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Liaison aérienne Lombok - Sulawesi English translation pending
bonjour à tous
HELP!
peut-on rejoindre les sulawesi de lombok par avion et avec quelle compagnie?
d'avance merci
mazyl
Avis séjour île de Lombok juin 2014 English translation pending
Bonjour,
Je sollicte votre avis concernant un séjour sur l'ile de Lombok pour le mois de Juin 2014.
Nous avons trouvé une offre vol-hotel (sur senggigi plage) petit dejeuner pour 16jours 13 nuits a 1400€. Nous aimerions sur place etre autonome pour toutes les visites (ile de gili, volcan de rinjani, parc narmada, kura lombok...) en louant un vehciule (scooter, voiture) tout en ayant notre pied a terre a l'hotel.
En comparant avec un voyage sur mesure (vol de notre coté, reservation hotel) nous avons l'impression que nous payerons plus cher.
Qu'en pensez vous?
En vous remerciant de l'attention portée a ce message.
Je sollicte votre avis concernant un séjour sur l'ile de Lombok pour le mois de Juin 2014.
Nous avons trouvé une offre vol-hotel (sur senggigi plage) petit dejeuner pour 16jours 13 nuits a 1400€. Nous aimerions sur place etre autonome pour toutes les visites (ile de gili, volcan de rinjani, parc narmada, kura lombok...) en louant un vehciule (scooter, voiture) tout en ayant notre pied a terre a l'hotel.
En comparant avec un voyage sur mesure (vol de notre coté, reservation hotel) nous avons l'impression que nous payerons plus cher.
Qu'en pensez vous?
En vous remerciant de l'attention portée a ce message.
Phuket ou Bali pour un stop de 3 jours? English translation pending
Bonjour à tous,
Sur mon trajet vers Sydney, la compagnie aérienne me propose un stop de 3 jours, soit à Phuket soit à Bali.
Ne connaissant ni l'une, ni l'autre de ces 2 destinations, je sollicite votre avis la dessus
Merci d'avance
Moez
Circuit Malaisie - Singapour - Indonésie English translation pending
Nous sommes en train d organiser notre circuit de 3 semaines en mailaisie (deux filles), indonésie, singapour. Nous n arrivons pas à sélectionner les sites à visiter. Pouvez vous nous dire les sites incontournables et les sites à éviter (ou moins intéressants), ou ceux que nous avons oublié. Nous sommes aussi preneuses des moyens de transports locaux, et agences locales ainsi que les prix, et les hotels.
Malaisie 1) Kuala lumpur 2) Langkawi 3) Penang 4) Kuala Kangsar 5) Cameron Highlands 6) Malacca 7) Banding Islands 8) Perhetians Island 9) Tioman Island 10) Parc Teman Negara 11) Kuching 12) SARAWAK 13 ) Bornéo
Singapour
Indonésie
15) Sumatra 16) Jakarta 17) Java 18) Bali
Merci de votre aide précieuse :)
Malaisie 1) Kuala lumpur 2) Langkawi 3) Penang 4) Kuala Kangsar 5) Cameron Highlands 6) Malacca 7) Banding Islands 8) Perhetians Island 9) Tioman Island 10) Parc Teman Negara 11) Kuching 12) SARAWAK 13 ) Bornéo
Singapour
Indonésie
15) Sumatra 16) Jakarta 17) Java 18) Bali
Merci de votre aide précieuse :)
Quel plan de vol pour Bali en décollant de Thaïlande? English translation pending
Bonjour
J envisage un circuit a Bali (15jours) et une semaine en Thailande, y a t il des vols directs DE Thailande pour Bali, et quelles villes de Thailande desservent ces vols? Merci pour votre aide, egalement une idee de petit circuit POUR Bali (pas trop speed) serait les bienvenues. Merci
J envisage un circuit a Bali (15jours) et une semaine en Thailande, y a t il des vols directs DE Thailande pour Bali, et quelles villes de Thailande desservent ces vols? Merci pour votre aide, egalement une idee de petit circuit POUR Bali (pas trop speed) serait les bienvenues. Merci
Visa pour 15 jours en Thaïlande avec billet retour 4 mois plus tard English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir explorer l’Asie du sud est pendant 3-4 mois mais je suis un peu perdue vis-à-vis des visas. En fait je compte partir à la fin du mois et mon passeport expire en octobre cette année. Je vais prendre un A/R Paris Bangkok avec une date de retour en mai. Mon projet est de commencer par 15 jours en Thailande et filer ensuite vers le Laos. Le problème c’est que je ne suis pas sure de pouvoir obtenir une exemption de visa pour un séjour de moins de 30 jours car mon billet de retour excède la periode des 30 jours. De plus je compte quitter le territoire Thai par voie terrestre, est ce que dans ce cas là il est préférable de prendre un vol pour prouver que je vais bien quitter le territoire 15 jours apres mon arrivée ?
Mon autre interrogation concerne mon retour que je prévois en mai, mon passeport expirant en octobre, je ne serais plus dans la periode de validité des 6 mois. Mais puisque je compte prendre un vol depuis Jakarta jusqu’à Bangkok et enchainer avec mon vol de retour en France, je ne devrais pas avoir besoin d’un autre visa d’entrée puisque c’est juste une sorte de correspondance. Je me trompe ? J’ai lu ça sur un site d’info : La validité de passeport de 6 mois est fortement conseillée, toutefois l’Immigration en Thaïlande est tolérante pour accepter le passeport valable moins de 6 mois à condition que le jour où le voyageur quitte le territoire thaïlandais, son passeport doit être encore valable.
Merci pour les éclaircissements 🙂
Je souhaite partir explorer l’Asie du sud est pendant 3-4 mois mais je suis un peu perdue vis-à-vis des visas. En fait je compte partir à la fin du mois et mon passeport expire en octobre cette année. Je vais prendre un A/R Paris Bangkok avec une date de retour en mai. Mon projet est de commencer par 15 jours en Thailande et filer ensuite vers le Laos. Le problème c’est que je ne suis pas sure de pouvoir obtenir une exemption de visa pour un séjour de moins de 30 jours car mon billet de retour excède la periode des 30 jours. De plus je compte quitter le territoire Thai par voie terrestre, est ce que dans ce cas là il est préférable de prendre un vol pour prouver que je vais bien quitter le territoire 15 jours apres mon arrivée ?
Mon autre interrogation concerne mon retour que je prévois en mai, mon passeport expirant en octobre, je ne serais plus dans la periode de validité des 6 mois. Mais puisque je compte prendre un vol depuis Jakarta jusqu’à Bangkok et enchainer avec mon vol de retour en France, je ne devrais pas avoir besoin d’un autre visa d’entrée puisque c’est juste une sorte de correspondance. Je me trompe ? J’ai lu ça sur un site d’info : La validité de passeport de 6 mois est fortement conseillée, toutefois l’Immigration en Thaïlande est tolérante pour accepter le passeport valable moins de 6 mois à condition que le jour où le voyageur quitte le territoire thaïlandais, son passeport doit être encore valable.
Merci pour les éclaircissements 🙂
Itinéraire pour 3 semaines en Indonésie English translation pending
Bonjour,
je souhaiterais partir pour l'Indonésie en Aout et ce pour 3 semaines.
Quel est selon vous l’itinéraire le plus intéressent ? mais également les points d'arrivé et de départ les moins couteux ? n'est il pas plus judicieux d'arriver à un endroit et de repartir par un autre ?
Merci d'avances pour vos conseils!
Merci d'avances pour vos conseils!
Transports îles Togian (y aller, en partir) English translation pending
Bonjour!!
Je souhaite partir avec ma chérie aux Iles Togian en Octobre 2014 pour une durée d’un mois (avant d’enchainer sur le Cambodge, le Laos et la Thaïlande à durée totale 2 mois et demie) et je peine avec les moyens de déplacement. Tout d’abord entre Bali (lieu d’arrivée) et Makassar (qui me semble être le point d’entrée), il me semble que Air Asia est le plus simple avez-vous des prix et des info sur les horaires ? Comment réserver ?
Ensuite pour rejoindre Bangkok depuis les iles Togian (la je patauge complètement...). Quel est le meilleur moyen ? Un endroit que vous recommandez particulièrement dans cette région ?
Je vous remercie par avance pour vos conseils et vous souhaite un excellent réveillon !!
Cordialement,
Peyo !
Sites de plongée à Java English translation pending
Bonjour,
Je suis a la recheche de bon sites de plongées depuis Java. Notament a l'Est de Java. Quels sont les tarifs? L'equimement est il compris? Que rammener. Je voyage en mode Sac a dos et vai faire beaucoup de montagnes donc j'aimerai ne pas trop me charger en Matos de plongée mais etant plongeur depuis longtemps j'ai un peu peur de l'etat du matos sur place. Qu'en pensez vous?
Je suis a la recheche de bon sites de plongées depuis Java. Notament a l'Est de Java. Quels sont les tarifs? L'equimement est il compris? Que rammener. Je voyage en mode Sac a dos et vai faire beaucoup de montagnes donc j'aimerai ne pas trop me charger en Matos de plongée mais etant plongeur depuis longtemps j'ai un peu peur de l'etat du matos sur place. Qu'en pensez vous?
De Denpasar ou Brunei à Bali English translation pending
bonjour je voudrais savoir si il y a des liaisons par avion de; Denpasar bali sans escales au brunei , ou si on peut traverser l ile de borneo pour rejoindre l autre ile de bali par bus et par bateau en venant du brunei , merci et qui sait me dire ou l on peut voir des singes a borneo
50 jours à pied dans L'Intérieur de la Papouasie, 1ère Partie English translation pending
SECOND TOME, CHAPITRE XII - COUSIN ET TANTINE
La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.
- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -
Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.
- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -
Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
Nouvel an à Bali English translation pending
🙂🙂🙂Hello je serais sur Bali pour la cinquième fois cette année mais pour nouvel an je ne sais pas quoi faire avec ma copine des bon plans tranquille petit repas puis bonne ambiance sans prise de tête (on a 24 ans)? Genre pte pas le Kudeta risque d'être trop prout prout non ? et oensez-vous qu'il faut réserver table etc comme en europe ou plus tranquille ? au plaisir de vos réponse et pte même de trinquer ensemble le 31 bisous les castors 😛😛😛
Aide pour préciser mon itinéraire tour du monde (sans avion) English translation pending
Bonjour !!
Je renvoie un message dans ce forum car le premier a été déplacé dans "voyager avec des enfants" mais mon voyage est un tour du monde si j'arrive à l'organiser pour que ce soit faisable. Donc j'ai vraiment besoin de vos conseils spécifiques :-) De plus j'en profite pour poser d'autres questions plus en rapport avec ce forum du coup !
Je pars en solo à sac à dos (et peut-être une poussette tout-terrain légère), avec mes 2 garçons de 3 et 6 ans Je n'ai pas vraiment de limites de temps et j'aimerais vraiment y aller molo pour profiter au max et pas passer notre vie dans des transports, également pour limiter les dépenses.
Mon itinéraire idéal serait : - début janvier, arrivée à Bali par avion, (apparemment plutôt arrivée à Jakarta car moins cher, .. ou ?), y passer 2 mois avec des amis (on ira probablement visiter 1 ou 2 iles), c'est le seul trajet que j'aimerais devoir faire en avion.
- début mars départ direction la Polynésie, objectif la Nouvelle-Zélande, passage soit par Nouvelle-Guinée ou par l'Australie (itinéraire plus précis à définir, j'ai besoin d'aide pour cela car j'aimerais y aller par voie maritime et/ou petits avions pas trop chers avec plusieurs escales
- si je passe par l'Australie je pensais acheter un petit cc ou un fourgon aménagé vers Darwin, et le revendre de l'autre coté vers Perth après 2-3 semaines de traversée, mais je ne sais pas où j'ai le plus de chance de trouver un bateau qui puisse me prendre en bateau-stop jusqu'à la Nouvelle-Zélande (j'ai lu plutôt vers Brisbane, qqn pourrait me confirmer ou me donner d'autres pistes ?) question : est-ce que c'est de la folie d'envisager des traversée en bateau avec les enfants ? Je pense que je dois oublier les voiliers ou en existe-il des assez grands qui pourraient jouer? et combien couterait une traversée en cargo sachant que je ne pourrais pas vraiment aider avec mes 2 morpions. quelles sont les durées ?
- si je passe par la Nouvelle-Guinée, je n'ai aucune idée des possibilités, qqn a une expérience a partager ?
- après la Nouvelle-Zélande, où j'espère passer 1-2 mois, y-a-t-il une possibilité maritime d'aller en Amérique du Sud ou Centrale ? et quelle serait la destination la plus simple et logique pour y arriver ? quelles sont les durées ?
J'aimerais entre autre passer par une communauté à Iquitos au Pérou, puis par le Costa Rica aussi dans un éco-village.. J'aimerais arriver en aout (2014 ou 2015 selon ce qui se passe en route) en Amérique du Nord chez un ami Amérindien dans une réserve Cheyenne qui y est que en juillet et aout, je ne me rappelle plus quel Etat c'est. Ensuite je ne sais pas encore trop...
Si la traversée du Pacifique vers l'Amérique n'est pas envisageable, je modifierai le périple en revenant après la Nouvelle-Zélande en traversant l'Asie du Sud-Est, l'Inde, la Mongolie et la Russie
Voilà, je crois avoir bien précisé mon flou total ;-)
Je rajoute encore qu'en route je compte faire du woofing allégé dans des lieux où les enfants sont acceptés (ferme, écoles, refuges pour animaux blessés, .. etc..), si vous avez des adresses c'est volontiers !
merci à celles et ceux qui pourront m'aiguiller un peu dans ce début d'organisation
Je pars en solo à sac à dos (et peut-être une poussette tout-terrain légère), avec mes 2 garçons de 3 et 6 ans Je n'ai pas vraiment de limites de temps et j'aimerais vraiment y aller molo pour profiter au max et pas passer notre vie dans des transports, également pour limiter les dépenses.
Mon itinéraire idéal serait : - début janvier, arrivée à Bali par avion, (apparemment plutôt arrivée à Jakarta car moins cher, .. ou ?), y passer 2 mois avec des amis (on ira probablement visiter 1 ou 2 iles), c'est le seul trajet que j'aimerais devoir faire en avion.
- début mars départ direction la Polynésie, objectif la Nouvelle-Zélande, passage soit par Nouvelle-Guinée ou par l'Australie (itinéraire plus précis à définir, j'ai besoin d'aide pour cela car j'aimerais y aller par voie maritime et/ou petits avions pas trop chers avec plusieurs escales
- si je passe par l'Australie je pensais acheter un petit cc ou un fourgon aménagé vers Darwin, et le revendre de l'autre coté vers Perth après 2-3 semaines de traversée, mais je ne sais pas où j'ai le plus de chance de trouver un bateau qui puisse me prendre en bateau-stop jusqu'à la Nouvelle-Zélande (j'ai lu plutôt vers Brisbane, qqn pourrait me confirmer ou me donner d'autres pistes ?) question : est-ce que c'est de la folie d'envisager des traversée en bateau avec les enfants ? Je pense que je dois oublier les voiliers ou en existe-il des assez grands qui pourraient jouer? et combien couterait une traversée en cargo sachant que je ne pourrais pas vraiment aider avec mes 2 morpions. quelles sont les durées ?
- si je passe par la Nouvelle-Guinée, je n'ai aucune idée des possibilités, qqn a une expérience a partager ?
- après la Nouvelle-Zélande, où j'espère passer 1-2 mois, y-a-t-il une possibilité maritime d'aller en Amérique du Sud ou Centrale ? et quelle serait la destination la plus simple et logique pour y arriver ? quelles sont les durées ?
J'aimerais entre autre passer par une communauté à Iquitos au Pérou, puis par le Costa Rica aussi dans un éco-village.. J'aimerais arriver en aout (2014 ou 2015 selon ce qui se passe en route) en Amérique du Nord chez un ami Amérindien dans une réserve Cheyenne qui y est que en juillet et aout, je ne me rappelle plus quel Etat c'est. Ensuite je ne sais pas encore trop...
Si la traversée du Pacifique vers l'Amérique n'est pas envisageable, je modifierai le périple en revenant après la Nouvelle-Zélande en traversant l'Asie du Sud-Est, l'Inde, la Mongolie et la Russie
Voilà, je crois avoir bien précisé mon flou total ;-)
Je rajoute encore qu'en route je compte faire du woofing allégé dans des lieux où les enfants sont acceptés (ferme, écoles, refuges pour animaux blessés, .. etc..), si vous avez des adresses c'est volontiers !
merci à celles et ceux qui pourront m'aiguiller un peu dans ce début d'organisation
Indonésie et Nouvelle-Zélande: trajet pour une maman solo et petit budget? English translation pending
Bonjour !!
Je suis une maman avec 2 garçons de 3 et 6 ans, ... et nous allons partir en voyage début 2014, mais je ne sais pas encore comment fixer mon itinéraire. Je me suis dis qu'en venant poser la question ici, vous seriez sûrement de bons conseils.
Nos deux destinations principales sont : - l'Indonésie, à Bali particulièrement car nous allons y rejoindre des amis pendant environs 2 mois, de début janvier 2014 à début mars 2014. - La Nouvelle-Zélande, où je suis appelée à aller avec les enfants, c'est une inspiration profonde, mais je ne sais pas trop encore ce que je vais y faire, en faisant des recherches, je pense avoir trouvé une communauté rainbow que j'aimerais rejoindre pour une première étape, et ensuite voir sur place selon les rencontres et les partages.
Le premier trajet jusqu'à Bali, nous allons le faire en avion, (j'avais le rêve d'y aller par voie terrestre en traversant l'Asie, mais là on ne va pas y arriver car ce voyage vient d'être organisé). Je vois que ça me reviendrait moins cher de m'arrêter à Jakarta, il ne serait ensuite pas trop compliqué de rejoindre Bali par des petits avions sur place... Mais je me demande s'il y a d'autres options moins onéreuses en atterrissant dans un autre aéroport style Kuala Lumpur, Singapour.... combien de temps et d'argent pour rejoindre Bali par ces étapes ?
Ensuite, je me demande quel serait l'itinéraire le moins cher pour aller de Bali à la Nouvelle-Zélande, sachant qu'après Bali je ne suis pas vraiment tenue de respecter des délais, .. par contre il faudrait que ce soit envisageable avec les 2 enfants (genre des heures de bus ou de voiture en journée, on peut oublier).
Par exemple je me demande s'il est envisageable d'aller d'îles en îles jusqu'à la dernière île la plus proche d'Australie, ensuite prendre un avion jusqu'à Darwin par ex, traverser le pays par le désert en 2-3 semaines avec un c.c. bas de gamme acheté sur place (genre 1000 euro max), Je m'attarderai bien en Australie mais j'ai peur de faire exploser mon budget, à moins de trouver une ferme d'accueil où il y aurait des enfants et où je pourrais aider le lieu en échange de la nourriture... Puis j'aimerais pouvoir revendre le véhicule arrivés au sud, trouver un voilier ou un cargo qui peut nous transporter jusqu'en Nouvelle-Zélande. (mais si j'ai bien compris c'est plutôt de Brisbane qu'il y a des bateaux qui feraient ce trajet...
Ou sinon carrément passer par toutes les îles indonésiennes, puis par la Nouvelle Guinée, et trouver une solution pour descendre jusqu'à la Nouvelle-Zélande...
Je n'en sais trop rien, sans enfant je n'hésiterai pas à partir sans trop me poser de question et voir sur place, .. mais là sachant que je ne vais pas pouvoir vraiment aider sur un bateau, ni travailler en échange d'un transport car les enfants vont déjà demander une certaine surveillance sur un bateau... mais je suis aussi bien limitée dans mon budget, .. je me dis "aller, tente l'aventure" et en même temps de savoir ce qui relève de la folie ou d'une possibilité plausible m'aidera un peu, ne serait-ce que pour réserver maintenant ou non un billet de retour en Europe, ou me laisser la possibilité de continuer ensuite le périple par l'Amérique du sud ou par l'Asie.
Et sinon de manière globale, y a-t-il d'autres mamans qui partent en solo pour un long voyage comme ça ? ou en avez-vous rencontré sur la route ? ça m'intéresserait d'avoir quelques témoignages et savoir à quoi il faut que je reste attentive. C'est la première fois que je pars si loin.
Merci d'avance pour votre aide !!
P.S Ah une dernière question !! est-ce que vous pensez que c'est envisageable de prendre une poussette 3 roues qui va sur tous les terrains, pas pour partout biensûr, je pourrais sûrement la déposer quelque part la plupart du temps, mais je me dis que pour des marches plutôt longues, mon petit ne va pas réussir à marcher tout le temps et moi je ne pourrais pas le porter car j'ai le dos fragile. qqn est-il déjà parti en sac à dos et poussette ?
Je suis une maman avec 2 garçons de 3 et 6 ans, ... et nous allons partir en voyage début 2014, mais je ne sais pas encore comment fixer mon itinéraire. Je me suis dis qu'en venant poser la question ici, vous seriez sûrement de bons conseils.
Nos deux destinations principales sont : - l'Indonésie, à Bali particulièrement car nous allons y rejoindre des amis pendant environs 2 mois, de début janvier 2014 à début mars 2014. - La Nouvelle-Zélande, où je suis appelée à aller avec les enfants, c'est une inspiration profonde, mais je ne sais pas trop encore ce que je vais y faire, en faisant des recherches, je pense avoir trouvé une communauté rainbow que j'aimerais rejoindre pour une première étape, et ensuite voir sur place selon les rencontres et les partages.
Le premier trajet jusqu'à Bali, nous allons le faire en avion, (j'avais le rêve d'y aller par voie terrestre en traversant l'Asie, mais là on ne va pas y arriver car ce voyage vient d'être organisé). Je vois que ça me reviendrait moins cher de m'arrêter à Jakarta, il ne serait ensuite pas trop compliqué de rejoindre Bali par des petits avions sur place... Mais je me demande s'il y a d'autres options moins onéreuses en atterrissant dans un autre aéroport style Kuala Lumpur, Singapour.... combien de temps et d'argent pour rejoindre Bali par ces étapes ?
Ensuite, je me demande quel serait l'itinéraire le moins cher pour aller de Bali à la Nouvelle-Zélande, sachant qu'après Bali je ne suis pas vraiment tenue de respecter des délais, .. par contre il faudrait que ce soit envisageable avec les 2 enfants (genre des heures de bus ou de voiture en journée, on peut oublier).
Par exemple je me demande s'il est envisageable d'aller d'îles en îles jusqu'à la dernière île la plus proche d'Australie, ensuite prendre un avion jusqu'à Darwin par ex, traverser le pays par le désert en 2-3 semaines avec un c.c. bas de gamme acheté sur place (genre 1000 euro max), Je m'attarderai bien en Australie mais j'ai peur de faire exploser mon budget, à moins de trouver une ferme d'accueil où il y aurait des enfants et où je pourrais aider le lieu en échange de la nourriture... Puis j'aimerais pouvoir revendre le véhicule arrivés au sud, trouver un voilier ou un cargo qui peut nous transporter jusqu'en Nouvelle-Zélande. (mais si j'ai bien compris c'est plutôt de Brisbane qu'il y a des bateaux qui feraient ce trajet...
Ou sinon carrément passer par toutes les îles indonésiennes, puis par la Nouvelle Guinée, et trouver une solution pour descendre jusqu'à la Nouvelle-Zélande...
Je n'en sais trop rien, sans enfant je n'hésiterai pas à partir sans trop me poser de question et voir sur place, .. mais là sachant que je ne vais pas pouvoir vraiment aider sur un bateau, ni travailler en échange d'un transport car les enfants vont déjà demander une certaine surveillance sur un bateau... mais je suis aussi bien limitée dans mon budget, .. je me dis "aller, tente l'aventure" et en même temps de savoir ce qui relève de la folie ou d'une possibilité plausible m'aidera un peu, ne serait-ce que pour réserver maintenant ou non un billet de retour en Europe, ou me laisser la possibilité de continuer ensuite le périple par l'Amérique du sud ou par l'Asie.
Et sinon de manière globale, y a-t-il d'autres mamans qui partent en solo pour un long voyage comme ça ? ou en avez-vous rencontré sur la route ? ça m'intéresserait d'avoir quelques témoignages et savoir à quoi il faut que je reste attentive. C'est la première fois que je pars si loin.
Merci d'avance pour votre aide !!
P.S Ah une dernière question !! est-ce que vous pensez que c'est envisageable de prendre une poussette 3 roues qui va sur tous les terrains, pas pour partout biensûr, je pourrais sûrement la déposer quelque part la plupart du temps, mais je me dis que pour des marches plutôt longues, mon petit ne va pas réussir à marcher tout le temps et moi je ne pourrais pas le porter car j'ai le dos fragile. qqn est-il déjà parti en sac à dos et poussette ?
Escale de Singapour pour aller à Bali English translation pending
Bonsoir tout le monde !
Je part bientôt pour Bali et mon vol fait une escale à Singapour. Aussi, savez-vous combien de temps dure l'escale vu que je voyage avec la KLM ? reprenons nous le meme avion ( B777 ) ou nous changeons d'aeronef ?
Je vous remerçie !
Je part bientôt pour Bali et mon vol fait une escale à Singapour. Aussi, savez-vous combien de temps dure l'escale vu que je voyage avec la KLM ? reprenons nous le meme avion ( B777 ) ou nous changeons d'aeronef ?
Je vous remerçie !
Carnet de route Yogyakarta English translation pending
Bonjour à tous !
Ayant piocher de nombreuses informations sur ce forum afin de préparer mon voyage, je tenais a vous remercier en postant à mon tour mon ressenti et quelques informations !
Je vais m'efforcer de vous faire un compte rendu après chaque étape !
Nous sommes un couple de 26 et 34 ans, adorons voyager en Asie du Sud est !
Nous sommes donc partis de paris le 22/10 et arrivés à Jakarta le 23/10 a 22h nous avions réserve un vol pour yogyakarta avec air asia pour le 2410 a 5h20 ! Première nuit à l'aéroport !!! Infos : pour vous rendre au terminal 3 depuis le terminal 1 il faut monter puis prendre un bus : gratuit ils passent enivrions toutes les 15min !
Arrivés à yogyakarta a 6h30, nous prenons un taxi 70 000 roupies direction duta garden hotel (réserve depuis la France) la chambre n'étant pas prêté nous déposons nos sac et en route pour le centre ! La fatigue se faisant ressortir deux heures plus tard nous décidons de rentrer à l'hôtel, voir ou en est la chambre ! Elle est prête ;-) !!! Programme de la journée : sieste, piscine , repas !!! L'hôtel est très bien, gde chambre propre, belle piscine, jardin agréable !
Le 25/10 Visite du kraton (12500 roupies), tamansari (château d'eau) (7000 roupies) visite agréable ! Puis en route pour prabanan en bus de malioboro prendre le transjoja bus n 2A (3000 roupies) plus gd temple hindouiste de la région, superbe nous y passerons 2h ! Retour à l'hôtel En soirée réservation d'un trip pour le Bromo + ijen pour départ dimanche prix 1 400 000 pour 2 sans vraiment négocier !
Le 26/10 Visite borobudur ! En bus de malioboro 3A puis 2B jusque jombor (3000 roupies) puis bus pour borobudur (20000'roupies) compter deux heures de trajet, nous resterons 3h sur le site ! Le temple est très beaux, les jardins superbes ! Nous nous sommes fait prendre en photo au moins 20fois dans la journée par des touristes indonésiens ! Sympa au début saoulant à la longue !!! Retour à l'hôtel ! Repas dans le quartier au via via ! Super resto on y mange vraiment très bien pour pas cher ! De plus concert jazz ! Vraiment sympa !
Ainsi se termine notre séjour à yogyakarta, on a vraiment apprécier ces 3 jours, l'ambiance qui y règne, les locaux qui sont super sympas, ils viennent vers nous pour "apprendre à mieux parler anglais/français" bref une population vraiment top ! Demain départ à 7h pour une longue journée de bus ...! Nous attendions beaucoup de la découverte des volcans ! Nous espérons que ce sera aussi bien que dans nos esprits ;-) !
Nous sommes donc partis de paris le 22/10 et arrivés à Jakarta le 23/10 a 22h nous avions réserve un vol pour yogyakarta avec air asia pour le 2410 a 5h20 ! Première nuit à l'aéroport !!! Infos : pour vous rendre au terminal 3 depuis le terminal 1 il faut monter puis prendre un bus : gratuit ils passent enivrions toutes les 15min !
Arrivés à yogyakarta a 6h30, nous prenons un taxi 70 000 roupies direction duta garden hotel (réserve depuis la France) la chambre n'étant pas prêté nous déposons nos sac et en route pour le centre ! La fatigue se faisant ressortir deux heures plus tard nous décidons de rentrer à l'hôtel, voir ou en est la chambre ! Elle est prête ;-) !!! Programme de la journée : sieste, piscine , repas !!! L'hôtel est très bien, gde chambre propre, belle piscine, jardin agréable !
Le 25/10 Visite du kraton (12500 roupies), tamansari (château d'eau) (7000 roupies) visite agréable ! Puis en route pour prabanan en bus de malioboro prendre le transjoja bus n 2A (3000 roupies) plus gd temple hindouiste de la région, superbe nous y passerons 2h ! Retour à l'hôtel En soirée réservation d'un trip pour le Bromo + ijen pour départ dimanche prix 1 400 000 pour 2 sans vraiment négocier !
Le 26/10 Visite borobudur ! En bus de malioboro 3A puis 2B jusque jombor (3000 roupies) puis bus pour borobudur (20000'roupies) compter deux heures de trajet, nous resterons 3h sur le site ! Le temple est très beaux, les jardins superbes ! Nous nous sommes fait prendre en photo au moins 20fois dans la journée par des touristes indonésiens ! Sympa au début saoulant à la longue !!! Retour à l'hôtel ! Repas dans le quartier au via via ! Super resto on y mange vraiment très bien pour pas cher ! De plus concert jazz ! Vraiment sympa !
Ainsi se termine notre séjour à yogyakarta, on a vraiment apprécier ces 3 jours, l'ambiance qui y règne, les locaux qui sont super sympas, ils viennent vers nous pour "apprendre à mieux parler anglais/français" bref une population vraiment top ! Demain départ à 7h pour une longue journée de bus ...! Nous attendions beaucoup de la découverte des volcans ! Nous espérons que ce sera aussi bien que dans nos esprits ;-) !
1 mois en Indonésie English translation pending
Bonjour,
Que me conseillerez-vous comme île/ville/lieu pour un mois en Indonésie avec un départ de Singapour au mois d'août prochain ? :) (en évitant Bali si possible, trop touristique (?))
On est jeunes, on a pas le permis, on a pas un gros budget, on aime tous les paysages, et on est pas compliqués.
Toutes les informations/conseils sont les bienvenus pour nous aider au démarrage de ce voyage :)
merci beaucoup à tous!!
Que me conseillerez-vous comme île/ville/lieu pour un mois en Indonésie avec un départ de Singapour au mois d'août prochain ? :) (en évitant Bali si possible, trop touristique (?))
On est jeunes, on a pas le permis, on a pas un gros budget, on aime tous les paysages, et on est pas compliqués.
Toutes les informations/conseils sont les bienvenus pour nous aider au démarrage de ce voyage :)
merci beaucoup à tous!!
Informations sur Java? English translation pending
Amis Voyageurs,
Je suis à la recherche d'infos sur Java. Nous comptons mon mari et moi y passer 2 semaines en mars 2014. Cette année nous sommes allés à Bali dans la même époque. Réservation uniquement des billets d'avion.
Qui pourrait me donner des petits tuyaux sur :
les visites incontournables Où se loger (pas trop chers et corrects)
les sites de plongées.
Quelles régions ? nous n'avons que 2 semaines.
Ainsi que vous conseils qui nous seront précieux.
Pour la météo elle sera identique à Bali pour cette période.
Merci d'avance.
Si quelqu'un à besoin d'infos sur Bali c'est encore tout frais dans ma tête et dans mon coeur.
La Bohallette.
Je suis à la recherche d'infos sur Java. Nous comptons mon mari et moi y passer 2 semaines en mars 2014. Cette année nous sommes allés à Bali dans la même époque. Réservation uniquement des billets d'avion.
Qui pourrait me donner des petits tuyaux sur :
les visites incontournables Où se loger (pas trop chers et corrects)
les sites de plongées.
Quelles régions ? nous n'avons que 2 semaines.
Ainsi que vous conseils qui nous seront précieux.
Pour la météo elle sera identique à Bali pour cette période.
Merci d'avance.
Si quelqu'un à besoin d'infos sur Bali c'est encore tout frais dans ma tête et dans mon coeur.
La Bohallette.
Deux semaines en Malaisie en mars English translation pending
Bonjour,
Nous allons partir avec ma compagne deux semaines en Malaisie début mars.
Notre arrivée étant à KL, quels itinéraires possible pouvez vous nous conseillez? Est-ce que ce n'est pas trop tôt (début mars) vis à vis de la météo pour aller sur la côte ouest?
Vis à vis du style de vacances que nous souhaitons : pas trop farniente à la plage (pas plus de deux ou trois jours), et un voyage si possible sans passer son temps, tout les jours, dans les transports : en gros on souhaiterait faire à chaque fois des étapes de 2/3 jours minimum.
On est preneur de tout conseil!!
Merci
David
Nous allons partir avec ma compagne deux semaines en Malaisie début mars.
Notre arrivée étant à KL, quels itinéraires possible pouvez vous nous conseillez? Est-ce que ce n'est pas trop tôt (début mars) vis à vis de la météo pour aller sur la côte ouest?
Vis à vis du style de vacances que nous souhaitons : pas trop farniente à la plage (pas plus de deux ou trois jours), et un voyage si possible sans passer son temps, tout les jours, dans les transports : en gros on souhaiterait faire à chaque fois des étapes de 2/3 jours minimum.
On est preneur de tout conseil!!
Merci
David
Utilisation d'un gps en Indonésie English translation pending
bonjour,
je vais me rendre pour la 2eme fois en indonesie pour de nouveau 1 mois de vacances. la derniere fois, quand j ai loue un scooter a bali et que je voulais me rendre d un endroit a un autre, ce n etait pas evident. c est pour ca que j aimerais acheter un gps ou une appli iphone gps pour voyager en indo. j irai peut etre a sulawesi cette fois ci, bali etc. j ai besoin d un gps qui puisse m indiquer des routes pertinantes, dans des endroits autres qu uniquement les villes. quel gps vous me conseiller ? garmin, tomtom ? ou une appli iphone suffit ?
je vais me rendre pour la 2eme fois en indonesie pour de nouveau 1 mois de vacances. la derniere fois, quand j ai loue un scooter a bali et que je voulais me rendre d un endroit a un autre, ce n etait pas evident. c est pour ca que j aimerais acheter un gps ou une appli iphone gps pour voyager en indo. j irai peut etre a sulawesi cette fois ci, bali etc. j ai besoin d un gps qui puisse m indiquer des routes pertinantes, dans des endroits autres qu uniquement les villes. quel gps vous me conseiller ? garmin, tomtom ? ou une appli iphone suffit ?
Qatar Airways, quelle déception! English translation pending
Bonjour à tous,
Mon expérience avec Qatar...j'ai parcouru le forum avant de me décider pour une compagnie aérienne ou une autre...j'avais fait mon choix, Qatar était bien placée pour le prix, et tellement bien notée! Je me réjouissais de voler avec eux, au final la déception a été d'autant plus importante. Pour résumer, nous avons eu droit à: 1. une annulation pour problème technique. ça arrive à tout le monde, je ne m'en plains pas, par contre la gestion de l'annulation a été plus que catastrophique, aucune information, personnel non préparé, pas sérieux, aucune aide, on nous a baladés de guichet en guichet pour avoir un pauvre papier qui confirmait l'annulation (nécessaire pour ouvrir un dossier chez eux...à croire qu'"on" voulait éviter d'avoir trop de plaintes chez Qatar ? Vu le parcours du combattant que ça a été, nul doute que d'autre ont lâché l'affaire avant d'avoir le fameux papier)
2. perte de bagages: ça a été le pompon, car j'avais demandé au check-in pourquoi nos étiquettes de bagages n'étaient pas remplacées, vu qu'on ne prenait pas les mêmes vols...Je connais mon boulot a été la réponse de la dame au guichet. OK, mais une fois à Jakarta (on a fait Frankfurt-Doha, Doha-Jakarta), pas de bagages, bien sûr! Ceux-ci sont arrivés le lendemain, ils ont bien sûr pris les vols indiqués sur l'étiquette, c'est à dire ceux qu'on aurait du prendre au départ mais 24 h plus tard. Une famille indonésienne était dans le même cas, eux ont passé la nuit dans le hall d'aéroport à Frankfurt, car leur visa était expiré donc impossible de sortir de la zone internationale pour rejoindre l'hôtel mis à disposition par la compagnie. Ils nous ont dit que Qatar leur avait promis des courvertures et de quoi passer la nuit de manière à peur près correcte. Ils les attendent encore...
A côté de ça, les vols étaient soit quelconque, soit vraiment nuls. Repas bofs, aucun choix, pas de choix dans les boissons non plus (ne pas espérer un peu de vin au repas comme j'y ai eu droit avec Etihad...) ils n'avaient même pas d'eau gazeuse. Le vol retour Doha Frankfurt a eu une heure de retard car le personnel "stand-by" a été incapable de gérer le boarding dans les temps. J'ai embarqué dans les derniers à l'heure ou on aurait déjà avoir du décoller. Le captain était furax, ça s'est entendu dans ses excuses et ses remerciements pour notre patience. 1h30 pour "boarder" 200 passagers, je n'ai jamais vu ça! L'aéroport de Doha est piteux, très peu de toilettes vu le nombre de personnes en transit, des installations d'un autre âge (on se croirait à l'aéroport de Bâle dans les années 90), aucun endroit où se détendre un peu...Abu Dhabi n'est pas top non plus, oppressant même, mais au moins on a un peu plus d'endroit où se poser...Pour ce même vol le personnel naviguant nous a enlevés les casques et les couvertures 40 minutes avant l'atterrissage. je crois qu'ils voulaient gagner du temps pour nettoyer l'avion et ne pas mettre en retard le vol suivant. J'ai demandé à garder encore un peu ma couverture, il faisait si froid dans cet avion! Non désolé, on collecte maintenant, pas dans 40 minutes. Ok....le Doha Jakarta dure 8 heures, on a eu droit à 2 verres de soft drink sur le vol...j'ai été mendié des verres d'eau au fond de l'appareil, je n'en pouvais plus j'avais si soif! Bref aucune sollicitude de la part du personnel, on est un N° de siège, et encore...je retourne chez Etihad et Emirates et consort, mais Qatar, plus jamais! j'ai connu des vols charters ou même low cost plus sympas que ceux-là!
Peut-être que nous avons été terriblement malchanceux, ou peut-être que Qatar ne mérite pas sa place au classement des meilleures compagnies...j'ai ouvert un dossier de plainte (ne serait-ce que parce que j'ai payé une nuit d'hôtel à Jakarta pour rien), je vous dirai si Qtara me répond favorablement ou pas.
Mon expérience avec Qatar...j'ai parcouru le forum avant de me décider pour une compagnie aérienne ou une autre...j'avais fait mon choix, Qatar était bien placée pour le prix, et tellement bien notée! Je me réjouissais de voler avec eux, au final la déception a été d'autant plus importante. Pour résumer, nous avons eu droit à: 1. une annulation pour problème technique. ça arrive à tout le monde, je ne m'en plains pas, par contre la gestion de l'annulation a été plus que catastrophique, aucune information, personnel non préparé, pas sérieux, aucune aide, on nous a baladés de guichet en guichet pour avoir un pauvre papier qui confirmait l'annulation (nécessaire pour ouvrir un dossier chez eux...à croire qu'"on" voulait éviter d'avoir trop de plaintes chez Qatar ? Vu le parcours du combattant que ça a été, nul doute que d'autre ont lâché l'affaire avant d'avoir le fameux papier)
2. perte de bagages: ça a été le pompon, car j'avais demandé au check-in pourquoi nos étiquettes de bagages n'étaient pas remplacées, vu qu'on ne prenait pas les mêmes vols...Je connais mon boulot a été la réponse de la dame au guichet. OK, mais une fois à Jakarta (on a fait Frankfurt-Doha, Doha-Jakarta), pas de bagages, bien sûr! Ceux-ci sont arrivés le lendemain, ils ont bien sûr pris les vols indiqués sur l'étiquette, c'est à dire ceux qu'on aurait du prendre au départ mais 24 h plus tard. Une famille indonésienne était dans le même cas, eux ont passé la nuit dans le hall d'aéroport à Frankfurt, car leur visa était expiré donc impossible de sortir de la zone internationale pour rejoindre l'hôtel mis à disposition par la compagnie. Ils nous ont dit que Qatar leur avait promis des courvertures et de quoi passer la nuit de manière à peur près correcte. Ils les attendent encore...
A côté de ça, les vols étaient soit quelconque, soit vraiment nuls. Repas bofs, aucun choix, pas de choix dans les boissons non plus (ne pas espérer un peu de vin au repas comme j'y ai eu droit avec Etihad...) ils n'avaient même pas d'eau gazeuse. Le vol retour Doha Frankfurt a eu une heure de retard car le personnel "stand-by" a été incapable de gérer le boarding dans les temps. J'ai embarqué dans les derniers à l'heure ou on aurait déjà avoir du décoller. Le captain était furax, ça s'est entendu dans ses excuses et ses remerciements pour notre patience. 1h30 pour "boarder" 200 passagers, je n'ai jamais vu ça! L'aéroport de Doha est piteux, très peu de toilettes vu le nombre de personnes en transit, des installations d'un autre âge (on se croirait à l'aéroport de Bâle dans les années 90), aucun endroit où se détendre un peu...Abu Dhabi n'est pas top non plus, oppressant même, mais au moins on a un peu plus d'endroit où se poser...Pour ce même vol le personnel naviguant nous a enlevés les casques et les couvertures 40 minutes avant l'atterrissage. je crois qu'ils voulaient gagner du temps pour nettoyer l'avion et ne pas mettre en retard le vol suivant. J'ai demandé à garder encore un peu ma couverture, il faisait si froid dans cet avion! Non désolé, on collecte maintenant, pas dans 40 minutes. Ok....le Doha Jakarta dure 8 heures, on a eu droit à 2 verres de soft drink sur le vol...j'ai été mendié des verres d'eau au fond de l'appareil, je n'en pouvais plus j'avais si soif! Bref aucune sollicitude de la part du personnel, on est un N° de siège, et encore...je retourne chez Etihad et Emirates et consort, mais Qatar, plus jamais! j'ai connu des vols charters ou même low cost plus sympas que ceux-là!
Peut-être que nous avons été terriblement malchanceux, ou peut-être que Qatar ne mérite pas sa place au classement des meilleures compagnies...j'ai ouvert un dossier de plainte (ne serait-ce que parce que j'ai payé une nuit d'hôtel à Jakarta pour rien), je vous dirai si Qtara me répond favorablement ou pas.
Indonésie: quel itinéraire choisir? English translation pending
Bonjour
J aurais besoin de vos conseils ! Nous quitterons Kuching a Borneo debut novembre apres avoir visité la region.. et la nous hesitons. Nous aimons la nature, les personnes rencontrées, pas trop les villes, un petit peu les plages ... Nous repartons de l Indonesie fin decembre direction les Philippines. Donc , nous avons pas tout a fait 2 mois pour visiter une petite partie de Borneo, ainsi que Sulawesi , Flores et Comodo, Bali, un petit bout de Java et le nord Sumatra. On a bien conscience que c est impossible de faire tout ca sans courir... Nous pouvons aussi prendre l avion, mais a l a derniere minute, ca peut etre cher ! Pour ceux qui connaissent cette partie du monde, que feriez vous du temps que nous avons.. ?? Nous n arrivons pas a decider d un itineraire ... Que faut il sacrifier ?? Et en consequence, nous ne savons pas d ou partir pour rejoindre les Philippines... Bali. Jakarta ou Medan !!! Vos conseils sur un itineraire et notre point de depart pour les Philippines seraient grandement appréciés ! Merci a tous
Joelle
J aurais besoin de vos conseils ! Nous quitterons Kuching a Borneo debut novembre apres avoir visité la region.. et la nous hesitons. Nous aimons la nature, les personnes rencontrées, pas trop les villes, un petit peu les plages ... Nous repartons de l Indonesie fin decembre direction les Philippines. Donc , nous avons pas tout a fait 2 mois pour visiter une petite partie de Borneo, ainsi que Sulawesi , Flores et Comodo, Bali, un petit bout de Java et le nord Sumatra. On a bien conscience que c est impossible de faire tout ca sans courir... Nous pouvons aussi prendre l avion, mais a l a derniere minute, ca peut etre cher ! Pour ceux qui connaissent cette partie du monde, que feriez vous du temps que nous avons.. ?? Nous n arrivons pas a decider d un itineraire ... Que faut il sacrifier ?? Et en consequence, nous ne savons pas d ou partir pour rejoindre les Philippines... Bali. Jakarta ou Medan !!! Vos conseils sur un itineraire et notre point de depart pour les Philippines seraient grandement appréciés ! Merci a tous
Joelle
6 mois en Asie English translation pending
Bonjour,
J'ai donné ma démission et serait libre fin Aout....je souhaiterai changer d'air et partir en voyage en Asie...
mais je n'arrive pas à me décider, et j'ai peur que je finisse par laisser tomber (car oui j'hésite à rechercher un emploi immédiatement) :
Je me donne 6 mois de voyages maxi, départ vers Septembre, ...sac à dos...snorkeling....
Donc grosso-modo, par rapport aux saisons :
Sept : Indonésie atterrissage à Bali, puis déplacement "terrestre" vers Jakarta. ou sinon , Malaisie ? (mais mauvaise saison !)
Oct : ??? soit toujours indonésie (donc 2 mois...mais ça fait pas trop ?!).... soit Malaisie ? alors vol intérieur Jakarta...mais vers où ?! Kuala lumpur ?
Nov : Tailande. remonter du Sud vers le Nord
Déc : Laos
Janv : Cambodge
Fév : Soit Vietnam (mais ça me tente pas trop)....soit retour en Tailande pour 15 jours, puis retour maison
Je pensais prendre tout de suite un vol multi-destination : Aller Paris-Bali . Retour : Bangok-Paris. Ainsi qu'un billet vol intérieur (Air Asia), prouvant bien que je quitterai l'Indonésie.
Donc vous conseillez plutôt Indonésie, 2 mois ou que 1 mois et ensuite aller ailleurs, mais où ???
N'hésitez pas à me donner vos avis et suggestion de voyages, car Chuperdu !
(ps : cela fais des mois et des mois que je lis des idées de voyages similaires...et plus j'en lis, moins j'avance, merci pour vos conseils !)
J'ai donné ma démission et serait libre fin Aout....je souhaiterai changer d'air et partir en voyage en Asie...
mais je n'arrive pas à me décider, et j'ai peur que je finisse par laisser tomber (car oui j'hésite à rechercher un emploi immédiatement) :
Je me donne 6 mois de voyages maxi, départ vers Septembre, ...sac à dos...snorkeling....
Donc grosso-modo, par rapport aux saisons :
Sept : Indonésie atterrissage à Bali, puis déplacement "terrestre" vers Jakarta. ou sinon , Malaisie ? (mais mauvaise saison !)
Oct : ??? soit toujours indonésie (donc 2 mois...mais ça fait pas trop ?!).... soit Malaisie ? alors vol intérieur Jakarta...mais vers où ?! Kuala lumpur ?
Nov : Tailande. remonter du Sud vers le Nord
Déc : Laos
Janv : Cambodge
Fév : Soit Vietnam (mais ça me tente pas trop)....soit retour en Tailande pour 15 jours, puis retour maison
Je pensais prendre tout de suite un vol multi-destination : Aller Paris-Bali . Retour : Bangok-Paris. Ainsi qu'un billet vol intérieur (Air Asia), prouvant bien que je quitterai l'Indonésie.
Donc vous conseillez plutôt Indonésie, 2 mois ou que 1 mois et ensuite aller ailleurs, mais où ???
N'hésitez pas à me donner vos avis et suggestion de voyages, car Chuperdu !
(ps : cela fais des mois et des mois que je lis des idées de voyages similaires...et plus j'en lis, moins j'avance, merci pour vos conseils !)
Itinéraire de 3 semaines sur Java et Bali (urgent) English translation pending
Bonjour tout le monde
Je sais, je ne suis si ni la 1ère, ni la dernière à demander un avis sur un itinéraire, mais ça rassure toujours!
Nous partons pour une vingtaine de jours en indonésie. On aime la rando, la nature, les rencontres (couchsurfing?) + un peu de farniente et de snorkeling. Nous avons un budget assez modeste.
Voilà ce que nous avions en tête: 3-6 jrs région de Yogyakarta 2-4 jrs Bromo + Kawah Ijen 3-5 jrs Bali 2-3 jrs Gilis (Air?) 2-4 jrs Lombok 3-5 jrs Bali (Retour vol Denpasar/Jakarta puis dans la foulée vol Jakarta/Paris)
Qu'en pensez-vous? On sort pas trop des sentiers battus mais c'est notre 1ère en Indonésie!
Quelques questions par rapport à cet itinéraire: Arrivée à Jak dans l'aprem. Plusieurs options: - Train de nuit pour Yog. direct? = horaires, prix, quelle gare? - Train de jour? = horaires, prix, quelle gare? Voir pour résa 1st guesthouse à Jakarta
Si train de jour, étapes à prevoir? - Bandung, Garut (volcan Papandayan), Station balnéaire Pangandaran, Baturaden (plateau de Dieng), Semarang
Région de Yogyakarta - Possibilité d'accéder aux différents sites au départ de Yog? En scooter? Bus? - Trajet pour aller à Borodur tôt le matin (horaires bus? possibilité avec guesthouse?) - Plateau de Dieng, à faire? - Merapi, à faire? De nuit? - Prambanan, à faire? Même jour que Merapi? - Solo, à faire?
Bromo et Kawah Ijen - Possibilité de faire en autonomie? - A vérifier possibilité 15 min à pied (au lieu de la jeep) de la caldeira pour voir lever du soleil au Bromo - Ou bien forfait pour les 2 volcans à négocier direct à Yog?
Bali/Lombok - Repréciser sites intéressants à faire sur Bali (Ubud, Amed, ...) avant et après Lombok - Iles Gilis ou Lembongan?
Je me dis qu'on arrivera toujours à se débrouiller mais c'est sympa d'avoir l'avis d'autres personnes! Merci par avance pour vos remarques, conseils, avis, critiques..!
Bonne journée
Je sais, je ne suis si ni la 1ère, ni la dernière à demander un avis sur un itinéraire, mais ça rassure toujours!
Nous partons pour une vingtaine de jours en indonésie. On aime la rando, la nature, les rencontres (couchsurfing?) + un peu de farniente et de snorkeling. Nous avons un budget assez modeste.
Voilà ce que nous avions en tête: 3-6 jrs région de Yogyakarta 2-4 jrs Bromo + Kawah Ijen 3-5 jrs Bali 2-3 jrs Gilis (Air?) 2-4 jrs Lombok 3-5 jrs Bali (Retour vol Denpasar/Jakarta puis dans la foulée vol Jakarta/Paris)
Qu'en pensez-vous? On sort pas trop des sentiers battus mais c'est notre 1ère en Indonésie!
Quelques questions par rapport à cet itinéraire: Arrivée à Jak dans l'aprem. Plusieurs options: - Train de nuit pour Yog. direct? = horaires, prix, quelle gare? - Train de jour? = horaires, prix, quelle gare? Voir pour résa 1st guesthouse à Jakarta
Si train de jour, étapes à prevoir? - Bandung, Garut (volcan Papandayan), Station balnéaire Pangandaran, Baturaden (plateau de Dieng), Semarang
Région de Yogyakarta - Possibilité d'accéder aux différents sites au départ de Yog? En scooter? Bus? - Trajet pour aller à Borodur tôt le matin (horaires bus? possibilité avec guesthouse?) - Plateau de Dieng, à faire? - Merapi, à faire? De nuit? - Prambanan, à faire? Même jour que Merapi? - Solo, à faire?
Bromo et Kawah Ijen - Possibilité de faire en autonomie? - A vérifier possibilité 15 min à pied (au lieu de la jeep) de la caldeira pour voir lever du soleil au Bromo - Ou bien forfait pour les 2 volcans à négocier direct à Yog?
Bali/Lombok - Repréciser sites intéressants à faire sur Bali (Ubud, Amed, ...) avant et après Lombok - Iles Gilis ou Lembongan?
Je me dis qu'on arrivera toujours à se débrouiller mais c'est sympa d'avoir l'avis d'autres personnes! Merci par avance pour vos remarques, conseils, avis, critiques..!
Bonne journée
Visa à l'aéroport de Bali English translation pending
Bonjours à tous les voyageurs de voyageforum.com!
Je viens vers vous pour vous poser une petite question simple: est-il possible de se faire faire son visa en arrivant à l'aéroport de Bali Denpasar?
J'ai vu sur certain forum et autres sites internet qu'il était possible de le faire il y a quelques années. Mais je m'interroge sur la validité de ces informations pour septembre 2013!
Vous en conviendrez surement qu'il serait dommage de retourner en france à peine arriver en Indonésie car il ne serait plus possible de faire son visa à l'aéroport.. :)
Merci d'avance à vous :)
Je viens vers vous pour vous poser une petite question simple: est-il possible de se faire faire son visa en arrivant à l'aéroport de Bali Denpasar?
J'ai vu sur certain forum et autres sites internet qu'il était possible de le faire il y a quelques années. Mais je m'interroge sur la validité de ces informations pour septembre 2013!
Vous en conviendrez surement qu'il serait dommage de retourner en france à peine arriver en Indonésie car il ne serait plus possible de faire son visa à l'aéroport.. :)
Merci d'avance à vous :)
Conseils pour itinéraire de 15 jours en Indonésie English translation pending
Bonjour,
Alors voilà je pars avec ma cousine en Indonésie fin septembre début octobre pour 15j. ça fait quelques semaines que je fouine sur le site pour mettre en place notre voyage. Nous arriverons à Djakarta, sur Java. je pensais commencer par le plateau de Diyeng, puis redescendre tranquillement vers Bali ou nous visiterons Amed et Ubud, puis direction les îles Gilis pour la farñente, la plongée... Enfin j'avais pensé passer par Lombok pour faire l'ascension du gunung rinjani et retour à Jakarta (je ne sais pas encore par quel moyen). Je n'ai pas encore défini le temps que nous passerons à chaque endroit.
Pensez-vous que cet itinéraire est jouable en 15j? En ce qui concerne le volcan, y en-a-t-il d'autres plus intéressant ou impressionnant? Est-il possible également de voir des varans de Komodo sur Lombok? car intégrer l'île de komodo à mon itinéraire en si peu de temps, je pense que c'est peu jouable!!
Enfin voilà, si quelqu'un peut me conseiller, me dire s'il y a d'autres incontournables à ne pas louper en Indonésie, je suis preneuse.
Merci 😉
Alors voilà je pars avec ma cousine en Indonésie fin septembre début octobre pour 15j. ça fait quelques semaines que je fouine sur le site pour mettre en place notre voyage. Nous arriverons à Djakarta, sur Java. je pensais commencer par le plateau de Diyeng, puis redescendre tranquillement vers Bali ou nous visiterons Amed et Ubud, puis direction les îles Gilis pour la farñente, la plongée... Enfin j'avais pensé passer par Lombok pour faire l'ascension du gunung rinjani et retour à Jakarta (je ne sais pas encore par quel moyen). Je n'ai pas encore défini le temps que nous passerons à chaque endroit.
Pensez-vous que cet itinéraire est jouable en 15j? En ce qui concerne le volcan, y en-a-t-il d'autres plus intéressant ou impressionnant? Est-il possible également de voir des varans de Komodo sur Lombok? car intégrer l'île de komodo à mon itinéraire en si peu de temps, je pense que c'est peu jouable!!
Enfin voilà, si quelqu'un peut me conseiller, me dire s'il y a d'autres incontournables à ne pas louper en Indonésie, je suis preneuse.
Merci 😉
Java: Borodubur Prambanan Merapi Bromo English translation pending
Bonjour tout le monde
Je suis en train de planifier un prochain voyage à Java et même après avoir épluché tous les forums et recommandations trouvés sur internet, j'ai du mal à me faire une idée précise du point suivant:
Comme tous les voyageurs nous souhaitons faire Yogyakarta / Borodubur / Prambanan / Merapi / Bromo etc... Ma question est, comment trouver le meilleur itinéraire qu'il soit pour maximiser les temps de déplacement et combien de temps il faut rester sur place à chaque fois.
Pour l'instant j'en suis là:
J1: Transfert depuis Yogy vers Prambanan et visite du temple puis transfert vers Borobudur et nuit au Lotus 2. J2: Temple au levé du soleil + visite du temple + Selo Griyo + transfert vers Merapi J3: Ascension du Mérapi puis transfert vers Bromo
Qu'en pensez-vous ? Je ne me rends pas compte si cela est réaliste ou pas notamment concernant les temps de transport.
Merci par avance !
Je suis en train de planifier un prochain voyage à Java et même après avoir épluché tous les forums et recommandations trouvés sur internet, j'ai du mal à me faire une idée précise du point suivant:
Comme tous les voyageurs nous souhaitons faire Yogyakarta / Borodubur / Prambanan / Merapi / Bromo etc... Ma question est, comment trouver le meilleur itinéraire qu'il soit pour maximiser les temps de déplacement et combien de temps il faut rester sur place à chaque fois.
Pour l'instant j'en suis là:
J1: Transfert depuis Yogy vers Prambanan et visite du temple puis transfert vers Borobudur et nuit au Lotus 2. J2: Temple au levé du soleil + visite du temple + Selo Griyo + transfert vers Merapi J3: Ascension du Mérapi puis transfert vers Bromo
Qu'en pensez-vous ? Je ne me rends pas compte si cela est réaliste ou pas notamment concernant les temps de transport.
Merci par avance !
Prix du billet d'avion pour l'Indonésie English translation pending
bonjour,
questions maintes fois abordées: le prix d'un billet avion. Je souhaite retourner en indonésie l'an prochain et en regardant les prix je suis actuellement pour juillet prochain(départ fin juin: merci le brevet des collèges qui prive ma fille de 10 jours de cours) à environ 600 euros Paris Kuala lumpur. Et vous combien avez vous payé votre billet. Je n'ai pas voyagé depuis 3 ans et j'ai perdu la notion des prix des billets. Je sais, je m'y prends à l'avance mais pour moi seule manière de budgeter cela. merci à vous.laurent
Indonésie en trois semaines, quelles îles choisir? English translation pending
Bonjour !
Je pars 3 semaines pour un premier voyage en Indonésie en octobre et je suis en pleine hésitation quant aux îles à choisir avant de prendre mon billet d'avion. Je sollicite donc votre expérience pour quelques conseils.
Ce que je souhaite favoriser comme activité : volcans, randonnées un peu "sportives" mais surtout belles, beaux paysages, rizières, voir des orang-outangs, culture indonésienne Ce que je ne cherche pas particulièrement : plages, fiestas, bcp de transport, jungle (sauf pour les orang-outangs :))
J'hésite entre :
- un combo Java+Bali (+éventuellement Lombok pour faire le Rinjani, mais est ce que ça ne fait pas trop en 3 semaines et est ce ça vaut vraiment la peine ?). Je prendrai alors un billet qui arrive à Jakarta et repart de Denpasar.
- 3 semaines uniquement sur Sumatra
- tout autre proposition qui selon vous collerait plus à ce que je cherche !
Je pars 3 semaines pour un premier voyage en Indonésie en octobre et je suis en pleine hésitation quant aux îles à choisir avant de prendre mon billet d'avion. Je sollicite donc votre expérience pour quelques conseils.
Ce que je souhaite favoriser comme activité : volcans, randonnées un peu "sportives" mais surtout belles, beaux paysages, rizières, voir des orang-outangs, culture indonésienne Ce que je ne cherche pas particulièrement : plages, fiestas, bcp de transport, jungle (sauf pour les orang-outangs :))
J'hésite entre :
- un combo Java+Bali (+éventuellement Lombok pour faire le Rinjani, mais est ce que ça ne fait pas trop en 3 semaines et est ce ça vaut vraiment la peine ?). Je prendrai alors un billet qui arrive à Jakarta et repart de Denpasar.
- 3 semaines uniquement sur Sumatra
- tout autre proposition qui selon vous collerait plus à ce que je cherche !
Drague en Asie du Sud Est English translation pending
Hello a tous !!
Bon, voici un petit post pour avoir des avis. Quel pays sont les plus sympa en asie du sud est pour les celibataires ? ( je ne parle pas de relation tarifié comme pattaya et autres coins sulfureux ) Je parle pour rencontrer, draguer des filles, qui ne vont pas nous voir comme un billet ! oui oui ca exite !!
Bon je connais que la thailande, bangkok ya moyen de bien s'amuser en boite, par contre pour les rencontres dans centre commerciaux ou autre, c'est super chaud !! Chiang mai .... pas mal de bombe mais en boite c'est lache l'affaire si tu connais pas de thai...
A vrai dire, jakarta m'intrigue, les indonesiennes sont super belle je trouve. SI quelqun a deja fais je suis prenneur pour des infos !!! les bon plan pour les pays comme la malaysie, singap sont les bienvenue aussi :)
Bonne soirée !
Bon, voici un petit post pour avoir des avis. Quel pays sont les plus sympa en asie du sud est pour les celibataires ? ( je ne parle pas de relation tarifié comme pattaya et autres coins sulfureux ) Je parle pour rencontrer, draguer des filles, qui ne vont pas nous voir comme un billet ! oui oui ca exite !!
Bon je connais que la thailande, bangkok ya moyen de bien s'amuser en boite, par contre pour les rencontres dans centre commerciaux ou autre, c'est super chaud !! Chiang mai .... pas mal de bombe mais en boite c'est lache l'affaire si tu connais pas de thai...
A vrai dire, jakarta m'intrigue, les indonesiennes sont super belle je trouve. SI quelqun a deja fais je suis prenneur pour des infos !!! les bon plan pour les pays comme la malaysie, singap sont les bienvenue aussi :)
Bonne soirée !