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Hôtel Grand Palladium Kantenah English translation pending
by KJC · 2008-07-05 · 6 replies
Bonjour, 😉 pour les 50 ans de mon mari, j'envisage de lui offrir un séjour à l'hôtel Grand Palladium Kantenah (Mexique) pour février 2009. Qui peut me donner des informations sur cet hôtel et son environnement car les brochures des tours opérateurs sont plutôt laconiques. De plus, je souhaiterait offrir aux enfants un baptême de plongée. Qui connait un centre de plongée à proximité de l'hôtel et la fourchette approximative des tarifs. En vous remerciant de toutes les précisions que vous pourrez m'apporter.😊
Accueil réservé à un jeune couple homosexuel à Louxor? English translation pending
by Usboth · 2008-05-08 · 31 replies
Bonjour, c'est la premiere fois que je pars en Egypte avec mon petit ami en aout de cette année. Je voyage bcp et n'ai jamais eu le moindre pb vis a vis de mon homosexualité. cependant, j aime bien me renseigner un peu avant de partir. Pensez vous qu il y ait le moindre "risque" par rapport a ça??? ca peut paraitre bizarre comme question mais bon, je me la pose quand mm, car malgré tout, l'homosexualité dans les pays Mulsulmans (que j'adore) n'est pas tout a fait acceptée... Merci de bien vouloir m'éclaircir sur ce sujet délicat. Pierre
Retour de douze jours à Zarzis (mars 2008) English translation pending
by Sand83 · 2008-03-22 · 9 replies
Nous venons juste de rentrer de 12 jours de vacances a Zarzis, c'est la 3eme fois que nous allons en Tunisie, et nous avons tjs beaucoup apprécié les paysages du Sud mais pas du tout la mentalité. Les 3/4 des gens que nous avons rencontré ont été trés harcelant (dés que l'on demandait un renseignement = dinars) dans les souks de Djerba et surtout Midoun, c'est fatiguant on n'ose plus rien regarder ds les boutiques et en plus ils ne comprennent pas qu'en nous laissant tranquille on rentrerait ds leur boutique, en plus quand on n'achéte pas ils sont limite agressifs. Les fois précedentes je n'ai pas ressenti cette impression (ou ils ont changé ou j'ai changé par rapport à mes voyages en asis du sud est, pour moi c'est complétement l'inverse au niveau de l'accueil). En tout cas nous éviterons d'aller dans ce pays et c'est dommage pour certaines tunisiens gentils (trop peu), nous cherchons déja pour l'asie.
Médecin désirant se rendre utile au Sénégal English translation pending
by FredLievens · 2008-01-03 · 21 replies
Je m'appelle Frédérique Feron et suis médecin généraliste en Belgique.

Mon compagnon développe une activité au Sénégal et je partage avec lui cet amour de l'Afrique (y ayant moi-même grandi). Dans le cadre deson activité, il va se rendre régulièrement au Sénégal pour des périodes d'une à deux semaines. J'aimerais l'accompagner mais en même temps, je voudrais me rendre utile...

pouriez vous m'orienter dans mes recherches?
Risques pour visiter et randonner au Yémen en mars-avril? English translation pending
by Sophie05 · 2007-11-30 · 12 replies
bonjour, je compte me rendre au yemen ( à l'ouest) au mois de mars-avril avec un organisme (je pense à club aventure) pour visiter et faire un peu de rando... j'aurais aimé savoir quels risques il peut y avoir ?
Cambodge: manifestation culturelle et caritative à Paris le 23 septembre 2007 English translation pending
by Rogerbarthas · 2007-09-14 · 4 replies
Peut etre des Parisiens trouveront ils un interet à cette manifestation, je passe l'info...

A l’ombre du sourire khmer » La génération oubliée du Cambodge

Manifestation culturelle et caritative Mairie du 17ème Le dimanche 23 septembre 2007 de 10 h à 18 h

Françoise de PANAFIEU, Député de Paris, Maire du 17e arrondissement, et l’ensemble de l’équipe municipale du 17e vous invitent à venir participer à la manifestation intitulée « A l’ombre du sourire khmer, la génération oubliée du Cambodge», le 23 septembre 2007 à la Mairie du 17e en partenariat avec plusieurs associations cambodgiennes.

Initiée par Huong TAN et Sotha DANH SANG, cette journée culturelle sera consacrée à l’aide aux personnes âgées du Cambodge. Une cause que défend énergiquement les nombreuses associations à l’origine de cet événement.

Pendant toute la journée, les visiteurs découvriront successivement une exposition picturale, des conférences pendant lesquelles seront évoqués l’histoire, la géographie, les coutumes du Cambodge ainsi que la situation des personnes âgées de ce pays de plus 14 millions d’habitants. Un spectacle de danses classiques et folkloriques khmères, dont les billets sont déjà en vente, clôturera cette journée (renseignements sur le www.khmer.fr).

Cette action caritative, dont l’objectif est avant tout de sensibiliser la population sur les difficultés que rencontrent les personnes âgées du Cambodge, sera l’occasion pour les Parisiens de découvrir ou d’approfondir leurs connaissances de la tradition millénaire khmère d’hospitalité, basée sur des valeurs très fortes comme la générosité, la compassion ou encore le respect d’autrui. Les associations souhaitent ainsi lancer une dynamique afin de mobiliser la communauté cambodgienne car elles considèrent que «l’on ne bâtit pas un futur sans connaître son passé».

Un programme détaillé sera disponible en Mairie début septembre.

Pour plus d’informations sur cet événement, largement ouvert au public, n’hésitez pas à vous rendre sur le site Internet de la Mairie du 17e.
Loin de Chandigarth, roman de Tarun Tejpal (Inde du Nord) English translation pending
by Jasmine2006 · 2007-08-22 · 1 reply
Je suis sans doute en retard...le livre est sorti il y a deux ans et je ne l'ai lu que cette année...ce mois-ci Juste pour vous conseiller, si vous ne l'avez pas lu de lire ce roman qui vient de ressortir en poche... Loin de Chandigarth, de Tarun Tejpal... Je crois qu'il y a déjà eu un post (un message) sur ce forum à propos de ce livre.

L'histoire se passe en Inde du nord à la fin des années 1990, dans les contreforts de l'Himalaya. Depuis quinze ans, un journaliste et son envoûtante femme Fizz vivent une intense passion amoureuse entre Chandigarh et Delhi, une passion où le sexe est important. Mais une étrange découverte dans leur vieille maison, accrochée aux contreforts de l'Himalaya, fait basculer leur couple. Soixante-quatre épais cahiers reliés de cuir livrent les secrets de Catherine, une intrépide aventurière américaine qui fut la précédente propriétaire de la maison, et qui est à présent décédée. Subjugué par la lecture de ces carnets très intimes, le narrateur s'éloigne peu à peu de Fizz, car son désir pour elle meurt peu à peu, au fur et à mesure qu'il avance dans le récit de leur auteur.

Le journal de Catherine l'entraîne à Chicago, Londres et Paris au tournant du XXème siècle, puis dans le tourbillon de l'histoire de l'Inde à la veille de son indépendance. Il lui apporte aussi les clefs des énigmes que renferme l'alchimie du désir et de l'amour.


Porté par une écriture forte et quasi incantatoire, sans concession pour les nostalgies de l'orientalisme, et traversé par un érotisme puissant, voici comment on peut décrire ce roman.

Il est difficile de parler du roman, mais croyez-moi il marque le lecteur. L’histoire ? Un emboîtement d’histoires, de mises en abîme, avec une architecture d’écriture limpide, avec comme cadre l’Inde. L’Inde d’aujourd’hui, moderne, bien loin des clichés occidentaux faciles, des épices et des films Bollywood. C’est ici une Inde des contradictions et des paradoxes, des traditions et du progrès. Une Inde héritière de l’indépendance, des aléas de la démocratie pour un peuple encore pétri de coutumes six fois millénaires. Une Inde des villes fourmilières pressées face aux campagnes immuables, mais mourantes… Et cette vision du monde, tellement différente de celle que nous connaissons ici en Occident. D’ailleurs, en passant, à propos d’Occident, le livre lui lance des piques plein de bon sens.

L’Inde présente dans le livre c’est une Inde avec autant de mondes que de regards, même chose que dans la réalité de ce pays qui est plusieurs pays à la fois..

Par l’intermédiaire de ses personnages, Tejpal démonte un pays continent d’une complexité effarante, relevant aujourd’hui le défi de la modernité… Ce roman respire l’Inde à plein nez, à pleins mots, à pleines impressions. On est submergé, bouleversé, remué mais on n’est jamais mal à l’aise, peut-être un peu décalé cependant parfois. Dans ce décor démesuré, s’enchevêtre l’histoire d’un amour fou au sein d’ un couple d’indiens « occidentalisés », qui voit leurs désirs s’estomper face à la découverte des carnets de Catherine…Irraisonnable, excessive et illimité est, comme il se doit, l'amour entre la belle musulmane Fizz et le narrateur hindou, sur fond de partition indo-pakistanaise. Irrationnels, deviennent, au regard déformant de leur passion, les lieux qu'ils habitent, ou traversent. Complètement fous sont souvent les personnages qu'ils acceptent dans leur champ de vision. Bousculées, renversées, annihilées sont toutes les barrières, religieuses, sociales, économiques, géographiques, qui se dressent au travers de leur chemin de passion. Sans borne sont l'exploration et les ressources du corps de Fizz pour le narrateur. Ce dernier, écrivain raté, perd à la fois le désir d'écrire et celui du corps de Fizz. On suit son désespoir à lui au fur et à mesure de ses découvertes au fil de sa lecture et au fur et à mesure de sa perte de désir pour Fizz. Mais il ne faut pas trop en dire, trop raconter. Il faut aimer les livres passionnés pour lire cet ouvrage avec passion et l'aimer.

Le récit, bien que passionnant, n’est presque qu’accessoire. De plus s’il fallait faire un résumé strict des 350 premières pages, il ne se passe rien de concret dans l'action… Qu’importe, cette accumulation de détails, de retours en arrière, associés à la verve du narrateur transporte le lecteur dans une un ailleurs », dépaysant, suranné et corrosif à la fois… Tous les personnages secondaires sont hauts en couleur et ont chacun une leçon passive à nous apprendre sur la nature humaine. Quand l’histoire démarre enfin, c’est presque trop tôt, on a peur de voir le récit se perdre dans une intrigue quelconque… Mais ce n'est pas le cas, heureusement. On est transporté dans un tourbillon de désir et d’amour fou, dément, le sentiment étant, dans le roman, la vraie intrigue qui cimente le tout. Car si le titre français est « Loin de Chandigarh », le titre original est « The Alchemy of desire », plus proche de l’esprit du roman, quoique le titre français ne soit pas saugrenu, ni anachronique. Les deux titres sont complémentaires en fait.

D’ailleurs le roman commence par cette phrase « L’amour n’est pas le ciment le plus fort entre deux êtres, c’est le sexe » et s’achève par cette phrase « « Le sexe n’est pas le ciment le plus fort entre deux êtres, c’est l’amour ». Le roman est donc aussi un parcours initiatique, un chemin long et douloureux à parcourir pour aller du sexe à l’amour. Pour raconter ce voyage, Tarun Tejpal, qui a pris 20 ans pour écrire ce roman, son premier, surfe avec grâce, sensualité, légèreté même parfois sur les vagues de sa sensibilité, de ses connaissances et de sa culture, nous livrant une œuvre forte, riche et jamais vaine, sans jamais aucune lourdeur ou pesanteur. J’ai retrouvé un plaisir fou, à la lecture de ce livre, à savourer la lecture à haute voix, mais aussi le plaisir d'apprécier une belle écriture (le lire en version originale doit être génial, je vais essayer de la trouver). La traduction est excellente. Chaque ligne presque, chaque mot à peu près, est évocateur. Vous ne trouverez pas dans ce livre une quelconque philosophie existentielle déclarée. Mais inévitablement vous y apporterez un peu de vous-même au départ, pour vous le réapproprier à la fin de la lecture, et vous serez incontestablement enrichi par ce voyage. Lisez donc « Loin de Chandigarth », de Tarun J Tejpal, qui vient de ressortir en poche en France. Je vous garantis un plaisir unique de lecture. Un bémol cependant, c’est que ce livre a une fin, on voudrait qu'il soit interminable...

Journaliste, critique littéraire et essayiste depuis plus de vingt-deux ans. Tarun J Tejpal est très admiré en Inde. En 2002, Business Week distingua Tarun T Tejpal comme l'un des cinquante leaders du changement en Asie. Il dirige l’hebdomadaire d’investigation indien "TEHELKA", dont les enquêtes sur la corruption du gouvernement indien, ou le tourisme sexuel à Goa, ont fait scandale en Inde - et manqué lui coûté la vie. À 45 ans, il est aussi l’éditeur d’Arundathi Roy, et écrivain. Son premier roman, " Loin de Chandigarh " (Buchet-Chastel), est une œuvre importante dans la littérature Indienne du 21 ème siècle et un vrai best seller international salué par le prix Nobel V.S Naipaul. Il est paru en 2005 et il lui a fallu 20 ans pour l'écrire. Un succès en Inde mais aussi en Occident, qui ont fait de Tarun Tejpal un des invités d'honneur du récent Salon du Livre à Paris cette année en 2007.

Je vous le dis encore, lisez ce livre !!!

Couleur Indienne, août 2007
Faire le tour du Monde au féminin English translation pending
by Sakyamuni · 2007-07-25 · 6 replies
bonjour, jai 20 ans et je vais fair le tour du monde!jaurai besoin de renseignements, sur l'atitude a adopter dans les pays musulmans, le port du voile oui, mais je le trouve ou? la cigarette je supose que c mal vu dans certains pays pr une fille, lekel? I y a suremen des choses a savoir, comme ne pa parlé aux hommes dans certains pays ou autre... je ne sais pas, mais je nevoudrai pa choker des gens, je fais cevoyage avant tout pour aider les gens pas pour leur fair un afron! aidez moi svp merci
Émission "Vive le tourisme équitable" English translation pending
by Chelly · 2007-05-27 · 19 replies
Mercredi 30 mai à 20h55 sur la 3, le magazine "Des racines et des ailes" présente une émission sur le commerce équitable.

Deux personnes parleront de leurs expériences. Chantal Paulat : le Mexique et la Bolivie Germaine Rollandin : Katmandou
Recherche de livres sur le Bangladesh English translation pending
by Laptitmarie · 2007-05-17 · 9 replies
Partant pour le Bangladesh en fin d'année, je suis à la recherche de romans, livres d'histoire, etc... J'ai déjà lu toutes les parutions de Talisma Nasreen. Si vous aviez quelques idées de titres... Merci.
Hôtels à Delhi: Star Paradise, Amax inn et Namaskar? English translation pending
by Frédfola · 2007-05-09 · 13 replies
Salut, Je me rends en Inde à la fin de l'année et je vais rester 2 nuits à mon arrivée à Delhi et je voudrais réserver une chambre dans l'un de ces trois hôtels:le Star Paradise, l'hôtel Amax inn et le Namaskar et donc avoir votre avis sur l'un de ces hôtel et si quelqu'un peut me dire ou se situe exactement le Star Paradise, je sais que les deux autres se trouvent dans le quartier de Main Bazar. Merci d'avance pour toutes vos infos.
Le cinéma indien "d'auteur" English translation pending
by Jermo · 2007-03-13 · 23 replies
bonjour a tous, je suis a la recherche de film indiens mais autres que bolly-tolly-kolly et autres....wood

plus precisement sur des film que nous pourront qualifier "d'auteur" ou / et plus independants que la machine cinematographique indienne.

des proposition?

evidemment, ne parlant ni l hindi ni le tamil, ni le.....

il me plairait de savoir ou les trouver en VO sous titres francais...

merci d avance

jermo
Femme en voyage en Algérie English translation pending
by Nell024 · 2007-03-04 · 16 replies
Cet été je dois aller en algerie, je suis une femme. je pense que je vais avoir un pied à terre du coté de chlef. J'aimerai avoir plus de renseignements sur ce pays. c'est mon premier voyage à l'étranger. je suis un peu inquiéte je vous remercie d'avance.
A Lhasa et c'est l'hiver (Tibet) English translation pending
by Lula · 2007-01-24 · 16 replies
Avant toute chose, je souhaite signaler que pendant tout mon sejour au Tibet, je n ai pu avoir acces aux forums. Je pouvais lire vf et mes messages prives, mais participer n etait pas possible. De nombreux sites internet sont egalement censures. J ai du attendre d etre ici au Nepal pour poster ce texte Un exemple de la Grande Bienveillance de la Chine?

Pourquoi ai-je attendu si longtemps avant de venir ici ? Comme je ne peux voyager qu’en hiver, longtemps mais en hiver, j’avais simplement effacé de mon chemin celui du Tibet. Cette année pourtant, après qlq péripéties désagréables avec un voilier sur lequel j’avais embarqué comme équipière pour 6 mois de navigation entre transatlantiques et charter aux Caraïbes, je décidai donc de me réfugier loin de la mer et de mes désillusions et d aller au Tibet. On est en décembre, c’est la période la plus froide. A Chengdu, je me procure pour qlq euros, 11 euros, chaussures fourrées et veste en duvet, et des sous-vêtements neo-érotiques ... imprimés de Mickey. Et c’est parti. On m’avait dit : « Lhasa est une ville chinoise, il n’y a plus rien de tibétain, et trop de touristes ». Évidemment, il y a les chinois, et les rues nouvelles semblables à toutes celles des villes chinoises. Evidemment je ressens la domination chinoise, cet envahissement pesant, cet étouffement de la culture tibétaine, ce manque de respect des coutumes. Il y a le Potala, rehausse d un drapeau rouge, devant lequel s’étend cette esplanade communiste, et dont la visite enchinoisee se fait en sens inverse de celui des traditions bouddhistes. (Je n’y rentrerai pas par principe, je ne vais quand meme pas payer les chinois pour avoir le droit de voir le Potala! Ce serait un comble). Il y a ces monastères qui se reconstruisent lentement pour effacer les traces des massacres de l’armée rouge, il y a ces caméras devant l’esplanade du BarKhor, il y a ces policiers surveillant partout les pèlerins. Ça fout les boules. Mais on est en décembre et dans le quartier tibétain (je sais, c’est triste de dire quartier tibétain alors qu’on est dans la capitale du Tibet), il y a les… tibétains. Ils sont venus de partout, ils sont là, en costumes traditionnels, en famille, ils sont là en masse. Il y a en a tellement que la kora du Barkhor grouille de monde, un monde qui se bouscule en ânonnant les mantras, en faisant virevolter les moulins à prière. Une foule incroyable se dirige d un seul long mouvement interminable, dans le sens des aiguilles d’une montre, pour tourner autour du monastère principal de la ville. Je me laisse entraîner par le mouvement, je déambule, je tourne, et retourne, combien de fois ? je suis fascinée, ébahie, je nage en pleine hallucination. Je ne m’attendais pas à ça, personne ne m’avait dit, ou montré, personne. Devant l’entrée, les pèlerins les plus fervents, par centaine, s’agglutinent en prière : debout pieds nus sur une espèce de matelas rembourré pour les plus chanceux, directement sur le sol pour d’autres, mains jointes au-dessus de la Tête, puis devant le front, puis devant le cœur, puis à genoux, puis allongés face contre-terre, et hop, ils se relèvent, recommencent et recommencent. On n’entend que le frottement des mains sur le sol, protégées par un bout de carton ou de tissus, et le murmure des prières. De temps en temps, ils s’arrêtent pour contrôler le nombre de leurs inclinaisons grâce à leur mala, espece de chapelet, reprennent leur souffle, et recommencent. Le premier jour, je n’ai pas osé m’approcher. Pour rentrer dans le monastère, il fallait franchir ce mur de prières, tracer un chemin à travers ces gens. Je n’osais pas. Le lendemain, je longe le mur, humblement et je me retrouve à côté d’un moulin à prières imposant, sombre et doré, l’entrée est sensée être à côté. Pourtant la porte est fermée. Accroupie, n’osant pas retourner par le même chemin puisque j’aurais été dans le mauvais sens, je décide de regarder. Les pèlerins défilent sous mon nez, presque en courrant quand ils se tiennent à la poignée de cuivre du moulin, un tour, 2 tours, psalmodiant, murmurant, et me souriant à chaque fois que nos regards se rencontrent. Une femme me prend alors la main, et m’entraîne avec elle. Collée entre un vieillard et elle, les pieds buttant contre les irrégularités du sol et les talons des voisins, maladroite à concilier la vitesse de mon pas et celle de la roue, il n’était pas question de méditation ! A nouveau, ma main est saisie et je suis guidée entre les tapis, m’efforçant de ne pas écraser les mains, de ne pas butter contre un pied, de ne pas importuner une concentration, ma lente avancée m’a emmenée vers sa famille. Je ne sais pas où me mettre. Des enfants aux pommettes pourpres, sales à souhait, la goutte au nez me dévisagent avidement. Un homme, les cheveux gris en pétard, m’accueille avec un large sourire édenté. La femme aborde un manteau tibétain fourré, noir, une manche enlevée sur le côté et noué avec une ceinture, décoré d’un tissu léopard et aux rebords aux dessins traditionnels. Une beauté. C’est alors qu’une jeunette coiffée de tresses ornées de turquoises et d’argent me montre un coussin, bon, plutôt un bout de carton, me fait signe de m’asseoir et me tend un verre de thé au beurre. Aïe ! Le moment est venu de goutter à la spécialité locale. Prudemment, j’avale une gorgée. C’est bouillant. Et j’aime ça ! Et tout mon corps apprécie le liquide que je sens descendre lentement et qui me réchauffe. A cet instant, j’ai l’impression que la place entière me regarde. Tout le monde rigole ou sourit. Les génuflexions se sont arrêtées : mater une touriste paraît bien plus intéressant. Je me rendrai compte plus tard que chez les tibétains, la prière ou la récitation des mantras ou même les prostrations font partie intégrante de la vie et qu’il n’est pas impossible de s’interrompre pour discuter, boire un coup, ou reprendre son souffle. On peut cuisiner, vendre, conduire. Sauf qu’à ce moment-là je ne le sais pas et je me sens tellement gênée que je donnerai cher pour disparaître. Un homme montre ma tasse et dit : « good » en se marrant. « Yes, good ». Aussitôt, on me la remplit encore. Heureusement que j’aime ça ! Une femme alors me tend une thermo, je fais signe que non, pensant que qlq tasses de thé suffisent pour cette fois (par ce froid, moins je mets les fesses a l air, mieux je me porte) et je montre mon bol encore plein. Tout le monde se marre encore une fois, en faisant Non. Bien, y’a un traducteur dans le coin ? Elle me la colle d’office entre les doigts, joint les mains et m’entraîne une fois de plus vers le temple. Dans la thermo, il y a du beurre de yack fondu qui doit être versé dans les larges bougeoirs, alimentant les Buddhas de lumière et chaleur... Nous voilà donc parties, faisant le tour des statues et Tankas, une inclinaison par ci, une autre par là, et je joins les mains et je touche de mon front le rebord de certains chörten, et je frotte ma main à certaines étoffes, un peu de beurre de yack par ici, un peu de riz par là, des jiaos (un dixième de yuan) sont déposés devant presque chaque petit temple, et il y en a ! et on continue, très vite, presque au pas de course. L’essentiel est de passer devant toutes les entités, de ne rien louper, pas de prendre son temps et regarder. Une fois ressortie, je n’ai rien vu. J’ai la téte qui tourne au rythme des moulins à prières que j’ai agités, je nage dans une sorte de béatitude mystique dan laquelle m’a plongé ce parcours de prières et de ferveur auquel je ne m’attendais pas. La femme est heureuse, elle me sourit largement, son visage est serein. Et elle s’en va, agitant la main. Je me trouve un coin au soleil pour regarder, derrière le monastère, derrière les vendeurs, et aussi digérer ce qu’il vient de m’arriver. Raté. 2 secondes à peine s’écoulent et ma voisine ridée de profondes marques burinées, une très vieille femme, commence à me raconter sa vie… j’ai beau lui répondre en français que je ne comprends rien, elle parle et parle, ses beaux yeux malicieux plantés vers les miens. Elle attrape mes tresses, elle touche ma main, elle pointe ses doigts vers mes yeux clairs, retourne à mes bagues indiennes, me les enlève, les essaie, et heureusement pour moi elle a de trop gros doigts et me les remet. Puis elle touche mon pantalon qu’elle trouve visiblement trop léger puisqu’elle me montre en soulevant son manteau tibétain que dessous elle a d’autres nombreuses couches. A mon tour, je la regarde bien, je touche ses cheveux noués en nombreuses nattes, ses turquoises énormes, ses bouts de corail et d’argent cousus en deux longs pendentifs. Magnifique. Sourires, sourires, sourires. On me tape dans le dos. C’est une autre vieille qui me tend un bout bien pourri de carton. Je dois m’asseoir dessus, elle s’en va, n’en a plus besoin. Je le propose à ma voisine qui me fait comprendre que j’en ai plus besoin qu’elle, et que je vais avoir froid au cul si je reste assise ainsi sur la pierre. Je regarde autour de moi. Le soleil me fait mal aux yeux, mais je n’ose pas sortir mes lunettes de soleil ultra-truc : personne n’en porte. Il fait bon, tout le monde est tranquille, les moulins à prière tournent à l’infini, des mioches la goutte au nez jouent par terre, le temps s’est arrêté.
Codes hommes et femmes en Tunisie English translation pending
by Maesasha · 2007-01-23 · 18 replies
Bonjour à tous…

Voilà, je dois partir en Tunisie 5 jours la semaine prochaine et j’ai quelques questions à vous poser qui me travaillent un peu.

Je suis en ménage en France avec mon ami qui est Tunisien. Il a dû partir pour quelque temps (1 mois environ) en Tunisie la semaine dernière. Je vais le rejoindre qques jours car son absence m’est difficile mais je crains d’être débordée et embarquée dans des coutumes locales.

- Nous ne sommes pas mariés : dois je faire une croix sur qques moments d’intimité avec lui pendant mon séjour ? (les hommes et les femmes sont ils toujours séparés ?) (quelle est la place de la femme dans les familles tunisiennes ?) (comment attend t’on qu’une femme étrangère se comporte dans une famille tunisienne ?)

- Je souhaite résider à l’hôtel pour des raisons pratiques. Est-ce un problème en Tunisie qu’un couple mixte (franco-tunisien) non marié partage la même chambre ?

- Je vais passer une partie de mon séjour à déambuler seule dans Tunis et ses environs. Y a-t-il certaines choses à éviter lorsque l’on se déplace en tant que femme européenne seule ? Y a-t-il certains codes à respecter ?

Je vous remercie d’avance de toutes les réponses que vous pourrez m’apporter et de l’expérience que vous pourrez partager avec moi. Je suis assez inquiète et il est important pour moi d’être sûre de pouvoir passer du temps et des moments d’intimité avec mon ami en toute sérénité.

Merci d’avance….
Trouver en Thaïlande des faire-parts, menus et accessoires pour l'organisation d'un mariage English translation pending
by Cecégui · 2006-10-20 · 9 replies
bonjour tout le monde

nous partons en thailande en decembre 2006 et nous projetons de nous marier en decembre 2007.... en france, malheureusement tous nos invités ne peuvent pas prendre l'avion et féter ca les pieds dans l'eau!!!

alors, je viens de me demander si il y avait moyen de trouver des faire-parts, des menus sympas et tous les autres accessoires nécessaires a l'organisation du mariage.

si vous avez de bonnes adresses, et des bonnes idées, je suis preneuse!

merci d'avance.
Etudier en Tunisie English translation pending
by Saramou · 2006-08-16 · 12 replies
Bonjour Je suis algérienne. Je dois étudier à l'institut VATEL de TUNIS dès le 2 Octobre prochain. Je suis inquiète car je vais me retrouver loin de ma famille . On m'a dit que la vie en TUNISIE était facile et agréable. Je crains de regretter .....
Mariages arrangés en Inde English translation pending
by Romkun · 2006-07-14 · 10 replies
hello! je suis en paying guest accommodation pour le moment chez une famille indienne. Il y a la famille et d autres paying guests comme moi. Un des fils des proprio age de 26 ans qui habite maintenant a Dubai va se marier. Il a recu la photo de sa future femme par internet !! Ils doivent se marier mais ne se connaissent pas !! Je me demandais si les marriages arranges etaient encore courants ici et si toutes ces coutumes, pratiques...(castes..) ne peuvent pas etre un frein au developpement de l inde. Quelqun a des temoignages a ce sujet ? comment se passe un mariage..y a t il un systeme de dote comme ds certains pays ?? les mariages entre indien(ne) et etranger(e)st ils toleres ? je pense que ca risque d etre present pendant encore longtemps et l inde aura du mal a s en detacher.

une autre anecdote a partager= Une indienne de ma famille avait rencontre un indien qui travaillait et vivait a san diego. Pr elle ca a ete le coup de foudre mais il s est avere par la suite que l indien avait deja une copine aux etats unis et que cette rencontre n etait qu une manoeuvre de la part de la famille de l indien (pression familiale).
Obtention d'un visa français définitif pour un algérien English translation pending
by LaSahariene · 2006-04-03 · 5 replies
Bonjour, je m'adresse à vous pour la raison suivante ... Mon copain ainsi que sa famille ont envoyé un dossier à maintes reprises pour avoir un visa Francais définitif pour mon copain ... Chaque fois, sa demande à été rejeté ... Alors qu'ils ont envoyé le dossier complet avec plusieurs attestation d' hébergement différente ... Et que la maman à demandé un re groupement familial ... Parmis vous, y a t'il des gens qui peuvent me tuyauter pour que son dossier passe enfin? ... Y a t'il des gens travaillant dans une ambassade d' Algérie au service visa qui pourrais nous donner un coup de pouce?... Si oui, faitez vous connaitre ... Merci 🙂
Faire un reportage en Jamaïque English translation pending
by Tortex · 2006-03-18 · 6 replies
Salut tout le monde

Je souhaiterais avec une autre personne réaliser un reportage sur le inégalités sociales en jamaique. Est ce que vous pensez que c'est envisageable de se balader camera sur l'épaule à kingston (en particulier dans las quartiers les plus défavorisés) en journée et d'interwiever les gens?

Sinon est ce que vous pensez qu'il y a matiere a faire un reportage long (~1heure) sur un autre sujet (culture, religion et spiritualité rasta ; culure et contradictions en jamaique ; ... ) ?

Merci beaucoup
Bouddhisme et violence... English translation pending
by Flamandbleu · 2006-01-25 · 39 replies
Salut a toutes les forumeuses et tous les forumistes! Une question taraude mon esprit et peut etre que vous m'aiderez a trouver une ou des reponses a defaut de m'en fournir.......... Je note, que dans des pays bouddhistes aussi, on n 'hesite pas a faire preuve de cruaute envers des etres humains ou des animaux. L'histoire recente de pays du Sud Est Asiatique et des observations que j'ai pu faire au quotidien (je vous assure que la liste est tres longue), sans parler des compte rendus annuels d'Amnesty internationale ou d'autres ONG demontre, bien qu'en apparence une ferveur religieuse regne, que le decalage entre les enseignememts merveilleux du bouddha et leur application est un gouffre! D'anciens tristement celebres personnages comme Pol Pot par exemple ont meme vecu en monastere dans leur jeunesse...............! En tant que bouddhiste depuis 20 ans (bouddhisme tibetain), j'aurai aime savoir si les moines vivants dans des monasteres en Thailande Laos Cambodge Birmanie etaient plus "proteges" et en accord (au moins en partie) dans leurs actes avec la philosophie ou religion qu'ils representent!!! Si certains d'entre vous ont vecu ou sont passes quelques jours dans des monasteres, leur avis m'interesse particulierement. Et il n'est pas question de faire ici l'apologie de telle ou telle religion ni de comparer (je rappelle a ce propos que le proselytisme est formellement interdit dans le bouddhisme), mais d'essayer de comprendre un peu mieux........De plus j'aurai bien aime savoir qu'elle etait l'attitude des hautes autorites religieuses vis a vis de la peine de mort; si quelqu'un a des infos, ...............Bon vent a tous😇
Travailler en Australie et partir avec mon fils de trois ans English translation pending
by Nana1274 · 2005-11-21 · 11 replies
Bonjour,

J'aimerai quitter la suède, à cause du grand froid et je voudrais voir grandir mon fils au soleil🙂! Mais voilà, je suis seule à partir, le papa ne voulant pas nous suivre, dans ce type d'aventure, tant pis; ça va être dur mais je voudrais essayer. Comment trouver un logement? et quel visa prendre? ville sympa pour les enfants?

Merci Nali
Marchés aux Puces de Paris? English translation pending
by Thuan · 2005-05-14 · 4 replies
j'aime fouiner les puces du monde entier ( pas les belettes ) je sais que a Paris .. il y en a 3 ... es que il y en plus??
Ferry Corée du sud/ Chine/Japon English translation pending
by Arabal29 · 2004-09-04 · 9 replies
Salut, je suis en Corée pour 4mois et j'aimerais bouger 1 semaine pour aller soit au Japon soit en Chine

J'ai les prix des billets d'avion (environ 350000W pour le Japon et 500000W je crois pour la Chine, resp. 250 et 360€)

Pensez-vous k on peut trouver moins cher?

Et savez-vous combien çà coûterait de prendre le ferry, et le temps de trajet?

TXs fo your help!!🙂
Nepal - Chitwan Parc - Combien de temps? English translation pending
by Biboute · 2004-08-11 · 15 replies
Bonjour tout le monde,

Je serai au Népal au mois de novembre et nous partons quelques jours pour le Chitwan National Parc. Beaucoup de "formule" sont possibles. Est-ce que 2 jours sur place sont suffisants ou est-ce qu'au contraire 4 jours 3 nuits est le mieux?

Merci d'avance pour vos réponses

biboute 😉
Agence pour safari en Tanzanie English translation pending
by Papop · 2004-06-25 · 3 replies
Bonjour,

Je voudrais préparer un safari en Tanzanie dans les parcs du sud. Si vous avez des infos à me communiquer: agences sur place, experiences, budget....Enfin bref toute info sera la bienvenue.

Merci d'avance.
Le voyage et les langues English translation pending
by AndréOttawa · 2003-12-14 · 39 replies
J'ai comme principe de visiter que les pays dont je connais la langue.

C'est en partie une question de respect pour les gens, mais c'est aussi une question de sécurité. Le français ou l'anglais n'ont aucune utilité dans de nombreux coins du monde. On oublie souvent que dans cet "ère de mondialisation" 90% des gens de la planète ne vont pas plus loin que leur "dépanneur" et n'ont aucune utilité pour une langue étrangère.

Vous ne trouvez pas que le commerce mondial du tourisme (inclut le tourisme écologique, social, extrême sport etc.) ne fait qu'éroder les limites du monde de nombreuses cultures avec des cabanes ou hôtels dédiés aux touristes et d'imposer sur leur culture une langue "internationale", que ce soit le français, l'anglais, l'espagnol, le portugais, le russe, le japonais, thai...

Je me suis rendu compte que d'étudier l'espagnol ne fait que soutenir la classe hispanophone dominant d'anciennes culture nobles, celles que les Conquistadores ont soumises : Mayas, Toltèques, Olmèques, Incas, Quechuas...

Maintenant que j'apprends le japonais, je ne voudrais pas contacter les "pauvres" Ainus dont le pays et la culture a été réduit à quelques milliers de personnes à Hokkaido, à la veille de leur disparition.

Le tourisme n'est pas un droit international. Dans bien des cas, ça ne fait que répondre à des basses obsessions commerciales qui donnent des "jobs minables qu'ils auraient pas autrement". Les voyageurs se motivent avec le prétexte de "voir les gens dans leur milieu". Mais qui a invité ces gens à observer les gens dans leur misère ?

Qu'en pensez-vous ?
L'île Maurice... y'a pas que la plage! English translation pending
by Fabrice · 2003-04-05 · 5 replies
Voici mes "impressions"de l'île Maurice, si vous désirez voir des photos, allez à l'adresse suivante http://www.mysterra.org/reportage/ile-maurice.html (plus de 900 photos de Maurice vous attendent!).--

Maurice est un paradis! Ce leitmotiv revient sans cesse depuis que Mark Twain se permit d’écrire: “Dieu s’est inspiré de Maurice pour créer le Jardin d’Eden”. Je l’admets, ce n’est pas qu’un cliché! Bercé par le vent, mon hamac entame un langoureux va-et-vient, j’observe les nombreux oiseaux multicolores qui s’ébattent dans les filaos. J’entends la mer, le bruit indolent des vagues qui se brisent au loin sur la barrière de corail et s'écroulent, anéanties, dans le lagon pour achever leur course sur le sable fin d’une plage idyllique. Une immense quiétude m’envahit...

Convaincu par la beauté des plages mauriciennes et de ses lagons aux bienfaits relaxants, il est temps de découvrir l’envers de ce décor paradisiaque: les terres, les gens, la vie réelle, sans les artifices proposés par les hôtels luxueux. Pour cela, il me faut quitter les zones touristiques où le légendaire accueil mauricien empreint d’une extrême gentillesse est guidé par l’appât du gain, dénaturé, voire agressif... rien que de bien normal face aux richesses qui s’exposent sans vergogne!

Dès lors, j’éviterai les régions de Flic en Flac, du Morne Brabant, de Belle Mare et du Nord-Ouest (Trou-aux-Biches, Grand Baie, Péreybère) et rejoindrai les terres et les petits villages oubliés du tourisme aux doux noms si chantant: Mamzelle Jeanne, Bois Mangue, Bois des Amourettes, Petit Gamin, Grande Rosalie, Petite Julie, Poudre d'Or, Sans Souci, Pomponette, Bel Ombre, Beau Champ, Bon Air...

Petits coins si différents et dépaysants, merveilleux villages aux cachets étonnants, amalgame de cultures et de traditions, nature rebelle aux charmes envoûtants, montagnes magiques étrangement sculptées, falaises qui surplombent une mer déchaînée si inhabituelle dans cette île au lagon omniprésent, plage sauvage et déserte à laisser rêveur les âmes romantiques. L’île est déconcertante. Je roule à gauche, la signalisation est en anglais mais tout le monde me parle en français. Dans une rue, un marchand ambulant vend des beignets et des dholl puri (sorte de crêpes), une senteur de curry parfume l’air, des femmes en sari aux couleurs chatoyantes flânent, des bâtons d’encens brûlent dans un petit temple de Shiva, je m’imagine en Inde... Puis soudain, l’appel du muezzin me sort brusquement de mes songes, une mosquée, des femmes voilées, des petites échoppes encombrées, tout évoque l’Orient. Plus loin, une épicerie déborde de marchandises, me voici “chez le Chinois” où le commerce bat son plein! Au fond d’une allée, des palissades de tôles ondulées cachent aux regards de modestes cases d’où proviennent un séga tonitruant. Une rangée de bougainvillées et des flamboyants à la florescence majestueuse ajoutent une touche de gaieté dans ce quartier créole un peu triste. Quel dépaysement d’observer dans un même village autant de cultures et de traditions si différentes!

Toutes ces communautés vivent ensemble et acceptent leurs différences sans trop de heurts. A l’égard de l’étranger que je suis, les Mauriciens font preuve de la même tolérance. Ils sont d’un contact facile et engagent souvent le dialogue pour me parler de leur vie, des coutumes de Maurice, mais aussi pour me connaître. S’ensuit un bombardement de questions, d’où viens-tu? que fais-tu comme travail? es-tu marié? Il y a une curiosité naturelle chez le Mauricien, une envie de découvrir l’autre. Maintes fois j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec eux et chaque fois leur disponibilité et leur gentillesse m’ont surpris. Que ce soit pour m’indiquer un chemin, me conseiller de visiter un lieu, m'inviter à un mariage, me faire découvrir leur culture, m’aider spontanément à pousser ma voiture qui ne voulait plus démarrer ou simplement pour échanger quelques mots. Pourquoi font-ils cela? Pour rien! Juste pour le plaisir de discuter un bref instant. C’est dans ces moment-là que je me suis rendu compte à quel point, nous, occidentaux pressés et soucieux de productivité, avons perdu le sens de la gratuité et du partage. Fiers de leur île, les gens me demandent souvent si j’aime l’île Maurice et sont ravis de constater que je m’intéresse à leur pays et à leurs traditions. Ici, je réapprends à m’ouvrir aux autres, j’ai l’impression fort agréable que je suis le bienvenu! A Maurice l’hospitalité n’est pas un vain mot.

Au gré de mes pérégrinations, l’évidence m’a sauté aux yeux: le rapide développement économique de l’île, si envié de ses proches voisins africains, n’a pas supprimé les inégalités. Pour de nombreux Mauriciens la vie est dure. Tous les moyens sont bons pour survivre, on cultive un petit lopin de terre, on élève quelques poules et des chèvres, on fait pousser quelques arbres fruitiers, on pêche... Compte tenu des petits salaires, il est pratiquement impossible d’habiter seul. C’est certainement en partie pour cela que les Mauriciens ont développé un sens profond de la famille, tous les membres s’aident fidèlement et apportent les deniers nécessaires au bon fonctionnement de la vie familiale. Soudé, le clan se réunit le dimanche pour faire la fête sur une plage publique. Oncles, tantes, cousins, cousines, amis... chacun est le bienvenu et tout le monde se regroupe dans la bonne humeur, savourant le moment présent sans se préoccuper du lendemain qui ne sera peut-être pas rose. En dépit des épreuves par lesquelles ils ont passé, je n’entends pas une plainte, seul l’enthousiasme prédomine et un goût profond pour la vie. Un agriculteur, chanteur de séga à ses heures perdues, m’a dit dans un créole mélodieux: “Ena cass, péna cass, pas faire nan-nyé! L’importance profite la vie, dansé, chanté, bien manzé, boire et amizé quand nou tou ensemble! (Riche ou pauvre, cela n’a pas d’importance, l’essentiel est de profiter de la vie, de danser, de chanter, de bien manger, de boire et de s’amuser quand on est tous ensemble). Une belle leçon de vie!

Mais, si il y a un endroit où l’on ne rigole pas c’est sur la route! Bien que le Mauricien soit d’une nature plutôt calme et courtoise, ces qualités s’effacent subitement lorsqu’il se retrouve sur le bitume. Tel un pilote de Formule 1, la route lui appartient: il klaxonne à qui mieux mieux, coupe les virages, ne respecte pas les priorités, pulvérise allègrement les limitations de vitesse, dépasse sans visibilité, se rabat à l’ultime moment et, bien entendu, fait une queue de poisson! Comme le disait très justement un chauffeur de taxi: à Maurice on ne roule pas à gauche... ni à droite... mais au milieu! Ces perpétuels dangers ne semblent pas particulièrement affecter les Mauriciens, je n’ai que rarement observé un conducteur insulter ou menacer d’un geste rageur le fautif. Le côté “zen”, typiquement mauricien, reprend le dessus et c’est tant mieux ainsi!

Pour calmer mes émotions rien de mieux que de se prélasser dans le magnifique jardin botanique de Pamplemousse, tranquillité garantie. Je redoute en général les attractions touristiques, mais cette fois, il convient d’admettre que j’ai été agréablement surpris. Je découvre derrière un splendide portail en fer forgé un véritable “musée du végétal”, d’une richesse incomparable. A travers les allées de palmiers qui m’emmènent jusqu’au bassin des lotus, puis des nénuphars géants, je me laisse envahir par un agréable sentiment de sérénité. Au détour des chemins, je découvre des arbres séculaires jusqu’à présent totalement inconnus. Les sens en éveil, j’aperçois de jolies libellules, écoute les ébats aquatiques d’un héron cendré, hume une effluve de cannelle, touche l’écorce rugueuse d'un acajou et goûte à la saveur sucrée et si rafraîchissante d’une mangue-pomme. Flâner à travers cette oasis de verdure serait un bonheur parfait si les nombreux visiteurs respectaient ces lieux et n’y abandonnaient pas les vestiges de leur pique-nique aux quatre coins du jardin...

Il est temps de quitter cet éden tropical et de rejoindre ma belle plage délaissée depuis quelques jours. C’est dans mon hamac face à la mer, tel un vrai touriste, que je pourrai repenser aux magnifiques trésors dont regorge Maurice... non je ne pense pas à son littoral idyllique envahi d’hôtels luxueux mais bien à ses terres qui abritent une population modeste mais si riche en spontanéité et en gentillesse!
La stupéfiante conquête de l'Est américain par le coyote English translation pending
by Cochize · 2019-08-19 · 6 replies
La stupéfiante conquête de l’Est par le coyote

De temps à autre on entend parler de coyotes et de leurs méfaits, récemment le cas d'un chien poursuivi par la ''doggie door'' et tué dans la maison de ses maîtres. Pourquoi de plus en plus d'incidents?

Eléments de réponse….

Qui n’a entendu parler de la Conquête de l’Ouest, au-delà du Mississipi, avec comme repères majeurs la guerre contre le Mexique (1846-1848) et à son terme l’établissement des Etats du Nouveau Mexique et de l’Arizona dans l’Union (1912) mais qui sait qu’en même temps que cette conquête venait à son terme, en catimini, souvent nocturnement, une autre se mettait en mouvement, à marches forcées, en sens inverse : la conquête de l’Est par Canis latrans mieux connu de vous et moi sous le nom de coyote !

Dans la dernière quinzaine d’années les chercheurs se sont intéressés de près au sujet et l’an dernier 2018, une étude vient d’être publiée qui résume enfin cette étonnante histoire !

J’ai toujours trouvé l’aventure ( en particulier l’aventure urbaine) du coyote fascinante , elle montre oû peut mener son étonnante capacité d’adaptation à la faveur de la rupture par l’homme d’un équilibre naturel historique... celui que maintenait son principal prédateur, le loup. La quasi élimination du loup dans beaucoup de régions a en effet sans aucun doute grandement favorisé le développement du coyote.

Bien qu’il ait souvent été pris pour cible, gratuitement, pour le ‘’sport’’, dans le cadre de programmes de contrôle de leur population, pour protéger bétail et voisinage etc... et que des dizaines de milliers d’individus aient été abattus dans les dernières décennies il a réussi au cours des derniers cent ans à, conquérir un vaste nouveau domaine au terme d’une migration certes amorcée au XVIIIème siècle mais incroyablement accélérée depuis 1900.

J’avais, il y a quelque temps, posté un autre billet sur l’étonnant retour de l’ours noir sur son aire historique :

L'étonnant retour de l'ours noir

et bien le coyote a fait beaucoup mieux que simplement regagner le terrain perdu. Pour la première fois depuis 10 000 ans et en un peu plus d’un siècle il a colonisé la totalité du continent, franchi le canal de Panama et a été repéré par cameras automatiques en train de pénétrer la Région du Darién , porte du continent Sud Américain par la Colombie

Vers l’Est et surtout le Nord Est ( Nouvelle Angleterre, Québec, Nouvelle Ecosse...) est apparu au gré de son avance le coywolf une nouvelle espèce animale hybride issue du loup et du coyote, …. …. doté d’une plus grande masse corporelle (+40%) d’une plus forte mâchoire et de plus de puissance que le coyote ‘’ordinaire’’.

Cette évolution physique le rend maintenant redoutable pour le reste de la faune, les animaux domestiques et même certains humains.

L’ironie de l’histoire , comme je lai dit plus haut, c’est que, au départ ce sont les projets d’éradication du loup, le mortel ennemi du coyote qui a permis à ce dernier de se répandre librement en prenant sa place . Une fois encore l’équilibre naturel bousculé par l’homme a finit par générer un nouveau déséquilibre !

Au cours de la Préhistoire et de la période historique le coyote était un animal des Prairies, des déserts du Sud Ouest et des Plateaux du Nord-Ouest. C’est comme tel qu’il a été perçu par les Amérindiens puis qu’il est devenu une icône de l’Ouest aux yeux des Américains. Qui n’est pas familier avec l’image du canidé hurlant à la lune ! Qui ne connaît pas Bip Bip et Coyote

Notons en passant que le personnage ne rend pas justice au coyote, beaucoup plus malin que çà comme d’ailleurs la tradition amérindienne le dit bien.

Dans les traditions orales amérindiennes il avait en effet acquis une dimension mythique et même mythologique exprimée dans de nombreuses légendes et contes.. Mais ceci ne concernait que les Indiens du Sud Ouest (Navajos en particulier), ceux des Prairies et ceux des Plateaux du Nord Ouest . On n’en trouve pas trace, pour autant que je sache, dans les légendes transmises par les Indiens de la taiga, de la forêt caduque orientale et de la côte Atlantique

Personnage mythique dans la tradition ancestrale Navajo Coyote a maintenu sa présence dans l’expression artistique actuelle de diverses manières.

Un exemple…

… traditionnellement les motifs des tapis navajos les ‘’navajo rugs’’ étaient relativement codifiés en un certain nombre de styles géométriques, de représentations de leurs ‘’Holy People’’ sortes de prêtres, dans les motifs des Yei rugs ou encore de cérémonies, souvent des danses ou la visite à un ‘’medicine man’’ dans les motifs des yeibichai rugs . Est apparu un peu avant les années 40 le style Pictorial, par définition libre, décrivant des scènes de la vie courante contemporaine, avec par exemple des automobiles ou racontant des histoires . Un peu plus tard dans les années 1990 une vieille dame, devenue elle-même incapable de tisser eu l’idée de s’inspirer des mythes de son peuple et c’est sa fille, Margaret Cody ( !) qui exploita, avec succès, l’idée comme avec ce rug dont j’ai fais l’acquisition à Sedona il y a une dizaine d’années. On y voit un sorcier néfaste du folklore navajo, une sorte de Wendigo, le Skin-walker recouvert d’une peau de coyote, pratiquer sa magie funeste alors que dans le fond d’autres coyotes hurlent à la lune… qui fait triste mine (je crois bien que Garland’s à Sedona a conservé l’exclusivité des rugs de Margaret Cody)

Donc en même temps que les Américains achevaient la conquête de l’Ouest au tout début des années 1900, la coyote trouvant le champ libre du fait de la décimation du loup, accélérait son mouvement de conquête, dans la forêt boréale au Nord, la forêt pluviale à l’Ouest, la forêt tropicale au Sud et surtout la forêt tempérée à feuilles caduques à l’Est. Dans l’Ohio le premier coyote fut repéré en 1919, dans l’État de New York dans les années 30 , en Caroline du Nord vers 1949 et ainsi de suite….En 1960 il atteint le Nouveau Brunswick. La carte ci-dessous résume la chronologie de son arrivée dans les Maritimes depuis le Québec jusqu’à jusqu’à l’île du Cap Breton atteint par le franchissement à la nage du Détroit de Canso



Deux Universitaires de Caroline du Nord – oû on n’avait jamais vu l’ombre d’un coyote avant 1950 - ont décidé d‘analyser le phénomène. L’an dernier (2018) ils ont publié ce document qui fait appel aux ressources de scientifiques de plusieurs disciplines :

(PDF) Mapping the expansion of coyotes (Canis latrans) across North …

Deux cartes de synthèse résument toute l’affaire : - la première illustre de manière flagrante comment sur 10000 ans et jusqu’en 1899 le coyote est resté en dehors des forêts du Continent,



- la seconde montre, depuis 1900, la progression fulgurante du coyote au travers des forêts jusqu’à ce qu’il arrive à la côte Atlantique



Les mêmes Universitaires ont aussi réalisé cette courte video qui dramatise l’aventure :

How Coyotes Conquered the Continent

Mais le coyote ne s’est contenté d’investir forêts et terres agricoles il a en même temps, très opportuniste, développé un goût pour le milieu urbain et le résultat c’est que…

… de Vancouver à Montréal, Percé en Gaspésie, de Seattle à Cincinatti, Chicago, New-York, Pittsburg, Roanoke, Washington, Charlotte, Atlanta, Macon , Birmingham , Albuquerque , Phoenix, San Francisco, Los Angeles, etc.… etc.... les coyotes visitent les villes et parfois s’y installent.

Depuis une petite vingtaine d’années et surtout la dernière décennie les études se multiplient donc sur la progression du Coyote urbain , un des cas les plus médiatisés étant peut-être celui des coyotes de NY (articles de revues, TV etc...)

C’est d’ailleurs dans l’État de New York qu’une étude vraiment détaillée a documenté la progression étonnante du canidé depuis son arrivée dans les Monts Adirondacks dans les années 30 pour arriver au Bronx et à Manhattan dans les années 90 et apparemment s’y maintenir :

Coyote sightings in NYC surging with 35 spotted this year

La carte ci-dessous montre, par tranches de 5 ans, comment le coyote s’est installé dans l ‘Etat, c’est plutôt spectaculaire:



Cette autre carte de 2012 extraite de Coyote ( Canis latrans ), 100+ Years in the East: A Literature Review synthétise les résultats d’observations dans plus d’une centaine de villes des Etats Unis par des Universitaires et des gens de USDA de l’Utah



dit en passant, si vous croisez des Montagne des Pyrénées en Utah ou ailleurs c’est la faute au coyote, on y utilise en effet de plus en plus le Patou pour garder le coyote au large puisque c’est lui qui est devenu le premier prédateur des brebis en lieu et place du loup

La réalité c’est que de plus en plus de villes, grandes ou moins grandes, ont un Coyote project ( ex : Atlanta Coyote Project ), sortent une appli, une carte interactive ou quelque autre registre pour tenir à jour et gérer la progression du canidé.

Pour savoir si une ville est concernée et comment elle l’est par la progression de l’intrépide il suffit de taper (par exemple) : nom de la ville…. coyote

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