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Douze jours en famille de Tanger à Marrakech English translation pending
by Via75 · 2013-05-20 · 21 replies
Bonjour à tous,

ce forum ayant été une véritable mine pour la préparation de notre voyage, je m'étais promis d'écrire un carnet de voyage... Le voici donc.

Décider de l'itinéraire n'a pas été chose facile (la discussion est ici). Rétrospectivement je suis bien content d'avoir choisi de descendre vers le sud pour donner aux enfants un aperçu de la diversité du Maroc : il a fait un temps assez épouvantable au nord pour la période. Ca me fait penser au mot de Lyautey, fin connaisseur : "le Maroc est un pays froid au soleil chaud"...

Nous sommes partis de Paris le 27 avril et revenus le 9 mai, soit 12 jours de voyage en famille avec trois enfants de 8 à 13 ans et avons fait étape à Tanger, Chaouen, Fes, M'rirt, Imilchil, Tineghir, Bou Taghrar, Skoura et Ait Bennadou. Environs 1300 km prévus auxquels s'ajoutent 300 km de tours et détours imprévus. A posteriori c'est encore raisonnable compte tenu de la beauté des paysages. Pour ceux qui roulent sur les nationales c'est je pense beaucoup trop.

Comme lors de notre voyage de l'an dernier nous avons partout été bien accueillis et bien nourris, et en même temps jamais enquiquinés nulle part. Le Maroc est vraiment un pays où tout est facile au voyageur.
Trek de douze à quinze jours au Pérou English translation pending
by Punkie84 · 2013-05-01 · 24 replies
Bonjour, Nous partons en Juin (un mois) au Pérou et nous aimerions faire un trek de 12 à 15 jours en autonomie sans guide ni muletier (oui le sac va etre lourd...) au Nord. J'ai acheté deux cartes (genre IGN) et nous avons l'impression qu'il y a des rando sympa aux alentours de Huayllapa et Llamac? Auriez vous des idées de trecks à conseiller sur des itinéraires?

Merci d'avance.

Caro et Mika
Discussion autour du concours mai 2013: "Accumulations, fatras et capharnaüm " English translation pending
by Vazyvite · 2013-04-29 · 417 replies
Bienvenue à tous !

C'est ici que vous pourrez débattre autour du concours de Mai : " Accumulations, fatras et capharnaüm "

Pour déposer vos photos c'est ici : Concours Photos Mai 2013.

A vous de jouer ...
Beaux campings sur la Loire à vélo? English translation pending
by MarichetteG · 2013-04-23 · 18 replies
Je vais faire la Loire à vélo dans son entièreté en cyclocamping cet été. Pour le cyclo, c'est facile je suis la route mais pour le camping il y a plusieurs choix possibles. Je me demande donc quels sont les plus beaux campings sur la Loire à vélo. J'apprécierais loger dans des campings ombragés ou je peux m'asseoir pour cuisiner mes repas et les déguster. J'aime la tranquilité et les beaux paysages. J'aime, bien sûr, une ambiance sympathique. Lorsqu'on voyage à vélo, il est intéressant d'avoir accès à un refuge pour se protéger des intempéries si le temps est maussade. J'aimerais aussi avoir des informations concernant des endroits moins connus (moins touristiques)qui peuvent être intéressants à visiter.
Quand le 21 ème siècle peut sembler bien lointain-part.1 English translation pending
by Doumechris · 2013-04-18 · 4 replies
Le choix de la destination -la préparation:

Ayant déjà parcouru une partie de l'Ethiopie lors d'un précédent voyage effectué en 2008, ma femme et moi avions l'intention d'y repartir afin de mieux appréhender d'autres aspects de ce pays d'Afrique si différent du reste du continent. A l'occasion de notre première visite, nous avions visité le nord et l'est qui se caractérisent par une histoire ayant laissé de nombreuses traces dans les paysages et les villes traversées. Ayant voyagé par saut de puces en avion à cette occasion, nous n'avions pu approcher la réalité des campagnes et leurs diversités. Seul le retour depuis Harar à Addis en voiture nous avait permis de nous rendre compte, en partie, de la dure réalité de la vie rurale, en particulier ces longues files de paysans en marche le long des routes même à des lieux de tout endroit habité. Ce que nous recherchions dans le prochain séjour là-bas, c'était de rencontrer ces différentes ethnies, objet de nombreux documentaires, qui nous les présentaient comme une quasi exception en Afrique. C'était à nous de nous faire une idée réelle de la situation parce qu'entre la réalité et l'image véhiculée par la TV, nous avons appris à nous méfier !! Le choix du lieu étant défini, il fallait trouver le moyen pour nous y rendre. De plus, cette année, nous avions décidé d'emmener les enfants avec nous ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier circuit . Ils ont grandi ( 14 et 16 ans) et depuis quelques années déjà, ils nous suivent : après la Namibie en 2009, ils ont parcouru le Pérou en 2010, le Soudan et l'Afrique Australe en 2011. Malheureusment pour nous, ils ont pris goût à ces circuits lointains. La manière de voyager n'est pas le voyage organisé classique avec circuit en bus, hôtel et une trentaine d'autres Français . A l'autotour a succédé, les circuits personnalisés où nous disposions d'une logistique adaptée à nous seuls . Seule l'Afrique Australe a été visitée en groupe multinational convoyé en camion/bus et logé en camping. Cette dernière expérience a été la plus difficile à supporter en raison de personnalités d'une nationalité difficilement compatible avec la nôtre. Pour notre voyage en Ethiopie, nous avons recherché, tout d'abord, un organisme local qui pouvait proposer un circuit le plus complet possible en 3 semaines environ et bien sûr le moins cher !!! Après quelques envois de mails, nous avions deux choix possibles l'un avec un TO local avec qui nous avions voyagé en 2008 et qui avait été tout à fait correct dans ses prix et prestations et l'autre, un organisme français qui intervient par l'intermédiaire d'un local. Le premier s'engage sur un prix défiant toute concurrence puisqu'il propose d'emmener les ados gratuitement. Nous lui posons quelques questions supplémentaires mais il annonce , par un autre intervenant de l'entreprise, que ce circuit est difficile avec des enfants en raison des conditions climatiques (ce sera la saison des pluies). C'est quasiment la rupture avec lui. Nous sommes alors obligés de nous rabattre sur l'autre TO français. Le prix proposé est convenable après avoir vérifié sur le Net, quels étaient les prix de la concurrence en l'occurence les grands TO français qui ont cette destination à leurs programmes. Restaient à trouver les billets d'avion à des dates qui nous convenaient et bien sûr également les meilleurs marchés. Quelques clics plus tard, nous avions décidé des dates: départ Paris le 18 juillet, retour le 7 août. Durant le mois de juin, il a fallu prendre les visas et envoyé une partie du paiement par virement bancaire à Addis. Comme il s'agissait d'un acompte, le reste devant être payé en dollars sur place, il a fallu faire du change ce qui n'est pas très facile dans sa banque quotidienne. A quelques jours du départ , tout était fin prêt.

Le circuit jour après jour : 18 juillet : Nous quittons notre domicile en taxi à 5h30, direction Roissy, terminal 1 - A 6 h nous commençons l'enregistrement des bagages qui prendra un temps certain (plus d'une heure). Nous voyageons avec Turkish airlines : c'est la première fois que nous partons avec cette compagnie aérienne. Pour rejoindre Addis Abeba, nous passons par Istanbul. Dans notre choix des billets, nous avons pu profiter d'une escale longue afin de pouvoir envisager une visite rapide de cette ville. Nous avions pris sur le net tous les renseignements possibles en ce qui concerne la manière de rejoindre le centre ville depuis l'aéroport. En principe, nous disposions de près de près de 3 heures sur place d'autant que nous disposions des cartes d'embarquement pour le second vol. Après un décollage avec une petite demie heure de retard, le vol de 3 heures et demies s'est déroulé sans problème, une collation très complète nous étant servie. A l'arrivée à Istanbul, nous nous dépêchons de passer les contrôles douaniers et nous nous rendons au métro qui se trouve dans l'enceinte même de l'aéeoport. Nous prenons des livres turques pour disposer de monnaie à un distributeur automatique CB. Le voyage s'effectue sans accroc. Nous quittons le métro pour prendre ensuite le tramway qui nous dépose en plein centre historique à proximité de ste Sophie et de Topkapi. Pour ma femme et moi, c'est le deuxième passage à Istanbul. C'est la découverte pour les enfants. Beaucoup de touristes dans ces quartiers pittoresques et historiques. Malgré tout, Istanbul n'est plus vraiment la porte de l'Orient comme cela était présenté auparavant : la présence de très nombreuses mosquées ne fait pas oublier une occidentalisation très visible en particulier dans la banlieue istanbouliote. Nous piqueniquons devant Ste Sophie. Nous parcourons, ensuite, l'esplanade entre Ste Sophie et la Mosquée Bleue que nous visitons. Nous nous promenons dans les quartiers adjacents qui possèdent de belles maisons ottomannes. Devant le temps qui reste, nous décidons de rentrer à pied jusqu'au terminus du métro qui dessert l'aéroport. Cela nous permet de voir de nombreuses mosquées et d'approcher le quartier du Grand Bazar qui sera l'objet d'une visite plus complète à l'occasion d'un vrai séjour en Turquie. 30 minutes de métro suffisent pour rejoindre l'aéroport Ataturk. Nous décollons avec 30 minutes de retard. Nous profitons de la fin de soirée en vol pour voir le coucher de soleil sur le Bosphore et les îles des Princes. La nuit arrive alors que nous sommes au-dessus d'Antalya. Direction plein sud vers Addis : après avoir traversé la Méditerranée nous remontons le Nil. A Louxor puis Assouan illuminés, succède le Soudan que nous avons parcouru en 2011. Ce fut un très beau voyage dans un pays trop peu visité aux multiples sites archéologiques et au peuple charmant. Nous arrivons à minuit et demi à Addis. Passage en douane et récupération des bagages sans problème : contrôle des bagages à la sortie de l'aéroport où nous attendait notre hôte Yared. Après les présentations, nous nous rendons à l'hôtel en minibus. A 2h15, extinction des feux dans des chambres confortables du Panorama hôtel qui semble neuf. 19 juillet : Courte nuit puisque nous nous levons à 8H30. Petit déjeuner correct avec un personnel très attentionné. Nos guide et chauffeur se présentent à 10 heures comme convenu nous entamons notre visite d'Addis Abeba par le musée national devant lequel un film se tourne pour la TV éthiopienne. Notre guide francophone Leonardo nous présente les différentes salles en nous commentant laconiquement chaque vitrine, ce qui nous suffit . Après ce passage au musée, nous nous dirigeons vers le Mercato, le plus grand marché d'Afrique : en raison des risques des vols et des pickpockets, nous ne nous y arrêtons pas, d'autant que l'intérêt est réduit. Déjà en 2008, nous n'avions fait qu'un court passage. Par rapport, à cette année là, les embouteillages semblent plus importants d'autant que les feux tricolores ne fonctionnent plus aux différents carrefours. Il pleut et la température est douce, ce qui est normal en cette période de l'année. Nous prenons notre premier déjeuner, en plein air, au restaurant situé dans l'enceinte du musée national. Pas de nourriture locale mais beaucoup d'emprunt à la gastronomie italienne, pâtes, pizzas ce qui sera souvent le cas au cours de notre séjour. Après le repas, nous visitons l'ancien palais d'Hailé Sélassié qui appartient maintenant à l'Université. Sur deux étages, nous revivons la période faste de la vie de cet empereur en traversant les différentes pièces gardées toujours par son ancien majordome et maintenues dans un excellent état. Après cette visite, nous partons à Entoto, un quartier périphérique d'Addis où l'empereur Ménélik II à la fin du 19 ème siècle installa son premier palais. De 2350 m nous montons jusqu'à 3000 m d'altitude . La météo n'est pas favorable, la pluie et la brume se sont installées ce qui ne nous permet pas d'avoir un superbe panorama sur la ville qui s'étend au pied de la colline d'Entoto qui est un des lieux de détente des habitants de la capitale et également un des lieux religieux les plus visités lors des cérémonies orthodoxes. En effet, les Ethiopiens appartiennent en majorité à cette religion. Addis est une capitale récente puisqu'elle a été établie à la fin du XIX ème siècle seulement. Jusqu'alors, la capitale était itinérante en fonction de l'ethnie du Négus régnant. Nous visitons le palais de Ménélik qui est une simple demeure au toit de chaume et à deux niveaux dont nous traversons les différentes pièces vides de tout meuble mais affectées chacune à une fonction bien définie. Nous redescendons ensuite dans la capitale en traversant des forêts d'eucalyptus, qui servent de bois de cuisson et de chauffage, transportés sur le dos par des norias de femmes. Nous traversons un quartier où se vendent des tissus très colorés confectionnés par l'ethnie dorze que nous aurons l'occasion de voir dans quelques jours Nous nous rendons à la cathédrale orthodoxe de la Sainte Trinité qui abrite les sarcophages d'Hailé Sélassié, le dernier Négus, et de sa femme. La cathédrale abrite de nombreux vitraux et fresques relatant des événements impériaux importants du XX ème siècle ainsi que les trônes impériaux. De retour à l'hôtel, nous profitons du bar afin de déguster nos premières bières éthiopiennes. Le diner pris au restaurant de l'hôtel se compose d'un buffet copieux où le riz est présenté sous de nombreuses formes afin de faire plaisir à la nombreuse clientèle chinoise de l'établissement. 20 juillet : C'est vraiment le départ : à 9h30, Yared arrive ainsi que les véhicules qui vont nous transporter. 2 4X4 Toyota Lx en très état conduits par Sami et Makonen . Nous disposons d'un véhicule pour la logistique parce que ce circuit est mixte : nous logeons soit à l'hôtel, soit en camping en raison du manque d'hébergement dans certains lieux éloignés de toute ville touristique. Pour les repas pris en camping, il nous faut un cuisinier : c'est Santayo qui va tenir ce rôle. Notre guide qui nous accompagne est Leonardo francophone après avoir fait toutes ses études au lycée français d'Addis. C'est un métisse italo-éthiopien . Son grand-père était venu coloniser l'Ethiopie sous la didacture de Mussolini. Cette équipe très sympathique sera aux petits soins pour nous. Nous nous installons à six dans un véhicule sans toutefois être serré après le chargement des bagages dans l'autre voiture. Aujourd'hui direction Jimma en pays gouragué. Nous quittons Addis, sa pollution, ses embouteillages., cela prend bien une heure car la ville est très étendue. Le temps est frais mais sans pluie. La route est goudronnée sur tout le trajet. Nous traversons des plateaux verdoyants très cultivés mais de manière rudimentaire : pas de tracteurs, seulement des labours à l'araire tirée par des bœufs. Ce sera la règle durant tout notre périple. Quelle que soit l'ethnie rencontrée, les pratiques agricoles sont ancestrales. Encore très peu de mécanisation malgré des surfaces cultivées qui peuvent être importantes. Dans ce cas, il y a regroupement des paysans qui mettent en commun leurs bras et leurs bœufs. Au cours de cette matinée, nous visitons la case d'une famille gouragué grâce à notre guide, nous aurons ainsi l'occasion de pénétrer dans de nombreuses habitations des multiples ethnies que nous rencontrerons. Cela nous permet de connaître leurs habitudes et leurs modes de vie. Le plus souvent, l'intérieur de ces huttes est vide de tout meuble, les quelques vêtements possédés par les familles sont posés sur des fils à linge accrochés à l'armature en bois des habitations. Ici, les animaux sont également logés à l'intérieur. Peu d'ustensiles de cuisine qui est faite directement sur un foyer constitué de pierres. Quelques calebasses servent de verres. Une grand plaque métallique sert à la cuisson de l'injera, le plat traditionnel éthiopien qui est une sorte de crêpe réalisée à partir de farine de teff. Cette céréale endémique est de la famille du mil. Les plats cuisinés sont versés sur l'injera qui sert également d'assiette. Il n'y a pas d'électricité dans ces huttes circulaires faites de bardage de bois d'eucalyptus et d'un toit de chaume. En raison de l'absence de cheminée, l'atmosphère est le plus souvent enfumée et vite irrespirable pour nos poumons occidentaux. Toutes ces habitations fument de toute part et pour nous il nous semble qu'elles vont s'embraser. Nous quittons notre famille après avoir laissé quelques birrs pour le dédommagement et l'accueil charmant. Pour elle aussi, la rencontre avec des enfants étrangers est une découverte. Nous nous arrêtons à Welkite pour manger dans unrestaurant confortable. Les enfants seront gâtés en choisisant des pâtes assaisonnées d'une très bonne sauce tomate. Ce sera souvent leur repas. Pour la viande, ce sera des chicken cutlets, sorte de nuggets de poulet préparés maison. Nôtre équipe d'assitance mange de son côté, . Nous reprenons la route après un arrêt d'environ une heure. Les paysages deviennent plus vallonnés et même montagneux. Nous longeons la rivière Gibé qui devient un peu plus loin l'Omo. Il y a construction de barrages importants dans la région afin de produire de l'électricité qui manque encore cruellement en Ethiopie. Les coupures sont fréquentes même dans Addis. A la fin des travaux de construction, le pays pourra envisager l'exportation de son courant vers les pays limitrophes ( Soudan, Djibouti). Nous faisons quelques arrêts pour nous dérouiller les jambes en particulier au marché d'Abelti. Vers 16 heures, nous arrivons à Jimma où nous logeons à l'hôtel . Nous disposons de deux chambres. Les salles de bain sont déjà bien détériorées pour un établissement qui semble récent. L'eau chaude n' est pas au rendez-vous pour la douche ! Il faut aller se plaindre à l'accueil. Nous faisons le tour du propriétaire et découvrons une piscine de bonne s dimensions mais le climat frais ne nous permet pas d'envisager un plongeon. Le restaurant est sur une terrasse en plein air. Des coupures de courant retarderont notre dîner . Une grosse averse vient perturber la fin de soirée. La rencontre avec des blattes dans la salle de bain fait crier notre fille encore peu habituée à l' Afrique profonde. 21 juillet : Aujourd'hui, nous prenons la direction du sud. La pluie est au rendez-vous. Ce matin , pas d'électricité dans la chambre, l'eau chaude n'est pas au rendez-vous non plus : tout cela est un des défauts inhérents à l'Ethiopie. Ce pays manque pour l'instant d'une production autosuffisante en électricité ce qui nécessite des délestages Pour ce nous concerne , c'est l'installation électrique de l'hôtel qui est en cause. Le petit déjeuner est impacté par ces petits problèmes d'intendance : le café ne peut être fait de même que le pain grillé. Nous quittons Jimma vers 9 h. Fini le goudron , nous entamons notre périple sur piste . Nous nous dirigeons vers Mizan Teferi afin d'y voir des plantations de café. Nous traversons de nombreuses forêts de résineux. Nous nous arrêtons à Bonga pour déjeuner. Il pleut des cordes. Malgré czela, nous mangeons à l'extérieur sous des parasols plutôt des parapluies. L'après midi, nous traversons des plantations de thé. La piste est de plus en plus difficile en raison des chutes de pluie. Des ornières profondes perturbent notre circulation. Il est nécessaire pour Sami, notre chauffeur, de passer en 4X4 afin de se sortir d'embûches désormais quasi permanentes. Cela ralentit notre marche vers le sud. A 16 heures, nous commençons à chercher un lieu pour camper. La pluie s'arrête mais le temps reste bien gris. Ce doit être notre premier campement et cela va se passer dans de difficiles conditions. Leonardo, notre guide, s'emploie à nous trouver un coin sympa pour poser nos tentes nous pensons l'avoir trouvé à proximité d'un hameau Dizi, l'ethnie peuplant la région . Pour cela, il est nécessaire de faire la demande au chef de village qui n'a pa trop l'habitude de recevoir des touristes. Nous bivouaqueront dans un champ surplombant la route et qui abrite plusieurs granges et étables. Devant l'humidité du sol, notre équipe installe nos tentes à l'intérieur même d'une de ces granges. Le temps s'améliore avant le crépuscule. Santayo, notre cuisinier s'installe dans uns hutte servant habituellement de poulailler. Avec la nuit, il est nécessaire de mettre un pull over de plus car l'humidité est bien présente. Durant toute notre installation, la population des alentours s'est densifiée autour du camp car les toursites ne sont légion dans le coin. Les enfants et les adultes s'invitent au camp éphémère Ils nous apportent du bois pour faire un feu qui nous réchauffera durant le repas pris à l'extérieur. Une table a été installée, garnie d'une nappe. Notre équipe mange de son côté et nous sommes servis comme des princes avec notre cuisinier en grande tenue, toque et veste blanche ce qui est totalement incongru dans le lieu. Cela nous amuse et nous prenons des photos de ce premier repas pris en camping . Soupe de légumes, pâtes à la tomate, fruits sont au menu. A la fin du repas, nous nous regroupons tous autour du feu de bois qui crépite. Le cuisinier, jongleur à ses heures, nous fait une démonstration avec des pommes. Nous applaudissons son exhibition réussie. Vers 21 herues nous nous couchons dans notre grange. 22 Juillet : Réveil ver 7h30, après notre première de camping qui s'est passée sans problèmes. Il n'a pas fait froid et le soleil est au rendez-vous sur un très beau paysage de moyenne montagne. Le cuisinier s'st mis en quatre pour notre premier petyit déjeuner, œufs, tartines, confitures, nutella et café éthiopien, bien sûr. Nous le prévenons que les œufs, le matin , ce n'est pas dans nos habitudes culinaires. Il nos propose des pancakes qui feront bientôt notre bonheur à cette heure matinale. Comme lors de tous les repas qu'il nous oprépare , il est en toque et en veste blanche... Vers 9h, nous reprenons la route après avoir marché le long de la route pendant quelques minutes, le temps que notre équipe range le matériel dans les voitures. Cela nous permet de rentrer dans un dispensaire de campagne où ma femme, infirmière, remarque les installations réduites en qualité et en quantité dont dispose son homologue éthiopienne. Mais il est possible tout de même d'y réaliser des accouchements, à condition , toutefois, qu'il n'y est pas de complications. Le premier hôpital est à plus de 3 heures de piste. Nous pénétrons également dans une case de l'ethnie Dizi. Nous prenons le chemein de Mizan Teferi mais après une heure de route, nous apprenons que celle-ci est coupée en raison des fortes pluies récentes. Nous devons envisager de ne pas faire étape dans cette ville où nous devions visiter une plantation de café, la région étant une grande productrice de cette plante d'origine locale. La piste est de plus en plus difficile , des ponts ayant été emportés par des rivières en crue. Vers 11h, nous arrivons à Tum, un gros village entouré d'une végétation tropicale. Nous prévoyons d'y manger. Pour cela, notre cuisinier s'installe dans la cour d'un hôtel local . Nous faisons le tour du propriétaire et visitons les chambres placées tout autour de la cour qui sert de parking, de laverie. Le femmes demandent où se trouvent les toilettes et à leur grande stupéfaction, celles-ci sont derrière l'établissement dans des cabanes en tôle où il est difficile de pénétrer tant les odeurs sont difficilement supportables. Ce sera une des situations les plus désagréables que l'on aura à supporter durant ce circuit. En effet, pour les Ethiopiens, les toilettes ne sont pas primordiales et leur entretien laisse souvent à désirer. Après le déjeuner servi dans le coin bar de l'hôtel, nous reprenons la route pour rejoindre directement Kibbish pour aller à la rencontre du peuple Surma, ethnie belliqueuse du sud éthiopien qi vit le long de l'Omo. Après quelques kilomètres, nous tombons sur une rivière que nous devons passer à gué. Nos chauffeurs s'aperçoivent bien vite que le passage sera délicat voire impossible. D'autres véhicules se présentent : tout d'abord un camion qui réussit à franchir les eaux en furie. Un 4X4 ne tente même pas le passage après que des hommes l'aient fait. L'eau leur arrivait au-dessus du genou. Commes les variations de niveau sont rapides en période d'orage, nous patientons une bonne heure mais le niveau ne baissant pas notre équipe décide de faire demi-tour. En chemin , nous visitons uns famille dizi qui nous fait l'amabilité de nous recevoir chez elle. Grâce à notre guide, nous apprenons à connaître son mode de vie, les cultures qu'elle pratique (maïs, bananier, mil, sorgho) et les animaux qu'elle élève. Comme dans toutes nos visites, nous nous enfumons dans ces cases ne possédant pas d'autre ouverture que la porte d'entrée. Nous les remercions par de menus cadeaux pour les enfants. Nous sommes de retour à l'hôtel où nous avions déjeuné. Nous nous installons dans une chambre pour la nuit en connaissant les inconvénients du lieu. La chambre est propre sans autre mobilier que les lits. Avant la nuit, nous partons au marché qui se tient tout près de l'hôtel. C'est le lieu de rencontre qui permet d'échanger les productions particulières à chacune des ethnies des environs et de trouver la future âme sœur car souvent la tradition nécessite de ne pas se marier avec une personne de son village. De retour à l'hôtel nous croisons un couple de touristes espagnols voyageant comme nous avec chauffeur, guide et cuistot. Cela nous permet de croiser nos informations. Ils doivent également se rendre dans le sud. Notre guide nous annonce que nous tenterons le lendemain un nouveau passage du gué. Sinon, il faudra envisager un etour anticipé et utiliser différemment les journées perdues. Après le souper, nous repartons visiter Tum entourés par une nuée de gamins tout contents d'en voir des différents. Il est vrai qu'il est rare de voyager avec des ados. Les nôtres ont pris l'habitude de ces immersions en terre lointaine ce qui leur a permis d'en apprendre un peu plus sur le monde qui les entoure et de la chance qu'ils ont malgré les problèmes que nous rencontrons. Un enfant nous propose un pose-nuque, ustensile possédé par tous les hommes du sud éthiopien qui leur sert la nuit et également le jour pour s'asseoir. Ce sera notre premier achat de souvenir. A notre retour à la chambre, nous trouvons devant celle-ci un pot pour ne pas avoir à utiliser les toilettes la nuit....... 23 juillet : Pas de moustique, nuit calme mais un problème survient : rejoindre les toilettes. Il faut faire avec les conditions locales . Après ce désagrément passager, nous prenons un bon petit déjeuner avec crêpes au menu. Impeccable. Durant ce moment les chauffeurs sont allés faire un tour au gué. Ils reviennent avec une mauvaise nouvelle, l'eau est encore montée par rapport à la veille. Donc nous abandonnons l'idée de rjoindre Kibbish. Leonardo va s'occuper de comment utiliser les 2 ou 3 jours qui suivent avant de reprendre le cours normal du circuit. Pour cela, il s'entrtient par téléphone avec son patron Yared resté à Addis. Le portable a vraiment du bon. Même dans ces régions très isolées, les liaisons passent bien. Nous remontons comme prévu mais plus tôt à Jimma. Ce sera la journée de la pluie. Celle-ci nous suit ou nous précède. En effet, nous sommes bloqués plusieurs fois par des files de véhicules embourbés et ne disposant pas de la motricité d'un 4X4. Sur certains tronçons en travaux, la boue crée des ornières de plus de 20 centimètres difficiles à emprunter. Cela permet de faire des photos originales. A midi, il est difficile de sortir de la voiture tant l'orage est violent pour rejoindre le restaurant d'un petit village. Durant tout le circuit, nous sommes en pension complète excepté pour les boissons. Si pour les parents, celles-ci sont le plus souvent des bières locales, les enfants bénéficient de Coca ou de Pepsi, les deux marques sont présentes sur le marché éthiopien . Dans ce pays, il n'y a pas encore de canettes et ces boissons sont servies en bouteilles consignées, même dans les endroits les plus reculés du pays. Cela a l'avantage de ne pas voir trop de détritus dans les rues. De même, les sacs plastiques n'existent pas trop. Seules des bouteilles plastiques ont fait leur apparition pour l'eau minérale. A la fin du repas, la pluie a diminué en intensité ce qui nous permet de rejoindre les voitures sans trop patauger. Nous arrivons à jimma en fin d'après midi et retrouvons notre hôtel. La pluie n'a pas amélioré la qualité de ses installations et il est difficle de prendre une douche. L'électricité n'est pas non plus au rendez-vous et je suis dans l'obligation de bidouiller un disjoncteur avec du sparadrap afin de rétablir le courant bien utile pour recharger les différentes batteries des appareils photo et consoles de jeu qui occupent les jeunes durant la route. L'eau de la piscine est marron suite aux intempéries ce qui ne perturbe pas des locaux de s'y tremper dedans. L'heure du repas est retardée en raison des coupures intempestives d'électricité. 24 juillet : Nuit sans moustiques ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier passage. Ce matin , il fait beau, nous partons pour Sodo vers 9h. Nos voitures sont marquées par les passages dans la boue et leur couleur a viré du blanc au marron. Jour de piste. Celle-ci est récente et permet de s'éviter un gros détour pour rejoindre l'autre rive de l'Omo et la vallée du Rift. Nous rencontrons de magnifiques paysages de montagne très verdoyants. Comme partout en Ethiopie, nous croisons beaucoup de monde le long de la route malgré l'espacement des villages. La piste est très sinueuse et parfaitement réalisée avec des barrières de sécurité dans chaque virage. Nous nous arrêtons plusieurs fois afin de rencontrer la population locale en visitant leurs habitations. Les ethnies se succédent mais le mode de vie change peu. Des agriculteurs qui vivent de cultures et d'élevage logeant dans des cases dotées d'un minimum d'équipement. Ils dorment le plus souvent à même le sol en terre battue, couchés sur des peaux de vache. Très peu d'ethnies dorment sur des lits tressés montés sur des armatures de bois. Des callebasses servent de récipients et de louches. Le foyer est fait de pierres où seule une marmite métallique constitue le seul élément moderne de leur matériel usuel. Des bâtiments de culte sont dispersés dans la campagne, même en dehors de tout village. Des églises le plus souvent orthodoxes et circulaires ou bien des mosquées. A midi, nous nous installons dans un hôtel restaurant disposant d'un superbe bar assez irréel pour le lieu très isolé qui nous accueille. L'après midi nous franchissons l'Omo sur le dernier pont existant avant son delta dans le lac Turkana distant de plus de 300 km. Le paysage de gorge est très beau . La chaleur qui ne nous avait pas accompagné depuis notre départ, est enfin là . Plus de 30 ° au thermomètre de la voiture. L'eau du fleuve est brune, chargée d'alluvions suite aux fotes pluies. Cela crée de belles couleurs dans le paysage très verdoyant des rives. La région est très montagneuse aves des sommets qui avoisinent les 3000 m. Nous faisons de nombreux arrêts en raison des beaux points de vue que l'on a sur la rivière et les gorges. Nous arrivons vers 16h30 à Sodo où il pleut à.....seau. Nous nous installons dans deux chambres dont une seule disposera d'eau pour la douche. C'est pourtant le meilleur établissement de la ville !!! Toutes les organisations humanitaires s'y pressent. Dans le jardin de l'hôtel nous croisons une invitée inattendue : une tortue d'environ 40 kg qui se promène tranquillement. Nous prenons l'apéritif sur la terrasse dominant la ville qui semble très active. Au loin, nous entendons des chants religieux provenant d'une église et relayés par des hauts parleurs efficients. Le souper est long et la carte bien que longue ne dispose pas de tous les plats qu'elle propose. Le choix est restreint mais fait le bonheur de tous malgré tout. Heureusement que les pâtes à la tomate sont toujours là !!! 25 juillet : Il a plu beaucoup une bonne partie de la nuit. Ce matin , réveil vers 7h30. Nous nous dirigeons vers Arba Minch, ville située au bord du lac Chamo à environ 150 km. Après la montagne, nous parcourons une plaine souvent marécageuse ce qui permet de voir une faune ornithologique importante. Il y a pas mal d'occasion de s'arrêter : des oiseaux en pagaille, une chute d'eau très embrumée en raison du niveau des eaux, des rivières en crue qu'il faut passer à gué que l'on soit, en automobile, à pieds -humains comme bétail !! Nous longeons les lacs Abaya et Chamo qui possédent une population très importante de crocodiles et d'hippopotames ainsi que des colonies de marabouts et Nous arrivons pour midi et nous installons dans l'hôtel aux chambres confortables et où tout semble fonctionner (eau et électricité). Bonne nourriture également avec, pour les jeunes, des frites et du poulet, tout un programme. Dans le jardin de l'hôtel où nous prenons notre café à la mode éthiopienne, gambade un dik-dik qui fait la joie de tous les enfants présents et même des adultes. Cette après midi nous partons visiter un village de l'ethnie Dorzé qui habite à près de 3000 m d'altitude à environ 30 km d'Arba Minch. Nous quittons la route principale pour s'engager sur une piste qui traverse une forêt de résineux qui nous rappelle celle de nos Alpes d'autant que le temps couvert s'embrume de plus en plus. En sortant des voitures, nous sommes presque transis de froid (6°). Nous visitons le village constitué de huttes en forme de tête d'éléphant caractéristiques de l'ethnie dorze. Celles-ci sont mieux équipées que celles précédemment visitées. Des chaises en bois tendues de peux de vache constituent l'essentiel du mobilier ainsi que des lits. La pièce d'habitation est séparée de celle dédiée aux animaux par une cloison tressée de fibres de faux bananiers (enset). Ceux-ci fournissent une sève qui est extraite de l'écorce pour en faire une pâte (godjo) qui est consommée après une maturation de plus de 3 mois, ensevelie dans le sol et enveloppée dans des feuilles de l'arbre. Les Dorze sont d'excellents tisserands, ce que nous voyons lors de la visite d'un atelier de tissage de coton où seuls travaillent les hommes. Leurs productions sont vendus sur le marché d'Addis dans le quartier situé au pied de la colline d'Entoto. Nous achetons une sorte de plaid aux couleurs éthiopiennes. Le climat est très froid et cela m'inquiète car à la fin du circuit nous nous rendons au parc national de Balé où l'altitude moyenne est de 3000 m, la même que celle d'aujourd'hui. Si les conditions atmosphériques sont les mêmes, il sera difficile de profiter du site et d'y rencontrer ses habitants rares, les loups d'Abyssinie et les nyalas des montagnes. De retour à Arba Minch, je pars parcourir les environs de l'hôtel en particulier l'église de Saint Gabriel dont le parc se remplit d'une foule importante, pendant que le reste de la famille profite du confort des chambres. Après le souper pris dans les jardins de l'hôtel copieusement garni par la bonne société locale, nous allons nous coucher. 26 juillet : Je viens de passer la pire nuit depuis bien longtemps. Hier soir, après un retour à la chambre relativement tôt, la préparation des bagages pour le lendemain étant faite, je rédige un court compte rendu de la journée passée afin de garder plus précisément les petits évènements du voyage, c'est à ce moment que j'entends un chant liturgique issu d'un haut parleur situé à peu de distance de l'hôtel : j'ai vite compris que cela venait de l'église orthodoxe Saint Gabriel située quasiment en face de notre hébergement. Le taux de décibels est très élevé. Je m'en accommode pensant , il était 21h15 environ, que cela allait durer, comme pour nos messes catholiques, environ moins de deux heures. Je me couche et cherche à trouver le sommeil malgré le bruit assourdissant qui envahit la pièce. Le temps passe. Près de 2 heures après le début de l'office, un arrêt des sermons et chants s'effectue. Ouf, cela est fini. Hélas quelques minutes après, les chants liturgiques reprennent . Il en sera ainsi jusqu'au lendemain matin. 7 minutes d'arrêt par heure seulement. Vers 3 heures du matin , j'ai craqué et suis sorti de la chambre en ayant envie de tirer dans les hauts parleurs d'autant que le gardien de l'hôtel que je suis allé voir pour demander des explications, disposé d'une kalachnikov !!!! et cela a duré toute la nuit jusqu'au midi suivant. Je ne suis pas pratiquant, mais la religion orthodoxe ne me comptera pas prochainement dans ses fidèles !!!! N'ayant pas dormi de la nuit, le reste de la famille non plus d'ailleurs, je prends une douche qui me permettra de tenir la journée sans sommeil. Ce matin , excursion en bateau sur le lac Chamo afin de voir ses habitants : crocodiles , hippopotames, et oiseaux, pélicans, marabouts, aigles pêcheurs. Leonardo nous accompagne et servira à pousser l'embarcation quand celle-ci reste tanquée dans la vase d'un haut fond à proximité immédiate des sauriens. Nous en voyons de nombreux, de toute taille, alanguis sur la grève à l'embouchure d'une rivière se déversant dans le lac. Nous restons une heure en s'approchant de plus en plus de ces crocodiles du Nil qui approchent les 6 m. Il y a également de nombreux hippopotames mais ils sont difficiles à photographier car ils nagent et sont le plus souvent immergés. Leur apparition fortuite est courte, le temps de respirer et ils s'enfoncent de nouveau très vite dans les eaux du lac. 2 heures de navigation. Nous rentrons à l'hôtel pour nous restaurer et charger les bagages. Après le repas, nous partons en direction du sud en longeant tout d'abord le lac Chamo. Nous faisons quelques arrêts photo dans la campagne où les champs de maïs succédent à ceux de sorgho et de mil, quand tout n'est pas mélangé !! Pour protéger ces cultures de la voracité des oiseaux, des petites estrades faites de branches d'arbre parsèment les champs. Dessus des enfants armés d'une fronde lancent des cailloux du matin au soir pour effrayer les volatiles trop entreprenants. Dans un village, nous voyons des jeunes jouant au loto , disposant d'un système digne de nore tirage du loto. Une petite cabane en tôle abrite toute une installation pour recharger les batteries de téléphone portable à partir d'un générateur à moteur. En effet, les villages ne disposent pas d'électricité mais par contre, le téléphone portable est bien développé. Tous les 10 km, nous trouvons des réémetteurs ce qui permet de disposer d'un réseau efficace de téléphonie mobile dont on pourrait s'inspirer !!! Nous nous arrêtons au marché de Konso où différents ethnies se retrouvent pour échanger du maïs en particulier. Nous sommes très bien accueillis et aucune animosité envers les touristes se dégage de ces quelques minutes de rencontre. Nous reprenons la route jusqu'à Weyto, un village situé à un carrefour menant vers Jinka et Turmi, les deux portes pour aller visiter les peuples du sud. Nous plantons la tente dans ce qui devait être la cour d'un hôtel, mais de celui-ci, il ne reste que les chambres alignées sur un niveau. Les toilettes sont installées dans des cabanes en tôle où l'odeur est insupportable. Souvenir d'un passé plus glorieux, des restes d'installation sportive en particulier de quoi faire de la gymnastique avec des barres parallèles ou de l'haltérophilie. Sous des abris au toit de chaume, nous trouvons un bar et ce qui devait être une salle de restaurant qui servira à notre cuistot de cuisine. Ce soir, la chaleur est au rendez-vous mais malgré cela nous ne pourrons pas prendre de douche ne disposant que d'un lavabo planté là en plein air. Comme tous les soirs de camping, notre cuisinier nous fait un bon dîner avec en particulier des pizzas, le tout arrosé d'un vin local que nos accompagnateurs nous ont offert. Je tiens à préciser qu'il ne fait pas oublier même un VDQS de chez nous !!! 27 juillet : Avec la fatigue accumulée par le manque de sommeil de la veille, nous dormons très bien d'autant que la nuit a été très douce. Avant le reste de la famille , je pars à la découverte du village et de ses habitants tant humains qu'animaux. Je découvre ainsi les éboueurs locaux : les vautours qui ont pris pension dans toutes les cours des habitations pour les nettoyer. Les enfants conduisent les troupeaux de chèvres et de moutons dans les environs. A mon retour, la famille est prête à prendre le petit déjeuner. Vers 9 h, nous quittons Weyto en direction de Key Afer , village où se mêlent différentes ethnies en particulier, les Tsemaïs, les Bannas et les Hamers. Nous nous arrêtons pour voir un village tsemaï, ethnie très peu différente de celle des Hamers, la différence étant une question de prononciation dans leur langue. Les hommes peuvent épouser jusqu'à 5 femmes qui vivent séparément. Ils peuvent également épouser des Hamers. D'ailleurs, les mariages s'effectuent à partir de villages différents afin de minimiser le risque de consanguinité. Pour nous, à partir de maintenant nous éprouvons un sentiment désagréable car il faut payer pour réaliser des photos. Ce n'est pas le prix qui est en cause mais la manière de faire : les femmes, les enfants s'alignent et l'on choisit qui l'on veut prendre en photo !! Cela ressemble un peu au marché aux esclaves ou au choix d'une prostituée dans une maison close. Je pose la question au guide de donner une somme globale que le village se partagerait, mais ce n'est pas envisageable car ces ethnies sont très individualistes. Il faut faire avec, les us et coutumes du tourisme local !! Nous reprenons la route en traversant de vastes champs dévolus à la culture du coton. Bientôt, la savane deviendra la terre de culture de la cane à sucre au détriment des ethnies qui seront déplacées si les mesures envisagées par le gouvernement éthiopien sont appliquées. Nous arrivons pour midi à Key Afer où nous nous installons pour la nuit. Nous campons dans le jardin d'un hôtel . Nous avons à notre disposition une chambre et sa salle de bain . A midi, beignets de courgette et macaroni au menu accompagnés de viande panée. L'après midi, Leonardo nous emmène dans la campagne environnante afin d'aller à la rencontre de l'ethnie Banna. Nous parcourons pendant 3 heures les chemins tracés entre les champs de maïs, de mil , de tournesol et de sorgho qui constituent l'essentiel des cultures pratiquées dans la région. Nous pénétrons dans des cases afin de connaître la manière de vivre de cette ethnie qui semble vivre comme au temps du néolithique. Les femmes sont habillées de peau de bête. L'intérieur des cases est minimaliste du point de vue de l'aménagement. Une partie est réservée aux animaux (vaches, chèvres). Nous partageons avec eux la boisson qu'ils proposent aux invités : une décoction faite d'enveloppes de grain de café. En effet, lorsqu'ils en cultivent, ils vendent les grains à un bon prix et conservent l'enveloppe de moindre valeur. Grâce à notre guide, et à un guide local qui sert de traducteur entre l'amharique et le banna, nous apprenons que l'allumette n'a fait son apparition ici qu'il y a 5 ans !!Comme chez les Tsemaïs, le Banna peut avoir 5 femmes. Il n'y a aucune notion de temps : l'âge des individus est inconnu. Même la notion d'année n'existe pas ce qui permettrait de se répérer. Le foyer est fait à l'intérieur même de la case d'où une fumée vite suffocante. De plus, en raison de la faible taille de l'ouverture, la pénombre est quasi constante. En plus de la hutte d'habitation, chaque famille dispose de granges cylindriques placées sur pilotis afin de se protéger des rongeurs principalement et associées à chacune des cultures pratiquées. De même les poulaillers faits en branchage d'épineux sont surélevés afin de protéger la volaille des prédateurs tels que les hyènes. Au cours de notre promenade, nous croisons des hommes qui sont le plus souvent armés de fusil type kalachnikov : ce sont des gardiens de troupeau qui se protégent ainsi de mauvaises rencontres !! En effet, dans ces régions du sud de l'Ethiopie, les razzias pour voler du bétail ne sont pas rares entre ethnies. Nous sommes de retour au campement après avoir visité des formations géologiques de bad lands situées à proximité même du village. 28 juillet : La nuit a été bonne sous tente excepté la fin qui a été bruyante en raison de la messe orthodoxe à partir de 5 h du mat . Les hauts parleurs à fond ont trnsmis les chants et les sermons des prêtres. Aujourd'hui piste pour Jinka que nous atteignons en fin de matinée après quelques arrêts pour prendre des clichés de la vie rurale . Pour atteiindre l'hôtel situé à l'entrée de la ville nous traversons à gué une rivière qui sera dans quelques heures infranchissable. L'hôtel est situé dans un magnifique parc très bien fleuri. Nous disposons de 2 chambres spacieuses mais sans eau;Il faudra de nombreux dialogues avec la réception pour en obtenir. Le restaurant est très agréable et nous buvons le café sur la terrasse en regardant l'ouverture des Jerux Olympiques. Nos guide et chauffeur viennent nous cherfcher vers 14h30 pour aller visiter le marché local. Quelques centaines de mètres nous séparent du centre ville où se trouve la piste d'atterrissage de l'aéroport !!! Les avions ne se posent plus en particulier durant la période des pluies qui rendent impraticables cette piste en herbe. L'activité est très importante sur ce marché hebdomadaire où de nombreuses ethnies viennent échanger leurs productions. Nous voyons également le marché aux bestiaux où l'on trouve de magnifiques bœufs. Le prix y sont très importants puisque un bœuf peut atteindre les 1500 euros. (30000 birrs). Le qat est également vendu de même que des feuilles de tabac. La principale ethnie rencontrée est celle des Aris. Ce jour, pas de Mursis peut être en raison de la saison des pluies qui perturbent les déplacements sur de longues distances. Pour transporter les grosses charges ce sont des ânes qui servent de moyen de transport. Ils ont même un parc de stationnement qui leur est affecté durant la période de marché. Le textile est de plus en plus importé de Chine ce qui fait une perte d'identité pour les différentes ethnies dans les costumes. C'est surtout évident pour les hommes. La mode vestimentaire locale reste surtout l'apanage des femmes. Les maillots d'équipe de foot font sensation chez les jeunes garçons principalement. Et pourtant le football n'est pas réellement pratiqué en ethiopie et en particulier dans les campagnes. C'est le développement de la télévision qui a entraîné cet engouement. Nous restons une paire d'heures sur le marché de Jinka avant de rejoindre un autre marché à une dizaine de kilomètres de là. Il est établi sur une vaste place herbeuse où de nombreuses femmes ont installé leur stand. Celui-ci est souvent une toile posée à même le sol où sont installées les différentes productions agricoles. (maïs, pois, oignons). Quelques unes proposent des plats cuisinés pour restaurer les visiteurs et vendeurs. Peu de produits locaux en ce qui concerne l'habillement et le textile. Seules quelques cotonnades locales sont venues. Bientôt arrive un violent orage qui entraîne un pliage rapide des stands et un repli stratégique vers des abris de fortune. Nous rentrons à l'hôtel précipitamment ce que nous ne regrettons pas car il faut franchir une rivière à gué qui sera en crue. Nous la verrons monter en quelques minutes de plus de 3 mètres. Impossible de la franchir, ce qui dérange les piétons qui devront emprunter une passerelle de fortune pendant quelques heures, le temps que le niveau baisse. Quelques intrépides se lancent tout de même à passer ce qui laisse à penser que la situation est fréquente. Pour nous , la fin d'après midi se passe à l'hôtel à se reposer et à profiter d'une bonne douche dès lors que l'eau chaude revient.

Pour voir des photos de ce voyage et du voyage effectué en 2008:
http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Ethiopie-Ethiopia
Préparation de voyage d'une douzaine de jours en République Tchèque dont Prague English translation pending
by Madikéra · 2013-04-07 · 116 replies
Bonjour,

Entre juillet et août prochain nous devrions passer 12/14 jours en République Tchèque (en voiture), je commence à tisser la toile de la prépa de ce voyage. Je remercie, donc, par avance toutes celles et tous ceux qui m'aideront à rassembler des infos, idées, possibilités...

J'ai déjà parcouru les messages des dernières années, lu les carnets, acheté un LP en anglais en version pdf, regardé divers sites comme: -
http://www.avantgarde-prague.fr/ - http://www.czechtourism.com/fr/home - http://www.voyage-prague.com/index.html - http://fr.marys.cz/prague_parking/ ... et bien sûr - http://www.strogspraguepics.blogspot.com/

Mes premières questions sont les suivantes: - En été, y-a-t-il une différence de fréquentation entre la semaine et le WE à Prague ? C'est pour savoir si nous devons tenir compte de pics de fréquentation en la planification de nos jours en cette ville (entre 2 et 3 jours).

- Avez-vous des hôtels à recommander à Prague, avec parking, permettant de rejoindre le coeur de ville en 15/20 minutes de marche et à un prix autour de 80 euros max par nuit, pour 2 ? Pas de quartier défini pour l'instant. Nous recherchons un hôtel avec parking si possible inclus car sinon il faut compter une vingtaine d'euros en plus par nuit.

- Peut-on parcourir le pays sans résa d'avance des hôtels ou cela sera très difficile de trouver de la place en dernière minute ? Nous sommes très peu fans des voyages complètement pré-programmés et apprécions de pouvoir décider en fonction des envies du moment.

A vos réponses... Merci
Problème avec le réchaud Omnifuel Primus English translation pending
by Plantejaune · 2013-04-03 · 44 replies
Bonjour à toute la communauté des vélocyclistes heureux !

Nous sommes partis depuis deux semaines de Toulouse destination l'Asie, en compagnie d'un petit réchaud primus omnifuel auquel nous comptions faire voir de beaux paysages. Nous avions une bouteille de gaz primus d'un ancien réchaud et tout allait bien lorsque nous avons quittés la ville rose.. Depuis le gaz s'est finit et devinez quoi, nous n'arrivons pas à faire fonctionner le réchaud avec de l'essence 😕

On a perdu le feutre (évidemment), mais on fait tout de même préchauffer les 30 scs minimum, puis ouverture de la bouteille et là on a droit a quelques dizaines de secondes de flamme presque toute bleue puis plus rien. pfiout !

Qqun aurait une idée ? 😄
Avis sur itinéraire de vingt-sept jours dans l'Ouest américain en août 2013? English translation pending
by Rockingusa · 2013-03-31 · 10 replies
Bonjour,

J-118 avant le départ!!! Je décompte les jours depuis 450... Il s'agit ici de notre 4ème voyage dans l'Ouest et j'aurais aimé soumettre mon itinéraire à vos avis/conseils/critiques expertes. Le fait est qu'on aimerait visiter des sites hors du commun, méconnus (ou peu connus) des touristes. Je me suis énormément basée sur le fabuleux site 'ouestusa' ainsi que ce que j'ai pu lire sur ce forum. Vous verrez que l'on passe 6 nuits à Vegas. C'est évidemment un choix délibéré pour nous (soleil, farniente après 1 longue année de travail).

Si vous avez des idées, des conseils pour rendre ce séjour encore plus inoubliable, je suis preneuse :)

JOUR 1 : samedi 27/7/2013 Vol VS043 11:45 Londres – Las Vegas 14:10 Prise en charge de la voiture Nuit au Flamingo (Las Vegas)

JOUR 2 : dimanche 28/7/2013 Farniente Tir ? Nuit au Flamingo (Las Vegas)

JOUR 3 : lundi 29/7/2013 Farniente Spectacle 'Le Rêve' Nuit au Flamingo (Las Vegas)

JOUR 4 : mardi 30/7/2013 Las Vegas – Kanab -Snow Canyon Nuit à Kanab (Treasure Trail Motel)

JOUR 5 : mercredi 31/7/2013 -Essai The Wave en matinée à la Paria Station (si résultat loterie négatif) -Buckskin Gulch Route 89 vers Page puis House Rock Valley Road (piste sur 8 miles) Nuit à Kanab (Treasure Trail Motel)

JOUR 6 : jeudi 1/8/2013 The Wave sinon alternative : -Cathedral Wash** (attention, compter 1,5 heure de route voir plus depuis Kanab) OU -Edmaïer's Secret Nuit à Page (The Page Boy Motel)

JOUR 7 : vendredi 2/8/2013 Lake Powell - Houseboat

JOUR 8 : samedi 3/8/2013 Lake Powell - Houseboat

JOUR 9 : dimanche 4/8/2013 Lake Powell - Houseboat

JOUR 10 : lundi 5/8/2013 Cottonwood Road jusqu'à Tropic (US89 vers Page) -Arrêt à Governor Arch -Kodachrome State Park Ou Route 89 si mauvais temps (+- 2h30) Nuit à Tropic (America's Best Value inn & suites)

JOUR 11 : mardi 6/8/2013 -Mossy Cave -Red Canyon (ressemble à Bryce) OU -Willis Creek (slot canyon) Nuit à Tropic (America's Best Value inn & suites)

JOUR 12 : mercredi 7/8/2013 Visite de Lower Calf Creek (11 km A/R) Hell's Backbone road ? => à voir Nuit à Boulder (Boulder Mountain Guest Ranch)

JOUR 13 : jeudi 8/8/2013 -Hole in the rock road jusqu'à Devil's Garden et Pickaboo Gulch? => vérifier si véhicule normal ok OU -Burr Road (18 premier miles) et Strike Valley Overlook trail OU -Capitol Reef Nuit à Boulder (Boulder Mountain Guest Ranch)

JOUR 14 : vendredi 9/8/2013 Départ tôt de Boulder jusqu'à Moab -Little Wild Horse Canyon + Bells Canyon (boucle) -Crack Canyon OU -Sego Canyon (1/2 heure) -Arches National Park: Delicate Arche au coucher de soleil Nuit à Moab (Days Inn)

JOUR 15 : samedi 10/8/2013 Canyonland ou saut en parachute Nuit au Days Inn

JOUR 16 : dimanche 11/8/2013 Moab Mill Creek Canyon

OU Location de jeep et Canyonland Nuit au Days Inn

JOUR 17 : lundi 12/8/2013 Départ très tôt de Moab jusqu'à Mexican Hat Sur la route : -Moonhouse Ruins (ruines indiennes) -Road Canyon (ruines indiennes)** -Muley Point (point de vue) Nuit à Mexican Hat (Hat Rock Inn)

JOUR 18 : mardi 13/8/2013 Mexican Hat jusqu'à Sedona Nuit à Sedona (Desert Quail Inn)

JOUR 19 : mercredi 14/8/2013 Sedona West Fork et Oat Creek randonnée Nuit à Sedona (Desert Quail Inn)

JOUR 20 : jeudi 15/8/2013 Sedona – Seligman Nuit au plus proche du départ de la randonnée vers Havasupai

JOUR 21 : vendredi 16/8/2013 Descente très tôt dans le canyon Havasupai (nuit au Lodge)

JOUR 22 : samedi 17/8/2013 Havasupai (nuit au Lodge)

JOUR 23 : dimanche 18/8/2013 Remontée en début de matinée Passage à Oatman Nuit ?

JOUR 24 : lundi 19/8/2013 Las Vegas Downtown Vegas Nuit au Golden Nugget

JOUR 25 : mardi 20/8/2013 Las Vegas Randonnée dans Valley of Fire (balade 'the fire wave') Nuit au Bellagio

JOUR 26 : mercredi 21/8/2013 Las Vegas Shopping Nuit au Bellagio

JOUR 27 : jeudi 22/8/2013 Las Vegas – Londres
Concours photos avril 2013: "Et si on faisait une sieste?" English translation pending
by Herman2003 · 2013-03-30 · 163 replies
Bonjour à tous,

On m'a demandé de sortir un peu des sentiers battus et des thèmes sur les paysages, alors voici le thème de ce mois d'avril : « Et si on faisait une sieste ? ».

Je suis certain que vous avez tous rencontrés un jour ou l'autre en voyage un chauffeur de taxi ou un conducteur de rickshaw faisant une petite sieste, ou même un local qui s'est assoupi dans un train, ou encore le tenant d'une échoppe qui fait un p'tit som' sur son étale. Aujourd'hui, mettons ces personnes à l'honneur ! Postez donc vos plus beaux clichés de ces personnes qui font une sieste. Attention, les photos d'animaux ne sont pas acceptées ;)

Pour participer : dépôt des photos du 01 au 21 avril à minuit.

Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées, publiées dans des messages différents. Ajoutez si possible une petite légende ou anecdote.

Pour voter : du 22 au 28 avril à minuit.

Pensez à indiquez le pseudo, le numéro de la photo et votre classement.

Photo 1 : 3 pts Photo 2 : 2 pts Photo 3 : 1 pts

Tout le monde peut participer, en cas d’égalité de points pour 2 photos pseudo, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère place, et ainsi de suite. Le classement final sera fait par photo, et non pas par pseudo (autrement dit, on ne somme pas la totalité du nombre de votes obtenus sur les 3 photos dans le cas où le participant aurait proposé 3 photos).

Pour les discussions autour du thème, c’est ici :

A venir

Pour le diaporama, c’est ici (merci Hériklès) :

A venir

Merci pour votre participation, amusez-vous, et que le meilleur gagne !

L’heureux gagnant pourra organiser le concours photos du mois de mai 2013 !
MSC Fantasia: transatlantique Santos - Venise, au Yacht Club (mars 2013) English translation pending
by Cristianh · 2013-03-29 · 31 replies
... Beaucoup d' hésitations avant de me lancer sur ce double sujet .... pour ne pas dire : " un truc pareil "

- La " transat " : correspond a nos goûts , ... plus orientés vers les longs voyages . Ce compte rendu , ajouté a celui rédigé en Décembre , sur la transat du MSC Poésia vers Miami , aurait pu affirmer l' ambiance " transat " tout en développant des anecdotes différentes , dans des lieux , et sur un bateau différents . L' introduction même , permettant le clin d' oeil , pour ne pas dire : le trait d' union entre les deux voyages : - Ce Fantasia , " que nous ramenions en Europe " , ... de " notre Poésia " , en Novembre , nous l' avions vu partir de Gènes , navigué a coté de nous jusqu' a Barcelone , et vu s' éloigner ensuite , vers l' endroit ou ... nous le retrouvions .

- Le " Yacht Club " : ... Ah ! Cette idée de MSC , concrétisée dans des espaces très confortables , par une " façon de faire " spécifique , des attentions inhabituelles en ces lieux , des facilités , et , a chaque contact , et pour chaque prestation : la qualité ..... transforme votre vie a bord . Une transat devient : un grand voyage , dans le sens qualitatif de l' expression . il est évident que l' on ne décide pas ( la première fois ) d' opter pour le YC sur un coup de tête . ( surtout sur une transat : 20 jours ) . Mais l'équilibre entre l' attrait des définitions , les photos des catalogues , ... et les sensations supposées ... , et l' hésitation ... a franchir toutes les barrières , et pas seulement financières , .... pour " y aller " font parti du voyage . Le voyage commence : la ! .... a la décision .... de se faire un " super tour de manège " ( Je dirais même que la décision initiale est plus importante que nous le pensions , car nous allons recommencer .... )

Alors ... c' est parti , plus exactement , nous partons donc pour Roissy , ou une dizaine de couples de VF se croisent sans se voir , sauf Senna95 , et nous .

( note technique " indépendante de ma volonté " : mon ordinateur ayant la fâcheuse tendance de se déconnecter tout seul , j' assure déjà ce prologue , pour ne pas avoir a le refaire ... bêtement , plus tard , et plus loin . Je continue dans la foulée . )
Réchaud et nourriture pour vélo-camping dans la vallée de la Loire English translation pending
by Paolucci · 2013-03-29 · 18 replies
bonjour je voudrais avoir de l info sur les réchauds je pars pour 4 semaines vallée de la Loire peut-on seulement se faire réchauffer de la bouffe j aimerais savoir comment les gens qui partent en autonomie s organisent avec la bouffe tout vos conseils seront apprécié merci
Népal février 2013 (Tamang héritage. Lantang) English translation pending
by Stialou · 2013-03-21 · 0 replies
Juste un petit résumé mon trek au Népal et autour du trek 2013

Nepal du 29 janvier au 21 février 2013 ( au lieu du 28 février)

Tamang héritage. Lantang Ceci est mon avis, mes mots n`engage que moi, ce n`est pas une généralité, rien est statique. Donc ne prenez rien pour acquis.

Katmandu – Syaphubesi en jeep - 1 chauffeur / 2 personnes - 1 stop à 11h30 pour manger -150$

Beaucoup parle d`un trek facile , pour ceux qui ont une condition sportive et portent – moins de 8kg c`est fun , ensuite si vous utilisez les services d`un porteur c`est très fun, pour les autres si vous faites du sport entre le 1janvier et 15 janvier de chaque année comme bonne résolution et que fumer 1 paquet par jour et que vous souhaitez faire un trek avec votre sac de 12kg ( histoire de ne rien oublier !! ) ..Bon courage .. Ça va très dur, mais dur !!. Nous avons croisé un couple au bord de la pendaison ! .

Sur le Tamang Heritage vu 3 trekkeurs Sur le Langtang vu 12 trekkeurs l`aller et 30 + au retour Ce n`est pas la foule, sinon ATTENTION aux mules et yaks , naks et yeti

TAMANG HÉRITAGE Syaphubesi Lodge : Buddha guest house - je ne le recommande pas 500 rps le chambre 2 lits avec SDB privée et toilette, eau tiède/froide. Cuisine correcte quand lorsque que les anciens sont dans la cuisine Cuisine infecte lorsque les jeunes cuisinent Bus départ/ arrivée juste devant le Lodge.

Route pour Gatlang La route est ..Pardon la piste de gravier est dure la 1re heure puis moyenne jusqu'à la 1re Thé House puis c`est une piste forestière agréable, l’entrée dans Gatlang ce fait pas un chemin défoncé a la pelleteuse et oui !! C`est un joli village , un labyrinthe de petites maisons à se perdre ( je me suis perdu) .une population très sympa , peu curieuse, mais souriante . Lodge Gatlang Paltor Peak guest House - je recommande 300 rps , la chambre très rustique., la cuisine reste simple ( la même carte ou presque dans tous les lodges) et les prix sont corrects , douche avec eau chaude 100 rps dans les toilettes .

Route pour Chilime- Tatopani Tatopani Village d`aventures pour nous .La route traverse une forêt juste qu`a Chilime, le chemin est facile, rien de spécial en dehors de la pollution alimentaire ( emballages papier , bouteilles plastiques , chaussures , etc. )qui maque le chemin à suivre . Chilime ..Que dire? C`est horrible, une ville qu`on prépare pour ouvrir la nouvelle route Népalaise-Chinoise, une destruction du flanc de montagne à coup de pelleteuse. Lorsque vous quittez Chilime en passant par la porte de pierre qui rejoint le premier pont suspendu que vous traverserez , ne prenez pas peur si vous marchez sur un tas d`ordures pendant 40 secondes ..C’est le bon chemin, sans commentaire. Ensuite ça grimpe dur et sec, plein Sud, alors attention au coup de chaleur. Après Gongam le chemin est plus agréable, et cela jusqu’à Tatopani. Lodge Tatopani : Natural Hot Spring Hotel - je recommande sans plus 300 rps la chambre, rustique avec toilette dans le couloir et dehors, mais pas de douche, ni lavabo . Famille très sympa, cuisine simple et toujours le même menu.

Une rencontre hasardeuse après la Thé house de Chekta Un homme âgé transporte des plaques de tôles ondulées pour Tatopani , il chute devant nous et perd sa Tongue , voyant que pour lui la tache va être ardue de récupère la chaussure et pas le courage de descente la chercher , mon épouse lui offre ces Salewa MTN Trainer en taille basse et par chance c`est sa taille 38.5 après avoir viré les semelles ..Il reprit la route, mais nous le croisâmes plus loin avec sa fille et un homme ou nous fûmes invités à boire un thé chez lui, la pause imprévue fut agréable.

Soirée à Tatopani 19H nous entendons des cris en une langue inconnue, la curiosité me pique, je sors le nez dehors , je ne vois rien, au bout de 10 minutes j`aperçois un homme de 25 /30 avec un couteau traditionnel népalais et ivre ( d`après le vieux monsieur près de moi, mais au comportement de l`homme hystérique je pense plus à un narcotique naturel) et il hurle et lance son couteau en l`air , il frappe sur tout ce qu`il voit , ma pensée fut qu`il allait tôt ou tard finir par se blesser , un attroupement e femme se forme un peu au loin, mais soudain l`affolement , l`homme descend de sa butte et cours en direction des femmes , panique à tout va , malheureusement il se dirige, mais moi , je claque la porte du Lodge et attend . Il remonte sur sa butte et recommence, mais, idem il poursuit une jeune fille, mais il stoppe sa course, 30 minutes plus tard des hommes arrivent, mais personne n`arrive à la calmer, ce fut une femme, je pense à son épouse ou fiancée qui après 15 minutes de dialogue et de calme, il s`effondre de son long sur le chemin. Fin de l`histoire, les langues se délient un peu, mais on nous répond toujours c`est l`alcool !! Sinon pour ceux qu`il veulent tester les eaux chaudes pensez au maillot de bain , l`eau est de couleur marron du au sédiment , attention demandez dans quel bain vous pouvez faire trempette 3 bains : homme seul / femme seule / famille ( couple ).

La nuit arrive il est l`heure de se coucher ,2h du matin un vacarme de fou , sa rote , sa vomi , sa pisse , sa crache , sa ronfle … 4 h du mat sa tape a la porte encore et encore …pas trop envie de bouger 6h je sors le tète dehors et je vois un homme âgé dans la chambre voisine ..( c`est le père) ..Vu la tête et le bordel Mr a dus faire une fête bien arrosée …Oh chouette une belle et grosse sourie morte dans le seau d`eau des toilettes !! Bonheur .

Route pour Nagthali - Thuman Le chemin grimpe et grimpe dans la forêt .., le froid est bien présent les premières neiges , les premières plaques de glace. Nagthali a cette période c`est un micro village fantôme tout est fermé, mais tout !! le neige a recouvert tous les chemins, aucune trace, là c`est l`enfer ! Gauche ou droite en haut ou en bas. Bref un test à droite et un test à gauche en bas ..Ça sera le bon, mais l`enfer pour rejoindre Thuman .de la neige a mi- mollet, de la boue, dans la forêt le chemin est transformé en patinoire sur de 50 ou 80 mètres, la fin du cauchemar pour mon épouse se stoppe a 2700 m..Une grande clairière annonce la route pour Thuman . On souffle. Durant tout le trajet nous ne croiserons personne jusque Thuman ou le premier visage sera un policier.. !! Lodge Thuman : View Hotel & lodge - je recommande sans plus 300 rps , vue sur le village , nous faisons vite un petit tour des alentours après la douche avec un bac d`eau chaude ..Bonheur..La famille qui gère est très gentille, le Hic c`est qu` il n`a y pas d`électricité dans la chambre : problème électrique .

Route pour Ling ling - Briddim Route difficile en raison de la pluie , et oui il pleut beaucoup .. arrivee à Ling Ling , pause thé bien chaud ..Mais l`orage gronde, l`homme nous qu`il y a pour 2 jours voir 3 ( il ne se trompera pas ). Attendant une éclaircie qui n`arrivera jamais . Nous décidâmes de descendre sur Syaphubesi pour faire la région du Langtang.. Tant pis pour Briddim et Syarpagaon.

Conclusion : Le Tamang Heritage a été une belle région il y a cela 5 ou 10 ans , aujourd’hui , le tourisme transforme chaque village , d`ici quelques années , nous touristes, mais, surtout l`appât du gain que nous générons risque de faire disparaitre le charme de jadis . Je ne déconseille pas ce trek, ni le conseille, cela reste au gout de chacun . Personnellement je n y` retourneras pas .

LANGTANG Beaucoup ont déjà parlé de ce trek je faire faire simple, nous avons fait l`aller et le retour( 3 jours pour A et 2 pour le R ) par le même chemin, car nos plans on dut changer en raison de fortes chutes de neige ..

Syaphubesi – Lama-hôtel Route agréable, traversez le camp de réfugiés tibétain et Attention bien suivre la route pour: The New Bridge , car l`ancienne voie est un peu raide .( nous avons testé les deux voies ).La suite de chemin se fait en forêt , c`est frais pour ceux qui détestent marcher en plein soleil. Lodge Lama-hôtel - Friendly guest House - je recommande -une famille sympa , la salle a mangé est super chauffée , parfait pour faire sécher un peu votre linge , la cuisine et les prix sont très corrects , vous pouvez aussi trainez directement dans la cuisine , si il n`y a pas trop de monde , c`est très agréable de manger devant ce four en terre. Si trop de monde ils apprécient que vous alliez dans la salle a mangé du Lodge . Chambre très rustique , eau tiède. Toilettes ( 2 )

Lama hotel – Lantang Chemin diversifié , il y en a pour tous les gouts , monter , descendre , monter , descendre, des marches par-ci et par là , bref .. Ce n`est pas plat Lodge Langtang : Tibet Guest House – je ne recommande pas …bref à fuir

Langtang – Kyanjin Gumba Ca grimpe et ça grimpe , pour nous dans la neige et le froid à 7h ..Puis grand soleil ATTENTION-écran solaire max et un tube de BIAFINE pour le soir ..Un village situé dans une vasque , pas grade chose à faire en dehors des deux pics . Un petit tour à faire pour le point de vue au niveau de la stupa . La Cheese factory est sympa et toute petite (les normes Européennes ne l`ont jamais visitée. Et c`est tant mieux. ) Le fromage est correct, mais pas renversant, il se rapproche au niveau du gout a un jeune Comté, attention en cas de chute de neige, la fromagerie est fermée, pas de nak / pas de lait /pas fromage. Nous avons pu en acheter dans un morceau, car il restait une meule- prix 1000 rps / kg (vous en trouver sur Katmandu dans les supermarchés entre 1100 à 1800 rps /kg ) . Lodge Kyanjin Gumba : Hotel Yala Peak - (2 nuits) – je recommande (avec une réserve personnelle) Gérée par une famille tibétaine gentille, mais pas très honnête avec les individuels, elle préfère les groupes. Chauffe au minimum la salle à manger si pas de groupe. La maison est très jolie et avec deux petites tables extérieures pour jouir du soleil et du paysage, les chambres sont superbes et très propres , jolie vue , eau chaude. La cuisine est très bonne, mais les prix flambent .. c`est normal. -Impossible de faire les sommets en raison de la neige .

Le retour se fait en deux jours sans soucis … Kyanjin Gumba - Lama Hotel Lama Hotel - Syaphubesi

Lodge Syaphubesi : Yala peak Hôtel – je recommande Très sympa , beaucoup de monde dans ce Lodge , cuisine parfaite , pas très chère, et une bonne ambiance .

Retour sur Katmandu en jeep / ou bus Jeep privée - 1 chauffeur / 2 personnes - 1 stop à 11h30 pour manger - 10.000 rps

Jeep collective - 1 chauffeur / 6 -8 personnes - 1 stop à 11h30 pour manger - 700 rps - s`arrête un peu partout s’il reste de la place

Conclusion. J`ai apprécié la région. Je n`y retournerais pas, car je pense faire d`autre trek au Népal

Pour finir ou presque … Partez avec le minimum, voyager léger, un sac de 8kg c`est parfait… ne pas dépasser 12kg et encore c`est trop . – Pour les futurs treks au Népal nous nous ferons accompagné de porteurs (pour nous un sac /un porteur 8-10kg), car madame préfère, car les genoux ont morflés cette fois-ci et l`âge n`arrange rien . - Un guide ..Pas très utile nous avons réussie avec nos mots .. -Pour vos achats- matériels de treks pas de soucis à KTM , il y a de tout , du bon et du mauvais . - les comprimés Aquatabs sont en ventes dans les supermarchés sans soucis (aucun gout spécial ni avec Micropur forte). Le gout vient de l’eau chauffée, d`après nos expériences durant le trek le résultat a toujours été le même, sinon vous trouverez aussi de l`aspirine ou ibuprofène et le Diamox .Nos avons pris avec nous de la Coca 9CH a Langtang et pas de soucis . -La dépense moyenne journalière durant le trek pour 2 tout compris doit être de 2200/2500 rps . -L`achat du Sim Ncell local a été utile (vous en trouvez de partout). -Le change $ n`est pas très différent entre les banques et les bureaux changes.

ATTENTION vérifier l`état de vos billets et faites les changer de suite s’ils sont : déchirés, scotchés ou très abimés.. (Nous avons rencontré ce souci sur 5000 rps perdues dans une grosse liasse de banques , qui nous ont été refusés X fois lors du trek ..Mais pas de souci pour les changer dans une banque à KTM.

Voilà si vous avez des interrogations..

Suite et fin …

KATMANDOU. Pas grand-chose dire : une désolation, un vide-ordure à ciel ouvert, une pollution incessante de l`air donc attention aux irritations de la gorge et aux larmoyâmes des yeux, le masque anti-pollution/ poussière n`est un luxe . mon avis n`engage que moi , c`est mon point de vue , je ne travaille pas pour une société de tourisme, je vis en Asie depuis 2004 et donc je suis moins enthousiasme que certains européens , je ne recherche pas le lieu, le plat , ni la perfection , ou l`extra- authentique, mais, juste le correct , j aime voir , entendre et comprendre , le pourquoi du comment et vivre juste l`instant présent , qu`il soit positif ou négatif.

Le Népal n`est pas un pays de gastronomie, mais, nous faisons avec, les prix des plats sont variables tout comme le temps(ne pas oublier les taxes 13% Gov et le service 10%, elles sont parfois incluses dans les prix , cela varie ). Idem pour les taxis, soit vous jouez la négociation traditionnelle, car le jeu vous amuse ou soit vous faites la balance entre 2 ou 3 chauffeurs le meilleur prix, gagne !!

Si le prix semble correct pas rapport à mes recherches je ne discute pas, si je suis pris pour un coulions, j’explique qu`il y a d`autres taxis moins chers.

J`ai beaucoup trainé sur Thamel (et autres quartiers), j`ai trouvé la ville sympa. Je me suis perdu des heures et des journées pour voir et entendre, comprendre, rire, jouer, manger, imaginer, échanger, mais aussi hurler et crier, bref : le cafarnahome humain.

Hôtels -Dolphin Guest House( deux nuits) – je ne le recommande pas spécialement Établissement pris en sandwich entre deux ruelles ( restaurants et boutiques ) proches de tout , le responsable étant absent pour un certain temps , deux garçons très sympas, vous aides dans vos démarches .

Prix de la chambre : 22$ ( 16.85 Euro ) et transfert-hôtel aéroport 10$ -lit :2 pers, avec très petite salle de bain (avec eau chaude) et toilette privée. Chambre très humide + cafard ( normal ) et surtout très bruyante , car elle donnait sur les restaurants à l`arrière (302). Coupure électrique régulière comme toujours , normal a Katmandou.

Nirvana Garden Hôtel (deux séjours de 3 nuits et 2 nuits) - je le recommande Établissement au fond d`une ruelle très calme ( Chhetrapati ) , chambre a rafraichir ainsi que la plomberie ..Mais nous ne pouvons pas tout avoir . Le personnel est correct.

- Prix 44$ deluxe ( 33.69 Euro ) ( bat Samsara) chambre 211 .Lit Kingsize , balcon vue sur le jardin , petit séjour, salle de bain ( baignoire) eau chaude .Room service.

- Prix idem 44$ deluxe ( bat principal) chambre 403 .idem, mais un lit plus petit, mais une grande terrasse solarium ( sinon préférer la 201 ? Ou 203 ? celle avec la grande porte) .

Cuisine du Samsara à fuir, mangez dans le quartier, vous aurez plus de choix.

Ou manger et boire ? Third eye restaurant - je le recommande Prenant le café au Roadhouse j`observe un ballet impressionnant de personnes rentrer dans ce restaurant, la curiste me dit de tester ce lieu, direction la terrasse du haut, car il fait un temps magnifique , personnel très bien , ainsi que le service . la carte est très variée, nous décidons de tester les Tandooris : le Mix grill (piquant) et le Tandoori chicken sont très bons, les plats sont copieux , le strudel parfait , le fondant a la mangue est un peu fade et les prix sont à la hauteur des plats .

Pilgrims guest house - je le recommande Lieu simple, mais cadre agréable le soir, cuisine correcte ainsi que les prix . Un lieu de rencontre entre trekkeur et simple visiteur.

Namasté - je le recommande Un lieu sympa pour un café , un déjeuner , un apéro , avec sa petite cour sous les arbres. Tout proche du Nirvana Nirvana Garden Hôtel . Wifi gratuit. Personnel et service très correct.

Roadhouse café ( en face de l`Organic café ) - je le recommande Café expresso Illy excellent. Pâtisseries moyennes et viennoiseries médiocres, mais , le sandwich bœuf chaud- moutarde de Dijon un régal . Personnel et service très correct.

Helena`s – je le recommande Envie d`un petit déjeuner complet ..je me rends au Helena`s café .. Pas de courant donc pas d`expresso, rien de grave ça sera pour plus tard , un lieu sympa avec une petite musique Zen , les Breakfasts sont corrects et peu chers, ne pas prendre le Croissant Breakfast ( croissant horrible )… n`oubliez pas la terrasse du haut

Everest steak house (testé deux fois) - je le recommande Pour les accros de la viande, un lieu à découvrir. L`intérieur est kitch, le personnel se situe entre correct et très désobligeant cela varie des soirs .sinon préférer les steaks en portion normale, car ils sont coupés dans la meilleure partie. Les cuissons sont à la demande et respectées en cuisine, préférez les légumes et non les frites (pour nous elles avaient connues une huile de la nuit des temps).Les prix vont de 400 a plus de 2300 roupies pour les viandes.( ex le chateaubriand filet pour 3/4 personnes).

New Orléans café – je recommande le lieu / je ne le recommande pas la cuisine. Bel espace dans cette ruelle très calme (hors concert).l`établissement est très beau, espace pour les non-fumeurs. Le personnel médiocre, vachement foutiste qui passe plus de temps à faire du rentre-dedans aux nanas seules …les portions sont petites et les prix sont sans commentaire.

AlchemY (the authentic Italian restaurant) - je ne le recommande pas Un soir après 20h j`eu l`envie d`une pizza .. Parfait devant moi AlchemY : 1Pizza peppéroni, et un verre de merlot . Description : la pizza une pâte à pain épaisse , une cuillère à soupe de sauce tomate et 5 petites tranches de saucisson népalaises , le merlot en cubi de vin en carton . Résultat t à fuir comme la peste Du Chat perche - Satghumti - je ne le recommande pas Quand je lis sur le net petite oasis française ..je me dis que je vais tester le lieu. Me voilà devant la petite ouverte qui même dans un cour carrée a , gauche l`accueil d`une guest-house et a droit un représentant de livraison express ( DHL , Fedex …). Un jeune homme très réservé, mais souriant présente la carte. à lire la carte ça donne envie -quelques plats français sur commande , comme le canard à l’Orange 500 rps ou le coq au vin 400 rps ou encore la fondue au fromage de yak .

Donc je commande ( 2 personnes) une soupe à l`oignon 180 rps lasagne aux épinards .. salade de pommes de terre et thon 200 rps poulet grillé et purée de pommes de terre 350 rps 1 verre de vin blanc ( fond de bouteille) 350 rps 1 verre vin rouge . 300 rps S’il reste de la place, un dessert .

Résultat -La soupe à l’oignon : un vulgaire bouillon ,4 croutons, un soupçon de fromage et un jaune d`œuf le salade de patate et thon :revoir la cuisson des pommes de terre /nettoyage des feuilles de salade. -les lasagnes ? 25 minutes pour me dire : il n y a pas ce plat en cuisine …. -Le verre de vin rouge /bordeaux : il n y` a pas non plus ..ok va pour un vin rouge chilien -le poulet grillé et sa purée de pommes de terre : un simple pilon de poulet tailladait pour donner du volume , et une purée , donc les patates ont été taillées en forme de copeaux de röstis et pas cuit. Ne voulant rester la ventre vide, je décide de reprendre la carte et demande un Saru`s Sahi Paneer white rice 300 rps ..La je me dis pas de souci un plat de légumes et du riz , mais … - Dessolé Mr ! mais il n`y a pas ce plat en cuisine ..Mais il y a des pâtes . !!

Bon je vais arrêter mon repas ..le dessert et le café seront pris ailleurs. Ma conclusion : la note française est inexistante, la cuisine médiocre , des prix vraiment faibles certes, un serveur mal à l`aise et un service long, mais long …donc un lieu à éviter .

Everest Irish Pub je recommande le lieu / je ne le recommande pas son bar Sympa pour écouter des groupes quand ils se produisent sinon ..Un pub irlandais sans Guinness pendant 5 jours et un Irish coffee avec de la vodka ..Je m`en souviendrais.. !!

Kaiser Café ( il se situe dans the Garden of Dreams) - je le recommande Pour faire une pause nature loin du bruit de Thamel, c`est un lieu reposant quand il faut très beau , l`entrée du parc est à 200 rps , le Kaser café est calme , ombragé , le service parfait , les prix flambent , la carte de vins aussi ..Un moment de bonheur dans ce monde de fou Sinon pour ceux qui désirent faire des courses diverses dans un centre commercial je conseille le Bhat-Bhateni Tangal Supermaket ( 300 rps en taxi).

PATAN En Taxi : Katmandu Patan /AR 1000 rps ( le chauffeur a attendu 3 heures) Dubar square Patan 500 rps Petite ville historique plus calme que Katmandu mais, 100% touristique . Il faut se perdre dans les ruelles pour découvrir l`arrière de la carte postale, le musée a Durbar Square est très bien, quand on s`intéresse au bouddhisme et a l`hindouisme. Nul besoin d`y passe la nuit

Ou manger et boire ? Le café du temple - l`attrape touriste - je ne le recommande pas spécialement la cuisine est bonne, mais chère, service rapide,4 tables en terrasse avec vue sur le square, les autres ont vues nulle part, choix de manger en intérieur pour plus de calme et la vue .

Muséum café - je le recommande Très calme et agréable pour une pause-café et déjeuner sous les arbres du jardin, prix élevés .

BHAKTAPUR. En taxi depuis Katmandu 900 rps . Prix de l`entrée de Durbar Square 1100 rps - Attention faites inscrire le numéro de votre passeport au dos du billet pour éviter de payer à chaque fois.

J`ai séjourné 2 nuits, histoire de me perdre dans les ruelles de cette ville très surprenante. Une rencontre très drôle avec deux joueurs d`échecs. Un repas dans une cuisine hors du temps chez une famille qui se demandait ce que je faisais ici, mais, l`odeur était tellement agréable que je n’ai pas pu résister à demander ce que c`était ..et je ne sais toujours pas ..Mais 1 h de fou rire gestuelle faciale et de sourire ont suffi pour partager cet instant et quel plat ! N`hésitez pas à prendre les rues dans toutes le sens, il est difficile de se perte. De nombreuses rencontres après 18h lorsque les touristes quittent la ville , n`oubliez pas votre lampe de poche..

Hôtel 2 nuits Newa Guest house –Thaumadi Tole - je le recommande Prix : 35 $ grand lit avec petite salle de bain toilette privée sous toiture et grande terrasse privée vue sur la place et le temple Nyatapola -Chambre 503 ou 502 , héla pas d`eau chaude cause de pluie , room service qui fonctionne avec la Pagoda Guest House ( même gestion ). Personnel très souriant et aimable . Mais très bruyant vers 3h en raison du temple , donc si vous avez le sommeil léger ce n’est pas cool , vous allez haïr le son de la cloche.

Ou manger et boire ? Café Nyatapola - l`attrape touriste - je le recommande pour le lieu et la vue . Cuisine correcte, mais chère, service rapide .armer de votre appareil photo c`est le poste de vigie pour shooter à tout va .

Black Olive café ( à côté de Newa Guest house) - je le recommande Pour un petit déjeune très correct et peu cher , des sets complets pour attaquer la journée , dans un espace couvert un peu lounge mais aussi en terrasse avec vue

Sunny café ( Sunny Guest House ) - je ne le recommande pas 3 tables avec vue sur le square , les autres le mur de la terrasse vous cache la vue . Le menu est varié, prix élevés par rapport aux portions. Nous avions décidé de testé 4 plats newars, résultat cuisine infecte. Tentative de la salade pomme de terre et œuf ..a fuir .ainsi que la soupe spéciale newar : eau chaude et deux cuillères à soupe de lentilles -

Peacock restaurant - je ne le recommande pas ..a FUIR Le bâtiment est beau et bien placé . le service rapide( la desserte ultra rapide ), la cuisine est une infection et les portions ridicules .nous avons juste apprécié la vue et le thé .

Watshala garden Restaurant - je le recommande Sur Durbar Square , restaurant tares vert et calme , le service est parfait , la cuisine très bien et prix correct .un lieu pour se poser un long moment . ATTENTION à la tête lorsque vous allez dans la salle du haut. A éviter le musée de Bhaktapur ., car en raison des coupures électriques le musée est plongé en partie dans le noir car peu de fenêtres pour voir les œuvres tantriques . .

Sinon pour les lieux à visiter autour de Katmandu ..nombreux écris sont sur le forum . …
Retour de croisière "Perle des Antilles" Costa Luminosa du 1er au 8 mars 2013 English translation pending
by Echovictor · 2013-03-16 · 76 replies
Bonjour à tous,

De retour de cette superbe croisière, je vais vous faire un petit compte rendu, avec j'espère plusieurs infos pour ceux qui vont partir !!

Alors, pour mémoire, nous avons réservé la croisière en direct sur le site Costa, avec utilisation des fameux bons de 100€. Pour les vols, nous nous sommes débrouillés, en utilisant des miles Air France.

Par sécurité, (et surtout pour que ça dure un peu plus longtemps), nous sommes partis le 28 février. En fait, en cas de retard de bagages, le fait de partir la veille permet de réduire les dégats.

Nous habitons la région Nîmoise et partions de Marseille. Vol Marseille – Orly à 9h, puis connexion vers Fort de France à 13h25.

Pour gagner un peu de sommeil, nous partons donc le mercredi 27 au soir vers Marseille. Une nuit au « Park & Suites » de Marignane, très pratique et très proche de l’aéroport. Ce sont des mini appartements, très bien pour 4 personnes (avec kitchenette et frigo) pour 70€ la nuit.

Et donc, jeudi 28, debout et go pour l’aéroport.

L’A320 est là, et fait un peu « petit joueur » par rapport au 777 qui va suivre …

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Arrivée à Orly, et, première opération : aller chercher des dollars car je dois avouer que j’avais zappé … et il en faut pour l’excursion d’Antigua.

Pour info, le bureau de change est à Orly Sud donc il faut faire un petit tour de VAL pour y aller.

Leçon de calcul :

Première surprise (enfin pas tant que ça …) le TAUX … avec un dollar à 1,3 USD pour 1€, ils changent à 1,12 + 6% de frais … bref on sait pourquoi les bureaux de change ne sont pas pauvres !!!

Nous décidons d’assurer l’excursion d’Antigua et je prends 273 USD pour 250 € … C’est pas du vol ça ????

Au niveau du change :

- Sur le navire, ils changeaient à 0,8 € / USD + 4€ de commission. Pour mes 250 €, j’aurais eu 308 USD … donc plus intéressant

- Nous avons retiré 200 USD à Saint Martin (au distributeur avec une CB) : coût 154 € + 7,5 € de frais. Avec mes 250 €, j’aurais eu 310 USD

Moralité : c’est plus intéressant de retirer sur place ou de changer sur le bateau …

Bref, on ne va pas se pourrir le voyage pour une histoire de change … alors, petit tour au salon Air France pour grignoter et boire un coup. J’en profite pour regarder, une dernière fois, mes emails (car en voyage, pas de portable : ce sont des VACANCES !!!). Un mail de Cathy m’annonce deux personnes de plus pour Saona, ce qui s’avèrera le point négatif, mais on en reparlera plus tard …

Enfin, embarquement pour 8h30 de vol …

Le Taxi pour FDF :



La piste, droit devant, c’est parti …



35000 pieds, et on caresse les nuages. En bas rien de terrible : de l’eau de l’eau de l’eau …



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Voyager avec ou sans laptop/tablette? English translation pending
by Parvat · 2013-03-12 · 82 replies
Bonjour

Ca faisait quelques semaines que je regardais les tablettes et mini pc (ou certains portables) en grande surface, et suite à l'excellent post d'Alan "Il est trop chouette mon écran", je pense que je vais abandonner l'idée de m'en offrir...

Partir avec, c'est: - joindre et être joignable à presque tout moment - rester informer à tout moment, de tout ce qu'on veut. - plus de perte de temps dans les offices touristiques - pas besoin de guide de voyage lourd comme tout - pas besoin de lecteur mp3 + batterie - pas (plus, ca c'est triste) de carnet de route manuscrit - pas besoin de téléphone en + - pouvoir trier et travailler ses photos - faire un journal en "live", tout comme le membre Mékong, en donnant plein d'infos fraîches... - devoir faire super gaffe à pas se le faire voler, sinon c'est la cata! - ...?

Partir sans, c'est: - être au bout du monde sans pouvoir être joignable, avoir le sentiment de partir loin de tout, loin du monde "réel", technologique. Etre déconnecté, pleinement, et donc, être plus à l'écoute du monde extérieur. Les yeux jamais rivés sur l'écran ou le clavier. Ca, je le fais suffisamment ici quand je reviens, j'ai la chance d'avoir le temps. - ne pas avoir le sentiment d'être "comme à la maison" justement, d'avantage en ... vacances..... - continuer mes carnets manuscrits :) - porter un mp3, mini baffles et batterie... - porter un guide de voyage lourd comme tout... - comme j'ai l'air d'être nostalgique de mes premiers voyages, fin des années 80 début 90, je serai servie :) - profiter du temps perdu dans les offices touristiques, faire la queue aux services d'infos, achats de tickets etc... - pas devoir faire super gaffe à ce qu'on me le vole, j'ai déjà assez avec mon passeport, appareil photo et carnet de voyage...

J'crois que je ne vais pas m'en acheter, le premier (et 2eme) point de 'partir sans' est trop bon 😎

Lors de mon dernier voyage en Inde, j'étais au Nagaland dans la petite homestay. Je me souviens de soirs, ou mes voisins (un couple d'indiens du sud et un américain) étaient le nez rivé sur leurs écrans, j'étais là au milieu d'eux, sans écran, sans portable... Le nez vers les étoiles...
Les repas à la carte en croisière, y allez-vous? English translation pending
by Voyageurs994 · 2013-03-12 · 15 replies
Je lis pluieurs compte rendus fort intéressants à propos des croisieres. Un sujet m'intrigue. Les fameux repas à la carte où l'on doit payer pour manger. Mon point de vue, est à l'effet que nous payons déja nos repas en achetant la croisiere. Pourquoi alors payer un surplus pour aller manger à la carte. Si nous payons déja 20-30 dollars pour le repas du soir dans la salle a mange ( que l'on a payé en achetant la croisiere)pourquoi je paierais un autre 30$ par exemple pour aller manger dans un restaurant a la carte sur le navire. Je ne peut certainement pas parler pour les autres compagnies de croisieres, mais les bateaux sur lesquels j'ai voyagé, etre autres le celebrity constellation, la nourriture etait excellente. Jamais je n'aurais dépensé un sous de plus pour aller dans les restos à la carte.

Quel est votre opinion?
Retour au coeur du Cambodge English translation pending
by Kate · 2013-03-11 · 320 replies
Bangkok, dimanche 24 février 2013, 4 pm.

La chaleur a une odeur. Elle pénètre dans nos narines et nous enveloppe d'un coup. L'atmosphère estivale pourrait nous inviter à la détente mais le temps est compté: il nous faut rapidement trouver un taxi pour se rapprocher de la frontière Cambodgienne.

Petit guide du transport pour les nuls.

"Hello, we want a taxi for Trat !" "Oh yes, you are going to cambodian border ?" "Yes... The price please ?" "6000 baths" "No, 3000 baths" .................... "Ok for 3500 baths" ................... Flûte ! Nous sommes 4 + 4 bagages. Le coffre du taxi est aussi grand que celui d'un jouet playmobil. Il nous faut un taxi van. Re-négo... ................... "Ok for 4500 baths"

À peine sorti de la ville le taxi s'arrête au bord de la route, ou plutôt sur la route. Le chauffeur ouvre sa boîte à gants, je découvre un réseau de fils électriques reliés entre eux par des sparadraps 🤪 Le type trafique ses fils pendant 10mn et nous redémarrons. Quelques 4h plus tard, doublages en triple file, coups de klaxon continus, embardées pour éviter les nids de poule, nous arrivons "à destination". Le chauffeur nous demande l'adresse de notre guesthouse. Nous regardons avec lui sur un plan. Et là, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas à Trat mais à quelques kms de Poipet ! C'est la première fois que je vois un thaïlandais changer de couleur: il est grisâtre et roule des yeux de fou. En gros nous sommes au nord du Cambodge alors que nous allons au sud ! Il avait compris Trahat ou quelque chose comme ça. 🏴‍☠️🏴‍☠️ Hors, nous sommes obligés de passer la frontière à Trat, nos e-visas ont été commandés ainsi. Le chauffeur appelle son boss qui réclame 2000 baths de plus. Le budget explose mais nous devons rebrousser chemin et refaire 3h de route avec ce malade du volant. Grand moment de solitude... J'appelle Alan (un garçon qui a bien mal tourné mais dont je parlerai plus tard) qui me dit de ne pas céder, de ne pas donner un centime de plus. Mais voilà: c'est ça ou rien, nous sommes au milieu de nulle part, épuisés par le voyage et horrifiés à l'idée de rouler encore avec ce fou. Nous repartons la peur au ventre, délestés de 6500 baths. L'homme démarre comme un tambour, une odeur de brûlé envahit la carriole. On s'arrête au bord de la route (euh...non... sur la route), notre ami chauffard ouvre à nouveau sa boîte à gants et je vois des flammes sortir de l'habitacle ! 😮 Je hurle, c'est la panique à bord, tout le monde se rue dehors. On étouffe l'incendie, on recolle les fils avec des sparadraps, et on repart, à tombeau ouvert, à 120 à l'heure (y compris dans les villages), sans phares, sans clim (la chaleur est accablante). Nous sommes verts de peur. Notre heure est arrivée 😐

Quels emballages de transport utiliser pour vos bagages? English translation pending
by Gplaf · 2013-03-10 · 29 replies
Bonjour,

Je suis logisticien, spécilaisé dans le déplacement des bagages et colis mais c'est des emballages que je viens vous parler. Un jour j'ai été frappé par une scène à Roissy CDG en voyant quelqu'un enrouler son sac de plusieurs tours de film pour le protéger. Je me suis demandé s'il n'existait pas d'emballages (terme générique ) de transport plus adaptés et au design présentable. J'imagine que ça ne fait pas bon genre de débarquer à Dakar, Abidjan, Cotonou, Douala, Libreville, Brazzaville, Kinshasa, Kigali, Ouaga, avec des sacs sur-protégés qui attirent bien hélas l'attention. Soit, chacun fait avec ses moyens du bord...Comment vous, vous y prenez-vous pour emballer vos colis et où vous les procurez vous et à quel prix ?

Merci...
Croisière Azzura du 28 avril 2013 English translation pending
by Jeannemamie · 2013-03-09 · 42 replies
Bonjour, nous partons le 28 avril pour la croisière azzura de cdf. Si des personnes ont déjà fait cette croisière, nous apprécierons tous les avis ! Si vous êtes sur cette croisière, merci de vous faire connaitre ! Sandryne
Hôtel Husa Cayo Santa Maria English translation pending
by Dianev · 2013-03-03 · 9 replies
Bonjour

je pars le 10 mars pour 2 semaines au Husa Cayo Santa Maria l'ancien Barcelo de Santa Maria. J'ai lu de très mauvais commentaires sur trip advisor sur l'attente et la mauvaise bouffe. je ne suis par contre pas difficile. J'aimerais connaître d'autres opinions des gens qui y sont allés ce serait super apprécié. Nous partons avec air transat avec club exclusif?

Merci à l'avance

Bonne journée
Une semaine au nord du Maroc English translation pending
by Vazyvite · 2013-02-26 · 53 replies
Bonjour,

Je suis sur un 1er jet pour 1 semaine dans le Nord du Maroc et voici ma réflexion intense 😛Samedi 13/4 : Arrivée Casablanca 13h00 et départ dans la foulée en voiture vers Meknes et nuitDimanche : MeknesLundi : Volubilis et route vers FèsMardi : FèsMercredi : FèsJeudi : Route vers Chefchaouen et nuit sur placeVendredi : Route vers Tetouan et nuitSamedi : Route vers Casablanca et nuitDimanche 21/4 : Visite et départ 12h00Ca le fait ou pas ? 😎 Pour le samedi, si je compte 4h00 pour descendre à Casa, je peux m'arrêter quelque part ou je garde l'APM pour Casa avec le lendemain matin ?

Merci pour vos lumières 😛
Au pays du Dragon: le Vietnam du Sud English translation pending
by Senmout · 2013-02-12 · 32 replies
AU PAYS DU DRAGON : LE VIETNAM DU SUD

ATTENTION CE COMPTE RENDU EST A TITRE PERSONNEL . C'EST LE RECIT DE NOTRE VOYAGE ET NON UN MODELE DE VOYAGE. DEPUIS QU'IL EST POSTE , CERTAINS MEMBRES ME HARCELENT DE POSTS DESAGREABLES !!!

Voilà deux ans que nous n'étions pas retournés en Asie et Dieu sait que cela nous manquait ! Contraints financièrement le temps des études des enfants à voyager moins, moins loin, moins souvent..( quel sacerdoce que l'éducation des enfants…), la première chose étudiée est le poste 'transport' . Au hasard des recherches , tous les billets d'avion pour l'Asie en janvier tournaient aux alentours des 800 à 900 e … Je trouvais alors un Paris / Manille pour 690 e , destination asiatique, connue de certains de nos amis, la tentation fut grande, l'empressement immédiat, trop… trop vite …. fatalisme occidental ! 🙁🙁

Trop vite car c'était sans compter que ce que nous voulions voir aux Philippines : Luzon et ses rizières, c'était climatiquement pas le meilleur moment … Trop vite car c'était aussi sans compter que ce n'était déjà plus l'Asie ( des temples, du bouddhisme…) chère à mon coeur ( attention sans jugement de valeur ) .

Alors que faire : me raisonner : c'était fait , nous avions les billets . Me morfondre ? c'est nul quand il s'agit d'un voyage . Agir . Il y a juste eu besoin d'un déclencheur qui fut un coup de gueule . Tout était bouclé : itinéraire et non sans mal, réservations hôtelières… Et tout à coup, on me demande de payer la totalité du séjour . Certains considéreront cela normal mais moi , cela m'exaspère car je n'ai jamais planté personne et le manque de confiance occidentale , je le fuis comme la peste. Je n'ai jamais versé quelque acompte que ce soit en Asie, je n'allais pas commencer…( je me répète c'est une valeur purement personnelle) . Alors j'ai agi ! J'ai ouvert un atlas pour voir où je pouvais aller de plus judicieux et de moins onéreux… Le Vietnam? J'avais toujours lu beaucoup de déceptions, de roublardises sur le forum mais qu'à cela ne tienne… Et puis un ' lien' m'est apparu sur VF .. le lotus du Mékong ! Exactement ce que nous recherchions car pas question 'd'abattre' le Vietnam sauvagement en saut de puce entre Hanoï , Hué, le sud… Depuis quelques temps, on a appris à voyager autrement , plus lentement, plus profondément ( sans doute vieillissons nous :) ) . Nous allions donc nous cantonner au sud , c'est à dire au Delta… Et puis qu'allions nous chercher en Asie ? : la population ! Un billet d'avion supplémentaire ( tout sauf économique mais on apprend de ses erreurs…) , des heures de transit à n'en plus finir, j'efface les mauvais souvenirs et le récit commence à Ho chi minh

TRANSPORTS : Valence / Paris : 70e AR /Pers Paris / Manille : 690e /pers Manille / Ho chi minh : 200 e/ pers Can tho / Phu quoc : 26 e /pers Phu quoc / Ho chi minh : 36 e/pers Lotus du mekong / Can tho ( 1h) Taxi : 700 000 D Aéroport Phu quoc / Bo ressort Taxi : 320 000 D ( choisir société SASCO) Bo resort / Duong dong taxi : 200 000D Aeroport Ho chi minh / Centre taxi : 350 000 D

Pour les déplacements en taxi à Ho chi minh prendre Mailing ou Vinassum . Très fiable avec compteurs sinon c'est l'arnaque assurée avec un compteur trafiqué :(

HEBERGEMENT

- Delta :Le lotus du Mékong 🙂🙂 Gîte francophone : séjour du dragon 430 E pour une semaine . Forfait comprenant TOUT ! Hebergement, repas, sorties… Ne me demandez pas où cela se situe , je n'en sais RIEN ! Sege préserve son petit coin de paradis donc on ne lui a pas demandé … c'est à environ 30km de can tho … Excellent alternatif quand on veut fuir le tourisme de masse car en 8j sur place , nous n'avons pas vu un seul occidental ! Nous avions choisi cette formule comprenant : hébergement, pension complète sauf 2j , toutes les sorties et visites avec Serge : moto, bateau, pirogue…. Nombreux arrêts pour prendre le temps de vivre , boire un café… Toutes ses sorties sont hors sentiers battus . Repas du soir avec serge et son épouse qui est un vrai cordon bleu… Toujours 4 ou 5 plats différents , mets raffinés de la cuisine Vietnamienne, produits frais du marché, bière, eau , liqueur … On s'est REGALES !!!!! Petits déjeuners : pain frais déposé à la chambre tous les matins et frigo dans la chambre avec confiture, miel , thé, café… Chambre avec eau chaude et ventilé dans un superbe jardin ! Attention pour les accros , connexion Wifi pas toujours facile . Vélos à disposition Accueil génial et ambiance conviviale… Serge est un personnage atypique , je pense que ça passe ou ça casse lol 😉😉… Mais tout est clairement annoncé sur son site internet !

- Phu quoc : Bo resort . 😎😎

Réservé sur Agoda : 65 e la nuit en bungalow jardin avec petits déjeuners Bungalow de bonne taille, tout simple, tout coloré dans un grand jardin , pas de vis à vis ( petite structure de 15 bungalows) , lit avecmoustiquaire ( indispensable …) SDB à ciel ouvert , eau chaude par panneaux solaires, petite terrasse et en bord de mer . Location de moto, prêt matériel snorkelling , livres, serviettes de plage… Transats et parasols en bord de mer sur une immense plage avec la mer turquoise … Restauration sur place : très large choix sur une carte, poissons, crevettes, viande , spécialités vietnamiennes mais aussi plats occidentaux, snack pour le midi . Compter environ 6e par plat. Carte de cocktails prix unique de 5e . Boissons comme soda… et eau minérale : 0,5 e. Excellent service , très sympa et souriant. Un petit coin de paradis loin de l'agitation de dugong dông… donc je pense que fêtards s'abstenir . CB acceptée

- Ho chi minh : Saîgon Star Hôtel . District 3 🙂

Grand hôtel assez impersonnel mais au calme, propre, bien situé… Pas ce que nous avions réservé mais vous comprendrez plus loin comment nous sommes arrivés dans cet hôtel. 36 e la chambre tout confort, climatisation et petit déjeuner insipide compris… Un bon compromis. CB acceptée

NOURRITURE Je ne pourrais rien vous recommander de particulier car nous nous sommes régalés chez Serge, avons bien mangé au Bo resort et sinon nous avons pris le reste de nos repas sur le pouce dans la rue , dans des gargotes … Tout est bon au Vietnam et gros avantage pour les sensibles comme moi , peu de choses sont épicées…

CHANGE

1e = env 27 000 D … je vous l'accorde pas une conversion facile. Nous avons changé nos 250 euros en arrivant à l'aéroport qui n'affichait , d'ailleurs pas un taux de change différent de celui pratiquait en ville et nous avons fait le séjour avec cette somme.

GUIDE : Comme d'habitude le routard et le lonely planet mais qui nous furent de peu d'usage car nous avons fort peu fait les sites touristiques mais plutôt battus la campagne .

VISA : J'avais à peine pris les billets Manille / Ho chi minh que je m'apercevais qu'il fallait un visa … Il restait dix jours avant notre départ gloups …( je vous dis une débutante sur ce coups…:( ) Bref quelques conseils sur VF et hop j'ai réglé le problème : ce serait une lettre d'invitation par internet et un visa sur place. Facile et bien rôdé , nous n'avons eu aucun problème.

Lettre d'invitation prise sur ' Vietnamimmigration.org ' : 17$ / pers. demande faite et reçue en 48h A l'arrivée : guichet ' visa landing' : vous retirez le formulaire en présentant la lettre … page d'écriture ( sans rature !!! ) ; nouvelle présentation au guichet avec formulaire, lettre, une photo. Passage devant le monsieur pas souriant mais on reste poli malgré tout et puis attente😇 … Bon , on est en vacances et en Asie donc c'est 'zen' … Appel par l'officier ( là , il faut s'accrocher car ton nom ne ressemble plus à ton nom et le monsieur n'est ni compréhensif ni patient🏴‍☠️) ; bref , on pense deviner que c'est nous … versement des 45 $ / pers ( pour une entrée ) et l'affaire est réglée…

Pour référence , j'avais fait un devis sur visa express , cela nous revenez à 100 e /pers soit le double de prix.

METEO : Du soleil , du soleil, du soleil… Chaud dans le Delta ( env 30 ° ) , plus chaud sur l'île , étouffant à Ho chi minh mais pas de nuage ni de pluie

QUELQUES PRIX

L'île de Phu quoc est beaucoup plus chère que la campagne du delta.

- Café dans la rue : entre 20 000 D et 30 0000 - coca : env 25 000 - eau minéral : 10 000 - Une soupe dans la rue , un plat de riz ou nouilles : 60 000 - Course en taxi dans Ho chi minh env 50 000 ( le taxi à Ho chi minh c'est facile, pratique mais je répéte sur les compagnies citées … vous comprendrez plus tard)

ON A ADORE : 😇😇😇 - La vie dans la campagne , dans le petit coin de paradis de Serge , hors sentiers battus, avec des milliers de sourires et 'hello' ! - La balade à moto à Phu quoc, un autre Vietnam , sur des pistes rouges, au bord d'une mer turquoise , esseulés - La cuisine vietnamienne - Les souries et la disponibilité de la population , l'absence totale d'insécurité de jour comme de nuit, leur bon vouloir à toujours aider sans rien attendre

ON A AIME: 😉😉 _ Le lotus du Mekong , l'accueil de Serge et son épouse Lien, les visites en leur compagnie, les rencontres insolites, découvrir le Delta en prenant le temps de vivre… - le musée FITO : médecine traditionnelle vietnamienne à Ho chi minh - L'île de Phu quoc et le bo ressort pour sa sérénité et le temps détente - le café suada ( moi qui ne boit jamais de café , je me suis régalée !!! C'est du lait concentré , de la glace pillée et du café… une vraie glace miam… La FACILITE dans tout et comme toujours en Asie !

ON A MOINS AIME : 😕 Faut il en dire ? c'est vrai rien n'est parfait … bon alors , cherchons bien , des banalités alors … les moustiques à Phu quoc à la tombée de la nuit … emmenez bien les répulsifs , ils sont affamés !

COUPS DE GUEULE : 😠😠😠😠😠😠😠 L'hôtel réservé à l'arrivée qui nous a trimbalé et le second au patron pas très clean qui faisait de la rétention de passeports … Gare donc au : Seventy hôtel à Ho chi minh

CARNET DE VOYAGE :

Vendredi 11 janvier Descente de l'avion à 23H55 , trente de transit , chaleur étouffante, nous nous dirigeons vers le 'visa landing ( voir plus haut ) puis l'immigration , récupération des sacs à dos, non sans mal car il y a deux heures que l'avion s'est posé, mais ils nous attendent en vrac au pied d'untourniquet, douane, change … J'ai réservé une chambre dans un petit hôtel ( recommandé sur tripdavisor) dans le quartier routard pour son calme en y prêtant bien attention car c'est apparemment un quartier animé et bruyant. L'hôtel nous a proposé une navette mais sera t-elle encore là car voici 2H30 que nous devrions être arrivés ( attention le prix de la navette de l'hôtel c'est plus du double d 'un taxi) . Un jeune nous attend , nous nous dirigeons vers lui , il soupire et nous montre l'heure … charmant accueil … nous n'y pouvons rien si l'immigration est lente . Il nous dépose à l'hôtel, on se voit déjà enfin se glisser sous les draps et dormir … Un jeune nous annonce que la chambre est ' défectueuse ' et qu'il nous réservé une autre chambre dans l'hôtel de son cousin à 15mn de marche d'ici . On accepte bon gré mal gré et on repart , il est 3h du matin… ET là le cauchemar commence !!! 🤪🤪🤪 La fameuse rue routarde que je voulais éviter pour le bruit , eh bien, on y plonge en direct ! c'est une vraie discothèque à ciel ouvert . On entre dans l'hôtel , le bruit n'en diminue pas pour autant… Excés de confiance , naïveté, bref on donne nos passeports en même temps que nous demandons si la chambre est calme.. oui oui , elle est calme. ON demande à voir, il hésite mais je ne veux pas payer avant d'avoir vu. On finit , par y monter et là effarement : où la fenêtre est ouverte ou on s'apprête à dormir dans une disco mobile… Non, elle est fermée! On se sent pris au piège à une heure pareille mais on veut aussi DORMIR !!! Eddy redescend voir le patron , lui dit que non ce n'est pas possible de dormir dans une telle ambiance, pendant ce temps je potasse le routard pour trouver une adresse plus ' zen ' , le patron s'énerve, refuse de rendre nos passeports si nous ne payons pas, et nous assure que demain nous aurons une chambre plus calme sur l'arrière … Eh bien non ! J'exisge qu'il rende nos passeports et appelle un taxi; il s'obstine et là je prononce le fameau sésame : police touristique ! En quelques minutes, le taxi est devant la porte, nospasseports en main , nous quittons ce sinistre endroit … Amis voyageurs gare à l'hôtel Seventy … sauf si vous endormir bercé par 'les démons de minuit ' vous tente.

Le taxi nous débarque au saigon star hôtel que j'ai choisi au hasard dans le routard en tapant dans la catégorie 'plus chic' pour assurer nos arrières. Pour 10e de plus, nous avons enfin le calme… Une douche et on s'effondre , il est 5h du matin , nous ne réouvrirons pas l'oeil avant 14H

Samedi 12 janvier : Le voyage peut enfin commencer sereinement… Douche , café, un taxi ( car avec les événements de la nuit, on ne sait même plus se situer dans Ho chi minh) et hop c'est parti… En fait , nous n'aurions pas eu besoin de taxi car l'hôtel est à 15 mn de la cathédrale…

On démarre slowly avec la visite de la cathédrale Notre-dame, la poste française, les grandes avenues, le marché de Ba Treng , les petites échoppes, l'effusion de la vie , les milliers de cyclos … on s'y retrouve , on est dans notre élément. Petit restaurant le soir, découverte des premières saveurs vietnamiennes, café en terrasse dans l'agitation face à Notre - Dame pour finir la soirée … demain départ vers le Delta

Dimanche 13 janvier : Le Delta: extrémité sud du pays, entre HCM et le Cambodge, les flots boueux, le grenier à riz du Vietnam… Qu'en attendions nous ? passer de ville en ville en bus en suivant l'itinéraire classique des grands noms: Can tho, My tho… Non … on voulait vivre l'Asie comme nous l' avions vécu à Luang Prabang, dans les 4000 îles.. posés dans un coin, un vélo, la vie locale, un coin paumé, des rizières et on l'a trouvé chez Serge , au Lotus de Mékong… Quelle ambiance, quel accueil, et quel personnage… On s'installe tranquillement, on profite du jardin , des hamacs, belle balade au milieu des rizières … et sur le bord du canal . C'est serein , apaisant et c'est aussi le pays du sourire et des 'hellos' des enfants. Premier repas avec Serge et Lien : une fondue vietnamienne à se faire éclater la panse … Toutes les saveurs que j'aime sont là aux bout de nos papilles . Serge nous explique son parcours , son arrivée au Vietnam , ses réflexions sur l'occident , les valeurs du Vietnam du sud… on devrait bien s'entendre

Lundi 14 janvier : Ce matin , visite du village tout proche et du marché local avec Serge, Lien et la petite Lise… Départ en vélo . Oui, vous avez bien lu en vélo, moi en vélo ! ( les lecteurs des anciens carnets de voyage dont le Laos comprendront l'allusion) . On ne se moque pas : j'ai adoré … et j'en ai redemandé ( c'est vrai , le Delta c'est plat ! )

On a commencé par prendre un café glacé sur la minuscule place puis déambulé au milieu des étals , serge nous expliquant chaque produit , mode de culture et … quelques emplettes de fruits ( ah le mangues ;.. ) , on découvre des produits dont on ne soupçonnait même pas l'existence … Serge nous laisse ensuite en nous conseillant une balade à vélo et une gargote . A coups de pédales , le long du canal , on va découvrir toute une vie.

Repas délicieux … le patron , un vieux monsieur essaye de nous expliquer avec 3 mots d'anglais ce qu'il peut proposer ; on lui fait signe qu'on lui fait confiance, il sourit. Soupe de poisson, riz, poulet, pastèque , nous sommes repus. Nous rentrons tranquillement sous une chaleur certaine au gîte . La chanson dit 'il en faut pour être heureux ' c'est vrai, nous sommes aux anges. Après midi lecture, carnet de voyage, balade avant le coucher du soleil. Repas avec Serge, Lien et nous faisons connaissance d'un couple de marseillais arrivés cet après-midi pour 3 jours et avec qui nous partagerons les sorties… De nature méfiante , on est cependant immédiatement séduit par ce couple qui ressemble tellement à nos amis chers Nancy et Philippe… Ce soir : riz cantonnais, robs caramélisés au lait et citron , crevettes et choux au won, daurade du mékong , pamplemousse … un régal !

Mercredi 15 janvier :

L'organisme a pris son rythme et s'est adapté au décalage donc lever à 8h. Petit déjeuner sur notre terrasse avec entre autre les produits frais achetés sur les étals hier…

Départ 9h pour une balade en bateau sur le delta . En progressant, on observe la vie quotidienne et Serge nous donne les explications: séchage du riz, récupérations des cosses pour la combustion, élevage des pandas, l'économie du delta, les plantations … Arrêt sur une île , pause café , balade dans ce minuscule village dont l'activité pépiniériste est très développée . La fête du Tet approchant , lesbateaux sont chargées de fleurs qui seront vendues à Can tho … c'est superbe !! Au fil de nos pas , tout est prétexte à explication ! On se rend compte de l'implication intense du Vietnam en matière de recyclage et d'écologie. Retour au fil du Mékong sur une des branches les plus importantes où sont implantées les grosses usine de riz: le Bassac…

Arrêt dans une petite ville , à nouveau , on glane fruits, biscuits, huiles essentielles. On tâche de répéter quelques mots que les vietnamiens veulent nous apprendre : éclats de rire réciproques ! Ce n'est tout cela mais il est 14H et Corinne, un ventre sur pattes, a faim… Salade de vermicelles , légumes , soja , carottes , minuscules crevettes du delta … Miam !

Retour par un autre canal au milieu de la luxuriance des plantations . Il y règne calme et sérénité …

C'est la tête remplie d'images , de partage et le coeur rempli de bonheur que nous rentrons au Gîte … Un regard furtif entre moi et Eddy : que foutons nous en France ? comment allons nous subir le retour ? mais carpe idem , profitons maintenant…

Ce fut une belle journée , celle du vrai voyage pour nous : observer, deviner, intercepter, estimer, comprendre, imaginer , sourire et tant d'autres verbes sont le bilan de la journée ! On s'installe dans l'observatoire de Serge ( petite cabane perchée) pour écrire, évoquer , échanger et regarder le soleil se coucher ..

Lien nous gâte une fois de plus avec du poulet à l'écorce d 'orange, nems, soupe de raviolis et émincé de boeuf à l'oignon doux . On sent chez elle cette passion de la cuisine et cette volonté de nous offrir le meilleur, en toute modestie et discrétion.

Mercredi 16 janvier:

Nuit agitée, piqures de moustique vivaces. Je me lève à 6h et je file profiter de la lumière du jour qui se lève.

9h : départ en moto pour une balade en campagne. Tout le monde est véhiculé , nous n'avons pas le permis vietnamien et la logique de circulation étant très différente de la nôtre , Serge ne veut pas prendre d risque. Même Eddy qui est motard n'est absolument pas frustré de se faire charrier car il faut une vigilance de tous les instants qui ne permettrait pas de profiter des paysages.

La journée est ponctuée par de nombreux arrêts: visite d'une briquerie : modelage, cuisson dans les fours à combustions de cosses de riz, récupération des cendres pour en faire un engrais.. rien ne se perd , une bel exemple! Puis ici confection des galettes de riz et séchage, là construction de bateaux plus loin visite d'un temple tout affairé aux décoration pour la prochaine fête du Tet , encore plus loin visite du dispensaire et son herboristerie…. rencontre hilare avec le médecin qui travaille depuis 25 ans 4 jours à son compte et 3 jours bénévolement pour le dispensaire. Un personnage tout simple mais empli d générosité , de tendresse et surtout de sagesse. Nous avons pris notre déjeuner au temple : repas entièrement végétarien , un régal !

Cette journée me permet aussi de découvrir que contrairement au Laos ou Cambodge , le Vietnam a avant tout un culte animiste et vénéré les ancêtres, dans un grand mélange de style, de prophètes et bienfaiteurs. cela donne à l'intérieur du temple un style que je trouve kitch, et un grand chaos , avec différents autels pour les taoïstes, bouddhistes ( plutôt le bouddha d'opulence d'ailleurs) , des divinités hindoues… troublant . Le sud du Vietnam vénéré aussi Hoa Hao qui est en photo sur tous les autels dans chaque maison…

Une journée bien remplie en émotion, partage et rires. Nous n'avons jusqu'à aujourd'hui croisé aucun touriste ni occidental .

Jeudi 17 janvier :

Ce matin départ pour Can Tho en moto. Je ne suis pas au top de ma forme avec une sciatique terrible , ce qui me rendra la journée difficile.

Premier arrêt dans un temple caodaïsme . Je vous passe ce qu'est la caodaïsme mais il est étonnant de retrouver ici à la fois les prophètes religieux mais aussi Victor Hugo, Lénine, Shakespeare …

Un ami batelier de Serge nous récupère ensuite pour le marché flottant… C'est parti pour une navigation entourés de courges , pastèques… Il est déjà tard , il n'y a plus aucun touriste . On s'arrête sur la bateau d'un autre ami pour savourer un ananas.

Déjeuner dans un restaurant chinois pour y déguster des rouleaux de printemps .

Petite balade dans le quartier des maisons coloniales, et arrêt à lamaison où fut tourné 'l'amant ' de M. Duras. Le cadre est jolie, la maison bien conservée.

Dernier arrêt dans un temple Kmer. Je m'y retrouve plus facilement …

Retour au gîte à 16H30 . Nous sommes tous fourbus , la circulation en moto même en tant que passager est fatigante car on reste sur le qui-vive.

Délicieux repas composé d'une salade de pamplemousse, gambas grillés, fleurs de courgette farcies…

Je suis anormalement fatiguée et les prémices d'une tourista me guette… 😮

Vendredi 18 janvier : Grasse matinée et nuit agitée , les symptômes se sont confirmés… Nous disons au revoir à nos amis marseillais .

Dans le matin , balade en pirogue ce qui permet de passer sur les plus petits bras du canal. Attention à ne pas traîner car la marée descend vite.

Grosse sieste et me voilà reboostée , ce qui permettra même un petit tour à vélo .

Excellent repas : soupe, beignets de gambas, pommes de terre au gingembre et supins au curry…

Samedi 19 janvier :

C'est le dernier jour chez Serge. On décide de se lever tôt et partir faire un grand tour à vélo avant que la chaleur nous ' jette ' dans les hamacs. On déambule le long des canaux au milieu des galettes de riz qui sèchent , des poules , canards, enfants hilares … Pause pour déguster une canne à sucre bien fraîche et hop c'est reparti … on provoque une émeute devant une école en sortant les appareils photos , éclats de rire…

Retour au gîte et on se laisse aller à la vie paisible et l'ambiance du pays … Paresseux ? non… adaptés à la situation . On ne peut quand même s'empêcher de se dire que le retour à la vie normale va être difficile.

On sort à nouveau en fin de journée pour se balader le long du canal et savourer une dernière canne à sucre au milieu d'une nuée d'enfants.

Dernier repas avec Serge et Lien . Nous avons demandé à manger à nouveau une fondue ;.. toujours aussi savoureuse

Nuit agité avec notre fils bien malade en France , téléphone, sms… rythmeront cette dernière nuit . On ouvre un dossier de rapatriement au cas où demain , son état ne se serait pas arrangé…

Dimanche 20 janvier :

Thomas va mieux , on suspend le rapatriement , on quitte Serge et sa famille, le gîte puis le village avec une grosse nostalgie…

C'est parti pour 3 jours sur l'île de Phu Quoc…

Je me suis longuement demandé quoi faire après le gîte de Serge , sans courir . J'avais pensé à Dalat mais c'était un peu juste en timing pour vraiment profiter du coin car il n'y avait pas de vol pour Dalat à partir de Can tho , et cela nous obligé en bus à repasser par HCM. Nous étions à 40mn de vol de l'île de Phu quoc , annoncée comme bien préservée du tourisme de masse, tout en offrant de belles plages, de belles forêts , . C'était simple, rapide et un paysage complètement différent!

On a aussi choisi un petit resort ( voir plus haut) pour son charme et son côté écolodge, son bord de mer, sa restauration et nous voulions absolument être loin de l'agitation de Duong Dong avec ses bars, karaokés… On a mis dans le mille car le Bo resort nous a offert tout cela .

Dés le premier jour , on a largement profité de la mer chaude, du sable chaud et d'un bon bouquin.

Au dîner, on a choisi le king fish caramélisé … un régal et une pina colada , il fallait bien fêter notre arrivée !!

Lundi 21 janvier :

Au réveil longue balade sur la belle plage de sable blanc, bain matinal dans une mer d'huile. Petit déjeuner face à la mer et départ pour Duong Dong ( on a choisi le taxi pour être bien sage ; pour conduire une moto , le permis vietnamien est obligatoire ; certes la police de l'île ferme les yeux mais en cas d'accident la justice est loin d'être clémente … cela circule à tout va et de partout en ville donc sagesse et taxi )

On s'est fait arrêter prés du port ( où se tient le night market ) . Le cadre est superbe : jolis bateaux colorés aux couleurs pastel, petit phare, temple et un immense marché vivant, bruyant, animé plein de couleurs , saveurs et odeurs… A 12h , il fait un soleil de plomb . On fait la pause dans un café puis nous rentrons au Bo resort pour une après-midi farniente . Alors où on vieillit ou il y a dans l'air cet air de paresse mais en tout cas on appréciera beaucoup les temps détente entre transat et bain de mer, lecture et carnet de route … En tant que baroudeurs , on s'en sentirait presque coupable mais tant pis on accepte la punition : le repos !

Dîner avec une fondue de la mer… miammm

Mardi 22 janvier

Lever 6H30 pour un tour en moto ( en solo , cette fois car tout le monde nous a affirmé que c'est désert donc pas d'embouteillages, klaxons..et c'est vrai ! ) au nord ouest de l'île . On fera la boucle en 6H environ et à 90 % sur des pistes rouges . On a fait de nombreuses pauses photos , balade … La première partie de la balade longe la côte jusqu'à un minuscule village d empêcheurs , bien loin du tourisme qui se développe sur Duong dông et qui transformera à coups sur l'île dans quelques années à l'image de Pukhet …. que l dommage ! Le bateaux font à nouveau notre régal des yeux … de petites entreprises familiales aussi de nuoc nam dans des conditions de travail très difficiles !

Puis on s'est enfoncé dans une forêt où un beau sentier nous … Seulement 3 kms mais délassant , avec le bruit des singes en arrière fond, grouillant de vie: insectes , oiseaux etc ;.. On reprend notre route … depuis bien longtemps , nous ne croisons plus personne. Le poivre sèche au bord des routes , on décide de s'arrêter dans une petite ferme . On s'attendait à un attrape-touriste mais c'est familial et convivial. La dame nous donne un chapeau , horrifiée de nous trouver sans couvre chef sous une chaleur pareille , pour aller dans les champs découvrir comment pousse le poivre , expliquant qu'elle ne peut nous accompagner car son bébé est fiévreux. Au retour , elle nous explique la cueillette et les différents poivres . C'était bien sympa et instructif. On s'y désaltère et retour au Bo resort .

Petit lunch tardif sur la plage et repos .

Une belle journée encore !! qui se termine par un boeuf sauté aux oignons doux pour Eddy et poisson grillé pour moi.

Mercredi 23 janvier:

Aujourd'hui c'est décidé : on se repose . Les agences locales proposent un day trip dans les îles au sud de l'île avec repas, et snorkelling… On s'est fait piéger moulte fois et moulte fois , nous avons été déçus donc cette fois c'est NON !

Si quand même , pour moi massage … Ah mais ne pensez pas que ce fut une journée de pur repos !!! J'ai hésité car je sais que les massages thaïlandais et laotien était .. comment dire… tonique voire viril et je n'en garde pas un merveilleux souvenir . J'ai fini par me décider … J'étais détendue et relâchée avant , plus du tout pendant 🏴‍☠️🏴‍☠️ et douloureuse après…. 1h ( et dieu sait que ça peut être long une heure ) à découvrir des points que je ne soupçonnais même pas … Le massage fini, j'ai quand même réussi à sourire , j'ai même dit 'merci' mais j'ai décliné l'offre d' y retourner le lendemain… Dire que j'avais nargué ma fille par sms en parlant de massage. Cette fois , on ne m'y reprendra plus , les massages c'est fini sous ces latitudes… 😉

Jeudi 24 janvier :

Aujourd'hui , un peu de vague à l'âme car retour vers HCM alors on profite des derniers moments de plage , d'une dernière balade sur la plage , de la mer…

Aéroport et vol sans encombre pour HCM où on retrouve le bruit puissance mille , la densité humaine , la circulation anarchique mais pas moins de sourires . Retour à l'hôtel saïgon star qui nous avait donné satisfaction et où nous avions réservé avant d partir les deux dernières nuits.

Vendredi 25 janvier :

On se réveille tôt donc on démarre tôt mais surement pas rassasiés par le petit déjeuner de l'hôtel qui est vraiment insipide 5 son seul point négatif) . On se retranche sur un trottoir pour boire notre café suada. On est en face du théâtre de marionnettes , ce qui attise notre curiosité. Cela a l'air fun car ce sont de marionnettes sur l'eau , on est un peu grand enfant donc on prend nos billets ( c'était indispensable car c'était complet le soir) .

On a beaucoup hésité à visiter le musée de la guerre , tout comme onavait beaucoup hésité au Cambodge pour Tuol Sleng… Mais plusieurs personnes nous ont incités à le visiter pour mieux comprendre une partie de l'histoire du pays . On a boudé la visite de l'extérieur avec chars, hélicos;.. la guerre c'est vraiment pas notre truc… Le musée est sur trois étages : la vie durant la guerre americano-vietnamienne , la large mobilisation contre cette guerre y compris en Amérique , et les conséquences des l'agent orange pendant la guerre et encore aujourd'hui… Il faut reconnaître que les étages 2 et 3 rivalisent d'horreurs… L'Homme n'a vraiment pas son précédent pour toujours trouver pire que pire … Les photos dont celles de nombreux reporters célèbres dénoncent cette barbarie. Nous sortirons plusieurs fois des salles pour reprendre notre souffle et nos esprits ; c'est en larme que je finirai le musée … Ce genre de visite ce n'est vraiment pas pour moi… On en est ressorti attérés; Hitler était presque un ange … Mais attention , le musée ne montre que les atrocités des américains envers les vietnamiens; je suppose que l'autre côté du miroir était bien sombre aussi …

On part ensuite vers la Pagode Giac Vien. Depuis le début du séjour, on prend avec précaution les taxis vinassent ou mailing , très réglo sur le compteur et les tarifs… Et là , allez savoir pourquoi, c'est vrai qu'on était remué par le musée, on est monté dans le premier taxi venu , comme pour fuir…. Eh bien , on aura payer cher notre maladresse car nous paierons 4 fois le prix de la course ! Scandaleux !!! Le compteur tournait mais à quelle allure… Bref , prenez garde ! Assez loin dans la ville , on y entre par une belle porte en tuiles vernissées. On a choisi celle-ci car c'est une des plus anciennes… Très bel ensemble !

On visite ensuite après une pause café ( on recouvre enfin nos esprits) le musée FITO , de la médecine vietnamienne, crée semble t-il , il y a peu . C'est SUPERBE ! Tant sur le contenu, pièces, explications ( visite en anglais , dommage un peu rapide) que pour le bâtiment très ancien et admirablement conservé. ( 32 000 D / pers)

Passage dans le rameau quartier chinois : cholon … Fatigue , chaleur , bruit ? Nous n'y trouverons rien de plus extraordinaire qu'ailleurs sauf peut être le quartier des herboristes..

retour à l'hôte pour une petite pause vent les marionnettes , qui était certes naïf mais bien sympa et on s'est régalé de voir la population vietnamienne éprouvée autant d'enthousiasme .

Samedi 26 janvier :

On fait les sacs , les laissons à la consigne de l'hôtel et dernière balade à HCM… on part vers la cathédrale, dernier café suada au fond d'une ruelle d'un quartier qui est à l'image de toute capitale avec ses magasins de luxe etc… Nous avons fait une petite ciste à la librairie française ce qui nous permettra de nous ramener un joli souvenir : le livre : 'Vietnam , sous le signe du dragon bleu' ( l'artisanat n'est pas top au sud vietnam) de François Jarlow mais aussi une de ses toiles …

La chaleur est plombante alors pas de déjeuner mais juste une glace coco savourée au Pho 24 avec vue sur la cathédrale

La suite est l'éternelle rengaine du voyageurs … taxi, aéroport etc …
Comment adapter les pâtes de curry? English translation pending
by Sissi57 · 2013-02-03 · 30 replies
Bonjour, Avez vous de bons conseils à me donner pour réaliser des recettes de currys thailandais à partir des pâtes du commerce pour les palais occidentaux: j'aime manger épicé mais ce n'est pas le cas de tous les membres de la famille.Je mets alors moins de pâte de curry mais alors je trouve une peu fade: quels épices et condiments rajouter pour relever le goût sans rajouter pour autant du piment, par exemple dans un curry rouge ou un curry vert? Merci d'avance
Récit de voyage au Chili en passant par la Patagonie argentine English translation pending
by Hermine82 · 2013-01-20 · 4 replies
De Buenos Aires à Bariloche Dès sa descente de taxi au Retiro, terminal de bus de la capitale argentine, elle se dirige vers les nombreux guichets qui affichent tous leurs destinations. Bariloche direct en vingt-cinq heures. Départ douze heures trente. Juste le temps de se restaurer d'un poulet-frites-coca que le départ est annoncé. Assise au premier étage, place panoramique, semi-cama, l'aventure commence. Quelle joie de retrouver cette atmosphère printanière et le soleil qui rend tout plus beau. Elle ne pense déjà plus au brouillard et à la grisaille de sa ville natale dans le sud-ouest de la France. Il fait beau, les gens sont souriants. A sa droite, deux jeunes touristes belges révisent leurs cours d'espagnol. Elles viennent pour six mois en Argentine perfectionner leur langage et leur première halte se situe dans une ferme près de Bariloche. Elles vont travailler quatre heures par jour en échange de l'hospitalité. La plus jeune semble plus inquiète car elle n'arrête pas de manger des bonbons. La route est droite, longue, très longue. De chaque côté c'est la pampa avec ses troupeaux de vaches. Des nids de cigognes sont perchés en haut des pylones électriques. Elles parcourent ainsi des centaines de kilomètres sans voir une seule maison. De temps à autre, on devine au loin une estancia abritée par un bosquet d'arbres. Le paysage se déroule ainsi pendant des heures. Cette monotonie n'est entrecoupée que par le vue de pique-boeufs, de poules d'eau, de rapaces, d'autruches, de portails aux croisillons blancs, de plaques indiquant le nom des estancias et de barbelés. Ce grand pays d'élevage est clôturé : d'un côté l'Atlantique, de l'autre la Cordillère des Andes, à l'intérieur des milliers de kilomètres de fil de fer barbelé. Au petit matin, des haies de peupliers penchés bordent la route, l'herbe est plus verte. La pampa a laissé place à un environnement moins désertique. Au loin, quelques sommets enneigés apparaissent derrière d'immenses forêts. La route devient plus sinueuse et pentue. Le soleil se reflète dans les eaux du lac Nahuel Huapi. Bariloche est en vue. Cette région de Patagonie ressemble à notre Suisse voisine et doit sa spécialité, le chocolat, aux premiers habitants d'Europe venus s'installer ici au début du vingtième siècle. Un colectivo (bus de ville) conduit Marie au centre-ville. La fatigue commence à se faire sentir et l'on peut lire sur son visage les traits d'une touriste qui vient de voyager quarante heures non-stop depuis Toulouse-Blagnac. Après un rapide coup d'oeil au plan de la ville, elle se dirige quatre cuadras (carrefours) plus haut vers l'hospedaje San Francisco. La patronne l'accueille avec un large sourire et lui souhaite la bienvenue. Marie n'a qu'une envie : se doucher et dormir. Au réveil, le lendemain matin, elle allume le poste de télévision et la nouvelle tombe : l'ex Président Kirchner, époux de Cristina, la Présidente actuelle, vient de décéder à El Calafate. Son coeur malade vient de lâcher à l'âge de soixante et un ans. Sur chaque chaîne les images tournent en boucle, montrant tour à tour la Casa Rosada et la foule effondrée venant soutenir la veuve. “Fuerza Cristina” “Nous t'aimons”, autant d'inscriptions accrochées aux grilles du palais présidentiel montrent que le peuple s'identifie à la douleur de cette famille. Des bouquets de fleurs sont déposés sur les trottoirs. Les journalistes interviewent les mères éplorées. On montre aussi l'avion présidentiel qui s'apprête à décoller pour la Patagonie et les silhouettes de Madame Kirchner-mère, de sa soeur et de son épouse. L'Argentine toute entière est frappée par une immense émotion. Comme pour ajouter à cette peine c'est le jour du recensement national. Consignes sont données de rester chez soi. Les magasins sont fermés, la ville est déserte. Par bonheur, vers vingt heures, les commerces rouvrent et Marie se jette sur la première confiserie venue pour acheter une livre de chocolats. Tout en dégustant les spécialités barilochiennes, elle fait du lèche-vitrine. Les magasins de sport sont nombreux de part et d'autre de la rue Mitre et O'Connor, les deux principales artères de la ville. Dans la journée, elle a eu le loisir de flâner le long du lac, prenant plusieurs photos. Le contraste entre le jaune des genêts et le bleu du lac, avec pour toile de fond un ciel azur rempli de gros nuages blancs, lui donne envie d'immortaliser ce paysage. Elle a également fixé la Cathédrale au style gothique, les chalets en bois bordant le lac, la Place des Armes avec ses canons, l'office du tourisme, ancienne maison coloniale pouvant rappeler l'Alsace. Deux saint-bernard tenus en laisse par leurs maîtres attendent les photographes. Le musée de la Patagonie attire son attention. Demain, elle viendra le visiter. Aujourd'hui Marie a prévu une randonnée à Los Coihues, malgré la pluie annoncée. Le colectivo n°50 la dépose à une vingtaine de kilomètres plus haut, à l'entrée du parc. Cette balade va lui permettre de découvrir la flore de cette région. Elle emprunte le sentier de randonnée qui longe le lac Guttierez et s'arrête parfois sous les arbres pour se protéger de la pluie fine. Ce sont des coihues ou des robles à petites feuilles persistantes et brillantes semblables à du houx. De beaux chalets en bois bordent le sentier. Etonnée de trouver des bambous à cette altitude, Marie repense à son dernier voyage au Vietnam dans la région de Sapa. La pluie se calme et laisse place à un timide soleil. Elle arrive à un carrefour : à droite, cascade de los Duendes (gnomes), à gauche, Mirador (point de vue). Marie décide d'aller d'abord voir la cascade. La forêt s'épaissit et de longues barbes de vieux dansent sous les mélèzes, signe de bonne santé de la forêt. Cet endroit est magique. Les essences nouvelles éveillent la curiosité de la randonneuse, comme le ciruelillo, sorte de chèvre-feuille aux fleurs orange. Elle aperçoit aussi des chincols, petits oiseaux semblables aux moineaux. Quelques piverts martèlent les troncs d'arbres à la recherche de quelque nourriture. Le bruit de la cascade se fait de plus en plus fort. L'air est frais et humide mais la marche réchauffe Marie et son coeur est léger. Elle se plaît à chantonner et apprécie cette communion avec la nature. Elle aime poser ses mains sur les troncs d'arbres, caresser les mousses et lichens, s'excuser parfois lorsqu'elle est obligée de fouler les herbes. Ce comportement naturel n'est réprimé que par la vue d'un couple qui a fait une halte pour boire un maté. Par politesse, elle accepte gentiment l'invitation à partager cette boisson nationale qu'elle apprécie peu. Ces argentins sont heureux de discuter avec une touriste française. L'ascension vers le Mirador est plus accidentée, surtout à l'approche du sommet où le sentier se transforme en escalier de marches naturelles de pierres. De magnifiques orchidées jaunes parsèment le chemin. Marie ne peut s'empêcher de pousser un cri d'exclamation lorsqu'elle découvre le panorama. Les cimes enneigées se confondent avec les gros nuages blancs qui se reflètent dans les eaux du lac. Des condors planent dans le ciel, apparaissant et disparaissant tour à tour derrière les montagnes. Tout ici respire l'harmonie et la paix et un sentiment presque religieux envahit Marie.

CROISIERE EN PATAGONIE CHILIENNE Marie a réservé depuis la France une croisière Navimagreliant Puerto Montt à Puerto Natales, au Chili. Pour bénéficier du tarif basse-saison, elle a un impératif : être sur le lieu du départ le vendredi avant le premier novembre. Elle serait bien restée plus longtemps dans la région des sept lacs pour profiter des forêts d'alerces et d'arrayans, des ciels changeant au gré du vent, des randonnées en montagne et des parrillas le soir au dîner. Lorsqu'elle a traversé la frontière et s'est retrouvée au Chili, Marie s'est sentie envahie de joie : elle était à moitié chez elle. De l'autre côté de la Cordillère, certains paysages lui rappelaient le bocage normand : des pommiers en fleurs, des vaches noires et blanches, de l'herbe verte, des prés clôturés par des haies d'arbres, des maisons en bois. C'est donc le vendredi vingt neuf octobre, vers seize heures, que le bateau largue les amarres.A bord il y a cent vingt cinq personnes, touristes et employés compris. De gros camions ont été chargés à l'aide de puissants ascenseurs. La corne de brume se fait entendre, le drapeau chilien bleu, blanc, rouge étoilé flotte au vent, de grosses cordes de chanvre sont enroulées aux bittes d'amarrage, la cheminée crache une fumée noire. Les touristes, appuyés au bastingage, caméras au poing, immortalisent ces moments d'effervescence. Le bateau prend sa vitesse de croisière et s'élance dans le Seno Reloncavi, baie protégée de chaque côté par des terres. A droite Calbuco, à gauche Hornopiren. La mer est calme, le soleil brille, l'ambiance à bord est décontractée et des affinités se créent entre les voyageurs selon leur pays d'origine. Il y a beaucoup de français, des espagnols, des allemands, des anglais, quelques italiens, des chauffeurs et ouvriers chiliens qui se regroupent à table pour jouer aux cartes. Chacun a retrouvé ses bagages dans les couloirs, au pied des cabines-dortoirs. Deux services de cafétéria assurent la restauration à bord. La nuit commence à tomber. Marie sympathise avec un jeune couple toulousain, Sophie et Cédric, qui achèvent leur tour du monde ici au Chili. Le jour suivant deux animateurs présentent le programme en anglais et en espagnol. Suit un diaporama sur la flore et la faune de la Patagonie. Un écran TV affiche la position du navire et Marie suit avec attention ces indications sur sa carte : 73° de longitude, 45°Sud de latitude (juste à l'opposé de Bordeaux qui se situe à 45° Nord) Nous sommes dans le canal Moraleda. A droite, une multitude d'îles inhabitées, très découpées. A gauche l'Ile Magdalena. Le paysage est de toute beauté. Les mouettes, les goélands et les albatros se détachent sur le gris du ciel, parfois entrecoupé de rayons de soleil. C'est magique, féérique. Après avoir franchi le canal Chacabuco, le bateau arrive dans les eaux plus agitées de l'Océan Pacifique. Les voyageurs ont été prévenus la veille qu'il y aurait beaucoup de tangage et de roulis, surtout dans le golfe de Penas. Marie a prévenu le mal de mer à l'aide de cachets homéopathiques. Les espaces communs se vident peu à peu, les visages palissent et une odeur désagréable envahit les coursives. Marie, amusée, constate que les hommes sont plus sensibles que les femmes à ce phénomène. La soirée s'achève ainsi dans un calme tout relatif. Est-ce l'effet du médicament ou du bercement du bateau, Marie a passé une très bonne nuit. Au petit matin, le micro informe les passagers que le bâtiment a quitté l'Océan et navigue à présent dans le canal Messier, plus calme. De chaque côté de magnifiques fjords et, récompense due à l'avance prise, un arrêt est prévu au pied du glacier Tampanas (48°42 Lat S) Bien emmitouflés dans leurs vêtements chauds, têtes cagoulées, mains gantées, les touristes se précipitent à babord pour admirer le glacier. Une immense bande de glace se jette dans les eaux glacées. Quelques icebergs se sont détachés et dansent sur les vagues. On dirait une glace norvégienne. Malgré l'air glacial qui rougit les visages, on peut lire la joie de partager un spectacle hors du commun. Une escale de deux heures est prévue à Puerto Eden pour ceux qui le désirent. L'occasion sera donnée à Marie de découvrir la flore de l'île Wellington. Les terres sont battues par les vents et seules quelques fétuques poussent aux pieds d'arbustes piquants aux fleurs jaunes, les calafates. Cet arbrisseau donne des baies violettes en automne dont on fait de délicieuses confitures. La tradition dit que celui qui mange ces fruits reviendra en Patagonie! Chaque maison, ou plutôt cabane en bois, a son lopin de terre bien travaillé. La terre est noire, volcanique. Quelques barques colorées sont ancrées au port. Il y a même un collège flambant neuf et l'accès à internet. Tout au long du sentier, des boutiques d'articles artisanaux permettent aux habitants isolés de survivre. Pas de mendicité ici mais de la dignité, la dignité d'un peuple fier. Cet arrêt bi-hebdomadaire permet le ravitaillement de ce petit port de pêche en produits de première nécessité. Le débarquement à Puerto Natales se fait sous la pluie. Les plus jeunes et sportifs projettent de faire un trek de plusieurs jours dans le célèbre Parc de Torres del Paine. Quant à Marie ce sera juste une ville-étape. Elle en profite pour visiter les lieux en fin de journée lorsque la pluie a cessé. Elle revient au port où une famille de majestueux cygnes blancs à cols noirs attire son attention. C'est aujourd'hui le premier novembre, les magasins sont fermés. Sur la route du cimetière elle photographie les petites maisons colorées et leur devant de porte bien clôturé. Les pelouses sont recouvertes de pissenlits formant un épais tapis jaune. Quelques massifs de tulipes et de pivoines la renvoient à son jardin lointain. Là-bas, tout doit être en sommeil et elle apprécie la chance d'être à l'autre bout du monde en ce moment. Le jour suivant, Marie se retrouve deux cents kilomètres plus bas, dans la ville la plus australe du Chili, Punta Arenas. Des maisons aux toits de tôle peints de couleurs vives lui rappellent les ports norvégiens du Spitzberg, à latitude inverse, même paysage. Est-ce par hasard que Marie se sent déboussolée dans ces contrées? Son sens inné de l'orientation lui fait défaut. Elle interprète toujours en sens opposé les plans de son guide et doit demander son chemin aux passants. Elle regrette de ne pas avoir emporté une boussole dans ses bagages. C'est donc après plusieurs kilomètres d'errance que Marie arrive au Residencial Roca, avenue Magellan. C'est une belle bâtisse coloniale pleine de charme, tenue par deux soeurs septuagénaires. La chambre est spacieuse, les plafonds très hauts, le lit confortable. A deux pas se trouve la Place des Armes très animée en cette fin d'après-midi printanière. Un groupe de collégiens en uniforme bleu-marine et blanc posent pour elle au pied de la statue du célèbre navigateur. Des boutiques sur roulettes exposent les articles artisanaux faits de laine du pays : bonnets, pulls, écharpes, porte-clés, bijoux. A l'approche du fameux Détroit de Magellan, Marie ne peut s'empêcher d'avoir une pensée émue pour ses lointains ancêtres les portugais, découvreurs et aventuriers courageux. Le lendemain une excursion la conduit dans la pingouinerie de Seno Otway, à bord d'un minibus. Une heure de route où elle peut observer les guanacos broutant les herbes de la steppe, des troupeaux de moutons paissant tranquillement, quelques nandous et des condors. Cette région très aride, balayée par des vents violents, est une réserve naturelle pour les manchots de Magellan, reconnaissables à leur double collerette noire. C'est la période de la couvaison et les parents veillent à tour de rôle sur leurs oeufs enfouis au fond des trous, à même le sable. Au loin, un panorama spectaculaire s'offre à ses yeux : les massifs enneigés de la Terre de Feu. LE PERITO MORENO ET LE FITZ ROY Prochaine destination : El Calafate et le Perito Moreno. Après une brève escale à Rio Gallegos, passage obligé pour rejoindre en bus cette région d'Argentine si célèbre grâce à son glacier, Marie arrive au terminal d'El Calafate au milieu de l'après-midi. Elle n'a qu'une centaine de mètres à parcourir pour se rendre à l'albergue du lago argentino. Cet endroit est très touristique et elle n'est pas étonnée de trouver beaucoup de routards. Heureusement, il reste un lit disponible en chambre individuelle, en cellule plutôt. La pièce mesure deux mètres cinquante sur un mètre cinquante à peu près. Une petite fenêtre en hauteur laisse passer un peu de lumière. Les douches et les lavabos communs se trouvent au fond du bâtiment. Il y a une cuisine équipée à la disposition des clients et Marie, lasse des sandwichs jambon–beurre–pain de mie et des poulet-frites va en profiter pour se cuisiner de bons petits plats qui attireront l'odorat du réceptionniste et des co-pensionnaires. Comme à chaque fois qu'elle arrive dans une nouvelle ville, Marie prend l'atmosphère des lieux en arpentant les rues toujours tracées sur le même modèle, en quadrillage. De beaux magasins, restaurants et cafés se trouvent de chaque côté de l'avenue du général San Martin. Elle entre dans un cyber café pour consulter ses mails et envoyer quelques photos à sa famille et à ses amies. Il fait beau, l'air est frais et elle se réjouit d'être là, consciente du privilège qu'elle a. En remontant vers l'auberge, elle s'arrête au terminal pour acheter son billet pour le lendemain à la compagnie Caltur qui assure l'aller-retour pour le Perito Moreno. C'est donc le lendemain à neuf heures que le bus quitte la ville pour une heure de route à destination du mythique glacier. Le soleil brille, une belle journée s'annonce. Marie est stupéfaite à la découverte de l'imposant spectacle qui s'offre à elle du haut des passerelles. Des kilomètres de passerelles bien sécurisées zigzaguent face au monstre de glace, permettant aux visiteurs de le voir sous plusieurs angles. Tout à coup, un bruit d'explosion la stoppe sur place. Un gros bloc vient de se détacher du front, entraînant d'immenses remous dans les eaux du lac. Elle retrouve la même végétation qu'au Chili, à même latitude : les ciruelillos et les calafates. Quelques rouges-gorges sautillant de branche en branche viennent rompre le silence de leur chant aigu. L'atmosphère est irréelle. Ce glacier avance de deux mètres par jour en été, sous l'action du soleil qui réchauffe les glaces, et des vagues qui viennent miner la base de l'édifice. D'énormes icebergs se détachent et flottent à la surface des eaux turquoise. Les rayons du soleil éclairent d'immenses failles verticales d'un bleu électrique. L'ensemble ressemble à une cathédrale ou à un château-fort dont les créneaux se découpent sur le ciel limpide. Des traces brunâtres alternent avec un blanc-bleuté d'une pureté extraordinaire : on dirait un gâteau marbré. Ces strates sont constituées de sédiments et il est facile de dater l'épaisseur de neige compactée. Plus loin on aperçoit une arche et des cavernes. Le dessus ressemble à de la crème chantilly que l'on aurait dressé à l'aide d'une poche à douille. Marie ne peut s'empêcher de méditer devant ce spectacle hors du commun, faisant le vide dans sa tête et prenant toute l'énergie de ce lieu grâce à une respiration contrôlée. Le soir, Marie réserve une excursion pour découvrir les glaciers Onelli, Spagazzini et Perito Moreno depuis le lac Argentine. Arrivée à l'auberge, elle partage son plat de langoustines avec des touristes rencontrés sur le paquebot de croisière, et raconte sa journée passée devant le fabuleux glacier. Certains ont fait aujourd'hui l'excursion sur le lac et en sont revenus vraiment enchantés. Elle aime ces échanges autour d'un bon plat et d'un bon verre de vin argentin. Les conseils et les avis sur telle ou telle destination sont toujours bons à prendre, même si le temps très variable en Patagonie, peut influer sur l'appréciation de chacun. A sept heures du matin, un minibus vient prendre les touristes à l'auberge pour les conduire à Puerto Banderas, lieu de départ de l'excursion. Une longue file d'attente s'étire avant de pénétrer, après acquittement des droits d'entrée au parc, sur les quais. Les visiteurs se répartissent par groupe d'une cinquantaine de personnes dans les nombreux catamarans ancrés au port. A nouveau, Marie entend parler plusieurs langues, et une charmante hôtesse annonce la bienvenue à bord. C'est sous le soleil matinal que le bateau s'élance. Les passagers, cameras et appareils photos en main, se massent sur les plats-bords pour ne rien perdre du spectacle unique qui se déroule sous leurs yeux. A tribord ce sont des montagnes de granit rouge qui contrastent avec le bleu-vert des eaux du lac. Puis, deux heures après ils aperçoivent les premiers îlots de glace. Le glacier Onelli est en vue. Moins impressionnant que le géant mais tout aussi beau. Chacun se plaît à imaginer une forme : un gros palmipède, une baleine, un navire, une maison de Schtroumfs. Les lunettes de soleil haute protection sont indispensables pour éviter les brûlures et une odeur de crème solaire se dégage des visages rougis par le froid. Des cris d'exclamation se font entendre de part et d'autre. Il règne une atmosphère de joie et les amateurs de photos se régalent, prenant cliché sur cliché pour la postérité. Le bateau redémarre et l'hôtesse annonce le prochain glacier aux environs de midi. Frigorifiés par l'air glacial, les passagers rentrent à l'intérieur pour se réchauffer. Marie s'assied près d'une argentine et entame une conversation par politesse. Cette personne suit, avec un groupe de collègues, un stage de formation à El Calafate et en profite pour faire du tourisme dans cette région si belle. Marie apprend beau-coup de choses sur la vie quotidienne des argentins et son interlocutrice semble ravie de discuter avec une française. Un service de boissons et de sandwichs permet aux touristes de se restaurer. Aux abords du second glacier, le Spegazzini, on retrouve la même effervescence. Celui-ci est très imposant, son front mesure plusieurs mètres. Toujours des dizaines d'icebergs d'un blanc immaculé en haut et bleuté à la base. Quand on pense que seule la partie émergée est visible on réalise avec peine que la partie immergée est dix fois supérieure. Ce lac, le plus grand d'Argentine, mesure près de six cents mètres au plus profond. Le passage vers l'Upsala étant bloqué par les glaces, une approche au pied du Perito Moreno est proposée. Une pluie glaciale se met à tomber, obligeant les touristes à regagner la pièce chauffée à l'intérieur. C'est donc en début d'après-midi que Marie fait face à une barrière de soixante mètres de hauteur. La vue d'en bas est encore plus impressionnante. Plusieurs ruptures se produisent dans un bruit d'enfer. Les remous font dangereusement bouger le bateau. Les fenêtres lumineuses ont disparu laissant place à des failles verticales de couleur grise ou noire. L'omelette norvégienne s'est transformée en un redoutable fantôme. Hier, sous le soleil et vu d'en haut, le glacier était féérique, aujourd'hui, sous la pluie et vu d'en bas il est dantesque. Après une bonne nuit Marie prend le bus pour El Chalten, situé à trois heures de route plus au nord. Le même paysage de steppes se déroule : ci et là quelques guanacos et choiques semblables à des autruches, affrontent le vent glacial. Elle regarde la cordillère enneigée se dessinant au loin sur un ciel azuré parsemé de gros nuages blancs, lorsque soudain, le Géant s'offre à elle. Elle l'a déjà vu en photo, mais le voir en vrai la remplit d'une immense joie et du sentiment d'être privilégiée. Cette dent de granit émerge des montagnes et son sommet joue à cache-cache avec les nuages. Le Fitz Roy grossit de plus en plus. Ses couleurs changent au gré de la lumière, passant du gris bleuté au rose tendre. La neige recouvre les flancs, le sommet est dénudé, battu par les vents. L'arrêt du bus devant le Maison d'information du Parc lui permet de se renseigner sur les diverses randonnées à effectuer et, passionnée par les plantes, elle achète un dépliant sur la faune et la flore de cette région. Chaque groupe est accueilli par des animateurs qui donnent les règles à suivre pour respecter l'environnement et signaler le risque de se trouver face à face avec un puma! Les empreintes de daims doivent être signalés également. Des consignes de sécurité sont données afin d'éviter les accidents. El Chalten est un tout petit village s'étendant dans la vallée. Il reçoit des amateurs de randonnées et des andinistes chevronnés de tous les pays. C'est à l' Auberge Patagonia qu'elle trouve un lit dans un dortoir prévu pour quatre personnes. Comme dans toutes les auberges il y a une cuisine équipée, une salle à manger et beaucoup de routards. Ici aussi, les prés regorgent de fleurs jaunes de pissenlits. L'accueil est très chaleureux. Marie partagera sa chambre avec une allemande et deux autrichiens. Après un déjeuner composé d'une soupe de citrouille et de blanc de poulet frit, elle décide de se rendre au Mirador, en direction de la Laguna Capri. Le sentier grimpe sévèrement dès le début. Elle doit s'arrêter pour reprendre sa respiration à plusieurs reprises et elle profite de ces haltes pour se retourner et admirer le village : des toits de tôle de couleur bleue, verte, rouge, jaune rendent ce petit village très gai. Le soleil brille mais un vent glacial souffle. La forêt de hêtres atténue son effet. Au bout de deux heures de marche entrecoupées de pauses, le sentier est à découvert et un spectacle hors du commun s'offre à Marie : un couple de condors plane au-dessus d'elle. Elle s'amuse à les suivre à la jumelle et observe le travail des rémiges. Trois battements d'ailes et la levée des rémiges leur permet de se diriger. Ont-ils aperçu une proie? Leur cercle s'agrandit de plus en plus et ils disparaissent derrière les montagnes. Des mottes buissonnantes, épineuses et flamboyantes parsèment l'herbe rase. Ce sont des mata guanaco. Les fleurs ne s'épanouissent pas, ce sont des boutons en forme d'ogives de couleur rouge-orangé qui contrastent avec le vert des prés, le bleu du ciel et le blanc de la neige au loin. Une barre rocheuse s'élève: le Fitz Roy. Il se dresse, majestueux. Marie a une pensée émue pour Lionel Terray qui l'a gravi en 1952. Quel courage! A côté, elle se sent toute petite. On dirait une canine dressée qui s'élève à près de 3 500 mètres d'altitude. Les indiens l'avaient surnommé “le volcan” en raison des nuages gris qui le recouvrent souvent comme de la fumée qui s'échapperait d'un volcan. Heureusement, cet après-midi, elle peut l'admirer et le photographier dans toute sa splendeur. Lors de la descente vers le village, Marie aperçoit, à flanc de montagne, plusieurs traces blanchâtres, signe qu'il y a au-dessus, posées sur le rebord étroit, des aires de condors ou d'aigles. Les rapaces continuent leur ballet dans le ciel et se jouent des randonneurs. Elle s'arrête plusieurs fois pour se désaltérer à l'eau pure des petits torrents qui dévalent les pentes. Plus bas, elle observe des carpinteros magallanicos, ces piverts au jabot rouge feu, au bec noir et au plumage gris strié de blanc. Habitués aux humains, ils ne daignent même pas arrêter leur martèlement sur les vieux troncs calcinés par les tempêtes. En revenant sous le couvert des hêtres, elle croise Georges, le bordelais septuagénaire qu'elle a rencontré sur le Puerto Eden. Ce vieil homme solitaire, très alerte et jovial, semble ravi de retrouver un visage connu. Ils échangent quelques mots, se racontant leur parcours depuis leur séparation à Puerto Natales, quinze jours auparavant. Les journées sont si intenses ici en Patagonie qu'il leur semble s'être rencontrés dans une autre vie. Tout au long de son voyage Marie croisera ainsi ce qu'elle appelle “des petites étoiles”, des hommes et des femmes remplis d'optimisme, les yeux pétillant des mêmes valeurs qu'elle, une sorte de communauté de gens de bonne volonté. Ces deux-là auraient pu faire un bout de chemin ensemble, mais la timidité et le respect mutuel en ont décidé autrement. Le lendemain, de très bonne heure, Marie opte pour une randonnée vers le Mirador du Cerro Torre. L'approche est plus douce. Le sentier démarre dans les tourbières moelleuses gorgées d'eau. De temps à autre, les montagnes se reflètent dans des petites mares, accentuant la magie des lieux. Sur ce versant mieux exposé au soleil, les anémones et les orchidées foisonnent. Sur la gauche Marie découvre une montagne en forme de pyramide bicolore, noire et blanche. Des cascades gigantesques alimentent plus bas la rivière Fitz Roy, cachée par la végétation. Le chemin devient de plus en plus ardu et serpente à travers les rochers et les souches grises des arbres morts. Arrivée au Mirador, la même émotion indescriptible envahit Marie. A côté du Géant, sur la gauche, un autre massif plus bas et arrondi : le Poincenot. Celui-ci est entièrement recouvert de neige. Ces deux sentinelles veillent amoureusement sur le village. Marie sort le pique-nique de son sac et s'assied, fatiguée, sur l'un des nombreux bancs. Il est midi, le soleil tape fort et toujours ce vent cinglant. Lunettes de soleil, bonnet, coupe-vent, crème solaire sont vraiment indispensables. Son plaisir, à chaque grande halte, c'est d'ôter ses chaussures et chaussettes afin de laisser respirer ses pieds. Le troisième jour, Marie entreprend de gravir le versant opposé, en direction du Mirador du Lago Toro. Le départ du sentier est situé juste à côté de la Maison du Tourisme. Des panneaux de bois balisent le chemin, aucun risque de se perdre. Au pied de la montée même fraîcheur et humidité, même végétation. Au bout d'une heure de marche celle-ci se raréfie, laissant place à un paysage aride. Seules des fétuques jaunâtres poussent ça et là. La montée est de plus en plus difficile, la fatigue et le découragement se font sentir. Le sommet est encore loin et à ce rythme elle pense au retour qui risque de s'avérer trop long. Marie n'aime pas renoncer mais la sagesse lui conseille de faire demi-tour. La descente est plus agréable, moins épuisante pour son coeur qui, à cette altitude, doit travailler deux fois plus. Au loin, toujours les deux sentinelles au garde-à-vous, vues sous un angle différent. En bas, le paisible village semble endormi. Le clocher de l'église sonne midi lorsque Marie arrive, épuisée, à l'auberge Patagonia. Ce midi au menu ce sera ratatouille et beefsteak. L'auberge est vide de touristes, les jeunes partant pour la journée entière et ne revenant que tard le soir, le visage et les bras rougis, fourbus mais heureux. L'après-midi Marie décide d'aller voir les chutes du Chorillo del Salto. Cette promenade suit la petite rivière Las Vueltas. Il n'y a pas d'effort à faire, juste mettre un pied devant l'autre. Le début est une piste caillouteuse et à chaque passage d'un 4x4 un nuage poussiéreux l'oblige à se protéger le visage avec son écharpe en guise de masque. Sur le bord de la rivière, un couple d'oies andines prend le soleil. Le mâle tout blanc excepté son bec et ses pattes noires, les ailes rayées de gris. La femelle toute grise, plus petite. Le couple semble habitué à la fréquentation de cet endroit par les curieux car il ne daigne même pas bouger. Puis l'accès est interdit aux véhicules et la piste se transforme en un agréable sentier qui serpente au milieu d'un épais tapis d'herbe verte parsemé de milliers de fleurs de pissenlits. Ici encore des calafates, des ciruellos (sorte de chèvre-feuille) aux fleurs orange flamboyant, des gaultherias aux baies violettes, un véritable festival de couleurs. Soudain, Marie entend un bruit assourdissant : des tonnes d'eau s'abattent sur les rochers. Haute d'une quinzaine de mètres, la cascade miroite sous l'effet du soleil. A ses pieds, beaucoup de touristes, appareils photos en mains, immortalisent la scène. La roche est grise, brillante, usée par l'écoulement de l'eau. Sur les côtés, le gris des arbres déracinés contraste avec le vert des arbustes en fleurs. Quelques amoureux semblent s'éterniser, assis sur les rochers. C'est rechargée en énergie que Marie regagne le village qu'elle doit quitter ce soir pour une très longue route qui la conduira jusqu'à Chile Chico. RETOUR EN PATAGONIE CHILIENNE C'est donc vers 15H30 que le minibus arrive le 10 novembre à Chile Chico. La traversée sur la célèbre route 40 a été fatigante. Peu ou pas de goudron, un bus en mauvais état pas confortable du tout, un arrêt au petit matin dans une estancia pour le petit déjeuner, un ranch perdu au milieu de nulle part, un lever de soleil magnifique, la terre et le feu. Le passage de la frontière à los Antiguos avait duré plus d'une heure, les chiliens vérifiant tous les bagages des argentins; puis ce minibus pour elle toute seule. Ici aussi des lacs à perte de vue, des paysages magnifiques. L'aridité a laissé place à une nature généreuse. Marie est très heureuse de retrouver “son” Chili et la gentillesse de ses habitants. L'hôtesse du guichet ne l'avait-elle pas appelée corazon? Ce n'est pas en France que de tels mots affectueux seraient prononcés. Ce n'est pas de la familiarité, seulement un signe d'attention. La voyageuse trouve un hôtel, le Rosaria, juste à côté du port. Marie va se dégourdir les jambes en gravissant la colline qui se dresse derrière le port et où trône une Vierge. Des lycéens argentins en voyage de fin d'année chahutent et interpellent la touriste : “D'où viens-tu? Où vas-tu? Tu viens de quel pays?”. De là-haut Marie voit la petite ville et ses rues quadrillées, les barges ancrées prêtes à larguer les amarres pour Puerto Ibanez, ville située sur l'autre rive du lac Carrera. Ce soir, elle ira au restaurant car dans le bus, contrairement aux habitudes, les repas n'ont pas été servis et elle se sent affamée. Le lendemain matin elle parcourt les rues de la ville et observe l'avance du printemps : les soucis et les pivoines sont en fleurs, les arbustes aussi comme le pommier de japon, le forsythia, le genêt. Près de l'hôtel elle remarque une quantité de plantes en pots. Une jeune femme s'approche, la salue et la conversation est entamée. La même passion les anime : les fleurs et les plantes. Elle s'appelle Marcela. C'est une belle femme d'environ trente cinq ans, ses longs cheveux noirs bouclés encadrent un visage fin, à peine typé. Sa voix est douce, elle est souriante. Marie est invitée à pénétrer à l'intérieur de la serre et s'exclame devant tant d'abondance. Des semis et des boutures partout, bien étiquetés. Marie traduit en français le nom des plantes qu'elle reconnaît. Beaucoup de noms sont semblables car la racine est latine. C'est à regret que les deux amies se séparent car Marie doit faire ses bagages et embarquer sur le Pilchero pour l'autre rive. La route 40 n'a rien à envier à la Carretera Austral si ce n'est la végétation luxuriante. Même ripio, même poussière lorsque le temps est sec. De part et d'autre de la route d'immenses fougères, des bambous, des malcas (sorte de rhubarbes) en fleurs violettes dont les tiges se mangent crues et salées, transportent Marie en forêt tropicale tandis que nous sommes en Patagonie, à environ 47° de latitude Sud. Sur la gauche les sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu. La route serpente dangereusement dans un foisonnement de cascades, de torrents, de lacs, de falaises et de plantes géantes. On se croirait dans un conte de fées! Le bus croise des touristes à bicyclette, sacoches bien remplies. Ces fous du cyclo ont bien de la chance de pouvoir s'arrêter quand ils le veulent. Planter la tente dans des lieux aussi magiques et sublimes, seuls, coupés du monde, n'ayant pour compagnie que la nature généreuse, quel luxe! Le bus arrive à Coihaique en pleine nuit. Difficile pour Marie de se repérer dans ce dédale de rues à la recherche d'un hôtel. Heureusement, quelques habitants croisés sur les trottoirs lui indiquent un hospedaje à un kilomètre de là, rue Freire. L'accueil est toujours aussi chaleureux. Elle pénètre dans une salle commune sombre, surchauffée, enfumée. Quelques hommes sont attablés, étonnés de voir ici une gringa. Les locaux, en effet, sont plutôt métissés, bruns de peau et de cheveux. Marie à une chevelure plus blanche que neige, le teint pâle. La maîtresse de maison semble hésiter avant d'accepter de recevoir son hôte. Le patron, quant à lui, conduit directement la touriste dans une cuisine sortie tout droit d'un roman de Victor Hugo. La table de bois brut cirée par la saleté des années est surchargée de récipients, couverts ébréchés et restes de nourriture. Les murs sont tapissés de placards et d'étagères où s'entassent les ustensiles et provisions. L'évier déborde de vaisselle sale et la gazinière n'a pas vu l'éponge depuis des lustres, L'homme propose à Marie de partager son repas. Poliment, elle refuse, ne voulant pas abuser de son hospitalité. Elle sort de son sac à dos un sachet de soupe poulet-vermicelle et un sandwich jambon-fromage. Pour ce soir, ça ira, pense t-elle. Elle est affamée, mais la vue de ce spectacle la rebute un peu. C'est vraiment du typique. Cet hospedaje restera pour longtemps dans les souvenirs de Marie, tant pour la cuisine que pour la chambre : des draps sales, pas de chauffage, des couvertures sentant la crasse et l'humidité. Et la salle-de-bains, impossible d'y entrer tellement c'est sale. Marie fera sa toilette à la lingette. Le lendemain Marie va se promener le long du Rio Simpson pour découvrir l'attraction locale : la tête d'indien. La route est bordée de hauts lupins en fleurs. Le violet mélangé au jaune des cytises est un ravissement pour la touriste. Elle, qui ne peut réussir à faire pousser de lupins dans sa terre trop calcaire, est émerveillée. Ici, la terre est brune, volcanique. La région foisonne de volcans qui se réveillent parfois, projetant leurs cendres à des dizaines de kilomètres. Le rocher de granit apparaît et, avec un peu d'imagination, on peut reconnaître, en effet, le profil d'une tête d'indien. Chaque ville offre ainsi une spécialité touristique à voir ou à goûter. Plus enthousiasmée par la flore que par la vue de ce bloc de granit gris, Marie remonte la route jusqu'au centre ville, en direction de la Place des Armes. Toujours le même schéma: au centre, une statue en bronze d'un général célèbre, ici O'Higgins, des canons, une fontaine, des arbres, des bancs, des marchands ambulants, des étudiants dans leurs costumes bleu-marine, chemises blanches et cravates, des pigeons, des vendeurs de grains, des agents de ville balai en mains, d'autres chargés du stationnement encaissant la taxe. Ici, au Chili, peu de chômage. Chacun à un petit emploi. Excepté aux abords des grandes villes, Marie ne trouvera pas de sans logis. C'est peut-être dû au sens de la famille très développé dans ce pays. Les vieux sont respectés et pris en charge par les enfants et petits-enfants. La solidarité et l'entraide sont encore présents. A aucun moment Marie n'a ressenti de stress venant des chiliens. Ils sont décontractés, très lents, heureux de vivre. Peut-être est-ce dû à leur récente liberté? Sortis d'un régime de dictature sous Pinochet, ils goûtent à la joie d'une liberté durement acquise. Le lendemain matin Marie arrive à Chaiten, petit village situé au bord de la mer. C'est d'ici qu'elle prévoit de rejoindre l'Ile Chiloe en ferry. Dès sa descente de bus elle part, comme à l'habitude, à la recherche d'un hospedaje. Personne dans les rues. Le premier hôtel est fermé. Au deuxième, la propriétaire dit : “Désolée, je n'ai pas d'eau”. Il règne ici une ambiance étrange, inhospitalière. Marie s'enfonce un peu plus dans la ville et tombe sur une épicerie ouverte. “Bonjour Madame, pourriez-vous m'aider, je suis à la recherche d'un hôtel”. “Pas de problème, je vais appeler mon amie Carla, elle va venir vous chercher.” Et la discussion se poursuit. Marie apprend, tout étonnée, que le village a été enseveli en mai 2008, suite à l'éruption du volcan. “Allez voir là-bas” dit l'épicière en tendant son bras, “il ne reste plus rien”. Carla arrive à bord de son puissant 4x4. Elle conduit Marie au Don Carlos, rescapé du sinistre. Un drapeau gris flotte au-dessus d'un échafaudage de bois sur lequel repose une énorme citerne d'eau. Les murs jaunes à l'origine tirent sur une couleur jaune-grisâtre. L'herbe a du mal à pousser, le sol est recouvert de cendres. L'hôtel est très grand, désert. Dans l'immense salon des photos aux murs attirent l'attention de la touriste : celles d'avant et celles d'après la catastrophe. Que vient faire cette étrangère ici doit penser Carla. N'a t-elle pas lu son guide? Si, elle l'a bien lu mais il date de 2008-2009 et l'information n'y figure pas. Marie commence à angoisser d'autant plus que le prochain départ de ferry n'est prévu que dans trois jours. Le volcan Chaiten aperçu au-dessus des montagnes continue de fumer et c'est peu rassurée que l'aventureuse part constater les dégâts occasionnés par l'éruption. Dix centimètres de cendres recouvrent les rues, de larges traces de pneus indiquent que de gros engins sont venus déblayer les lieux. Des amas de cendres s'entassent de part et d'autre du chemin. Les maisons de bois sont englouties, ne laissant apparaître que leurs toits rouges. Les voitures aussi ont été saisies par la coulée dévastatrice. Les câbles électriques arrachés s'agitent au vent. Il règne ici un silence de mort. C'est une ville fantôme, un décor de film d'horreur. Mais que font ces gens ici? Marie apprendra que le gouvernement a relogé les habitants plus loin, hors du danger potentiel et qu'il ne reste que des résistants, des enracinés qui ne veulent pas partir malgré la menace d'une nouvelle éruption. Marie a rencontré deux “Calamity Jane” sorties tout droit d'un western. Elle aura la chance d'apprendre qu'un ferry appareillera le soir même pour Quellon. Les dieux auraient-ils entendu ses prières? La traversée du canal Corcovado durera plus de six heures sur une véritable tôle ondulée, éprouvante. Chiloe la rayonnante, Chiloe la fière, Chiloe la typique, Chiloe la désirée s'offre enfin à Marie. Il y a vingt ans, lors de son précédent voyage au Chili, le couple était allé jusqu'à Puerto Montt et la région des lacs. On leur avait tellement vanté cette île que dans l'imaginaire de Marie sa beauté était devenue inaccessible. La découvrir la remplit d'une immense émotion. Elle n'est pas déçue. La lande parsemée de genêts et de ciruellos en fleurs se déroule sous ses yeux. Des troupeaux de vaches bien grasses paissent tranquillement. L'herbe est riche, bien verte. Le soleil brille et rend tout plus beau. Il pleut souvent dans cette région agricole. Les maisons colorées égayent le paysage et toujours ce ciel patagon d'un bleu soutenu sur lequel se détachent de gros cumulus blancs. La capitale, Castro, s'enorgueillit en son centre d'une belle église tout en bois aux tons pastels de violet et de jaune. Près d'elle le musée régional, en bois également, permet à Marie de mieux connaître l'histoire des chilotes, derniers résistants de la colonie espagnole. Des maquettes de chalupones, ces embarcations creusées dans les troncs d'arbres dont la proue et la poupe sont identiques, sont exposées à côté d'instruments de musique typiques. Marie flâne dans les rues animées et se réjouit de pouvoir goûter aux premières cerises et fraises de l'année. Un vrai régal! Puis elle descend vers les palafitos, ces maisons de pêcheurs construites sur pilotis, qui sont l'attraction de la ville. Côté rue, c'est une succession de façades en bois, aux bardeaux peints en bleu, vert, jaune, framboise. Côté mer, c'est moins joli: des moules sont accrochées aux poteaux qui soutiennent les maisons et une odeur désagréable se dégage des lieux. Plus loin, une locomotive noire aux jantes rouges trône au milieu d'un square fleuri de gaillardes et de lupins aux tons pastels. Des enfants jouent sur la plage recouverte de coquilles. Marie pense à ses petits-enfants et la nostalgie l'envahit.

SANTIAGO - VALPARAISO Marie quitte l'Ile Chiloé pour un long trajet de nuit en direction de Santiago. Elle connaît déjà cette région et préfère gagner du temps en voyageant de nuit, les bus étant confortables et se sentant en sécurité dans ce pays. Aux abords de la capitale, elle sent une vive émotion l'envahir et les souvenirs des trois mois passés dans l'attente d'une décision de justice remontent à la surface. Elle est à la fois impatiente et inquiète. Ne va-t-elle pas être déçue? Le taxi la dépose devant le Residencial Londres 54, recommandé par les jeunes toulousains. On se croirait dans un vieil hôtel anglais avec ses fauteuils dépareillés, son parquet crissant sous les pas, ses salons cosy et ses chambres aux plafonds très hauts. Ambiance très british. Cet hôtel a l'avantage d'être à deux pas du centre, dans un quartier très calme. La température avoisine les trente degrés l'après-midi lorsque Marie gravit le Cerro de la Virgen del Valle à los Andes. Le sentier caillouteux zigzague à travers les cactus, ce sentier qu'elle a gravi vingt ans plus tôt en compagnie de son mari. C'est comme un chemin de croix tellement la montée est rude. Elle avait promis de revenir ici si son voeu était exaucé : adopter Julie. Ici, le paysage n'a pas changé, contrairement à la banlieue de Santiago qui a vu grandir de gigantesques gratte-ciel. C'est épuisée que Marie arrive aux pieds de la statue. Elle sort l'ex-voto de son sac et l'accroche à la grille bleue qui entoure la Vierge. Debout, elle la remercie de tout son coeur et adresse une prière, mélange de bouddhisme et de christianisme, à l'intention de sa fille. Pas de Je vous salue Marie, pas de Notre père, juste un recueillement religieux. C'est le coeur léger qu'elle quitte ce lieu de pèlerinage, redescend vers la ville et apprécie de déguster une glace à la vanille à la terrasse d'un café. Le soir, Marie va se promener dans Ahumada, la principale rue piétonne de la capitale, toujours bondée de monde, avec ses beaux magasins et ses nombreux fast-food, les pollitos, restaurants où l'on trouve des demi-poulets grillés accompagnés de frites (papas fritas), le tout servi avec un énorme verre de coca-cola ou de soda. Il lui est agréable de se fondre dans la foule, de passer pour une véritable chilienne. Le lendemain Marie se dirige vers le Cerro Santa Lucia au pied duquel se dresse toujours l'hôtel Monte Carlo. On dirait qu'il a souffert du récent tremblement de terre, ses murs roses sont fissurés et il semble à l'abandon. La montée matinale de cette colline la renvoie à ses vieux souvenirs et Marie ne peut s'empêcher de penser à sa fille qui trottinait à ses côtés ou juchée sur les épaules de Jean, heureuse d'avoir enfin trouvé une famille. Les décors n'ont pas changé, seule la saison a changé : autrefois c'était l'hiver en plein mois d'août, les arbres dénudés, les massifs dépourvus de fleurs, à présent c'est le printemps, l'équivalent d'un mois de mai en France, et les fleurs abondent. Des jardiniers, tuyau ou balai en mains s'affairent à arroser les massifs ou balayer les allées. D'énormes acanthes en fleurs voisinent avec des cornes de bélier, les céanothes et les bougainvilliers se mêlent aux fleurs violettes des jacarandas (flamboyants bleus-violets), les palmiers se reflètent dans les vitres bleutées des immeubles avoisinants. Une cascade s'écoule dans trois grandes vasques superposées, ajoutant un brin de fraîcheur et d'humidité à cet endroit si romantique. Marie arrive au sommet et redécouvre les créneaux du fort aux briques rouges, retrouve avec émotion l'endroit même où avaient été prises les photos. Rien n'a changé. La colline a résisté au tremblement de terre! Seul le point de vue a changé : la ville semble deux fois plus étendue. Un groupe de jeunes filles, portable en mains, s'amusent à se photographier, assises sur un énorme canon. Marie s'assied sur un banc et médite sur la notion du temps. Pour l'ascension de l'autre célèbre cerro de Santiago, le San Cristobal, Marie emprunte le funiculaire. A plus de trois cents mètres de dénivelé est érigée une immense statue de la Vierge de l'Immaculée Conception qui veille sur la ville, les yeux levés vers le ciel et les mains ouvertes en offrande. Premier arrêt au zoo (c'est ici que Julie avait vu pour la première fois des girafes et des lions). Les jeunes parents accompagnés de leurs enfants excités descendent. Deuxième arrêt, l'esplanade de la Vierge. La statue géante attire de nombreux touristes, croyants ou non. Un jardinier propose gentiment à Marie de la prendre en photo avec, au premier plan, les roses épanouies dont il est si fier, et en arrière plan la statue vénérée. D'ici, la ville semble encore plus étendue et la pollution empêche de discerner clairement les limites de la mégapole noyée sous une fine couche de brume. Prochaine destination : Limache et le foyer Saint-Vincent de Paul. Trois heures de route sont nécessaires pour atteindre les lieux si chers au coeur de Marie. Ce chemin parcouru autrefois dans un autre état d'esprit lui semble long et court à la fois. Long car elle est pressée d'y arriver, court car elle apprécie la nature généreuse en cette saison : les cerisiers croulent sous le poids des cerises et les avocatiers sont en pleine production. Les champs de pommes de terre, de fèves et d'asperges alternent avec les vergers. Cette région agricole, loin de la capitale, convient mieux à Marie. Il est midi lorsque le bus “Golondrinas” stoppe devant la petite Place des Armes. Rien n'a changé. Toujours ces larges trottoirs carrelés qu'elle a foulé pendant trois mois, seule ou accompagnée de Julie. Une joie mêlée de nostalgie envahit la touriste. Une inquiétude aussi (et si le foyer n'existait plus!) Marie dépose ses bagages au petit restaurant faisant face à la place et dans lequel elle vient de se restaurer à la hâte, puis elle part, conduite par ses souvenirs ancrés dans sa mémoire, comme téléguidée, vers la rue Colon, au 349, où se trouvait le Foyer. La statue de bronze du célèbre saint, un enfant dans les bras et deux autres à ses pieds est toujours là, sur le trottoir. Elle reconnaît les grilles, la porte, la cloche. Le coeur battant très fort Marie s'apprête à la saisir lorsque la porte s'ouvre, laissant apparaître deux adolescents. Elle entre dans le hall, s'approche de la jeune secrétaire souriante et se présente. La Mère Supérieure étant absente, c'est Sonia, l'éducatrice qui se souvient très bien de la petite Julita, sordita con ojos azules qui recevra Marie.(...) Ses pas la conduisent machinalement vers le Collège Allemand où elle est restée près de trois mois, en attente du jugement. Elle reconnaît l'enseigne de tôle peinte en vert se dressant en arche au-dessus du portail et sur laquelle est écrit “Farienheim”. La cour est identique, des amarylys en fleur et des acanthes de part et d'autre de l'entrée gravillonnée. La grande baie vitrée et le hall. Son coeur bat très vite. Tout se mêle dans sa tête et son coeur, le passé et le présent se bousculent. Sur la gauche, le bar et derrière le comptoir deux femmes. Marie s'adresse à celle qui l'accueille d'un large sourire, se présente et demande poliment la permission de visiter le parc et de prendre des photos. A gauche la piscine, ses relax blancs et ses parasols, un peu plus loin l'aire de jeux avec le tourniquet et les balançoires sur lesquels Julie passait des heures. Les arbres centenaires aux essences rares reconnaissent Marie et agitent leurs feuilles en guise de bienvenue. Le parc s'étend sur un demi-hectare, bien entretenu. Les bancs se souviennent de cette maman et de cette petite fille qu'ils recevaient souvent. Ils revoient leurs visages se faisant face, les mouvements de leurs lèvres, leurs sourires, leurs câlins. Plus loin, en contrebas, il y avait une vache noire et blanche. Julie arrivait à prononcer le mot “vaca”. Elle n'est plus là. Le bâtiment qui était occupé par les collégiens est vide. Marie se revoit dans sa chambre où elle a commencé, patiemment, à apprendre quelques mots de français à Julie. Elle s'entend lui chantonner à l'oreille droite : “A la claire fontaine...” Que de chemin parcouru depuis ce temps! Il n'y a pas d'hôtel à Limache et Valparaiso n'est qu'à une heure en métro-bus. Un taxi la dépose à l'hôtel Pilcomayo au Cerro Alegre. Marie est encore toute bouleversée par le retour sur ces lieux qu'elle avait dû quitter en pleurs, vingt ans auparavant, les démarches n'aboutissant pas et surtout menacée de radiation par le directeur de l'hôpital. Elle était loin de sa famille et de ses deux garçons qui lui manquaient beaucoup. Elle n'avait pas pu revenir à Noël lorsque la nouvelle était tombée : “Vous pouvez venir chercher Julie”. Mais le bonheur d'avoir enfin une réponse à la question de sa fille l'emporta et elle passa une très bonne nuit. Le lendemain, Marie continue son tourisme et part à la découverte de la ville qui n'a pas changé. Les maisons colorées tapissent les collines qui protègent la baie. Des ascenseurs brinqueballants font la navette entre le bas de la ville et le haut des quartiers les plus beaux, évitant ainsi aux piétons bien des fatigues. C'est un véritable festival de couleurs, entre les murs peints de couleurs vives et les fleurs qui débordent des balcons. Marie est attirée par le musée à ciel ouvert, au cerro Bellavista, où les artistes-peintres rivalisent de créativité. Un vieil homme est en train de peindre les marches d'un escalier d'une marine éclatante, dans un style figuratif plus vrai que nature. Les barques semblent flotter sur l'océan et les mouettes blanches se dessinent sur un ciel azuré. Plus loin, des bancs en demi-lune recouverts de mosaïques invitent au repos. Les lampadaires aussi sont tapissés de mosaïques aux couleurs vives. Ailleurs, ce sont des tags plus ou moins réussis. Les chats et les chiens cohabitent. Un persan gris est allongé sur le rebord d'une fenêtre, se fondant avec le gris des volets et de la grille. Il ne daigne même pas bouger lorsque Marie le prend en photo. Le quartier dégage beaucoup de charme et les touristes sont très nombreux ici. En revenant vers l'hôtel, Marie aperçoit une enseigne “Kfe Havana Club”. Depuis son arrivée en Amérique du Sud elle n'a bu que du café en poudre! Ici, peut-être va-t'elle pouvoir déguster un bon café! Ramon le cubain l'accueille gentiment et lui sert un véritable expresso. Quel régal! Il lui parle de sa femme et de ses enfants laissés à Cuba et son souhait le plus cher c'est de visiter Paris un jour. L'hôtel est ancien. C'est un grand bâtiment à étage où les chambres et les dortoirs se répartissent de chaque côté d'un large couloir moquetté. Une cuisine équipée bien propre est à la disposition des clients. Deux ordinateurs gratuits d'accès meublent le grand salon. Une vieille machine à coudre Singer décore la pièce aux côtés d'un écran télé dernier cri. Des canapés usés invitent au repos dans le coin lecture. Satisfaite de cette première journée, Marie va cuisiner des fèves aux lardons, le tout arrosé d'un bon vin chilien “El Gato” (le chat). COQUIMBO Encore toute bouleversée par sa découverte, Marie continue son trajet vers le Nord, vers la ville natale de sa fille, Coquimbo. Des vignes et des champs d'oliviers s'étendent à perte de vue au départ de Valparaiso, dans la vaste plaine s'étalant entre le Pacifique et la Cordillère. Puis le paysage devient plus aride et la panaméricaine longe l'océan sur plus de trois cents kilomètres, surplombant de magnifiques criques. Les roches rouges, riches en cuivre et recouvertes de cactus, se détachent sur un ciel sans nuages. Il fait de plus en plus chaud et les tongs ont remplacé les chaussures de randonnée. Son sac à dos s'est allégé au fur et à mesure du voyage, surtout à Chaiten où Marie a offert la moitié de ses vêtements à Carla, toute heureuse de recevoir des “marques” françaises. Le bonnet a laissé place à la casquette et les lunettes de soleil sont vraiment indispensables. La climatisation du bus fonctionne à plein régime et les postes de télévision projettent leur DVD sous les yeux attentifs des voyageurs, tantôt en espagnol, tantôt en anglais mais sous-titrés. Marie ne s'assied plus au premier rang, plutôt au milieu ou au fond, depuis qu'un bus de la même compagnie a fait quatorze victimes au sud de Santiago. Elle a vu les images dans sa chambre le soir et, croyant aux signes, elle est devenue prudente. En Amérique du Sud les habitants sont friands de faits divers qui sont repassés en boucle sur les diverses chaînes avec des témoignages plus émouvants les uns que les autres. Ajoutez à cela les Novelas, ces feuilletons romantiques à l'eau de rose, il ne reste pas grand chose à regarder, à part les émissions de cuisine qui, comme en France, ont un réel succès. Coquimbo, petit port de pêche situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Serena, capitale de la région, est en vue. Cette ville est abritée par une baie et s'arrondit au pied des collines, ce qui en fait un lieu tranquille et charmant, loin du tumulte de la grande ville touristique. Marie, comme à l'habitude, part à la recherche d'un hôtel en cette fin de journée. Elle ne réserve jamais à l'avance, préférant voir sur place la situation et le confort. Tout près du terminal de bus, dans une rue parallèle, elle trouve un apart-hôtel bien tenu. Elle restera là une bonne semaine pour se reposer et digérer les milliers de kilomètres parcourus. Idéal. La touriste va enfin se poser en vacancière. Le lendemain matin ses pas la guident vers le port de pêche animé. De gros palans lèvent les filets pleins de calamars et de thons qui viennent se déverser à même le quai. Les pêcheurs pèsent et découpent leur butin, rejetant les viscères à l'eau, festin attendu des pélicans et des lions de mer, habitués à recevoir cette manne providentielle. Les grosses têtes de chats à longues moustaches n'ont qu'à ouvrir leur gueule pour engloutir, encore chauds et sanguinolents, les rejets de la pêche. Le vol pataud des pélicans plongeant depuis le quai ne les effraie même pas. Les marchands et les restaurateurs négocient avec les patrons pêcheurs. Chacun semble y trouver son compte et le quai se vide peu à peu, laissant les lions de mer et les pélicans repus jusqu'au lendemain. Les mouettes mangent les miettes en virevoltant au-dessus des barques. Près du terminal pesquero une multitude de restaurants proposent leurs spécialités. Les passants peuvent grignoter à toute heure les crustacés préparés à l'avance et présentés dans des bols en plastique transparent. Moules, crevettes, calamars baignent dans un jus épicé et une odeur de pêche fraîche s'exhale des étals. Chez Juanito, chez Rosa, chez Don Jose. Chaque stand porte le nom de son propriétaire et des tables recouvertes de tissu coloré invitent à la dégustation. Evacuation tsunami. De grosses flèches jaunes indiquent au sol la direction à prendre en cas de raz-de-marée. Marie emprunte l'escalier en zigzag qui grimpe jusqu'au sommet de la colline où se dresse une immense croix en béton, la Croix du 3ème Millénaire. Les hibiscus, les lantanas et les strélitzias débordent des jardins et des géraniums géants et abondamment fleuris retombent en cascade le long des murets. A chaque halte, Marie se retourne pour profiter de la vue sur le petit port; au loin, les sommets enneigés de la cordillère, véritable décor de carte postale. Au Chili, les chiens sont rois. On les trouve partout, seuls ou en bande, même dans les terminaux de bus; ils font partie du paysage et surtout, ils ne sont pas agressifs et aboient rarement. Curieux, ils accompagnent les touristes ou les précèdent pour leur indiquer le chemin. Au pied de la croix un groupe de touristes chiliens pénètre dans la chapelle moderne. Mariage du bois et du béton, statues religieuses, autel épuré, odeur de cierges, recueillement. Le jour suivant Marie décide de grimper jusqu'à la Mosquée récemment construite et parrainée par le roi Mohammed VI pour la paix dans le monde. C'est la seule mosquée du pays, ce pays largement catholique. Trouvant cette construction pour le moins incongrue dans ce paysage et surtout inutile car il n'y a pas de musulmans ici, Marie ne peut s'empêcher de repenser à sa fille et à ses nombreux voyages au Maroc. Les drapeaux chilien et marocain flottent au vent, les voûtes au style mauresque et les mosaïques vertes et blanches ne sont pas sans lui rappeler un petit air de déjà vu. L'Orient et l'Occident cohabitent sous le regard tolérant des coquimbiens. Le sentier redescend, bordé de bananiers, de palmiers et de cannas. Les habitants croisés la renvoient aux origines de sa fille. Il y a peut-être ici des parents, des gens qui l'ont vu naître, qui ont connu sa mère et, inconsciemment, Marie leur trouve une certaine ressemblance. Une fête foraine est installée sur la Costanera. Les manèges, chenilles et auto-tamponneuses attirent les familles entières. Les bambins se promènent aux bras de leurs parents, une énorme glace en main. Les vendeurs de pop corn, glaces et sodas font recette. Les chiliens sont gourmands et heureux de profiter de ces moments de fête en famille. Cette ambiance bon enfant renvoie Marie à sa jeunesse, aux fêtes votives et à la joie de s'amuser sans souci du lendemain. C'est à Coquimbo que Marie prendra son premier bain dans l'océan glacé malgré la chaleur extérieure. Elle préfèrera lézarder, allongée sur la plage de sable gris et rêver à d'autres mers plus chaudes qu'elle a connues par le passé, au Kerala par exemple. La ville n'avait plus d'inconnu pour Marie. Elle avait déjà ses repères quotidiens : le cyber café d'où elle pouvait consulter sa messagerie et envoyer des mails, le supermarché Unimarc où elle faisait ses courses et mangeait parfois à la cafétéria, la Place des Armes qui se préparait à recevoir le gigantesque arbre de Noël enguirlandé, le port et le marché aux poissons, la plage et le jardin public ombragé où elle aimait venir lire les après-midi. Elle se verrait bien vivre ici à trente degrés de latitude sud, sans hiver rigoureux, sans trop de pluie, juste ce qu'il faut pour alimenter les réserves d'eau. Elle se sentait devenir à moitié chilienne par la pensée mais complètement par le coeur. Une excursion à Vicuna, village natal de Gabriela Mistral va permettre à Marie de découvrir la vallée de l'Esqui, ses vignobles taillés hauts comme des treilles, ses paysages à couper le souffle et l'authenticité de l'arrière-pays avec ses maisons en adobe. La tour Bauer a quelque chose de la Tour Eiffel de par sa forme pyramidale, excepté son clocher cubique crénelé et ses murs recouverts de bois. Elle abrite la mairie et l'office du tourisme. Elle apprendra que le pisco sour, cette boisson alcoolisée si typique, se fabrique dans cette région, gardant jalousement son secret. Au loin, les cerros enneigés culminent à plus de cinq mille mètres. Marie avait visité la maison natale de Pablo Neruda à Valparaiso, ici, la visite de la maison de son amie Gabriela, première femme d'Amérique latine à recevoir le prix Nobel de Littérature, l'émeut par-dessus tout. Marie se recueille sur sa tombe à Monte Grande et se promet de lire son oeuvre. LE DESERT D'ATACAMA Copiapo, Caldera, Chanaral, Antofagasta, autant de villes et d'arrêts dans ce Chili du Nord que Marie découvre pour la première fois. Les ports exportant les minerais de cuivre et le salpêtre, la pampa, le tropique du Capricorne, les cactus, les lamas, la sècheresse et une oasis accueillante, perdue dans le désert : San Pedro de Atacama. Sur la place, devant l'église, une fanfare joue et Monsieur le Maire fait un discours. Foule colorée, drapeau atacamène aux couleurs de l'arc-en-ciel, visages burinés, costumes traditionnels. Ici les touristes sont dans le typique. Le petit village d'adobe fourmille de touristes. Marie est fatiguée, ses chevilles sont enflées, son coeur bat trop fort et son crâne va exploser. Est-ce dû à l'altitude, à la chaleur ou au rythme élevé de son voyage? Quelques jours de repos dans un hôtel bien calme vont lui faire du bien. C'est à l'hôtel Cruz d'Atacama qu'elle trouve son bonheur. Situé à l'écart du village, peu fréquenté, cet endroit va lui permettre de se ressourcer. Elle repense à ses précédents arrêts. Antofagasta et la Portada, cette arche naturelle creusée par les vagues dans la roche calcaire, sa place des Armes aux bougainvilliers multicolores et aux quatre fontaines si romantiques, la crèche qui ornait déjà l'Eglise San Francisco, les balades sur les quais où se dresse une immense sculpture de cuivre et les petites plages bondées de monde. Caldera, petit port de pêche non loin de la célèbre Baie des Anglais, avec son église de bois fraîchement repeinte et son monument en hommage à Cousteau, son hôtel Pucara si accueillant. Copiapo, ville sans intérêt si ce n'est son musée minéralogique rempli de trésors. Tous ces souvenirs lui reviennent en mémoire et se bousculent dans sa tête. Ne rien faire, s'allonger sur la chaise longue et boire beaucoup d'eau. Son corps lui rappelle qu'elle aura bientôt soixante deux ans et qu'il serait temps qu'elle apprenne à le ménager. Elle se sent jeune dans son esprit et ce décalage lui déplaît. Un peu de sophrologie, quelques techniques de récupération et tout va rentrer dans l'ordre. Effectivement, le lendemain Marie arpente les rues poussiéreuses de la ville en direction de l'église. Hier, il y avait trop de monde pour s'approcher de cette église qu'elle a déjà peinte en aquarelle d'après photo. Eclatante de blancheur sous le soleil de midi, entourée d'une clôture de briques de terre et de paille séchée, elle-même peinte en blanc, son arcade au linteau surmonté de trois pics au travers de laquelle on aperçoit la porte de bois bleue, entr'ouverte. Le toit de terre et de chaume brun et, à droite, le clocher cubique surmonté d'une croix de travers. Encore plus beau en vrai, pense Marie. Elle pénètre à l'intérieur sombre et frais. La charpente de bois de cactus ressemble à un navire à l'envers. Saint Pierre et la Vierge Marie se côtoient et scintillent sous les cierges allumés. Recueillement, prières, silence. Plus loin, Marie emprunte le passage entre la place et ses vieux caroubiers et le cimetière, où se dresse le marché artisanal très coloré. Des tissages aux motifs incas, des pulls en alpaga, des poteries, des aguachos (carrés de laine tissée aux couleurs vives servant à porter les bébés dans le dos), des souvenirs fabriqués dans la Bolivie voisine, beaucoup plus pauvre. Marie s'arrête devant la boutique d'un potier qui fabrique des ocarinas. Elle l'observe remplissant les moules d'une boule d'argile et trouant l'objet avec adresse et précision pour en faire sortir les notes si harmonieuses. Alfaro est un artiste, après cuisson au four à haute température, ces ocarinas partent comme des petits pains. C'est ici, dans ce marché, que Marie va rencontrer un couple de grenoblois extraordinaire, Christophe et Fabienne, des routards atypiques et courageux. Christophe est paraplégique. Elle aura l'occasion de sympathiser et de partager avec eux quelques moments dits existentiels. Le cimetière, comme tous les cimetières de l'altiplano, est accueillant. Chaque tombe est fleurie d'une couronne de fleurs en papier crépon aux tons brûlés par le soleil. Il fait sec et chaud. Au loin, le volcan Licancabur se dresse majestueusement et veille sur les morts. Le lendemain matin Marie loue un vélo tout terrain et part visiter le Pukara de Quitor et la Gorge du Diable . Dans son sac à dos, de l'eau, des fruits secs et des biscuits, indispensables pour de tels efforts. Elle reprend la route internationale sur trois kilomètres avant de tourner à droite sur un sentier sablonneux qui serpente vers la forteresse inca construite au XIIe siècle. Elle laisse son vélo à l'entrée du site protégé et commence l'ascension des ruines. Elle imagine sans mal la vie d'ici autrefois, paisible, agricole, familiale, rituelle, avant l'arrivée des conquistadores au XVIe siècle et les massacres qui ont suivi. Marie se sent l'âme d'une indienne. Déjà, petite, quand son frère l'obligeait à jouer aux cowboys et aux indiens, elle s'attribuait d'office le rôle d'indien. Elle voue une admiration à la nature et déteste les armes à feu. Les envahisseurs catholiques ont forcé ces habitants à croire et à pratiquer une religion tellement éloignée de la leur qu'ils en ont gardé une peur superstitieuse, mêlant cette nouvelle croyance à leurs rites ancestraux dédiés au Soleil et à la Pachamama. Du sommet de la cité antique dont il ne reste que des blocs de pierre, Marie peut admirer la vaste oasis verdoyante qui s'étale dans la vallée. Quel contraste avec l'aridité environnante! Marie continue en pédalant vers la Gorge du Diable, passage étroit créé par l'érosion de la cordillère de sel. Le sentier longe des haies de bambous et d'arbrisseaux avant de traverser une large rivière au débit peu abondant et heureusement peu profonde. C'est à pied qu'elle franchit le gué en prenant soin de ne pas glisser. L'eau est fraîche, pure et invite à une pause à l'ombre des arbres. Le lendemain Marie partira pour trois jours en excursion en Bolivie, sur le Salar d'Uyuni, à plus de quatre mille cinq cents mètres d'altitude. Elle découvrira des paysages magiques, des lagunes Verte, Blanche, Colorée, qui doivent leur couleur aux algues et aux minéraux présents dans les eaux comme le borax, l'arsenic, le cuivre, le soufre. Elle sera émerveillée à la vue des flamants roses andins aux ailes noires pris dans les glaces, des volcans se reflétant dans les lagunes, des pierres sculptées par la force des vents, de la mer de sel s'étendant à perte de vue, rendant irréel le paysage, de la beauté de la nature à l'état pur.

ARICA Mi décembre Marie arrive à Arica, la ville la plus septentrionale du Chili. La France est paralysée par la neige. Ici, la température constante avoisine les vingt cinq degrés. Cela fait quatre ans que les habitants n'ont pas vu une goutte de pluie. Ville agréable située au bord de la mer, Marie décide de s'y reposer jusqu'à Noël. Le trek en Bolivie a été éprouvant à cause du mal des montagnes, de la poussière et du rythme accéléré du pilote sur les pistes sablonneuses. Cela a été pour elle l'équivalent du Dakar qui d'ailleurs sera accueilli dans la région en Janvier. Ensuite, elle a dû regagner de nuit Antofagasta avant de reprendre la seule route qui suit la côte. Arrêts repos à Tocopilla et à Iquique où elle a pu apprécier la rue Baquedano avec ses vieilles maisons coloniales datant de l'époque du salpêtre, aux teintes pastels et semblant sorties d'un western. C'est là, dans un petit restaurant en terrasse, qu'elle a commandé un gratin de fruits de mer dont elle se souviendra longtemps, tellement il était bon. C'est dans la rue Sotomayor qu'elle s'installe à l'hôtel Jardin del Sol. C'est de loin le meilleur hébergement rapport qualité prix qu'elle trouve depuis bientôt deux mois. Marta, la réceptionniste l'accueille avec un large sourire et lui donne la meilleure chambre à l'étage. Des employées, chiffons et balais en mains, traquent le moindre grain de poussière. Au rez-de-chaussée, une petite cour remplie de plantes vertes abrite Tatiana, la tortue fétiche âgée de quarante ans. Elle est énorme et dort, la nuit, dans une petite maison en bois. Au fond, un local à la disposition des résidents, avec quatre ordinateurs et une vaste documentation sur la région. A l'étage, face à l'escalier, une cuisine équipée très lumineuse va permettre à Marie de se cuisiner de bons petits plats. Les chambres sont situées sur la gauche, dominant la cour, et bien exposées au soleil. Au fond, au-dessus du local informatique, une terrasse couverte avec fauteuils, tables et chaises longues. Les murs sont tapissés de treillis en bois peints en blanc. C'est ici que Marie fera son réveillon. Le centre ville est à deux cuadras seulement. Les magasins bondés de monde en cette période pré-festive, se trouvent de part et d'autre de la rue piétonne du 21 Mai. Ici, ça ressemble à la France, il y a des terrasses de cafés et de restaurants où l'on peut boire et manger à toute heure. Ce sont les vacances scolaires d'été et les familles déambulent joyeusement dans les rues, d'énormes glaces à la main. Plus bas, Marie arrive sur une place où est installée une vieille locomotive à vapeur allemande qui reliait autrefois Arica à la Paz en Bolivie. A côté, un bassin avec des jets d'eau où viennent boire et se baigner des centaines de mouettes. Des palmiers abritent des oiseaux noirs, très laids, qui chantent comme grognent les cochons. En remontant, elle aperçoit la Cathédrale Saint Marc au style gothique, peinte en jaune et blanc. C'est une oeuvre de Gustave Eiffel, les piliers et les arcades sont en fer forgé, de même que le bâtiment abritant le Centre des Arts. (en 1868, il y a eu un terrible tremblement de terre qui a tout détruit dans la ville) Arica est protégée par le Morro, célèbre colline qui vit la victoire des chiliens sur les péruviens lors de la guerre du Pacifique. Un Christ immense y est édifié côtoyant un musée de la guerre et d'antiques canons. De là-haut, Marie a un point de vue superbe sur la ville et sur les plages qui bordent l'océan. Sur une autre colline, moins haute, qui sert de refuge en cas de tsunami, est érigée une statue de la Vierge. Des marchands de fruits et de légumes stationnent aux angles des rues, proposant avocats, bananes, fraises, cerises, tomates à des prix très raisonnables. Marie fera ses courses au supermarché Santa Isabel et achètera à ces commerçants ambulants les meilleurs fruits et légumes de tout son voyage. Elle aura l'occasion de se baigner dans la piscine olympique, sa tentative en mer ayant été repoussée à cause des méduses. De longues promenades sur le port, le long des quais où quelques lions de mer paresseux guettent les restes jetés par les pêcheurs, le long des plages sablonneuses, sur l'ex île Alacran, lui permettent de se refaire une santé. L'air marin, le soleil, la basse altitude conviennent mieux à Marie que les montagnes. Entre montagnes et déserts, elle est arrivée au bout de ce qu'elle voulait : connaître tout le Chili, sur plus de cinq mille kilomètres. Son épine dorsale, la Cordillère des Andes et son ventre, le Pacifique. Elle comprend mieux à présent le caractère de sa fille, tantôt explosif comme les volcans, tantôt doux et charmeur comme la tendre Patagonie, tantôt fier comme l'Ile Chiloé.
Quel réchaud pour un tour du monde à vélo? English translation pending
by 66 · 2013-01-18 · 64 replies
Salut a tous, je cherche 1 réchaud multi combustibles pour 1 tour du monde en vélo... Je suis preneur de tous vos bons conseils, quelle marque ? quel prix ? où en trouver ?..... Merci d'avance !
Guantanamo, ce qu'il y a à voir et Telus English translation pending
by Trail1969 · 2013-01-15 · 31 replies
Je pars pour santiago fin janvier et j'irai faire le tour de guantanamo... je tripe plus nature que musée donc je cherche des chutes, des point de vue et de belle plages... Si vous connaisser de beau spot partager svp :-) Aussi telus a tu du reseau a guantanamo et baracoa? je suis du Quebec. merci!! Claude
Ingrédients à pizza dans le nord de la Thaïlande English translation pending
by Vel74 · 2013-01-10 · 95 replies
Bonjour à tous, Connaissez vous un grossiste dans le Nord de la Thaïlande qui vendrait du jambon (pas du haut de gamme), fromage rapé, ... c'est pour faire des pizzas. Avec une préférence si une livraison est possible (dans ce cas le grossiste peut même être sur Bangkok ou autre).

Nous recherchons aussiun fournisseur de boite à pizza de grande taille (comme ce que l'on trouve en France).

Merci d avance Morgan🙂
Budget pour 3 mois en Thailande? English translation pending
by Francisbutts · 2013-01-06 · 77 replies
moi et ma copine nous voullons partir pour la thailande pour environ 2 a 3mois.On a pas vraiment de date fix pour partir, ses notre premier voyage et nous envison faire un voyage backpack.nous aimerons beaucoup avoir une idée de combien nous devions enmenner pour etre capable de vive pour (ex:3mois a deux).nous voudrons en voir le plus possible et profiter du bon temp sans trop que sa nous coute cher ! on ne vx pas partir en voyage au gros luxe.Donc pour notre voyage combien combien devrions nous enmener ?? jeune couple de 28 & 26ans (culture, plage, temple, nouvelle connaissance, premier voyage)
Itinéraire de trois semaines avec enfants en Croatie? English translation pending
by Family33 · 2013-01-04 · 23 replies
Nous partons cet été en Croate avec nos deux enfants de 16 et 11 ans. Nous souhaiterions avoir des suggestions d'itinéraires . Pour le logement que nous conseillez vous : hôtel logement chez l'habitant ... Merci
Retour de voyage en Israël d'une Maghrébine English translation pending
by Shayagirl · 2013-01-02 · 23 replies
Bonjour

Ayant pas mal cherché des informations sur l'entrée en Israel pour une personne d" origine maghrebine, je voulais faire profiter les personnes qui souhaitent s'informer de mon retour d'expérience. Je suis partie en Octobre dernier avec 3 copines d'origine et de "souche" francaise pour un sejour à but purement touristique. Pour info, je suis de nationalité francaise. Voici mon sejour et les peripeties quand on a un nom arabe.

1-L'arrivée à tel aviv Nous avons pris un vol paris Tel aviv via Istanbul, Pour info, pas d'interrogatoire au decollage. Nous avons atteris donc à tel aviv vers 22h et au moment de passer les frontieres, je présente mon passeport et la personne aux frontieres garde mon passeport et me dit d'attendre sur le coté. Bien evidement sans explication, de maniere désagréable en anglais et en laissant mes amies passer. Puis un agent est venu me chercher et m' a conduit dans son bureau et j'ai du répondre a ses questions: motif du sejour, villes visitées, nom du pere grand pere origine, si je connaissais du monde sur place si j avais l intention de me rendre dans la west bank. Heuresement, j'avais le circuit prévu imprimé ainsi que la liste des hotels. Püis, il m' a demandé d'atteindre dans une salle d'attente ou il y avait comme moi que des arabes ou des personnes voyageant seules et qui devaient subir l interrogatoire pour verifier si ce n'est pas des personnes risquées.. Au bout d'1h30 deuxieme interrogatoire qui a duré 5 min, meme question que precedemment. et puis le OK have a nice trip en israel. Ouf !!! Je tiens quand meme à préciser que les agents ne m'ont pas agressé et étaient très polis courtois et meme souriants.

2- le retour en Israel apres la journée en jordanie Au cour de mon sejour nous avions prevu d'aller a petra en Jordanie, nous avons donc pris une excursion avec un organisme de voyage. Je ne me suis pas imaginée qu'au moment de rentrer en israel, on allait à nouveau me mettre sur le coté, car pour moi je ne suis partie que pour la journée et en plus via un organisme israelien. Et ben non, mais bon, elle me l' a rendu 5 min après cette fois ci. En plus cette agente m' a narguée du regard, histoire de m'humilier.

3- le vol EL AL De retour sur Eilat, nous avions booké un vol eilat -tel aviv via EL AL . Pas une seconde j'avais imaginé à quel point on allait me faire ch... à nouveau et oui pourtant un vol interne . J'arrive au comptoire et la, interrogatoire devant les autres passagers d'1 heure: motif du voyage, parcours, nom du pere grand pere (ils aiment la généologie) et les questions sans queue ni tete pourquoi je suis au crédit agricole, examen de ma carte de crédit et le pire: revue de mes 2000 photos... et forcement la fouille de mes affaires. EL AL COMPAGNIE RACISTE. Comme toujours je suis la seule du groupe à avoir à ca.

4-retour Paris On finit par la totale, Pas d'interrogatoire mais une fouille complète valise et du corps et meme de mes collants transparents, sait on jamais... BREF voila à quoi vous attendre meme si vous y aller pour un tourisme basique. CONSEILS repondez poliment et ayez sous la main tous les papiers vols hotels trajet. Et surout ne prenez pa la compagnie aérienne EL AL . Vous n'aurez pas de probleme si vous n'avez rien à vous reprocher. Sinon le voyage étaient super, c'est beau. Jerusalem magnifique; tel aviv sympa , Bethleem et Mer morte superbe et Petra grandiose. Eilat sans intéret. Je suis a disposition pour vous filer des info sur hotels pas cher et bien situés, autres conseils. a+++
Transport de moto France - Inde English translation pending
by Zaninetti · 2012-12-21 · 12 replies
Je souhaite faire le tour de l'Inde à moto en 2013 et gagner ensuite le Tibet via le Népal. Je n'arrive pas à trouver un moyen de transport pour acheminer ma moto pour un coût raisonnable. Je peux partir depuis la France ou tout autre pays européen. Je pense partir au printemps 2013.

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