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Hôtel Barcelo Cayo Santa Maria: vos commentaires récents? English translation pending
by Pupuce77 · 2010-05-05 · 39 replies
Bonjour tous,

Je me suis décidée de partir en célibataire me reposée cet été. Je suis grandement intéressée Au Barcelo, je me demandais si cet hotel convenait pour une jeune femme célibataire qui recherche principalement du repos. Comme je voyage seule je voulais savoir comment était le service, qualité des chambres, activités à faires.

Étant fumeuse je me demande si je peux me procurer des cigarettes facilement sur le site et quel sont les marques que vous me suggérées. Tsé avec quelques petit "Drink" Je vais en avoir de besoin!!😉

Merci!! Isabelle
Terres indiennes et avant-goût des Rocheuses English translation pending
by Bastinj · 2010-04-27 · 116 replies
Bonjour à tous,

A la demande de plusieurs d’entre vous, je vais vous raconter très succinctement les péripéties de notre 2ème voyage aux USA. Un carnet de voyage plus détaillé suivra peut-être plus tard… mais pour l’instant je suis à nouveau plongée dans la fin de la préparation de notre 3ème voyage qui aura lieu en juillet… Oui, je sais, nous sommes atteints du virus USA…

Voilà, nous sommes rentrés en Belgique samedi après-midi... crevés... Suite à l'éruption du volcan et à l'annulation de ts les vols, nous sommes restés 4 jours de plus aux USA... et avons été obligés de revenir avec AA et non BA, comme prévu initialement... Plus aucune alliance entre les compagnies aériennes n'existait... et comme c'est AA qui chapeautait nos réservations, ns avons dû rentrer avec un de leurs vols... Et ce fut dur d'en trouver un!!! Ils ne proposaient que des retours 7à 10 jours plus tard (sans aucune compensation financière évidemment)...!!! Finalement, après des heures (pratiquement 1 jour de vacances gâché) passées au téléphone et ds les aéroports (et bcp d'énervement...)...au lieu du vol prévu Phoenix-Londres-Bruxelles, nous avons fait Phoenix-Dallas-Frankfort : vol long et pénible, overbooké (bien que réservés, nos sièges ne nous ont été attribués que 30 minutes avant le vol!!!)...et très à l’étroit (nous avons eu l'impression qu'ils avaient rajouté des sièges pour rapatrier le plus de monde possible)... et puis plus rien pour rentrer en Belgique!! Mon fils aîné a donc dû venir en voiture ns reprendre à Frankfort pour rentrer à la maison (720 Km/6H30 A-R...)

Par contre, la prolongation de la réservation de voiture , via elocation, s'est faite par téléphone rapidement, sans problème et sans frais exagéré (ce fut une vraie bonne surprise) (contrairement à la prise de la location de voiture au comptoir de Dollar à l’aéroport de Phoenix….voir le post http://voyageforum.com/v.f?post=3377295#3377295 ) Du coup, pour nous occuper, depuis Phoenix , ns avons rajouter une étape de 2 jours à LV (donc 1000Km A-R!!), avec un spectacle Cirque du Soleil (KA au MGM) magnifique!!(Ns avions trouvé des promos sur internet).

Sinon le voyage s'est très bien passé: ciel bleu et soleil tout le temps (sauf à LV!!)... Même au Colorado, ns n'avons pas eu froid... (les paysages montagneux enneigés sous le ciel bleu étaient splendides... et les routes très dégagées... aucun regret d'avoir programmé cette partie du Colorado en avril.... malgré l’avis défavorable de plusieurs...) Nous avons donc pu réaliser tout ce qui était prévu! Pour voir le programme au complet, il suffit de relire le post http://voyageforum.com/v.f?post=3171275#3171275 Ce 2ème voyage fut très différent de celui de l'année dernière (itinéraire classique avec tous les parcs "rouges")... et beaucoup plus varié, moins lassant (bien que les parcs soient moins connus, les paysages étaient différents pratiquement tous les jours)....Pas beaucoup de touristes (sauf à Santa Fe).... on n'a pratiquement pas entendu parler français pendant tt le voyage! A refaire, je reprogrammerais les mêmes étapes, sauf Taos (on a trouvé l'endroit peu entretenu... peut-être qu'avril n'est pas la bonne saison...) et Bisbee (il n'y a rien à y voir, à part la visite de la mine qui n'est pas terrible)

Nos coups de coeur: Apache Trail, avec ses « forêts » de saguaros, ses lacs et ses villages-fantômes Sedona : nous y serions bien restés 1 jour de plus Grand Falls sur Little Colorado( impressionnantes chutes d'eaux brun-chocolat, bien nourries en avril... extraordinaires.. un de nos meilleurs coups de cœur) Sunset Crater (sous la neige!!!assez inattendue...C'est le seul endroit où ns avons dû mettre nos grosses vestes d'hiver) Coal Mine Canyon (site magnifique très photogénique, à 2 endroits différents, au bout de pistes navajos bien entretenues) "White and Red" Canyon (voir le site "secret" de Sedonax, en territoire indien... nous étions les seuls touristes et avons été "repérés" et suivis par ces indiens très mécontents de nous voir sur leur territoire, et prendre en plus des photos sans autorisation ... l'endroit est pourtant très photogénique... Je crois que pour eux, l'endroit devient de moins en moins secret et donc trop visité... et ils deviennent menaçants pour décourager de futurs touristes!) Petrified Forest :particulièrement 2 randos pas très longues :Long Logs Trail et Blue Mesa Trail Canyon de Chelly (plus pour le paysage du canyon que pour ses ruines indiennes anasazies) Mesa Verde (visite des ruines indiennes situées près du musée, et vues sur les autres ruines indiennes depuis la loop drive: nous avons zappé la visite en anglais avec un ranger, la vue étant très bonne depuis la scenic drive déjà ouverte, alors que ce n'était normalement pas prévu lors de nos dates de passage) le Diamond Belle Saloon à Durango, avec ses concerts country (et le départ du petit train à vapeur !) la Million Dollar Hwy , de Durango à Ouray, et la pittoresque petite ville de Silverton au cœur des San Juan Montains, ds le Colorado(personne ds les rues… que nous !!!) Black Cannyon of the Gunnison avec ses magnifiques roches encore partiellement enneigées (malheureusement la scenic drive n'était ouverte que jusqu'au visitor center) Bisti Wilderness (nous y avons randonné 5H, à l'aise, sans courir, en suivant le parcours de Sedonax... points GPS indispensables pour trouver les sites renseignés et cachés entre wash et canyons... sinon risque de passer à côté sans les voir!!) Vue sur les badlands de Lybrook (nous avons trouvé le fameux fauteuil de Sedonax campé sur la rim: voir son carnet de voyage) Santa Fe: moi, j'ai aimé; Arnaud , pas trop (trop de faux adobe en béton!!) (à faire surtout la Canyon Road pour voir les oeuvres ds les galeries d'art: surtout les 1ères maisons....) Tent Rocks : un petit parc avec ses rochers en forme de tipis vus nulle part ailleurs, pas besoin d'aller jusqu'au vista point: le plus beau se voit avant!: monter jusqu'au moment où en se retournant, on a une vue sur ces Tent Rocks... (le Ranger à l'entrée explique tout ça très bien sur le plan) White Sands (4H jusqu'au sunset: splendide, soleil, 25°C, pas de vent, pas de tir de missile!)… Nos photos y sont parfaitement réussies Tombstone (très couleur locale avec ses bâtiments d'époque minière, ses cowboys , diligences, etc.. mais pas de show ds la rue, le WE où nous y étions ) Tucson: particulièrement la mission San Xavier et le Sonora Desert Museum avec ts les animaux sensés être rencontrés ds ce désert…nous y sommes restés 5H, notamment un bon bout de temps ds la serre aux colibris( ns avons pu en admirer un nourrissant ses petits oisillons ds un nid.... exceptionnel... et belles photos!!)

Quelques petites frayeurs aussi (pour pimenter le voyage !!) : - oublier (par 2 fois !) de refaire le plein d’essence : la 1ère, le voyant lumineux apparait arrivés au Visitor Center de Mesa Verde, et donc nous serons obligés de redescendre jusque Mancos (à plus de 30 Km) sans rien avoir visité !! (Nous remettrons la visite de ce parc plus tard) et la 2ème fois, ce sera sur le chemin entre Tent Rocks et Turquoise Trail( il ne restait que 2 litres ds le réservoir quand ns avons trouvé la seule pompe du coin : à Cerillos…) - rester bloqués au sommet d'un col enneigé non déblayé, sur la route entre Canyon de Chelly et Shiprock... là, ce seront de gentils navajos qui nous sortiront du pétrin avec leurs puissants 4x4(rien à voir avec les 4x4 que l’on peut trouver en location ! - en redescendant de Mesa Verde, après le sunset, sur la route vers Cortez, ns avons failli prendre une biche ds le pare brise... heureusement , Arnaud au volant a eu de bons réflexes... et il l'a évitée de justesse!....

Voilà, j’espère que ce petit résumé en aidera certains … ou fera en rêver d’autres…

Je profite aussi de l’occasion, pour remercier tous les intervenants de VF qui , par leurs conseils, m’ont aidé à élaborer ce magnifique parcours… Je ne cite personne car vous êtes si nombreux que j’en oublierais de citer certains….
Retour de croisière sur le Costa Pacifica (avril 2010) English translation pending
by Ptitmimi · 2010-04-26 · 17 replies
bonsoir nous avons débarqué ce matin du bateau a savone et oui c'est déja finit. quelques impressions a chaud:le point noir de costa reste l'embarquement 3h d'attentes, le check in ne sert a rien il faut attendre avec son numero. le pacifica est un bateau tristoun avec des couleurs sombres et beaucoup trop bruyant a mon gout musique a fond dans les bars et au theatre lors des spectacles. concernant les repas beaucoup moins de choix qu'il y a 3 ans mais les repas du soir reste de bonne qualités et surtout j'apprécie le p déjeuner qui reste très varié. le personnel est charmant, l'organisation toujours au top et le débarquement quand a lui est ultra rapide. les escales sont extras et en plus nous avons eu un super temps. en gros nous avons passé une super croisière malheureusement les journée n'étaient pas assez longues pour tout faire. si besoins d'infos poser vos questions. je mettrais d'autres infos et des photos demain😉
Grand Canyon: intérêt de la route par le nord ou le sud, camping-car ou hôtels? English translation pending
by Lupeleo · 2010-04-25 · 17 replies
Après de nombreuses lectures et visions de photos dans ce formidable forum, j'ai établi un itinéraire pour les parcs nationaux, qui me semble toutefois trop chargé (vs m'avez donné tellement d'envies!🙂) Ns sommes 2 adultes et notre fille de 15 ans. Les dates du début et fin sont fixes en raison des vols réservés. Questions: 1) Pour le Grand Canyon, j'hésite entre North Rim et South Rim. La route Las Vegas-GC par le nord (St-Georges) présente-t-elle autant "d'intérêt" que celle du Sud (William...)? Les vues sur le GC sont-elles aussi magnifiques qu'au sud? Ce qui ns plairait au Nord, c'est que ce serait moins bondé. Y a-t-il d'autres grandes différences? 2) Si je dois supprimer qqchose, ce serait la région de Page ou celle de Moab? Ou autre? On n'aimerait pas être tout le temps à la bourre... (le nouveau Mexique par contre est "impératif!") 3) Notre choix entre solution camping-car (jamais fait jusqu'ici) et voiture + hôtels est difficile. Avez-vous des conseils à ce sujet? Est-ce très difficile de trouver une place ds les campings "first arrived first served"? Faut-il y arriver tôt le matin? (déjà vu, site et conseils très intéressants de Jean Crespel. Merci!) Un grand merci d'avance pour vos conseils ou remarques.

(Entre le 17.7.10 et le 28.7.10, ns serons à New-York, Boise (famille là-bas) et San Francisco (chez des amis)28.7 Vol SF - Las Vegas29.7 Départ après-midi pour Grand Canyon. Nuit en route30.7 Fin de route pr GC et visite. Nuit à GC31.7 Départ vers Page, Lake Powel (ou Antelope?) et rte pr Kayenta 1.8 Kayenta - Monument Valley: Visite - Moab2.8 Moab, Visite Arches3.8 Moab - Mesa Verde: Visite - Début Rte vers Taos (New Mexico)4.8 Fin Rte Taos: Visite + Nuit 5.8 Taos - Santa Fe - Visite + Nuit 6.8 Santa Fe - Albuquerque (Nuit à Albuquerque)7.8 Vol Albuquerque - New Orleans8.8 New Orleans9.8 New Orleans10.8 New Orleans - Washington - Zürich
Tour d'Amérique du Sud à vélo English translation pending
by Angebe · 2010-04-21 · 58 replies
Bonjour à tous,

Mon copain et moi prévoyons de partir pour un voyage au long cours à vélo (couché) et, si possible, sans avion à partir de septembre 2011.

Nous pensons nous rendre en Guyane Française en cargo puis faire le tour de l'Amérique du sud dans le sens anti-horlogique. Celà donnerait plus ou moins le programme suivant:

Septembre: Cargo (15j) + Guyane Française Octobre-Novembre-Décembre: Brésil Janvier: Chili-Argentine Février: Chili-Argentie (Sud) Mars-Avril: Chili-Argentine Mai: Bolivie Juin-juillet: Pérou Août: Equateur Septembre: Colombie

Qu'en pensez-vous? Devons-nous redouter plus le vent dans ce sens que dans l'autre?

Les timings vous semblent-ils réalistes sachant que nous souhaitons prendre le temps de découvrir les régions traversées et d'aller à la rencontre des gens?

Auriez-vous des conseils particuliers?

Je n'ai lu quasi que du négatif sur le Brésil à vélo... n'y a-t-il pas des routes secondaires où nous serions plus en sécurité?

(C'est encore assez vague mais nous n'en sommes qu'au début de la préparation)

Merci d'avance pour vos réponses.

Angélique
Du changement depuis 2004/2005 dans le nord du Pérou? English translation pending
by Azteca1951 · 2010-04-12 · 6 replies
Je viens de lire deux longs sujets proposes par Zitoune et discutes en 2004 et 2005.

Quelle richesse d'informations !

Cela en devient presque embarassant !😊 Moi qui voulais faire un voyage avec quelques etapes seulement par gout (pour ne pas melanger) et ne pas rusher ( mon temperament) me voila presque oblige de changer mes plans...

Finalement, apres avoir enfin quite Piura (vol il y a trois jours de mon portefeuille avec CC en arrivant au terminal de bus CIFA au petit matin), je me trouve a Chiclayo. Pour eviter de me trimballer le bagage je vais faire une boucle. Je pars demain a Chachapoyas et ensuite Tingo, Kuelap. Retour par Cajarmaca et visite du Musee de tombes royales. A l'origine ce n'etait pas prevu comme ca... c'est votre faute. 😉

Auriez-vous des suggestions a faire, des choses ont peut-etre change en 5 ans...?

Le chemin de Tingo a Kuelap est-il simple ou difficile ? Moi ca serait avec plaisir que je dormirais sur place. Des adresses ont peut-etre change, comme l'hotel Revash...

Merci a l'avance.
Randonnée du Machu Picchu au lac Titicaca à pied English translation pending
by Hécaton · 2010-04-01 · 19 replies
Bonjour tout le monde,

je prévois éventuellement visiter le pérou pour un vingtaine de jours probablement en avril. J'ai fait beaucoup de recherche mais j'atteris tout le temps sur des agences où un sujet qui n'est pas pertinent.

Je voudrais relier le macchu picchu au lac titicaca à pied, je transporterais ma tente et mon sac de couchage. Y a-t-il un sentier parcourant les andes qui part du macchu picchu jusquau lac en passant par tous les autres temples? est-ce pour les touristes? Y a t il des petit village en cours de route pour se ravitailler? Peux ton le faire en solo routard? ou estce obligatoire d'avoir un guide. Combien de jours?

Désolé pour toute les questions mais je ne les trouvent nulle part:S Merci!
Pérou: tout est prêt pour le train Piscacucho - Aguas Calientes English translation pending
by Losninos · 2010-03-30 · 40 replies
Le début d'un retour à la normale des trains est arrivé....😉

http://www.peru.com/noticias/regional20100329/88818/Via-a-Machu-Picchu-queda-rehabilitada-para-reapertura-de-ciudadela-incaica

Il y a quand même un point sur lequel il faut être vigilant: ces services sont capables de transporter 1500 touristes par jour . Cest probablement suffisant pour les premiers jours mais pas assez pour un mois de mai par exemple..... Il est necessaire à mon avis de ne pas attendre la dernière minute pour reserver si lon veut prendre des places bien precises Bon voyage et bonne visite à tous

los ninos
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°4) English translation pending
by Sedonax · 2010-03-27 · 42 replies
Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef

JOUR 12 : de Catstair Canyon à CBS Paw Hole

Ce matin, je vais tenter le tirage au sort à la Paria Ranger Station dans le but d’obtenir un permis pour Coyote Buttes North (CBN), afin de revoir The Wave et ses alentours. J’éprouve une sorte de fascination pour cet endroit extraordinaire, qui débuta le jour de 1995 où je suis tombé sur une photo de ce que l’on n’appelait pas encore The Wave dans le magazine Géo. Dix ans après ma première visite (avec ma femme et ma fille), qui fut suivie de 8 autres durant lesquelles j’ai exploré à fond tout le secteur (ce qui m’a permis d’écrire le chapitre « Coyote Buttes North » dans le volume 2 de Photographing the Southwest), cette fascination ne faiblit pas et, si je passe à proximité de CBN, je ne résiste pas à tenter ma chance (avec toutefois quelques scrupules car cela en enlève une à ceux qui n’y sont jamais allés). Mais maintenant, si je ne suis pas tiré au sort, une simple déception remplace la frustration.

Le tirage n’ayant lieu qu’à 9 heures, j’ai le temps de faire une visite à proximité.

Je choisis de retourner à Catstair Canyon que je n’avais vu qu’une seule fois sous une lumière peu favorable.

Ce petit canyon se trouve en contrebas de la Highway 89 et son accès en est aussi rapide que facile.

Tôt le matin, la belle lumière met en valeur le canyon.





On y trouve quelques exemples d’art rupestre indien dont mon préféré est ce pictographe représentant un homme de façon minimaliste et très graphique.





Un peu plus loin dans le canyon, se trouve un étonnant remblai que l’on ne soupçonne pas quand on roule sur la Highway 89 quelques mètres plus haut. Il est constitué d’un empilement d’une vingtaine de voitures des années 60 et 70 😮. En voici quelques-unes :



En me garant sur le parking de la Paria Ranger Station, à 8 h 45, je constate qu’il y a beaucoup de véhicules, il va donc y avoir de nombreux postulants pour les 10 permis octroyés. Effectivement, il y a 68 demandes, mais avec ceux qui reviennent plusieurs jours de suite (les rangers leur donnent autant de « billets de loterie » que le nombre de fois auxquelles ils ont postulé), les chances d’obtenir un permis ne dépassent pas 1 sur 10 😕.

En attendant le tirage au sort, je discute avec une jeune femme prénommée Dawn (Aurore). C’est une Californienne au look hyper sportif, particulièrement aimable et bien dans sa peau. Elle ne travaille pas dans le domaine sportif comme son allure pourrait le laisser croire (elle est consultante en sécurité informatique) mais elle pratique tout de même l’escalade à haut niveau, le VTT et le triathlon… Elle est ici pour se « reposer » et se remettre d’une récente fracture de l’épaule suite à une chute de VTT. Quand commence le tirage au sort, son nom est tiré en premier et elle pousse un cri de satisfaction.

Les noms se succèdent jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul permis à attribuer. Une autre année, plusieurs personnes avaient refusé l’ultime permis car elles ne voulaient pas se séparer et finalement c’est moi qui l’avais obtenu car j’étais le seul visiteur solitaire. Mais cette fois-ci, il n’en sera pas de même. Le dernier permis est proposé à un jeune couple qui doit se décider immédiatement. Tout le monde les a forcément remarqués : elle a un séduisant visage et une plastique de rêve qui pourraient lui valoir la couverture d’un magazine de beauté et de santé ; lui, semble tout droit sorti d’une sitcom où il tiendrait le rôle du gentil séducteur ; les deux amoureux sont très souriants et ont l’air fort sympathiques. S’ensuit une discussion qui polarise l’attention de la soixantaine de personnes présentes, les yeux rivés sur eux :

Lui : Prends ce permis, tu rêves de The Wave depuis si longtemps ! Elle : Non, je ne peux pas envisager d’y aller sans toi. Lui : Mais si, je t’accompagnerai et je t’attendrai à la limite de la zone interdite. Elle : Non, je ne veux pas te laisser seul.

Et ainsi de suite pendant deux minutes… Au final, la jeune femme finit par prendre le permis tandis que la ranger leur lance d’un air complice : « J’espère que vous n’êtes pas en voyage de noces car je ne veux pas que cette loterie soit responsable de votre première séparation ! » Cette scène « à l’eau de rose » a fait sourire l’assemblée et finalement détendu l’atmosphère parmi toutes les personnes déçues… dont je fais partie 😕.

Je souhaite un « Happy The Wave » à Dawn et tout le monde sort de la Station, excepté les heureux élus qui vont acheter leur permis pour CBN. Dehors, je discute avec des Allemands qui font un tour du monde dans un camion Mercedes 4 x 4 qu’ils ont aménagé et sur lequel ils dessinent au fur et à mesure leur parcours. Eux aussi apprécient les Tassilis du Sahara, ma région préférée après le Southwest. Après avoir rempli 2 gallons d’eau potable au robinet extérieur prévu à cet usage, je retourne dans la Station quand tout le monde est parti. Sans grand espoir d’avoir une réponse positive, je demande s’il ne reste pas un permis pour aller ce jour à Coyote Buttes South car je retournerais bien à Paw Hole en fin d’après-midi. Par chance, il en reste un 🙂! Le ranger me demande si je dispose d’un véritable 4 x 4 (pas un AWD, me précise-t-il) avec suffisamment de garde au sol, car pour y aller le sable est encore plus mou et profond que les années précédentes et il y a très régulièrement des touristes ensablés sur cette piste 😕. Il me dit qu’à la montée il faudra aller vite et ne surtout pas ralentir.

Il est temps de me rendre au parking de Wire Pass. Mon but est de réaliser une boucle passant par le slot canyon de Wire Pass puis celui de Buckskin Gulch, de sortir de ce dernier à un endroit repéré sur Google Earth (dont nous avions discuté avec plusieurs membres de VF), d’aller jusqu’aux Teepees à l’est de CBN puis de revenir au parking en contournant la zone nécessitant le permis. Comme il n’est pas prévu qu’il pleuve aujourd’hui, il n’y a pas de risque de « flash flood », mortel dans ces canyons.

Après avoir payé mon permis à la « self station » près du parking, je retrouve avec plaisir le slot canyon de Wire Pass où je me rends quasiment toujours avant d’aller à The Wave. Même si la lumière y est quelconque ce matin, l’étroitesse du canyon reste intéressante et depuis dix ans je retrouve ce même morceau de tronc d’arbre coincé en hauteur, telle une bête guettant sa proie.





Le slot canyon débouche sur une grande alcôve à la confluence avec Buckskin Gulch.





Grimper dans l’alcôve permet de voir certains détails de l’érosion.



Un Datura solitaire a élu domicile à quelques mètres de là.



Buckskin Gulch est plus impressionnant que Wire Pass car beaucoup plus profond pour une largeur excédant rarement les 5 mètres et, surtout, il serpente sur environ 20 kilomètres avant de rejoindre le Paria Canyon.





Le randonneur, sur cette photo, vous donne une idée de la taille de ce canyon et de ce qu’on peut y ressentir :



Quel plaisir d’y randonner tranquillement, à la recherche de lumière réfléchie qui donne matière à photographier 🙂.







En plusieurs endroits, le sol est recouvert de boue séchée.





Mais, par moments, il s’agit de boue humide, voire quasi liquide. J’essaye d’abord de l’éviter en sautant d’une pierre à l’autre mais, alors que je tente un trop grand pas, une pierre bascule et je me retrouve dedans jusqu’au mollet. Ce n’est pas très agréable 😕 et cela va occasionner ce soir une longue séance de nettoyage mais, après tout, ce n’est que de la boue (qui sèche d’ailleurs assez rapidement sur mes chaussures).

Je parviens à l’endroit qui, sur Google Earth, semble permettre une sortie du canyon. Dans la réalité, c’est très différent, il ne s’agit que d’une grosse fissure (à droite de la photo). La fonction 3D de Google Earth se contente de faire de l’interpolation de courbes de niveaux en lissant les pentes, ce qui ne correspond pas forcément au terrain qui peut être bien plus accidenté.



J’hésite à entreprendre la montée dans la fissure que j’estime à du 4+ (en cotation française d’escalade, sport que j’ai pratiqué longtemps il y a plus de dix ans), mais avec des chaussures de randonnée boueuses et un sac à dos lourd (contenant entre autres le matériel photo et la réserve d’eau) ce n’est pas l’idéal. Comme la fissure n’est pas complètement verticale (donc pouvant a priori être redescendue si nécessaire) et que la chute n’est pas mauvaise (au sol il y a du sable et pas de rochers), je décide de tenter l’aventure même si ce n’est pas très raisonnable. Je me concentre, retrouve mes sensations oubliées de grimpeur et l’escalade de la fissure (d’une bonne vingtaine de mètres) se déroule bien, sans que je me fasse peur. L’arrivée se fait dans une sorte de petit cirque sableux entouré de falaises verticales qui me séparent du plateau sommital. Mais une mauvaise surprise m’attend 😕 : il n’y a aucune possibilité de grimper la falaise à part dans une cassure encombrée de gros blocs dont certains légèrement en surplomb. J’estime que cette dizaine de mètres d’escalade est au moins du 5+, avec impossibilité de redescendre et une très mauvaise chute sur des blocs pointus. Je n’insiste pas, ce serait vraiment trop risqué, même si c’est rageant d’échouer si près du but 😠. Je comprends pourquoi je n’ai jamais lu, lors de mes recherches sur Internet, que quelqu’un ait pu sortir de Busckskin Gulch de ce côté.

Je redescends donc la fissure, mais en escalade la descente est plus difficile que la montée et maintenant je ne fais pas le fier ! Même en me concentrant, mes pieds retrouvent difficilement, en tâtonnant, les prises que mes yeux ne voient pas. Je ne peux m’empêcher de penser que toute chute se traduirait au minimum par une cheville foulée quand je toucherais le sol après avoir glissé et m’être râpé contre la paroi et, même si j’arrivais à rentrer à mon véhicule en claudiquant, tout le reste de mon voyage serait compromis 😕. A mi-chemin de la descente, j’entends deux personnes qui viennent d’arriver et expriment leur surprise de me trouver dans cette situation. Leur présence et leurs encouragements me rassurent et je termine la descente mieux que je ne l’ai commencée.

Je suis bien content de retrouver le sol et de discuter avec ces sympathiques backpackers, mais durant cette tentative avortée j’ai dû perdre au moins un demi-litre de sueur ! L’un des randonneurs, qui vient de Salt Lake City, me raconte comment un jour il s’est retrouvé en grande difficulté en essayant de suivre les indications d’un des guides de Michael Kelsey, une référence pour la randonnée dans l’Ouest. Il est vrai que Kelsey semble être une espèce de surhomme à qui aucun obstacle ne résiste et qui avance à un rythme d’ultra-marathonien, d’où bien des déconvenues pour les randonneurs « moyens » qui suivent certaines de ses indications. J’ai pu vérifier ses capacités par moi-même, un jour que je descendais seul, avec moult précautions et des chaussures très accrochantes, la dangereuse pente de slickrock de la Sneak Route to Death Hollow, dans la région d’Escalante. Quelle ne fut pas ma surprise de croiser Michael Kelsey lui-même 😮 qui remontait cette falaise à toute vitesse avec des chaussures de sport d’intérieur à l’accroche médiocre. La surprise fut partagée car il était ici en reconnaissance pour ajouter une nouveauté à la cinquième édition de son guide et il ne comprenait pas qu’un Frenchy puisse déjà se trouver là. Dommage que nous n’ayons pas eu le loisir de discuter plus d’un quart d’heure, chacun étant tenu par un horaire serré.

Je continue à descendre encore un peu le canyon. Certaines falaises sont impressionnantes.



En me glissant sous des alcôves pour cacher le ciel, je peux mieux admirer les magnifiques couleurs créées par la lumière réfléchie sur les parois du canyon. C’est un enchantement.





Je rebrousse chemin et remonte le canyon d’un bon pas car cet après-midi je me rends à Paw Hole et ce n’est pas à côté. Bien après les passages boueux, je rattrape le jeune couple qui hésitait à prendre l’ultime permis pour CBN à la loterie de ce matin. Je suis surpris de voir la jeune femme recouverte de boue : bras, jambes, cuisses, une bonne partie du visage. Elle me fait à la fois penser à Lara Croft (du jeu Tomb Raider) qui serait en stage commando et à une « sauvageonne » de certaines peuplades indigènes. Je pense également à la célèbre chanson de Queen « We will rock you » et ses paroles « You got mud on your face » sauf que le vers suivant « You big disgrace » ne convient pas du tout puisque, contre toute attente, la demoiselle reste fort jolie et que la boue séchée fait même ressortir ses yeux verts. En riant, elle m’explique que l’argile « c’est bon pour la peau et que certains payent cher pour cela ». On rentre ensemble et on discute dans la bonne humeur. Ils viennent de Pennsylvanie, lui finit ses études à l’université et elle est professeur de fitness et de cheerleaders (Pom-pom girls). Ils sont très contents d’aller demain tous les deux à CBN/The Wave. Tous les 2, avec un seul permis ? Non, ils ont bien 2 permis car, après le tirage au sort, Dawn s’est discrètement désistée en leur faveur, touchée par ce jeune couple d’amoureux. Elle leur a dit qu’habitant en Californie elle pourrait revenir ici plus facilement qu’eux. Un bien beau geste 😇!

Comme je vois ces deux sportifs se jouer des petites difficultés de Wire Pass (blocs coincés à escalader), je leur donne tous les conseils nécessaires pour visiter demain Top Rock et Melody Arch afin d’agrémenter leur visite. Ils sont installés au petit camping gratuit de Stateline Campground, à 2 miles au sud du parking de Wire Pass. Comme il est complet, ils me proposent de partager leur emplacement en me prévenant qu’ils reviendront assez tard puisqu’ils dîneront à Page ce soir. Ils sont vraiment très sympa 🙂!

On est déjà en cours d’après-midi mais on partage quelques barres de céréales après le slot canyon de Wire Pass, puis on se quitte au parking et je pars en direction de Coyote Buttes South - Paw Hole.

Le ranger m’avait prévenu, la piste de Paw Hole s’est dégradée par rapport aux années précédentes, les ornières sont profondes et le sable est très mou car il n’a pas plu depuis longtemps. C’est aussi vers Paw Hole qu’Annie et André, pourtant véhiculés dans un gros 4 x 4 par un ami expérimenté de Kanab, se sont ensablés il y a quelques semaines et ont dû faire venir la dépanneuse pour plusieurs centaines de dollars 😕. Je suis donc bien content de disposer du Toyota 4Runner qui est un vrai 4 x 4 avec vitesses courtes mais je choisis tout de même de rester en seconde longue pour pouvoir garder une vitesse suffisante. J’attaque la montée sableuse à un rythme digne du Paris-Dakar, la voiture dérape dans les virages et fait des sauts à chaque variation de terrain, je dois tenir le volant très fermement et j’ai l’impression de conduire dans un jeu vidéo. Dès que je sens le véhicule ralentir, je donne des coups de volant successivement à droite et à gauche, comme je l’ai vu faire par les Touareg dans le Sahara. A l’arrière, mes sacs et la glacière sautent dans tous les sens, comme s’ils dansaient un pogo effréné lors de la grande époque punk, c’est « Anarchy in the trUnK » 😛! Après plus de 2 miles de ce rythme frénétique, qui me semblent durer beaucoup plus longtemps, je suis bien content de m’arrêter au petit parking de Coyote Buttes South - Paw Hole.

Je me dirige directement vers le secteur que je trouve le plus beau, à environ 1 mile de marche (dans le sable) au nord-ouest du site. En regardant les carnets de voyage et les photos des aficionados de l’Ouest, je suis surpris de voir que ce secteur pourtant très photogénique n’est pour ainsi dire jamais visité, alors qu’il est finalement plus accessible que celui de Coyote Buttes South, Cottonwood Teepees (qui est cependant plus vaste et plus varié).

Je garde un excellent souvenir de ma dernière visite en avril 2006 où, avec ma fille Flora, Kent, Steffen et Isabel, nous avions terminé à Paw Hole, dans une excellente ambiance, une expédition de presque 3 jours (avec camping sauvage) qui nous avait amenés à White Pocket et différents secteurs de Coyotte Buttes South. Souvenirs, souvenirs…

J’atteins une montagne de slickrock joliment striée (particulièrement à la gauche de sa base).









Un peu plus loin, un autre très beau secteur de slickrock strié.







Le temps se couvre, mais les couleurs n’en ressortent que davantage.



Je m’intéresse maintenant aux détails, aux motifs, aux textures et aux couleurs que le slickrock nous offre généreusement.





Ici, le rocher semble saigner.







Ravi d’avoir pu profiter tranquillement des trésors de ce site que j’apprécie particulièrement, je retourne vers le massif de teepees à proximité du parking.



Je les admire dans la douce lumière du soleil couchant.





La descente en 4 x 4 de la piste sableuse pose moins de problème que sa montée, même si cela secoue tout autant.

De retour sur la bonne piste de House Rock Valley Road, je capte les toutes dernières lueurs du soleil….



… puis du crépuscule.



Au camping, j’installe mon SUV à côté de l’emplacement du jeune couple de Pennsylvanie (que, plus tard, je n’entendrai même pas revenir de Page). Après mon habituel dîner frugal, je décharge mes photos sur mon notebook et, fatigué par cette journée bien remplie, je m’endors très rapidement.

JOUR 13 : autour de Coyote Buttes

Au lever du soleil, il fait nuageux, donc je prends mon temps avant d’aller à la Paria Ranger Station afin de tenter ma chance une seconde fois pour le permis de Coyote Buttes North. Quand je quitte le camping, le jeune couple de Pennsylvanie dort toujours dans sa tente et je ne peux le revoir pour le saluer et lui souhaiter une excellente visite de The Wave.

A la Station, nous sommes une dizaine de personnes de moins que la veille pour le tirage au sort. Je retrouve Dawn qui hier a été voir Horseshoe Bend, Antelope Canyon et des hoodoos. Quand des touristes demandent quel est le meilleur guide pour visiter le secteur parmi ceux qui sont vendus sur place, j’entends avec plaisir le ranger répondre que c’est Photographing the Southwest 🙂, du coup il leur en vend deux et Dawn en achète un troisième.

Celle-ci est optimiste pour le tirage au sort, par nature et parce que, aujourd’hui, elle a deux chances au lieu d’une, comme tous ceux qui reviennent pour la seconde fois consécutive (les rangers mettent deux numéros à leurs noms dans la tireuse à loto). Elle ne sait pas qu’elle a en réalité quatre chances en comptant les deux miennes, car j’ai décidé que si mon nom était tiré et pas le sien, je lui ferais bénéficier de mon permis, ce qui me semble tout naturel après son généreux geste de la veille.

La loterie se déroule selon une séquence répétitive : tirage de la boule, annonce du numéro, cri de joie de l’heureux élu, déception se lisant sur le visage des autres. Enfin il ne reste plus qu’un permis, le dixième, et bingo 🙂! c’est Dawn qui l’obtient et ne cache pas sa joie pour ce coup de chance in extremis. La ranger déclare qu’il y a une justice et raconte comment Dawn a fait don de son permis la veille ; spontanément, toute l’assemblée applaudit la sympathique Californienne. Après l’obtention de son permis, je lui explique en détail tout le circuit autour de The Wave, de Second Wave à Sand Cove en passant par Top Rock et le Big Mac, car elle ne saurait se contenter d’une visite classique. Quand il n’y a plus personne à la Station, je vais voir la ranger (qui se souvient bien de moi depuis qu’elle m’a croisé en octobre 2005 en revenant de White Pocket alors qu’elle pensait ce site encore confidentiel) pour lui demander s’il n’y aurait pas quelques phénomènes géologiques encore peu connus à visiter dans le secteur. Comme je connais déjà tous ceux qu’elle me cite, elle finit par m’en indiquer un du bout des lèvres qu’elle appelle « The Nautilus », mais me demande de me contenter de publier des photos sans en indiquer la localisation sur Internet ou Photographing the Southwest car cette curiosité est fragile.

Je la remercie et m’y rends directement. Je marche dans ce secteur isolé quand j’entends du bruit derrière moi. Je me retourne, surpris, et découvre deux chevaux montés par de souriantes cavalières qui habitent à proximité et me disent qu’elles n’ont jamais vu personne dans ce wash. On discute un moment des beautés de la région puis chacun reprend son chemin.



Je ne sais pas à quoi doit ressembler « The Nautilus » car la ranger ne m’a rien précisé et ses indications étaient plutôt vagues. Je m’attends donc à une formation rocheuse en forme de sous-marin avec des pointes, comme dans le roman Vingt Mille Lieues sous les mers de Jules Verne. Mais quand je découvre cette curiosité géologique, je constate qu’elle ressemble tout simplement par sa forme au coquillage appelé nautile en français et nautilus ici.



Je me glisse à l’intérieur…





… puis me balade un bon moment dans le secteur, à la recherche d’autres curiosités du même style, sans succès.





C’est la saison de floraison des cactus.



Je retourne à mon véhicule par le même chemin, content d’avoir vu ce petit site mineur mais néanmoins intéressant.

Le temps se couvre sérieusement, il ne serait pas prudent d’entamer seul une longue randonnée dans un site isolé. Je prends donc la piste de House Rock Valley Road pour accéder à des balades assez courtes.

Il y a de jolies fleurs sur le bas-côté (ce sont des Prickly Poppies me précise Kashtin, spécialiste en la matière).



Je retourne voir un panel de pétroglyphes qui m’avait particulièrement plu pour sa situation et son originalité. Bien que les rangers tentent de le garder confidentiel et qu’il soit loin de la piste, je constate en voyant le sol piétiné qu’il est nettement plus visité que lorsque j’y étais venu il y a quatre ans.

On y trouve un étonnant labyrinthe rappelant le jeu du même nom que l’on trouvait dans les magazines pour enfants, où il fallait se rendre d’un point A à un point B. C’est la seule fois où j’ai vu une telle représentation rupestre. Que peut-elle bien vouloir signifier ? Comme je ne connais pas de nom à ce panel, je l’appelle « The Maze panel ».







On peut observer d’autres motifs intéressants, notamment des spirales, un personnage avec des boucles d’oreilles, un autre très graphique dessiné comme un logo…





Ma prochaine visite concerne Double-Barrel Arch, qui se situe près de la piste d’accès par le sud à Coyote Buttes South et ne nécessite qu’une courte marche.

Devant l’arche et ses deux ouvertures, un rocher surnommé le Totem.



Quand je m’approche de l’arche et que je grimpe pour atteindre ses ouvertures, je constate que le slickrock est très différent de celui que l’on trouve habituellement dans la région. Celui-ci est torturé comme de la roche volcanique qui me rappelle celle que j’ai vue au Piton de la Fournaise, à l’île de la Réunion, ou au pied du Teide à Tenerife, aux îles Canaries.







Une excroissance rocheuse me fait penser à un dinosaure qui serait à l’affût.





Le ciel s’est dégagé peu à peu et les risques d’orage semblent s’éloigner.

Je décide donc de faire la randonnée permettant de visiter le site d’Edmaier’s Secret que je n’avais pas eu le temps de faire lors de mon précédent voyage.

Cet endroit n'est pas à proprement parler secret ou confidentiel. Son surnom lui a été donné par des Allemands qui ont découvert en 2003 une photo aérienne (prise dans les années 90) dans un livre de Bernhard Edmaier et qui, à partir de là, l’ont ensuite recherché (notamment à l'aide de Google Earth). Ils s’y sont rendus par eux-mêmes en 2007. Ceci explique que ce lieu soit encore très peu connu, mais plus pour longtemps car sa visite est notamment une bonne solution lorsqu’on n’a pu obtenir de permis pour CBN / The Wave. C’est d’ailleurs pour cela que je l’ai conseillé à Marie/mlefevre qui s’y est rendue deux mois plus tard et en a parlé positivement dans son carnet. Du coup, plusieurs forumeurs ont déjà inscrit cette visite à leur voyage de 2010.

Cette belle randonnée dans le wilderness n'est ni longue (entre trois et quatre heures suivant le temps passé à explorer et/ou à photographier sur place) ni difficile si l'on dispose des informations, d'un extrait de carte topographique et d'un bon sens de l'orientation (le GPS peut faciliter les choses mais n'est pas indispensable, le mien est resté dans le sac à dos cette fois-ci). Par contre, en été il peut y faire très chaud, il n’y a pas d’ombre et il y a peu de chances d’y rencontrer âme qui vive.

Je paye mon permis à la « self-payment station » du parking de Buckskin Gulch et je marche d’un bon pas dans le gulch car l’après-midi est déjà très avancé. Environ une heure plus tard, je suis au milieu d’un océan de slickrock au pied d’une superbe montagne de brainrocks (roche en forme de cervelle) qui ne demande qu’à être gravie.







Au sommet, je découvre un land-marker qui date de 1917...



… et surtout un panorama magnifique en direction de Buckskin Gulch d’où je viens.



Je continue vers le sud sur le sommet de la montagne…



… jusqu’à un superbe point de vue sur une immense pente de slickrock avec Coyote Buttes North en arrière- plan. Loin au sud, le massif blanc de Top Rock est bien éclairé et je distingue nettement la fissure verticale qui surplombe The Wave et sert de repère aux randonneurs (en haut et au milieu de la photo). Aujourd’hui, il me manque au moins deux heures de jour pour pouvoir explorer ce versant, ce sera donc pour la prochaine fois.



Je redescends vers le nord en passant par une « mini-wave » au slickrock délicatement ciselé.



Ce spot, un de mes préférés du site, m’a donné envie d’en faire une interprétation en noir et blanc.



La descente est ponctuée de lames de roche et de délicates stries dentelées qui, je l’espère, seront épargnées par les futurs visiteurs.







D’immenses chenilles de pierre sont blotties les unes contre les autres. Je ne serais pas surpris de les voir se mettre à onduler lentement.





Quelques lichens égayent la roche.





Le slickrock prend plusieurs couleurs, au gré de sa fantaisie.





Un hoodoo au sombre chapeau semble perdu dans cette immensité.





Le soleil va bientôt se coucher, il est temps d’entamer le retour.



Eclairé par les derniers rayons du soleil, le grès prend de superbes teintes dorées.



Dans le wash sableux au pied du slickrock, j’ai l’impression d’être fin 2008 durant mon voyage au Sahara, dans le massif de la Tadrart, au sud-est de l’Algérie. Curieuse impression de retrouver les mêmes sensations au sein de deux sites situés aux antipodes mais qui se rapprochent par leur esthétique, leur atmosphère et leur lumière.







L’agréable remontée de Buckskin Gulch dans une lumière crépusculaire et une température très douce termine sereinement cette journée durant laquelle la découverte d’Edmaier’s Secret fut un des coups de cœur de mon voyage 🙂.



Il fait nuit quand je roule sur les pistes de House Rock Valley Road puis de Cottonwood Canyon Road pour retrouver mon lieu de bivouac d’il y a deux jours. Je me couche relativement tôt car demain le réveil sonnera bien avant l’aube pour visiter les Wahweap hoodoos à l’heure propice.

JOUR 14 : de Wahweap Hoodoos à Waterholes Canyon

Il fait encore nuit quand le réveil sonne, mais c’est nécessaire pour lever le camp, rouler sur les pistes menant au Wahweap Wash puis marcher une vingtaine de minutes jusqu’au premier groupe des Wahweap Hoodoos, afin d’être positionné à temps pour y voir le lever du soleil.

Mon intérêt pour les Wahweap Hoodoos remonte à l’année 2001 quand Laurent Martrès me demanda de l’aider à trouver un hoodoo particulièrement élégant dont, à l’époque, seuls deux photographes professionnels avaient publié une photo : Michael Fatali (toujours lui !) et Jackson Bridges (guide/photographe spécialisé dans la région du Lake Powell). Bien entendu, on ne savait pas du tout dans quel secteur ce hoodoo pouvait bien se trouver et les deux photographes gardaient jalousement leur secret. Durant mon voyage de 2001, dans les environs de Page, j’ai montré la photo à tous les rangers que j’ai croisés, j’ai exploré les alentours de Toadstool Hoodoos et de White Rocks mais je n’ai pas trouvé le hoodoo recherché. Quelques mois plus tard, j’ai finalement obtenu une information succincte mais suffisante (« Vous trouverez dans Wahweap Wash »), en correspondant avec un local qui voulait lancer un Bed & Breakfast et courait le wilderness près de chez lui à la recherche de curiosités géologiques. Dès mon voyage suivant (en mai 2002), nous remontions à pied, Laurent et moi, le Wahweap Wash (en venant du sud, ce n’est qu’ensuite qu'un ami de Laurent a trouvé l’accès plus rapide par les pistes du nord), lorsque nous avons fini par trouver les hoodoos convoités 🙂, qui seront longtemps une des nouveautés de Photographing the Southwest. Il m’amuse de penser que quelques e-mails envoyés de France ont été plus efficaces qu’une recherche menée sur place.

La subtile lumière qui précède le lever du soleil permet d’apprécier ces hoodoos élancés dans une ambiance plus douce et moins contrastée que celle qui prévaudra quand les rayons du soleil les atteindront directement.





Quelques minutes plus tard, le site est éclairé par les premiers rayons qui font ressortir le blanc éclatant des hoodoos.



Je prends la photo « classique »…



… avant de trouver un autre angle qui me plaît davantage.



Un second groupe de hoodoos se situe quelques centaines de mètres plus loin.



Ils sont moins élancés mais néanmoins intéressants, surtout à contre-jour.





J’ai un faible pour ces deux hoodoos qui semblent avoir été posés là comme des piliers matérialisant l’entrée d’un décor fantasmagorique digne du Seigneur des Anneaux.





Ici, des concrétions ressemblent vraiment à de la cervelle.



Là, les roches rappellent la couleur du sang.



De retour à mon véhicule, je rencontre deux Allemands qui viennent d’arriver mais qui ont failli rester coincés au passage d’un petit wash qui traversait la piste : leur SUV ne pouvant plus ni avancer ni reculer sans racler fortement le sol rocailleux, l’un a dû pousser et l’autre « mettre la gomme » pour s’en sortir. Ils avaient pourtant loué chez Alamo un SUV standard de la même catégorie que le mien, mais ils ont hérité d’un modèle « crossover » à la faible garde au sol, qui montre ses limites à la moindre difficulté, leur faisant risquer une galère au milieu de nulle part sans compter l’endommagement du véhicule 😕. Après un petit déjeuner commun, où ils se font réchauffer des saucisses, je les quitte en espérant qu’au retour ils ne rencontreront pas le même problème.

Sur les hauteurs de White Rocks, je me gare sur un promontoire surplombant un secteur où se trouvent de nombreux hoodoos colorés.



La lumière de ce milieu de matinée n’est pas très favorable, mais une balade me permet tout de même d’apprécier les couleurs qui vont de délicats tons pastel au rouge violacé.







Tout au bout de la balade, un point de vue sur Chimney Rock et sur un énorme hoodoo qui fait plus de 20 mètres de haut.



Vers midi, je me rends au Paria Outpost pour saluer Susan et Steve Dodson, comme je le fais maintenant depuis une dizaine d’années. La première fois, Elisabeth, Flora (qui avait onze ans) et moi étions venus là dans le but de boire quelques litres de lemonade bien fraîche après notre première visite à The Wave, dans la canicule du mois de juillet. Nous avions été très sympathiquement accueillis par Susan et Steve qui nous avaient raconté la toute récente ouverture du Paria Outpost (majoritairement construit de leurs mains), leur amour de la nature encore sauvage qui les avait amenés ici, leur intérêt pour la vie des locaux à laquelle ils voulaient s’intégrer, leur goût pour la musique jouée en commun, leur volonté de contribuer à une activité touristique responsable en harmonie avec la nature… Flora était même repartie avec un cadeau 🙂 : un grand TShirt flashy de style hippie (que Susan avait teint elle-même) qui lui servit longtemps de chemise de nuit compte tenu de sa taille.

Les débuts sur place furent difficiles car il leur fallut des années avant d’obtenir les autorisations, accréditations et assurances nécessaires pour faire le métier d’outfitter sur les terres du BLM et du Vermilion Cliffs National Monument (où se trouve Coyote Buttes). En attendant, ils ont tenu bon et ont proposé des shuttles (transports) notamment pour les backpackers descendant le Paria Canyon ou Buckskin Gulch, et leur BBQ « all you can eat » de fin de semaine (certaines fois avec de la musique live) a acquis une bonne renommée, puisque de nombreux locaux (dont beaucoup viennent de Page) y sont fidèles. Ils ont également aménagé une chambre pour la proposer en Bed & Breakfast. Quand ils ont pu lancer leur activité d’outfitter, j’ai fait tout mon possible pour les faire connaître en France (et dans d’autres pays francophones), soit en répondant à des posts de VF quand les forumeurs ont commencé à s’intéresser à Coyote Buttes South et White Pocket ; soit dans de nombreux messages privés et/ou e-mails ; soit directement, en en parlant à mes connaissances qui se rendaient dans l’Ouest ; soit encore en les citant dans Ouestusa.fr en complément de l’outfitter Wally (en retraite maintenant) que conseillait Thierry/Wavemaster car il avait été content de ses services… Comme tous leurs clients ont été satisfaits, le bouche-à-oreille et les carnets de voyage ont fait le reste, et maintenant leur activité d’outfitter marche bien 🙂, avec une bonne proportion d’Européens. Les Dodson, qui connaissent ma contribution à leur business, m’accueillent toujours à bras ouverts… comme Susan le fait encore cette année (Steve étant en excursion). Elle s’apprêtait à partir faire des courses à Page mais, après un accueil très chaleureux, elle reste un bon moment à discuter avec moi. Quand elle doit s’en aller, elle me dit de rester au Paria Outpost « comme chez moi ».

Tandis que le temps se couvre, je m’installe pour prendre mon lunch sur la terrasse puis j’entame une petite sieste réparatrice. Je suis réveillé par l’arrivée d’une dame d’une bonne soixantaine d’années, qui a beaucoup de distinction et qui respire la gentillesse. Elle vient de Californie, est passionnée de photographie (elle dispose d’ailleurs d’un matériel haut de gamme) et passe voir Steve et Susan pour convenir d’une excursion, sans savoir ce qui est le mieux à photographier dans le secteur. Comme il s’est mis à bruiner, j’ai tout mon temps. Aussi, je vais chercher mon notebook et je lui montre des photos de la région proche sur une copie de mon site web, ainsi que certains clichés que j’ai pris durant les deux derniers jours. Elle prend des notes de ce tout ce que je lui conseille de voir par elle-même ou avec un outfitter dans les jours à venir, puis elle me pose des questions complémentaires sur l’accessibilité des différents sites. Je suis heureux d’avoir pu lui rendre service, car elle est aussi sympathique que motivée. Avant de partir, elle me remercie chaleureusement et me dit « You make my day » (expression que j’avais découverte au cinéma dans la bouche de Clint Eastwood, mais prononcée dans des circonstances très différentes).

La bruine a cessé mais le ciel reste menaçant. Je décide de tenter une visite aux Thousand Pockets dont le nom est prometteur. La piste est d’abord commune avec celle de Stud Horse Point, puis elle s’enfonce vers le sud. Elle est longtemps sableuse, ce qui ne posera pas de problème en cas de pluie, mais tout d’un coup elle devient argileuse avec plusieurs montées et descentes. La randonnée doit durer au moins deux heures et il est impossible de deviner où vont éclater les orages qui menacent tout autour. Si la pluie tombe ici, il me sera impossible de rouler sur les montagnes russes sur lesquelles je viens de passer. Par prudence, je décide donc de renoncer et de revenir en arrière pour me contenter d’une seconde visite à Stud Horse Point.

Je ne le regrette pas car aujourd’hui la lumière y est douce.

Au loin, le Lake Powell d’où émerge Lone Rock.





Les hoodoos colorés de Stud Horse Point, qui dominent le paysage, ont une structure et une esthétique particulières très différentes de ceux que j’ai vus ce matin. On se croirait dans une autre région.









Mon hoodoo préféré est celui qui est surnommé l’Amiral à cause de son chapeau si caractéristique.





Je retourne à Page dans le but de faire un ravitaillement de produits frais mais, comme le ciel s’est dégagé en partie, je me dépêche d’aller sur le rim de Waterholes Canyon pour bénéficier des derniers rayons de soleil.

Waterholes Canyon est principalement connu en tant que slot canyon et il faut un « hiking permit » navajo pour le visiter, malheureusement la guérite d’Upper Antelope Canyon où on peut l’acheter est fermée depuis plusieurs heures. Tant pis pour cette fois, une bonne demi-heure de visite sur le rim à l’heure où tout le monde est rentré pour dîner ne devrait pas poser de problèmes (Attention ! ne venez pas ici sans permis en pleine journée car, à l’heure normale de visite des slots canyons, les permis sont régulièrement vérifiés par les Navajos).

Sur le mur surnommé « The Big Wall », certaines striures esthétiques font penser à Second Wave.





Je capte les tout derniers rayons du soleil dans l’autre direction, celle où le ciel se fait menaçant.





Au Wal-Mart, une fois le ravitaillement terminé, je me choisis une bonne salade composée et des yaourts crémeux à la cerise pour ce soir et demain matin. Je profite d’un spot WiFi pour sortir mon notebook et consulter ma boîte aux lettres ainsi que la météo des jours à venir (qui n’est pas fameuse 😕).

Une fois de plus, je retourne de nuit à mon bivouac, situé dans les premiers miles de la Cottonwood Canyon Road que je vais emprunter demain matin pour commencer les trois prochaines semaines consacrées à l’Utah.

A l’issue de ce « Hoodoos day », c’est avec un pincement au cœur que je me glisse dans mon duvet, en sachant que demain je m’éloignerai de la région des Vermilion Cliffs, une de mes préférées (sinon ma préférée) dans le Southwest.

Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Retour de l'hôtel Gran Bahia Principe Esmeralda à Punta Cana English translation pending
by Paddy · 2010-03-26 · 95 replies
Nous sommes de retour du Grand Bahia Principe de Punta Cana. Nous avions acheté en Royal Golden mais nous avons été up-grader dans la nouvelle section Esméralda, qu'ils appèlent Royal Golden de Luxe.

WOW ! Que de luxe et que de service. Les employés sont tous extrèmement sympathiques et répondent à nos moindres désirs. Les chambres sont d'une propreté impéccable. Bien équipées avec frigo remplis tous les jours, grand lit à bal d'aquin, télé plasma, grande salle de bain avec deux lavabos, grande douche moderne, bagnoire à remous, les femmes de chambres viennent 4 fois par jour pour vérifier qu'il ne manque rien. On arrivaient le soir pour le dodo et le bain mousse était coulé avec deux petites bieres dans un sceau de glace, avec petit chocolats sur l'oreiller. Elles parfument même les oreillers selon nos gouts. Vous demandez les oreillers que vous voulez: Mousse, mousse à mémoire, plumes, épaisses ou plates, toutes les oreillers sont disponibles.

La piscine est très propre et chaude. Il y a aussi une petite piscine avec 3 jaccuzis à l'intérieur entourée de gazébos de toiles avec côtés pour plus d'intimité. Internet est gratuit ainsi que le coffret de sureté. Le bar dispose de toutes les boissons désirées. Champagnes, cognac, baileys, amaréto, amarula. Je prenais même mon scotch soda avant le souper et mon petit porto après le souper, sur la terrasse extérieure avec chandelle sur la table.

Le resto à la carte Bella Italia s'y trouve et est excellent.

Passons maintenant aux plus belles surprises, le buffet et la qualité du service.

Le buffet du Punta Cana est bien mais celui du Esméralda est de beaucoup supérieur. Tout y est excellent et fromages bleus, saumon fumé, terrine et pâté de foie gras y sont toujours présents. Le vin est servi en bouteille et très honnête. Les desserts sont magnifiques, les soupes excellentes. Les pâtes sont exquises et les fruits de mers omniprésent. Nous avions droit à la langouste régulièrement. Les crevettes toujours présentes. Nous avons même eu du canard et des cailles. Le cuisto peut vous faire cuire un T-bone si vous le désirez. Le jeudi soir, c'est la soirée de gala. Langouste bouillies ou grillées, crabes, crevettes géantes, calmars, pieuvres, moules, caviar noir, rouge et orange. Un vrai délices pour les yeux et le palais. Nous avions eu 4 réservations aux soupers à la carte à notre arrivée. nous avons eu l'italien Bella Italia, le Méditéranéen El Olivo, le japonais Maiko et le Gourmet Don Pablo. Tous tres bon, particulièrement le Maiko et le Don Pablo mais le buffet est tellement bon que nous n'en avons pas demandé d'autres.

En plus du buffet, ce qui démarque l' Esméralda est la qualité du service. Tous les gens qui y travaillent sont cordiaux, du jardinier au serveur. Tous sourient et répondent à vos moindres demandes. Ils n'attendent pas pour le pourboire et si vous ne faites pas vite pour le donner, ils repartent aussitôt. Ils se soucient réelement de votre confort et vous demande sans cesse comment vous trouver votre séjour et qu'est-ce qu'ils peuvent faire de plus pour vous faire plaisir. Ils appèlent cette section leur Joyaux. Vraiment tranchant des autres complexes de Punta Cana que j'ai fait où les employés semblaient souvent se fouttre de vous.

Vraiment, si L'Esméralda réussi à maintenir ce standard de qualité, cette section du Grand Bahia Principe deviendra très en demande et sera difficile à avoir. Probablement que le prix aussi grimperas car il est encore abordable, pour le moment. En tous cas, moi, j'y retourne l'hiver prochain.
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites hors des sentiers battus English translation pending
by Sedonax · 2010-03-13 · 38 replies
Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef

INTRODUCTION

Encore un carnet de voyage sur l’Ouest américain ?

Eh oui ! C’est à mon tour de saluer par le biais de ce carnet tous les forumeurs attirés par cette magnifique région qu’est l’Ouest américain, notamment ceux qui en ont attrapé le virus et veulent se remémorer certaines de leurs expériences et/ou rechercher quelques nouveaux sites à visiter.

Compte tenu de la floraison sur VF d’excellents carnets sur l’Ouest américain, j’ai hésité à en proposer un de plus, d’autant que je n’ai pas la fibre littéraire et que j’ai préféré jusque-là consacrer mon temps libre à fournir des informations et des descriptions pratiques dans le cadre de ma collaboration aux 3 volumes de Photographing the Southwest de Laurent Martres et au site web Ouestusa réalisé par Thierry (Wavemaster sur VF), sans compter les interventions sur VF et les réponses à de nombreux MP et e-mails. Tant mieux si cela a pu être utile à certains d’entre vous car le partage de ses connaissances et l’entraide entre voyageurs sont des valeurs qu’il nous faut entretenir… et qui permettent également d’enrichissantes rencontres sur VF puis dans le monde réel ! 🙂

Je me suis finalement dit que ce seizième voyage dans l’Ouest pouvait être l’occasion de « sacrifier à l’exercice du carnet de voyage » (plus chronophage que je ne le pensais !), d’autant qu’il s’est déroulé dans l’optique « hors des sentiers battus » que j’affectionne depuis de nombreuses années, avec certains sites qui n’ont jamais (ou quasiment jamais) été abordés dans d’autres carnets de VF.

Il y a toutefois un bémol concernant quelques-uns de ces sites encore confidentiels : certains d’entre eux m’ont été indiqués par des amis américains ou européens aussi fans de l’Ouest que moi, mais à la condition expresse que je promette de n’en publier que des photos (comme eux-mêmes ou d’autres avant eux l’ont fait). Et que je ne dévoile en aucun cas les localisations ou même les noms qui pourraient permettre de les trouver facilement sur internet, soit parce que certains sont particulièrement fragiles, soit parce que leurs visites ne sont pas franchement autorisées, voire pour toute autre raison propre à ceux qui ont exigé cette discrétion. Quelle que soit mon habituelle volonté de partage, je respecterai strictement la promesse faite à mes amis (il ne servira donc à rien de me harceler par MP, de me manipuler psychologiquement, de m’hypnotiser ou de me menacer 😛 ). J’espère que vous comprendrez le respect de cet engagement et que vous ne l’interpréterez pas négativement ou n’en ferez pas un sujet de polémique (c’est déjà arrivé… 😕 ).

Comme la photographie est une des composantes importantes de mes récents voyages (voir mon site de photos ), ce carnet sera plus orienté vers l’illustration que vers la fourniture d’informations sur les lieux visités (que vous retrouverez en partie via ma collaboration aux guides et sites web cités plus haut). Je donnerai au passage quelques détails de mon expérience pratique qui pourront éventuellement être utiles à certains d’entre vous.

La conséquence de cette importante iconographie (en dehors du fait que vous risquez une overdose d’images 😛 ) est qu’il sera nécessaire de diviser ce carnet en un certain nombre de parties et qu’il vous faudra être patients pour le chargement de chacune d’entre elles 😐.

Je tiens à remercier sincèrement Pascale (Kashtin sur VF, son site web) et Alain qui ont eu la gentillesse et la patience d’assurer la relecture de ce carnet et d’y apporter leurs remarques pertinentes.

Qu’a recouvert ce voyage?

J’ai pu consacrer plus de cinq semaines à ce circuit en ayant l’opportunité de partir trente-huit jours en mai et juin 2009. Elisabeth, ma femme, ne pouvant m’accompagner même pour une partie du voyage comme elle le faisait les autres années, je suis parti seul pour la totalité de ce « trip ». Mais vous verrez que je ne suis pas resté un « poor lonesome traveler », puisque j’ai rendu visite à plusieurs amis américains, passé quelque temps avec des amis français et aussi rencontré des personnes fort sympathiques au gré de mes pérégrinations.

J’ai profité de cette occasion, où je disposais à la fois de temps et d’une totale liberté, pour réaliser une immersion dans cette région que j’affectionne tant, en prenant mon temps et sans avoir à suivre un programme strictement planifié. C’était d’autant plus réalisable que j’avais loué un SUV 4 x 4 bien adapté aux pistes et dans lequel je pouvais confortablement dormir, ce qui me permettait de bivouaquer n’importe où (ou presque, puisque certains secteurs ne sont pas autorisés au camping sauvage), sans être tenu par des réservations ou la recherche de places libres dans des motels ou des campings.

Je suis donc parti avec une longue « wish list » de sites à visiter dans laquelle je piochais sur la base d’un circuit indicatif qui pouvait évoluer au gré de la météo, des circonstances, de la disponibilité de mes amis sur place… et de mes envies du moment !

Je me suis fixé pour objectifs de :visiter des lieux en majorité « hors des sentiers battus », que je n’avais encore jamais vus ou que j’avais photographiés avant d’être équipé d’un appareil photo numérique (en avril 2006). explorer des sites renfermant des ruines amérindiennes et/ou des panels d’art rupestre, car cet aspect fait désormais partie intégrante de ma passion pour l’Ouest américain.profiter au maximum du wilderness, dans la journée mais également en bivouaquant de préférence au milieu de nulle part, afin de bénéficier de la belle lumière et de l’ambiance particulière du lever et du coucher du soleil chaque fois que c’était possible et que cela en valait la peine.consacrer un peu plus de temps que d’habitude à la photographie, sans ennuyer un(e) partenaire de voyage n’ayant pas le même hobby, d’autant que je venais tout juste de me doter de mon premier reflex numérique (auparavant je disposais d’un bridge Sony R1 de très bonne qualité et que j’aurais volontiers gardé si, en 2008, il n’avait été endommagé suite à une bourrasque qui l’avait fait tomberdu haut de son trépied trop léger).privilégier la randonnée (et si possible en faire une itinérante, ou « backpacking », sur deux jours), car c’est en la parcourant à pied que j’apprécie le mieux cette région. En bénéfice connexe de cette activité physique associée à des repas frugaux lors des bivouacs, perdre quelques-uns de mes kilos superflus !consacrer du temps et de la disponibilité à mes amis sur place (sans chercher à optimiser les visites dans leur région mais en prenant le temps de vivre avec eux), être ouvert aux nouvelles personnes que je rencontrerais durant le voyage.J’ai choisi de faire une boucle à partir de Denver, en passant par le Colorado, le Nouveau-Mexique, l’Arizona et surtout l’Utah, ce qui m’a permis de visiter tous les sites ci-dessous (ils sont listés par région mais vous les retrouverez dans l’ordre chronologique dans le carnet de voyage).

Cette boucle a négligé beaucoup de classiques incontournables (mais déjà visités) au profit de sites secondaires et elle n’a pas suivi de trajets optimisés (à cause des perturbations météo notamment). Elle ne peut donc servir d’exemple de circuit (d’où l’absence de carte), mais pourra attirer l’attention sur tel ou tel site évoqué au fil du récit.Colorado : Red Cliffs amphitheaterRoxborough State ParkPainted MinesColorado National MonumentRattlesnake CanyonRiffle FallsHanging LakeNouveau-Mexique : Santa FePecos Pueblo« Galisteo petroglyphs » Bisti BadlandsAh Shi Sle Pah« King of Wings »Réserves indiennes (Arizona et Utah)Royal Arch « Many Hands Cave »« Lost City »« White and Red Canyon »« Arch Slot Canyon »« Red Canyon »Coal Mine CanyonNavajo National MonumentWaterholes Canyon (rim)ArizonaHidden Gardens (Page)Paw Hole (Coyote Buttes South)Double Barrel Arch« Maze Panel »UtahCatstair CanyonWire Pass + Buckskin Gulch« The Nautilus »Edmaier’s SecretWahweap HoodoosSidesteps HoodoosStud Horse PointCottonwood Canyon RoadRed SlotWillis CreekMossy Cave (Bryce Canyon)Pink CliffsEscalanteCircle of Friends PanelEast Temple Loop (Zion)Cedar Wash ArchPeek A Boo, Spooky & Dry Fork slot canyonsDevil’s Garden (Hole in the Rock Road)The VolcanoUpper Calf CreekBurr Trail via Wolverine LoopStrike Valley OverlookRed Canyon (sur Nottom road) Pedestal AlleyChimney Rock (Capitol Reef)Hickman BridgeSulphur CreekLittle Wild Horse CanyonWild Horse Canyon ArchFive Hole ArchWolfman PanelMonarch CaveProcession PanelValley of the Gods (mesa)Muley PointNatural Bridges National MonumentMule CanyonSheiks CanyonCitadel RuinLower Maidenwater CanyonHovenweep National MonumentSalt Creek & Angel Arch (Canyonlands Needles)Rim viewpoints (Canyonlands Island in the Sky)Murphy TrailFort BottomMoïse & ZeusDead Horse PointRing Arch & Tunnel (Arches)Courthouse WashFaux Falls« Delta Pool »Olympic TorchMoab Man PanelNB : les sites « » sont ceux pour lesquels je n’indiquerai pas la localisation, voire le véritable nom.

JOUR 1 – DE PARIS A DENVER

C’est enfin le jour du départ ! 🙂 Même si cela fait plus de 15 fois que je retourne dans cette région, l’excitation est toujours bien présente, j’ai hâte de randonner au milieu des « red rocks », de m’immerger dans le wilderness, de retrouver l’ambiance de l’Ouest, d’y rencontrer mes amis. Cette joie est toutefois ternie par le fait qu’Elisabeth ne m’accompagnera pas cette fois-ci et que nous ne pourrons partager ces bons moments 😕 mais, c’est promis, l’année prochaine nous repartirons là-bas ensemble !

Mon père a la gentillesse de me conduire à l’aéroport. Sur le chemin de Roissy, nous nous remémorons ces neuf semaines passées ensemble aux USA en juin 2000 et 2001, quand je l’avais emmené visiter le maximum de beaux endroits de l’Ouest, et que nous avions randonné en tout près de 800 km. Au-delà de l’intérêt même du voyage, ce fut un véritable moment de partage et de complicité que nous sommes tous les deux très heureux d’avoir vécu. Dix ans plus tard, alors qu’il est dans sa quatre-vingtième année, mon randonneur de père pourrait-il toujours faire un aller-retour dans la journée au sommet de Half Dome à Yosemite ou au fleuve Colorado dans le Grand Canyon ? Il en serait bien capable, alors que je risquerais de traîner la patte et de tirer la langue !

J’ai eu la chance de décrocher un aller-retour Paris - Denver (avec escale à Londres) par British Airways au tarif promotionnel de 494 €, une aubaine ! J’arrive à l’enregistrement avec mes deux sacs car je ne voyage pas vraiment léger pour un trip de plus de cinq semaines essentiellement en camping (en passant des frimas du Colorado aux chaleurs de l’Arizona avec de très rares possibilités de faire une lessive car je ne fais que traverser les villes), avec plusieurs guides de voyage (les 3 volumes de Photographing the Southwest, 2 guides de Michael Kelsey) et une pochette de documentation pour chaque secteur de ma « wish list », mais aussi avec quelques provisions gourmandes (Petits Pains Suédois très pratiques en bivouac et que je ne trouve pas sur place, boîtes de filets de saumon au naturel pour varier l’ordinaire, quelques paquets de crêpes bretonnes que d’autres apprécieront également, une bonne bouteille de Bordeaux à partager). Me serais-je embourgeoisé avec le temps ? Malgré mes louables efforts de pesée différentielle sur la balance familiale, le plus gros sac dépasse de 800 g les 23 kg autorisés en franchise et je me vois obligé de transférer 1 kg dans le plus petit sac que j’avais déjà eu bien du mal à fermer avant le départ. Je m’étonne de cette inutile intransigeance mais, en me donnant mes cartes d’accès à bord, l’hôtesse d’enregistrement s’excusera discrètement en me disant qu’elle a été obligée d’être si stricte car elle est étroitement surveillée dans le but de l’obliger à faire payer la surtaxe bagage dès les premières centaines de grammes d’excédent.

J’ai volontairement choisi une escale de trois heures à Londres Heathrow, pour prendre une marge en cas de retard du vol Paris - Londres, mais également pour bien laisser le temps à mes sacs de me suivre dans l’avion pour Denver, car l’aéroport londonien a une mauvaise réputation au niveau du déroutement et de la perte des bagages (il semble que la situation se soit nettement améliorée courant 2009).

Le vol direct Londres - Denver s’avère agréable avec un repas tout à fait correct et un personnel de bord sympathique et très cosmopolite. Ce sera pour moi un vol studieux car je dois apprendre les subtilités de fonctionnement de mon premier reflex numérique (un Nikon D90 avec un objectif Nikor 16-85 mm et un grand angle Tamron 10-24 mm), matériel que j’ai reçu il y a seulement quelques jours et que je n’ai eu le temps de tester que quelques minutes au pied de chez moi. Tout de même plus de 200 pages à avaler (en essayant de piquer du nez le moins possible), ce qui fait que, malgré mes efforts de mémorisation, je ne me suis pas toujours souvenu en pleine action de tous les modes de réglage et options. Le vol direct depuis Londres me semble un réel avantage, sans le stress d’une correspondance aux USA avec le risque de rater le second avion en cas de forte queue ou de problème au passage de l’immigration. L’horaire d’arrivée à Denver est respecté, tout se déroule sans problème avec un officier d’immigration plutôt aimable, mes bagages m’attendent sagement en tournant sur le carrousel, donc tout va pour le mieux.

Maintenant, se profile une première étape décisive du voyage : l’obtention du véhicule qui va me permettre de vivre pleinement mes aventures, c'est-à-dire me conduire dans les meilleures conditions sur des pistes plus ou moins roulantes et m’héberger confortablement pour la nuit sans avoir à planter une tente dans des campings. J’ai déjà loué différents modèles de SUV et j’ai aussi voyagé dans ceux de mes amis, donc je connais les avantages et les inconvénients des principaux modèles proposés jusqu’ici par les grands loueurs. Mais je sais aussi que ceux-ci s’orientent depuis peu vers des modèles de type « crossover » nettement plus adaptés à la ville et aux highways qu’aux escapades sur pistes (d’ailleurs interdites dans les contrats des loueurs ; en roulant en dehors des routes goudronnées on n’est plus du tout assuré et il faut assumer ce risque). L’arrêt il y a quelques mois de la fabrication du populaire Chevrolet Trailblazer (pourtant souvent indiqué comme référence de sa catégorie de location), un SUV 4WD très correct pour les clients et peu onéreux pour les loueurs, a accentué ce phénomène. J’ai donc quelques inquiétudes à ce niveau…

Après avoir pris la navette Alamo, et avant même d’aller au comptoir, je me précipite sur le parking pour constater que dans la rangée SUV standard (catégorie que j’ai louée) il n’y a que des SUV « crossover » dont aucun n’est vraiment 4 x 4 (au mieux ils sont AWD, c'est-à-dire qu’ils peuvent automatiquement et temporairement se mettre en mode 4 x 4 si les capteurs en font ressentir la nécessité, mais sans possibilité que l’utilisateur enclenche lui-même préventivement le mode 4 roues motrices à plein temps pour anticiper une difficulté). Il y a une majorité de Chevrolet Traverse, à la médiocre hauteur de caisse et avec une honteuse roue de secours galette qui s’avérera ridicule en cas de crevaison sur une piste. Avec ce type de véhicule, un certain nombre des visites les plus prometteuses de ma « wish list » tomberaient à l’eau, aussi je décide de m’installer du côté où l’on restitue les véhicules et d’attendre patiemment en espérant qu’il en rentrera un qui me convienne.

Je patiente presque une heure en écoutant mon lecteur MP3 quand par chance rentre mon véhicule préféré, le Toyota 4Runner qui est à la fois suffisamment confortable, agréable à conduire, performant sur piste (hauteur de caisse, vrai 4 x 4), sobre par rapport aux concurrents de sa catégorie (10,75 l / 100 km en moyenne sur mon parcours de cinq semaines) et parfait pour dormir dedans (plancher plat de 1,80 m une fois les sièges arrière rabattus, l’année dernière nous y avions très bien dormi à 2 avec ma femme). Je note ses numéros et je me précipite au comptoir en demandant expressément ce véhicule-là. L’employé accepte, mais constatant que je veux absolument ce Toyota, il essaie de me faire croire qu’il y a un supplément tarifaire par rapport à mon voucher. Je lui prouve que je connais bien les véhicules de cette catégorie et je lui lance un « good try ! », exprimant clairement par là que je ne suis pas dupe 😠. A partir de ce moment, il s’avérera charmant car il sait bien qu’il a été pris en flagrant délit de « trompe couillon ». Il ira même chercher le véhicule à la sortie du lavage pour me l’amener personnellement.

Particulièrement ravi d’avoir obtenu cet excellent SUV 🙂, je déchante après avoir lancé le moteur quand je vois le voyant « Maintenance » rester allumé. Je ne vais pas partir cinq semaines sans savoir si la révision et/ou la vidange ont bien été faites ou si c’est seulement la remise à zéro du voyant qui a été oubliée après la maintenance. Je demande à l’employée sur le parking si je peux aller faire vérifier cela au garage attenant à la station de lavage mais celle-ci m’assène sans sourciller qu’il n’y a personne à l’atelier à cette heure et que je dois obligatoirement prendre un autre véhicule, alors que j’ai eu tout le loisir de voir œuvrer un mécano à l’atelier pendant que j’attendais. Devant la mauvaise foi et l’air revêche de la dame, je n’insiste pas et je fais mine de m’exécuter mais dès qu’elle a le dos tourné je fonce à l’atelier où je tombe sur un mécano arborant un T-shirt du chanteur de country Tim McGraw, dont j’aime plusieurs chansons. Le mécano me fait remarquer que je n’ai pas le droit de venir ici mais je fais mine de ne pas comprendre et j’enchaîne immédiatement sur Tim McGraw en évoquant mes chansons préférées (notamment My kind of rain et The cow boy in me). Il est surpris et visiblement content qu’un Frenchie apprécie son chanteur préféré, la glace est rompue, on discute un petit moment et il accepte de regarder le véhicule, s’apercevant rapidement que la vidange a été faite mais sans remise à zéro du voyant, ce qu’il a vite fait de corriger. Nous nous quittons dans la bonne humeur, prouvant une fois de plus que la musique peut adoucir les mœurs et aplanir les difficultés.

Il fait nuit quand j’arrive au Comfort Inn de Stapleton dans lequel j’ai obtenu une chambre à 50 $ HT via un site internet quelques jours avant le départ. En fermant à clé le Toyota, ce qui a pour effet de faire fonctionner les 4 clignotants pour signifier que l’alarme est enclenchée, je m’aperçois que le clignotant arrière gauche (le plus important) ne fonctionne pas. Ce n’est pas de chance ! Tant pis pour ce soir, je prends possession de ma chambre et m’écroule sans tarder sur le lit, épuisé par cette journée de transport.

JOUR 2 – DE DENVER A PAINTED MINES

Comme toujours à cause du décalage horaire dans le sens est - ouest, le premier jour je me réveille naturellement tôt et j’en profite pour retourner à l’aéroport chez Alamo afin de faire réparer le clignotant, espérant qu’il s’agit d’une simple ampoule à remplacer. Cette fois, je fonce directement au garage sans rien demander à personne et je tombe sur un jeune et timide employé aussi surpris de me voir à l’atelier que son collègue de la veille. Sans diversion possible cette fois-ci, je joue le rôle du client exigeant et pressé, celui qu’il vaut mieux ne pas énerver. Le jeune meccano n’insiste pas et change immédiatement l’ampoule.

Enfin ! me voilà au volant d’un excellent Toyota 4Runner en état de marche, et ce fidèle compagnon de voyage ne me fera jamais défaut durant les cinq semaines qui ont suivi. Pour moi, c’est à ce moment que les vacances commencent vraiment, car je suis maintenant certain de disposer de l’élément logistique principal qui me permettra de réaliser les visites soigneusement préparées et rêvées durant les mois précédents.

Mon fidèle Toyota 4Runner (lors d’un bivouac en Utah) :



En revenant de l’aéroport, le ciel est devenu très menaçant. Je retourne au motel et je prends mon temps pour un excellent petit déjeuner (compris dans le prix de la chambre), au cours duquel je me régale de gaufres que l’on fait cuire soi-même. Délicieux ! Avec cela je tiendrai jusqu’au soir…

Je déballe mes deux sacs de voyage, répartissant un maximum d’objets dans les différents rangements du SUV afin qu’ils tombent immédiatement sous la main, j’en réorganise logiquement le contenu restant (par exemple, mes habits sont répartis par fonction dans des taies d’oreiller de différentes couleurs), ceci dans l’optique de tout trouver facilement et sans même déplacer les sacs quand j’arriverai les soir au bivouac. Le fait de partir le matin avant le lever du soleil et d’arriver souvent de nuit nécessite d’être bien organisé pour gagner du temps et ne pas chercher, voire perdre ses affaires dans l’obscurité et la précipitation. Je rabats les sièges arrière en mode « break à plancher plat », mode qu’ils ne quitteront plus jusqu’au dernier jour du voyage.

C’est le moment d’aller au Wal-Mart (repéré sur Google Maps avant le départ afin ne pas perdre de temps à en chercher un en ville) pour faire les courses. En premier lieu, je choisis l’indispensable glacière qui fait aussi office de stockage de nourriture même quand je n’ai plus de glace. Suivant les promotions du jour, je prends toujours un modèle en plastique dur (qui peut éventuellement servir de siège), d’une contenance d’environ 30 litres, de marque Coleman ou Rubbermaid, toujours à moins de 20 $ puisque je le laisserai sur place à la fin du voyage. Cette année, j’achète aussi un matelas de camping basique en mousse bleue à 5 $, bien que j’aie emmené un confortable matelas autogonflant Therm-a-Rest. Ce petit matelas supplémentaire aura plusieurs usages : placé sous le Therm-a-Rest il apportera un peu de moelleux supplémentaire mais surtout absorbera l’humidité due à la condensation (ce qui évitera au Therm-a-Rest d’être humide le matin, de finir par sentir et de se détériorer). Il me servira pour le backpacking que j’envisage (il est plus léger que le Therm-a-Rest et ne craint pas d’être percé par des branches ou des épines) et sera immédiatement disponible pour improviser une sieste réparatrice. Comme la glacière, je le laisserai sur place à la fin du voyage.

En plus de divers aliments frais (dont un très bon raisin californien), j’achète suffisamment de nourriture qui se conserve, de manière à n’être jamais pris au dépourvu dans le cas où je resterais plusieurs jours dans le wilderness sans possibilité de ravitaillement (volontairement ou pas, en cas de problème de véhicule par exemple). Si la plupart de ces produits sont similaires à ceux que l’on trouve en France, il existe aussi des produits plus spécifiques aux Etats-Unis que j’achète dans les Wal-Mart ou autres grandes surfaces alimentaires (comme Safeway, City Market, etc.):Une sorte de muesli Quaker Oatmeal (parfum Apples & Cinnamon ou bien Maple & Brown Sugar) qui gonfle bien dans un peu d’eau (chaude de préférence mais avec l’eau froide cela passe aussi). Cette mixture de petit déjeuner bien nourrissante devient plus mangeable si on y ajoute des céréales croquantes et si on l’accompagne d’un fruit comme une banane.Des packs de 4 bouteilles (d’un peu moins de 30 cl chacune) de Frappuccino de Starbucks, sorte de café au lait aromatisé (divers parfums : chocolat, moka, vanille, caramel…) que je trouve fort bon et idéal pour le petit déjeuner en camping.Du Beef Jerky « natural style » de la marque Oh Boy ! Oberto. Il s’agit de lambeaux de viande séchée que l’on mastique et qui apportent leur lot de protéines et de sel (indispensable quand on transpire en randonnée), sans gras et pour un poids ridiculement faible (appréciable en randonnée itinérante). C’est spécial, on aime ou on n’aime pas, moi j’aime beaucoup celui-ci car la viande y est un peu plus tendre (moins dure devrais-je dire) et moins épicée que celle d’autres marques.Des boîtes de conserve auto-ouvrantes de White Chicken in water de la marque Valley Fresh (mais je ne prends pas le Chunk Chicken de la même marque que je ne trouve pas très bon). Ce sont des petits morceaux de poulet présentés un peu comme du thon en boîte pour mettre dans des salades. Je trouve cela pratique et pas mauvais à manger, le fait que le poulet soit conservé dans de l’eau salée (et non pas tout sec ou dans de l’huile) étant appréciable quand il fait chaud.Un gros paquet de Trail Mix (mélange de raisins secs et autres fruits déshydratés, de peanuts, de noix de cajou, d’amandes…) et plusieurs paquets de mes fruits secs préférés (cranberry, cherry, abricot, papaye...). Tous les jours, dans un petit sachet Ziplock, je me fais un mélange personnalisé du Trail Mix « de base » et d’un des fruits secs, en variant régulièrement car ce sera mon encas quotidien du midi.Un pack de 12 canettes de… lemonade (citronnade à l’eau plate) car je fais partie de ceux qui n’aiment pas la bière (bien qu’il me soit arrivé d’en avaler pour honorer l’invitation à prendre « a cool beer » de voisins de camping voulant faire connaissance).Plusieurs gallons (de 3,8 litres) de Spring water, en privilégiant les bouchons qui se vissent (pour qu’ils ne s’ouvrent pas seuls avec les secousses sur les pistes, expérience vécue). J’en ai en permanence au moins 5 ou 6 dans la voiture (réserve en cas de panne ou d’ensablement au milieu de nulle part). Parmi eux, il y en aura rapidement 2 remplis d’eau du robinet (auxquels j’arrache l’étiquette pour les reconnaître) pour mes ablutions, la vaisselle, le radiateur d’eau du véhicule si besoin…En cette fin de matinée, j’ai à peine fini de répartir toutes mes provisions dans la glacière et dans les sacs semi rigides que j’ai amenés pour cela, qu’il se met à pleuvoir sérieusement, comme l’avaient d’ailleurs annoncé les prévisions météo de Weather.com. Inutile de se presser pour aller visiter sous la pluie Garden of the Gods à Colorado Springs (que je connais déjà). Je décide donc de filer directement à Painted Mines, en espérant que la pluie aura cessé dans quelques heures, ce qui me laisse tout le temps pour me balader dans ce magasin nommé Outdoor World que j’ai repéré dans une zone commerciale à proximité du motel. Certain(e)s apprécient les outlets américains pour les achats de vêtements, en ce qui me concerne je suis attiré par leurs magasins d’outdoor toujours très bien achalandés en ce qui concerne les activités de nature (sports, camping…) dans un décor souvent soigné. L’Outdoor World de Denver est sans conteste le plus beau que j’aie vu, dépassant dans mon hit-parade personnel le magasin REI de Seattle. Tout y est impressionnant, avec des piliers et des poutres en énormes troncs, des fresques murales, des animaux naturalisés un peu partout, un immense aquarium…

Puisque j’ai du temps devant moi, c’est l’occasion de tester mon nouvel appareil photo en intérieur.

L’entrée est vraiment imposante :



En se baladant dans les rayons, on rencontre un sympathique élan…



… un fringant bison…



… un puma bondissant au-dessus d’un ascenseur…



… un ours impressionnant…



… un loup agressif…



… et un gros poisson bien vivant et plein de tendresse pour les enfants !



On y trouve même quelques meubles vraiment rustiques.



J’ai passé plusieurs heures à traîner dans tous les recoins de ce remarquable magasin et il pleut toujours 😕. Mais il faut quand même que je me décide à rouler vers Painted Mines, qui se trouve au nord-est de Colorado Springs, près de la petite ville de Calhan, tant pis si j’y arrive sous la pluie. J’avais oublié que nous étions vendredi et que dès le milieu de l’après-midi les habitants de Denver partent en week-end. Je me retrouve dans un embouteillage qui s’étire sur des dizaines de miles à partir de la sortie sud de Denver. Heureusement que je trouve une station radio de Classic Rock qui diffuse une belle collection de musique anglo-saxonne et me permet de redécouvrir certains morceaux avec plaisir, me replongeant vingt ou trente ans en arrière. Aux alentours de chaque ville importante, on trouve toujours au moins une station de Classic Rock qui diffuse en franchise un programme pré-enregistré, programme que l’on peut retrouver à l’identique quelques jours ou semaines plus tard sur la station d’une autre ville ou d’un autre État (il m’arrive alors de « deviner » quelle sera la prochaine chanson car j’ai inconsciemment mémorisé l’enchaînement lors de la première écoute).

Arrivé près de Colorado Springs, les embouteillages réapparaissent et je trouve judicieux de quitter l’autoroute pour rejoindre Calhan par de petites routes. Mauvaise idée, car cette zone est très habitée et il y a en réalité beaucoup plus de routes secondaires qui se croisent que celles indiquées sur ma carte, pourtant assez précise. Avec une absence quasi totale de signalisation, il n’est pas facile de faire les bons choix aux intersections. Après plusieurs hésitations mais au final aucune erreur d’aiguillage, j’arrive en fin d’après-midi à Calhan où une pluie fine subsiste. Je repère le camping de la ville (pratiquement vide) pour éventuellement y revenir après la visite et je me rends au parking principal de Painted Mines où il n’y a évidemment personne à cause de la météo.

Painted Mines Interpretive Park est un petit parc local récent, constitué de couches d’argiles de différentes couleurs qui forment des badlands, des petits canyons, des hoodoos, avec quelques sentiers faciles et bien balisés pour visiter aisément cet environnement coloré. Le nom du site provient du fait que ses argiles colorées ont été exploitées par les Indiens pour leurs poteries et leurs peintures de cérémonie, puis plus tard par les Blancs pour fabriquer des briques décoratives.

La pluie finit par cesser et je peux commencer ma visite en ce presque début de soirée. Finalement, la toute récente pluie et le ciel toujours très chargé font ressortir les couleurs du site, bien davantage que sous un soleil éclatant si j’en crois les photos que j’en ai vu.

Je traverse de jolis badlands, étonné qu’ils ne soient pas boueux après la pluie.



Puis je m’approche d’un petit amphithéâtre où les teintes pastel sont douces et variées :





Je me balade dans les petits canyons mais le soir tombe vite, créant une ambiance particulière, un peu irréelle, accentuée par le fait que je suis totalement seul dans le parc. J’ai toujours aimé me balader «

JOUR 3 – DE PAINTED MINES A SANTA FE

Bip… bip… bip… bip… BIP… BIP… BIP… BIP !

Ce matin, c’est en insistant que la sonnerie du réveil me tire des bras de Morphée. Il faut dire que je dors très bien dans mon SUV et qu’un réveil aussi matinal (5 h 45), pour ne pas rater le lever du soleil, ne m’est pas franchement habituel le reste de l’année.

Durant ce voyage, comme mes réveils solitaires aux aurores ne dérangeront personne, j’ai décidé d’assister à un maximum de levers de soleil, pour bénéficier de la fugitive mais belle lumière qui les accompagne généralement, et avant tout pour vivre ce moment particulier qui apporte une dimension supplémentaire et une complétude à la journée qui débute. Je me lève dans la pâle lumière de l’ aube, émergeant peu à peu du sommeil dans une fraîcheur vivifiante, et choisis avec soin l’endroit où je vais attendre le lever du soleil en fonction de l’éclairage espéré . Parfois, des nuages bien placés réfléchissent quelques instants la lueur rougeoyante du soleil encore caché derrière l’horizon. Je patiente en observant les subtiles variations de lumière et en écoutant les oiseaux s’en donner à cœur joie. L’attente devient fébrile durant les dernières dizaines de secondes qui précèdent l’apparition du soleil et, quand elle a enfin lieu, je vis pleinement cet instant unique, essayant d’en capturer la magie, si les conditions photographiques s’y prêtent . Que la lumière soit belle ou décevante (c’est la surprise à chaque fois), j’ai toujours le sentiment d’avoir vécu un moment essentiel et je m’apprête alors à profiter le plus possible d’une nouvelle journée dans l’Ouest.

Ce matin il fait froid, et c’est bien couvert que je me rends à l’endroit repéré la veille pour assister au lever du soleil. Des nuages mal placés l’empêcheront d’être très spectaculaire, mais le spectacle des premiers rayons éclairant les badlands colorés n’en reste pas moins un moment privilégié.





Le ciel se dégage rapidement et il se met à faire grand beau, la pluie de la veille est oubliée. Je prends tout mon temps pour explorer les petits canyons, sachant qu’en début de matinée les couleurs sont le plus présentes, la lumière devenant vite écrasante par la suite. C’est à l’ombre que les argiles colorées s’avèrent le plus photogéniques.

J’apprécie ce site naturel, certes secondaire et peu isolé mais qui vaut quand même le détour, surtout si on peut bénéficier de bonnes conditions de lumière qui en font ressortir les couleurs, faute de quoi la déception serait probable.











Quand la lumière se fait plus franche, je termine par un secteur où l’argile est d’un blanc éclatant.



Je reviens à mon véhicule pour prendre un petit déjeuner bien mérité. Après cette balade à la fraîche, le Frappuccino au Dark Chocolate de Starbucks n’en paraît que plus délicieux 🙂 !

Le rangement du matelas, des duvets et autres affaires de nuit prend très peu de temps et me permet de partir rapidement. J’apprécie de ne pas avoir une tente à replier et à ranger dans son sac, bien qu’avec une tente de type « 2 Seconds » de Decathlon cela irait très vite. Malheureusement, maintenant que le second bagage est devenu payant pour aller aux USA, emmener cette tente encombrante (qui, du fait de sa taille, compte comme un bagage dans lequel on ne peut pas ajouter grand-chose à part certains matelas) coûterait un supplément d’environ 100 $ pour l’aller-retour (avec des billets économiques et un statut de voyageur standard).

Après quelques heures de route en quittant le Colorado pour le Nouveau-Mexique, j’arrive en début d’après- midi au Pecos Pueblo Historic Park, au sud-est de Santa Fe. Il ne reste malheureusement plus grand-chose des ruines du pueblo amérindien qui abritait pourtant jusqu’à 2000 personnes au XVe siècle. Mais la kiva (restaurée) et les restes impressionnants des murs de la mission que les Espagnols construisirent en arrivant valent ce rapide détour à partir de l’autoroute I-25.











En seconde partie d’après-midi, je me trouve dans le bassin de Galisteo, un secteur connu pour ses nombreux sites de pétroglyphes (les pétroglyphes sont des gravures rupestres tandis que les pictographes sont des peintures rupestres). Ici, la plupart des pétroglyphes ne datent pas de plusieurs milliers d’années, comme dans le reste du Southwest, mais ont été gravés par les Indiens Pueblo entre le XIVe et le XVIe siècle.

Les plus beaux d’entre eux sont situés sur un immense domaine à l’intérieur duquel le propriétaire n’autorise qu’une seule visite annuelle, menée par des archéologues, davantage pour assurer sa tranquillité que pour préserver ces panels qui ne sont pas spécialement fragiles car gravés dans de la roche volcanique très dure. Près de la route, des clôtures et des panneaux « No trespassing », or je ne m’autorise jamais à passer outre à une interdiction aussi clairement exprimée. Mais j’ai appris qu’en prenant une piste qui aboutit au milieu de nulle part on peut s’approcher d’un site rupestre comportant le même type de pétroglyphes (en moins spectaculaires) et qu’il n’y a là-bas ni clôtures ni panneaux d’interdiction. Je me demande quand même s’il ne serait pas aux confins de ce domaine, ou peut-être à ceux d’une propriété attenante gérée par quelqu’un de plus accueillant ? En cas de problème, l’absence d’éléments visibles d’interdiction serait sûrement « plaidable » pour un visiteur étranger nécessairement peu au fait des spécificités locales 😇.

Une fois sur place, pour être certain de retrouver ma voiture dans ce no man’s land si je reviens au crépuscule, je décide de prendre ses coordonnées GPS avec le Garmin Colorado 400t flambant neuf que j’ai réceptionné il y a quelques jours pour remplacer mon vieux Garmin eTrex d’entrée de gamme (sans affichage de cartes). Mais la position GPS affichée est hautement fantaisiste malgré plusieurs essais successifs, je ne comprends pas pourquoi puisqu’il avait bien fonctionné lors du test dans le parc à côté de mon domicile. Je le laisse tout de même allumé et j’utilise mon vieil eTrex amené en appareil de secours et qui fonctionne toujours. Une demi-heure plus tard, je teste à nouveau mon Colorado 400t et je constate que cette fois-ci il donne les bonnes coordonnées : il avait probablement besoin d’un certain temps de recalage depuis sa dernière utilisation sur un autre continent.

Les pétroglyphes sont dispersés au sommet de plusieurs collines volcaniques qu’il faut d’abord atteindre pour, ensuite, longer les crêtes.



Ce n’est pas une partie de plaisir car dans ce site reculé il n’y a aucun chemin et, le long des crêtes, les pierres très instables et la végétation (herbes, épineux…) entravent ma progression. On ne sait jamais si la pierre sur laquelle on pose le pied ne va pas se dérober subitement ni même si on ne va pas se coincer le pied dans un trou traîtreusement caché par les herbes. Il y a de quoi se fouler cent fois une cheville et mon avancée s’avère bien plus précautionneuse et lente que prévu.

Mais le jeu en vaut la chandelle car les pétroglyphes sont nombreux et intéressants, sans compter la lumière de début de soirée qui fait ressortir les lichens particulièrement verts en cette saison.



Certains personnages ont des têtes faisant penser à des smileys :



Un Kokopelli viril joue la sérénade pour des animaux :



Un masque semble provenir d’Amérique centrale ou du Sud :



Un rattlesnake quelque peu raide :



Un perroquet égaré :



Un écureuil dont on jurerait qu’il a été gravé très récemment :



Un curieux bonhomme soleil :



Le dernier panel est le plus beau. On y trouve un saisissant démon surmonté d’oiseaux…



Et surtout ce personnage avec ses trois plumes et qui se cache les yeux. Quelle peut être la signification de ce geste ? Il aurait presque pu inspirer John Travolta pour sa célèbre danse dans Pulp Fiction !



J’ai vraiment beaucoup apprécié ce site d’art rupestre pour l’originalité de ses pétroglyphes mis en valeur par leur localisation en surplomb de la plaine et la douce lumière du soir.

Ayant progressé moins vite que prévu, je renonce à gravir une autre colline et reviens rapidement à la voiture car ce soir je suis attendu à Santa Fe par mes amis français Annie et André (ainsi que deux de leurs amies qui voyagent avec eux et que je ne connais pas).

Annie et André sont des spécialistes de l’Ouest et c’est dans ce contexte que je les ai rencontrés il y a quelques années avant même qu’ils ne soient devenus membres de VF (respectivement sous les pseudos de Aiassa et de Pyrola). Auteurs du site français de référence sur The Wave, ils sont également d’excellents photographes et plusieurs de leurs images ont été exposées, d’autres publiées dans des revues et dans des livres. André étant passé à la vidéo depuis l’avènement du numérique, je connais surtout les superbes photos d’Annie qui sont pour moi une source d’inspiration. Quel bonheur quand, quelques mois après un de leurs voyages aux USA, je reçois un DVD d’Annie & André contenant un montage vidéo et un diaporama, tous deux réalisés de manière professionnelle !

Installés en Drôme provençale depuis qu’ils sont des retraités très actifs, Annie et André ont cette année fait un échange de maison (de 2 semaines) avec un couple de Santa Fe et m’ont gentiment invité à venir les rejoindre quand je passerai dans le secteur. J’étais parallèlement invité par Karen & Spencer, des amis américains habitant aussi Santa Fe, mais comme ces derniers sont sur le départ pour un grand voyage en Europe, il vaut mieux leur éviter du dérangement et plutôt loger dans la maison dont disposent Annie et André.

Quand j’arrive chez eux vers 20 heures, je suis chaleureusement accueilli, nous sommes contents de nous retrouver dans la région pour laquelle nous partageons la même passion 🙂. Au dîner, nous évoquons leurs aventures des dernières semaines passées dans l’Ouest et je me régale d’un délicieux curry de crevettes maison qui me changera de mon habituel poulet en boîte !

Le lendemain, il est prévu de se balader dans Santa Fe et de visiter un musée conseillé par Karen. Il y a quelques semaines, j’avais mis en contact Annie & André Karen & Spencer, présageant une bonne entente. Ils se sont vus il y a quelques jours quand Karen leur a fait visiter le musée Georgia O’ Keeffe dont elle est un guide volontaire. Le courant est bien passé et du coup mes quatre compatriotes (Annie, André et leurs deux amies) sont également invités pour le barbecue du lendemain à partir de 17 heures chez Karen et Spencer. Ce n’est pas la première fois que je mets en contact des personnes qui ne se connaissent pas mais qui ont des centres d’intérêts communs, c’est une bonne occasion pour chacun d’élargir son cercle amical.

Bien qu’Annie me propose d’utiliser le canapé du salon, je préfère limiter le dérangement et dormir sur mon Therm-a-Rest dans la salle de yoga, où je suis très bien installé et où je bénéficie de la connexion WiFi pour accéder à ma messagerie.

JOUR 4 – UNE JOURNEE A SANTA FE

Ce matin, c’est grasse matinée avec un réveil programmé à 7 h 30. Il n’y a pas un nuage dans le ciel et la belle lumière qui contribue à la réputation de Santa Fe n’est pas une légende.

Après un petit déjeuner convivial, nous voilà partis tous les cinq pour le musée que nous avions prévu de visiter, mais celui-ci est fermé car nous sommes dimanche. On aurait dû y penser, mais en vacances on a quelquefois tendance à oublier de raisonner en fonction des jours de la semaine 😛. Nous nous rabattons sur une balade sans but précis dans le centre de Santa Fe, sans être axés sur les monuments historiques que nous avons déjà vus auparavant.

Cette journée sera pour moi l’occasion de m’essayer à la photographie en ville, un type de sujet qui me changera de celui des paysages auxquels je me consacre quasi exclusivement.

Nous jetons un coup d’œil aux boutiques autour de la Plaza.





On observe deux techniques de vente, totalement différentes, plus ou moins volontaristes.

Une jeune femme, debout au beau milieu de l’avenue et simplement protégée des voitures par un drapeau jaune, se démène pour vendre ses journaux en essayant de capter l’attention par son attitude enjouée.



A quelques dizaines de mètres, un Indien Pueblo, qui dispose d’un emplacement réservé sous les arcades de la Plaza, ignore superbement les clients qui regardent son étalage de peintures 😮.



Tout près de là, un homme à l’esprit jeune s’amuse avec sa trottinette motorisée et nous gratifie de quelques figures pour la photo. Cool man ! 😎



Cela finit par donner soif à Annie et ses amies.



Nous passons sous des arcades « graphiques »…



… avant de nous recueillir devant un troupeau de crânes.



Les chapelets de piments qui sèchent en extérieur (ristras) sont une spécialité de Santa Fe.





La poterie colorée est également une production locale.



Mais on trouve ici toutes sortes d’artisanat créatif, comme ces jolis oiseaux.



Quand Annie photographie, elle peut être partout à la fois, comme le prouve cette photo !



Certains bâtiments modernes imitent à la perfection les constructions d’adobe, respectant avec bonheur le style typique de Santa Fe.



On peut trouver de jolies portes au hasard des rues.





Nous finissons notre tour par le Capitole et ses sculptures expressives









Rentrés à la maison, nous prenons notre temps pour déjeuner dans le jardin en dégustant une appétissante salade composée par Annie.

André propose de rester là cet après-midi afin de préparer une grande salade de fruits frais que nous apporterons chez Karen et Spencer pour le dîner/barbecue. C’est sympa de sa part !

Pendant ce temps, via un agréable chemin longeant la rivière, nous nous rendons à pied dans Canyon Road, la rue des galeries d’art de Santa Fe. Butinant de l’une à l’autre, nous profitons également des opportunités photographiques qu’offre cette rue aux maisons particulièrement bien entretenues et joliment décorées.

















Dans cette rue où s’expriment les artistes, on peut constater que certains prennent la grosse tête…



… d’autres préfèrent la « zen attitude ».



… ou se reposent…



… ou bien s’amusent franchement…



… mais il faut tout de même prendre garde à ses fesses !



On retrouve ici aussi quelques ristras colorées.



Même de simples murs d’adobe semblent vouloir apporter leur contribution artistique.



Une Hudson nous rappelle les Sixties…



… mais cette échoppe nous montre que nous sommes bien en 2009, l’année d’Obama, et que le business n’est pas oublié avec un slogan très second degré : « Jesus said buy folk art. » 😄



Dans cette rue huppée, on peut aussi bien rencontrer des ladies « so British »…



… que de sympathiques artistes locaux…



… qui apprécient probablement ces mobiles New Age.



De retour à la maison, nous nous laissons conduire par André dans le Dodge Durango qui leur a donné toute satisfaction lors du périple dans l’Ouest qui a précédé leurs deux semaines à Santa Fe.

Vers 17 heures, nous pénétrons dans la résidence privée au sud de Santa Fe, où se trouve la maison de Karen et Spencer. Ils nous accueillent chaleureusement dans ce qu’ils appellent « l’hacienda », où ils se sont installés il y a quelque temps pour leur retraite (je devrais plutôt dire « pour leur nouvelle vie hyper active »). Nous sommes vraiment impressionnés par cette magnifique demeure : pièces immenses, hauteur sous plafond et lumière qui entre de toute part, décoration recherchée sans être ostentatoire et qui intègre harmonieusement l’art indien local…

Cette photo de la cuisine/salle à manger ne me démentira pas.



Ma rencontre avec Karen et Spencer remonte à 2003, lors d’une randonnée à Bryce Canyon en compagnie de ma fille Flora. Nous avions immédiatement bien accroché. Il faut dire que Karen est très enthousiaste et dégage un charisme incontestable. Elle est de plus très francophile : elle a été entres autres professeur de français, fait partie d’associations franco-américaines et voyage souvent en France où nous l’avions revue. Spencer, aussi posé que sympathique, a dirigé un hôpital et, pour s’occuper durant sa retraite, vient de se lancer avec succès comme agent immobilier. Il fallait oser, en pleine crise, mais il m’assure que Santa Fe reste un marché privilégié.

Nous passons un bon moment sur la terrasse pour l’apéritif et les sujets de discussion ne manquent pas. La communication est d’autant plus facilitée que Karen parle un français parfait et a déjà rencontré mes amis au musée Georgia O’Keeffe. Spencer a préparé des Margaritas que Karen assure être « parmi les meilleures du Nouveau-Mexique ». Je veux bien le croire après avoir bu la première et je ne pourrai que le confirmer après les trois suivantes 🤪, alors que je ne suis habituellement pas attiré par les boissons alcoolisées…

Spencer ne faillit pas à la tradition américaine où c’est le chef de famille qui s’occupe du barbecue. Il nous prépare une succulente pièce de bœuf sur leur barbecue sophistiqué.



Karen, qui est passionnée de cuisine (elle a même donné des cours de cuisine chinoise, preuve de son éclectisme), a préparé le reste du repas avec notamment une émulsion à base de concombres d’une grande finesse. Elle nous sert un vin rouge d’Arizona (où ils habitaient auparavant), bien charpenté et qui titre 14°. Nous terminons le repas en nous régalant avec la rafraîchissante salade de fruits frais préparée par André.



Toute cette soirée, durant laquelle nous avons partagé notre passion croisée pour nos pays respectifs (un bel exemple d’entente franco-américaine), s’est déroulée dans une ambiance enthousiaste 🙂. C’était vraiment sympathique de la part de Karen et Spencer d’avoir invité cinq personnes à seulement quarante-huit heures de leur départ pour un périple en Europe. Ils me renouvellent leur invitation à venir passer quelques jours chez eux, invitation qu’Elisabeth et moi honorerons avec plaisir en mai 2010 lors de notre prochain voyage.

André n’ayant pas bu une goutte d’alcool 😇, c’est en toute sécurité qu’il nous ramène à la maison de Santa Fe où je n’ai aucun mal à m’endormir dans la salle de yoga, l’esprit quelque peu embrumé par les libations de la soirée.

Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Manger et la soirée près de Monument Valley? English translation pending
by Pat124 · 2010-02-27 · 20 replies
Bonsoir,

Je fais appel au forum, car je calle sur mon projet. Voici mon problème, je pars d'antellope upper vers 13h, pour voir le rayon. On va sur monument (hotel view) avec google maps durée 3h10+50min pour quelques arrets sur la route ou retard éventuel+1h de décalage.

On arrive au view à 18h.

On voulait aller manger a mexican hat le soir, 40 min aller et 40 min retour, il nous reste peu de temps pour profiter de notre hôtel.

Autre solution rester la soirée à l'hotel et ne pas aller à Mexican Hat.

Que suggerez-vous? Est-ce que le resto du view vaut le coup? Ou une autre idée?

D'avance merci 😉
Trois mois de route aux États-Unis: préparation et carnet... à venir! English translation pending
by PSI31 · 2010-02-25 · 151 replies
Un début de carnet différent . La préparation chronologique d'un séjour de trois mois aux USA, Canada (pas sûr pour l'instant).Ma moitié ayant découvert les US en 2008, nous entamons une liste des endroits que nous voulons revoir. Ceci fait, je pourrais avancer l'itinéraire indéfini ce jour. Pour le compte-rendu, il va falloir patienter, comme moi !

25 Février 2010 :

L'envie et la possibilité de partir trois mois se précisant , j'ai commencé par acheter de la lecture en complément de VF.

Guide du Routard : Louisiane et Floride

Lonely Planet : Floride, Ouest Canadien et Ontario, Québec

Pour Nouveau-Mexique, Utah, Nevada, Colorado, Arizona, Californie, Montana, Wyoming, New-York les anciens guides Routard et Lonely font l'affaire.

Plusieurs idées se bousculent un peu à ce jour, ce qui est sûr, c'est une semaine à New-York pour finir, ce serait aux alentours du 4 juillet au 13 juillet.

Donc départ le vendredi 15 AVRIL 2011 de Toulouse pour Miami/Floride pour 3/4 semaines, Louisiane, Texas, pour commencer à rallier l'ouest, pour Moab 5/6 jours, Vegas 3/4 jours, Monterey 3/4 jours, remontée vers le nord jusqu'à ?

Entre ces points et la suite c'est à construire.

Retour de New-York le 13 Juillet 2011.

A bientôt
Premier forfait tout-inclus dans le Sud English translation pending
by Herbert1 · 2010-02-09 · 22 replies
Bonjour à tous (et surtout aux vétérans ;-)

Je me prépare à faire mon premier voyage en formule tout inclus vers une destination soleil. Les quelques personnes à qui j'ai parlé mon vivement conseillé la République Dominicaine plutôt que le Mexique ou Cuba. On m'a déconseillé Cuba à cause de la qualité de la nourriture (ce qui est important pour moi) et le Mexique à cause du temps de vol (de Montréal) et de la qualité en général.

Sauf que je perds mon latin devant trop de choix pour la République. Je ne connais ni les destinations régionales, ni les hôtels. J'ai bien lu plusieurs "posts" sur ce site, mais tout me semble encore confus... Alors je me propose de poser mes questions de débutant.

Je souhaite partir pour une semaine en amoureux avec ma copine. Nous sommes jeunes, mais ne cherchons pas à faire la fête, plutôt à prendre du temps de qualité ensemble. Naturellement, on aimerait que la plage soit belle (et grande), que la bouffe soit bonne, et que l'hôtel soit de bonne qualité et près de la plage. On ne cherche pas à faire du tourisme, mais plutôt à paresser sur la plage. Nous ne cherchons pas non plus des activités à tout prix : nous ne comptons pas explorer, faire de la plongée, et même l'absence de bateaux à moteurs serait un plus. Enfin, un cadre pas "trop" familial serait peut-être mieux pour nous... Bref, nous cherchons du confort!

Voici donc quelques questions que je me pose :

Est-ce une bonne idée que d'attendre les spéciaux de dernière minute ou vaut-il mieux choisir un hôtel spécifiquement, quitte à payer plus cher?

Est-ce possible de trouver quelque chose de bien pour la mi-mars (semaine du 13 au 20) à environ 1200$ par personne

Quelle région propose le meilleur rapport qualité-prix (Puerto Plata, Punta-Cana, Samosa, une autre?)

Quelle agence ou grossiste offre le meilleur service?

Y-a-t'il des hôtels à éviter absolument?

Et finalement, est-ce que la République est le meilleur choix ou nous devrions regarder ailleurs.

Désolé pour mes questions peut-être un peu naïves, mais j'attends vos conseils avec impatience! Merci
Croisière "Odyssée mauresque" sur le Louis Majestic English translation pending
by Chouchou13 · 2010-02-07 · 226 replies
Bonjour, 🙂

Je serais au départ de Marseille le 15/08/2010 à bord du Louis Majesty en route vers l'Odyssée Mauresque.

Je souhaiterais avoir des renseignements sur les escales à savoir :

- Palma , Alméria, Malaga, Tanger, Ibiza, Barcelone et Gênes.

J'ai déjà parcouru ce forum et trouvé des renseignements sur le bateau mais pas sur les escales. J'ai trouvé des escales de l'odysée mauresque mais à bord du coral et elles sont un petit peu différentes de celles du louis majesty.

Je fais ces recherches car je voudrais faire mes propres excursions et ne pas prendre celles du bateau qui sont assez cher je trouve.

Merci d'avance de vos réponses.😉
Croisière sur le MSC Lirica au départ de Toulon English translation pending
by Peter81 · 2010-02-06 · 26 replies
bonjour a tous et toutes, je suis preneur de toutes les infos possible concernant le bateau , les excurssions , les differents forfaits de boisson etc... merci de me faire partager vos experiences
Croisière Costa Pacifica: escales à Barcelone, Palma, Tunis, La Valette, Catane, Rome English translation pending
by Quentin9 · 2010-02-03 · 34 replies
Bonjour, Nous partons en famille (à 4) le 5 avril sur le Costa Pacifica. Escales à Barcelone, Palma, Tunis, La Valette, Catane, Rome. Ne pouvant pas nous permettre de prendre une excursion à chaque fois, nous pensons réserver à Malte "Nager avec les dauphins" (rêve de nos enfants), à Catane l'Etna en 4x4 et Rome en excursion libre avec transfert en train. Nous serions heureux d'avoir des commentaires sur ces excursions. Quant aux autres escales, ce serait gentil de nous indiquer si on peut se débrouiller seuls et nous donner des astuces. Merci beaucoup. De même, toutes infos sur le bateau nous seraient utiles. Merci d'avance à tous ceux qui voudront bien nous renseigner.
Hôtels Barcelo Cayo Santa Maria ou Melias Las Dunas? English translation pending
by Lindilil · 2010-02-02 · 29 replies
Bonjour,

Je tente de faire le pour et le contre de ces 2 Hôtels à Cuba. .Je sais que le Melias est plus cher que le Barcelo mais que le Barcelo est nouvellement ouvert donc le Melias est plus rodé que le Barcelo. La plage semble plus belle au Barcelo que le Las Dunas, est-ce que je me trompe? Pour la nourriture ils semblent être équivalent..Comme le Barcelo est nouveau est-ce que le paysagement est aussi beau que le Las Dunas??? 😕 Si quelqu'un a fait les 2 pouvez-vous me donner votre opinion?Je pars à Cuba le dans la semaine du 11 avril Merci bien à tous Lindilil
Nouveau projet dans l'Ouest américain du 13 mai au 6 juin 2010 English translation pending
by Lanfeust77 · 2010-02-02 · 44 replies
Bonjour à tous et toutes,

Tout d'abord je reviens très malheureux car perdant de la loterie the Wave...cela met plus de pression pour la loterie sur place du coup... Me revoilà donc avec une nouvelle idée pour un voyage dans l'ouest (notre deuxième) du 13 Mai au 06 Juin 2010. Je pense à un vol aller Paris-LA et retour Denver-Paris. Ce qui donnerait un peu ceci: 13: Arrivée LA 14: LA 15: LA-LV 16: LV 17: LV-Page 18: Page 19: Page 20: Page 21: Page-X 22: X-SLC 23: SLC 24: SLC-Jackson Hole 25: Grand Téton 26: Grand Téton-Yellowstone 27: Yellowstone 28: Yellowstone 29: Yellowstone 30: Yellowstone-Cody 31: Cody-Devil's tower NM-Mont Rushmore 01: Mont Rushmore 02: Mont Rushmore-Cheyenne (ou Denver direct?) 03: Cheyenne-Denver 04: Denver 05: Vol Denver-Paris 06: Arrivée Paris

Cette route vous parait-elle équilibrée, trop chargée? Entre Page et SLC, quelle étape intéressante mettre?

Merci.

Lanfeust
À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie) English translation pending
by Kashtin · 2010-02-01 · 94 replies
Du 8 mai au 8 juin 2009, nous avons fait une boucle à partir de Salt Lake City, en grande partie hors des sentiers battus, qui nous a menés de l'Utah à l'Arizona, au Nouveau-Mexique, au Colorado et au Wyoming.

La version avec photos se trouve ici : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_8.html

(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)

Première partie

Départ De Salt Lake City à Escalante via Cathedral Valley Nipple Bench et Alstrom Point via la Cottonwood Canyon Road Toroweap Grand Canyon: South Kaibab Trail Coal Mine Canyon, le petit Bryce Canyon Mule Canyon, Road Canyon De Natural Bridges à Chaco Canyon (N-M) Bisti Badlands (N-M) Canyonlands, Les Needles, Devil's Kitchen Canyonlands, Island in the Sky, Upheaval Dome, False Kiva Canyonlands, Island in the Sky, Aztec Butte, Dead Horse Point Les pétroglyphes de la Kane Creek Road Arches De Moab à Ouray et Silverton (CO), via la Paradox Valley De Red Mountain à Crested butte (CO)

**********

Vendredi 8 mai

Subitement, dans la nuit qui précède notre départ, un doute survient : il y a longtemps que je n’ai pas vu les vouchers d’Autoescape… C’est étonnant comme dans certains cas une petite alarme s’allume dans le cerveau ; effectivement, au matin, nous nous apercevons qu’ils ne sont plus là. Panique à bord ! Le taxi arrive à 9 h 15 et Autoescape est apparemment fermé pour cause de jour férié. Finalement, à 9 heures, j’ai quelqu’un au bout du fil, à 9 h 20 un mail arrive tandis qu’Alain fait patienter le taxi. Lorsque nous partons le compteur affiche déjà dix-sept euros… Arrivés à Roissy, j’ai la bonne idée de vouloir téléphoner avec la carte France Télécom, et je m’aperçois que je n’ai pas de mot de passe pour la nouvelle carte. Dix euros de plus partent en fumée d’une cabine de l’aéroport.

Vol assez long sur Northwest, le 767 ayant un équipement minimaliste – quatre navets passeront sur les mini-écrans de télévision suspendus de loin en loin. A l’enregistrement nous avons fait changer les places et nous nous sommes retrouvés à l’avant (dans le 767, les meilleures places sont les 16 A, B, C, D, E, F, G ou 15 F, G). Nous avions réservé pour la première fois sur Internet par l’intermédiaire d’Opodo. Les vols directs Air France étaient à plus de 900 € et nous économisions près de 300 € par billet en faisant une escale à Minneapolis. Ça valait le coup de mettre ma peur de l’avion de côté et d’accepter un décollage et un atterrissage supplémentaires à l’aller et au retour. Malgré cinq ou six modifications de vol dans les mois qui ont précédé le départ, dans l’ensemble tout s’est bien passé. Une correspondance expresse à Minneapolis, faite en quarante minutes, alors que nous avions une heure vingt devant nous, ce qui est donc amplement suffisant. Un regret quand même : sur le conseil de Jadorry, un mois avant le départ, nous avions regardé directement sur le site de Delta (qui a fusionné avec Northwest) et nous nous étions aperçus qu’à 5 € près (en moins) nous pouvions avoir un vol direct pour Salt Lake !

Au comptoir Alamo, nous avons un TrailBlazer et nous prenons une assurance pneus et bris de glace : 200 € de plus… puis direction La Quinta Airport, à trois miles, dans la verdure. Très bon hôtel. Réveils constants au cours de la nuit dès 3 heures du matin.

Samedi 9 mai

Excellent petit déjeuner avec entre autres des gaufres. Nous faisons annuler le Super 8 Airport du retour et réservons une chambre pour 67 $ au lieu du double sur Internet. Passage au Walmart pour acheter une glacière, des cartouches de gaz (puisque nous avons rapporté le réchaud acheté l’an passé à Los Angeles), plus une foule de choses pour 87 $ (dont un joli sweat ocre jaune, 3 $, et un T-shirt, 2 $, pour Alain). Route assez agréable en direction du sud, bien qu’au départ la Hwy 15 soit surchargée. Puis Hwy 28, et enfin 24 East jusqu’à Torrey. Elle commence à être très belle à Bicknell, avec des falaises de grès rouge. A leur pied, de gros blocs volcaniques noirs parsèment l’herbe dorée. Capitol Reef Inn & Cafe. Agréable chambre sur l’arrière dans une partie tout en bois ; 59 $. Belle lumière du soir.

Dimanche 10 mai

J’expérimente la carte de téléphone ATM à 5 $ pour 72 minutes et elle marche ! On passe donc en prendre une seconde avant de rejoindre le Visitor Center pour savoir si le Ford est passable. Arrêt sur la route et petite balade vers les Goosenecks et un point de vue à 1 mile de la route, sur la vallée. Le ciel est bleu mais la lumière blanche aplatit les reliefs, gomme les contrastes, fond la terre et le ciel dans une même brume laiteuse. Une curieuse tête de pierre observe, placide, le fond du canyon. A Fremont Oasis, nous achetons de la sauce de tomates vertes piquante et des chips de haricots noirs, le tout délicieux. Ensuite direction Cathedral Valley. Le Ford n’est pas si grand que je le pensais et se traverse très bien, à angle droit, c’est-à-dire en longeant la berge sur la droite puis en obliquant à 90° sur la gauche. La piste est à notre avis beaucoup moins belle que par l’entrée de Caineville et ne vaut pas les cinquante-quatre miles aller-retour que nous avons faits pour la voir, d’autant que la luminosité est encore blafarde et crue. Nous traversons les Bentonite Hills, assez belles mais sans plus, elles ont dans l’Ouest des concurrentes de taille… Par contre la fin de la piste, là où elle rejoint à peu près le primitive campground, est très belle, notamment à Upper Desert overlook, et lorsqu’on redescend de l’autre côté, à Grand View overlook. En 2007, après être entrés par Caineville, nous étions repartis par le nord et les Thousand Lakes. Nous faisons les soixante-trois miles qui séparent Torrey d’Escalante sous une lumière splendide de fin de journée. Dans la Dixie National Forest, c’est encore l’hiver, les aspens sont tous serrés les uns contre les autres, leurs troncs argentés dans le soleil qui décline. Escalante, pour la première fois nous allons au Prospector Inn, le B&B de Catherine Barney, par ailleurs excellent, ayant des contraintes horaires avec le petit déjeuner à 8 heures. Motel correct, sans plus, et sans machine à café dans la chambre, donc nous ne pouvons nous faire du thé. Alain regrette le « Circle D », presque en face, au-dessus du camping.

Lundi 11 mai

Cette fois-ci la belle Cottonwood Canyon Road est plutôt mauvaise, mais avec le TrailBlazer ça passe bien. Lorsque nous arrivons au niveau de l’embranchement pour les Wahweap Hoodoos, sur la 89, il est trop tard pour faire les quatre miles en voiture, plus les quatre miles à pied. De plus la lumière est encore livide. Au petit Visitor Center de Big Water, le ranger, très aimable, nous donne des plans détaillés des Wahweap hoodoos, Toadstools Hoodoos et Alstrom Point, en nous disant, à propos de Nipple Bench, qu’il ne s’y est jamais aventuré tellement c’est mauvais… Nous sommes dubitatifs vu que dans les deux Photographing the Southwest cette destination semble ne poser aucun problème. Nous aurons la réponse au Grand Dam Visitor Center : Nipple Bench couvre toute une région et en empruntant la piste d’Alstrom Point, on les longe simplement. Page. Lulu n’est pas là à 13 heures alors qu’elle a mis un mot sur la porte du motel : « Retour à 13 heures », non plus qu’à 14 heures, 14 h 30, 15 heures, 15 h 30. On patiente autour d’une table, à l’ombre, avec un couple de Français, mais on commence sérieusement à en avoir assez d’autant que de demi-heure en demi-heure l’après-midi est en train de nous filer sous le nez. Elle arrive vers 15 h 45, toujours aussi relax, souriante et… bavarde !! Ce qui fait que nous partons finalement beaucoup trop tard pour Alstrom Point. On se donne 19 heures comme limite pour faire demi-tour. La piste longe un temps les dunes noires et les falaises de Nipple Bench. Elle est sableuse sur une grande partie puis devient subitement très rocheuse. Il est près de 19 heures et on ne voit toujours pas le lac, par contre la luminosité commence sérieusement à baisser. Nous continuons encore un peu, il serait dommage d’avoir fait tous ces miles pour ne même pas apercevoir le plus petit coin d’eau bleue. Soudain il est là, dans un écrin de grès bicolore rouge et blanc. C’est superbe, mais il est déjà 19 heures 20, la nuit va tomber, et comme nous n’avons pas prévu de dormir sur place nous faisons demi-tour et rentrons à tombeau ouvert. Le vent s’est levé et soulève des nuages de sable gris qui masquent totalement la piste par endroits.

Mardi 12 mai

En partant nous comptions faire la balade de Cathedral Wash, à Lees Ferry, mais une fois sur place nous décidons d’aller directement à Toroweap (nous faisons bien, car le temps d’arriver, de déposer un gallon sur la table de l’emplacement n° 3 et de filer en 4 x 4 vers la rive, le soleil décline déjà) et d’emprunter tranquillement, en s’arrêtant souvent, « la piste où l’on crève », d’une centaine de kilomètres. Dans la dernière partie, deux passages bien sableux et bien mous, que nous passons sans encombre en cisaillant le volant, puis sur les cinq derniers miles une zone très rocheuse après la Ranger station. Je fais de nombreuses photos des falaises à pic sur le Colorado tout au fond, dans la lumière qui baisse peu à peu. Retour au camping où trois jeunes, à côté de nous, font eux un feu d’enfer juste sous un genévrier. Je verrai longtemps des myriades de lucioles s’envoler dans la nuit, pas très tranquille car tout est très sec alentour. Les Therm-a-Rest sont un peu grands pour le TrailBlazer et je me réveille avec mal au milieu du dos. Repas gâché par une floppée de moucherons.

Mercredi 13 mai

Réveil à 5 heures, nous partons à pied, la piste étant à un mile. Le soleil n’est pas encore levé et l’horizon est brumeux.

Retour cette fois en moins de deux heures au lieu de trois à l’aller, nos bonnes résolutions de prudence pour ne pas crever se sont envolées. Après un passage au car wash de Freedonia, nous prenons l’interminable route jusqu’à Grand Canyon alors que nous en étions tout près à vol d’oiseau. Je m’achète une barrette à Cameron, 80 $. Au Maswick lodge, nous faisons changer notre chambre downstairs pour une upstairs. Très bien, encore une fois. En arrivant douches, lavage de linge, lecture, repas à la cafétéria. Grand beau temps.

Jeudi 14 mai

Ce matin, je me réveille encore une fois à 4 heures… Au programme South Kaibab Trail jusqu’à Skeleton point. Le chemin est très casse-pattes, c’est presque entièrement des marches, en plus il fait très chaud. Mais le ligament de mon genou tient le coup, on ne dirait pas que trois semaines plus tôt j’étais encore si handicapée. Cedar Ridge, w.c., pas d’eau. Belle vue tout le long du chemin et sur une petite partie du Colorado à Skeleton et Tipoff Point. Vu un colibri. Le soir repas assez bon à la cafétéria.

Vendredi 15 mai

Temps toujours magnifique. La route est longue jusqu’à Coal Mine Canyon, en passant par Cameron puis Tuba City, sur la 264. Paysage plat et poussiéreux de tous les côtés et puis subitement, après avoir tourné sur une petite piste à gauche, passé la borne 337, la faille de Coal Mine Canyon s’ouvre devant nous, des flèches cuivrées qui s’élancent tout droit des profondeurs, des hoodoos blancs, des dômes anthracite. Des Indiens, sans doute hopis, vivent tout à côté, deux chevaux broutent l’herbe rase près de l’éolienne voisine de la maison. Sur la route, Moenkopi, village hopi, maisons d’adobe cubiques serrées les unes contre les autres. A l’entré, l’habituel panneau aux visiteurs : ne pas enregistrer, dessiner, photographier, filmer, ramasser quoi que ce soit… Kayenta, où nous prenons une carte de supermarché, puis Bluff et le Recapture Lodge, très bien, au milieu de la verdure des acacias (71, 54 $). Finalement, nous n’aurons pas été à White and Red Canyon. Trop loin et lumière trop crue. Nous dînons dans la chambre.

Samedi 16 mai

Mauvaise nuit. Temps magnifique. Dans la salle de petit déjeuner on peut acheter des muffins en mettant 75 cents dans une boîte. Après avoir fait le plein nous partons par le sud puis la 261 qui longe Valley of the Gods, très belle aussi dans la lumière du matin. Moky Dugway, vue extraordinaire sur le désert au-dessous. La route est étroite et traverse ensuite un paysage de genévriers piqués dans le sable rose. Il n’y a pas âme qui vive… Silence. Soudain, un troupeau de vaches avec leurs petits veaux et trois cavaliers : un père et ses deux filles, la plus jeune ne devant pas avoir plus de cinq ans. Ses jambes sont à l’horizontale de chaque côté de la croupe du cheval sur lequel elle paraît minuscule. Nous allons réserver le camping de Natural Bridges. Nous avons de la chance, ça doit être la meilleure place (la 4, 10$), avec pas loin d’un hectare de bosquets sur l’arrière, vue imprenable ! Nous posons des gallons sur la table, mettons le papillon sur le piquet à l’entrée du site, et partons pour Mule Canyon et son étonnante House on Fire. Très joli et très calme petit canyon, le ciel est d’un bleu intense, un wash serpent au fond et nous le suivons jusqu’aux ruines. Il est étonnant de voir à quel point les strates de grès verticales imitent à la perfection un feu d’enfer. L’après-midi changement de direction, nous refaisons une partie de la route empruntée le matin pour rejoindre Road Canyon et d’autres ruines. Le sentier est un poil paumatoire, peu ou pas d’indications, aussi, comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, nous nous transformons en Petit Poucet et balisons tout le chemin de cairns qui nous seront bien utiles au retour, ainsi qu’à un groupe de quatre randonneurs. D’habitude nous prenons des photos mais je me demande bien pourquoi on n’a jamais pensé à ce système infaillible. Les ruines sont légèrement en hauteur, et je ne sais pas à quoi je pense mais je ne les photographie pas du bon endroit, je n’ai jamais en entier le fameux toit qui s’émiette. Philippe me dira qu’il fallait aller sur la droit. Bon, ça donnera l’occasion d’y retourner. Le soir, au camping, les moucherons qui ont certainement senti la cuisine française s’invitent une fois encore à table. Surexcités, ils se bousculent pour goûter à tout, y compris à nous ! Quelle plaie !

Dimanche 17 mai

Aujourd’hui nous quittons l'Utah pour le Nouveau-Mexique et plus particulièrement Chaco Canyon. Le 17 mai c’est aussi ma fête et ça me rappelle que l’an dernier, à Dinosaur NM, la balade de Sound of Silence avait été rude… Laissant à regret derrière nous le camping de Natural Bridges, nous empruntons la loop road qui passe par Sipapu (diminutif de sipapuni, du nom du petit trou pratiqué au centre de chaque kiva, symbole de l'émergence des Hopis dans la réalité physique des Quatre Mondes). Nous descendons jusqu’au point de vue en face du pont. Kachina (là encore, nous prenons le trail pour photographier le pont), la chaleur est déjà très forte !, puis Owachomo. Le sentier est court et nous descendrons sous le pont, immense ! Il y a le long de la boucle de très jolis arbustes en fleur. Je demande leur nom à un jeune ranger qui a un trou demémoire et paraît horriblement gêné. On le revoit un peu plus tard et il nous annonce fièrement : Ce sont des Cliff Roses (Purshia stansburiana) ! Ouf ! l’honneur des rangers est sauf !

Route 162 pour rejoindre Farmington, au Nouveau-Mexique. Montezuma Creek, puis Aneth. Paysages bruns et désolés, picorés çà et là par de gros criquets de métal à la recherche de quelques larmes d’or noir. Farmington s’étire, s’étire, s’étire… Bloomfield, sa banlieue est, aussi. Route 550 sud interminable avant la bifurcation pour Chaco Canyon. Les vingt miles de piste pour Chaco comportent de nombreux passages de tôle ondulée ; de chaque côté, un désert poussiéreux parsemé de sauge. Nous roulons vite, car il est assez tard dans l’après-midi, par peur que le camping ne soit complet, mais en arrivant il est aux trois quarts vide, et lui aussi poussiéreux et totalement dépourvu d’ombre et de charme. Par contre les deer flies, eux, sont bien là et nous assaillent ! Nous prenons une place au pied des rochers. Dans les toilettes, on peut lire un avertissement concernant les ravens et leur grande intelligence qui leur permet d’éventrer les tentes à la recherche de nourriture. Heureusement, nous dormons dans le 4 x 4 avec le garde-manger, nos tubes de mayonnaise Amora made in France seront donc à l’abri ! Mais de retour de balade, nous nous apercevrons qu’ils éventrent aussi les gallons d’eau. Nous retrouvons celui que nous avions laissé sur la table vide et troué en de nombreux endroits… Un tour au Visitor Center pour faire enregistrer le pass puis nous voilà partis pour Pueblo Bonito, centre du monde chacoan. Le canyon est peu profond et assez large et comprend en son centre un autre début de canyon, une faille qui ondule d’un bout à l’autre. Le soleil commence à baisser et la lumière est dorée. La maçonnerie de Pueblo Bonito est remarquable. Les pierres, plates et minuscules, sont empilées les unes sur les autres, formant un véritable tissage minéral qui tient encore, mille ans plus tard. Murs épais et angles parfaitement droits. Les petites pièces en enfilade ont de très belles et curieuses fenêtres d’angle. Ces « grandes maisons », comme « Una vida » près du Visitor Center et Peñasco Blanco, comprenaient plusieurs centaines de chambres sur trois ou quatre étages et sont typiques de l’architecture des Chacoan. Belles et nombreuses kivas. Rencontre avec un Américain de Salt Lake City (Park City) très sympa. Nous parlons jusqu'au coucher du soleil, soit près de deux heures. Il invite Loïc à venir skier dans son resort de Park City. Nous échangeons nos coordonnées et nous partons chacun de notre côté. Un peu plus loin, alors que je m’arrête pour photographier des wapitis femelles aux allures de biquettes plutôt décaties malgré leur collier de cuir, il se gare derrière nous et nous invite chez lui à notre retour à SLC : Bon repas, bon lit, etc. Mais nous n’abuserons pas de son hospitalité car le 8 juin nous devrons être à l’aéroport très tôt le matin, notre avion décollant à 8 heures. Il fait presque nuit quand nous rejoignons le camping. Nous mangeons en vitesse du pain avec du Philadelphia et des bananes. On a vu mieux… Nuit blanche pour moi, qui colle de partout et qui ai bu du thé trop tard.

Lundi 18 mai

8 heures. Il fait déjà très chaud. Une heure plus tard, nous laissons sans regret ce camping tristounet, du moins en cette saison, et partons pour Pueblo Alto. Le sentier débute au pied de la falaise dans laquelle un étroit passage, une mince faille dans le roc permet d’escalader les gros blocs et de se retrouver sur la mesa sous un soleil de feu. Belle vue au-dessous. Le chemin traverse une étendue aride, c’est très plat et sans beaucoup d’intérêt. Pueblo Alto, pourtant construit postérieurement, est décevant comparé à Pueblo Bonito. Il ne subsiste que des murets d’à peine cinquante centimètres de haut. Nous renonçons à faire le tour par Chacoan Stairway, ce qui allongerait le chemin du retour de 2, 5 miles sur le plateau désertique, sans ombre aucune, et revenons sur nos pas. Le ciel est noir et chargé d’orages du côté de Bisti, ce qui nous fait abandonner l’idée de traverser par la piste et d’aller dormir sur le parking, de même qu’il est hors de question de faire le grand tour en repassant par Farmington et en redescendant par la Hwy. C’est décidé, nous rentrons au motel par la 550 vers 16 h 30 en louchant du côté d’Angel Peak, mais finalement sans y aller, prenons une douche et un thé, puis partons faire quelques courses. En rentrant, j’en profite pour écrire et me détendre. Le Comfort Inn est très bien. Accueil très aimable, ordinateur à disposition, et le King Size est divin après le TrailBlazer… Bonne nuit.

Mardi 19 mai

Déjeuner de muffins et de gaufres. Scott Avenue et Pinon Street puis Hwy 371, déserte, plein sud. Très vite en quittant Farmington, la route s’élève dans les badlands avant de rejoindre un immense plateau irrigué en partie par les Navajos (NAPI, Navajo Agriculture Products Industry). Le contraste de l’herbe verte et drue et de la terre poussiéreuse est saisissant. Cinquante kilomètres plus loin, la piste de Bisti Nord part sur la gauche. A deux miles, un petit parking, quatre 4 x 4 sont déjà là. D’après Photographing the Southwest, il faut prendre plein est et ne jamais perdre de vue la barrière métallique de la réserve, plantée sur les badlands, ce que nous nous appliquons à faire durant un certain temps. Puis nos repères changent et nous mémorisons les sommets alentour et la ligne électrique à l’horizon, du côté de la 371. Le petit Garmin ne veut rien savoir, accroché à la bretelle du sac à dos (c’est décidé, en rentrant nous achèterons un GPS digne de ce nom – ce sera l’Oregon 400t). Un pâle soleil brille dans le ciel bleu clair. Les quelques personnes qui étaient sur le parking sont parties dans une autre direction et nous les apercevons longtemps sur la crête qui surplombe les hoodoos les plus à l’est. Nous déambulons au hasard des rencontres minérales, toutes plus belles ou étranges les unes que les autres, en gardant un œil nos « petits cailloux blancs ». Très beaux hoodoos crème et orange brûlée. Dans le grès sont incrustés de minuscules morceaux d’une pierre noire et brillante. De fil en aiguille nous tombons soudain sur Eggs Factory que nous pensions dans un tout autre coin de Bisti. Quelle surprise ! C’est justement ce que j’avais le plus envie de voir et sans GPS j’en avais abandonné l’idée. Au nord, le ciel anthracite est parcouru de cumulus puis le soleil se voile définitivement, rendant bien ternes ces formations rocheuses si étonnantes, éparpillées sur le sol, saisies en pleine marche pour ces scarabées d’un autre temps, ou en plein retour au nid pour les oiseaux. Sans doute, comme la femme de Loth, désobéissant à l’ordre divin, ont-ils regardé en arrière… Nous recevons quelques gouttes en même temps qu’un vent violent de sable nous mitraille la peau, s’infiltrant partout, nous obligeant à rejoindre le parking, à trois bons quarts d’heure de là. Vue à 360°. Le long de la piste, un petit troupeau de chevaux s’est rassemblé, ils se pressent en cercle pour offrir le moins de prise au vent. Retour sur Farmington, dès l’entrée à gauche, la 64 West puis Main Street. La tempête se lève, il pleut des trombes dans tous les coins de l’horizon. Ship Rock est magnifique, noyé dans les brumes d’après la pluie. Route longue et chargée jusqu’à Monticello via Cortez. Nous nous arrêtons comme il y a de nombreuses années au National 9 Inn, toujours aussi bien, et nous sommes chanceux car nous avons la dernière chambre.

Mercredi 20 mai

Canyonlands, les Needles. La route est belle, bordés de monolithes cousins de ceux de Monument Valley et Valley of the Gods. Arrêt au Visitor Center où nous achetons une belle carte des Needles au 1/35000e et une autre Indian Country nouvelle mouture mais beaucoup moins claire que celle de Philippe. La ranger en profite pour nous prédire un fort risque d’orage et en même temps douche un peu notre envie de faire le Joint Trail à Chesler Park. Parking d’Elephant Hill, 11 heures. Nous prenons un gallon d’eau chacun, des K-way, quelques tomates et barres et nous voilà partis pour Chesler Park mais pas par le Joint Trail, premièrement à cause des risques d’orage, car ce n’est jamais très agréable de se balader sous les éclairs et la pluie battante, et deuxièmement parce que ça nous obligerait à faire pour la quatrième fois le trajet Chesler Park-parking. Nous décidons de passer par Devil’s Kitchen, qui rejoint la piste d’Elephant Hill (8, 4 miles round trip). Au départ le petit sentier, tapissé de sable rose (mais qui ne semble pas attirer le randonneur si l’on en juge par l’unique trace de pas), se glisse ensuite entre rochers et falaises en d’étroits passages, monte, redescend, contourne et débouche dans une espèce de clairière où nous attend une large dalle de grès ombragée par un vénérable juniper. Ombre bienvenue car il fait très chaud! Pique-nique. Nous n’avons croisé personne en venant, et il n’y a personne non plus sur l’Elephant Hill. Le chemin est plus large, mi-sable rose mi-roc d’apparence impossible à franchir en voiture, mais finalement plus monotone. Au bout d’un certain temps, une bifurcation sans indication, mais d’après la carte c’est à droite. Quelques kilomètres plus loin un doute nous assaille soudain : nous entendons un bruit de 4 x 4, mais derrière nous et non en face! Pourtant cette partie est one-way – du moins est-ce que je crois. Nous arrêtons la jeep qui escalade comme si de rien n’était un chaos rocheux et… ouf ! le passager nous dit que la voie est à double sens. Je me demande bien comment lorsqu’on connaît le départ du parking ! Il fait de plus en plus chaud et tandis qu’ils repartent aussi tranquillement que sur une nationale (d’ailleurs ils ont tellement aimé l’aller qu’ils font le retour « juste pour le fun »…), nous reprenons nos sacs et nous remettons en route. Arrêt à l’ombre d’un maigre juniper. Visite insistante, curieuse et intriguée d’un petit lézard qui nous observe sous toutes les coutures, n’hésitant pas à se déplacer pour mieux nous détailler devant, derrière et de profil.

Les nuages d’orage s’amoncellent sur la route de Moab, au loin. Il pleut à l’est et à l’ouest. La 211 débouche juste sur Church Rock, qui a un frère jumeau sur la droite, mal sorti de sa gangue. Nous ne l’avions jamais remarqué. Au Rustic Inn nous prenons possession de la chambre, la 110. J’avais demandé une quiet room et on nous attribué la seule sur le côté du motel, devant une pelouse fleurie ; malheureusement elle est petite et a une fenêtre minuscule, à l’angle de deux murs, c’est noir comme dans un four… Réfrigérateur, micro-ondes.

Jeudi 21 mai

Nuit constamment réveillée, les voisins ne sont pas discrets. En fait de chambre calme… Nous demandons à changer pour la nuit suivante à cause du manque de lumière et on nous en donne une superbe, immense, avec un réfrigérateur-congélateur pour famille nombreuse, une petite cuisine équipée (les éviers remplacent le lavabo…). A l’extérieur, piscine, laverie. Le tout pour le prix de la veille (exceptionnellement) soit 52 $ au lieu de 90. La matinée se passe à Moab, linge, Internet, courses, etc. En début d’après-midi nous partons pour Island in the Sky. Il pleut par intermittence, le ciel transporte de gros nuages noirs et nous sommes dubitatifs en ce qui concerne la suite de la journée. Au bout de la route, un étrange et beau cratère de soixante millions d’années et de cinq kilomètres de diamètre, Upheaval Dome, qu’on ne s’attend pas du tout à trouver là. Vu du ciel c’est une concentration d’anneaux de plus en plus petits ressemblant étrangement au bassin Orientale de la Lune, dont l’hypothèse la plus probable serait un impact de météorite. Nous prenons la route en sens inverse et garons le 4 x 4 sur le pull out d’Alcove Springs, environ 250 mètres avant l’embranchement du sentier de False Kiva. Il n’y a pas un chat, les premières gouttes ne sont pas loin et nous pressons le pas au milieu de la sauge odorante. Les cairns se font rares lorsque nous amorçons la descente le long d’une pente rocheuse qui mène à un chaos de gros blocs, et nous en ajoutons quelques-uns. Sur la gauche la vue est très belle ; sur la droite une falaise nous surplombe et même si nous savons qu’on ne voit False Kiva qu’au dernier moment, nous ne comprenons pas où elle peut bien se nicher, ce qui fait que nous dépassons l’endroit où il faut bifurquer pour monter au pied de la paroi. Alain domine son vertige d’une façon étonnante ! C’est le moment que choisit le vent pour se lever, alors que le ciel est complètement bouché et que les premières gouttes se mettent à tomber. Nous nous abritons dans l’alcôve, seuls au monde dans notre nid d’aigle, en espérant qu’un puma que nous avons cru sentir alentour n’aura pas la même idée. Après avoir enfilé nos K-way, nous repartons sous une pluie drue, ce qui n’est pas des plus agréables sur les roches toutes plus glissantes les unes que les autres et le sol qui ripe sous nos pas. A Moab, courses au City Market qui ferme très tard.

Vendredi 22 mai

Adieu le lever de soleil sur Mesa Arch, la descente de la Shafer Trail, etc. Il pleut, il pleut, il pleut… Nous quittons Moab en début d’après-midi pour Grand View Point, mais c’est tout juste si nous pouvons sortir de la voiture et prendre quelques photos. Nous profitons d’une accalmie pour aller voir les granaries de la belle Aztec Butte, à laquelle on accède par une montée un peu raide sur le slick rock où Alain domine encore une fois son vertige. Le ciel est noir de charbon, c’est à la fois magnifique et impressionnant, surtout que des éclairs bleus commencent à le zébrer de tous côtés. La vue au-dessous est magnifique, au-dessus aussi d’ailleurs, si bien que nous finissons de faire le tour de la Butte et descendons en courant sous un vent à décorner les bœufs, tandis que d’énormes gouttes s’écrasent autour de nous, rejoignant la voiture en moins d’un quart d’heure. Il était temps ! A peine à l’intérieur, c’est un déluge qui s’abat sur nous. Au bout d’un moment, le 4 x 4 étant particulièrement sableux, je décide de le faire nettoyer de l’autre côté par la douche gratuite. Mais un voyant rouge s’allume au tableau de bord : c’est la batterie ! Je mets la clef de contact, rien !... Depuis Moab j’avais rechargé la batterie du Canon sur le petit transfo branché sur l’allume-cigare. Ça ne peut quand même pas être ça !... J’attends un peu, essaie de nouveau et après un hoquet ou deux elle démarre ! Ouf ! Nous filons vers Dead Horse Point sans plus nous préoccuper de savoir si le 4 x 4 aura bien reçu l’orage de tous les côtés ! Sur la route de Dead Horse Point il tombe des torrents d’eau et nous passons des flash floods d’eau rougeâtre. La vue est totalement bouchée, l’horizon noyé de tous les côtés. A l’abri de l’immense auvent près du parking nous apercevons en contrebas les bassins de potasse ; curieusement, l’atmosphère est vraiment délicieuse, éclairs incessants, pluie violente… Passage au City Market. Inca Inn, toujours très bien.

Samedi 23 mai

Ce matin, nous faisons un tour au Farmers’ Market qui n’a de fermier que le nom, puisque les deux seuls stands qui pourraient se rapprocher de cette appellation sont l’un de pâtisserie, l’autre de plantes aromatiques… C’est plus un marché d’artisanat où nous rencontrons Patrick Paul René, un Français de Grenoble, photographe installé à Moab depuis 2005 et… nous l’apprendrons par hasard, devenu copain de Philippe après avoir vu ses photos sur Internet ! Ses tableaux à partir de photos sont vraiment très réussis. Achat d’un « K-way » Mountain Hard Wear au centre de Moab, 100 $ en solde. Le temps est encore et toujours gris, aussi nous décidons de rester dans le coin et d’aller dénicher les pétroglyphes de la Kane Creek Road. La jolie route qui longe le Colorado devient bientôt piste et s’enfonce sur les hauteurs de la vallée encaissée creusée par le fleuve. Seul bémol et de taille, nous sommes le week-end du Memorial Day, et c’est la balade obligée pour tous les gens des alentours : 4 x 4, quads, vélos, ça n’arrête pas… Nombreux campings à la française, c’est-à-dire tout le monde les uns sur les autres, bourrés à craquer. Après l’un d’eux, tout au fond de la vallée, nous faisons demi-tour. Alors que nous sommes arrêtés sur le bas-côté à la recherche du « fameux hibou », nous demandons à des Américains très sympa, un grand-père, son fils et ses petits-enfants, qui ont l’air de connaître les lieux, de nous indiquer les localisations. Aux jumelles, loin en face sur une paroi verticale, nous arrivons à identifier l’oiseau aux oreilles de chat. Ils en profitent pour nous indiquer tout près une faille transversale le long de laquelle on peut en apercevoir vingt-sept autres. Certains ont fait l’objet de tentatives de vol, on discerne très bien les essais de découpes des plaques de grès. Nous enchaînons par Arches sous l’orage. Le ciel est d’un gris-bleu foncé, mais le soleil fait par moments de timides tentatives pour s’imposer, ce qui donne des couleurs contrastées magnifiques ! Plus nous avançons plus le ciel s’assombrit. Il n’est même plus noir, à l’horizon proche c’est carrément une éclipse de soleil, nous n’avons jamais vu une chose pareille ! Un passage au City Market pour acheter des plats bio surgelés que l’on passe ensuite au micro-ondes de l’office. On est bien à l’abri dans la chambre douillette tandis que l’eau ruisselle derrière les vitres.

Dimanche 24 mai

C’est encore une fois à regret que nous quittons Moab et nous nous promettons d’y revenir une bonne semaine la prochaine fois pour mieux en profiter. La route a été inondée en de nombreux endroits jusqu’à la bifurcation de La Sal Junction. Sur des kilomètres, les orages ont totalement raviné les bas-côtés, creusant des fossés de plus de un mètre de profondeur, et ont repeint le bitume en rouge. Nous ne reconnaissons pas la Paradox Valley, empruntée en été 2005, sans doute à cause de la différence de saison, de plus, pour changer, il… pleut ! Les habitants de cette petite vallée à l’écart font preuve d’une certaine imagination. On aperçoit des animaux bizarres dans les champs attenants, des gardiens taciturnes et des girouettes endiablées…

Colorado. Nous n’avions pas réservé à Ouray, joli petit village niché au pied des montagnes que nous tenions à revoir, et nous prenons une chambre au Chalet Inn pour 80 $, vraiment très bien, avec même une musique d’ambiance – un peu trop sirupeuse à notre goût. La gérante espérait faire l’impasse sur le coupon de 10 % qu’ils avaient mis sur Internet mais avec nous elle n’a pas eu de chance… Comme l’après-midi n’est pas encore trop avancé nous partons à Silverton toujours dans l’eau jusqu’au cou qui bientôt, en prenant de l’altitude, se transforme en neige. Il ne manquait plus que ça ! Les pentes rouge sang de Red Mountain sont dissimulées dans les brumes, on ne sait où commence et finit le ciel. Le village que nous avions vu très animé et bourré de touristes est triste et vide, ses rues transversales sont boueuses, il fait froid. Seules les touches de couleur des maisons réchauffent un peu les lieux. En repartant, estomaqués par le prix de l’essence à la station, nous prenons par erreur la route du sud, donc celle de Durango, sans remplir le réservoir, comptant bien que ce qu’il reste sera suffisant pour rejoindre Ouray. Quinze miles plus loin et après avoir franchi deux cols (Molas Lake – 10910 pieds – et Coal Bank – 10640 –), le jour se fait plus sombre et nous commençons à trouver qu’il y a quelque chose de bizarre, que le paysage ne nous dit rien, et tout à coup on se rend compte qu’on est dans le mauvais sens ! Mince de mince ! Il ne manquait plus que ça ! La neige fondue vient se coller au pare-brise, la nuit tombe sur cette belle route glissante et parfois vertigineuse, bordée de pins ténébreux, sur laquelle il n’y a pas un chat ni même une marmotte. Mais la chance est ce soir de notre côté car nous réussissons à rentrer sans problème. Repas dans la chambre.

Lundi 25 mai

Bonne nuit. Nous profitons de ce qu’il ne pleut pas pour retourner faire quelques photos de Red Mountain, à 13 miles de là. Malheureusement, une fois arrivés sur place, il neige à plein temps et les montagnes de fer ont la tête dans les nuages, nous obligeant à patienter sur le petit parking au-dessus de la mine.

Ridgeway, dans la plaine, puis Montrose, encore une ville qui n’en finit pas mais néanmoins agréable, où nous obliquons sur la 50 East en direction de Gunnison. C’est le printemps, les arbres qui bordent les rues de ce gros bourg sont tous en fleurs, les trottoirs couverts d’une neige de pétales et le soleil qui perce ravive tous ces blancs, ces roses, ces verts, sans néanmoins réchauffer l’atmosphère. Il fait un froid glacial !… La 135 East qui mène à Crested Butte, sur l’ancien territoire des Utes où l’on trouva du charbon et de l’argent et à présent station de ski, s’élève à travers un paysage désertique fait de montagnes pelées et austères à l’herbe rase et terne. Soudain nous découvrons le village aux maisons pastel en contrebas, niché au creux d’une ancienne vallée glaciaire dominée par des sommets enneigés. Ça me rappelle un peu certaines photos de Suède. Le Cristiana Guesthaus, qui assure « une atmosphère européenne », est une grande maison à l’intérieur superbe, tout en bois sombre, avec un grand feu dans la cheminée. Notre chambre, très jolie, est minuscule – apparemment nous avons eu la plus petite – mais ce n’est pas désagréable, au contraire il y règne une atmosphère douillette qui s’accorde bien avec l’extérieur, à peine sorti de l’hiver. Un gros chat blanc et roux nous attend, il doit sentir que nous allons bien nous entendre. Nous partons faire un tour en voiture sur la scenic road, une piste en fait, en passant par la « petite Venise » (c'est nous qui la nommons comme ça) de Crested Butte. La pluie qui s’est mise à tomber nous fait rebrousser chemin. Quelques photos dans le village puis nous rentrons au chaud envoyer des messages sur l’ordinateur maison.

Mardi 26 mai

Le petit déjeuner est excellent, déposé sur une table d’angle, mais il n’y a rien pour s’asseoir. Nous le prenons sur une des tables du premier étage où cinq Américains installés dans des canapés près de nous, sans doute des universitaires, ont une réunion de travail. En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor.

Deuxième partie: voyageforum.com/..._2e_partie_D3279364/
Partir seule et longtemps au Pérou? English translation pending
by Mariontlse · 2010-01-20 · 14 replies
Bonjour à tous, cela fait un moment que j'y pense j'aimerais partir seule et longtemps! Une petite parenthèse dans mes études (qui n'en finissent pas!) et dans ma vie de petite occidentale... Bref! J'ai donc pensé prendre une année sabbatique pendant laquelle je travaillerais les premiers mois (en france) et avec ce que j'aurais économisé je partirais au Pérou le reste de l'année. Mais je n'arrive pas à me rendre compte du budget à prévoir... Sans compter le billet combien pensez vous qu'il me faudrait par mois? Sachant que je ne suis pas très penchée luxe mais si je pars je veux TOUT voir! Qu'en pensez vous? merci d'avance
Évolution du taux de change au Vénézuela English translation pending
by Alray04 · 2010-01-18 · 27 replies
Une info importante pour ceux qui s'apprêtent à partir.

Le taux de change fixé par le gouvernement est passé de 2, 15 à 4, 30 BsF pour 1 dollar, soit une dévaluation de 50 %. Donc l'euro qui valait environ 3 Bsf se retrouve à 6 Bsf

En clair, qu'est-ce que ça veut dire ? Prenons un exemple : Supposons qu'un café dans un bar coûte 5 Bsf. En changeant au taux légal, il me coûtait donc 1, 6 euros et par ce coup de baguette magique il me coûte aujourd'hui 0, 8.

La nouvelle pourrait être bonne si il n'y avait pas un marché noir dont n'importe quel touriste un peu informé sait bien qu'il existe un change au marché noir qui avoisine environ les 8 Bsf pour 1 euro et se dit donc : "Que m'importe ce nouveau change car, au black, mon café me coûtait déjà à peine 0, 6 euro"

C'est juste ! Sauf qu'il convient d'attendre un peu de voir ce que l'avenir nous dira. D'un côté, le gouvernement entend mettre tous les moyens pour faire baisser le taux du marché noir et d'autre part, il faut aussi craindre qu'un certain nombre de domaines, dont celui des services, difficilement contrôlable, voient les prix s'envoler pour annuler l'effet de la dévaluation.

S'il arrive à faire baisser le marché noir, il est possible que la différence soit réduite au point que cela vaudra peut être le coup de changer au taux légal dans une agence plutôt que de changer au noir avec les risques que cela comporte. (c'est l'objectif recherché par le gouvernement), mais si les prix ont augmenté entre temps, alors ce sera une très mauvaise affaire pour le tourisme au Vénézuela qui est déjà cher.

S'il n'y arrive pas, le taux du marché noir grimpera à nouveau et rien n'aura vraiment changé à terme, sauf que nul ne sait encore combien de temps cela prendra et c'est peut être encore une mauvaise affaire à court ou moyen terme.

Il est encore un peu tôt pour tirer des conclusions mais je crains le pire sur le court terme, avec un marché noir en baisse et des prix en hausse.
Quizz sur les croisières English translation pending
by Alcati · 2010-01-16 · 889 replies
Bonjour à tous,

Afin de se détendre ce week-end et surtout en attendant que l'hiver disparaisse complètement, je vous propose un QUIZZ sur les croisières. Ce jeu doit permettre à tous de participer dans une bonne ambiance. Les anciens comme les débutants pourront se confronter sur tout ce qui touche les croisières.

Ce jeu doit pouvoir vous permettre, grâce à une photo présentée, de révéler le nom du navire et plus forts, la compagnie.

Que ce soit l'intérieur d'une pièce à bord, un objet de décoration, une partie du navire à l'extérieur, une vue d'escale ou un bâtiment à terre et même un port, vous devrez donner le nom du navire. Des questions aussi sur l'année de construction d'un paquebot, le nombre de navires par compagnies, le nombre de compagnie, ainsi de suite .....

Chacun pourra essayer de jouer et d'apporter un commentaire personnel.

Tous les coups sont permis.

Qu'en pensez-vous ???

Je vous propose une première photo !!! Sur quel navire se trouve cette déco ?

Bon jeu à tous.

JC
Partir au Pérou sans parler espagnol, ni l'anglais? English translation pending
by Peron · 2010-01-11 · 23 replies
Bonjour,

Je pars avec mon époux 3 semaines au Pérou de mi-avril à début mai, nous ne parlons pas l'espagnol ni l'anglais, j'ai peur de ne pas apprécier mon voyage à cause de cet handicap (excursions). Côté température ; froid le soir ?
Lousiane, Texas ou Nouveau-Mexique? English translation pending
by Cceric · 2010-01-03 · 35 replies
Bonjour,

Aux US cet été nous avons environ 8 jours de disponible.

Nous connaissons déjà bien la californie, floride, utah et le nord de l'arizona.

Que nous conseilleriez vous plutôt entre la louisinae (le temps n'y sera peut-être pas très favorable), le texas (mais très grand) ou le nouveau mexique (proche de la frontière mexicaine) sachant que nous viendrons de miami (en avion) et repartirions pour Vegas (en avion).

Merci pour vos conseils.

Eric
Croisière sur le MSC Lirica du 25 juillet au 1er août 2010? English translation pending
by Petn · 2009-11-19 · 146 replies
C'est notre deuxième croisière, la première nous l'avons faite à deux sur le Costa Concordia en décembre l'an dernier. Cet année nous partons avec deux ados 13 ans et 17 ans, et bien sur ils ont choisi l'été 2010.La grande aura son bac en poche ont fêtera ç�� sur le bateau.Nous habitons dans l'Herault , nous partirons le matin vers 9h pour arriver vers 12h30 à Toulon.Face au port, il y a un parking qu'on peut louer pour 56 euros pour une durée de 8 jours. Itinéraire Port Arrivée Départ 01e jour Toulon - 21.00 2e jour Gênes 09.00 16.00 2e jour Portofino 18.30 23.00 3e jour Ajaccio 13.00 19.00 4e jour Civitavecchia - Rome 08.00 19.00 5e jour Salerne 07.00 13.00 6e jour Tunis 08.00 13.00 7e jour Palma 14.00 21.00 8e jour Toulon 15.00 - Donc une premiere question pour faire L' excursion de GENES.PORTOFINO.AJACCIO.SALERNE.ET PALMA Nous allons faire ces excursions par nos propres moyens .Qui la deja fait seule?Et comment?Merci.. Les chambres quadruples combien mesure t'elle?Qui a deja eu la cabine 8114?
Carnet de voyage sur un mois au Pérou en été 2009 English translation pending
by Amarion · 2009-11-15 · 13 replies
Bonjour à tous, 3 mois après le retour, voici enfin un carnet de voyage de notre ballade au Pérou du 16/07/09 au 13/08/09. Je tenais à le faire pour rendre la pareille à voyageforum et à toutes les personnes qui, par le biais de leurs réponses, ont participé à l'élaboration de notre voyage. En espérant qu'il serve aux lecteurs, bonne lecture. Adrien
Ouest américain, séjour de plus de trente jours English translation pending
by Gracie84 · 2009-10-26 · 17 replies
Salut à tous,

Je fais mon premier séjour dans l'ouest américain pour soit juin ou juillet ou les deux et je ne sais pas par où commencer, donc je vais vous mettre le premier jet, afin que vous me disiez si c'est pas trop et si c'est faisable.

Je vous fais confiance vu les voyages que vous avez faits ;p.

Sachez que toutes vos suggestions sont appréciées, si il y a des étapes en voiture qui sert à rien il est possible de faire des vols internes.

Merci de votre attention

Partie 1:

Vancouver BC (?) -> A Seattle WA (1n) -> B ; -- ; A to B Travel Estimates: 3hrs 7mn / 141.05 miles Glacier national park, MT (1n) -> C ; -- ; B to C Travel Estimates: 9hrs 26 mn / 566.90 miles Yellowstone, WY (4n) -> D ; -- ; C to D Travel Estimates: 8hrs 13mn / 454.21 miles Grand Teton, WY (1n) -> E ; -- ; D to E Travel Estimates: 2hrs 51mn / 102.32 miles Mont rushmore, SD (1n) -> F ; -- ; E to F Travel Estimates: 8hrs 35mn / 506.57 miles Denver, CO (1n) -> G ; -- ; F to G Travel Estimates: 6hrs 13mn / 387.74 miles Moab, UT (arches, canyonland) (1n) -> H ; -- ; G to H Travel Estimates: 5hrs 33mn / 355.21 miles SLC, UT ou Colorado spring (1n) -> I ; -- ; H to I Travel Estimates: 3hrs 50mn / 234.13 miles Sacramento, CA (1n) -> J ; -- ; I to J Travel Estimates: 9hrs 26mn / 649.84 miles

Partie 2:

San Francisco, CA (3n) -> A ; -- ; J to A Travel Estimates: 1 hr 34 mn / 86.93 miles Yosemite, CA (1n) -> B ; -- ; A to B Travel Estimates: 3hrs 59mn / 188.44 miles Sequoia National Park, CA (1n) -> C ; -- ; B to C Travel Estimates: 4hrs 11mn / 171.91 miles Death Valley, CA (1n) -> D ; -- ; C to D Travel Estimates: 7hrs 4mn / 377.40 miles Las Vegas, NV (2n) -> E ; -- ; D to E Travel Estimates: 2hrs 18mn / 141.66 miles Bryce Canyon, UT Q (1n) -> F ; -- ; E to F Travel Estimates: 4hrs 9mn / 262.04 miles Page / Antelope Canyon, AZ Q(1n) -> G ; -- ; F to G Travel Estimates: 2hrs 40mn / 153.45 miles Monument Valley, UT (1n) -> H ; -- ; G to H Travel Estimates: 2hrs 45mn / 139.21 miles Grand Canyon, AZ (1n) -> I ; -- ; H to I Travel Estimates: 3hrs 45mn / 193.71 miles Los Angeles, CA (4n) -> J ; -- ; I to J Travel Estimates: 7 hrs 29mn / 491.73 miles

Total Travel Estimates (part 1) : 57hrs 20mn / 3397.97 miles

Total Travel Estimates (part 2) : 38 hours 24 minutes / 2119.55 miles

J'espère que vous comprendrez car la mise en forme n'est pas facile par rapport à Word.

Le séjour comprend pour l'instant 28 jours, sans compter les étapes intermédiaires qu'on devra rajouter et le nombre de nuits à vancouver, car je ne sais pas combien de temps rester à vancouver et ce qu'il y a visiter à certains endroits.

Les 2 premières photos comprend le voyage par partie

Les 5 photos suivantes sont des agrandissements par les lieux où nous passons

Et la dernière comprend le séjour au total

Normalement on compte se faire soit des auberges, campings ou motels afin d'économiser sur le logement pour bien profiter pendant le voyage. Il y a juste à Las Vegas et à Moab que je veux 2 hotel le luxor et le red cliff lodge car ils me plaisent beaucoup.

On aurait voulu rajouter aussi le sud américain mais par rapport au temps et à l'argent se sera peut être pour une autre fois même si on peut voyager 2 mois, mais l'argent ne sera peut être pas au rendez vous et vos mieux profiter à fond pour se séjour et revenir une autre fois, pour de réaliser d'autres périples.

Merci encore de votre attention et de vos réponses 😉
De Albuquerque à Las Vegas via Tucson English translation pending
by Valreg · 2009-10-21 · 3 replies
De retour de notre voyage réalisé encore une fois avec votre aide (1ère fois que nous partons seul mon mari & moi et mon petit niveau en anglais), voici le récit de cette année en ayant tout réservé sur expedia (sauf la voiture) : nouveau Mexique, l'arizona et le nevada (albuquerque, las cruces, tucson, flagstaff, las vegas).

1er jour 1ère angoisse car les horaires de notre correspondance ont été changés après notre réservation et du coup nous n’avons qu’une heure pour avoir notre correspondance à Houston. Heureusement, le vol au départ de paris est parti à l’heure et a gagné 20mn. Passage de la douane difficile et interminable car plein de questions (quel est notre métier, l’adresse exacte de l’hôtel où nous arrivons, combien de fois sommes nous venus aux us, ce que nous avons fait, et là qu’est ce qu’on vient faire, si on a va conduire…) (on se demande comment font les personnes qui ne parle pas du tout anglais !!!), avec tout ca beaucoup de temps perdu donc course pour attraper le tramway pour aller jusqu’au terminal, mais ouf nous arrivons à temps. Arriver à Albuquerque, nous devons prendre un bus pour aller récupérer la voiture de location chez Avis (réservation faite par téléphone, 444€ pour 2 semaines pour une gamme compact). Là, la personne nous redemande tous les éléments pour avoir la voiture, on se demande bien à quoi ca sert d’avoir fait toutes les démarches en France !!!! Mon anglais étant très loin je ne comprends que la moitié des choses et finit par lui dire que je ne veux rien pour enfin avoir les clés. Chose faite nous allons au petit bureau qui se trouve au niveau du parking pour récupérer la voiture, et là le voiturier nous baragouine un truc donc ne comprenant nous allons tenter de trouver par nous-mêmes la voiture. Au bout de 5mn après avoir fait toutes les allées nous désespérons de la trouver, et là un vieux monsieur arrive je lui explique donc que nous ne trouvons pas la voiture et là il nous montre une voiture devant le bureau qui était toute mouillée encore. Ah bah oui voilà pourquoi nous ne la trouvions pas !!!! Allez en route vers l’hôtel et là nous sommes bien content d’avoir le gps (on a acheté la carte us) qui facilite bien la vie, pas besoin de chercher la route sur les cartes. Il fait super beau et durant tout notre séjour nous avons eu entre 30 et 40°. Par contre dès 19h/19h30 il fait nuit, mais à 6h30 il fait jour. Nous avons dormi au super 8 midtown, et là je regrette de ne pas avoir pris un hôtel avec piscine vu la température extérieure, sinon celui-ci est situé à côté de l’autoroute (mais bien insonorisé) et à 10mn du vieux albuquerque (35€ la nuit avec ptit déj inclus, micro-onde et frigo dans la chambre, internet dans le hall).

2e jour départ pour petroglyph parc à une dizaine de kms, il faut laisser 1$ à l’entrée. Là on arrive devant une petite dune de rochers avec des parcours permettant de voir des petroglyphs, avec une jolie pancarte nous prévenant de faire attention aux serpents. Ici vous pouvez y passer une demi-heure où plus si vous voulez tout voir ou non. Nous poursuivons notre route vers corrales village. (Nous passons devant une poste à l’entrée du village donc en profitons pour faire le plein de timbres.) En fait il s’agit d’une rue principale avec quelques petites maisons typiques mexicaines, et une église avec 2 mini-clochers en fer. Cela ne valait pas trop le détour à notre goût. Nous partons pour Sandia crest, la route est longue pour arriver tout en haut du sommet. Nous n’empruntons pas le téléphérique en nous disant que la route va nous offrir de magnifique paysage. Effectivement, paysage typique de montagne, mais la route va avec. Arrivé au sommet, pas de chance il n’y a pas de table pour déjeuner, nous aurions dû nous arrêter avant !!! Nous faisons un parcours dans la forêt pour aller jusqu’au téléphérique d’où s’offre un panorama sur albuquerque et ses environs à perte de vue, et là 1ère rencontre avec les petits écureuils et les colibris (1h30 allée retour), il y a un petit vent frais bien agréable mais ne pas oublier la bouteille d’eau. Nous reprenons la route pour aller à albuquerque old town. Nous nous garons sur le parking gratuit d’une petite zone commerciale juste à côté. Il s’agit d’une place typique mexicaine avec tout autour des maisons mexicaines qui sont en fait des commerces d’artisanats et boutiques de souvenirs, avec quelques vendeurs de turquoise. C’est très mignon, avec les piments suspendus, bien fleuri et agencés, des petits patios.

3e jour départ pour la route de turquoise. Madrid il n'y a qu'une rue avec quelques boutiques et café mais à 8h tout n’est pas ouvert forcément. Nous sommes déçus car en fait cette route n’a pas grand intérêt. Arrivée à santa fe, nous allons au visitor center afin d’avoir un plan du centre ville nous indiquant ce qu’il faut faire principalement et savoir où se garer. Tous les parkings sont payant donc choisir le plus proche du centre. Dans le vieux centre, on retrouve les maisons mexicaines et toutes sortes de boutiques assez charmantes. Il vaut mieux à mon avis privilégié du temps à santa fe que de faire la route de turquoise. Nous ne nous attardons pas trop car beaucoup de route pour rejoindre alamogordo (350 kms). Peu avant d’arriver à alamogordo il y a des plantations de pistachiers, noix de cajou. Ce n’est qu’une fois après avoir dépassé les pancartes que nous avons réalisé ce qu’était ces plantations et après plus possible de faire demi-tour à regret. Arrivé au motel 6 situé à côté de l’autoroute mais bien insonorisé (35€ la nuit, internet à l’accueil & café disponible le matin, piscine). A 200 m à pied il y a le golden corral, buffet à volonté pour 15$ par personne on y mange très bien, y’en a pour tous les goûts et pas besoin de galérer à traduire la carte !!! (On renouvellera l’opération à tucson).

4e jour Nous avons attendu bêtement l’ouverture du visitor center à 8h des white sands (25 kms de l’hotel). Eh oui en fait il faut aller directement à l’entrée du parc pour payer l’entrée et là on vous remet une brochure sur le parc (nous avons pris le pass america 80$ mais valable un an, donc à garder précieusement pour l’année prochaine !!!), donc pas besoin du visitor center en 1er en fait. Car si vous voulez avoir peut être la chance de voir des animaux il faut venir à l’aube ou le soir. Nous nous n’aurons vu que des traces et un mini-lézard !!! LeScenic Drive, boucle d'environ 25 Km propose une vingtaine de points de vue et d'accès aux dunes. LeDune Life Nature trail, 1, 6 Km aller-retour à travers les dunes (compter environ 30mn). L’Interdune Broadwalk, un petit parcours de 400 m très facile d'accès. Départ pour las cruces (80kms).Visite d’une ferme reconstituée à l’ancienne avec quelques animaux la New mexico farm and ranch heritage museum, et là nous retrouvons les pistachiers, noix de cajou & pécan. Nous partons ensuite pour old mesilla en passant par la vallée et nous avons l’agréable surprise de tomber sur des champs de piments bien rouge, de coton et de voir plein de pistachier, noix de pécan (malheureusement ce n’est pas la saison pour la récolte). Old mesilla est en fait une place mexicaine avec quelques boutiques autour. En chemin nous nous arrêtons au magasin stahmanns vente de noix de pécan (dommage il n’y a pas de visite de l’exploitation nous arrivons juste avant la fermeture). Nous avons dormi au super 8 white sand area à la sortie de la ville près de l’autoroute mais bien insonorisé (46€ la nuit avec ptit déj inclus, frigo & internet dans le hall). Nous avons de nouveau dîner dans un golden corral à 10mn de l’hôtel.

5° jourEn route pour Chiricahua National Monument (320 kms).Dans le parc il y a une scenic road qui permet de s’arrêter à différent point de vue et de faire des balades. Donc vous pouvez passer une heure comme une journée dans le parc. La route goudronnée, par Bonita Canyon, découvre en préambule quelques roches spectaculaires : Organ Pipe, Sea Captain, China Boy. Départ pour bisbee (120 kms) sous une tempête de pluie et de vent. Il y a une rue principale avec quelques commerçants. Nous faisons le musée de la mine juste avant la fermeture (7.5$ par pers.) à défaut de faire la mine. En 15 mn on a fait le tour, on y explique la vie des mineurs et expositions de minéraux. A l’entrée de la ville on voit l’ancienne mine, impressionnant. Nous avons réservé au san jose lodge (74€, pas de ptit déj, frigo et micro onde dans la chambre) qui se trouve en fait totalement en retrait de la ville, à quelques kms de la frontière mexicaine. Nous regrettons de dormir à cet endroit, il aurait mieux fallut dormir à Douglas qui est plus grand. Nous dînons au burger king à 2 kms de là où il y a aussi 3 / 4 supermarchés. Au loin on aperçoit le grillage de la frontière mexicaine.

6e jour départ pour tombstone(49 kms), vraie ville du far west avec quelques commerceset animations puis en route pour Nogales (115 kms). En arrivant on voit le visitor center, où nous trouvons toutes les explications pour le passage de la frontière mexicaine. Donc juste avant la frontière (on ne peut pas la louper entre la file de voiture et les gendarmes), il y a des parkings gardés pour 4$ la journée. En effet il faut passer la frontière à pied car avec la voiture de location nous ne sommes pas assurés pour aller au Mexique. De là, à pied on passe aisément la frontière et là le choc : le dépaysement total, la pauvreté, on se croirait aux puces avec plein d’exposant qui vous harcèle tous les mètres pour rentrer dans leur « boutique ». Ce ne sont que des articles de souvenir mexicain, ou des pharmacies. Au bout de 20mn d’harcèlement nous repassons la frontière car vraiment c’est l’horreur et on ne se sent pas totalement en sécurité. Par contre là cette une autre histoire. Une demi-heure de queue pour arriver devant le douanier qui veut s’assurer qu’on va bien repartir des us !!! Du côté us il y a des magasins duty free mais il faut acheter avant d’aller au Mexique sinon vous ne pourrez pas repartir avec vos produits, car à la caisse on vous demande où vous allez. Autrement du côté US, ce ne sont que des boutiques de vêtement, mais plus le style mexicain, donc nous revenons bredouille !!! Nous prenons la route pour tucson (106 kms). Installation à l’econo lodge (34€ la nuit, piscine, ptit déj dans le hall avec un frigo), situé à la sortie de l’autoroute, mais bien insonorisé et à côté d’un supermarché. A la recherche d’un resto en voiture nous passons devant un golden corral donc on dînera là de nouveau.

7e jour 7h30 départ pour le musée du désert Sonora d'Arizona (19 kms), en fait ce n'est ni plus ni moins qu'un zoo dans lequel on retrouve les animaux que l'on est susceptible de voir dans la région ainsi que la végétation (à intervalles réguliers, on trouve des fontaines d'eau fraîche, 12$ par pers.). 10h30 saguaro national park côté est circuit en voiture (chemin de terre) et balade à pied à travers les cactus, plusieurs balades existent, nous rencontrons une tortue sur la route. A la sortie du parc nous pique niquons dans une petite aire de repos. A 13h visite du centre de Tucson el presidio (ruine d’un ancien fort, on a vite fait le tour), et arrêt au visitor center qui nous indique une boutique pour trouver des santiags : boot barn le paradis de l'équipement country à bon prix. 17h nous faisons le saguaro national park côté ouest, circuit en voiture et balade à pied à travers les cactus pour revoir des pétroglyphs. Beaucoup de lapins, et en voiture une mauvaise rencontre avec un serpent dans un cactus !!Cela nous coupe dans notre élan de refaire quelques balades à pied et l’orage gronde au loin.18h En partance pour un pub le maverick où il y a des concerts de country (10$ pour assister au concert) nous voyons juste avant Pinnecake, rawhide western town. Il s’agitde la reconstitutiond'une petite ville de l'ouest très sympa, avec son cimetière, sa maison hantée, un ptit train… Pratiquement en face nous dînons au super star china, rien à voir avec nos restos chinois mais buffet à volonté pour 8$ par personne, il y en a pour tous les goûts.

8e jour départ pour la piste d'Apache Trail (240 kms), après la route goudronnée, un chemin de terre avec des trous, juste le passage d'une voiture, une vraie route de montagne qui fait le tour d'un lac => c'est long, en fait pas grand intérêt de faire tout le tour, les points de vue sur la route goudronnée suffisent amplement. Goldfield ghost town : avant d'arriver sur la piste, village fantôme très intéressant mais les quelques boutiques ne sont ouvertes qu'à partir de 11h quel dommage. Tortilla Flat, 6 habitants, un saloon et un marchand de souvenirs. Il faut entrer dans le saloon pour y découvrir un décor surprenant. Les murs sont tous recouverts de billets verts (des dollars, pas des post-it), c’est l’arrêt des bikers !!! Passage par roosevelt (47kms) il y a un barrage à la fin de l’apache trail. Avant de prendre la route pour sedona (216 kms), nous pique niquons dans une aire aménagée au bord du lac. En court de router arrêt à un vide-grenier dans une petite ville, où on se croirait dans les années 60 avec les baba cools.16h30arrêt à Tlaquepaque : petite rue commerçante hupée située dans Sedona. Les décors sont inspirés d'une ville mexicaine. Puis arrêt dans la rue principale de Sedona : très animé, beaucoup de monde, plein de boutiques le long de la rue principale, c'est super sympa, prévoir du temps si vous aimez le shopping et profiter des chanteurs qu’il y a un peu partour. Avant de partir nous allons sur la colline de l'aéroport beau panorama et possibilité de petites balades. 18h Nous roulons vers flagstaff (49 kms), la route est super sympa, à travers la forêt et quelques prairies, de belle balade à faire. Installation au Rodeway Inn And Suites (49€ la nuit, ptit déj dans le hall, piscine, jacuzzi, frigo dans la chambre) juste à côté de l’autoroute, très mal insonorisé , on entend les voitures de la chambre comme si on y était !!! Nous dînons juste en face dans un resto où il y a une collection d’objet en « cochon ». De là il y a une porte qui donne dans le hall d’un hotel avec un pc pour internet.

9e jour 7h départ pour meteor crater (69 kms). Nous faisons le plein d’essence et là après avoir fait environ 15 kms on s’aperçoit qu’il y a un voyant d’allumer sur le tableau de bord. Pas de bouquin dans la boîte à gant, symbole inconnu des personnes que l’on interroge dans une station service. Donc là nous faisons demi-tour et retournons à l’hotel pour avoir l’annuaire téléphonique afin de voir si il y a un Avis. Après avoir trouvé l’adresse nous filons devant leur bureau et attendons 8h l’ouverture et là personne !! 8h15 toujours personne, nous demandons à un tatoueur qui se trouve à côté du bâtiment si les bureaux sont ouverts, et là il nous dit qu’il est tatoueur donc ne sait pas (merci sympa !!). Une affiche sur la porte informe qu’en cas de problème le dimanche il faut aller à l’aéroport, donc nous en prenons le chemin (8kms). La personne de chez Avis, prend la pression des pneus et nous dis qu’il n’y a pas de problème qu’on peut reprendre la route. A moitié rassuré nous partons donc avec toujours le voyant d’allumer… Ouf une demi-heure plus tard il s’éteint. Nous atteignons enfin meteor crater, où là on est en haut du cratère, trou impressionnant par sa taille mais bon ça s’arrête là !!! Un musée astrologique donnant diverses informations sur notre système solaire, les astéroides présents, les impacts et collisions passées et à venir. Un petit film d'introduction dure 10 minutes. On peut toucher un fragment de la météorite à l’entrée du musée et visionner un film présentant les plus impressionnants cratères du monde entier. Pour 15$ par personne nous trouvons ça un peu cher tout de même. Nous ne faisons pas la balade avec un guide car tout en anglais ce n’est pas la peine et il fait une chaleur torride. 10h20 départ pour walnut canyon (61 kms) Il s’agit d’un canyon dans la forêt où il y a des habitations troglodytiques des indiens sinaguas. Nous faisons l’Island trail, balade sympa d'une heure qui fait une boucle. Ensuite nous partons pour sunset crater (35 kms). Une aire de pique-nique est aménagée à l’entrée du parc. Bonito Lava Flow c'est un point de vue au pied du Lenox Crater. On se retrouve face à une mer de lave (solidifiée bien entendu !). Ceci correspond à la dernière éruption du Sunset Crater. La végétation reprend lentement sa place. Lenox Crater Trail (30 mn allée/retour) ça grimpe dur pour voir la vue sur les San Francisco Peaks (3850 mètres) => dommage avec les arbres pas terrible la vue. Lava Flow Trail (10 mn allée/retour) chemin goudronné au plus près du Sunset Crater. Cinder Hilles Overlook point de vue sur l'arrière de Sunset Crater.

La route continue sur wupatki national monument (40 kms qui paraissent interminable) Wupatki PuebloTrail village Anasazis débute à l'arrière du Visitor Center. On observe un bâtiment qui comptait plus de 100 pièces, c'est la plus grande construction du parc. le “blowhole”, c'est un trou dans la roche, qui semble respirer. Wukoki pueblo une construction indienne bâtit sur un promontoire rocheux intégré au paysage. Après 64 kms nous sommes à Flagstaff et allons profiter un peu du jacuzzi pour nous remettre des émotions de la journée. Nous trouvons à 5 mn à pied de l'hôtel un china star super.

10e jour 7hNous refaisons le plein d’essence comme la veille et là rebelote, le voyant de la voiture réapparaît !!! Il s’éteint au bout de 20mn et ne se rallumera plus jusqu’à la fin du voyage donc nous pensons que cela devait sans doute provenir de l’essence…En route pour las vegas (450 kms) en passant par le barrage hoover. Nous allons au petit venise à Henderson juste avant vegas mais là il s’agit en fait d’une résidence privé donc nous ne pouvons pas entrer. Nous avons réservé au Hooters (tout au bout du strip) et là nous avions oublié qu’il fallait traverser tout le casino avec ses valises pour accéder aux ascenseurs pour aller dans la chambre !!! Du parking il faut également prendre un ascenseur pour arriver dans le hall du casino. Là les filles du casino sont en t-shirt moulant et mini-short, c’est les gars qui sont content!!! La piscine est sympa et à l’ombre. Dans la chambre par contre, pas de frigo, pas de micro-onde. Par contre bien insonorisé. Pour le ptit déj compter 6$ pour juste un café et un donuts !!! et 25$ le buffet à volonté par personne. Nous regrettons notre choix, en voyant qu’un super 8 est juste après. En plus, il y a 5$ de taxe à payer par jour lors du départ (surprise !!!) Nous entamons nos 1ers kms à pied pour profiter du strip jusqu’au hard rock café en faisant les casinos un à un afin d’admirer tous les décors. Beaucoup de monde et + de 40° c’est dur dur !!! Dans les casinos la clim marche à fond on a presque froid. Par contre quelle déception les machines à sous ne fonctionne plus avec des pièces !!!! On n’entend plus les blings blings, et on n’a pu de pot avec plein de monnaie à l’intérieur. Ca perd tout son charme tout de même. Maintenant on insère un billet dans la machine à sou, on appuie sur les boutons pour jouer et débiter les parties jouer du billet et si vous gagnez on appuie sur un bouton qui délivre un ticket. Ce ticket on le met dans une machine qui donne en dollar vos gains. Nous allons en voiture dans le vieux vegas dans la rue du Fremont et là beaucoup d’animations sous le tunnel lumineux, ambiance bien plus sympa à notre goût que sur le strip. Nous trouvons un casino qui fait buffet à volonté pour 18$ par personne et en plus c’est soirée crustacé, fruits de mer. Par contre pour retourner à l’hôtel en voiture par le strip, c’est les bouchons 45mn pour faire 8 kms !!! Bon au moins on a le temps de profiter des lumières…

11e jour départ pour red canyon (38 kms)Quelques kilomètres à l'est, visible de la ville, une falaise rouge et blanche barre l'horizon masse de grès à 900 mètres de haut. On s’engage sur la Scenic drive, route qui traverse le parc, longue de 21 kms. Au bout on ressort sur la route principale qui retourne sur Las vegas. Nous n’aurons pas la chance de voir des "burros", descendants sauvages, des ânes de bât amenés par les Espagnols et les prospecteurs, il fait sans doute déjà trop chaud. Calico I et II c'est de ces 2 points de vue que l'on peut admirer le mieux les rochers écarlates de Red Rock Canyon. Des sentiers de randonnées permettent de s'écarter de la route et de grimper au cœur des rochers. Sandstone quarry contraste entre les roches blanches & rouges. High point overlook point de vue pour admirer de loin les Red Rock, ainsi que la vallée de Red Rock Canyon. Willow Springs est une petite oasis de verdure. De nombreuses courtes balades partent de ce point. Red rock overlook ce point de vue est situé à l'extérieur du parc, et permet d'avoir une très belle vue d'ensemble de la vallée de Red Rock Canyon. Ensuite départ pour valley of fire (92 kms) 6$, le pass annuel n’est pas valable. Une "scénic road" parcourt le parc. De nombreux pétroglyphes témoignant de la présence humaine (entre -300 avant JC et XIIème siècle) sont accessibles facilement par des sentiers de randonnées. Arch Rock présence d'une formation gréseuse en forme d'arc. Atlati Rock1 présence de peintures rupestres et de pétroglyphes vielles de 4000 ans. Beehives (les ruches) ensemble de formations gréseuses érodées (érosion éolienne et hydrolique). Mouse's Tank nom indien donné à un renégat qui se réfugia dans les rochers (en 1890). La roche forme des bassins naturels où l'eau s'accumule lors des jours de pluie. Présence de nombreux pétroglyphes. Rainbow Vista Nom donné à l'ensemble de formations rocheuses de couleurs variant de l'ocre au blanc laiteux. White Domes Formations rocheuses de grès colorés. C'est le point le plus excentré au nord du parc. Après le visitor center Seven Sisters formations rocheuse rouge. Cabins Constructions historiques élaborées lors de la construction du parc. Retour las vegas en passant par la 167 lake mead (121 kms encore une fois interminable), même pas un bar ou quelque chose pour s’arrêter boire un coup. Après s’être rafraîchit à la piscine nous partons faire une autre partie du strip. Nous mangeons vite fait sur le pouce dans le casino le paris. Nous avons garé la voiture dans un casino au milieu du strip. Les parkings sont bien gratuits mais à chaque fois ils sont à l’arrière des casinos donc pas mal de marche avant d’être sur le strip.

12e jour 9h45 départ pour las vegas premium outlets (Mon-Sat: 10am-9pm, Sun 10am-8pm) avec un arrêt à boot barns pour dépenser l’avoir de 25$ que nous avons eu à Tucson. Après notre shopping, nous déjeunons au mac do qui se trouve sur le parking de l’outlet. De là nous allons au magasin Sheplers et arrêt à wal mart pour les derniers achats. De retour à l’hôtel pour poser les achats on se rafraîchit à la piscine avant de faire la dernière partie du strip que nous n’avons pas vu. Nous dînons au circus circus buffet à volonté pour 15$ par personne. Nous allons faire une petite partie de jeu de kermesse à l’étage, et là en fait vous gagnez des tickets qui vous donne le choix entre des jouets, des bonbons… mais pas d’argent.

13e jour 8hretour de la voiture chez avis qui est en fait à 7 kms du terminal. Là en 5 mn la restitution se fait sans problème, puis nous prenons un bus pour arriver au terminal. Là il faut éditer sa carte d’embarquement à partir des appareils pour pouvoir ensuite enregistrer ses bagages. Arriver bien à l’avance à la porte d’embarquement et là surprise le vol est annoncé « delayed 12:35 » sachant qu’on devait partir à 11h30 et qu’on avait 1h30 pour avoir notre correspondance à Newark. Je demande au guichet si il s’agit de l’heure d’embarquement et là la personne ne sait pas trop, et je ne comprends pas tout. Finalement on embarque à 13h30, panique 2h de retard, donc pour notre correspondance c’est raté. A bord avant le décollage le commandant fait un speach que bien sûr je ne comprends pas et là des personnes se lèvent pour aller voir le stewart. J’en fais autant en montrant mon billet de correspondance en lui faisant voir que nous n’aurons pas celle-ci, mais là le stewart me rassure en me disant qu’il n’y aura pas de problème. Ok, pas rassuré mais bon de toute façon pas le choix !!! On arrivera finalement à 21h15 (décollage prévu 21h25), course dans le couloir de sortie de l’avion et ouf la porte d’embarquement est à 2mn, l’hôtesse nous attend, je lui demande si les bagages vont bien suivre et elle me dit oui. Effectivement on partira avec 30mn de retard. Et voilà c’est fini de retour en France avec plein de bon souvenir malgré les quelques pics de stress !!! Près à repartir l’année prochaine.
Acheter des souvenirs indiens à Monument Valley? English translation pending
by Carine33640 · 2009-10-21 · 38 replies
Salut à tous ! je vais à Monument Valley dans quelques jours. Je voudrais acheter des souvenirs navajos. Mais, il parait qu'à Monument Valley, c'est hors de prix. Pour ceux qui sont passés par là, où avez-vous acheté vos souvenirs ?? Mon frère me demande de lui ramener, si c'est possible, un poncho indien. Merci pour vos réponses.

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