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Dormir à cinq dans une chambre d'hôtel à Las Vegas? English translation pending
Bonjour,
Nous projetons d'aller à Las Vegas en juin 2008 et je suis à la recherche d'un hotel pourquoi pas l'excalibur ou le circus-circus...ma question est de savoir si l'on peut y trouver une chambre pour 5...!..? soit : 2 adultes + 2 ados ( 15 et 12 ans) + 1 enfant de 4 ans ???????..........ou sommes nous obligés de réserver 2 chambres..? Y-a-t-il des astuces..........notamment vaut-il mieux réserver directement sur internet ou par l'intermédiaire d'une agence..?
Merci
Nous projetons d'aller à Las Vegas en juin 2008 et je suis à la recherche d'un hotel pourquoi pas l'excalibur ou le circus-circus...ma question est de savoir si l'on peut y trouver une chambre pour 5...!..? soit : 2 adultes + 2 ados ( 15 et 12 ans) + 1 enfant de 4 ans ???????..........ou sommes nous obligés de réserver 2 chambres..? Y-a-t-il des astuces..........notamment vaut-il mieux réserver directement sur internet ou par l'intermédiaire d'une agence..?
Merci
Préparation de voyage: trente-six jours dans l'Ouest américain English translation pending
salut à tous !!!
voila apres avoir fait un petit tour du Québec pendant un mois, je prepare notre futur voyage pour l'ouest americain.... C'est un peu plus compliqué car je ne connais pas beaucoup (j'y suis allée une fois en 98 ... 🤪)
voila un descritpif du voyage du 6 sept au 11 octobre 2008 :
J 1 : Paris ==> San Francisco arrivée vers 12h30 aeroport, prise de la voiture etc... hotel Adelaide (pas d'info mais bien situé apparement !! ) J 2 : San Francisco J 3 : San Francisco J 4 : San Francisco J 5 : San Francisco ==> Yosemite Park J 6 : Yosemite Park et visite de Mono Lake et Bodie J 7 : Yosemite Park J 8 : Yosemite Park ==> Sequoia Park J 9 : Sequoia Park ==> Death Valley hotel Furnace creek ranch ou Stovepipe wells village ??? J 10: Death Valley ==> Las Vegas hotel Excalibur J 11: Las Vegas J 12: Las Vegas ==> Zion avec passage à Valley of Fire camping watchman campgroung J 13: Zion ==> Bryce Canyon J 14: Bryce Canyon ==> Capitol Reef camping thousand lakes RV park J 15: Capitol Reef ==> Salt lake city J 16 : Salt lake city ==> Grand Teton J 17 : Grand Teton ==> Yellowstone Park J 18 : Yellowstone Park J 19 : Yellowstone Park J 20 : Yellowstone Park J 21 : Yellowstone Park J 22 : Yellowstone Park ==> Flaming gorge (juste pour dormir.... ) J 23 : Flaming gorge ==> Moab avec arret à Dead Horse J 24 : Visite Arches J 25 : visite Canyonlands J 26 : Moab ==> Monument Valley camping goulding's monument valley J 27 : Monument Valley ( activités souhaitées : rando cheval + balade 4X4 ) J 28 : Monument Valley ==> Lake Powell J 29 : decouverte Lake Powell et Antelope Canyons visite de antelope vers 12h + aprem bateau sur le lac J 30 : Lake Powell ==> Grand Canyon camping mather campgroung J 31 : Grand Canyon (activité : survol en hélico ) J 32 : Grand Canyon ==> Joshua Tree J 33 : Joshua Tree ==> Los Angeles J 34 : Los Angeles (journée à Universal Studio) J 35 : Los Angeles ( balade à Hollywood, et les plages Venice beach.... Santa monica...) J 36 : Los angeles avion vers 18H30 (rendre la voiture à l'aeroport + 3 h avant pour enregistrement) j 37 : arrivée Paris vers 14h
voila en gros le planing.... le plus gros se fera au max en camping pour economiser, nous n'acheterons pas une tente decathlon 3sec (l'agent à air france me l'a decoseillé) mais bon ya des tentes rapide à monter maintenant on va prendre de bon sac de couchage au vieux campeur (on prevoit les futur voyage) max -15° on achetra la glaciere ou frigo ainsi que le rechaud sur place (par contre cela signifie que on les laisse avant de partir ?? )
pour le moment j'ai beaucoup de mal a trouver des hotels à San Francisco et surtout Los Angeles
l'hotel Adelaide à SF m'a l'air bien situé pas trop loin de Union square, il a un parking (payant) c'est comme une aubege de jeunesse avec chambre double et donc prix apparement de 60 dollar environ la nuit + taxes
entre Yosemite et Death Valley je souhaite passer par Sequoia park mais apparement cela fait faire un détour (j'ai commandé l'atlas michelin USA mais pas encore reçu ... alors je ne m'en rend pas compte)
quel est entre les deux logement proposés à Death Valley le mieux situé et le plus "sympa" ?
si vous avez de bonnes adresses pour se loger et des avis sur les camping je suis preneuse 🙂
nous allons prendre les billets avec Air France, deja parce que je souhaite des vols directs et ensuite parce que nous avons la carte flying blue... j'ai trouvé un A/R à 800 euros par personne ?? correct ou pas ?? en sachant que le prix est plus elevé puisque nous restons plus d'un mois sur place.
ensuite j'hesite entre louer la voiture chez Alamo et Hertz dans les 2 cas tout à l'air bien, moins cher chez Hertz (avec les meme assurances mais pas le plein au retour chez alamo c l'assurance gold il me semble) mais le mec me dit qu'il n'y a pas de supp 2eme conducteur mais ce ne sera pas precisé sur le contrat !! 😐 etrange non ?? nous allond finalement louer une voiture classique intermediaire en 2 portes ... ou faut il obligatoirement un 4X4 ???
que pensez vous sincerement de mon itineraire ???
ps : merci à mlefevre, grisemote et marolo pour leurs reponses en MP ... et aussi pour les circuits qui sont une precieuse aide 😉
voila apres avoir fait un petit tour du Québec pendant un mois, je prepare notre futur voyage pour l'ouest americain.... C'est un peu plus compliqué car je ne connais pas beaucoup (j'y suis allée une fois en 98 ... 🤪)
voila un descritpif du voyage du 6 sept au 11 octobre 2008 :
J 1 : Paris ==> San Francisco arrivée vers 12h30 aeroport, prise de la voiture etc... hotel Adelaide (pas d'info mais bien situé apparement !! ) J 2 : San Francisco J 3 : San Francisco J 4 : San Francisco J 5 : San Francisco ==> Yosemite Park J 6 : Yosemite Park et visite de Mono Lake et Bodie J 7 : Yosemite Park J 8 : Yosemite Park ==> Sequoia Park J 9 : Sequoia Park ==> Death Valley hotel Furnace creek ranch ou Stovepipe wells village ??? J 10: Death Valley ==> Las Vegas hotel Excalibur J 11: Las Vegas J 12: Las Vegas ==> Zion avec passage à Valley of Fire camping watchman campgroung J 13: Zion ==> Bryce Canyon J 14: Bryce Canyon ==> Capitol Reef camping thousand lakes RV park J 15: Capitol Reef ==> Salt lake city J 16 : Salt lake city ==> Grand Teton J 17 : Grand Teton ==> Yellowstone Park J 18 : Yellowstone Park J 19 : Yellowstone Park J 20 : Yellowstone Park J 21 : Yellowstone Park J 22 : Yellowstone Park ==> Flaming gorge (juste pour dormir.... ) J 23 : Flaming gorge ==> Moab avec arret à Dead Horse J 24 : Visite Arches J 25 : visite Canyonlands J 26 : Moab ==> Monument Valley camping goulding's monument valley J 27 : Monument Valley ( activités souhaitées : rando cheval + balade 4X4 ) J 28 : Monument Valley ==> Lake Powell J 29 : decouverte Lake Powell et Antelope Canyons visite de antelope vers 12h + aprem bateau sur le lac J 30 : Lake Powell ==> Grand Canyon camping mather campgroung J 31 : Grand Canyon (activité : survol en hélico ) J 32 : Grand Canyon ==> Joshua Tree J 33 : Joshua Tree ==> Los Angeles J 34 : Los Angeles (journée à Universal Studio) J 35 : Los Angeles ( balade à Hollywood, et les plages Venice beach.... Santa monica...) J 36 : Los angeles avion vers 18H30 (rendre la voiture à l'aeroport + 3 h avant pour enregistrement) j 37 : arrivée Paris vers 14h
voila en gros le planing.... le plus gros se fera au max en camping pour economiser, nous n'acheterons pas une tente decathlon 3sec (l'agent à air france me l'a decoseillé) mais bon ya des tentes rapide à monter maintenant on va prendre de bon sac de couchage au vieux campeur (on prevoit les futur voyage) max -15° on achetra la glaciere ou frigo ainsi que le rechaud sur place (par contre cela signifie que on les laisse avant de partir ?? )
pour le moment j'ai beaucoup de mal a trouver des hotels à San Francisco et surtout Los Angeles
l'hotel Adelaide à SF m'a l'air bien situé pas trop loin de Union square, il a un parking (payant) c'est comme une aubege de jeunesse avec chambre double et donc prix apparement de 60 dollar environ la nuit + taxes
entre Yosemite et Death Valley je souhaite passer par Sequoia park mais apparement cela fait faire un détour (j'ai commandé l'atlas michelin USA mais pas encore reçu ... alors je ne m'en rend pas compte)
quel est entre les deux logement proposés à Death Valley le mieux situé et le plus "sympa" ?
si vous avez de bonnes adresses pour se loger et des avis sur les camping je suis preneuse 🙂
nous allons prendre les billets avec Air France, deja parce que je souhaite des vols directs et ensuite parce que nous avons la carte flying blue... j'ai trouvé un A/R à 800 euros par personne ?? correct ou pas ?? en sachant que le prix est plus elevé puisque nous restons plus d'un mois sur place.
ensuite j'hesite entre louer la voiture chez Alamo et Hertz dans les 2 cas tout à l'air bien, moins cher chez Hertz (avec les meme assurances mais pas le plein au retour chez alamo c l'assurance gold il me semble) mais le mec me dit qu'il n'y a pas de supp 2eme conducteur mais ce ne sera pas precisé sur le contrat !! 😐 etrange non ?? nous allond finalement louer une voiture classique intermediaire en 2 portes ... ou faut il obligatoirement un 4X4 ???
que pensez vous sincerement de mon itineraire ???
ps : merci à mlefevre, grisemote et marolo pour leurs reponses en MP ... et aussi pour les circuits qui sont une precieuse aide 😉
Avis sur circuit dans l'ouest des Etats-Unis English translation pending
bonjour je compte partir fin juin en famille faire un circuit dans l'ouest je voudrais avoir vos conseils sur ma premiere ebauche: arrivée san francisco 5 jours et 4 nuits, yosemite 1 nuit, mammoth lakes 1 nuit, death valley 1nuit, las vegas 2nuits, zion 1 nuit, bryce canyon 1 nuit, 1 nuit capitol reef, moab 2 nuits, monument valley 1 nuit, lake powell (page) 1 nuit, grand canyon 1 nuit apres je ne sais pas ou on pourrait faire un ou deux stop sympas pour 1 ou 2 nuit pour relier grand canyon a los angeles .voila j'attends vos commentaires en sachant que pour mon circuit je n'ai inscrit que les nuits de chaque etape car je voudrai les reserver au plus vite car je voudrais dormir directement sur les parcs et ensuite je verrai pour les visites . merci d'avance
Finalisation d'un circuit dans l'Ouest des Etats-Unis English translation pending
Et voilà, mon voyage dans l'Ouest en juillet prochain avance petit à petit, et grâce à ce forum! 🙂
Désolée de faire un milième sujet à ce propos, mais j'ai besoin de conseils personnalisés, notre circuit étant un peu différent des autres que j'ai pu lire sur ce forum.
Notre devise : prendre notre temps! 😉 Arrivée à San francisco (de Paris) : 4 jours (3nuits sur place) Départ pour le Yellowstone (en avion, apparemment, même s'il faut faire un crochet par Las Vegas) : arrivée à l'aéroport de Salt Lake * Savez-vous s'il y a une navette de bus qui fait Salt Lake/Yellowstone NP? * Quels sont vos bons plans pour les vols intérieurs? Une semaine sur place en camping (il va falloir acheter la tente à San Francisco ou l'ammener de Paris) * Y'a t-il moyen de ne pas mourir de faim dans le NP si on a pas de réchaud? Départ pour Zion National Park * Il n'y a apparemment pas de vols intérieurs qui peuvent assurer la liaison Salt Lake/cedar city ou springdale, nous allons donc opter pour la location de voiture. Problème : difficile de trouver des agences qui acceptent que l'on pose la voiture dans un autre lieu que celui de la location, et je n'ai pas 25 ans 🤪 7 à 12 jours sur place, logés dans la famille. (excursions diverses vers Bruce Canyon...) Départ pour Las vegas, une nuit sur place (si possible en semaine car hotel moins cher) Départ pour San Diego, trois nuits sur place Départ vers paris, à partir de San Diego...
Il devrait y en avoir pour un peu plus de trois semaines... On ne veut pas voir grand chose, mais on veut le voir bien ! Il reste juste ces problèmes de liaisons entre les différents lieux 😠 J'espere que vous pourrez m'aider à éclaircir les choses (j'ai pas envie de me retrouver à Salt lake sans pouvoir rejoindre le parc!)
Notre devise : prendre notre temps! 😉 Arrivée à San francisco (de Paris) : 4 jours (3nuits sur place) Départ pour le Yellowstone (en avion, apparemment, même s'il faut faire un crochet par Las Vegas) : arrivée à l'aéroport de Salt Lake * Savez-vous s'il y a une navette de bus qui fait Salt Lake/Yellowstone NP? * Quels sont vos bons plans pour les vols intérieurs? Une semaine sur place en camping (il va falloir acheter la tente à San Francisco ou l'ammener de Paris) * Y'a t-il moyen de ne pas mourir de faim dans le NP si on a pas de réchaud? Départ pour Zion National Park * Il n'y a apparemment pas de vols intérieurs qui peuvent assurer la liaison Salt Lake/cedar city ou springdale, nous allons donc opter pour la location de voiture. Problème : difficile de trouver des agences qui acceptent que l'on pose la voiture dans un autre lieu que celui de la location, et je n'ai pas 25 ans 🤪 7 à 12 jours sur place, logés dans la famille. (excursions diverses vers Bruce Canyon...) Départ pour Las vegas, une nuit sur place (si possible en semaine car hotel moins cher) Départ pour San Diego, trois nuits sur place Départ vers paris, à partir de San Diego...
Il devrait y en avoir pour un peu plus de trois semaines... On ne veut pas voir grand chose, mais on veut le voir bien ! Il reste juste ces problèmes de liaisons entre les différents lieux 😠 J'espere que vous pourrez m'aider à éclaircir les choses (j'ai pas envie de me retrouver à Salt lake sans pouvoir rejoindre le parc!)
Retour de quatre semaines dans l'ouest américain (Yellowstone...) English translation pending
De retour de notre periple, je tiens a remercier tout ceux qui ont bien voulu prendre le temps de repondre a mes questions préparatoires a ce grand voyage dans l'ouest des etats unis qui nous a mene de canyonlands à Yellowstone en passant par Arches, monument valley, canyon de chelly, lac powell, grand canyon, las vegas, zion, bryce, grand staircase, capitol reef, grand teton, j'en passe et des meilleurs.
Des paysages tres spectaculaires, assez peu de touristes sauf au grand canyon et à Las vegas et surtout quelques coins extraordinaires.
En particulier, je conseille à tous ceux qui en ont la possibilité de visiter Capitol Reef qui est tres peu couru. En particulier la Cathedral Vallley qui le long d'une piste d'un peu moins de 100 kilomètres vous fait parcourir plusieurs planêtes. C'est réélement un endroit fabuleux.
Dans la mesure du possible, essayer de mettre Yellowstone dans votre parcours qui par sa diversite geologique et animaliere est vraiment un must.
Une precision importante, pas mal de sites sont beaucoup plus beau le matin que le soir et vice versa. Il faut en tenir compte pour etablir ses visites.
Arches est super pour les familles.
Monument Valley est peut etre le plus photogénique de tous.
Bryce est tres beau comme tout le monde le dit.
Canyonlands est plus rugueux et moins accessible. Ce parc demande demande un 4*4 ou le raft ou l'avion ou de marcher longtemps pour l'apprecier pleinement.
Grand canyon est impressionnant mais tres grande concentration de touristes et comme canyonlands demande l'helicoptere, le raft ou de la randonnee pour l'apprehender dans toute sa dimension.
Nous avons eu trop peu de temps pour apprécier ZION qui semble moins spectaculaire au premier abord.
Grand Teton est tres beau meme pour quelqu'un connaissant les paysages alpins.
Mais il ne faut pas oublier toutes les curiosités superbes mais moins connus qui parsement le parcours, comme Cedar breaks entre Zion et Brice qui se situe à plus de 3000m ou la bear tooth highway dont le sommet se situe à plus de 3300 m à l'est de Yellowstone.
Des paysages tres spectaculaires, assez peu de touristes sauf au grand canyon et à Las vegas et surtout quelques coins extraordinaires.
En particulier, je conseille à tous ceux qui en ont la possibilité de visiter Capitol Reef qui est tres peu couru. En particulier la Cathedral Vallley qui le long d'une piste d'un peu moins de 100 kilomètres vous fait parcourir plusieurs planêtes. C'est réélement un endroit fabuleux.
Dans la mesure du possible, essayer de mettre Yellowstone dans votre parcours qui par sa diversite geologique et animaliere est vraiment un must.
Une precision importante, pas mal de sites sont beaucoup plus beau le matin que le soir et vice versa. Il faut en tenir compte pour etablir ses visites.
Arches est super pour les familles.
Monument Valley est peut etre le plus photogénique de tous.
Bryce est tres beau comme tout le monde le dit.
Canyonlands est plus rugueux et moins accessible. Ce parc demande demande un 4*4 ou le raft ou l'avion ou de marcher longtemps pour l'apprecier pleinement.
Grand canyon est impressionnant mais tres grande concentration de touristes et comme canyonlands demande l'helicoptere, le raft ou de la randonnee pour l'apprehender dans toute sa dimension.
Nous avons eu trop peu de temps pour apprécier ZION qui semble moins spectaculaire au premier abord.
Grand Teton est tres beau meme pour quelqu'un connaissant les paysages alpins.
Mais il ne faut pas oublier toutes les curiosités superbes mais moins connus qui parsement le parcours, comme Cedar breaks entre Zion et Brice qui se situe à plus de 3000m ou la bear tooth highway dont le sommet se situe à plus de 3300 m à l'est de Yellowstone.
Voyage de 45 jours aux Etats-Unis pour 2008 ou 2009 English translation pending
Bonjour
Après avoir passé un magnifique voyage dans l’Ouest en 2005 à quatre avec nos deux ados (SF, Yellowstone, Arches, Canyonlands, Monument Valley, Gd Canyon, Bryce Canyon, LV, LA et retour SF), élaboré grâce notamment aux conseils, à la patience et aux connaissances de certains experts habitués des forums, nous prévoyons maintenant à deux (55 et 47 ans) pour 2008 ou 2009 une plus grande boucle de 45 jours.
Nous n’avons que cette unique expérience, donc pas totalement novices, mais pas vraiment ceintures noires…
1) C’est le tout début de notre réflexion, nous avons le temps, mais si vous pouviez déjà nous alerter sur les énormités que vous pourrez constater. Nous sommes conscients que certaines étapes sont très longues (J5, J16, par exemple)
2) Autoescape propose le Trail Blazer et l’Equinox : quelqu’un connaît-il la différence ?
3) Sur notre parcours, y-a-t-il des "incontournables" que vous nous conseillez ?
Merci encore à tous de ce que vous pourrez nous communiquer, dans la perspective d’autres questions plus précises que nous souhaitons vous poser.
JOURS 1 Paris/ San Francisco 2 San Francisco 3 San Francisco/ Redwood (Brookings ou Crescent City) 4 Redwood (Brookings ou Crescent City)/ Lincoln City 5 Lincoln City/ Port Angeles (par Mt St Helens et Mt Rainier) 6 Port Angeles 7 Port Angeles/ CAN Vancouver 8 CAN Vancouver 9 CAN Vancouver/ CAN Lac Waterton Ou USA Glacier NP 10 CAN Lac Waterton Ou USA Glacier NP/ Yellowstone (Yellowstone déjà vu mais on aime) 11 Yellowstone 12 Yellowstone 13 Yellowstone/ Rapid City 14 Rapid City 15 Rapid City/ Estes Park 16 Estes Park/ Taos (par Great Sand Dunes) 17 Taos 18 Taos/ Alamogordo (en passant voir Santa-Fe – puis White Sands) 19 Alamogordo/ El Paso (histoire de mettre un peu les roues au Texas…) 20 El Paso/ Tucson (en passant coup d’oeil à Tombstone) 21 Tucson/ Flagstaff 22 Flagstaff/ Gd Canyon North (En passant par Antelope le matin- le côté Nord, parcequ’on a déjà vu GC Sud en 2005) 23 Gd Canyon North/ Gallup (ville des turquoises ?) 24 Gallup/ Chinle 25 Chinle/ Durango(ou valley ofthe gods B&B) ou Blanding ou Monticello (et peut-être Monumtt Valley déjà vu en 2005) 26 Durango (ou valley of the gods B&B) ou Blanding ou Monticello/ Durango (Mesa Verde) 27 Durango/ Moab (par Black Canyon of the Gunnison) 28 Moab (Arches et Canyonlands déjà vu mais on aime) 29 Moab 30 Moab/ Capitol Reef 31 Capitol Reef 32 Capitol Reef 33 Capitol Reef/ Bryce (Bryce déjà vu mais on aime) 34 Bryce/ Las Vegas (Vegas déjà vu, pour récupérer nos 6 dollars perdus au jeu en 2005…) 35 Las Vegas 36 Las Vegas 37 Las Vegas/ Death Valley (Death Valley déjà vu mais certains sites étaient fermés en 2005) 38 Death Valley/ Mono Lake 39 Mono Lake/ Three Rivers 40 Three Rivers/ Big Sur 41 Big Sur/ San Francisco 42 San Francisco 43 San Francisco 44 San Francisco 45 San Francisco/Paris
Merci encore à tous de ce que vous pourrez nous communiquer, dans la perspective d’autres questions plus précises que nous souhaitons vous poser.
JOURS 1 Paris/ San Francisco 2 San Francisco 3 San Francisco/ Redwood (Brookings ou Crescent City) 4 Redwood (Brookings ou Crescent City)/ Lincoln City 5 Lincoln City/ Port Angeles (par Mt St Helens et Mt Rainier) 6 Port Angeles 7 Port Angeles/ CAN Vancouver 8 CAN Vancouver 9 CAN Vancouver/ CAN Lac Waterton Ou USA Glacier NP 10 CAN Lac Waterton Ou USA Glacier NP/ Yellowstone (Yellowstone déjà vu mais on aime) 11 Yellowstone 12 Yellowstone 13 Yellowstone/ Rapid City 14 Rapid City 15 Rapid City/ Estes Park 16 Estes Park/ Taos (par Great Sand Dunes) 17 Taos 18 Taos/ Alamogordo (en passant voir Santa-Fe – puis White Sands) 19 Alamogordo/ El Paso (histoire de mettre un peu les roues au Texas…) 20 El Paso/ Tucson (en passant coup d’oeil à Tombstone) 21 Tucson/ Flagstaff 22 Flagstaff/ Gd Canyon North (En passant par Antelope le matin- le côté Nord, parcequ’on a déjà vu GC Sud en 2005) 23 Gd Canyon North/ Gallup (ville des turquoises ?) 24 Gallup/ Chinle 25 Chinle/ Durango(ou valley ofthe gods B&B) ou Blanding ou Monticello (et peut-être Monumtt Valley déjà vu en 2005) 26 Durango (ou valley of the gods B&B) ou Blanding ou Monticello/ Durango (Mesa Verde) 27 Durango/ Moab (par Black Canyon of the Gunnison) 28 Moab (Arches et Canyonlands déjà vu mais on aime) 29 Moab 30 Moab/ Capitol Reef 31 Capitol Reef 32 Capitol Reef 33 Capitol Reef/ Bryce (Bryce déjà vu mais on aime) 34 Bryce/ Las Vegas (Vegas déjà vu, pour récupérer nos 6 dollars perdus au jeu en 2005…) 35 Las Vegas 36 Las Vegas 37 Las Vegas/ Death Valley (Death Valley déjà vu mais certains sites étaient fermés en 2005) 38 Death Valley/ Mono Lake 39 Mono Lake/ Three Rivers 40 Three Rivers/ Big Sur 41 Big Sur/ San Francisco 42 San Francisco 43 San Francisco 44 San Francisco 45 San Francisco/Paris
A propos du Grand Canyon... English translation pending
Bonjour
j'ai bien compris que le North rim du grand Canyon etait bcp moins fréquenté que le South rim... Est ce que l' interet du North rim est vraiment moindre ? à priori j'aurais tendance evidemment à éviter au maximum les endroits trs fréquentés.. Les randos qu'on peut faire du coté Nord et du coté sud peuvent elles équivalentes? Et si oui lesquelles me conseillez- vous? ( randos de 3-4 heures )
Arrivant du Nord -ouest ( Zion ) pour ensuite continuer vers Bryce, est -il interessant de descendre depuis Zion jusqu'au North rim avant de remonter vers Bryce?
Sinon de quelle façon peut- on rejoindre le coté Sud en arrivant par le North ? :-) la route passant par Page est elle la seule possible ?
merci
Circuit "sur les routes de l'ouest" américain English translation pending
Bonjour,
Nous partons du 1 er juillet au 15 juillet 2007 aux états unis. Nous partons avec vacances transat, c'est un circuit organisé " sur les routes de l'ouest". J'ai plusieurs questions : 1/ Si quelqu'un à fait ce circuit, pouvez vous me dire ce que vous en avez pensé ? 2/ Y a t-il des personnes qui partent à cette période faire ce circuit précisement ? 3/ Si quelqu'un à fait ce circuit avec un enfant ( 9/10 ans), si ce n'était pas trop long pour l'enfant ? 4/ Si vous avez un avis sur le circuit que nous allons effectuer ??
Notre circuit se déroule comme suit : France - Los angeles Los angeles Los angeles - Mission san juen - Capistrano - san diego San diego - Parc de Joshua tree - Laughlin Laughlin - Grand canyon - Flagstaff Flagstaff - Monument Valley - Page page - Bryce canyon Bryce canyon - Zion - St george - Las Vegas Las vegas - Vallée de la mort - Bakersfield Bakersfield - Parc de Yosemite - Modesto Modesto - San Francisco San Francisco - Monterey - Carmel -Lompoc Lompoc - Solvang - Santa barbara - Los Angeles Los angeles - france.
Merci pour vos réponses.
Fanny
Nous partons du 1 er juillet au 15 juillet 2007 aux états unis. Nous partons avec vacances transat, c'est un circuit organisé " sur les routes de l'ouest". J'ai plusieurs questions : 1/ Si quelqu'un à fait ce circuit, pouvez vous me dire ce que vous en avez pensé ? 2/ Y a t-il des personnes qui partent à cette période faire ce circuit précisement ? 3/ Si quelqu'un à fait ce circuit avec un enfant ( 9/10 ans), si ce n'était pas trop long pour l'enfant ? 4/ Si vous avez un avis sur le circuit que nous allons effectuer ??
Notre circuit se déroule comme suit : France - Los angeles Los angeles Los angeles - Mission san juen - Capistrano - san diego San diego - Parc de Joshua tree - Laughlin Laughlin - Grand canyon - Flagstaff Flagstaff - Monument Valley - Page page - Bryce canyon Bryce canyon - Zion - St george - Las Vegas Las vegas - Vallée de la mort - Bakersfield Bakersfield - Parc de Yosemite - Modesto Modesto - San Francisco San Francisco - Monterey - Carmel -Lompoc Lompoc - Solvang - Santa barbara - Los Angeles Los angeles - france.
Merci pour vos réponses.
Fanny
Itinéraire Yellowstone à San Fransisco English translation pending
Bonjour à vous tous,
Je prépare mon voyage pour cet été : Yellowstone à San Fransisco avec 3 enfants (4, 6, 7). J'ai lu avec beaucoup d'attention les diverses discussions sur ce forum, ainsi que les carnets de voyage de grisemotte et mlefevre qui sont des sources importantes pour mon organisations.
Nous partons 3 semaines, arrivée à Saltlake city que nous visitons rapidement. Nous comptons passer 5 jours au moins à Yellowstone, puis 2 à Grand Teton. Nous descendrons ensuite vers Lake Tahoe puis Yosemite pour terminer à san Fransisco. Nous évitons volontairement les parcs de l'Utah que nous avons déjà visités avec mon mari et que nous visiterons plus tard avec les enfants quand ils seront un peu plus grand et résistants (pour descendre dans le grand canyon!)
Voici mes quelques questions : A Yellowstone, nous logerons dans les cabins du parc . Je pensais passer 2 nuits à Old Faithfull puis 2 à Roosevelt Lodge (j'ai lu que c'était sympa pour les enfants, mais je crains que ce soit un peu excentré) puis 1 Lake village ( ou grand canyon). Les cabines comptent 2 lits double (soit pour 4 personnes) cela posera-t-il un problème si je couche mes 3 dans un lit double (ils ont l'habitude)? A part les classiques, y a-t-il des ballades ou coins à ne pas rater?
A Grand Teton : suggestions pour se loger et comme ballades? Signal Mountain Lodge est décrit comme un lieu impressionnant
Entre Grand Teton et Lake Tahoe ? Faute de voir des coins sympas par où passer, nous avalerons du km. Faut-il mieux passer par Salt Lake city puis la High way 80 ou bien longer un peu la snake river jusqu'à Twin Falls puis redescendre vers la HW 80?
Yosemite , je compte 3 jours. Est-ce trop ? Y a-til des cabins sympa ? (pas le trop grand rassemblement)
A San Fransisco, nous visiterons la ville, mais une amie m'a conseillé d'aller à Mt Tamalpais et Stinson Beach (apparament à 15mn de la ville). Si quelqu'un connait, est-ce vraiment spécial ?
Je n'en suis qu'au tout début de l'organisation de ce voyage, il y a donc encore pas mal de flou. Mais, parait-il, il faut être rapide pour réserver les lodges dans les parcs. Je paufinerai après les visites et ballades.
Bien sur si vous avez des suggestions...
Merci d'avance pour vos conseils
Je prépare mon voyage pour cet été : Yellowstone à San Fransisco avec 3 enfants (4, 6, 7). J'ai lu avec beaucoup d'attention les diverses discussions sur ce forum, ainsi que les carnets de voyage de grisemotte et mlefevre qui sont des sources importantes pour mon organisations.
Nous partons 3 semaines, arrivée à Saltlake city que nous visitons rapidement. Nous comptons passer 5 jours au moins à Yellowstone, puis 2 à Grand Teton. Nous descendrons ensuite vers Lake Tahoe puis Yosemite pour terminer à san Fransisco. Nous évitons volontairement les parcs de l'Utah que nous avons déjà visités avec mon mari et que nous visiterons plus tard avec les enfants quand ils seront un peu plus grand et résistants (pour descendre dans le grand canyon!)
Voici mes quelques questions : A Yellowstone, nous logerons dans les cabins du parc . Je pensais passer 2 nuits à Old Faithfull puis 2 à Roosevelt Lodge (j'ai lu que c'était sympa pour les enfants, mais je crains que ce soit un peu excentré) puis 1 Lake village ( ou grand canyon). Les cabines comptent 2 lits double (soit pour 4 personnes) cela posera-t-il un problème si je couche mes 3 dans un lit double (ils ont l'habitude)? A part les classiques, y a-t-il des ballades ou coins à ne pas rater?
A Grand Teton : suggestions pour se loger et comme ballades? Signal Mountain Lodge est décrit comme un lieu impressionnant
Entre Grand Teton et Lake Tahoe ? Faute de voir des coins sympas par où passer, nous avalerons du km. Faut-il mieux passer par Salt Lake city puis la High way 80 ou bien longer un peu la snake river jusqu'à Twin Falls puis redescendre vers la HW 80?
Yosemite , je compte 3 jours. Est-ce trop ? Y a-til des cabins sympa ? (pas le trop grand rassemblement)
A San Fransisco, nous visiterons la ville, mais une amie m'a conseillé d'aller à Mt Tamalpais et Stinson Beach (apparament à 15mn de la ville). Si quelqu'un connait, est-ce vraiment spécial ?
Je n'en suis qu'au tout début de l'organisation de ce voyage, il y a donc encore pas mal de flou. Mais, parait-il, il faut être rapide pour réserver les lodges dans les parcs. Je paufinerai après les visites et ballades.
Bien sur si vous avez des suggestions...
Merci d'avance pour vos conseils
L'Ouest américain sous la tente avec trois enfants (partie 2) English translation pending
Pour retourner à la partie 1
http://voyageforum.com/v.f?post=831504
La Plançon’s Family au Far West (suite et fin) 9 étape : Yellowstone et ses mille facettes
Notre arrivée au crépuscule nous a permis d’entrevoir les richesses de ce qui sera notre terrain de jeu pendant cinq jours : à première vue, Yellowstone se présente comme des monts vallonnés et recouverts majoritairement de forêts de conifères, le tout à une altitude de l’ordre de 2000 mètres. La vue sur le lac de Yellowstone donne une idée des dimensions de l’affaire, surtout lorsque l’on compare ensuite avec la carte. C’est tout simplement gigantesque. Le camping (Grant village) correspond bien à ce que nous attendions. Un large espace pour planter les tentes, au milieu de la forêt. Avec des sanitaires plus élaborés (des douches par exemple) ce serait parfait. Le tout est d’une grande propreté, comme d’habitude. Bon, il y a bien sûr toujours ces satanées boîtes à ours qui obligent à une certaine logistique, mais on s’y fait. 2000 mètres d’altitude n’est pas un détail que l’on oublie sur place : le soir, le froid s’installe au coucher du soleil. Le foyer devient alors le lieu principal pour manger et se réchauffer. Notre 1er soir fut tout simplement glacial. Emmitouflés dans nos duvets, le sport de la nuit a consisté à offrir le moins de prise au froid. Certains s’interrogent encore sur le score au petit matin.
1ère journée : Upper Geyser basin et Grand Prismatic
Saisissant d’entrée de jeux, le parc des geysers débute par le Old faithful, l’archétype du geyser civilisé, qui expulse un feu d’artifice d’eau bouillante toutes les heures ½ à une hauteur impressionnante. Après son spectacle (car l’artiste est entouré de 2 à 300 personnes durant sa prestation), on est relax. On a vu l’un des geysers les plus majestueux. Les autres c’est du bonus.

Bon, ceci dit, même s’il faut marcher et attendre un peu, le bonus s’impose car le parc est une merveille de diversité et de couleurs. A l’entrée il est possible d’avoir les horaires estimatifs des geysers. Certains peuvent cracher à plus ou moins 2 heures. Donc, il faut être opportuniste. Ce qui nous a plu : - les couleurs du sol qui peuvent passer de l’orange ou du rouge vif au vert (grâce à des bactéries qui, suivant la couleur, résistent aux hautes températures).
- Le « castel », sorte de donjon blanc calcaire entouré d’enluminures colorées qui a expulsé sa vapeur pendant 3 quarts d’heure. Quelle santé.
- L’ambiance du parc, large, bien aménagé sans dénaturer le site, avec des « parfums» parfois fortement soufrés qui décapent les bronches efficacement.
- Les formes multiples de représentation des activités terrestres, avec des cônes, des marmites, des boues, des puits aux eaux limpides et azur, …



A ne surtout pas rater. L’après midi fut consacré à un autre joyau : le grand prismatic.

Les vues aériennes connues de ce « lac » montrent des photos aux couleurs si saturées qu’elles paraissent retouchées ou fausses. Certes, dans notre condition de bipède, nous ne voyons pas toute l’ampleur de la chose, mais les couleurs si caractéristiques sont bien là, même sous la lumière tamisée du soleil par les nuages ce jour-là : orange vif, jaune, bleu, vert profonds avec tout le mystère laissé par la vapeur d’eau qui s’échappe du centre du bassin. Les avions, ça, ne le voient pas !

2ème journée : Mammoth Hot Spring
Nous avons pris le parti de changer de camping pour être plus central (Norris). C’est ça ou faire des heures de voiture … Attention à ce sujet. Les distances sont grandes, mais à celles-ci il faut ajouter une circulation assez poussive par des arrêts de type « Bisons qui traversent et qui trouvent opportun de scruter l’horizon ou de contempler le coin comme s’ils le découvraient » et ceci pendant de longues minutes. Enfants et parents près de l’événement sont ravis de voir passer au raz du capot ces montagnes de viandes pelucheuses, mais pendant ce temps, aucun véhicule de bouge. A noter aussi une vitesse à l’intérieur du parc de 45 miles.
Mammoth Hot Springs ressemble à la vaisselle d’un géant : une pile d’assiettes blanches desquelles coule une eau chaude qui sculpte la mousse (tous les détails du calcaire qui forment des motifs suivant le flux de l’eau). A parcourir sans modération en tous sens pour voir toutes les facettes de cette colline au relief prononcé où cohabitent d’anciennes cascades blanches délaissées par les eaux et des bassins actifs qui se déversent les uns dans les autres,

Tout cela nous a donné faim. Nous sommes descendu à Gardiner, quelques miles en contrebas de Mammoth et nous nous sommes installés au K BAR, un bar restaurant pour bikers pas vraiment touristique et d’une super ambiance. « Les meilleures pizzas de l’ouest » vantait la carte. Nous n’irons peut être pas jusque-là, mais nous avons bien apprécié l’endroit.
3ème journée : Le grand canyon de Yellowstone

En arrivant sur le site, on comprend d’où vient le nom. La roche est ici jaune avec des nuances ocres et des rondeurs bien particulières. La vallée encaissée où coule un torrent (ce qui est normal pour un canyon) n’est pas accessible aux touristes, ce qui accentue le caractère sauvage de l’endroit. Le grand canyon, c’est aussi, ses deux chutes d’eau puissantes, de toute beauté. Le haut de la seconde (dans l’ordre de la pente) est accessible après une descente sur un chemin taillé pour les aventuriers. La vue à ce niveau est imprenable, voire hypnotique lorsque l’on regarde les eaux furieuses du torrent se jeter dans le vide pour se pulvériser sur la roche en contrebas. Située au niveau de cette rupture, la plate forme d’observation est idéalement placée.
4ème et 5ème journée : Geysers à gogo et traque animalière
Les geysers on ne s’en lasse pas. La diversité des situations, des formes et des couleurs rendent attrayants les sites de Fountain Paint Pot, West Thumb (un festival de couleurs !)

et autre Norris. Une mention spéciale pour Norris qui offre un point de vue sur une de ses vallées qui ressemble à une gouache blanche mélangée à des pointes de bleu, vert et orange. L’artiste qui a agencé l’ensemble ne manque d’après moi, pas de talent.

Côté faune, c’est la loterie mais à tous les coups on gagne. Je ne vous parle pas bien sûr de sombres animaux que l’on croit reconnaître à des kilomètres, mais bien d’une faune présente et pas très farouche d’ailleurs, à quelques mètres des hommes. Les appareils photos ont surchauffés tant il y a à voir : bisons, coyotes, cerfs, antilopes…. bref pour tous les goûts.




Certaines mauvaises langues pourraient aller jusqu’à penser secrètement que c’est presque un peu trop facile. Heureusement il y a les n° complémentaires, qui eux restent un défi : les ours et les loups. Pour les premiers, nous n’avons vu que les boîtes qui nous rappelaient leur existence tous les soirs. Pour les seconds, un groupe de passionnés rencontrés le long de la route, et super équipé, a guidé notre regard vers des points en mouvement qui devaient être des loups. Nos jumelles ont confirmé que c’était effectivement bien des points en mouvement. Heureusement nous avons pu accrocher à notre tableau de chasse des loups en liberté grâce à un coup d’œil furtif dans l’un de leurs quasi télescopes. C’était loin, presque dans la nuit, mais cela ressemblait bel et bien à des loups.
Pour nous Yellowstone c’est aussi : - des soirées brochettes, T-bone et chamallows grillés, sous un ciel étoilé avec des températures plus clémentes que le 1er soir - l’eau du robinet si soufrée que l’on espère que c’est au moins bon pour la santé tant il a fallut se forcer pour la boire (quasi imbuvable vers Norris) - La forêt portant les stigmates du grand incendie de 1988 sur des centaines d’hectares. Heureusement qu’elle se reconstitue assez vite…

- La nature toute puissante (règles locales obligent) qui amène, une fois n’est pas coutume, les hommes à contempler et à s’adapter plutôt qu’à changer l’environnement.
Bref, on a beaucoup aimé, tant pour la vie d’aventuriers que nous menions dans notre forêt que pour toutes les beautés et expériences olfactives que dame nature nous a offert. Cela vaut à nos yeux le détour que nous referions sans peine à une autre occasion.
10ème étape : Cody, la ville de Buffalo Bill
Nous quittons Yellowstone, avec un petit pincement au cœur pour la ville de Cody, après un ultime passage dans les boutiques touristiques pour emporter avec nous un petit bout de ce Paradis. La sortie du parc est assez déprimante avec sa forêt brûlée sur des kilomètres carrés. Les plus acharnés d’entre nous chercheront jusqu’au bout mais en vain à voir la truffe d’un ours ! La déception fut forte, mais cela nous donne une bonne raison de revenir … La route entre Yellowstone et Cody est magnifique.

Comme nous descendons des cimes, la température ne cesse de remonter à chaque kilomètre parcouru. Le vent devient chaud et agréable. Nous croisons des hordes de « bikers » chevauchants des Harley rutilantes dans ce paysage de cow-boys.
Serait ce simplement le remplaçant moderne du cheval ? Nous verrons à Cody que celui ci est toujours en service … L’installation au camping de Cody fut saluée par tous comme le retour à la civilisation. Enfin une douche, et chaude de surcroît. Il était temps, nos cheveux commençaient à tenir tous seuls sur la tête. C’est l’opportunité également de faire une grande lessive salvatrice pour ne pas finir en slip. A nos yeux, Cody ressemble à l’archétype de la ville de western avec sa rue principale, ces maisons plutôt basses aux façades caractéristiques de l’ouest et ces habitants qui portent le chapeau de cowboy comme nous portons la casquette. Devant les saloons, point de chevaux mais des Harley, alignées, attendant sagement leurs propriétaires.

La ville de Bill, le chasseur de bisons et d’indiens semble avoir gardée son caractère authentique, tout en s’affichant ville touristique. Le dîner au restaurant « Chez Irma » (la fille de Bill) fut l’occasion de rentrer en famille dans un saloon (souvent interdits aux mineurs) dans un vrai décor de film : bar en cuivre, têtes de bisons au mur et rappels de l’histoire de l’ouest en tout genre. Après avoir avalé prestement certainement nos meilleurs hamburgers et un T-bone fondant, nous sommes allés au rodéo, moment très attendu. Ce fut une révélation tant le spectacle fut prenant du début à la fin, mené par des cow-boys, des cow-girls et des adolescents certainement du cru. Tout débute par le salut au drapeau, prière et hymne national la main sur le cœur. On s’y fait. Puis les hostilités commencent et se succèdent avec diversité : - Rodéo sur un cheval en furie : comme celui qui tente finit pratiquement toujours par mordre la poussière tôt ou tard, il faut admettre qu’il faut une bonne dose de courage, voire d’inconscience pour se lancer dans la bagarre. - Rodéo des ados sur des bœufs allergiques à un cavalier : là aussi, quel courage pour ces jeunes qui se sont presque tous fait bien mal. Laisserais-je mes enfants faire un exercice aussi dangereux ? C’est pas gagné et pourtant …
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Courses au lasso pour attraper des vachettes par les cornes ou par les pattes, seul ou à deux. Le but est toujours d’avoir le meilleur chrono dans ces exercices d’une précision diabolique. En la matière, les femmes ont été plutôt habiles également. Les cowboys machos n’ont qu’à bien se tenir.


De retour à la tente, ayant réussi à dompter notre dizaine de chevaux vapeur, le vent s’est levé. Un vent chaud et sec du désert. En quelques minutes le linge pendu a séché. Puis des rafales violentes se sont succédées une bonne partie de la nuit, torturant nos tentes dans tous les sens. Solides tout de même ces structures : comme le roseau, elles se tordent mais ne rompent pas. La nuit fut si agitée que nous nous demandions si la tente des enfants, offrant plus de surface pour des poids légers à l’intérieur, n’allait tout simplement pas s’envoler ! Etait ce dans le cycle normal de la région ou une tempête, nous ne le saurons pas (nous n’avons pas pris la peine d’aller nous renseigner !). Un petit conseil donc, même si le temps est clair et calme, une tente bien arrimée est un bon gage de ne jamais dormir dehors. Le lendemain, tout est redevenu normal, mais la partie maternelle de la troupe s’est levée avec des cernes suite à l’inquiétude de la nuit (elle qui commençait tout juste à vaincre le sommeil manquant !) On a aimé Cody qui nous laisse pour tout cela un souvenir vivace. On quitte la ville sur des airs de country achetés au « Wall Mart » du coin (et ce n’est pas forcement notre meilleure acquisition !).
11 ème étape : Flaming gorge et Vernal, sur la route de Moab
Un maître mot en quittant Cody : tailler la route pour arriver à Flaming Gorge de jour. Terres arides à perte de vue, buissons et cailloux, grands troupeaux de bovins, parfois des daims et quelques ranchs. Le ciel ce jour -là est couvert et rend la route un poil triste. Après Thermopolis puis le canyon de la wind river, rouges, nous traversons des miles et des miles de routes droites, au milieu d’épineux. L’arrivée sur Firehole Canyon, partie de Flaming Gorge, a un petit gout de Monument Valley (au moins l’idée que l’on s’en fait). Sur les 10 derniers miles avant le camping, des centaines d’oreilles guettaient notre arrivée. Sous les oreilles, des lapins, assez petits, qui nous ont fait une haie d’honneur ou tout simplement étaient venus saluer le coucher de soleil. Un feu d’artifice de petits pompons blancs ! Vu l’inconscience de certains, c’est à 2 à l’heure que nous traversons ce magnifique canyon, tout d’orange vêtu avec la lumière rasante. Résultat net, l’installation et le diner se sont effectués de nuit, (et sous la pluie) dans un camping presque vide aux emplacements magnifiques ! Un de nos campings préférés pour sa vue, le big calme et cette impression d’être au bout du monde. Ici ce ne sont pas les ours qui chapardent, mais nos petits copains les écureuils, hyper organisés et toujours aussi effrontés. Le lendemain, nous reprenons la même route. Celle-ci est désespérément vide. Comment imaginer si on ne l’avait pas vue, toute cette vie grouillante et si bien cachée de la veille ? Orages, orages, oh désespoir ! Nous devions faire un tour dans Flaming Gorge, mais la visibilité est nulle, donc…. Dans le collimateur maintenant, les dinosaures.

L’arrivée à Vernal en fin de matinée fut l’occasion de mesurer nos progrès fulgurants en matière d’installation au camping : 15 minutes suffisent alors pour être en place.
Après le passage d’un orage loquace nous partons affronter les dinosaures munis de nos K-Ways ! Une de nos seules déceptions : la visite des fouilles archéologiques est fermée pour cause de glissement de terrain. Rien d’alarmant, le coin de toute façon regorge de points d’intérêt avec des canyons de toute beauté et une faune très présente sur les routes (daims, cerfs, biches, …), ce qui oblige à beaucoup de prudence dans la conduite.

Pour parfaire le tout, nous nous offrons une tranche d’aventure en empruntant une piste très pentue et poussiéreuse qui nous amena au fonds d’un canyon sauvage( Echo Park Road). Notre Toyota a avalé le relief prononcé et les nids de poule « fingers in the nose ». C’est costaud ces bêtes là. Heureusement d’ailleurs car l’endroit était franchement désertique et les téméraires ne couraient pas la piste ce jour là …

De retour à la tente, la pluie nous attendait. C’est ainsi que le Taco Bell du coin, enseigne appréciée par les enfants, nous accueillit pour nous réchauffer, nous qui redoutions de mourir de chaud dans cette zone !
12ème étape MOAB : la caverne d’Ali Baba du canyon
Si nous omettons les 90 miles aller-retour d’égarement pour cause de chiens de prairie qui faisaient les guignols le long de la route, occupant 100% du processeur interne du co-pilote, la route fut sans histoire … Les 40 derniers miles avant d’arriver à MOAB sont tout simplement un régal dont furent encore victimes les déclencheurs des appareils photos. Un arrêt tous les miles fut la moyenne tant le paysage donne envie d’être capturé sous tous les angles. La piétaille, dans ces cas-là, finit d’ailleurs par trépigner d’impatience d’arriver ou sort faire de l’escalade et devient difficile à récupérer.

Le camping ne peut pas être qualifié d’exceptionnel avec ces petits emplacements et la route importante à son seuil, mais il offre une vue somptueuse sur les monts alentours et est assez central. MOAB n’est pas une destination de transition, c’est un paradis pour randonneur, sportifs ou contemplatifs de tout poil.
Vue du camping de Moab
Nous avons aimé particulièrement :
- Canyonlands dans toutes ses largueurs, et Dead Horse point : à voir et à revoir. Les paysages sont saisissants dans un décor minéral aux couleurs chaudes et aux découpages si exceptionnels : tantôt des empilements réguliers à motifs, tantôt des amoncellements chaotiques avec le mythique Colorado ou la Green River qui trouvent leur chemin dans ces dédales de parois rocheuses (qu’ils ont sculptées en bonne partie). Le peu de végétation qui survit porte les stigmates des conditions rudes : les conifères notamment, noueux et de petite taille, poussent entre les dalles rocheuses.
- Arches, un must à ne manquer sous aucun prétexte. Extrait du carnet de bord : « Gromel, gromel dans les chaumières. Lever tôt, petit déjeuner frugal, nuages bas et menaçants, nous chaussons les crampons, enfilons nos K-Ways et attaquons sans conviction le chemin qui mène aux arches et à la lumière du matin (qui n’est donc pas au rendez-vous). Mais voilà que le paysage est envoutant et que le chemin passe du tout touriste à l’expert après la 1ère arche. L’attrait de la belle pierre (grés) rouge, orange, attirante, accrocheuse sous la semelle et pas vraiment rugueuse, avec de belles formes rondes et sculptées par les ans, le vent et la pluie, transforment les esprits. Les p’tits gars se mettent à grimper partout. Nous prenons, à la dernière grande arche, le sentier de l’aventure (Primitive Trail). Guidés par des empilements de cailloux, nous progressons sur un chemin enchanteur, surprenant, difficile et absolument et résolument magnifique. Certainement une des plus belles randonnées de ma carrière. »


- Que dire d’Arches au coucher du soleil, lorsque le rocher semble chauffé comme du métal au rouge ? Il rayonne alors de tous ses feux et colore de sa lumière tous les lieux et personnes environnantes qui deviennent monochromes. Par temps d’orage, ce qui fut notre cas, le contraste est encore accentué par la couleur plomb du ciel.

- Notre sédentarisation quelques jours. Ah, quel plaisir de ne pas monter ou démonter la tente. De vraies vacances … - Le brevet de Park Rangers de nos pitchouns : dans un bon esprit, ni scolaire, ni compet, c’est une bonne sensibilisation à Dame Nature et à son respect.
Nous avons aimé :
- la demi- journée de rafting dans le Colorado : rien d’exceptionnel et pas donné. Cela ressemble plus à une promenade familiale en bateau qu’à du rafting au sens sportif du terme. Les rapides sur les portions traversées n’ont toujours pas été découverts. Les recherches continuent. Ceci dit, le tout est vraiment très sympa et le décor mérite le détour à lui seul. - La rencontre froide et distante avec un scorpion, en pleine nuit en sortant du bloc sanitaire. L’affaire fut prise très au sérieux par le plus grand des deux, voyant le dard en position d’attaque. Mon interlocuteur atteignait facilement les 10 à 15 cm, ce qui en pouces fait encore davantage. Pour éviter qu’un campeur hirsute et ensommeillé ne fasse un faux pas, je décidais de chasser l’intrus avec un bâton. Ben ça court vite ces bébêtes, ce qui n’est pas plus rassurant … Ensuite, bizarrement, le retour à la tente s’est effectué tous sens en éveil. Il parait qu’il y a des serpents par ici ? (Note d’une autre partie de l’équipe : c’est là que l’on reconnaît l’aventurier, le vrai, celui-ci l’aurait pris en photo !!!!!!) - MOAB : ville attrayante, jeune, dynamique, mais que nous n’avons pas eu le temps de mieux connaître, si ce n’est un restau « All you can eat » façon saloon.
Nous n’avons pas aimé : RIEN ! MOAB et ses parcs sont un enchantement qu’il faut souhaiter à tous. On aurait vraiment apprécié avoir un 4X4 en voyant les pistes sinueuses au fond de Canyonlands.
13ème étape : Monument Valley, Goosenecks et Valley of the Gods
Après un peu de « shopping » dans l’attractive et touristique MOAB, nous quittons la ville pour Monument Valley. La route est variée et comme d’habitude sur les longs trajets, une ambiance s’installe à bord. Suivant l’humeur du jour, c’est « la croisière s’amuse » ou « règlement de comptes à OK Corral ». Le passage de l’un à l’autre s’effectue par exemple au moment où le CD de musique s’arrête et où il faut choisir le suivant. La route est toujours aussi large, pas très fréquentée et nous avons une âme de conquérants. Que demander de plus ? Le vent, les nuages bas et les percées lumineuses nous accompagneront tout le long du trajet, donnant encore davantage de relief aux paysages traversés (il faut bien rester optimiste envers et contre tout). Les premiers tréteaux de marchands de bijoux Navajos marquent l’entrée dans leur territoire. C’est là que sans nous méfier nous sommes tombés dans le piège. Cette tribu est redoutable et déloyale dans ses méthodes. Ce qu’elle n’a pas réussi à gagner par les armes jadis, elle le gagne par les sentiments aujourd’hui (juste revanche). A l’origine tout semble normal. Le passage de Goosenecks ne peut être marqué que par un arrêt.
Insouciants, nous descendons voir ces fameux lacets du Colorado (impressionnants cela dit). Puis, revenant vers notre véhicule la partie féminine du groupe a l’idée lumineuse de regarder ce qu’il y a sur les tréteaux. Et toc ! Le filet se referme sur la proie. Hypnotisée, elle fait tous les étals. Je ne le sais pas encore, mais elle choisit. A un « Bon, on y va !» un peu impatient, la réponse évasive suivante, immuable, tombe « Viens voir une seconde … ». La première fois on ne peut pas se douter, on s’approche. Le deuxième piège se referme. On le comprend immédiatement, on ne repartira pas sans un collier, bracelet ou bague au mieux et avec les trois au pire. Il faut dire qu’ils ne sont pas chers et plutôt élégants. Même les enfants ont acheté les fameux talismans dont on se demande comment ils ont pu vivre sans avant.
Ce jour-là je me suis dit en repartant: « tu t’en tires pas si mal, c’est une bonne chose de faite ». Que nenni, c’est sans compter sur la ruse des autochtones. Des étals Navajos, il y en a à tous les points importants du territoire. Je vous rassure, nous n’en avons pas raté un seul. Gloups !
« Si tu offres un bijoux Navajo à ta Femme, tu l’habilles pour un jour. Si tu la laisses acheter, tu te ruines pour la vie » dit le proverbe Plançonesque. J’ai testé, c’est vrai !
Bref, allégés de quelques dollars, la voiture, et accessoirement nous à l’intérieur, nous dirigeons vers la Valley of the Gods, non loin de Monument Valley. La piste au début est belle, assez large. Nous produisons à notre passage un panache de poussière ocre du plus bel effet, comme dans les rallyes africains. C’est moins grandiose que ce que nous verrons ensuite, mais nous sommes en plein désert, pratiquement toujours seuls et la piste sinueuse tout en relief nous attire irrésistiblement. L’aventure quoi.
Armés de pistolets à amorces, un règlement de compte eut lieu entre les roches rouges sous l’œil médusé des serpents et autres scorpions qui n’avaient pas vu cela depuis un siècle.

Les choses se gâtent en progressant. Chaque cours d’eau asséché qui traverse le passage imprime sa marque par un creux d’érosion très prononcé. Sans 4X4 ce fut épique mais faisable avec quelques frôlements de pare-choc sur la terre néanmoins. Le suspens du « passera, passera pas » éliminatoire fut conservé jusqu’à la fin avec le passage d’un cours d’eau à 10 mètres du retour sur la route, après une quinzaine de miles de piste. No problemo pour cette fantastique voiture qui ne nous a jamais trahi.

Un des plus beaux et sauvages sites du secteur. A voir ! Nous sommes arrivés au camping de Monument Valley sous un soleil rayonnant. Celui-ci offre une vue imprenable sur les Monuments en question.
Vue du camping de Gouldings
Un plouf dans la piscine a remis ce soir là de l’ordre dans les cervelles encore toutes congestionnées par les heures de voiture et les multiples points de vue, avant d’affronter l’épreuve tant redoutée de l’allumage du feu … sans allume feu, mais allumettes autorisées quand même.
Après avoir vidé nos réserves de papier sec, Thibaud prend l’initiative de chercher du soutien. Il revient avec le gardien Navajo. Ses conseils ont été décisifs et les saucisses grillées et chamallows n’en furent que meilleurs.
Le lendemain, 4X4 à Monument valley avec un guide Navajo. La carte est alléchante. Qu’en sera-t-il des plats ? Nous arrivons au lodge de départ. Devant sont garés deux gros pickups aménagés avec des sièges sur le plateau et une bâche en cas de pluie. Après confirmation, ce sont bien nos 4X4. Nous sommes une dizaine dans le « truc », qui visiblement est mu par 4 roues motrices, ce qui en fait un 4X4. Consternation lisible sur le visage de notre G.O qui ne voyait pas exactement les choses comme cela. De loin ça fait attrape-touristes. Et bien dedans aussi. Côté piste, nous avons fait la même chose que tout le monde peut faire normalement avec sa voiture, avec un petit parcours spécial, qui n’a de spécial que le fait que seuls les guides peuvent l’emprunter. Le tout ne fut pas désagréable, sous un ciel dégagé, mais rien qui justifie le prix. En conclusion, si c’était à refaire, on dépenserait nos dollars dans autre chose …. des bijoux par exemple.
En soirée nous sommes retournés au parc avec notre propre voiture.




Monument Valley mérite son nom et est à la hauteur de sa réputation. En fin de visite, un énorme orage s’est formé au-dessus du parc. La lumière encore puissante du soleil a littéralement enflammé une partie des nuages, donnant un ton uniforme orange prononcé a toute la matière, sur un fond gris de plomb. Le retour sur la piste avec le vent, la poussière, les phares de voitures (l’endroit est très fréquenté, cela va sans dire), et le sable piège en montée fut un régal pour les photos. Un moment vraiment exceptionnel. Ce fut, il faut bien l’avouer, le petit plus qui fait que cette visite fut magique et inoubliable.


14ème étape : Le lac Powell et Antelope Canyon
Une dernière visite dans les boutiques Navajos et nous quittons cette merveille terrestre qu’est Monument Valley pour le Lac Powell. La route est belle, sans excès, sauf sur l’arrivée à Page avec ses dunes de sables fossilisées. L’installation éclair au camping effectuée, nous passons aux choses sérieuses : Antelope Canyon. Nous ratons de quelques secondes la visite de la partie upper et décidons d’aller vers lower, pour éviter une attente longue. Oui, c’est cher, très cher, abusivement cher pour juste voir ce que la nature a travaillé pendant des millénaires ( pas les Navajos). Mais c’est beau, vraiment beau et incroyablement surprenant. Le canyon est un micro canyon.
Les salles ne dépassent pas les 5 à 6 mètres pour les plus larges, à moins d’une dizaine de mètres sous terre. La lumière était changeante lors de notre visite, avec un gros nuage taquin qui laissait de temps en temps passer les rayons du soleil. Autant le dire tout de suite, sans soleil, le canyon perd franchement de son attrait et ne met pas en relief l’incroyable jeu de lumières et d’ombres qui le rendent si exceptionnel.


La fin d’après midi fut consacrée à la plage, très agréable, dans une eau douce et chaude et une ambiance camping-car.
Le tout se termina en apothéose par un orage d’anthologie qui transforma le lac et les alentours en une vue improbable.


Il nous obligea ensuite à manger à toute vapeur avant un déluge mémorable sous la tente. L’étendue de cette perturbation fut telle qu’un arc en ciel total s’inscrivit dans le ciel. Tout ceci eu aussi, mais nous ne le savions pas alors, l’avantage de refroidir l’atmosphère et de nous permettre de tomber dans les bras de Morphée rapidement. Le lendemain débuta tôt, pour la visite du lac Powell avec une vedette de location surpuissante dans un décor de rêve. Ayant réservé, le programme était simple : arrivée au guichet vers 8h00, réception du bateau et explications sur l’engin, puis départ pour l’aventure aquatique (8h30). La réalité fut tout autre. Nous tombons sur une organisation bureaucratique en position de monopole qui pratique un « foutage de gueule » institutionnel de haute volée et avec le sourire. L’atteinte du premier guichet juste pour confirmer la réservation pris plus d’une heure. Nous sommes restés aimable avec notre guichetière qui devait être croisée avec un lémurien tant chaque geste était pesé et pesant. C’est le premier exploit du jour. « Ouf, c’est nul, nul nul, mais on est à peu près dans les temps quand même ». Et bien non. Ensuite il faut qu’une personne soit disponible pour nous remettre les clés du bateau et l’équipement. Re file d’attente 1h30. Oui, vous avez bien lu, sans compter 30 minutes environ d’explications et de check list. Quand on voit le prix de location à la journée (déjà réglé !) on ne peut que lever les yeux au ciel et espérer que les nerfs ne lâchent pas sur le premier venu de cette *£# !? de société. L’humain est ainsi fait qu’il oublie rapidement les moments obscurs pour ne retenir que les bons, et la suite fut un enchantement sans pareil… Les premiers bouillonnements de l’hélice s’effectuèrent vers 11H00 sur une eau plate et un ciel limpide. Ciao les cloportes, le lac est à nous !



Le bateau était assez spacieux pour cinq, même avec des skis nautiques et une grosse bouée à tirer derrière l’engin. Le moteur était du genre costaud (150 chevaux quand même) pour délivrer une confortable puissance dans un bruit proportionnel et une consommation exponentielle (ça c’est pour le retour). Ce fut un grand moment de bonheur familial pour : - la conduite du bolide partagée par tous (sous haute surveillance pour certains), - la circulation au milieu de parois rocheuses rouges parfois très sinueuses et étriquées, - la partie jeux nautiques avec la bouée géante qui nous occupa une grande partie du temps : sensations fortes assurées pour tous. - Un bémol sur le ski nautique pas vraiment accessible pour les non expérimentés aussi bien côté conducteur que skieur Le retour, assez tôt (5 heures, ravitaillement en essence compris) était beaucoup mieux organisé que le départ. Normal, les employés devaient être pressés de partir. Pour nous « venger », l’appontement fut raté à trois reprises, nous classant définitivement dans la catégorie des marins d’eau lyophilisée (l’appellation « d’eau douce » ne convenant pas sur un lac). Si c’était à refaire, nous nous serions enregistrés la veille (conseil d’ami) et serions arrivés vers 7h30 le matin pour un départ rapide. Il n’est pas évident que nous aurions pu faire beaucoup plus de distance, dans la mesure où le réservoir limite la durée de fonctionnement, surtout à fond, mais nous aurions pu faire une pause dans une des criques enchanteresses, inaccessibles par la terre, pour une sieste réparatrice. Conclusion : C’est pas donné, c’est mal organisé, mais franchement c’est bien rendu ! Exténués, perclus de coups de soleil malgré le crémage régulier, le diner fut pris à Page dans un restaurant de cowboys à l’ambiance country endiablée. Sans les enfants qui dormaient à table, nous y serions encore. De retour aux tentes, la nuit fut torride. Non pas pour ce que vous croyez … m’enfin ! Mais pour la chaleur infernale qui régnait ce soir là.

15ème étape : Horseshoe Bend puis arrivée au Grand Canyon
Une dernière baignade dans le lac Powell le matin pour nous rafraichir puis nous partons sous un ciel d’orage et quelques gouttes bien nourries pour le Grand Canyon. A quelques miles à la sortie de Page se trouve une merveille à ne rater sous aucun prétexte : Horseshoe Bend. Même sous un ciel chargé, le site est grandiose. La roche toute en rondeurs est une caresse à l’œil et le vert émeraude de l’eau en contrebas est particulièrement mis en valeur dans son écrin de falaises. Seul regret : c’est si grandiose qu’il est bien difficile de faire rentrer quoique ce soit qui rappelle cette impression de gigantisme dans l’appareil photo. Le reste de la route vers notre destination fut une formalité un peu terne, sous la pluie. Comme pour Horseshoe Bend, la première chose qui marque en arrivant au Grand Canyon c’est l’immensité de l’affaire. C’est très grand, presque un peu trop pour que nous puissions embrasser d’un seul regard tout le paysage. Le voile produit par la pluie et les faisceaux de lumière laissent deviner que par temps clair ce doit être un festin visuel.

L’emplacement du camping fut atteint de nuit. Comme d’habitude, il est grand, au milieu de la forêt, avec une belle table en bois à bancs et un foyer. Randall, notre voisin vint dès notre arrivée pour nous offrir la lumière nécessaire à notre installation. Décidemment, quelle gentillesse chez tous les Américains que nous avons rencontrés. Le camp monté en un clin d’œil, Randall enchaîne en nous présentant toute sa petite famille, 3 filles dans les âges des nôtres et sa femme Atsuko, japonaise, puis nous invite à gouter des « S’more » autour du feu et un chocolat chaud fort bienvenu pour nous réchauffer ! Evidemment, je ne ferai pas l’affront d’expliquer, tant c’est connu, que les S’more sont des chamallows grillés mis entre deux crakers sur lesquels on a disposé un morceau de chocolat. Quand on goute, tout être normalement constitué dit « Hum, I want some more ». D’où le nom... Ce soir-là, de retour à nos tentes, ce fut l’hécatombe de fatigue, presque sans manger, sous le regard de la pleine lune.
16 ème étape : Visite du Grand Canyon – du piment pour les braves


Levés vers 8h30, nous nous préparons pour une descente partielle du Kaibab Trail. Le canyon est si profond, qu’il faut pour tremper les ripatons d’un bon marcheur dans l’eau du Colorado, 4 à 5 heures pour descendre et le double pour remonter. Comme indiqué partout, ce n’est pas à la portée du premier venu, surtout si l’on néglige les fondamentaux : de l’eau en abondance et de quoi se sustenter. Avant la descente, nous passons au Visitor Center pour préparer les diplômes de Junior Park Rangers des trois apprentis. La descente est dure, le chemin raide, étroit et sinueux. Nous remontons le temps en progressant vers des couches géologiques de plus en plus anciennes, chacune ayant sa couleur, sa texture et son épaisseur, ce qui en fait sa marque de fabrique. Le peu de végétation qu’il y a semble tout droit venu d’un jardin japonais. Pas simple la vie d’un arbre accroché à du caillou. L’impression de vide et d’immensité est totale, surtout lorsque l’on voit quelques marcheurs minuscules en contrebas. Après 1 heure 30 de descente nous atteignons un palier (Cedar Ridge) recommandé pour les randonneurs du dimanche. Nous le dépassons d’une demi-heure sous l’impulsion de ceux qui voulaient voir un point de vue sur le Colorado. Mais c’est comme le pied d’un arc en ciel, plus on avance plus il recule. La raison l’emportera vite sur la passion après les remontrances maternelles habituelles dans ce genre de situation. Une pause contemplative et gastronomique fut donc de mise de retour à Cedar Ridge.

C’est là qu’eu lieu le drame ! Thibaud, dans un geste d’inconscience mêlé à une certaine gén��rosité donna une chips à un écureuil. Que n’avait il fait ! Haro sur le baudet crièrent alors les 2 autres juniors futurs park rangers, imprégnés des saintes règles du manuel qui dit qu’il ne faut pas nourrir les animaux. Une pluie de reproches s’ensuivie toute la remontée. Les propos vifs qui furent échangés s’envolèrent dans l’immensité du site et dérangèrent certainement les volatiles philosophes qui planent toute la journée au-dessus de ce temple de sérénité. Cela eut au moins l’avantage de faire oublier aux petites gambettes douloureuses, les difficultés de la remontée. 5 heures après notre départ, nous débouchons à nouveau au niveau du plateau, émoussés physiquement mais fiers de l’avoir fait. Après un pic nique frugal, nous repartons pour l’Hermits Rest Route, qui se parcours en bus ou à pieds et qui longe les falaises du Canyon. Sous un couvert orageux, ce dernier avait revêtu son habit d’ombre et de lumière qui le rend changeant au fil des minutes. Une averse nous surprit sur le chemin des falaises (un régal) et nous cloua sous les arbres qui nous protégèrent des bourrasques. Nous raterons ensuite le coucher de soleil vu de « Mohave Point » (très touristique) pour une bête question d’arrêts de bus qui se font dans un sens et pas dans l’autre sur la même route. D’un autre côté, pour nous le soleil s’est couché aussi, et vu le site, ce n’était pas si mal…


17ème étape : Route 66 vers Joshua Tree
Le lendemain, avant le départ pour d’autres cieux, nous quittons tristement Randall et sa famille et allons faire valider les carnets de Junior Park Rangers au Visitor Center. Sous un orage diluvien agrémenté de coups de tonnerre qui nous firent sursauter à plusieurs reprises, la Chef Park Ranger, sérieuse, appliquée et solennelle, fit prêter serment en français à nos Pitchouns avant de leur remettre leurs insignes : le corbeau (ce qui fut un drame, Robin ne tenant pas du tout à être « raven »), le coyote pour Lucas et le scorpion pour Thibaud. Bien sur, l’épisode douloureux de la chips et de l’écureuil fut évoqué et pardonné en séance. Ouf ! On s’en est bien sorti …



Objectif Lake Havasu. Grosse journée de route avec quelques surprises non prévues (ce qui est le propre d’une surprise). Il fut bien difficile de dire comment était le paysage. La pluie d’orage prit encore le dessus, allant parfois jusqu’à nous obliger à arrêter le véhicule sous des rideaux d’eau proche du déluge. En passant à Williams, très belle petite ville qui vaut le détour, nous nous apercevons que la route N°40 que nous suivions n’est autre que la mythique route 66 rebaptisée (au moins sur ce tronçon). Le décor est rétro, western et années 50 ou 60. Impossible de résister devant les gift shop route 66 très attrayants. Un demi tour inapproprié du conducteur dont la conduite jusque là frisait la perfection, ruinera définitivement un des pneus avant. Pendant que les uns s’échinaient à trouver des moyens de remplir le coffre (Teeshirts, porte clés, pancartes route 66 et que sais je encore …), un autre s’évertuait à le vider pour accéder à une roue de secours qui n’existait pas, ce qui nous amena à passer par un professionnel (un peu de négociation avec le loueur pour le remplacement du pneu, mais tout nous fut remboursé). A nouveau en ordre de marche, il fallut nous résoudre pour la première fois à raccourcir l’étape : arrêt à un motel à Kingman. La sanction fut d’autant plus acceptable que cette ville est agréable et placée sur la route 66. Très attachante cette route. Il s’y dégage un parfum de nostalgie avec ses lampes fluo, ses bikers et ses grosses voitures américaines retapées. On comprend alors l’engouement actuel de ceux qui la parcourent de bout en bout.


18ème étape : Palmspring via Joshua Tree - nos derniers tours de roue dans le désert
Sous un soleil torride, la route vers Palmspring peut être qualifiée de four désertique et monotone, sans être désagréable, loin de là. Après les vitesses automatiques, le limiteur de vitesse, c’est le genre de tracé qui se prête au pilotage automatique : sur 40 miles on peut ne pas avoir un seul virage ! Autour, des collines (les montagnes noires) et des buissons à répétition. Celui qui a créé l’endroit devait être à cours d’inspiration, à moins qu’il n’ait voulu nous donner une leçon d’humilité, à nous, petits scarabées perdus dans l’immensité. Bigre, le désert rend philosophe. Pour l’humilité ce fut raté. Une voie de chemin de fer longeait la route et certains équipages pour troubler l’ennui avaient marqués leur nom avec des pierres volcaniques noires. « Plançon » est dorénavant inscrit pour les générations futures.
L’entrée de Joshua Tree est un passeport pour une zone désertique atypique peuplée d’une vie soumise à rude épreuve, mais dans un décor de rêve (au moins vu de notre fenêtre). La survie implique souvent ici une certaine agressivité : épineux accrocheurs, cactus aux formes jamais vues précédemment, Joshua Tree, scorpions, serpents, …
On a particulièrement aimé :
- Cactus garden avec sa concentration de cactus presque cotonneux aux couleurs brunes




- les imposants Joshua Tree qui au couché du soleil dépassent en ombre chinoise sur l’horizon

- les roches rondes et accueillantes, aux couleurs chaudes, qui invitent à une escalade rien qu’à les regarder. On aurait aimé avoir le temps de faire une randonnée dans ces empilages minéraux. - le coucher de soleil au point culminant de la route, avec ces énormes blocs roses arrondis dans lesquels ont a envie de se nicher.
En quittant Joshua Tree, nous retournons à la civilisation trépidante des villes, laissant dernière nous toute cette vie de bohème sous la tente dans des zones restées encore raisonnablement sauvages. Gloups ! Il va falloir s’y refaire… L’arrivée à Palmspring, marquée par la présence des fameux champs d’éoliennes, eut lieu tard. La ville semble festive, insouciante et balnéaire à souhait bien que pourtant en plein désert aride. C’est la magie ou la folie des hommes … Notre hôtel fut le plus confortable de tout le voyage et la piscine à minuit, seuls, dans une atmosphère douillette et une eau chaude fut mémorable. Comme quoi, la civilisation a aussi du bon.

19 étape : San Diego – des vagues à l’âme aux vagues à la ville
Quittant les centaines d’éoliennes des collines de Palmspring, une quarantaine de miles plus bas, l’air devient humide, nous indiquant que l’océan n’est plus très loin. C’en est fini du désert. La boucle est bientôt bouclée. Les villages deviennent des petites villes et les villes finissent en une métropole. De San Diego nous ne connaissons pas grand chose, si ce n’est le camping qualifié d’urbain (Campland on the Bay) et bondé avec accès sur la mer, les highways, la plage, Sea Word et un restau mexicain qui vaut le détour.
Ce qui nous a plu : - Les belles vagues sur la plage qui déroulent leur mousse sur une distance suffisante pour faire du surf. L’eau est vivifiante mais avec les rouleaux brasseurs il y a de l’action. Si vous voulez savoir l’impression ressentie par vos pulls dans une machine à laver, le lieu est propice à une expérience enrichissante. Surveillance des plus jeunes obligatoire ! - L’ambiance beach boy de la plage et des alentours - Sea Word pour fêter nos retrouvailles avec la foule. Les spectacles mettant en scène des animaux marins, terrestres et volants ont fort bien menés, avec beaucoup d’humour (sans que cela soit au détriment des animaux). Les orques notamment sont d’une taille respectable. Si vous ne voulez pas avoir l’impression de nager avec eux, le Kway ou la combinaison de surf (moins pratique) est obligatoire. Ces bêtes là sont joueuses. - La Jolla, sur le chemin de Los Angeles, avec ses pélicans et ses phoques poussifs qui ne parvenaient pas à se hisser sur les rochers - Le restaurant Mexicain d’un soir. Certaines mauvaises langue auraient dit, assure t’on dans les milieux subversifs de notre tribu, que l’étape à San Diego avait pour but de manger Mexicain. Il parait que ce qu’il y eu dans l’assiette ce soir là était exceptionnel. Cependant, les Margaritas pour fêter … le fait d’avoir fait tant de kilomètres, nous plongèrent dans une douce euphorie qui nous fit oublier notre objectif : savourer le TOP des mets Mexicains.
Ce qui nous a moins plu : les maux de tête au retour du restau à cause d’un abus … de quoi déjà ?

20ème et dernière étape : Los Angeles – Pretty Sylvie sur Hollywood Boulevard

Ce n’est plus une ville c’est une mégapole. Que dis je une mégapole, une Giga pole. Il faut dire qu’en moyenne les bâtiments ne sont pas très élevés et donc il faut s’étendre pour loger tout le monde. L.A et nous ce n’est pas le grand frisson, mais il y eu de bons moments, et nous n’en avons vu qu’une partie infime : - La visite des studios Universal : parc d’attraction pas très grand mais bien fait. Un classique du genre, dans les normes.

Pour ma part, j'ai rêvé de chevaucher la moto de Terminator! 
- Visite à Hollywood boulevard, la perle de L.A : ben en fait c’est, comment dire en termes diplomatiques, int��ressant. L’architecture du type cubique avec une façade façon décor ravira certainement les amateurs de cinéma. Les empreintes d’acteurs célèbres prises dans du ciment gris basique sont plutôt décevantes et pas très classes (c’est juste mon avis). En revanche, les noms d’artistes sur les trottoirs dans le marbre font bonne figure et nous rappellent à chaque pas que nous avons marché là où ils ont marchés EUX. Excitant non! Bon, on y va. Y a encore les plages à découvrir.
Nous avons aimé : - La vue sur Los Angeles depuis les collines. C’est là que l’on prend conscience de l’étendue de l’affaire. C’est gigantesque. Belle vue également sur les autoroutes à échangeurs en trèfles (petit clin d’œil à la nature). A voir. - Beverly hills … pour la verdure, la propreté nickel, le calme, la largeur des routes et les quelques vues sur de somptueux palais cachés au regard de la populasse (visiblement les architectes savent se donner du mal quand ils veulent). - Notre hôtel, l’Hacienda, pas trop cher, confortable et très bien placé - Les plages : un régal. On peut être un homme d’affaires dans la journée et venir se prélasser au bord de la plage ensuite. Elles sont très larges, bien surveillées (c’est connu, même hors de Malibu), et la voie piétonne qui longe le sable, avec ses palmiers, ses surfshop ou gift shop, rendent le tout très agréable. Tous les clichés sont là, et c’est aussi un peu ce que l’on cherche : les patineuses athlétiques en bikini avec un walkman sur les oreilles, les surfeurs, les skaters, les fresques sur quelques murs, des murets pour les tags …


- Le dernier restau avant l’échafaud qui servait des salades et une nourriture plutôt diététique. Un contraste après ce que nous avons vécu.
Epilogue
Pour éviter le spleen avant de monter dans l’avion nous avons eu l’idée géniale d’arriver en retard en ne descendant pas à la bonne compagnie pour l’enregistrement… vu la taille de l’aéroport, les erreurs se paient cash. A essayer, c’est stimulant. Pour ne pas sombrer dans la déprime en arrivant à destination la compagnie a pensé à perdre un de nos bagages, précisément celui où il y avait tous les cadeaux (Navajos) !. Si, si, c’est bien aussi pour occuper l’esprit. Il nous a été livré deux jours après, preuve que c’était bien organisé. En reprenant notre voiture, minuscule, il fut bien difficile de réapprendre l’usage du levier de vitesse. C’est en quittant les choses que l’on en mesure le plus de prix. En rédigeant ce carnet, j’ai re parcouru ce voyage, revivant tant et tant de plaisirs à chaque minute. Le plaisir de voir tant de merveilles, de vivre comme des Robinsons en pleine nature, le plaisir d’être tous ensemble, en famille, où s’installe tout un vécu, une ambiance que l’on a rarement l’occasion de vivre, même avec ceux qui nous sont si proches. J’étais pour ma part un peu réticent à engloutir des milliers d’euros dans une quête au bout du monde. Merci Sylvie de nous avoir convaincu et d’avoir organisé si minutieusement ce voyage qui restera pour tous une référence incontournable et une expérience forte de notre vie.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain …

Pour retourner à la partie 1 http://voyageforum.com/v.f?post=831504
La Plançon’s Family au Far West (suite et fin) 9 étape : Yellowstone et ses mille facettes

Notre arrivée au crépuscule nous a permis d’entrevoir les richesses de ce qui sera notre terrain de jeu pendant cinq jours : à première vue, Yellowstone se présente comme des monts vallonnés et recouverts majoritairement de forêts de conifères, le tout à une altitude de l’ordre de 2000 mètres. La vue sur le lac de Yellowstone donne une idée des dimensions de l’affaire, surtout lorsque l’on compare ensuite avec la carte. C’est tout simplement gigantesque. Le camping (Grant village) correspond bien à ce que nous attendions. Un large espace pour planter les tentes, au milieu de la forêt. Avec des sanitaires plus élaborés (des douches par exemple) ce serait parfait. Le tout est d’une grande propreté, comme d’habitude. Bon, il y a bien sûr toujours ces satanées boîtes à ours qui obligent à une certaine logistique, mais on s’y fait. 2000 mètres d’altitude n’est pas un détail que l’on oublie sur place : le soir, le froid s’installe au coucher du soleil. Le foyer devient alors le lieu principal pour manger et se réchauffer. Notre 1er soir fut tout simplement glacial. Emmitouflés dans nos duvets, le sport de la nuit a consisté à offrir le moins de prise au froid. Certains s’interrogent encore sur le score au petit matin.
1ère journée : Upper Geyser basin et Grand Prismatic
Saisissant d’entrée de jeux, le parc des geysers débute par le Old faithful, l’archétype du geyser civilisé, qui expulse un feu d’artifice d’eau bouillante toutes les heures ½ à une hauteur impressionnante. Après son spectacle (car l’artiste est entouré de 2 à 300 personnes durant sa prestation), on est relax. On a vu l’un des geysers les plus majestueux. Les autres c’est du bonus.

Bon, ceci dit, même s’il faut marcher et attendre un peu, le bonus s’impose car le parc est une merveille de diversité et de couleurs. A l’entrée il est possible d’avoir les horaires estimatifs des geysers. Certains peuvent cracher à plus ou moins 2 heures. Donc, il faut être opportuniste. Ce qui nous a plu : - les couleurs du sol qui peuvent passer de l’orange ou du rouge vif au vert (grâce à des bactéries qui, suivant la couleur, résistent aux hautes températures).
- Le « castel », sorte de donjon blanc calcaire entouré d’enluminures colorées qui a expulsé sa vapeur pendant 3 quarts d’heure. Quelle santé.
- L’ambiance du parc, large, bien aménagé sans dénaturer le site, avec des « parfums» parfois fortement soufrés qui décapent les bronches efficacement.
- Les formes multiples de représentation des activités terrestres, avec des cônes, des marmites, des boues, des puits aux eaux limpides et azur, …



A ne surtout pas rater. L’après midi fut consacré à un autre joyau : le grand prismatic.

Les vues aériennes connues de ce « lac » montrent des photos aux couleurs si saturées qu’elles paraissent retouchées ou fausses. Certes, dans notre condition de bipède, nous ne voyons pas toute l’ampleur de la chose, mais les couleurs si caractéristiques sont bien là, même sous la lumière tamisée du soleil par les nuages ce jour-là : orange vif, jaune, bleu, vert profonds avec tout le mystère laissé par la vapeur d’eau qui s’échappe du centre du bassin. Les avions, ça, ne le voient pas !

2ème journée : Mammoth Hot Spring
Nous avons pris le parti de changer de camping pour être plus central (Norris). C’est ça ou faire des heures de voiture … Attention à ce sujet. Les distances sont grandes, mais à celles-ci il faut ajouter une circulation assez poussive par des arrêts de type « Bisons qui traversent et qui trouvent opportun de scruter l’horizon ou de contempler le coin comme s’ils le découvraient » et ceci pendant de longues minutes. Enfants et parents près de l’événement sont ravis de voir passer au raz du capot ces montagnes de viandes pelucheuses, mais pendant ce temps, aucun véhicule de bouge. A noter aussi une vitesse à l’intérieur du parc de 45 miles.
Mammoth Hot Springs ressemble à la vaisselle d’un géant : une pile d’assiettes blanches desquelles coule une eau chaude qui sculpte la mousse (tous les détails du calcaire qui forment des motifs suivant le flux de l’eau). A parcourir sans modération en tous sens pour voir toutes les facettes de cette colline au relief prononcé où cohabitent d’anciennes cascades blanches délaissées par les eaux et des bassins actifs qui se déversent les uns dans les autres,

Tout cela nous a donné faim. Nous sommes descendu à Gardiner, quelques miles en contrebas de Mammoth et nous nous sommes installés au K BAR, un bar restaurant pour bikers pas vraiment touristique et d’une super ambiance. « Les meilleures pizzas de l’ouest » vantait la carte. Nous n’irons peut être pas jusque-là, mais nous avons bien apprécié l’endroit.
3ème journée : Le grand canyon de Yellowstone

En arrivant sur le site, on comprend d’où vient le nom. La roche est ici jaune avec des nuances ocres et des rondeurs bien particulières. La vallée encaissée où coule un torrent (ce qui est normal pour un canyon) n’est pas accessible aux touristes, ce qui accentue le caractère sauvage de l’endroit. Le grand canyon, c’est aussi, ses deux chutes d’eau puissantes, de toute beauté. Le haut de la seconde (dans l’ordre de la pente) est accessible après une descente sur un chemin taillé pour les aventuriers. La vue à ce niveau est imprenable, voire hypnotique lorsque l’on regarde les eaux furieuses du torrent se jeter dans le vide pour se pulvériser sur la roche en contrebas. Située au niveau de cette rupture, la plate forme d’observation est idéalement placée.
4ème et 5ème journée : Geysers à gogo et traque animalière
Les geysers on ne s’en lasse pas. La diversité des situations, des formes et des couleurs rendent attrayants les sites de Fountain Paint Pot, West Thumb (un festival de couleurs !)

et autre Norris. Une mention spéciale pour Norris qui offre un point de vue sur une de ses vallées qui ressemble à une gouache blanche mélangée à des pointes de bleu, vert et orange. L’artiste qui a agencé l’ensemble ne manque d’après moi, pas de talent.

Côté faune, c’est la loterie mais à tous les coups on gagne. Je ne vous parle pas bien sûr de sombres animaux que l’on croit reconnaître à des kilomètres, mais bien d’une faune présente et pas très farouche d’ailleurs, à quelques mètres des hommes. Les appareils photos ont surchauffés tant il y a à voir : bisons, coyotes, cerfs, antilopes…. bref pour tous les goûts.




Certaines mauvaises langues pourraient aller jusqu’à penser secrètement que c’est presque un peu trop facile. Heureusement il y a les n° complémentaires, qui eux restent un défi : les ours et les loups. Pour les premiers, nous n’avons vu que les boîtes qui nous rappelaient leur existence tous les soirs. Pour les seconds, un groupe de passionnés rencontrés le long de la route, et super équipé, a guidé notre regard vers des points en mouvement qui devaient être des loups. Nos jumelles ont confirmé que c’était effectivement bien des points en mouvement. Heureusement nous avons pu accrocher à notre tableau de chasse des loups en liberté grâce à un coup d’œil furtif dans l’un de leurs quasi télescopes. C’était loin, presque dans la nuit, mais cela ressemblait bel et bien à des loups.
Pour nous Yellowstone c’est aussi : - des soirées brochettes, T-bone et chamallows grillés, sous un ciel étoilé avec des températures plus clémentes que le 1er soir - l’eau du robinet si soufrée que l’on espère que c’est au moins bon pour la santé tant il a fallut se forcer pour la boire (quasi imbuvable vers Norris) - La forêt portant les stigmates du grand incendie de 1988 sur des centaines d’hectares. Heureusement qu’elle se reconstitue assez vite…

- La nature toute puissante (règles locales obligent) qui amène, une fois n’est pas coutume, les hommes à contempler et à s’adapter plutôt qu’à changer l’environnement.
Bref, on a beaucoup aimé, tant pour la vie d’aventuriers que nous menions dans notre forêt que pour toutes les beautés et expériences olfactives que dame nature nous a offert. Cela vaut à nos yeux le détour que nous referions sans peine à une autre occasion.
10ème étape : Cody, la ville de Buffalo Bill
Nous quittons Yellowstone, avec un petit pincement au cœur pour la ville de Cody, après un ultime passage dans les boutiques touristiques pour emporter avec nous un petit bout de ce Paradis. La sortie du parc est assez déprimante avec sa forêt brûlée sur des kilomètres carrés. Les plus acharnés d’entre nous chercheront jusqu’au bout mais en vain à voir la truffe d’un ours ! La déception fut forte, mais cela nous donne une bonne raison de revenir … La route entre Yellowstone et Cody est magnifique.

Comme nous descendons des cimes, la température ne cesse de remonter à chaque kilomètre parcouru. Le vent devient chaud et agréable. Nous croisons des hordes de « bikers » chevauchants des Harley rutilantes dans ce paysage de cow-boys.

Serait ce simplement le remplaçant moderne du cheval ? Nous verrons à Cody que celui ci est toujours en service … L’installation au camping de Cody fut saluée par tous comme le retour à la civilisation. Enfin une douche, et chaude de surcroît. Il était temps, nos cheveux commençaient à tenir tous seuls sur la tête. C’est l’opportunité également de faire une grande lessive salvatrice pour ne pas finir en slip. A nos yeux, Cody ressemble à l’archétype de la ville de western avec sa rue principale, ces maisons plutôt basses aux façades caractéristiques de l’ouest et ces habitants qui portent le chapeau de cowboy comme nous portons la casquette. Devant les saloons, point de chevaux mais des Harley, alignées, attendant sagement leurs propriétaires.

La ville de Bill, le chasseur de bisons et d’indiens semble avoir gardée son caractère authentique, tout en s’affichant ville touristique. Le dîner au restaurant « Chez Irma » (la fille de Bill) fut l’occasion de rentrer en famille dans un saloon (souvent interdits aux mineurs) dans un vrai décor de film : bar en cuivre, têtes de bisons au mur et rappels de l’histoire de l’ouest en tout genre. Après avoir avalé prestement certainement nos meilleurs hamburgers et un T-bone fondant, nous sommes allés au rodéo, moment très attendu. Ce fut une révélation tant le spectacle fut prenant du début à la fin, mené par des cow-boys, des cow-girls et des adolescents certainement du cru. Tout débute par le salut au drapeau, prière et hymne national la main sur le cœur. On s’y fait. Puis les hostilités commencent et se succèdent avec diversité : - Rodéo sur un cheval en furie : comme celui qui tente finit pratiquement toujours par mordre la poussière tôt ou tard, il faut admettre qu’il faut une bonne dose de courage, voire d’inconscience pour se lancer dans la bagarre. - Rodéo des ados sur des bœufs allergiques à un cavalier : là aussi, quel courage pour ces jeunes qui se sont presque tous fait bien mal. Laisserais-je mes enfants faire un exercice aussi dangereux ? C’est pas gagné et pourtant …
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Courses au lasso pour attraper des vachettes par les cornes ou par les pattes, seul ou à deux. Le but est toujours d’avoir le meilleur chrono dans ces exercices d’une précision diabolique. En la matière, les femmes ont été plutôt habiles également. Les cowboys machos n’ont qu’à bien se tenir.


De retour à la tente, ayant réussi à dompter notre dizaine de chevaux vapeur, le vent s’est levé. Un vent chaud et sec du désert. En quelques minutes le linge pendu a séché. Puis des rafales violentes se sont succédées une bonne partie de la nuit, torturant nos tentes dans tous les sens. Solides tout de même ces structures : comme le roseau, elles se tordent mais ne rompent pas. La nuit fut si agitée que nous nous demandions si la tente des enfants, offrant plus de surface pour des poids légers à l’intérieur, n’allait tout simplement pas s’envoler ! Etait ce dans le cycle normal de la région ou une tempête, nous ne le saurons pas (nous n’avons pas pris la peine d’aller nous renseigner !). Un petit conseil donc, même si le temps est clair et calme, une tente bien arrimée est un bon gage de ne jamais dormir dehors. Le lendemain, tout est redevenu normal, mais la partie maternelle de la troupe s’est levée avec des cernes suite à l’inquiétude de la nuit (elle qui commençait tout juste à vaincre le sommeil manquant !) On a aimé Cody qui nous laisse pour tout cela un souvenir vivace. On quitte la ville sur des airs de country achetés au « Wall Mart » du coin (et ce n’est pas forcement notre meilleure acquisition !).
11 ème étape : Flaming gorge et Vernal, sur la route de Moab
Un maître mot en quittant Cody : tailler la route pour arriver à Flaming Gorge de jour. Terres arides à perte de vue, buissons et cailloux, grands troupeaux de bovins, parfois des daims et quelques ranchs. Le ciel ce jour -là est couvert et rend la route un poil triste. Après Thermopolis puis le canyon de la wind river, rouges, nous traversons des miles et des miles de routes droites, au milieu d’épineux. L’arrivée sur Firehole Canyon, partie de Flaming Gorge, a un petit gout de Monument Valley (au moins l’idée que l’on s’en fait). Sur les 10 derniers miles avant le camping, des centaines d’oreilles guettaient notre arrivée. Sous les oreilles, des lapins, assez petits, qui nous ont fait une haie d’honneur ou tout simplement étaient venus saluer le coucher de soleil. Un feu d’artifice de petits pompons blancs ! Vu l’inconscience de certains, c’est à 2 à l’heure que nous traversons ce magnifique canyon, tout d’orange vêtu avec la lumière rasante. Résultat net, l’installation et le diner se sont effectués de nuit, (et sous la pluie) dans un camping presque vide aux emplacements magnifiques ! Un de nos campings préférés pour sa vue, le big calme et cette impression d’être au bout du monde. Ici ce ne sont pas les ours qui chapardent, mais nos petits copains les écureuils, hyper organisés et toujours aussi effrontés. Le lendemain, nous reprenons la même route. Celle-ci est désespérément vide. Comment imaginer si on ne l’avait pas vue, toute cette vie grouillante et si bien cachée de la veille ? Orages, orages, oh désespoir ! Nous devions faire un tour dans Flaming Gorge, mais la visibilité est nulle, donc…. Dans le collimateur maintenant, les dinosaures.

L’arrivée à Vernal en fin de matinée fut l’occasion de mesurer nos progrès fulgurants en matière d’installation au camping : 15 minutes suffisent alors pour être en place.

Après le passage d’un orage loquace nous partons affronter les dinosaures munis de nos K-Ways ! Une de nos seules déceptions : la visite des fouilles archéologiques est fermée pour cause de glissement de terrain. Rien d’alarmant, le coin de toute façon regorge de points d’intérêt avec des canyons de toute beauté et une faune très présente sur les routes (daims, cerfs, biches, …), ce qui oblige à beaucoup de prudence dans la conduite.

Pour parfaire le tout, nous nous offrons une tranche d’aventure en empruntant une piste très pentue et poussiéreuse qui nous amena au fonds d’un canyon sauvage( Echo Park Road). Notre Toyota a avalé le relief prononcé et les nids de poule « fingers in the nose ». C’est costaud ces bêtes là. Heureusement d’ailleurs car l’endroit était franchement désertique et les téméraires ne couraient pas la piste ce jour là …

De retour à la tente, la pluie nous attendait. C’est ainsi que le Taco Bell du coin, enseigne appréciée par les enfants, nous accueillit pour nous réchauffer, nous qui redoutions de mourir de chaud dans cette zone !
12ème étape MOAB : la caverne d’Ali Baba du canyon
Si nous omettons les 90 miles aller-retour d’égarement pour cause de chiens de prairie qui faisaient les guignols le long de la route, occupant 100% du processeur interne du co-pilote, la route fut sans histoire … Les 40 derniers miles avant d’arriver à MOAB sont tout simplement un régal dont furent encore victimes les déclencheurs des appareils photos. Un arrêt tous les miles fut la moyenne tant le paysage donne envie d’être capturé sous tous les angles. La piétaille, dans ces cas-là, finit d’ailleurs par trépigner d’impatience d’arriver ou sort faire de l’escalade et devient difficile à récupérer.

Le camping ne peut pas être qualifié d’exceptionnel avec ces petits emplacements et la route importante à son seuil, mais il offre une vue somptueuse sur les monts alentours et est assez central. MOAB n’est pas une destination de transition, c’est un paradis pour randonneur, sportifs ou contemplatifs de tout poil.
Vue du camping de MoabNous avons aimé particulièrement :
- Canyonlands dans toutes ses largueurs, et Dead Horse point : à voir et à revoir. Les paysages sont saisissants dans un décor minéral aux couleurs chaudes et aux découpages si exceptionnels : tantôt des empilements réguliers à motifs, tantôt des amoncellements chaotiques avec le mythique Colorado ou la Green River qui trouvent leur chemin dans ces dédales de parois rocheuses (qu’ils ont sculptées en bonne partie). Le peu de végétation qui survit porte les stigmates des conditions rudes : les conifères notamment, noueux et de petite taille, poussent entre les dalles rocheuses.
- Arches, un must à ne manquer sous aucun prétexte. Extrait du carnet de bord : « Gromel, gromel dans les chaumières. Lever tôt, petit déjeuner frugal, nuages bas et menaçants, nous chaussons les crampons, enfilons nos K-Ways et attaquons sans conviction le chemin qui mène aux arches et à la lumière du matin (qui n’est donc pas au rendez-vous). Mais voilà que le paysage est envoutant et que le chemin passe du tout touriste à l’expert après la 1ère arche. L’attrait de la belle pierre (grés) rouge, orange, attirante, accrocheuse sous la semelle et pas vraiment rugueuse, avec de belles formes rondes et sculptées par les ans, le vent et la pluie, transforment les esprits. Les p’tits gars se mettent à grimper partout. Nous prenons, à la dernière grande arche, le sentier de l’aventure (Primitive Trail). Guidés par des empilements de cailloux, nous progressons sur un chemin enchanteur, surprenant, difficile et absolument et résolument magnifique. Certainement une des plus belles randonnées de ma carrière. »

- Que dire d’Arches au coucher du soleil, lorsque le rocher semble chauffé comme du métal au rouge ? Il rayonne alors de tous ses feux et colore de sa lumière tous les lieux et personnes environnantes qui deviennent monochromes. Par temps d’orage, ce qui fut notre cas, le contraste est encore accentué par la couleur plomb du ciel.

- Notre sédentarisation quelques jours. Ah, quel plaisir de ne pas monter ou démonter la tente. De vraies vacances … - Le brevet de Park Rangers de nos pitchouns : dans un bon esprit, ni scolaire, ni compet, c’est une bonne sensibilisation à Dame Nature et à son respect.
Nous avons aimé :
- la demi- journée de rafting dans le Colorado : rien d’exceptionnel et pas donné. Cela ressemble plus à une promenade familiale en bateau qu’à du rafting au sens sportif du terme. Les rapides sur les portions traversées n’ont toujours pas été découverts. Les recherches continuent. Ceci dit, le tout est vraiment très sympa et le décor mérite le détour à lui seul. - La rencontre froide et distante avec un scorpion, en pleine nuit en sortant du bloc sanitaire. L’affaire fut prise très au sérieux par le plus grand des deux, voyant le dard en position d’attaque. Mon interlocuteur atteignait facilement les 10 à 15 cm, ce qui en pouces fait encore davantage. Pour éviter qu’un campeur hirsute et ensommeillé ne fasse un faux pas, je décidais de chasser l’intrus avec un bâton. Ben ça court vite ces bébêtes, ce qui n’est pas plus rassurant … Ensuite, bizarrement, le retour à la tente s’est effectué tous sens en éveil. Il parait qu’il y a des serpents par ici ? (Note d’une autre partie de l’équipe : c’est là que l’on reconnaît l’aventurier, le vrai, celui-ci l’aurait pris en photo !!!!!!) - MOAB : ville attrayante, jeune, dynamique, mais que nous n’avons pas eu le temps de mieux connaître, si ce n’est un restau « All you can eat » façon saloon.
Nous n’avons pas aimé : RIEN ! MOAB et ses parcs sont un enchantement qu’il faut souhaiter à tous. On aurait vraiment apprécié avoir un 4X4 en voyant les pistes sinueuses au fond de Canyonlands.
13ème étape : Monument Valley, Goosenecks et Valley of the Gods
Après un peu de « shopping » dans l’attractive et touristique MOAB, nous quittons la ville pour Monument Valley. La route est variée et comme d’habitude sur les longs trajets, une ambiance s’installe à bord. Suivant l’humeur du jour, c’est « la croisière s’amuse » ou « règlement de comptes à OK Corral ». Le passage de l’un à l’autre s’effectue par exemple au moment où le CD de musique s’arrête et où il faut choisir le suivant. La route est toujours aussi large, pas très fréquentée et nous avons une âme de conquérants. Que demander de plus ? Le vent, les nuages bas et les percées lumineuses nous accompagneront tout le long du trajet, donnant encore davantage de relief aux paysages traversés (il faut bien rester optimiste envers et contre tout). Les premiers tréteaux de marchands de bijoux Navajos marquent l’entrée dans leur territoire. C’est là que sans nous méfier nous sommes tombés dans le piège. Cette tribu est redoutable et déloyale dans ses méthodes. Ce qu’elle n’a pas réussi à gagner par les armes jadis, elle le gagne par les sentiments aujourd’hui (juste revanche). A l’origine tout semble normal. Le passage de Goosenecks ne peut être marqué que par un arrêt.
Insouciants, nous descendons voir ces fameux lacets du Colorado (impressionnants cela dit). Puis, revenant vers notre véhicule la partie féminine du groupe a l’idée lumineuse de regarder ce qu’il y a sur les tréteaux. Et toc ! Le filet se referme sur la proie. Hypnotisée, elle fait tous les étals. Je ne le sais pas encore, mais elle choisit. A un « Bon, on y va !» un peu impatient, la réponse évasive suivante, immuable, tombe « Viens voir une seconde … ». La première fois on ne peut pas se douter, on s’approche. Le deuxième piège se referme. On le comprend immédiatement, on ne repartira pas sans un collier, bracelet ou bague au mieux et avec les trois au pire. Il faut dire qu’ils ne sont pas chers et plutôt élégants. Même les enfants ont acheté les fameux talismans dont on se demande comment ils ont pu vivre sans avant.
Ce jour-là je me suis dit en repartant: « tu t’en tires pas si mal, c’est une bonne chose de faite ». Que nenni, c’est sans compter sur la ruse des autochtones. Des étals Navajos, il y en a à tous les points importants du territoire. Je vous rassure, nous n’en avons pas raté un seul. Gloups !
« Si tu offres un bijoux Navajo à ta Femme, tu l’habilles pour un jour. Si tu la laisses acheter, tu te ruines pour la vie » dit le proverbe Plançonesque. J’ai testé, c’est vrai !Bref, allégés de quelques dollars, la voiture, et accessoirement nous à l’intérieur, nous dirigeons vers la Valley of the Gods, non loin de Monument Valley. La piste au début est belle, assez large. Nous produisons à notre passage un panache de poussière ocre du plus bel effet, comme dans les rallyes africains. C’est moins grandiose que ce que nous verrons ensuite, mais nous sommes en plein désert, pratiquement toujours seuls et la piste sinueuse tout en relief nous attire irrésistiblement. L’aventure quoi.

Armés de pistolets à amorces, un règlement de compte eut lieu entre les roches rouges sous l’œil médusé des serpents et autres scorpions qui n’avaient pas vu cela depuis un siècle.

Les choses se gâtent en progressant. Chaque cours d’eau asséché qui traverse le passage imprime sa marque par un creux d’érosion très prononcé. Sans 4X4 ce fut épique mais faisable avec quelques frôlements de pare-choc sur la terre néanmoins. Le suspens du « passera, passera pas » éliminatoire fut conservé jusqu’à la fin avec le passage d’un cours d’eau à 10 mètres du retour sur la route, après une quinzaine de miles de piste. No problemo pour cette fantastique voiture qui ne nous a jamais trahi.

Un des plus beaux et sauvages sites du secteur. A voir ! Nous sommes arrivés au camping de Monument Valley sous un soleil rayonnant. Celui-ci offre une vue imprenable sur les Monuments en question.
Vue du camping de Gouldings
Un plouf dans la piscine a remis ce soir là de l’ordre dans les cervelles encore toutes congestionnées par les heures de voiture et les multiples points de vue, avant d’affronter l’épreuve tant redoutée de l’allumage du feu … sans allume feu, mais allumettes autorisées quand même.
Après avoir vidé nos réserves de papier sec, Thibaud prend l’initiative de chercher du soutien. Il revient avec le gardien Navajo. Ses conseils ont été décisifs et les saucisses grillées et chamallows n’en furent que meilleurs.
Le lendemain, 4X4 à Monument valley avec un guide Navajo. La carte est alléchante. Qu’en sera-t-il des plats ? Nous arrivons au lodge de départ. Devant sont garés deux gros pickups aménagés avec des sièges sur le plateau et une bâche en cas de pluie. Après confirmation, ce sont bien nos 4X4. Nous sommes une dizaine dans le « truc », qui visiblement est mu par 4 roues motrices, ce qui en fait un 4X4. Consternation lisible sur le visage de notre G.O qui ne voyait pas exactement les choses comme cela. De loin ça fait attrape-touristes. Et bien dedans aussi. Côté piste, nous avons fait la même chose que tout le monde peut faire normalement avec sa voiture, avec un petit parcours spécial, qui n’a de spécial que le fait que seuls les guides peuvent l’emprunter. Le tout ne fut pas désagréable, sous un ciel dégagé, mais rien qui justifie le prix. En conclusion, si c’était à refaire, on dépenserait nos dollars dans autre chose …. des bijoux par exemple.
En soirée nous sommes retournés au parc avec notre propre voiture.



Monument Valley mérite son nom et est à la hauteur de sa réputation. En fin de visite, un énorme orage s’est formé au-dessus du parc. La lumière encore puissante du soleil a littéralement enflammé une partie des nuages, donnant un ton uniforme orange prononcé a toute la matière, sur un fond gris de plomb. Le retour sur la piste avec le vent, la poussière, les phares de voitures (l’endroit est très fréquenté, cela va sans dire), et le sable piège en montée fut un régal pour les photos. Un moment vraiment exceptionnel. Ce fut, il faut bien l’avouer, le petit plus qui fait que cette visite fut magique et inoubliable.


14ème étape : Le lac Powell et Antelope Canyon
Une dernière visite dans les boutiques Navajos et nous quittons cette merveille terrestre qu’est Monument Valley pour le Lac Powell. La route est belle, sans excès, sauf sur l’arrivée à Page avec ses dunes de sables fossilisées. L’installation éclair au camping effectuée, nous passons aux choses sérieuses : Antelope Canyon. Nous ratons de quelques secondes la visite de la partie upper et décidons d’aller vers lower, pour éviter une attente longue. Oui, c’est cher, très cher, abusivement cher pour juste voir ce que la nature a travaillé pendant des millénaires ( pas les Navajos). Mais c’est beau, vraiment beau et incroyablement surprenant. Le canyon est un micro canyon.
Les salles ne dépassent pas les 5 à 6 mètres pour les plus larges, à moins d’une dizaine de mètres sous terre. La lumière était changeante lors de notre visite, avec un gros nuage taquin qui laissait de temps en temps passer les rayons du soleil. Autant le dire tout de suite, sans soleil, le canyon perd franchement de son attrait et ne met pas en relief l’incroyable jeu de lumières et d’ombres qui le rendent si exceptionnel.


La fin d’après midi fut consacrée à la plage, très agréable, dans une eau douce et chaude et une ambiance camping-car.
Le tout se termina en apothéose par un orage d’anthologie qui transforma le lac et les alentours en une vue improbable.


Il nous obligea ensuite à manger à toute vapeur avant un déluge mémorable sous la tente. L’étendue de cette perturbation fut telle qu’un arc en ciel total s’inscrivit dans le ciel. Tout ceci eu aussi, mais nous ne le savions pas alors, l’avantage de refroidir l’atmosphère et de nous permettre de tomber dans les bras de Morphée rapidement. Le lendemain débuta tôt, pour la visite du lac Powell avec une vedette de location surpuissante dans un décor de rêve. Ayant réservé, le programme était simple : arrivée au guichet vers 8h00, réception du bateau et explications sur l’engin, puis départ pour l’aventure aquatique (8h30). La réalité fut tout autre. Nous tombons sur une organisation bureaucratique en position de monopole qui pratique un « foutage de gueule » institutionnel de haute volée et avec le sourire. L’atteinte du premier guichet juste pour confirmer la réservation pris plus d’une heure. Nous sommes restés aimable avec notre guichetière qui devait être croisée avec un lémurien tant chaque geste était pesé et pesant. C’est le premier exploit du jour. « Ouf, c’est nul, nul nul, mais on est à peu près dans les temps quand même ». Et bien non. Ensuite il faut qu’une personne soit disponible pour nous remettre les clés du bateau et l’équipement. Re file d’attente 1h30. Oui, vous avez bien lu, sans compter 30 minutes environ d’explications et de check list. Quand on voit le prix de location à la journée (déjà réglé !) on ne peut que lever les yeux au ciel et espérer que les nerfs ne lâchent pas sur le premier venu de cette *£# !? de société. L’humain est ainsi fait qu’il oublie rapidement les moments obscurs pour ne retenir que les bons, et la suite fut un enchantement sans pareil… Les premiers bouillonnements de l’hélice s’effectuèrent vers 11H00 sur une eau plate et un ciel limpide. Ciao les cloportes, le lac est à nous !



Le bateau était assez spacieux pour cinq, même avec des skis nautiques et une grosse bouée à tirer derrière l’engin. Le moteur était du genre costaud (150 chevaux quand même) pour délivrer une confortable puissance dans un bruit proportionnel et une consommation exponentielle (ça c’est pour le retour). Ce fut un grand moment de bonheur familial pour : - la conduite du bolide partagée par tous (sous haute surveillance pour certains), - la circulation au milieu de parois rocheuses rouges parfois très sinueuses et étriquées, - la partie jeux nautiques avec la bouée géante qui nous occupa une grande partie du temps : sensations fortes assurées pour tous. - Un bémol sur le ski nautique pas vraiment accessible pour les non expérimentés aussi bien côté conducteur que skieur Le retour, assez tôt (5 heures, ravitaillement en essence compris) était beaucoup mieux organisé que le départ. Normal, les employés devaient être pressés de partir. Pour nous « venger », l’appontement fut raté à trois reprises, nous classant définitivement dans la catégorie des marins d’eau lyophilisée (l’appellation « d’eau douce » ne convenant pas sur un lac). Si c’était à refaire, nous nous serions enregistrés la veille (conseil d’ami) et serions arrivés vers 7h30 le matin pour un départ rapide. Il n’est pas évident que nous aurions pu faire beaucoup plus de distance, dans la mesure où le réservoir limite la durée de fonctionnement, surtout à fond, mais nous aurions pu faire une pause dans une des criques enchanteresses, inaccessibles par la terre, pour une sieste réparatrice. Conclusion : C’est pas donné, c’est mal organisé, mais franchement c’est bien rendu ! Exténués, perclus de coups de soleil malgré le crémage régulier, le diner fut pris à Page dans un restaurant de cowboys à l’ambiance country endiablée. Sans les enfants qui dormaient à table, nous y serions encore. De retour aux tentes, la nuit fut torride. Non pas pour ce que vous croyez … m’enfin ! Mais pour la chaleur infernale qui régnait ce soir là.

15ème étape : Horseshoe Bend puis arrivée au Grand Canyon
Une dernière baignade dans le lac Powell le matin pour nous rafraichir puis nous partons sous un ciel d’orage et quelques gouttes bien nourries pour le Grand Canyon. A quelques miles à la sortie de Page se trouve une merveille à ne rater sous aucun prétexte : Horseshoe Bend. Même sous un ciel chargé, le site est grandiose. La roche toute en rondeurs est une caresse à l’œil et le vert émeraude de l’eau en contrebas est particulièrement mis en valeur dans son écrin de falaises. Seul regret : c’est si grandiose qu’il est bien difficile de faire rentrer quoique ce soit qui rappelle cette impression de gigantisme dans l’appareil photo. Le reste de la route vers notre destination fut une formalité un peu terne, sous la pluie. Comme pour Horseshoe Bend, la première chose qui marque en arrivant au Grand Canyon c’est l’immensité de l’affaire. C’est très grand, presque un peu trop pour que nous puissions embrasser d’un seul regard tout le paysage. Le voile produit par la pluie et les faisceaux de lumière laissent deviner que par temps clair ce doit être un festin visuel.

L’emplacement du camping fut atteint de nuit. Comme d’habitude, il est grand, au milieu de la forêt, avec une belle table en bois à bancs et un foyer. Randall, notre voisin vint dès notre arrivée pour nous offrir la lumière nécessaire à notre installation. Décidemment, quelle gentillesse chez tous les Américains que nous avons rencontrés. Le camp monté en un clin d’œil, Randall enchaîne en nous présentant toute sa petite famille, 3 filles dans les âges des nôtres et sa femme Atsuko, japonaise, puis nous invite à gouter des « S’more » autour du feu et un chocolat chaud fort bienvenu pour nous réchauffer ! Evidemment, je ne ferai pas l’affront d’expliquer, tant c’est connu, que les S’more sont des chamallows grillés mis entre deux crakers sur lesquels on a disposé un morceau de chocolat. Quand on goute, tout être normalement constitué dit « Hum, I want some more ». D’où le nom... Ce soir-là, de retour à nos tentes, ce fut l’hécatombe de fatigue, presque sans manger, sous le regard de la pleine lune.
16 ème étape : Visite du Grand Canyon – du piment pour les braves


Levés vers 8h30, nous nous préparons pour une descente partielle du Kaibab Trail. Le canyon est si profond, qu’il faut pour tremper les ripatons d’un bon marcheur dans l’eau du Colorado, 4 à 5 heures pour descendre et le double pour remonter. Comme indiqué partout, ce n’est pas à la portée du premier venu, surtout si l’on néglige les fondamentaux : de l’eau en abondance et de quoi se sustenter. Avant la descente, nous passons au Visitor Center pour préparer les diplômes de Junior Park Rangers des trois apprentis. La descente est dure, le chemin raide, étroit et sinueux. Nous remontons le temps en progressant vers des couches géologiques de plus en plus anciennes, chacune ayant sa couleur, sa texture et son épaisseur, ce qui en fait sa marque de fabrique. Le peu de végétation qu’il y a semble tout droit venu d’un jardin japonais. Pas simple la vie d’un arbre accroché à du caillou. L’impression de vide et d’immensité est totale, surtout lorsque l’on voit quelques marcheurs minuscules en contrebas. Après 1 heure 30 de descente nous atteignons un palier (Cedar Ridge) recommandé pour les randonneurs du dimanche. Nous le dépassons d’une demi-heure sous l’impulsion de ceux qui voulaient voir un point de vue sur le Colorado. Mais c’est comme le pied d’un arc en ciel, plus on avance plus il recule. La raison l’emportera vite sur la passion après les remontrances maternelles habituelles dans ce genre de situation. Une pause contemplative et gastronomique fut donc de mise de retour à Cedar Ridge.

C’est là qu’eu lieu le drame ! Thibaud, dans un geste d’inconscience mêlé à une certaine gén��rosité donna une chips à un écureuil. Que n’avait il fait ! Haro sur le baudet crièrent alors les 2 autres juniors futurs park rangers, imprégnés des saintes règles du manuel qui dit qu’il ne faut pas nourrir les animaux. Une pluie de reproches s’ensuivie toute la remontée. Les propos vifs qui furent échangés s’envolèrent dans l’immensité du site et dérangèrent certainement les volatiles philosophes qui planent toute la journée au-dessus de ce temple de sérénité. Cela eut au moins l’avantage de faire oublier aux petites gambettes douloureuses, les difficultés de la remontée. 5 heures après notre départ, nous débouchons à nouveau au niveau du plateau, émoussés physiquement mais fiers de l’avoir fait. Après un pic nique frugal, nous repartons pour l’Hermits Rest Route, qui se parcours en bus ou à pieds et qui longe les falaises du Canyon. Sous un couvert orageux, ce dernier avait revêtu son habit d’ombre et de lumière qui le rend changeant au fil des minutes. Une averse nous surprit sur le chemin des falaises (un régal) et nous cloua sous les arbres qui nous protégèrent des bourrasques. Nous raterons ensuite le coucher de soleil vu de « Mohave Point » (très touristique) pour une bête question d’arrêts de bus qui se font dans un sens et pas dans l’autre sur la même route. D’un autre côté, pour nous le soleil s’est couché aussi, et vu le site, ce n’était pas si mal…


17ème étape : Route 66 vers Joshua Tree
Le lendemain, avant le départ pour d’autres cieux, nous quittons tristement Randall et sa famille et allons faire valider les carnets de Junior Park Rangers au Visitor Center. Sous un orage diluvien agrémenté de coups de tonnerre qui nous firent sursauter à plusieurs reprises, la Chef Park Ranger, sérieuse, appliquée et solennelle, fit prêter serment en français à nos Pitchouns avant de leur remettre leurs insignes : le corbeau (ce qui fut un drame, Robin ne tenant pas du tout à être « raven »), le coyote pour Lucas et le scorpion pour Thibaud. Bien sur, l’épisode douloureux de la chips et de l’écureuil fut évoqué et pardonné en séance. Ouf ! On s’en est bien sorti …



Objectif Lake Havasu. Grosse journée de route avec quelques surprises non prévues (ce qui est le propre d’une surprise). Il fut bien difficile de dire comment était le paysage. La pluie d’orage prit encore le dessus, allant parfois jusqu’à nous obliger à arrêter le véhicule sous des rideaux d’eau proche du déluge. En passant à Williams, très belle petite ville qui vaut le détour, nous nous apercevons que la route N°40 que nous suivions n’est autre que la mythique route 66 rebaptisée (au moins sur ce tronçon). Le décor est rétro, western et années 50 ou 60. Impossible de résister devant les gift shop route 66 très attrayants. Un demi tour inapproprié du conducteur dont la conduite jusque là frisait la perfection, ruinera définitivement un des pneus avant. Pendant que les uns s’échinaient à trouver des moyens de remplir le coffre (Teeshirts, porte clés, pancartes route 66 et que sais je encore …), un autre s’évertuait à le vider pour accéder à une roue de secours qui n’existait pas, ce qui nous amena à passer par un professionnel (un peu de négociation avec le loueur pour le remplacement du pneu, mais tout nous fut remboursé). A nouveau en ordre de marche, il fallut nous résoudre pour la première fois à raccourcir l’étape : arrêt à un motel à Kingman. La sanction fut d’autant plus acceptable que cette ville est agréable et placée sur la route 66. Très attachante cette route. Il s’y dégage un parfum de nostalgie avec ses lampes fluo, ses bikers et ses grosses voitures américaines retapées. On comprend alors l’engouement actuel de ceux qui la parcourent de bout en bout.


18ème étape : Palmspring via Joshua Tree - nos derniers tours de roue dans le désert
Sous un soleil torride, la route vers Palmspring peut être qualifiée de four désertique et monotone, sans être désagréable, loin de là. Après les vitesses automatiques, le limiteur de vitesse, c’est le genre de tracé qui se prête au pilotage automatique : sur 40 miles on peut ne pas avoir un seul virage ! Autour, des collines (les montagnes noires) et des buissons à répétition. Celui qui a créé l’endroit devait être à cours d’inspiration, à moins qu’il n’ait voulu nous donner une leçon d’humilité, à nous, petits scarabées perdus dans l’immensité. Bigre, le désert rend philosophe. Pour l’humilité ce fut raté. Une voie de chemin de fer longeait la route et certains équipages pour troubler l’ennui avaient marqués leur nom avec des pierres volcaniques noires. « Plançon » est dorénavant inscrit pour les générations futures.
L’entrée de Joshua Tree est un passeport pour une zone désertique atypique peuplée d’une vie soumise à rude épreuve, mais dans un décor de rêve (au moins vu de notre fenêtre). La survie implique souvent ici une certaine agressivité : épineux accrocheurs, cactus aux formes jamais vues précédemment, Joshua Tree, scorpions, serpents, …
On a particulièrement aimé :
- Cactus garden avec sa concentration de cactus presque cotonneux aux couleurs brunes



- les imposants Joshua Tree qui au couché du soleil dépassent en ombre chinoise sur l’horizon

- les roches rondes et accueillantes, aux couleurs chaudes, qui invitent à une escalade rien qu’à les regarder. On aurait aimé avoir le temps de faire une randonnée dans ces empilages minéraux. - le coucher de soleil au point culminant de la route, avec ces énormes blocs roses arrondis dans lesquels ont a envie de se nicher.
En quittant Joshua Tree, nous retournons à la civilisation trépidante des villes, laissant dernière nous toute cette vie de bohème sous la tente dans des zones restées encore raisonnablement sauvages. Gloups ! Il va falloir s’y refaire… L’arrivée à Palmspring, marquée par la présence des fameux champs d’éoliennes, eut lieu tard. La ville semble festive, insouciante et balnéaire à souhait bien que pourtant en plein désert aride. C’est la magie ou la folie des hommes … Notre hôtel fut le plus confortable de tout le voyage et la piscine à minuit, seuls, dans une atmosphère douillette et une eau chaude fut mémorable. Comme quoi, la civilisation a aussi du bon.

19 étape : San Diego – des vagues à l’âme aux vagues à la ville
Quittant les centaines d’éoliennes des collines de Palmspring, une quarantaine de miles plus bas, l’air devient humide, nous indiquant que l’océan n’est plus très loin. C’en est fini du désert. La boucle est bientôt bouclée. Les villages deviennent des petites villes et les villes finissent en une métropole. De San Diego nous ne connaissons pas grand chose, si ce n’est le camping qualifié d’urbain (Campland on the Bay) et bondé avec accès sur la mer, les highways, la plage, Sea Word et un restau mexicain qui vaut le détour.
Ce qui nous a plu : - Les belles vagues sur la plage qui déroulent leur mousse sur une distance suffisante pour faire du surf. L’eau est vivifiante mais avec les rouleaux brasseurs il y a de l’action. Si vous voulez savoir l’impression ressentie par vos pulls dans une machine à laver, le lieu est propice à une expérience enrichissante. Surveillance des plus jeunes obligatoire ! - L’ambiance beach boy de la plage et des alentours - Sea Word pour fêter nos retrouvailles avec la foule. Les spectacles mettant en scène des animaux marins, terrestres et volants ont fort bien menés, avec beaucoup d’humour (sans que cela soit au détriment des animaux). Les orques notamment sont d’une taille respectable. Si vous ne voulez pas avoir l’impression de nager avec eux, le Kway ou la combinaison de surf (moins pratique) est obligatoire. Ces bêtes là sont joueuses. - La Jolla, sur le chemin de Los Angeles, avec ses pélicans et ses phoques poussifs qui ne parvenaient pas à se hisser sur les rochers - Le restaurant Mexicain d’un soir. Certaines mauvaises langue auraient dit, assure t’on dans les milieux subversifs de notre tribu, que l’étape à San Diego avait pour but de manger Mexicain. Il parait que ce qu’il y eu dans l’assiette ce soir là était exceptionnel. Cependant, les Margaritas pour fêter … le fait d’avoir fait tant de kilomètres, nous plongèrent dans une douce euphorie qui nous fit oublier notre objectif : savourer le TOP des mets Mexicains.
Ce qui nous a moins plu : les maux de tête au retour du restau à cause d’un abus … de quoi déjà ?

20ème et dernière étape : Los Angeles – Pretty Sylvie sur Hollywood Boulevard

Ce n’est plus une ville c’est une mégapole. Que dis je une mégapole, une Giga pole. Il faut dire qu’en moyenne les bâtiments ne sont pas très élevés et donc il faut s’étendre pour loger tout le monde. L.A et nous ce n’est pas le grand frisson, mais il y eu de bons moments, et nous n’en avons vu qu’une partie infime : - La visite des studios Universal : parc d’attraction pas très grand mais bien fait. Un classique du genre, dans les normes.

Pour ma part, j'ai rêvé de chevaucher la moto de Terminator! 
- Visite à Hollywood boulevard, la perle de L.A : ben en fait c’est, comment dire en termes diplomatiques, int��ressant. L’architecture du type cubique avec une façade façon décor ravira certainement les amateurs de cinéma. Les empreintes d’acteurs célèbres prises dans du ciment gris basique sont plutôt décevantes et pas très classes (c’est juste mon avis). En revanche, les noms d’artistes sur les trottoirs dans le marbre font bonne figure et nous rappellent à chaque pas que nous avons marché là où ils ont marchés EUX. Excitant non! Bon, on y va. Y a encore les plages à découvrir.
Nous avons aimé : - La vue sur Los Angeles depuis les collines. C’est là que l’on prend conscience de l’étendue de l’affaire. C’est gigantesque. Belle vue également sur les autoroutes à échangeurs en trèfles (petit clin d’œil à la nature). A voir. - Beverly hills … pour la verdure, la propreté nickel, le calme, la largeur des routes et les quelques vues sur de somptueux palais cachés au regard de la populasse (visiblement les architectes savent se donner du mal quand ils veulent). - Notre hôtel, l’Hacienda, pas trop cher, confortable et très bien placé - Les plages : un régal. On peut être un homme d’affaires dans la journée et venir se prélasser au bord de la plage ensuite. Elles sont très larges, bien surveillées (c’est connu, même hors de Malibu), et la voie piétonne qui longe le sable, avec ses palmiers, ses surfshop ou gift shop, rendent le tout très agréable. Tous les clichés sont là, et c’est aussi un peu ce que l’on cherche : les patineuses athlétiques en bikini avec un walkman sur les oreilles, les surfeurs, les skaters, les fresques sur quelques murs, des murets pour les tags …


- Le dernier restau avant l’échafaud qui servait des salades et une nourriture plutôt diététique. Un contraste après ce que nous avons vécu.
Epilogue
Pour éviter le spleen avant de monter dans l’avion nous avons eu l’idée géniale d’arriver en retard en ne descendant pas à la bonne compagnie pour l’enregistrement… vu la taille de l’aéroport, les erreurs se paient cash. A essayer, c’est stimulant. Pour ne pas sombrer dans la déprime en arrivant à destination la compagnie a pensé à perdre un de nos bagages, précisément celui où il y avait tous les cadeaux (Navajos) !. Si, si, c’est bien aussi pour occuper l’esprit. Il nous a été livré deux jours après, preuve que c’était bien organisé. En reprenant notre voiture, minuscule, il fut bien difficile de réapprendre l’usage du levier de vitesse. C’est en quittant les choses que l’on en mesure le plus de prix. En rédigeant ce carnet, j’ai re parcouru ce voyage, revivant tant et tant de plaisirs à chaque minute. Le plaisir de voir tant de merveilles, de vivre comme des Robinsons en pleine nature, le plaisir d’être tous ensemble, en famille, où s’installe tout un vécu, une ambiance que l’on a rarement l’occasion de vivre, même avec ceux qui nous sont si proches. J’étais pour ma part un peu réticent à engloutir des milliers d’euros dans une quête au bout du monde. Merci Sylvie de nous avoir convaincu et d’avoir organisé si minutieusement ce voyage qui restera pour tous une référence incontournable et une expérience forte de notre vie.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain …

Pour retourner à la partie 1 http://voyageforum.com/v.f?post=831504
Petites aventures en famille dans l'Ouest américain en juillet 2006 English translation pending
Pour découvrir ce voyage plus en détails, cliquez ici : si belle la terre
PETITES ZAVENTURES EN FAMILLE DANS L’OUEST AMERICAIN : JUILLET 2006
Après un voyage passionnant en Namibie l’année dernière (voir notre carnet de voyage en passant par mon profil), nous nous sommes décidés finalement pour l’ouest américain cette année. Comme d’habitude, nous voyageons en famille avec nos enfants Marion, Arnaud et Caroline, maintenant âgés de 10, 11 et 13 ans. Comme pour la Namibie, les membres de VF nous ont été d’une grande aide dans la préparation de ce voyage. Je les en remercie et j’espère à mon tour donner des idées aux futurs voyageurs qui voudraient un jour visiter le (grand) coin.
Tout ce qui se trouve à l’ouest du Grand Canyon a été délibérément zappé, ce qui nous a permis en 23 jours de découvrir et de randonner (à nos yeux, c’est ainsi que l’on s’imprègne réellement d’un paysage) dans les coins suivants : Great Desert Basin, Grands Tetons, Yellowstone, Capitol Reef, Escalante Grand Staircase, Bryce Canyon, Grand canyon Rive Nord puis Sud, Lake Powell, canyon de Betatakin, Monument Valley, Valley of the Gods, Canyonland the Needles puis Island in the Sky, Arches, Manti la Sal Mountain.
LES BONNES SURPRISES DU VOYAGE : La possibilité de trouver des coins perdus, magnifiques, sans personne (cf plus loin Great Desert Basin, Yellow Rock et Coyotte Butte South) La commodité des réservations par le net : toutes ont été honorées, aucun problème, chek-in : 5 min, check-out : 1 min. Notre capacité à randonner malgré la chaleur : c’est si beau que ça donne des ailes.
UNE PETITE DECEPTION : La foule de Yellowstone (mais c’était un des rares grands WE des américains), ceci dit tout est dimensionné pour accueillir cette foule : on se gare facilement, on n’attend nulle part. c’est surtout une gêne « intellectuelle ».
SI C’ETAIT A REFAIRE Eh ben, je crois qu’on ne changerait rien ! On avait juste pris trop de trucs chauds : une fourrure polaire + surveste imperméable suffisent.
BUDGET POUR 5 : AVION (Lyon, Londres, Denver) 3665 LOC VOITURE chez Dollar 1469 CAMPING CABIN HOTEL 985 ESSENCE 670 NOURRITURE 1400
TOTAL 8189 EURO pour nous 5.
AVION : avec British Airways, service correct à bord, 1h de retard pour le retour, 4 jours de retard pour les bagages (heureusement) au retour.
VOITURE : finalement on a changé au dernier moment le van initialement prévu pour un 4X4 Dodge Durango ce qui nous a permis- d’une part de caser nos 2 tentes, 5 matelas et sacs de couchage, et tutti quanti -et d’autre part d’aller dans quelques coins paumés mais superbes (voir plus loin). Aucun problème sauf une crevaison dès le 1er jour ! Consommation de 14l/100 km quand même ! 7500 km en tout.
LOGEMENT : aux motels impersonnels nous avons préféré les cabins dans les parcs nationaux ou le camping (sauvage ou non). Nous avons passé les 4 dernières nuits à Moab dans une cabin climatisée du Archview resort : sympa avec des boules Quiès. Nous nous sommes félicités de ne pas avoir à camper au Yellowstone car il a plu quasi tous les soirs (grosses pluies d’orage). A Moab, mieux valait avoir la clim : tous les jours au moins 40°C, jusqu’à 48°C plusieurs fois et une fois 53°C à l’ombre !
NOURRITURE : Nous avons acheté un frigo 12V (37 USD) (marque Rubbermaid, modèle Travel Cooler and Warmer 10, 5 L acheté au rayon camping plein air dans un Wall Mart) que nous laissions branché nuit et jour dans le coffre, très efficace, et un petit réchaud Coleman (environ 40USD). Cela nous a évité de courir après des glaçons et nous permettait une autonomie totale de 2 voire 3 jours sans ravitaillement. Au menu : lait ( pas de UHT donc à garder au froid, pas pratique) et céréales le matin, pain de mie et confiture, crudités (bonnes) et viandes grillées (bonnes et pas chères), jambon, salade de riz, pâtes, chips et bretzels pour leur apport en sel (on a transpiré des litres sur les sentiers, aucune crampe), cookies pour les en-cas, fromage blanc, jaune ou orange…., fruits, yaourts, eau minérale et du robinet (aucun pb) et coca glacé au retour des ballades. Rien de très gastronomique mais on n’a pas la papille aventureuse (surtout les enfants). Pas de problème d’approvisionnement, il y a partout des épiceries avec en général un peu de tout, ouvertes toute la journée et tous les jours, mais c’est pas donné. On a tous un peu maigri mais on a pas mal crapahuté…
LE VOYAGE ET QUELQUES RANDO PLUS EN DETAIL
J1, mercredi 28/06 : arrivée à Denver (CO) à 18h30, petite virée en ville, nuit à l’hôtel (ce sera la seule) près de l’aéroport (Days’s Inn Business Place, 90 USD, très calme, piscine)
J2, jeudi 29/06 : GREAT DIVIDE BASIN

Ce haut plateau désertique se trouve au nord de l’Interstate 80, en fait sur la route la plus courte vers les Grands Tetons depuis Denver. La piste (en bon état) fait environ 90 miles et nous ne rencontrerons personne. Le paysage est presque mystique avec quelques montagnes tabulaires ponctuant un désert où nous aurons la chance de rencontrer les fameux chevaux sauvages. En fait les points d’eau sont très rares et les animaux (il y a aussi des biches) n’en sont jamais très loin. C’est 1 mile avant la fin de cette piste qui nous fusillerons un pneu, changé sans difficulté le lendemain à Lander (WY) après notre première nuit en camping sauvage juste après Atlantic City (WY), pseudo-ville fantôme, ancienne mine d’or reconvertie dans le tourisme historique (aux USA, tout ce qui a plus de 50 ans est historique). Ce haut plateau est très beau mais très sauvage, les pistes sont très mal voire pas indiquées, boussole indispensable.
J3, vendredi 30/06 : Arrivée aux Grands tetons.

La route qui mène aux Grands Tetons depuis Dubois est très belle, très « far west » avec quelques belles maisons-ranch très cosy dans un décor de roches rouges sur fond de ciel bleu profond.

C’est fou le nombre de biches qu’on voit de partout ! Arrivés en début d’après-midi à Colter Bay (partie nord des Grands Tetons), nous prenons possession de notre tent-cabin où nous allons passer 2 jours. « Chouette, on dirait un pénitencier comme dans Lucky Luke» s’exclame Arnaud. Hum, mouais… Il s’agit d’une tente, certes, en toile plastifiée anti-feu, pas étanche aux moustiques, avec des grabats en planche tenus par des chaînes. Pas très douillet même s’il y a un petit poêle. Finalement on a pu monter nos 2 tentes à l’intérieur, c’est déjà mieux…A éviter donc !! (40 USD/nuit, très mauvais rapport qualité/prix)

L’après-midi, nous faisons une grande balade en canoé sur le Jackson Lake, en longeant les rives, nous voyons des biches à plusieurs reprises. Nous terminons la journée avec le Heron Pond Trail, jolie balade de 3 miles, au milieu des étangs décorés de nénuphars, avec qq pélicans, pas mal de canards et d’oies et pas trop de moustiques…
J4, samedi 01/07 : Grands Tetons Tôt le matin, nous filons vers le sud pour profiter du lever de soleil sur les sommets : il fait grand beau temps depuis notre arrivée, c’est splendide.

Puis nous prenons la route à l’est de Blacktail Butte vers Mormon Row et nous y trouvons plein de bisons. Nous faisons une très belle randonnée printanière jusqu’au sommet de la butte : les prairies sont en fleurs, on a de cet endroit une vue privilégiée sur les sommets, nous sommes seuls, c’est super.

En redescendant, on rencontre 2 coyottes très craintifs (je crois que la chasse est autorisée dans les Grands Tetons à la différence du Yellowstone).

Après ces quelques heures de marche, rien de tel qu’un bon bain chaud : à Kelly Warm Spring (à l’est de Gros Ventre) l’eau est à 27°C avec vue sur les sommets, le petit étang est juste au bord de la route (très peu fréquentée), ça sent un peu le souffre, c’est normal il y a plein de petites bulles de gaz chaud qui crèvent au fond de l’étang. Vraiment sympa.

C'est à Schwabacher Landing (zone de mise à l'eau des rafts sur la Snake River) que nous découvrons ce barrage de castors en amont duquel un élan broute paisiblement.

Merci Vilcanota pour tes cartes qui nous ont permis de découvrir ce coin, elles nous ont d’ailleurs aussi été très utiles dans le Yellowstone. Ragaillardis, nous décidons de faire un tour à Jackson Hole, ville très touristique que nous arpentons sans grand enthousiasme. Après une petite balade au bord de String Lake (la foule), nous retournons passer la nuit dans notre pénitencier après avoir visité le musée Indien de Colter Bay (gratuit, certainement bien achalandé mais un peu glauque et étouffant à notre goût)
J5, dimanche 02/07 : Yellowstone, sud-ouest Départ pour le Yellowstone qui est tout près puisque les 2 parcs se touchent presque. Comme nous l’avions remarqué les jours précédents, il fait ici moins beau, le ciel est un peu couvert.

Nous voyons nos premiers geysers, fumerolles, mares gargouillantes etc… Les zones de volcanisme actif sont bien plus étendues qu’en Islande mais le paysage est plus banal : prairies, forêts (très souvent dévastées par le gigantesque incendie de 1988 qui dura 4 mois, une désolation). Après Midway Geyser Basin, nous faisons une micro-balade sympa au-dessus de la route de Firehole Lake Drive en remontant un ruisseau fumant. Ca nous permet de constater que dès que l’on marche 5 minutes, il n’y a plus personne. Ici, c’est LA FOULE (c’est le grand WE du 04 juillet, fête nationale) : il y a peu de routes dans le parc, aucune piste secondaire alors tout le monde tourne à la queue leu-leu sur l’espèce de 8 que forment les routes dans le parc. Grr ! Il va falloir ruser. On avise un départ de randonnée juste à l’ouest de la Firehole Lake Drive : le Culex trucmuche trail. Jolie balade le long d’une rivière dans une verte prairie avec qq fumerolles, des chiens de… prairie, un castor, un gros bison, et …plein de moustiques (eh oui, culex, ça veut dire moustique en latin mais on n’en était pas sûr …). Bon, positivons, on était tout seuls : on n’a pas vu d’ours mais des traces de grosses griffes sur les troncs d’arbres. Retour à la voiture.

Rapidement gavés par la foule motorisée qui tourne inlassablement, nous décidons de nous poser au bord de la Firehole River (juste au sud de Firehole Canyon), qui, devinez quoi, …est chaude : 25°C environ dans un beau décor de prairie à bisons avec un beau ciel d’orage derrière. L’eau est peu profonde, heureusement car il y a pas mal de courant. Baignade très amusante sous les premières gouttes de l’orage ! Je me demande maintenant si ce n’était pas interdit car on était tout seuls !?
Nuit à Old Faithfull en cabin rustique sympa (tout en bois, douches collectives un peu plus loin, lavabo, 75 USD)

Alors que je suis occupée à scruter des bisons à la jumelle dans la prairie en contrebas des cabins, Arnaud arrive surexcité : « maman, viens voir, ‘y a un bison devant la cabane !! ». En effet, il se promène nonchalamment, bientôt pisté par les gens des cabins qui le photographient à bout portant. Ca change des innombrables petits écureuils gourmands dont les enfants ne se lassent pas.
J6, lundi 03/07 : de Old Faithfull à Lake Yellowstone en passant par Norris On adopte définitivement une stratégie de sauvageons. On privilégie les coins les moins fréquentés et on visite rapidement les « monuments » (on ne va quand même pas délibérément les zapper !)

Superbe balade à Monument Geyser Basin (2h en prenant son temps) : grimpette de 180 m de dénivelée puis on arrive sur un plateau avec plein de fumerolles, cheminées, mares glougloutantes, pas du tout aménagé, on est tout seul et on peut déambuler partout. Belle vue sur Elk Park en contrebas au nord où nous verrons un peu plus tard en effet de beaux cerfs.

Nous parcourons Artist Paint Pot au pas de course sur les pontons aménagés… Vers 10h00 nous nous arrêtons sur l’aire de pique-nique à l’est de Norris où coule un petit ruisseau (frais) où les enfants ont bien joué, sieste tranquille, pas de moustiques, pas d’humains (tout le monde arrivera vers midi, comme un seul homme…) Ensuite, nous roulons jusqu’à Canyon Junction et partons vaillamment pour Cascade Lake Trail (8 km A/R) malgré le ciel menaçant : balade facile, sans dénivelée mais paysage brûlé, jusqu’à un …lac où nous subissons un orage de grêle. Pas mal de monde, qq bisons, des écureuils comme partout, pas extraordinaire.

Il nous reste à parcourir la très belle route de Hayden Valley (je l’ai adorée : belle rivière serpentant au milieu de prairies vallonnées, troupeaux de bisons, oiseaux d’eau) jusqu’à Lake Lodge cabin (très confortable mais assez moche, vue sur le lac en coupant qq arbres, 145USD)
J7, mardi 04/07 : de Lake Yellowstone à Tower en passant par le rodéo de Cody On commence la journée avec une petite balade à Pelican Bay (0, 5 miles, ponton passant au-dessus des marais, amusante, avec 2 ! pélicans) juste à l’est de Lake Lodge

puis on enchaîne avec le très beau Storm Point Trail (une de mes 2 ou 3 balades préférées à Yellowstone) sur la rive est du Lac Yellowstone, pas de dénivelée, 3 miles).
Des chiens de prairies bien grassouillets ont élu domicile dans ce coin magnifique. On les comprend!

Nous grimpons jusqu’à Lake Butte Overlook en voiture (de là, on voit les Grands Tetons) et en redescendant on a la chance de voir un grizzli à 20 m de la route (surveillé par un ranger) : il broute paisiblement, indifférent à l’attroupement qui commence à se former.
La route jusqu’à Cody est très belle (comme celle qui nous avait menés aux Gds Tetons depuis Dubois). Cody nous a bien plu : ville de cowboys plus authentique à notre goût que Jackson Hole, gros pick-up, grands chapeaux, qq maisons relativement anciennes.

Nous avons adoré Old Trail Town : on peut se balader dans plein de cabanes « d’époque » : école, saloon, maréchal-ferrant, général store, trappeur, fermier. Elles sont présentées avec tout plein d’accessoires, de véhicules, outils, vêtements. Il y a aussi plein de vêtements, bijoux, armes, outils, indiens, bien mieux qu’au musée de Colter Bay selon nous. Bref, on s’y croirait !

A 17h pétantes, c’est l’ouverture du rodéo : hymne américain a-capella, super émouvant après l’évocation des victimes de la guerre en Irak, ferveur du public, la main et le Stetson sur le cœur, puis aussitôt défilé publicitaire à cheval où sont mélangés des banques, marques de voitures et « go-army », organisme de recrutement ! Les enfants ont adoré le rodéo, nous aussi mais en plus on a aimé observer le public : défilé permanent des uns et des autres pour aller acheter des trucs gluants, dégoulinants, rose, verts, multicolores… Un spectacle dans le spectacle…
Nous reprenons ensuite la route pour le nord-ouest du Yellowstone, un poil moins belle que celle du sud et nous installons dans notre roughrider cabin à Tower Roosevelt (sympa mais pas de lavabo dans la cabin, petit poêle très efficace par contre, douches tout près, 60 USD) où nous passerons 2 nuits.
J8, mercredi 05/07 : Nord ouest du Yellowstone

Nous avons fait ce jour-là une splendide balade le long du canyon de la rivière Yellowstone, en descendant jusqu’à celle-ci. Le départ se trouve au niveau de l’aire de pique-nique située sur la route qui va vers Lamar Valley, juste à l’est de Tower. Orgues de basalte le long du canyon, mountain goats, puis descente un peu raide jusqu’à la rive nord de la rivière, sol volcanique jaune et blanc, oies, bois de cerf entiers que nous avons du laisser (pas de place dans la voiture, pas le droit ?) au très grand dam des enfants.

8 miles environ sans voir âme qui vive. A recommander donc.

Après une petite sieste à la cabin nous roulons vers le sud pour visiter le Grand canyon du Yellowstone, sous la pluie ce qui a fait fuir bon nombre de touristes. Les couleurs sont magnifiques et on a qd même un petit rayon de soleil fugace. Il pleut toute la nuit, vive la cabin et son poêle (de grosses galettes de bois + résine sont fournies)
J9, jeudi 06/07 : Mammoth et Norris

Les terrasses de Mammoth ne sont pas bien loin et nous en profitons avant la foule, avec le soleil !
Nous enchaînons avec le Beaver Pond Trail : belle balade au milieu des prairies en fleurs, puis d’une forêt intacte pour arriver à un petit étang, sympa, qq personnes au début et à la fin de la balade. (4, 5 miles loop). Nous roulons ensuite jusqu’à Noris Geyser Basin, très étendu, pas trop de monde car le temps est très nuageux (positivons !) puis retournons à Mammoth

où nous découvrons notre cabin (très agréable, au milieu des biches, 80 USD, lavabo, douches tout près)
J10, vendredi 07/07 : Yellowstone-Capitol Reef Journée de transition, 900 km d’une très bonne et belle route, départ 6h30, arrivée au Thousand Lakes Campground de Torrey à l’entrée de Capitol Reef à 17h15. Emplacement petit mais camping très bien tenu. Les enfants profitent de la piscine en arrivant car 900 km plus au sud, il fait plus chaud ! Nous faisons un ravitaillement à Torrey car demain nous partons « à l’aventure ». Village rigolo fait de bric et de broc avec plein de petits détails qu’on ne peut découvrir qu’à pied.
J10, samedi 08/07 : Cathedral Valley De bonne heure nous faisons une petite balade dans Capitol Gorge et the Tanks (sympa, personne) puis faisons le Hickman Bridge Trail (bien aussi, qq randonneurs). Nous pique-niquons ensuite à Fruita où nous faisons provision de délicieux abricots bien mûrs. Ensuite, bien que le temps soit menaçant nous prenons la piste qui mène à Cathedral Valley.

Je ne remercierai jamais assez Philippe Schuler (Sedonax sur VF) : ses précieuses informations nous ont convaincus de louer un 4X4 (il est vraiment nécessaire !!) pour pouvoir accéder à ce joyau de la géologie.
Nous dégustons chaque mile de la piste et en 3 ou 4 h environ, parvenons au Cathedral Valley Campground, camping d’état gratuit avec juste des toilettes mais pas d’eau, nous sommes seuls avec la vue sur la vallée. Sublimissime !

Les enfants se dispersent pour ramasser du bois et plus tard, alors qu’un bon feu crépite, je découvre une affiche sur la porte des toilettes signalant la présence d’un mountain lion (cougar) dans le coin !!! Glups ! Précision est donnée qu’ils attaquent de préférence les jeunes enfants et qu’un randonneur en Californie a pu sauver son fils de 11 ans en attaquant le cougar à coup de pierres. Ambiance !!
J’ai très mal dormi dans ce cadre enchanteur à cause …du silence. Pas un bruissement, pas un grillon, rien de rien. Je me disais que tous les animaux étaient planqués à cause du cougar… Fred et les enfants ont dormi comme des charmes ! Au fait, on n’a vu en tout et pour tout qu’un groupe de qq 4X4 au loin qui partait vers l’ouest.
Il faut préciser que dans ces régions les pistes peuvent se transformer radicalement en cas de pluies et devenir impraticables car la terre devient très collante et glissante donc prudence !
J11, dimanche 09/07 : Cathedral Valley –Escalante

Petite rando très belle jusqu’au pied des monolithes. Puis retour à la route 24 en prenant la piste la plus à l’est cette fois. Un peu moins belle me semble-t-il (on devient difficile) que celle de l’ouest, en passant par Temple of the Moon and of the Sun. Le Visitor Center à Torrey(ouvert le WE) ou à Fruita, vend, 50cts ou 1 dollar, un road book de toute la piste très bien fait. On descend la 12 vers le sud et à Boulder on tourne à Gauche sur la Burr Trail Road (goudronnée au moins au début) jusqu’à Long Canyon à 12, 4 miles de Boulder : canyon rouge de 7 miles de long. Pas mal mais ce serait mieux sans… la route ! On continue jusqu’à Calf Creek Recreation Area où nous arrivons en fin d’après-midi.
Balade de Lower Calf Creek (6 miles A/R) : longe une petite rivière le + souvent enfouie sous la végétation jusqu’à une belle cascade se jetant dans une vasque d’eau très fraîche ! On est dimanche soir, on croise une foule de gens qui rentrent et en arrivant au bout, on est seuls ! Pas mal car l’eau est rare dans le coin. Il fait presque nuit quand nous arrivons au camping de Escalante State Park, bien situé au bord d’un petit lac.
J12, lundi 10/07 : Devils Garden puis Bryce canyon

De bonne heure nous partons sur la Hole in the Rock Road (bonne piste au moins au début) pour aller voir Devil’s Garden à quelques miles de la route 12 : gros blocs rocheux torturés par l’érosion où les enfants se sont fait une bonne partie de cache-cache, plein de lapins, des traces de gros chats ?? Vraiment sympa. Puis nous repassons par la galerie Serenidad à Escalante où nous achetons un livre recommandé par Philippe : « Photographing the Southwest » vol.1 « a guide to the natural landmarks of Southern Utah » de Laurent Martrès. Une mine d’informations précises de tous les coins et recoins de la région, sensass.
Ensuite nous filons vers Bryce canyon où nous enchaînons Peekabo+Navajo+Queensgarden sous les nuages. 6, 5 miles.

Peekabo est crevant car ça monte et ça descend sans arrêt mais ça vaut le coup. Navajo et Queensgarden sont beaucoup plus tranquilles et très beaux aussi.
De retour en haut, nous patientons car le ciel semble vouloir se dégager. Et la lumière fut !!!
Super ! On fait en voiture les différents points de vue, vraiment très beau !!
Nous passons la nuit dans un tipi du Ruby’s Inn à 10 m de la route, pas inoubliable….
J13, mardi 11/07 : Cottonwood Canyon Road (CCR) et Old Paria Nous espérons pouvoir passer par la CCR dont l’état est très variable et consciencieusement nous informons auprès du visitor center de Cannonville : « impassable » nous dit la préposée que visiblement nous dérangeons dans une conversation téléphonique passionnée. Bizarre quand même, il n’a presque pas plu depuis au moins 48h que nous sommes dans le coin. Bon…

On va jusqu’à Kodachrome Basin, beau petit parc peu fréquenté du moins à cette heure matinale. A tout hasard on repose la même question au ranger de l’entrée : « no problem » !! La c… !!! J’en étais sûre, elle a eu la flemme de se renseigner ! On fait le très facile mais très beau Nature Trail (0, 5 miles) puis Grand Parade Trail pas mal non plus (3 miles A/R).

Plus au sud sur le CCR, nous admirons Grosvenor Arch, belle arche solitaire.

Nous poursuivons vers le sud jusqu’à Yellow Rock, un massif rocheux…jaune à l’ouest de la route dont les photos vues sur le net avant de partir nous ont fascinés.

Suivant encore une fois les indications de Philippe, nous empruntons une piste très raide qui monte sur le versant opposé de la vallée et la montagne nous apparaît entièrement : magnifique et étonnant !! Il faut qu’on y monte !!! Mais il fait 40°C et le soleil est encore très haut.

On décide alors d’aller voir Old Paria (bonne piste à partir de la 89), ancien décor de cinéma dans des badlands très colorés, le site est très chouette, on a bien joué dans ce décor de western. Attention, le site a entièrement brûlé fin août 2006, sera-t-il reconstruit et quand? A suivre...

On retourne ensuite au pied de la Yellow Rock : il est 19h, toujours 40°C !! Que fait-on ? On n’a jamais randonné avec une telle chaleur ! Bon, on y va doucement avec les chapeaux, plein d’eau, à manger. On pourra toujours faire demi-tour si ça ne va pas.



Lentement mais sûrement on arrive au sommet en 1h15, un peu avant le coucher du soleil. Quelques flaques d’eau limpide nous rafraîchissent au long de la montée.
C’est idyllique, magique !!!

Euphoriques, on redescend sans problème (bien se repérer à la montée car il n’y a qu’un passage) et on décide de camper entre de gros rochers de l’autre côté de la piste.

Bien sûr, on est tout seuls.

Au matin, en démontant la tente je découvre que j’ai dormi sur un scorpion !! Désormais, les enfants mettent volontiers leurs chaussures pour marcher dans le sable…
J14, mercredi 12/07 : Toadstool Hoodoos puis Houserock Valley Road et Coyotte Butte South (CBS)

De bonne heure, nous faisons une petite balade (1h) dans les Toadstool Hoodoos juste au nord de la 89, à l’ouest de son croisement avec la CCR : pas mal sans plus (on devient blasés, c’est terrible !) Nous passons ensuite à la Paria Ranger Station faire le plein d’eau et discuter avec le ranger de l’état de la piste pour aller à Coyotte Butte South (permis nécessaire). La piste la plus directe est très aléatoire (mieux vaut passer plus au sud), c’est ce que nous avait dit Philippe.

Nous faisons ensuite la belle balade de Wire Pass (permis à prendre sur place avec un système d’enveloppe) qui permet de découvrir un impressionnant slot canyon (2 à 3h A/R) : le trailhead est accessible le + souvent avec une voiture normale (gué difficile ce jour là), c’est aussi le départ de la rando jusqu’à la fameuse The Wave. Il fait très chaud, 42°C, il est trop tôt pour aller à CBS voir les Cottonwood Teepees.

Après une petite sieste réparatrice, nous décidons d’aller voir le Colorado à Lees Ferry. La piste de House Rock Valley Road est très bonne, la route 89 A, très belle, longe les Vermillions Cliffs. 46°C !!! (à l’ombre bien sûr) à Lees Ferry avec un vent chaud suffocant : un (tout) petit tour au bord du Colorado, quelques pas sur le pont à Marble Canyon et nous retournons sur la House Rock Valley Road. (Heureusement que finalement nous avions décidé de ne pas camper à Lees Ferry, c’est intenable, en plus pas d’ombre au camping !!! )
De retour à l’embranchement sur la House Rock Valley Road menant à CBS (aucune indication, à repérer avec un GPS, j’avais trouvé les coordonnées sur le net), nous parvenons en un peu plus d’une heure au plus près des Cottonwood Teepees (attention : trajet à préparer avec soin avant : point GPS des intersections à repérer, aucune indication, pas mal de pistes dans tous les sens car ancien lieu d’élevage et corral abandonné, et SURTOUT SABLE TRES PROFOND sur plusieurs km et personne à au moins 10 km à la ronde et encore avec de la chance et grosse chaleur.)






Mais ça vaut le coup…. Après avoir marché pendant quelques heures au milieu des tipis, la nuit tombe, c’est l’heure de regagner la voiture (bien noter sa position au GPS). Alors qu’Arnaud ouvre la marche, je le vois soudain faire demi-tour à toutes jambes et fondre en larmes dans mes bras. « Un serpent à sonnettes ! » Je l’entends mais ai du mal à le repérer dans l’obscurité naissante. On en parlait depuis si longtemps qu’Arnaud avait fantasmé au point de croire que la bête allait lui sauter dessus ! Bien fatigués par toutes ces émotions esthétiques et autres… nous plantons les tentes sur la piste (après le scorpion de la veille, on préfère voir où on met les pieds) juste à la sortie du parc, toute proche. Très bonne nuit, bercés par les hurlements des coyottes. Le lendemain, il y a plein de traces tout autour des tentes !! Coyotte Butte porte bien son nom ! Bref, on a adoré ce coin. Je dirais que ces 2 journées (Yellow Rock et Coyotte Butte) ont été nos préférées durant ce voyage.
J15, jeudi 13/07 : Grand Canyon North Rim Nous faisons la piste sableuse en sens inverse, un peu plus détendus qu’à l’aller puisque qu’on sait maintenant ce qui nous attend. La rive nord du Grand canyon n’est pas très loin. La route qui y mène passe au milieu de vertes prairies en fleurs et de forêts de conifères. Quel changement en quelques miles ! L’atmosphère est assez brumeuse, il a fait très chaud ces derniers jours et on a vu quelques incendies au loin… Notre cabin du Grand Canyon Lodge (106 USD) est idéalement située au bord du canyon dont elle n’est séparée que par quelques arbres. Nous avons 2 chambres et une SDB, le grand luxe, quoi ! Nous faisons de courtes marches vers les différents points de vue.
J16, vendredi 14/07 : Horseshoe Bend- Lake Powell-Grand Canyon South Rim

Après être allés voir le lever du soleil à Bright Angel, nous filons vers l’est pour arriver à Horseshoe Bend vers 10h00 : on n’est pas déçus ! Puisque nous n’en sommes pas loin, allons quand même voir ce fameux Lake Powell que nous allons rebaptiser Lake Power !! Le site est en effet splendide mais quel vacarme ! On trouve difficilement une crique pour se baigner (l’eau est à peu près à 26°C, l‘air à 42°C). Les voileux que nous sommes n’ont pas été emballés par l’endroit, véritablement pollué par les bateaux à moteurs ! Pas une voile à l’horizon (faut dire que c’est la pétole, mais en allant à Cody on a longé un autre superbe lac bien venté : que des bateaux à moteur aussi !)

Nous roulons ensuite jusqu’à la rive sud du Grand Canyon où Philippe nous avait conseillé, pour bien percevoir l’immensité du canyon, de descendre par le South Kaibab Trail jusqu’à Cedar Ridge, 347 m + bas.

En effet, c’est impressionnant et on apprécie la balade malgré la chaleur (34°C en haut en fin d’après-midi) La rive sud est en effet plus impressionnante que la rive nord, c’est… très beau. Il fait nuit quand nous plantons nos tentes à Mather Campground, bien ombragé, mais douches à perpète.
J17, samedi 15/07 : Canyon de Betatakin, Monument valley

Journée tranquille après le marathon d’hier, nous faisons la petite rando de Sandal trail (1 mile) pour voir les très belles ruines de Betatakin, puis poursuivons notre route vers Monument Valley. Un peu avant Kayenta, un gros bouchon sur la route nous décide à suivre des locaux qui tournent vers une piste secondaire. Très gentiment ils nous guideront par les pistes jusqu’à Kayenta. Ce détour nous permet de mesurer la misère des navajos : mobilhomes déglingués, décharges à ciel ouvert dans les petits canyons, vieilles bagnoles même pas dignes d’abriter qq poules, souvent ni eau ni électricité donc pas de clim sous le cagnard, pas d’arbres non plus.

Seuls de rares hogans (habitations traditionnelles en bois et terre, gardant la fraîcheur) subsistent.
On se demande de quoi vivent les gens : pas d’agriculture, quasi pas d’élevage… On arrive finalement à Monument Valley. On pose (à défaut de pouvoir planter) nos tentes au Goulding’s Campground et après un petit plouf on file visiter Monument Valley.

C’est très beau, dommage qu’on n’ait pas le droit de s’y promener à pied. La piste, merdique, est faisable en voiture normale.
Si vous avez eu la patience de me lire jusqu'ici, vous trouverez la suite dans un deuxième post: http://voyageforum.com/v.f?post=678335;
A tout de suite...
PETITES ZAVENTURES EN FAMILLE DANS L’OUEST AMERICAIN : JUILLET 2006
Après un voyage passionnant en Namibie l’année dernière (voir notre carnet de voyage en passant par mon profil), nous nous sommes décidés finalement pour l’ouest américain cette année. Comme d’habitude, nous voyageons en famille avec nos enfants Marion, Arnaud et Caroline, maintenant âgés de 10, 11 et 13 ans. Comme pour la Namibie, les membres de VF nous ont été d’une grande aide dans la préparation de ce voyage. Je les en remercie et j’espère à mon tour donner des idées aux futurs voyageurs qui voudraient un jour visiter le (grand) coin.
Tout ce qui se trouve à l’ouest du Grand Canyon a été délibérément zappé, ce qui nous a permis en 23 jours de découvrir et de randonner (à nos yeux, c’est ainsi que l’on s’imprègne réellement d’un paysage) dans les coins suivants : Great Desert Basin, Grands Tetons, Yellowstone, Capitol Reef, Escalante Grand Staircase, Bryce Canyon, Grand canyon Rive Nord puis Sud, Lake Powell, canyon de Betatakin, Monument Valley, Valley of the Gods, Canyonland the Needles puis Island in the Sky, Arches, Manti la Sal Mountain.
LES BONNES SURPRISES DU VOYAGE : La possibilité de trouver des coins perdus, magnifiques, sans personne (cf plus loin Great Desert Basin, Yellow Rock et Coyotte Butte South) La commodité des réservations par le net : toutes ont été honorées, aucun problème, chek-in : 5 min, check-out : 1 min. Notre capacité à randonner malgré la chaleur : c’est si beau que ça donne des ailes.
UNE PETITE DECEPTION : La foule de Yellowstone (mais c’était un des rares grands WE des américains), ceci dit tout est dimensionné pour accueillir cette foule : on se gare facilement, on n’attend nulle part. c’est surtout une gêne « intellectuelle ».
SI C’ETAIT A REFAIRE Eh ben, je crois qu’on ne changerait rien ! On avait juste pris trop de trucs chauds : une fourrure polaire + surveste imperméable suffisent.
BUDGET POUR 5 : AVION (Lyon, Londres, Denver) 3665 LOC VOITURE chez Dollar 1469 CAMPING CABIN HOTEL 985 ESSENCE 670 NOURRITURE 1400
TOTAL 8189 EURO pour nous 5.
AVION : avec British Airways, service correct à bord, 1h de retard pour le retour, 4 jours de retard pour les bagages (heureusement) au retour.
VOITURE : finalement on a changé au dernier moment le van initialement prévu pour un 4X4 Dodge Durango ce qui nous a permis- d’une part de caser nos 2 tentes, 5 matelas et sacs de couchage, et tutti quanti -et d’autre part d’aller dans quelques coins paumés mais superbes (voir plus loin). Aucun problème sauf une crevaison dès le 1er jour ! Consommation de 14l/100 km quand même ! 7500 km en tout.
LOGEMENT : aux motels impersonnels nous avons préféré les cabins dans les parcs nationaux ou le camping (sauvage ou non). Nous avons passé les 4 dernières nuits à Moab dans une cabin climatisée du Archview resort : sympa avec des boules Quiès. Nous nous sommes félicités de ne pas avoir à camper au Yellowstone car il a plu quasi tous les soirs (grosses pluies d’orage). A Moab, mieux valait avoir la clim : tous les jours au moins 40°C, jusqu’à 48°C plusieurs fois et une fois 53°C à l’ombre !
NOURRITURE : Nous avons acheté un frigo 12V (37 USD) (marque Rubbermaid, modèle Travel Cooler and Warmer 10, 5 L acheté au rayon camping plein air dans un Wall Mart) que nous laissions branché nuit et jour dans le coffre, très efficace, et un petit réchaud Coleman (environ 40USD). Cela nous a évité de courir après des glaçons et nous permettait une autonomie totale de 2 voire 3 jours sans ravitaillement. Au menu : lait ( pas de UHT donc à garder au froid, pas pratique) et céréales le matin, pain de mie et confiture, crudités (bonnes) et viandes grillées (bonnes et pas chères), jambon, salade de riz, pâtes, chips et bretzels pour leur apport en sel (on a transpiré des litres sur les sentiers, aucune crampe), cookies pour les en-cas, fromage blanc, jaune ou orange…., fruits, yaourts, eau minérale et du robinet (aucun pb) et coca glacé au retour des ballades. Rien de très gastronomique mais on n’a pas la papille aventureuse (surtout les enfants). Pas de problème d’approvisionnement, il y a partout des épiceries avec en général un peu de tout, ouvertes toute la journée et tous les jours, mais c’est pas donné. On a tous un peu maigri mais on a pas mal crapahuté…
LE VOYAGE ET QUELQUES RANDO PLUS EN DETAIL
J1, mercredi 28/06 : arrivée à Denver (CO) à 18h30, petite virée en ville, nuit à l’hôtel (ce sera la seule) près de l’aéroport (Days’s Inn Business Place, 90 USD, très calme, piscine)
J2, jeudi 29/06 : GREAT DIVIDE BASIN

Ce haut plateau désertique se trouve au nord de l’Interstate 80, en fait sur la route la plus courte vers les Grands Tetons depuis Denver. La piste (en bon état) fait environ 90 miles et nous ne rencontrerons personne. Le paysage est presque mystique avec quelques montagnes tabulaires ponctuant un désert où nous aurons la chance de rencontrer les fameux chevaux sauvages. En fait les points d’eau sont très rares et les animaux (il y a aussi des biches) n’en sont jamais très loin. C’est 1 mile avant la fin de cette piste qui nous fusillerons un pneu, changé sans difficulté le lendemain à Lander (WY) après notre première nuit en camping sauvage juste après Atlantic City (WY), pseudo-ville fantôme, ancienne mine d’or reconvertie dans le tourisme historique (aux USA, tout ce qui a plus de 50 ans est historique). Ce haut plateau est très beau mais très sauvage, les pistes sont très mal voire pas indiquées, boussole indispensable.
J3, vendredi 30/06 : Arrivée aux Grands tetons.

La route qui mène aux Grands Tetons depuis Dubois est très belle, très « far west » avec quelques belles maisons-ranch très cosy dans un décor de roches rouges sur fond de ciel bleu profond.

C’est fou le nombre de biches qu’on voit de partout ! Arrivés en début d’après-midi à Colter Bay (partie nord des Grands Tetons), nous prenons possession de notre tent-cabin où nous allons passer 2 jours. « Chouette, on dirait un pénitencier comme dans Lucky Luke» s’exclame Arnaud. Hum, mouais… Il s’agit d’une tente, certes, en toile plastifiée anti-feu, pas étanche aux moustiques, avec des grabats en planche tenus par des chaînes. Pas très douillet même s’il y a un petit poêle. Finalement on a pu monter nos 2 tentes à l’intérieur, c’est déjà mieux…A éviter donc !! (40 USD/nuit, très mauvais rapport qualité/prix)

L’après-midi, nous faisons une grande balade en canoé sur le Jackson Lake, en longeant les rives, nous voyons des biches à plusieurs reprises. Nous terminons la journée avec le Heron Pond Trail, jolie balade de 3 miles, au milieu des étangs décorés de nénuphars, avec qq pélicans, pas mal de canards et d’oies et pas trop de moustiques…
J4, samedi 01/07 : Grands Tetons Tôt le matin, nous filons vers le sud pour profiter du lever de soleil sur les sommets : il fait grand beau temps depuis notre arrivée, c’est splendide.

Puis nous prenons la route à l’est de Blacktail Butte vers Mormon Row et nous y trouvons plein de bisons. Nous faisons une très belle randonnée printanière jusqu’au sommet de la butte : les prairies sont en fleurs, on a de cet endroit une vue privilégiée sur les sommets, nous sommes seuls, c’est super.

En redescendant, on rencontre 2 coyottes très craintifs (je crois que la chasse est autorisée dans les Grands Tetons à la différence du Yellowstone).

Après ces quelques heures de marche, rien de tel qu’un bon bain chaud : à Kelly Warm Spring (à l’est de Gros Ventre) l’eau est à 27°C avec vue sur les sommets, le petit étang est juste au bord de la route (très peu fréquentée), ça sent un peu le souffre, c’est normal il y a plein de petites bulles de gaz chaud qui crèvent au fond de l’étang. Vraiment sympa.

C'est à Schwabacher Landing (zone de mise à l'eau des rafts sur la Snake River) que nous découvrons ce barrage de castors en amont duquel un élan broute paisiblement.

Merci Vilcanota pour tes cartes qui nous ont permis de découvrir ce coin, elles nous ont d’ailleurs aussi été très utiles dans le Yellowstone. Ragaillardis, nous décidons de faire un tour à Jackson Hole, ville très touristique que nous arpentons sans grand enthousiasme. Après une petite balade au bord de String Lake (la foule), nous retournons passer la nuit dans notre pénitencier après avoir visité le musée Indien de Colter Bay (gratuit, certainement bien achalandé mais un peu glauque et étouffant à notre goût)
J5, dimanche 02/07 : Yellowstone, sud-ouest Départ pour le Yellowstone qui est tout près puisque les 2 parcs se touchent presque. Comme nous l’avions remarqué les jours précédents, il fait ici moins beau, le ciel est un peu couvert.

Nous voyons nos premiers geysers, fumerolles, mares gargouillantes etc… Les zones de volcanisme actif sont bien plus étendues qu’en Islande mais le paysage est plus banal : prairies, forêts (très souvent dévastées par le gigantesque incendie de 1988 qui dura 4 mois, une désolation). Après Midway Geyser Basin, nous faisons une micro-balade sympa au-dessus de la route de Firehole Lake Drive en remontant un ruisseau fumant. Ca nous permet de constater que dès que l’on marche 5 minutes, il n’y a plus personne. Ici, c’est LA FOULE (c’est le grand WE du 04 juillet, fête nationale) : il y a peu de routes dans le parc, aucune piste secondaire alors tout le monde tourne à la queue leu-leu sur l’espèce de 8 que forment les routes dans le parc. Grr ! Il va falloir ruser. On avise un départ de randonnée juste à l’ouest de la Firehole Lake Drive : le Culex trucmuche trail. Jolie balade le long d’une rivière dans une verte prairie avec qq fumerolles, des chiens de… prairie, un castor, un gros bison, et …plein de moustiques (eh oui, culex, ça veut dire moustique en latin mais on n’en était pas sûr …). Bon, positivons, on était tout seuls : on n’a pas vu d’ours mais des traces de grosses griffes sur les troncs d’arbres. Retour à la voiture.

Rapidement gavés par la foule motorisée qui tourne inlassablement, nous décidons de nous poser au bord de la Firehole River (juste au sud de Firehole Canyon), qui, devinez quoi, …est chaude : 25°C environ dans un beau décor de prairie à bisons avec un beau ciel d’orage derrière. L’eau est peu profonde, heureusement car il y a pas mal de courant. Baignade très amusante sous les premières gouttes de l’orage ! Je me demande maintenant si ce n’était pas interdit car on était tout seuls !?
Nuit à Old Faithfull en cabin rustique sympa (tout en bois, douches collectives un peu plus loin, lavabo, 75 USD)

Alors que je suis occupée à scruter des bisons à la jumelle dans la prairie en contrebas des cabins, Arnaud arrive surexcité : « maman, viens voir, ‘y a un bison devant la cabane !! ». En effet, il se promène nonchalamment, bientôt pisté par les gens des cabins qui le photographient à bout portant. Ca change des innombrables petits écureuils gourmands dont les enfants ne se lassent pas.
J6, lundi 03/07 : de Old Faithfull à Lake Yellowstone en passant par Norris On adopte définitivement une stratégie de sauvageons. On privilégie les coins les moins fréquentés et on visite rapidement les « monuments » (on ne va quand même pas délibérément les zapper !)

Superbe balade à Monument Geyser Basin (2h en prenant son temps) : grimpette de 180 m de dénivelée puis on arrive sur un plateau avec plein de fumerolles, cheminées, mares glougloutantes, pas du tout aménagé, on est tout seul et on peut déambuler partout. Belle vue sur Elk Park en contrebas au nord où nous verrons un peu plus tard en effet de beaux cerfs.

Nous parcourons Artist Paint Pot au pas de course sur les pontons aménagés… Vers 10h00 nous nous arrêtons sur l’aire de pique-nique à l’est de Norris où coule un petit ruisseau (frais) où les enfants ont bien joué, sieste tranquille, pas de moustiques, pas d’humains (tout le monde arrivera vers midi, comme un seul homme…) Ensuite, nous roulons jusqu’à Canyon Junction et partons vaillamment pour Cascade Lake Trail (8 km A/R) malgré le ciel menaçant : balade facile, sans dénivelée mais paysage brûlé, jusqu’à un …lac où nous subissons un orage de grêle. Pas mal de monde, qq bisons, des écureuils comme partout, pas extraordinaire.

Il nous reste à parcourir la très belle route de Hayden Valley (je l’ai adorée : belle rivière serpentant au milieu de prairies vallonnées, troupeaux de bisons, oiseaux d’eau) jusqu’à Lake Lodge cabin (très confortable mais assez moche, vue sur le lac en coupant qq arbres, 145USD)
J7, mardi 04/07 : de Lake Yellowstone à Tower en passant par le rodéo de Cody On commence la journée avec une petite balade à Pelican Bay (0, 5 miles, ponton passant au-dessus des marais, amusante, avec 2 ! pélicans) juste à l’est de Lake Lodge

puis on enchaîne avec le très beau Storm Point Trail (une de mes 2 ou 3 balades préférées à Yellowstone) sur la rive est du Lac Yellowstone, pas de dénivelée, 3 miles).

Des chiens de prairies bien grassouillets ont élu domicile dans ce coin magnifique. On les comprend!

Nous grimpons jusqu’à Lake Butte Overlook en voiture (de là, on voit les Grands Tetons) et en redescendant on a la chance de voir un grizzli à 20 m de la route (surveillé par un ranger) : il broute paisiblement, indifférent à l’attroupement qui commence à se former.
La route jusqu’à Cody est très belle (comme celle qui nous avait menés aux Gds Tetons depuis Dubois). Cody nous a bien plu : ville de cowboys plus authentique à notre goût que Jackson Hole, gros pick-up, grands chapeaux, qq maisons relativement anciennes.

Nous avons adoré Old Trail Town : on peut se balader dans plein de cabanes « d’époque » : école, saloon, maréchal-ferrant, général store, trappeur, fermier. Elles sont présentées avec tout plein d’accessoires, de véhicules, outils, vêtements. Il y a aussi plein de vêtements, bijoux, armes, outils, indiens, bien mieux qu’au musée de Colter Bay selon nous. Bref, on s’y croirait !

A 17h pétantes, c’est l’ouverture du rodéo : hymne américain a-capella, super émouvant après l’évocation des victimes de la guerre en Irak, ferveur du public, la main et le Stetson sur le cœur, puis aussitôt défilé publicitaire à cheval où sont mélangés des banques, marques de voitures et « go-army », organisme de recrutement ! Les enfants ont adoré le rodéo, nous aussi mais en plus on a aimé observer le public : défilé permanent des uns et des autres pour aller acheter des trucs gluants, dégoulinants, rose, verts, multicolores… Un spectacle dans le spectacle…
Nous reprenons ensuite la route pour le nord-ouest du Yellowstone, un poil moins belle que celle du sud et nous installons dans notre roughrider cabin à Tower Roosevelt (sympa mais pas de lavabo dans la cabin, petit poêle très efficace par contre, douches tout près, 60 USD) où nous passerons 2 nuits.
J8, mercredi 05/07 : Nord ouest du Yellowstone

Nous avons fait ce jour-là une splendide balade le long du canyon de la rivière Yellowstone, en descendant jusqu’à celle-ci. Le départ se trouve au niveau de l’aire de pique-nique située sur la route qui va vers Lamar Valley, juste à l’est de Tower. Orgues de basalte le long du canyon, mountain goats, puis descente un peu raide jusqu’à la rive nord de la rivière, sol volcanique jaune et blanc, oies, bois de cerf entiers que nous avons du laisser (pas de place dans la voiture, pas le droit ?) au très grand dam des enfants.

8 miles environ sans voir âme qui vive. A recommander donc.

Après une petite sieste à la cabin nous roulons vers le sud pour visiter le Grand canyon du Yellowstone, sous la pluie ce qui a fait fuir bon nombre de touristes. Les couleurs sont magnifiques et on a qd même un petit rayon de soleil fugace. Il pleut toute la nuit, vive la cabin et son poêle (de grosses galettes de bois + résine sont fournies)
J9, jeudi 06/07 : Mammoth et Norris

Les terrasses de Mammoth ne sont pas bien loin et nous en profitons avant la foule, avec le soleil !
Nous enchaînons avec le Beaver Pond Trail : belle balade au milieu des prairies en fleurs, puis d’une forêt intacte pour arriver à un petit étang, sympa, qq personnes au début et à la fin de la balade. (4, 5 miles loop). Nous roulons ensuite jusqu’à Noris Geyser Basin, très étendu, pas trop de monde car le temps est très nuageux (positivons !) puis retournons à Mammoth

où nous découvrons notre cabin (très agréable, au milieu des biches, 80 USD, lavabo, douches tout près)
J10, vendredi 07/07 : Yellowstone-Capitol Reef Journée de transition, 900 km d’une très bonne et belle route, départ 6h30, arrivée au Thousand Lakes Campground de Torrey à l’entrée de Capitol Reef à 17h15. Emplacement petit mais camping très bien tenu. Les enfants profitent de la piscine en arrivant car 900 km plus au sud, il fait plus chaud ! Nous faisons un ravitaillement à Torrey car demain nous partons « à l’aventure ». Village rigolo fait de bric et de broc avec plein de petits détails qu’on ne peut découvrir qu’à pied.
J10, samedi 08/07 : Cathedral Valley De bonne heure nous faisons une petite balade dans Capitol Gorge et the Tanks (sympa, personne) puis faisons le Hickman Bridge Trail (bien aussi, qq randonneurs). Nous pique-niquons ensuite à Fruita où nous faisons provision de délicieux abricots bien mûrs. Ensuite, bien que le temps soit menaçant nous prenons la piste qui mène à Cathedral Valley.

Je ne remercierai jamais assez Philippe Schuler (Sedonax sur VF) : ses précieuses informations nous ont convaincus de louer un 4X4 (il est vraiment nécessaire !!) pour pouvoir accéder à ce joyau de la géologie.
Nous dégustons chaque mile de la piste et en 3 ou 4 h environ, parvenons au Cathedral Valley Campground, camping d’état gratuit avec juste des toilettes mais pas d’eau, nous sommes seuls avec la vue sur la vallée. Sublimissime !

Les enfants se dispersent pour ramasser du bois et plus tard, alors qu’un bon feu crépite, je découvre une affiche sur la porte des toilettes signalant la présence d’un mountain lion (cougar) dans le coin !!! Glups ! Précision est donnée qu’ils attaquent de préférence les jeunes enfants et qu’un randonneur en Californie a pu sauver son fils de 11 ans en attaquant le cougar à coup de pierres. Ambiance !!
J’ai très mal dormi dans ce cadre enchanteur à cause …du silence. Pas un bruissement, pas un grillon, rien de rien. Je me disais que tous les animaux étaient planqués à cause du cougar… Fred et les enfants ont dormi comme des charmes ! Au fait, on n’a vu en tout et pour tout qu’un groupe de qq 4X4 au loin qui partait vers l’ouest.
Il faut préciser que dans ces régions les pistes peuvent se transformer radicalement en cas de pluies et devenir impraticables car la terre devient très collante et glissante donc prudence !
J11, dimanche 09/07 : Cathedral Valley –Escalante

Petite rando très belle jusqu’au pied des monolithes. Puis retour à la route 24 en prenant la piste la plus à l’est cette fois. Un peu moins belle me semble-t-il (on devient difficile) que celle de l’ouest, en passant par Temple of the Moon and of the Sun. Le Visitor Center à Torrey(ouvert le WE) ou à Fruita, vend, 50cts ou 1 dollar, un road book de toute la piste très bien fait. On descend la 12 vers le sud et à Boulder on tourne à Gauche sur la Burr Trail Road (goudronnée au moins au début) jusqu’à Long Canyon à 12, 4 miles de Boulder : canyon rouge de 7 miles de long. Pas mal mais ce serait mieux sans… la route ! On continue jusqu’à Calf Creek Recreation Area où nous arrivons en fin d’après-midi.

Balade de Lower Calf Creek (6 miles A/R) : longe une petite rivière le + souvent enfouie sous la végétation jusqu’à une belle cascade se jetant dans une vasque d’eau très fraîche ! On est dimanche soir, on croise une foule de gens qui rentrent et en arrivant au bout, on est seuls ! Pas mal car l’eau est rare dans le coin. Il fait presque nuit quand nous arrivons au camping de Escalante State Park, bien situé au bord d’un petit lac.
J12, lundi 10/07 : Devils Garden puis Bryce canyon

De bonne heure nous partons sur la Hole in the Rock Road (bonne piste au moins au début) pour aller voir Devil’s Garden à quelques miles de la route 12 : gros blocs rocheux torturés par l’érosion où les enfants se sont fait une bonne partie de cache-cache, plein de lapins, des traces de gros chats ?? Vraiment sympa. Puis nous repassons par la galerie Serenidad à Escalante où nous achetons un livre recommandé par Philippe : « Photographing the Southwest » vol.1 « a guide to the natural landmarks of Southern Utah » de Laurent Martrès. Une mine d’informations précises de tous les coins et recoins de la région, sensass.
Ensuite nous filons vers Bryce canyon où nous enchaînons Peekabo+Navajo+Queensgarden sous les nuages. 6, 5 miles.

Peekabo est crevant car ça monte et ça descend sans arrêt mais ça vaut le coup. Navajo et Queensgarden sont beaucoup plus tranquilles et très beaux aussi.
De retour en haut, nous patientons car le ciel semble vouloir se dégager. Et la lumière fut !!!
Super ! On fait en voiture les différents points de vue, vraiment très beau !!
Nous passons la nuit dans un tipi du Ruby’s Inn à 10 m de la route, pas inoubliable….J13, mardi 11/07 : Cottonwood Canyon Road (CCR) et Old Paria Nous espérons pouvoir passer par la CCR dont l’état est très variable et consciencieusement nous informons auprès du visitor center de Cannonville : « impassable » nous dit la préposée que visiblement nous dérangeons dans une conversation téléphonique passionnée. Bizarre quand même, il n’a presque pas plu depuis au moins 48h que nous sommes dans le coin. Bon…

On va jusqu’à Kodachrome Basin, beau petit parc peu fréquenté du moins à cette heure matinale. A tout hasard on repose la même question au ranger de l’entrée : « no problem » !! La c… !!! J’en étais sûre, elle a eu la flemme de se renseigner ! On fait le très facile mais très beau Nature Trail (0, 5 miles) puis Grand Parade Trail pas mal non plus (3 miles A/R).

Plus au sud sur le CCR, nous admirons Grosvenor Arch, belle arche solitaire.

Nous poursuivons vers le sud jusqu’à Yellow Rock, un massif rocheux…jaune à l’ouest de la route dont les photos vues sur le net avant de partir nous ont fascinés.

Suivant encore une fois les indications de Philippe, nous empruntons une piste très raide qui monte sur le versant opposé de la vallée et la montagne nous apparaît entièrement : magnifique et étonnant !! Il faut qu’on y monte !!! Mais il fait 40°C et le soleil est encore très haut.

On décide alors d’aller voir Old Paria (bonne piste à partir de la 89), ancien décor de cinéma dans des badlands très colorés, le site est très chouette, on a bien joué dans ce décor de western. Attention, le site a entièrement brûlé fin août 2006, sera-t-il reconstruit et quand? A suivre...

On retourne ensuite au pied de la Yellow Rock : il est 19h, toujours 40°C !! Que fait-on ? On n’a jamais randonné avec une telle chaleur ! Bon, on y va doucement avec les chapeaux, plein d’eau, à manger. On pourra toujours faire demi-tour si ça ne va pas.



Lentement mais sûrement on arrive au sommet en 1h15, un peu avant le coucher du soleil. Quelques flaques d’eau limpide nous rafraîchissent au long de la montée.
C’est idyllique, magique !!!

Euphoriques, on redescend sans problème (bien se repérer à la montée car il n’y a qu’un passage) et on décide de camper entre de gros rochers de l’autre côté de la piste.

Bien sûr, on est tout seuls.

Au matin, en démontant la tente je découvre que j’ai dormi sur un scorpion !! Désormais, les enfants mettent volontiers leurs chaussures pour marcher dans le sable…
J14, mercredi 12/07 : Toadstool Hoodoos puis Houserock Valley Road et Coyotte Butte South (CBS)

De bonne heure, nous faisons une petite balade (1h) dans les Toadstool Hoodoos juste au nord de la 89, à l’ouest de son croisement avec la CCR : pas mal sans plus (on devient blasés, c’est terrible !) Nous passons ensuite à la Paria Ranger Station faire le plein d’eau et discuter avec le ranger de l’état de la piste pour aller à Coyotte Butte South (permis nécessaire). La piste la plus directe est très aléatoire (mieux vaut passer plus au sud), c’est ce que nous avait dit Philippe.

Nous faisons ensuite la belle balade de Wire Pass (permis à prendre sur place avec un système d’enveloppe) qui permet de découvrir un impressionnant slot canyon (2 à 3h A/R) : le trailhead est accessible le + souvent avec une voiture normale (gué difficile ce jour là), c’est aussi le départ de la rando jusqu’à la fameuse The Wave. Il fait très chaud, 42°C, il est trop tôt pour aller à CBS voir les Cottonwood Teepees.

Après une petite sieste réparatrice, nous décidons d’aller voir le Colorado à Lees Ferry. La piste de House Rock Valley Road est très bonne, la route 89 A, très belle, longe les Vermillions Cliffs. 46°C !!! (à l’ombre bien sûr) à Lees Ferry avec un vent chaud suffocant : un (tout) petit tour au bord du Colorado, quelques pas sur le pont à Marble Canyon et nous retournons sur la House Rock Valley Road. (Heureusement que finalement nous avions décidé de ne pas camper à Lees Ferry, c’est intenable, en plus pas d’ombre au camping !!! )
De retour à l’embranchement sur la House Rock Valley Road menant à CBS (aucune indication, à repérer avec un GPS, j’avais trouvé les coordonnées sur le net), nous parvenons en un peu plus d’une heure au plus près des Cottonwood Teepees (attention : trajet à préparer avec soin avant : point GPS des intersections à repérer, aucune indication, pas mal de pistes dans tous les sens car ancien lieu d’élevage et corral abandonné, et SURTOUT SABLE TRES PROFOND sur plusieurs km et personne à au moins 10 km à la ronde et encore avec de la chance et grosse chaleur.)






Mais ça vaut le coup…. Après avoir marché pendant quelques heures au milieu des tipis, la nuit tombe, c’est l’heure de regagner la voiture (bien noter sa position au GPS). Alors qu’Arnaud ouvre la marche, je le vois soudain faire demi-tour à toutes jambes et fondre en larmes dans mes bras. « Un serpent à sonnettes ! » Je l’entends mais ai du mal à le repérer dans l’obscurité naissante. On en parlait depuis si longtemps qu’Arnaud avait fantasmé au point de croire que la bête allait lui sauter dessus ! Bien fatigués par toutes ces émotions esthétiques et autres… nous plantons les tentes sur la piste (après le scorpion de la veille, on préfère voir où on met les pieds) juste à la sortie du parc, toute proche. Très bonne nuit, bercés par les hurlements des coyottes. Le lendemain, il y a plein de traces tout autour des tentes !! Coyotte Butte porte bien son nom ! Bref, on a adoré ce coin. Je dirais que ces 2 journées (Yellow Rock et Coyotte Butte) ont été nos préférées durant ce voyage.
J15, jeudi 13/07 : Grand Canyon North Rim Nous faisons la piste sableuse en sens inverse, un peu plus détendus qu’à l’aller puisque qu’on sait maintenant ce qui nous attend. La rive nord du Grand canyon n’est pas très loin. La route qui y mène passe au milieu de vertes prairies en fleurs et de forêts de conifères. Quel changement en quelques miles ! L’atmosphère est assez brumeuse, il a fait très chaud ces derniers jours et on a vu quelques incendies au loin… Notre cabin du Grand Canyon Lodge (106 USD) est idéalement située au bord du canyon dont elle n’est séparée que par quelques arbres. Nous avons 2 chambres et une SDB, le grand luxe, quoi ! Nous faisons de courtes marches vers les différents points de vue.
J16, vendredi 14/07 : Horseshoe Bend- Lake Powell-Grand Canyon South Rim

Après être allés voir le lever du soleil à Bright Angel, nous filons vers l’est pour arriver à Horseshoe Bend vers 10h00 : on n’est pas déçus ! Puisque nous n’en sommes pas loin, allons quand même voir ce fameux Lake Powell que nous allons rebaptiser Lake Power !! Le site est en effet splendide mais quel vacarme ! On trouve difficilement une crique pour se baigner (l’eau est à peu près à 26°C, l‘air à 42°C). Les voileux que nous sommes n’ont pas été emballés par l’endroit, véritablement pollué par les bateaux à moteurs ! Pas une voile à l’horizon (faut dire que c’est la pétole, mais en allant à Cody on a longé un autre superbe lac bien venté : que des bateaux à moteur aussi !)

Nous roulons ensuite jusqu’à la rive sud du Grand Canyon où Philippe nous avait conseillé, pour bien percevoir l’immensité du canyon, de descendre par le South Kaibab Trail jusqu’à Cedar Ridge, 347 m + bas.

En effet, c’est impressionnant et on apprécie la balade malgré la chaleur (34°C en haut en fin d’après-midi) La rive sud est en effet plus impressionnante que la rive nord, c’est… très beau. Il fait nuit quand nous plantons nos tentes à Mather Campground, bien ombragé, mais douches à perpète.
J17, samedi 15/07 : Canyon de Betatakin, Monument valley

Journée tranquille après le marathon d’hier, nous faisons la petite rando de Sandal trail (1 mile) pour voir les très belles ruines de Betatakin, puis poursuivons notre route vers Monument Valley. Un peu avant Kayenta, un gros bouchon sur la route nous décide à suivre des locaux qui tournent vers une piste secondaire. Très gentiment ils nous guideront par les pistes jusqu’à Kayenta. Ce détour nous permet de mesurer la misère des navajos : mobilhomes déglingués, décharges à ciel ouvert dans les petits canyons, vieilles bagnoles même pas dignes d’abriter qq poules, souvent ni eau ni électricité donc pas de clim sous le cagnard, pas d’arbres non plus.

Seuls de rares hogans (habitations traditionnelles en bois et terre, gardant la fraîcheur) subsistent.

On se demande de quoi vivent les gens : pas d’agriculture, quasi pas d’élevage… On arrive finalement à Monument Valley. On pose (à défaut de pouvoir planter) nos tentes au Goulding’s Campground et après un petit plouf on file visiter Monument Valley.

C’est très beau, dommage qu’on n’ait pas le droit de s’y promener à pied. La piste, merdique, est faisable en voiture normale.
Si vous avez eu la patience de me lire jusqu'ici, vous trouverez la suite dans un deuxième post: http://voyageforum.com/v.f?post=678335;
A tout de suite...
Préparer son voyage à moto aux Etats-Unis English translation pending
On the Road Again pour 16 Bikers Lyonnais
L’idée de partir aux Etats Unis en 2006 avaient germé entre nous au début de l’hiver 2004, un soir au coin du feu, dans un gîte lors d’une sortie entre amis avec notre chapter préféré. Personnellement j’étais déjà allé 2 fois aux « States » - La 1ere fois en moto avec un agent de voyage spécialisé bien connu. - Une autre fois en 4x4, en compagnie de ma moitié et mon fiston, ou nous avions placé la barre un peu plus haut : 4 semaines avec la Route 66 de bout en bout, plus quelques divagations dans l’Ouest profond… D’autres connaissaient aussi le pays ou parlaient anglais couramment, d’autres encore n’avait tout simplement peur de rien, ou nous faisaient confiance. Alors rapidement il a été question de se faire « notre voyage » et de ne pas passer par une solution clé en main.
Avec mon équipier Turtle, nous avons porté la plus grosse part de cette préparation pendant près d’un an, après coup, voilà les points important qu’il nous à fallu gérer . Que cela serve à la communauté de ceux qui partagent avec nous cette passion pour l’autre coté. La constitution du groupe Par chance nous avons l’habitude de rouler ensemble depuis longtemps, des motards même expérimentés mais ayant une vision différente de la pratique de la moto auraient forcement été plus difficile à intégrés. Le groupe n’étant pas chaperonné par un guide professionnel il est vital de pouvoir encore compter sur sa cohésion après 10 jours de route . Tout le monde à pris conscience que les organisateurs serai la bas également en vacances (ils payent le meme prix) et qu’ils ne devraient pas se retrouver aussi à organiser l’intendance des douches bouchées des timbres ou des brosses à dents…. Chacun à bien compris ces divers point dès le début. Nous avons également décidés de nous réunir chaque mois chez l’un ou chez l’autre et de répartir au maximum le travail en fonction des compétences de chacun. Cela a été l’occasion de mieux nous connaître et permis de suivre la préparation. Notre groupe se compose de 16 personnes, (plus serai plus délicat)
Il est important de préciser également que notre projet reste celui d’un groupe de proches amis, et non pas celui d’un club qui serai ouvert à tous les membres… Le circuit il est facile de trouver dans les brochures des tours opérateurs les divers circuits possibles, en particulier ceux qui proposent des « Auto Tours « non accompagnés, formule très prisés par la clientèle européenne. Voir donc les voyagistes spécialisés dans ce genre de prestation, nous n’avons pas eu de problème pour en trouver plusieurs très professionnels sur le sujet.
Le comptoir des Amériques à Paris Destination Amériques à Lyon Etc
Ajoutez quelques bouquins et il vous sera facile de préparer votre itinéraire .
Vous vous apercevrez que les produits les plus vendus chez les uns ou les autres tournent autour de 3 à 5 grands thèmes, du moins pour la partie Ouest des USA Soit - Une boucle « grand ouest américain » (à quelques variantes près : Los Angeles, Grand Canyon, Las Vegas, Vallée de la Mort, San Francisco, Los Angeles )
- Une boucle « Rocheuses -Centre Ouest -Sauvage », Denver, Nord du Colorado, Salt Lake City, Yelowstone, Black hill/Sturgis, Denver
- Un Allé Simple route 66 (Chicago Los Angeles)
- Un allé simple Cote Ouest du Nord au Sud (
De toute manière les distances étant importantes, une logique s’impose dans la construction d’un itinéraire. Il ne serait pas concevable pour faire plaisir à tous de visiter . San Francisco, Sturgis, La route 66 et Miami…. Au 5eme voyage vous aurez sans doute plus besoin de personne pour vous préparer des plans exotiques, mais pour commencer rester sur les standards.
La période Nous avons évité la période la plus chère entre le 15 juillet et le15 août, et donc choisi de partir du 12 au 28 août . Il faut savoir aussi que pendant la période de Sturgis les locations de motos sont majorées de environ 35 à 50 euros par jour . Quel agence pour quelle prestation ? Tout les agents de voyage spécialisés sur USA, semble savoir de quoi il parlent, et savent parfaitement vous conseiller et répondre sur des circuits à la carte . Une fois votre parcours établi, vous pouvez entreprendre les demandes de prix . Nous nous sommes aperçus qu’il n’y avait pas d’intérêt financier à réserver soit même les hôtels, les professionnels négocient avec des réseaux de centrales de réservation. Vous pouvez cependant laisser en blanc quelques étapes pour plus de souplesse, les hôtels ne manquent pas. Si vous viser l’aventure complète « un billet, une moto et rien d’autre » faite le en petit groupe de très bons copains (pas plus de 3 motos) et de préférence hors saison . C’est le vrai bon plan pour la Route 66 .(septembre-octobre)
Il est impératif d’avoir fait ces choix 9 mois avant le départ. Location des motos Plusieurs solutions Système « Fly en Ride » réservé aux membres du HOG Grand Loueurs Nationaux : Moturis, Eagle Rider (voir sites Internet ) Il semble que la prestation de Eagle Rider soit d’une meilleure qualité que celle de Moturis. L’agent de voyage que nous avons choisi à même accepté de négocié pour nous avec Eagle Rider.
Il existe également d’autres loueurs locaux moins connus, mais il est difficile d’évaluer à distance leurs niveaux de prestation .
Tout les loueurs appliquent un supplément important pendant la période de Sturgis (env 40 à 50 euros ) n’étant pas tous fans des grandes foules nous avons optés de partir après . Emmener sa moto La formule est complexe à organiser, on se prive de sa brelle un mois avant les vacances et un mois après, A réserver pour les voyages les plus longs, et à l’est des USA (ex Daytona). Si vous y tenez absolument, la formule semble un peu plus à la mode en Allemagne…. Navette Il nous paru intéressant de prévoir un van pour nos bagages. Ainsi chacun pourra faire tout le shoping qu’il souhaite, et avoir sa bière fraîche à l’étape . C’est pourquoi deux amies non motardes on acceptées d’en assurer la conduite et participent à 50% aux frais de location. (la location du Van n’est guère plus chère que celle d’une moto). La préparation du road book C’est le travail le plus important Meme si votre voyagiste vous en fourni un, il sera insuffisant pour circuler et bien visiter. Le cadre des étapes étant établi (300 à 400 km/j et pas plus) nous avons décidés de préparer un road book précis, comme nous avons l’habitude d’utiliser dans nos balade en France. Tout les offices de tourisme d’Etat envoient gratuitement des cartes relativement précises avec les principaux sites touristiques et scenic-roads (la densité de route au USA étant très faible il n’est pas nécessaire de se procurer l’équivalent de nos carte Michelin) Il est possible aussi de commander des cartes par internet ( site de vente en ligne ex www.amazone.com ) mais aussi les logiciels style Autoroute Express . Nous avons largement utiliser Map Point de chez Microsoft (le clone pour les USA de Autoroute Express)
Il a également été nécessaire « d’habiller les étapes «, Pour cela Internet à été d’un aide absolument géniale, aux USA le moindre Musée, Resto ou Pub a son site, De ce fait nous avons une liste d’endroits sympas ou nous nous arrêterons en fonction du temps et si le cœur nous en dit. Lors de mon dernier voyage j’avais trouvé comme cela des petites merveilles, qui ne sont absolument pas dans les guides touristiques en vente chez nous…
Quelques sites incontournables Parcs nationaux : www.nps.gov Route 66 : www.theroadwanderer.net Routes Touristiques : www.byways.org
Timing de la préparation - Printemps 2005 : « conception du bébé » - Eté 2005 : Vacances studieuses : préparation de 2 itinéraires (constitution et exploitation de la documentation) - Rentrée 2005 : Validation de l’itinéraire choisi avec les partants - Automne 2005 : Consultations de 3 agences - Décembre 2005 : Choix du prestataire et de la formule (on paye….) - Printemps 2006 : Rédaction du road book - Fin Août 2006 : Voyage
Budget pour deux personnes, une moto, pour 15 J de location, 16 nuits sur place
Billet d’avion Paris/Denver 1000 Euros 2000 Euros Hotel (catégorie ***) 115 Euros moyenne la Nuit 1800 Euros Location Moto 130 Euros par jour (P creuse) 2000 Euros Carburant 6000 km 0, 6 E/l 200 Euros Entrées Parcs Golden Eagle Pass 50 Euros Repas 15 Euros env (64 repas) 1000 Euros
Ce qui nous fait un total de 6000 Euros pour un équipage, sans les repas . - Les hotels selectionnés sont plutot haut de gamme - Les locations de moto peuvent atteindre 150 Euros par jour - Pour les repas vous dépenserez de 5 Euros (pic nique ou Mac Do) à 20 Euros (pour un bon steak house) - Chambre d’hotel de 75 Euros à 150 euros Conclusion Si vous etes un groupe motivé, de pilotes expérimentés, soudé (enfin des motards quoi !), que plusieurs d’entre vous, qui se débrouillent un peu en Anglais, sont près à passer du temps à fouiner sur le net, à bouquiner et à considerer la préparation d’un tel projet comme un loisir allez y foncez ! Vous pouvez aussi tenter le plan « un billet d’avion, une moto » et laisser faire le hasard, (j’en reve aussi, mais ce sera juste en amoureux, avec beaucoup de temps, et quand meme un peu d’expérience ….)
Sinon il vous reste la solution de faire d’abord un gros cheque à un spécialiste De bien faire sonner le reveil le jour du départ pour ne pas rater l’avion. Entre temps vous pouvez continuer de faire le tour du paté de maison avec votre meule.
Voilà le trajet prévu:
- J01 – Arrivée à Denver CO Visite de la ville
- J02 – Denver CO-Gunison CO Prise en charge des motos, Route Touristique à travers les Rocheuses
- J03 –Gunison CO -Moab UT
- J04 –Moab UT Moab UT. Visites de Arches NP et Canyonland NP
- J05- Moab UT Salt Lake UT
- J06- Salt Lake UT-Jackson Hole WY - J07 Jackson Hole WY- Parc de Yellowstone WY Parcs Grand Teton, et Yellowstone
- J08 Yellowstone-Yellowstone WY Parc de Yellowstone
- J09 Yellowstone WY- Cody WY Parc de Yellowstone, Beartooth Pass
- J10 Cody WY-Cody WY Chief Joseph Road, visite Musées à Cody, Shopping. Soirée Rodeo
- J11 Cody WY Buffalo WY Shell Canyon Road, Ten Sleep
- J12 Buffalo WY Deadwood SD Devil Tower, Spearfish Canyon,
- J13 Deadwood SD –Keystone SD Mont Rushmore, Sturgis
- J14 Keystone SD- Keystone SD Ballade dans le Badlands NP
- J15 Keystone SD Cheyenne WY Traversée du Custer Park, Fort Laramie
- J16 Cheyenne WY Denver CO Rocky Mountain NP
Route66
L’idée de partir aux Etats Unis en 2006 avaient germé entre nous au début de l’hiver 2004, un soir au coin du feu, dans un gîte lors d’une sortie entre amis avec notre chapter préféré. Personnellement j’étais déjà allé 2 fois aux « States » - La 1ere fois en moto avec un agent de voyage spécialisé bien connu. - Une autre fois en 4x4, en compagnie de ma moitié et mon fiston, ou nous avions placé la barre un peu plus haut : 4 semaines avec la Route 66 de bout en bout, plus quelques divagations dans l’Ouest profond… D’autres connaissaient aussi le pays ou parlaient anglais couramment, d’autres encore n’avait tout simplement peur de rien, ou nous faisaient confiance. Alors rapidement il a été question de se faire « notre voyage » et de ne pas passer par une solution clé en main.
Avec mon équipier Turtle, nous avons porté la plus grosse part de cette préparation pendant près d’un an, après coup, voilà les points important qu’il nous à fallu gérer . Que cela serve à la communauté de ceux qui partagent avec nous cette passion pour l’autre coté. La constitution du groupe Par chance nous avons l’habitude de rouler ensemble depuis longtemps, des motards même expérimentés mais ayant une vision différente de la pratique de la moto auraient forcement été plus difficile à intégrés. Le groupe n’étant pas chaperonné par un guide professionnel il est vital de pouvoir encore compter sur sa cohésion après 10 jours de route . Tout le monde à pris conscience que les organisateurs serai la bas également en vacances (ils payent le meme prix) et qu’ils ne devraient pas se retrouver aussi à organiser l’intendance des douches bouchées des timbres ou des brosses à dents…. Chacun à bien compris ces divers point dès le début. Nous avons également décidés de nous réunir chaque mois chez l’un ou chez l’autre et de répartir au maximum le travail en fonction des compétences de chacun. Cela a été l’occasion de mieux nous connaître et permis de suivre la préparation. Notre groupe se compose de 16 personnes, (plus serai plus délicat)
Il est important de préciser également que notre projet reste celui d’un groupe de proches amis, et non pas celui d’un club qui serai ouvert à tous les membres… Le circuit il est facile de trouver dans les brochures des tours opérateurs les divers circuits possibles, en particulier ceux qui proposent des « Auto Tours « non accompagnés, formule très prisés par la clientèle européenne. Voir donc les voyagistes spécialisés dans ce genre de prestation, nous n’avons pas eu de problème pour en trouver plusieurs très professionnels sur le sujet.
Le comptoir des Amériques à Paris Destination Amériques à Lyon Etc
Ajoutez quelques bouquins et il vous sera facile de préparer votre itinéraire .
Vous vous apercevrez que les produits les plus vendus chez les uns ou les autres tournent autour de 3 à 5 grands thèmes, du moins pour la partie Ouest des USA Soit - Une boucle « grand ouest américain » (à quelques variantes près : Los Angeles, Grand Canyon, Las Vegas, Vallée de la Mort, San Francisco, Los Angeles )
- Une boucle « Rocheuses -Centre Ouest -Sauvage », Denver, Nord du Colorado, Salt Lake City, Yelowstone, Black hill/Sturgis, Denver
- Un Allé Simple route 66 (Chicago Los Angeles)
- Un allé simple Cote Ouest du Nord au Sud (
De toute manière les distances étant importantes, une logique s’impose dans la construction d’un itinéraire. Il ne serait pas concevable pour faire plaisir à tous de visiter . San Francisco, Sturgis, La route 66 et Miami…. Au 5eme voyage vous aurez sans doute plus besoin de personne pour vous préparer des plans exotiques, mais pour commencer rester sur les standards.
La période Nous avons évité la période la plus chère entre le 15 juillet et le15 août, et donc choisi de partir du 12 au 28 août . Il faut savoir aussi que pendant la période de Sturgis les locations de motos sont majorées de environ 35 à 50 euros par jour . Quel agence pour quelle prestation ? Tout les agents de voyage spécialisés sur USA, semble savoir de quoi il parlent, et savent parfaitement vous conseiller et répondre sur des circuits à la carte . Une fois votre parcours établi, vous pouvez entreprendre les demandes de prix . Nous nous sommes aperçus qu’il n’y avait pas d’intérêt financier à réserver soit même les hôtels, les professionnels négocient avec des réseaux de centrales de réservation. Vous pouvez cependant laisser en blanc quelques étapes pour plus de souplesse, les hôtels ne manquent pas. Si vous viser l’aventure complète « un billet, une moto et rien d’autre » faite le en petit groupe de très bons copains (pas plus de 3 motos) et de préférence hors saison . C’est le vrai bon plan pour la Route 66 .(septembre-octobre)
Il est impératif d’avoir fait ces choix 9 mois avant le départ. Location des motos Plusieurs solutions Système « Fly en Ride » réservé aux membres du HOG Grand Loueurs Nationaux : Moturis, Eagle Rider (voir sites Internet ) Il semble que la prestation de Eagle Rider soit d’une meilleure qualité que celle de Moturis. L’agent de voyage que nous avons choisi à même accepté de négocié pour nous avec Eagle Rider.
Il existe également d’autres loueurs locaux moins connus, mais il est difficile d’évaluer à distance leurs niveaux de prestation .
Tout les loueurs appliquent un supplément important pendant la période de Sturgis (env 40 à 50 euros ) n’étant pas tous fans des grandes foules nous avons optés de partir après . Emmener sa moto La formule est complexe à organiser, on se prive de sa brelle un mois avant les vacances et un mois après, A réserver pour les voyages les plus longs, et à l’est des USA (ex Daytona). Si vous y tenez absolument, la formule semble un peu plus à la mode en Allemagne…. Navette Il nous paru intéressant de prévoir un van pour nos bagages. Ainsi chacun pourra faire tout le shoping qu’il souhaite, et avoir sa bière fraîche à l’étape . C’est pourquoi deux amies non motardes on acceptées d’en assurer la conduite et participent à 50% aux frais de location. (la location du Van n’est guère plus chère que celle d’une moto). La préparation du road book C’est le travail le plus important Meme si votre voyagiste vous en fourni un, il sera insuffisant pour circuler et bien visiter. Le cadre des étapes étant établi (300 à 400 km/j et pas plus) nous avons décidés de préparer un road book précis, comme nous avons l’habitude d’utiliser dans nos balade en France. Tout les offices de tourisme d’Etat envoient gratuitement des cartes relativement précises avec les principaux sites touristiques et scenic-roads (la densité de route au USA étant très faible il n’est pas nécessaire de se procurer l’équivalent de nos carte Michelin) Il est possible aussi de commander des cartes par internet ( site de vente en ligne ex www.amazone.com ) mais aussi les logiciels style Autoroute Express . Nous avons largement utiliser Map Point de chez Microsoft (le clone pour les USA de Autoroute Express)
Il a également été nécessaire « d’habiller les étapes «, Pour cela Internet à été d’un aide absolument géniale, aux USA le moindre Musée, Resto ou Pub a son site, De ce fait nous avons une liste d’endroits sympas ou nous nous arrêterons en fonction du temps et si le cœur nous en dit. Lors de mon dernier voyage j’avais trouvé comme cela des petites merveilles, qui ne sont absolument pas dans les guides touristiques en vente chez nous…
Quelques sites incontournables Parcs nationaux : www.nps.gov Route 66 : www.theroadwanderer.net Routes Touristiques : www.byways.org
Timing de la préparation - Printemps 2005 : « conception du bébé » - Eté 2005 : Vacances studieuses : préparation de 2 itinéraires (constitution et exploitation de la documentation) - Rentrée 2005 : Validation de l’itinéraire choisi avec les partants - Automne 2005 : Consultations de 3 agences - Décembre 2005 : Choix du prestataire et de la formule (on paye….) - Printemps 2006 : Rédaction du road book - Fin Août 2006 : Voyage
Budget pour deux personnes, une moto, pour 15 J de location, 16 nuits sur place
Billet d’avion Paris/Denver 1000 Euros 2000 Euros Hotel (catégorie ***) 115 Euros moyenne la Nuit 1800 Euros Location Moto 130 Euros par jour (P creuse) 2000 Euros Carburant 6000 km 0, 6 E/l 200 Euros Entrées Parcs Golden Eagle Pass 50 Euros Repas 15 Euros env (64 repas) 1000 Euros
Ce qui nous fait un total de 6000 Euros pour un équipage, sans les repas . - Les hotels selectionnés sont plutot haut de gamme - Les locations de moto peuvent atteindre 150 Euros par jour - Pour les repas vous dépenserez de 5 Euros (pic nique ou Mac Do) à 20 Euros (pour un bon steak house) - Chambre d’hotel de 75 Euros à 150 euros Conclusion Si vous etes un groupe motivé, de pilotes expérimentés, soudé (enfin des motards quoi !), que plusieurs d’entre vous, qui se débrouillent un peu en Anglais, sont près à passer du temps à fouiner sur le net, à bouquiner et à considerer la préparation d’un tel projet comme un loisir allez y foncez ! Vous pouvez aussi tenter le plan « un billet d’avion, une moto » et laisser faire le hasard, (j’en reve aussi, mais ce sera juste en amoureux, avec beaucoup de temps, et quand meme un peu d’expérience ….)
Sinon il vous reste la solution de faire d’abord un gros cheque à un spécialiste De bien faire sonner le reveil le jour du départ pour ne pas rater l’avion. Entre temps vous pouvez continuer de faire le tour du paté de maison avec votre meule.
Voilà le trajet prévu:
- J01 – Arrivée à Denver CO Visite de la ville
- J02 – Denver CO-Gunison CO Prise en charge des motos, Route Touristique à travers les Rocheuses
- J03 –Gunison CO -Moab UT
- J04 –Moab UT Moab UT. Visites de Arches NP et Canyonland NP
- J05- Moab UT Salt Lake UT
- J06- Salt Lake UT-Jackson Hole WY - J07 Jackson Hole WY- Parc de Yellowstone WY Parcs Grand Teton, et Yellowstone
- J08 Yellowstone-Yellowstone WY Parc de Yellowstone
- J09 Yellowstone WY- Cody WY Parc de Yellowstone, Beartooth Pass
- J10 Cody WY-Cody WY Chief Joseph Road, visite Musées à Cody, Shopping. Soirée Rodeo
- J11 Cody WY Buffalo WY Shell Canyon Road, Ten Sleep
- J12 Buffalo WY Deadwood SD Devil Tower, Spearfish Canyon,
- J13 Deadwood SD –Keystone SD Mont Rushmore, Sturgis
- J14 Keystone SD- Keystone SD Ballade dans le Badlands NP
- J15 Keystone SD Cheyenne WY Traversée du Custer Park, Fort Laramie
- J16 Cheyenne WY Denver CO Rocky Mountain NP
Route66
Changement de mentalité thaïlandaise? English translation pending
Suite aux quelques propos que j'ai pu échanger avec Thuan sur un autre topic et ne voulant pas flooder indéfiniment le topic d'un autre membre, je crée ce sujet afin de poser une question sur la mentalité thailandaise !
Je me demandais simplement au vu de la fascination de la jeunesse thailandaise pour l'occident si les mentalités n'étaient pas en train de changer et si la jeunesse thai en voulant suivre un mode de vie et des preceptes occidentaux, ne perdraient pas certaines valeurs ou si au contraire la jeunesse thailandaise finalement évoluaient dans le bon sens en jumelant deux cultures différentes en y prenant le meilleur de chacune !
J'imagine que ce changement s'il y a, doit être beaucoup plus manifeste à Bangkok que dans le reste du pays !
Votre avis sur itinéraire et organisation de mon voyage aux Etats-Unis English translation pending
Bonjour !🙂
Je viens de m'inscrire après avoir longtemps cherché un forum sur les voyages aux USA, celui-ci me semble parfait !
Alors voilà, j'ai pris la ferme décision de partir 3 ou 4 semaines aux USA (sept-oct), pour la première fois. J'ai donc un grand besoin de vos conseils avisés... Comme je n'aime pas trop planifier mes voyages, voilà en gros ce que je compte faire: d'abord, je pars seul (j'aime ça), avion Paris=>Los Angeles, là je prends la voiture louée via Autoescape, je ne traîne pas à L.A. (m'en fous...), je pars directos vers le nord jusqu'à l'Oregon en longeant la côte. Puis plein Est, Idaho, Wyoming (?), puis plein sud, Utah, Colorado, si je peux tirer jusqu'au Kansas et Oklahoma, puis retour via Arizona, Nevada... J'ai un budget de 2500/3000€. La voiture sera la moins chère (Chevrolet Aveo). En faisant 300 ou 400 kms/j, ça me fait un circuit de 5 ou 6000 kms. Pour le logement : 50% campings, 25% motels pas chers, 25% dans la voiture ou dehors, à côté. Nourriture : bord de route, supermarchés (m'en fiche un peu...)
Ce que j'aime surtout, c'est l'Amérique "profonde" : le trip éoliennes grinçantes, motels paumés, stations essences abandonnées, avec Tom Waits et Woody Guthrie dans l'autoradio, etc... vous voyez l'genre quoi ! 😛 Je compte éviter les grandes villes et le shopping...
Alors bien-sûr, je me doute bien que je vais devoir passer par la case visa à Paris et tout le tralala. Tant pis. Je ne vous en parle pas...
Mais j'ai une question : est-ce que tout cela vous parait réalisable ? Au niveau budget, itinéraire, "esprit"... Est-ce que j'ai choisi les bons endroits pour trouver ce que je cherche ?
Je serais vraiment content de recueillir vos conseils et avis sur la question. Vraiment. Cette histoire de visa et de passeport biométrique me fait douter...😕
A bientôt !😎
Je viens de m'inscrire après avoir longtemps cherché un forum sur les voyages aux USA, celui-ci me semble parfait !
Alors voilà, j'ai pris la ferme décision de partir 3 ou 4 semaines aux USA (sept-oct), pour la première fois. J'ai donc un grand besoin de vos conseils avisés... Comme je n'aime pas trop planifier mes voyages, voilà en gros ce que je compte faire: d'abord, je pars seul (j'aime ça), avion Paris=>Los Angeles, là je prends la voiture louée via Autoescape, je ne traîne pas à L.A. (m'en fous...), je pars directos vers le nord jusqu'à l'Oregon en longeant la côte. Puis plein Est, Idaho, Wyoming (?), puis plein sud, Utah, Colorado, si je peux tirer jusqu'au Kansas et Oklahoma, puis retour via Arizona, Nevada... J'ai un budget de 2500/3000€. La voiture sera la moins chère (Chevrolet Aveo). En faisant 300 ou 400 kms/j, ça me fait un circuit de 5 ou 6000 kms. Pour le logement : 50% campings, 25% motels pas chers, 25% dans la voiture ou dehors, à côté. Nourriture : bord de route, supermarchés (m'en fiche un peu...)
Ce que j'aime surtout, c'est l'Amérique "profonde" : le trip éoliennes grinçantes, motels paumés, stations essences abandonnées, avec Tom Waits et Woody Guthrie dans l'autoradio, etc... vous voyez l'genre quoi ! 😛 Je compte éviter les grandes villes et le shopping...
Alors bien-sûr, je me doute bien que je vais devoir passer par la case visa à Paris et tout le tralala. Tant pis. Je ne vous en parle pas...
Mais j'ai une question : est-ce que tout cela vous parait réalisable ? Au niveau budget, itinéraire, "esprit"... Est-ce que j'ai choisi les bons endroits pour trouver ce que je cherche ?
Je serais vraiment content de recueillir vos conseils et avis sur la question. Vraiment. Cette histoire de visa et de passeport biométrique me fait douter...😕
A bientôt !😎
Camping et randos à Glacier National Park (États-Unis) English translation pending
Après Yellowstone où nous avons réservé 5 nuits à un prix correct, nous irons peut-être à Glacier National Park : l'hébergement y semble plus cher, aussi camperons-nous sans doute. Question donc à ceux qui connaissent : est-ce une bonne idée de camper à Many Glacier? Il semble que le versant est soit le moins arrosé. Many Glacier me paraît être une bonne base de départ pour des rando à la journée? Lesquelles me conseilleriez-vous? Combien de temps consacrer à Glacier NP sachant donc qu'on passe 5 jours à Yellowstone, que le voyage dure 3 semaines et que le reste du voyage rest à définir.
Encore une question : est-ce que qqn connait Hell Canyon et Sawtooth national Recreation Area (à l'ouest du Yellowstone)?
Merci de votre aide.
Votre avis sur ce circuit aux Etats-Unis English translation pending
voici un autre circuit!
J 1 2 3 SAN FRANCISCO J 4 YOSEMITE NUIT A MERCED J 5 DEPART VERS LOS ANGELES NUIT J 6 LOS ANGELES ( je veux vraiment faire les plages!) J 7 DEPART VERS LAS VEGAS NUIT J 8 LAS VEGAS NUIT J 9 GRAND CANYON NUIT DANS LE GD CANYON VILLAGE J 10 BRYCE CANYON NUIT A KANAB J 12 LAC POWELL NUIT A PAGE J 13 MONUMENT VALLEY NUIT A KAYENTA J 14 ARCHES/CANYONLANDS NUIT A MOAB J 15 DEPART VERS DENVER J 16 VISITER UN PEU LA VILLE ET REPRENDRE AVION DE DENVER
qu'en dites vous?
J 1 2 3 SAN FRANCISCO J 4 YOSEMITE NUIT A MERCED J 5 DEPART VERS LOS ANGELES NUIT J 6 LOS ANGELES ( je veux vraiment faire les plages!) J 7 DEPART VERS LAS VEGAS NUIT J 8 LAS VEGAS NUIT J 9 GRAND CANYON NUIT DANS LE GD CANYON VILLAGE J 10 BRYCE CANYON NUIT A KANAB J 12 LAC POWELL NUIT A PAGE J 13 MONUMENT VALLEY NUIT A KAYENTA J 14 ARCHES/CANYONLANDS NUIT A MOAB J 15 DEPART VERS DENVER J 16 VISITER UN PEU LA VILLE ET REPRENDRE AVION DE DENVER
qu'en dites vous?
Bons plans dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjours! Je suis un nouveau membre du forum je me suis inscris car j'ai lu des réponses et trouvé de belle suggestions sur le voyage que je suis entrain de planifier.
Nous prévoyons voyagé en famille Moi et mon épouse avons deux filles une de 3 ans et l'autre de 11 mois nous pensons voyagé en motorisé durée du voyage environs 20 jours en mai 2005. Il y a deux ans nous avons fait le même type de voyage dans l'ouest Canadian et nous avons adoré la formule.
Je me demande quel sont les meilleurs site à voir autour du grand canyon
Nous aimons beaucoup faire de la marche dans la nature avec les filles avons chariot adapté au rendonné pour les filles donc pas de problème pour les visites en nature.
Zion NP, Bryce NP, Capitol reef NP, monument valley, Page, Grand Canyon etc nous prévoyons faire le tour Départ de Las Végas et retour Las Végas 20 jours plus tard. Nous aurions aimé faire la Califourni San Francisco, Yosemite, Séquoia, Death Valley mais avec les enfants je pense que c'est trop de route.
Questions ?????
Quel sont les meilleurs site ou National Park (NP) a voir
Quel sorte de route dans les NP avec un motorisé classe A 32 pieds est ce que se sera OK
Est ce OK pour des enfants de bas âges
Y a t il beaucoup de camping pour les RV.
Merci!
Nous prévoyons voyagé en famille Moi et mon épouse avons deux filles une de 3 ans et l'autre de 11 mois nous pensons voyagé en motorisé durée du voyage environs 20 jours en mai 2005. Il y a deux ans nous avons fait le même type de voyage dans l'ouest Canadian et nous avons adoré la formule.
Je me demande quel sont les meilleurs site à voir autour du grand canyon
Nous aimons beaucoup faire de la marche dans la nature avec les filles avons chariot adapté au rendonné pour les filles donc pas de problème pour les visites en nature.
Zion NP, Bryce NP, Capitol reef NP, monument valley, Page, Grand Canyon etc nous prévoyons faire le tour Départ de Las Végas et retour Las Végas 20 jours plus tard. Nous aurions aimé faire la Califourni San Francisco, Yosemite, Séquoia, Death Valley mais avec les enfants je pense que c'est trop de route.
Questions ?????
Quel sont les meilleurs site ou National Park (NP) a voir
Quel sorte de route dans les NP avec un motorisé classe A 32 pieds est ce que se sera OK
Est ce OK pour des enfants de bas âges
Y a t il beaucoup de camping pour les RV.
Merci!
Circuit Ouest américain English translation pending
Je lis les messages très souvent et je vois que vous faites pratiquement tous vos voyages en individuel et jusque là c'est ce que j'ai fait mais en Europe ! Je souhaiterais faire un circuit dans l'ouest américain mais là j'ai très peur que mon niveau d'anglais ne soit pas suffisant !!! Je suis donc forcée de m'orienter vers un circuit organisé, ce qui ne m'enthousiasme pas vraiment car je n'ai pas envie de me retrouver à 50 dans un car avec l'arrêt obligé pour la photo et tout et tout ... Je voudrais donc savoir si quelqu'un connait des organismes spécialisés dans les circuits pour petits groupes. J'en ai trouvé quelques uns mais ils sont plutôt faits pour les "jeunes" (on a 45 ans !!!) Merci d'avance
Tournée des parcs nationaux du grand ouest English translation pending
Bonjour à tous,
L'année prochaine, nous avons décidé de faire la tournée des parcs nationaux de l'ouest americain.
Voici ce que nous contions faire :
partir plutôt en camping une vingtaine de jours en restant plusieurs jours sur certains sites.
Notre seul impératif (émotionnel) est de rester plusieurs jours à Yellowstone.
Est ce que quelqu'un pourrait me conseiller sur les points suivants : Quelle ville choisir pour l'arrivée par avion Quel circuit conseillerez vous (quels parcs à ne pas manquer, lesquels à éviter) Camping: faut-il réserver, acheter sur place le matériel ? Facilité d'accès ? Sinon, est ce qu'il faut mieux se tourner vers les motels ?
Je vous remercie tous par avance !
L'année prochaine, nous avons décidé de faire la tournée des parcs nationaux de l'ouest americain.
Voici ce que nous contions faire :
partir plutôt en camping une vingtaine de jours en restant plusieurs jours sur certains sites.
Notre seul impératif (émotionnel) est de rester plusieurs jours à Yellowstone.
Est ce que quelqu'un pourrait me conseiller sur les points suivants : Quelle ville choisir pour l'arrivée par avion Quel circuit conseillerez vous (quels parcs à ne pas manquer, lesquels à éviter) Camping: faut-il réserver, acheter sur place le matériel ? Facilité d'accès ? Sinon, est ce qu'il faut mieux se tourner vers les motels ?
Je vous remercie tous par avance !
Rues du monde... English translation pending
Salu à tous😉,
Si on faisait maintenant un tour du monde des rues.....allez! je commence....
yann
Si on faisait maintenant un tour du monde des rues.....allez! je commence....
yann
Meilleur endroit où séjourner à Cape Cod? English translation pending
J'aimerais louer une maison à Cape Cod à l'été 2009... toutefois je ne sais pas OÙ à Cape Cod!!! Y a-t-il un endroit où la plage est plus belle, avec des vagues et de l'eau un peu plus chaude qu'à Old Orchard??
Merci pour vos réponses!!🙂
Avis demandé sur circuit de dix-huit jours Washington / Philadelphie / Boston en été 2012! English translation pending
Bonjour à tous
Nous comptons partir en famille (2 parents 4 ados et ado+) faire une boucle de 3 petites semaines dans le nord est des USA cet été 2012. Après avoir surfé sur differents forums, j'en arrive à la conclusion de nous concentrer sur l'Est et laisser tomber Niagara : ce sera pour une prochaine fois. Voila donc ce que nous envisageons :
J1 / vol paris/washington
J2/ washington
J3/ washington / alexandria
J4/ gettysburg /hershey/ nuit à lancaster
J5/ lancaster / nuit à Philadelphie
J6/ Phil
J7/ Phil
J8 / Phil / nuit à New Heaven
J9/ New Heaven/ Newport/ Nantucket (ou Martha's)
J10/ Nantucket ou Martha's
J11/ Cape code
J 12/ Cape code
J13/ Cape code
J14/ Plymouth/Boston
J15/ Boston
J 16/ Boston/Harvard
J17/ Boston / Salem
J 18/ Cap Ann/ Gloucester + retour Boston/Paris
Plusieurs questions cependant : 1/ equilibre du programme ? pas trop de wash ou de phil ? Cape code ? 2/ nous voyageons avec des ados qui s'interessent à bcp de choses, néanmoins, notre règle est dene pas visiter plus d'un musée par ville. Votre conseil pour Wash et Phil ? Alexandria en velo ? avez vous testé ? 3/ il nous est possible de mener l'itineraire dans l'autre sens (de Boston à Wash) qu'en pensez vous ? 4/ quelques spots sortis des sentiers battus que vous pourriez partager avec nous ?
Merci à tous de votre aide. PS : j'ai sous la main un itineraire ouest USA de 3 semaines, super rodé à partager !!
Plusieurs questions cependant : 1/ equilibre du programme ? pas trop de wash ou de phil ? Cape code ? 2/ nous voyageons avec des ados qui s'interessent à bcp de choses, néanmoins, notre règle est dene pas visiter plus d'un musée par ville. Votre conseil pour Wash et Phil ? Alexandria en velo ? avez vous testé ? 3/ il nous est possible de mener l'itineraire dans l'autre sens (de Boston à Wash) qu'en pensez vous ? 4/ quelques spots sortis des sentiers battus que vous pourriez partager avec nous ?
Merci à tous de votre aide. PS : j'ai sous la main un itineraire ouest USA de 3 semaines, super rodé à partager !!
Visite du Pays Basque français et de la Catalogne English translation pending
Bonjour à vous tous
Nous sommes à préparer un futur voyage en pays basques et aussi la Catalane. Nous voulons visiter la côte sud ouest (region du pays basques français) en allant vers Perpignan(Méditerranée) entre la frontière espagnole et de l'autre côté se limiter à la hauteur de Tarbes et Carcassone. Quel serait la meilleur saison pour visiter et marcher entre le printemps, mars, avril, mai ou l'automne, septembre et octobre. la durée du voyage sera entre 4 et 6 semaines. Quel serait le meilleur endroit pour arriver et pour partir? En demeurant 1 semaine par endroit ( en appart) pour pouvoir rayonner autour, quels sont les villes ou villages qui sont les mieux placés pour en voir le plus possible. Merci de vos réponses et nous continuons nos lectures
Gicoul
Nous sommes à préparer un futur voyage en pays basques et aussi la Catalane. Nous voulons visiter la côte sud ouest (region du pays basques français) en allant vers Perpignan(Méditerranée) entre la frontière espagnole et de l'autre côté se limiter à la hauteur de Tarbes et Carcassone. Quel serait la meilleur saison pour visiter et marcher entre le printemps, mars, avril, mai ou l'automne, septembre et octobre. la durée du voyage sera entre 4 et 6 semaines. Quel serait le meilleur endroit pour arriver et pour partir? En demeurant 1 semaine par endroit ( en appart) pour pouvoir rayonner autour, quels sont les villes ou villages qui sont les mieux placés pour en voir le plus possible. Merci de vos réponses et nous continuons nos lectures
Gicoul
Logement au Old Orchard Beach (Maine/Etats-Unis) English translation pending
Salut à vous toutes et tous,
J'aimerais avoir des suggestions pour louer un cottage à old orchard beach? Est-ce qu'il y a des endroits que vous connaissez qui sont propres et abordables dans le prix. Quelles sont les attractions à cet endroit? Qu'est-ce que vous aimez le plus à cet endroit? Je n'y ai jamais été et j'aimerais m'y rendre avec mes enfants âgées de 10 et 12 ans. En attente de vos réponses!
Merci!
J'aimerais avoir des suggestions pour louer un cottage à old orchard beach? Est-ce qu'il y a des endroits que vous connaissez qui sont propres et abordables dans le prix. Quelles sont les attractions à cet endroit? Qu'est-ce que vous aimez le plus à cet endroit? Je n'y ai jamais été et j'aimerais m'y rendre avec mes enfants âgées de 10 et 12 ans. En attente de vos réponses!
Merci!