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Croisière transatlantique Asie du Sud-Est: un mois English translation pending
by Patsy95 · 2018-01-02 · 17 replies
Je pars pour la première fois en croisière avec COSTA sur le victoria, 1 mois du 16/2 au 17/3 je voudrais savoir quels sont les frais supplémentaires ou obligatoires qui nous attendent. J'ai une cabine intérieure, est-il possible de choisir ou est-ce attribué d'office car j'ai vu qu'il fallait éviter une cabine au dessus des bars pour le bruit. Pour les escales : je m'adresse à ceux qui les ont faites : - koh samui et Laem chabang possible de visiter soi-même à la sortie du bateau - Sihanoukville/ Cambodge : je prévois de prendre l'excursion mais laquelle est intéressante Grand tour/le meilleur de sihanoukville/visite panoramique en tuk tuk ou découverte du renam national park ? - Singapour l'excursion m'intéresse mais laquelle : visite du park garden by the bay/visite panoramique de singapour/l'essence de singapour ou l'esprit de singapour ? - Penang malaisie : possible soi-même ? - Colombo Sri Lanka : excursion laquelle Visite panoramique de colombo/philantropy tour pinnawela l'orphelinat des éléphants ou colombo entre présent et passé ? - Nouveau Mangalore : excursion prévue mais laquelle : dans l'arrière pays/excursion complète à Jain Udupi avec déjeuner/tour de mangalore ou Udupi tour ? - Heraklion Crète : possible par soi même ? - Civitavecchia/Rome : possible par soi même Pour définir ce que j'aime au sujet des excursions, plutot faune, flore, marchés locaux, village que temples, monuments et ville. Pour les excursions en indépendant faut-il faire du change de la monnaie locale et où ? y a-t-il des taxis ou bus dans le port à proximité ? enfin, quels sont le pièges à éviter sur le bateau Merci à tous de votre précieuse aide Patricia
Bons plans pour la Malaisie en septembre English translation pending
by Leilaniang · 2006-06-21 · 19 replies
Bonjour a tous voila avec mon mari on a décidé de partir du 05 au 21 sept en malaisie la j ai trouvé ( mais pas encore acheté) des billets sur le net chez govoyages a 1350 eur assurances comprises/ est ce raisonnable??? ensuite on veut faire kl et la cote est ( kota bharu, les perenthians) j ai besoin d un max d infos ( hotels, transports, bons plans..) car c est la 1ere fois qu on part avec juste un vol sec et j ai pas envie de faire n importe quoi

donc je vous remercie d avance d aider un couple qui a besoin de decouvrir d autres horizonss

merci
23 jours en Australie septembre 2015 English translation pending
by Dj93 · 2015-11-08 · 21 replies
Après plusieurs voyages aux States (voir mes comptes rendus précédents), cette année nous décidons d’aller voir les kangourous….. CHEZ EUX !!! Comme à chaque fois, cela fait déjà plus de 10 comptes rendu de séjours que je mets en ligne (malheureusement blogmongénie a été supprimé sans préavis me spoliant de mes autres articles sur la toile !!il ne reste plus que kazeo, devenu à son tour eklablog), mon but est de renseigner au mieux les futurs candidats au voyage et pas d’étaler publiquement ma vie privée. Je n’oblige personne à penser ou percevoir les choses comme moi. Je connais maintenant l’utilité quasi indispensable des blogs pour préparer sérieusement un voyage avec des avis impartiaux et non intéressés financièrement parlant s’entend (ent ant end …phrase un peu longue, je sais, mais je me soigne !!).😉 Seulement voilà, l’Australie c’est quatorze fois la taille de la France, et nos vacances ne sont malheureusement pas extensibles, alors première étape: définir la zone de nos pérégrinations. Nous partirons en Septembre, et il faut aussi tenir compte des paramètres météo, car les saisons sont décalées dans l’hémisphère Sud, ce sera là bas le tout début du Printemps. Pour notre première visite dans cette île continent nous allons tenter de rester sur les fondamentaux, sachant que des liaisons aériennes intérieures seront inévitables. Et c’est là que je rencontre mes premières difficultés dans mes préparatifs car les comparateurs internet sont souvent limités dans le nombre de vols à planifier. Sur le trajet, une escale est obligatoire durant les 17000 kms qui nous séparent de Sydney, qui sera notre ville d’arrivée. Chaque compagnie à sa ville « fétiche », Qantas, l’ Australienne est « associée » avec emirates, l’escale est Dubaï, mais avec d’autres, on a aussi la possibilité de choisir Bangkok, Kuala lumpur, Pékin, Shangaï, Singapour, Ho chi minh ou bien encore Hong kong. Autant dire qu’on a le choix dans l’embarras !!. Ce sera pour nous au final Hong kong avec Cathay pacific. Attention, cette compagnie, comme d'autres d'ailleurs, autorise 20 kgs par valise en soute et seulement 7 en cabine contre par exemple 23 et 12 avec air france, ce détail me stressera quand même un peu, même si à l'enregistrement l'hôtesse me confiera qu'il y a une tolérance en principe appliquée !! je conseillerai quand même le pèse bagage qui lui ne pèse pas lourd. Sachez que les propositions de vols sur les comparateurs vont de 22 heures pour les plus courts avec une escale, jusqu’à 39 heures avec 2 voir 3 arrêts !!!!!! De plus, pour l'hébergement en hôtels, les quelques consultations faites sur le net laissaient apparaître certaines difficultés pour trouver des chambres pour trois avec deux vrais lits et non pas des chambres pour deux dans laquelle on rajoute un lit d'appoint, ou avec un canapé soit disant lit!!(remember New York et les in cons pétants de LOOK VOYAGE (et oui 3 ans après j’ai toujours la hargne contre ces escrocs …) N’ayant pas suffisamment de temps à consacrer à l’élaboration de ce projet pharaonique (heu non pardon on va pas en Egypte !) alors disons vers cette destination inconnue, je décide de faire appel aux professionnels afin de nous proposer par devis les vols, hôtels et locations de véhicules en leur faisant part de nos desiderata voire exigences évidemment. Ainsi je sollicite 3 agences annoncées comme »spécialisées » à savoir Légendes Australiennes à Nantes, Voyageurs du Monde (basée à Bruxelles) et e.australie à Paris. Rapidement j’écarterai les Belges, trop chers pour nous. Concernant e.australie, dans un premier temps une compagnie aérienne nous est imposée sans autre choix possible soit disant, puis après plusieurs contacts insistants, mon interlocutrice dédiée me dit que toutes les compagnies sont possibles, contredisant ses premières propositions ce qui ne met pas forcément en confiance. Après plusieurs ajustements du devis, nous étions toutefois prêts à signer, lorsque qu’au dernier moment pour des raisons ignorées et non expliquées (dommage), le vol retour proposé initialement est modifié, avec un vol intérieur en plus jusqu’à Perth (ville non prévue au programme), rajoutant ainsi une escale supplémentaire. Pour éviter cela, 500 euros par personne en supplément sont demandés, pas question……. Je tiens à préciser que notre interlocutrice dont je tairais le prénom, faisait déjà l’objet de certaines critiques sur les forums spécialisés, quant à ses méthodes !!!...peu orthodoxes…… Donc….. On décide de s’engager avec LEGENDES AUSTRALIENNES que nous recommandons vivement car ils ont été sérieux, compétents et attentifs avant, pendant et après le voyage.VRAIMENT UNE BONNE NOTE …Merci à David P…..et ses collègues, là j’hésite pas à donner le prénom…… car il le VAUT BIEN comme dirait heu… je sais pas c ki tellement il y en a eu….

Le programme finalisé sera donc le suivant : 5 nuits à SYDNEY transfert en avion vers Ayers rocks pour 4 nuits dans le centre rouge avec un 4X4 depuis Alice springs vol pour rejoindre Melbourne pour 2 nuits envol vers la Tasmanie pour 4 nuits avec un véhicule de location sur place (il semble que l'on ne puisse pas rejoindre cette île avec un véhicule de location en ferry!!) depuis Launceston, vol pour Melbourne et rejoindre directement en véhicule la Great Ocean Road (GOR) pour 3 nuits avec le même véhicule ferry pour Kangaroo island et 2 nuits, retour vers Adélaïde pour une courte nuit et vol pour Hong Kong avec comme on dit « un stop » de 3 nuits !!! cerise on the cake.

SYDNEY :

Départ de Roissy CDG le 31 Aout à 13h15. Sachant que le tabac est hors de prix, je veux acheter deux cartouches de sucettes à cancer avant de partir, mais on m'informe gentiment que l'on ne peut importer en Australie que 50..........cigarettes, je laisse tomber. Pour ceux qui sont concernés, sur place la paquet rendu anonyme et stocké dans des placards ou derrière des rideaux à l’abri des regards des potentielles futures victimes de ce fléau est vendu à 17 euros le paquet de 20, par contre certaines marques vendent par parquet de 50 un peu moins cher si vous avez de grandes poches évidemment, (fin de la parenthèse dédiée aux détracteurs qui confondent fumeurs et terroristes, on connait l’inefficacité de ces mesures merci à nos différentes ministres de la santé qui font la même chose ou presque en France) Le boeing triple 7 est plein, après 12 heures de vol , petite pause de 2 heures à Hong kong, où 7h00 heure locale, les boutiques de l’aéroport sont encore fermées. Pour les 9h00 du vol suivant vers Sydney, quelques rangées vides s'offrent avant décollage aux passagers les plus rapides qui souhaitent s'allonger sur les banquettes pour dormir un peu. A Sydney, peu après 17h30 (plus 9 h00 par rapport à la France) il fait 12° et déjà nuit, et le lieu de rendez vous indiqué pour notre transfert en limousine (inclus) vers l'hôtel n'est pas celui prévu par le transporteur, résultat, ce n'est qu'après 30 minutes de recherches (et d’appels téléphoniques hors de prix sur répondeur) que l'on parvient à mettre la main sur notre chauffeur d'origine libanaise qui était là à l'heure mais pas au bon endroit. Bref ... L'hôtel Cambridge, réservé pour 5 nuits est récent mais un peu excentré au Nord du centre névralgique de la ville en plein quartier gay, autant dire que les établissements de nuit se passeront de nous. La chambre est correcte avec deux vrais lits pour nous trois. On tente tout de même de se restaurer de façon un peu plus consistante que dans l'avion, mais l'unique restaurant où l'on tente notre chance ne sert plus au delà de 21h00, on se rabat chez hungry jack qui sera notre seul fast food du séjour. Bien calés et le taux de cholestérol bien remonté, (holala si les ministres voient ça !!je vais me faire dis puter) allez vite au dodo pour être en forme et ATTAQUER enfin réellement nos vacances. 2eme jour : notre voyagiste nous a réservé les billets pour le captain cruise, croisière hop on hop off day pass (ouf!) en résumé durant la journée, vous visitez toute la très belle baie de Sydney en descendant où et quand vous voulez tout au long du trajet et des différents arrêts.(bah oui vous allez pas sauter dans l'eau!) C'est bien pratique. En fonction des heures, les navettes ne s'arrêtent pas forcément toutes aux mêmes endroits, à Watson bay, par exemple on descend pour prendre la suivante qui nous déposera à Manly, quartier situé au bout de la baie, véritable station balnéaire très agréable, cependant le ciel un peu chargé a démotivé les adeptes de la glisse en ce début de saison, peu de surfeur … Ne voyant pas de revendeur TELSTRA, on souscrit un forfait 90 minutes à 40 dollars chez vodaphone. Erreur, en effet je confirme ce que j'avais lu avant de partir et ce que j'aurai du suivre, cet opérateur a une couverture médiocre du territoire, nous devrons avoir recours très fréquemment aux très nombreuses cabines téléphoniques telstra en parfait état de fonctionnement et finalement pas très chères, ici ni tag ni dégradation, ça change... J'avais, à ce sujet, changé juste avant de partir mes euros au taux apparemment sympa de 1,52, alors qu'en moins d'un an, le dollar américain était passé de 1,38 à 1,11 rendant ainsi les USA moins attractifs. Merci à l’Europe et ses eurodéputés à 13000 euros par mois qui légifèrent quand ils sont présents, sur la puissance des aspirateurs notamment. !!! Bon stop aux détails, continuons le périple.... Après un bon filet de Barramundi en terrasse au fish and ships il est temps de reprendre la mer. Impatients de voir koalas et autres diables de tasmanie, on décide de s'arrêter au zoo taroonga pour 114 aud dont un ticket au tarif étudiant (le télésiège est fermé pour travaux). ERREUR, car ces petites bêtes en captivité dorment cachées toute la journée, il faut être présent aux heures fixes de nourrissage, ce qui, évidemment n'est pas notre cas, alors lion, tigre, girafe et éléphants BOF....... On regagne notre hôtel à 20h00 après une première journée de 12h00, avec la fatigue du voyage ça commence fort. Première impression: nous sommes stupéfaits par la très forte proportion d'origine asiatique de la population, on s'est même demandé si on s'était pas trompé d'aéroport à l'atterrissage !!!! Impression confirmée, puisque durant notre séjour, le premier ministre qui s'apprêtait à signer une nouvelle convention d'immigration avec la Chine a été débarqué de ses fonctions. Des affiches publiques 4X3 critiquant sa position l'accusaient de préférer les asiatiques aux Australiens!!!! Les petits déjeuners buffet inclus du Cambridge sont parfaits. Pour notre deuxième journée, on investit 120 dollars dans les billets du sydney explorer sightseeing bus valables 24h00, selon nous c'est un moyen idéal pour visiter à un tarif raisonnable. Achetés en fin de matinée, ils nous permettront d'effectuer le second circuit le lendemain matin. On fait un arrêt à la tower sydney, d'où la vue à 360° sur la ville est intéressante, cependant les tarifs de ces « attractions » sont toujours un peu prohibitifs, comme à mon habitude, j'avais quand même déniché un coupon à 20% de réduc dans l’un des nombreux prospectus du hall de l'hôtel. On se rend ensuite au plus grand marché aux poissons de l'hémisphère sud et ça vaut le détour, si comme moi vous raffolez des produits de la mer, le spectacle des étals multicolores bien ordonnés est éblouissant (c'est pas mal dit ça!!!ndlr) 😉 On peut manger sur place des produits extra frais et c'est quand même mieux qu’au macdo !! On poursuit avec le joli mais luxueux centre commercial au sein du vieux queen victoria building, le quartier the rocks avec une belle vue sur le harbor bridge et les jardins botaniques avec le mrs Macquiries point (soleil de face à 17h00, pas bon pour les photos ça!!) Coucher de soleil sur le célèbre opéra, déjà photographié sous toutes les coutures bien sur. Chez Coles, on achète de quoi picniquer en chambre, un peu de repos et d'économie ne feront pas de mal. Troisième jour, il pleut jusqu'à 9h00 mais le ciel s'éclaircira progressivement, on fait la ligne bleue du bus, qui dessert les beaux quartiers avec villas superbes sur la baie (vaucluse, rose bay, double bay). Arrêt à Bondi plage, célèbre pour ses surfeurs, là aussi absents malgré les belles vagues pleines d’écume (enfin les pros parlent de « spots »), par contre les travaux pré-estivaux sont nombreux. Au retour, on visite l’aquarium pour 96 aud (avec encore des coupons magiques à -20%), cependant c’est un peu décevant , deux tunnels permettent d’observer requins et dugongs on aperçoit un et un seul platypus, au final BOF aussi. (cela n’engage que moi comme d’habitude) Via le pyrmont bridge on rejoint le centre commercial moderne, pour nos achats compulsifs de souvenirs qui viendront s’entasser avec ceux des années précédentes. D’ailleurs j’en profite pour m’offrir un chapeau en cuir dit »crocodile dundee » car je ne veux pas, comme cela s’est déjà produit par le passé, remettre au lendemain l’achat inutile que je peux faire le jour même. (apparté: dans une autre vie, l'acteur était peintre sur le harbor bridge d'après ce que j'ai lu). Je prends un made in australia (regardez bien l’étiquette car les vendeurs chinois sont sournois, on a tenté de me vendre un made in pakistan!!)) De marque Barmah avec cinq vraies dents de croco (avec certificats !!) et un contour bracelet en cuir épais à tout de même 115 $ (prix constatés ultérieurement environ 130 à 140 aud) il y a moins cher avec seulement 3 dents et un contour support de dents plus fin à 80 aud….. c’est les vacances tout de même, j’ai bien le droit de me faire un p’tit KDO….( La marque Akubra, Australienne aussi, est un peu moins distribuée et un peu plus chère). Confrontés à ce gouffre financier dans le budget, ce soir ce sera encore picnic dans la chambre, acheté cette fois chez woolworth et pi tant pi…. Au petit dej, j’ai pris l’habitude des tartines au végémite. Cette pâte noire, énergisante , pleine de vitamine B est infecte, mangée seule, mais mélangée au miel ça passe et comme les militaires australiens en ont dans leurs rations, c’est forcément bon pour la santé…(HA elles sont contentes là hein ?) Pour ce dernier jour à Sydney, l’agence nous a réservé une excursion aux blues mountains parmi les nombreuses propositions existantes. C’est avec sydneyboutique que nous allons passer la journée. Prise en charge à l’hôtel en minibus avec un chauffeur âgé, anglophone mais très sympa et jovial. On ramasse 2 touristes anglais et première pause matinale au featherdale wildlife park où l’on se fait caresser par les koalas (euh non c’est l’inverse en fait) et l’on nourrit les nombreux wallabies, les cartes mémoires chauffent dur. On poursuit par 2 petites promenades forestières, les cascades Katoomba et évidemment arrêt au point de vue sur les trois sœurs (pics rocheux) et au touristique Waradah aboriginal centre, où deux « vrais faux »aborigènes nous exposent brièvement leur culture entre deux coups de didgeridoo. Le repas se fait au restau jameson house, tenu par des jeunes français adeptes du programme vacances travail (très nombreux en Australie) où l’on regoute le fameux barramundi, poisson exclusivement local. Au retour, petite pause à Leura, village rétro bobo sans grand interêt. Depuis le stade Olympique on rejoint circular quay en ferry omnibus avec de nombreux arrêts et de très nombreux passagers. L'air est frais.... Selon notre guide, l’immobilier est très cher à Sydney, beaucoup de gens y travaillent, beaucoup moins y habitent.

LE CENTRE ROUGE

Envol pour Ayers Rock et le centre rouge désertique du pays. A 7h00 coup de fil en chambre de la société chargée de nous transporter à l’aéroport, pour décaler l’heure de prise en charge, on passe de 8h00 initialement prévu à 7h30, méthode cavalière peu respectueuse de la clientèle. L’aéroport domestique en ce dimanche est très fréquenté mais l’enregistrement va vite, le boeing 737 de virgin australia à l’équipement sommaire est plein, après tout de même 3h00 de vol (je vous l’avais dit c’est grand l’Australie !) notre 4X4 toyota prado blanc rutilant sous le soleil nous attend sur le parking. Il faudrait presque un escabeau pour monter dedans ! Volant à droite et conduite à gauche, boîte auto heureusement y aura déjà ça de moins à gérer, quand on sait que plus d’une fois j’ai mis les essuies glace au lieu du clignotant…. 😠 On rejoint assez vite l’un des rares hôtel du secteur, le outback pioneer au pied du célébrissime rocher ULURU. Il s’appelait avant AYERS Rock, du nom de l’immigré Anglais, élu 7 fois premier ministre et qui avait permis les expéditions à l’origine de sa découverte au XIX°. L’entrée du site est à 25$/pers. En attendant l’heure fatidique du coucher de soleil, on fait un bout de promenade sur le kuniya walk jusqu’au waterhole (trou d’eau pour ceux qui comprennent pas mon anglais courant). Attention, si vous choisissez de rester un certain temps dans ce secteur pour l’explorer sérieusement et pédestrement, je vous conseillerai peut être l’achat d’un filet anti mouche proposé partout. Le mettre par-dessus ou en dessous votre chapeau, casquette ou seul sur la tête comme les femmes asiatiques car……les nuées d’insectes volants deviennent très très vite insupportables et il y en a partout, et puis après tout, LE LOOK APICULTEUR a du charme…. Ensuite on rejoint le site dédié coucher de soleil, où il faut se frayer un chemin et surtout trouver une place pour garer le camion, certains fans n’hésitent pas à déballer table et fauteuils, pic nic et champagne pour assister au spectacle, d’autres montent sur le toit des bagnoles, faudrait pas exagérer non plus. C’est beau mais quand même. Une autochtone fêtarde me traitera même de « lovely french » lorsque j’accepterai de prendre en photo son groupe d’assoiffés: Une connaisseuse…… Pour le dîner deux restos et pas plus, on choisit le plus populaire où l’on fait cuire soi même sa pitance sur une plancha non nettoyée par les clients précédents…. A ce propos, partout dans le pays presque toutes les aires de repos sont équipées d'une ou plusieurs planchas électriques fixes à disposition des adeptes du BBQ. Le confort de notre chambre à l'outback est appréciable. Demain, lever tôt, pour assister à 6h50…… Bah au lever de soleil évidemment depuis un autre point dédié, (le TALINGU NYAKUNYTJATU, atchoum !) Entre le soir et le matin, rien que le rocher seul, ce sera 70 photos… des fois qu’on en loupe une !! Vive le numérique! (et évidemment je ne vous donnerai pas le nombre de photos avec nous aussi dessus!!) Ensuite direction Kata Tjuta, autre chaîne rocheuse contrastant aussi avec la platitude du désert. On « randonne » sur la première partie de la valley of the wind (KARU) puis on s’aventure dans la walpa gorge, sous le soleil y a pas à dire c’est joli. Mais c’est pas le tout, on doit rejoindre Kings canyons et le Watarrka NP à 250 kms, alors hop à bord du camion. Et n’oubliez pas de faire le plein, car il n’y a que deux stations sur le trajet :curtin springs et kings creek : à chaque fois, une miniminisuperette, un mini restaurant et quelques hébergements rustiques ET PUIS C’EST TOUT, ici c’est camping et les Australiens, adeptes, ont tout à bord du vieux 4X4 poussiéreux. Nous on s’en fout, le réservoir du camion contient 87 litres.( le prix du litre de super est à 2,09$ et 1,38 en moyenne ailleurs) A l’arrivée, promenade jusqu’à kathleen springs (trou d’eau). Le kings canyon resort est correct, on mange un hamburger de chameau à la cantine de l’outback BBQ, avec en fond sonore, un musicien country retraité depuis longtemps. (longues tables communes et bancs) DODO car le lendemain c’est un cruel dilemne.. En effet pour rejoindre notre étape du soir à Glen Helen, soit c’est 280 kms via la piste « mereenie loop » de 160 kms, soit on contourne par le bitume mais là c’est pas moins de 700 kms !!! et deux avis différents (c’est mieux qu’un) nous déconseillent très fortement la mereenie loop ( payante à 5 $, histoire d’enregistrer les coordonnées des aventuriers en partance pour faciliter les recherches au cas où?) très difficile parait il, alors tant pis on va rouler. Je tente quand même sur quelques kms, un raccourci possible par la piste ernest giles road, mais mes deux passagères m’intiment de renoncer au bout de quelques kms, alors demi tour et roulons….

Têtu, avant d’arriver, je veux quand même savoir ce que c’est que faire du 4X4, alors on prend la palm valley, cul de sac de 40 kms AR et là : bah je fais pas le fier et encore moins le malin: rochers, trous, sable, novice, je suis obligé de consulter rapidement le mode d’emploi pour savoir comment franchir au mieux ces différents obstacles sans rester coinçé, on risque pas l’excès de vitesse, et je sais pas pourquoi mais malgré la clim je TRANSPIRE BEAUCOUP !!!! bref …maintenant on en rigole. A l’issue, sains et saufs, le camion aussi, on prend la piste de 43 kms, et il en reste encore 72 autres bitumés pour atteindre le glen helen gorge and resort…. C’est l’unique hôtel du coin, rustique et spartiate, il y a bien sur un camping, mais pas de superette et obligation de dîner à l’unique resto (en réservant) et sans pouvoir choisir l’heure, c’est plein… Au menu à la carte uniquement, une page pour les entrées et les plats et 4 pages pour les vins, tout est dit, ou plutôt écrit… Pas de petit dej inclus, comme dans presque toutes nos étapes, dommage, car sur place c’est 25 $ minimum par personne, ça ferait beaucoup au final. Départ 7h30 car avant de rejoindre Alice springs (la capitale du désert à 140 kms) il y a plusieurs promenades au sein du West Macdonnell national park ( pas plus d’une heure chacune sans forcer). On commence par Redbank gorge (un petit peu difficile, avec un sentier mal balisé et des rochers un peu partout), puis Ochre pits, Ellery creek bighole , stanley chasm (sentier « privé » payant à 10$ à faire vers midi avec le soleil de plomb à l’aplomb !!) et Simpsons gap, tout cela vaut le coup d’œil Omer! Arrivée début d’après midi à Alice springs où après 1700 kms parcourus, je rencontre mon premier feu tricolore et les premiers policemen. Ici les nombreux groupes d’aborigènes, visiblement marginaux, errent dans le tout petit centre ville. Les hommes ont un faciès très particulier, par contre les jeunes enfants sont magnifiques et les parents en profitent pour quémander une piécette aux rares photographes. Via internet (et viator, filiale de tripadvisor apparemment) j’avais réservé une promenade coucher de soleil à dos de camel (sans filtre) chez Pyndan tracks (18 kms au sud ouest d’alice springs)Nous sommes une dizaine, deux par bête, attachée entre elles, telle une caravane du désert, ça dure environ 1h00 et cette expérience exotique est très sympa. Sachez que depuis qu’ils ne sont plus utilisés pour les divers travaux et transports, et qu’ils ont été relâchés dans la nature, il y aurait en Australie plus d’un million de dromadaires. Pour la petite histoire, celui qui marchait derrière moi s’est blessé au naseau, et pour essuyer le sang dégoulinant, il n’a pas trouvé d’autre kleenex que… le dos de ma veste, résultat à l’arrivée, notre guide me donnera 50$ pour le nettoyage remboursant presque le prix du billet, alors que les dégâts étaient quand m��me superficiels. MERKI pour le geste.

MELBOURNE depuis le tout petit aéroport d’Alice springs (2 portes en tout pour arrivées départs avec accès aux avions à pied sur le tarmac) 2 heures de vol pour rejoindre Melbourne en milieu d’après midi avec qantas. Là notre chauffeur est à l’heure et à l’arrivée avec une pancarte nominative comme cela aurait dû être le cas à chaque fois, l’hôtel ibis est tout près du superbe marché victoria. Pour cette fin de journée on se contente de papillonner dans le centre de cette ville ressemblant à une ville européenne avec des habitants à l’inverse de Sydney qui se rapprocherait plus d’une ville US avec les habitations en périphérie. Le petit déjeuner buffet inclus du lendemain n’offre ni jambon ni fromage mais du riz cantonais et de la soupe miso, population locale oblige. On commence notre unique journée découverte par le marché victoria et ça vaut vraiment le coup, outre les beaux étals de produits alimentaires qui ne nous concernent pas, il y a aussi tout le panel des souvenirs types à des prix défiant tout ce que l’on a pu voir au cours du séjour, et encore plus intéressants si vous achetez plusieurs produits identiques pour gâter tous vos proches. Par 2,4,6 ou plus, pendules, tee shirts, stylos, porte clefs, casquettes, peluches sont presque à – 50%, idéal pour les cadeaux. Pour profiter au plus vite du maximum, on prend les tickets à 10$ du melbourne visitor shuttle (il faut payer en pièces à la borne de l’un des 13 arrêts) c’est pratique, c’est le chauffeur qui fait les commentaires. Le centre commercial harbour town est grand et beau mais les prix sont moins attractifs qu’au marché pour les souvenirs en tout cas. On rejoint la belle marina où l’on prend encore un bon fish and ships, puis garden fitzroy, et la jetée le long de yerra river, belle vue au 88° étage de la tour eureka qui ne déroge pas à mon commentaire précédent. Pour le dîner, réservé avant départ, toujours avec viator, c’est le colonialtramcar. Repas complet à bord d’un vieux tram circulant de nuit en ville (apéritif, plat, dessert et boissons à volonté très correct pour 60$ par tête c’est aussi un bon souvenir sympa, réservation obligatoire, y a vraiment du monde et la plupart habillé sur « leur 31 » sans être guindé) Séjour express un peu court dans cette ville que nous avons beaucoup aimé, ET PAS SEULEMENT POUR LES BOISSONS A VOLONTE DU TRAM !!!!!! à bon entendeur ( ou lecteur)

LA TASMANIE

Une nouvelle fois, un message à la réception nous avertit gentiment que la prise en charge de royal coach limousine sera à 8h55 au lieu de 9h30 encore merci, de plus le mini bus est trop petit pour le nombre de clients « à ramasser », les valises sont stockées sur une banquette, d’autres tassées tombent au sol avant fermeture forçée du coffre et notre driver dépose tout le monde au même endroit sans tenir compte des différents halls de départ, car ici à melbourne l’aéroport c’est pas alice springs….. Le vol qantas ne dure pas bien longtemps, et l’on prend rapidement possession de notre toyota pulsar sedan, japonaise qui comme celles déjà eues les autres années, a les charnières du coffre particulièrement mal foutues, empêchant inexorablement son chargement aisé, tant elles prennent de la place à l’intérieur….bravo les cerveaux nippons… Vu le planning insuffisamment étudié de ma part avant le départ, on est contraint d’aller directement vers la péninsule de tasmanie pour voir différents sites comme Port arthur. Contrairement à ce que l’on pourrait naïvement croire ce n’est pas une ville mais un ancien bagne dont l’accès est payant à 35 $, vu notre heure tardive d’arrivée à 16h15, la promenade en bateau ne se fait plus !!et la caissière voyant notre embarras nous fait payer que 2 billets à 18$, encore MERKI... En réalité ce ne sont que des ruines, et à part la visite de la maison bien conservée du chef de la garnison, y a pas grand-chose à voir, selon nous encore une fois.



Ensuite on fait à la va vite les différents points de vue photos, proches les uns des autres: devil’s kitchen, tasman arch, blowhole, pirates bay, il fait beau et c’est beau mais sans plus. De nuit à 18h00, on gagne notre hôtel d’hobart, le west point, c’est un immense hôtel casino excentré, ce jour là, plein à craquer avec séminaires et mariages hindous qui monopolisaient l’accès du hall et les ascenseurs. On dîne au fish and ships à Elisabeth street avec difficulté pour se garer, en résumé on ne verra rien d’hobart dommage peut être… précision, le soit disant intéressant marché de Salamanca n’a lieu que le samedi matin. Après le dîner, au retour je ne résisterai pas à la tentation du casino, et me ferai plumer de 15 malheureux $ à une sorte de roue de la fortune aux règles ultra simples spéciales débutants ( et pigeons). Dimanche 13 Septembre, 8h00, départ vers le mont field NP et la belle route le long de la Tyenna river, quand on arrive le visitor center est encore fermé, obligés, si on est honnête, de mettre notre obole dans une boîte en remplissant un ticket à 2 souches, un dans la boite et un sur le tableau de bord (24$/jour/voiture). Puis direction les belles russels falls à 20 mns de marche facile, on apercevra furtivement un opossum matinal, au dessus l’accès aux horseshoes falls demande un peu de grimpette, à l’issue un bon café au bar enfin ouvert et achats de peluches pour mon adolescente majeure que je ne veux pas voir grandir !!! snif snif. Ensuite arrêt à Richmond avec le plus vieux pont du pays (1825), ses vieilles maisons géorgiennes et ses sandwichs que nous dégusterons avec modération peu avant Orford au bord de la Prosser river. Arrivée à Bicheno pour 2 nuits, soit une de trop, c’est un vrai bled, 2 boutiques fermées dimanche et Lundi (pas de bol) et une superette qui ferme à 17h00 heureusement ! Notre chambre au best western n’a pas de vue sur mer dommage. Pour l’instant la seule wildlife vue sur l’île, ce sont des troupeaux immenses de moutons et de vaches, et ….. des cadavres tous les kms de wallabies écrasés sur les bas côtés qui font le bonheur des corbeaux charognards biens dodus. Au sealife center restaurant, l’un des 2 ouverts sur 3, on se prend un copieux plateau de fruits de mer chaud et froid pour 2 avec notamment des huîtres bien charnues et iodées. Sur le chemin du retour on croise des pinguinos en randonnée nocturne dans les fourrés c’est CHOUETTE . Aujourdh’uy on a eu entre 23 et 26° sous un beau ciel bleu ensoleillé : inespéré. Ici, comme partout à travers le pays, la récupération d'eau de pluie n'est pas une utopie, nombre de maisons sont équipées d'une , voir deux citernes gigantesques et bien visibles.

Après la grasse matinée, départ à 8h45, pour le parc Freycinet (accès 24$ par voiture) Pause à Coles bay, tout petit, et puis promenade d’environ 1h15 AR vers wineglass bay (la baie du verre de vin !), y a du monde, c’est beau, sur le parking au retour un wallabi croque une carotte offerte par de jeunes asiatiques photographes (pléonasme?) malgré l’interdiction de nourrir la faune. Pauses photos obligatoires à honeymoon bay, richardsons beach, sleepy bay et cap tourville. Après avoir vérifié l’heure de nourrissage des fameux diables (15h30) on se dirige au east naturworld park, où nous serons les 3 seuls visiteurs et c’est très bien ainsi. On fait mumuse avec les gentils wallabies gourmands, notre guide nous explique tout sur ces pauvres diables emblèmes nationaux à la durée de vie très limitée à cause notamment d’une maladie incurable, et en plus elle confie momentanément dans les bras de « ma fifille » un jeune woombat adorable, les cartes mémoire ont fini de fondre… On dîne au resto attenant à l’hôtel, plein, ici aussi on commande et paie à l’avance au comptoir avant d’être servi à table, il y a une mini salle de jeux avec machines à sous et des écrans géants avec tirage en direct du keno local toutes les 2 minutes.

Ce matin, il fait 9°, pour rejoindre st helens à 75 kms seulement, on décide d’explorer un peu le centre de l’île : Campbell town avec son pont de pierre de 1838, puis Avoca, Fingal, St Marys, Scamander que des bleds. On dépasse l’étape pour voir Binalong bay et bay of fires , avec ses rochers colorés d’algues séchées devenues orange. Il a plu presque toute la journée, mais cela ne stoppe pas les aventuriers que nous sommes…Alors on marche jusqu’aux saint columbia falls, les plus hautes de Tasmanie, puis sous la pluie battante on affronte le chemin boueux et forestier jusqu’aux « halls falls » c’est long et évidemment on croise personne. Mais on emporte chacun un petit souvenir que l’on découvre une fois repartis en voiture :ça nous gratte au niveau des chevilles et des mollets c’est quoi DONC ?.... ET BIEN DES PETITES SANGSUES PARTOUT, chaussures, chaussettes pantalons et peaux, parano collective…. Je vous en reparle si je peux dans quelques mois…. 😎

Dernier jour sur l’île, direction Launceston, mais avant on s’arrête au « shop in the bush » capharnaüm vendant du neuf et de l’occas tenu par une gentille mamie, en pleine fôret c’est attrayant. Via Scottsdale, bridgport et george town (pas terrible), puis le batman bridge suspendu on arrive au cataract cliff gorge . C’est la seule attraction de cette ville étendue, partiellement à flancs de colline. Moyennant 12$/personne on peut prendre le télésiège surplombant le site puis effectuer quelques petites promenades avec de belles vues , mais c’est quand même plus une destination familiale dominicale et locale (ale ale ale QUOI ? De la bière ? Où ça?) Nous sommes très chaleureusement accueillis à l’hôtel comfort inn coach house près du centre ville, pas vraiment dédié au tourisme, pour le dîner on préfère le hallam’s waterfood avec encore un plateau de fruits de mer chaud et froid, assez cher(en tout 185$) plutôt que le stillwater plébiscité par certains guides mais proposant peu de produits de la mer au menu.

GREAT OCEAN ROAD (GOR)

A l’aéroport où nous arrivons bien sur en avance on nous annonce l’annulation de notre vol qantas de 10h40 pour Melbourne et nous sommes redirigés sur le Jetstar de 10h15 quand l’informatique le permettra, angoisse de courte durée. Du coup on arrive un peu en avance à l’agence Hertz, débordée, après les formalités il faut attendre que la voiture tout juste restituée soit prête, au final on perd du temps et pourtant la route est longue avant d’attaquer réellement la GOR. Là attention, en quittant l’aéroport ne vous trompez pas de route soyez vigilant (GPS ou demandez conseil au loueur) car les accès proches de melbourne sont payants via portiques automatiques et il parait que ça coûte. J’aurai dû être un peu plus attentif au devis et demander une étape plus proche vers apollay bay par exemple car vu la distance à parcourir et l’heure d’arrivée à melbourne, on a 280 kms à faire (en théorie mais 345 réellement faits avec les détours de « curieux ») et ça roule pas forcément très bien. Du coup on zappe un peu certains sites possiblement intéressants comme turquay et bells beach (spot de surf mondialement réputé) et Apollo bay où l’on fait un passage rapide, à 17h30 tout est fermé. Le cap Otway, cul de sac de 21 kms payant pour voir le plus ancien phare du pays aurait peut être valu le détour.

Par contre, avant apollo bay, à grey river road près de kenneth river il n’était pas question de louper l' arrêt obligatoire: koalas à profusion en pleine nature, à condition de lever la tête et chercher dans les eucalyptus, et surtout si vous écartez les bras, en moins de 10 secondes vous êtes un perchoir à perroquets multicolores même sans rien leur offrir à manger, les nouvelles cartes mémoire commencent à fondre. 10 kms plus loin c’est erskine falls toutes proches du parking, ensuite jusqu’à port campbell c’est 90 kms de route sinueuse loin de l’océan, cette portion devrait plutôt se nommer « great forest road ». Le motel best western great ocean road motor inn (atchoum) est architecturalement parlant sympa, tout en bois mais il faut la voiture pour aller dîner au seul resto ouvert de ce bled le « 12 rocks » où pour 105$ avec 2 boissons c’est pas trop mal.

Il a plu toute la nuit et pour rejoindre Robe en théorie, encore, c’est 375 kms mais on en fera 470 , toujours par soif de curiosité. Alors pas de temps à perdre, on attaque entre les éclaircies et en rebroussant chemin, les 12 apôtres dépassés la veille au soir. Ils ne sont plus en réalité que 8 à cause de l’érosion maritime (2 cms par an au pied). Belles photos, mais encore beaucoup trop qu’il faudra trier au retour. Puis tous les autres points de vue assez proches dans le désordre, london bridge devenu arch après l’écroulement d’un morceau, (isolant 2 touristes sauvés par les secours) loch and gorge, the grotto (après Peterborough bay of island), en 1h30 tout est fait. La fin de la GOR est à Warrnambool, ville animée avec commerces, peu avant on a acheté nos sandwichs au magasin cheese world face à la fabrique. On fait une pause à logans beach point d’observation des baleines, mais ça doit pas être le bon moment, après un 10 eme perdu à chaque œil à scruter l’horizon: rien à voir. On tente d’explorer le parc gratuit de tower hill mais toujours pas de wildlife dans les parages. Port Fairy vaut une pause photo le long du chenal. Mont gambier est une grande ville et l’on monte voir le lac bleu, réservoir naturel d’eau douce dans le cratère d’un volcan éteint (pas étonnant avec toute cette eau !!) 😏 A 14h30, retour brutal sur terre, on a encore 300 kms à faire, on arrive à 17h30 car ici y un décalage horaire de moins 30 mns. A Robe, près de la plage, il parait que l’on peut aussi voir des dauphins, mais là encore ils doivent être ailleurs. Après un quiproquo sur l’emplacement de notre BandB, le propriétaire nous rejoint et nous accompagne jusqu’à notre cottage victoria, maison typique individuelle entièrement équipée, et rien que pour nous. Pour le petit dej le frigo est plein (pain de mie, œufs, bacon, jus de fruit, lait confiture) c’est top, incredible (in english please) bon d’accord faudra faire la vaisselle mais quand même. On dîne juste à coté dans l’un des rares resto de ce bled (aussi) c’est plein.

350 kms nous séparent de Victor harbour, l’étape du soir. On zappe Grampians qui aurait nécessité une journée de plus. Peu avant Kingston, une tribu entière de wallabies regardent passer les voitures au bord de la route, chez nous les vaches regardent passer les trains parait il, chacun son truc. En tout cas un coup de warning sur le bas côté, le temps d’immortaliser tout ça. A peine plus loin, je suis ému par deux émeus émouvants qui se meuvent dans les broussailles. Au coorong NP on tente la promenade d’observation des pélicans, mais fo un zoom pour voir les vols et envols collectifs. Par contre pas besoin pour admirer furtivement un énorme kangourou qui s’enfuit au milieu des arbustes, c’est notre jour faune sauvage. Au bord du lac Albert, à Méningie on engloutit nos sandwichs en observant avec attention l’unique pélican qui accepte de poser devant les objectifs. Il fait beau et 23 degrés, mais 24 ressentis, j’en suis sur !! (j’adore cette nouvelle marotte débile de nos présentateurs météo) Victor harbour est très étendu, enfin une ville, c’est Samedi et c’est la fête années 50 avec orchestres, concours de voitures américaines rutilantes et habits d’époque, CHOUETTE, non je l'ai déjà dit, allez HIBOU. le train à vapeur cockle train (ou steamrange) ne fonctionne pas aujourdh’uy, tant pis, on se rabat sur l’autre attraction locale, le horse tram qui relie granite island à 9$ l’AR et un samedi jour de fête, et bien à 15h30 c’est déjà le dernier trajet possible. Notre hotel golf Mac cracken country club est loin du centre ville et pas à la hauteur de ses prétentions selon nous, la propreté laisse à désirer. Pour le repas du soir, on se prend trois bons gros hamburgers au bistrot de l’hôtel victor sur l’esplanade pour 48$ ! c’est plein et animé.

KANGAROO ISLAND

Malgré les avis controversés, on a décidé d’y aller faire un tour, comme ça on saura. Seulement 60 kms séparent victor Harbour de Cap jervis, l’embarcadère du ferry. Notre voyagiste a tout fait pour nous prévenir, il y a 2 jours que notre départ de 10h00 était supprimé et reporté à 12h00, heureusement car patienter sur place aurait été long, y a rien, je dirai même moins que rien…. Pour me stationner à bord, je suis encore une fois pas très fier, car les voitures sont garées au millimètre près pour en mettre le plus possible. La traversée de 13 kms jusqu’à Penneshaw dure 45 mns, au cours desquelles je perds encore 1/10 eme à chaque œil pour essayer de voir des accompagnateurs marins, en vain. Cette île de 145 kms de long sur 60 maxi de large compte environ 6000 habitants dont un tiers à Kingscote « la capitale » autant dire que c’est désert. A peine arrivés, on doit rejoindre l’extrémité et le parc flinders chase. donc pour optimiser cette visite express de 2 nuits, il faut bien planifier les choses à voir et à faire. On achète nos sandwichs à l’arrivée et pas trop de choix…. Compte tenu de ces paramètres, nous empruntons quand même une piste pour accéder à la honey farm clifford’s, avec son merveilleux miel issu d’abeilles Italiennes de Ligurie( 1884), on prend un kilo moitié Mallee moitié spring mix, tant pis pour les valoches, il est trop bon. Pour éviter les kms superflus, on emprunte diverses autres pistes sablonneuses pour rallier notre visite suivante, c’est seal bay et sa plage remplie de lions de mer et autres otaries ou bien étaient-ce des phoques ? en tout cas ce qui est sûr, c’est que c’est un piège à touristes très cher. Il faut débourser 16$ par personne pour arpenter le boardwalk en bois d’environ 300 mètres (avec interdiction de s'en écarter) jusqu'à la plateforme d'observation. Là on aperçoit d'inertes mammifères somnolant au soleil gratuitement EUX. Par contre, si on accepte de payer 33$ par tête avec un guide, on a le droit à un point de vue global mieux placé et surtout d’aller sur le sable approcher les plus éveillés. Pour nous, franchement c’est à éviter, surtout que l’on verra beaucoup mieux plus tard et gratuitement !!. Ensuite à Vivonne bay , aucun pingouin à l’horizon, par contre en route bocou de kangourous dans la nature. A hauson bay wildlife sanctuary on paie 7,5$ par personne pour essayer à nouveau de dénicher des koalas avides d’eucalyptus et quelques kangourous, mais finalement sous la pluie en plus, c’est pas forcément incontournable. Le island wilderness retreat avant l’entrée payante de flinders chase a le monopole de l’hébergement, repas au nicolas baudin restaurant (avec réservation) assez corrects…. Le petit dej inclus ne propose pas « de chaud » c’est moyen.

On arrive à 8h50 à l’entrée payante de flinders chase (33$), la femme du visitor center croit bon de sortir nous informer comme c’est écrit sur la porte que ça ouvre à 9h00, pourquoi, présente, n’a-t-elle pas ouvert de suite en voyant les gens attendre ??? parce qu’ici aussi les employés semblent être très attachés à leurs précieux horaires de travail, je l’ai constaté à plusieurs reprises à travers le pays, bien ou pas je ne juge pas mais j’ai le droit de penser ce que je pense… Donc, à nouveau, en tant qu’étrangers honnêtes, comme ceux de chez nous, on met notre droit d’entrée à 33 $ dans la petite boîboîte extérieure. Sous de faibles éclaircies ensoleillées, on commence par remarquable rocks, rochers étrangement découpés posés sur un promontoire lui aussi rocheux. Allez y tôt, car après à mon avis, impossible de faire des photos sans bipède et tout le monde n'a pas photoshop. Ensuite cap du couédic avec son phare et surtout Admirals arch, et là, quantité d’otaries et lions de mer en totale liberté, les nombreux petits font mumuse dans les piscines naturelles en attendant la marée haute, d’autres plus audacieux se lancent dans la houle sous l’arche protectrice, c’est à voir, incontestablement. Après une pause achat au visitor center ouvert, on se dirige vers le nord et stockes bay (3 baraques) là n’hésitez pas à rejoindre la plage de sable blanc à travers le court et très étroit chemin escarpé entre les roches vous ne serez pas déçus.(à droite en faisant face à la mer lorsque vous atteignez le bout du bout ). On rejoint Parndana, ridiculement petit, mais où en l’espace de quelques minutes on verra surgir de nulle part moults véhicules venant retirer leurs courriers en poste »restante »et faire menus achats dans les 2 boutiques aux rayons à moitié vides (heu non pardon à moitié pleins). On tente émeu bay où y a rien à voir et emeu bay lavander (pour acheter de la lavande) mais cette exploitation, visiblement tenue par des homosexuels, vue les drapeaux fièrement dressés indiquant l’emplacement, est fermée le lundi et le mardi, dommage, j’aurai tellement voulu leur prouver mon amour….. pour la lavande… 😛 On s’arrête au magasin « beehive » bien plaçé touristiquement parlant, où le miel est plus cher évidemment, mais on en prend quand même 500 gr de plus pour goûter bien sûr... Arrivée à Kingscote, 3 boutiques, 3 ,4 restos, et 2 bottles shops ( pour acheter bières, vins ou alcools). Je fonce à l’agence sealink pour modifier notre heure de ferry du lendemain Et j’obtiens 8h30 au lieu de 14h30 parce que nous avons envie de voir Adélaïde, plutôt que patienter inutilement sur kangaroo !!. avec un départ d’ici vers 7h00 du mat , mon interlocutrice n’a de cesse de me recommander de conduire très prudemment à cette heure matinale afin d’éviter d’envoyer au paradis à coups de parechocs d’innocents wallabies. L’unique attraction du bled c’est le nourrissage des pélicans à 17h00 précises chaque jour. Un intermittent du spectacle au discours bien rodé, nous présente durant 30 mns ses amis sauvages quasiment apprivoisés par la régularité des horaires, un show naturel artificiellement orchestré..MOYENNEMENT BOF.. 🙁 On mange au resto de notre hôtel Aurora zone, une fois de plus pas trop le choix…

Départ matinal, et donc petit déjeuner rapide au buffet à peine garni vu l’heure. 50 mns pour rejoindre l’embarcadère de Penneshaw et quelques dauphins aperçus durant la traversée. Sur la route vers Adélaïde ( 110 kms environ) que l’on atteint vers 12h00, des hordes de kangourous scrutaient les voitures. A central market, on achète nos derniers souvenirs Australiens, puis on arpente bundle street, piétonne et commerçante. On dîne correctement au pub de l’hôtel mistral avant de regagner notre bel apparthotel breakfree , à 10 mns à pied de bundle, dans le quartier des bars à « sheesha », sex shops et autres salons de massage !! Je comprends maintenant pourquoi très peu de tour opérator évoque Adélaïde, de ce que l'on a vu, cela semble effectivement assez moyen.

HONG KONG

Notre avion est à 6h25, alors départ pour l’aéroport situé à 20 kms à 4h30 !!arrivée 4h50 et dépôt des clefs de la voiture de loc dans une boite à lettre hertz. Ensuite c’est 50 mn de queue pour l’enregistrement, car ici y a 2 comptoirs pour les prolos en classe éco et 5 pour les autres…… Premier contrôle de sécurité, et avec ma tête de terroriste en puissance, j’ai en plus le droit au test aléatoire de recherche d’explosif avec le « nez électronique » !. Après cela, ne vous précipitez pas comme nous à acheter une bouteille d’eau, car il y a un second contrôle où on vous la confisque, ou plutôt on vous la vole en toute impunité, j’ai failli aller la vider aux chiottes… euh pardon aux toilettes😄 Bien sûr, là aussi j’ai le privilège de devoir subir la cabine body scan, y a pas à dire ils ont du flair. Il y a 9h00 de vol, et deux heures de décalage en moins, on arrive en début d’après midi. On a quitté l’Australie avec 12°, ici il fait 32 et humide. Pas question d’emprunter les transports en commun avec nos bagages étrangement de plus en plus lourds, alors aucune hésitation, taxi. Ici ils sont de trois couleurs différentes, une pour chaque secteur desservi, c’est bien organisé, et pas d’attente. Il est aussi clairement indiqué de prendre les coordonnées du chauffeur, dont la carte « d’accréditation » avec photo est collée sur le tableau de bord, en cas de litige. Le mode de calcul de la course est assez complexe, nombre de bagages (qui généralement ne rentrent pas dans le coffre qui reste ouvert tenu par un sandow), prise en charge fixe de 16$HK pour les 2 premiers kms ensuite ça tourne tous les 200m, de plus le péage du tunnel est à votre charge, enfin bref pour faire plus simple le trajet aéroport- kowloon nord de 40 mns nous a coûté 240$HK (soit au taux de 1euro = 8,52 $HK achetés avant de partir moins de 30 euros pour trois), je ne connais pas les tarifs en France mais cela ne m’a pas paru trop cher. Du coup on les utilisera beaucoup, notamment pour regagner le soir notre apparthotel ovolo west kowloon (avec petit dej), bien équipé mais excentré. N’oubliez pas de prendre un plan en chinois pour leur indiquer votre destination, parce que sinon….. ça se complique un peu. Aussitôt notre cargaison déposée et les tenues légères enfilées pour la première fois, on fonce à la découverte de ce petit bout de Chine (depuis 1997) et ses 6 millions d’habitants (dont 2 sur Kowloon). On parvient difficilement (je lis et j’écris pourtant couramment le mandarin, mais je ne le parle pas !! lol)😏 à rejoindre Nathan road le poumon de ce quartier, et les nôtres de poumons vont souffrir car y a quand même pas mal de pollution. Une circulation incroyablement intense, d’innombrables taxis et bus à étage, tous de marque Wolkswagen tellement ils polluent. Beaucoup d’habitants hypocondriaques ou pas, portent un masque. Pour traverser cette avenue à 4 voies, il faut emprunter des souterrains. Les échoppes plus ou moins grandes et « rangées » proposant des remèdes médicinaux traditionnels sont nombreuses, tout comme les luxueuses bijouteries, aux personnels tirés à quatre épingles. Leurs vitrines regorgent de bijoux massifs en or lui aussi.(subtilité?) 🤪 Concernant l’électronique, n’ayant pas de besoin particulier, je ne m’y intéresserai pas. J’ai lu avant de partir des avis divergents sur les éventuelles bonnes affaires, rappelez vous le vendeur chinois est sournois, et aime les copies. Le long de cette avenue, tous les 10 mètres, d’autres, plus musulmans que bouddhistes, vous accrochent sans vergogne pour vous proposer montres ou vêtements en cuir, à la longue c’est pénible. Fo dire que les potentiels pigeons Occidentaux ne sont pas nombreux, on se sent même un peu seuls et souvent observés, mais pas trop de travers quand même. On passe au ladies market, spécial touristes, concentré et à l’étroit aux pieds des tours modernes ou pas….. Le long des trottoirs, si de l’eau vous fouette le visage, ce n’est pas une douce pluie rafraîchissante, mais la condensation des innombrables clim suspendues au dessus de la chaussée. Les gigantesques échafaudages en bambou attachés avec de la tresse plairaient beaucoup à notre inspection du travail. Ici pas de chômage dans le bâtiment, les chantiers sont permanents On atteint péniblement le bout au bord de la baie, face à l’île Victoria, et avenue of stars avec au sol, comme à Hollywood, les palmaires des vedettes locales et la statue de la supervedette : Bruce lee. Ne sachant pas dans quelle gargouille aller ingurgiter miasmes et microbes on choisit à proximité une pizzéria rassurante car à 20h00 il faut revenir pour : Assister à la symphonie des lumières. Musique, lasers et enseignes lumineuses des grattes ciel, plus les ferrys illuminés, les reflets sur l’eau, c’est beau, et ça attire du monde. Le retour se fait en taxi pour 60$HK, on en peut plus.

Journée Big bus, on prend les tickets 48h00 deluxe tour à 480$/personne (55 euros) incluant les trois différents circuits, un A/R en ferry, le tram pour victoria peak et un petit tour en sampan à Aberdeen, une fois de plus, selon nous, c’est vraiment intéressant. On commence par le ferry, (toutes les dix minutes environ, la traversée est très courte) ils sont authentiques et pas tout jeunes, l’immersion est totale.(10 millions de passagers annuels, malgré le métro) Le circuit rouge nous dépose au peak tram. Notre ticket nous dispense de faire la queue « normale » en serpentin, mais à cette heure il n’y a pas trop affluence, ce qui n’est pas le cas en fin d’après midi pour voir la baie illuminée. En effet au somment, la vue est vraiment belle, même si la pollution est perceptible. A l’arrivée du tram, il y a bien sur une boutique de souvenirs, et ils ne sont pas si chers que ça, de ce que l’on trouvera après, il s’agit d’une chaine de magasins « élégant tang dynasty » il y en a au moins un autre au 54,64 nathan road. La galerie commerciale présente peu d’intérêt, après avoir fini de remplir les cartes mémoires, on redescend pour faire le circuit vert qui nous conduit via de petites routes escarpées de l’autre côté de l’île vers les quartiers chics et résidentiels de repulse et stanley. Au retour on fait notre petite promenade en sampan au milieu des dernières habitations flottantes d’Aberdeen, on passe devant le jumbo floating restaurant à l’architecture typique, mais…. On passe aussi derrière, côté cuisine et là subitement notre appétit est coupé………… On reprend le ferry au coucher de soleil et c’est beau (comme disait Coluche dans un de ses sketchs : une photo du lever et une du coucher) et on cherche un restau. On tente un beau avec belle devanture, mais l’accès conduit au sous sol dans une salle sans fenêtre. A peine assis on nous amène du thé et plusieurs coupelles remplies de victuailles sans avoir rien commander, devant notre interrogation, on nous fait comprendre que c’est obligatoire, et pas gratuit. Comme ce type de surprise, justement, n’est pas notre tasse de thé, on dégage. Trop guindé pour nous, on préfère un vrai petit bouiboui un peu plus loin au sein de la populasse, mais le canard rôti n’a plus que la peau et les os ( qui à déjà mangé la chair ???) heureusement il reste la sauce et le riz !!!!! 😠 On remonte tranquille vers notre hôtel pour digérer via le marché de nuit de temple street puis

TAXI et DODO avant de profiter de notre dernier jour de vacances snif snif.

On retourne au ladies market où on achète en vrac des clés USB 32GO en forme de petits personnages ou autres à 100$HK les 10, comme prévisible, aucune ne fonctionnera au retour, certaines sont même vides de tout électronique : le vendeur chinois est sournois. Au marché aux poissons, les vivants hein, ceux pour aquarium, et ben pareil, au retour aucun ne nagera…… Au marché au jade, n’étant ni connaisseur, ni amateur on achète une babiole pour la forme, inutile de vous dire que je ne vais même pas essayer de savoir si c’est du vrai. On reprend le star ferry, tant pis pour le budget (2$ le ticket soit……17 cents d’euros) et on finit le circuit rouge avec le golden Bauhinia square (fleur emblème de la ville figurant aussi sur le drapeau), on emprunte l’escalator géant qui permet de gravir une partie de la colline, puis on traîne à travers les ruelles en pente avec leurs petits commerces de proximité. Beaucoup plus d’occidentaux de ce côté ci. Comme à San francisco pour les cables cars, les habitants se sont opposés à la disparition des jolis trams à étage. On retraverse la baie pour la dernière fois, et comme le conseille le guide du routard, on se rend pour manger au 3 Hau fook street chez caterking dim sum shop (ouf !) et là sur photos on choisit un grand assortiment de mets locaux pour un prix dérisoire, on finira donc sur une bonne touche culinaire. Nous conseillons vraiment à ceux qui le peuvent cette pause asiatique, dépaysante et cosmopolite. Le lendemain matin à 7h00, le taxi commandé pour l’aéroport nous prend à l’hôtel c’est donc un peu plus cher 280$ . Une heure de formalités plus tard (le nom de jeune fille du passeport ne figurant pas sur le billet d'avion fait tiquer le sens policier des fonctionnaires zélés), on peut dépenser le peu de monnaie qui nous reste en souvenirs.

Dans 12h00 nos vacances seront définitivement terminées, et le retour sera sûrement brutal. C’était encore un beau voyage mais épuisant. Nous qui connaissons surtout les USA, la comparaison était tentante mais injustifiée. En effet, l’Australie, cette île, géographiquement éloignée, semble naturellement protégée du reste du monde. Les habitants semblent peu stressés, sereins mais conscients de leur qualité de vie qu’ils entendent bien conserver. La faible densité de population renforce certainement la notion d’indépendance d’où probablement l’éviction du premier ministre qui s’apprêtait à accueillir plus de migrants chinois, déjà très nombreux. Cependant, durant notre présence, la crise Européenne avec l’afflux des migrants syriens mobilisait l’ensemble des médias, et l’Australie a accepté de participer à l’effort de prise en charge. N’oublions pas que ce pays a payé un lourd tribu lors de la seconde guerre mondiale et a récemment subi, lui aussi, des actes terroristes. Ainsi nous pensons raisonnablement que cette destination de voyage est, pour le moment en tout cas, réellement attractive, cette douceur de vivre, cette nature vierge, cette faune sauvage, autant de points d’intérêts réellement motivants, pour inciter à découvrir les autres régions à l’occasion d’un éventuel autre voyage qui sait ?. Si vous avez réussi à lire la totalité de cette longue bafouille, voire en plusieurs fois, je vous en remercie et si vous avez des questions, comme les fois précédentes n'hésitez pas à me contacter. Et pour celles et ceux qui seraient intéressés, un petit diaporama est visible sur youtube: www.youtube.com/watch?v=Wl5SSCaIP64 Merci et à bientôt DJ93
Thaïlande authentique English translation pending
by UmmSophiane · 2014-11-09 · 90 replies
Hello,

Je viens vers vous car après lecture des discussions sur les forums, après mon achat et lecture partielle du guide du routard 2015...J'ai l'impression qu'il n'y a plus grand chose d'authentique à voir dans ce pays, qu'il s'agisse des marchés flottants, des treks et visites des tribus du nord....

Et même pour les activités, je ne sais pas où les gens ont vu des massages à 2€ et tout autre chose à prix dérisoire, car sur le routard, tout à l'air beaucoup plus cher que ce que j'entends ou lis.

Pour le trek, y a t-il des personnes qui ont fait leur truc en solo ? Des conseils ?

Merci si vous avez des bonnes adresses, des lieux authentiques à me conseiller, car d'après ce que je lis, ça ressemble presque à Marrakech en terme "d'attrape touristes"...
Cirtuit de vingt jours Thaïlande-Malaisie-Singapour English translation pending
by Liloo74 · 2012-10-30 · 8 replies
Bonjour,

J'ai le projet de partir 20 jours en Mars prochain en Thailande Malaise.

Voici le trajet que je compte faire1er jour : Paris - Bangkok2e jour : Bangkok3e jour : Bangkok - Ayuthaya - Uthai Thani - Phitsanuloke4e jour : Phitsanuloke - Sukhothaï - Chiang Raï 5e jour : Chiang Raï - Le Triangle d'Or - Chiang Maï 6e jour : Chiang Maï7e jour : Chiang Maï - Phuket8 e jour : Phuket9 e jour : Phuket10 e jour : Phuket11 e jour : Ko Phi Phi12 jour : Kho Phi Phi - Krabi 13 jour : Krabi14 e jour : Satun 15 e jour :Penang16 e jour :Khala Lumpour 17 e jour :Malacca 18 e jour Malacca 19 e jour :Singapour20 e jour : Singapour - FranceJ'attends vos avis et suggestions !

Merci :-)
La honte de prendre l'avion? English translation pending
by B737 · 2019-04-08 · 706 replies
J'ai trouvé ceci ce matin sur le site du "Figaro" (n'étant pas abonné, je n'ai pu lire tout l'article) : j'en suis resté assez stupéfait, et je me demande bien ce qu'en pensent les lecteurs de ce forum !

www.lefigaro.fr/...port-aerien-20190407 Par souci d’écologie, de plus en plus de voyageurs cèdent à la «honte de prendre l’avion» et privilégient le train, même pour de longs trajets.

Gino, Italien installé depuis sept ans à Stockholm, et Saana, son amie finlandaise, auraient toutes les raisons de choisir un des nombreux vols low-costs pour rejoindre leur famille respective. Une habitude très ancrée chez de nombreux Suédois. Ils prennent cinq fois plus l’avion que la moyenne mondiale, souvent pour des vacances au soleil afin d’oublier leur hiver si long. Mais pas en 2019: «Nous avons décidé cette année de ne pas prendre l’avion, explique Gino. Nous sommes inquiets pour le climat et nous avons voulu faire quelque chose de concret. Alors pour les vacances de Pâques à Turin, ce sera 37 heures de train, rien que pour l’aller.»
Bali l’île des dieux, moi j'ai envie de l'appeler l’île du sourire. Récit de voyage 18 jours English translation pending
by Agriates · 2016-07-06 · 68 replies
Il y a quelques mois, nous avons réservé des vols pour Bali. (un voyage qui n'était vraiment pas prévu du tout à nos projets de voyage, ni à nos envies. (les pays asiatiques ne nous attiraient pas plus que ça) . Des amis y sont allés, et à leur retour leurs impressions ont ouvert notre curiosité. Dans notre tête: Bali c'est touristique, Bali c'est LE voyage en première page d'un catalogue de voyage et LE voyage des agences que l'on déteste tant, alors ce n'était pas pour nous. Et puis Bali c'est où???? J'ai gratté, gratté dans le sens où j'ai mené mon enquête, fouiné les blogs, les forums, je suis passée par la médiathèque... Denis fait tes valises on s'en va! Il ne faut pas lui dire deux fois, aussitôt dit aussitôt fait! J'ai préparé un circuit à ma sauce, loin du "trop" touristique, un circuit que l'on voulait au coeur de l'île, proche des balinais. (18 jours) Nous avons recherché une possibilité d'hébergement chez l'habitant, nous l'avons trouvé parmi les conseils du guide TAO tourisme équitable (viatao guide livre) , et dans les forums.

Vous remarquerez dans ce récit de voyage que je ne cite point le nom de ce petit village de façon volontaire, le but étant que ce lieu ne devienne pas une usine à touristes recensé sur google et ainsi protéger cette communauté. Le bouche à oreille suffit largement. Je l’appellerai: "le village"Nous l'avons trouvé facilement, vous le trouverez aussi. 😛 Je vous demande aussi de ne point citer son nom sous cette discussion, merci!

Vous pouvez lire toute la préparation du voyage, mes astuces et bons plans sur ce lien: lescouleursduboutdumonde.wordpress.com/asie/bal... Ce voyage nous a coûté : 1860 euros à deux. Soit 930 euros / personne pour 18 jours tout comprit (comprenant tout les transports: vols, bateau, scooter, la nourriture, les hébergements, les visites, essence, casque) . Si on fait la moyenne de cette sommes au nombre de jours: une semaine de voyage à Bali nous aura coûté 361 euros par personne tout comprit. Alors l'agence de voyage? Tu fais moins la maligne hein???

Itinéraire: Mercredi 10 juin, départ de lyon Jeudi 11 juin arrivée à jakarta, nuit à jakarta vendredi 12 juin vol de jakarta à bali (denpasar), aller à ubud, spectacle de danse balinaise samedi 13 juin Ubud monkey forest, Tanah Lot dimanche 14 juin sidemen randonnée, Temple Besakih, Klungkung, nuit au village lundi 15 juin village, temple gunung kawi, taman ayun, nuit au village Mardi 16 juin village, randonnée dans les rizière de tegallallang mercredi 17 juin village, temple tirta empul jeudi 18 juin village, temple pura luhur batukaru vendredi 19 juin du village à gili meno samedi 20 juin gili meno dimanche 21 juin de gili meno au « village » Lundi 22 juin du village à Amed, temple tirta ganga, nuit Amed mardi 23 juin de amed à Sources de banjar, temple Boudhiste asrama vihara, nuit à munduk mercredi 24 juin de munduk à Lac tablingan, pura ulun Danu beratan, nuit à jeudi 25 juin jatiluwih, nuit à jatiluwih vendredi 26 juin ubud samedi 27 juin départ denpasar vers jakarta, puis jakarta à lyon dimanche 28 juin, arrivée a lyon à 11h

Récit de Voyage: ——————————————————————————- J1 Mercredi 10 juin 2015 Vol: Après avoir laissé notre voiture dans un parking privé non loin de l’aéroport, (moins cher que celui de l’aéroport, et moins cher que de prendre le train), nous nous envolons pour le bout du monde: 3 heures de vol: Lyon – Istanbul 4 heures d’escale. 12 heures de Vol: Istanbul – Jakarta Avec la compagnie: Turkish airlines, très bonne compagnie classée dans le top 10 en europe, confort et qualité des services à bord, nous n’hésiterons pas à réserver un prochain vol avec cette compagnie.Les repas sont excellents: dignes d’un restaurant, de vrais couverts, un plateau noir très élégant, une assiette et une surassiette pour le design, ils ont vraiment mis le paquet sur la présentation. Et le gout: excellent. Nous nous sommes régalés. Loukoums de bienvenu. Olives turques, plats de cuisine turque, cela nous a rappelé des saveurs rencontrés lors de notre voyage en Turquie en 2009. C’est plutôt rare de se régaler dans un avion!

J2 Jeudi 11 juin 2015 Jakarta: Arrivée à Jakarta à 17h45 heure locale, + 5 heures par rapport à l’heure française. Nous nous acquittons d’un visa de 35 dollars par personne. Ça tombe bien, il nous restait justement des dollars américain. La première personne rencontrée lors de ce voyage, c’est une dame qui s’occupe de l’entretien des toilettes de l’aéroport, d’une gentillesse et un sourire! Jakarta est une île de religion musulmane. Nous sortons enfin de l’aéroport, il fait déjà nuit, l’odeur, la chaleur, l’humidité constante, le bruit des klaxons, la population qui défile dans cette rue passante… Un vrai dépaysement! Des sourires encore des sourires! Un petit jeune homme de notre hôtel pour la nuit, nous attends avec une pancarte à notre nom vers la sortie. D’une gentillesse incroyable. Nous attendons la navette, qui nous conduira à notre hôtel, avec lui.. Nous en profitons pour échanger un peu avec lui. Il parle un anglais irréprochable. Ce qui n’est pas le cas pour nous, mais on arrive quand même à se comprendre. Le trafic est important, très important, ça klaxonne dans tout les sens, mais les gens semblent être calme au volant, c’est une habitude de conduire au klaxonne ici. La navette fait son apparition. Nous roulons jusqu’a l’hotel et traversons la grande ville de Jakarta, des panneaux de publicité lumineuses gigantesque, des cocotiers, une conduite ultra sportive en zig zag par ci par là! Que ça fait bizarre! On craint de finir dans le fossé mais non ça passe! Les fils électriques pendouillent, des habitations plus que sommaires, des vendeurs ambulants, des scooters beaucoup de scooters. Nous finissons par arriver à l’hôtel quelques 35 minutes plus tard, avec le trafics, nous avons perdu pas mal de temps sur la route. Une grande surprise à notre arrivée, un luxe pas possible dans cet hôtel pour 43 euros. Nous nous attendions pas du tout à un hôtel aussi luxueux. Belle chambre, bon confort, beau spa. Parfait pour nous prélasser de nos 12 heures d’avion. Et recharger nos batteries d’énergie pour demain, car 2 heures de vol nous attendent encore pour nous rendre à Bali. J3 Vendredi 12 juin 2015 Jakarta-Bali-Ubud Apres que la navette de l’hôtel nous ait déposé à l’aéroport, nous nous envolons pour Bali à 8 heures 40, heure locale, avec la compagnie Air Asia, bonne compagnie. Ci dessous une vue de l’ile de Java. C’est à 11h35 heures locale de Bali, que nous attérissons. + 6 heures de décalage horaire depuis la france .
Bientôt la charia à Phuket? English translation pending
by Hmh · 2013-06-30 · 121 replies
Ce titre est provocateur mais pas très loin des préoccupations des leaders religieux.

J'espère que dans l'avenir la nouvelle génération de musulmans de Phuket seront plus conscients de leur patrimoine islamique et être plus strictes dans leurs observations du halal.

Intéressante suite: >>>
Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour English translation pending
by Chamadou · 2012-04-08 · 621 replies
Bonjour,

Voilà c'est fait, nous sommes rentrés de ce premier tour du monde organisé par Costa depuis 17 ans.

Je me fais le porte parole des membres du forum, avec qui nous avons partagé ces 99 jours, et qui m'ont demandé d'ouvrir cette nouvelle discussion.

Certes nous n'avons pas été très bavards durant cette longue croisière, mais l'éloignement, la durée, le rythme soutenu, et les décalages horaires, ne laissent pas beaucoup de loisir aux discussions sur le forum.

Tout d'abord nous nous félicitons d'avoir fait connaissance avec nos amis du forum avant le départ, et nous avons tous une pensée très amicale pour Canigo66, qui a organisé notre première réunion à Barcelone, au pied de la statue de Christophe Colomb, avec Rivesaltes et petits gâteaux catalans. Rien ne manquait, pas même les verres, et surtout l'amitié!

Il est utile de préciser aussi, que pendant toute la durée de la croisière, nous avons eu plaisir à nous rencontrer au hasard des salons, d'excursions, de repas, de réunions etc... Dès le premier instant où nous avons mis le pied à bord nous n'étions pas isolés, nous nous sommes sentis bien ensemble, et les éclats de rire ponctuaient régulièrement nos rencontres.

Je salue amicalement toute notre équipe: Canigo66, CIBC, Costafortuna, Esculape, Kipris, Kreol51, Puntala, Tinourose, Totoe1000, Tresphoto, et Winfirst. Autant le dire tout de suite, l'appréciation globale est positive, tant aux niveau de la vie à bord, que des escales, et des excursions. Nous avons effectué une croisière de rêve, qui correspondait tout à fait à l'idée que nous nous en faisions. Beaucoup de souvenirs se bousculent à la porte de notre mémoire, il nous faudra un peu de temps, je pense pour bien assimiler tant et tant de belles images et de souvenirs.

Beaucoup de choses ont été dites sur cette longue croisière, et souvent inexactes. Ce fil aura aussi pour mission de rendre compte des événements tels qu'ils se sont réellement passés.

Bien évidemment je pense à ceux qui vont partir début 2013, mon but sera pour ma part, de partager le maximum d'informations pratiques, pour leur faciliter la tâche.

Je reste à votre disposition, et j'essaierai prochainement de faire une synthèse aussi objective que possible de mon ressenti que je partage avec madame Chamadou, et qui nous est personnelle.

Bien à vous tous,

Christian
Jeu des photos, nouvel épisode (49ème) 5ème année English translation pending
by Colysee · 2010-10-21 · 576 replies
Bonsoir à tous,

Conformément à la tradition Vfiste, le post précédent ayant atteint le seuil de près de 5OO discussions a été clos.

Je me permets donc d' en ouvrir un autre.

Le choix d' une image n' est pas toujours simple. Le lieu doit être connu , ne pas être trop confidentiel et "mériter" un travail de recherche.

Pour inaugurer ce post, je vous propose le cliché suivant avec les classiques questions: Quel est le nom de cet endroit? Où peut on le trouver? Que peut il nous révéler?
Libre comme un Vent! English translation pending
by Ferdex · 2006-09-25 · 11 replies
LIBRE Comme Un VENT Y a-t-il un ‘’Tour Operator’’ qui propose cette prestation dans son catalogue de voyages organisés. Fernand DEGOTTEX Libre comme un vent ou Y a t il Un ‘’Tour Operator’’ qui propose cette prestation dans son catalogue de voyages organisés.

A Dominique, mon fiston unique et préféré à qui je souhaite de faire de tels voyages. IL VOYAGE EN SOLITAIRE Il voyage en solitaire Et nul ne l'oblige à se taire, Il chante la terre, Et c'est une vie sans mystère Qui se passe de commentaires Pendant des journées entières Il chante la Terre Refrain: Mais il est seul Un jour L’amour l'a quitté S’en est allé Faire un tour De l'autre coté D’une ville où y avait Pas de place pour se garerII Il voyage en solitaire Et nul ne l'oblige à se taire Il sait ce qu'il a à faire, il chante la terre Il reste le seul volontaire Et puisqu'il n'a plus rien à faire Plus fort qu'une armée entière Il chante la terre (Gérard MANSET) Je fais partie de ceux qui ne connaissent jamais la direction de leur voyage avant d'être presque arrivés. Anna Louise Strong] Comme lorsque je suis allé à Bourem (Mali), j’ai pris des notes au jour le jour et vais vous concocter un texte, pas piqué des moustiques. Le ‘’Vous’’ en questions, ce sont : mon fiston, mes amis, mes copains et relations et en aucun cas les clients des libraires, ni le jury du grand prix de l’Académie Française. Je vais essayer de vous faire appréhender ma vision de la Thaïlande, du Laos et du Cambodge. J’y mettrai des anecdotes, ce que, j’ai vu et entendu, ce que j’ai vécu, et ce que j’ai ressenti, compris ou analysé, ce que j’ai mangé et bu bien entendu. « Tu parles gourmand comme il est. . . » Je passe certainement des épisodes importants, soit parce que je ne me rends pas compte de l’intérêt qu’ils ont pour vous, soit parce que j’ai oublié de les noter, soit parce qu’ils sont fugaces, soit parce qu’ils sont difficiles à transcrire en mots, soit parce que je n’arrive pas à relire mes notes, soit parce qu’ils sont trop . . . personnels. Eh ! Oui ! J’espère ne pas être trop sérieux ou en tout cas ne pas trop me prendre au sérieux. Quoique . . . Je serai aussi un tantinet didactique, avec un lexique, par exemple et des observations pertinentes et engagées. J’espère aussi que vous prendrez du plaisir à me lire, et que je vous donnerai l’envie d’aller faire un tour là-bas. 29 Décembre 2003 Aziz ! « J’y crois pas ! » Le pilote s’appelle Aziz ! Gulf Air, j’aurais du me méfier. Que les balayeurs de l’avion, les mecs qui portent les bagages, le mec qui fait le plein de l’avion et même les steward et les hôtesses, soient des Arabes : Pas de problème ! Mais le pilote . . . ! (Allusion à un très ancien – vous n’étiez peut être pas encore nés . . . - sketch de Guy Bedos, au second degré, bien sur !) Ca part mal ! Retard ! Il manque une passagère . . . Belge (eh ! oui ! Ca ne s’invente pas !) On doit enlever ses bagages des soutes de peur que ça ne soit une bombe. Les hôtesses font ensuite changer de place deux passagers aux allures de terroristes. Ensuite elles passent dans les allées latérales de l’avion pour vérifier que les hommes n’ont pas un début d’érection, ce qui doit gêner la gestion ‘’du manche à balou’’ (Allusion à Marylou, une chanson de Serge Gainsbourg). Elles en profitent aussi pour vérifier que les ceintures sont bien bouclées ! Puis l’avion fait deux ou trois fois le tour de Roissy. Peut être pour retrouver la Belge ? On décolle, on vole et on atterrit : impec. Escale à Abû Dabi, aéroport moderne ! Je me tape un petit tofu au curry, aussi insipide que la nourriture distribuée dans l’avion. Vol Abû Dabi – Bangkok. Les hôtesses sont plus jeunes et plus aimables que celles du premier vol. Il y en a deux ou trois avec qui je ferai bien le voyage. D’ailleurs . . . je fais le voyage avec ! Mais bon ! La THAÏLANDE Le pays du sourire. Le voyage est ma maison. Muriel Rukeyser Certes, un rêve de beignet, c'est un rêve, pas un beignet. Mais un rêve de voyage, c'est déjà un voyage. Marek Halter Le temps n'appartient à personne Ballet d'étoiles insaisissables Instant présent, tu es l'essence du voyage. Mylène Farmer] (Vertige) Le voyage pour moi, ce n'est pas arriver, c'est partir. C'est l'imprévu de la prochaine escale, c'est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c'est demain, éternellement demain. Roland Dorgelès Le voyage est une espèce de porte par où l'on sort de la réalité comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve. Guy de Maupassant . . . de race humaine, Nationalité terrienne. Hubert Félix Thiéfaine La ballade d’ Abdallah Jéronimo Cohen La monnaie officielle est le Bath ou Baht. Selon les guides, on trouve les 2 orthographes. 100 Bahts = 2 € 1 € = 50 Bahts (légèrement moins en fait, mais vu ma science des chiffres, j’arrondis allègrement.) 30 Décembre 2003. Bangkok ! Incroyable ! A une des cafétéria je crois reconnaître Alima, une de mes amies de Bourg ! Déception ce n’est pas elle, c’est une véritable Thaï, en chair et en os. Le taxi-meter (j’ai refusé la limousine et les taxis bidons qu’on me proposait d’abord) ne sait même pas où se trouve Tavee Guest House, Sri Ayuttaya Thanon, soy 14, quartier de Tewet ! Ca ne doit pas être le Hilton ! Merci le Guide du Routard ! Guest House à l’ancienne, toute en teck, dans une petite venelle (soï). Il est interdit d’y fumer ou d’y brûler de l’encens et des antimoustiques dans les chambres. J’en connais quelques une que ça ennuierait pas mal. N’est ce pas Françoise ? N’est ce pas Fatima ? Premier contact avec une de ces ‘’fameuses’’ guest house dont le Guide du Routard est truffé ! Ce sont des petits hôtels familiaux qui accueillent des hôtes payants ! Pendant trois mois, je vais en fréquenter pas mal, au cours de mon périple. C’est propre, avec un mini temple à l’entrée et un aquarium et des bassins avec de gros poissons rouges et des carpes. Ma chambre est sympa, avec ventilateur. Je sors et commence à me perdre dans un marché voisin ! Et je n’ai même pas pris la carte de la GH. Je suis dans le coltard à cause du ‘’jet lag’’ (décalage horreur !) et je vais pioncer un peu. Le quartier est vivant et animé. A l’atmosphère, je sens que je vais aimer cette ville, bien que Pierrot, m’ait assuré qu’il n’y avait pas grand-chose à y faire.

31 Décembre 2003. Dernier jour de l’année, même ici ! Comme c’est parait il le jour du Lucky Buddha, un chauffeur de ‘’tuk-tuk’’, me propose de me faire visiter trois temples et une bijouterie, ben voyons, pour seulement 20 Baths, la monnaie du pays – environ 40 centimes d’Euro. J’y vais quand même. Près d’un temple, un Thaï et un cuisinier Lyonnais m’indiquent la bonne affaire : C’est la semaine de promotions à la bijouterie et il y a un gros ‘’discount’’ Si j’achète des bijoux aujourd’hui, c’est le dernier jour, je peux les revendre le double en France. Le Lyonnais, se paye toutes ses vacances, ici, en Thaïlande de cette façon ! Paraît-il ! D’ailleurs le véritable but du tuk-tuk est de m’emmener à la bijouterie. La moindre bague coûte 300 Euro ! Bon ! On verra plus tard ! Je me renseignerai en rentrant en France. En passant devant une boutique dans un marché couvert, près de Tavee GH, je regarde une famille et quelques amis, qui font du karaoké familial et qui s’amusent beaucoup. Ils m’offrent des verres de bière avec des glaçons. Je remets ma tournée. Ils me proposent alors de chanter mais c’est écrit en Thaï et même sous la torture . . . On boit quelques bières, bien rafraîchissantes et qui chauffent quand même les oreilles. Va comprendre ! J’arrive juste à Tavee GH pour prendre une douche et me rendre a Sri Ayuttaya GH, à l’entrée du soy. C’est l’autre GH de M. Tavee qui y propose un réveillon pour les pensionnaires des deux GH. Whisky, glaçons et Coca ( ?) à volonté et une vingtaine de plats thaïs en buffet. Je ne me fais pas prier et je goûte à tout, même au coca, car je commence à avoir un ‘’petit coup dans le museau’’. Mais je mets une bonne ambiance et danse avec le personnel, qui raffole de ma prestation. Happy New Year!

1er Janvier 2004. Je glande un tantinet. J’en profite pour tester l’authentique massage thaïlandais qui n’a rien de coquin et est plutôt énergique et tonique. Certains puristes prétendent que le body-body, donc beaucoup plus coquin, est en fait, celui-ci, historiquement authentique. Mais bon !

2 Janvier 2004 En Thaïlande, on peut manger à n’importe quelles heures du jour et de la nuit dans des sortes de restaurants en plein air. Mohamed, le Directeur de Bourem 4 appelait ça des gargottes. Donc, dans une gargotte, ou un restaurant de trottoir ou de coin de marché, comme vous voulez, je me trouve assis à la table de Pranee et Korn. C’est un couple de catholiques. C’est bien ma chance : il y a deux ou trois % de catholiques en Thaïlande, et moi qui suis intéressé par le bouddhisme, je tombe sur des chrétiens. Néanmoins, ils sont sympas. Ils sont venus à ce marché pour acheter des flacons en plastique car ils fabriquent des jus de fruits et les embouteillent eux-mêmes. Ils me proposent d’aller chez eux, à l’extérieur de Bangkok, dans les khlongs, C’est un quartier de canaux à la végétation luxuriante, charmant ; un oasis de fraîcheur à deux pas de la trépidante Bangkok. Je goûte des jus de fruits de leur production, qui sont délicieux. Nous visitons un peu les khlongs et allons dans un parc. : Magnifique. Ils me ramènent à Bangkok et me laissent à Chinatown, le quartier chinois de la ville, où ce ne sont que des boutiques de bijoutiers, de chips de crevettes de toutes les formes et de toutes les tailles, d’artisanat, de tissus, des papeteries et des restaurants. Vraiment l’impression d’être en Chine : tout est écrit en Chinois. Et je peux vous dire que c’est plutôt Chinois à comprendre. Les aventures d’Ysabell Sur Chakra Phong Thanon, je rencontre une fille qui m’aborde. Rien de choquant, au premier abord, car souvent les Thaïs me gratifient d’un ‘’Hello Sir’’ ou d’un ‘’Sawa di Khap’’ et les conversations s’entament facilement. La fille est assez belle. Elle est chaperonnée par un petit bonhomme, son cousin, parait-il. Elle commence à me raconter que sa sœur, qui parle le français, va faire un stage en France. Le cousin renchérit. Elle me demande si je veux les accompagner chez eux, afin de rassurer la sœur qui n’est jamais sortie de son trou (mouais !) et surtout la mère qui pense que les Frankcets (Français) mangent les jeunes filles. Je prétexte que je dois voir des amis et refuse poliment. Je ne les sens pas trop. Le cousin est trop insistant. Ysabell, pourtant est bien mignonne. Un autre jour peut-être. Je donne néanmoins le n° de téléphone de Tavee G H et Basta ! Fin de l’épisode. A suivre

3 Janvier 2004 Bangkok est traversée par la Chao Praya River et par de nombreux klongs. Pour se déplacer, des bateaux, sorte de bus, qui vont du nord au sud, et inversement bien sûr, plutôt sur la droite de la ville lorsqu’on regarde le plan, en tout cas : très pratiques et pas chers. Je siffle en imitant le marinier qui a code convenu avec le pilote : Il se marre ! A thanon Kao Sarn, la rue à touristes par excellence de Bangkok, un soir en rentrant à ma GH, je dois traverser cette rue, et je vois comment les flics locaux gèrent le cas d’un ivrogne : Ils appellent un triporteur et charge l’ivrogne dans la caisse pour le faire conduire chez lui, ou au poste. Tout le monde rit, même les flics. Oui ! Oui ! Ici, même les flics rient ! Et quand un gendarme rit dans la gendarmerie . . . C’est tactique !

4 Janvier 2004 Je tombe en plein Bangkok, sur un centre commercial moderne avec même un Kentucky Fried Chicken, un Mc Do et autres Amerikkkonneries. C’est la Mc Domination et la Cocacolanisation ! Je vais cesser de boire du Whisky Coca, je serai plus vite bourré, mais je ne collaborerai pas. Tu entends, José ? Sur l’air de la chanson ‘’José Bove’’ de Gustave Parking : Kao Sarn Road Y’a un Mc Do Qu��est ce que tu fais José Bové. 5 Janvier 2004 J’ai mangé, à un coin de marché, une soupe au porc et aux larges nouilles.qui m’a bien dégagé les sinus, un peu trop pimentée. Dans les soupes, j’ai du mal à bien doser le piment concassé car il se dépose au fond du bol et la fin de la soupe est très, très, très piquante. Hier, j’ai rencontrée Fon, une Thaï sympa que je dois revoir aujourd’hui. Lapin ? La belle a trouvé du travail. Une fille qui préfère le travail à moi : Je suis vexé ! En fait, je comprends. C’est difficile de vivre en Thaïlande sans travail. Ici, il n’y a ni ASSEDIC, ni RMI, ni ‘’Resto du Cœur’’

6 Janvier 2004 Les aventures d’Ysabell (Suite) La belle Isabell a laissé plusieurs messages à Tavee GH, me réclamant à cor et à cris ! Pour voir ce qui en retourne, je la rappelle - 094 902 474 ou 090 030 679 -. Rendez-vous. Et ce matin, je retrouve Ysabell, toujours munie de son cousin. Ils me proposent de venir manger à la maison. OK ! Ils hèlent un taxi ! On va dans un quartier éloigné et on débarque dans une petite maison individuelle, meublée avec goût ! Pendant qu’Ysabell me mitonne un poisson avec des légumes et du riz, je discute avec le beau-frère. D’où sorte-il celui-ci ? Il est là, comme par hasard tandis que le cousin s’est éclipsé. Le beau-frère me raconte sa vie « Et la sœur qui doit aller en France ? - Elle est à l’hôpital, avec une ‘’génuflexion’’ de poitrine ou quelque chose comme ça. » Le beau-frère, me propose alors l’affaire du siècle : Il est croupier sur un bateau ( ?), à une table de baccarat et me propose de m’apprendre à jouer et à gagner à coup sûr au Baccarat puis il m’invite sur son bateau pour aller plumer un pigeon. Je flaire l’embrouille et demande à réfléchir. Je rappellerai Ysabell à mon retour du Laos. Ben Voyons ! A suivre ! Car il y a une suite . . . et même deux. Et antérieures en plus. Va comprendre.

7 Janvier 2004 A Tavee GH, est arrivé, depuis quelques jours, Joël, un Suisse de La Chaux de . . . Fonds. Et même un douanier suisse ! Pas un imbécile, donc (Allusion à un sketch de Fernand Reynaud) Il va aller à Chiang Maï pour faire du trekking et même escalader le point culminant de la Thaïlande et descendre une rivière en raft. Nous quittons Bangkok ensemble dans un VIP Bus. ! Les sièges couchettes sont bien, mais l’air conditionné est réglé à fond et on se les pèle. On s’arrête pour un repas, compris dans le prix du billet : Une cuiller de légumes insipides, une languette de poisson séché et un bol de soupe pas salée et pas de sel, pas de soya sauce, pas de fish sauce et pas de piment. Ils me croient au régime ou quoi ? Je vais finir par maigrir.

8 Janvier 2001 Dans le bus nous faisons connaissance avec Ajay, un Indien qui vit à Chiang Maï. Il y possède un restaurant et sa femme, très belle, est coiffeuse. Il nous offre un thé en attendant l’ouverture de Moon light GH, qu’il nous conseille. Nous rendons visite à Simon, un Français patron de CC Teak House, une belle GH et organise des treks qui intéressent notre Guillaume Tell. Et Simon en profite pour me raconter . . . Les aventures d’Ysabell (Suite) Il a eu un jeune client Français, intéressé par les propositions du beau frère d’Ysabell. Celui-ci est allé sur le bateau pour jouer au baccarat. Pour faciliter l’histoire nous l’appellerons Maurice. Comme promis, c’est bien le beau frère qui avançait l’argent des mises. Il a gagné une grosse somme d’argent. Au dernier tour de carte, Maurice avait un jeu gagnant, mais le beau frère n’avait pas assez d’argent pour contrer le soi-disant pigeon. Et il en a demandé à Maurice. Celui-ci, mis en confiance par ses gains précédents et la faconde assurée du beau frère, a foncé et a gagné . . . le droit de se mordre les doigts. Car le coup était foireux, moins gagnant que prévu, et notre ami Maurice y a laissé 4600 Euros (30 000F) somme qu’il voulait consacrer à se payer une formation à la médecine orientale et au massage Thaïlandais La bande l’a copieusement menacé afin qu’il ne prévienne pas la police. A suivre. J’ai un bon contact avec les Thaï et les Thaïlandaises. Au marché, ce matin, l’une d’elle m’a offert une superbe fleur rouge. J’en suis tout retourné. Malheureusement elle ne parle que le Thaï et est très occupée, sinon je lui aurai bien fait un brin de causette. J’ai rencontré une naine : Ce doit être ça, une Thaï basse.

9 Janvier 2004 J’ai assisté à des entraînements à la boxe Thaïlandaise.Beaucoup de musculation et de massages avec les pieds. En rentrant à ma GH, le soir, un travelo m’a dragué. Et mal rasé en plus ! Elle a eu beau me vanter l’air conditionné de sa chambre, ça n’a pas marché. Et pas seulement parce qu’elle était mal rasée. Les, Som Tam ou salades de papayes vertes délicieuses, mais extrêmement pimentées. Les papayes sont découpées au hachoir, dans une sauce composée de fish sauce, de citron vert, un petit crabe, parfois des crevettes, des piments. Tout cela est écrasé et fatigué au mortier. Quelques une ont réussi à me faire pleurer sans aucune tristesse.

10 Janvier 2004 Pour la troisième fois la petite fleuriste m’a offert une fleur, une rose, cette fois. Pure gentillesse, car, en fait, c’est la femme du patron, qui est sympa, lui aussi. A moins qu’elle soit particulièrement infidèle. Au resto, je tombe sur une caricature d’’’homo’’ anglosaxophone, maquillé et décoré comme l’entrée de Disneyland, limite ‘’Cage aux folles’’, accompagné d’un gosse de 12/15 ans pas plus et manifestement ce n’est pas son fils. Celui-ci fait des caprices à propos des plats et mange dans l’assiette de son ‘’protecteur’’, ce qui lui déplait fortement. Rageant, il en commande d’autres. A la fin, c’est le gamin qui paye. Ils n’ont pas mangé la moitié des plats. Va comprendre. Le marché de nuit est un élevage, en batterie, de touristes et de commerçants collants. C’est dommage car on est obligé de longer toute cette rue pour aller à l’un des deux ‘’food-center’’ où il y a des stands avec tout un choix de nourritures, toutes plus appétissantes et délicieuses les unes que les autres. Des brochettes de lamelles de porc, avec une sauce à base de cacahuètes réduites en purée, avec du citron vert et du piment. Sublime.

Dimanche 11 Janvier 2004 A partir d’ici, je mets les jours sur mon carnet de notes, car autrement je ne sais plus où j’en suis . . . Donc vous y avez droit aussi, même si vous n’en avez rien à faire. Je passe dans un temple où se déroule une sorte de fête de quartier. Les Thaïs s’empiffrent copieusement et m’ignorent totalement. Finalement j’arrive dans un quartier de quatre ou cinq petits restaurants où les gens mangent en famille. Je discute et bois une bière avec une famille sympa qui s’étonne de ma présence ici. Je réponds que je viens en Thaïlande pour voir des Thaïs, pas des Farangs. Je ne suis en général pas fana des soupes, mais ici je m’en régale : au canard, au poulet, au porc (mou), aux fruits de mer. Mon appareil photo déconne. Il doit être déprogrammé. Il ne fait jamais le nombre de photos prévu. 14, 15, 21, 24, et 3 : jamais 36 ou 37. 3, là c’est trop : je le change. Dernier jour à Chiang Maï. J’ai échappé à : Les villages des tribus du Nord : Hakas, Karens (dont les femmes se mettent des annaux autour du cou afin de l’allonger (femmes girafes), les Lisus, les Chans, etc . . . qu’on montre comme des animaux de Zoo ; Ici à Chiang Maï, les ‘’treks’’ avec visite des tribus sont un peu bidons ; Une demi-heure dans un village pour se faire fourguer de l’artisanat local. Comment avoir un vrai contact avec les gens dans ces conditions. Lorsque je pourrai, je passerai un jour ou deux dans le village d’une tribu. Le point culminant que Joël, le douanier suisse veut escalader : Il y a une route qui mène au sommet. La ferme aux orchidées, vraiment belles, mais à la saison des pluies. La ferme aux papillons, intéressants lorsqu’il y a des orchidées. Les papillons ne sont pas si cons que ça et butinent peu les fleurs de bananiers qui ne sont pas terribles. Je sais, j’ai goûté, dans un plat. La ferme aux touristes La ferme aux éléphants : cirque. Si je peux, j’irai dans une vraie ferme village qui utilise encore des éléphants pour débarder le bois. Au Laos, peut-être. La ferme aux singes : cirque La ferme aux reptiles : cirque La ferme aux crocodiles : cirque. On y met une poignée et ça fait un sac à main. La ferme aux ‘’hôtesses’’ : Je n’aime pas être dans le troupeau et il me déplait fort, ici, d’être parfois, dans le troupeau des touristes. Je ne voudrai pas en plus être dans le troupeau des touristes sexuels. (J’ai trop vu à Bangkok, mais aussi ici, des vieux ‘’barbons’’ plutôt ‘’anglosaxophones’’, d’ailleurs, accompagnés de minettes de 16 à 20 ans qui font bonne figure, mais ont l’air de s’emmerder copieusement lorsqu’elles ne se sentent pas observées. Je fuis les quartiers où les touristes s’agglutinent, où on devient surtout un client à qui on va faire sortir le plus possible d’argent. La Thaïlande est un pays magnifique avec un bon réseau de communications. Il est donc facile pour les hordes. Les Thaïs sont des gens souriants, gais, ouverts rieurs. Ils laissent ces qualités à la maison, dans les quartiers à touristes. Mais même dans une ville comme Chiang Maï où ils abondent, ils se regroupent, s’agglutinent dans des quartiers bien précis : Ici, le carré formé par les canaux et le night market. Ailleurs c’est la vraie Thaïlande avec de vrais Thaïs J’en ai peu vu, des Farangs dans le grand marché le long de la rivière, dans l’immense marché du dimanche, et dans les quartiers où j’ai erré, mangeant dans des restaurants de coin de rue ou de coin de marché. Dans ces zones vierges d’occidentaux, les gens ont l’âme et le cœur à fleur de peau, toujours prêts à sourire et même à rire pour un rien, toujours prêts à saluer ou à répondre à un salut et à entamer la conversation, malgré la barrière d la langue. Il ne faut surtout pas ‘’interpréter ‘’ leur sourire ni répondre par un sourire ‘’interprétable’’, ambigu. Juste sourire. J’achète, un sung, sorte de mandoline sur un immense marché, le Sunday Market, où peu de touristes chalandent. J’y ai aussi trouvé une flûte. Je vais être chargé comme un buffle. Pauvre bête !

Lundi 12 Janvier 2004 Déjà 12 jours ! J’ai bien rempli mon temps. Bus pour Chiang Raï. La route est une belle route de montagne, mais au lieu des pins, sapins et autres mélèzes, ici, il y a des bananiers, des cocotiers, des tecks et d’autres essences méconnues. Quelques rizières aussi, les premières que je vois. Et partout des Thaïs en train de travailler. Ils sont très bosseurs. Ils doivent avoir le chromosome borgiate* Au bord de la route, de superbes maisons de teck sur pilotis, à cause de la saison des pluies. Il s’en construit de moins en moins car leur coupe est réglementée, suite au pillage de leurs forêts pour nos meubles de jardin : merci la mondialisation. * Borgiates : Habitants du petit village du Bourget en Savoie, près de Modane qui sont toujours en train de travailler. Pas vrai, Louis ?

Mardi 13 janvier 2004 Chiang Raï est une jolie petite ville du Nord de la Thaïlande, sympa et pas trop touristique. Le marché est sympa. Partout il y a des marchés et ils sont toujours sympas. Des quantités de légumes, souvent inconnus ; des fleurs ; des aromates aux parfums . . . Hmmmmm ! ; Des plantes médicinales ; des fruits nouveaux pour moi ; J’adore ça. J’ai les papilles du nez ( ?) et de la langue qui frémissent de plaisir. Les Thaïs sont plutôt petits, pourtant je viens d’en rencontrer un très grand : Ce doit être un Thaï haut ! Je rencontre 3 Français au ‘’ food center’’ du ‘’night market’’ de Chiang Raï. On descend quelques pichets de Singha beer. Ils travaillent l’été en Corse dans la restauration, économisent à fond, et partent le reste de l’année en profitant du chômage, bien sur. Je les encourage dans cette voie. Là, ils vont passer au Laos et en Chine. Grosse pluie, heureusement brève. Les chanteurs et les danseuses évoluent devant des chaises vides car tout le monde s’est éclipsé à l’abri sous une halle. La Thaïlande est comme le Japon après la guerre. Elle est en train de bâtir son économie sur la contrefaçon.Au même titre que les premiers ‘’Canon’’ étaient des copies de ‘’Leica’’ et de ‘’Praktika’’ Il y a des copies de toutes les marques : vêtements, parfums, chaussures de sport, pièces auto. Il paraît même qu’on trouve des copies de ‘’Mercedes’’ construites sur des chassis d’ ‘’Isuzu’’, elles même copies conformes de ‘’Toyotas’’. J’ai vu une très mauvaise copie de ‘’Porche 911’’, artisanale et très laide.

Mercredi 14 Janvier 2004. J’ai entendu parler d’un village Akha où il y a une GH, gérée par les habitants du village, pour payer les études de leurs enfants. Je vais laisser mes bagages à Chat GH, ici à Chiang Raï et prendre leur pick-up qui monte les éventuels voyageurs vers 16 ou 17h. Je mange dans un coin de marché, pas encombré par les touristes, une soupe rouge, très épicée, avec des abats de poulet. Il y a des légumes, des nouilles très fines, genre cheveux d’anges, des pousses de soja encore croquantes, des aromates, cette fois de la citronnelle, de la naam plaa . Une saucisse chinoise, un peu sucrée pour accompagner tout ça et hop ! J’ai offert des tranches de saucisses aux gens près de moi Tous ont refusé, mais ils ont acceptés des Bakhaps, une sorte de fruits dont ils semblent raffoler. Tout de suite l’ambiance se détend et des gerbes de rires jaillissent lorsque je prends une photo. Ah ! Ces soupes de Thaïlande, avec des morceaux ou des boulettes de viande ou de poisson, des crevettes ou des fruits de mer et toutes ces épices et ces aromates : ail, basilic, citronnelle, citron vert (il y a de tout petits citrons verts, gros comme une prune, qui contiennent au moins un litre de jus), curry, coriandre, gingembre, menthe, et piment bien sûr et beaucoup d’autres dont je ne sais pas le nom. Combien de fois, dans un plat suis-je tombé sur un goût nouveau pour moi ou sur un marché, sur des odeurs complètement inconnues. Dans les marchés, il n’y a souvent que des marchands de soupe dans un coin ou que des barbecues dans un autre coin. Dans ces marchés et dans les rues, les commerces sont souvent groupés par catégories, vendant exactement les mêmes choses. Je crois que c’était comme ça, en France, au moyen age. A Bangkok, je suis passé dans une rue il n’y avait que des coiffeurs. Ce n’était pas le ‘’coup de feu’’, et chacun d’entre eux, sur le pas de son échoppe voulait me couper les cheveux. On attendra un peu, si tu veux ! J’ai vu aussi, toujours dans un quartier de la capitale, un marché, de gros (ne me regardez pas comme ça, SVP !) ou de demi gros, je pense. Les marchands de crevettes séchées avaient 50 sortes différentes, de toutes tailles et de toutes couleurs. Idem pour les piments et les riz. Au Maesalonf Fresh Coffee, je bois mon premier ‘’vrai’’ expresso depuis mon arrivée. Bon ! Le café est rarement bon, sauf à Tavee GH. Je l’ai remplacé par des jus de fruits délicieux, ou des shakes, ou des fruits. D’ailleurs, dans ce café un tantinet touristique, les coconuts shakes sont tout simplement sublimes, crémeux, fins parfumés . . . J’en ai les yeux dans le vague. Le prix à payer, comme c’est aussi un Internet café : les touristes. Maintenant il y a une famille suisse avec un gamin qui braille. . . Je n’ai pas encore entendu un bébé ou un enfant Thaï pleurer. Les Thaïs eux-mêmes, si on excepte les klaxons des embouteillages de Bangkok, ne se mettent pas en colère, ne se disputent pas, ne s’énervent pas. Souvent ils rient, là où nous ‘’pèterons un fusible’’ Petites maximes ou citations vues et lues par ici. - Smoke outside ! Smile inside ! - Il n’y a pas de grandes tâches difficiles qui ne puisse être décomposée en petites tâches faciles. - Drugs compagnies want to be the only ones to sell you drugs. Opium was a legal cough suppressant (antitussif) in the USA, until 1920 - Une jolie femme: Pour l’amoureux, c’est un sujet de désir, pour l’ermite, un sujet de distraction et pour le loup . . . un bon repas. - Si tu as un problème, de deux choses l’une : Soit tu peux le résoudre, et ça ne sert à rien de faire la gueule. Soit il n’a pas de solutions et ça ne sert pas plus de faire la gueule. Quand je vous disais que j’allais être didactique !

Devant les maisons ou même à l’entrée des boutiques, GH ou restaurants, il y a des minis temples fleuris avec des malais ou avec des offrandes de nourriture. J’ai aussi vu des offrandes de fruits ou de boissons à des coins de rue ou sur des ponts. Je pensais que c’était un rituel bouddhiste. C’est en fait la place des esprits ou Phis. Il n’est pas situé n’importe où ni n’importe comment et inauguré à une date favorable. La religion des Phis fait bon ménage avec le Bouddhisme. Houah ! La route pour monter au Akha Hill Village est raide et défoncée.Agiu, le conducteur du 4x4 est super calme ; il franchit les obstacles tranquille et nous ne sommes presque pas secoués. La route est bordée de bananiers et de bamboos (J‘écris bamboo : ça fait plus exotique !) et par la jungle. Il semble qu’il y ait un problème pour la chambre. A leur bureau de Chiang Ra¨, j’en avais réservé une avec douche. (80/100 Baths) et il semble qu’il n’ y en ait plus. Finalement, Brakass (ce n’est pas son nom, mais il a un bras dans le plâtre) m’en propose une, en face du restaurant, sans douche, pour 60 Baths. Les toilettes sont à quelques dizaines de mètres. Pas grave ! Pour le restaurant, il y a un petit carnet – le book – pour chacun afin d’y noter ce qu’on boit et ce qu’on veut manger. Pas de contrôle. A la fin il suffit de faire le total et de payer : la confiance totale. Tu vois ça en France ? Le soir on a droit à un concert de grenouilles et de crapauds : magnifique. Une mamie vient me proposer un ‘’Akha Massage’’. Chaque tribu doit avoir le sien. Je connaissais déjà les ‘’Thaï massages’’, les ‘’Foot massages’’, Les ‘’Thaï herbal massages’’ et les ‘’Thaï oil massages’’ Je vais mettre au point et faire breveter le ‘’Bressan massage’’ et me faire un paquet de ‘’thunes’’ Jeudi 15 Janvier Cocorico !!! Ils ont du changer les piles des coqs et mettre des ‘’Duracell’’, comme au petit lapin, car c’est vraiment fort et ça dure. J’avais peur que ce soit un village pour touristes, mais non. C’est un vrai village, avec ses femmes qui fabriquent et vendent de l’artisanat, ses enfants qui vont à, l’école, ses jeunes qui viennent discuter avec nous le soir, ses travailleurs, sa vie, ses volailles, et les ‘’Bungalows’’ de la GH sont construits comme leur maisons et éparpillés dans le village. Ils sont en pétard contre les missions baptistes, qui raflent tous les dons et les subventions en faveur des Akhas afin de les instruire, mais surtout de les convertir. Ils disent ne pas avoir besoin d’une autre religion. La leur est bien et leur suffit amplement. Quelques expressions relevées dans le Journal des Akhas. - Mission of destruction for enslaving the hill tribes. - Missionaries: When will they oppose the oppression? - Why were the missionaries silent about the killing of 2274 people in Thailand? Many of them are from Hill Tribe. - Missionaries, don’t follow the teaching of Jesus. - Attention please: We don’t want new religion. - Missionaries steal Akha Children. What mission could survive without its Akha Children? - The drug war is a war of terror on people. - Missionaries be about what they are really: Destruction of culture Replacement of traditional villages leadership And making money off Akha Children. Les Akhas, sont une Hill Tribe comme on les appelle ici, Les tribus du Nord. Ils viennent du Tibet via la Chine et la Birmanie. Il y en a au nord de la Thaïlande, de la Birmanie et du Laos. Ils ont une religion de type Chamanique avec présence des esprits. Le Roi fait des déclarations de bonne intention mais rien ne change vraiment et parfois même ils sont délocalisés de leurs villages. Culturellement, ils fument l’opium, mais sur ordre du gouvernement US à la solde des trusts pharmaceutiques on leur en interdit même la culture. Une de leur coutume par exemple : lorsque une personne âgée est au seuil de la mort, ils leur donnent de l’opium à volonté. Ainsi, non seulement, elle ne souffre pas, mais meurt dans un état de bien être incroyable. Belle façon de mourir. Il faut préciser, que chez ces gens qui prennent de la drogue aux cérémonies religieuses, il y a peu de phénomènes de dépendance, malgré la proximité des champs bien cachés dans la jungle. L’opium, leur permet de vivres des Etats Modifiés de Conscience et de se mettre en contact avec d’autres réalités, probablement spirituelles. Dans d’autres régions du monde, Il y a le peyotl, le mescal, Les psilocybes mexicanas, la datura, l’ayahuesca ou yagé, et peut être le vin (messe). Et il se pourrait fort que les gens qui ont vu Jésus marcher sur l’eau, aient mangé du pain de seigle malade de l’ergot, qui n’est autre que du LSD naturel. Lorsqu’ils sont arrivés en occident, ces produits, dépouillés de leurs rituels et de leur sens spirituel, ont rapidement été consommés n’importe comment, donnant lieu à des exagérations et à des dépendances. Le Gendarme du monde, les USA les ont interdits sur leur territoire mais aussi dans les autres régions du monde où elles avaient réellement une raison d’être. Et de nombreux gouvernements, pour plaire aux maîtres ont obtempéré. Les Akhas sont victimes de ces interdictions. Et puis l’économie souterraine générée par les trafics induits de ces produits, produit des richesses qui d’une façon ou d’une autre sont réinjectées dans l’économie officielle. A notre époque où la devise du monde occidental est :’’Profit à tout prix ! Profit à n’importe quel prix !’’, on peut se demander s’il n’y a pas une entente Mafia + CIA +Trust Pharmaceutiques + Polices + Financiers de tout poil, pour encaisser les bénéfices. D’autres avant moi se le sont demandés. Je vais me promener dans la jungle jusqu’aux ‘’waterfalls’’ majestueuses. Amusant, un homme balaie le chemin, parfois raide, qui va du village jusqu’aux chutes. L’après midi, avec un Anglais qui est là depuis Novembre jusqu’à Mai, promenade aux ‘’Hot Springs’’. Tep, un Akha se joint à nous, Waaahhh ! Le chemin ! Tout droit dans la montagne. Pas plus que pour les routes ils ne connaissent les lacets. Guy, tu devrais venir courir ici pour t’entraîner. Et, toi, Caroline, tu devrais faire le chemin en randonnée. A un endroit il y a un magnifique panorama sur toute la vallée.Quel coup d’œil ! Les sources chaudes à 67°C sont dans une sorte de parc. Il y a beaucoup de Thaïs, d’enfants et de scouts. Ils ont tous une branche de bamboo et apprennent à les lier en croix : didactique, les scouts ! Pour rentrer la route est encore plus dure pour un mec comme moi qui n’ai pas le pied montagnard pour deux ronds. J’ai habité pendant 30 ans à Modane, à 1050mètres d’altitude. Lorsque j’ai voulu faire des ballades en montagnes, je suis allé avec des montagnards aguerris : Je n’avais pas fini de lacer mes godasses qu’ils avaient déjà fait deux kilomètres. Ca m’a dégoûté et depuis ce jour là, je préfère la montagne soit vue de la vallée, soit du chalet où on casse la croûte si on peut y accéder en voiture ou soit en cartes postales. On fait deux ou trois pauses, dont une à Lahu, un petit village. Tep discute avec un Akha, armé d’un lance pierre. Il va chasser un chien, nous dit-il. Effectivement, un peu plus loin le Nemrod nous dépasse avec un sac contenant un chien qu’il nous fait soupeser : 3, 500 kg. On se fait un petit méchoui, ce soir ? Et je ne suis même pas certain que ce soit un chien sauvage. Je me suis inscrit pour le menu Akha et suis donc invité à manger dans la cuisine : Watermelon (Pastèque) soup chicken (Ca fera un coq de moins qui chantera !). Feuilles de divers légumes qu’on trempe dans une délicieuse sauce aux cacahuètes et au piment. Contrairement à la Thaïlande, les os brisés des poulets sont laissés dans la soupe. J’écoute un peu ‘’Radio Grenouille’’ avant d’aller dormir.

Vendredi 16 Janvier Ce matin, nouveau concert de la chorale des ‘’Joyeux Coqs du village Akha’’. En Thaïlande partout on entend des coqs, mais ici ils sont tout près et chantent fort. Les femmes ont étalé de l’artisanat et je viens de faire du marchandage et j’ai acheté une douzaine de bracelets. Ici, elles ne portent pas leur beau chapeau avec des perles d’argent, comme dans les villes où elles colportent leurs colifichets. Mais il faut ‘’bargain’’ d’arrache pied et se rendre compte jusqu’ou elles voudront descendre leur prix. Et ne pas insister au-delà. Dans ce genre de négociation, les Thaïs disent que pour qu’elle soit réussie, le résultat doit être : je suis content, tu es content. Ils ont inventé le rapport ‘’gagnant/gagnant’’, bien avant que l’Analyse Transactionelle et la PNL nous en parlent. En tout cas, les Akhas et les Thaïs en général, prennent plaisir à ce jeu du marchandage dont le résultat satisfait les deux protagonistes, partenaires serait même plus juste. Je reviens rapidement sur les missionnaires baptistes qui vont jusqu’à enlever et acheter des enfants à leur parents pour les ‘’éduquer’’, mais surtout pour les convertir. Ils en profitent pour capter l’argent des donateurs américains destinés aux Akhas et l’argent des maigres subventions. Les Akhas, veulent maîtriser l’éducation de leurs enfants, ainsi que le tourisme dans leurs villages. Ils apprécient peu les treks touristiques, où ils ont l’impression d’être des animaux de zoo face aux hordes de touristes qui font le tour du village en quelques minutes pour faire des photos et acheter quelques bracelets ou colliers. Le programme dans lequel s’inscrit cette GH en plein village répond à ces deux critères Je vais aller, par la route jusqu’aux deux villages situés en dessous. La route est vraiment raide. Je n’en reviens pas que nous ayons pu monter par ici avec le 4x4 Le village chinois n’a que le temple de chinois flagrant.Le village Thaï est tout petit et n’a qu’une seule épicerie, restau, comme où il y en avait dans nos campagnes dans les années 50, dépositaire ‘’Butagaz’’ et ‘’Solexine’’. Ici il y a plein de chiens qui ressemblent aux Shibaïnus de Monique et Christian, mais ici ils sont maigres et ils les donnent gratos. Passage à la GH de cinq Amérikkkains, méprisants. L’un d’eux distribue aux enfants du quartier des tonnes de Mars et autres sucreries, sans même demander à leurs parents ou au patron de la GH. Tout le monde est écœuré. Ils restent dans leur coin, et malgré l’invitation, ils ne viennent pas discuter avec nous au coin du feu de camp. Sûrement des potes de Georges Debelyou !

Petite annonce. Teach English in local school. Free food & accommodation. Contact: 01-460 74 50 09-997 50 05 e-mail : apaehouse@hotmail.com

Samedi 17 Janvier. Ce matin départ de la GH un peu attristé. Nohé, avec qui j’ai sympathisé m’offre un étui à lunettes de sa fabrication. Elle aurait bien voulu que je lui donne 100 Bath pour me faire un massage et me fait promettre de revenir. Je suis assis à l’arrière du Pick-Up et même si Agiu conduit bien, dans la benne, c’est pas mal tape-cul. Trajet en bus local jusqu’à Chieng Kong sur les rives du Mékong. J’y retrouve un ancien hôte du Akha Hill GH, Jim Moriss, un Gallois Sympa. Sur la route beaucoup de belles maisons en Teck. C’est un bois droit, imputrescible. Malheureusement on n’en construit pratiquement plus : La mondialisation et ceux qui en profitent préfèrent que nous nous en servions pour faire des salons de jardin. (Plus de profit ?) Les Thaïs peuvent goûter ainsi au bien-être dans une maison en béton. Soirée sympa, avec Jim : nous nous sommes invités au repas de clôture d’un congrès de professeurs de la région de Chiang Maï. Ils nous offrent des bières, nous invitent à ‘’karaoker’’ avec eux et à danser. Je vois ça en France, deux métèques qui viennent squatter dans une réunion de pédagos. Un directeur d’une école de Chiang Maï me donne sa carte et m’invite à venir parler de la France à ses élèves si je repasse dans sa ville.

Dimanche 18 Janvier Journée calme à Chieng Kong, engourdie de soleil et d’insouciance. Je rencontre quelques jeunes qui se saoulent consciencieusement à la Chang Beer. Les ouvriers d’un chantier voisin de la GH me proposent de boire un petit whisky avec eux. Whisky Thaï, pas terrible ! Mais ils sont sympa, me demandent d’où je viens : « Ah ! Flankcet ! Zinedine Zidane ! » Dans les siècles passés, lorsque dans le monde on parlait de la France, on évoquait, soit Victor Hugo ou Voltaire, soit Napoléon, soit même Bernadette Soubirous ; Maintenant c’est Zizou et Thierry Henry qui sont les phares de notre pays ! Avec Jim, et des Français, qui comme moi évitent les coins à touristes, nous allons manger des barbecues, c'est-à-dire des brochettes et une salade de papaye (Som Tam ! Je vous mets le mot en Thaï, comme ça vous saurez si vous allez par là-bas !) qui me fait pleurer, malgré ma gaieté naturelle. Elle ramone bien ! Ensuite le patron de Bamboo GH où nous allons boire un coup, nous invite à une Blues Session, au Teepee bar où il va jouer. Sympa : Il y a des gens d’un peu partout – Thaïs, Américains (lorsqu’ils jouent le blues, je n’écrit pas Amerikkkains, Une Ecossaise, Une Française et des Anglosaxophones indéterminés.qui jouent et chantent le blues. Une sorte de ‘’bœuf’’ ou plutôt de ‘’buffle’’ vu le pays où nous nous trouvons. Rock Music Tonite ! Lundi 19 Janvier 2004 Je traverse le Mékong en pirogue à moteur et c’est : Le LAOS Le royaume du million d’éléphants. La monnaie officielle est le Kip La monnaie réelle est le Bath Thaïlandais 1000 Baths = 270 000 Kips = 20 € 1 € = 13500 Kips Compliqué, hein ? Le plus beau voyage est de se prouver sa liberté. Anonyme Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. Marcel Proust

Houensaï ou Huenxaï, selon les cartes. Arimid GH superbe GH en Bois et bambou superbement entretenue, fleurie et gérée par un couple de Laos francophones extrêmement gentils. Et dire que le chauffeur du Tuk-Tuk qui m’a conduit dans cette GH m’a dit : «Mais pour le même prix, je peux vous emmener dans une ‘’belle’’ GH en Béton. » Au marché, je mange des trucs que je prends pour des saucisses mais qui sont en réalité des sortes de macaronis durs et amers. A l’embarcadère je rencontre Nigel, un Anglais qui travaille en Australie et Frank, un Français qui vient en Asie, pour s’approvisionner en bijoux en argent afin de pouvoir les revendre sur les marchés parisiens et landais. Ils aimeraient bien remonter la Nam Tha River en slow boat, c’est à dire en pirogue à moteur ; mais s’ils sont trois, ça sera 1200 Baths chacun au lieu de 2000. Comme cette remontée m’inspire bien, je dis : Banco ! A demain !

Mardi 20 Janvier 2004 Départ de Huenxaï vers huit heures du matin dans une sorte de pirogue à fond plat et à moteur Diesel. Plutôt rapide pour un slow boat. On à froid à cause du petit vent et de la vitesse. Nous descendons le Mékong pendant quelques kilomètres puis nous nous engageons dans la Nam Tha. GRANDIOSE ! C’est une rivière de montagne vive et impétueuse et tout autour : la jungle. Le Niger, le Fleuve des fleuves, m’avait impressionné par sa grandeur, sa majestuosité ; le Mékong qui vient de l’Himalaya et se jette dans la mer de Chine au Vietnam, me touche par son coté mythique mais la Nam Tha coule dans un tel paysage sauvage et vert me touche par sa beauté, sa vigueur, sa force. Brève halte pour le pique-nique de midi avec du riz gluant et autres nourritures locales et frugales. Echanges de saluts aimables et enjoués avec les riverains. Sur les rives, il y a de nombreux villages Cette petite rivière génère une économie à elle toute seule. : Pêche, transport de marchandises et de voyageurs, petit tourisme, cueillette de coquillages, et même orpaillage, comme dans le Mékong. En fin d’après midi les villageois s’y lavent et nos saluts gênent les femmes : Elles se revêtent en entendant le moteur mais veulent quand même répondre à nos saluts en tenant leurs vêtements contre elles avec leurs coudes. Rires, et pas seulement de notre part. Nous nous arrêtons dans le village du ‘’capitaine’’. A tombée de nuit on se croirait dans un village genre ‘’Apocalypse Now’’ avec ces maisons de bois et de bamboo tressé aux toits de paille. Le commerçant du village nous accueille avec un petit whisky de riz local, le Lao-lao. J’adore ça ! (Tu parles !) Il essaie de nous fourguer des Sarongs et nous fait goûter sa soupe aux coquillages et insiste pour qu’on boive (lui offre) une bière avec lui. Nigel, le ‘’Jungle Warrior’’ qui a passé la journée à dormir dans la barque, ne se réveillant que pour prendre quelques photos, se couche et s’endort aussitôt. Nous soupons avec la famille du ‘’capitaine’’ et dormons dans sa maison, à la rustique.

Mercredi 21 Janvier 2004. Nous repartons de bonne heure, dans un bateau plus petit avec d’autres mariniers et quelques voyageurs locaux que nous chargeons et déchargeons le long de cette rivière toujours aussi belle. Arrivée à Nalaet, où, à cause du manque d’eau, nous sommes obligé de prendre un taxi, compris dans le prix du voyage, mais le pilote du bateau est obligé de ‘’bargain’’ ferme : Il semble que le capitaine ne lui a pas donné assez de Kips. Route en terre, pas trop tape-cul, toujours dans la jungle et au dessus de la Nam Tha. Nous arrivons enfin à Luang Nam Tha. Il semble que ce soit un gros carrefour. Nous mangeons, Frank et moi, à la terrasse d’un restaurant. Une meute de femmes Akha, petites filles du ‘’Grand Kaskouï’’ – Frank dixit - veulent à tout prix nous vendre leurs fanfreluches. J’achète trois bracelets mais ça ne suffit pas, elles reviennent à la charge. Je leur parle du ‘’Akha massage’’ et commence à en masser une qui se met torse nu, sans sous-tif, pour profiter de l’aubaine. (Sic) Dans leurs villages, ici au Laos, elles ont souvent la poitrine à l’air, genre topless. Tout le monde, dans le petit resto ou dans la rue est mort de rire ! Un bossu qui passe, plié en deux, se plie en quatre.

Jeudi 22 Janvier 2004 Il y a un gros marché. On m’avait dit que dans le nord du Laos, on trouvait de la ganja au marché, mais j’ai beau chercher je n’en vois, ni n’en sent. Je me régale d’une crêpe, légèrement soufflée, cuite directement au dessus de la braise, avec deux grosses fourchettes. Délicieux ! Je goûte aussi une sorte de pâte salée et épicée dont je n’arrive pas à saisir la composition. En attendant le bus à un coin du marché appelé pompeusement gare routière, il y a un ‘’bonzillon’’ avec un bonnet orange clair avec un revers et un très gros pompon orange foncé. Il a une bonne tête, mais il ne veut pas que je le photographie. Je suis trop gentil et aurai dû voler la photo ! Enfin, tant pis pour vous . . . Moi, je l’ai toujours en mémoire. Dans un pick-up 4x4, conçu pour une douzaine de passagers, appelé pompeusement un bus, nous sommes 30 à partir pour Muang Sing. Sur un marché, il y a des femmes de différentes tribus. Je voulais photographier une fille avec un magnifique bonnet. Mais je suis obligé de lui acheter quelques colifichets avant qu’elle accepte. Rencontre avec deux filles d’une vingtaine d’années, à l’air sympa. Hélène la Française et Liza l’Anglaise, étudient le chinois à Shanghai. Comme c’est le Jour de l’An Chinois, tout est fermé et elles profitent d’un mois de vacances scolaires pour visiter le Laos. J’avais trouvé les Thaïs gentils et souriants. Les Laos sont aussi souriants et tout aussi gentils. Les ‘’commerciales’’ Akha de la lignée du ‘’Grand Kaskouï’’ essaient encore de nous fourguer leur pacotille. Elles nous proposent même de l’herbe et du ‘’Piou’’ (opium). Les aventures d’ Ysabell. Frank vient depuis 18 ans en Asie du Sud Est. Une année, il est allé en Malaisie où il a rencontré Ysabell, ou une de ses consoeurs. Le beau frère m’avait dit que toute la famille était d’origine malaise. Un beau frère, soit disant croupier lui a fait le coup du baccarat. Il a dit : « D’accord, mais je ne prends pas d’argent » Au dernier tour de cartes, il avait une main gagnante, mais le soi-disant pigeon a misé gros ! Le beau frère qui avait parié son propre argent jusqu’ici, lui a demandé de compléter la mise. Il a refusé ! Grosse colère du beau frère ! Ils ont fait tout un cinéma, ont mis les jeux dans des enveloppes scellées, jusqu’à ce que le beau frère trouve l’argent. Mais la Ysabell, un peu sensible, l’avait prévenu discrètement : « Ne donne pas d’argent à mon beau frère. » Je ne me souviens plus trop comment ça s’est fini. Il en a parlé ensuite à un Chinois qui lui a dit de ne jamais se mettre dans des affaires de jeu avec des Malais, car il risquait de se retrouver au fond du port, lesté de 20 grammes de plomb ou d’un costume en béton. Donc je m’en suis bien tiré. A suivre . . . pas pour cette fois en tout cas.

Vendredi 23 Janvier 2004 Mueng Sing à Xiengkok dans un bus / Pick-up avec une vingtaine de personnes, dont des femmes Akha, et un motoculteur sans les roues. Route de montagne un peu abîmée par la précédente saison des pluies. Nous arrivons à Xiengkok ou je retrouve Hélène et Liza. Ensuite on perd tellement de temps à ‘’bargain’’ avec les représentants locaux de la mafia des pilotes de ‘’speed boat’’ afin de faire baisser le prix exorbitant du trajet pour Huenxaï, qu’il est trop tard pour partir et nous devons passer la nuit à Xiengkok. Nous allons manger dans un resto, tenu par une jeune Chinoise où il y a peu de choses à manger. Les filles sont obligées de passer en cuisine avec la Chinoise pour nous concocter un repas improvisé en fonction des aliments qu’elles y trouvent. En plein milieu du repas, la lumière s’éteint. Le groupe électrogène qui alimente le quartier n’a plus d’essence. Nous continuons à la chandelle. Romantisme en diable ! Un Laos arrive : c’est un Speed boat driver au cheveux presque blonds, (Très rare pour un Laos) que nous essayons d’embaucher pour demain. Nous buvons quelques bières et du Lao-lao : C’est le nouvel an chinois ! Youpie !!! Comment chante-t-on : « Il est des nôôôôtres Il a bu son verre comme les autres . . . » En Chinois ? En Laos ?

Samedi 24 Janvier 2004 Ce matin, je me rase à la lueur de la bougie. Pas d’électricité ! Les groupes électrogènes qui alimentent le village et la GH ne fonctionnent que le soir. Suite des tergiversations et autres marchandages entre nous et la mafia des ‘’speed boat drivers’’ : « 1000 Baths pour aller jusqu’ Huenxaï » dit l’un et ensuite, il se rétracte. Le blondinet se rétracte d’entrée. « 2000 Baths » dit un autre ! Puis comme il n’y a plus d’autres solutions nous acceptons, mais il change encore d’avis : « 1000 Baths, mais pour aller jusqu’à Mueng Mong » Une ville à mi distance ! Nous devrons terminer en taxi pour 200 Baths chacun pour terminer le parcours ! GRRRRRRRR ! ! ! ! ! Nous acceptons car apparemment il n’y a plus d’autres solutions. Par contre la descente sur le Mékong en speed boat ! WOUAAAAAAAHHH ! ! ! La descente infernale. Les speed boats sont des bateaux qu’on dirait taillés pour la course, avec des énormes moteurs qui font un bruit diabolique et vont à une vitesse folle. Nous sommes coincés comme des sardines dans des positions totalement inconfortables, les genoux sous le menton. Et ça démarre ! Pendant les cinq premières minutes, je peux vous dire que je serre les miches et je les serre deux fois plus fort lorsque nous abordons des rapides où en plus de la vitesse, il y a l’inconfort tape cul. A un moment il y a tellement d’accélération, qu’avec mon poids je brise la planche qui sert de dossier. Pauvre Hélène coincée derrière ! « Ca déchire grave ! - Sorry, Jean Luc mais je ne sais pas mettre les Cédilles aux C majuscule - C’est trop mortel ! Ca claque bien !» dirait mon Dominique de fiston. Ce sont les montagnes russes pendant deux heures dans un paysage de fin du monde au milieu des rochers torturés par des millénaires d’érosion qui parsèment le Mékong et au-delà des berges : la jungle ! Parfois nous passons à droite des îles qui servent de frontière avec la Birmanie. Le bateau ne peut pas passer dans les eaux laotiennes. Par rapport au prix d’entrée des parcs d’attraction, nous sommes gagnants ! Nous en avons largement pour nos 1000 Baths. Le chauffeur du pick-up, taxi de Mueng Mong, reste cool malgré la route défoncée par endroit. Je retrouve avec plaisir Arimid GH, et ses tenanciers francophones.

Dimanche 25 Janvier 2004. Départ matinal en Tuk-tuk qui nous amène à l’embarcadère pour prendre le Slow boat, cette fois pour Pakbeng et Luang Prabang. Mr Singham Chitaly, manager de Arimid GH, apporte au port, le banana pancake qu’Hélène n’a pas eu le temps de manger. Plus gentil que ça tu ne trouves pas ! En France ça serait tout simplement impensable. Le Slow boat déroule confortablement et à petite vitesse, les paysages grandioses des rives du Mékong. Une jeune Allemande m’offre un quart de ‘’Vin de table Français’’, estampillé ‘’Gulf Air’’ qu’elle avait gardé en souvenir. Tout simplement somptueux, ce petit verre de vin que nous dégustons sur le Mékong avec notre pique-nique. Nous nous arrêtons longtemps, près d’une rive, pour attendre des gens tout mouillés et terreux. Ce sont les rescapés d’un retournement de speed boat. C’est dangereux, ces speed boats et nous n’avions même pas de casques. Pakbeng est un village dortoir composé uniquement de Guest Houses, dont Boon My GH, qui m’a été recommandée par le manager de Arimid GH et de quelques maisons où les slow boats s’arrêtent pour la nuit. Dans la journée il est complètement vide. Arrivé à Pakbeng, une meute de gamins vient nous porter les sacs pour se faire un peu de thune. Mais comme je n’ai pas négocié le prix avant, une fois à la GH, celui qui avait le petit sac me demande autant d’argent celui qui avait le gros sac et que j’ai surpayé, mais le sac était très lourd. Il faut être vigilant ! Pour changer un peu, nous mangeons dans un restaurant indien. Nous y retrouvons un couple de Français qui était sur le bateau. Ils attendent depuis une demi heure et Mme Missmatch n’en finit pas de râler. En PNL*, on apprend que nous fonctionnons avec des méta-programmes, les programmes de nos programmes en fait. L’un d’eux s’appelle match / missmatch. Une personne match est optimiste, contente de tout, aisément satisfaite. La personne missmatch, trouve toujours quelque chose qui ne va pas. A une superbe soirée, avec un orchestre fantastique, des mets et des boissons délicieux, elle déclarerait : « Mais il n’y a même pas de cacahuètes à l’apéro! » Donc, pour changer, Mme Missmatch râle !

*PNL : Programmation Neuro Linguistique. (Je vous l’avais dit : didactique, le mec.)

Lundi 26 Janvier 2001. Changement de bateau à Pakbeng. Mme Missmatch râle parce qu’il y avait un gecko contre le mur de sa chambre. Il y en a souvent dans les GH et c’est un signe que c’est une bonne maison. Ils ne vont jamais contre les murs des maisons où il y a de mauvais esprits. A midi, pique-nique d’un ‘’chicken sandwich’’ et surtout de ‘’Vache qui Rit’’ Royal la ‘’Vache qui Rit’’ sur le Mékong ! L’après midi, la batelière nous demande si on veut s’arrêter pour voir une grotte où il y a beaucoup de statues de Bouddha. « Ca vous coûtera moins cher que si vous revenez en bateau de Luang Prabang ». ‘’Mme Missmatch’’ râle parce ceux qui ne voulaient pas s’arrêter ne payent pas et peuvent aussi descendre à terre. Et parce qu’il faut repayer pour entrer dans la grotte. Je vois mon premier éléphant au bord du Mékong ! Salut ! Il ne répond pas ! Luang Prabang ! A l’arrivée, on galère un peu pour trouver une GH. On fait plusieurs fois le tour de la ville pour atterrir en face de l’embarcadère, au bord du Mékong. Le taxi essaie de nous arnaquer. Les Tuk-tuk, les Taxi, les ‘’Speed Boat Drivers’’ sont une engeance . . . On soupe dans une rue minuscule pleine d’échoppes de nourriture. Et moi, je commence à étonner Hélène et Liza : « J’ai fait une bonne action, aujourd’hui. Ah ! Bon !?! Oui ! Quel genre de bonne action ? J’ai sauvé la vie d’un oiseau. Quoi ? Qu’ouis-je ? Qu’est ce ? Comment ? En voici la preuve ! » Et de mon petit sac à dos je sors le piège à oiseaux que j’ai ramassé dans la grotte aux Bouddhas ! Les filles sont mortes de rire ! J’ai un peu de remords, car c’était peut être le gagne pain d’un Laos. Mais bon !

Mardi 27 Janvier 2001 Luang Prabang ! Rien que le nom m’a fait rêver, comme Kuala Lumpur, Oulan Bator, Samarkand, Valparaiso, Ouagadougou, Novossibirsk et Cruzille les Mépillat ou Curciat Dongalon. Ce sont ces noms, lus et relus dans mon enfance, qui en fait m’ont donné l’envie de voyager. Luang Prabang est une magnifique ville, classée au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO. Il y a quelques magnifiques ‘’Wat’’. (Je pourrais mettre la traduction, mais je me suis cassé le c. . . pour faire un lexique. Il faut bien qu’il serve.) J’aime bien aller dans ces temples, non pour les admirer car je trouve leur décoration un peu chargée, mais pour m’y reposer, y méditer et parfois pour fuir un peu la chaleur. A midi, je déjeune au bord de la rivière. Manivone (ou Maryvonne) me fait une délicieuse ‘’ Som Tam’’ et un ‘’banana shake’’ Des bananes coupées en rondelles passées au mixer avec du lait concentré sucré et de la glace pilée : Divin ! Quelques beaux marchés à Luang Prabang, sauf le marché de nuit réservé aux touristes. Pourtant il faut le traverser pour aller manger dans la petite ruelle, à une de ses extrémités. On peut prendre des plats ou des boissons à l’un ou à l’autre. On ne nous presse jamais pour manger ou pour payer. J’y rencontre François, un Québécois qui voyage depuis 25 ans : Ca me laisse rêveur ! Quand il n’a plus d’argent, il travaille ici où là. Il va quitter le Laos dans un ou deux jours, car son visa expire. Il a des plans pour des GH pas chères. Il en connaît une à Bangkok à 150 Baths avec la douche dans la chambre, propre et familiale, dans un quartier calme et central. J’oublie de noter les coordonnées. GRRRRRRRR ! ! ! ! Recouvrement de créance à Luang Prabang. Ca pourrait être le titre d’un film policier. En fait, Pierre, un ami aquarelliste rencontré à Gao au Mali a laissé en dépôt vente seize aquarelles à la galerie d’art (Ban Khily Gallery) d’ Oliver Bandman. Par mail, sa compagne m’a demandé si je pouvais aller le voir, afin de savoir s’il avait vendu les tableaux et pourquoi il n’a plus jamais donné s de ses nouvelles, ni de celles des Dollars qu’il a pu en tirer. J’y vais et il me montre une dizaine d’aquarelles invendues. Il en aurait vendu quatre et me propose deux lampes pour le paiement de deux aquarelles. Je vais e-mailler tout ça à Pierre. A suivre . . .

Hélène et Liza ont loué un scooter et sont parties visiter des waterfalls ! Elles tardent à revenir ! Se sont elles noyées, perdues ? En fait elles ont crevé trois fois avec leur engin et rentrent lorsqu’il fait grand’ nuit. Moi qui pensait qu’elles avaient été croquées par un tigre, toutes tendres comme elles doivent être à vingt ans !

Mercredi 28 Janvier 2004. Ca commence fort, ce matin ! Le serveur de la terrasse où je prends mon petit dèj’ – café Laos avec un banana pancake. Si on demande un café au lait, il y a un centimètre de lait concentré au fond du verre : un régal ! – me demande, oui à moi, comment on prononce des mots anglais. Moi qui parle l’Anglais avec une accent de la Bresse profonde. Il est en train de l’étudier sérieusement pour devenir un guide. Il y a deux ou trois tables d’anglophones et il vient me demander à moi. Va comprendre ! Je revois ‘’Mme Missmatch’’. Elle me dit à peine bonjour, tant elle est pressée d’aller retrouver des amis et son mari. Le pauvre ! Le soir, Ballet Royal du Laos : Superbes costumes et musique intéressante ! Hélène et moi, éclatons de rire à l’apparition du Cerf Doré qui gambade sur la scène. Je ne comprends pas grand chose au ballet mais ensuite il y a, dans les jardins du théâtre des musiques et des danses des différentes ethnies du Laos : splendide !

Lundi 29 Janvier 2004 On se retrouve, toute la bande de francophones : Bruno, Sandra, la belle Mylaine* – qui a mal au cul suite à une chute intempestive dans les toilettes de sa GH (Chit GH, ça ne s’invente pas) -, Frank, Hélène et moi, nous louons un bateau pour aller visiter Ban Xan Hai. C’est un village au bord du Mékong où les femmes fabriquent du Lao Lao, l’alcool de riz artisanal et local : la boisson nationale du Laos. Elles mettent fermenter de l’eau et du riz gluant (sticky rice) et lorsqu’il est alcoolisé (Lao Lao Wine) ils le distillent en faisant un feu dans un baril de pétrole. Ils mettent chauffer un autre fut et versent de l’eau froide sur le couvercle incliné et le Lao Lao tout tiède coule sur le côté dans un récipient. Alambic sommaire. Délicieux. Bizarre lorsqu’il est encore tiède. Nous en buvons une bouteille sur le bateau du retour, pour encourager la production. Mylaine a tellement mal qu’elle ne peut souper avec nous. Avec Frank et Sandra, on passe à sa GH pour lui dire qu’elle doit absolument aller à l’hôpital demain matin, d’autant plus qu’il y a une plaie mal placée ! * Non ! Elle, ça s’écrit Mylaine ! Désolé, Jean Luc (Private joke)

Vendredi 30 Janvier 2004 Hélène et Liza partent ce matin pour Ventiane ou Hélène doit prendre un avion pour Shanghai afin d’accueillir ses parents qui viennent lui rendre visite. Elle aura de quoi leur raconter. Pour changer elles sont en retard et j’ai à peine le temps de boire un café avec Hélène.Mylaine est aller faire soigner son fondement à l’hôpital, en profitant pour avoiner deux quidams qui se rinçaient l’œil Bye bye les filles ! A par ça, journée calme ! Je glande ! Recouvrement de créance à Luang Prabang. (Suite) Pierre est OK pour les deux lampes que je lui règlerai à mon retour. . . Oliver me les fera porter à Tavee GH à Bangkok ou à la consigne de l’aéroport. Il faudra simplement que je lui dise, par e-mail, quand j’y serai. Ce que je ne manquerai pas de faire. A suivre . . .

Samedi 31 Janvier 2004 Voyage en bus soit disant VIP de Luang Prabang à Vang Vieng Paysages magnifiques mais fugaces. Je suis bien barbouillé. La gueule de Vang Vieng. Désolant ! Une rue bordée de restaurants qui proposent des pizzas, des hamburgers et des ‘’french fried potatoes’’, des sandwiches, des spaghettis. Qui a bien pu conseiller à ces restaurateurs de s’adapter au point d’abandonner leur cuisine délicieuse pour cette sous cuisine occidentale ? A Luang Nam Tha, j’ai vu un Anglosaxophone râler parce qu’il y avait une affiche coca et que le patron n’avait que du Pepsi ! Eh ! Oui ! Par contre on y trouverait des pizzas aux champignons et du thé à l’opium Vais-je tester ?

Dimanche 1 Février 2004 Journée calme à glander, à écrire des cartes postales et faire le tour des marchés. J’aime bien découvrir ces marchés où il y a souvent peu de touristes, où les Laos sont sympas et les étals regorgent de légumes, d’aromates, de fruits inconnus, ainsi que parfois de plantes médicinales et autres potions ou baumes. Comme Vang Vieng est une toute petite ville, les touristes sont encore plus concentrés qu’ailleurs, dans cette rue des restos. Ils y sont vautrés à regarder des films en DVD. Faire 9 ou 10000 kilomètres pour venir regarder des DVD, je ne comprends pas ! A Luang Nam Tha et à Mueng Sing les colporteuses Akha nous avaient proposé du pioum, de l’opium. Mais tout cela manquait vraiment de discrétion et nous n’avons pas donné suite. Mais ici, il parait que c’est très toléré et qu’on en trouve partout.Frank et moi nous nous renseignons, et il est très facile d’en acheter. Un serveur nous en propose une quantité suffisante pour un test. Il y a plusieurs manières de consommer l’opium : Le fumer : les effets sont plus rapides mais ça demande un matériel et un savoir faire que nous ne possédons pas ; le boire dilué dans du thé ou du café ; le manger, enveloppé dans une feuille de papier à cigarette pour qu’il n’arrive pas directement en contact avec la muqueuse de l’estomac (Confessions d’un Mangeur d’Opium - Thomas de Quincey). Le ‘’produit’’ en question se présente comme une sorte de confiture un peu compacte enveloppé dans du cellophane. Nous en gobons un petit quart chacun et nous allons discuter à l’extérieur de la GH. Comme au bout d’une demi heure, nous ne ressentons aucun effet, nous avalons le reste, allons boire un banana shake au bar le plus proche et rentrons nous coucher : « Bonne nuit ! Bonne nuit ?

Lundi 2 Février 2004. Alors, bonne nuit ? Bonne nuit ! » Enfin nuit étrange, en fait. J’ai mis beaucoup de temps pour m’endormir. Et je n’ai pas dormi très longtemps. Lorsque je me réveille, je suis dans un état de profonde relaxation, en pleine nuit, donc. Je me sens extrêmement bien, dans un état un peu comparable à celui où je suis lorsque j’embrasse une fille que j’aime. La seule différence est que là, il n’y a pas de fille et que cet état dure très, très, très longtemps, pendant tout le temps où je suis éveillé. Et c’est très fort et lorsque je me tourne dans le lit ou que je respire profondément, cet état devient encore plus puissant, comme un orgasme. Je passe le reste de la nuit à alterner ces périodes d’euphorie avec des temps de sommeil. Je jubile de ressentir ces effets agréablissimes, complètement nouveaux pour moi, et tellement plus forts que ceux de la gandja ou de l’alcool. J’ai eu une érection qui a duré toute la nuit, sans pour autant avoir des pensées coquines, des phantasmes ou des désirs. Et personne pour en profiter ! Je n’ai pas eu de rêves, ni d’hallucination ou d’accès à des réalités non ordinaires, comme je l’avais espéré. Je comprends que pour quelqu’un mal dans sa tête, mal dans ses baskets, mal dans sa peau, il soit facile de devenir dépendant à ce produit : Pourquoi continuer à ressentir ce mal-être, alors qu’avec de l’opium ou un de ses dérivés il est tellement aisé d’être bien. Frank, lui a passé une très mauvaise nuit et il est mal en point. Il faut dire que nous avons pris une dose de ‘’cheval’’, c’est le cas de le dire. Il parvient néanmoins à prendre son bus pour Ventiane. Au matin, je ne me sens pas bien, dans un état nauséeux. En fait l’opium a endormi mes fonctions urinaires et je vomis tout le liquide ingéré pendant la nuit. Il doit aussi endormir les fonctions digestives et défécatoires. C’est pourquoi on s’en servait d’anti diarrhée (Elixir parégorique – paracolliques !) Ce soir, j’avais projeté de tester une ‘’Happy pizza’’ ou un ‘’Happy Milk Shake’’ aux champignons (hallucinogènes ?) qui font rire, mais ça sera pour une autre fois. Finalement, devant les odeurs de cuisine qui effleurent mes narines au ‘’Bamboo Bar’’ où je bois un soda water, je décide de manger un Chicken Laap. Ce resto bar est à l’écart de la rue à touristes.

Mardi 3 Février 2004 Ca va mieux ce matin. Je loue une ‘’motorbyke’’, sorte de croisement entre la Mobylette et le scooter.Je me promène de village en village et fais un tour dans la jungle ! Sympa ! Je m’arrête à la ‘’Phoudingdeang Organic Farm’’. C’est une ferme biologique où je grignote une sorte de pancake en buvant un banana Shake. Une des spécialités de cette ferme est le mulberry (mures), un fruit à mi chemin entre le blueberry (myrtille) et le raspberry (framboise). Très bon ! J’y mange aussi des feuilles de mulberry, grillées comme des chips, avec une sauce au miel et au citron : Un régal. Il est paré de toutes les vertus. Les feuilles sont, parait-il, souveraines contre le diabète, le choléstérol, l’hyperglycémie et l’hypertension et les règles douloureuses. En tout cas la mobylette, elle doit en avoir de l’hypertension. J’ai failli me vautrer plusieurs fois dans les chemins de terre et rentrer dans une chèvre qui a refusé d’obtempérer à mes coups de klaxon ! Et la jungle ? Ce n’est pas Indiana Jones, mais Fernand dans la jungle, c’est pas mal non plus. A un moment, j’ai bien cru m’être perdu dans cette jungle, justement, avec presque plus d’essence, au milieu des éléphants sauvages et des tigres. Un serpent traverse le chemin devant moi (sic) ! « Ralentis, Fernand ! » Les tigres ragent de ne pas pouvoir me rattraper pour me croquer, tellement je vais vite avec ma mobylette. Moi, je serre les miches !

Mercredi 4 Février 2004 Je prends un minibus pour Ventiane. Celui-ci est bourré d’anglosaxophones qui m’accueillent comme un porc-épic dans un magasin de ballons de baudruches. On me refile un strapontin rembourré de noyaux de pêches, au dossier mal en point. 3 heures de route ! 3 heures de mal au cul ! 3 heures où une Allemande ou une Néerlandaise - je fais difficilement la différence entre ces deux langues, douces, chantantes, harmonieuses, soyeuses et légèrement sucrées – me corne dans les oreilles. Il y a quelques années, lorsque je voyageais, je n’étais pas très fier d’être Français, tant ceux-ci étaient lourds lorsqu���ils se rendaient à l’étranger. Beaucoup d’entre eux se comportaient comme des goujats vis-à-vis des populations locales. Maintenant, ceux-ci remontent beaucoup dans mon estime et je n’hésite pas à afficher ma ‘’Françaisité’’, et même ma ‘’Francophonicité’’. Depuis que je suis en Asie, je n’ai pas encore vu de Francophone, ni de Laos, ni de Thaï : - Hurler comme un veau dans une GH à l’heure de la sieste ou tard la nuit. - Parler fort dans un minibus et gêner tout le monde. - Rester chaussé dans un endroit où on se déchausse. C’est une belle coutume en Thaïlande et au Laos, de poser ses chaussures en entrant dans une GH, dans une maison, et même dans certaines boutiques. On laisse la boue du chemin - nos problèmes et notre noirceur - hors de l’endroit où on pénètre, où on entre en ami. - Tenir toute la place dans un minibus ou un bus. - Traiter les autochtones avec une certaine suffisance, un certain mépris. - Râler parce que le Coca est en fait du Pepsi. - Boucher tout le passage avec ses bagages. - Refuser de partager une pirogue. - Monter en premier dans une pirogue et s’asseoir à l’avant en empêchant tout le monde de passer. - Etc. A l’image de leur chef de file, George Debelyou, qui envahit un pays sous de faux prétextes, au mépris des avis de l’ONU et de ses concitoyens les Anglosaxophones ne connaissent peut-être plus le mot ‘’respect’’. A nous deux Ventiane.

Jeudi 5 Février 2004. Je fais un tour à l’immense Morning Market, qui comme son nom ne l’indique pas, est ouvert toute la journée : Impressionnant Pas loin de là, il y a le centre culturel Français. Oui Français, Monsieur ! Très beau avec une belle bibliothèque. A la cafeteria je rencontre Olivier, que j’avais déjà vu à Vang Vieng et qui travaille ici : « C’est ici que ‘’ça’’ se passe ! - Mais il y a surtout des Français, peu de Laos. - Si, il y en a ! » me dit il en me montrant une table de trois Laos parmi une trentaine de Français. A Ventiane, en ce moment, il y a un congrès sur l’avenir du tourisme en Asie, l'ASEAN Tourism Forum. Un chauffeur de Tuk-tuk me dit qu’avec ce congrès, les bordels sont débordés. Il parait qu’à Ventiane, il y a encore des bordels à l’ancienne, comme au temps de la colonisation, avec les maladies honteuses d’époque (blennorragie, syphilis, chancre mou, morpions) et les préservatifs tricotés à la main, au point de riz. (Ben voyons !) Dae, Bo, Mi, des Laotiennes bien comme il faut m’offrent un verre de bière, près d’un kiosque à Journaux et je les ai bien fait rire avec mes tentatives de parler le Laos. Le mari de Bo travaille au ministère de l’information et nous avons une discussion intéressante sur l’évolution du Laos. Comment fais-je pour réussir à communiquer avec des Laos ou des Thaïs qui ne parlent ni français, ni anglais, ni italien, ni le patois bressan ? A mon avis le premier point est l’envie, ensuite le sourire et le rire. Je fais des gestes, des mimiques, des grimaces, des onomatopées, des sons bizarres ; je théâtralise mon incompréhension, J’en joue, je la mets en scène, je la comédiadelartise ! Au Morning Market, envahi par une meute de Tuk-tuk, je me suis mis à leur parler une sorte de ‘’yaourt’’ de Suédois Auvergnat, du genre : « Freude beu noideu Zevrééé de Grône ! » Ils m’ont énuméré la mappemonde pour savoir d’où pouvais bien venir un Farang avec un tel langage inhabituel Complètements bluffés, les mecs ! A la fin, ils ont même appelé un flic qui ne comprenait pas mieux ! Heureusement, de peur d’être ridicule, il n’a pas insisté, sinon je me retrouvais au poste. Et les Tuk-tuk se sont mis à m’ignorer. Je vous conseille d’essayer. En fin d’après midi, des tables poussent tout au long du Mékong et les gens viennent boire une bière et grignoter des brochettes ou manger une soupe. Extrêmement sympa ! Je mange un fried rice with seafood and pinapple servi dans l’ananas évidé. Tout simplement délicieux et copieux. Je suis rejoint par Roger et Martine, un couple de québécois sympas, rencontrés à Vang Vieng au Bamboo Bar. Ils prennent la même chose et se régalent. Je sui leur conseiller gastronomique : précédemment, je leur avais conseillé un Laap fish et ils se sont léchés les babines.

Vendredi 6 Février 2004. Je visite deux marchés et retourne au Morning Market. Les filles où j’ai mangé la veille me font signe et je remange à leur cantine, car elles sont plutôt mignonnes. Elles rient du Khene que je viens d’acheter Je leur offre des bonbons, tant elles sont sympas. En fin d’après midi, je me ballade le long du Mékong à la recherche de Roger et Martine et même de Frank qui est ici aussi. Nous devons boire l’apéro et manger au bord du Mékong. Chaque soir une cinquantaine de tables s’installent, qui avec des soupes, qui avec des woks et d’autres avec des barbecues. Et il y a une foule qui se retrouve pour des soupers conviviaux. Finalement je suis enlevé par une belle amazone en scooter (sic) qui m’invite à lui offrir un verre et même à lui offrir un plat. Ensuite, elle m’entraîne dans un bar assez glauque, ou des Anglosaxophones éclusent des Heineken (La Lao Beer est nettement meilleure que cette bière insipide, mais ça vaut le coup de faire des milliers de kilomètres pour boire ce qu’on trouve chez soi.) invités qu’ils sont par de très belles ‘’hôtesses’’ (et d’autres moins belles, il faut bien le dire). Je lui offre un verre et m’éclipse. Les touristes disent qu’en Asie, la prostitution est ‘’naturelle’’, ‘’culturelle’’ même. Belle excuse qui permet de se donner bonne conscience ! Samedi 7 Février 2004 Je rends ma chambre à midi et doit attendre jusqu’à 20heures le départ du bus VIP pour Paksé. Le bus n’a de VIP que le nom marqué à côté de la porte. Normalement les bus VIP, sont des bus directs, hyper confortables, avec Air Conditionné et un navet à la télé. Mais, ici, nous sommes au Laos. Celui-ci est un bus des années 50. Il a bien le navet à la télé, mais les sièges n’ont plus de rembourrage, les vitesses craquent, il s’arrête souvent et les chauffeurs et le ‘’steward’’ éclairent les plafonniers sans arrêt et passent leur temps à draguer la belle jeune fille assise devant moi. Voilà ! C’est la fin de mon premier carnet de notes. Bien sur vous vous en moquez, mais pour moi ça veut dire qu’il ne me reste plus qu’à retranscrire un second carnet et quelques pages d’un troisième.

Dimanche 8 Février 2004. J’arrive à Paksé à 5 heures du matin. C’est une petite ville et j’y retrouve Frank que je croyais déjà en Thaïlande. J’aménage dans la GH où il est et je vais y laisser mes affaires afin d’aller faire un tour plus au sud, aux ‘’4000 Islands’’, 4000 îles sur le Mékong. Nous explorons la ville et rencontrons un francophone francophile qui nous parle de son Pays. Suite à la colonisation, pas mal de gens parlent Français ici au Laos. Et on se rend compte que les poteaux électriques et les bornes kilométriques qui jalonnent les routes sont d’origine française. Il nous emmène au pétancodrome afin d’y rencontrer une équipe de bouliste locaux. Nous nous débrouillons bien. Par une défaite (Laos 13 – France 0 peut être même peut-on dire une déculotté) nous terminons deuxième alors que l’équipe locale est avant dernière. Heureusement que ce n’est pas qualificatif pour les championnats du monde !

Lundi 9 Février 2004. Départ de la gare routière sud de Paksé, pour Champassak. Je veux aller là-bas car pas très loin, il y a un village agraire communautaire qui utilise encore les éléphants. La gare routière est en fait une grande place close, près du marché. C’est un véritable capharnaüm de camionnettes, de Tuk-tuks, de bus locaux c’est à dire des pick-up avec un toit et deux planches latérales en guise de banquettes. Les gens les empruntent pour se rendre au marché et en revenir avec toutes leurs marchandises. Souvent il y a des animaux. Une fois, j’ai voyagé avec un cochon vivant lié sur le marchepied. Je préfère mille fois voyager dans ces bus –ci que dans les bus à touristes. J’emporte des fruits ou des galettes de riz soufflé et j’en propose aux gens. Ils n’osent pas trop en prendre jusqu’à ce qu’un plus gourmand que les autres commence. Alors tout de suite l’ambiance change et je ne suis plus le farang dont on peut se méfier, mais un voyageur proche d’eux qui partage de la nourriture, comme eux. Et ils se mettent aussi à offrir des victuailles autour d’eux. C’est ainsi que j’ai goûté des fruits inconnus, des beignets en brochette pas très terribles et même une sorte de navets blancs tout bosselés qui se mangent cru avec une saveur un peu sucrée. Terminus Champassak.

Mardi 10 Février 2004 Je quitte Champassak, toute petite ville au bord du Mékong où il n’y a pas grand monde dans les rues. Le bus du matin me laisse à la jonction de la route d’Atopeu où je dois trouver un véhicule pour aller à Ban Kiet Ngon où se trouve cette ferme d’éléphants, moins touristique que celles près de Chiang Maï qui n’utilisent les Changs que pour des promenades. Ici ils les utilisent pour des travaux comme le débardage de bois. Rencontre de Stan, un photographe français qui travaille et vit au Laos, avec qui nous faisons une ballade à dos d’éléphant. Il a un projet, descendre le Mékong depuis l’himalaya jusqu’au delta au Vietnam et à la mer de chine Nous montons jusqu’ a Phu Assa, le temple sur la montagne Assa. Magnifique promenade dans la jungle jusqu’à un plateau où se trouve les ruines d’un sanctuaire et des pierres noires souvent trouées au milieu. La randonnée à dos d’éléphant se fait à un train de sénateur, calmement. C’est relaxant et sécurisant. J’espère qu’arrivé en haut, il ne sera pas trop fatigué, sinon il faudra le porter pour redescendre. Près des bungalows, il y a un troupeau de buffles qui paissent. Ils sont accompagnés de cigognes qui doivent y trouver leur compte. Il n’est pas rare de voir des cigognes prés des buffles. Parfois même une cigogne est perchée sur un bovidé. L’inverse est, à ma connaissance, très rare. Soirée sympa avec des gens du village à discuter de choses et d’autres. Nuit dans des bungalows en bamboo. Royal !

Mardi 11 Février 2004 Bus local pour Ban Nakassang où je pourrais trouver une pirogue pour Don Det, l’une des Siphandone, une des ‘’4000 Islands’’ sur le Mékong, à la frontière du Cambodge Je vais vérifier ! S’il en manque une : je râle pour me faire rembourser. Ah ! Ces bus locaux, où il y a rarement des touristes, mais surtout des gens des villages qui vont au marché ou en reviennent. Dans celui-ci, il y a une mammie avec son petit fils qui s’applique à se confectionner une chique de bétel avec une pommade de chaux à l’intérieur. Elle se cale cette chique entre ce qui lui reste de dents et la lèvre inférieure. On voit parfois dans la rue, des mammies qui ‘’ crachent à six pas comme au Mexique’’ Je ne sais quel effet ça a. J’essaierai bien, mais cette pommade de chaux ne m’inspire pas trop. Les voyageuses jacassent à tour de bras. : « Sabaï dii, Mme Macheprot ! - Sabaï dii ! - Et les enfants ça va ? - Oui ! Pas mal ! - Vous avez vu que le Père Chombier est mort ? - Oui, mais on a pas pu aller à la crémation. On avait une bufflette en train de vêler et ça ne se passait pas bien. - Le Bonze a fait une oraison et une quête pour réparer le temple. - En tout cas vous avez l’air en forme. Ce jus de bétel qui vous rougit les lèvres vous donne un air de jeune fille. ( En aparté : ça vous nique un peu les dents quand même » !) - Khop Tchaï Laï Laï ! Mme Michu ! - Pas de quoi, Mme Macheprot ! - A bientôt ! Je vous passe votre panier ! » « 3996 ! 3997 ! 3998 ! 3999 ! 4000 ! » OK C’est bon ! Il y a le compte ! Quelle honnêteté, ces Laos ! Ils annoncent 4000 îles et il y a le compte ! Je pense que si je reviens à la saison des pluies, vous ferez moins les dégourdis. Ils font tout en grand, les Laos. Si tu changes 100€, ils te donnent 1 350 000 Kips.Si c’est en billets de 5000 Kips, tu as l’impression de dévaliser une banque. Et en plus c’est le ‘’Pays du Million d’Eléphants’’ Je n’ai pas le temps, cette fois, mais je reviendrais vérifier ! J’ai du en voir 5 ou 6 à Ban Kiet Ngon et aucun sauvage.

Jeudi 12 Février 2004 Visite des dauphins d’Irawady, les dauphins d’eau douce. Il en existe à deux ou trois endroits dans le monde. On en a vu une dizaine, relativement proches près de la rive cambodgienne. Ensuite, les très belles chutes de Pha Peng. C’est parait-il les plus grandes d’Asie. Elles sont très belles et le bruit est impressionnant. Cette région des 4000 îles est vraiment magnifique. Toutes les pirogues sont équipées d’un moteur Honda 8, 0 extrêmement robuste. Il peut aussi être utilisé pour pomper de l’eau et même faire de l’électricité. Il faut que je trouve un motoculteur équipé d’un tel moteur pour mon jardin.

Vendredi 13 Février 2004 Je traverse toute l'île de Don Det à pied pour me rendre à Don Khone. Le chemin est magnifique, le long de la côte. En chemin, je passe près de la GH de Sanne et de Laura, les CIA girls ! Je les croise régulièrement depuis Huenxaï. Je les accuse de m’espionner, d’où leur surnom. Ce sont deux jeunes Danoises, les Sœurs Danoises* très mignonnes et souriantes. Et en plus elles parlent un peu Français. J’arrive à Don Khone, par le pont laissé par l’armée française en 1920. Il y a même une locomotive délabrée. La SNCF locale est aussi en déficit. Petite Annonce L’île de Don Khone recherche pour rénover sa locomotive laissée par l’armée française, une association ferroviairophile ( ?). Contacter l’auteur qui transmettra. Un Laotien francophone me parle de la construction du pont : « Ce sont vos ancêtres qui ont construit ce pont. Peut-être mes ancêtres ont-ils fait les plans, mais ce sont les vôtres qui ont travaillé dur. Non ! Ce sont des Vietnamiens. Pour les travaux du fond, comme ils ne pouvaient travailler qu’une minute sous l’eau, les soldats leur maintenaient la tête sous l’eau avec des perches fourchues, afin qu’ils restent plus longtemps. » Et il joint le geste à la parole en mettant ses doigts en fourche derrière ma nuque. Et après on s’étonne qu’ils se soient libérés de la colonisation française. Pour la première fois des enfants me réclament un stylo. Malheureusement je n‘en ai qu’un pour prendre ces notes dont la retranscription vous passionne et vous amuse. J’en achèterai à Bangkok, avant d’aller au Cambodge ou je pense que les enfants en ont besoin. « Vous vous prenez pour des Africains, ou quoi ? * Et en plus elles ne sont même pas sœurs.

Samedi 14 Février 2004 Promenade jusqu’ aux chutes de Li Phi : Sympas, mais pas exceptionnelles. Je n’ai pas de chance. Alors que tous les Laos se calment dans la chaleur de l’après midi, à l’heure de la sieste, je tombe sur les deux seuls malades atteints d’une maladie orpheline : L’ergophilie vespérale compulsive. Ils construisent d’arrache pied un bungalow à côté du mien. Et que je te scie ! Et que je te tape sur les clous ! Il semble que la science soit impuissante devant cette pathologie et qu’aucune thérapie ne soit efficace. Et moi qui voudrais faire une petite méditation provençale, ils attaquent à travailler à 14 heures au lieu de faire une sieste bien méritée. GRRRRRR ! ! ! Comme en plus, la nuit dernière, il y a eu un concert des ‘’Clébards en Colère’’, vous vous rendez compte de l’état de fatigue dans lequel je me trouve. Les villageois font une corvée, ils entretiennent les escaliers permettant de monter sur le pont à péage de l’Armée Française qui relie Don Det à Don Khone. Que ce soit sur le Niger au Mali, sur la Nam Tha River ou ici sur le Mékong j’ai vu de nombreux pêcheurs avec le filet qui fait joli sur la photo lorsqu’ils le lancent en rond si on arrive à déclancher au bon moment. Jamais je n’ai vu un de ces pêcheurs attraper un seul poisson Hier, j’en ai vu 2 ou 3 rentrer bredouilles. A croire qu’ils ne lancent leur filet que pour faire joli sur les photos. En dessous de moi, il y en a un qui ne fait pas mentir la tradition. Ce soir il mangera son riz gluant sans Laap Fish ! Et sa pirogue prend l’eau. S’il ne se dépêche pas de rentrer bredouille, il va se noyer, en plus !

Dimanche 15 Février 2004 Je comprends tout ! Pendant que je prends mon p’tit dèj’, un des bâtisseur de bungalow ergophile se lève la ‘’gueule toute enfarinée’’. Il installe un hamac et se recouche derechef. Il se repose de sa nuit de sommeil. Il fait sa sieste le matin, comme ça il a le temps de d’empêcher le touriste de faire la sienne. Bravo ! Je n’y aurais jamais pensé ! Encore un marchandage rondement mené avec la patronne de la GH. Hier, elle me proposait le passage en pirogue pour Ban Nakassang pour 25000Kips. « Depuis Don Det, c’est 8000Kips. Oui ! Mais c’est beaucoup plus loin ! » Deux ou trois kilomètres : ça ne justifie pas de multiplier le prix par 3. « Pour vous, si vous voulez, ça sera 15000 Kips. » me répond-t-elle entre deux tics. Je me suis renseigné ailleurs, au patron du restaurant la ‘’Fleur du Mékong’’. C’est 5000 Kips, si je prends la pirogue à 6 heures, avec les villageois qui vont au marché. Oui, mais 6 heures . . . Sinon, c’est 10000 Kips, même si je suis seul dans la pirogue. Correct ! Ce matin je relance Mme Tic. (Ce n’est pas beau de se moquer des gens qui ont des tics !) Elle me dit que son bateau part à 8 heures avec deux Farangs et me propose le passage à 10000 Kips. Et je lui parle des tarifs de la pirogue de la ‘’ Fleur du Mékong’’ « Vous m’aviez dit 25000Kips si je suis seul dans l’embarcation. Si nous sommes trois c’est trois fois moins cher, donc moins de 10000 Kips. - D’accord. 8000 Kips, me dit elle pendant que les deux Farangs vont chercher leurs sacs. » - Et eux, ils vont payer plein pot ! Avec les transporteurs quels qu’ils soient, il faut toujours établir le prix avant de partir et marchander serré. Ensuite, bus folklo et bondé à l’intérieur et sur le toit jusqu’à Paksé. Dans le bus, ma méditation me fait comprendre, à retardement une différence fondamentale entre les Asiatiques et nous, entre le bouddhisme et les religions judéo-chrétiennes. A Ban Kiet Ngon, le village des éléphants, il y avait une bande de jeunes dont un avait une guitare sur laquelle il avait écrit ‘’ The guitar of me’’. Un occidental animé d’intentions semblables aurait écrit ‘’My guitar’’ pour bien montrer la possession Différence au niveau de l’ego, du sens de la possession, de la possessivité : ma voiture, ma maison, ma femme. Qu’on dise mon bras, ma jambe, ma tête c’est normal pour un bouddhiste mais mon terrain, ma fiancée : en quoi nous appartiennent-ils ? A Paksé, je retourne manger dans le petit restaurant près de la rivière où nous avions soupé avec Frank, où nous avions aperçu une superbe serveuse. Deux filles, très belles, me saluent et m’invitent à leur table, bientôt rejointes par la superbe serveuse. Je passe une soirée sympa à leur donner un cours d’anglais. Je ne comprends toujours pas pourquoi, les gens me demandent toujours des traductions d’anglais, des conseils de prononciation ou des explications grammaticales alors que je parle l’anglais comme un Basque, l’espagnol Je n’ai jamais été à une table de bar avec trois filles aussi belles. L’une d’entre elles est émerveillée par mes poils sur les bras et sur les jambes. Mais elles sont trop jeunes, elles ont l’age de mon fiston.

Lundi 16 Février 2004 Encore une série de bus folklo pour aller de Paksé à Ubon Ratchathani. Un bus de Paksé à la frontière, une carriole pour nos bagages entre les deux frontières, un autre bus encore plus ‘’couleur locale’’ pour aller à Kong Chiam où il faudra encore changer de véhicule jusqu’à Ubon Ratchathani où je compte bien passer une journée : Vous pensez, une ville sans grand intérêt, selon le Guide du Routard ne peut que m’intéresser. Il n’y aura pas de touristes et les gens seront plus naturels. Dans le bus après la frontière, je me paye une bonne tranche de délire avec une Mammie Thaï. Avant le départ, je suis allé au marché de la frontière pour bazarder mes derniers Kips qui ne valent pas un Kopek en Thaïlande et j’ai acheté une superbe . . . cloche de vache. Déjà la marchande a été particulièrement surprise de mon achat. Au passage, je remercie ce couple d’Allemands, Almut et Jonny, avec qui j’avais sympathisé depuis les 4000 îles. Grâce à eux, le bus m’a attendu. Mais tout le monde se demandait ce que j’avais bien pu acheter de si important pour retarder le départ du bus. J’ai l’objet dans un sac en plastique. J’ai bloqué le battant en mettant une page de journal à l’intérieur de la cloche. Très lentement et à l’intérieur du sac, j’ôte ce papier. Tout le monde a les yeux cloués sur moi (on a rarement les yeux rivés ici, plutôt cloués). Et je sors la cloche que j’agite dans un vacarme d’enfer. Tout le monde rit, surtout la mammie au bonnet et une grosse dame. Nous délirons pas mal avec la mammie à qui je veux voler le bonnet pour le rapporter à mon fils. Elles me pose des questions toutes plus abracadabrantes les unes que les autres. Les réponses sont à la hauteur de ses espérances. Elle me traite d’Américain avec mes lunettes de soleil. Je lui prête donc mes lunettes et elle ne veut plus me les rendre. Je sors alors la cloche que je brandis à bout de bras en signe de réprimande. Tous les voyageurs sont morts de rire. Deux filles qui nous suivent en scooter – il faut dire que le bus est du genre camionnette – sont elles aussi pliées en quatre et manquent même de tomber. La grosse dame menace d’exploser. Je ne sais si c’est le retour en Thaïlande, mais tout de suite j’ai eu une complicité avec cette Mammie que je ne connaissais pas avant le départ. J’aurais aimé avoir ce genre de complicité avec ma mère. Celle-ci était plutôt morose. Et je n’ai jamais été capable de rentrer dans sa crainte, dans son manque de gaieté, dans sa vision négative des choses, dans sa tristesse pour l’en faire sortir et la faire rire. C’est un des grands échecs et des grands regrets de ma vie. Je parle rarement des rencontres que j’effectue sur ce continent, ni des émotions et des sentiments liés à ces rencontres. Il faudrait un livre où même un film pour les décrire. Ils n’auraient pas été déçus, les caméramans dans ce bus rustique. Mais certaines rencontres sont plutôt brèves ou moins fortes qu’avec cette Mammie. Même s’il y a des moments d’échange et de partage très forts. Lorsque je dois prendre un bus local, j’avais appris ça au Mali, j’ai toujours des choses à grignoter ; des fruits ou des galettes de riz par exemple. Et j’en offre aux voyageurs. Souvent j’essuie des refus, mais si je décèle un regard d’envie, je grignote moi-même et je reviens à la charge. Lorsque quelqu’un, même si c’est un enfant, se sert, les autres se servent aussi. Et j’accepte les friandises des autres voyageurs, même si elles ne sont pas très engageantes. J’accepte par curiosité. Ainsi j’ai goûté des sortes navets blancs biscornus, à manger crus, qui étaient très bons, légèrement sucrés. J’ai aussi testé des boulettes dorées sur une sorte de brochette très appétissantes et qui étaient farineuses, pas terribles. Il me semble que j’ai déjà raconté ça, mais comme il y en a qui ne suivaient pas, j’ai recommencé. Aux arrêts des bus, il y a souvent des ‘’marchands’’ de victuailles. Ces échanges de nourriture créent rapidement un autre climat dans ces bus. Je ne suis plus le Farang différent et hautain. Je suis quelqu’un comme eux, qui mange, aide à passer les paniers ou les paquets, prête ses genoux ou sa veste pour servir d’oreiller à un enfant ensommeillé probablement levé de très bonne heure pour se rendre au marché et qui n’a pas peur de laisser son sac sans aucune surveillance au milieu des Laos ou des Thaïs. Tout cela donne souvent des moments magiques avec des sourires et des rires comme on en voit peu chez nous. Les gens à Paris prennent tous les jours le RER ou le Métro avec les mêmes voisins de banquette. Les voyageurs dans nos trains et TGV ne s’adressent ni regards, ni paroles et encore moins des sourires. Les voisins de paliers des HLM ne se connaissent même pas entre eux. Tout ceci est complètement impensable ici. Les gens se parlent naturellement, sans se connaître, sans avoir peur, des intentions ou du regard de l’autre. Vous racontez ça à des Thaïs ou à des Laos il ne le croira jamais. Nous pensons que notre civilisation grâce à notre avance technologique, nos asiles du troisième age, nos retraites, nos orphelinats, est en avance tout simplement. Nous avons des siècles de retard en matière de convivialité et de solidarité. Ici un ‘’vieux’’ ne meurt pas dans un ‘’papytorium’’- dans certaines ethnies, l’agonisant est même fourni en opium afin de dissoudre ses douleurs et de le préparer au ‘’voyage’’ ; ici, comme en Afrique, un orphelin, ça n’existe pas. Il est naturellement et automatiquement ‘’adopté’’ par une autre famille.

Mardi 17 Février 2004 Encore une fois, je me retrouve SDF à Ubon Ratchathani, car j’ai libéré ma chambre et porté mes bagages à la gare en allant réserver une couchette pour le train de nuit. J’ai eu beau dire que j’étais un Cheminot français et montrer ma carte, je n’ai pu obtenir de réduction. Ici les couchettes inférieures sont plus chères que les supérieures. Sympa pour un acrobate comme moi ! Je me fais une petite sieste, au milieu de mes Niamas-Niamas comme dirait Alioune, sur la pelouse d’un parc, sans m’attirer les foudres des flics ou les regards réprobateurs des Thaïs. « Va te coucher sur la pelouse d’un parc avec un sac à dos et un air de routard ! Tu auras tout de suite droit au plan ‘’Vigipirate’’ Ici, on ne se sent jamais suspect comme dans certains grands magasins français ou lorsque dans notre beau pays on croise des flics qui scrutent notre ceinturisation sécuritaire. La gare : Noire de monde. Le train de nuit : Le couchettiste fait notre lit avec draps et couvertures sous plastique.Le train s’arrête souvent et les hauts parleurs des gares . . . Sinon, mes voisins de couchette sont sympas.

Mercredi 18 Février 2004 La THAILANDE ( Re-Belotte) Je retrouve Bangkok et Tavee GH. Ils n’ont pas reçu ma carte de Pacsé Ni les lampes d’Oliver. Je vais lui é-mailler mes félicitations à celui là ! Je n’y crois pas, le soir même, il y a une fête avec musique, tambours et cymbales, gens masqués, dragon, (probablement) pour célébrer mon retour à Bangkok. Bien qu’il soit écrit partout de parler doucement après 22 heures, nous avons droit, vers minuit, à un concert de palabres anglosaxophones (Les femmes : des hautbois ; les hommes : des clairons) et comme si ça ne suffisait pas, lorsqu’ils cessent, un duo de deux Allemandes à la voix suave et soyeuse. J’espérais récupérer de ma nuit ferroviaire : c’est râpé ! La prochaine fois : emporter des boules Quiès.

Jeudi 19 Février 2004 J’ai une embrouille avec AOL qui a bloqué mon compte et ma boite e-mail parce que j’avais envoyé – à vous mes chéris – un message trop long et à trop de correspondants. Voilà ce que c’est d’avoir trop d’amis ! Pour débloquer tout ça je dois leur donner les 3 derniers chiffres de mon compte bancaire et la clef RIB ( ?). Bien entendu, tous les gens qui partent en voyage emportent leur carnet de chèques complètement inutile ici et les fameux 3 derniers chiffres du compte bancaire et la clef RIB. Ca va de soi ! Je passe de chères minutes au téléphone avec des téléopératrices impuissantes qui me rabachent la même chose Comment je vais les laisser tomber, les AOL brothers, en rentrant et en passant à l’ADSL ! Ici ce genre d ‘embrouille est improbable tant les gens cherchent et trouvent le moyen d’arranger les choses.

Vendredi 20 Février 2004 Je passe encore du temps au téléphone à tenter de débrouiller l’embrouille avec AOL. Que nenni ! Ils sont plus obtus qu’un mur en béton !

Samedi 21 Février 2004 Je glande copieusement et essaie de trouver où faire nettoyer mon nouvel appareil photo, acheté à Chiang Maï et qui a quelques problèmes.

Dimanche 22 Février 2004 Je vais au week-end market de Chatuchak ! Impressionnant ! Le marché proprement dit et le quartier environnant, qui est aussi un marché, tout cela est plus grand que Bourg en Bresse. Je crois qu’il y a plus de 200 000 visiteurs chaque jour dans. Il y a 15 000 étals, boutiques et stands. On y trouve de tout – vaisselle, artisanat, vannerie, bijoux, soies, vêtements et tissus en tout genre, ustensiles de cuisine, jeux, meubles, poteries et porcelaines, chiots et chatons, oiseaux, etc. etc. - et même plus encore.

Lundi 22 Février 2004 Je joue au ping-pong avec les Ricoh brothers qui m’envoient d’un lieu à un autre pour cet appareil photo. Finalement je trouve la bonne adresse et mon appareil sera prêt Jeudi. Donc je pourrai partir Vendredi pour le Cambodge.

Mardi 23 Février 2004 Je glande copieusement. Un petit jeu Pour détendre l’atmosphère. Une question se pose, une question de définition : Quelle est la différence entre un TOURISTE et un ROUTARD et un VOYAGEUR Plusieurs perceptions s’affrontent : Patrick FERRAND : Le voyageur, lui ne sais pas quand il rentrera. Moi : Un touriste FAIT Le laos, Le Cambodge, le Guatemala, Le Mozambique un routard y va. ! Moi : Un touriste boit de la Heineken en Thaïlande alors que la Chang ou la Singha sont dix fois meilleure. Il mange des pizzas, des hamburgers, des french fried potatoes à Vang Vieng au Laos. Moi : Un routard a le guide du routard dans son sac, un touriste a le catalogue de Look Voyages. Moi ; (Encore ! Oh ! Y’a que moi qui bosse, ici !!!) Un touriste croit que Hello veut dire Bonjour en Thaï. Et vous, qu’en pensez vous ? Quelles sont vos définitions pour ces mots ?

Mercredi 24 Février 2004 Je glande copieusement. Eh ! Ben Oui ! Deux jours de suite !

Jeudi 25 Février 2004 Je récupère mon appareil qui avait ingurgité un peu de poussière. Bien entendu quelques ballades dans Bangkok.

Vendredi 27 Février 2004 Je glande copieusement. Je fais connaissance de Yuree que je dois revoir demain.

Samedi 28 Février 2004. Je glande copieusement toute la journée. J’essaie d’avoir Fon, une fille sympa que j’avais connu lors de mon premier séjour à Bangkok, au téléphone mais son portable me renvoie des borborygmes bizarres que je ne comprends pas. Le soir je rencontre Yuree et une de ses copines, avec qui je soupe. Je leur offre un pot à Khao Sarn Road pour mon anniversaire. Après des conciliabules en Thaï, l’amie s’échappe pour, soit-disant, aller acheter des cigarettes. Elle revient après être passé dans un Seven Ilven, une boutique genre petit Casino ou Etoile des Alpes qui fourmille à Bangkok et où on trouve de tout. Elle revient avec un gâteau et des bougies (Oh ! Pas 56, ça aurait coûté plus cher que le gâteau) Je suis très ému et offre un deuxième cocktail.

Dimanche 29 Février 2004 Plus qu’un mois ! Je prépare mes sacs pour partir pour le Cambodge. Je dois passer la journée avec Yuree, mais celle-ci change d’avis et préfère suivre ses amis qui vont passer quelques jours à Pattaya. Je passe dire au revoir à Frank, le grand argentier qui – les boules – part demain pour Paris.

Lundi 1er Mars 2004 Départ laborieux pour le Cambodge par bus. Tous les taxi meter (Taxis officiels avec un compteur) veulent bien m’emmener à l’immense gare routière, mais en débranchant leur compteur. TOUJOURS refuser cette pratique ! C’est à coup sur une arnaque. Et le prix du taxi honnête qui me ‘’charge’’ me le confirme. 80 Bath au lieu de 200 demandé par les ‘’dégourdis’’. Je fais le voyage en bus ‘’gouvernemental’’ moins air conditionné que les bus VIP, mais moins chers et les voyageurs sont des Thaïs sympas. Le CAMBODGE L’autre pays du sourire

La monnaie officielle est le Riel. La monnaie réelle est le $US 1$ = 3950 Riel 20 Riel cambodgien = 0.004270 Euro 20 Euro (EUR) = 93'685.1 Riel cambodgien (KHR) Le voyage est un retour vers l'essentiel. Proverbe tibétain Les voyages améliorent les sages et empirent les sots. Proverbe Anglais. A la frontière, une meute de gamins qui font la manche. Changement de niveau de vie. Le chauffeur du minibus qui va à Siem Reab (ou Siem Reap), est aussi patron d’une Guest House où, bien entendu, il nous propose de nous emmener. Comme elle est à 3$ la nuit - Eh ! Oui, ici la monnaie officielle est le Riel mais la monnaie réelle est le $ US. Rageant - Je dois renégocier, car il n’y a plus de chambre ‘’single’’ et me retrouve avec une double pour 3$ : bien joué !

Mardi 2 Mars 2004 Je ne vais pas à Angkor aujourd’hui. Je préfère visiter la ville de Siem Reab. Bouleversant, le nombre de mendiants auxquels il manque une jambe. Hou ! La ! La ! Les Tuk-tuk et autres ‘’motorbike drivers’’ sont certainement des petits fils du Grand Kaskouï.

Mercredi 3 Mars 2004 Angkor : GRANDIOSE. Certainement une des sept merveilles du monde actuel, comme les Pyramides d’Egypte, Venise, Le Taj Mahal à Agra, en Inde, L’Eglise de Brou à Bourg en Bresse, etc. . . . Les temples sont splendides. La descendance du Grand Kaskouï n’est certainement pas près de s’éteindre avec cette lignée des marchands de boissons, livres, T-shirts, statues, bijoux, guimbardes, flûtes et souvenirs en tout genre qui grouille autour de chaque temple. Le premier jour, je commence par le Bayon, majestueux, avec ses figures sculptées monumentales. Sur le livre d’or, j’écris : ‘’Tout à la main comme à Bayon’’, un slogan rugbystique des années passées. Ensuite la Terrasse des Eléphants, superbe dans la lumière du matin. Et le Ta Phrom (où a été tourné le film ‘’Les deux frères’’ de Jean Jacques Annaud ; les héros sont deux tigres et ce temple) : Magnifique. Les racines des ‘’fromagers’’ (arbres et pas marchands de Camemberts) se marient, s’entrelacent avec les pierres du temple : Splendide, fantastique et merveilleux. Et le magistral et monumental Angkor Vat. Il n’y a pas de mots pour décrire cette splendeur immense dans la lumière de la fin d’après-midi. Ce temple est dédié à Vishnou (la paix, bien sur : N’est-ce pas Pierre Dac et Francis Blanche ?) Je discute avec un bonzillon qui est en train de passer son CAP de Bonze : Ca* le rend malade. S’il réussit, il pourra aller en Thaïlande étudier gratuitement l’informatique : Ici, ça lui coûterait très cher. * Voir le 24/01

Jeudi 4 Mars 2004 Déjà ! Aujourd’hui je me contente de deux temples : le Ta Som avec la porte avant représentant un visage monumental, comme ceux du Bayon et la porte arrière mêlée aux racines d’un arbre (Banion ?) et le Bantey Srey, un petit temple mignon mais en travaux ! Je prends quelques guimbardes en Bambou pour moi et pour Frank qui me le demande par mail, mais il s’y prend un peu tard, car il y en a peu au marché de Siem Reab et mon passeport d’Angkor est terminé ; je n’y retournerai pas ! Ces guimbardes sont faites par des bergers qui en jouent pour passer le temps – dixit un vieux Khmer francophone.

Vendredi 5 Mars 2004 Une petite visite de la ville et je me marre un bon coup lorsque je passe devant le bâtiment de la police dont une porte exhibe la plaque ‘’ Serious Desk Office’’ (Bureau des Crimes Sérieux), mais je ne vois pas celui des ‘’crimes marrants’’. Il doit être derrière. Le vieux Khmer francophone d’hier m’emmène sur sa mobylette à une Fête avec un orchestre traditionnel. C’est l’anniversaire de la mort d’une respectable mammie.

Samedi 6 Mars 2004 Départ de Siem Reap pour Phnom Penh La route semble belle, mais ça dure une dizaine de kilomètres. Ensuite c’est une alternance de passages rares de route goudronnée et de labours. Comme le bus est un rescapé des années 50, avec des amortisseurs et des sièges fatigués et que je viens de me taper 3 jours de motorbike à Angkor, je ne vous raconte pas l’état de mon cul à l’arrivée. Je vais bien avoir besoin d’un massage ! Je vais loger à la ‘11 Happy GH’’ dans une rue plutôt pouilleuse, près de la mosquée. Le resto donne sur un lac magnifique. J’y mange un délicieux Bœuf Hammok ( ?) au lait de noix de coco. Par contre l’environnement sonore laisse à désirer. Une meute ‘’d’anglosaxophones ‘’ regarde à la télé un match du championnat anglais. Faire 10000 Km pour venir voir les matchs qu’ils auraient pu voir en restant chez eux : Bravo ! Devant, côté lac une autre meute ‘’d’anglosaxophones ‘’ écoute de la Techno. Le mariage des deux bruits est d’un effet bœuf, mais pas Hammok, celui-ci.

Dimanche 7 Mars 2004 Frank est arrivé en France où il fait beau. Ici, dès qu’un jeune a un peu d’argent, il s’achète un(e) motorbyke, hybride entre le scooter et la mobylette et, comme il y a peu de taxis et plus beaucoup de pousses pousses, ils se proposent pour véhiculer les voyageurs. Mais comme il y a beaucoup plus de motor bykers que de touristes et que, si on ne marchande pas âprement les prix sont prohibitifs, ceux-ci voyagent souvent à vide et passent leur temps à accoster les touristes qui marchent à pied : « Motor byke, Sir ? » C’est des petits fils du Grand Kaskouï dont la lignée n’est pas près de s’éteindre. ( Gamins de Mopti ou de Tombouctou : « Tu as un cadeau, ou un Bic, pour moi ? » ; Marchands d’artisanat Touareg à Tombouctou ; Guides du Pays Dogon à Sévaré (Mali) très bien placés dans le classement ; Tuk Tuk de Thaïlande ou du Laos ; les femmes Akha marchandes d’artisanat en Thaïlande et au Laos ; Les vendeurs de souvenirs en tout genre des temples d’Angkor ; les motor byke drivers du Cambodge ; les forains du Night Market de Chiang Maï ; etc. . . . On voit que ce n’est pas une espèce en voie de disparition : inutile de créer une ONG pour lutter pour leur survie. Le vieux marché de Phnom Penh est crade ; je n’ai même pas envie d’y manger ! Phnom Penh doit être une ville vachement polluée, car de nombreuses personnes portent un masque sur la bouche et le nez.A moins que ce soient des terroristes ou des anciens amis de Pol Pot. Qui ne veulent pas être reconnus. J’en doute vu leur age ! A un coin de rue, je tombe sur un podium avec une chanteuse un orchestre et des danseuses. Je tente de me renseigner auprès des spectateurs, mais personne ne semble parler anglais. Elle restera donc pour moi, l’inconnue la plus célèbre du showbiz cambodgien. La nourriture est moins bonne au Cambodge qu’en Thaïlande ou au Laos. Ce soir je me nourri dans une gargote et le banana shake au bar de la GH est trop sucré. Une radio diffuse des chansons sirupeuses à souhait, des reprises des tubes des années 70. Imagine de John Lennon en khmer : Grandiose. S’il entendait ça, son assassin ne le tuerait pas pour qu’il ne se retourne pas son cercueil ou son urne funéraire.

Lundi 8 mars 2004 Comme j’ai une velléité de ‘’tourista’’, je me bois un Coca. Pourquoi écris-je ce mot avec une majuscule. Ce liquide est à peine buvable avec du whisky, alors seul . . . On me sert en plus, tradition oblige, un verre de thé glacé encore plus mauvais que le Coke. Ce n’est pas peu dire. Le Coca, tous les routards vous le dirons est souverain contre les débuts de diarrhée. Si ça persiste, prenez votre ‘’élixir paracollique’’ habituel ou une boulette d’opium. Le véritable Elixir Parégorique a été interdit car, justement il contenait de l’opium et les accros s’en gavaient en fin de mois car il devait être moins cher que l’héroïne. Le Coca, est aussi souverain pour nettoyer l’argenterie, les tables en Formica, les éviers en inox, les dérailleurs de vélos, les enjoliveurs de roues de voiture, les pierres tombales, les cuvettes de WC jaunies, les tuiles vernissées, les tuiles non vernissées, les lunettes de soleil de marque Ray Bann, les bouillottes en cuivre, les chaudrons à confiture en cuivre, les pare-brise de Boeing 747, et les vieux meubles, déboucher les collecteurs d’égouts et les fosses septiques, et détruire, pas très écologiquement il est vrai, les pucerons des choux-raves et des topinambours. Cette boisson, ce breuvage devrais-je dire n’a malheureusement aucun effet sur la connerie humaine. Regardez, le meilleur exemple, ou le pire plutôt : Georges Debelyou Il en boit des quantités depuis qu’il a été sauvé de l’alcoolisme par la religion. Pas par Dieu ou Jésus, mais par la religion. Dieu doit s’en mordre les doigts, d’avoir laissé faire ce sauvetage. Donc il en boit beaucoup et ça se voit à son air constipé ! Coup d’œil au Centre Culturel Français : Pratiquement vide ! C’est normal car aujourd’hui c’est le 8 Mars, le jour de la femme, me dit la tenancière de la cafeteria ! Et peut-être aussi parce que les tarifs des cours sont prohibitifs ! Le jour de la femme est très important au Cambodge, parait-il ! D’habitude, elles triment comme des mulets, aujourd’hui, elles ne travaillent que comme des ânes. Ho ! Le bord du Mékong est très beau en fin d’après midi, mais on ne peut y boire une bière ou manger comme à Ventiane.

Mardi 9 Mars 2004 Je pense à aller à Sihanoukville, le saint Trop cambodgien d’où je rejoindrai la Thaïlande. Ici, la marque de cigarettes à la mode n’est pas Marlboro ou Camel, mais les cigarettes Alain Delon : ‘’The taste of France’’ ! Non ! C’est sérieux ! Ce n’est pas une facétie des Guignols mais bien la réalité.Le grand acteur utilise son nom et sa notoriété pour refiler le cancer aux Cambodgiens qui ont réussi à survivre à Pol Pot et aux Khmers Rouges. Sympa ! Un problème, en Asie du Sud-est est celui des monnaies. Au Laos, la monnaie officielle est le Kip, mais la monnaie la plus utilisée est le Bath Thaïlandais et le Kip sert de petite monnaie et lorsque tu reviens en Thaïlande même les mendiants ne veulent pas de kips d’où mon investissement à la frontière dans une magnifique cloche de vache avec laquelle j’ai fait éclater de rire tout un bus. Ici au Cambodge, la monnaie officielle est le Riel, mais la monnaie réelle est le $ US. Il parait que cette utilisation du $ revient à payer un impôt de fait aux USA ! On m’a expliqué ce mécanisme, mais mon désintérêt pour la finance et tout ce qui tourne autour m’a fait oublier les détails de cette démonstration. En rentrant à ma GH, je tombe sur deux couples de Français qui cherchent à voir le lac. Je les invite à pénétrer dans le salon de celle-ci car la rive de ce côté est toute couverte de maisons et il n’y a pas de point de vue sur le lac. Ils en profitent pour manger là ! Un des deux couples est de Bourg en Bresse, du quartier des Vennes à 300 mètres à vol d’oiseau de chez moi. Ils arrivent du Vietnam qu’ils ont beaucoup aimé, à part les motorbikes qui semblent s’être lancé avec ceux du Cambodge dans une grande compétition internationale et qui auraient une bonne longueur d’avance pour le titre de Grand Kaskouï ! J’espérais photographier le Palais Royal mais s’il était illuminé hier soir, c’est en raison du jour de la femme. Ce soir : Rideau ! En rentrant je rencontre des filles cambodgiennes, jeunes, jolies et sympa Je bois un pot avec Mary, enceinte de 6 mois et Kim qui travaille dans un bureau pour payer les études de son frère. Elle souhaite que je sois son ami, pas son petit ami, bien sur : Elle est à peine plus âgée que mon fils !

Mercredi 10 Mars 2004 Je décide d’aller faire couper mes cheveux qui commencent à me tenir chaud aux oreilles ! Vers le marché central, j’ai repéré quelques salons pleins de coiffeuses toutes plus mignonnes les unes que les autres. Je demande si elles parlent Anglais et si elles peuvent s’occuper de ma capillosité. « Yes ! Of course ! » Pas de problème ! Ben ! Si Problème, justement ! Ce ne sera pas une des beautés khmères qui me prendra en ciseau, mais une sorte de Taras Boulba sorti comme par hasard de l’arrière boutique où il devait faire une petite sieste. Je ne sais s’il est mal réveillé ou si c’est la mode ici, mais il me coupe d’abord les cheveux et me fait faire un shampoing ensuite par une shampouineuse qui m’emmène ensuite dans une pièce arrière pour me rincer la tête avec vigueur ! La patronne me propose un massage mais j’ai peur qu’elle aille chercher Bruce Lee et je décline l’invitation.

Jeudi 11 Mars 2004 Départ à 12h30 précise de Phnom Penh ! Rare par ici, même si les horaires sont moins fantaisistes qu’au Mali, par exemple. La route est magnifique. Un motorbyke driver me trouve une GH avec une chambre avec toilettes et douches, à 4 $, sous un toit de tôle avec un escalier acrobatique qui mène aussi à la réserve d’eau. Le chauffage fonctionne bien. Heureusement, le ventilateur est puissant. La plage est magnifique avec d’immenses parasols en paille : exotique ! Je joue au foot avec les femmes d’une famille cambodgienne. J’essaie de me faire passer pour Zidane et je fais illusion car elles ne sont pas de super footballeuses. Elles me donnent rendez-vous pour le lendemain ! Sympa.

Vendredi 12 Mars 2004 Dés le matin au réveil, le motorbike driver qui m’a amené hier me demande où je veux aller, avant même que je boive le café pas très bon de la GH. Déjà ?!? Je lui dit qu’il arrête de ‘’broke my balls’’ et il se vexe un peu ! Sihanoukville se veut à l’image du Cambodge et comme dans d’autres lieux du pays, il y a des endroits très sales. Et les motorbike drivers . . . Et les serveurs et serveuses de restaurant, les boutiquiers trop obséquieux . . . Par contre les gens qui ne sont pas en contact avec les touristes sont exceptionnels, encore plus sympas et souriants qu’au Laos ! J’en veux pour preuve la famille des footballeuses d’hier soir que je rejoins à la plage, sous le plus grand parasol. Un des fils est émigré à Boston et est venu avec sa femme passer les vacances au pays. Il a loué un minibus pour une semaine et a amené toute la famille de Phnom Penh à Sihanoukville. Là, ils sont en train de manger sur la plage, de se gaver de crabes. Je lui demande s’il les a pêché lui-même. « Non ! Je suis allé au marché et j’ai acheté tout ce qu’il avait à un mareyeur. » Il y a de quoi se régaler et comme je suis invité, je me régale. Les bières Henekein coulent à flots ! Je lui demande pourquoi il n’achète pas de bière ‘’Angkor’’, nettement meilleure : « Parce que aux USA, la Henekein c’est la plus chère, DONC, c’est la meilleure ! » CQFD ! Ensuite, toute le famille et moi, nous amusons comme des petits fous au ‘’donkey’’ pendant au moins trois heures. Quand je dis toute la famille, c’est toute la famille La grand-mère, les fils et les filles, et les petites filles ! Le ‘’donkey’’, le singe, c’est un jeu de gamins. Tout le monde se met en cercle dans l’eau et le ‘’donkey’’ se met au milieu et doit attraper le ballon que les autre se lancent. Tout le monde rit comme des gosses ! Et on joue comme ça pendant au moins trois heures. L’eau est si chaude que lorsqu’on pisse dedans – ne rigolez pas vous l’avez tous fait à Palavas-les-flots, à Meschers sur Gironde, à la Bourboule ou à la piscine, pas du haut du plongeoir, quand même – ça la rafraîchit ! Je ne me suis jamais baigné dans de l’eau aussi chaude. Et le coucher de soleil ! Je n’ai pas mon appareil !

Samedi 13 Mars 2004 Le port de Sihanoukville est bien moyen. Nouvelle journée avec Navy (Eh ! Oui ! C’est un prénom féminin ici au Cambodge !) et sa joyeuse famille Les garçons jouent aux cartes, à un jeu auquel je ne comprends rien ! Mais celui qui perd la levée doit boire une bière. Je ne vous raconte pas l’état de certains d’entre eux en fin d’après midi. Le coucher de soleil est moins beau que la veille mais au moins aujourd’hui, j’ai mon appareil !

Dimanche 14 Mars 2004 Discussion avec les Motorbyke drivers qui ne comprennent pas qu'il ennuient les touristes à toujours leur demander : « Motorbyke, Sir ? ». Ils ne veulent pas admettre non plus que la vie soit plus chère ici qu’en Thaïlande ou au Laos. Hier soir, du fait de l’état des frères de Navy nous ne sommes pas allé au dancing comme prévu. Ca sera pour ce soir, paraît-il ? ‘’Biba club’’ ! Un mélange de karaoké et de dancing. J’apprends des chorégraphies qui feraient pâlir d’envie la ‘’Star Academy’’ Navy part demain avec sa famille ! Elle ne veut pas rester quelques jours de plus. Elle veut partir avec le reste de sa famille, en minibus et elle doit rouvrir sa boutique Donc, moi aussi ! Je vais regagner la Thaïlande. Nous resterons en contact et peut être nous reverrons nous !! Inch’Allah !

Lundi 15 Mars 2004 Départ en bateau climatisé pour rejoindre la Thaïlande. On doit d’ailleurs terminer en pick-up ! Puis je réussi à trouver un minibus qui va à Trat, d’où je pourrais aller à l’île de Koh Chang qui doit son nom à ce qu’elle a la forme d’une tête d’éléphant ! Trat, petite ville même pas mentionnée dans le ‘’Guide du Routard’’ Une petite GH sympa ! Et des fabuleux fruits de mer au Night Market ! Délicieux ! Plus quelques couques au coconut, un ‘’banana Röti’’ à l’Indienne. Elle est pas belle la vie ? Et en plus, le service est rapide. La bière est fraîche. Ici, il y a des frigos ! Au Cambodge, les boissons fraîchissent dans des coffres isothermes avec des pains de glace. Elles semblent fraîches mais tiédissent vite ! Je suis content de retrouver la Thaïlande et ses prix sympas et où de joyeux e-mails m’attendent sur le net ! Je salive en voyant les nombreux salons de coiffure où de belles coiffeuses shampouinent ou dégagent les oreilles aux hommes. L’une d’elle porte même un masque sur le nez et la bouche. Elle a du mal lire le journal et confondre grippe du poulet avec fièvre du cochon (qui sommeille . . . c’est bien connu)

Mardi 16 Mars 2004 Journée à glander, à écrire les dernières cartes postales, à prendre quelques photos, à envoyer quelques e-mails et à me régaler au marché à midi et au marché de nuit avec des fruits de mers tout frais qu’ils en bougent encore les oreilles.

Mercredi 17 Mars 2004 Nous nous retrouvons toute une bande de francophone dans le bateau pour aller à Kho Tchang ! Le taxi collectif commence à nous escroquer ! La route pour aller à View Beach est très longue et sinueuse. Les bungalows sont beaux et la GH est sympa. Mais la plage est en rochers coupants et il sera difficile de s’y baigner. Kho Chang est sensé être un parc naturel mais ça bétonne à tout va ! ‘’Arrêtez le carrelage !’’ Ca me fait du bien de parler français avec Thierry, Laure, Laurence et italien avec Eva. Je vais certainement rester quelques jours avec eux. On arrive dans une GH magnifique, la Best View Hut, avec un accueil restaurant splendide et une ‘’accueilleuse’’ encore plus belle et des bungalow sympas. Par contre la plage est rocheuse et les prix du resto sont assez élevés. Je ne vais certainement pas insister ici.

Jeudi 18 Mars 2004 Rien de spécial. Avec Laure et Thierry, nous décidons de changer de plage et d’aller dans une GH indiquée par le guide du Routard : La K P bungalows. La plage est splendide sous les cocotiers. Je ne comprends pas pourquoi on a choisi le sapin comme arbre de Noël ; le cocotier à une autre gueule. L’eau est délicieuse, moins chaude qu’a Sihanoukville. Farniente.

Vendredi 19 Mars 2004 Journée plage avec un bouquin de ‘’Bragon the Bath’’, un écrivain français qui se prend pour San Antonio. Il est édité en Thaïlande (300baths) et doit y vivre car il connaît le Pays.Il a de très bonnes choses et d’autres plus lourdes. Ses pseudo citations de Confucius, ‘’le livre des profondes platitudes’’ sont excellentes : ‘’Si le travail était si bon que ça, les riches prendraient tout et nous laisseraient que les miettes’’ Sinon Farniente.

Samedi 20 Mars 2004 Beaucoup d’activités aujourd’hui, des activités très dures et fatigantes : Plage, farniente, glande, une petite sieste et une petite heure de hamac tendu entre deux cocotiers. Finalement j’ai acheté un hamac, costaud, pour renouveler l’expérience dans mon jardin. Laure et Thierry partent pour Bangkok et vont aller dans les îles de la mer d’Andaman plus au sud.

Dimanche 21 Mars 2004 Le temps passe vraiment vite. Il reste un peu plus d’une semaine. J’ai un peu le blues en pensant à ça. Je fais une promenade, par le route jusqu’au village de Khlong Praho, minuscule village de pêcheurs dit le Guide du Routard. Tellement minuscule qu’il n’y a en fait que des boutiques à touriste, des restos, des locations de scooters des agences de voyages et des organisateurs de plongée et de SNORKELING. Même les Français, maintenant, font du SNORKELING. : « C’est quoi, ça ? » Si tu plonges avec des bouteilles, tu forces le respect. Tout le monde revoit ‘’20 000 Lieus sous les Mers’’, Cousteau ou la COMEX, voire James Bond ; mais si tu te ballades avec des palmes et un tuba, en apnée, là, tu passes pour un charlot, genre grand gamin, plutôt fauché, échappé d’une colonie de vacances. Alors tu fais du SNORKELING. C’est la même chose, mais en anglais, tu as l’air moins con. Ca fait moderne, nouveau, ça vient de sortir, dans le vent, ‘’in’’, ‘’fashion’’, quoi ! Ah ! Paraître ! Vous comprenez pourquoi je fuis les coins à touristes. Heureusement, ici à Kho Chang, il y en a peu car la saison est pratiquement finie : le gros des ‘’doryphores’’, comme on dit en Maurienne est ici en Janvier/ Février. Le propriétaire de KP Bungalows est en train de renouveler son parc cet il a pratiquement terminé de reconstruire tous les ‘’huts’’, en bois couvert de paille, à l’ancienne. Ses voisins ont été plus ‘’modernes’’ : L’un a fait des bungalows en préfabriqué, très laids ; l’autre a fait un hôtel genre temple bouddhiste, tout aussi laid. Il gardera les même prix : ceux qui sont loin de la mer continueront à être abordables. Sympa, un mec qui comme Hawa, au Nord Mali, ne court pas les $. Kho Chang est soit-disant un parc naturel, mais comme ici la corruption est, si j’ose dire, monnaie courante, les constructions bétonnées poussent comme des inocybes de patouillard. Ainsi, les anglosaxophones pourront venir se gaver de Heineken, de Coca (au mépris des fabuleux jus de fruits artisanaux), de pizzas, de hamburgers, et de french fried potatoes. Ici les ouvriers construisent de splendides bungalows en deux ou trois jours. Mais qui cela intéressera-t-il ? Des Thaïs relativement peu argentés et des Fernands un peu nostalgique. C’est Dimanche. Ils travaillent depuis 8 heures du matin : 9 heurs de travail par jour, avec une demi-heure de pause pour manger, 7 jours sur 7. J’ai aperçu leur logement : un baraquement en tôle chauffée à blanc toute la journée. Ici, pas de congés payés, pas de 35 heures hebdomadaires, pas de sécurité sociale, pas d’ Assedic et d’indemnités de chômage et pas de retraite. Ernest Antoine Seillière rêve de telles lois sociales pour la France. Peut-être est-ce lui qui les a dictées pour faire un laboratoire. Continuez à voter pour ses copains, il va vous arranger ça, en France. Le soleil couchant embrase tout le golfe de Siam, ici en Mer de Chine. Je regarde ce soleil qui éclabousse l’horizon, la petite île où un vieux rafiot hors d’age à conduit des touristes fauchés pour faire du SNORKELING et d’autres un peu plus aisés faire de la plongée, de la vraie, du DIVING.

Lundi 22 Mars 2004 Départ de Kho Chang pour Trat ou je retourne avec plaisir. En fait j’aime bien les villes que le guide du Routard trouve sans intérêt ou même ne connais pas comme Trat. J’y passerai la nuit, juste pour faire un tour au marché de nuit où on mange de si délicieux fruits de mer. En fait Serge, le Français qui tient ‘’ Tratosphère’’, une boutique d’artisanat et de bouquins d’occase, où je suis allé changer un livre, passe à Dream GH pour nous - je voyage avec une Belge que j’ai rencontré à Kho Chang et qui m’avait vu, parait-il à Tavee GH à Bangkok - conseillé d’aller à une fête nocturne en l’honneur d’un ancien roi, Rama V. C’est plutôt une sorte de foire mais on y mange aussi des fruits de mer délicieux.

Mardi 23 Mars 2003 Départ pour Bangkok en minibus. Le chauffeur casse la base en plastique de mon sac : GRRRR !!! J’ai acheté deux chapeaux locaux pour faire des abat-jour, dans la maison de moi, à Peronnas – France. Je n’y crois pas : Comme pour mon retour du Laos, il y a une fête dans le quartier de Tavee GH. En l’honneur de mon retour, probablement ! Cette fois c’est l’ordination de jeunes bonzillons, avec repas pour les familles et les habitants du quartier et spectacle de chants et danses. Qu’est ce que ça sera lorsque je reviendrais après Sept mois en France. A une table, il y a une femme avec un magnifique chapeau rouge. Je vais chercher mon appareil pour prendre un cliché et un de ses convives me photographie avec elle.

Mercredi 24 Mars 2004 Dans les paquets que j’avais laissé dans la salle des consignes de Tavee GH, un des orgues à bouche en calebasse est brisé. : Et cela malgré les avis – FRAGILE - HANDLE WITH CARE - que j’avais écrit sur le sac. GRRRRRR ! ! !. Merci les routards !

Jeudi 25 Mars 2004 Matinée cool. Tavee GH est particulièrement calme ce matin et je dors jusqu’à plus de neuf heures. L’après midi je prends un bus pour aller jusqu’à Bo Bae Market. Immense : un des deux ou trois marchés de gros, demi-gros et détail pour tout ce qui touche aux vêtements, de Bangkok. Les 6 ou 7 premiers étages d’une tour rose (et parait-il une autre tour voisine) et tous les quartiers environnants. Plus grand que Bourg en Bresse. Il y a peu de copies. Vous pouvez acheter un t-shirt ou le stock complet pour une saison d’habillement masculin et féminin pour une chaîne de grand magasins français : « Pour quand ? - Pour demain, c’est possible ? - Oui ! Même pour ce soir, si vous voulez ! »

Vendredi 26 mars 2004 Le Pont de la Rivière Kwaï, Le cimetière des Anglais du Pont de la Rivière Kwaï, le musée du Pont de la Rivière Kwaï, la gare du Pont de la Rivière Kwaï, les ‘’waterfalls (presque à sec à cette époque’’ du Pont de la Rivière Kwaï, les restaurants du Pont de la Rivière Kwaï, les marchants de bibelots et de souvenirs du Pont de la Rivière Kwaï. Voilà une affaire rondement menée : Le ‘’merchandising’’ du Pont de la Rivière Kwaï est bien organisé, à la Thaïlandaise qui sont très capables de rivaliser avec les occidentaux sur ce terrain. Ce sale moment de la dernière guerre fait vivre pas mal de monde : à quelque chose, malheur est bon ! Je ne m’éternise pas et souhaite aller au Wat Pà Luang Ta Bua, le monastère du Tiger Conservation Project.
http://www.openworldthailand.com/index.cfm?menuid=69 Depuis que j’ai vu ce magnifique film de Etienne VERAHEGEN, ‘’’Little Buddhas and Tigers’’ sur ce monastère où des moines sauvent des tigres orphelins dont les parents ont été braconnés, j’ai eu envie d’aller les visiter. Comme ils connaissent l’homme, ils ne sont pas remis en liberté car ils seraient trop vulnérables. Il y a aussi d’autre animaux sauvages : buffles, cerfs, sangliers, paons, mouches. Des mouches qui ne font certainement pas les dégourdies avec les tigres mais viennent agacer mes jambes nues. Les fauves sont encore en cages : les jeunes d’un côté, les adultes de l’autre, tant que le personnel ne peut veiller au grain et que le parc est ouvert au public.Vers 14h30, les employés décrochent les tuyaux et vont jouer à doucher les tigres, avec du shampoing, s’il vous plait. Un seul tigre adulte n’apprécie pas la toilette ; les jeunes s’amusent comme des petits fous. Aujourd’hui, il y a Diane SMITH, la présentatrice vedette d’une télé australienne qui tourne une émission sur les voyages en Thaïlande. Elle doit des promener avec un tigre en laisse, mais ceux-ci n’obtempèrent pas tant que le bonze responsable n’est pas arrivé. A ce moment, ils deviennent gentils comme des moutons et obéissent à son autorité douce. La vedette se promène avec un jeune tigre, puis un autre et un adulte : « Coupez ! Elle est bonne ! » Ensuite les tigres adultes vont somnoler dans un sorte de carrière et je suis invité à aller en caresser un qui fait bien ses 300 kilos et à lui donner du lait en poudre à lécher dans ma main ! Je sens sa langue râpeuse comme celle d’un petit chat ! Je touche même une de ses canines. Je n’ai pas un centième de seconde de peur ou même d’appréhension. Je ne pense même pas que je devrais avoir peur. Mais je ressens une joie immense, une véritable jubilation lorsque ce gros Méou me lèche la paume. Il a l’air de me trouver sympa, mais un peu trop gros pour son goûter. S’il avait décidé de me mordre la main, il m’aurait arraché l’épaule. Et dire que j’avais peur de me retrouver nez à nez avec un tigre lorsque j’étais perdu, en motorbike, dans la jungle du côté de Vang Vieng au Laos, alors qu’ils sont sympas comme des gros chats ! Le docteur Somchai VISASMONGKOLCHAI, le sympathique vétérinaire du projet, me dit qu’ils vont essayer de faire un parc zoologique comme à Thoiry ou à Sigean. Sur les 11 occidentaux qui étions dans le minibus, je suis le seul qui soit venu voir ces matous. Les autres ont préféré visiter les chutes d’eau à moitié asséchées. Très bonne journée ! Point d’orgue de cette fin de séjour.

Samedi 27 Mars 2004. Dans trois jours je lève l’ancre. Je regrette de ne pas être allé n Birmanie et au Vietnam. Mais trois mois, c’est trop court ! Je glande un peu dans le quartier de Tavee GH. Je passe une très bonne après midi avec Fon que j’ai enfin réussi à joindre au téléphone. Le soir je vais discuter et boire une ou deux bières Avec Maha, Joy et la petite Natalie. Je lui enverrai un CD gravé avec Nathalie de Gilbert Bécaud et des contines. C’est une famille ave qui j’ai noué une relation d’amitié, dans le quartier de Tavee GH.

Dimanche 28 Mars 2004 Je ne pourrai pas passer la journée avec Fon, comme nous avions prévu. Elle a encore trouvé un travail. Désolant. Je vais faire un tour Au week-end market où j’achète un chapeau de paysan Thaï, un oiseau sur sa branche et des éléphants volants. Eh ! Oui !

Lundi 29 Mars 2004 Je glande copieusement. J’ai un peu les boules de partir demain. La seule chose qui me donne envie de rentrer, c’est mon fiston unique et préféré, Dominique. Lui seul me manque. Et aussi mes amis, un peu !

Mardi 30 Mars 2004 «Voyager, c’est aller chercher loin, le plaisir de rentrer chez soi.» L’oncle de Patrick Ferrand Taxi pour l’aéroport. Je ne revois pas le sosie d’Alima. Je verrai l’original à mon retour à Bourg Au revoir Bangkok ! Au revoir l’Asie ! A bientôt !

Mercredi 31 Mars 2004 Escale à Barhein où l’aéroport est décoré aux couleurs d’écuries automobiles, car le week-end prochain, il y aura le grand prix de Formule 1 de Barhein, justement. Paris Charles de Gaulle. Un TGV Lyon Part Dieu Et mon pote Jean Luc ! Et un repas à Villars les Dombes ou je mange enfin du fromage ! The End Conclusion en forme de conclusion, bien sur! « Alors, en conclusion, Fernand, ce voyage, bien passé ? - Très, très bien, Fernand ! - C’était l’aventure ? - Non ! L’aventure, c’est aller là ou il y a du danger, des risques, d’aller où la main de l’homme n’a jamais mis le pied. En Asie du Sud Est, même dans des villages très reculés, il y a moins de danger que dans nos villes dites civilisées. - Qu’en retiens tu ? - Des quantités de choses et surtout des images très fortes ; j’en ai plein les yeux : Bangkok, qui m’a mis une bonne claque mais que j’aime bien malgré sa pollution, son niveau sonore ; les marchés colorés et odorants ; la nourriture aux goûts nouveaux et épicés ; les fruits tellement sucrés et parfumés ; la Akha Hill Guest house dans la jungle ; la Nam Tha River aussi dans la jungle ; le Mékong en speed et en slow boat ; Angkor Vat et le Ta Phrom où les pierres se marient avec les racines des arbres ; Luang Prabang, cette magnifique ville ; les 4000 Islands sur le Mékong ; la langue râpeuse des tigres que j’ai caressés et auxquels j’ai donné du lait en poudre à lécher dans la main au Wat Pà Luang Ta Bua, prés du pont de la rivière Kwaï. Et puis surtout les gens ; leur sourire ; leur propension à rire ; leur facilité à ne pas se prendre au sérieux et à ne pas dramatiser, à ne pas faire une montagne de choses insignifiantes ; leur gentillesse, leur ouverture d’esprit ; leur générosité ; les instants magiques que j’ai partagé avec eux, difficilement ‘’transcriptibles’’ sur papier. Et trois mois sans chaussettes ; sans slip ; sans mal de dos ; sans administratifs ou commerçants, qui font la gueule ; sans presque une goutte de pluie ; sans contraintes, mais sans fromage à part la Vache qui Rit sur le Mékong. Trois mois de soleil, lorsque en France on ‘’se les pèle’’. Trois mois de liberté. - Tu n’as pas été malade ? - Penses-tu ! Je n’ai même pas pensé que j’aurais pu être malade. La grippe du poulet ne m’a pas effrayé. J’ai surtout craint la fièvre de la poulette, mais ça s’est très bien passé. - Ah ! Les nanas ? - Ahhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Les nanas ! ! ! ! . . . - Et qu’as-tu appris ? - Quelques mots de Thaï, de Laos . . . que les tigres sont des gros chats et quelques petites autres choses. Que pour les gens là-bas et surtout pour les femmes, je n’étais pas un ‘’vieux’’, un gros, Et que ce n’étais pas important si je n’étais pas pourri de fric, si je n’allais pas dans des hôtels luxueux, si je n’avais ni yacht, ni Roll’s, ni palais avec piscine, ni abdominaux en tablette de chocolat. Et les femmes là-bas - les femmes normales, pas les hôtesses des bars et autres professionnelles qui ne m’intéressent pas - sont beaucoup plus ouvertes qu’ici et pour elles coucher avec une homme n’est pas particulièrement ‘’tragique’’. - Et sur toi, Fernand, as-tu appris quelque chose ? - Oui ! Bien sur, Fernand ! J’ai appris à sourire, vite refroidi en rentrant en France, de peur de passer pour un extra terrestre ou ‘’un homo, comme ils disent’’. J’ai appris que je croyais être gentil, mais je suis presque une peau de vache par rapport aux Thaïs aux Khmers et au Laos. J’ai appris, quelque chose d’extrêmement important, que je soupçonnais déjà mais que j’ai vérifié là-bas : Qu’il ne faut pas être heureux pour sourire, mais qu’il faut sourire pour être heureux. Les choses ne sont pas comme nous le croyons ici : C’est sourire qui rend heureux, pas le contraire ! Le sourire donne le sourire intérieur Eh oui ! Vous ne me croyez pas, alors essayez ! Si je peux vous faire passer ce message, je n’aurais pas écrit ce texte pour rien ! - Alors, le prochain voyage ? Le Mozambique, la Moldavie inférieure, la Bosnie Herzégovine, le Zambèze ou Le Guatemala ? - Pas du tout ! Je crois que je vais retourner là-bas, mais pour 5 ou 6 mois, au moins. La Birmanie, le Vietnam, la Malaisie, l’Indonésie, etc. J’ai trouvé un vol Paris Bangkok aller/retour pour 528 Euros, Plus de 200 euros de moins que pour celui-ci ! - Pas cher ! - Si je vends 53 exemplaires de ce texte à 10 Euros pièce, ça me paye le voyage* ! - Bonne idée, Fernand ! Je t’en prends un ! - T’es con, Fernand, c’est toi qui a fait le voyage et qui l’a écrit !!! - Ah ! Oui, c’est vrai ! Je fatigue ! Vivement que je reparte ! » - A propos du voyage : on peut très bien retourner quelque part et, contre toute attente, se rencontrer soi-même, s’attardant encore là depuis la dernière fois.Helen Bevington - Le plus beau voyage, c’est celui qu’on n’a pas encore fait. Loïck Peyron En fait je viens de réserver un vol aller-retour Paris Bangkok du 2 Novembre 2004 au 30 Mars 2005 ! Alors, qu’est ce que ça va être ! Fernand * Rassurez-vous ! Je vous l’avais dit au début, ce texte vous est offert gracieusement ! La maison ne recule devant aucun sacrifice pour satisfaire son aimable clientèle. Et puis je me vois mal faire des séances de signatures dans les FNAC. HELP! Dites moi ce que vous avez aimé le moins et le plus dans ce texte et ce que vous auriez aimé y trouver. Ca m’aidera à faire mieux la prochaine fois. Et, s’il vous plait, donnez-moi des idées de fil rouge pour le prochain texte !

Un petit lexique: Ca ne fait pas de mal et ça me permet de réviser. Ces mots et expressions, je les connais et les utilise un peu. Je tâcherai de faire mieux la prochaine fois, si je vais à Java ou si j’apprends le Mozanbicais, le Serbo-croate ou le Guatémaltèque. Il est important d’apprendre quelques mots, pour faciliter la communication, pour commander à manger et si . . . je veux trouver une petite fiancée, comme tous mes amis me le conseillent. Bien entendu la prononciation est phonétique, à l’oreille, à la française. La langue Thaï est très compliquée. Dérivée du Chinois et du Sanscrit, il y a 44 consonnes, 11 voyelles et 4 signes d’intonation. C'est-à-dire que chaque lettre, qui déjà par elle même signifie quelque chose, peut être prononcée dans cinq tonalité différentes. Par contre la grammaire est assez simple, il n’y a pas de pluriel et il n’y a ni conjugaison, ni passé, ni futur. Deux mots indiquent ces temps : Leo placé derrière le verbe indique le passé et Dja le futur. Pas de ponctuation, juste un espace entre les phrases. Pas de séparation entre les mots ! Sympa, les cancres pour les dictées, hein ?! Quand à l’écriture, même sous la torture, je n’arrive pas à la comprendre. Vous y trouverez aussi quelques recettes de cuisine. Ben tiens ! Il y a une langue spéciale pour s’adresser au Roi : le Rachasap. Ben oui ! Ils n’ont pas eu 1789, eux ! Et moi, j’ai une langue spéciale pour m’adresser à eux, un mélange de Thaï, d’Anglais, de Français, d’argot et même parfois d’Italien. Et ça marche bien !

Thaï. Les chiffres et les nombres. Les chiffres, je maîtrise mal. Il faut que je m’y mette.

Neug : Un Song : Deux Sam : Trois Si : Quatre Ha : Cinq Hok : Six Tjet : Sept Pet : Huit Kao : Neuf. Sip : Dix Yi Sip : Vingt Sam Sip : Trente. Si sip : Quarante Roï : Cent Song Roï : Deux cents. Neung pan : Mille

Les mots et expressions. Araï : Quoi ? Le R se prononce presque plus L. Les Thaïs prononcent difficilement les R ainsi FeRnand se prononce plutôt : FaiHnant Aroï : Bon. Bakhap : Variété de fruits ressemblant extérieurement à de grosses cacahuètes, mais avec un fruit à noyaux, ligneux et acidulé à l’intérieur de la coque. Ban : Village Baht : monnaie officielle de la Thaïlande et officieuse du Laos. Chang : Eléphant. C’est aussi une marque de très bonne bière et l’emblème de la Thaïlande Chop : Apprécier (Pom Chop Kun : Je t’apprécie) Chogdi Khap (Kha) : Bonne chance. Dja : mot indiquant le futur Farang : Etranger, par extension touriste. En réalité, signifie personne aux yeux bleus. FaiHnant : Fernand. Le R se prononce presque plus L. Les Thaïs prononcent difficilement les R Frankcet’ : Français ( Flankcet’) Khaa : Mot intraduisible que met une femme à la fin de chaque phrase. Sorte de formule polie. Kaï : Poulet Khao : Riz Khao Phat ou Phat khao : Riz Frit Khap : Mot intraduisible que met un homme à la fin de chaque phrase. Sorte de formule polie. Khene : Orgue à bouche Khlongs : Canaux. Il y en a quelques uns au cœur même de Bangkok et beaucoup à l’extérieur. Très beaux quartiers. Kop Khun Khap : Merci (dit par un homme - Khaa si c’est une femme qui parle) Laab ou Laap : Salade de poulet, de porc ou de poisson coupés extrêmement fins, assaisonnée avec de la fish sauce et des piments, du citron vert, des feuilles de coriandre et légèrement saisi. Parfois le poisson est d’abord grillé au barbecue. Leo : Mot indiquant le passé Matma : Beaucoup Maï : Pas ou Peu Maï Phet : Peu épicé Maï Sabaï : Ca ne va pas. Maï Tchaï : Non. Malais : Colliers de fleurs servant d’offrandes. Meou : Chat Meynuu : Menu Mou : porc Naam Plaa : Sauce de poisson ou de seiche. Nuoc Man en Vietnamien et fish sauce en Anglais Nam : Eau Naam : Rivière Nam kwat : Bouteille d’eau. Phat thaï : Nouilles (fried noodles) frites ( pas frites comme des frites, mais passées dans un wok avec de l’huile, des légumes croquants et de la viande de porc ou de poulet ou des crevettes, ou des encornets). Phat : frit (saisi dans un wok avec de l’huile) Phis : Esprits Pho - Prononcer Pheu : soupe chinoise. On voit aussi ce mot dans les vitrines des restaurants chinois, dans le XIIIeme à Paris On dit aussi ‘’soup’’, à l’anglosaxophone. Phu : Montagne (Wat phu : le temple sur la montagne : idem en Lao). Phrik : Piment. Plaa : Poisson Pom : Je Pom chop Kun : Je t’apprécie. Pom R(L)ak Kun : Je t’aime. Poupouille ou poumpouille (je ne sais pas trop) : Gros ou peut-être même enceint (je ne sais pas trop, non plus) « Il ne sais rien, ce mec ! » Phra phum : Petit temple ou peuvent se réfugier les Phis. Röti : Crêpe. La pâte est étalée comme une pizza, mise sur une plaque et repliée sur des tranches de bananes avec du lait concentré sucré et dorées sur les deux faces. Parfois, il y a aussi un coulis de chocolat (Tout simplement sublime) Sawa di Khap : (Kaa si c’est une femme qui parle) Sabaï di Maï ? : Ca va ? Soï ou soy : Venelle, impasse, ruelle Som Tam : salades de papayes vertes délicieuses, mais extrêmement pimentées. Les papayes sont découpées au hachoir, comme du céleri rémoulade, dans une sauce composée de fish sauce, de citron vert, un petit crabe, parfois des crevettes, des piments et de la coriandre ou de la citronnelle. Tout cela est écrasé et fatigué au mortier. Sung : Mandoline à 4 cordes (2 doubles) Ta Maï Khap : (Kha) Tchaï : Oui Thanon : Rue Tuk-tuk : Sorte de croisement hybride entre le scooter et le tricycle couvert, servant de taxis, plus ou moins rustiques selon les régions où je suis passé. Il faut toujours négocier. Bon nombres de leurs chauffeurs descendent en droite lignée du ‘Grand Kaskouï’’. A Bangkok, il vaut mieux prendre un taxi-meter, souvent air conditionné, en exigeant qu’il mette son compteur à jour au départ. Tom Yam : Soupe Wat : Temple. Laos Le Lao ressemble au Thaï, malgré quelques variantes mais les Laos comprennent le Thaïlandais. Bo : Non Khene : Orgue à Bouche. Kip : Monnaie officielle du Laos. La monnaie réelle est le Bath Thaïlandais. Et heureusement car 1000 Baths = 20 Euros = 270 000Kips. S’il te les donne en billets de 5000 Kips, tu as l’impression de dévaliser une banque. Lorsque tu reviens du Laos, débarrasse toi de tes Kips qui ne valent pas un ‘’pet de lapin ‘’ en Thaïlande. Même les mendiants n’en veulent pas et te crachent à la figure si tu leur en donnes. Kao niaw : Riz gluant ou plutôt collant. Il sert de pain. On en fait des boulettes qu’on trempe dans la sauce. Khop Tchaï : Merci Laï Laï : Beaucoup Lao-lao : Whisky de riz (délicieux) Nam Pa : Sauce de poisson Niok-niok: Tchin-tchin Sabaï dii: Bonjour Sabaï dii : Bonsoir Sabaï dii ? ou Sabaï di bow ? : Ca va ? Sabaï dii ! : Ca va ! Tchao : Oui Cambodgien ou Khmer Bon Salagnon : Je t’aime – Eh ! Oui, ça sert ! Encontran : Merci Beaucoup Riel : Monnaie officielle du Cambodge. La monnaie réelle est le US $. Tu donnes des Riels à un Thaï, il rigole et n’en veut pas. Smalo : Bonne Chance. Somsabaï : Bonheur. Vœu prononcé par les bonzes lorsque tu leur donnes un peu d’argent. Quelques personnalités cités dans ce texte. Agiu : Chauffeur du Pick-up 4x4 de la Akha Hill GH Alima : Une amie de Bourg. Alioune BA : Mon ami de M’bour au Sénégal. Grand professeur de danse traditionnelle africaine. C’est mon frère jumeau, même si on ne se ressemble pas, parce qu’on est pas de la même couille. Caroline : Une amie de Bourg, randonneuse en rang d’oignon. Dominique : Mon Fiston, unique et préféré. Fatima : La sœur d’Alima et néanmoins amie. François : Québécois d’une cinquantaine d’années, qui voyage depuis 25 ans. Françoise : Une amie des restos. Frank: Trafiquant de bijoux en argent massif, rencontré à Huenxaï. Généalogiquement parlant, il n’est pas un des petits fils du ‘’Grand Kaskouï’’, mais il en a pas mal fréquenté. Guy : Un ami qui fait des courses en montagne et des marathons. Il a reçu la carte que je lui ai envoyé à cette adresse : Guy B . . . 38 Pont de Claix – France. Hélène : Beau brin de jeune fille bien comme il faut, propre sur elle, bonne dormeuse, élève de HEC. (Mais pas celle dont je suis sorti ! Moi, c’était Hautes Etudes Communales) Et tout ! Et tout ! Qui étudie le Chinois à Shanghai. Jean Luc : Mon ami d’enfance qui m’a emmené à la gare de Bourg, est venu me chercher à la gare de Lyon Part Dieu et a corrigé les fautes de ce texte. S’il en reste, engueulez-le ! Jim Morris : Gallois rencontré à Chieng Kong Louis dit Kabé : Un ami ‘’Borgiate’’, justement. Mohamed : Le directeur de Bourem 4 (Mali) Monique et Christian : Des amis d’Avrieux près de Modane. Mylaine : une Québécoise de 20 ans, belle comme un cœur, rencontrée à Luang Prabang, Elle voyage seule depuis l’age de 16 ans et travaille l’été comme serveuse au Québec. Ah ! Si elle pouvait passer le virus à mon Dominique de fils. Nohé : Femme du village Akha qui fait des massages à la GH. Patrick FERRAND : Un voyageur émérite qui travaille à la SNCF à Bourg en Bresse. Il a déjà effectué un immense périple en train entre Lyon et Pékin et retour par le transsibérien Pierre : Un ami aquarelliste que j’avais rencontré ‘’Chez Hawa’’ à Gao et avec qui je suis toujours en contact. Pierrot : Ou plus précisément Pierre un ami cheminot que j’ai connu à Modane et qui est allé plusieurs fois en Thaïlande. Roger et Martine : Couple de Québécois rencontrés au Bamboo Bar à Vang Vieng et retrouvé à Ventiane : Sympas. Sandra : Française rencontrée à Luang Prabang. Elle a peur de la fièvre des poulets. Moi, c’est de celle des poulettes Tep : Akha de la GH qui nous a accompagné aux ‘’hot springs’’ Remerciements A Jean Luc, qui m’a charrié et m’a ‘’filé’’ une bonne correction. A Luc qui m’a fait bonne impression. A tous ceux qui m’ont encouragé. A tous ceux que j’ai rencontré et qui ont fait de ce voyage, un paradis. A tous ceux qui vont lire ce texte. .oO0Oo.
Regard rapide sur la France English translation pending
by GeorgesOZ · 2013-07-17 · 879 replies
Une fois n’est pas coutume, je vais parler de mon propre pays, la France, où j’ai fait récemment un voyage assez court à partir de Bangkok (où je vis). Je pourrai donc vous donner quelques impressions d’un Français longtemps absent (cela fait 34 ans que je ne vis plus en France) aussi bien que les premières impressions d’une étrangère, ma compagne Thaïe Y. C’était son premier voyage en France, elle n’avait voyagé jusque-là que dans plusieurs pays d’Asie et en Inde.

Paris, la Saleté

Commençons par Paris. Le contraste avec Bangkok est extrême et, j’ai le regret de le dire, ce n’est pas tout à l’honneur de Paris. J’ai été choqué par la saleté de cette ville, et même si Bangkok n’est pas le summum de la propreté non plus, au moins ce n’est pas parce que les gens la salissent délibérément comme c’est le cas pour Paris : presque partout, les trottoirs sont jonchés de papiers gras, de bouteilles de plastique ou de verre (souvent cassées), de mégots jetés à tours de bras. Sans compter les innombrables crottes de chiens et traces d’urine (pas toujours de chiens….). C’est une véritable honte…. La vétusté du métro ne fait pas bonne impression non plus. On comprend que c’est un vieux système, soit, mais pourquoi donc y-a-t-il tant de dégradations abusives, graffiti et autres ? Il faut voir la propreté des 2 systèmes de métro de Bangkok, le BTS et le MRT ! Il ne viendrait à l’idée de personne de dégrader l’équipement avec des gribouillis, et je suis sûr que si quelqu’un voulait s’y risquer, il y aurait immédiatement des réactions de la part des autres usagers, sans parler de la sécurité qui ne perdrait pas une seconde pour intervenir.

Tiens, ce matin, j’ai compté les mégots qui trainaient par terre sur mon trajet quotidien, sortant d’une station du MRT, à Bangkok. Il y en avait, c’est vrai, mais c’était 1 mégot là où il y en aurait plutôt des dizaines à Paris !

Les abords de Paris, venant en train, que ce soit de CDG ou d’ailleurs, sont tristes à en pleurer. On ne peut bien évidemment pas s’attendre à voir de beaux sites le long des voies ferrées, et on peut se faire une raison de la grisaille. Mais de nouveau, tous ces graffiti, pas un mur qui n’en soit couvert ! J’ai entendu dire que certaines gens appellent ça de « l’art », de « la culture ». C’est une plaisanterie, non ?

On croise beaucoup trop de gens aux mines louches, partout et à toute heure. On ne se sent pas en sécurité. Les regards auxquels ma compagne a souvent eu droit, de mecs qui doivent avoir de belles saletés traînant dans la tête, et souvent, je vais le dire, qui ne me semblaient pas être si Français que ça. Sans doute Y est-elle trop mignonne pour pouvoir se promener tranquillement à Paris…. À Bangkok, je vois fréquemment des femmes seules très tard le soir et même en pleine nuit, encore à vendre qqc dans la rue ou rentrant chez elles : elles ne semblent pas avoir à se préoccuper de quelque mauvaise rencontre. Personnellement, je suis convaincu que je ne risque absolument aucun vol dans le BTS ou le MRT, que j’utilise fréquemment.

Paris, les hôtels

À notre arrivée à Paris, nous avions passé une nuit dans un 2 étoiles à 75 euros, dans le 9-ème. C’était franchement miteux, la chambre était exiguë à l’extrême, nous ne pouvions à peine tenir à deux dans l’ascenseur, et la propreté des couloirs et des escaliers était approximative. Pas génial. À notre retour à Paris, nous étions logés dans un 3 étoiles à 140 euros la nuit. C’était un peu plus correct, certes, mais avec nos bagages, nous tenions encore à peine dans la chambre, qui avait une vue magnifique … sur des toits en zinc parsemés de mégots (et oui, encore !) et un mur aveugle à 3 mètres de notre fenêtre. Je ne vais pas faire de statistiques à partir d’une expérience aussi limitée, évidemment, mais disons que l’impression est d’avoir à payer bien cher pour pas grand-chose.

Sur le sujet des hôtels, nous étions bien mieux logés, à 80 euros la nuit, dans un 3 étoiles à Chamonix, propre et parfaitement situé. Par contre, nous avions aussi essayé un hôtel à 3 étoiles, ailleurs en province, trouvé par l’intermédiaire des Logis de France, et nous avions été déçus. La chambre était correcte sans plus, les lieux communs avaient un vague parfum de pisse de chien, le petit déjeuner était satisfaisant sans plus. J’ai l’impression que les hôtels se font la vie facile, ils se font des étoiles en te collant un sèche-cheveux dans la s.d.b. et une cafetière. Ah, précisons : on a bien la machine pour bouillir l’eau et quelques sachets de granulés, mais par contre pas d’eau. Ça aussi, c’est un truc qui me tue, venant d’Asie où on a presque toujours 1 ou 2 petites bouteilles d’eau potable mises à disposition gratuitement dans la chambre.

Les Restaurants

Tant de restaurants où on mange mal même en payant 25 à 35 euros par personne. Dans une brasserie à côté de Bercy, les garçons nous faisaient l’article sur les plats « recommandés », l’un d’eux d’ailleurs presque arrogant « je sais tout mieux que vous, monsieur ». Y n’a pas touché à son plat, moules et autres fruits de mer ratatinés par la congélation…. Ce n’est pas qu’à Paris, d’ailleurs. Pas une seule fois, nous avons eu du bon pain, mais du pain mou comme des concombres vieux d’une semaine. La France, le pays où on fait le meilleur pain au monde ! Une pizza qu’on nous a servie, en province, semblait venir tout droit de ces peintures de Salvador Dali, les montres molles, vous savez ? Chez un traiteur italien dans le 16-ème, des lasagnes à peine cuites … et à prix d’or.

Certes, les rues de Paris sont bien animées, et quand on s’y promène on a l’impression qu’il y règne une super ambiance. Il y a des restaurants et des cafés partout. Il faisait beau, les terrasses étaient pleines à craquer. Mais de mon expérience, limitée je le reconnais (si qqn sait mieux, au secours, venez-nous le dire !), je suis pratiquement sûr qu’ils ne servent en fait rien de si bon à manger que ça. Pour changer, nous avions essayé un traiteur chinois, dans la rue Montorgueil : aucun goût, pas de texture, médiocre.

Nous avons aussi essayé du haut de gamme, à l’occasion d’une retrouvaille avec des amis. C’était en province, nous avons payé 150 euros pour 2. Quand Y a vu son poisson, qui avait peut-être 2 minutes de cuisson, elle me l’a immédiatement repassé. Elle m’avait déjà fait le coup avec du canard à peine cuit. Je lui avais commandé du canard, elle aime ça, c’est ce qu’elle cible chaque fois qu’elle en trouve, en Thaïlande. Je me suis rendu compte que les Thaïs n’apprécient pas la nourriture peu cuite. Bon, c’est leur problème, et acceptons donc l’approche française : si c’est bon et de bonne qualité, ce sera meilleur peu cuit. Mais quid des quantités ridicules qu’on nous a servies ? Franchement, je n’ai strictement rien à cirer des petites décorations frivoles qu’on ajoute aux assiettes, petits coulis de sauce « machin » ou petit brin d’herbe « chose ». Ce que je demande, c’est à avoir qqc de bon à manger et en quantité suffisante pour bien en profiter et sortir de table repu. Y a gloussé de rire quand elle a vu mon entrée, du pâté de foie de canard avec une sauce aux fruits exotiques. Ça n’a pas raté, elle l’a ressorti au chauffeur de taxi qui nous a pris à l’aéroport de Bangkok, à notre retour: « du beurre au durian ! » …. à prix d’or (ou presque). D’ailleurs, au taxi qui lui demandait comment s’était passé son voyage, elle a résumé le chapitre « nourriture » en 4 mots : « paeng laé mâi aròy », « cher et pas bon ». Moi, Français, j’en rougissais de honte.

Ces restaurants qui prétendent faire de la bonne cuisine, quelle foutaise ! J’ai l’impression que certains cuisiniers se masturbent la cervelle, de la même façon que ces architectes qui conçoivent des projets immobiliers « où les gens se sentiront bien et où ils auront plaisir à se retrouver dans une atmosphère conviviale», avec force statues grotesques ornant les lieux communs et peintures bizarres sur les murs.

Chacun ses goûts. Je suis comme Y, je suis content d’être de retour à Bangkok. Ici, je mange très bien chaque jour pour, souvent pour à peine plus d’un euro, et parfois c’est simplement délicieux. En tout cas, ce n’est jamais de la nourriture sortie du congélateur et passée au micro-ondes.

On m’a dit que 85% des restaurants en France ne font pas leur propre cuisine. C’est une honte ! Combien de temps les visiteurs vont-ils encore croire qu’on mange bien en France ? Je crois qu’on mange mieux pour les mêmes prix à Londres, à Berlin, à Barcelone…. Je crois que la France s’est bien laissé aller sur l’un de ses points forts traditionnels. De la bonne nourriture, il ne restera bientôt que les titres et les mots ronflants « le plat de machin-chose et sa petite grillotte des bois » (ou je ne sais encore quelle bêtise dans le genre). Je souligne le « sa », ça me gonfle, cette préciosité que les restaurateurs donnent à des plats qui le plus souvent sont simplement médiocres.

Le Vin

Aaah ! Je vais enfin pouvoir donner dans le positif ! Au moins là, valeur sûre, du bon et agréable à boire et à des prix corrects. Grand merci aux viticulteurs Français, je leur tire mon chapeau. Y entre autres s’est découvert un penchant pour le rosé, elle était heureuse et moi aussi. À CDG, avant d’embarquer, nous avons acheté quelques bouteilles de « Jolies Filles »…..

Les Gens

Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, suite aux vilaines choses que j’ai dites ci-dessus au sujet d’une certaine racaille un peu trop présente à Paris, je dois dire que j’ai été agréablement surpris par l’attitude des gens dans les commerces, partout où nous sommes allés. J’avais de mauvais souvenirs d’il y a bien longtemps. Je m’étais pris de bec un jour avec un groupe de vendeuses au Printemps (ou aux Galeries Lafayette ?), qui étaient à papoter pendant plusieurs minutes en m’ignorant totalement, pauvre cloche de client que j’étais, planté à 2 pas d’elles et ayant l’audace de vouloir leur demander un renseignement. Un bel exemple de l’attitude arrogante que les Français peuvent avoir. Croyez-moi, je ne suis pas le seul à le dire, la réputation des Français à ce sujet est faite dans le monde entier.

Mais non, cette fois, je n’ai eu que du bonheur avec les gens rencontrés dans les commerces. Peut-être du fait de la présence de Y, ambassadrice de charme du Royaume du Siam???? Nous étions allés, par exemple, dans un magasin spécialisé moto, sur l’avenue de la Grande Armée (Team Axxe), pour nous équiper un peu de tout. On nous a très bien servis, avec patience et plaisamment. Très bien, j’y retournerai !

Impressions finales

Donc, pour moi qui suis Français, je me vois obligé d’apporter quelques critiques sévères sur certains aspects de mon pays : la saleté de Paris, la médiocrité des restaurants, l’attitude de certaines gens (Français ou autres). Bien sûr, j’ai toujours énormément de plaisir à rencontrer des gens sympas et intéressants, il y en a aussi tellement ! Mais en bas de la page, je marquerai : « France = peut mieux faire ».

Et Y, venue pour la première fois en Europe, qu’a-t-elle retenu ? Saleté de Paris et nourriture médiocre, beauté des paysages (campagne de Bourgogne, Alpes autour de Chamonix), vins agréables à boire. Quant aux gens, elle n’en a retenu que les bons aspects, car heureusement elle est d’une bonne disposition et ne s’est pas trop fixée sur toute cette racaille qui traîne à Paris. Je crois que même si elle allait en Enfer, elle se ferait des copains avec les diables ! Non, plutôt, elle a des souvenirs heureux de ses contacts avec les Français, qui ont toujours été des contacts gentils et bon-enfant. Son approche personnelle y aidant.
1er voyage en Chine du 12/2002 au 03/2003 English translation pending
by Laplante · 2005-10-02 · 0 replies
From China. Décembre, Mars 2002, 2003 A travers ce récit, je voudrai vous faire partager mon voyage en Chine. Ce qui m’a décidé à partir ? Les différentes étapes de ce périple. Mes états d’âme. Les lettres des gens qui m’ont suivi à travers mon récit. Christophe Helin

Après un séjour en mai 2002, Julien revient en France épanoui, transcendé par ce qu’il a vu en Chine. Il Décide de repartir mais pour un an et persuade des amis de venir avec lui. Au début 7 étaient delà partie, pour finir à deux. Novembre 2002 grand départ et quinze jours après, je reçois ce mail qui s’intitule : La Chine en direct.

Salut chris, on est donc bien arrivé en chine, l'avion ne s'est pas écrasé ces l'essentiel, et aujourd'hui je vais me lancer dans un petit résumé de la situation. Donc on est arrivé maintenant depuis deux semaines, sur mon visage un sacré smille de retrouver l'air pollue de Shanghai, respirer à pleins poumons les dioxines chargées me remplit de joie. La Chine c'est avant toutes les odeurs, et à peine passé le portique de l'aéroport, j'avais l'impression de retrouver des vieux chaussons usés mais confortables... des chinois partout évidement, j'ai été trop heureux de voir que je captais un peu ce qui se racontait, un mot sur dix, mais c'est déjà pas mal. Les Chinois me disent sans arrêt que je m'en sors plutôt bien... je sais que ce n'est pas le cas, mais ça fait toujours plaisir de l'entendre : On prend une espèce de van pour regagner notre appartement, mon pote (Jean Charles) sur place est venu nous chercher, et déjà je mangeais du regard tout ce qui me tombait sous les yeux... je reconnais tout ici, les immeubles ravagés, les panneaux de pub partout, les voitures qui filent dans tous les sens, et les vélos... les vélos en veux-tu en voila, certains dont on se demande comment ils font encore pour avancer, la chaîne rouillée et les guidons en vrac, les portes bagages chargés à mort, des vélos à la Chinoise quoi... on arrive à notre appart, l'appart est autant en vrac que les vélos, ceci dit plutôt bien pour un appart chinois... mieux que celui de mon pote par exemple, tout était Un peu crade, voire carrément, mais à coté de ça on a du parquet dans toutes les chambres, une salle de bains raisonnable après nettoyage, et une cuisine presque convenable... on a donc passé nos premiers instants à nettoyer, voire un bon nombre d'heures, on vient d'ailleurs juste de terminer, faut dire qu'on a pris notre temps, rien que le frigo par exemple, je dois y avoir passe 6 heures de nettoyage, et je ne te parle pas des placards de la cuisine, tu rajoutes une heure pour chacun et tu es encore loin du compte... on a aussi fait un nombre pas croyable d'aller retour à carrefour, deux a trois fois par jours au moins, il a fallu tout acheter, et quand je dis tout, c'est tout, tout sauf les fringues que j'avais amenés... j'ai acheté deux oreillers, et une housse de couette, et un matelas vu que j'ai dormi les deux premières nuits sur le parquet avec ma couette, c'est aussi ça la chine, des matelas en béton : La première nuit c'est passé nickel, la deuxième j'ai eu un mal de dos de l'autre monde, du coup je suis retourné à carrouf me faire péter un matelas, un deux places, et mou, ce qui est carrément rare ici, tu verrais le lit à mon colloc, c'est des ressorts entre deux planches en bois... théoriquement on devrait finir de s'installer d'ici un ou deux jours, vivement qu'on se sente un peu chez nous... à part ça, que dire... on va tous les soirs manger au resto du père à dondon, la femme de mon pote qui vit ici, il refuse une fois sur deux de nous faire payer, c'est super gênant, du coup je lui ai dit que si je payais pas je ne reviendrais plus, il a sourit et il a prit mes 10 balles, j'y retourne demain, c'est bœuf au curry : moi je fais que parler aux gens, ça me fait trop plaisir, pour l'instant je ne progresse pas des masses vu que j'ai plutôt tendance à me reposer sur mes acquis, mais c'est déjà ça, je pensais rien savoir en chinois, mais quand je vois comment se débrouillent les autres, je me dis que je m'en sors pas mal... sinon, je passe pour un extra terrestre avec mes rollers, les gens arrêtent pas de me poser des questions, que je ne comprends pas, mais c'est pas grave, je communique c'est l'essentiel. c'est un plaisir de se balader dans les rues, tout le monde est en vélo c'est super agréable, je retrouve les sensations qui me manquaient, à savoir le cœur léger et le plaisir de la découverte : donc pas de problèmes pour le moment, sauf que dixit mon pote chinois, ça risque d'être un peu galère pour refaire les visas, je ne sais pas encore comment je vais faire, mais on va essayer de trouver une solution, visiblement il faut aller à HongKong ou je ne sais pas quoi, mais ça parait pas aussi simple qu'on le pensait... enfin... on verra bien... on va aussi se faire masser assez souvent, y'a rien de mieux pour apprendre à communiquer, et c'est super bon pour mon dos en morceaux : Sinon quoi d'autre, ici au pays des tangbao, des oeufs au vinaigre et des nouilles transparentes, pas grand chose, mais la vie suit son cours, je passe toujours quelques heures par jour au cybercafé, à tchatcher sur micro avec les Français restes à Nice, à boire du thé au citron, manger des soupes devant mon pc et écrire quelques mails... hier je me suis couché à 20h, j’étais trop crevé va savoir pourquoi... à minuit j’avais les yeux tellement ouverts que je n'ai pas réussi à les refermer, je me suis tourné et retourné dans mon lit pendant trois bonnes heures, et à 3h du mat, j'en ai eu marre, je suis sorti en catimini sans réveiller les copains, en mettant mes chaussures sans faire un bruit : après je suis sorti un peu, je suis allé discuter sur micro de 3h à 6h du mat, puis à 6h je suis allé manger des raviolis dans la rue, dans un quartier carrément à l'arrache, y avait plein de chinois qui me mataient mais j’étais content, la chine s'éveillait et j'ai mangé ça au bord de la rue, puis j'ai marche, et marche, pendant au moins 4h... c’était trop bon, j’ai vu des trucs que je n’avais jamais vu, des quartiers à l’abandon que tu imagines même pas, les trottoirs en vrac, c'est un signe caractéristique ici : J'ai donc marché, tellement que je me suis perdu, même avec la carte je ne reconnaissais rien, et quand enfin j'ai réussi à voir ou j'étais, je me suis rendu compte que j’étais revenu à 10m de la maison, mais impossible de reconnaître la rue, c'était hallucinant, je regarde ma carte, et je vois que je suis à coté de chez moi sans m'en rendre compte, ça fait bizarre, les rues se ressemblent mais tu peux passer trois fois au même endroit en ayant l'impression d'être à l'autre bout de la ville... toujours est-il j'ai marché des heures et je n'ai même pas exploré un centième de la ville, c'est encore plus immense que ce que je n'imaginais, la plus petite des rues est plus longue que jean Médecin, à l'aise... je suis rentré à la maison crevé comme un ravioli sans son jus, j'ai regardé le soleil se lever, puis je suis remonté à mon 12ième étage, les autres venaient de se lever et partaient pour l'ambassade, moi je me suis couché... voila en gros, ça c'était pour la petite tranche de vie... sinon pour le voyage en chine, je ne sais pas vraiment si c'est possible de s'en sortir sans parler chinois, en ville mes potes s'en sortent avec un dico et beaucoup de mime, mais je sais pas ce que ça peut donner à l'extérieur ou les gens doivent encore moins parler anglais, et moins qu'ici autant dire que c'est quasiment rien...mais je vais me renseigner et je te dirais ça, en tout cas je m'en sors en chinois, et c'est une belle victoire sur mes années précédentes d'inactivité... bon, je vais aller me chercher une soupe moi, et me finir devant un petit film en chinois... je te redonne des nouvelles dès que tu me réponds, à++ amigo à très bientôt julien dit "Ross le jaune" :

L’arrivée.

L’avion se pose et mes amis ne sont pas à l’aéroport. Je profite des derniers panneaux en anglais avant de rejoindre la ville en le bus. Comment déchiffrer hôtel en idéogramme, premier défi de ces 03 mois de périple, je laisse faire le hasard, enfin le rabatteur qui a su voir en moi un billet vert égaré. Avec mon translate de phrase toutes faites et ma calculette, je me retrouve dans un bel établissement qui met à mal mon budget voyage, mais l’épuisement à raison de moi. Ne me déplaise en déchirant ce brouillard au couteau, j’ai le droit à une magnifique vue sur le centre de la mégapole chinoise. Je redescends de suite avec ma première phrase en chinois : « wo hiao diannao » (je veux un ordinateur), pour annoncer mon arrivé à bon port, ensuite je retourne profiter du luxe de ma chambre avec un bain pour me délasser et dégourdir mes membres restés statiques aussi longtemps. La nuit tombe et je parcours ce vieux quartier au tour de l’hôtel, au milieu des gratte-ciel, ces maisons d’un autre temps ou ces immeubles d’un futur accéléré par ces dirigeants qui font de cette ville un anachronisme permanent. Je déambule laissant traîner mon regard attiré par ces halots de lumière à travers les fenêtres, les portes entrebâillées, autour d’un poêle à même le sol. Je salive déjà en regardant ces plats de pâtes préparés à la minute, m’attabler auprès d’eux pour pouvoir déjà déguster cette denrée rare qu’est le temps, mais pour une sécurité gastrique je me rabats vers un restaurant à l’enseigne bien lumineuse et remplie de monde, ne sachant même pas retrouver le signe désignant bœuf et riz, je me laisse aller pour ce qu’on veux bien me servir : une soupière avec des cubes de je ne sais quoi qui ressemble à de la guimauve et une bière pour faire descendre tout cela…

Welcome la Chine.

Voila déjà 3 jours que je suis arrivé. Tout va pour le mieux et je viens de rejoindre Julien et Michel, chez qui je peux loger. Cela me permet de voir venir les choses et de pouvoir m'acclimater doucement. Que puis-je vous dire commencer, comment vous décrire cet environnement, cette nouvelle vie qui démarre pour moi. Le contraste, voilà ce qui vous frappe en premier: ces immeubles, que dis-je ces tours au milieu de ces quartiers usés (il y a 20000 chantiers perpétuels dans la ville) cette mode occidentale qui envahie-le quotidien et se mélange à la culture ancestrale. Le savoir-vivre qu’ils n’ont pas, on vous bouscule, on vous double dans les files d’attente, dans l’avion à peine les roues posées ils sont tous debout, obliger de les faire rasseoir, dans la rue ça klaxonne à tout va et malgré tout cela il n’y a pas de bagarre. Ces méga stores qui ne font même pas concurrence aux petites échoppes. Le prix des hôtels 40euros en moyenne et le prix d’un repas dans la rue, qui varie entre 30 centimes et 1 euro, (d’ailleurs il y a les prix pour les Chinois, pour les touristes et les Japonais leurs ennemies de toujours), le Macdonald s'est 2, 5 euros, c’est cher pour eux. Il y a toujours un gardien jour & nuit dans chaque immeuble et il y a aussi un liftier dans chaque ascenseur jour & nuit, (la nuit il dort par terre et vous n'osez pas le réveiller pour appuyer sur le bouton), malgré tout cela il y a encore du chômage. J’ai trouvé une salle informatique avec 500 bécanes, je ne vous dis pas pour déchiffrer ce qu’il y a sur l'écran. En arrivant, j'ai déjà joué à Counter Strike (il y a des choses universels maintenant) et la pollution atmosphérique qui recouvre continuellement la ville d un épais brouillard. C’est inimaginable la vie sur cette planète... Je me crois encore dans un rêve, mal réveillé. Mais la réalité me rattrape vite quand vient-le moment de communiquer. Pour cela je me débrouille, je montre un point sur une carte, je présente une phrase toute faite déjà écrit sur mon phrase book et pour manger, je montre du doigt ou je cherche l'idéogramme qui veut dire bœuf, comme cela je ne prends pas de risque. Le plus dur va bientôt arriver, déchiffrer une destination sur les murs de la gare pour pouvoir prendre un billet de transport car il ne parle pas du tout anglais. Enfin en dehors de ces problèmes, j'espère pouvoir aller ou je veux… Semaine ordinaire sur la m��gapole.

La pluie tombe sur la mégapole depuis quelques jours, c’est marrant comme toutes les capitales du monde se ressemblent sous la grisaille. Les tours de béton se mélangent au ciel, tout devient monotone et la vie prend un autre rythme. Le mien s'écoule comme celui de Julien et Michel. On se couche vers 4, 5 heures du matin pour ce lever vers 13 heures et on part en ville à la découverte de nouveaux quartiers à explorer. Jeudi nous sommes allés en banlieue shanghaillaise, à CAP 10000, un entrepôt qui abrite 10000 boutiques de fringues à des prix défiant toutes concurrence, j'en connais plus d'une qui serait heureuse. Je m'attarde dans le rayon des cuirs, ou je commence une séance d’essayage et la foule commence à s'agglutiner, car un blanc (occidental) de 1 m 93 dans une veste taille M, il y a de quoi faire rire. Je trouve mon bonheur, une gabardine en cuir du style le Rebel et les négociations débutent, après quelques minutes et 2 échantillons de parfum nous tombons sur un prix: 600 yuans (60 euros. J'ai le sentiment de m’être fait rouler, mais après renseignement on m’a dit que je m’en sortais bien. Nous sommes allés au cinéma voir HERO avec jet li en VO, heureusement qu’il y avait la femme d’un ami qui a pu nous traduire, car on aurait rien compris au film. Il faut que je vous dise aussi, une fois que vous avez goûtée aux salles chinoises, plus jamais vous ne pourrez vous en passer. Il y a les places ordinaires, comme partout. Mais pour 35 yuans vous avez le droit à un canapé 2 places avec une petite tablette, le pied ! . Malheureusement les sonneries de portable viennent gâcher le film car ils sonnent sans cesse dans la salle. Pour vous dire aussi, que les critères de sélection pour un poste de travail se font sur votre portable. Alors ils ont tous le dernier cri, ils sont fous ces chinois ! . Beaucoup de question comme celle ci reste sans réponse. La prostitution est interdite, alors pourquoi y a t'il autant de salon de coiffure? . Comment font-ils pour pouvoir se payer des voitures a 20000 euros? . Qui finance tous ces travaux dans la ville? . Pourquoi, y a t’il autant de prix qui diffère en fonction des gens? . Enfin !, cela ne nous empêche pas de vivre, et nous prenons le temps de savourer notre quotidien. J’ai quelquefois l'impression d'être arrivé-il y a une éternité, tant chaque regard, chaque moment reste à apprendre. Il y avait aussi hier soir une superstition, qui empêchait les filles de sortir la nuit à cause du mauvais esprit qui rodait, ils sont fous ces chinois ! Malgré la grisaille du jour, La nuit, la ville devient électrique les voies rapides sont couvertes de néons noirs, les immeubles multicolores, certaines rues brillent de milles feux et nous, nous déambulons, en taxi, en métro, à travers cette palette de peintre futuriste. Nous sommes allés en discothèque. Une usine recouverte d écran plasma et de spot-light. Les hommes en uniforme policier, reste vigilant au bon déroulement de la soirée, pas de collé serré, pas d’exhibition. Ils sont les derniers garants de l’esprit communiste. Techno à fond, on vous remplie le seau à champagne de cannettes de bière ou autres boissons aseptisées. Entrée gratuite pour les filles avant 9h30pm et à 2 heures du mat tout le monde dehors, ils sont fous ces chinois ! … 13000000 de chinois et moi et moi et moi…

Salut à vous, j espère que vous avez passe un bon réveillon de Noël et que vous avez été recouvert de cadeaux. Ici tout va bien, une vague de froid est venu recouvrir la ville et Noël s’est bien passé. Nous sommes allés dans un restaurant avec Jean Charles (un ami de Julien et Michel qui s’est installé ici), sa femme chinoise, leur petite fille, ses beaux-parents et nous. Pour l’occasion nous nous sommes bien habillés pour faire classe, on avait même les cigares made in China pour frimer jusqu’au bout. Comme nous avions réservé et qu’il n’y avait plus de place, ils ont viré des gens pour que l’on ait notre table. Le fait d’être blanc arrange pas mal de chose ici mais parfois ça peut être le contraire aussi. Nous avons mangé pour 15 euros ou tout était à volonté, mais nous sommes restés très traditionnels, roast-beefs et frites pour nous, la famille a mangé des fruits de mer. A 11h00 pm, nous sommes rentrés chez Jean Charles pour ouvrir une bouteille de champagne (qu’ils ont bu cul sec), ensuite il s’est déguisé en père Noël et nous nous sommes offerts quelques cadeaux, mais les parents de dondon (la femme de Jean Charles) ne comprennent pas grand chose car cette fête n’est pas ancrée dans leurs mœurs, même le Nouvel an chrétien; la fête la plus importante reste le nouvel an chinois qui se déroule début février cette année. J’ai profité de l’occasion pour offrir un lecteur DVD dernier cri à Julien et Michel pour les remercier de m’avoir héberger ces derniers jours, car ici cela ne vaut rien (60 euros). On en a profité pour acheter des DVD et pour vous rendre jaloux: Pour 100 yuans on en a 10 ce n’est pas la peine de s’en priver ou de les louer. J’ai "le seigneur des anneaux 02" en screener (film copié au cinéma sur camera vidéo de mauvaise qualité), j’ai "la chute du faucon noir" en VF, "spy games" et plein d’autre. On a vu aussi "Amélie Poulain 2" et oui ! Mais c est juste "un battement d aile de papillon" avec Audrey Tatou et Faudel qu’ils prennent pour la suite d’Amélie. Je dois vous raconter aussi cette dernière anecdote. Hier après midi nous sommes sortis dans la grande rue touristique et nous nous sommes arrêtés pour prendre un café dans un établissement fashion ou ça coûte plus cher que chez nous, à coté de nous 2 chinoises, le portable et la Heineken sur la table, la clope à la bouche (ce qui est rare ici) et pour passer le temps elles font du canevas, elles sont folles ces chinoises. Sinon la vie s écoule toujours paisiblement dans l’appartement. Une barre d’immeuble terni par la pollution parmi les autres qui longent une voie rapide dans le Nord-est de la ville. Leur appartement se situe au 12ème étage avec vue sur le centre ville et les tours de Pudong. Il y a un gardien et un liftier 24 heures sur 24, mais comme l’immeuble est fermé la nuit, il faut réveiller le gardien et remplir une main courant, ensuite si on veut prendre l’ascenseur il faut réveiller le liftier qui dort sur une planche entre deux chaise pour appuyer sur le bouton, alors nous, tous les soirs on se fait les 12 étages à pied pour le laisser dormir. Leur logement doit avoir une superficie de 90 m2, divise en 4 pièces avec terrasses couvertes, il y a du parquet dans toutes les pièces, équipé cuisine et de climatiseurs (ce qui est un luxe ici), car les amplitudes thermiques sont énormes ici, mais tout le monde ne vit pas dans le même luxe, les Chinois préfèrent vivre dans des appartements sans papier peint laissant le béton brut même sur le sol et faire des économies pour pouvoir consommer comme tout bon citoyen du monde moderne… Moi, j'aime lorsque le jour se lève sur la capitale et que la ville se transforme en fourmilière humaine, je regarde les gens aller et venir à travers la vitre de ma chambre enroulé dans mon duvet avec le froid qui vous garde éveiller, je résiste car je n’ai pas envie de m'endormir, je veux profiter de tout ce temps qui m’est offert et qui glisse trop vite entre les mains. J’ai envie de plein de chose et je ne suis même pas arrive à faire ce que je voulais, c est à dire apprendre un maximum de vocabulaire et savoir lire quelques idéogrammes, mais la hantise l'a emporté et dehors on se repose souvent sur Julien qui se débrouille très bien. On va aussi au supermarché Carrefour (hé, oui !) Pour nous les prix nous semblent corrects mais pour eux c’est un luxe que de venir ici. Ici où les rayons changent de place trois fois par semaine et il y a un responsable pour deux étagères, on ne peut avoir aucun repère. Sur les étalages de vin chinois (piquette) on y trouve des bouteilles de vin français vachement chère et le prix du café à diminuer d’un tiers en une semaine (tant mieux). Le plus intrigant c’est à la poissonnerie, il a bien sur l’éternel étalage de glace avec ses filets tout prêt, il y a aussi des aquariums avec tout sorte de poissons, étrilles, crevettes vivantes et il a des tortues d'eau et des limules, je ne savais pas que ça pouvait se manger, déjà il y a quelque temps je croyais que ça n existait que sur les bouquins d'histoire. Ce soir on est sorti dans un endroit ou aucun occidentaux n’étaient venu auparavant, comme quoi il y a encore des lieux à découvrir un peu partout sur cette planète. Une discothèque avec une piste de roller en parquet, salle d’arcade et piste de danse qui se transforme en karaoké avant 22 heures. On a refait le remake de la boum où on s'est éclaté (moi plus sur les rambardes), c’est marrant car tout le monde faisait de grand écart en me dépassant. Voilà les nouvelles, j’attends le prolongement de visa que j’ai fait aujourd’hui pour pouvoir rester jusqu’en mars et après direction Pékin. Je vous souhaite à tous un bon réveillon du nouvel an et plein de bonne chose...

Promenade pékinoise.

Ici tout va bien le réveillon s’est bien passé, nous sommes retournés au même resto brésilien pour nous empiffrer à nouveau. Après, direction la discothèque pour le passage de la nouvelle année. Ce qui était marrant ce soir, c'était à minuit. 5, 4, 3, 2, 1, OUAIH et basta ! Car pour eux cela ne représente rien de particulier. Mais on a bien rigolé quand même. Je suis devenu un night-cluber plutôt qu'autre chose ces derniers jours. Le 03, nous avons invité des amis chinois pour faire un repas français, filet de bœuf, pommes de terre sautée et nous avons profité pour ouvrir la bouteille de bordeaux St Estephe 1997 et la bouteille de champagne, dernière sensation de France… Je suis arrivé dans la capitale chinoise, Pékin par excellence. Je suis descendu du train lundi matin ou il y faisait une chaleur à mourir, moi qui m’imaginais les trains indiens sans fenêtres et leurs couchettes en dur. Ce matin le ciel est bleu sur la capitale, la pollution n'a pas encore pointé le bout de son nez, le soleil donnait tout ce qu'il pouvait et la température extérieure était de 15 degrés Celsius...en dessous de zéro. Malgré cela j'ai ce sourire niais en descendant du wagon. Je repense à cette carte du monde que l'on vous déploie devant vos yeux à l'école primaire ou on vous demandait d'apprendre des noms de ville par cœur et de les restituer par la suite. J'y suis sur l'un d'eux, j'étais heureux tout simplement. Dans le train j'ai rencontré une personne qui parlait anglais. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça vaut au bout du monde quelqu'un qui parle anglais. C'était une prof de philosophie, ne sachant pas ou loger sur Pékin, elle m'a proposé de la suivre à l'université ou je loge actuellement, je suis dans le dortoir des filles (non je déconne), il y a une guesthouse pour les profs de passage et j'ai pu avoir une chambre tout simplement. Pour commencer, je suis allé sur la place Tienanmen, lieu important pour son histoire et pressé de pouvoir la contempler du regard. Impressionnant, comme à la Havane et sa place José Marty ou eu lieu le grand discours Castriste avec le Ché et Sanfuego. Il y a quelque chose qu’y règne en ces lieux, je ne sais pas quoi, de l'émotion pour commencer, je repensais à tous les évènements qui s’y étaient produits, surtout cette image de ce chinois dresse devant cette colonne de chars, savoir qu'à cet instant il avait fois en ce qu'il pensait même si cela lui à coûter la vie par la suite. Je suis allé faire un tour au musée qui raconte l'histoire de la Chine, en fait ce n'est qu’un grand syndicat d'initiative multiculturel et multicouleur. Hier j'ai visité le Mausolée de Mao s'est tout, euh !, Mao Zedond, pareil, tel nos Invalides à nous avec Napoléon. Vous faites la queue pour traverser 2 pièces en 1 minute chrono, j'admirai ces paysans venus de loin pour cet instant unique, concrétiser du regard tout le symbole d'une vie, je suis resté là à les contempler tellement leurs regards en disaient long, ils se faisaient prendre en photo devant la grande bâtisse, pour marquer à jamais leur pèlerinage, ensuite je suis allé visiter la cité interdite, pareille, quelle magnificence cet endroit, je repensais aux films qui se mélange dans ma tête entre : Le dernier empereur, Kundum et little Buddha. Enfin le rêve était là, au bout du regard. Après je me suis promené dans les parcs adjacents et je regardais les gens patinés sur le lac. Journée logistique car cela faisait 2 jours que je cherchais une salle réseau et un billet d’avion pour Kashi à l'ouest de la chine à la frontière avec le Tadjikistan, car dimanche il y a un grand marché annuel et cela me permettra d’attaquer la route de la soie et fouler du pied le désert du Takla-makan… La visite de la capitale Chinoise continue. Summer palace, résidence d'été des empereurs ou j’ai pu traverser à pied le lac, qui était recouvert d’une énorme épaisseur de glace. Un chinois m’a demandé un stylo, je lui passe le mien et ce met à le graver. Ils se font vraiment de l'argent avec tout et n'importe quoi. Ensuite je suis allé faire un tour au zoo, qui est très grand. J’ai pu enfin voir un panda, et plein d autres espèces d’animaux que je n’avais jamais pu observer auparavant. Vous allez me dire que la Chine n’est pas capitaliste, mais ils ont une drôle de façon de voir la vie. Chaque fois que vous voulez avancer pour voir des choses de plus en plus intéressantes, ils vous font rajouter quelques yuans. Ils ne perdent pas le nord ces gens là. La grande muraille, j'en ai parcouru 1, 5 km sur les quelques 7000 km qu’elle comprend, mais j'étais très déçu. Je m'imaginais autre chose, nous sommes allés voir les tombeaux de la dynastie Ming et pareille rien de fabuleux. Il y avait une parti fermée à cause de l'influence touristique qui détériore le site. Par contre pour vous faire dépenser de la devise, ils savent faire : L'usine de jade, de poterie et le centre de médecine chinoise ouvert depuis peu, for everybody. Vous avez le droit à une consultation gratuite. On vous touche l'avant bras, on vous scrute les yeux et on tire la langue. Pour moi, on m'a conseillé de prendre les pilules numéro 03 pour enlever les toxines de l’alcool, pour perdre du poids et me sentir moins fatigué, connerie ! . Ils savent vraiment faire du pognon avec n’importe quoi. Même si ce n'est pas du capitaliste, c’en est un chemin parallèle... J’avoue depuis que je suis sur la capitale, je suis allé de temps en temps chez Mac donald. Je suis impardonnable. Car mes repas chinois ne sont pas très équilibrés, je ne sais dire que nioro (bœuf) et mifan (riz). Demain je ne sais de ce qu'il sera fait. En tout cas je ne suis pas malade et j'en suis bien aise… Promenade pékinoise.

Ici tout va bien le réveillon s’est bien passé, nous sommes retournés au même resto brésilien pour nous empiffrer à nouveau. Après, direction la discothèque pour le passage de la nouvelle année. Ce qui était marrant ce soir, c'était à minuit. 5, 4, 3, 2, 1, OUAIH et basta ! Car pour eux cela ne représente rien de particulier. Mais on a bien rigolé quand même. Je suis devenu un night-cluber plutôt qu'autre chose ces derniers jours. Le 03, nous avons invité des amis chinois pour faire un repas français, filet de bœuf, pommes de terre sautée et nous avons profité pour ouvrir la bouteille de bordeaux St Estephe 1997 et la bouteille de champagne, dernière sensation de France… Je suis arrivé dans la capitale chinoise, Pékin par excellence. Je suis descendu du train lundi matin ou il y faisait une chaleur à mourir, moi qui m’imaginais les trains indiens sans fenêtres et leurs couchettes en dur. Ce matin le ciel est bleu sur la capitale, la pollution n'a pas encore pointé le bout de son nez, le soleil donnait tout ce qu'il pouvait et la température extérieure était de 15 degrés Celsius...en dessous de zéro. Malgré cela j'ai ce sourire niais en descendant du wagon. Je repense à cette carte du monde que l'on vous déploie devant vos yeux à l'école primaire ou on vous demandait d'apprendre des noms de ville par cœur et de les restituer par la suite. J'y suis sur l'un d'eux, j'étais heureux tout simplement. Dans le train j'ai rencontré une personne qui parlait anglais. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça vaut au bout du monde quelqu'un qui parle anglais. C'était une prof de philosophie, ne sachant pas ou loger sur Pékin, elle m'a proposé de la suivre à l'université ou je loge actuellement, je suis dans le dortoir des filles (non je déconne), il y a une guesthouse pour les profs de passage et j'ai pu avoir une chambre tout simplement. Pour commencer, je suis allé sur la place Tienanmen, lieu important pour son histoire et pressé de pouvoir la contempler du regard. Impressionnant, comme à la Havane et sa place José Marty ou eu lieu le grand discours Castriste avec le Ché et Sanfuego. Il y a quelque chose qu’y règne en ces lieux, je ne sais pas quoi, de l'émotion pour commencer, je repensais à tous les évènements qui s’y étaient produits, surtout cette image de ce chinois dresse devant cette colonne de chars, savoir qu'à cet instant il avait fois en ce qu'il pensait même si cela lui à coûter la vie par la suite. Je suis allé faire un tour au musée qui raconte l'histoire de la Chine, en fait ce n'est qu’un grand syndicat d'initiative multiculturel et multicouleur. Hier j'ai visité le Mausolée de Mao s'est tout, euh !, Mao Zedond, pareil, tel nos Invalides à nous avec Napoléon. Vous faites la queue pour traverser 2 pièces en 1 minute chrono, j'admirai ces paysans venus de loin pour cet instant unique, concrétiser du regard tout le symbole d'une vie, je suis resté là à les contempler tellement leurs regards en disaient long, ils se faisaient prendre en photo devant la grande bâtisse, pour marquer à jamais leur pèlerinage, ensuite je suis allé visiter la cité interdite, pareille, quelle magnificence cet endroit, je repensais aux films qui se mélange dans ma tête entre : Le dernier empereur, Kundum et little Buddha. Enfin le rêve était là, au bout du regard. Après je me suis promené dans les parcs adjacents et je regardais les gens patinés sur le lac. Journée logistique car cela faisait 2 jours que je cherchais une salle réseau et un billet d’avion pour Kashi à l'ouest de la chine à la frontière avec le Tadjikistan, car dimanche il y a un grand marché annuel et cela me permettra d’attaquer la route de la soie et fouler du pied le désert du Takla-makan… La visite de la capitale Chinoise continue. Summer palace, résidence d'été des empereurs ou j’ai pu traverser à pied le lac, qui était recouvert d’une énorme épaisseur de glace. Un chinois m’a demandé un stylo, je lui passe le mien et ce met à le graver. Ils se font vraiment de l'argent avec tout et n'importe quoi. Ensuite je suis allé faire un tour au zoo, qui est très grand. J’ai pu enfin voir un panda, et plein d autres espèces d’animaux que je n’avais jamais pu observer auparavant. Vous allez me dire que la Chine n’est pas capitaliste, mais ils ont une drôle de façon de voir la vie. Chaque fois que vous voulez avancer pour voir des choses de plus en plus intéressantes, ils vous font rajouter quelques yuans. Ils ne perdent pas le nord ces gens là. La grande muraille, j'en ai parcouru 1, 5 km sur les quelques 7000 km qu’elle comprend, mais j'étais très déçu. Je m'imaginais autre chose, nous sommes allés voir les tombeaux de la dynastie Ming et pareille rien de fabuleux. Il y avait une parti fermée à cause de l'influence touristique qui détériore le site. Par contre pour vous faire dépenser de la devise, ils savent faire : L'usine de jade, de poterie et le centre de médecine chinoise ouvert depuis peu, for everybody. Vous avez le droit à une consultation gratuite. On vous touche l'avant bras, on vous scrute les yeux et on tire la langue. Pour moi, on m'a conseillé de prendre les pilules numéro 03 pour enlever les toxines de l’alcool, pour perdre du poids et me sentir moins fatigué, connerie ! . Ils savent vraiment faire du pognon avec n’importe quoi. Même si ce n'est pas du capitaliste, c’en est un chemin parallèle... J’avoue depuis que je suis sur la capitale, je suis allé de temps en temps chez Mac donald. Je suis impardonnable. Car mes repas chinois ne sont pas très équilibrés, je ne sais dire que nioro (bœuf) et mifan (riz). Demain je ne sais de ce qu'il sera fait. En tout cas je ne suis pas malade et j'en suis bien aise…

Ballade en pays Ouighours

Je suis à l'ouest de la Chine à la frontière Tadjik, Ouzbek et Kirghiz, légèrement au-dessus, l'Afghanistan, au nord du Cachemire et je suis vivant. Je ne faisais pas le fier dans l'aérogare à Urumqi, avec 6 heures d'attente pour le vol de Kashi, le fait d'arriver à 22 heures n'arrangeait pas les choses, je ne savais rien sur cette destination, je ne savais pas ou j'allais pouvoir me poser, je savais juste qu’aujourd’hui il y avait le plus grand marché d’Asie centrale. J'avais le cerveau qui travaillait pas mal, du à un mauvais rêve réalisé quelques jours auparavant. L'impression de devenir dingue ici car personne ne te comprend, ils parlent une langue que tu ne connais pas et tu te réfugies dans un monologue devant le miroir de l’hôtel. Pour passer le temps, je me suis assis dans un bar ou pour 20 yuans on vous sert une tasse de thé que l'on vous remplit d'eau chaude tous les 10 minutes, à la fin cela devient plus de l'eau aromatisée, j’ai bien du boire mon litre dans l'attente. Je me suis mis sérieusement à apprendre le mandarin, qui ne me sert à rien, car ici, on parle le Ouighours (langage d’origine turc), ils ont un alphabet arabique, certainement l’un des plus vieux de notre planète… L'angoisse est revenue au moment ou l'avion à poser son train d’atterrissage malgré le fait qu'un petit mongol me parle en anglais et des sourires partagés, pour me rassurer, je laissais confiance au hasard, car j'ai lu une fois quelque par ce dicton qui disait: "Le hasard est le moyen que s est donné Dieu pour voyager sur terre" et j'espérai qu'il serait exceptionnellement là aujourd’hui. Dans l'attente des bagages, il y avait une dame d'un certain age néo-zélandaise qui était seule et direct je vais l'accoster pour savoir si elle connaissait un hôtel, elle me répond positivement et qu'un guide venait la chercher, ouf ! Déjà un souci de moins. A l’hôtel je fais l'avare et l’on me propose une chambre à partager pour 40 yuans, je tombe sur une autre étrangère : Valérie qui refuse de céder, donc pas de problème on me trouve une autre chambre. Valérie 55 ans, mentonaise d'origine, seule, une GI (géographiquement instable) qui voyage depuis 4 mois à travers l'Asie centrale et qui bourlingue à travers le monde depuis 30 ans, une SDF de luxe, heureux était cet instant de pouvoir parler français. On bavarda une bonne partie de la nuit de voyage, de géographie et des dernières nouvelles du monde. J'en ai profité pour ouvrir une mignonnette de rhum que ma cousine m’a offert avant de partir. Il n’y avait pas meilleur moment pour en ouvrir une... Je me retourne dans mon lit, je vois qu'il faisait encore noir dehors, super !, je pouvais traîner encore au lit, le réveil sonne quelques instants après, il est 09 heures du mat, j'oubliais qu'il vivait à l'heure de Pékin qui se situe à 3 fuseaux horaires d'ici. Le jour se lève donc à 10h30 officiellement, il n'est que 08h30 à leur montre. Donc pour visiter la ville, je me suis joint à la Néo-zélandaise rencontrée la veille et son guide pour découvrir les merveilles d’Asie. Nous arrivons autour d’un grand foirail. Une fois encore je m’imagine dans cette machine à remonter le temps, 80 ans en arrière, dans le centre de la France, l’Auvergne et ses régions alentour ou se tenaient de grandes foires aux bestiaux. Il est très tôt et la vie s’active doucement. On découpe les moutons au bord de la route pour préparer les samosas et autres plats. On allume les fourneaux de terre cuite qui vont recevoir ces vasques énormes ou l'on va cuire le riz auquel on va additionner des oignons et quelques épices. Des gars font de grands gestes pour allonger de la pâte qui se transformera en spaghetti. Des feux prennent vie à droite et à gauche pour relever la température qui avoisine les -15. Tout le monde nous regarde, on ne s'échange quelques sourires, car je me sens tel un muet au royaume des sourds. Il y en a un, qui nous demande si nous sommes mariés, un autre veut échanger ses bottes en peau contre mes chaussures de marche, l'ambiance est bonne enfant. Après nous retournons en ville au grand bazar. Il y a environ 100000 personnes qui déboulent dans les artères de la ville pour ce jour sacré. Toutes les ethnies sont représentées, chinois, mongol, ouzbek, tadjik, kazakhs, tibétain, etc... Chaque visage a tant à raconter. Ce qui m'éclate le plus, ce sont ces vieux le visage marqué par la rudesse du temps avec leur grande barbe blanche, comme dans le film Himalaya. Tout le monde porte la chapka qui est signe de richesse et chacun ethnie a la sienne. Ici on vient vendre sa production de fruits, de légumes, il y a tout et n importe quoi, tout est bien réparti par secteur. A l'entrée c’est le bois, juste derrière chiens et chats qui viennent juste de naître. Sous les bâches, d’un coté ce sont les vêtements en peau de l'autre les pièces de moto. Sur les étalages de médecine on trouve des bocaux de différentes herbes, accroché à la devanture crâne de bélier, serpents et lézards séchés, médecine locale quoi. J'ai eu beau demandé des explications, mais rien ne m'a été dit. Ils prennent le temps de se faire couper les cheveux au bord de la route à coup de rasoir à main (made in local bien sur), de s'arrêter pour manger à de grandes tables qui font face au fourneau. Je les imagine raconter leurs petites histoires, discuter politique et regarder les filles. Leur vie quotidienne est extraordinaire à mes yeux. Dans l'après midi je retourne seul au marché à bestiaux. Je prends le temps de faire des photos et on vient roder autour de la boite à image, peut être qu'il me prendra en photo ce grand gaillard. Aujourd’hui il y avait 3 chameaux à vendre, on tond les moutons à la cisaille pour qu il soit plus beau, les jeunes montent les chevaux pour les exhiber. Les négociations se font au creux de l’oreille et j'en profite pour acheter un couteau local... J'en ai pris plein les yeux et ce fut une journée somptueuse. Il est 20h00, le soleil est encore là et l’appel de l'estomac se fait sentir... Petite anecdote, j'ai voulu payer avec des pièces chinoises avec lesquelles je faisais mes achats dans les capitales et celles-ci m'ont été refusées, parce qu'ici on ne règle qu'avec des billets, il y en a même de 1/100 d’yuans équivalent à 0, 0012 cts d'euro, incroyable non ! . Petite question: pourquoi n'y a t'il pas de pièce dans les pays pauvres? (réponse un peu plus loin). Lundi, je pars découvrir la vielle ville qui se dresse autour de la mosquée Idkah, ici l'islam est la religion dominante. Je me balade dans les rues et découvre le quartier Ouighour. Je regarde la vie s'écoulé. Les cordonniers sont alignés dos au soleil et s'affèrent à leur besogne. Les bouchers s'exercent sur leur billot à découper le mouton. Les coups de marteau résonnent à travers les ruelles pour donner forme aux futures bassines et autres ustensiles. On joue au billard le long des trottoirs, malgré le froid qui est toujours présent. J'étais loin d'imaginer que cette contrée était aussi accueillante, car ils sont très différents des chinois, qui gardent des traces du communisme sur leur visage et n'arrivent pas à afficher une simple joie. Les gens sont aimables et les sourires s'échangent facilement. On parle anglais même en dehors des hôtels, ce qui est surprennent. Les enfants m'accostent et retint cette éternel phrase: "Hello !, what's you're name". A 14 heures (midi ici), je m'explose le ventre pour 2, 5 yuans à coup de robao (raviole de mouton) et galette de céréale, une fois assis, on vous dépose la théière sur la table. Il faut respecter un petit rituel avant de boire : rincer la tasse avec un fond de thé puis le jeter dans un seau sous la table. Bien sur, c’est l'unique boisson en cette saison, on peut en consommer autant que l'on veut et c’est pareil dans tous les restaurants. Mardi: Après 4 heures de bus (de la rigolade), nous arrivons à Yarkand ville étape. Ici rien d'exceptionnel, si ce n'est la vie du peuple Ouighours replié dans leur quartier ou la vie s'écoule toujours autour d'un poêle, d'un billard. On travail, on recycle ce qui a déjà été recyclé. Qu'elle drôle de vie que la leur...

Mercredi: Bus local pour Hotan (car il y a des bus chinois plus luxueux), ici le chauffage de cabine s'est le tuyau d'échappement qui traverse le véhicule de par en par. Nous voyageons au sud du Takla-Makan désert. Au départ le long de la route, nous croisons plein de carrioles chargées, attelées à de petits ânes, tel un exode. Puis le paysage se dresse devant nous, tel un décor de cinéma. En fond d'écran se dessinent les contreforts de l'Himalaya, avec le Chogori à 8611 mètres et le Jiashuerbulumu à 8034 mètres comme sommets dominants, plateau, plaine désertique, dune enneigée. Le ruban d'asphalte se dresse tel un mètre bleu de maçonnerie tirer sur une feuille grise. Car ici tout n'est que nuance entre le ciel et la terre ; brume, poussière nous accompagne tout le trajet. Le long de celui ci apparaissent au milieu de nulle part des hameaux constitués de treillis en bois et de torchis ou l'on n'y retrouve poste de police et les contrôles ne manquent pas surtout pour la route qui bifurque sur le Tibet. Dans le bus on se sert et on regarde ce grand sec avec son bouquin à la main, on essaye de parler comme lui à travers quelques mots. Jeudi: Hotan, ville au sud du désert du Takla-Makan, selon le guide, on doit faire ses provisions pour aller plus loin. Petit cour d'histoire : Le XinJiang est une région autonome, pour moi un synonyme d'envahir mais plus soft, qui résonne mieux à l'oreille. Les Chinois sont venus ici pour se servir des ressources naturelles et mieux contrôler les pays frontaliers. Leur ville est construite autour du vieux faubourg Ouighour, à coup de préfabriqués, de béton et de néons multicolores, qui transforment la vieille ville en un ghetto sans mur, car les carrioles et les rickshaws sont interdits dans les grandes avenues sans vie (bien sur, il ne serait pas la, je ne pourrai pas communiquer avec vous en ce moment). Celle-ci s'écoule toujours autour d'une mosquée ou le bazar s'anime à coup de musique indienne et orientale qui hurlent à travers des haut-parleurs ou les membranes vivent leurs dernières heures. J'ai l'impression de parcourir un livre d'histoire sur l'ancienne Europe, tellement certain visage me semble familier et leur tenue vestimentaire me rappelle ces vieilles photos en noir et blanc que l'on garde en souvenir. Ici les paysans ont troqué leurs chapkas pour des toques turkmènes. Vendredi: aujourd'hui, nous partons à l'extérieur de la ville découvrir une silk factory ou nous rentrons comme dans moulin et ou personne ne nous interpelle. Ici règne un vacarme de tous les diables avec le bruit des métiers à tisser mécaniques, l'inspection du travail devrait venir y faire un tour histoire de réglementer tout cela. Je voyage ces derniers jours avec Valérie. Pour la définir, je dirai que sa maison c’est le monde, ses pièces préférées en ce moment, Damas (Syrie) et Kuala Lumpur (Indonésie), son luxe: ses 3 petits coussins pour agrémenter ses voyages en bus; son plaisir, quelques livres et la joie d'apprendre de nouvelle chose. Voila pour les nouvelles, les jours à venir ne vont être que déplacement de ville en ville, en début de semaine prochaine on se retrouvera en plein cœur de la chine, d'ici là ne soyez pas trop impatient et je vous souhaite à tous plein de bonne chose… Réponse de la question: parce que le métal aurait plus de valeur que la pièce elle-même, et il serait fondu pour le récupérer.

Ces jours que l’on marque d’une pierre blanche. Dimanche dernier, vous savez une de ces journées qui vous marqueront à jamais... Nous sommes au sud du Takla-makan désert, à Hotan. Cette ville est réputée pour son jade et autrefois pour ses tapis. Comme à Kachgar, le dimanche tous les villages alentour arrivent pour cette grande foire. Ici le marché envahi la route pour la journée, nous retrouvons à peu près les mêmes choses que le week-end précédent. Les tapis ont perdu de leurs qualités et leurs couleurs, le petit tour dans le grand bazar pour le dépaysement. Sur une esplanade pas loin de la mosquée. Il y a un attroupement chinois, un podium se dresse, des stands où l'on distribue des tracts, de la musique, des journalistes. Tout y est rassemblé pour un meeting. Des banderoles sont tendues entre des mâts, et nous découvrons des dessins très compréhensifs représentant des musulmans mal traités. Une propagande anti-islamique, tenu par l’administration chinoise. Je n'en revenais pas de voir que l'on pouvait éduquer un peuple ainsi. Je comprends les mises en garde sur le net et pourquoi il y a des attentats dans le coin. Je prends des photos de ces affiches, Valérie me met en garde car il y a beaucoup de policiers. Ca ne loupe pas, ils me sautent dessus et me réclament mon passeport pour commencer, je dis l’avoir laissé à l'hôtel. J’en vois un regarder mon appareil. La situation devient tendue, je m'extirpe de la foule qui m'entoure. Je réfléchis à toutes les éventualités, il faut que je retourne à l'hôtel car ils vont venir fouiller la chambre, mais ça va sembler très suspect. Delà on se rabat dans restaurant, bien sur nous sommes suivis et quelqu'un en civil s'assoit à notre table et se met à parler anglais, hasard. Valérie élève le ton pour qu'il s'en aille. Nous décidons de partir pour un autre restaurant. Toujours suivi, nous nous engouffrons dans un autre que nous connaissons et de la des policiers rentrent un par un en faisant mine de se servir du thé, de la une personne s'assoie près du poêle et nous observe quelque temps avant de laisse la place à un autre, j’en profite pour changer mon film discrètement sous la table. Apres manger nous sortons pour rejoindre l'hôtel. Un gros 4x4 de police stationne devant, je commençais à imaginer le pire. Mais rien n'était, heureux de trouver la chambre dans le même état qu'en sortant et mes pellicules dans mon sac. On pense à beaucoup de choses, si on avait pu, nous aurions quitté la ville de suite. J'ai crains pour mes films jusqu'à avoir quitter la ville. D’ailleurs ils ne me quitteront plus pour le reste du voyage. Nous pensons que des autorités ont demandé que l'on nous laisse la paix pour qu’il n’y ait pas de problème, car la Chine n'a pas besoin de mauvaise publicité en ce moment. Malgré cela je décide de retourner au bazar, car je sais que les Chinois ne pourront me suivre, dans les ruelles Ouighours et je profite pleinement de cette journée festive. Je trouve le marché aux bestiaux où il y avait 4 chameaux à vendre. Je fais un détour via le stone bazar car la ville est connue pour son jade de bonne qualité et des dealers de pierre vous accoste à la sauvette dans la rue. Après quelques emplettes, mon regard se pose sur ce pauvre parmi les autres. Je le voyais à quatre pattes en train de ramasser des raisins à moitié pourris tombés d'un étalage. Je ne pouvais supporter cette situation, j'avais beau être blindé contre tout cela mais rien n'y faisait. On a beau être conditionné par la télévision se retrouver devant cette situation m'était insupportable. Tout est si différent de l'Inde la religion aidant, ce peuple me semble si proche de nous, il est si différent des autres régions communistes. Il a su garder son éthique, ses convictions, sa joie de vivre, ils n'ont rien demandé à la Chine. C’est vraiment le dernier peuple d'Asie centrale. Je me déplace vers lui, l'interrompt dans sa recherche de nourriture et lui tend 4 malheureux yuans, il se redresse vers moi et me dit nerekme (merci en Ouighour), nerekme, nerekme et s'en retourne au sol, n'ayant de temps à perdre. L'émotion m'envahie et pour ne pas montrer mon désarroi, j'ai recours à mes lunettes pour recouvrir mes yeux qui trahissent ce moment de faiblesse. Je retourne à l'hôtel avec cette image dans ma tête qui ne me quitte plus. Le soir approche et nous retournons en ville pour manger. De petite échoppe mobile envahissent les carrefours le soir venant. On s'arrête pour une pou lao (riz, patate douce, poulet), qui ne coûte qu’un yuan, cinq avec la viande ; on nous trouve même des chaises pour que l'on puisse s'asseoir, ce peuple est vraiment extraordinaire. Par la suite je reste seul en ville pour distribuer des brosses à dent et autre savon que nous collections à travers nos chambres d'hôtel. A qui donner, sur quel critère dois-je me baser, comment reconnaître un pauvre qui vit avec moins d'un dollar par jour, d'un pauvre qui s'en sort à peine avec 2. Je donne tous les jiaos (demi-yuans) que je possède, j'achète quelques nourritures que je redonne par la suite et toujours ce regard, cette gentillesse et s'incline devant vous pour vous dire merci. De retour à la chambre je m'arrête pour la dernière fois dans cette petite boutique comme je faisais ces jours derniers pour acheter un futur cola (Coca cola local), j'aimais ce sourire que me lançaient la vendeuse et son mari à chaque fois que je passais devant. En payant, je lui offre un échantillon de parfum et demande à faire une photo. Oh lala ! branle bas de combat, il faut appeler les voisins, vite, vite, il y a le grand blanc qui veut se servir de sa boite à image. Tout le monde accoure pour être sur la photo. Apres la petite séance, ils m'offrent l'hospitalité et me voilà assis autour du poêle pour partager quelques instants. Il m'offre la cigarette que j'accepte, delà je sors quelques centimes d'euros pour leur offrir, voilà qu'ils m'offrent un samosa et des légumes pour l'accompagner, moi je renchéris avec 2 porte-clefs, ils s'en retournent avec un savon, puis ils ouvrent une bouteille de bière, puis 2, puis 3, pour trinquer. Je ne voulais pas en rester là, j'offre mon opinel au mari, quel couteau bizarre qu'il n'oublie pas d'exhiber à tout le monde. Ils me montrent la vidéo de leur mariage. Ils chantonnent à voie basse, les chansons qu'ils connaissent par cœur en même temps que la vidéo défilent sur cette vielle télé. Lui a 24 ans et elle 22, ils ont un petit garçon, qu'elle n'oublie pas de balancer dans son hamac d'une force assez violente, elle doit répéter des gestes qu'elle a du voir quelque part et les retranscrit bêtement sans se poser de question. Ils veulent que je refasse des photos et on s'en va au milieu de la route au milieu des quelques voitures qui passent, quelle rigolade qui entoure ce moment et je dois me décider à les laisser non sans regret... Quelle journée que celle ci, je retourne à l’hôtel et m'endors bien fatiguer la tête bien remplie...

Sur les traces de Marco Polo.

Nous voila lundi, dans le bus local et nous longeons le sud du désert sur ces longues lignes droites et l'après midi faisant, je pouvais pour la première fois me mettre pieds nus dans mes sandales. Nous logeons dans un petit hôtel de charme local avec le poêle au milieu de la chambre, le hic se sont les sanitaires, qui n’ont pas du être nettoyés depuis 6 bons mois. Ça s'est le résidu du communisme, tout le monde à peut être un travail, mais ils s'en foutent de tout, ils préfèrent glander devant cette nouvelle religion capitalisme : Qu'est la télévision... Le lendemain, le bus qui devait nous prendre est blindé et il ne veut même pas nous faire voyager dans l'allée centrale. Ne voulant pas rester un jour de plus, je décide de faire du stop. Apres 2h30 infructueuse on revient à la case départ et des bus couchettes stationnent devant la gare routière, ils vont sur Urumqi. Nous sommes partant et nous voila coincés dans une couchette de 60 cm de large sur 170 cm, ce n'est pas grave car la route que nous empruntons vaut le détour. Elle traverse le désert du sud au nord. Des heures durant nous ne voyons que du sable. Notre navire croise sur cette highway à travers cet océan de dunes, entretenues à la sueur de l'homme, car elles meurent d'envie d'envahir ce minuscule ruban d'asphalte. Ici pas de bulldozer, mais au milieu de nulle part des camps formés de roulotte où logent les ouvriers armés de pelle et à coup de balai nettoient la route quotidiennement. Il y a les jeux d'ombres qu'exerce le soleil sur le flan de celles-ci. De quoi faire rêver n'importe qui, moi je n'ai pas arrêté d'admirer le paysage, sachant bien que des merveilles comme ça ne me sont visibles au quotidien. Le long de cette ligne de vie, il y a des petits îlots, formés de petites bicoques entourées d'ordures, tel des décors inanimés de modélisme. On s'y arrête juste pour faire de la mécanique, ou un plein. Le soir arrivant, notre bus s'arrête à son tour dans l'un d’eux pour se ravitailler. Dur que de travailler dans un endroit pareil ou la vie ne s'anime uniquement le soir de 7 a 8 pour prendre les quelques pièces de voyageurs perdus. Le froid refait son apparition, les vitres du bus sont gelées et je cherche une position ou je puisse me reposer... Le matin faisant avec ces -15 degrés nous nous faisons balader de gare en gare pour rejoindre la prochaine ville étape. Nous nous décidons pour un train de nuit et la journée se passe à visiter la ville. Ici par exemple les changeurs de cash, n’ont même pas peur de racoler jusqu'à l'intérieur des banques et personne ne dit rien. L'attente du train se fait dans une salle ou chaque rangée correspond à l'un de. Quand l'heure approche, les gens se lèvent se pressent devant les barrières, se collent comme des animaux excités, la pression règne et quand celles- ci s'ouvrent, Ils courent, ils vous bousculent ayant peur de ne pas avoir de place, alors que tout le monde à une réservation et une place attribuée. 6h30 du mat, nous voila dans une petite gare perdue dans le Gansu, on squatte le temps d'un thé et de trouve un moyen de transport pour rejoindre Dunhuang, ville hyper touristique l'été. Super hôtel pour un super prix car nous sommes vraiment dans la morte saison. Apres 3 jours sans s'être lavés, on s'aperçoit qu'il faut attendre 20h00 pour avoir de l'eau chaude au robinet, les boules je vous dis pas. Le soir je me dépêche de rejoindre ce gros tas de sable ou il y a des dunes qui culminent jusqu'a 200 mètres d’altitude, j'arrive trop tard pour le coucher de soleil, ce ne sera que partie remise. Aujourd'hui, on part visiter les Mo Gao grottes ou il y a 45000 m2 de peinture bouddhiste, bien sur, il faut aligner les billets et Valérie en veut pour son argent, car pour elle tous ces sites touristiques payants sont nouveaux, avant, il n'y avait rien de tout ça a travers le monde, très bel endroit et ce magnifique bouddha assis de 35 mètres de haut, tel un Gulliver enfermé pour l'éternité. Deuxième tentative pour le coucher de soleil, j'ai oublié de vous dire, ils ont grillagé tout le site, pour faire encore de l'argent. Je passe par des chemins détournés pour arriver au même endroit et ne pas avoir encore à payer, qu'elle plaisir pour moi que de marcher dans cet endroit, gravir ces montagnes de sable, avec personne a l'horizon. Peut être qu'une petite bière aurait été l'apothéose, mais je n'en demande pas tant. Ici, les caravanes de chameaux ne se sont jamais arrêtées, elles ont juste troqué les cargaisons de soie, d'étoffe, pour des touristes en manque de sensation, mais moi je m'en fou, je suis heureux, je me laisse aller dans une dérive cérébrale et savoure le moment présent. Si le courage est au rendez-vous, demain matin j'y retourne pour le lever de soleil, malgré le froid, mais on verra ça tout à l'heure... Voila pour les dernières nouvelles et je vous dis à dans une semaine, de retour sur Shanghai j’y serai, pour le nouvel an chinois, d'ici portez-vous bien et savourez la vie au quotidien...

Retour à la vie communiste.

Nous venons d'arriver dans la deuxième capitale touristique de la Chine: Xi an. Beaucoup de route ces derniers jours, déjà samedi, il s'est mit à neiger et la route était verglacée. Les Chinois ont le cerveau ramolli, car ils s'en foutent et roulent toujours à la même vitesse, conséquence plein d'accidents le long de la route et au milieu des steppes, il n'y a pas grand monde pour vous ramasser, ils doivent aller au temple avant de décoller pour brûler quelques cierges et croire qu’il ne leur arrivera rien. Nous, on s'en sort bien, on est arrivé à bon port sans aucun dommage. Jayuang, une de ces grandes villes qui s'agrandie vitesse grand V, grâce à cette nouvelle économie qu'est le tourisme ils ont déjà construit des artères surdimensionnées avec rien autour aujourd'hui. Mais demain, hôtel, échoppes à souvenir et hypermarché y prendront place, elle voit très grand pour un avenir proche. On découvre la passe la plus à l'ouest de la grande muraille, que j'admirai tant sur les brochures avant de partir et légère déception quand je découvre le paysage. Sur la brochure c'est vachement bien cadré et ici il n'y a rien en plus. De plus sans guide on se fait un peu promener et je ne pourrais voir la grande muraille dans sa continuité, grosse déception pour moi, parce que je m'imaginais plein de chose dans ma tête et je voulais surtout rêver en vrai et pas à travers ces cartes postales, mais ainsi vont les voyages. Ensuite train de nuit, puis escale pour la journée à Langzou. Je suis agacé ces derniers jours par ce non-savoir-vivre, ce devoir patriotique, que de devoir plumer ces étrangers de passage, ces fonctionnaires et surtout ces femmes qui ne cherchent même pas à vous comprendre et se retournent pour ne pas avoir à croiser votre regard et vous font ce geste de la main pour vous repousser, que cela est énervant. Je me laisse imaginer une parade pour leur apprendre à vivre, à chaque fois que je serai repousser ainsi je devrai balancer une boule puante dans leur bureau, pour qu'ils comprennent le temps de ces quelques minutes mal odorantes... Puis retrain de nuit en place assise, très dur, on arrive quand même à avoir des couchettes une fois a bord. Je dois vous raconter une anecdote, ils sont fous ces chinois. Ils ont des lecteurs VCD (le VCD s'est un DVD de mauvaise qualité) en location dans les trains. Alors le gars passe dans le couloir pour faire votre choix, ensuite on vous installe ce lecteur de poche avec une batterie de voiture entre les jambes et vous voila parti pour une séance de cinéma miniature, vous êtes le pacha du wagon car tout le monde vient squatter autour de vous pour ne pas perdre une miette de ces éclairs de lumières traversant le wagon. En plus les VCD sont souvent des copies de mauvaise qualité. Vue d'un cerveau d'étranger calculateur, ça ne serait pas intéressant à exploiter, dans nos contrées. Aujourd'hui, visite de la 7ième merveille du monde: Terra quota, l'arme de terre cuite, très intéressant et très impressionnant, la journée les touristes visitent et la nuit les archéologues travaillent, ils ne perdent pas le nord ces chinois soit disant communiste. Les parasites que nous sommes, ce sont joints à un groupe de français qui avait leur interprète. En sortant, je voulais acheter des souvenirs, mais me faisant harceler par ces commerçants ambulants qu'ils veulent faire leur chiffre en cette saison de vache maigre, vous balancent des prix défiants toutes concurrences, je ne pouvais même pas marchander, parce que cela aurai été du vol, alors j'ai laissé tomber pour cette fois. Comme quoi on peut être bête parfois... Voila pour les nouvelles. Demain train pour Shanghai pour fêter le nouvel an chinois. Je vous dis à bientôt pur de nouvelle aventure. Et maintenant une page de pub...

Bonne année de la chèvre... Je reviens sur le voyage chronologiquement. A Xi an, sale histoire, en quittant l'hôtel je rends la carte magnétique et la femme de chambre descend rapidement pour montrer une taie d'oreiller tachée, je dois vous dire qu'ici on ne change pas les draps à chaque changement de client, alors un des gars de l'hôtel me demande de payer 10 yuans pour la tache, je commence à voir rouge, jamais je n'aurai pensé qu'on puisse vous faire payer une tache. Au jeu du plus con je commence à exceller. Je remonte dans la chambre, j'explose tous les shampooings et gels douche que je trouve et je lave ce morceau de tissu. Je redescends et le gars ne veut rien savoir, alors la je suis énervé, je préfère payer pour ne pas me retarder et je déchire la tête d'oreille dans le hall de l'hôtel et je la balance par terre. Enfin, je me retrouve dans le train et pareil pour une mauvaise compréhension car sur le tableau des horaires, le train part à 18h00 pour arriver à 11h00, j'ai bien regardé que tout le panneau d'indication était rédigé sur un cycle 24 heures et une fois arrivé à 11 heures du matin le train ne s'arrête pas, je me renseigne et j'apprends que l'on arrive à 23 heures le soir du réveillon. J'étais vert, je n'avais plus rien à manger. Heureusement que la veille au soir, j'ai offert des échantillons de parfum à la famille et un petit jouet au petit et ils m'ont donné un peu de leur repas. Dans le train et même ailleurs, je dis que je suis photographe pour des magazines, je ne vous dis pas le regard des gens qui s'écarquillent au fait de ces 2 mots et quand je sors un des appareils pour prendre une photo, ils se doivent de prendre leur plus belle posture. Je ne renie pas mon métier, mais ou bout du monde le fait de dire que vous êtes serveur, cela a l'air dégradant, car dans pas mal de pays, tout le monde est serveur au moins une fois dans sa vie, porter des assiettes tout le monde sait le faire, on gagne pas beaucoup et culturellement il ne faut pas sortir de St Cyr. Ils ne comprennent pas toujours comment cela peut être différent dans nos contrées et surtout comment un gars qui travaille dans la restauration puisse se payer un voyage comme celui-ci. Pour revenir sur une anecdote sur la photo, aujourd'hui j'ai croisé un photographe professionnel dans la rue commerçante de Shanghai, ça j'en suis sur car il avait 4 appareils photos au tour du cou (Leica m6, r5, r6 et Mamiya 6/6), tout cela d'une valeur de plus 20000 euros, il y en a qui n'ont pas peur. Il faut dire que la rue était noire de monde, tout le monde était de sortie, car ils ont tous reçu la petite enveloppe remplie de quelques yuans et comme les commerces comme par chez nous sont ouverts même les jours fériés pour récupérer l'argent en échange de quelques babioles... Jamais je n'ai entendu autant de bruit, jamais je n'ai vu autant de pétard, jamais je n'aurai cru qu'un changement de date puisse être aussi important. De 23h45 a 00h30, toute la ville est plonge dans vacarme qui dépasse bien les 90 décibels, un brouillard artificiel se crée, les gens se promènent avec des pétards en cartouchière tel Rambo ou autre guerrier et ils balancent ça partout, aux fenêtres des immeubles ou devant les entrées de celle-ci et les gens se regroupent pour assister à ce moment unique de l'année. Sincèrement, il a du être consommé 3 milliards de pétards et autres fusées, rien que sur Shanghai. Pour nous la vie devient assez pénible avec ces fêtes. Comme le nouvel an dure une semaine, ces derniers jours se passent ainsi: 13h00: lever. 15h00: promenade, shopping. 19h00: repas à l'appartement, à l'occidental, car Julien et Michel ont reçu 11 camemberts, 5 emmentals, herbe de Provence et 4 bouteilles de rouge. Sympa, ils m'ont attendu pour entamer tout cela. 20h00: massage, car on est épuise. 22h00: discothèque, ben oui ça dure une semaine. Dur dur, la vie au bout du monde. The China riviera. Comme on le dit bien chez nous, pas de nouvelle, bonne nouvelle. Apres Shanghai et le spring festival qui n'est pas fini et toutes ces soirées marquées par les feux d'artifices à répétition et une vie de night-cluber bien remplie, me revoilà dans le train direction plein sud et le soleil, c'est marrant de se retrouver devant la railwaystation, un mois plus tard et je n'appréhende plus de me retrouver seul face au problème, je me sens bien et préparé pour ne plus affronter une erreur de timing. Les rencontres à bord sont extraordinaires, il y a toujours quelqu'un à bord pour venir vous parler en anglais, pour montrer que lui il sait et pour moi de prendre des renseignements pour la suite. Les décors le long de la voie ferrée, me rappellent la France et surtout le nord, le plat pays, la grisaille, les maisons de briques rouges et les mares aux canards. Je descends à la gare de Guilin (Nice), comme chez nous, tout bon chinois doit y venir. Il y a une simili promenade des anglais avec ses palmiers le long du fleuve et ses montagnes particulières tel des cheminés dressées au milieu du paysage, parc, animation avec des funambulistes, des motos qui tournent dans une sphère de métal, tout pour amuser la galerie. Les restaurants cote cote terrasses ouvertes étalent sur le trottoir tout ce que vous pouvez y manger. Cela va des bacs remplis d'eau avec des carpes et autres poissons, écrevisses, gros clams, grenouilles, etc. Derrière les cages, avec des poules, faisans, pigeons, ragondins et le plus effrayant, les cages avec les chats et les autres ou j'ai fait des bons devant, celle des serpents. Je vous jure que ce n'est pas des conneries. Et puis quoi, on ne sait pas, à n'importe qu'elle heure de la journée, on peut très bien avoir envie de manger un ragoût de chat ou une brochette de serpent. Pour moi quoi qu'il en soit, je préfère le chat... Non je déconne, je reste dans les restaurants à bas prix et je n'ai pas envie d'essayer. Tan pis je mourrai bête, le soir tout y est éclaire, il y a une rue piétonne ou il y fait bon dépense quelques yuans après manger, tout pareil à chez nous. Ensuite j'ai pris le bus pour Yangshuo (St Tropez), après mettre assoupi, je regarde la route et je me crois sur celle qui rejoint le Muy à St Maxime, mais le décor lointain est différent, la ville n'est pas écrite sur toutes les cartes, mais vaut vraiment le détour, ici on ne vit que et par le tourisme, tout bon chinois qui veut survivre se doit de parler anglais, donc pas de problème de traduction. Il faut dire que toutes les villes balnéaires se ressemblent n'importe ou dans le monde. Première ville ou je trouve une chambre à un super tarif comme quoi. J'en profite pour acheter un pantalon léger et je déambule en sandale, je traîne, je bouquine, je regarde la vie s'écouler le long des berges pour recharger les accus en manque de soleil et de chaleur. Au loin ces montagnes usées par l'érosion, paysage féerique qui a su se faire exploiter. Je regarde les bateaux qui se suivent en fil indienne arriver de leur mini croisière, comme ceux sur le Mississipi ont fond plat mais sans ces grande roue à aube. Il y a des pêcheurs sur leur radeau de bambou avec leur cormoran qui ne pêche plus depuis longtemps et préfère se laisser prendre en photo pour quelques pièces. Aujourd'hui, visite à vélo entre ces grands pics, enfin de compte ou je pédale été recouvert à l’époque par la mer il y a des millions d'années, on roule sur les petits chemins entre les rizières, la rivière que l'on traverse à différents endroits sur des digues, les petits villages autochtones ou je découvre des gamins de 10 ans jouent de l'argent aux cartes avec les adultes, on me propose de m'attabler et je sors un billet de 1 jiao ce qui ne représente rien du tout et je vous dis pas la rigolade qui s'en suit. Je reste l’à les regarder jouer quelques instants. Bien sur des que vous posez votre vélo, il y a toujours quelqu'un pour vous vendre, une bouteille d'eau, des cartes postales ou autre babiole locale, tout le monde veut en profiter un peu... Bon voila pour les nouvelles, portez-vous bien.

Rien ne vaut tout l’or du monde.

Himalaya, je me souviens lorsque je t'ai vu pour la première fois, c'était du coté de Darjeeling et tu m'as laissé découvrir tes champs de théier et tes monastères Bouddhistes. La deuxième fois, c'était du coté de Gangtok, la vallée des fleurs et le Kangchenjunga comme toile de fond. Puis tu t'es caché derrière les nuages du coté de Katmandu et je n'ai pu voir ton plus haut sommet. Ensuite tu m'as laissé découvrir le Daulaughiri, l'Annapurna et j'ai pu descendre la Kaligandaki et découvrir le vrai visage des peuples que tu abrites. Pour finir avec les offrandes que l'on te verse à Hariwar et ou tu laisse sortir de tes entrailles les sources du Gange. Tu m'es réapparus lors de ma traversée du Takla-makan désert et tu me faisais obstacle. Te revoilà à nouveau depuis Dali et je reste ébahi devant tes décors somptueux et tes lever de soleil magique, comme sur l'Erbai lake, lumière cristalline qui se reflète comme un miroir sur l'eau et qui donne une autre dimension à la vie de tous les jours, les pêcheurs qui s'activent apparaissent tel un mirage dans l'éclat de tes rayons. Lijiang et sa vallée que tu protèges des nuages de tes sommets environnant et ou il y fait bon vivre... Voila le décors ou je suis depuis quelques jours. Mais pour en arriver la j'ai du voyager beaucoup ces derniers temps, depuis Yangshuo ou j'y ai laisse des visages types vietnamiens. Beaucoup de paysage fabuleux à travers les vitres du train ou du bus. Je me suis arrêté dans la stone Forest, amas de pierre laisser par l'érosion de la mer, il y a des millions d'années, site ou afflux tous les touristes chinois, enfin pour une fois je ne suis pas harcelé par les vendeurs et autres guides, je peux donc déambuler tranquillement à travers ce labyrinthe de pierre, j'y ai même vue 4 photographes chinois professionnels prendre des photos du site. Ensuite train pour Kunming, stop and go, le mauvais temps à fait son apparition, je décide de partir de suite sur Dali et là, l'Himalaya réapparaît devant moi, couvert mais grandiose, la ville ou je viens d'arriver ne me plait pas donc je décide de repartir le lendemain pour Linjiang. La petite anecdote, c’est que le soir je suis allé mange dans un resto local ou nous devions être 12 personnes, il y avait 9 français, comme quoi. C’est en repartant que j'ai pu admirer le lever de soleil sur le lac à travers les vitres du bus, cela valait bien son pesant d'or. Lijiang et sa super guesthouse, un peu excentre de la vielle ville mais pas chère, super clean et super bouffe chinoise, de quoi me remettre d'aplomb pour la suite du voyage. Hier soir c'était le festival des lanternes, la famille m'a attendu pour le repas. On a commencé par faire sauter quelques pétards devant la porte pour attirer les esprits et ensuite nous sommes passés à table qui était recouverte de plusieurs assiettes, avec du ragoût de pintade, escalopine de veau pané, bœuf aux épices, légumes et noix de cajou. Ce soir, j'étais l'invité et je me suis régalé, j'étais le dernier à finir parce que l'on n’arrêtait pas de me resservir et ils attendaient pour sortir de table, enfin les hommes vont dehors fumer la cigarette, les femmes restent pour faire propre, normal; Ensuite tout le monde se retrouve dans le salon, les plus jeunes regardent la télévision et les anciens jouent aux dominos, c'est un rami tout simplement et je suis là, à les regarder à coté du poêle. Qu'elle chance extraordinaire pour moi de pouvoir partager le quotidien de ces gens ! Ici, pourtant cette une société matriarcale (attention les hommes, il faut se tenir à carreau), ce sont les femmes qui dirigent, elles sont toutes types mongols, la peau mate, habillées pareil, blouse bleue, casquette mao, une peau de mouton recouvert de 7 anneaux représentant des étoiles pour se protéger du froid et un carcan en osier remplie de tout et de rien. Les jeunes filles ont un haut, blanc et rouge, autour de la taille un tablier jaune et elles n'arrêtent pas de papoter dans les rues de la vielle ville. Aujourd'hui, grande journée encore, je suis parti a vélo, enfin je me faisais tracter par les motoculteurs pour avancer sans me fatiguer et découvrir le petit bourg voisin Baishan et regarder la vie s'écouler, sans se faire accrocher au son des louquettes, louquettes, (look) des échoppes à souvenir. Ici on joue au croquet et je vous jure que c'est vrai à la Lyonnaise (jeu de boule), alors savoir si les origines du jeu sont françaises ou chinoises, il faudra ouvrir les livres d'histoire, (une photo offerte à celui qui me répondra juste). Ensuite, je continue la visite et je tombe sur: "Hello, I'm the famous doctor Hu", un grand docteur qui connaît aussi bien la médecine occidentale que chinoise, qui vit avec sa famille, son potager extraordinaire ou il y à des herbes uniques qui y poussent et la Dragon jade mountain en toile de fond derrière le village. Il est reconnu par les plus grands praticiens de la planète. "Ok, please seat", je ne risque rien car les consultations sont gratuites et on laisse ce que l'on veut, pas d'arnaque (dixit : les guides). Il me fait lire sa biographie, il est né en 1924 et c'était un pote a Alexandra David Neel qui lui a apprit l'anglais. Ensuite il me fait boire un thé aux herbes, puis, je visite son dispensaire, qui est recouvert de carte de visite du monde entier, je peux apercevoir le jardin ou il cultive des centaines de plantes, ainsi que son "bureau", salle ou est entrepose plein de seaux remplis d'herbes réduites en poudre. Pour finir, il me donne un petit sachet d'une de ses mixtures. Bien sur, sachant qu'il donne des consultations gratuites pour tout le monde, riche ou pauvre, je lui donne 100 yuans, car je sais que cela servira aux autres. Pour ensuite me remercier en français, il me remplit un autre sac de poudre, j'ai de quoi subvenir pour les mois à venir. Ensuite, je m'arrête manger, je laisse le soleil faire ses bienfait sur moi et de fil en aiguille on me propose de faire un billard sur une table d'un autre temps, enfin on s'amuse. Que d'émotion, pour moi et ce n'est pas fini, car je monte découvrir une région autonome du Tibet, pas besoin de ce fameux "travel alien permit" et des spectacles grandioses m'attendent encore. Je vais même rester quelques jours de plus pour profiter de cette vie... Voila pour les nouvelles, portez-vous bien et même si vous ne pouvez être là à coté de moi, je me laisse imaginer les réactions de chacun à travers mes pensées. A bientôt...

Il y a des jours comme ça.

Je dois vous raconter, cette petite escapade dans les Tiger leaping gorge. Pour comprendre, je vais recommencer chronologiquement. Je décolle le matin de Lijiang vers 11h00 pour me rendre à la gare routière, pour prendre le bus, selon les guides il y a un départ toutes les demi-heures. J'achète le ticket et on me dit que le prochain bus part à 14h00, ok j'accepte. Donc j'attends, je vais pour acheter un paquet de gâteau dans une supérette, arriver à la caisse on me dit qu'ils ne peuvent pas me vendre ce paquet, parce que le prix n'est pas marqué dessus, ok j'accepte, alors je me rabats sur une tablette de chocolat, produit de luxe ici. A 14h00 et des brouettes, le bus démarre et s'arrête 20 mètres plus loin, le chauffeur descend pour revenir 10 minutes plus tard. Voila que l'on fait demi-tour pour charger des affaires sur le toit. Ca y est, on part pour faire 100 mètres et faire le plein d'essence. Je commence à avoir la pression et le doute me vient à l'esprit. Si ce n’est pas la bonne direction me voila parti pour perdre la journée et revenir à la case départ. Pourtant j'ai demandé que l'on me pointe sur une carte la destination. Au bout d'une heure je vois un panneau et les idéogrammes indiquent la bonne direction, je peux enfin regarder le paysage et me laisse partir dans mes pensées. Le long de la route, village typique fait de brique de terre, les toits avec les extrémités sculptés, les femmes dans leur tenue locale portant sur elle un arc-en-ciel de couleur. La vallée, ses cultures en terrasse, le blé vert fait son apparition, et les colzas sont déjà fleuris. Qiaotou, ville du départ des gorges te voila, la bourgade s'étale le long de la rivière. A travers les vitres du bus, ce qui apparaît devant moi n'est que désolation, bâtiment dégueulasse et poussière: "welcome to déchargeland". La ville chinoise a été construite à l'arrache sur un axe routier, elle ne ressemble en rien au village que je viens de traverser, jamais je n'ai vu tant de saleté, de poussière, ils doivent l'accepter et les femmes ne s'affèrent plus à la lessive quotidienne. Le problème ! Le problème, c'est que depuis quelques jours j'imaginais les gorges, le décor et ce qui apparaît devant moi et loin de tout ce que je pouvais imaginer, ok j'accepte. Je me rabats sur la guesthouse que tout les routards parlent, de toute façon c’est la seule avec l'enseigne en anglais. La patronne 28 ans, dans des vêtements sales, les cheveux rêches: "ni hao (bonjour), je voudrai un lit". Mais rien ne se fait. Bon je m'attable et je commande une bière pour faire passer tout ça, on me sert avec des arachides qui on du être récolter en 1983, ok j'accepte. J'aimerai savoir ce qui se passe vraiment dans le cerveau ramolli d'un routard qui gagnent 10 fois le salaire d'un local et qui pour des économies de bout de chandelle, vient s'entasser dans un bouiboui pareil et qui en plus décrire cet endroit comme un lieu agréable à vivre. Je demande les toilettes, on m'indique que c'est dehors dans l'une des bâtisses à coté. Je descends dans la cour et par terre de la laine fraîchement tondue, un chien joue dedans, je le regarde et lui dis rigole pas car demain c’est toi qui sera à la place des moutons, ceux ci sont allongés un peu plus loin sans la tête et le sang coule encore des cadavres se répandant dans la cour. De l'autre coté des jeunes gens le chalumeau à la main finissent de nettoyer les têtes. Les latrines, un trou dans le sol, on peut pas se tromper, le mur est blanc marquer dessus WC, en rouge vif, car on ne pourrait aller dans le box juxtaposé, celui ou il y a les cochons. Les toilettes se trouvent dans la porcherie tout simplement, sur un autre mur est marqué: "hot sower ", au moins je ne pourrai pas me tromper pour la douche, je ne vous dis pas l'odeur qu'il y règne. On dirai: "Mad Max", la, pas ok ; la j'accepte plus. Je deviens fou, jamais, jamais, jamais, non jamais je n'aurai pu imaginer tout cela. Je comprends pourquoi les gens disent que les gorges sont magnifiques, car après une nuit ici, tout doit vous sembler radieux, fabuleux, magnifique. Comme il n'y a rien à faire, je retourne dans la salle qui sert de resto et je commande bière sur bière, oublier ce mauvais moment à passer et pour m'occuper, je prends mon cahier pour décrire ce que je vois. Derrière mon dos, on m'observe et on me demande: "what do you write"; J'explique ce que je décris, le joli village que vous habitez: "very beautiful"; "Ah, thank you". Je marmonne tout seul, fini les voyages, fini tout ça, une maison, une femme, des marmos, la téloche, le satellite et les chaînes de voyage. La soirée a débuté, je commande à manger et je regarde la table à coté, 2 hommes, 2 femmes, qui draguent qui en jouant aux cartes et 8 bouteilles de bière de 660 mml chacune ouverte, voila comment on fait passer le temps ici. Les autres sont autour de cette vasque en fonte ou il y a quelques blocs d'anthracites qui se consument. Je crois que l'on m'aurai décrit la ville correctement avant, j'aurai réfléchi à deux fois avant de venir. Vers 10h00, on dédaigne bien me montrer la chambre. Ca sent le poulailler humide. Heureusement que j'ai mon duvet pour me sentir bien. En m'allongeant, je découvre sous l'oreiller une lame de couteau de 20 cm. Ou suis-je tombe. Je m'assoupis en ne fermant qu'un oeil, de toute façon, dans la nuit résonne des feux d'artifices, pétards et les cochons hurlent certainement en attendant la mort. Le matin arrive bien péniblement, je vais pour redescendre dans les magnifiques toilettes de la résidence et vision de carnage, du sang de partout jusque dans les latrines, 3 cadavres de cochon au milieu de tout ça. On commence seulement à passer le jet d'eau; humm !, je me sens en appétit. Petit déjeuner tibétain, galette de blé et on prépare la tampsa : du beurre de yack qui est resté 6 mois sur le bord de la fenêtre et que l’on bat dans un roseau avec de l'eau chaude et des herbes, hummmm ! Que c’est pas bon, ces rance, pour moi c’est imbuvable ça me donne des relents d'estomac, pour eux c’est leur petit bonheur quotidien. Me voila frais comme un gardon pour attaquer les 20 km et 600 mètres de dénivelés. Enfin je parts pour découvrir ce magnifique site. Dans la monter, je marmonne tout ces évènements, avant de tomber en extase devant ce paysage extraordinaire, il faut croire que ce décor féerique valait tout cela. Le soir en rentrant, fatigue, je trouve mon bonheur dans des cannettes de coca. A la fin du repas, la patronne vient me voir et elle me demande ma main en mariage et que je m'installe ici, j'ai cru m'étrangler sur le moment. Le soir, on me change de chambre et je me retrouve au sous-sol dans la cuisine avec 4 chaises et une planche en guise de lit, ok j'accepte, je suis trop mort pour quoi que ce soit et à 10 yuans la nuit je ne vais pas faire le difficile... Par la suite je suis redescendu sur Linjiang, car il n'y a plus de route, ils sont en train de la refaire, pour rejoindre cette fameuse région autonome du Tibet, au lieu des 30 km restant on est obligé de prendre une déviation de 150 km ou 8 heures de route. J'ai préfère laisser tomber. Ps 01: Je ne sais pas comment vous percevez toute cette aventure, mais je vous jure que c’est ce que je vis au quotidien, car via les mails, vous pourriez me prendre pour un mythomane, car je voyage seul. Ps 02: Hervé de Nice a trouvé un début de réponse pour le jeu de boule. « Si je suis le premier à te le prouver, j’ai gagné une photo." Sur la foi de fouilles archéologiques à l'authenticité incontestable, Assyriens, Égyptiens et Chinois pourraient revendiquer la paternité des jeux de boules. Il est tout à fait possible qu'on y jouait quelque part sur la planète aux alentours de l'an 1000 avant Jésus-Christ, comme le montrent de récentes fouilles dans la province du Ho-Nam, en Chine.

Montagne sacrée et pèlerinage à la …

Et me revoilà sur la route, après ces dernières journées pleines d'émotion. Un bus couchette nous emmène de Lijiang à la frontière du Sichuan. Je me régale des paysages, des vallées verdoyantes, culture en terrasse et de ces petits villages le long de la route. En arrivant dans cette région, les petits villages étaient remplacés par des usines et autre centrale électrique (nucléaire, quoi). Dommage pour la vision, mais eux aussi ont le droit à la vie moderne et tout ce qui va avec. Apres le froid, la chaleur arrive à grande pompe et le problème dans le bus, ces qu'on ne pouvait pas ouvrir les fenêtres car dans le convoi que nous formions avec d'autres véhicules, il y avait 2 camions qui transportaient des ruches et il y avait des abeilles dans tous les azimuts. Arrivé au bled nous voila bloqué pour la nuit, le prochain train ne part que demain. Donc je me retrouve avec 2 étudiants japonais et une israélienne pour partager gîte et couvert. De même pour le train, nous allons de vallée en vallée en coupant à travers les tunnels. Me voila à Emeishan et cette fameuse montagne sacrée. Je laisse les 2 étudiants qui eux ne viennent voir que le temple. Moi après un bon petit déjeuner: croissant, chocolat chaud, nutella. Non il ne faut pas abuser. C'était: sauté de bœuf avec du riz. Je pars en moto taxi, car j'ai loupé le bus et l'heure est déjà bien avancée. Donc après m’être fait rouler car le taxi s'est arrêté au milieu de nulle part pour renégocier la course, je fais semblant de marcher pour lui faire comprendre que je ne payerai pas plus. Il se dépêcha de revenir me prendre avant qu'un autre se fasse le reste de la course. Me voilà prêt pour affronter 2500 mètres de dénivelé sur 22 kilomètres de marche (au sens propre), de plus il faut payer l'entrée pour souffrir: 80 yuans, le comble. Je décolle à 500 mètres d'altitude, équipé seulement d’un petit sac et me reposant sur les petites échoppes le long du parcours qui veulent te refourguer une bouteille d'eau, canne de randonnée ou autre souvenir. Un escalier avec des milliers de marches, que dis-je, des dizaines de milliers de marches que je gravis une par une sans regarder le sommet pour ne pas me décourager, bête comme je suis, j'ai vidé une pellicule complète sur ces satanées marches. Apres 3 heures 30 de grimpette, fatigué, les genoux qui commencent à grincer, je me pose dans un de ces petits snacks qui bordent le long du tracé. Et je me fais matraquer à coup de 44 yuans l'assiette de riz et de légumes. Il n'y a vraiment pas de pitié dans ce monde. Ok tu m'as eu, tu as fait ton beurre. Je rencontre un petit vieux qui par la suite veux absolument que je lui achète ses crampons, car il me fait comprendre qu'il y a de la neige un peu plus haut. Des marches, toujours des marches et au fur et à mesure que j'avance, on m'annonce, il ne vous reste plus que 4 heures, il ne vous reste plus que 3 heures 30. Le froid se fait sentir et la neige est au rendez-vous, je mets ces fameux crampons et je continue doucement. Je suis seul depuis le début car les touristes préfèrent maintenant prendre les câbles cars. Je rachète à boire et le quart d'eau, on vous le facture 7, 8 parfois 10 yuans. Je rattrape des gens sur la fin du parcours, certains me suivent, veulent prouver leur supériorité et je les redouble sur une plate-forme car ils récupèrent leur souffle. Le sommet, ça y est, voilà 7h30 que je suis parti et heureux d’avoir réussi un exploit personnel. Content de voir que si je veux visiter le monastère, il me faut encore débourser quelques sous. Légèrement déçu de ce que j'attendais. Je me rabats sur un dortoir, "hello, one bed 90 yuans", désolé, mais la j'hausse le ton même français qu’ils comprennent à mon intonation de voix que je ne n’ai pas l’intention de me laisser faire, le moine le prend mal et après cette gueulante, le lit passe à 40, qu'est ce qu'on est pas obligé de faire pour pouvoir se loger, ils ont encore le culot de me demander mon passeport, qu'est ce que vous voulez en faire, vous croyez que je vais me barrer avec le matelas pourri que vous m'offrez. Je ne l'ai pas, enfin si, mais ne me cassez pas les pieds, sinon je vais voir ailleurs (ailleurs, où !), il n'y a qu'eux au sommet. Dans ces journées difficiles, on réfléchit et on cherche souvent des réponses à des questions bien loin de notre quotidien. Tout ce que je peux dire aujourd'hui: c’est qu'il n'y a pas de pitié sur cette planète et qu'il n'y a pas de religion qui tienne en ce monde. Juste des hommes et des femmes bon ou mauvais. Le soir repas léger, on vient s'asseoir, on essaye de discuter avec moi et me demander mon point de vue sur le conflit irakien imminent. Je ne traîne pas et je vais me coucher, mais le sommeil ne vient pas comme ça à 3077 mètres… 07h00 je saute du lit et je cours dehors car il y a encore les étoiles qui brillent, mais j'attends avec impatience le soleil, qui va faire son apparition sur cet océan de nuages, parsemés d'îlots qui ne sont que les sommets des montagnes avoisinantes. Très belle image, mais qui aura été mérité chèrement. A 8h00 je redescends comme un voleur et ces plaques de neige que j'avais laissé la veille, je me fais glisser dessus, avec quelques gamelles, ce que j'avais monté la veille en 2h30, je le dégringole en un peu moins d'une heure. Ne voulant plus laisser d'argent dans cette montagne, je redescends en bus, je reprends mon sac et je change de ville, bus, rebus et rerebus, pour finir sur un rickshaw vélo. Leshan me voilà, mais ne t'attend pas de moi que je verse ma devise pour tes sites touristiques et tes fameux Bouddhas, même si ce sont les plus grands du monde. Première turista, après un sorbet au poulet, en plus soit disant dans la région de la chine où on mange le mieux, je commande un morceau poulet, en imaginant qu'il allait me le préparer à la sauce locale. Non on le sort du congélateur, on le découpe sommairement et on me le sert froid encore congeler. Pour l'anecdote du jour: à l'hôtel on me retient 80 yuans pour la clef de la chambre, que je n'ai pas, car c’est une personne à l'étage avec un trousseau qui vous ouvre votre porte. Je suis assez fatigué et je préfère ne rien faire, je me paye une journée occidentale. Je réponds à mes mails, je mange une pizza et bois du coca, je vais dépenser quelques centimes dans une salle d'arcade et je regarde à la télévision les navets de film ou de feuilletons français sous titré en chinois qu'on leur a refourgué. Ce soir vers 18h30 les petits vieux sont de sortie dans la rue piétonne et s'exerce au tai chi, sabre à la main et tout cela dans une chorégraphie mal synchronisée. Le voyage s'achève bientôt et vous savez ce que j'aimerai bien maintenant: c’est une tranche de pain avec du camembert. A bientôt pour les dernières nouvelles.

Mésaventure. Salut à tous, je viens d'arriver sur la mégapole pour les quelques jours qui me restent à passer en Chine. Mais pour en arriver là j'ai eu une petite mésaventure, je vais vous la conter... Arrivé à Chengdu le 25/02, une ville surdimensionnée qui ne me donna pas l’envie de traîner surtout dans ce stress, Shanghai me suffit. Je me dirige vers la gare et avec chance je trouve un ticket de train pour le jour même. Le départ a lieu dans l'après midi, j'ai donc le temps pour faire un petit tour dans le quartier. Je mange, je fais du lèche vitrine, je me fais plaisir en allant me faire masser. Ce qui devait arriver, arriva, je ne vois pas l'heure passée et je loupe le train pour 2 minutes. Je m'énerve légèrement car j'aurai plus l'avoir si on ne m'avait pas fait traverser la gare en long en large et si tout le monde n'avait pas tripoté ce malheureux billet. Enfin, je ne peux que m'en vouloir. Je vais faire changer le billet pour un autre jour et l'on m'annonce qu'il n'y a plus de place dans les trains pour Shanghai pour les jours à venir. On me détourne via Xi an, avec un passe pour voyager sur la plate-forme. Départ le lendemain 08h00. Le wagon des hard seat est déjà plein, je me serre dans l'allée et m'assoie sur mon sac. On arrive à 3h00 pas problème, encore une fois je n'ai pas fait gaffe, ces 03h00 du mat... L'enfer commence malgré la sympathie que je partage avec mes compagnons d'infortune et je ne vous dis pas le regard des gens lorsqu'ils voient un blanc en 2ème classe ; le chariot de nourriture qui veut se frayer un chemin, le flot de gens qui veut arriver au w-c qui se trouve juste derrière moi. Au fur et à mesure des gares le train se remplit de plus belle. A un moment il est impossible d'ouvrir les portes et les gens grimpent par les fenêtres, les places au sol se rétrécissent heure par heure. A 17h00 je pète les plombs, il est impossible de finir le trajet dans ces conditions. Je décide de descendre à la prochaine gare, tan pis je finirai demain, pour descendre, le contrôleur et moi sommes obligés de repousser les gens qui escaladent les fenêtres, pour essayer d'ouvrir la porte. Impossible je m'énerve pour de bon je balance 2 gars pour pouvoir m'extraire à mon tour, lancer mon sac en sens inverse et passer par la fenêtre. Je me demande ou je suis, perdu dans le fin fond de la Chine. Dans la tête depuis la veille, je n'arrête pas de m'en vouloir à m'en couper l'appétit, comme quand on sait que l'on a fait une grosse boulette. La chance me sourit à nouveau, je trouve un train pour Shanghai. Dans cette gare perdue ou les chinois n'ont du voir qu'un blanc via la télévision, en faisant la queue pour un nouveau billet, car la vente des billets se fait de 07h10 a 08h10 et de 18h10 a 19h10. Je choisis une file, la mauvaise et les guichets ouvrent, il est 19h00, une fois après avoir batailler pour défendre ma place dans cette foule, j'ai mon billet sans place, les boules me voilà repartit pour 30 heures sur la plate-forme. Je n'en peux plus, je trouve un téléphone, j'appelle les amis a Shanghai et leurs explique et je les fais traîner au bout du fil car je suis exténué et je me réconforte à travers cette conversation. Je ne veux plus être emmerder et je me cale dans un coin de la gare. Bien sur 1 minute à peine, une quarantaine de personnes s'agglutine autour de moi, me dévisage me regarde écrire, me stresse. Le train arrive, je panique à l'avance de me taper 30 heures dans les même conditions. Arrivé à bord je trouve le contrôleur et pour quelques yuans de plus me trouve une couchette. J'apprécie l'eau pour me débarbouiller, et cette couchette dure. Ou je ne demande pas mon reste pour m'endormir. Plus jamais cela m'arrivera de prendre du bon temps. Pour 2 minutes, je me suis embarqué dans un voyage de 2 jours plein, pour 2 minutes. On est le 28 février, il est 05 heures du matin mon périple se fini... Shanghai me revoilà, un lit, une douche, des amis qui parlent français, un morceau d'emmental qui traîne dans le frigo depuis 3 semaines, un morceau de pain de mie, mais que demande le peuple. Je reprends des forces et nous nous racontons nos histoires. Car ici, l'appartement est devenu un vrai central téléphonique, ça n'arrête pas: "Michel est-la?, alors Julien ou inversement", en anglais en chinois et parfois même en français. Ca n'arrête pas. Attention les filles, 2 french lover sont arrivés sur la ville et ça se sait. Première photo du voyage que j'ai fait développer sur place, pour faire découvrir la Chine aux amis restés ici, dernière balade, dernier shopping, dernier resto, comme dimanche ou nous avons été invités par des amis chinois, nous nous sommes attablés pour 05 heures d'un repas bien arrosé et nous avons bu 26 bouteilles de bière (660mml) a 5... Voila comment ce fini ce périple. Ce seront les dernières nouvelles de mes tribulations... Je voulais dire merci à papa et maman qui ont réglé des petits problèmes laisser en France, ainsi que mon frère. Tous les lecteurs et leurs messages qui mon beaucoup touché et motiver à décrire du mieux que je pouvais le quotidien qui m'était réservé. J'espère que le rêve vous a accompagné à travers ces quelques lignes. Moi j'appréhende le blues de retour parmi vous, mais j'attends un bon repas à la Française. Merci et à tous à très bientôt... PS: Dites, vous n'auriez pas 100 euros à me dépanner pour un nouveau voyage.

Le retour

Ce matin, je rigolais dans la cuisine, préparant mon premier petit déjeuner devant les appareils électriques, le grill pain, la cafetière, le micro onde pour chauffer un peu de lait, que de luxe que notre vie occidentale. Comme fond sonore, j’ai retrouvé ce vieux vinyle à papa de salut les copains que j’ai mit et que je chantonnais dans les transports en commun chinois : «700 millions de chinois et moi et moi et moi » de jacques Dutronc. C’est rigolo car à l’époque dans sa chanson, il n’y en avait que 700 millions... Oui je prends le temps, oui je savoure la cuisine de maman, je reprends la route du bistro. Mon village que je regarde différemment, j’ai envie de le prendre en photo, pourquoi ? . Je ne sais pas. Je crois qu’en dehors des paysages que notre planète regorge, la vie est la même partout, elle s’écoule inexorablement que ce soit à Qiauto (Chine), Cenfuego (Cuba), Arusha (Tanzanie), Gangtok (Sikkim) et à Méru (Picardie). Ces vrai quel souci avons-nous en dehors de boire, dormir, manger et consommer... Les gens, la vie qui s’écoule au centre commercial ou je viens d’aller faire un tour, première remarque à voix haute devant une affiche ou femme dénudée s’exhibe pour promouvoir produit de consommation et le dernier souci de l’homme qu’est: Le cul, la relation sexuelle, biquotidienne, bimensuel, bisannuelles. Les gens me regardent; doucement Christophe, c’est fini les vacances. La première boutique ou j’étais prêt à lancer ce ni hao (bonjour), calme toi me dis-je, ces vraiment fini, tout le monde parle le même langage que toi, ici. Roi de la glande je suis, j’ai envie de faire plein de chose et je m’occupe les mains avec n’importe quoi. J’attends les photos avec impatience tout simplement. La vie ne s’arrête pas, pourtant j’ai envie de descendre du train de la vie quelques temps pour faire le point et le reprendre un peu plus tard. Mais cela est impossible. Les copains casés, la petite graine qu’ils lâchent chacun leur tour, temps de se responsabiliser un peu, car aujourd’hui le monde nous appartient … Le quotidien, un boulot et des fonds pour pouvoir rêver de nouvelles destinations. Il me reste quand même le temps et le plaisir de vous faire découvrir ce voyage…

FIN

Salut Christophe, Merci de ces belles histoires, pour le meilleur et le pire car c'est une réalité que tu vis au quotidien. Je me dis que pour toi, ton retour va être difficile, tu vas réaliser comment sont aussi les Français et eux ont moins le droit d'être aussi peu civiques. Nous les réputés ra- leurs, exigeants, intolérants, si peu courtois, et toujours autant racistes! Ne t'inquiète pas si tu te cherches encore, ta façon de voyager te l'apprend chaque jour et tu ne peux que t'enrichir. Te dire merci pour nous faire passer tes belles émotions qui nous rapprochent un peu de ces peuples. Nous aimons voyager avec tes écrits comme tu peux l'imaginer, et c'est toujours un grand plaisir. Alors bonne route et prend bien soin de toi dans ta poursuite... Pour ma part, j'aimerais vivre en partie ton expédition, surtout en ce moment! A bientôt de te lire, au fait ne change rien pour tes écrits, tout va bien, l'essentiel passe... Bises et pensées de nous trois et une très belle année enrichissante, n'est-ce pas? Marisa, Guillaume & Lothaire

Avant tout chose meilleure vœux bonne année et bonne santé et plein de bonne chose. Bref ! En tout cas ça me fait très plaisir d’avoir de tes nouvelles, c'est génial de pouvoir écrire com-me tu le fais. C'est comme si je lisais un livre par bribe c'est vraiment sympa ne change rien, et puis ça me fait voyager aussi. N'oublie pas de prendre plein de photo, et fait gaffe à toi. David.

Merci pour tes récits. Je suis au boulot quand je reçois le dernier. Quel contraste entre les mondes ! Je t'envie !!! Il faut vivre ses rêves, et c'est ce que tu fais. Je n'ai pas tant de choses à raconter. Il fait très froid ici, le paysage est recouvert de neige, je vais peut être aller skier demain. Mardi, je m'envole pour Paris où j'ai 3 jours de congrès. Rien de bien palpitant. Louis

J'espère que ton voyage se passe bien, toi l'intrépide explorateur de contrées parfois dangereuses comme le Tibet. Sans vouloir me faire passer pour ta grand-mère, fais attention lorsque tu ne connais pas toutes les différences entre toi et les autochtones qui peuvent engendrer des malentendus. Je me félicite souvent de connaître quelqu'un comme toi car ton état d'esprit est précieux parce que rare, attaché que tu es à d'autres valeurs que l'argent et tutti quanti. Continue sur cette voie-là et reviens-nous entier. A bientôt. Jean yves. Bravo et merci pour ton voyage que tu nous fais partager... t'es quand même un peu barjot mais bon tu fais ce que tu avais envie et c'est cool !!! C'est excellent de te voir t'émerveiller devant toutes ces choses que tu vois et ça me fait rêver... j'espère que tu nous emmèneras quelques photos en Corse... Ici, tout va bien c'est les vacances scolaires alors on a un peu plus de monde mais c'est quand même tranquille, il fait très beau et on a beaucoup de neige mais bon ça ne vaut pas : L’Himalaya... Bon tu rentres quand sur notre continent ??? Amuse-toi bien... A bientôt !!! Maëlig Que te dire à part merci Christophe, merci de nous faire partager tes aventures... Tu as raison, même si nous ne sommes pas la pour admirer tout cela en direct avec toi c très agréable de pouvoir ne serai ce que l'imaginer, pouvoir s'évader l'espace de quelques phrases de mon quotidien assez morne je dois bien te l'avouer car pour l'instant encore, je me borne à réviser mes examens. J'espère que tu en profiteras encore et que tu auras une petite pensée pour nous pauvres occidentaux enfermés dans nos habitudes. Même si mes mails se font rare il n'empêche que je pense souvent a toi et à toutes les merveilles que tu vois. J'espère qu'un fois de retour tu ne manqueras pas de faire un petit tour sur Nice de manière a ce que tu puisses m'en dire plus de vive voix. A bientôt et merci encore. Hervé Non, je ne me formalise pas si tu n'as pas le temps de me répondre et j'imagine que je te fatigue avec mes questions... En tout cas, je te lis avec de plus en plus de plaisir vu que tes comptes rendus sont de plus en plus poétiques et agréables. Surtout le dernier sur l'Himalaya: ça m'a fait un pincement au cœur de te savoir en un si beau lieu d'autant que jusqu'a présent, la plus belle chose que j'ai vu de ma vie, c'est ce lever de soleil sur le Kangchenjunga... Allez continue à me faire rêver, moi qui suis dans cette réalité ennuyeuse. J'espère que tu n'es pas trop fatigué et que tu t'alimentes bien. Prends soin de toi. Bisous. Julie Hé ! Oui il y a des jours comme ça où je suis particulièrement heureuse d'avoir de tes nouvelles et de me marrer toute seule devant mon ordi en les lisant. Quand je pense à tous nos petits soucis matériels du moment, ta pensée philosophique "une femme, une maison et des marmos" m'éclate ! J'ai l'impression que tu vis des moments exceptionnels et à toi. Je te remercie de nous les faire si souvent partager. Cela fait parfois rêver du bout du monde mais les détails calment très souvent ces envies quand comme moi on aime son confort minimum. Aussi pour le fin fond de la chine, je me contenterai d'admirer tes photos à ton retour. Malgré les petits tracas quotidiens, tout va bien et notre appart prend forme. Nous approchons de la fin et ta chambre (celle des amis) est presque prête! Cela ne nous empêchera pas de décompresser ensemble où que ce soit. A très bientôt. Nous attendons de te revoir avec impatience. Gros bisous. Isa & Laurent C'est génial, je garde tous tes textes pour que tu puisses publier un livre en les illustrant de tes photos. J'adore !!! Je voyage à fond !! C'est super, je t'envie à mort, même si je sais que je ne pourrai jamais au grand jamais faire ça !! Je suis à fond avec toi !! Vivement le prochain message. Raconte tout, tout !!! Gros bisous. Gaétane & Cédric

A bientôt.
Où acheter sacs à dos et vêtements trek à Kuala Lumpur English translation pending
by Chabottes · 2019-08-11 · 2 replies
bonjour,

ma fille a pris un vol Paris-Kualumpur mercredi 7 /8/2019 vol Paris Kualumpur via Londres à la suite d'une perte de sacs à dos par Britisch airway. (panne informatique, vol remplacés, n° du sacs à dos marqués à la main, sacs non emballés, car lors d'un départ précipité, plus le temps de l'emballer) bref pas de bagages depuis 4 jours, sacs à dos introuvables. le pb : dans quels magasins au centre de Klualumpur, -acheter un sac (le décathlon de KL n'en a pas et rien ne correspond à ses besoins) des sous-pull en mérinos etc. où trouver des médicaments anti-pallu merci de votre réponse
Malaisie: hôtels à Kuala Lumpur, Perhentian, Taman Negara et Malaca avec enfants? English translation pending
by Amélie2 · 2007-01-14 · 7 replies
Bonjour à tous

Nous partons Mi mars pour 15 en Malaisie avec nos 3 enfants (3ans1/2, 7 et 9 ans): 2 jours Taman Negara-1 jour Malaca-8 jours Perhentian et 3 jours Kuala Lumpur Quelqu'un peut-il me donner des infos sur les hotels dans ces endroits ?

Pour Perhentian, quel est le mieux entre Kecil et Besar ? J'ai repéré sur Kecil (la grande île) les hotels Coral View Island Resort, Aryani Resort ( avec piscine, est-ce mieux avec des enfants ?), New cocohut chalet. Et sur Besar (la petite ile) Long Beach Inn ou Lily chalet. Je préfère un hotel avec clim pour le confort des nuits familiales. Pour Taman Negara, Malaca et Kuala Lumpur(quel quartier est le mieux?), je cherche des bonnes adresses dans les 40 euros par nuit.

Pour les trajets j'ai trouvé la compagnie de bus HAN qui fait la liaison K Lumpur-Taman Negara et ensuite TN-Perhentian. Quelqu'un a-t-il déjà testé ?

Merci mille fois pour vos infos. Nous sommes expat à l'étranger et je rame sur internet pour trouver les bonnes infos !!
Hôtel pas cher à Kuala Lumpur en juillet et août? English translation pending
by Olivierq · 2009-01-11 · 21 replies
Bonsoir, Je part en Malaisie/Singapour pour 5 semaines en juillet et aout. Je serait seul avec mes filles 8/11 ans pendant 4 jours à Kuala lumpour. Je cherche un hotel pas cher douche ou pas dans la chambre mais pas glauque. Bien sûr dortoirs exclus. Le LP parle de China town. Du lok ann et du china town inn en bien ... L'un d'entre vous connait-il ces lieux? D'avance merci. Olivier
Taxi entre Jalan Bukit bintang et Kuala Lumpur Sentral? English translation pending
by Genevieveg26 · 2010-04-19 · 13 replies
Salut, je voudrais savoir le coût, mais surtout le temps que prend un taxi entre la rue Jalan Bukit Bintang et le KL Sentral (pour prendre le Skybus vers LCCT Terminal).

Nous prenons l'avion, Air Asia, à 11h00 am, donc nous voulons être à l'aéroport LCCT pour 9h00 am.

Nous allons prendre le Skybus (de KL Sentral) à 7h30, arrivé à 8h45 am à LCCT.

Nous voulons savoir à quelle heure partir de l'hôtel le matin...pour nous rendre en taxi (combien $$) jusqu'à KL Sentral ?

Est-ce trop juste le matin (traffic) de partir à 7h30 arrivée à 8h45, pour être 2 heures davance à l'aéroport LCCT à 9h00 am pour notre vol de 11h00 am ? Conseils, avis, heures, temps, coûts ?

Merci!
Souvenirs de Malaisie (Taman Negara, île de Tioman, îles Perhentian et Kuala Lumpur)... English translation pending
by CanadaGoose · 2006-10-10 · 25 replies
Voici le suivi, au jour le jour, de mes vacances passées en Malaisie du 11 juillet au 6 août dernier... Bonne lecture... 😎

11 & 12/07/2006, 1er jour.

Départ de Paris, tout va bien, on est à l’heure pour l’embarquement, et on ne part qu’avec 30 minutes de retard avec Emirates, escale à Dubaï. On voyage dans un Boeing 777, plus petit que le 747 de l’année dernière sur Malaysia Airlines mais très classe malgré tout. Après 6h15 de vol, nous arrivons à Dubaï à 00h15 locales. Sortie sur le tarmac et là, une chaleur impressionnante nous arrive en plein visage, en fait, c’est surtout une incroyable touffeur humide qui nous surprend littéralement, surtout à cette heure-là… Voilà, maintenant on a 3h à perdre dans le magnifique aéroport de Dubaï en attendant la correspondance pour Kuala Lumpur. Un petit tour dans les boutiques « duty free » pour s’apercevoir qu’il n’y a pas grand-chose de si intéressant, comme on en entend parler ici ou là… En tout cas, beaucoup d’or, de bijoux et… d’émirs! 2 voitures de luxes (une BMW 750i et une Lamborghini) sont à gagner à la fameuse tombola : 100€ le ticket et une chance sur 1000 ou 2000 de gagner, soit une bonne probabilité tout de même… 3h10, on redécolle de Dubaï en direction de notre point de chute, Kuala Lumpur. On va essayer de dormir un peu dans l’avion car c’est bien beau de mater des films sur les beaux écrans persos ou de faire des parties de Yatzée, mais le décalage horaire va se faire sentir… 14h15 locales, nous voici enfin à KL, toujours aussi verdoyante, chaude et humide. Taxi jusqu’à notre hôtel à Chinatown, le Swiss Inn, à 120RM la nuit, ça nous changera des petits hôtels minables de l’an passé… L’hôtel est sympa et bien placé, au cœur du quartier chinois, envahi par mille senteurs de curry, durian, satay, etc… Un petit tour dans les rues commerçantes alentour, un petit dîner dans un bon resto à touristes et au lit! La fatigue dûe au décalage horaire est bien là…

13/07/2006, 2ème jour.

Réveil difficile, on est pas encore calé sur les horaires malaisiens. Ce matin, on part visiter les Batu Caves, à 15km au nord de la ville. C’est une sorte de gigantesque temple hindouiste situé à l’intérieur d’une immense grotte à ciel ouvert. Il faut grimper les 272 marches d’un escalier envahi par des singes chapardeurs avant d’y accéder. Les décorations, quoiqu’un peu kitsches, sont belles et colorées. Les macaques sont vraiment partout et ne sont pas forcément commodes parfois… Cette grotte, ou ces grottes si l’on considère qu’il y en a plusieurs, est vraiment très jolie et je conseille à tout le monde d’aller la visiter. En plus, il y règne une fraîcheur bien agréable, contrairement à 272 marches plus bas! Ayant pris un solide petit déj’ ce matin (omelette, œufs, riz frit, saucisses, poulet au curry, toasts, …) on se passera de manger à midi! 13h30, petite pose shopping au centre commercial gigantesque des tours Pétronas. Immense, luxueux, mais pas de bonnes affaires côté shopping cependant. Nous finissons notre balade journalière dans le quartier indien de « Little India ». Nous avons beaucoup apprécié, c’est très coloré, il y a des échappes de tissu bariolé un peu partout, des odeurs de curry, de tandoori, et autres épices indiennes… bien plus agréables que les odeurs de vieux poissons frits que l’on peut sentir à pleines narines dans le quartier chinois! Notre journée s’achève, un petit tour sur le Net pour donner des nouvelles aux proches et au dodo…

14/07/2006, 3ème jour.

On change d’hôtel ce matin, histoire de se rapprocher du lieu où l’on prendra le bus demain matin pour le Taman Negara. Dans l’ensemble l’hôtel est pas mal, le Mandarin Pacific, un peu moins bien que le précédent mais toujours très classe comparé à ce qui nous attend… On se promène au Central Market, un grand marché d’artisanat indien, chinois et malais. Le marchandage est de rigueur. On a encore pas mal marché aujourd’hui, on a vu la gare, dont l’architecture musulmane est sympathique à regarder, avant d’arriver au Butterfly Park, au milieu d’un havre de paix et de verdure… Le cadre est agréable et les papillons sont tous plus beaux les uns que les autres. On visitera le Bird Park, le plus grand du monde à ciel ouvert, à la fin de notre séjour en Malaisie. Ma copine est sortie en short aujourd’hui et je me moquais d’elle gentiment en la prenant pour Indiana Jones… En tout cas, la population locale n’a pas dû souvent voir des gambettes aussi blanches! Allez, pour changer, ce soir on va dans le quartier indien. On va même y manger puisque Bibi (on l’appellera comme ça hein?) en a tellement envie! Et bien c’est super, on mange avec les doigts, enfin uniquement avec la main droite, la gauche étant réservée à des choses plus intimes (s’essuyer le c.. par exemple!) et considérée comme impure ici. On nous sert des « naans » avec différentes sauces, du poulet tandoori, un plat d’agneau et du poisson. Le tout sensiblement épicé… à mort!!! Et seulement pour 19RM, soit 4€… Bon, faut aussi voir que ce n’est pas le cadre d’un restau 4*, c’est simple, juste une petite gargote dans la rue, mais c’est bien plus authentique et c’est très bon! Je râle juste d’avoir les doigts tout jaune à cause du curry! On finit la soirée au pied des tours Pétronas illuminées, toujours aussi belles, un beau spectacle nocturne…

15/07/2006, 4ème jour.

Ce matin, on se lève tôt et on part pour la jungle à 7h45. Petit déj’ et hop, tout le monde dans le bus! C’est parti pour 3h de bus, et faut voir le bus, à 20 km/h en côte sur l’autoroute! Sans exagérer… On se fait même doubler par des pauvres mobylettes… Après ces 3h de bus mémorables à travers la jungle, au nord-est de Kuala Lumpur, nous arrivons à Jerantut, petite bourgade aux allures de fin fond du monde pour nous… On finit de remplir quelques paperasses, on déjeune un peu, et on prend un autre bus pendant ½ h pour Kuala Tembelling, lieu où l’on prend la pirogue pour le Taman Negara. 14h45 : Enfin, nous embarquons dans cette belle pirogue pour 3h… Les paysages sont splendides mais, une fois de plus, la scoumoune nous poursuit et nous rattrape.. Il a fallu que l’on tombe sur la pirogue la plus pourrie et la plus lente! Le pauvre pilote est obligé de s’arrêter presque une dizaine de fois afin d’écoper car nous prenions l’eau… Résultat : on est encore les derniers à arriver et il faut encore trouver à se loger…Évidemment, les chalets les moins chers sont tous complets et on va mettre une bonne heure à en trouver un! Arrivés à Kuala Tahan, le village du parc, on atterrit finalement à la Tahan Guest House, vraiment très mignonne, pleine de couleurs et où les proprios ont l’air vraiment sympas! Le seul souci est qu’on a la chambre uniquement pour ce soir… Dans l’ensemble la journée fut longue, très chaude (notamment sur la pirogue) et fatigante. Le désespoir a pointé le bout de son nez mais, au final, les paysages grandioses et l’adorable GH ont remis le moral au beau fixe! Ah, j’allais oublier ces saloperies de moustiques! Au grand concoure de piqûres, Bibi est la championne toutes catégories, moi je suis relativement épargné, hihihi… Allez, un petit souper sur les floating restaurants et au dodo… Demain une rude journée nous attend!

16/07/2006, 5ème jour.

Réveil dans la jungle (pas dehors!), on a plutôt bien dormi malgré les 30/32° régnant dans la chambre (on commence à avoir l’habitude maintenant), et très peu de moustiques… On met nos plus belles chaussures de marche (de simples tennis), on se couvre d’anti-moustiques et c’est parti pour "l’aventure "! Il faut d’abord préciser que nous n’avions pris aucun package, ni guide durant les 3 jours au parc. Tout en autosuffisance! lol On commence par le Canopy Walkway, à 1/2 h de marche de l’entrée du parc, qui se trouve lui-même de l’autre côté du village où la plupart des gens logent. Il faut compter 1RM à chaque passage du village au parc, somme dérisoire… Donc, ce Canopy, c’est en fait une succession de ponts suspendus au-dessus des arbres, et à une hauteur variant de 5m à 30m ou 40m… Vraiment très impressionnant pour les sujets au vertige, « seulement » excitant pour les autres. Ça bouge dans tous les sens, on est au sommet des arbres, on se croit vraiment au beau milieu du royaume de Tarzan! Une douzaine de ponts environ se succèdent à travers la jungle, de diverses longueurs et tailles. Ensuite, nous prenons le sentier qui va à Bukit Terisek en partant du Canopy Walkway. Une bonne heure de marche de niveau moyen pour arriver à ce « sommet » de 344m où la vue n’est pas fracassante mais plutôt agréable quand même… Pas mal de promeneurs se reposent là et prennent des photos souvenirs, comme nous! Nous repartons par le sentier que personne n’emprunte bien sûr (je n’aime pas trop faire comme tout le monde!), c’est-à-dire celui qui descend dans la continuité de celui par lequel nous sommes arrivés… On ne sait pas vraiment où ça va mais moi je suis d’un naturel plutôt rassurant et optimiste, dans ce genre de situation… ce qui n’est pas le cas de ma Bibi qui, elle, commence déjà à me faire des reproches… Faut dire que tout le monde fait demi-tour et qu’on est les seuls à prendre ce sentier! Et vu la difficulté du chemin, on a vite compris pourquoi personne ne prend celui-là… Mais, honnêtement, c’est surtout parce que rien n’est indiqué sur la destination de ce sentier que personne ne l’emprunte! Bref, une descente très périlleuse avec un pourcentage hallucinant et des caillasses en pagaille. Bibi a beau guetté les sangsues, elle n’en verra pas une seule, ouf! Mais ce n’est que partie remise… En fait, ce chemin que personne ne prend amène en bas de ce petit sommet qu’est Bukit Terisek, mais de l’autre côté de Canopy. Et donc, il suffit ensuite de faire le tour en suivant les panneaux (bien indiqué) pour rentrer au parc sans encombre. C’est quand même beaucoup plus long que de faire demi-tour mais c’est autrement plus intéressant et authentique… Après tant d’efforts (7/8 Kms dans la jungle qui en valent au moins le double si on considère les pentes démentes, la chaleur, l’humidité et la difficulté du terrain), on a bien mérité une petite sieste… 17h30 : on repart dans le parc (après avoir déjà retraversé pour notre sieste) pour faire une dernière ballade le long des hébergement du Mutiara, l’immense complexe pour « riches » se trouvant à l’entrée du parc (donc de l’autre côté du village où nous sommes), où nous pouvons observer une petite colonie de macaques se disputant quelques fruits du Jacquier et une famille de sangliers venue là pour manger quelques restes… On ne se lasse pas de voir des animaux sauvages en liberté… Ce soir, vers 21h30, on fait un « safari » nocturne… Comme d’hab’ on a la poisse et, à cause de l’organisation déplorable des guides, on se retrouve à l’intérieur du 4X4 pick-up au lieu d’être, comme tout le monde, derrière, en hauteur… Bon, on a quand même réussi à voir quelques animaux, comme des civettes ou chats sauvages, des paradise tree snakes, une espèce de paresseux, une chouette, une grenouille, des oiseaux pêcheurs aux magnifiques couleurs et je crois que c’est à peu près tout, ce qui est déjà pas mal! Alors mention médiocre pour le fait que l’on se retrouve à l’arrière du 4X4, que l’on a pas eu de commentaires, et que l’on a pas eu la même visibilité que tout le monde… Mention bien pour l’exceptionnelle faculté des guides à voir tous ces animaux dans la nuit noire à l’aide de leur seule lampe torche… Bon après cette journée bien remplie, direction dodo…

17/07/2006, 6ème jour.

Aujourd’hui, j’ai décidé, d’un commun accord avec moi-même, que Bibi allait en chier… lol. Au programme : 16 Kms de marche dans la jungle épaisse et bien hostile… Direction les chutes d’eau de Lata Berkoh, 8 Kms aller et la même chose au retour. Et autant dire que ces kilomètres-là sont très très longs par la difficulté… mais tellement beaux! Durant la première heure tout se passe bien, les habituelles côtes de malade sont bien là, la chaleur et l’humidité de folie aussi, mais sinon ça va. L’histoire se corse quand arrive la première sangsue (surtout pour Bibi)… Mignonne la petite bébête! Et qui dit une sangsue, dit 2, 3, puis des centaines, voire plus…En effet, le type de jungle change assez nettement lorsque l’on passe la première heure, et le terrain plus humide, feuillu, et terreux est plus propice au confort de ces sales bestioles! Le pire est qu’il reste plus d’une heure de marche et que, là, il y en a absolument partout, mais vraiment partout! Il faut regarder là où l’on pose chaque pied, car elles sont là, toutes droites et pointées vers le ciel, attendant le passage d’une chaussure pour s’y coller… Et autant dire que quand elles sont collées il faut se battre pour les décrocher! Combien avons-nous réussi à en déloger de nos chaussures à moins de 2cm de nos chaussettes?! Ce qui devait arriver arriva, Bibi a craqué complètement, elle qui en avait une peur bleue avant même d’en voir le bout d’une seule… Et là, devant un parterre de centaines de sangsues, sur des centaines de mètres, elle n’a pu s’empêcher de craquer… C’est bien légitime, elle qui en voyait des dizaines se hisser sur ses chaussures, arrivant difficilement à les décoller… Moi-même, n’ayant pas spécialement la phobie de ces bestioles, je ne me suis pas senti à mon aise durant cette période… J’étais heureusement là pour la soutenir et ne pas la laisser seule… Je lui ai dit de se battre et que ça allait s’arranger… Surtout qu’à cet endroit, en plein milieu de la jungle, vous vous sentez bien seul… On a fini par rattraper un couple de français et j’encourageais ma Bibi pour qu’on ne les perde pas de vue, histoire de garder une certaine confiance… Quand on est pas seul ce n’est pas exactement la même chose… Mais, voyez-vous, à chaque fois que vous stoppez votre marche pour décoller ces satanées bestioles, et bien ceux qui sont devant vous ne vous attendent pas! Eux, apparemment, n’avaient pas de problème à cause des sangsues… ce qui m’étonnait vu le nombre ahurissant qu’il y en avait! Seulement, arrivés tous les quatre au bout (presque) du chemin menant aux chutes, nous nous reposons 5 minutes au bord de la rivière que nous avons à traverser… Et là, stupeur! Bibi et moi avons chacun eu notre sangsue dans nos chaussettes… ce qui se traduit par un rond de sang gros comme une pièce de monnaie là où la bête a pompé. Je rassure les plus peureux, on ne sent absolument rien, nous nous étions aperçu de rien durant le trajet! Mais avec tout ce qu’il y avait, une sangsue chacun, on s’en sort bien! Les deux français nous accompagnant découvrent eux aussi, non sans une vision d’horreur, que les sangsues se sont occupées d’eux…lol. Donc, après 2h30 de marche usante pour les nerfs (et pour les jambes), nous voila arrivés devant un cours d’eau de 20m de large qu’il nous faut traverser. Je me lance, avec de l’eau jusqu’à la taille, pas plus, et j’arrive sans problème de l’autre côté. Bibi me suit avec inquiétude mais sans encombre également. Les 2 autres français ont la chance de nous rejoindre à sec grâce au bateau qui passe juste après notre traversée. Devant la difficulté du chemin parcouru, et vu notre état de fatigue, nous décidons de faire le trajet de retour en pirogue, en compagnie des 2 autres français. Il nous en coûtera 120RM pour tous les 2. On se donne rendez-vous à cet endroit, au bord de la rivière, d’ici 2h, le temps de profiter des chutes qui sont juste un peu plus loin. Reste ¼ h à marcher avant d’arriver aux chutes… Nous voila arrivés enfin aux fameuses chutes de Lata Berkoh, après 2h45 de marche éprouvante mais tellement belle (à noter que le Routard compte 4h pour arriver ici mais nous avons très bien marché, excepté les petits arrêts « sangsues »). On en profite pour ôter nos chaussures et se détendre un peu… Moi je pique une tête en compagnie des petits poissons… L’endroit est vraiment très sympa, très beau, nature… Ça fait penser à un cours d’eau de montagne. Nous sommes une dizaine, en comptant les autres personnes qui sont arrivés jusqu’ici en pirogue, au niveau de la rivière plus en amont… Tas de faignants ! Je plaisante, mais il est certain que les ¾ viennent ici en pirogue et font seulement le dernier ¼ h à pied… Pour nous il est temps de rentrer, nous regagnons la petite plage où nous avons traversé tout à l’heure afin de prendre notre pirogue. Je dois dire que nous ne regrettons pas d’avoir pris le bateau pour rentrer tant les paysages étaient beaux. Et puis mention très très bien pour le pilote de la pirogue qui a vraiment l’habitude… Passer sur 10cm d’eau entre les cailloux, bravo! On finit notre journée à nous reposer (on l’a bien mérité) et à traîner à l’entrée du parc à la recherche d’animaux sauvages…

18/07/2006, 7ème jour.

Ce matin on fait la grasse matinée… On change comme ça un peu. Une fois de plus on déménage de chambre, la 4ème en 4 nuits, pas mal non? Mais ce n’est pas le plus important pour nous, la chambre, on y fait que dormir… et accessoirement on s’y lave aussi! On termine notre séjour au Taman Negara en dortoir cette fois. Très bien, propre, et seulement 6 lits de pris sur 8! A 20RM à 2 pour la nuit on va pas chipoter… Bon aujourd’hui, un petit trek d’1h30 avant d’atteindre Gua Telinga, une grotte remplie de milliers de chauves-souris… Le chemin part d’un autre endroit cette fois, et non pas là où démarre la plupart des autres sentiers, à l’entrée du parc. Il faut traverser la rivière plus haut et partir vers Kuala Tembelling, en quelque sorte. Au début nous traversons un petit village tout ce qu’il y a de plus typique, avec ses enfants qui jouent dehors, son linge étendu, qui tente de sécher, et ses petites huttes surélevées les unes à côté des autres… Après ça devient sérieux, très sérieux même… Les plus belles pentes que nous ayons vues depuis le début de notre séjour ici probablement! Je les ai évaluées à au moins 45% mais je dirais plus par endroits… Quand on voit comment sont les « sentiers »… Il n’empêche que c’est toujours aussi magnifique et, là encore, assez différent des « autres jungles » explorées auparavant. Ça termine sur du plat, ça fait du bien… Et c’est à cet endroit que nous faisons la plus improbable des rencontres… une femme de la tribu des Orang Asli! Nous la croisons sur le chemin, elle est nue, exceptée un petit short (de peau de bête, pas Décathlon!) et a un couteau assez énorme pour nous faire bien peur… On ne sait jamais comment ces gens-là peuvent réagir…J’ai quand même le temps de la filmer furtivement, histoire de garder un souvenir impérissable de ce moment. Plus tard, nous en voyons 4 ou 5 ensemble au loin, venus chercher des branchages pour leurs huttes probablement. Enfin, nous voilà arrivés à cette belle grotte, après 1h45 de marche toujours aussi inoubliable. L’entrée de la grotte n’est pas super accessible car assez petite et envahie par l’incessant ballet des chauves-souris qui vont et viennent.

Et si Bibi a une trouille monstrueuse des sangsues, j’avoue que, pour ma part, la vue de ces bestioles ne me rassure guère… Alors que nous hésitons fortement à entrer seuls dans la grotte, voici qu’arrive un groupe de malaisiens d’une petite dizaine de personnes. A leur tête, un charismatique personnage qui nous servira de guide tout au long de la progression à l’intérieur de la grotte. Il n’est pas du tout guide mais a une assurance qui m’a rassuré et m’a permis de surmonter quelque peu ma peur des chauves-souris. Le groupe n’a pas de lampe alors on se sert de notre fabuleuse torche à 3RM (on ne rit pas) pour avancer. Elle n’est vraiment pas puissante du tout mais nous permet d’entrer dans la grotte, sans quoi cela n’aurait pas pu être possible! Et donc, on suit notre « guide » fétiche en communiquant en anglais. Moi je tente perpétuellement de ne pas faire attention aux centaines d’objets volants bien identifiés qui rôdent autour de mes oreilles, et Bibi tente de maîtriser sa peur (encore une!) de la claustrophobie… On suit tout le monde dans le noir presque complet, seulement éclairés par notre pauvre lampe torche, en rampant dans le guano, et en empruntant des passages très étroits, là où un américain moyen aurait du mal à passer… A mi-chemin, on arrive dans une cavité plus grande où sont suspendues des centaines de chauves-souris… c’est vraiment angoissant pour moi! La sortie finale a été le plus dur à faire pour Bibi, vu l’étroitesse du passage… Après ½ h environ à l’intérieur de la grotte nous ressortons donc par cette sortie si étroite, en hauteur par rapport a l’entrée. C’est vraiment une super expérience pour nous, même si j’ai déjà fait de la spéléologie il y a quelques années pour ma part. Ma Bibi, elle, s’en souviendra toute sa vie assurément.. Après cette petite escapade souterraine, nous nous dirigeons vers Bumbun Blau, à 1km de là. C’est un observatoire assez bien aménagé où l’on peut dormir afin d’observer quelques animaux sauvages… si on a de la chance! Il y a une douche, des toilettes, et des lits (enfin sans matelas) superposés. Nous y restons environ ½ h mais nous ne verrons rien. Il y a un livre d’or où chacun qui passe ici peut écrire ses impressions et raconter ce qu’il a vu comme animaux ou pas… C’est un peu un défouloir en quelque sorte. Nous mettons notre petite griffe, en souvenir. De ce que j’ai lu, pas grand monde n’a pu observer beaucoup d’animaux… Des rats très souvent oui, des cochons sauvages également et quelques cerfs parfois, mais c’est à peu près tout… Certains disent avoir vu des éléphants et des tigres, mais disent aussi avoir expérimenté les champignons qui poussent en bas du Bumbun! lol. Encore à 500m d’ici, nous rejoignons un autre « Bumbun » dont j’ai oublié le nom, nous n’y restons que quelques minutes car la nuit approche à grands pas… J’ai l’impression que celui-ci est mieux placé car plus en hauteur, et surplombant une rivière au loin… très intéressante pour les animaux qui viennent y boire. Nous n’y verrons pas d’animaux là non plus mais les sons de la jungle sont fabuleux, vraiment merveilleux… De notre séjour au Taman Negara, il manquerait une nuit dans un « Bumbun » pour ma part, cela doit être une expérience unique et très intrigante, surtout au cœur de la nuit… Reste qu’il faut trotter sévère maintenant, on s’est retardés à flâner à droite et à gauche, de grotte en Bumbun, et maintenant la nuit commence à tomber. Au final, nous mettons 45 minutes à partir de Gua Telinga pour rentrer au village, là où nous avions mis le double pour venir… Il faut dire qu’à l’aller nous avions pris notre temps en observant les oiseaux aux jumelles, en prenant des photos d’arbres gigantesques ou en filmant un peu les Orang Asli… Ajouter à cela une Bibi qui stressait à mort de peur de rentrer à la nuit et voila… Notre dernière journée au Taman Negara terminée, nous sommes fiers de tout ce que nous avons fait et vu ici, mais demain il faut déjà reprendre la pirogue en direction de Kuala Tembelling, puis un bus jusqu’à Jerantut afin d’y prendre le « jungle train » pour Kota Bharu…

19/07/2006, 8ème jour.

La journée a été longue et chaude, comme souvent, mais là elle a été vraiment très chaude et très longue… On commence par 2h de pirogue (moins long qu’à aller grâce au courant!) pour rejoindre Kuala Tembelling. C’est toujours magique de se balader de la sorte au milieu de la jungle, à bord d’un petit bateau… Ensuite, nous prenons le bus qui nous amène à la gare de Jerantut, bus dans lequel nous avons poireauté presque 1h avant de partir ceci dit… Nous voila à la gare, ridiculement petite, mais qui garde son charme de « bout du monde »… D’ailleurs les prix sont eux aussi ridicules… Le prix pour nous rendre à la gare de Wakaf Bharu (gare principale de Kota Bharu) est de 12, 60RM par personne! Soit moins de 3€ pour parcourir près de 500kms… Je n’y croyais pas quand le guichetier me l’a annoncé! Bref, nous voici dans le train (d’une autre époque) pour… 9h! Départ à 13h15 et arrivée à 22h12... En fait, on sait pourquoi on paye si peu cher, le confort du train est passable nous dirons mais il n’y a pas de climatisation… Il y a bien des ventilos au plafond, mais ils ne fonctionneront jamais! Par contre, et heureusement, les vitres sont ouvertes et on peut passer le bras par-dessus pour s’aérer… et se prendre des branchages dans les avant-bras!!! Parlons du trajet une minute : c’est vraiment magnifique d’un point de vue des paysages, le train passe en pleine jungle (d’où son nom), s’arrête un peu où il veut (on a vu des gens descendre à des « gares » aussi grandes qu’un arrêt de bus chez nous, et ce au beau milieu de la jungle!), longe les rivières boueuses d’un marron impressionnant par son épaisseur, traverse des villages typiques de Malaisie, et d’une pauvreté frappante… Les enfants jouent au foot pieds nus, nous font des signes, les hommes ramassent des noix de coco avant de les charger par dizaines sur leur mobylette de fortune, les femmes sont assises sous les porches des maisons. Au premier regard, on leur envierait presque leur vie si tranquille, sans contraintes matérielles… mais avec du recul, on se rend compte que, s’ils n’ont pas l’air malheureux en apparence, ils sont terriblement pauvres. Arrivés vers Gua Mela, on peut voir des falaises de rochers sublimes… Je suis quand même abasourdi par ce que je vois dans ce train, à savoir des locaux qui jettent tout et n’importe quoi par les fenêtres… et ce, en pleine jungle… Cela dit je dirais, ne serait-ce que pour la beauté du décor, qu’il convient de prendre ce train… d’une lenteur extrême par moment! La chaleur est vraiment accablante tout au long du trajet, et surtout lorsque on est arrêté durant ½ h à une gare on ne sait pour quelle raison! Enfin, après 9h de train éprouvantes mais toujours inoubliables, nous arrivons enfin à Kota Bharu où nous n’avons pas réservé d’hôtel pour la nuit. Comme d’habitude, c’est la guerre des taxis qui veulent tous nous conduire là où nous voulons, ou là où ils veulent! On va au même hôtel qu’un couple d’hollandais avec lequel nous avons négocié le tarif du taxi. Après quelques formalités de réservation (taxi pour Kuala Besut et bateau pour les îles Perhentian) nous allons manger un bout à Pizza Hut ! et allons nous coucher après cette journée épuisante… Il est 00h30, nous nous levons à 5h30...

20/07/2006, 9ème jour.

Allez hop, debout! Il est 5h30, nous prenons le taxi à 6h, le même que celui qui nous avait conduit à notre hôtel hier soir. Qu’est-ce qu’ils feraient pas pour une poignée de ringgits ces malaisiens! 45 minutes plus tard, nous voila à Kuala Besut, il fait à peine jour et il y a foule quand même… Nous prenons le bateau de 7h, le premier, et en avant… Les îles Perhentian… Nous y voila enfin. Seulement 14 mois après notre première venue, le charme est toujours là, le calme est encore présent à cette heure si matinale, et pour le début de notre séjour ici nous avons choisi les Mohsin Chalets à Long Beach, sur Kecil, la petite île. Ce sont les premiers bungalows à gauche en retrait de la plage, lorsque l’on regarde l’île. Leur restaurant, le Blue Roof, hommage à la couleur des toits des bungalows, est en hauteur, et possède la plus belle vue de l’île. Sa cuisine y est très bonne en outre. On a de la chance de trouver un bungalow de libre tout de même, vu le nombre de touristes qu’il y a… J’avais bien réservé par le Net mais cela n’a apparemment pas marché…! On fait quelques courses au mini market, qui au passage se sucre bien sur les prix (c’est pire qu’au Petit Casino chez nous!!!). Bibi a la plaisir de retrouver son curry favori dans un des restos de la plage et après ça, direction la mer… 30° dans l’eau translucide, des poissons juste au bord de l’eau et une chaleur bien agréable cette fois. Quelques heures plus tard, Bibi me fait une remarque fort intéressante : mais pourquoi est-ce que je crame tout le temps et pourquoi je bronze pas comme les hollandaises et leur joli teint marron doré? Bonne réflexion en effet… Mais c’est parce que tu es d’origine nordique voyons (Maubeuge (59))… lol… et parce que tu es blanche comme un cachet d’aspirine!!! Après cette petite note d’humour, la journée se termine déjà, avec un bon repas de poisson au restaurant, avec vue sur la mer… Un petit tour sur le Net pour donner des nouvelles rafraîchissantes aux vieux, et au dodo… L’orage gronde ce soir et, en tant que grand passionné de météo, je me pose sur le balcon du bungalow pour observer les dizaines d’éclairs dans le ciel, en attendant le déluge…Il tombe un bel orage et cela fait tomber la T° à 24°c dehors, bien agréable pour dormir.

21/07/2006, 10ème jour.

Programme de la journée : plongée libre (apnée)… Nous faisons le tour des points intéressants qui se trouvent autour des 2 îles avec un bateau, à 4, tout ceci organisé par les Mohsin. Circuit qui est vendu par tous les resorts au passage. On avait déjà fait ce parcours l’année dernière mais nous n’avions à l’époque qu’un simple appareil photo jetable étanche et nos photos étaient quelque peu limites… Aujourd’hui, nous avons un caisson étanche à 40m pour notre APN qui va faire de bien plus belles photos. On se dirige d’abord sur "Turtle Point" où nous ne voyons que 2 pauvres tortues, tant coursées par les touristes qu’elles s ‘éloignent très vite de nous… J’arrive quand même à prendre de beaux clichés de cet animal si majestueux quand il nage… En tout cas, cela reste une rencontre magique à chaque fois. Suit le "Shark Point", où nous ne voyons point de shark hihihi… Là, les bateaux commencent à être un peu trop nombreux à mon goût… Par contre, nous pouvons observer de magnifiques coraux multicolores, encore préservés pour certains, et des milliers de poissons tropicaux, tous plus beaux les uns que les autres! Ensuite, nous nous dirigeons au large de la plage de Coral Bay (de l’autre côté de Long Beach, sur Kecil) où il y a une espèce de phare sur lequel on peut grimper… Je ne peux m’empêcher d’y monter dessus malgré la très grande difficulté de la grimpette (faut être quand même très agile et sportif!) et de faire un gros plouf d’une hauteur d’environ 10m, assez impressionnant tout de même! Au pied de cette petite tour de guidage les fonds sont magnifiques mais le courant peut être assez fort par moments… Il y a énormément de poissons… A 12h, on mange au milieu des chèvres au village de Kecil, et je suis toujours aussi écoeuré par la saleté de l’endroit… Des détritus jonchent le sol partout, un petit ruisseau d’un mélange eaux usées / liquide vaisselle / déchets se jette directement dans la mer… Affligeant!!! On finit l’après-midi par un tour de l’île de Kecil par le nord, en passant par Romantic Beach et la plage du D’Lagoon entre autres… Puis retour à Long Beach où nous finissons la journée. Si tout se passe à peu près bien pour l’instant, ce soir je montre les signes d’une tourista aiguë… Je crois que c’est la résultat du repas d’hier soir : curry un peu trop fort et, apparemment, j’aurais avalé tous les piments… Je vous passe le reste des détails, mais ce que je peux vous dire c’est que cela a été très dur durant toute la nuit!!! Heureusement que Bibi avait pris 10 kilos de médocs et qu’elle m’a bien soigné. Le lendemain midi c’était terminé, mais ce fut dur… Pour le repas, on se fait encore un bon BBQ (barbecue) au resto des Mohsin, je me prends une énorme langouste de 30cm pêchée du matin…

22/07/2006, 11ème jour.

Aujourd’hui, on part sur Besar, la grande île, où nous allons tenter de loger au Mama’s, QG des frenchys, et là où nous avions dormi l’an dernier encore… Mais, surprise, il y a encore plus de monde que sur Kecil! Le Mama’s est complet mais Aziz, le proprio fan de Johnny et Balavoine lol, nous promet une chambre pour demain. En attendant, on prend une chambre à côté, au Paradise Watercolors, pour 60RM. Très bien, propre, mais pas de prise électrique… embêtant pour charger les piles du caméscope ou de l’APN. Journée passée le cul dans l’eau à admirer les poissons, sur une des plus belles plages de l’île, en face du Coral View Resort et du Perhentian Island Resort. Des poissons par milliers, toujours aussi magnifiques, et qui viennent vous bouffer les mollets à 5m du bord, c’est pas beau ça? Bibi se fait une belle frayeur en apercevant un requin pointe noire d‘un bon mètre, totalement inoffensif, à quelques centimètres d’elle…Dommage pour la photo, c’est moi qui avait l’appareil et j’étais un peu plus au large à plonger dans les abysses… Malheureusement, ce qui devait arriver arriva… Mon problème insoluble d’oreille resurgit de nulle part, alors que tout se passait bien de ce côté-là jusqu’à présent. Et là, c’est le monde qui s’écroule pour moi, ayant une profonde passion pour l’apnée depuis toujours et passant tout mon temps sous l’eau à la mer… Enfin, je n’ai pour l’instant qu’une légère sensibilité à une oreille lorsque je remonte, mais je sens bien que mes vacances vont être gâchées… Quelques cachets contre la douleur, un bon repas et au lit.

23/07/2006, 12ème jour.

Cette fois c’est bon, on prend nos quartiers au Mama’s, un des plus mignons resort de l’île (qui soit dans nos prix!), mais surtout surtout les proprios, Aziz, la Mama et tout le monde, sont adorables et très arrangeants. En plus, ils se souviennent de nous, ça fait plaisir! Bibi commence à en avoir marre de faire et défaire les sacs, je crois que depuis qu’on est parti on a pas dormi 2 fois dans la même chambre 2 jours d’affilée! Mais cette fois c’est bon, on reste ici pour 4 nuits. Cet après-midi, on loue un canoë et on fait le trajet jusqu’à la minuscule plage qui se trouve à côté de Turtle Beach, on y reste jusqu’au soir. Le trajet dure environ ½ h et n’est pas très dur, pour les amateurs, ensuite ce n’est pas compliqué, c’est la 1ère plage sur la droite (forcément, à gauche c’est la mer!), juste avant Turtle Beach qui est bien plus grande. C’est une plage absolument splendide, déserte ou presque en haute saison, et carrément en basse saison (nous y étions allés en avril / mai)…Mais, comme partout, l'arrière des plages et un amoncellement de détritus en tout genre, même ici… C'est lamentable! Les fonds sont d'une beauté rare et on peut y voir des poissons d'une taille assez impressionnante parfois, jusqu'à 1mètre. Les coraux sont magnifiques, et vous pouvez vite vous retrouver au milieu d'un énorme banc de poissons qui vous tournent autour… Magique… Mon oreille va mieux, au passage, mais je me limite à des profondeurs modestes, rarement plus de 5/6m. Je me rends vite fait à Turtle Beach à la nage, afin de jeter un œil, puis on rentre avant qu'il fasse nuit. Journée magnifique encore une fois… Ce soir, c'est notre 1er BBQ au Mama's, et Dieu sait qu'un BBQ là-bas c'est quelque chose… On choisit son poisson directement dans la glacière, sa sauce (la sauce coco de la Mama est un délice!), et ensuite on peut observer le chef préparer le festin, qui est accompagné de fruits tropicaux, de riz, de légumes et donc, de la sauce. Bon appétit… et ensuite au lit!

24/07/2006, 13ème jour.

Aujourd'hui, comme on a pas assez marché au Taman Negara (lol), on se dit qu'on va se faire un petit trek dans la jungle… Bon, c'est du pipi de chat à côté de la vraie jungle mais le but n'est pas toujours la difficulté! On avait fait ce trek aussi l'an dernier. Il part du Perhentian Island Resort, trace tout droit vers le sud jusqu'à la grande plage du sud-est de l'île, Flora Bay, et remonte du sud-ouest de l'île jusqu'au nord-ouest, où nous sommes… Nous observons des singes, qui nous pissent dessus!, des petits varans, des gros mille pattes, des fourmis géantes et… des moustiques très virulents! Le chemin est relativement facile, malgré quelques passages un peu plus difficiles. Flora Bay, la grande plage qui se trouve au sud de l'île, à mi-parcours, est absolument superbe, complètement délaissée par les touristes et à l'écart de tout… L'atmosphère est bien différente ici, il n'y a personne, même en haute saison, les gens sont plus cool et les prix aussi, hormis l'Arwana Beach Resort, un hôtel de luxe, qui ne défigure pas du tout le paysage comme le dit le Routard… La plage en elle-même est d'un bleu laiteux magnifique, il n'a quasiment pas de bateaux et la mer est très calme… Nous n'avons pas eu l'occasion d'explorer les fonds à cet endroit mais je conseille ce petit coin de paradis à tous ceux qui cherchent la tranquillité… tout le contraire de Long Beach! Quelques achats dans les 2/3 boutiques du bord de plage et nous prenons le chemin du retour. Le sentier dans la jungle reprend à gauche de la plage quand on la regarde. Et là, autant dire que ça grimpe sévère! Quelques minutes plus tard, nous voilà sur la côte sud-ouest, un peu plus au sud du Mama's, il ne nous reste plus qu’à longer la plage pour rentrer, pendant 1h environ, en prenant quelques photos et quelques séquences vidéos. Là aussi, contrairement à Long Beach, ici c'est désert. Quelques touristes sur les plages mais on est loin de la plage du Coral View ou de Kecil. C'est toujours aussi magnifique, on peut voir des bateaux de pêcheurs, quelques plages isolées, des petits animaux se promener, c'est la tranquillité à l'état pur, le bonheur… Petite pause déjeuner à 15h en arrivant au Mama's, et nous repartons vers la plage du Coral View pour terminer l'après-midi… Comme d'habitude, les poissons sont au rendez-vous. Encore les gros d'hier qui font bien 10/15 kilos et que je réussis à filmer en troupeau. Un requin également, bon c'est pas les "Dents de la Mer" mais il fait bien 1m quand même… Bibi l'a même "combattu" avec son tuba lorsqu'elle l'a vu se diriger vers elle… Enfin, une belle après-midi bien remplie encore une fois… Ce soir, nous avons encore droit à un gros BBQ avec un énorme barracuda, des crevettes à gogo et tutti quanti…

25/07/2006, 14ème jour.

Ce matin, on tente d'aller voir les tortues qui sont à quelques dizaines de mètres de la côte, en face du Mama's ou presque, mais l'orage d'hier soir a troublé quelque peu l'eau et a surtout rendu le temps instable… Nous allons voir mais sans succès. Du coup, petite baignade matinale sur notre plage préférée, celle du bout, puis déjeuner à midi. Nous passons notre après-midi sur Turtle Beach où, cette fois, nous avons été déposés par bateau. On a demandé au pilote de venir nous chercher à 19h. On a la chance de voir des centaines de tortues bébés dans une grande bassine, qui sont là pour maintenir l'espèce "en vie" le plus longtemps possible. Il faut quand même payer 5RM pour les voir, ah le business… C'est vraiment mignon et infiniment petit, quand on pense comment ça devient niveau taille… Mais malheureusement, une sur 10, 50 ou 100 seulement atteindra l'âge adulte… Bon, côté plage il n'y a quasiment personne… Elle est vraiment magnifique, longue et calme… Une petite famille de singes noirs nous fait l'honneur de sa présence pendant ½ h environ, on les observe se balader de branche en branche, comme des gamins… lol Cette fois, ils n'ont pas essayé de nous faire pipi dessus comme l'autre jour dans la jungle! On passe l'après-midi à se baigner, plonger, prendre des photos, ça en devient une habitude… mais une bonne! Entre 18h et 19h, nous ne sommes plus que 4 sur cette immense plage… L'impression d'être seul au monde… Comme tous les soirs au Mama's, BBQ monstrueux pour moi qui raffole du poisson, un demi barracuda encore une fois, 400g de crevettes et des brochettes de satay… Miam miam! L'orage se rapproche… Ce soir on va en avoir un digne de ce nom : des éclairs toutes les 5s qui illuminent tout le ciel, un bon déluge de pluie, bref, un régal pour moi qui aime filmer ça…

26/07/2006, 15ème jour.

Après le "méga orage" d'hier soir, le temps reste couvert encore une fois et il tombe même 2/3 gouttes par moments… Ce n'est pas bien grave, ça a au moins le mérite de limiter la hausse de la T°et de faire reposer nos peaux… Nous qui avions prévu d'aller à Redang pour la journée nous n'irons pas finalement, faute de monde pour remplir le bateau…Finalement, nous décidons d'écourter notre séjour sur les Perhentian d'un jour. Le temps n'est pas très beau, nous connaissons les 2 îles par cœur depuis l'an dernier, et un jour de plus sur Tioman, que nous ne connaissons pas, ne sera pas de trop. Aziz, du Mama's, nous arrange un transfert en taxi de Kuala Besut à Jerteh, lieu où nous devons prendre le bus pour Mersing en soirée. Nous prenons donc le bateau en direction de la côte et de Kuala Besut, en disant probablement adieu aux îles Perhentian… Là-bas, le charismatique oncle d'Aziz nous attend avec son beau taxi pour nous conduire à Jerteh donc, à une cinquantaine de kilomètres plus au sud. On y arrive vers 16h ou 17h et notre bus ne part qu'à 21h45... On a donc du temps à "tuer" en faisant les boutiques. C'est une véritable caverne d'Ali Baba pour ma Bibi, fine cuisinière, où elle trouve quantité d'épices inconnues et autres produits d'aspect bizarre… Il n'y a ici aucune femme qui ne soit pas voilée et on nous regarde comme des extra-terrestres… Il faut dire que le touriste, ici, n'est pas légion… L'ambiance de cette petite ville n'est pas désagréable et, là, on se croit vraiment dans le cœur de la Malaisie! On passe le reste de la soirée sur le petit marché typique situé à côté de la gare routière, où l'on mange pour 3 fois rien par ailleurs, et très bien. 22h : nous voici dans le bus pour 8/9h de trajet de nuit… Heureusement que nous avons acheté une magnifique couverture en pilou (suite à la conversation d'avec Bigyaya (de VF)) que nous avons croisé sur les Perhentian et qui nous a dit que les bus étaient climatisés à mort!) parce que, effectivement, il doit bien faire 18° dans ce fichu bus! Ils sont malades! Enfin, même avec cette couverture, le trajet est périlleux pour nos petits corps fatigués. Vers 6h du matin, le bus s’arrête sur le côté de la route, en pleine nuit, on ne sait pas ce qui se passe… Mais bon sang mais c’est bien sûr, c’est l’heure de la prière! Voilà t-il pas que tout le monde (sauf nous) descend du bus pour aller faire sa petite prière en face, dans la mosquée! On aura tout vu ici… Nous arrivons à Mersing, port d'embarcadère pour l'île de Tioman, vers 6h30 du matin…

27/07/2006, 16ème jour.

Après une petite marche en direction du port d’embarcadère, nous y voilà! Le bateau qui nous amène en direction de l’île de Tioman n’a rien à voir avec ceux qui font le trajet pour les îles Perhentian! Ils sont beaucoup plus gros, et plus rapides. En même temps, c’est beaucoup plus loin de la côte, à environ 1h avec ce gros bateau! Tioman, cette île est absolument magnifique, mais elle se mérite… Revenons vite fait sur le périple qui nous a permis d’y arriver : 8 ou 9h de bus depuis Jerteh (à côté de Kuala Besut), 1h de bateau, un trajet épuisant… Enfin, nous y voici… C’est superbe, et le chalet que j’avais réservé sur Internet, au Panuba Inn, est très sympa… Le problème, c’est que le bateau ne s’arrête pas au Panuba qui a, en fait, sa minuscule plage pour lui tout seul. Il faut donc crapahuter depuis la jetée de la plage d’ABC jusqu’à là-bas… et c’est pas à côté! Surtout la dernière partie qui est dans la jungle… avec des sacs de 20 kilos sur le dos, c’est folklorique à 8h du matin, qui plus est en ayant pas trop dormi! On s’installe, on va prendre le petit-déj, on va faire un tour à l’eau (qui est plus fraîche, ou moins chaude! qu’aux Perhentian) et on va piquer une sieste bien méritée jusqu’à midi… Au passage, on trouve quelques méduses bien désagréables sur la plage, inoffensives apparemment, mais qui seront la « plaie » de notre séjour sur Tioman… Cet après-midi, nous tentons « l’excursion » jusqu’à Monkey Bay, à environ 1h30 de marche du Panuba par la jungle… En fait, nous n’y arriverons jamais (mais ce ne sera que partie remise à plus tard!) parce que nous ne trouverons pas le chemin… On s’est arrêté à la plage juste avant qui est, soit dit en passant, bien plus belle que celle de Monkey Bay, dont on entend tellement parler… C’est même une des plus belles plages que j’ai vue jusqu’à présent : elle forme un bel arc de cercle, son sable est d’un magnifique orange / brun, et il y règne une tranquillité à l’état pur… On y passe une partie de l’après-midi et on revient au Panuba. Au retour, on tombe sur une famille de singes, enfin un seul pour commencer, qu’on a observé pendant un bon moment. Les sales goinfres, ils nous ont flingué notre paquet de cahuètes!!! Mais quand ils étaient tous autour de nous à se battre pour ces friandises, on faisait moins les malins quand même… et on s’est éloignés tout doucement en leur laissant le paquet! Ensuite, on se fait surprendre par un varan qui est agrippé à un tronc d’arbre et que l’on a pas vu! Ma Bibi a fait un bond!!! Tout ça pour dire que la jungle de Tioman nous a parue bien plus sauvage et hostile que celle des Perhentian, voire celle du Taman Negara par endroits… On termine la soirée par un bon petit barbecue au Panuba, et on file au lit…

28/07/2006, 17ème jour.

Le matin, la mer est d’un calme absolu et la brume s’accroche encore à la cime des arbres, la température est encore supportable, et c’est bien agréable… Aujourd’hui, on va réserver nos billets d’avion pour le retour à Kuala Lumpur, à l’aéroport de Tekek. En fait, ce n’était pas prévu mais, vu notre état de fatigue, on a décidé de prendre l’avion plutôt que de se retaper le bateau puis encore 6h de bus jusqu’à KL. En avant donc pour une bonne marche de 3 Kms jusqu’à l’aéroport, minuscule d’ailleurs, sous une chaleur de plomb… Arrivés au village de Tekek, on se rend bien compte qu’on est en Malaisie, c’est vraiment typique, y’a des mobylettes partout (toutes les mêmes), des chats par dizaines, et de pauvres bicoques en bois pour lieux d’habitation. C’est aussi ça qui est enrichissant, de voir comment les autres peuples vivent, si près et si loin des touristes… L’aéroport est ridiculement petit, l’avion que nous prendrons aussi d’ailleurs, ce qui ne rassure pas trop ma Bibi… elle qui n’avait jamais pris l’avion il y a encore deux ans! Il nous faut plus d’une heure pour avoir nos billets (100€ l’aller pour deux) car, lorsque c’est l’heure de l’embarquement (c’était le cas et il y en a seulement 3 par jour maximum!), il faut même pas penser à demander quelque chose au personnel de l’aéroport, qui est… limité! (par le nombre, pas par les facultés hein!) Toujours est-il qu’il faut pas les presser ici, on commence à être habitués, ils sont dignes de la DDE chez nous! Dehors, juste en face de l’aéroport, il y a deux gros arbres où sont suspendues des centaines de chauves-souris de bonne taille, et qui répandent une odeur, comment dire, très forte et assez épicée… pour ne pas dire plus! Nos billets en poche, nous rentrons au Panuba; sur la route, on s’offre quelques souvenirs (tee-shirts et autres babioles…). A force de marcher sous le cagnard, ma Bibi s’est récolté un coup de soleil collector avec la forme de son habit du jour, à savoir le marcel! Mort de rire… Allez, un dernier plouf pour terminer la journée, apparemment il y a moins de méduses aujourd’hui… A noter que les fonds et les poissons sont un peu différents que ceux que l’on a pu observer sur les Perhentian, mais sont tout aussi jolis… Ce soir, on mange sur la plage ABC, mitoyenne de la nôtre, à quelques 15 minutes à travers la jungle… Pas que le restaurant du Panuba soit mauvais, mais l’accueil y est tellement déplorable qu’on préfère changer un peu… On dirait qu’on les emmerde en permanence, le sourire n’y est jamais, enfin, à oublier… C’est dommage l’endroit est magnifique et complètement isolé. Donc, nous voici partis sur ABC où nous allons manger un succulent BBQ, pour changer. Le problème, c’est que pour rentrer… il fait nuit!!! Eh oui, ici il fait nuit à 19h30... Alors le trajet en pleine jungle pendant 15 minutes dans le noir complet, avec pour seul éclairage une pauvre lampe torche minable (la même qui nous a servie dans la grotte de Gua Telinga au Taman Negara!), est plus que sauvage… Heureusement pour nous, on ne fait pas de mauvaises rencontres… Mais Dieu que les bruits de la jungle la nuit sont impressionnants!!! A cette heure-là, il est temps d’aller au lit…

29/07/2006, 18ème jour.

Allez, on enfile le short et les chaussures et c’est parti pour un trek de 10 Kms minimum… Direction la plage de Juara, de l’autre côté de l’île, en face de Tekek. Le trajet commence au Panuba, où nous sommes, et passe par la plage d’ABC, avant d’arriver au village de Tekek. Là, à gauche toute en direction de la jungle, pendant 7 éprouvants kms… Mais tout cela ne serait pas raisonnable sans un bon petit-déjeuner au préalable, avec le sourire légendaire des serveurs du Panuba… En plus, ce matin il y a des pancakes! Donc, après ce bon repas, nous voilà partis pour une journée bien dure physiquement, mais inoubliable… Il faut dire que nous en sommes à 18 jours de « vacances » et nous avons déjà bien marché. Ma Bibi commence à fatiguer. Après le trajet classique en béton jusqu’au village de Tekek, nous tournons donc plein gauche où commence la sympathique ascension à travers la jungle… Selon le Routard, il devrait y avoir 900 marches environ jusqu’au sommet… Et effectivement, après une première partie facile, ça monte sévère pendant un long moment… Et ce qui est vraiment surprenant, c’est que ce sont de véritables marches en béton que nous empruntons, en pleine jungle et sur un terrain plus qu’inhospitalier… Sur le moment, je me demandais comment ils avaient fait pour nous monter du ciment jusqu’ici… Ils sont forts ces malaisiens quand même! Bon, le paysage à lui seul nous fait oublier la difficulté… C’est vraiment magnifique et, chose amusante, cette jungle du centre de l’île de Tioman nous a parue plus « sauvage » que celle du Taman Negara! C’est un comble quand même… Enfin, ce n’est pas vrai partout, souvenez-vous du passage des sangsues… là c’était vraiment le fin fond de la jungle, avec toutes les difficultés que cela comprend! Nous pouvons observer notre premier véritable serpent, là, devant nos yeux, affalé sur un gros rocher… Il doit faire autour d’1m et est d’un rouge dominant. On ne fait pas les fiers en passant à côté… On ne compte plus les innombrables singes qui nous suivent en filant le long des fameux câbles électriques; les bruits sont toujours aussi magiques quand on s’enfonce dans ces paysages grandioses, c’est inoubliable… Au passage, on ne croise pas grand monde, comme souvent depuis notre arrivée ici. Arrivés au sommet, petite pause de 5 minutes pour déguster quelques cacahuètes. On laisse les restes aux singes… Là, commence la partie la plus dure et la moins jolie… Une interminable route bétonnée qui file jusqu’au village de Juara… Et si ça ne descend pas trop au début, ça se corse très vite… C’est vraiment usant pour les genoux, surtout quand vous avez fait déjà 8 Kms… On a bien essayé timidement de se faire prendre en stop, mais sans succès… Une petite averse vient nous embêter (pour le caméscope) mais nous rafraîchit… A noter qu’il fait bien plus frais (ou moins chaud) au sommet. Après donc une dizaine de kilomètres, nous voilà arrivés au petit village de Juara. Là encore, il n’y a personne, c’est désert…Si vous aimez l’ambiance d’Ibiza ou de St Tropez il ne faut pas venir ici!!! On se balade durant quelques heures d’un bout à l’autre de la belle plage, en récoltant quelques sourires d’enfants, en évitant quelques varans sur la route, et en prenant quelques photos… Il ne fait pas très beau aujourd’hui ici, et le temps est assez différent de celui de l’autre côté de l’île. Un petit déjeuner dans un petit resto sympathique où nous sommes les seuls à manger, et nous prenons la décision que nous ne repartirons pas à pied, nous sommes trop fatigués… Nous décidons donc de prendre un 4X4 jusqu’à Tekek, moyennant 70RM pour 2. Ce fut un voyage mémorable… Les 7 Kms qui relient les 2 villages ne sont pas une sinécure! La route, si l’on peut l’appeler ainsi, est complètement défoncée et l’on a du mal parfois à passer au milieu des énormes crevasses. Faut dire qu’on avait un 4X4 pourri, avec une puissance très limitée… Mais bon, ce trajet qui a duré 45 minutes (pour 7 Kms!) restera inoubliable. Des montées et des descentes ahurissantes, on était secoués de tous les côtés, à en avoir des tours de reins! On en a rigolé tellement c’était surréaliste parfois! A noter qu’ils sont en train de faire une nouvelle route (une vraie) qui reliera les 2 villages. De souvenir, elle ouvrira mi 2007. Le chauffeur, sympa, nous dépose jusqu’au bout de la route praticable pour les voitures, c’est-à-dire jusqu’au Marine Park (petite expo sur le milieu aquatique de Tioman). Il nous reste 2 Kms avant d’arriver à la « maison »… ils seront longs… Voilà donc une journée bien remplie encore une fois, et qui se termine par un bon repas au BBQ, avec un bon marlin!

30/07/2006, 19ème jour.

La mer est un peu agitée aujourd’hui, on espère que cela va se calmer étant donné que nous devons partir en excursion en bateau…Au programme, on commence par Coral Island, une île non habitée bordée d’eaux turquoises et de coraux vivants magnifiques… Comme par magie, lorsque nous arrivons à proximité de l’île, la mer semble s’être calmée et les conditions pour plonger (en apnée toujours) sont très bonnes. Et effectivement, c’est splendide… Des coraux partout, tous intacts, des poissons par milliers, de toutes les couleurs, une mer d’une transparence rare… et toujours la même frustration pour moi qui dois plonger avec des bouchons suite à mon problème d’oreilles qui me bouffe… Quelle horreur pour moi de ne pas avoir ma liberté aquatique, de ne pas pouvoir plonger librement à 10m ou 20m dans ces fonds si magnifiques… Je me contente de rester à la surface le plus souvent et fais quelques plongées vers les 5m, tout doucement, en faisant attention à ces foutues oreilles… Ma Bibi est émerveillée elle aussi, elle qui ne mettait pas la tête sous l’eau il y a seulement 2 ans… A cet endroit nous avons vu des espèces que nous n’avions jamais vues, même pas aux Perhentian. Il y avait même quelques seiches, qui changent de couleurs en quelques secondes! Après une bonne demi-heure d’observation sous-marine, on nous emmène sur la plage de cette fabuleuse île, avec un sable d’une blancheur incroyable. Le conducteur du bateau en profite pour piquer une petite sieste et moi pour prendre quelques photos de cet endroit paradisiaque… L’eau du bord est vraiment d’une transparence et d’un bleu rares! Deuxième arrêt : Malang Rock, ou un incroyable petit îlot formé d’énormes rochers qui s’enfoncent à plusieurs dizaines de mètres de profondeur et où vivent une multitude d’espèces de poissons…L’eau est claire et les coraux splendides, un vrai bonheur… A noter que la mer est un peu plus agitée à cet endroit. Je tente bien quelques plongées aux alentours des 10m, en passant même dans des petites grottes (j’adore ça!), et ce sans heurter mes petites oreilles, mais je ne tente pas le diable… Il y a pourtant à faire, des crevasses partout, qui s’enfoncent à 20m ou 30m, des poissons partout… Vraiment un endroit magique. Ensuite, petit pause déjeuner sur la plage de Salang où nous séjournerons à partir de demain pour les 4 derniers jours. Dernier « spot », la plage de Monkey Bay. Bibi reste dans le bateau car elle a pris un bon coup de soleil, pour changer. Faut dire que ça tapait dur sur Coral Island. Moi aussi j’ai un peu grillé malgré tout, mais je vais quand même barboter quelques minutes avec les méduses… Notre « commandant de bord » nous informe que les milliers (sans exagérer) de minuscules méduses qui stagnent dans ces eaux ne sont pas dangereuses. Cela reste quand même très désagréable de nager au milieu d’elles mais c’est vrai que je n’ai rien eu à signaler côté enquiquinement. Ce sont les grosses méduses qui sont venimeuses, et celles-là, elles ne rigolent pas! Encore des centaines de poissons ici en tout cas, qui me bouffent les mollets… Au bout de quelques minutes, je remonte sur le bateau ne supportant plus la sensation plus que désagréable de pousser des dizaines de micro méduses à chaque brasse… Une fois rentrés au chalet, au lieu de se reposer gentiment, on se la joue sado-maso en faisant un aller-retour au village pour retirer des sous sous… On est vraiment sur les rotules en rentrant… Faut dire que 2h pour retirer 500 RM ça fait ch… Ce soir, c’est le dernier repas au Panuba et, franchement, on est pas mécontents de partir… L’accueil est vraiment déplorable, on dirait qu’il faut payer pour avoir un sourire! Ça serait dur de trouver plus désagréable mais, au vu du livre d’or, beaucoup ont trouvé les lieux sympas et le personnel accueillant… Comme quoi, tout est relatif!

31/07/2006, 20ème jour.

Oh la belle journée de merde qui commence… Réveillés à 8h du matin par une tempête, une vraie, avec du vent à gogo et de bonnes pluies. Bon, pour la tempête cela me satisfait en tant que passionné de météo, mais pour la suite des choses c’est pas évident. Les pluies et le vent font quand même fait tomber la T° à 24°, une des valeurs les plus basses que l’on ait observées depuis le début de notre séjour en Malaisie! Alors aujourd’hui on est censés partir du Panuba donc, afin de rejoindre la plage de Salang, plus au nord. Mais la mer, très très agitée, nous bloque ici pour l’instant. Et ce n’est pas le fameux personnel du resort qui va nous aider à trouver un bateau partant là-bas! Malgré que la mer se soit calmée bien avant, on doit patienter jusqu’à 15h ou 16h avant de pouvoir partir en bateau. Ils veulent à tout prix que l’on reste apparemment! Mais on a eu notre dose, ça va! Après donc toute une matinée et une bonne partie de l’après-midi à regarder la mer se déchaîner, le vent faire tomber tout et n’importe quoi, et les bateaux tanguer, nous arrivons sur la belle plage de Salang, très peu fréquentée en ce… 31 juillet, hein! Qui a dit que c’était surbooké par ici…? Nous descendons au Salang Sayang Resort, plus connu sous le nom de Zaïd’s place, à l’extrémité droite de la plage quand on la regarde. On avait réservé un chalet quand nous étions venus sur cette plage hier, lors de l’excursion en bateau (Coral Island, Malang Rock, Monkey Bay). Le chalet est sympa, assez grand, sans clim’ (comme d’hab’ pour nous), avec un joli lit et placé autour d’un joli jardin bien décoré, à seulement 30m de la plage… Le tout pour 70RM, correct. On s’installe doucement, on est en vacances hein… puis on va observer les gros varans (1m50) qui barbotent dans la petite rivière qui se trouve derrière les bungalows… On finit la journée à la plage, à se baigner, regarder les poissons toujours aussi beaux, et se balader ici et là… Le soir on goûte un énième BBQ et, une énième fois, on se régale avant d’aller au lit…

01/08/2006, 21ème jour.

Aujourd’hui pas grand-chose à raconter, bronzette et baignade… Le matin on ne se baigne pas trop à cause des méduses (encore une fois) qui sont présentes par milliers et partout! Alors malgré qu’elles soient inoffensives, c’est pas super de plonger ou nager parmi tant de bestioles comme celles-là… Bizarrement, l’après-midi, elles se font rares et on en profite pour aller plonger. On a pu voir un requin là, à 10m du bord, dans 1m d’eau (si si…), une belle tortue que j’ai suivie et filmée (toujours magique…), ainsi qu’une énorme murène (2m minimum) que j’ai coursée à 3m de fond mais qui s’est cachée sous un rocher! Elle m’a fait peur sur le coup quand même… On a aussi vu une famille d’énormes poissons, ils étaient 5, se balader à côté de nous tranquillement… Ils sont, je pense, de la famille des poissons perroquets car ils ont une énorme protubérance entre les yeux et la bouche et, en plus, ils ont les mêmes dents très en avant. Ils devaient faire au moins 1m20 et lâchaient leurs excréments assez régulièrement, c’était amusant… Les diversités de coraux et de poissons sont impressionnantes ici et ce n’est pas forcément les mêmes espèces qu’aux Perhentian, par exemple. Comme à l’accoutumée, on finit la soirée devant un bon BBQ avec, ce soir, un gros red snaper, 3 seiches, 6 grosses crevettes, et un crabe! Rien que pour moi…

02/08/2006, 22ème jour.

Encore une journée tranquille aujourd’hui, faut dire qu’on est fatigués par toutes les marches que l’on a faites, entre autres. Trop de méduses encore aujourd’hui, le point noir de Tioman pour moi, la baignade sera limitée… Malgré qu’elles ne soient pas dangereuses et que j’ai nagé souvent parmi elles, ma Bibi a réussi à se faire piqué par l’une d’entre elles… enfin, c’est que l’on a présumé. Alors, cet après-midi, c’est sieste, Ipod, et ballade tranquille. On est quand même allés voir une espèce d’énorme complexe d’une douzaine de bâtiments adossés à la colline, abandonné, toujours à droite de la plage quand on la regarde. C’est absolument inimaginable la taille que fait ce complexe! Il doit y avoir des centaines et des centaines de chambres. Ce qui est frappant, c’est que cela semble avoir été abandonné du jour au lendemain, tout est quasiment fini, les chambres sont terminées, il y a même du mobilier qui est encore sous plastique à l’intérieur! On dirait un paysage de fin du monde… Il y a encore les outils des ouvriers ça et là, c’est vraiment surprenant! On demande à un « locaux » (ou local lol) de nous expliquer ce qu’il s’est passé, il nous explique que c’est le gouvernement qui a arrêté les subventions et donc, les travaux. Faut dire que si le projet était sympa (grande piscine, superbe terrasse, vue absolument magnifique, etc…), ceux qui l’ont initié avaient vu 10 fois trop grand! Je vous dis, il n’y a pas moins de 12 bâtiments qui ont environ 40 ou 50 chambres de grand luxe (on peut aller voir dans certaines!). Tous ces bâtiments sont étagés sur la colline, avec quelques centaines de marches à monter pour arriver à celui situé le plus haut… Voilà un des points noirs d’un tel complexe, les clients (relativement fortunés vu le standing visé) n’allaient pas se taper 200 ou 300 marches le matin et le soir pour aller barboter en bas… Bref, tant d’argent gaspillé pour rien… En plus, on a détruit la jungle pour en arriver à ça : un complexe abandonné! Dommage… Surtout que, si le projet était énorme, il était plutôt bien intégré à la végétation et ne faisait pas trop tâche, malgré sa taille. Enfin, c’est notre avis. On en arrive à notre repas du soir, encore un BBQ (mais oui, c’est tous les soirs en vacances!), un gros poisson pour moi et un ½ poulet grillé pour ma Bibi. Ensuite, tout le monde au dodo…

03/08/2006, 23ème jour.

Aujourd’hui, dernier jour sur l’île de Tioman, on a été cherché les dernières forces qui nous restaient pour faire notre dernier trek dans la jungle! Direction la plage de Monkey Bay, à une bonne heure de marche de Salang. Au début, ça monte très très raide, ma Bibi n’en pouvait plus… C’est vrai que ça monte terrible… Parfois le chemin n’est pas très bien marqué, mais il suffit de repérer la ligne électrique et de la suivre en cas de problème. Une fois arrivés en haut de la colline, il faut… redescendre! Et ce n’est pas forcément plus facile! Toujours est-il qu’au bout d’une heure de marche épuisante, nous voilà arrivés à bon port. Monkey Bay : une belle plage en arc de cercle, avec un habitant qui peut nous servir un repas à l’occasion, et qui fait aussi taxi. On prend d’ailleurs rendez-vous dans une heure ou deux afin qu’il nous ramène à Salang. Bibi ne reviendrait pas à pied vivante! On pousse jusqu’à notre plage préférée, celle qui a le sable orange, et nous y restons durant une heure, seuls, à se baigner, marcher, prendre des photos… Instant inoubliable encore… Au retour, on discute de nos expériences avec un couple (une suédoise et un sud-africain) et nous prenons le bateau taxi afin de rejoindre notre plage, pour la modique somme de 25RM. L’après-midi se termine tranquillement par un peu de bronzette et de plongée apnée. On peut observer notre famille préférée d’énormes poissons, qui se balade chaque jour au même endroit, encore un requin non loin du bord, et même une tortue. Voilà, ce soir c’est notre dernier BBQ (snif), demain nous prenons l’avion avec Berjaya Air pour rejoindre Kuala Lumpur pour les 2 derniers jours…La fin des vacances approche…

04/08/2006, 24ème jour.

La fin des vacances approche à grands pas… Ce matin, on prend un gros bateau qui nous amène à l’aéroport de Tekek, le plus petit du monde je pense, afin de prendre notre petit coucou de 48 places… Ça fait drôle de partir… Bibi a très peur de prendre cet avion, mais sa frayeur des décollages a presque disparu. Ça reste un peu impressionnant comme petit avion, il y a de la fumée à l’intérieur pendant le décollage, due probablement à la pressurisation je pense, mais ça fait bizarre… Après une petite heure de vol, nous voilà à Kuala Lumpur, non pas à l’aéroport de Sepang, mais à celui de Subang, bien plus petit et utilisé seulement pour quelques « petites » lignes. De là, on prend un bon vieux taxi bien pourri pour nous amener à notre bel hôtel 5*, histoire de bien finir les vacances… J’avais en effet décidé de passer la dernière nuit dans un palace, histoire de contraster avec les petits bungalows au confort simple où nous avions dormi durant toutes les vacances. Et, surtout, c’est le genre d’hôtel où il nous serait impossible de séjourner en Europe, vu les prix… Mais, comme d’habitude, la poisse nous poursuit… Notre réservation, faite sur Internet, a comme qui dirait disparu une fois arrivés à l’hôtel… On est accueillis comme des stars (ça nous fait tout drôle) mais, au final, on repart avec nos sacs… comme des clochards! Qu’à cela ne tienne, il nous suffit de traverser la rue pour atterrir au Seri Pacific Hotel, palace de 5*, où nous dégotons une bien belle chambre au 22ème étage pour la modique somme de 320RM, soit un peu moins de 70€. Chambre qui vaudrait, en France, peut-être 300€ ou plus… Le hall est digne des plus grands hôtels français et européens, le groom est là pour nous porter les bagages, enfin, c’est un luxe auquel il est bon de goûter de temps en temps. Pour nous, ce fut la 1ère fois. Pour monter dans les étages, il y a 6 ascenseurs en arc de cercle qui donnent tous sur l’extérieur grâce à de grandes baies vitrées, les vues sont différentes selon lequel on prend. Le soir c’est magnifique, toute la ville est illuminée et l’on peut voir les Tours Pétronas au loin… La chambre est énorme, peut-être 30m2, possède une douche, une baignoire, une télé avec câble, un lit en 180!, un frigo, un coffre-fort, un bureau avec prise Internet, un dressing, un canapé, et une grande baie vitrée avec un verre très épais (à cause du bruit) avec vue sur la ville… c’est magnifique! Au 4ème étage, il y a une grande piscine mais nous n’aurons pas le loisir d’y faire quelques brasses… Au 3ème, se trouvent les restaurants, aux allures de cantines de Beverly Hills! Après s’être installés, on part faire un peu de shopping ça et là afin de dépenser nos derniers ringgits… Le soir, on monte sur la KL Tower, histoire de voir la vue de nuit (l’an dernier, on était montés de jour). C’est très joli, très illuminé, comme toute grande métropole. Une fois rentrés à l’hôtel, on se regarde 2/3 émissions de télé, les infos, qui nous apprennent le conflit au Liban (on le découvrait!), et au lit. Une des meilleures nuits de notre vie d’un point de vue du confort, un matelas exceptionnel dans un lit gigantesque!

05/08/2006, 25ème jour.

On se fait la grasse matinée ce matin. Levés à 10h on file au petit-déj…On avait jamais vu un tel buffet, et pourtant ma Bibi a travaillé dans la restauration, mais pas dans un palace… Du chaud, du froid, sucré, salé, des fruits exotiques, des pâtisseries, viennoiseries, tout un tas de jus de fruits, etc.… C’est donc avec le ventre qui touche par terre que nous partons nous promener pour notre dernier jour ici… Au passage, on s’arrange avec notre groom pour laisser nos 30 kilos de bagages en consigne, notre avion ne partant qu’à 2h du matin… Comme promis, on va visiter le Bird Park, le plus grand du monde à ciel ouvert paraît-il, et c’est vrai qu’il est très grand! 35RM l’entrée par personne, c’est relativement cher, mais ça en vaut la peine! Des oiseaux par milliers, en semi liberté, plus ou moins sauvages, et dans un environnement quasi parfait pour eux. On peut y admirer des perroquets de toutes sortes, des flamands roses, des paons, des autruches très impressionnantes, des gros, des petits, bref une multitude d’oiseaux tous plus beaux les uns que les autres… en une balade de 2h si on prend son temps, et il le faut! A faire vraiment. On enchaîne avec les Hibiscus & Orchid Parks (1RM l’entrée!) qui, eux aussi, se trouvent dans l’immense zone verte appelée « Lake Gardens », à seulement quelques kilomètres du centre ville. Là encore, des milliers de variétés d’orchidées (plante symbole de la Malaisie) et d’hibiscus dans de magnifiques jardins. On y passe quelques temps à prendre de magnifiques photos. On termine notre séjour dans le quartier indien, Little India, que nous avions visité brièvement au début de notre voyage. En plus, ça tombe bien c’est le jour du marché! On se retrouve dans une immense rue, pas bien large, qui doit faire au moins 2 Kms de long, et où tout se vend, absolument tout! Bon, comme d’habitude, ce sont des plats cuisinés et des fruits et légumes en tout genre que l’on trouve en plus grande quantité! Apparemment, manger est un sport national dans ce pays! A n’importe quelle heure du jour ou de la nuit on peut trouver ce que l’on veut à bouffer, c’est hallucinant! Ça sent la bouffe à pleines narines partout, sauf que c’est plus agréable qu’à Chinatown! On a dû mettre plus d’une heure pour traverser cette rue tellement il y avait du monde… On se serait crus en Inde! On a, au passage, enfin goûté le fruit du Jacquier, ce fruit énorme que l’on donnait aux singes au Taman Negara, c’est assez bon en effet, même si ça écoeure vite (enfin pour moi!). Et le prix est dérisoire sur les marchés. Après quelques balades ici et là, on se rapproche de notre hôtel, on finit la soirée en se promenant dans les allées d’un grand centre commercial situé en face. 22h30, notre taxi vient nous prendre à notre hôtel, dernières vues de la ville illuminées de mille feux durant le long (50 minutes) trajet qui nous sépare de l’aéroport… Kuala Lumpur, la Malaisie, c’est fini… 2h du matin, notre avion décolle à destination de Dubaï, puis un autre atterrira à Paris vers 16h, le 6 août. Ici, il fait gris et frais, c’est Paris. La Malaisie est loin déjà… et si proche à la fois…

J'attends vos remarques, vos avis, bons ou mauvais... 🙂
Que faire à Kuala Lumpur sur 2/3 jours English translation pending
by Lamarikita · 2013-12-01 · 2 replies
Bonjour,

En prévision pour février 2014, 15 jours de vacances en thailande avec mon compagnon. Nous passons par la malaisie, et nous pensions y passer deux ou trois jours avant d'aller en thailande. Qu'est ce qu'il serait intéressant de voir sur kuala Lumpur durant cette période a votre avis ? nous adorons découvrir les cuisines du monde notamment... Je suis preneuse de vos avis. MERCI
Relier Singapour à Kuala Lumpur en bus ou en train? English translation pending
by Emilien86 · 2010-06-02 · 10 replies
Bonjour à tous,

Je vais partir la semaine prochaine pour Singapour, et vais rejoindre Melaka, puis Kuala Lumpur par la suite. J'ai entendu une rumeur concernant des problèmes lorsqu'on voyage en bus entre Singapour et Kuala Lumpur. Certaines fois, l'armée en Malaisie repère les bus, les arrête, et cherche les touristes pour leur soutirer de l'argent cash (autrement, impossible de continuer le trajet). Est-ce vrai ou pas? Faut-il se méfier? Serait-il mieux de voyager en train depuis Singapour pour rejoindre la Malaisie et éviter ce genre de problème?

Merci de me tenir au courant, pour adapter mon itinéraire au cas où.

Meilleures salutations!
Hébergement près du centre-ville de Kuala Lumpur? English translation pending
by 12free · 2009-08-20 · 10 replies
Bonjour 🙂, je dois me rendre a Kuala Lumpur ce week end, et comme c'est une ville que je ne connais absolument pas, je me demande ou crecher. Je voudrais trouver quelque chose vers le centre ville, pas trop loin des Petronas 😮, budget medium (de 20 a 50 euros). Autre chose, est ce qu'il fait plus chaud qu'a Bangkok, ou kif kif ? Merci beaucoup . ps on est deux
Deux jours à Kuala Lumpur English translation pending
by Jeparsabali · 2011-12-27 · 18 replies
Bonjour, Je voyage avec une amie la 2ème quinzaine d'avril à Bali, nous faisons escale à Kuala Lampur pour 2 jours. Quelles sont les lieux incontournables à voir/visiter et surtout en seulement 2 jours ?! Je precise, nous disposons d'un petit budjet ... Merci d'avance pour vos réponses.😛
Après Perhentians: Singapour versus Kuala Lumpur English translation pending
by Arnonoar · 2013-08-29 · 11 replies
Bonjour

je pars pour Phuket d'ici peu; j'y reste 1 semaine puis je rejoindrai en seconde semaine les iles perhentians. en Malaisie. Je compte y rester 6 jours puis de la, je pensais aller vers Singapore. Mais je me tate et me demande si Kuala Lumpur ne vaudrait pas la peine pour finir la 3eme semaine. Faire les 2 en 1 semaine me semble un peu penible (changement d'hotel, avion, etc etc). Pour ceux qui ont eu l'occasion de visiter ces 2 citees, quels seraient vos retours? Singapore, cela fait un bail que je veux y aller. Moderne et paisible, cela me parait l'endroit ideal pour terminer son sejour. KL me parait plus coloree, plus folle et offrirait plus de possibilites de bouger en dehors de la ville. Merci d'avance.

Hébergement pour une famille à Kuala Lumpur? English translation pending
by Maururuee · 2010-03-26 · 20 replies
bonjours amis voyageurs,

nous partons le 13 juin prochain pour la malaisie (3 mois) et je souhaite surtout réserver l'hébergement à l'arrivée à kuala lumpur pour quelques nuits; avez vous des noms de guest house sympa et pas chers ? logement chez l'habitant ? où hotel ?

merci pour les infos !😏
Retour de vingt et un jours en Malaisie: parcours et impressions English translation pending
by Chumi18 · 2010-06-28 · 16 replies
Bonjour à tous

Fraichement rentrée de Malaisie, je me suis dit que ce serait sympa de faire partager mon expérience ici vu que j'ai pris pas mal d'infos sur ce site... Nous sommes donc partis 3 semaines du 04 au 25 juin en couple de 27 et 32 ans en mode routard-barroudeur comme d'habitude. nous avons déja silloné plusieurs fois l'Asie du Sud Est dont Thailande 2x, Indonésie et Philippines... La on avait décidé de continuer notre route vers la Malaisie avant de changer de continent la prochaine fois.

Nous sommes parti avec Malaysian Airlines... Bonne compagnie dans l'ensemble mais ns préférons KLM (qui dessert aussi KL)... meilleurs avions, meilleur service et meilleur entertainement, ...

Arrivé à KUALA LUMPUR à 07h.. et oui encore tte la journée à tirer apres un voyage de 12h00. Nous avons logé au Classic Inn (120MYR), tres chouette petit hotel familiale ambiance routards où il y a des dortoirs ou des chambres avec salle de bain avec un succulent petit déj, wifi et très bien situé près du centre (Bukit Bintang). Des notre arrivé, nous avons usés nos semelles dans les rues de KL sous une chaleur tres humide. Ce qui est sympa à voir à Kuala: les tours Petronas biensur de jour comme de nuit ainsi que son parc pour se relaxer à l'ombre, Chinatown, Little India, Bukit Bintang, ... et un peu plus loin à 15km, Batu Caves; un des plus grand temple indien en dehors de l'Inde (très beau et on peut y voir des cérémonies le dimanche) ... En soirée, le quartier le plus sympa à notre gout et Bukit Bintang, on dirait un petit time square, c'est vivant, ça bouge partout... à coté il y a le Alor Street ou il a des tas de petits resto-rue ou l'on mange tres tres bien pour pas cher.

La nourriture est succulente: on y trouve de tout (thailandais, Malais, chinois, Indiens, Arabes, ...) et partout et à tout heure de la nuit... peut pas avoir faim. Par contre l'alcool c'est un tout autre probleme: il y a moyen d'en trouver sans problemes mais il faut etre prêt à mettre le prix! à 2.50€ la bière ou à 6-7€ le cocktail on réfléchis à 2x avant de boire! C'est pas comme dans tous les autres pays d'Asie du Sud Est.

Nous sommes restés 3j entier à KL mais 2 sont suffisant. C'est une villes très agréable, propre, pas trop bruyante en comparaison avec Bangkok mais bon, ca reste une ville donc il fait tres chaud, huminde et marcher des heures ds ces conditions, c'est très dur!

Ensuite, nous sommes allés au CAMERON HIGHLANDS. Nous avons pris un bus de la station "Bukit Jalil" que l'on peut rejoindre en LRT (Metro de KL)... La bas, il a des dizaines de petits stands qui vendent des billets pour ttes les destinations possibles. Il faut compter entre 4 et 5h pour rejoindre Tanah Rata (ville des Camerons). Nous avons passé nos 2 nuits au Father's guesthouse qui est tres bien situé en peu en hauteur et où on peut trouver dortoirs, chambres avec sdb commune ou chambre privé pour 90MYR. Le temps ici est vraiment different, il fait bon, c agréable de perdre une dizaine de degrés... Il pleut aussi plus souvent vu que nous sommes à 2000m d'altitude. En soirée, il fait frais (15°) et cru donc prévoyez une petite veste. La région est vraiment très belle avec ses paysages verts, ses plantations de thé partout, ... Vu que ns n'avions qu'1j complet sur place, nous avons pris une excursion pour être sur de tout voir et cela valait vraiment la peine... ns sommes partis en 4x4 nous perdre dans la forêt pour faire un trek, visites des plantations de thé, des mossy forest et des tribus locals.

Des camerons, nous ns sommes dirigés vers LES PERHENTIANS... tout est bien organisés... un mini bus vient vous chercher à l'hotel et 6h plus tard vous dépose à Kuala Besut Jetty ou les bateaux vous attendent pour rejoindre les Perhentians et le bateau vous dépose devant votre hôtel. Nous sommes restés 7 nuits: les 2ières sur Besar chez Abdul Chalets... bungalows face a la mer très sympa pour 150MYR. Besar est sympa, très belle en journée mais en soirée y a vraiment rien à faire, trop famille, assez ennuyant... pour des jeunes qui cherchent un minimum d'ambiance, c'est pas à Besar que vous devez aller. Mais fait y aller pour les spots de snorkeling tres sympa et des plages plus belles que sur Kecil. C'est à Besar que nous avons vu pr la 1iere fois de nos voyages des requins de récifs (inoffensifs) et des raies. Ensuite, nous avons logés 2 nuit sur Petani beach... Il n'y que 5 bungalows tres robinson avec les animaux qui suivent 🙂 ... la plage est tres belle avec aussi un beau spot snorkeling, des coins hamacs ou l'on peut chiller tranquille vu qu'il y a peu de monde. En soirée, petit barbuc sur la mer avec les 8 autres personnes de l'hotel... C'est aussi calme mais plus sympa que Besar en soirée pcq la vu le petit nbre, tt le monde se parle et échange ses souvenirs de voyages. Ensuite, nous avons décidé de passer nos 3 dernières nuits sur Coral Bay pour trouver un peu d'ambiance pcq ça commencait à nous manquer. Nous sommes arrivés vers 09h00 et tous les hotels étaient full 🤪 ... nous avons du dormir dans un petit truc tres spartiate ou il ne faut pas être difficile 🙂 Ns avions un lit avec moustiquaire, un ventilo et une douche et c'est tout lol... pas de table, pas d'évier, rien d'extra. Mais finalement on se rend compte qu'on a pas besoin de plus, on est tjs dehors. Nous avons fait une excursion (il n'y en a qu'une) ou le boatman nous déposait à differents pts snorkeling interessant. En soirée, il y a une chouette petite ambiance chill ou les gens bavardent autour d'un bon barbuc ou alors il y a moyen d'aller à Long beach via un chemin (10min) et la il y a deux petits bars avec musique et petites tables sur le sable ou il y moyen de boire un bucket (comme en thailande mais pas au meme prix🙂) ou fumer une chichas... Ensuite, nous avons bougé pcq on commençait a trouver le temps long et tourner en rond... a la base, nous devions ns diriger vers Kapas mais on c'est dit que vu que c'était encore plus petit que les Perhentians, on risquait de vite tourner en rond lol. Nous ce que nous aimons c'est bouger, découvrir... et aux perhentians, c tres petit donc en 2j on a fait le tour et apres ben faut glander, se coucher au soleil et pour nous, c'est pas possible! Donc avec un autre couple que ns avons rencontré sur place, nous avons décider d'aller sur Langkawi... pcq meme si l'eau est moins belle, l'ile est plus grande et on a une liberté de mouvement qu'on ne peut pas avoir sur les Perhentians... Notre avis sur les Perhentians est assez mitigé... Quand on lit ce que les gens en disent on s'attend vraiment qqchose de splendide... ok c jolie, c mignon, l'eau est belle mais c'est tout. Nous revenons des Philippines et avons été decu des perhentians... Pcq je pense qu'une fois qu'on a été au Philippines, rien n'équivaut la beauté des plages, des eaux et de ce qu'il y a dans l'eau surtout... on a pas vu une plage plus jolie ou un spot snorkeling plus interessant que ceux fait aux Philippines. donc je dirais oui les perhentians c sympa mais il y a 100x plus beau et plus sympa!

Ensuite direction LANGKAWI par bus de nuit (9h) qui a traversé toute la Péninsule de la cote Est à Ouest... Arrivé à 07h00 à Kuala Perlis où l'on prend les bateaux pour Langkawi (Kuah). C'est la basse saison de ce côté la donc pas trop de monde, plein de chambres d'hôtels disponible à des prix interessants et nous avons eu 4j de plein soleil (meilleure temps que sur les Perhentians bizarrement). Nous avons logé au Melati Hotel (100MYR) avec frigo, airco, eau chaude (ça fait aussi du bien temps en temps d'avoir ça) Le 1er jour ca été découverte du coin, ballade sur la plage, dans la ville et repos... ce qui est bien à Langkawi c'est qu'il s'agit d'une ile détaxé donc la bière passe de 10 à 1.80MYR (5x moins cher) et pareil pour les clopes et l'alcool coute pas cher ici, on allait pouvoir un peu faire la fête! Les deux jours qui ont suivi, nous avons loué une mobylette et avons découvert l'île par nous même plan a la main en s'arretant ou l'on voulait... et sympa de retrouver la sensation de rouler en mobylette dans un pays chaud... sur les 2j, nous avons fait le tour de l'ile (70km) et ce faut tres sympa... c'est varié, il y a plein de choses à faire et à voir... ok l'eau est pas aussi jolie qu'aux Perhentians mais il y a tant d'autres choses a faire que c'est pas grave et on a pas le temps de s'ennuyer (cable car, waterfalls, mangroves, aigles watching, island hopping, shopping). Contrairement à ce que l'on pensait, on a apprecié Langkawi, il y avait pas bcp de monde et on a eu l'impression de voir quelque chose. En soirée, pas mal de bons petits restos et un chouette petit bar (Le Babylon bar) ou il y avait des concerts de reggea ts les soirs dans un décor génial et une ambiance tres agréable... ns avons passé notre 4 soirée la bas!

Après 4j passé sur Langkawi, retour sur Kuala Lumpur avec Air Asia et de l'aérport LCCT (low cost airport), ns avons pris le bus pour MELACCA (2h). Nous sommes arrivé en fin d'après-midi, sommes installé au FENIX INN (tres bien situé entre la quartier moderne et la vieille ville) et avons vu la ville de nuit d'abord... Cette ville est magnifique en soirée, toute illuminé de partout avec une ambiance chinoise magique et tous ses trishaw plein de lumières roulant dans la ville. Ce soir là, il y avait une spectacle indien et l'élection de mini miss sari, c fut génial de voir cette ambiance indienne et ses danses magnifiques. Le lendemain, nous avons visité la ville de jour et c'est une petite ville incroyable, remplie de passé, d'histoires... on trouve a la fois des mosqués, des églises, des traces de portuguais, des hollandais, des chinois, ... Le quartier chinois est tres tres typique et tres beau (bcp plus beau que celui de KL) plein de petites ruelles avec des maisons typiques, des temples, des artisants, ... nous sommes tombés sous le charme de cette petite ville qui donne l'impression d'etre en Europe.

Pour notre dernière nuit, nous sommes retourné sur Kuala au même hotel qu'à l'arrivé... dernier petit tour dans la ville, voir les petronas et faire un peu de shopping et rammener des souvenirs à la famille.

RESUME D'un pt de vu climat, nous avons eu dans l'ensemble du beau temps: un tt petit peu de pluie à KL, un peu plus au Camerons, des grosses averses en soirée aux perhentians et une matinée à Malacca donc sur 21j, presque rien et en meme temps, elle tombait bien pcq la chaleur était insupportable.

D'un pt de vue budget, nous avons dépensé 700€ chacun pr 3semaines sans le billet d'avion et en se privant de rien. On dormant ds des trucs pourris comme un peu plus luxe avec pas mal de déplacements (avions, bus, bateau) et en rammenant pas mal de souvenirs et en mangeant du matin au soir :-)

Que dire de ce pays?: La Malaisie est un exemple même de tolérance.. Des chinois, malais, indiens, arabes, européens se cotoient sans problemes alors qu'ils ont tous des coutumes, origines, religions differentes... on peut aussi bien voir une chinoise ou une touriste en mini short-top a coté d'une malaise voilé ou d'une Moyen orient avec la burqua et personne ne se regarde, ne se juge et je trouve ça extraordinnaire... Par contre ce coté tellement cosmopolite ne permet pas de donner de culture a ce pays... on a du mal à dire qu'est ce qui représente la Malaisie? (comme les temples et boudah en thailande, les temples indouistes en indonésie, ...) ici c'est plus dur, on pas réussi à donner une identité à ce pays mais cela n'empeche pas les habitants d'être tres chaleureux, accueuillants et à aucun moment on a eu l'impression de se faire arnaquer! On a aimé ce pays, on l'a vu mais je ne pense pas qu'on y retournera... Malgré tout les Philippines reste notre grand coup de coeur, de surprise et ns sommes pressés d'y retourner. La Malaise est à notre gout déja trop developpés (grosses villes, routes parfaites, on trouve de tt partout).. mais content malgré tout de l'avoir fait pour pouvoir juger moi meme et dire ce que j'en pense.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas!

Vanessa
Singapour, île de Sentosa et Malaisie English translation pending
by Nanounette · 2005-11-04 · 17 replies
😊 Bonjour à tous, je suis nouvelle sur le forum....mais contente d'avoir découvert ce site ...

mon futur voyage prévu le 7 décembre : 2 jours à singapour puis départ vers malacca -kuala lumpur- cameron - etc et 5 jours sur langkawi ...

nous allons prendre un train de singapour à malacca... quelqu'un l'a-t-il djà fait ? quel sorte de train est-ce ?

autrement quelqu'un connait-il l'île de Sentosa ( à côté de singapour ) ? vaut-il la peine d s'y rendre ??

merci d'avance

biz
Choisir entre l'Indonésie, les Philippines et le Sri Lanka English translation pending
by Xela60 · 2019-08-10 · 110 replies
Bonjour à tous. Étant en préparation pour mon prochain séjour d'un mois en janvier prochain, 3 destinations m'attirent, mais j'hésite dans mon choix. Pour ceux qui ont fait les 3 destinations, quel sont les avantages et différences? Ce que je recherche c'est 1-le cout sur place (pension oblige),2- la sécurité 3- la gentillesse des gens et la richesse culturelle. Je voyage sac à dos, en louant scooter ou transport en commun, et ne recherche pas le party mais bien la tranquilité et le quotidien des gens, de belles plages et paysages grandioses. Voici ou j'en suis dans mes réflections: Indonésie et Phillipines= trop grand pour un mois (donc encore plus indécis sur l'itinéraire) Le Sri Lanka me rebute pour une seule raison , l'hygiène (mes craintes sont-elles fondées?). Par contre il semble facile de s'y déplacer et d'en faire le tour en un mois. Bref, après avoir consulter différents forum et m'etre procurer les guides de chaque destination mentionnée, le ressenti de personne y ayant séjourné ou qui y vivent m'éclairerais peut-etre. Merci de partager vos expériences.
Philippines: plongée en février (deux enfants de 11 et 13 ans) English translation pending
by Launell · 2011-09-25 · 28 replies
Bonjour, J ai déjà posté dans la rubrique aquatique mais ma demande est maintenant plus précise. Voila nous allons aller aux Philippine en février/mars. Nous sommes 4 personnes (2 adultes et 2 enfants de 11 et 13 ans). Nous avons passé en aout notre open Water et souhaitons bien mettre a profit nos acquis en faisant un peu de plongée bouteille.

Nous recherchons donc une destination "plage de rêve" qui reste accessible aisément, pas trop cher et ou l on peut faire des plongées pour notre niveau (18metres)

Suivant mes premières recherches, il semble impossible d éviter de passer par manille. J ai vu qu il est possible de partir de Paris, Frankfurt ou alors de faire un direct avec KLM depuis les pays bas. Si vous avez aussi une autre solution pour voyager rapide et bon marché je suis preneur.

merci pour votre aide
Itinéraire en Malaisie avec trois enfants en février 2011? English translation pending
by Marakkech · 2010-10-11 · 6 replies
Bonjour à Tous

Je suis à la recherche d'un itinéraire en Malaisie nous partons en février 2011 à 5 dont 3 enfants de 6 - 8 et 17 ans + des adresses d'hôtel associés à prix moyen Nous arrivons à KUALA LUMPUR le 19 Février 2011 et repartons de SINGAPOUR le 6 Mars Combien de jours est il nécesaire de rester à SINGAPOUR et quels choses à voir ou activités à faire ( y compris pour KL) est ce qu'au niveau formalités douanières cela pose problème d'arriver à KL et de rapartir de SINGAPOUR

Merci beaucoup pour votre aide

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