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Voyage en Pologne et en Allemagne English translation pending
Bonjour à tous!
Nous préparons un voyage pour la Pologne et l'Allemagne et nous cherchons des informations.
Profil du voyage:
1- Nous cherchons à découvrir les vestiges de la Deuxième Guerre Mondiale, nous plonger dans cette histoire, essayer de comprendre ce qui s'est passé. Donc, nous voulons voir l'histoire de la Guerre, les camps de la mort, les musées d'histoire, les ghettos, etc.
2- Nous voulons découvrir la culture polonaise et allemande dans toute leur richesse autant urbaine que rurale. Les coutumes, l'histoire, les festivals, les monuments historiques (châteaux), etc.
3- Nous adorons les randonnées pédestres donnant des points de vue époustouflants, les paysages sauvages caractéristiques de ces pays. Les montagnes, les cours d'eau, les lacs, les vallées. Des randonnées aménagés, pas trop touristiques, et pas trop difficiles, on veut pas faire d'escalade.
Nous apprécierions recevoir vos suggestions d'incontournables à visiter, des idées d'itinéraires, des adresses, des noms de lieux, des noms de villes, des bouquins à acheter, des choses à faire, des conseils, bref tout ce que vous avez et savez.
Merci pour tout! 🙂
Nous préparons un voyage pour la Pologne et l'Allemagne et nous cherchons des informations.
Profil du voyage:
1- Nous cherchons à découvrir les vestiges de la Deuxième Guerre Mondiale, nous plonger dans cette histoire, essayer de comprendre ce qui s'est passé. Donc, nous voulons voir l'histoire de la Guerre, les camps de la mort, les musées d'histoire, les ghettos, etc.
2- Nous voulons découvrir la culture polonaise et allemande dans toute leur richesse autant urbaine que rurale. Les coutumes, l'histoire, les festivals, les monuments historiques (châteaux), etc.
3- Nous adorons les randonnées pédestres donnant des points de vue époustouflants, les paysages sauvages caractéristiques de ces pays. Les montagnes, les cours d'eau, les lacs, les vallées. Des randonnées aménagés, pas trop touristiques, et pas trop difficiles, on veut pas faire d'escalade.
Nous apprécierions recevoir vos suggestions d'incontournables à visiter, des idées d'itinéraires, des adresses, des noms de lieux, des noms de villes, des bouquins à acheter, des choses à faire, des conseils, bref tout ce que vous avez et savez.
Merci pour tout! 🙂
Photos de mon séjour en Pologne English translation pending
http://vjobret.free.fr/tourdeurope2.htm
1 mois en Pologne :
j'ai successivement visité Auswchitz / Birkenau, Cracovie, Kielce, Varsovie, Ostrolenka, Lomza, quelques places du Mazuri, puis, en rentrant, je suis passé par Wroclaw...
Je suis resté 3 semaines à Ostroleka, ville moyenne de 60 000 habitants où je me suis fait assez rapidement quelques copains / copines (je suis même parti 2 fois en "week end" avec eux !)
Je suis en plus invité l'année prochaine !
Les polonais m'ont semblé accueillants, généreux, humble, sympa...
C'est un peuple qui a le coeur sur la main, ils sont moins superficiels et moins attachés à l'argent que les français.
C'est un beau pays avec de magnifiques forêt et lacs.
En plus, les femmes sont très jolies. Oui, le style polonais est très agréable !
A part ça, le seul défaut, c'est que dans certaines régions du nord, il n'y a pas de routes -> tu passes dans la foret à 40 km / h par des chemin "caillouteux" et poussièreux !
Pour la langue, ça ne posait pas de probleme, la plupart des gens (des jeunes) que je fréquentais parlaient aussi anglais.
D'un point de vue humain, ce fut un séjour très enrichissant !
1 mois en Pologne :
j'ai successivement visité Auswchitz / Birkenau, Cracovie, Kielce, Varsovie, Ostrolenka, Lomza, quelques places du Mazuri, puis, en rentrant, je suis passé par Wroclaw...
Je suis resté 3 semaines à Ostroleka, ville moyenne de 60 000 habitants où je me suis fait assez rapidement quelques copains / copines (je suis même parti 2 fois en "week end" avec eux !)
Je suis en plus invité l'année prochaine !
Les polonais m'ont semblé accueillants, généreux, humble, sympa...
C'est un peuple qui a le coeur sur la main, ils sont moins superficiels et moins attachés à l'argent que les français.
C'est un beau pays avec de magnifiques forêt et lacs.
En plus, les femmes sont très jolies. Oui, le style polonais est très agréable !
A part ça, le seul défaut, c'est que dans certaines régions du nord, il n'y a pas de routes -> tu passes dans la foret à 40 km / h par des chemin "caillouteux" et poussièreux !
Pour la langue, ça ne posait pas de probleme, la plupart des gens (des jeunes) que je fréquentais parlaient aussi anglais.
D'un point de vue humain, ce fut un séjour très enrichissant !
Soirée à Cracovie en mai? English translation pending
Bonsoir,
Je me rend pour mon deuxième voyage or de France en Pologne dans la ville de Cracovie. Bon déjà deux chose me fond un peux peur mais je suis décidé ^^ La 1er est que je ne parle ni Polonais ni Anglais se qui peux être handicapant du coup j'ai mon astuce je note le maximum de chose en Anglais et dans la langue local pour pouvoir conversé un minimum ^^
Ceci dit, mon poste est basé sur les soirées (sortie) qu'on peux trouvé a Cracovie, j'ai vu via mes recherches que c'était une ville plutôt jeune et que ça bouger pas mal niveau soirée. Es toute la semaine ou juste en WK? Par exemple es que les pubs ou bars du genre ferme tard un jour de semaine ou faut-il attendre le WK? Vue que je n'y reste que 5 jours j'aimerai profité un maximum.
Je profiterai des journées pour visité, j'ai vu dans d'autre poste que Cracovie se visité en 2 jours un peux prêt et que des personnes consacrais 2 jours également pour Auschwitz (je pense y passez 1 journées ca devrai être suffisant pour moi) Et je pensez m'amusée le soir je partirai seul mais je dormirai en Auberge de jeunesse donc qui sais pour ma 1er peux être de belle rencontre en vue. Les Polonais sont-ils accueillant? Voila je pense avoir fait le tour de mes questions.
Merci de vos future réponse :) En sachant que je logement en plein centre .
Je me rend pour mon deuxième voyage or de France en Pologne dans la ville de Cracovie. Bon déjà deux chose me fond un peux peur mais je suis décidé ^^ La 1er est que je ne parle ni Polonais ni Anglais se qui peux être handicapant du coup j'ai mon astuce je note le maximum de chose en Anglais et dans la langue local pour pouvoir conversé un minimum ^^
Ceci dit, mon poste est basé sur les soirées (sortie) qu'on peux trouvé a Cracovie, j'ai vu via mes recherches que c'était une ville plutôt jeune et que ça bouger pas mal niveau soirée. Es toute la semaine ou juste en WK? Par exemple es que les pubs ou bars du genre ferme tard un jour de semaine ou faut-il attendre le WK? Vue que je n'y reste que 5 jours j'aimerai profité un maximum.
Je profiterai des journées pour visité, j'ai vu dans d'autre poste que Cracovie se visité en 2 jours un peux prêt et que des personnes consacrais 2 jours également pour Auschwitz (je pense y passez 1 journées ca devrai être suffisant pour moi) Et je pensez m'amusée le soir je partirai seul mais je dormirai en Auberge de jeunesse donc qui sais pour ma 1er peux être de belle rencontre en vue. Les Polonais sont-ils accueillant? Voila je pense avoir fait le tour de mes questions.
Merci de vos future réponse :) En sachant que je logement en plein centre .
Où repose Ivan? English translation pending
OÙ REPOSE IVAN ?
(Voyage à Stalingrad)
Nous étions en plein hiver dans une agence de tourisme de St Pétersbourg; elle venait d’ouvrir et nous étions ses tout premiers clients; la jeune directrice était émue de débuter son activité, et à cette occasion, elle partageait une certaine proximité avec nous, attitude peu spontanée chez les Russes. Nous lui avons demandé un billet d’avion pour Volgograd, elle eut un mouvement de recul et nous demanda pourquoi nous nous aventurions si loin; elle même, Russe, ne ferait pas un tel voyage ! Je m’interrogeais sur une telle attitude : Aurait elle entendu ou imaginé des histoires sordides sur cette ville lointaine ? Volgograd étant au début de la Tartarie, ce trait exotique pouvait il enflammer son imagination? Pour nous la Tartarie, c’est Michel Strogoff et toute la cruauté prêtée aux Tartares par Jules Verne. J’ai déjà observé cette réaction de défiance chez des Russes, par rapport à des destinations lointaines à l’intérieur même de leur pays: Ainsi des personnes ont déconseillé de prendre le Transsibérien, « Car s’éloigner de Moscou serait dangereux et les trains peu sûrs » Ou encore « Si vous voulez aller à Perm, faites vous accompagner » ! Au delà des territoires de Moscou et de St Petersbourg, les Russes sont ils réellement informés sur les réalités de leur immense pays ? Ce pays gigantesque leur fait il peur ? L’agence est en ordre de marche et produit ses premiers effets: La caissière nous déleste de quelques milliers de Roubles, une employée imprime deux billets pour un vol du lendemain sur l’Aéroflot au départ de Moscou la jeune directrice nous serre la main et nous laisse à notre destin. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre Moscou dans la nuit et l’aéroport de Shérémétievo au petit matin.
VERS STALINGRAD
Les voyageurs emportent leurs guides papier, certains emmènent en pensée, un écrivain, initiateur ou éclaireur du voyage ou. Le choix est évident : Vassili Grossman pour son Stalingrad c’est « Vie et Destin »
Des souvenirs et des pensées me reviennent : D’abord l’effroi : Si « Vie et Destin » n’avait existé qu’en un seul exemplaire, on n’aurait pas connu ce « Deuxième Guerre et Paix russe » puisque le KGB a confisqué le premier exemplaire. La vie aurait été légèrement différente, sans l’apport de Vassili Grossman. En fait le KGB a du savoir vivre ou de la culture : J’apprends, en lisant la fiche Wikipedia, qu’il n’a pas commis ce meurtre contre l’intelligence, mais qu’il l’avait conservé.
« Vie et Destin », c’est aussi une pièce que j’ai vue deux fois au théâtre de Saint Denis je suis poursuivi par la longue plainte, insistante, envahissante, rauque en russe, de la Mère de Grossman, incarnée par une merveilleuse actrice, une petite vieille que le public a entourée et chérie des yeux à l’entracte. C’était bouleversant, il n’y avait pas besoin de traduction, on entrait dans les pensées de ce fils poursuivi pour toujours par la culpabilité de ne pas avoir mis sa Mère à l’abri, et par longue agonie qu’il prête à sa Mère dans la pièce. Ah ces écrivains russes, ils vous submergent l’âme !
Erwan et moi, sommes intéressés par l’Histoire militaire; avec la visite de Stalingrad, la plus grande bataille de l’Histoire, nous serons au cœur de la légende demain. J’ai préparé ce voyage comme mes autres voyages, en sondant l’Internet, mais je n’y ai trouvé aucun compte rendu de voyage. Aucun guide papier n’existait pour cette destination. Vraiment Stalingrad n’attire pas les foules occidentales, des bateaux de croisière sur la Volga permettent bien aux touristes de visiter la ville en escale! J’ai bien noté que des agences britanniques spécialisées organisaient des voyages à thème militaire, mais je n’en ai rien retiré. Difficile aussi de contacter un guide local, ou de s’enquérir des tours organisés par des grands hôtels; les agences citées sur Internet ne répondaient pas. Stalingrad représentait donc l’inconnu le plus total, et la mise en garde de la directrice de l’agence alourdissait ce climat d’incertitude! Le site internet actuel de Stalingrad ne me renseignait pas et je n’imaginais pas ce que nous allions trouver; j’apprends juste que la commémoration de la bataille est centrée sur la colline du Mameiev Kurgan, siège de combats violents. Mon esprit a horreur du vide, alors inconsciemment Stalingrad prend des aspects de Verdun dans mon idée, avec quelques corrections dues aux spécificités locales : Il doit y avoir un super Douaumont, site déjà très imposant avec son Ossuaire entouré de 16000 croix. Comme pour nos Poilus, Ivan, le soldat soviétique devrait faire l’objet d’un culte laïc et sacré encore plus poussé, vu l’emphase du Régime soviétique et la ferveur patriotique russe. Quand on veut se persuader de quelque chose et que l’on est paresseux intellectuellement, on ne fouille pas assez sur Internet pour découvrir que ces représentations n’existent pas à Stalingrad. Cette bataille, divine surprise, qui montré la vulnérabilité du monstre pour la première fois, a eu un retentissement mondial. Le culte doit être à la hauteur de l’événement et apparent à chaque coin de rue. Mais était-ce vraiment Ivan qui est célébré à Stalingrad ?
DEPART DE SAINT PETERSBOURG
Si mon esprit est déjà à Volgograd, nous sommes encore physiquement à St Pétersbourg . Nous nous dirigeons vers Moskaïa. Erwan traine ses lourds « Rangers » dans la neige et se plaint de douleurs aux genoux. Traiter à 22heures, et à 2 heures du départ un problème médical à l’étranger n’est pas facile. Que faire ? Dans la gare je repère une croix rouge et nous nous dirigeons vers celle ci. Nous sommes accueillis par une infirmière qui a passé l’âge de la retraite depuis longtemps elle nous annonce à un vieux docteur, qui a du être en âge de faire la Révolution avec Lénine depuis l’Institut Smolny. L’étonnant était de trouver un vieil homme russe vivant, ils se font plutôt rares, car ils ont été soit fauchés par « la Grande Guerre Patriotique », soit par les purges staliniennes, où encore achevés par la « petite eau ». Ce docteur (« Vrach » en russe) examine Erwan et il me griffonne une ordonnance à faire exécuter à la pharmacie situ��e à l’autre bout de la salle des pas perdus. De retour je lui donne le médicament et je le laisse avec Erwan; je papote avec l’infirmière avec laquelle j’échange comme je peux. C’est à dire que je massacre les déclinaisons, mais nous avons quand même une petite conversation sympathique.
J’adore le roucoulement de la langue russe Ainsi dans une interview j’entendais Poutine roucouler posément et je suis saisi d’effroi quand on donne la traduction de l’interview : « Je vais poursuivre ces salauds jusque dans les chiottes et je vais leur plonger la tête dans la lunette » ! Mais le mot « Vrach » ne passe pas chez moi, il dépareille la langue russe, ça fait décollement de vieux papier peint c’est une horreur. Si on pouvait en changer !
Erwan sort furieux de sa consultation en me lançant : « Tu as laissé ce docteur inconnu m’injecter un produit inconnu dans le cul ! » (Vous ne détectez pas là une pointe de racisme ? D’abord c’est un docteur russe, il a peut être eu son diplôme dans une pochette surprise ? Ou alors ce vieil homme ne s’est il pas recyclé depuis sa sortie de l’institut Smolny ? Ensuite « le produit inconnu » : c’est bien connu la chimie russe synthétise de la bave de crapaud ou des médicaments pour la famille Skipal).
Erwan tient à protéger son intimité, ce n’est pas demain que nous irons au banya ensemble. Aurais je gardé un tel pouvoir sur lui, adulte, en l’obligeant à « se faire piquer le cul avec un produit inconnu « ?
Dur métier que celui de Père. Jusque là, en Père multitaches j’ai assuré honorablement les fonctions d’agent de voyage, de traducteur…..Avec ma nouvelle casquette « Europe Assistance »/Saint Bernard, service de nuit ai je démérité ? C‘est vrai, je n’ai pas pu trouver à cette heure et en ce lieu un sémillant médecin de l’American St Petersbutg Clinic, au marketing médical si policé :
« Sir, I shall prepare an injection for you, then I give you pills specially for you, then we manage Xray session to improve your health… ». (J’avais déjà fait un séjour à cette clinique lors d’un accident)
A deux heures du départ il ne fallait pas y compter eh puis c’est la Russie ! (Comme on dit « C’est l’Afrique » : il y a de l’aventure, ce n’est pas un long fleuve tranquille). Cet incident médical à la gare est gravé pour l’éternité dans les annales familiales à mon débit, comme dans le film « Dieu seul pardonne, moi pas ! » On va ressortir cet épisode et d’autres dans un an, dix ou quinze ans lors d’un anniversaire ou d’un Noel. Je fais semblant de me plaindre, mais quel grand bonheur de retrouver un enfant que son conjoint ou sa conjointe a bien voulu vous prêter pour un temps très, très court. Une vieille complicité, et les souvenirs familiaux reviennent.
Bon ! Après avoir supporté la colère filiale, je m’occupe de l’intendance et je demande au « Vrach » de combien sont ses honoraires ? Il me répond que c’est gratuit, mais il me fait comprendre qu’un petit cadeau serait bienvenu, et je m’exécute. Il en profite pour m’envoyer une vanne vu son visage réjoui, mais elle tombe à plat car je ne la comprends pas. Ce médecin hors d’âge est un de ces malheureux vieillards oublié par l’Etat, et dont la retraite s’est évaporée on trouve aussi plein de babouchkas qui font la manche à la sortie de l’opéra Marinsky et vous donnent mauvaise conscience à vous qui juste venez de contempler la beauté, le luxe, et la frivolité sur cette scène sublime. Pendant ce temps les Nouveaux Riches s’en donnent à cœur joie dans leurs dépenses inutiles et en affichant leur mauvais gout. Déjà j’avais constaté que le médecin russe n’avait pas le même statut que nos médecins. (Ainsi il y a deux ans une ambulance m’avait rapatrié vers St Petersbourg, avec un médecin et deux ambulanciers à son bord. Mon état ne nécessitait absolument pas la présence un médecin pendant 3 heures mais il ne devait pas coûter beaucoup plus qu’un ambulancier à la société d’urgence médicale. Pendant le trajet de Velhikie Novgorod à SPB, pour pallier l’ennui de son inactivité face à ma petite pathologie, ce médecin me racontait sa guerre en Angola avec l’armée cubaine, et spécifiait à chaque phrase que le sang coulait à flot au combat. Nous échangions en Anglais sur l’Angola et sur Saint Pétersbourg. A chaque fois qu’il m’entendait dire « Saint Pétersbourg », il me reprennait gentiment en disant « Léningrad ») Et c’est après que j’ai gouté aux services médico-marketing de la clinique américaine. Mon rapatriement a été mis en œuvre par la société d’assurance qui voulait me dépêcher une infirmière de France pour le voyage. J’ai refusé énergiquement car je ne voulais pas qu’une personne me freine ou m’empêche de profiter du salon d’attente AF à Pulkhovo et notamment des plaisirs liquides et à bulles de la Business Class, offerte par l’Assurance.
Laissons ces médecins russes. Nous sommes toujours dans la gare Moskaïa à St Pétersbourg: Nous achetons des billets pour un trajet de nuit jusqu’à Moscou en « Koupé », c’est à dire en compartiment fermé à 4 couchettes. Erwan se refusait à nouveau d’aller en « Pladzkart », c’est à dire dans un compartiment ouvert où il y a 36 couchettes. Lors du trajet aller Moscou – St Petersbourg nous avons passé une nuit horrible dans les couchettes, trop courtes en hauteur dans le couloir.
Le Pladzkart (3ème classe): La convivialité russe avec concerts de ronflements A l’aller, au départ de Moscou, une « Provonidza » en uniforme se tenait à la porte de chaque wagon comme c’est l’usage, et faisant la gueule comme c’est l’usage aussi. Ces femmes veillent à la propreté, à la discipline, à alimenter le samovar du wagon pour le thé elles engueulent les passagers et fournissent des draps et couvertures et vendent menues friandises. Elles sont plus souvent moches, avec un visage fermé de porte de prison soviétique. Je pense que ce sont, avec les employés du Consulat russe à Paris, les derniers survivants du système soviétique. Celle ci avait sa petite combine pour arrondir ses fins de mois : Louer les deux couchettes de sa cabine de service; et puis passer la nuit dans la cabine de sa collègue du wagon voisin et partager avec elle le bénéfice de cette location sauvage. Nous n’avons pas pris, ainsi Erwan aura connu le « Pladzkart » au moins une fois ! Enfin ce soir, au départ de St Petersbourg, nous voici installés dans notre « Koupé », nul besoin de louer de cabine cette fois ci. Nous attendons les deux autres occupants : Ce seront un Russe bien mis et un Japonais. Nous faisons connaissance : le Japonais, à ma surprise était un bout entrain, très expansif le Russe était très distingué, très courtois et sympathique. Nous devisions et ces Messieurs calculaient nos chances de faire le trajet de la gare de Léningrad à Moscou jusqu’à l’aéroport Shérémétievo au moyen de la ligne de métro circulaire et du bus. C’était jouable selon eux.
A MOSCOU
Erwan ne se plaint plus de son genou, il n’est pas non plus paralysé ! Le « Vrach » n’était donc pas un charlatan, ni la pharmacie un repère de sorciers manipulant de la poudre de toile d’araignée! Dans les transports moscovites, tout s’enchaine bien : Départ de la station Komsolskaïa par la ligne circulaire, changement à Belorousskaïa pour la ligne verte jusqu’à Retchnoï Vokzal, et delà minibus vers Shérémétievo 1 (aéroport domestique) avec un peu d’avance. Particularité russe, nous sommes fouillés et contrôlés dès la porte d’entrée de l’aérogare, pour être refouillés et re contrôlés après l’enregistrement. Ces contrôles fréquents et la présence importante de miliciens dans tous les lieux publics n’empêchent pas les bombes de sauter: L’esprit brouillon russe peuvent annihiler ces mesures de sécurité apparemment drastiques.
Ainsi pour preuve : Après tous ces contrôles, nous nous dirigeons vers notre porte d’embarquement. Nous sommes seuls dans le satellite : Pas une âme qui vive, pas un employé, les portes donnant sur les pistes battent, non verrouillées. Pas un chat sur les pistes. Ce jour là, heureusement, il n’y avait pas de chasse neige avec un conducteur bourré sur la piste, ni de stagiaire seul à la tour de contrôle comme pour le malheureux PDG de Total à Vnoukovo! A quoi bon multiplier les contrôles si les satellites et les pistes sont ouverts à tous vents ? Un pilote d’Air France craignait toujours d’aspirer avec ses réacteurs les hommes de piste se baladant sans prendre garde!
Les premiers voyageurs arrivent enfin je suis stupéfait : Un groupe se présente habillé en Cowboys, mais oui en Cowboys du Far East ! Est ce parce que Volgograd c’est le Far East, avec le début des steppes et ses tribus asiates ! Ces Cowboys faisaient assez ploucs, Cowboys du pauvre rien à voir avec le fringant Malborough man, car leurs vêtements étaient faits d’étoffes assez frustres, mal teintes. Mais ils étaient marrants. Il manquait les colts évidemment. Je voyage pour tomber sur des scènes cocasses comme celle la !
Nous embarquons dans un Tupolev qui semble hors d’âge je regarde les feuillets des consignes de sécurité, et je découvre que l’avion a été construit en 64 ! On dit qu’en aéronautique, c’est l’entretien qui prime pour la sécurité justement l’entretien n’est pas la qualité première des Russes ! Les hôtesses aussi datent de l’époque soviétique, mais c’est moins grave que les moteurs. Enfin je suis encore là pour témoigner et raconter cette visite…
Nous étions en plein hiver dans une agence de tourisme de St Pétersbourg; elle venait d’ouvrir et nous étions ses tout premiers clients; la jeune directrice était émue de débuter son activité, et à cette occasion, elle partageait une certaine proximité avec nous, attitude peu spontanée chez les Russes. Nous lui avons demandé un billet d’avion pour Volgograd, elle eut un mouvement de recul et nous demanda pourquoi nous nous aventurions si loin; elle même, Russe, ne ferait pas un tel voyage ! Je m’interrogeais sur une telle attitude : Aurait elle entendu ou imaginé des histoires sordides sur cette ville lointaine ? Volgograd étant au début de la Tartarie, ce trait exotique pouvait il enflammer son imagination? Pour nous la Tartarie, c’est Michel Strogoff et toute la cruauté prêtée aux Tartares par Jules Verne. J’ai déjà observé cette réaction de défiance chez des Russes, par rapport à des destinations lointaines à l’intérieur même de leur pays: Ainsi des personnes ont déconseillé de prendre le Transsibérien, « Car s’éloigner de Moscou serait dangereux et les trains peu sûrs » Ou encore « Si vous voulez aller à Perm, faites vous accompagner » ! Au delà des territoires de Moscou et de St Petersbourg, les Russes sont ils réellement informés sur les réalités de leur immense pays ? Ce pays gigantesque leur fait il peur ? L’agence est en ordre de marche et produit ses premiers effets: La caissière nous déleste de quelques milliers de Roubles, une employée imprime deux billets pour un vol du lendemain sur l’Aéroflot au départ de Moscou la jeune directrice nous serre la main et nous laisse à notre destin. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre Moscou dans la nuit et l’aéroport de Shérémétievo au petit matin.
VERS STALINGRAD
Les voyageurs emportent leurs guides papier, certains emmènent en pensée, un écrivain, initiateur ou éclaireur du voyage ou. Le choix est évident : Vassili Grossman pour son Stalingrad c’est « Vie et Destin »
Des souvenirs et des pensées me reviennent : D’abord l’effroi : Si « Vie et Destin » n’avait existé qu’en un seul exemplaire, on n’aurait pas connu ce « Deuxième Guerre et Paix russe » puisque le KGB a confisqué le premier exemplaire. La vie aurait été légèrement différente, sans l’apport de Vassili Grossman. En fait le KGB a du savoir vivre ou de la culture : J’apprends, en lisant la fiche Wikipedia, qu’il n’a pas commis ce meurtre contre l’intelligence, mais qu’il l’avait conservé.
« Vie et Destin », c’est aussi une pièce que j’ai vue deux fois au théâtre de Saint Denis je suis poursuivi par la longue plainte, insistante, envahissante, rauque en russe, de la Mère de Grossman, incarnée par une merveilleuse actrice, une petite vieille que le public a entourée et chérie des yeux à l’entracte. C’était bouleversant, il n’y avait pas besoin de traduction, on entrait dans les pensées de ce fils poursuivi pour toujours par la culpabilité de ne pas avoir mis sa Mère à l’abri, et par longue agonie qu’il prête à sa Mère dans la pièce. Ah ces écrivains russes, ils vous submergent l’âme !
Erwan et moi, sommes intéressés par l’Histoire militaire; avec la visite de Stalingrad, la plus grande bataille de l’Histoire, nous serons au cœur de la légende demain. J’ai préparé ce voyage comme mes autres voyages, en sondant l’Internet, mais je n’y ai trouvé aucun compte rendu de voyage. Aucun guide papier n’existait pour cette destination. Vraiment Stalingrad n’attire pas les foules occidentales, des bateaux de croisière sur la Volga permettent bien aux touristes de visiter la ville en escale! J’ai bien noté que des agences britanniques spécialisées organisaient des voyages à thème militaire, mais je n’en ai rien retiré. Difficile aussi de contacter un guide local, ou de s’enquérir des tours organisés par des grands hôtels; les agences citées sur Internet ne répondaient pas. Stalingrad représentait donc l’inconnu le plus total, et la mise en garde de la directrice de l’agence alourdissait ce climat d’incertitude! Le site internet actuel de Stalingrad ne me renseignait pas et je n’imaginais pas ce que nous allions trouver; j’apprends juste que la commémoration de la bataille est centrée sur la colline du Mameiev Kurgan, siège de combats violents. Mon esprit a horreur du vide, alors inconsciemment Stalingrad prend des aspects de Verdun dans mon idée, avec quelques corrections dues aux spécificités locales : Il doit y avoir un super Douaumont, site déjà très imposant avec son Ossuaire entouré de 16000 croix. Comme pour nos Poilus, Ivan, le soldat soviétique devrait faire l’objet d’un culte laïc et sacré encore plus poussé, vu l’emphase du Régime soviétique et la ferveur patriotique russe. Quand on veut se persuader de quelque chose et que l’on est paresseux intellectuellement, on ne fouille pas assez sur Internet pour découvrir que ces représentations n’existent pas à Stalingrad. Cette bataille, divine surprise, qui montré la vulnérabilité du monstre pour la première fois, a eu un retentissement mondial. Le culte doit être à la hauteur de l’événement et apparent à chaque coin de rue. Mais était-ce vraiment Ivan qui est célébré à Stalingrad ?
DEPART DE SAINT PETERSBOURG
Si mon esprit est déjà à Volgograd, nous sommes encore physiquement à St Pétersbourg . Nous nous dirigeons vers Moskaïa. Erwan traine ses lourds « Rangers » dans la neige et se plaint de douleurs aux genoux. Traiter à 22heures, et à 2 heures du départ un problème médical à l’étranger n’est pas facile. Que faire ? Dans la gare je repère une croix rouge et nous nous dirigeons vers celle ci. Nous sommes accueillis par une infirmière qui a passé l’âge de la retraite depuis longtemps elle nous annonce à un vieux docteur, qui a du être en âge de faire la Révolution avec Lénine depuis l’Institut Smolny. L’étonnant était de trouver un vieil homme russe vivant, ils se font plutôt rares, car ils ont été soit fauchés par « la Grande Guerre Patriotique », soit par les purges staliniennes, où encore achevés par la « petite eau ». Ce docteur (« Vrach » en russe) examine Erwan et il me griffonne une ordonnance à faire exécuter à la pharmacie situ��e à l’autre bout de la salle des pas perdus. De retour je lui donne le médicament et je le laisse avec Erwan; je papote avec l’infirmière avec laquelle j’échange comme je peux. C’est à dire que je massacre les déclinaisons, mais nous avons quand même une petite conversation sympathique.
J’adore le roucoulement de la langue russe Ainsi dans une interview j’entendais Poutine roucouler posément et je suis saisi d’effroi quand on donne la traduction de l’interview : « Je vais poursuivre ces salauds jusque dans les chiottes et je vais leur plonger la tête dans la lunette » ! Mais le mot « Vrach » ne passe pas chez moi, il dépareille la langue russe, ça fait décollement de vieux papier peint c’est une horreur. Si on pouvait en changer !
Erwan sort furieux de sa consultation en me lançant : « Tu as laissé ce docteur inconnu m’injecter un produit inconnu dans le cul ! » (Vous ne détectez pas là une pointe de racisme ? D’abord c’est un docteur russe, il a peut être eu son diplôme dans une pochette surprise ? Ou alors ce vieil homme ne s’est il pas recyclé depuis sa sortie de l’institut Smolny ? Ensuite « le produit inconnu » : c’est bien connu la chimie russe synthétise de la bave de crapaud ou des médicaments pour la famille Skipal).
Erwan tient à protéger son intimité, ce n’est pas demain que nous irons au banya ensemble. Aurais je gardé un tel pouvoir sur lui, adulte, en l’obligeant à « se faire piquer le cul avec un produit inconnu « ?
Dur métier que celui de Père. Jusque là, en Père multitaches j’ai assuré honorablement les fonctions d’agent de voyage, de traducteur…..Avec ma nouvelle casquette « Europe Assistance »/Saint Bernard, service de nuit ai je démérité ? C‘est vrai, je n’ai pas pu trouver à cette heure et en ce lieu un sémillant médecin de l’American St Petersbutg Clinic, au marketing médical si policé :
« Sir, I shall prepare an injection for you, then I give you pills specially for you, then we manage Xray session to improve your health… ». (J’avais déjà fait un séjour à cette clinique lors d’un accident)
A deux heures du départ il ne fallait pas y compter eh puis c’est la Russie ! (Comme on dit « C’est l’Afrique » : il y a de l’aventure, ce n’est pas un long fleuve tranquille). Cet incident médical à la gare est gravé pour l’éternité dans les annales familiales à mon débit, comme dans le film « Dieu seul pardonne, moi pas ! » On va ressortir cet épisode et d’autres dans un an, dix ou quinze ans lors d’un anniversaire ou d’un Noel. Je fais semblant de me plaindre, mais quel grand bonheur de retrouver un enfant que son conjoint ou sa conjointe a bien voulu vous prêter pour un temps très, très court. Une vieille complicité, et les souvenirs familiaux reviennent.
Bon ! Après avoir supporté la colère filiale, je m’occupe de l’intendance et je demande au « Vrach » de combien sont ses honoraires ? Il me répond que c’est gratuit, mais il me fait comprendre qu’un petit cadeau serait bienvenu, et je m’exécute. Il en profite pour m’envoyer une vanne vu son visage réjoui, mais elle tombe à plat car je ne la comprends pas. Ce médecin hors d’âge est un de ces malheureux vieillards oublié par l’Etat, et dont la retraite s’est évaporée on trouve aussi plein de babouchkas qui font la manche à la sortie de l’opéra Marinsky et vous donnent mauvaise conscience à vous qui juste venez de contempler la beauté, le luxe, et la frivolité sur cette scène sublime. Pendant ce temps les Nouveaux Riches s’en donnent à cœur joie dans leurs dépenses inutiles et en affichant leur mauvais gout. Déjà j’avais constaté que le médecin russe n’avait pas le même statut que nos médecins. (Ainsi il y a deux ans une ambulance m’avait rapatrié vers St Petersbourg, avec un médecin et deux ambulanciers à son bord. Mon état ne nécessitait absolument pas la présence un médecin pendant 3 heures mais il ne devait pas coûter beaucoup plus qu’un ambulancier à la société d’urgence médicale. Pendant le trajet de Velhikie Novgorod à SPB, pour pallier l’ennui de son inactivité face à ma petite pathologie, ce médecin me racontait sa guerre en Angola avec l’armée cubaine, et spécifiait à chaque phrase que le sang coulait à flot au combat. Nous échangions en Anglais sur l’Angola et sur Saint Pétersbourg. A chaque fois qu’il m’entendait dire « Saint Pétersbourg », il me reprennait gentiment en disant « Léningrad ») Et c’est après que j’ai gouté aux services médico-marketing de la clinique américaine. Mon rapatriement a été mis en œuvre par la société d’assurance qui voulait me dépêcher une infirmière de France pour le voyage. J’ai refusé énergiquement car je ne voulais pas qu’une personne me freine ou m’empêche de profiter du salon d’attente AF à Pulkhovo et notamment des plaisirs liquides et à bulles de la Business Class, offerte par l’Assurance.
Laissons ces médecins russes. Nous sommes toujours dans la gare Moskaïa à St Pétersbourg: Nous achetons des billets pour un trajet de nuit jusqu’à Moscou en « Koupé », c’est à dire en compartiment fermé à 4 couchettes. Erwan se refusait à nouveau d’aller en « Pladzkart », c’est à dire dans un compartiment ouvert où il y a 36 couchettes. Lors du trajet aller Moscou – St Petersbourg nous avons passé une nuit horrible dans les couchettes, trop courtes en hauteur dans le couloir.
Le Pladzkart (3ème classe): La convivialité russe avec concerts de ronflements A l’aller, au départ de Moscou, une « Provonidza » en uniforme se tenait à la porte de chaque wagon comme c’est l’usage, et faisant la gueule comme c’est l’usage aussi. Ces femmes veillent à la propreté, à la discipline, à alimenter le samovar du wagon pour le thé elles engueulent les passagers et fournissent des draps et couvertures et vendent menues friandises. Elles sont plus souvent moches, avec un visage fermé de porte de prison soviétique. Je pense que ce sont, avec les employés du Consulat russe à Paris, les derniers survivants du système soviétique. Celle ci avait sa petite combine pour arrondir ses fins de mois : Louer les deux couchettes de sa cabine de service; et puis passer la nuit dans la cabine de sa collègue du wagon voisin et partager avec elle le bénéfice de cette location sauvage. Nous n’avons pas pris, ainsi Erwan aura connu le « Pladzkart » au moins une fois ! Enfin ce soir, au départ de St Petersbourg, nous voici installés dans notre « Koupé », nul besoin de louer de cabine cette fois ci. Nous attendons les deux autres occupants : Ce seront un Russe bien mis et un Japonais. Nous faisons connaissance : le Japonais, à ma surprise était un bout entrain, très expansif le Russe était très distingué, très courtois et sympathique. Nous devisions et ces Messieurs calculaient nos chances de faire le trajet de la gare de Léningrad à Moscou jusqu’à l’aéroport Shérémétievo au moyen de la ligne de métro circulaire et du bus. C’était jouable selon eux.
A MOSCOU
Erwan ne se plaint plus de son genou, il n’est pas non plus paralysé ! Le « Vrach » n’était donc pas un charlatan, ni la pharmacie un repère de sorciers manipulant de la poudre de toile d’araignée! Dans les transports moscovites, tout s’enchaine bien : Départ de la station Komsolskaïa par la ligne circulaire, changement à Belorousskaïa pour la ligne verte jusqu’à Retchnoï Vokzal, et delà minibus vers Shérémétievo 1 (aéroport domestique) avec un peu d’avance. Particularité russe, nous sommes fouillés et contrôlés dès la porte d’entrée de l’aérogare, pour être refouillés et re contrôlés après l’enregistrement. Ces contrôles fréquents et la présence importante de miliciens dans tous les lieux publics n’empêchent pas les bombes de sauter: L’esprit brouillon russe peuvent annihiler ces mesures de sécurité apparemment drastiques.
Ainsi pour preuve : Après tous ces contrôles, nous nous dirigeons vers notre porte d’embarquement. Nous sommes seuls dans le satellite : Pas une âme qui vive, pas un employé, les portes donnant sur les pistes battent, non verrouillées. Pas un chat sur les pistes. Ce jour là, heureusement, il n’y avait pas de chasse neige avec un conducteur bourré sur la piste, ni de stagiaire seul à la tour de contrôle comme pour le malheureux PDG de Total à Vnoukovo! A quoi bon multiplier les contrôles si les satellites et les pistes sont ouverts à tous vents ? Un pilote d’Air France craignait toujours d’aspirer avec ses réacteurs les hommes de piste se baladant sans prendre garde!
Les premiers voyageurs arrivent enfin je suis stupéfait : Un groupe se présente habillé en Cowboys, mais oui en Cowboys du Far East ! Est ce parce que Volgograd c’est le Far East, avec le début des steppes et ses tribus asiates ! Ces Cowboys faisaient assez ploucs, Cowboys du pauvre rien à voir avec le fringant Malborough man, car leurs vêtements étaient faits d’étoffes assez frustres, mal teintes. Mais ils étaient marrants. Il manquait les colts évidemment. Je voyage pour tomber sur des scènes cocasses comme celle la !
Nous embarquons dans un Tupolev qui semble hors d’âge je regarde les feuillets des consignes de sécurité, et je découvre que l’avion a été construit en 64 ! On dit qu’en aéronautique, c’est l’entretien qui prime pour la sécurité justement l’entretien n’est pas la qualité première des Russes ! Les hôtesses aussi datent de l’époque soviétique, mais c’est moins grave que les moteurs. Enfin je suis encore là pour témoigner et raconter cette visite…
Nouvel an à Varsovie ou Cracovie? English translation pending
Bonjour, je vais passer une semaine en Pologne à la fin de l'année avec deux amis et on se demandait dans quelle ville passer le 31 decembre, niveau animation.Alors Varsovie ou Cracovie?
Merci!
Voyage en Europe sur le thème la deuxième guerre mondiale English translation pending
Bonjour, j'aimerais avoir votre avis sur un itinéraire qui me permettrait de voir Londre, Cracovie et Auschwitz, les plages du débarquement....enfin tous ce qui est possible de voir en 15 jours!!
Sécurité en Tchéquie et Pologne English translation pending
Bonjour
Ayant l'intention d'effectuer un voyage en itinérant et seuls en voiture ; j'aimerais savoir ce qu'il en est de la sécurité ( vols et effractions , pik pokets ) des personnes et des biens dans ces 2 pays .
Si ça se fait , nous arriverions de Passau à Auschwitz , donc en traversant la Tchéquie ; faut'il se procurer une vignette et où ; pour la traverser ; que risque t'on si ne nous en avons pas , et est'elle aussi nécessaire sur les nationales .
Est'il possible d'accéder au camp d'Auschitz et aux mines de sel avec sa propre voiture ; y a t'il des parkings à proximité ?
Merci et Cordialement à tous
Découvrir la Pologne, oui, sans hésitation English translation pending
A force d'entendre toutes sortes de choses bizarres à propos de la Pologne, j'ai eu envie d'écrire un petit mot.
Je ne comprends pas pourquoi la Pologne a une image toute noire et arriérée dans la tête de beaucoup de Français. Je ne comprends pas pourquoi certain·e·s font plus de 2 500 km pour aller seulement à Auschwitz. Je ne comprends pas pourquoi on valorise celui-celle qui part en Espagne et on s'interroge sur la santé mentale de celui-celle qui va passer un moment de vacances en Pologne.
Bon, d'accord, la situation politique n'est pas idéale mais il faut aller s'asseoir sur un banc public qui diffuse du Chopin à Varsovie, se plonger dans la vie de Copernic à Torun... et, surtout, surtout, rencontrer les Polonais d'aujourd'hui. Aspects pratiques : le coût de la vie quotidienne est très avantageux pour les Français ;) et oui, oui, la frontière est ouverte, sans contraintes particulières https://reopen.europa.eu/fr/map/POL
Je ne cherche pas à faire la promotion du tourisme en Pologne, mais après y être retourné l'année dernière, je tente de modifier un peu des représentations qui me paraissent datées et injustes. Je ne veux pas allonger trop ce premier message. D'autres personnes viendront peut-être le compléter...
Je ne comprends pas pourquoi la Pologne a une image toute noire et arriérée dans la tête de beaucoup de Français. Je ne comprends pas pourquoi certain·e·s font plus de 2 500 km pour aller seulement à Auschwitz. Je ne comprends pas pourquoi on valorise celui-celle qui part en Espagne et on s'interroge sur la santé mentale de celui-celle qui va passer un moment de vacances en Pologne.
Bon, d'accord, la situation politique n'est pas idéale mais il faut aller s'asseoir sur un banc public qui diffuse du Chopin à Varsovie, se plonger dans la vie de Copernic à Torun... et, surtout, surtout, rencontrer les Polonais d'aujourd'hui. Aspects pratiques : le coût de la vie quotidienne est très avantageux pour les Français ;) et oui, oui, la frontière est ouverte, sans contraintes particulières https://reopen.europa.eu/fr/map/POL
Je ne cherche pas à faire la promotion du tourisme en Pologne, mais après y être retourné l'année dernière, je tente de modifier un peu des représentations qui me paraissent datées et injustes. Je ne veux pas allonger trop ce premier message. D'autres personnes viendront peut-être le compléter...
Comment visiter les alentours de Thessalonique? English translation pending
Bonjour à tous,
J'organise un voyage cette année pour mon association d'étudiants l'AEGS (Association des Etudiants en Géographie de Strasbourg) et nous devrions être une 30aine d'étudiants à participer. Nous partirions de Basel-Mulhouse et irions à Thessalonique mi avril par avion.
J'ai vu que la visite de la ville elle même prend grosso modo 2 jours je dirai donc qu'il nous en faudra 3/4 si l'on compte le repos des soirées :). Seulement nous y serions pour 7 jours. J'aurai donc souhaité savoir s'il y avait différent moyens de transports pour visiter des lieux importants comme la cité de Pella, chose que nous avons pu faire l'an dernier à Cracovie où des bus menaient jusqu'à Auschwitz ou encore les mines de sel.
Autrement, en tant que géographe, est-il possible d'accéder facilement dans les montagnes en arrière pays afin de faire une randonnée vers un endroit sympa?
En attente de vos réponses, Oscar
J'organise un voyage cette année pour mon association d'étudiants l'AEGS (Association des Etudiants en Géographie de Strasbourg) et nous devrions être une 30aine d'étudiants à participer. Nous partirions de Basel-Mulhouse et irions à Thessalonique mi avril par avion.
J'ai vu que la visite de la ville elle même prend grosso modo 2 jours je dirai donc qu'il nous en faudra 3/4 si l'on compte le repos des soirées :). Seulement nous y serions pour 7 jours. J'aurai donc souhaité savoir s'il y avait différent moyens de transports pour visiter des lieux importants comme la cité de Pella, chose que nous avons pu faire l'an dernier à Cracovie où des bus menaient jusqu'à Auschwitz ou encore les mines de sel.
Autrement, en tant que géographe, est-il possible d'accéder facilement dans les montagnes en arrière pays afin de faire une randonnée vers un endroit sympa?
En attente de vos réponses, Oscar
Racisme en Europe de l'Est? English translation pending
Je me prépare à un petit périple en Europe de l'est (Pologne, pays baltes, Russie, Ukraine...) et je me posais quelques questions quant à la tolérance de la population.
Je m'explique : je suis d'origine coréenne et je n'ai pas conservé un souvenir très agréable de certains endroits où j'ai pu me rendre. S'il est vrai qu'en France, je ne rencontre pas trop souvent de vraies réactions de rejet, j'avais par exemple été très étonnée du mépris et de l'agressivité de beaucoup de Danois à mon égard. Je n'avais jamais éprouvé cela auparavant. J'ai compris ensuite qu'ils me prenaient pour une Groënlandaise (ça se dit ?). (Les Danois ont colonisé le Groënland, acculturé les Inuits, leur interdisant la chasse qui était leur mode de subsistance traditionnel et les contraignant ainsi à l'oisiveté, à vivre de maigres allocations, et à s'alcooliser à outrance.)
Si j'ai compris l'origine de leur attitude à mon égard, bien entendu, cela n'excuse rien.
Aujourd'hui, je m'inquiète de savoir si mes origines poseront problème dans les pays de l'est.
Historiquement, des années, que dis-je, des décennies d'occupation soviétique ont marqué les esprits. Il paraitrait que dans ces pays, on y trouverait quelques nostalgiques du nazisme, idéologie rendue acceptable ou même attrayante parce qu'ayant combattu les soviets ?
Par ailleurs, il me semble qu'en Russie, on pourrait penser que je viens de certaines ethnies proches de la Mongolie. La confusion ne me gêne pas, sauf si ces populations ont mauvaise réputation ou sont profondément méprisées.
J'imagine bien que mon physique peut détonner dans certaines régions, de même qu'en province, dans les campagnes françaises, on me regarde avec curiosité, voire comme une extra-terrestre. Cela ne me dérange pas plus que cela. Mais je n'aimerais pas me heurter à l'hostilité de la population locale. Quoi qu'il en soit, j'aimerais beaucoup savoir à quoi m'en tenir lors de ce voyage...
Merci à ceux (quelle que soit leur origine, occidentale ou non) qui peuvent me renseigner à ce sujet, m'apporter des témoignages qui corroborent la tolérance, l'hospitalité ou a contrario, la xénophobie des pays de l'est.
Je m'explique : je suis d'origine coréenne et je n'ai pas conservé un souvenir très agréable de certains endroits où j'ai pu me rendre. S'il est vrai qu'en France, je ne rencontre pas trop souvent de vraies réactions de rejet, j'avais par exemple été très étonnée du mépris et de l'agressivité de beaucoup de Danois à mon égard. Je n'avais jamais éprouvé cela auparavant. J'ai compris ensuite qu'ils me prenaient pour une Groënlandaise (ça se dit ?). (Les Danois ont colonisé le Groënland, acculturé les Inuits, leur interdisant la chasse qui était leur mode de subsistance traditionnel et les contraignant ainsi à l'oisiveté, à vivre de maigres allocations, et à s'alcooliser à outrance.)
Si j'ai compris l'origine de leur attitude à mon égard, bien entendu, cela n'excuse rien.
Aujourd'hui, je m'inquiète de savoir si mes origines poseront problème dans les pays de l'est.
Historiquement, des années, que dis-je, des décennies d'occupation soviétique ont marqué les esprits. Il paraitrait que dans ces pays, on y trouverait quelques nostalgiques du nazisme, idéologie rendue acceptable ou même attrayante parce qu'ayant combattu les soviets ?
Par ailleurs, il me semble qu'en Russie, on pourrait penser que je viens de certaines ethnies proches de la Mongolie. La confusion ne me gêne pas, sauf si ces populations ont mauvaise réputation ou sont profondément méprisées.
J'imagine bien que mon physique peut détonner dans certaines régions, de même qu'en province, dans les campagnes françaises, on me regarde avec curiosité, voire comme une extra-terrestre. Cela ne me dérange pas plus que cela. Mais je n'aimerais pas me heurter à l'hostilité de la population locale. Quoi qu'il en soit, j'aimerais beaucoup savoir à quoi m'en tenir lors de ce voyage...
Merci à ceux (quelle que soit leur origine, occidentale ou non) qui peuvent me renseigner à ce sujet, m'apporter des témoignages qui corroborent la tolérance, l'hospitalité ou a contrario, la xénophobie des pays de l'est.
Transports à Cracovie English translation pending
Bonjour,
Ns partons a Cracovie très bientôt Ns arrivons à l'aéroport J Paul deux . Connaissez vs les numéros de bus pour se rendre en centre ville , et si vs connaissez le tarif ( environ) Si non il y a le train , la gare est elle éloignée de l'aéroport ? je vs remercie
Ns partons a Cracovie très bientôt Ns arrivons à l'aéroport J Paul deux . Connaissez vs les numéros de bus pour se rendre en centre ville , et si vs connaissez le tarif ( environ) Si non il y a le train , la gare est elle éloignée de l'aéroport ? je vs remercie
Trains et transport à Varsovie et Cracovie, parlent-ils anglais + avis sur itinéraire? English translation pending
Bonsoir à tous !
J'aurais voulu savoir au niveau des trains comment cela se passait ! Mon ami et moi allons arriver en Pologne, à Varsovie, nous allons visiter Varsovie pendant 1 jour entier puis nous souhaitons aller à cracovie en train et faire l'allée retour dans la journée .
Pouvons nous reserver nos billets de train à l'avance pour ce trajet ? connaissez vous le prix approximatif svp ?
Nous voulons aller visiter auschwitz evidemment ainsi que les mines de sel ! en un jour est ce suffisant en sachant que nous arriveront à la gare dans le coup des 11h du matin puis nous reprenons le train dans les 20h le soir ! Est il facile de la gare de se rendre à auschwitz puis aux mines de sel ?
Peut on visiter auschwitz sans guide et librement ? Est ce ouvert le dimanche svp ?
Dernière question,
parlent ils un peu anglais ?
Je vous remercie d'avance en tout cas !!
Merci !!!
J'aurais voulu savoir au niveau des trains comment cela se passait ! Mon ami et moi allons arriver en Pologne, à Varsovie, nous allons visiter Varsovie pendant 1 jour entier puis nous souhaitons aller à cracovie en train et faire l'allée retour dans la journée .
Pouvons nous reserver nos billets de train à l'avance pour ce trajet ? connaissez vous le prix approximatif svp ?
Nous voulons aller visiter auschwitz evidemment ainsi que les mines de sel ! en un jour est ce suffisant en sachant que nous arriveront à la gare dans le coup des 11h du matin puis nous reprenons le train dans les 20h le soir ! Est il facile de la gare de se rendre à auschwitz puis aux mines de sel ?
Peut on visiter auschwitz sans guide et librement ? Est ce ouvert le dimanche svp ?
Dernière question,
parlent ils un peu anglais ?
Je vous remercie d'avance en tout cas !!
Merci !!!
Itinéraire d'un petit tour d'Europe English translation pending
bonjour
je pars avec 2 autres personnes rencontrées sur ce site dans quelques jours. nous avons décidés de partir en voiture et de loger en auberges de jeunesse. voici notre itinéraire : bruxelles, amsterdam, berlin, auswitch, cracocie, prague, vienne puis munich pour la fête de la bière en 3 semaines. le trajet est il trop long pour 3 semaines? Y a t'il d'autres villes a voir absolument dans ces pays la? On m'a dis qu'amterdam est une ville ou les agressions sont courantes?
merci pour vos reponses
Missionnaires: quel impact selon vous? English translation pending
Bonjour,
suite à quelques voyages, quelques rencontres surprenantes dans des coins dit reculés et des lectures d'articles et de bouquins, je me pose bien des questions sur les missionnaires.
Ces hommes et ces femmes parcourent la terre avec comme seul élément dans leur sac à dos, la Bible ou certainement le Coran, (pour ma part, je n'en pas rencontré) et autres livres religieux. Ceux-là, ces itinérants ont tendance à me faire "rire", j'avoue...en même temps, cela m'intrigue d'avoir un tel but dans son voyage. Amener à des inconnus sa vérité et tenter de faire accepter celle-ci plutôt que d'en découvrir d'autres.
Ou bien, plus encore, ils se posent, famille réunie, avec l'accord d'un chef auprès d'une minorité, d'une ethnie ou autre appelation d'autochtones. Et là, il s'agit d'un travail en profondeur, en ce sens que le blanc fait un travail d'acceptation pour tenter de devenir lui-même, de part son attitude, un exemple auprès de minorités de culture ancestrale...jusqu'à ce qu'ils se penchent sur le fameux livre.
Evangéliser, christianniser...ça me gène...en même temps, on va me dire, c'est pour revaloriser la place de la femme, leur donner des notions d'hygiène etc...
Oui, une femme des Témoins de Géovah avait tout laché en France avec son mec pour d'après ces dires, "alphabétiser" les plus démunis dans un village de la brousse béninoise via...leur "livre". Je n'avais pas assez de temps pour rester avec eux voir comment cela se passait, et me faire un avis sur des réalités plus concrêtes que ces dires. D'un côté, il y avait quelque chose de reconnaissant, d'un autre il y a le profit de la vulnérabilité etc...il y a ce côté intérressé. Comme un appat.
Une famille entière a quitté sa grande ville californienne et tout le confort qui va avec, ainsi que la situation, pour attérir avec les 2 jeunes enfants dans un village Samburu au Kenya. Les photos dévoilent leur chemise plus que blanche à col rond, la raie sur le côté. Eux ont bien du mal à imposé leur livre, du coup, ils veulent l'adapter, faire des cours sous l'accacia par exemple pour plus d'impact. Et la fille de 13 ans qui signe de son "le message de Dieu ne m'a jamais dit d'être missionnaire" puisqu'elle a du mal ici, et subit le choix de ses parents.
Une autre famille s'installant chez les Fayou oblige les enfants à s'habiller et se laver pour aller dans l'école créé par la mère, et donnée en indonésien (alors que linguistes, les missionnaires avaient appris parfaitement leur langue, habitant depuis 10 ans à leurs côtés). Là, évidemment, leur présence a permis de préserver leur communauté, dans le sens où se faisant la guerre continuellement par rapport à la terre, aux femmes ou au cochon, les fayou vivaient dans la terreur et souvent peu de temps.
Au Soudan, ce sont les missionnaires qui tentent de convaincre le gournement de Bush de mettre des moyens ...
Il y a un sentiment colonisateur dans leurs missions que je garde dans la tête, un pas de plus vers la mondialisation...
Bon, je vais m'arrêter là, mais je voulais savoir quel est votre sentiment sur ce sujet, s'il vous interresse ou interpelle. Si vous aviez rencontré des missionnaires, et quels ont été vos sentiments sur leur impact, leur place etc.
Merci.
(je précise que je suis agnostique)
suite à quelques voyages, quelques rencontres surprenantes dans des coins dit reculés et des lectures d'articles et de bouquins, je me pose bien des questions sur les missionnaires.
Ces hommes et ces femmes parcourent la terre avec comme seul élément dans leur sac à dos, la Bible ou certainement le Coran, (pour ma part, je n'en pas rencontré) et autres livres religieux. Ceux-là, ces itinérants ont tendance à me faire "rire", j'avoue...en même temps, cela m'intrigue d'avoir un tel but dans son voyage. Amener à des inconnus sa vérité et tenter de faire accepter celle-ci plutôt que d'en découvrir d'autres.
Ou bien, plus encore, ils se posent, famille réunie, avec l'accord d'un chef auprès d'une minorité, d'une ethnie ou autre appelation d'autochtones. Et là, il s'agit d'un travail en profondeur, en ce sens que le blanc fait un travail d'acceptation pour tenter de devenir lui-même, de part son attitude, un exemple auprès de minorités de culture ancestrale...jusqu'à ce qu'ils se penchent sur le fameux livre.
Evangéliser, christianniser...ça me gène...en même temps, on va me dire, c'est pour revaloriser la place de la femme, leur donner des notions d'hygiène etc...
Oui, une femme des Témoins de Géovah avait tout laché en France avec son mec pour d'après ces dires, "alphabétiser" les plus démunis dans un village de la brousse béninoise via...leur "livre". Je n'avais pas assez de temps pour rester avec eux voir comment cela se passait, et me faire un avis sur des réalités plus concrêtes que ces dires. D'un côté, il y avait quelque chose de reconnaissant, d'un autre il y a le profit de la vulnérabilité etc...il y a ce côté intérressé. Comme un appat.
Une famille entière a quitté sa grande ville californienne et tout le confort qui va avec, ainsi que la situation, pour attérir avec les 2 jeunes enfants dans un village Samburu au Kenya. Les photos dévoilent leur chemise plus que blanche à col rond, la raie sur le côté. Eux ont bien du mal à imposé leur livre, du coup, ils veulent l'adapter, faire des cours sous l'accacia par exemple pour plus d'impact. Et la fille de 13 ans qui signe de son "le message de Dieu ne m'a jamais dit d'être missionnaire" puisqu'elle a du mal ici, et subit le choix de ses parents.
Une autre famille s'installant chez les Fayou oblige les enfants à s'habiller et se laver pour aller dans l'école créé par la mère, et donnée en indonésien (alors que linguistes, les missionnaires avaient appris parfaitement leur langue, habitant depuis 10 ans à leurs côtés). Là, évidemment, leur présence a permis de préserver leur communauté, dans le sens où se faisant la guerre continuellement par rapport à la terre, aux femmes ou au cochon, les fayou vivaient dans la terreur et souvent peu de temps.
Au Soudan, ce sont les missionnaires qui tentent de convaincre le gournement de Bush de mettre des moyens ...
Il y a un sentiment colonisateur dans leurs missions que je garde dans la tête, un pas de plus vers la mondialisation...
Bon, je vais m'arrêter là, mais je voulais savoir quel est votre sentiment sur ce sujet, s'il vous interresse ou interpelle. Si vous aviez rencontré des missionnaires, et quels ont été vos sentiments sur leur impact, leur place etc.
Merci.
(je précise que je suis agnostique)
12 jours en Pologne en décembre English translation pending
Bonjour !
J'ai prévu de passer 12 jours en Pologne ce mois ci, j'atterris à Krakow le 12 et je repars de Warszawa le 24.
J'ai pris mes billets sur un coup de tête, c'est pour bientôt et je pars donc sans réelle organisation...J'ai juste prévu de me laisser porter. Est il possible de voyager de la sorte en Pologne, en réservant les trains seulement quelques jours à l'avance voir la veille ?
Je pense rester un bon moment à Krakow, puis monter jusqu'à Gdansk en passant peut être par Wroclaw, et redescendre à Varsovie pour y prendre mon vol retour (sans nécessairement y rester). Le soucis, c'est que j'aime prendre mon temps et que cet itinéraire me fait traverser le pays de long en large ! On m'a dit que la ville de Gdansk était la plus belle, mais je me demande si cela vaut vraiment le coup de traverser tout le pays pour y passer quelques jours. Dans ce cas, peut être vaudrait-il mieux prendre un bus depuis Cracovie pour visiter Prague ? Donc : Krakow - Prague - Wroclaw - Warszawa, ou bien, Krakow, Wroclaw, Gdansk, Warszawa.
Je précise également que je voyage seule et avec un budget vraiment très restreint. Le moins cher sera le mieux 😕
Qu'en pensez-vous ?
Ah, et généralement comment est le temps là bas en décembre ? Fait il nuit très tôt ? Est ce qu'il neige ? Le froid ne me fait pas trop peur, mais ce serait dommage qu'il fasse nuit toute la journée...
Merci beaucoup à ceux qui m'apporterons des réponses :)
Je pense rester un bon moment à Krakow, puis monter jusqu'à Gdansk en passant peut être par Wroclaw, et redescendre à Varsovie pour y prendre mon vol retour (sans nécessairement y rester). Le soucis, c'est que j'aime prendre mon temps et que cet itinéraire me fait traverser le pays de long en large ! On m'a dit que la ville de Gdansk était la plus belle, mais je me demande si cela vaut vraiment le coup de traverser tout le pays pour y passer quelques jours. Dans ce cas, peut être vaudrait-il mieux prendre un bus depuis Cracovie pour visiter Prague ? Donc : Krakow - Prague - Wroclaw - Warszawa, ou bien, Krakow, Wroclaw, Gdansk, Warszawa.
Je précise également que je voyage seule et avec un budget vraiment très restreint. Le moins cher sera le mieux 😕
Qu'en pensez-vous ?
Ah, et généralement comment est le temps là bas en décembre ? Fait il nuit très tôt ? Est ce qu'il neige ? Le froid ne me fait pas trop peur, mais ce serait dommage qu'il fasse nuit toute la journée...
Merci beaucoup à ceux qui m'apporterons des réponses :)
"Valse avec Bachir" (film d'animation israélien) English translation pending
un homme a rendez-vous en pleine nuit avec un ami en proie chaque soir depuis deux ans au même cauchemard : 26 chiens enragés traversent la ville au pas de charge pour venir le dévorer.
"et tu m'as fait venir pour ça ?"
...
"tu n'as donc aucun souvenir ?" lui demande son ami.
"non".
cet homme sans passé, c'est ari folman, le réalisateur, qui se met lui-même en scène dans un film d'animation aux couleurs lavées, travail sur la mémoire, le traumatisme, la culpabilité.
suite à leur échange, ari se met brusquement à avoir des reminiscences d'une époque aux contours incertains, des flash-backs oniriques, où il se baigne devant beyrouth endormie. 20 ans plus tôt, à peine sorti de l'enfance, il partait au liban, pour livrer une guerre sans nom, arbitraire et cruelle, comme toutes les guerres.
soucieux de découvrir ce qui s'est vraiment passé, il tente de remonter le fil en rencontrant notamment d'anciens camarades de front. les récits s'emmêlent, se contredisent, se recoupent parfois. certains nient, d'autres enjolivent probablement. pour déboucher finalement sur les massacres des camps de sabra et chatila, épouvantable boucherie que tout le monde supputait, mais que personne n'a vue réellement.
la bonne excuse.
au-delà du fond même de "l'intrigue", la grande qualité esthétique du film est à souligner. parfois très clip, d'autre fois carrément hypnotique, l'image accroche et ne déçoit jamais. ralentis, accélérés, effets de répétition, musique entêtante, trouvailles visuelles... un sujet brûlant traité de façon organique.
après, si le réalisateur ne cherche pas à dédouaner les siens, il n'en reste pas moins que la charge contre le gouvernement israélien de l'époque reste soft ("c'est la faute aux phalangistes", "on ne savait pas"). le film laisse songeur sur les méthodes d'intimidation perpétrées contre l'ennemi, "terroriste" par essence, et révèle une nouvelle fois (!) l'inextricabilité du conflit israélo-palestinien.
maintenant, je serais curieuse d'avoir la réaction d'eversmile sur le sujet 😉
"et tu m'as fait venir pour ça ?"
...
"tu n'as donc aucun souvenir ?" lui demande son ami.
"non".
cet homme sans passé, c'est ari folman, le réalisateur, qui se met lui-même en scène dans un film d'animation aux couleurs lavées, travail sur la mémoire, le traumatisme, la culpabilité.
suite à leur échange, ari se met brusquement à avoir des reminiscences d'une époque aux contours incertains, des flash-backs oniriques, où il se baigne devant beyrouth endormie. 20 ans plus tôt, à peine sorti de l'enfance, il partait au liban, pour livrer une guerre sans nom, arbitraire et cruelle, comme toutes les guerres.
soucieux de découvrir ce qui s'est vraiment passé, il tente de remonter le fil en rencontrant notamment d'anciens camarades de front. les récits s'emmêlent, se contredisent, se recoupent parfois. certains nient, d'autres enjolivent probablement. pour déboucher finalement sur les massacres des camps de sabra et chatila, épouvantable boucherie que tout le monde supputait, mais que personne n'a vue réellement.
la bonne excuse.
au-delà du fond même de "l'intrigue", la grande qualité esthétique du film est à souligner. parfois très clip, d'autre fois carrément hypnotique, l'image accroche et ne déçoit jamais. ralentis, accélérés, effets de répétition, musique entêtante, trouvailles visuelles... un sujet brûlant traité de façon organique.
après, si le réalisateur ne cherche pas à dédouaner les siens, il n'en reste pas moins que la charge contre le gouvernement israélien de l'époque reste soft ("c'est la faute aux phalangistes", "on ne savait pas"). le film laisse songeur sur les méthodes d'intimidation perpétrées contre l'ennemi, "terroriste" par essence, et révèle une nouvelle fois (!) l'inextricabilité du conflit israélo-palestinien.
maintenant, je serais curieuse d'avoir la réaction d'eversmile sur le sujet 😉
Ouverture du procès des Khmers rouges à Phnom Penh... English translation pending
On y est enfin ...... !
Alors que le Cambodge connaît un boom touristique sans précédent, + 19 % de touristes en plus les quatre premiers mois de l'année par rapport à 2005 ..... que 1 700 000 touristes sont attendus cette année et que les prévisions pour 2010 envisagent la venue de 3 500 000 touristes, le procés des khmers rouges va enfin s'ouvrir en banlieue de Phnom Penh ce prochain Lundi ou les magistrats vont prêter serment, et ceux ci commenceront à travailler le 10 Juillet .....
Que espérer de ce procés, je vous livre ici l'article de L'Orient/Le Jour ......
Par Dina Nay et James A. Goldston*
Trente ans après le massacre d’un quart des sept millions de Cambodgiens par les Khmers rouges, un tribunal ouvre ses portes pour juger les dirigeants responsables qui sont encore en vie. Conformément à un accord passé entre les Nations unies et le gouvernement cambodgien, treize juges et procureurs étrangers ont été choisis pour travailler de concert avec dix-sept confrères cambodgiens. Ce groupe éclectique de juristes lancera, au cours de la première semaine de juillet, une expérience peu commune en matière de justice internationale. Durant les trois années à venir, les bien nommées « Chambres extraordinaires » s’efforceront d’établir les responsabilités pénales de l’un des pires génocides du XXe siècle. Parmi ceux qui seront vraisemblablement jugés, on compte deux des plus proches et plus influents membres de la cohorte de Pol Pot : Nuon Chea, l’un des leaders du parti Khmer rouge, et Ieng Sary, l’ancien vice-premier ministre des Affaires étrangères. Étant donné le temps qu’il aura fallu pour faire avancer les choses – les pourparlers n’auront cessé de rompre, puis de reprendre, pendant plus de neuf ans – l’existence même de ce tribunal est un événement. Les procès seront mis à rude épreuve lorsqu’il s’agira de voir s’ils sont – ou semblent – impartiaux, s’ils sont motivés par les faits et concordent avec les normes internationales. Pour des raisons d’histoire et de droit, le gouvernement cambodgien et la communauté internationale ont tous deux un rôle décisif à jouer dans la réussite de cette entreprise. Pour ce faire, ils devront affronter plusieurs obstacles de taille. Premièrement, contrairement aux tribunaux hybrides du Timor-Oriental, du Kosovo et de la Sierra Leone, les juges internationaux sont en minorité (un système de vote de « supermajorité » garantit cependant que la voix d’au moins un juge international est nécessaire pour rendre un jugement). Même s’il paraît raisonnable que la composition des tribunaux mixtes soit avant tout nationale, cette disposition n’est pas sans soulever certaines questions dans un pays où l’indépendance et le bien-fondé des décisions judiciaires ont de longue date été remis en question. Deuxièmement, le temps qui s’est écoulé depuis les crimes – plus de trente ans, dans certains cas – dépasse de loin celui d’autres procès similaires de crimes de guerre, qui suivirent aussitôt le conflit. Le long retard du Cambodge complique la tâche pour ce qui est de préserver les preuves, notamment la mémoire humaine, essentielles pour prouver la culpabilité. Il faudra faire avec ces difficultés structurelles, dont une partie peut toutefois être surmontée grâce à une formation intensive au droit cambodgien et international, et aux techniques d’investigation complexes, renforcée par un suivi indépendant et vigoureux de l’ensemble de la procédure. Troisièmement, le tribunal est situé dans une enceinte militaire loin du centre de Phnom Penh. Afin que les gens ordinaires puissent suivre cet événement historique, il conviendra de mettre en place un service de bus pour desservir le site et de retransmettre les audiences à la radio et à la télévision à travers tout le pays. Les instances locales et la cour devront faire preuve d’imagination pour élaborer des stratégies qui permettront de faire parvenir l’information à la population rurale prédominante et veilleront à ce que tous les Cambodgiens soient en mesure de comprendre le déroulement de la procédure. Tout au moins, le personnel de justice pourrait s’entendre avec les populations locales pour organiser des réunions sur les procès et sur les questions qu’ils soulèvent. Quatrièmement, ces derniers mois, les représentants de l’opposition et les militants des droits de l’homme ont fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir critiqué le gouvernement. Un projet de loi vise à faire entrer la diffamation dans le cadre pénal et inclut de nouvelles dispositions plaçant au rang d’infraction les critiques à l’encontre des décisions de justice. Les leaders politiques cambodgiens, ainsi que les États qui apportent leur aide, devront faire davantage pour mettre en avant l’intérêt d’un débat de grande envergure sur le tribunal et les vastes séquelles du conflit civil cambodgien. Ceux qui ont survécu aux Khmers rouges n’ont pas oublié les craintes suscitées par la moindre critique prononcée contre ce régime : il serait fort tragique que les Cambodgiens ne se sentent pas libres d’exprimer leur point de vue sur les « Chambres extraordinaires ». L’instauration d’un dialogue significatif entre le public et la cour ne peut se passer d’un environnement qui encourage fondamentalement – et ne punit pas – la libre expression des opinions. Cinquièmement, le Cambodge manque d’avocats hautement qualifiés, car les Khmers rouges ont quasiment fait disparaître les professions juridiques du pays. Or, contrairement aux pratiques d’autres tribunaux hybrides et internationaux pour crimes de guerre, le droit local permet uniquement aux avocats cambodgiens de représenter les accusés. Au nom de l’impartialité et de la régularité de la procédure, il importe de modifier cette disposition pour les « Chambres extraordinaires », afin que les avocats des autres pays puissent prendre part, d’une manière égale, à la défense. Enfin, en raison de leur soutien financier généreux, les gouvernements donateurs ne peuvent se contenter de rester simples spectateurs. Ils assisteront au mieux la cour en coordonnant leurs efforts, en surveillant efficacement le processus et en aidant à identifier – et le cas échéant, à résoudre – les problèmes qui surviennent. En outre, il leur faudra probablement fournir davantage de moyens financiers. Le budget minimaliste de 56 millions de dollars sur trois ans ne couvre pas les besoins vitaux de la cour, comme, par exemple, l’hébergement sécurisé des témoins sous protection, les transcriptions des audiences ou la présence d’une bibliothèque. Le concours des États-Unis, qui n’ont toujours pas apporté leur contribution aux « Chambres extraordinaires », serait le bienvenu. Les « Chambres extraordinaires » constituent une étape importante dans les efforts menés par le Cambodge pour mettre un terme à une période particulièrement violente de son passé. La façon dont la cour s’acquittera de sa tâche est de la plus haute importance pour les millions de Cambodgiens marqués par les crimes des Khmers rouges. Cette cour est en même temps l’expression ultime d’un mouvement mondial durable qui remonte à Nuremberg et a pour but de faire cesser l’impunité des massacres. Son aptitude à rendre la justice devrait revêtir pour nous tous une importance capitale.
* Dina Nay, qui a survécu aux camps de la mort des Khmers rouges, est la directrice de l’Institut khmer pour la démocratie ; James A. Goldston est le directeur de l’Open Society Justice Initiative.
Alors que le Cambodge connaît un boom touristique sans précédent, + 19 % de touristes en plus les quatre premiers mois de l'année par rapport à 2005 ..... que 1 700 000 touristes sont attendus cette année et que les prévisions pour 2010 envisagent la venue de 3 500 000 touristes, le procés des khmers rouges va enfin s'ouvrir en banlieue de Phnom Penh ce prochain Lundi ou les magistrats vont prêter serment, et ceux ci commenceront à travailler le 10 Juillet .....
Que espérer de ce procés, je vous livre ici l'article de L'Orient/Le Jour ......
Par Dina Nay et James A. Goldston*
Trente ans après le massacre d’un quart des sept millions de Cambodgiens par les Khmers rouges, un tribunal ouvre ses portes pour juger les dirigeants responsables qui sont encore en vie. Conformément à un accord passé entre les Nations unies et le gouvernement cambodgien, treize juges et procureurs étrangers ont été choisis pour travailler de concert avec dix-sept confrères cambodgiens. Ce groupe éclectique de juristes lancera, au cours de la première semaine de juillet, une expérience peu commune en matière de justice internationale. Durant les trois années à venir, les bien nommées « Chambres extraordinaires » s’efforceront d’établir les responsabilités pénales de l’un des pires génocides du XXe siècle. Parmi ceux qui seront vraisemblablement jugés, on compte deux des plus proches et plus influents membres de la cohorte de Pol Pot : Nuon Chea, l’un des leaders du parti Khmer rouge, et Ieng Sary, l’ancien vice-premier ministre des Affaires étrangères. Étant donné le temps qu’il aura fallu pour faire avancer les choses – les pourparlers n’auront cessé de rompre, puis de reprendre, pendant plus de neuf ans – l’existence même de ce tribunal est un événement. Les procès seront mis à rude épreuve lorsqu’il s’agira de voir s’ils sont – ou semblent – impartiaux, s’ils sont motivés par les faits et concordent avec les normes internationales. Pour des raisons d’histoire et de droit, le gouvernement cambodgien et la communauté internationale ont tous deux un rôle décisif à jouer dans la réussite de cette entreprise. Pour ce faire, ils devront affronter plusieurs obstacles de taille. Premièrement, contrairement aux tribunaux hybrides du Timor-Oriental, du Kosovo et de la Sierra Leone, les juges internationaux sont en minorité (un système de vote de « supermajorité » garantit cependant que la voix d’au moins un juge international est nécessaire pour rendre un jugement). Même s’il paraît raisonnable que la composition des tribunaux mixtes soit avant tout nationale, cette disposition n’est pas sans soulever certaines questions dans un pays où l’indépendance et le bien-fondé des décisions judiciaires ont de longue date été remis en question. Deuxièmement, le temps qui s’est écoulé depuis les crimes – plus de trente ans, dans certains cas – dépasse de loin celui d’autres procès similaires de crimes de guerre, qui suivirent aussitôt le conflit. Le long retard du Cambodge complique la tâche pour ce qui est de préserver les preuves, notamment la mémoire humaine, essentielles pour prouver la culpabilité. Il faudra faire avec ces difficultés structurelles, dont une partie peut toutefois être surmontée grâce à une formation intensive au droit cambodgien et international, et aux techniques d’investigation complexes, renforcée par un suivi indépendant et vigoureux de l’ensemble de la procédure. Troisièmement, le tribunal est situé dans une enceinte militaire loin du centre de Phnom Penh. Afin que les gens ordinaires puissent suivre cet événement historique, il conviendra de mettre en place un service de bus pour desservir le site et de retransmettre les audiences à la radio et à la télévision à travers tout le pays. Les instances locales et la cour devront faire preuve d’imagination pour élaborer des stratégies qui permettront de faire parvenir l’information à la population rurale prédominante et veilleront à ce que tous les Cambodgiens soient en mesure de comprendre le déroulement de la procédure. Tout au moins, le personnel de justice pourrait s’entendre avec les populations locales pour organiser des réunions sur les procès et sur les questions qu’ils soulèvent. Quatrièmement, ces derniers mois, les représentants de l’opposition et les militants des droits de l’homme ont fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir critiqué le gouvernement. Un projet de loi vise à faire entrer la diffamation dans le cadre pénal et inclut de nouvelles dispositions plaçant au rang d’infraction les critiques à l’encontre des décisions de justice. Les leaders politiques cambodgiens, ainsi que les États qui apportent leur aide, devront faire davantage pour mettre en avant l’intérêt d’un débat de grande envergure sur le tribunal et les vastes séquelles du conflit civil cambodgien. Ceux qui ont survécu aux Khmers rouges n’ont pas oublié les craintes suscitées par la moindre critique prononcée contre ce régime : il serait fort tragique que les Cambodgiens ne se sentent pas libres d’exprimer leur point de vue sur les « Chambres extraordinaires ». L’instauration d’un dialogue significatif entre le public et la cour ne peut se passer d’un environnement qui encourage fondamentalement – et ne punit pas – la libre expression des opinions. Cinquièmement, le Cambodge manque d’avocats hautement qualifiés, car les Khmers rouges ont quasiment fait disparaître les professions juridiques du pays. Or, contrairement aux pratiques d’autres tribunaux hybrides et internationaux pour crimes de guerre, le droit local permet uniquement aux avocats cambodgiens de représenter les accusés. Au nom de l’impartialité et de la régularité de la procédure, il importe de modifier cette disposition pour les « Chambres extraordinaires », afin que les avocats des autres pays puissent prendre part, d’une manière égale, à la défense. Enfin, en raison de leur soutien financier généreux, les gouvernements donateurs ne peuvent se contenter de rester simples spectateurs. Ils assisteront au mieux la cour en coordonnant leurs efforts, en surveillant efficacement le processus et en aidant à identifier – et le cas échéant, à résoudre – les problèmes qui surviennent. En outre, il leur faudra probablement fournir davantage de moyens financiers. Le budget minimaliste de 56 millions de dollars sur trois ans ne couvre pas les besoins vitaux de la cour, comme, par exemple, l’hébergement sécurisé des témoins sous protection, les transcriptions des audiences ou la présence d’une bibliothèque. Le concours des États-Unis, qui n’ont toujours pas apporté leur contribution aux « Chambres extraordinaires », serait le bienvenu. Les « Chambres extraordinaires » constituent une étape importante dans les efforts menés par le Cambodge pour mettre un terme à une période particulièrement violente de son passé. La façon dont la cour s’acquittera de sa tâche est de la plus haute importance pour les millions de Cambodgiens marqués par les crimes des Khmers rouges. Cette cour est en même temps l’expression ultime d’un mouvement mondial durable qui remonte à Nuremberg et a pour but de faire cesser l’impunité des massacres. Son aptitude à rendre la justice devrait revêtir pour nous tous une importance capitale.
* Dina Nay, qui a survécu aux camps de la mort des Khmers rouges, est la directrice de l’Institut khmer pour la démocratie ; James A. Goldston est le directeur de l’Open Society Justice Initiative.
Juillet 1936, en France: les premiers congés payés English translation pending
Juillet 1936 les premiers congés payés , en avez vous des souvenirs familiaux ou autres .
Ces souvenirs , ces récits ont ils par la suite influencés vos envies de voyages , votre façon de voyager ?
Conduire en Pologne English translation pending
est-ce dangereux de conduire en Pologne je pensais louer une voiture partir de Berlin pour allez visiter le camp de concentration d’Auschwitz tant qu'a y être visiter la mine de sel en tant que touriste est-ce que l'on risque de se faire arnaquer sur les routes ou être victime de petit accident qui on pour seul but de nous couter chers?
Jeu des mots (1ère édition...) English translation pending
Bonjour à tous.
Les célèbres productions KatettilaVojou (Faut pas vexer les bretons...) ont le plaisir (partagé, j'espère...) de vous proposer un nouveau divertissement ! 🙂
Comme le nom de ce jeu l'indique, il s'agit de faire deviner un lieu à partir de mots...
Ami(e)s du calembour, de la prose ou de l'alexandrin, à vous !😉
Les célèbres productions KatettilaVojou (Faut pas vexer les bretons...) ont le plaisir (partagé, j'espère...) de vous proposer un nouveau divertissement ! 🙂
Comme le nom de ce jeu l'indique, il s'agit de faire deviner un lieu à partir de mots...
Ami(e)s du calembour, de la prose ou de l'alexandrin, à vous !😉
Quels sites visiter en Lituanie, à part Vilnius? English translation pending
Avez vous des endroits à me conseiller en Lituanie, à part la capitale?
Des impressions sur Siauliai? Klaipeda? Palnga? Nida? et autres?
Merci d'avance!
Des impressions sur Siauliai? Klaipeda? Palnga? Nida? et autres?
Merci d'avance!
Pays d'Europe de l'Est à me conseiller? English translation pending
Bonjour a tous
Cet été moi et mon père partiront dans un pays pendant une semaine . Je m'intéresse fort aux pays de l'Est ( apart la Grèce vu que j'y ai été 4fois et que j'ai des origines Grec donc je veux autre chose que ce pays ) , je trouve les pays de l'Est plus fascinants vu qu'ils ont des cultures bien différentes aux notres ( Europe Centrale ) , et d'où on y connaît pas grand chose et aux prix bien moins élevés que les notres ^^ . Bref
Savez-vous me conseillez un pays de l'Est suivant les critères : - Pays pas cher ( pas aussi cher que la Belgique , France etc ) - Population acceuillante - Riche en culture - Un pays ou on connaît un anglais de base ( même si nous comptons apprendre la base de leur langues du genre merci , bonjour etc ) - Pays sécurisé - Des routes modernes , pas ou on risque de se crever les pneues ou des routes complètemens bousillés
J'avais tête la Slovénie , Estonie ou Moldavie Merci pour vos réponses , je suis prenant et prendrai comptes de vos conseilles :)
Cet été moi et mon père partiront dans un pays pendant une semaine . Je m'intéresse fort aux pays de l'Est ( apart la Grèce vu que j'y ai été 4fois et que j'ai des origines Grec donc je veux autre chose que ce pays ) , je trouve les pays de l'Est plus fascinants vu qu'ils ont des cultures bien différentes aux notres ( Europe Centrale ) , et d'où on y connaît pas grand chose et aux prix bien moins élevés que les notres ^^ . Bref
Savez-vous me conseillez un pays de l'Est suivant les critères : - Pays pas cher ( pas aussi cher que la Belgique , France etc ) - Population acceuillante - Riche en culture - Un pays ou on connaît un anglais de base ( même si nous comptons apprendre la base de leur langues du genre merci , bonjour etc ) - Pays sécurisé - Des routes modernes , pas ou on risque de se crever les pneues ou des routes complètemens bousillés
J'avais tête la Slovénie , Estonie ou Moldavie Merci pour vos réponses , je suis prenant et prendrai comptes de vos conseilles :)
Pologne en camping-car: argent, aires de stationnement/services, eau, visites English translation pending
BONJOUR
JE SUIS A LA RECHERCHE DE RENSEIGNEMENTS POUR VOYAGER EN CAMPING CAR EN POLOGNE.SI QUELQU'UN L'A DEJA FAIT POURRAIT IL ME DONNER DES RENSEIGNEMENTS SUR :ARGENT LA VIE LA BAS LE STATIONNEMENT L'EAU AIRES DE SERVICE ET CE QU'IL FAUT VISITER.EN ATTENDANT VOS REPONSES JE VOUS REMERCIE D'AVANCE.
SI PHOTOS JE VEUX BIEN LES VOIR.
Monnaie polonaise pour achats sur place English translation pending
bonjour a tous
dans le cadre de mon travail je dois me rendre en pologne qques jour, dans un salon , je voudrais savoir que dois je faire pour l'achat de mes articles, est ce l'euro? quel est le change, les hotel sont ils cher?
merci pour vos reponses, car suis un peu perdu avant de partire !!😕
Pologne en fauteuil roulant manuel English translation pending
Bonjour!
J'aimerais partir 3 semaines en Pologne: Varsovie, Lublin, Cracovie (Auschwitz, mines de sel a Wielizka) est-ce possible et quand mëme facile avec un fauteuil roulant manuel (je peux marcher 45 minutes environ)? Merci!
Jocelyne
jocedrolet403@gmail.com
Quelques villes de Pologne en 15 jours English translation pending
Bonjour,
Me revoilà prête à faire un nouveau voyage début octobre.
J'espère que le temps sera encore bon à ce moment.
Je ne compte pas visiter tout le pays mais Varsovie, Cracovie, Auschwitz et Wieliczka avec un retour sur Varsovie ou Cracovie??? (billet avion moins cher sur Varsovie mais faut voir si ça vaut la peine de retourner là-bas) . C'est une question que je vous pose.
Ensuite, est-il facile de se déplacer en bus, en train y compris pour aller de Cracovie à Auschwitz et Wieliczka ou faut-il louer une voiture?
15 jours, c'est trop, trop peu ou bien pour ce périple?
Je suis à la recherche de bonnes adresses dans ces villes, si possible chez l'habitant ou en GH.
Si quelqu'un est intéressé par ce genre de voyage, on peut en parler.
Merci d'avance à tous
Cordialement
Marie
Comment appeler les noms de lieux étrangers? English translation pending
Une question intéressante a fait surface dans deux discussions sur la Chine, à propos de la manière dont on doit épeler les villes étrangères. Les deux villes en cause sont Pékin (Beijing) et Canton (Guangzhou), mais toute ville hors de France pourrait bien entendu être concernée.
Devons-nous donc, lorsque nous parlons français, utiliser la transcription traditionnelle, en raison du poids de la tradition, ou bien utiliser la transcription du pays concerné, pour clarifier les choses et appeler un chat un chat, comme le dit brunohk?
Je serais partisan de la première solution lorsque nous sommes entre francophones. On m'objectera que la langue française comporte de nombreux noms communs d'origine étrangère, et qu'on ne devrait donc pas hésiter à appeler les villes étrangères par leur nom local. Pékin et Canton devraient donc disparaitre de notre vocabulaire quotidien.
Personnellement, j'entends rarement des français parlant français dire qu'ils vont en week end à Beijing ou en voyage d'affaires à Guangzhou.
Mais ne limitons pas ce débat aux villes chinoises. Devons-nous cesser de parler de Londres, Rome, Munich ou Moscou?
Faut-il dire: combien coûte le billet Eurostar pour London? Tous les chemins mènent à Roma. Ah, la fête de la bière à Munchen! Attention, ce type c'est l'oeil de Moskva.
Devons-nous donc, lorsque nous parlons français, utiliser la transcription traditionnelle, en raison du poids de la tradition, ou bien utiliser la transcription du pays concerné, pour clarifier les choses et appeler un chat un chat, comme le dit brunohk?
Je serais partisan de la première solution lorsque nous sommes entre francophones. On m'objectera que la langue française comporte de nombreux noms communs d'origine étrangère, et qu'on ne devrait donc pas hésiter à appeler les villes étrangères par leur nom local. Pékin et Canton devraient donc disparaitre de notre vocabulaire quotidien.
Personnellement, j'entends rarement des français parlant français dire qu'ils vont en week end à Beijing ou en voyage d'affaires à Guangzhou.
Mais ne limitons pas ce débat aux villes chinoises. Devons-nous cesser de parler de Londres, Rome, Munich ou Moscou?
Faut-il dire: combien coûte le billet Eurostar pour London? Tous les chemins mènent à Roma. Ah, la fête de la bière à Munchen! Attention, ce type c'est l'oeil de Moskva.
Navette, bus ou train entre Cracovie et Lublin? English translation pending
Bonjour à tous!
Voila, je pars 6 jours en pologne début septembre pour visiter la ville de Cracovie, les mines, le camp de majdanek et auschwitz. Dans l'ensemble, grâce à tous vos commentaires j'arrive à bien organiser mon voyage mais il y a une information que je ne parviens pas à trouver... A savoir: Existe t'il une navette, un bus ou un train entre Cracovie et lublin??? Meme sur le net je n'arrive pas à trouver d'infos claires... D'avance, un grand Merci à tous!!! Geozz
Voila, je pars 6 jours en pologne début septembre pour visiter la ville de Cracovie, les mines, le camp de majdanek et auschwitz. Dans l'ensemble, grâce à tous vos commentaires j'arrive à bien organiser mon voyage mais il y a une information que je ne parviens pas à trouver... A savoir: Existe t'il une navette, un bus ou un train entre Cracovie et lublin??? Meme sur le net je n'arrive pas à trouver d'infos claires... D'avance, un grand Merci à tous!!! Geozz
Visiter Auschwitz et la mine de sel de Wieliczka le même jour? English translation pending
bonjour !!
n ayant qu une journée pour faire les deux endroits je me demande si :
au niveau du temps est il possible de visiter auschwitz et la mine de sel de wieliczka le meme jour ou c est
un peu court ?
par exemple le matin auschwitz et l apres midi mine de sel de wieliczka !!!
merci
sylvain
n ayant qu une journée pour faire les deux endroits je me demande si :
au niveau du temps est il possible de visiter auschwitz et la mine de sel de wieliczka le meme jour ou c est
un peu court ?
par exemple le matin auschwitz et l apres midi mine de sel de wieliczka !!!
merci
sylvain
Budapest ou Cracovie? English translation pending
Bonjour,
Question urgente : je comprte partir avec ma copine dans un pays de l'est après demain (le 5 aout) pour une semaine.
On est assez restreint niveau budget.
Que me conseillez-vous entre Cracovie (Vol A/R = 285€) et Budapest (Vol A/R = 205€). Le second est moins cher, mais je suppose que le prix des repas et de l'hotel sont plus elevés qu'en Pologne. Qu'en pensez vous ? La vie est-elle chère en Hongrie ?
Sinon, il y a un vol pour Katowice (Pologne) a 220€ (A/R) et après, on peut rejoindre Cracovie en bus ou en train pour pas très cher.
Bref, quel est le moins cher et/ou le plus sympa ?
Merci d'avance !
Que me conseillez-vous entre Cracovie (Vol A/R = 285€) et Budapest (Vol A/R = 205€). Le second est moins cher, mais je suppose que le prix des repas et de l'hotel sont plus elevés qu'en Pologne. Qu'en pensez vous ? La vie est-elle chère en Hongrie ?
Sinon, il y a un vol pour Katowice (Pologne) a 220€ (A/R) et après, on peut rejoindre Cracovie en bus ou en train pour pas très cher.
Bref, quel est le moins cher et/ou le plus sympa ?
Merci d'avance !