich : Je voulais vous faire part à quel point cet aéroport est génial. Je suis resté dans le terminal 2, qui a suffit largement à mon bohneur ! Il est très bien relié au centre ville de Munich par le RER "S-Bahn", qui m'a par exemple permis de rejoindre la gare centrale (en plein coeur de la ville) en un peu moins de 40 minutes, pour une distance de 29km. Le terminal 2 est dedié presque entièrement à la Lufthansa, à ses filiales, et autres compagnies Star Alliance. La terrasse panoramique est également géniale, malgré qu'elle soit payante (2 euros), cela vaut le coup. Exemple de vue sur la terrasse panoramique :

L'enregistrement : Nous sommes arrivés au terminal 2 aux environs des 12h30, nous sommes montés au premier étage où des bornes d'enregistrements nous attendaient, nous avons obtenu nos coupons d'embarquements en 5 minutes. Ensuite nous nous sommes presentés à l'enregistrement des bagages, il n'y avait personne, 5 minutes également et c'est réglé, débarrassé de nos bagages ! Une chose m'a étonné cependant : on ne nous a pas demandé nos autorisations de sortie de territoire (ca nous sommes mineurs), au contraire des vols que j'ai pu faire vers Londres et Athènes.
Après ceci, on s'est installé dans un restaurant italien, avec un bon plat de spaghettis 😎, ensuite un petit tour à cette fameuse terrasse panoramique, plein de photos, et c'est déjà l'heure du rendez-vous en salle d'embarquement qui se profile.
L'embarquement : L'embarquement a été très fluide, car le passage à la sécurité est commun à toutes les portes d'embarquements qui se trouvent ensuite : il y a donc énormement de files d'attentes disponibles 🙂. Nous trouvons notre porte, nous descendons, et un bus nous attend en bas pour nous ammener à l'avion, plus loin sur le tarmac. Voici une photo du CRJ-900 que nous avons pris (crédit photo : Fabian Bayersdorfer - source : Airliners.net) :

Nous arrivons à bord, où une hotesse nous accueille avec un joli "Bonjour" bien en francais 🙂, nous prenons place à bord, dans de jolis sièges en cuir. L'appareil à une configuration 2*2 sur toute la cabine, avec il me semble 8 sièges business à l'avant. Les portes sont refermées et nous nous rendons compte que l'avion est seulement à moitié plein. L'avion décollera avec une dizaine minutes de retard, après une longue attente au bord de la piste, enfin rien de bien important.
A bord : Après la montée, nous avons pu donc nous séparer en prenant deux places chacun. Ensuite vient la petite collation : Un petit sandwich au fromage ou au jambon au choix, ainsi qu'un Balisto, un Bounty, un Granny et une boisson nous sont proposés.

A peine finit de manger tranquillment que nous sentons l'avion commencer la descente, juste après avoir survolé le lac Léman. Jusqu'ici le vol a été agréable, sans turbulences, et le PNC parlant très bien francais ! C'est un avion agréable, pas très bruyant comparé aux ATR que j'ai pu avoir par la suite. Les sièges étaient très confortables également, avec de la place pour les jambes !

L'approche et l'atterrissage vont être plus animés : En final, l'appareil a beaucoup tangué, le pilote corrigeait sans cesse l'alignement, et l'atterrissage a été dur, mais j'ai su par la suite qu'il y avait un vent assez fort qui soufflait dans toute la vallée du Rhône ce jour-là. Nous arrivons tout de même avec 5 minutes d'avance, alors que nous étions partis avec un léger retard. Un bus vient nous chercher à l'arrivée pour nous rammener dans le terminal 1 de Lyon et là j'ai vraiment été supris : Juste le temps d'arriver à la recupération des bagages, que le tapis commence deja à tourner, et nos valises arrivent par chance dans les premières : Tres belle efficacité !!
CONCLUSION : Je garde un très bon souvenir de ce vol ! Evidemment, un petit vol comme celui-ci ne permet pas de juger réellement la compagnie, mais cet avant-gout correspond assez bien à toutes les qualités et la reputation que l'on confie à Lufthansa en général. De tous mes vols court et moyen-courrier, ce fut le meilleur. Un très bon service du début à la fin a été fournit, et le tarif est vraiment très attractif ! Le principal concurrent, Air France effectue la même ligne, avec le même type d'appareil, pour 150 euros en tarif normal (ne vous fiez pas aux promotions temporaires que j'ai pu voir sur cette ligne sur le site de air france). Air France, qui est au même prix que Swiss, mais cette dernière oblige une correspondance à Zurich. Lufthansa a ainsi toutes les qualités requises sur cette ligne, je vous la conseille vivement !
Et voila pour ce petit TR. Il pourra peut-être paraître anodin et pas très pertinent, mais qui sait, peut-être servira-t-il un jour à quelqu'un ou peut-être servira-t-il seulement de base à un nouveau débat sur le forum. Dans tous les cas je suis content de faire partager mes petites expériences dans le monde du transport aérien 😉 Je ferais en février/mars un TR plus intéréssant je pense, sur mon prochain vol LYS-ORY-RUN avec Air France 🙂
Je remercie Skyteam55 pour son excellent TR de son vol sur American Airlines, dont je me suis inspiré, et surtout Terminator83 qui m'a beaucoup encouragé à me lancer dans ce petit travail 😊
Damien.
Planning a bike trip?
Who are you? Where are you from? Where are you going?
Like last year at this time, a post about bike travel ideas.
How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.
What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?
May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
Like last year at this time, a post about bike travel ideas.
How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.
What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?
May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
4 000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (5ème partie Lituanie) English translation pending
Lituanie du 01 au 11 septembre 700km
Dès que nous passons la frontière, la route après le premier virage devient excellente. Un magnifique panneau de l'Union Européenne indique que c'est elle qui participe aux financements. Mais quelle est notre surprise de constater que cette chaussée de toute beauté ne dure que cent mètres, et manifestement il ne s'agit pas de travaux qui viennent de commencer, car il n'y a plus aucune trace d'engin ou de matériau. Après quelques kilomètres effectués sur un chemin de terre nous rentrons dans la première petite ville lituanienne, Lazdiai. Elle est très propre, les maisons sont magnifiquement peintes de couleurs vives, où le jaune moutarde et le vert dominent. Que cela est joli, et comme cela donne de la gaîté aux habitations.
Première opération , retirer de l'argent local. Chacun des trois pays baltes a sa monnaie, donc il nous faudra jongler les jours à venir avec les taux de change. Contrairement à ce que nous lisons dans notre guide, les autres pays baltes n'acceptent généralement pas la monnaie du troisième. Par contre, il est souvent possible de payer en euros en particulier pour le logement, et même aussi au restaurant. On est cependant loin de l'Albanie où j'ai vu à Tirana dans un restaurant la note qui était exprimée en leks albanais, en euros et en dollars, il n'y avait que l'embarras du choix. Donc cette première petite agglomération nous fait le meilleur effet sur ce nouveau pays que nous abordons. Nous poursuivons en direction de Vilnius. Nous empruntons une route de toute beauté au goudron de belle qualité. La circulation y est très faible. Le vent dans le dos, notre vitesse se situe aux environs des trente à l'heure. Les côtes sont quasi inexistantes. Les kilomètres défilent à vive allure, le grand braquet en permanence enclenché, le plaisir est immense. On est vraiment dans une belle séance de ce que Jean appelle la vélothérapie. Le corps chauffé par l'effort et caressé par l'air du déplacement, la sensation est très agréable. Ce rythme nous le soutenons plusieurs heures.
Nous parvenons dans une grande ville et allons faire nos courses pour midi dans un centre commercial. Il est tout neuf et de belles dimensions. Le pays comme ceux que nous avons traversés et ceux que nous allons rejoindre est en plein développement. Ce qui est étonnant dans ce grand magasin, il n'y a pratiquement que des femmes et jeunes entre 15 et 40 ans. La gente féminine slave ne laisse pas insensible, attention de ne pas avoir de regards trop insistants. Les commissions faites, comme chaque midi rituellement nous cherchons le premier banc afin de déjeuner. Il nous faut aujourd'hui plusieurs kilomètres pour arriver à nos fins. Nous traversons les faubourgs de la ville et nous jetons notre dévolu sur un banc devant un arrêt de bus. Plusieurs chauffeurs en redémarrant nous gratifient d'un signe amical. Une babouchka s'approche et cherche à entamer la conversation, mais elle ne parle que le russe. Nous n'arrivons pas à nous comprendre. Comme il est dommage que nous passions à côté de cet échange. Lorsque nous lui disons «fransouski», elle pousse des petites exclamations d'étonnement. On sent dans son regard qu'elle regrette autant que nous cette impossibilité de communiquer.
Nous traversons la ville qui semble comme endormie, il est treize heures. En quittant Alytus, nous traversons un pont. Il s'agit d'un fleuve mythique que nous retrouverons plus loin, le Niemen. Notre but pour le moment est Vilnius. La capitale. Cette
dernière, est la seule des trois capitales des pays baltes, éloignée du bord de la mer Baltique. De ce fait nous allons faire un parcours assez long dans ce pays qui pourtant n'est pas très grand.
Le vent nous est toujours favorable et la vitesse toujours importante. Notre itinéraire suit une route départementale, qui chemine à travers champs en jachère et petites forêts de conifères. La luminosité, douce, donne des teintes pastel à la nature. Il en ressort une sérénité à évoluer dans ce paysage. De temps à autre un petit village aux maisons de bois multicolores, avec une multitude de pommiers chargés de gros fruits à la teinte en harmonie avec les murs peints. Cette première journée en Lituanie nous donne une sensation de bonheur comme j'en ressens rarement. Et les kilomètres défilent. Vers quinze heures nous avons dépassé les 130 kilomètres .
Un petit magasin dans un village, nous y achetons des gâteaux. Ils ne sont pas aussi bons que les grosses pâtisseries allemandes , et la marchande n' a pas l'air de vouloir rigoler. Elle ne répond ni à notre bonjour ni à notre au revoir, pourtant nous avons été très polis. C'est sans doute cela le froid balte. Mais cela ne nous coupe pas l'appétit. Nous nous installons et dévorons nos friandises en nous désaltérant d'une énorme bouteille de banga local, bien pétillant et bien chimique; mais c'est très énergétique, en fournissant un apport immédiat de sucre; en effet notre journée est loin d'être finie. Notre point de chute est la petite et magnifique ville de Trakai. Encore une trentaine de kilomètres pour l'atteindre, et une fois sur place, ce n'est pas encore fini, le camping est à sept kilomètres. Vers les dix neuf heures nous l'atteignons bien contents de nous arrêter après cent soixante kilomètres. Ce sera notre plus longue étape. L'endroit est charmant et presque désert, quelques Allemands. Mais premier petit désagrément, le gérant essaie de nous rouler en ne nous rendant pas la monnaie. Devant mon insistance, il feint l'oubli et nous tend un billet.
Visite de la ville le lendemain matin. Elle est magnifique à plus d'un titre, toujours cette architecture de bois peints avec des couleurs vives, un lac immense et un superbe château sur une petite île. L'endroit dégage une telle quiétude que nous resterions bien quelques jours à ne rien faire, simplement errer nonchalamment dans les rues, sur les terrasses de cafés perchées sur l'eau et nous balader le long de la grève du lac.
Mais voilà nous courons après le temps, dans vingt jours c'est le retour et nous avons encore trois pays à traverser. Certes ils sont de petites dimensions, mais ils recèlent de multiples beautés qu'elles soient naturelles ou artificielles, je pense en particulier aux trois capitales que sont Vilnius, Riga et Tallinn.
Nous mettons donc le cap sur la première de ces capitales celle de la Lituanie. La distance à parcourir n'est pas très importante, quelques quarante kilomètres, mais essentiellement en zone urbaine ou péri-urbaine, rien de très agréable. Nous avons rendez-vous avec Paulus, membre de «Warm Shower», organisation d'entraide par le net entre rando-cyclistes. L'arrivée dans la périphérie est assez pénible et dangereuse.
Nous assistons à plusieurs accrochages entre véhicules, dont un camion qui a sérieusement bousculé une voiture. Donc cela nous incite à la plus grande prudence, souvent sur les trottoirs, mais parfois nous sommes dans l'obligation d'emprunter des tronçons de voie rapide, expérience très déplaisante. Moins on y traîne et mieux c'est, donc j'appuie sur les pédales comme un fou. Puis enfin nous parvenons dans le centre ville. Bien que le trafic reste conséquent, la vitesse est moindre et de ce fait l'impression d'insécurité diminue nettement. Des rues bien pavées sont agréables à la roue du vélo, rien à voir avec les pavés du nord de la Pologne. Il nous faut trouver où habite Paulus. Plusieurs personnes soit en allemand soit en anglais nous renseignent et nous voilà partis longer le fleuve en direction du nord . Une piste cyclable le long des quais nous permet d'avancer en toute sécurité tout en ayant un joli point de vue en découvrant cette ville.
Après quelques péripéties nous arrivons devant un ensemble de blocs à l'aspect délabré. Nous avons des difficultés à nous repérer, dues à une anomalie d'indication du numéro de bloc. Enfin après quelques indications des voisins et avoir pris le temps de caresser un gros chat au pelage et aux yeux superbes, nous voyons Paulus arriver avec sa copine. Nous rejoignons son petit appartement. Il veut nous céder sa chambre, nous refusons et nous nous mettons tous les deux dans un petit bureau. Le premier contact est sympathique, et nous allons passer deux nuits chez lui. Je crois que lui comme nous nous en avons tiré une riche expérience. Heureusement il a une très bonne maîtrise de l'anglais ce qui nous permet de nous lancer dans des discussions de bon niveau, histoire de la Lituanie, relations Russie Lituanie, géopolitique internationale actuelle avec le basculement d'une partie des pays de l'est et d'une petite partie de l'URSS dans l'Union Européenne, comparaison Pacte de Varsovie OTAN, technologie et gestion des guerres modernes, adaptation de la société lituanienne au changement de régime...
Nous passons une soirée charmante à visiter la vieille ville et nous les invitons dans un restaurant de leur choix, fréquenté par la jeunesse de la capitale. Le lendemain Paulus nous fait faire une visite marathon de la ville commencée tôt le matin et terminée à la nuit tombée. Entre autres nous visitons le musée du KGB, très impressionnant, et dire qu'il n'y a pas très longtemps ces locaux étaient toujours activés dans le cadre de la lutte contre les indépendantistes. Nous garderons de cette journée et demie passée dans la capitale lituanienne un excellent souvenir, et cela grâce à notre guide bénévole. C'était la première fois qu'il hébergeait des personnes dans le cadre de «Warm Shower», et manifestement il n'a pas fait les choses à moitié. Jamais, si nous avions été seuls avec tous les guides du monde nous n'aurions eu en si peu de temps une vue aussi complète de la ville. Un grand merci à Paulus.
Le jour du départ arrive, il pleut fort, le quartier avec ses vieilles façades de blocs communistes est lugubre, mais l'accueil a été si formidable que le moral reste au beau fixe. Pour la première fois nous avons l'intention de prendre le train pour Kaunas, ville située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Vilnius. Nous prenons un dernier petit déjeuner dans la minuscule cuisine de Paulus. Il nous confectionne des crêpes aux allures de gros mattefins que nous couvrons copieusement de sucre. Avec un petit pincement au cœur nous disons au revoir. Immédiatement la réalité du moment nous
rattrape, les sept kilomètres pour se rendre à la gare sont effectués sous de véritables trombes, à tel point qu'en finale nous roulons dans de grosses flaques. Les billets sont vite pris, nous les trouvons assez chers pour le pays, pas loin de ce qu'on paie avec la SNCF. Il faut reconnaître que le train est des plus modernes, un peu dans le style des nouveaux TER panoramiques. Pour les vélos pas de problèmes, on les monte tels quels et ce sera le cas aussi en Lettonie. Là, par contre, les trains seront beaucoup moins modernes. D'ailleurs les Baltes privilégient le car au train. Le contrôleur tout fier de son train discute un long moment avec nous. Lorsque nous lui disons que nous sommes français, il s'exclamera sur la beauté et la vitesse du TGV.
Le train après un parcours, court dans l'absolu, mais relativement long pour la distance parcourue nous dépose à la gare de Kaunas. Elle se situe en périphérie de la ville, mais nous ne savons pas de quel côté. Une dame parlant un français remarquable, après nous avoir entretenus un long moment, sa conversation étant très intéressante, nous induit totalement en erreur. Peut-être nous sommes-nous mal exprimés sur nos intentions. Cela se termine à la boussole. La Mer Baltique se trouve à l'ouest, donc cap au 270. Nous ne traverserons jamais le centre ville, mais serons entraînés le long de grandes rocades. De toute évidence Kaunas est une grande ville, la seconde de Lituanie. Les faubourgs sont interminables, la circulation désagréable ralentissant l'écoulement du temps. Après une dizaine de kilomètres, nous arrivons sur un immense pont, sous lequel coule le fleuve au nom mythique le Niemen. Rejoindre la berge n'est pas aisé. Il nous faut faire demi-tour descendre de grands escaliers et enfin nous voilà à pédaler le long de ce fleuve qui a laissé son nom dans l'histoire.
La première chose à laquelle je pense c'est le Normandie-Niemen, fameux escadron de chasse envoyé par de Gaulle combattre sur le front de l'est aux côtés des Russes et qui inscrivit de très belles pages de gloire de l'aviation française.
Il est aux environs de midi, nous avons plus envie de flâner le long du fleuve que de rouler. À petit rythme, nous suivons un semblant de piste cyclable en contemplant le fleuve. Il n'est pas très rapide, de nombreux pêcheurs attrapent des poissons blancs à la canne à bouchon. Nous nous arrêtons pour déjeuner sur un banc. Ensuite nous nous enfonçons dans de petits chemins boueux qui se perdent au milieu du fleuve. Après d'innombrables détours dans des zones de marais et de broussailles nous sommes acculés à une impasse. Nous nous trouvons sur une pointe de sable, le Niemen à gauche et un immense marais que nous avons longé sans nous en rendre compte à notre droite. Les petites sentes boueuses et très glissantes nous les parcourons en sens inverse. Vers les quinze heures trente, nous retrouvons le bitume et nous n'avons fait que 35 kilomètres en tenant compte des 7 kilomètres de la traversée de Vilnius. Cela me donne un petit coup au moral. Un café sur le bord du fleuve, nous y dégustons un café, avec le temps perdu nous ne sommes plus à une demi-heure près. La serveuse est le type même de la beauté slave totalement envoûtante, trente cinq ans, l'allure svelte, la chevelure abondante, des traits de visage austères comme ciselés par un sculpteur au burin précis. Il nous est difficile de ne pas la regarder.
Il nous faut bien repartir. La route est très passante. Les premiers coups de pédale sont pénibles, puis le rythme est pris. Une vingtaine de kilomètres plus loin, le gros du trafic quitte le Niemen. Nous nous retrouvons sur une route magnifique presque déserte avec le fleuve en toile de fond. Le plaisir arrive et en se relayant nous pédalons à vive allure. Il est tout à fait étonnant, je dirais même étrange de constater que l'on passe sans transition d'une envie modérée de pédaler pour ne pas dire moins, à un véritable enthousiasme. Les conditions extérieures y sont pour beaucoup. Cette route excellente longeant le fleuve dans une campagne vallonnée et le beau temps de retour dans cet après-midi finissant sont les éléments qui se conjuguent et nous plongent dans cet état de grâce générateur de bonheur. Nous roulons à vive allure, comme lancés à la poursuite l'un de l'autre. L'envie d'appuyer sur les pédales jusqu'à la nuit tombée me motive. Vers les dix neuf heures trente un panneau de camping, que Jean a vu, nous stoppe dans notre élan. Un peu à regret je m'arrête. Après un départ pour le moins lent et commencé sous des trombes, la fin de l'après-midi se sera déroulée à vive allure et le compteur affiche plus de cent kilomètres pour aujourd'hui.
Le camping est désert. Vaste champ où nous sommes seuls. Il est tout neuf. Le propriétaire est en train de finir d'aménager les sanitaires. Sa fille part dans le bois d'à côté et revient avec un seau de champignons. Il s'exprime assez bien en anglais et vient nous parler de son métier. Il est apiculteur. On lui achètera un pot de miel excellent. La soirée est paisible le long de la vallée du Niemen. Dans quelques années il n'est pas impossible que ce type de parcours devienne beaucoup plus touristique. En particulier une piste cyclable est en construction. Une fois finie, il est fort probable que les amateurs de descente de fleuve à vélo soient nombreux à y venir. L'automne commence à se faire sentir, surtout à ces latitudes, la chaleur des six premières semaines est passée. Le soir nous nous habillons, bien que l'on ne puisse pas encore parler de froid. Une de nos grosses craintes concernant ce voyage résidait dans la foule de moustiques aux piqûres desquels nous pensions être soumis durant de longues périodes. Eh bien nous n'en avons pratiquement pas rencontré. En Masurie on nous avait tout particulièrement mis en garde. Maintenant que nous sommes à des latitudes nord, il semblerait que la saison ne soit plus très propice à ces intrus. Je me souviens avec une certaine terreur d'avoir été soumis en Écosse aux terribles midjes, petits insectes de la grosseur d'un grain de poivre, attaquant par milliers. Heureusement nous n'en avons pas vu un seul.
Il nous faut trois jours pour atteindre le delta du Niemen, car nous allons être immobilisés par le mauvais temps trente six heures dans la petite ville de Pagegia. Les Lituaniens semblent ignorer la pluie, ils se déplacent sous des trombes sans parapluie comme s'il faisait beau. J'ai vu un homme et une femme sous un déluge, chacun avec un gros seau de pommes de terre ne se souciant absolument pas de ce qui leur tombait dessus. Les patates ont dû être bien lavées!!!
Bien logés chez l'habitant nous avons tout loisir de profiter de cet arrêt imposé. J'en profite pour lire un livre en allemand trouvé dans un petit salon. Et je suis tout content de n'éprouver aucune difficulté. Il faut dire que durant deux mois utiliser des langues étrangères, anglais et allemand en ce qui nous concerne, renforce la capacité d'expression et remémore des tas d'expressions apprises mais enfouies quelque part dans le cerveau.
Les derniers kilomètres avant le delta sont parcourus sur un tronçon de route en terre, pour le moins pas très carrossable. Avec 20 kilogrammes de bagages la conduite n'est pas confortable. Le lieu n'est plus beaucoup fréquenté à cette époque. Le site est immense. C'est un paradis pour les pêcheurs. Le fleuve se déverse dans cet immense estuaire, plutôt un gigantesque lac, coupé de la mer par un très long ruban de sable, dont la moitié sud se trouve en Russie dans l'enclave de Kaliningrad. Les dimensions sont impressionnantes, à peu près cinquante kilomètres de long et une vingtaine de large. C'est aussi un paradis ornithologique. Des quantités d'oiseaux volent en tous sens. Nous voyons des cigognes, qui ne semblent pas farouches du tout. Sur les fils électriques les premiers regroupements d'hirondelles se forment en prévision des migrations hivernales. Elles s'échelonnent en petits points noirs sur plusieurs niveaux, telles des notes sur des portées. En effet l'hiver la glace emprisonne cette immense étendue d'eau et les températures descendent bien en-dessous de zéro.
Nous passons la nuit dans un endroit charmant, Vente, nom évocateur des tempêtes qui doivent sévir dans les parages. Le bungalow de bois que nous occupons est très agréable et permet une belle vue sur l'ampleur de l'espace lacustre. Devant nous un petit port assailli de dizaines de mouettes et de quelques groupes de canards qui glissent tels des skieurs nautiques sur l'eau. Dans les branches au-dessus de nous des quantités d'oiseaux se déplacent en bande. On a l'impression qu'une agitation s'empare de tous ces volatiles, qui se préparent à prendre leurs quartiers d'hiver plus au sud.
Ce delta du Niemen dégage une impression de qiuétude. Des petits villages s'allongent le long des berges de canaux. Des multitudes de bateaux sont amarrés le long de berges à peine aménagées. L'état de beaucoup d'entre eux laissent à désirer, comme s'ils n'étaient pas vraiment entretenus. De nombreux ronds dans l'eau attestent la présence de poissons. Ce sont, assurément, des lieux dans lesquels j'aimerais m'arrêter plusieurs jours, prendre le temps de pêcher et de rêver face à l'étendue liquide.
Mais nous sommes câblés pour avancer et bouger. Comme si le mouvement et l'effort nous donnaient l'illusion de vivre. Donc nous remontons la côte de la Mer Baltique vers le nord, par de petites routes et chemins qui sont indiqués comme pistes cyclables. Le pays est en évolution rapide, ce qui fait que des modifications d'itinéraire récentes ne sont pas prises en compte sur le guide que le propriétaire apiculteur du camping nous a gentiment donné quelques jours auparavant. Ces topos sont faits exactement sur le modèle de ceux du bord du Danube. Cela s'explique facilement, car un Allemand que nous avons rencontré à Vilnius, travaille à la description des voies cyclables des pays baltes. Il s'inspire tout simplement de ce qui existe dans son pays. Pour le moment, ce n'est qu'un balbutiement, mais les choses avancent à grands pas ou plutôt à grandes roues.
Parfois la piste est sablonneuse et cela nécessite des efforts pour extraire les roues qui
ont une fâcheuse tendance à s'enfoncer profondément dans un sable fin. Jean lève une importante compagnie de bartavelles. Ces beaux oiseaux décollent des herbes et vont se poser un peu plus loin. J'essaie de les retrouver afin de les photographier, mais malgré une fouille minutieuse je n'y arrive pas.
Après quelques hésitations sur l'itinéraire à suivre, nous pénétrons dans la ville de Klaipéda, grande station balnéaire. La cité est immense, il nous faudra plus de 10 kilomètres pour la traverser. Nous nous arrêtons sur une pelouse au pied d'une haute barre d'immeuble et nous déjeunons. La circulation des vélos est bien organisée, une large piste cyclable sur laquelle piétons et vélos se déplacent, nécessite de l'attention, cependant permet de ne pas être soumis au danger du trafic automobile assez dense.
Nous cédons au rite du café, dans un bistrot sur une petite place en centre ville. Oh surprise! Le propriétaire est suisse.
Notre but de la journée est la station estivale de Palanga, réputée pour ses plages de sable fin et son musée de l'ambre. Arrivant trop tard, nous ne pouvons le visiter le jour même, ce que nous ferons le lendemain. Nous sommes abordés devant le syndicat d'initiative par une jeune femme qui loue une chambre. Nous la suivons et pour un prix dérisoire de l'ordre de 15 euros à deux nous obtenons un hébergement avec toutes les commodités en pleine ville.
La visite du musée de l'ambre est particulièrement intéressante. Une multitude de pièces sont exposées, avec des incrustations d'insectes de toutes sortes. Des systèmes de loupe permettent de visualiser dans des conditions excellentes l'ensemble des pierres exposées.
L'ambiance dans cette petite station balnéaire sans grande caractéristique est agréable. Au mois de septembre il n'y a plus grand monde. Le soir la promenade est quasiment déserte. J'en profite pour accomplir une longue promenade à pied, en nocturne le long de la grève, les pieds presque dans l'eau. La mer est calme, de petites vagues entretiennent un léger bruit de fond.
Le lendemain avant de mettre le cap vers l'intérieur du pays, nous effectuons à nouveau une promenade le long de la mer, mais cette fois à vélo. Rouler sur la partie humide du sable léché par les vagues procure un grand plaisir. Le sable mouillé devient suffisamment dur pour résister à la pression des roues, il faut faire attention de ne pas se laisser surprendre et rouler dans l'eau, car le sel pour la mécanique ce n'est pas l'idéal, le sable n'étant pas conseillé non plus. Ce qui m'a frappé dans cette petite ville de villégiature, c'est qu'en bord de mer, il y a de nombreux sièges disposés comme dans une salle de cinéma de part et d'autre de la chaussée perpendiculaire au rivage. Là de nombreuses personnes viennent s'assoir à toute heure de la journée et fixent la mer, dans une parfaite immobilité.
Nous mettons le cap plein est dans les terres et nous rendons à Paliedai, magnifique village en bordure d'un immense lac, noyé dans une forêt gigantesque. Nous allons y demeurer deux jours. Les conditions de logement sont très agréables chez des particuliers, le tout pour 9 euros la nuit chacun.
Le site est magnifique, on pourrait se croire quelque part au fond de la Finlande. L'endroit est tellement isolé, que les Russes y avaient installé un site de fusées nucléaires pointées vers l'Occident. Les Lituaniens ne l'ont découvert qu'en 1992, bien que les Russes l'aient désactivé en 1978, après qu'il ait été découvert par un satellite espion américain. Nous partons le visiter. En pleine forêt, nous prenons nos billets et sommes les seuls touristes qu'une charmante lituanienne emmène dans un dédale de sous-terrains. Nous explorons différentes pièces dont le PC de conduite de tir et un silo de stationnement de l'un des quatre missiles balistiques qui étaient mis en œuvre au fond de cette forêt.
Lorsque nous ressortons un groupe de touristes allemands commence la visite. Nous reprenons nos vélos et nous enfonçons dans la forêt en contournant le très grand lac qui fait la réputation du lieu. Nous n'y croisons pratiquement personne. Les cèpes et les girolles y pullulent, ce qui nous permet de faire une magnifique récolte. Cette journée en forêt entre la visite de cette infrastructure de mise en œuvre de fusées et cette superbe cueillette de champignons me laissera l'un de mes plus beaux souvenirs de ces deux mois d'errance. Le soir nous offrons une bonne partie de notre butin à nos hôtes. Les cèpes nous les cuisons en fines lamelles à même la poêle à frire et les girolles nous les utilisons dans une magnifique et grosse omelette, que nous dégustons installés confortablement dans un jardin charmant entretenu au cordeau. Je me promets de revenir dans ces contrées pour y séjourner plus longtemps, me consacrant à la pêche à la cueillette des champignons et la balade en forêt.
Mais hélas, nous sommes déjà le 11 septembre et nous voulons aller encore en Lettonie et Estonie, alors que notre avion décolle le 21 de ce mois, de Riga. Donc nous reprenons la route. Ce matin aube pas très engageante, la pluie nous accueille au réveil de cinq à sept heures, puis le temps sans réellement se dégager nous permet de partir sur une route presque sèche. Sous cette atmosphère menaçante les grandes forêts ont perdu leur aspect riant et l'austérité règne, heureusement il ne fait pas froid, bien que nous soyons loin des températures du mois d'août en Allemagne. De plus nous avons un vent contraire , mais ne nous plaignons pas car jusqu'à présent il nous a souvent été favorable. Dernière ville frontière Ezere, nous faisons une dernière halte en Lituanie et vers les midi nous franchissons la frontière.
Dès que nous passons la frontière, la route après le premier virage devient excellente. Un magnifique panneau de l'Union Européenne indique que c'est elle qui participe aux financements. Mais quelle est notre surprise de constater que cette chaussée de toute beauté ne dure que cent mètres, et manifestement il ne s'agit pas de travaux qui viennent de commencer, car il n'y a plus aucune trace d'engin ou de matériau. Après quelques kilomètres effectués sur un chemin de terre nous rentrons dans la première petite ville lituanienne, Lazdiai. Elle est très propre, les maisons sont magnifiquement peintes de couleurs vives, où le jaune moutarde et le vert dominent. Que cela est joli, et comme cela donne de la gaîté aux habitations.
Première opération , retirer de l'argent local. Chacun des trois pays baltes a sa monnaie, donc il nous faudra jongler les jours à venir avec les taux de change. Contrairement à ce que nous lisons dans notre guide, les autres pays baltes n'acceptent généralement pas la monnaie du troisième. Par contre, il est souvent possible de payer en euros en particulier pour le logement, et même aussi au restaurant. On est cependant loin de l'Albanie où j'ai vu à Tirana dans un restaurant la note qui était exprimée en leks albanais, en euros et en dollars, il n'y avait que l'embarras du choix. Donc cette première petite agglomération nous fait le meilleur effet sur ce nouveau pays que nous abordons. Nous poursuivons en direction de Vilnius. Nous empruntons une route de toute beauté au goudron de belle qualité. La circulation y est très faible. Le vent dans le dos, notre vitesse se situe aux environs des trente à l'heure. Les côtes sont quasi inexistantes. Les kilomètres défilent à vive allure, le grand braquet en permanence enclenché, le plaisir est immense. On est vraiment dans une belle séance de ce que Jean appelle la vélothérapie. Le corps chauffé par l'effort et caressé par l'air du déplacement, la sensation est très agréable. Ce rythme nous le soutenons plusieurs heures.
Nous parvenons dans une grande ville et allons faire nos courses pour midi dans un centre commercial. Il est tout neuf et de belles dimensions. Le pays comme ceux que nous avons traversés et ceux que nous allons rejoindre est en plein développement. Ce qui est étonnant dans ce grand magasin, il n'y a pratiquement que des femmes et jeunes entre 15 et 40 ans. La gente féminine slave ne laisse pas insensible, attention de ne pas avoir de regards trop insistants. Les commissions faites, comme chaque midi rituellement nous cherchons le premier banc afin de déjeuner. Il nous faut aujourd'hui plusieurs kilomètres pour arriver à nos fins. Nous traversons les faubourgs de la ville et nous jetons notre dévolu sur un banc devant un arrêt de bus. Plusieurs chauffeurs en redémarrant nous gratifient d'un signe amical. Une babouchka s'approche et cherche à entamer la conversation, mais elle ne parle que le russe. Nous n'arrivons pas à nous comprendre. Comme il est dommage que nous passions à côté de cet échange. Lorsque nous lui disons «fransouski», elle pousse des petites exclamations d'étonnement. On sent dans son regard qu'elle regrette autant que nous cette impossibilité de communiquer.
Nous traversons la ville qui semble comme endormie, il est treize heures. En quittant Alytus, nous traversons un pont. Il s'agit d'un fleuve mythique que nous retrouverons plus loin, le Niemen. Notre but pour le moment est Vilnius. La capitale. Cette
dernière, est la seule des trois capitales des pays baltes, éloignée du bord de la mer Baltique. De ce fait nous allons faire un parcours assez long dans ce pays qui pourtant n'est pas très grand.
Le vent nous est toujours favorable et la vitesse toujours importante. Notre itinéraire suit une route départementale, qui chemine à travers champs en jachère et petites forêts de conifères. La luminosité, douce, donne des teintes pastel à la nature. Il en ressort une sérénité à évoluer dans ce paysage. De temps à autre un petit village aux maisons de bois multicolores, avec une multitude de pommiers chargés de gros fruits à la teinte en harmonie avec les murs peints. Cette première journée en Lituanie nous donne une sensation de bonheur comme j'en ressens rarement. Et les kilomètres défilent. Vers quinze heures nous avons dépassé les 130 kilomètres .
Un petit magasin dans un village, nous y achetons des gâteaux. Ils ne sont pas aussi bons que les grosses pâtisseries allemandes , et la marchande n' a pas l'air de vouloir rigoler. Elle ne répond ni à notre bonjour ni à notre au revoir, pourtant nous avons été très polis. C'est sans doute cela le froid balte. Mais cela ne nous coupe pas l'appétit. Nous nous installons et dévorons nos friandises en nous désaltérant d'une énorme bouteille de banga local, bien pétillant et bien chimique; mais c'est très énergétique, en fournissant un apport immédiat de sucre; en effet notre journée est loin d'être finie. Notre point de chute est la petite et magnifique ville de Trakai. Encore une trentaine de kilomètres pour l'atteindre, et une fois sur place, ce n'est pas encore fini, le camping est à sept kilomètres. Vers les dix neuf heures nous l'atteignons bien contents de nous arrêter après cent soixante kilomètres. Ce sera notre plus longue étape. L'endroit est charmant et presque désert, quelques Allemands. Mais premier petit désagrément, le gérant essaie de nous rouler en ne nous rendant pas la monnaie. Devant mon insistance, il feint l'oubli et nous tend un billet.
Visite de la ville le lendemain matin. Elle est magnifique à plus d'un titre, toujours cette architecture de bois peints avec des couleurs vives, un lac immense et un superbe château sur une petite île. L'endroit dégage une telle quiétude que nous resterions bien quelques jours à ne rien faire, simplement errer nonchalamment dans les rues, sur les terrasses de cafés perchées sur l'eau et nous balader le long de la grève du lac.
Mais voilà nous courons après le temps, dans vingt jours c'est le retour et nous avons encore trois pays à traverser. Certes ils sont de petites dimensions, mais ils recèlent de multiples beautés qu'elles soient naturelles ou artificielles, je pense en particulier aux trois capitales que sont Vilnius, Riga et Tallinn.
Nous mettons donc le cap sur la première de ces capitales celle de la Lituanie. La distance à parcourir n'est pas très importante, quelques quarante kilomètres, mais essentiellement en zone urbaine ou péri-urbaine, rien de très agréable. Nous avons rendez-vous avec Paulus, membre de «Warm Shower», organisation d'entraide par le net entre rando-cyclistes. L'arrivée dans la périphérie est assez pénible et dangereuse.
Nous assistons à plusieurs accrochages entre véhicules, dont un camion qui a sérieusement bousculé une voiture. Donc cela nous incite à la plus grande prudence, souvent sur les trottoirs, mais parfois nous sommes dans l'obligation d'emprunter des tronçons de voie rapide, expérience très déplaisante. Moins on y traîne et mieux c'est, donc j'appuie sur les pédales comme un fou. Puis enfin nous parvenons dans le centre ville. Bien que le trafic reste conséquent, la vitesse est moindre et de ce fait l'impression d'insécurité diminue nettement. Des rues bien pavées sont agréables à la roue du vélo, rien à voir avec les pavés du nord de la Pologne. Il nous faut trouver où habite Paulus. Plusieurs personnes soit en allemand soit en anglais nous renseignent et nous voilà partis longer le fleuve en direction du nord . Une piste cyclable le long des quais nous permet d'avancer en toute sécurité tout en ayant un joli point de vue en découvrant cette ville.
Après quelques péripéties nous arrivons devant un ensemble de blocs à l'aspect délabré. Nous avons des difficultés à nous repérer, dues à une anomalie d'indication du numéro de bloc. Enfin après quelques indications des voisins et avoir pris le temps de caresser un gros chat au pelage et aux yeux superbes, nous voyons Paulus arriver avec sa copine. Nous rejoignons son petit appartement. Il veut nous céder sa chambre, nous refusons et nous nous mettons tous les deux dans un petit bureau. Le premier contact est sympathique, et nous allons passer deux nuits chez lui. Je crois que lui comme nous nous en avons tiré une riche expérience. Heureusement il a une très bonne maîtrise de l'anglais ce qui nous permet de nous lancer dans des discussions de bon niveau, histoire de la Lituanie, relations Russie Lituanie, géopolitique internationale actuelle avec le basculement d'une partie des pays de l'est et d'une petite partie de l'URSS dans l'Union Européenne, comparaison Pacte de Varsovie OTAN, technologie et gestion des guerres modernes, adaptation de la société lituanienne au changement de régime...
Nous passons une soirée charmante à visiter la vieille ville et nous les invitons dans un restaurant de leur choix, fréquenté par la jeunesse de la capitale. Le lendemain Paulus nous fait faire une visite marathon de la ville commencée tôt le matin et terminée à la nuit tombée. Entre autres nous visitons le musée du KGB, très impressionnant, et dire qu'il n'y a pas très longtemps ces locaux étaient toujours activés dans le cadre de la lutte contre les indépendantistes. Nous garderons de cette journée et demie passée dans la capitale lituanienne un excellent souvenir, et cela grâce à notre guide bénévole. C'était la première fois qu'il hébergeait des personnes dans le cadre de «Warm Shower», et manifestement il n'a pas fait les choses à moitié. Jamais, si nous avions été seuls avec tous les guides du monde nous n'aurions eu en si peu de temps une vue aussi complète de la ville. Un grand merci à Paulus.
Le jour du départ arrive, il pleut fort, le quartier avec ses vieilles façades de blocs communistes est lugubre, mais l'accueil a été si formidable que le moral reste au beau fixe. Pour la première fois nous avons l'intention de prendre le train pour Kaunas, ville située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Vilnius. Nous prenons un dernier petit déjeuner dans la minuscule cuisine de Paulus. Il nous confectionne des crêpes aux allures de gros mattefins que nous couvrons copieusement de sucre. Avec un petit pincement au cœur nous disons au revoir. Immédiatement la réalité du moment nous
rattrape, les sept kilomètres pour se rendre à la gare sont effectués sous de véritables trombes, à tel point qu'en finale nous roulons dans de grosses flaques. Les billets sont vite pris, nous les trouvons assez chers pour le pays, pas loin de ce qu'on paie avec la SNCF. Il faut reconnaître que le train est des plus modernes, un peu dans le style des nouveaux TER panoramiques. Pour les vélos pas de problèmes, on les monte tels quels et ce sera le cas aussi en Lettonie. Là, par contre, les trains seront beaucoup moins modernes. D'ailleurs les Baltes privilégient le car au train. Le contrôleur tout fier de son train discute un long moment avec nous. Lorsque nous lui disons que nous sommes français, il s'exclamera sur la beauté et la vitesse du TGV.
Le train après un parcours, court dans l'absolu, mais relativement long pour la distance parcourue nous dépose à la gare de Kaunas. Elle se situe en périphérie de la ville, mais nous ne savons pas de quel côté. Une dame parlant un français remarquable, après nous avoir entretenus un long moment, sa conversation étant très intéressante, nous induit totalement en erreur. Peut-être nous sommes-nous mal exprimés sur nos intentions. Cela se termine à la boussole. La Mer Baltique se trouve à l'ouest, donc cap au 270. Nous ne traverserons jamais le centre ville, mais serons entraînés le long de grandes rocades. De toute évidence Kaunas est une grande ville, la seconde de Lituanie. Les faubourgs sont interminables, la circulation désagréable ralentissant l'écoulement du temps. Après une dizaine de kilomètres, nous arrivons sur un immense pont, sous lequel coule le fleuve au nom mythique le Niemen. Rejoindre la berge n'est pas aisé. Il nous faut faire demi-tour descendre de grands escaliers et enfin nous voilà à pédaler le long de ce fleuve qui a laissé son nom dans l'histoire.
La première chose à laquelle je pense c'est le Normandie-Niemen, fameux escadron de chasse envoyé par de Gaulle combattre sur le front de l'est aux côtés des Russes et qui inscrivit de très belles pages de gloire de l'aviation française.
Il est aux environs de midi, nous avons plus envie de flâner le long du fleuve que de rouler. À petit rythme, nous suivons un semblant de piste cyclable en contemplant le fleuve. Il n'est pas très rapide, de nombreux pêcheurs attrapent des poissons blancs à la canne à bouchon. Nous nous arrêtons pour déjeuner sur un banc. Ensuite nous nous enfonçons dans de petits chemins boueux qui se perdent au milieu du fleuve. Après d'innombrables détours dans des zones de marais et de broussailles nous sommes acculés à une impasse. Nous nous trouvons sur une pointe de sable, le Niemen à gauche et un immense marais que nous avons longé sans nous en rendre compte à notre droite. Les petites sentes boueuses et très glissantes nous les parcourons en sens inverse. Vers les quinze heures trente, nous retrouvons le bitume et nous n'avons fait que 35 kilomètres en tenant compte des 7 kilomètres de la traversée de Vilnius. Cela me donne un petit coup au moral. Un café sur le bord du fleuve, nous y dégustons un café, avec le temps perdu nous ne sommes plus à une demi-heure près. La serveuse est le type même de la beauté slave totalement envoûtante, trente cinq ans, l'allure svelte, la chevelure abondante, des traits de visage austères comme ciselés par un sculpteur au burin précis. Il nous est difficile de ne pas la regarder.
Il nous faut bien repartir. La route est très passante. Les premiers coups de pédale sont pénibles, puis le rythme est pris. Une vingtaine de kilomètres plus loin, le gros du trafic quitte le Niemen. Nous nous retrouvons sur une route magnifique presque déserte avec le fleuve en toile de fond. Le plaisir arrive et en se relayant nous pédalons à vive allure. Il est tout à fait étonnant, je dirais même étrange de constater que l'on passe sans transition d'une envie modérée de pédaler pour ne pas dire moins, à un véritable enthousiasme. Les conditions extérieures y sont pour beaucoup. Cette route excellente longeant le fleuve dans une campagne vallonnée et le beau temps de retour dans cet après-midi finissant sont les éléments qui se conjuguent et nous plongent dans cet état de grâce générateur de bonheur. Nous roulons à vive allure, comme lancés à la poursuite l'un de l'autre. L'envie d'appuyer sur les pédales jusqu'à la nuit tombée me motive. Vers les dix neuf heures trente un panneau de camping, que Jean a vu, nous stoppe dans notre élan. Un peu à regret je m'arrête. Après un départ pour le moins lent et commencé sous des trombes, la fin de l'après-midi se sera déroulée à vive allure et le compteur affiche plus de cent kilomètres pour aujourd'hui.
Le camping est désert. Vaste champ où nous sommes seuls. Il est tout neuf. Le propriétaire est en train de finir d'aménager les sanitaires. Sa fille part dans le bois d'à côté et revient avec un seau de champignons. Il s'exprime assez bien en anglais et vient nous parler de son métier. Il est apiculteur. On lui achètera un pot de miel excellent. La soirée est paisible le long de la vallée du Niemen. Dans quelques années il n'est pas impossible que ce type de parcours devienne beaucoup plus touristique. En particulier une piste cyclable est en construction. Une fois finie, il est fort probable que les amateurs de descente de fleuve à vélo soient nombreux à y venir. L'automne commence à se faire sentir, surtout à ces latitudes, la chaleur des six premières semaines est passée. Le soir nous nous habillons, bien que l'on ne puisse pas encore parler de froid. Une de nos grosses craintes concernant ce voyage résidait dans la foule de moustiques aux piqûres desquels nous pensions être soumis durant de longues périodes. Eh bien nous n'en avons pratiquement pas rencontré. En Masurie on nous avait tout particulièrement mis en garde. Maintenant que nous sommes à des latitudes nord, il semblerait que la saison ne soit plus très propice à ces intrus. Je me souviens avec une certaine terreur d'avoir été soumis en Écosse aux terribles midjes, petits insectes de la grosseur d'un grain de poivre, attaquant par milliers. Heureusement nous n'en avons pas vu un seul.
Il nous faut trois jours pour atteindre le delta du Niemen, car nous allons être immobilisés par le mauvais temps trente six heures dans la petite ville de Pagegia. Les Lituaniens semblent ignorer la pluie, ils se déplacent sous des trombes sans parapluie comme s'il faisait beau. J'ai vu un homme et une femme sous un déluge, chacun avec un gros seau de pommes de terre ne se souciant absolument pas de ce qui leur tombait dessus. Les patates ont dû être bien lavées!!!
Bien logés chez l'habitant nous avons tout loisir de profiter de cet arrêt imposé. J'en profite pour lire un livre en allemand trouvé dans un petit salon. Et je suis tout content de n'éprouver aucune difficulté. Il faut dire que durant deux mois utiliser des langues étrangères, anglais et allemand en ce qui nous concerne, renforce la capacité d'expression et remémore des tas d'expressions apprises mais enfouies quelque part dans le cerveau.
Les derniers kilomètres avant le delta sont parcourus sur un tronçon de route en terre, pour le moins pas très carrossable. Avec 20 kilogrammes de bagages la conduite n'est pas confortable. Le lieu n'est plus beaucoup fréquenté à cette époque. Le site est immense. C'est un paradis pour les pêcheurs. Le fleuve se déverse dans cet immense estuaire, plutôt un gigantesque lac, coupé de la mer par un très long ruban de sable, dont la moitié sud se trouve en Russie dans l'enclave de Kaliningrad. Les dimensions sont impressionnantes, à peu près cinquante kilomètres de long et une vingtaine de large. C'est aussi un paradis ornithologique. Des quantités d'oiseaux volent en tous sens. Nous voyons des cigognes, qui ne semblent pas farouches du tout. Sur les fils électriques les premiers regroupements d'hirondelles se forment en prévision des migrations hivernales. Elles s'échelonnent en petits points noirs sur plusieurs niveaux, telles des notes sur des portées. En effet l'hiver la glace emprisonne cette immense étendue d'eau et les températures descendent bien en-dessous de zéro.
Nous passons la nuit dans un endroit charmant, Vente, nom évocateur des tempêtes qui doivent sévir dans les parages. Le bungalow de bois que nous occupons est très agréable et permet une belle vue sur l'ampleur de l'espace lacustre. Devant nous un petit port assailli de dizaines de mouettes et de quelques groupes de canards qui glissent tels des skieurs nautiques sur l'eau. Dans les branches au-dessus de nous des quantités d'oiseaux se déplacent en bande. On a l'impression qu'une agitation s'empare de tous ces volatiles, qui se préparent à prendre leurs quartiers d'hiver plus au sud.
Ce delta du Niemen dégage une impression de qiuétude. Des petits villages s'allongent le long des berges de canaux. Des multitudes de bateaux sont amarrés le long de berges à peine aménagées. L'état de beaucoup d'entre eux laissent à désirer, comme s'ils n'étaient pas vraiment entretenus. De nombreux ronds dans l'eau attestent la présence de poissons. Ce sont, assurément, des lieux dans lesquels j'aimerais m'arrêter plusieurs jours, prendre le temps de pêcher et de rêver face à l'étendue liquide.
Mais nous sommes câblés pour avancer et bouger. Comme si le mouvement et l'effort nous donnaient l'illusion de vivre. Donc nous remontons la côte de la Mer Baltique vers le nord, par de petites routes et chemins qui sont indiqués comme pistes cyclables. Le pays est en évolution rapide, ce qui fait que des modifications d'itinéraire récentes ne sont pas prises en compte sur le guide que le propriétaire apiculteur du camping nous a gentiment donné quelques jours auparavant. Ces topos sont faits exactement sur le modèle de ceux du bord du Danube. Cela s'explique facilement, car un Allemand que nous avons rencontré à Vilnius, travaille à la description des voies cyclables des pays baltes. Il s'inspire tout simplement de ce qui existe dans son pays. Pour le moment, ce n'est qu'un balbutiement, mais les choses avancent à grands pas ou plutôt à grandes roues.
Parfois la piste est sablonneuse et cela nécessite des efforts pour extraire les roues qui
ont une fâcheuse tendance à s'enfoncer profondément dans un sable fin. Jean lève une importante compagnie de bartavelles. Ces beaux oiseaux décollent des herbes et vont se poser un peu plus loin. J'essaie de les retrouver afin de les photographier, mais malgré une fouille minutieuse je n'y arrive pas.
Après quelques hésitations sur l'itinéraire à suivre, nous pénétrons dans la ville de Klaipéda, grande station balnéaire. La cité est immense, il nous faudra plus de 10 kilomètres pour la traverser. Nous nous arrêtons sur une pelouse au pied d'une haute barre d'immeuble et nous déjeunons. La circulation des vélos est bien organisée, une large piste cyclable sur laquelle piétons et vélos se déplacent, nécessite de l'attention, cependant permet de ne pas être soumis au danger du trafic automobile assez dense.
Nous cédons au rite du café, dans un bistrot sur une petite place en centre ville. Oh surprise! Le propriétaire est suisse.
Notre but de la journée est la station estivale de Palanga, réputée pour ses plages de sable fin et son musée de l'ambre. Arrivant trop tard, nous ne pouvons le visiter le jour même, ce que nous ferons le lendemain. Nous sommes abordés devant le syndicat d'initiative par une jeune femme qui loue une chambre. Nous la suivons et pour un prix dérisoire de l'ordre de 15 euros à deux nous obtenons un hébergement avec toutes les commodités en pleine ville.
La visite du musée de l'ambre est particulièrement intéressante. Une multitude de pièces sont exposées, avec des incrustations d'insectes de toutes sortes. Des systèmes de loupe permettent de visualiser dans des conditions excellentes l'ensemble des pierres exposées.
L'ambiance dans cette petite station balnéaire sans grande caractéristique est agréable. Au mois de septembre il n'y a plus grand monde. Le soir la promenade est quasiment déserte. J'en profite pour accomplir une longue promenade à pied, en nocturne le long de la grève, les pieds presque dans l'eau. La mer est calme, de petites vagues entretiennent un léger bruit de fond.
Le lendemain avant de mettre le cap vers l'intérieur du pays, nous effectuons à nouveau une promenade le long de la mer, mais cette fois à vélo. Rouler sur la partie humide du sable léché par les vagues procure un grand plaisir. Le sable mouillé devient suffisamment dur pour résister à la pression des roues, il faut faire attention de ne pas se laisser surprendre et rouler dans l'eau, car le sel pour la mécanique ce n'est pas l'idéal, le sable n'étant pas conseillé non plus. Ce qui m'a frappé dans cette petite ville de villégiature, c'est qu'en bord de mer, il y a de nombreux sièges disposés comme dans une salle de cinéma de part et d'autre de la chaussée perpendiculaire au rivage. Là de nombreuses personnes viennent s'assoir à toute heure de la journée et fixent la mer, dans une parfaite immobilité.
Nous mettons le cap plein est dans les terres et nous rendons à Paliedai, magnifique village en bordure d'un immense lac, noyé dans une forêt gigantesque. Nous allons y demeurer deux jours. Les conditions de logement sont très agréables chez des particuliers, le tout pour 9 euros la nuit chacun.
Le site est magnifique, on pourrait se croire quelque part au fond de la Finlande. L'endroit est tellement isolé, que les Russes y avaient installé un site de fusées nucléaires pointées vers l'Occident. Les Lituaniens ne l'ont découvert qu'en 1992, bien que les Russes l'aient désactivé en 1978, après qu'il ait été découvert par un satellite espion américain. Nous partons le visiter. En pleine forêt, nous prenons nos billets et sommes les seuls touristes qu'une charmante lituanienne emmène dans un dédale de sous-terrains. Nous explorons différentes pièces dont le PC de conduite de tir et un silo de stationnement de l'un des quatre missiles balistiques qui étaient mis en œuvre au fond de cette forêt.
Lorsque nous ressortons un groupe de touristes allemands commence la visite. Nous reprenons nos vélos et nous enfonçons dans la forêt en contournant le très grand lac qui fait la réputation du lieu. Nous n'y croisons pratiquement personne. Les cèpes et les girolles y pullulent, ce qui nous permet de faire une magnifique récolte. Cette journée en forêt entre la visite de cette infrastructure de mise en œuvre de fusées et cette superbe cueillette de champignons me laissera l'un de mes plus beaux souvenirs de ces deux mois d'errance. Le soir nous offrons une bonne partie de notre butin à nos hôtes. Les cèpes nous les cuisons en fines lamelles à même la poêle à frire et les girolles nous les utilisons dans une magnifique et grosse omelette, que nous dégustons installés confortablement dans un jardin charmant entretenu au cordeau. Je me promets de revenir dans ces contrées pour y séjourner plus longtemps, me consacrant à la pêche à la cueillette des champignons et la balade en forêt.
Mais hélas, nous sommes déjà le 11 septembre et nous voulons aller encore en Lettonie et Estonie, alors que notre avion décolle le 21 de ce mois, de Riga. Donc nous reprenons la route. Ce matin aube pas très engageante, la pluie nous accueille au réveil de cinq à sept heures, puis le temps sans réellement se dégager nous permet de partir sur une route presque sèche. Sous cette atmosphère menaçante les grandes forêts ont perdu leur aspect riant et l'austérité règne, heureusement il ne fait pas froid, bien que nous soyons loin des températures du mois d'août en Allemagne. De plus nous avons un vent contraire , mais ne nous plaignons pas car jusqu'à présent il nous a souvent été favorable. Dernière ville frontière Ezere, nous faisons une dernière halte en Lituanie et vers les midi nous franchissons la frontière.
Itinéraire Bruxelles - Berlin à vélo English translation pending
Bonjour à toutes/tous,
Nous avons le projet de rallier à deux, l'été 2010, Bruxelles à Berlin. Nous avons déjà les coordonnées d'un réseau hospitalité-vélo en Allemagne. Reste l'itinéraire qui devrait éviter les dénivellés trop importants et privilégier si possible routes ou pistes cyclables et/ou chemins de halage.
Est-ce possible ? Partage d'expériences vivement souhaité.
Merci d'avance
Nous avons le projet de rallier à deux, l'été 2010, Bruxelles à Berlin. Nous avons déjà les coordonnées d'un réseau hospitalité-vélo en Allemagne. Reste l'itinéraire qui devrait éviter les dénivellés trop importants et privilégier si possible routes ou pistes cyclables et/ou chemins de halage.
Est-ce possible ? Partage d'expériences vivement souhaité.
Merci d'avance
4,000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (4ème partie, Pologne) English translation pending
Pologne 14 août 01septembre 1250km
Encore vingt kilomètres et la jolie ville de Zakopane déroule sa magnifique architecture de bois. Nous sommes à la veille des fêtes du 15 août, une foule immense a envahi le lieu. Après nous être installés dans un camping vraiment bondé, nous partons à la découverte de cette station de montagne réputée. La rue principale est envahie d'une masse humaine compacte. De nombreux groupes folkloriques locaux chantent sur les places. Certains ont du succès car leurs représentations sont mélodieuses. La Pologne est le premier pays depuis notre départ qui n'est pas à l'euro. Nous devons donc nous préoccuper de nous pourvoir en zlotis, ce qui ne pose aucun problème, les distributeurs automatiques étant nombreux. L'ambiance dans cette petite ville au cœur des Tatras est sympathique malgré l'affluence. La soirée nous laisse un souvenir délicieux.
Au matin, du fait de la densité dans le camping, nous n'avons qu'une envie, vite partir. A la sortie de la ville je demande un renseignement à une vieille dame, qui parle un allemand parfait. En bordure de route une grande église à l'architecture originale lance à l'assaut du ciel son clocher profilé. Une foule compacte s'y presse pour l'office qui va commencer. Sur le parvis est érigée une imposante statue à la mémoire de Jean Paul II.
Cette région a un charme fou du fait de son architecture, mise dans un cadre naturel de grande beauté. En particulier le village de Chocholow est une splendeur, ensemble de maisons dont les murs sont constitués de grosses poutres à section carrée.
Nous perdons vite de l'altitude. Aujourd'hui j'éprouve un grand plaisir à pédaler. Notre destination est la petite ville de Makow. Après quelques détours et erreurs d'itinéraire sur des petites routes, nous y arrivons. Le camping est particulièrement agréable, très peu cher, 2, 5 euros par jour et d'un calme absolu. La tenancière gentille, parle correctement l'allemand. Ce sera la plus grande halte de notre voyage. Le séjour se prolongera trois jours et quatre nuits.
En effet cette petite ville fournit un point de départ idéal pour visiter Cracovie et Auschwitz. Ces visites, nous les ferons en prenant le car , ce qui nous évitera des déplacements à vélo dans des lieux où le trafic est très important, tout en conservant notre logement à prix modique.
Cracovie, pittoresque ville au passé riche, exerce une telle séduction que les multiples envahisseurs ne l'ont jamais détruite. Ils ont préféré s'y installer. Durant la deuxième guerre mondiale, le gauleiter tristement célèbre Frank avait élu domicile dans le château de Wawel. Notre visite de la ville commence par un café pris sur la place centrale, d'où nous pouvons assister à l'appel au clairon, répété à chacun des points cardinaux, qui ponctue chaque heure du haut de l'horloge. En effet cette tradition remonte à plusieurs siècles, depuis que le guetteur de la ville s'était fait surprendre et égorger par des envahisseurs, qui de ce fait avaient pris la ville par surprise. Nous déambulons à travers les vieilles rues, visitons une multitude de magnifiques églises ainsi que deux musées et allons déjeuner dans un petit restaurant un peu en retrait du flot touristique, très important en ce mois d'août. En fin d'après-midi nous reprenons le bus pour Makow, situé à 60 kilomètres.
Le lendemain de la même façon nous partons pour Auschwitz et Birkenau. Nous participons à la visite guidée avec un groupe de Français. Ce site est le symbole le plus connu du régime nazi et de sa folie d'anéantissement. Mais aussi impressionnant que soit le lieu, la médiatisation importante, bien compréhensible, il faut que tout le monde se souvienne, j'en garde malheureusement presque le souvenir d'une place qui doit faire partie du programme d'un voyage touristique au même titre que d'autres curiosités. La grande cohorte de touristes, dont nous faisons partie, désacralise en quelque sorte le site. Je serai beaucoup plus touché par d'autres lieux, en dehors des circuits classiques, donc moins fréquentés comme Majdanek ou Tréblinka.
J'ai profité de ces trois jours d'arrêt à Makow pour aller aux champignons dans les forêts polonaises. Une matinée seul à arpenter de grandes futaies me procure un réel plaisir. La récolte n'est pas fabuleuse, cependant quelques cepes, girolles et russules verdoyantes donneront matière à une excellente omelette. Au camping un groupe de Lyonnais se sont installés pour une quinzaine de jours et rayonnent en voiture dans les environs. Je me propose de les inviter à mon retour en France.
Avec une petite pointe de mélancolie je quitte ce lieu qui nous a été si agréable. Mais rapidement les mollets vont parler, ne laissant plus de place aux états d'âme . En effet, pour éviter la circulation, nous partons par de petites routes à travers les derniers contreforts accidentés avant les grandes plaines polonaises. Quelques côtes carabinées exigent des efforts soutenus et violents. Logiquement, en contre-partie les descentes apportent quelques moments de réjouissance, qu'il faut goûter avec modération. En effet, le revêtement de la route n'est pas mauvais, mais dans ces coins reculés, on n'est jamais à l'abri d'une surprise dans un virage. Dans ces cas-là, il est indispensable d'être en mesure de réagir avec célérité. Et justement, la vitesse avec plus de vingt kilogrammes de bagages entraîne une immense inertie sur l'action des freins. Cependant, malgré ce danger, je ne résiste pas au plaisir d'appuyer avec ardeur sur les pédales, grand braquet engagé dans une forte descente. Je bats mon record de vitesse, atteignant 74, 18km/h. A cette allure, il est étonnant de ne pas avoir vraiment une sensation de vitesse. Les sacoches, rabaissant le centre de gravité, doivent stabiliser la monture. Mais, ne pas se laisser griser, sur cette petite route de montagne au milieu des sapins, un virage serré sur la gauche m'attend au bas de la côte. Prudemment j'anticipe et me mets en posture de l'engager en toute sécurité.
La Pologne, sera le pays dans lequel nous séjournerons le plus longtemps. Nous allons en effectuer la traversée du sud au nord. De ces grandes plaines que nous abordons, même si elles ne présentent pas de caractéristiques, propres à attirer un tourisme de masse, il se dégage un charme fou. Le temps pratiquement toujours clément et la gentillesse des habitants rendent ce passage attrayant et agréable. Pédaler dans de grands espaces plats à vive allure procure une espèce de béatitude. Tous les soirs regarder la carte et constater que la distance se creuse, futilité démontrant une certaine vanité, mais tant pis cela procure un grand plaisir.
Parfois il nous arrive de nous retrouver durant de longues distances sur des routes au fort trafic. De gros camions lancés à toute vitesse nous frôlent. Pour abréger le calvaire, le réflexe est d' appuyer encore plus sur les pédales. Cependant, souvent des petites routes nous conduisent à travers la campagne paisible. Elle ressemble généralement à ce que l'on pourrait rencontrer en France, mais la curiosité n'en est pas moins avivée. Et puis les Polonais sont tellement serviables. On nous avait toujours vanté leur gentillesse. Nous la constatons chaque jour. Si nous nous arrêtons sur le bord de la chaussée dans un village, immédiatement la première personne croisée s'empresse de nous demander si nous cherchons notre chemin. Sous l'impulsion de Jean nous apprenons quelques mots dans la langue de chaque nouveau pays que nous abordons. D'être capable de dire bonjour, merci et au revoir, déclenche toujours un sourire amical. Les Polonais n'en sont vraiment pas avares.
Et puis cette grande plaine est ponctuée de lieux particuliers, naturels ou non. De jolies villes, je pense à Sandomiers et Lublin, de beaux fleuves comme la Vistule ou le Niemen et beaucoup de grands lacs tout particulièrement en Masurie. Et bien évidemment les traces de la deuxième guerre mondiale sont prégnantes.
Sur notre route, nous avons croisé Majdanek, le plus vaste camp de concentration. Le choc fut à la hauteur du spectacle. Par un dimanche après-midi pluvieux, sous un ciel bas uniformément sombre, au détour de la banlieue de Lublin, sans transition cet immense espace s'est ouvert, un peu en contre-bas dans une petite dépression. D'un regard nous avons une vue d'ensemble de ce paysage de mort. Un immense champ clos par des barbelés, entouré de miradors. A l'intérieur, se blottissent les baraquements, le tout bien mouillé par la pluie. La couleur noire est de loin celle qui prédomine. Le côté presque artisanal de cet ensemble, est la première chose qui nous frappe. De toute évidence, il fallait construire vite, la population concentrationnaire augmentant de façon exponentielle en fonction de l'expérience acquise par les nazis en matière de rafle. La quasi absence de touristes, seulement quelques Polonais, accentue la sensation de malaise face au caractère lugubre et inquiétant du lieu. Cette vision me choque à tel point que ma gorge se serre et mon rythme cardiaque se modifie. Je respire comme dans un étau, à inspirations mesurées. Cette émotion me surprend, me fauche littéralement dès le premier contact, je suis interloqué. Ce choc je ne m'y attendais pas, car ayant visité Auschwitz et Birkenau, je pensais m'être un peu blindé face à ces horreurs de notre histoire européenne récente. Eh bien non! Comme médusé je m' avance sur l'esplanade supportant le monument commémoratif. Il est gigantesque, massif, très sombre, de forme tarabiscotée. Il s'en dégage de l'effroi, une tristesse infinie. Je me demande s'il ne s'agit pas des portes de l'enfer. Comme ayant pris un coup de massue sur la tête, le regard presque hagard, je contemple apathique, le cerveau en léthargie, les deux cent soixante dix hectares de ce lieu concentrationnaire. Les faubourgs de Lublin dominent cette place de mort. Si à l'époque la ville avait déjà cette configuration, tout ce qui se passait dans ce camp d'extermination était visible de l'extérieur, même avec un périmètre de sécurité. Lentement, nous descendons l'escalier de l'esplanade, puis toujours sous le coup du saisissement, nous entreprenons le tour du réseau barbelé à vélo. Cette impression de construction artisanale, précaire constituée de matériaux légers, est vraiment troublante, bouleversante. Nous pénétrons ensuite dans l'enceinte du camp, puis dans un baraquement où s'entassaient de cinq à huit cents personnes. On a du mal à s'imaginer la scène. Ensuite nous nous enfonçons dans le bloc crématoire constitué de ses pièces aux fonctions bien déterminées, la salle douche où l'on entassait lesvictimes pour les soumettre au ziclon B, les fours crématoires, les pièces de dépeçage. Puis nous allons visiter les derniers bâtiments hors des barbelés, où se situe le musée retraçant l'histoire du camp. Cette visite de plus de deux heures, nous laissera un véritable traumatisme. Même maintenant, plus de deux mois après, alors que je couche cette expérience sur le papier, j'ai encore le cœur qui change de rythme et je déglutis avec difficulté en me remémorant ce spectacle d'apocalypse.
Monument commémorant les victimes de Majdanek
Immensité du lieu
Pas besoin d'explication, la preuve de l'horreur absolue
Ziklon B
Plan du camp
Dans un bâtiment de ce type en planches jusqu'à 800 personnes enfermées dans la plus totale inhumanité
Je suis à vélo cette immense ligne de barbelés en prise aux émotions les plus accablantes
Le temps bas accentue l'immense tristesse du lieu
Treblinka, autre lieu témoignant de la folie des hommes, m'a laissé un sentiment quelque peu différent. Des infrastructures concentrationnaires, il ne reste rien. Seule une immense clairière porte témoignage de ce qui s'est passé dans ce recoin de forêt caché. Le premier nom qui me vient à l'esprit c'est celui de Martin Gray et son livre qui a fait sensation il y a une trentaine d'années «Au nom de tous les miens». Je me remémore aussi le terrible livre « Treblinka», qui relate la révolte du camp, qui a conduit à sa destruction par les SS. Il s'en était fallu de peu qu'elle ne réussisse. Une ligne téléphonique non coupée a permis au commandant du camp d'appeler de l'aide extérieure.
On y accède par une route pavée. Le lieu est paisible. Une contribution faible est demandée pour se rendre dans la clairière. Là des milliers de pierres levées symbolisent et appellent à ne pas oublier les femmes, les enfants et les hommes qui furent exterminés ici. Certaines grosses pierres, et elles sont nombreuses, portent le nom de villes où d'importantes rafles furent conduites. En ce lieu, aucun bruit ne trouble le silence du souvenir. De loin en loin, furtivement quelques personnes se recueillent. En lisière de forêt quelques grands panneaux explicatifs complétés de photos d'époque retracent l'histoire du camp. Les photos des tortionnaires, figés dans leur conviction de mort, jettent un regard éternel sur la scène de leurs montreuses exactions. Cette symbolisation, à travers cette foule de pierres pointues levées, figées dans l'éternité de leur nature minérale, apporte comme une rédemption. On en ressent un allègement de l'âme face à la pesanteur des idées qui nous assaillent.
Pierres levées, seuls restes de ce camp détruit par les Allemands après la rébellion qui échoua de peu
Chaque pierre symbolise une ville où des rafles ont eu lieu
Un silence absolu dans ce terrible lieu au nom de Treblinka
En quittant ce site, nous tombons sur un gigantesque chantier de construction de route qui nous oblige à un détour de plusieurs dizaines de kilomètres. Cet immense travail en cours, sur fonds européens est tout un symbole. En effet nous longeons une voie ferrée renversée, qui va disparaître à jamais sous peu. Il s'agit des rails qui conduisaient les trains de déportés au camp. Impression étrange que de longer cette voie ferrée renversée sur le bord du talus en attente de sa destruction. Au cours de ce détour à travers de petits chemins, un bruit attire mon attention, un bruit de réacteur, mais je ne vois rien dans le ciel, pourtant ce sifflement caractéristique d'avion de combat persiste. Je m'arrête et scrute avec attention le ciel. Je découvre deux F16 qui s'entraînent très haut en altitude. Là aussi le symbole est fort, l'armée de l'air polonaise s'exerçant au-dessus de ces régions.
La voie ferrée du camp disparaît
Le dernier lieu ayant trait à la deuxième guerre mondiale que nous avons visité, le repère du loup en Masurie. Le PC d'Hitler caché au fond de la forêt polonaise. Un amoncellement incroyable de gros bunkers, dans lesquels Hitler et ses principaux collaborateurs sont restés cachés pendant plus de trois ans. Le lieu est austère. Le bunker dans lequel habitait Hitler dégage une impression de folie. Le logement de Bormann, son ange noir était localisé juste à côté. L'endroit est visité par beaucoup de monde. Nous y avons vu principalement des Polonais et des Allemands. Très impressionnant de voir les ruines de la salle dans laquelle l'attentat du mois de juillet 1944 contre le dictateur échoua, ce dernier ayant été de façon incroyable seulement légèrement blessé.



Mais heureusement en Pologne, on ne trouve pas uniquement les traces de ce passé douloureux. Ce sont ces deux belles villes que nous avons visitées, Sandomierz et Lublin.
La première de ces localités est perchée sur une colline. Une magnifique place centrale en pente, c'est assez rare. Nous nous y sommes installés un long moment profitant de la quiétude du lieu et de l'esthétique de l'architecture environnante où différents styles se côtoient. Un joli point de vue permet un panorama étendu sur la Vistule. Plus loin, nous serons amenés à traverser ce fleuve sur un bac archaïque dans un lieu improbable, en l'absence de tout autre passager.
Sandomierz
La seconde, Lublin, dénommée la Jérusalem de la Pologne est une ville magnifique, où le centre historique est de toute beauté. Les façades peintes donnent un cachet remarquable à cette cité. Nous n'y avons effectué qu'une visite rapide en soirée après une étape de plus de cent vingt kilomètres. Après des parcours de cette longueur, bien que je n'éprouve pas de grande fatigue, je ne suis pas totalement disponible pour arpenter et visiter un lieu, aussi intéressant soit-il. Cela fait partie des contraintes du voyage à vélo, qui par ailleurs présente beaucoup de points positifs.
Lublin
La Pologne c'est aussi ces nuées de lacs, immenses pour certains. La Masurie en compte des centaines. Ils sont reliés les uns aux autres par un réseau de canaux et d'écluses, qui donne un côté très pittoresque au paysage. Dans cette magnifique région nous y avons séjourné cinq jours. Sur certaines portions de route, nous pensions à la course cycliste Paris-Roubaix, car la chaussée est pavée. À vélo avec les sacoches, l'expérience prend des allures d'aventure! On essaye de rouler en bordure de route, car souvent une étroite bande de sable de quelques centimètres de large s'est créée entre les pavés et l'herbe. Il n'en faut pas plus pour limiter les vibrations qu'occasionne ce type de revêtement. Les campings en bordure d'étang sont adorables, parfois blottis dans la forêt, ou bien s'étalant sur de belles prairies. On peut pour un prix dérisoire louer un bungalow, ce que nous faisons les jours pluvieux. Ces petites constructions de bois ont beaucoup de charme. Souvent elles sont implantées un peu en hauteur, offrant un spectacle magnifique sur les plans d'eau, modestes ou grands. De charmantes villes de villégiature s'étalent en bordure de lacs. Je pense particulièrement à la belle Mikolajki.
La Pologne c'est surtout la gentillesse des gens. Comme je l'ai déjà mentionné, dès que nous nous arrêtions dans un petit village, on venait à notre aide. À vélo aussi, plusieurs fois nous avons été accompagnés par des personnes qui nous ramenaient sur notre itinéraire ou nous conduisaient à un camping ou un hôtel. C'est aussi toutes ces petites épiceries dans de minuscules villages où bien que le contact ne soit pas évident du fait de la barrière de la langue, tout se passe avec des sourires.
traversée sur un bac improbable dans un coin en dehors des cartes
A plusieurs reprises le soir nous avons mangé au restaurant. Généralement nous étions les seuls clients, ce qui était étonnant. Là aussi pour un prix faible la prestation était généralement de qualité.
Nos derniers kilomètres en Pologne nous les parcourons en longeant l'enclave russe de Kaliningrad. Bien que dans ces paysages campagnards nous ne distinguions rien de particulier, cela donne un petit côté mystérieux. Et puis après 18 jours dans ce beau pays, arrive un matin où il faut le quitter. Par un chemin de terre nous entrons en Lituanie. Une vieille barrière tordue et jetée à même le bord de la chaussée nous rappelle qu'il y a eu une frontière. Un peu plus loin un vieux réseau électrifié à l'abandon remémore qu'ici commençait l'Union Soviétique. Aujourd'hui par une jolie matinée, seul ce petit chemin désert nous invite à pénétrer en Lituanie.
Il n'y a pas si longtemps à cet emplacement entre Pologne et URSS il y avait des réseaux barbelés et le passage sans doute interdit, pourtant il s'agissait d'alliés du pacte de Varsovie. Maintenant on passe sans entrave et sans douanier entre deux pays de l'Union Européenne la Pologne et la Lituanie.
Encore vingt kilomètres et la jolie ville de Zakopane déroule sa magnifique architecture de bois. Nous sommes à la veille des fêtes du 15 août, une foule immense a envahi le lieu. Après nous être installés dans un camping vraiment bondé, nous partons à la découverte de cette station de montagne réputée. La rue principale est envahie d'une masse humaine compacte. De nombreux groupes folkloriques locaux chantent sur les places. Certains ont du succès car leurs représentations sont mélodieuses. La Pologne est le premier pays depuis notre départ qui n'est pas à l'euro. Nous devons donc nous préoccuper de nous pourvoir en zlotis, ce qui ne pose aucun problème, les distributeurs automatiques étant nombreux. L'ambiance dans cette petite ville au cœur des Tatras est sympathique malgré l'affluence. La soirée nous laisse un souvenir délicieux.
Au matin, du fait de la densité dans le camping, nous n'avons qu'une envie, vite partir. A la sortie de la ville je demande un renseignement à une vieille dame, qui parle un allemand parfait. En bordure de route une grande église à l'architecture originale lance à l'assaut du ciel son clocher profilé. Une foule compacte s'y presse pour l'office qui va commencer. Sur le parvis est érigée une imposante statue à la mémoire de Jean Paul II.
Cette région a un charme fou du fait de son architecture, mise dans un cadre naturel de grande beauté. En particulier le village de Chocholow est une splendeur, ensemble de maisons dont les murs sont constitués de grosses poutres à section carrée.
Nous perdons vite de l'altitude. Aujourd'hui j'éprouve un grand plaisir à pédaler. Notre destination est la petite ville de Makow. Après quelques détours et erreurs d'itinéraire sur des petites routes, nous y arrivons. Le camping est particulièrement agréable, très peu cher, 2, 5 euros par jour et d'un calme absolu. La tenancière gentille, parle correctement l'allemand. Ce sera la plus grande halte de notre voyage. Le séjour se prolongera trois jours et quatre nuits.
En effet cette petite ville fournit un point de départ idéal pour visiter Cracovie et Auschwitz. Ces visites, nous les ferons en prenant le car , ce qui nous évitera des déplacements à vélo dans des lieux où le trafic est très important, tout en conservant notre logement à prix modique.
Cracovie, pittoresque ville au passé riche, exerce une telle séduction que les multiples envahisseurs ne l'ont jamais détruite. Ils ont préféré s'y installer. Durant la deuxième guerre mondiale, le gauleiter tristement célèbre Frank avait élu domicile dans le château de Wawel. Notre visite de la ville commence par un café pris sur la place centrale, d'où nous pouvons assister à l'appel au clairon, répété à chacun des points cardinaux, qui ponctue chaque heure du haut de l'horloge. En effet cette tradition remonte à plusieurs siècles, depuis que le guetteur de la ville s'était fait surprendre et égorger par des envahisseurs, qui de ce fait avaient pris la ville par surprise. Nous déambulons à travers les vieilles rues, visitons une multitude de magnifiques églises ainsi que deux musées et allons déjeuner dans un petit restaurant un peu en retrait du flot touristique, très important en ce mois d'août. En fin d'après-midi nous reprenons le bus pour Makow, situé à 60 kilomètres.
Le lendemain de la même façon nous partons pour Auschwitz et Birkenau. Nous participons à la visite guidée avec un groupe de Français. Ce site est le symbole le plus connu du régime nazi et de sa folie d'anéantissement. Mais aussi impressionnant que soit le lieu, la médiatisation importante, bien compréhensible, il faut que tout le monde se souvienne, j'en garde malheureusement presque le souvenir d'une place qui doit faire partie du programme d'un voyage touristique au même titre que d'autres curiosités. La grande cohorte de touristes, dont nous faisons partie, désacralise en quelque sorte le site. Je serai beaucoup plus touché par d'autres lieux, en dehors des circuits classiques, donc moins fréquentés comme Majdanek ou Tréblinka.
J'ai profité de ces trois jours d'arrêt à Makow pour aller aux champignons dans les forêts polonaises. Une matinée seul à arpenter de grandes futaies me procure un réel plaisir. La récolte n'est pas fabuleuse, cependant quelques cepes, girolles et russules verdoyantes donneront matière à une excellente omelette. Au camping un groupe de Lyonnais se sont installés pour une quinzaine de jours et rayonnent en voiture dans les environs. Je me propose de les inviter à mon retour en France.
Avec une petite pointe de mélancolie je quitte ce lieu qui nous a été si agréable. Mais rapidement les mollets vont parler, ne laissant plus de place aux états d'âme . En effet, pour éviter la circulation, nous partons par de petites routes à travers les derniers contreforts accidentés avant les grandes plaines polonaises. Quelques côtes carabinées exigent des efforts soutenus et violents. Logiquement, en contre-partie les descentes apportent quelques moments de réjouissance, qu'il faut goûter avec modération. En effet, le revêtement de la route n'est pas mauvais, mais dans ces coins reculés, on n'est jamais à l'abri d'une surprise dans un virage. Dans ces cas-là, il est indispensable d'être en mesure de réagir avec célérité. Et justement, la vitesse avec plus de vingt kilogrammes de bagages entraîne une immense inertie sur l'action des freins. Cependant, malgré ce danger, je ne résiste pas au plaisir d'appuyer avec ardeur sur les pédales, grand braquet engagé dans une forte descente. Je bats mon record de vitesse, atteignant 74, 18km/h. A cette allure, il est étonnant de ne pas avoir vraiment une sensation de vitesse. Les sacoches, rabaissant le centre de gravité, doivent stabiliser la monture. Mais, ne pas se laisser griser, sur cette petite route de montagne au milieu des sapins, un virage serré sur la gauche m'attend au bas de la côte. Prudemment j'anticipe et me mets en posture de l'engager en toute sécurité.
La Pologne, sera le pays dans lequel nous séjournerons le plus longtemps. Nous allons en effectuer la traversée du sud au nord. De ces grandes plaines que nous abordons, même si elles ne présentent pas de caractéristiques, propres à attirer un tourisme de masse, il se dégage un charme fou. Le temps pratiquement toujours clément et la gentillesse des habitants rendent ce passage attrayant et agréable. Pédaler dans de grands espaces plats à vive allure procure une espèce de béatitude. Tous les soirs regarder la carte et constater que la distance se creuse, futilité démontrant une certaine vanité, mais tant pis cela procure un grand plaisir.
Parfois il nous arrive de nous retrouver durant de longues distances sur des routes au fort trafic. De gros camions lancés à toute vitesse nous frôlent. Pour abréger le calvaire, le réflexe est d' appuyer encore plus sur les pédales. Cependant, souvent des petites routes nous conduisent à travers la campagne paisible. Elle ressemble généralement à ce que l'on pourrait rencontrer en France, mais la curiosité n'en est pas moins avivée. Et puis les Polonais sont tellement serviables. On nous avait toujours vanté leur gentillesse. Nous la constatons chaque jour. Si nous nous arrêtons sur le bord de la chaussée dans un village, immédiatement la première personne croisée s'empresse de nous demander si nous cherchons notre chemin. Sous l'impulsion de Jean nous apprenons quelques mots dans la langue de chaque nouveau pays que nous abordons. D'être capable de dire bonjour, merci et au revoir, déclenche toujours un sourire amical. Les Polonais n'en sont vraiment pas avares.
Et puis cette grande plaine est ponctuée de lieux particuliers, naturels ou non. De jolies villes, je pense à Sandomiers et Lublin, de beaux fleuves comme la Vistule ou le Niemen et beaucoup de grands lacs tout particulièrement en Masurie. Et bien évidemment les traces de la deuxième guerre mondiale sont prégnantes.
Sur notre route, nous avons croisé Majdanek, le plus vaste camp de concentration. Le choc fut à la hauteur du spectacle. Par un dimanche après-midi pluvieux, sous un ciel bas uniformément sombre, au détour de la banlieue de Lublin, sans transition cet immense espace s'est ouvert, un peu en contre-bas dans une petite dépression. D'un regard nous avons une vue d'ensemble de ce paysage de mort. Un immense champ clos par des barbelés, entouré de miradors. A l'intérieur, se blottissent les baraquements, le tout bien mouillé par la pluie. La couleur noire est de loin celle qui prédomine. Le côté presque artisanal de cet ensemble, est la première chose qui nous frappe. De toute évidence, il fallait construire vite, la population concentrationnaire augmentant de façon exponentielle en fonction de l'expérience acquise par les nazis en matière de rafle. La quasi absence de touristes, seulement quelques Polonais, accentue la sensation de malaise face au caractère lugubre et inquiétant du lieu. Cette vision me choque à tel point que ma gorge se serre et mon rythme cardiaque se modifie. Je respire comme dans un étau, à inspirations mesurées. Cette émotion me surprend, me fauche littéralement dès le premier contact, je suis interloqué. Ce choc je ne m'y attendais pas, car ayant visité Auschwitz et Birkenau, je pensais m'être un peu blindé face à ces horreurs de notre histoire européenne récente. Eh bien non! Comme médusé je m' avance sur l'esplanade supportant le monument commémoratif. Il est gigantesque, massif, très sombre, de forme tarabiscotée. Il s'en dégage de l'effroi, une tristesse infinie. Je me demande s'il ne s'agit pas des portes de l'enfer. Comme ayant pris un coup de massue sur la tête, le regard presque hagard, je contemple apathique, le cerveau en léthargie, les deux cent soixante dix hectares de ce lieu concentrationnaire. Les faubourgs de Lublin dominent cette place de mort. Si à l'époque la ville avait déjà cette configuration, tout ce qui se passait dans ce camp d'extermination était visible de l'extérieur, même avec un périmètre de sécurité. Lentement, nous descendons l'escalier de l'esplanade, puis toujours sous le coup du saisissement, nous entreprenons le tour du réseau barbelé à vélo. Cette impression de construction artisanale, précaire constituée de matériaux légers, est vraiment troublante, bouleversante. Nous pénétrons ensuite dans l'enceinte du camp, puis dans un baraquement où s'entassaient de cinq à huit cents personnes. On a du mal à s'imaginer la scène. Ensuite nous nous enfonçons dans le bloc crématoire constitué de ses pièces aux fonctions bien déterminées, la salle douche où l'on entassait lesvictimes pour les soumettre au ziclon B, les fours crématoires, les pièces de dépeçage. Puis nous allons visiter les derniers bâtiments hors des barbelés, où se situe le musée retraçant l'histoire du camp. Cette visite de plus de deux heures, nous laissera un véritable traumatisme. Même maintenant, plus de deux mois après, alors que je couche cette expérience sur le papier, j'ai encore le cœur qui change de rythme et je déglutis avec difficulté en me remémorant ce spectacle d'apocalypse.
Monument commémorant les victimes de Majdanek
Immensité du lieu
Pas besoin d'explication, la preuve de l'horreur absolue
Ziklon B
Plan du camp
Dans un bâtiment de ce type en planches jusqu'à 800 personnes enfermées dans la plus totale inhumanité
Je suis à vélo cette immense ligne de barbelés en prise aux émotions les plus accablantes
Le temps bas accentue l'immense tristesse du lieuTreblinka, autre lieu témoignant de la folie des hommes, m'a laissé un sentiment quelque peu différent. Des infrastructures concentrationnaires, il ne reste rien. Seule une immense clairière porte témoignage de ce qui s'est passé dans ce recoin de forêt caché. Le premier nom qui me vient à l'esprit c'est celui de Martin Gray et son livre qui a fait sensation il y a une trentaine d'années «Au nom de tous les miens». Je me remémore aussi le terrible livre « Treblinka», qui relate la révolte du camp, qui a conduit à sa destruction par les SS. Il s'en était fallu de peu qu'elle ne réussisse. Une ligne téléphonique non coupée a permis au commandant du camp d'appeler de l'aide extérieure.
On y accède par une route pavée. Le lieu est paisible. Une contribution faible est demandée pour se rendre dans la clairière. Là des milliers de pierres levées symbolisent et appellent à ne pas oublier les femmes, les enfants et les hommes qui furent exterminés ici. Certaines grosses pierres, et elles sont nombreuses, portent le nom de villes où d'importantes rafles furent conduites. En ce lieu, aucun bruit ne trouble le silence du souvenir. De loin en loin, furtivement quelques personnes se recueillent. En lisière de forêt quelques grands panneaux explicatifs complétés de photos d'époque retracent l'histoire du camp. Les photos des tortionnaires, figés dans leur conviction de mort, jettent un regard éternel sur la scène de leurs montreuses exactions. Cette symbolisation, à travers cette foule de pierres pointues levées, figées dans l'éternité de leur nature minérale, apporte comme une rédemption. On en ressent un allègement de l'âme face à la pesanteur des idées qui nous assaillent.
Pierres levées, seuls restes de ce camp détruit par les Allemands après la rébellion qui échoua de peu
Chaque pierre symbolise une ville où des rafles ont eu lieu
Un silence absolu dans ce terrible lieu au nom de TreblinkaEn quittant ce site, nous tombons sur un gigantesque chantier de construction de route qui nous oblige à un détour de plusieurs dizaines de kilomètres. Cet immense travail en cours, sur fonds européens est tout un symbole. En effet nous longeons une voie ferrée renversée, qui va disparaître à jamais sous peu. Il s'agit des rails qui conduisaient les trains de déportés au camp. Impression étrange que de longer cette voie ferrée renversée sur le bord du talus en attente de sa destruction. Au cours de ce détour à travers de petits chemins, un bruit attire mon attention, un bruit de réacteur, mais je ne vois rien dans le ciel, pourtant ce sifflement caractéristique d'avion de combat persiste. Je m'arrête et scrute avec attention le ciel. Je découvre deux F16 qui s'entraînent très haut en altitude. Là aussi le symbole est fort, l'armée de l'air polonaise s'exerçant au-dessus de ces régions.
La voie ferrée du camp disparaîtLe dernier lieu ayant trait à la deuxième guerre mondiale que nous avons visité, le repère du loup en Masurie. Le PC d'Hitler caché au fond de la forêt polonaise. Un amoncellement incroyable de gros bunkers, dans lesquels Hitler et ses principaux collaborateurs sont restés cachés pendant plus de trois ans. Le lieu est austère. Le bunker dans lequel habitait Hitler dégage une impression de folie. Le logement de Bormann, son ange noir était localisé juste à côté. L'endroit est visité par beaucoup de monde. Nous y avons vu principalement des Polonais et des Allemands. Très impressionnant de voir les ruines de la salle dans laquelle l'attentat du mois de juillet 1944 contre le dictateur échoua, ce dernier ayant été de façon incroyable seulement légèrement blessé.




Mais heureusement en Pologne, on ne trouve pas uniquement les traces de ce passé douloureux. Ce sont ces deux belles villes que nous avons visitées, Sandomierz et Lublin.
La première de ces localités est perchée sur une colline. Une magnifique place centrale en pente, c'est assez rare. Nous nous y sommes installés un long moment profitant de la quiétude du lieu et de l'esthétique de l'architecture environnante où différents styles se côtoient. Un joli point de vue permet un panorama étendu sur la Vistule. Plus loin, nous serons amenés à traverser ce fleuve sur un bac archaïque dans un lieu improbable, en l'absence de tout autre passager.
SandomierzLa seconde, Lublin, dénommée la Jérusalem de la Pologne est une ville magnifique, où le centre historique est de toute beauté. Les façades peintes donnent un cachet remarquable à cette cité. Nous n'y avons effectué qu'une visite rapide en soirée après une étape de plus de cent vingt kilomètres. Après des parcours de cette longueur, bien que je n'éprouve pas de grande fatigue, je ne suis pas totalement disponible pour arpenter et visiter un lieu, aussi intéressant soit-il. Cela fait partie des contraintes du voyage à vélo, qui par ailleurs présente beaucoup de points positifs.
LublinLa Pologne c'est aussi ces nuées de lacs, immenses pour certains. La Masurie en compte des centaines. Ils sont reliés les uns aux autres par un réseau de canaux et d'écluses, qui donne un côté très pittoresque au paysage. Dans cette magnifique région nous y avons séjourné cinq jours. Sur certaines portions de route, nous pensions à la course cycliste Paris-Roubaix, car la chaussée est pavée. À vélo avec les sacoches, l'expérience prend des allures d'aventure! On essaye de rouler en bordure de route, car souvent une étroite bande de sable de quelques centimètres de large s'est créée entre les pavés et l'herbe. Il n'en faut pas plus pour limiter les vibrations qu'occasionne ce type de revêtement. Les campings en bordure d'étang sont adorables, parfois blottis dans la forêt, ou bien s'étalant sur de belles prairies. On peut pour un prix dérisoire louer un bungalow, ce que nous faisons les jours pluvieux. Ces petites constructions de bois ont beaucoup de charme. Souvent elles sont implantées un peu en hauteur, offrant un spectacle magnifique sur les plans d'eau, modestes ou grands. De charmantes villes de villégiature s'étalent en bordure de lacs. Je pense particulièrement à la belle Mikolajki.
La Pologne c'est surtout la gentillesse des gens. Comme je l'ai déjà mentionné, dès que nous nous arrêtions dans un petit village, on venait à notre aide. À vélo aussi, plusieurs fois nous avons été accompagnés par des personnes qui nous ramenaient sur notre itinéraire ou nous conduisaient à un camping ou un hôtel. C'est aussi toutes ces petites épiceries dans de minuscules villages où bien que le contact ne soit pas évident du fait de la barrière de la langue, tout se passe avec des sourires.
traversée sur un bac improbable dans un coin en dehors des cartesA plusieurs reprises le soir nous avons mangé au restaurant. Généralement nous étions les seuls clients, ce qui était étonnant. Là aussi pour un prix faible la prestation était généralement de qualité.
Nos derniers kilomètres en Pologne nous les parcourons en longeant l'enclave russe de Kaliningrad. Bien que dans ces paysages campagnards nous ne distinguions rien de particulier, cela donne un petit côté mystérieux. Et puis après 18 jours dans ce beau pays, arrive un matin où il faut le quitter. Par un chemin de terre nous entrons en Lituanie. Une vieille barrière tordue et jetée à même le bord de la chaussée nous rappelle qu'il y a eu une frontière. Un peu plus loin un vieux réseau électrifié à l'abandon remémore qu'ici commençait l'Union Soviétique. Aujourd'hui par une jolie matinée, seul ce petit chemin désert nous invite à pénétrer en Lituanie.
Il n'y a pas si longtemps à cet emplacement entre Pologne et URSS il y avait des réseaux barbelés et le passage sans doute interdit, pourtant il s'agissait d'alliés du pacte de Varsovie. Maintenant on passe sans entrave et sans douanier entre deux pays de l'Union Européenne la Pologne et la Lituanie.