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L' Eldorado n existe pas et le mythe du bon sauvage n' est plus English translation pending
Juste un petit post pour preciser certains points sur le continent americain et plus particulierement la partie latino americaine (bien que cela soit aussi valable pour le nord du continent).
L Eldorado n existe pas et le mythe du bon sauvage n est plus. Les tribus, groupes ethniques, chefferies et les cultures dites isolees en plein coeur de la foret amazonienne ont toutes eu des contacts avec le monde occidental. Je ne veux pas briser le reve de l authenticite, mais si celle ci existe encore (dans le sens propre du terme, c est a dire aux traditions authentiques donc originelles et de ce fait preservees), ce n est certainement pas sur le continent latino americain que l on pourra la rencontrer. Certes, certains elements culturels ont perdure au fil des siecles, mais ils ont assimile et integre des elements etrangers. Notamment dans la religion, d ou le fort synchretisme de ce continent (ce qui est d ailleurs une vrai richesse). On peut, bien sur, se retrouver a 4500m dans un tout petit hameau a aider les quechuas peruviens ou equatoriens a travailler la chacra de patate, de yuca ou, a plus faible altitude, le champ de mais. Mais on n aura pas ete pour autant avec des "incas". Juste avec des paysans travaillant avec des techniques rudimentaires. Je ne suis pas en train de dire qu il n y a pas une survivence dans les tecniques ou outils de travail, mais je dis justement qu il n y a qu une survivence et pas vraiment une authenticite. Ce sont juste des paysans, et ils n ont plus rien a voir avec leurs ancetres ; si ce n est une langue qui a cependant assimilee beaucoup d elements exterieurs (espagnol essentiellement). Un tres bel exemple reside dans celui des indiens Urus du Lac Titicaca (cote peruvien) : ces derniers partent aux aurores de Puno pour etre bien en place sur leurs iles flottantes a l arrivee des touristes, et tard le soir ils retournent a Puno. Ce n est finalement qu une attraction touristique, une vitrine de l authenticite. Et les vetements que portent les populations andines (par exemple dans la region de Cusco au Perou) n ont rien a voir avec ceux de leurs ancetres.
Ces exemples portent sur les peuplades andines mais sont aussi valable pour les peuplades forestieres : les lacandons (Mexique et Guatemala) roulent en 4*4 grace au tourisme (mais devant ce dernier portent leurs tuniques blanches), les shuars, yanomanis, ...utilisent de la vaisselle en alluminium et ont adopte les bottes en caoutchouc avec le short et le jooging. Ils ne se liment plus les dents, ne se baladent plus avec une coupe au bol et vetus d un pagne rouge (sauf cas tres exceptionnel au Bresil, mais les tenues dites traditionelles sont revetues pour la television, ou bien pour une ceremonie telle qu un rite de passage. Il ne faut pas croire que raoni se balade quotidiennement avec son plateau d argile dans la levre inferieure). Aussi difficile (peut etre) que cela puisse paraitre, un paysan andin ne connait rien aux incas et quand il parle des sites archeologiques, il les attribu a des "dieux" venus dans des temps anciens, en fait c est une facon de dire qu il ne sait pas. De meme pour les populations forestieres. Seul le chaman ou le chef de tribu connait l histoire de son peuple et il la rattache toujours a une vison cosmogonique, mythique, et non a une vision historique. Tous ces derniers ont finalement tres tres peu connaissance de leurs racines. Bien sur, il y a toujours une ou deux personnes connaissant plus ou moins l histoire de sa culture (maitre d ecole, maire de la communaute) mais cela represente une tres faible minorite.
De plus, ces populations sont les plus pauvres et vivent au quotidient le racisme des plus riches. Etre type indien (en opposition au type occidental qui est synonyme de reussite sociale) est quasi comme une tarre (par exemple, au Perou etre "traite" d indien est une insulte sur la cote). D ou un des problemes majeur de ce continent : il y a un racisme envers ses propres racines...
Je ne veux pas couper une part du reve, mais voyager dans ces pays ne consiste pas a s occulter la realite. Venir ici et s imaginer rencontrer, ou "rentrer en contact" (terme tres 19eme siecle, mais le temps du romantisme et des voyageurs-explorateurs n est plus) avec des mapuches, quechuas, quichuas, aymaras, jivarros, yanomanis, ....de "pure souche" et vivant encore a "l etat sauvage" comme si le temps et l histoire ne les avaient pas atteind est un erreur et est surtout tres loin de la realite. Alors, evidemment, on peut toujours rever et voir uniquement se dont on a envie, mais c est s occulter la realite.
Juste un dernier point, les gouvernements francais obligent les populations amerindiennes de Guyane Francaise a recevoir le RMI (depuis sa creation bien sur), alors que la majeure partie des chefs de tribu le refusent. Mais l argent est remis en main propre aux populations. Cela a une consequence toute simple, ils delaissent l autonomie pour l assistanat et se saoulent. En d autres termes, il s agit ni plus ni moins d un procede d acculturation.
L Eldorado n existe pas et le mythe du bon sauvage n est plus. Les tribus, groupes ethniques, chefferies et les cultures dites isolees en plein coeur de la foret amazonienne ont toutes eu des contacts avec le monde occidental. Je ne veux pas briser le reve de l authenticite, mais si celle ci existe encore (dans le sens propre du terme, c est a dire aux traditions authentiques donc originelles et de ce fait preservees), ce n est certainement pas sur le continent latino americain que l on pourra la rencontrer. Certes, certains elements culturels ont perdure au fil des siecles, mais ils ont assimile et integre des elements etrangers. Notamment dans la religion, d ou le fort synchretisme de ce continent (ce qui est d ailleurs une vrai richesse). On peut, bien sur, se retrouver a 4500m dans un tout petit hameau a aider les quechuas peruviens ou equatoriens a travailler la chacra de patate, de yuca ou, a plus faible altitude, le champ de mais. Mais on n aura pas ete pour autant avec des "incas". Juste avec des paysans travaillant avec des techniques rudimentaires. Je ne suis pas en train de dire qu il n y a pas une survivence dans les tecniques ou outils de travail, mais je dis justement qu il n y a qu une survivence et pas vraiment une authenticite. Ce sont juste des paysans, et ils n ont plus rien a voir avec leurs ancetres ; si ce n est une langue qui a cependant assimilee beaucoup d elements exterieurs (espagnol essentiellement). Un tres bel exemple reside dans celui des indiens Urus du Lac Titicaca (cote peruvien) : ces derniers partent aux aurores de Puno pour etre bien en place sur leurs iles flottantes a l arrivee des touristes, et tard le soir ils retournent a Puno. Ce n est finalement qu une attraction touristique, une vitrine de l authenticite. Et les vetements que portent les populations andines (par exemple dans la region de Cusco au Perou) n ont rien a voir avec ceux de leurs ancetres.
Ces exemples portent sur les peuplades andines mais sont aussi valable pour les peuplades forestieres : les lacandons (Mexique et Guatemala) roulent en 4*4 grace au tourisme (mais devant ce dernier portent leurs tuniques blanches), les shuars, yanomanis, ...utilisent de la vaisselle en alluminium et ont adopte les bottes en caoutchouc avec le short et le jooging. Ils ne se liment plus les dents, ne se baladent plus avec une coupe au bol et vetus d un pagne rouge (sauf cas tres exceptionnel au Bresil, mais les tenues dites traditionelles sont revetues pour la television, ou bien pour une ceremonie telle qu un rite de passage. Il ne faut pas croire que raoni se balade quotidiennement avec son plateau d argile dans la levre inferieure). Aussi difficile (peut etre) que cela puisse paraitre, un paysan andin ne connait rien aux incas et quand il parle des sites archeologiques, il les attribu a des "dieux" venus dans des temps anciens, en fait c est une facon de dire qu il ne sait pas. De meme pour les populations forestieres. Seul le chaman ou le chef de tribu connait l histoire de son peuple et il la rattache toujours a une vison cosmogonique, mythique, et non a une vision historique. Tous ces derniers ont finalement tres tres peu connaissance de leurs racines. Bien sur, il y a toujours une ou deux personnes connaissant plus ou moins l histoire de sa culture (maitre d ecole, maire de la communaute) mais cela represente une tres faible minorite.
De plus, ces populations sont les plus pauvres et vivent au quotidient le racisme des plus riches. Etre type indien (en opposition au type occidental qui est synonyme de reussite sociale) est quasi comme une tarre (par exemple, au Perou etre "traite" d indien est une insulte sur la cote). D ou un des problemes majeur de ce continent : il y a un racisme envers ses propres racines...
Je ne veux pas couper une part du reve, mais voyager dans ces pays ne consiste pas a s occulter la realite. Venir ici et s imaginer rencontrer, ou "rentrer en contact" (terme tres 19eme siecle, mais le temps du romantisme et des voyageurs-explorateurs n est plus) avec des mapuches, quechuas, quichuas, aymaras, jivarros, yanomanis, ....de "pure souche" et vivant encore a "l etat sauvage" comme si le temps et l histoire ne les avaient pas atteind est un erreur et est surtout tres loin de la realite. Alors, evidemment, on peut toujours rever et voir uniquement se dont on a envie, mais c est s occulter la realite.
Juste un dernier point, les gouvernements francais obligent les populations amerindiennes de Guyane Francaise a recevoir le RMI (depuis sa creation bien sur), alors que la majeure partie des chefs de tribu le refusent. Mais l argent est remis en main propre aux populations. Cela a une consequence toute simple, ils delaissent l autonomie pour l assistanat et se saoulent. En d autres termes, il s agit ni plus ni moins d un procede d acculturation.
Vive le ceviche et le cabrito English translation pending
C est juste pour dire que si vous allez au Perou goutez absolument le ceviche mixto et le seco de cabrito. C est terrible.
Départ en Bolivie, adresses d'associations humanitaires English translation pending
Bonjour,
Me préparant à partir seule en Bolivie (le 8 octobre 2003) pour une durée d'un mois, je souhaiterai avoir des conseils (et adresses d'associations humanitaires françaises présentes en Bolivie) de personnes ayant voyagé seul en Bolivie.
Je vous remercie d'avance pour toute l'aide que vous pourrez m'apporter.
Marcia
Me préparant à partir seule en Bolivie (le 8 octobre 2003) pour une durée d'un mois, je souhaiterai avoir des conseils (et adresses d'associations humanitaires françaises présentes en Bolivie) de personnes ayant voyagé seul en Bolivie.
Je vous remercie d'avance pour toute l'aide que vous pourrez m'apporter.
Marcia
Quel itinéraire pour 3 mois à vélo au départ et arrivée de Santiago du Chili English translation pending
Bonjour,
Nous avons 3 mois pour une boucle à vélo de mi février à mi mai 2020. Au départ de Santiago, nous hésitons entre partir pour le sud et rejoindre Ushuaia ou le nord pour rejoindre le désert de Uyuni. Notre coeur balance .... Pour que la boucle soit réalisable, nous prendrons peut être un bus pour terminer notre itinéraire par exemple.
Pour ceux qui ont parcourus ces itinéraires, quel serait votre choix ?
Merci à vous.
Nous avons 3 mois pour une boucle à vélo de mi février à mi mai 2020. Au départ de Santiago, nous hésitons entre partir pour le sud et rejoindre Ushuaia ou le nord pour rejoindre le désert de Uyuni. Notre coeur balance .... Pour que la boucle soit réalisable, nous prendrons peut être un bus pour terminer notre itinéraire par exemple.
Pour ceux qui ont parcourus ces itinéraires, quel serait votre choix ?
Merci à vous.
Transport privé de Puno à Arequipa English translation pending
Bonjour a tous,
Je pars au perou avec mon compagnon au mois d avril, et je regarde comment rejoindre arequipa depuis Puno. les bus n ayant pas bonne reputation (et mon voyage n etant que de 2 semaines, donc dans un souci de gagner du temps de trajet), j evaluais la possibilite de reserver un taxi ou transport prive. Quelqu un aurait il quelques recommandations a faire? Merci d avance Nathalie
Je pars au perou avec mon compagnon au mois d avril, et je regarde comment rejoindre arequipa depuis Puno. les bus n ayant pas bonne reputation (et mon voyage n etant que de 2 semaines, donc dans un souci de gagner du temps de trajet), j evaluais la possibilite de reserver un taxi ou transport prive. Quelqu un aurait il quelques recommandations a faire? Merci d avance Nathalie
Température sur l'Altiplano / Sud Lípez en octobre et novembre English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons un voyage à vélo en famille en bolivie puis patagonie à partir de septembre prochain (2018).
Nous sommes sur le sujet des duvets à emporter, puisque nous ferons une bonne partie des nuits sous tente. Les avis divergent entre nous sur la température confort à prendre pour nos duvets : 0 / -5 / -10 ???? Sachant que si il y a qq nuits exceptionnellement froide, on pourra toujours mettre toutes nos épaisseurs dans le duvet 😊
Mais pour la majeure partie des nuits, à quelle température il faut s'attendre ?
PS : hésitez pas à aller voir notre blog sur la préparation de ce voyage, et à nous faire part de vos commentaires ! https://jeuxnous-aveceux.fr/
Mais pour la majeure partie des nuits, à quelle température il faut s'attendre ?
PS : hésitez pas à aller voir notre blog sur la préparation de ce voyage, et à nous faire part de vos commentaires ! https://jeuxnous-aveceux.fr/
Acclimatation à l'altitude avant le Sud Lipez English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis en pleine préparation d’un voyage en Bolivie. Je compte y passer environ 3 semaines en Octobre 2017. Je lis et consulte beaucoup les guides et forums mais je n’arrive pas à me décider pour certaines portions !
Objectifs essentiels :
Uyuni et le Sud Lipez (1 journée à Tupiza + excursion du Sud Lipez avec ascensions Uturuncu et volcan Tunupa sur 6j) Je compte prendre un vol Uyuni-La Paz … les 13h de route ne me tentent pas du tout ! Région de Rurrenabaque (vol A/R de La Paz + 1 journée à Rurre + 5j/4n Combo Selva/pampa)
Grosso modo, j’ai donc 2 semaines « planifiées » qui représentent déjà un budget non négligeable.
Autour de ça, il me reste à concocter un itinéraire qui a de l’allure … en sachant que les grandes villes ne m’attirent pas du tout ! Au niveau de l’avion international, je peux prévoir une arrivée/départ à Santa Cruz ou La Paz (peu importe). J’hésite entre plusieurs options :
Quelques jours à Amboro + Avion Santa Cruz-Tarija + Journée vignobles à Tarija + Bus nuit pour rejoindre Tupiza. Amboro m’attire beaucoup mais est-ce que ça va être trop identique à la portion Rurre (je me questionne d’autant plus que c’est assez cher) ? Le trajet « classique » Santa-Cruz-Sucre (vol)- Sucre-Potosi-Tupiza avec le marché de Tarabuco. Nous avons déjà visité le Pérou et même si ces villes semblent magnifiques, je crains que ça ressemble à Cusco et au marché de Pisac (que nous avions adorés) ? Quelques jours au Lac Titicaca (au départ/retour de La Paz). Là encore, je ne doute pas que c’est magnifique et que les randonnées doivent être très belles mais nous avons déjà fait le côté péruvien avec Amantani et Taquile … est-ce différent ? Quelques jours au parc Sajama (qu’on ferait après le Sud Lipez). Celui qui m’attire le plus … cependant c’est très cher et ça représente beaucoup d’heures de route. Est-ce que ça en vaut la peine considérant ces aspects ? Est-ce que c’est mieux de faire Sajama au détriment de la région de Rurre (je sais que ça n’a rien à voir mais le budget m’obligerait à faire ce choix !) ?
Une de mes préoccupations est l’acclimatation à l’altitude avant le Sud Lipez. Quelle option vous semble la meilleure (entre les 3 premières) ? ou est-ce que ce serait correct avec les 3 options ?
Si vous avez d’autres idées, je prends ! … mais on va éviter la route de la mort, les visites de mine ou les trucs du genre (mon compagnon de voyage a le vertige et est claustro !).
Merci par avance pour votre aide ! Nathalie
Je suis en pleine préparation d’un voyage en Bolivie. Je compte y passer environ 3 semaines en Octobre 2017. Je lis et consulte beaucoup les guides et forums mais je n’arrive pas à me décider pour certaines portions !
Objectifs essentiels :
Uyuni et le Sud Lipez (1 journée à Tupiza + excursion du Sud Lipez avec ascensions Uturuncu et volcan Tunupa sur 6j) Je compte prendre un vol Uyuni-La Paz … les 13h de route ne me tentent pas du tout ! Région de Rurrenabaque (vol A/R de La Paz + 1 journée à Rurre + 5j/4n Combo Selva/pampa)
Grosso modo, j’ai donc 2 semaines « planifiées » qui représentent déjà un budget non négligeable.
Autour de ça, il me reste à concocter un itinéraire qui a de l’allure … en sachant que les grandes villes ne m’attirent pas du tout ! Au niveau de l’avion international, je peux prévoir une arrivée/départ à Santa Cruz ou La Paz (peu importe). J’hésite entre plusieurs options :
Quelques jours à Amboro + Avion Santa Cruz-Tarija + Journée vignobles à Tarija + Bus nuit pour rejoindre Tupiza. Amboro m’attire beaucoup mais est-ce que ça va être trop identique à la portion Rurre (je me questionne d’autant plus que c’est assez cher) ? Le trajet « classique » Santa-Cruz-Sucre (vol)- Sucre-Potosi-Tupiza avec le marché de Tarabuco. Nous avons déjà visité le Pérou et même si ces villes semblent magnifiques, je crains que ça ressemble à Cusco et au marché de Pisac (que nous avions adorés) ? Quelques jours au Lac Titicaca (au départ/retour de La Paz). Là encore, je ne doute pas que c’est magnifique et que les randonnées doivent être très belles mais nous avons déjà fait le côté péruvien avec Amantani et Taquile … est-ce différent ? Quelques jours au parc Sajama (qu’on ferait après le Sud Lipez). Celui qui m’attire le plus … cependant c’est très cher et ça représente beaucoup d’heures de route. Est-ce que ça en vaut la peine considérant ces aspects ? Est-ce que c’est mieux de faire Sajama au détriment de la région de Rurre (je sais que ça n’a rien à voir mais le budget m’obligerait à faire ce choix !) ?
Une de mes préoccupations est l’acclimatation à l’altitude avant le Sud Lipez. Quelle option vous semble la meilleure (entre les 3 premières) ? ou est-ce que ce serait correct avec les 3 options ?
Si vous avez d’autres idées, je prends ! … mais on va éviter la route de la mort, les visites de mine ou les trucs du genre (mon compagnon de voyage a le vertige et est claustro !).
Merci par avance pour votre aide ! Nathalie
Pachacamac, la Lourdes préhispanique English translation pending
Le site archéologique de Pachacamac, proche de Lima, est peu explicite au visiteur, même s'il se montre motivé par l'archéologie comme je peux l'être.
Un récent épisode de la série documentaire "Enquêtes archéologiques" (26', Arte, 2016) a été consacré à ce site préhispanique majeur mais rarement au programme de visite des voyageurs occidentaux.
Ce documentaire, Pachacamac, la Lourdes préhispanique, a le très grand avantage de restituer du sens à ce site gigantesque, mais dont les vestiges sont peu parlants en eux-mêmes. Même après la visite du musée du site.
Cet épisode est consultable jusqu'au 1er avril 2017 sur Arte+7 in www.arte.tv/...uetes-archeologiques.
Il est aussi consultable via YouTube in www.youtube.com/watch?v=8a0kpY2aOAc
Naturellement, sous réserve de consulter depuis une zone géographique où Arte dispose des droits audiovisuels.
D'autres épisodes de cette série documentaire "Enquêtes archéologiques" sont consacrés à des cultures ou sites andins, par exemple Tiwanaku (Titicaca : La mer des Tiwanaku), Mochica (Le crépuscule des Mochicas), Nazca (Le secret des lignes de Nazca). Tous de haute qualité.
Bon visionnage.
Fabrice
P.S. : depuis Lima, il est aisé de se rendre par combi jusqu'au site de Pachacamac. Pour ceux qui arriveraient du sud par la Panaméricaine, il est aussi possible de se faire déposer au niveau de l'embranchement pour Lurin, puis de marcher.
Un récent épisode de la série documentaire "Enquêtes archéologiques" (26', Arte, 2016) a été consacré à ce site préhispanique majeur mais rarement au programme de visite des voyageurs occidentaux.
Ce documentaire, Pachacamac, la Lourdes préhispanique, a le très grand avantage de restituer du sens à ce site gigantesque, mais dont les vestiges sont peu parlants en eux-mêmes. Même après la visite du musée du site.
Cet épisode est consultable jusqu'au 1er avril 2017 sur Arte+7 in www.arte.tv/...uetes-archeologiques.
Il est aussi consultable via YouTube in www.youtube.com/watch?v=8a0kpY2aOAc
Naturellement, sous réserve de consulter depuis une zone géographique où Arte dispose des droits audiovisuels.
D'autres épisodes de cette série documentaire "Enquêtes archéologiques" sont consacrés à des cultures ou sites andins, par exemple Tiwanaku (Titicaca : La mer des Tiwanaku), Mochica (Le crépuscule des Mochicas), Nazca (Le secret des lignes de Nazca). Tous de haute qualité.
Bon visionnage.
Fabrice
P.S. : depuis Lima, il est aisé de se rendre par combi jusqu'au site de Pachacamac. Pour ceux qui arriveraient du sud par la Panaméricaine, il est aussi possible de se faire déposer au niveau de l'embranchement pour Lurin, puis de marcher.
Mal des montagnes au Pérou English translation pending
Bonjour à tous.
Bonne et heureuse année, pleine de superbes voyages et de merveilleuses rencontres.
J'envisage un voyage de 5 semaines entre le Pérou et la Bolivie l'été prochain. ma seule réticence me vient de la crainte des malaises dus à l'altitude. De tels sommets seront pour moi une première. Et, pour tout dire, je ne suis plus un fringant jeune homme. J'aimerais partager vos expériences et conseils.
Mon itinéraire devrait partir de Lima, suivre la côte vers Nazca puis Arequipa et monter vers Cuzco. Cela me laissera-t-il le temps de m'accoutumer à l'altitude?
Très cordialement
Patrick
Vallée sacrée des Incas English translation pending
Bonjour,
Nous sommes en pleine préparation de notre voyage au Pérou d'une durée d'un peu moins d'un mois dont le départ est prévu à la mi-septembre de cette année. Nous aurons deux treks au programme (Celui des Incas et de la cordillère de Huayhuash ) et donc il faut que nous puissions au mieux nous acclimater pour les aborder .
Nous ferons donc Lima (2 nuits) -Aréquipa (1 nuit) avec canyon Colca (1 nuit à Yanque ou Chivay) - Lac titicaca (3 nuits) - Cuzco (2 nuits) et la vallée sacrée (2 nuits) - trek des incas (3 nuits)- Agua calientes (1 nuit) pour faire le MP et Huayna Picchu ou la Montana - Lima (1 nuit) Huaraz (1 nuit) et un trek dans la cordillère de Huayhuash de 8 jours/7 nuits - Huaraz (1 nuit) avant de revenir à Lima (1 nuit) pour le retour en France.
J'ai des interrogations en ce qui concerne notre séjour dans la Vallée Sacrée. Nous souhaitons absolument voir dans ladite Vallée: - ruines de Pisaq, d'Ollantaytambo et les Salines de Maras (Moray en option?).
A la lecture des différents posts sur les forums, il est clair qu'il est préférable de découvrir les sites crescendo dans la Vallée Sacrée pour au final découvrir le plus beau, le Must du voyage à savoir le Machu Picchu. Au vu de notre timing, nous arrivons de Puno à Cusco pour y passer 2 nuits. Alors s'offrent à nous deux possibilités: 1/ Cuzco (2 nuits)- Vallée Sacrée (deux nuits dans une ville/village étape) - trek incas et nuit à Aguas caliente pour profiter le lendemain du MP et faire l'ascension du Huyana ou Montana avant de revenir à l'aéroport de Cuzco pour aller à Lima.
2/ Cuzco (2 nuits) - trek des Incas- AC (MP et Huyana Pucchu ou Montana) puis 2 nuits dans la Vallée Sacrée. => mais ici, nous découvrons la Vallée Sacrée après avoir fait le MP.
Lequel des deux choisir au vu du programme de notre voyage ? Pour éviter les allers retours, où dormir durant les deux nuits dans la Vallée Sacrée (Ollantaytambo, Pisaq, .. ? ), sachant ce que nous souhaitons visiter. L'idéal pour nous est de découvrir les sites à pied. Nous faire déposer en voiture et revenir à pied par exemple, voire relier plusieurs sites à pied (situés dans le même coin).
Enfin, quelle ascension privilégier entre le Huayna Picchu et la Montana sachant que nous aurons fait le trek des Incas avant? Huayna Picchu: autre vue que celle classique des catalogues mais permet de voir le site différemment . La Montana: ascension plus longue mais vue plus plongeante que celle classique prise du Intu Pinku ou de la citadelle proprement dite.
Merci beaucoup pour vos réponses et conseils. Bon dimanche Syl
Nous sommes en pleine préparation de notre voyage au Pérou d'une durée d'un peu moins d'un mois dont le départ est prévu à la mi-septembre de cette année. Nous aurons deux treks au programme (Celui des Incas et de la cordillère de Huayhuash ) et donc il faut que nous puissions au mieux nous acclimater pour les aborder .
Nous ferons donc Lima (2 nuits) -Aréquipa (1 nuit) avec canyon Colca (1 nuit à Yanque ou Chivay) - Lac titicaca (3 nuits) - Cuzco (2 nuits) et la vallée sacrée (2 nuits) - trek des incas (3 nuits)- Agua calientes (1 nuit) pour faire le MP et Huayna Picchu ou la Montana - Lima (1 nuit) Huaraz (1 nuit) et un trek dans la cordillère de Huayhuash de 8 jours/7 nuits - Huaraz (1 nuit) avant de revenir à Lima (1 nuit) pour le retour en France.
J'ai des interrogations en ce qui concerne notre séjour dans la Vallée Sacrée. Nous souhaitons absolument voir dans ladite Vallée: - ruines de Pisaq, d'Ollantaytambo et les Salines de Maras (Moray en option?).
A la lecture des différents posts sur les forums, il est clair qu'il est préférable de découvrir les sites crescendo dans la Vallée Sacrée pour au final découvrir le plus beau, le Must du voyage à savoir le Machu Picchu. Au vu de notre timing, nous arrivons de Puno à Cusco pour y passer 2 nuits. Alors s'offrent à nous deux possibilités: 1/ Cuzco (2 nuits)- Vallée Sacrée (deux nuits dans une ville/village étape) - trek incas et nuit à Aguas caliente pour profiter le lendemain du MP et faire l'ascension du Huyana ou Montana avant de revenir à l'aéroport de Cuzco pour aller à Lima.
2/ Cuzco (2 nuits) - trek des Incas- AC (MP et Huyana Pucchu ou Montana) puis 2 nuits dans la Vallée Sacrée. => mais ici, nous découvrons la Vallée Sacrée après avoir fait le MP.
Lequel des deux choisir au vu du programme de notre voyage ? Pour éviter les allers retours, où dormir durant les deux nuits dans la Vallée Sacrée (Ollantaytambo, Pisaq, .. ? ), sachant ce que nous souhaitons visiter. L'idéal pour nous est de découvrir les sites à pied. Nous faire déposer en voiture et revenir à pied par exemple, voire relier plusieurs sites à pied (situés dans le même coin).
Enfin, quelle ascension privilégier entre le Huayna Picchu et la Montana sachant que nous aurons fait le trek des Incas avant? Huayna Picchu: autre vue que celle classique des catalogues mais permet de voir le site différemment . La Montana: ascension plus longue mais vue plus plongeante que celle classique prise du Intu Pinku ou de la citadelle proprement dite.
Merci beaucoup pour vos réponses et conseils. Bon dimanche Syl
Se déplacer en Bolivie English translation pending
Bonjour à tous
Partant en Bolivie au mois de Mai je serais heureux que vous nous fassiez profiter de vos avis et renseignement divers sur ce voyage. D’abord ce que nous prévoyons ensuite viendront les questions diverses.
Le voyage d’abord : Cuzco - La Paz – Potosi – Sucre – Tupiza – Sud Lipiez – San Pedro de Atacama – La Päz. Le tout en 3 semaines. Les priorités étant Potosi, Sucre, le sud et SPA, le lac Titcaca sera un bonus à notre retour si nous avons le temps.
Les questions maintenant
-3 semaines suffisent elle, sachant que nous avons prévu un trip avec Tupiza Tour ( 3 jours) dans le Sud Lipiez -De Cuzco à La Paz via Puna : Bus ou Train ? -De La Paz à SPA et retour, transport en commun ou location voiture ? si location de voiture à La Paz qui choisir comme loueur et peut – on passer au Chili sans problème ? La voiture présente l’avantage d’être libre et de faire ce qu’on veut quand on veut. Inconvénient le prix ! De plus est-il possible de passer au Chili avec un véhicule de location? Si bus ou train, quelle societe prendre pour voyager en cama de nuit ou confort de jour ? Comment passer de Tupiza à San Pedro Voila, si vous avez des suggestions elles seront les bienvenues Bien cordialement🙂 J .Pierre
Le voyage d’abord : Cuzco - La Paz – Potosi – Sucre – Tupiza – Sud Lipiez – San Pedro de Atacama – La Päz. Le tout en 3 semaines. Les priorités étant Potosi, Sucre, le sud et SPA, le lac Titcaca sera un bonus à notre retour si nous avons le temps.
Les questions maintenant
-3 semaines suffisent elle, sachant que nous avons prévu un trip avec Tupiza Tour ( 3 jours) dans le Sud Lipiez -De Cuzco à La Paz via Puna : Bus ou Train ? -De La Paz à SPA et retour, transport en commun ou location voiture ? si location de voiture à La Paz qui choisir comme loueur et peut – on passer au Chili sans problème ? La voiture présente l’avantage d’être libre et de faire ce qu’on veut quand on veut. Inconvénient le prix ! De plus est-il possible de passer au Chili avec un véhicule de location? Si bus ou train, quelle societe prendre pour voyager en cama de nuit ou confort de jour ? Comment passer de Tupiza à San Pedro Voila, si vous avez des suggestions elles seront les bienvenues Bien cordialement🙂 J .Pierre
Oxford nous dépanne au Chili English translation pending
Partis avec nos vélos tout équipés pour un raid à travers le Chili pour 6 mois, nous nous les sommes fait voler le deuxième jour. Ils étaient pourtant bien attachés devant une boulangerie. Mais les voleurs avaient une pince monseigneur et semblent avoir agi en deux secondes. Grâce à l'aide de notre ami Reinaldo, nous avons pris contact avec le fabricant de vélos Chilien Oxford, qui, touchée par notre aventure nous a proposé de nous prêter deux vélos pour six mois. Il ne nous a plus resté qu'à équiper à nos frais ces vélos pour la randonnée. Conclusion, merci à eux, et la prochaine fois, je ne transporterai pas mes vélos par avion (100€ chaque Velo par voyage) mais je les achèterai sur place. Seul petit problème , ce sont des freins à disque mécaniques ; peut-être moins facile à repérer que les VBreack. Par ailleurs un réparateur de vélos de Irarrazaval nous proposait de nous en fabriquer sur mesure pour 310000 pesos. (420€, aluminium, groupe Schimano groupe Acera pneus continental, fourche polymère. )
Trek le plus haut de la Bolivie (6000 mètres) en septembre? English translation pending
Bonjour,
Je part en Bolivie en septembre prochain et j'aimerais y faire un trek seul et en autonomie... je prevois une premiere marche de 6-8 jours et ensuite j'aimerais faire un 6000...
J'avais vu sur le forum un post qui parlais d'un trek qui etait l'un des plus haut de Bolivie (moyene de 5000m), je ne retrouve pas ce message quelqu'un a une piste ou un idée de trek?
Quel 6000 "facile" pouvez vous me conseiller ?
Merci d'avance.
Je part en Bolivie en septembre prochain et j'aimerais y faire un trek seul et en autonomie... je prevois une premiere marche de 6-8 jours et ensuite j'aimerais faire un 6000...
J'avais vu sur le forum un post qui parlais d'un trek qui etait l'un des plus haut de Bolivie (moyene de 5000m), je ne retrouve pas ce message quelqu'un a une piste ou un idée de trek?
Quel 6000 "facile" pouvez vous me conseiller ?
Merci d'avance.
Machu Picchu, logement English translation pending
Bonjour!
Je suit les discussions de ce forum depuis plusieurs moi et je trouve cela tres bien et tres aidant.
C'est pourquoi je me suis inscrite car j'ai des questions...
Actuellement je fais un tour du monde avec mon ami et dans 3 semaines je vais au perou.
J'ai réservé sur le site du ministère culturel du perou 2 place pour le machu picchu et est eu la confirmation avec un code de resa mais je n'ai rien payé. Est ce normal? Devrais je payer en arrivant a cuzco ou sur le site même?
Au niveau du logement faut il reserver sur internet a l'avance ou peut on trouver facilement sur place? Nous nous rendons a cuzco et aguacalientes et sur internet les prix sont cher contrairement a ce que j'ai pu lire sur le forum...
Avez vous des adresses a m'indiquer pas cher? Nous faisons lima, ica, arequipa, puno, cuzco et aguacalientes.
Merci bocoup de votre aides
Itinéraire de 2 mois entre le Brésil et le Pérou English translation pending
Salut à tous !
Nous partons 2 mois à partir du 1er novembre pour relier Rio à Lima. Entre ces 2 villes, il y a quelques incontournables (Iguazu, Sud Lipez, Cuzco, ...). Mais même si 2 mois peuvent paraître longs, il faut quand même faire des choix !
Du coup j'hésite à faire l'Argentine du Nord ouest (Salta et Jujuy) après avoir quitté Iguazu pour rejoindre la Bolivie ou à passer via le Pantanal pour entrer en Bolivie par l'Est ?
Faire une petite partie d'Amazonie au Brésil, en Bolivie, ou au Pérou ?
Sortir du Sud Lipez vers San Pedro d'Atacama puis remonter vers Arequipa puis Puno vers Cuzco ou Sortir du Sud Lipez d'Uynui pour remonter vers la Paz ?
Si vous avez déjà voyagé dans ces coins, vos conseils sont les bienvenus 🙂
Merci !!!
Nous partons 2 mois à partir du 1er novembre pour relier Rio à Lima. Entre ces 2 villes, il y a quelques incontournables (Iguazu, Sud Lipez, Cuzco, ...). Mais même si 2 mois peuvent paraître longs, il faut quand même faire des choix !
Du coup j'hésite à faire l'Argentine du Nord ouest (Salta et Jujuy) après avoir quitté Iguazu pour rejoindre la Bolivie ou à passer via le Pantanal pour entrer en Bolivie par l'Est ?
Faire une petite partie d'Amazonie au Brésil, en Bolivie, ou au Pérou ?
Sortir du Sud Lipez vers San Pedro d'Atacama puis remonter vers Arequipa puis Puno vers Cuzco ou Sortir du Sud Lipez d'Uynui pour remonter vers la Paz ?
Si vous avez déjà voyagé dans ces coins, vos conseils sont les bienvenus 🙂
Merci !!!
Pérou + salar d'Uyuni English translation pending
Bonjour!!
Je pars pour le Pérou en septembre, pour une durée d'un mois, et je prévoyais visiter uniquement le Pérou, mais regarder les commentaires et les photos sur le Salar d'Uyuni me donne vraiment envie d'y aller... et je crois que c'est facilement réalisable, seulement je ne sais pas trop quel itinéraire faire?
Partir de Puno jusqu'à La Paz, puis de La Paz jusqu'à Uyuni pour faire le trek me semble un bon début. Mais ensuite? Refaire le trajet à l'inverse? Passer par Atacama comme le conseillent plusieurs? Qu'est-ce qui est le plus agréable, abordable, simple, rapide??
Merci de vos précieux conseils!
Je pars pour le Pérou en septembre, pour une durée d'un mois, et je prévoyais visiter uniquement le Pérou, mais regarder les commentaires et les photos sur le Salar d'Uyuni me donne vraiment envie d'y aller... et je crois que c'est facilement réalisable, seulement je ne sais pas trop quel itinéraire faire?
Partir de Puno jusqu'à La Paz, puis de La Paz jusqu'à Uyuni pour faire le trek me semble un bon début. Mais ensuite? Refaire le trajet à l'inverse? Passer par Atacama comme le conseillent plusieurs? Qu'est-ce qui est le plus agréable, abordable, simple, rapide??
Merci de vos précieux conseils!
Votre top 3 (paysages, plages, temples, accueil) English translation pending
Salut à tous,
Voila en attendant mon prochain voyage au Mozambique je vous propose de recueillir les avis de tout le monde et ça nous permettra à tous de nous donner des idées " d'immanquables" pour nos futurs voyages.
L'idée est de faire votre top 3, vous pouvez mettre votre top 3: plages, accueil, paysages, temples ou seulement l'un d'entre eux, ce top 3 liste des endroits que vous avez déjà vu et non que vous aimeriez voir, vous pouvez aussi joindre des photos ou une petite description.
Allez je me lance
TOP3 Plages: 1: Whiteaven beach en Australie (sur une ile loin de la cote, avec des langues de sables qui bougent chaque jour selon le courant) 2: Long beach sur l'ile de Koh Rong Island au Cambodge ( lieu de tournage de Koh lanta, plage quasi vierge, très peu de monde, pas d’électricité et pas d'eau, un petit village de pécheur et quelques bungalows seulement) 3:Turquoise bay en Australie( du corail a 20 de la plage avec tortues, raies, requins, poissons énormes et multicolors)
Top 3 Temples et vestiges: 1: Machu Picchu, rien à rajouter 2: Pagode shwedagon en Birmanie ( véritable joyau, avec une ambiance unique) 3: Templs de Bagan ( le coucher et lever de soleil y sont magnifiques)
Top 3 Accueil: 1: Birmanie 2: Australie 3: Thailande
Top 3 paysages: 1: Sud lipez et salar d'uyuni en Bolivie ( tour de 3 jours en 4x4) 2: Tongariro et ses lacs en Nouvelle Zélande (Petite rando de 2 jours) 3:Geiranger fjord en Norvege, selon certains le plus beau fjord du monde J'ai longtemps hésiter avec le ayers rock en Australie, le preiskestolen
Top 3 lacs:
1: Lac Pukaki en Nouvelle Zélande, d'une couleur unique, avec la vue sur le Mont Cook 2: Lac titicaca pérou:Bolivie, pour sa taille, hauteur et histoire 3:Lac inle en Birmanie, ses pecheurs avec leur technique incroyable, et les villages flottants et les cultures flottantes
Voila pour mon vote
Voila en attendant mon prochain voyage au Mozambique je vous propose de recueillir les avis de tout le monde et ça nous permettra à tous de nous donner des idées " d'immanquables" pour nos futurs voyages.
L'idée est de faire votre top 3, vous pouvez mettre votre top 3: plages, accueil, paysages, temples ou seulement l'un d'entre eux, ce top 3 liste des endroits que vous avez déjà vu et non que vous aimeriez voir, vous pouvez aussi joindre des photos ou une petite description.
Allez je me lance
TOP3 Plages: 1: Whiteaven beach en Australie (sur une ile loin de la cote, avec des langues de sables qui bougent chaque jour selon le courant) 2: Long beach sur l'ile de Koh Rong Island au Cambodge ( lieu de tournage de Koh lanta, plage quasi vierge, très peu de monde, pas d’électricité et pas d'eau, un petit village de pécheur et quelques bungalows seulement) 3:Turquoise bay en Australie( du corail a 20 de la plage avec tortues, raies, requins, poissons énormes et multicolors)
Top 3 Temples et vestiges: 1: Machu Picchu, rien à rajouter 2: Pagode shwedagon en Birmanie ( véritable joyau, avec une ambiance unique) 3: Templs de Bagan ( le coucher et lever de soleil y sont magnifiques)
Top 3 Accueil: 1: Birmanie 2: Australie 3: Thailande
Top 3 paysages: 1: Sud lipez et salar d'uyuni en Bolivie ( tour de 3 jours en 4x4) 2: Tongariro et ses lacs en Nouvelle Zélande (Petite rando de 2 jours) 3:Geiranger fjord en Norvege, selon certains le plus beau fjord du monde J'ai longtemps hésiter avec le ayers rock en Australie, le preiskestolen
Top 3 lacs:
1: Lac Pukaki en Nouvelle Zélande, d'une couleur unique, avec la vue sur le Mont Cook 2: Lac titicaca pérou:Bolivie, pour sa taille, hauteur et histoire 3:Lac inle en Birmanie, ses pecheurs avec leur technique incroyable, et les villages flottants et les cultures flottantes
Voila pour mon vote
Itinéraire de vingt-cinq jours Bolivie-Pérou English translation pending
Besoin de vos conseils, de vos avis, de vos remarques !!!
Nous aimerions savoir si notre éventuel itinéraire est faisable en 25 jours....
J1: arrivée à la Paz J2: visite de la Paz J3: visite de la Paz et environs J4: vol interne la Paz - Sucre et visite Sucre J5: Sucre J6 et J7: évt. Trek Frailes, J7 retour Sucre J8: Bus pour Potosi et visite de Potosi J9: Visite de Potosi ; bus de nuit pour Tupiza J10-11-12-13: Sud Lipez jusqu'à Uyuni. J13: Uyuni-La Paz (bus de nuit) J14: La Paz - Copacabana ; se rendre sur l'Isla del Sol et nuit sur place. J15: Tour sur l'Isla del Sol, retour à Copacabana et bus direction Puno, puis bus de nuit pour Cuzco.
J16: Visite de Cuzco J17: Vallée Sacrée, train à Ollantaytambo pour Aguas Calientes J18: Macchu Picchu, retour à Cuzco J19-20-21-22 : Trek de l'Ausangate J22: nuit à Cuzco J23: journée à Cuzco J24: Chinchero, Maras, Moray... J25: journée à Cuzco J26: vol de retour
Qu'en pensez-vous??? Merci d'avance pour vos réponses :-) Cindy & Julien
Nous aimerions savoir si notre éventuel itinéraire est faisable en 25 jours....
J1: arrivée à la Paz J2: visite de la Paz J3: visite de la Paz et environs J4: vol interne la Paz - Sucre et visite Sucre J5: Sucre J6 et J7: évt. Trek Frailes, J7 retour Sucre J8: Bus pour Potosi et visite de Potosi J9: Visite de Potosi ; bus de nuit pour Tupiza J10-11-12-13: Sud Lipez jusqu'à Uyuni. J13: Uyuni-La Paz (bus de nuit) J14: La Paz - Copacabana ; se rendre sur l'Isla del Sol et nuit sur place. J15: Tour sur l'Isla del Sol, retour à Copacabana et bus direction Puno, puis bus de nuit pour Cuzco.
J16: Visite de Cuzco J17: Vallée Sacrée, train à Ollantaytambo pour Aguas Calientes J18: Macchu Picchu, retour à Cuzco J19-20-21-22 : Trek de l'Ausangate J22: nuit à Cuzco J23: journée à Cuzco J24: Chinchero, Maras, Moray... J25: journée à Cuzco J26: vol de retour
Qu'en pensez-vous??? Merci d'avance pour vos réponses :-) Cindy & Julien
Un mois au Pérou sous la tente English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais partir 1 mois au Perou avec 3 amis en dormant sous la tente. Le but est de marcher et decouvrir les merveilles du Perou. Mais pour les trop grandes distances y a t il des trains ou bus qui pourrait nous amener a peu pret n'importe ou ? Quel trek nous conseillez vous ? On aimerait tout faire sans guide est ce possible ?
Merci !
Je souhaiterais partir 1 mois au Perou avec 3 amis en dormant sous la tente. Le but est de marcher et decouvrir les merveilles du Perou. Mais pour les trop grandes distances y a t il des trains ou bus qui pourrait nous amener a peu pret n'importe ou ? Quel trek nous conseillez vous ? On aimerait tout faire sans guide est ce possible ?
Merci !
Itinéraire Cuzco - chutes d'Iguazú? English translation pending
Salut a tous, je suis actuellement en amerique du sud et serais a Cusco au Perou dans environ 2 mois apres avoir fait le trajet de cordoba en argentine en passant par la bolivie. Jusque la l'itineraire ne pose pas trop de problemes, sauf que apres Cusco je souhaite uniquement aller visiter Iguazu avant de rentrer a buenos aires.
Ma question est donc la suivante : Comment aller de cusco a iguazu ?? (sans passer par l'avion car budget TRES serre ! ai passe des heures a chercher des combinaisons de vols, et pas moyen de trouver a moins de 700 euros donc impossible pour moi) Itineraire le plus economique, si possible sans repasser par les memes endroits qu'a l'aller (a savoir titicaca, la paz, uyuni, sucre)
Est il moins cher de faire le plus de km par bolivie + paraguay ou bien chili + argentine , ,,
Je suis desesperee ! Merci a tous...
Ma question est donc la suivante : Comment aller de cusco a iguazu ?? (sans passer par l'avion car budget TRES serre ! ai passe des heures a chercher des combinaisons de vols, et pas moyen de trouver a moins de 700 euros donc impossible pour moi) Itineraire le plus economique, si possible sans repasser par les memes endroits qu'a l'aller (a savoir titicaca, la paz, uyuni, sucre)
Est il moins cher de faire le plus de km par bolivie + paraguay ou bien chili + argentine , ,,
Je suis desesperee ! Merci a tous...
Seule au Pérou pendant trois mois English translation pending
Bonjour,
Voilà, je pars pour le Pérou 3 mois, le 24 septembre! Je vais bosser pour une crèche (association humanitaire française) à Arequipa, je pars donc dans un mois, et je commence un peu à paniquer, je travaille toujours en France, et j'avoue que je ne prépare mon voyage comme je devrais et je commence à me sentir dépassé, j'aurais besoins de quelques renseignements et conseils!
Tout d'abord, que me conseillez vous, pour rejoindre Arequipa de Lima? Avion ou bus? Je connais les horaires et les prix, mais j'ai vraiment du mal à me décider!
En arrivant sur Lima, j'hésite encore à faire du couchsurfing ou de me rendre directement à l'hotel, j'aimerais y rester 2, 3 jours, avant de descendre dans le sud, vous avez des conseils, des bons plans?
Je travaille donc octobre et novembre, je me laisse le mois de décembre pour vadrouiller un peu, j'aimerais bien entendu faire le lac Titicaca et le Machu Picchu, me rendre aussi en Bolivie et au Chili, j'ai un budget de 2000 €, sachant qu'octobre et novembre, je serai nourrie et logée, pensez vous que c'est suffisant?
Merciiii,
Marine, 23 ans, et un peu paniquée!
Sites incontournables à voir en République Dominicaine? English translation pending
Bonjour
Je me rends du 1 septembre au 15 septembre en république Dominicaine.
J'arrive à punta cana et je loue un véhicule ( tourisme ou petit 4X4 je ne sais pas).
Je compte faire le tour de l'île ?
Y at'il des lieux , villes, sites et fabriques à ne pas rater.
Merci d'avance de votre vécu.
Lechat52
D'Istanbul vers l'Est sur une durée de trois mois...itinéraires English translation pending
Je souhaiterai partir en mode vagabond à partir d'Istanbul vers l'Est début septembre pour une durée de 3 mois et je compte à la louche réaliser 2000 kms par mois soit un périple total de 6000 kms.
Quelle itinéraire me conseillez vous pour traverser la Turquie?....plutôt itinéraire nord en longeant la mer noire, ou sud en longeant la méditerranée voir par le centre?région incontournable à réaliser en vélo?. A l'est de la Turquie pour poursuivre??? En traversant un peu d'Iran par le nord en longeant la mer Caspienne coté oriental? puis Turkmenistan, puis Ouzbekistan pour rejoindre Astana au Kazakhstan pour un retour en avion sur la France????
Ou bien remonter N/W vers Astsana en traversant la Géorgie, Russie, et rentrer au Kazakhstan. en longeant en main courante la rive occidentale de la mer Caspienne. Pour les visas, avez vous quelques conseils à me donner?????voir des conseils divers...Je possède une bête de guerre da silva acier en 26 pouces capable de passer + ou moins partout ( pistes...)Si quelqu'un veut m'accompagner RAS...J'ai effectué l'année dernière une ballade de Titicaca à Ushuaia dont la traversée du Lipez et la carretera australe...et 8000 kms en 5 mois.
Merci d'avance
Location de véhicule au Pérou? English translation pending
🙂
Bonjour, je pars au Pérou en mai avec deux amis et nous souhaitons savoir si il est possible de louer une voiture a partir de cuzco pour continuer a visiter le sud du pérou et de pouvoir garder le véhicule durant une dizaine de jour?
Merci pour vos réponses!!!
Circuit de deux jours au Canyon de Colca et rejoindre Juliaca sans repasser par Arequipa? English translation pending
Bonjour,
Nous allons voyager au Pérou en Septembre. Nous allons suivre le circuit classique du sud du Perou et donc passer par Arequipa.
De Arequipa, nous aimerions aller passer 2jours / 1 nuit dans le canyon de Colca (nous ne sommes pas adeptes des treks, donc seulement admirer les paysages). Nous avons vu sur Internet un tour organisé qui nous semble pas mal, pouvez-vous me donner votre avis?
- -> 7:30 AM. Départ vers la vallée de Colca; visite en route à Pampa Cañahuas (vigognes), Patahuasi et Patapampa (belvédère naturel). Arrivée à Chivay et transfert à l´hôtel. Visite à la piscine thermal de la Calera. Nuit à Chivay - -> Jour 2: Départ vers le belvédère de Cruz del Cóndor (observation du vol des condors); visite en route au petit village de Yanque et aux tombes de Choquetico. Retour à Chivay retour à Arequipa ou départ pour Juliaca/Puno
Afin d'éviter de retourner à Arequipa juste pour la nuit et partir le lendemain vers le lac Titicaca, nous aimerions partir directement du Canyon vers Juliaca (pour ensuite rejoindre Capachica). Je n'ai pas trouvé de ligne de bus qui réalise se trajet, et sur le forum, la plupart des gens repassent parArequipa. L'agence que nous avons contacté nous propose de réaliser ce trajet, maispour un prix de 35 dollars, cela me semble un peu excessif et préférerais donc emprunter une ligne de bus régulière...
D'avances merci pour vos précieuses réponses !
Nous allons voyager au Pérou en Septembre. Nous allons suivre le circuit classique du sud du Perou et donc passer par Arequipa.
De Arequipa, nous aimerions aller passer 2jours / 1 nuit dans le canyon de Colca (nous ne sommes pas adeptes des treks, donc seulement admirer les paysages). Nous avons vu sur Internet un tour organisé qui nous semble pas mal, pouvez-vous me donner votre avis?
- -> 7:30 AM. Départ vers la vallée de Colca; visite en route à Pampa Cañahuas (vigognes), Patahuasi et Patapampa (belvédère naturel). Arrivée à Chivay et transfert à l´hôtel. Visite à la piscine thermal de la Calera. Nuit à Chivay - -> Jour 2: Départ vers le belvédère de Cruz del Cóndor (observation du vol des condors); visite en route au petit village de Yanque et aux tombes de Choquetico. Retour à Chivay retour à Arequipa ou départ pour Juliaca/Puno
Afin d'éviter de retourner à Arequipa juste pour la nuit et partir le lendemain vers le lac Titicaca, nous aimerions partir directement du Canyon vers Juliaca (pour ensuite rejoindre Capachica). Je n'ai pas trouvé de ligne de bus qui réalise se trajet, et sur le forum, la plupart des gens repassent parArequipa. L'agence que nous avons contacté nous propose de réaliser ce trajet, maispour un prix de 35 dollars, cela me semble un peu excessif et préférerais donc emprunter une ligne de bus régulière...
D'avances merci pour vos précieuses réponses !
Trois semaines ou un mois au Pérou en juin 2012? English translation pending
Bonjour,
J'ai décidé de partir au Pérou aux alentours du 16 juin mais pour le moment, j'hésite beaucoup entre 3 semaines ou 1 mois...
Je n'ai pas beaucoup de congés et prendre un mois représente beaucoup mais j'ai très envie de faire le Nord ET le sud du pays.
Est ce envisageable de faire un trek dans la région de Huarez (Cordillère blanche) et visiter les principaux sites du sud en ne partant que 3 semaines???
Je peux envisager de prendre un vol intérieur ou deux mais je n'ai aucune envie de tout voir en courant!
Merci d'avance pour vos avis 🙂
J'ai décidé de partir au Pérou aux alentours du 16 juin mais pour le moment, j'hésite beaucoup entre 3 semaines ou 1 mois...
Je n'ai pas beaucoup de congés et prendre un mois représente beaucoup mais j'ai très envie de faire le Nord ET le sud du pays.
Est ce envisageable de faire un trek dans la région de Huarez (Cordillère blanche) et visiter les principaux sites du sud en ne partant que 3 semaines???
Je peux envisager de prendre un vol intérieur ou deux mais je n'ai aucune envie de tout voir en courant!
Merci d'avance pour vos avis 🙂
Pérou à la dernière minute English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Comme son titre l'indique je part au pérou vraiment à la dernière minute.J'ai acheté mon billet d'avion hier et je pars après-demain. Autant vous dire que je n'ai absolument RIEN organisé. C'est un voyage que je souhaite faire depuis plusieurs années et l'occasion se présente à moi aujourd'hui. Des conseils pour mon arrivée à lima?
Ps: gros point faible, je ne parle pas ou peu l'espagnol.
merci,
Mickaël
Comme son titre l'indique je part au pérou vraiment à la dernière minute.J'ai acheté mon billet d'avion hier et je pars après-demain. Autant vous dire que je n'ai absolument RIEN organisé. C'est un voyage que je souhaite faire depuis plusieurs années et l'occasion se présente à moi aujourd'hui. Des conseils pour mon arrivée à lima?
Ps: gros point faible, je ne parle pas ou peu l'espagnol.
merci,
Mickaël
Bons plans pour trois semaines au Pérou et en Bolivie? English translation pending
Bonjour tous le monde,
nous souhaitons partir en septembre 3 semaines pour le Pérou et la Bolivie (ou juste Pérou/ ou juste Bolivie parce que apparemment sa parait difficile).
Nous partons en couple pour notre premier voyage avec le "sac à dos", nous aimerions avoir quelques conseils pour notre itinéraire, logements, treks, ....
En effet, nous sommes très attirés par les deux pays, mais en fouillant sur les forums, en 3 semaines, il va falloir faire des choix.
De plus, nous aimerions faire un séjour en forêt amazonienne.
Si vous avez des idées pour notre itinéraire, des astuces, des expériences à faire partager, elles sont les bienvenues!!!
Nous sommes novice, on s'en excuse.
Merci pour votre aide.
nous souhaitons partir en septembre 3 semaines pour le Pérou et la Bolivie (ou juste Pérou/ ou juste Bolivie parce que apparemment sa parait difficile).
Nous partons en couple pour notre premier voyage avec le "sac à dos", nous aimerions avoir quelques conseils pour notre itinéraire, logements, treks, ....
En effet, nous sommes très attirés par les deux pays, mais en fouillant sur les forums, en 3 semaines, il va falloir faire des choix.
De plus, nous aimerions faire un séjour en forêt amazonienne.
Si vous avez des idées pour notre itinéraire, des astuces, des expériences à faire partager, elles sont les bienvenues!!!
Nous sommes novice, on s'en excuse.
Merci pour votre aide.
Colombie, Pérou et Bolivie en sept semaines? English translation pending
Bonjour !
Je désire partir en Amérique du sud cette été (Juillet-Août) durant 6 à 8 semaines. Je voudrais savoir quels pays seraient idéal puisque je dispose d'un petit budjet et seulement de 2 mois maximum ?
Merci beaucoup
Je désire partir en Amérique du sud cette été (Juillet-Août) durant 6 à 8 semaines. Je voudrais savoir quels pays seraient idéal puisque je dispose d'un petit budjet et seulement de 2 mois maximum ?
Merci beaucoup
Chemins oubliés de Bolivie English translation pending
Chemins oubliés de Bolivie
Au cours de notre descente de l’Amérique du Sud, nous voulons passer par les parcs nationaux au nord du Chili et rejoindre de là la Bolivie et ses deux grands déserts de sel. D’après nos renseignements, il faut se rendre à Sajama et de là passer la frontière chilienne. Alors la traversée de ces parcs réputés pourra commencer. Mais voilà, nous sommes au bord du lac Titicaca et la question que nous nous posons est la suivante: comment allons-nous aller à Sajama ? Par la Paz, puis rejoindre Patacamaya, et de là se rendre à la frontière à Tambo Quemado ? D’autant plus que d’après l’un des guides que nous possédons il s’agirait de la plus belle route de la Bolivie.
Après une discussion animée qui s’est déroulée sur plusieurs jours, nous optons pour une traversée directe à vélo de cette partie de la Bolivie entre le lac Titicaca et le nord du Chili. Cette région bolivienne au sud ouest du lac n’est décrite semble-il nulle part. Les questions que j’ai posées sur différents forums sont restées sans réponse. Manifestement, nous partons à l’aventure sur 300 kilomètres de piste, qui nous sont totalement inconnues. Nous découvrirons même en cours de route que l’une de nos cartes est si imprécise, qu’elle situe l’une des villes frontière dans le mauvais pays.
Donc, forts de toute notre ignorance concernant une région sur laquelle nous n’avons aucun témoignage, nous prenons la route un matin à partir de la ville frontière de Desaguadero afin de rejoindre Sajama. Desaguadero est à cheval sur le Pérou et la Bolivie. La frontière est matérialisée par le pont qui enjambe la seule rivière qui sort du lac Titicaca. Il y a une nette différence de niveau de vie entre ces deux pays. En effet côté péruvien, territoire de grandes dimensions que nous venons de traverser, on trouve presque toujours à peu près de quoi se ravitailler, ce qui n’est pas le cas en Bolivie, le choix étant beaucoup plus restreint. Heureusement, une fois entrés en Bolivie et les formalités douanières effectuées, nous découvrirons que le retour au Pérou s’effectue sans problème et sans contrôle. Nous y retournons faire nos courses, à l’image de la foule importante, qui circule sur le pont frontière sans marquer l’arrêt.
Après un petit déjeuner dans une minuscule échoppe, alors que le soleil commence à réchauffer l’atmosphère nous commençons notre périple en direction de Sajama. Les dix huit premiers kilomètres sont un vrai plaisir sur une magnifique route goudronnée, où le trafic est peu intense. Les points de vue sur l’immensité lacustre et sur les grandes montagnes qui la bordent du côté de la Paz sont de toute beauté. Ce matin, comme c’est généralement le cas en Bolivie, l’air est calme et il fait particulièrement doux peu après l’apparition du soleil. Donc ce trajet commence sous les meilleurs augures, le long d’une eau bleu profond bordée d’herbes au jaune prononcé, contraste du meilleur effet. Aucune embarcation n’est visible. Au ciel, dans le lointain de gros nuages de type cumulus, rehaussent la scène de leurs bouillonnements cotonneux et entrelacent les hauts sommets enneigés. Ces immensités boliviennes différent complètement de ce que nous avons connu au Pérou. Je m’attendais à une certaine continuité entre les deux pays, eh bien non, nous basculons dans un monde tout autre, et nous ne sommes pas au bout de nos surprises et de notre dépaysement.
Après dix huit kilomètres de cette route excellente, un panneau indicateur signale la ville de Jesus de Machaca sur la droite. Fini le bel asphalte. Un chemin de terre rouge s’écarte du lac Titicaca en serpentant le long d’une côte qui va se perdre au milieu de collines couvertes d’une herbe jaunie par le manque d’eau. Nous prenons de la hauteur et le lac Titicaca se dévoile toujours plus. Après quelques kilomètres un petit col est atteint. Nous allons quitter définitivement la plus haute étendue lacustre du monde pour nous enfoncer dans un territoire, fraction de l’altiplano, ignoré des guides.
Notre piste disparaît à l’infini de ce plateau dont nous ne discernons pas les limites. A première vue aucune habitation ne se révèle.
Cette région serait-elle aussi abandonnée des hommes ? Après une halte au collet à la jonction de deux mondes, nous pénétrons plus avant dans ce nouvel univers qui sera le nôtre durant plusieurs centaines de kilomètres. Et là, de loin en loin sur cette prairie asséchée, cependant aux couleurs vives, comme de petits points épars les maisons se laissent découvrir. Elles sont construites de terre très sombre, de dimensions réduites. Les toits sont couverts de chaume ou parfois de tôle ondulée, le progrès touche ces lieux. Pratiquement aucun être humain n’est visible, mais on n’a pas du tout la sensation d’une région définitivement abandonnée. En effet tout est bien entretenu, aucune impression de ruine. Simplement des coins de notre planète, où les rythmes ne sont pas les mêmes que dans nos société occidentales prises dans le tourbillon de l’agitation.
Bien que nous soyons en route depuis plus de deux mois, que nous ayons découvert de nombreuses régions au fil de notre route entre l’Equateur et le Pérou, eh bien ce coin de Bolivie me procure une émotion forte. A part l’Amazonie, toutes les régions traversées étaient vallonnées ou montagneuses. Ici la ligne horizontale domine. Les couleurs du ciel et de la terre sont violentes et douces à la fois, un peu à la manière d’un pastel aux couleurs accentuées. Je n’avais jamais ressenti de telles sensations au contact d’un paysage. On m’avait prévenu que l’Amérique du sud surprend à la première visite, et un camarade avait ajouté la Bolivie particulièrement. C’est mon cas et je suis sous le charme.
Sur ces pistes très peu de circulation, un bus ou deux par jour relient des villages perdus aux grands centres urbains comme la Paz. La consistance du sol permet de rouler sans trop de difficulté à vélo. Parfois en bordure de chemin de petites sentes au sol lisse et dur permettent de se mouvoir à deux roues avec plus de facilité. Je ne me prive pas de les utiliser. Nous traversons un premier village et derrière une enceinte aux vastes dimensions montent les notes d’un orchestre, où prédominent les instruments à vent. Tout au long de notre voyage, ce sera une constante, la musique. L’Amérique latine c’est avant tout un continent de musique, où les gens défilent au son du tambour de la trompette et autres instruments. Un chien court mollement à ma rencontre et aboie sans réelle agressivité. Nous n’aurons plus à subir des attaques incessantes comme en Equateur et au Pérou.
La ville de Jesus de Machaca apparaît dans ce que j’appelle le lointain. En effet nous aurons tout au long de notre séjour sur l’altiplano du mal à apprécier les distances. Y-a-t-il trois cinq ou dix kilomètres ? Ce sera l’éternelle question durant les semaines à venir. Mais avec l’habitude on optera toujours pour les grands nombres. Le summum sera atteint sur les grands déserts de sel, là où l’on distingue très bien le relief qui vous fait face, alors qu’il se situe à plus de soixante kilomètres.
Nous approchons de Jesus de Machaca. Ce nom comme beaucoup d’autres dans la région me plaît et sonne avec un accent de mystère et rappelle le passé colonial espagnol. Cette petite bourgade semble jetée à même ce décor semi-désertique. La continuité dans la douceur des couleurs entre la nature environnante et les constructions donne une touche originale à l’ensemble. La limite de l’agglomération est nette, pas de maison qui se détache, toutes restent bien regroupées marquant bien la délimitation.
Nous pénétrons dans cette petite ville, tout y semble immobile. Au détour d’une rue, nous débouchons sur la « plaza des armas ». Elle est vaste, presque démesurée à l’échelle de l’agglomération. Le marché prend fin. Des groupes de personnes épars sont assis. Les Indiens nous regardent arriver sans sembler nous remarquer. Ils ne sont pas très expansifs et rien ne les surprend. La place est bordée d’une énorme église remontant à l’époque des conquistadors. Elle est de toute beauté. Une enceinte ajourée peinte en blanc en fait le tour. Le clocher à la couleur sombre est rehaussé par un bâtiment peint lui aussi en blanc. Un portique monumental en permet l’accès. Malheureusement nous ne pourrons pas la visiter. Tout au long de notre périple une multitude d’églises nous accompagnera. Certaines sont très grandes, d’autres minuscules, au milieu d’un village ou isolées. Mais toutes portent les traces d’un passé lointain, à une époque où l’Espagne régnait sans partage en ces lieux.
Un petit restaurant nous offre un repas de bonne qualité à un prix dérisoire dans une ambiance très sympathique. La cuisinière indienne concocte ses repas au contact des consommateurs. Elle utilise de grandes gamelles arrondies aux bords montants, qu’elle pose sur des feux de bois. Les rations sont consistantes, c’est exactement ce qu’il faut pour des cyclistes au long cours. Comme toujours à la fin du repas le problème du café se pose. Généralement, après une première réponse négative, comme par mystère il arrive. Mais aujourd’hui il ne viendra pas et sera remplacé par un maté, ma foi, fort bon.
Nous reprenons notre route. Deux chemins sortent du village et nous hésitons. Alors arrive en courant l’une des femmes qui nous avait renseignés au cours du repas, et elle nous met dans la bonne direction. Cet après-midi nous allons arpenter un espace immense avec un vent favorable, ce qui va rendre cette traversée fabuleusement agréable. Cependant il faut rester vigilant et ne pas se laisser entraîner par l’euphorie de la vitesse. De temps à autre des petits bancs de sable n’attendent que l’imprudence pour vous jeter à terre. Notre piste par moments disparaît et il nous faut partir à l’estime parmi des touffes d’herbe rabougries, mais cela ne dure jamais bien longtemps et il n’y a pas de problème d’orientation. Jean nous fait remarquer, très loin au sud, un volcan couronné de neige. Dans plusieurs jours nous aurons confirmation qu’il s’agit du Samaja à la frontière chilienne. Il va nous accompagner de la sorte tout au long des trois cents kilomètres de piste jusqu’au village du même nom.
Vers les dix sept heures, la ville de Nascara se dévoile. Nous la rejoignons, pensant naïvement que la chaussée va s’améliorer et que le goudron va faire son apparition. Effectivement, il y a un peu de béton, mais il s’agit simplement du pont qui franchit la rivière qui traverse l’agglomération. L’étape de la journée aura été de soixante six kilomètres. La piste ne permet pas de faire les kilométrages très importants, possibles sur goudron. Pourtant, aujourd’hui le vent nous a été favorable tout l’après-midi.
Manifestement des logements, il n’y en a pas. Après nous être renseignés, nous sentons la population prête à nous aider. On nous remet entre les mains des autorités locales, qui décident de nous faire dormir dans la salle de réunion. Vaste pièce traversante, qui reçoit le soleil toute la journée et qui à cette heure de fin d’après-midi diffuse une chaleur agréable. Jean a crevé, sur la place du village il répare. Un large attroupement se fait, et tout le monde participe aux opérations. Mais cette réparation due probablement à un défaut du pneu ne résoudra pas le problème, et il faudra attendre un jour de plus pour apporter une solution définitive à cette défectuosité.
On nous propose de nous apporter notre repas du soir sur place. Pour une somme modique, nous dégusterons ce soir une truite bien grillée, ou le confort dans un coin reculé de la planète. La nuit sera excellente, bien à l’abri de notre salle communale. En effet, comme tous les soirs le vent prend possession de l’espace et diffuse son froid au moment de la disparition du soleil. Heureusement comme nous aurons l’occasion de le constater chaque soir, quelques heures après l’arrivée de la nuit, tout souffle s’éteint et le calme règne dans l’atmosphère. Cependant la température reste basse. Au cours de mon séjour de trois mois dans ces contrées, chaque fois que je suis sorti la nuit pour observer les étoiles dans ce ciel fabuleusement clair, très peu parasité par des lumières, eh bien je ne suis pas resté longtemps dehors!
Le lendemain matin, il fait froid mais très beau et l’air est immobile. Nous nous mettons en route vers les huit heures. Au sortir de la ville, le policier de faction nous met en garde contre les bandits qui sévissent plus loin. Ils viendraient par delà la frontière, du Pérou proche. Il nous explique qu’ils peuvent prendre des uniformes de policier, et nous décrit par le menu tous les attributs qui doivent être apparents sur un uniforme réglementaire. Cela va du nom de la personne au drapeau bolivien sur la manche, en passant par un certain nombre d’insignes et de signes distinctifs. A-t-il fait du zèle ou le danger est-il bien réel ? Nous ne le saurons pas.Enfin depuis que je me suis fait dépouiller d’une partie de mes affaires au Pérou alors qu’un policier m’avait mis en garde, j’ai plutôt tendance à prendre ce type d’avertissement au sérieux, sans toutefois sombrer dans une peur incontrôlée.
La piste commence par une côte courte mais raide. La tôle ondulée fait son apparition et donne le ton de la journée. Attendons-nous à une étape difficile sans espérer faire beaucoup de kilomètres. Les espaces sont immenses, et la route les fend de façon rectiligne. De toutes parts de grands troupeaux de lamas et d’alpagas multicolores paissent paisiblement parmi des herbes rares et piquantes. Et là-bas au loin les volcans, que nous rejoindrons dans plusieurs jours, nous montrent la direction. Des vigognes gracieuses et pressées passent d’un pas rapide et nous observent avec vigilance lorsque nous essayons de nous approcher pour les photographier. Elles nous accompagneront durant deux semaines. Parfois peu nombreuses ou souvent en bandes assez conséquentes, jusqu’à une vingtaine d’individus, elles se fondent dans le paysage avec leur pelage brun clair, agrémenté de taches blanches. Le mâle se tient toujours un peu à l’écart du groupe de femelles et c’est à ce comportement qu’on le repère facilement.
Au bout d’une longue ligne droite la ville de Santiago de Matchaca se dévoile. Bien évidemment, notre estimation de la distance n’est pas la bonne. L’un de mes camarades annonce trois ou quatre kilomètres, pour ma part je dis cinq, en réalité il y en a neuf. Ces étendues sont tellement gigantesques, que nous perdons toutes nos références. Nous l’atteignons enfin, après avoir louvoyé entre piste et bas-côtés, où le sol est plus consistant, donc meilleur pour avancer.
Dans cette petite ville, comme nous en avons pris l’habitude depuis que nous sommes en Amérique du Sud, nous nous dirigeons vers la place centrale. Il y a une épicerie permettant de faire quelques courses. Puis la ravitaillement assuré, nous allons manger dans un restaurant. Il est extraordinaire de toujours trouver un endroit pour se restaurer dans ces coins perdus. Là, nous entamons la discussion avec un Bolivien, qui connaît bien sa région, ce qui n’est pas toujours le cas chez ses concitoyens . Ce qu’il nous apprend est déterminant pour la suite. En effet, le chemin que nous voulions suivre est particulièrement difficile et très mal tracé. Par contre, information primordiale, la ville de Charana est bien en Bolivie et non au Chili comme notre carte l’indique. De cette ville un chemin entièrement en Bolivie rejoint Sajama. Il ne nous en fallait pas plus pour envisager cet itinéraire, que nous pensions, à tort du fait de l’erreur de notre carte, à cheval sur les deux pays et sans poste frontière.
Après nous être bien rassasiés nous quittons lentement cette ville au charme fou. Ces cités posées dans ces immenses plaines ont un air d’ailleurs, et leurs églises surgies du fond des âges accentuent cette impression d’autre part, qui nous subjugue tant depuis hier sur ces chemins oubliés des guides.
Cet après-midi nous allons essayer d’aller le plus loin possible et nous envisageons de bivouaquer. Depuis que nous sommes sur ces pistes, même si elles ne sont pas en très bon état et qu’elles demandent beaucoup d’effort, nous n’avons pas eu à subir de côtes. Mais cela va changer. Après quelques kilomètres dans une vallée à peine marquée, sauvage et déserte, où seuls de temps à autre des troupeaux d’alpagas multicolores apportent une touche de vie, une forte colline vient barrer le chemin. Nous allons devoir batailler plusieurs heures. Les difficultés nous forcent par épisodes à mettre pied à terre et à pousser nos vélos. Qu’ils semblent lourds et encombrants dans ces moments. Le temps avance vite. Tous les jours je suis stupéfait de voir à quelle vitesse la journée s’enfuit. Pourtant alors que l’on se bat dans la poussière, le vent, parfois le froid on devrait trouver le temps long. Eh bien non, c’est le contraire qui se passe. Il faut reconnaître que l’effort à vélo est un vrai plaisir, même quand on en bave sur des pistes mal adaptées.
Donc nous arrivons au sommet de notre côte et le soleil commence à baisser. L’altitude est de 4200 mètres, le vent est présent et il nous faut trouver un point pour bivouaquer. L’étape du jour aura été de soixante dix huit kilomètres, ce qui n’est pas mal au vu de l’état des pistes. Après une première prospection, Jean aimerait que nous établissions notre campement derrière un mur de pierre. Mais Alain et moi trouvons l’endroit trop inconfortable, pas réellement abrité du vent qui souffle avec force. Chacun de nous part donc prospecter. Pas très loin, dans une petite barre rocheuse, je découvre une grotte qui me paraît idéale. J’appelle mes camarades. Il suffit de nettoyer le sol, enlever quelques cailloux et nous aurons un lieu de bivouac idéal, à l’abri du froid et du vent. Ces petits travaux sont rapidement effectués et notre matériel de couchage vite installé.
Jean préférera installer sa tente dehors. Nous allons passer une nuit très confortable. L’espace est réduit, nous ne pouvons nous tenir debout, mais la surface au sol est nettement suffisante.Nous commençons à être bien accoutumés à l’altitude, car plus aucune insomnie due au manque d’oxygène ne vient perturber notre sommeil.
La nuit a été particulière douce dans la grotte où Alain et moi avons pris toutes nos aises. Le bivouac dans ces conditions est très agréable. Notre adaptation au milieu procure un immense plaisir. Je n’éprouve pas la peine de me laver, bien que nous soyons soumis à la poussière toute la journée. La grande sécheresse de l’air évite toute transpiration, d’ailleurs il ne fait jamais très chaud.
Autour de nous de nombreux lamas et alpagas broutent paisiblement et nous regardent d’un air qui semble intrigué, du haut de leur cou perché à la mine dédaigneuse pour les premiers et franchement ahurie pour les seconds. Ces derniers lorsqu’ils ne sont pas tondus ressemblent à de gros animaux en peluche aux formes arrondies.
Avec un peu de tristesse je quitte ce coin avec sa petite falaise sa grotte et ses prairies peuplées de camélidés. L’étape de la journée commence par une côte de quelques centaines de mètres et nous entamons une descente en direction du village de Berengeula.
Il s’agit d’une petite cité minière quasiment abandonnée, située au fond d’un vallon rocailleux sans aucune végétation, à part quelques herbes en touffes. Dans les parois qui dominent le lieu, les gueules béantes des anciennes mines qui remontent à plusieurs siècles. L’arrivée dans le village est très impressionnante. Une lignée de maisons basses en ruine, bien alignées sur plusieurs centaines de mètres, les toits tous disparus, la couleur des murs est exactement celle du chemin, difficile à définir, peut-être lie de vin très clair.
Et tout là-bas du côté opposé, figée depuis des siècles une église dresse son clocher arrondi. Elle est ceinte d’une murette qui s’ouvre sur un porche en arc de cercle, qui invite à entrer. En m’approchant je retiens presque mon souffle tant le lieu m’impressionne. Le silence est légèrement perturbé par une voix d’enfant, qui vient de la gauche. Mais je ne vois personne. Je m’approche de l’église. On se croirait vraiment dans un film de Sergio Leone. Jean et Alain me rejoignent. Avec émotion nous visitons les lieux.

Deux chemins sont possibles pour repartir. Nous ne sommes pas sûrs de la direction à prendre. C’est alors que je me souviens de la voix de l’enfant. Il y a donc quelqu’un dans ce village. Je pars lentement à vélo à travers des rues désertes en écoutant, à l’affût du moindre murmure. Devant une maison, alors qu’aucun bruit ne m’a alerté je vois deux petites figures qui me regardent avec étonnement et curiosité, cependant sans aucune crainte. De beaux sourires illuminent les visages de ces enfants. Je leur dis bonjour, ils me répondent. Ce qui fait apparaître une troisième petite tête en train de manger une galette de pain. Que la scène est touchante, mais pas question de l’immortaliser sur une photo, les Indiens ayant horreur de cela et y sont très généralement farouchement opposés. Je me suis toujours imposé de strictement respecter la volonté des gens et d’éviter les photos volées.
Alors un homme à son tour apparaît et vient à ma rencontre. Les enfants approchent, deux garçons et une fille. Cette dernière a alors une réaction tout à fait étonnante. Me prend-elle pour un martien ou un autre être venant d’un ailleurs lointain? Avec l’une de ses mains elle me prend la main gauche, et de l’autre elle mesure la longueur de mon bras en développant ses doigts le long de ma manche. Cela me fait sourire et tous rient à leur tour. Imaginez la scène au milieu de ce village désert, moi encore sur mon vélo et cette famille me regardant un peu à la manière d’une apparition. Alors au coin de la maison survient la mère, qui après avoir répondu à mon bonjour rentre vite. Instants chargés d’émotion, qui ont duré quelques minutes, le temps de quelques regards et sourires, mais d’une telle intensité que cela m’a paru s’éterniser.
J’engage la conversation avec l’homme, lui demandant notre chemin. Il lève le doute sur la piste à prendre. Jean arrive. Il nous est proposé de prendre un café, mais nous sentons que c’est par politesse. Le fait que nous rentrions dans la maison serait facteur de gêne pour la femme, qui ne se montre plus. Nous déclinons donc l’invitation en invoquant notre troisième camarade resté sur la place à proximité de l’église.
Le bon chemin une fois pris, nous cheminons dans un décor extraordinaire, vastes horizons et montagnes aux couleurs multiples. La piste est horrible, mais heureusement du fait de l’absence de circulation nous ne respirons pas trop de poussière. Un immense chaos de blocs s’étend de part et d’autre de notre chemin. De grands rochers se découpent sur un arrière-plan montagneux.
Nous rejoignons une rivière à proximité de laquelle se trouve un poste de contrôle de la police. Ses occupants sont étonnés de voir des cyclistes dans ces régions reculées. Ils prennent nos identités au cas où nous disparaîtrions, nous assurant que cela est possible dans ces endroits. Au bord de la rivière, nous faisons une halte casse-croûte. Il fait très chaud malgré l’altitude. Une fois notre repas frugal terminé, nous reprenons notre route. Tout se ligue contre nous, chaleur, piste sableuse et vent contraire. Pédaler dans ces conditions de façon paradoxale procure un certain plaisir. Malgré l’adversité rester en mesure d’avancer est déjà une satisfaction. Chacun reste plongé dans ses pensées, arque bouté, jetant de temps un autre un regard dans ce lointain qui semble ne jamais se rapprocher. Les derniers kilomètres pour arriver à Charana sont un véritable calvaire, face à un vent violent et un sol qui se dérobe sous les roues. Là-bas au loin, la ville apparaît, mais à cinq ou six à l’heure, malgré des efforts conséquents, elle semble ne pas se rapprocher.
Enfin nous y sommes. Jean avait pris de l’avance, il nous attend à l’entrée. Que le lieu semble triste et presque hostile sous ces rafales et un froid qui monte. Un couple d’Indiens essaie de s’abriter le long d’un mur en attendant je ne sais quoi. Il est relativement tard et le soleil ne va pas tarder à se coucher. Cette ville est construite de façon géométrique et de larges rues désertes, bordées de maisons basses, se croisent à angle droit. La couleur qui domine est celle de la poussière du chemin qui recouvre tout de sa gangue terne.
Nous trouvons un logement. Les chambres sont spartiates, de petites cellules donnant sur une cour intérieure et assaillies par les coups de boutoir du vent. Les portes laissent de grands interstices, et ne remplissent pas vraiment leur rôle. Une fois de plus je ne me lave pas. En effet pour se faire, il faut avoir le courage d’aller se mouiller à un large bidon reposant au milieu de la cour, exposé à tous les courants d’air glacials. Mais les lits sont assez confortables et les couvertures efficaces et je n’aurai pas froid durant cette nuit, pourtant très froide. Le repas du soir se déroule dans une petite taverne, où pas mal de monde se trouve réuni. La nourriture une fois encore est très acceptable et en quantité suffisante pour des cyclistes ayant fourni de gros efforts tout au long de la journée. Ce soir le vin rouge bolivien va couler à flot !
Au matin, il est difficile de sortir du lit, le froid étant vif. Jean se bat avec sa roue à nouveau crevée. Il faut absolument enlever la petite aspérité métallique à l’intérieur du pneu qui crève la chambre à air. Elle est minuscule, il est donc nécessaire de bien la localiser afin de l’arracher, ce qui n’est pas facile. Enfin nous y arrivons et le problème sera définitivement résolu. Le petit déjeuner est pris dans la rue auprès d’une Indienne qui vend du café et des gros beignets frits.
L’étape de ce jour risque d’être longue. Nous avons en effet des informations, comme d’habitude, contradictoires sur le kilomètre jusqu’au village de Sajama. Il nous faut trouver la piste qui part dans cette direction. La première personne à laquelle je demande, me répond en portant son doigt à sa tempe, sans doute me signifiant qu’à vélo cela n’a pas de sens et que nous sommes des fous. Je ne me décourage pas. La personne suivante est plus disposée à me parler et fournit les renseignements demandés.
La journée une fois de plus va nous amener son lot de surprises et de paysages fantastiques. Les grands volcans qui depuis plusieurs jours nous indiquent la direction commencent à prendre de l’ampleur. Il s’agit du Parinacota, du Pomerape et du Sajama. Ce dernier reste le plus souvent caché car situé une vallée plus loin au second plan. Le Parinacota est agrémenté d’une couronne de neige sur ses pentes terminales. Son altitude est un peu supérieure à 6300 mètres. La piste au débute est roulante, puis le sable et la tôle ondulée font leur apparition par places et le calvaire reprend. Une côte nous conduit sur une butte. Le chemin disparaît car nous sommes à même la roche. Cependant, nous constatons qu’il y a des traces de gomme, donc nous sommes sans doute sur la route. Nous faisons une pose pique-nique en plein vent. La Bolivie c’est vraiment le pays du vent. La journée avance et les kilomètres s’égrènent difficilement. Mais vers les seize heures, notre piste prend une direction qui nous permet d’avoir un fort vent arrière. La moyenne s’envole, nous roulons aux environs des vingt cinq à l’heure, cela nous change de nos moyennes à un chiffre. Cela va nous permettre d’effectuer une bonne vingtaine de kilomètres supplémentaires avant la halte imposée par la venue du froid.
Nous atteignons le village de Rio Blanco. Va-t-on y trouver de quoi nous abriter ? Un homme sur un promontoire, Jean va l’interroger. L’entretien dure me semble-t-il une éternité, Alain et moi en contrebas ne savons ce qu’ils se disent. Jean redescend. Manifestement l’homme n’était pas décidé à nous permettre de dormir dans le coin. Nous longeons le village. Une personne là-bas, nous nous approchons et reprenons notre demande. Et là miracle, il nous indique un local, et nous y accompagne. Il s’agit d’une pièce vaste, construite dans le cadre d’une coopération avec l’Espagne. Nous n’en demandons pas plus, cela nous évite de monter nos tentes dans le vent, toujours fort en fin d’après-midi. L’étape aura tout de même été de soixante dix kilomètres, grâce au vent très favorable en fin d’après-midi.
Nous entamons la dernière étape qui doit nous conduire à Sajama. Mais avant de quitter le village de Rio Blanco, nous allons visiter son église. C’est un véritable bijou, arrivé tout droit de l’époque coloniale. A côté du corps de bâtiment de l’église, le clocher massif posé à même le sol. Un petit escalier en colimaçon permet d’y monter. Une enceinte ajourée protège l’édifice, bien qu’une ouverture surmontée d’une arche permette le libre accès. Nous restons un long moment devant cet édifice, au milieu de ce village désert. Le silence est total, à part nous trois, tout est figé. Nous avons du mal à nous arracher à cet endroit.
Nous partons et retrouvons notre piste plus ou moins facile selon les endroits. Le volcan Sajama commence à émerger et sa grande pyramide qui culmine à plus de 6500 mètres va s’imposer toujours plus au fil de notre progression de la journée. Dans ce matin limpide à l’air immobile, nous marquons de nombreux arrêts pour admirer de petites maisons, certainement pas abandonnées mais désertes. Petites constructions de terre, à la couleur du désert qui les entoure. Leur toit est de chaume, dont la teinte s’harmonise avec les tas de bois érigés en murets. D’ailleurs je me demande d’où vient ce bois en plein désert ? Il a un aspect très torturé, et ressemble à des sortes de grosses racines.
Nous marquons l’arrêt au bord d’une petite rivière et Jean constate que l’eau est chaude, une bonne vingtaine de degrés. Dans ce décor de montagne à plus de quatre mille mètres cela surprend au premier abord. Mais nous sommes dans une région où l’activité volcanique est bien réelle. Il en profite pour faire un brin de toilette. Il nous faudra encore batailler plusieurs heures sur une piste difficile avant de rejoindre le village de Sajama. Mais le spectacle de cet immense volcan couvert de glaciers qui nous domine et que nous contournons nous hypnotise et nous ne voyons pas le temps passer. Enfin le village apparaît, minuscule au milieu d’une immense vallée encadrée par trois grands volcans. Le lieu est extraordinaire et le tourisme à cette époque de l’année quasi inexistant. Demain encore quelques kilomètres de piste et nous allons rejoindre la route asphaltée.
Dans cette merveilleuse petite bourgade se termine donc notre traversée des pistes oubliées de Bolivie. Ce fut cinq jours et trois cents kilomètres, hors du temps dans un coin perdu, ignoré du tourisme. Cette expérience restera pour moi comme un rêve à la découverte de paysages grandioses et de villages, habités ou abandonnés, sortis du fond du temps et jetés dans des espaces immenses, qu’il faut savoir gagner car ils ne se dévoilent pas facilement.

Au cours de notre descente de l’Amérique du Sud, nous voulons passer par les parcs nationaux au nord du Chili et rejoindre de là la Bolivie et ses deux grands déserts de sel. D’après nos renseignements, il faut se rendre à Sajama et de là passer la frontière chilienne. Alors la traversée de ces parcs réputés pourra commencer. Mais voilà, nous sommes au bord du lac Titicaca et la question que nous nous posons est la suivante: comment allons-nous aller à Sajama ? Par la Paz, puis rejoindre Patacamaya, et de là se rendre à la frontière à Tambo Quemado ? D’autant plus que d’après l’un des guides que nous possédons il s’agirait de la plus belle route de la Bolivie.
Après une discussion animée qui s’est déroulée sur plusieurs jours, nous optons pour une traversée directe à vélo de cette partie de la Bolivie entre le lac Titicaca et le nord du Chili. Cette région bolivienne au sud ouest du lac n’est décrite semble-il nulle part. Les questions que j’ai posées sur différents forums sont restées sans réponse. Manifestement, nous partons à l’aventure sur 300 kilomètres de piste, qui nous sont totalement inconnues. Nous découvrirons même en cours de route que l’une de nos cartes est si imprécise, qu’elle situe l’une des villes frontière dans le mauvais pays.
Donc, forts de toute notre ignorance concernant une région sur laquelle nous n’avons aucun témoignage, nous prenons la route un matin à partir de la ville frontière de Desaguadero afin de rejoindre Sajama. Desaguadero est à cheval sur le Pérou et la Bolivie. La frontière est matérialisée par le pont qui enjambe la seule rivière qui sort du lac Titicaca. Il y a une nette différence de niveau de vie entre ces deux pays. En effet côté péruvien, territoire de grandes dimensions que nous venons de traverser, on trouve presque toujours à peu près de quoi se ravitailler, ce qui n’est pas le cas en Bolivie, le choix étant beaucoup plus restreint. Heureusement, une fois entrés en Bolivie et les formalités douanières effectuées, nous découvrirons que le retour au Pérou s’effectue sans problème et sans contrôle. Nous y retournons faire nos courses, à l’image de la foule importante, qui circule sur le pont frontière sans marquer l’arrêt.
Après un petit déjeuner dans une minuscule échoppe, alors que le soleil commence à réchauffer l’atmosphère nous commençons notre périple en direction de Sajama. Les dix huit premiers kilomètres sont un vrai plaisir sur une magnifique route goudronnée, où le trafic est peu intense. Les points de vue sur l’immensité lacustre et sur les grandes montagnes qui la bordent du côté de la Paz sont de toute beauté. Ce matin, comme c’est généralement le cas en Bolivie, l’air est calme et il fait particulièrement doux peu après l’apparition du soleil. Donc ce trajet commence sous les meilleurs augures, le long d’une eau bleu profond bordée d’herbes au jaune prononcé, contraste du meilleur effet. Aucune embarcation n’est visible. Au ciel, dans le lointain de gros nuages de type cumulus, rehaussent la scène de leurs bouillonnements cotonneux et entrelacent les hauts sommets enneigés. Ces immensités boliviennes différent complètement de ce que nous avons connu au Pérou. Je m’attendais à une certaine continuité entre les deux pays, eh bien non, nous basculons dans un monde tout autre, et nous ne sommes pas au bout de nos surprises et de notre dépaysement.Après dix huit kilomètres de cette route excellente, un panneau indicateur signale la ville de Jesus de Machaca sur la droite. Fini le bel asphalte. Un chemin de terre rouge s’écarte du lac Titicaca en serpentant le long d’une côte qui va se perdre au milieu de collines couvertes d’une herbe jaunie par le manque d’eau. Nous prenons de la hauteur et le lac Titicaca se dévoile toujours plus. Après quelques kilomètres un petit col est atteint. Nous allons quitter définitivement la plus haute étendue lacustre du monde pour nous enfoncer dans un territoire, fraction de l’altiplano, ignoré des guides.
Notre piste disparaît à l’infini de ce plateau dont nous ne discernons pas les limites. A première vue aucune habitation ne se révèle.
Cette région serait-elle aussi abandonnée des hommes ? Après une halte au collet à la jonction de deux mondes, nous pénétrons plus avant dans ce nouvel univers qui sera le nôtre durant plusieurs centaines de kilomètres. Et là, de loin en loin sur cette prairie asséchée, cependant aux couleurs vives, comme de petits points épars les maisons se laissent découvrir. Elles sont construites de terre très sombre, de dimensions réduites. Les toits sont couverts de chaume ou parfois de tôle ondulée, le progrès touche ces lieux. Pratiquement aucun être humain n’est visible, mais on n’a pas du tout la sensation d’une région définitivement abandonnée. En effet tout est bien entretenu, aucune impression de ruine. Simplement des coins de notre planète, où les rythmes ne sont pas les mêmes que dans nos société occidentales prises dans le tourbillon de l’agitation.Bien que nous soyons en route depuis plus de deux mois, que nous ayons découvert de nombreuses régions au fil de notre route entre l’Equateur et le Pérou, eh bien ce coin de Bolivie me procure une émotion forte. A part l’Amazonie, toutes les régions traversées étaient vallonnées ou montagneuses. Ici la ligne horizontale domine. Les couleurs du ciel et de la terre sont violentes et douces à la fois, un peu à la manière d’un pastel aux couleurs accentuées. Je n’avais jamais ressenti de telles sensations au contact d’un paysage. On m’avait prévenu que l’Amérique du sud surprend à la première visite, et un camarade avait ajouté la Bolivie particulièrement. C’est mon cas et je suis sous le charme.
Sur ces pistes très peu de circulation, un bus ou deux par jour relient des villages perdus aux grands centres urbains comme la Paz. La consistance du sol permet de rouler sans trop de difficulté à vélo. Parfois en bordure de chemin de petites sentes au sol lisse et dur permettent de se mouvoir à deux roues avec plus de facilité. Je ne me prive pas de les utiliser. Nous traversons un premier village et derrière une enceinte aux vastes dimensions montent les notes d’un orchestre, où prédominent les instruments à vent. Tout au long de notre voyage, ce sera une constante, la musique. L’Amérique latine c’est avant tout un continent de musique, où les gens défilent au son du tambour de la trompette et autres instruments. Un chien court mollement à ma rencontre et aboie sans réelle agressivité. Nous n’aurons plus à subir des attaques incessantes comme en Equateur et au Pérou.
La ville de Jesus de Machaca apparaît dans ce que j’appelle le lointain. En effet nous aurons tout au long de notre séjour sur l’altiplano du mal à apprécier les distances. Y-a-t-il trois cinq ou dix kilomètres ? Ce sera l’éternelle question durant les semaines à venir. Mais avec l’habitude on optera toujours pour les grands nombres. Le summum sera atteint sur les grands déserts de sel, là où l’on distingue très bien le relief qui vous fait face, alors qu’il se situe à plus de soixante kilomètres.Nous approchons de Jesus de Machaca. Ce nom comme beaucoup d’autres dans la région me plaît et sonne avec un accent de mystère et rappelle le passé colonial espagnol. Cette petite bourgade semble jetée à même ce décor semi-désertique. La continuité dans la douceur des couleurs entre la nature environnante et les constructions donne une touche originale à l’ensemble. La limite de l’agglomération est nette, pas de maison qui se détache, toutes restent bien regroupées marquant bien la délimitation.
Nous pénétrons dans cette petite ville, tout y semble immobile. Au détour d’une rue, nous débouchons sur la « plaza des armas ». Elle est vaste, presque démesurée à l’échelle de l’agglomération. Le marché prend fin. Des groupes de personnes épars sont assis. Les Indiens nous regardent arriver sans sembler nous remarquer. Ils ne sont pas très expansifs et rien ne les surprend. La place est bordée d’une énorme église remontant à l’époque des conquistadors. Elle est de toute beauté. Une enceinte ajourée peinte en blanc en fait le tour. Le clocher à la couleur sombre est rehaussé par un bâtiment peint lui aussi en blanc. Un portique monumental en permet l’accès. Malheureusement nous ne pourrons pas la visiter. Tout au long de notre périple une multitude d’églises nous accompagnera. Certaines sont très grandes, d’autres minuscules, au milieu d’un village ou isolées. Mais toutes portent les traces d’un passé lointain, à une époque où l’Espagne régnait sans partage en ces lieux.
Un petit restaurant nous offre un repas de bonne qualité à un prix dérisoire dans une ambiance très sympathique. La cuisinière indienne concocte ses repas au contact des consommateurs. Elle utilise de grandes gamelles arrondies aux bords montants, qu’elle pose sur des feux de bois. Les rations sont consistantes, c’est exactement ce qu’il faut pour des cyclistes au long cours. Comme toujours à la fin du repas le problème du café se pose. Généralement, après une première réponse négative, comme par mystère il arrive. Mais aujourd’hui il ne viendra pas et sera remplacé par un maté, ma foi, fort bon.Nous reprenons notre route. Deux chemins sortent du village et nous hésitons. Alors arrive en courant l’une des femmes qui nous avait renseignés au cours du repas, et elle nous met dans la bonne direction. Cet après-midi nous allons arpenter un espace immense avec un vent favorable, ce qui va rendre cette traversée fabuleusement agréable. Cependant il faut rester vigilant et ne pas se laisser entraîner par l’euphorie de la vitesse. De temps à autre des petits bancs de sable n’attendent que l’imprudence pour vous jeter à terre. Notre piste par moments disparaît et il nous faut partir à l’estime parmi des touffes d’herbe rabougries, mais cela ne dure jamais bien longtemps et il n’y a pas de problème d’orientation. Jean nous fait remarquer, très loin au sud, un volcan couronné de neige. Dans plusieurs jours nous aurons confirmation qu’il s’agit du Samaja à la frontière chilienne. Il va nous accompagner de la sorte tout au long des trois cents kilomètres de piste jusqu’au village du même nom.
Vers les dix sept heures, la ville de Nascara se dévoile. Nous la rejoignons, pensant naïvement que la chaussée va s’améliorer et que le goudron va faire son apparition. Effectivement, il y a un peu de béton, mais il s’agit simplement du pont qui franchit la rivière qui traverse l’agglomération. L’étape de la journée aura été de soixante six kilomètres. La piste ne permet pas de faire les kilométrages très importants, possibles sur goudron. Pourtant, aujourd’hui le vent nous a été favorable tout l’après-midi.Manifestement des logements, il n’y en a pas. Après nous être renseignés, nous sentons la population prête à nous aider. On nous remet entre les mains des autorités locales, qui décident de nous faire dormir dans la salle de réunion. Vaste pièce traversante, qui reçoit le soleil toute la journée et qui à cette heure de fin d’après-midi diffuse une chaleur agréable. Jean a crevé, sur la place du village il répare. Un large attroupement se fait, et tout le monde participe aux opérations. Mais cette réparation due probablement à un défaut du pneu ne résoudra pas le problème, et il faudra attendre un jour de plus pour apporter une solution définitive à cette défectuosité.
On nous propose de nous apporter notre repas du soir sur place. Pour une somme modique, nous dégusterons ce soir une truite bien grillée, ou le confort dans un coin reculé de la planète. La nuit sera excellente, bien à l’abri de notre salle communale. En effet, comme tous les soirs le vent prend possession de l’espace et diffuse son froid au moment de la disparition du soleil. Heureusement comme nous aurons l’occasion de le constater chaque soir, quelques heures après l’arrivée de la nuit, tout souffle s’éteint et le calme règne dans l’atmosphère. Cependant la température reste basse. Au cours de mon séjour de trois mois dans ces contrées, chaque fois que je suis sorti la nuit pour observer les étoiles dans ce ciel fabuleusement clair, très peu parasité par des lumières, eh bien je ne suis pas resté longtemps dehors!
Le lendemain matin, il fait froid mais très beau et l’air est immobile. Nous nous mettons en route vers les huit heures. Au sortir de la ville, le policier de faction nous met en garde contre les bandits qui sévissent plus loin. Ils viendraient par delà la frontière, du Pérou proche. Il nous explique qu’ils peuvent prendre des uniformes de policier, et nous décrit par le menu tous les attributs qui doivent être apparents sur un uniforme réglementaire. Cela va du nom de la personne au drapeau bolivien sur la manche, en passant par un certain nombre d’insignes et de signes distinctifs. A-t-il fait du zèle ou le danger est-il bien réel ? Nous ne le saurons pas.Enfin depuis que je me suis fait dépouiller d’une partie de mes affaires au Pérou alors qu’un policier m’avait mis en garde, j’ai plutôt tendance à prendre ce type d’avertissement au sérieux, sans toutefois sombrer dans une peur incontrôlée.La piste commence par une côte courte mais raide. La tôle ondulée fait son apparition et donne le ton de la journée. Attendons-nous à une étape difficile sans espérer faire beaucoup de kilomètres. Les espaces sont immenses, et la route les fend de façon rectiligne. De toutes parts de grands troupeaux de lamas et d’alpagas multicolores paissent paisiblement parmi des herbes rares et piquantes. Et là-bas au loin les volcans, que nous rejoindrons dans plusieurs jours, nous montrent la direction. Des vigognes gracieuses et pressées passent d’un pas rapide et nous observent avec vigilance lorsque nous essayons de nous approcher pour les photographier. Elles nous accompagneront durant deux semaines. Parfois peu nombreuses ou souvent en bandes assez conséquentes, jusqu’à une vingtaine d’individus, elles se fondent dans le paysage avec leur pelage brun clair, agrémenté de taches blanches. Le mâle se tient toujours un peu à l’écart du groupe de femelles et c’est à ce comportement qu’on le repère facilement.
Au bout d’une longue ligne droite la ville de Santiago de Matchaca se dévoile. Bien évidemment, notre estimation de la distance n’est pas la bonne. L’un de mes camarades annonce trois ou quatre kilomètres, pour ma part je dis cinq, en réalité il y en a neuf. Ces étendues sont tellement gigantesques, que nous perdons toutes nos références. Nous l’atteignons enfin, après avoir louvoyé entre piste et bas-côtés, où le sol est plus consistant, donc meilleur pour avancer.Dans cette petite ville, comme nous en avons pris l’habitude depuis que nous sommes en Amérique du Sud, nous nous dirigeons vers la place centrale. Il y a une épicerie permettant de faire quelques courses. Puis la ravitaillement assuré, nous allons manger dans un restaurant. Il est extraordinaire de toujours trouver un endroit pour se restaurer dans ces coins perdus. Là, nous entamons la discussion avec un Bolivien, qui connaît bien sa région, ce qui n’est pas toujours le cas chez ses concitoyens . Ce qu’il nous apprend est déterminant pour la suite. En effet, le chemin que nous voulions suivre est particulièrement difficile et très mal tracé. Par contre, information primordiale, la ville de Charana est bien en Bolivie et non au Chili comme notre carte l’indique. De cette ville un chemin entièrement en Bolivie rejoint Sajama. Il ne nous en fallait pas plus pour envisager cet itinéraire, que nous pensions, à tort du fait de l’erreur de notre carte, à cheval sur les deux pays et sans poste frontière.
Après nous être bien rassasiés nous quittons lentement cette ville au charme fou. Ces cités posées dans ces immenses plaines ont un air d’ailleurs, et leurs églises surgies du fond des âges accentuent cette impression d’autre part, qui nous subjugue tant depuis hier sur ces chemins oubliés des guides.
Cet après-midi nous allons essayer d’aller le plus loin possible et nous envisageons de bivouaquer. Depuis que nous sommes sur ces pistes, même si elles ne sont pas en très bon état et qu’elles demandent beaucoup d’effort, nous n’avons pas eu à subir de côtes. Mais cela va changer. Après quelques kilomètres dans une vallée à peine marquée, sauvage et déserte, où seuls de temps à autre des troupeaux d’alpagas multicolores apportent une touche de vie, une forte colline vient barrer le chemin. Nous allons devoir batailler plusieurs heures. Les difficultés nous forcent par épisodes à mettre pied à terre et à pousser nos vélos. Qu’ils semblent lourds et encombrants dans ces moments. Le temps avance vite. Tous les jours je suis stupéfait de voir à quelle vitesse la journée s’enfuit. Pourtant alors que l’on se bat dans la poussière, le vent, parfois le froid on devrait trouver le temps long. Eh bien non, c’est le contraire qui se passe. Il faut reconnaître que l’effort à vélo est un vrai plaisir, même quand on en bave sur des pistes mal adaptées.Donc nous arrivons au sommet de notre côte et le soleil commence à baisser. L’altitude est de 4200 mètres, le vent est présent et il nous faut trouver un point pour bivouaquer. L’étape du jour aura été de soixante dix huit kilomètres, ce qui n’est pas mal au vu de l’état des pistes. Après une première prospection, Jean aimerait que nous établissions notre campement derrière un mur de pierre. Mais Alain et moi trouvons l’endroit trop inconfortable, pas réellement abrité du vent qui souffle avec force. Chacun de nous part donc prospecter. Pas très loin, dans une petite barre rocheuse, je découvre une grotte qui me paraît idéale. J’appelle mes camarades. Il suffit de nettoyer le sol, enlever quelques cailloux et nous aurons un lieu de bivouac idéal, à l’abri du froid et du vent. Ces petits travaux sont rapidement effectués et notre matériel de couchage vite installé.
Jean préférera installer sa tente dehors. Nous allons passer une nuit très confortable. L’espace est réduit, nous ne pouvons nous tenir debout, mais la surface au sol est nettement suffisante.Nous commençons à être bien accoutumés à l’altitude, car plus aucune insomnie due au manque d’oxygène ne vient perturber notre sommeil.La nuit a été particulière douce dans la grotte où Alain et moi avons pris toutes nos aises. Le bivouac dans ces conditions est très agréable. Notre adaptation au milieu procure un immense plaisir. Je n’éprouve pas la peine de me laver, bien que nous soyons soumis à la poussière toute la journée. La grande sécheresse de l’air évite toute transpiration, d’ailleurs il ne fait jamais très chaud.
Autour de nous de nombreux lamas et alpagas broutent paisiblement et nous regardent d’un air qui semble intrigué, du haut de leur cou perché à la mine dédaigneuse pour les premiers et franchement ahurie pour les seconds. Ces derniers lorsqu’ils ne sont pas tondus ressemblent à de gros animaux en peluche aux formes arrondies.
Avec un peu de tristesse je quitte ce coin avec sa petite falaise sa grotte et ses prairies peuplées de camélidés. L’étape de la journée commence par une côte de quelques centaines de mètres et nous entamons une descente en direction du village de Berengeula.
Il s’agit d’une petite cité minière quasiment abandonnée, située au fond d’un vallon rocailleux sans aucune végétation, à part quelques herbes en touffes. Dans les parois qui dominent le lieu, les gueules béantes des anciennes mines qui remontent à plusieurs siècles. L’arrivée dans le village est très impressionnante. Une lignée de maisons basses en ruine, bien alignées sur plusieurs centaines de mètres, les toits tous disparus, la couleur des murs est exactement celle du chemin, difficile à définir, peut-être lie de vin très clair.
Et tout là-bas du côté opposé, figée depuis des siècles une église dresse son clocher arrondi. Elle est ceinte d’une murette qui s’ouvre sur un porche en arc de cercle, qui invite à entrer. En m’approchant je retiens presque mon souffle tant le lieu m’impressionne. Le silence est légèrement perturbé par une voix d’enfant, qui vient de la gauche. Mais je ne vois personne. Je m’approche de l’église. On se croirait vraiment dans un film de Sergio Leone. Jean et Alain me rejoignent. Avec émotion nous visitons les lieux.

Deux chemins sont possibles pour repartir. Nous ne sommes pas sûrs de la direction à prendre. C’est alors que je me souviens de la voix de l’enfant. Il y a donc quelqu’un dans ce village. Je pars lentement à vélo à travers des rues désertes en écoutant, à l’affût du moindre murmure. Devant une maison, alors qu’aucun bruit ne m’a alerté je vois deux petites figures qui me regardent avec étonnement et curiosité, cependant sans aucune crainte. De beaux sourires illuminent les visages de ces enfants. Je leur dis bonjour, ils me répondent. Ce qui fait apparaître une troisième petite tête en train de manger une galette de pain. Que la scène est touchante, mais pas question de l’immortaliser sur une photo, les Indiens ayant horreur de cela et y sont très généralement farouchement opposés. Je me suis toujours imposé de strictement respecter la volonté des gens et d’éviter les photos volées.
Alors un homme à son tour apparaît et vient à ma rencontre. Les enfants approchent, deux garçons et une fille. Cette dernière a alors une réaction tout à fait étonnante. Me prend-elle pour un martien ou un autre être venant d’un ailleurs lointain? Avec l’une de ses mains elle me prend la main gauche, et de l’autre elle mesure la longueur de mon bras en développant ses doigts le long de ma manche. Cela me fait sourire et tous rient à leur tour. Imaginez la scène au milieu de ce village désert, moi encore sur mon vélo et cette famille me regardant un peu à la manière d’une apparition. Alors au coin de la maison survient la mère, qui après avoir répondu à mon bonjour rentre vite. Instants chargés d’émotion, qui ont duré quelques minutes, le temps de quelques regards et sourires, mais d’une telle intensité que cela m’a paru s’éterniser.
J’engage la conversation avec l’homme, lui demandant notre chemin. Il lève le doute sur la piste à prendre. Jean arrive. Il nous est proposé de prendre un café, mais nous sentons que c’est par politesse. Le fait que nous rentrions dans la maison serait facteur de gêne pour la femme, qui ne se montre plus. Nous déclinons donc l’invitation en invoquant notre troisième camarade resté sur la place à proximité de l’église.
Le bon chemin une fois pris, nous cheminons dans un décor extraordinaire, vastes horizons et montagnes aux couleurs multiples. La piste est horrible, mais heureusement du fait de l’absence de circulation nous ne respirons pas trop de poussière. Un immense chaos de blocs s’étend de part et d’autre de notre chemin. De grands rochers se découpent sur un arrière-plan montagneux.
Nous rejoignons une rivière à proximité de laquelle se trouve un poste de contrôle de la police. Ses occupants sont étonnés de voir des cyclistes dans ces régions reculées. Ils prennent nos identités au cas où nous disparaîtrions, nous assurant que cela est possible dans ces endroits. Au bord de la rivière, nous faisons une halte casse-croûte. Il fait très chaud malgré l’altitude. Une fois notre repas frugal terminé, nous reprenons notre route. Tout se ligue contre nous, chaleur, piste sableuse et vent contraire. Pédaler dans ces conditions de façon paradoxale procure un certain plaisir. Malgré l’adversité rester en mesure d’avancer est déjà une satisfaction. Chacun reste plongé dans ses pensées, arque bouté, jetant de temps un autre un regard dans ce lointain qui semble ne jamais se rapprocher. Les derniers kilomètres pour arriver à Charana sont un véritable calvaire, face à un vent violent et un sol qui se dérobe sous les roues. Là-bas au loin, la ville apparaît, mais à cinq ou six à l’heure, malgré des efforts conséquents, elle semble ne pas se rapprocher.Enfin nous y sommes. Jean avait pris de l’avance, il nous attend à l’entrée. Que le lieu semble triste et presque hostile sous ces rafales et un froid qui monte. Un couple d’Indiens essaie de s’abriter le long d’un mur en attendant je ne sais quoi. Il est relativement tard et le soleil ne va pas tarder à se coucher. Cette ville est construite de façon géométrique et de larges rues désertes, bordées de maisons basses, se croisent à angle droit. La couleur qui domine est celle de la poussière du chemin qui recouvre tout de sa gangue terne.
Nous trouvons un logement. Les chambres sont spartiates, de petites cellules donnant sur une cour intérieure et assaillies par les coups de boutoir du vent. Les portes laissent de grands interstices, et ne remplissent pas vraiment leur rôle. Une fois de plus je ne me lave pas. En effet pour se faire, il faut avoir le courage d’aller se mouiller à un large bidon reposant au milieu de la cour, exposé à tous les courants d’air glacials. Mais les lits sont assez confortables et les couvertures efficaces et je n’aurai pas froid durant cette nuit, pourtant très froide. Le repas du soir se déroule dans une petite taverne, où pas mal de monde se trouve réuni. La nourriture une fois encore est très acceptable et en quantité suffisante pour des cyclistes ayant fourni de gros efforts tout au long de la journée. Ce soir le vin rouge bolivien va couler à flot !Au matin, il est difficile de sortir du lit, le froid étant vif. Jean se bat avec sa roue à nouveau crevée. Il faut absolument enlever la petite aspérité métallique à l’intérieur du pneu qui crève la chambre à air. Elle est minuscule, il est donc nécessaire de bien la localiser afin de l’arracher, ce qui n’est pas facile. Enfin nous y arrivons et le problème sera définitivement résolu. Le petit déjeuner est pris dans la rue auprès d’une Indienne qui vend du café et des gros beignets frits.
L’étape de ce jour risque d’être longue. Nous avons en effet des informations, comme d’habitude, contradictoires sur le kilomètre jusqu’au village de Sajama. Il nous faut trouver la piste qui part dans cette direction. La première personne à laquelle je demande, me répond en portant son doigt à sa tempe, sans doute me signifiant qu’à vélo cela n’a pas de sens et que nous sommes des fous. Je ne me décourage pas. La personne suivante est plus disposée à me parler et fournit les renseignements demandés.
La journée une fois de plus va nous amener son lot de surprises et de paysages fantastiques. Les grands volcans qui depuis plusieurs jours nous indiquent la direction commencent à prendre de l’ampleur. Il s’agit du Parinacota, du Pomerape et du Sajama. Ce dernier reste le plus souvent caché car situé une vallée plus loin au second plan. Le Parinacota est agrémenté d’une couronne de neige sur ses pentes terminales. Son altitude est un peu supérieure à 6300 mètres. La piste au débute est roulante, puis le sable et la tôle ondulée font leur apparition par places et le calvaire reprend. Une côte nous conduit sur une butte. Le chemin disparaît car nous sommes à même la roche. Cependant, nous constatons qu’il y a des traces de gomme, donc nous sommes sans doute sur la route. Nous faisons une pose pique-nique en plein vent. La Bolivie c’est vraiment le pays du vent. La journée avance et les kilomètres s’égrènent difficilement. Mais vers les seize heures, notre piste prend une direction qui nous permet d’avoir un fort vent arrière. La moyenne s’envole, nous roulons aux environs des vingt cinq à l’heure, cela nous change de nos moyennes à un chiffre. Cela va nous permettre d’effectuer une bonne vingtaine de kilomètres supplémentaires avant la halte imposée par la venue du froid.
Nous atteignons le village de Rio Blanco. Va-t-on y trouver de quoi nous abriter ? Un homme sur un promontoire, Jean va l’interroger. L’entretien dure me semble-t-il une éternité, Alain et moi en contrebas ne savons ce qu’ils se disent. Jean redescend. Manifestement l’homme n’était pas décidé à nous permettre de dormir dans le coin. Nous longeons le village. Une personne là-bas, nous nous approchons et reprenons notre demande. Et là miracle, il nous indique un local, et nous y accompagne. Il s’agit d’une pièce vaste, construite dans le cadre d’une coopération avec l’Espagne. Nous n’en demandons pas plus, cela nous évite de monter nos tentes dans le vent, toujours fort en fin d’après-midi. L’étape aura tout de même été de soixante dix kilomètres, grâce au vent très favorable en fin d’après-midi.
Nous entamons la dernière étape qui doit nous conduire à Sajama. Mais avant de quitter le village de Rio Blanco, nous allons visiter son église. C’est un véritable bijou, arrivé tout droit de l’époque coloniale. A côté du corps de bâtiment de l’église, le clocher massif posé à même le sol. Un petit escalier en colimaçon permet d’y monter. Une enceinte ajourée protège l’édifice, bien qu’une ouverture surmontée d’une arche permette le libre accès. Nous restons un long moment devant cet édifice, au milieu de ce village désert. Le silence est total, à part nous trois, tout est figé. Nous avons du mal à nous arracher à cet endroit.Nous partons et retrouvons notre piste plus ou moins facile selon les endroits. Le volcan Sajama commence à émerger et sa grande pyramide qui culmine à plus de 6500 mètres va s’imposer toujours plus au fil de notre progression de la journée. Dans ce matin limpide à l’air immobile, nous marquons de nombreux arrêts pour admirer de petites maisons, certainement pas abandonnées mais désertes. Petites constructions de terre, à la couleur du désert qui les entoure. Leur toit est de chaume, dont la teinte s’harmonise avec les tas de bois érigés en murets. D’ailleurs je me demande d’où vient ce bois en plein désert ? Il a un aspect très torturé, et ressemble à des sortes de grosses racines.
Nous marquons l’arrêt au bord d’une petite rivière et Jean constate que l’eau est chaude, une bonne vingtaine de degrés. Dans ce décor de montagne à plus de quatre mille mètres cela surprend au premier abord. Mais nous sommes dans une région où l’activité volcanique est bien réelle. Il en profite pour faire un brin de toilette. Il nous faudra encore batailler plusieurs heures sur une piste difficile avant de rejoindre le village de Sajama. Mais le spectacle de cet immense volcan couvert de glaciers qui nous domine et que nous contournons nous hypnotise et nous ne voyons pas le temps passer. Enfin le village apparaît, minuscule au milieu d’une immense vallée encadrée par trois grands volcans. Le lieu est extraordinaire et le tourisme à cette époque de l’année quasi inexistant. Demain encore quelques kilomètres de piste et nous allons rejoindre la route asphaltée.
Dans cette merveilleuse petite bourgade se termine donc notre traversée des pistes oubliées de Bolivie. Ce fut cinq jours et trois cents kilomètres, hors du temps dans un coin perdu, ignoré du tourisme. Cette expérience restera pour moi comme un rêve à la découverte de paysages grandioses et de villages, habités ou abandonnés, sortis du fond du temps et jetés dans des espaces immenses, qu’il faut savoir gagner car ils ne se dévoilent pas facilement.
