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Kirghizistan juillet 2019 English translation pending
by Grisemote · 2020-01-26 · 29 replies


C'est à mon tour, enfin, mais il n'est jamais trop tard, de vous narrer notre voyage au Kirghizstan, à l'été 2019. Trois semaines à deux, en autonomie. Le texte n'est à l'origine pas fait pour lire seul, mais pour étoffer les photos. Vous trouverez la version originale ici:
https://sites.google.com/site/kirghizstan2019/



Préambule par Gilles “Le kirzistan vous connaissez ? » ai-je demandé à mes compagnons de plongée lors d’un W.E ensoleillé de septembre suite au coup de fil de Grisemote. «J’ai l’impression que ce sera ma future destination de vacances dont je ne connais même pas le nom ni où ça se trouve ». « Le Kurdistan ? Ce doit être près de la Turquie ». Une petite visite de Maps m’en apprend plus, à commencer par son orthographe alambiquée. Coincé entre la Chine, le Tadjikistan et le Kazakhstan, c’est la destination idéale pour être loin de tout, en pleine montagne, à des hauteurs impressionnantes … Mes craintes se sont révélées exactes dès le lendemain, sur un autre appel téléphonique codé « Les billets sont pris, je répète, les billets sont pris ». Au moins, comme cela, il n’y aura pas débat sur la destination. Mais que diable vais-je donc faire dans cette galère …? Qu'est-ce qui a bien pu nous donner l'envie? Et bien tout d'abord le carnet de voyage de Marie (mlefevre sur Voyage Forum) et ses superbes photos: https://sites.google.com/site/kirghistan201801/home puis aidée par les intervenants de Voyage Forum, je cite entre autre (mlefevre, Perju, Max68, laurence49b , Changgulu, Squeed38 ) merci à eux, le blog "voyager au Kirghizstan sur facebook, le superbe livre de Cécile et Laurent, véritable bible du Off Road, une carte, indispensable pour la préparation des étapes

et puis après avoir téléchargé multiples applications diverses et variées, nous avons utilisé Off Line Maps + qui nous a permis de télécharger les cartes au préalable et de pouvoir les utiliser sans connexion. Nous avions aussi les cartes vendues par Cécile et Laurent, très pratique et tout prémâché. Maps-me pour les stations services, banques etc.... Mais pas toujours à jour et "ioverlander" pour d'éventuels points de bivouac. Bref, une sacré préparation quand même. Comme toujours, pour que ça se passe au mieux sur place, le travail en amont est colossal. Nous partons à l'aventure certes, mais l'aventure ça se prépare!!!!

Le Kirghizstan est donc un pays d'Asie Centrale, qui faisait partie autrefois de l'URSS, et qui en garde quelques attaches, et dont la religion majoritaire est l'Islam, mais souple et entachée de chamanisme, chez les nomades et dans les villages de campagne. Pas de voile pour les femmes, et la vodka est la boisson dominante dans les supermarchés. On y parle russe (et vraiment peu ou pas anglais). Les Kirghizes sont un peuple nomade qui transportent leur campement, les yourtes, pendant les mois d'été, de juin à août, car ensuite les routes sont impraticables, et le climat extrêmement froid. Les nomades sont particulièrement accueillants. Il n'est pas rare, voire très fréquent, qu'ils établissent leur campement à plus de 3000 mètres.

Au Kirghizstan, il y a tellement, mais tellement de fleurs , que j'ai choisi de commencer chaque chapitre par une présentation florale.

Début juillet, c’est le départ. Nous partons de la capitale des Gaules, Lyon et son terminal d’aéroport flambant neuf, en plein rodage (un espace gigantesque et un goulet d’étranglement incompréhensible au niveau de la douane qui bloque tous les passagers au pied d’un ascenseur – le bordel quoi !). Vu le poids des bagages avec la tente et de quoi s’habiller chaud et froid, nous avons à nouveau opté pour Turkish airlines et ses 30 kgs par passager. L’avion à Lyon a pris du retard au décollage, du coup, c’est au pas de course que nous traversons de part en part le tout nouvel aéroport de Istanbul.

Encore un peu plus de cinq heures de vol et nous atterrissons à Bishkek, capitale du Kirghizstan. Avant de rejoindre notre loueur de voiture, nous récupérons nos bagages, et là surprise, un de nos sacs a disparu, remplacé par un autre qui lui ressemble fort, mais qui n’est pas le nôtre. Inédit comme contrariété ! C’est le sac avec notre tente et nous avons prévu de bivouaquer la presque totalité du voyage. Nous cherchons désespérément celui qui a subtilisé notre sac par erreur, mais rien n’y fait! Gilles part faire une déclaration de perte, pendant que l’employé de la location de voiture patiente avec les bagages et que je vais au comptoir de Megacom, nous acheter deux cartes SIM, téléphone et accès internet pour 2,50€ par semaine. Inutile de s’en priver, et très utile pour google maps (quand il y a du service, car la majeure partie des lieux où nous avons évolué sont en pleine nature, et sans réseau). Alors que je patiente au comptoir, je vois un papa et ses trois enfants avec un sac qui ressemble beaucoup au nôtre. Après vérification, c’est bien lui, et l’homme ne s’était pas rendu compte de sa méprise. Quelle chance de retrouver notre bagage, c’est inespéré ! Il faut ensuite monter au second annuler la déclaration, et récupérer enfin la voiture. Beaucoup de temps perdu! Notre loueur c’est TRAVELAND, trouvé sur internet avec des voitures qui semblent tenir la route, pour un prix dans la norme de ce que l’on peut trouver. Nous lui avons loué aussi table, chaises et réchaud. La fatigue, peut-être un excès de confiance, nous notons quelques points, et ne prenons pas de photos du véhicule. Grosse erreur ! Presque un mois après notre retour, nous recevons une facture de toutes les rayures ou craquelures ou je ne sais quoi qui nous sont imputées, et seront prélevées sur la caution laissée. Autant dire qu’ils vont refaire la carrosserie à nos frais et sans possibilité de recours. TRAVELAND SURTOUT PAS, à éviter absolument! Bref, nous ne savons pas encore que ce sont des voleurs, mais j’avais quelques méfiances quand même, dues au fait que Marie Lefèvre était passée par eux également, et sans avoir autant d’ennuis , ils n’avaient pas été très fair play. Nous avions réservé un NISSAN Patrol, et c’est en fait un MITSUBISHI Pajero. Les pneus, comme pour Marie, sont des pneus de SUV et non de 4X4. Ils feront l’affaire ainsi que la voiture maniable et suffisamment puissante à la fois car nous n’avons pas rencontré de terrain mou ou boueux. Par contre, pas très grande, nous devons replier les sièges arrières pour y caser la table pliante de grande taille, ainsi que notre malle que nous emportons dans tous nos voyages en camping, pratique mais encombrante. Nous rejoignons l’Aurum hotel où j’ai réservé la nuit de l’arrivée et celle du départ. Rien d'extraordinaire, mais a fait le job. Organisation du coffre, courses, repos et nous voilà partis pour une petite visite dans le centre ville. Pas trop de charme, architecture type années soviétiques, pas de temps à perdre dans l’esthétisme y compris pour les statues, comme nous le verrons maintes fois au cours du voyage.

Petit tour au bazar de Osh qui est gigantesque. Nous sommes d'ailleurs pris dans des embouteillages inextricables. Petite mise en bouche de conduite pour Gilles!

Nous dînons dans un restaurant pour l’équivalent de 7 euros à deux, et dodo.

Nous devons rejoindre aujourd'hui Kochkor où nous avons réservé deux jours de randonnée à cheval, pour monter au lac de Kol Ukok, par l’intermédiaire de JAILOO TOURISM. C’est un gros challenge, Gilles ne connait pas trop le cheval, quant à moi, je ne suis pas remontée depuis ma jeunesse, mais c’est un rêve. Alors, quoi de mieux qu’au Kirghizstan, pays du cheval par excellence, pour le réaliser.

Nous nous arrêtons à la Tour Burana, vestiges d'un minaret du 9ème siècle. L'environnement est beau, sous un ciel plombé, nous prenons nos premiers clichés avec délectation.

A côté de la tour, nous déambulons dans un champ de balbals, statues monolithiques de guerriers, datés semble-t-il, du 6ème au 10ème siècle. Ils ornaient les tombes des nomades turcs.

Nous reprenons donc la route pour atteindre Kochkor, but de la journée. L'arrivée sur le réservoir de Orto-Tokoy par une route qui le domine est sublime.

Kochkor est une petite ville assez sympathique au regard de celles, rares cela dit, que nous avons croisées. Nous arpentons notre premier cimetière niché au coeur des montagnes qui entourent la bourgade. Nous le trouvons plutôt attrayant, mais c'est notre premier jour, et nous découvrirons au fil du temps, l'importance des cimetières omniprésents, parfois presque des cités.

Par l’intermédiaire de Jailoo Tourism, nous passons la nuit dans une chambre «royale», dans la Guesthouse de Saïkal. Elle nous concocte un fort bon dîner et petit déjeuner . Nous goûtons nos premiers boortsoghs, des beignets que l’on nous offrira souvent lorsque nous serons reçus. Ce qui est amusant aussi, c’est le sucre candy qui est proposé sous forme de gros blocs, comme d’énormes minéraux de gypse ou de cristal de roche.

Nous partons dès le matin rejoindre nos chevaux, avec Kalys, notre guide anglophone pendant deux jours. Le reste du temps, il est étudiant en chirurgie dentaire à Bishkek. Nous avons prévu pour l’occasion des pantalons de cheval à prix modique, trouvés chez Décath, et des guêtres pour les mollets. Ça ne prend pas beaucoup de place dans les bagages et nous ne l’avons pas regretté. (ça soulage quand même pas les courbatures, faut pas rêver)! Les selles sont sommaires et mes rênes sont en sisal, mais le chemin est superbe. Pour conduire un cheval Kirghize il faut juste connaître les trois mots magiques : « tchou » (en avant), « drrrrrrr », (doucement) et « tak » (stop). Les chevaux sont quand même très à l’écoute et nous avons l’impression de conduire une Rolls Royce (même si le mien semble être un papy et me fait quand même mal au cœur). Nous nous arrêtons dans un premier jailoo pour déjeuner. (Les jailoos, ce sont les campements des nomades pendant l’été, qui installent leurs yourtes et leurs troupeaux dans les pâturages parfois même à 3000 mètres ou plus.) Une hôtesse nous attend et nous propose un repas très copieux. Toutes les tables des hôtes que nous avons rencontrés sont toujours garnies de gâteaux secs, bonbons, souvent de crème et de confiture. D’ailleurs dans les épiceries une partie très conséquente est dédiée à la vodka et à la bière, une autre ENORME aux gâteaux et aux bonbons, le reste étant de moindre importance semble-t-il. Nous goûtons, une boisson kirghize, sorte de bière au goût de levure et remplie de céréales fermentées. C’est très nourrissant et nous avons bien aimé, c’est le jarma. Nous reprenons nos montures pour rejoindre notre jailoo du soir au lac de Kol Ukok. Le temps se gâte, les Kways sont de sortie et les doigts commencent à être glacés. Le jailoo se trouve à 3100 mètres d’altitude. Toute la partie qui longe le lac est très abrupte, et le chemin étroit et caillouteux, il faut être vigilant pour essayer de guider son cheval au mieux. Le coin est superbe, mais le temps peu propice et nous sommes gelés. Un bon tchaï (thé) de notre hôtesse, dans la yourte « restauration » et une bonne dose d’arnica en ce qui me concerne et nous entamons une sieste car il fait très mauvais, et la rando équestre de la journée complète nous a quand même éprouvés. Ce sera notre première expérience sous la yourte (que nous partageons avec notre guide Kalys). Il y a des matelas chauds et moelleux et de grosses couvertures, mais malgré tout cela, j’ai du mal à me réchauffer tant j’ai eu froid. Notre hôtesse vient alimenter le poêle qui se trouve dans la yourte, et dont le tuyau traverse le haut pour évacuer la fumée dehors. Dans les alpages, pas de bois, on utilise donc le carburant que l’on trouve à profusion, la bouse de vache séchée. Au bout d’un certain temps, Gilles se lève pour alerter nos hôtes, de la fumée a envahi la yourte. C’est vrai que j’avais mal à la tête, mais n’y avait pas prêté attention. Le poêle est mal conçu. Kalys et moi rejoignons Gilles dehors, pendant qu’on répare la tuyauterie du foyer. Notre hôtesse s’excuse auprès de nous, nous avons quand même été à la limite de l’intoxication. Le temps est vraiment pourri, froid et dans un brouillard total nous rejoignons tous les membres du jailoo dans leurs imperméables qui s’amusent beaucoup à faire des photos avec nous. Repas du soir, poisson du lac pour Gilles qui a adoré et « plov » pour moi qui ne mange pas de poisson, espèce de riz (qui pourrait ressembler à des lentilles corail trop cuites), avec des morceaux de mouton. Ce n’est pas mon plat Kirghize préféré, un peu trop sec. Pain, crème, gâteaux, bonbons, thé à profusion. On se couche avec les poules même s’il n’y en a pas, mais après la chevauchée de la journée nous sombrons rapidement dans les bras de morphée. Kalys est très en retard au petit déjeuner. Il n’a pas attaché nos trois chevaux et ceux-ci ont ressenti un besoin de liberté, qui les a emmenés bien loin de nos yourtes. Et chouette, le soleil est là! Ce matin nous devons aller jusqu’à un lac plus haut (le lac Testor ) avant d’entamer le chemin du retour. Une fois nos montures récupérées, Kalys nous propose d’aller jusqu’au lac à pied si nous le voulons bien, car il a plu toute la nuit et le chemin est dangereux pour les chevaux, nous dit-il. Nous voilà donc partis. Kalys avait juste omis de nous dire que la balade était loin d’être de tout repos, et le lac pas tout près. Nous débutons à 3100 mètres, mais sommes beaucoup moins alertes que lui, enfant du pays qui sautille de rocher en rocher. Très rapidement, je suis « au bout de ma vie ». De surcroît, nous sommes partis sans eau, Kalys n’y ayant pas pensé, et on ne nous en a pas fourni. Suante, haletante, je progresse difficilement dans le terrain accidenté et Gilles est à peine plus à l’aise. Au bout d’une heure et demi peut-être de crapahutage pas aisé, notre cabri de Kalys, fait une chute dans les blocs de rochers et se tord de douleur. Nous craignons qu’il ne se soit cassé le bras. Nous le soignons avec notre trousse de secours, et lui mettons le bras en écharpe. Nous ne pouvons pas le laisser là, seul et souffrant visiblement le martyre, donc demi-tour, nous ne verrons pas le fameux lac malgré tous nos efforts pour y parvenir ! GRRRRRRR !!!!!! Je pense que Kalys, dans la jeunesse de l’âge (19 ans) a surestimé et le temps et la difficulté de la rando .

Nous sommes un peu inquiets tout de même car la route est longue pour retourner vers Kochkor, et nous ne voyons pas comment il va pouvoir repartir à cheval. (Parvenir jusque-là n’est possible qu’à pied ou à cheval). Mais arrivés près des yourtes, Kalys retire son bras en écharpe, par fierté, et nous rentrons donc, comme si de rien n’était ! La descente à cheval est plus fatigante que la montée, et nous sommes contents d’arriver enfin au bercail que nous regagnons du coup assez tard après toutes ces péripéties. Nous récupérons notre voiture laissée à la guesthouse, faisons le plein d’essence et les courses à Kochkor et nous avançons sur le chemin qui mène au lac Issyk Kul, vers le Fairytale canyon que nous devons aller voir le lendemain. Le coucher du soleil nous force à nous arrêter avant, et nous choisissons un point de bivouac sur le lac, repéré grâce à l’application « IOVERLANDER ». Nous campons tout près de l’eau, c’est notre première nuit sous les étoiles et le coin est calme et splendide. Seule une nuée de moustiques nous accompagne, gâchant le plaisir des lieux. Beaucoup d’aventures à la clé, pour ce trip à cheval, mais qu’est-ce que c’était bien!!!!!!

C’est près du lac Issyk-Kul, d'un bleu profond et entouré de hauts sommets de part et d’autre, que avons posé notre premier campement. Il est gigantesque et sa profondeur est de 280 mètres! C’est le lac alpin (1600 mètres d’altitude) le plus grand au monde après Titicaca. Il a la particularité d’être salé, et de ne jamais geler malgré les températures extrêmes en hiver. Sur l'autre rive, à l'opposé, après une bande de Kirghizstan, nous pouvons apercevoir le Kazakhstan.

Nous mettons un peu de temps à décoller pour nous organiser, et nous n’arrivons au canyon de Skazka (appelé aussi fairytale canyon) que vers midi. Il est tout près de la route, et nulle marche pour y accéder, donc très fréquenté (enfin, relativisons, comme cela peut l'être au Kirghizstan!). Cela étant dit, nous arrivons quand même à nous éloigner des quelques personnes présentes qui elles ne s’éloignent guère du chemin. C’est une palette de couleurs vraiment chouette.

Nous parcourons environ 80 kilomètres jusqu’à l’intersection de la route qui va nous mener à Jeti-Öguz (les sept taureaux), très populaire ici. Nous passons devant le lieu-dit « le cœur brisé ». La lumière est bien orientée, ce qui n’est pas le cas pour les splendides roches rouges. Nous repasserons aux sept taureaux le jour suivant puisque nous devons camper plus loin et que le chemin est un cul-de-sac.

Nous nous dirigeons vers le canyon en face des structures, les gorges du dragon. Elles sont aussi dans l’ombre. Nous nous enfonçons peu dans le goulet sans soleil et entamons la suite du périple jusqu’à la vallée des fleurs.

L’endroit est très fréquenté et de nombreux camps de yourtes jalonnent le chemin. Sûrement un haut lieu de villégiature pour les Kirghizes. Nous poussons jusqu’au bout du bout de la piste. Là, il n’y a plus personne hormis quelques yourtes et bien entendu des troupeaux, des chevaux. Il y a vingt kilomètres de piste, mais comme son nom l'indique, c'est de la piste, et le chemin est long.....Nous trouvons un très joli coin de bivouac, proche du torrent, un vrai petit jardin japonais. Oui, mais le soir tombe, nous sommes à 2200 mètres d'altitude, et le soleil est caché par les montagnes environnantes, ça caille sévère. Nous profitons du cours d’eau glaciale pour nous mettre deux bières au frais. Doudoune, bonnet et vite dans le duvet 0° après le dîner. La nuit est claire, et le ciel constellé d'étoiles.

Nous profitons de l’endroit sous le soleil. C’est très beau, et de nombreuses fleurs telles que nous aimerions en avoir dans notre jardin (lupins, pieds d’alouettes etc...) nous entourent. Nous avons d’abord la visite de chevaux curieux, puis plus tard d’un jeune garçon qui vient nous saluer (en russe naturellement). Peu de personnes parlent anglais, y compris les jeunes. Par contre, à chaque bivouac nous aurons des visites qu’elles soient de natures animales diverses, ou humaines. Il se passe toujours quelque chose. Le garçon est sympathique et s’installe à côté de nous. Je lui offre alors un « truc pour faire des bulles » (pas très élégant, mais je ne sais pas comment le dire autrement...), que j’ai amené de France, et nous regardons les bulles s’élever dans le soleil avec des reflets iridescents. Il est super heureux et repart ravi avec son cheval. J’avais prévu d’en amener plusieurs pour les offrir aux enfants, mais j’ai eu peur que cela ne finisse en déchet dans la nature, du coup seuls deux exemplaires ont voyagé avec nous. Par contre, nous avons amené des gâteaux français de toutes sortes, et nous les avons offerts à droite à gauche, au fil des rencontres, et cela a toujours été très apprécié. Les Kirghizes sont gourmands…. Nous reprenons tranquillement la route de retour, sur les traces de la veille. On ne va pas se mentir, le jeu n’en valait pas la chandelle. Beaucoup de temps de route de piste, et la vallée même si elle est belle n’a rien de plus que tant d’autres parcourues, y compris les fleurs que nous trouvons à foison partout, partout. Par contre, très fortuitement nous tombons sur un groupe de personnes en costume. C’est une mise en scène de photographies pour un guide touristique. Nous passons un petit moment à profiter de l’aubaine, et retournons ensuite aux formations rocheuses de Jeti-Öguz . Nous grimpons sur les falaises qui leurs font face de l’autre côté de la route et entamons une rando en longeant les gorges du dragon, mais cette-fois-ci en les surplombant. Ça aurait été un superbe coin de bivouac. De nombreuses ruches jalonnent les bords des routes, nous achetons plusieurs pots de miel à une vendeuse. Miel qui fut très apprécié de nos enfants, connaisseurs en la matière. Nous avions ensuite décidé d’aller dans la vallée de Altyn Arashan, point de départ pour le trek « Alakul ». Pas de trek pour nous, cependant on disait la vallée très belle, mais difficilement accessible. En fait, le loueur nous interdit trois endroits: celui-ci, le lac Kel Suu après le jailoo où nous devons aller, et la vallée près de Enilchek où nous devions aller également avant un changement de programme.(mais aussi les passages de rivière, donc quand on fait de la piste, difficile de les éviter la plupart du temps). Comme dit précédemment, nous nous méfions du loueur (et pour cause), donc nous décidons d’abandonner cette vallée et de nous diriger pour vagabonder vers Karakol et sa région, puisque notre prochaine étape sera Jyrgalan, plus au nord. Nous faisons un nouveau plein d’essence et de victuailles à Karakol, ville plus attractive que celles traversées précédemment sans toutefois nous laisser un souvenir impérissable. En fait, il y a un effort de couleur sur les maisons. Nous visitons la mosquée chinoise, rigolote, mais en travaux et c’est vendredi, donc on ne peut pas visiter l’intérieur et l’église orthodoxe, dont tout le charme à mon sens est dans l’architecture extérieure, l’intérieur étant très bling bling (jugement personnel).

Puis nous décidons d’arpenter les pistes jusqu’à la vallée de Karkara, où nous devrons rebrousser chemin au check point, faute d’avoir un permis. La balade n’est pas désagréable et nous permet de croiser chevaux, vaches, moutons, en pleine liberté et assister à certains instants de vie que nous prenons plaisir à observer. Ici, il n'y a pas de touristes, et nous sommes vraiment en tête à tête avec la nature. C'est vendredi, et dans un des villages que nous traversons, ils pratiquent un des hobbys nationaux, des joutes équestres. Ce sont ces jeux là entre autre auxquels nous assisterons en fin de voyage, lors des jeux nationaux au lac Son Kul. Deux équipes se disputent une carcasse de chèvre et doivent aller la mettre dans le but adverse. Des ruches, partout des ruches, des fleurs, partout des fleurs...Très alpin, très champêtre, très cultivé, pas désagréable à arpenter. Le soleil baisse et nous devons trouver un coin de bivouac. Pas toujours facile. Celui-ci nous prend du temps, nous faisons gare aux moustiques potentiels et une fois tous les critères validés nous trouvons enfin, un endroit sous un arbre, assez loin de la route. Nous ne sommes pas à une altitude trop élevée, 2000 mètres et la chaleur est douce. Au matin, ce sont les vaches qui traversent notre campement, entre la table, la voiture et la tente, de multiples cornes et sabots passent tranquillement pour rejoindre leurs pâturages. Puis, peu de temps après un homme à moto (assez rare pour le souligner) vient nous saluer. Il nous fait comprendre qu’il possède tous les pâturages alentours y compris celui sur lequel nous campons, mais pas de souci. Puis ce sont les abeilles ! Pourtant pas de ruches dans les environs proches ! Nous avons craint les moustiques et bien ce sont les abeilles qui nous importunent jusqu’à nous faire fuir très rapidement à l’issue du petit déj pris sur le pouce. On colle tout dans la voiture vite fait bien fait, pour le restructurer ailleurs. Entre-temps nous avons aussi eu la visite de cette petite famille, à trois sur le cheval. La femme parle parfaitement anglais, et nous explique qu’ici c’est la maison des abeilles. C’était donc ça !!!!! Une restructuration plus tard, nous rejoignons Jyrgalan, où nous avons réservé notre deuxième trip à cheval. Journée tranquille dans la guesthouse Alakol, siège de « destination Jyrgalan » . C’est avec eux que nous avons réservé notre trek de deux jours à cheval avec nuit en yourte à Eki Chat. La description qu’ils en donnent sur leur site est fameuse, nuit sous la yourte avec accueil d’hôtes extrêmement sympathiques, Danik et Yryskul qui vont nous concocter un repas traditionnel digne de ce nom. C’est la première prestation que nous réservons, et l’offre est alléchante. Nous payons une somme considérable 300$ pour la totalité, pour deux, énorme pour ce pays, mais on se dit que le jeu en vaut la chandelle! La journée de détente à la guesthouse est très plaisante. Repos pour certain, crapahutage pour d'autre, notamment dans le cimetière tout blanc, qui de loin semble entouré de neige! Des marguerites, ce sont des marguerites.... Nous profitons de l’endroit pour faire une lessive et Gilles, pour une somme modique, décide de tester une prestation proposée : des massages . Le masseur ne parle que russe, mais grâce à leurs téléphones qui traduisent tout avec reconnaissance vocale, ils arrivent à échanger. C’est ainsi que Gilles apprend, que la spécialité de son masseur, pourtant très doué, ce ne sont pas les massages mais l’api thérapie. Happy thérapie ? comprend Gilles. Non, non, «api thérapie», je peux vous faire essayer… C'est ainsi, que Gilles se voit appliquer une abeille à l'aide d'une pince à épiler sur la peau, qui la malheureuse finira écrasée, mais aura le temps de se défendre dans un virulent coup de dard. C'est bon pour les articulations, lui dit-il! Mais comme nous devons faire beaucoup de route, il ne conseille pas d'utiliser tout l'essaim, ouf!!!! Bon, pour une prochaine "apithérapie", on se contentera d'utiliser les produits de la ruche, efficaces sans porter préjudice à quiconque. A mon tour, je teste les bienfaits des massages, mais uniquement avec les mains ! Si vous passez par là, à essayer, je les recommande.... Force est de constater, ça aura été la journée des abeilles! Le repas du soir à la guesthouse est très bien. L'ambiance y est familiale. Puis nous plongeons dans un sommeil réparateur, dans notre chambre sommaire mais confortable, dans l'attente de notre périple équestre.

Après un bon petit déjeuner à la guesthouse, nous rencontrons notre guide et son comparse qui lui, nous rejoindra plus tard pour apporter nos bagages directement aux alentours de la yourte où nous devons dormir le soir. Les selles sont confortables, les chevaux semblent être en bonne santé, mais celui de Gilles a quand même une vilaine blessure à la patte, et au fil de la rando, il traîne de plus en plus, et ne veut pas poser le sabot par terre. Notre guide, Ourmat, parle un peu anglais, légèrement, mais semble plus à l’écoute de son téléphone sur lequel il passe le plus clair de son temps. Heureusement, nous sommes deux et pouvons échanger ensemble. La rando nous mène à un petit lac, pas terrible, où nous pique-niquons, puis à Tulpar Tash, rocher célèbre du coin. La balade est belle, dans des alpages remplis de fleurs sauvages que les chevaux prennent plaisir à grignoter dès qu’ils en ont l’occasion.Le second guide nous rejoint à cet endroit, avec un cheval qui porte tous les sacs, et nous continuons notre chemin à quatre, jusqu’à Eki Chat, où nous devons rencontrer nos hôtes sous la yourte. J’avais préparé Gilles, cette rencontre devait être un des moments forts du voyage. Quelle ne fut pas notre surprise, ou plutôt notre désappointement : la yourte n’est pas habitée, c’est une tente fermée par un cadenas, et il se trouve que nos guides en ont oublié la clé ! Il faut donc retourner la chercher à Jyrgalan, et cela prendra deux heures et demi. Pendant ce temps, notre guide monte rapidement une petite tente d’appoint où nous nous réfugions illico, car il pleut à seaux. A trois là-dedans c’est vraiment pas confortable, et la discussion est plus que limitée.

La clé enfin arrivée avec mon cheval qui du coup le pauvre a fait trois fois le chemin, nous prenons nos quartiers. La yourte possède des matelas, mais pas de couvertures confortables, nous avons dû prendre nos duvets, et pas de poêle, donc pas de chauffage. Nous sommes encore à plus de 3000 mètres. Nous profitons d’une éclaircie pour nous promener dans le coin, peuplé de troupeaux. Nous assistons au retour des moutons, remise en place des vaches qui s’éloignent par les chiens de berger, véritables terreurs, la traite des vaches etc… Le soir, c’est intéressant d’assister à toute cette vie. Une yourte côtoie la nôtre, mais nous n’arrivons pas à lier connaissance avec les habitants qui répondent tout juste à notre bonjour. Dans ce coin, ils sont plus préoccupés par leurs troupeaux de moutons, très conséquents d’ailleurs, et n’ont pas de temps à perdre avec des touristes, c'est ce qui m'a été expliqué à Jyrgalan. Ourmat, peu loquace, nous a concocté un petit repas sur son réchaud, bien loin des plats traditionnels kirghizes, ça ne nous change pas du camping… Les deux guides se couchent avec les poules (même s’il n’y en a pas), et après le coucher du soleil, nous les rejoignons, car il n’y a pas grand-chose à faire d’autre. C’est alors, que nous croyant endormis certainement, ils se relèvent pour partir dans la yourte voisine, partager une soirée vodka très certainement. Sympa !!!! Vous l’aurez compris la déception est immense et la moutarde nous monte au nez petit à petit. D’autant plus que nous avons un point de comparaison avec notre précédente virée à cheval. Ce matin, ce sont les moutons qui traversent le camp, à grands coups de bêlements. Nuit correcte, petit dej succinct comme tout le reste, et nous reprenons nos montures pour monter plus haut dans la montagne. Ah oui, mais visiblement notre guide n’est pas au courant du programme prévu par Gulmira, responsable de la prestation, et compte nous redescendre directement à Jyrgalan. Ah non, nous avons une deuxième journée de cheval de prévue ! Alors, il fait un effort et on monte doucement. Au bout de vingt minutes il nous demande si cela suffit ! Et bien non ! Dix minutes plus tard, même question! Nous montons encore, et là heureusement, nous allons rencontrer l’événement qui va nous faire retrouver le sourire et sauver la prestation, bien que ce ne fut en rien prévu. Ourmat, soupirant visiblement intérieurement, continue à monter, la mort dans l’âme. Bien entendu, il n’avait pas prévu non plus le pique nique de midi, puisqu’il n’avait pas prévu de faire une seconde journée de cheval. Cela-dit, il nous conduit à un jailoo. Il se trouve que c’est sa famille qui y habite, à peut-être 3500 mètres. Et là, nous allons faire une des plus belles rencontres de notre voyage, non grâce à Ourmat que visiblement on fait suer, non grâce à Gulmira de «Destination Jyrgalan» qui ne sait pas gérer son personnel et tout cela pour une somme exorbitante, mais grâce à cette famille qui nous a accueillis les bras ouverts. Farida, la grand-mère nous offre des boortsoghs, ces fameux beignets cités précédemment, et notre premier koumis. C’est du lait de jument fermenté, donc un peu alcoolisé que les nomades kirghizes affectionnent. Très aigre et très riche en lactose il est peu supporté par nos estomacs. C’est un honneur que l’on nous fait, et nous y répondons en buvant tout le bol. Le lait est recueilli pendant la période d’été, saison des poulains et stocké dans une outre ou une baratte, il est battu au fil de la journée. Nazdanat, est une petite fille très conviviale, voire délurée. Elle s’empare du téléphone de Gilles et très à l’aise multiplie les selfies et portraits. C’est très amusant, et nous repartons donc avec une collection inestimable de souvenirs de la famille. La maman, qui est la tante de notre guide, nous conduit auprès des poulains, c’est l’heure de la traite des juments. Comme pour les veaux, il faut tenir le petit à côté de sa mère qui du coup se laisse faire. Le petit peut ensuite téter à son tour. S’ensuit une partie endiablée de foot transgénérationnelle. Nous sommes bien tristes de repartir pour regagner Jyrgalan. Nous n’aurons bien sûr pas fait le trajet prévu, mais cette rencontre nous a comblés, et nous revenons malgré tout assez fourbus. A l’arrivée, Ourmat, nous fournit un sac pique-nique. Nous ne sommes pas dupes, il est improvisé et ne contient même pas un sandwich, mais des barres chocolatées. Nous en parlons quand même à Gulmira, mais elle n’arrive pas à mesurer ce qui s’est réellement passé derrière son dos. Je lui enverrai de nouveau un mail à notre retour, trouvant la prestation très chère, et la publicité somme toute mensongère. A savoir qu’elle figure toujours sur leur site https://jyrgalan.com/where-to-stay/eki-chat-yurt-camp/ Mais bien entendu, aucun gain de cause, dommage ! Nous reprenons notre route pour rejoindre de nouveau le lac Issyk Kul, pour le bivouac du soir. Arrêt eau, essence et courses à Karakol, nous achetons un seau d'abricots aux petits vendeurs le long de la route, et nous trouvons encore un endroit sympathique pour dormir, bien qu’assez proche de la route.

Nous avons dormi tout près de l’embranchement qui mène aux chutes de Barksoon. La route qui nous attend va être longue, sans croiser de stations services, donc par sécurité nous refaisons le plein d’essence et d’eau à la ville de Barksoon. Nous devons rejoindre en deux jours les environs de Naryn. Plusieurs routes s’offrent à nous et notre choix s’est porté sur le col d’Arabel. Piste qui peut s’avérer difficile par temps de pluie, avec deux gués qui pourraient poser problème. Heureusement, le temps est sec, et nous constaterons qu’effectivement ça peut devenir impraticable quand c’est boueux. Il y a parfois des ornières énormes, une pente raide et peu d’espace sur certains tronçons. Bref, en ce qui nous concerne, ce n’est pas là que nous allons trouver le problème, mais nous découvrirons cela un peu plus tard..... Nous passons rapidement aux chutes, sans grand intérêt, mais qui sont accessibles rapidement de la route, alors pourquoi s’en priver. Par contre, c’est bête, mais nous sommes heureux de voir le buste de Youri Gagarine, héros de notre enfance. Pendant l’ère soviétique, les cosmonautes venaient souvent dans la région pour se détendre, notamment dans les bains chauds (dont nous n’avons pas profité), fierté Kirghize. Nous décidons, avant d’entamer le col d’Arabel, de faire le gros détour par la mine de Kumtor, car nous avons pris de la marge pour ces deux jours.C’est une mine d’or, dont l’accès est très bien entretenu pour faciliter le passage des camions. D’ailleurs, lorsque nous arrivons à l’entrée de la zone, un convoi, assez impressionnant est en train de gravir la montagne. Les camions sont obligés de faire des pauses régulières, par contre ils grimpent très vite, et lorsque nous faisons des photos, c’est au pas de course, car les doubler est quand même fastidieux. Nous passons notre premier col de la journée, Barksoon Ashuu à 3819 mètres! La région est un haut plateau désertique, à plus de 3000 mètres une fois de plus, et où à part les camions, nous sommes les seuls. Malgré tout, nous croisons là encore des troupeaux et leurs bergers, ainsi qu’un ou deux jailoos au milieu de rien. C’est ainsi qu’en passant devant une famille près d’une yourte, un homme s’est mis à courir derrière notre voiture, en nous faisant de grands signes. Nous stoppons, et il nous fait comprendre qu’il a besoin de médicaments pour les yeux. Ça m’embête d’ouvrir tout le coffre, là, au milieu de rien, mais je le fais quand même et lui dégote des doses de sérum physiologique. C’est peu, mais l’homme repart en courant et en criant vers sa famille, et visiblement tout particulièrement ses enfants. Ça fait de la peine, et je crains que nous n’ayons pas été fort utiles. Nous atteignons ensuite les abords de la mine (située à 4000 mètres), et bifurquons pour terminer la boucle avant de passer le col d’Arabel. La belle route goudronnée laisse place à la piste.Une erreur de suivi de traces GPS, et nous voilà au milieu d’un gué plus que conséquent, sur la rivière Taragay que nous longeons un bon moment. Nous devons du coup le traverser deux fois, pas fiers du tout, ni l’un, ni l’autre. Nous serons plus vigilants quant au GPS!

Nous atteignons notre deuxième col, Söök Ashuu, à 4025 mètres cette fois-ci! Ça caille, mais l'endroit est superbe.Et puis nous bifurquons tout de suite après vers le col d’Arabel, qui lui est à 3840 mètres!!!! On n’avait jamais franchi des hauteurs pareilles auparavant et voilà que nous passons trois cols fabuleux dans la même journée! Whaouh!!! D’ailleurs à ce propos, je me rends compte assez rapidement que quand je descends faire une photo, il faut que j’évite de le faire en courant.

Revenons à nos moutons, que nous croisons d’ailleurs. Nous sommes arrêtés sur un pont étroit par une voiture qui fait le plein d’eau potable. Ils sont trois et remplissent des citernes entières. Du coup ça prend un peu de temps. C’est alors qu’arrive un berger et son troupeau gigantesque, sur fond de montagnes somptueuses, c’est magnifique. Je lui offre quelques gâteaux, et il semble me demander un couteau. Je lui abandonne un petit opinel, qui j’espère lui sera utile. Quelques clichés et nous continuons notre piste, au milieu des nombreux lacs, spécialité du coin. Nous croiserons dans la journée une unique voiture, une sorte d’estafette, qui mettra beaucoup de temps à monter, mais tout comme la tortue, finira par nous doubler quand nous poserons notre tente. La piste est superbe, minérale, mais fastidieuse et cassante. Cela prend beaucoup de temps, nous avançons difficilement ( peut-être 10 kilomètres en 1 heure de temps) et nous savons que deux gués qui peuvent se révéler périlleux nous attendent, il faut absolument que nous les traversions avant la nuit. Lorsqu’enfin ils se présentent, notre inquiétude tombe, après une étude du terrain, la traversée ne s’avère pas si compliquée, ouf! Ici, vous allez avoir deux narrations, la mienne et celle de Gilles, vous allez découvrir pourquoi!

Version Gilles Après un repas bercé par le gazouillis proche du torrent et une petit vodka réparatrice histoire de réchauffer nos os en vrac suite à l’état de la piste, nous admirons le ciel étoilé qui peine à s’exprimer avec la lueur blanchâtre de la pleine lune. Du coup, nous distinguons les grandes lignes cassées des monts alentours. C’est beau, mais il caille sévèrement et ce dès que le soleil quitte l’horizon. Nous devons tangenter le 0 °C. Ici, difficile de discuter avec nos voisins de tente vu que nous sommes seuls au monde. Donc rapidement, nous filons dans nos duvets sans demander notre reste. Endormis profondément, nous sommes tirés de notre sommeil par des bruits de pas et des voix d’homme autour de la tente, qui nous appellent. Minuit ! Une coutume locale ? Vu qu’ils parlent russe, nous ne pipons pas un traitre mot de ce qui se passe. Bandits de grand chemin, locaux à la recherche de vodka, voyageurs ??? Ça tourne vite dans nos cerveaux encore embrumés. « Bon, je vais sortir, mais je vais peut-être me faire attaquer … » Gloups ! Au premier regard, ils n’ont pas l’air patibulaire, mais bien costauds quand même. Ils m’expliquent en russe qu’ils sont plantés dans la rivière au niveau du gué et que ce serait un geste apprécié de les aider à en sortir, avec notre 4X4. Je parle russe maintenant ? Certaines scènes ont été mimées avec réalisme, ça aide. Je démarre le 4x4 avec mes deux nouveaux potes kirghizes et j’essaie de rejoindre la piste, ce qui n’est pas si simple en terrain « miné ». Constat au torrent. Oui, ils sont bien plantés, avec une sorte de J9 . On sent ces gens bien préparés à cette piste. Bref, on sort la sangle du loueur et j’essaie de les tracter. Rien à faire. Après quatre ou cinq essais, ils coupent la sangle (bien joué !) et m’expliquent que ce serait vraiment sympa de les amener chez eux à dix km de là en aval. Le 4x4 de nuit, jamais fait encore mais ça se tente. Par contre, nous sommes super justes en essence. Dix kilomètres fois deux pour le retour sur piste, c’est risqué. Ils m’annoncent que ce n’est pas un problème, ils pourront me donner dix litres d’essence là-bas. Un petit détour pour prévenir Grisemote et me voilà parti sur une piste défoncée, à la lueur des phares avec mes deux acolytes. Cinq puis dix kilomètres et déjà plus d’une heure de route. « Alors, elle est où cette maison (en langage des signes) ? Tout droit, pas de problème ». Mouai, je commence à trouver ça louche, d’autant que je pressens qu’il n’y a quasiment aucune activité humaine ici, mais pas facile à jauger dans le noir. Quinze kilomètres. Je m’arrête. « M’enfin, elle est où cette maison » (le « m’enfin » est compliqué à mimer) ? Tout droit , pas de problème ». Gros dilemme. Le réservoir descend et je pense qu’ils me mènent en bateau. Il n’y a rien ici, je ne vais pas avoir l’essence qu’ils m’ont promis. Il devient impossible de continuer sans me mettre aussi en difficulté, ce que je parviens à leur faire comprendre. Ils me font un grand sourire, me remercient chaleureusement, me proposent de me payer la sangle et l’essence, un coup de pogne et les voilà partis en pleine nuit sur la piste à pied. Prochain croisement avec une autre piste trente à quarante kilomètres (ce qui nous prendra le lendemain une demi-journée bien tassée). Je me fiche d’avoir des billets à la place de l’essence, d’autant qu’ici ce n’est pas cher. Ils ont tout simplement profité de la situation ou au mieux on ne s’est pas bien compris mais … une heure et demi plus tard, j’arrive à nouveau à la tente après avoir galéré pour la retrouver hors-piste (et pourtant j’avais un point GPS). Il est 3h30 Grrrrr ! (petit regret quand même : à posteriori, je me suis dit que j’aurais dû essayer de les tracter avec mon 4x4 non pas pour les faire avancer, car ils étaient plantés, mais pour les faire reculer …) Version Sylvie Nous décidons de bivouaquer juste après, dans les hauteurs qui dominent la superbe rivière Burkhan que nous allons suivre pendant une bonne partie de notre chemin. Le coin est encore couvert de fleurs multicolores. La pleine lune nous accompagne pendant le repas du soir. Bonnet, doudoune etc... sont de sortie. J’ai attrapé une sorte de bronchite et à cette altitude, c’est beaucoup plus compliqué. Cette nuit, à plus de 3000 mètres, il fait vraiment très froid et pas question de sortir ne serait-ce que le bout du nez du duvet! Et pourtant...... Aux alentours de minuit deux voix d’hommes appellent de façon virulente, en russe bien sûr à côté de la tente. Nous sommes loin d’être rassurés, car seuls au monde, et on ne sait pas ce qu’ils veulent. Gilles doit s’habiller et sortir dans le froid de canard. Ils lui demandent de les accompagner, il ne les sent pas vindicatifs. Je reste seule, hyper anxieuse. Une heure après, ils sont de retour, et Gilles me rassure. Ce sont des Kirghizes, de la capitale peut-être, car si nous nous avons pris bien des précautions pour les gués, ce ne fut pas leur cas, et ces couillons là (oui, on peut le dire), ont planté, non pas leur 4X4, mais leur camionnette, dans le gué, et cela en pleine nuit. Comme hélas, c’est la pleine lune, c’est à notre tente, toute proche, et surtout la seule qu’ils sont venus demander de l’aide. Nous avons une sangle, mais elle a cassé, bref, Gilles débarque notre barda du véhicule, pour, à leur demande les emmener vers une habitation, à dix kilomètres selon leurs dires, où ils pourront trouver de l’aide. Il fait tellement froid, et il n’y a personne d’autre, on ne peut pas les laisser. Je me rendors rassurée. C’est alors que j’ouvre de nouveau l’oeil, et je m’aperçois qu’il est 3H 1/2 du matin et toujours pas de Gilles! Alors là, inquiétude maximum, que lui est-il arrivé, et puis je suis seule, sans véhicule et sans réseau. Vers quatre heures, j’apprends le fin mot de l’histoire. Gilles revient. En fait leur maison n’était pas à dix kilomètres, mais toujours un peu plus loin, toujours un peu plus loin. Piste de nuit en plus, et nous savions que nous serions juste en essence pour finir le trajet jusqu’à Naryn. Nous étions en train de nous mettre nous même dans une sale situation, et à force de s’inquiéter pour le carburant, Gilles, pour éviter le suraccident a décidé de les laisser quand même sur le bord de la route. La lune est pleine, et il y a une bonne lumière. La mort dans l’âme il a refait la piste en sens inverse. Il a certainement fait plus de trente kilomètres pour les emmener, et voilà comment il est désormais quatre heures du matin! On reprend le fil Nous décidons que le lendemain (ou plutôt tout à l'heure!), lorsque nous croiserons la bifurcation du col de Tosor que nous avions laissé de côté pour celui d’Arabel, et qui plus est, qui nous ramènerait du mauvais côté de la montagne, nous prendrons la décision, suivant la jauge de carburant, de continuer notre route comme nous l’avions prévu ou alors de shunter vers Tosor, route encore très difficile, mais plus courte, et qui permettrait de trouver de l’essence plus rapidement. Dodo sous la couette, un peu inquiets pour ce qui va suivre, mais paradoxalement rassurés.

Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible, que nous devons poursuivre notre chemin et que nous avons un vrai souci d’essence. C’est déchirant et nous savons, comme eux, que vraiment peu de monde passe ici, mais on ne peut plus faire grand chose si ce n’est prévenir quelqu’un. Là où nous sommes, il n'y a ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final.De nuit, il ne s’était pas rendu compte que c’était une famille entière, et certains, dont des femmes, dorment comme ils peuvent couchés par terre. Les deux gars ne sont pas revenus. Ils nous donnent une compensation pour pouvoir garder la sangle du loueur qu’il faudra que nous retrouvions. Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible et que nous devons poursuivre notre chemin, et que nous avons un souci d’essence. C’est déchirant, ils nous supplient, ils savent que vraiment peu de monde passe ici, mais là, on ne peut plus si ce n’est prévenir quelqu’un. Il faut savoir que là où nous sommes, il n'y ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final. Nous reprenons donc la piste, que Gilles emprunte lui pour la troisième fois, mais de jour, c’est différent. Nous suivons la rivière pendant une soixantaine de kilomètres. Elle est superbe. De multiples marmottes ont transformé la montagne en gruyère. Par contre, elles sont beaucoup plus farouches que celles de chez nous. Elles commencent à courir dès qu’elles nous voient à cent mètres, elles attendent courageuses au bord du trou, et plongent avant que nous puissions les apercevoir autrement qu’au téléobjectif. Bref, un exploit d’en prendre une correcte en photo. Par contre, c’est assez amusant de les voir courir de partout. Nous ne recroisons pas les deux gars, et personne d’autre d’ailleurs. Un orage se profile dans le rétroviseur. Il nous poursuit pendant un long moment, sans nous rattraper avant la bifurcation de Tosor. La décision collégiale est prise, il faut changer les plans initialement prévus, la jauge d'essence ne nous encourage pas à continuer, il faut prendre la route du col de Tosor. C'est ici, à l'embranchement, que nous croisons le plus de monde, cette route est nettement plus fréquentée que celle d'où nous venons (où les deux hommes sont-ils allés?) Petite «discussion» avec un berger très très amateur de sablés français, et son chien en apprentissage, et en route pour le col de Tosor. C’est noir derrière, sur les côtés, nous allons vers l’unique petit coin de ciel bleu. Au moins, c’est le côté positif de l’affaire Nous avons quitté la rivière Burkhan pour celle de Jiluu Suu, plutôt tumultueuse. Cette piste est très différente de celle du col d’Arabel, mais tout aussi compliquée, voire plus. Nous enchaînons les gués dont les ponts ont été détruits, et parfois nous devons franchir des marches de près d’un mètre. Notre arrivée tardive sur la piste ne joue pas en notre faveur. Au fil de la journée, les glaciers fondent, et le débit de l’eau, donc des gués augmente. Le mauvais temps a fini par nous rattraper, la température est descendue à 6°C, et la grêle s’annonce de la partie. C’est alors que nous nous retrouvons face à un gué «de la mort qui tue». Déjà, il faut être courageux pour descendre l’étudier ce gué, Gilles l’est, moi pas. J’ai juste les choquottes, mais au chaud. Ensuite malgré l’étude du terrain, c’est un torrent qu’il faut traverser, et bien que Gilles semble savoir où passer, se lancer est une autre paire de manches. C’est là, que la chance nous sourit. Deux 4X4 de tours operators se présentent sur l’autre rive. Les conducteurs descendent eux aussi. Discussion inter-rives entre les pilotes, et les gars du coin se lancent. Nous pouvons donc étudier le passage de manière plus efficace. On leur demande d’attendre notre tour pour partir, c’est ainsi que nous l’avons passé! Au fur et à mesure que nous continuons à monter vers le col de Tosor à 3893 mètres, le temps devient de plus en plus compliqué, tout comme la route et notre moral au vu de la jauge qui descend, qui descend. Gilles prend beaucoup de plaisir sur cette piste, moi beaucoup moins, car nous ne pouvons pas traîner. A ce propos, c’est en haut du col que l'indicateur de fuel s’allume. Ouf, nous n’avons plus qu’à descendre. Mais arriverons-nous à atteindre la station service? Tout en haut, les glaciers lèchent la route, mais la lumière descend à vive allure, et le froid est très présent. Si nous ne voulons pas finir de nuit, nous ne pouvons guère nous attarder. Du coup, on n’a pas trop le temps de profiter de cette route exceptionnelle. Les paysages sur l’autre versant sont superbes, bien que la lumière ne soit plus présente. Nous arrivons à atteindre Issyk-Kul et faire encore dix kilomètres pour atteindre la station (je ne vous raconte pas l'ambiance dans la voiture!). Nous avons fait grosso modo 180 kilomètres depuis le gué. Nous rejoignons Tosor pour la nuit, mais un vent terrible souffle et où que porte le regard, le ciel est terriblement noir. La journée nous a quand même bien fatigués, et le temps peu engageant nous oriente vers un camping de yourtes, Tonia yurt camp. Nous dormons confortablement pour l’équivalent de 20 euros avec petit déjeuner, peut-être un peu cher pour le pays, mais peu importe, on l’a bien mérité. Nous arrivons hélas trop tard pour le repas du soir, mais nous pouvons utiliser la salle de restauration pour notre repas. C’est là que nous rencontrons cette famille suisse de cinq personnes qui eux ont grimpé notre col, mais en vélo! Et bien chapeau la petite famille!!!!! En tous cas, c’était bien sympa ce petit camping coquet, je le recommande.

Du coup, nous devons rejoindre les environs de Naryn comme prévu, mais refranchir les montagnes, et pour cela, repasser par Kochkor, et son réservoir que nous avons déjà découvert à deux reprises. C’est une grosse route, sans beaucoup de charme mais un ciel plombé l’agrémente de façon superbe, et chose imprévue, nous prenons plaisir au trajet. Les événements précédents nous obligent à changer notre programme, et nous décidons d’emprunter le col de Ulan Ashuu pour rejoindre Baetov en passant par Uchkun. Imprévu, mais un vrai bonheur! La piste est correcte, mais n'avance pas plus que les autres pistes: ornières, dévers, mais ça n'est pas boueux heureusement. C’est magnifique, il nous manque malheureusement une demi-heure de plus pour profiter pleinement de la vue au sommet, car l'ombre progresse et la lumière n'est plus là! Il nous faut trouver un coin de bivouac, mais le col est encore a plus de 3000 mètres et on n'est pas très chauds, c'est le cas de le dire pour dormir à cette altitude, on aimerait bien prendre quelques degrés en descendant un poil. Nous trouvons notre bonheur quelques centaines de mètres plus bas, avec une très belle vue dont nous profiterons au réveil....

Nous profitons de l'endroit, et décidons de remonter un peu pour la vue que nous n'avons pas eue hier. Nous croisons sur le chemin notre petit gars de la veille, avec qui nous avions partagé quelques gâteaux, celui qui emmenait ses frères et soeurs faire de la luge. Il conduit des "yacks" au pâturage. Ce sont en fait des dzos qui sont un croisement entre le yack et la vache. Ils sont un peu loin, mais nous aurons l'occasion d'en rencontrer de plus près. Il nous reconnaît et nous fait signe de le suivre. Il descend de son cheval, et accompagné de son chien, nous conduit à un espèce de trou, de grotte, bien caché, que nous atteignons après une petite marche d'approche. Pas exceptionnel, mais alors quelle vue! Notre petit gars est très fier de nous montrer la cachette secrète. Il ne parle pas du tout, est-il muet???? Alors que nous rejoignons notre véhicule, lui, court après son cheval qu'il n'avait pas attaché, et celui-ci a pris la poudre d'escampette. Le pauvre a vraiment du mal à le récupérer, car l'animal n'a pas décidé de se faire attraper. Nous attendons pour ne pas le laisser dans l'embarras, mais il finit par avoir raison de la bête. En poursuivant notre chemin, nous passons près d'une yourte, et on nous interpelle. Nous sommes conviés à l'intérieur. Pourquoi pas! Nous sommes donc accueillis par cette famille qui pour l'été se retrouve à 3000 mètres, avec leurs chevaux. C'est une grande famille. Autour du grand-père et de la grand-mère, les enfants, petits-enfants tous réunis. Ceux qui nous ont invité parlent très bien anglais, et pour cause, elle est juriste, et lui avocat. Ils ont également leurs frères et soeurs et toute une ribambelle d'enfants. Nous sommes dans une yourte, qui ne reçoit pas de touristes, telle qu'ils peuvent l'habiter en famille. On nous offre tout d'abord le traditionnel koumis, le lait de jument fermenté, un gros bol chacun! Accompagné des boorsoghs (beignets) et pour finir, on nous apporte un sac de friandise énorme, pour emporter avec nous. C'est comme du chocolat nous dit-on! En fait, ce sont des kourous, des petits fromages fermentés, très durs. C'est une recette ancestrale du temps de la route de Chine, où il fallait pouvoir conserver les aliments longtemps. Les kirghizes en sont friands, et dans les lieux touristiques, on en voit vendus le long des routes par paquets entiers. Il y a une certaine acidité à ces fromages. En ce qui me concerne, j'aime bien avec une tomate, un ou deux par ci par là, c'est pas désagréable. Du coup, le sac nous a accompagné pendant tout le voyage. Quelle belle rencontre cette famille.... Nous leur offrons pour les remercier des biscuits de Reims, que les enfants n'ont pas mis longtemps à apprécier. Echange de nos adresses mail, et nous poursuivons notre route. La route est superbe où que l'on regarde. Nous croisons pas mal de tombeaux.

Et nous rejoignons la route principale qui va nous emmener vers Baetov. Nous cheminons au milieu des badlands.Une fois de plus, nous ne savons plus où donner de la tête. Nous grimpons vers le col de Börülü Ashuu, plus communément appelé dans le coin MELS Ashuu (c'est à dire col de "Marx - Engels - Lénine - Staline ). Alors là, c'est un feu d'artifice de paysages de toute beauté. Il est difficile de ne pas s'arrêter à chaque virage. Là encore, il y a des fleurs à foison. Nous croisons à maintes reprises une voiture, une lada, avec quatre occupants à bord. Ils n'ont pas la chance d'avoir un 4X4, et ça grimpe sec! Ils doivent rejoindre un jailoo juste après le col. Nous leur proposons de l'aide, mais ils ont adopté une technique bien propre à eux: ils montent et quand le voiture chauffe, on ouvre le capot, on la laisse reposer, de l'eau et en route pour deux virages plus loin où on recommence la même opération. D'ailleurs, c'est très kirghize, la voiture sur le bas-côté avec le capot ouvert! Entre la voiture qui refroidit, et nous qui prenons des photos à presque chaque virage, nous cheminons ensemble jusqu'au sommet....

Ils sont tellement contents de venir nous faire un coucou. Leur peau est brûlée par le soleil, nous sommes à plus de 3000 mètres, et la protection solaire n'a pas l'air une priorité, semble-t-il. Quelques gâteaux partagés nous ont valu un beau sourire. La descente sur l'autre versant du Börülü est tout aussi attrayante que la montée, bien que très différente. Nous atteignons la vallée de la Terek, et progressons d'un côté, puis de l'autre de la rivière. L'heure qui commence à être tardive donne une couleur mordorée à ce paysage bucolique. Ici, une unique mais énorme ferme, vaches et moutons en quantité. C'est d'ailleurs l'heure pour eux de rentrer. Nous avions dans l'idée d'aller crapahuter dans une petite gorge découverte par Marie. Mais ce n'est pas du tout la bonne lumière et elle est plus que sombre, nous n'en verrons que l'entrée. De toutes façons, il est temps de se mettre en quête d'un campement pour être en place avant la nuit. Nous faisons le plein d'eau à la source captée juste aux abords de la grotte et décidons, malgré le froid qui commence à tomber, d'établir notre bivouac dans les hauteurs. Nous craignons toujours un peu les moustiques en campant près de l'eau. Nous n'avons pas regretté notre choix, la vue est belle, et nous assistons à un spectacle de galopades de chevaux sauvages. Comme nous sommes encore à plus de 3000 mètres, il ne fait pas bien chaud. D'ailleurs, le temps est à l'orage, et pour cette nuit, nous allons en subir un sévère.

La tente est trempée ce matin, et nous prenons notre petit-déjeûner sur fond d'arc-en-ciel. Le séchage est malgré tout relativement rapide et nous pouvons donc prendre la route vers notre destination, les kulak teepees, pour y faire une rando. Hier, en fait, nous aurions du rejoindre Laurence49b et sa covoyageuse, Stéphanie. Et oui, cela fait un bon moment avec Laurence que nous nous connaissons virtuellement, par l'intermédiaire de VF, où nous avons fréquenté un peu les mêmes discussions. Et l'occasion faisant le larron, nous nous retrouvons sous les mêmes latitudes, et nous réussissons à nous goupiller trois jours en commun pour aller jusqu'au lac Kel Suu. Mais notre nuit très aventureuse du col d'Arabel, et l'obligation de changer notre itinéraire nous a fait perdre une journée, et nous avons donc été dans l'impossibilité de retrouver les filles. Nous avons toutes les coordonnées pour pouvoir se joindre, mais faute de réseau la majorité du temps, pas moyen de les prévenir. Nous espérons donc les retrouver à Tash Rabat, après la rando, d'où nous devions partir ensemble pour le lac. Nous approchons les teepees. Là encore, pour la rando, nous avons suivi les traces de Marie, trouvées sur Wikiloc. C'est amusant de voir les troupeaux de chevaux sauvages, en tous cas qui ne sont pas entravés, et qui se promènent, vadrouillent, parfois se baignent. Il y a toujours un chef, qui observe, en avant-coureur, et là, s'il estime que la tribu peut y aller, là et seulement là, le reste de la troupe ose avancer. C'est toujours le même rituel! Je ne vais pas accompagner Gilles jusqu'au bout, car mon ventre se tord dans tous les sens de façon douloureuse, et le coeur n'y est pas. Début de troubles qui s'annoncent. Je me pose un peu pour patienter, en regardant les fleurs, et là, oh joie, voilà que s'avance une de ces fameuses tribus évoquées juste avant, avec son chef. On doit se croiser, alors de multiples précautions sont prises des deux côtés. Eux aussi ont pour objectif de faire la même rando, le but étant peut-être différent. Est-ce que cela a un rapport avec le névé tout au bout, au fond du canyon? Ce sont-ils dit "Tiens si on allait se faire une petite glace aujourd'hui?" Beau moment pour moi en tous cas, qui les trouve si majestueux.

Encore un petit col, le Kulak Ashuu à 3390 mètres et nous rejoignons ensuite l'embranchement pour aller à Tash Rabat. C'est un caravansérail, c'est à dire une espèce d'hôtel, de lieu d'accueil pour les marchands, à l'époque de la route de la Soie. Très bien conservé, il est un des hauts lieux touristiques du Kirghizstan. Donc, il y a peut-être une vingtaine de personnes. Nous en faisons la visite, dedans, dessus, autour, tout en guettant deux voyageuses françaises. Echec, elles ne sont pas là. Nous décidons alors d'aller chercher de l'essence en direction de Naryn, donc de refaire la piste en sens inverse. Il doit y avoir une nouvelle station service à la frontière avec la Chine, mais si jamais elle était fermée, nous ne pourrions pas faire la route jusqu'à Kel Suu. Alors par mesure de précaution, nous faisons une presque cinquantaine de kilomètres dans le sens inverse de notre itinéraire, jusqu'à une station que j'avais rentrée sur Maps-Me. Hélas, trois fois hélas, elle est désaffectée. Nous interrogeons quelques habitants, mais si nous ne voulons pas faire cent kilomètres (aller), il va falloir s'adresser à un gars du crû et son essence avec moins d'octanes que celle que nous prenons habituellement. Un homme, plus que gentil, va jusqu'à prendre sa voiture pour nous guider chez quelqu'un qui va faire office de pompiste avec un bidon. Nous osons même lui demander où nous pouvons nous débarrasser de nos poubelles que nous trimbalons depuis trois jours et qui commencent vraiment à être un problème. Et oui, hormis dans les grandes villes, il n'y a rien pour les détritus, c'est quelque chose à prendre en compte, au même titre que refaire le plein, ou remplir les bidons d'eau! Notre gentil pompiste, va les prendre chez lui, décidément, ils sont bien sympathiques.

Nous reprenons la piste pour Tash Rabat, pour être vers 15 heures là-bas, heure prévue pour notre départ vers Kel Suu avec Laurence. J'espère qu'elles auront eu la même idée! C'est la troisième fois que nous reprenons cette piste! En chemin, ous croisons un haut lieu d'école de vol pour les vautours, que nous prenons plaisir à regarder prendre leurs ascendances. Les filles ne sont pas là! Nous montons un peu pour avoir une vue d'ensemble mais rien! On va prendre la route, car il est déjà tard et nous espérons pouvoir planter le bivouac juste avant un gué qui peut s'avérer périlleux, et qu'il vaut mieux franchir le matin, avant la fonte des glaces. Le but du jeu serait de dormir juste à côté pour l'attaquer au plus tôt le lendemain. Piste quatrième! Finalement nous n'avons pas regretté ce second pélerinage au caravansérail, beaucoup de kilomètres inutiles, certes, mais la rencontre avec les vautours et le retour sous un ciel plombé en valaient la chandelle. Nous rejoignons la route principale, que nous suivons plein sud. Elle est goudronnée et parfaitement entretenue, car elle mène au col de Torugart (3752 mètres) , passage frontière avec la Chine. Comme nous la longeons pour aller à Kel Suu, il faut demander un permis spécial à l'avance qui nous permettra de passer les checkpoints. Il y a quelques endroits au Kirghizistan qui nécessitent ce permis, pour la même raison. J'avais un peu poussé Laurence à suivre cette route à l'aller, pour ne pas faire la même route aller- retour pour le lac. Cet itinéraire longe la vallée de l'Ak Say, jusqu'à l'embranchement pour Kel Suu. Nous passons pas loin du lac Chatyr Kul, sans nous en approcher car c'est très marécageux, la route que nous devons parcourir est longue et il faut s'avancer au plus loin avant la nuit. Le passage du checkpoint est un peu tendu, ils épluchent tout, mais nous le franchissons sans heurts. Une file de camions gigantesque est à l'arrêt, certainement en lice pour franchir la frontière dès l'aube. La station service, clinquante, est bien opérationnelle et ravitaillée. Nous refaisons donc le plein, et c'est parti pour environ 60 kilomètres de piste jusqu'au gué. Nous suivons le no man's land qui longe la frontière chinoise. Pour être tout à fait honnête, si ce n'est le ciel d'orage superbe et les quelques miradors qui nous distraient, les kilomètres se suivent de manière ennuyeuse. C'est plat, c'est droit, et le paysage n'a rien d'exceptionnel. Nous n'atteindrons pas le gué avant la nuit. Il nous faut trouver un emplacement plat, non caillouteux, et ce n'est pas si simple. Ici ce sont les mottes d'herbe qui dominent. Nous finissons par trouver l'ENDROIT! Pas terrible, mais on désespérait de dormir sous la tente ce soir. D'ailleurs nous inaugurons le dîner sous l'avancée, car l'orage qui nous tombe dessus est sans pitié.

Il fait beau au réveil. Par contre on s'est sacrément caillés cette nuit, malgré nos duvets 0°C! La montée sur la petite colline voisine à notre bivouac nous offre une jolie vue sur la vallée. Nous n'étions pas très loin du gué. Pas de filles en vue, et le gué que Marie et Fred ont eu beaucoup de mal à franchir au mois de mai est quasi à sec! Il est vrai que les ramifications de l'Ak Say sont gigantesques. Il faut trouver le bon passage à chaque fois, et trouver ensuite la bonne sortie, car les rives ont une allure de falaises. Comme avons peu d'eau, ça ne sera pas difficile, mais effectivement avec de l'eau ça doit être une autre paire de manches.

Nous croisons un papa et son fils qui vont chercher de l'eau, mais il n'y a quand même pas beaucoup de jailoos dans ce coin là. La partie de la route après le gué est plus attractive, nous longeons toujours l'Ak Say, ça doit être très beau quand la rivière est tumultueuse. 80 kilomètres plus loin, nous trouvons la bifurcation pour Kel Suu. C'est verdoyant, et le paysage pour y parvenir très beau, mais le temps est gris et sous un ciel blanc, les couleurs ne sont pas au rendez-vous.

Nous arrivons au jailoo de Kel Suu. Nous cherchons à droite, à gauche, toujours pas de trace des filles. Et puis finalement c'est grand ici, avec plein de campements aménagés, moi qui pensait être au bout du monde dans un endroit confidentiel! Ça ne l'est visiblement pas tant que ça pour les tours operators. Il se met à pleuvoir des cordes. Nous pique niquons dans la voiture et faute de beau temps y faisons un petit somme. Une chienne adorable, que je surnommerai Fidèle, nous adopte et se couche près de notre roue. Un 4X4 s' avance sur la route pas loin. Il est midi, et il n'y a pas grand monde. Il y a deux filles dedans, et ce sont les bonnes! Ouhais!!!! Je monte dans le véhicule (Gilles roupille toujours) et nous échangeons avec bonheur le récit de nos aventures.

Quand le soleil daigne enfin pointer son nez, c'est magnifique! Alors Kel Suu, quel est ce joyau qui nous prend quasi 2 jours aller, idem pour le retour. Ce Kel Suu qui a généré tant de conversations sur certains posts de Voyage Forum? Tout d'abord, c'est un lac d'un exceptionnel bleu, cerné de montagnes, il a juste l'inconvénient de se vider d'un coup de manière impromptue, sans que l'on sache vraiment trop pourquoi! Alors imaginez, le trajet pour y accéder, le permis etc... et il se trouve que le lac s'est vidé avant notre venue, au mois de mai me semble-t-il, BINGO! Il n'y a plus qu'à croiser les doigts pour qu'il se remplisse entre temps, car il est un peu "magique", on ne sait jamais.... SUSPENSE! Autre chose, les débats sont vifs sur la façon d'y parvenir, depuis le jailoo où nous sommes actuellement, qui est à au moins 1H30 du lac proprement dit, à pied. Déjà, dans nos conditions imposées par le loueur de voiture, on n'a pas le droit d'aller au-delà du jailoo. Il y a une piste, mais alors plus que périlleuse. D'ailleurs ont y a vu un 4X4 de russes, embourbé dans un dévers monumental, en fin d'après-midi, et nous ne les avons revus que le lendemain matin! Et puis il y a ceux, tous les tours operators qui traversent direct, par l'herbe marécageuse. Si cela ne me semblait pas une hérésie, de faire une trace, force a été de constater que c'était l'horreur! Ils ne passent pas dans UNE trace, mais ils ont complètement ravagé l'écosystème de partout. VRAIMENT A NE PAS FAIRE, c'est un massacre. Nous avions l'idée de dormir au bord du lac car nous avions vu avec Laurence de très jolies photos. Mais la difficulté de transporter le matériel, fait qu'au final nous choisissons le bivouac aux alentours du jailoo.

Les filles finissent leur pique nique et nous entamons la rando, guidés par notre chienne d'adoption. Incroyable, quand elle n'allait pas chasser la marmotte (je crois qu'elle croit encore au Père Noël!), elle nous indiquait les passages quand nous ne savions pas lesquels choisir. Le début de la balade est très plaisant. Pendant que nous nous évertuons à passer plusieurs gués, les nuages s'amoncellent. Le lac Kel Suu est à 3500 mètres d'altitude, et chaque fois que nous traversons l'eau nous avons de plus en plus froid. C'est alors que nous subissons une déferlante de pluie et de grêle. Ma gore tex était tout à fait obsolète, trempée jusqu'aux os et avec le mal de ventre qui continue à me tordre les boyaux, personnellement j'ai vécu un enfer. Nous arrivons enfin (il y a le retour tout de même), mais je n'apprécie pas le paysage, hélas, transie de froid. Par contre, vous l'aurez constaté l'eau est au rendez-vous même si le mauvais temps lui enlève sa jolie couleur bleue. Il y a des scientifiques sur place qui campent. Et bien moi, je suis contente au final de ne pas dormir ici, il fait un froid de canard, bien plus que de canard d'ailleurs!

Il nous faut ensuite repartir. Et là, deux écoles s'affrontent. Les trois filles ne souhaitent pas prendre le même chemin qu'à l'aller, car il y avait des passages difficiles, et avec le mauvais temps, la fatigue, nous ne nous sentons pas. Nous préférons prendre la rive droite, marécageuse, et franchir devant le village le gué important de cette rivière à ramifications impressionnantes, en espérant pouvoir trouver de l'aide si besoin. Quant à lui, Gilles, estime que nous aurons de l'eau jusqu'à la taille, et préfère franchir la rivière avant, pour rejoindre l'autre rive. Il ne pleut plus, mais le retour est long et fastidieux, dans un milieu bourbeux, spongieux, où nous progressons à force de plocs, plocs. Notre chienne gambade à nos côtés. Nous arrivons à hauteur de jailoo où deux garçons nous guettaient. Ils savaient qu'il y avait deux 4X4 dont les occupants n'étaient pas rentrés. Nous sommes rapatriés à cheval, derrière eux. Les montures ont de l'eau jusqu'au flanc. Notre petite chienne, hésite longuement avant de traverser, et a du mal à lutter dans le courant. Mais tout le monde regagne la rive sain et sauf. Il n'a pas fallut longtemps, pour nous mettre d'accord: ce soir nous dormirons dans une yourte, chauffée, avec un bon repas pour nous remettre. C'est dans la famille d'un des deux garçons que nous partageons tous les quatre notre nuit autour du poêle, à 3300 mètres, après un dîner plus que royal.

Nous nous réveillons avec le soleil, chouette! Nous avions décidé avec Laurence de consacrer deux jours à Kel Suu pour en profiter à fond. Décision est prise, nous y retournons à cheval. Notre jeune sauveur de la veille, Ursun, doit regrouper les chevaux nécessaires à notre expédition et nous prenons la route en milieu de matinée, accompagnés par notre chienne Fidèle et un de ses deux compagnons canins du jailoo. C'est fabuleux, nous chevauchons dans les plaines marécageuses. Nous avons un sentiment de liberté, d'immensité extraordinaire. Stéphanie qui voyage avec Laurence est courageuse, elle a très peur de monter à cheval, son guide lui tient le sien. Nous atteignons, après une petite chute de Gilles, sans bobos, notre destination. Nous nous attendons les uns, les autres, pour découvrir ensemble le lac sous le soleil. Et là, c'est grandiose! Nous nous contenterons de la vue de cette rive, les abords étant inaccessibles, sauf en bateau, mais que nous n'avons pas fait l'effort de prendre sur notre dos! Celui des scientifiques lui est toujours là.

Après avoir bien profité de notre rayon de soleil sur notre fameux lac, nous reprenons la route. La pluie se mêle de la partie, mais nous avons tous pris des dispositions à cet effet, et c'est beaucoup plus acceptable. J'ose demander à Ursun, si je peux galoper un peu. J'avais décidé de ne pas monter à cheval j'avais fait une croix dessus, en rapport avec les séquelles de mon cancer, et mon bras qui ne doit subir aucun traumatisme. C'est râté! Du coup, je m'étais interdit le galop. Encore râté! J'en rêvais!!!! Me voilà à galoper d'abord légèrement, puis à sabots déployés au milieu des grandes étendues sauvages, rapidement suivie par Gilles et Laurence. Notre guide, prend plaisir à voir notre joie. Nous n'avons pas eu les mêmes rapports avec lui que lors de nos randonnées équestres précédentes. Lui, c'est simple, bon enfant, génial. Quel bonheur, mais quel bonheur! Et c'est la fin! Nous rejoignons notre petite famille d'accueil.

Avec Gilles nous décidons de prendre la route plus tôt que prévu, pour nous avancer sur le trajet énorme qui nous attend le lendemain. Nous abandonnons donc les filles à leur "triste sort" pour parcourir autant de kilomètres que nous pourrons avant la nuit, sur la route devant nous conduire à la perle du Kirghizstan, le lac Son Kul, en passant par Naryn. Nous passons sans encombre le col de Kindi et son checkpoint, à 3400 mètres. Si le début du trajet était plutôt morne et ennuyeux, la fin est de toute beauté. Nous longeons la rivière At-Bashi. Ne réussissant pas à atteindre Naryn, nous trouvons un bivouac au milieu de champs de fleurs, dominant la vallée peuplée de nombreux jailoos.
Voir les orangs-outans et les varans de Komodo en Indonésie en février (18 jours) English translation pending
by Icedrix · 2020-01-21 · 6 replies
Bonjour nous prévoyons de partir en indonesie en février pour une 20aine de jours nous souhaiterions voir les orang outan et les varans de komodo entre autres

pensez vous qu'il est possible de tout organiser sur place en arrivant dans chaque ile ou il vaut mieux réserver les tours avant de partir sur internet?

merci pour vos réponses
Dormir dans une cache à oiseaux au Kruger? (en 4x4) English translation pending
by Bibi007 · 2019-12-21 · 10 replies
Bonjour,

Je prépare mon voyage au Kruger en automne prochain, et je voudrais avoir des informations sur les caches où l’on peut dormir dans le parc. Comment ça marche? Je sais que je dois réserver sur le site du parc, mais doit-on dormir dans la cache ou vu que je serai en 4x4 avec tente, puis-je dormir dans ma tente? Est-ce qu’il y a un stationnement avec accès à la cache ou si on ne peux pas sortir lorsque la nuit est tombée? Et si nous devons dormir dans la cache, la literie est-elle propre?

Merci d’avance pour les réponses.
Oman du 20 mars au 10 avril 2019 en camping English translation pending
by Vulcanie · 2019-12-17 · 7 replies
Bonjour à tous

Nous sommes rentrés avec mon mari pleinement satisfaits d'un circuit de 3 semaines au printemps. C'est déjà loin mais j'ai préparé depuis un voyage de 4 semaines en Corée du Sud, voyage que nous avons fait en octobre. Nous avons beaucoup aimé les paysages, adoré le camping sauvage que nous ne pratiquons plus en Europe, apprécié l'hospitalité des Omanais et la sécurité du pays pour les voyageurs. Je voudrais remercier tous ceux dont j'ai lu les posts ou avec qui j'ai échangé pour préparer ce voyage.

Je ne fais pas de carnet de voyage, il s'agit d'un compte-rendu avec notre itinéraire, assorti de quelques impressions. Pour compléter, j'ai préparé aussi le bilan de nos dépenses. Ceux qui sont intéressés le trouveront dans la rubrique : argent / budget, pour ne pas trop alourdir le compte-rendu.

Mercredi 20 et jeudi 21 : Paris-Mascate via Munich. Très bel aéroport. 11h 30-13h : Mascate-Salalah. Banque, voiture, gare routière, courses (tente à 15 euros, camping gaz) dans un grand magasin où Zidane est toujours la référence et appartement (!) réservé dans un hôtel proche dudit Lulu Market. Nous longeons le bord de mer, apercevons le Palais du Sultan et faisons le tour du Souk Al-Husn (encens), sympathique mais de taille modeste. Tour de l’horloge (près de ‘chez nous’) et restaurant turc d’où nous entendons le premier appel à la prière, discret. Salalah est une ville difficile à ‘visualiser’ dans laquelle nous nous sommes quelque peu cherchés ; tout est grand, des chantiers partout, des 2 fois 3 voies et des bananeraies au milieu des quartiers…

Vendredi 22 mars : Réverbères grand chic ! Le long de toutes les grandes routes ! Les sorties de ville donnent une drôle d’impression : immeubles, en fait grandes maisons particulières, souvent ‘voyantes’, posées au milieu de rien, sans liaison entre elles contraste entre richesse et terrain désertique. Ayn Razat : une source et des jardins au pied de la montagne. Personne. Et voici un groupe de touristes chinois. Puis un premier troupeau de dromadaires. Taqah : petite forteresse en terre, courettes et escaliers, fraîcheur. Personne sur la route mais plusieurs bus de Chinois ! Parc archéologique de Khor Rori = ville et port fortifiés de Sumhuram : belles ruines avec vue sur l’embouchure. Il fait chaud à midi ! Au guichet, discussion sur les Champs-Elysées et les Gilets jaunes : ‘ Les Français sont fous et le sultan très bien ‘ ! Djebel Samhan : quelques arbres, des troupeaux de vaches, certains importants. Tawi Attair, un gouffre naturel . Arrêt dans une petite ‘boutique à thé’ notre gaz est défectueux : le ‘patron’ nous cuit nos œufs. Et notre thé nous est offert par deux jeunes Omanais qui ont envie de parler avec nous du couple, de la famille (où sont leurs femmes et leurs enfants ?), du divorce, des coutumes, du respect du père, quel que soit son âge etc… Ils nous indiquent le lieu idéal pour notre premier campement : un balcon/belvédère qui permet d’apprécier le coucher du soleil et qui domine de 1.000 mètres les lumières de la ville de Mirbat et la mer éclairée par la lune.

Samedi 23 : 6h : aurore, 6h30 lever, 7h brume monte, 7h30 soleil, nous partons. Beaucoup de dromadaires. Je ne le répèterai pas ! Nous voyons notre balcon d’en bas. A l’entrée de Mirbat, petit mausolée de Bin Ali. Une famille de 7 ou 8 personnes y prie. Ville qui donne l’impression d’abandon et de construction à la fois et de calme, avec ses 2 minarets et son palmier, vue du port. Bateaux de pêche traditionnels. Chute d’eau réduite du Wadi Dharbat, mais le site est large et offre de curieuses formations rocheuses en forme de végétation. Puis nous ‘remontons’ en voiture le wadi, bordé d’arbres endroit fréquenté par les familles. Marche, thé, discussion avec 5 jeunes de 20 ans venus de Salalah. 2 hommes font leur prière au soleil couchant. Nous posons notre tente. Tout le monde est parti. Nos seuls voisins de passage sont quelques dromadaires.

Dimanche 24 : Retour à Salalah. Visite de la Mosquée Sultan Qaboos, très sobre, moderne (trop tard pour la salle de prière) accueil souriant le gardien nous donne un cours accéléré sur les religions, l’Islam etc. et une brochure complète sur l’Islam en français (cf. les brochures dans nos églises). Du dromadaire …en brochettes, dégusté sur de larges divans. Mausolée très pauvre, voire miteux de Nabi Ayyub : logique, puisqu’il s’agit de Job ! Mais un mausolée pour un personnage littéraire … Mughsail : beaux bleus et verts de la mer la montagne a le pied dans l’eau ! Un ‘restau’-tente sur la plage : nous y prenons un thé excellent, gratuit ! Une petite mosquée et une rangée de maisons identiques constituent le village tout petit port de pêche. Nous regardons les jets d’eau de mer des ‘blowholes’. Puis nous gagnons la plage de Fizayah par 10 km de route en terre et en virages. Nous mettons notre tente sur la plage : un paysage entier pour nous seuls et l’impression de dormir dans les vagues…

Lundi 25 : Les pastels de l’aube… Nous allons vers le Yémen check point army. A Shaat, les nuages qui montent de la mer limitent le superbe point de vue sur ladite mer (Sea Overlooking Site). Une trouée : vue plongeante de 1.000 mètres (avec des déchets en premier plan derrière la balustrade). Une remarque pour l’ensemble d’Oman : le plastique a encore de l’avenir ! Petites nappes dans les restaurants, gobelets (jamais en verre !), sacs dans toutes les boutiques. Et tout est jeté partout les plages sont couvertes de déchets. Seuls les centres des villes, les grandes routes et les monuments sont impeccables. Deuxième sink hole (gouffre) sans grand intérêt. Un dromadaire tué et une voiture taxi dans la paroi rocheuse … Nous prenons deux stoppeurs dont un Bangladais sur la route de Raqhut, notre point le plus austral. Village comme déserté, inhabité, au bord de la mer aucun commerce, alors que nous trouvons peu après tous les commerces regroupés le long de la route, en plein ‘désert’. Nous achetons deux fruits : le gentil fruitier nous prend en photo. Pendant le repas, un Pakistanais nous dit que les gens, les peuples, sont amicaux ce sont les gens qui ont le pouvoir qui sont mauvais. A la sortie, 4 Omanais prennent le thé sur le parking et nous invitent un seul parle anglais un jeune discret qui sourit au discours des anciens, un de 88 ans nourri au lait et à la viande de dromadaire et un beau propriétaire de 200 dromadaires qui nous invite à venir manger le mouton chez lui. La conversation devient plus gaillarde… D’après l’anglophone, tout va bien en Oman les seuls problèmes viennent des gens du Bangladesh ou d’Inde ! Bref, des immigrés ! Tiens donc ! Haut plateau désertique, rocailleux, venté, plutôt grandiose. Plein de dromadaires. Quelques kilomètres pour trouver des arbres à encens (Boswellia sacra) : en vain ! Retour à Mughsail : deux gros bus de touristes pour voir les trous. Un citron-menthe bien frais - notre boisson favorite pendant le voyage - en terrasse. De notre tente, vue imprenable sur le village, sa mosquée (discret appel à la prière), sa langue de sable et ses eaux bleues.

Mardi 26 : Quelques déviations sur ces routes immenses et en bon état. Nous retrouvons Salalah, l’intérieur de la Grande Mosquée, son lustre gigantesque et son tapis de plusieurs tonnes. Et nous visitons le très beau Musée Terre d’encens (plus archéologique). Dépôt de nos sacs à la gare routière, essence, lavage, repas (plus chic), aéroport pour rendre la voiture, bus, gare routière. Petit tour dans le nouveau souk – viande, poisson, légumes, dattes thé ambiance tranquille de petite ville plus que d’une grande. Et bon repas avant de prendre le bus à 19 heures. Un Indien sympathique et content que nous connaissions son pays.

Mercredi 27 : 11 heures pour 1 000 kilomètres. Confortable mais glacial. Arrivée à 6h à l’aéroport où nous prenons notre petit 4x4. Mascate : Muscat en anglais, ce qui est paradoxal dans ce pays sans alcool ville immense, constituée en partie de villages occupant les petites baies dans les creux de montagnes routes bordées de palmiers, parterres artistement fleuris. Courses à Carrefour : gigantesque. Notre hôtel est à Mutrah : 30 km de route à 6 voies ! Le port est agréable, avec ses 2 jolies mosquées aux minarets et coupoles bleus, mais gâché par deux bateaux de croisière que l’on croirait en ciment ! Discussion avec un chauffeur de taxi puis avec le marchand de cartes postales du Kerala. Un musée dans une belle maison, Bait al-Baranda, qui tient plus de la promotion touristique. Chez nous, les hommes allaient au café, les femmes à l’église ici, les hommes font tout (!). Souk de l’or et des tissus. Quelle créativité pour varier la même tenue noire ! Très fréquenté plein de femmes entre elles et en noir dans les boutiques. Un marchand nous montre son selfie avec François Hollande. Corniche tranquille se croisent une femme avec masque en cuir et une touriste en tenue ultra-courte, niaise et contente d’elle.

Jeudi 28 : Des tours de guet ornent plusieurs pitons. Vieux Mascate. Musée de la Porte. Beaucoup de petites mosquées. (Un des) palais du sultan, colonnade, bâtiments administratifs, le tout a de l’allure, est d’une blancheur éclatante et d’une propreté maniaque. Un peu vide seuls quelques touristes locaux se prennent en photo devant les grilles. Fleurs superbes dans le quartier. Un monsieur digne avec sa petite école privée ! Musée Bait al-Zubair : belle maison avec jardin musée des traditions remarquable, beaux objets mis en valeur de façon moderne, explications intéressantes très pédagogiques un groupe d’étudiants en anglais, beaux et sympathiques avec leur professeure. Midi, le temps se couvre, des appels à la prière éclatent en même temps. Ils sont plus présents que dans la région de Salalah. Les petites villes/quartiers, les grands bâtiments / écoles / casernes / universités /hôtels se succèdent. Ce n’est ni populaire, ni touristique. En terrasse dans la marina Bandar al-Rowdha, chic et plus cher, pour manger, écrire des cartes et attendre le bateau. Aller-retour agréable en dhow par un temps malheureusement gris nous voyons de la mer les criques traversées et reconnaissons palais et bâtiments. Et nous refaisons la route de nuit. Corniche éclairée et animée. Même petit restaurant.

Vendredi 29 : Cartes postées elles arriveront à partir du 8 avril. De 8h à 10h 30, nous quittons Mascate vers le sud, ses immenses échangeurs, ses immeubles et ses mosquées en construction, ses perpétuels chantiers puis, peu à peu, nous quittons aussi la montagne pour une région plate, désertique mais non déserte de gros villages s’étalent sur ces espaces sans limites. Arrêt à Sinaw. La route reste large et impeccable dans le désert. Formation de mirages. Vers 15h apparaissent les premières dunes. Nous bifurquons vers la mer les dunes blanchissent il fait 37° et voici la mer, une rangée de bateaux en bois posés dessus et une rangée d’oiseaux sur le rivage. Nous voici à White Beach. Nous allons rouler sur le sable avec quelque hésitation quand nous rencontrons un couple de jeunes Québécois. A deux, c’est mieux ! Nous commençons par sauver une vieille tortue, couverte de coquillages et de lichens, totalement épuisée, essoufflée. Il est, sinon impossible, du moins très risqué de franchir une zone sableuse. Nous décidons de camper là.

Samedi 30 : Des dauphins passent. Sur la plage, 3 ou 4 tortues mortes. De vieillesse, d’épuisement ou de pollution : partout des plastiques !

Nous prenons la seconde route pour gagner les dunes blanches, les Sugar Dunes, par le sud, plus longue mais plus sûre. Marais salants quasiment abandonnés et voici enfin - salé-sucré - les dunes de sucre ! Nous y sommes absolument seuls, avec quelques plastiques… Shana’a. Trop tard pour le ferry de 15h. Plusieurs femmes non seulement voilées, mais aussi masquées avec ce masque en pointe qui n’aurait pas le même sens au carnaval de Venise. Nous prenons celui de 17h pour l’île de Masirah. La nuit arrive nous nous arrêtons près de Hilf, nous dormons dans la voiture, près d’une mosquée et de la mer silencieuse, de 20h à 6h, comme d’habitude !

Dimanche 31 : Un petit tour de ville pour les horaires du retour et les provisions et nous ‘descendons’ la côte Est le ciel est bleu, la mer aussi il n’y a que nous… Interdit de rouler sur le sable (plein de traces), de jeter des ordures (il y en a partout) ! Quelques dromadaires et une dizaine de moutons. Impression d’être dans un paysage en noir, à droite (dunes/petites collines de pierres noirâtres), et blanc, à gauche (sables et cailloutis), sur fond bleu. Côte inhospitalière, austère, minérale, non sans beauté. Quelques barques regroupées çà et là. Quelques enclos. Et nous arrivons à Ras Bu Rasas, à la pointe. Un jeune et bel Omanais, content de lui, laisse sa femme en bas et vient nous rejoindre pour …se faire prendre en photo (mais demande de ne pas photographier sa femme, tout là-bas dans ses voiles !). Il pose. 13 heures : arrêt sur la côte Ouest pour un thé karak à l’ombre. Le vent se lève. 16h, nous posons notre tente, avec vue sur une plage immense et la mer bleue, près de Masirah Beach Camp pêcheurs et mouettes à gauche la ville (Hilf) éclairée à droite, loin. Encore une superbe nuit étoilée. Même rythme solaire ou lunaire : 20h-6h.

Lundi 1er avril : Prendre le vieux ferry à 9 h nous fait gagner 5 heures. Paysage de dunes un peu roses sur fond de mer bleue, certaines avec des taches de végétation. Une mosquée en construction au milieu de quelques habitations /enclos/cabanes et de bateaux éparpillés. 14h : Al-Ashkharah : ville importante aux belles maisons et au port photogénique. Nous trouvons Jami al-Hamoda - non indiquée, pourtant rare et belle - mosquée en terre aux 52 coupoles juste au moment où les micros amplifient aux 4 coins l’appel puissant du muezzin à la voix superbe mais essoufflée. A 15h30, il fait 40°. Tente entre arbustes épineux et cailloux avant le Wadi Bani Khalid.

Mardi 2 : Le pas d’un dromadaire me réveille à 5h 30. 8h-9h : cours d’eau (wadi) dans une vallée encaissée puis une gorge palmiers et villages. Nous atteignons les ‘piscines’ du Wadi Bani Khalid, très aménagé. Très touristique ? A cette heure, nous sommes seuls, avec un balayeur et 3 femmes qui mènent leurs chèvres… Il fait déjà chaud. Nous retrouvons la côte. Un restaurant traditionnel et moderne, ses bonnes frites ( !) et notre citron-menthe. Le caissier et 3 consommateurs ne quittent pas leur téléphone multifonctions, comme tout le monde en Oman. 42° à la sortie ! Un long détour pour voir une assez jolie lagune, Khor Garami. Sour : son château restauré et son phare en terre, ses maisons en arc de cercle, ses chantiers navals et nous retrouvons quelques groupes de touristes. Lieu du bivouac un peu difficile à trouver après le Wadi Shab, mais agréable petite terrasse avec muret et vue sur les falaises et la mer.

Mercredi 3 : Beau lever de soleil. Wadi Shab, dès 7h 45. Nous sommes les premiers : oasis, palmiers, jardins, bassins d’eau claire, quelques jeunes Omanais (pas –aises) arrivent, puis quelques touristes. Au retour, à 10h15, le parking est comble ! Il faut dire que le bon sultan Qaboos a ajouté deux jours de congé aux deux habituels toutes les familles s’installent dans les wadi pour la journée. Wadi Tiwi : nous faisons demi-tour, si grand est l’embouteillage. Wifi au restaurant : échanges de mails. Le gouffre de Bimmah, aménagé beaucoup de familles. Wadi al-Arbiyyin : plus de 20 km de piste dans un paysage encaissé vent assez fort. Puis barrage de Wadi Dayqah en pleine rocaille, avec abords aménagés. Nous posons notre tente à la limite d’un très large wadi 5 hommes et femmes nous disent que c’est très bien un adolescent qui rentre du foot nous demande si nous avons besoin de quelque chose.

Jeudi 4 : 5h : trafic de la grande route assez proche, muezzin du village plus lointain et coq quelque part nous réveillent ! Le sol est encore chaud ! Le soleil franchit la montagne à 6h 45, il fait 26°, nous sommes prêts ! Nous passons le tropique du Cancer. Nous traversons Mascate par ses grandes artères : belles mosquées, opéra immense, hypermarkets, espaces verts et fleuris, réverbères… Bahla : forteresse un peu trop restaurée, grande et impressionnante, dédale de pièces. Discussion avec un couple de jeunes Français. En face, le souk est fermé, sauf quelques potiers. On nous offre un café dans la ruelle. Jabrin : château également du XVIIème, plus petit mais plus parlant, intérieur avec quelques meubles et bon audioguide. Nizwa : encore un château ! dont la grosse tour domine la ville. Nous achetons nos dernières cartes. Dans un autre quartier, éloigné - cauchemar des autoroutes urbaines ! -, nous trouvons enfin notre maison, la clé sur la porte, ce qui est moins sympathique que d’être vraiment accueilli ! Pas de Wifi.

Vendredi 5 : Marché aux bestiaux, essentiellement ovins et caprins, vraiment typique et intéressant, en particulier par le système d’enchères : les vendeurs tournent entre deux rangées d’acheteurs potentiels. Ambiance. Al-Hamra : vieux quartier en terre, en bois et en ruines au milieu, Bait al-Safah, musée ‘vivant’ avec deux femmes en costume traditionnel qui se prêtent aux activités domestiques. Thé et dattes. Misfat : village perché qui domine une oasis/palmeraie bien cachée dans les montages rocailleuses environnantes. Voici la montagne, très austère col à 1450 m, il ne fait que 29°. 16h : Djebel Shams et Wadi Ghul. Notre tente est posée au bord du grand canyon. Quelques autres campeurs. Nos plus proches voisins sont des Anglais venus de Dubaï, fort sympathiques. Coucher de soleil sur ce site grandiose.

Samedi 6 : 4 jeunes Omanais s’installent à 4h ! Le soleil éclaire peu à peu le canyon sans atteindre le fond. De 7h 45 à 9h, nous marchons seuls sur le sentier en balcon, dans ce site grandiose. C’est beau ! Au retour, nous croisons quelques marcheurs. 10 h, il commence à faire chaud (29°) certains démarrent… Petit restaurant avec Wifi. Djebel Akhdar : la piste est une 3 voies, les villages des petites villes un hôpital et de grands hôtels en construction… Nous nous installons sur le plateau, près d’un palais en travaux, cadeau du sultan Qaboos à l’émir du Qatar qui n’y est venu qu’une fois en 5 ans…

Dimanche 7 : Petit vent frais à 6h. Un village abandonné en ruines les marches sont rudes. Jardins, terrasses, arbres fruitiers. 3 villages reliés par des levadas et des escaliers. Les terrasses sont vertigineuses (cf. Andes). Quel travail ! On y cultive les roses, qui commencent à fleurir. Route…Sieste…39°… Visite du fort de Nakhal. Lieu de camping idéal, sous des arbres avec un banc.

Lundi 8 : il fait bon. Bonjour les chèvres ! Wadi Bani Awf : belles couleurs de la roche. Un peu de marche dans la gorge étroite du Little Snake Canyon. Nous voyons l’entrée du Snake Canyon que nous verrons de haut, ainsi que de beaux paysages austères, en suivant la piste impressionnante parfois. Une quarantaine de kms. Et encore un petit wadi pour la route ! Nous repassons à Nakhal et nous nous arrêtons à la source chaude dans laquelle pataugent quelques touristes allemands en groupe. Mascate : hôtel confortable et accueillant, lavage de la voiture, petit dîner sur un trottoir près de la mer : on ne se croirait pas dans la capitale !

Mardi 9 : Visite de la Grande Mosquée. Elle est grande ! trop propre ! trop riche ! à la gloire du sultan plus qu’à celle d’Allah. La grande salle peut faire penser au métro de Moscou… les 4 piliers sont lourds, la coupole trop… le lustre trop … Seuls le mihrab, les panneaux décoratifs et les arcades façon Cordoue trouvent grâce à nos yeux. Discussion avec un fidèle ouvert, tolérant, mais un peu prosélyte, qui me demande la différence que je fais entre le christianisme et l’islam. Nous venons à parler d’Adam et d’Eve, pour lui apparus d’un coup, créés par Dieu. Il n’adhère pas à la théorie de l’évolution.

Opéra royal : trop riche, trop fonctionnel, trop raide il fait davantage penser à un amphithéâtre d’université ou à une chambre de députés. Seeb : quartier moderne et chic au bord de la mer, restaurants de tous les pays. Autre grande mosquée. Nous recherchons l’ancien Seeb. Nous le trouvons et ne verrons plus aucun touriste. 15h : tout est fermé je fais le tour du quartier. Tout dort. Causette avec un Bangladais. 16h : les boutiques ouvrent. Thé. Corniche. 17h, il fait bon beaucoup de monde sur la plage et le large trottoir pour des activités sportives : les hommes en short font leur jogging les femmes en noir se contentent de marcher vite… Dernier restaurant au bord de la mer puis départ vers l’aéroport où nous rendons la voiture. Dans le hall de départ, dernière conversation avec un Pakistanais moderne de 37 ans qui s’interroge sur notre couple. Comment faites-vous pour être souriants au bout de plus de 40 ans de vie commune ? Sa femme, par Whats App, demande quel est le secret ! C’est pour nous un beau point final d’une après-midi tranquille et bien agréable.

Mercredi 10 : Francfort : aéroport très fréquenté. Paris : les rues nous semblent très étroites !

En espérant avoir été utile à quelques-uns.

Cordialement. Vulcanie
De Dakhal à Dakhla via Atar, l'Adrar puis Nouakchott et Nouadhibou English translation pending
by Collindibar · 2019-12-10 · 7 replies
Bonjour

Un trip de 3 semaine, billet d'avion de Montpellier à Dalkha (chez moi) via Marackech sur Air Arabia, L'aller retour Pour 280 €.

Le seul IK une pose d'une nuit à Marackech, j'ai été chez Zakia. Via Airbnb (200 dh) très pratique à coté de l'aéroport elle m'a envoyé quelqu'un pour me récupérer et ma déposer le lendemain.

Arrivé à Dakhla, j'ai dormis à l'auberge du Touareg environ 15 mn de marche de l'aéroport, face à la baie, simple mais bien Wifi ...

J'ai pris un taxi pour 350 DH de Dakhla à Nouadhibou

Il part le matin, et il a fait le tour pour récupérer tout les passagers.

Plus pratique que les bus je pense. Les bus Marocains vous posent à la frontière et ensuite il faut reprendre un bus Mauritanien.

Les coordonnées de notre super chauffeur Mauritanien

Tijeanne + 212 651354465 tel Maroc +22248036560 tel Mauritanie

Il nous a aidé pour les formalités aux frontières 45 € le visa

Une partie du No man's land est goudronné, les marocains ont commencés mais on été arrêté par le Polisario...

En arrivant a Nouadhibou il m'a mis dans le train pour Choun vers 16 h

250 Ouguyya (1 € = 40 ouguiya environ)

J'ai en le droit au vagons VIP AH AH avec l'adjoint au maire d'Atar Personne sensible s'abstenir 2 banquettes l'une en face de l'autre en bois et qu'elle vacarme et cela saute comme dans un rodéo.. Carrément flippant.

Arrivé à Choum à 4 h du matin et heureusement un minibus nous attendait pour ce rendre à Atar (200 OU)

Et compartiment pour 3 personnes très sommaires Et grande chance le maire d'Atar est mon guide Ça remue grave et c'est très bruyant On arrive à 4 h à choûn Minibus pour Atar 200 ouguiyas

Atar rien à dire et pas grand choses à faire, petit marché... J'ai dormi à Auberge Inimi, (Route de Nouakchott, 10 ouguiyas pour le taxis depuis le centre ) le proprio est très sympa. La chambre 250 Ou

Le lendemain le 8 décembre J'ai pris un Taxis brousse pour Chinguetti au centre la ou il y tout les buset taxi brousse. 200 pickup devant cool, La passe de Amogjar est magnifique. Puis arriver à Chinguetti , Porte du grand désert je dors à l'auberge Zarga, mais pas dans le village en dehors un campement au milieu des jardins.. Rustique. Pour 250 Oug
Informations pratiques sur le Bénin et le Togo English translation pending
by Mijanssens · 2019-11-08 · 1 reply
Benin Togo du 6/1 au 27/1/2019 1000 CAF pour 1,6€ Prix moyen chambre: 20000CAF Coca autre sucrerie : 450CAF Béninoise ou Pils 600 ml: 600CAF Plat 2500 à 4000 Tout de 3500km Lundi Cotonou marché de Tandokpa puis marché artisanal Mardi Remontée vers l’école arrêt chrzChristophe, ancien directeur, emplacement le puits (Thimoty) logement à Abomey chez Monique jardin sculpture À la lune Mercredi visite du palais des rois du Dahomey et route vers Grand Popo en passant par Sé visite à Hermionne aide pharmacie puis route vers Grand Popo village de David frère de Adamou et Lily et 2 enfants Alda et Albé et Logement chez Jean Marie peintre piscine repas dans un maquis Jeudi Fête vaudou sur la place du 10 janvier à Grand Popo puis repas au même maquis Vendredi remise livres à l’école de Lily de Grand Popo puis sur la plage, pêcheurs du Ghana, les rouleaux, promenade à l’hôtel puis route vers Ouidha et ses 2 portes des esclaves, du retour et du non retour espaces délabrés sans panneaux retour par Possotome, sa source son lac Aheme Soirée repas anniversaire pour Willy préparer par David. Samedi : départ pour le Togo. Beaucoup de petites routes en laterite ; Afrique profonde villages de brousse, tombes le long des routes, nombreuses sectes chretiennes, Petits marchés, brûlis pour faire du charbon de bois, enterrements... Arrivée à Kpalimé hôtel Geyser 18500 caf soit 32€ chambre air conditionné Repas belge Au bon vivant Dimanche: excursion vers chute et papillon puis vers le monastère des Bénédictins par une route désastreuse ; monastère fermé mais pas la boutique, feu de brousse Repas idem Lundi très bonne route asphaltée panne radiateur village accueil passons par Atakmame ville grouillante d’étudiants au plus vers le N au plus de petites mosquées s’érigent au bord de la route. A Kara Logement chez Marie Antoinette et ses nouveaux appartements. (15000 caf)Elle va jusqu’à nous guider en voiture au Resto Le Chateau et le lendemain nous offre le petit-déjeuner Mardi de Kara à Dapaong Visitons les forgerons à la pierre Route fortement dégradée par endroits. Problème à la pompe à essence nous oblige à renoncer à Hippopool. Logement au Campement complet. Nous reportons sur un hôtel moderne à côté modèle chinois inachevé Mercredi : 2 superbes excursions aux greniers de Nok et aux peintures rupestres de´´´´ arrêt marché et déguster boissons à base de mil le tchoutoukou Finissant par le grand marché mais sommes trop cuits pour acheter Jeudi retour vers Kande puis visite des villages forteresses (takienta appelés Tata ou Tatasombas))des Tamberma aussi appelés Batamariba patrimoine de l’UNESCO paysages du Koutammakou. Visite avec guide obligatoire, achats de quelques animaux en argile noire, on paye une danse avec chapeau à cornes... malheureusement les locaux nous assaillent pour obtenir une pièce, un cadeau cela se termine en pugilat entre les femmes. puis frontière de Nadoba assez cocasse (police du Togo sous un arbre dans le village : nécessaire pour obtenir le tampon de sortie)puis au Bénin rapide visa d’entrée, le gendarme né d’embarrassant d’aucune formalités puis route horrible en construction jusqu’à Natitingou à l’hôtel Belle Vue chez Myriam personnage de 69 ans haute en couleurs. On ose comme plat de la bosse de Zébu : pas mal Vendredi : on embarque le gardien pour nous faire visiter son village et les tatas hors circuit touristique. Horreur, il est situé à la frontière togolaise et on se retape l’horrible route. Visite intéressante avec les pièces réservées aux gris-gris, les greniers à chapeau, la chambre des parents en terrasse Baobabs, Kapokiers On repart vers Boukoumbe où il y a un grand marché. Très animé nombreux refus de photos on termine par une Béninoise sous le manguier à côté du marché. Puis l’horrible route.... Samedi 19: promenade dans le marché de Natitingou très animé quelques vues: rats ouverts, boucherie et cuisson des carcasses à même le sol pour équarrissage visite et achats de 2 masques chez Mamadou pour 30 et 25000 francs Dimanche: repos forcé pour Mimi et nuit difficile pour moi Lundi : sur la route vers Djougou escapade en Zem pour les orpailleurs et une autre pour les villages Taneka (Michel forfait ) Djougou ville de poussière Hôtel Motel du Lac Mardi longue et difficile route vers Abomey (meilleure après péage hi hi)chez Monique Mercredi vers Awalee Plage près de Grand Popo en passant par le village de Judicael à Houndjou Houndji repas maquis Jeudi 24: repos et mariage de David Vendredi: repos pecheurset am les Zangbethe, esprits des revenants repas poisson et grosses crevettes achetées sur la plage
Trek de Béni à Dunai: étapes et hébergements (Népal) English translation pending
by Timfranklin · 2019-11-05 · 21 replies
Bonjour,

Mi mars 2019, mon mari et moi nous voulons rejoindre Jumla depuis Beni. Nous n'aurons ni guide, ni porteur. Pourriez-vous nous donner, s'il vous plaît, les étapes que vous avez effectuées ainsi que les lieux où il sera possible de trouver hébergement et surtout nourriture? Nous avons une tente et de la nourriture lyophilisée mais nous ne voulons pas être "trop" chargé ayant un âge "mûr"!!! Auriez par hasard des traces GPS? Est ce que c'est paumatoire ? Merci d'avance

Geneviève
Exploration du parc de Tikal (Guatemala) en autonomie? (randonnée) English translation pending
by WillTropic · 2019-10-24 · 8 replies
Bonjour à toutes et tous,

Je m'apprête à partir au Guatemala (janvier) et souhaiterais avoir quelques renseignements sur le Parc National de Tikal.

J'ai choisi le Guatemala pour deux raisons, un grand intérêt pour la civilisation Maya et ma passion de la nature. Je porte mon dévolu sur le Péten, particulièrement attiré par les forêts tropicales humides. Et donc évidemment, le Parc de Tikal en premier lieu qui me permettrait d'allier découvertes archéologiques et naturalistes.

Visiblement il est tout à fait possible de visiter le Park en autonomie, sans guide, et de dormir sur place à un camping pour pouvoir y être très tôt le matin (en payant apparemment un petit supplément). C'est ce que je compte faire. Mais du coup, on peut se balader dans le Parc à quelles heures du matin et du soir ? C'est assez "libre" quand on dort dans l'enceinte du Parc ? Pour admirer le lever du soleil très tôt, doit-on nécessairement être accompagné d'un guide ?

Mon objectif est de rester plusieurs jours sur place pour faire de la photo et observer la faune. Pour cela, existe t-il des sentiers qui partent en forêt autour des monuments et qui permettent de s'immerger davantage pour aller observer les animaux un peu "tranquille" ? Et si oui, quelle est la marge de manœuvre ? Un guide est-il indispensable ou peut-on explorer le Parc en autonomie ?

Merci beaucoup pour vos conseils et vos retours d'expérience !

Will
Lieux où randonner en Namibie sans débourser une fortune English translation pending
by Kiruna · 2019-10-13 · 5 replies
Bonjour Je cherche des sites ou des lieux où il est possible de randonner sur 2 ou 3 jours sans avoir à débourser une fortune (exemple : tok tookie trail = 450 euros/personne pour 2 jours et 2 nuits!). A titre de comparaison : nous sommes partis 19 jours au kamchatka faire des trecks pour 1500 euros par personne, guide privé, déplacements sur sites et nourriture incluse ! Je précise sur nous partons en 4*4 avec notre propre matériel de camping (tentes au sol, matelas...). Nous sommes habitués a voyager en mode routard sans confort. Merci à vous pour votre aide !
Poids autorisé des bagages sur les vols intérieurs au Vanuatu English translation pending
by Kiet · 2019-09-11 · 8 replies
Bonjour Demain je pars pour le Vanuatu et je n'ai toujours pas trouvé de réponse satisfaisante concernant le poids des bagages sur les vols intérieurs Si un d'entre vous a des infos à me communiquer merci de m en faire part Bonne journée Yves
Tente de toit ou de sol pour le Botswana et la Namibie en voiture (4x4)? English translation pending
by Kiruna · 2019-08-27 · 22 replies
Bonjour Je prépare un voyage en voiture sans guide avec mon mari et mon fils. Vol Paris Johannesburg. Location de voiture et départ immédiat pour le Botswana et enfin Namibie. Durée totale du voyage 1 mois. J’atterris à Johannesburg pour trouver un loueur de voiture moins cher qu’en Namibie ou au Botswana. Faut il impérativement louer un 4 4 ou un suv est il suffisant ? Enfin, pour le Botswana la tente de toit est elle indispensable ? Une tente au sol peut elle suffire ? Je cherche en effet à réduire au maximum le coût de la location merci à vous pour vos conseils.
Excursion en 4x4 au départ de Marrakech en octobre English translation pending
by Junon0408 · 2019-08-10 · 13 replies
Depuis marrackech pour une excursion en 4 × 4 dans le désert quelle destination me conseillez vous
Randonner en solo dans le Drakensberg English translation pending
by Archimed38 · 2019-07-26 · 4 replies
Bonjour à tous,

Je vais partir pour 3 semaines en Afrique du sud de mi novembre à mi décembre prochain je vais faire un trajet qui me conduiras de johanneburg au Cap grosso modo

Je compte passer 2/3 jours au drakensberg, cependant je lis dans le forum qu'il est déconseillé d'y randonner seul... y-t'il une raison à cela (dangerosité du parcours, sécurité, agression...)?

Si c'est averé est ce que vous auriez des conseils à me donner? (tour avec guide à la journée...)

Je precise que j'ai une assez grosse experience dans le milieu alpin (alpinisme, escalade, trek, trail running...)

Merci d'avance de vos retour!

🙂
Oh djadja in Karamoja...
by Rotsaka · 2019-07-20 · 21 replies
Back from two weeks in Karamoja, northeastern Uganda, from Moroto to Kidepo Valley National Park.

A few notes from a few months ago for those who might be interested and whom this area wouldn’t leave indifferent. And rightly so.

First, about access to the region: There have been huge improvements to the infrastructure lately. Although not yet finished, the roadworks have made a big difference, and it’ll be even quicker to get there soon. Currently, allow 8 hours. First from Kampala to Mbale, then from Mbale to Moroto via Soroti. The Jinja to Mbale section is under construction, so that slows things down—count 3.5 to 4 hours from Kampala if there aren’t too many traffic jams on the way out or back. From Mbale to Moroto via Soroti, allow another 4 hours, with only a few kilometers of good dirt road left now that the tarmac is being laid. In a few months, it’ll be done, maybe even sooner.

You can do it in two legs with an overnight in Mbale itself or at Sipi Falls, or go direct. In Mbale, stay at Nurali’s if you really want to keep costs down—also a great spot for Indian food. The vibe is nostalgic, like stepping back in time with granny’s oilcloth table cover (if your granny were Indian). Otherwise, Wash and Wills has a nice pool and a view of the mountains across the way. Lovely garden.

For those who don’t mind driving on dirt roads when it hasn’t rained too much, or who aren’t afraid of taking longer, I’d still recommend going via Nakapiripirit from Mbale. It’s longer, more tiring, and tougher (and if it rains a lot, it can be a real hassle), but wow, is it ever more beautiful. Your call.

Once you arrive in Karamoja, it’s time to enjoy the region you’ve taken the time to reach. So many people only go for Kidepo—what a shame, since the area has so much more to offer. The people are incredibly friendly, and the local culture is so diverse and fascinating.

In Moroto, accommodation options are multiplying like loaves and fishes. At Tita’s, the Karatunga campsite, and of course the institution, Mount Moroto Hotel, which feels a bit stuck in time but is where you’ll find a bit of Moroto’s history. In short, something for every taste and budget. The same goes for meals—you can eat for 5,000 UGX (1.25 €) in local spots or 25,000 UGX (6 €) at the fancier places in town. No risk of going broke here.

Same in Kaabong. From a sleepy little town, it’s slowly but surely moving toward a gentle, steady kind of modernity. There are hotels and guesthouses like Kaabong Resort, which I’d recommend. Forget the name and the appearances—ignore the "Resort" part that’s just there to lure you in. In the end, it’s a cozy little place where you’ll hear both local radio and Madonna’s greatest hits (from the late ‘90s). The staff are welcoming and attentive. They really want to make you happy, and it shows. Here too, you can eat for 5,000 UGX in the village or 15,000–20,000 UGX at the hotels.

Between Moroto and Kaabong, stop in Kotido—more new developments there too. And more guesthouses and restaurants with very reasonable prices. La Maison is a spot that, for the more Francophone among us, will feel like a little taste of France. But Kotido is really worth it for the Karamoja region’s biggest livestock market, held on Wednesdays. Colors, noise, smells—so much joy in being there, right in the middle of all that energy pulsing with the pastoral life of Karamoja. Not a single herder will refuse a photo, proudly sporting the "Karamojong package": a vibrant piece of fabric, a military jacket harking back to the Karamojong’s glorious fighting days, an ostrich-feather hat (or a Guangzhou knockoff), a walking stick, and the dual-purpose stool (for sitting or resting your head, used vertically or horizontally depending on how tired you are and how much local beer you’ve had).

In Moroto, take the local tracks—either across the plains or along the Mount Moroto range. The area is mostly pastoral, with manyattas seeking protection not just from raiders (now rare) but also from grazing animals. On the tracks along the mountains, you’ll cross a few small streams and see some camps for gold prospectors or marble cutters, as well as other geological wonders that are putting pressure on the area from unscrupulous investors. You can also follow the tracks into the valleys to discover the Tepeth villages—more agricultural, more remote, surrounded by unexpected greenery.

KaraTunga can help you explore all this. It’s a local agency I haven’t used myself, but they can provide guides and offer services like mountain hikes or manyatta visits...
La Nouvelle-Angleterre pour 5 jours English translation pending
by Cup030680 · 2019-07-12 · 3 replies
Bonjour à tous,

j'ai posté il y a peu de temps par rapport a une escapade à Washington que nous voulions faire mon mari, mes enfants et moi en Août, lors de notre séjour à NY. Nous avons changé complètement d'avis et on se dirige plutôt vers la nouvelle Angleterre pour 5 jours. Les enfants aimeraient en fait, une atmosphère plus "maritime" c'est pourquoi nous avons changé d'avis. Après avoir parcouru des forums et les guides, on se fixera plutôt sur Rhode Island, j'ai trouvé un hôtel sur Providence. pouvez vous me dire si ce que j'envisage est faisable. on aimerait faire Newport (cliff walk, les manoirs), providence, Narragansett ou litlle Compton et aller jusqu'à cap cod. je n'ai pas défini quel jour nous allons faire quoi, mais pensez vous qu'en 5 jours c'est faisable?

un aller retour providence/ Provincetown par exemple est faisable en une journée?

je vous remercie de vos retours.
Treks Huayhuash et Ausangate English translation pending
by Slrdnv · 2019-06-28 · 18 replies
Hello à tous,

Je me pose quelques questions sur la possibilité de faire des treks au Pérou sans passer par une agence. En particulier ceux de Huayhuash et de l’Ausangate.

Nous serons deux et souhaitons organiser ça par nous-même : 1/ c’est moins cher qu’en passant par un agence 2/ on est sûr que les guides/muletiers locaux sont correctement payés 3/ On ne se retrouve pas dans un groupe avec 10 personnes et on peut modifier l’itinéraire Mais peut être que ce n’est pas le cas ?

Dans l’idée on aimerait bien trouver un guide/muletier qui assurerait les services tel que :

portage (mules !), ravitaillement et cuisine guide pour que nous n’ayons pas à nous « embêter » à lire une carte et profiter de ses connaissances

Est-ce que ce sont des services courants pour un guide/muletier ? Ou faut-il louer les service d’un muletier et d’un guide ?

Combien de mules faut il prévoir pour 2 personnes (+ le muletier) ? Quel est le coût d’un muletier (+ mules) par jour ? Et d’un guide (si guide nécessaire) ?

Vaut-il mieux organiser ça maintenant par mail ? Ou peut-on organiser ça au dernier moment ? Dans ce cas quelles villes sont les plus adaptées ? Chiquian pour la cordillère Huayhuash ? Tinki pour l’Ausangate ?

Auriez-vous des guides/muletiers à nous conseiller ?

Un grand merci à ceux qui nous répondrons !

Aurélien
Croatie du centre et Slavonie à vélo English translation pending
by Belleetseb · 2019-06-10 · 4 replies
Bonjour,

Nous avons le projet d'un voyage à vélo cet été en Croatie : départ de Zagreb pour un périple d'une 10 aine de jours. L'itinéraire n'est pas encore fixé mais la zone serait : zagreb - frontière avec la BOsnie - Osijek - frontière avec la Hongrie (Drava). Mes questions : Est-ce qu'il y a des coins plus sympas que d'autres : paysages, culture..? Est-ce que l'on peut facilement trouver des campings ou des hébergements pas chers?

Merci pour vos retours car j'ai trouvé peu d'infos pour cette partie de la Croatie.
Préparation voyage en Namibie avec enfants English translation pending
by Marati · 2019-06-10 · 43 replies
Bonjour, En juillet 2020, nous (2 adultes et 3 enfants de 15, 13 et 9 ans) nous sommes décidés à partir en Namibie pour 3 semaines, en mode 4x4 et camping. Je sais, on est à plus d'1 an du départ, mais je stresse un peu en allant sur les sites de résa...

On partira avec un 4x4 équipé d'une tente clapet de toit pour les 2 filles + 1 tente au sol pour les 3 gars.

Après avoir lu une dizaine de carnets, le choix d'itinéraire est à peu près fixé, surtout aux extrémités qui sont les plus sensibles au niveau résa (Namibrand, Sesriem et Etosha).

Programme envisagé : J1 : arrivée vers 11h. récup 4x4 + courses N1 : Windhoek Sud (lac Oanob ou autre) à 1h maxi de Windhoek

J2 : après-midi Namibrand N2 : Namibrand

J3 : Journée Namibrand en 4x4 selfdrive (secteur du TTT) N3 : Namibrand

J4 : Route vers Sesriem, Sunset Dune Elim N4 : Sesriem Camp

J5 : Big Daddy, Deadvlei, Big Mamma, Sunset Dune 45 N5 : Sesriem Camp

J6 : Sunrise Dune, Olive Trail, Solitaire N6 : Rostock Ritz (resto pour campeurs ?) ou Gecko Camp ou Solitaire camping (resto?)

J7 : Karpfenkliff à Kuiseb Pass - Rock Sculpture Trail (3h) - Moon Landscape N7 : Swakopmund

J8 : Journée Kayak, Pelican Bay, 4x4 Sandwich Harbour – Sunset dune 7 Walvis bay N8 : Swakopmund

J9 :Pleasure Flights Safaris (Survol Sossuvlei) - Moon Landscape (si pas fait) - Spitzkoppe N9 : Spitzkoppe

J10 : Route vers Ameib : Philips Cave – Bull’s Party N10 : Ameib camp

J11 : Massif Hohenstein - San Living Museum - Erongo Singing Rocks - Ekuta Cave N11 : Erongo camp

J12 : Brandberg : sortie éléphant du désert OU rando White Lady - Organ Pipe N12 : Twyfelfontein (Mowani Mountain Camp)

J13 : Matin : randonnées avec guides (gravures + Lion Rock) - Desolation Valley N13 Palmwag

J14 : Drive dans la concession Palmwag - Puros N14 : camping communautaire Puros

J15 : Boucle vers Orupembe – Canyon Puros N15 : Puros

J16 : Randonnée dans la gorge Khowarib N16 : Aussicht Camp

J17 : visite village Himba avec Marius. Départ midi vers Olifantsrus ou Hobatere N17 : Nuit Olifantsrus ou Hobatere Camp (selon le timing?)

J18 : Etosha N18 : Okaukuejo J19 : Etosha N19 : Halali J20: Etosha N20 : Onguma (coup de cœur?) ou Namutoni ? N21 : Okonjima

Dans le planning, y a t-il des journées impossibles à réaliser ou mal ficelées ?

Un rhino Tracking est-il envisageable avec un enfant de 9 ans ?

Nos envies : privilégier les camps avec possibilité de se faire un resto, déjà qu'on ne fait que camper... Y a-t-il des campements que vous changeriez pour profiter d'un bon resto ?

Quelqu'un a-t'il été récemment au Namibrand ? J'ai en effet préparé sur Basecamp une centaine de kms de pistes à explorer, notamment dans le secteur du Tok Tokkie Trail et à l'Ouest du massif du TTT. Peut-on circuler librement en self-drive, ou alors est-on cadenassé ?? Je suis parti sur 2 nuits sur place uniquement pour cette journée drive. - COMMENT RESERVER ??

Suite à certains feedbacks, je suis pas chaud pour Tourmaline qui a tendance à imposer ses logements.

Certains camps ont des sites internet directs, et pour d'autres c'est plus compliqué. Je suis un peu perdu avec tous ces sites.

J'ai testé l'ergonomie de plusieurs plateformes : namibian.org (Cardbord box), ou « nwr ». Sur Cardboard, j'ai l'impression que tous les logements ne sont pas dans la base, ou est-ce une mauvaise impression ? Quel site est officiel ou à privilégier pour faire soi-même ou faire faire ses résas ?

Pour ETOSHA, est-ce trop tôt pour réserver les camps ou sont-ils déjà complets via le site nwr ?? Sur le site www.etoshanationalpark.org, il n'y a rien sur le camping, que des lodges... ou alors je me débrouille comme un pied...

Dans ces multiples interrogations (j'ai mis en vrac tout ce qui me turlupine...), merci pour tout élément de réponse qui nous permettrait d'avancer dans notre projet !! Guillaume
Ascension du Toubkal English translation pending
by Maelalena · 2019-06-05 · 3 replies
Bonjour qui est allé dernièrement faire l'ascension du Toubkal et me dire quelle est la hauteur de la neige au sommet Merci
Petit retour sur notre voyage en famille en Afrique du Sud et Eswatini English translation pending
by Sophielav · 2019-05-03 · 4 replies
Bonjour,

Nous voici de retour de notre voyage en Afrique du Sud avec nos trois enfants ( 6, 12 et 14 ans). C'est grâce à ce forum que j'ai pu organiser ce voyage. Quand mon fils a été plâtré 1 semaine avant le départ, j'ai reçu de gentils conseils et messages. Je voulais donc contribuer très modestement à faire vivre ce forum. Si vous avez des questions, n'hésitez pas je me ferai un plaisir d'y répondre au mieux.

Ce voyage a été magique, incroyable. Nous avons vécu des moments forts en famille, nous avons été émerveillés. Nous n'avons qu'une envie c'est d'y retourner.

Nous avons visité le Blyde river canyon et nous avons fait une belle randonnée avec les enfants. C'était le chemin des pintades à partir de l'hôtel a forever resort. Il faisait fort chaud et ça a été difficile à certains moments mais les paysages étaient incroyables et nous en gardons un magnifique souvenir.

Nous avons passé 5 nuits au Kruger. C'était le paradis, encore mieux que ce que j'avais imaginé. Nous avons passé deux nuits à Letaba, une à Satara, une à Skukuza et la dernière à Berg-en-dal. On a adoré ! Notre préférence va pour Letaba, nous avions un bungalow avec une vue magnifique sur la rivière. Nous pouvions voir les animaux venir s'abreuver et la nuit nous avons pu entendre les hippopotames. Les camps du Kruger sont très bien, tout est bien organisé, nos logements étaient très propres. En préparant ce voyage, je me disais que 5 nuits dans le Kruger ce serait peut-être un peu long. Je me trompais lourdement, ces 5 jours ont été merveilleux. Nous n'avons pas vu le temps passer et c'est toujours avec regret que nous rentrions au camp avant la fermeture des portes. Quelle expérience formidable. Il n'est pas toujours facile quand on a des adolescents et des petits enfants de trouver des activités qui mobilisent toute le famille et bien durant ces 5 jours, nous avons vraiment "vibré" ensemble au rythme des rencontres animalières.

Par contre, si cela était à refaire, je terminerai par le Kruger pour laisser le meilleur pour la fin et j'y passerai encore plus de temps 🙂











Après le Kruger, nous sommes allés à Eswatini. Nous avons passé deux nuits à Shewula mountain camp. La vue était magnifique, le village de Shewula est très joli. Le campement est géré par la population locale. J'avais envie que les enfants puissent vivre une expérience plus "sociale", ne pas faire que de l'animalier.

Ensuite, direction Hlane. De prime abord, nous avons été très déçus car nous ne pouvions faire qu'une toute petite partie de route avec notre voiture, la route qui reliait les deux camps de la réserve. Nous avons donc réservé un drive avec un ranger. Cela a été magique.



Ensuite, nous avons passé deux nuits à Mlilwane, c'était très reposant. Les animaux sont partout dans le camp. C'est chouette de randonner au milieu des animaux. Il y a des tas de randonnées possibles de difficultés différentes.

Voilà un bref résumé de nos aventures 🙂
Voyage familial camping-car en Grèce English translation pending
by Flodesoibes · 2019-04-22 · 2 replies
Bonjour, Nous allons partir en Grèce du 24 mai au 11 juin prochain. Nous sommes une famille de 4 avec nos 2 filles de 4 et 6ans.

Notre projet et de louer un camping car sur place pour vadrouiller (nous n'avons encore aucune idée d’itinéraire). A la base nous voulions louer un van aménagé type Vw t5 pour pouvoir s'installer un peu n'importe où sans être restreint par la hauteur des accès aux zones de stationnement. Mais nous hésitons tout de même avec la location d'un Camping car type profilé, plus volumineux mais aussi plus spacieux et confortable. Nous n'avons aucune idée sur le fonctionnement et la réglementation à propos des camping cars en Grèce.

Si certains d'entre vous on des conseils pour orienter notre choix, nous sommes preneur.

Excellente journée
De Rabat à Essaouira: retour sur 3 semaines de voyage au Maroc (mars - avril) English translation pending
by Nath2107 · 2019-04-19 · 5 replies
Bonjour Je tiens d'abord à remercier les gens de ce forum qui m'ont aidé à bâtir mon voyage... Et y apporter ma petite pierre en faisant un résumé de mes impressions si ça peut aider d'autres personnes à préparer leur voyage!

Côté logistique, nous avons loué une Dacia Logan avec Medloc au départ de Casablanca. Un peu compliqué pour récupérer la voiture (plus de 2h30!): comme Medloc n'a pas de bureau à Casablanca, c'est assez désorganisé. Ils ont voulu nous fournir une Accent mais j'ai insisté pour avoir la Logan sous les conseils de Darzel. Merci encore pour le conseil : ça passe effectivement partout! À part ce petit désagrément au départ, rien à dire sur la location, tout s'est bien passé. Côté conduite, c'est assez sportif dans les villes mais quand on comprend le "pattern", ça se fait relativement bien. Je précise que nous étions un conducteur et un co-pilote et qu​e c'est pratique​ pour se diriger à l'approche des villes... Et merci à Google Map!

Pour les hébergements, nous sommes allés essentiellement dans des petits hôtels situés dans les médinas ou en plein cœur de la nature (selon les lieux!). Globalement, nous sommes satisfaits des hôtels et de l'accueil reçu. Nous étions 2 voyageurs dans des chambres séparées la plupart du temps. Si vous avez besoin d'informations concernant les hôtels, me contacter en MP.

Le parcours :

J1 - Casablanca/Rabat : j'ai finalement intégré une demi-journée et une nuit à Rabat ... Et je ne regrette pas du tout! On a beaucoup aimé le premier contact avec le Maroc via une médina à taille humaine et la kasbah des Oudayas.

J2 - Rabat/Fès via Meknès et Volubilis : je craignais que ce soit une longue journée mais ça se fait bien. Le souk de Meknès était intéressant et la visite de Volubilis aussi.

J3 - Fès : je m'attendais à une médina assez étourdissante mais on a beaucoup apprécié. Pas de guide (mais on s'est vraiment fait "achaler" comme on dit en bon québécois). Avec le fléchage des parcours​ dans la médina​, on est capable de se débrouiller sans problème... Et quand on se perd, c'est facile de retomber sur une des 2 rues principales. La ville la plus intéressante au niveau architecture.

J4 - Fès /Errachidia : La traversée du moyen-Atlas est sympa pour les paysages (cascades aïn Vittel, forêt Ifrane/Azrou, gorges ziz) mais c'est surtout une journée de transition vers le désert.

J5 - Errachidia /Merzouga : une des très belles journées avec la journée dans l'erg Chebbi (les campements permanents ne sont plus permis... Et c'est tant mieux!!!). 1h30 de dromadaire, repas dans le désert, PM libre et retour 1h30 vers Hassi Labied avec une pause coucher de soleil. Malheureusement envahie par les quad/buggy le soir ...

J6 - Merzouga /camp Serdrar (proche Tazzarine) : traversée de paysages sympas et visite du site de gravures rupestres de Aït Ouazzik (uniquement si vous avez vraiment du temps) avant de rejoindre le camp serdrar. Fin de PM relax. Mention spéciale pour l'accueil de Brahim.

J7 à J9 - 2 jours et demi de marche dans le désert (pierres, dunes de Foum Tizza) accompagnés par un cuisinier et un chamelier. Sympa : les paysages ne sont pas forcément aussi impressionnants que l'erg Chebbi mais le fait de marcher seuls à côté des dromadaires, c'est sympa. Ça permet aussi de voir les installations de bivouac itinérant et d'admirer des ciels étoilés! Le dernier soir, nuit à N'kob, village assez cool.

J10 - N'kob /Boulmane via le Saghro : une de mes journées préférées. Des paysages magnifiques, une petite randonnée de 2h30 pour aller jusqu'à Bab N'Ali (seuls au monde!) et la route qui, en elle-même, constitue tout un spectacle!

J11 - Gorges du Todra et Tinghir : hormis l'endroit des gorges où tout le monde va, ça ne m'a pas vraiment épatée comme journée. L'oasis de Tinghir n'est pas si agréable à marcher (ou tout du moins je n'ai pas trouvé le bon endroit malgré 3 tentatives). Celle face à notre hôtel à Aït Youl (Dades) était vraiment plus accessible.

J12 - Vallée du Dades : là, on a vraiment "trippé". Une belle balade dans les pattes de singe et la route jusqu'à Msemrir qui offre de très belles vues. Au retour on a pris la piste entre Aït Youl et Boutaghrar : 13km en 1ere ou 2e vitesse mais des paysages magnifiques!

J13 - Randonnée de 4h30 dans la vallée du M'Goun (vallée des roses... pas encore en fleurs!) avec un guide. On a appris plein de choses. Je vous le conseille si vous aimez marcher et que vous n'avez pas peur de vous mouiller (un peu) les pieds. Vraiment bien !

J14 et 15 - Skoura : une petite pause pendant notre séjour où nous avons relaxé les après midi proches de la piscine (très froide). Visite de la kasbah Amridil, du souk et de l'oasis de Sidi Flah. Ce fut vraiment deux jours plus relax; si vous êtes du style à tout le temps courir, vous pouvez passer outre ou faire les visites le long de votre route.

J16 - Skoura /Marrakech : grosse journée de conduite (5h) avec visite de aït Ben Haddou. Je sais que je vais faire hurler.... mais je ne vois pas d'intérêt à s'arrêter là si on a déjà visité des kasbah auparavant. Le ksar n'est pas vraiment bien entretenu et les commerces sont omniprésents (j'avais l'impression d'être au Mont St Michel!!). Le fait d'être passé par d'autres endroits comme Skoura ou N'kob auparavant joue forcément sur mes impressions mais à refaire, je passerai. Même sensation pour la vallée d'Ounila et le col Tizi N'Tichka... La vallée du Dades et le Saghro sont beaucoup plus intéressants à mon goût. Pour finir cette journée, fin d'après-midi dans le bruit et l'huile (des moteurs) de Marrakech. OK la place principale est surprenante le soir mais à part ça, Fès présente beaucoup plus d'intérêt! ... À lire les différents commentaires sur ce forum et comme je préfère la nature, j'avais prévu uniquement une demie journée... Et j'en suis très heureuse! Je tiens à souligner que cette sensation sur Marrakech est partagée par tous les touristes avec lesquels nous avons discuté (toutes nationalités confondues).

J17 et 18 - Essaouira : changement complet... Un Maroc vraiment différent. Le bord de mer, de belles couleurs, des marocains très cool (qui proposent leur marchandise ou service mais sans insister)... Vous comprendrez que nous avons apprécié 😛 autant la petite ville, le travail de la marqueterie, les coopératives d'argan que le Cap Sim malgré un vent fou.

J19 - Casablanca : très longue route pour Casablanca. On a fait l'erreur de vouloir passer par la côte. Je vous le déconseille : la route est en très mauvais état, on longe peu la côte. Bref, aller directement jusqu'à Oualidia si vous le voulez. Malheureusement on n'a pas eu l'occasion d'y aller puisqu'on a perdu trop de temps sur la route et qu'on voulait visiter la mosquée Hassan II à Casablanca, magnifique. Ça vaut la peine... Même si la sortie de la ville est dans les bouchons par la suite!

Et voilà pour le parcours. Si je résume : mes tops sont Erg Chebbi, traversée du Saghro, vallée du Dades et Essaouira. Si je devais choisir une seule ville? Fès : elle regroupe beaucoup d'attraits. A refaire? Je pense qu'au lieu de passer par Marrakech, je passerai par Taroudant pour me rendre sur la côte.

Outre le parcours, deux aspects que je tiens à souligner : - on a mangé de très bons tajines, omelettes et pizzas berbères mais globalement, la cuisine est peu variée (salade/tajine-couscous/orange à la cannelle... Je ne suis plus capable pendant un bon moment !) .... Et ce qui m'a surprise, assez peu goûteuse!!! Si vous avez l'occasion, mangez de la cuisine de rue (sandwich, shawarma, brochettes, crêpes, etc.) : c'est meilleur, goûteux, pas cher et ça fait vivre les petits commerçants. Aucun problème de digestion pour nous.

- l'accueil des marocains est globalement bon mais la sollicitation est constante. Quand elle est faite comme à Essaouira, on répond "non" avec le sourire et on obtient un sourire en échange = parfait. Par contre, il faut reconnaître que ce n'est pas la majorité des situations et que ça peut devenir usant sur les nerfs à la fin de la journée! Personnellement, quand je suis très claire dès le début que je ne souhaite pas d'aide/guide/etc. et qu'on essaie de jouer sur les sentiments (du genre "il faut que je nourrisse ma famille; toi, tu es un riche touriste"), ça m'agace 🤪! Soyez juste prêt mentalement à subir une certaine pression 😉.

Dernier point : on est évidemment dans un pays où le regard sur la femme n'est pas le même qu'en Occident. Jamais aucune sensation de mal-être pendant 3 semaines. À noter que dans les endroits moins touristiques, vous pouvez passer totalement inaperçue en tant que femme... Peu importe que je commande, que je pose une question ou que je paye, la réponse ou la monnaie était rendue à mon compagnon de voyage, sans un regard pour moi. La féministe devra s'adapter 🙂.

J'espère que ça donnera des informations à ceux qui préparent leur voyage. N'hésitez pas si je peux vous aider!
Voyage seule au Sénégal English translation pending
by Deborah87 · 2019-02-19 · 14 replies
Bonjour,

Je pars deux semaines au Sénégal en avril; je suis une femme seule et j'aurai besoin de conseils.

Quels lieux incontournables à visiter ( deja prévu ile de gorée, lac rose), avez vous des recommandations à ne pas rater?

Et des lieux d'hébergement fiables sur les lieux de visites, (avec clim et wc et douche de préférence)

Des guides ou agences officielles?

Quel transport utiliser?

Où se procurer une carte sim, et quels sont les tarifs?

Merci tout d'abord pour ce premier jet de réponses, Cordialement,
Parc Niokolo-Koba en famille (Sénégal) English translation pending
by VeroBerraf · 2019-02-13 · 10 replies
Bonjour, Nous serons en famille au Sénégal au mois d'Aout et nous aimerions aller au Parc Niokholo Koba, pays Bassari et pays Bediks... Est ce que des voyageurs pourraient nous aider où loger dans les environs...Merci pour vos conseils Vero
Itinéraire 7 jours en Israël English translation pending
by Moune035 · 2019-02-10 · 22 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes en couple et partons en Israël en mars prochain avec location de voiture pour 1 semaine. Nous souhaiterions avoir votre avis et recommandations pour notre itinéraire. Nous voulons visiter la région de la mer morte pour rejoindre le désert de Néguev. On ne souhaite pas du tout se baigner dans les SPa mais faire les plus belles routes sur la mer morte et le désert, les canyons, réserves naturelles...

J1: Arrivée aéroport Tel Aviv 12h40. Prise location voiture et route vers Jérusalem. Route 1. J2: Jérusalem J3: Départ de Jérusalem Mer Morte, Ein Gedi, Massada Question: Doit-on retourner dormir à Jérusalem, Ou proche de Massada? Où dormir? J4: Départ de Jérusalem ou de Massada ou d'ailleur? Mitzpe Ramon, Ein Avdat National Park, Nuit à Mitzpe Ramon J5: Mitzpe Ramon, Route des vins Ramat Hanegev? Nuit ? J6: Tel Aviv par la route 40. Nuit Jaffah J7: Tel Aviv, Nuit Jaffah J8: Départ 13h40 Aéroport Tel Aviv.

-Pour aller de Massada à Mitzpe Ramon quelle est la route la plus belle? Continuer sur la 90 et remonter par la 13 et la 40? Ou couper par la 25 puis la 40. -Nofei Prat ou Kfar Adumim. Endroit magnifique d'après Suedois. Possible de le placer dans l'itinéraire? Passage chek point en Cisjordanie certainement?

Merci à vous pour vos conseils, changements ou autre.

Bonne fin de journée
Côte d'Ivoire: parc national de la Comoé English translation pending
by Peyrou · 2019-02-04 · 17 replies
Bonjour,

Je suis en train de préparer mon prochain voyage en Côte d'Ivoire, voyage en individuel qui aura lieu du 27 mai au 8 juin 2019, et j'aimerais avoir des infos pratiques sur le parc national de la Comoé. L'un de vous y est-il allé récemment ? Est-ce que ça vaut le coup (paysages + animaux à découvrir) ? Une journée suffit-elle ou est-ce préférable de rester un peu plus longtemps ? Peut-on trouver facilement un chauffeur-guide pour parcourir ce parc ? Quid des hébergements aux abords du parc ? Impossible de trouver des renseignements concrets dans les guides classiques, comme le Petit Futé.

Je m'en remets donc à vous ! Et je reste ouvert à vos suggestions pour ce voyage de 11 jours, car je ne suis encore jamais allé en Côte d'Ivoire. Mai et juin sont des mois pluvieux, mais le nord est a priori plus épargné que le sud et l'ouest du pays. Merci par avance pour votre aide.

Armand
Trois semaines au Rwanda en famille English translation pending
by Flopetitjean · 2019-02-02 · 7 replies
Bonjour,

Tout d’abord, merci à tous et toutes pour vos retours d’expériences sur ce forum qui est une source incontournable d’informations.

Nous partons 3 semaines en août avec nos deux filles (11 et 19 ans!). Pour avoir un bon aperçu de ce petit découvert grâce à vos carnets et commentaires, je prévois de faire les arrêts suivants : Kigali (1 nuit), Parc Akagera (2 nuits), Musanze sans les gorilles ! (3 nuits), Rubavu (3 nuits), Karongi (3 nuits), Parc Nyunqwe (3 nuits), Butare (2 nuits) et Kigali (2 nuits). Avec une nuit encore à ajouter dans mon programme.

Nous souhaiterions pour être indépendant louer une voiture (sans chauffeur). Est-il préférable de réserver sur place (connaissez-vous des agences ? ) ou à partir de la France ? Est-il nécessaire en août de louer un 4x4 ?

La visite du Parc Akagera n'est pas facile à organiser. Compte-tenu du budget à prévoir, pourrons-nous prendre uniquement les services d’un guide du parc en utilisant notre voiture de location ? Sinon, je me demande si nous pourrions commencer notre road trip après la visite de ce Parc.

Voilà mes premières préoccupations sur ce voyage. Je vous remercie pour vos conseils. Flo
Voyage vers le Sénégal English translation pending
by Senbussiness · 2019-01-26 · 15 replies
Bonsoir aux routards de Maroc--Senegal

Je prépare un voyage vers le Senegal en debut Février 2019. Pour mieux préparer ce voyage je compte poser quelques questions ici.

1) Je descends en 4x4 ou Tourisme. Dans le cas où je descends en voiture de tourisme, celle-ci sera achetée en Suisse. Ma première question est: La carte grise doit absoluement être au nom du voyageur ? Je ne suis pas résident Suisse mais je compte acheter la voiture chez eux, et je n'aurais qu'une carte grise temporaire de 30 jors maxi. Concrétement : Est ce que la carte grise doit être à mon nom, pour passer entre le Maroc et Espagne ? 2) Quel est le cout estimatimé entre Enpagne & Maroc (diesel, ferry, assurance ) ? 3) Ya t il des hotels ou se poser durant la nuit vu que la conduite ne se fera que durnant la journée ? 4) Quels sont les documents à préparer pour le long du trajet ? 5) S'il a un qui fait la route debut Février, écris moi.
Tafraout et Sidi Ifni préservés? English translation pending
by Bouyaka32 · 2019-01-15 · 14 replies
Bonjour à tous

J'ai fait de nombreux voyages au Maroc mais mon derniere voyage remonte à il y a 15 ans deja. A l’époque j'aimais bcp descendre à Mirleft, Sifi Ifni puis remonter vers Tafraout (et apres continuer vers Taroudant etc...) Est ce que ces destinations sont toujours aussi préservées et peu touristiques ? Je retourne 10J au Maroc en Avril et j'aimerai y retrouver le calme et l'authenticité que j'ai connu, et pas croiser des hordes de touristes ou de camping cars.

Merci d'avance pour vos retours.

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