Results for "terre+cuite+ou+Qin+|+112+>+171"
67045 results found.
Gaspésie en septembre 2011: où loger, étapes...? English translation pending
Bonsoir ,
Mon mari et moi sommes déjà allés au Québec il y a 3 ans . Nous allons y repartir début septembre pour environ 3 semaines , cette fois-ci pour faire la Gaspésie et le Bas St Laurent.
J'ai prévu 2 jours pour le Parc de la Gaspésie , 3 jours à Forillon et 2 à 3 jours à Percé , 1 ou 2 jours dans la vallée de la Matapédia. Nous aimons la rando pédestre dans la nature , les animaux , tout ce qui touche à la vie locale. Pour le parc Forillon, est-il mieux de loger prés du Cap des Rosiers ou plus près de Gaspé ? Y a-t-il des arrêts intéressants entre Ste Anne des Monts et Gaspé ? Quels sont les jolis sites dans la Baie des Chaleurs pour y faire étape ?
Petite question : faut-il faire la boucle depuis la baie des Chaleurs vers le Nord ou-bien depuis Ste Anne des Monts vers Percé ?
Quelle météo vers la mi-septembre ?
Nous souhaitons aller dans les B&B car l'accueil y est chaleureux. Aussi n'hésitez pas à me transmettre des gites accueillants et bien situés.
Toutes vos expériences seront bienvenues.
Merci d'avance , je lance une discussion pour les étapes en Bas St Laurent.
Franchie
Guadeloupe en juin: séjourner à Deshaies ou à Saint-François? English translation pending
Salut à tous,
Je vais en Guadeloupe, pour la 1ère fois, du 11 au 18 juin.
J'hésite entre deux endroits pour le logement, chacun à des avantages, mais sont biens différents:Près de Deshaies (me paraît authentique et plus nature) Près de St François (me parait plus facile comme point de départ avec moins de "chances" d'averses)Sur place, je louerai une voiture à l'aéroport.
Au niveau des activités, je pense combiner randonnées (porte d'enfer, soufrière, ...), plages, visites (peut-être une excursion vers d'autres îles) et... bons restos
J'ai pas mal lu les posts relatifs à la Guadeloupe mais j'ai du mal à trouver l'info que je cherche précisément: "Par rapport à mon timing et mes envies, quel est le meilleur endroit où séjourner?"
Si vous avez des tuyaux, n'hésitez pas!
Merci d'avance.
Je vais en Guadeloupe, pour la 1ère fois, du 11 au 18 juin.
J'hésite entre deux endroits pour le logement, chacun à des avantages, mais sont biens différents:Près de Deshaies (me paraît authentique et plus nature) Près de St François (me parait plus facile comme point de départ avec moins de "chances" d'averses)Sur place, je louerai une voiture à l'aéroport.
Au niveau des activités, je pense combiner randonnées (porte d'enfer, soufrière, ...), plages, visites (peut-être une excursion vers d'autres îles) et... bons restos
J'ai pas mal lu les posts relatifs à la Guadeloupe mais j'ai du mal à trouver l'info que je cherche précisément: "Par rapport à mon timing et mes envies, quel est le meilleur endroit où séjourner?"
Si vous avez des tuyaux, n'hésitez pas!
Merci d'avance.
Faire un voyage de quinze jours en Italie du Nord ou du Sud? English translation pending
Bonjour à tous!
Je prépare un voyage de 15 jours en Italie: On voyage en couple, en voiture. On va dormir sous la tente. (pas le budget pour l'hôtel) Je ne vous demande pas un itinéraire mais plutôt des avis sur 15 jours dans le sud de l'Italie ou 15 jours dans le nord? On ne connait pas du tout l'Italie!
On ne pense pas faire beaucoup de grandes villes, mais plutôt des petits villages, la campagne Italienne...
Est-ce-que vous avez déjà fait du camping sauvage en Italie? Dormir dans la tente à côté de la voiture...
Merci! 🙂
Je prépare un voyage de 15 jours en Italie: On voyage en couple, en voiture. On va dormir sous la tente. (pas le budget pour l'hôtel) Je ne vous demande pas un itinéraire mais plutôt des avis sur 15 jours dans le sud de l'Italie ou 15 jours dans le nord? On ne connait pas du tout l'Italie!
On ne pense pas faire beaucoup de grandes villes, mais plutôt des petits villages, la campagne Italienne...
Est-ce-que vous avez déjà fait du camping sauvage en Italie? Dormir dans la tente à côté de la voiture...
Merci! 🙂
Pays en voie de "sous-développement" ou pas? English translation pending
Bonjour,
Il y a seulement quelques années en arrière, certains pays comme la France pouvaient se prévaloir d'avoir nombre de longueurs d'avance en matière de développements technologiques, évolutions sociales, droits de l'homme, recherches scientifiques, techniques commerciales etc...
Pour cette raison et durant des décennies, on parlait tous de "Pays en voie de développement" en peu comme en opposition à d'autres pays occidentaux et asiatiques réputés "en avance" sur nombre de ces thèmes, alors qu'à l'inverse de la Chine (devenue 3eme puissance mondiale non seulement pour être devenue la zone industrielle de la planète mais qui en plus s'est lancée dans les créations et inventions propres à elle), d'autres en revanche nous semblent en perte de vitesse ce qui reviendrait à dire par comparaison, "Pays en voie de sous-développement"...
Partagez-vous cette impression lors de vos voyages en Europe et ailleurs, et pourquoi ???
Il y a seulement quelques années en arrière, certains pays comme la France pouvaient se prévaloir d'avoir nombre de longueurs d'avance en matière de développements technologiques, évolutions sociales, droits de l'homme, recherches scientifiques, techniques commerciales etc...
Pour cette raison et durant des décennies, on parlait tous de "Pays en voie de développement" en peu comme en opposition à d'autres pays occidentaux et asiatiques réputés "en avance" sur nombre de ces thèmes, alors qu'à l'inverse de la Chine (devenue 3eme puissance mondiale non seulement pour être devenue la zone industrielle de la planète mais qui en plus s'est lancée dans les créations et inventions propres à elle), d'autres en revanche nous semblent en perte de vitesse ce qui reviendrait à dire par comparaison, "Pays en voie de sous-développement"...
Partagez-vous cette impression lors de vos voyages en Europe et ailleurs, et pourquoi ???
Big 5 pour small 4 ou l'Afrique Australe en famille: Le Cap, Namibie, Botswana, Zimbawe - Partie 2 English translation pending
la première partie est là: http://voyageforum.com/v.f?post=3855088;search_string=namibie%20botswana%20big%205%20small;14 Aout 2010 (J17) : Etosha (Okaukuejo) - Etosha (Halali NWR Campsite)
On se réveil avec le soleil : c’était une erreur, on a un peu foiré l’affaire, on aurait du être parti à cette heure. Petit déjeuner rapide (ça veut dire rusks trempé dans le café ou le lait jusqu’à ce que la texture permette de les croquer sans perdre une dent) puis tour des points d’eau. Au feeling, détour par Gemsbokvlakte juste comme ça, parce que c’est sur le chemin. Au bord du point d’eau, il ya une bonne demi-douzaine de voitures arrêtées, dont quelques voitures de safari, ça doit pas être pour regarder un moineau se désaltérer. Ben nooooon… En effet, quatre lionnes se désaltèrent en jouant dans l’eau, en se mordillant, en sautant. Inutile de dire qu’elles on fait le vide autour d’elle. Après un certain temps, elles partent dans les herbes hautes et se dirigent vers des girafes, elles se divisent de façon à encercler une des girafes : raté, la girafe les a vu (faut dire que de ce côté là, elle est avantagée) et se rapproche de ses congénères. Tranquilles, les lionnes continuent à se disperser à la recherche d’une proie. On finit par les perdre de vue. Direction Olifantsbad, réputé pour sa richesse : un vrai désert, décevant. Nous nous dirigeons alors vers notre second camping Halali, tout en passant par un maximum de points d’eau et de vues sur le pan (Aius, Odongab, Sueda, Salvadora, Rietfontain). Ca et là, nous croiserons des oryxs, Kudus et springboks et notre premier éléphant, qui, solitaire, traversera la route devant nous.
Le camping d’Halali est tout simplement moche. Après un pique nique, c’est la douche et l’installation du camp. Certains s’adonnent à la sieste, d’autres, comme Rebecca et moi, se disent : il-faut-quand-même-aller-voir-au-point-d’eau-s’il-n’y-rien-parce-que-ce-serait-trop-bête-qu’il-y-ait-plein-de-bestiaux-et-qu’on-les-rate-par-paresse. Nous voilà en route. Honnêtement, pas grand chose au point d’eau : on peut aller faire la sieste. Maaaaaaaais, au loin, il y a des taches grises qui ressemblent à des éléphants : on va pas faire la sieste. Au bout d’une demi-heure, trois éléphants arrivent au bord de l’eau et commencent à boire, puis quatre, puis cinq, puis six… puis vingt-sept. Oui, oui, à l’apogée de cette baignade-hydration publique, il y aura vingt-sept éléphants de tous âges. Après le boire, c’est le bain façon Babar. Voilà ces éléphants qui s’aspergent joyeusement d’eau et de boue. Vers 15h00, départ pour le game drive de l’après midi (ça y’est, on est devenu des pros, on dit plus ballade-en-bagnole-à-la-recherche-de-bestiaux) qui nous mène vers Goas et Noniams. Nous assistons silencieux à l’apéro de quelques gracieuses girafes.
Le soir, nous réitérons l’expérience de l’apéro dinatoire au point d’eau. Décidément, on est abonnés aux rhinos : il y aura jusqu’à quatre rhinos ce soir là. Puis plus rien, une hyène passe fissa. Puis 2 chacals. Puis c’est la calme plat. On va se coucher.
Il y en aura jusqu’à vingt-sept au point d’eau d’Halali
15 Aout 2010 (J18) : Etosha (Halali) - Grootfontein (Roy’s Camp) Lever de bon matin et tour des points d’eau : Batia, Ngobib, Kalkheuwel, Chudob. Toujours nos troupeaux de springboks agrémentés de Kudus et d’oryx. Quelques zèbres s’abreuvent dans la lumière matinale. Quelques chacals les asticotent, mais pas de prédateurs bien sérieux. Bon, faut dire un truc. Après trois jours, les herbivores à Etosha, c’est à peu près comme les pigeons à Paris : y’a qu’à ouvrir les yeux pour en voir, exception faite des éléphants et des rhinos. Du coup, le voyageur devient bêtement exigeant et se met à rêver léopard et autre guépard. Pause café à Namutoni : beaucoup plus chouette que les autres, ce camp. On poste les cartes écrites ces derniers jours. Dernier game drive avant la sortie et hop là, au détour de Dik-Dik Drive, on tombe sur trois lionnes en train de dormir. Elles doivent avoir le ventre plein, car leur activité n’est pas très élevée. On les contemple en espérant les voir de lever et tout ça mais non, elles ne bougent pas. On est quand même rudement contents. Sur la route qui nous mène à la sortie, on est bloqué par un éléphant qui s’est installé au milieu de la chaussé et grignote quelques feuilles à droite ou à gauche. Il semble respirer la joie de vivre. Nous, on est coincé…
Quelques herbivores se désaltèrent à Kalkheuwel
La sieste des lionnes le long de Dik-Dik Drive
Arrêt à Tsumeb qui est plutôt une jolie ville. Plein d’essence et de victuailles. Un jeune garçon essaye de me soutirer quelques dollars pour soutenir son équipe de football locale qui n’existe pas. Il ne sait pas que ce stratagème a fait le tour des forums de voyage traitant de la Namibie, ce dont je l’informe. Il est penaud et je le comprends : si les petites arnaques sans conséquences des enfants sont contrecarrées par internet, rien ne va plus. En même temps, lui donner quelque chose, c’est encourager la mendicité, ce que ne souhaitent pas les voyageurs sud-africains (largement évoqué sur le forum 4x4community). Il est clair que donner de l’argent à un enfant est déstructurant pour la société. En effet, que deviennent les rapports sociaux si l’enfant, ce qu’il y a de plus bas dans l’échelle sociale africaine, peut gagner autant d’argent qu’un adulte qui travaille. Après ces considérations, nous nous mettons en route pour Roy’s Camp qui est un endroit assez chouette. Les emplacements sont spacieux et le tout est joliment boisé. Nos voisins sud-africains nous appellent à la nuit tombée pour nous montrer ce qu’ils appellent des « antelopes », à savoir la plus grosse antilope (une chèvre en mieux si peut dire) d’Afrique australe, qu’il est difficile de voir car elle ne sort que la nuit. Elle fait plusieurs centaines de kilos et peut sauter à 2 mètres de haut. Les proprios sont en revanche moins sympas et avenants. Outre le fait qu’ils sont peu causant, ce que je ne peux pas leur reprocher puisque moi non plus (en même temps je n’ai pas décidé de tenir une guest farm), ils ont une façon étrange de traiter leurs employés. Lorsque Hélène demande à partir de quelle heure il y a de l’eau chaude pour la douche, la tenancière répond qu’il n’y a pas à s’en faire car des « ils » allument le feu sous le donkey dés 4h00 du matin, « eux » vont s’en occuper. C’est vraiment chouette cette vie où des « ils » et des « eux » sans titre ni nom, habillés chichement et mal chaussés, s’occupent de toute la logistique. Encore un endroit où il semble que la page de l’apartheid ait du mal à se tourner.
16 Aout 2010 (J19) : Grootfontein - Grashoek (Living Museum of the Ju/'Hoansi-San) Nous prenons le matin la C44 en direction de Tsumkwe. Nous entrons dans le Bushmanland. Objectif du jour, la visite du Grashoek Living Mueum, un village « traditionnel » destiné à présenter la culture bushman aux visiteurs. Peu après la barrière vétérinaire, nous quittons la piste et obliquons vers le nord en direction de Grashoek. Après quelques kilomètres de piste kalaharienne avec des passages en sable profond et après avoir difficilement croisé un overland truck bougon pas décidé à partager le moindre centimètre de piste, nous arrivons au village. Un guide se dirige vers nous pour savoir quel type de visite nous voulons. Il parle un anglais approximatif mais suffisant. On se met d’accord : tour du village moderne puis activités culturelles. Le tour du village moderne en premier, c’était l’erreur. Nous voilà propulsés dans les arcanes d’une société totalement déstructurée. Les Bushmen étaient des chasseur cueilleurs, peu nombreux puisque quelques dizaines de milliers dans l’immensité du désert du Kalahari. Le jeune état namibien, comme d’ailleurs sont voisin botswanais, a donc décidé de les sédentariser et la chasse est aujourd’hui illégale. L’espoir de l’Etat était que des chasseurs cueilleurs deviendraient éleveurs en une génération : peine perdue, il nous a fallu quelques centaines de milliers d’années, ça peut surement aller plus vite, mais assurer cette transition en 20 ans, c’est illusoire. Les bushmen vivotent donc de pas grand chose (au Botswana, il y a au moins quelques minimas sociaux, mais pas en Namibie) et s’adonnent autant que faire se peut à leur passe-temps favori : l’alcool. Le village est d’une saleté inouïe, jonché de bouteilles de bière, ça file le blues. Notre guide nous explique que le « projet » de « Living Museum », monté avec l’aide d’une ONG allemande, apporte 50 % des revenus au village et permet d’acheter le fuel qui alimente la pompe à eau qui n’est pas encore solaire (c’est pour bientôt). Il nous explique que ce ne fut pas si simple de faire adhérer les villageois au projet. L’idée de danser ou pratiquer l’artisanat devant des étrangers ainsi que les guider dans le bush ne leur plaisait pas, on peut facilement le comprendre. Petit à petit, les habitants ont réalisé que le projet était aussi un moyen de transmettre et donc de préserver leur culture menacée de disparition, ils y ont adhéré. Après le tour, notre guide nous donne rendez vous au « Living Museum » proprement dit, le temps « d’aller revêtir son habit traditionnelle », il se marre, nous aussi, on sait pas trop à quoi s’attendre. L’organisation est un peu chaotique, mais pas trop, juste ce qu’il faut pour que ce soit détendu. On commence par le module « artisanat ». On apprend d’abord à faire du feu avec deux bouts de bois et quelques herbes, je suis bluffé et je ne sais pas s’y arriverais aujourd’hui. Puis, tandis qu’une des filles se fabrique un arc et une flèche, réalisant un de ses plus vieux rêves, l’autre se fait un collier en coquilles d’œuf d’autruche. Seul notre guide parle anglais, les autres ne parlent que San, entendre cette langue à « clicks » est un vrai plaisir et n’est pas sans rappeler le film « Les dieux sont tombés sur la tête ». Après le déjeuner, promenade guidée dans le bush kalaharien. La promenade est émaillée d’arrêts autour de plantes médicinales ou nutritives. Ces bushmen sont incroyables, ils creusent à la base d’un arbre, déterrent un tubercule, que nous goutons tous : super désaltérant. Un autre : on le presse pour en extraire quelques gouttes d’eau qui, me disent ils « sont largement suffisante pour les désaltérer (personnellement, il me faut 3 à 4 litres pour obtenir le même effet). Nous découvrons l’euphorbia, une plante dont le jus toxique est utilisé pour enduire les flèches destinées la chasse : une fois touché, l’animal s’endort. Nous sommes fascinés de découvrir comment il est possible de puiser les maigres ressources nécessaire à la vie dans cette nature ingrate. La journée se clôt par quelques chants et danses qui seront un peu trop vite envoyés pour pouvoir être réellement appréciés. Bon, OK, c’est assez « touristique », mais que signifie touristique dans cette région du monde. Et puis après tout, je suis « pour » les trucs touristiques de ce genre. Personnellement, si 8 touristes japonais dont je ne parle pas la langue devaient débarquer au beau milieu de mon salon pour le visiter, je souhaiterais : 1) être prévenu de leur venue ; 2) en connaître l’heure ; 3) avoir un interprète ; 4) toucher un partie substantielle de ce qu’ils ont payé pour cette visite. A mon sens « l’authentique » est une vision de l’esprit. S’il existe des peuplades reculées qui ont la chance (?) de ne pas être parasitées par notre tourisme, alors laissons les tranquilles ou laissons les ethnologues dont c’est le métier nous écrire d’intelligents ouvrages que nous pourrons prendre plaisir à lire. Nuit au camping communautaire : simple petite clairière équipée de toilettes sèches. La boerwurst n’est pas à tomber, mais le Pinotage de Nederburg se laisse boire. Cette nuit dans le Kalahari est calme et fraiche.
Le village « traditionnel »
Percer les coquilles d’œuf d’autruche pour en faire un collier
La confection d’un arc
En route dans le bush
Déterrer les précieuses racines gorgées d’eau
Quelques danses…
17 Aout 2010 (J20) : Grashoek - Dobe Départ de bon matin pour Tsumkwe, ville située à la frontière du Botswana où nous arrivons après 2h30 de route et en ayant pris de multiples auto-stoppeurs, dont pas mal écoliers. Les Bushmens nous expliquent qu’ici, les gens n’ont pas de voiture et que les transports en commun sont rares dans le Kalahari. Pour aller au lycée, les enfants doivent parfois compter une journée de route, faite de multiples sauts de puce en minibus ou auto-stop. Rapidement, la voiture déborde. Tsumkwe est une ville assez glauque. Pourtant, j’aime l’ambiance des villes frontières au milieu de nulle part. Mais Tsumkwe, ça ne le fait pas. Les rues sont remplies de Bushmens errant à la recherche d’alcool, dont ils financent l’achat en mendiant ou en vendant pour un prix dérisoire les bijoux qu’ils ont fabriqués. Nous avions dans un premier temps pensé dormir au Tsumkwe Country Lodge. L’endroit ressemble à un camp de prisonniers : barbelés électrifiés montant à 4 mètres, baraquements en taule faisant office de bungalow, sol poussiéreux et emplacement trop proches les uns des autres. Il va falloir trouver autre chose… Nous faisons un bref tour à la boutique « Mi wi a » (ça veut dire merci en San) où nous achetons de l’artisanat bushman. Recommandée par le guide Bradt, cette boutique tenue par un couple de missionnairevend pour un prix raisonnable de l’artisanat bushmen. Les profits réalisés permettent d’acheter de la nourriture pour les communautés environnantes. Certes, c’est plus cher, que les 15 N$ que coute un bracelet vendu dans la rue par une femme enceinte, mais il y a une chance que le bébé qu’elle porte dans le ventre ne soit pas confit dans d’alcool. Après cette étape, nous passons la frontière vers 14h00. Le poste a un côté « bout du monde » : une cabane de chaque côté, quelques tentes et hamacs pour le sommeil des douaniers, une barrière métallique entre les deux pays. Sur le registre, nous sommes le troisième véhicule de la journée et il en passe rarement plus de cinq, parfois aucun. Les douaniers sont dans l’ensemble sympathiques, peut être un peu plus côté botswanais. Le GPS pète un câble : il refuse que nous poursuivions plus à l’est et prétend qu’il n’y a plus de piste, « demi-tour, demi-tour, demi-tour… ». Pauvre appareil, on le plaint et on l’éteint. Ahhh, si on pouvait faire pareil avec les enfants... Les 500 premiers mètres de piste botswanaise sont en sable profond, mais ça passe bien. La piste est ensuite de qualité moyenne. Il se fait tard, il est clair que nous ne pourrons pas atteindre Maun. Il va falloir trouver un endroit pour dormir. De fil en aiguille nous sommes hébergés par Driess et Elsa, un couple de missionnaires qui vivent là avec leurs deux enfants, une grande fille de 4 ans et un bébé de 6 mois. Ils ont installé une pompe à eau qui permet aux Bushmens résidant alentours de ne pas passer la moitié de leur journée à chercher de l’eau. Ils aident aussi les communautés à constituer leur dossier de demande de passeport, ce qui leur permet de maintenir le contact avec les communautés namibiennes. On visite leur petite église. Driess nous dit que l’évangélisation n’est pas sa priorité, on n’a pas de moyen d’en être certains. On n’est pas fans de religion et encore moins d’évangélisation, mais je dois dire qu’il est difficile de rester indifférent au choix de vie de Driess et Elsa qui sont si isolés, à quatre heures de la première ville (Grootfontein ou Maun), sans médecin alors qu’ils ont un petit bébé. Les parents d’Elsa, sont venus leur rendre visite depuis la région du Cap et ont apporté un poisson de mer exquis qu’ils ont réussi à garder surgelé tout au long du trajet. Nous sommes invités à partager ce dîner de fête et somme autorisés à dormir dans la cours de la mission. Pas de vin ce soir, ce n’est pas dans les habitudes de la maison. Leur bébé a une gastro et ils ont un peu de mal à s’en sortir : on leur laisse de l’eau minérale et de quoi faire de l’eau de riz.
18 Aout 2010 (J21) : Dobe – Maun (Maun Rest Camp) Les 120 km de piste jusqu’à Nokaneng sont parcourus en 2h30. La piste est de mauvaise qualité, parfois défoncée et parsemée de nids de poule, parfois pas mal ensablée. Le reste se fait sur une route goudronnée en bon état. Le paysage est assez monotone. Après 3h00 supplémentaires de route, une barrière vétérinaire où nous découvrons un oiseau encastré dans le pare-choc (le policier se marre : les oiseaux morts, je les laisse passer, même si c’est de la viande crue, ouaaaaarf) nous arrivons à Maun Rest Camp, notre destination. Deux bonnes nuits dans un lit douillet avec douche chaude et non rationnée, ça va être bon ! Nous sommes accueillis chaleureusement par Simon et Joyce, la soixantaine, propriétaires des lieux et guides de leur agence de safari. Simon sera notre guide dans Moremi et Chobe et il nous parle du programme des 5 prochains jours, qui nous emmènera de Maun à Kasane. Apéro à base de Chardonnay de chez Chamonix (la version standard, pas la réserve) et bacon grillé.
19 Aout 2010 (J22) : Maun (Maun Rest Camp) Le matin, nous attendons le gars de l’agence qui doit récupérer le 4x4 que nous rendons à Maun. On s’attend à voir arriver 2 gars en auto. Pas du tout : c’est un gars tout seul, à pied, qui se présente, pile à l’heure. On lui offre le café et quelques biscuits et il nous raconte qu’il a quitté Windhoek il y a 48h00 et qu’il est venu… en stop. Il est arrivé hier soir à Maun, a trouvé où dormir et s’est fait bien propret ce matin (polo à l’effigie de la compagnie, badge nominal), puis est venu à pied (6 km) jusqu’au camp. Epatant la Namibie, je comprends pourquoi ça n’était pas si cher de rendre l’auto à Maun. Après un bref tour de la voiture, il rentre à Windhoek et nous dépose en ville en chemin. Le Botswana, ça nous change franchement de la Namibie. A côté, c’est une bouffée d’oxygène. Les dames se promènent en ville avec leur sac à main, les touristes ont leur appareil photo en bandoulière, il n’y a pas de vigile à chaque parking, les maisons ne ressemblent pas à des forteresses. Personne ne nous aborde pour nous vendre quelque noix gravée à notre nom ou autre hippo sculpté. On est transparent : le bonheur ! Les clients des boutiques sont majoritairement noirs, de même que les conducteurs d’auto. On serait resté seulement en Namibie, on n’aurait pas cru ça possible dans cette région du monde. Bon, comparé, à l'Afrique de l'Ouest, les rapports sont beaucoup plus distants. Je comprends que cela puisse être frustrant. Cela dit, après la Namibie, quel bonheur. Après quelques courses, direction l’aéroport où nous déjeunons fort bien chez Hillary’s. En fin de journée, nous attend une surprise que j’ai préparée pour toute la famille : le survol du delta de l’Okavango en avion. L’avion est un Cessna 6 places. Le pilote nous détaille le plan de vol et hop, c’est parti… Sauf que la porte de l’avion ne ferme pas. Il joue du tournevis et du ruban adhésif, mais sans succès. Finalement, il claque la porte et la ferme à clé depuis l’extérieur en passant sa main par la fenêtre… This Is Africa (TIA). Le vol et superbe, ce d’autant plus qu’en raison de multiples contre temps, nous ne décollons qu’en toute fin de journée, à l’heure où la lumière est la plus belle et la plus chaude. Les paysages sont magnifiques : rencontre de la terre et de l’eau, prairies inondées, bras de rivières, lacs… Pour le gibier, c’est pas trop ça : on voit ça et là quelques éléphants, buffles et girafes, mais compte tenu de l’altitude et de la vitesse, pas vraiment le temps de les admirer. Dernier T-bone et on l’accompagne de quelques restes de des vins des derniers jours. Bref, on finit les bouteilles.
Plaines inondées du delta de l’Okavango
Un peu la même chose
Quelques gracieuses girafes, mais comme vous pouvez le constater, on est un peu loin quand même
20 Aout 2010 (J23) : Moremi (Third Bridge) Départ à 7h00 du matin. Simon passe nous chercher. On monte dans le Land Cruiser qui est chargé à bloc et tire une bien lourde remorque. Simon est au volant. Il est accompagné de son assistant, Mr B.
Notre convoi au départ pour Moremi
Deux heures de piste en nous voilà dans le parc. Simon explique la règle de base : lorsqu’il voit un animal intéressant (en même temps, ils sont tous intéressants, il n’y a pas de pigeon gris parisien), il arrête le camion, tout le monde reste silencieux, contemple la nature et, seulement après un moment, on peut parler et il nous explique. Nous avons adoré cette façon de faire, ce calme qui a entouré la nature tout au long de nos cinq jours de safari avec Simon qui par ailleurs n’a jamais été avare d’explications. Pause café au bord d’une sorte de lagon, pas loin de First Bridge. Il s’agit d’une petite plaine immergée dans laquelle broutent des impalas. Le spectacle est magique. Nous rejoignons ensuite notre campement. Il s’agit d’un petit bois non loin de Third Bridge. L’endroit est isolé et calme. Nous sommes seuls. Après un rapide déjeuner, nous laissons non sans culpabilité (mais rassurez vous, cette culpabilité est vite oubliée) Mr Botsalano (Mr B) monter le camp et nous voilà partis dans la région de Third bridge. Et là, juste de l’autre côté du pont : rencontre avec une troupes de lions. Elle est composée de 4 femelles et 2 males. La troupe vient de tuer un buffle et festoie joyeusement. Le buffle est déjà sérieusement entamé. L’essentiel de l’existence des ces gros chats est consacrée à ce qu’un humain qualifierait de « sieste sans fin » , parfois émaillée de périodes d’intense activité consistant en quelques paresseuses roulades dans l’herbe. Exceptionnellement, l’un d’eux se lève et se traine péniblement jusqu’aux restes du pauvre buffle et mange quelques bouchées de tartare. Puis, retour à une sieste bien méritée. Fascinés, nous les observons pendant de longs instants, somme toute assez envieux de cette existence faite de saines activités.
Third Bridge, qui nécessite quelques réparations
En arrière plan, la carcasse du buffle
Après un bon et sain repas de buffle vient une sieste réparatrice et méritée. On les envie, non ?
Direction Fourth bridge où nous apercevons une harde d’éléphants en train de se désaltérer. Au bout d’un certain temps, Simon nous dit « ils vont traverser le bras d’eau, c’est certain, mais où ? ». Le chasseur pense et parle, observe le terrain, puis choisit le meilleur emplacement. Et en effet, au loin, les éléphants commencent à traverser. Ils se rapprochent progressivement. Le moteur est coupé, nous sommes silencieux, ils passent autour de nous en nous ignorant, de vieilles mamies guident la harde, les mères protègent les éléphanteaux parfois très jeunes, il en passera des dizaines… Retour au camp à la tombée de la nuit. Et là, non, je ne rêve pas, un vrai spectacle nous attend. Mr B a transformé notre petit bois en palace. Au milieu, une table est dressée, recouverte d’une nappe blanche. Les verres à vin n’attendent plus que le nectar réparateur. Les tentes sont disposées autour, garnies de matelas douillets et de couettes. Pour les commodités, ont trouve une tente pour les toilettes et une tente douche. Après un brin de toilette, l’apéro est réparateur. Simon et Mr B cuisinent au feu de bois et préparent le premier des dîners qui composeront ce que nous avons résolument appelé le « safari gastronomique ». Au menu : un poulet rôti accompagné de brocolis et d’une sauce à la crème et aux champignons. Parfois, j’en rêve encore la nuit.
Fourth Bridge, coupé en son milieu
La harde d’éléphant traverse le bras d’eau
Ils s’approchent lentement de nous. Nous restons zen
21 Aout 2010 (J24) : Moremi (Third Bridge) Les rugissement ont commencé vers quatre heures du matin, subreptissement, progressivement… Ils se sont rapprochés lentement. Honnêtement, nous n’avons pas fait les fiers, même si Simon nous a répété maintes fois que « hormis avec les babouins, il n’y a jamais d’incident dans une tente fermée ». Lever en fanfare à six heures et demi : « baptême du feu, baptême de feu, les lions ne sont pas loin ». Sans boire et sans manger, nous montons dans le 4x4 et partons à la recherches des félins. Nous tournons une demi-heure. En vieux chasseur, Simon suit les traces sur le sable des pistes. En fait, ils sont à moins de 100 mètres du campement (est ce réellement une bonne nouvelle ?). Monsieur Lion appelait depuis longtemps et ses désirs ont été exaucés ce matin puisque madame Lionne vient d’accourir. Et l’accouplement commence. Je dis commence, parce qu’il durera quatre jours et quatre nuits. Eh oui, ne souriez pas l’air rêveur… Ce au rythme d’une tentative toutes les quinze minutes… Nous les contemplons immobiles. Ils répètent interminablement la même séquence : ils marchent côte à côte, monsieur grimpe sur madame, s’y prend mal, agace madame qui rugit et fait mine de le mordre. Puis ils se reposent dans l’herbe haute et sèche, se redressent, puis marchent côte à côte…
Notre voisin de camp, sympathique, souriant, conciliant et festif. Bon, en vrai, j’avais jamais imaginé que je verrai un jour un lion male d’aussi près
Retour au campement pour un solide petit déjeuner et départ pour le game drive du matin. Il est fructueux : hordes de zèbres, familles de girafes, et une harde d’éléphants en plein repas de feuilles d’acacia. Retour au campement pour la pause de midi qui est suivie d’une douche et d’une petite sieste. C’est dingue, moins ont en fait, plus on est fatigué. Je l’ai toujours dit : y’a pas plus épuisant que les vacances. Le game drive de l’après midi a lieu dans la zone de Xakanaxa. La zone est plus boisée et le gibier est moins visible. Nous y voyons des familles de babouins et de vervet monkey ainsi qu’un troupeau de gnous. J’ai personnellement une fascination pour le gnou. Cet herbivore est relativement peu élégant, mais le côté « punk » de sa crinière lui donne une allure rebelle et malicieuse qui ne me laisse pas indifférent. Chaque arrêt est émaillé des commentaires de Simon sur la vie des animaux rencontrés. Ses connaissances sont impressionnantes. Les espèces ne semblent pas à avoir de secret pour lui (en même temps, je ne suis pas allé vérifier). Nous ne regretterons jamais l’option « Simon ». Seuls, nous aurions vu des animaux sans vraiment comprendre ce que nous observions. Certes, on y a perdu dans le côté « aventure », mais on y a gagné autre chose, et quelle autre chose ! Retour au camp au coucher du soleil. Les lions d’hier ont terminé le buffle. Au menu ce soir : une cottage pie (hachis Parmentier exquis) cuit au feu de bois arrosé d’un Cabernet Sauvignon de chez Spier. Nous n’avions jamais passé des vacances comme ça, à se faire promener et à manger de bonnes choses. Comme notre banquier ne nous le permettra plus avant un bon moment, on en profite bien.
Sympathique petit famille de zèbres dans un sous bois
Non loin, un troupeau de non moins sympathiques gnous
C’est vrai qu’ils ont un look de punk ces gnous
22 Aout 2010 (J25) : Moremi-Third Bridge Dernière journée à Moremi. Les rugissements ont à nouveau commencé vers quatre heures. « On s’y habitue » serait un bien grand mot, mais il faut bien dire que c’est toujours aussi excitant. Nouveau réveil en fanfare : « ils ne sont pas loin, ils ne sont pas loin… ». Départ à l’aube, emmitouflés dans les polaires, coiffés de bonnets, on part à la recherche des lions. Il est là, juste à la sortie du campement, c’est un jeune mâle, seul dans les herbes hautes. Au loin, les babouins crient dans les arbres. Pourtant, ils sont loin. Et tout à coup, nous la voyons, la frayeur de ces braves babouins, une belle lionne d’âge mûr. Elle est en chaleur, elle a entendu le lion appeler, elle accourt… Et de deux, nous voilà partis pour 4 folles journées. Notre campement est maintenant entouré de deux couples de lions en train de s’accoupler répétitivement. Cette deuxième rencontre est aussi magique que la première.
Monsieur et Madame dans le bush…
Solide petit déjeuner, puis game drive dans la région de Third bridge. Beaucoup de troupeaux d’oryx et de kudus, mais aussi des troupeaux d’impalas. Simon débusque des animaux que nous n’aurions jamais vus de nous même. L’âme du chasseur est en lui et on la sent présente à tout instant. Je n’ai pour ma part aucune attraction pour la chasse ni empathie pour les chasseurs, je me contente des bons produits finis de mon boucher. Néanmoins, force est de reconnaître que ce gars sait « lire la nature ». Nous apercevons quelques crocodiles au bord des étangs. L’après-midi est consacré à Mboma Island. Le bush est épais et les animaux moins visibles, mais le paysage est magnifique. Ici, l’eau et la terre se rencontrent, se mélangent et ne font plus qu’un. Au retour, quelques girafes nous saluent au coucher du soleil. Inoubliable.
Sur les routes inondées de MBoma Island
Une girafe nous salue à la tombée du jour
23 Aout 2010 (J26) : Moremi (Third Bridge) - Chobe (Savuti) Simon nous a prévenu : cette journée, vous allez vous en souvenir, mais pas en bien ! Il avait tout à fait raison, ce fut pénible. Chargés comme nous l’étions, il était préférable d’éviter les pistes inondés de North bridge et Khwai. Nous partons donc pour Xakanaxa, puis piste droite et rapide jusqu’à South gate. Après cela, direction Madabe Gate, puis la piste de Sand Ridge. Sans être bien folichonne, cette dernière piste offre de belles vues sur les forêts d’arbustes aux couleurs automnales. On arrive à Savuti vers 15h00. La route a été longue, très longue. Heureusement, je ne conduisais pas. Le départ pour le game drive est quasi immédiat. Honnêtement, j’ai été assez déçu par la région de Savuti. Le gibier était peu dense, mais c’est peut être aussi la fatigue. En discutant, j’ai fini par comprendre que Savuti vivait une période de transition. En effet, depuis que le Savuti Chanel s’est remis à couler sous l’effet de la tectonique des plaques, les autorités du parc on arrêté les pompes électriques qui alimentaient pendant la saison sèche les points d’eau (Pump Pan, Marabu Pan) qui rendirent jadis Savuti célèbre puisque c’est au bord de ces points d’eau que les lions avaient développé une clélèbre technique de chasse à l’éléphant immortalisée dans plusieurs documentaires. Néanmoins, il semble qu’une large partie de la faune n’est pas encore informée et que les prochaines années devraient être fastes si ce n’est tout simplement fabuleuses. Pour notre part, nous avons trouvé que la vue de pans en béton vidés de leur eau et sans animaux autour était un peu déprimante. Bon, OK, c’est qu’une question de point de vu. Toutefois, en bon parisien, je sais apprécier le béton et là, ça n’a pas été le cas. « La » rencontre de la journée a lieu alors que nous rentrons au campement : un léopard allongé sur un rocher. Il est un peu loin, mais non moins élégant. Il nous regarde, impassible. Nous nous extasions devant l’élégance de cet animal. Cette rencontre réjouit notre fin de soirée. Le filet de bœuf botswanais grillé aussi. Une fois de plus, Simon est intarissable. Il nous raconte les grandes chasses des années 70, l’aristocratie français et britannique dans la brousse, les dîners en smoking et robe du soir au beau milieu du delta.
24 Aout 2010 (J27) : - Chobe (Savuti) - Chobe (Ihaha) Aujourd’hui, nous devons rejoindre Ihaha, la route sera à nouveau longue. Avant le départ, Simon nous emmène voir le soleil levant sur les Savuti Marshes. Le spectacle est de toute beauté. On reste là, scotchés comme des ânes, à regarder le disque solaire rougeoyant s’élever au dessus de la brousse parcourue par la petite rivière. Il nous a fallu quatre heures et demi pour rejoindre Ihaha : ce fut un peu longuet, surtout que la première partie de la piste n’a rien de très belle. Un rencontre furtive avec un guépard égaie cette morne route.
Lever de soleil sur les Savuti Marshes. OK, j'avoue, on pourrait être dans le Berry. Mais on y est pas !
Rencontre furtive avec un guépard
S’ensuit une route en voie d’être goudronnée par des ouvriers… Chinois. Complètement décalé ce campound chinois au milieu du Botswana.
Surréaliste le campound chinois au beau milieu de la brousse botswanaise
Enfin, nous entrons à nouveau dans le Chobe et là, là, là… La magie opère. Le spectacle qui s’offre à nous dépasse de loin mes rêves d’Afrique. Au fond de la vallée court la rivière Chobe. De part et d’autre de la rivière, waooooooow, des…milliers d’animaux paissent, broutent et s’abreuvent. Il est difficile de ne pas tomber sous le charme de cette région. On se croirait vraiment dans le Roi Lion. Au sud : les zèbres. Enfin, disons, les troupeaux de centaines de zèbres. Au nord, les buffles. Enfin, les troupeau de centaines de buffles. Certain se plaignent du côté « touristique » de cette partie du Chobe. Restons raisonnables : nous n’avons pas croisé tant de monde que ça. En tous cas, bien moins qu’à Etosha. Ce fut le plus beau game drive du voyage. Nous garderons toujours en mémoire ces hardes d’éléphants s’abreuvant dans la rivière ou encore ce troupeau de buffle traversant la rivière au coucher du soleil. Dernier dîner en compagnie de Simon, dernières histoires de chasse, dernier dîner au feu de bois… Tout a une fin.
La maman de Babar nous regarde l’air goguenard, mais on sent qu’il ne faut pas trop l’embêter
Babar passe...
Toute la famille se désaltère
Quelques buffles méfiants
Un gros male veille, on l'ennuie pas, c'est inutile

Le troupeau de buffles traverse la rivière Chobe en file indienne
25 Aout 2010 (J28) : Chobe (Ihaha) – Kasane (Chobe Safari Lodge) Simon nous dépose de bon matin au Chobe Safari Lodge où nous avons réservé pour une nuit (8 mois avant, c’était pas possible d'en réserver deux). La chambre n’est pas prête et ne le sera pas avant longtemps. Gromffff. Le lieu est vraiment chouette, situé sur une boucle de la rivière Chobe. La terrasse surplombe la rivière : café. Après cela, nous nous promenons dans Kasane, une sympathique petite ville qui respire le calme. Tour au marché : petit mais non moins sympathique. L’après midi, les enfants jouent dans la piscine, glaciale comme il se doit et je ne résiste pas à un dernier game drive (organisé par Bushtracks), certes chouette car le Chobe entre Kasane et Ihaha, c’est forcément chouette, mais dépourvu du charme des journées passées en compagnie de Simon. Tout le monde parle, ça manque de calme et les voitures de safari sont nombreuses, ça manque de solitude. Tout ça ne nous empêchera pas voir une troupe de lionnes, mais entourées de tellement de voitures de safari, qu’elles ont de mal à trouver leur chemin. Le soir, nous dinons sur place. Le buffet est cher et pas bon, une fois n’est pas coutume.
Le dîner des girafes
Là, on ne voit pas les voitures de safari, mais je vous promets que c’était le périph à 18h30
26 Aout 2010 (J29) : Kasane (Water Lily) Comme ils n’avaient qu’une seule nuit de disponible au Chobe Safari Loge, nous avons réservé la seconde nuit au Water Lily, un petit hôtel de Kasane. C’est moins chic mais plus chaleureux. La fin de matinée et le début d’après midi sont consacrés à glander au bord de la piscine, à faire quelques emplettes, musique et tissus notamment. La disquaire me fait écouter les albums qu’elles propose, la musique est diffusées sur la place située devant la boutique, si bien que chacun peut partager ces instants avec moi, heureux ou pas. En fin d’après midi, nous avons réservé une croisière sur le Chobe avec Water Lilly. Nous ne l’avions pas fait la veille parce que la croisière du soir du Chobe Safari Lodge se fait sur un immense bateau avec bar. Ce n’est pas le cas des bateaux du Water Lilly où nous somme une quinzaine à bord. Bon, ça n’est pas une garantie de tranquillité : ça bavarde et ça criaille, mais pas jusqu’au point de nous gâcher la croisière qui est superbe. C’est un peu un safari sur l’eau. On voit des hippos de près, en train de brouter la bonne herbe verte, scrouitch scrouitch. Les crocodiles sont à deux pas. Des buffles puis des éléphants traversent devant le bateau. Les Kudus viennent boire. A la fin de la croisière, le capitaine échoue l’embarcation devant un troupeau d’éléphant et nous admirons le soleil se coucher sur fond d’éléphant. Ca le fait bien.
Un buffle solitaire nous observe
Quelques hippopotames se prélassent lassivement dans la boue. Je suis jaloux.
Maintenant, les hippopotames broutent, toujours aussi lassifs. L'hippopotame : perspective intéressante de réincarnation
Cet oiseau élégant a un nom savant, mais Marabout fait bien l’affaire
Il se confond presque avec l’herbe, c'est coquin
Coucher de soleil sur fond d’éléphants
27 Aout 2010 (J30) : Victoria Falls (Amadeus Garden Guesthouse) Transfert de bon matin vers Victoria Falls. Le transfert est organisé par le Water Lilly et le chauffeur gère le passage de la frontière d’une main de maitre. Il nous dépose en fin de matinée au Amadeus Garden où nous avons réservé deux chambres payées par virement interbancaire à destination d’un compte en Allemagne. Ceux qui ne veulent pas donner d’argent à Robert s’en réjouiront. D’autre pourraient trouver assez limite ce système d’évasion fiscale. L’accueil est chaleureux. Maintenant habitués au rituel, on s’informe sur les conditions locales de sécurité : « Is it safe ? ». « Very very safe ». Ahhhhhh ? Avec tout ce qu’on entend sur le Zimbabwe ? « Mais ne vous promenez pas la nuit ». Mummmmmm. « Ben oui, avec tous les animaux qui traînent dans les rues une fois la nuit tombée ». Conclusion : ça semble plus cool que prévu. Ben oui, c’est étonnant. En fait, les zimbabwéens, qui restent stoïques dans l’adversité, comptent beaucoup sur le tourisme. De leur côté, nos gouvernements tentent de nous dissuader de dépenser nos bons dollars à Robertland. Lorsqu’on discute avec les zimbabwéens, le message est toujours le même : « il faut que le retour des touristes se passe bien pour qu’il y en ait plus l’an prochain et que la fréquentation redevienne normale et qu'on mange de nouveau à notre fin ». La vie est dure au Zimbabwe. Au supermarché, 1 litre d’huile coute 2 US$, une somme que les zimbabwéens qui ne sont pas en contact avec le tourisme auront beaucoup de mal à débourser. Direction les chutes. Une fois soulagés des 90 $US d’entrée (pour 4), nous entreprenons l’exploration du site. Bien que ce ne soit que de l’eau qui coule, comme dans mon bain, je ne regretterai jamais cette visite des chutes. D’abord, le bruit, le grondement, la vapeur. Puis, la vue, ou plutôt, les vues. Difficile d’en décrire le gigantisme. De plus, la bruine qu’elle produit en permanence entretient une petite forêt tropicale avec lianes et tout le tralala. Nous contemplons ces chutes depuis chaque point de vue. Elles sont grandioses. Le rêve d’enfance est exaucé. Photos devant la statue de Livingstone, ça le fait bien. Pour se remettre de ces émotions, rien de tel qu’un « high tea » au Victoria Falls Hotel. On se prendrait presque pour des colons britanniques au dix-neuvième siècle. Il ne manque plus qu’un vieux chasseur, une mamie à bigoudis en robe longue et un ou deux espions. Le thé est accompagné d’exquis scones et autres pâtisseries de l’empire. Depuis la terrasse, la vue sur les gorges n’est pas exceptionnelle, mais on voit le nuage dégagé par les chutes. La soirée est consacrée au rangement des bagages, à la répartition habile des affaires de façon à équilibrer les poids et éviter de payer les excédents de bagages.
Elles sont majestueuses ces chutes
Un nuage s’en dégage
Par moments, un arc en ciel est visible
28 Aout 2010 (J31) : entre Johannesburg et Londres Un dernier petit tour en ville, quelques courses au supermarché. Je trouve quelques sachets de larves de mopane à cuisiner à la maison. Miam miam ! Nous sommes sans cesse abordés par des marchands de souvenirs pour qui la vie est clairement difficile. La pression est élevée, mais sans jamais d’agressivité. Départ pour l’aéroport qui n’est rien autre qu’un cahute améliorée. Changement à Johannesburg puis à Londres.
29 Aout 2010 (J32) : Paris C’est le blues…
Nous avons aimé - Le voyage le plus dépaysant que nous ayons fait. - Des rencontres riches : fermier Damara devenu guide au Spitzkoppe, guide dans les township de Cape Town, fermier Afrikaner perdu dans le veld, Bushmen dans le Kalahari, missionnaire réformé isolé au Botswana, ex-chasseur britannique devenu guide de safari… Et j’en oublie certainement. - Des paysages à couper le souffle, des couchers de soleils interminables et inoubliables (dis, pourquoi leur soleil il est plus joli que le notre ?). - Des campings mythiques perdus dans le rien, des voisins invisibles. - La faune avec un grand « F ». Je ne ferai pas mon difficile. Les bestioles qu’on a vues, on ne les avait croisées qu’au zoo ou à la télé ou jamais. Impalas, springbok, sable antilope, kudus, oryx, girafes, gnous, buffles et zèbres par centaines, hippos, crocos, éléphants, rhinocéros, guépards, lions et lionnes à foison, léopard (un seul, vu de loin, mon seul regret, comme quoi nous avons été bien servis par dame nature, levons lui un verre sinon deux) et plus d’oiseaux que je ne pouvais imaginer. Ce fut initiatique. - Faire connaissance avec l’Afrique australe, qui en 20 ans est passée de l’état de champ de bataille à celui de moteur stable de l’Afrique. - Les ciels bleu-azur sans un nuage, les lumières hivernales. - La bonne viande, le bon vin.
Nous n’avons pas aimé - L’ambiance sécuritaire à Cape Town et Windhoek. Pourquoi passer ses vacances dans un camp de prisonniers ? Au bout d’un moment, on s’est mis à en rire. Un peu plus et on faisait le concours de la demeure la plus fortifiée. A côté, les maisonnette du township n’ont pas de barbelés et le guide nous dit : « les blancs, ils dépensent leur argent dans la sécurité. Nous, c’est dans l’instruction ». Bref, la sécurité est avant tout un business florissant. - Des vieux démons de l’apartheid encore très (trop ?) présent en Namibie. Employés noirs pas très bien traités, baissant la tête quand on leur parle. A Cape Town, c’était pas comme ça. Au Botswana et au Zimbabwe, encore moins. Il reste du chemin à faire. Pour cette raison, je ne retournerai probablement pas tout de suite en Namibie sauf peut être pour aller dans le nord qui semble différent, mais nous n’y sommes pas allés. Il est des gens à qui je ne veux pas donner mon argent. Heureusement, il ne faut pas généraliser : Heidi (Gecko Camp) par exemple ne semblait pas être ainsi. - Le coût déraisonnablement élevé de certaines activités. Comme dit mon maitre FreeFlyd (forum sud’af 4x4community) : les namibiens arrivent à transformer en activité touristique ce qui ne l’est pas.
Et si c’était à refaire ? On ne changerait rien, ou pas grand chose On passerait peut être ne journée de moins à Swakopmund. On tenterait de faire un peu moins de route, mais c’est pas si simple que ça de faire moins de route dans cette région. Et puis voilà.
Et maintenant ? On reviendra (we’ll be back !), pas en Namibie, mais on reviendra, quand notre banquier sera d’accord. Et pour aller où ? On ne sait pas encore. Pour le moment, 3 pistes ou options : - le Mozambique, histoire de plonger dans l’Afrique lusophone, mais ce sera globalement sans faune, y’en a plus ; - le Malawi et la Zambie, ça le fait pas mal semble-t-il. Un grand lac, des beaux paysages, pas trop de monde et l’un des plus beaux parc animaliers d’Afrique (South Luangwa) ; - pourquoi pas le CKGR en Avril, il parait que c’est tout simplement féérique.
Il y en aura jusqu’à vingt-sept au point d’eau d’Halali15 Aout 2010 (J18) : Etosha (Halali) - Grootfontein (Roy’s Camp) Lever de bon matin et tour des points d’eau : Batia, Ngobib, Kalkheuwel, Chudob. Toujours nos troupeaux de springboks agrémentés de Kudus et d’oryx. Quelques zèbres s’abreuvent dans la lumière matinale. Quelques chacals les asticotent, mais pas de prédateurs bien sérieux. Bon, faut dire un truc. Après trois jours, les herbivores à Etosha, c’est à peu près comme les pigeons à Paris : y’a qu’à ouvrir les yeux pour en voir, exception faite des éléphants et des rhinos. Du coup, le voyageur devient bêtement exigeant et se met à rêver léopard et autre guépard. Pause café à Namutoni : beaucoup plus chouette que les autres, ce camp. On poste les cartes écrites ces derniers jours. Dernier game drive avant la sortie et hop là, au détour de Dik-Dik Drive, on tombe sur trois lionnes en train de dormir. Elles doivent avoir le ventre plein, car leur activité n’est pas très élevée. On les contemple en espérant les voir de lever et tout ça mais non, elles ne bougent pas. On est quand même rudement contents. Sur la route qui nous mène à la sortie, on est bloqué par un éléphant qui s’est installé au milieu de la chaussé et grignote quelques feuilles à droite ou à gauche. Il semble respirer la joie de vivre. Nous, on est coincé…
Quelques herbivores se désaltèrent à Kalkheuwel
La sieste des lionnes le long de Dik-Dik DriveArrêt à Tsumeb qui est plutôt une jolie ville. Plein d’essence et de victuailles. Un jeune garçon essaye de me soutirer quelques dollars pour soutenir son équipe de football locale qui n’existe pas. Il ne sait pas que ce stratagème a fait le tour des forums de voyage traitant de la Namibie, ce dont je l’informe. Il est penaud et je le comprends : si les petites arnaques sans conséquences des enfants sont contrecarrées par internet, rien ne va plus. En même temps, lui donner quelque chose, c’est encourager la mendicité, ce que ne souhaitent pas les voyageurs sud-africains (largement évoqué sur le forum 4x4community). Il est clair que donner de l’argent à un enfant est déstructurant pour la société. En effet, que deviennent les rapports sociaux si l’enfant, ce qu’il y a de plus bas dans l’échelle sociale africaine, peut gagner autant d’argent qu’un adulte qui travaille. Après ces considérations, nous nous mettons en route pour Roy’s Camp qui est un endroit assez chouette. Les emplacements sont spacieux et le tout est joliment boisé. Nos voisins sud-africains nous appellent à la nuit tombée pour nous montrer ce qu’ils appellent des « antelopes », à savoir la plus grosse antilope (une chèvre en mieux si peut dire) d’Afrique australe, qu’il est difficile de voir car elle ne sort que la nuit. Elle fait plusieurs centaines de kilos et peut sauter à 2 mètres de haut. Les proprios sont en revanche moins sympas et avenants. Outre le fait qu’ils sont peu causant, ce que je ne peux pas leur reprocher puisque moi non plus (en même temps je n’ai pas décidé de tenir une guest farm), ils ont une façon étrange de traiter leurs employés. Lorsque Hélène demande à partir de quelle heure il y a de l’eau chaude pour la douche, la tenancière répond qu’il n’y a pas à s’en faire car des « ils » allument le feu sous le donkey dés 4h00 du matin, « eux » vont s’en occuper. C’est vraiment chouette cette vie où des « ils » et des « eux » sans titre ni nom, habillés chichement et mal chaussés, s’occupent de toute la logistique. Encore un endroit où il semble que la page de l’apartheid ait du mal à se tourner.
16 Aout 2010 (J19) : Grootfontein - Grashoek (Living Museum of the Ju/'Hoansi-San) Nous prenons le matin la C44 en direction de Tsumkwe. Nous entrons dans le Bushmanland. Objectif du jour, la visite du Grashoek Living Mueum, un village « traditionnel » destiné à présenter la culture bushman aux visiteurs. Peu après la barrière vétérinaire, nous quittons la piste et obliquons vers le nord en direction de Grashoek. Après quelques kilomètres de piste kalaharienne avec des passages en sable profond et après avoir difficilement croisé un overland truck bougon pas décidé à partager le moindre centimètre de piste, nous arrivons au village. Un guide se dirige vers nous pour savoir quel type de visite nous voulons. Il parle un anglais approximatif mais suffisant. On se met d’accord : tour du village moderne puis activités culturelles. Le tour du village moderne en premier, c’était l’erreur. Nous voilà propulsés dans les arcanes d’une société totalement déstructurée. Les Bushmen étaient des chasseur cueilleurs, peu nombreux puisque quelques dizaines de milliers dans l’immensité du désert du Kalahari. Le jeune état namibien, comme d’ailleurs sont voisin botswanais, a donc décidé de les sédentariser et la chasse est aujourd’hui illégale. L’espoir de l’Etat était que des chasseurs cueilleurs deviendraient éleveurs en une génération : peine perdue, il nous a fallu quelques centaines de milliers d’années, ça peut surement aller plus vite, mais assurer cette transition en 20 ans, c’est illusoire. Les bushmen vivotent donc de pas grand chose (au Botswana, il y a au moins quelques minimas sociaux, mais pas en Namibie) et s’adonnent autant que faire se peut à leur passe-temps favori : l’alcool. Le village est d’une saleté inouïe, jonché de bouteilles de bière, ça file le blues. Notre guide nous explique que le « projet » de « Living Museum », monté avec l’aide d’une ONG allemande, apporte 50 % des revenus au village et permet d’acheter le fuel qui alimente la pompe à eau qui n’est pas encore solaire (c’est pour bientôt). Il nous explique que ce ne fut pas si simple de faire adhérer les villageois au projet. L’idée de danser ou pratiquer l’artisanat devant des étrangers ainsi que les guider dans le bush ne leur plaisait pas, on peut facilement le comprendre. Petit à petit, les habitants ont réalisé que le projet était aussi un moyen de transmettre et donc de préserver leur culture menacée de disparition, ils y ont adhéré. Après le tour, notre guide nous donne rendez vous au « Living Museum » proprement dit, le temps « d’aller revêtir son habit traditionnelle », il se marre, nous aussi, on sait pas trop à quoi s’attendre. L’organisation est un peu chaotique, mais pas trop, juste ce qu’il faut pour que ce soit détendu. On commence par le module « artisanat ». On apprend d’abord à faire du feu avec deux bouts de bois et quelques herbes, je suis bluffé et je ne sais pas s’y arriverais aujourd’hui. Puis, tandis qu’une des filles se fabrique un arc et une flèche, réalisant un de ses plus vieux rêves, l’autre se fait un collier en coquilles d’œuf d’autruche. Seul notre guide parle anglais, les autres ne parlent que San, entendre cette langue à « clicks » est un vrai plaisir et n’est pas sans rappeler le film « Les dieux sont tombés sur la tête ». Après le déjeuner, promenade guidée dans le bush kalaharien. La promenade est émaillée d’arrêts autour de plantes médicinales ou nutritives. Ces bushmen sont incroyables, ils creusent à la base d’un arbre, déterrent un tubercule, que nous goutons tous : super désaltérant. Un autre : on le presse pour en extraire quelques gouttes d’eau qui, me disent ils « sont largement suffisante pour les désaltérer (personnellement, il me faut 3 à 4 litres pour obtenir le même effet). Nous découvrons l’euphorbia, une plante dont le jus toxique est utilisé pour enduire les flèches destinées la chasse : une fois touché, l’animal s’endort. Nous sommes fascinés de découvrir comment il est possible de puiser les maigres ressources nécessaire à la vie dans cette nature ingrate. La journée se clôt par quelques chants et danses qui seront un peu trop vite envoyés pour pouvoir être réellement appréciés. Bon, OK, c’est assez « touristique », mais que signifie touristique dans cette région du monde. Et puis après tout, je suis « pour » les trucs touristiques de ce genre. Personnellement, si 8 touristes japonais dont je ne parle pas la langue devaient débarquer au beau milieu de mon salon pour le visiter, je souhaiterais : 1) être prévenu de leur venue ; 2) en connaître l’heure ; 3) avoir un interprète ; 4) toucher un partie substantielle de ce qu’ils ont payé pour cette visite. A mon sens « l’authentique » est une vision de l’esprit. S’il existe des peuplades reculées qui ont la chance (?) de ne pas être parasitées par notre tourisme, alors laissons les tranquilles ou laissons les ethnologues dont c’est le métier nous écrire d’intelligents ouvrages que nous pourrons prendre plaisir à lire. Nuit au camping communautaire : simple petite clairière équipée de toilettes sèches. La boerwurst n’est pas à tomber, mais le Pinotage de Nederburg se laisse boire. Cette nuit dans le Kalahari est calme et fraiche.
Le village « traditionnel »Percer les coquilles d’œuf d’autruche pour en faire un collier
La confection d’un arc
En route dans le bush
Déterrer les précieuses racines gorgées d’eauQuelques danses…
17 Aout 2010 (J20) : Grashoek - Dobe Départ de bon matin pour Tsumkwe, ville située à la frontière du Botswana où nous arrivons après 2h30 de route et en ayant pris de multiples auto-stoppeurs, dont pas mal écoliers. Les Bushmens nous expliquent qu’ici, les gens n’ont pas de voiture et que les transports en commun sont rares dans le Kalahari. Pour aller au lycée, les enfants doivent parfois compter une journée de route, faite de multiples sauts de puce en minibus ou auto-stop. Rapidement, la voiture déborde. Tsumkwe est une ville assez glauque. Pourtant, j’aime l’ambiance des villes frontières au milieu de nulle part. Mais Tsumkwe, ça ne le fait pas. Les rues sont remplies de Bushmens errant à la recherche d’alcool, dont ils financent l’achat en mendiant ou en vendant pour un prix dérisoire les bijoux qu’ils ont fabriqués. Nous avions dans un premier temps pensé dormir au Tsumkwe Country Lodge. L’endroit ressemble à un camp de prisonniers : barbelés électrifiés montant à 4 mètres, baraquements en taule faisant office de bungalow, sol poussiéreux et emplacement trop proches les uns des autres. Il va falloir trouver autre chose… Nous faisons un bref tour à la boutique « Mi wi a » (ça veut dire merci en San) où nous achetons de l’artisanat bushman. Recommandée par le guide Bradt, cette boutique tenue par un couple de missionnairevend pour un prix raisonnable de l’artisanat bushmen. Les profits réalisés permettent d’acheter de la nourriture pour les communautés environnantes. Certes, c’est plus cher, que les 15 N$ que coute un bracelet vendu dans la rue par une femme enceinte, mais il y a une chance que le bébé qu’elle porte dans le ventre ne soit pas confit dans d’alcool. Après cette étape, nous passons la frontière vers 14h00. Le poste a un côté « bout du monde » : une cabane de chaque côté, quelques tentes et hamacs pour le sommeil des douaniers, une barrière métallique entre les deux pays. Sur le registre, nous sommes le troisième véhicule de la journée et il en passe rarement plus de cinq, parfois aucun. Les douaniers sont dans l’ensemble sympathiques, peut être un peu plus côté botswanais. Le GPS pète un câble : il refuse que nous poursuivions plus à l’est et prétend qu’il n’y a plus de piste, « demi-tour, demi-tour, demi-tour… ». Pauvre appareil, on le plaint et on l’éteint. Ahhh, si on pouvait faire pareil avec les enfants... Les 500 premiers mètres de piste botswanaise sont en sable profond, mais ça passe bien. La piste est ensuite de qualité moyenne. Il se fait tard, il est clair que nous ne pourrons pas atteindre Maun. Il va falloir trouver un endroit pour dormir. De fil en aiguille nous sommes hébergés par Driess et Elsa, un couple de missionnaires qui vivent là avec leurs deux enfants, une grande fille de 4 ans et un bébé de 6 mois. Ils ont installé une pompe à eau qui permet aux Bushmens résidant alentours de ne pas passer la moitié de leur journée à chercher de l’eau. Ils aident aussi les communautés à constituer leur dossier de demande de passeport, ce qui leur permet de maintenir le contact avec les communautés namibiennes. On visite leur petite église. Driess nous dit que l’évangélisation n’est pas sa priorité, on n’a pas de moyen d’en être certains. On n’est pas fans de religion et encore moins d’évangélisation, mais je dois dire qu’il est difficile de rester indifférent au choix de vie de Driess et Elsa qui sont si isolés, à quatre heures de la première ville (Grootfontein ou Maun), sans médecin alors qu’ils ont un petit bébé. Les parents d’Elsa, sont venus leur rendre visite depuis la région du Cap et ont apporté un poisson de mer exquis qu’ils ont réussi à garder surgelé tout au long du trajet. Nous sommes invités à partager ce dîner de fête et somme autorisés à dormir dans la cours de la mission. Pas de vin ce soir, ce n’est pas dans les habitudes de la maison. Leur bébé a une gastro et ils ont un peu de mal à s’en sortir : on leur laisse de l’eau minérale et de quoi faire de l’eau de riz.
18 Aout 2010 (J21) : Dobe – Maun (Maun Rest Camp) Les 120 km de piste jusqu’à Nokaneng sont parcourus en 2h30. La piste est de mauvaise qualité, parfois défoncée et parsemée de nids de poule, parfois pas mal ensablée. Le reste se fait sur une route goudronnée en bon état. Le paysage est assez monotone. Après 3h00 supplémentaires de route, une barrière vétérinaire où nous découvrons un oiseau encastré dans le pare-choc (le policier se marre : les oiseaux morts, je les laisse passer, même si c’est de la viande crue, ouaaaaarf) nous arrivons à Maun Rest Camp, notre destination. Deux bonnes nuits dans un lit douillet avec douche chaude et non rationnée, ça va être bon ! Nous sommes accueillis chaleureusement par Simon et Joyce, la soixantaine, propriétaires des lieux et guides de leur agence de safari. Simon sera notre guide dans Moremi et Chobe et il nous parle du programme des 5 prochains jours, qui nous emmènera de Maun à Kasane. Apéro à base de Chardonnay de chez Chamonix (la version standard, pas la réserve) et bacon grillé.
19 Aout 2010 (J22) : Maun (Maun Rest Camp) Le matin, nous attendons le gars de l’agence qui doit récupérer le 4x4 que nous rendons à Maun. On s’attend à voir arriver 2 gars en auto. Pas du tout : c’est un gars tout seul, à pied, qui se présente, pile à l’heure. On lui offre le café et quelques biscuits et il nous raconte qu’il a quitté Windhoek il y a 48h00 et qu’il est venu… en stop. Il est arrivé hier soir à Maun, a trouvé où dormir et s’est fait bien propret ce matin (polo à l’effigie de la compagnie, badge nominal), puis est venu à pied (6 km) jusqu’au camp. Epatant la Namibie, je comprends pourquoi ça n’était pas si cher de rendre l’auto à Maun. Après un bref tour de la voiture, il rentre à Windhoek et nous dépose en ville en chemin. Le Botswana, ça nous change franchement de la Namibie. A côté, c’est une bouffée d’oxygène. Les dames se promènent en ville avec leur sac à main, les touristes ont leur appareil photo en bandoulière, il n’y a pas de vigile à chaque parking, les maisons ne ressemblent pas à des forteresses. Personne ne nous aborde pour nous vendre quelque noix gravée à notre nom ou autre hippo sculpté. On est transparent : le bonheur ! Les clients des boutiques sont majoritairement noirs, de même que les conducteurs d’auto. On serait resté seulement en Namibie, on n’aurait pas cru ça possible dans cette région du monde. Bon, comparé, à l'Afrique de l'Ouest, les rapports sont beaucoup plus distants. Je comprends que cela puisse être frustrant. Cela dit, après la Namibie, quel bonheur. Après quelques courses, direction l’aéroport où nous déjeunons fort bien chez Hillary’s. En fin de journée, nous attend une surprise que j’ai préparée pour toute la famille : le survol du delta de l’Okavango en avion. L’avion est un Cessna 6 places. Le pilote nous détaille le plan de vol et hop, c’est parti… Sauf que la porte de l’avion ne ferme pas. Il joue du tournevis et du ruban adhésif, mais sans succès. Finalement, il claque la porte et la ferme à clé depuis l’extérieur en passant sa main par la fenêtre… This Is Africa (TIA). Le vol et superbe, ce d’autant plus qu’en raison de multiples contre temps, nous ne décollons qu’en toute fin de journée, à l’heure où la lumière est la plus belle et la plus chaude. Les paysages sont magnifiques : rencontre de la terre et de l’eau, prairies inondées, bras de rivières, lacs… Pour le gibier, c’est pas trop ça : on voit ça et là quelques éléphants, buffles et girafes, mais compte tenu de l’altitude et de la vitesse, pas vraiment le temps de les admirer. Dernier T-bone et on l’accompagne de quelques restes de des vins des derniers jours. Bref, on finit les bouteilles.
Plaines inondées du delta de l’Okavango
Un peu la même chose
Quelques gracieuses girafes, mais comme vous pouvez le constater, on est un peu loin quand même20 Aout 2010 (J23) : Moremi (Third Bridge) Départ à 7h00 du matin. Simon passe nous chercher. On monte dans le Land Cruiser qui est chargé à bloc et tire une bien lourde remorque. Simon est au volant. Il est accompagné de son assistant, Mr B.
Notre convoi au départ pour MoremiDeux heures de piste en nous voilà dans le parc. Simon explique la règle de base : lorsqu’il voit un animal intéressant (en même temps, ils sont tous intéressants, il n’y a pas de pigeon gris parisien), il arrête le camion, tout le monde reste silencieux, contemple la nature et, seulement après un moment, on peut parler et il nous explique. Nous avons adoré cette façon de faire, ce calme qui a entouré la nature tout au long de nos cinq jours de safari avec Simon qui par ailleurs n’a jamais été avare d’explications. Pause café au bord d’une sorte de lagon, pas loin de First Bridge. Il s’agit d’une petite plaine immergée dans laquelle broutent des impalas. Le spectacle est magique. Nous rejoignons ensuite notre campement. Il s’agit d’un petit bois non loin de Third Bridge. L’endroit est isolé et calme. Nous sommes seuls. Après un rapide déjeuner, nous laissons non sans culpabilité (mais rassurez vous, cette culpabilité est vite oubliée) Mr Botsalano (Mr B) monter le camp et nous voilà partis dans la région de Third bridge. Et là, juste de l’autre côté du pont : rencontre avec une troupes de lions. Elle est composée de 4 femelles et 2 males. La troupe vient de tuer un buffle et festoie joyeusement. Le buffle est déjà sérieusement entamé. L’essentiel de l’existence des ces gros chats est consacrée à ce qu’un humain qualifierait de « sieste sans fin » , parfois émaillée de périodes d’intense activité consistant en quelques paresseuses roulades dans l’herbe. Exceptionnellement, l’un d’eux se lève et se traine péniblement jusqu’aux restes du pauvre buffle et mange quelques bouchées de tartare. Puis, retour à une sieste bien méritée. Fascinés, nous les observons pendant de longs instants, somme toute assez envieux de cette existence faite de saines activités.
Third Bridge, qui nécessite quelques réparations
En arrière plan, la carcasse du buffle
Après un bon et sain repas de buffle vient une sieste réparatrice et méritée. On les envie, non ?Direction Fourth bridge où nous apercevons une harde d’éléphants en train de se désaltérer. Au bout d’un certain temps, Simon nous dit « ils vont traverser le bras d’eau, c’est certain, mais où ? ». Le chasseur pense et parle, observe le terrain, puis choisit le meilleur emplacement. Et en effet, au loin, les éléphants commencent à traverser. Ils se rapprochent progressivement. Le moteur est coupé, nous sommes silencieux, ils passent autour de nous en nous ignorant, de vieilles mamies guident la harde, les mères protègent les éléphanteaux parfois très jeunes, il en passera des dizaines… Retour au camp à la tombée de la nuit. Et là, non, je ne rêve pas, un vrai spectacle nous attend. Mr B a transformé notre petit bois en palace. Au milieu, une table est dressée, recouverte d’une nappe blanche. Les verres à vin n’attendent plus que le nectar réparateur. Les tentes sont disposées autour, garnies de matelas douillets et de couettes. Pour les commodités, ont trouve une tente pour les toilettes et une tente douche. Après un brin de toilette, l’apéro est réparateur. Simon et Mr B cuisinent au feu de bois et préparent le premier des dîners qui composeront ce que nous avons résolument appelé le « safari gastronomique ». Au menu : un poulet rôti accompagné de brocolis et d’une sauce à la crème et aux champignons. Parfois, j’en rêve encore la nuit.
Fourth Bridge, coupé en son milieu
La harde d’éléphant traverse le bras d’eau
Ils s’approchent lentement de nous. Nous restons zen21 Aout 2010 (J24) : Moremi (Third Bridge) Les rugissement ont commencé vers quatre heures du matin, subreptissement, progressivement… Ils se sont rapprochés lentement. Honnêtement, nous n’avons pas fait les fiers, même si Simon nous a répété maintes fois que « hormis avec les babouins, il n’y a jamais d’incident dans une tente fermée ». Lever en fanfare à six heures et demi : « baptême du feu, baptême de feu, les lions ne sont pas loin ». Sans boire et sans manger, nous montons dans le 4x4 et partons à la recherches des félins. Nous tournons une demi-heure. En vieux chasseur, Simon suit les traces sur le sable des pistes. En fait, ils sont à moins de 100 mètres du campement (est ce réellement une bonne nouvelle ?). Monsieur Lion appelait depuis longtemps et ses désirs ont été exaucés ce matin puisque madame Lionne vient d’accourir. Et l’accouplement commence. Je dis commence, parce qu’il durera quatre jours et quatre nuits. Eh oui, ne souriez pas l’air rêveur… Ce au rythme d’une tentative toutes les quinze minutes… Nous les contemplons immobiles. Ils répètent interminablement la même séquence : ils marchent côte à côte, monsieur grimpe sur madame, s’y prend mal, agace madame qui rugit et fait mine de le mordre. Puis ils se reposent dans l’herbe haute et sèche, se redressent, puis marchent côte à côte…
Notre voisin de camp, sympathique, souriant, conciliant et festif. Bon, en vrai, j’avais jamais imaginé que je verrai un jour un lion male d’aussi prèsRetour au campement pour un solide petit déjeuner et départ pour le game drive du matin. Il est fructueux : hordes de zèbres, familles de girafes, et une harde d’éléphants en plein repas de feuilles d’acacia. Retour au campement pour la pause de midi qui est suivie d’une douche et d’une petite sieste. C’est dingue, moins ont en fait, plus on est fatigué. Je l’ai toujours dit : y’a pas plus épuisant que les vacances. Le game drive de l’après midi a lieu dans la zone de Xakanaxa. La zone est plus boisée et le gibier est moins visible. Nous y voyons des familles de babouins et de vervet monkey ainsi qu’un troupeau de gnous. J’ai personnellement une fascination pour le gnou. Cet herbivore est relativement peu élégant, mais le côté « punk » de sa crinière lui donne une allure rebelle et malicieuse qui ne me laisse pas indifférent. Chaque arrêt est émaillé des commentaires de Simon sur la vie des animaux rencontrés. Ses connaissances sont impressionnantes. Les espèces ne semblent pas à avoir de secret pour lui (en même temps, je ne suis pas allé vérifier). Nous ne regretterons jamais l’option « Simon ». Seuls, nous aurions vu des animaux sans vraiment comprendre ce que nous observions. Certes, on y a perdu dans le côté « aventure », mais on y a gagné autre chose, et quelle autre chose ! Retour au camp au coucher du soleil. Les lions d’hier ont terminé le buffle. Au menu ce soir : une cottage pie (hachis Parmentier exquis) cuit au feu de bois arrosé d’un Cabernet Sauvignon de chez Spier. Nous n’avions jamais passé des vacances comme ça, à se faire promener et à manger de bonnes choses. Comme notre banquier ne nous le permettra plus avant un bon moment, on en profite bien.
Sympathique petit famille de zèbres dans un sous bois
Non loin, un troupeau de non moins sympathiques gnous
C’est vrai qu’ils ont un look de punk ces gnous22 Aout 2010 (J25) : Moremi-Third Bridge Dernière journée à Moremi. Les rugissements ont à nouveau commencé vers quatre heures. « On s’y habitue » serait un bien grand mot, mais il faut bien dire que c’est toujours aussi excitant. Nouveau réveil en fanfare : « ils ne sont pas loin, ils ne sont pas loin… ». Départ à l’aube, emmitouflés dans les polaires, coiffés de bonnets, on part à la recherche des lions. Il est là, juste à la sortie du campement, c’est un jeune mâle, seul dans les herbes hautes. Au loin, les babouins crient dans les arbres. Pourtant, ils sont loin. Et tout à coup, nous la voyons, la frayeur de ces braves babouins, une belle lionne d’âge mûr. Elle est en chaleur, elle a entendu le lion appeler, elle accourt… Et de deux, nous voilà partis pour 4 folles journées. Notre campement est maintenant entouré de deux couples de lions en train de s’accoupler répétitivement. Cette deuxième rencontre est aussi magique que la première.
Monsieur et Madame dans le bush…Solide petit déjeuner, puis game drive dans la région de Third bridge. Beaucoup de troupeaux d’oryx et de kudus, mais aussi des troupeaux d’impalas. Simon débusque des animaux que nous n’aurions jamais vus de nous même. L’âme du chasseur est en lui et on la sent présente à tout instant. Je n’ai pour ma part aucune attraction pour la chasse ni empathie pour les chasseurs, je me contente des bons produits finis de mon boucher. Néanmoins, force est de reconnaître que ce gars sait « lire la nature ». Nous apercevons quelques crocodiles au bord des étangs. L’après-midi est consacré à Mboma Island. Le bush est épais et les animaux moins visibles, mais le paysage est magnifique. Ici, l’eau et la terre se rencontrent, se mélangent et ne font plus qu’un. Au retour, quelques girafes nous saluent au coucher du soleil. Inoubliable.
Sur les routes inondées de MBoma Island
Une girafe nous salue à la tombée du jour23 Aout 2010 (J26) : Moremi (Third Bridge) - Chobe (Savuti) Simon nous a prévenu : cette journée, vous allez vous en souvenir, mais pas en bien ! Il avait tout à fait raison, ce fut pénible. Chargés comme nous l’étions, il était préférable d’éviter les pistes inondés de North bridge et Khwai. Nous partons donc pour Xakanaxa, puis piste droite et rapide jusqu’à South gate. Après cela, direction Madabe Gate, puis la piste de Sand Ridge. Sans être bien folichonne, cette dernière piste offre de belles vues sur les forêts d’arbustes aux couleurs automnales. On arrive à Savuti vers 15h00. La route a été longue, très longue. Heureusement, je ne conduisais pas. Le départ pour le game drive est quasi immédiat. Honnêtement, j’ai été assez déçu par la région de Savuti. Le gibier était peu dense, mais c’est peut être aussi la fatigue. En discutant, j’ai fini par comprendre que Savuti vivait une période de transition. En effet, depuis que le Savuti Chanel s’est remis à couler sous l’effet de la tectonique des plaques, les autorités du parc on arrêté les pompes électriques qui alimentaient pendant la saison sèche les points d’eau (Pump Pan, Marabu Pan) qui rendirent jadis Savuti célèbre puisque c’est au bord de ces points d’eau que les lions avaient développé une clélèbre technique de chasse à l’éléphant immortalisée dans plusieurs documentaires. Néanmoins, il semble qu’une large partie de la faune n’est pas encore informée et que les prochaines années devraient être fastes si ce n’est tout simplement fabuleuses. Pour notre part, nous avons trouvé que la vue de pans en béton vidés de leur eau et sans animaux autour était un peu déprimante. Bon, OK, c’est qu’une question de point de vu. Toutefois, en bon parisien, je sais apprécier le béton et là, ça n’a pas été le cas. « La » rencontre de la journée a lieu alors que nous rentrons au campement : un léopard allongé sur un rocher. Il est un peu loin, mais non moins élégant. Il nous regarde, impassible. Nous nous extasions devant l’élégance de cet animal. Cette rencontre réjouit notre fin de soirée. Le filet de bœuf botswanais grillé aussi. Une fois de plus, Simon est intarissable. Il nous raconte les grandes chasses des années 70, l’aristocratie français et britannique dans la brousse, les dîners en smoking et robe du soir au beau milieu du delta.
24 Aout 2010 (J27) : - Chobe (Savuti) - Chobe (Ihaha) Aujourd’hui, nous devons rejoindre Ihaha, la route sera à nouveau longue. Avant le départ, Simon nous emmène voir le soleil levant sur les Savuti Marshes. Le spectacle est de toute beauté. On reste là, scotchés comme des ânes, à regarder le disque solaire rougeoyant s’élever au dessus de la brousse parcourue par la petite rivière. Il nous a fallu quatre heures et demi pour rejoindre Ihaha : ce fut un peu longuet, surtout que la première partie de la piste n’a rien de très belle. Un rencontre furtive avec un guépard égaie cette morne route.
Lever de soleil sur les Savuti Marshes. OK, j'avoue, on pourrait être dans le Berry. Mais on y est pas !
Rencontre furtive avec un guépardS’ensuit une route en voie d’être goudronnée par des ouvriers… Chinois. Complètement décalé ce campound chinois au milieu du Botswana.
Surréaliste le campound chinois au beau milieu de la brousse botswanaiseEnfin, nous entrons à nouveau dans le Chobe et là, là, là… La magie opère. Le spectacle qui s’offre à nous dépasse de loin mes rêves d’Afrique. Au fond de la vallée court la rivière Chobe. De part et d’autre de la rivière, waooooooow, des…milliers d’animaux paissent, broutent et s’abreuvent. Il est difficile de ne pas tomber sous le charme de cette région. On se croirait vraiment dans le Roi Lion. Au sud : les zèbres. Enfin, disons, les troupeaux de centaines de zèbres. Au nord, les buffles. Enfin, les troupeau de centaines de buffles. Certain se plaignent du côté « touristique » de cette partie du Chobe. Restons raisonnables : nous n’avons pas croisé tant de monde que ça. En tous cas, bien moins qu’à Etosha. Ce fut le plus beau game drive du voyage. Nous garderons toujours en mémoire ces hardes d’éléphants s’abreuvant dans la rivière ou encore ce troupeau de buffle traversant la rivière au coucher du soleil. Dernier dîner en compagnie de Simon, dernières histoires de chasse, dernier dîner au feu de bois… Tout a une fin.
La maman de Babar nous regarde l’air goguenard, mais on sent qu’il ne faut pas trop l’embêter
Babar passe...
Toute la famille se désaltère
Quelques buffles méfiants
Un gros male veille, on l'ennuie pas, c'est inutile
Le troupeau de buffles traverse la rivière Chobe en file indienne
25 Aout 2010 (J28) : Chobe (Ihaha) – Kasane (Chobe Safari Lodge) Simon nous dépose de bon matin au Chobe Safari Lodge où nous avons réservé pour une nuit (8 mois avant, c’était pas possible d'en réserver deux). La chambre n’est pas prête et ne le sera pas avant longtemps. Gromffff. Le lieu est vraiment chouette, situé sur une boucle de la rivière Chobe. La terrasse surplombe la rivière : café. Après cela, nous nous promenons dans Kasane, une sympathique petite ville qui respire le calme. Tour au marché : petit mais non moins sympathique. L’après midi, les enfants jouent dans la piscine, glaciale comme il se doit et je ne résiste pas à un dernier game drive (organisé par Bushtracks), certes chouette car le Chobe entre Kasane et Ihaha, c’est forcément chouette, mais dépourvu du charme des journées passées en compagnie de Simon. Tout le monde parle, ça manque de calme et les voitures de safari sont nombreuses, ça manque de solitude. Tout ça ne nous empêchera pas voir une troupe de lionnes, mais entourées de tellement de voitures de safari, qu’elles ont de mal à trouver leur chemin. Le soir, nous dinons sur place. Le buffet est cher et pas bon, une fois n’est pas coutume.
Le dîner des girafes
Là, on ne voit pas les voitures de safari, mais je vous promets que c’était le périph à 18h3026 Aout 2010 (J29) : Kasane (Water Lily) Comme ils n’avaient qu’une seule nuit de disponible au Chobe Safari Loge, nous avons réservé la seconde nuit au Water Lily, un petit hôtel de Kasane. C’est moins chic mais plus chaleureux. La fin de matinée et le début d’après midi sont consacrés à glander au bord de la piscine, à faire quelques emplettes, musique et tissus notamment. La disquaire me fait écouter les albums qu’elles propose, la musique est diffusées sur la place située devant la boutique, si bien que chacun peut partager ces instants avec moi, heureux ou pas. En fin d’après midi, nous avons réservé une croisière sur le Chobe avec Water Lilly. Nous ne l’avions pas fait la veille parce que la croisière du soir du Chobe Safari Lodge se fait sur un immense bateau avec bar. Ce n’est pas le cas des bateaux du Water Lilly où nous somme une quinzaine à bord. Bon, ça n’est pas une garantie de tranquillité : ça bavarde et ça criaille, mais pas jusqu’au point de nous gâcher la croisière qui est superbe. C’est un peu un safari sur l’eau. On voit des hippos de près, en train de brouter la bonne herbe verte, scrouitch scrouitch. Les crocodiles sont à deux pas. Des buffles puis des éléphants traversent devant le bateau. Les Kudus viennent boire. A la fin de la croisière, le capitaine échoue l’embarcation devant un troupeau d’éléphant et nous admirons le soleil se coucher sur fond d’éléphant. Ca le fait bien.
Un buffle solitaire nous observe
Quelques hippopotames se prélassent lassivement dans la boue. Je suis jaloux.
Maintenant, les hippopotames broutent, toujours aussi lassifs. L'hippopotame : perspective intéressante de réincarnation
Cet oiseau élégant a un nom savant, mais Marabout fait bien l’affaire
Il se confond presque avec l’herbe, c'est coquin
Coucher de soleil sur fond d’éléphants27 Aout 2010 (J30) : Victoria Falls (Amadeus Garden Guesthouse) Transfert de bon matin vers Victoria Falls. Le transfert est organisé par le Water Lilly et le chauffeur gère le passage de la frontière d’une main de maitre. Il nous dépose en fin de matinée au Amadeus Garden où nous avons réservé deux chambres payées par virement interbancaire à destination d’un compte en Allemagne. Ceux qui ne veulent pas donner d’argent à Robert s’en réjouiront. D’autre pourraient trouver assez limite ce système d’évasion fiscale. L’accueil est chaleureux. Maintenant habitués au rituel, on s’informe sur les conditions locales de sécurité : « Is it safe ? ». « Very very safe ». Ahhhhhh ? Avec tout ce qu’on entend sur le Zimbabwe ? « Mais ne vous promenez pas la nuit ». Mummmmmm. « Ben oui, avec tous les animaux qui traînent dans les rues une fois la nuit tombée ». Conclusion : ça semble plus cool que prévu. Ben oui, c’est étonnant. En fait, les zimbabwéens, qui restent stoïques dans l’adversité, comptent beaucoup sur le tourisme. De leur côté, nos gouvernements tentent de nous dissuader de dépenser nos bons dollars à Robertland. Lorsqu’on discute avec les zimbabwéens, le message est toujours le même : « il faut que le retour des touristes se passe bien pour qu’il y en ait plus l’an prochain et que la fréquentation redevienne normale et qu'on mange de nouveau à notre fin ». La vie est dure au Zimbabwe. Au supermarché, 1 litre d’huile coute 2 US$, une somme que les zimbabwéens qui ne sont pas en contact avec le tourisme auront beaucoup de mal à débourser. Direction les chutes. Une fois soulagés des 90 $US d’entrée (pour 4), nous entreprenons l’exploration du site. Bien que ce ne soit que de l’eau qui coule, comme dans mon bain, je ne regretterai jamais cette visite des chutes. D’abord, le bruit, le grondement, la vapeur. Puis, la vue, ou plutôt, les vues. Difficile d’en décrire le gigantisme. De plus, la bruine qu’elle produit en permanence entretient une petite forêt tropicale avec lianes et tout le tralala. Nous contemplons ces chutes depuis chaque point de vue. Elles sont grandioses. Le rêve d’enfance est exaucé. Photos devant la statue de Livingstone, ça le fait bien. Pour se remettre de ces émotions, rien de tel qu’un « high tea » au Victoria Falls Hotel. On se prendrait presque pour des colons britanniques au dix-neuvième siècle. Il ne manque plus qu’un vieux chasseur, une mamie à bigoudis en robe longue et un ou deux espions. Le thé est accompagné d’exquis scones et autres pâtisseries de l’empire. Depuis la terrasse, la vue sur les gorges n’est pas exceptionnelle, mais on voit le nuage dégagé par les chutes. La soirée est consacrée au rangement des bagages, à la répartition habile des affaires de façon à équilibrer les poids et éviter de payer les excédents de bagages.
Elles sont majestueuses ces chutes
Un nuage s’en dégage
Par moments, un arc en ciel est visible28 Aout 2010 (J31) : entre Johannesburg et Londres Un dernier petit tour en ville, quelques courses au supermarché. Je trouve quelques sachets de larves de mopane à cuisiner à la maison. Miam miam ! Nous sommes sans cesse abordés par des marchands de souvenirs pour qui la vie est clairement difficile. La pression est élevée, mais sans jamais d’agressivité. Départ pour l’aéroport qui n’est rien autre qu’un cahute améliorée. Changement à Johannesburg puis à Londres.
29 Aout 2010 (J32) : Paris C’est le blues…
Nous avons aimé - Le voyage le plus dépaysant que nous ayons fait. - Des rencontres riches : fermier Damara devenu guide au Spitzkoppe, guide dans les township de Cape Town, fermier Afrikaner perdu dans le veld, Bushmen dans le Kalahari, missionnaire réformé isolé au Botswana, ex-chasseur britannique devenu guide de safari… Et j’en oublie certainement. - Des paysages à couper le souffle, des couchers de soleils interminables et inoubliables (dis, pourquoi leur soleil il est plus joli que le notre ?). - Des campings mythiques perdus dans le rien, des voisins invisibles. - La faune avec un grand « F ». Je ne ferai pas mon difficile. Les bestioles qu’on a vues, on ne les avait croisées qu’au zoo ou à la télé ou jamais. Impalas, springbok, sable antilope, kudus, oryx, girafes, gnous, buffles et zèbres par centaines, hippos, crocos, éléphants, rhinocéros, guépards, lions et lionnes à foison, léopard (un seul, vu de loin, mon seul regret, comme quoi nous avons été bien servis par dame nature, levons lui un verre sinon deux) et plus d’oiseaux que je ne pouvais imaginer. Ce fut initiatique. - Faire connaissance avec l’Afrique australe, qui en 20 ans est passée de l’état de champ de bataille à celui de moteur stable de l’Afrique. - Les ciels bleu-azur sans un nuage, les lumières hivernales. - La bonne viande, le bon vin.
Nous n’avons pas aimé - L’ambiance sécuritaire à Cape Town et Windhoek. Pourquoi passer ses vacances dans un camp de prisonniers ? Au bout d’un moment, on s’est mis à en rire. Un peu plus et on faisait le concours de la demeure la plus fortifiée. A côté, les maisonnette du township n’ont pas de barbelés et le guide nous dit : « les blancs, ils dépensent leur argent dans la sécurité. Nous, c’est dans l’instruction ». Bref, la sécurité est avant tout un business florissant. - Des vieux démons de l’apartheid encore très (trop ?) présent en Namibie. Employés noirs pas très bien traités, baissant la tête quand on leur parle. A Cape Town, c’était pas comme ça. Au Botswana et au Zimbabwe, encore moins. Il reste du chemin à faire. Pour cette raison, je ne retournerai probablement pas tout de suite en Namibie sauf peut être pour aller dans le nord qui semble différent, mais nous n’y sommes pas allés. Il est des gens à qui je ne veux pas donner mon argent. Heureusement, il ne faut pas généraliser : Heidi (Gecko Camp) par exemple ne semblait pas être ainsi. - Le coût déraisonnablement élevé de certaines activités. Comme dit mon maitre FreeFlyd (forum sud’af 4x4community) : les namibiens arrivent à transformer en activité touristique ce qui ne l’est pas.
Et si c’était à refaire ? On ne changerait rien, ou pas grand chose On passerait peut être ne journée de moins à Swakopmund. On tenterait de faire un peu moins de route, mais c’est pas si simple que ça de faire moins de route dans cette région. Et puis voilà.
Et maintenant ? On reviendra (we’ll be back !), pas en Namibie, mais on reviendra, quand notre banquier sera d’accord. Et pour aller où ? On ne sait pas encore. Pour le moment, 3 pistes ou options : - le Mozambique, histoire de plonger dans l’Afrique lusophone, mais ce sera globalement sans faune, y’en a plus ; - le Malawi et la Zambie, ça le fait pas mal semble-t-il. Un grand lac, des beaux paysages, pas trop de monde et l’un des plus beaux parc animaliers d’Afrique (South Luangwa) ; - pourquoi pas le CKGR en Avril, il parait que c’est tout simplement féérique.
Transport et formalités pour aller en Israël (Palestine) via l'Égypte ou la Syrie? English translation pending
Bonjour,
Je compte aller passer une semaine en Palestine (Israël). Du fait que je pars de la Tunisie, je voudrais savoir si je serai mieux de prendre un vol vers la Syrie, puis aller traverser en Jordanie et Cisjordanie. Je sais que dans ce cas, le plus difficile serait de retourner en Syrie pour prendre l'avion de retour et donc courir le risque avec un tampon d’Israël sur le passeport. 'ai un passeport Français donc pas de crainte pour le passage en ISR.
Je sais qu'il est possible d'avoir un tampon sur une feuille volante mais je préfère ne pas compter sur l'incertitude car une négligence peut tout changer dans ce cas.
L'autre alternative serait alors de passer plutôt par l'Égypte. Je suis moins tenté par l'Égypte même pour un passage, et ce qui me fait hésiter c'est que le trajet du Caire pour se rendre en Israël pourrait être plus long et plus cher, à moins que je me trompe.
Est-ce que quelqu'un peut m'aider et m'éclaircir quant aux tarifs, durées et moyens de transport dans les deux possibilités.
Merci beaucoup
Choisir la Grèce, la Corse ou l'Italie pour septembre? English translation pending
Bonjour🙂
Je pars en voyage pour le mois de septembre(3-4 semaines) et j'hésite encore entre la Grèce, la Corse et l'Italie. Je suis une fille qui aime particulièrement la nature, les randonnées à vélo ou à pied. J'adore l'eau, les beaux paysages et j'aime bouger, mais je veux quand même prendre le temps de relaxer. De plus, comme je suis un peu à la dernière minute, je ne veux pas une destination qui demande beaucoup de préparation. Je vous fait donc part de mon questionnement...
Grèce: Est-ce que le transport entre les îles est compliqué? Comment se déplace-t-on? Est-ce dispendieux? Quelles sont les îles incontournables? Est-ce qu'elles finissent toutes par se ressembler? Est-ce que Corfou et la Crète valent le détour? Est-ce que ça vaut la peine de prendre du temps pour passer par la Turquie?
Corse: Est-ce qu'il y a un vol direct Montréal-Nice? Est-ce mieux de prendre un vol ou le bateau jusqu'en Corse? Combien de temps prend la traversée en bateau?Est-ce que le bateau est moins coûteux? Est-ce que la meilleure façon de visiter la Corse est en voiture? Est-ce que la conduite est à droite ou à gauche? Est-ce que la route se fait bien? Est-ce possible de faire le tour en 3 semaines? Est-ce possible de faire le tour en 2 semaines et de prendre une semaine sur la Côte d'Azur. Quels sont les incontournables? Faut-il être très en forme pour faire le GR20? Combien de temps faut-il prévoir pour cette randonnée?
Italie: Quels sont les incontournables en Italie? Est-ce possible de jumeler Italie-Suisse?
Est-ce que la monnaie est l'Euro dans les trois destinations? Quelle est la température en septembre? Est-ce possible de se baigner? Est-ce que le coût du voyage est semblable dans les trois cas? Y a-t-il un endroit plus intéressant pour faire de la plongée?
Quels sont vos coups de coeur?
Merci de prendre le temps... Lou
Je pars en voyage pour le mois de septembre(3-4 semaines) et j'hésite encore entre la Grèce, la Corse et l'Italie. Je suis une fille qui aime particulièrement la nature, les randonnées à vélo ou à pied. J'adore l'eau, les beaux paysages et j'aime bouger, mais je veux quand même prendre le temps de relaxer. De plus, comme je suis un peu à la dernière minute, je ne veux pas une destination qui demande beaucoup de préparation. Je vous fait donc part de mon questionnement...
Grèce: Est-ce que le transport entre les îles est compliqué? Comment se déplace-t-on? Est-ce dispendieux? Quelles sont les îles incontournables? Est-ce qu'elles finissent toutes par se ressembler? Est-ce que Corfou et la Crète valent le détour? Est-ce que ça vaut la peine de prendre du temps pour passer par la Turquie?
Corse: Est-ce qu'il y a un vol direct Montréal-Nice? Est-ce mieux de prendre un vol ou le bateau jusqu'en Corse? Combien de temps prend la traversée en bateau?Est-ce que le bateau est moins coûteux? Est-ce que la meilleure façon de visiter la Corse est en voiture? Est-ce que la conduite est à droite ou à gauche? Est-ce que la route se fait bien? Est-ce possible de faire le tour en 3 semaines? Est-ce possible de faire le tour en 2 semaines et de prendre une semaine sur la Côte d'Azur. Quels sont les incontournables? Faut-il être très en forme pour faire le GR20? Combien de temps faut-il prévoir pour cette randonnée?
Italie: Quels sont les incontournables en Italie? Est-ce possible de jumeler Italie-Suisse?
Est-ce que la monnaie est l'Euro dans les trois destinations? Quelle est la température en septembre? Est-ce possible de se baigner? Est-ce que le coût du voyage est semblable dans les trois cas? Y a-t-il un endroit plus intéressant pour faire de la plongée?
Quels sont vos coups de coeur?
Merci de prendre le temps... Lou
Voyage à vélo: vélo droit ou couché? English translation pending
Bonjour,
J'envisage d'investir dans un vélo de type "grande randonneuse" pour un usage quotidien d'une part (trajets boulots) et voyage d'autre part (Maroc , Corse, Europe de l'Est).
j'ai du mal à faire un premier choix : Vélo droit ou vélo horizontal ?
Partir vivre au Québec: rêve ou réalité? English translation pending
Bonjour bonjour ...
Alors voilà, mon mari et moi revons de changer de vie ... Agés de 26 et 28 ans, et parents d'un petit bonhomme de 2 ans nous souhaitons changer d'air, voir ailleurs ... Nous voulons partir, sans toutefois avoir de but précis ... Nous nous tournons vers le Québec pour le coté francophone, étant totalement novices en anglais ...
Seulement voilà, concretement, partir vivre là bas, c'est du domaine du reve ou du réalisable ??
Je suis auxiliaire de puériculture en milieu hospitalier depuis 6 ans, ais-je une chance de trouver un emploi facilement ? Visiblement le statut d'auxiliaire de puériculture n'existe pas là bas ... Mon mari a un diplome de maçon mais il est capable d'exercer toutes sortes de métiers ...
Nous sommes prets à tout vendre en France pour partir (nous sommes locataires donc TOUT signifie voiture et meubles !! 🤪), mais est-ce raisonnable ?
Ce qui me freine c'est mon fils, je ne veux pas que l'on se retrouve dans de grosses galères "juste pour un reve" ...
Alors voilà, je suis preneuse de toutes vos expériences perso et eventuels conseils ... Allez, dites moi que c'est faisable et pas si compliqué !! 😉
A préciser que j'ai déjà consulté pas mal de sites, et on ne correspond pas aux "critères" pour obtenir un visa permanent, nous envisiageons donc d'y aller avec un pvt, et prolonger ensuite sur place si l'occasion s'y prete ...
Par avance merci ...
Alors voilà, mon mari et moi revons de changer de vie ... Agés de 26 et 28 ans, et parents d'un petit bonhomme de 2 ans nous souhaitons changer d'air, voir ailleurs ... Nous voulons partir, sans toutefois avoir de but précis ... Nous nous tournons vers le Québec pour le coté francophone, étant totalement novices en anglais ...
Seulement voilà, concretement, partir vivre là bas, c'est du domaine du reve ou du réalisable ??
Je suis auxiliaire de puériculture en milieu hospitalier depuis 6 ans, ais-je une chance de trouver un emploi facilement ? Visiblement le statut d'auxiliaire de puériculture n'existe pas là bas ... Mon mari a un diplome de maçon mais il est capable d'exercer toutes sortes de métiers ...
Nous sommes prets à tout vendre en France pour partir (nous sommes locataires donc TOUT signifie voiture et meubles !! 🤪), mais est-ce raisonnable ?
Ce qui me freine c'est mon fils, je ne veux pas que l'on se retrouve dans de grosses galères "juste pour un reve" ...
Alors voilà, je suis preneuse de toutes vos expériences perso et eventuels conseils ... Allez, dites moi que c'est faisable et pas si compliqué !! 😉
A préciser que j'ai déjà consulté pas mal de sites, et on ne correspond pas aux "critères" pour obtenir un visa permanent, nous envisiageons donc d'y aller avec un pvt, et prolonger ensuite sur place si l'occasion s'y prete ...
Par avance merci ...
Choisir un voyage au Tibet ou au Népal? English translation pending
Bonjour, j'aimerais faire un voyage bientot et j'aime beaucoup les pays
d'Asie alors j'ai optée pour le Tibet ou le Népal, mais je ne sais
vraiment pas quoi choisir, j'aimerais bien allée au Tibet, au moin une
fois dans ma vie, mais ce n'est pas un pays libre et je me demandais si
il y avais encore de la culture tibétaine, parce c'est ca que j'aime et que
je veux voir.Alors j'ai optée aussi pour le Népal, mais bon...
Mes question sont les souvente:Quel sont les pour et les contre pour le
Tibet et le Népal?
- Es ce qu'ont peux encore voir de la culture tibétaine au Tibet?
- Es ce que le tibetain est encore présent et peut-ont encore le parler?
- Peux-t'on camper comme les nomades, a la places des hotels?
l'inconfort ne me dérenge pas, je suis souple, mais je voudrais juste
pouvoir peut-etre y rester longtemps...
Aidez-moi svp
d'Asie alors j'ai optée pour le Tibet ou le Népal, mais je ne sais
vraiment pas quoi choisir, j'aimerais bien allée au Tibet, au moin une
fois dans ma vie, mais ce n'est pas un pays libre et je me demandais si
il y avais encore de la culture tibétaine, parce c'est ca que j'aime et que
je veux voir.Alors j'ai optée aussi pour le Népal, mais bon...
Mes question sont les souvente:Quel sont les pour et les contre pour le
Tibet et le Népal?
- Es ce qu'ont peux encore voir de la culture tibétaine au Tibet?
- Es ce que le tibetain est encore présent et peut-ont encore le parler?
- Peux-t'on camper comme les nomades, a la places des hotels?
l'inconfort ne me dérenge pas, je suis souple, mais je voudrais juste
pouvoir peut-etre y rester longtemps...
Aidez-moi svp
Parcs dans l'ouest des États-Unis: acheter la passe ou pas? English translation pending
Bonjour,
Lors de notre voyage dans l'ouest l'ete prochain, nous visitons les parcs suivants :
- Grand Canyon - Antelope Canyon - Monument Valley - Bryce Canyon - Zion Park - Yosemite (Lone Pine et Mono Lake juste avt sur la route, mais y a-t-il aussi une entree?!) - Death Valley (je ne sais pas si on peut considerer comme un parc)
Je sais qu'il existe un pass a 80 dollars qui comprend une bonne partie des parcs de l'ouest. Est-ce que tous ceux que j'ai cite peuvent se visiter a l'aide de ce pass? J'avais entendu qu'il fallait payer une entree en plus pour Grand Canyon. En gros, vu les parcs que nous visitons (il n'y a ni Yellowstone, ni Moab, ....), est-ce plus avantageux d'acheter ce pass ou de prendre les entrees une a une?
Je tente d'etablir un reel budjet, pour ceux qui auraient le temps, l'envie, le savoir, ... Savez vous me dire : - prix d'entree d'Alcatraz - Universal Studio - Spectacle "o" a LV
Au niveau des repas, nous pensons faire environ 2 restos moyens par ville (25 euros par personne), a savoir Los Angeles - Las Vegas - San Francisco et nous avons la moitie des petits dejeuners inclus. Le reste du temps, sandwishs, pates, salades, qq fast foods. Ce que nous nous demandons, c'est combien prevoir pour des repas de supermarches? Est-ce qu'une moyenne de 10euros par jour et par personne vous parait suffisant?
Derniere question. Je sais qu'il y a moult et moult sujets sur les hotels a LV, et je ne compte surement pas relancer un debat, mais je n'ai pas trouve de reponse a mon interrogation. Nous sommes 5 et voulions donc reserver une suite au Mirage (les chambres etant pour 4, et je n'ai pas vu de lit roulette dans cet hotel) mais je n'y parviens pas. On ne me propose que des chambres standart ou deluxe ou autre, que ce soit sur le site officiel ou sur des sites de reservations. Qqun peut il m'eclairer? et eventuellement me donner le prix d'une suite pour 5 au Mirage au mois de juillet?
Si vous pouvez repondre a l'une ou l'autre de mes questions... D'avance merci!!!!
Lors de notre voyage dans l'ouest l'ete prochain, nous visitons les parcs suivants :
- Grand Canyon - Antelope Canyon - Monument Valley - Bryce Canyon - Zion Park - Yosemite (Lone Pine et Mono Lake juste avt sur la route, mais y a-t-il aussi une entree?!) - Death Valley (je ne sais pas si on peut considerer comme un parc)
Je sais qu'il existe un pass a 80 dollars qui comprend une bonne partie des parcs de l'ouest. Est-ce que tous ceux que j'ai cite peuvent se visiter a l'aide de ce pass? J'avais entendu qu'il fallait payer une entree en plus pour Grand Canyon. En gros, vu les parcs que nous visitons (il n'y a ni Yellowstone, ni Moab, ....), est-ce plus avantageux d'acheter ce pass ou de prendre les entrees une a une?
Je tente d'etablir un reel budjet, pour ceux qui auraient le temps, l'envie, le savoir, ... Savez vous me dire : - prix d'entree d'Alcatraz - Universal Studio - Spectacle "o" a LV
Au niveau des repas, nous pensons faire environ 2 restos moyens par ville (25 euros par personne), a savoir Los Angeles - Las Vegas - San Francisco et nous avons la moitie des petits dejeuners inclus. Le reste du temps, sandwishs, pates, salades, qq fast foods. Ce que nous nous demandons, c'est combien prevoir pour des repas de supermarches? Est-ce qu'une moyenne de 10euros par jour et par personne vous parait suffisant?
Derniere question. Je sais qu'il y a moult et moult sujets sur les hotels a LV, et je ne compte surement pas relancer un debat, mais je n'ai pas trouve de reponse a mon interrogation. Nous sommes 5 et voulions donc reserver une suite au Mirage (les chambres etant pour 4, et je n'ai pas vu de lit roulette dans cet hotel) mais je n'y parviens pas. On ne me propose que des chambres standart ou deluxe ou autre, que ce soit sur le site officiel ou sur des sites de reservations. Qqun peut il m'eclairer? et eventuellement me donner le prix d'une suite pour 5 au Mirage au mois de juillet?
Si vous pouvez repondre a l'une ou l'autre de mes questions... D'avance merci!!!!
Bouddhisme en Thaïlande: tradition aveugle ou vraie compréhension? English translation pending
Les thaïs pour une très grande majorité se disent bouddhistes. Le Bouddhisme de son côté explique que tous les êtres vivants ont la capacité de souffrir, et que n'importe qui dans une vie antérieure ou future a eu ou aura la possibilité de se réincarner sous n'importe quelle forme (humain, animal, insecte, etc.) suivant son karma (bonnes ou mauvaises actions) ; on a donc de par ce fait, tous été, voir d'innombrables fois, des frères, des maris, des mères, des fils, etc. J'ai du mal à comprendre comment à partir de là, les thaïs peuvent consommer autant de créatures vivantes : poissons, viandes, insectes, notemment lorsqu'ils ne font pas de détails à jeter ces dernières encore en vie dans une huile ou une eau bouillante, apparement sans état d'âme !
Le contraste est saisissant lorsqu'on voit à quel point ils sont pratiquants. Les tibétains en général ont l'air d'être plus en accord avec ces vérités vu qu'ils n'en consomment pas (me semble t-il du-moins).
Un autre point est le fait qu'ils se méfient des rayons du soleil, non pas parce qu'ils redoutent un éventuel cancer de la peau, mais juste par peur d'avoir la peau qui brunie. Ca vient du fait que pour eux, avoir la peau bronzée signifie être quelqu'un qui travaille sous le soleil, donc dans les rizières ou comme simple ouvrier, donc quelqu'un de pauvre, autrement dit, c'est un peu la hônte (voir beaucoup 😊 ). Quel souci de l'apparence !
Alors, véritable compréhension des enseignements ou simple respect aveugle d'une tradition qu'ils n'ont pas vraiment cherché à comprendre ?
Je sais que ce thème peu difficilement devenir un débat pour voyageur, j'avais juste envie de soulever le phénomène. J'adore les thaïs et la Thaïlande...mais j'aime aussi les animaux ! 😉
Nouvelle-Zélande: croisière à Milford Sound ou Doubtful Sound dans les fjords? English translation pending
Bonjour,
J'ai parcouru tout le site et je n'ai pas encore la réponse.
Milford Sound ou Doubtful sound dans les fjords ?
Certains conseillent une croisière avec une nuit sur le bateau pour Doubtfull Sound. Est-ce que quelqu'un connait une compagnie sympa par la faire et pas trop touristique ?
Et idem si quelqu'un à une compagnie pas trop touristique pour faire Milford Sound si on le conseille, je prends ! :o)
Merci pour vos réponses
J'ai parcouru tout le site et je n'ai pas encore la réponse.
Milford Sound ou Doubtful sound dans les fjords ?
Certains conseillent une croisière avec une nuit sur le bateau pour Doubtfull Sound. Est-ce que quelqu'un connait une compagnie sympa par la faire et pas trop touristique ?
Et idem si quelqu'un à une compagnie pas trop touristique pour faire Milford Sound si on le conseille, je prends ! :o)
Merci pour vos réponses
Lieu un peu sauvage au Vietnam: Quy Nhon ou Phu Quoc? English translation pending
Bonjour
Nous préparons un voyage au Vietnam et Laos et nous voulons faire un peu de balnéaire à la fin de notre périple.
Nous voulons un lieu un peu sauvage, que nous conseillez vous entre Quy NHon ou Phu Quoc?
Merci beaucoup
Merci beaucoup
Vol pour France-Japon: ANA, Alitalia ou Aeroflot? English translation pending
Hello,
à la recherche d'un billet France-Japon, j'ai dégoté ces 3 tarifs éco (pas tout à fait aux même dates) :ANA pour 840 € (sans escale)Alitalia pour 700 € (escales à Rome)Aeroflot pour 560 € (escales à Moscou)Vous prendriez quel billet vous ? 🤪 (sachant évidemment que si je pose la question c'est que je ne suis pas Crésus 😛) Merci.
PS : j'ai pu lire des avis ça et là sur différentes compagnies, mais souvent ils datent un peu
à la recherche d'un billet France-Japon, j'ai dégoté ces 3 tarifs éco (pas tout à fait aux même dates) :ANA pour 840 € (sans escale)Alitalia pour 700 € (escales à Rome)Aeroflot pour 560 € (escales à Moscou)Vous prendriez quel billet vous ? 🤪 (sachant évidemment que si je pose la question c'est que je ne suis pas Crésus 😛) Merci.
PS : j'ai pu lire des avis ça et là sur différentes compagnies, mais souvent ils datent un peu
New York: entre Ciel et Terre, perdu dans mes rêves English translation pending
CA Y EST !!! Je reviens de la grosse pomme après un séjour TRES intense, sans regret, juste l'envie d'y retourner !
Voilà mon séjour jour par jour.
Jeudi 23 Avril 2009.
La nuit fut courte, rendez-vous à 5h30 à Roissy pour le Check-in. Après plus de 2h d'attentes, nous nous avançons vers l'avion, un Boeing 777 Air France, en piteuse état ! 🤪 Vers 8h/8h30, nous décollons et après un vol très agréable, Air France est vraiment une très bonne compagnie ( personnel souriant et aimable et plateaux repas plus que corrects du moins à l'aller...)
10h heure locale, nous sommes à New York, et on découvre JFK, l'aéroport bien entendu. Rien de très moderne et nous faisons la queue pour passer la douane. Premier contact avec un américain, le douanier est vraiment très sympa, il a même rit à une blague de mon père ! 😄 La douane passée, on rejoint notre groupe, car notre voyage était en groupe (le transport seulement), et on prend un bus pour un tour de Manhattan d'environ 3h... En effet, on ne peut récuperer nos chambres qu'à partir de 15h, il nous faut donc nous occuper.

On arrive à Manhattan par le Queensborought Bridge puis on fait un tour assez rapide mais complet de la ville. 5ème avenue, tour complet de Central Park, descente de Broadway pour arriver à Battery Park. Durant ce tour, nous aurons fait deux "stops". Un à la Trump Tower sur la 5ème Ave et un autre pour voir la statue de la liberté. On en prend plein les yeux, c'est plus que magique, je ne réalise pas encore que je suis vraiment à New York !

Tour très complet mais on était tous assez fatigué et ce tour était peut être trop complet car on a "tous" vu en un rien de temps... 15h: On récupère notre chambre, on se repose un peu puis on part à la découverte de cet ile mondialement célèbre. On se promène le long de la 5ème Avenue, Cathédrale St Patrick, Rockeffeler center.


On se dirige vers Daffy's pour faire un peu de shopping, on en repart bredouille et on retourne au Rock. Là je monte seul au sommet, mon père retourne à l'hôtel et je profite de la vue plus que magnifique sur New York tout en attendant la nuit ! 😏

Après deux heures sur au sommet du Rock, je redescend émerveillé et je retourne à l'hôtel en passant par Times Square. Magique !


On dîne au McDo sur Times Square puis on va se coucher assez tôt ! (les Mcdos y sont meilleurs qu'en France je trouve)
Vendredi 24 Avril 2009.
Après un petit déjeuner pas fameux, on se dirige vers le métro afin de nous rendre au City Hall. Le métro est un peu viellot mais ça lui donne un certain charme je trouve et certaines rames sont vraiment très modernes, bien plus qu'à Paris !
Arrivés au City Hall, on fait le tour de la place et du petit parc très agréable, il fait chaud et le coin est vraiment très jolie ! On passe devant le Woolworth Building mais on ne peut pas rentrer dans le hall.
On se dirige tranquillement vers battery Park en passant par WallStreet etc. On a rendez vous à 12h pour notre ferry. On y est vers 10h30 et on se renseigne pour savoir si on doit faire la queue, on saura après plusieurs personnes, que nous n'avons pas à la faire, on a reservé une place pour le ferry de 12h donc on montera dessus. Ouff, on ne fera pas la queue interminable que nous voyons !

On va prendre un verre vers le musée des Amérindiens (et près du taureau) et on revient à 11h30 pour prendre le ferry. A 11h45 on était dedans ! Alors je vous recommande vivement de réserver vos places via internet ! (ne prenez surtout pas de tickets flex !) 😛
Alors là, on arrive à se placer à l'avant du ferry, le chemin était assez complexe donc on n'était pas nombreux devant et on sort tous nos appareils pour canarder Manhattan et Lady Liberty ! Magnifique !😎

Là un hélico de la police s'amusait ... C'était très impressionnant, on aurait dit qu'il allait rentrer dans la statue mais il s'est stoppé net devant ! CE SONT DES FOUS ! (lol)
On avait un audio guide, et après avoir fait le tour de la belle dame, on va un resto de l'île pour manger .
Pour ma part, j'ai pris une salade qui était très correcte surtout pour le prix. Ensuite on reprend le ferry pour Ellis Island. On reprend l'audioguide et on fait un tour en jouant un immigré. La fatigue se faisant sentir, on accélère le pas et on reprend le ferry vers 15h30 pour Manhattan. On y est vers 16h et on se dirige vers Ground Zero dans l'espoir de faire le plein de bonnes affaires à Century 21. Epuisés, on fait de rapides achats, on reviendra le lendemain, et on se dirige vers le MoMA qui était gratuit ! 🙂 On en profite pour admirer le bâtiment qui en lui même est une oeuvre d'art, vraiment très beau. Et on trouve un banc pour s'asseoir... On y restera pas longtemps et on rentrera à l'hôtel pour se reposer après avoir dîné sur Times Square.
Je me promènerai seul sur la 42ème rue jusqu'au siège des Nations Unis...😉


Samedi 25 Avril 2009.
Une fois prêt, on descend de Times Square jusqu'à chez Dave's, un magasin de Jeans bon marché, qui se situe sur la 17ème rue sur Ave of Americas, il me semble. On descend le tout à pied en passant par la 8ème Ave, puis par la 42ème rue puis la 5ème Ave jusqu'au Flatiron Building et ensuite on arrive au magasin, où on achète plusieurs jeans Levis et des sous vêtements. Dave's est vraiment un très bon plan, vendeurs très sympas, certains sont francophones mais nous ne l'avons pas eu et les prix sont intéressants.
Une fois nos achats effectués, on continue notre descente à pieds jusqu'à Ground Zero en passant par Washington Square, Greenwich, Soho, Tribeca etc. (on a même vu l'immeuble de Friends ! 😎)
Une fois à Ground Zero, on se pose dans un Starbucks, pour reposer nos pieds... Et on va à Century 21 pour finir nos courses. Deux jeans Calvin Klein, une ceinture CK, deux T-shirt DKNY... Là, on se dirige à pied vers le pont de Brooklyn et on le traverse à moitié...

Ensuite on prend le métro, nos pieds n'en peuvent plus... On se repose à l'hôtel et vers 18h, on part pour l'Empire State Building à pied... (5km aller retour pour nous ...) On y monte assez rapidement, on passe devant Macy's, une fois en haut, on finit par l'escalier pour les 6 derniers étages. Et là, on en prend pleins les mirettes mais le GROS hic, c'est les touristes, il y en a énormément qui veulent voir New York, de jour et de nuit ! Comme moi 😊. Donc pour le coup, c'est un gros plus pour le Top Of The Rock ! (Mais une astuce car beaucoup de touristes n'y pensent pas, trop peu le font ! Grimpez sur les longues vues c'est pas super corrrect mais on dépasse tout le monde )

La vue est magique ! Et on y reste deux heures pour photographier Manhattan sous tous les angles, de jour et de nuit !

On redescend à pied encore ! Et on se dirige vers un restaurant cité dans le routard et qui a eu le prix des meilleurs sandwichs de la ville, quelque chose comme ça. On y mange bien et beaucoup et c'est la panse pleine qu'on rentre à l'hôtel pour dormir ! 😏
Dimanche 26 Avril.
Dernier jour à NYC. On part vers 10h pour l'Intrepid. La chaleur est accablante et nos pieds nous font mals ! ^^ Le musée est cher et on ne pouvait pas visiter le sous marin. Trop peu de salles sont visibles dans le porte avion et ajouté à la chaleur, c'est une déception pour moi qui me faisait tout un plat de visiter un porte avion !
Les avions sont très beau, le pont du navire vaut le coup ! Mais les hangars sont moyens et sont trop tournés dans une logique guerrière... Il y avait un tableau affichant le nombre de navires et d'avions détruits par l'Intrepid comme si il s'agissait d'un trophée ! Bref, l'Amérique est un pays belliqueux, ce musée en est un parfait exemple🏴☠️ ! Donc mon avis sur ce musée est plutôt mitigé. Je dirais que le sous marin réouvert, un peu moins de chaleur et moins mal au pieds ^^. Ca doit être mieux... Mais je tenais bcp à voir le porte avion en entier (ou presque) et le sous marin ! Il y a un concorde mais j'en avais déjà vu au Bourget ! ^^
Après ça, nous nous sommes dirigés vers Central Park en métro ! C'est un parc vraiment très agréable ! 😉

Puis on a descendu la 7ème avenue jusqu'à notre hôtel où nous avions rendez vous à 15h. L'Edison est un hôtel très bien situé, au confort très correct, sauf les douches un peu compliquée et les petit-déjeuners pas très bon mais ça c'est sans doute pq c'était une formule de groupe...(pour les p-ds). Le vol du retour s'est très bien passé avec vraiment un personnel très très sympa !!! A l'aéroport, la dame du Check-in était adorable !! Elle nous racontait sa vie en disant qu'elle rêvait de visiter Paris et qu'elle avait de la famille française (son père) et le tout en nous demandant si New York nous avait plus ! Les repas dans l'avion étaient moins bons au retour sans doute pq made in US, je ne sais pas vraiment pourquoi sinon ! ^^
Mon séjour était magique, j'ai adoré New York et son ambiance ! Même quand la ville est sale voir glauque, j'aimais ça, ça fait partie de New York ! Le New York des films tel Taxi Driver ou les Affranchis (de Scorcese), le New York magique qui ne dort jamais comme le chantait Franck Sinatra (d'ailleur, écouter cette chanson au top of the rock m'a donné des frissons !) ! Ce côté ville désordre illustre bien le boom d'une ville qui va très vite, trop vite ? Les routes sont vraiment défoncées comme on me l'avait dit et les New Yorkais sont pour la plupart vraiment très très sympas et très chaleureux ! J'ai vraiment hâte d'y retourner pour voir les autres boroughs mais aussi finir Manhattan avec Harlem notamment ! J'ai hâte, hâte d'y retourner dans cette citée si magique mais cette fois, c'est moi qui ferait la cuisine ! (lol)
Je vais éditer mon post avec des photos et sans doute plus de précision !
Voilà mon séjour jour par jour.
Jeudi 23 Avril 2009.
La nuit fut courte, rendez-vous à 5h30 à Roissy pour le Check-in. Après plus de 2h d'attentes, nous nous avançons vers l'avion, un Boeing 777 Air France, en piteuse état ! 🤪 Vers 8h/8h30, nous décollons et après un vol très agréable, Air France est vraiment une très bonne compagnie ( personnel souriant et aimable et plateaux repas plus que corrects du moins à l'aller...)
10h heure locale, nous sommes à New York, et on découvre JFK, l'aéroport bien entendu. Rien de très moderne et nous faisons la queue pour passer la douane. Premier contact avec un américain, le douanier est vraiment très sympa, il a même rit à une blague de mon père ! 😄 La douane passée, on rejoint notre groupe, car notre voyage était en groupe (le transport seulement), et on prend un bus pour un tour de Manhattan d'environ 3h... En effet, on ne peut récuperer nos chambres qu'à partir de 15h, il nous faut donc nous occuper.

On arrive à Manhattan par le Queensborought Bridge puis on fait un tour assez rapide mais complet de la ville. 5ème avenue, tour complet de Central Park, descente de Broadway pour arriver à Battery Park. Durant ce tour, nous aurons fait deux "stops". Un à la Trump Tower sur la 5ème Ave et un autre pour voir la statue de la liberté. On en prend plein les yeux, c'est plus que magique, je ne réalise pas encore que je suis vraiment à New York !

Tour très complet mais on était tous assez fatigué et ce tour était peut être trop complet car on a "tous" vu en un rien de temps... 15h: On récupère notre chambre, on se repose un peu puis on part à la découverte de cet ile mondialement célèbre. On se promène le long de la 5ème Avenue, Cathédrale St Patrick, Rockeffeler center.


On se dirige vers Daffy's pour faire un peu de shopping, on en repart bredouille et on retourne au Rock. Là je monte seul au sommet, mon père retourne à l'hôtel et je profite de la vue plus que magnifique sur New York tout en attendant la nuit ! 😏

Après deux heures sur au sommet du Rock, je redescend émerveillé et je retourne à l'hôtel en passant par Times Square. Magique !


On dîne au McDo sur Times Square puis on va se coucher assez tôt ! (les Mcdos y sont meilleurs qu'en France je trouve)
Vendredi 24 Avril 2009.
Après un petit déjeuner pas fameux, on se dirige vers le métro afin de nous rendre au City Hall. Le métro est un peu viellot mais ça lui donne un certain charme je trouve et certaines rames sont vraiment très modernes, bien plus qu'à Paris !
Arrivés au City Hall, on fait le tour de la place et du petit parc très agréable, il fait chaud et le coin est vraiment très jolie ! On passe devant le Woolworth Building mais on ne peut pas rentrer dans le hall.
On se dirige tranquillement vers battery Park en passant par WallStreet etc. On a rendez vous à 12h pour notre ferry. On y est vers 10h30 et on se renseigne pour savoir si on doit faire la queue, on saura après plusieurs personnes, que nous n'avons pas à la faire, on a reservé une place pour le ferry de 12h donc on montera dessus. Ouff, on ne fera pas la queue interminable que nous voyons !

On va prendre un verre vers le musée des Amérindiens (et près du taureau) et on revient à 11h30 pour prendre le ferry. A 11h45 on était dedans ! Alors je vous recommande vivement de réserver vos places via internet ! (ne prenez surtout pas de tickets flex !) 😛
Alors là, on arrive à se placer à l'avant du ferry, le chemin était assez complexe donc on n'était pas nombreux devant et on sort tous nos appareils pour canarder Manhattan et Lady Liberty ! Magnifique !😎

Là un hélico de la police s'amusait ... C'était très impressionnant, on aurait dit qu'il allait rentrer dans la statue mais il s'est stoppé net devant ! CE SONT DES FOUS ! (lol)
On avait un audio guide, et après avoir fait le tour de la belle dame, on va un resto de l'île pour manger .
Pour ma part, j'ai pris une salade qui était très correcte surtout pour le prix. Ensuite on reprend le ferry pour Ellis Island. On reprend l'audioguide et on fait un tour en jouant un immigré. La fatigue se faisant sentir, on accélère le pas et on reprend le ferry vers 15h30 pour Manhattan. On y est vers 16h et on se dirige vers Ground Zero dans l'espoir de faire le plein de bonnes affaires à Century 21. Epuisés, on fait de rapides achats, on reviendra le lendemain, et on se dirige vers le MoMA qui était gratuit ! 🙂 On en profite pour admirer le bâtiment qui en lui même est une oeuvre d'art, vraiment très beau. Et on trouve un banc pour s'asseoir... On y restera pas longtemps et on rentrera à l'hôtel pour se reposer après avoir dîné sur Times Square.
Je me promènerai seul sur la 42ème rue jusqu'au siège des Nations Unis...😉


Samedi 25 Avril 2009.
Une fois prêt, on descend de Times Square jusqu'à chez Dave's, un magasin de Jeans bon marché, qui se situe sur la 17ème rue sur Ave of Americas, il me semble. On descend le tout à pied en passant par la 8ème Ave, puis par la 42ème rue puis la 5ème Ave jusqu'au Flatiron Building et ensuite on arrive au magasin, où on achète plusieurs jeans Levis et des sous vêtements. Dave's est vraiment un très bon plan, vendeurs très sympas, certains sont francophones mais nous ne l'avons pas eu et les prix sont intéressants.
Une fois nos achats effectués, on continue notre descente à pieds jusqu'à Ground Zero en passant par Washington Square, Greenwich, Soho, Tribeca etc. (on a même vu l'immeuble de Friends ! 😎)
Une fois à Ground Zero, on se pose dans un Starbucks, pour reposer nos pieds... Et on va à Century 21 pour finir nos courses. Deux jeans Calvin Klein, une ceinture CK, deux T-shirt DKNY... Là, on se dirige à pied vers le pont de Brooklyn et on le traverse à moitié...

Ensuite on prend le métro, nos pieds n'en peuvent plus... On se repose à l'hôtel et vers 18h, on part pour l'Empire State Building à pied... (5km aller retour pour nous ...) On y monte assez rapidement, on passe devant Macy's, une fois en haut, on finit par l'escalier pour les 6 derniers étages. Et là, on en prend pleins les mirettes mais le GROS hic, c'est les touristes, il y en a énormément qui veulent voir New York, de jour et de nuit ! Comme moi 😊. Donc pour le coup, c'est un gros plus pour le Top Of The Rock ! (Mais une astuce car beaucoup de touristes n'y pensent pas, trop peu le font ! Grimpez sur les longues vues c'est pas super corrrect mais on dépasse tout le monde )

La vue est magique ! Et on y reste deux heures pour photographier Manhattan sous tous les angles, de jour et de nuit !

On redescend à pied encore ! Et on se dirige vers un restaurant cité dans le routard et qui a eu le prix des meilleurs sandwichs de la ville, quelque chose comme ça. On y mange bien et beaucoup et c'est la panse pleine qu'on rentre à l'hôtel pour dormir ! 😏
Dimanche 26 Avril.
Dernier jour à NYC. On part vers 10h pour l'Intrepid. La chaleur est accablante et nos pieds nous font mals ! ^^ Le musée est cher et on ne pouvait pas visiter le sous marin. Trop peu de salles sont visibles dans le porte avion et ajouté à la chaleur, c'est une déception pour moi qui me faisait tout un plat de visiter un porte avion !
Les avions sont très beau, le pont du navire vaut le coup ! Mais les hangars sont moyens et sont trop tournés dans une logique guerrière... Il y avait un tableau affichant le nombre de navires et d'avions détruits par l'Intrepid comme si il s'agissait d'un trophée ! Bref, l'Amérique est un pays belliqueux, ce musée en est un parfait exemple🏴☠️ ! Donc mon avis sur ce musée est plutôt mitigé. Je dirais que le sous marin réouvert, un peu moins de chaleur et moins mal au pieds ^^. Ca doit être mieux... Mais je tenais bcp à voir le porte avion en entier (ou presque) et le sous marin ! Il y a un concorde mais j'en avais déjà vu au Bourget ! ^^
Après ça, nous nous sommes dirigés vers Central Park en métro ! C'est un parc vraiment très agréable ! 😉

Puis on a descendu la 7ème avenue jusqu'à notre hôtel où nous avions rendez vous à 15h. L'Edison est un hôtel très bien situé, au confort très correct, sauf les douches un peu compliquée et les petit-déjeuners pas très bon mais ça c'est sans doute pq c'était une formule de groupe...(pour les p-ds). Le vol du retour s'est très bien passé avec vraiment un personnel très très sympa !!! A l'aéroport, la dame du Check-in était adorable !! Elle nous racontait sa vie en disant qu'elle rêvait de visiter Paris et qu'elle avait de la famille française (son père) et le tout en nous demandant si New York nous avait plus ! Les repas dans l'avion étaient moins bons au retour sans doute pq made in US, je ne sais pas vraiment pourquoi sinon ! ^^
Mon séjour était magique, j'ai adoré New York et son ambiance ! Même quand la ville est sale voir glauque, j'aimais ça, ça fait partie de New York ! Le New York des films tel Taxi Driver ou les Affranchis (de Scorcese), le New York magique qui ne dort jamais comme le chantait Franck Sinatra (d'ailleur, écouter cette chanson au top of the rock m'a donné des frissons !) ! Ce côté ville désordre illustre bien le boom d'une ville qui va très vite, trop vite ? Les routes sont vraiment défoncées comme on me l'avait dit et les New Yorkais sont pour la plupart vraiment très très sympas et très chaleureux ! J'ai vraiment hâte d'y retourner pour voir les autres boroughs mais aussi finir Manhattan avec Harlem notamment ! J'ai hâte, hâte d'y retourner dans cette citée si magique mais cette fois, c'est moi qui ferait la cuisine ! (lol)
Je vais éditer mon post avec des photos et sans doute plus de précision !
Corse et camping-car: bon ménage ou pas? English translation pending
bonjour a tous notre petite famille partons en corse au moins d aout en camping car recherche info pour que tout se passe bien car je n ai pas lu beaucoup de choses positif a part le paysage mais apparament les camping car en corse ne sont pas les bienvenu besoin de temoingnage et de conseil merci
Obtenir le visa pakistanais à Delhi ou Kathmandou? English translation pending
Bonjour a vous, je souhaite obtenir prochainement le visa pakistanais et je me demande si il est delivre plus facilement ou en moins de temps a Delhi Inde ou a Kathmandou Nepal, detail j ai un passeport suisse normalement j aurais ma lettre de recommandation....inshala, je ne pourrais pas le faire directement en suisse merci pour votre aide
Où vivre tranquille sans revenus fixes, sans retraite? English translation pending
Cela fais 2 ans que je suis en France après avoir passé 20 ans en Nouvelle calédonie. Je suis à la recherche de renseignements car je souhaite quitter ce pays austère. Je gagne ma vie sur internet mais mes revenus sont fluctuants. La question est la suivante:
dans quel pays possédant un climat agréable et un niveau de vie relativement bas (car sinon je retournerais en nouvelle calédonie) puis-je aller m'installer sans avoir à investir, justifier de revenus réguliers, travailler ou montrer un compte en banque bien garni. existe-t-il des pays ou l'on peut débarquer sans avoir à faire des tonnes de formalités pour avoir un visa renouvelable ou autres complications? En d'autre termes connaissez vous des pays accueillants qui ne sont pas très regardants quant à la qualité de leurs immigrants?
Merci pour vos réponses et suggestions.
dans quel pays possédant un climat agréable et un niveau de vie relativement bas (car sinon je retournerais en nouvelle calédonie) puis-je aller m'installer sans avoir à investir, justifier de revenus réguliers, travailler ou montrer un compte en banque bien garni. existe-t-il des pays ou l'on peut débarquer sans avoir à faire des tonnes de formalités pour avoir un visa renouvelable ou autres complications? En d'autre termes connaissez vous des pays accueillants qui ne sont pas très regardants quant à la qualité de leurs immigrants?
Merci pour vos réponses et suggestions.
Franco-Malagasy wedding in France or Madagascar?
I’m currently looking into and especially thinking about getting married to my sweetheart, who has legally returned to Madagascar. I’d love to hear your thoughts. Should we have the wedding in Madagascar or in France during her legal visa period? Some people told me that if we get married in Madagascar, it takes a very long time to get approval for my wife to come back and live permanently in France with me. If we get married in France during her legal visa period, she can stay here afterward, provided we go to the prefecture for the family life declaration. Are there any folks who can give me precise information about these two options? Thanks in advance!
Killing fields au Cambodge: voir ou ne pas voir? English translation pending
L'actualité du tribunal Khmers rouges expliquerait le nouvel attrait pour ce site historique, ancien charnier de l'époque polpotiste. Le nombre de touristes visitant les Killing Fields (Choeung Ek) a plus que doublé depuis l'année dernière, passant de 200 entrées par jour en 2006 à plus de 500 cette année. « Cet attrait soudain peut s'expliquer par la grande médiatisation du procès des principaux leaders du régime des Khmers rouges», souligne Ros Sophearavy, directrice d'une compagnie privée en charge de la gestion de Choeung Ek.
Ce site, qui se trouve à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Phnom Penh, montre aux visiteurs le stupa qui abrite 9 000 crânes des victimes de ce régime communiste mis en place par Pol Pot de 1975 à 1979. Au total, ce sont plus de deux millions de personnes qui ont été exécutées ou qui ont trouvé la mort. En juillet 2006, après plus de dix ans de négociations entre le Cambodge et l'ONU, les Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens (CETC) ont été créées. Elles jugent actuellement cinq anciens hauts dirigeants Khmers rouges. C'est donc 1 touriste sur 7 qui fait cette visite...Pour ma part, je suis toujours un peu géné par cette demarche et vous qu'en pensez vous ?
Voyage à Pékin: consignes à bagages, muraille de Chine et la Cité interdite English translation pending
Bonjour,
J'ai 3 questions (pour l'instant) à vous soumettre : Consignes à bagages : comment gérer ses affaires lorsqu'on quitte l'hotel le matin et on ne reprend le train que le soir ? Que faire de mes bagages pendant la journée ? Est ce que les auberges acceptent de garder les bagages ? Muraille de chine : Je voudrais faire la partie Simatai à Jinshanling. Le problème c'est que mon ami qui m'accompagne a de la vertige. Ma question est donc : est-ce qu'il y a des parties où on a l'impression d'etre "au bord d'une fallaise" ? Si on fait demi-tour en plein milieu, est ce que je peux trouver un bus ou autre moyen de transport pour repartir à Pékin ? Cité interdite : j'arrive à Pékin à 11h du matin, pensez vous que j'aurai le temps de visiter Gugong en 2 ou 3 heures dans l'après midi ? C'est peu ou pas assez ? Je crois que ça ferme à 17h (j'y serai le 21/09 donc horaire été).
Merci d'avance de vos conseils.
J'ai 3 questions (pour l'instant) à vous soumettre : Consignes à bagages : comment gérer ses affaires lorsqu'on quitte l'hotel le matin et on ne reprend le train que le soir ? Que faire de mes bagages pendant la journée ? Est ce que les auberges acceptent de garder les bagages ? Muraille de chine : Je voudrais faire la partie Simatai à Jinshanling. Le problème c'est que mon ami qui m'accompagne a de la vertige. Ma question est donc : est-ce qu'il y a des parties où on a l'impression d'etre "au bord d'une fallaise" ? Si on fait demi-tour en plein milieu, est ce que je peux trouver un bus ou autre moyen de transport pour repartir à Pékin ? Cité interdite : j'arrive à Pékin à 11h du matin, pensez vous que j'aurai le temps de visiter Gugong en 2 ou 3 heures dans l'après midi ? C'est peu ou pas assez ? Je crois que ça ferme à 17h (j'y serai le 21/09 donc horaire été).
Merci d'avance de vos conseils.
Thaïlande: Koh Samui, Koh Phangan, Koh Tao ou Koh Phi Phi? English translation pending
Je cherche sur quelle ile enmener ma belle j'ai effectué des recherches sur les precedentes discussions et je ne trouve pas bonheur car je souhaite trouver des tres tres belles iles avec aussi un tres joli hotel en face de la mer si possible ?
-Koh SamuiKoh PhanganKoh TaoKoh PhiphiKoh ChangKrabiPhuket
Donc sur qelle ile allez ?
Mais je veux aussi bouger comme faire phuket et apres koh phi phi ou je ne sais pas moi ?
Merci de votre aide merci d'avance !!!
Mais je veux aussi bouger comme faire phuket et apres koh phi phi ou je ne sais pas moi ?
Merci de votre aide merci d'avance !!!
Voyage petit budget: nord ou sud de Maurice English translation pending
Bonjour,
J'envisage de partir en 2008 avec un petit budget . Je recherche près de trou aux biches ou mont choisy, avez vous des adresses, je ne cherche pas le luxe, mais quelque chose de propre tout de même, et si vous avez des bons plans pêche pour mon mari, ce serait top. Pour ceux qui connaissent bien maurice, les plus belles plages : mer turquoise, lagon calme et cocotiers, c'est de quel coté ? Merci d'avance
J'envisage de partir en 2008 avec un petit budget . Je recherche près de trou aux biches ou mont choisy, avez vous des adresses, je ne cherche pas le luxe, mais quelque chose de propre tout de même, et si vous avez des bons plans pêche pour mon mari, ce serait top. Pour ceux qui connaissent bien maurice, les plus belles plages : mer turquoise, lagon calme et cocotiers, c'est de quel coté ? Merci d'avance
Les gorges de la Nujiang, ou l'autre route du Tibet English translation pending
Bonjour,
n’ayant pratiquement pas trouve d’infos sur VF sur cette partie de Chine, je ne savais pas trop s’il fallait mieux ecrire d’une maniere romancee ou bien pratique. Ce sera un peu des 2.Au fait desole pour les accents, mais ici y en a pas.
Où aller pour un projet familial de tour du monde? English translation pending
bonjour,
j'ai toujours aimé les voyages...avant même d'en faire un ....pour le côté humain....découvrir des cultures, pour le plaisir des yeux qui découvre de nouveau horizon. J'addore la nature, les rendonnées pédestres l'architecture combien différentes partout allieure que chez nous....
j'ai un projet sur du long terme.....surtout le temps de cumulé $$$, car mes goûts d'Asie, d'afrique et d'Europe sont bien loin de chez moi!!!
Je souhaite de tout coeur partir dans 8 ou 10 ans, avec mon Mari et mes 3 enfants (actuellements 1 an et demi, 7 ans et 10 ans) dans les endroits les plus merveilleux et enrichissant qui existe....
Mais par ou commensé???
Donnez moi des conseils d'endroit et surtout le pourquoi de ces endroits....
j'aimerais faire 3 ou 4 endroits.....une pour les réflexion...que l'on puisse ce retrouvé ensembles mais égalemnt individuellement....un endroit où tous serais appellé à ce dépassé.....physiquement et mentalement....pas trop....pas le gerre du Vietnam😄 mais plutôt un endroit où il y à des moines ou un Mont Évrest en plus accessible au 10 à 44 ans que nous serons.....un endroit pour les yeux également
un endroit pour l'architecture, comme la ou le ou encore....riche en histoire et en culture. (pas trop dispendieux comme Paris...) le Maroc peut-être!!
un endroit comme l'afrique où l'aide humanitaire est présente, afin de ce trouvé si chanceux de vivre comme on le fait.... les endroits n'on pas besoin d'être si éloigné les uns des autres, mais surtout différents et enrichissants....
j'attend vos suggestion avec hâte
Yanick et la famille Godoue
j'ai toujours aimé les voyages...avant même d'en faire un ....pour le côté humain....découvrir des cultures, pour le plaisir des yeux qui découvre de nouveau horizon. J'addore la nature, les rendonnées pédestres l'architecture combien différentes partout allieure que chez nous....
j'ai un projet sur du long terme.....surtout le temps de cumulé $$$, car mes goûts d'Asie, d'afrique et d'Europe sont bien loin de chez moi!!!
Je souhaite de tout coeur partir dans 8 ou 10 ans, avec mon Mari et mes 3 enfants (actuellements 1 an et demi, 7 ans et 10 ans) dans les endroits les plus merveilleux et enrichissant qui existe....
Mais par ou commensé???
Donnez moi des conseils d'endroit et surtout le pourquoi de ces endroits....
j'aimerais faire 3 ou 4 endroits.....une pour les réflexion...que l'on puisse ce retrouvé ensembles mais égalemnt individuellement....un endroit où tous serais appellé à ce dépassé.....physiquement et mentalement....pas trop....pas le gerre du Vietnam😄 mais plutôt un endroit où il y à des moines ou un Mont Évrest en plus accessible au 10 à 44 ans que nous serons.....un endroit pour les yeux également
un endroit pour l'architecture, comme la ou le ou encore....riche en histoire et en culture. (pas trop dispendieux comme Paris...) le Maroc peut-être!!
un endroit comme l'afrique où l'aide humanitaire est présente, afin de ce trouvé si chanceux de vivre comme on le fait.... les endroits n'on pas besoin d'être si éloigné les uns des autres, mais surtout différents et enrichissants....
j'attend vos suggestion avec hâte
Yanick et la famille Godoue
Arnaque à la marocaine ou l'arnaque de la medina English translation pending
bonjour
etant un marocain qui reve de voire le secteur touristique s'amelioré, je voulais vous parlez d'une arnaque tres frequente dans les medina au maroc ((l'ancien ville )), alors je vous explique dans la plus part des medina au maroc j'ai du remarquer qui il existe presque comme une sorte de mafia pour arnaquer les touriste un complot entre la brigade touristique les guides et les vendeure
genre le policier de la brigade touristique vous remarque il fait signe au guide le guide vient vous accoste vous propose ses services mais vous refuser ses services mais malgré tout il vous dit qui il vous les propose gratuitement ou il vous dit que le policier la envoyé pour votre securité ou meme le policier vient lui meme vous servire de guide et vous dit qui il va vous accompagné pour votre securité et comme coincidence ce guide ou policier vous montre 2 ou 3 choses et apers il vous montre un magasin encore 2 ou 3 chose apres un autre magasin .........
sachez que ce policier ou ce guide a dejà un accord preetablit avec ces magasin qui est de arnaquer les touriste excuser moi du terme mais c la verité cette accord est d'arnaquer les touriste et de ce partagé le pactole c pourquoi je vous demande de faire attention tres attention quand vous voulez acheté quelque chose a la medina je vous deconseil meme d'acheté quelque chose a la medina au sujet de tout ce qui est tapis et produit artisanales quand vous les acheter a des prix phenomenalE alors ils sont construit avec rien vous vous dire oh c pas grave je participe au devellopement du pays mais sachez que vous, participer seulement au remplissage des poches des policier corrumpu des guide qui vous prennent pour des con oui oui la plus part sont comme ça et aussi au remplissage des poches des commerçant par ce que les fabriquanT des produit artisanales ou de tapis croyez moi la majorité d'entre eux ne sente meme pas l'odeure de votre argent
jusqu'ua aoujord'hui c combine entre policier, guide et commerçant marche encore puisque il y a encore des gens pas inteligent qui achete un tapis de 100$ a 1000$
alors je vous le dit faite beaucoup attention dans les medina
Gwalior: trois jours en or ou l'hospitalité Sikh English translation pending
Pour mon 1000ème message, voici un petit instanné de mon voyage de l'été denier en INDE, Madhya Pradesh.
Gwalior, est souvent oubliée sur le parcours, et pourtant...
Voici un "copié-collé" de mon carnet, textes et illustrations réalisés sur place...
Lundi 15 août 2005
Réveil un peu tardif… Le gars de l’hôtel s’attendait sûrement à ce que je demande qu’on me monte le petit déjeuner dans la chambre, mais je préfère de loin le prendre dans la rue ! Je choisis une toute petite échoppe et mange mes premiers pakori avec un chaï. Je retrouve avec plaisir mes habitudes. Le gars est bien sympa et s’amuse en entendant mon Hindi de débutant ! Je reste un petit moment à le regarder faire les beignets et le chaï. Les rickshaws de Gwalior sont vraiment d’un autre âge, plus longs et plus larges, équipés de banquettes pouvant accueillir une dizaine de personnes. On les appelle les « tempos » et ça pétarade sec ! Un bruit qui me fait penser plus à un bateau qu’à un véhicule terrestre… Je prends néanmoins un rickshaw ordinaire. Ici, pas la peine de discuter le prix, car il n’y a pas d’arnaque envers les touristes. Que de monde dans les rues ! On me dépose au pied de la route qui conduit au fort de Gwalior. Je ne tarde pas à découvrir ces impressionnantes statues jaïna sculptées dans la falaise de part et d’autre du chemin. Il y en a des dizaines, accompagnées de bas-reliefs. Les plus grandes font de 10 m à 17 m ! Décidément, ces Jaïns sont de sacrés artistes… J’opte pour un petit coin à l’ombre pour croquer l’une d’entre elles et il me faut bien faire un choix sur les 127 statues rupestres présentes en ces lieux !
Deux jeunes qui travaillent à la restauration des vestiges viennent me tenir compagnie et c’est parti pour ma première véritable aquarelle in situ ! Il fait une chaleur insoutenable et je ruisselle tant et plus. Il y aurait de quoi passer la journée à dessiner ces statues, mais il y a aussi tellement à voir ! Tout au long de cette rampe qui conduit à la forteresse, des gamins m’accompagnent. Pas mal de monde dans le fort. Beaucoup d’Indiens sont venus en famille, profitant de ce jour férié. La plus grande partie de la surface forteresse est occupée par des champs, mais se dressent aussi quelques temples et le fameux palais de Man Singh, splendide avec ses peintures bleu turquoise, vert, jaune, rouge… Assez unique en son genre ! En fait, c’est surtout pour lui que je suis à Gwalior…
Mais avant un nouveau dessin, il faut recharger les batteries et de voir ces familles se restaurer au milieu des colonnes des vestiges jouxtant le palais, m’a ouvert l’appétit. Que de couleurs ! Tous ces saris sont magnifiques, assez différents de ceux du Rajasthan, mais tout aussi riches… Les femmes sont très belles et j’aimerais les prendre toutes en photos ! Pour manger, il n’y a que le Gurdwara du temple sikh, qui sert des repas 24h/24h gratuitement, ici comme partout ailleurs. A la porte, je demande si je peux manger et on m’invite généreusement à entrer. J’abandonne mes chaussures pour un temps, couvrant ma tête avec le foulard. Tous portent des turbans et des foulards oranges sont prévus pour les visiteurs imprévoyants. Je prends place dans l’immense réfectoire aux côtés des autres convives assis en ligne sur des nattes très étroites. A mes pieds, un unique plat métallique posé à même le sol que des serveurs passant avec de gros seaux se chargent de remplir de riz, dhal et chapati. Je commence à manger en souriant aux gamins en face de moi qui me dévisagent amusés. Les serveurs sont très élégants avec leurs barbes impeccables et leurs turbans très serrés. Comme beaucoup d’Indiens, peu importe leur religion, ils ne sont pas avares en sourires… Je peux aussi faire des photos sans aucun problème ! En fait, je me demande ce qu’ils me refuseraient et m’étonne d’autant de tolérance… Tous sont adorables et particulièrement le jeune Baljut qui s’est attaché à mes pas. Leur chaï est délicieux et on me le sert devant un « air cooler »… Tous viennent me saluer chacun leur tour. Que d’attention et de moments magiques !
Puis je visite la cuisine où les hommes s’affairent, faisant cure le riz et les dahl dans d’énormes gamelles. La confection des chapati est l’affaire des femmes et les voir faire est un pur régal ! Et je jure que tous ces superlatifs ne sont pas exagérés… Un vieux me propose ses services de guide pour le temple. Il est très récent et semblable à celui d’Amritsar que j’ai vu en photo. A l’entrée, en bas de l’escalier, se trouve un petit bassin où l’on trempe ses pieds en les frottant l’un contre l’autre, puis l’escalier conduit à l’esplanade du temple. C’est un édifice tout blanc avec un toit d’or dans lequel est gardée la relique, le Livre Sacré. Le vieux sikh nous explique, à moi et à un couple de Français qui m’a rejoint, les principes fondateurs de leur religion essentiellement basée sur une grande tolérance. A côté du temple se trouve un immense bassin carré entouré de colonnes et cela doit être impressionnant d’assister au bain…
Je retourne au réfectoire et croque le portrait de mon nouvel ami sikh. La technique de l’aquarelle directe est vraiment agréable…
L’endroit est plutôt insolite pour dessiner : adieu le calme ! Et comme nous sommes sans arrêt sollicités par les autres, nous nous réfugions dans une petite pièce contiguë. Le sol est crado, avec des restes de dalh sur les… dalles (facile, celle-là !). Juste un sac de toile de jute, d’où s’échappe une souris (et je préfère ça à un rat…) sous les fesses et je continue mon « œuvre ». De toute façon, il ne faut pas être trop regardant, car on marche pieds nus très souvent et le sol est loin d’être récuré à fond, voire sec ! La traversée de la cour brûlante hier a déjà mis mes plantes de pieds à dure épreuve et elles commencent à être blindées. Heureusement qu’il y avait près des bassins à ablutions et à l’entrée des salles de prière des tapis servant de refuges salvateurs !
Je réalise soudain que je ne suis arrivé à Gwalior qu’hier et déjà tant d’images dans la tête ! Le vieux m’invite à quitter l’hôtel pour venir dormir ici… Je vais y réfléchir, mais l’idée me tente sacrément ! Si je m’étais écouté, je les aurais bien croqué tous tellement ils ont des visages et des allures vraiment typiques. A défaut, je les aurai en photos… Chalo ! Je continue mon périple non sans leur avoir donné rendez-vous demain à 13h00. Le Teli-Ka-Mandir est un chouette temple hybride, mélange d’architecture du sud et de style jaïn. Au moment d’entrer à l’intérieur, je réalise que je n’ai pas pris de billet pour visiter l’ensemble du complexe de la forteresse et je reporte donc ma visite au lendemain. Alors, je m’amuse à regarder des gamins s’entraîner au cricket jusqu’à ce que le jeune lanceur me tende la balle ! La musique de Lagaan en tête, je m’exécute… La magie du voyage sur un temps donné est de savoir dosé le temps consacré à tous ces instants magiques et aux autres, plus « touristiques ». Chaque groupe croisé me couvre généreusement de sourires et de gracieux « Namaste ! » et il est bien agréable de longer les remparts en suivant le chemin de ronde en cette fin d’après-midi…. Je rencontre un sympathique allemand avec qui on se file rencard plus tard à l’Indian Coffee Restaurant qui est plutôt bien côté dans le LP et dans le Routard.
De nouveau seul, je découvre Gwalior, « petite » ville de 800 000 habitants et pourtant, aucun immeuble vertigineux, juste la sensation de déambuler dans un gros bourg. Les pétarades et klaxons incessants montent jusqu’aux remparts… Le chemin de ronde s’arrête sur la vision incroyable du Man Singh Palace accroché à flanc de falaise avec ses enfilades de tours et ses motifs multicolores peints sur les murs ocres. Je ne peux résister à une longue contemplation, imaginant la fureur des batailles de jadis, et me lance finalement dans une esquisse au crayon. Que c’est agréable de dessiner dans la fraîcheur du soir, perché au-dessus du vide, une fraîcheur toute relative qui vient seulement du vent… Il me faudra revenir tôt demain matin ou bien demain soir pour finir ce dessin, car le soleil ne va pas tarder à se coucher.
Passant devant les murs à dominante turquoise, je m’arrête pour photographier les gamins, profitant du retardateur et du mini pied pour me joindre à eux. L’impressionnante porte du fort conduit à une rampe pavée qui serpente vers la vieille ville. Un temple hindou, où règne une intense animation (prières à Shiva, chants, applaudissements), s’accroche à la falaise. Un petit moment de calme bien appréciable avant le replongeon dans la fureur de la ville grouillante d’activité. Petits vendeurs et charrettes, tirées par de superbes bœufs aux cornes immenses parfois peintes, travaillent et circulent au milieu des tempos, des motos et des piétons. La vigilance est de rigueur pour arpenter ces rues bondées !
Un rickshaw me conduit au cybercafé. La connexion est plutôt lente, mais je ne peux manquer de raconter à Mu et aux autres ce que j’ai déjà vécu lors de ces deux premiers jours déjà bien remplis. Puis je retrouve mon ami germanique Florian au restaurant. Quand nous nous sommes rencontrés la première fois, il m’a dit en avoir marre de la cette cuisine locale et j’avoue avoir eu peur qu’il ne m’invite dans une pizzeria ou une brasserie alsacienne ! Une réflexion qui la bien fait rire, car il parlait en fait des spécialités du Nord de l’Inde, préférant pour une fois goûter à la cuisine du Sud que je ne connais pas, donc, ça me va très bien !
Je goûte donc à mes premières Masala Dosa, de délicieuses et immenses galettes fourrées de pommes de terre, d’oignons et de carottes au curry, servies avec un chutney de coco et des dahl. Excellent ! J’amuse tous les clients en prenant mon plat en photo… Dans un français impeccable, Florian m’explique qu’il a appris à cuisiner ces spécialités à Daramsalah. En fait, mon nouveau compagnon est interprète pour la Communauté Européenne et cela fait douze ans qu’il vit à Bruxelles. Venant de Varanasi, il m’indique que le Gange était plutôt haut, rendant le passage d’un ghat à l’autre impossible à pied. J’espère qu’il aurait baissé d’ici quinze jours ! Il me conseille d’aller à Amritsar où il a beaucoup apprécié l’ambiance. J’avoue qu’après avoir rencontré tous ces Sikhs, de voir le Golden Temple au sein de cette communauté me tente… D’ailleurs, Baljut est originaire de là-bas. C’est en fait l’équivalent de La Mecque, mais pour les Sikhs !
Florian m’invite aussi à aller visiter un jour l’Ouzbékistan qui est un pays magnifique. Au cours de la conversation, il m’explique qu’il est daltonien et qu’il perçoit les couleurs d’une manière très atténuée. C’est en partie pour ça qu’il apprécie autant l’Inde, car les couleurs y sont flamboyantes. Je ne peux m’empêcher de penser que c’est dommage de ne pas pouvoir les contempler dans leur vraie intensité… Mon compagnon de restau se montre très sensible à mes croquis et au calendrier de voyage. Justement, il est en train de lire un carnet de route d’un gars qui a passé un an à Delhi et illustré par de chouettes croquis réalisés par sa femme. Ce serait sympa de se revoir demain…
Lundi 15 août 2005Réveil un peu tardif… Le gars de l’hôtel s’attendait sûrement à ce que je demande qu’on me monte le petit déjeuner dans la chambre, mais je préfère de loin le prendre dans la rue ! Je choisis une toute petite échoppe et mange mes premiers pakori avec un chaï. Je retrouve avec plaisir mes habitudes. Le gars est bien sympa et s’amuse en entendant mon Hindi de débutant ! Je reste un petit moment à le regarder faire les beignets et le chaï. Les rickshaws de Gwalior sont vraiment d’un autre âge, plus longs et plus larges, équipés de banquettes pouvant accueillir une dizaine de personnes. On les appelle les « tempos » et ça pétarade sec ! Un bruit qui me fait penser plus à un bateau qu’à un véhicule terrestre… Je prends néanmoins un rickshaw ordinaire. Ici, pas la peine de discuter le prix, car il n’y a pas d’arnaque envers les touristes. Que de monde dans les rues ! On me dépose au pied de la route qui conduit au fort de Gwalior. Je ne tarde pas à découvrir ces impressionnantes statues jaïna sculptées dans la falaise de part et d’autre du chemin. Il y en a des dizaines, accompagnées de bas-reliefs. Les plus grandes font de 10 m à 17 m ! Décidément, ces Jaïns sont de sacrés artistes… J’opte pour un petit coin à l’ombre pour croquer l’une d’entre elles et il me faut bien faire un choix sur les 127 statues rupestres présentes en ces lieux !

Deux jeunes qui travaillent à la restauration des vestiges viennent me tenir compagnie et c’est parti pour ma première véritable aquarelle in situ ! Il fait une chaleur insoutenable et je ruisselle tant et plus. Il y aurait de quoi passer la journée à dessiner ces statues, mais il y a aussi tellement à voir ! Tout au long de cette rampe qui conduit à la forteresse, des gamins m’accompagnent. Pas mal de monde dans le fort. Beaucoup d’Indiens sont venus en famille, profitant de ce jour férié. La plus grande partie de la surface forteresse est occupée par des champs, mais se dressent aussi quelques temples et le fameux palais de Man Singh, splendide avec ses peintures bleu turquoise, vert, jaune, rouge… Assez unique en son genre ! En fait, c’est surtout pour lui que je suis à Gwalior…

Mais avant un nouveau dessin, il faut recharger les batteries et de voir ces familles se restaurer au milieu des colonnes des vestiges jouxtant le palais, m’a ouvert l’appétit. Que de couleurs ! Tous ces saris sont magnifiques, assez différents de ceux du Rajasthan, mais tout aussi riches… Les femmes sont très belles et j’aimerais les prendre toutes en photos ! Pour manger, il n’y a que le Gurdwara du temple sikh, qui sert des repas 24h/24h gratuitement, ici comme partout ailleurs. A la porte, je demande si je peux manger et on m’invite généreusement à entrer. J’abandonne mes chaussures pour un temps, couvrant ma tête avec le foulard. Tous portent des turbans et des foulards oranges sont prévus pour les visiteurs imprévoyants. Je prends place dans l’immense réfectoire aux côtés des autres convives assis en ligne sur des nattes très étroites. A mes pieds, un unique plat métallique posé à même le sol que des serveurs passant avec de gros seaux se chargent de remplir de riz, dhal et chapati. Je commence à manger en souriant aux gamins en face de moi qui me dévisagent amusés. Les serveurs sont très élégants avec leurs barbes impeccables et leurs turbans très serrés. Comme beaucoup d’Indiens, peu importe leur religion, ils ne sont pas avares en sourires… Je peux aussi faire des photos sans aucun problème ! En fait, je me demande ce qu’ils me refuseraient et m’étonne d’autant de tolérance… Tous sont adorables et particulièrement le jeune Baljut qui s’est attaché à mes pas. Leur chaï est délicieux et on me le sert devant un « air cooler »… Tous viennent me saluer chacun leur tour. Que d’attention et de moments magiques !
Puis je visite la cuisine où les hommes s’affairent, faisant cure le riz et les dahl dans d’énormes gamelles. La confection des chapati est l’affaire des femmes et les voir faire est un pur régal ! Et je jure que tous ces superlatifs ne sont pas exagérés… Un vieux me propose ses services de guide pour le temple. Il est très récent et semblable à celui d’Amritsar que j’ai vu en photo. A l’entrée, en bas de l’escalier, se trouve un petit bassin où l’on trempe ses pieds en les frottant l’un contre l’autre, puis l’escalier conduit à l’esplanade du temple. C’est un édifice tout blanc avec un toit d’or dans lequel est gardée la relique, le Livre Sacré. Le vieux sikh nous explique, à moi et à un couple de Français qui m’a rejoint, les principes fondateurs de leur religion essentiellement basée sur une grande tolérance. A côté du temple se trouve un immense bassin carré entouré de colonnes et cela doit être impressionnant d’assister au bain…
Je retourne au réfectoire et croque le portrait de mon nouvel ami sikh. La technique de l’aquarelle directe est vraiment agréable…

L’endroit est plutôt insolite pour dessiner : adieu le calme ! Et comme nous sommes sans arrêt sollicités par les autres, nous nous réfugions dans une petite pièce contiguë. Le sol est crado, avec des restes de dalh sur les… dalles (facile, celle-là !). Juste un sac de toile de jute, d’où s’échappe une souris (et je préfère ça à un rat…) sous les fesses et je continue mon « œuvre ». De toute façon, il ne faut pas être trop regardant, car on marche pieds nus très souvent et le sol est loin d’être récuré à fond, voire sec ! La traversée de la cour brûlante hier a déjà mis mes plantes de pieds à dure épreuve et elles commencent à être blindées. Heureusement qu’il y avait près des bassins à ablutions et à l’entrée des salles de prière des tapis servant de refuges salvateurs !
Je réalise soudain que je ne suis arrivé à Gwalior qu’hier et déjà tant d’images dans la tête ! Le vieux m’invite à quitter l’hôtel pour venir dormir ici… Je vais y réfléchir, mais l’idée me tente sacrément ! Si je m’étais écouté, je les aurais bien croqué tous tellement ils ont des visages et des allures vraiment typiques. A défaut, je les aurai en photos… Chalo ! Je continue mon périple non sans leur avoir donné rendez-vous demain à 13h00. Le Teli-Ka-Mandir est un chouette temple hybride, mélange d’architecture du sud et de style jaïn. Au moment d’entrer à l’intérieur, je réalise que je n’ai pas pris de billet pour visiter l’ensemble du complexe de la forteresse et je reporte donc ma visite au lendemain. Alors, je m’amuse à regarder des gamins s’entraîner au cricket jusqu’à ce que le jeune lanceur me tende la balle ! La musique de Lagaan en tête, je m’exécute… La magie du voyage sur un temps donné est de savoir dosé le temps consacré à tous ces instants magiques et aux autres, plus « touristiques ». Chaque groupe croisé me couvre généreusement de sourires et de gracieux « Namaste ! » et il est bien agréable de longer les remparts en suivant le chemin de ronde en cette fin d’après-midi…. Je rencontre un sympathique allemand avec qui on se file rencard plus tard à l’Indian Coffee Restaurant qui est plutôt bien côté dans le LP et dans le Routard.
De nouveau seul, je découvre Gwalior, « petite » ville de 800 000 habitants et pourtant, aucun immeuble vertigineux, juste la sensation de déambuler dans un gros bourg. Les pétarades et klaxons incessants montent jusqu’aux remparts… Le chemin de ronde s’arrête sur la vision incroyable du Man Singh Palace accroché à flanc de falaise avec ses enfilades de tours et ses motifs multicolores peints sur les murs ocres. Je ne peux résister à une longue contemplation, imaginant la fureur des batailles de jadis, et me lance finalement dans une esquisse au crayon. Que c’est agréable de dessiner dans la fraîcheur du soir, perché au-dessus du vide, une fraîcheur toute relative qui vient seulement du vent… Il me faudra revenir tôt demain matin ou bien demain soir pour finir ce dessin, car le soleil ne va pas tarder à se coucher.

Passant devant les murs à dominante turquoise, je m’arrête pour photographier les gamins, profitant du retardateur et du mini pied pour me joindre à eux. L’impressionnante porte du fort conduit à une rampe pavée qui serpente vers la vieille ville. Un temple hindou, où règne une intense animation (prières à Shiva, chants, applaudissements), s’accroche à la falaise. Un petit moment de calme bien appréciable avant le replongeon dans la fureur de la ville grouillante d’activité. Petits vendeurs et charrettes, tirées par de superbes bœufs aux cornes immenses parfois peintes, travaillent et circulent au milieu des tempos, des motos et des piétons. La vigilance est de rigueur pour arpenter ces rues bondées !
Un rickshaw me conduit au cybercafé. La connexion est plutôt lente, mais je ne peux manquer de raconter à Mu et aux autres ce que j’ai déjà vécu lors de ces deux premiers jours déjà bien remplis. Puis je retrouve mon ami germanique Florian au restaurant. Quand nous nous sommes rencontrés la première fois, il m’a dit en avoir marre de la cette cuisine locale et j’avoue avoir eu peur qu’il ne m’invite dans une pizzeria ou une brasserie alsacienne ! Une réflexion qui la bien fait rire, car il parlait en fait des spécialités du Nord de l’Inde, préférant pour une fois goûter à la cuisine du Sud que je ne connais pas, donc, ça me va très bien !
Je goûte donc à mes premières Masala Dosa, de délicieuses et immenses galettes fourrées de pommes de terre, d’oignons et de carottes au curry, servies avec un chutney de coco et des dahl. Excellent ! J’amuse tous les clients en prenant mon plat en photo… Dans un français impeccable, Florian m’explique qu’il a appris à cuisiner ces spécialités à Daramsalah. En fait, mon nouveau compagnon est interprète pour la Communauté Européenne et cela fait douze ans qu’il vit à Bruxelles. Venant de Varanasi, il m’indique que le Gange était plutôt haut, rendant le passage d’un ghat à l’autre impossible à pied. J’espère qu’il aurait baissé d’ici quinze jours ! Il me conseille d’aller à Amritsar où il a beaucoup apprécié l’ambiance. J’avoue qu’après avoir rencontré tous ces Sikhs, de voir le Golden Temple au sein de cette communauté me tente… D’ailleurs, Baljut est originaire de là-bas. C’est en fait l’équivalent de La Mecque, mais pour les Sikhs !
Florian m’invite aussi à aller visiter un jour l’Ouzbékistan qui est un pays magnifique. Au cours de la conversation, il m’explique qu’il est daltonien et qu’il perçoit les couleurs d’une manière très atténuée. C’est en partie pour ça qu’il apprécie autant l’Inde, car les couleurs y sont flamboyantes. Je ne peux m’empêcher de penser que c’est dommage de ne pas pouvoir les contempler dans leur vraie intensité… Mon compagnon de restau se montre très sensible à mes croquis et au calendrier de voyage. Justement, il est en train de lire un carnet de route d’un gars qui a passé un an à Delhi et illustré par de chouettes croquis réalisés par sa femme. Ce serait sympa de se revoir demain…
La faim dans le monde mythe ou realite? English translation pending
Salut à tous!
Ceci n'est pas un appel à la révolution ou je ne sais quoi...... je ne juge pas, je constate, j'essaye par ce topic de prendre conscience de choses et de me rappeler que je suis un privilégié, que nous sommes des privilégiés...... et qu'il est quelquefois bon de parler de choses trop souvent enfouies et enterrées même si le sujet reste très très difficile.
Que penser de nos sociétés occidentales (France, NZ, USA.....), sont-t-elles des modèles? Progressons-nous? Que penser de nos vies? Pouvons-nous être fiers de nos démocraties? De nos pays? De nos sociétés? Faisons-nous beaucoup pour les pays pauvres et les gens dans le besoin?
Une question que je pose à tout le monde, d'après vous est-t-il possible à l'heure actuelle sur notre planète d'erradiquer la faim, de loger décemment l'ensemble des populations et de combattre les grandes épidémies? L'ecart entre riches et pauvres augmente-t-il?
Avant de répondre à toutes ces questions, quelques chiffres officiels du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement).
Sur les 4, 6 milliards d'habitants des pays en développement: 850 millions sont analphabètes Près d' un milliard n'ont pas accès à des points d'eau aménagés 2, 4 milliards n'ont pas accès à une infrastructure sanitaire élémentaire. 325 millions d'enfants sont non scolarisés 11 millions d'enfants de - 5 ans succombent chaque année à des maladies et autres fléaux pour lesquels existe pourtant une prophylaxie ou une solution (cela représente + de 30 000 décès quotidiens). Quelques 1, 2 milliard d'individus ont moins de 1 dollar par jour pour vivre et 2, 8 milliard moins de 2 dollars par jour.
Vous me direz, ces chiffres sont énormes et catastrophiques mais pouvons nous faire quelque chose à cela? Nous faisons déjà un maximun pour ces pays-là, n'est ce pas? Le croyez-vous vraiment?
Savez-vous qu'il ne faudrait que 40 milliards de dollars par an pour éradiquer la faim dans le monde, permettre l'accès à l'eau potable pour tous, loger tout le monde décemment et combattre les grandes épidémies!!!!!! (chiffre officiel du PNUD). Soit 10 fois moins que les dépenses mondiales de publicité!!!!!!
Je repose ma question pouvons-nous être fiers de nos sociétés????
Autre chose, connaissez-vous le classement "FORBES"? C'est un magazine américain qui publie chaque année le classement officiel des milliardaires dans le monde!!! Et les conclusions que l'on peut tirer de ce classement donnent beaucoup à réfléchir, voyez plutôt......
Il y avait 476 milliardaires en 2003, 587 en 2004 et 691en 2005. En 2004 la fortune totale des 587 milliardaires était de 1, 9 Trillions de dollars, elle a augmenté de 500 milliards de dollars de 2003 à 2004. De 2004 à 2005, la moyenne de la fortune des milliardaires est passée de 2, 9 milliards de dollars à 3, 2 milliards de dollars.
En tête de ce classement en 2005, nous trouvons Bill Gates avec une fortune estimée à 46, 5 milliards de dollars (soit plus que les PIB cumulés des 170 pays les plus pauvres!!!!!), tiens tiens, il pourrait, s'il le voulait, eradiquer la faim dans le monde, permettre l'accès à l'eau potable pour tous, loger décemment les peuples dans le besoin et combattre les grandes épidémies pendant une année..., mais bon, me direz vous, il ne lui resterait après que 6 milliars de dollars..... et qui peut vivre avec ça de nos jours...
Tout ces chiffres sont officiels et vrais (voir PNUD et FORBES), pourtant qui en parle???? La fin dans le monde, l'accès à l'eau potable pour tous, est-ce un problème??? Absolument pas!!!!!!
Je laisserai à chacun le soin de faire ses propres conclusions mais voici les miennes:
Nos sociétés sont-t-elles des modèles? Oui, sans aucun doute, si on ne fait pas partie des 4, 6 milliards de personnes que nous laissons crever sans aucune pitié.......
Progressons nous? J'en suis vraiment pas sûr.........
Pouvons nous être fiers de nos démocraties? De nos pays? De nos sociétés? Sachant que nous détruisons à petit feu notre planète, éradiquons des espèces entières d'animaux et laissons dans la précarité la plus totale les 2/3 de la population de la planète et que nos soucis quotidiens se limitent à savoir si notre dernier appareil photo numérique va être compatible avec notre PC ou quelle sera l'histoire du prochain Harry Potter....., non je pense qu'il n'y a pas beaucoup de raisons d'être fiers.......
Faisons-nous beaucoup pour les gens dans le besoin? Je crois que répondre oui à cette question, c'est vraiment être aveugle......
Mais une chose est sûre, si dans l'avenir la haine de nombreuses personnes augmente envers nos sociétés, si le terrorisme progresse encore et toujours et si après une "grande catastrophe" nos sociétés s'écroulent et que personne nous tend la main, il ne faudra pas pleurer..........
Nous jugeons l'histoire et nous nous ventons d'avoir un modèle de société plus performant que par le passé, nous nous levons tous devant les massacres des indiens d'Amérique, la colonisation de l'Amerique du Sud (éradication des incas....), de l'Australie, de la Nouvelle Zélande.....et j'en passe. Nous avons resisté et nous nous sommes battus contre le nazisme, qui a fait, je le rappelle, 60 millions de morts dont 10 millions d'innocents massacrés dans les camps de concentration, mais personne ne s'émoie des 11 millions d'enfants de moins de 5 ans qui meurent chaque année de maladies alors que nous avons les médicaments et le savoir pour les soigner......... Cela me semble être un massacre, indirectement peut être, mais un massacre quand même!!! Et là, peu de gens crient au scandale ou essayent de changer les choses et le pire est, je crois, que nous jugeons nos sociétés comme bonnes et bienveillantes................drôle de chose qu'est l'histoire.......
Vous pouvez ne pas partager ma vision de nos sociétés et de nos vies, je fais seulement un constat, auxquel moi aussi je participe, mais on ne peut ignorer l'état actuel des choses....Alors parlons en autour de nous, parce que en prendre conscience est déjà un premier pas vers une amélioration.......
a+
Nico
Vos questions sur l'Egypte ou "Coup de gueule"... English translation pending
Oui, ceci est un coup de gueule !


Combien de fois ne demande-t-on pas sur ce forum s'il est dangereux d'aller en Egypte, si on peut y voyager individuellement, etc. ? Et ensuite, on revient pour dire "non, pas de danger malgré l'attentat du Caire".
Combien de fois demande-t-on s'il est facile d'aller de la Mer Rouge au Caire ou à Louxor par la route? Puis on se plaint que ce soit si long ou que les trajets se font en convois.
Alors, une fois pour toutes:
Arrêtez d'être paranos, il y a beaucoup moins de danger en Egypte que dans la plupart des pays de notre continent. Quand il y avait des attentas à Londres, Barcelone, Madrid ou même Paris, vous posiez vous la question de savoir si vous deviez éviter l'Espagne, l'Angleterre ou même si vous oseriez encore sortir de chez vous en France ? Et ne sortez pas des idioties du genre "Oui, mais en Egypte, ce sont les touristes qui sont visés", les bombes dans le métro parisien visaient bien tout le monde, touristes compris ! Idem ailleurs ! Quant à la sécurité des personnes dans les souks, les rues et autres, regardez combien il y a eu d'agressions, de vols à la tire, de racket, en un mois dans un rayon de 50 Km autour de chez vous et comparez avec le nombre de faits perpétrés dans l'ensemble de l'Egypte en un an !
Le danger est ici, pas là !!!
Ensuite, regardez au moins une carte du pays où vous voulez vous rendre. Vous constaterez qu'il y a près de 700 Km entre le Caire et Louxor ou Hurghada, donc une croisière sur le Nil pour voir le sphynx, c'est raté. De même, partout, dans toutes les brochures des T.O. et au moins une fois par jour sur ce site, on signale que les déplacements par la route se font en convois et qu'on ne sait pas y déroger (Oui, Michel, les cars Upper Egypte, je sais, ...😉). Il y a environ 120Km entre Qseir et Hurghada, 4 1/2 de route entre Hurghada et Louxor, environ 8 heures entre Hurghada et le Caire. Et les convois ne sont pas organisés à la demande, à l'horaire de votre choix.
Et les déplacements sont organisés de cette façon pour rassurer les braves touristes qui se posent la question de savoir s'il y a du danger en Egypte, etc... Quand vous en aurez suivi un, vous comprendrez toute l'efficacité psychologique du système.
Enfin, sur mon profil, vous lirez que mon site "Louxor pratique" est en gestation, n'est donc pas en ligne, mais que vous pouvez en avoir des extraits en m'envoyant un mail.
Alors, de grâce, arrêtez de m'en demander l'adresse Web (encore 4 demandes hier !
)
De plus, une petite recherche sur le site VoyageForum vous permettra de constater que la question que vous voulez poser l'a déjà été 150 fois avec 10 fois plus de réponses.
Pour finir, sachez que les programmes portant des noms tels que "Croisière Hislakoul 12", "Circuit Découverte des Pharaons", et autres "Combiné Vapherpipi" sont des noms donnés à des variantes de prix et/ou de qualité de logement des mêmes programmes et qu'il n'y a pas de site réservés à tel ou tel T.O.
Et enfin, le prix du visa d'entrée est officiellement de 15 US$ et que tout ce qu'on vous réclamera en plus ira directement dans la poches des intermédiaires, représentants d'agences, etc. Ce sera votre premier contact avec l'Egypte et vous constaterez immédiatement de quelle façon vos TO vous arnaqueront sur le prix des prestations, soit en vous faisant payer de 2 et 10 fois leur coût réel. Et ce sont des TO européens, pas des égyptiens !



Combien de fois ne demande-t-on pas sur ce forum s'il est dangereux d'aller en Egypte, si on peut y voyager individuellement, etc. ? Et ensuite, on revient pour dire "non, pas de danger malgré l'attentat du Caire".
Combien de fois demande-t-on s'il est facile d'aller de la Mer Rouge au Caire ou à Louxor par la route? Puis on se plaint que ce soit si long ou que les trajets se font en convois.
Alors, une fois pour toutes:
Arrêtez d'être paranos, il y a beaucoup moins de danger en Egypte que dans la plupart des pays de notre continent. Quand il y avait des attentas à Londres, Barcelone, Madrid ou même Paris, vous posiez vous la question de savoir si vous deviez éviter l'Espagne, l'Angleterre ou même si vous oseriez encore sortir de chez vous en France ? Et ne sortez pas des idioties du genre "Oui, mais en Egypte, ce sont les touristes qui sont visés", les bombes dans le métro parisien visaient bien tout le monde, touristes compris ! Idem ailleurs ! Quant à la sécurité des personnes dans les souks, les rues et autres, regardez combien il y a eu d'agressions, de vols à la tire, de racket, en un mois dans un rayon de 50 Km autour de chez vous et comparez avec le nombre de faits perpétrés dans l'ensemble de l'Egypte en un an !
Le danger est ici, pas là !!!
Ensuite, regardez au moins une carte du pays où vous voulez vous rendre. Vous constaterez qu'il y a près de 700 Km entre le Caire et Louxor ou Hurghada, donc une croisière sur le Nil pour voir le sphynx, c'est raté. De même, partout, dans toutes les brochures des T.O. et au moins une fois par jour sur ce site, on signale que les déplacements par la route se font en convois et qu'on ne sait pas y déroger (Oui, Michel, les cars Upper Egypte, je sais, ...😉). Il y a environ 120Km entre Qseir et Hurghada, 4 1/2 de route entre Hurghada et Louxor, environ 8 heures entre Hurghada et le Caire. Et les convois ne sont pas organisés à la demande, à l'horaire de votre choix.
Et les déplacements sont organisés de cette façon pour rassurer les braves touristes qui se posent la question de savoir s'il y a du danger en Egypte, etc... Quand vous en aurez suivi un, vous comprendrez toute l'efficacité psychologique du système.
Enfin, sur mon profil, vous lirez que mon site "Louxor pratique" est en gestation, n'est donc pas en ligne, mais que vous pouvez en avoir des extraits en m'envoyant un mail.
Alors, de grâce, arrêtez de m'en demander l'adresse Web (encore 4 demandes hier !
)De plus, une petite recherche sur le site VoyageForum vous permettra de constater que la question que vous voulez poser l'a déjà été 150 fois avec 10 fois plus de réponses.
Pour finir, sachez que les programmes portant des noms tels que "Croisière Hislakoul 12", "Circuit Découverte des Pharaons", et autres "Combiné Vapherpipi" sont des noms donnés à des variantes de prix et/ou de qualité de logement des mêmes programmes et qu'il n'y a pas de site réservés à tel ou tel T.O.
Et enfin, le prix du visa d'entrée est officiellement de 15 US$ et que tout ce qu'on vous réclamera en plus ira directement dans la poches des intermédiaires, représentants d'agences, etc. Ce sera votre premier contact avec l'Egypte et vous constaterez immédiatement de quelle façon vos TO vous arnaqueront sur le prix des prestations, soit en vous faisant payer de 2 et 10 fois leur coût réel. Et ce sont des TO européens, pas des égyptiens !