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Quizz sur les croisières English translation pending
by Alcati · 2010-01-16 · 889 replies
Bonjour à tous,

Afin de se détendre ce week-end et surtout en attendant que l'hiver disparaisse complètement, je vous propose un QUIZZ sur les croisières. Ce jeu doit permettre à tous de participer dans une bonne ambiance. Les anciens comme les débutants pourront se confronter sur tout ce qui touche les croisières.

Ce jeu doit pouvoir vous permettre, grâce à une photo présentée, de révéler le nom du navire et plus forts, la compagnie.

Que ce soit l'intérieur d'une pièce à bord, un objet de décoration, une partie du navire à l'extérieur, une vue d'escale ou un bâtiment à terre et même un port, vous devrez donner le nom du navire. Des questions aussi sur l'année de construction d'un paquebot, le nombre de navires par compagnies, le nombre de compagnie, ainsi de suite .....

Chacun pourra essayer de jouer et d'apporter un commentaire personnel.

Tous les coups sont permis.

Qu'en pensez-vous ???

Je vous propose une première photo !!! Sur quel navire se trouve cette déco ?

Bon jeu à tous.

JC
Une semaine à Istanbul pendant le Ramadan du 8 au 15 septembre 2009 English translation pending
by Lubie · 2009-09-20 · 7 replies
Une semaine à Istanbul pendant le Ramadan du 8 au 15 Septembre 2009

Avec les photos:

http://picasaweb.google.fr/dumouzon/SelectionIstanbul09?authkey=Gv1sRgCKH5vo_Nh7KUcg&feat=directlink

Istanbul est une ville facile à visiter, le tramway est d'accès pratique pour visiter les différents sites touristiques et bon marché, nous prenons des jetons vendus par un commerçant voisin :1.50ytl le trajet, soit 75centimes d'euros, quelque soit la distance. Il y a beaucoup d'hommes dans le tramway, peut-être le travail des femmes n'est-il pas encouragé? Beaucoup d'hommes aussi dans les cafés, et dans la ville, à l'exception des populations plus jeunes. Les femmes ont des tenues longues et portent des foulards colorés, moi qui avais apporté un foulards bleu un peu triste pour ne pas choquer ! Les plus âgées portent un long imperméable, des collants et un foulard, même par une température de 30°, je les plains ! Quelques femmes sont entièrement vêtues de noir, je crois qu'il y en a plus du côté de la mosquée de Fetih. Les habitants d'Istanbul ne paraissent pas fumer, à notre étonnement; quand nous fumions nos « samsun 216 », nous avons été interpellés gentiment par des habitants au moins trois fois pour nous mettre en garde contre les danger du tabac : il doit y avoir une grosse propagande antitabac à Istanbul ! Istanbul est une très belle ville aux magnifiques mosquées; un important travail est fait pour les restaurer. Les habitants sont accueillants, et nous avons fait mon mari et moi un très agréable voyage !

Le soir à Istanbul

Nous sommes en plein Ramadan, et il règne tous les soirs une atmosphère de fête dans le quartier de l'hippodrome qui est très animé le soir; le reste de la journée il est occupé par les touristes venus visiter la Mosquée bleue toute proche. La population se rassemble pour dîner, ou se promener en dégustant les friandises locales vendues dans de nombreux stands installés sous les arcades longeant l'hippodrome ;Rappelons que les musulmans n'ont pas le droit de manger et boire pendant la journée, jusqu'à la tombée du jour. Parmi les friandises proposées, j'ai pu observer : sucettes colorées composées de bâtonnets enroulés alternativement dans différentes confitures, ou préparations sucrées de couleur, un peu molles glaces, les marchands de glaces vêtus de leur bel habit sont très folkloriques et amusent le spectateur, en barattant leur bloc de glace avec une longue cuiller et en le lançant en l'air puis avec la même cuiller font tapent sur les cloches disposées au-dessus de leur stand (peu de gens achètent ces glaces !) gâteaux divers, surtout des baklavas, lokmus, et petites boules, genres de beignets loksemes ou crêpes farcies aux différents fromages, viandes ou légumes sahlep, boisson à base d'orge épaisse brûlante vendue en générale en hiver délicieuse gaufres recouvertes de banane, crème, et toute sorte de confiseries barbes à papa enserrées dans du plastique Certains prennent un repas aux tables installées derrière ces stands, repas parfois accompagné de musique.

Un homme exécute d'une façon de maître des calligraphies, retransmises par écran devant un groupe de spectateurs qui admirent ou attendent leur tour pour obtenir leur calligraphie sur une assiette, une jolie feuille, ou le support qu'ils ont apporté.

De nombreuses tables sont installées au cœur de Sultanahmet et le long de l'hippodrome. Des groupes de femmes ou femmes et enfants, mais aussi des familles complètes , je veux dire homme, femme, enfant et éventuellement poussette , que l'ont voit rarement réunies pendant la journée ont déjà réservé leur emplacement dès 18h, 18h30, et attendent patiemment l'heure autorisée pour commencer leur dîner après l'appel du muezzin, vers 19h10 ; certaines ont apporté leur repas dans des sacs plastique (à Istanbul les sacs plastique noirs sont souvent utilisés comme matériel de transport), les restaurants ont préparé des salades emballées, de l'ayran (yaourt salé) du pain turc et les ont disposés sur les tables. Bien sûr, il n'y a pas d'alcool, d'ailleurs beaucoup de restaurants ne vendent pas de bière, même aux touristes, pendant cette période de Ramadan. La population, bien qu'elle soit nombreuse reste calme; quelques forces de police sont présentes et emmènent dans leur fourgon ceux qui perturbent l'ordre. Plus haut dans la rue Divan Yolu, des tables sont aussi préparées de la même façon et leurs convives attendent. Je crois que certains menus «ramadan» sont proposés.

Un spectacle gratuit de musique et de derviches tourneurs est offert gratuitement, on peut y assister sur les bancs installés devant ou debout derrière.

Nous avons vu des queues importantes, essentiellement d'hommes, (surtout le premier soir en haut de la rue Divan Yolu) attendre la distribution de repas gratuits, l'endroit où se déroulait ces queues semblait changer d'un soir à l'autre. Certains repas étaient offerts par les restaurants.

Notre repas de Ramadan

Nous avons participé par hasard à un menu de Ramadan avec la population locale, nous avions longé les murailles longeant le quartier Cankurtaran depuis la Petite Sainte-Sophie, quand j'ai réalisé que j'avais noté un restaurant, à proximité de la ligne de chemin de fer et de la voie longeant le Bosphore, c'était un restaurant bon marché proposé par le guide du routard, malheureusement il était fermé à midi, car ils organisait un dîner de ramadan le soir même à 7H15, que nous pouvions réserver, pour le prix de 25ytl par personne. Nous nous sommes dits «pourquoi pas»!, mais nous n'avions pas d'argent pour payer ! Les bureaux de change n'étant pas ouverts avant 10H, nous n'avions pu faire le change. Un seul billet de 10ytl en poche qu'ils ont accepté gentiment.

L'organisation du repas a été d'une efficacité remarquable, à la limite trop parfaite! Nous avons du manger à une vitesse très rapide, de manière à suivre l'enchaînement des plats servis. Nous arrivons à 7H et sommes conduits à la table préparée pour nous deux., sur une terrasse dominant le Bosphore. Seules quelques personnes sont déjà présentes. Sur la table recouverte d'une nappe jaune , une belle assiette où sont disposés sur un lit de salade, trois sortes de fromages, un cerneau de noix, deux petites tomates cerise, une datte, un abricot, des olives noires. Au milieu de la table, un plat de crudités, carottes râpées et chou rouge, salade verte. Trois verres d'eau « encapsulés », une grosse assiette de pain turc, et un thermos de thé pour certaines tables. Les familles arrivent, et attendent patiemment sans manger. Un serveur passe avec un chariot de boissons variées, fanta, coca, visne, ce dernier très apprécié(c'est un jus de cerises) ayran, ... pas d'alcool bien sûr. On nous sert aussi du thé dans le petit verre . Le départ est donné à 8H moins le quart, et j'ai l'impression que tout le monde se précipite sur son assiette ! Nous sommes 200 personnes ! Mais les serveurs veilleront toujours à ce que tout le monde soit bien servi. Des serveurs déposent une crêpe en rouleau, au fromage, délicieuse dans notre assiette. Il nous faut manger très vite, car déjà arrive un bon bol de soupe . Expliquons l'organisation du service :des serveurs apportent des plateaux de bols de soupe qu'ils déposent sur les chariots présents dans le couloir longeant les tables des convives, d'autres serveurs déplacent les chariot et servent les bols très rapidement, puis les assiettes sont changées, et les assiettes de poulet arrivent sur notre table, ce sont de délicieux morceaux de poulet, servis avec une purée de légumes. Enfin le chariot de desserts ! Figues à la crème, gulac, pudding de riz...(gulac délicieux aussi) Ce qui nous a surpris le plus outre la rapidité du repas (une heure) c'est le manque d'ambiance des convives, guère de rires ou de bavardages bruyants. Un jeune couple derrière nous fêtait l'anniversaire du mari, et un serveur a apporté un gros gâteau blanc avec trois bougies. Nous payons en fin de repas. D'autres dîners de Ramadan sont peut-être proposés dans d'autres restaurants, je ne le sais pas

Les petits métiers

Le vendeur de simits (petit pain rond recouvert de sésame), certains ont un petit chariot ambulant, ce fut ma première photo à Istanbul, sur les quais, le vendeur accepta gentiment que je le photographie et je goûtai avec gourmandise mon petit pain. D'autres vendeurs portent sur leur tête un plateau de simits bien agencé.

le cireur de chaussures : je connaissais le coup de la brosse qui tombe par terre, pourtant il a été effectué si bien que je n'ai pas pensé que c'était prémédité ! Le vendeur pour vous remercier de lui avoir signalé qu'il avait perdu sa brosse vous propose de cirer vos chaussures; j'ai vécu cette expérience deux fois; et deux autres fois, le coup de «vous n'avez pas une cigarette» que l'on offre la première fois gentiment et refuse à la seconde, pour ne pas avoir à refuser le cirage des chaussures !

le vendeur de maïs grillé ou à cuit à l'eau le vendeur de cartes postales et plans d'Istanbul : j'ai difficilement fait baisser légèrement le prix de cinq groupes de 10 cartes postales, et le vendeur a fait la tête, alors que je me suis aperçue plus tard, que c'était beaucoup plus cher que le prix normal. Pourquoi ?

le marchand de marrons grillés: contrairement à la France où il faut attendre l'hiver, on les trouve déjà en septembre ici, avec leur bonne odeur, ils sont bien rangés alignés devant le badaud.

Quelques commerçants ambulants dans le quartier de la petite Sainte Sophie: - le marchand tirant un gros chariot de cuvettes en plastique et matériel de ménage coloré - le marchand de chaussures ambulant

Des hommes portent des chargements énormes sur leurs épaules, ou un gros fauteuil.

Les commerçants et le touriste

Istanbul est une ville où vous n'êtes pas harcelés par les commerçants, comme dans d'autres pays, ce qui est très agréable; Lorsqu'il arrive que l'on vous propose quelque chose, il est très facile de répondre par une plaisanterie, qui est toujours accueillie avec un sourire et sans insistance.

Petit Bémol, puisqu'il est, je crois, de règle de marchander, je ne comprends pas pourquoi le vendeur paraît faire la tête, lorsqu'une affaire est conclue, cette attitude est très différente de celle des pays d'Asie. J'ai vécu cette expérience deux fois, pour les cartes postales, et pour l'achat de 4 T shirts au bazar Arasta; le prix proposé dans les boutiques était de 7ytl, mais la taille disponible se trouvait dans le magasin, où le prix demandé était de 10ytl, le vendeur a accepté de baisser à 7, mais il n'a pas paru satisfait, ce qui est déplaisant. Plus sympathique le commerçant de services à thé, nous avons décidé de réfléchir et de demander l'horaire d'ouverture, le matin, il nous a répondu simplement et nous avons fait affaire avec lui le lendemain(18ytl pour le service à thé avec les petites cuillers en verre)

En effet, au grand bazar, le prix pour le même service était quatre fois plus cher et atteignait même un prix inimaginable. Le prix des Tshirts était 5 fois plus cher, nous n'avons même pas chercher à marchander ! Nous avons acheté nos céramiques au centre artisanal «cafer Aga Medresesi», elles sont beaucoup plus chères qu'ailleurs, mais il paraît que les motifs des dessous de plats proposés ailleurs ne tiennent pas alors que celles du centre artisanal sont peintes à la main, puis recuites au four.

Vous êtes aussi bien accueillis quand vous vous renseignez sur les bateaux, par exemple, ou dans les restaurants. Les chats d'Istanbul

Nombreux sont les petits chats dans cette ville. Certains serveurs s'en occupent même gentiment. Quelques un sont pelotonnés ensemble. On trouve aussi des oiseaux dont je ne connais pas le nom, ils pourraient ressembler à des corbeaux mais n'en sont pas, ils mangent de grosses graines. Les canards apprivoisés ! Dans une rue de Cankutaran, deux canards blancs barbotaient dans une cuvette devant une maison à côté de leur maîtresse; le lendemain je revois la même femme entrain de faire un câlin à l'un des canards, l'autre se promenait librement dans la maison ! Très peu de chiens, contrairement à Bangkok.

Les jeunes et leur coiffure

Leurs cheveux sont maintenus avec du gel en un ou plusieurs épis au-dessus de leur tête.

Les enfants

On ne rencontre pas beaucoup d'enfants dans les rues ou les bus, je ne sais pas si c'était une période d'école. Ils se font réprimander par les personnes âgées lorsqu'ils ont une attitude irrespectueuse. Certaines petites filles ont les bras couverts et portent des collants. On voit les enfants le soir avec des adultes.

Les Stambouliotes et le jeu

Les habitants d'Istanbul sont très joueurs; plusieurs restaurants laissaient des jeux de société sur les tables -jeux de Backgammon, dominos, jeu avec des chevalets, des tuiles comportant des numéros et des couleurs, je ne connais pas ce jeu. Ils jouent tranquillement tout en buvant du thé.

Programme du séjour :

prix du voyage plus hôtel, pour deux personnes, 7 nuits, par Expedia 1150 euros dont 50 euros d'assurance.

Mardi 8 septembre 2009

Nous prenons l'avion à Roissy (repas et accueil de l'équipage médiocres) et arrivons à 13H, nous n'avons emmené que des « bagages cabine » changeons un peu d'argent, achetons 2 jetons par personne, un pour le métro et un pour le tram.(changement à Zeytinburnu pour prendre le tramway) C'est facile. Nous descendons à la station Sultanahmet, et errons un peu pour trouver l'hôtel, nous y serons à 2h et demies passé. Nous logeons à l'hôtel Angels'home, dans le quartier Cankurtaran, à 10minutes à pied de la Mosquée bleue. Nous avons eu une chambre double avec baldaquin au rez de chaussée, bien présentée (voir photo sur le site de l'hôtel), dans une rue calme , chambre propre (juste quelques cafards dans la salle de bains, mais je pense que c'est indépendant du degré de propreté de l'hôtel). Il avait beaucoup plu à Istanbul et la terrasse était fermée ce jour-là, les jours suivants, elle était accessible, mais il n'y avait personne. Le petit déjeuner se prenait, dans l'annexe de l'hôtel très proche. Le buffet était très impressionnant mais nous avons seulement apprécié les différents sortes de pains. Pas de bon café, mais du thé. Je recommanderai cet hôtel où nous sommes restés une semaine sans problème et avons été bien accueillis.

Une fois installés très rapidement, nous avons repris le tram vers Eminonu pour découvrir les quais longeant la Corne d'or ou Halic, et repérer les embarcadères pour Eyup, la croisière sur le Bosphore et Uskudar, ce qui s'est fait facilement. (un passage souterrain servant aussi de galerie commerciale très animée, permet de rejoindre les quais depuis l'arrêt du tramway) Nous avons goûté notre premier simit (délicieux) et un sandwich au poisson (bof, attention aux petites arêtes). C'est amusant de voir comment les turcs aiment s'asseoir pour déguster ces sandwiches sur une terrasse devant le bateau qui les fait. Les quais sont très bien aménagés, alors que je pensais qu'Istanbul était beaucoup moins moderne. La vue sur le Bosphore est très belle, l'eau est verte, je la pensais grise, puisque polluée (?). D'énormes bateaux de croisière sont amarrés à Beyoglu, en face et dépassent la hauteur des immeubles. Les bateaux circulent dans tous les sens et doivent faire attention en se croisant; il n'y a guère de petites embarcations à cet endroit.

Le pont Galata est pittoresque avec ses alignements de pêcheurs, la pêche est bonne, ils arrivent à attraper quatre petits poissons avec une seule ligne!, et les seaux sont pleins.

Une galerie sous le pont est consacrée à de nombreux restaurants vides à cette heure là, il n'y a pas d'autres commerces. Nous reprenons le tram pour aller visiter la Mosquée Bleue. Elle est sombre à cette heure là. Des hommes se lavent les pieds et la figure dans des.fontaines d'ablutions puis remettent leurs chaussettes avant de pénétrer dans la mosquée.

Il faut enlever ses chaussures avant la limite de l'entrée pour éviter un rappel à l'ordre. Nous avons tous enlevé nos chaussures, (des sacs plastiques sont à disposition, ou bien vous pouvez les déposer dans des cases). Et bien sûr un petit rappel est fait aux femmes de porter un foulard sur la tête, mais ce n'est pas toujours respecté dans cette mosquée. Je viens de lire une autre règle que je n'ai pas respectée, ne la connaissant pas : il ne faut pas non plus toucher l'extérieur de vos pieds nus, mais en fait, j'étais en socquettes, étais-je aussi dans mon tort ? Le sol est couvert par une multitude de tapis, et la coupole centrale a 43m de haut, et elle est entièrement peinte. Les portes et persiennes en bois, incrustées de nacre, d'ivoire et d'écailles de tortue sont très belles, ainsi que les faïences bleues d'Iznik. Cette mosquée est magnifique. Mais l'éclairage situé assez bas est assez gênant.

Nous n'avons pas pas le droit de nous approcher du minbar et du mihrab en marbre blanc, le centre de la mosquée étant réservée à la prière des hommes. Et ils sont très loin de notre vue. Les hommes sont beaucoup plus nombreux que les femmes à prier dans les mosquées , je ne sais pas pourquoi ! et les femmes sont tenues de rester dans les galeries situées au fond de la mosquée pour prier. C'est l'heure de la prière, mais nous pouvons y assister. Les hommes sont très nombreux, ils se prosternent agenouillés, se relèvent et recommencent, devant l'imam. C'est impressionnant. Nous retournerons dans cette mosquée à un matin pour mieux l'apprécier.

Il est temps d'aller nous restaurer, nous allons au Yeni Yildiz (adresse : Cankurtaran Meydani 18), restaurant recommandé par le Lonely Planet, et situé pas très loin de notre hôtel pour notre premier dîner à Istanbul, le repas ne fut pas extraordinaire, bonne aubergine coupée en morceaux intercalés par de la viande (patlican), une salade et un ayran (yaourt salé); le service a été très long, nous avons attendu une heure avant d'être servis ! La pluie faisait du bruit sur la tôle qui recouvre la terrasse .

Mercredi 9 septembre

Il a beaucoup plu cette nuit, nous apprendrons dans la soirée, que de graves inondations ont fait plus de 20 victimes à l'ouest de l'agglomération !

Nous prenons notre petit déjeuner à 7h et demie au restaurant de l'hôtel, il n'y a presque personne, à part les serveurs qui font des allers-retours pour remplir leur verre à la fontaine de thé, et remplir une assiette qu'ils mangeront derrière le bar !

Aujourd'hui nous allons visiter le palais de Dolmabahce (entrée : 20ytl par personne) situé de l'autre côté du pont de Galata (attention, il est fermé le jeudi), Nous prenons le tram depuis Sultanahmet jusqu'à Kabatas, et c'est à 10 minutes à pied. Les appareils à photo sont interdits à l'intérieur, nous avons du laisser notre sac à la consigne, alors que nous aurions pu garder les appareils à photo pour prendre des photos de l'extérieur ! Le jardin est agréable. Ce palais de style plus occidental est construit dans le style rococo, il est bordé par un quai en marbre, il a été construit de 1842 à 1853, sous Abdul Mecit qui a abandonné Topkapi. Atartük y est décédé en 1938 à 9h05, en sa mémoire toutes les horloges du palais indiquent l'heure de son décès.

C'est un très beau palais, tout y semble démesuré;le mobilier et les éléments décoratifs sont d'une richesse inouïe. Il est 9H, il n'y a pas beaucoup de monde, les visites sont guidées, et beaucoup trop rapides pour avoir le temps de «s'intégrer»au lieu. On passe en coup de vent. Un petit groupe de soldats défilent devant le palais.

Nous rejoignons Taksim, en prenant le funiculaire. Nous irons déjeuner chez Hala Manti (adresse : büyük Barmak Kapi, 26 curkulu cesme sokak) recommandé par le guide du routard, il était indiqué « convient bien pour un repas léger du midi » ! En fait, nous n'avons pas pu finir les plats copieux, nous avons partagé une gölzeme fourrée à la viande et une autre aux légumes, une femme assise les préparait à côté de nous sur un grand plateau rond, elle étalait la pâte avec dextérité, ces crêpes étaient énormes, mais fines et délicieuses, c'était un vrai régal, pour une somme très modique, notre meilleur repas à Istanbul !c'est une entrée, mais en fait un véritable plat. Nous avions aussi commandé des manti à la viande et aux épinards(raviolis turcs), mais n'avons pu terminé notre assiette, n'ayant plus faim. (38 ytl le repas pour deux avec une boisson)La petite salle décorée de coussins, tapis, kilims, est agréable, et il n'y avait presque personne ! Peut-être était-ce à cause du Ramadan, puisqu'il est interdit de manger avant le soir ?

Nous avons descendu l'Istikkal Caddesi, rue piétonne commerçante très animée, et après un stop chez Ali muhittin haci kebir (83 istikkal caddesi pour acheter ses fameux loukoums (5, 50 ytl pour 250gr de loukoums variés). En fait c'est très difficile de choisir des loukoums, ils sont tous à des prix différents, sinon il faut connaître les noms turcs, et je ne sais pas comment on dit loukoum pistache, loukoum crème de bufflone, loukum résine de pin !! on a pris un paquet de loukoum variés à 23ytl le kg, et le vendeur a tiré de grands tiroirs, et il en a pris deux dans chacun, sinon il existe des boîtes toutes prêtes de 500gr ou 1 kg, mais je ne sais pas s'ils sont aussi frais ?

Nous nous sommes promenés dans le marché aux poissons, « galata balik pazar ». En fait chaque restaurant a son étalage de poissons et le serveur nous invite à venir les consommer. A côté, le passage des fleurs où l'on ne vend plus de fleurs, mais qui est encombré de restaurants déserts. Tous les serveurs des différents restaurants se reposent sur des chaises en attendant l'éventuel client ! Nous passons devant le lycée Galatasaray, Nous visitons l'église St Antoine qui a une belle mosaïque et voulons voir le célèbre Hôtel Péra, mais il est fermé et en grande restauration, il paraît qu'il sera refait à l'identique.

Nous descendons la rue étroite mais sympathique Galip Dede de magasins de musique, en pente et mal pavée, un petit arrêt jus d'orange, et nous rejoignons la tour Galata. Le panorama en haut est superbe, mais la chaleur étouffante, et il n'y a pas beaucoup d'espace pour circuler!

Nous parcourons le quartier de Galata plus au sud, rues étroites encombrées de camions qui viennent chercher des livraisons de matériaux pour les artisans du bâtiment, rues peu intéressantes et impraticables; nous continuons jusqu'aux vieilles fortifications et rebroussons chemin en empruntant la voie rapide qui longe la corne d'or, bordée de magasins de robinetterie, lavabos, pompes...un petit arrêt pour regarder les pêcheurs sur le quai et nous reprenons le tramway à Karakoy

Nous dînons au Karadeniz kebab salonu, une marmitte, une pide, une salade, deux boissons service compris. Nous avons eu du mal à trouver ce restaurant situé emin pasa sokak, donnant dans la rue divanyolu.

Nous nous promenons le long de l'hippodrome pour voir les festivités du Ramadan, et assister à un petit spectacle de derviches tourneurs offert au public très nombreux. (voir la rubrique « le soir à Istanbul »)

Jeudi 10 septembre

Nous faisons une croisière sur le Bosphore, Nous prenons le tram jusqu'à Eminonu, prenons le passage souterrain pour arriver sur les quais jusqu'à l'embarcadère « Bogaz »qui veut dire Bosphore Le bateau part à 10h35, il s'agit de la compagnie publique « IDO », et c'est le Bosphorus Scenic Tour. Nous sommes arrivés trop tôt et allons nous promener sur le pont Galata. A partir de 9h45, les gens arrivent. Le guichet ouvre une heure avant le départ.

Le bateau fait des arrêts à Besiktas, Kanlica, Yenikoy, Sariyer, Rumeli Kavegi et enfin Anadolu Kavegi. Il vaut mieux se mettre en haut, à gauche du bateau, question position du soleil, juste après la première fenêtre, pour pouvoir prendre des photos, et éventuellement apporter des jumelles. Je laisse le soin au Guide Gallimard de vous décrire de manière approfondie le parcours et les sites. A l'arrivée, nous montons en haut des fortifications, une bonne montée d'une bonne vingtaine de minutes pour avoir le droit d'admirer un beau panorama sur l'embouchure du détroit et de la Mer Noire, il y a de nombreux restaurants de poisson, mais il paraît que c'est cher et long, et nous avons préféré emmener un pique-nique.

Ce fut une agréable croisière. Nous avons repris le bateau à 15H, et sommes arrivés à 16H30. Il y a possibilité de faire un arrêt en route et de reprendre le bateau suivant, le dernier part d'Anadolu Kavegi à 18H pour arriver à 19H30.

Mais nous voulions continuer notre journée en visitant le Bazar Egyptien et les deux mosquées la très grande Yeni Camii et Rustem Pasa, plus petite, mais d'une décoration intérieure très riche.

Nous sommes allés dîner au Pahazade restaurant, beaucoup d'apparat pour une qualité moyenne. J'ai détesté mon plat d'agneau bouilli, mais ils ont été sympa, ils m'en apporté un 2°!que je n'ai pas pu manger plus, alors ils m'ont proposé de choisir autre chose, mais j'ai refusé, alors ils ne me l'ont pas fait payé

Vendredi 11 septembre

Aujourd'hui, nous avons visité le palais de Topkapi, nous sommes en avance et avons le temps de parcourir la rue sogup cesme sokagi et ses belles maisons ottomanes restaurées. Nous rejoignons la porte d'entrée au niveau de la fontaine d'Ahmet 3, très belle en haut de cette rue. Nous sommes arrivés les premiers pour l'ouverture de 9H, vous prenez vos billets au guichet à gauche (20 ytl par personne)puis nous avons pris nos billets pour le harem (15 ytl par personne)(à côté de ce dernier)que nous avons pu voir en individuels avec seulement deux, trois personnes en même temps que nous, et nous avons pu prendre tout le temps nécessaire pour le visiter calmement et prendre des photos, c'est très beau ! Pour la suite de la visite du Palais et en particulier le trésor et les costumes (non brodés), cela a été plus difficile, car les groupes étaient arrivés ! Une partie des salles du divan était fermé pour restauration ainsi que les cuisines. J'avais étudié la vie dans le harem à l'aide des guides, notamment le guide Gallimard et le livre d'Albert Bobovius « Topkapi, relation du sérail du Grand Seigneur « (actes sud 1999) que j'avais emprunté à la bibliothèque, livres qui m'ont mieux aidé à imaginer la vie dans le palais à cette époque. Nous n'avons pas pu voir de miniatures malheureusement! Nous avons visité le pavillon des reliques de Mahomet qui est maintenant transformé en musée Cette visite est très intéressante. Il faut compter 3 heures.

Nous avons fait une halte déjeuner au restaurant bien connu «Tahiri Sultanahmet Koftesi » (Divanyolu 12)et nous avons pu nous restaurer agréablement (prix 22ytl par personne. Le service est rapide et c'est bon, nous avons pris des kofte, brochette d'agneau haché, une salade de haricots blancs pour deux et un bon dessert à la semoule, une boisson par personne. Il est noté dans les guides que ce restaurant est fermé le soir, mais c'est inexact. Notons quelques gouttes de pluie cet après-midi. Et nous voilà d'attaque pour visiter Sainte Sophie, (entrée 20 ytl par personne !) visite un peu décevante, l'intérieur est en pleine réparation (un énorme échafaudage avec un ascenseur pour que les ouvriers accèdent à la coupole ! Les mosaïques des tribunes ne sont pas en très bon état. (une heure de visite)

Le hammam situé à proximité est fermé pour réparation également !

Nous allons voir les travaux handmade de la caferaga medresi, où nous achèterons un autre jour de belles poteries, plus chères que dans les boutiques, mais il paraît que les décors des dessous de plat peu chers ne résistent pas à la chaleur. Ici, ils sont peints à la main et recuits. Il y a un petit café où nous prendrons un thé et un délicieux gulac, accueil sympathique

Heureusement la citerne Yerataban sur yerebatan caddesi, était ouverte, et nous avons le temps de la visiter, car ce n'est pas très long. Elle est très impressionnante avec ses nombreuses colonnes.

Nous allons dîner au mavi café (yerebatan cd 54), tout petit self assez nul que je ne vous conseille pas, repas imposé par le serveur(mezze et poulet, pas d'agneau alors que c'est indiqué sur la carte)

Petit tour le long de l'hippodrome, dégustation d'un bon sahlep !

Samedi 12 septembre

Nous prenons le tram à Sultanahmet pour Eminonu et prenons le passage souterrain pour rejoindre les quais. Nous partons prendre le bateau pour Eyup et la Corne d'or ou Halic. (1, 50ytl)Nous devions faire cette excursion le dimanche, mais le bateau part beaucoup plus tard ce jour là, et nous voulions continuer la journée en rejoignant l'église Saint sauveur du chora, aussi nous avons inversé les jours. L'embarcadère se trouve à gauche du pont de Galata, on passe devant un grand parking d'autocars et de voitures, on aperçoit un petit centre commercial « le storks » on arrive à un chemin entre deux grillages, et au bout se trouve le petit kiosque et embarcadère pour Eyup. Nous avons juste à temps pour le bateau de 9H moins le quart et arrivons au terminus de Suttluce à 9H15, il n'y a pas beaucoup de monde sur le bateau. Regardez le paysage du côté gauche du bateau. On aperçoit l'énorme cimetière qui occupe toute la colline, sous les cyprès. A Suttluce, on traverse le pont pour arriver de l'autre côté de la Corne d'or; en effet les bateaux ne s'arrêtent plus à Eyup, car il a trop plu au mois d'août, et le bateau que nous prenons ne peut plus y accéder !

Nous prenons le téléphérique à 100m de l'embarcadère Pierre Loti Le chemin est facile à trouver pour accéder au café Pierre Loti, dont la terrasse offre une vue magnifique sur la Corne d'Or, un petit thé très cher ici; nous montons un peu plus haut, puis redescendons à Eyup en traversant le cimetière, je me demande comment les familles peuvent avoir accès aux tombes situées plus bas sur la pente abrupte de la colline! Les tombes des femmes sont surmontées d'une fleur et celles des hommes d'un turban;, il n'y a pas que des tombes anciennes, des gens y ont été enterrés ces dernières années.

Nous visitons la mosquée Eyup Sultan, le tombeau d'Eyup et les turbe (tombeaux). Il y a beaucoup de groupes de femmes, des familles, un jeune garçon en costume de « circoncision », son père est fier de nous le faire admirer et nous invite à prendre une photo !

Nous avons faim et projetions d'aller au Ensar Lokantasi, mais il est fermé (peut-être à cause du ramadan ?) Heureusement, car nous avons bien déjeuner au self « Simit Sarayi », j'ai vu plus tard qu'il y avait d'autres « succursales » en face de la gare Sirkeci, ou dans le quartier de la mosquée Fetih. Hmm ! Les bons borek aux épinards (1, 50 ytl pièce), les bons borek en forme de rouleau (1, 50 ytl pièce), un ayran et un jus de cerise , une limonade et les bons desserts plus chers dont le bon gâteau au poulet), le tout pour 17, 25ytl soit 4 euros par personne !

Nous pouvons prendre le bus 39 vers la porte d'Erdine Kapi, ou un dolmus beige/jaune (partent du même endroit) (le bus 39 passe sur le boulevard côtier à 100m de l'embarcadère direction Istanbul, mais nous avons pris à l'arrêt suivant le dolmus qui arrivait; (nous payons dans le dolmus)

La mosquée Mihrimah Sultan (aux 100 fenêtres) est fermée pour restauration; Nous continuons à pied vers l'Eglise St-Sauveur du Chora, ou Karyie muzesi richement décorée de mosaïques et fresques anciennes et bien restaurée, elle est plus belle que Sainte-Sophie !, nous ne connaissons le chemin qu' approximativement, mais un groupe de cinq gamins à l'affût d'argent de poche nous propose de nous y conduire ; ils se font réprimander sur leur passage par une personne âgée pour leur conduite. Nous cherchons ensuite le bus 90 qui passe Draman cd, mais c'est un peu plus difficile à trouver (l'arrêt est assez loin du début de la rue). Nous allons visiter la mosquée Fatih, Il est encore tôt.

Nous aurions pu remonter vers la porte d'Erdine Kapi pour reprendre le bus 28 vers Beksitas. Le quartier de Fatih est plein de boutiques de mode, et pourtant, c'est ici que nous voyons le plus de femmes habillées totalement en noir, quel contraste ! Nous allons jeter un coup d'oeil à l'Aqueduc de Valens qui enjambe le boulevard Atatürk. Finalement nous sommes tout près du Grand Bazar , que nous découvrons : quelle surprise de voir un bazar, aux boutiques bien agencées, en fait rien d'un bazar au sens fouillis ou foutoir!

Nous reprenons le tramway jusqu'à Sultanahmet, mais en fait, on aurait pu rentrer à pied, ce n'est pas loin. Le soir nous retournons dîner chez Karadeniz (voir adresse 9 septembre) attention, il y a un 2° karadeniz dans la rue voisine (karadeniz konak) à ne pas confondre:marmitte (plus fromage manquant), ayran, une salade pour deux, ils n'avaient plus de baklavas, et nous ont offert des lokmas (beignet oblong) à éviter. Accueil toujours sympathique, le serveur et le patron nous ont reconnus !

Petite déambulation sur l'hippodrome.

Dimanche 13 septembre

En route pour Uskudar, sur la rive asiatique ! Nous prenons le tram de Sultanahmet jusqu'à Eminonu, passons sous le passage souterrain, et on prend le ferry à droite du pont Galata, c'est un énorme bateau (3 étages), et il n'y a personne. Quand nous arrivons à Uskudar, à 9h15, la ville est encore endormie, il se met à pleuvoir à verse, nous sortons nos capes vietnamiennes! Nous prenons la rue Hakimiyeti Milliye, nous arrivons à un rond-point que nous contournons vers la droite vers la rue Halk pour chercher le marché, il est introuvable, mais nous rencontrons beaucoup de femmes portant le foulard, elles sont venues rendre hommage au défunt du halil Pasa Türbesi, une femme insiste pour que nous y pénétrions, mais nous nous sentons un peu déplacés !

En fait pour aller au marché, il faut prendre la rue opposée à la rue Halk, il est près du Yöre AVM, c'est un petit marché sympa et varié. Vous pouvez y trouver des produits moins chers qu'à Istanbul. Heureusement la pluie s'est arrêtée.

Nous prenons la rue Cavusdere sur 800m, jusqu'à la rue Tekke ar. sk. Nous avions imprimé un plan google maps pour nous y retrouver, mais c'est un peu dur à localiser, enfin, nous arrivons à la mosquée Valid Atik (la rue monte fort) nous prenons la rue Ahmetoglu Musallasi pour revenir sur la rue Cavusdere et rejoindre la mosquée Cinili, très tranquille. Couverte de faïences d'Iznik, elle est très belle.

Nous revenons par le même chemin, cela fait une bonne marche ! Mais nous sommes récompensés par notre déjeuner au Kanaat Lokantasi (9 selmani Park) très apprécié (plat, dessert, boisson pour 11 euros par personne); Il y a énormément de bus à Uskudar devant l'embarcadère, mais le bus 15 une ytl(n'importe lequel sauf le 15F) nous dépose à la mosquée de l'embarcadère de Beyerbeyli. Bonne ambiance de pêcheurs (petits restaurants), nous rejoignons le palais Beyerbeyli. Nous traversons le parc, l'entrée est chère, nous attendons pour la visite guidée obligatoire qui devait être en anglais, mais elle s'est faite en turc, avec quelques phrases traduites en anglais et le tout au pas de course, dommage, car l'intérieur est raffiné, et les photos sont interdites, pas de cartes postales non plus , juste un petit livre aux mauvaises photos. Nous retournons à Uskudar par le premier dolmus qui se présente à l'arrêt de bus, et revenons au Kanaat pour prendre un goûter, nous achetons aussi quelques loukoums plus haut, (10ytl environ au lieu de 20 chez Haci Bekir, très bons

Nous sommes fatigués et souhaitons dîner près de notre hôtel, nous essayons le Kosk café recommandé par le guide du routard(rue Akbiyik, adliye sokak) le serveur apporte sur la table un gros pain soufflé chaud délicieux appelé lavas, mais les plats sont de qualité moyenne, il y a trop de pain dedans., un jeune est très content !

Lundi 14 septembre

Nous montons d'abord à Sultanahmet pour changer de l'argent, mais les bureaux sont fermés jusqu'à 10H! tant pis. Nous retournons voir la belle Mosquée Bleue, tout juste ouverte, et nous pouvons la visiter tranquillement !

Puis nous rejoignons la toute petite mosquée de Sokollu Mehmet Pasa après avoir longé l'hippodrome encore endormi. Elle est fermée à clef mais un gardien nous ouvre, j'ai fait une bêtise, j'ai oublié d'enlever mes chaussures pour aller voir si la porte était ouverte et je me suis fait rappeler gentiment à l'ordre ! Nous n'avons pas le droit de prendre des photos, elle est vraiment très belle avec ses vitraux et ses faïences d'Iznik, et très tranquille, puisque nous sommes les deux seuls à la visiter ! un enchantement ! Le gardien nous propose une enveloppe de 12 belles photos pour 10ytl et nous sommes contents. Nous regardons les maisons en bois du quartier, certaines sont bien restaurées, d'autres très abîmées.

Nous rejoignons la mosquée petite sainte sophie Küçük Aya Sofya Camii.c'est une mosquée très claire et agréable avec une galerie à l'étage. Comme à Sainte Sophie, les murs sont revêtus de marbres veinés et les coupoles de resplendissantes mosaïques. L'entrée est gratuite. C'est l'ancienne église Saints-Serge-et-Bacchus construite vers 530

Nous cherchons les ruines des remparts terrestres et du Palais Boucoléon, il faut passer par un tunnel sous la voie ferrée, il fait très chaud, nous prenons le boulevard à l'extérieur des remparts, c'est très bruyant et il n'y a pour ainsi dire pas de pasage pour accéder de nouveau à l'intérieur de la ville, quant à traverser le « périphérique » c'est quasiment impossible ! Lire la suite dans le paragraphe « notre repas de ramadan »

Nous remontons vers Sultanahmet pour faire le change et faire une pose déjeuner au Tahiri Sultanahmet koftesi (divanyolu 12), où nous nous étions déjà restaurés le vendredi 11 septembre. Bonne pause.

L'après-midi, nous faisons un peu de shopping, des loukoums chez Haci Bekir, près de la gare, ils ne sont pas très aimables, j'ai pris deux boîtes de 500gr emballés pour faciliter les choses. Nous retournons à la Caferaga Medresi, pour ramener des céramiques, puis au Bazar Arasta, beaucoup moins cher que le Grand Bazar, pour trouver des Tshirts (28ytl les quatre). Nous voulons ramener un service à thé pour notre fille et hésitons, mais ne choisirons pas aujourd'hui. 7H moins le quart, Il est temps d'aller découvrir notre dîner de Ramadan (voir le paragraphe au-dessus du programme) pour cette agréable soirée !

Mardi 15 septembre

Il est 9H quand nous arrivons sur la place Sultanahmet, les touristes commencent à arriver. Nous allons à pied jusqu'au Grand Bazar, ce n'est pas très loin, mais les verres à thé sont facilement quatre fois plus chers qu'au Bazar Arasta ! Et j'essaie de voir le prix d'un Tshirt, la différence est aussi énorme ! Nous quittons rapidement le bazar et prenons le tram à Cemberlitas jusqu'à Eminonu pour ensuite aller visiter le complexe de la mosquée de Suleyman; Les rues pour y monter sont très abruptes, il fait très chaud, et en haut, le temps est étouffant : La mosquée est bien fermée et le jardin qui l'entoure est à l'abandon ! Néanmoins les deux turbe de suleyman et surtout de Rolexane, (sa femme) sont accessibles gratuitement, ils sont très beaux, celui de Roxelane est entièrement décoré de faïences d'Iznik.

Nous ne voulons pas rester déjeuner ici, on étouffe, nous redescendons les rues et retournons à Sultanahmet , puis près de la petite Sainte Sophie, où nous respirons beaucoup mieux. Nous ferons une longue halte au Tahiri Cesme Restaurant, de qualité « pas si mal » :hoummous (bof) et aubergines frites (froides, ce n'est pas bon), deux bons kebab, meilleurs qu'au Kosk café, deux sutlac, un lavas (gros pain soufflé chaud)moins bon qu'au Kosk, un fanta et un coca (bière refusée !)deux thés offerts et deux cafés turcs très bons ! pour 49ytl pour deux. Atmosphère paisible sous la treille. Pour donner une idée du coût des repas à Istanbul, nous avons toujours dépensé entre 11 et 12 euros par personne. Nous retournons aller chez nos valises, hélas il faut retourner à Paris, nous n'avons pas eu le temps d'aller aux îles des Princes ! Nous garderons d'Istanbul un merveilleux souvenir ! Nous n'avons pas eu de problème pour emmener les loukoums en cabine.
Voyageurs solitaires, avez-vous déjà pleuré? English translation pending
by Llllll · 2009-09-20 · 182 replies
... en voyage ?
Ne dites pas à ma mère que je visite l'Iran... (suite et fin) English translation pending
by Vazyvite · 2009-06-27 · 38 replies
Suite de la 1ère partie ( http://voyageforum.com/...ost=2685231;#2685231 ) qui allait de Téhéran à Shiraz puis Yazd et maintenant nous voici à Ispahan.

Samedi 16 Mai 2009 :

Je descends à l'épicerie juste en bas pour faire les courses pour le petit-déjeuner. Nous restons ici 4 nuits. Jus d'orange, fromage à tartiner, de la feta locale, confiture de cerise et du thé. Coup de bol, il y a une boulangerie juste en face et je remonte mon pain brûlant. Cette fois bien sûr, je le paye. A 500 rials ( soit 3 centimes d'euros 😎 ), on flambe pas le budget !

8h30 : Nous repartons vers la place de l'Imam. Nous voyons la coupole et une rue déserte semble pouvoir y mener sans passer par la grande avenue comme hier soir. Bonne pioche car nous arrivons par derrière avec une superbe vue dégagée.



C'est la seule façon de voir cette magnifique coupole d'aussi près car depuis la place, elle est beaucoup plus en retrait. Nous faisons le tour par des ruelles désertes mais on s'y retrouve après quelques détours pour débouler sur la place.



Les prix n'ont plus rien à voir avec le LP et nous ne payons que 5.000 rials/personne pour la Mosquée de l'Imam au lieu des 30.000 annoncés.

Entrée de la Mosquée :



La 1ère chose à faire quand tu arrives dans la cour .... c'est de t'asseoir et fermer ta grande bouche pendant 10mn 😎





Bon d'accord, faut aimer le bleu 😛 Le seul petit regret c'est que le soleil est déjà bien haut même à 9h00 et la lumière douce du matin a déjà disparu.

Les intérieurs sont grandioses et aussi décorés que l'extérieur :



Sur cette même place, comme si cela ne suffisait pas, se trouve une autre merveille, la Mosquée Lotfollah :



Ici pas de cour, juste un couloir dans la pénombre qui conduit à cette coupole qui sort du bleu habituel.



Bon, à la sortie, on se fait encore harponner par un marchand de tapis. C'est "Zizou le Nomade" qui parle français et incontournable sur la zone. On ne peut pas le rater ! Soyons francs, il connait la mosquée de l'Imam par coeur et nous donne des détails intéressants et inconnus dans les guides. On s'échappe rapidement sous un faux prétexte pour s'éviter le thé dans le magasin. Je sais que Mauricette sera le maillon faible et après t'arrives plus à sortir 😇

Encore un ancien professeur de français qui nous aborde. On papote .... pour finir par annoncer qu'il fait guide à 10€ de l'heure. Tu sais quoi ? Ca commence à me gaver Ispahan, mine de rien ! Tant pis mais on se remet donc en position "Touriste sur le qui-vive" pour couper court à toutes ces discussions stériles qui n'ont qu'un but : Te fourguer un truc 🏴‍☠️

Nous rentrons donc dans le bazar qui donne également sur la place. Même si on trouve des épices, c'est moins typique qu'ailleurs sur cette partie. Le tourisme fait son oeuvre aussi.





Mauricette se jette sur l'eau de rose, des boutons de roses séchées. On craque aussi pour du gaz. Je te rassure, on ne s'est pas acheté une bonbonne de Butane mais des nougats iraniens avec de la pistache. ( http://ashrafi-gaz.com/ )

Alors qu'on revient sur la place, encore un rabatteur ... et c'est le frère de celui d'hier soir. Une vraie petite mafia dis donc. Lui, il est dans les nappes et pas le temps de réagir, un moment d'inattention et il a chopé Mauricette qui zieute depuis ce matin sur toutes celles qu'on voit partout. Allez c'est parti pour son magasin avec une démonstration de la fabrication artisanale grâce à des tampons qui sont appliqués 1 par 1 avec chacun un motif. C'est assez compliqué et le prix dépend du nombre de tampons utilisés et des couleurs appliquées. Ca commence à 9€ jusqu'à 28€.

Bon, on s'échappe et on verra + tard. Avantage, c'était à côté d'un beau restaurant au 1er étage. C'est presque plein et à 90% d'iraniens. Ah enfin !



C'est aussi la 1ère fois qu'on va tester un repas sur ces "divans". On enlève ses chaussures donc il est fortement conseillé de ne pas venir avec tes chaussettes minables et trouées ! Le décor est traditionnel et très joli. Nous commandons un ragoût, des boulettes de viande, pain, olives, yaourt et un dessert. 2 boissons + thé à la fin = 205.000 rials. C'était très bon et le service aimable et rapide.

Les magasins sont maintenant fermés et il fait chaud .... Retour à l'appart pour une sieste. Pas la peine de traîner dans le vide.

17h30 : Pas très loin se trouve le palais du Chehel Sotun dans un grand parc.



20 immenses colonnes de bois et un plafond décoré. Attention la caisse ferme à 18h30 et on doit sortir à 19h00.

Nous revoilou sur la place de l'Imam mais le palais Ali Qapu est déjà fermé. Les gens arrivent en cette fin de journée pour pique-niquer et surtout manger des glaces. Qu'est ce qu'ils peuvent en manger ici ! Nous avons résisté depuis le début mais nous sommes ici pour 3 jours et au pire, c'est le meilleur moment pour se risquer une Tourista, non ? 😎

Les clients nous aident à choisir entre les parfums, les options .... et on craque pour ce qui nous fait envie depuis le début. Une glace à la rose avec des petits vermicelles et un sirop au citron. On s'installe sur la pelouse, le soir tombe, les gens s'installent un peu partout ... On se regarde en souriant.

Ce petit déclic si délicieux, quand tu es à l'étranger, vient d'arriver ! Cette place magnifique est devant nous, les 2 coupoles prennent les derniers rayons du soleil et : - Si on m'avait dit, il y a 1 mois, que je mangerais tranquillement une glace à Ispahan ?

Nous sommes comme chez nous, quand tu vas te balader un soir d'été en ville pour prendre l'air et manger une glace en terrasse. Nous sommes en totale confiance, on commence à piger les détails de la vie de tous les jours, on se débrouille avec les bus, les taxis. Plus ce stress de l'inconnu, les gens sont charmants. On est dedans quoi et tout baigne !

Alors qu'on tente de se faire expliquer les différences entre les dizaines de marques de nougats et de prix dans un magasin, un jeune entre et nous traduit les explications du patron. On comprend que le prix dépend du % de pistaches entre 24 et 48%. A vérifier donc avant d'acheter. Le gars nous propose de discuter et prendre un thé pas très loin. C'est à l'Azadegan, citée dans le LP et qu'on avait l'intention de tester d'ailleurs, ça tombe bien car pas évidente à trouver au fond d'une ruelle et dans une cour pas très avenante au 1er abord.



La déco est assez délirante. Un côté mixte et un autre réservé aux seuls hommes. On discute de la politique, de la vie de tous les jours et .... de son boulot de vendeur de tapis. C'est pas vrai, ça commence vraiment à me saouler !!!!! En plus, on se méfie pas ici. On est tellement abordés toute la journée par des gens heureux de pouvoir parler avec des étrangers ou simplement dire Bonjour, qu'on dit oui à tout ! L'autre zigoto est parti avec son histoire à 2 balles de son oncle qui fait des nappes. On lui dit qu'on y a eu droit ce matin et que pour rester poli, on n'a pas que ça à faire en gros. On est même à 2 doigts de s'en foutre un maximum, pour tout dire 🤪

Nous restons sur la place de l'Imam pour dîner au restaurant Bastani. Autant se le dire, de toutes façons, t'as pas trop le choix en fait sur les restaus dans le coin, même si c'est touristique. Il est conseillé par le LP et comme hier soir, c'est la guerre atomique ! Il doit y avoir 60 ou 70 tables .... et 1 seule occupée. Ca fiche un peu la trouille, les restaus le soir, y'a jamais personne. Les groupes restent à leurs hôtels je pense. Les iraniens sont chez eux ou pique-niquent. Bref, c'est à chaque fois la misère !

Le serveur doit sortir de la même école d'hôtellerie que celui d'hier et lève aussi les yeux parce qu'on veut juste un plat et pas d'entrées, pas de desserts.

Alors faisons le bilan et un conseil : Ne jamais commencer son circuit par Ispahan !

Par certains côtés, on se croirait au Maroc ou en Tunisie avec les marchands et les rabatteurs qui te prennent la tête dès que tu es sur la place de l'Imam. Aujourd'hui, assez peu de contacts avec les gens. Les gens sont sans doute + habitués ici . Et les 2 restaurants à touriste avec un service et une attitude désagréable ( qu'on soit en Iran ou pas d'ailleurs )

Allez dodo et je préviens Mauricette qu'on ne va plus tourner autour du pot avec les rabatteurs et qu'on s'en débarassera en 2mn chrono désormais. Et comme disait le philosophe Rambo : Ils l'auront voulu leur P...... de Guerre !

A suivre ....
Histoire russe English translation pending
by Bardak · 2009-06-11 · 40 replies
Après plusieurs années à profiter de chaque instant de libre pour bourlinguer aux quatre coins de la Russie, à parcourir des kilomètres d'étendues quasiment désertiques, à passer de villes en villes, de villages en villages, de campagnes en forêts, de montagnes en rivières, à partager shashliki et vodka avec des hommes et des femmes d'un peu partout...il ne m'était jamais venu à l'esprit d'écrire un carnet de voyage. Et je ne l'ai pas fait. Sans doute parce que certaines choses se vivent bien mieux qu'elles ne se racontent.

J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.

J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.

Youri, le désabusé

Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.

Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.

Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».

Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.

La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.

Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.

Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.

Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.

Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !

Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.

Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.

Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.

Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.

Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
Récit de notre voyage au Rajasthan en avril 2009 English translation pending
by Deborah75001 · 2009-04-29 · 15 replies
Voici donc le récit de notre voyage, qui sera publié en plusieurs épisodes car c'est long. (attention PHOTOS VOIR PLUS BAS POSTS SUIVANTS)

Trajet: Delhi - Kota - Bundi - Chittorgarh - Udaipur - Delhi du 13 au 26 avril 2009

Modalités du voyage: je voyage seule avec avec mes deux enfants. Je n'ai pas loué de voiture, nous nous sommes déplacés en train et transports en commun. Nous avons réservé 3 trajets sur le site des chemins de fer à l'avance. Nous sommes ravis du voyage et rentrons éblouis même si certaines choses ont été dures. Je pense qu'il nous faudra longtemps pour réellement digérer tout ca. Mais l'impression générale est excellente, nous n'avons eu aucun ennui, aucune entourloupe, les gens ont été dans la très grande majorité d'une extrême gentillesse. Nous ne sommes pas tombés malades. Nous n"avons souffert que de la chaleur (40 à 42 degrés au Rajasthan en cette saison). Je donnerai à la fin des précisions sur le budget.

j'en profite pour remercier tous les membres du forum qui nous ont aidé à planifier le voyage et à choisir les étapes. Merci Merci car sans vous ce voyage n'aurait pas été ce qu'ila été 🙂

RECIT DE VOYAGE

PARTIE 1 : DELHI KOTA BUNDI

J1: arrivée Delhi à 5h du matin, par Finnair🤪, après escale à Helsinki. Excellente compagnie je dois dire.

Change à l’arrivée à la Bank of India, 63, 90 Rp pour un euro sans commission. Je n'ai changé que 100 euros et j'ai regretté après, le change est moins bon dans les villes secondaires du Rajasthan.

Eviter Thomas Cook juste à côté : donne moins malgré le prix affiché qui semble similaire, car prend une commission (inofficielle).

Stand de taxi prépayé de la police : 350 Rp Pas de problème avec le taxi

UNE DEMI JOURNEE A NIZAMUDDIN :

Nous allons à Nizamuddin Ouest, chez une amie d’amie qui nous passe une chambre pour quelques heures, car nous avons un train à prendre à 14h pour Kota

Visite de Nizamuddin ouest : le quartier résidentiel où nous logeons se transforme au bout de 10 minutes en petit quartier musulman, puis en un dédale de ruelles étroites avec des chèvres, des vaches, des petites échoppes, qui ressemble plus à un village. Notre but est de visiter les tombes des saints musulmans qui sont parsemées entre les ruelles, parfois dans des aires un peu vagues, puis la Dargah du saint Nizamuddin.

Les enfants commencent à paniquer car les rues sont de plus en plus sales, jonchées de détritus voire d’excréments, sous la chaleur la puanteur s’amplifie, l’étal d’une boucherie islamique fait frémir, il y a des foules d’enfants qui nous suivent, des regards interrogateurs. Nous nous perdons un peu, je redemande plusieurs fois mon chemin, bref on arrive enfin devant la Dargah, on nous fait enlever les chaussures et nous suivons le labyrinthe de couloirs sombres qui entoure un puits puis diverses cours. Les couloirs sont jonchés de mendiants qui attendent de la nourriture, leur vue est très difficile pour les enfants, ils sont squelettiques, les enfants ont des petits membres décharnés repliés sous leurs corps sans force, les adultes nous agrippent et sollicitent des aumônes. Mes enfants veulent sortir, mais on est coincés et il faut avancer. Enfin nous ressortons au grand jour, dans la cour qui abrite le monument à Nizamuddin, autour duquel sont étalés des tapis et des bâches pour protéger du soleil qui tape tellement qu’on ne peut marcher pieds nus sur les dalles en dehors des tapis. On fait le tour en contemplant les fidèles en prière, hommes et femmes vêtues de saris multicolores, de diverses classes sociales assis tout autour du monument ; On décide de rebrousser chemin, et il faut affronter à nouveau le dédale de corridors pour retrouver la sortie et nos chaussures. Les enfants sont épuisés du choc avec la pauvreté et de la chaleur. 🙁

Je décide alors d’aller visiter le tombeau de Humayun qui n’est pas loin. Mais sous la chaleur, le trajet semble long, les routes sont très larges (mathura road n’est pas facile à traverser !), une circulation démente et la pollution rend pénible le moindre trajet à pied.

On finit par arriver devant le monument, caisse et achat de billet (150 Rp, gratuit pour les enfants) et là c’est splendide ! Nous arrivons devant une succession de mausolées et monuments de toute beauté de l’époque moghole, entourés de luxuriants jardins et de fontaines. L’endroit est paradisiaque en comparaison de celui que nous venons de quitter.

Nous paressons dans les jardins à l’ombre des arbres en admirant le nombre de volatiles qui y vivent et y croassent, nous allons siroter des cocas à la buvette et nous faire prendre en photos sur les marches du mausolée en compagnie des Indiens, qui évidemment repèrent ma fille blondinette qui est réquisitionnée pour faire de la figuration sur leurs photos !

Enfin il est l’heure de rentrer, prendre nos bagages et nous diriger vers la Gare de Nizamuddin, avec un Rickshaw bien sûr, qui sillonne les autoroutes en sens inverse de celui de la circulation ( !!!), il me fait de frayeurs bleues mais bon heureusement ce n’est pas loin. Aucune difficulté pour trouver le train, notre wagon Sleeper affiche bien notre nom parmi la liste des passagers, on part à l’heure bref TOUT VA BIEn

VOYAGE DELHI KOTA EN SLEEPER PUIS TRANSFERT BUNDI :

Le wagon sleeper me fait plutôt une bonne impression, du moins après le départ car avant, on a eu droit à un essaim de mendiants et de vendeurs divers qui ont défilé dans le wagon. L’un des mendiants rampait par terre sans jambes. Dur à supporter.

On voyage aux côtés d’une famille indienne très « middle class ». J’en profite pour essayer de lier conversation. Le père ingénieur mécanique, a déjà été en France, en Alsace, pour visiter une usine de fabrication d’excavateurs. Le fils fréquente un lycée technique à Kota, ville réputée pour ses institutions d’enseignement. Il potasse durant tout le voyage son livre de physique, un manuel revêche imprimé tout petit sur papier de type recyclé, sans aucune illustration en couleur, ferme les yeux et se récite les formules à retenir, puis passe à la suivante. Son zèle ferait pâlir tout lycéen français ! La mère, très effacée, me parle à peine. Enfin quand les autres me parlent anglais, je dois leur faire tout répéter car ils ont un tel accent que j’ai du mal à les comprendre (je parle anglais couramment car j’ai vécu des années aux USA mais vraiment l’accent indien c’est spécial !!)

On achète du « tchaé » puis des burgers végétariens (20rp) aux préposés du wagon restaurant qui arpentent le wagon. On regarde le paysage, fascinés par cette succession de paysages arides, désertiques, entrecoupés d’oasis verdoyantes, puis par des banlieues de villes sans aucun style, bardées de fils, de montagnes d’ordures où habitent directement des pauvres familles hirsutes dans des abris faits de sacs poubelles et de bâches plastiques dégoutantes, fouillant au milieu des détritus. Dans les gares, à nouveau l’animation des vendeurs qui entrent dans le wagon avec des seaux, des plateaux de nourriture, des boissons… Le soleil se couche doucement sur ce paysage déroutant, la nuit tombe, on arrive à Kota, où l’animation est toute de suite grouillante à nouveau.

On sort du wagon et on commence à gravir la passerelle qui enjambe les voies ferrées et mène à la sortie. Je n’ai eu aucune réponse à mon mail à la guesthouse de bundi, donc je m’apprête à affronter les rickshaws à la sortie pour nous faire conduire à un hôtel près de la gare, en me disant qu’avec les enfants je ne ferai pas de longs trajets de nuit.

Soudain, en montant l’escalier, j’entends distinctement quelqu’un appeler mon nom, puis le nom de mes enfants. On regarde, hébétés, et on voit un jeune homme qui nous appelle. C’est Montu, de la Shivam Guest house de Bundi qui était venu nous chercher ! Je n’en reviens pas ! Cette bonne surprise inattendue va nous permettre de gagner Bundi le soir même.

Montu « négocie » un rickshaw avec plusieurs autres personnes, on s’y entasse à 7 (les enfants sur la barre qui sépare la cabine de l’espace du chauffeur), les valises amoncelées au fond. Je ne sais pas où on va, mais le rickshaw se démène dans de gros embouteillages, très nerveusement, on roule pas mal, les rues sont éclairées et on voit des myriades de magasins ouverts, des tissus colorés, des foules de gens, de voitures, de rickshaws qui klaxonnent… finalement, on arrive à la gare des bus.

Tout le monde descend et Montu nous montre le bus pour Bundi (rien d’écrit en anglais, je ne sais pas comment on aurait trouvé) et on s’installe, il partira dès qu’il sera un peu rempli. Soudain c’est Pinky qui arrive avec une copine et ses deux enfants ! Grande joie de tout le monde, on se présente, on fait connaissance, on raconte comment on s’est trouvés à la gare … Les enfants ont faim et Montu est parti leur acheter des chips, elles sont trop pimentées (parfum « massala », ca pique pour eux) ! Bref le bus s’ébranle et on arrive à Bundi en pleine nuit, vers 9h30 voire plus. Là à nouveau, longue négociation de Montu pour un rickshaw, on part même à pied en roulant les valises (je pensais qu’on allait à pied), mais non c’est une feinte, le rickshaw nous rappelle et cette fois on monte dedans … à 10 personnes (je ne blague pas ! je précise que le siège est fait pour 3 maximum) !!

Enfin on arrive rompus à la Guesthouse, présentations de toute la famille, et re récit de notre rencontre à la gare de Kota, où MOntu est venu nous chercher en apprenant qu’on avait eu leur adresse par Ashanti du forum 😉… on s’installe sur la terrasse, morts de faim et de fatigue, on commande 2 plats rapides (enfin, rapide n’est pas le mot !), on file dormir. On nous installe dans la « chambre familiale », grande chambre toute propre avec deux grands lits ornés de très beaux draps imprimés à motifs « block print » et deux ventilateurs, une belle salle de bain.

Quelle première journée ! On en a plein les yeux !

J 2-3-4 : BUNDI

J2 : découverte de Bundi

Le matin on prend notre petit déjeuner sur la terrasse de la Shivam Guest house : c’est impressionnant avec les montagnes environnantes et le château qu’on aperçoit juste au dessus, sans parler des singes entreprenants qui se baladent d’un toit à l’autre. On refait la connaissance de toute la famille, les parents adorables, Montu et Pinky qui parlent bien anglais, et Tampi, le plus jeune frère, qui fait des études d’informatique à Jaipur. Ils nous parlent abondamment d’Achille et perle (les enfants d’Ashanti) et nous demandent de leurs nouvelles.

Puis on fait notre première sortie en ville … qui durera jusqu’au soir ! Au début, les enfants sont un peu épouvantés par la circulation : rickshaws, motos, vaches, chiens, chèvres, voitures etc, tout le monde fonce en appuyant sur le champignon et la sonnette à la fois, bref c’est à vous de vous pousser ! Sans parler de la pollution, qui irrite le nez. On ne peut marcher qu’en file indienne et encore au moindre coup de sonnette il faut savoir se ranger promptement de côté ! Mais les enfants prennent vite le pli…

Nous découvrons une petite ville charmante, avec des maisons peintes d’éléphants et de fleurs, des haveli typiques qu’on nous invite à visiter. Partout on nous accueille avec un « hello, what’s your name » et tout le monde veut savoir s’où nous venons, comment nous nous appelons, où est mon mari (je n’en ai pas, mais comment leur faire comprendre un truc aussi impossible pour eux ?), si les enfants sont bien mes enfants (ca va devenir une question lancinante, partout on veut savoir pourquoi je suis la maman d’une petite blonde et d’un enfant brun basané qui ressemble à un Indien).

Les gens passent les mains dans les cheveux blonds de ma fille, puis ils pointent mon fils du doigt et disent « Hindi ? Bharat ? ». Il en a un peu marre, mon petit tsigane, et il n’aime pas que je raconte l’histoire de leur adoption, alors je finis par mentir en disant que oui, leur père est resté à Paris, réponse qui satisfait finalement même si elle doit paraitre improbable !

On visite le marché, les réserves d’eau et le baori (puits gigantesque avec des escaliers descendant en forme géométrique, malheureusement jonché de sacs plastiques et de crottes d’animaux)… On s’achète un lassi merveilleux chez « Sathi’s lassi » (sur la route qui descend du château), et moult bouteilles d’eau fraiche dont nous faisons une consommation énorme, sans compter les bouteilles de jus de mangue, plus parfois un pepsi ou limonade. On a tellement chaud qu’on ne mange rien du tout !

Je commence même nos premiers achats, car les enfants ont besoin de sandales. Les échoppes ont une plate forme à 1m au dessus de la hauteur de la rue, sur laquelle on monte en se déchaussant. On achète 2 paires de sandales et une paire de tongues pour 490 roupies (8 euros), je suis contente, mais j’apprends le soir que je me suis faite rouler et qu’il fallait payer la moitié ! Bon ce n’est pas bien grave. Les sandales par contre ne sont pas de bien grande qualité, ce n’est pas du cuir mais du synthétique ou du carton +Tissu, la première paire lâche rapidement…

On rentre rompus le soir, discussions animées sur la terrasse où on échange les infos avec les routards français qui sont fort nombreux ce soir là, et les membres de la famille de nos hôtes qui se mêlent gaiment aux discussions tout en servant à manger. Faut pas être pressés, nous sommes les derniers servis et avons attendu le repas (riz et légumes uniquement) plus d’une heure ! Sinon on prend des tuyaux auprès des autres voyageurs, on nous dit que la montée au château est rude, et la montagne peuplée de dangereux singes qui n’hésitent pas à attaquer les touristes isolés. Bigre !

J3 : visite de la forteresse et du château au programme, puis jait sagar.

Avertie, je décide de louer un rickshaw auquel je demande d’aborder la forteresse par l’arrière, je me dis qu’on redescendra vers le château ce sera plus facile. Il y a 10 km de route très mauvaise et le rickshaw peine terriblement. On arrive à un petit poste de garde et on aperçoit les murailles impressionnantes de la forteresse, fermée. Personne ne sait comment aller vers le château. Le chauffeur ne comprend pas un traitre mot d’anglais et ne sait pas où l’on doit passer, on attend sous le soleil, je lui montre le plan mais il ne sait rien, on est coincés…

Enfin arrive un type avec un gros gourdin qui se propose de nous faire faire le tour de la forteresse et de nous indiquer le chemin vers le château. Le gourdin c’est pour écarter les singes à tête rouge🤪, bon ca me rassure… Bref il nous ouvre la porte de la forteresse et on commence à longer les gigantesques remparts, puis on découvre avec émerveillement les enfilades de pièces avec des murs peints, des fresques, les terrasses, les jardins suspendus, les esplanades, les gros réservoirs d’eau et les puits gigantesques, un château de la belle au bois dormant envahi par la végétation et les animaux (singes, chauve souris, lézards, insectes etc). Avec une vue superbe sur la vallée et les petites maisons bleues de Bundi en bas.

Le guide nous indique la direction qui descend vers le château, qui est environ à une demi-heure de marche plus bas. Mais je ne veux pas faire le chemin seule. Nous n’avons rencontré aucun touriste du tout sur ce site pourtant époustouflant. Finalement on avise deux touristes australiens qui sont montés du château au pied et consentent à faire le trajet avec nous. Les pierres sont très glissantes par endroit mais ca va. Et là on arrive au château de Bundi (16-17e siècle), splendide, constitué de cours entourées de cloitres ouvrant sur des chambres richement décorées de fresques ou de petits miroirs incrustés. Les miniatures peintes sont de toute beauté et les couleurs superbes. On n’y rencontre très peu de touristes.

Finalement on arrive à la partie basse du château, celle dont l’entrée est payante quand on arrive par le bas, mais nous n’avons pas de billets puisque nous sommes arrivés par le sommet de la montagne. Les enfants sont épuisés de chaleur et veulent rentrer à la maison, mais le garde nous propose de faire venir de l’eau moyennant 20 Rp (le prix habituel de la bouteille est de 10 Rp, le garde prend son portable et au bout de 10 minutes, on voit un gamin qui a fait la montée en courant pour nous apporter la bouteille tant désirée…), ok on prend.

Ensuite le garde veut nous vendre des billets et fait le calcul : 60 Rp par personne (tiens les enfants sont payants ? oui dit il), plus 60 Rp pour l’appareil photo. Je lui tends les billets, il empoche ca et les fourre dans sa poche ! et là je comprends qu’il n’a pas de souche pour vendre des billets et que tout ca c’est pour bibi ! Bref tant pis. On ne m’y reprendra pas. La partie payante est d’ailleurs bien petite après tout ce que nous avons vu. On y paresse un peu, avec deux touristes allemand, dans un recoin sculpté qui offre une vue panoramique sur la ville, bien à l’ombre et au frais. Bon poste d’observation cet endroit ! le maharajah a bien vu ! Enfin on redescend vers la ville.

Je décide de faire un tour du côté du lac qui doit se trouver à 2km au nord de la ville, nous suivons une rue qui mène vers le nord, bordée d’échoppes de bijoutiers et où ma fille repère un bracelet en argent torsadé que nous emportons pour 200 Rp (l’argent vaut 20 Rp le gramme, il y a 8 grammes ca fait 160 Rp plus un peu plus pour le travail de l’orfèvre). Pas cher !

On continue la rue et on découvre des boutiques pas du tout touristiques, des tailleurs, des magasins de tissus. Petit à petit, la ville se transforme en village, nous sommes suivis par une joyeuse cohorte d’enfants, sous une chaleur torride. Certains nous demandent « one roupie », ou bien « one pen », voire « one bottle » (ils collectent les bouteilles vides, ca se revent parait il, ou bien ca peut se réutiliser aussi pour y mettre de l’eau prise au puits). On s’arrête plus d’une heure sous un grand arbre, épuisés, les enfants restent autour de nous et on discute...

Finalement on arrive au lac, on entre dans le domaine de la « maison de Kipling » (enfin Kipling y a dormi en tout et pour tout une seule nuit), qu’un garde nous fait visiter, c’est un charmant petit pavillon situé magiquement au bord du Jait Sagar, vers où descendent une série de jolis ghats où les gens viennent se laver ou se baigner. Des singes jouent dans les arbres. Le garde nous fait visiter les jardins, nous montre les manguiers où pendent des mangues encore vertes. La vue est splendide sur le lac. On y reste tout l’après midi, au frais. Le lendemain on reviendra s’y baigner encore une fois, car c’est le seul endroit frais de la ville.😛

J4 : cette fois c’est notre dernière journée à Bundi. Promenades et lac.

Au petit déjeuner, outre les touristes, un imam musulman en grand habit tout blanc, venu dit il pour « affaires » d’Udaipur. Les enfants veulent rester à la guest house, je les laisse jouer avec Tampi, qui est un fana d’ordinateur et qui la veille au soir les a amenés faire un tour de moto de nuit dans la ville. Ils étaient ravis et adorent Montu, Pinky et Tampi ! ils jouent à nourrir la tortue dont la carapace dessine une étoile, il parait que c’est rare. Elle ne mange que des gombos, la veinarde !

Je pars au marché, bien décidée à faire des achats, notamment les draps imprimés par la technique du block print que j’ai vus à la guest house. J’en trouve au marché, 80 Rp, plus des foulards colorés (50-60 Rp). J’achète de la crème Odomos pour les moustiques dans une petite pharmacie (58 Rp), car on se fait piquer les mollets le soir sur la terrasse de la guest house.

L’après midi on retourne au lac, il y a un grand mariage musulman où nous reconnaissons l’imam vu le matin, qui y officie. Les invités sont parés de leurs plus beaux atours et je me dis que c’est un endroit idéal pour un mariage. On nous propose des plats mais je refuse prudemment : régime riz et légumes cuits uniquement pour l’instant, selon les recommandations. D’ailleurs nous ne tomberons jamais malades au cours de notre voyage. Il fait très très chaud et je suis prudente : pas d’écarts pour la nourriture.

Ce soir là, la chambre est terriblement chaude (elle est située sous la terrasse) et personne n’arrive à dormir. J’envie les touristes qui ont des chambres au rez de chaussée (plus petites mais bien plus fraiches).

Le lendemain nous partons à la gare, à 7h15 nous avons un train pour Chittaurgar.

Suite au prochain épisode 🙂 LIRE LA SUITE DANS LES MESSAGES PLUS BAS !

Amicalement

Deborah 🙂 et ses deux loulous de 9 et 11 ans (une blondinette, un brun bronzé) 😎
Afrique Australe: du Lesotho au parc Kruger en avril 2009 (1ère partie) English translation pending
by Mlefevre · 2009-04-22 · 19 replies
Afrique australe : du Lesotho au Kruger (Afrique du sud) Avril 2009

Violence, pauvreté, criminalité, sida....

Oui, mais...

Il y a aussi la lumière de l'Afrique Australe, ses paysages, sa faune...

Pour voir le carnet en images cliquez ici

Et sans doute aussi sa population que nous ne connaissions qu'à peine malgré déjà 2 voyages dans cette partie de l'Afrique : - le premier en 2000 dans l'ouest de l'Afrique du sud (une dizaine d'années à peine après la libération de Mandela et la fin de l'Apartheid) : la population noire nous avait parue complètement « coincée », souffrant d'un immense complexe d'infériorité vis à vis des blancs. Étonnement des gens quand on les saluait, instant de perplexité, puis sourire timide et geste discret de la main. Attitude servile généralisée, évitement. A vous rendre honteux d'être blanc! Comment le pays avait-il évolué presque 10 ans plus tard? Comment allait-il encore évoluer? Vue d'Europe, la situation ne semblait pas sur une pente favorable : mieux valait peut-être y aller maintenant qu'avant qu'elle ne s'envenime encore plus.

- le deuxième en 2005 en Namibie : atmosphère plus détendue mais « apartheid social et économique » Contacts plus chaleureux, bien que rares (1, 8 millions d'habitants pour un pays une fois et demi plus grand que la France, c'est pas la foule!) et toujours à notre initiative, rien de spontané.

Courageuse mais pas téméraire, je décidai de centrer notre séjour d'abord sur le Lesotho à la réputation plus paisible que l'Afrique du Sud et dont les paysages me paraissaient prometteurs (j'adore les montagnes!), puis sur le parc Kruger, à la demande expresse de Fred et des enfants (maintenant âgés de 13, 14 et 15 ans), même si l'idée de me retrouver coincée dans une voiture pendant plusieurs jours dans un parc entièrement clôturé ne m'emballait pas vraiment à priori. Mais comme dit Fred qui est un garçon plein de bon sens : si le parc reçoit 1 million de visiteurs par an, il doit bien y avoir une raison! (UN million, ça fait beaucoup me disais-je en mon for intérieur, peut-être même trop.... )







Dimanche 05/04/09: Bref, nous atterrissons finalement à Johannesburg après une escale express au Caire à une heure du matin (moins de 5 minutes montre en main dans l'aéroport) au cours de laquelle nous sommes pris en charge par un préposé qui nous entraîne dans une cavalcade ébouriffante entre différents portiques qui sonnent et clignotent tous azimuts sans émouvoir quiconque : notre escale initialement prévue pour durer 5 h a été réduite au minimum pour compenser les 5h de retard au décollage à Amsterdam pour « mystérieuse raison technique »

A 14 h, nous avons récupéré la voiture, fait les courses. 'Y plus qu'à! Direction le Golden Gate National Park, parc sudafricain situé au NO du Lesotho à 350 km de Johannesburg. La route est parfaite et les km défilent rapidement au volant de notre 4X4 équipé camping.



Nous y arrivons pour le coucher du soleil, l'atmosphère est magique, le relief à la fois doux et torturé. Quelques zèbres et antilopes ponctuent les pentes d'herbe rase. J'adore!



Je me réjouis de la journée qui s'annonce pour demain! Nous nous installons dans un superbe lodge tout en rondins à Highland Mountain Retreat, à flanc de colline avec l'Afrique qui se déroule à perte de vue sous nos yeux (un peu rougis par le voyage quand même...)

Lundi 06/04/09 5h55, je me lève comme un diable sort de sa boîte : de notre lit, je vois que le ciel rosit...



Le soleil se lève à toute vitesse et très vite réchauffe l'atmosphère un peu fraîche car nous sommes à 1900 m d'altitude. Branle-bas de combat, je houspille tout le monde, il fait grand beau (contrairement aux prévisions d'internet) Nous sommes tout près du « vulture restaurant » qui n'est pas comme je l'avais d'abord cru un restaurant avec vue panoramique sur des vautours mais bien un « restaurant » pour les vautours. Nous décidons d'y faire un tour même si à cette heure matinale nos chances sont minces de voir ces bestioles qui ont besoin d'ascendances. De fait il n'y a que la carcasse censée les attirer mais la vue est belle et la grimpette pas bien longue.



Puis afin de prendre la mesure du parc, nous parcourons en voiture 2 charmantes petites boucles de qq km (Oribi Loop et Blesbok Loop)



Vraiment, ce parc est magnifique, nous décidons de passer une 2ème nuit ici, en camping cette fois. J'ai fait le choix de ne rien réserver au début du voyage (en dehors de la 1ère nuit) afin de pouvoir aviser en fonction de la météo et de l'état des routes. Notre équipement de camping nous laisse ainsi la liberté de décider au fur et à mesure de notre programme. Nous installons notre campement le long de la rivière au pied des falaises ocres



et partons vers 10h pour une balade de 4h vers Wodehouse Peak.



Nous longeons d'abord en contrebas une muraille de falaises rouges puis nous élevons peu à peu au-dessus.



On se rend vite compte que nous n'avons pas pris assez d'eau, quelle chaleur alors que nous sommes en automne (25°C environ mais nous sortons d'un bel hiver!)



Heureusement un ruisseau inespéré nous permet de refaire le plein. Aaahh!



Il nous faut attendre d'être vraiment sur la ligne de crête pour nous affranchir du bruit de la route qui transperce le parc de part en part (seul défaut du parc!)



Le ciel change.... D'abord de beaux gros cumulus comme je les aime...



Puis des cirrus qui n'annoncent rien de bon.



Le Lesotho à quelques km à vol d'oiseau est dans les nuages.



On a bien fait d'en profiter tant qu'il fait beau!

Au loin, le tonnerre gronde mais le vent nous dit que ce ne sera pas pour nous et ça vaut mieux car on ne ferait pas les fiers perchés sur notre crête dénudée....



Nous profitons des derniers rayons de soleil dans la descente. Belle balade, dommage pour le bruit de la route...

De retour au camp, nous allons voir à quoi ressemble la piscine « naturelle » : l'eau est glacée et le bassin pas franchement avenant. Il faudra donc sans doute attendre le Kruger pour faire un plouf.

Pendant notre absence, les petits (Arnaud et Marion) ont entrepris d'allumer le « braï » avec leurs petits doigts musclés, une tonne d'allumettes et du petit bois ramassé alentour. Heureusement les voisins, charmants, viennent à la rescousse, sauvant la situation d'un coup d'allume- feu magique. Le braï est une institution en Afrique du sud, comme le thé en Angleterre ou le pastis dans le sud de la France. Chaque aire de pique-nique ou de camping est équipée et chacun voyage avec son « nécessaire à braï » : allume-feu donc, charbon de bois, bois fendu, grille à saucisses, pique, grande fourchette, grande pince... Notre 4X4 minutieusement préparé possède tout cet attirail ça va de soi!

La nuit s'annonce agitée, le vent souffle dans tous les sens... Au lit ! Les parents dans la tente de toit et les enfants dans la tente de sol, choisie au dernier moment car bien plus spacieuse qu'une 2ème tente de toit qui aurait été trop juste pour les 3 enfants.

Mardi 07/04/09 Petit déjeuner à l'abri dans la tente car il pleuviote. On a mal dormi, le vent a fait battre les pans de notre abri toute la nuit. Bref, on prend notre temps pour décoller.... Nous roulons vers Clarens et en qq km le ciel se dégage : comme souvent ce sont les montagnes qui accrochent les nuages. J'ai lu qu'il n'était pas partout facile de trouver du carburant au Lesotho, aussi faisons-nous le plein (le réservoir fait 160l!) avant d'y entrer par le poste frontière de Calendonspoort. Les formalités s'effectuent rapidement et nous quittons la jolie plaine vallonnée de l'Etat Libre d'Orange pour partir à l'ascension des montagnes du Lesotho. L'ensemble du pays se situe au-dessus de 1400 m d'altitude, ce qui en fait le pays dont l'altitude moyenne est la plus élevée sur notre planète. Il culmine à 3482 m à l'est du Royaume. La partie ouest est la plus urbanisée mais en quelques dizaines de km nous nous retrouvons au milieu des montagnes arides et croisons de nombreux villages de huttes rondes.



Quelle harmonie!



La lessive est une activité sociale à part entière. Ce doit être moins fun en hiver!



Le cheval est le fidèle compagnon du Basotho: il y en a partout, tous ont fière allure mais leur usage est réservé aux hommes.



Quelques ânes, chèvres et vaches également.



Les bergers sont presque tous chaussés d'énormes bottes en caoutchouc et drapés dans une grande couverture de laine.



Il y a des gens partout : impossible de s'arrêter sans que surgisse en qq minutes un berger qui abandonne ses 3 biques pour venir nous voir et quasi systématiquement tendre la main. Seule la présence des adultes empêche les enfants de se livrer à ce « petit jeu » qui n'est pas sans danger quand ils courent pour prendre la voiture de vitesse.

Il faut dire que les 2/3 de la population vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Aussi avant de partir avions-nous rassemblé quelques vêtements, chaussures et livres en anglais pour les donner dans une école.

Depuis qq centaines de mètres nous croisons de petits groupes d'écoliers tous en uniforme : nous approchons d'une école. C'est la fin de la récréation et le « principal » nous demande de l'attendre un peu car il est en train de préparer les fêtes de Pâques avec sa classe de grands : 140 élèves!



Nous devenons aussitôt l'attraction locale pour les petits qui ont fini la classe et les enfants se bousculent pour se faire prendre en photo.



Chacun veut avoir son portrait. Certains sont désespérés de ne pas pouvoir être seul sur la photo car tous s'agglutinent pour y figurer.



Ils prennent le plus souvent la chose très au sérieux.



Les cours se font en anglais dès l'école primaire et les enfants sont très contents de pouvoir utiliser leur savoir pour communiquer avec des étrangers! Nous nous retrouvons tous les 5 avec les paumes décorées de prénoms exotiques à rallonge.



Echange de bons procédés, nous inscrivons à notre tour nos prénoms sur d'innombrables petites paumes rosées. Au bout d'un moment, une dame âgée vient dire aux enfants qu'il est temps de rentrer chez eux car leurs parents risquent de s'inquiéter : certains habitent à plusieurs km de l'école et mieux vaut rentrer avant la nuit. Une bonne partie des enfants obtempère.



Certains préfèrent rester et se donner en spectacle!



Les petits aussi, très impressionnés, ont droit à leur portrait!



Ça fait 2 heures qui nous attendons le principal et nous aussi nous aimerions arriver à notre étape du soir avant la nuit : toujours pas de principal en vue.... Une jeune fille un peu timide d'une vingtaine d'année engage la conversation : elle est étudiante à Maseru la capitale et vient tenir la boutique de son frère pendant quelques jours. Elle tient à nous montrer ses propres photos sur son « laptop »! Ça alors! Si je m'attendais à voir un portable ici, dans cette région dépourvue d'eau courante et d'électricité! C'est un honneur qu'elle nous fait d'allumer son PC car elle ne pourra pas recharger sa batterie avant d'avoir regagné la ville. Elle nous montre avec fierté les photos de sa promotion d'étudiants et de son université.



Nous n'avons pas bien compris ce qu'elle étudiait, les Basotho ayant pour habitude de parler tout doucement, en murmurant sur un ton monocorde un anglais bizarre. Impossible de savoir où commence et où finit une phrase! Finalement devant le sérieux de la jeune fille nous lui remettons les affaires que nous avions apportées en la chargeant de les distribuer : elle est très fière de notre confiance et je suis persuadée qu'elle s'acquittera de cette tâche difficile du mieux possible.

Après un ultime échange d'adresses email, nous quittons Mapholaneng et reprenons la route, pensifs.... Parmi tous ces enfants, combien sont orphelins du Sida? Combien sont eux-mêmes malades? Au Lesotho (source OMS), 1 adulte sur 4 est contaminé. 43000 enfants sont orphelins de père et de mère à cause de cette maladie. 1 sur 6 a perdu au moins l'un de ses 2 parents. 29% des femmes enceintes sont porteuses du virus. Tous les jours dans ce petit pays de 1, 8 millions d'habitants, 63 personnes meurent du Sida. L'espérance de vie n'atteint pas 40 ans!

Et pourtant, quels sourires, quelle joie de vivre....



Nous traversons la rivière Orange (Senqu en Sesotho)



qui roule ses diamants jusque sur la côte atlantique de l'Afrique du sud. Elle est bien maigrelette comparée aux cataractes puissantes des Augrabies Falls que nous avions découvertes il y a presque 10 ans dans l'ouest de l'Afrique du sud.



Mais son lit est superbe!



Vu l'heure déjà avancée nous décidons de nous arrêter au Molumong Lodge au sud de Mokhotlong.



Je sais qu'on peut aussi y camper au cas où ce serait complet. Il reste de la place dans le dortoir, très rustique mais assez propre



et dont la vue achève de nous convaincre.



Je sais aussi qu'on peut y faire des randonnées à cheval et les filles y comptent bien! La petite demi-douzaine de sudafricains présents nous proposent de nous joindre à eux pour le braï mais nous sommes trop crevés et préférons nous coucher avec les poules. Rendez-vous est pris pour partir en rando demain à 8h.

Mercredi 08/04 Notre guide est là avec ses montures, à l'heure dite. Nous partons pour 2 h d'une très belle balade sur les hauteurs du village.







Les filles ont des chevaux assez vifs et galopent à bride abattue pendant que le « groupe des nuls » (Fred, Arnaud et moi) avance prudemment au pas.



Puis, mis en confiance par le caractère vraiment serein des bestioles, nous partons au trot puis au galop, cramponnés à la selle. Tout se passera bien en dehors d'un mal aux fesses qui durera bien 2 jours.



Ces poneys basotho ont le pied très sûr : dans les passages un peu difficiles, mieux vaut les laisser faire leur trace. Ils ont l'air hyperconcentré et plein de bons sens. Le mien m'a vraiment épaté quand en redescendant vers le lodge par la mauvaise piste (réservée aux 4X4) il a fait un écart pour éviter une branche basse qui m'aurait gênée...

Le paysage est époustouflant.



Nous surplombons la vallée de la Senqu : notre guide



nous explique qu'autrefois la rumeur de la rivière emplissait toute la vallée et que maintenant qu'il y a des « robinets partout dans la montagne » elle n'est plus si belle. Par solidarité féminine, je ne peux m'empêcher que ces robinets ont quand même du bon pour la vie des femmes. D'ailleurs ils sont finalement assez rares et il n'est pas rare de croiser des filles ou des femmes rapportant de l'eau sur leur tête ou dans des brouettes. Les chevaux sont réservés à des tâches plus nobles comme de transporter ces messieurs.



Les ânes servent au transport des céréales dont la culture et la transformation sont entièrement manuelles.





Je meurs d'envie d'aller voir le parc national de Sehlabathebe, situé dans une région paumée du Sud est du Lesotho. Son accès est difficile et constitue « une aventure » en soi-ai-je lu... Ce serait « un joyau méconnu ». Alléchant non? Après concertation avec le propriétaire du lodge nous décidons d'y aller par la piste passant par Sehonghong : « not so bad » nous dit-il...

En effet la piste est très roulante jusque Sehonghong, escaladant patiemment chaque repli de ce vaste territoire montagneux.



Une carte est toutefois nécessaire car depuis que nous avons quitté la route A1 à Mokhotlong nous n'avons pas vu le moindre panneau indicateur.



Très peu de voitures circulent sur ces routes: principalement des taxis collectifs pleins à ras-bord. Cependant chaque carrefour (ils sont finalement très peu nombreux vu la faible densité du réseau routier) est un lieu de rassemblement où les gens attendent qui un taxi, qui un client pour lui vendre ses 3 légumes. La plupart semble être là pour passer le temps en voyant du monde.



Tous vous renseignent volontiers pour vous confirmer la bonne direction : mieux vaut ne pas se tromper vu les temps de parcours dans ce relief montagneux et les difficultés d'approvisionnement en essence. Les seuls panneaux ponctuant notre parcours sont ceux qui indiquent la présence des écoles : « primary school du district de Sehonghong », par exemple, ce qui est bien utile au voyageur pour le rassurer dans ses choix.

Car en effet, il y a eu des moments où on s'est demandé si on était bien sur une « vraie piste » en particulier après Sehonghong. Nous n'avions jamais parcouru une piste aussi difficile : des déclivités incroyables, des cailloux énormes, des crevasses dans tous les sens. Il nous a fallu 5 heures pour faire les 50 derniers km!



Mais quels paysages! Un mélange de sud-ouest américain et de nord-ouest argentin!



Nous sommes précédés d'un taxi collectif type combi VW dont on se demande comment il arrive à passer. En fait il va nous distancer de plusieurs km, impressionnant!



Finalement nous franchissons le Matebeng Pass et entamons la descente vers Sehlabathebe.



Il nous faut une bonne demi-heure depuis l'entrée du parc (gratuite et matérialisée par un panneau déglingué) jusqu'au lodge. Le soleil se couche alors que nous arrivons...



Ouf! Quel parcours en effet! Le Sehlabathebe se mérite! Je pense qu'il doit être plus facilement accessible en passant par la route qui longe tout le sud du Lesotho (à vérifier) En arrivant nous sommes accueillis par un homme et 3 femmes qui s'occupent du lodge : nous sommes les seuls clients. Nous nous installons dans ce qui pourrait ressembler à une résidence d'été pour le roi : grand salon avec profonds canapés brodés de fils d'or, cheminée design au centre. Salle à manger avec longue table cernée de chaises très rustiques lourdingues dont l'une placée à une extrémité paraît encore plus « royale » que les autres. Nappe et napperons en dentelle. Portraits de rois et de princes figurant en bonne place dans le salon. Bibliothèque vitrée avec bocaux contenant différents serpents formolés. C'est vraiment très moche et incongru mais finalement assez confortable. Pas d'électricité donc l'éclairage est fourni par un système de lampes à gaz dont le réseau court dans les plafonds (tout ça fuit un peu et il faut veiller à aérer!). La cuisine est équipée pour faire à manger pour au moins un roi et sa cour. Il y a 4 SDB! Les 3 hôtesses sont visiblement très fières de s'occuper d'un tel endroit dans ce pays de huttes le plus souvent sans aucune commodité... Le fond de l'air est très frais à 2400 m et nous sommes bien contents de ne pas avoir à camper!

Jeudi 09/04/09 Ciel un peu couvert ce matin... Nous avons bien dormi dans notre lit royal « king size of course » avec tête de lit ornée d'une tapisserie encore recouverte de son plastique d'origine.



Nous partons pour une grande balade dans le parc. Pas de plan, pas de carte, l'homme du lodge nous montre du doigt quelques points remarquables et c'est parti!



Nous déambulons dans un dédale de formations rocheuses variées :



arches,



« mushrooms », pools, pozzines



avec en toile de fond les pics du Drakensberg et l'Afrique du sud.





Mélange incroyable d'Irlande, de Sud-ouest américain, de Corse, de Mongolie (enfin il me semble) Nous avons quelques rayons de soleil, quelle chance!



Plus loin nous rencontrons quelques chevaux destinés à la rando (mais nos postérieurs ne sont pas encore tout à fait remis!)



Dès qu'on s'éloigne un peu les sentiers disparaissent



et la marche dans les hautes herbes n'est pas de tout repos



mais quel régal.

Après avoir fait nos adieux à nos hôtes qui vont retrouver leur solitude loin de tout, nous reprenons la piste vers le col de Ramatselisao



qui doit nous ouvrir les portes de l'Afrique du sud.





Nous manquons de rater le poste frontière, pas signalé. Le tronçon de piste entre le poste du Lesotho et celui de l'Afrique du sud fait penser à une épreuve de sélection avant d'être jugé apte à descendre au-delà du col : complètement défoncé! Arrivé au poste sudaf : 100 m de pavés autobloquants parfaitement alignés puis nous retrouvons une piste digne de celle de la veille. Epique! Nous croisons plusieurs taxis collectifs bondés qui négocient la piste avec une maîtrise incroyable. Comment font-ils? Nous arrivons finalement en territoire zoulou



et croisons encore quelques beaux villages



avant de retrouver une architecture plus banale. Nous filons à toute allure sur les pistes parfaites du pays zoulou, serpentant au milieu des collines harmonieusement ponctuées de bosquets. C'est très beau, je ne m'y attendais pas. Quel pays de cocagne que l'Afrique du sud : on comprend l'enthousiasme des premiers immigrants! Bien sûr, après avoir craint 100 fois de crever sur les mauvaises pistes du Lesotho, c'est sur cette piste insignifiante que nous perçons un pneu, sans doute (comme souvent) à cause d'une vitesse excessive. La seule voiture rencontrée s'arrête gentiment pour nous proposer de l'aide mais tout va bien : nous avons 2 roues de secours.

Nous faisons le plein à Underberg, ville commerçante très animée où on trouve de tout et en particulier de nombreuses agences qui proposent des excursions au Sani Pass. Il faut 1 heure pour faire le plein, ça refoule, peut-être à cause d'un débit trop rapide à la pompe. Cela nous laisse le temps d'aller nous ravitailler au supermarché Spar du coin. Nous regrettons de n'avoir pas pris les lampes frontales pour aller faire nos emplettes : les coupures d'électricité se succèdent dans l'indifférence générale. Nous n'avions pas ce problème au Lesotho puisqu'il n'y avait pas d'électricité du tout.... Pas facile de trouver ce que l'on cherche dans la pénombre! Enfin nous sortons du supermarché au moment ou Fred arrive sur le parking et remplissons notre frigo de vivres frais. Nous décidons de voir à quoi ressemble le versant sudafricain du Drakensberg et choisissons d'aller camper à Drakensberg garden, tout proche.

Le visitor center est déjà fermé aussi nous installons-nous sur un emplacement libre tout simplement (on a de la chance car il n'y a que 10 places en tout mais le WE de Pâques ne commence que demain). Le site est magnifique, à la lisière d'une forêt d'eucalyptus qui embaume l'atmosphère, avec la vue sur les montagnes.



Le temps se gâte et nous installons le tarp, enfilons nos vêtements de pluie et nos bonnets.



Eh oui c'est l'automne. A vrai dire il ne fait pas vraiment froid mais c'est l'occasion d'utiliser tout ce fourbi que j'avais plutôt prévu pour le Lesotho au cas où nous aurions du camper en altitude sous la pluie.

La suite dans une 2ème partie : voyageforum.com/...eme_partie_D2550453/
Visites pour une semaine autour de Barcelone? (Espagne) English translation pending
by Isaber · 2008-08-08 · 16 replies
Je serai à Barcelone une semaine en septembre. On m'a informé que c'étais amplement... alors j'aimerais aussi aller visiter les alentours, autre belle ville, village, etc...... mais je serai en train ou en bus, et aimerais revenir coucher à Barcelone le soir. Mon hôtel est déjà payer et coute quand même assez cher!!! Que me conseillez-vous?
Petit sondage tour du monde English translation pending
by Travelover · 2008-06-07 · 63 replies
Bonjour,

je viens vous poser quelques questions sur l'organisation de votre tour du monde, futur, passé, rêvé... J'ai aussi ce projet pour dans 3 ans avec mon fils. J'ai déjà posté sur VF à plusieurs reprises en tant que demandeuse et conseillère (si je peux dire ! 😛). Donc si vous voulez prendre deux minutes et me répondre ce serait vraiment sympa, c'est dans le cadre d'un autre projet et si vous participez activement alors je pourrai vous le présenter bientôt ! Merci beaucoup beaucoup beaucoup à tous et à VF !

1- Pour quand votre TDM ? Ou, c'était quand ? 2- Vos transports ? type des transports prévus/empruntés/réservés à l'avance 3- Vos hébergements ? type des hébergements, même si vous avez dormi dans votre voiture de loc ou au fond d'une grotte ! Avez vous réservé à l'avance/au fil de l'eau... 4- Le nombre de personnes qui ont voyagé ? et le type de personnes, âges... 5- Accordez vous une grande importance aux rencontres ? Quelles types de rencontres aimeriez vous faire ? 6- Combien de temps à l'avance avez vous préparé votre voyage ? 7- Si vous aviez à le refaire (pour ceux qui sont déjà partis évidemment 😄), que changeriez vous, que referiez vous ? (itinéraire, hébergements, transports, durée...) 8- Avez vous créé des liens dans les pays à visiter avant votre départ ? 9- Avez vous fait appel à des professionnels sur place (excursion, autres...) 10- Il n'y aura pas de 10ème question, je pense que ça suffira pour cette fois, je vous ai déjà assez pris de temps et vous remercie très sincèrement de m'aider dans ma démarche, je vous assure que vous verrez les fruits de ce dur labeur !

A bientôt, et bon TDM
Chine: boycott des agences de France English translation pending
by Enzo0511 · 2008-05-30 · 35 replies
la Chine a demande a ses agences de voyages de retirer la france de ses catalogues a effet immediat alors qu'on a envoye des emissaires de marque (un ancien premier ministre ainsi que le 2e personnage politique de notre etat: le president du senat) pour s'excuser d'incidents pendant le passage de la flamme chez nous alors que les incidents ne sont pas imputables a notre pays apres le boycott de Carrefour en chine (qui emploie 99.9% de chinois et qui vend 99.9% de produits chinois) apres l'aide que la France a envoye en Chine en hommes pour les aider dans les secours suite aux catastrophes qui viennent de survenir

la Chine, forte de tous les maux dont on l'accuse, se permet le culot de nous boycotter au niveau touristique

j'espere que ca servira de leçon au gouvernement a vouloir encore rabaisser notre pays en baissant notre pantalon devant leurs dirigeants...
Istanbul: une semaine en mai 2008 ( 1ère partie ) English translation pending
by Vazyvite · 2008-05-18 · 28 replies
Après un 1er séjour à Istanbul en Février 2006, ( récit complet et détails = http://www.vazyvite.com/...stanbul/istanbul.htm ) nous sommes tombés sous le charme de cette ville fantastique. Par contre, sous la neige et avec 5°, il nous manquait une ambiance qu'on sentait + riche avec un peu + de chaleur. On ne sera pas déçus effectivement ! Cette fois, ce sera juste avec Môman, alias Mauricette 😛

Vendredi 9 Mai 2008 :

Arrivés la veille à Minuit, le temps est gris donc ce sera la ville "moderne" et ses centres commerciaux. On veut voir tous les aspects de cette ville cette fois. On prend l'AKBIL ( Pass électronique qu'on charge à 50 YTL ) et on prend le métro vers le Nord.

1er centre commercial étonnant, le Kanyon :

Boutiques branchées et design. Une architecture splendide !

2 stations + bas, c'est le Cevahir ou le + grand centre commercial d'Europe, mine de rien. 8 étages, des cinémas, bureaux, appartements; restaurants ... Rien à envier à n'importe quelle capitale !

Nous continuons à revenir vers le centre de Taksim et nous arpentons Nisantasi. Là aussi, c'est l'équivalent des Champs-Elysées et tout le beau monde vient y faire son shopping Top Fashion.

Pour contrebalancer, on se dirige vers Dolapdere. C'est le quartier des garages en tout genre mais plutôt la bricole quoi.



Les mosquées ne sont pas toujours aussi flamboyantes et magnifiques qu'on l'imagine :



Le quartier est un peu peu destroy et les anciens bâtiments perdent un peu de la splendeur d'antan :



Direction les quais d'Eminonu pour se renseigner sur les horaires de bateaux pour les prochains jours. Une odeur de friture de maquereaux envahit tous les quais avec des grills un peu partout et des tables de fortune.



Impossible de résister, ce sera notre dîner à 4 YTL le sandwich avec un maquereau grillé. Super qualité/prix !

Nous remontons vers Taksim par la rue incontournable d'Istanbul by night, Istiklal Cadessi. C'est Vendredi et noir de monde.



Samedi 10 Mai :

Aujourd'hui, nous prenons le bateau pour Eyüp, un haut lieu religieux d'Istanbul.

Dès le débarcadère, on se croirait comme à Lourdes. Des dizaines de bus remplis de turcs, des boutiques partout ...



Cimetière ottoman :



Beaucoup de gamins "déguisés" en sultan. Comme la 1ère communion ? On n'a pas trop compris le concept !



Nous montons vers le fameux café Pierre Loti ... et maintenant, y'a même un téléphérique :



On déjeune ici et on prend un taxi pour rejoindre les murailles terrestres à la porte d'Edirne.



Malheureusement, la Mosquée Mihrimah est en pleine rénovation et fermée pour de longs mois à priori. Nous longeons les murailles vers le quartier de Fener. C'est populaire et l'ancien quartier grec.



Arrivés sur la Corne d'Or, on prend un taxi pour revenir sur Eminonu et le bazar aux Epices. Nous revisitons la petite mosquée de Rustem Pasa, une merveille :



AVant de rentrer dans le "cirque" du Bazar Egyptien, nous faisons le tour par les rues adjacentes, + authentiques bien évidemment :







Nous remontons ensuite vers le Grand Bazar juste pour la plaisir des rues commerçantes avec ces miliiers de magasins de vêtements en tout genre.

19h00 : Tout commence à fermer donc nous cherchons déséspèrement un endroit pour boire une bière réconfortante après ces kms de promenade. Aucune boutique à kebab en propose et on se retrouve en terrasse dans un TexMex . Bah, la soif est la + forte !

Un petit coup d'oeil à la Mosquée Bleue à la tombée de la nuit :



20h00 : Appel de la prière. C'est toujours aussi magique lorsque toutes les mosquées se répondent au même moment. On craque et on y va ! Il faudra juste attendre 20mn car elle est fermée aux touristes pendant ce temps.





C'est toujours aussi grand, aussi beau, aussi bleu, aussi ..... et à cette heure tardive, on en profite + tranquillement !

Dimanche 11 Mai :

Allez on est parti pour notre série de croisières, ratées pour cause de mauvais temps en Février 2006. Aujourd'hui, c'est la fameuse croisière sur le Bosphore. Nous allons donc remonter vers la Mer Noire. 12, 5 YTL l'AR donc vraiment pas cher. Départ à 10h30 pour 1h30 jusqu'au Terminus ci-dessous :



C'est ici que les navires attendent les pilotes qui vont les guider tout au long de ce couloir embouteillé.



Bon déjà c'est le grand foutoir sur la bateau avec les gens qui vont d'un bord à l'autre pour prendre des photos, qui restent debout devant ta figure sans se soucier de bloquer la vue à l'autre moitiè du bateau. Tu ne vois que des fesses au final 😠 J'abandonne l'idée de prendre des photos devant tant d'hystérie. On verra au retour !

Il n'y a pas bien sûr que des palais !



J'ai donc pris toutes les photos que j'ai voulu au retour . Tout le monde ronfle à l'intérieur en fait. Au final, ça nous a pas enchanté le Bosphore ! Peu de ces fameux Yalis historiques ou trop loin.

Au retour, nous descendons avant Eminonu à Ortakoy :



Le Dimanche, c'est la promenade de beaucoup de monde. Un petit marché avec des stands de bijoux, foulards et autres pièges à fille 😕 Beau temps donc grosse foule ! 17h00 : C'est l'heure du goûter et tout le monde mange . On craque pour des crêpes qu'on garnit à la demande, sucré ou salé. Ce sera fromage et herbes pour nous.



Magnifique petite mosquée comme une bonbonnière :



Ici les pommes de terre fourrées de légumes, épices, etc .... Gros succès en tout cas. 1 personne sur 2 en a une. On ne testera pas !



Retour vers Taksim et par Istiklal Cadessi. Nous dînons dans une petite rue parallèle, la Nevizade, avec à gauche, les bars et à droite les restaus. On fait les 2 côtés 😎



Lundi 12 Mai :

2ème croisière au programme et aujourd'hui ce seront les îles des Princes. Départ de l'embarcadère de Kabatas. 2, 60YTL jusqu'au Terminus ... pas de quoi s'affoler, hein !

4 arrêts avant la + grande île de Büyükada.

Dès l'arrivée, tout le monde se précipite sur les loueurs de vélos ou des calèches pour aller ... ben on sait pas trop où et pourquoi en fait. J'ai 3 guides et on te parle des îles mais personne ne te dit quoi voir et où. Bref, on reste à pied et on suit tout ce beau monde au pif.

Les trottoirs sont en travaux et des palettes en peu partout. On est loin du buccolique tu vois. En plus, ça pue le crottin de cheval dans toute l'île. Je plains ceux qui résident ici pour le calme et le grand air 😠

Ci-dessous, un exemple flagrant du souci local. Une maison double avec 1 partie nickel et restaurée à prix d'or sans doute et l'autre moitiè en épave :



Celle-ci appartient à l'état ... Pas vraiment exemplaire 😕



Le parking à calèches. Impressionnant et une puanteur infernale !

On déjeune rapidement et on reprend le bateau de 15h00. On a vite fait le tour sauf ceux qui vont effectivement + loin pour les plages ... mais on n'est ni équipé ni venu pour ça ! Franchement, vu du bateau, les autres îles n'offrent pas beaucoup d'intérêt et surtout t'es coincé 2h00 avant le prochain bateau et ça nous a pas paru nécessaire !

Nous sommes revenus du côté de Beyoglu. Visite de la Mosquée Ali Pasa encore de Sinan ! La fontaine et les arcades pour les ablutions des fidèles :





Nous remontons vers la Tour de Galata par des ruelles. C'est toujours un peu au flair pour y arriver :



Vue depuis le sommet :



Une fois de + et encore et encore, nous revenons par Istiklal Cadessi. L'animation y est permanente et la foule impressionnante. Quel changement par rapport à Février et au quartier pour touristes de Sultanahmet. C'est vrai que lorsque l'on est, comme nous il y a 2 ans, à Sultanahmet, on n'imagine pas cette ambiance juste de l'autre côté du pont.

En dessous du lycée de Galatasaray au milieu de cette fameuse rue, il y a, ce qu'on appelle ici, la rue des Français, la Cezayir Sokak. C'est mignon comme tout, tout en escalier et bar à tous les étages



C'est vraiment sympa et original.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> Suite sur la 2ème partie = http://voyageforum.com/...ost=1728247;#1728247
Visites à Pékin en une journée English translation pending
by Razafinanto · 2008-04-01 · 15 replies
Besoin de renseignements: Est-ce qu'en une journée, métro, je peux envisager un détour au marché de Panjiayuan, puis une visite correcte de la cité interdite, Tiananmen et ses alentours et surtout pouvoir assister le soir à une représentation au théâtre Laosheteahouse (ah, je pense que c'est jusqu'à 16h30 seulement si le guide est tjrs bon!lol) ou au Résidence du Prince Gong. Notre hôtel se trouve non loin de la place je crois.Ah la la! je pense oui. Tenez, je l'ai voilà l'adresse: Beijing Far East Int. Youth Hostel Adresse : No.90 TieShuXieJie XuanWu District - Pékin, Chine Bref, pensez-vous que de là, je pourrais faire ce dont je vous ai parllé ci-dessus en une journée? merci à tous pour les renseignements! Nirina
Retour de l'hôtel Villa Cuba English translation pending
by Gaston57 · 2008-03-23 · 15 replies
Bonjour,

J'ai résidé du 6 au 20 mars à l'hôtel Villa Cuba de Varadero et voici un résumé de mes impressions personnelles sur cet hôtel. En route vers l'hôtel, j'appris que tous les passagers de l'autobus étaient destinés pour l'hôtel Villa Cuba et je me suis dis que se sera l'enfer pour l'enregistrement de la chambre.Arrivé à destination, accueil par le service d'animation et les musiciens de l'hôtel et un serveur nous offrait un rhum punch en nous souhaitant la bienvenu.A ma grande surprise, l'enregistrement pour la chambre s'est fait très rapidement par quatre préposés à la réception qui étaient prêts à nous recevoir. La chambre (1418) était propre, grande avec beaucoup d'espaces de rangement.Salle de bain fonctionnelle avec bain et douche (nous n'avons jamais manqué d'eau chaude)séchoir à cheveux puissant et serviettes changées tous les jours.Il y a un mini-frigo où se trouvait une bouteille de 1.5 litre d'eau à notre arrivée et que nous pouvions remplir à volonté au restaurant buffet ou au bar de la piscine. Les restaurants:le resaurant buffet offre un choix varié de nourritures, autant pour la viande (boeuf, poulet, porc et poisson) que pour les légumes.De plus, chaque jour les mets sont présentés d'une façon différente .Il y a aussi une partie réservé au pâtes dont vous choisissez les ingrédients qui composeront votre assiette.Plusieus choix de salades, fruits et desserts complètent les présentoires.Cependant, arrivez tôt car il semblerait que le renouvellement des présentoires laissent à désirer (commentaires entendu de ceux qui soupaient tard) Le restaurant de la plage est très populaire pour le repas du midi avec son succulent poulet sur la broche et les hot dog, hamburger et pâtes qu'il offre.les restaurants cubain, asiatique et international offrent un bon choix de menu et nous avons été satisfait de la qualité de la nourriture que nous avons consommé aux trois restaurants. La piscine est énorme et divisée en plusieurs parties de profondeurs différentes afin de satisfaire toutes les éxigences de la clientèle;de plus plusieus chaises longues en tissu sont disponibles. La plage, une très belle et longue plage couleur cassonade très pâle à texture farineuse où nous avons trouvée plusieurs palapa et de nombreuses chaises qui cependant sont vites occupées malgré leurs grand nombre. La mer aux différentes teintes de bleu a une dénivellation très lente et permet ainsi aux enfants de jouer en toute sécurité. L'hôtel mise beaucoup sur le service à la clientèle et, que se soit à la réception, aux bars, aux restaurants, au service des serviettes de plage ou même à la plage par le préposé aux chaises, tous est fait avec courtoisie et vitesse pour satisfaire le client. Chaque soir, de 21h30 à 22h30, un spectacle de qualité est donné par des artistes locaux. En résumé, j'ai beaucoup apprécié mon séjour dans cet hôtel qui se trouve à seulement 20 minutes de marche de calle 62 et du début de la ville de Varadero et je le recommande fortement surtout pour la propeté des lieux, la bonne nourriture qu'on y sert et pour son service à la clientèle.
De Ouarzazate à Merzuga (Maroc) English translation pending
by Mijoperette · 2008-02-26 · 3 replies
Dans mon précédent récit (Marrakech, nous revoilà), nous venions de quitter la petite Fatima. Je tremble de plaisir en pensant à la suite de notre voyage. Itinéraire de 204km à partir de Marrakech jusqu'à Ouarzazate, en passant par le col de TIZI-N-TICHKA. Puis, balade dans la vallée du Draà jusqu'à Merzouga, nuit dans l'erg Chebbi, retour à Marrakech, par la vallée du Dadès, pour revenir ensuite à Essaouira !... Bon, ça paraît un peu compliqué, mais non, la preuve .... -- Le coffre de la voiture est assez grand pour tous nos bagages. Ouf ! Nous avons eu un peu peur de ne pas tout caser ! Sortir de Marrakech n’est pas une simple affaire ! D’abord remplir le réservoir d’essence, puis consulter la boussole. De quel côté, Ouarzazate ? Il faut prendre la route qui passe par le col de Tizi-n-Tchika. Nous avons été prévenus, il ne faut pas oublier que nous sommes en vacances et prendre notre temps. Ouarzazate n’est qu’à 3h de voiture de Marrakech. Jean est tout heureux d’avoir un volant entre les mains, il pilote le 4X4 qui nous a été confié avec enthousiasme par Fouzia et son collègue. Bon d’accord, il y a un peu de jeu dans la direction, un feu arrière cassé, un impact sur le pare-brise, une des portes qui ne se ferme pas facilement et par ci, par là quelques éraflures du plus bel effet ! Mais il ronfle bien et on espère très fort qu’il nous amènera à bon port ! Nous les filles, confortablement installées à l’arrière du véhicule, essayons de ne rien rater du paysage qui défile. Les appareils à photos sont sortis de leur étui, prêts à capter l’évènement imprévu, le personnage insolite, les couleurs des costumes, celles des tapis exposés en plein soleil, prêts à témoigner de la diversité des régions que l’on traverse, des émotions qui nous saisissent devant certaines scènes de la vie campagnarde marocaine. Dès les premiers kilomètres, nous sommes surpris par l’aridité du paysage. Cette route, toute droite devant nous, traverse une plaine immense où « fleurissent » des tas de cailloux. Pratiquement pas d’habitations en vue, quelques arbres misérables qui s’obstinent à pousser là, et de temps en temps, un bout de champ, une tâche verte sur laquelle de pauvres gens travaillent, aidés dans leur labeur par de petits ânes dociles. Nous prenons un peu plus d’altitude et la végétation se fait un peu plus « dense ». Ce sont les cactées qui dominent, en particulier les figuiers de Barbarie. La route grimpe petit à petit, le paysage devient plus montagneux, des moutons arrachent quelques brins d’herbe à cette terre aride et caillouteuse. Les ravins se font plus impressionnants, les virages serrés sont négociés avec prudence. Les couleurs sont toujours aussi belles, mariant toutes les variations de l’ocre. Et puis, dans un virage plus large, la vue d’un bar nous incite à faire une pause. L’occasion de jouer « aux vases communicants », nous désaltérer et soulager nos vessies soumises à rude épreuve par les soubresauts du 4X4 ! Nous sommes accueillis aussi bruyamment que chaleureusement par un magnifique jeune homme. Il est habillé de bleu comme les hommes du désert, il a un sourire éclatant, de bonnes joues rebondies, il s’appelle Ahmed. Il nous suit dans le bar et nous le prenons pour le patron. Nous commandons cafés et rafraîchissements et demandons bien sûr : « les toilettes, SVP ? ». Le papier nous est dispensé avec parcimonie et c’est avec un peu d’appréhension que nous entrons à tour de rôle dans le « saint des saints ». Rudimentaire mais impeccable de propreté. Un trou dans le sol, une arrivée d’eau à l’aide d’un petit robinet et un seau qu’il faut remplir afin de « tirer la chasse » ! Et Ahmed qui nous félicite, car :-« il y en a qui pose la m… et qui ne boive rien ! ». Nous sommes des gens « bien » et cela fait plaisir d’être reconnu ! Il s’assied à notre table et de confidences en confidences, nous apprend qu’il tient la boutique accolée au bar. Nous comprenons vite que le respect qu’il éprouve à notre égard sera encore plus grand si nous lui achetons quelque chose ! Bon, on y va. On va bien trouver l’occasion de dépenser nos dirhams. Il y a longtemps qu’on ne leur a pas fait prendre l’air ! Nous flanchons pour de jolis chèches, bleus pour Michel et Huguette, vert pour moi. Jean ne cède pas et rigole de nous voir enturbannés de la sorte. Quand à Ahmed, il rit à gorge déployée ! Quoi ? On n’est pas beau ? Personnellement, je dirais même que Lilou est de loin celui qui s’arabise le plus vite ! Sacré Ahmed, il a réussi à nous vendre ces écharpes 10€ chacune ! On aurait dû se méfier quand il n’a pas insisté pour nous vendre autre chose ! Mais il est tellement sympathique que nous lui promettons de nous arrêter au retour. Les rares villages que l’on aperçoit se confondent avec la couleur du sol. Les montagnes plus loin ont des airs menaçants. De grandes murailles sévères surplombent de petits carrés verts de végétation. Ce sont les seuls signes qui témoignent de la présence d’êtres humains dans les parages ! La route s’élève doucement et le paysage change petit à petit. Ce sont maintenant des forêts de pins et de chênes. Certains villages sont entourés de noyers et nous pourrions y trouver de quoi nous restaurer. L’ascension se poursuit par de larges lacets dans un paysage montagnard où la végétation se réduit à de maigres prairies. Nous avons la chance de capter une jolie scène de la vie rurale. Une jeune bergère et ses quelques moutons. J’apprends que ces prairies s’appellent en berbère « tichka ». Comme le nom du col, le plus haut du Maroc, qui nous permettra de passer sur le versant saharien du Haut Atlas.

Et le sommet du col, tout proche. Nous sommes à 2260m d’altitude, les cimes sont légèrement enneigées. Après la gentillesse d’Ahmed et sa conception du commerce, voilà les « arnaqueurs » du Tizi-n-Tchika ! Ici, on vend des minéraux et fossiles dont l’authenticité est plus que douteuse ! Les pierres que brandissent les marchands scintillent dans la lumière. La plupart des améthystes ne sont que des cristaux de roche teints à l’aide d’encre violette. Je ne parlerai pas des « rubis et saphirs » aussi fabuleux que faux ! Le premier marchand (photo) est sympa et donc, réussit à nous vendre un petit objet à chacun. Mais le second a déclenché en moi une profonde aversion. Sous des airs bonaces, il cache une agressivité qui me hérisse le poil encore aujourd’hui !Les autres promettent de s’arrêter au retour, moi, je fais la tête ! Je n’ai vraiment pas envie de le revoir, celui-là ! Quelques kasbahs en bord de route dressent leurs murailles de terre ocre. Beaucoup sont en piteux état ! Je surprends un petit âne qui attend patiemment je ne sais quoi ! Nous approchons de Aït-Benhaddou. Et soudain, le choc ! A la sortie d’un large virage, la vue superbe du ksar rouge, hérissé de hautes tours en pisé, se dressant à flanc de colline nous laisse sans voix ! Il se trouve sur l’autre rive de la rivière en contre bas, le Mellah. On s’arrête pour mieux le contempler. Puis, laissant notre voiture en bordure de route, sous la surveillance d’un jeune homme qui nous servira de guide plus tard, nous optons à l’unanimité pour une pause réparatrice dans l’auberge la plus proche. Pas de problème, ce sera encore un tajine au poulet. Nous n’avons pas pensé à compter combien de fois nous avions choisi ce plat ! Petite plongée dans le guide touristique et nous sommes tout de suite plus savants ! (Le ksar de Aït-Benhaddou, l'un des plus fameux du Sud marocain, est désormais classé patrimoine de l'humanité par l'Unesco. Le décor du ksar a inspiré de nombreux cinéastes. David Lean y tourna pour Lawrence d'Arabie les scènes censées se dérouler à Aqaba.)

Nous franchissons facilement la rivière Mellah à gué. De gros sacs sont posés à distance irrégulière et c’est en sautant avec plus ou moins de grâce que nous arrivons sur l’autre rive. Le guide nous apprend que l’eau de la ou le...Mellah n’est utilisable ni pour les hommes ni pour les cultures. Il ou elle traverse d’anciennes mines de sel et charrie bien sûr des eaux impropres à la consommation. Nous nous promenons dans un lacis de ruelles et grimpons allègrement un sentier pierreux qui nous amène au sommet du ksar. La vue plongeante sur la rivière et la plaine alentour, l’immense grenier tout au fond, les tentes noires dressées au bord de l’eau pour un groupe de touristes, et juste en contre bas, les belles tours de pisé, nous rendent muets ! Et pour rendre muettes les deux filles, il en faut, vous le savez bien !





En visitant le village, nous sommes passés devant moult boutiques et avons été agréablement surpris de n’être importunés par aucun des marchands ! Nos illusions se sont envolées en redescendant du promontoire. Notre gentil guide nous propose de visiter la « maison berbère », il y en a paraît-il pour 5 minutes ! Comme il est sympa, va pour la visite. Nous sommes accueillis par un homme à l’imposante stature qui, aimablement, nous invite à boire le thé. Nous entrons dans une pièce où sol et murs sont recouverts de tapis. Des montagnes de tapis ! Nous nous asseyons par terre face à lui, notre guide sur le côté, toujours aussi discret. Sans s’arrêter de parler, notre hôte prépare le traditionnel thé de bienvenue. Nous sommes détendus et sourions à ses propos débonnaires. Il a commencé par une histoire amusante, suivie d’une devinette, nous rions, confiants et de bonne humeur. Il nous parle de la fabrication des tapis par les femmes de la montagne et nous dit qu’il n’a pas l’intention de nous en vendre. Nous sommes tout à fait rassurés, quand il nous annonce que par contre…Et le voilà qui attrape un beau coffre de bois et de cuir, jusque là caché derrière lui. Il y a à l’intérieur une profusion de bijoux « berbères » fabriqués, soi-disant dans le désert, et qui sont, bien sûr, uniques au monde ! Bon, nous y voilà ! Michel garde le sourire, Jean fronce les sourcils et nous deux, nous bavons d’envie devant les petites merveilles que le roublard a disposées devant nous ! Bien sûr, « il faut boire le thé, ne pas s’énerver et surtout ne pas parler du prix…on a le temps, ce n’est pas important…on achète, c’est bien, on n’achète pas, on reste ami ! » Bien entendu, il a vu que nous étions plus vulnérables que nos hommes et il essaie de nous appâter de toutes les façons. Il n’hésite pas le gros malin, à augmenter outrageusement les prix lorsqu’il voit que nous regardons plus particulièrement un article ! Finalement, ce sera un peu fâché quand même que nous le quitterons ! Notre guide ne bronche pas et continue à nous raconter l’histoire du village et de ses habitants. Nous lui sommes reconnaissants de ne pas nous montrer sa déception, car il ne touchera pas de bakchich auprès du marchand de bijoux. Nous compensons par un bon pourboire et reprenons la route. Nous sommes à une vingtaine de kilomètres de Ouarzazate et avons hâte de faire un brin de toilette. Je consulte le voucher qui nous permettra de loger à l’hôtel « LE ZAT ». C’est bien sur la route de Skoura, en direction des gorges du Dadès. Entrée de Ouarzazate. Nous passons comme une fusée devant la Casbah du Glaoui et je n’ai que le temps d’armer mon appareil photo, elle est déjà loin !



L’hôtel est moderne, l’eau de la piscine un peu fraîche et le serveur a un petit air d’Henri Salvador qui nous le rend tout à fait sympathique. Nous n’aurons qu’à nous féliciter du bon accueil qui nous est réservé partout où nous irons !

VENDREDI 1ER DECEMBRE 2007. La journée d’hier a été remplie d’images et de paysages les plus divers, les maisons et villages de pisé se sont succédés sur la route et la visite de Aït-Benhaddou a ravi nos yeux. Nous passons donc sans états d’âme particuliers devant la magnifique Casbah du Glaoui située à Telouèt, 1Km de Ouarzazate. (Voir la photo plus haut). Elle est d’une luminosité exceptionnelle et a été reconstruite avec des moyens financiers énormes. Les réalisateurs de cinéma s’y précipitent, on dit qu’Hemingway y séjourna et malgré cela, .... nous préférons faire la visite des studios de cinéma qui se trouvent à la sortie de la ville. Michel frétille comme un gardon à la pensée de se frotter aux prestigieux acteurs qui ont tourné là et fréquentent toujours cet endroit. D’immenses statues égyptiennes sont érigées aux abords du site. Munis du billet d’entrée, nous attendons patiemment qu’un guide soit libre pour commencer la visite. Huguette pose tranquillement et s’imagine être dans la peau de Cléopâtre. Nous nous attardons devant les affiches des films dont certaines scènes ont été tournées ici.

Notre guide est tout mignon et s’appelle Ali, je crois ! Il est marrant comme tout et démystifie une à une tous les histoires qui nous avaient faits rêver jusque là ! De l’illusion partout et du toc en veux-tu en voilà ! Des murs qui paraissaient faits en dur, ne sont en réalité fabriqués que de toile et de peinture. Des décors en trompe- l’œil, donnent le change jusqu’à ce qu’on s’en approche de près ! Eclats de rire quand on voit que tout est « bidon » ! On reste admiratif devant ce déploiement d’astuces les diverses. Vraiment aucun regret après cette visite qui nous a prouvé à quel point il est « facile » de manipuler tout un chacun ! Respect pour tous les acteurs de cette ville fantôme ! Un champ de pierres, immense devant nous, et un berger qui y mène ses moutons avec je ne sais quel espoir d’y trouver leur pitance ! Encore un qui va se faire prendre aux pièges des prestidigitateurs de cet endroit ! Le guide nous certifie que de grandes « batailles » cinématographiques se sont jouées là ! Bon ! On préfère le croire, car rien ne nous paraît plus réel ! « Laisse béton ! ». On s’amuse bien en passant d’une pièce à l’autre, les décors changent et nos délires aussi. Ali nous pose des devinettes : « Quel est le film qui a été tourné ici ? »-- Les idées les plus farfelues nous traversent l’esprit et nous lui en faisons part bruyamment ce qui le fait rire aux éclats ! Nous nous prenions pour des cinéphiles avertis, que non ! Chaque réponse est fausse ! Les garçons s’amusent à nous faire peur, bouuuuuuh ! Comme si on ne voyait pas que ce sont de faux ossements ! Quoique !!! Et puis on ne se lasse pas de jouer les reines dans ce décor « Hollywoodien » et, prendre la pose dans les escaliers qui mènent au trône de Cléopâtre n’est pas pour nous déplaire ! Il n’y a pas que Monica Bellucci sur la terre ! On me met une perruque et une couronne sur la tête, deux seins hauts placés et un régime « slim fast » pendant 2 ans, je n’aurais aucun mal pour lui ressembler…surtout de loin ! Et Ali qui rigole ! Il ne se fiche pas de nous quand même ! C’est qu’il en est bien capable, le bougre ! Direction la vallée du Dadès et plus précisément, TINERHIR aux orthographes les plus diverses, sans parler de la prononciation qui nous divisera souvent. La route qui va de Ouarzazate à Tinerhir, et au-delà jusqu’à Erfoud, a été nommée la « route des Kasbahs ». Difficile de rester insensible à la beauté de cette architecture de terre. Ces villages fortifiés, aux façades souvent décorées, ces colosses de terre puissants et fragiles à la fois sont vraiment impressionnants. Certaines kasbahs sont en piteux état, et les poteaux et fils électriques qui courent devant elles défigurent ces magnifiques bâtisses. Mais il doit être déjà suffisamment difficile de vivre là, et il serait bien mal venu de leur reprocher ce manque d’esthétisme provoqué par le peu de confort auquel ils ont droit. Un magnifique plan d’eau surprend à la sortie de la ville. C’est un lac de retenue sur le Drâa. Tout de suite, le paysage désertique, avec pour fond de décor une vue saisissante sur les sommets de l’Atlas. Certains dépassent largement les 3000 mètres. Plusieurs dizaines de kms plus loin, l’oasis de Skoura. L’œil sur la carte, nous nous interrogeons sur la possibilité de visiter le jour même les Gorges du Dadès et celles du Drâa. L’objectif est d’arriver à Boulmane-du-Dadès. Une centaine de kms nous en séparent, et la succession d’oasis et de kasbahs nous font patienter. Aux alentours de El-Kelaà M’Gouna, des enfants sur le bord de la route nous proposent des flacons et autres produits fabriqués à base d’eau de rose. On apprendra par la suite que la plupart de ces produits sont tout à fait artificiels, certaines eaux de rose étant elles-mêmes fabriquées à Casablanca ! La magie du Maroc ! Et les magnifiques kasbahs, encore et encore…jusqu’à Boulmane, embranchement à ne pas rater si on veut voir de plus près les célèbres gorges du Dadès.

Le début de la vallée est riant, les minuscules champs irrigués par le torrent, les vergers d’amandiers et de noyers offrent un paysage reposant. Les villages en terre rouge sont accrochés à la montagne. Un camaïeu de couleurs splendides. De l’autre côté de la rivière, une formation géologique extraordinaire. Elle est appelée le « cerveau de l’Atlas » ou « les doigts de singes ». Nous prendrons cette photo en revenant et les derniers rayons de soleil donnent à ces roches une couleur et une dimension surprenantes ! La route est bordée de petites auberges où il ferait bon s’arrêter, mais il y a tellement de choses à voir ! (symbole berbère sur pratiquement toutes les maisons) On croise des femmes qui portent de lourdes charges. Elles ont sur le dos de grands morceaux de tissu remplis d’herbes qui doivent servir à nourrir le bétail. D’autres s’en servent pour porter leur bébé ! Nous essayons le plus discrètement possible de saisir quelques personnages mais les images ne sont pas trop nettes ! Tant pis ! Notre chauffeur n’a pas l’intention de ralentir chaque fois que nous avons l’impression de faire la photo du siècle. De grands fous rires nous tordent le ventre. Lilou ne fait que râler, fustigeant Huguette qui soumet à rude épreuve les piles de son appareil. C’est vrai aussi ! Elle vise au petit bonheur la chance, tout ce qui pourrait devenir le scoop de l’année ! En fait, c’est surtout le montant des portières qu’elle photographie avec le plus de réussite. Je ris tellement que j’en prends à mon tour pour mon grade ! « Et l’autre (moi) avec son téléphone…Blip, blip, blip… » Ces vieux alors, pas moyen de rigoler ! Puis la route se fait plus étroite, les parois plus abruptes, plus menaçantes au dessus de nos têtes. La végétation se fait plus rare et tout à coup, une brève mais impressionnante montée en lacet nous permet d’avoir une vue saisissante sur les gorges. Plus d’une centaine de mètres de profondeur pour moins de dix de large ! Puis la route redescend doucement pour arriver au niveau de la rivière et là, c’est le spectacle à l’envers, l’immensité de ces murailles qui nous surplombent, nous écrase. Le soleil est encore assez haut pour pénétrer entre les parois verticales. Nous levons la tête à la limite du torticolis ! Le jeu de lumière entre eau et minéraux est vraiment fantastique. Dommage que la photo ne soit pas fidèle à ce que voient nos yeux ! La proximité de ces falaises est telle qu’il est impossible de faire quelque chose de bien. Tant pis ! Il commence à se faire tard et c’est à regret que nous rebroussons chemin Quelques notes sur la carte me rappelle le nom de cet endroit : « le défilé d’IMDIAZEN ».

Au sommet du col, juste avant d’entamer la descente en lacet sur Boulmane, une petite auberge juchée sur un piton rocheux attire notre attention. Il est l’heure du déjeuner et nous trouvons plus judicieux de nous arrêter là. C’est sympa comme tout, les gens sont charmants et sont prêts à confectionner un beau tajine dans l’heure. Photos sur les gorges en descendant des escaliers aux marches inégales, visite dans les toilettes « berbères » et Huguette qui tombe sous le charme d’un jeune homme. Celui-ci lui présente plusieurs tapis tissés par sa femme et elle se laisse aller ! Un beau tapis rouge en laine épaisse qui agrémentera l’entrée de sa maison. Toute fière, la Guichou ! La fin du repas sera animée car nous sommes les témoins d’un mini drame. Nous avons été intrigués dès notre arrivée par l’attitude d’un homme. Il a le verbe haut et le geste large, l’apanage qui sied à tout individu décontracté, bien dans sa peau et surtout au dessus de tout soupçon. Mais il en fait peut-être un peu trop et c’est sans surprise que nous découvrons qu’il n’est qu’un vulgaire petit escroc. Il a trouvé le moyen de partir sans payer et ce sont les cris de colère du restaurateur qui nous font lever d’un bond. Collés contre le bord de la rampe sur la terrasse qui surplombe la route, nous tentons avec force gestes, d’attirer l’attention du mauvais payeur, lui accordant encore le bénéfice du doute. Après tout, ce n’est peut-être que de l’étourderie ! Il est écoeuré le patron du resto ! On a maintenant la certitude qu’Arabes et Berbères ne sont pas copains du tout ! Allons bon ! Cap sur Boulmane-du-Dadès et direction Tinerhir. Un œil fébrile sur le voucher qui me donne l’adresse de l’hôtel : « la casbah de Tombouctou, 126, av.Bir Anzarane ». Fouette cocher ! Tinerhir est une étape importante et le point de départ de nombreuses excursions dont celle des célèbres Gorges du Todra. On nous en a tellement parlé que nous nous engageons dans la route qui y mène, négligeant l’entrée de la ville et la possibilité de rejoindre notre hôtel. La végétation luxuriante prouve que l’eau est toute proche. Les nombreux palmiers et arbres au bord du chemin poussiéreux cachent à demi les magnifiques casbahs de pisé de l’autre côté du torrent. Nous sommes pratiquement au niveau de la rivière. Et puis, la route s’élargit, et nous succombons sous le charme de la palmeraie, de la ville ocre et rouge que l’on découvre au loin, des champs minuscules, cultivés avec soin. Nous descendons de voiture et essayons de fixer sur la pellicule ce morceau de paradis ! Après avoir consulté la carte routière et compris que la nuit tomberait sur nous avant peu de temps, nous retournons sur nos pas et faisons notre entrée dans la ville. Celle-ci a l’air animé et la large avenue est bordée de magasins et d’ateliers artisanaux eux-mêmes situés sous de grandes arcades. Je repère la poste près d’un grand espace arboré et me souviens des cartes postales à envoyer aux amis. Ne pas reproduire la mésaventure de Marrakech et ne pas oublier de vérifier les adresses avant la mise en boîte ! (Certaines cartes ne sont parvenues à leur destinataire qu’au mois de février !!! Le « facteur à dromadaire » a eu bon dos ! Hi Hi Hi)

La Casbah de Tombouctou. Mais où est-elle ? Nous l’avons dépassée quand, tournant la tête j’aperçois, son enseigne lumineuse coincée entre deux magasins. Soupirs de soulagement, demi-tour. Garés devant une boutique qui vomit à tue-tête la dernière chanson à la mode, nous déplions nos jambes engourdies et prenons la mesure de notre fatigue. C’est un catalan, Roger Mimo, qui, amoureux de l’architecture du Maroc et particulièrement de cette région, a restauré une ancienne casbah. Le couloir qui mène à la réception, est tapissé de photos qui rappellent aux voyageurs l’ampleur des travaux effectués. Chaque chambre a son propre décor. Le mobilier en bois de laurier-rose, le crépi de terre sur les murs, les plafonds en tataoui, (Technique décorative : baguettes de lauriers, peintes, assemblées et entrecroisées entre les poutres d'un plafond, formant un décor géométrique), les tentures et rideaux aux couleurs chaudes et profondes, la jolie salle de bain, les sofas sur lesquels on peut s’écrouler, les lumières tamisées qui donnent une ambiance sensuelle à la pièce, nous font taper des mains de joie ! Vite, photo ! Finalement, un peu plus de lumière ne serait pas de trop ! Déjà que je suis un peu contrariée de l’épisode « promenade apéritive », il ne faut pas m’énerver ! Non, je rigole ! Mais c’est vrai aussi, pas moyen de flâner le nez au vent dans ce pays ! Mes cartes postales à la main, je marche aux côtés d’Huguette quand un jeune homme nous accoste. Il est « mimi » tout plein et parle bien le français. Il a l’air content de deviser avec nous et nous l’écoutons attentivement quand il nous parle de sa vie, de ses études. Nous sommes près du parc dont je parlais tout à l’heure et le bureau de poste n’est pas loin. Et voilà qu’un deuxième luron se joint à notre groupe ! (Peut-être même « larron !) Largement moins mignon que le premier et surtout beaucoup plus pressant ! L’ambiance change d’un coup et on a un petit mouvement de contrariété qu’il perçoit très vite. Alors il change de façon de faire et semble remarquer les cartes que je tiens à la main. Pour dissiper le malaise, je lui demande à quel endroit je pourrais déposer ces dernières. J’aperçois au même moment une boîte aux lettres sur la façade de la poste juste en face de nous et me dirige donc par là. Mais non, il me prend vigoureusement par le bras et me dit : « Non, non, par là c’est mieux ! »- Et je me retrouve propulsée à la vitesse « grand V » sur le côté gauche du bâtiment et devant une ouverture dans le mur qui ressemble à celle d’une ancienne boîte. Je proteste en lui disant : « Tu es sûr que mes cartes ne vont pas être perdues ? ». Il affirme énergiquement que je n’ai aucun souci à me faire, que c’est vraiment là qu’il faut que je pose mon courrier, bref, je cède car il est trop ch…, je ne dis pas le mot ! Je glisse avec appréhension mes cartes dans le trou béant et les lâche avec regret sous l’œil attentif de mon compagnon. Le bruit que je perçois me rassure quelque peu, on dirait que la boîte est bien remplie. Est-elle régulièrement vidée ? That’s the question ! Je me méfie de lui et l’avenir me prouvera que j’avais tort d’un côté et raison de l’autre ! Le courrier a bien été expédié, mais il est parvenu tellement tard à leur destinataire que je garde toujours un doute quant à la vélocité avec laquelle il a été traité ! C’est bien entendu au moment de les quitter que cela se complique un peu ! Ils essaient l’un et l’autre de nous retenir, veulent nous accueillir chez eux, nous invitent à prendre le thé et surtout, à admirer les tapis que fabriquent leurs mamans ! Et comme d’habitude, sans obligation d’achat !!! Du coup, fini la promenade, nous repartons vers l’hôtel ! Quelle barbe ! Il doit pourtant y avoir de jolies choses à voir dans cette ville ! Il y a devant La Casbah de Tombouctou, une cabine téléphonique. Guichou s’y engouffre, elle veut parler avec Floflo. Mais le bruit de la rue et le magasin de disques en face qui diffuse toujours à tue-tête le dernier tube, la gênent et elle est déçue de ne pouvoir entendre la petite. Plus loin un Point Phone va nous sauver. Pour quelques dirhams échangés avec le monsieur de service, nous pourrons communiquer avec nos enfants respectifs. Quel bonheur d’entendre leur voix ! Il faut aller se coucher, demain le programme est chargé. Visite des gorges du Todra puis départ vers Merzouga et les belles dunes ! J’ai des fourmis dans les jambes rien que d’y penser. Vite, vite !

Nous nous arrêtons pour la deuxième fois à l’endroit qui nous avait tant plu la veille. La lumière du matin magnifie la vue que nous avons sous les yeux. Tout paraît paisible jusqu’au moment où les pétarades d’un moteur de mobylette donnent l’alerte. Nous tournons la tête de ce côté quand Jean nous signale un autre intrus. Comme sorti de terre, un homme que nous n’avions pas vu, s’approche de nous. Nous rentrons dans la voiture, maudissant cette mauvaise habitude qu’ils ont tous : harceler les touristes ! Comme les gorges du Dadès, le départ se fait à peu près au niveau de la rivière et la vallée est assez large. De nombreux campings et auberges jalonnent le parcours, puis vient la partie la plus spectaculaire : un défilé de quelques dizaines de mètres de large avec des parois verticales de près de 300m de haut. Petite déception pour moi qui aurais bien voulu aller plus loin, mais il faut laisser la voiture et continuer à pied, alors…Et puis il y a encore du chemin à faire, ce soir nous devons dormir dans le désert…Youpi ! Jean est un peu préoccupé par cette étape et nous presse de partir. Retour sur Tinerhir et direction d’abord Erfoud, puis Merzouga représenté par un tout petit point sur la carte ! Je me rassure en regardant les derniers vouchers. Prochain contact : LE KSAR BICHA. Au moins 200 kilomètres à parcourir, il vaut mieux ne pas s’attarder. Erfoud est encore assez loin. Cette ville est importante car située à l’entrée du désert. On peut dire que c’est la capitale touristique de la région : hôtellerie florissante et nombreuses boutiques artisanales. Ici est commercialisée la fameuse « pierre d’Erfoud », pierre noire incrustée de fossiles. Nous allons avoir plus d’une fois la frayeur de notre vie, en évitant de justesse tout le long de la route qui nous mène à Merzouga, de téméraires vendeurs de pierre qui se jettent carrément sous nos roues. Cette route goudronnée s’étire devant nous et le contraste est frappant : la palmeraie, alimentée par l’eau qui coule invisible, déploie avec magnificence de superbes palmiers, tandis que quelques mètres plus loin, les cailloux fleurissent par milliers ! Des hommes creusent la terre pour dénicher sûrement les pierres qu’ils proposeront aux touristes, tandis qu’une femme, juchée sur un petit âne, vient de récolter quelques légumes dans un des jardins de l’oasis. Autrefois nomades, les populations berbères se sédentarisent de plus en plus et occupent pratiquement tous les endroits situés le long des points d’eau. Leur condition de vie est bien rude et c’est avec beaucoup de respect que nous les observons. Nous ne pourrons nous empêcher d’éprouver quelques remords, lorsque nous ne serons pas assez généreux.

Puis, très vite, changement de paysage. Les cailloux dominent, plus de palmiers même clairsemés à l’horizon, la plaine (hamada) est immense, la lumière intense. Le regard se perd. Devant nous, la route toute droite, et sur les côtés, au loin, très loin, les prémisses du désert tout proche. Pas de marchands de pierre dans le coin, nous en profitons pour faire une « pause pipi » derrière l’un des mamelons pierreux en bordure de route . C’est là que je prendrai en photo les petites fleurs, pensant que ce serait les dernières que nous aurions l’occasion de voir, pendant un bon moment ! On « grimpe » sur les monticules de sable, imaginant déjà être au pied des dunes ! Michel n’a pas quitté son chèche, il est fin prêt pour affronter le soleil du désert. On ne voit plus que ses yeux bleus, je me surprends à penser à Lauwrence d’Arabie ! Non, Huguette, je rigole ! Quoique, fais gaffe quand même ! Lit-elle dans mes pensées ? Elle se rapproche de son mari et ne le quitte pas ! Encore une heure de route pour arriver aux environs de Merzouga. Le ksar Bicha, est-il avant ou après la ville ? Nous scrutons attentivement chaque panneau en bord de route, car les dunes de l’erg Chebbi, bien qu’encore éloignées, sont maintenant visibles. Euréka ! Nous y sommes ! Quelques kilomètres avant merzouga, une pancarte sur le bord de la route. C’est là ! Quelques arbres, du sable et des constructions ici et là. Pas d’erreur, nous sommes arrivés ! Jean gare le 4x4 et nous descendons timidement, cherchant un interlocuteur qui nous rassurera. Dans le hall de la réception, quelques bagages sur le sol attirent notre attention. Ce sont ceux du jeune homme qui se dirige vers nous. Il nous dit tout d’une traite : Qu’il vient juste d’arriver, qu’il est le nouveau cuisinier, que le patron n’est pas là, mais que si on le veut, il nous fait quelque chose à manger ! Dis donc, il est à l’air aussi désorienté que nous ! Va pour une omelette au fromage (qui nous restera un peu sur l’estomac) et quelques fruits. Pas faciles à manger, les grenades ! Il est là, le beau Ali. Je ne résiste pas à l’envie de vous le montrer. Petit coup d’œil à Huguette . Ah, si on était plus jeune ou… si nos maris n’étaient pas là !

Et il est coquin comme tout, il se moque de notre accent et s’amuse à répéter nos phrases en exagérant notre prononciation. Morveux, va ! Le gars qui doit nous prendre en charge pour la « traversée » du désert n’est pas encore arrivé et on parle du Paris-Dakar, du Trophée des Gazelles…et voilà Ali qui nous propose une petite démonstration dans les dunes avec le 4x4 que nous a loué Fouzia ! Les premières vagues de dunes ne sont qu’à une centaine de mètres du ksar. On craint un peu pour le 4x4, mais Ali a l’air sûr de lui et nous affirme que c’est un exercice auquel il se livre souvent et ce, avec n’importe quelle voiture. Alors… ! Les garçons ont l’air intéressé, les filles l’air effrayé…mais il y va de notre honneur, il n’y aura pas de dégonflé dans la troupe ! Ali s’installe au volant, Jean est à côté de lui, Guichou, Lilou et moi sur la banquette arrière. J’allume la caméra. Départ…pour l’instant, ça va, le terrain est plat ! On grimpe tranquillement sur la première dune, la crête est suffisamment large pour ne pas s’inquiéter. Cool ! Tout d’un coup, Ali braque le volant à 90° et voilà la voiture qui plonge dans le creux de la dune ! Maman !!! La caméra ne filme plus que le sol et l’instant d’après, que le ciel ! Bonjour le reportage ! Les garçons restent stoïques tandis que les filles commencent à pousser des cris d’orfraie ! Il faut que je sois honnête, c’est surtout moi qui crie ! Guichou rit, toujours aussi placide devant le danger ! Elle a confiance, paraît-il ! Et Ali qui répète et répète la manœuvre pour que les gars comprennent bien comment il faut faire ! Quand le conducteur sent qu’il ne peut plus rouler facilement sur la dune, il faut qu’il en redescende « fissa » en braquant le volant de cette façon et cela sans aucune hésitation ! Autrement, gare à l’ensablement ! Stop. Ali descend et Jean se met au volant. Je ne veux pas montrer que j’ai peur et serre les dents. Je ne veux pas que Jean pense à autre chose qu’à la conduite de ce maudit engin! J’ai confiance, mais !!! Jean est attentif et suit scrupuleusement les consignes d’Ali. L’ambiance est chaude dans le 4x4, surtout sur la banquette arrière ! Les cris fusent souvent et la caméra valdingue de tous les côtés. Je suis sûre qu’on aura le « tournis » simplement en visionnant le film ! Et le ballet continue : je monte, je roule et je descends à 90° ! Bon sang de bonsoir ! Je commence à avoir chaud partout ! Stop ! Tout le monde descend ! Nous sommes sur une portion de terrain relativement plat et c’est Lilou qui prend le volant. Je ne comprends pas pourquoi Huguette panique ! N’aurait-elle pas confiance en son mari ? On roule un petit peu encore quand Ali nous conseille de descendre. Allons bon ! Ou il en a marre de nous entendre crier, ou il n’a pas trop confiance lui aussi ! Je penche gentiment pour la première hypothèse ! Jean prend la caméra et nous regardons le véhicule s’éloigner. Tout baigne ! On les voit se diriger vers une dune, y grimper quelques instants et puis…Que se passe-t-il ? 4x4 stoppé en plein élan, perché sur la crête de la dune. Lilou qui essaie de redémarrer et qui apparemment n’y arrive pas. Ali descend et regarde sous la voiture, alors là, la panique revient. Zut ! Pourvu qu’il n’y ait rien de cassé ! Comment allons nous faire pour continuer ? Nous les rejoignons au pas de course et constatons avec effroi que la voiture est ensablée. Tout le monde à quatre pattes ! Nous nous servons de nos mains comme pelle de fortune et essayons fébrilement de dégager les roues du sable qui les maintient prisonnières Plus de peur que de mal, Ali reprend le volant et nous ramène sagement au point de départ ! Allez, fini de faire des bêtises ! Revenons au ksar. Notre méhariste doit être arrivé ! Le voilà, il s’appelle Hassan, il a un sourire éblouissant et porte la tenue bleue des hommes du désert ! Les quatre dromadaires sont couchés sur le sable, jambes repliées sous le ventre. Leurs gros yeux ombragés de grands cils sont fixés sur nous. Ils mâchouillent je ne sais quoi et leurs mâchoires vont et viennent de façon fort disgracieuse d’un côté et de l’autre de leur bouche ! Hou lala ! Mon ventre a des gargouillis de mauvais augure ! Je regarde mes compagnons…ils ont un petit air qui me fait penser que je ne suis pas la seule à me poser des questions ! Nous avons noué tant bien que mal, notre chèche, Jean s’obstinant à ne rien vouloir sur le crâne ! Il a emporté son bonnet de ski bleu marine et le mettra sûrement plus tard. Hassan nous aide à grimper sur les bestioles, je me retrouve sur le premier, Guichou clôture la marche, les deux « gazous » entre nous deux. Ma pauvre monture doit supporter mon poids et celui des provisions qu’Hassan a chargées dans de gros sacs jaunes. Huguette a été la première à faire le grand saut. Hassan lui fait la courte échelle, lui permettant d’enjamber plus facilement la bestiole qui n’a pas arrêté pour autant de ruminer. Sont-ce des ruminants, ces camélidés-là ? Que oui, je viens de vérifier ! On sait aussi qu’ils n’ont qu’une bosse et on voudrait bien la voir ! On a l’impression qu’on pourrait mieux caler notre postérieur si elle était visible. Mais la selle est cachée elle aussi sous une couverture et c’est au petit bonheur que nous y posons notre fessier ! Il sera bien difficile de rectifier la position lorsque ces charmantes bêtes iront l’amble. Guichou est concentrée et tient fermement le devant de la selle. Nous l’observons avec attention. Hassan, tout en maintenant Huguette, donne un léger coup sur les pattes arrière du dromadaire. Oh, purée ! On voit Huguette partir vers l’avant, puis vers l’arrière, l’animal est maintenant debout. Guichou nous domine largement ! C’est au tour de Lilou ! Pas de panique, tout se passe bien. Jean se retrouve haut perché dans la minute qui suit. Allez, bibiche, c’est à toi ! Qu’il est gentil cet Hassan ! Il voit que j’ai un peu peur et fait tout ce qu’il faut pour me rassurer. Les quatre dromadaires sont reliés les uns aux autres par une corde dont Hassan tient une extrémité. Nous sommes équipés pour cette expédition comme des pros ! Chaussures et pantalons de montagne, chèches noués laborieusement sur la tête pour certains, sacs à dos remplis d’affaires de toilette et de quelques vêtements. Et Hassan qui trotte dans le sable avec des nu-pieds éculés ! Il se retourne de temps en temps pour surveiller ses nouveaux compagnons. C’est dans une position tout à fait « confortable » que nous faisons nos premiers pas : jambes écartelées, dos ronds, pieds ballants, les mains fermement accrochées au pommeau de la selle invisible, le corps soulevé et balancé tantôt à droite, tantôt à gauche. Ah, elle a fière allure la caravane ! Cette photo a été prise par Hassan qui, pour ce faire, a dévalé la pente, pieds nus. Les dromadaires doivent être habitués à tout ce cirque car, livrés à eux-mêmes, ils n’ont pas bougé d’un pouce. Heureusement pour nous, d’ailleurs !

Mais que font ces gosses ? Ils courent après nous et réclament des bonbons qu’Huguette s’empresse de distribuer. Notre guide rappelle à l’ordre les gamins et leur dit de s’en aller car les dromadaires n’apprécient pas leurs cris et commencent à manifester du mécontentement. Ils se mettent à blatérer, et je vois avec effroi, sortir de la bouche fendue de ma monture, une énorme langue toute tordue qui s’agite dans tous les sens. Sa tête qui pivote vers les intrus me rappelle le film dans lequel jouait Coluche : « Banzaï » ! A part que là, ça ne me fait pas rire, mais pas du tout ! On demande à Huguette d’en finir avec ses largesses ! Le ksar Bicha est pratiquement hors de vue. Plus qu’une heure et demie à être ballotté de la sorte, ce n’est pas la mer à boire ! Où est-elle la mer ? Pour le moment, nous naviguons au milieu de vaguelettes de dunes. Le terrain n’est pas trop accidenté et nous cheminons « cahin-caha », en essayant de garder une assise à peu près correcte. On arrive même à prendre des photos et on pose des questions à Hassan sur le relief qui est autour de nous. On apprend que ces premières dunes ne sont pas stables, contrairement à celles que nous verrons plus tard, et qu’elles se déplacent souvent au gré des vents. Quelques courageux palmiers consolident leur attache à ce sol mouvant et des traces blanches par terre amènent d’autres questions. Ce sont des traces de sel qui, après évaporation de la rosée ou de l’eau qui tombe parfois, affleurent le sol. L’erg Chebbi est le massif le plus important du Maroc, il s’étire sur une trentaine de kilomètres et sur une largeur maximale d’une dizaine de kilomètres. Nous allons dormir dans le creux de la plus haute dune de l’erg : 150m de haut, la dune ! Je suis impatiente de la voir ! Les crampes dans les jambes, les douleurs sournoises au creux des reins, les adducteurs qui sont soumis à rude épreuve, nous font faire la grimace. On se tortille en essayant de trouver une position plus confortable, mais les « chevaux du désert » opposent de la résistance ! On échange quelques conseils difficilement praticables, on geint le plus doucement possible pour qu’Hassan ne se paie pas notre tête ! On monte sur la crête des dunes et on redescend dans les creux…comme avec le 4x4, mais on crie moins fort ! Le temps commence à peser à certains, n’est-ce pas Jean ? Il me semble qu’il fait un peu la tête, l’Aspois ! Ah, ce n’est pas sur un âne qu’il est assis ! Quel extraordinaire paysage ! Le soleil qui baisse à l’horizon, joue avec le relief et donne des couleurs changeantes aux dunes qui nous entourent de tous les côtés. La couleur dominante tire sur le rose et le beige orangé, mais selon la face qui est éclairée, la palette des nuances s’élargit. Tout est douceur, les courbes, les teintes, le silence. Et Hassan, qui se met à fredonner, ajoute un peu plus au bonheur ambiant ! Le sourire rassurant d’Hassan et son doigt pointé dans une direction : le bivouac est en vue. Effectivement, on aperçoit une tache noire au pied d’une immense dune rose. C’est là que nous allons passer la nuit ! L’aventure continue et les surprises vont se succéder, pour notre plus grande joie. C’est avec quelques difficultés que nous descendons de nos montures. Aïe, aïe… ! Il faut redonner du jeu à nos articulations traumatisées ! Je commence à comprendre pourquoi Lucky Luke a les jambes arquées ! Le chamelier décharge les sacs qui sont sur la bête de bât, enlève les couvertures qui nous servaient d’amortisseurs, détachent les dromadaires et les fait coucher sur le sable à bonne distance de la tente. Ils les attachent ensuite les uns aux autres et les entravent pour empêcher toute velléité de fuite. Les animaux se laissent faire docilement et si la manoeuvre nous impressionne un peu, les voir continuer leur mastication sans broncher, nous rassure ! Le sol est jonché d’excréments et nous nous félicitons de ce que le campement soit plus loin. Nous dévalons la pente jusqu’à la grande tente noire et déposons en vrac nos affaires. Hassan nous suggère de grimper sur l’une des dunes qui nous entoure et de guetter le coucher du soleil. Ce sera aussi l’occasion de se cacher pour faire un petit pipi. On est des humains, pas vrai ? Les toilettes aseptisées dont rêvait Huguette ne sont pas au rendez-vous ! Nos hommes se sont étendus sur le sable, se croient-ils à la plage ? Et Jean qui n’a pas enlevé son anorak ! Nous partons à l’assaut de la dune sans complexe, d’un pas bien décidé.

Mais bien vite, le souffle nous manque et les muscles de nos jambes se raidissent. Il nous semble impossible de faire les derniers mètres ! Nos « gazous » tendent vers nous une main secourable que nous saisissons précipitamment ! Quel spectacle ! L’émotion m’envahit totalement. Mon rêve d’enfant s’est réalisé ! Assise sur la crête de la dune, je regarde autour de moi et ne vois qu’une immensité de sable aux couleurs merveilleuses, des courbes harmonieuses où le regard se perd et s’alanguit. Ma poitrine est soulevée par un gros soupir de contentement, et je regarde mes compagnons. Nous restons, tous les quatre, un grand moment sans parler. On essaie de réajuster nos coiffes, on est dans le désert ou on n’y est pas ! Jean a mis son bonnet !!! Heureusement, nous n'avons pas de miroir, ce qui nous laisse tout à fait décontractés, face à l'objectif ! 😎 La position que nous occupons n’est pas très confortable et nous enfonçons bien fort nos talons dans le sable qui glisse sous nos pieds. En face de nous, tout au loin, la barrière rocheuse (la hamada du Guir) qui sépare le Maroc de l’Algérie, pays natal de Guichou. Nous jouons à la petite chèvre de Mr Seguin en voyant derrière nous, tout en bas, le minuscule campement et la silhouette bleue d’Hassan. Notre guide a l’air bien actif. On le voit en train de défaire les sacs, il serait peut-être temps d’aller lui donner un coup de main, et de visiter notre « hôtel » ! Ce bivouac est un ensemble de plusieurs tentes, de toiles noires, lourdes et épaisses qui ne laissent passer, une fois les pans d’ouverture rabattus, ni la lumière, ni le froid, ni la chaleur. A la gauche de la photo, la grande chambre que nous partagerons tous les quatre. A côté d’elle, un espace assez large où sont entreposés couvertures, matelas et oreillers. Formant un angle droit avec ce que je viens de décrire, une tente plus importante où se déroulera le repas. Personnellement, Jean et moi connaissons les « joies » du camping. Guichou et Lilou vont apprendre à vivre au ras du sol et prendrons même du plaisir à s’étaler sur les coussins qui nous servent de siège ! Hassan s’active et pèle oignons, pommes de terre, tomates et poivrons. Il refuse gentiment notre aide et dit que tout sera prêt dans un moment ! Il a l’air un peu intimidé ou tout simplement préoccupé par toutes les tâches qu’il doit accomplir en si peu de temps. Nous le laissons vaquer à ses occupations et, mollement étendus sur les coussins, nous essayons de récupérer de la rando à dos de chameaux ! La nuit tombe tout doucement, le ciel s’étoile de plus en plus. Un trépied posé sur le sol et relié à une bonbonne de gaz accueillera le tajine, le lourd plat de terre brun vernissé que nous avons aperçu à l’entrée. Hassan a émincé les oignons, les pose au fond du plat et ajoute les morceaux de poulet. Il alterne les lamelles fines de pommes de terre, les rondelles de tomates et les lanières de poivrons, sale le tout avec du gros sel, met des épices et de l’huile, ferme le plat avec le couvercle en forme de cône qui permet à la vapeur condensée en fines gouttelettes de retomber sur les mets et de se mêler au jus ! Miam ! Les parfums qui s’échappent très rapidement du tajine sont tout à fait alléchants et nous serons soumis à rude épreuve pendant environ deux heures. Notre cuisinier est amusé par la curiosité qui nous anime.

Que fait-il maintenant ? Il émince à nouveau un gros oignon rouge, il coupe en minuscules dés les tomates, les poivrons verts, les concombres, et arrange harmonieusement le tout dans un grand plat. Il a gardé un concombre qu’il pèle, coupe en plus gros morceaux qu’il évide et met une olive noire dans chacun des trous ainsi faits. Le plat est maintenant agrémenté d’une jolie couronne de concombres aux olives ! Il est fier Hassan, de la jolie photo que nous lui montrons ! Le plat principal mijote doucement, la salade est prête, Hassan a l’air content de lui. Nous sommes installés plus ou moins confortablement sur les coussins, et il nous rejoint en tenant dans ses mains un taârija, instrument à percussion en céramique et cuir de chèvre. Je suis assise à côté de lui et il me tend une paire de crotales appelés aussi qarabek. Je suis sensée l’accompagner en rythmant avec ce truc-là le chant qu’il entonne pendant qu’il frappe avec ses doigts ou la paume de ses mains sur le taârija ! Je tourne et retourne dans mes mains ces morceaux de métal et reste perplexe quant à la manière de faire vibrer ce drôle d’outil ! Hassan rit de toutes ses dents et daigne enfin nous expliquer comment s’en servir. Effectivement, il y arrive beaucoup mieux ! Alors, chacun notre tour, nous allons essayer à sa plus grande joie, d’accompagner le chant monocorde et néanmoins enthousiaste qu’il recommence. On se coince les doigts, on n’arrive pas à suivre, peu importe, c’est vraiment une partie de rigolade ! Et puis voilà qu’il veut jouer aux devinettes et demande si on connaît des histoires. J’en ai une en mémoire, celle que nous a racontée le berbère « marchand de bijoux hors de prix » de Âït- Benhaddoù. --« Quelle différence y a-t-il entre un chameau et une femme ? »--Il me regarde et ses yeux noirs sont interrogateurs. Ah, je lui en bouche un coin !--« Avec un chameau, tu traverses le désert, avec une « gazelle », toute la vie ! » Et vlan ! Dans l’élan, on apprend qu’il a une femme « Fatima » et, je crois deux enfants, qu’il est pour les mariages d’amour, mais en même temps, on sent bien que le poids de la famille et le choix de celle-ci pour choisir une épouse « bien », est très important ! --« Car si les parents de la future épouse sont bien, il y a de fortes chances pour que la jeune fille le soit aussi !!! »--dixit Hassan ! Et ce n’est ni Guichou ni moi, qui avons été choisies sur ces critères, qui allons le contredire ! Devinette, avec gestes à l’appui : --« Qui est plein comme ça et vide comme ça ? » Il met tantôt la paume de la main vers le bas, doigts légèrement recourbés, tantôt tournée vers le haut ! C’est à notre tour d’avoir l’air interrogateur ! Assis en tailleur, il se balance d’avant en arrière en riant fort ! On lui fait répéter et le mystère reste entier. Alors il dit d’une voix puissante qu’il y a quelqu’un parmi nous qui pourrait répondre ! Allons bon ! Qui est-ce ? C’est Jean, et l’objet à deviner, il l’a sur la tête…son bonnet ! Quelle rigolade ! Ah quand on est heureux, il en faut peu !!! Tout content, le naïf Hassan ! Puisque c’est ça, on s’en rechante une autre ! Bon, les paroles, c’est plutôt difficile, mais l’air, no problem ! On arrive à fredonner le leitmotiv qu’il nous chante depuis le début ! Il s’amuse à nous appeler par l’équivalent en arabe, de nos prénoms : Mostafa (Jean), Mohammed (Michel), Radija (Huguette) et Fatima (Marie). Je ne garantis pas l’orthographe pour le pseudo de Guichou ! Le moment tant attendu, arrive. Le repas va nous être servi sous une tente berbère, au cœur du désert, par un superbe homme en bleu ! Le top du top !

Bien sûr, il a mis des fourchettes, mais le plat est au centre de la table et comme la coutume le veut, ce devrait être avec les doigts que nous devrions partager ce bon plat. J’observe Hassan et j’ai envie de faire comme lui. Je tiens un morceau de pain dans la main gauche et approche la main droite du plat. J’essaie d’attraper le plus adroitement possible la nourriture, en me servant seulement de trois doigts, « les doigts d’Adam ». L'expression "manger avec la fourchette d'Adam" est une phrase polie pour désigner le manque de savoir-vivre dans la manière de se nourrir ou pour assumer soi-même le fait de manger avec ses doigts. (manière de vous montrer, chers lecteurs, que je me suis enrichie au hasard de mes recherches !) 😉 Pas fastoche ! Mais j’y arrive quand même et déguste ce poulet cuit à l’étouffée avec gourmandise. Cela ressemble fort au poulet aux oignons que l’on fait cuire à la maison, mais avec un parfum de je ne sais quoi qui fleure bon les vacances ! Les derniers morceaux de pain enlèveront les dernières fibres « oignons-poulet » caramélisées au fond du tajine ! Re-miam ! Hassan débarrasse la table et ne veut pas être aidé. Il est tout fier de ses nouveaux « invités » et nous parle avec dédain de ces touristes, je crois Japonais, qui --« eux manger, dourmir, ci tout ! Fatigués, toujours fatigués !». Pas marrants, les Japonais ! Et voilà qu’il nous parle, japonais, allemand et anglais ! Quelques mots et expressions certes, mais là, il marque des points ! Sacré Hassan ! Et il rit à gorge déployée en voyant notre air stupéfait ! On lui pose plein de questions et il répond avec application. Il est quelquefois difficile de comprendre « son français », nous essayons de parler plus lentement pour qu’il comprenne le « notre » ! On demande de quelle matière est faite la tente. Il répond--« avec des bouts d’étoffes tissées par les femmes, avec de la laine de chèvre et de chameau », il ajoute et là, nous tendons l’oreille, perplexes, (Je vais écrire phonétiquement, du moins essayer !!!)--« et y en a disicour. » --Disicour ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Et il s’obstine à répéter ce mot, ne comprenant pas notre étonnement. Il ne parle plus, réfléchit puis, un éclair dans les yeux, il nous pose une autre devinette. -« Tu as une voiture--oui--Tu as quatre roues--oui--Alors, tu as une disicour-- ! Mais bon sang, oui, il y en a une « DE SECOURS » !!! On comprend alors ce qu’il voulait dire. Les femmes tissent toujours un morceau de tissu en plus pour pallier d’éventuelles déchirures dans la toile, la voilà la « toile disicour » ! Et allez, une autre pinte de rire ! Comme il rit aussi fort que nous en se tapant sur les cuisses, je me demande qui se moque de l’autre. Hum ! La nuit est complètement tombée depuis un bon moment, il serait temps d’aller faire un tour dehors. Brrr ! Il fait froid, et nous remettons bien entendu le chèche autour de notre tête. Il nous va si bien ! 🤪 Jean enfonce son bonnet au ras des oreilles ! Hassan nous promet de nous faire faire du « ski berbère » sur les dunes ! Il faut d’abord y grimper, sur les dunes ! Elles sont là, qui se détachent sur un ciel étoilé. Le silence est parfait, on a le nez fixé sur le firmament et Hassan nous dit d’observer le ciel attentivement. Les étoiles « ithri ou titrit » filantes sont légion dans le coin. Bien entendu, j’en vois plein et Jean se moque de moi en me disant que je me laisse influencer. Mais non, je suis sûre que j’en aie vues ! Je veux en avoir vues ! C’est trop beau, trop magique ! Et la lune qui nous sert d’éclairage a un bien joli nom en berbère : Ayour. On pourrait presque dire qu’on y voit comme en plein jour si ce n’était l’absence de couleurs ! Et Hassan qui rigole doucement devant notre émerveillement et qui se moque de nous en transformant en «ci tri jouli » le « Oh que c’est joli ! » qui nous échappe à chaque instant ! Allez, faudrait voir de là-haut ! Départ en fanfare et arrivée dans la douleur ! Encore les mains tendues pour les fragiles gazelles ! Ici, on a le droit et même le devoir d’être moins forte que les hommes. Quel bonheur ! On rit, on se bouscule, on fait semblant d’avoir peur ! Le sable file un peu sous nos pieds et la notion des distances nous est devenue étrangère. La tente paraît bien petite, tout en bas et Hassan veut nous faire descendre la dune en courant ! Droit devant nous ! Maman !!! Bien sûr les trois hommes ricanent devant nos appréhensions. Ils tiendront pourtant fermement nos mains pendant la descente. Mais qu’est-ce qu’on peut s’amuser dans le désert ! Une vraie cour de récré ! Quelques dizaines de mètres plus bas et il faut penser à « dourmir » comme dit Hassan. D’abord attraper les matelas, les draps, les couvertures, les coussins, tout cela à la lumière de la lune, aidée par la lampe tempête du guide et celle électrique de Jean. C’est à quatre pattes que nous entrons dans la chambrette. Nous disposons les quatre matelas sur des tapis qui nous isolent du sable. Les lisle d’un côté, les Lamazou de l’autre ! Ce n’est pas un club d’échangiste ici ! Il y a quelques trous dans la toile de notre côté et Jean chasse les courants d’air en les bouchant avec les sacs à dos !

Là encore, Hassan veut faire son boulot tout seul, je l’aide quand même à étendre les draps, à disposer les trois couvertures, (oui trois et elles ne seront pas de trop !) et il est exigeant, pas de faux plis, tout est au carré ! Les deux lits sont faits, Hassan disparaît, emportant avec lui la lampe tempête. C’est à la faible lueur des piles Wonder que nous nous déshabillons. Enfin, déshabiller n’est peut-être pas le mot le plus approprié, car si nous enlevons nos habits de « baroudeurs », c’est pour enfiler survêtements et pull-over, et même garder le bonnet sur la tête pour Jean ! On se faufile sous les couvertures en rigolant encore. Va-t-on pouvoir dormir ? Peut-être pas tout de suite ! La lampe de poche est éteinte, on essaie de reprendre notre sérieux, quand un sifflement se fait entendre du côté de la « chambre » de nos amis ! Ils sifflotent tous les deux en nous affirmant qu’ils ne peuvent s’endormir que de cette façon…et c’est reparti pour le fou rire ! La fatigue sera la plus forte et nous fera glisser dans les bras de Morphée. On aimerait se réveiller de bonne heure pour assister au lever du soleil ! 7h, vite, debout ! On remet les habits de la veille, la toilette se fait très succinctement, quelques lingettes imbibées nous servent de gant de toilette ! La portière en toile noire est tellement lourde que nos hommes doivent se mettre à deux pour la soulever ! Un petit pipi en cachette derrière la tente, brossage des dents vite fait ! Le soleil n’attend pas, il faut regrimper là-haut ! Quelle merveille encore une fois ! Mais c’est qu’ils deviennent très sensibles, les petits béarnais ! Assis au sommet pour la dernière fois, on assiste sans parler à l’apparition du « tafukt » (le joli nom du soleil en berbère). Comme il est content Hassan, ou plus sûrement après maintes recherches, AFSAN. Peu importe, il répond avec bonne humeur quand nous l’interpellons et nous a pardonné s’il y a erreur ! Le regard fixé sur la barrière rocheuse de la frontière algérienne, la hamada du Guir, nous n’arrivons pas à quitter notre poste de gué tout là-haut. Nous jouons avec le sable et le laissons filer entre nos doigts, admirant la couleur rose que lui donne le soleil naissant. Peu de paroles échangées, nous dégustons ce moment de plénitude et laissons notre regard errer sur cet espace magique. (J'ai rêvé de voir le désert pendant des années, et je trouve le moyen de ne pas ramener de sable ! Heureusement, les semelles de mes chaussures auront eu la bonne idée de pailler à mon étourderie. Je prélèverai avec soin sur un papier journal, les grains rosés de la belle dune, qui s'étaient cachés dans leurs crans. ils sont maintenant à l'abri dans un petit tube de verre ! Je suis un peu fada, par moment !) Hier était la première fois, ce matin, la dernière ! On a un peu le cœur gros ! Il faut se faire une raison et rejoindre notre guide qui est toujours en train de s’affairer près de la tente. Il prépare notre petit déjeuner et il faut lui faire honneur. Il y a sur la petite table basse tout ce qu’il faut pour passer un bon moment ! Le sempiternel thé à la menthe (ataye), le pain omni présent lui aussi (khoubz), le pot de confiture de facture européenne et les petits morceaux de beurre dans une coupelle, nous mettent en appétit ! « Saha » nous dit Hassan, bon appétit ! Nous lui répondons en chœur, --Saha- tout content de parler sa langue. Et j’ajoute pour le faire rire, au moment où il me sert le thé -« Choukrane bezef ». C’est garanti, à chaque fois, il rigole ! Quel bon public, cet Hassan ! Nous défaisons nos lits et rassemblons nos affaires personnelles pendant qu’Hassan range les ustensiles de cuisine dans un coin de la tente principale. Il recouvre le tout d’un linge et remplit à nouveau les sacs jaunes qu’il remet sur le dos de mon dromadaire. Eh oui, c’est encore moi qui porte tout ! D’ailleurs je suis la première à grimper la dune, déjà « bien » en place sur mon canasson ! Mes compagnons sont à pied et grimpe péniblement jusqu’à l’endroit où leurs montures les attendent paisiblement. Jean a eu un moment l’intention de faire le chemin du retour à pied, craignant pour ses jolies fesses ! Réflexion faite, il remonte sur le dromadaire qui n’attendait que lui ! Hassan entonne la litanie de circonstance, « Fatima, Radija, marhaba à Sahara…Mohammed et Mostafa etc…etc… » Et nous, ballottés comme des paquets de linge sale, essayant de garder le sourire malgré les douleurs récurrentes dans nos fessiers, dos, adducteurs et cie, chantonnons de concert. M’éloigner de ce site merveilleux me fait mal au cœur et j’emmagasine le maximum d’images. Hassan nous signale des traces sur le sable, c’est un fennec qui est passé par là ! Ici, ce sont sûrement celles d’un petit lapin ! Si je voyais le « Petit Prince » caché derrière une dune, je ne serais pas plus étonnée que ça ! Des touffes d’herbes raides et jaunies poussent de ci de là, et nos dromadaires tendent le cou pour les arracher plus facilement. Oh, la bestiole ! Ne te penche pas trop comme ça ! Et pas besoin de secouer tes pattes de cette façon ! Hassan nous explique que c’est à cause du sable qui pénètre entre leurs doigts de pieds ! Bon, alors c’est bon ! Cela ne ressemblait tout de même pas à des ruades, mais on est plus rassuré ! Le roulis, auquel on est soumis depuis un moment, nous endort un peu et les ombres qui s’étirent sur le sable nous hypnotisent. Attention au mirage ! Non, attention surtout au troupeau de dromadaires qui arrive droit sur nous ! Ceux-là ne sont pas attachés les uns aux autres et visiblement, aimeraient en découdre avec les notres ! Ils sont gardés par un jeune homme qui se fait enguirlander par Hassan. Notre guide fait de grands moulinets avec les bras, poussent de grands cris pour empêcher l’affrontement. Eh bien, les touristes n’en mènent pas large ! Manquerait plus qu’on soit désarçonné ! Boudiou, comme dit Guichou !

Rencontre privilégiée entre deux dunes. La femme d’Hassan, accompagnée de ses enfants, à la recherche d’herbe à chameaux, nous offre un joli sourire. On taquine Hassan en lui disant que sa femme s’ennuyait de lui et que c’est pour ça qu’elle vient à sa rencontre ! Il rit, Hassan de toutes ses dents ! On fouille nos poches à la recherche de friandises et on leur donne la bouteille d’eau que l’on n’a pas bue. Moins de poésie dans l’air depuis un moment. Est-ce parce que nous apercevons loin devant, les premières constructions bétonnées des multiples ksars de Merzouga ? Est-ce parce que les dunes sont plus petites, plus espacées et que nous sentons bien que le voyage initiatique prend fin ? Awah, chouf ! (J’y crois pas, regarde !) Quelle désillusion ! Une sonnerie ténue parvient à mes oreilles, Hassan a un « tilifoune » (je n’invente rien, ça s’écrit comme ça ! Hi hi hi ! ) caché sous sa djellaba ! Le patron doit appeler, d’autres clients attendent sûrement ! Voilà qui sonne le glas de notre « aventure », redescendons sur terre…et d’abord de nos dromadaires ! Aïe…Ouille…dur de reprendre contact avec le sol ! Besslâma, Hassan, Ali et l’erg Chebbi ! (Au revoir !)

Les bagages sont chargés dans le coffre et nous n’avons vraiment pas le temps de nous attendrir outre mesure ! C’est Lilou qui prend le volant et je n’y vois personnellement aucun inconvénient puisqu’il n’y a plus de dunes à grimper !!! Juste une longue étape à faire, car il n’y a pas moins de 400kms qui nous séparent de Zagora. Un coup d’œil sur la carte routière et passage obligé dans la ville de Merzouga où nous aurions aimer faire le plein d’essence. Mais les regards curieux et, nous semble-t-il, peu amènes de ses habitants, ne nous incitent pas à nous attarder ! Les a priori ont du mal à s’estomper ! Dès que l’on se retrouve au milieu de la multitude, les mauvais réflexes jouent encore ! C’est sûrement jour de marché et le souk s’étale tout le long de la rue principale. Il est vrai que les touristes sont peu nombreux et bien sûr, nous avons l’impression d’être observés plus attentivement. Alors, n’écoutant que notre « courage », nous demandons à Michel d’accélérer et de sortir le plus rapidement possible de la ville ! Il faut revenir sur nos pas, direction Rissani, et ce ne sera que deux heures plus tard, à la sortie d’une ville dont je ne me rappelle plus le nom, que nous ferons le plein du 4x4 et celui de notre petit ventre ! La jeune fille qui prend notre commande n’a pas l’air de s’affoler, nous sommes les seuls clients, du moins pour le déjeuner, et elle envoie tout simplement un adolescent, chercher légumes et cigarettes au marché que nous venons de traverser ! Puis elle préparera le tajine aux légumes et nous le servira en terrasse ! Plus frais, tu meurs ! Pendant ce temps, comme nous sommes au premier poste pour surveiller tout ce qui bouge autour de nous, nous nous amusons à commenter l’animation qui règne au niveau des pompes à essence. Ce n’est qu’un va et vient de voitures et camionnettes aux fortunes les plus diverses ! Apparemment, certaines servent de taxi et nous voyons avec stupeur, s’entasser dans l’une d’elles, un nombre incroyable de gens ! Le fou rire nous prend, quand d’autres personnes prennent place sur la galerie ! Y a-t-il un code de la route au Maroc ? Bien sûr, mais il est transgressé tellement souvent qu’on pourrait en douter ! Il fait chaud, la lumière du soleil puissante. La végétation est rare et la poussière que soulèvent les pneus de la voiture, dense. Nous roulons sur une route droite, aux balisages inexistants. Le paysage est splendide, une immense étendue désertique et la barrière rocheuse du djebel Ougnat sur notre droite, puis plus loin, celle impressionnante du djebel Sarhro.

On approche de Tazzarine, quelques palmiers apportent un peu de fraîcheur à notre itinéraire. La ville, ou ce que l’on en aperçoit, est assez moderne, les cybercafé, les téléboutiques et restaurants sont nombreux. Et puis, jusqu’à Nekob, ce n’est qu’une suite d’oasis et de kasbahs. Plusieurs oueds venant de l’Atlas, irriguent cette région qui vit de l’agriculture. (Maïs, blé, fèves et des tomates quand l’eau est assez abondante.) oasis et jdebel Sarhro kasbahs le Draà
Arnaque aux massages à Pekin English translation pending
by Zhara · 2007-10-26 · 12 replies
bonjour je ne suis certainenement pas la premiere mais je ne crois pas avoir vu cette aventure dans le forum donc j avertis mes successeurs qui vont etre nombreux dans cette celebre ville a cote de l hotel novotel peace, en plein centre, il y a un salon de foot massage, des jeunes rabattent dans la rue mais l etablissement est grand et bien organise ce qui m a inspire confiance pour un foot massage le prix annonce pour 45 minutes est 68 yuans soit a peu pres 7 euros. etendue sur une chaise longue, les pieds dans l eau, je vois arriver 3 personnes, la masseuse, un homme en blouse blanche et une jeune femme qui parle anglais. eclairee par un hallogene, la blouse blanche m examine les pieds, fait la grimace et me tend ce que j ai cru etre un menu car cetait une feuille plastifiee avec des photos. que non, pas de plats appetissants mais des vues de peu ragoutantes maladies des orteils, mycoses et autres. avec l aide de l interprete, il me raconte que je dois me soigner, oui, oui que je dis, c est deja fait, il insiste, seule la medicine traditionnelle chinoise guerit ce genre de maladie. comme j ai deux ongles en cours de guerison, je me dis betement que pourquoi pas, il m annonce le prix: 200 yans pour chaque orteil, j ai a peine dit oui qu il sort sa lame son produit verdasse, et me fait une belle poupee. son pere est docteur me dit l interprete... maintenant passons au massage je l ai bien merite autre couplet, maintenant tous mes orteils doivent etre soignes sinon ce qu il m a fait ne servira a rien prix annonce 1600 yuans 160 euros longue discussion, ils insistent enormement, me disant que la sante n a pas de prix et finissent par le laisser avec la masseuse qui elle fait tres bien son boulot Il parait que cest frequent, dommage de ne pas pouvoir aller relax dans ce genre d endroit.
Où se loger à Hong Kong? English translation pending
by Cl30 · 2007-08-31 · 24 replies
Nous cherchons une chambre pour notre arrivée à Hong Kong. Proche du métro pour les déplacements, quel quartier est préférable ? et ce à des prix raisonnables genre guesthouses. Ensuite, si c'est bien, on y reste ou nous cherchons ailleurs. Sur place, on y voit plus clair. Nous y resterons 2 fois 4 à 5 jours. Entre temps, nous serons sur les Phils.

Merci pour votre aide.
Visiter Israël à vélo? English translation pending
by GhostFaZ · 2007-07-24 · 24 replies
Hello !

Je suis vraiment motivé pour visiter Israel en vélo :) Le pays m'attire beaucoup pour son peuple et l'Histoire qui s'y est passée (Christianisme). Vu la taille du pays, je me suis dit que l'idéal était de le visiter en vélo, comme ca je peux enfin faire mon premier grand voyage en vélo également :p

Mais je voulais savoir si quelqu'un avait déjà fait ce voyage ? car je me pose des questions du style : peut-on prendre son vélo en avion ? j'ai posé la question à El Al par mail mais je n'ai pas eu de réponse peut-on laisser son vélo attaché quelque part avec ses sacoches quand on visite ? car j'ai lu qu'il ne fallait pas laisser trainer de sac quelque part car l'armée ou la police peuvent le faire sauter... Donc j'imagine que 3-4 sacoches sur un vélo risque d'attirer la méfiance 😕

Si quelqu'un a d'autre conseil ou pensait aussi visiter le pays, qu'il n'hésite pas à répondre :)

Merci !

A+

Thierry
Vacances au Monténégro: suivez le guide! English translation pending
by Yugovik · 2007-03-28 · 21 replies
Bonjour,

Je vais essayer tant bien que mal de vous donner un avis objectif et quelques conseils de destination ... Le monténégro est un endroit magnifique ... c'est un peu un mélange de paysages corses et grecques !! Bien que cette destination est de plus en plus à la mode ça "peut" rester une destination abordable ... d'un point de vue prix !!

Mon conseil pour le logement : Le top reste le logement chez l'habitant où il faut compter à peu près 15E par personne par jour ... tout à fait abordable pour un logement type 1 chambre avec 3 ou 4 lits donc idéal pour une petite famille qui ne désire pas se ruiner ! Les hotels restent quand meme pas donné surtout pour les touristes étrangers !

Les restos: Je pense que l'on peut aisément compter sur un budget de 10E/ personne par repas si l'on va dans un resto plutôt pas mal et en consommant entrée + plat + vin !! Ensuite il est clair que celà va beaucoup dépendre de l'endroit et de son exposition (bord de mer, promenade, etc...) Un conseil : n'ayez pas les yeux plus gros que le ventre car les portions sont bien plus que généreuses dans ce pays (2x plus importante qu'en France) !

JAMAIS sans ma VOITURE ! JE vous conseille de louer une voiture si vous voulez profiter pleinement de votre séjour au monténégro ... car même si au début cela représente un coût important vous ne le regretterez pas .. pourquoi ?? parce que : 1/ vous pourrez tout visiter ! 2/ vous pourrez loger chez l'habitant et vous déplacez librement 3/ vous pourrez accéder à des plages magnifiques inaccessible en transport ! 4/ les bus sont très rares et ne deserve pas toutes les destinations ... autant dire qu'il est plutot bête de perdre 3h dans la journée en transport sur 10jours de vacances ! Si toutefois vous persistez à vous le refuser ... vous ne direz pas que vous n'étiez pas prévenu !!

Au niveau des destinations : Y'en a pour tous les goûts !!!

BUDVA : le Saint-Tropez local ! Budva est certainement la destination la plus visitée durant l'été au monténégro ... continuellement en construction/agrandissement elle présente l'avantage d'être une ville qui bouge tout le temps. Beaucoup de commerces, beaucoup de cafés/restos/boites, quelques belles plages (Mogren à côté de la vieille ville, Becici à 2 km vers Petrovac ... ou encore jazovo à 7km vers Tivat !) JE pense que c'est vraiment une destination pour une bonne bande de potes ... là bàs ce sera NO REPOS et sans répis !!! Vraiment idéal pour des bandes de jeunes qui veulent s'éclater, limiter pour les familles ayant des enfants un peu plus âgés et je le déconseille pour les familles ayant des enfants en bas âge ... les plages sont bondés, l'eau un peu plus sale qu'ailleurs et les prix les plus chers de la côte !! En gros c'est le Saint-Trop' local avec son lot de starlettes et VIP !

KOTOR : Un endroit chargé d'histoire ! Kotor c'est vraiment une ville à voir si vous passez par le monténégro ... entre la vieille ville remplie de petites rues piétonnes, commerces, restos et monuments ... débouchant sur une impressionnante muraille de plusieurs kilomètres montant dans la montagne !! LEs plages y sont très moyennes mais la fête est aussi au rendez-vous .... LEs prix sont plutôt élevés et il y'aura moins de possibilité de loger chez l'habitant ! Kotor c'est chic ... !! Je le conseille mais seulement de passage pour 2-3 jours histoire de voir le paysage, les monuments mais certainement pas en séjour prolongé !

HERCEG-NOVI: La classe ... THE VILLE ! Clairement chère comme destination ... c'est le Top selon moi sur la côte adriatique monténégrine et ce pour plusieurs raisons ! 1/ une vieille ville absolument MAGNIFIQUE ... un vrai paradis touristique rempli de musées et empreint d'une atmosphère particulière ! 2/ C'est la vraie alternative à BUDVA pour la fête mais bien moins strass et paillettes ! 3/ Les petites villes à côté comme Igalo, Denovici ou Baosici vous offre une superbe opportunité de logement chez l'habitant pour peu cher ... en plus de très belles plages du côté d'Igalo ... 4/ Le centre de cure thermale à Igalo qui pratique de la thalassothérapie et des soins avec de la boue ... à des prix qui ridiculisent nos chers centres français !! 5/ C'est à 15km de Dubrovnik une autre "BELLE" de l'adriatique mais en Croatie ... mais aucun problème pour vous y rendre car il y'a pleins de navettes !! 6/ Je vous dis tout simplement c'est le TOP !! :))

Sveti-Stefan et Milocer : Budgets serrés --> S'abstenir ! C'est la destination hors de prix du Monténégro ... mais une vraie merveille ! Sveti Stefan et Milocer sont des presque-îles anciennement destinations de toute la clientèle allemande très fortunée ... C'est un peu le Monaco local si je peux le résumer ainsi ... JE vous conseille très fortement d'y passer une après-midi ou une journée pour ne pas manquer le spectacle mais vous déconseille clairement si vous ne voulez pas vous ruiner !

Tivat: La déchue ! Ancienne destination de 1er ordre ... Tivat est devenu une ville bon marché (normal vu ses plages de béton !!) L'atmosphère y est plutôt pas mal, le shopping très moyen à part un marché/puces plutot mignon... Il y'a un port militaire à proximité ce qui gâche un peu le paysage ! Par contre l'avantage c'est que c'est équidistant de beaucoup de villes .. ex: Herceg-Novi à 30km (par ferry), Kotor 30 km et Budva 30km .... vu que le logement y est peu cher vous pouvez très bien y élire séjour pour vous en servir comme point de chute ! sinon aucune raison d'y rester surtout quand vous venez d'aussi loin ! AH OUI L'aéroport du Monténégro est près de Tivat :))

Plavi Horizonti : Les horizons bleus ... la plage de palmiers et sable fin !! :)) PARFAIT pour les enfants en bas âges !! C'est une destination magnifique ... mais alors magnifique et idéal pour les enbfants en bas âge (c'est la que mes parents m'emmenaient quand j'étais petit !!) Mais pourquoi ?? Tout simplement parce que la plage est faite de sable très fin ... l'eau est très basse ... donc pour les baignades des petits c'est parfait, vous pouvez par exemple faire près de 150m avant de perdre pied ... c'est top pour les petits !! Il y'a bcp de palmiers qui confèrent de l'ombre pour les petits lors de leur sièste et accessoirement nous donne l'impression d'être dans un pays exotique lointain .... !! Seul inconvenient : C'est un peu loin du reste ... je m'explique quand vous y allez vous y passez la journée mais il y'a de grande possibilité de trouver à proximité dans les 5km des logements chez l'habitant ! De plus l'endroit est peu cher en soi ...!

Voilà pour mon petit tour du monténégro, j'ai essayé d'aller au plus vite et d'être conscis en espérant que ça vous aidera! JE reste à votre disposition pour diverses questions ... ou pour plus d'infos sur d'autres coins ... car il y'a bien d'autres choses à voir dans le monténégro (canyons, montagnes, musées, ...) De plus c'est franchement une bonne destination pour y'emmener des enfants même en bas âge ... !! On peut y'aller avec un budget serré !!

Vous vous demandez peut-être d'où je tiens toutes ces infos ... et bien je suis serbe d'origine et j'ai passé pas mal d'étés là bas durant lesquelles j'ai pu visiter presque toute la cote ... ma dernière visite était à Budva durant l'été 2005 ! En tout j'ai bien du y'aller une bonne dizaine de fois !! :)

Sur ce bonnes vacances à tous, bon séjour et n'oubliez pas les quelques règles d'or :

1/ on négocie toujours les prix !!! 2/ si les gens sont trop gentils ou les prix trop trop bas c'est qu'il y'a quelque chose là dessous 3/ ne confiez pas vos affaires à des gens ou ne laissez rien dans le logement si ce n'est pas possible de fermer à clé (à moins que vraiment vous le sentiez) 4/ Profitez de vos vacances à fond ...

5/ les gens vous aimerons et vous aiderons s'ils sentent que c'est reciproque !!
Colombie: transports Popayan-Bogota-Cartagena de jour? English translation pending
by Emele · 2007-03-16 · 30 replies
Bonjour à tous!

Je suis pour le moment en Equateur et vais passer d'ici quelques jours/semaines en Colombie. Ma première étape serait Popayan pour remonter ensuite sur Bogota puis Cartagena. Mon "problème" est que les distances/durées des trajets en bus entre ces trois villes sont importantes (autour de 15h) et je cherche donc des "étapes-intermédiaires" sympathiques, à la fois pour éviter de voyager de nuit (ce qui n'est pas forcément recommandé) et pour pouvoir profiter des paysages... Je ne suis pas vraiment attiré par les grandes villes, c'est pourquoi j'évite Medellin et Cali. Tous vos conseils/avis/remarques sont les bienvenus!

Merci.
Un si p'tit bout d'Chine: six semaines dans la province du Guizhou (Chine du Sud-ouest) English translation pending
by 321 · 2006-12-15 · 48 replies
UN SI P'TIT BOUT D'CHINE

Six semaines dans la province du Guizhou, entre Sanjiang et Kaili

Septembre et octobre 2005

Un si p'tit bout d'Chine…

...En passant par Hong-Kong Trois jours a Hong-Kong et voila, merci bien, ca m'suffit comme ca. Trop actif, trop fatiguant comme endroit. M'enfin, carrement etonnant aussi. D'abord, evidemment, les paysages urbains, impressionnants, parfois meme surrealistes, et offrant des vues surprenantes. D'immenses tours, buildings ultra modernes, qui surplombent les immeubles d'habitation, souvent completement deglingues eux, ou les familles s'entassent dans des appartements-cages. Les rues, grouillantes d'activites et de circulations, des foules de gens en journee, et bien plus encore le soir... Et encore, j'y etais en semaine. Les rues donc, surchargees et croulantes sous les enseignes lumineuses. Et ca brille, et ca clignote, du neon, de l'ecran geant en pagaille, des magasins par milliers, pas un espace de rez-de-chaussee qui n'y soit consacre, des centres commerciaux geants ou l'on se perd, partout de l'electronique, des fringues, a tous les prix, de toutes les marques, ou pas de marques du tout, des enfilades de magasins de telephones portables avec, dans chacun d'eux, des murs entiers de modeles differents. Le shopping semble reellement la seule activite du hong-kongais... avec ses repas. Mais alors la par contre, bravo, je m'incline, car pareil, des milliers de restaurants, toujours excellents, meme la plus modeste des gargotes. Une ville tres facile, que ce soit pour les transports ou la communication, presque trop facile meme, des gens adorables, pas mal de communautes d'un peu partout, indiens, philippins, paki, et autres asiats (des afghans dans mon quartier), africains, latinos, occidentaux, etc. Il semble que beaucoup soient la pour le business. Et presqu'aucune "agression" commerciale, arnaque ou embrouille, comme dans tellement d'autres megapoles asiatiques... J'ai facilement obtenu ici mon visa chinois et trouve un vol pour l'interieur de la Chine, pour Guilin (province du Quanxi). Guilin, c'est la ou l'on peut apercevoir les tres celebres paysages de formations karstiques (montagnes abruptes en formes de pains de sucre) qui emergent du fleuve (que tout le monde a deja vu en photo, si si, c'est oblige). Destination chinoise phare, industriellement touristique ou je suis contraint de passer une nuit car y arrivant tres tard. En tout cas, cette fois c'est sur, me voila bien...

..En chine Une nuit a Guilin donc puis une journee a Yangshuo, un peu plus au sud. Yangshuo est la version terrestre de Guilin : les memes formations karstiques mais en plaine. Bon d'accord, des paysages d'un charme fou, voire a couper le souffle mais reellement trop - trop - trop touristique, ultra galvaude, et ou du coup les contacts avec la population se retrouvent completement denatures, l'ambiance generale aussi. Des touristes chinois principalement car en ce moment, pas de bol pour moi, c'est leur fete nationale (1er octobre) et tous ont pris une semaine de conges. Alors ils deferlent en masse, et des masses de touristes chinois ben ca se remarque car avec eux c'est partout "fanions et porte-voix"... Alors bref, ne nous eternisons pas ici et des demain depart en bus vers le nord afin d'entamer, un ou deux jours plus tard, une traversee de la province du Quizhou par les petites routes, mon seul but ici. C'est sur, a partir de la, ca va etre plus "roots". Il fait extremement chaud. C'est, en cette periode, ce qu'ils appellent le "petit printemps", quelques semaines d'accalmie entre la saison des pluies terminee et l'hiver rigoureux qui suivra. En plaine, la seule situation vraiment supportable c'est allonge sous le ventilateur, sans bouger, et juste apres avoir pris une douche froide. Mais il suffit d'aller faire quelques pas a l'exterieur pour qu'il soit deja trop tard : ruisselant de sueur... De Guilin a Sanjiang, six heures pour effectuer les cent cinquante kilometres sur une piste defoncee, caillouteuse et en perpetuels travaux. On arrive a destination le visage gris et les poumons gorges de poussieres, a en avoir la nausee. Mais, a partir de maintenant, me voila plonge dans...

..La realite du Guizhou La province du Guizhou est la plus pauvre de Chine ou huit millions d'habitants vivent en dessous du seuil national de pauvrete. Un relief omnipresent, relativement peu eleve mais tres compartimente et de structure chaotique. Des voies de passage carrossables peu nombreuses et souvent tres difficiles de parcours. Le reste des communications, d'une vallee a l'autre, se fait par les tres nombreux sentiers pietonniers. Tout s'y transporte alors a la palanche d'epaule, et parfois sur de longues distances (riz recolte, cochons, armoires, TV, etc.). Pour illustrer le "chaotisme" du relief un proverbe local dit "Dans le Quizhou, deux hommes peuvent se parler d'une vallee a l'autre mais il leur faut une demi-journee pour venir se serrer la main". Car il n'y a ici quasiment pas de terres cultivables plates (plaines), seulement dix pour cent de la surface de la province. Pour pouvoir cultiver le riz irrigue les hommes ont donc "sculpte" en terrasses des pans entiers de collines et de montagnes. Des travaux titanesques, entierement realises a la main au fil des generations. La moindre parcelle recuperable a donc ete amenagee, pour exploiter parfois seulement quelques metres carres de riziere. L'ancienne foret tropicale a donc depuis longtemps disparu et a fait place a des coniferes que cotoient ainsi desormais bosquets de bambous, bananiers et parfois quelques palmiers par exemple. Le relief, tres accidente, a d'ailleurs longtemps ici fait office de barriere naturelle : grace aux "montagnes-murailles" et aux "gorges-douves" il protegeait dans leurs retranchements, durant leurs periodes les plus sombres et les plus sanglantes, les minorites ethniques des tres severes incursions chinoises Han. Actuellement quarante pour cent de la population de la province se compose de pas moins de quatre vingt minorites ethniques differentes. Les Chinois Han vivent principalement en ville, les minorites, toutes de paysannerie, dans des villages plus recules. Poursuivons la route et en avant pour un...

..Voyage en pays Dong D'apres ma carte c'etait pourtant clair : je devais quitter Sanjiang vers l'ouest, prendre un transport sur une cinquantaine de kilometres jusqu'au village de Shankou et, de la, partir vers le nord comme je pourrais. Mais j'ai du me tromper. Car le plus difficile ici, c'est de quitter les villes en direction des petits villages. Pas trop de problemes en revanche pour se deplacer de villes en villes car je dispose des noms des principales d'entre elles ecrites en caracteres chinois sur mon carnet. Il suffit alors de les montrer au guichetier ou au conducteur. Mais, quoi qu'il en soit, les villes ici (on en parlera un peu plus loin) ne presentent aucun interet. En revanche cela se complique serieusement pour rejoindre les petits villages, dont les citadins ne connaissent souvent meme pas l'existence. La communication devient alors un reel probleme car ils ne comprennent, mais alors pas du tout, ma prononciation. Parfois une carte sommaire de la region est dessinee sur un mur des gares de bus. Il faut alors essayer d'y reperer un lieu quelconque figurant sur l'itineraire convoite, puis recopier, tant bien que mal, son nom en caracteres chinois sur un papier que l'on tendra plus tard aux chauffeurs de bus. Il ne reste ensuite plus qu'a convaincre ces derniers de ne payer le prix du trajet qu'a l'arrivee, afin de pouvoir descendre n'importe ou. Les bus ici, du moins les "inter-villages" c'est : minuscules et bondes (il faut souvent se contorsionner pour atteindre son siege), sales, extremement lents (parfois, dans les montees, on pourrait marcher a cote), et bruyants (volume des sonos pousse a fond). Me voila donc a ce que je crois etre Shankou car il y a bien une piste qui en part vers le nord. Seulement celle-ci, d'apres ma carte, doit longer une riviere. Mais ce n'est pas le cas. Tant pis, je m'y engage, marche sur quelques kilometres puis me fait prendre en stop par un tracteur jusque Tongle, village imposant qui ne figure pourtant pas sur mes cartes. Bref, je ne sais absolument pas ou je me situe. Plus rien ne correspond a mes cartes. Tant pis, le coin est chouette. Une nuit dans l'unique pension puis depart a pied au petit matin afin de continuer a remonter la vallee. La ballade vaut le coup, traversee de plusieurs villages Dong dont les maisons en bois s'aggripent en grappes compactes aux flancs des collines. La construction des villages Dong releve de cinq principes geomantiques fondamentaux : ni fondations, ni echafaudages, ni clous, ni liens, ni mortiers ne seront utilises. De longues maisons en bois reposant sur un socle de pierres appareillees sans ciment donc. De deux a quatre etages, le rez-de-chaussee etant reserve aux animaux, generalement de un a cinq cochons, quelques poules et/ou canards et oies, parfois meme une ou deux vaches, le modele a bosse sur le dos. Les ruelles, etroits passages entre les maisons, sont pavees de galets plantes debout dans la terre, dessinant par endroit des motifs geometriques et des figures animales. Cinq heures de marche, puis arret dans un village Dong pour y passer la nuit. De nombreuses personnes vivent sous un meme toit, dans chaque grande maison, presque vingt dans la famille qui m'accueille. Je ne cerne en revanche pas du tout quels liens de parente lient tous ces gens. Ici, seules les femmes mariees portent encore l'habit traditionnel, taille dans de la toile manufacturee, elles ne semblent en revanche plus beaucoup tisser elles-memes le coton et la soie. Tot le matin tout le monde s'active, la premiere tache consistant a cuire le repas des cochons dans d'immenses gamelles (wok). Puis depart vers les rizieres car en ce moment c'est la fin de la recolte. Le soir les villageois reviennent donc charges de riz, en gerbes ou non, et de paille sur la palanche d'epaule, egalement d'autres vegetaux pour le betail. Le riz est ensuite battu puis etale devant les maisons pour etre seche, retourne de temps en temps au rateau. La meme operation se repete plusieurs jours durant, le riz etant rentre a l'abri tous les soirs. C'est un travail pour les femmes les plus agees. Les hommes ages, eux, discutent, fument et font la sieste sous la tour du tambour, edifice en bois a plusieurs toits etages et construit sur les memes principes cites plus haut. Les "tours du tambour" (un ou plusieurs exemplaires dans un meme village) sont des lieux de rencontres ou les decisions communautaires importantes se prennent. Autrefois un tambour y servait aussi a prevenir les villageois en cas de danger imminent. Je n'en sais malheureusement pas beaucoup plus sur leurs cultures et religions qui semblent tres riches et tres complexes. Trois jours a crapahuter a pied de village en village, chez les Dong, puis retour en vallee. Les gens sont adorables, je suis agreablement surpris car ce n'est pas l'impression que j'en avais garde de mon precedent passage en Chine. D'un naturel timide et tres reserve envers l'etranger, les rapports s'echauffent en revanche tres vite des que quelques mots ou signes ont ete echanges. Je me fais regulierement inviter a manger et c'est une reelle aubaine car la nourriture est generalement excellente chez l'habitant : sortes de fondues de viandes ou de poissons, tofue (fromage de soja), vegetaux, piments, et des epices, etc. Les bols de riz s'enchainent. Et puis c'est sympathique, on a le droit de cracher par terre os et aretes et on eructe a volonte, c'est meme conseille. Suis aussi surpris du peu d'arnaques que j'ai a subir (pour l'instant). Il n'est d'habitude en effet pas rare du tout que les vendeurs ou chauffeurs de transports essayent de grapiller quelques yuans de plus a l'etranger, mais pour l'instant presque rien de tel. En revanche la communication m'est evidement presque totalement impossible et c'est vraiment frustrant. Un questionnaire que je me suis fait traduire en caracteres chinois et qui est adapte a mon mode de voyage me permet de demander mon chemin lors de mes randonnees, de solliciter hebergement et nourriture chez les villageois, etc. Et pour me rendre dans ces endroits recules j'ai desormais...

..Ma tactique de deplacement Elle est tres simple : je prend n'importe quel bus qui traverse une region semblant etre interessante puis note, au fil des kilometres (les routes sont souvent bornees), l'emplacement des villages traverses et des departs de pistes apercus. Pour conserver facilement des reperes expoitables, je me fais meme noter en caracteres chinois les noms des principaux villages. Ainsi au retour je peux m'arreter ou bon me semble puis, de la, partir decouvrir des lieux plus recules. Sans compter que les trajets de bus ici, c'est chouette pour les paysages a observer ; sauf imperatif urgent, pour rien au monde on ne prendrait un bus de nuit. J'ai quitte depuis deux jours le pays Dong et rencontre depuis d'autres minorites dont je ne connais pas grand-chose, parfois meme pas le nom. En tout cas, desormais, partout ou je passe ce n'est pas inapercu : on me scrute du regard, on se retourne systematiquement a mon passage, on fait signe au voisin pour signaler ma presence, afin qu'il profite lui aussi du spectacle. Je suis celui qui fera dire le soir dans les foyers "Tiens, aujourd'hui j'ai vu un long-nez". Je retrouverai les Dong lors du trajet de retour, dans quelques semaines, et pour l'instant me voila desormais...

..En pays Shui et Buyi Je viens de longer, en minibus, la vallee de la riviere Diliu Jiang sur une centaine de kilometres en notant bien l'emplacement des departs de sentiers puis suis revenu en sens inverse, en m'arretant dans un endroit de choix : d'ou un petit affluent remonte une minuscule vallee. C'est sur, il y aura des villages par la. Il y a meme une pension familiale ici, j'y passe une nuit. C'est rustique, le pire ce sont les toilettes : deux planches suspendues juste au dessus de l'enclos a cochons. La literie, comme souvent, sent la crotte de souris. Matin, depart a pied le long de l'affluent, un petit torrent offrant regulierement des bassins ou l'on peut se baigner. Il faut d'ailleurs sans cesse le traverser pour remonter le sentier, des dizaines de fois. En saison des pluies ca doit etre impraticable, les villages doivent alors etre inaccessibles, totalement isoles. Il n'y a pas autant de lieux habites que prevus, un seul village de traverse, quelques familles y vivent. Mais il est fort possible que je n'ai pas repere d'autres hameaux situes en hauteur. Les paysages n'ont rien de nouveau, on se croirait presque dans les pre-Alpes, si ce ne sont les quelques rizieres. Celles-ci, parfois minuscules, peuvent donc se trouver jusqu'a deux ou trois heures de marche du village. Que de quintaux de riz transportes a dos d'hommes ! et encore sur des sentiers difficiles. La pire des craintes, de ne pas rencontrer de village avant la nuit. Mais ouf, un petit groupe me depasse, trois hommes, deux femmes, un enfant, et un petit cheval (seules quelques familles en possedent un) charge de marchandises. Il me suffit maintenant de les accompagner. Durant le trajet ils cueillent, a quelques metres des berges, des sortes de petits poireaux sauvages qui seront prepares pour le repas du soir. Une course-poursuite apres un ecureuil nous fera bien tous rire, surtout eux en m'apercevant sortir d'un buisson le pantalon entierement recouvert de ces especes de graines qui s'accrochent a certains tissus. Ils m'hebergeront deux nuits, dans leur minuscule village idyllique refugie au fin fond de la vallee. Nous sommes donc chez les Shui. Blouses vertes brodees s'elargissant vers la taille et turbans blancs pour les femmes, adorables ! C'est incroyable, tous les villages, aussi isoles soient-ils, disposent de l'electricite. Je me demande comment les lignes ont ete installees, celles-ci franchissent les montagnes les plus abruptes. Ainsi, dans presque chaque foyer, la television. Quelles expeditions cela a du etre pour les acheminer jusque la ! Beaucoup, parmi les minorites montagnardes, ont desormais irremediablement perdu de leurs traits culturels forts, assimiles de plus en plus qu'ils sont par les Chinois Han : la forme des habitats s'homogeneise, l'habit traditionnel tend a disparaitre, etc. Les dialectes, particuliers a chaque groupe, semblent par contre encore tres usites. Celui des Shui est fort different du chinois : plus lent, plus chantant et melodieux, il rappelle certaines langues sud-est asiatiques. Deux jours plus tard, retour en vallee, et passage oblige pour une nuit a Rongjiang, qui ressemble a presque toutes...

..Les petites villes du sud de la Chine Cauchemardesques. Elles sont horribles. C'est une catastrophe. Deprimantes au possible. A en avoir le cafard apres une seule soiree. Quelques rues poussiereuses ou s'alignent des immeubles bas, blocs de betons et de briques parfois inacheves (mais quand-meme habites) ou acheves, c'est a dire recouverts de carrelage en facades exterieures... A tous les rez-de chaussee, des rideaux de fers. Pour se deplacer la nuit la lampe de poche y est indispensable, afin de s'assurer de ne pas tomber dans un caniveau reste ouvert. Les anciens quartiers traditionnels, eux, deviennent des taudis ou alors sont rases. Pour le voyageur a petit budget, les logements y sont generalement sordides, c'est la (les) surprise(s) a chaque fois. On y passe la nuit que lorsqu'on n'a pas d'autre choix, c'est a dire lorsqu'il n'y a pas de transport avant le lendemain. Alors depart, remontee vers le centre de la province. Les paysages sont epoustouflants : profondes vallees amenagees en terrasses, quelques villages "suspendus" aux pentes. Les rizieres ont, en cette periode, ete fauchees et sont donc a sec. Dommage car sous eau ca doit etre extraordinaire : des mosaiques de miroirs. J'essayerai de m'y arreter au retour, si j'arrive a economiser du temps. Pour l'instant me voila arrive...

..Chez les Miaos du sud-ouest Passage par Xijiang, le plus grand village Miao de la province du Quizhou. Environ mille cinq cent familles y vivent et donc presqu'autant de maisons en bois qui s'agrippent a deux collines, les recouvrant entierement et epousant parfaitement leurs formes. Habitations desservies par un faisceau de sentes dallees et de marches. Magnifique. La "famille" Miao comprend en fait des dizaines de groupes ethniques differents, ceux-ci ayant un peu trop facilement ete regroupes sous cette meme appellation de "Miao" par l'administration chinoise. Des groupes, en effet, aux coutumes, habits traditionnels, cultes, dialectes, etc. forts distincts. Neanmoins un trait caracteristique commun a ces populations Miao est le fait qu'elles construisent toutes leurs habitats directement sur terre battue et non pas sur pilotis comme d'autres groupes de la region. Hebergement deux nuits chez une famille. Peche avec les enfants dans les quelques rizieres volontairement restees inondees, celles-ci regorgent de poissons et de crabes. On les attrape facilement a la nasse a plonger, puis les epingle sur une solide herbe. Puis coup-de-main au pere a stocker les gerbes de paille, en formant de hauts monticules (quatre a cinq metres) savamment agences en cylindres autour du tronc d'un jeune pin. Les rizieres sont ainsi parsemees de ces edifices. J'en profite aussi pour rayonner dans les environs. De nombreux minuscules hameaux sont dissemines dans les montagnes. Transit par Kaili, ville importante, peut-etre de l'ordre de la sous-prefecture, en tout cas carrefour commercial important de la region. C'est l'horreur, une centrale nucleaire est situee a deux cent metres du centre-ville, les premieres maisons (les taudis) y sont directement accolees. Plusieurs carrieres d'extraction proches (charbon, minerais divers) ajoutent encore aux charmes de la ville. Arrivee a Chong'An, j'y avais deja passe pas mal de temps il y a trois-quatre ans. Transformation radicale : les charmants quartiers traditionnels, groupements de maisons miaos en bois, ont entierement ete detruits au profit de blocs de betons (carreles...) et de briques qui semblent deja ages de vingt ans, suintant la salete. Coup de blues pour le coup. De plus il s'est mis a bruiner, boue et nuages bas. D'ailleurs, encore un record, la province du Quizhou est la plus arrosee du pays et la nebulosite (presence de brouillards) y est la plus importante. Demain je retournerai visiter les collines alentours. Pour l'instant, dans la modeste pension ou je loge ce soir, c'est le summum en la matiere ; c'est peut-etre alors maintenant l'occasion, inevitable de toute maniere, de faire un long constat sur...

..L'etat des toilettes de campagne chinoises Oh non. C'est litteralement impossible. Il faut le vivre (le subir) pour veritablement comprendre. De plus, je ne voudrais pas choquer les ames sensibles et les ames pas sensibles. Autocensure donc. Quelques districts autour de Kaili (dont celui de Chong'An) sont territoires de l'ethnie Gejia. Egalement assimiles aux Miaos, ce groupe reclame pourtant avec insistance le statut de nationalite distincte. Il s'agit d'une des populations arborant les costumes les plus surprenants, d'allures tres martiales, en particulier celui des jeunes filles. Des tuniques composees de differentes pieces de coton decorees selon une technique incroyablement minutieuse de batik. Des ouvrages d'une qualite inouie demandant certainement de tres longs mois voire annees de travaux pour chacun d'entre eux. Entre autres caracteristiques, les femmes, qui portent une sorte de coiffe "a la Becassine", se rasent l'avant du crane et les sourcils. Les villages Gejia et les rizieres attenantes sont accessibles par un dense reseau d'etroits sentiers, souvent grossierement dalles d'enormes pierres transportees une a une du lit des rivieres en contrebas. Les maisons en bois, de constructions tres laches, se composent de trois pieces sur terre battue, surmontees d'un grenier ou sont remisees differentes denrees. Le betail loge dans de minuscules et sommaires batisses attenantes en terre. Les Gejia sont d'une gentillesse inouie. Le seul probleme, ce sont leurs chiens, tres hargneux et meme feroces envers l'etranger, il est alors indispensable a ce dernier de se deplacer dans les villages muni en permanence d'un baton. Les petits villages Gejia autour de Chong'An sont dissemines dans une dense zone de hautes collines ou de tres nombreux sentiers se croisent et se recroisent sans cesse. Meme aux bruits familiers (chant d'un coq, cri d'un enfant, claquement d'une hache, etc.) il n'est pas toujours facile de localiser un village, l'echo deplacant en permanence les sons dans ce relief abrupte. La presence de brouillards epais, persistant depuis trois jours du matin au soir, me complique encore la tache. Alors impossible d'aller tres loin, je dois me contenter des environs immediats. Mais coup de chance, il se deroulera demain a Chong'An, alors quelques mots sur...

..Les marches du Quizhou Ils ont lieux de maniere cyclique mais sont tres rarement hebdomadaires d'ou, malheureusement, la difficulte pour le voyageur de les prevoir a l'avance. Suivant les regions ca peut etre tous les cinq ou tous les six jours par exemple ou alors tous les jours en 2 - 6 - 9. Ils ne debutent jamais trop tot le matin car il faut laisser le temps aux villageois d'arriver. Ici a Chong'An ils arrivent en bus, a velo ou a pied, la palanche d'epaule, la hotte ou le petit cheval charges de leurs quelques produits. D'autres s'y rendent par la riviere, sur de petites embarcations. Et puis, vers dix heures, toutes les quelques rues se retrouvent bondees, encombrees de convois en tous genres, des atmospheres moyennageuses. Impressionnant le peu de produits qu'ont a proposer certains, parfois peut-etre pour trois euros seulement au total a la vente. Et puis il y a les services proposes : coiffeurs et dentistes de rue, couturieres, reparateurs de gamelles en fer, voyants et autres charlatants, tous sous un parasol ou une bache de fortune et les pieds dans la boue. Il s'y organise aussi generalement quelques combats de coq, au milieu d'un cercle de parieurs et badauds emeches. Les marches sont des moments privilegies pour le spectateur car les femmes en profitent pour se parer de leurs plus belles parures. Les marches sont avant tout des lieux d'echanges commerciaux mais aussi de rencontres entre vieux ou jeunes gens de villages eloignes. C'est ici que les nouvelles circulent et que les liaisons se creent. Plus que quelques jours de balades, il est alors temps de penser a ce que pourrait etre...

..Le retour Si peu de chemin parcouru en plus de quatre semaines, meme pas le tiers de ce que j'avais vaguement pu prevoir initialement. Je n'aurai donc pas le temps de m'aventurer beaucoup plus loin, par exemple dans l'extreme ouest, sur le plateau du Yungui, la region la plus pauvre de la province du Quizhou (qui deja elle, on le sait, est la plus desheritee de Chine), le "Far-West" du Quizhou en quelque sorte, tout proche du Sichuan. En fait ce serait possible de s'y rendre mais le retour a bon port deviendrait tres long et fastidieux et de plus m'obligerait a voyager de nuit, dans un de leurs immondes bus-couchettes ; j'y avais goute il y a quatre ans : non merci, plus jamais ca. Alors il ne me reste plus qu'a redescendre tranquillement vers Guilin, en quelques jours. Du coup des demain je vais pouvoir m'aventurer...

..Trop loin en pays Dong L'hiver, ici aussi, s'approche a grands pas et maintenant j'ai l'air malin avec mes sandales. Pas vu le soleil depuis plus de deux semaines, ciel gris mais il ne pleut pas. Par contre il commence a faire serieusement froid sur les hauteurs, j'avoue que je ne m'y attendais pas. Ca les fait tous rigoler mes sandales. Pas tres loin de Bazai j'ai repere un depart de piste. Je me suis renseigne envers plusieurs personnes sur la distance le separant du premier village. Comme reponses j'ai eu : trois kilometres, dix-huit kilometres et trente kilometres... Car un nouveau probleme se pose : les gens sont tellement intimides par ma personne (excusez du peu) que lorsque je leur pose une question je sens bien que leur unique volonte est de se debarrasser de moi le plus vite possible. Difficile dans ces conditions d'approfondir un sujet kilometrique pourtant tellement important pour moi. Bon tant pis, il n'y a qu'a s'y engager, passer la nuit dans le village puis revenir demain par le meme chemin. Le retour a eu lieu cinq jours plus tard... Je vous passe la description des decors : sublimes, je reste decidement sidere par le travail accompli dans les montagnes par les villageois. Des fonds entiers de vallees sont sculptes en terrasses, parfois vertigineuses et, pour les rejoindre, des sentiers dalles d'enormes pierres. Ici le betail reste a demeure dans les rizieres ou lui ont ete amenages de minuscules abris en pierres, semi-troglodytes. En chemin, jusqu'au premier village, pas de probleme, j'ai suivi la piste principale. Accueil chaleureux (mais dans le froid !) dans une famille. Grosses rigolades quand-meme avec les enfants, et puis le soir on dine dong donc (!). Le pere me propose meme de m'accompagner le lendemain jusqu'au village suivant. A partir de la, plus de piste, on emprunte d'etroits sentiers de traverse, en foret ou parmi les rizieres. Accueil, dans le second village, chez des amis du pere, festin et tres serieux abus d'alcool de riz (je le cache mais le phenomene se produit un peu trop souvent dans les villages). Le lendemain le pere etait deja rentre chez lui, l'ami m'a donc indique la direction a prendre. Je l'ai maudit toute la journee "l'ami". Car cela s'est tres rapidement complique pour moi. Je n'ai, au bout de quelques kilometres, plus du tout su ou etait le nord en quelque sorte. Alors marche presqu'au hasard pendant quatre jours, des gens m'indiquant ou me guidant en fait a chaque fois vers le village le plus proche. On me montrait bien aussi la direction de Bazai (lieu de mon depart et, je l'esperais, de ma prochaine arrivee) mais, dans cet inextricable reseau de sentiers et de collines tres escarpees, impossible de conserver bien longtemps le cap. J'ai du en fait effectuer, plus ou moins, une sorte d'immense demi-boucle. Alors il y aurait tant a dire : toujours les memes fantastiques paysages, et le charme fou des villages, malgre la salete omnipresente, l'aspect physique parfois presque effrayant de certaines personnes, jeunes ou adultes, l'aspect et l'odeur parfois plus que douteux des aliments et des breuvages servis, et de l'eau de vaisselle aussi, "l'aspect" de mes premiers serieux troubles gastriques (ca s'est sur on n'en dira pas plus), l'aspect des toilettes en publique au milieu du village, etc., etc. J'ai retrouve un reel repere geographique a plus de vingt kilometres de Bazai... Un type m'a emmene en moto jusqu'a la route ou passent des bus. Ca fait cinq jours que je ne me "lave" que pieds et visage, pas les vetements. Presqu'heureux de retrouver l'affreuse ville de Rongjiang ou, pas de chance, avouons-le, je n'ai pas acces a l'eau, panne generale dans toute la ville. Je me laverai donc demain apres...

..Un chouette trajet Mais oh combien poussiereux ! Je compte repasser par Zhaoxing, region peuplee principalement par des groupes Miaos et Dong. J'y etais deja il y a quelques semaines et ai pu y reperer la-bas un depart de sentier qui semblait prometteur, alors je vais retourner y voir. Pour l'instant trajet de Rongjiang a Congjiang. On est au coeur du pays Dong. Traversee d'un village lors de son jour de marche. Aubaine, je descend du bus et tant pis pour le prix du trajet paye complet. Comme d'habitude, rues bondees de gens, le vehicule peine tres serieusement a se frayer un passage dans la cohue ambiante. Les femmes et les jeunes filles se sont parees de leurs plus beaux costumes car c'est surtout l'occasion pour les adolescentes de se montrer aux jeunes gens en exhibant leurs remarquables travaux d'aiguille. Toutefois de tres nettes differences sont perceptibles dans les parures, car chacune determinant un clan bien particulier. Points communs : des coiffures tres elaborees et maintenues par de larges peignes en bois, de tres lourds bijoux d'argent, notamment les anneaux de cou, parfois jusqu'a trois cumules ! et un tissu de base (de couleur indigo/pourpre et richement brode) dit "calende" : longtemps martele a la mailloche pour lui donner une certaine rigidite, le lustre de l'usure, une impermeabilite totale et des reflets argentes, moires. Pour l'occasion beaucoup d'hommes aussi portent leur costume traditionnel : taille dans la meme toile decrite ci-dessus, vetements tres amples, turban. Un spectacle impressionant, tout s'y vend ou s'y echange, l'alcool s'y consomme... Quelques heures a y deambuler en attendant le bus suivant pour amorcer...

..Le retour definitif Car plus que quelques jours de balades. Hormis le passage promis par la region de Zhaoxing, cela deviendra ensuite trop court pour s'aventurer sur les sentiers. Alors, a partir de maintenant, je vais aller voir des lieux parait-il beaux : les rizieres en terrasses de "l'Epine dorsale du Dragon", parait-il les plus impressionnantes rizieres du coin. Bon c'est sur, va y avoir du droit d'entree par la-bas, et des vendeuses harcelantes, et de la sur-taxe pour tout, et quelques groupes a "fanions et porte-voix", et plus vraiment d'accueils chaleureux, sinceres et desinteresses dans les familles, bref du mercantilisme a outrance, mais tant pis car je me suis promis de garder mon calme dans toutes les situations qui m'attendent. Mais alors en attendant...

..Que d'oublis de ma part Alors en vrac : les fetes paysannes et l'alcool de riz (au secours je n'en peux plus) ; le tabagisme passif ; le bruit en ville et dans les pensions (mahjong, karaoke et passes...) ; la viande de chien et de tout autre animal qui a "le dos tourne vers le ciel" ; la difficulte de connaitre l'horaire de depart d'un bus ; l'impossibilite de connaitre l'horaire d'arrivee d'un bus ; les p'tites betes dans les chambres ; le crachat chinois ; l'affligeante stupidite des programmes TV chinois ; les odeurs chinoises ; la trop accessible compagnie des rampants, volants et rongeants, la nuit ; la trop inaccessible compagnie des beautes villageoises, la nuit.

Septembre & octobre 2005 Chine du Sud-ouest, province du Guizhou
Vos conseils d'hôtels en Chine? English translation pending
by Janvier · 2006-10-20 · 12 replies
Qui connait ces hôtels? A conseiller, à éviter? Vos cosneils, svp. nous partons en voyage de noce en juin prochain pour 3 semaines. Nous avons sélectionné quelques hotels via le net, votre avis serait chouette. Merci.

Pékin: -red lantern house, Beijing City Central International Youth Hostel X'ian: -Xi'an Shuyuan International Youth Hostel Bell Tower Youth Hostel King Palace hotel Xian Kunming: - Camellia hotel Kunming Dali: - San ta yuan hotel dali city Lijiang: - Ting Yuan Youth hostel lijiang Old Town Youth hostel lijiang Wang Gu Cheng Inn De Feng Inn Guilin: - Yangshuo Culture House Yangshuo Backstreet Youth Hostel Water Buffalo Guesthouse Feiying International Youth hotel Shangai: - - Le Tour Shanghai Youth Hostel Koala International Youth Hostel Shanghai City Central Youth Hostel

Voilà, en gros, ceux qu'on a sélectionné. Avez vous des comentaires? Il nous manque des hotels pour Zongdian. Nous cherchons des hotels à petits budgets plein de charme. Merci.

Marie et Raphael.
Prague: les incontournables et insolites English translation pending
by Zaegel · 2006-10-01 · 36 replies
Bonjour tout le monde,

je fais appel à vos souvenirs sur Pragues Quels sont les endroits incontournables(chateau, vieille ville............) et surtout les endroits insolites que vous avez découvert à Pragues

merci pour vos réponses

Val
Bonnes adresses pour séjourner à Shanghai? English translation pending
by Theenvrac · 2006-09-18 · 21 replies
bonjour je vais me rendre en chine pendant 15 jours ; grace au forum j'ai deja trouvé un hebergement sur pekin et j'aurais aimé reserver aussi celui de shanghai. pourriez vous me donner des bonnes adresses? j'ai pas un gros budget, donc moins c'est cher mieux c'est!!!!!!! je suis interessée par tous les conseils, tuyaux, trucs à ne surtout pas rater que vous connaissez! merci d'avance!!
Moscou-Pékin en Transsibérien en hiver English translation pending
by Fredox34 · 2006-07-10 · 16 replies
Bonjour à vous tous,

J'ai l'intension de faire un Moscou-Pekin en Transiberien en solitaire, but du voyage photographique. par contre je risque d'avoir une contraitre de saison qui tombe hélas en plein hivers entre janvier et mars 2007 avec de la chance peut être avril.

Y a til des personnes qui ont tenté ce voyage à cette période ?

Est-ce que c'est faisable ou bien iréalisable ?

L'arrivé à Pekin serais-je dans une période propice coté climat ou bien ce sera la cata ?

voilà toutes les intérogations que je me pose depuis quelques jours et j'ai beau chercher sur le net je n'arrive pas à trouver de réponse 😕

le but ensuite est de partir jusqu'à hong kong puis revenir en france en avion.
La recherche du bonheur English translation pending
by Lubnadusoir · 2006-05-11 · 24 replies
Par curiosité, je voudrais demander aux autres voyageurs en quoi le fait de partir et de découvrir de nouveaux horizons pouvait rendre l'homme plus heureux. Que ce soit une expérience personnelle ou lue dans un livre, en quoi celà vous procure un bien être, une joie, ce qui s'approche le plus de la pleinitude à la définition aussi vaste qu'infinie du bonheur. 😛 Et puis comme je suis trés trés curieuse, je voudrais aussi savoir comment vous voyagez, seul (e), accompagné(e), en famille, entre amis?
Liste des sites classés de l'UNESCO, un outil essentiel pour organiser son itinéraire. English translation pending
by Aristomakos · 2005-11-21 · 59 replies
salut à tous, J'ai chez moi un poster consolidé et plastifié des sites classés par l'UNESCO sur tous les continents. J'ai également un poster des sites classés par l'UNESCO en Europe, il se trouve sur la porte de mes WC ! quelle invitation à se rendre sur place pour comtempler les merveilles humaines et naturelles du monde et de l'Europe en particulier !! Depuis 3 ans, j'organise mes itinéraires en grande partie en fonction de ces cartes et de ces sites classés. De quoi s'agit-il? tous les ans, l'UNESCO, organe culturel dépendant de de l'ONU, publie une liste des nouveaux sites culturels (en fait surtout historiques), naturels et mixtes parmi les plus significatifs et et les plus remarquables du monde. Les pays proposent les sites, des ''spécialistes'' de l'UNESCO les sélectionnent. L'intérêt pour nous, voyageurs, c'est de savoir quels sont les sites culturels(villes, monuments religieux, militaires, etc.) qui ont un intérêt essentiel dans l'histoire de l'humanité. Pour les sites naturels, sont classés les sites les plus beaux, les plus sauvages et possédant des spécificités rares (espèces en voie de disparition, par exemple). Donc un petit conseil, avant de partir, consulter cette liste pour les endroits que vous désirez visiter et, faites comme moi, écrivez à l'UNESCO (à Paris) afin qu'ils vous envoient gratuitement ce poster des sites mondiaux ! bye
Souvenirs English translation pending
by Lafleur · 2004-04-23 · 33 replies
Bonjour à tous!!😉

Je demarre une nouvelle discussion:je voudrais savoir quelle a été la chose, la personne, qui vous a vraiment marqué pendant vos voyages.

Ce souvenir peut être positif ou négatif!!

Partagez vos meilleurs ou pires moments passés à l'étranger!!

On attend avec impatience vos récits!!!

Bisous et à bientôt!!
Chine-France à velo2 (réponse a JREMI) English translation pending
by 1garsheureux · 2004-03-11 · 5 replies
jremi: je ne peut te repondre dans ma propre section de discussion (peut etre parceque je suis en Chine)j'espere que ca marchera en ouvrant une autre . J'aime l'Aventure, depuis un grand nombre d'annees, mes parents mon beaucoup aide. Mais tu as toujours quelque chose qui interesse quelqun et en general les gens aime aider un jeune qui decouvre leur pays par ses propre moyen.

A Pekin par exemple il est tres facile de donner des cour de langues (il sont desespere) et la vie est incroyablement bon marche, au Canada j'ai offert mon aide a l'ecole ou j'apprenais l'anglais (4 mois) en echange de cours moins cher et j'habitais avec deux filles dans un petit studio . Pour mon retour en france mes economie devraient faire l'affaire (300e par moi), quelques magasins de Nice qui me connaissent (la roue libre et Jogger pour la pub) mon offert du materiel en echange de quelques photos et Luftansa devrait remboursser mon billet retour. De plus des que tu sort d'Europe la vie devient bon marche (pour un francais), mon confort est secondaire, je privilegie la culture .

J'ai trop de potes qui a mon age son d'un conservatisme extraordinaire, l'un d'eux est meme marie 1 enfant ! Demande au premier venu ce qu'il veut faire dans la vie, il y a de forte chance qu'il te reponde : "gagner de l'argent ou rencontrer l'amour". Je prefere decouvrir et vivre ce que je pense etre le mieu en ce moment . Je hais le mot "ROUTINE"ou "SECURITE" il est tellement facile d'emputer sa liberte en leurs noms, pour se proteger de surprises qui le plus souvent etaient bonnes .

Au sujet de ta derniere question, je ne suis pas un expere de la muraille de Chine, je crois que quelqu'un la faite a pied, mais a velo cela me semble peu realisable :elle est compose de plusieurs sections distinctes et eloignees qui sont pour la plus part en tres mauvaise etat.la structure est un escalier montant et descendant pas etudie pour une roue.

Enfin je te conseil de te rensegner plus en details.

"QUAND DEUX CHEMINS S'OFFRENT A TOI, CHOISIS TOUJOURS LE PLUS DIFFICILE ". films HIMALAYA ENFANCE D'UN CHEF .
7-week trip feedback: Rajasthan and Varanasi, October-November-December 2025
by Weric · 2025-12-16 · 7 replies
We traveled as a couple from October 20 to December 11, 2025, for our second trip to India and our first time in Rajasthan, plus Mathura and Agra, which are in Uttar Pradesh but right on the border, and a 4-day flight hop to Varanasi. Here’s a non-detailed trip report—just to share some info we found useful for other travelers, along with a few places and addresses we particularly enjoyed. First off, a big thank you to (I’m using usernames) Aleph240758, Solene40, Montagnard74, and Pagaljavab, who took the time to reply to me. Some of them even take the time to create detailed and illustrated travel stories. Since I only started planning the trip in mid-August, I didn’t have much time and used the trip reports on VoyageForum to build our itinerary. One more note: everyone travels differently and has their own preferences... so I’ll just share our personal feelings, which are obviously subjective.

We bought a physical SIM card upon arriving at the airport. The Airtel stand only offers one package for 500 rupees (just under 5 €) for 28 days, with 1.5 GB of data, unlimited national SMS, and calls—more than enough. Contrary to what we’d read, we asked for activation at the counter, and it was active within 10 minutes. The SIM worked well everywhere. Watch out—like in all airports, there’s a tendency to take advantage of tourists. The Airtel counter offers to exchange money directly, and we saw people paying 20 € for the SIM.

Since we arrived at night, the metro wasn’t running anymore. Plus, if you don’t know the city, we’d recommend taking a prepaid taxi—the price is fixed, and the driver knows the destination. Be careful: the prepaid taxi counter is on the right as you exit the hall, with large fixed signs above. Many counters put out a card on the desk saying "prepaid taxi," and even the Airtel stand tries to offer supposedly prepaid taxis, which is completely false. The price they ask for could be double or triple.

Here’s an app that was super useful for us In most big cities, we used "Rapido," an Indian app like Uber, to book auto-rickshaws (you can also book motorbikes or cars). You need a local phone number for this. The big advantage? The price is fixed, though you can still leave a tip. It tracks your ride, and most importantly, the destination is entered—way more practical than hailing an auto-rickshaw on the street, where the driver says "yes, yes," gives a price, and then doesn’t know where to go once you’re on the way. No need to enter a credit card. There’s also OlaCabs, which is similar, but we couldn’t get it to work.

For transportation between stops, we used government buses (RSRTC, blue buses), sometimes taxis via apps or by asking the guesthouse for visits and hard-to-reach places. This choice was really personal and made on the spot. - **Pros:** Buses leave almost every 30 minutes everywhere, giving you a lot of freedom. Every time we left from the bus station (bus stand), we had seats. Several times, we even got to sit in the driver’s cabin! The trip takes longer than a taxi, but not *that* much longer. The price is ridiculously low—1.30 € for 100 km for men, 70 cents for women. The bus stations are in the city centers, unlike many private bus companies. We met some great people. - **Cons:** It’s not exactly clean, and you’re obviously not in the comfort of a taxi. It’s not door-to-door service, so you need to travel light. You can’t stop along the way. If you need to catch the bus mid-route, it’s usually full, and you’ll have to elbow your way in without hesitation. For a short trip, I think hiring a taxi for the whole stay makes sense. Like I said, there’s no one-size-fits-all choice, but there’s no need to be apprehensive about taking public buses.

Here’s our route map, showing the number of nights spent at each stop. Compared to our initial plan, we slept one night in Barmer instead of two because we had time to visit the market in the afternoon, saw the Kiradu site the next morning, and didn’t see the point in staying longer. We cut two of the six nights in Shekhawati. After our flight to Varanasi was canceled, we had to stay in Delhi, which actually turned out well—it let us arrive in Varanasi earlier and more rested. The timing worked well for us, with longer stops in Bundi and Udaipur.

I won’t go into detail about each stop here, but I’d be happy to answer any questions. The accommodations and restaurants mentioned are the ones that had that little something extra, and the hearts (❤️❤️❤️) mark the sites we particularly loved.

Tijana Fort Palace - Accommodation and recovery from the trip

Alwar - Palace with museum - Moosi Maharani Ki Chhatri - Large reservoir

Bharatpur Accommodation: Iora Guesthouse, 14 €/night without breakfast—great value, cheap, good meals, close to the reserve Morning at Keoladeo Reserve by bike

Mathura - Ghats (Yamuna Ghats, Vishram Ghat) to visit in the evening - Market (Chattu Bazar) - Hindu temple Shri Dwarkadheesh dedicated to Krishna - Vrindavan temple Banke Bihari, ❤️❤️❤️ a very important temple with incredible religious fervor - Vrindavan Hindu temple Balaram ISKCON

Agra Accommodation: Shivalayaa - The Divine Abode, 16 €/night with breakfast on Booking—welcoming, clean, close to the Taj Mahal - Mausoleum of Akbar the Great (in Sikandra) ❤️❤️❤️ - Mausoleum of Itimad-ud-Daulah (mini Taj) ❤️❤️❤️ - Visit the Taj early in the morning (closed on Fridays) ❤️❤️❤️ - Agra Fort ❤️❤️❤️

Dholpur - Machkund Temple with its water body - Clock Tower Ghanta Ghar - Royal stepwell Dhaulpur Bavdi

Karauli - City Palace, private visit with a guard ❤️❤️❤️ - Shri Madan Mohan Temple for the puja starting at 5:30 PM ❤️❤️❤️ - Wandering the streets We loved this stop, which is off the main tourist trail, for its pleasant atmosphere

Bhandarej This is a stop as a starting point to visit the Chand Baori stepwell in Abhaneri ❤️❤️❤️ Accommodation: Bhadrawati Palace, 53 €/night with breakfast in Bhandarej—nice, an old palace, warm welcome, booked via Hotels.com We were the only guests and had dinner with the current manager, the grandson of the Maharaja. There’s a pretty stepwell in the village, and we visited a tiny neighborhood temple where we were invited to join in the singing and dancing. Walking through the market was really enjoyable because of the kindness of the locals, who aren’t used to tourism ❤️❤️❤️

Jaipur - Hawa Mahal (Palace of Winds) - Jal Mahal - Gaitore Ki Chhatriyan ❤️❤️❤️ - Amber Fort ❤️❤️❤️ - Panna Meena Ka Kund stepwell - Galta Ji Temple (Monkey Temple) ❤️❤️❤️ - Bagru, 33 km away: visit to a fabric printing workshop with block prints (I’d noted some addresses on Google Maps). The first workshop wasn’t very welcoming and had no workers because of the humid weather. We were lucky to find another, more welcoming workshop. When the sun came out, the three female workers arrived and started their work—it was a great visit ❤️❤️❤️.

Bundi Accommodation: Hotel Bundi Inn, 25 €/night with breakfast—lovely room in a haveli, good meals with a rooftop view of the fort - Garh Palace Don’t miss: at the exit of the palace, to the left, you can access a beautiful garden with a pool and, at the back, a large hall called Chitrashala ❤️❤️❤️ - Raniji Ki Baori ❤️❤️❤️ - Nahar Dhunk Ki Baori - Chaurasi Khambun Ki Chhatri (cenotaph with 84 pillars) - Ksar Bagh, an interesting set of royal cenotaphs at the end of Jait Sagar Lake. On the other hand, we could’ve skipped Sukh Mahal and its museum. Bundi is still pleasant but is no longer a secret spot.
Travel Journal - 28 Days in China in August 2025
by Vilabel · 2025-09-06 · 116 replies
Hi everyone! I’m sharing a modest travel journal from my trip to China in August 2025.

There wasn’t much room for improvisation on this trip—everything was planned in advance. Since August is peak season, I decided to book train tickets early, and once that was set, I reserved all the accommodations too. I got everything on Trip.com.

I bought the flight tickets back in March from Hainan Airlines. They were super expensive, but with these travel dates, I couldn’t exactly dream of a bargain!

I picked up e-SIMs valid for a month from Free just before departure: 10 € for the e-SIM + 19.90 € for a one-month plan with 35 GB of data abroad.

No need for a VPN with these e-SIMs, but D. still got one—a multi-device plan for 5 € with a discount from Let’s VPN, valid for a month. It was for evenings at the hotel on Wi-Fi to avoid burning through the 35 GB with video.

I downloaded Alipay, WeChat, Amap (Baidu Maps), and Trip.com. We also have Google Translate and Maps.me—absolute must-haves.

We’re ready to go!

I’ve been waiting for this day for nearly 15 years!! I travel a lot, but this one—this is MY TRIP 🙂 It’s been postponed so many times: because I wanted to do it with the right person, because I have a Turkish stamp in my passport and heard they don’t issue visas with that, because of COVID... and then China introduced a 30-day visa exemption, and that was the green light! Ugh, they forced us to take our vacation in August this year—far from ideal—but no more delays. Saturday, August 2, 2025: it’s finally the big day!

Days 1 and 2: We got dropped off at Charles de Gaulle at 9:30 AM. I supposedly checked in online, but only for the first flight and without getting the boarding pass... Might as well scrap online check-in in that case. So, we spent over an hour in line at the counter to get them. We didn’t have any checked luggage—just our backpacks as carry-ons—so this was a step we’d never had to deal with before, but whatever, it’s done. No wait at passport control, 5 minutes through security, a quick walk around the terminal, 10 minutes in the boarding area, and it was already time to board. Departure around 12:45 PM, arrival in Chongqing at 4:50 AM. We had a few hours of layover before our next flight. Went through immigration, connecting flight control, and security. Pro tip: check your next flight’s boarding gate right after immigration. We never saw it displayed again anywhere in the terminal.

The Free e-SIMs work—phew!

Took off at 9:30 AM, arrived in Guangzhou (Canton) at 11:20 AM in the rain. I love how Chongqing is translated as "Tchoung King" on the screens in the plane—very French!



During my first two trips to China, we paid for everything in cash, but this time, we’re going all-in on Alipay and WeChat. I still brought the leftover change from previous trips—it might come in handy. At the metro station, they showed us a QR code to buy tickets via WeChat. There were probably machines and even a ticket counter, but we didn’t see them, and buying via WeChat was pretty simple. 8 yuan to Changshu Lu, which is 22 stops. So far, so good. Then, we had to find the hotel, which wasn’t on Google Maps, Maps.me, or Amap... Easy 😎! We found it without too much hassle, though. Dropped off our stuff and went out to eat. 55 yuan for two claypots with fish/eel, rice, cabbage, and purple eggplant. When we left, it was pouring. We grabbed our umbrellas and set off to explore the neighborhood: Enning Road (we’ll come back later to check out a specific spot), Shangxiajiu (the pedestrian shopping street), Baohua Road... The area is pretty diverse—one street to the next, it’s like stepping into a different world.





There weren’t many people around, probably because of the rain. We grabbed a quick street food dinner and went to bed—we were exhausted. We struggled to stay awake until 11 PM to adjust to the time change as quickly as possible. There’s a 6-hour time difference.

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