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Koh Samui cet été, hôtel, visites...? English translation pending
by Pouty78 · 2011-03-29 · 24 replies
🙂 bonjour,

Nous partons cet été du 23 Juillet au 13 Août à Koh Samui à l'hotel mango village avec nos 3 enfants (16, 14 et 9 ans) , est-ce que quelqu'un connait cet hôtel, je n'ai pas trouvé grand chose sur le forum. D'autre part question visites y a t-il des sites incontournables ou des visites à faire, nous aimons bien la baignade mais aussi découvrir le pays. Dernière question, peut-on faire un aller retour en bateau dans la journée psur les îles voisines ? Merci pour vos réponses 😉
Visa temporaire canadien pour un Cubain (nouvelle procédure) English translation pending
by MariaPierra · 2011-03-02 · 145 replies
Bonjour,

Le Canada a changé sa procédure pour les demandes de visas temporaires. Voici donc la nouvelle procédure:

PROCESSUS DE DEMANDE DE VISA TEMPORAIRE (VISITEUR) POUR UN CUBAIN QUI DÉSIRE VISITER LE CANADA

1- Le Cubain doit d’abord obtenir un passeport. Il doit faire sa demande auprès de l’immigration cubaine de sa ville. Il coûte 55 CUC et prend entre 1 et 3 mois. S’informer des formulaires et documents requis auprès de l’immigration de sa ville. Il doit avoir son passeport en mains pour aller à l’ambassade (étape 3).

2- Pour la demande de visa canadien, il faut remplir plusieurs formulaires. Attention le processus a changé depuis le 15 janvier 2011 pour obtenir le visa canadien. Il faut vous assurer de remplir tous les formulaires et de fournir tous les documents demandés. Les formulaires à remplir se trouvent ici :

http://www.cic.gc.ca/francais/information/demandes/visa.asp

Et il faut également remplir deux formulaires supplémentaires pour l’ambassade à La Havane :

http://www.canadainternational.gc.ca/cuba/visas/forms_temporary_resident_temporaire_formulaires.aspx?lang=fra

Assurez-vous de joindre tous les documents demandés dans la liste de contrôle.

Pour cette première étape un citoyen canadien ou un résident permanent canadien doit écrire au Cubain une lettre d'invitation (en français ou anglais). Celle-ci n'a pas besoin d’être notariée ou assermentée, c'est inutile de payer des frais pour cela. La lettre devrait contenir tout ce qui est indiqué sur ce site : http://www.cic.gc.ca/francais/visiter/lettre.asp

La lettre devrait indiquer que le Canadien s'engage à subvenir à tous les besoins du Cubain pendant son séjour au Canada. Le Canadien doit joindre des preuves de sa situation financière démontrant qu’il peut subvenir aux besoins du Cubain, comme déclarations d'impôt, lettre de l'employeur, etc.

L’objectif de cette lettre est de convaincre l’ambassade que le Cubain a des raisons de retourner à Cuba une fois son visa expiré (ex : enfants à charge, maison, travail, argent à la banque, voiture, etc.), qu’il ne restera pas au Canada illégalement aux frais des contribuables canadiens, et qu’il ne fera pas de demande de statut de réfugié. Donc fournir également toutes les preuves de la situation du Cubain.

Pour cette première étape, le Canadien devrait remplir les formulaires, écrire la lettre d’invitation et envoyer tout cela (avec les pièces demandées sur le site de l’ambassade) au Cubain qui est invité. Envoyer également un mandat-poste ou chèque visé de 75$ CAN au nom de Receveur général du Canada (150$ pour un visa multi-entrées).

Si le Cubain invité est mineur (moins de 18 ans) il ne peut être invité que par l’un de ses parents qui réside au Canada, et ce parent doit avoir le PRE s’il est citoyen cubain (sinon les autorités Cubaines ne laisseront pas sortir l’enfant donc inutile de demander le visa). De plus il faudra une lettre notariée (préparée par un notaire à Cuba) signée par l’autre parent (qui vit à Cuba) autorisant le mineur à voyager au Canada. Cette lettre devra être jointe aux autres documents remis à l’ambassade.

3- Le Cubain, une fois qu’il a en mains tous les documents et son passeport, devra appeler à l'ambassade pour prendre rendez-vous au 53 7 204 7097 (numéro ici: http://www.canadainternational.gc.ca/cuba/contact-contactez.aspx?lang=fra). Ils lui donneront un RDV quelques semaines plus tard, il ira le matin et déposera les documents et le paiement, puis l'après-midi il reviendra et ils lui diront si le visa est accepté ou refusé. S'il est accepté, généralement ils lui diront de revenir la semaine suivante chercher son visa. Il devra absolument apporter son passeport pour aller à l'ambassade.

Si le Cubain invité est mineur, c’est son parent qui réside à Cuba qui devra aller à l’ambassade pour lui.

4- Si le Cubain obtient son visa. Le Canadien doit alors faire une autre lettre d’invitation pour les autorités Cubaines. Si l’invité est un enfant, un parent ou un époux de la personne qui invite, il n’est pas nécessaire d'écrire la lettre, c'est le Consulat cubain à Montréal qui le fait. Il faut apporter les informations du Cubain : date de naissance, nom des parents, lieu de naissance, état civil, occupation, adresse à Cuba, numéro de passeport, no de carné d’identité, date approximative de voyage. Il faut payer des frais de 256$ (pas de comptant, seulement chèque visé ou mandat-poste à l’ordre de Consulat de Cuba). Cette lettre d'invitation ne peut pas se faire à Cuba (ça se faisait avant mais plus depuis 2007). Le Consulat l’envoie directement par courriel à la Consultoria Juridica de La Havane qui l'enverra ensuite à la Consultoria de la ville de résidence du Cubain. Celui-ci devra s’informer régulièrement si elle est arrivée, auprès de la Consultoria. Cela prend normalement 1 à 2 mois.

Si le Cubain invité n’est pas un enfant, parent ou époux du Canadien qui invite, le Canadien doit faire faire une lettre d’invitation en espagnol, assermentée par un commissaire à l’assermentation ou un notaire, qui doit contenir les informations suivantes :

- Pour la personne qui invite : nom, no de passeport, date de naissance, lieu de naissance, adresse, profession.

- Pour le cubain invité : date de naissance, nom des parents, lieu de naissance, état civil, occupation, adresse à Cuba, numéro de passeport, no de carné d’identité, date approximative de voyage;

- De plus la lettre doit mentionner la raison de l’invitation (visiter le Canada), si la personne invitée est un parent ou un ami, et l’engagement de la personne qui invite à assumer tous les frais de séjour (logement, nourriture, soins de santé, assurances, etc.).

Cette lettre doit ensuite être déposée au Consulat avec le chèque visé ou mandat poste de 256$. Le Consulat envoie la lettre par fax à la Consultoria Juridica de La Havane, qui ensuite l’envoie à la Consultoria de sa ville.

Si le Cubain invité est un mineur, s’informer au bureau local d’immigration s’il faut une lettre d’invitation et/ou un « poder especial para salida de menor » signé par le parent qui réside au Canada. Ce document est également fait au Consulat et le coût est de 160$. Pour faire ce document il faut remplir le formulaire au Consulat : les renseignements nécessaires sont les nom, adresse, date de naissance, no de carnet d’identité de l’enfant ainsi que de l’autre parent qui réside à Cuba, ainsi que le no de passeport de l’enfant. Ensuite il faut retourner chercher le document au Consulat 72 heures après. Il faut ensuite le faire parvenir au parent qui réside à Cuba, pour qu’il puisse faire la demande de PVE pour l’enfant.

5- Une fois que la lettre d'invitation est rendue à la consultoria locale, le Cubain peut faire sa demande de PVE (150 CUC) au bureau d’immigration local, ça prend de 1 à 3 semaines normalement. Il devrait s’informer à l’avance auprès du bureau d’immigration des documents qu’il devra fournir, notamment une lettre de libération de travail.

Puis, le Cubain devra acheter son billet d'avion (Cubana ou Air Canada, aucun charter). Le canadien peut aussi l’acheter d’ici et lui envoyer le billet électronique. Je conseille fortement d'attendre qu'il ait son PVE dans les mains avant d'acheter le billet d'avion parce que des fois ça peut retarder pas mal plus longtemps que prévu.

Pour un enfant mineur il faut que le parent qui réside à Cuba fasse la demande de PVE, une fois que la lettre d’invitation est arrivée, et qu’il a reçu le « poder » (si exigé par l’immigration locale).
Problème avec Opodo English translation pending
by Jeleon · 2010-11-21 · 3 replies
Bonjour,

J'ai acheté un billet d'avion Paris-Mumbai du 30 décembre 2010 au 06 Février 2011 sur Opodo, fin Août.

Je précise que je n'ai pas pris d'assurance annulation, étant sûr à ce moment de partir.

Un imprévu est arrivé malheureusement.

Je voudrais, soit : - Changer les dates (par exemple, de mi-janvier à mi-février). - Ou demander un remboursement (de ce qui peut être remboursable).

J'ai essayé de contacter la société Opodo à plusieurs reprises pour trouver une solution. D'abord par mail. J'ai eu une réponse de leur part au bout de 3 semaines. On me demande de les appeler.

J'appelle ce jeudi une première fois : J'attends 8 minutes mais ça ne décroche pas.

Vendredi, j'attends 20 minutes cette fois-ci, et quelqu'un décroche cette fois-ci : J'explique ma situation et au bout de 5 minutes, on me demande de patienter car on va me passer quelqu'un d'autre. J'attends 35 minutes encore, et personne en vue. Et le téléphone finit même par se décrocher tout seul. Donc 1h d'attente au total pour rien.

Ce dimanche, j'essaye de recontacter Opodo : J'attends 20 minutes et personne au bout du fil.

Je me dis que c'est tout de même pas net ...

Voilà, il semble y avoir un problème à joindre Opodo, pour je ne sais quelle raison. C'est tout de même pas très sérieux.

Bref, si vous avez eu les mêmes mésaventures que moi et si vous avez trouvé une solution au même genre de problème, faites-moi signe.
Compte rendu de croisière sur le Costa Luminosa: Dubaï-Savone du 10 au 28 avril 2010 English translation pending
by Leonnorg · 2010-06-14 · 65 replies
Bonjour, Je me lance dans un C/R de cette magnifique croisière sur ce magnifique bateau, avec un peu de retard, Alexandre867 et Minouche10 en avais déjà fait un, celui-ci sera un peu différent puisque nous n'avons pris aucunes excursions Costa. Mon épouse Florence en avais envie depuis longtemps de Dubaï et du canal de Suez, alors je surveillais sur le site Costa le remplissage du bateau et juste après l'accident de l'Europa (qui faisait le même trajet) ça c'est rempli à vitesse grand V, alors vite nous avons commandée à notre agence préférée le 1 mars, en promo : 3027,50€ pour 2 en cabine B1 avec balcon "garantie" du port de Dubaï à Nice, nous avons bien fait, le soir même il n'y avait plus de promo et en consultant le site "déja réservé" je m'aperçois que nous sommes surclasser en mini-suite à la poupe du bateau pont 8. Nous avons commandé l'avion par internet chez "Go Voyage" nous partirons 2 jours avant soit le 8 avril par la compagnie Austrian = Lyon Vienne Dubaï pour 920€ A/R pour 2, le retour nous ne l'utiliserons pas car de prendre juste l'aller revenais 2 fois plus cher ( ça se sont les mystères commerciaux de l'aviation !!! ) nous recevrons le billet électronique par e-mail le soir même, pas besoin de monter à Paris d'ou économie TGV, hôtel et stress!. Sur le site Français "accor" nous réservons l'hôtel "Ibis All Rigga" dans le vieux Dubaï 106€ TTC pour 2 nuits frais bancaire internationnaux compris. Nous voilà parrer plus que 5 semaines et demie à attendre !

jeudi 8 avril Départ de l'avion 10h30 nous nous présentons 1h30 avant, choix des places jusqu'a Dubaï sur une borne interactive, enregistrement des bagages, arrivé a Vienne 12h20transfert facile, départ de Vienne 13h55 dans un 747, arrivé a Dubaï 21h20 ( 2h de décalage en plus ) dans une immense salle, passage de la police, avec beaucoup de guichets mais aussi beaucoup de monde pendant les 3/4h d'attente nous nous apercevons que le horloges de l'aéroport sont de marque Rollex !, petit coup de tampon sur le passeport aucune fiche à remplir ça se fait tout par scanner et ordinateur, nous récupérons nos valises, faisons un peu de change : 1€ = 4,75AED, à la sortie une bonne centaine de taxis de couleur beige avec toit rouge, jaune, bleu, vert etc.. tous équipés de compteurs bien visibles ( en théorie pas d'arnaques possibles), un "régulateur" nous indique celui que l'on doit prendre, la prise en charge à l'aéroport et au port 20AED le jour, 25AED la nuit, ailleurs dans la ville c'est 3AED, en plus évidemment les kms, il est 22h30, donc tarif de nuit, pour aller jusqu'a notre hôtel 15/20mn de trajet 40,50AED (pas cher 8,50€). Très bel hôtel Ibis tout neuf, réception immense, chambre meublée identique à la France mais un peu plus grande, le directeur parlant Français nous indique qu'ils peuvent garder nos bagages le dernier jour puisque l'embarquement est prévu à 20h et que nous devons libérer la chambre à midi au plus tard, journée pas trop pénible : Bonne nuit.

vendredi 9 avril Après un petit déj. continental abondant (un peu cher 55AEDpp 11,60€) nous prenons un taxi 10AED 2,10€ (ils sont très nombreux à circuler comme à New York) pour aller au "center City" pour prendre le "Big Bus" à impérial 220AEDpp (46€) pour 24h ou 285AEDpp (60€) pour 48h circulant de 9 à 17h dans ce prix il y le tour rouge (vieux Dubaï), le tour bleu (plages et centres commerciaux), visite du musée,1h de bateau Arabe sur le canal Creek et bien d'autres choses indiquées sur le dépliant carte que l'on vous donne en langue Française et vous avez des écouteurs qui vous traduisent dans toutes les langues, il y en à toutes les 20mn, on descends et on peut reprendre le prochain. Nous prenons 48h, on fait les 2 tours (5h) pour voir l'emsemble en descendant seulement à "Atlantis on the palm" les fameuses îles en forme de palmier avec l'hôtel Atlantis grand luxe de 1000 chambres (il y en a 3 identiques au monde : Bahamas et Afrique du sud), dans le centre commercial immense aquarium, "adventure park" (entrée payante) avec plage, attractions aquatiques diverses, on peut nager avec les dauphins mais il faudrait y rester la journée donc on a juste regardé, à côté il y a le métro aérien nous sommes montés à la station par les escalateurs juste pour voir aussi, reprenons le bus et rentrons en taxi, le soir diner dans un des nombreux fast food, il y a beaucoup d'anination sur les boulevards et même une fête foraine, un peu fatigués par la chaleur de la journée (30/35°) retour à l'hôtel.

la suite plus tard...peut être quelques photos si j'y arrive !!
L'Ouest américain, c'est vraiment bien English translation pending
by Gnou75 · 2010-06-13 · 357 replies
Mes chers heureux voyageurs,

Je suis rentré il y a déjà deux mois de mon second voyage dans le grand ouest américain. Et si j’ai peu de temps en ce moment pour pouvoir finaliser le carnet rapidement vous en trouverez ici le début puisque j’ai eu diverses demandes de curieux qui trainent sur ce forum.

Je n’ai pas terminé la lecture des superbes carnets de plusieurs d’entre vous qui ont été publiés récemment. Je pense notamment aux 4 « tomes » récents de Philippe, connu sous le pseudo de Sedonax et sans qui je n’aurais jamais pu faire un aussi beau voyage. Mais je les finirai tous, c’est promis!

Introduction

Allez, je me lance. Je dis « je » mais à partir de maintenant le récit sera aussi parfois à la première personne du pluriel puisque j’ai eu cette année le bonheur de parcourir les terres colorées de l’ouest en compagnie de mon père. C’était la première fois que nous nous retrouvions ensembles pendant aussi longtemps, plus de trois semaines, ce qui a bien sûr encore accentué le plaisir du voyage. Anecdotes de nos deux vies, discussions sur l’avenir de notre monde, escapades et aventures à deux. Vous ne lirez « que » les anecdotes et témoignages du voyage mais puisqu’il lira forcément le carnet j’en profite pour lui redire ici que j’ai adoré ces moments à ses côtés, que s’il a besoin de se remémorer un seul souvenir de mon ressenti avec lui, qu'il pense à « Valley of Fire » lors du dernier sunset de notre voyage. J’ai particulièrement aimé que ce soit un voyage lointain qui nous ait rassemblés. Parce je sais qu’il a soif de découverte de ces mondes éloignés, et parce que ces dernières années j’ai eu la chance de beaucoup voyager et c’est parmi ce que j’ai de plus fort à partager.

J’arrête les fleurs, on n’est pas là pour ça, vous êtes tranquilles... Mais avant de commencer le récit de nos jours américains, j’explique les circonstances qui nous ont menées à ce voyage à deux. Lui, il a gagné un billet à petit prix pour un A/R Paris <-> San Francisco en s’achetant deux jeans dans une pauvre boutique de banlieue parisienne. Logique. Et moi je devais initialement aller à Los Angeles pour mon boulot et le rejoindre ensuite sur place. Lorsque ma mission a été annulée pour des raisons budgétaires fumeuses, j’avais déjà commencé la préparation du voyage, verdi tous les voyants d’envie intérieurs et imaginé le périple à ses côtés. Je n’ai donc pas hésité longtemps, j’ai maintenu le voyage et même rajouté une semaine bonus pour porter mon séjour américain à 30 jours et je suis parti sur mes propres deniers. Logique. Vous verrez, avec moi beaucoup de choses sont logiques. La logique, c'est pratique.

J’avais déjà été découvrir le grand ouest l’année dernière avec trois potes (voir carnet ici pour les grands curieux et les courageux qui sont passés à côté :
http://voyageforum.com/...ricain_1_2_D2516242/). Nous étions restés seulement 8 jours au milieu de ces paysages, à faire uniquement les classiques, et à un rythme totalement déluré. Cette année j’étais donc en charge de l’organisation puisque j’avais déjà repéré depuis un an tous les coins que j’aimerais arpenter lors de mon futur voyage. Un voyage un peu moins speed (encore que?) et plus centré sur des sites moins connus et en dehors des sentiers battus. J’avais en effet l’avantage de connaître ici certains d’entre vous qui m’avez été d’une aide précieuse. Encore une fois un grand merci à toi Philippe pour toute ton aide proposée spontanément pour parfaire notre circuit. Mon père te remercie également pour toute cette gentillesse et cette générosité, l’un de ses meilleurs souvenirs étant d’ailleurs le fameux White & Red canyon. Je risque d’en oublier certains et je m’en excuse mais je remercie aussi tous ceux qui m’ont adorablement renseigné ou avec qui j’ai simplement pris plaisir à discuter du grand ouest... Thibaud, Val, Alain-Pierre, Patrick, Marie, Laurence, JP, Jean-François, Jacqueline…

Beaucoup (trop ?) de remerciements et de dédicaces mais ils me semblent justes vu les échanges agréables que nous avons eus, et je peux désormais réellement parler de notre voyage…

Notre parcours final, qui intègre les remaniements sur place. Si on ajoute les km des trajets annexes on arrive à 7000km sur nos trois semaines de nature : Parcours

Hôtels : Quelques informations sur nos hôtels qui méritent une appréciation, tous des double queen sauf à San Francisco : - San Francisco : moi chez mon pote Morgan (reconnu comme le meilleur hôtel de la ville), mon père à l'hotel North Beach sur Kearny Street, très bien situé, pour seulement 45€ la nuit mais un confort minimum qui ne conviendrait pas forcément à tout le monde. Monterey : motel El Dorado Inn à 60$. Le moins cher qu’on ait trouvé sur place sans pré-réservation.

- Las Vegas : Excalibur. Chambre de qualité, bien situé en bout de strip là où ça commence à être « intéressant ». 100$ par nuit en moyenne, en incluant du week end où les tarifs sont plus onéreux dans toute la ville. Bien mieux que le Luxor de l’année dernière.

- Page : chez Bob’s Bashful Motel. Un très bon rapport qualité/prix ou quantité/prix en fait. Les appartements sont avec deux chambres, salon et cuisine pour 45$. Par contre il ne faut pas s’attendre au grand luxe, tout y est un peu vieillot. Bob tient le motel depuis des années, il est adorable et son fils Rick aussi. J'y étais déjà passé l'année dernière.

- Moab : Motel « Inca Inn ». Je ne le recommande pas du tout, douche abominable impossible d’avoir de l’eau à température constante, doublé d'une mauvaise foi évidente à l’accueil assez rare aux USA. De quoi me gonfler en fait. Oui, j'ai un caractère de daube parfois.

- Torrey : Days Inn. Très bonne chaîne, rien à redire.

- Tropic : Bulberry Inn B&B. Prix honnête et accueil de qualité, de bons petits déjeuners maison. Je recommande largement de dormir à Tropic plutôt qu’à Bryce, c’est à 15min en voiture et nettement moins cher. Seul inconvénient c’est d’aller à Bryce pour manger après 20h30, sur Tropic tout est fermé.

Restaurants Seulement ceux qui nous ont particulièrement enjoué et à retenir sans hésiter, la plupart conseillés ou repérés avant notre départ :

San Francisco : Je connaissais déjà la majorité de ces adresses de mes années précédentes à San Francisco, elles m’ont été conseillées par mon pote qui vit là bas, plutôt un gage de qualité il me semble ; et surtout largement vérifié sur place : « Chez Mama’s » : brunch sur Washington Square « Town’s end » : brunch tout près de 2nd Street « Balboa Café of San Francisco » : brunch dans le quartier Fillmore / Lombard Street « MSB - Marina Sushi Bar » : resto japonais sur Lombard Street « House of Nanking » : resto chinois sur Kearny Street « Lemon Grass Thai cuisine » : resto thai sur Polk Street « Mel’s Drive Inn » : un classique « cuisine » US. Il ne faut pas s’attendre à de la cuisine fine évidemment mais c’est typique américain, de bon cru (burgers, Fish&Chips & co) et parfait à 3h du mat’ après les sorties bar. J’y ai d’ailleurs dormi deux fois en deux ans, une fois la tête sur la table et cette année j’ai osé les toilettes. Hum. Monterey : « Hula’s Island Grill ». Restaurant avec cuisine insulaire de très bonne qualité. Torrey : « Stackers », de très bons burgers, avec un accueil charmant. Page : « Fiesta Mexicana », petite chaîne mexicaine de bonne qualité pas trop chère. Moab : « Sing Ha Thai Cuisine ». Un bon thaï dans une ville où il est assez difficile de bien manger. Escalante : « Escalante Outfitters ». Pizzeria perdue dans l’arrière pays et recommandée partout. Génial. Tropic/Bryce : “Bryce Canyon Lodge” : buffet à volonté, un peu l’usine mais très bien.

Location de voiture Via locationsdevoiture.com comme l’année dernière, meilleur rapport qualité/prix trouvé avec toutes les assurances nécessaires. J’avais fait un sujet ici sur les locations aux USA qui a été très bien complété pendant plus d’un an par les autres forumeurs: http://voyageforum.com/...etats_unis_D2439235/

Budget approximatif global : En intégrant mon billet A/R Paris-SF trouvé à 480€ et sans les achats et sorties en extra. 2800€ /pers pour un peu plus de 4 semaines (3 semaines de nature + 1 semaine de San Francisco).

Passé les détails techniques et l'introduction d'usage avec les informations pour forumeurs en recherche de bons plans, on peut enfin commencer le récit avec la ville de San Francisco!

San Francisco

Mon passage par San Francisco est un peu particulier parce que je connais bien la ville pour y avoir été trois fois ces dernières années. Je ne vais pas l’évoquer de façon chronologique comme le reste de notre parcours mais donner mes ressentis globaux et assortir ces mots de quelques photos. J’y passerai un peu de temps parce que j’adore cette ville. Sûrement parce que j’y ai un bon ami et donc la chance de pouvoir la découvrir de l’intérieur et pas uniquement visiter les endroits touristiques. Parce que l’accueil réservé là bas a toujours été festif et agréable. C’est une ville de vie, qui ne ressemble à aucune autre aux USA (de ma maigre expérience), une ville aérée, mixte. Elle est plaisante par sa configuration globale, entourée d’eau et traversée de ses fameuses rues « serpentées ». Elle est intéressante par le mélange des populations, l’ouverture d’esprit globale et ses quartiers aux styles et ambiances diversifiés.

Commençons le lever du carnet de voyage par un lever de soleil capturé par mon père encore non remis du décalage horaire, le premier jour de son arrivée.





Mon père pour qui j’avais prévu une liste de choses à faire sur 4 jours mais qui en avait fait quasi un tiers entre 5h et midi avant même qu’on se soit encore retrouvés. 4500 photos aussi déjà, logique !

Le port, la baie, avec la prison d’Alcatraz dans le fond perché sur son île :





Ou le traditionnel Golden Gate (et sans brume !)



On continue avec une belle vue du Financial District depuis la Coït Tower



Depuis l’intérieur du Financial District :





« Salut Gandhi, la pêche ? En fait t’es aussi grand qu’une tour mon gars ! »



Le quartier de l’embarcadero où les travailleurs du Financial District envahissent le lieu le midi. Il y a un côté île et ensoleillé avec ses grands palmiers :





Autour de Union Square, sorte de Champs Elysées de la ville avec toutes les enseignes de Luxe notamment. Pas le plus fun de la ville mais pas désagréable non plus :







Un détour par le quartier de Washington Square ainsi que l’axe Colombus Avenue qui passe à proximité et qui font partie de mes coins préférés de la ville. Il s’agit du quartier italien. Une jolie église, des cafés italiens avec des tables dehors (assez rare dans les villes américaines), une belle boutique de chapeaux, un vieux disquaire adorable même s’il n’a pas su trouver l’introuvable album « Grin » de « Coroner » que je voulais rapporter à un pote féru de métal ou encore le square investi par les chinois en mode Tai Chi censé apporter harmonie et équilibre des forces naturelles.





Chez Mama’s, où je me fais une jolie combo « Carot Cake » + « Eggs Benedict ». J’ai un problème avec les œufs Benedict, j’adore ça. C’est presque orgasmique. Et donc indispensable à chaque brunch. Je bug. J’aime ce genre de bug orienté cuisine d’ailleurs. Pas de photo des œufs Benedict, trop occupé à les manger. Ma femme s'appelera Bénédicte. Logique. Par contre mon père n'aime pas les oeufs Benedict. Nul.





Colombus avenue :









Avec l’imposante pyramide du Financial district dans le fond qui contraste avec ce vieil immeuble vert stylé qui appartient à Francis Ford Coppola.



L’intérieur rez de chaussée de l’immeuble, un café aux couleurs films et aux tendances bistrot à l’européenne :



Une vue figée du spectacle pourtant fort vivant et musical, la messe Gospell de Glide Church. A privilégier le dimanche à 11h quand on a la chance d’y être sur le week end. Si on retire la grosse demi heure de fin où le prêtre nous a passablement ennuyés vu notre faible penchant pour la religion, le reste était génial. Belle ambiance, des gens joyeux. Etonnant et je recommande vivement !



Le célèbre Chinatown, l’un voire le plus grand du monde même s’il n’est pas si impressionnant que ça je trouve, il se concentre essentiellement sur deux rues parallèles Grant et Stockton Street. Avec la porte principale qui en marque le début :





Un parc où j’aime faire ma sieste / repos de marche, sous les cerisiers fleuris (mes trois séjours étaient en Avril/Mai), le Yerba Buena Park, près du musée d’art moderne :





Une virée sur Alcatraz, que je recommande vivement. L’île et sa flore sont belles, la vue sur la ville magnifique par beau temps, et ce lieu mythique regorge d’histoire récente en plus de bien montrer les conditions de vie des détenus. On peut même se lâcher sur le système audio pour touristes que je n’affectionne pas en temps normal mais particulièrement intéressant pour avoir des détails sur la vie de la prison. Il faut par contre y aller si possible en dehors des créneaux de foule, le choix du premier bateau vers 9h est très bien par exemple. Il parait que c’est sympa de nuit aussi, avec la dernière navette mais je n’ai pas eu l’occasion d’essayer. A savoir qu’il faut absolument réserver avant le voyage pour avoir une chance d’y passer.

Depuis le bateau navette :





Une cellule reconstituée :



San Francisco, c’est bien sûr les multiples rues en pente où on voit essentiellement son capot :





Ou les fameux « Cable Car » :





Lombard Street et ses méandres de verdure pour contrer la vigueur de la pente, tout au loin :



On s’éloigne du « centre », aux abords du quartier de « Haight Ashbury », avec quelques maisons victoriennes colorées et un joli parc à flanc de colline, le « Buena Vista Park » :





Le quartier d’Haight Ashbury donc, avec ses multiples boutiques décalées, branchées musique, fumette, piercing, métal ou zen attitude :









Une maison de schtroumpfs :



Le quartier gay du Castro que j’ai découvert seulement cette année parce qu’il est excentré. Sympa d’y faire un saut mais pas indispensable à mes yeux. A moins d’y avoir des attraits particuliers ou surement en temps que lieu de sortie le soir. Je pense qu’il faut mieux connaître pour apprécier.





Un quartier étonnant aussi par la taille et le jeu de couleurs de leurs antennes radio :



L’une des vues que je préfère de la ville depuis Twin Peaks, lieu rendu célèbre à travers le monde par David Lynch et sa série puis son film :





L’autre côté de la baie de San Francisco présente aussi de nombreux intérêts. Le beau parc de grands Sequoia, le parc de « Muir Woods », la ville de Sausalito avec ses maisons sur l’eau ou Tiburon pour la vue sur la ville par temps clair.

Muir Woods, parsemé d’une autre espèce de Sequoia que les plus gros qu’on trouve en Sierra Nevada à Yosemite ou à Sequoia National Park. Un petit parc parfait pour la promenade du dimanche des locaux.





L'arbre poilu :



La vue depuis Tiburon :







Pour finir la zone photo, la photo carte postale classique, avec les maisons victoriennes d’Alamo Square en premier plan et le Financial district au loin. Bon ok, j’ai aussi un chien casse bonbon et quelques voitures en trop :



J’ai zappé un certain nombre de classiques de la ville parce qu’ils sont souvent vus et revus ici même, le Golden Gate Park, Fisherman’s Wharf notamment. Mais vous pouvez y faire un tour !

Avec le recul de ces trois séjours à San Francisco, mes préférences portent sur le quartier hippie de Haight Ashbury pour son côté rétro et déluré, celui de Colombus/Washington Square pour son ambiance aérée et chaleureuse et sur le quartier de Fillmore/Lombard où les jeunes se retrouvent pour sortir. San Francisco est une ville qui à mes yeux mérite bien 4 jours de visite surtout si on souhaite profiter de ses alentours de l’autre côté de la baie (petites villes de Sausalito et Tiburon, parc de Muir Woods).

Au final, dans cette ville on est très loin des clichés américains que sortent souvent à tord les français et autres européens sur nos confrères américains. Cette ville est globalement emplie de gens ouverts d’esprits et chaleureux, prêts à vous aider, finalement prêt à tout pour vous faire aimer leur pays dont ils sont particulièrement fiers.

Avant de quitter San Francisco pour longer le pacifique le long de la route 1 vers le sud, un complément d’adresses pour les férus de musique. Il s’agit des lieux de San Francisco où l’on peut espérer trouver quelques pépites musicales d’occasion à prix léger. J’ai un peu galéré pour établir cette liste, elle n’est pas exhaustive mais si elle peut vous servir tant mieux :

“Amoeba music” : 1855 Haight Street

“Recycled Records” : 1377 Haight Street

“Ceiba Records” : 1364 Haight Street

“Heavy Metal record qstore”, en face d’Amoeba sur Haight Street.

“101 Music” près du carrefour Grant Street / Green Street

Et pour ceux qui cherchent un vrai chapeau de Cowboy, San Francisco n’est pas trop la ville pour ça, vous en trouverez uniquement dans le quartier mexicain. Notamment la boutique où j'en ai acheté un et dont je viens de retrouver le nom, quelque chose comme "Ok Corral"

La suite pour le départ vers des contrées moins urbaines … quand je trouverai un peu de temps !

On peut trouver la suite ici : http://voyageforum.com/...ost=3485696;#3485696
Que faire après l'arrivée à 23h30 à l'aéroport de Antananarivo? English translation pending
by Berthymil · 2010-01-14 · 62 replies
Que faire aprés l'arrivée de l'avion d'Air France à Antananarivo 23h30 . Changer des Euros ......( si banques ouvertes....?) Prendre un taxi pour aller à un hotel .....? en pleine nuit avec l'insécurité décrit sur le forum .....? Si conseil prix du taxi , de l 'hotel avec l'adresse ( environ pour un routard ) Attendre patiemment à L'Airport 5h30 les taxibés à pas cher pour aller à Tana puis prendre un hotel pour la journée

Merci à tous
Quarante jours dans le Sud-Ouest américain (5ème partie) English translation pending
by Isap29 · 2009-10-11 · 30 replies
Compte-rendu de notre périple USA 2009 (5ème partie)

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley
http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/

Lundi 8 juin ... suite Après avoir fait le plein de carburant, nous prenons la route pour la CCR (Cottonwood Canyon Road) qui va être notre lot pour toute la journée et une partie du lendemain. Retour à Kodachrome pour avoir l'état de la piste, mais le ranger est parti ; le papier affiché à l'extérieur donne le même état que l'autre jour : bon en général sauf la fin avec de profondes ornières. Idem pour la météo, OK aujourd'hui et 40% de « chance » de pluie demain après-midi.

Nous attaquons donc la piste, confiants, à 8h40 et arrivons une demi-heure plus tard à Grosvenor Arch. La plupart des informations que j'ai sur cette arche la donne pour double mais ouestusa la désigne triple : mystère à lever !



Après une demi-heure de balade très tranquille, avec seulement 17°C de température extérieure ce qui montre l'intérêt de se lever de bonne heure, nous quittons l'arche pour les Narrows que nous atteignons un peu avant 10h. Arrêt sur un petit parking Au centre, le petit parking nord

et, après les séances rituelles de changement de chaussures, de crémage et de prise de sacs à dos, nous voilà partis. Petite balade dans le wash, sur un sol assez sableux mais en partie à l'ombre car orienté nord-sud ; les falaises de grès navajo sont impressionnantes.



À droite, une énorme alcôve

Nous rejoignons la piste un peu plus bas et là, sur le chemin de retour à la voiture, nous trouvons des paysages nettement plus jolis, notamment au niveau des couleurs, couleurs que l'on retrouve sur la photo du parking, un peu plus haut. Arrivés à la voiture à 11h30 avec une température en hausse : 23°C.

Nous reprenons la piste pour Hackberry Canyon que nous atteignons à 12h08. Isabelle n'aimant pas la marche dans le sable et le soleil tapant dur, je pars seul, juste pour jeter un premier œil. Au bout de 10 minutes, je fais demi-tour pour lui annoncer qu'il n'y a que du sable, épais, rendant la marche un peu fatigante. Les photos suivantes sont extraites de vidéos mais vous saurez pourquoi plus tard. Je repars donc seul et, rapidement, entre dans le canyon.

Celui-ci est donné pour « perennial » et il devrait donc y avoir de l'eau, mais que nenni ! Au bout d'un moment, j'aperçois de l'eau, mais qui vient vers moi, descendant le wash, coulant tranquillement sur le sable ;

peu à peu, ce filet d'eau se fait ru puis continue à s'élargir, m'obligeant à sauter par dessus plusieurs fois pour continuer la marche au fond du canyon.

Voir de l'eau descendre comme ça, sans discontinuer et grossir, me fait immédiatement penser aux « flash flood », même si je n'entends pas le grondement de l'orage et le ciel commence à être chargé. Je continue, un peu inquiet tout de même, et arrive à Stone Pillar, rocher aisé à reconnaître.

Les traces de dinosaures sont encore plus loin mais je fais demi-tour car le ruisseau continue de s'élargir et le courant de se renforcer ; ma documentation parle aussi de sables mouvants !

Retour à la voiture à 13h50 et, effectivement, le ruisseau a bien avancé.

Casse-croute rapide et brainstorming : que faire ? Continuer comme prévu, c'est à dire rester sur place et faire la rando de Yellow Rock, Red Top et Hidden Cache (donnée pour 5h30), dormir sur place, puis le lendemain aller aux Wahweap Hoodoos via les BLM430 et 431 ? Les risques d'orages, le fait de ne pas avoir de 4*4, nous décident de changer de programme, de zapper Yellow Rock et de filer directement sur les hoodoos (j'y tiens vraiment).

Nous partons donc à 14h12 pour arriver à 15h37, après une piste pas terrible du tout, paysage moche, terne, des washs profonds, parfois difficiles à traverser ; il y en a même eu un où nous avons « failli » rester coincés et où ça a tapé à l'avant et à l'arrière au même moment. Heureusement que j'avais anticipé et pris un peu de vitesse pour le passer en force. Dans un autre, Isabelle est descendue me guider, enlever des (gros) cailloux ici ou là pour faciliter le passage.

Nous descendons dans le lit du torrent, très large et où la marche est assez aisée (quelques traces de 4*4). La température de 26°C fait que, contrairement à de nombreux forumeurs, nous n'éprouvons pas de difficultés particulières. Nous arrivons sur zone et, après quelques tentatives, nous réussissons à sortir du lit du torrent pour nous approcher de ces fameux « fantômes blancs » ; le pied ! Les photos ne « mentaient » pas et j'éprouve les mêmes sensations en voyant ces magnifiques hoodoos.

Le « chapeau » de ces hoodoos est stupéfiant ; c'est un agglomérat de graviers et cailloux liés par un substrat rouge. La perte de ce chapeau entraîne la dégradation rapide des monolithes que certains nomment « pains de sucre ».

En regardant d'un peu plus loin, on distingue très bien les 2 couches géologiques superposées : la blanche, épaisse, formant le corps des hoodoos, et la rouge, plus mince mais plus dure, cassante, qui protège la précédente.



Photo de droite : gros plan sur le trou du pied du grand monolithe de la photo de gauche La chute n'est sans doute plus très loin !



Nous regagnons notre voiture à 17h20 et reprenons la piste un quart d'heure plus tard. Le ciel s'est à nouveau éclairci et les risques d'orages semblent s'éloigner. Lors de la préparation du voyage, j'avais remarqué que la piste passait très près des White Rocks ; d'après le logiciel de cartographie, il devait être possible de descendre directement sans avoir à faire le tour par Churchwells (sur la carte, parages de WhiteWah cross). Pendant l'heure suivante, je vais essayer de prouver cette possibilité.



À chaque traversée de wash dans la zone, je me gare et, sac à dos au cas où (Isabelle restant dans la voiture), me voilà parti, descendant les washs à la recherche DU passage. Le sol est fait de roche très friable (très, très friable !), je longe une couche de charbon de 10 à 20 centimètres d'épaisseur et, à chaque fois, j'arrive, non pas à une pente un peu raide, mais à un mur vertical d'au moins une dizaine de mètres et vu la fragilité de la roche, il n'est pas question de tenter la descente, ce serait du suicide. Échec 😠.

Nous regagnons la CCR et entamons la dernière partie ; ses ornières profondes (deep ruts) sont bien là ; première lente en permanence et un œil attentif sont impératifs pour « surfer » d'une crête à l'autre et surtout ne pas tomber au fond d'une ces ornières. Quelques gouttes de sueur plus tard, nous arrivons « sain et sauf » 😉 sur la 89 ; ouf !

Passant devant Paria Outpost (« gîte des Dodson), où nous avons réservé pour le lendemain, nous faisons une halte, mais il n'y a personne, juste une voiture immatriculée en Californie. Comme nous avions prévu de dormir à Yellow Rock, où aller maintenant ? Old Paria nous tend les bras et nous y filons ; la piste d'accès est un peu bumpy, mais les paysages sont magnifiques et valent à eux seuls le détour,

la lumière du soir (il est quasiment 20h et 24°C) illumine les couleurs.

Malheureusement, des moucherons en grande quantité nous contraignent à faire demi-tour. Nous décidons de passer la nuit dans la cour des Dodson, en espérant qu'ils ne nous en voudront pas. La voiture précédente est partie et il n'y a pas de réseau téléphonique, donc impossible de les prévenir. Nous nous garons là et préparons à manger, puis dodo.

Mardi 9 juin Comme nous avons modifié notre programme et que nous sommes sur place, pourquoi ne pas retenter, en « live », la loterie pour The Wave ? 🙂 Nous partons à 8h pour le bureau des rangers où nous arrivons très rapidement ; il n'y a que 3 voitures et la barrière n'est pas ouverte avant 8h30. Le peu d'espoir qui aurait pu germer au vu du peu de véhicules présents se dissipe rapidement au fur et à mesure de l'arrivée de ceux-ci. Nous serons finalement 36 participants au tirage, pour combien de personnes (50, 60, ... ?, chaque participant jouant pour la totalité de son équipe), et seulement 10 places !!! Un jeune couple de français, Vanessa et Mickaël, semble avoir quelques difficultés à comprendre le principe et nous discutons un peu. Puis, roulements de tambours (non, je déconne 😉 !), mais lorsque le ranger demande le silence, il se fait de suite et on peut ressentir le stress qui monte dans l'assemblée. Première boule, deuxième boule, … dernière boule : c'est encore loupé 😠 😕.

Vanessa et Mickaël ont eu plus de chance que nous et détiennent le fameux sésame : nous leur souhaitons une superbe rando.

À 9h55, nous partons, un peu de vague à l'âme, pour Catstair Canyon et ses pétroglyphes, situé non loin de là. Une marche très courte (à peine 10 minutes) et nous entrons dans le canyon.

Nous le parcourons intégralement (joli au demeurant), mais c'est uniquement en ressortant que nous trouvons les pétroglyphes et pictographes. Beaucoup de représentations d'animaux (Bighorn sheep, dindon, cerf, serpent), d'humains

Seuls pictographes ocre-jaune que nous avons vus

et même un cavalier.

Les plus vieux sont âgés de plus de 6 000 ans ; pour plus d'informations : http://www.frankstehno.com/...caseenm/gsenmart.htm

Nous quittons Catstair pour les formations de Toadstoll Hoodoos, situées plus à l'est et démarrons la rando à à11h40. La formation de ces hoodoos est du même genre que celle des Wahweap, seule la couleur varie (le type du chapeau aussi). La balade serait agréable s'il n'y avait pas la pluie qui nous oblige à sortir les k-ways. Après une petite marche dans le lit du torrent (wash), nous arrivons rapidement à la première manifestation : une couche rouge entre 2 couches blanches et quelques monolithes chapeautés.



Un peu plus loin, les hoodoos rouges virent au blanc, mais sont très différents des Wahweap, même si, géologiquement parlant, ils sont identiques (plusieurs millions d'années peuvent les séparer).



Au fond de la gorge, nous apercevons la vallée suivante, avec ses alternances de rouges et de blanc.

Nous repartons à 13h pour les White Rocks que nous atteignons après une piste facile, mais heureusement qu'il ne pleut pas.

Déjeuner sur le pouce et randonnée (surtout en voiture) parmi ces formations déchirées, mais sans ressentir autant d'intérêt que la veille, à Wahweap Hoodoos.



Nous retrouvons la couche de charbon aperçue hier, pratiquement au sommet du plateau.

Vers 15h10, nous sommes de retour sur l'US89 et décidons de partir vers Page pour faire un peu de lessive et quelques courses. Arrêt au VC de Big Water pour demander des infos sur l'état de la piste pour Alstrom Point, mais le ranger nous demande de repasser le lendemain car son état peut varier d'un jour à l'autre, en fonction de la météo. Sur la route, nous nous arrêtons pour voir le lac Powell, du côté de la marina de Wahweap.

À Page, nous redécouvrons les feux tricolores ; nous avions oublié à quoi ça ressemblait ! 🙂 Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons au barrage pour quelques photos,



puis de nouveau sur la route qui longe le lac (le Pass nous permet d'y accéder). Même si la construction du barrage est très décriée, il faut avouer que le spectacle est magnifique. Au fond, on aperçoit NavajoMountain (Naatsis'áán en navajo, Head of the Earth) 10 416 ft (3 175 m)

Nous essayons ensuite de joindre les Dodson au téléphone mais tombons systématiquement sur un répondeur et le débit de Susan fait que je ne comprends rien. Nous essayons de joindre Laurence et JP à Thousand Oaks, mais Laurence nous dit ne pas comprendre le martien (la liaison doit être très mauvaise dans son sens) ; tans pis, nous regagnons Paria Outpost, et là, à nouveau personne. Et pas de réseau. Isabelle, qui était persuadée pouvoir prendre une douche, s'énerve un peu mais bon, nous allons passer une autre nuit sur leur terrain. Comme nous avions réservé, nous nous installons sur les tables et chaises de la galerie couverte (j'y installe un fil à linge) et utilisons un barbecue. Après diner, ayant découvert une prise de courant, nous commençons le déchargement des cartes et le tri des photos et là, grosse catastrophe : bug de Vista ou pas, nous voyons disparaître toutes nos photos sur le portable. Heureusement, nous avons une sauvegarde sur disque externe, mais évidemment, tout n'était pas sauvegardé et les 6 derniers jours de photos ont disparus. Isabelle est choquée et aura du mal à s'endormir. Ayant quelques (petites) connaissances dans le domaine, je décide de changer de partition sur le disque dur pour tenter de récupérer les photos à notre retour. Nous mettons aussi de côté les cartes mémoires de nos appareils (nous en avons suffisamment).

23H30, nous allons nous coucher déçus et dépités. Mais ce n'est pas fini : à peine la lumière éteinte, Isabelle « sent » une « bête » sur son oreiller. Le temps de trouver la torche et d'allumer, nous découvrons une énorme chenille, bardée de poils urticants.

Mercredi 10 juin Réveil à 6h50 ; après le petit déjeuner et les ablutions matinales, je rédige un petit mot pour Steve et Susan quand, tout d'un coup, ils arrivent. Quelques explications avec cette dernière et apparemment, ils n'auraient pas reçu notre dernier mail. Susan nous fait du café et prépare rapidement notre chambre. Nous partons chez les rangers vérifier l'état de la piste pour Wire Pass et la météo pour la journée. Tout est ok, les rangers nous recommandant seulement de vérifier le ciel au confluent de Buckskin Gulch. La piste étant correcte (just a little bit bumpy), nous arrivons à 10h25 sur le parking ; la température extérieure est de 20°C. Après le rituel habituel (chaussures de marche, crème solaire, sacs à dos), nous nous inscrivons sur le registre au trailhead et entamons la randonnée à 10h42. Au bout de 10 mn, je remarque qu'Isabelle ne prend pas de photos, toujours sous le coup de la perte d'hier mais, heureusement, cela ne dure pas. La piste (ce sera ainsi toute la journée) suit le wash, un peu sableux, dans un environnement de roche rouge et avec un ciel bleu, presque sans nuages.

Une demi-heure plus tard, nous arrivons dans la première partie de ce slot canyon et entendons des voix françaises devant nous.

Premier obstacle, un gros rocher obstrue le canyon et il faut le descendre : un couple de compatriotes rebrousse chemin, mais Isabelle leur montre (surtout à la femme) que cela ne pose pas de grosse difficultés. Ils acceptent de continuer. Deux autres hommes, dont Gillou02 sur le forum, sont là et nous continuerons presque toute la rando avec eux.

Un premier morceau de bois fiché en hauteur dans les parois nous montre jusqu'où peut monter le flux lors des flash-floods ; il ne fait pas bon être là à ce moment.

Nous ressortons de cette première partie, retrouvant le ciel bleu, et apercevons aussitôt la seconde partie ;

celle-ci est vraiment très étroite (slot !), très haute et très sombre.

Sur la droite de la sortie, une grande alcôve nous ouvre les bras ; quelques jeunes s'amusent à monter le plus haut possible, à grand renfort de cris !

Les pétroglyphes, juste à gauche, représentent surtout des animaux et quelques figures anthropomorphiques.





Il est midi et nous sommes au confluent de Wire Pass et Buckskin Gulch, nous continuons dans ce dernier car le ciel reste assez clair. Buckskin Gulch, vers l'aval

Buckskin Gulch, vers l'amont

Notre but est, entre autres, de vérifier la possibilité de sortir de ce canyon lorsqu'il se dirige vers l'est et de gagner les North Teepees. Philippe, avec qui j'en ai parlé, a émis des doutes mais tentera la même chose. La balade est assez agréable, la température fraîche à cause des hautes falaises et nous cheminons à 6 le long du wash.







Tout à coup, une première flaque fait son apparition, trop grande et trop profonde pour la franchir d'un bond.

Nous enlevons chaussures et chaussettes, traversons (l'eau est froide), essuyons, remettons chaussettes et chaussures et c'est reparti … jusqu'à la prochaine. Rebelote, et ainsi de suite jusqu'au ras le bol (après la sixième) ; nous franchirons les suivantes sans nous déchausser. Certaines sont si profondes que l'eau m'arrive au dessus du genou. C'est dans cette zone que nous quitte le couple que nous avions convaincu de poursuivre lors de la difficulté précédente.

D'autres « arbres » plantés dans les parois indiquent la hauteur et la violence des crues soudaines.

Nous arrivons à l'endroit où j'espère sortir, mais il faut se rendre à l'évidence (les rangers m'avaient prévenu), à moins d'être alpiniste, ce n'est pas possible. Dans une correspondance ultérieure, Philippe me dit qu'il est arrivé à passer les obstacles du début, mais a fini par renoncer devant un surplomb.

Nous continuons avec Gillou02 et son copain en direction de l'est dans ce canyon magnifique, quelques mètres de largeur, des falaises entre 20 et 30 m de haut et quelles couleurs !



Je m'étais bien gardé de dire à Isabelle qu'il pourrait y avoir des serpents à sonnettes mais les derniers orages (récents au vu des flaques) ont fait le ménage ! Deux heures dix après avoir quitté le confluent, je décide de faire demi-tour tandis que Gillou02 continue, pour voir. À 15h15, nous sommes de retour au confluent et faisons la pause casse-croûte, bientôt rejoints par nos deux compères ! Nous repartons une demi-heure plus tard et, à l'entrée de Wire Pass, nous attaquons un petit sentier sur la gauche qui semble aller vers le plateau, mais redescend un peu plus loin.

Nous sommes de retour dans le wash et regagnons la voiture en moins d'une heure, après avoir dépassé l'entrée du sentier pour The Wave ; nous avons marché pratiquement 15 km dans ces 2 magnifiques canyons et même si nous n'avons pas trouvé la sortie espérée, ce fût une excellente journée. Sur le parking, nous retrouvons Vanessa et Mickaël qui arrivent, heureux, d'avoir fait The Wave ; on peut les comprendre. Gillou02 et son copain nous rejoignent un peu plus tard, ils s'étaient plantés ! Nous quittons le parking à 17h30 et comme Catstair est sur notre chemin, nous nous y arrêtons au cas où nous ne pourrions pas récupérer nos photos perdues. En prime, quelques photos complémentaires.





Retour chez Steve et Susan, un peu avant 19h ; douche et repas avec un petit groupe d'asiatiques. Comme d'habitude, les parts sont énormes et, rassasiés, nous allons nous coucher.

Jeudi 11 juin Lever à 7h45 ; au menu aujourd'hui, Coyotes Buttes Sud avec Paria Outpost. Petit déjeuner préparé par Susan et départ à 9h45 avec un couple d'allemands, très sympathiques au demeurant. Notre guide pour la journée sera Kurt qui nous fournira plusieurs indications sur la flore locale (nous sommes parmi les rares à nous préoccuper de la question, paraît-il ?). Nous découvrons notre véhicule pour la journée, et là oui, c'est un 4*4, un vrai, celui où il faut pratiquement un escabeau pour monter dedans.

Nous prenons la piste de la veille (Houserock Valley Road), passons le parking pour The Wave et à 10h35 nous quittons la piste principale vers la gauche (route 1079) pour arriver un quart d'heure plus tard à Paw Hole. Les formations rocheuses ressemblent à des gros Teepees, le sol est de sable et les fleurs nombreuses.

Whipple Cholla (Opuntia whipplei)



Nous repartons et à 11h26, en plein milieu de nulle part, nous tournons à gauche ; le début du chemin sableux est constellé de Evening Primerose. Peu de temps après, Kurt arrête la voiture, nous annonce une rando d'au minimum 3h et nous demande si on veut manger maintenant, apporter le pique-nique ou manger au retour ; nous décidons de manger au retour et là, un des allemands nous demande si nous voulons des « snakes » !!! ??? 😕 Je me doute bien qu'il ne s'agit pas de serpent 🙂 et quand Kurt nous montre une barre de céréales, nous acceptons mais sans avoir compris (ce n'est que plus tard qu'Isabelle découvrira sur le dictionnaire qu'il s'agissait de « snack » qui veut dire « en-cas »).

Crémés de partout, sacs à dos pleins d'eau, chaussures de marche et chapeaux, nous partons à 11h45 pour Cottonwood Cove et, pratiquement dès le départ, des Spiderworts de 2 couleurs différentes.



Et ensuite, les miracles de l'érosion dans leurs splendeurs, en festival deux tons. Les photos parleront mieux qu'un long discours.





"Quasimodo" devant et derrière





De multiples cônes et arêtes semblent sortis tout droit d'une machine à glaces à l'italienne, parfum vanille framboise ! 🙂









Vers 13h15 nous traversons avec précaution (suivre les traces) une zone appelée « Fin Land » : la roche est très fragile et comporte de nombreuses arêtes en forme de lame que le moindre pas peut briser.

Un peu plus tard, un remake de la scène de la Grande Vadrouille lorsque la machine à tracer la bande jaune part dans les décors, mais toujours en 2 tons (vanille framboise).

Quelques fleurs sur notre passage. Sandpaper Mules Ears (Wyethia scabra)

Spreading Phlox (Phlox diffusa)

En plein désert, une sculpture moderne trône !





Vers 14h20, nous arrivons sur une zone où les oxydes métalliques (fer et manganèse a priori) apportent un cachet spécial à la roche : un camaïeu allant du rouge au pourpre sombre.

Dans les mêmes parages, pour nous qui n'avons pas pu voir The Wave, une de ses cousines nous attire : The Third Wave ? 🙂

Sur le chemin du retour, une superbe glace vanille-framboise à l'italienne 😉 (cela tourne à l'obsession !)

Et après une petite marche dans le sable, nous arrivons à la voiture pour un petit pique-nique ; il est 15h45 et nous venons de marcher 8.75 km.

Trois quarts d'heure plus tard, nous partons pour le dernier point de la journée, White Pocket.

À peine arrivés sur le site, nous découvrons cette espèce de plateau blanc au relief un peu chahuté, avec des zones rougeâtres et parfois ocres jaunes, juste sous la couche blanche. Une fois de plus, les photos se passent de commentaires tellement c'est beau ; mais il faut parfois jouer avec les nuages.











Bordée de chantilly, une nouvelle Wave !

Kurt, notre guide, nous laisse pratiquement seuls nous recueillir dans cette immensité, sans autre bruit que celui de nos pas.







Kurt, notre guide

















Wingseed Blazinstar (Mentzelia pterosperma)

Retour à la voiture et départ à 18h50. Sur le chemin du retour, Kurt accélère un peu et, sur les cahots de la piste, Isabelle parle de pulpe et d'Orangina ; je ne comprends pas 🙂. Je descends à toutes les barrières pour les ouvrir et refermer après notre passage et Kurt apprécie, cela nous fait gagner du temps et lui évite de descendre. Le véhicule est en position 4*4 et, malgré ça, certains passages sont délicats à franchir. Il nous faudra 55 minutes pour revenir sur House Valley Road et à 20h30 nous débarquons à Paria Outpost, heureux de notre journée.

Kurt m'apporte un de ses livres sur la flore locale et, comme nous discutons, Steve me dit que nous avons de la chance, le printemps a été assez pluvieux et le mois de juin particulièrement froid. Nous dinons tous les 5 avec des cuisses de dinde cuites par Steve sur son barbecue et, comme d'habitude, il y en a beaucoup trop. Steve nous met tous les restes dans un plat au frigo pour notre départ du lendemain (doggy bag).

Fin de la cinquième partie.

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin)http://voyageforum.com/voyage/etats-unis_quarante_jours_dans_sud_ouest_americain_7eme_derniere_partie_D3148167/[/lie
Demande d'un visa de visiteur pour un Cubain au Canada English translation pending
by Nancyetcarli · 2009-08-22 · 15 replies
bonjour à tous

J, ai rencontré mon chum le 9 décembre 2008, au mois de mai nous avons fais une demande de visa visiteur qui nous a été refusé, au mois de juillet j'ai refais une demande avec MMe Dias commissaire a l'arcermentation sur la rue st-hubert à montréal, (j'ai fais affaire avec Any son assistante, une cubaine merveilleuse) le 21 juillet il avait son rendez-vous, je me suis présenté avec lui , je croyais pouvoir entrer a ma grande déception je ne pouvais pas, j'ai argumenté en disant que je payais cette maison à tous les semaine sur ma paie et que j'avais surement le droit d'y rentrer.... après plusieurs lettre ecris et transmit a l'intérieur avec l'agent de sécurité, j'ai écris que je venais du canada pour les rencontrer et que c'étais tres important pour moi de comprendre tout les démarche de sélection et en étant citoyenne canadienne j'avais surement le droit de faire valoir mes droit lol, l'agent de sécurité est revenue en me disant que je pouvais venir a 1heure 30 pm mais quIl y avais une grosse file d'attente et que ce n'était pas sur que je puisse avoir le temps de passer , jai écris une autre lettre disant que canada havane n'était pas a la porte et que je ne pourais pAS REVENIR et que je devais surement avoir des droit et de rencontrer quelqun de mon ambassade , l'agnt est revenue en me disant de me présenter a 1h30pm que je serais la premiere a passer, quand il mont rencontré, jai argumenté sur le fais que les cubain n'avait pas le droit de parole et que nous les Canadian on a cette chance de pouvoir dire ce que l'on a a dire, j'ai expliqué que l'employeur de mon chum n'avais pas ecris sur la lettre le nombre d'années de service et que j'avais assayé de lui parler pour l'obliger a le marqué et qu'il nous a menacé de congédier mon chum si on insistait , nous les canadien on a des droit on a les norme du travail mais les cubain on rien alors mon chum ne viendra pas au canada car son bosss est vereux ??? vous devez rencontrer mon chum pour lui poser des questions j'ai montré des photos, emporté des lettres de sa mère et de la mere de sa fille, j'ai insisté pour quelle soit ajouté a la demande, les photo pour prouver son lien avec cuba, jai insisté pour les mettre a la demande, a chaque fin de phrase je leur disait c est pour cela que vous devez rencontrer mon conjoint lol apres 1 heure d'argumentation la jeune femme à été voir m, Jean Francois x j'ai oublier son nom désolé et elle est revenue 30 minute plus tards avec un tres grand sourire pour me dire que j'avais ému et convaincue l'ambassadeur et que mon chum avait une entrevista pero solo, moi je devais attendre dehors, cela a pris 2 heure avant que mon chum soit rencontré, l'entrevue a duré 45 min 1 heure et l'ambassadeur lui a dis félicitation voici votre visa de visiteur, vous savez monsieur votre fiancé vous aime bcp et serait pret a rumuer vent et marée pour vous et vous me semblé honete alors si votre séjour se passe bien au canada et que vous respecté tout les regles et que vous décidé de vous marier au canada, bien il me fera plaisir de vous accorder un autre visa......

alors voila c est possible si on y crois.... naturellement mon chum a une conduite exemplaire, il a un tres bon travaille alors voila désolé pour tout les faute et la mauvaise syntax je voulais juste partager mon expérience
Traduction du mot 'libre" en thai? English translation pending
by Baladin · 2009-04-07 · 22 replies
Slt,

Je cherche a traduire le mot "libre" dans le sens de liberte, en Thai, J'ai deja eu des reponses d'une amie Thai m'a dit Itsara, je sait qu'en Lao c'est Isara, donc ca me paraissait logique, mais en recherchant sur le net je ne trouve pas la meme traduction, je trouve sae ree.

Si quelqu'un peu m'eclaire?????😎
Florence Cassez: innocente touriste, naive ou victime? English translation pending
by Stork · 2009-03-10 · 301 replies
Même si je ne m'étendrais pas trop sur cette affaire dont on n e sait pas tout, je souhaiterais avoir votre avis sur cette jeune française dont on parle dans l'actualité et qui est retenue par la justice mexicaine (condamnation à 'xx" années de prison pour raison obscure). Comme d'autres jeunes (et moins jeunes) touristes qui se font avoir, peut-on se poser la question sur les limites de la naiveté quand on voyage. Tout n'étant pas forcément rose quand on voyage, les touristes sont parfois les 1ères victimes des arnaques de ce genre dans certains pays. Je pense également à ceux qui acceptent de prendre (ou se font avoir souvent à leur insu) un sac bourré de drogue.
Approcher les tigres à Kanchanaburi? English translation pending
by Abuab · 2009-01-06 · 12 replies
Bonjour,

J'ai vu qu'il existait un site tout pres de Kanchanaburi, plus précisement un temple qui recueille des tigres de diverses provenances. Il est possible d'approcher les animaux de prés . Est ce que qqu'un y est allé ? on aimerait y faire un tour (avec nos 2 enfants), est ce que le détour en vaut la peine ? ( on part de Bangkok direction Ko Chang).

merci
Mais où va la Terre? English translation pending
by Berhane · 2009-01-04 · 48 replies
Voici les petites phrases inscrites au bas de chaque photo de l'exposition de Yann Arthus-Bertrand, La Terre vu du ciel. Cela fait 3 mois que je passe devant, à Perth, et j'avoue que ça donne à réfléchir. Même si je n'approuve pas forcément la façon dont ces photos ont été prises, il faut bien avouer que l'exposition permet de s'emerveiller devant la beauté de la Terre et aussi de prendre un peu conscience de notre impact et de notre comportement, nous les plus "évolués" des êtres (sur)vivants.

J'ai essayé de traduire au mieux l'anglais donc d'avance désolé si j'ai écorché le sens de la phrase. L'essentiel est toujours présent je vous rassure. Il y en a tellement que je vais les envoyer en plusieurs fois.

Bonne lecture et bonne reflexion....

Plus d un quart des cours d eau australien sont proches, ou ont dépassé, la limite durable d extraction (ACF)

Si chaque individu sur Terre vivait comme un australien, il faudrait 5, 3 planète pour fournir toutes les ressources et absorber toute la pollution. (AGO)

Moins de 10 pays se partagent 60% des ressources mondiales en eau douce. (CEAU)

Avec les quantités de soleil dont profitent l’Australie, l’énergie solaire pourrait subvenir a toute notre demande d’énergie et même plus. (ACF)

600 millions de personnes vivent sous la menace d’une éruption volcanique. (UNEP)

Bruler 4m3 de bois sauve l’équivalent approximatif d’une tonne de pétrole et élimine, en moyenne, 2, 5 tonnes de CO2 dans l’atmosphère. (www.europa.eu.int)

L’espérance de vie était de 46 ans en 1950. Elle excède maintenant les 66 ans. (World Fact Book)

40% de la demande mondiale d’énergie est satisfaite par le pétrole. (French ministry of Foreigns Affairs)

104 millions de vélos sont fabriqués chaque années, contre 44 millions d’automobiles. (World institute)

Il faut 1500 litres d’eau pour produire 1kg de céréales et 15000 litres pour produire 1kg de bœuf. (FAO)

En dépit du fait que les reefs de coraux recouvrent moins de 0, 5% des océans, on estime que 90% des espèces marines sont directement et indirectement dépendantes de ceux-là. (UNEP 2004)

Au sommet de Rio en 1992, les pays les plus riches du monde ont promis de consacrer 0, 7% de leur PIB aux aides étrangères. Ces pays consacrent actuellement moins de 0, 3%. (OECD)

Il y avait plus de 37000 ONG opérant en 2000. (UNDP Report 2002)

Recycler 1 tonne de plastique sauve 750 kg de pétrole. (Jean-Benoit Durand)

Un seul réacteur nucléaire produit approximativement 20 tonnes de déchets par an. Les 443 réacteurs à travers le monde produisent 10000 tonnes de déchets annuellement. (IAEA)
Tempête en Méditerranée: dégâts sur le bateau de croisière Costa Concordia? English translation pending
by Bbarche · 2008-11-24 · 12 replies
Bonjour,

Je viens de lire sur un Forum Allemand que le Costa Concordia aurait subit des dégats suite à une tempete ce Week-end au large de Rome . Vagues de 12 metres etc.. Quelqu'un aurait des informations à ce sujet?
Dédouanement d'une moto à Madagascar...prudence English translation pending
by Erichamiloux · 2008-10-20 · 21 replies
Voici une histoire vécue qui mérite d'être publiée pour éviter à d'autres de telles mésaventures. L'histoire commence en février 2008 avec une envie de faire un grand tour de moto à Madagascar. J'achète une Ténéré de 1991 que je paye 1300€ en parfait état et je cherche à la faire partir à TAMATAVE. Je connaissais un transporteur WALEXPORT qui travaille avec un transitaire local AID. Je me renseigne auprès d'eux pour connaître le budget à prévoir et on me dit: 380 € de transport pour WALEXPORT en groupage Pour les frais de dégroupage et de dédouanement, je suis en contact avec AID qui me donne quelques éléments tels que le dégroupage (80€), les frais de dédouanement (200€) et m'indique qu'il y a des taxes qui se calculent selon la valeur de la moto prouvée par une facture d'achat ou une déclaration de valeur. Comme j'ai acheté la moto à un particulier, la déclaration de valeur doit être rédigée...mais la moto étant ancienne, il m'est dit que le montant peut etre "bas" de manière à éviter des taxes importantes. AID ne me donne pas le montant de la taxe ni son mode de calcul. On me suggère donc de mettre une somme modeste mais réaliste. J'opte pour une valeur de 600€ et signe le document.

A l'arrivée, j'ai la surprise de voir apparaitre: une taxe douanière calculée sur une valeur de 2112€ d'un montant de 992€ et surtout une amende sur redressement de valeur de 513€.

Je suis mécontent sur les éléments et demande des précisions à AID qui me répond que c'est comme cela et que l'administration des douanes a un "barème".

Je me rends alors en septembre à la douane qui me dit qu'ils ont un barème de valeur minima pour les véhicules, que pour cette moto elle était de 2100 € (environ). Dès lors la taxe se calcule sur cette valeur et parce qu'il y a décalage entre la valeur déclarée et le barème, il y une amende pour redressement de valeur d'un montant de 75% de la différence entre la valeur déclaré et le barème. (soit pour moi 513€)

Je dis merci à tous, je paye et trouve que cela me fait mal au cul...d'étre tombé sur un soi disant transitaire: qui ne sait pas conseiller ces clients sur les taxes et sur leur calcul alors qu'en me rendant sur place j'ai tous les renseignements que je soupçonne d'être en relation avec la douane pour faire entrer des amendes qui doivent être intégrées dans les salaires ou gratifications de la douane et en tirer des avantages sur d'autres domaines.

En conclusion, ne faite pas confiance aux soit disant spécialistes... surtout si ce sont des compatriotes expatriés qui veulent s'en mettre plein les poches pour pas grand chose....

A l'arrivée, j'ai donc payé 1882€ au transitaire ce qui ajouté au 380€ de transport correspond au prix d'achat d'une moto correcte à MADA...

Inutile de dire que le transitaire en question est bien entendu très sympathique au téléphone...

Je suis à la dispo de tous pour les noms de tous les acteurs...
Faut-il inscrire les langues régionales dans la constitution? English translation pending
by Geob · 2008-06-29 · 473 replies
Les russes ont le sentiment d'etre russe, d'appartenir a la "Mere Russie " depuis au moins le 9 ieme siecle, le francais depuis quand a -t-il le sentiment d'etre Francais, d'appartenir a une communaute, de vivre ensemble dans une nation ? "La France s'est faite malgre les francais !" ecrit Eugen Weber dans son incontournable et indispensable "La fin des terroirs". Quand on lit les statistiques officielles de la deuxieme moitie du 19 ieme siecle, on est effarer de voir que la moitie des Francais parlaient...francais ! En 1890, le ministre de l'interieur s'inquietait que les preches dans les eglises continaient a se faire dans les langues vernaculaires, et rappelons que Jules Ferry a rendu l'ecole obligatoire pour inculquer aux enfants la notion de patrie, d'appartenance a une seule communaute, la republique dont la langue est le francais. Voila-til pas que les socialistes deposent un projet de loi pour inscrire dans la constitution le respect des langues regionales. Je n'en vois pas trop l'interet, et meme aucun...a moins qu'on ne veuille a la longue se debarasser de cette magnifique idee, en fait c'est deja bien en marche, que nous ne sommes ni catholiques, ni juifs, ni musulmans, ni homosexuels, ni heterosexuels, ni blancs, ni noirs, ni jaunes -comme tous veulent s'eriger en communaute, j'arrete la l'enumeration- mais que nous faisons tous partis d'une seule communaute : la republique Francaise ! Mais si voulez apprendre l'auvergnat, le corse, ou le macramer personne ne vous empeche ! Je me souviens qu'il y avait eu une affaire similaire dans les annes 80, ou les socialistes voulait reconnaitre officiellement la langue corse. Pierre Joxe, qui presidait le conseil constitutionnel, a montrer les dangers de cet acte. Bon, la gauche remet le couvercle, c'est dans l'air du temps, la France c'est devenu un pays qu'on doit gerer comme une entreprise, mais esperons qu'il y aura encore des hommes politiques responsables. Admettons que cela soit fait. Qui empechera, au bout de quelques annees, ou peut etre plus vite qu'on ne le croit, l'Assemblee Corse erigeait le principe que les debats, les relations administratives se fassent dans la langue corse ? Paris dira non, mais les Corses se tourneront vers Bruxelles, diront que l'etat qui reconnait leur langue refuse qu'ils l'emploient comme ils l'entendent. Et Bruxelles leur donnera raison parce qu'il faut respecter les differences ! Non mais !

( Au fait, rappellez vous le film "l'auberge espagnole". Le personnage jouer par Cecile de France decouvre que l'enseignement a Barcelone se fait...en catalan et non en espagnol ! Veut-on que cela arrive un jour chez nous ?)
Ah, l’Afrique!: Namibie/Botswana en famille English translation pending
by Grisemote · 2008-02-09 · 34 replies
Ah, l’Afrique!

Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec les photos l'illustrant ici:
https://sites.google.com/site/ahlafriquenamibiebotswana/

« Cette année, nous irons en Namibie ! » a déclaré notre cheftaine baroudeuse. « J’ai fait tourner le globe le doigt pointé dessus, comme à la télé et cela s’est arrêté sur ce pays. On n’y peut plus rien ! » On n’a pas gagné au loto pourtant ! Certes, chacun sait dans la maisonnée que l’axe du globe est grippé et que Grisemote a choisi son voyage en lisant à longueur de journées des carnets de voyage. Mais l’Afrique est bonne hôtesse, la Namibie est politiquement stable, loin d’être surpeuplée (ce qui crée souvent des tensions), d’un point de vue sanitaire à la portée d’une famille avec de jeunes enfants (pas de palu l’hiver par exemple) et tellement attrayante qu’Angelina Jolie est venu y accueillir son dernier né, c’est dire si le pays mérite le détour. Les ignorants chroniques que nous étions ont osé poser quand même la question à 2 euros « La Namibie ? c’est où ? �� Rédacteur en chef: Gilles Illustrations : Sylvie Merci à tous ceux qui nous ont considérablement aidé pour la construction de notre voyage, autant pour la Namibie que pour le Botswana!

La carte de Namibie et le parcours



Voyage du 6 juillet au 5 août : 6850 kilomètres sous la tente.

Les héros du voyage : - Sylvie dite Grisemote : celle qui connait tout sur tout concernant le voyage (donc, à ne pas la perdre en route, c’est vital) . Organisatrice de bout en bout du voyage, mise en page du carnet. Expression préférée : « Allez, on y va ! »

- Thibaud dit « Thib » : celui qui se laisse porter où le 4x4 l’amène. Expression préférée : « Bof » (ne cherchez pas le verbe, tout est compris dans la monosyllabe)

- Lucas dit « L’encyclopédie » : il connait et reconnaît tout ce qui bouge sur le territoire. Expression préférée : « Tiens, mais qu’est ce que c’est que ça ?»

- Robin dit « mon lapin » : celui qui butine sur tous les sujets. Expression favorite : « Mais où est donc mon zèbre ?! » (peluche adoptée lors du voyage)

- Gilles dit « P’pa », rédacteur et conducteur : Expression préférée : « et si on s’en grillait une ? (une photo bien sûr) »

Windhoek : premières foulées Namibiennes En posant nos pieds sur le sol Namibien, après de longs mois de préparation puis d’attente, nous avons vite compris que nous ne nous étions pas trompés sur le choix de notre destination. Le dépaysement est immédiat. L’air est sec, le ciel définitivement bleu, la terre poussiéreuse et peuplée d’un tas de bestioles en liberté, le chauffeur de notre loueur de voiture (« camping car hire ») qui nous attend à l’aéroport parle anglais, il est résolument noir comme prévu et conduit à gauche prudemment. Peut être n’était-il pas encore habitué ? En tout cas nous non plus.

Le véhicule qui servira à notre périple d’un mois est sagement garé dans une rue de Windhoek, prêt à en découdre, propre comme un sou neuf. L’accueil du loueur est sympathique et très organisé. Tout cela semble trop facile et contraste avec nos premières aventures : le taxi allant à l’aéroport Charles de Gaulle a manqué de percuter un autre véhicule (ah ces portables ! ), il nous a déposé, à notre demande, au terminal II alors que c’était au Terminal I (Chariots, ascenseurs, bus, marche à pied, escaliers, tapis roulants avec 100 kilos de bagages et 15 de fournitures scolaires à distribuer dans les écoles locales, réparties dans les différents sacs à dos des enfants, les nôtres étant déjà complets). Le vol de nuit fut un classique du genre : après le film, chacun se tortille toutes les 10 min pour trouver la position idéale pour dormir (elle n’existe peut être pas après tout ! Mais non, je plaisante, il faut poursuivre les recherches …). Arrivés en terre Africaine à l’aéroport de Johannesburg, après un atterrissage de nuit dans un brouillard épais qui transformait les lumières du sol en halos fantomatiques, nous avons eu nos premières sueurs froides. Comme tous les passagers pour la Namibie, nous avons parcouru l’aéroport plusieurs fois dans le sens de la longueur avec armes et bagages parce que la porte d’embarquement indiquée au panneau d’affichage et celle indiquée par les hôtesses d’embarquement étaient différentes (elles nous dirigeaient vers une porte qui n’existait pas !). Avant de prendre place dans votre véhicule, une personne nous explique consciencieusement toutes les subtilités du 4X4, ce qui n’est pas du luxe pour les conducteurs de Berlingo 2X2 que nous sommes. Le 4X4 Nissan off road s’avérera être un véhicule puissant parfaitement adapté à la situation et qui ne faillira jamais. Les 2 tentes sur le toit semblent assez simples à monter, plutôt spacieuses bien que pour les 3 enfants cela fut peut-être un peu juste. Heureusement, les nuits sont fraiches.



Le fonctionnement des positions 2 roues et 4 roues motrices ainsi que de la démultiplication du 4X4 sont simples à comprendre. Dans l’habitacle, on regrettera cependant le manque de rangement de toutes les petites choses qui font le quotidien. Côté coffre, bien qu’il soit vaste, il fut largement tronqué par la 2ème (et à mon avis indispensable) roue de secours, le bidon d’essence et le bidon d’eau (qui ne nous fut pas vraiment utile). Le matériel de camping loué avec la voiture est largement suffisant et bien adapté (en majorité neuf). Un petit regret : la pompe électrique pour les pneus. Pratique mais super long pour gonfler un pneu. Le fil allume cigare de la prise du coffre arrière n’était pas assez long pour gonfler un des pneus avants : résultat, il fallait gonfler à partir de l’allume cigare avant qui lui disjonctait dès que la pompe était chaude ! Et comment fait-on ensuite pour gonfler le pneu ? à la bouche ? A noter le petit frigo, le compagnon presque indispensable si on veut être un peu autonome sans ravitailler tout le temps. Bref, après un combat acharné où nous sommes sortis vainqueurs mais dubitatifs (comme le loueur d’ailleurs), tout le matos est rentré, en tassant bien, en forçant sur la partie haute du coffre pour fermer (gare d’ailleurs, en tension elle a tendance à s’ouvrir) et en laissant sur le trottoir les plaques de désensablement que l’on nous prêtait mais qui ne rentraient pas. Les dernières recommandations : ne pas conduire de nuit respecter les limitations de vitesse car les pistes sont parfois dangereuses ne pas (ou à nos risques et périls) emprunter certains secteurs Facile, facile et refacile pensons-nous en notre for intérieur. Qui vivra verra…

Le premier carrefour fut le plus dur. « Bon sang d’Anglais, mais pourquoi diantre ne font t-ils jamais comme tout le monde ? » Le gabarit imposant du véhicule plus la conduite à gauche ont permis un début participatif de l’ensemble de l’équipage. Submergé de messages de tous ordres, le conducteur, que je connais bien, a tenté de rassurer tout le monde sur sa maîtrise de la situation en sifflotant avec détachement. Il faut admettre que cela demande un peu de concentration même si la conduite pépère et tolérante des locaux met à l’aise presque de suite.

Le Chameleon hôtel fut trouvé par chance rapidement. Repère de baroudeurs en partance plein de doutes et d’enthousiasme et de revenants qui savent, le regard rêveur (dont il est bien difficile de lire si c’est de la nostalgie ou l’étonnement de s’en être sortis – ce fut du moins un peu notre vision du moment), l’étape ne manque pas de charme. L’ouverture de notre coffre ne passa pas inaperçue, (avec un bon quart de son contenu dégringolé) et fut saluée par un précepte profond édicté par un sage regardant la scène, de retour de 6000 km de pistes (ouf, ils parlent quand même en km !!!!) : « Plus les jours passent et plus le coffre est grand ». Et c’est vrai !

Le jour le plus long !

Le lendemain, après une nuit fraîche, calme et réparatrice, le lever est difficile. L’été austral, qui n’est autre que l’hiver chez eux, ressemble dans la journée à l’été septentrional et à l’hiver la nuit… . de quoi mettre les cervelles à l’épreuve et perturber le biorythme. Les courses de la veille furent effectuées dans un super marché très bien achalandé à l‘intérieur d’une galerie marchande. On trouve de tout, y compris bien sûr des distributeurs de billets. La matinée est consacrée aux derniers détails à acheter dans une ambiance locale plutôt amicale. Ceci dit, les banques sont gardées par des hommes en armes et toutes les fenêtres sont sécurisées avec des barreaux de taille respectable … il n’y a pas de fumée sans feu . Objectif : partir avant 11h00 pour se rendre à Sesriem. Au moins 5 heures de route et il faut arriver avant la nuit (17h30 !) et la fermeture du camping. L’aventure ne fut pas où nous l’avions prévue. Cherchant la C26, notre première piste, nous nous arrêtons sur le début d’une autre piste à quelques kilomètres de Windhoek et j’ai l’imprudence d’arrêter une voiture pour demander ma route. Le conducteur n’a pas l’air de connaître ou bien plus simplement il ne comprend pas mon anglais en cours de rodage en début de parcours. Pendant ce temps, un des 2 passagers sort de la voiture et attaque Sylvie avec un couteau de taille respectable, tentant de lui arracher son sac photo par la fenêtre de la voiture (et pourtant nous avions fait très attention à Windhoek !). Après une lutte acharnée, l’homme coupe les sangles du sac et court jusqu’à la voiture qui l’attend la porte ouverte pour filer. Pendant 10 secondes nous prenons conscience que presque tous les passeports, la carte bleue, la moitié de l’argent tiré la veille et l’appareil photo sont partis. C’est la fin du voyage. De rage, nous passons la première et poursuivons nos agresseurs. Bien nous en a pris. Les rattrapant, le sac fut lancé sur le bas côté et nous avons pu le récupérer avec l’aide de locaux qui avaient vu la scène de loin et qui ont également suivi nos « salopards ». Nous avons eu ainsi la « chance » de retrouver passeports, carte bleue et le zoom (exit, l’appareil photo tout neuf, divers accessoires et l’argent, faut pas rêver quand même). Bilan : les enfants sous le choc de l’attaque, nous : naviguant alternativement entre colère, déception, doutes, ressassant ce que nous aurions pu ou du faire et le sentiment que malgré tout, vu que nous ne sommes pas des Rambos rompus aux techniques de combat, cela aurait pu plus mal tourner. de l’argent perdu plus beaucoup de matériel photo . Heureusement nous avons un deuxième appareil finalement pas si mal (le mien). du temps perdu pour faire notre déclaration à une policière mollassonne aigrie. Nous avons oublié de demander un double pour l’assurance. La police ne répondra jamais à nos multiples appels durant le voyage et 5 mois après nous venons tout juste de réussir à récupérer le procès verbal (et encore grâce à une aide très précieuse qui nous a été apportée ). A savoir !

C’est ce qui peut arriver, assez logiquement, dans une ville, quand ceux qui ont tout rencontrent ceux qui n’ont rien. Ce qui ne les excuse en rien ces hyènes de * $# & et encore, je reste poli !

Le deuxième départ de Windhoek s’effectue vers 13h00. Notre objectif : oublier le mauvais départ au plus vite (ou au moins faire semblant) et arriver avant la nuit. Dur dur.

En piste !



La voiture est facile à conduire sur les gravels roads (pistes), même très caillouteuses, à 80 ou 90 km/h. Le paysage est désertique, vallonné, envoûtant. Des springboks gambadent partout (non, pas des rugbymen). Nous rencontrons nos premiers babouins. Pas le temps cependant de nous arrêter pour des questions de timing.





Nous passons Naos puis Nanchas. L’heure tourne. Nous décidons de ne pas prendre la passe Spreetshoogte et sa pente légendaire pour gagner du temps.



Avec un GPS mais sans carte (au moins cela sert de boussole), nous nous égarons au milieu de nulle part vers KleinAub. La nuit tombe d’un coup. Pas de camping, loin de notre objectif, sur des pistes où déjà de jour une voiture passe toutes les heures, sans avoir mangé le midi, après un début catastrophique qui reste vivace dans les esprits et en mémoire qu’il ne faut pas conduire la nuit, nous roulons avec un je ne sais quoi de tension dans la voiture. Les paroles rassurantes du conducteur qui expliquent que c’est ça l’aventure, qu’il faut savoir goûter avec délectation ces moments rares où nous sommes vraiment seuls au monde, maîtres de notre destin, en dehors de tous nos repères et qui nous feront bien rire ensuite; et bien ces paroles ne semblent pas trouver d’écho favorable dans l’habitacle. Tout le monde est rivé sur les deux cônes de lumière des phares qui éclairent au dernier moment trous, bosses et animaux. « Gary’s Rest Camp » indique un panneau. Go ! Après 20 km à nous demander si nous n’avions pas raté une indication, le camping est indiqué sur une petite piste défoncée à 16 km. C’est long 16 km de nuit à 20 à l’heure quand on ne sait pas ce que l’on va trouver au bout. Pour corser l’affaire, il faut descendre de temps en temps pour ouvrir des barrières à animaux sans trop savoir si nous ne serons pas goûtés, voire appréciés par un prédateur chanceux de passage. La persévérance fut récompensée après plus d’une heure en arrivant enfin au camp de Gary, totalement vide. Un homme en train de dépecer un animal se retourne vers nous un long couteau à la main … Gary, un homme jovial au visage marqué par les années, nous accueille à bras ouverts, tout surpris qu’un client ait pu trouver son camping du bout du monde. On le comprend aisément. Merci Gary de nous avoir réchauffé le cœur en cette sombre journée que tu as éclairé de ton large sourire et de ton sens de l’hospitalité. J’espère que ces quelques lignes t’amèneront d’autres voyageurs pour remplir ton camping et profiter de ta gentillesse.

Je passerais le montage pour la première fois de nos tentes (plutôt simple), le repas préparé spécialement pour nous par la famille de Gary, notre première flambée pour nous réchauffer, pour conclure cette journée de tous les dangers par un spectacle unique, saisissant et de toute beauté : la voie lactée vue du sud, dans un ciel noir d’encre, limpide, (par un froid de canard), d’une netteté exceptionnelle personnellement jamais observée. Nous voulions être dépaysés. Difficile de faire mieux.

Les dunes qui chantent



La nuit fut glaciale. Couvertures, sous couvertures, polaires, rien ne fut de trop pour avoir un peu chaud. En revanche, le soleil chauffe l’atmosphère avec une rapidité déconcertante au petit matin. C’est l’avantage de l’air sec. Nous replions la tente en une bonne demi-heure, nous laissons à Gary pour sa femme instit une partie de nos fournitures scolaires et reprenons le cours du road book.



Piste vers Solitaire puis Sesriem par la passe de Spreetshoogte comme prévu mais avec un jour de retard. Oui, c’est pentu, sans battre des records. En position 4x4, même pas peur.



Le paysage est splendide sans pour autant atteindre des sommets. La piste est très agréable, roulante à souhait, avec des bêtes à cornes à foison qui nous regardent passer. Les voitures inscrivent leur passage dans le paysage par un large panache de poussière. Ceci n’est pas gênant dans la mesure où il n’y a pas pléthore de véhicules.



L’arrivée à Solitaire, la croisée des chemins, fut l’occasion d’un plein d’essence et d’un magnum (non, pas un pistolet ni la rencontre avec un célèbre détective, mais une glace pour les gourmands – insolite n’est-il pas ?). Solitaire porte bien son nom. Cela représente au moins une bonne dizaine de maisons quand même. Le paysage désertique est magnifique, l’équipage retrouve des couleurs. Le camping de Sesriem offre de larges emplacements (réservation obligatoire). Leur accès est sélectif avec certains passages qui traversent des zones de sable mou. Vers 16h00, nous entrons dans le parc de Sossusvlei. La route goudronnée, au milieu de montagnes de sable, est paradoxalement limitée à 60 km/h, ce qui est, avouons le tout net, difficile à tenir. La fermeture du parc étant programmée à 18h00, à la nuit, nous nous arrêtons avant le bout de la route à la dune 45. Idée lumineuse. A la tombée du jour la lumière est chaude et douce. La montée vers le sommet fait l’effet de peser 2 fois plus que notre poids dans le sable. Les scarabées des sables pullulent sous nos pas.



Une fois en haut une surprise nous attendait. Il suffit d’être à plusieurs et de descendre en déplaçant le plus de sable possible pour que la dune gronde comme un cor grave tibétain. Les millions de grains semblent rouler ensemble en émettant sous les minuscules chocs un son qui entre en résonnance et s’amplifie. L’effet n’est pas seulement auditif, la surface entière de la dune vibre à la façon d’une peau de tambour. Incroyable, magique ! Ce sera d’ailleurs la seule que nous parviendrons à faire chanter, et essentiellement sur la partie supérieure. Est-ce à cause de la chaleur du sable, de la taille de l’édifice ou des grains, de la forme de nos postérieurs, toujours est-il que toutes les autres resteront muettes !



Pour conclure la journée dans l’allégresse, rien ne vaut le buffet du Lodge voisin du camping. Signe particulier que nous n’avons pas retrouvé ailleurs, on y mange à volonté toutes sortes de viandes plutôt exotiques, au moins pour nous : koudou, autruche (notre préférée), springbok, zèbre, impala, crocodile, … Un vrai régal ! Vraiment une table qui vaut le détour. A ne pas rater. Le froid n’est pas toujours de rigueur en hiver, à la nuit tombée, de retour au camping (avec des douches chaudes) un vent chaud, violent et sec du désert fit se tordre les tentes toutes la nuit. Cette chaleur nous accompagnera pendant près d’une dizaine de jours. Chance ou phénomène climatique courant ?



Pour voir le lever de soleil sur les dunes de Sossusvleï, très prisé, le réveil dut sonner vers 5h30 du matin. A la façon des pionniers de l’ouest américain, les 4X4 et autres campings cars les plus impatients sont sur la ligne de départ attendant l’ouverture du parc. Le temps de comprendre que c’est déjà le petit matin et de replier les tentes, nous sommes quasiment les derniers à partir. La route n’en est que plus belle. Le large défilé de dunes s’éclaire sous la lumière tamisée des premiers rayons voilés du soleil, . Mais ledit soleil est déjà assez haut lorsque nous arrivons au parking des 5 derniers kilomètres fatidiques, réservés aux 4x4 uniquement. Nous choisissons de ne pas prendre les navettes et d’affronter le sable mou. Pour ce faire, l’opération dégonflage de pneu (1, 6 bar) s’avère longue (10 bonnes minutes). Il y en a de l’air dans un pneu de 4x4 ! Pour notre baptême sur le sable mou, nous sommes restés zens et confiants. Ce n’est pas en lévitant que nous sommes passés, mais en suivant les quelques conseils qui nous ont été prodigués : ne jamais s’arrêter (donc de ne pas coller de voiture devant), éviter les ornières trop importantes et rouler tranquillement au couple en 2ème, position 4x4 long. Plutôt rigolo finalement et pas si difficile tant que rien ne vient perturber cette logique implacable. Vu le nombre de véhicules ensablés, il doit y avoir des pièges auxquels nous avons échappés quand même …



Les dunes au bout de la route valent bien le détour. Elles offrent une vue imprenable sur ce désert minéral aux couleurs chaudes (bien qu’un voile de haute altitude ait considérablement atténué la lumière et donc les couleurs ocre vif des dunes- c’était donc pas la peine de se lever si tôt !). Aux forme arrondies et avenantes, elles dessinent des courbes agréables que l’on ne se lasse pas de regarder.





On a aimé : le vent violent en rafales qui, outre le fait de cingler les jambes, a transformé la dune, fort visitée aux premières lueurs du jour, en dune vierge après le rush des lève- tôt, effaçant toute trace de pas humain et construisant son labyrinthe de motifs. On est peu de chose. Le saut de dune sur les pentes abruptes Le gigantisme de cet endroit enchanteur, reléguant la dune du Pyla au niveau de bac à sable. On a moins aimé : l’endroit est victime de son succès.

Deuxième étape indispensable du lieu à ne pas manquer : Dead Vlei, large vallée à fond plat hérissée de squelettes d’acacias sombres plus ou moins fossilisés sur fond de ciel bleu et entourée de dunes ocre. Etrange, lunaire. Rassurez-vous, si vous la manquez, on la trouve sur de nombreuses cartes postales et guides.





Si dégonfler les pneus est long, le regonflage finit lui aussi par sérieusement gonfler le préposé à l’opération (au moins une demi-heure). La pompe électrique s’avère donc précieuse tant qu’elle fonctionne (voir l’arrivée chez notre loueur).

Naukluft et l’Olive Trail



Pistes et paysages défilent maintenant dans la sérénité. On s’habitue très vite au confort de choisir sa trajectoire sur la piste vu le peu de véhicules que l’on croise. La conduite à gauche n’est vraiment plus un problème. Le camp de Naukluft est vert sur fond de monts caillouteux, plutôt accueillant et plein de Sudafs, au moins le jour où nous y étions, qui viennent chercher l’exotisme.



Gare aux babouins du coin, qui répondent à la devise « ce qui est à toi est à moi ». Seul point noir, la douche (tiède) de nuit dans des sanitaires sans lumières. Pour qui est habitué aux exercices périlleux des douches de camping plus ou moins salubres où les vêtements doivent rester secs et les pieds propres pour se rhabiller, l’endroit est propice aux exploits. Le montage des tentes est maintenant une formalité. Très pratique de pouvoir laisser les sacs de couchages et couvertures à l’intérieur même repliés. C’est beaucoup de temps de gagné. Si d’aventure, comme nous, en vous levant il pleut dans la tente, ne cherchez pas un micro climat ou une pluie de nuit. Il suffit d’ouvrir les ouïes pour faire circuler l’air. Indispensable vu la matière très étanche des parois des tentes.

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Olive Trail, le lendemain, tient toutes ses promesses (il faut néanmoins trouver le départ, nous avons eu du mal !). Après une montée sur des pentes arides, le chemin descend dans un canyon sans eau au milieu de blocs de pierres. On notera un passage technique incontournable au-dessus de bassins d’eau croupie, aidé par des chaînes tendues et finalement assez résistantes, un bel échantillon d’arbres carquois, et des roches aux rayures vertes et tordues par des siècles de tensions tectoniques.



5 heures ont suffi pour terminer la boucle. Biltong (viande séchée) pour tout le monde à l’arrivée pour revigorer les troupes.



Go to Walvis bay !

La piste est belle, aride, avec des zones montagneuses et des successions de virages.



Un régal, mais le tout se termine encore de nuit. Les 100 derniers kilomètres sont parcourus à une allure moyenne de 100 à 110 km/h sur une trace rectiligne, large et un poil piégeuse avec des trous. Sur les pistes il y a une dimension supplémentaire dans la conduite. Il faut analyser l’état de la piste en permanence pour choisir la meilleure trajectoire. Amusant et fatiguant à la longue.



L’arrivée fut une délivrance, dans une chambre d’hôtel super luxe avec douche à volonté : le Lagoon Lodge, tenu par des Lyonnais accueillants. Ce fut ce soir-là que nous avons fait en grande partie le deuil de notre attaque du 1er jour. L’esprit est ainsi fait que dès qu’il y avait un moment de calme, notre pensée (dont celles des enfants) s’attachait à ce qui s’était passé avec tous les regrets de ce que nous aurions dû faire. Ce soir-là donc, nous fîmes avec les enfants une reconstitution du crime avec un stylo comme couteau, pour finalement constater que nous ne nous en étions pas si mal tirés et qu’il n’est pas simple d’agir. Ce fut réparateur pour tous et apaisant pour le reste du voyage !

Walvis Bay : un havre de paix balnéaire

C’est d’abord une ville calme (le repère des Sudafs l’été), aux allures plutôt européennes, apaisante, très bien desservie et dans laquelle on trouve de tout et en abondance. L’idéale pour se ressourcer avant le grand frisson des déserts. Notre hôte français nous donne quelques repères sur les pourboires qui nous sont demandés régulièrement. Pour « garder » la voiture dès que l’on stationne (contre ceux qui la gardent ?) = 5 à 10 N$ Pour les personnes qui nous « aident » à porter les sacs après les courses jusqu’à la voiture = 5 à 10 N$. On hésite au début, mais c’est bien pratique. Le salaire moyen d’un Namibien : 1000 N$. Quand on sait qu’un plein de 4x4 doit être de l’ordre de 800 N$, ça calme. A Walvis, nous n’avons pas trop ressenti de tension dans la ville, mais là aussi, les fenêtres sont barricadées et les voitures rentrées dans le lodge la nuit.

A voir dans le coin : les marais salants bien sûr, avec en toile de fond l’océan.

Les flamants comme à leur habitude posent, nus sous leurs plumes, les pattes dans l’eau à taquiner les vers.



Un stage de conduite improvisé des enfants débuta sur un parking vide près de l’océan (accès uniquement au volant). Commencer sur un gros 4x4, c’est du luxe, surtout qu’en cas de trajectoire ratée la sanction du sable très mou nous guettait. Le niveau 1 fut atteint par tous : trace directe et virages sous contrôle. La largeur des pistes et l’absence quasi-totale d’autres véhicules nous permettra ensuite souvent cette expérience pour la plus grande joie de nos pitchouns.





La lumière fut belle jusqu’au soir, au moment du coucher du soleil lorsque le brouillard recouvrit de son coton en quelques secondes toute la baie, la plongeant dans une ambiance de fog anglais à couper au couteau. Impressionnant ce passage du jour à la nuit et de l’été à l’hiver, de la chaleur au froid en quelques minutes.





la dune 7: ambiance surf et beach boys sur une belle dune à descendre avec des planches si on est équipé. Nos sacs poubelle emmenés pour l’occasion furent un échec cuisant. Ils s’enfoncent trop. En haut, la vue est idéale sur les cordons de dunes avoisinantes et un 360 ° de désert.





Le spitzkoppe: un grain de beauté sur une plaine désertique.

Le lendemain nous rendons notre chambre douillette, la dernière du voyage, ragaillardis, approvisionnés en eau, essence et nourriture pour 3 jours et prêts à affronter le Kaokoland et sa poussière légendaire. Nous dépassons Swakopmund, ville aux charmes plutôt germaniques (comme son nom l’indique) sur une route goudronnée (c’est confortable quand même), puis filons vers Cap Cross et son fameux meeting international d’otaries à fourrure (la plus grande colonie du monde).



Pas de doute, en arrivant on sait immédiatement que l’on ne s’est pas trompé. Le doux parfum qui amuse les narines dès que l’on met le museau dehors nous fait dire que nous n’avons pas les mêmes valeurs chez tous les mammifères de la planète.



Bon sang que c’est entêtant, pourtant elles passent leur temps dans l’eau ! Difficile d’être plus près en tout cas pour les photos.





Les otaries ont bon goût quand même car l’endroit est de toute beauté avec des vagues gigantesques qui s’écrasent sur des roches noires ciselées et des plages de sable. Joueuses, les bestioles, elles semblent prendre plaisir à surfer sur les rouleaux. L’endroit fait des heureux également chez les chacals en nombre impressionnant, qui trouvent visiblement là une nourriture facile.



Nous quitterons le site, que nous baptiserons « El Puantos » au hasard des mots qui nous viendront à l’esprit à ce moment là, pour aller déjeuner quelques kilomètres plus loin en admirant la fureur de l’océan.





Bye l’océan, nous nous enfonçons vers le centre de l’Afrique, avec optimisme, sur une piste enchanteresse et quasiment vide de véhicules, créant sur notre sillage une poussière qui marque la présence d’une activité au milieu de rien. Jubilatoire, non ? Le Spitzkoppe se dessine progressivement à l’horizon.



Gros bloc de granit arrondi aux formes généreuses, il attire irrésistiblement tout bipède normalement constitué qui passe au seuil des parois. Nous nous précipitons donc vers les sommets pour voir le coucher de soleil qui rend la roche orange et lumineuse. En haut : séquence admiration, quiétude - que c’est beau, simplement. Le sol très accrocheur permet de tenir sur des inclinaisons fortes sans prise de main (gare quand même car à la descente c’est finalement plus impressionnant).







Tels des robinsons, de retour sur le plancher des vaches, la tente est montée en 7 minutes (nous nous chronométrons pour battre des records – chacun ayant un rôle précis), le feu allumé et les grillades avancées. Ce camping, au pied des roches, permet d’avoir des espaces tellement larges que nous ne voyons aucun autre campeur (c’est un choix). Seuls sur un rocher, face au planisphère étoilé sans lune, éclairés par la Voie lactée et baignés dans la douce chaleur du vent chaud du désert, nous goûtons la sérénité du lieu, le silence du vent qui frôle les branches des quelques arbustes et tout simplement le plaisir d’être là, face à l’infini céleste et terrestre. ..........................

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Le Brandberg Ugab Camp

Comme tous les matins, nous émergeons des tentes vers 6h15 au lever du soleil. Gloups ! Le repliage de celles-ci commence à être rodé en moins de 10 minutes. On fera mieux.



Ce qui reste long c’est le rangement du coffre. Pour se dégourdir les jambes avant la prochaine étape, nous recherchons les peintures rupestres du coin. A défaut de les trouver, nous ferons une belle échappée assez haut sur un des pans de granit nu si agréable à escalader. Départ pour le BrandBerg après avoir réglé le camping - 215 N$- c’est plutôt très cher pour un endroit que Dame nature a construit et entretenu, sans pratiquement aucun service. Comme c’est géré par une communauté locale, disons que c’est pour une bonne cause.

La piste est belle et sans histoire jusqu’à l’arrivée à Ugab Camp. Nous avions réservé, ce fut fort utile. Le camping est vide, sommaire, mais tellement exotique et convivial, dans un décor magnifique.



Il n’y a qu’un Namibien hilare qui s’active pour notre confort : Eau potable (ce qui vu le coin est un exploit), toilettes et douche (froide) au milieu des arbres.

Les toilettes!

Tant qu’il fait chaud, dans la journée, la douche froide ne pose pas plus de problème que cela. Il est clair que le soir, celui qui s’y essaie imite le hurlement du coyote au fond des canyons. Idée lumineuse, pour passer la fin d’après midi, nous enfourchons notre 4x4 pour suivre un lit de rivière asséché à côté de l’emplacement. Vu la présence de « cubes » (déjections) d’éléphants, (qui d’après le G.O du camp ont dévasté la semaine précédente les toilettes pour trouver de l’eau), nous allons au devant de nos premiers pachydermes. C’est en entrant dans le lit de la rivière, avec du sable super mou que nous avons compris que nous aurions du mal à faire demi-tour.



Impossible de nous arrêter sans risquer immédiatement la sanction de l’ensablement. Après plusieurs centaines de mètres et les encouragements de tous pour que le moteur tienne, un banc de sable traitre nous fut fatal. Arghhhh !!! Démultiplication la plus petite ou branches et marche arrière, rien n’y a fait. Le moral est reparti en même tant que la voiture après avoir tout simplement dégonflé les pneus avec un départ en seconde. Ça calme quand même un peu nos ardeurs de chasseurs tout terrain, car là, il n’y avait personne pour nous aider au cas où ! De retour au camp, des Allemands rencontrés le matin même furent les 2èmes et derniers locataires du camping. Le temps de faire un France/Allemagne au foot et d’être invités par les perdants pour une bière sous les étoiles près du feu et nous capitulons sous la tente, dans un air venteux et toujours chaud.

France - Allemagne dans le camping désert!

Aba Huab Camp

Moins d’une centaine de kilomètres furent nécessaires pour atteindre l’étape d’après. Retour à la civilisation. Le camping est « normal » donc luxueux pour le coin. Cela ne fait pas de mal de temps en temps. Yes ! Des douches chaudes et un bar avec des bières. En retour, c’est plein de monde et les emplacements sont de taille européenne (donc petits). Les activités ne manquent pas dans le secteur : Twyfelfontein: des peintures rupestres en pagaille : Il faut être honnête, pour qui n’est pas un spécialiste de l’art des cavernes, l’affaire est vite répétitive, surtout sous un soleil de plomb, commentée en anglais par une guide charmante mais visiblement lassée du discours et des graffitis (heu pardon, des œuvres des âges farouches). Ce qui nous étonnera le plus fut le langage à clic type bushman qu’elle pratiquait parfois et le tarif d’entrée pour compléter celui du parking, proportionnels au nombre de dessins sur les roches. Et en la matière, les préhistos aimaient visiblement dessiner et gardaient les brouillons.



Les « organs pipes » : orgues basaltiques dans le plus pur style géologique. Classique (1/4 d’heure)



La forêt pétrifiée : c’est pas glorieux, mais nous ne l’avons jamais trouvée. Douche, poulet cuit sur la braise, bière et bras de Morphée.



Sesfontein et Warmquelle : l’oasis au milieu du désert

Le soleil sonne le réveil vers 6h00. Une des bombes anti crevaison s’est crevée par frottement sur du métal dans le coffre. Il faut le savoir, elle ne s’auto répare pas et décore joliment tout ce qui est autour. La deuxième sera conservée dans un chiffon. La route vers Sesfontein est belle, au milieu d’un relief prononcé. La première partie du parcours est giboyeuse à souhait : Springboks, oryx et girafes. La piste est assez roulante mais franchement cassante avec des pentes raides et des cailloux aux angles aigus.



Sur un tronçon ni plus difficile ni plus caillouteux que les autres, notre pneu arrière gauche explose sans préavis. Le pneu qui jusqu’ici paraissait indestructible avec sa carapace de caoutchouc, est fendu sur plusieurs centimètres sans qu’un événement particulier ne se soit passé. Une pierre a dû toucher le crampon d’Achille ! Cela semble irréparable au premier coup d’œil. Ça cogite sec sous les casques, car à ce tarif, nous pouvons crever quasiment n’importe quand ! Heureusement nous avons un deuxième pneu de rechange comme sécurité. Alors que nous paraissions seuls, un homme sort de nulle part et nous propose 20 N$ pour changer la roue. Top là ! A y réfléchir, vu l’état de la route, il n’aurait pas fallu dépasser les 60 km/h pour limiter la probabilité de crever …



L’arrivée au camping de Warmquelle mériterait d’être inscrite au Paris Dakar. La piste est défoncée et très pentue pour descendre dans le lit de la rivière. Sans 4X4, cela semble impraticable. Juste avant, des enfants en guenilles accourent au son du moteur pour nous vendre du bois (du Mopane, le bois usuellement utilisé, rouge très dur et qui fait de supers braises). Ces petits êtres qui se débattent déjà pour « gagner leur vie » laissent une emprunte dans l’esprit de nos enfants confortablement assis dans le 4x4 . Le camping est idéalement placé, près des bains tièdes qui feront office de piscine. Après la cascade qui l’alimente, nous remontons le ruisseau d’eau chaude entouré de verdure sur plusieurs centaines de mètres. La soirée fut calme et réparatrice, baignée dans un vent chaud, éclairée par notre feu et les multiples bougies du camping disposées le long des chemins. Belle ambiance.

Purros : le village du bout du monde



Départ vers 8h30 pour Sesfontein, étape indispensable pour faire le plein de victuailles, d’eau et d’essence pour plusieurs jours ainsi que pour réparer le pneu avant la route de Purros. L’arrivée fut surprenante. Ce n’est pas une ville, ni vraiment un village, c’est juste un regroupement de quelques habitants, avec quand même une station service et un petit magasin très rudimentaire de quelques étals de produits de première nécessité : riz, pâtes, maïs, sel, … Il faut faire avec, mais c’est, comment dire, troublant. Nous partons donc vers Purros avec une seule roue de secours et le minimum vital, mais l’essentiel. Comme pour l’étape précédente, les 40 premiers kilomètres sont un calvaire pour la voiture et surtout les pneus et les amortisseurs.



Après les collines, l’horizon s’élargit sur une plaine immense et totalement désertique, mêlant dunes de sable, dalles rocheuses et monts rocailleux. La piste traverse des zones de sable assez profond ocre ou jaune suivant la couche géologique d’affleurement.





Un régal de conduite. Sur le sable à bonne vitesse on a l’impression de planer. Le paysage, grandiose, enchanteur, bien que totalement dépouillé, abrite quelques girafes, gazelles et surtout des oryx. De quoi vivent-ils ?



L’arrivée à Purros, après 3 ½ heures de piste bien tassées, montre un petit village modeste au bout du monde, très étalé. Il faut dire qu’il y a de la place...





Nous suivons la piste du camping en plein désert, qui nous amène, après le passage sableux d’une rivière à sec, à la réception.



Le camping est vraiment magnifique, presque désert, avec eau potable et douches. Un gros arbre noueux aux branches tentaculaires marque le centre de notre nouveau monde. Un régal !



.................... . La douche du camping!

Vers 15h30, nous partons à la chasse aux éléphants du désert. Pour cela nous remontons le lit de la rivière à sec, près du camping, ruban de verdure dans un océan minéral. Gare au sable et aux graviers propices à l’ensablement. La position 4x4 est plus que recommandée.



Ce fut le top ! Daktari pendant 2 heures, au milieu des dunes, du Fech Fech, des arbres.



Au détour des coins et recoins du coin, nous sommes tombés nez à nez avec nos premiers éléphants (du désert – plus respectueux des arbres parait-il ), et quelques girafes.





Le safari dut s’arrêter faute de lumière à la tombée de la nuit. Le repas fut grillé avec un feu de mopane et d’épines d’acacia. Elle n’est pas belle la vie ?

Des éléphants dans le camping!

Purros - Opuwo : la piste avec un grand « P »

Après un repliage des tentes exemplaire, pendant que des éléphants taquinaient nos voisins de camping, nous passons au village pour déposer à l’école une partie de notre trésor scolaire. Bon accueil des professeurs et des élèves, un peu décalé avec la rencontre de deux mondes qui se découvrent, dans une vraie école qui se débat pour fonctionner. L’instit n’attend qu’une chose, c’est que nous partions, impatient de voir ce qu’il y avait dans les sacs remis. Go pour l’aventure d’une piste visiblement très peu fréquentée et jamais décrite dans les carnets de voyage. Une petite inquiétude reste en toile de fond. Pourvu que les pneus et la voiture tiennent car c’est sans filet. La route est caillouteuse, envoûtante, inoubliable, avec des moments forts : nous découvrons ce qu’est vraiment la tôle ondulée. Nous avons connu un peu le phénomène précédemment, mais là, à basse vitesse, c’est tout simplement in-sou-te-nable. Tout vibre avec une telle intensité que l’on se demande si le véhicule ne va pas tomber en pièces détachées. Nous accélérons et dès que la vitesse dépasse les 70 Km/h, nous volons au-dessus des crêtes de l’ondulation, dans un silence relatif. La direction se fait alors légère et approximative le désert est total, immense. Le paysage est lunaire entre sable et cailloux. Des arêtes rocheuses se dessinent à l’horizon. Nous observons quelques oryx énigmatiques comme des sphinx, sur fond de « mirage ». M’enfin, mais que font-ils là au milieu de rien ? Vers l’ouest, une sorte de brume au loin brouille la vue de la mer. C’est beau et venimeux à la fois. Pfffff ! dans un dernier soupir, notre pneu arrière droit vient d’éclater. Aïe Aïe, Aïe ! Cela se complique. Nous avons mangé notre marge de sécurité et nous sommes au taquet encore très loin de tout. C’est toujours aussi beau autour de nous, mais ça commence à jouer des castagnettes avec les genoux dans la tribu. Autre effet « kiss cool », le deuxième pneu de rechange est dans le coffre. Non, pas là, tout au fond et à gauche, de sorte qu’il faut tout vider pour l’extirper. Grrr. Une voiture de journalistes suddafs rencontrés à Warmquelle arrive à notre hauteur. Comme nous avons de quoi changer, ils redémarrent sans autre forme de procès. Re grrrr . La solidarité joue à plein régime dans le coin. M’en fout, on y arrivera quand même sans vous ! Orupembé, tout le monde descend ! Sur la carte, c’est un village. C’est réconfortant un village. Quoi qu’il arrive on trouve de l’aide. Oui, mais dans le vrai monde, Orupembé c’est 5 maisons. Inutile de recompter, le compte y est, dont une case qui est un bar. Le juste nécessaire quoi. De la maison d’à côté du bar sort une jeune femme, plutôt chic, qui vous sert une bière ou un coca frais ! C’est un autre monde quand même. « Il y a du passage ces derniers temps » nous dit-elle sérieusement. «Une à 2 voitures par jour ». En effet, les affaires sont prospères. Ceci dit, on trouve un point d’eau à Orupembé ce qui en fait un carrefour pour tous les troupeaux du coin. Il est donc probable que le village doit s’étaler hors de portée de vue. Côté ruminants, à part des cailloux, on a du mal à comprendre ce qu’ils peuvent bien brouter. Mais là encore, les troupeaux sont nombreux et très importants. Il y a à l’évidence une face cachée dans tout cela. En tout cas, l’endroit a retenu la curiosité de nos Sudaf préférés qui nous avaient doublés. Tant mieux, nous passons devant. C’est une sécurité en cas de crevaison et à cause de la poussière, il vaut mieux être les premiers … Après Orupembé la piste devient encore plus vivante avec le relief qui rend une fois de plus le 4x4 indispensable. Trous, précipices, pentes fortes. Toute la panoplie est déployée pour vous faire passer un très bon moment… tant que tout se passe bien. Au détour d’un virage, une révélation : une rencontre improbable entre des européens et quelques femmes et enfants Himbas . Nous nous arrêtons, gauches, un peu méfiants et empruntés. Visiblement ils n’ont pas plus l’habitude des peaux blanches que nous des tribus hors du temps et de l’espace. Nous n’avons aucun langage en commun si ce n’est la gestuelle. Les femmes sont naturelles, joyeuses, très bavardes et ne demandent qu’à échanger. Nous arrivons globalement à nous comprendre en mimant les choses. Elles sont fascinées par les enfants et notamment Robin avec sa chevelure rousse à larges boucles. Terrorisé Robin se cachera dans la voiture entre les pédales et le volant. Il faut dire qu’elles sont impressionnantes avec leur peau et tous leurs vêtements ocres. Elles sont belles, élancées et très élégantes, couvertes de bijoux. Nous leur laissons un bidon d’eau et une couverture, sans aucune demande de leur part. Avons-nous bien fait ? Une belle rencontre marquante pour tous qui a elle seule vaut le détour de Purros. Nous arrivons à un village que nous croyons être Otjiu et son camping. Ereintés, après une journée de piste, nous cherchons le fameux « Campsite ». Erreur, malheur. Nous ne le trouverons pas car il n’existe pas. Ce n’est pas le bon village. Pour marquer quand même le coup, nous nous ensablerons une bonne heure. C’est après avoir regonflé les pneus que nos sauveurs sont arrivés. Un couple joyeux de Suisses baroudeurs en 4x4. « Suivez nous, nous allons à Opuwo. Si vous crevez, nous vous aiderons. Vous n’aurez qu’à faire des appels de phare». L’enfer est pavé des meilleures intensions. On comprend immédiatement ce que veut dire mordre la poussière. Derrière une autre voiture, c’est tout simplement inroulable. C’est pire que le brouillard. Dans les parties de fech fech, il y a dans l’air une telle quantité de poussière en suspension qu’il n’y a pas d’autre alternative que de faire du hors piste ou de s’arrêter. La piste commence à traverser des villages et les arbres sont fréquents. Adios le désert. Nous trouvons avant le coucher du soleil le camping tant attendu (pour éviter de rouler de nuit et ne rien voir). Nous rattrapons donc nos suisses pour leur faire des appels de phares et ainsi décrocher. Rien à faire. Ils ne verront jamais notre signal, nous obligeant par correction à les suivre pour éviter qu’ils ne fassent marche arrière pour nous retrouver. C’est ainsi que certainement le périple le plus passionnant du voyage se termina au camping du lodge d’Opuwo, un peu déçus de finir de nuit, après 12 heures d’une quête de l’évasion inoubliable. Si c’était à refaire, nous repartirions immédiatement.

Opuwo : le repos des guerriers Le camping du lodge est d’un charme tout britannique avec ses emplacements tout rikiki et ses pelouses moelleuses. L’endroit n’est pas particulièrement attachant mais il est confortable et propice à récupérer notre potentiel pour continuer la route. Opuwo est une ville, une vraie, pleine d’activité, avec tout le nécessaire habituel de nos villes européennes, mais si rare dans la région : éclairage de la rue principale la nuit, hôpital, banques, magasins, supermarchés, poste de police, école et j’en passe … . C’est un carrefour en plein essor avec des constructions qui fleurissent partout. Des Himbas en « costume » côtoient sans complexe des héréros (avec pour les femmes leur chapeau à « cornes de tissu ») et des individus en habits plus conventionnels. Tout ce petit monde très exotique vaque à ses occupations en toute sérénité le long des routes. Nous en profitons pour refaire le plein de tout et pour tenter de changer les pneus. Au supermarché, nous rencontrons nos journalistes sudafs de la route de Purros, l’aide de Gary, notre sauveur du camping du premier jour et nos suisses qui ne connaissent pas les appels de phares. Le monde est petit. Choisissant un des réparateurs de pneu au hasard, le mécano, un grand namibien filiforme, inspecte en dodelinant de la tête mes pneus largement ouverts et à mon avis irréparables. « Je vais les réparer » finit-il par lâcher. En mon for intérieur je n’y crois pas une seconde, mais comme il semble sûr de lui et qu’en cas d’insuccès je ne paie rien, je tente. L’homme s’affère sur la gomme en connaisseur : il perce, rabote, cisaille, met de l’essence dans la partie interne. Vache ! Ils sont débrouillards ces africains ai-je pensé. Alors que nous aurions jeté ce pneu, je ne sais pas trop par quelle alchimie, il va réussir à le « ressouder ». Ensuite il évacue l’essence sans la brûler, met une grosse rustine sur la partie interne, regonfle et se relève satisfait de l’opération. « Voilà ! ». « Comment ça voilà ? » L’hernie du pneu dépasse de 5 cm, mais le pneu reste bien gonflé. Sur du bitume, je dois pouvoir faire au moins 1 km sans crever et sur piste 100 à 200 mètres. Déconcertant. Impossible de ne pas sourire devant une telle imposture. Du coup, je téléphone à notre loueur qui nous indique le seul endroit où je pourrai trouver 2 pneus (un supermarché). Avoir une assurance pneu c’est bien, même franchement raisonnable. Mais encore faut-il trouver des pneus ! Par chance, il en restait juste 2 . Le vendeur n’effectuant aucun montage, je retourne chez mon mécano bricolo en plein après midi. Ce devait être l’heure de la sieste car il fallut presque 2 heures pour monter les 2 pneus. Ce ne fut pas de la mauvaise volonté de sa part, mais visiblement l’affaire est une question de tempo. Quand il est allé chercher le gros démonte pneu qui était à 3 mètres de lui, je me suis surpris à penser « apporte lui et on va gagner facilement 5 minutes ». C’est quand même un autre rythme…

Les lodges ont du bon. La fin d’après midi fut passée à la piscine (froide) devant un panorama imprenable et le repas du soir au restau. Soyons fous !

Les Himbas : rencontre du 3ème type Lever 6h30 pour reprendre les bonnes habitudes. Tentes pliées, douches, petit déjeuner et à 8h00 nous sommes à la réception du lodge pour un programme spécial Himba. Les Himbas, nous explique notre guide bilingue (anglais et Himba - absolument indispensable sinon il n’y a pas d’échange) sont un petit peuple de bergers, fiers, pacifiques, aux traditions aux antipodes des nôtres. Vivant en petites communautés semi-nomades dans des huttes, ils sont en symbiose avec Dame nature qui leur délivre de quoi vivre harmonieusement et sans excès (ce qui est tout le contraire de nous qui sommes en perpétuelle fuite en avant). Après un parcours sur de petites pistes au milieu de la savane, nous rejoignons, avec un couple de hollandais également du voyage, le village «typique» choisi par notre guide. ......... Celui-ci n’est effectivement pas fait de carton pâte et ceux qui y logent ne sont pas venus en représentation. Au milieu de nombreuses femmes de tous les âges qui travaillent et discutent assises sur le sol entourées d’enfants, un vieux chef philosophe pense sur son tabouret. Tous sont habillés de façon traditionnelle mais là aussi, ce n’est visiblement pas un costume d’apparat. Nous sommes accueillis par une cascade de joyeux « Moro moro moro» plutôt chaleureux, après moult explications de notre guide sur les us et coutumes du peuple Himba. Les femmes sont souvent belles, grandes, élégantes et rayonnantes. Robin cette fois est sur le retrait mais n’est plus effrayé par ces créatures étranges, presque nues et à la fois entièrement habillées d’ocre et de bijoux (quelles fabriquaient lors de notre visite). Avec le guide comme intermédiaire, la discussion s’engage. Deux d’entre elles nous font visiter leur case et nous donnent des explications sur leur mode de vie au quotidien. Par exemple, les Himbas n’utilisent pas l’eau pour se laver mais de la vapeur parfumée avec des plantes aromatiques. Elles s’enduisent d’ocre sur tout le corps (mélange d’hématite et de graisse animale) ce qui leur donne cette couleur si particulière. « Pratique » constatèrent nos pitchouns prêts à adopter cette coutume. N’en déduisez pas que ces gens soient d’une hygiène douteuse, car c’est tout le contraire. D’ailleurs, un parfum plutôt très agréable se dégage de la case et de nos interlocutrices. Ici c’est le culte des enfants. Avec nos trois bambins, elles nous font comprendre que nous sommes des amateurs et que nous ne pouvons en rester là. En sortant de la case le charme fut toutefois quelque peu rompu. Toutes les femmes étaient en cercle et nous attendaient pour nous vendre leurs bijoux. Finalement, sous ses atours de vieux sage toujours pensif, le chef est peut-être plutôt un commerçant contemplatif ! Hormis la surprise, tout ceci s’est déroulé dans un très bon esprit, « sans obligation d’achat ». De toute façon, comment partir sans bijoux Himbas d’autant que ceux-ci sont originaux, hand made by the Himbas et qu’a priori l’argent ne va pas à un intermédiaire …

Disons que dans l’histoire, le village visité n’est pas tout à fait innocent en matière de tourisme et que notre guide ne l’a pas choisi vraiment au hasard. En fin de parcours, celui-ci leur donne comme présents du sucre, de la farine, des bonbons pour les enfants et … des glaçons. Cela ressemble à un compromis, que nous espérons raisonnable, pour les aider sans pour autant les rendre dépendants des quelques touristes. Pourvu que cela soit vrai. A suivre … Cette rencontre fut très marquante pour tous. Merci à notre guide qui semble plus du côté Himba que du côté de l’industrie touristique. Ce fut un très grand moment du voyage, absolument inoubliable. Bye Bye les Himbas ! Nous continuons notre route vers la ferme aux guépards, étape suivante et très attendue par les enfants.

La ferme aux guépards ou l’auberge des gros chatons En quittant Opuwo, nous quittons également toute l’ambiance si caractéristique du Kaokoland et de ses pistes. Une route en bitume avec certes quelques travaux qui nous obligent à reprendre une piste, nous mène à la Cheetah farm sans encombre et sans charme. Alors que les pistes sont empruntées par tous, troupeaux y compris, les routes ne semblent utilisées que par les voitures et camions. Or dans ce pays, ce n’est pas, loin s’en faut, ce que l’on trouve le plus… Le camping de la ferme aux guépards est large, rudimentaire mais avec le nécessaire et en pleine nature. Que demander de plus.

Le lendemain, comme la visite est à 15h00, nous avons la matinée à tuer. Le coin est assez sauvage, avec des grillages un peu partout autour du camping. Compte tenu de ce que l’on « cultive » ici, nous préférons nous en tenir à un programme assez sage : balade vers les arbres serpents (snake tree), à quelques kilomètres de l’entrée du camp. Pas de doute, on les reconnaît tout de suite. Ils s’enroulent autour d’un arbre hôte à la manière d’un boa. Le simple poinçon d’un ongle suffit à faire couler une sève blanche. L’endroit d’ailleurs dégage une atmosphère étrange que les enfants qualifieront de « jardin de sorcière ». A 15h00 la dite visite commence. Le propriétaire et son assistant, aux allures de Crocodile Dundee, embarquent tout le groupe présent au rendez-vous du camping (une bonne trentaine de personnes) dans plusieurs gros vieux pickups qui ressemblent à s’y méprendre à des bétaillères, en direction de la ferme habitée. Nous y rencontrons à nouveau notre couple de Hollandais sympas (qui était avec nous chez les Himbas) que nous retrouverons presque tous les soirs dans la suite du voyage sur sa partie Namibienne. Des guépards civilisés, cousins du lion Clarence, se laissent tripatouillés et caressés en allumant leur gros moteur interne à ronrons, pour la plus grande joie de tous (sous haute surveillance quand même). ....................................................... Vient ensuite le repas des gros matous qui n’en sont pas encore à mettre leur serviette autour du cou. Gros chats, gros appétits quand même. De retour dans les « camions », nous partons pour les terrains de jeu de ceux qui se reposent dans ce havre de paix pour guépards avant d’affronter la vraie savane. L’ambiance est tout autre. Ici, il n’est pas question de tomber du 4X4, ce sont de vrais fauves qui nous entourent, d’autant que le convoi sonne pour eux l’heure du casse croûte. Un apéro ne se refuse pas. Au milieu du parcours le conducteur jette de belles pièces de viandes aux monstres. La lumière est belle, les couleurs automnales, le tout est plutôt très agréable et vaut bien le détour. Le soir venu, le grand foyer allumé pour faire cuire la viande et nous réchauffer jeta vers le ciel un million de lucioles. A quelques heures de voiture du parc animalier d’Etosha pour le début des hostilités en matière de safari, nous sommes déjà proches de la moitié de l’aventure …

FIN de la 1ère partie Pour accéder à la partie 2 :http://voyageforum.com/...post=1533449#1533449
Catalogue Costa 2009? English translation pending
by Nounou2223 · 2008-01-09 · 26 replies
est ce que quelqu'un est til au courant de la sortie du Prochain catalogue costa 2009 car je souhaite partir pour une transatlantique en decembre 2008 mais ce voyage sera dans le prochain catalogue alors si vous avez des info je suis preneuse merci
Arnaque au visa touristique en Egypte par certains Tours Opérateurs English translation pending
by Madmax651 · 2007-07-02 · 54 replies
Je reviens de MARSA ALAM (Sud Egypte) où je me suis rendu via le tours opérateur JETAIR, où à l'arrivée à l'aéroport, ils ont organisé ce que j'estime une arnaque au visa touristique dont voici les détails : D'abord une précision, le visa touristique pour 1 mois en Egypte coûte officiellement et réellement 15 US dollars ou 12, 5 Euros. A notre arrivée à l'aéroport de MARSA ALAM, le représentant local de JETAIR nous a rassembler assez énergiquement, en rappelant à plusieurs reprises certaines brebis égarées, je vous dirais pourquoi plus loin; celui-ci nous a distribué les petits timbres fiscaux à apposer sur le passeport ou sur le document pour les personnes avec carte d'identité. Une fois passé la douane et monté dans le bus, ce même délégué de JETAIR nous alors réclamé 18 Euros par personne, soit presque un bénéfice de 50% au visa. J'estime que ce bénéfice et la façon d'agir frôle l'arnaque et ce uniquement pour justifier une certaine rapidité pour des formalités douanières.....J'en reviens aux brebis égarées, en fait, il s'agissait des personnes déjà venues en Egypte et qui sont allées directement au bureau de change acheter le visa trouristique au prix de 12, 5 Euros. Donc pour ce qui se rendent en Egypte via tours opérateur attention....ne pas se laisser intimider par les représentants locaux des tours opérateur et certainement par ceux de JETAIR.
Randonner à vélo avec un GPS English translation pending
by CélineForum · 2007-05-24 · 89 replies
Je fais une petite enquête pour savoir si louer un GPS pour randonner à vélo dans une région donnée intéresse les randonneurs. dans quelles proportions? et si les chemins n'étaient pas balisés, ou seulement partiellement, mais orientés via GPS, pensez-vous que les randonneurs seraient intéressés? toute remarque ou suggestion est la bienvenue! merci
Thaïlande: Suisse condamné à 10 ans English translation pending
by Vic09 · 2007-03-29 · 104 replies
Mon compatriote a été condamné à 10 ans...

L'accusé, installé en Thaïlande depuis une dizaine d'années, avait été arrêté début décembre dans la ville de Chiang Mai alors que le royaume célébrait le 79e anniversaire de Bhumibol, le plus ancien monarque en exercice dans le monde, qui est immensément révéré par ses sujets. Le ressortissant suisse, marié à une Thaïlandaise, avait été vu dans un état d'ébriété en train d'asperger avec de la peinture noire des portraits du souverain, dont l'image est protégée par des lois extrêmement sévères. Il faisait l'objet de cinq accusations graves de lèse-majesté et encourait des peines totalisant 75 ans de prison. Il a été condamné à vingt ans de prison mais, comme il a avoué, sa peine a été réduite de moitié. L'avocat, nommé par le tribunal pour défendre l'accusé, ne s'est pas présenté jeudi et l'accusé n'a rien dit, ni en pénétrant ni en quittant l'enceinte de la cour. Il a la possibilité de faire appel. Lors d'une audience le 12 mars, le Suisse avait plaidé coupable mais les débats qui avaient duré trois heures s'étaient déroulés à huis clos en raison du caractère "sensible" de l'affaire. Le roi Bhumibol, connu aussi sous le nom de Rama IX, est un monarque constitutionnel qui n'a théoriquement aucun pouvoir. Mais, dans les faits, il exerce une autorité morale et une influence considérable sur ses sujets.

Selon un média de mon pays de ce jour
Vietnam ou pas Vietnam? English translation pending
by Robinio · 2006-12-10 · 91 replies
Re remoi

cela fait maintenant 3 mois que je suis parti de France en commencnt par l Inde puis le Myanmar (super au passage) et je suis maintenant au nord de la thailande pret a passer au Laos d ici quelques jours. Je compte me rendre ensuite pour un mois au Viet nam MAIS...

Apparement le visa pour les Francais est tres cher ( 120 euros!!! assez prohibitif) Et surtout tous les gens que j ai rencontre dans mon petit periple (jeunes et moins jeunes je precise) disent tous la meme chose: le pays est tres beau mais les gens sont super casse b..., tres interesses, arnaqueurs et pas sympas.... et ca ca donne pas envie du tout. et beaucoup de gens ne veulent plus jamais y retourner pour ca.

Je pense que ca va faire reagir, faites le sans demagogie, et je pense, et bien sur il ne faut pas faire de generailites, que si les gens sont desagreables dans un pays il faut le dire.

Merci pour vos reactions
Impressions birmanes (Myanmar) octobre-novembre 2006 English translation pending
by Lahaut · 2006-11-18 · 63 replies
🙂 Min-gala-ba tout le monde (bonjour en birman mais qui veut dire "c'est une bénédiction ")

Voila quelques notes sur le Myanmar qui pourront etre utiles pour les futurs voyageurs Mes impressions, les explications de certains lieux et evenements et les photos je les mettrai à la suite de ce carnet pratique

Tout d'abord je suis passé par la Qatar airway (escale à Doha 1 heure environ ) 14 heures de voyage(vivement que la téléportation comme dans Star trek soit inventé 😏 )pour le prix de 870 euros aller retour (mais en consultant le comparateur de prix de ce site 15 jours avant de partir on pouvait trouver le meme billet avec une cinquantaine d'euros en moins si je me rappelle bien !!😕)

Nous étions 5 personnes et pour nous faciliter la vie sur place (et etant donné que pas une seule personne d'entre nous parle correctement l'anglais 😕😕!) nous sommes passés en utilisant internet par une agence locale directement sur place tenue par un français pour nous reserver les hotels (indispensable pour voir la fête des ballons à Taunggyi mais hotels de categorie moyennes gammes selon le GDR et Lonely (entre 20 et 25 Dollars )et donc ce n'est pas les hotels bons marchés comme pour les vrais routards (donc on a pris 1 chambre triple et une chambre double ce qui nous fera environ 10 à12 dollars par pers.la nuit ), les billets d'avions interieur et de trains et quelques voitures privés avec chauffeur qui seront fort utiles pour visiter certains sites .

Je ne ferai que des compliments pour cette agence (petit cadeau à l'arrivée, explication de l'essentiel sur le pays, ..) qui nous a facilité le deroulement de notre périple Pour les personnes interessées je communiquerai le nom de l'agence en Mp pour ne pas faire de publicité Un moment, un de leur sous traitant nous a completement oublié et pour s'excuser l'agence nous a offert un superbe resto sur le site de Bagan tout compris avec les boissons 🙂

Donc nous avons payé à l'arrivée le solde en euro ou en dollars (aprés avoir fait un virement internationale de 30 pour cent) et donc on ne connait pas finalement exactement le prix des billets de train et d'avion, d'hotels et du minibus privé puisque c'etait un prix total à regler

Voilà notre itineraire (en gros )que nous avons planifié directement en France avec des propositions de cette agence (il y a eu beaucoup de modifications entre le debut et le projet definitif !!)

jour 1 arrivée à yangon le matin jour 2 visite de la ville jour 3 train entre Yangon et Mandalay jour 4 visite de Mandalay jour 5 Pont U Bein le matin et Mingun l'aprés midi jour 6 colline de Sagaing et Ava (Inwa) et pnt Ubein le soir jour 7 Monywa et grottes de Hpo Win Daung jour 8 Monywa- Pakoku et bateau pour Bagan jour 9 Visite de Bagan jour 10 Mont Popa jour 11 Montgolfiére puis visite de Bagan en bicyclette jour 12 Avion Bagan (via Mandalay) Heho pour la fête de ballons à Taunggyi (EXTRAORDINAIRE 🙂🙂!!) jour 13 Kaku et fete des ballons jour 14 Pindaya kalaw jour 15 debut du trek et nuit dans un monastère jour 16 Trek et nuit dans un monastère jour 17 fin du trek et arrivée au lac Inlé jour 18 visite du lac Inlé jusqu'au lac Sagar en bateau jour 19 Avion Heho Yangon le matin jour 20 depart pour le rocher d'Or jour 21 visite de la ville de Bago et retour à Yangon jour 22 depart de yangon et retour à Paris

Pour le change 1 euro = 1600 kyats 1 dollar = 1300 kyats On peut facilement changer les euros et les dollars à Yangon On a aussi changé des euros à Bagan pour 1 euro = 1550 kyats et 1 dollar pour 1250 kyats

Une course moyenne en taxi à Yangon se situe aux alentours de 1500k Un plat pris directement sur le trottoir se situe en dessous 1000k Un plat pris dans de petits restos typiques se situe entre 1000k et 2000k (que nous avons abondement utilisés) Les resto assez chics cela se situe entre 3000 et 5000 k et plus

Les bouteilles d'eau entre 200 et 300 k je vous conseille la bière Myanmar (dans les 1200 k )par rapport à la Tiger moins bonne (1000k) il y a aussi l'ABC (brune ) et la Mandalay (red plus forte que la blue)

Les enfants à yangon vous vendent une serie de 20 de cartes postales pour 1000k Le timbre coute 30 k

Les entrés dans les sites : Parc et lac Kandawgyi 1000k par pers. Shwedagon 5 dollars et eventuellement guide français 10 dollars Mandalay :achat d'un pass de 10 dollars (Shenandaw, Atumashi, Kuthodaw, colline de Mandalay, Amarapura Inwa ) achat d'un pass 3 dollars (Mingun sagaing) Bateau pour Inwa 1000 k par pers caleche (2 heures environ indispensable) à Inwa pour 2 personnes 3000k (+1500k pour une troisiéme pers.) Barque pour voir le coucher de soleil au pont u Bein (2000k) A conseiller temple Paya thanboddhay 3 dollars grottes Hpo Win Daung 2 dollars + guide 3000k Montgolfiere à Bagan 245 dollars (prevoir de reserver à l'avance !) Velo à la journée à bagan 3000 k Caleche à bagan pour environ 3 heures 3000k Site de Kaku 3 dollars Grottes de Pindaya 3 dollars + supplement photos 200k Rocher d'or 6 dollars Navette en camion 800k à payer à l'aller et 800k à payer au retour le pass à Bago 10 dollars (Shwemawdaw, Kanbawzathadi, kyaik punshwethalyang)

J'ai oublié mais dans pas mal de site il y a des supplements photos (surtout dans les pagodes !) qui sont de l'ordre de 100 à 200k

Au sujet de bagan on a lu sur les guides qu'il y a un pas de 10 dollars à acheter mais bien qu'en faisant tous les sites importants de la plaine (en general les pass sont à acheter en entrant sur les sites !) personne ne nous a rien demander et finalement on n'a pas payé ce pass

Au sujet du lac Inlé c'etait inclu dans la prestation avec un bateau privé et donc on ne connais pas le droit d'entrer

Au sujet de la visite de Kaku qui doit se faire avec un guide pao, au moment du départ, la guide que l'on avait reservée par l'intermediaire de l'agence est venue nous dire qu'elle ne pouvait pas venir avec nous et donc on a fait la visite du site sans guide !!(elle etait gonfllée car aprés on l'a vu partir avec un autre groupe de touristes !!)

Impressions et photos c'est pour bientôt!!
Libre comme un Vent! English translation pending
by Ferdex · 2006-09-25 · 11 replies
LIBRE Comme Un VENT Y a-t-il un ‘’Tour Operator’’ qui propose cette prestation dans son catalogue de voyages organisés. Fernand DEGOTTEX Libre comme un vent ou Y a t il Un ‘’Tour Operator’’ qui propose cette prestation dans son catalogue de voyages organisés.

A Dominique, mon fiston unique et préféré à qui je souhaite de faire de tels voyages. IL VOYAGE EN SOLITAIRE Il voyage en solitaire Et nul ne l'oblige à se taire, Il chante la terre, Et c'est une vie sans mystère Qui se passe de commentaires Pendant des journées entières Il chante la Terre Refrain: Mais il est seul Un jour L’amour l'a quitté S’en est allé Faire un tour De l'autre coté D’une ville où y avait Pas de place pour se garerII Il voyage en solitaire Et nul ne l'oblige à se taire Il sait ce qu'il a à faire, il chante la terre Il reste le seul volontaire Et puisqu'il n'a plus rien à faire Plus fort qu'une armée entière Il chante la terre (Gérard MANSET) Je fais partie de ceux qui ne connaissent jamais la direction de leur voyage avant d'être presque arrivés. Anna Louise Strong] Comme lorsque je suis allé à Bourem (Mali), j’ai pris des notes au jour le jour et vais vous concocter un texte, pas piqué des moustiques. Le ‘’Vous’’ en questions, ce sont : mon fiston, mes amis, mes copains et relations et en aucun cas les clients des libraires, ni le jury du grand prix de l’Académie Française. Je vais essayer de vous faire appréhender ma vision de la Thaïlande, du Laos et du Cambodge. J’y mettrai des anecdotes, ce que, j’ai vu et entendu, ce que j’ai vécu, et ce que j’ai ressenti, compris ou analysé, ce que j’ai mangé et bu bien entendu. « Tu parles gourmand comme il est. . . » Je passe certainement des épisodes importants, soit parce que je ne me rends pas compte de l’intérêt qu’ils ont pour vous, soit parce que j’ai oublié de les noter, soit parce qu’ils sont fugaces, soit parce qu’ils sont difficiles à transcrire en mots, soit parce que je n’arrive pas à relire mes notes, soit parce qu’ils sont trop . . . personnels. Eh ! Oui ! J’espère ne pas être trop sérieux ou en tout cas ne pas trop me prendre au sérieux. Quoique . . . Je serai aussi un tantinet didactique, avec un lexique, par exemple et des observations pertinentes et engagées. J’espère aussi que vous prendrez du plaisir à me lire, et que je vous donnerai l’envie d’aller faire un tour là-bas. 29 Décembre 2003 Aziz ! « J’y crois pas ! » Le pilote s’appelle Aziz ! Gulf Air, j’aurais du me méfier. Que les balayeurs de l’avion, les mecs qui portent les bagages, le mec qui fait le plein de l’avion et même les steward et les hôtesses, soient des Arabes : Pas de problème ! Mais le pilote . . . ! (Allusion à un très ancien – vous n’étiez peut être pas encore nés . . . - sketch de Guy Bedos, au second degré, bien sur !) Ca part mal ! Retard ! Il manque une passagère . . . Belge (eh ! oui ! Ca ne s’invente pas !) On doit enlever ses bagages des soutes de peur que ça ne soit une bombe. Les hôtesses font ensuite changer de place deux passagers aux allures de terroristes. Ensuite elles passent dans les allées latérales de l’avion pour vérifier que les hommes n’ont pas un début d’érection, ce qui doit gêner la gestion ‘’du manche à balou’’ (Allusion à Marylou, une chanson de Serge Gainsbourg). Elles en profitent aussi pour vérifier que les ceintures sont bien bouclées ! Puis l’avion fait deux ou trois fois le tour de Roissy. Peut être pour retrouver la Belge ? On décolle, on vole et on atterrit : impec. Escale à Abû Dabi, aéroport moderne ! Je me tape un petit tofu au curry, aussi insipide que la nourriture distribuée dans l’avion. Vol Abû Dabi – Bangkok. Les hôtesses sont plus jeunes et plus aimables que celles du premier vol. Il y en a deux ou trois avec qui je ferai bien le voyage. D’ailleurs . . . je fais le voyage avec ! Mais bon ! La THAÏLANDE Le pays du sourire. Le voyage est ma maison. Muriel Rukeyser Certes, un rêve de beignet, c'est un rêve, pas un beignet. Mais un rêve de voyage, c'est déjà un voyage. Marek Halter Le temps n'appartient à personne Ballet d'étoiles insaisissables Instant présent, tu es l'essence du voyage. Mylène Farmer] (Vertige) Le voyage pour moi, ce n'est pas arriver, c'est partir. C'est l'imprévu de la prochaine escale, c'est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c'est demain, éternellement demain. Roland Dorgelès Le voyage est une espèce de porte par où l'on sort de la réalité comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve. Guy de Maupassant . . . de race humaine, Nationalité terrienne. Hubert Félix Thiéfaine La ballade d’ Abdallah Jéronimo Cohen La monnaie officielle est le Bath ou Baht. Selon les guides, on trouve les 2 orthographes. 100 Bahts = 2 € 1 € = 50 Bahts (légèrement moins en fait, mais vu ma science des chiffres, j’arrondis allègrement.) 30 Décembre 2003. Bangkok ! Incroyable ! A une des cafétéria je crois reconnaître Alima, une de mes amies de Bourg ! Déception ce n’est pas elle, c’est une véritable Thaï, en chair et en os. Le taxi-meter (j’ai refusé la limousine et les taxis bidons qu’on me proposait d’abord) ne sait même pas où se trouve Tavee Guest House, Sri Ayuttaya Thanon, soy 14, quartier de Tewet ! Ca ne doit pas être le Hilton ! Merci le Guide du Routard ! Guest House à l’ancienne, toute en teck, dans une petite venelle (soï). Il est interdit d’y fumer ou d’y brûler de l’encens et des antimoustiques dans les chambres. J’en connais quelques une que ça ennuierait pas mal. N’est ce pas Françoise ? N’est ce pas Fatima ? Premier contact avec une de ces ‘’fameuses’’ guest house dont le Guide du Routard est truffé ! Ce sont des petits hôtels familiaux qui accueillent des hôtes payants ! Pendant trois mois, je vais en fréquenter pas mal, au cours de mon périple. C’est propre, avec un mini temple à l’entrée et un aquarium et des bassins avec de gros poissons rouges et des carpes. Ma chambre est sympa, avec ventilateur. Je sors et commence à me perdre dans un marché voisin ! Et je n’ai même pas pris la carte de la GH. Je suis dans le coltard à cause du ‘’jet lag’’ (décalage horreur !) et je vais pioncer un peu. Le quartier est vivant et animé. A l’atmosphère, je sens que je vais aimer cette ville, bien que Pierrot, m’ait assuré qu’il n’y avait pas grand-chose à y faire.

31 Décembre 2003. Dernier jour de l’année, même ici ! Comme c’est parait il le jour du Lucky Buddha, un chauffeur de ‘’tuk-tuk’’, me propose de me faire visiter trois temples et une bijouterie, ben voyons, pour seulement 20 Baths, la monnaie du pays – environ 40 centimes d’Euro. J’y vais quand même. Près d’un temple, un Thaï et un cuisinier Lyonnais m’indiquent la bonne affaire : C’est la semaine de promotions à la bijouterie et il y a un gros ‘’discount’’ Si j’achète des bijoux aujourd’hui, c’est le dernier jour, je peux les revendre le double en France. Le Lyonnais, se paye toutes ses vacances, ici, en Thaïlande de cette façon ! Paraît-il ! D’ailleurs le véritable but du tuk-tuk est de m’emmener à la bijouterie. La moindre bague coûte 300 Euro ! Bon ! On verra plus tard ! Je me renseignerai en rentrant en France. En passant devant une boutique dans un marché couvert, près de Tavee GH, je regarde une famille et quelques amis, qui font du karaoké familial et qui s’amusent beaucoup. Ils m’offrent des verres de bière avec des glaçons. Je remets ma tournée. Ils me proposent alors de chanter mais c’est écrit en Thaï et même sous la torture . . . On boit quelques bières, bien rafraîchissantes et qui chauffent quand même les oreilles. Va comprendre ! J’arrive juste à Tavee GH pour prendre une douche et me rendre a Sri Ayuttaya GH, à l’entrée du soy. C’est l’autre GH de M. Tavee qui y propose un réveillon pour les pensionnaires des deux GH. Whisky, glaçons et Coca ( ?) à volonté et une vingtaine de plats thaïs en buffet. Je ne me fais pas prier et je goûte à tout, même au coca, car je commence à avoir un ‘’petit coup dans le museau’’. Mais je mets une bonne ambiance et danse avec le personnel, qui raffole de ma prestation. Happy New Year!

1er Janvier 2004. Je glande un tantinet. J’en profite pour tester l’authentique massage thaïlandais qui n’a rien de coquin et est plutôt énergique et tonique. Certains puristes prétendent que le body-body, donc beaucoup plus coquin, est en fait, celui-ci, historiquement authentique. Mais bon !

2 Janvier 2004 En Thaïlande, on peut manger à n’importe quelles heures du jour et de la nuit dans des sortes de restaurants en plein air. Mohamed, le Directeur de Bourem 4 appelait ça des gargottes. Donc, dans une gargotte, ou un restaurant de trottoir ou de coin de marché, comme vous voulez, je me trouve assis à la table de Pranee et Korn. C’est un couple de catholiques. C’est bien ma chance : il y a deux ou trois % de catholiques en Thaïlande, et moi qui suis intéressé par le bouddhisme, je tombe sur des chrétiens. Néanmoins, ils sont sympas. Ils sont venus à ce marché pour acheter des flacons en plastique car ils fabriquent des jus de fruits et les embouteillent eux-mêmes. Ils me proposent d’aller chez eux, à l’extérieur de Bangkok, dans les khlongs, C’est un quartier de canaux à la végétation luxuriante, charmant ; un oasis de fraîcheur à deux pas de la trépidante Bangkok. Je goûte des jus de fruits de leur production, qui sont délicieux. Nous visitons un peu les khlongs et allons dans un parc. : Magnifique. Ils me ramènent à Bangkok et me laissent à Chinatown, le quartier chinois de la ville, où ce ne sont que des boutiques de bijoutiers, de chips de crevettes de toutes les formes et de toutes les tailles, d’artisanat, de tissus, des papeteries et des restaurants. Vraiment l’impression d’être en Chine : tout est écrit en Chinois. Et je peux vous dire que c’est plutôt Chinois à comprendre. Les aventures d’Ysabell Sur Chakra Phong Thanon, je rencontre une fille qui m’aborde. Rien de choquant, au premier abord, car souvent les Thaïs me gratifient d’un ‘’Hello Sir’’ ou d’un ‘’Sawa di Khap’’ et les conversations s’entament facilement. La fille est assez belle. Elle est chaperonnée par un petit bonhomme, son cousin, parait-il. Elle commence à me raconter que sa sœur, qui parle le français, va faire un stage en France. Le cousin renchérit. Elle me demande si je veux les accompagner chez eux, afin de rassurer la sœur qui n’est jamais sortie de son trou (mouais !) et surtout la mère qui pense que les Frankcets (Français) mangent les jeunes filles. Je prétexte que je dois voir des amis et refuse poliment. Je ne les sens pas trop. Le cousin est trop insistant. Ysabell, pourtant est bien mignonne. Un autre jour peut-être. Je donne néanmoins le n° de téléphone de Tavee G H et Basta ! Fin de l’épisode. A suivre

3 Janvier 2004 Bangkok est traversée par la Chao Praya River et par de nombreux klongs. Pour se déplacer, des bateaux, sorte de bus, qui vont du nord au sud, et inversement bien sûr, plutôt sur la droite de la ville lorsqu’on regarde le plan, en tout cas : très pratiques et pas chers. Je siffle en imitant le marinier qui a code convenu avec le pilote : Il se marre ! A thanon Kao Sarn, la rue à touristes par excellence de Bangkok, un soir en rentrant à ma GH, je dois traverser cette rue, et je vois comment les flics locaux gèrent le cas d’un ivrogne : Ils appellent un triporteur et charge l’ivrogne dans la caisse pour le faire conduire chez lui, ou au poste. Tout le monde rit, même les flics. Oui ! Oui ! Ici, même les flics rient ! Et quand un gendarme rit dans la gendarmerie . . . C’est tactique !

4 Janvier 2004 Je tombe en plein Bangkok, sur un centre commercial moderne avec même un Kentucky Fried Chicken, un Mc Do et autres Amerikkkonneries. C’est la Mc Domination et la Cocacolanisation ! Je vais cesser de boire du Whisky Coca, je serai plus vite bourré, mais je ne collaborerai pas. Tu entends, José ? Sur l’air de la chanson ‘’José Bove’’ de Gustave Parking : Kao Sarn Road Y’a un Mc Do Qu’est ce que tu fais José Bové. 5 Janvier 2004 J’ai mangé, à un coin de marché, une soupe au porc et aux larges nouilles.qui m’a bien dégagé les sinus, un peu trop pimentée. Dans les soupes, j’ai du mal à bien doser le piment concassé car il se dépose au fond du bol et la fin de la soupe est très, très, très piquante. Hier, j’ai rencontrée Fon, une Thaï sympa que je dois revoir aujourd’hui. Lapin ? La belle a trouvé du travail. Une fille qui préfère le travail à moi : Je suis vexé ! En fait, je comprends. C’est difficile de vivre en Thaïlande sans travail. Ici, il n’y a ni ASSEDIC, ni RMI, ni ‘’Resto du Cœur’’

6 Janvier 2004 Les aventures d’Ysabell (Suite) La belle Isabell a laissé plusieurs messages à Tavee GH, me réclamant à cor et à cris ! Pour voir ce qui en retourne, je la rappelle - 094 902 474 ou 090 030 679 -. Rendez-vous. Et ce matin, je retrouve Ysabell, toujours munie de son cousin. Ils me proposent de venir manger à la maison. OK ! Ils hèlent un taxi ! On va dans un quartier éloigné et on débarque dans une petite maison individuelle, meublée avec goût ! Pendant qu’Ysabell me mitonne un poisson avec des légumes et du riz, je discute avec le beau-frère. D’où sorte-il celui-ci ? Il est là, comme par hasard tandis que le cousin s’est éclipsé. Le beau-frère me raconte sa vie « Et la sœur qui doit aller en France ? - Elle est à l’hôpital, avec une ‘’génuflexion’’ de poitrine ou quelque chose comme ça. » Le beau-frère, me propose alors l’affaire du siècle : Il est croupier sur un bateau ( ?), à une table de baccarat et me propose de m’apprendre à jouer et à gagner à coup sûr au Baccarat puis il m’invite sur son bateau pour aller plumer un pigeon. Je flaire l’embrouille et demande à réfléchir. Je rappellerai Ysabell à mon retour du Laos. Ben Voyons ! A suivre ! Car il y a une suite . . . et même deux. Et antérieures en plus. Va comprendre.

7 Janvier 2004 A Tavee GH, est arrivé, depuis quelques jours, Joël, un Suisse de La Chaux de . . . Fonds. Et même un douanier suisse ! Pas un imbécile, donc (Allusion à un sketch de Fernand Reynaud) Il va aller à Chiang Maï pour faire du trekking et même escalader le point culminant de la Thaïlande et descendre une rivière en raft. Nous quittons Bangkok ensemble dans un VIP Bus. ! Les sièges couchettes sont bien, mais l’air conditionné est réglé à fond et on se les pèle. On s’arrête pour un repas, compris dans le prix du billet : Une cuiller de légumes insipides, une languette de poisson séché et un bol de soupe pas salée et pas de sel, pas de soya sauce, pas de fish sauce et pas de piment. Ils me croient au régime ou quoi ? Je vais finir par maigrir.

8 Janvier 2001 Dans le bus nous faisons connaissance avec Ajay, un Indien qui vit à Chiang Maï. Il y possède un restaurant et sa femme, très belle, est coiffeuse. Il nous offre un thé en attendant l’ouverture de Moon light GH, qu’il nous conseille. Nous rendons visite à Simon, un Français patron de CC Teak House, une belle GH et organise des treks qui intéressent notre Guillaume Tell. Et Simon en profite pour me raconter . . . Les aventures d’Ysabell (Suite) Il a eu un jeune client Français, intéressé par les propositions du beau frère d’Ysabell. Celui-ci est allé sur le bateau pour jouer au baccarat. Pour faciliter l’histoire nous l’appellerons Maurice. Comme promis, c’est bien le beau frère qui avançait l’argent des mises. Il a gagné une grosse somme d’argent. Au dernier tour de carte, Maurice avait un jeu gagnant, mais le beau frère n’avait pas assez d’argent pour contrer le soi-disant pigeon. Et il en a demandé à Maurice. Celui-ci, mis en confiance par ses gains précédents et la faconde assurée du beau frère, a foncé et a gagné . . . le droit de se mordre les doigts. Car le coup était foireux, moins gagnant que prévu, et notre ami Maurice y a laissé 4600 Euros (30 000F) somme qu’il voulait consacrer à se payer une formation à la médecine orientale et au massage Thaïlandais La bande l’a copieusement menacé afin qu’il ne prévienne pas la police. A suivre. J’ai un bon contact avec les Thaï et les Thaïlandaises. Au marché, ce matin, l’une d’elle m’a offert une superbe fleur rouge. J’en suis tout retourné. Malheureusement elle ne parle que le Thaï et est très occupée, sinon je lui aurai bien fait un brin de causette. J’ai rencontré une naine : Ce doit être ça, une Thaï basse.

9 Janvier 2004 J’ai assisté à des entraînements à la boxe Thaïlandaise.Beaucoup de musculation et de massages avec les pieds. En rentrant à ma GH, le soir, un travelo m’a dragué. Et mal rasé en plus ! Elle a eu beau me vanter l’air conditionné de sa chambre, ça n’a pas marché. Et pas seulement parce qu’elle était mal rasée. Les, Som Tam ou salades de papayes vertes délicieuses, mais extrêmement pimentées. Les papayes sont découpées au hachoir, dans une sauce composée de fish sauce, de citron vert, un petit crabe, parfois des crevettes, des piments. Tout cela est écrasé et fatigué au mortier. Quelques une ont réussi à me faire pleurer sans aucune tristesse.

10 Janvier 2004 Pour la troisième fois la petite fleuriste m’a offert une fleur, une rose, cette fois. Pure gentillesse, car, en fait, c’est la femme du patron, qui est sympa, lui aussi. A moins qu’elle soit particulièrement infidèle. Au resto, je tombe sur une caricature d’’’homo’’ anglosaxophone, maquillé et décoré comme l’entrée de Disneyland, limite ‘’Cage aux folles’’, accompagné d’un gosse de 12/15 ans pas plus et manifestement ce n’est pas son fils. Celui-ci fait des caprices à propos des plats et mange dans l’assiette de son ‘’protecteur’’, ce qui lui déplait fortement. Rageant, il en commande d’autres. A la fin, c’est le gamin qui paye. Ils n’ont pas mangé la moitié des plats. Va comprendre. Le marché de nuit est un élevage, en batterie, de touristes et de commerçants collants. C’est dommage car on est obligé de longer toute cette rue pour aller à l’un des deux ‘’food-center’’ où il y a des stands avec tout un choix de nourritures, toutes plus appétissantes et délicieuses les unes que les autres. Des brochettes de lamelles de porc, avec une sauce à base de cacahuètes réduites en purée, avec du citron vert et du piment. Sublime.

Dimanche 11 Janvier 2004 A partir d’ici, je mets les jours sur mon carnet de notes, car autrement je ne sais plus où j’en suis . . . Donc vous y avez droit aussi, même si vous n’en avez rien à faire. Je passe dans un temple où se déroule une sorte de fête de quartier. Les Thaïs s’empiffrent copieusement et m’ignorent totalement. Finalement j’arrive dans un quartier de quatre ou cinq petits restaurants où les gens mangent en famille. Je discute et bois une bière avec une famille sympa qui s’étonne de ma présence ici. Je réponds que je viens en Thaïlande pour voir des Thaïs, pas des Farangs. Je ne suis en général pas fana des soupes, mais ici je m’en régale : au canard, au poulet, au porc (mou), aux fruits de mer. Mon appareil photo déconne. Il doit être déprogrammé. Il ne fait jamais le nombre de photos prévu. 14, 15, 21, 24, et 3 : jamais 36 ou 37. 3, là c’est trop : je le change. Dernier jour à Chiang Maï. J’ai échappé à : Les villages des tribus du Nord : Hakas, Karens (dont les femmes se mettent des annaux autour du cou afin de l’allonger (femmes girafes), les Lisus, les Chans, etc . . . qu’on montre comme des animaux de Zoo ; Ici à Chiang Maï, les ‘’treks’’ avec visite des tribus sont un peu bidons ; Une demi-heure dans un village pour se faire fourguer de l’artisanat local. Comment avoir un vrai contact avec les gens dans ces conditions. Lorsque je pourrai, je passerai un jour ou deux dans le village d’une tribu. Le point culminant que Joël, le douanier suisse veut escalader : Il y a une route qui mène au sommet. La ferme aux orchidées, vraiment belles, mais à la saison des pluies. La ferme aux papillons, intéressants lorsqu’il y a des orchidées. Les papillons ne sont pas si cons que ça et butinent peu les fleurs de bananiers qui ne sont pas terribles. Je sais, j’ai goûté, dans un plat. La ferme aux touristes La ferme aux éléphants : cirque. Si je peux, j’irai dans une vraie ferme village qui utilise encore des éléphants pour débarder le bois. Au Laos, peut-être. La ferme aux singes : cirque La ferme aux reptiles : cirque La ferme aux crocodiles : cirque. On y met une poignée et ça fait un sac à main. La ferme aux ‘’hôtesses’’ : Je n’aime pas être dans le troupeau et il me déplait fort, ici, d’être parfois, dans le troupeau des touristes. Je ne voudrai pas en plus être dans le troupeau des touristes sexuels. (J’ai trop vu à Bangkok, mais aussi ici, des vieux ‘’barbons’’ plutôt ‘’anglosaxophones’’, d’ailleurs, accompagnés de minettes de 16 à 20 ans qui font bonne figure, mais ont l’air de s’emmerder copieusement lorsqu’elles ne se sentent pas observées. Je fuis les quartiers où les touristes s’agglutinent, où on devient surtout un client à qui on va faire sortir le plus possible d’argent. La Thaïlande est un pays magnifique avec un bon réseau de communications. Il est donc facile pour les hordes. Les Thaïs sont des gens souriants, gais, ouverts rieurs. Ils laissent ces qualités à la maison, dans les quartiers à touristes. Mais même dans une ville comme Chiang Maï où ils abondent, ils se regroupent, s’agglutinent dans des quartiers bien précis : Ici, le carré formé par les canaux et le night market. Ailleurs c’est la vraie Thaïlande avec de vrais Thaïs J’en ai peu vu, des Farangs dans le grand marché le long de la rivière, dans l’immense marché du dimanche, et dans les quartiers où j’ai erré, mangeant dans des restaurants de coin de rue ou de coin de marché. Dans ces zones vierges d’occidentaux, les gens ont l’âme et le cœur à fleur de peau, toujours prêts à sourire et même à rire pour un rien, toujours prêts à saluer ou à répondre à un salut et à entamer la conversation, malgré la barrière d la langue. Il ne faut surtout pas ‘’interpréter ‘’ leur sourire ni répondre par un sourire ‘’interprétable’’, ambigu. Juste sourire. J’achète, un sung, sorte de mandoline sur un immense marché, le Sunday Market, où peu de touristes chalandent. J’y ai aussi trouvé une flûte. Je vais être chargé comme un buffle. Pauvre bête !

Lundi 12 Janvier 2004 Déjà 12 jours ! J’ai bien rempli mon temps. Bus pour Chiang Raï. La route est une belle route de montagne, mais au lieu des pins, sapins et autres mélèzes, ici, il y a des bananiers, des cocotiers, des tecks et d’autres essences méconnues. Quelques rizières aussi, les premières que je vois. Et partout des Thaïs en train de travailler. Ils sont très bosseurs. Ils doivent avoir le chromosome borgiate* Au bord de la route, de superbes maisons de teck sur pilotis, à cause de la saison des pluies. Il s’en construit de moins en moins car leur coupe est réglementée, suite au pillage de leurs forêts pour nos meubles de jardin : merci la mondialisation. * Borgiates : Habitants du petit village du Bourget en Savoie, près de Modane qui sont toujours en train de travailler. Pas vrai, Louis ?

Mardi 13 janvier 2004 Chiang Raï est une jolie petite ville du Nord de la Thaïlande, sympa et pas trop touristique. Le marché est sympa. Partout il y a des marchés et ils sont toujours sympas. Des quantités de légumes, souvent inconnus ; des fleurs ; des aromates aux parfums . . . Hmmmmm ! ; Des plantes médicinales ; des fruits nouveaux pour moi ; J’adore ça. J’ai les papilles du nez ( ?) et de la langue qui frémissent de plaisir. Les Thaïs sont plutôt petits, pourtant je viens d’en rencontrer un très grand : Ce doit être un Thaï haut ! Je rencontre 3 Français au ‘’ food center’’ du ‘’night market’’ de Chiang Raï. On descend quelques pichets de Singha beer. Ils travaillent l’été en Corse dans la restauration, économisent à fond, et partent le reste de l’année en profitant du chômage, bien sur. Je les encourage dans cette voie. Là, ils vont passer au Laos et en Chine. Grosse pluie, heureusement brève. Les chanteurs et les danseuses évoluent devant des chaises vides car tout le monde s’est éclipsé à l’abri sous une halle. La Thaïlande est comme le Japon après la guerre. Elle est en train de bâtir son économie sur la contrefaçon.Au même titre que les premiers ‘’Canon’’ étaient des copies de ‘’Leica’’ et de ‘’Praktika’’ Il y a des copies de toutes les marques : vêtements, parfums, chaussures de sport, pièces auto. Il paraît même qu’on trouve des copies de ‘’Mercedes’’ construites sur des chassis d’ ‘’Isuzu’’, elles même copies conformes de ‘’Toyotas’’. J’ai vu une très mauvaise copie de ‘’Porche 911’’, artisanale et très laide.

Mercredi 14 Janvier 2004. J’ai entendu parler d’un village Akha où il y a une GH, gérée par les habitants du village, pour payer les études de leurs enfants. Je vais laisser mes bagages à Chat GH, ici à Chiang Raï et prendre leur pick-up qui monte les éventuels voyageurs vers 16 ou 17h. Je mange dans un coin de marché, pas encombré par les touristes, une soupe rouge, très épicée, avec des abats de poulet. Il y a des légumes, des nouilles très fines, genre cheveux d’anges, des pousses de soja encore croquantes, des aromates, cette fois de la citronnelle, de la naam plaa . Une saucisse chinoise, un peu sucrée pour accompagner tout ça et hop ! J’ai offert des tranches de saucisses aux gens près de moi Tous ont refusé, mais ils ont acceptés des Bakhaps, une sorte de fruits dont ils semblent raffoler. Tout de suite l’ambiance se détend et des gerbes de rires jaillissent lorsque je prends une photo. Ah ! Ces soupes de Thaïlande, avec des morceaux ou des boulettes de viande ou de poisson, des crevettes ou des fruits de mer et toutes ces épices et ces aromates : ail, basilic, citronnelle, citron vert (il y a de tout petits citrons verts, gros comme une prune, qui contiennent au moins un litre de jus), curry, coriandre, gingembre, menthe, et piment bien sûr et beaucoup d’autres dont je ne sais pas le nom. Combien de fois, dans un plat suis-je tombé sur un goût nouveau pour moi ou sur un marché, sur des odeurs complètement inconnues. Dans les marchés, il n’y a souvent que des marchands de soupe dans un coin ou que des barbecues dans un autre coin. Dans ces marchés et dans les rues, les commerces sont souvent groupés par catégories, vendant exactement les mêmes choses. Je crois que c’était comme ça, en France, au moyen age. A Bangkok, je suis passé dans une rue il n’y avait que des coiffeurs. Ce n’était pas le ‘’coup de feu’’, et chacun d’entre eux, sur le pas de son échoppe voulait me couper les cheveux. On attendra un peu, si tu veux ! J’ai vu aussi, toujours dans un quartier de la capitale, un marché, de gros (ne me regardez pas comme ça, SVP !) ou de demi gros, je pense. Les marchands de crevettes séchées avaient 50 sortes différentes, de toutes tailles et de toutes couleurs. Idem pour les piments et les riz. Au Maesalonf Fresh Coffee, je bois mon premier ‘’vrai’’ expresso depuis mon arrivée. Bon ! Le café est rarement bon, sauf à Tavee GH. Je l’ai remplacé par des jus de fruits délicieux, ou des shakes, ou des fruits. D’ailleurs, dans ce café un tantinet touristique, les coconuts shakes sont tout simplement sublimes, crémeux, fins parfumés . . . J’en ai les yeux dans le vague. Le prix à payer, comme c’est aussi un Internet café : les touristes. Maintenant il y a une famille suisse avec un gamin qui braille. . . Je n’ai pas encore entendu un bébé ou un enfant Thaï pleurer. Les Thaïs eux-mêmes, si on excepte les klaxons des embouteillages de Bangkok, ne se mettent pas en colère, ne se disputent pas, ne s’énervent pas. Souvent ils rient, là où nous ‘’pèterons un fusible’’ Petites maximes ou citations vues et lues par ici. - Smoke outside ! Smile inside ! - Il n’y a pas de grandes tâches difficiles qui ne puisse être décomposée en petites tâches faciles. - Drugs compagnies want to be the only ones to sell you drugs. Opium was a legal cough suppressant (antitussif) in the USA, until 1920 - Une jolie femme: Pour l’amoureux, c’est un sujet de désir, pour l’ermite, un sujet de distraction et pour le loup . . . un bon repas. - Si tu as un problème, de deux choses l’une : Soit tu peux le résoudre, et ça ne sert à rien de faire la gueule. Soit il n’a pas de solutions et ça ne sert pas plus de faire la gueule. Quand je vous disais que j’allais être didactique !

Devant les maisons ou même à l’entrée des boutiques, GH ou restaurants, il y a des minis temples fleuris avec des malais ou avec des offrandes de nourriture. J’ai aussi vu des offrandes de fruits ou de boissons à des coins de rue ou sur des ponts. Je pensais que c’était un rituel bouddhiste. C’est en fait la place des esprits ou Phis. Il n’est pas situé n’importe où ni n’importe comment et inauguré à une date favorable. La religion des Phis fait bon ménage avec le Bouddhisme. Houah ! La route pour monter au Akha Hill Village est raide et défoncée.Agiu, le conducteur du 4x4 est super calme ; il franchit les obstacles tranquille et nous ne sommes presque pas secoués. La route est bordée de bananiers et de bamboos (J‘écris bamboo : ça fait plus exotique !) et par la jungle. Il semble qu’il y ait un problème pour la chambre. A leur bureau de Chiang Ra¨, j’en avais réservé une avec douche. (80/100 Baths) et il semble qu’il n’ y en ait plus. Finalement, Brakass (ce n’est pas son nom, mais il a un bras dans le plâtre) m’en propose une, en face du restaurant, sans douche, pour 60 Baths. Les toilettes sont à quelques dizaines de mètres. Pas grave ! Pour le restaurant, il y a un petit carnet – le book – pour chacun afin d’y noter ce qu’on boit et ce qu’on veut manger. Pas de contrôle. A la fin il suffit de faire le total et de payer : la confiance totale. Tu vois ça en France ? Le soir on a droit à un concert de grenouilles et de crapauds : magnifique. Une mamie vient me proposer un ‘’Akha Massage’’. Chaque tribu doit avoir le sien. Je connaissais déjà les ‘’Thaï massages’’, les ‘’Foot massages’’, Les ‘’Thaï herbal massages’’ et les ‘’Thaï oil massages’’ Je vais mettre au point et faire breveter le ‘’Bressan massage’’ et me faire un paquet de ‘’thunes’’ Jeudi 15 Janvier Cocorico !!! Ils ont du changer les piles des coqs et mettre des ‘’Duracell’’, comme au petit lapin, car c’est vraiment fort et ça dure. J’avais peur que ce soit un village pour touristes, mais non. C’est un vrai village, avec ses femmes qui fabriquent et vendent de l’artisanat, ses enfants qui vont à, l’école, ses jeunes qui viennent discuter avec nous le soir, ses travailleurs, sa vie, ses volailles, et les ‘’Bungalows’’ de la GH sont construits comme leur maisons et éparpillés dans le village. Ils sont en pétard contre les missions baptistes, qui raflent tous les dons et les subventions en faveur des Akhas afin de les instruire, mais surtout de les convertir. Ils disent ne pas avoir besoin d’une autre religion. La leur est bien et leur suffit amplement. Quelques expressions relevées dans le Journal des Akhas. - Mission of destruction for enslaving the hill tribes. - Missionaries: When will they oppose the oppression? - Why were the missionaries silent about the killing of 2274 people in Thailand? Many of them are from Hill Tribe. - Missionaries, don’t follow the teaching of Jesus. - Attention please: We don’t want new religion. - Missionaries steal Akha Children. What mission could survive without its Akha Children? - The drug war is a war of terror on people. - Missionaries be about what they are really: Destruction of culture Replacement of traditional villages leadership And making money off Akha Children. Les Akhas, sont une Hill Tribe comme on les appelle ici, Les tribus du Nord. Ils viennent du Tibet via la Chine et la Birmanie. Il y en a au nord de la Thaïlande, de la Birmanie et du Laos. Ils ont une religion de type Chamanique avec présence des esprits. Le Roi fait des déclarations de bonne intention mais rien ne change vraiment et parfois même ils sont délocalisés de leurs villages. Culturellement, ils fument l’opium, mais sur ordre du gouvernement US à la solde des trusts pharmaceutiques on leur en interdit même la culture. Une de leur coutume par exemple : lorsque une personne âgée est au seuil de la mort, ils leur donnent de l’opium à volonté. Ainsi, non seulement, elle ne souffre pas, mais meurt dans un état de bien être incroyable. Belle façon de mourir. Il faut préciser, que chez ces gens qui prennent de la drogue aux cérémonies religieuses, il y a peu de phénomènes de dépendance, malgré la proximité des champs bien cachés dans la jungle. L’opium, leur permet de vivres des Etats Modifiés de Conscience et de se mettre en contact avec d’autres réalités, probablement spirituelles. Dans d’autres régions du monde, Il y a le peyotl, le mescal, Les psilocybes mexicanas, la datura, l’ayahuesca ou yagé, et peut être le vin (messe). Et il se pourrait fort que les gens qui ont vu Jésus marcher sur l’eau, aient mangé du pain de seigle malade de l’ergot, qui n’est autre que du LSD naturel. Lorsqu’ils sont arrivés en occident, ces produits, dépouillés de leurs rituels et de leur sens spirituel, ont rapidement été consommés n’importe comment, donnant lieu à des exagérations et à des dépendances. Le Gendarme du monde, les USA les ont interdits sur leur territoire mais aussi dans les autres régions du monde où elles avaient réellement une raison d’être. Et de nombreux gouvernements, pour plaire aux maîtres ont obtempéré. Les Akhas sont victimes de ces interdictions. Et puis l’économie souterraine générée par les trafics induits de ces produits, produit des richesses qui d’une façon ou d’une autre sont réinjectées dans l’économie officielle. A notre époque où la devise du monde occidental est :’’Profit à tout prix ! Profit à n’importe quel prix !’’, on peut se demander s’il n’y a pas une entente Mafia + CIA +Trust Pharmaceutiques + Polices + Financiers de tout poil, pour encaisser les bénéfices. D’autres avant moi se le sont demandés. Je vais me promener dans la jungle jusqu’aux ‘’waterfalls’’ majestueuses. Amusant, un homme balaie le chemin, parfois raide, qui va du village jusqu’aux chutes. L’après midi, avec un Anglais qui est là depuis Novembre jusqu’à Mai, promenade aux ‘’Hot Springs’’. Tep, un Akha se joint à nous, Waaahhh ! Le chemin ! Tout droit dans la montagne. Pas plus que pour les routes ils ne connaissent les lacets. Guy, tu devrais venir courir ici pour t’entraîner. Et, toi, Caroline, tu devrais faire le chemin en randonnée. A un endroit il y a un magnifique panorama sur toute la vallée.Quel coup d’œil ! Les sources chaudes à 67°C sont dans une sorte de parc. Il y a beaucoup de Thaïs, d’enfants et de scouts. Ils ont tous une branche de bamboo et apprennent à les lier en croix : didactique, les scouts ! Pour rentrer la route est encore plus dure pour un mec comme moi qui n’ai pas le pied montagnard pour deux ronds. J’ai habité pendant 30 ans à Modane, à 1050mètres d’altitude. Lorsque j’ai voulu faire des ballades en montagnes, je suis allé avec des montagnards aguerris : Je n’avais pas fini de lacer mes godasses qu’ils avaient déjà fait deux kilomètres. Ca m’a dégoûté et depuis ce jour là, je préfère la montagne soit vue de la vallée, soit du chalet où on casse la croûte si on peut y accéder en voiture ou soit en cartes postales. On fait deux ou trois pauses, dont une à Lahu, un petit village. Tep discute avec un Akha, armé d’un lance pierre. Il va chasser un chien, nous dit-il. Effectivement, un peu plus loin le Nemrod nous dépasse avec un sac contenant un chien qu’il nous fait soupeser : 3, 500 kg. On se fait un petit méchoui, ce soir ? Et je ne suis même pas certain que ce soit un chien sauvage. Je me suis inscrit pour le menu Akha et suis donc invité à manger dans la cuisine : Watermelon (Pastèque) soup chicken (Ca fera un coq de moins qui chantera !). Feuilles de divers légumes qu’on trempe dans une délicieuse sauce aux cacahuètes et au piment. Contrairement à la Thaïlande, les os brisés des poulets sont laissés dans la soupe. J’écoute un peu ‘’Radio Grenouille’’ avant d’aller dormir.

Vendredi 16 Janvier Ce matin, nouveau concert de la chorale des ‘’Joyeux Coqs du village Akha’’. En Thaïlande partout on entend des coqs, mais ici ils sont tout près et chantent fort. Les femmes ont étalé de l’artisanat et je viens de faire du marchandage et j’ai acheté une douzaine de bracelets. Ici, elles ne portent pas leur beau chapeau avec des perles d’argent, comme dans les villes où elles colportent leurs colifichets. Mais il faut ‘’bargain’’ d’arrache pied et se rendre compte jusqu’ou elles voudront descendre leur prix. Et ne pas insister au-delà. Dans ce genre de négociation, les Thaïs disent que pour qu’elle soit réussie, le résultat doit être : je suis content, tu es content. Ils ont inventé le rapport ‘’gagnant/gagnant’’, bien avant que l’Analyse Transactionelle et la PNL nous en parlent. En tout cas, les Akhas et les Thaïs en général, prennent plaisir à ce jeu du marchandage dont le résultat satisfait les deux protagonistes, partenaires serait même plus juste. Je reviens rapidement sur les missionnaires baptistes qui vont jusqu’à enlever et acheter des enfants à leur parents pour les ‘’éduquer’’, mais surtout pour les convertir. Ils en profitent pour capter l’argent des donateurs américains destinés aux Akhas et l’argent des maigres subventions. Les Akhas, veulent maîtriser l’éducation de leurs enfants, ainsi que le tourisme dans leurs villages. Ils apprécient peu les treks touristiques, où ils ont l’impression d’être des animaux de zoo face aux hordes de touristes qui font le tour du village en quelques minutes pour faire des photos et acheter quelques bracelets ou colliers. Le programme dans lequel s’inscrit cette GH en plein village répond à ces deux critères Je vais aller, par la route jusqu’aux deux villages situés en dessous. La route est vraiment raide. Je n’en reviens pas que nous ayons pu monter par ici avec le 4x4 Le village chinois n’a que le temple de chinois flagrant.Le village Thaï est tout petit et n’a qu’une seule épicerie, restau, comme où il y en avait dans nos campagnes dans les années 50, dépositaire ‘’Butagaz’’ et ‘’Solexine’’. Ici il y a plein de chiens qui ressemblent aux Shibaïnus de Monique et Christian, mais ici ils sont maigres et ils les donnent gratos. Passage à la GH de cinq Amérikkkains, méprisants. L’un d’eux distribue aux enfants du quartier des tonnes de Mars et autres sucreries, sans même demander à leurs parents ou au patron de la GH. Tout le monde est écœuré. Ils restent dans leur coin, et malgré l’invitation, ils ne viennent pas discuter avec nous au coin du feu de camp. Sûrement des potes de Georges Debelyou !

Petite annonce. Teach English in local school. Free food & accommodation. Contact: 01-460 74 50 09-997 50 05 e-mail : apaehouse@hotmail.com

Samedi 17 Janvier. Ce matin départ de la GH un peu attristé. Nohé, avec qui j’ai sympathisé m’offre un étui à lunettes de sa fabrication. Elle aurait bien voulu que je lui donne 100 Bath pour me faire un massage et me fait promettre de revenir. Je suis assis à l’arrière du Pick-Up et même si Agiu conduit bien, dans la benne, c’est pas mal tape-cul. Trajet en bus local jusqu’à Chieng Kong sur les rives du Mékong. J’y retrouve un ancien hôte du Akha Hill GH, Jim Moriss, un Gallois Sympa. Sur la route beaucoup de belles maisons en Teck. C’est un bois droit, imputrescible. Malheureusement on n’en construit pratiquement plus : La mondialisation et ceux qui en profitent préfèrent que nous nous en servions pour faire des salons de jardin. (Plus de profit ?) Les Thaïs peuvent goûter ainsi au bien-être dans une maison en béton. Soirée sympa, avec Jim : nous nous sommes invités au repas de clôture d’un congrès de professeurs de la région de Chiang Maï. Ils nous offrent des bières, nous invitent à ‘’karaoker’’ avec eux et à danser. Je vois ça en France, deux métèques qui viennent squatter dans une réunion de pédagos. Un directeur d’une école de Chiang Maï me donne sa carte et m’invite à venir parler de la France à ses élèves si je repasse dans sa ville.

Dimanche 18 Janvier Journée calme à Chieng Kong, engourdie de soleil et d’insouciance. Je rencontre quelques jeunes qui se saoulent consciencieusement à la Chang Beer. Les ouvriers d’un chantier voisin de la GH me proposent de boire un petit whisky avec eux. Whisky Thaï, pas terrible ! Mais ils sont sympa, me demandent d’où je viens : « Ah ! Flankcet ! Zinedine Zidane ! » Dans les siècles passés, lorsque dans le monde on parlait de la France, on évoquait, soit Victor Hugo ou Voltaire, soit Napoléon, soit même Bernadette Soubirous ; Maintenant c’est Zizou et Thierry Henry qui sont les phares de notre pays ! Avec Jim, et des Français, qui comme moi évitent les coins à touristes, nous allons manger des barbecues, c'est-à-dire des brochettes et une salade de papaye (Som Tam ! Je vous mets le mot en Thaï, comme ça vous saurez si vous allez par là-bas !) qui me fait pleurer, malgré ma gaieté naturelle. Elle ramone bien ! Ensuite le patron de Bamboo GH où nous allons boire un coup, nous invite à une Blues Session, au Teepee bar où il va jouer. Sympa : Il y a des gens d’un peu partout – Thaïs, Américains (lorsqu’ils jouent le blues, je n’écrit pas Amerikkkains, Une Ecossaise, Une Française et des Anglosaxophones indéterminés.qui jouent et chantent le blues. Une sorte de ‘’bœuf’’ ou plutôt de ‘’buffle’’ vu le pays où nous nous trouvons. Rock Music Tonite ! Lundi 19 Janvier 2004 Je traverse le Mékong en pirogue à moteur et c’est : Le LAOS Le royaume du million d’éléphants. La monnaie officielle est le Kip La monnaie réelle est le Bath Thaïlandais 1000 Baths = 270 000 Kips = 20 € 1 € = 13500 Kips Compliqué, hein ? Le plus beau voyage est de se prouver sa liberté. Anonyme Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. Marcel Proust

Houensaï ou Huenxaï, selon les cartes. Arimid GH superbe GH en Bois et bambou superbement entretenue, fleurie et gérée par un couple de Laos francophones extrêmement gentils. Et dire que le chauffeur du Tuk-Tuk qui m’a conduit dans cette GH m’a dit : «Mais pour le même prix, je peux vous emmener dans une ‘’belle’’ GH en Béton. » Au marché, je mange des trucs que je prends pour des saucisses mais qui sont en réalité des sortes de macaronis durs et amers. A l’embarcadère je rencontre Nigel, un Anglais qui travaille en Australie et Frank, un Français qui vient en Asie, pour s’approvisionner en bijoux en argent afin de pouvoir les revendre sur les marchés parisiens et landais. Ils aimeraient bien remonter la Nam Tha River en slow boat, c’est à dire en pirogue à moteur ; mais s’ils sont trois, ça sera 1200 Baths chacun au lieu de 2000. Comme cette remontée m’inspire bien, je dis : Banco ! A demain !

Mardi 20 Janvier 2004 Départ de Huenxaï vers huit heures du matin dans une sorte de pirogue à fond plat et à moteur Diesel. Plutôt rapide pour un slow boat. On à froid à cause du petit vent et de la vitesse. Nous descendons le Mékong pendant quelques kilomètres puis nous nous engageons dans la Nam Tha. GRANDIOSE ! C’est une rivière de montagne vive et impétueuse et tout autour : la jungle. Le Niger, le Fleuve des fleuves, m’avait impressionné par sa grandeur, sa majestuosité ; le Mékong qui vient de l’Himalaya et se jette dans la mer de Chine au Vietnam, me touche par son coté mythique mais la Nam Tha coule dans un tel paysage sauvage et vert me touche par sa beauté, sa vigueur, sa force. Brève halte pour le pique-nique de midi avec du riz gluant et autres nourritures locales et frugales. Echanges de saluts aimables et enjoués avec les riverains. Sur les rives, il y a de nombreux villages Cette petite rivière génère une économie à elle toute seule. : Pêche, transport de marchandises et de voyageurs, petit tourisme, cueillette de coquillages, et même orpaillage, comme dans le Mékong. En fin d’après midi les villageois s’y lavent et nos saluts gênent les femmes : Elles se revêtent en entendant le moteur mais veulent quand même répondre à nos saluts en tenant leurs vêtements contre elles avec leurs coudes. Rires, et pas seulement de notre part. Nous nous arrêtons dans le village du ‘’capitaine’’. A tombée de nuit on se croirait dans un village genre ‘’Apocalypse Now’’ avec ces maisons de bois et de bamboo tressé aux toits de paille. Le commerçant du village nous accueille avec un petit whisky de riz local, le Lao-lao. J’adore ça ! (Tu parles !) Il essaie de nous fourguer des Sarongs et nous fait goûter sa soupe aux coquillages et insiste pour qu’on boive (lui offre) une bière avec lui. Nigel, le ‘’Jungle Warrior’’ qui a passé la journée à dormir dans la barque, ne se réveillant que pour prendre quelques photos, se couche et s’endort aussitôt. Nous soupons avec la famille du ‘’capitaine’’ et dormons dans sa maison, à la rustique.

Mercredi 21 Janvier 2004. Nous repartons de bonne heure, dans un bateau plus petit avec d’autres mariniers et quelques voyageurs locaux que nous chargeons et déchargeons le long de cette rivière toujours aussi belle. Arrivée à Nalaet, où, à cause du manque d’eau, nous sommes obligé de prendre un taxi, compris dans le prix du voyage, mais le pilote du bateau est obligé de ‘’bargain’’ ferme : Il semble que le capitaine ne lui a pas donné assez de Kips. Route en terre, pas trop tape-cul, toujours dans la jungle et au dessus de la Nam Tha. Nous arrivons enfin à Luang Nam Tha. Il semble que ce soit un gros carrefour. Nous mangeons, Frank et moi, à la terrasse d’un restaurant. Une meute de femmes Akha, petites filles du ‘’Grand Kaskouï’’ – Frank dixit - veulent à tout prix nous vendre leurs fanfreluches. J’achète trois bracelets mais ça ne suffit pas, elles reviennent à la charge. Je leur parle du ‘’Akha massage’’ et commence à en masser une qui se met torse nu, sans sous-tif, pour profiter de l’aubaine. (Sic) Dans leurs villages, ici au Laos, elles ont souvent la poitrine à l’air, genre topless. Tout le monde, dans le petit resto ou dans la rue est mort de rire ! Un bossu qui passe, plié en deux, se plie en quatre.

Jeudi 22 Janvier 2004 Il y a un gros marché. On m’avait dit que dans le nord du Laos, on trouvait de la ganja au marché, mais j’ai beau chercher je n’en vois, ni n’en sent. Je me régale d’une crêpe, légèrement soufflée, cuite directement au dessus de la braise, avec deux grosses fourchettes. Délicieux ! Je goûte aussi une sorte de pâte salée et épicée dont je n’arrive pas à saisir la composition. En attendant le bus à un coin du marché appelé pompeusement gare routière, il y a un ‘’bonzillon’’ avec un bonnet orange clair avec un revers et un très gros pompon orange foncé. Il a une bonne tête, mais il ne veut pas que je le photographie. Je suis trop gentil et aurai dû voler la photo ! Enfin, tant pis pour vous . . . Moi, je l’ai toujours en mémoire. Dans un pick-up 4x4, conçu pour une douzaine de passagers, appelé pompeusement un bus, nous sommes 30 à partir pour Muang Sing. Sur un marché, il y a des femmes de différentes tribus. Je voulais photographier une fille avec un magnifique bonnet. Mais je suis obligé de lui acheter quelques colifichets avant qu’elle accepte. Rencontre avec deux filles d’une vingtaine d’années, à l’air sympa. Hélène la Française et Liza l’Anglaise, étudient le chinois à Shanghai. Comme c’est le Jour de l’An Chinois, tout est fermé et elles profitent d’un mois de vacances scolaires pour visiter le Laos. J’avais trouvé les Thaïs gentils et souriants. Les Laos sont aussi souriants et tout aussi gentils. Les ‘’commerciales’’ Akha de la lignée du ‘’Grand Kaskouï’’ essaient encore de nous fourguer leur pacotille. Elles nous proposent même de l’herbe et du ‘’Piou’’ (opium). Les aventures d’ Ysabell. Frank vient depuis 18 ans en Asie du Sud Est. Une année, il est allé en Malaisie où il a rencontré Ysabell, ou une de ses consoeurs. Le beau frère m’avait dit que toute la famille était d’origine malaise. Un beau frère, soit disant croupier lui a fait le coup du baccarat. Il a dit : « D’accord, mais je ne prends pas d’argent » Au dernier tour de cartes, il avait une main gagnante, mais le soi-disant pigeon a misé gros ! Le beau frère qui avait parié son propre argent jusqu’ici, lui a demandé de compléter la mise. Il a refusé ! Grosse colère du beau frère ! Ils ont fait tout un cinéma, ont mis les jeux dans des enveloppes scellées, jusqu’à ce que le beau frère trouve l’argent. Mais la Ysabell, un peu sensible, l’avait prévenu discrètement : « Ne donne pas d’argent à mon beau frère. » Je ne me souviens plus trop comment ça s’est fini. Il en a parlé ensuite à un Chinois qui lui a dit de ne jamais se mettre dans des affaires de jeu avec des Malais, car il risquait de se retrouver au fond du port, lesté de 20 grammes de plomb ou d’un costume en béton. Donc je m’en suis bien tiré. A suivre . . . pas pour cette fois en tout cas.

Vendredi 23 Janvier 2004 Mueng Sing à Xiengkok dans un bus / Pick-up avec une vingtaine de personnes, dont des femmes Akha, et un motoculteur sans les roues. Route de montagne un peu abîmée par la précédente saison des pluies. Nous arrivons à Xiengkok ou je retrouve Hélène et Liza. Ensuite on perd tellement de temps à ‘’bargain’’ avec les représentants locaux de la mafia des pilotes de ‘’speed boat’’ afin de faire baisser le prix exorbitant du trajet pour Huenxaï, qu’il est trop tard pour partir et nous devons passer la nuit à Xiengkok. Nous allons manger dans un resto, tenu par une jeune Chinoise où il y a peu de choses à manger. Les filles sont obligées de passer en cuisine avec la Chinoise pour nous concocter un repas improvisé en fonction des aliments qu’elles y trouvent. En plein milieu du repas, la lumière s’éteint. Le groupe électrogène qui alimente le quartier n’a plus d’essence. Nous continuons à la chandelle. Romantisme en diable ! Un Laos arrive : c’est un Speed boat driver au cheveux presque blonds, (Très rare pour un Laos) que nous essayons d’embaucher pour demain. Nous buvons quelques bières et du Lao-lao : C’est le nouvel an chinois ! Youpie !!! Comment chante-t-on : « Il est des nôôôôtres Il a bu son verre comme les autres . . . » En Chinois ? En Laos ?

Samedi 24 Janvier 2004 Ce matin, je me rase à la lueur de la bougie. Pas d’électricité ! Les groupes électrogènes qui alimentent le village et la GH ne fonctionnent que le soir. Suite des tergiversations et autres marchandages entre nous et la mafia des ‘’speed boat drivers’’ : « 1000 Baths pour aller jusqu’ Huenxaï » dit l’un et ensuite, il se rétracte. Le blondinet se rétracte d’entrée. « 2000 Baths » dit un autre ! Puis comme il n’y a plus d’autres solutions nous acceptons, mais il change encore d’avis : « 1000 Baths, mais pour aller jusqu’à Mueng Mong » Une ville à mi distance ! Nous devrons terminer en taxi pour 200 Baths chacun pour terminer le parcours ! GRRRRRRRR ! ! ! ! ! Nous acceptons car apparemment il n’y a plus d’autres solutions. Par contre la descente sur le Mékong en speed boat ! WOUAAAAAAAHHH ! ! ! La descente infernale. Les speed boats sont des bateaux qu’on dirait taillés pour la course, avec des énormes moteurs qui font un bruit diabolique et vont à une vitesse folle. Nous sommes coincés comme des sardines dans des positions totalement inconfortables, les genoux sous le menton. Et ça démarre ! Pendant les cinq premières minutes, je peux vous dire que je serre les miches et je les serre deux fois plus fort lorsque nous abordons des rapides où en plus de la vitesse, il y a l’inconfort tape cul. A un moment il y a tellement d’accélération, qu’avec mon poids je brise la planche qui sert de dossier. Pauvre Hélène coincée derrière ! « Ca déchire grave ! - Sorry, Jean Luc mais je ne sais pas mettre les Cédilles aux C majuscule - C’est trop mortel ! Ca claque bien !» dirait mon Dominique de fiston. Ce sont les montagnes russes pendant deux heures dans un paysage de fin du monde au milieu des rochers torturés par des millénaires d’érosion qui parsèment le Mékong et au-delà des berges : la jungle ! Parfois nous passons à droite des îles qui servent de frontière avec la Birmanie. Le bateau ne peut pas passer dans les eaux laotiennes. Par rapport au prix d’entrée des parcs d’attraction, nous sommes gagnants ! Nous en avons largement pour nos 1000 Baths. Le chauffeur du pick-up, taxi de Mueng Mong, reste cool malgré la route défoncée par endroit. Je retrouve avec plaisir Arimid GH, et ses tenanciers francophones.

Dimanche 25 Janvier 2004. Départ matinal en Tuk-tuk qui nous amène à l’embarcadère pour prendre le Slow boat, cette fois pour Pakbeng et Luang Prabang. Mr Singham Chitaly, manager de Arimid GH, apporte au port, le banana pancake qu’Hélène n’a pas eu le temps de manger. Plus gentil que ça tu ne trouves pas ! En France ça serait tout simplement impensable. Le Slow boat déroule confortablement et à petite vitesse, les paysages grandioses des rives du Mékong. Une jeune Allemande m’offre un quart de ‘’Vin de table Français’’, estampillé ‘’Gulf Air’’ qu’elle avait gardé en souvenir. Tout simplement somptueux, ce petit verre de vin que nous dégustons sur le Mékong avec notre pique-nique. Nous nous arrêtons longtemps, près d’une rive, pour attendre des gens tout mouillés et terreux. Ce sont les rescapés d’un retournement de speed boat. C’est dangereux, ces speed boats et nous n’avions même pas de casques. Pakbeng est un village dortoir composé uniquement de Guest Houses, dont Boon My GH, qui m’a été recommandée par le manager de Arimid GH et de quelques maisons où les slow boats s’arrêtent pour la nuit. Dans la journée il est complètement vide. Arrivé à Pakbeng, une meute de gamins vient nous porter les sacs pour se faire un peu de thune. Mais comme je n’ai pas négocié le prix avant, une fois à la GH, celui qui avait le petit sac me demande autant d’argent celui qui avait le gros sac et que j’ai surpayé, mais le sac était très lourd. Il faut être vigilant ! Pour changer un peu, nous mangeons dans un restaurant indien. Nous y retrouvons un couple de Français qui était sur le bateau. Ils attendent depuis une demi heure et Mme Missmatch n’en finit pas de râler. En PNL*, on apprend que nous fonctionnons avec des méta-programmes, les programmes de nos programmes en fait. L’un d’eux s’appelle match / missmatch. Une personne match est optimiste, contente de tout, aisément satisfaite. La personne missmatch, trouve toujours quelque chose qui ne va pas. A une superbe soirée, avec un orchestre fantastique, des mets et des boissons délicieux, elle déclarerait : « Mais il n’y a même pas de cacahuètes à l’apéro! » Donc, pour changer, Mme Missmatch râle !

*PNL : Programmation Neuro Linguistique. (Je vous l’avais dit : didactique, le mec.)

Lundi 26 Janvier 2001. Changement de bateau à Pakbeng. Mme Missmatch râle parce qu’il y avait un gecko contre le mur de sa chambre. Il y en a souvent dans les GH et c’est un signe que c’est une bonne maison. Ils ne vont jamais contre les murs des maisons où il y a de mauvais esprits. A midi, pique-nique d’un ‘’chicken sandwich’’ et surtout de ‘’Vache qui Rit’’ Royal la ‘’Vache qui Rit’’ sur le Mékong ! L’après midi, la batelière nous demande si on veut s’arrêter pour voir une grotte où il y a beaucoup de statues de Bouddha. « Ca vous coûtera moins cher que si vous revenez en bateau de Luang Prabang ». ‘’Mme Missmatch’’ râle parce ceux qui ne voulaient pas s’arrêter ne payent pas et peuvent aussi descendre à terre. Et parce qu’il faut repayer pour entrer dans la grotte. Je vois mon premier éléphant au bord du Mékong ! Salut ! Il ne répond pas ! Luang Prabang ! A l’arrivée, on galère un peu pour trouver une GH. On fait plusieurs fois le tour de la ville pour atterrir en face de l’embarcadère, au bord du Mékong. Le taxi essaie de nous arnaquer. Les Tuk-tuk, les Taxi, les ‘’Speed Boat Drivers’’ sont une engeance . . . On soupe dans une rue minuscule pleine d’échoppes de nourriture. Et moi, je commence à étonner Hélène et Liza : « J’ai fait une bonne action, aujourd’hui. Ah ! Bon !?! Oui ! Quel genre de bonne action ? J’ai sauvé la vie d’un oiseau. Quoi ? Qu’ouis-je ? Qu’est ce ? Comment ? En voici la preuve ! » Et de mon petit sac à dos je sors le piège à oiseaux que j’ai ramassé dans la grotte aux Bouddhas ! Les filles sont mortes de rire ! J’ai un peu de remords, car c’était peut être le gagne pain d’un Laos. Mais bon !

Mardi 27 Janvier 2001 Luang Prabang ! Rien que le nom m’a fait rêver, comme Kuala Lumpur, Oulan Bator, Samarkand, Valparaiso, Ouagadougou, Novossibirsk et Cruzille les Mépillat ou Curciat Dongalon. Ce sont ces noms, lus et relus dans mon enfance, qui en fait m’ont donné l’envie de voyager. Luang Prabang est une magnifique ville, classée au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO. Il y a quelques magnifiques ‘’Wat’’. (Je pourrais mettre la traduction, mais je me suis cassé le c. . . pour faire un lexique. Il faut bien qu’il serve.) J’aime bien aller dans ces temples, non pour les admirer car je trouve leur décoration un peu chargée, mais pour m’y reposer, y méditer et parfois pour fuir un peu la chaleur. A midi, je déjeune au bord de la rivière. Manivone (ou Maryvonne) me fait une délicieuse ‘’ Som Tam’’ et un ‘’banana shake’’ Des bananes coupées en rondelles passées au mixer avec du lait concentré sucré et de la glace pilée : Divin ! Quelques beaux marchés à Luang Prabang, sauf le marché de nuit réservé aux touristes. Pourtant il faut le traverser pour aller manger dans la petite ruelle, à une de ses extrémités. On peut prendre des plats ou des boissons à l’un ou à l’autre. On ne nous presse jamais pour manger ou pour payer. J’y rencontre François, un Québécois qui voyage depuis 25 ans : Ca me laisse rêveur ! Quand il n’a plus d’argent, il travaille ici où là. Il va quitter le Laos dans un ou deux jours, car son visa expire. Il a des plans pour des GH pas chères. Il en connaît une à Bangkok à 150 Baths avec la douche dans la chambre, propre et familiale, dans un quartier calme et central. J’oublie de noter les coordonnées. GRRRRRRRR ! ! ! ! Recouvrement de créance à Luang Prabang. Ca pourrait être le titre d’un film policier. En fait, Pierre, un ami aquarelliste rencontré à Gao au Mali a laissé en dépôt vente seize aquarelles à la galerie d’art (Ban Khily Gallery) d’ Oliver Bandman. Par mail, sa compagne m’a demandé si je pouvais aller le voir, afin de savoir s’il avait vendu les tableaux et pourquoi il n’a plus jamais donné s de ses nouvelles, ni de celles des Dollars qu’il a pu en tirer. J’y vais et il me montre une dizaine d’aquarelles invendues. Il en aurait vendu quatre et me propose deux lampes pour le paiement de deux aquarelles. Je vais e-mailler tout ça à Pierre. A suivre . . .

Hélène et Liza ont loué un scooter et sont parties visiter des waterfalls ! Elles tardent à revenir ! Se sont elles noyées, perdues ? En fait elles ont crevé trois fois avec leur engin et rentrent lorsqu’il fait grand’ nuit. Moi qui pensait qu’elles avaient été croquées par un tigre, toutes tendres comme elles doivent être à vingt ans !

Mercredi 28 Janvier 2004. Ca commence fort, ce matin ! Le serveur de la terrasse où je prends mon petit dèj’ – café Laos avec un banana pancake. Si on demande un café au lait, il y a un centimètre de lait concentré au fond du verre : un régal ! – me demande, oui à moi, comment on prononce des mots anglais. Moi qui parle l’Anglais avec une accent de la Bresse profonde. Il est en train de l’étudier sérieusement pour devenir un guide. Il y a deux ou trois tables d’anglophones et il vient me demander à moi. Va comprendre ! Je revois ‘’Mme Missmatch’’. Elle me dit à peine bonjour, tant elle est pressée d’aller retrouver des amis et son mari. Le pauvre ! Le soir, Ballet Royal du Laos : Superbes costumes et musique intéressante ! Hélène et moi, éclatons de rire à l’apparition du Cerf Doré qui gambade sur la scène. Je ne comprends pas grand chose au ballet mais ensuite il y a, dans les jardins du théâtre des musiques et des danses des différentes ethnies du Laos : splendide !

Lundi 29 Janvier 2004 On se retrouve, toute la bande de francophones : Bruno, Sandra, la belle Mylaine* – qui a mal au cul suite à une chute intempestive dans les toilettes de sa GH (Chit GH, ça ne s’invente pas) -, Frank, Hélène et moi, nous louons un bateau pour aller visiter Ban Xan Hai. C’est un village au bord du Mékong où les femmes fabriquent du Lao Lao, l’alcool de riz artisanal et local : la boisson nationale du Laos. Elles mettent fermenter de l’eau et du riz gluant (sticky rice) et lorsqu’il est alcoolisé (Lao Lao Wine) ils le distillent en faisant un feu dans un baril de pétrole. Ils mettent chauffer un autre fut et versent de l’eau froide sur le couvercle incliné et le Lao Lao tout tiède coule sur le côté dans un récipient. Alambic sommaire. Délicieux. Bizarre lorsqu’il est encore tiède. Nous en buvons une bouteille sur le bateau du retour, pour encourager la production. Mylaine a tellement mal qu’elle ne peut souper avec nous. Avec Frank et Sandra, on passe à sa GH pour lui dire qu’elle doit absolument aller à l’hôpital demain matin, d’autant plus qu’il y a une plaie mal placée ! * Non ! Elle, ça s’écrit Mylaine ! Désolé, Jean Luc (Private joke)

Vendredi 30 Janvier 2004 Hélène et Liza partent ce matin pour Ventiane ou Hélène doit prendre un avion pour Shanghai afin d’accueillir ses parents qui viennent lui rendre visite. Elle aura de quoi leur raconter. Pour changer elles sont en retard et j’ai à peine le temps de boire un café avec Hélène.Mylaine est aller faire soigner son fondement à l’hôpital, en profitant pour avoiner deux quidams qui se rinçaient l’œil Bye bye les filles ! A par ça, journée calme ! Je glande ! Recouvrement de créance à Luang Prabang. (Suite) Pierre est OK pour les deux lampes que je lui règlerai à mon retour. . . Oliver me les fera porter à Tavee GH à Bangkok ou à la consigne de l’aéroport. Il faudra simplement que je lui dise, par e-mail, quand j’y serai. Ce que je ne manquerai pas de faire. A suivre . . .

Samedi 31 Janvier 2004 Voyage en bus soit disant VIP de Luang Prabang à Vang Vieng Paysages magnifiques mais fugaces. Je suis bien barbouillé. La gueule de Vang Vieng. Désolant ! Une rue bordée de restaurants qui proposent des pizzas, des hamburgers et des ‘’french fried potatoes’’, des sandwiches, des spaghettis. Qui a bien pu conseiller à ces restaurateurs de s’adapter au point d’abandonner leur cuisine délicieuse pour cette sous cuisine occidentale ? A Luang Nam Tha, j’ai vu un Anglosaxophone râler parce qu’il y avait une affiche coca et que le patron n’avait que du Pepsi ! Eh ! Oui ! Par contre on y trouverait des pizzas aux champignons et du thé à l’opium Vais-je tester ?

Dimanche 1 Février 2004 Journée calme à glander, à écrire des cartes postales et faire le tour des marchés. J’aime bien découvrir ces marchés où il y a souvent peu de touristes, où les Laos sont sympas et les étals regorgent de légumes, d’aromates, de fruits inconnus, ainsi que parfois de plantes médicinales et autres potions ou baumes. Comme Vang Vieng est une toute petite ville, les touristes sont encore plus concentrés qu’ailleurs, dans cette rue des restos. Ils y sont vautrés à regarder des films en DVD. Faire 9 ou 10000 kilomètres pour venir regarder des DVD, je ne comprends pas ! A Luang Nam Tha et à Mueng Sing les colporteuses Akha nous avaient proposé du pioum, de l’opium. Mais tout cela manquait vraiment de discrétion et nous n’avons pas donné suite. Mais ici, il parait que c’est très toléré et qu’on en trouve partout.Frank et moi nous nous renseignons, et il est très facile d’en acheter. Un serveur nous en propose une quantité suffisante pour un test. Il y a plusieurs manières de consommer l’opium : Le fumer : les effets sont plus rapides mais ça demande un matériel et un savoir faire que nous ne possédons pas ; le boire dilué dans du thé ou du café ; le manger, enveloppé dans une feuille de papier à cigarette pour qu’il n’arrive pas directement en contact avec la muqueuse de l’estomac (Confessions d’un Mangeur d’Opium - Thomas de Quincey). Le ‘’produit’’ en question se présente comme une sorte de confiture un peu compacte enveloppé dans du cellophane. Nous en gobons un petit quart chacun et nous allons discuter à l’extérieur de la GH. Comme au bout d’une demi heure, nous ne ressentons aucun effet, nous avalons le reste, allons boire un banana shake au bar le plus proche et rentrons nous coucher : « Bonne nuit ! Bonne nuit ?

Lundi 2 Février 2004. Alors, bonne nuit ? Bonne nuit ! » Enfin nuit étrange, en fait. J’ai mis beaucoup de temps pour m’endormir. Et je n’ai pas dormi très longtemps. Lorsque je me réveille, je suis dans un état de profonde relaxation, en pleine nuit, donc. Je me sens extrêmement bien, dans un état un peu comparable à celui où je suis lorsque j’embrasse une fille que j’aime. La seule différence est que là, il n’y a pas de fille et que cet état dure très, très, très longtemps, pendant tout le temps où je suis éveillé. Et c’est très fort et lorsque je me tourne dans le lit ou que je respire profondément, cet état devient encore plus puissant, comme un orgasme. Je passe le reste de la nuit à alterner ces périodes d’euphorie avec des temps de sommeil. Je jubile de ressentir ces effets agréablissimes, complètement nouveaux pour moi, et tellement plus forts que ceux de la gandja ou de l’alcool. J’ai eu une érection qui a duré toute la nuit, sans pour autant avoir des pensées coquines, des phantasmes ou des désirs. Et personne pour en profiter ! Je n’ai pas eu de rêves, ni d’hallucination ou d’accès à des réalités non ordinaires, comme je l’avais espéré. Je comprends que pour quelqu’un mal dans sa tête, mal dans ses baskets, mal dans sa peau, il soit facile de devenir dépendant à ce produit : Pourquoi continuer à ressentir ce mal-être, alors qu’avec de l’opium ou un de ses dérivés il est tellement aisé d’être bien. Frank, lui a passé une très mauvaise nuit et il est mal en point. Il faut dire que nous avons pris une dose de ‘’cheval’’, c’est le cas de le dire. Il parvient néanmoins à prendre son bus pour Ventiane. Au matin, je ne me sens pas bien, dans un état nauséeux. En fait l’opium a endormi mes fonctions urinaires et je vomis tout le liquide ingéré pendant la nuit. Il doit aussi endormir les fonctions digestives et défécatoires. C’est pourquoi on s’en servait d’anti diarrhée (Elixir parégorique – paracolliques !) Ce soir, j’avais projeté de tester une ‘’Happy pizza’’ ou un ‘’Happy Milk Shake’’ aux champignons (hallucinogènes ?) qui font rire, mais ça sera pour une autre fois. Finalement, devant les odeurs de cuisine qui effleurent mes narines au ‘’Bamboo Bar’’ où je bois un soda water, je décide de manger un Chicken Laap. Ce resto bar est à l’écart de la rue à touristes.

Mardi 3 Février 2004 Ca va mieux ce matin. Je loue une ‘’motorbyke’’, sorte de croisement entre la Mobylette et le scooter.Je me promène de village en village et fais un tour dans la jungle ! Sympa ! Je m’arrête à la ‘’Phoudingdeang Organic Farm’’. C’est une ferme biologique où je grignote une sorte de pancake en buvant un banana Shake. Une des spécialités de cette ferme est le mulberry (mures), un fruit à mi chemin entre le blueberry (myrtille) et le raspberry (framboise). Très bon ! J’y mange aussi des feuilles de mulberry, grillées comme des chips, avec une sauce au miel et au citron : Un régal. Il est paré de toutes les vertus. Les feuilles sont, parait-il, souveraines contre le diabète, le choléstérol, l’hyperglycémie et l’hypertension et les règles douloureuses. En tout cas la mobylette, elle doit en avoir de l’hypertension. J’ai failli me vautrer plusieurs fois dans les chemins de terre et rentrer dans une chèvre qui a refusé d’obtempérer à mes coups de klaxon ! Et la jungle ? Ce n’est pas Indiana Jones, mais Fernand dans la jungle, c’est pas mal non plus. A un moment, j’ai bien cru m’être perdu dans cette jungle, justement, avec presque plus d’essence, au milieu des éléphants sauvages et des tigres. Un serpent traverse le chemin devant moi (sic) ! « Ralentis, Fernand ! » Les tigres ragent de ne pas pouvoir me rattraper pour me croquer, tellement je vais vite avec ma mobylette. Moi, je serre les miches !

Mercredi 4 Février 2004 Je prends un minibus pour Ventiane. Celui-ci est bourré d’anglosaxophones qui m’accueillent comme un porc-épic dans un magasin de ballons de baudruches. On me refile un strapontin rembourré de noyaux de pêches, au dossier mal en point. 3 heures de route ! 3 heures de mal au cul ! 3 heures où une Allemande ou une Néerlandaise - je fais difficilement la différence entre ces deux langues, douces, chantantes, harmonieuses, soyeuses et légèrement sucrées – me corne dans les oreilles. Il y a quelques années, lorsque je voyageais, je n’étais pas très fier d’être Français, tant ceux-ci étaient lourds lorsqu’ils se rendaient à l’étranger. Beaucoup d’entre eux se comportaient comme des goujats vis-à-vis des populations locales. Maintenant, ceux-ci remontent beaucoup dans mon estime et je n’hésite pas à afficher ma ‘’Françaisité’’, et même ma ‘’Francophonicité’’. Depuis que je suis en Asie, je n’ai pas encore vu de Francophone, ni de Laos, ni de Thaï : - Hurler comme un veau dans une GH à l’heure de la sieste ou tard la nuit. - Parler fort dans un minibus et gêner tout le monde. - Rester chaussé dans un endroit où on se déchausse. C’est une belle coutume en Thaïlande et au Laos, de poser ses chaussures en entrant dans une GH, dans une maison, et même dans certaines boutiques. On laisse la boue du chemin - nos problèmes et notre noirceur - hors de l’endroit où on pénètre, où on entre en ami. - Tenir toute la place dans un minibus ou un bus. - Traiter les autochtones avec une certaine suffisance, un certain mépris. - Râler parce que le Coca est en fait du Pepsi. - Boucher tout le passage avec ses bagages. - Refuser de partager une pirogue. - Monter en premier dans une pirogue et s’asseoir à l’avant en empêchant tout le monde de passer. - Etc. A l’image de leur chef de file, George Debelyou, qui envahit un pays sous de faux prétextes, au mépris des avis de l’ONU et de ses concitoyens les Anglosaxophones ne connaissent peut-être plus le mot ‘’respect’’. A nous deux Ventiane.

Jeudi 5 Février 2004. Je fais un tour à l’immense Morning Market, qui comme son nom ne l’indique pas, est ouvert toute la journée : Impressionnant Pas loin de là, il y a le centre culturel Français. Oui Français, Monsieur ! Très beau avec une belle bibliothèque. A la cafeteria je rencontre Olivier, que j’avais déjà vu à Vang Vieng et qui travaille ici : « C’est ici que ‘’ça’’ se passe ! - Mais il y a surtout des Français, peu de Laos. - Si, il y en a ! » me dit il en me montrant une table de trois Laos parmi une trentaine de Français. A Ventiane, en ce moment, il y a un congrès sur l’avenir du tourisme en Asie, l'ASEAN Tourism Forum. Un chauffeur de Tuk-tuk me dit qu’avec ce congrès, les bordels sont débordés. Il parait qu’à Ventiane, il y a encore des bordels à l’ancienne, comme au temps de la colonisation, avec les maladies honteuses d’époque (blennorragie, syphilis, chancre mou, morpions) et les préservatifs tricotés à la main, au point de riz. (Ben voyons !) Dae, Bo, Mi, des Laotiennes bien comme il faut m’offrent un verre de bière, près d’un kiosque à Journaux et je les ai bien fait rire avec mes tentatives de parler le Laos. Le mari de Bo travaille au ministère de l’information et nous avons une discussion intéressante sur l’évolution du Laos. Comment fais-je pour réussir à communiquer avec des Laos ou des Thaïs qui ne parlent ni français, ni anglais, ni italien, ni le patois bressan ? A mon avis le premier point est l’envie, ensuite le sourire et le rire. Je fais des gestes, des mimiques, des grimaces, des onomatopées, des sons bizarres ; je théâtralise mon incompréhension, J’en joue, je la mets en scène, je la comédiadelartise ! Au Morning Market, envahi par une meute de Tuk-tuk, je me suis mis à leur parler une sorte de ‘’yaourt’’ de Suédois Auvergnat, du genre : « Freude beu noideu Zevrééé de Grône ! » Ils m’ont énuméré la mappemonde pour savoir d’où pouvais bien venir un Farang avec un tel langage inhabituel Complètements bluffés, les mecs ! A la fin, ils ont même appelé un flic qui ne comprenait pas mieux ! Heureusement, de peur d’être ridicule, il n’a pas insisté, sinon je me retrouvais au poste. Et les Tuk-tuk se sont mis à m’ignorer. Je vous conseille d’essayer. En fin d’après midi, des tables poussent tout au long du Mékong et les gens viennent boire une bière et grignoter des brochettes ou manger une soupe. Extrêmement sympa ! Je mange un fried rice with seafood and pinapple servi dans l’ananas évidé. Tout simplement délicieux et copieux. Je suis rejoint par Roger et Martine, un couple de québécois sympas, rencontrés à Vang Vieng au Bamboo Bar. Ils prennent la même chose et se régalent. Je sui leur conseiller gastronomique : précédemment, je leur avais conseillé un Laap fish et ils se sont léchés les babines.

Vendredi 6 Février 2004. Je visite deux marchés et retourne au Morning Market. Les filles où j’ai mangé la veille me font signe et je remange à leur cantine, car elles sont plutôt mignonnes. Elles rient du Khene que je viens d’acheter Je leur offre des bonbons, tant elles sont sympas. En fin d’après midi, je me ballade le long du Mékong à la recherche de Roger et Martine et même de Frank qui est ici aussi. Nous devons boire l’apéro et manger au bord du Mékong. Chaque soir une cinquantaine de tables s’installent, qui avec des soupes, qui avec des woks et d’autres avec des barbecues. Et il y a une foule qui se retrouve pour des soupers conviviaux. Finalement je suis enlevé par une belle amazone en scooter (sic) qui m’invite à lui offrir un verre et même à lui offrir un plat. Ensuite, elle m’entraîne dans un bar assez glauque, ou des Anglosaxophones éclusent des Heineken (La Lao Beer est nettement meilleure que cette bière insipide, mais ça vaut le coup de faire des milliers de kilomètres pour boire ce qu’on trouve chez soi.) invités qu’ils sont par de très belles ‘’hôtesses’’ (et d’autres moins belles, il faut bien le dire). Je lui offre un verre et m’éclipse. Les touristes disent qu’en Asie, la prostitution est ‘’naturelle’’, ‘’culturelle’’ même. Belle excuse qui permet de se donner bonne conscience ! Samedi 7 Février 2004 Je rends ma chambre à midi et doit attendre jusqu’à 20heures le départ du bus VIP pour Paksé. Le bus n’a de VIP que le nom marqué à côté de la porte. Normalement les bus VIP, sont des bus directs, hyper confortables, avec Air Conditionné et un navet à la télé. Mais, ici, nous sommes au Laos. Celui-ci est un bus des années 50. Il a bien le navet à la télé, mais les sièges n’ont plus de rembourrage, les vitesses craquent, il s’arrête souvent et les chauffeurs et le ‘’steward’’ éclairent les plafonniers sans arrêt et passent leur temps à draguer la belle jeune fille assise devant moi. Voilà ! C’est la fin de mon premier carnet de notes. Bien sur vous vous en moquez, mais pour moi ça veut dire qu’il ne me reste plus qu’à retranscrire un second carnet et quelques pages d’un troisième.

Dimanche 8 Février 2004. J’arrive à Paksé à 5 heures du matin. C’est une petite ville et j’y retrouve Frank que je croyais déjà en Thaïlande. J’aménage dans la GH où il est et je vais y laisser mes affaires afin d’aller faire un tour plus au sud, aux ‘’4000 Islands’’, 4000 îles sur le Mékong. Nous explorons la ville et rencontrons un francophone francophile qui nous parle de son Pays. Suite à la colonisation, pas mal de gens parlent Français ici au Laos. Et on se rend compte que les poteaux électriques et les bornes kilométriques qui jalonnent les routes sont d’origine française. Il nous emmène au pétancodrome afin d’y rencontrer une équipe de bouliste locaux. Nous nous débrouillons bien. Par une défaite (Laos 13 – France 0 peut être même peut-on dire une déculotté) nous terminons deuxième alors que l’équipe locale est avant dernière. Heureusement que ce n’est pas qualificatif pour les championnats du monde !

Lundi 9 Février 2004. Départ de la gare routière sud de Paksé, pour Champassak. Je veux aller là-bas car pas très loin, il y a un village agraire communautaire qui utilise encore les éléphants. La gare routière est en fait une grande place close, près du marché. C’est un véritable capharnaüm de camionnettes, de Tuk-tuks, de bus locaux c’est à dire des pick-up avec un toit et deux planches latérales en guise de banquettes. Les gens les empruntent pour se rendre au marché et en revenir avec toutes leurs marchandises. Souvent il y a des animaux. Une fois, j’ai voyagé avec un cochon vivant lié sur le marchepied. Je préfère mille fois voyager dans ces bus –ci que dans les bus à touristes. J’emporte des fruits ou des galettes de riz soufflé et j’en propose aux gens. Ils n’osent pas trop en prendre jusqu’à ce qu’un plus gourmand que les autres commence. Alors tout de suite l’ambiance change et je ne suis plus le farang dont on peut se méfier, mais un voyageur proche d’eux qui partage de la nourriture, comme eux. Et ils se mettent aussi à offrir des victuailles autour d’eux. C’est ainsi que j’ai goûté des fruits inconnus, des beignets en brochette pas très terribles et même une sorte de navets blancs tout bosselés qui se mangent cru avec une saveur un peu sucrée. Terminus Champassak.

Mardi 10 Février 2004 Je quitte Champassak, toute petite ville au bord du Mékong où il n’y a pas grand monde dans les rues. Le bus du matin me laisse à la jonction de la route d’Atopeu où je dois trouver un véhicule pour aller à Ban Kiet Ngon où se trouve cette ferme d’éléphants, moins touristique que celles près de Chiang Maï qui n’utilisent les Changs que pour des promenades. Ici ils les utilisent pour des travaux comme le débardage de bois. Rencontre de Stan, un photographe français qui travaille et vit au Laos, avec qui nous faisons une ballade à dos d’éléphant. Il a un projet, descendre le Mékong depuis l’himalaya jusqu’au delta au Vietnam et à la mer de chine Nous montons jusqu’ a Phu Assa, le temple sur la montagne Assa. Magnifique promenade dans la jungle jusqu’à un plateau où se trouve les ruines d’un sanctuaire et des pierres noires souvent trouées au milieu. La randonnée à dos d’éléphant se fait à un train de sénateur, calmement. C’est relaxant et sécurisant. J’espère qu’arrivé en haut, il ne sera pas trop fatigué, sinon il faudra le porter pour redescendre. Près des bungalows, il y a un troupeau de buffles qui paissent. Ils sont accompagnés de cigognes qui doivent y trouver leur compte. Il n’est pas rare de voir des cigognes prés des buffles. Parfois même une cigogne est perchée sur un bovidé. L’inverse est, à ma connaissance, très rare. Soirée sympa avec des gens du village à discuter de choses et d’autres. Nuit dans des bungalows en bamboo. Royal !

Mardi 11 Février 2004 Bus local pour Ban Nakassang où je pourrais trouver une pirogue pour Don Det, l’une des Siphandone, une des ‘’4000 Islands’’ sur le Mékong, à la frontière du Cambodge Je vais vérifier ! S’il en manque une : je râle pour me faire rembourser. Ah ! Ces bus locaux, où il y a rarement des touristes, mais surtout des gens des villages qui vont au marché ou en reviennent. Dans celui-ci, il y a une mammie avec son petit fils qui s’applique à se confectionner une chique de bétel avec une pommade de chaux à l’intérieur. Elle se cale cette chique entre ce qui lui reste de dents et la lèvre inférieure. On voit parfois dans la rue, des mammies qui ‘’ crachent à six pas comme au Mexique’’ Je ne sais quel effet ça a. J’essaierai bien, mais cette pommade de chaux ne m’inspire pas trop. Les voyageuses jacassent à tour de bras. : « Sabaï dii, Mme Macheprot ! - Sabaï dii ! - Et les enfants ça va ? - Oui ! Pas mal ! - Vous avez vu que le Père Chombier est mort ? - Oui, mais on a pas pu aller à la crémation. On avait une bufflette en train de vêler et ça ne se passait pas bien. - Le Bonze a fait une oraison et une quête pour réparer le temple. - En tout cas vous avez l’air en forme. Ce jus de bétel qui vous rougit les lèvres vous donne un air de jeune fille. ( En aparté : ça vous nique un peu les dents quand même » !) - Khop Tchaï Laï Laï ! Mme Michu ! - Pas de quoi, Mme Macheprot ! - A bientôt ! Je vous passe votre panier ! » « 3996 ! 3997 ! 3998 ! 3999 ! 4000 ! » OK C’est bon ! Il y a le compte ! Quelle honnêteté, ces Laos ! Ils annoncent 4000 îles et il y a le compte ! Je pense que si je reviens à la saison des pluies, vous ferez moins les dégourdis. Ils font tout en grand, les Laos. Si tu changes 100€, ils te donnent 1 350 000 Kips.Si c’est en billets de 5000 Kips, tu as l’impression de dévaliser une banque. Et en plus c’est le ‘’Pays du Million d’Eléphants’’ Je n’ai pas le temps, cette fois, mais je reviendrais vérifier ! J’ai du en voir 5 ou 6 à Ban Kiet Ngon et aucun sauvage.

Jeudi 12 Février 2004 Visite des dauphins d’Irawady, les dauphins d’eau douce. Il en existe à deux ou trois endroits dans le monde. On en a vu une dizaine, relativement proches près de la rive cambodgienne. Ensuite, les très belles chutes de Pha Peng. C’est parait-il les plus grandes d’Asie. Elles sont très belles et le bruit est impressionnant. Cette région des 4000 îles est vraiment magnifique. Toutes les pirogues sont équipées d’un moteur Honda 8, 0 extrêmement robuste. Il peut aussi être utilisé pour pomper de l’eau et même faire de l’électricité. Il faut que je trouve un motoculteur équipé d’un tel moteur pour mon jardin.

Vendredi 13 Février 2004 Je traverse toute l'île de Don Det à pied pour me rendre à Don Khone. Le chemin est magnifique, le long de la côte. En chemin, je passe près de la GH de Sanne et de Laura, les CIA girls ! Je les croise régulièrement depuis Huenxaï. Je les accuse de m’espionner, d’où leur surnom. Ce sont deux jeunes Danoises, les Sœurs Danoises* très mignonnes et souriantes. Et en plus elles parlent un peu Français. J’arrive à Don Khone, par le pont laissé par l’armée française en 1920. Il y a même une locomotive délabrée. La SNCF locale est aussi en déficit. Petite Annonce L’île de Don Khone recherche pour rénover sa locomotive laissée par l’armée française, une association ferroviairophile ( ?). Contacter l’auteur qui transmettra. Un Laotien francophone me parle de la construction du pont : « Ce sont vos ancêtres qui ont construit ce pont. Peut-être mes ancêtres ont-ils fait les plans, mais ce sont les vôtres qui ont travaillé dur. Non ! Ce sont des Vietnamiens. Pour les travaux du fond, comme ils ne pouvaient travailler qu’une minute sous l’eau, les soldats leur maintenaient la tête sous l’eau avec des perches fourchues, afin qu’ils restent plus longtemps. » Et il joint le geste à la parole en mettant ses doigts en fourche derrière ma nuque. Et après on s’étonne qu’ils se soient libérés de la colonisation française. Pour la première fois des enfants me réclament un stylo. Malheureusement je n‘en ai qu’un pour prendre ces notes dont la retranscription vous passionne et vous amuse. J’en achèterai à Bangkok, avant d’aller au Cambodge ou je pense que les enfants en ont besoin. « Vous vous prenez pour des Africains, ou quoi ? * Et en plus elles ne sont même pas sœurs.

Samedi 14 Février 2004 Promenade jusqu’ aux chutes de Li Phi : Sympas, mais pas exceptionnelles. Je n’ai pas de chance. Alors que tous les Laos se calment dans la chaleur de l’après midi, à l’heure de la sieste, je tombe sur les deux seuls malades atteints d’une maladie orpheline : L’ergophilie vespérale compulsive. Ils construisent d’arrache pied un bungalow à côté du mien. Et que je te scie ! Et que je te tape sur les clous ! Il semble que la science soit impuissante devant cette pathologie et qu’aucune thérapie ne soit efficace. Et moi qui voudrais faire une petite méditation provençale, ils attaquent à travailler à 14 heures au lieu de faire une sieste bien méritée. GRRRRRR ! ! ! Comme en plus, la nuit dernière, il y a eu un concert des ‘’Clébards en Colère’’, vous vous rendez compte de l’état de fatigue dans lequel je me trouve. Les villageois font une corvée, ils entretiennent les escaliers permettant de monter sur le pont à péage de l’Armée Française qui relie Don Det à Don Khone. Que ce soit sur le Niger au Mali, sur la Nam Tha River ou ici sur le Mékong j’ai vu de nombreux pêcheurs avec le filet qui fait joli sur la photo lorsqu’ils le lancent en rond si on arrive à déclancher au bon moment. Jamais je n’ai vu un de ces pêcheurs attraper un seul poisson Hier, j’en ai vu 2 ou 3 rentrer bredouilles. A croire qu’ils ne lancent leur filet que pour faire joli sur les photos. En dessous de moi, il y en a un qui ne fait pas mentir la tradition. Ce soir il mangera son riz gluant sans Laap Fish ! Et sa pirogue prend l’eau. S’il ne se dépêche pas de rentrer bredouille, il va se noyer, en plus !

Dimanche 15 Février 2004 Je comprends tout ! Pendant que je prends mon p’tit dèj’, un des bâtisseur de bungalow ergophile se lève la ‘’gueule toute enfarinée’’. Il installe un hamac et se recouche derechef. Il se repose de sa nuit de sommeil. Il fait sa sieste le matin, comme ça il a le temps de d’empêcher le touriste de faire la sienne. Bravo ! Je n’y aurais jamais pensé ! Encore un marchandage rondement mené avec la patronne de la GH. Hier, elle me proposait le passage en pirogue pour Ban Nakassang pour 25000Kips. « Depuis Don Det, c’est 8000Kips. Oui ! Mais c’est beaucoup plus loin ! » Deux ou trois kilomètres : ça ne justifie pas de multiplier le prix par 3. « Pour vous, si vous voulez, ça sera 15000 Kips. » me répond-t-elle entre deux tics. Je me suis renseigné ailleurs, au patron du restaurant la ‘’Fleur du Mékong’’. C’est 5000 Kips, si je prends la pirogue à 6 heures, avec les villageois qui vont au marché. Oui, mais 6 heures . . . Sinon, c’est 10000 Kips, même si je suis seul dans la pirogue. Correct ! Ce matin je relance Mme Tic. (Ce n’est pas beau de se moquer des gens qui ont des tics !) Elle me dit que son bateau part à 8 heures avec deux Farangs et me propose le passage à 10000 Kips. Et je lui parle des tarifs de la pirogue de la ‘’ Fleur du Mékong’’ « Vous m’aviez dit 25000Kips si je suis seul dans l’embarcation. Si nous sommes trois c’est trois fois moins cher, donc moins de 10000 Kips. - D’accord. 8000 Kips, me dit elle pendant que les deux Farangs vont chercher leurs sacs. » - Et eux, ils vont payer plein pot ! Avec les transporteurs quels qu’ils soient, il faut toujours établir le prix avant de partir et marchander serré. Ensuite, bus folklo et bondé à l’intérieur et sur le toit jusqu’à Paksé. Dans le bus, ma méditation me fait comprendre, à retardement une différence fondamentale entre les Asiatiques et nous, entre le bouddhisme et les religions judéo-chrétiennes. A Ban Kiet Ngon, le village des éléphants, il y avait une bande de jeunes dont un avait une guitare sur laquelle il avait écrit ‘’ The guitar of me’’. Un occidental animé d’intentions semblables aurait écrit ‘’My guitar’’ pour bien montrer la possession Différence au niveau de l’ego, du sens de la possession, de la possessivité : ma voiture, ma maison, ma femme. Qu’on dise mon bras, ma jambe, ma tête c’est normal pour un bouddhiste mais mon terrain, ma fiancée : en quoi nous appartiennent-ils ? A Paksé, je retourne manger dans le petit restaurant près de la rivière où nous avions soupé avec Frank, où nous avions aperçu une superbe serveuse. Deux filles, très belles, me saluent et m’invitent à leur table, bientôt rejointes par la superbe serveuse. Je passe une soirée sympa à leur donner un cours d’anglais. Je ne comprends toujours pas pourquoi, les gens me demandent toujours des traductions d’anglais, des conseils de prononciation ou des explications grammaticales alors que je parle l’anglais comme un Basque, l’espagnol Je n’ai jamais été à une table de bar avec trois filles aussi belles. L’une d’entre elles est émerveillée par mes poils sur les bras et sur les jambes. Mais elles sont trop jeunes, elles ont l’age de mon fiston.

Lundi 16 Février 2004 Encore une série de bus folklo pour aller de Paksé à Ubon Ratchathani. Un bus de Paksé à la frontière, une carriole pour nos bagages entre les deux frontières, un autre bus encore plus ‘’couleur locale’’ pour aller à Kong Chiam où il faudra encore changer de véhicule jusqu’à Ubon Ratchathani où je compte bien passer une journée : Vous pensez, une ville sans grand intérêt, selon le Guide du Routard ne peut que m’intéresser. Il n’y aura pas de touristes et les gens seront plus naturels. Dans le bus après la frontière, je me paye une bonne tranche de délire avec une Mammie Thaï. Avant le départ, je suis allé au marché de la frontière pour bazarder mes derniers Kips qui ne valent pas un Kopek en Thaïlande et j’ai acheté une superbe . . . cloche de vache. Déjà la marchande a été particulièrement surprise de mon achat. Au passage, je remercie ce couple d’Allemands, Almut et Jonny, avec qui j’avais sympathisé depuis les 4000 îles. Grâce à eux, le bus m’a attendu. Mais tout le monde se demandait ce que j’avais bien pu acheter de si important pour retarder le départ du bus. J’ai l’objet dans un sac en plastique. J’ai bloqué le battant en mettant une page de journal à l’intérieur de la cloche. Très lentement et à l’intérieur du sac, j’ôte ce papier. Tout le monde a les yeux cloués sur moi (on a rarement les yeux rivés ici, plutôt cloués). Et je sors la cloche que j’agite dans un vacarme d’enfer. Tout le monde rit, surtout la mammie au bonnet et une grosse dame. Nous délirons pas mal avec la mammie à qui je veux voler le bonnet pour le rapporter à mon fils. Elles me pose des questions toutes plus abracadabrantes les unes que les autres. Les réponses sont à la hauteur de ses espérances. Elle me traite d’Américain avec mes lunettes de soleil. Je lui prête donc mes lunettes et elle ne veut plus me les rendre. Je sors alors la cloche que je brandis à bout de bras en signe de réprimande. Tous les voyageurs sont morts de rire. Deux filles qui nous suivent en scooter – il faut dire que le bus est du genre camionnette – sont elles aussi pliées en quatre et manquent même de tomber. La grosse dame menace d’exploser. Je ne sais si c’est le retour en Thaïlande, mais tout de suite j’ai eu une complicité avec cette Mammie que je ne connaissais pas avant le départ. J’aurais aimé avoir ce genre de complicité avec ma mère. Celle-ci était plutôt morose. Et je n’ai jamais été capable de rentrer dans sa crainte, dans son manque de gaieté, dans sa vision négative des choses, dans sa tristesse pour l’en faire sortir et la faire rire. C’est un des grands échecs et des grands regrets de ma vie. Je parle rarement des rencontres que j’effectue sur ce continent, ni des émotions et des sentiments liés à ces rencontres. Il faudrait un livre où même un film pour les décrire. Ils n’auraient pas été déçus, les caméramans dans ce bus rustique. Mais certaines rencontres sont plutôt brèves ou moins fortes qu’avec cette Mammie. Même s’il y a des moments d’échange et de partage très forts. Lorsque je dois prendre un bus local, j’avais appris ça au Mali, j’ai toujours des choses à grignoter ; des fruits ou des galettes de riz par exemple. Et j’en offre aux voyageurs. Souvent j’essuie des refus, mais si je décèle un regard d’envie, je grignote moi-même et je reviens à la charge. Lorsque quelqu’un, même si c’est un enfant, se sert, les autres se servent aussi. Et j’accepte les friandises des autres voyageurs, même si elles ne sont pas très engageantes. J’accepte par curiosité. Ainsi j’ai goûté des sortes navets blancs biscornus, à manger crus, qui étaient très bons, légèrement sucrés. J’ai aussi testé des boulettes dorées sur une sorte de brochette très appétissantes et qui étaient farineuses, pas terribles. Il me semble que j’ai déjà raconté ça, mais comme il y en a qui ne suivaient pas, j’ai recommencé. Aux arrêts des bus, il y a souvent des ‘’marchands’’ de victuailles. Ces échanges de nourriture créent rapidement un autre climat dans ces bus. Je ne suis plus le Farang différent et hautain. Je suis quelqu’un comme eux, qui mange, aide à passer les paniers ou les paquets, prête ses genoux ou sa veste pour servir d’oreiller à un enfant ensommeillé probablement levé de très bonne heure pour se rendre au marché et qui n’a pas peur de laisser son sac sans aucune surveillance au milieu des Laos ou des Thaïs. Tout cela donne souvent des moments magiques avec des sourires et des rires comme on en voit peu chez nous. Les gens à Paris prennent tous les jours le RER ou le Métro avec les mêmes voisins de banquette. Les voyageurs dans nos trains et TGV ne s’adressent ni regards, ni paroles et encore moins des sourires. Les voisins de paliers des HLM ne se connaissent même pas entre eux. Tout ceci est complètement impensable ici. Les gens se parlent naturellement, sans se connaître, sans avoir peur, des intentions ou du regard de l’autre. Vous racontez ça à des Thaïs ou à des Laos il ne le croira jamais. Nous pensons que notre civilisation grâce à notre avance technologique, nos asiles du troisième age, nos retraites, nos orphelinats, est en avance tout simplement. Nous avons des siècles de retard en matière de convivialité et de solidarité. Ici un ‘’vieux’’ ne meurt pas dans un ‘’papytorium’’- dans certaines ethnies, l’agonisant est même fourni en opium afin de dissoudre ses douleurs et de le préparer au ‘’voyage’’ ; ici, comme en Afrique, un orphelin, ça n’existe pas. Il est naturellement et automatiquement ‘’adopté’’ par une autre famille.

Mardi 17 Février 2004 Encore une fois, je me retrouve SDF à Ubon Ratchathani, car j’ai libéré ma chambre et porté mes bagages à la gare en allant réserver une couchette pour le train de nuit. J’ai eu beau dire que j’étais un Cheminot français et montrer ma carte, je n’ai pu obtenir de réduction. Ici les couchettes inférieures sont plus chères que les supérieures. Sympa pour un acrobate comme moi ! Je me fais une petite sieste, au milieu de mes Niamas-Niamas comme dirait Alioune, sur la pelouse d’un parc, sans m’attirer les foudres des flics ou les regards réprobateurs des Thaïs. « Va te coucher sur la pelouse d’un parc avec un sac à dos et un air de routard ! Tu auras tout de suite droit au plan ‘’Vigipirate’’ Ici, on ne se sent jamais suspect comme dans certains grands magasins français ou lorsque dans notre beau pays on croise des flics qui scrutent notre ceinturisation sécuritaire. La gare : Noire de monde. Le train de nuit : Le couchettiste fait notre lit avec draps et couvertures sous plastique.Le train s’arrête souvent et les hauts parleurs des gares . . . Sinon, mes voisins de couchette sont sympas.

Mercredi 18 Février 2004 La THAILANDE ( Re-Belotte) Je retrouve Bangkok et Tavee GH. Ils n’ont pas reçu ma carte de Pacsé Ni les lampes d’Oliver. Je vais lui é-mailler mes félicitations à celui là ! Je n’y crois pas, le soir même, il y a une fête avec musique, tambours et cymbales, gens masqués, dragon, (probablement) pour célébrer mon retour à Bangkok. Bien qu’il soit écrit partout de parler doucement après 22 heures, nous avons droit, vers minuit, à un concert de palabres anglosaxophones (Les femmes : des hautbois ; les hommes : des clairons) et comme si ça ne suffisait pas, lorsqu’ils cessent, un duo de deux Allemandes à la voix suave et soyeuse. J’espérais récupérer de ma nuit ferroviaire : c’est râpé ! La prochaine fois : emporter des boules Quiès.

Jeudi 19 Février 2004 J’ai une embrouille avec AOL qui a bloqué mon compte et ma boite e-mail parce que j’avais envoyé – à vous mes chéris – un message trop long et à trop de correspondants. Voilà ce que c’est d’avoir trop d’amis ! Pour débloquer tout ça je dois leur donner les 3 derniers chiffres de mon compte bancaire et la clef RIB ( ?). Bien entendu, tous les gens qui partent en voyage emportent leur carnet de chèques complètement inutile ici et les fameux 3 derniers chiffres du compte bancaire et la clef RIB. Ca va de soi ! Je passe de chères minutes au téléphone avec des téléopératrices impuissantes qui me rabachent la même chose Comment je vais les laisser tomber, les AOL brothers, en rentrant et en passant à l’ADSL ! Ici ce genre d ‘embrouille est improbable tant les gens cherchent et trouvent le moyen d’arranger les choses.

Vendredi 20 Février 2004 Je passe encore du temps au téléphone à tenter de débrouiller l’embrouille avec AOL. Que nenni ! Ils sont plus obtus qu’un mur en béton !

Samedi 21 Février 2004 Je glande copieusement et essaie de trouver où faire nettoyer mon nouvel appareil photo, acheté à Chiang Maï et qui a quelques problèmes.

Dimanche 22 Février 2004 Je vais au week-end market de Chatuchak ! Impressionnant ! Le marché proprement dit et le quartier environnant, qui est aussi un marché, tout cela est plus grand que Bourg en Bresse. Je crois qu’il y a plus de 200 000 visiteurs chaque jour dans. Il y a 15 000 étals, boutiques et stands. On y trouve de tout – vaisselle, artisanat, vannerie, bijoux, soies, vêtements et tissus en tout genre, ustensiles de cuisine, jeux, meubles, poteries et porcelaines, chiots et chatons, oiseaux, etc. etc. - et même plus encore.

Lundi 22 Février 2004 Je joue au ping-pong avec les Ricoh brothers qui m’envoient d’un lieu à un autre pour cet appareil photo. Finalement je trouve la bonne adresse et mon appareil sera prêt Jeudi. Donc je pourrai partir Vendredi pour le Cambodge.

Mardi 23 Février 2004 Je glande copieusement. Un petit jeu Pour détendre l’atmosphère. Une question se pose, une question de définition : Quelle est la différence entre un TOURISTE et un ROUTARD et un VOYAGEUR Plusieurs perceptions s’affrontent : Patrick FERRAND : Le voyageur, lui ne sais pas quand il rentrera. Moi : Un touriste FAIT Le laos, Le Cambodge, le Guatemala, Le Mozambique un routard y va. ! Moi : Un touriste boit de la Heineken en Thaïlande alors que la Chang ou la Singha sont dix fois meilleure. Il mange des pizzas, des hamburgers, des french fried potatoes à Vang Vieng au Laos. Moi : Un routard a le guide du routard dans son sac, un touriste a le catalogue de Look Voyages. Moi ; (Encore ! Oh ! Y’a que moi qui bosse, ici !!!) Un touriste croit que Hello veut dire Bonjour en Thaï. Et vous, qu’en pensez vous ? Quelles sont vos définitions pour ces mots ?

Mercredi 24 Février 2004 Je glande copieusement. Eh ! Ben Oui ! Deux jours de suite !

Jeudi 25 Février 2004 Je récupère mon appareil qui avait ingurgité un peu de poussière. Bien entendu quelques ballades dans Bangkok.

Vendredi 27 Février 2004 Je glande copieusement. Je fais connaissance de Yuree que je dois revoir demain.

Samedi 28 Février 2004. Je glande copieusement toute la journée. J’essaie d’avoir Fon, une fille sympa que j’avais connu lors de mon premier séjour à Bangkok, au téléphone mais son portable me renvoie des borborygmes bizarres que je ne comprends pas. Le soir je rencontre Yuree et une de ses copines, avec qui je soupe. Je leur offre un pot à Khao Sarn Road pour mon anniversaire. Après des conciliabules en Thaï, l’amie s’échappe pour, soit-disant, aller acheter des cigarettes. Elle revient après être passé dans un Seven Ilven, une boutique genre petit Casino ou Etoile des Alpes qui fourmille à Bangkok et où on trouve de tout. Elle revient avec un gâteau et des bougies (Oh ! Pas 56, ça aurait coûté plus cher que le gâteau) Je suis très ému et offre un deuxième cocktail.

Dimanche 29 Février 2004 Plus qu’un mois ! Je prépare mes sacs pour partir pour le Cambodge. Je dois passer la journée avec Yuree, mais celle-ci change d’avis et préfère suivre ses amis qui vont passer quelques jours à Pattaya. Je passe dire au revoir à Frank, le grand argentier qui – les boules – part demain pour Paris.

Lundi 1er Mars 2004 Départ laborieux pour le Cambodge par bus. Tous les taxi meter (Taxis officiels avec un compteur) veulent bien m’emmener à l’immense gare routière, mais en débranchant leur compteur. TOUJOURS refuser cette pratique ! C’est à coup sur une arnaque. Et le prix du taxi honnête qui me ‘’charge’’ me le confirme. 80 Bath au lieu de 200 demandé par les ‘’dégourdis’’. Je fais le voyage en bus ‘’gouvernemental’’ moins air conditionné que les bus VIP, mais moins chers et les voyageurs sont des Thaïs sympas. Le CAMBODGE L’autre pays du sourire

La monnaie officielle est le Riel. La monnaie réelle est le $US 1$ = 3950 Riel 20 Riel cambodgien = 0.004270 Euro 20 Euro (EUR) = 93'685.1 Riel cambodgien (KHR) Le voyage est un retour vers l'essentiel. Proverbe tibétain Les voyages améliorent les sages et empirent les sots. Proverbe Anglais. A la frontière, une meute de gamins qui font la manche. Changement de niveau de vie. Le chauffeur du minibus qui va à Siem Reab (ou Siem Reap), est aussi patron d’une Guest House où, bien entendu, il nous propose de nous emmener. Comme elle est à 3$ la nuit - Eh ! Oui, ici la monnaie officielle est le Riel mais la monnaie réelle est le $ US. Rageant - Je dois renégocier, car il n’y a plus de chambre ‘’single’’ et me retrouve avec une double pour 3$ : bien joué !

Mardi 2 Mars 2004 Je ne vais pas à Angkor aujourd’hui. Je préfère visiter la ville de Siem Reab. Bouleversant, le nombre de mendiants auxquels il manque une jambe. Hou ! La ! La ! Les Tuk-tuk et autres ‘’motorbike drivers’’ sont certainement des petits fils du Grand Kaskouï.

Mercredi 3 Mars 2004 Angkor : GRANDIOSE. Certainement une des sept merveilles du monde actuel, comme les Pyramides d’Egypte, Venise, Le Taj Mahal à Agra, en Inde, L’Eglise de Brou à Bourg en Bresse, etc. . . . Les temples sont splendides. La descendance du Grand Kaskouï n’est certainement pas près de s’éteindre avec cette lignée des marchands de boissons, livres, T-shirts, statues, bijoux, guimbardes, flûtes et souvenirs en tout genre qui grouille autour de chaque temple. Le premier jour, je commence par le Bayon, majestueux, avec ses figures sculptées monumentales. Sur le livre d’or, j’écris : ‘’Tout à la main comme à Bayon’’, un slogan rugbystique des années passées. Ensuite la Terrasse des Eléphants, superbe dans la lumière du matin. Et le Ta Phrom (où a été tourné le film ‘’Les deux frères’’ de Jean Jacques Annaud ; les héros sont deux tigres et ce temple) : Magnifique. Les racines des ‘’fromagers���’ (arbres et pas marchands de Camemberts) se marient, s’entrelacent avec les pierres du temple : Splendide, fantastique et merveilleux. Et le magistral et monumental Angkor Vat. Il n’y a pas de mots pour décrire cette splendeur immense dans la lumière de la fin d’après-midi. Ce temple est dédié à Vishnou (la paix, bien sur : N’est-ce pas Pierre Dac et Francis Blanche ?) Je discute avec un bonzillon qui est en train de passer son CAP de Bonze : Ca* le rend malade. S’il réussit, il pourra aller en Thaïlande étudier gratuitement l’informatique : Ici, ça lui coûterait très cher. * Voir le 24/01

Jeudi 4 Mars 2004 Déjà ! Aujourd’hui je me contente de deux temples : le Ta Som avec la porte avant représentant un visage monumental, comme ceux du Bayon et la porte arrière mêlée aux racines d’un arbre (Banion ?) et le Bantey Srey, un petit temple mignon mais en travaux ! Je prends quelques guimbardes en Bambou pour moi et pour Frank qui me le demande par mail, mais il s’y prend un peu tard, car il y en a peu au marché de Siem Reab et mon passeport d’Angkor est terminé ; je n’y retournerai pas ! Ces guimbardes sont faites par des bergers qui en jouent pour passer le temps – dixit un vieux Khmer francophone.

Vendredi 5 Mars 2004 Une petite visite de la ville et je me marre un bon coup lorsque je passe devant le bâtiment de la police dont une porte exhibe la plaque ‘’ Serious Desk Office’’ (Bureau des Crimes Sérieux), mais je ne vois pas celui des ‘’crimes marrants’’. Il doit être derrière. Le vieux Khmer francophone d’hier m’emmène sur sa mobylette à une Fête avec un orchestre traditionnel. C’est l’anniversaire de la mort d’une respectable mammie.

Samedi 6 Mars 2004 Départ de Siem Reap pour Phnom Penh La route semble belle, mais ça dure une dizaine de kilomètres. Ensuite c’est une alternance de passages rares de route goudronnée et de labours. Comme le bus est un rescapé des années 50, avec des amortisseurs et des sièges fatigués et que je viens de me taper 3 jours de motorbike à Angkor, je ne vous raconte pas l’état de mon cul à l’arrivée. Je vais bien avoir besoin d’un massage ! Je vais loger à la ‘11 Happy GH’’ dans une rue plutôt pouilleuse, près de la mosquée. Le resto donne sur un lac magnifique. J’y mange un délicieux Bœuf Hammok ( ?) au lait de noix de coco. Par contre l’environnement sonore laisse à désirer. Une meute ‘’d’anglosaxophones ‘’ regarde à la télé un match du championnat anglais. Faire 10000 Km pour venir voir les matchs qu’ils auraient pu voir en restant chez eux : Bravo ! Devant, côté lac une autre meute ‘’d’anglosaxophones ‘’ écoute de la Techno. Le mariage des deux bruits est d’un effet bœuf, mais pas Hammok, celui-ci.

Dimanche 7 Mars 2004 Frank est arrivé en France où il fait beau. Ici, dès qu’un jeune a un peu d’argent, il s’achète un(e) motorbyke, hybride entre le scooter et la mobylette et, comme il y a peu de taxis et plus beaucoup de pousses pousses, ils se proposent pour véhiculer les voyageurs. Mais comme il y a beaucoup plus de motor bykers que de touristes et que, si on ne marchande pas âprement les prix sont prohibitifs, ceux-ci voyagent souvent à vide et passent leur temps à accoster les touristes qui marchent à pied : « Motor byke, Sir ? » C’est des petits fils du Grand Kaskouï dont la lignée n’est pas près de s’éteindre. ( Gamins de Mopti ou de Tombouctou : « Tu as un cadeau, ou un Bic, pour moi ? » ; Marchands d’artisanat Touareg à Tombouctou ; Guides du Pays Dogon à Sévaré (Mali) très bien placés dans le classement ; Tuk Tuk de Thaïlande ou du Laos ; les femmes Akha marchandes d’artisanat en Thaïlande et au Laos ; Les vendeurs de souvenirs en tout genre des temples d’Angkor ; les motor byke drivers du Cambodge ; les forains du Night Market de Chiang Maï ; etc. . . . On voit que ce n’est pas une espèce en voie de disparition : inutile de créer une ONG pour lutter pour leur survie. Le vieux marché de Phnom Penh est crade ; je n’ai même pas envie d’y manger ! Phnom Penh doit être une ville vachement polluée, car de nombreuses personnes portent un masque sur la bouche et le nez.A moins que ce soient des terroristes ou des anciens amis de Pol Pot. Qui ne veulent pas être reconnus. J’en doute vu leur age ! A un coin de rue, je tombe sur un podium avec une chanteuse un orchestre et des danseuses. Je tente de me renseigner auprès des spectateurs, mais personne ne semble parler anglais. Elle restera donc pour moi, l’inconnue la plus célèbre du showbiz cambodgien. La nourriture est moins bonne au Cambodge qu’en Thaïlande ou au Laos. Ce soir je me nourri dans une gargote et le banana shake au bar de la GH est trop sucré. Une radio diffuse des chansons sirupeuses à souhait, des reprises des tubes des années 70. Imagine de John Lennon en khmer : Grandiose. S’il entendait ça, son assassin ne le tuerait pas pour qu’il ne se retourne pas son cercueil ou son urne funéraire.

Lundi 8 mars 2004 Comme j’ai une velléité de ‘’tourista’’, je me bois un Coca. Pourquoi écris-je ce mot avec une majuscule. Ce liquide est à peine buvable avec du whisky, alors seul . . . On me sert en plus, tradition oblige, un verre de thé glacé encore plus mauvais que le Coke. Ce n’est pas peu dire. Le Coca, tous les routards vous le dirons est souverain contre les débuts de diarrhée. Si ça persiste, prenez votre ‘’élixir paracollique’’ habituel ou une boulette d’opium. Le véritable Elixir Parégorique a été interdit car, justement il contenait de l’opium et les accros s’en gavaient en fin de mois car il devait être moins cher que l’héroïne. Le Coca, est aussi souverain pour nettoyer l’argenterie, les tables en Formica, les éviers en inox, les dérailleurs de vélos, les enjoliveurs de roues de voiture, les pierres tombales, les cuvettes de WC jaunies, les tuiles vernissées, les tuiles non vernissées, les lunettes de soleil de marque Ray Bann, les bouillottes en cuivre, les chaudrons à confiture en cuivre, les pare-brise de Boeing 747, et les vieux meubles, déboucher les collecteurs d’égouts et les fosses septiques, et détruire, pas très écologiquement il est vrai, les pucerons des choux-raves et des topinambours. Cette boisson, ce breuvage devrais-je dire n’a malheureusement aucun effet sur la connerie humaine. Regardez, le meilleur exemple, ou le pire plutôt : Georges Debelyou Il en boit des quantités depuis qu’il a été sauvé de l’alcoolisme par la religion. Pas par Dieu ou Jésus, mais par la religion. Dieu doit s’en mordre les doigts, d’avoir laissé faire ce sauvetage. Donc il en boit beaucoup et ça se voit à son air constipé ! Coup d’œil au Centre Culturel Français : Pratiquement vide ! C’est normal car aujourd’hui c’est le 8 Mars, le jour de la femme, me dit la tenancière de la cafeteria ! Et peut-être aussi parce que les tarifs des cours sont prohibitifs ! Le jour de la femme est très important au Cambodge, parait-il ! D’habitude, elles triment comme des mulets, aujourd’hui, elles ne travaillent que comme des ânes. Ho ! Le bord du Mékong est très beau en fin d’après midi, mais on ne peut y boire une bière ou manger comme à Ventiane.

Mardi 9 Mars 2004 Je pense à aller à Sihanoukville, le saint Trop cambodgien d’où je rejoindrai la Thaïlande. Ici, la marque de cigarettes à la mode n’est pas Marlboro ou Camel, mais les cigarettes Alain Delon : ‘’The taste of France’’ ! Non ! C’est sérieux ! Ce n’est pas une facétie des Guignols mais bien la réalité.Le grand acteur utilise son nom et sa notoriété pour refiler le cancer aux Cambodgiens qui ont réussi à survivre à Pol Pot et aux Khmers Rouges. Sympa ! Un problème, en Asie du Sud-est est celui des monnaies. Au Laos, la monnaie officielle est le Kip, mais la monnaie la plus utilisée est le Bath Thaïlandais et le Kip sert de petite monnaie et lorsque tu reviens en Thaïlande même les mendiants ne veulent pas de kips d’où mon investissement à la frontière dans une magnifique cloche de vache avec laquelle j’ai fait éclater de rire tout un bus. Ici au Cambodge, la monnaie officielle est le Riel, mais la monnaie réelle est le $ US. Il parait que cette utilisation du $ revient à payer un impôt de fait aux USA ! On m’a expliqué ce mécanisme, mais mon désintérêt pour la finance et tout ce qui tourne autour m’a fait oublier les détails de cette démonstration. En rentrant à ma GH, je tombe sur deux couples de Français qui cherchent à voir le lac. Je les invite à pénétrer dans le salon de celle-ci car la rive de ce côté est toute couverte de maisons et il n’y a pas de point de vue sur le lac. Ils en profitent pour manger là ! Un des deux couples est de Bourg en Bresse, du quartier des Vennes à 300 mètres à vol d’oiseau de chez moi. Ils arrivent du Vietnam qu’ils ont beaucoup aimé, à part les motorbikes qui semblent s’être lancé avec ceux du Cambodge dans une grande compétition internationale et qui auraient une bonne longueur d’avance pour le titre de Grand Kaskouï ! J’espérais photographier le Palais Royal mais s’il était illuminé hier soir, c’est en raison du jour de la femme. Ce soir : Rideau ! En rentrant je rencontre des filles cambodgiennes, jeunes, jolies et sympa Je bois un pot avec Mary, enceinte de 6 mois et Kim qui travaille dans un bureau pour payer les études de son frère. Elle souhaite que je sois son ami, pas son petit ami, bien sur : Elle est à peine plus âgée que mon fils !

Mercredi 10 Mars 2004 Je décide d’aller faire couper mes cheveux qui commencent à me tenir chaud aux oreilles ! Vers le marché central, j’ai repéré quelques salons pleins de coiffeuses toutes plus mignonnes les unes que les autres. Je demande si elles parlent Anglais et si elles peuvent s’occuper de ma capillosité. « Yes ! Of course ! » Pas de problème ! Ben ! Si Problème, justement ! Ce ne sera pas une des beautés khmères qui me prendra en ciseau, mais une sorte de Taras Boulba sorti comme par hasard de l’arrière boutique où il devait faire une petite sieste. Je ne sais s’il est mal réveillé ou si c’est la mode ici, mais il me coupe d’abord les cheveux et me fait faire un shampoing ensuite par une shampouineuse qui m’emmène ensuite dans une pièce arrière pour me rincer la tête avec vigueur ! La patronne me propose un massage mais j’ai peur qu’elle aille chercher Bruce Lee et je décline l’invitation.

Jeudi 11 Mars 2004 Départ à 12h30 précise de Phnom Penh ! Rare par ici, même si les horaires sont moins fantaisistes qu’au Mali, par exemple. La route est magnifique. Un motorbyke driver me trouve une GH avec une chambre avec toilettes et douches, à 4 $, sous un toit de tôle avec un escalier acrobatique qui mène aussi à la réserve d’eau. Le chauffage fonctionne bien. Heureusement, le ventilateur est puissant. La plage est magnifique avec d’immenses parasols en paille : exotique ! Je joue au foot avec les femmes d’une famille cambodgienne. J’essaie de me faire passer pour Zidane et je fais illusion car elles ne sont pas de super footballeuses. Elles me donnent rendez-vous pour le lendemain ! Sympa.

Vendredi 12 Mars 2004 Dés le matin au réveil, le motorbike driver qui m’a amené hier me demande où je veux aller, avant même que je boive le café pas très bon de la GH. Déjà ?!? Je lui dit qu’il arrête de ‘’broke my balls’’ et il se vexe un peu ! Sihanoukville se veut à l’image du Cambodge et comme dans d’autres lieux du pays, il y a des endroits très sales. Et les motorbike drivers . . . Et les serveurs et serveuses de restaurant, les boutiquiers trop obséquieux . . . Par contre les gens qui ne sont pas en contact avec les touristes sont exceptionnels, encore plus sympas et souriants qu’au Laos ! J’en veux pour preuve la famille des footballeuses d’hier soir que je rejoins à la plage, sous le plus grand parasol. Un des fils est émigré à Boston et est venu avec sa femme passer les vacances au pays. Il a loué un minibus pour une semaine et a amené toute la famille de Phnom Penh à Sihanoukville. Là, ils sont en train de manger sur la plage, de se gaver de crabes. Je lui demande s’il les a pêché lui-même. « Non ! Je suis allé au marché et j’ai acheté tout ce qu’il avait à un mareyeur. » Il y a de quoi se régaler et comme je suis invité, je me régale. Les bières Henekein coulent à flots ! Je lui demande pourquoi il n’achète pas de bière ‘’Angkor’’, nettement meilleure : « Parce que aux USA, la Henekein c’est la plus chère, DONC, c’est la meilleure ! » CQFD ! Ensuite, toute le famille et moi, nous amusons comme des petits fous au ‘’donkey’’ pendant au moins trois heures. Quand je dis toute la famille, c’est toute la famille La grand-mère, les fils et les filles, et les petites filles ! Le ‘’donkey’’, le singe, c’est un jeu de gamins. Tout le monde se met en cercle dans l’eau et le ‘’donkey’’ se met au milieu et doit attraper le ballon que les autre se lancent. Tout le monde rit comme des gosses ! Et on joue comme ça pendant au moins trois heures. L’eau est si chaude que lorsqu’on pisse dedans – ne rigolez pas vous l’avez tous fait à Palavas-les-flots, à Meschers sur Gironde, à la Bourboule ou à la piscine, pas du haut du plongeoir, quand même – ça la rafraîchit ! Je ne me suis jamais baigné dans de l’eau aussi chaude. Et le coucher de soleil ! Je n’ai pas mon appareil !

Samedi 13 Mars 2004 Le port de Sihanoukville est bien moyen. Nouvelle journée avec Navy (Eh ! Oui ! C’est un prénom féminin ici au Cambodge !) et sa joyeuse famille Les garçons jouent aux cartes, à un jeu auquel je ne comprends rien ! Mais celui qui perd la levée doit boire une bière. Je ne vous raconte pas l’état de certains d’entre eux en fin d’après midi. Le coucher de soleil est moins beau que la veille mais au moins aujourd’hui, j’ai mon appareil !

Dimanche 14 Mars 2004 Discussion avec les Motorbyke drivers qui ne comprennent pas qu'il ennuient les touristes à toujours leur demander : « Motorbyke, Sir ? ». Ils ne veulent pas admettre non plus que la vie soit plus chère ici qu’en Thaïlande ou au Laos. Hier soir, du fait de l’état des frères de Navy nous ne sommes pas allé au dancing comme prévu. Ca sera pour ce soir, paraît-il ? ‘’Biba club’’ ! Un mélange de karaoké et de dancing. J’apprends des chorégraphies qui feraient pâlir d’envie la ‘’Star Academy’’ Navy part demain avec sa famille ! Elle ne veut pas rester quelques jours de plus. Elle veut partir avec le reste de sa famille, en minibus et elle doit rouvrir sa boutique Donc, moi aussi ! Je vais regagner la Thaïlande. Nous resterons en contact et peut être nous reverrons nous !! Inch’Allah !

Lundi 15 Mars 2004 Départ en bateau climatisé pour rejoindre la Thaïlande. On doit d’ailleurs terminer en pick-up ! Puis je réussi à trouver un minibus qui va à Trat, d’où je pourrais aller à l’île de Koh Chang qui doit son nom à ce qu’elle a la forme d’une tête d’éléphant ! Trat, petite ville même pas mentionnée dans le ‘’Guide du Routard’’ Une petite GH sympa ! Et des fabuleux fruits de mer au Night Market ! Délicieux ! Plus quelques couques au coconut, un ‘’banana Röti’’ à l’Indienne. Elle est pas belle la vie ? Et en plus, le service est rapide. La bière est fraîche. Ici, il y a des frigos ! Au Cambodge, les boissons fraîchissent dans des coffres isothermes avec des pains de glace. Elles semblent fraîches mais tiédissent vite ! Je suis content de retrouver la Thaïlande et ses prix sympas et où de joyeux e-mails m’attendent sur le net ! Je salive en voyant les nombreux salons de coiffure où de belles coiffeuses shampouinent ou dégagent les oreilles aux hommes. L’une d’elle porte même un masque sur le nez et la bouche. Elle a du mal lire le journal et confondre grippe du poulet avec fièvre du cochon (qui sommeille . . . c’est bien connu)

Mardi 16 Mars 2004 Journée à glander, à écrire les dernières cartes postales, à prendre quelques photos, à envoyer quelques e-mails et à me régaler au marché à midi et au marché de nuit avec des fruits de mers tout frais qu’ils en bougent encore les oreilles.

Mercredi 17 Mars 2004 Nous nous retrouvons toute une bande de francophone dans le bateau pour aller à Kho Tchang ! Le taxi collectif commence à nous escroquer ! La route pour aller à View Beach est très longue et sinueuse. Les bungalows sont beaux et la GH est sympa. Mais la plage est en rochers coupants et il sera difficile de s’y baigner. Kho Chang est sensé être un parc naturel mais ça bétonne à tout va ! ‘’Arrêtez le carrelage !’’ Ca me fait du bien de parler français avec Thierry, Laure, Laurence et italien avec Eva. Je vais certainement rester quelques jours avec eux. On arrive dans une GH magnifique, la Best View Hut, avec un accueil restaurant splendide et une ‘’accueilleuse’’ encore plus belle et des bungalow sympas. Par contre la plage est rocheuse et les prix du resto sont assez élevés. Je ne vais certainement pas insister ici.

Jeudi 18 Mars 2004 Rien de spécial. Avec Laure et Thierry, nous décidons de changer de plage et d’aller dans une GH indiquée par le guide du Routard : La K P bungalows. La plage est splendide sous les cocotiers. Je ne comprends pas pourquoi on a choisi le sapin comme arbre de Noël ; le cocotier à une autre gueule. L’eau est délicieuse, moins chaude qu’a Sihanoukville. Farniente.

Vendredi 19 Mars 2004 Journée plage avec un bouquin de ‘’Bragon the Bath’’, un écrivain français qui se prend pour San Antonio. Il est édité en Thaïlande (300baths) et doit y vivre car il connaît le Pays.Il a de très bonnes choses et d’autres plus lourdes. Ses pseudo citations de Confucius, ‘’le livre des profondes platitudes’’ sont excellentes : ‘’Si le travail était si bon que ça, les riches prendraient tout et nous laisseraient que les miettes’’ Sinon Farniente.

Samedi 20 Mars 2004 Beaucoup d’activités aujourd’hui, des activités très dures et fatigantes : Plage, farniente, glande, une petite sieste et une petite heure de hamac tendu entre deux cocotiers. Finalement j’ai acheté un hamac, costaud, pour renouveler l’expérience dans mon jardin. Laure et Thierry partent pour Bangkok et vont aller dans les îles de la mer d’Andaman plus au sud.

Dimanche 21 Mars 2004 Le temps passe vraiment vite. Il reste un peu plus d’une semaine. J’ai un peu le blues en pensant à ça. Je fais une promenade, par le route jusqu’au village de Khlong Praho, minuscule village de pêcheurs dit le Guide du Routard. Tellement minuscule qu’il n’y a en fait que des boutiques à touriste, des restos, des locations de scooters des agences de voyages et des organisateurs de plongée et de SNORKELING. Même les Français, maintenant, font du SNORKELING. : « C’est quoi, ça ? » Si tu plonges avec des bouteilles, tu forces le respect. Tout le monde revoit ‘’20 000 Lieus sous les Mers’’, Cousteau ou la COMEX, voire James Bond ; mais si tu te ballades avec des palmes et un tuba, en apnée, là, tu passes pour un charlot, genre grand gamin, plutôt fauché, échappé d’une colonie de vacances. Alors tu fais du SNORKELING. C’est la même chose, mais en anglais, tu as l’air moins con. Ca fait moderne, nouveau, ça vient de sortir, dans le vent, ‘’in’’, ‘’fashion’’, quoi ! Ah ! Paraître ! Vous comprenez pourquoi je fuis les coins à touristes. Heureusement, ici à Kho Chang, il y en a peu car la saison est pratiquement finie : le gros des ‘’doryphores’’, comme on dit en Maurienne est ici en Janvier/ Février. Le propriétaire de KP Bungalows est en train de renouveler son parc cet il a pratiquement terminé de reconstruire tous les ‘’huts’’, en bois couvert de paille, à l’ancienne. Ses voisins ont été plus ‘’modernes’’ : L’un a fait des bungalows en préfabriqué, très laids ; l’autre a fait un hôtel genre temple bouddhiste, tout aussi laid. Il gardera les même prix : ceux qui sont loin de la mer continueront à être abordables. Sympa, un mec qui comme Hawa, au Nord Mali, ne court pas les $. Kho Chang est soit-disant un parc naturel, mais comme ici la corruption est, si j’ose dire, monnaie courante, les constructions bétonnées poussent comme des inocybes de patouillard. Ainsi, les anglosaxophones pourront venir se gaver de Heineken, de Coca (au mépris des fabuleux jus de fruits artisanaux), de pizzas, de hamburgers, et de french fried potatoes. Ici les ouvriers construisent de splendides bungalows en deux ou trois jours. Mais qui cela intéressera-t-il ? Des Thaïs relativement peu argentés et des Fernands un peu nostalgique. C’est Dimanche. Ils travaillent depuis 8 heures du matin : 9 heurs de travail par jour, avec une demi-heure de pause pour manger, 7 jours sur 7. J’ai aperçu leur logement : un baraquement en tôle chauffée à blanc toute la journée. Ici, pas de congés payés, pas de 35 heures hebdomadaires, pas de sécurité sociale, pas d’ Assedic et d’indemnités de chômage et pas de retraite. Ernest Antoine Seillière rêve de telles lois sociales pour la France. Peut-être est-ce lui qui les a dictées pour faire un laboratoire. Continuez à voter pour ses copains, il va vous arranger ça, en France. Le soleil couchant embrase tout le golfe de Siam, ici en Mer de Chine. Je regarde ce soleil qui éclabousse l’horizon, la petite île où un vieux rafiot hors d’age à conduit des touristes fauchés pour faire du SNORKELING et d’autres un peu plus aisés faire de la plongée, de la vraie, du DIVING.

Lundi 22 Mars 2004 Départ de Kho Chang pour Trat ou je retourne avec plaisir. En fait j’aime bien les villes que le guide du Routard trouve sans intérêt ou même ne connais pas comme Trat. J’y passerai la nuit, juste pour faire un tour au marché de nuit où on mange de si délicieux fruits de mer. En fait Serge, le Français qui tient ‘’ Tratosphère’’, une boutique d’artisanat et de bouquins d’occase, où je suis allé changer un livre, passe à Dream GH pour nous - je voyage avec une Belge que j’ai rencontré à Kho Chang et qui m’avait vu, parait-il à Tavee GH à Bangkok - conseillé d’aller à une fête nocturne en l’honneur d’un ancien roi, Rama V. C’est plutôt une sorte de foire mais on y mange aussi des fruits de mer délicieux.

Mardi 23 Mars 2003 Départ pour Bangkok en minibus. Le chauffeur casse la base en plastique de mon sac : GRRRR !!! J’ai acheté deux chapeaux locaux pour faire des abat-jour, dans la maison de moi, à Peronnas – France. Je n’y crois pas : Comme pour mon retour du Laos, il y a une fête dans le quartier de Tavee GH. En l’honneur de mon retour, probablement ! Cette fois c’est l’ordination de jeunes bonzillons, avec repas pour les familles et les habitants du quartier et spectacle de chants et danses. Qu’est ce que ça sera lorsque je reviendrais après Sept mois en France. A une table, il y a une femme avec un magnifique chapeau rouge. Je vais chercher mon appareil pour prendre un cliché et un de ses convives me photographie avec elle.

Mercredi 24 Mars 2004 Dans les paquets que j’avais laissé dans la salle des consignes de Tavee GH, un des orgues à bouche en calebasse est brisé. : Et cela malgré les avis – FRAGILE - HANDLE WITH CARE - que j’avais écrit sur le sac. GRRRRRR ! ! !. Merci les routards !

Jeudi 25 Mars 2004 Matinée cool. Tavee GH est particulièrement calme ce matin et je dors jusqu’à plus de neuf heures. L’après midi je prends un bus pour aller jusqu’à Bo Bae Market. Immense : un des deux ou trois marchés de gros, demi-gros et détail pour tout ce qui touche aux vêtements, de Bangkok. Les 6 ou 7 premiers étages d’une tour rose (et parait-il une autre tour voisine) et tous les quartiers environnants. Plus grand que Bourg en Bresse. Il y a peu de copies. Vous pouvez acheter un t-shirt ou le stock complet pour une saison d’habillement masculin et féminin pour une chaîne de grand magasins français : « Pour quand ? - Pour demain, c’est possible ? - Oui ! Même pour ce soir, si vous voulez ! »

Vendredi 26 mars 2004 Le Pont de la Rivière Kwaï, Le cimetière des Anglais du Pont de la Rivière Kwaï, le musée du Pont de la Rivière Kwaï, la gare du Pont de la Rivière Kwaï, les ‘’waterfalls (presque à sec à cette époque’’ du Pont de la Rivière Kwaï, les restaurants du Pont de la Rivière Kwaï, les marchants de bibelots et de souvenirs du Pont de la Rivière Kwaï. Voilà une affaire rondement menée : Le ‘’merchandising’’ du Pont de la Rivière Kwaï est bien organisé, à la Thaïlandaise qui sont très capables de rivaliser avec les occidentaux sur ce terrain. Ce sale moment de la dernière guerre fait vivre pas mal de monde : à quelque chose, malheur est bon ! Je ne m’éternise pas et souhaite aller au Wat Pà Luang Ta Bua, le monastère du Tiger Conservation Project.
http://www.openworldthailand.com/index.cfm?menuid=69 Depuis que j’ai vu ce magnifique film de Etienne VERAHEGEN, ‘’’Little Buddhas and Tigers’’ sur ce monastère où des moines sauvent des tigres orphelins dont les parents ont été braconnés, j’ai eu envie d’aller les visiter. Comme ils connaissent l’homme, ils ne sont pas remis en liberté car ils seraient trop vulnérables. Il y a aussi d’autre animaux sauvages : buffles, cerfs, sangliers, paons, mouches. Des mouches qui ne font certainement pas les dégourdies avec les tigres mais viennent agacer mes jambes nues. Les fauves sont encore en cages : les jeunes d’un côté, les adultes de l’autre, tant que le personnel ne peut veiller au grain et que le parc est ouvert au public.Vers 14h30, les employés décrochent les tuyaux et vont jouer à doucher les tigres, avec du shampoing, s’il vous plait. Un seul tigre adulte n’apprécie pas la toilette ; les jeunes s’amusent comme des petits fous. Aujourd’hui, il y a Diane SMITH, la présentatrice vedette d’une télé australienne qui tourne une émission sur les voyages en Thaïlande. Elle doit des promener avec un tigre en laisse, mais ceux-ci n’obtempèrent pas tant que le bonze responsable n’est pas arrivé. A ce moment, ils deviennent gentils comme des moutons et obéissent à son autorité douce. La vedette se promène avec un jeune tigre, puis un autre et un adulte : « Coupez ! Elle est bonne ! » Ensuite les tigres adultes vont somnoler dans un sorte de carrière et je suis invité à aller en caresser un qui fait bien ses 300 kilos et à lui donner du lait en poudre à lécher dans ma main ! Je sens sa langue râpeuse comme celle d’un petit chat ! Je touche même une de ses canines. Je n’ai pas un centième de seconde de peur ou même d’appréhension. Je ne pense même pas que je devrais avoir peur. Mais je ressens une joie immense, une véritable jubilation lorsque ce gros Méou me lèche la paume. Il a l’air de me trouver sympa, mais un peu trop gros pour son goûter. S’il avait décidé de me mordre la main, il m’aurait arraché l’épaule. Et dire que j’avais peur de me retrouver nez à nez avec un tigre lorsque j’étais perdu, en motorbike, dans la jungle du côté de Vang Vieng au Laos, alors qu’ils sont sympas comme des gros chats ! Le docteur Somchai VISASMONGKOLCHAI, le sympathique vétérinaire du projet, me dit qu’ils vont essayer de faire un parc zoologique comme à Thoiry ou à Sigean. Sur les 11 occidentaux qui étions dans le minibus, je suis le seul qui soit venu voir ces matous. Les autres ont préféré visiter les chutes d’eau à moitié asséchées. Très bonne journée ! Point d’orgue de cette fin de séjour.

Samedi 27 Mars 2004. Dans trois jours je lève l’ancre. Je regrette de ne pas être allé n Birmanie et au Vietnam. Mais trois mois, c’est trop court ! Je glande un peu dans le quartier de Tavee GH. Je passe une très bonne après midi avec Fon que j’ai enfin réussi à joindre au téléphone. Le soir je vais discuter et boire une ou deux bières Avec Maha, Joy et la petite Natalie. Je lui enverrai un CD gravé avec Nathalie de Gilbert Bécaud et des contines. C’est une famille ave qui j’ai noué une relation d’amitié, dans le quartier de Tavee GH.

Dimanche 28 Mars 2004 Je ne pourrai pas passer la journée avec Fon, comme nous avions prévu. Elle a encore trouvé un travail. Désolant. Je vais faire un tour Au week-end market où j’achète un chapeau de paysan Thaï, un oiseau sur sa branche et des éléphants volants. Eh ! Oui !

Lundi 29 Mars 2004 Je glande copieusement. J’ai un peu les boules de partir demain. La seule chose qui me donne envie de rentrer, c’est mon fiston unique et préféré, Dominique. Lui seul me manque. Et aussi mes amis, un peu !

Mardi 30 Mars 2004 «Voyager, c’est aller chercher loin, le plaisir de rentrer chez soi.» L’oncle de Patrick Ferrand Taxi pour l’aéroport. Je ne revois pas le sosie d’Alima. Je verrai l’original à mon retour à Bourg Au revoir Bangkok ! Au revoir l’Asie ! A bientôt !

Mercredi 31 Mars 2004 Escale à Barhein où l’aéroport est décoré aux couleurs d’écuries automobiles, car le week-end prochain, il y aura le grand prix de Formule 1 de Barhein, justement. Paris Charles de Gaulle. Un TGV Lyon Part Dieu Et mon pote Jean Luc ! Et un repas à Villars les Dombes ou je mange enfin du fromage ! The End Conclusion en forme de conclusion, bien sur! « Alors, en conclusion, Fernand, ce voyage, bien passé ? - Très, très bien, Fernand ! - C’était l’aventure ? - Non ! L’aventure, c’est aller là ou il y a du danger, des risques, d’aller où la main de l’homme n’a jamais mis le pied. En Asie du Sud Est, même dans des villages très reculés, il y a moins de danger que dans nos villes dites civilisées. - Qu’en retiens tu ? - Des quantités de choses et surtout des images très fortes ; j’en ai plein les yeux : Bangkok, qui m’a mis une bonne claque mais que j’aime bien malgré sa pollution, son niveau sonore ; les marchés colorés et odorants ; la nourriture aux goûts nouveaux et épicés ; les fruits tellement sucrés et parfumés ; la Akha Hill Guest house dans la jungle ; la Nam Tha River aussi dans la jungle ; le Mékong en speed et en slow boat ; Angkor Vat et le Ta Phrom où les pierres se marient avec les racines des arbres ; Luang Prabang, cette magnifique ville ; les 4000 Islands sur le Mékong ; la langue râpeuse des tigres que j’ai caressés et auxquels j’ai donné du lait en poudre à lécher dans la main au Wat Pà Luang Ta Bua, prés du pont de la rivière Kwaï. Et puis surtout les gens ; leur sourire ; leur propension à rire ; leur facilité à ne pas se prendre au sérieux et à ne pas dramatiser, à ne pas faire une montagne de choses insignifiantes ; leur gentillesse, leur ouverture d’esprit ; leur générosité ; les instants magiques que j’ai partagé avec eux, difficilement ‘’transcriptibles’’ sur papier. Et trois mois sans chaussettes ; sans slip ; sans mal de dos ; sans administratifs ou commerçants, qui font la gueule ; sans presque une goutte de pluie ; sans contraintes, mais sans fromage à part la Vache qui Rit sur le Mékong. Trois mois de soleil, lorsque en France on ‘’se les pèle’’. Trois mois de liberté. - Tu n’as pas été malade ? - Penses-tu ! Je n’ai même pas pensé que j’aurais pu être malade. La grippe du poulet ne m’a pas effrayé. J’ai surtout craint la fièvre de la poulette, mais ça s’est très bien passé. - Ah ! Les nanas ? - Ahhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Les nanas ! ! ! ! . . . - Et qu’as-tu appris ? - Quelques mots de Thaï, de Laos . . . que les tigres sont des gros chats et quelques petites autres choses. Que pour les gens là-bas et surtout pour les femmes, je n’étais pas un ‘’vieux’’, un gros, Et que ce n’étais pas important si je n’étais pas pourri de fric, si je n’allais pas dans des hôtels luxueux, si je n’avais ni yacht, ni Roll’s, ni palais avec piscine, ni abdominaux en tablette de chocolat. Et les femmes là-bas - les femmes normales, pas les hôtesses des bars et autres professionnelles qui ne m’intéressent pas - sont beaucoup plus ouvertes qu’ici et pour elles coucher avec une homme n’est pas particulièrement ‘’tragique’’. - Et sur toi, Fernand, as-tu appris quelque chose ? - Oui ! Bien sur, Fernand ! J’ai appris à sourire, vite refroidi en rentrant en France, de peur de passer pour un extra terrestre ou ‘’un homo, comme ils disent’’. J’ai appris que je croyais être gentil, mais je suis presque une peau de vache par rapport aux Thaïs aux Khmers et au Laos. J’ai appris, quelque chose d’extrêmement important, que je soupçonnais déjà mais que j’ai vérifié là-bas : Qu’il ne faut pas être heureux pour sourire, mais qu’il faut sourire pour être heureux. Les choses ne sont pas comme nous le croyons ici : C’est sourire qui rend heureux, pas le contraire ! Le sourire donne le sourire intérieur Eh oui ! Vous ne me croyez pas, alors essayez ! Si je peux vous faire passer ce message, je n’aurais pas écrit ce texte pour rien ! - Alors, le prochain voyage ? Le Mozambique, la Moldavie inférieure, la Bosnie Herzégovine, le Zambèze ou Le Guatemala ? - Pas du tout ! Je crois que je vais retourner là-bas, mais pour 5 ou 6 mois, au moins. La Birmanie, le Vietnam, la Malaisie, l’Indonésie, etc. J’ai trouvé un vol Paris Bangkok aller/retour pour 528 Euros, Plus de 200 euros de moins que pour celui-ci ! - Pas cher ! - Si je vends 53 exemplaires de ce texte à 10 Euros pièce, ça me paye le voyage* ! - Bonne idée, Fernand ! Je t’en prends un ! - T’es con, Fernand, c’est toi qui a fait le voyage et qui l’a écrit !!! - Ah ! Oui, c’est vrai ! Je fatigue ! Vivement que je reparte ! » - A propos du voyage : on peut très bien retourner quelque part et, contre toute attente, se rencontrer soi-même, s’attardant encore là depuis la dernière fois.Helen Bevington - Le plus beau voyage, c’est celui qu’on n’a pas encore fait. Loïck Peyron En fait je viens de réserver un vol aller-retour Paris Bangkok du 2 Novembre 2004 au 30 Mars 2005 ! Alors, qu’est ce que ça va être ! Fernand * Rassurez-vous ! Je vous l’avais dit au début, ce texte vous est offert gracieusement ! La maison ne recule devant aucun sacrifice pour satisfaire son aimable clientèle. Et puis je me vois mal faire des séances de signatures dans les FNAC. HELP! Dites moi ce que vous avez aimé le moins et le plus dans ce texte et ce que vous auriez aimé y trouver. Ca m’aidera à faire mieux la prochaine fois. Et, s’il vous plait, donnez-moi des idées de fil rouge pour le prochain texte !

Un petit lexique: Ca ne fait pas de mal et ça me permet de réviser. Ces mots et expressions, je les connais et les utilise un peu. Je tâcherai de faire mieux la prochaine fois, si je vais à Java ou si j’apprends le Mozanbicais, le Serbo-croate ou le Guatémaltèque. Il est important d’apprendre quelques mots, pour faciliter la communication, pour commander à manger et si . . . je veux trouver une petite fiancée, comme tous mes amis me le conseillent. Bien entendu la prononciation est phonétique, à l’oreille, à la française. La langue Thaï est très compliquée. Dérivée du Chinois et du Sanscrit, il y a 44 consonnes, 11 voyelles et 4 signes d’intonation. C'est-à-dire que chaque lettre, qui déjà par elle même signifie quelque chose, peut être prononcée dans cinq tonalité différentes. Par contre la grammaire est assez simple, il n’y a pas de pluriel et il n’y a ni conjugaison, ni passé, ni futur. Deux mots indiquent ces temps : Leo placé derrière le verbe indique le passé et Dja le futur. Pas de ponctuation, juste un espace entre les phrases. Pas de séparation entre les mots ! Sympa, les cancres pour les dictées, hein ?! Quand à l’écriture, même sous la torture, je n’arrive pas à la comprendre. Vous y trouverez aussi quelques recettes de cuisine. Ben tiens ! Il y a une langue spéciale pour s’adresser au Roi : le Rachasap. Ben oui ! Ils n’ont pas eu 1789, eux ! Et moi, j’ai une langue spéciale pour m’adresser à eux, un mélange de Thaï, d’Anglais, de Français, d’argot et même parfois d’Italien. Et ça marche bien !

Thaï. Les chiffres et les nombres. Les chiffres, je maîtrise mal. Il faut que je m’y mette.

Neug : Un Song : Deux Sam : Trois Si : Quatre Ha : Cinq Hok : Six Tjet : Sept Pet : Huit Kao : Neuf. Sip : Dix Yi Sip : Vingt Sam Sip : Trente. Si sip : Quarante Roï : Cent Song Roï : Deux cents. Neung pan : Mille

Les mots et expressions. Araï : Quoi ? Le R se prononce presque plus L. Les Thaïs prononcent difficilement les R ainsi FeRnand se prononce plutôt : FaiHnant Aroï : Bon. Bakhap : Variété de fruits ressemblant extérieurement à de grosses cacahuètes, mais avec un fruit à noyaux, ligneux et acidulé à l’intérieur de la coque. Ban : Village Baht : monnaie officielle de la Thaïlande et officieuse du Laos. Chang : Eléphant. C’est aussi une marque de très bonne bière et l’emblème de la Thaïlande Chop : Apprécier (Pom Chop Kun : Je t’apprécie) Chogdi Khap (Kha) : Bonne chance. Dja : mot indiquant le futur Farang : Etranger, par extension touriste. En réalité, signifie personne aux yeux bleus. FaiHnant : Fernand. Le R se prononce presque plus L. Les Thaïs prononcent difficilement les R Frankcet’ : Français ( Flankcet’) Khaa : Mot intraduisible que met une femme à la fin de chaque phrase. Sorte de formule polie. Kaï : Poulet Khao : Riz Khao Phat ou Phat khao : Riz Frit Khap : Mot intraduisible que met un homme à la fin de chaque phrase. Sorte de formule polie. Khene : Orgue à bouche Khlongs : Canaux. Il y en a quelques uns au cœur même de Bangkok et beaucoup à l’extérieur. Très beaux quartiers. Kop Khun Khap : Merci (dit par un homme - Khaa si c’est une femme qui parle) Laab ou Laap : Salade de poulet, de porc ou de poisson coupés extrêmement fins, assaisonnée avec de la fish sauce et des piments, du citron vert, des feuilles de coriandre et légèrement saisi. Parfois le poisson est d’abord grillé au barbecue. Leo : Mot indiquant le passé Matma : Beaucoup Maï : Pas ou Peu Maï Phet : Peu épicé Maï Sabaï : Ca ne va pas. Maï Tchaï : Non. Malais : Colliers de fleurs servant d’offrandes. Meou : Chat Meynuu : Menu Mou : porc Naam Plaa : Sauce de poisson ou de seiche. Nuoc Man en Vietnamien et fish sauce en Anglais Nam : Eau Naam : Rivière Nam kwat : Bouteille d’eau. Phat thaï : Nouilles (fried noodles) frites ( pas frites comme des frites, mais passées dans un wok avec de l’huile, des légumes croquants et de la viande de porc ou de poulet ou des crevettes, ou des encornets). Phat : frit (saisi dans un wok avec de l’huile) Phis : Esprits Pho - Prononcer Pheu : soupe chinoise. On voit aussi ce mot dans les vitrines des restaurants chinois, dans le XIIIeme à Paris On dit aussi ‘’soup’’, à l’anglosaxophone. Phu : Montagne (Wat phu : le temple sur la montagne : idem en Lao). Phrik : Piment. Plaa : Poisson Pom : Je Pom chop Kun : Je t’apprécie. Pom R(L)ak Kun : Je t’aime. Poupouille ou poumpouille (je ne sais pas trop) : Gros ou peut-être même enceint (je ne sais pas trop, non plus) « Il ne sais rien, ce mec ! » Phra phum : Petit temple ou peuvent se réfugier les Phis. Röti : Crêpe. La pâte est étalée comme une pizza, mise sur une plaque et repliée sur des tranches de bananes avec du lait concentré sucré et dorées sur les deux faces. Parfois, il y a aussi un coulis de chocolat (Tout simplement sublime) Sawa di Khap : (Kaa si c’est une femme qui parle) Sabaï di Maï ? : Ca va ? Soï ou soy : Venelle, impasse, ruelle Som Tam : salades de papayes vertes délicieuses, mais extrêmement pimentées. Les papayes sont découpées au hachoir, comme du céleri rémoulade, dans une sauce composée de fish sauce, de citron vert, un petit crabe, parfois des crevettes, des piments et de la coriandre ou de la citronnelle. Tout cela est écrasé et fatigué au mortier. Sung : Mandoline à 4 cordes (2 doubles) Ta Maï Khap : (Kha) Tchaï : Oui Thanon : Rue Tuk-tuk : Sorte de croisement hybride entre le scooter et le tricycle couvert, servant de taxis, plus ou moins rustiques selon les régions où je suis passé. Il faut toujours négocier. Bon nombres de leurs chauffeurs descendent en droite lignée du ‘Grand Kaskouï’’. A Bangkok, il vaut mieux prendre un taxi-meter, souvent air conditionné, en exigeant qu’il mette son compteur à jour au départ. Tom Yam : Soupe Wat : Temple. Laos Le Lao ressemble au Thaï, malgré quelques variantes mais les Laos comprennent le Thaïlandais. Bo : Non Khene : Orgue à Bouche. Kip : Monnaie officielle du Laos. La monnaie réelle est le Bath Thaïlandais. Et heureusement car 1000 Baths = 20 Euros = 270 000Kips. S’il te les donne en billets de 5000 Kips, tu as l’impression de dévaliser une banque. Lorsque tu reviens du Laos, débarrasse toi de tes Kips qui ne valent pas un ‘’pet de lapin ‘’ en Thaïlande. Même les mendiants n’en veulent pas et te crachent à la figure si tu leur en donnes. Kao niaw : Riz gluant ou plutôt collant. Il sert de pain. On en fait des boulettes qu’on trempe dans la sauce. Khop Tchaï : Merci Laï Laï : Beaucoup Lao-lao : Whisky de riz (délicieux) Nam Pa : Sauce de poisson Niok-niok: Tchin-tchin Sabaï dii: Bonjour Sabaï dii : Bonsoir Sabaï dii ? ou Sabaï di bow ? : Ca va ? Sabaï dii ! : Ca va ! Tchao : Oui Cambodgien ou Khmer Bon Salagnon : Je t’aime – Eh ! Oui, ça sert ! Encontran : Merci Beaucoup Riel : Monnaie officielle du Cambodge. La monnaie réelle est le US $. Tu donnes des Riels à un Thaï, il rigole et n’en veut pas. Smalo : Bonne Chance. Somsabaï : Bonheur. Vœu prononcé par les bonzes lorsque tu leur donnes un peu d’argent. Quelques personnalités cités dans ce texte. Agiu : Chauffeur du Pick-up 4x4 de la Akha Hill GH Alima : Une amie de Bourg. Alioune BA : Mon ami de M’bour au Sénégal. Grand professeur de danse traditionnelle africaine. C’est mon frère jumeau, même si on ne se ressemble pas, parce qu’on est pas de la même couille. Caroline : Une amie de Bourg, randonneuse en rang d’oignon. Dominique : Mon Fiston, unique et préféré. Fatima : La sœur d’Alima et néanmoins amie. François : Québécois d’une cinquantaine d’années, qui voyage depuis 25 ans. Françoise : Une amie des restos. Frank: Trafiquant de bijoux en argent massif, rencontré à Huenxaï. Généalogiquement parlant, il n’est pas un des petits fils du ‘’Grand Kaskouï’’, mais il en a pas mal fréquenté. Guy : Un ami qui fait des courses en montagne et des marathons. Il a reçu la carte que je lui ai envoyé à cette adresse : Guy B . . . 38 Pont de Claix – France. Hélène : Beau brin de jeune fille bien comme il faut, propre sur elle, bonne dormeuse, élève de HEC. (Mais pas celle dont je suis sorti ! Moi, c’était Hautes Etudes Communales) Et tout ! Et tout ! Qui étudie le Chinois à Shanghai. Jean Luc : Mon ami d’enfance qui m’a emmené à la gare de Bourg, est venu me chercher à la gare de Lyon Part Dieu et a corrigé les fautes de ce texte. S’il en reste, engueulez-le ! Jim Morris : Gallois rencontré à Chieng Kong Louis dit Kabé : Un ami ‘’Borgiate’’, justement. Mohamed : Le directeur de Bourem 4 (Mali) Monique et Christian : Des amis d’Avrieux près de Modane. Mylaine : une Québécoise de 20 ans, belle comme un cœur, rencontrée à Luang Prabang, Elle voyage seule depuis l’age de 16 ans et travaille l’été comme serveuse au Québec. Ah ! Si elle pouvait passer le virus à mon Dominique de fils. Nohé : Femme du village Akha qui fait des massages à la GH. Patrick FERRAND : Un voyageur émérite qui travaille à la SNCF à Bourg en Bresse. Il a déjà effectué un immense périple en train entre Lyon et Pékin et retour par le transsibérien Pierre : Un ami aquarelliste que j’avais rencontré ‘’Chez Hawa’’ à Gao et avec qui je suis toujours en contact. Pierrot : Ou plus précisément Pierre un ami cheminot que j’ai connu à Modane et qui est allé plusieurs fois en Thaïlande. Roger et Martine : Couple de Québécois rencontrés au Bamboo Bar à Vang Vieng et retrouvé à Ventiane : Sympas. Sandra : Française rencontrée à Luang Prabang. Elle a peur de la fièvre des poulets. Moi, c’est de celle des poulettes Tep : Akha de la GH qui nous a accompagné aux ‘’hot springs’’ Remerciements A Jean Luc, qui m’a charrié et m’a ‘’filé’’ une bonne correction. A Luc qui m’a fait bonne impression. A tous ceux qui m’ont encouragé. A tous ceux que j’ai rencontré et qui ont fait de ce voyage, un paradis. A tous ceux qui vont lire ce texte. .oO0Oo.
Attitude des Européens à l'étranger English translation pending
by Bibabori · 2005-11-05 · 44 replies
Bonjour tout le monde! Moi je trouve que bien souvent, les européens ne se comportent pas bien lorsqu'ils sont à l'étranger. Quand j'écris Européen, je pense 'culture européenne'. Souvent pour faire couleur locale, ils sont débraillés et respectent même pas la nourriture des animaux. Regardez la photo qu'on a pris de cet énergumène dans le temple de Tanjor quand on a fait l'Inde du sud. Il avait même pas rentré sa chemise dans son pantalon et il patayait dans la nouriture de ce pauvre éléphant!

C'est pas que je veux me mettre en avant, mais notre guide nous avait bien expliqué le respect et en descendant de notre car climatisé, il nous avait donné des surchaussures en papier bleu. Au moins, nous, on a respecté les lieux!
Quel héritage pour nos enfants! English translation pending
by Rogerpfaff · 2005-10-31 · 267 replies
quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable,

l'homme se rendra compte un peu tard que l'argent n'est pas consommable.

quelqu'un a dit dans ce forum que nous n'héritons pas la terre de nos parents mais que nous l'empruntons à nos enfants. Alors, dites moi, dans cette mondialisation économique à la recherche perpétuelle de profits ou l'on négocie même les droits à polluer, combien de temps allons nous encore pouvoir parcourir la planète à la recherche de l'insolite, de paysages merveilleux, de gens différents de nous pour enrichir nos connaissances? Les catastrophes "naturelles" récentes nous démontrent qu'il faut réagir ne croyez vous pas?
Lugu Hu: J'ai fait un voyage en groupe! English translation pending
by Yangguizi · 2005-08-18 · 54 replies
Tout avait pourtant bien commencé lors de ce petit voyage de dix jours dans le Yunnan:

J'ai remarqué une jolie fille qui n'arrêtait pas de me faire de l'oeil dans la salle d'embarquement et en sortant de l'avion... mais qui malheureusement ne descendait pas à Kunming comme moi, mais au terminus,

Je me suis détruit la bouche en ingurgitant un ananas entier à Kunming,

Je me suis fait avoir en achetant une grenade pas assez mure, toujours à Kunming,

Je me suis engueulé pendant plus d'une heure avec des chauffeurs de taxi à l'aéroport de Dali, pour économiser quelques yuans et sauver la face, aidé en cela par un couple rencontré dans l'avion et pressé d'en découdre avec les locaux,

Je me suis donc retrouvé comme un con sur le parking de l'aéroport sans aucun moyen de locomotion disponible (y a pas de bus à l'aéroport de Dali) avant que n'arrive un taxi providentiel,

Je me suis cassé le nez dans une dizaine d'hôtels complets à Dali, avant de trouver miraculeusement un lit pourri à 10 yuans la nuit,

Je me suis retrouvé sous un orage cataclysmique en pleine ascension d'une colline boisée et boueuse au dessus de Dali, et en ai profité pour initier mes vêtements à la couleur marron qu'ils ignoraient jusqu'alors,

J'ai subi les sarcasmes des chinois qui me passaient juste au-dessus en télésiège et qui criaient "eh l'étranger, t'as pas vu qu'il pleut? ah ah ah" ou bien "laisse tomber, tu n'y arriveras jamais". Et bien si bande d'imbéciles j'y suis arrivé, et même en un temps record. Vous avez même dû me féliciter à mon arrivée😠,

Je me suis retrouvé dans un petit temple des bords du lac Erhai... en compagnie d'une armée de touristes chinois dont les guides équipés des derniers hauts parleurs à la mode ont parfaitement réussi leur mission de décourager les voyageurs individuels,

J'ai dû minutieusement expliquer, sur le bateau du retour, à un groupe de nankinois pourquoi il est plus intéressant de voyager seul, et pourquoi la liberté est si importante quand on voyage... sans malheureusement réussir à les convaincre (mission impossible),

Je me suis retrouvé pendant trois heures de bus de Dali à Lijiang assis à côté d'un type qui empestait le crottin de cheval et qui, ayant malheureusement remarqué que je parlais chinois, s'est cru obligé de raconter des stupidités pendant tout le voyage,

Je suis tombé sur une menteuse hors pair qui voulait absolument m'emmener dans un hôtel minable du nouveau Lijiang, en me jurant sur tous les saints du monde qu'on était bien dans le vieux Lijiang (la différence c'est pas très compliqué: le vieux Lijiang, ce sont des ruelles pavées et des maisons basses de style traditionnel, le nouveau Lijiang... c'est la Chine moderne bruyante et sale)

Je me suis perdu dans les rues du vieux Lijiang, ce qui est tout à fait normal d'après le Lonely Planet, mais n'en représente pas moins un affront considérable à mon amour propre,

Le ventre vide et les pieds et les jambes détruits, j'ai dû déambuler pendant une heure et demi pour trouver un restaurant qui accepte d'offrir une table à un voyageur seul (Lijiang, c'est une des densités de touristes les plus importantes au monde après Disneyland),

Le lendemain, j'ai partagé la table avec des jeunes du Sichuan bien sympathiques, mais qui ne m'avaient pas dit d'où ils venaient en m'invitant à les rejoindre pour déjeuner. Je ne l'ai su que trop tard... quelques minutes avant de voir arriver les premiers insectes et doufus pimentés sous mes yeux ébahis. Bon, au moins je peux maintenant dire que j'ai mangé des larves de libellule. Ca fera bien sur mon CV.

(suite dans un instant)
Airline(s) conseillée(s) pour les USA pour transport vélo English translation pending
by BikeandRoll · 2005-03-18 · 12 replies
Bonjour,

Nous projetons avec un ami de partir une petite semaine à New York, afin de participer à une grosse rando organisée dans la ville le 11 septembre (5 000 participants l'an passé) avec des circuits de 30 à 200 km au choix.

Nous connaissons tous les deux les USA, lui plus particulièrement la ville (ce sera son 4ème séjour à NY) et sommes parfaitement bilingues donc pas de souci de ce côté là.

Par contre, nous n'avons jamais transporté nos vélos en avions et compte-tenu du peu de temps sur place (pour des impératifs professionnels), nous nous posons la question de savoir si celà ne vaudrait pas mieux d'en louer sur place. Le tarif est approximativement de $40 (30 Euros) par jour.

Se posent plusieurs questions : sachant que c'est un gros évènement local, les locations vont sans doute être prises d'assaut, même en réservant à l'avance depuis la France, n'a-t-on pas le risque de se retrouver avec une grosse m.... une fois là-bas (il va quand même falloir rouler 150 km avec...). De plus, la proximité de l'hôtel ne sera peut-être pas celle du loueur ni de la course.

Autre solution, si nous mettons les vélos dans l'avion, quelle(s) compagnie(s) conseillez -vous pour avoir le moins de surtaxes à payer sur ce trajet Paris-New York AR ? L'avantage serait aussi de pouvoir nous en servir pour nous déplacer les jours suivants.

J'ai lu des tas de récits sur la manière d'emballer les vélos (housses, cartons, démontés, pas démontés etc) et je me demande au final quelle est la bonne ?

Merci par avance de vos avis et expérience(s)

B&R
L'Abruzzo, une région qui mérite d'être découverte English translation pending
by Valmichel86 · 2019-10-08 · 55 replies
Jour1 : dimanche 25 août 2019 Introduction J'avais pensé appeler ce carnet "l'Abruzzo, une région qui gagne à être connue", mais ce titre est déjà pris par un carnet sur la région voisine "les Marches" (le Marche) rédigé il y a quelques années ; ce sera donc "l'Abruzzo, une région qui mérite d'être découverte". L'Abruzzo, nous n'en entendons parler que quand un malheur (tremblement de terre) est arrivé. C'est une région d'Italie centrale avec une façade sur l'Adriatique, la région où l'Apennin est le plus haut. J'y ai voyagé du 25 août 2019 (arrivée dans la région) au 28 septembre 2019 (départ de la région) en caravane. Pour les personnes tentées par le voyage de septembre en camping, il y a une seule précaution à prendre ; les campings commencent à fermer dès les premiers jours de septembre, peu sont ouverts après le 15 Septembre. Renseignez-vous sur les dates de fermeture de façon à bien savoir ce qui sera ouvert la seconde quinzaine du mois. Je n'établis pas de programme journalier à l'avance ; je prépare le voyage à l'aide d'internet en constituant une liste de points d'intérêt ; sur place, je vais dans les offices de tourisme (IAT : Informazioni e Accoglienza Turistiche), en général assez bien signalés en Italie, pour me documenter. Je décide le soir le programme du lendemain (forme d'improvisation).

Première demi-journée Je suis la "via adriatica" (SS16) qui longe toute la côte et je vais aller jusqu'à Pineto (20 kms au nord de Pescara) au camping "Pineto beach" (un nom pas très italien). J'arrive juste à temps pour m'installer avant l'heure de la sieste, moment de la journée pendant lequel il est interdit de s'installer sur les emplacements. Ayant beaucoup roulé, ce sera une demi-journée de récupération. Je vais trouver la piscine,



tester la plage.



Puis je vais aller en vélo jusqu'au pays (Pineto) pour une promenade (plage : "lidi", "Via D'Annunzio" : la rue commerçante) et des courses ; ce sera tout pour la journée. Je posterai un message par jour de voyage ; j'utiliserai beaucoup la fonction "modifier" pour ne pas perdre, pour compléter et pour corriger ce que j'aurai fait. Les photos seront celles prises le jour du récit ; je tricherai pour quelques unes (endroits où je suis allé plusieurs fois, meilleures conditions). Exemple : les 2 photos ci-dessus prises un matin quelques jours plus tard.
Walks in the Kingdom of Siam
by Jojoone1 · 2018-08-07 · 205 replies
Sometimes a trip to Thailand starts in a hotel near an airport, where guests have misunderstood the meaning of the name easyJet...



We know all too well that this long flight will leave us a bit jet-lagged when we arrive...



all while hoping we won’t start our stay completely...



Still, we’re lucid enough to notice that they could’ve at least leveled the ground before adding the decor at the airport:



As always, our arrival is under the watchful eye of some...



under the frankly curious gaze of others...



but of course, there are plenty who couldn’t care less...



All that’s left is to set off exploring, while staying cautious so we don’t get caught off guard...

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