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Itinéraire de soixante jours Pérou - Bolivie en construction English translation pending
by Coucou2575 · 2011-10-11 · 8 replies
Bonjour à tous J'aimerais avoir votre avis sur cet itinéraire Nous partons 60 jours au Pérou et Bolivie. Notre itinéraire a déjà bien avancé mais nous avons parfois des doutes sur la réalisation de certaines étapes en terme de temps et de faisabilités. Y a-t-il des étapes trop courtes ou trop longues selon vous dans notre itinéraire? Y a t-il des lieux et visites "immanquable" que nous aurions oublié sur notre parcours? J'ai mis souligné les partis du circuit ou je manque de renseignement, où je me pose des question sur comment le faire : seul ou avec une agence en circuit organisé...?? Voyage Pérou 2012 Jour 1 : 30 juin : Vol Paris – Lima : Horaire :Départ de Paris, Arrivée à Lima : 15H55 Nuit en chambre d’hôte JOUR 2 : 1 juillet : Visite ville de Lima JOUR 3 : 2 juillet : Transfert vers Pisco : Temps de trajet : 3H30 Visite réserve Nationale Paracas Nuit à Pisco JOUR 4 : 3 juillet Visite îles Ballestas, départ tôt le matin Ensuite réserve Paracas (suite) Nuit à Pisco JOUR 5 : 4 juillet Départ pour Nazca, Temps de trajet : 4 heures en bus Puis Visite de la ville de Nazca : Cimetière de Chanchilla, Réserve naturel Panjas Galeras Nuit à Nazca JOUR 6 : 5 juillet : Visite des lignes de Nazca : tôt la matin Soit en avion? Soit depuis le mirador? Départ en soirée pour Abancay (altitude : 2378m), Temps de trajet : 10 Heures de bus de nuit Ou si pas possible : départ direct pour Cuzco (altitude : 3326m) JOUR 7 : 6 juillet : A Abancay Journée d’acclimatation : Balade, Visite de la ville, Repos Nuit à Abancay JOUR 8 : 7 juillet : Départ pour Cuzco au environ de 6 heures. Temps de trajet : 4 heures de bus Puis acclimatation à l’altitude : Repos, Visite de la ville : diverses musée à voir JOUR 9 : 8 juillet Visite de la vallée sacrée : Pisac, Chinchero, Ollantaytambo, Urunbambo Soit seul soit avec un circuit organisé. Nuit à Cuzco JOUR 10 : 9 juillet : Départ pour le trek de l’inca JOUR 11 : 10 juillet : Trek de l’inca JOUR 12 : 11 juillet : Trek de l’inca JOUR 13 : 12 juillet : Visite Machu Pichu Retour à Cuzco en train. Nuit à Cuzco JOUR 14 : 13 juillet Matin : repos Avion pour Aréquipa, Nuit à Aréquipa : JOUR 15 : 14 juillet : Visite de la ville Nuit à Aréquipa : chambre d’hôte JOUR 16 : 15 juillet : Départ pour Cabanaconde : Temps de trajet : 6H Prendre le premier bus au environ de 5 heure, s’arrêter à Cruz del Condor Puis 2 heures de marche jusqu’à Cabanaconde Nuit : Cabanaconde (ou camping) JOUR 17 : 16 juillet : Trek dans le cayon Del Colca Descente et trek le premier jour Nuit en camping au fond du cayon. JOUR 18 : 17 juillet : Remonté du cayon, trek dans le cayon Nuit à Cabanaconde JOUR 19 : 18 juillet : Matin : repos Aller à Chivay : Retour à Puno : Départ possible uniquement vers 13H 30 de Chivay Arrivée en fin d’après-midi à Puno Nuit à Puno JOUR 20 : 19 juillet : Visite de la ville de Puno Visite des sites de Sillustani et Cutinbo Nuit à Puno JOUR 21 : 20 juillet Départ pour la péninsule de Capachita : bus pour Llachon, puis Ferry pour île de Taquile ou Amantani ?? Visite de l’île de Amantani Nuit sur l’île. JOUR 22 : 21 juillet Suite de la visite de l’île d’Amantani, Puis visite de l’île Uros Retour à Puno : Nuit à Puno JOUR 23 : 22 juillet : Départ pour Copacabana : Soit direct : 3 heures de bus : Soit en combi : Visite des villages sur le trajet : Icho, Chucuito, Luquina Chico, Juli, Ponata. Nuit à Copacabana (altitude : 3800m) JOUR 24 : 23 juillet : Randonnée jusqu’à Yampupata Puis traversée vers Ila del sol : Soit Yumani Soit Cha’llapampa Nuit sur l’ila del Sol JOUR 25 : 24 juillet Traversée de l’ila del Sol (Puis visite de l’ila de la Luna ??) Retour Copacabana : Nuit à Copacabana : si possible même hôtel que le premier jour JOUR 26 : 25 juillet : Départ pour La Paz au environ de 13H30 : Temps de trajet : 3H30 de bus. Nuit à La Paz (Altitude : 3636m) JOUR 27 : 26 juillet : Visite de la ville, Marché d’El Alto Nuit à La Paz JOUR 28 : 27 juillet : Visite du site Tiwanaku : 1H30 de bus pour y aller Puis repos ou visite de la ville Départ pour coroico : 2 heures de trajet Nuit à Coroico JOUR 29 : 28 juillet : Journée repos et balade à Coroico Nuit à Coroico JOUR 30 : 29 juillet : Retour à Lapaz : 3H de trajet Départ pour Cochabamba en avion Nuit à Cochabamba JOUR 31 : 30 juillet : Visite de la ville Nuit à Cochabamba JOUR 32 : 31 juillet : Départ pour le parc Toro Toro : seul ou avec un circuit organisé?? JOUR 33 : 1 août : Parc Toro Toro JOUR 34 : 2 août : Retour Cochabamba Nuit à Cochabamba JOUR 35 : 3 août :Départ pour parc Sajama, en passant par Patacamaya y aller par bus pour Lapaz puis bus pour Sajama : entre 12H et 13H. Temps de trajet : 4 à 5 heures pour Patacamaya, puis 3H30 à pour Sajama Nuit à Sajama JOUR 36 : 4 août : Visite du parc Soit seul soit avec une agence depuis La Paz.) Nuit à Sajama JOUR 37 : 5 août : Visite du parc Sajama Puis passage au Chili jusqu’à Parinacota ou Lago Changari Nuit en Camping dans le parc Lauca au Chili JOUR 38 : 6 août Visite du parc Lauca : Laguna Changari… Nuit à Putre JOUR 39 : 7 août : Départ pour Arica Arrivée au environ de 14H : Visite du musée Arquéologico San Miguel de Azapa Ou Repos Nuit à Arica JOUR 40 : 8 août : Visite du musée Arquéologico San Miguel de Azapa, Ou si fait la veille : Départ pour Iquique et visite de la ville Nuit à Iquique JOUR 41 : 9 août : Visite d’Humberstone Nuit à Iquique JOUR 42 : 10 août : Départ pour San Pedro De Atacama Si possible enchaîner avec Visite en soirée de la vallée de la luna. Nuit à San Pedro De Atacama JOUR 43 : 11 août : Visite des Geysers El Tatio Et Vallée de la Lune si pas fait la veille. Nuit à San Pedro de Atacama JOUR 44 : 12 août : Visite des lagunes de Miscanti et Miniques Nuit à San Pedro de Atacama JOUR 45 : 13 août Départ pour la Salar d’Uyuni depuis San Pedro De Atacama JOUR 46 : 14 août : Salar d’Uyuni JOUR 47 : 15 août : Salar d’Uyuni Nuit à Uyuni JOUR 48 : 16 août : Bus pour Potosi : Départ vers 10 heures : Temps de trajet : 6 heures de bus. Puis repos, visite de la ville. Nuit à Potosi JOUR 49 : 17 août : Visite des mines : une matinée : environ 4 à 5 heures de visites. Puis visite de la ville Nuit à Potosi JOUR 50 : 18 août Visite de la laguna Kari Kari Ou du lac Ojo del Inca : lac à 30°C. Nuit à Potosi JOUR 51 : 19 août Bus pour Sucre : Temps de trajet : 3H de bus : très belle route Visite de la ville : Musée, Parque Cretacio (dinosaure) Nuit à Sucre JOUR 52 : 20 août Départ pour un trek dans la cordillère Los Frailes :seul ou avec une agence?? Départ pour Chataqila en bus Puis marche jusqu’à Chaunaca, voir jusqu’à Maragua (5 à 6 heures de marche). Nuit (à Chaunaca ou) à Maragua JOUR 53 : 20 août : Marche jusqu’à Potolo Nuit à Potolo JOUR 54 : 22 août : Retour à Sucre depuis Potolo, Nuit à Sucre. JOUR 55 : 23 août : Visite de la ville de Sucre, Visite village alentour Nuit à Sucre JOUR 56 : 24 août : Avion pour Santa Cruz Visite de la ville Nuit à Santa Cruz JOUR 57 : 25 août : Départ pour le parc Amboro Départ pour Samaipata : visite El Fuerte Nuit à Samaipata JOUR 58 : 26 août Visite du parc Amboro : seul ou en circuit organisé? Nuit à Samaipata JOUR 59 : 27 août : Retour à Santa Cruz en fin d’après midi Nuit à Santa Cruz JOUR 60 : 28 août Départ pour Buenos Aires JOUR 61 : 29 août : Buenos Aires JOUR 62 : 30 août : Buenos Aires JOUR 63 : 31 août : Départ pour paris : 17H05 Arrivée le 1 septembre à 11H

Merci d'avance pour votre aide Mickaël
Six mois en Amérique du Sud et au Costa Rica English translation pending
by Mchammer · 2011-01-27 · 15 replies
Bonjour, je sais ça semble un drole de voyage l'Amérique du Sud et le Costa Rica, mais il faut faire des compromis en couple!!

Alors ma question... Notre premier plan était d'arriver en Équateur (mi-juin) et descendre jusqu'au Chili, en passant par le Perou. Équateur 1 mois (mi-juin à mi-juillet) Perou 1 mois (mi-juillet à mi-août): Macchu pichu, lac titicaca, etc. Chili 2 mois (mi-août à mi-octobre): Snowboard et p-e la pentagonie

Et pour terminer le Costa Rica 2 mois (mi-octobre à mi-décembre)

Qu'en pensez-vous??

Devrait-on faire l'inverse? Costa Rica (mi-juin à août) Chili (août à mi-septembre) Perou (mi-septembre à novembre) Équateur (novembre à mi-décembre)

J'ai besoin de votre avis!! Merci!
Climat en Australie de mi-septembre à début décembre? English translation pending
by Justso · 2011-01-08 · 25 replies
bonjour, je cherche toutes informations, entre autre sur le climat. on sera en Australie de mi septembre 2011 à debut décembre 2011. on a déjà fait lors de 2 précédents voyages en novembre: le centre rouge et la route qui va d'adélaide à Alice Spring, la great ocean road, kangaroo island, les blues mountains et Sydney et Melbourne. on comptait aller vers sydney, Brisbane, Darwin, ... jusqu'à Perth on ne sait pas dans quel sens le faire? et quels sont les sites à privilegier. surtout que nous voyageons avec un enfant qui aura presque 2 ans à cette époque. Merci pour votres aide.
Les parcs du Nord chilien à vélo English translation pending
by Lucbertrand · 2011-01-06 · 8 replies
Parcs nationaux nord du Chili de Sajama à Colchane

Nous poursuivons notre descente de l’Amérique du Sud. Après une formidable traversée de Chemins oubliés de Bolivie au sud-ouest du lac Titicaca jusqu’à Samaja, petit village de montagne bolivien, nous envisageons de traverser les parcs naturels du nord du Chili, qui portent les noms suivants, parc de Lauca, Réserves des Vigognes, parc du salar de Surire et parc du volcan Isluga.

Cette succession de parcs nationaux ou naturels semble constituer une immense chaîne de pistes, dont nous ignorons l’état et les dénivelés. Nous ne savons pas si nous y trouverons du ravitaillement. Notre première impression est favorable, le Chili étant un pays occidentalisé, nous ne manquerons pas de trouver des infrastructures touristiques. Tout du moins l’espérons-nous. Cependant dans le doute nous envisageons cinq jours d’autonomie.

Nous quittons la Bolivie et le magnifique village de Sajama. Une route asphaltée succède à la piste sablonneuse après trois cents kilomètres. La première sensation est exquise, plus un seul frottement. Je ressens plus un sentiment de glisse que de roulement. Là-bas à l’ouest une ville que nous prenons à tort pour Lagunas, alors qu’il s’agit de Tembo Quemado. Cela aura son importance. Nous l’atteignons et nous décidons d’y déjeuner. Ensuite, une longue montée nous conduit à la frontière à plus de 4500 mètres d’altitude. Du fait de notre erreur, nous nous trouvons à un poste frontière en pleine nature loin de la dernière ville, et nous effectuons les formalités de sortie de Bolivie et d’entrée au Chili. Mais le hic, impossible d’échanger nos bolivaros. Le douanier chilien nous assure que plus loin il n’y aura pas de problème pour faire du change. Nous constaterons qu’il nous a dit n’importe quoi.

Le contrôle d’entrée au Chili est sévère. La douane fait passer un chien anti-drogue le long de nos vélos. On nous demande de nous délester de nos produits alimentaires frais ou secs. Nous abandonnons nos pommes et nos raisins secs.

La route se déroule le long du majestueux lac de Chungara à 4500 mètres d'altitude, derrière lequel le volcan Parinacota et son voisin dressent leurs silhouettes caractéristiques à plus de 6000 mètres. Nous le longeons sur une bonne dizaine de kilomètres. Le lieu est presque désert, à part quelques gros camions, mais du fait de la route goudronnée, ils nous gratifient seulement de leur gaz d’échappement, et non d’une poussière dense et persistante. La zone est désertique, des sommets pelés aux couleurs vives font face aux deux volcans. Nous progressons sur un immense plateau accidenté, et nous constatons que la nature est la même qu’en Bolivie. L’impression de pays occidentalisé va se révéler inexacte dans cette partie nord du Chili. Ce que nous allons croiser durant cinq jours, ne seront que villages désertés et étendues nues.

Dans un premier temps nous espérons arriver au village de Parinacota, que nous croyons grand. Enfin nous l’atteignons, il s’agit d’une petite bourgade nichée au bord de cet immense lac de Chungara. Nous réalisons que le change ne va pas être facile, et le ravitaillement non plus. Cela me donne un sacré coup au moral. Va-t-il falloir que nous fassions un détour immense pour rejoindre la première ville où trouver un distributeur de billets ? Une auberge nous accueille. Il y fait froid, l’altitude est de 4300 mètres. Nous y rencontrons un couple de jeunes Français qui ont laissé tomber leurs métiers et partent pour un tour du monde. Au cours de ces trois mois d’errance, nous croiserons à plusieurs reprises des couples dans cette situation.

Nos problèmes comme par enchantement et peut-être aussi grâce à la pugnacité de Jean, vont trouver une solution. L’aubergiste nous fera du change et nous vendra du pain et des paquets de spaghettis. Ce sera la base de notre nourriture pour les jours à venir.

Et de plus au matin une minuscule boutique nous vend quelques sucreries. C’est le Pérou ! Nous prenons notre temps, allons demander conseil auprès de l’organisme du parc implanté dans le village. La personne interrogée ne semble pas très bien renseignée et nos questions obtiennent des réponses évasives. Pour un employé de cette structure, l’impression est franchement déplorable. A croire qu’il ne s’est jamais aventuré en dehors de son bureau !

Le village est touristique. Nous discutons avec un groupe de Français, qui se déplace à travers le Chili en 4X4. Nous finissons par prendre la route vers les 11 h du matin. Notre intention est de faire une vingtaine de kilomètres et de trouver un coin de bivouac, ce qui nous avancera pour l’étape du lendemain.

Il nous faut dans un premier temps rejoindre la route goudronnée à partir du village. Après quelques péripéties, nous la suivons sur quelques kilomètres et nous nous engageons sur un chemin, qui est un raccourci permettant de nous faire gagner une vingtaine de kilomètres. Très vite il nous faut peiner contre le sable et le vent. À un carrefour, nous n’avons aucune certitude sur de la direction. Après un temps d’hésitation nous optons en faveur du chemin qui s’avérera le plus court. Nous évoluons dans une immense plaine désertique sans relief, bordée de grands volcans laissant échapper quelques fumerolles. Cette première impression est loin de l’idée que l’on se fait d’un parc national, en pensant par exemple à l’Oisans ou les Ecrins en France. Mais nous sommes venus ici à la recherche d’autre chose, et effectivement cela ressemble à autre chose, bien que la première impression soit de désolation !

Quelques camions soulèvent des nuages de poussière. Mais que font ces monstres à cinq essieux dans ce coin retiré ? Nous découvrirons demain soir, qu’ils participent à l’exploitation du salar de Surire. Pour le moment, nous constatons grâce à un panneau routier miraculeux au milieu de ce désert, que le village de Gualaterie se trouve à quarante kilomètres, le panneau affiche exactement quarante et un. Du fait d’un changement de direction de notre chemin, le vent de ce milieu d’après-midi est bien orienté, nous devrions être en mesure de parcourir cette distance avant la nuit. Nous nous remotivons et abandonnons notre intention de bivouaquer après une vingtaine de kilomètres. En effet, le vent nous pousse et le terrain est plat ou presque. Cependant le revêtement n’est pas terrible, tôle ondulée et sable parfois obligent à mettre pied à terre, car les roues s’enfoncent, et le pédalage devient impossible. Le challenge de rejoindre ce village et son auberge espérée nous donne des ailes et nous traversons ces grandes zones désertiques avec motivation et acharnement.

Vers les dix neuf heures, nous atteignons notre but, petite bourgade au pied du volcan Gualaterie. Le site est austère sous cette bise froide de fin d’après-midi, vaste plaine sans végétation ni relief au pied de cette énorme montagne qui émet des fumeroles. Le gîte est effectivement ouvert, nous poussons un ouf de soulagement, car cela nous évite un bivouac qui se serait sans doute avéré assez inconfortable, pour le moins. L’étape de ce jour aura été de 64 kilomètres, distance respectable, eu égard à notre heure de départ tardive et à l’état de la piste. Mais le vent, qui sur les deux tiers du trajet nous a poussé vigoureusement, a été notre principal allié. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer ce qui se serait passé s’il nous avait été défavorable !

Les conditions de vie sont vraiment rudes dans ces régions. Dès que le soleil a disparu, la température chute rapidement et le vent ajoute à l’austérité ambiante. On nous propose des chambres spacieuses avec une antichambre où nous pouvons laisser nos vélos. C’est toujours appréciable de ne pas avoir à retirer les sacoches, ce qui économise la fatigue due au temps de manutention, de démontage et de remontage.

Nous sommes seuls dans cette auberge tenue par une femme. Elle allume un poêle à côté duquel nous nous blottissons. L’ambiance demeure la même que lors de la traversée des pistes boliviennes effectuée les jours précédents. Seule différence, les prix sont plus élevés mais restent bon marché, même si le montant semble à première vue très élevé, car le change est de 700 pesos chiliens pour 1 euro.

Au matin, après le petit déjeuner dans une salle glaciale, nous nous promenons dans cette petite bourgade en attendant que le garde du parc rejoigne son bureau. En effet, aujourd’hui nous espérons rejoindre le salar de Surire, au bord duquel se trouve un refuge tenu par le parc. Nous espérons obtenir des renseignements, car semble-t-il il n’est pas toujours ouvert. Cela dépend de la présence des gardes. Comme dans tous ces coins retirés de Bolivie et du Chili, une vieille église avec son clocher posé à même le sol attire immédiatement l’attention. Je gravis l’escalier étroit en colimaçon qui conduit à son sommet. Là comme dans chacun des clochers visités, une énorme cloche suspendue à une poutre tordue, sans doute centenaire, trône imposante.

La vue de ce lieu sur la région est étonnante. Une immense plaine désolée, qui par sa monotonie, ne laisse aucun relief particulier, où le regard pourrait s’arrêter. Cependant au-dessus de cette immensité morne, un grand volcan, sur lequel fumeroles et traces de neige se disputent la prédominance, ajoute à la désolation du site. De manière paradoxale, je ne sais plus si je suis dans une région montagneuse ou dans un grand désert aride et lugubre. Pourtant, le ciel est d’une grande pureté et le soleil essaie d’ajouter une touche de gaité, mais rien n’y fait. Ces régions, peut-être trop immenses, où la végétation n’a pas sa place, m’oppressent et me semblent hostiles. Les montagnes, je les imagine en grands pics qui s’élancent, en forêts denses ou alors encore en beaux pâturages verts qui montent à l’assaut des pentes, mais là, cette énorme masse, qui nous domine, ne présente que gigantesques pierriers, qui s’étendent presque à l’infini. Ils viennent mourir ou plutôt se perpétuer dans cette étendue sans repère particulier et qui court bien au-delà de l’horizon. L’attractivité de ces régions réside plus dans leur exotisme que dans l’esthétisme. Voilà les pensées qui m’assaillent dans ce matin frais au beau milieu du parc national de Lauca.

Nous nous dirigeons vers le bureau des gardes, car il commence à y avoir du mouvement. Là nous exposons notre demande. Il nous est répondu qu’il n’y aura aucun problème pour être hébergé au bord du salar de Surire. Nous retournons récupérer nos vélos et partons. L’étape de la journée sera seulement de 52 kilomètres, mais la piste sera terrible, tôle ondulée et sable, comme d’habitude. De plus le trafic de camions sera intense. En effet, l’exploitation du sel bat son plein, et le nuage de poussière est permanent sur cette piste qui conduit au lieu d’extraction. Nous souffrons de ces particules de terre qui nous tapissent les muqueuses. Les camionneurs sont cependant sympathiques et essayent dans la mesure du possible de diminuer cette nuisance. Comme ils font des allers-retours pour charger du sel, nous voyons les mêmes plusieurs fois dans la journée et ils nous font de grands signes.

Mais pour un parc national, ce n’est pas terrible, on a vraiment l’impression de se déplacer dans une immense carrière. Seuls, quelques alpagas de loin en loin ou alors quelques vigognes furtives apportent une touche différente. Vers les treize heures, nous faisons une pause casse-croûte en nous protégeant du vent et de la poussière derrière nos vélos, sur lesquels nous avons fixé des couvertures de survie. La protection est toute relative, mais bien allongé au sol la tête sur mon sac, la position est tenable. Il faut dire que depuis presque trois mois que nous affrontons les différents climats des Andes, nos corps se sont adaptés et nous ne souffrons pas, en dehors de cette poussière qui s’insinue partout.

Le matériel est durement éprouvé par les conditions du chemin. Les vibrations permanentes desserrent les boulons et nous ne prenons pas la peine de vérifier fréquemment nos vélos. Cette négligence entraîne la rupture d’une fixation de mon porte-bagages avant, et il nous faut réparer en plein vent. Mais grâce à l’ingéniosité d’Alain, les travaux seront menés rapidement.

Enfin au sommet d’une butte, le salar nous apparaît. Il ne semble pas très grand, mais nous avons appris à nous méfier de nos perceptions des distances, car le périmètre de ce désert de sel est de 60 kilomètres, ce qui est supérieur par exemple au pourtour du lac du Bourget, plan d’eau de superficie imposante. Nous sommes impatients de nous approcher de cette étendue de sel et de pouvoir y rouler. La déception est vive de constater que toute la surface de ce lac immobile est retournée et grattée du fait de l’exploitation. Nous essayons cependant d’y rouler et faisons quelques photos. Nous sommes sur le premier des trois salars que nous envisageons de traverser, mais c’est le plus petit, le second sera déjà beaucoup plus grand et enfin le dernier Uyuni est tout simplement le plus vaste désert de sel du monde. Mais déjà cette première expérience préfigure les émotions que nous ressentirons au milieu de déserts de sel des centaines de fois plus amples.

Un employé de l’entreprise d’exploitation nous signale que le salar est propriété privée et que nous n’avons pas le droit d’y circuler. Il attire aussi notre attention sur le danger que représente cet endroit, car par secteurs la croûte de sel peut céder sous le poids de la personne qui s’y déplace. Mais il nous dit tout cela sur un ton affable. Il nous explique aussi le cheminement du sel exploité vers les pays étrangers.

Nous reprenons notre chemin vers le refuge qui se trouve encore à huit kilomètres. Avec le vent dans le nez et une piste en état médiocre cela représente encore presque une heure d’efforts soutenus. Enfin nous y sommes. Les vigognes sont protégées, elles ne s’y trompent pas. Par troupeaux elles séjournent dans les environs de ce refuge, sous l’œil des gardes, dont la mission est justement de veiller sur elles.

Pour des problèmes de clés, nous devons attendre dehors dans le froid qui vient rapidement avec le soir. Finalement nous demandons s’il n’est pas possible de se mettre à l’abri car nous commençons à nous geler, n’oublions pas que nous sommes à plus de quatre mille mètres d’altitude. Comme par enchantement, suite à notre demande, les problèmes de clés disparaissent, car la porte du bâtiment que l’on nous réservait n’est pas fermée à clé ! Que faut-il en déduire ? Les problèmes de communication ne sont pas toujours évidents. Cette construction est une espèce de gros baraquement en préfabriqué, constitué de plusieurs pièces. On nous affecte une grande chambre pour tous les trois et une autre pour entreposer nos vélos et nos bagages.

Nous sommes situés quelques dizaines de mètres au-dessus de l’étendue de sel, position de laquelle le regard embrasse une large zone. Pour la première fois nous assistons au coucher de soleil sur cette immensité blanche. Les teintes virent au rose, puis au rouge et s’assombrissent pour se confondre avec le noir de la nuit. Nous sommes sous le charme de ce spectacle extraordinaire. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer et d’extrapoler ce que nous dévoileront les grands déserts de sel boliviens, vers lesquels nous nous dirigeons et que nous atteindrons la semaine prochaine.

Dans le bâtiment principal, nous sommes autorisés à faire notre cuisine. Il y règne une bonne chaleur. En dehors de l’équipe de gardes et d’une scientifique, un couple de Hollandais séjourne en ce lieu. Ils viennent de passer leur journée à photographier le salar et sa faune de flamants roses. Malheureusement ces grands oiseaux ont élu domicile sur le côté opposé du site, et nous n’en verrons pas.

Le lendemain matin, nous attendons les premiers rayons du soleil pour sortir. Le spectacle est magnifique, le sel s’éclaire. La chaleur monte très rapidement dès l’apparition de l’astre du jour. De plus, comme tous les matins, pas un souffle de vent ne perturbe le calme ambiant. Dans ces déserts d’altitude, le contraste est considérable entre le début et la fin du jour. Le vent du soir apporte austérité et hostilité à ces zones perdues. Par contre le lever du jour et le début de matinée diffusent une atmosphère de tranquillité apaisante qui invite à la contemplation des petites troupes de vigognes qui nous environnent. Mais il nous faut songer à partir pour profiter de l’absence de vent afin de parcourir un maximum de kilomètres dans de bonnes conditions.

Nous longeons le salar et arrivons à un embranchement. Un ouvrier d’une équipe travaillant à l’amélioration de la piste nous dit que les deux routes se rejoignent plus loin. Nous passons par le village désert de Surire, mais le chemin se termine en cul-de-sac. Cependant ce détour permet de faire la visite de l’un de ces villages du bout du monde. De plus, comme nous sommes montés légèrement pour atteindre ce hameau, la perspective sur le salar est magnifique. Après avoir fait demi-tour sur un kilomètre, nous hésitons quant au chemin à prendre. Nous distinguons bien dans le lointain le col par lequel nous devons passer. Mais dans cette immense plaine vallonnée qui y conduit, quel est la voie qu’il faut suivre, tout ne semble que sable inconsistant, et le mauvais choix peut se révéler redoutable. D’ailleurs le col en question, est-ce bien l’itinéraire ? Je distingue dans cette direction un nuage de poussière soulevé par un véhicule, preuve qu’il y a bien une piste, donc probablement la notre. Dans ces immenses espaces où la présence humaine est faible et nos cartes très imprécises, nous sommes parfois confrontés à des choix difficiles. Je ne sais si par chance ou du fait de notre sens de l’orientation, mais nous ne ferons pas de grosses erreurs.

La montée vers ce col n’en finit pas. La piste est difficile, l’altitude n’arrête pas de s’élever. L’environnement devient de plus en plus minéral. De grands pans de montagnes en pentes assez douces nous entourent, un peu à la manière de grandes collines désertifiées, sur lesquelles des pierriers aux couleurs multiples se déverseraient. Plus une seule voiture, le lieu est grandiose dans son austérité. Notre altimètre indique plus de 4600 mètres, alors qu’enfin nous atteignons ce que nous pensons enfin être le point le plus élevé. En effet, nous sommes habitués maintenant depuis plusieurs mois à la topographie des Andes, ce qui est particulièrement vrai en particulier au Pérou et en Bolivie. Des pentes douces qui ne semblent jamais se terminer alors que l’on croit avoir atteint le point culminant. Mais lorsqu’on atteint enfin ce fameux point culminant, on réalise qu’il n’est qu’une énième antécime. Le point le plus élevé se dérobe toujours, et pousse parfois au découragement après des montées interminables.

Enfin nous sommes au sommet et nous marquons l’arrêt. Le col, plutôt la vaste zone plate qui en tient lieu ressemble un peu à ces images lunaires que nous avons tous vues, sur lesquelles de grands espaces plats recouverts de grosses pierres éparses s‘étendent jusqu’au pied de reliefs lointains. Contrairement à la lune, il ne s’agit pas dans le cas présent de gigantesques rebords de cratères dus à la chute de quelques gros météorites, mais tout simplement de reliefs volcaniques. La palette de couleurs présentée est vraiment très large, du noir provenant de quelques pierres charbonneuses, en passant par le rouge le vert, pour s’étendre jusqu’à des teintes très claires, le blanc ou le jaune, provenant d’écoulements soufrés. Je ressens en ces lieux une profonde impression de bout du monde.

La vitesse réduite du vélo, en particulier par des pistes difficiles et mal adaptées aux deux roues, seule permet cette pénétration lente dans ce milieu désertique. La lenteur constitue l’élément fondamental, qui laissera à l’esprit le temps de s’adapter à cet environnement, d’où tout naturellement découlera ce plaisir intense de la contemplation de ce panorama d’exception. Venir trop facilement dans un lieu, un peu comme si on ne l’avait pas mérité par l’effort de son corps, ne permet pas d’accéder à cette félicité. Bien évidemment, j’ai conscience d’être un privilégié, qui a la santé et le temps pour réaliser de tels projets. Le temps reste la plus grande richesse dans nos sociétés occidentales en accélération permanente, et non l’argent. Bien s��r, il en faut un minimum, mais le voyage à bas coût est une réalité accessible, nous en faisons la démonstration. Je dirais même que les vrais souvenirs persistants, nous les obtenons au cours de nos expériences rustiques. Les nuits dans des hôtels confortables, ne laissent souvent aucun souvenir, car ce ne sont pas des lieux de rencontre et d’échange, et le dépaysement, source d’intérêt du voyage, y est généralement absent. On va me rétorquer que pour aller si loin, il n’y a que l’avion et le billet il n’est pas gratuit? Certes il faut en tenir compte, mais une fois sur place on vit pour quelques centaines d’euros par mois. Mais à travers ces considérations, je ne veux surtout pas jeter la pierre à ceux qui ont choisi de voyager de façon différente, accompagnés ou motorisés ou dans le confort. Je restitue seulement les états d’âme qui sont les miens et qui dans ces moments m’apportent beaucoup de plaisir.

Nous basculons sur l’autre versant de la montagne et immédiatement la végétation apparait. Il ne s’agit pas de plantes luxuriantes, mais de touffes d’herbe éparses et d’une drôle de plante vert clair. Elle recouvre et enveloppe les grosses pierres à la manière d’une mousse, mais beaucoup plus résistante au toucher. Elle se développe sur de grandes surfaces. Son taux de croissance est lent, elle peut atteindre plusieurs centaines d’années. Elle a été très exploitée aux siècles derniers, pour fabriquer une poudre, me semble-t-il, qui servait à faire du feu. De ce fait elle a quasiment disparu de nombreux endroits, et ne reconquerra ses espaces naturels qu’avec le temps.

Après un repas frugal, nous reprenons notre descente. La plaine qui se déroule à nos pieds est un véritable désert, à la végétation extrêmement clairsemée. A un embranchement de pistes, une fois encore nous nous demandons quelle direction prendre. Après une estimation à la boussole, nous optons sans certitude pour le chemin de droite. Il s’avérera que nous avons fait le bon choix. Nous en aurons confirmation quelques kilomètres plus loin, car nous aurons la chance de rencontrer le seul véhicule que nous croiserons d’ici ce soir.

Nous rejoignons un village. Il est désert, mais pas tout à fait abandonné, car certaines portes possèdent un cadenas. Ces groupes de maisons sans vie jetées à même le désert, dégagent une impression de tristesse et de désolation. Ces régions se désertifient. Je me demande comment il était possible de vivre dans un environnement aussi hostile, chaleur la journée, grand froid la nuit, vent permanent, absence d’eau et de végétation. Après une courte halte auprès de ce qui devait être l’église, nous reprenons la traversée de cette immense plaine dont nous ne voyons pas la fin. Le sol est exécrable, sable et tôle ondulée se liguent pour nous freiner. Le guidon tangue lorsque la roue avant s’enlise dans quelques centimètres de substance instable. Il faut alors appuyer fort sur les pédales pour ne pas être bloqué et il arrive que la roue arrière dérape par manque d’adhérence, et alors c’est à pied qu’il nous faut poursuivre notre chemin.

Enfin se dessine devant nous un petit canyon, qui vient rompre la monotonie de cette immensité plate et sableuse. Une rivière y coule, et tout naturellement la végétation fait son apparition, et avec elle la vie animale. Des troupeaux de lamas et d’alpagas paissent tranquillement dans cette étroite gorge tapissée de verdure et encadrée de grands pans de montagnes arides. Un peu de verdure dispense immédiatement une touche sympathique à l’endroit. Dans cette lumière de fin d’après-midi, aux couleurs pastel, en regardant ces camélidés nonchalants, je me sens pénétré de toute la sérénité du lieu. Je me sens d’autant plus rassuré qu’il y a une rivière, et même si nous devons bivouaquer nous ne manquerons pas d’eau.

Nous sortons de cette gorge par un petit raidillon, puis à nouveau les grandes étendues plates et arides s’offrent à nous. D’après la carte un village se situe quelque part dans ce lointain que l’on discerne comme sans aspérité. Il n’est pas toujours possible de distinguer un groupe de maisons à une dizaine de kilomètres, car elles sont construites avec les matériaux pris sur place. De ce fait les bâtisses jouent un parfait rôle de caméléon.

Enfin la piste amorce une descente, et un peu en contrebas, le village d’Aravilla apparait. Nous le rejoignons avec satisfaction dans l’espoir de trouver un gîte. Il semble désert. Nous l’arpentons à la recherche d’une cabane ouverte. Plusieurs, plus ou moins en ruines, pourraient faire l’affaire pour un bivouac. Après avoir arrêté notre choix, nous constatons qu’il y a une petite maison qui est habitée en bordure du hameau. Il s’agit d’un vieux couple d’Indiens, derniers habitants de ce coin reculé. Nous nous approchons et demandons l’autorisation de nous installer. L’homme nous propose une petite habitation à l’allure de chapelle au confort très rudimentaire. Nous dormirons Alain et moi à même le sol en terre battue. Jean ira se caler derrière l’autel. Mais nous nous y trouvons bien, car nous sommes à l’abri du vent et ces murs en terre sont très calorifuges, donc dans ce petit espace nos corps font rapidement monter la température.

Je pars me promener à travers ce village presque désertifié. Pas un bruit à part le feulement du vent. Les seuls être vivants que je puisse voir, ce sont quelques lamas et alpagas broutant de rares touffes d’herbe. Dans cette immense plaine en regardant bien, on peut distinguer dans un rayon d’une dizaine de kilomètres plusieurs autres petits villages se camouflant aux couleurs du lieu, qui eux aussi semblent avoir perdu toute activité humaine. Parmi cette végétation clairsemée, il y a beaucoup de crottes petites et rondes provenant du bétail local. Au détour d’un léger monticule en bordure de chemin, je découvre une curieuse plante, grosse boule constituée d’une multitude de petits globes épineux de la grosseur d’une fleur de pissenlit montée à graine. Et une fois de plus comme presque tout ce qui se rencontre en ces lieux, la couleur tire sur le brun et l’ocre. En revenant à notre petite chapelle, je passe à proximité du logis de notre vieux couple d’Indiens. Je les vois allongés à même le sol, cherchant à se chauffer aux derniers rayons solaires, qui s’accrochent encore quelque temps au sol, avant de céder brusquement sous les assauts du froid de la nuit. Je me fais tout petit en faisant un détour pour ne pas les déranger, puis je rejoins mes compagnons qui s’affèrent au repas du soir.

Ces points de chute en vue d’un abri pour la nuit, découverts un peu au hasard depuis bientôt trois mois, constituent à mon sens l’un des plus grands attraits du voyage itinérant. Passer une journée à pédaler sans savoir où l’on va pouvoir faire une halte nocturne, se résigner et l’instant d’après espérer, s’imaginer rester dehors sans eau et puis soudainement trouver un havre de paix, qui de plus avec un robinet à proximité, fournissant une eau claire et fraîche. Voilà le vrai plaisir de l’itinérance. Je dois dire qu’en un trimestre d’aventure nous avons toujours trouvé de quoi passer des nuits acceptables. La nuit la plus austère nous sera réservée sur le salar de Coipasa en Bolivie. Il s’agissait d’un coin particulièrement lugubre poussiéreux, venteux, sale et en ruine, la concrétisation de la désolation. Eh bien, même là, une fois installés dans la tente nous avons retrouvé notre petit confort, certes à l’étroit, car pour des raisons de poids, Jean et moi dormions dans la même tente, conçue pour une personne.

La tombée de la nuit sur ce site abandonné des hommes et peut-être aussi des dieux est d’une rare beauté. Sur ces terres de coloris ocre, qui s’étendent à l’infini, surmontées de volcans aux couleurs vives, dont on a du mal à estimer les dimensions, leur altitude approchant les 6000 mètres, la nuit descend en amplifiant les contrastes et en répandant sa palette de teintes fauves. Ces immenses montagnes, qui à première vue ressemblent à des collines démesurées, révèlent dans la lumière déclinante tous leurs reliefs tourmentés. En effet les rayons rasant font naître une multitude d’ombres qui jouxtent les parties encore éclairées et un immense patchwork constitué de brun et de noir se développe sous nos yeux. Le bouquet final se révèle au moment où l’ultime sommet reçoit son dernier rayon de soleil, prélude à l’arrivée des premières étoiles. Ces dernières rapidement vont se multiplier et envahir l’immensité de la voûte céleste en un véritable feu d’artifice. Le spectacle est féérique, car ces régions sont dénuées de toutes lumières parasites et bénéficient d’une atmosphère d’une grande pureté à plus de quatre mille mètres d’altitude. Je reste fasciné devant cette scène d’une nature sauvage. Mais l’hostilité du lieu me ramène à des considérations plus terre à terre, il se met à faire très froid et je suis fatigué à la suite d’un parcours de 68 kilomètres sur des pistes exécrables.

Après une très bonne nuit, calfeutrés dans notre chapelle, le retour du soleil dans un air calme, prodigue sérénité et apaisement à l’endroit, et l’appel du vélo se fait pressant. L’étape de la journée ne devrait pas être très longue. La petite ville frontière de Colchane, où nous terminerons notre périple à travers les parcs et réserves du nord du Chili, se trouve à trente kilomètres. Mais dans ces coins, le kilométrage ne veut rien dire, il suffit d’une petite dose de sable pour que le pronostic soit erroné et les temps de parcours augmentent démesurément.

La piste est toujours aussi mauvaise et nous nous résignons à nous traîner à des vitesses comprises entre cinq et dix kilomètres à l’heure. Même parfois, il nous faut mettre pied à terre et pousser nos vélos. Dans ces situations, nous réalisons qu’ils sont vraiment lourds. En chemin, quelques villages possèdent de magnifiques églises centenaires, illuminant la désolation du lieu d’un charme réel, à la manière de l’espérance que tout chrétien détient au fond de lui. Elles sont plus ou moins entretenues, toujours peintes en blanc et possèdent un clocher massif posé à côté du corps principal de l’édifice.

Au sommet d’une côte, d’un coup l’espace s’agrandit. Sans pouvoir distinguer la cité de Colchane, qui se cache quelque part dans cette immensité, nous pouvons cependant discerner dans le lointain des reflets diffus tirant sur le blanc. Cette teinte laiteuse au ras du sol est annonciatrice du salar de Coipasa, au-delà de la frontière en Bolivie. Nous nous situons au nord de ce désert de sel à une cinquantaine de kilomètres. Les montagnes positionnées sur sa rive sud, sans aucun doute, se dressent à plus de cent kilomètres de notre point d’observation. Ce panorama immense qui jaillit brutalement au détour d’une bosse du chemin, nous fait prendre conscience que nous quittons les parcs chiliens et que bientôt une autre aventure extraordinaire nous attend, la traversée des grands déserts de sel boliviens.

Cette immersion dans cette zone du nord du Chili, nous a surpris par son aspect désertique et sa pauvreté. Après avoir parcouru trois cents kilomètres de pistes au fond de la Bolivie, pays réputé très pauvre, nous nous attendions à trouver des zones occidentalisées, avec quelques infrastructures. En effet, nous en avons vu, même utilisé, mais elles étaient sommaires, avec un confort minimum. D’après ce que j’ai vu, généralement la région est aussi pauvre et plus désolée que celle que nous venions de traverser en Bolivie.

Le vélo est certainement le moyen de locomotion le plus adapté pour pouvoir s’immerger dans ces régions désertes et hostiles pour essayer d’en percer l’âme secrète. Par contre, le voyage à pied doit être très rébarbatif et sans doute plus ennuyeux et je ne le conseille pas pour parcourir ces parcs au nord du Chili. Cependant j’aimerais bien prendre connaissance des sensations de ceux qui l’ont accompli de cette façon.
Boucle de quinze jours en Bolivie: quel itinéraire? English translation pending
by Solibicis · 2010-10-23 · 29 replies
Bonjour... J'aurais besoin de petits conseils avertis concernant le meilleur choix pour une boucle de 15 jours en Bolivie, partant et finissant à Santa Cruz de la sierra... en passant par Cochabamba, La Paz, la isla del sol, oruro, potosi, uyuni, sucre .... - Dans quel sens vaut il mieux attaquer la boucle ... (pour l acclimatation a l altitude, au niveau des transports...) - Combien de jours compter pour faire uyuni et le sud lipez (3..4?) - Y a-t-il des routes particulierement galère où il faut prevoire large en temps ? - Quelqu un a une boucle toute faite qui aille au poil, et pourrait me donner l'itinéraire?!! - la même chose pour les plans à éviter... évidement ! Merci de votre aide Camille
Visite du Nord-Ouest argentin (Salta-Jujy-Tucuman) et Iguazu en une semaine-dix jours maximum? English translation pending
by Diacalimero · 2010-08-02 · 17 replies
Bonjour,

Nous prévoyons de voyager en Argentine à la mi-janvier 2011 en débordant sur début février (3 semaines).

Nous souhaiterions rester 2 semaines à Buenos Aires (raisons familiales) au début et à la fin de notre séjour. Entre les deux, nous aimerions visiter la zone du nord ouest argentin : zone Salta, Jujuy, éventuellement Tucuman (si ça vaut le coup et que le timing le permet) + éventuellement et si c'est faisable, extension à Iguazu (dont 10 jours maximum pour l'ensemble de notre escapade hors Buenos Aires)

J'ai bien du mal à voir si une semaine dans le nord-ouest c'est faible, avec je pense une forte probabilité pour des trajets en bus. ou à la limite des remis (chauffeurs locaux pas trop chers) car je ne me sens trop pas de conduire et que je serais la seule à pouvoir le faire. Visiter seuls en bus est-il faisable / facile ou bien recommandez-vous vraiment des excursions? ou plutôt un guide chauffeur? (je n'aime pas trop le concept de l'excursion en agence sauf si nécessaire, abordable et que ça facilite vraiment la vie)

Après recherches, les endroits ayant particulièrement retenu mon attention sont : Salta, Jujuy, Quebrada de Humahuaca, Cachi, Cafayate... J'aimerais aussi voir Salinas grandes et si c'est faisable les ruines de Quilmes

Ce timing vous parait-il faisable? Et si faisable, a-t-on vraiment le temps de bien en profiter ou bien faudrait-il "courir" à chaque endroit et entre chaque site?? Car j'aimerais quand même prendre le temps de me balader un minimum vers Quebrada de Humahuaca et Cachi (parc national), par exemple une aprèm à chaque fois.

Selon votre expérience, ce que vous avez préféré ou moins aimé, que me conseillez-vous donc comme itinéraire dans cette zone et avec quel timing?? (sites à ajouter ou enlever éventuellement) Je suis surtout attirée par les paysages et la nature, mais ne dis pas non aux petits villages, un peu de ville (pour mes accompagnateurs) même si la nature me plaît plus.

- Pour Iguazu, j'imagine que 2 journées sur place sont suffisantes? (avec vue du côté brésilien puis argentin) J'hésite à prendre le bus (très long - 23h) mais en même temps, la liaison en avion est-elle vraiment sûre? (compagnie aérienne). Il me semble avoir lu de qqn ici que la cabine s'était dépressurisée, du coup ça ne me rassure pas... !!! et à voir aussi pour les prix. Sachant que je pense que nous ferons les liaisons Buenos Aires / Salta (ou Jujuy) et Iguazu Buenos Aires en avion.

Pour la langue, nous ne rencontrerons aucun souci, je suis espagnole et mes 3 accompagnateurs argentins :)

Bref, je suis toute ouïe pour vos suggestions d'itinéraire et même vos bons plans. Merci d'avance pour vos conseils. A bientôt,

Diacalimero
Boucle Pérou-Bolivie de vingt-neuf/trente et un jours: votre avis? English translation pending
by Garyvix · 2010-04-23 · 8 replies
Bonjour à tous. Le départ approche, je me suis donc défoulé un concoctant cette itinéraire. Je ne sais pas s'il pourra être suivi, les surprises et coups de coeur seront sans doute nombreux... Pourriez vous me donner votre avis sur cet itinéraire , si cela est faisable, si nous "ratons" quelque chose, ...

Note 1 : Je pars avec un ami, on a dans les 25 ans, et nous sommes 'relativement' sportifs. Le confort importe peu, je ne tiens juste pas à me farcir 2 bus de nuits d'affiliée 😛

Note 2 : Nous n'irons pas dans le Nord, je couplerai ça avec un voyage en Equateur, un jour, qui sait

Note 3 : Sur la fin c'est un peu le bordel, mon pote partant le 17 juillet, je reste pour ma part le 19. On voudrait se séparer -c'est mignon...- le plus tard possible.

Début du message, l'itinéraire. Fin du message, classement de mes envies de destinations, j'imagine qu'il va falloir qu'une ou deux étapes sautent si imprévu ou si on reste plus longtemps dans un endroit. D'après vous, ceux que je pense comme "zappables" le sont ils vraiment ?

Description Itinéraire

1. Sam 19: Arrivée Lima 5h30. Vol StarPerù 130$ pour Puerto Maldonado via Cuzco à 8h40. 2. Dim 20: PM. Séjour en Lodge 300$ ou excursions « locales » ? 3. Lun 21: PM 4. Mar 22: PM. Vol pour Cusco à 11h40, arrivée 12h40. Aprem à Cusco. 5. Mer 23: Cusco, Tambo, Kenko, Puka, Sacsa. Nuit à Cusco 6. Jeu 24 : Cusco & Sacsahuaman, Inti Raymi. Nuit à Cusco 7. Ven 25 : Tôt : départ pour Pisac, Urumba. Rallier Ollantaytambo (visite puis train pour Agua Callientes 18h20 31$. Nuit à AC. 8. Sam 26 : Machu Pichu 20$ ISIC. Départ pour Ollantaytambo 21h45 31$. Nuit à Ollanta. 9. Dim 27 : balade à Maras etc. Marché de Chinchero. Retour sur Cusco. Bus 5-7h dans l’aprem (ou de nuit pour Puno, le cas échéant nuit à Puno 15$. 10. Lun 28 : Puno, Iles Uros 10$.Bus 3-4h 7$ et nuit à Copacabana. 11. Mar 29 : départ le matin pou l’Isla del Sol. Nuit sur l’île. 12. Mer 30 : Isla del Sol, retour Copacabana 2h puis bus pour La Paz 3-4h 3$. Nuit à La Paz. 13. Jeu 1 : La Paz. Nuit à La Paz 14. Ven 2 : La Paz, valle de la Luna. Bus de nuit 13h pour Sucre 15$ 15. Sam 3 : Sucre. Nuit à Sucre 16. Dim 4 : Navette 5$ 1h30 pour Tarabuco, marché, retour à 14h30 sur Sucre. Tacos 3h 3$ pour Potosi. Nuit à Potosi 17. Lun 5 : Potosi. Nuit à Potosi 18. Mar 6 : Potosi. Départ pour Uyuni 5h 5$. Nuit à Uyuni. 19. Mer 7 : Excursion Salar & Sud Lipez 100$ 20. Jeu 8 : Excursion Salar & Sud Lipez 21. Ven 9 : Excursion Salar & Sud Lipez, rallier San pedro de Atacama, nuitée. 22. Sam 10 : San Pedro, Bus 1h 5$ pour Calama puis bus de nuit 30$ 10h pour Arica. 23. Dim 11: Arica. Collectivo 2h 3$ pour Tacna. Avion pour Arequipa 25$ 13h40 ou 19h Peruvianairlines. Ou pas de stop à Arica et bus 10$ pour Arequipa, nuitée. 24. Lun 12 : Arequipa. Bus à 1h pour le Colca 5$ 25. Mar 13 : Canyon de Colca : Arrêt au Mirador de Tapay. Rando San Juan, Tapay. Dormir à Tapay, Cosnirhua ou Sangalle. 26. Mer 14 : Remontée sur Cabanaconde, Bus 6h 5$ dans l’Aprem pour Arequipa, Nuit à Arequipa. 27. Jeu 15 : Arequipa. 20h45, avion Chris Lima, Peruvianairlines 49$. Bus de nuit Yves 9h 20$ pour Nazca. 28. Ven 16 : Chris, Lima. Yves : Survol des Lignes. Bus 2h pour Ica, Huacachina 7$, Sandboard ou direct Paracas 2$. 29. Sam 17 : Chris Lima puis avion le soir. Yves : Paracas & Islas Ballestas. Bus 3-4h 15$ pour Lima dans la soirée. 30. Dim 18 : Lima Lun 19 : Lima puis fin du voyage, vol 19h30

Budget : Total : Moyenne 1250$ ; Low 1000$ ; High 1500$ ; Soit 750, 950, 1150 €

Immanquables 1j 24hrs

· Puerto Maldonado 3j · Cuzco, vallée sacrée, Machu Pichu 5j. Etre sur Cusco le 24 juin, passer par Chinchero un jour de marché. · Isla del Sol 1.5j · La Paz 2.5j · Sucre, Tarabuco 1.5j. Etre à Tarabuco le Dimanche. · Potosi 1.5j · Uyuni 3j · Arequipa 2j · Lima , histoire d’être safe pour l’avion 2j Dommage de manquer, mais si obligé… · Canyon Colca 2j · Nazca 0.5j Zappable : retard itinéraire, gain de temps, envie de rester à un endroit, imprévu 😛... · Puno, Iles flottantes 0.5j · San Pedro de Atacama 1j · Arica 0.5j · Ica, Paracas 1.5j

Cacarte du voyage :



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PS désolé je n'arrive pas à virer la pub !

Merci de m'avoir lu et d'avance pour vos conseils !
Voyage Pérou-Bolivie en trois semaines English translation pending
by Balive · 2010-03-14 · 15 replies
Bonjour à tous!

Nous partons pour un voyage de 3 semaines (donc environ 19-20 jours) en sac à dos en Perou et Bolivie au mois de novembre prochain (il me semble que ce n'est pas la meilleure saison mais nous n'avons pas le choix). J'ai déjà scruter pas mal le forum mais quelques questions subsistent...

Nous arriverons à Lima: Nous pensons passer la première nuit là-bas juste pour se remettre du décalage horaire et y passer notre dernier jour.

Voilà déjà les endroits que nous n'aimerions pas louper: Perou: Lac Titicaca: louer un bateau à Puno, se rendre sur l'île de Taquille et y passer une nuit chez l'habitant Macchu Pichu: Chemin des Incas 4 jours de trek Amazonie (Puerto Maldonado)

Bolivie: Salar d'Uyuni et Sud du Lipez: séjour 4x4 de 4-5 jours

Ensuite, si on a le temps Arequipa, Canyon de Colca et Copacabana.

Je souhaiterais avoir une opinion:

meilleur plan de voyage combinant ces endroits? par ou serait-il plus pratique de commencer notre séjour? A-t-on le temps de tout faire? y a-t-il des visites primordiales à faire en dehors de ce que j'ai déjà cité? est-il mieux de prévoir un guide dans certain endroits ou peut-on s'organiser pour y aller seul? les tarifs et durée des trajets en bus? agences pour les trek? Hébergement?

De plus, étant donné que c'est la première fois que je pars en vacances à sac à dos, je souhaiterais avoir quelques conseils afin de préparer au mieux mon sac??

Merci d'avance pour vos réponses. Crystel
Location de voiture pour un mois afin de visiter le nord du Chili? English translation pending
by Matrig · 2010-03-12 · 9 replies
Bonjour à tous !

Dans le cadre d'un voyage de 5 semaines dans le nord du Chili au mois de mai, nous souhaiterions (nous sommes 2) louer une voiture pour profiter au maximum de cette partie de ce beau pays ! 🙂

Nous étant renseigné sur les tarifs, on trouve en premier lieu du Hertz à ~1150€ pour de la compacte 5 places ou du Sixt pour la même catégorie à ~800€. On trouve également de l'éconorent (compagnie chilienne recommandée dans un ancien topic de ce forum) mais à du 1500€ même véhicule. 🏴‍☠️

Dans un premier temps, pensez-vous qu'il est possible de parcourir l'essentiel de cette région avec ce type de voiture ? Nous savons que les geysers nécessitent un 4x4 ou 4x2 mais il semble aux dires d'autres voyageurs qu'il s'agit du seul endroit, quelqu'un pour confirmer ça ?

Autre point, l'agence SIXT semble proposer des tarifs ultra intéressants, qu'est ce que ça cache ? Il semble qu'ils soient leader du segment location cheap mais les avis ne sont pas toujours positifs, en tous cas dans les pays européens. Avez-vous des retours sur le loueur au niveau local ?

Dernières questions, faut-il s'attendre à des frais d'autoroute, franchissement de frontière (argentine ou bolivie), parking, etc. ? et le camping sauvage, du moins pionçage dans voiture est-il envisageable ? 😎

Merci d'avance pour toute lecture et surtout pour toute réponse !
Pérou-Bolivie-Nord Chili: louer une voiture et passer les frontières, logements...? English translation pending
by Carbang7 · 2010-02-22 · 23 replies
Je voulais savoir si c'était possible de louer une voiture pour un mois et passer les frontières entre les 3 pays. On part en juin/juillet avec notre fille de 9 ans. Le circuit est purement culturel, donc grands sites archéos et parcs nationaux. Comment ça se passe pour les logements ? Est-ce qu'il vaut mieux réserver à l'avance ? On aimerait pouvoir gérer toute la logistique avant de partir et éviter ce genre de problème sur place. Si y en a qui ont des tuyaux question logement dans les villages ou autre ce serait sympa. Et puis peut-être les trucs à éviter ! Merci
Conseils pour visiter le nord de l'Argentine? English translation pending
by Plapla · 2009-12-28 · 6 replies
Bonjour Je suis actuellement a Buenos Aires et apres le nouvel l'an je voudrais partir visiter le nord de l'argentine pour quelques semaines Iguazu, les alentours de Salta, puis descendre sur Mendoza et ensuite Cordoba ou faire ca dans l'autre sens (je ne sais pas quel est le meilleur choix)... Si vous avez des conseils a me donner sur les choses a faire et celles a ne pas faire...

Et si quelqu'un est interesse pour se joindre a moi j'ai 24 ans aime l'aventure et rencontrer des gens...

Merci d'avance

Charly
Itinéraire pour deux mois en Amérique du Sud? English translation pending
by Ludyvin · 2009-11-26 · 20 replies
Bonjour à tous. l'année prochaine, je prévois de voyager 2 mois entre Argentine, Chili, Péru, Bolivie, mi-sept à mi-novemb.re Je ne sais pas encore le tracé exact, ms avez-vous des propositions de trip et quels sont les moyens de locomotions les plus pratiques.. ??? Le coût de la vie est-elle élevée ou non -'?

merci de vos réponses précieuses.

ludyvin
De tous vos voyages, quelle est la "chose" la plus importante que vous ayez ramenée? English translation pending
by GilesB · 2009-10-22 · 100 replies
Bonjour,

On voyage, on découvre et on revient (pas tout le monde)... je crois que certains d'entre nous reviennent avec un petit "plus" de leurs voyages.

Pour mon tout premier voyage sans mes parents, je suis parti à 18 ans en Ardèche. Ce n'était pas très loin (quoique en auto stop...) mais c'était mon premier voyage. C'était en 1987 et je m'en rappelle encore.

Ensuite, je suis parti de nombreuses fois un peu partout dans le monde et j'en ai ramené des souvenirs, des échanges, une façon de voir le monde, ... mais finalement c'est ce petit séjour en Ardèche qui a le plus compté car j'en suis revenu avec l'amour de ma vie, ma femme rencontrée au bal du 14 juillet.

Et vous ? Quelle est la chose, le sentiment, la personne, ... la plus importante que vous ayez emportés avec vous ?
Partir deux mois à pied au Chili avec ma tente? (janvier-février 2010) English translation pending
by Feric · 2009-07-30 · 20 replies
Bonjour à tous,

Je me suis enfin décidé à m'inscrire sur ce forum qui est une mine d'information pour tout ceux qui veulent partir en voyage.

Je projette de partir en Janvier et Février 2010 au Chili afin de faire la traversé du Nord au Sud. Ces deux mois devraient me donner le temps de le prendre :) et de voir tout ce qui m'intéresse.

Aujourd'hui, je n'arrive pas à trancher pour savoir si je dois emmener ma tente (et ce qui l'accompagne) avec moi.

J'aimerais avoir votre avis sur ces deux points précis : - Pourrais-je toujours trouver un endroit ou dormir (hotel, chez l'habitant...) du Nord au Sud sans trop galérer en commençant à chercher le jour même ? - Est-ce que le fait de ne pas prendre sa tente m'interdira de visiter certains lieux ? je pense notament aux Parcs Nationaux ou autre endroit qui ne possède pas d'hôtel et qui nécessite plus d'une journée d'accès.

Je n'ai pas l'intention de gravir des sommets, je veux juste monter en altitude. Ce voyage sera également le premier avec sac à dos, je ne sais pas encore comment je vais réagir à la fatigue...

Merci pour votre éclairage !
Sac de couchage en Bolivie... English translation pending
by Pocahontas1 · 2009-03-30 · 41 replies
bonjour à tous..

dans un mois à cette heure ci je serai à La Paz.. youpiii.. le programme est gantillement établi et je me pose la question d'emmener avec nous oui ou non, nos sacs de couchage.

on prévoit de dormir en hostal mentionnés dans le routard et LP (La Paz / potosi/ Tupiza), de faire un trip de 5 jours dans la sud lipez + salar d'uyuni avec une ascension, de faire un trip de 3 jours vers les Yungas (Takesi ou Choro)

alors est ce qu'on peut louer les sacs de couchage pour les 5 jours de sud lipez et pour les Yungas, et est ce que les sacs à viande suffisent pour les hostals ? (je suppose que les hostals mettent à disposition des couvertures..)

merci pour votre aide !! A ploutche Pocahontas
Équateur-Pérou-Bolivie à vélo: tente ou pas? English translation pending
by Luclyon · 2008-07-31 · 15 replies
Bonjour,

je commence à rêvasser doucement à un voyage à vélo en Amérique Latine

Peut on faire ce type de voyage en cyclo-hotel ou faut il prévoir la tente impérativement (cyclo camping) ???? Ce n'ai pas une question de budget car je sais que dans ces pays les logements sont peu chères pour nous, mais un problème de distance et de "densité" d'hotel.

Idem pour la "cuisine" .... Faut il emmener la popote ou trouve-t-on partout des petits resto de petites gargottes pour manger (le casse croute, c'est la station service du cyclo😉, je ne suis pas bourin mais si je n'ai pas mon picotin je ne vaut plus rien)

J'ai une préférence pour le cyclo-hotel, .... surtout dans les cotes 😛 Mais, dans tous les blogs que j'ai survolé (je débute mes recherche) c'est cyclo-camping .... et avec des vétements chauds (et des chaussures de rando???)

Merci, de vos retours d'expériences

Luc
Visa pour le Chili en partant d'Uyuni? English translation pending
by Boliviafan · 2008-07-29 · 25 replies
Bonjours aux globes-trotters de passage 😏

Quel est le meilleur moyen d'obtenir un visa pour le Chili (San Pedro) en partant d'UYUNI ? Taxes, délais, où prendre, etc ...

Qq'1 l'a-t-il fait ?

Un Gd merci Bye !
Un mois dans la région de Salta en Argentine English translation pending
by Gypaete · 2008-04-10 · 16 replies
Bonjour a tous, Nous allons passer 1 bon mois dans la region de Salta. Si vous connaissez de beaux lieux a decouvrir )nous aimons marcher). Des bons endroits pour loger. Tout nous interesse. Si vous connaissez une ou des personnes dans ce coin pour un echange linguistique, interesse aussi. Une personne qui a besoin d`un coup de main en agriculture, education... ou autre. Interesse aussi. Merci d`avance...
Itinéraire Pérou-Bolivie-Chili en trente jours English translation pending
by Elsaszebu · 2008-02-17 · 13 replies
Bonjour,

Ca y est, depuis 10 ans je revais de faire ce voyage, cette année est enfin la bonne! Nous programmons de faire une partie de ces 3 pays en 30 jours, mais des milliers de questions me viennent à l'esprit! On a les billets d'avion depuis fin novembre, et grace aux lonely, GR et à ce forum, on a réussi à se faire un itinéraire alléchant. Mais, mais, que de doute sur sa faisabilité. Tout d'abord, j'aimerais savoir ce que vous pensez de notre itinéraire: (10 juillet - 8 aout)

Jour 1: Vol Paris-Lima Jour 2: Vol Lima - Puerto Maldonado Jour 3: Puerto Maldonado Jour 4: matin: Vol Puerto Maldonado - Cusco. Jour 5: Cusco + environs. Jour 6: Cusco-Pisaq-Nuit à Urubamba Jour 7: Salines de Maras et Moray - Nuit à Ollantaytambo Jour 8: Matin visite des ruines d'Ollantaytambo - Train pour Aguas Calientes. Jour 9: Marche très tot le matin jusqu'au Machu Picchu. Retour sur Cusco en fin d'après-midi. Jour 10: Cusco - Puno en bus. Nuit à Puno. Jour 11: Bateaux pour les Uros, puis nuit sur l'ile de Taquile. Jour 12: Bus et nuit pour Copacabana. Jour 13: Bus Copacabana - Desaguadero - Visite de Tihuanaco - La Paz. Jour 14: La Paz. Jour 15: Vol La Paz-Sucre et visite de la ville. Jour 16: Bus pour Potosi. Jour 17: Potosi Jour 18: Potosi-Uyuni Jour 19: Avec une Agence: Salar Jour 20: Laguna Colorada Jour 21: Laguna Verde Jour 22: Ascension du Licancabur Jour 23: San Pedro de Atacama Jour 24: Geyser d'El Tatio - Vallée de la lune et de la mort. Jour 25: Salar d'Atacama - Toconao Jour 26: Laguna Miniques - Miscanti Jour 27: Bus San Pedro de Atacama - Calama. Visite de la mine de Chuquicamata- Vol Calama-Santiago. Jour 28:Santiago Jour 29:Vol Santiago-Paris Jour 30:Vol Madrid-Paris

Je sais, il est speed, mais on veut forcément en voir un maximum!

Quelque-unes de mes interrogations:

Est ce qu'il y a des points bloquants? Dois-je prendre un jour de sécurité en arrivant à Lima? (j'arrive à 20h30, et j'ai un vol pour Puerto Maldonado le lendemain à 09H00) Qu'est ce que je dois réserver à l'avance? Salar et Sud Lipez? Train pour Aguas Calientes? Vol La Paz-Sucre? Autour du lac Titicaca: est ce possible de venir de Copacabana et d'aller vers Desaguadero ? En une journée est possible de partir de Copacabana, de visiter Tihuanaco et d'arriver à La Paz? A San Pedro de Atacama: les agences proposent en 1 journée le salar d'atacama et la laguna Miscanti et miniques. J'ai lu quelque part que ça faisait bcp en 1 journée?? Quelle somme d'argent emmener?? Que faire des lourds sac à dos durant la journée, lorsqu'on visite? Y a t'il des consignes où on peut les laisser?

Je sais, c'est énormément de questions, mais si je pouvais avoir quelques réponse pour me rassurer. C'est le premier voyage que l'on fait de cette manière, en organisant tout nous meme. On a déjà se sentiment de liberté ! Mais aussi le ptit stress qui va avec. Merci d'avance pour les réponses.
Visite du Sud-Lipez et de la région d'Uyuni (Bolivie)) English translation pending
by CaroleC · 2008-02-11 · 23 replies
Bonjour,

Nous voulons visiter le Sud-Lipez et la région d'Uyuni début juillet 2008 avant de rebasculer sur le Chili. Nous aurions deux questions : Question 1 : arrivant d'Argentine, nous pensons dans un premier temps rejoindre Tupiza, et de là, voudrions partir pour un tour de 9 jours dans le Sud-Lipez et le salar d'Uyuni. Le hic, c'est pour rallier ensuite Uyuni à Calama en une journée (ou une nuit, peu importe). En dehors de la formule "train" qui a l'air d'être particulièrement éprouvante, est-ce qu'il existe bien des bus qui font le trajet en 14h ou 16h environ? Et surtout, quand partent-ils d'Uyuni (que l'on puisse caler notre circuit en fonction)?? Le Guide du routard indique qu'il y aurait des départs le lundi et le jeudi à 3h30, le Lonely Planet que ce serait le lundi et le mardi à 4h, et les sites internet en lien avec SPA, que ce serait le mercredi et le dimanche à 4h.... Je ne sais plus qui croire... Quelqu'un connaîtrait-il les jours de départ pour en avoir expérimentés? Sinon, est-ce à votre avis envisageable de trouver une agence qui redescend directement sur SPA en une journée, et qui puisse prendre 2 personnes? (Notre objectif, c'est de rejoindre Calama mais on peut faire le détour par SPA, ce n'est pas si loin). Question 2 : nous cherchons éventuellement à compléter notre 4*4 pour le circuit Sud-Lipez + région d'Uyuni. Nous sommes pour l'heure 2, un couple (homme 35 ans, femme 29 ans), jeune et sympathique (forcément ). Nous sommes en train de voir avec des agences pour organiser le circuit suivant (des modifications sont encore possibles, en fonction des propositions des agences; pour l'heure, on nous en a fait une qui colle assez avec ce programme, mais nous essayons de voir pour ajouter les ascensions, auxquelles nous tenons; notez que si vous êtes intéressés pour nous rejoindre mais que vous ne voulez pas monter à l'Uturunco et au Licancabur, il y a apparemment matière à faire de belles ballades vers Quetena et près de la Laguna Bianca) :

J1 : Tupiza - San Antonio de Lipez Montée sur l’altiplano, traversée du Sillar et des villages de San Vicente puis de San Pablo deLipez. NuitSan Antonio de Lipez. J2 : San Antonio de Lipez - Laguna Céleste – Quetena Formation géologique du « Torreón », puis Lagune Morejón. Autres lagunes ? Puis Laguna Céleste. Nuit à Quetena. J3 : Quetena – Ascension de l’Uturunco (6008m) – Quetena Trajet en 4*4 sur l’ancienne piste minière, puis ascension de l’Uturunco. Retour ensuite à Quetena. J4 : Quetena- Laguna Verde Réserve Eduardo Avaroa. Bain aux Aguas Termales. Passage par le salar de Challviri. Laguna Bianca et Laguna Verde. J5 : Laguna Verde/Bianca - Licancabur (5960m)- Laguna Verde/Bianca Ascension du Licancabur. Retour pour la nuit à la Laguna Verde/Bianca (refuge). J6 : Laguna Verde – Laguna Colorada Désert des « Tartares ». Bains aux thermes de la laguna Salada ; Désert de Dali. Geyser Sol de Mañana. Arrivée en fin d’après-midi à la Laguna Colorada. Nuit à la Laguna Colorada. J7 : Laguna Colorada - San Juan Désert de Siloli. « Route des joyaux » (lagunas Ramaditas, Honda, Ch’arkota, Hedionda, Cañapa). Arbre de Pierre. Passage au pied du volcan Ollagüe. Passage par le salar de Chiguana. Arrivée en fin de journée à San Juan. J8 : San Juan - Salar – Isla de Pescado (plutôt qu’Inkawasi) - Jirira ou Tahua J9 : Ascension partielle du Volcan Tunupa (4700m) – Colchani - Uyuni Retour en milieu d’apm ? (Temps pour formalités de sortie du pays + réservation bus Uyuni-Calama si pas pu la faire avant (il y a des chances))

Date de départ envisagé : nous arrivons en Argentine le 24 juin; le temps de nous acclimater à l'altitude, nous partirions pour ce tour fin juin (le 28, le 29, le 30?) ou début juillet (le 1er ou le 2 ?), en fonction des retours possibles depuis Uyuni. Nous serions ravis de prendre contact avec vous si ce projet vous intéresse!

Merci par avance pour vos réponses à toutes ces questions! Carole.
Itinéraire pour un tour du monde English translation pending
by Sacoche · 2008-01-21 · 26 replies
Bonjour, Tout nouveau parmi vous et en debut de préparation d'un TDM, nous en sommes au choix de l'itinéraire. Le départ est prévu pour novembre 2008 (date non modifiable en raison du boulot). Nous avons établi 2 scénarios, et n'arrivons pas à nous décider:

N°1 Novembre-decembre: inde (2mois) Debut janvier: birmanie (3 semaines) Mi-janvier à mi fevrier: Thaïlande (4s) Mi-fevrier- debut mars: cambodge-delta mekong (3 s) Mars:philippines (4s) Avril-mai: indonésie (8s) Sydney: 1 s Juin: pérou (4s) Juillet: bolivie (4s) debut aout: chilli nord (2s) Mi aout-mi septembre: Argentine Nord + Buenos Aires + valdes (4s) Fin septembre: Rio de janneiro (15j visite + repos plage avant retour) Retour debut octobre: total 11 mois

N°2 Novembre: Argentine (4s) Décembre: Argentine/chilli: pointe sud et patagonie (4s) Debut janvier: chilli Nord (2s) mi janvier à mi mars: inde (8s) Mi-mars à mi juillet: même trip en asie du SE mais sans la thaïlande Mi juillet à fin aout: australie nord et est jusqu'à sydney Retour debut octobre: total 10 mois

En fait, on arrive surtout pas à se decider entre Pérou-Bolivie et Nord du chilli/argentine versus Sud du Chilli/argentine. C'est bien sur question de choix perso mais nous ne connaissons pas du tout l'Am du Sud. Vous qui êtes plus expérimentés que nous, avez certainement un avis... Sinon, la thaïlande est-elle indispensable?

De plus, il y a, je pense des étapes pas pratiques comme le passage chilli-inde du scénario 2: pas de vol direct, escale à New York....

Question annexe: quelqu'un sait-il si c'est facile de se procurer un visa pour la Birmanie à partir de l'Inde? Si oui, quel delai? Quel prix?

Merci beaucoup pour votre aide. Sacoche et besace
Trois à quatre semaines en Bolivie: vol, visites, trek, ascension d'un volcan English translation pending
by Joesic · 2007-11-22 · 5 replies
bonjour,

Nous sommes 2 à vouloir partir en Bolivie 3-4 semaines en septembre 2008 . pour faire untrek . à la rencontre des villages et des sites à voir tel que le Sud du Lipez, le Salar d'Uyuni, si posible faire l'ascension d'un volcan acessible à 6000m .

je commence à monter qq infos mais je bute car je n'ai pas assez d'adresses d'agence locales, pour le moment je n'ai contacté que Terre andina

pour les billets d'avions quelle compagnie choisir ? Comment sont les boliviens, le contact est-il facile . Mon handicap est que je ne parle que l'italien et l'anglais . ; faut-il vraiment prendre un guide français ou y a t-il moyen de comuniquer?

Je remercie les personnes qui pourront éclairer ma lanterne bien brumeuse à ce jour .
Argentine-Chili-Bolivie en photos (partie 1) English translation pending
by Mlefevre · 2007-07-26 · 15 replies
Pour voir le carnet avec les images en grand format, cliquez ici : si belle la terre Voici tel quel le carnet de notre voyage en Argentine-Chili-Bolivie, réalisé durant le mois de Juillet 2007. Il a été écrit au jour le jour et comporte donc quelques longueurs d’autant que j’ai essayé d’y mettre un maximum de détails pratiques qui pourraient êtres utiles pour de futurs voyageurs.

Comme d’habitude, nous avons voyagé en famille avec nos enfants maintenant âgés de 11, 12 et 14 ans.

Nous avons choisi de louer un camping-car pour être le plus indépendants possible, pour pouvoir improviser au fur et à mesure, dormir dans des coins perdus, le tout avec un minimum de confort. Le camping-car a été loué à Buenos Aires auprès de Andean Motorhome. J’avais contacté une autre compagnie qui louerait théoriquement des camping-cars au départ de Salta (Gaibu) mais ils ne m’ont jamais répondu. Au cours de notre voyage nous avons rencontré 10 ou 15 camping-cars dont deux de la compagnie gibertcar.com ou qq chose comme ça (un indice éventuel pour ceux qui seraient tentés) Nous avons consommé entre 10 et 14 l/100 km et le gasoil était à environ 0, 45 euro/l.

Le fait de partir de BSAS implique de sacrifier au moins 2 grandes journées pour se rapprocher de la Cordillière. A cause de l’hiver austral nous avons choisi de visiter le Nord Ouest Argentin et de faire une petite incursion au Chili à San Pedro de Atacama pour visiter les environs. Deux jours en Bolivie ont été planifiés à l’avance pour faire un tour dans le Sud Lipez. Le plan idéal était d’emprunter le Paso San Francisco pour filer au Chili, puis de remonter la côte Pacifique jusqu’à Antofagasta et de bifurquer vers San Pedro DA.

La carte générale du parcours :



Détail sur le Nord Ouest Argentin :



Voici le récit :

J1 Vendredi 29/06 : On quitte Nancy à midi juste après l’école. 4h de route jusqu’à Paris. On arrive à l’aéroport alors que l’enregistrement a déjà commencé. L’avion décolle finalement avec 1h40 de retard. On avait théoriquement 1h50 pour changer d’avion à Madrid. L’hôtesse d’Air Comet pense que c’est cuit. Finalement après une course éperdue dans la grande longueur du Terminal 1 à Madrid, on arrive à temps. J’ai du mal à me remettre de ce footing sac au dos, à tel point que j’en ai envie de vomir. Ca m’énerve d’autant plus que finalement l’avion pour BSAS a attendu tranquillement que tout le monde arrive (une trentaine de passagers) On décolle vers 23h avec une heure de retard. Vol sans histoire, grâce au Stilnox, je dors 6h d’affilée. L’exercice physique a du bon ! La famille est éparpillée dans tout l’avion : Fred à l’avant, Caroline et Arnaud au milieu et Marion et moi à l’arrière. 11H de vol à peu près…

J2 Samedi 30/06 : Arrivée à 5h30 à BSAS, nos bagages sont là, miracle ! Le loueur de camping-car nous emmène à l’« office » situé au N de BSAS (l’aéroport d’Ezeiza est au Sud-ouest) : Une demi-heure de route fluide (ce n’est pas toujours le cas…). Prise en main du camping car. Je râle parce que la 2ème roue de secours que j’avais demandée est complètement usée. Bon, les autres pneus ont l’air bien. Cristian et son frère nous guident jusqu’au supermarché pour faire le ravitaillement. Fred y va avec les enfants pendant que je range les affaires dans le camping-car. Fred ne réussit qu’à retirer 400 pesos. Vers 11h45, tout est rangé, on peut y aller. Le voyant du liquide de refroidissement qui s’allumait de façon « normale » selon Cristian s’est éteint une fois que Fred a remis de l’eau distillée…. Le soleil brille sur Buenos Aires. La nuit a été claire. Le thermomètre à l’aéroport indiquait -2°C.

Départ : 108687 km Le soleil s’est levé vers 7h30 et tout de suite la température est plus agréable. On traverse d’abord sur qq km une zone de marais qui correspond au fond de l’estuaire du Rio de la Plata. Il y a pas mal d’oiseaux, pas de mouettes ni de goélands mais plein d’aigrettes. Les gens vendent le produit de leur pêche de long de la route, à l’ombre de parasols. L’Argentine a un aspect un peu décati : par ex des infrastructures routières de niveau européen sur lesquelles circulent des guimbardes des années 80, usées jusqu’à la corde, voisinant avec qq 4X4 rutilants. On arrive ensuite dans la vaste plaine du centre de l’Argentine : c’est plat, tellement plat qu’on a envie de se mettre sur la pointe des pieds pour voir ce qu’il y a là-bas, derrière cet horizon qui parait trop proche.

Finalement on se retrouve dans un brouillard digne du mois de novembre en Lorraine : peu épais mais bien tristounet. Pas grave, c’est de toute façon une journée sacrifiée puisqu’il nous faut rouler vers la Cordillère qui est bien loin à environ 1500 km. Le soleil réapparaît à 500 km de BSAS, mais c’est toujours aussi plat. Une affiche nous fait relativiser les distances : de la pub pour un café à Cordoba, placée sur le bord de la route, …. 310 km avant Cordoba. Les kilomètres s’accumulent rapidement.

Je me traite d’incorrigible anxieuse quand je regarde la jauge à essence et constate avec satisfaction qu’il reste ¼ du réservoir. Deux minutes, plus tard, c’est la panne sèche !!!! S… de jauge. Merci au loueur de ne pas nous avoir prévenu. Nous nous arrêtons sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute 60 km avant Cordoba alors que le soleil vient juste de se coucher… Bonne poussée d’adrénaline. Vite, faire du stop avant que la nuit tombe tout à fait. Passeport, argent, bidon (d’eau) qu’heureusement nous avons emporté. 1 mn plus tard, un argentin de choc s’arrête. En une heure chronomètre en main, il tente de siphonner son réservoir -sans succès-, démonte l’arrivée de gazoil sur son moteur - échec-, et finalement emmène Fred chercher du gasoil, et enfin purge l’air dans le circuit en bidouillant les injecteurs. Mac Guyver avec une bonne tête de Maradona dans ses vertes années.

On décide de passer Cordoba et on s’arrête 40 km plus loin sur un chemin agricole. Ouf ! Alors qu’on dort profondément, des policiers viennent nous demander nos papiers à 1h du mat ! Arnaud n’a rien entendu…

J3 Dimanche 1er juillet: 109480 km On se réveille dans un brouillard à couper au couteau. Le soleil se charge bien vite de le dissiper. 100 km après Cordoba, (soit à 800 km de BSAS !) 1er relief, modeste mais bien réel. Un peu plus loin, nous longeons les Salinas Grandes (il y a d'autres Salinas Grandes, plus petites, entre Purmamarca et Susques, bien plus au nord, où nous passerons plus tard), partiellement en eau, c’est magnifique. On ne distingue même pas l'horizon.



Nous trouvons une piste qui y mène et nous risquons à rouler sur le sel.



Des traces de flamands roses sont gravées à la surface, par milliers. A 1200 km de BSAS nous entamons l’ascension de la Quebrada de la Cebila, franchissons notre premier col, pas bien haut (1000m) mais magnifique au sein de ces montagnes généreusement saupoudrées de cardones monumentaux.



Impossible de s’y promener, tout pique de partout !



Nous traversons une vaste plaine aride entourée de quebradas, (malheureusement le temps est un peu couvert). Plus loin, le soleil revient.



Un petit félin ressemblant à un ocelot traverse la route. Un peu plus loin, un petit renard ressemblant à un fennec. Finalement nous arrivons à Tinogasta où nous faisons le plein de gasoil en prévision de la traversée de la Cordillère.

Les rares villages traversés ont l’air assez pauvres : on croise des gens à pied ou à vélo loin de tout, les gens font leur bois en récoltant de vieilles traverses de chemin de fer. La poussière orange règne en maître. Les maisons sont très petites, presque sans fenêtre. En comparaison les cimetières paraissent luxueux, les caveaux sont à peine plus petits que les maisons (mais faut dire que c’est pour l’éternité, alors !)



Il y a peu de cultures (le climat est très sec et aride), un peu d’élevage : on a traversé un village où pendouillaient aux arbres de petites chèvres dépecées à vendre. Un peu plus loin, ce sont des ballons de toutes sortes qui sont proposés aux passants, chacun sa spécialité… La petite église de Fiambala est adorable, joliment décorée de colombes découpées soigneusement dans du papier blanc, toute pimpante.





On complète une ultime fois le réservoir de gazoil, puisqu’il y a de l’essence dans ce village.



Ensuite nous commençons la longue montée vers le Paso de San Francisco qui mène au Chili par la route 60.



Mon idée était de passer la nuit à Chaschuil, à environ 3000m d’altitude, pour nous acclimater, mais la nuit tombe et les paysages sont si beaux que nous préférons nous arrêter pour les déguster demain sous le soleil (enfin nous l’espérons car la météo consultée avant de partir prévoyait un temps nuageux pour demain)

Nous longeons le rio Chaschuil dans un décor de far west. Soudain le soleil passe sous les nuages et c’est l’embrasement, superbe. La rivière prend une couleur rouge sang!



Nous trouvons un coin pour la nuit au bord de la rivière à seulement 2000 m d’altitude.

J4 Lundi 2 juillet : 110163 km 7h30, 12°C dans le camping car au réveil sans chauffage, -5°C dehors mais c’est un froid sec. J’aurais dit sans mesurer qu’il ne gelait pas. La nuit a été claire et tranquille, y’a plus qu’à attendre que le soleil se lève vers 8h00 seulement (il se couche à 18h30)



La montagne qu'on voit à droite n'est pas dans l'ombre. Elle est d'un noir d'encre, même en plein soleil levant!

Nous continuons la montée vers le Paso San Francisco.



On ne voit absolument personne. La route est en parfait état.

On croise qq centaines de vigognes, très vives et malignes : elles nous repèrent avant même qu’on les ai vues (faut dire qu’elles sont couleur herbe d’hiver), on les repère en fait à leur déplacement. Elles ont le chic pour toujours montrer leur postérieur et partir vers le soleil, si bien qu’elles sont souvent à contre-jour pour les photos.

On fait un arrêt dans la vallée de Chaschuil à 3000 m (là où on voulait initialement dormir), pour escalader une dune et la descendre à toute vitesse. Chaschuil n'est pas un village mais simplement une ferme perdue.



J’arrive à approcher un faucon pas craintif du tout.



Ensuite on se balade dans un enchevêtrement de flaques et d’herbes, pleines d’oiseaux, principalement des oies et des canards.





Gros plan sur les sels minéraux :



On continue ensuite la route, dans un décor d’altiplano multicolore, avec plein de vigognes et des ânes qui paraissent sauvages, impossible de les approcher.





Finalement on arrive au poste de douane de Las Grutas et là, déception, le douanier nous annonce que le col (le paso San Francisco) est fermé. Il a neigé la veille 30 ou 40 cm sur le versant chilien, exposé aux dépressions pacifiques.

Il nous autorise à aller passer la nuit près des thermes, 3 km plus loin, après avoir hésité en nous prévenant que les nuits étaient très froides à 4000 m. Il y a une chance que le col soit ouvert demain.

On distingue à droite la petite cabane des thermes.

La rivière est chaude!



Oui, pas de doute :



Le déjeuner à peine terminé, les enfants se précipitent dans les thermes, très rudimentaires : mais l’eau est à 35°C et c’est un vrai régal.

*

Je choisis de me baigner d’abord dans la rivière à 32°C dans un décor de rêve avec en toile de fond des volcans à 6000m. Il n’y a pas un souffle de vent et à 4000 m en plein hiver et au soleil, l’air est très doux. Impossible de faire sortir les enfants de l’eau, ils vont y passer l’après-midi tandis que nous partons avec Fred faire une petite balade sur l’altiplano.



Nous partons les mains dans les poches et le regrettons bien vite.



Marcher à 4000m dans cet air très sec donne soif, très soif. Nous marchons jusqu’à une lagune pleine d’oiseaux et décidons de revenir en longeant la rivière qui vient de la source chaude.



Ces algues vert fluo sont la conséquence de la source chaude.

En fait nous cheminons à travers un labyrinthe de glace, de sel et d’eau qui chauffée par la source, résiste au froid et court gaiement entre les touffes d’herbe jaunies par l’hiver.



Bref, nous arrivons bien crevés après 10 km en 2h30. J’ai un mal de crâne terrible (altitude probablement mais aussi certainement luminosité extrême associée à un bon petit vent dans le nez au retour) alors que le reste de la famille est simplement fatigué. Tout le monde s’effondre sur les couchettes du camping car. Nous payons cher le fait d’avoir passé la nuit précédente à seulement 2000 m et non 3000 comme prévu. Fred vide l’appareil photo sur le portable et constate avec horreur qu’il y a plein de poussières : elles ont du se mettre sur le capteur alors qu’on alternait grand-angle (paysages) et télé-objectif (vigognes trouillardes) pendant la montée vers le col. Enfer et damnation !! Pour ce soir, les enfants commandent des spaghettis carbonara, l’eau ça creuse ! Pas facile de faire cuire des pâtes à 4000 m (au bout de 15 mn au lieu de 4 elles sont juste cuites !)



La nuit s’annonce fraîche à cette altitude et en effet le lendemain à 8h00, il fait 4°C dans le camping-car (sans chauffage) et -10°C dehors.

J5 Mardi 3 juillet 110328 km Grand beau temps ce matin :



Il y a eu du vent toute la nuit et je crains qu’il n’ait formé des congères sur le versant chilien enneigé et en effet quand nous posons la question aux douaniers ils nous confirment que le col ne peut pas ouvrir. Drôle de vie que celle de ces qq hommes qui vivent à 200 km du premier (petit) village, se chauffent au feu de bois à 4000 m en plein hiver et fabriquent leur électricité avec un groupe électrogène….

Après avoir passé une bonne heure à essayer de nettoyer le capteur de l’appareil photo -sans succès-nous redescendons vers Fiambala. Nous retraversons le paysage de western qui nous avait enthousiasmé à la montée et ne résistons pas à l’envie d’y faire une petite balade. Nous voilà partis les mains dans les poches pour faire qq photos au bord de la route.



Nous découvrons l’entrée de ce qui s’avèrera être un canyon interminable dont nous ne verrons jamais la fin, contraints de faire demi-tour, faute d’eau, de chapeau (il fait très chaud entre les parois du canyon, le seul animal rencontré aura été une drôle de mouche, c’est hyper-aride, il y a très peu de végétation)….



Des vrais touristes quoi. On se promet dorénavant de toujours prendre de l’eau même pour la moindre petite balade On s’arrête un peu plus loin pour déjeuner, se laver, et encore nettoyer le capteur ( !grrr !) profitant d’une chaleur bienfaitrice (27°C à l’ombre) Finalement Fred se rend compte qu’il a changé les préréglages des modes AV et TV et en les remodifiant les poussières résiduelles deviennent moins visibles, ouf ! Sur la route, belle église en adobe :



Nous faisons le plein à Tinogasta, d’eau et de gasoil et vérifions la pression des pneus qui depuis le départ me paraissaient bien mous. Ce n’est pas du luxe, un des pneus des roues jumelées arrières n’a même plus de pression du tout, espérons qu’il n’est pas crevé… On achète des mandarines 2 pesos pour 2 kg soit 0, 25 euro/kg. Fred retire 2X350 pesos (avec 2 cartes). Impossible d’aller directement sur Belen, la piste n’est pas carrossable, il faut faire un détour de 90 km par le sud.

Des nuages lenticulaires s’animent d’irisations avec le soleil couchant : surprenant et surtout magnifique.

Garanti sans colorant :



Le filtre polarisant accentue encore le phénomène.

A Belen, nous faisons un ravitaillement (les magasins ouvrent après la sieste de 17h30 à 21h30). Nous décidons de continuer un peu vers Hualfin mais la route se transforme bien vite en tôle ondulée et on s’arrête pour la nuit sur la place d’un petit village près de l’église. (1645 m)

J6 Mercredi 04/07 : 110763 km Horrible piste jusqu’à Hualfin et même un peu au-delà. On retrouve ensuite avec plaisir le goudron. Route quelconque jusqu’aux ruines de Quilmes (après Amaicha del Valle) : nous prenons en stop 5 passagers dont 2 Français pour les derniers km jusqu’aux ruines (entrée 5 pesos/pers, gratuit pour les enfants)







Vue du haut des ruines :



Non, les enfants n'ont pas de rouge à lèvre mais les lèvres un peu à vif à cause du froid et de la sécheresse!



Après le déjeuner, nous grimpons au-dessus des ruines (XIème siècle) et en faisons le tour (2h en tout environ), site agréable mais ce sont surtout les lamas placés tout exprès pour les touristes qui ont amusé les enfants.

Nous continuons vers le camping Divisadero (piste de 6 km qui part à G juste à l’entrée de Cafayate en venant du sud) : de cet endroit part une très belle balade le long du rio Colorado dans un canyon très vert et encaissé (attention, qq passages d’escalade facile et amusante) : les cascatas du Rio Colorado.



Il y a 4 cascades mais la nuit va tomber bientôt et nous nous contentons de la première (2h A/R), balade à faire le matin quand le soleil inonde le canyon voire en milieu de journée.



Barbara, une sympathique petite chienne, nous a accompagnés tout au long du sentier.



Elle a bien mérité sa part du goûter (la maline) ! En reprenant la piste au retour sur la G à environ 1 ou 2 km une pancarte indique la Cueva del Suri : il y a une (toute) petite grotte très poussiéreuse et un peu plus loin quelques peintures rupestres, 1/2h A/R, quelconque. A chaque randonnée, son chien!



Nous dînons, prenons une bonne douche, les enfants font un petit feu (ça les requinque...)



puis allons faire quelques courses à Cafayate (il y a 2 supermercado « complémentaires » : dans l’un qq produits laitiers, dans l’autre de la viande et des fruits et légumes) La ville est très touristique avec plein de magasins de « souvenirs » Nous décidons d’aller dormir au nord de Cafayate, un peu avant la Quebrada, sur une piste secondaire.

J7 Jeudi 05/07 : 111349 km Superbe balade (3h A/R) à environ 17 km au nord de Cafayate sur la 68: il y a une piste qui part sur la droite (rien n’est indiqué) : gigantesque vallée cernée de rochers plissés multicolores.















Un peu plus loin, sur la 68, Las Ventanas révèle aussi de surprenantes formations géologiques.



Ensuite nous poursuivons la route 68, très belle jusqu’au 50ème km au nord de Cafayate



avec qq endroits touristiques (la Garganta del Diablo, El Anfiteatro par exemple) avec le duo classique : lamas (qui ont sûrement trop chaud) + souvenirs.

A l'entrée de la Garganta del Diablo : à 50 m, des femmes vendent de l'artisanat aux touristes.



Pour les courageux qui font la route à vélo, je pense que les 20 ou 25 premiers km sont les plus beaux, inutile d’aller jusqu’à la G del D et El A. qui font vraiment attrape-touriste. On longe le rio de Las Conchas où paissent qq vaches et chevaux et qui serait super à descendre en canoé s’il y avait plus d’eau mais c’est la saison sèche. Plus au nord la route est agréable mais plus banale.

Nous décidons de passer par le Paso de Sico pour aller au Chili si bien que nous bifurquons sur la ruta 51 avant d’arriver à Salta. 30 km de piste en bon état (la niveleuse vient de passer) mais ultra poussiéreuse puis 90 km d’une route extraordinaire, goudronnée, ce qui permet d’apprécier plus librement le paysage qui n’a rien à envier à celui de la Quebrada de Cafayate (on peut la zapper si on passe par le Paso de Sico) On s’arrête à 3100 m juste après Santa Rosa de Tastil (je commence à avoir mal à la tête et on préfère s’arrêter pas trop haut, 15mn après c’est passé).

Ce soir, patates dans la braise, cuites dans un feu d'herbes sèches et de bouses de vaches (à la népalaise!) faute de bois. Arnaud est tout fier de sa cuisine!

Malheureusement la cuisson est insuffisante alors les enfants décident de les laisser dans le feu jusqu'à demain et de les manger au petit-déjeuner (hum?) Finalement, alors que nous sommes en plein désert, toutes les patates se seront mystérieusement volatilisées le lendemain matin! Les pôv'z'enfants ont du se rabattre sur les céréales...

Quel dommage que nous soyons passés alors qu’il n’y avait plus de soleil (les journées sont courtes 8h-18h45), mais vivement demain !

J8 Vendredi 06/07 : La nuit a été « chaude », on a eu trop chaud car le temps était couvert. 15, 5°C dans le camping car, 6°C dehors. On continue la montée vers le Paso de Sico en ramassant une dizaine d’écoliers qui font du stop. Ils sont tout intimidés...



Beau paysage, gâché par une ligne à haute tension qui court au fond de la vallée. 10 km avant San Antonio de Los Cobres (3775 m), plus de freins (du moins plus grand-chose)! Heureusement le relief est très doux, en dépit de l'altitude. Nous arrivons au ralenti à San Antonio, utilisant le frein moteur dans la descente qui précède le village : le pompiste nous indique le garagiste qui nous répare une fuite sur le circuit hydraulique des freins arrière.



Avec 3 outils et un bout de tissu de sac en fibre pour faire le joint, il nous refait un tuyau de liquide de frein arrière, pour 30 pesos. Fortiche ! Pourvu que ça tienne !

Heureusement que la panne s'est produite avant ce village qui est le dernier avant la frontière, située à 133 km et après il y avait encore 135 km jusqu'au premier garage au Chili situé à San Pedro de Atacama, tout au bout d'une interminable descente puisque le Paso de Sico est à plus de 4000 m et San Pedro à 2500 m! Et en plus, à posteriori, nous apprendrons que personne n'est passé après nous par cette route car le col a fermé juste après notre passage.

Il ya plein de lamas partout, assez farouches :



Arrivés à la douane argentine on quitte enfin la ligne à haute tension.



Vraiment une horrible cicatrice dans ce magnifique paysage !



A la douane, on rencontre un motard français –Gatien- qui nous traduit les explications du douanier. Le col est peut-être fermé côté chilien, c'est-à-dire au bout de 30 km de tôle ondulée…! Glups ! Dire qu'on vient de se taper 100 km de piste dont au moins la moitié en tôle ondulée + 100 km de route goudronnée. Il nous apprend que la douane chilienne se trouve seulement 30 km + loin. Je la croyais à SPDA. Gatien nous aide bien pour les formalités.

Le paysage à partir de la douane argentine devient vraiment beau, en plus on a droit à qq rayons de soleil.

Le douanier nous dit que nous avons une météo exceptionnellement moche. Il a neigé la veille….

Après ½ h à la douane argentine et une bonne heure à la douane chilienne (Le contrôle sanitaire chilien nous confisque plein de bonnes choses que nous pensions manger avant d’arriver à San Pedro de Atacama ! Snif! Mais il ne veut pas de nos poubelles pleines d'épluchures de fruits et légumes! Allez comprendre...), nous reprenons la piste, toujours aussi mauvaise et nous arrêtons pour la nuit vers 19h. Nous avions proposé à Gatien de l’héberger pour la nuit, ce qu’il accepte volontiers quand il nous rejoint 10 mn plus tard car le prochain village est à 130km !

Nous dormons à 4100m, ça caille et il y a du vent. Neigera-t-il cette nuit ? Le diesel sera-t-il gelé demain matin ?

J9 Samedi 07/07/07 101600 km Ce matin le ciel est couvert et il neigeote. On a bien dormi. 2°C dans le camping car, -6°C dehors (à 4100 m) Gatien a bien du mal à démarrer sa moto, il lui faut presqu’une heure en démontant plusieurs fois les bougies.



Le paysage est superbe mais le temps est bouché.



Avec le vent on a peur que des congères ne commencent à se former mais à cause de la tôle ondulée, impossible d’aller plus vite.

On arrive finalement à la bifurcation vers les lagunas Miscanti et Miniques qui forment une réserve naturelle. La piste qui y mène est très accidentée. (entrée 2000 pesos/adulte, 1000/enfant soit 7000 en tout)



Les 2 gardiennes nous expliquent que l’accès aux berges de Miniquès est interdit car c’est la période de reproduction des oiseaux. Il y a en effet qq canards. Il fait un froid de… canard et il y a du vent. Les premières camionnettes de touristes arrivent vers midi. Nous sommes un peu déçus par ces 2 lagunes. Faut dire que la météo ne les valorise pas… Pas le moindre rayon de soleil. Depuis 2 jours l’eau chaude ne marche pas et depuis hier soir, il n’y a plus d’eau du tout, le circuit est gelé. Il va falloir qu’on descende en altitude pour se requinquer. San Pedro DA n’est qu’à 2500 m.

Nous faisons une courte halte pour photographier la petite église en adobe et toit de paille de Socaire, le premier village après le Paso de Sico à 100 km environ.

Plus bas, à Toconao, nous remontons pendant environ 1 h le canyon de Jerez, dont le fond est transformé en petits jardins.



A visiter plus tôt dans la journée quand le soleil est au zénith. Très surprenant toute cette verdure au milieu d’un tel désert (entrée payante 1000 pesos/adulte, 500/enfant) Fred s’acharne sur l’eau chaude et ça finit par fonctionner. Ouf ! Enfin une bonne douche ! Nous sommes en forme pour passer la douane, à SPDA (ben oui, on l’a déjà passée juste après le col, faut pas chercher à comprendre…). Environ 20 bonnes minutes alors qu’e nous sommes les seuls à passer. Et pour cause, les douaniers sont tous surpris d’apprendre que nous venons d’Argentine : le Jama et le Sico sont fermés depuis la veille. Nous devons être les derniers à être passés. On voit de la tôle ondulée partout!



Petit tour en ville qui comporte 3 rues commerçantes avec de minuscules épiceries hors de prix, pleins de boutiques d’artisanat souvenir, plein d’agences de tours organisés et plein de resto et hôtels. Ex : 1 bouteille d’eau minérale : 700 pesos ! 4 bouteilles d’eau aussi chères que 5 biftecks ! Bien crevés, on cherche un coin pour dormir avec dans l’idée d’aller vers la vallée de la Muerte et finalement on s’arrête dans un petit canyon de la Cordillera Del Sal. Nuit hyper calme à l’abri du vent.

La suite dans la Partie 2. http://voyageforum.com/v.f?post=1191542;
Vos coups de coeur au Chili et en Argentine? English translation pending
by Gaspésia · 2006-11-29 · 12 replies
Allo, Je parts très prochainement au Chili et en Argentine pour 88 jours en vélo. Je me dirige vers le sud du Chili jusqu'en Pentagonie et je remonte ensuite sur Buenos Aires. Est-ce que vous conaissez des places hors des sentiers battues qui valent la peine d'être visité, des coup de coeur particuliers, des places ou vous avez fait de belles recontres???

La vie est belle!!!! Vive les vacances!!!
Itinéraire d'un mois au Chili English translation pending
by Moumousse64 · 2006-09-02 · 15 replies
bonjour à tous, Je pars en novembre et j'ai essayé de faire un "petit" itineraire sur 1 mois. Le voici, qu'en pensez vous;je vais prendre le pass Lan chile pour les trajets: J0 SantiagoJ1: Santiago > Calama(avion) > San Pedro(bus 1h30)J2: San PedroJ3: San PedroJ4: UyuniJ5: UyuniJ6: UyuniJ7: LaucaJ8: LaucaJ9: Lauca, Putre > Arica (bus 4h)J10: Arica > Santiago (avion)J11: Santiago > Valparaiso (bus 1h30)J12: Valparaiso > Santiago J13 Santiago > Iles de Paques (avion)J14 I de PJ15: I de P:J16 I de PJ17: I de PJ18: I de P > Santiago (avion)J19: Santiago > Punta Arenas (avion)J20: Torres del PaineJ21: Torres del PaineJ22: Torres del PaineJ23: Torres del Paine:J24 Torres del Paine:J25 Torres del PaineJ26: Torres del PaineJ27: Torres del PaineJ28: Punta Arenas > Santiago (avion) J29: Santiago > Paris merci pour toutes les infos que vouspourrez m'aPporter, trop long, pas assez...🙂 Merci encore, 🙂 Mousse
Agence locale pour le Chili (nord et sud)? English translation pending
by Zoranne · 2005-11-15 · 9 replies
bonjour, je compte partir au chili l'année prochaine.je commence à me renseigner sur les circuits....et je suis effarée par les prix(3, 4, 5000 euros :des circuits hyperbaclés au tout beau circuit mais alors impayable) je crois qu'on va donc tout faire par soi-meme. on compte partir 18 jours pour la visite du nord (6, 7.jours), du sud(5 jours), de la région vers la serena(5 jours) on terminerait par 6 jours à santiago, valparaiso...(mais là par nos propres moyens) j'ai lu qu'il y avait déjà une bonne agence latino horizons au nord(et il parle en plus français:quelle aubaine) pour la patagonie, qqn connait-il qqchse d'équivalent(j'ai malheureusement de gros problèmes de langue et ce n'est vraiment pas facile).Egalement pour la serena... sur le site de lan chile, c'est la panade la plus totale:je ne comprends rien. j'aurais voulu voir le prix des pass mais je cale. merci pour tout les renseignements que vous voudrez bien me donner anne
Que voir avant de mourir? English translation pending
by Babiroussa · 2004-12-07 · 110 replies
🙂Ce We, je suis tombée sur un livre qui avait à peu près ce titre là... Genre "100 choses à voir ou à vivre dans le monde avant de mourir"... J'ouvre.... curieuse.....

Et là! déception! L'hôtel 4 étoiles de la station super balnéaire, le plus grand palace du monde avec un lit à eau bouillonnante (😐bon, c est rigolo, mais ce serait pas ma dernière volonté non plus...) dans la suite royale plus plus...etc etc... (je précise que c'était à Londres... ce sont donc peut être les choix des anglais 😉)

Je suis sûre qu'à nous tous, on aura AUCUN mal à trouver 100 choses à voir qui nous font rêver POUR DE VRAI...

Voilà mes idées, j'en mets 5 pour vous laisser de la place : les chutes d'Iguacu (mon côté préféré : l'argentin, parce qu'il nous renvoit à notre.... petitesse au sens propre 😉) les fonds sous-marins de Pulau Bunaken (nord de Sulawesi, Indonésie) Rio de Janeiro depuis le Christ Rédempteur quand quelques nuages s'accrochent encore aux Dos Irmaos Venise, la place San Marco sous la neige au petit jour le temple de Borobudur sur Java

A vous!!! (j'ai encore plein d'idées mais bon..) ET QUE CE QUE VOUS AVEZ VU... sinon c est trop facile!!!🙂
La Bolivie en 4x4 English translation pending
by Capuccino · 2004-10-09 · 24 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Quelqu'une ou quelqu'un a-t-il déjà voyagé en Bolivie par ses propres moyens avec un véhicule genre 4x4 ? Les routes sont-elles vraiment si dangereuses ? 🏴‍☠️

Notre projet : Louer un 4x4 à La Paz descendre à Rurre puis aller à Santa Cruz (pour les monastères), puis à Sucre ensuite à Potosi, puis à Uyuni Salar (est-ce un site protégé où on ne peut entrer qu'avec une agence ?), puis Oruro (carnaval février) et rendre le véhicule à La Paz.

Merci de vos conseils sur le fait de faire ce trajet en voiture de location et sur les destinations choisies (voyage prévu du 1er février au 19 février).

Je me réjouis de lire vos commentaires😇
La part d'irrationnel en vous English translation pending
by Gnome · 2004-03-02 · 43 replies
Alors voilà, on a tous des noms de destination qui nous font rêver depuis longtemps. Pas forcément parceque c'est beau, exotique ou très loin. Non, juste comme ça, parceque ça nous excite, d'une manière totalement inexpliquée et irrationnelle.

Pour ma part, j'avoue que les noms suivants me font décoller : Samarcande, Zanzibar, Kamtchatka, Terre Adélie, Kerguelen, Pondichery, Cartagena, Manitoba, Hindu Kush, ...

Et vous ?

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