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Salar d'Uyuni depuis San Pedro de Atacama: départs tous les jours? English translation pending
Bonjour
j'ai lu sur le forum que 8 agences sur SPA proposaient une excursion au salar d'Uyuni / sud lipez. Savez vous s'il y a des départs tous les jours, notamment avec Estrella del Sur? Je leur ai envoyé un mail mais n'ai pas eu de réponse.
J'ai également vu sur leur site qu'ils ne proposent qu'un tour de 3J/2N, or j'aurai aimé rester plus longtemps, dans ce cas j'imagine qu'il faut privatiser le tour. Savez vous en moyenne à combien cela revient-il pour 4 ou 5 jours?
j'ai lu sur le forum que 8 agences sur SPA proposaient une excursion au salar d'Uyuni / sud lipez. Savez vous s'il y a des départs tous les jours, notamment avec Estrella del Sur? Je leur ai envoyé un mail mais n'ai pas eu de réponse.
J'ai également vu sur leur site qu'ils ne proposent qu'un tour de 3J/2N, or j'aurai aimé rester plus longtemps, dans ce cas j'imagine qu'il faut privatiser le tour. Savez vous en moyenne à combien cela revient-il pour 4 ou 5 jours?
Makalu 2015: exploration du glacier du Barun et ascension du Kamepe Ri English translation pending
Du 8 au 27 octobre 2015Avant-Propos:
Pour cette troisième exploration des vallées du Makalu, nous avions vu gros: Surplomber Shersong pour découvrir simultanément l'Everest et le Kanchenjunga, aller jusqu'au pied du Cho Polu, enfin vaincre un sommet de plus de 6000m et admirer le Barun Tse.
J'avais recruté un partenaire sur trekkingpartners.com pour sécuriser la progression, toujours risquée en haute montagne. Mal m'en a pris puisque l'individu m'abandonna à Kongma, prétextant un sac trop lourd, des pieds endoloris et le mauvais temps! Il me faudra, à l'avenir, prêter plus d'attention à la sélection des candidats à l'aventure!
Il a donc fallu rabattre un peu mes ambitions mais le plus important a été effectué (mon premier 6000 en solitaire!). De plus, l'extraordinaire vallée du Barun, pour la première fois, s'est découverte sous un superbe soleil d'automne.
Par chance, j'arriverai à me déplacer malgré la crise du pétrole qui secoue le Népal. Peu de jours après mon retour, les vols intérieurs seront annulés pour cause de pénurie... Après le tremblement de terre du 25 avril dernier, il faut que les népalais soient particulièrement sereins pour supporter avec autant de calme tous ces malheurs et toutes ces privations sans broncher!

Les trekkeurs seront plus nombreux qu'en Mai 2014 sur les chemins du camp de base. Après, ce sera la grande solitude, rompue par quelques corbeaux tentant de me voler ma maigre pitance. J'aurai tendance à sympathiser davantage avec les guides et les Sherpas qu'avec certains touristes fort exigeants et parfois irascibles. Je suis de plus en plus opposé aux voyages organisés expédiant des gens sans effort en altitude et laissant dans la montagne des tas d'ordures comme souvenirs éternels de leurs passages (voir en annexe : La trekkeuse et ses porteurs).
Préparation:
Le même matériel est utilisé qu'en mai 2014. J'embarque cette fois-ci 4.5 kg de nourriture pour 6 jours prévus d'autonomie sur le glacier du Barun. Je suis chargé de 20 kg avec l'eau et l'essence (c'est trop, mon dos s'en ressentira).
Les routes sont inscrites à partir de Google Earth sur le GPS comme d'habitude. Le glacier du Barun a été mis sens dessus dessous, probablement par le tremblement de terre du 25 Avril, et, dans cet enfer d'éboulis et de crevasses béantes, mes prévisions de routes ne serviront pas à grand chose...
Situation:

Accès et Budget:
Je voyage de nouveau avec Air India (620€, bon service). Il est facile de trouver moins cher mais les escales sont souvent fort longues... Au retour, nous arriverons avec plus d'une heure de retard à Delhi mais l'avion pour Paris nous attendra sagement. Yeti Airlines, comme les autres compagnies, a augmenté ses tarifs en 2015 (247€ AR). J'ai utilisé des jeeps privées pour le trajet Khandbari - Num (600Rs à l'aller, mais 3000Rs au retour) par crainte de pénurie de pétrole mais aussi pour le confort!
Sur place, au Népal, la dépense, tout compris et sans trop compter, a été de 500€ (avec 4 jours d'autonomie "gratuits"). Avec les vols domestiques et internationaux, la dépense totale s'élève à 1370€, incluant visa et accès au parc. Pour une telle aventure et lorsque l'on regarde les catalogues, cela reste vraiment très bon marché!
Il faut compter en moyenne 15 à 20€/jour pendant le trek lui-même, quand on ne consomme pas de bière (350 à 500Rs la bouteille, lui préférer le raksi local ;-)
Agenda:

Altitude à l'étape:

Altitude = f(Distance):

Dénivelé Total Quotidien:

Le Trek au Jour le Jour:
Jeudi 8 Octobre: de Num à Seduwa -
départ 11h35 - arrivée à 17h55 - altitude 1564m
Le voyage en jeep a été très confortable. Sur la route, les montagnes convoitées se découvrent déjà au loin. C'est un appel à l'aventure!

Ce n'est pas vraiment la grande forme pour ce premier jour qui n'est pas le plus facile. De Num, Seduwa paraît toujours fort proche, à la même altitude et juste séparée par la vallée de l'Arun. Juste: il ne faut pas oublier la descente de 750 m puis la montée de 820 m. Nous ne nous pressons pas et nous arriverons à la tombée de la nuit à Seduwa.

Du 9 au 11 Octobre: Interruption dans la région de Seduwa, Robesha, Tashigaon
Voilà trois jours d'interruption pour mener à bien les audits nécessaires à l'avancement des projets en commun avec Friends of Nature. Je découvre une cascade bien agréable pour prendre un bain à une petite demi-heure du village.

Lundi 12 Octobre: de Seduwa à Tashigaon
Lever 6h45, départ 8h40, arrivée 13h15, altitude 2200m
La marche est facile aujourd'hui. Il faut prendre garde de ne pas accrocher de sangsues, en marchant autant qu'il est possible sur les pierres du chemin. La seconde moisson de riz de l'année a commencé et l'activité bat son plein dans les champs.
J'en profite pour visiter l'école de Tashigaon, récemment équipée. L'accueil est chaleureux. Le temps s'est couvert dans la matinée mais nous évitons la pluie. Je m'installe dans le seul lodge ouvert.

Mardi 13 Octobre: de Tashigaon à Kongma
Lever 6h, T intérieure 14°C, départ vers 8h, arrivée 15h30, altitude 3614m
Le temps est beau en début de matinée et se couvrira fortement dans la montée pour terminer par un orage très violent en soirée avec grêlons et neige. Le climat tropical a brutalement laissé place à l'hiver.
Ce jour est probablement le plus difficile de tout le parcours avec l'ascension de 1450m qu'il impose. Le "partenaire" montre des signes de fatigue et de mauvaise humeur anormaux et alarmants. Le seul avantage de la situation est qu'elle est réversible. C'est comme cela que je me réconforte en me demandant comment j'arriverai à le traîner jusqu'au glacier du Barun...
Nous déjeunons à mi parcours dans un petit restaurant (N 27.642, E 87.2152, 2939m) appartenant au fils aîné de la propriétaire du lodge de Kongma et ouvert pour la circonstance. C'est une affaire de famille sur toute la route jusqu'au camp de base...
Je repère l'embranchement probable du chemin pour la vallée d'Isuwa (Ishuwa) sur la crête (N 27.647117° E 87.209821°). Ce peut être un futur trek. Il n'est pas dit que le chemin se poursuive très loin. La descente puis la progression en pleine jungle, si le chemin disparaît, me paraît compromettante.
Il pleuviote quand nous arrivons à Kongma où deux nouveaux lodges se sont construits depuis 2014. Je reste fidèle en m'installant dans le plus ancien.
Dans la soirée, alors que la neige commence à blanchir les alentours, un guide m'affirme que le mauvais temps durera une semaine encore car la pluie doit nettoyer la terre du sang des animaux sacrifiés pendant la fête hindoue du Dashain. C'est pratique. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, le "partenaire" m'apprend qu'il m'abandonne à mon triste sort...

Mercredi 14 Octobre Acclimatation à Kongma
La pluie a remplacé la neige dés le matin. J'avais envisagé de franchir les quatre cols pour arriver à Dobato dés aujourd'hui, en négligeant l'acclimatation, précaution pourtant nécessaire. Le mauvais temps me persuade qu'il vaut mieux rester à Kongma. Je passe une bonne partie de la journée au lit, sous 3 couches de blanquettes pour ne pas me refroidir.
Je rencontre deux jeunes trekkeurs allemands qui me reconnaissent. Ils ont organisé leur trek avec les renseignements de mon livre de bord de mai 2014 et reviennent du camp de base. Voilà une agréable surprise liée à la célébrité naissante de mon site! Ils espéraient aller jusqu'à Sherpani mais ils ont abandonné, sans accompagnement... Dommage que nous ne nous soyons pas croisés plus tôt.
Jeudi 15 Octobre: les quatre cols jusque Dobato
levé 6h15 - T intérieure 7°C - départ 7h20 - arrivée 13h30 - altitude 3900m
Comme j'ai l'habitude à Kongma et au-dessus, c'est une course perdue à l'avance contre la montre avec les nuages. Le soleil commence à peine à donner que des brumes s'arrachent déjà des coteaux gorgés d'humidité. Celles-ci montent pour s'accumuler vers 4000m. Je pars avec le soleil et arrive à Kongma la à 8h. J'aperçois encore la chaîne de montagnes à l'Est, dominée par une couche de nuages de haute altitude. Parmi elles doit se cacher le Kanchenjunga (8586m et troisième sommet du monde). Il paraît qu'on le voit d'ici par temps dégagé. Les sommets coiffant la vallée d'Isuwa, sont quant à eux, totalement cachés.

La vallée de Tashigaon à Num est toujours sous le clair soleil du matin. Elle me semble déjà bien loin.
Une pluie fine me rejoint vers le 3ème col (Shipton la, 4230m) qui se transforme bientôt en neige jusqu'à mon arrivée à Dobato. La marche est mille fois plus facile que l'année dernière car le chemin est libre de toute neige ou glace. Je fais cependant attention à chaque pas de ne pas glisser sur les pierres humides. J'attrape un léger mais persistant mal de tête, malgré l'acclimatation d'hier. Un cachet d'ibuprofène ne le supprime pas complètement. Je me force à manger sur la route en m'abritant sous le toit d'un bâtiment nouvellement construit.


La neige redouble à proximité de Dobato et je suis heureux de retrouver Pemba Sherpa qui m'accueille avec sa bonne humeur. Nous déjeunons ensemble d'un délicieux dalbath aux abats, arrosé de thé.

Vendredi 16 Octobre - Acclimatation forcée à Dobato
Vers 5h30 du matin, le crépitement sur le toit de tôles de la neige glacée me réveille. C'est plus qu'un mauvais présage. Je ne me précipite pas pour un départ aux aurores... Il neigera toute la journée et je commence à désespérer de la météo. Apparemment, le sang des sacrifices de Dashain ne se lave pas facilement. J'essaie de gérer ma journée pour que le temps ne s'écoule pas trop lentement. L'arrivée de trekkeurs, dans l'après-midi, me donne l'occasion de discussions animées. Six français arrivent de Yangle avec une armée de porteurs. L'un d'entre eux m'apostrophe brutalement car il trouve honteux d'utiliser les services d'enfants de 12 ans et portant des charges élevées (30 kg). J'ai beau essayer d'argumenter en lui disant qu'il devrait faire pression sur son agence de voyage, que je n'y suis pour rien, que je suis moi-même simultanément guide, porteur, et trekkeur, rien n'y fait mais le temps passe et c'est le principal. Voir annexe "la vieille trekkeuse et ses porteurs".
Samedi 17 Octobre - de Dobato à Yangle kharka
levé 6h - T intérieure -1°C - départ 7h - arrivée 13h40 - Altitude 3620m
Comme pour me rassurer des doutes d'hier et me surprendre, il fait plein soleil ce matin! De quoi punir ceux qui ont renoncé trop rapidement à cause du mauvais temps et récompenser ma ténacité! J'ai laissé un peu de vivres à Pemba car je ne pourrai d'ores et déjà pas rester 6 jours sur le glacier du Barun. Il est inutile de me surcharger inutilement.



La brume monte de l'Est, poussée par un vent glacial. Les éboulis bordant le Barun ont été un peu consolidés depuis mai 2014 et la progression se fait un peu plus aisément. A Yangle que je retrouve sous la brume, le jeune propriétaire me reconnait et je retrouve un couple d'espagnol rencontré à Seduwa. Ils reviennent du camp de base où ils ont eu beau temps. Cela me redonne confiance et courage. Encore une bonne soirée au coin du feu.

fin partie 1
Croisière Costa Couleurs des Tropiques le 13 décembre 2015 English translation pending
Bonsoir, nous partons pour cette croisière aux Caraïbes à bord du Costa Magica du 13 au 21 décembre 2015. Les escales sont Tobago, Grenade, la Barbade, sainte Lucie, la Martinique et la Guadeloupe.
nous aurions aimé savoir si certaines personnes partent pour cette même croisière, à la même date?
Nous avons pris les vols avec Costa et j'aurais aimé connaître les horaires de vol aller et retour? Pour pouvoir réserver nos billets de train à l'avance (nous somme de Lorraine).
Et nous aurions aussi aimé avoir des conseils concernant nos différentes escales? Les points d'intérêt à ne pas rater? Nous ne voulons pas prendre les excursions Costa à part peut être le dernier jour pour visiter la Guadeloupe et que nos bagages soient pris en charge.
J'ai déjà lu plusieurs discussions concernant les croisières et les escales, j'ai compris qu'il valait mieux prendre des taxis collectifs avec d'autres croisiéristes pour des dépenses moins élevées.
J'attends vos réponses avec impatience! (Tout comme ce départ en croisière :-) ) Merci.
nous aurions aimé savoir si certaines personnes partent pour cette même croisière, à la même date?
Nous avons pris les vols avec Costa et j'aurais aimé connaître les horaires de vol aller et retour? Pour pouvoir réserver nos billets de train à l'avance (nous somme de Lorraine).
Et nous aurions aussi aimé avoir des conseils concernant nos différentes escales? Les points d'intérêt à ne pas rater? Nous ne voulons pas prendre les excursions Costa à part peut être le dernier jour pour visiter la Guadeloupe et que nos bagages soient pris en charge.
J'ai déjà lu plusieurs discussions concernant les croisières et les escales, j'ai compris qu'il valait mieux prendre des taxis collectifs avec d'autres croisiéristes pour des dépenses moins élevées.
J'attends vos réponses avec impatience! (Tout comme ce départ en croisière :-) ) Merci.
Avis sur itinéraire de deux semaines au Sri lanka English translation pending
Hello,
Vous trouverez ci-dessous mon premier itinéraire pour mes deux semaines au Sri Lanka. J'ai voulu embarquer le nord + un parcours assez classique. Du coup je pense prendre un chauffeur pour les 10 premiers jours. Je n'ai pas mis aussi Horton Plains par manque de temps. Kandy on m'a dit que c'était bof donc je m'en sers plus comme ville étape. Pour les parcs, j'hésite entre willpaththu, Uda Walawe, yala et minneriya...
Qu'est-ce que vous pensez de mon itinéraire ?
17/01 - Arrivée à 15:20 - Nuit : Negombo
18/01 - Marché au poisson de Negombo - Trajet vers Anuradhapura - Visite des temples de Anuradhapura - Nuit : Anuradhapura - Transport : Voiture (180km)
19/01 - visite MIHINTALE - Trajet vers Jaffna - Nuit : Jaffna - Transport : Voiture (200km)
20/01 - Visite du nord de l'ile en voiture - Nuit : Jaffna - Transport : Voiture (130km)
21/01 - Trajet vers SIGIRAYA - Visite Sigiraya - Nuit : Sigiraya - Transport : Voiture (200km)
22/01 - Visite Dambula - Visite POLONNARUWASIGIRAYA - Nuit : Sigiraya - Transport : Voiture (140km)
23/01 - Trajet vers KANDY - Visite Kandy - Nuit : Kandy - Transport : Voiture (140km)
24/01 - Millenium Elephant Foundation - Route vers Dalhousie (adam peak) - Nuit : Dalhousie - Transport : Voiture (160km)
25/01 - Grimper l'Adam Peak à l'aube - Train de Hatton à HAPUTALE - Nuit : HAPUTALE - Transport : Voiture + Train (120km)
26/01 - Visite Lipton Seat + Dambatenne - Nuit : HAPUTALE - Transport : Voiture (30km)
27/01 - Trajet vers Uda Walawe Park - Visite Uda Walawe Park - Trajet vers Tangalle - Nuit : Tangalle - Transport : Voiture (170km)
28/01 - Repos / plage - Nuit : Tangalle
29/01 - Repos / plage - Trajet vers Galle - Visite Galle - Nuit : Galle - Transport : Bus (90km)
30/01 - Visite Galle - Trajet vers Colombo puis Negombo - Nuit : Negombo - Transport : Bus (150km)
31/01 - Avion à 9:20
Vous trouverez ci-dessous mon premier itinéraire pour mes deux semaines au Sri Lanka. J'ai voulu embarquer le nord + un parcours assez classique. Du coup je pense prendre un chauffeur pour les 10 premiers jours. Je n'ai pas mis aussi Horton Plains par manque de temps. Kandy on m'a dit que c'était bof donc je m'en sers plus comme ville étape. Pour les parcs, j'hésite entre willpaththu, Uda Walawe, yala et minneriya...
Qu'est-ce que vous pensez de mon itinéraire ?
17/01 - Arrivée à 15:20 - Nuit : Negombo
18/01 - Marché au poisson de Negombo - Trajet vers Anuradhapura - Visite des temples de Anuradhapura - Nuit : Anuradhapura - Transport : Voiture (180km)
19/01 - visite MIHINTALE - Trajet vers Jaffna - Nuit : Jaffna - Transport : Voiture (200km)
20/01 - Visite du nord de l'ile en voiture - Nuit : Jaffna - Transport : Voiture (130km)
21/01 - Trajet vers SIGIRAYA - Visite Sigiraya - Nuit : Sigiraya - Transport : Voiture (200km)
22/01 - Visite Dambula - Visite POLONNARUWASIGIRAYA - Nuit : Sigiraya - Transport : Voiture (140km)
23/01 - Trajet vers KANDY - Visite Kandy - Nuit : Kandy - Transport : Voiture (140km)
24/01 - Millenium Elephant Foundation - Route vers Dalhousie (adam peak) - Nuit : Dalhousie - Transport : Voiture (160km)
25/01 - Grimper l'Adam Peak à l'aube - Train de Hatton à HAPUTALE - Nuit : HAPUTALE - Transport : Voiture + Train (120km)
26/01 - Visite Lipton Seat + Dambatenne - Nuit : HAPUTALE - Transport : Voiture (30km)
27/01 - Trajet vers Uda Walawe Park - Visite Uda Walawe Park - Trajet vers Tangalle - Nuit : Tangalle - Transport : Voiture (170km)
28/01 - Repos / plage - Nuit : Tangalle
29/01 - Repos / plage - Trajet vers Galle - Visite Galle - Nuit : Galle - Transport : Bus (90km)
30/01 - Visite Galle - Trajet vers Colombo puis Negombo - Nuit : Negombo - Transport : Bus (150km)
31/01 - Avion à 9:20
Organisation de notre étape à Sesriem (Namibie) English translation pending
Bonjour,
Grâce à vous, j'avance dans la préparation de notre voyage de quatre semaines en Namibie, Botswana et chutes Victoria. Les étapes sont arrêtées, les réservations faites et les billets d'avion pris.🙂 Un grand MERCI à toutes les personnes qui m'ont aidé!
Maintenant, je passe à l'étape suivante, l'organisation de nos étapes. En fait, j'ai déjà commencé.😉
Je peine à organiser notre étape à Sesriem et surtout à comprendre les distance d'un site à l'autre. Peut-être, pouvez-vous m'éclairer.
Nous passerons deux nuits au camp NWR de Sesriem. Nous viendrons du NWR de Naukluft et aurons fait Olive Trail le matin, nous pensons donc arriver vers 14h00 à Sesriem. Nous irons tout de suite s'enregistrer et prendre possession de notre place de camping. Aurons-nous le temps d'avancer jusqu'à la dune 45, voir plus loin, ev. faire Hiddenvlei? En pensant que la nuit tombera assez vite fin juin. Comment faites-vous pour "occuper" pour place de camping, si vous quittez à nouveau l'emplacement avec la voiture? J'ai peur, que quelqu'un d'autre s'installe en notre absence. Pouvons-nous laisser la table et les chaises? Pas de risque de vol?
Le lendemain, nous partirons à l'aube, afin de rejoindre soit Hiddenvlei (si pas fait le jour avant), Deadvlei ou Sossuvlei pour le lever du soleil. Est-ce que Hiddenvlei est sympa pour le lever du soleil? Je pense que l'avantage de Hiddenvlei est de ne pas devoir faire la piste de sable tôt le matin, donc de ne pas perdre de temps. Qu'en pensez-vous?
Ou alors, ferons-nous mieux de visiter Sossuvlei au lever du soleil, monter sur Big Maman et faire Deadvlei, puis Hiddenvlei par la suite?
Pour notre deuxième coucher du soleil, je pense monter sur Elim Dune et avant ça, si nous en avons le temps, faire une bout dans le canyon.
Depuis le camping, pouvons-nous aller à Elim Dune à pied? Le but serait de laisser la voiture, avec tentes montées, au camping, afin de ne pas devoir monter les tentes dans la nuit.
Pour le deuxième matin, nous pensons commencer la visite un peu après la grosse foule, donc après les personnes qui dorment au camping, mais avant ceux qui sont à l'extérieur. Là aussi, je me pose la question, soit dune 45 ou alors dune Elim. Je n'ai jamais vu un retour d'une personne qui est allée sur la dune Elim pour le lever du soleil. N'est-elle pas bien placée pour le lever du soleil?
Pour le restaurant, j'ai lu à plusieurs reprises qu'on mange très bien au Sossuvlei Lodge (buffet). Pouvons-nous y aller à pied depuis le camping? Depuis la dune Elim? Devons-vous réserver à l'avance une table pour quatre personnes?
Merci d'avance pour vos réponses. Carmen
Grâce à vous, j'avance dans la préparation de notre voyage de quatre semaines en Namibie, Botswana et chutes Victoria. Les étapes sont arrêtées, les réservations faites et les billets d'avion pris.🙂 Un grand MERCI à toutes les personnes qui m'ont aidé!
Maintenant, je passe à l'étape suivante, l'organisation de nos étapes. En fait, j'ai déjà commencé.😉
Je peine à organiser notre étape à Sesriem et surtout à comprendre les distance d'un site à l'autre. Peut-être, pouvez-vous m'éclairer.
Nous passerons deux nuits au camp NWR de Sesriem. Nous viendrons du NWR de Naukluft et aurons fait Olive Trail le matin, nous pensons donc arriver vers 14h00 à Sesriem. Nous irons tout de suite s'enregistrer et prendre possession de notre place de camping. Aurons-nous le temps d'avancer jusqu'à la dune 45, voir plus loin, ev. faire Hiddenvlei? En pensant que la nuit tombera assez vite fin juin. Comment faites-vous pour "occuper" pour place de camping, si vous quittez à nouveau l'emplacement avec la voiture? J'ai peur, que quelqu'un d'autre s'installe en notre absence. Pouvons-nous laisser la table et les chaises? Pas de risque de vol?
Le lendemain, nous partirons à l'aube, afin de rejoindre soit Hiddenvlei (si pas fait le jour avant), Deadvlei ou Sossuvlei pour le lever du soleil. Est-ce que Hiddenvlei est sympa pour le lever du soleil? Je pense que l'avantage de Hiddenvlei est de ne pas devoir faire la piste de sable tôt le matin, donc de ne pas perdre de temps. Qu'en pensez-vous?
Ou alors, ferons-nous mieux de visiter Sossuvlei au lever du soleil, monter sur Big Maman et faire Deadvlei, puis Hiddenvlei par la suite?
Pour notre deuxième coucher du soleil, je pense monter sur Elim Dune et avant ça, si nous en avons le temps, faire une bout dans le canyon.
Depuis le camping, pouvons-nous aller à Elim Dune à pied? Le but serait de laisser la voiture, avec tentes montées, au camping, afin de ne pas devoir monter les tentes dans la nuit.
Pour le deuxième matin, nous pensons commencer la visite un peu après la grosse foule, donc après les personnes qui dorment au camping, mais avant ceux qui sont à l'extérieur. Là aussi, je me pose la question, soit dune 45 ou alors dune Elim. Je n'ai jamais vu un retour d'une personne qui est allée sur la dune Elim pour le lever du soleil. N'est-elle pas bien placée pour le lever du soleil?
Pour le restaurant, j'ai lu à plusieurs reprises qu'on mange très bien au Sossuvlei Lodge (buffet). Pouvons-nous y aller à pied depuis le camping? Depuis la dune Elim? Devons-vous réserver à l'avance une table pour quatre personnes?
Merci d'avance pour vos réponses. Carmen
États-Unis: Quelle catégorie de location pour les pistes English translation pending
Bonjour.
Actuellement, quelle catégorie de voiture de location faut-il choisir pour avoir les meilleures chances d'obtenir un véhicule offrant de bonnes possibilités de franchissement pour des pistes " sérieuses " ?
Merci à tous de votre aide.
Jean-Michel.
Plages et villages typiques en Croatie English translation pending
Bonjour à vous, amants de la Croatie,
Mon conjoint et moi songeons à nous rendre en Croatie 2 semaines au début juillet. Nous aimons faire de longues randos ( 5h) pour ensuite aller relaxer sur une plage , une heure ou deux , et finir la journée à marcher au hasard des ruelles des villages environnants. Nous aimons davantage les villages typiques aux grandes villes. Voici ma question. Nous aimerions trouver 4 patelins stratégiques où nous pourrions nous loger pour 4 ou 5 nuits pour ensuite faire l'étoile autour et ainsi éviter de toujours vivre dans nos valises. J'attends vos suggestions. L'itinéraire n'étant pas encore fixé, je laisse libre cours à votre imagination en bonifiant vos choix de suggestions. À noter, qu'au fil des ans , j'ai toujours tenu compte des avis des membres pour modeler mon itinéraire ou le modifier. Vous ne travaillerez donc pas dans le vide!
Merci à l'avance.
Mon conjoint et moi songeons à nous rendre en Croatie 2 semaines au début juillet. Nous aimons faire de longues randos ( 5h) pour ensuite aller relaxer sur une plage , une heure ou deux , et finir la journée à marcher au hasard des ruelles des villages environnants. Nous aimons davantage les villages typiques aux grandes villes. Voici ma question. Nous aimerions trouver 4 patelins stratégiques où nous pourrions nous loger pour 4 ou 5 nuits pour ensuite faire l'étoile autour et ainsi éviter de toujours vivre dans nos valises. J'attends vos suggestions. L'itinéraire n'étant pas encore fixé, je laisse libre cours à votre imagination en bonifiant vos choix de suggestions. À noter, qu'au fil des ans , j'ai toujours tenu compte des avis des membres pour modeler mon itinéraire ou le modifier. Vous ne travaillerez donc pas dans le vide!
Merci à l'avance.
Sentiers de randonnée Rota Vicentina (sud-ouest du Portugal) English translation pending
Bonjour à tous,
Je voulais vous faire part de cette super expérience de randonnée au Portugal. Il s'agit d'un sentier assez récent (balisage 2013) et qui prolonge le GR 11. Le parcours s'étend du nord (Porto Covo) au sud (Cabo Sin Vicente), et c'est dans ce sens-là que nous l'avons parcouru. Au total, plus de 170 km et des étapes d'une beauté éblouissante à travers un parc naturel sauvage et des villages de pêcheurs intimes et délicats. Vous pouvez préparer votre route via leur site, très bien fait. Un petit catalogue très pratique est disponible en français dans les offices du tourisme. Au niveau des transports en commun, nous avons fait Faro-Lagos (Eva Bus) puis le lendemain Lagos-Vila Nova do Milfontes (avec Rede Express, la compagnie nationale), ville depuis laquelle nous avons commencé la randonnée. Pour le retour, Cabo-Lagos et Lagos-Faro sur le même après-midi, avec Eva Bus. Pour les logements, nous n'avions rien réservé. Durant cette période (fin septembre-début octobre), il est aisé de trouvé une chambre chez l'habitant ou dans une auberge de jeunesse, aux alentours de 30€ pour 2 (avec souvent des réductions faciles à obtenir). J'ai plein de chouettes adresses à conseiller, de belles plages où s'attarder, n'hésitez pas, je vous transmets toutes ces infos avec plaisir !
Je voulais vous faire part de cette super expérience de randonnée au Portugal. Il s'agit d'un sentier assez récent (balisage 2013) et qui prolonge le GR 11. Le parcours s'étend du nord (Porto Covo) au sud (Cabo Sin Vicente), et c'est dans ce sens-là que nous l'avons parcouru. Au total, plus de 170 km et des étapes d'une beauté éblouissante à travers un parc naturel sauvage et des villages de pêcheurs intimes et délicats. Vous pouvez préparer votre route via leur site, très bien fait. Un petit catalogue très pratique est disponible en français dans les offices du tourisme. Au niveau des transports en commun, nous avons fait Faro-Lagos (Eva Bus) puis le lendemain Lagos-Vila Nova do Milfontes (avec Rede Express, la compagnie nationale), ville depuis laquelle nous avons commencé la randonnée. Pour le retour, Cabo-Lagos et Lagos-Faro sur le même après-midi, avec Eva Bus. Pour les logements, nous n'avions rien réservé. Durant cette période (fin septembre-début octobre), il est aisé de trouvé une chambre chez l'habitant ou dans une auberge de jeunesse, aux alentours de 30€ pour 2 (avec souvent des réductions faciles à obtenir). J'ai plein de chouettes adresses à conseiller, de belles plages où s'attarder, n'hésitez pas, je vous transmets toutes ces infos avec plaisir !
1 semaine en Dalmatie fin octobre: hébergement et transports English translation pending
Bonjour.
Nous partons en famille (avec 3 enfants 9,10 et 12 ans habitués à barouder et à accepter l'aléatoire...) du 17 au 24 octobre avec arrivée à Split et départ du même endroit (avion).
Au vu de ce que nous avons pu glaner comme informations, les temps de déplacement étant semble-t-il parfois relativement longs, nous hésitons sur nos modalités d'hébergement et de déplacement : - Soit nous baser à Split ou à proximité de Sibenik en cherchant un petit appartement et ensuite à rayonner plutôt en bus si c'est possible, ou éventuellement louer une voiture dans les cas où les transports collectifs sont inadaptés (Split, Sibenik / Krka, Trogir, Brac, et si le temps nous le permet Zadar et les Iles Kornati ou Dubrovnik). - Soit louer une voiture pour la semaine en arrivant à Split et découvrir la Dalmatie en itinérance en logeant chaque soir chez l'habitant en fonction de ce que nous pourrons trouver sur place.
NB : l'hôtel ne fait pas partie de notre mode d'hébergement par défaut.
Y a-t-il une option à favoriser en priorité pour une première visite (on reviendra de toute façon car on se rend bien compte qu'une semaine, c'est vraiment trop court même pour la Dalmatie) ?
L'option transports en bus (avec éventuellement location occasionnelle d'une voiture) est-elle vraiment compatible avec notre projet de programme ou vaut-il mieux louer une voiture à la semaine quelle que soit l'option choisie ?
Merci pour vos réponses.
Nous partons en famille (avec 3 enfants 9,10 et 12 ans habitués à barouder et à accepter l'aléatoire...) du 17 au 24 octobre avec arrivée à Split et départ du même endroit (avion).
Au vu de ce que nous avons pu glaner comme informations, les temps de déplacement étant semble-t-il parfois relativement longs, nous hésitons sur nos modalités d'hébergement et de déplacement : - Soit nous baser à Split ou à proximité de Sibenik en cherchant un petit appartement et ensuite à rayonner plutôt en bus si c'est possible, ou éventuellement louer une voiture dans les cas où les transports collectifs sont inadaptés (Split, Sibenik / Krka, Trogir, Brac, et si le temps nous le permet Zadar et les Iles Kornati ou Dubrovnik). - Soit louer une voiture pour la semaine en arrivant à Split et découvrir la Dalmatie en itinérance en logeant chaque soir chez l'habitant en fonction de ce que nous pourrons trouver sur place.
NB : l'hôtel ne fait pas partie de notre mode d'hébergement par défaut.
Y a-t-il une option à favoriser en priorité pour une première visite (on reviendra de toute façon car on se rend bien compte qu'une semaine, c'est vraiment trop court même pour la Dalmatie) ?
L'option transports en bus (avec éventuellement location occasionnelle d'une voiture) est-elle vraiment compatible avec notre projet de programme ou vaut-il mieux louer une voiture à la semaine quelle que soit l'option choisie ?
Merci pour vos réponses.
Sur la côte nord-ouest Pacifique ou... pas loin! English translation pending
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !
De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre
Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains
De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake
Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord
Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta
Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock
Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert
Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert
De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur
Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP
Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls
Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria
La suite aux Etats-Unis est par... ICI
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI
Egladil sur la route de l'ouest (USA - Juillet 2015) English translation pending
Bonjour à tous
Voila maintenant 2 mois que nous sommes rentrés de notre superbe voyage dans l’ouest. La nostalgie s’empare de moi …. Comme beaucoup d’entre nous, le fait d’écrire un carnet prolonge un peu le voyage… Il s’agit dans ce récit de raconter ce que l’on a vécu avec simplicité, humour…. En plus j’adore écrire, et je trouve intéressant de voyager à travers les récits de voyage ...C’est une facette de l’écriture intéressante !
Petit rappel en quelques mots, pour nous présenter, moi c'est Egladil, un peu blonde (attention j'entends déjà de petits rires étouffés....😛) lol, et ce qui n'arrange rien cette année, j'ai eu 43ans....bouhhhhhh ! Mon cher et tendre, my darling, lui a 44 ans et accessoirement c'est l'homme de (toute) ma vie ! Et il y a 2 petits (enfin grandes) trésors dans nos vies: -l'aînée de nos 2 filles, surnommée Princesse, qui vient tout juste d’avoir 15 ans, est une ado vive, sportive rigolote et bavarde ! -la benjamine surnommée Poupée, 12 ans tout juste, est plus introvertie, plus anxieuse, rêveuse, calme avec un coté artistique et surtout un vrai petit clown…

C’est notre second voyage aux USA. La première fois , notre première visite aux États Unis date de juillet 2012 en Floride.

Un trip de 3 semaines que nous avons adoré et qui nous a contaminé! comme beaucoup, nous avons attrapé le virus ! J’ai adoré les américains, l’accent chanté de la langue...que voila nous avons vite eu envie de remettre ça et de repartir très vite !
Donc voilà, nous avons commencé à étudier ce futur voyage! On a commencé tout d’abord à voyager et à rêver à travers les guides achetés ( guide vert, routard, guide voir…), google maps, les livres, et le forum avec les expériences des uns et des autres…D’ailleurs merci à vous tous ! L’envie s’est donc faite de plus en plus forte et de plus en plus présente au fil du temps ! Le projet a mûrit, et comme une évidence, nous avons décider de réaliser ce rêve !
Si nous parlions de notre choix de visiter l’ouest américain? Tout le monde trouve ce coin de Amérique magnifique alors pourquoi pas! et nous adorons les grands espaces, la nature... Et malgré mon niveau d’anglais que je considérais de niveau zéro, ça ne m'empêcheras pas d’y retourner !!!!! Heureusement que “darling” , je confirme, assure “grave” comme disent les jeunes !!!!!!
Donc au boulot ! nous nous sommes mis a collectionner des informations et tout a été mis a contribution :les guides achetés ou empruntés à la bibliothèque, les trips à lire, passionnants…(des mines d’infos, trucs et astuces en tout genre)... Puis le circuit s’est petit à petit construit, modifié, agrandit….remofidié ….jusqu’au circuit final que voici :
J 1 = Arrivée San Francisco en milieu d'après midi (Hotel Parc 55 Wyndham) J 2 = San Francisco J 3 = San Francisco J 4 = San Francisco - Yosemite (Yosemite View Lodge) J 5 = Yosemite J 6 = Yosemite - Bishop (Creekside Inn) J 7 = Bishop - Death Valley (Furnace Creek) J 8 = Death Valley - Las Vegas (Hilton Grand Vacation) J 9 = Las Vegas J 10 = Las Vegas J 11 = Las Vegas - Springdale (la Quinta Inn & Suite) J 12 = Springdale J 13 = Springdale - Bryce Canyon (Bryce Canyon Inn) J 14 = Bryce Canyon J 15 = Bryce Canyon - Moab (Comfort Suites) J 16 = Moab J 17 = Moab J 18 = Moab - Monument Valley - Page (Red Rock Motel) J 19 = Page - Grand Canyon (Maswick Lodge) J 20 = Grand Canyon - Sedona - Phoenix (Arabella/Kings Ransom) J 21 = Sedona - Phoenix (départ en fin de journée)
Voilà c’est je pense un "classique" de l'ouest ! mais avec les envies, les goûts de chacun afin que tout le monde y trouve son compte dans la famille !
Donc les billets d’avion ont été acheté tout début décembre. Vols Lyon - Londres / Londres - San Francisco par British Airways et retour de Phoenix via Londres aussi. La réservation de la voiture s’est faite dans la foulée le même soir chez Avis. “Darling” surveillait et avait trouvé des promos à l’époque très intéressantes ! il faut tout regarder car rien que de rendre la voiture dans une autre ville est payant et onéreux surtout en juillet et août comme par hasard! Donc ce sera une catégorie SUV grande familiale ! De mémoire le lendemain nous avons réservé notre premier hôtel qui fut celui de San Francisco.

Nous n’avons pas réserver dans l’ordre chronologique ! Nous faisions en fonction du lieu et de la demande ! Par exemple le Furnace Creek a été dans les premiers car dans Death Valley il y a de la demande! site très fréquenté donc autant dire qu’il faut s’y prendre tôt !…. Le dernier hôtel réservé fut celui de Las Vegas à la mi février! Après de très longues hésitations (strip ?pas strip?). Le choix fut difficile vu le nombre d'hôtel dans la ville ! 225 je crois?...
Dès ce jour nous nous sommes consacres à l'élaboration de notre roadbook et de la planification de nos journées, visites...Gros travail… Nous sommes partis avec 2 protèges documents avec pour chaque jour des infos comme l’heure du levé et coucher soleil, notre programme du jour, les trajets, les randos a faire, les réservations hôtels ou visites, les adresses (rentrées aussi dans le gps), des annotations….. et ce fut une belle réussite ! Et au retour j’ai cru qu’ils allaient exploser tellement on avait tout gardé en souvenir (documents, petits journaux et prospectus pris dans les visitors centers…) de vrais trésors à nos yeux !
Ah chose importante aussi pour le voyage, notre mascotte Caramel !

Vous vous souvenez du nain de jardin globbe-trotter dans Amelie Poulain? Et bien pour partir en Floride il y a 3 ans, nous avions repris l'idée et les filles avaient adoptées un petit ourson blanc, tout doux et tout mimi ! il paraissait tout à fait logique que Monsieur l’ourson remette ca cette année et nous suive tout au long de notre périple et pose devant des endroits et lieux insolites ou tant rêves!
Nous voila fin prêts pour cette grande aventure… Samedi 4 juillet, 22 heures, valises bouclées, en congés depuis à peine 2 heures, je suis surexcitée comme les filles et Darling ! Dernières verifs pour voir qu’on n’a rien oublié !?! Réveils et téléphones programmés pour un réveil à 4h20 le lendemain matin. Le sommeil tarde à venir car trop impatiente! L’ouest américain, notre rêve, est là , à quelques heures….
Voila maintenant 2 mois que nous sommes rentrés de notre superbe voyage dans l’ouest. La nostalgie s’empare de moi …. Comme beaucoup d’entre nous, le fait d’écrire un carnet prolonge un peu le voyage… Il s’agit dans ce récit de raconter ce que l’on a vécu avec simplicité, humour…. En plus j’adore écrire, et je trouve intéressant de voyager à travers les récits de voyage ...C’est une facette de l’écriture intéressante !
Petit rappel en quelques mots, pour nous présenter, moi c'est Egladil, un peu blonde (attention j'entends déjà de petits rires étouffés....😛) lol, et ce qui n'arrange rien cette année, j'ai eu 43ans....bouhhhhhh ! Mon cher et tendre, my darling, lui a 44 ans et accessoirement c'est l'homme de (toute) ma vie ! Et il y a 2 petits (enfin grandes) trésors dans nos vies: -l'aînée de nos 2 filles, surnommée Princesse, qui vient tout juste d’avoir 15 ans, est une ado vive, sportive rigolote et bavarde ! -la benjamine surnommée Poupée, 12 ans tout juste, est plus introvertie, plus anxieuse, rêveuse, calme avec un coté artistique et surtout un vrai petit clown…

C’est notre second voyage aux USA. La première fois , notre première visite aux États Unis date de juillet 2012 en Floride.

Un trip de 3 semaines que nous avons adoré et qui nous a contaminé! comme beaucoup, nous avons attrapé le virus ! J’ai adoré les américains, l’accent chanté de la langue...que voila nous avons vite eu envie de remettre ça et de repartir très vite !
Donc voilà, nous avons commencé à étudier ce futur voyage! On a commencé tout d’abord à voyager et à rêver à travers les guides achetés ( guide vert, routard, guide voir…), google maps, les livres, et le forum avec les expériences des uns et des autres…D’ailleurs merci à vous tous ! L’envie s’est donc faite de plus en plus forte et de plus en plus présente au fil du temps ! Le projet a mûrit, et comme une évidence, nous avons décider de réaliser ce rêve !
Si nous parlions de notre choix de visiter l’ouest américain? Tout le monde trouve ce coin de Amérique magnifique alors pourquoi pas! et nous adorons les grands espaces, la nature... Et malgré mon niveau d’anglais que je considérais de niveau zéro, ça ne m'empêcheras pas d’y retourner !!!!! Heureusement que “darling” , je confirme, assure “grave” comme disent les jeunes !!!!!!
Donc au boulot ! nous nous sommes mis a collectionner des informations et tout a été mis a contribution :les guides achetés ou empruntés à la bibliothèque, les trips à lire, passionnants…(des mines d’infos, trucs et astuces en tout genre)... Puis le circuit s’est petit à petit construit, modifié, agrandit….remofidié ….jusqu’au circuit final que voici :
J 1 = Arrivée San Francisco en milieu d'après midi (Hotel Parc 55 Wyndham) J 2 = San Francisco J 3 = San Francisco J 4 = San Francisco - Yosemite (Yosemite View Lodge) J 5 = Yosemite J 6 = Yosemite - Bishop (Creekside Inn) J 7 = Bishop - Death Valley (Furnace Creek) J 8 = Death Valley - Las Vegas (Hilton Grand Vacation) J 9 = Las Vegas J 10 = Las Vegas J 11 = Las Vegas - Springdale (la Quinta Inn & Suite) J 12 = Springdale J 13 = Springdale - Bryce Canyon (Bryce Canyon Inn) J 14 = Bryce Canyon J 15 = Bryce Canyon - Moab (Comfort Suites) J 16 = Moab J 17 = Moab J 18 = Moab - Monument Valley - Page (Red Rock Motel) J 19 = Page - Grand Canyon (Maswick Lodge) J 20 = Grand Canyon - Sedona - Phoenix (Arabella/Kings Ransom) J 21 = Sedona - Phoenix (départ en fin de journée)
Voilà c’est je pense un "classique" de l'ouest ! mais avec les envies, les goûts de chacun afin que tout le monde y trouve son compte dans la famille !
Donc les billets d’avion ont été acheté tout début décembre. Vols Lyon - Londres / Londres - San Francisco par British Airways et retour de Phoenix via Londres aussi. La réservation de la voiture s’est faite dans la foulée le même soir chez Avis. “Darling” surveillait et avait trouvé des promos à l’époque très intéressantes ! il faut tout regarder car rien que de rendre la voiture dans une autre ville est payant et onéreux surtout en juillet et août comme par hasard! Donc ce sera une catégorie SUV grande familiale ! De mémoire le lendemain nous avons réservé notre premier hôtel qui fut celui de San Francisco.

Nous n’avons pas réserver dans l’ordre chronologique ! Nous faisions en fonction du lieu et de la demande ! Par exemple le Furnace Creek a été dans les premiers car dans Death Valley il y a de la demande! site très fréquenté donc autant dire qu’il faut s’y prendre tôt !…. Le dernier hôtel réservé fut celui de Las Vegas à la mi février! Après de très longues hésitations (strip ?pas strip?). Le choix fut difficile vu le nombre d'hôtel dans la ville ! 225 je crois?...
Dès ce jour nous nous sommes consacres à l'élaboration de notre roadbook et de la planification de nos journées, visites...Gros travail… Nous sommes partis avec 2 protèges documents avec pour chaque jour des infos comme l’heure du levé et coucher soleil, notre programme du jour, les trajets, les randos a faire, les réservations hôtels ou visites, les adresses (rentrées aussi dans le gps), des annotations….. et ce fut une belle réussite ! Et au retour j’ai cru qu’ils allaient exploser tellement on avait tout gardé en souvenir (documents, petits journaux et prospectus pris dans les visitors centers…) de vrais trésors à nos yeux !
Ah chose importante aussi pour le voyage, notre mascotte Caramel !

Vous vous souvenez du nain de jardin globbe-trotter dans Amelie Poulain? Et bien pour partir en Floride il y a 3 ans, nous avions repris l'idée et les filles avaient adoptées un petit ourson blanc, tout doux et tout mimi ! il paraissait tout à fait logique que Monsieur l’ourson remette ca cette année et nous suive tout au long de notre périple et pose devant des endroits et lieux insolites ou tant rêves!
Nous voila fin prêts pour cette grande aventure… Samedi 4 juillet, 22 heures, valises bouclées, en congés depuis à peine 2 heures, je suis surexcitée comme les filles et Darling ! Dernières verifs pour voir qu’on n’a rien oublié !?! Réveils et téléphones programmés pour un réveil à 4h20 le lendemain matin. Le sommeil tarde à venir car trop impatiente! L’ouest américain, notre rêve, est là , à quelques heures….
De Lima à Santiago à vélo d'avril à août 2016 (avec enfants) English translation pending
Bonjour,
On a en projet pour 2016 de partir 5 mois en Amérique du Sud, à vélo avec nos enfants (2 et 4 ans). Pour le moment, nous pensons partir de Lima au Pérou pour rejoindre Santiago au Chili, les détails sont plus flous : - de Lima, passer par Nasca puis monter dans la cordillère pour rejoindre Cusco - rejoindre ensuite le lac Titicaca puis La Paz - traverser le parc du Sajama puis le salar de Uyuni - rejoindre l'Argentine par Villazon puis descendre plus ou moins le long de la route 40 jusque Mendoza - retraverser alors la cordillère pour rejoindre Santiago
Si vous avez des avis sur notre trajet : zones à éviter, zones où passer absolument ? On se demande également si on fait bien le trajet dans le bon sens par rapport à la météo (température, vent) ?
Merci !
On a en projet pour 2016 de partir 5 mois en Amérique du Sud, à vélo avec nos enfants (2 et 4 ans). Pour le moment, nous pensons partir de Lima au Pérou pour rejoindre Santiago au Chili, les détails sont plus flous : - de Lima, passer par Nasca puis monter dans la cordillère pour rejoindre Cusco - rejoindre ensuite le lac Titicaca puis La Paz - traverser le parc du Sajama puis le salar de Uyuni - rejoindre l'Argentine par Villazon puis descendre plus ou moins le long de la route 40 jusque Mendoza - retraverser alors la cordillère pour rejoindre Santiago
Si vous avez des avis sur notre trajet : zones à éviter, zones où passer absolument ? On se demande également si on fait bien le trajet dans le bon sens par rapport à la météo (température, vent) ?
Merci !
La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour English translation pending
Bonjour à tous,
Le tour de l’Afrique sur le neoRiviera a regroupé un bon nombre de membres de notre forum. Nous nous connaissions pour certains, pour avoir effectué déjà un, voire deux tours du monde.
Depuis, le temps est passé vite, très vite, trop vite. Happé par notre vie de grand-parents, nos amis et nos nombreux déplacements, je n’ai pas eu le temps de vous communiquer notre ressenti de cette magnifique croisière de 2 mois.
Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?
Et puis ces escales sont à l’affiche de croisières, que ce soit MSC ou Costa. Peut être que notre récit pourra donner une idée aux croisiéristes qui vont fréquenter ces pays. Si cela peut être utile à l’un d’entre nous, je dirais le plus simplement du monde que ce récit aura servi à quelque chose.
Alors je vous souhaite une bonne lecture, même si celle-ci peut vous paraître longue (et parsemées de fautes d’orthographe), c’est un large extrait du livre de bord rédigé quotidiennement à bord.
Alors à bientôt sur vos écrans en cinemascope color avec son Dolby stéréo
Christian
Le tour de l’Afrique sur le neoRiviera a regroupé un bon nombre de membres de notre forum. Nous nous connaissions pour certains, pour avoir effectué déjà un, voire deux tours du monde.
Depuis, le temps est passé vite, très vite, trop vite. Happé par notre vie de grand-parents, nos amis et nos nombreux déplacements, je n’ai pas eu le temps de vous communiquer notre ressenti de cette magnifique croisière de 2 mois.
Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?
Et puis ces escales sont à l’affiche de croisières, que ce soit MSC ou Costa. Peut être que notre récit pourra donner une idée aux croisiéristes qui vont fréquenter ces pays. Si cela peut être utile à l’un d’entre nous, je dirais le plus simplement du monde que ce récit aura servi à quelque chose.
Alors je vous souhaite une bonne lecture, même si celle-ci peut vous paraître longue (et parsemées de fautes d’orthographe), c’est un large extrait du livre de bord rédigé quotidiennement à bord.
Alors à bientôt sur vos écrans en cinemascope color avec son Dolby stéréo
Christian
Réveil du volcan Cotopaxi (Équateur) English translation pending
🙂bonjour
je viens de lire que le volcan Cotopaxi venait de se réveiller avec jets de cendre
CHANTAL
Circuit de 3 semaines dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
Cela fait une semaine que nous sommes revenus de notre périple américain et j'ai toujours du mal à revenir sur terre. Alors peut-être qu'en mettant par écrit tous mes beaux souvenirs, je revivrai un peu notre voyage ?? Nous, c'est Nico (mon mari, 40 ans cette année), mes 2 filles (13 et bientôt 9 ans) et moi, 43 ans. Nous ne sommes pas du tout de grands voyageurs internationaux préférant bien connaître la France (enfin, nous ne pensions pas l'être, mais notre voyage nous a tellement plu que nous reverrons sûrement nos prochaines destinations 😉). Mais cette année, Nico fête donc ses 40 ans, et nous allons aussi fêter nos 10 ans de mariage. Alors, c'est l'année où tout est permis. La décision est donc prise l'année dernière de nous lancer dans ce voyage (après avoir fait une estimation de notre budget). Une grande mission m'attend donc : lire tous vos carnets, vos conseils... Je prends des notes de tous les côtés, lis aussi les conseils "hôtels" sur tripadvisor et commence à mettre en place le circuit. Avec vos récits et vos photos, j'ai déjà l'impression de voyager avant l'heure : MERCI !
Nous prenons nos billets d'avion en novembre et "offrons" le voyage aux filles à Noël. Elles n'en reviennent pas (elles pensaient que si nous ne partions pas au ski cette année, c'était pour refaire la cuisine :-)). Quelle surprise pour elles ! Elles sont ravies et les larmes de joie ne sont pas loin.
Voici notre circuit : Dimanche 5 juillet : Lyon -> Francfort -> Los Angeles Lundi 6 juillet : Los Angeles Mardi 7 juillet : Los Angeles -> Kingman Merc. 8 juillet : Kingman -> Grand Canyon Jeudi 9 juillet : Grand Canyon -> Page Vendredi 10 juillet : Page -> Monument Valley Samedi 11 juillet : Monument Valley -> Moab Dimanche 12 juillet : Moab Lundi 13 juillet : Moab -> Bryce Canyon Mardi 14 juillet : Bryce canyon Merc. 15 juillet : Bryce canyon -> Las Vegas Jeudi 16 juillet : Las Vegas Vendredi 17 juillet : Las Vegas -> Death Valley Samedi 18 juillet : Death Valley -> Lee Vining Dimanche 19 juillet : Lee Vining -> Yosemite (El Portal) Lundi 20 juillet : Yosemite Park Mardi 21 juillet : El Portal -> San Francisco Merc. 22 juillet : San Francisco Jeudi 23 juillet : San Francisco -> Francfort -> Lyon
Nous avons essayé de faite un circuit pur tous les goûts (nature et rando pour les grands) et quelques villes pour les plus jeunes (même si elles ont aussi adoré les parcs et les grands espaces). Des coups de cœur, de l'émerveillement, des choses moins bien mais toujours des surprises et un retour avec des étoiles plein les yeux (au moins autant que sur le drapeau US) : voilà ce qui pourrait résumer notre voyage. Les détails dans les prochaines messages...
Cela fait une semaine que nous sommes revenus de notre périple américain et j'ai toujours du mal à revenir sur terre. Alors peut-être qu'en mettant par écrit tous mes beaux souvenirs, je revivrai un peu notre voyage ?? Nous, c'est Nico (mon mari, 40 ans cette année), mes 2 filles (13 et bientôt 9 ans) et moi, 43 ans. Nous ne sommes pas du tout de grands voyageurs internationaux préférant bien connaître la France (enfin, nous ne pensions pas l'être, mais notre voyage nous a tellement plu que nous reverrons sûrement nos prochaines destinations 😉). Mais cette année, Nico fête donc ses 40 ans, et nous allons aussi fêter nos 10 ans de mariage. Alors, c'est l'année où tout est permis. La décision est donc prise l'année dernière de nous lancer dans ce voyage (après avoir fait une estimation de notre budget). Une grande mission m'attend donc : lire tous vos carnets, vos conseils... Je prends des notes de tous les côtés, lis aussi les conseils "hôtels" sur tripadvisor et commence à mettre en place le circuit. Avec vos récits et vos photos, j'ai déjà l'impression de voyager avant l'heure : MERCI !
Nous prenons nos billets d'avion en novembre et "offrons" le voyage aux filles à Noël. Elles n'en reviennent pas (elles pensaient que si nous ne partions pas au ski cette année, c'était pour refaire la cuisine :-)). Quelle surprise pour elles ! Elles sont ravies et les larmes de joie ne sont pas loin.
Voici notre circuit : Dimanche 5 juillet : Lyon -> Francfort -> Los Angeles Lundi 6 juillet : Los Angeles Mardi 7 juillet : Los Angeles -> Kingman Merc. 8 juillet : Kingman -> Grand Canyon Jeudi 9 juillet : Grand Canyon -> Page Vendredi 10 juillet : Page -> Monument Valley Samedi 11 juillet : Monument Valley -> Moab Dimanche 12 juillet : Moab Lundi 13 juillet : Moab -> Bryce Canyon Mardi 14 juillet : Bryce canyon Merc. 15 juillet : Bryce canyon -> Las Vegas Jeudi 16 juillet : Las Vegas Vendredi 17 juillet : Las Vegas -> Death Valley Samedi 18 juillet : Death Valley -> Lee Vining Dimanche 19 juillet : Lee Vining -> Yosemite (El Portal) Lundi 20 juillet : Yosemite Park Mardi 21 juillet : El Portal -> San Francisco Merc. 22 juillet : San Francisco Jeudi 23 juillet : San Francisco -> Francfort -> Lyon
Nous avons essayé de faite un circuit pur tous les goûts (nature et rando pour les grands) et quelques villes pour les plus jeunes (même si elles ont aussi adoré les parcs et les grands espaces). Des coups de cœur, de l'émerveillement, des choses moins bien mais toujours des surprises et un retour avec des étoiles plein les yeux (au moins autant que sur le drapeau US) : voilà ce qui pourrait résumer notre voyage. Les détails dans les prochaines messages...
Récit: dix jours au Yucatan English translation pending
Allo !
Je reviens de 10 jours au Yucatan et, comme d'habitude, je poste quelques commentaires en espérant que ça puisse aider.
Note préliminaire 1 : on a fait 9 nuits /10 via airbnb ; après l'Italie l'an passé, je suis définitivement convaincu. Les chambres sont souvent plus mignonnes que dans les hôtels, beaucoup plus centrales pour une fraction du prix, plus conviviales et on rencontre des gens qui vivent sur place, avec tous leurs conseils et leurs sourires. Je n'ai jamais payé plus que 80 CAD soit 50 euros environ pour des appartements indépendants, en plein centre des villes, parfois avec piscine.
Note préliminaire 2 : après nous être badigeonnés de crème solaire top qualité pendant neuf jours et avoir développé un joli début de bronzage, on l'a un peu échappé le 10e jour (sortie en mer sur un bateau supposément ombragé) et on a pris des coups de soleil de malade, limite 3e degré. Le soleil ne rigole pas au Mexique. Sortez protégés.
De manière générale, il faisait en effet très chaud entre le 17 et le 27 juillet, surtout en arrivant du Québec, mais entre clim et ventilateurs on s'en est à peu près sortis. Par ailleurs hormis deux énormes orages à Valladolid en fin d'aprem, pas une goutte de pluie, donc la "saison des pluies" ne nous a franchement pas gâché les vacances.
Jour 1 : arrivée à Cancun à 23h en raison d'un avion retardé, nous embarquons dans ce qui sera notre seul colectivo du voyage, erreur a priori puisqu'il fait d'abord tout le tour de la zona hoteleria pour déposer les passagers dans leurs tout-inclus avant de nous lâcher en dernier au centre-ville. Erreur mais instructive puisque nous avons pu découvrir l'ambiance de la zona un vendredi soir avec ses danseuses semi-nues de 18 ans et ses gringos ivres et bruyants, après environ 45 min dans les bouchons qui menaient au Coco Bongo et autres clubs. On aura eu notre leçon et ça a confirmé nos plans de départ rapide ;-)
Jour 2 : première matinée "d'adaptation au Mexique" autour du Mercado 28 de Cancun Ciudad proche duquel nous logions. Les boutiques sont très touristiques et pas très intéressantes mais les restos sont plus relax. Premiers huevos motulenos, spécialité yucateca de petit dej dont je raffolerai plus d'une fois par la suite. Le centre de Cancun est dénué d'îlots de verdure (grosses avenues, circulation intense) et on souffre un peu - à 15h voiture réservée pour la semaine et nous voici sur la route. A 15h15, première arrestation par un policier en moto qui prétend qu'on a excédé les limites de vitesse alors que tout le monde nous dépassait. Tentative un peu gauche d'extorsion contre laquelle on se défend dans les trois langues plus celle des signes jusqu'à ce que, lassé, il nous laisse partir. On se fera arrêter une autre fois à Mérida mais pour un contrôle de routine très poli et sans problème, sous l'oeil des mitrailleuses...
De la conduite : à part les topes un peu partout et les dépassements par la droite dans les grosses villes comme dans les petites rues, c'est moins difficile que j'aurais cru : trop de circulation = pas de grande vitesse en ville, et les autoroutes sont suffisamment peu achalandées pour que la conduite y soit un charme. Mais attention aux ralentisseurs dans les villages !
Vers 17h arrivée à Valladolid, petite ville sympatoche avec un coquet centre colonial agencé autour d'une petite église, et un grand couvent au fond de la rue 41A, cette dernière pavée et très calme. Sorti des quatre rues du centre, ça devient très vite une ville typique de pays en développement, trottoirs étroits et peu éclairés, odeurs de pétrole et de grillades, petits commerces sans gloire. Ca m'a beaucoup rappelé Hanoi ou Katmandou, j'étais aux anges mais il n'y a pas grand chose à voir. On a quand même découvert un excellent resto de quartier au coin des rues 42 et 31 : la Selva. Déco et service impeccables, excellents salbutes et sopa de lima, et la meilleure michelada du voyage (michelada = cocktail de bière blonde, jus de citron, worcestershire et salsa picante, hmm !)
Jour 3 : Ek-Balam le matin. Notre première ruine maya, peu fréquentée, à-demi enfouie dans la jungle et dotée d'une des rares pyramides qu'on peut encore escalader. La vue du sommet est superbe et la fierté d'y être montée exaltante (un mexicain avait parti Rocky sur son cellulaire pour monter les marches deux par deux 😛). On a beaucoup aimé le site archéologique mais surtout : nous étions pratiquement les seuls à avoir marché les 15 minutes sur le petit sentier qui mène au cenote Xcan Che, qui fut notre plus beau cenote du voyage (peut-être parce que le premier ?) : ouvert au ciel, vert émeraude, racines de bananiers, quasiment personne dedans. Comme un flash du paradis. Un petit resto à côté sert des spécialités mayas pas mauvaises. Poc-chuc, horchata, agua de jamaica, toujours rafraichissant.
L'après-midi, deux autres cenotes, le "double bill" de Dzitnup / Samula. Ce dernier est plus impressionnant je trouve mais les deux se complètent bien. Ici, il y avait beaucoup de touristes, mexicains surtout (vacances nationales obligent) mais pour 15 minutes de trempette on s'en accommode, d'autant que c'est rare de nager dans une caverne obscure en s'accrochant aux stalactites. On voulait aller voir le cimetière de Valladolid en rentrant, il paraît qu'il est très joli, mais nous n'avons pas eu le temps.
Jour 4 : départ matinal vers Chichen Itza, que beaucoup décrient sur ce forum. Eh bien oui c'est le plus visité du Mexique, mais franchement j'ai beaucoup aimé. Le site est tellement immense qu'on y est parfois seuls, même autour du Castillo la foule s'étale paisiblement (l'espace à découvert est grand comme 4 terrains de foot), je me suis juste senti un peu oppressé dans le Jeu de balle, sans doute toutes les énergies des anciens joueurs mayas qui rebondissaient sur les murs ;-) Le site est quand même super bien conservé, l'observatoire est intéressant, la plateforme des crânes aussi. L'un dans l'autre : oui il y a des bus immenses sur le stationnement, oui il y a plein de vendeurs plutôt gentils et pas harcelants, et ce serait vraiment con d'être au Yucatan sans y passer, un peu aller au Caire et snober les pyramides de Giza...
A la sortie, arrêt lunch dans un village anonyme a 15km, poulet bbq pas super cuit dont on soupçonne qu'il nous a rendus malades deux jours plus tard, mais portion ultra généreuse d'avocat et de riz, et beau sourire de la patronne. On était juste en face d'un cenote (Yokdzonot ?), mignonnet aussi et autogéré par une coopérative maya. Ca nous a bien rafraîchi.
Puis route d'une traite jusqu'à Mérida, mon coup de coeur du voyage. A mon sens, sauf tout-inclus sur la riviera, tout voyage au Yucatan doit nécessairement inclure quelques jours à Mérida, qui est d'ailleurs la seule "ville" de la région avec sa vraie vie, ses échanges commerciaux, sa programmation culturelle, et son anonymat aussi, qui fait un bien fou. Les spectacles gratuits extérieurs tous les soirs sont vraiment sympathiques et les rues du centre, d'architecture coloniale et toutes bariolées de vert, de bleu, de rose, sont vraiment agréables et super sécuritaires, même en pleine nuit. En plus bien entendu du zocalo, j'ai beaucoup aimé les places Hidalgo, Santa Lucia et Santiago, toutes dans un rayon de 10 minutes. Moins séduit par le Paseo Montejo, supposée "Champs-Élysées de Mérida", plutôt beauf j'ai trouvé. Le nouveau Gran Museo del Mundo maya m'a un peu déçu : très excentré, mal scénographié et finalement peu informatif, malgré certes quelques très belles pièces de terre cuite (vaisselle, statuettes) et plusieurs films d'animation qui reconstituent les sites et les villages mayas de l'époque. On a peu galéré pour trouver le marché d'artisanat, dans une foule super intense le mercredi matin : odeurs de viande, klaxons, coups de coude, stands de jus de fruits, ça grouille et ça tourbillonne. Dépaysement garanti ! On a acheté quelques robes mayas pour nos nièces, et un chapeau hipi-hapa en tresses de sisal pour moi ;-) c'est supposé chasser les moustiques naturellement ! (voir coopérative YaaKun Maya calle 62 x 59).
Resto : on a beaucoup aimé la Chaya Maya, rue 55 x 60, excellente présentation et bonnes spécialités mayas ; et le déjeuner pris dans un petit resto coin 55 x 70 où on est allés deux fois (ne pas confondre avec le centre culturel La68, une rue avant, pas bon du tout). Pour le reste, un peu déçu par les restos, on a eu du mal à cibler des choses je pense. On a bu des coups au Pancho's (calle 59) qui était rigolo avec sa déco kitsch et son immense poster du sous-commandant Marcos dans le patio, mais bouffe pas super.
Jour 5 : on a voulu faire la ruta puuc dans son entièreté mais on s'est levés un peu trop tard et la route était plus longue qu'il n'y paraissait. Je recommanderai de prendre une chambre sur la route (Ticul, Uxmal...) et de la faire en deux jours pour vraiment en profiter. Pour nous : on a filé jusqu'aux grottes de Lultun par la route 188, nous perdant dans Ticul et Oxcutzcab, villages qui semblaient à 100% maya avec de gros marchés agricoles et de vieilles églises coloniales à l'abandon depuis 200 ans, vues étonnantes depuis la route. Après deux heures à batailler, les grottes ont été un vrai coup de coeur : la Catedral naturelle est merveilleuse, les guides avenants (pourboire fixe à 500 pesos) et le puits de jour dans la dernière caverne est impressionnant.
Sortis vers 14h, on a dû filer vers Uxmal avant la fermeture, sans visiter aucun des autres sites sur la route. Uxmal à 15h en plein été : on était une vingtaine sur le site !! Exceptionnel ! Les quatre façades sculptées du quadrilatère des nonnes sont merveilleuses, le petit pigeonnier du fond est très fin, les deux pyramides époustouflantes, d'autant qu'on peut monter au sommet de la deuxième - vue incroyable ! Un détour à faire absolument ! Par contre, quitte à me répéter, je trouve qu'il complète très bien Chichen Itza plus qu'il ne la remplace : faites les deux !
Jour 6 : Mérida, marché et musée, évoqués plus haut.
Jour 7 : longue route de retour vers la côte, avec escale à Izamal dont le couvent est très très joli, quoique rapidement visité. Le petit musée payant au fond n'a aucun intérêt puisqu'il donne accès à l'arrière de la chapelle de la vierge mais que la vierge elle-même est exposée dans l'église dont l'accès est gratuit. Belles photos à prendre du couvent, du cloître et du centre-ville totalement jaune citron. La pyramide en pleine ville est également assez drôle. Bref : y passer deux nuits doit être assez long mais en petite étape de deux heures sur la route entre Mérida et ailleurs, c'est très bien.
Sur l'autoroute, pause impromptue a l'aire de repos juste au nord de Valladolid, où j'ai mangé une torta de lomitos (spécialité de Vall.) qui fut l'un de mes meilleurs repas du séjour !
Arrivée à Tulum vers 17h pour découvrir - mais pourquoi VF n'en parle pratiquement pas ?? - que depuis novembre 2014 toute la riviera maya est envahie par la sargasse, une algue endémique aux Caraïbes. Il semblerait que la destruction des mangroves (construction d'hôtels), l'affaiblissement des coraux (plongées) et le réchauffement des eaux en sont la cause. Dans les faits, l'eau turquoise est rendue marron-noire, il y a un tas d'algues immense sur la plage en quasi continuité sur tout le littoral et ça pue assez fort dans les cabanas. Je me suis quand même baigné parce que je n'avais plus sauté dans des vagues depuis six ans mais ce n'était pas les images paradisiaques des guides. Après avoir soupé au très trendy, très cher mais effectivement très bon Casa Banana (salades de calamars et de poulpe avec crème d'avocat hyper généreuse), et avoir sondé quelques contacts sur la côte, nous avons décidé de filer dès le lendemain tout au nord, en laissant faire la réserve de Sian Kaan (ce qui sera mon seul regret : pas vu un singe ni un toucan du voyage :p).
Jour 8 : visite quand même des ruines de Tulum le matin, celles qu'on a le moins aimé : le site est petit et ultra visité, on a attendu 30 minutes au gros soleil juste pour acheter les billets, impossible de marcher en bord de plage car tout le monde fait des selfies, et en plus ma blonde s'est faite mordre par une mouche à chevreuil !! ca lui a fait bien mal !!
Excédés et pied sur l'accélérateur, deux heures plus tard on débarquait à Isla Mujeres pour les trois dernières nuits. Grosse surprise - je m'attendais à un mini Cancun, j'ai découvert un vrai petit port de pêcheurs avec sa vie, ses enfants, ses restos pour mexicains et sa taverne, qui fut la seule où on aura bu des bières (hors resto) dans une région où très majoritairement les gens ne semblent pas boire en dehors des occasions spéciales. On logeait sur la calle Bravo juste au-dessus de la petite place qui accueille l'Église et le Palacio del Gobierno, il y avait une fête de quartier le premier soir et des ados qui jouent à la balle tous les soirs. Excellente taqueria sur le coin (Casa de Maderia). Tout en restant à 10-15 minutes à pied de Playa Norte - eaux effectivement ultra turquoise, sable ultra blanc, pas une vague : parfait pour s'écraser deux après-midi et regarder l'incroyable coucher de soleil en buvant des margaritas servies sous une palapa sur la plage - et a trois minutes de la calle Miguel Hidalgo où se concentre toute l'action (boutiques de souvenirs et restos ouverts tard - d'ailleurs parmi toutes les pizzerias et burger bars, UN SEUL resto mexicain très inclusif et sympa, dont j'ai oublié le nom - il est juste en face du Rolandis et fait du poisson Tikin-Xic, autre spécialité maya).
Jour 9 : on est partis vers Punta Sur pour voir le petit temple mais l'accès était payant et ça avait l'air tout petit. On est repartis à pied vers les plage de la côte ouest (Garrafon, Indios, Lancheros) - attention : aucune plage publique !! elles sont toutes cadenassées par des restos et il faut consommer pour y accéder (un coca est toléré). A part Playa Norte on n'a rien trouvé de public dans toute l'île, autant dire que la journée a été longue et chaude. On s'est quand même arrêtés à la Granja Tortuga où ils essaient d'élever et de réintroduire des tortues marines. Très bien avec des enfants (qui adorent nourrir les tortues !), un peu court pour deux adultes seuls. La côte Est avait l'air beaucoup plus belle (et publique pour le coup) mais il semblerait que courants et rochers limitent sérieusement la baignade - qui en saurait davantage ?
Jour 10 : on a finalement craqué pour les requins-baleines ! Et ce fut l'une de mes grandes déceptions du séjour. Peut-être que nous n'avons pas eu de chance et que d'habitude il y a plein d'immenses poissons pour que tout le monde ait son compte. Notre jour à nous : un seul bébé de 2 ans et 3-4 mètres environ dans toute la zone d'observation : on était donc jusqu'à 40 bateaux et 200 nageurs pour un pauvre bébé requin qui a du stresser sa vie. Tous les bateaux a moteur encerclent le pauvre pitou, on vous jette par groupes de deux plongeurs qui deviennent vite 20, 30, à palmer comme des malades dans le visage les uns des autres, on ne voit rien du tout et ca me parait pas du tout écolo et gentil pour le poisson. Après, le guide et le capitaine étaient super sympas, belle sortie en mer quand même (quelques dauphins et tortues marines) et le ceviche du retour délicieux. Mais je ne recommanderais pas les requins baleines à un ami. En plus on a perdu notre appareil photo et probablement chopé un cancer de la peau 😕
Jour 11 : quasiment 20h dans les transports pour faire Isla Mujeres - Montreal, entre ferrys qui partent davantage aux heures qu'aux demi-heures, orages sur le Québec et avion-plus-de-gas détourné à Syracuse. On est rentrés vivants mais avec une bouteille de tequila brisée dans le sac......
Conclusion : beaux dix jours, très chaud, bouffe très bonne mais tant qu'à mois vraiment répétitive (sous dix mille noms différents, ça finit quand même toujours par du poulet ou du porc mariné et roulé dans une tortilla...), population adorable, ruines incroyables, révélation avec les cenotes uniques au monde, envie d'y retourner et découvrir d'autres régions.
Si vous avez des questions précises, n'hésitez pas à me contacter !
Je reviens de 10 jours au Yucatan et, comme d'habitude, je poste quelques commentaires en espérant que ça puisse aider.
Note préliminaire 1 : on a fait 9 nuits /10 via airbnb ; après l'Italie l'an passé, je suis définitivement convaincu. Les chambres sont souvent plus mignonnes que dans les hôtels, beaucoup plus centrales pour une fraction du prix, plus conviviales et on rencontre des gens qui vivent sur place, avec tous leurs conseils et leurs sourires. Je n'ai jamais payé plus que 80 CAD soit 50 euros environ pour des appartements indépendants, en plein centre des villes, parfois avec piscine.
Note préliminaire 2 : après nous être badigeonnés de crème solaire top qualité pendant neuf jours et avoir développé un joli début de bronzage, on l'a un peu échappé le 10e jour (sortie en mer sur un bateau supposément ombragé) et on a pris des coups de soleil de malade, limite 3e degré. Le soleil ne rigole pas au Mexique. Sortez protégés.
De manière générale, il faisait en effet très chaud entre le 17 et le 27 juillet, surtout en arrivant du Québec, mais entre clim et ventilateurs on s'en est à peu près sortis. Par ailleurs hormis deux énormes orages à Valladolid en fin d'aprem, pas une goutte de pluie, donc la "saison des pluies" ne nous a franchement pas gâché les vacances.
Jour 1 : arrivée à Cancun à 23h en raison d'un avion retardé, nous embarquons dans ce qui sera notre seul colectivo du voyage, erreur a priori puisqu'il fait d'abord tout le tour de la zona hoteleria pour déposer les passagers dans leurs tout-inclus avant de nous lâcher en dernier au centre-ville. Erreur mais instructive puisque nous avons pu découvrir l'ambiance de la zona un vendredi soir avec ses danseuses semi-nues de 18 ans et ses gringos ivres et bruyants, après environ 45 min dans les bouchons qui menaient au Coco Bongo et autres clubs. On aura eu notre leçon et ça a confirmé nos plans de départ rapide ;-)
Jour 2 : première matinée "d'adaptation au Mexique" autour du Mercado 28 de Cancun Ciudad proche duquel nous logions. Les boutiques sont très touristiques et pas très intéressantes mais les restos sont plus relax. Premiers huevos motulenos, spécialité yucateca de petit dej dont je raffolerai plus d'une fois par la suite. Le centre de Cancun est dénué d'îlots de verdure (grosses avenues, circulation intense) et on souffre un peu - à 15h voiture réservée pour la semaine et nous voici sur la route. A 15h15, première arrestation par un policier en moto qui prétend qu'on a excédé les limites de vitesse alors que tout le monde nous dépassait. Tentative un peu gauche d'extorsion contre laquelle on se défend dans les trois langues plus celle des signes jusqu'à ce que, lassé, il nous laisse partir. On se fera arrêter une autre fois à Mérida mais pour un contrôle de routine très poli et sans problème, sous l'oeil des mitrailleuses...
De la conduite : à part les topes un peu partout et les dépassements par la droite dans les grosses villes comme dans les petites rues, c'est moins difficile que j'aurais cru : trop de circulation = pas de grande vitesse en ville, et les autoroutes sont suffisamment peu achalandées pour que la conduite y soit un charme. Mais attention aux ralentisseurs dans les villages !
Vers 17h arrivée à Valladolid, petite ville sympatoche avec un coquet centre colonial agencé autour d'une petite église, et un grand couvent au fond de la rue 41A, cette dernière pavée et très calme. Sorti des quatre rues du centre, ça devient très vite une ville typique de pays en développement, trottoirs étroits et peu éclairés, odeurs de pétrole et de grillades, petits commerces sans gloire. Ca m'a beaucoup rappelé Hanoi ou Katmandou, j'étais aux anges mais il n'y a pas grand chose à voir. On a quand même découvert un excellent resto de quartier au coin des rues 42 et 31 : la Selva. Déco et service impeccables, excellents salbutes et sopa de lima, et la meilleure michelada du voyage (michelada = cocktail de bière blonde, jus de citron, worcestershire et salsa picante, hmm !)
Jour 3 : Ek-Balam le matin. Notre première ruine maya, peu fréquentée, à-demi enfouie dans la jungle et dotée d'une des rares pyramides qu'on peut encore escalader. La vue du sommet est superbe et la fierté d'y être montée exaltante (un mexicain avait parti Rocky sur son cellulaire pour monter les marches deux par deux 😛). On a beaucoup aimé le site archéologique mais surtout : nous étions pratiquement les seuls à avoir marché les 15 minutes sur le petit sentier qui mène au cenote Xcan Che, qui fut notre plus beau cenote du voyage (peut-être parce que le premier ?) : ouvert au ciel, vert émeraude, racines de bananiers, quasiment personne dedans. Comme un flash du paradis. Un petit resto à côté sert des spécialités mayas pas mauvaises. Poc-chuc, horchata, agua de jamaica, toujours rafraichissant.
L'après-midi, deux autres cenotes, le "double bill" de Dzitnup / Samula. Ce dernier est plus impressionnant je trouve mais les deux se complètent bien. Ici, il y avait beaucoup de touristes, mexicains surtout (vacances nationales obligent) mais pour 15 minutes de trempette on s'en accommode, d'autant que c'est rare de nager dans une caverne obscure en s'accrochant aux stalactites. On voulait aller voir le cimetière de Valladolid en rentrant, il paraît qu'il est très joli, mais nous n'avons pas eu le temps.
Jour 4 : départ matinal vers Chichen Itza, que beaucoup décrient sur ce forum. Eh bien oui c'est le plus visité du Mexique, mais franchement j'ai beaucoup aimé. Le site est tellement immense qu'on y est parfois seuls, même autour du Castillo la foule s'étale paisiblement (l'espace à découvert est grand comme 4 terrains de foot), je me suis juste senti un peu oppressé dans le Jeu de balle, sans doute toutes les énergies des anciens joueurs mayas qui rebondissaient sur les murs ;-) Le site est quand même super bien conservé, l'observatoire est intéressant, la plateforme des crânes aussi. L'un dans l'autre : oui il y a des bus immenses sur le stationnement, oui il y a plein de vendeurs plutôt gentils et pas harcelants, et ce serait vraiment con d'être au Yucatan sans y passer, un peu aller au Caire et snober les pyramides de Giza...
A la sortie, arrêt lunch dans un village anonyme a 15km, poulet bbq pas super cuit dont on soupçonne qu'il nous a rendus malades deux jours plus tard, mais portion ultra généreuse d'avocat et de riz, et beau sourire de la patronne. On était juste en face d'un cenote (Yokdzonot ?), mignonnet aussi et autogéré par une coopérative maya. Ca nous a bien rafraîchi.
Puis route d'une traite jusqu'à Mérida, mon coup de coeur du voyage. A mon sens, sauf tout-inclus sur la riviera, tout voyage au Yucatan doit nécessairement inclure quelques jours à Mérida, qui est d'ailleurs la seule "ville" de la région avec sa vraie vie, ses échanges commerciaux, sa programmation culturelle, et son anonymat aussi, qui fait un bien fou. Les spectacles gratuits extérieurs tous les soirs sont vraiment sympathiques et les rues du centre, d'architecture coloniale et toutes bariolées de vert, de bleu, de rose, sont vraiment agréables et super sécuritaires, même en pleine nuit. En plus bien entendu du zocalo, j'ai beaucoup aimé les places Hidalgo, Santa Lucia et Santiago, toutes dans un rayon de 10 minutes. Moins séduit par le Paseo Montejo, supposée "Champs-Élysées de Mérida", plutôt beauf j'ai trouvé. Le nouveau Gran Museo del Mundo maya m'a un peu déçu : très excentré, mal scénographié et finalement peu informatif, malgré certes quelques très belles pièces de terre cuite (vaisselle, statuettes) et plusieurs films d'animation qui reconstituent les sites et les villages mayas de l'époque. On a peu galéré pour trouver le marché d'artisanat, dans une foule super intense le mercredi matin : odeurs de viande, klaxons, coups de coude, stands de jus de fruits, ça grouille et ça tourbillonne. Dépaysement garanti ! On a acheté quelques robes mayas pour nos nièces, et un chapeau hipi-hapa en tresses de sisal pour moi ;-) c'est supposé chasser les moustiques naturellement ! (voir coopérative YaaKun Maya calle 62 x 59).
Resto : on a beaucoup aimé la Chaya Maya, rue 55 x 60, excellente présentation et bonnes spécialités mayas ; et le déjeuner pris dans un petit resto coin 55 x 70 où on est allés deux fois (ne pas confondre avec le centre culturel La68, une rue avant, pas bon du tout). Pour le reste, un peu déçu par les restos, on a eu du mal à cibler des choses je pense. On a bu des coups au Pancho's (calle 59) qui était rigolo avec sa déco kitsch et son immense poster du sous-commandant Marcos dans le patio, mais bouffe pas super.
Jour 5 : on a voulu faire la ruta puuc dans son entièreté mais on s'est levés un peu trop tard et la route était plus longue qu'il n'y paraissait. Je recommanderai de prendre une chambre sur la route (Ticul, Uxmal...) et de la faire en deux jours pour vraiment en profiter. Pour nous : on a filé jusqu'aux grottes de Lultun par la route 188, nous perdant dans Ticul et Oxcutzcab, villages qui semblaient à 100% maya avec de gros marchés agricoles et de vieilles églises coloniales à l'abandon depuis 200 ans, vues étonnantes depuis la route. Après deux heures à batailler, les grottes ont été un vrai coup de coeur : la Catedral naturelle est merveilleuse, les guides avenants (pourboire fixe à 500 pesos) et le puits de jour dans la dernière caverne est impressionnant.
Sortis vers 14h, on a dû filer vers Uxmal avant la fermeture, sans visiter aucun des autres sites sur la route. Uxmal à 15h en plein été : on était une vingtaine sur le site !! Exceptionnel ! Les quatre façades sculptées du quadrilatère des nonnes sont merveilleuses, le petit pigeonnier du fond est très fin, les deux pyramides époustouflantes, d'autant qu'on peut monter au sommet de la deuxième - vue incroyable ! Un détour à faire absolument ! Par contre, quitte à me répéter, je trouve qu'il complète très bien Chichen Itza plus qu'il ne la remplace : faites les deux !
Jour 6 : Mérida, marché et musée, évoqués plus haut.
Jour 7 : longue route de retour vers la côte, avec escale à Izamal dont le couvent est très très joli, quoique rapidement visité. Le petit musée payant au fond n'a aucun intérêt puisqu'il donne accès à l'arrière de la chapelle de la vierge mais que la vierge elle-même est exposée dans l'église dont l'accès est gratuit. Belles photos à prendre du couvent, du cloître et du centre-ville totalement jaune citron. La pyramide en pleine ville est également assez drôle. Bref : y passer deux nuits doit être assez long mais en petite étape de deux heures sur la route entre Mérida et ailleurs, c'est très bien.
Sur l'autoroute, pause impromptue a l'aire de repos juste au nord de Valladolid, où j'ai mangé une torta de lomitos (spécialité de Vall.) qui fut l'un de mes meilleurs repas du séjour !
Arrivée à Tulum vers 17h pour découvrir - mais pourquoi VF n'en parle pratiquement pas ?? - que depuis novembre 2014 toute la riviera maya est envahie par la sargasse, une algue endémique aux Caraïbes. Il semblerait que la destruction des mangroves (construction d'hôtels), l'affaiblissement des coraux (plongées) et le réchauffement des eaux en sont la cause. Dans les faits, l'eau turquoise est rendue marron-noire, il y a un tas d'algues immense sur la plage en quasi continuité sur tout le littoral et ça pue assez fort dans les cabanas. Je me suis quand même baigné parce que je n'avais plus sauté dans des vagues depuis six ans mais ce n'était pas les images paradisiaques des guides. Après avoir soupé au très trendy, très cher mais effectivement très bon Casa Banana (salades de calamars et de poulpe avec crème d'avocat hyper généreuse), et avoir sondé quelques contacts sur la côte, nous avons décidé de filer dès le lendemain tout au nord, en laissant faire la réserve de Sian Kaan (ce qui sera mon seul regret : pas vu un singe ni un toucan du voyage :p).
Jour 8 : visite quand même des ruines de Tulum le matin, celles qu'on a le moins aimé : le site est petit et ultra visité, on a attendu 30 minutes au gros soleil juste pour acheter les billets, impossible de marcher en bord de plage car tout le monde fait des selfies, et en plus ma blonde s'est faite mordre par une mouche à chevreuil !! ca lui a fait bien mal !!
Excédés et pied sur l'accélérateur, deux heures plus tard on débarquait à Isla Mujeres pour les trois dernières nuits. Grosse surprise - je m'attendais à un mini Cancun, j'ai découvert un vrai petit port de pêcheurs avec sa vie, ses enfants, ses restos pour mexicains et sa taverne, qui fut la seule où on aura bu des bières (hors resto) dans une région où très majoritairement les gens ne semblent pas boire en dehors des occasions spéciales. On logeait sur la calle Bravo juste au-dessus de la petite place qui accueille l'Église et le Palacio del Gobierno, il y avait une fête de quartier le premier soir et des ados qui jouent à la balle tous les soirs. Excellente taqueria sur le coin (Casa de Maderia). Tout en restant à 10-15 minutes à pied de Playa Norte - eaux effectivement ultra turquoise, sable ultra blanc, pas une vague : parfait pour s'écraser deux après-midi et regarder l'incroyable coucher de soleil en buvant des margaritas servies sous une palapa sur la plage - et a trois minutes de la calle Miguel Hidalgo où se concentre toute l'action (boutiques de souvenirs et restos ouverts tard - d'ailleurs parmi toutes les pizzerias et burger bars, UN SEUL resto mexicain très inclusif et sympa, dont j'ai oublié le nom - il est juste en face du Rolandis et fait du poisson Tikin-Xic, autre spécialité maya).
Jour 9 : on est partis vers Punta Sur pour voir le petit temple mais l'accès était payant et ça avait l'air tout petit. On est repartis à pied vers les plage de la côte ouest (Garrafon, Indios, Lancheros) - attention : aucune plage publique !! elles sont toutes cadenassées par des restos et il faut consommer pour y accéder (un coca est toléré). A part Playa Norte on n'a rien trouvé de public dans toute l'île, autant dire que la journée a été longue et chaude. On s'est quand même arrêtés à la Granja Tortuga où ils essaient d'élever et de réintroduire des tortues marines. Très bien avec des enfants (qui adorent nourrir les tortues !), un peu court pour deux adultes seuls. La côte Est avait l'air beaucoup plus belle (et publique pour le coup) mais il semblerait que courants et rochers limitent sérieusement la baignade - qui en saurait davantage ?
Jour 10 : on a finalement craqué pour les requins-baleines ! Et ce fut l'une de mes grandes déceptions du séjour. Peut-être que nous n'avons pas eu de chance et que d'habitude il y a plein d'immenses poissons pour que tout le monde ait son compte. Notre jour à nous : un seul bébé de 2 ans et 3-4 mètres environ dans toute la zone d'observation : on était donc jusqu'à 40 bateaux et 200 nageurs pour un pauvre bébé requin qui a du stresser sa vie. Tous les bateaux a moteur encerclent le pauvre pitou, on vous jette par groupes de deux plongeurs qui deviennent vite 20, 30, à palmer comme des malades dans le visage les uns des autres, on ne voit rien du tout et ca me parait pas du tout écolo et gentil pour le poisson. Après, le guide et le capitaine étaient super sympas, belle sortie en mer quand même (quelques dauphins et tortues marines) et le ceviche du retour délicieux. Mais je ne recommanderais pas les requins baleines à un ami. En plus on a perdu notre appareil photo et probablement chopé un cancer de la peau 😕
Jour 11 : quasiment 20h dans les transports pour faire Isla Mujeres - Montreal, entre ferrys qui partent davantage aux heures qu'aux demi-heures, orages sur le Québec et avion-plus-de-gas détourné à Syracuse. On est rentrés vivants mais avec une bouteille de tequila brisée dans le sac......
Conclusion : beaux dix jours, très chaud, bouffe très bonne mais tant qu'à mois vraiment répétitive (sous dix mille noms différents, ça finit quand même toujours par du poulet ou du porc mariné et roulé dans une tortilla...), population adorable, ruines incroyables, révélation avec les cenotes uniques au monde, envie d'y retourner et découvrir d'autres régions.
Si vous avez des questions précises, n'hésitez pas à me contacter !
Organisation d'un voyage nature d'une semaine en Croatie English translation pending
Bonjour à tous !
Voilà, je m'y prends au dernier moment pour organiser un voyage d'une semaine au tout debut de ce mois de septembre 2015...
Le but est de faire une surprise à ma copine qui croit que nous allons partir en Auvergne 😇
Ca m'a un peu pris comme ça mais j'ai décidé de changer d'avis et de lui concocter un programme comme elle les aime avec des points de vue magnifiques en pleine nature principalement.
Je suis tombé sur une photo des lacs de Plitvice qui m'a véritablement subjugué et du coup je cherche à organiser un programme incluant ce Parc.
Je sais que c'est court, mais avec vous je crois que je devrais y arriver...😉
Voici 2 ou 3 pistes pour m'aider dans ma quête :
- nous partirons de Marseille. Il y a des vols low-cost pour Zadar. Est-ce un bon plan ? ou Zaghreb est-il quand même un meilleur point de chute ?
-Nous cherchons de bons rapports qualité-prix pour les hébergements ( elle est prête à camper avec des Papous mais moi je suis un peu moins roots et des adresses pas luxueuses mais de charme me plairaient bien ).
-De belles randos à la journée sont également un point important pour ce programme !
-De la nature photogénique et des vieilles pierres seraient un cocktail idéal !
-Le budget : 750euros chacun ça me semble pas mal ( vol et hébergements)
Merci d'avance !!!🙂🙂🙂
- nous partirons de Marseille. Il y a des vols low-cost pour Zadar. Est-ce un bon plan ? ou Zaghreb est-il quand même un meilleur point de chute ?
-Nous cherchons de bons rapports qualité-prix pour les hébergements ( elle est prête à camper avec des Papous mais moi je suis un peu moins roots et des adresses pas luxueuses mais de charme me plairaient bien ).
-De belles randos à la journée sont également un point important pour ce programme !
-De la nature photogénique et des vieilles pierres seraient un cocktail idéal !
-Le budget : 750euros chacun ça me semble pas mal ( vol et hébergements)
Merci d'avance !!!🙂🙂🙂
Excursion Chapada Diamantina English translation pending
Bonjour,
Nous partons dans un mois avec deux amis au Brésil. Nous prévoyons de passer 3 jours dans la Chapada Diamantina, mais du coup j'ai quelques questions pour lesquelles je n'ai pas vraiment trouvé de réponses sur les différents forums...
1 - Est-il préférerable de séjourner à Lencois ou dans la vallée de Capao ? (Proximité des sites à voir)
2 - Peut-on envisager de partir de vallée de Capao pour aller jusqu'à Lencois a pied avec un guide en passant par la fumaca en une journée ? De même, existe-t-il un chemin depuis Lencois pour aller au Pai do Inacio en rando ou faut-il le faire en 4x4 ?
3- Nous allons prendre un bus de nuit depuis Salvador, et arrivons donc tôt le matin a Lencois (ou Capao). Est-il possible de trouver un guide sur place le matin pour partir directement ou faut il prévoir de passer la première journée aux alentours de la ville ?
4- Enfin, conseillez-vous de prévoir l'itinéraire et de prendre un guide à l'avance ou sur place ?
Merci à ceux qui auraient quelques infos sur le sujet !
Yann
Nous partons dans un mois avec deux amis au Brésil. Nous prévoyons de passer 3 jours dans la Chapada Diamantina, mais du coup j'ai quelques questions pour lesquelles je n'ai pas vraiment trouvé de réponses sur les différents forums...
1 - Est-il préférerable de séjourner à Lencois ou dans la vallée de Capao ? (Proximité des sites à voir)
2 - Peut-on envisager de partir de vallée de Capao pour aller jusqu'à Lencois a pied avec un guide en passant par la fumaca en une journée ? De même, existe-t-il un chemin depuis Lencois pour aller au Pai do Inacio en rando ou faut-il le faire en 4x4 ?
3- Nous allons prendre un bus de nuit depuis Salvador, et arrivons donc tôt le matin a Lencois (ou Capao). Est-il possible de trouver un guide sur place le matin pour partir directement ou faut il prévoir de passer la première journée aux alentours de la ville ?
4- Enfin, conseillez-vous de prévoir l'itinéraire et de prendre un guide à l'avance ou sur place ?
Merci à ceux qui auraient quelques infos sur le sujet !
Yann
Tour du monde et après? English translation pending
bonjour à toutes et à tous
Cela fait maintenant quelques années que je suis revenu d'un tour du monde de 7 mois en famille (2 enfants de 4 et 5 ans à l'époque). Le temps passe, après être revenu et passé les différentes phases qui caractérisent souvent le retour (retrouver les proches; dépression et reconstruction d'une petite vie tranquille) je me pose la question du sens d'un tel voyage.
La famille s étant agrandie un peu plus, il nous est plus possible de voyager autant et aussi loin.
je me demande donc maintenant que retenir de tout cela à part que ce fut une parenthèse enchanté.
Nous avons eu une vision du monde que nous ne pouvons ignorer (quotidien difficile pour de nombreux autres être humains). Nous sommes vraiment des privilégiés
Alors pour vous qu'a changé ou confirmé un tel voyage ? quelle décisions cela vous a fait prendre ? quel sens vous lui avez donné ?
merci a vous de partager vos expériences ou pensées a partir du moment que cela reste constructif
Cela fait maintenant quelques années que je suis revenu d'un tour du monde de 7 mois en famille (2 enfants de 4 et 5 ans à l'époque). Le temps passe, après être revenu et passé les différentes phases qui caractérisent souvent le retour (retrouver les proches; dépression et reconstruction d'une petite vie tranquille) je me pose la question du sens d'un tel voyage.
La famille s étant agrandie un peu plus, il nous est plus possible de voyager autant et aussi loin.
je me demande donc maintenant que retenir de tout cela à part que ce fut une parenthèse enchanté.
Nous avons eu une vision du monde que nous ne pouvons ignorer (quotidien difficile pour de nombreux autres être humains). Nous sommes vraiment des privilégiés
Alors pour vous qu'a changé ou confirmé un tel voyage ? quelle décisions cela vous a fait prendre ? quel sens vous lui avez donné ?
merci a vous de partager vos expériences ou pensées a partir du moment que cela reste constructif
Visiter tous les émirats depuis Sharjah ou loger dans plusieurs endroits? (avec enfants) English translation pending
Bonjour à tous et merci tout d'abord à ceux qui prendront le temps de répondre.
Nous serons avec 3 enfants en bas âge aux émirats mi octobre pour 15 jours. On voudrait tous les faire sauf peut-être fujaïrah. Je pensais au départ loger 8 nuits à sharjah puis 4 à abu dhabi puis 2 à rak (entre autre pour être proche du musandam).
Or, vu les prix des hébergements, on resterait un max sur sharjah car hotel trouvé correct et un des rares à avoir des chambres familiales...
Ma question: avec des enfants pensez-vous que ce soit faisable de tourner dans tous les émirats depuis un point de chute? On pense rajouter 4 nuits à al ain, est-ce trop? Vaut t-il mieux rester à sharjah jusqu'au bout et faire al ain à la journée? Abu dhabi on laisse tomber ce sera un jour car trop cher pour les loisirs et hébergement.
Merci à vous!
Nous serons avec 3 enfants en bas âge aux émirats mi octobre pour 15 jours. On voudrait tous les faire sauf peut-être fujaïrah. Je pensais au départ loger 8 nuits à sharjah puis 4 à abu dhabi puis 2 à rak (entre autre pour être proche du musandam).
Or, vu les prix des hébergements, on resterait un max sur sharjah car hotel trouvé correct et un des rares à avoir des chambres familiales...
Ma question: avec des enfants pensez-vous que ce soit faisable de tourner dans tous les émirats depuis un point de chute? On pense rajouter 4 nuits à al ain, est-ce trop? Vaut t-il mieux rester à sharjah jusqu'au bout et faire al ain à la journée? Abu dhabi on laisse tomber ce sera un jour car trop cher pour les loisirs et hébergement.
Merci à vous!
MSC Divina, le retour: Miami - Rome (avril-mai 2015) English translation pending
Bonjour tout le monde , . Coucou c' est moi, aux anciens VF du Divina de ces 3 dernières semaines...
J' attendais sagement que l' un de vous s' y colle. 😊😊😊.. Il y en a des forts au Quizz, .. ou en danse, ...ou en prépa d' excursions, ... mais la : ??? ... raté l' heure du " tous a bord ", les VF, sur ce coup la.
😉 Allons y : - le 26 Avril , Roissy, salle d' embarquement du vol Américan Airlines vers Miami: .. nous y sommes enfin, la carte d' embarquement en poche, les valises: ???.. quelque part, mais plus avec nous. Les formalités derrière nous, le stress du petit matin ou tout ce fait : évanoui . Nous sommes beaucoup de " MSC " dans ce vol, quasi tous dans la même zone. Nous ne nous connaissons pas, et nous nous reconnaîtrons sur le rassemblement de la sortie de l' aéroport , hors " Frab" et nous : quasi les uns derrières les autres.
Les formalités d' usages pour rentrer aux US sont toujours au top. Ces américains sont toujours les meilleurs : - la plus longues file d' attente, - la plus belle gestion de masse avec gestes et fortes voies intégrés, pour l' affectation, depuis la file principale, aux files d' attentes individuelles des préposés de l' autorité suprême, - le coup de dès sur l' amabilité du dit, pour : - l' examen du passeport - la photo ( bien droit dans l' axe ) - les empreintes de tous les doigts .... et le OK final .... OUUUUUF : c' est fini ... et ils sont d' accord ! Que la fête commence.
Rassemblement pour les cars, arrivée au navire, ... classique.
Pour nous, inscrits en YC, l' embarquement est rapide et simple dès la descente du car. Tout se fait sans vous. En 6 minutes, nous sommes a la conciergerie, notre Suite est prête, .... Nous y reviendrons, mais la mise en bouche est toujours aussi franche quant au niveau du service.
Nous quittons Miami a 20 h locale, ... 6 heures du matin pour nous. Dîner, Dodo , nous serons invités a un exercice de sécurité " au théâtre " le lendemain matin ... ça : pas mal !
Nous étions déjà sur ce Divina pour son arrivée a Miami, il y a plus d' un an. Nous le trouvons vieilli, beaucoup de chaises longues des ponts, sont très marquées par les silhouettes américaines, .... certains bois d' habillages n' ont pas bien apprécié, cette année et demi sous un climat tropical, Les peintures sont nettes, mais l' impression ne correspond plus aux souvenirs que nous en avions. Le fait d' avoir voyagé , entre temps sur le Préziosa, plus neuf, ( et plus beau a notre sens ) en ajoute surement un peu.
Incontestablement, la vie a bord s' est " amèricanisée ". Par la cuisine et les usages d' animations, le Divina, ... MSC dirais je même, ne sont pas reconnaissables, même au YC pour la restauration. L' impression dominante du genre sera sur l' animation, ou partout les équipes s' expriment en anglais, peu de traductions , ou au minimum. vous ne comptez pas. Spectacle du soir :- 6 minutes de présentation, en anglais, avec plaisanteries intégrées ( ...? ) - 15 secondes pour le thème de la soirée sur les autres langues. - Sur les ponts , dans les salons : Anglais ( sauf quelques spécificités MSC : Quizz , Bingo ) La moitié des passagers était Européenne .... tant pis . Curieuse aussi, l' attitude du directeur de croisière: - quasi pas d' endroit pour danser le soir , ( certains vous en parlerons surement ici, mieux que moi ). - Aucune musique dans les bars ou atrium pendant les spectacles au théâtre ??? !!! même pas un fond musical dans la sono générale .... Du MSC ? - ça : non. Nous avons plusieurs fois traversé tout le bateau a 21 h 30 : ..... Rien ! Impressionnant, jamais vu ( ou entendu ) Sur RCI , ou autres US : oui. La : Non.
Les spectacles toutefois a la hauteur dans leur genre : variétés MSC toujours superbes , 5 ou 6 soirées " musique classique " de bons niveaux .... hors le gugusse pour la présentation : Bien.
Ce voyage sera modifié en cours de route. A l' appareillage de New York, nous apprenons que du mauvais temps, ( du vent ) a dissuadé " MSC " de nous amener aux Bermudes. Quelque part, ne pas se trouver embarquer dans des situations a forts potentiels de critiques, ensuite, est plus sage ..... Il est peu concevable de critiquer certaines attitudes , et de s 'en prendre, aussi, a leur contraire...... Sur le moment : .... du lard ou du cochon ? - il y a des hésitations. Nous naviguerons pendant 5 jours, arriverons aux Açores le matin du 6, pour n' en partir que le lendemain a midi. ( ça : bien ) A Lisbonne, l' escale sera plus longue d' une demi journée, et nous rattraperons le calendrier contractuel a Cadix , après nous être déplacé a la vitesse d' un pédalo entre ces deux ports, ... sous un bon gros soleil, fort apprécié ici. Notre axe de navigation assez haut pour des températures radieuses jusque la ..., représentant la plus grosse différence avec un retour des Caraïbes.
Le groupe VF devait ... et se retrouva, le premier jour de navigation. Frab, Tomcoat, Ringo, Lou, ... et moi , .... avec nos conjoints ( et la , cela fait tout de suite beaucoup plus ) dans le salon désigné.
Ceci représentant en fait, une excellente opportunité d' ouvrir a qui voudra.... si voulu. Mais attention : j' ai une preuve! ( ici avec notre chauffeur aux Açores )
Bises a la photo, A bientôt tous, et aussi pour le YC, mais après.
J' attendais sagement que l' un de vous s' y colle. 😊😊😊.. Il y en a des forts au Quizz, .. ou en danse, ...ou en prépa d' excursions, ... mais la : ??? ... raté l' heure du " tous a bord ", les VF, sur ce coup la.
😉 Allons y : - le 26 Avril , Roissy, salle d' embarquement du vol Américan Airlines vers Miami: .. nous y sommes enfin, la carte d' embarquement en poche, les valises: ???.. quelque part, mais plus avec nous. Les formalités derrière nous, le stress du petit matin ou tout ce fait : évanoui . Nous sommes beaucoup de " MSC " dans ce vol, quasi tous dans la même zone. Nous ne nous connaissons pas, et nous nous reconnaîtrons sur le rassemblement de la sortie de l' aéroport , hors " Frab" et nous : quasi les uns derrières les autres.
Les formalités d' usages pour rentrer aux US sont toujours au top. Ces américains sont toujours les meilleurs : - la plus longues file d' attente, - la plus belle gestion de masse avec gestes et fortes voies intégrés, pour l' affectation, depuis la file principale, aux files d' attentes individuelles des préposés de l' autorité suprême, - le coup de dès sur l' amabilité du dit, pour : - l' examen du passeport - la photo ( bien droit dans l' axe ) - les empreintes de tous les doigts .... et le OK final .... OUUUUUF : c' est fini ... et ils sont d' accord ! Que la fête commence.
Rassemblement pour les cars, arrivée au navire, ... classique.
Pour nous, inscrits en YC, l' embarquement est rapide et simple dès la descente du car. Tout se fait sans vous. En 6 minutes, nous sommes a la conciergerie, notre Suite est prête, .... Nous y reviendrons, mais la mise en bouche est toujours aussi franche quant au niveau du service.
Nous quittons Miami a 20 h locale, ... 6 heures du matin pour nous. Dîner, Dodo , nous serons invités a un exercice de sécurité " au théâtre " le lendemain matin ... ça : pas mal !
Nous étions déjà sur ce Divina pour son arrivée a Miami, il y a plus d' un an. Nous le trouvons vieilli, beaucoup de chaises longues des ponts, sont très marquées par les silhouettes américaines, .... certains bois d' habillages n' ont pas bien apprécié, cette année et demi sous un climat tropical, Les peintures sont nettes, mais l' impression ne correspond plus aux souvenirs que nous en avions. Le fait d' avoir voyagé , entre temps sur le Préziosa, plus neuf, ( et plus beau a notre sens ) en ajoute surement un peu.
Incontestablement, la vie a bord s' est " amèricanisée ". Par la cuisine et les usages d' animations, le Divina, ... MSC dirais je même, ne sont pas reconnaissables, même au YC pour la restauration. L' impression dominante du genre sera sur l' animation, ou partout les équipes s' expriment en anglais, peu de traductions , ou au minimum. vous ne comptez pas. Spectacle du soir :- 6 minutes de présentation, en anglais, avec plaisanteries intégrées ( ...? ) - 15 secondes pour le thème de la soirée sur les autres langues. - Sur les ponts , dans les salons : Anglais ( sauf quelques spécificités MSC : Quizz , Bingo ) La moitié des passagers était Européenne .... tant pis . Curieuse aussi, l' attitude du directeur de croisière: - quasi pas d' endroit pour danser le soir , ( certains vous en parlerons surement ici, mieux que moi ). - Aucune musique dans les bars ou atrium pendant les spectacles au théâtre ??? !!! même pas un fond musical dans la sono générale .... Du MSC ? - ça : non. Nous avons plusieurs fois traversé tout le bateau a 21 h 30 : ..... Rien ! Impressionnant, jamais vu ( ou entendu ) Sur RCI , ou autres US : oui. La : Non.
Les spectacles toutefois a la hauteur dans leur genre : variétés MSC toujours superbes , 5 ou 6 soirées " musique classique " de bons niveaux .... hors le gugusse pour la présentation : Bien.
Ce voyage sera modifié en cours de route. A l' appareillage de New York, nous apprenons que du mauvais temps, ( du vent ) a dissuadé " MSC " de nous amener aux Bermudes. Quelque part, ne pas se trouver embarquer dans des situations a forts potentiels de critiques, ensuite, est plus sage ..... Il est peu concevable de critiquer certaines attitudes , et de s 'en prendre, aussi, a leur contraire...... Sur le moment : .... du lard ou du cochon ? - il y a des hésitations. Nous naviguerons pendant 5 jours, arriverons aux Açores le matin du 6, pour n' en partir que le lendemain a midi. ( ça : bien ) A Lisbonne, l' escale sera plus longue d' une demi journée, et nous rattraperons le calendrier contractuel a Cadix , après nous être déplacé a la vitesse d' un pédalo entre ces deux ports, ... sous un bon gros soleil, fort apprécié ici. Notre axe de navigation assez haut pour des températures radieuses jusque la ..., représentant la plus grosse différence avec un retour des Caraïbes.
Le groupe VF devait ... et se retrouva, le premier jour de navigation. Frab, Tomcoat, Ringo, Lou, ... et moi , .... avec nos conjoints ( et la , cela fait tout de suite beaucoup plus ) dans le salon désigné.
Ceci représentant en fait, une excellente opportunité d' ouvrir a qui voudra.... si voulu. Mais attention : j' ai une preuve! ( ici avec notre chauffeur aux Açores )
Bises a la photo, A bientôt tous, et aussi pour le YC, mais après.
Avis itinéraire dans l'Ouest USA presque bouclé English translation pending
bonjour,
je pense avoir à peu de chose près fini mon itinéraire, sauf quelques truc que j'hésite un peu à inclure ou non, ou bien pour San Fransisco où faut que je me plonge dans mes bouquin et aussi les forum/blog.
Alors j'ai aussi indiqué presque tous les camping ou hotel qui me conviennent, sachant que j'ai tenu plus ou moins compte de se qu'on m'a conseillé, à cause de mes préférences qui peuvent différer des gens qui m'ont conseillés.
Pour le Jour 9, j'ai mis Capitol Reef Cathedral Valley, mais sans être sur à cause du sentier qui à l'air un peu caillouteux par endroits, et j'aimerai ne pas y casser quelque chose sur le 4x4.
Pour le Jour 16, la journée est bien chargé et j'hésite à virer Mule Canyon, qu'en pensez vous ?
Pour le Jour 17, il y a Page avec la Lake Powell que j'hésite à y rester et partir de Horseshoe Bend vers Grand Canyon directement et enlever le Jour 18 à Antelope Canyon où sa revient cher quand même.
Ensuite j'essaie de privilégier les camping avec réservations anticipé possible, le truc du 1er arrivé premier servi sent un peu le tracnar car il faut arriver tot le matin ce qui n'est pas possible la majeure partie du temps dans mon itinéraire.
Ensuite Pour LA, j'ai mis les choses principales à voir, mais avec seulement 2 jours et en faisant Universal Studio je ne peux pas tout faire.
Pour LV, je sais pas encore quel hotel je vais choisir, car j'aimerai une chambre maxi 225 dollars et si possible dans le Strip et un peu au milieux des choses à voir.
Par contre Yosemite est un parc que j'affectionne tout particulièrement, donc j'ai essayé de mettre des randonnées pas trop physique, mais qui sont assez représentative du parc, j'aimerai votre avis.
voilà maintenant mon itinéraire
J-1 Paris > Los Angeles Motel 6 Hollywood ou Highland Gardens Hotel
J-2 Los Angeles, Universal Studio Hollywood, puis Griffith Observatory pour le coucher de soleil nuit au Motel 6 Hollywood
J-3 Los Angeles ( Venice Beach, Hollywood Boulevard, Hollywood Sign, Beverly Hills ...) Motel 6 Hollywood ou Highland Gardens Hotel
J-4 Los Angeles > Valley of Fire trajet 4h45 ( Crazy Hills Trail et Fire Wave) nuit à Overton
J-5 Valley of Fire " Elephant Rock ", Seven Sisters, Rainbow Vista, > Zion NP trajet 2h30 (Petite randonnée, Nuit au Watchman Campground)
J-6 Zion NP ( Matin randonnée Observation Point (durée : 4h) et The Narrows l'après-midi sauf si orage ), nuit au Watchman Campground )
J-7 Zion NP (randonnée Angel's Landing (durée : 4h) > Bryce Canyon NP trajet 1h20 (visite de tous les points de vue, Fairyland Point, Sunrise Point, Sunset Point, Bryce Point, Inspiration Point, Piracy Point, fairview Point, Rainbow Point, retour Sunset Point pour le coucher de soleil ( durée : 2h30), nuit à Tropic )
J-8 Bryce Canyon NP (Randonnée Navajo et Loop Queen's garden Trail depuis Sunset Point, 2h30 > Scenic 12 jusqu'à Boulder > Burr Trail Road sur partie goudronnée > Retour Boulder > Scenic 12 direction Capitol Reef (Fruita Oasis, Panorama Point et Sunset Point ) nuit à Torrey
*J-9 Capitol Reef Cathedral Valley (nuit à Cathedral Campground ou sur le parking au nord de Temple of the Sun )
J-10 Capitol Reef > Goblin Valley trajet 1h35 ( randonnée Carmel Canyon Trail, Observation Point, balade autour des Goblin et coucher de soleil à Goblin Valley et nuit au camping )
J-11 Goblin Valley, levé du soleil > Little Wild Horse Creek trajet 48 min (Visite du Slot Canyon : 2h30) > Crack Canyon (durée 2h) > Dead Horse State Park trajet 2h50 ( coucher de soleil et nuit )
J-12 Dead Horse Point State Park > Canyonlands "Island in the Sky" trajet 25 min (matin Buck Canyon Overlook, False Kiva (durée 2h) ou White Rim Overlook (durée 1h15) et après-midi Shafer Trail Road, White Rim Road, Musselman Arch, Potash Road, randonnées Bow Tie et Corona Arch (durée 2h30) ) nuit à Moab Koa Campground ou Archview Resort RV Camp Park
J-13 Arches NP de bonne heure, Courthouse Viewpoint, Petrified Dunes Viewpoint, Devil's Garden jusqu'à Dark Angel puis retour dans l'autre sens (durée 3h), Fiery Furnace Viewpoint, Salt Valley Overlook, après-midi à Delicat Arch (2h15), puis boucle Sand Dune Arch, Broken Arch jusqu'au Campground puis retour (1 à 2h), ou Marching Men / Tower Arch (3h) puis Park Avenue Trail (1h), nuit à Moab Koa Campground ou Archview Resort RV Camp Park
J-14 Negro Bill Canyon (8 km et 2h45 jusqu'à Morning Glory Natural Bridge > Scenic 128 > Fisher Tower (6,7 km et 2h30), coucher du soleil à Poison Spider Mesa ou Delicat Arch > Retour à Moab Koa Campground ou Archview Resort RV Camp Park
J-15 Moab > Canyonlands "The Needles" trajet 1h20, Church Rock, Newspaper Rock, randonnée Chesler Park Viewpoint (durée 3-4h), puis randonnée Slickrock Trail (durée 1h15) puis Cave Spring Trail, nuit à Monticello
J-16 Monticello > Mule Canyon trajet 55 min > Natural Bridges National Monument trajet 11 min (randonnée Sipapu Trail durée 1h, puis Kashina Bridge Trail durée 1h, puis Owachomo Bridge Trail durée 30 min > Moki Dugway > Valley of the Gods trajet 11 min (durée de la visite 1h) > Goosneck State Park trajet 15 min > Monument Valley trajet 37 min , photo de Monument Valley depuis la route entre Mexican Hat et Monument Valley (circuit Valley Drive durée 2-3h, puis coucher du soleil) nuit à Monument Valley, Goulding's Monument Valley Campground ou Goulding's Lodge
J-17 Monument Valley randonnée de bonne heure > Horseshoe Bend trajet 2h (durée visite 1 heure) > Lake Powel, Scenic View, nuit à Page (Page Boy Motel ou Red Rock Motel) Grand Canyon Village trajet 2h50 Tous les points de Vues d'Est en Ouest nuit au Mather Campground
*J-18 Antelope Canyon Lower Antelope Canyon (durée 2h) puis Upper Antelope Canyon (durée 2h) > Grand Canyon South Rime, tous les point de vue d'Est en Ouest nuit au Mather Campgtound
J-19 Grand Canyon randonnée South Kaibab Trailhead jusqu'à Cedar Ridge puis retour (4,8 km et 3h30) ou Bright Angel Trailhead jusqu'à 1,5 Mile Resthouse puis retour (4,8 km et 4h) nuit à Bright Angel Lodge ou jusqu'à Indian Garden Campground (7,7 km aller) pour passé la nuit
J- 20 Grand Canyon lever du soleil plus Rim Trail à pieds et retour en Bus ou retour de Indian Garden Campground > Las Vegas trajet 4h15 nuit à Las Vegas, nuit au ???
J-21 Las Vegas > Death Valley trajet 2h10 ( Zabriskie Point, Dantes View puis Mosaic Canyon et Sand Dune nuit au Panamint Wells Resort ou Stovepipe Wells Village
J-22 Death Valley > Sequoia NP trajet 5h40, randonnée Crescent Meadow (durée 1h15) et pousser sur Log Meadow, ou Tokopah Falls (2h15), nuit au Potwisha Campground ou au Buckeye Flat Campground
J-23 Sequoia NP, Depuis le Visitor Center, Moro Rock (durée 30 min), Giant Forest (durée 1h), General Sherman Tree (durée 45 min), Grant Grove (General Grant Tree durée 30 min) > Kings Canyon NP trajet depuis Grant Grove 1h30 nuit au Sentinel Campground ou Azalea à Grant Grove
J-24 Kings Canyon NP > Yosemite Valley trajet 3h50, Tunnel View, Valley View, Bridaveil Fall (20 min), Nuit au Upper Pines Campground ou Lower Pines Campground
J-25 Yosemite Valley, Yosemite Falls Trail (11,5 km et 4h), Lower Yosemite Fall (45 min) + Sentinel & Cook's Meadows Loop (1h) Nuit au Upper Pines Campground ou Lower Pines Campground
J-26 Yosemite Valley, Mistral Trail : Vernal & Nevada Falls (11km et 4h) Nuit au Upper Pines Campground ou Lower Pines Campground
J-27 Yosemite Valley > Sentinel Dome trajet 1h (randonnée 3,5 km et 1h30), Taft Point & The Fissures (randonnée 3,5 km et 1h30), Washburn Point, Glacier Point (randonnée 1 km et 30 min) > Yosemite Valley Nuit au Upper Pines Campground ou Lower Pines Campground
J-28 Yosemite Valley > San Fransisco trajet 3h55
J-29 San Fransisco
J-30 San Fransisco > Paris
j'attends vos avis, et vos retours d'expérience
bonne journée et d'avance merci
je pense avoir à peu de chose près fini mon itinéraire, sauf quelques truc que j'hésite un peu à inclure ou non, ou bien pour San Fransisco où faut que je me plonge dans mes bouquin et aussi les forum/blog.
Alors j'ai aussi indiqué presque tous les camping ou hotel qui me conviennent, sachant que j'ai tenu plus ou moins compte de se qu'on m'a conseillé, à cause de mes préférences qui peuvent différer des gens qui m'ont conseillés.
Pour le Jour 9, j'ai mis Capitol Reef Cathedral Valley, mais sans être sur à cause du sentier qui à l'air un peu caillouteux par endroits, et j'aimerai ne pas y casser quelque chose sur le 4x4.
Pour le Jour 16, la journée est bien chargé et j'hésite à virer Mule Canyon, qu'en pensez vous ?
Pour le Jour 17, il y a Page avec la Lake Powell que j'hésite à y rester et partir de Horseshoe Bend vers Grand Canyon directement et enlever le Jour 18 à Antelope Canyon où sa revient cher quand même.
Ensuite j'essaie de privilégier les camping avec réservations anticipé possible, le truc du 1er arrivé premier servi sent un peu le tracnar car il faut arriver tot le matin ce qui n'est pas possible la majeure partie du temps dans mon itinéraire.
Ensuite Pour LA, j'ai mis les choses principales à voir, mais avec seulement 2 jours et en faisant Universal Studio je ne peux pas tout faire.
Pour LV, je sais pas encore quel hotel je vais choisir, car j'aimerai une chambre maxi 225 dollars et si possible dans le Strip et un peu au milieux des choses à voir.
Par contre Yosemite est un parc que j'affectionne tout particulièrement, donc j'ai essayé de mettre des randonnées pas trop physique, mais qui sont assez représentative du parc, j'aimerai votre avis.
voilà maintenant mon itinéraire
J-1 Paris > Los Angeles Motel 6 Hollywood ou Highland Gardens Hotel
J-2 Los Angeles, Universal Studio Hollywood, puis Griffith Observatory pour le coucher de soleil nuit au Motel 6 Hollywood
J-3 Los Angeles ( Venice Beach, Hollywood Boulevard, Hollywood Sign, Beverly Hills ...) Motel 6 Hollywood ou Highland Gardens Hotel
J-4 Los Angeles > Valley of Fire trajet 4h45 ( Crazy Hills Trail et Fire Wave) nuit à Overton
J-5 Valley of Fire " Elephant Rock ", Seven Sisters, Rainbow Vista, > Zion NP trajet 2h30 (Petite randonnée, Nuit au Watchman Campground)
J-6 Zion NP ( Matin randonnée Observation Point (durée : 4h) et The Narrows l'après-midi sauf si orage ), nuit au Watchman Campground )
J-7 Zion NP (randonnée Angel's Landing (durée : 4h) > Bryce Canyon NP trajet 1h20 (visite de tous les points de vue, Fairyland Point, Sunrise Point, Sunset Point, Bryce Point, Inspiration Point, Piracy Point, fairview Point, Rainbow Point, retour Sunset Point pour le coucher de soleil ( durée : 2h30), nuit à Tropic )
J-8 Bryce Canyon NP (Randonnée Navajo et Loop Queen's garden Trail depuis Sunset Point, 2h30 > Scenic 12 jusqu'à Boulder > Burr Trail Road sur partie goudronnée > Retour Boulder > Scenic 12 direction Capitol Reef (Fruita Oasis, Panorama Point et Sunset Point ) nuit à Torrey
*J-9 Capitol Reef Cathedral Valley (nuit à Cathedral Campground ou sur le parking au nord de Temple of the Sun )
J-10 Capitol Reef > Goblin Valley trajet 1h35 ( randonnée Carmel Canyon Trail, Observation Point, balade autour des Goblin et coucher de soleil à Goblin Valley et nuit au camping )
J-11 Goblin Valley, levé du soleil > Little Wild Horse Creek trajet 48 min (Visite du Slot Canyon : 2h30) > Crack Canyon (durée 2h) > Dead Horse State Park trajet 2h50 ( coucher de soleil et nuit )
J-12 Dead Horse Point State Park > Canyonlands "Island in the Sky" trajet 25 min (matin Buck Canyon Overlook, False Kiva (durée 2h) ou White Rim Overlook (durée 1h15) et après-midi Shafer Trail Road, White Rim Road, Musselman Arch, Potash Road, randonnées Bow Tie et Corona Arch (durée 2h30) ) nuit à Moab Koa Campground ou Archview Resort RV Camp Park
J-13 Arches NP de bonne heure, Courthouse Viewpoint, Petrified Dunes Viewpoint, Devil's Garden jusqu'à Dark Angel puis retour dans l'autre sens (durée 3h), Fiery Furnace Viewpoint, Salt Valley Overlook, après-midi à Delicat Arch (2h15), puis boucle Sand Dune Arch, Broken Arch jusqu'au Campground puis retour (1 à 2h), ou Marching Men / Tower Arch (3h) puis Park Avenue Trail (1h), nuit à Moab Koa Campground ou Archview Resort RV Camp Park
J-14 Negro Bill Canyon (8 km et 2h45 jusqu'à Morning Glory Natural Bridge > Scenic 128 > Fisher Tower (6,7 km et 2h30), coucher du soleil à Poison Spider Mesa ou Delicat Arch > Retour à Moab Koa Campground ou Archview Resort RV Camp Park
J-15 Moab > Canyonlands "The Needles" trajet 1h20, Church Rock, Newspaper Rock, randonnée Chesler Park Viewpoint (durée 3-4h), puis randonnée Slickrock Trail (durée 1h15) puis Cave Spring Trail, nuit à Monticello
J-16 Monticello > Mule Canyon trajet 55 min > Natural Bridges National Monument trajet 11 min (randonnée Sipapu Trail durée 1h, puis Kashina Bridge Trail durée 1h, puis Owachomo Bridge Trail durée 30 min > Moki Dugway > Valley of the Gods trajet 11 min (durée de la visite 1h) > Goosneck State Park trajet 15 min > Monument Valley trajet 37 min , photo de Monument Valley depuis la route entre Mexican Hat et Monument Valley (circuit Valley Drive durée 2-3h, puis coucher du soleil) nuit à Monument Valley, Goulding's Monument Valley Campground ou Goulding's Lodge
J-17 Monument Valley randonnée de bonne heure > Horseshoe Bend trajet 2h (durée visite 1 heure) > Lake Powel, Scenic View, nuit à Page (Page Boy Motel ou Red Rock Motel) Grand Canyon Village trajet 2h50 Tous les points de Vues d'Est en Ouest nuit au Mather Campground
*J-18 Antelope Canyon Lower Antelope Canyon (durée 2h) puis Upper Antelope Canyon (durée 2h) > Grand Canyon South Rime, tous les point de vue d'Est en Ouest nuit au Mather Campgtound
J-19 Grand Canyon randonnée South Kaibab Trailhead jusqu'à Cedar Ridge puis retour (4,8 km et 3h30) ou Bright Angel Trailhead jusqu'à 1,5 Mile Resthouse puis retour (4,8 km et 4h) nuit à Bright Angel Lodge ou jusqu'à Indian Garden Campground (7,7 km aller) pour passé la nuit
J- 20 Grand Canyon lever du soleil plus Rim Trail à pieds et retour en Bus ou retour de Indian Garden Campground > Las Vegas trajet 4h15 nuit à Las Vegas, nuit au ???
J-21 Las Vegas > Death Valley trajet 2h10 ( Zabriskie Point, Dantes View puis Mosaic Canyon et Sand Dune nuit au Panamint Wells Resort ou Stovepipe Wells Village
J-22 Death Valley > Sequoia NP trajet 5h40, randonnée Crescent Meadow (durée 1h15) et pousser sur Log Meadow, ou Tokopah Falls (2h15), nuit au Potwisha Campground ou au Buckeye Flat Campground
J-23 Sequoia NP, Depuis le Visitor Center, Moro Rock (durée 30 min), Giant Forest (durée 1h), General Sherman Tree (durée 45 min), Grant Grove (General Grant Tree durée 30 min) > Kings Canyon NP trajet depuis Grant Grove 1h30 nuit au Sentinel Campground ou Azalea à Grant Grove
J-24 Kings Canyon NP > Yosemite Valley trajet 3h50, Tunnel View, Valley View, Bridaveil Fall (20 min), Nuit au Upper Pines Campground ou Lower Pines Campground
J-25 Yosemite Valley, Yosemite Falls Trail (11,5 km et 4h), Lower Yosemite Fall (45 min) + Sentinel & Cook's Meadows Loop (1h) Nuit au Upper Pines Campground ou Lower Pines Campground
J-26 Yosemite Valley, Mistral Trail : Vernal & Nevada Falls (11km et 4h) Nuit au Upper Pines Campground ou Lower Pines Campground
J-27 Yosemite Valley > Sentinel Dome trajet 1h (randonnée 3,5 km et 1h30), Taft Point & The Fissures (randonnée 3,5 km et 1h30), Washburn Point, Glacier Point (randonnée 1 km et 30 min) > Yosemite Valley Nuit au Upper Pines Campground ou Lower Pines Campground
J-28 Yosemite Valley > San Fransisco trajet 3h55
J-29 San Fransisco
J-30 San Fransisco > Paris
j'attends vos avis, et vos retours d'expérience
bonne journée et d'avance merci
Costa Club: une belle arnaque English translation pending
Bonjour,
Je tiens a vous faire part de mes réflexions au sujet du costa club :
Nous avons effectué 3 croisières Costa récemment (apres 12 autres depuis 2003) :
1)COSTA NÉO ROMANTICA du 7 au 16 septembre 2014 , 9 jours 2)COSTA DIADEMA du 11 janvier au 18 janvier 2015 , 7 jours 3)COSTA PACIFICA du 01 mars au 20 mars 2015 , 19 jours
Lors de la consultation de nos points Costa Club à bord du Costa Pacfica de retour d Argentine, le 11 mars nous avons pu visualiser que les croisières 2 et 3 achetés au tarif ne permettaient pas de comptabiliser les 100 points par jour habituels , ni même les points sur les dépenses effectués à bord. Nous le savions.
LA mauvaise surprise est que ces 3 croisières ne sont même pas prise en compte comme effectués et valides.
Ceci fait que selon règle en vigueur du Costa club qui prévoit que vous perdez un statut si vous n effectuez pas 3 croisières dans les 3 années précédentes , vous êtes au statut inférieur (malgré ces 3 croisières effectues et plus de 10 000 € laissé a la çompagnie.) (Donc étant actuellement titré en GOLD PEARL nous allons "retombé" en GOLD et ainsi de suite)
Cette attitude anti commerciale me pousse à dénoncer ces nouvelles règles, et nous amène à quitter cette çompagnie si celles ci sont maintenues.
S il paraît effectivement logique de perdre un statut si l on effectue aucune croisière en 3 ans, il me paraît tout à fait abusif de ne pas considérer les croisières réellement effectués comme non effectués car achetés à un tarif normal (même s il s appelle . ...Alors qu auparavant ces tarifs existaient déjà sous l appellation )
Le paradoxe ultime se situe dans la brochure distribué aux clients à bord de la croisière du 01 au 20 mars intitulé : Bienvenue dans l univers du Costa club où il est indiqué dès la première page : Le Costa club , un club qui récompense la fidélité de ses clients.
On constate effectivement que la récompense de votre fidélité est de vous faire perdre un grade pour avoir eu la mauvaise idée d acheter cette croisière à une appellation de tarif nouvelle.
Dans cette même brochure a aucun moment moment il n'est fait d'ailleurs référence aux restrictions évoqués plus haut, ce qui en droit commercial s'assimile à de l'abus de confiance, tromperie , et publicité mensongère.
La Costa a donc trouvé un bon moyen de limiter la prolifération des trop bons clients et après le crash du Concordia ou elle s était un peu calmé sur certains abus, elle reprends ses vieux démons consistant à taxer au maximum ses clients et en ne respectant pas les anciens.
J en veux pour preuve la démonstration suivante : Auparavant il existait des packages pour les boissons. Il y a un an le package de cafés expresso a été supprimé. Surprise , sur le Costa pacifica le 2 mars en arrivant sur le bateau le package bière est lui aussi supprimé (alors qu il figure toujours sur les dépliants dans le bateau.) La raison en est simple, Costa veut absolument vous son forfait boisson tout compris au prix de 34,42 € par jour et par personnes ce qui , excusez du peu , fait un total sur les 19 jours de croisières de 1200 € pour deux !!!! Rien que pour la boisson. A moins d être un alcoolique je ne vois pas l intérêt de "flamber" 1200 € de boissons pour une croisière en 19 jours.
Ces méthodes certainement dictées par la maison mère américaines sont indignes.
Que les excursions soient hors de prix est déjà difficile à accepter mais sachant que les cabines sont vendus à un prix d appel on peut comprendre que la çompagnie se rattrape sur le reste , cette règle du jeux peut être tolérable ; à condition que la Costa respecte les règles du jeux qu'elle a mises en place précédemment sans vouloir tromper ses clients fidèles et non crédules.
Le tarif du jour rebaptisé tarif flash est donc une belle arnaque pour les anciens clients membres du Costa club, d autant que aucune info sérieuse n'a été effectuée auprès de ceux-ci permettant de les avertir. Moralité : si vous souhaitez garder votre statut il faut payer en achetant au tarif plein. Ceci revient à vous vendre plus cher une croisière pour garder votre grade.
Heureusement il y a d autres compagnies sans doute plus respectueuse de leurs anciens clients ne faisant pas partie du groupe Carnival. Nous irons donc certainement naviguer avec la MSC, la Novegian Cruise Line ou Royal carrabenn ou autres si la Costa ne change pas sa politique.
Je tiens a vous faire part de mes réflexions au sujet du costa club :
Nous avons effectué 3 croisières Costa récemment (apres 12 autres depuis 2003) :
1)COSTA NÉO ROMANTICA du 7 au 16 septembre 2014 , 9 jours 2)COSTA DIADEMA du 11 janvier au 18 janvier 2015 , 7 jours 3)COSTA PACIFICA du 01 mars au 20 mars 2015 , 19 jours
Lors de la consultation de nos points Costa Club à bord du Costa Pacfica de retour d Argentine, le 11 mars nous avons pu visualiser que les croisières 2 et 3 achetés au tarif ne permettaient pas de comptabiliser les 100 points par jour habituels , ni même les points sur les dépenses effectués à bord. Nous le savions.
LA mauvaise surprise est que ces 3 croisières ne sont même pas prise en compte comme effectués et valides.
Ceci fait que selon règle en vigueur du Costa club qui prévoit que vous perdez un statut si vous n effectuez pas 3 croisières dans les 3 années précédentes , vous êtes au statut inférieur (malgré ces 3 croisières effectues et plus de 10 000 € laissé a la çompagnie.) (Donc étant actuellement titré en GOLD PEARL nous allons "retombé" en GOLD et ainsi de suite)
Cette attitude anti commerciale me pousse à dénoncer ces nouvelles règles, et nous amène à quitter cette çompagnie si celles ci sont maintenues.
S il paraît effectivement logique de perdre un statut si l on effectue aucune croisière en 3 ans, il me paraît tout à fait abusif de ne pas considérer les croisières réellement effectués comme non effectués car achetés à un tarif normal (même s il s appelle . ...Alors qu auparavant ces tarifs existaient déjà sous l appellation )
Le paradoxe ultime se situe dans la brochure distribué aux clients à bord de la croisière du 01 au 20 mars intitulé : Bienvenue dans l univers du Costa club où il est indiqué dès la première page : Le Costa club , un club qui récompense la fidélité de ses clients.
On constate effectivement que la récompense de votre fidélité est de vous faire perdre un grade pour avoir eu la mauvaise idée d acheter cette croisière à une appellation de tarif nouvelle.
Dans cette même brochure a aucun moment moment il n'est fait d'ailleurs référence aux restrictions évoqués plus haut, ce qui en droit commercial s'assimile à de l'abus de confiance, tromperie , et publicité mensongère.
La Costa a donc trouvé un bon moyen de limiter la prolifération des trop bons clients et après le crash du Concordia ou elle s était un peu calmé sur certains abus, elle reprends ses vieux démons consistant à taxer au maximum ses clients et en ne respectant pas les anciens.
J en veux pour preuve la démonstration suivante : Auparavant il existait des packages pour les boissons. Il y a un an le package de cafés expresso a été supprimé. Surprise , sur le Costa pacifica le 2 mars en arrivant sur le bateau le package bière est lui aussi supprimé (alors qu il figure toujours sur les dépliants dans le bateau.) La raison en est simple, Costa veut absolument vous son forfait boisson tout compris au prix de 34,42 € par jour et par personnes ce qui , excusez du peu , fait un total sur les 19 jours de croisières de 1200 € pour deux !!!! Rien que pour la boisson. A moins d être un alcoolique je ne vois pas l intérêt de "flamber" 1200 € de boissons pour une croisière en 19 jours.
Ces méthodes certainement dictées par la maison mère américaines sont indignes.
Que les excursions soient hors de prix est déjà difficile à accepter mais sachant que les cabines sont vendus à un prix d appel on peut comprendre que la çompagnie se rattrape sur le reste , cette règle du jeux peut être tolérable ; à condition que la Costa respecte les règles du jeux qu'elle a mises en place précédemment sans vouloir tromper ses clients fidèles et non crédules.
Le tarif du jour rebaptisé tarif flash est donc une belle arnaque pour les anciens clients membres du Costa club, d autant que aucune info sérieuse n'a été effectuée auprès de ceux-ci permettant de les avertir. Moralité : si vous souhaitez garder votre statut il faut payer en achetant au tarif plein. Ceci revient à vous vendre plus cher une croisière pour garder votre grade.
Heureusement il y a d autres compagnies sans doute plus respectueuse de leurs anciens clients ne faisant pas partie du groupe Carnival. Nous irons donc certainement naviguer avec la MSC, la Novegian Cruise Line ou Royal carrabenn ou autres si la Costa ne change pas sa politique.
Circuit côte ouest américaine du 23 août au 11 septembre English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà quelques temps que je prépare notre (1 couple de 25/30ans) tout premier road trip du 23/08 au 11/09/2015. Et pour cette première nous avons choisi l'Ouest Américain ! :-)
Pouvez-vous me donner vos avis, conseils, idées concernant le roadtrip, ci-dessous ? Tant au niveau de la faisabilité qu'au niveau des choses qu'on loupe et qu'il faudrait voir absolument à la place de l'une ou l'autre destination.
A savoir que c'est la première fois que nous partons en road trip, nous ne sommes pas de grands athlètes mais nous avons fais tout Rome en 3 jours (avec des bobos aux pieds mais quel plaisir immense !) nous souhaitons uniquement réserver LA / LV et SF mais est ce possible de faire le reste du trip sans réserver ?
Jour 1: LA Arrivée LA 18h15 heure locale. Récupération véhicule (prévue de louer sur autoescape un SUV : environ 650€) Direction Griffith Observatory, pour la vue sur LA et sur The Sign + ??? (repas du soir ?) (Nuit LA : des avis d’hôtel ? budget : environ 100/150€ grand max)
Jour 2 : LA : prévoir la journée complète ? Visite Universal Studio Hollywood Bd, Man's Chinese Theater Beverly Hills, Rodéo Drive, Sunset Boulevard, Mulholland Drive Venice Beach, Santa Monica (Nuit LA : conseil hôtel ? Budget : Motel : 60€ max)
Jour 3 : LA (partir tôt) – Palm Spring Joshua Tree Park à Pass Beautifull (on peut l’acheter là bas ?) Palm desert (Nuit Palm spring, conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 4 : Palm Spring (tôt) - Williams Yucca Valley - Route 66 Oatman - Kingman - Seligman Grand Canyon : Hélicoptère (avis de compagnie, lieu de départ ? Papillon / Tusayan) (Nuit Williams : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 5 (27/08) : Williams – Page Anteloppe Canyon / Lake Powell Monument Valley (le faire en allant à LV ? ou d’ici ?) à Attention changement d’heure (Nuit Page : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 6 : Page – Tropic Bryce Canyon (Nuit Tropic, conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 7 : Tropic – Springdale Zion National Park (Nuit Springdale : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 8 : Springdale – Valley of Fire - Las Vegas Soirée dans un casino (j'offrirai bien entendu une partie des gains; si je gagne :-); à celui qui me trouve le meilleur trajet :-)) (Nuit à LV : Bellagio ? Mirage, autres ? pas de budget précis)
Jour 9 : Las Vegas Boutiques : Coca, M&M's Outlet sud ou nord ? Casinos: Mandalay, Venetian, Caesar, New York, Paris, Luxor...etc Fremont Street pour la voute lumineuse Red Rock Valley (Nuit LV : Hôtel hors strip, conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 10 : LV – Furnace Creek Death Valley (Nuit Furnace : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 11 : Furnace (tôt) – Lee Vining – El portal Yosemite (Nuit El Portal : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 12 : El portal – San Francisco China town Golden Gate Union Square (Nuit SF : conseil hôtel ? Budget : Motel : 100€ max)
Jour 13 : San Francisco Alcatraz Fisherman's Wharf, Pier 39, Ghirardelli Square Financial District Changement de voiture : Passage en mode décapotable (Nuit SF : conseil hôtel ? Budget : Motel : 70€ max)
Jour 14 : SF – Monterey – Carmel (Nuit à Monterey : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 15 : Monterey – Santa Barbara – Malibu - LA (Nuit LA ou ailleurs ?)
Logiquement nous sommes le 07/09
Selon mes estimations j’ai peut être vu trop court au Yosemite ou à Williams (Monument Valley) ou LA/SF ?.
Si mes différents parcours ci-dessus sont faisable que pensez vous de rajouter : - (décaler jour 6) Monument valley - Moab : une journée. Moab – Torrey (Canyonsland) et rejoindre mon jour 6 : Bryce Canyon. (rajoute 2 jours à mon planning actuel) (- - Hawaii ? J (depuis SF, décaler jour 14)
- Autres ?
Merci en tout cas à ceux qui me liront !
Bonne soirée à tous.
Beks
Voilà quelques temps que je prépare notre (1 couple de 25/30ans) tout premier road trip du 23/08 au 11/09/2015. Et pour cette première nous avons choisi l'Ouest Américain ! :-)
Pouvez-vous me donner vos avis, conseils, idées concernant le roadtrip, ci-dessous ? Tant au niveau de la faisabilité qu'au niveau des choses qu'on loupe et qu'il faudrait voir absolument à la place de l'une ou l'autre destination.
A savoir que c'est la première fois que nous partons en road trip, nous ne sommes pas de grands athlètes mais nous avons fais tout Rome en 3 jours (avec des bobos aux pieds mais quel plaisir immense !) nous souhaitons uniquement réserver LA / LV et SF mais est ce possible de faire le reste du trip sans réserver ?
Jour 1: LA Arrivée LA 18h15 heure locale. Récupération véhicule (prévue de louer sur autoescape un SUV : environ 650€) Direction Griffith Observatory, pour la vue sur LA et sur The Sign + ??? (repas du soir ?) (Nuit LA : des avis d’hôtel ? budget : environ 100/150€ grand max)
Jour 2 : LA : prévoir la journée complète ? Visite Universal Studio Hollywood Bd, Man's Chinese Theater Beverly Hills, Rodéo Drive, Sunset Boulevard, Mulholland Drive Venice Beach, Santa Monica (Nuit LA : conseil hôtel ? Budget : Motel : 60€ max)
Jour 3 : LA (partir tôt) – Palm Spring Joshua Tree Park à Pass Beautifull (on peut l’acheter là bas ?) Palm desert (Nuit Palm spring, conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 4 : Palm Spring (tôt) - Williams Yucca Valley - Route 66 Oatman - Kingman - Seligman Grand Canyon : Hélicoptère (avis de compagnie, lieu de départ ? Papillon / Tusayan) (Nuit Williams : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 5 (27/08) : Williams – Page Anteloppe Canyon / Lake Powell Monument Valley (le faire en allant à LV ? ou d’ici ?) à Attention changement d’heure (Nuit Page : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 6 : Page – Tropic Bryce Canyon (Nuit Tropic, conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 7 : Tropic – Springdale Zion National Park (Nuit Springdale : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 8 : Springdale – Valley of Fire - Las Vegas Soirée dans un casino (j'offrirai bien entendu une partie des gains; si je gagne :-); à celui qui me trouve le meilleur trajet :-)) (Nuit à LV : Bellagio ? Mirage, autres ? pas de budget précis)
Jour 9 : Las Vegas Boutiques : Coca, M&M's Outlet sud ou nord ? Casinos: Mandalay, Venetian, Caesar, New York, Paris, Luxor...etc Fremont Street pour la voute lumineuse Red Rock Valley (Nuit LV : Hôtel hors strip, conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 10 : LV – Furnace Creek Death Valley (Nuit Furnace : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 11 : Furnace (tôt) – Lee Vining – El portal Yosemite (Nuit El Portal : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 12 : El portal – San Francisco China town Golden Gate Union Square (Nuit SF : conseil hôtel ? Budget : Motel : 100€ max)
Jour 13 : San Francisco Alcatraz Fisherman's Wharf, Pier 39, Ghirardelli Square Financial District Changement de voiture : Passage en mode décapotable (Nuit SF : conseil hôtel ? Budget : Motel : 70€ max)
Jour 14 : SF – Monterey – Carmel (Nuit à Monterey : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 15 : Monterey – Santa Barbara – Malibu - LA (Nuit LA ou ailleurs ?)
Logiquement nous sommes le 07/09
Selon mes estimations j’ai peut être vu trop court au Yosemite ou à Williams (Monument Valley) ou LA/SF ?.
Si mes différents parcours ci-dessus sont faisable que pensez vous de rajouter : - (décaler jour 6) Monument valley - Moab : une journée. Moab – Torrey (Canyonsland) et rejoindre mon jour 6 : Bryce Canyon. (rajoute 2 jours à mon planning actuel) (- - Hawaii ? J (depuis SF, décaler jour 14)
- Autres ?
Merci en tout cas à ceux qui me liront !
Bonne soirée à tous.
Beks
Compte rendu Transat 2015 du groupe VF sur MSC Musica départ des caraïbes English translation pending
bonjour
à tous ceux qui nous ont suivi pour les préparatifs de cette transat et à ceux qui ont eu l'opportunité de nous accompagner sur le Musica
en ce qui nous concerne, une excellente croisière dans la bonne humeur et sans souci
je laisse le soin à tous ceux qui nous ont côtoyés d'exprimer ici leurs impressions et même si nous avons des avis différents sur certaines choses de rester courtois dans nos propos
les anecdotes sont les bienvenues pour égayer ce fil, même si sur le moment ce n'est pas très risible
Messieurs Dames à vos plumes ...🙂
à tous ceux qui nous ont suivi pour les préparatifs de cette transat et à ceux qui ont eu l'opportunité de nous accompagner sur le Musica
en ce qui nous concerne, une excellente croisière dans la bonne humeur et sans souci
je laisse le soin à tous ceux qui nous ont côtoyés d'exprimer ici leurs impressions et même si nous avons des avis différents sur certaines choses de rester courtois dans nos propos
les anecdotes sont les bienvenues pour égayer ce fil, même si sur le moment ce n'est pas très risible
Messieurs Dames à vos plumes ...🙂
Road trip: l'Ouest américain en 3 semaines English translation pending
Bonjour à tous,
Après un premier voyage aux USA et québec en 2012 (Washington DC, NY, Québec et Montréal), ce fut une révélation et un vrai coup de coeur pour les "States". Nous avons donc décidé de remettre ça l'été dernier, du 23 août au 15 septembre 2014. J'ai longtemps hésité avant de publier un carnet mais je prends tellement de plaisir à lire les vôtres sur VF que je vais essayer de rendre l'appareil (sans le talent d'écriture ni de photographe de certains....). Au passage je remercie certains en particuliers qui avec leurs sites ou carnets m'ont apporté des précisions indispensables pour un voyage réussi, entre autres west-usa-dream.blogspot.fr/, www.roadtrippin.fr/, www.ouestusa.fr/www.sunsetbld.com/ en + du traditionnel Routard.
Ma chérie et moi sommes un couple de 33 ans, très sportifs et passionnés par les grands espaces. Je suis passionné par l'organisation de voyages. Je vous passe les détails du nombre de modifs effectuées sur le road book et même sur les résas d'hôtels!!
L'euro était à l'époque à 1,35$. Je guettais le cours pour changer au meilleur prix. Nous sommes partis avec toutes les devises dans les poches. C'est un choix personnel, qui évite les frais bancaires à chaque transaction et permet de ne pas être tributaire du cours au moment du voyage. L'inconvénient est d'avoir du cash sur soi, mais ça ne se voit pas forcément comme le nez au milieu de la figure.
Toutes les résas ont été effectué en janvier 2014, soit un peu plus de 6 mois avant le départ. Location de voiture en direct chez Alamo: un SUV intermédiaire pour 557 € tt compris soit 30$ par jour Billets d'avion par Edreams 804€ par personne (Aller Roissy - Los Angeles, retour San Francisco Roissy) Budget des hotels: 2700$ soit 117$ de moyenne par nuit (gamme environ 3*). Tout par booking et hotels.com budget bouffe: 625$ soit moins de 30$ par jour visite: 552$ essence: 427$ soit 20$ par jour Shopping et souvenirs: 696$
J'me lance donc pour ce carnet. Voici donc le périple "théorique" établi sur le road book:
Arrivée prévue à Los Angeles le samedi 23 août 2014, avec au programme: J1 à J3 : Los Angeles J4 : L.A / Laughlin J5: Laughlin / Route 66 / Grand Canyon J6: Grand Canyon / Page J7: Page / Lake Powell J8: Page / navajo NM / Monument Valley J9: Mexican Hat / Goosenecks SP / Valley of the Gods / Canyonlands (the Needles) / Moab J10: Canyonlands (Island in the sky) J11: Moab suite J12: Arches NP J13: Moab / Capitol Reef / Cannonville J14: Bryce Canyon J15: Bryce Canyon / Zion / Springdale J16: Zion / Las Vegas J17: Las Vegas J18: Las Vegas / Death valley / Mammoth lakes J19: Yosemite J20: Yosemite J21: Yosemite / San Francisco J22 à J24 San Francisco et retour en France Arrivée en France J25, mardi 16 septembre 2014...
Voici la carte:

J-1: Vendredi 22/08/2014: ça y est, nous y sommes. Après des mois de préparations, voici la dernière nuit avant le grand départ. Autant dire qu'elle n'est pas optimale. L'excitation est au top, les valises sont bouclées, tout est pointé sur la check list...
J1: Samedi 23/08/2014: Départ vers 6h30 du Loiret, direction Roissy. Le vol Paris Los Angeles (compagnie United) avec escale à Chicago est prévu à 11h15. Nous arrivons à 9h au Terminal 1 pour l'enregistrement. Pour l'instant, tout est ok, on s'en sort! Les minutes n'avancent pas en salle d'embarquement... l'attente devient pénible. 11h, nous voyons les autres vols embarqués et rien ne bouge pour nous, malgré l'heure qui avance.. Et là stupeur, sms qui arrive sur mon téléphone. United nous informe que notre vol est retardé pour des raisons techniques.. Aïe, ça commence!! Après une heure d'attente sans autre information, je me dirige vers le bureau United qui ne peut apparemment rien nous dire. Nouveau sms: nouveau retard annoncé de 45 minutes. On commence à perdre espoir..

La première nuit qui devait être à L.A sera à Roissy!! le dépaysement total! les démarches sont vraiment pénibles, il faut passer au guichet, attendre, récupérer ses bagages, obtenir un bon pour l'hotel et le resto du soir (pris en charge à 100% par la compagnie). Nous apprenons alors que nous ne sommes pas les plus à plaindre, car certains passagers qui devaient embarquer avec nous étaient "reclassés" de la veille pour le même incident... Une fois posés à l'hôtel à Roissypole-gare, j'arrive à joindre le loueur Alamo et le premier hôtel à Los Angeles pour prévenir de notre retard de 24h. Tout est ok, la chambre est bien reservée et la voiture ok. Il y a une "tolérance" de 24h pour récupérer la voiture. Après elle est relouée. Ouf! Nuit à Roissy et demain c'est parti, vraiment!
J2: Dimanche 24/08: Nuit correcte. Nouveau réveil stressé. Nous avons donc été reclassés (par une hôtesse vraiment agréable et patiente malgré la situation) sur autre vol United qui fera escale non plus à Chicago mais à San Francisco (dommage qu'il n'y ait pas de vol direct!). Nous embarquons à l'heure, la malchance semble avoir tourné. Le vol se passe très bien, confortable, plateau repas tout à fait correct. Afin de limiter au maximum le jetlag, on a plusieurs astuces durant le vol: boire beaucoup d'eau, se dégourdir les jambes, dormir au début du vol mais pas trop à la fin afin d'être fatigué en arrivant, mettre les montres à l'heure US pour essayer d'avoir le bon rythme. Bon c'est ça, c'est la théorie!!
L'escale à SF se passe bien, en speed quand même pour l'immigration car on n'a pas beaucoup de temps. il faut récupérer les bagages et se re présenter à une nouvelle porte d'embarquement. L'aéroport est bien grand, on force l'allure histoire de ne pas louper le vol! Nous arrivons à Los Angeles dans l'après-midi. Il fait beau et chaud. Enfin aux States!
On se repère assez facilement, récupère les bagages et go pour la Navette Alamo devant l'aéroport. Quelques 15 minutes, nous sommes sur le parking Alamo. J'avais effectué le check in en ligne 3 jours avant le départ. C'est top, aucun stress, pas d'arnaque, tout est enregistré: permis de conduire, date de naissance etc. Par précaution, j'avais fait un permis international. On choisit notre voiture sur le parking parmi quelques modèles (très bien fait comme toujours aux USA, c'est par catégorie, les clés sont sur les voitures). On prend quelques minutes pour choisir et ce sera le Hyundai Santa Fe. Tout beau tout neuf, avec port USB pour la clé avec les musiques qui vont nous accompagner pendant tout le voyage.
On ressort tout tranquillou du parking sans avoir à passer dans un bureau, sans avoir à refuser les sollicitations pour des garanties superflues (il faut juste arriver avec son code barre imprimé envoyé après le check in).
Petit stress avant de quitter le parking, l'appli NAvFree se lance mais pas de signal GPS sur le téléphone. J'ai rentré toutes les adresses en point d'intérêt alors il a intérêt de fonctionné!!😠 Tout rentre dans l'ordre en étant patient...
C'est parti pour LOS ANGELES, cette ville tentaculaire qui peut faire peur pour nous autres, conducteurs européens. Finalement au bout de quelques minutes, on prend le pli et ça roule. On se dirige vers notre hôtel (quartier de Burbank) en faisant le détour par Beverly hills et quelques collines avec vue sur le Downtown (que nous ne visiterons pas, n'étant pas convaincu de l'intérêt)
Le quartier de Beverly Hills est sympa, chic et résidentiel. Bien pour se familiariser avec la voiture, la boite auto et la circulation US.

Spadena house:
Notre premier Sunset dans les collines vers Mulholand Drive est sympa. On se fait bien à ce climat californien (du moins celui de L.A😉)

Pour info, la première journée loupée suite à l'incident technique de l'avion devait être consacrée à Hollywood le matin et l'aprem à Westwood Village, Santa Monica, Venice beach, Griffith Observatory au Sunset. Que de temps passé pour établir un programme qui ne se fait pas😠
Une fois la nuit tombée, nous nous dirigeons donc vers le nord de la ville pour notre hôtel situé à Burbank. Il est plus de 20 h quand nous arrivons et nous sommes crevés. La journée est longue avec les - 9 h de décalage. Mais nous sommes ravis de ce premier hôtel, le Best Western Burbank airport Inn. Avec la fatigue, une nouvelle déception aurait été délicate à gérer. Je recommande cette adresse même si les alentours ne sont pas top (pas craignos non plus, juste rien à voir), l'emplacement est idéal pour la partie "ciné" de L.A à savoir Hollywood blvd et Universal Studios. Trop crevés pour faire les "vraies" courses au Walmart préalablement repéré, nous faisons quelques courses d'appoint pour le pik nik du soir qui se fera dans la chambre.


Il est l'heure de se coucher, les vraies vacances commencent demain....
A suivre: Los Angeles et Universal Studios
J3: Lundi 25/08: La nuit a été bonne. Réveillés à 4h, décalage horaire oblige. Prêt pour le petit dej a 7h. 8h30, départ pour Universal Studios. Les places (184$ pour nous 2 ont été resérvé avant le départ, parking compris). On se gare au parking le moins cher, qui n'est pas loin du tout. Je me posais des questions sur la nécessité du parking plus proche. On commence notre "collection" de photos des plaques d'immatriculation des différents états US. Sur ce parking, on mitraille, on en trouve facilement une poignée. On arrive à l'ouverture du parc, c'est calme pour le moment. On est en vacances, il fait beau c'est sympa.

On commence par Lower Lot (Transformers, Revenge of the Mummy, Jurassic park) puis le Studio Tour avec King Kong et on finit par Upper Lot (Simpsons, Shrek, House of horrors et le spectacle Water World).




Nous finissons vers 15h. Parc vraiment sympa, Simpson top, Waterworld divertissant (et reposant pour les jambes en fin de journée😉). Aucune déception, et la chaleur au rendez-vous. Faut s'y faire, étant donné ce qu'il nous attend... En ce milieu d'aprem, petit crochet vers l'hôtel à quelques minutes de route (encore une fois, pratique!) pour une sieste réparatrice.
Vers 18h, en route pour la traditionnelle chasse aux lettres HOLLYWOOD. Bon plan vers canyon lake drive.

Le jeu est sympa, on se fait des bonnes séances avec des montages avec le doigt levé, des sauts, etc . On voit ça depuis gamin dans les films et là on y est. On a la banane!

Après ce Sunset agréable, go to Hollywood boulevard (Walk of fame et compagnie).....
Après un premier voyage aux USA et québec en 2012 (Washington DC, NY, Québec et Montréal), ce fut une révélation et un vrai coup de coeur pour les "States". Nous avons donc décidé de remettre ça l'été dernier, du 23 août au 15 septembre 2014. J'ai longtemps hésité avant de publier un carnet mais je prends tellement de plaisir à lire les vôtres sur VF que je vais essayer de rendre l'appareil (sans le talent d'écriture ni de photographe de certains....). Au passage je remercie certains en particuliers qui avec leurs sites ou carnets m'ont apporté des précisions indispensables pour un voyage réussi, entre autres west-usa-dream.blogspot.fr/, www.roadtrippin.fr/, www.ouestusa.fr/www.sunsetbld.com/ en + du traditionnel Routard.
Ma chérie et moi sommes un couple de 33 ans, très sportifs et passionnés par les grands espaces. Je suis passionné par l'organisation de voyages. Je vous passe les détails du nombre de modifs effectuées sur le road book et même sur les résas d'hôtels!!
L'euro était à l'époque à 1,35$. Je guettais le cours pour changer au meilleur prix. Nous sommes partis avec toutes les devises dans les poches. C'est un choix personnel, qui évite les frais bancaires à chaque transaction et permet de ne pas être tributaire du cours au moment du voyage. L'inconvénient est d'avoir du cash sur soi, mais ça ne se voit pas forcément comme le nez au milieu de la figure.
Toutes les résas ont été effectué en janvier 2014, soit un peu plus de 6 mois avant le départ. Location de voiture en direct chez Alamo: un SUV intermédiaire pour 557 € tt compris soit 30$ par jour Billets d'avion par Edreams 804€ par personne (Aller Roissy - Los Angeles, retour San Francisco Roissy) Budget des hotels: 2700$ soit 117$ de moyenne par nuit (gamme environ 3*). Tout par booking et hotels.com budget bouffe: 625$ soit moins de 30$ par jour visite: 552$ essence: 427$ soit 20$ par jour Shopping et souvenirs: 696$
J'me lance donc pour ce carnet. Voici donc le périple "théorique" établi sur le road book:
Arrivée prévue à Los Angeles le samedi 23 août 2014, avec au programme: J1 à J3 : Los Angeles J4 : L.A / Laughlin J5: Laughlin / Route 66 / Grand Canyon J6: Grand Canyon / Page J7: Page / Lake Powell J8: Page / navajo NM / Monument Valley J9: Mexican Hat / Goosenecks SP / Valley of the Gods / Canyonlands (the Needles) / Moab J10: Canyonlands (Island in the sky) J11: Moab suite J12: Arches NP J13: Moab / Capitol Reef / Cannonville J14: Bryce Canyon J15: Bryce Canyon / Zion / Springdale J16: Zion / Las Vegas J17: Las Vegas J18: Las Vegas / Death valley / Mammoth lakes J19: Yosemite J20: Yosemite J21: Yosemite / San Francisco J22 à J24 San Francisco et retour en France Arrivée en France J25, mardi 16 septembre 2014...
Voici la carte:

J-1: Vendredi 22/08/2014: ça y est, nous y sommes. Après des mois de préparations, voici la dernière nuit avant le grand départ. Autant dire qu'elle n'est pas optimale. L'excitation est au top, les valises sont bouclées, tout est pointé sur la check list...
J1: Samedi 23/08/2014: Départ vers 6h30 du Loiret, direction Roissy. Le vol Paris Los Angeles (compagnie United) avec escale à Chicago est prévu à 11h15. Nous arrivons à 9h au Terminal 1 pour l'enregistrement. Pour l'instant, tout est ok, on s'en sort! Les minutes n'avancent pas en salle d'embarquement... l'attente devient pénible. 11h, nous voyons les autres vols embarqués et rien ne bouge pour nous, malgré l'heure qui avance.. Et là stupeur, sms qui arrive sur mon téléphone. United nous informe que notre vol est retardé pour des raisons techniques.. Aïe, ça commence!! Après une heure d'attente sans autre information, je me dirige vers le bureau United qui ne peut apparemment rien nous dire. Nouveau sms: nouveau retard annoncé de 45 minutes. On commence à perdre espoir..

La première nuit qui devait être à L.A sera à Roissy!! le dépaysement total! les démarches sont vraiment pénibles, il faut passer au guichet, attendre, récupérer ses bagages, obtenir un bon pour l'hotel et le resto du soir (pris en charge à 100% par la compagnie). Nous apprenons alors que nous ne sommes pas les plus à plaindre, car certains passagers qui devaient embarquer avec nous étaient "reclassés" de la veille pour le même incident... Une fois posés à l'hôtel à Roissypole-gare, j'arrive à joindre le loueur Alamo et le premier hôtel à Los Angeles pour prévenir de notre retard de 24h. Tout est ok, la chambre est bien reservée et la voiture ok. Il y a une "tolérance" de 24h pour récupérer la voiture. Après elle est relouée. Ouf! Nuit à Roissy et demain c'est parti, vraiment!
J2: Dimanche 24/08: Nuit correcte. Nouveau réveil stressé. Nous avons donc été reclassés (par une hôtesse vraiment agréable et patiente malgré la situation) sur autre vol United qui fera escale non plus à Chicago mais à San Francisco (dommage qu'il n'y ait pas de vol direct!). Nous embarquons à l'heure, la malchance semble avoir tourné. Le vol se passe très bien, confortable, plateau repas tout à fait correct. Afin de limiter au maximum le jetlag, on a plusieurs astuces durant le vol: boire beaucoup d'eau, se dégourdir les jambes, dormir au début du vol mais pas trop à la fin afin d'être fatigué en arrivant, mettre les montres à l'heure US pour essayer d'avoir le bon rythme. Bon c'est ça, c'est la théorie!!
L'escale à SF se passe bien, en speed quand même pour l'immigration car on n'a pas beaucoup de temps. il faut récupérer les bagages et se re présenter à une nouvelle porte d'embarquement. L'aéroport est bien grand, on force l'allure histoire de ne pas louper le vol! Nous arrivons à Los Angeles dans l'après-midi. Il fait beau et chaud. Enfin aux States!
On se repère assez facilement, récupère les bagages et go pour la Navette Alamo devant l'aéroport. Quelques 15 minutes, nous sommes sur le parking Alamo. J'avais effectué le check in en ligne 3 jours avant le départ. C'est top, aucun stress, pas d'arnaque, tout est enregistré: permis de conduire, date de naissance etc. Par précaution, j'avais fait un permis international. On choisit notre voiture sur le parking parmi quelques modèles (très bien fait comme toujours aux USA, c'est par catégorie, les clés sont sur les voitures). On prend quelques minutes pour choisir et ce sera le Hyundai Santa Fe. Tout beau tout neuf, avec port USB pour la clé avec les musiques qui vont nous accompagner pendant tout le voyage.
On ressort tout tranquillou du parking sans avoir à passer dans un bureau, sans avoir à refuser les sollicitations pour des garanties superflues (il faut juste arriver avec son code barre imprimé envoyé après le check in).
Petit stress avant de quitter le parking, l'appli NAvFree se lance mais pas de signal GPS sur le téléphone. J'ai rentré toutes les adresses en point d'intérêt alors il a intérêt de fonctionné!!😠 Tout rentre dans l'ordre en étant patient...C'est parti pour LOS ANGELES, cette ville tentaculaire qui peut faire peur pour nous autres, conducteurs européens. Finalement au bout de quelques minutes, on prend le pli et ça roule. On se dirige vers notre hôtel (quartier de Burbank) en faisant le détour par Beverly hills et quelques collines avec vue sur le Downtown (que nous ne visiterons pas, n'étant pas convaincu de l'intérêt)
Le quartier de Beverly Hills est sympa, chic et résidentiel. Bien pour se familiariser avec la voiture, la boite auto et la circulation US.
Spadena house:

Notre premier Sunset dans les collines vers Mulholand Drive est sympa. On se fait bien à ce climat californien (du moins celui de L.A😉)

Pour info, la première journée loupée suite à l'incident technique de l'avion devait être consacrée à Hollywood le matin et l'aprem à Westwood Village, Santa Monica, Venice beach, Griffith Observatory au Sunset. Que de temps passé pour établir un programme qui ne se fait pas😠
Une fois la nuit tombée, nous nous dirigeons donc vers le nord de la ville pour notre hôtel situé à Burbank. Il est plus de 20 h quand nous arrivons et nous sommes crevés. La journée est longue avec les - 9 h de décalage. Mais nous sommes ravis de ce premier hôtel, le Best Western Burbank airport Inn. Avec la fatigue, une nouvelle déception aurait été délicate à gérer. Je recommande cette adresse même si les alentours ne sont pas top (pas craignos non plus, juste rien à voir), l'emplacement est idéal pour la partie "ciné" de L.A à savoir Hollywood blvd et Universal Studios. Trop crevés pour faire les "vraies" courses au Walmart préalablement repéré, nous faisons quelques courses d'appoint pour le pik nik du soir qui se fera dans la chambre.


Il est l'heure de se coucher, les vraies vacances commencent demain....
A suivre: Los Angeles et Universal Studios
J3: Lundi 25/08: La nuit a été bonne. Réveillés à 4h, décalage horaire oblige. Prêt pour le petit dej a 7h. 8h30, départ pour Universal Studios. Les places (184$ pour nous 2 ont été resérvé avant le départ, parking compris). On se gare au parking le moins cher, qui n'est pas loin du tout. Je me posais des questions sur la nécessité du parking plus proche. On commence notre "collection" de photos des plaques d'immatriculation des différents états US. Sur ce parking, on mitraille, on en trouve facilement une poignée. On arrive à l'ouverture du parc, c'est calme pour le moment. On est en vacances, il fait beau c'est sympa.


On commence par Lower Lot (Transformers, Revenge of the Mummy, Jurassic park) puis le Studio Tour avec King Kong et on finit par Upper Lot (Simpsons, Shrek, House of horrors et le spectacle Water World).




Nous finissons vers 15h. Parc vraiment sympa, Simpson top, Waterworld divertissant (et reposant pour les jambes en fin de journée😉). Aucune déception, et la chaleur au rendez-vous. Faut s'y faire, étant donné ce qu'il nous attend... En ce milieu d'aprem, petit crochet vers l'hôtel à quelques minutes de route (encore une fois, pratique!) pour une sieste réparatrice.
Vers 18h, en route pour la traditionnelle chasse aux lettres HOLLYWOOD. Bon plan vers canyon lake drive.

Le jeu est sympa, on se fait des bonnes séances avec des montages avec le doigt levé, des sauts, etc . On voit ça depuis gamin dans les films et là on y est. On a la banane!

Après ce Sunset agréable, go to Hollywood boulevard (Walk of fame et compagnie).....
Costa Luminosa du 17 mars au 16 avril: Miami - Savone English translation pending
bonsoir, alors je lance ce cr!
que j'espère affiner aux fil des jours avec bien sur l'aide des participants à cette croisière.
pour rappel : nous avions réservé en deux parties : du 17 au 27 miami miami : en cabine premium la 7265. puis pour la transat la suite panorama 6417.
L'impression d'ensemble de cette croisière est vraiment bonne. je dois faire partie des bisounours surement. Bien sur certaines choses ne sont pas toujours parfaites mais dans l'ensemble même en ayant réservé longtemps avant , n'ayant pas payé de prix tarifs flash je continue à penser que le rapport qualité prix reste vraiment bien. Certaines choses ont peut être baissées.. d'autres supprimées. Personnellement elles ne m'ont pas manquées.
Je reviendrai juste une seconde sur quelque chose que j'avais lu avant le départ concernant les distributeurs d'eau et qui m'avait interpellé. Il y a 24h sur 24h (en tous cas au moins jusque minuit ) de l'eau du café et des thés et infusions au pont 9 en libre service. Toutes la journée à plusieurs points , et le soir tard nous montions prendre notre tisane et remplir notre bouteille d'eau pour la nuit vers 23h après le restaurant 2e service et cela était toujours disponible mais uniquement à l'avant. Je pense que c'est important de le souligner.
Le restaurant:nous avons bien mangé! nul cantine ou flunch! ok pas de foie gras ou de langouste.. mais de la diversité , du choix des bons produits. certains plats trop petit? vous en demandez deux.. on avait tous prix le plie! quelque chose qui ne vous plait pas? nos deux adorables serveurs nous proposaient autre chose!
Nous avons mangé au 2e service: nous avions au départ demandé une table pour 6 (avec nos amis Joelle et Bernard (joecel sur le forum) au pont 3 nous nous sommes finalement retrouvé au pont 2 à une table de 8. nous avons pu sur demande de Joelle et Bernard déménager au pont 3 et rejoindre nos futures nouveaux amis Monique et Henri (du forum aussi) super belle rencontre! Donc pour clore la restauration , franchement il faut être difficile (voir très difficile pour ne pas y trouver son bonheur ) Nous avons pris forfait eau et vin (plus cher en dollars qu'en euros!) l'arnaque cette histoire de dollars , j'y reviendrai!
pour finir pour le moment je vais parler de nos cabines. les escales c'est pour demain sauf si Joelle aura commencer par là!
Cabine premium balcon: cabine en longueur : taille correct . Très bonne literie. placard ok. et bonne surprise avec le balcon . il est plus large! notre cabinière aurora a été très bien.
suite panorama: plus grande bien sure! plus de rangements . Salle de bains avec baignoire. et un magnifique balcon d'angle immense..rien de comparable avec tout ce que j'avais déjà fait : fauteils + tables , deux vrais chaises longues et deux fauteuils inclinable. les jours de mer.. plus de luttes aux transats sur le pont..
alors j'ai beaucoup entendu qu'en suite chez costa on est un passager lambda.. peut être ..mais non! le petit déjeuner plus varié repas pouvait être servis en cabine (mon mari ayant été malade cela nous a bien servi!) ticket prioritaire pour les chaloupes. notre majordome et notre cabinier très bien aussi.
La partie caraibes a surtout été plage et shopping je détaillerai demain les escales.
mais voilà sur "le feu" mes très bonnes impressions sur la croisières.
et que dire des belles rencontres de diverses forumeurs d'ici ou là! !
pour rappel : nous avions réservé en deux parties : du 17 au 27 miami miami : en cabine premium la 7265. puis pour la transat la suite panorama 6417.
L'impression d'ensemble de cette croisière est vraiment bonne. je dois faire partie des bisounours surement. Bien sur certaines choses ne sont pas toujours parfaites mais dans l'ensemble même en ayant réservé longtemps avant , n'ayant pas payé de prix tarifs flash je continue à penser que le rapport qualité prix reste vraiment bien. Certaines choses ont peut être baissées.. d'autres supprimées. Personnellement elles ne m'ont pas manquées.
Je reviendrai juste une seconde sur quelque chose que j'avais lu avant le départ concernant les distributeurs d'eau et qui m'avait interpellé. Il y a 24h sur 24h (en tous cas au moins jusque minuit ) de l'eau du café et des thés et infusions au pont 9 en libre service. Toutes la journée à plusieurs points , et le soir tard nous montions prendre notre tisane et remplir notre bouteille d'eau pour la nuit vers 23h après le restaurant 2e service et cela était toujours disponible mais uniquement à l'avant. Je pense que c'est important de le souligner.
Le restaurant:nous avons bien mangé! nul cantine ou flunch! ok pas de foie gras ou de langouste.. mais de la diversité , du choix des bons produits. certains plats trop petit? vous en demandez deux.. on avait tous prix le plie! quelque chose qui ne vous plait pas? nos deux adorables serveurs nous proposaient autre chose!
Nous avons mangé au 2e service: nous avions au départ demandé une table pour 6 (avec nos amis Joelle et Bernard (joecel sur le forum) au pont 3 nous nous sommes finalement retrouvé au pont 2 à une table de 8. nous avons pu sur demande de Joelle et Bernard déménager au pont 3 et rejoindre nos futures nouveaux amis Monique et Henri (du forum aussi) super belle rencontre! Donc pour clore la restauration , franchement il faut être difficile (voir très difficile pour ne pas y trouver son bonheur ) Nous avons pris forfait eau et vin (plus cher en dollars qu'en euros!) l'arnaque cette histoire de dollars , j'y reviendrai!
pour finir pour le moment je vais parler de nos cabines. les escales c'est pour demain sauf si Joelle aura commencer par là!
Cabine premium balcon: cabine en longueur : taille correct . Très bonne literie. placard ok. et bonne surprise avec le balcon . il est plus large! notre cabinière aurora a été très bien.
suite panorama: plus grande bien sure! plus de rangements . Salle de bains avec baignoire. et un magnifique balcon d'angle immense..rien de comparable avec tout ce que j'avais déjà fait : fauteils + tables , deux vrais chaises longues et deux fauteuils inclinable. les jours de mer.. plus de luttes aux transats sur le pont..
alors j'ai beaucoup entendu qu'en suite chez costa on est un passager lambda.. peut être ..mais non! le petit déjeuner plus varié repas pouvait être servis en cabine (mon mari ayant été malade cela nous a bien servi!) ticket prioritaire pour les chaloupes. notre majordome et notre cabinier très bien aussi.
La partie caraibes a surtout été plage et shopping je détaillerai demain les escales.
mais voilà sur "le feu" mes très bonnes impressions sur la croisières.
et que dire des belles rencontres de diverses forumeurs d'ici ou là! !
Un GR en juin France English translation pending
Bonjour,
J'ai un mois de vacances à prendre dès le début juin. Je considère peut-être faire un GR pour découvrir vos montagnes, puisque ce serait une première en France pour moi (je suis Québécoise). J'ai pensé au GR 10 dans les Pyrénées, ou sinon le GR 20 ou le GR 5. Le GR 10 m'attirait davantage pour éviter la foule qui semble un peu intense sur le très populaire GR 20... quoiqu'en juin, il est peut-être plus tranquille?
Si me fie à la John Muir Trail (Californie) que j'ai fait l'an dernier, je vise autour de 20-25 km par jour, le plus possible en bivouac vu mon budget limité, et en solo, ce qui sera une première pour moi. Donc environ 300-500 km en tout. Je ne souhaite pas apporter mes gros crampons et mon piolet, de toute façon mes compétences pour les utiliser sont assez limitées. À la rigueur je pourrais apporter des mini crampons mais je ne veux pas trop m'alourdir. Je n'ai pas peur du dénivelé et des longues journées mais je n'ai pas d'expérience d'alpinisme.
Je réalise d'après ce que je vois sur ce forum que début juin est peut-être trop tôt pour les Alpes ou les Pyrénées question enneigement, mais je ne sais pas si 2015 est particulièrement neigeux ou pas. Auriez-vous une suggestion parmi ces sentiers ou d'autres GR spectaculaires (qui valent le billet d'avion $$ pour une étudiante!) qui ne seraient pas trop techniques à cette période?
Merci!
J'ai un mois de vacances à prendre dès le début juin. Je considère peut-être faire un GR pour découvrir vos montagnes, puisque ce serait une première en France pour moi (je suis Québécoise). J'ai pensé au GR 10 dans les Pyrénées, ou sinon le GR 20 ou le GR 5. Le GR 10 m'attirait davantage pour éviter la foule qui semble un peu intense sur le très populaire GR 20... quoiqu'en juin, il est peut-être plus tranquille?
Si me fie à la John Muir Trail (Californie) que j'ai fait l'an dernier, je vise autour de 20-25 km par jour, le plus possible en bivouac vu mon budget limité, et en solo, ce qui sera une première pour moi. Donc environ 300-500 km en tout. Je ne souhaite pas apporter mes gros crampons et mon piolet, de toute façon mes compétences pour les utiliser sont assez limitées. À la rigueur je pourrais apporter des mini crampons mais je ne veux pas trop m'alourdir. Je n'ai pas peur du dénivelé et des longues journées mais je n'ai pas d'expérience d'alpinisme.
Je réalise d'après ce que je vois sur ce forum que début juin est peut-être trop tôt pour les Alpes ou les Pyrénées question enneigement, mais je ne sais pas si 2015 est particulièrement neigeux ou pas. Auriez-vous une suggestion parmi ces sentiers ou d'autres GR spectaculaires (qui valent le billet d'avion $$ pour une étudiante!) qui ne seraient pas trop techniques à cette période?
Merci!
Quels Igoudars au Maroc? English translation pending
Bonjour à tous,
nous partons dans moins de trois semaines maintenant et nous prévoyons de visiter quelques igoudar. J'ai identifiés ceux qui me semblent les plus intéressants sur notre itinéraire et sont accessibles avec notre véhicule :
A Amtoudi : Igoudar à Id Aissa et Aguellouy
Au départ de Tafraoute sur une boucle par la vallée des Amelns, Lezit Ait Baha et Tioulit : Igoudar à Imchiguigueln, Inoumar, N Ikounka, Aghil, Idaougnidif
Entre Tafraoute et Igherm : Igoudar à Tasguent, Do Tagadir, Iberkaken, Aït Itourhaïne
Igherm : Agadir à Ait Kine
Entre Taliouine et Tazenakht : Igoudar à Iifri et Tisgui
Entre Skoura et Demnate : Dans la vallée de la Tessaout, agadir d'Akhour, et plus haut quelques beaux villages (Megdaz, Ichebaken) qui m'intéressent
Je souhaite avoir des retours d'autres voyageurs, en particulier : 1. sur la présence d'un gardien sur place, ou sur la manière de trouver la personne ayant les clés 2. sur les greniers à visiter préférentiellement sachant que nous souhaitons varier les plaisirs (greniers de village, de falaise, greniers fortifiés)... et que nous n'avons pas assez de temps pour tout faire correctement. Il nous faudra donc choisir ! Les greniers en gras sont ceux sur lesquels je manque le plus d'information.
Par ailleurs si connait un bel agadir en bon état sur la route entre Amtoudi et Tafraoute je suis preneur.
Pareil pour un peu d'info sur les villages dans la vallée de la Tessaout au départ de la R307 vers l'est.
Un grand merci d'avance à tous.
nous partons dans moins de trois semaines maintenant et nous prévoyons de visiter quelques igoudar. J'ai identifiés ceux qui me semblent les plus intéressants sur notre itinéraire et sont accessibles avec notre véhicule :
A Amtoudi : Igoudar à Id Aissa et Aguellouy
Au départ de Tafraoute sur une boucle par la vallée des Amelns, Lezit Ait Baha et Tioulit : Igoudar à Imchiguigueln, Inoumar, N Ikounka, Aghil, Idaougnidif
Entre Tafraoute et Igherm : Igoudar à Tasguent, Do Tagadir, Iberkaken, Aït Itourhaïne
Igherm : Agadir à Ait Kine
Entre Taliouine et Tazenakht : Igoudar à Iifri et Tisgui
Entre Skoura et Demnate : Dans la vallée de la Tessaout, agadir d'Akhour, et plus haut quelques beaux villages (Megdaz, Ichebaken) qui m'intéressent
Je souhaite avoir des retours d'autres voyageurs, en particulier : 1. sur la présence d'un gardien sur place, ou sur la manière de trouver la personne ayant les clés 2. sur les greniers à visiter préférentiellement sachant que nous souhaitons varier les plaisirs (greniers de village, de falaise, greniers fortifiés)... et que nous n'avons pas assez de temps pour tout faire correctement. Il nous faudra donc choisir ! Les greniers en gras sont ceux sur lesquels je manque le plus d'information.
Par ailleurs si connait un bel agadir en bon état sur la route entre Amtoudi et Tafraoute je suis preneur.
Pareil pour un peu d'info sur les villages dans la vallée de la Tessaout au départ de la R307 vers l'est.
Un grand merci d'avance à tous.
Coût d'un trek au Népal English translation pending
bonjour à tous! je suis nouveau sur ce forum.
J'ai déjà posé des questions sur un autre forum mais n'ai pour l'instant pas obtenu de réponses à tout mes questions.
je me permets de vous rediriger vers la-dite page:
http://www.routard.com/forum_message/3840042/demande_d_informations_pour_premier_voyage_(20_jours).htm
en réalité, la question qui m'importe le plus concerne le trek (celui la: http://photos.piganl.net/2011/trek_nepal/trek.php ). Je me demande vraiment combien me couterais ce trek (je sais pas combien me couterais les services d'un sherpa guide, est-ce vraiment nécessaire de prendre un guide ?) en comprenant tout. Est-ce que je suis obligé de passer par une agence ? Si je passe par une agence, est-ce que je pourrais choisir de faire exactement ce chemin ? AH OUI! est-ce que c'est vraiment dérangeant d'aller au népal au mois d'aout ?
Je sais qu'avec tous les liens, ça fait beaucoup à lire, merci à ceux qui auront la patience de tout lire et de me répondre :)
http://www.routard.com/forum_message/3840042/demande_d_informations_pour_premier_voyage_(20_jours).htm
en réalité, la question qui m'importe le plus concerne le trek (celui la: http://photos.piganl.net/2011/trek_nepal/trek.php ). Je me demande vraiment combien me couterais ce trek (je sais pas combien me couterais les services d'un sherpa guide, est-ce vraiment nécessaire de prendre un guide ?) en comprenant tout. Est-ce que je suis obligé de passer par une agence ? Si je passe par une agence, est-ce que je pourrais choisir de faire exactement ce chemin ? AH OUI! est-ce que c'est vraiment dérangeant d'aller au népal au mois d'aout ?
Je sais qu'avec tous les liens, ça fait beaucoup à lire, merci à ceux qui auront la patience de tout lire et de me répondre :)