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Voyage de quinze jours dans le Sud Tunisien de sept personnes (dont quatre enfants) English translation pending
Salutre 🙂
Le programme de notre voyage est à peu près au point. Mais des améliorations sont toujours possibles...
21 déc nous arrivons à Djerba (vol charter donc heure inconnue). Nuit à Djerba (location d'une villa ...?)
22 déc nous visitons L'ile (souk, marché, potier, fort, ile des flamands, comment on y va tarifs horaires ?). Nuit à, Djerba.
23 déc bac Ajim si pas brouillard 😛, (sinon voie romaine) direction tataouine via Matmata (pour profiter du paysage) puis Ksar hadada, puis Ksar Ouled soltane, puis Chénini (si pas envahie de T.O. 🤪). Nuit à Ksar Ghilane au Campement (en dur m'a-t-on dit ?) El Binane.
24 déc Baignade dans la source chaude (si personne a fait pipi dedans 😮), petite balade autour de Ksar Ghilane jusqu'au fort. Nuit à Douz (hotel 20 mars).
25 déc le matin marché de Douz et repas sur place. Nous partons assez tôt pour avoir le temps de traverser le Chot El Jerid en s'arrétant souvent. Milieu-fin d'après midi à Tozeur (le belvedere à la tombée de la nuit...). Nuit à Tozeur (Hotel El Amen plus de chambre, donc El Arich ... c'est bien ?).
26 déc nous allons à Metlaoui prendre le Lézard rouge. Nous descendons à Selja où notre chauffeur nous retrouve. De là nous allons à Midés, nous mangeons à Tamerza (sans oublier de s'éblouir devant le Palace) et enfin Chebika (fin de la petite rando dans le lit de la source vers 17h pour le coucher de soleil en haut).Nuit à Tozeur.
27 déc Tôôôt le matin (au lever du jour ou un peu après 😇) départ pour le site Star War vers Nefta. Retour vers 10h à Tozeur pour visite (faisable ?). Repas à Tozeur puis départ pour Sabria où nous devons être vers 15, 16h. A Sabria, rencontre avec l'équipe chamelliere. Nuit dans le désert.
28 déc Désert 29 idem. 30 pareil . 31 kif kif.
1er janvier retour à Sabria (larmes d'adieu à l'équipe et au désert). Nuit au fort Français (petite douche pour sentir moins le chameau 😊).
2 janv Sabria (Douz, si achats à faire : "Non Chérie on a plus de sous !" 😠) et tranquille jusquà Toujane et alentours. Nuit à Matmata (en troglo).
3 Janvier retour à Djerba (achat de tout ce que je veux et là je connaitrai les prix 😏). Nuit àDjerba en caravenserail (marhala)
4 janvier Vol retour 🙁 (heure inconnue idem).
Vous en pensez quoi ????????
Bon, tout ça est bien ficelé ... mais les modifs sur places seront possibles.... pour laisser la place à des rencontres... Merci de vos avis et conseils 😉.
Le programme de notre voyage est à peu près au point. Mais des améliorations sont toujours possibles...
21 déc nous arrivons à Djerba (vol charter donc heure inconnue). Nuit à Djerba (location d'une villa ...?)
22 déc nous visitons L'ile (souk, marché, potier, fort, ile des flamands, comment on y va tarifs horaires ?). Nuit à, Djerba.
23 déc bac Ajim si pas brouillard 😛, (sinon voie romaine) direction tataouine via Matmata (pour profiter du paysage) puis Ksar hadada, puis Ksar Ouled soltane, puis Chénini (si pas envahie de T.O. 🤪). Nuit à Ksar Ghilane au Campement (en dur m'a-t-on dit ?) El Binane.
24 déc Baignade dans la source chaude (si personne a fait pipi dedans 😮), petite balade autour de Ksar Ghilane jusqu'au fort. Nuit à Douz (hotel 20 mars).
25 déc le matin marché de Douz et repas sur place. Nous partons assez tôt pour avoir le temps de traverser le Chot El Jerid en s'arrétant souvent. Milieu-fin d'après midi à Tozeur (le belvedere à la tombée de la nuit...). Nuit à Tozeur (Hotel El Amen plus de chambre, donc El Arich ... c'est bien ?).
26 déc nous allons à Metlaoui prendre le Lézard rouge. Nous descendons à Selja où notre chauffeur nous retrouve. De là nous allons à Midés, nous mangeons à Tamerza (sans oublier de s'éblouir devant le Palace) et enfin Chebika (fin de la petite rando dans le lit de la source vers 17h pour le coucher de soleil en haut).Nuit à Tozeur.
27 déc Tôôôt le matin (au lever du jour ou un peu après 😇) départ pour le site Star War vers Nefta. Retour vers 10h à Tozeur pour visite (faisable ?). Repas à Tozeur puis départ pour Sabria où nous devons être vers 15, 16h. A Sabria, rencontre avec l'équipe chamelliere. Nuit dans le désert.
28 déc Désert 29 idem. 30 pareil . 31 kif kif.
1er janvier retour à Sabria (larmes d'adieu à l'équipe et au désert). Nuit au fort Français (petite douche pour sentir moins le chameau 😊).
2 janv Sabria (Douz, si achats à faire : "Non Chérie on a plus de sous !" 😠) et tranquille jusquà Toujane et alentours. Nuit à Matmata (en troglo).
3 Janvier retour à Djerba (achat de tout ce que je veux et là je connaitrai les prix 😏). Nuit àDjerba en caravenserail (marhala)
4 janvier Vol retour 🙁 (heure inconnue idem).
Vous en pensez quoi ????????
Bon, tout ça est bien ficelé ... mais les modifs sur places seront possibles.... pour laisser la place à des rencontres... Merci de vos avis et conseils 😉.
Irlande 2008: plages et montagnes English translation pending
Pour voir le carnet avec les photos en grand format, cliquer ici : si belle la terre
Nous voilà rentrés d'Irlande où nous avons passé une grosse semaine pendant les vacances de la Toussaint.
Quelle idée d'aller en Irlande à cette époque!? 🙂
Refroidie (durablement, c'était il y a plus de 20 ans) par 10 jours de pluie ininterrompue en Ecosse en juillet (on n'a jamais vu le sommet des montagnes!), j'ai longtemps hésité avant de retourner dans ces îles exposées aux dépressions atlantiques.
Finalement en partant fin octobre début novembre, nous ne risquions pas de mauvaise surprise. S'il devait faire moche, ce serait tout à fait normal! Je m'attendais à encaisser une succession de violentes dépressions d'ouest. Autant en profiter alors pour emmener les chars à voile que nous utilisons d'habitude en Bretagne. En effet, j'avais repéré en flânant sur Google Earth plusieurs plages prometteuses.
En incorrigible optimiste, je n'écartai cependant pas totalement la possibilité d'avoir quelques heures de beau temps et ajoutai donc dans le camping- car chaussures et bâtons de marche...
Autant dire que le programme serait chargé d'autant plus que Fred, retenu par son travail ne nous rejoindrait en avion que le 01/11.
Sam 25/10
12h00, enfin les enfants (Caroline 15 ans, Arnaud 13 ans et Marion 12 ans) rentrent de l'école et nous quittons aussitôt Nancy pour Quiberon chercher les chars à voile chez mon père.
Dim 26/10 Ce matin le ciel est orange, on ne résiste pas à l'envie d'aller voir le lever de soleil sur la Teignouse (c'est beau aussi la Bretagne...)
Presser F11 pour avoir le plein écran.
Après un rapide bricolage du faisceau électrique de la remorque pour harmoniser au mieux nos différentes loupiotes, nous filons vers Cherbourg.
J'ai réservé un aller-retour sur le Diplomat, bateau de Celtic Link Ferries, Cie anglaise qui est la seule à cette époque de l'année à proposer des dates nous convenant. 1000 euro l'aller-retour Cherbourg-Rosslare avec c car+ remorque+ cabine avec hublot et sdb, repas inclus (4 personnes à l'aller, 5 au retour) Le départ prévu à 17h est reporté à 20h00 à cause de la météo, le bateau a pris du retard.
Pas étonnant, ça souffle fort et il pleut des cordes.
A bord, ce n'est pas la foule: qq voitures, 2 c-cars dont le nôtre et pour le reste uniquement des camions ou des voitures neuves. Le bateau est trrrès rustique, ambiance camionneur. On monte au pont des cabines par un minuscule ascenseur (4 pers) qui ne répond pas quand on l'appelle. Tout est défraîchi, rouillé, tordu, usé. Humm! Je n'aimerais pas faire naufrage avec ce rafiot, d'autant plus qu'il y a une multitude de cadenas partout pour « sécuriser » le matériel de sécurité. Tout est sous clé! Le matériel incendie, les portes étanches, les gilets, les canots... Gloups!
Nous découvrons notre cabine, spacieuse, pas surchauffée (et heureusement car on ne peut pas régler la température) mais à l'image du reste du bateau: peinture écaillée, robinets qui fuient, moquette sale, cheveux dans la douche, matelas déglingués. Qu'à cela ne tienne, il est l'heure de manger. Ambiance cantine mais bouffe roborative et correcte sans plus (quasi pas de crudités, unique dessert schtonk!) On est impressionné par l'appétit des camionneurs, visiblement tous des habitués. Une petite Nautamine là-dessus (la mer est agitée) et au lit avec les boules Quiès (ça vibre de partout!)
Lundi 27/10 On a dormi comme des souches et on se lève pour le déjeuner. Monumentâl : toasts of course mais aussi oeufs sur le plat, bacon frit, haricots sauce tomate.... On en reste aux toasts! La houle est toujours assez forte et suivant l'adage « mieux vaut prévenir que guérir » on avale chacun une nouvelle petite Nautamine et nous voilà tous rendormis jusqu'à midi, heure à laquelle on se lève pour... encore manger! Finalement entre ingestion et digestion, la traversée passe assez vite. Ce repas de midi n'aurait pas du avoir lieu si nous étions arrivés à l'heure mais le bateau a encore accumulé du retard et nous débarquons finalement à Rosslare à 17h avec 5h de retard. La nuit va tomber à 17h30. Il fait beau.
Cap sur la côte ouest.
J'ai regardé la météo avant de partir et le vent devrait être de secteur nord pour les prochains jours. Cela réduit le choix des plages pour faire du char mais celle de Brandon Bay dans la péninsule de Dingle devrait convenir. Les horaires de marée trouvés sur internet indiquent la marée basse pour 10h30 demain matin (ben oui, il faut de l'espace et du sable dur donc la mer doit être basse)
Bien reposée par la traversée je choisis d'avancer au moins la moitié du chemin ce soir. La route est assez pénible, non pas du fait de la conduite à G (avec un volant à G on est assez à l'aise) mais car la route ressemble à nos nationales des années 70. On se farcit tous les villages les uns derrière les autres, le revêtement est irrégulier (sans véritable trou cependant), ça tournicote. Heureusement les Irlandais sont très fairplay et incroyablement patients.
Nous dormons donc près de Tipperary en « plein milieu » de l'Irlande. On se gare un peu en vrac à un départ de rando à l'entrée d'une route forestière fermée par une barrière (en plein sur la route quoi!)
Mardi 28/10 Je suis réveillée par le bruit d'une voiture qui essaie tout doucement de manoeuvrer pour nous contourner sans nous déranger. Ce sont 2 braves gardes forestiers qui sont confus de nous avoir réveillés. Incroyable nan cette gentillesse?! Bref, on finit la route (quelconque jusque vers Tralee)jusqu'à la Péninsule de Dingle et on arrive pile à l'heure sur la plage de Brandon Bay (10 km de long!) pour la marée basse.

On a la plage pour nous tous seuls.
Le vent est parfait.
Quel plaisir de faire du char au milieu des montagnes! A l'arrière plan, le mont Brandon, 951 m, 2ème sommet d'Irlande.

Nous voilà enfin dans l'Irlande de mes rêves avec du relief, de beaux nuages, du vent et même un peu de soleil.

Après avoir un peu hésité (mais pas trop longtemps!) je décide d'aller voir de plus près ce Connemara au nom mythique. Ça fait un peu de route mais c'est maintenant ou peut-être jamais.
Et puis sur la route du Connemara, il y a le Burren et ses cailloux et... j'adore les cailloux! Cap au nord donc en passant par le bac de Tarbert pour traverser la Shannon River.
La nuit tombe et nous roulons jusqu'au Dolmen de Poulnabrone repéré pas pour le dolmen en lui-même (il est assez...petit voire.... minable) mais pour son parking où nous allons passer la nuit.
Nous n'avons rien vu du Burren pour l'instant (bien qu'étant en plein milieu, bah oui, c'est la nuit) et j'ai hâte d'être à demain pour voir à quoi ça ressemble.
Mercredi 29/10 Il neige! Incroyable non? Bon, ça ne tient pas mais quelle surprise! Quant au paysage, ben, avec ce temps on ne voit pas grand chose mais l'atmosphère ne laisse pas indifférent.
Austère, très austère! Mais pour quelqu'un qui aime les cailloux, elle est assez mystérieuse.
Pour les autres, carrément glauque!
On roule jusqu'à la mer au nord du Burren à Black Head dans l'espoir de passer sous les nuages.
« Si tu n'aimes pas le temps qu'il fait, attends 5 mn » dit un adage irlandais. Confiante, j'entraîne donc mes troupes pour une petite balade sur les limestones (hyper glissantes avec ce temps...) En effet le temps a changé : il a plu ENCORE plus fort et nous rentrons avec les pantalons trempés! Des vrais bleus de l'Irlande! Au bout du 2ème pantalon trempé dans la même journée, on est bien dressé : « jamais sans mes vêtements de pluie, haut et bas »
Burren, je n'ai pas dit mon dernier mot! On repassera te voir!
On continue la route en passant par Galway, dont nous ne verrons que les innombrables ronds-points. La route a enchanté les enfants (euh... moi aussi...) : pour égayer les journées de pluie, les Ponts et Chaussées irlandais ont eu la gentillesse de saupoudrer le réseau routier de somptueuses flaques : larges, longues, profondes, énhaurmes. Vroufff! Wouah! Super! Vas-y fonce! Pour sûr, les chars à voile sont bien rincés! Le soleil nous accueille dans le Connemara et nous découvrons émerveillés le Joyce Country.

On voudrait pouvoir s'arrêter tous les 100 m pour prendre le temps d'admirer le paysage,

faire une photo, admirer un arc-en-ciel.
Oui mais voilà : il n'y a quasiment pas de possibilités de se garer. Grr! Frustration!

On fait une petite balade près des Aasleagh Falls

Demain il devrait faire beau et j'ai bien envie de grimper sur le Croagh Patrick, montagne sacrée pour les irlandais, située dans le Murrisk. On s'en rapproche au maximum avant de trouver un coin au bord de l'eau pour la nuit.
Jeudi 30/10 En quelques km de route, nous sommes au pied de la montagne. Il fait beau!
Nous attaquons la montagne par sa face nord, tout droit (à l'irlandaise quoi!) Le sentier est évident car cette montagne attire des milliers de pèlerins en juillet.
Les 763 m du Croagh Patrick sont chapeautés de nuages presque en permanence. La grimpette, à l'ombre, est assez ingrate. Nous parvenons jusqu'au col

mais le vent est si fort que nous renonçons à « l'assaut final », trop dangereux.
La vue vers le nord sur la Clew Bay et Achil Island est superbe.

Quel dédale!
Nous prenons ensuite la route vers Roundstone en passant par Westport puis la N59 puis par les Maumturk Mountains via la très belle Inagh Valley.




Roundstone vanté par le LP est quelconque, visite en 10 mn chrono. Route vers Clifden, joli village assez encombré (ça doit être terrible en été) : nous parcourons la Sky Road, route panoramique dont la partie sud est la plus spectaculaire.
Une quinzaine de km enfin jusqu'au Parc National du Connemara où on s'installe pour la nuit.
Vendredi 31/10 Très belle rando dans le parc national du Conemarra jusqu'au sommet du Diamond Hill.

Il est encore très tôt et nous avons la chance d'apercevoir une famille de cervidés (enfin un bout!).

Vue sur la baie de Ballynakill Harbour.

Quel plaisir de pouvoir s'approprier un peu de cette belle nature en s'y promenant à pied.

C'est un festival d'arcs en ciel!

Du sommet on a une vue imprenable sur Kylemore Abbey (que nous ne visiterons pas) et surtout les Maumturk Mountains, territoire très sauvage et difficile d'accès (Le sol est extrêmement humide et irrégulier. Impossible de marcher en dehors des sentiers aménagés. C'est un peu frustrant! )

Cette journée sera la plus belle de notre voyage
avec une séance de char à voile d'anthologie
l'après-midi sur la plage de Ardnagreevagh sur la côte nord du Connemara.








Oui, c'est un peu salissant!

Une lumière incroyable, des grains terribles, des arcs en ciel à la pelle, dans un décor de rêve sur une plage immaculée! Inoubliable!
Bon, la marée a fini par remonter

et on reprend la route vers le sud et... le Burren derechef!
On emprunte une 2ème fois la très belle R344 le long du Lough Inagh puis on repasse par Galway (1h de bouchon, ce soir c'est Halloween) et nuit à nouveau dans le Burren près du dolmen de Poulnabronne.
Petite déception avec Halloween: certes on a vu plein d'enfants déguisés mais peu de maisons décorées. Peut-être un effet de la crise. A propos de maison, il y a un nombre incroyable de maisons toutes neuves inhabitées, à vendre, souvent très cossues. Encore un effet de la crise?
Samedi 01/11 Il fait.... beau! On passe en plein dans le Parc National du Burren (via Carran) : paysage bucolique moins austère que dans le coin de Black head (on n'est pas allé vers les Cliffs of Moher)
On se balade un peu sur cette colline coupée par un chemin cerné de 2 murets parallèles.

Les enfants s'amusent à distinguer les murets qui ne servent à rien (construits pendant la Grande Famine pour faire gagner qq cents aux plus pauvres) de ceux qui servent encore aujourd'hui d'enclos pour le bétail.
Se balader dans les prés est très casse-g... car la végétation recouvre les fissures de calcaire et on ne sait jamais trop où mettre les pieds. Marion a failli ne jamais récupérer sa chaussure coincée au fond d'une de ces innombrables fissures.


Il est temps de repartir car Fred arrive à 16h au Kerry County Airport près de Tralee. Grâce à un bouchon à Castleisland à cause de la foire agricole, nous apparaissons juste au moment où il sort du petit aéroport et il saute dans le camping car.
Nous arrivons à la nuit tombante à la plage de Brandon Bay où nous avions déjà fait du char. On est dimanche et il y a du monde : 3 voitures! 2 surfeurs en profitent jusqu'à la nuit noire. Brrr! Des courageux! En remontant la plage, ils ramassent quelques débris en plastique déposés par la marée montante et les posent sur un tas près du parking. Bravo!
Dimanche 02/11 Temps couvert le matin on retourne à Camp puis on prend la route N86 jusqu'à Dingle. Joli village mais tout est fermé en ce dimanche matin.

Port de pêche avec quelques bateaux de taille moyenne (on 'a pas vu beaucoup de pêcheurs sur la côte ouest...)







On continue sur le Dingle Ring,
le ciel se dégage alors qu'on arrive à Slea Head. Vue sur Great Blasket island.

On grimpe sur la colline.


Chef des rouges. Equipe des bleus...

Le vent est toujours de secteur nord, on trouve la route jusqu'à la plage de Murreagh

mais le vent est un peu faible, dommage.
On reprend la route R559 jusqu'à Dingle : qq boutiques près du port sont ouvertes, on fait un peu de shopping.
On décide de se rapprocher de Iveragh Peninsula pour demain.
Lundi 03/11 Au lever du jour, nuages en strates à mi-hauteur. On tente la montagne : direction le Gap of Dunloe.

On est en plein dans les nuages, c'est assez mystique. Il doit y avoir plein de leprechauns dans ce coin-là, du moins hors saison car nous ne verrons personne à part en cheval empêtré dans sa clôture métallique que nous avons « sauvé! ».
Super! Le temps se dégage! Le plus haut sommet d'Irlande, le Carantuohill (1038m) apparaît!

Cherchez l'intrus!

Verte Irlande!



On a bien fait de tenter la montagne.
On arrive sans l'avoir vraiment cherché près de Upper Lake dans le Killarney NP :

très (vraiment très) belle balade le long du lac.
On voit des biches à plusieurs reprises.

Chance insolente avec le temps!

On jubile! (attention aux moustiques en été, il y en a encore pas mal, un peu endormis heureusement!)

On finit par retrouver notre route au milieu des tourbières (moins nombreuses que dans le Connemara)

on passe ensuite par Moll's Gap puis on rejoint la côte sud du Ring of Kerry au niveau de Kenmare : quelconque jusqu'à Caherdaniel. Le bout de la péninsule est plus beau surtout le Ring of Skellig.

Temps parfait. Les Skellig Islands dégagent une atmosphère vénéneuse fascinante!


Plutôt que de terminer la boucle du Ring of Kerry on préfère repasser par le centre de la péninsule et les montagnes.

L'éclairage est superbe avec le soleil couchant dans le dos.

Nuit sur le haut plateau après le Ballaghisheen Pass.
Mardi 04/11 Petit coup de stress au démarrage : impossible de passer la première. Il faut arrêter le moteur pour y parvenir. Ça merdouille aussi pour les autres vitesses. Glups. On doit prendre le bateau ce soir à 20h00 à Rosslare, à l'autre bout de l'Irlande! Une fois le moteur chaud, ça va un peu mieux. Finalement après une imposition des mains sur la pédale d'embrayage, Fred résoud le problème. Ouf! Pourvu que ça dure! Temps gris, route via Cork superbe (je parle du macadam, pas des paysages assez quelconques). La route est financée par l'UE.... On arrive en fin de journée à Wexford. 3 km au nord se situe la Wexford Wildfowl Reserve: site ornithologique très bien aménagé et gratuit. On y a vu pas mal d'oiseaux mais la pluie et la nuit tombante ne nous ont pas facilité la tâche. Une bonne adresse en tout cas en attendant l'heure du bateau. Nous quittons l'Irlande presque à l'heure et arrivons à Cherbourg le
Mercredi 05/11 avec 2h de retard. Il est 17h30. On arrive à Nancy Jeudi 06/11 à 2h du mat après 700 km de routes voluptueuses, onctueuses, fluides, limpides....
En conclusion: Des paysages superbes à la hauteur de nos espérances. Une météo favorable mais des journées très courtes (7h30-17h30) à la Toussaint. Routes hyper fastidieuses souvent et vraiment frustrantes car on ne peut que très rarement s'arrêter. Ne pas rater les quelques parcs nationaux pour ceux qui veulent un peu marcher à pied car sinon c'est le parcours du combattant. On n'a pas vu beaucoup d'oiseaux (sans vraiment les chercher c'est vrai....) : question d'époque? Pour ceux qui voudraient faire les « Ways » (Dingle Way, Kerry Way, Burren Way ): bien planifier le parcours car il nous a semblé qu'ils suivaient assez souvent la route! Beaucoup parlent de visiter l'Irlande à vélo: ça me semble assez suicidaire! Les routes de campagne sont bien sûr très étroites mais surtout bordées de hautes haies qui viennent à l'aplomb de la chaussée donc risque énorme de se faire percuter par une voiture au d��tour d'un virage! Un regret : pas de soirée pub mais on ne peut pas tout faire en si peu de temps!
Carte générale de l'Irlande Ouest

Quelques liens :
Site sur l'Irlande très complet : http://www.terresceltes.net/-Irlande-.htmlCarte interactive (merci Simon!) : http://ims0.osiemaps.ie/...mp;ecom=S1&user= Vent en Irlande : http://www.windfinder.com/...t_uk_ireland_akt.htm Randonnées en Irlande : http://homepage.tinet.ie/~eoindelaney/ Marées : http://easytide.ukho.gov.uk/...Tide/SelectPort.aspx
Nous voilà rentrés d'Irlande où nous avons passé une grosse semaine pendant les vacances de la Toussaint.
Quelle idée d'aller en Irlande à cette époque!? 🙂
Refroidie (durablement, c'était il y a plus de 20 ans) par 10 jours de pluie ininterrompue en Ecosse en juillet (on n'a jamais vu le sommet des montagnes!), j'ai longtemps hésité avant de retourner dans ces îles exposées aux dépressions atlantiques.
Finalement en partant fin octobre début novembre, nous ne risquions pas de mauvaise surprise. S'il devait faire moche, ce serait tout à fait normal! Je m'attendais à encaisser une succession de violentes dépressions d'ouest. Autant en profiter alors pour emmener les chars à voile que nous utilisons d'habitude en Bretagne. En effet, j'avais repéré en flânant sur Google Earth plusieurs plages prometteuses.
En incorrigible optimiste, je n'écartai cependant pas totalement la possibilité d'avoir quelques heures de beau temps et ajoutai donc dans le camping- car chaussures et bâtons de marche...
Autant dire que le programme serait chargé d'autant plus que Fred, retenu par son travail ne nous rejoindrait en avion que le 01/11.
Sam 25/10
12h00, enfin les enfants (Caroline 15 ans, Arnaud 13 ans et Marion 12 ans) rentrent de l'école et nous quittons aussitôt Nancy pour Quiberon chercher les chars à voile chez mon père.
Dim 26/10 Ce matin le ciel est orange, on ne résiste pas à l'envie d'aller voir le lever de soleil sur la Teignouse (c'est beau aussi la Bretagne...)
Presser F11 pour avoir le plein écran.
Après un rapide bricolage du faisceau électrique de la remorque pour harmoniser au mieux nos différentes loupiotes, nous filons vers Cherbourg.J'ai réservé un aller-retour sur le Diplomat, bateau de Celtic Link Ferries, Cie anglaise qui est la seule à cette époque de l'année à proposer des dates nous convenant. 1000 euro l'aller-retour Cherbourg-Rosslare avec c car+ remorque+ cabine avec hublot et sdb, repas inclus (4 personnes à l'aller, 5 au retour) Le départ prévu à 17h est reporté à 20h00 à cause de la météo, le bateau a pris du retard.
Pas étonnant, ça souffle fort et il pleut des cordes.
A bord, ce n'est pas la foule: qq voitures, 2 c-cars dont le nôtre et pour le reste uniquement des camions ou des voitures neuves. Le bateau est trrrès rustique, ambiance camionneur. On monte au pont des cabines par un minuscule ascenseur (4 pers) qui ne répond pas quand on l'appelle. Tout est défraîchi, rouillé, tordu, usé. Humm! Je n'aimerais pas faire naufrage avec ce rafiot, d'autant plus qu'il y a une multitude de cadenas partout pour « sécuriser » le matériel de sécurité. Tout est sous clé! Le matériel incendie, les portes étanches, les gilets, les canots... Gloups!
Nous découvrons notre cabine, spacieuse, pas surchauffée (et heureusement car on ne peut pas régler la température) mais à l'image du reste du bateau: peinture écaillée, robinets qui fuient, moquette sale, cheveux dans la douche, matelas déglingués. Qu'à cela ne tienne, il est l'heure de manger. Ambiance cantine mais bouffe roborative et correcte sans plus (quasi pas de crudités, unique dessert schtonk!) On est impressionné par l'appétit des camionneurs, visiblement tous des habitués. Une petite Nautamine là-dessus (la mer est agitée) et au lit avec les boules Quiès (ça vibre de partout!)
Lundi 27/10 On a dormi comme des souches et on se lève pour le déjeuner. Monumentâl : toasts of course mais aussi oeufs sur le plat, bacon frit, haricots sauce tomate.... On en reste aux toasts! La houle est toujours assez forte et suivant l'adage « mieux vaut prévenir que guérir » on avale chacun une nouvelle petite Nautamine et nous voilà tous rendormis jusqu'à midi, heure à laquelle on se lève pour... encore manger! Finalement entre ingestion et digestion, la traversée passe assez vite. Ce repas de midi n'aurait pas du avoir lieu si nous étions arrivés à l'heure mais le bateau a encore accumulé du retard et nous débarquons finalement à Rosslare à 17h avec 5h de retard. La nuit va tomber à 17h30. Il fait beau.
Cap sur la côte ouest.J'ai regardé la météo avant de partir et le vent devrait être de secteur nord pour les prochains jours. Cela réduit le choix des plages pour faire du char mais celle de Brandon Bay dans la péninsule de Dingle devrait convenir. Les horaires de marée trouvés sur internet indiquent la marée basse pour 10h30 demain matin (ben oui, il faut de l'espace et du sable dur donc la mer doit être basse)
Bien reposée par la traversée je choisis d'avancer au moins la moitié du chemin ce soir. La route est assez pénible, non pas du fait de la conduite à G (avec un volant à G on est assez à l'aise) mais car la route ressemble à nos nationales des années 70. On se farcit tous les villages les uns derrière les autres, le revêtement est irrégulier (sans véritable trou cependant), ça tournicote. Heureusement les Irlandais sont très fairplay et incroyablement patients.
Nous dormons donc près de Tipperary en « plein milieu » de l'Irlande. On se gare un peu en vrac à un départ de rando à l'entrée d'une route forestière fermée par une barrière (en plein sur la route quoi!)
Mardi 28/10 Je suis réveillée par le bruit d'une voiture qui essaie tout doucement de manoeuvrer pour nous contourner sans nous déranger. Ce sont 2 braves gardes forestiers qui sont confus de nous avoir réveillés. Incroyable nan cette gentillesse?! Bref, on finit la route (quelconque jusque vers Tralee)jusqu'à la Péninsule de Dingle et on arrive pile à l'heure sur la plage de Brandon Bay (10 km de long!) pour la marée basse.

On a la plage pour nous tous seuls.
Le vent est parfait.
Quel plaisir de faire du char au milieu des montagnes! A l'arrière plan, le mont Brandon, 951 m, 2ème sommet d'Irlande.
Nous voilà enfin dans l'Irlande de mes rêves avec du relief, de beaux nuages, du vent et même un peu de soleil.

Après avoir un peu hésité (mais pas trop longtemps!) je décide d'aller voir de plus près ce Connemara au nom mythique. Ça fait un peu de route mais c'est maintenant ou peut-être jamais.
Et puis sur la route du Connemara, il y a le Burren et ses cailloux et... j'adore les cailloux! Cap au nord donc en passant par le bac de Tarbert pour traverser la Shannon River.
La nuit tombe et nous roulons jusqu'au Dolmen de Poulnabrone repéré pas pour le dolmen en lui-même (il est assez...petit voire.... minable) mais pour son parking où nous allons passer la nuit.
Nous n'avons rien vu du Burren pour l'instant (bien qu'étant en plein milieu, bah oui, c'est la nuit) et j'ai hâte d'être à demain pour voir à quoi ça ressemble.
Mercredi 29/10 Il neige! Incroyable non? Bon, ça ne tient pas mais quelle surprise! Quant au paysage, ben, avec ce temps on ne voit pas grand chose mais l'atmosphère ne laisse pas indifférent.
Austère, très austère! Mais pour quelqu'un qui aime les cailloux, elle est assez mystérieuse.Pour les autres, carrément glauque!
On roule jusqu'à la mer au nord du Burren à Black Head dans l'espoir de passer sous les nuages.
« Si tu n'aimes pas le temps qu'il fait, attends 5 mn » dit un adage irlandais. Confiante, j'entraîne donc mes troupes pour une petite balade sur les limestones (hyper glissantes avec ce temps...) En effet le temps a changé : il a plu ENCORE plus fort et nous rentrons avec les pantalons trempés! Des vrais bleus de l'Irlande! Au bout du 2ème pantalon trempé dans la même journée, on est bien dressé : « jamais sans mes vêtements de pluie, haut et bas »
Burren, je n'ai pas dit mon dernier mot! On repassera te voir!
On continue la route en passant par Galway, dont nous ne verrons que les innombrables ronds-points. La route a enchanté les enfants (euh... moi aussi...) : pour égayer les journées de pluie, les Ponts et Chaussées irlandais ont eu la gentillesse de saupoudrer le réseau routier de somptueuses flaques : larges, longues, profondes, énhaurmes. Vroufff! Wouah! Super! Vas-y fonce! Pour sûr, les chars à voile sont bien rincés! Le soleil nous accueille dans le Connemara et nous découvrons émerveillés le Joyce Country.

On voudrait pouvoir s'arrêter tous les 100 m pour prendre le temps d'admirer le paysage,

faire une photo, admirer un arc-en-ciel.
Oui mais voilà : il n'y a quasiment pas de possibilités de se garer. Grr! Frustration!
On fait une petite balade près des Aasleagh Falls

Demain il devrait faire beau et j'ai bien envie de grimper sur le Croagh Patrick, montagne sacrée pour les irlandais, située dans le Murrisk. On s'en rapproche au maximum avant de trouver un coin au bord de l'eau pour la nuit.
Jeudi 30/10 En quelques km de route, nous sommes au pied de la montagne. Il fait beau!
Nous attaquons la montagne par sa face nord, tout droit (à l'irlandaise quoi!) Le sentier est évident car cette montagne attire des milliers de pèlerins en juillet.
Les 763 m du Croagh Patrick sont chapeautés de nuages presque en permanence. La grimpette, à l'ombre, est assez ingrate. Nous parvenons jusqu'au col

mais le vent est si fort que nous renonçons à « l'assaut final », trop dangereux.
La vue vers le nord sur la Clew Bay et Achil Island est superbe.
Quel dédale!
Nous prenons ensuite la route vers Roundstone en passant par Westport puis la N59 puis par les Maumturk Mountains via la très belle Inagh Valley.




Roundstone vanté par le LP est quelconque, visite en 10 mn chrono. Route vers Clifden, joli village assez encombré (ça doit être terrible en été) : nous parcourons la Sky Road, route panoramique dont la partie sud est la plus spectaculaire.
Une quinzaine de km enfin jusqu'au Parc National du Connemara où on s'installe pour la nuit.
Vendredi 31/10 Très belle rando dans le parc national du Conemarra jusqu'au sommet du Diamond Hill.

Il est encore très tôt et nous avons la chance d'apercevoir une famille de cervidés (enfin un bout!).

Vue sur la baie de Ballynakill Harbour.

Quel plaisir de pouvoir s'approprier un peu de cette belle nature en s'y promenant à pied.

C'est un festival d'arcs en ciel!

Du sommet on a une vue imprenable sur Kylemore Abbey (que nous ne visiterons pas) et surtout les Maumturk Mountains, territoire très sauvage et difficile d'accès (Le sol est extrêmement humide et irrégulier. Impossible de marcher en dehors des sentiers aménagés. C'est un peu frustrant! )

Cette journée sera la plus belle de notre voyage
avec une séance de char à voile d'anthologie
l'après-midi sur la plage de Ardnagreevagh sur la côte nord du Connemara.







Oui, c'est un peu salissant!

Une lumière incroyable, des grains terribles, des arcs en ciel à la pelle, dans un décor de rêve sur une plage immaculée! Inoubliable!
Bon, la marée a fini par remonter

et on reprend la route vers le sud et... le Burren derechef!
On emprunte une 2ème fois la très belle R344 le long du Lough Inagh puis on repasse par Galway (1h de bouchon, ce soir c'est Halloween) et nuit à nouveau dans le Burren près du dolmen de Poulnabronne.
Petite déception avec Halloween: certes on a vu plein d'enfants déguisés mais peu de maisons décorées. Peut-être un effet de la crise. A propos de maison, il y a un nombre incroyable de maisons toutes neuves inhabitées, à vendre, souvent très cossues. Encore un effet de la crise?
Samedi 01/11 Il fait.... beau! On passe en plein dans le Parc National du Burren (via Carran) : paysage bucolique moins austère que dans le coin de Black head (on n'est pas allé vers les Cliffs of Moher)
On se balade un peu sur cette colline coupée par un chemin cerné de 2 murets parallèles.
Les enfants s'amusent à distinguer les murets qui ne servent à rien (construits pendant la Grande Famine pour faire gagner qq cents aux plus pauvres) de ceux qui servent encore aujourd'hui d'enclos pour le bétail.
Se balader dans les prés est très casse-g... car la végétation recouvre les fissures de calcaire et on ne sait jamais trop où mettre les pieds. Marion a failli ne jamais récupérer sa chaussure coincée au fond d'une de ces innombrables fissures.


Il est temps de repartir car Fred arrive à 16h au Kerry County Airport près de Tralee. Grâce à un bouchon à Castleisland à cause de la foire agricole, nous apparaissons juste au moment où il sort du petit aéroport et il saute dans le camping car.
Nous arrivons à la nuit tombante à la plage de Brandon Bay où nous avions déjà fait du char. On est dimanche et il y a du monde : 3 voitures! 2 surfeurs en profitent jusqu'à la nuit noire. Brrr! Des courageux! En remontant la plage, ils ramassent quelques débris en plastique déposés par la marée montante et les posent sur un tas près du parking. Bravo!
Dimanche 02/11 Temps couvert le matin on retourne à Camp puis on prend la route N86 jusqu'à Dingle. Joli village mais tout est fermé en ce dimanche matin.

Port de pêche avec quelques bateaux de taille moyenne (on 'a pas vu beaucoup de pêcheurs sur la côte ouest...)







On continue sur le Dingle Ring,
le ciel se dégage alors qu'on arrive à Slea Head. Vue sur Great Blasket island.
On grimpe sur la colline.

Chef des rouges. Equipe des bleus...

Le vent est toujours de secteur nord, on trouve la route jusqu'à la plage de Murreagh

mais le vent est un peu faible, dommage.
On reprend la route R559 jusqu'à Dingle : qq boutiques près du port sont ouvertes, on fait un peu de shopping.
On décide de se rapprocher de Iveragh Peninsula pour demain.
Lundi 03/11 Au lever du jour, nuages en strates à mi-hauteur. On tente la montagne : direction le Gap of Dunloe.

On est en plein dans les nuages, c'est assez mystique. Il doit y avoir plein de leprechauns dans ce coin-là, du moins hors saison car nous ne verrons personne à part en cheval empêtré dans sa clôture métallique que nous avons « sauvé! ».
Super! Le temps se dégage! Le plus haut sommet d'Irlande, le Carantuohill (1038m) apparaît!

Cherchez l'intrus!

Verte Irlande!



On a bien fait de tenter la montagne.
On arrive sans l'avoir vraiment cherché près de Upper Lake dans le Killarney NP :

très (vraiment très) belle balade le long du lac.
On voit des biches à plusieurs reprises.
Chance insolente avec le temps!

On jubile! (attention aux moustiques en été, il y en a encore pas mal, un peu endormis heureusement!)

On finit par retrouver notre route au milieu des tourbières (moins nombreuses que dans le Connemara)

on passe ensuite par Moll's Gap puis on rejoint la côte sud du Ring of Kerry au niveau de Kenmare : quelconque jusqu'à Caherdaniel. Le bout de la péninsule est plus beau surtout le Ring of Skellig.

Temps parfait. Les Skellig Islands dégagent une atmosphère vénéneuse fascinante!


Plutôt que de terminer la boucle du Ring of Kerry on préfère repasser par le centre de la péninsule et les montagnes.

L'éclairage est superbe avec le soleil couchant dans le dos.

Nuit sur le haut plateau après le Ballaghisheen Pass.
Mardi 04/11 Petit coup de stress au démarrage : impossible de passer la première. Il faut arrêter le moteur pour y parvenir. Ça merdouille aussi pour les autres vitesses. Glups. On doit prendre le bateau ce soir à 20h00 à Rosslare, à l'autre bout de l'Irlande! Une fois le moteur chaud, ça va un peu mieux. Finalement après une imposition des mains sur la pédale d'embrayage, Fred résoud le problème. Ouf! Pourvu que ça dure! Temps gris, route via Cork superbe (je parle du macadam, pas des paysages assez quelconques). La route est financée par l'UE.... On arrive en fin de journée à Wexford. 3 km au nord se situe la Wexford Wildfowl Reserve: site ornithologique très bien aménagé et gratuit. On y a vu pas mal d'oiseaux mais la pluie et la nuit tombante ne nous ont pas facilité la tâche. Une bonne adresse en tout cas en attendant l'heure du bateau. Nous quittons l'Irlande presque à l'heure et arrivons à Cherbourg le
Mercredi 05/11 avec 2h de retard. Il est 17h30. On arrive à Nancy Jeudi 06/11 à 2h du mat après 700 km de routes voluptueuses, onctueuses, fluides, limpides....
En conclusion: Des paysages superbes à la hauteur de nos espérances. Une météo favorable mais des journées très courtes (7h30-17h30) à la Toussaint. Routes hyper fastidieuses souvent et vraiment frustrantes car on ne peut que très rarement s'arrêter. Ne pas rater les quelques parcs nationaux pour ceux qui veulent un peu marcher à pied car sinon c'est le parcours du combattant. On n'a pas vu beaucoup d'oiseaux (sans vraiment les chercher c'est vrai....) : question d'époque? Pour ceux qui voudraient faire les « Ways » (Dingle Way, Kerry Way, Burren Way ): bien planifier le parcours car il nous a semblé qu'ils suivaient assez souvent la route! Beaucoup parlent de visiter l'Irlande à vélo: ça me semble assez suicidaire! Les routes de campagne sont bien sûr très étroites mais surtout bordées de hautes haies qui viennent à l'aplomb de la chaussée donc risque énorme de se faire percuter par une voiture au d��tour d'un virage! Un regret : pas de soirée pub mais on ne peut pas tout faire en si peu de temps!
Carte générale de l'Irlande Ouest

Quelques liens :
Site sur l'Irlande très complet : http://www.terresceltes.net/-Irlande-.htmlCarte interactive (merci Simon!) : http://ims0.osiemaps.ie/...mp;ecom=S1&user= Vent en Irlande : http://www.windfinder.com/...t_uk_ireland_akt.htm Randonnées en Irlande : http://homepage.tinet.ie/~eoindelaney/ Marées : http://easytide.ukho.gov.uk/...Tide/SelectPort.aspx
Islande - 3 semaines en juillet 2008 English translation pending
Voilà le début de nos vacances en Islande... Avion + location 4x4 + alternance camping/hébergement en dur en fonction de la météo et du nombre de nuits passées à un endroit, avec nos enfants de 6 et 9 ans... Génial ! On est rentré avec les yeux pleins de couleurs !
12 juillet
Drôle de journée, commencée par un réveil à l’hôtel à Paris Roissy à 5h avec petit déj pantagruélique et terminée sous la tente, la pluie et le vent à Pingvellir en Islande à 23h (21h heure locale).
Vol sans encombre au soleil, atterrissage sous une épaisse couche de nuages, la pluie, le vent. Notre loueur de 4x4 dit que nous amenons la pluie, il paraît qu’il n’a pas plu (pas de grosse pluie comme ça !) depuis 3 semaines… 🙁
On part en 4x4 sur une route normale, facile pour le moment. Arrêt courses. Repas au chaud, on sent pas trop le pique-nique sous la pluie.
Recherche de distributeur : les ATM dans les supermarchés ne fonctionnent pas, bizarre. Dans une ville, le 1er refuse toutes les cartes, celles des islandais aussi, ouf, et le 2nd nous rend enfin riches de couronnes islandaises.
Reste à trouver le réchaud. On a pris un MSR après nos mésaventures au Canada où on n’a pas réussi à trouver des cartouches de camping gaz « plus », là on trouve du camping gaz et du primus, mais point de MSR ! Il est sensé être adaptable à plusieurs types de cartouches, mais sur la notice, ils disent de l’utiliser seulement avec des cartouches MSR… Que faire ? Le réchaud Primus ne vaut pas cher, allez, c’est parti pour un réchaud de plus, on va en avoir une sacrée collection en rentrant ! 😛
Ca y est, on peut prendre la route de Pingvellir, on quitte la côte, ça devient beaucoup plus désertique quoique encore bien vert ! On arrive à Pingvellir sous la pluie, on monte la tente sous la pluie et le vent, on est un peu inquiet, la tente va-t-elle résister ? En tous cas c’est chouette de pouvoir monter l’intérieur au sec, une fois qu’on a monté l’extérieur. On range, on s’organise, ici on peut laisser à manger sous la tente, pas d’ours dans les parages. On lance une lessive (nos 3 jours à Paris) et on part faire des balades autour de la cascade Oxararfoss.
C’est très sympa de marcher dans une faille, même sous la pluie fine. Il y a beaucoup d’oiseaux, on en voit un peu mais surtout on les entend énormément. La cascade franchit la « cassure », pas très haute mais jolie, et se faufile un chemin parmi les failles pour rejoindre la plaine en dessous puis le lac Pingvallavatn.


Retour au camping où il ne pleut presque plus et où le vent est tombé. On voit même la montagne derrière. 1er repas en camping, on aime le « skyr », spécialité locale (genre fromage blanc, aux fruits). A 22h il fait encore bien jour. Dodo !
13 juillet
Bonne nouvelle, la tente a tenu, elle est toujours étanche et on n’a pas eu froid. Y a-t-il eu une nuit ? A 22h30 il faisait toujours jour, et à 3h du matin aussi.
Les aires de camping super bien aménagées du Canada nous manquent. Pas de table ni de bancs, on mange par terre sur notre couverture de survie, et sous la tente parce qu’il fait pas chaud.
La lessive de la veille a été étendue partie dans la salle avec la machine à laver, partie dans le 4x4 : rien n’a séché encore. On transfère la partie dans le 4x4 sous la tente, et on part avec le pique-nique faire une balade.
Au début, c’est sympa, il fait toujours gris mais il ne pleut pas. On peut prendre des photos et on joue avec des oiseaux qui nous accompagnent, c’est à qui prendra la plus chouette photo ! Il y en a beaucoup de différents, et avec des cris différents, l’un est vraiment curieux et nous suit un moment, sans nous laisser approcher de trop près toutefois.

Il commence à pleuvoir juste quand on pense à s’arrêter pour le pique-nique. Le temps d’enfiler nos ponchos de pluie, il ne pleut plus. On s’installe pour attaquer le pique-nique, 5 minutes après grosse pluie diluvienne, on avale en vitesse le reste du pique-nique et on repart. Le chemin de pierres s’est transformé en chemin de boue et on se fraye un passage à travers les buissons, lorsqu’on rejoint le lac de Pingvallavatn, on est trempés.
Juste avant d’arriver au lac on se fait attaquer par des oiseaux qui doivent protéger leurs nids dans le coin. Probablement des sternes arctiques. J’avais lu que ça pouvait arriver sur la côte, dans des endroits habités par de grandes colonies d’oiseaux, mais je m’y attendais pas ici. La méthode pour éviter les coups de bec consiste à brandir un bâton au-dessus de la tête pour que les oiseaux prennent pour cible le bâton (le point le plus haut) mais pas beaucoup de bâtons dans le coin et on se voit mal arracher des racines ou les branches des arbustes. Heureusement qu’il venait de pleuvoir et qu’on avait encore tous les capuches sur la tête !
On part ensuite faire un tour en voiture de l’autre côté du lac, qui sait, il y fait peut-être meilleur. En fait c’est pire, il pleut et le vent souffle fort. Quelques éclaircies nous permettent d’apercevoir un paysage prometteur mais le temps reste globalement moche.
De retour au camping, on tente de faire sécher le linge dehors en profitant du vent puisque la pluie s’est arrêtée, on a même un rayon de soleil sur le camping, mais l’accalmie est de courte durée et il pleut à nouveau.

14 juillet
Réveil ronchon : il pleut toujours, on voit toujours pas les sommets des montagnes voisines, le linge n’est toujours pas sec, toutes les chaussures de Pierrick sont trempées : pas de bol, c’est lui qui se trempe le plus les pieds et c’est lui qui a les chaussures qui sèchent le moins vite.
On attendait du mieux au niveau météo, comme nous l’avait promis la météo, mais on range tout et on démonte la tente sous la pluie. On part vers Laugarvatn sur une belle route qui nous offre de beaux points de vue, la pluie est toujours là mais c’est plus dégagé et on aperçoit même du soleil de temps en temps.
On mange à Uthlio, dans un restaurant – salle des fêtes du village, avec la piscine à côté et un enfant qui s’y baigne malgré la pluie battante dehors. L’eau doit être chauffée mais quand même brrrrr… Il y a un grand écran avec les nouvelles et on voit le bulletin météo, qui annonce du mieux dans les jours à venir, mais dans le sud uniquement, confirmation par un journal-papier qui traîne.
Justement on voulait partir dans le nord via la route 35. Mais en étant un peu secs avant. On décide de monter quand même jusqu’à Geysir, de trouver un endroit où dormir au sec et d’aviser ensuite.
A Geysir, on trouve un super hôtel hors de prix avec vue sur le geyser. Il pleut toujours. On s’installe, on sort tout notre linge trempé, on étale tout sur le radiateur et chauffe le radiateur ! Nous on se repose et on essaye de faire une sieste. Dur dur dans la même pièce que 2 petits monstres qui jouent et se racontent des histoires.
Vers 17h, une éclaircie, allez on va voir notre geyser de plus près. Moins impressionnant que Yellowstone pour nous, mais les enfants adorent ! Il est assez régulier, toutes les 4-5 minutes il jaillit ! Du coup on mitraille, à qui prend la plus belle « bulle » bleue juste avant l’explosion, à qui prend la plus haute explosion…


L’éclaircie se transforme en vrai temps soleil/nuages. Il fait pas chaud mais ça fait de belles photos et du bien au moral.
Ensuite on va voir les chutes de Gullfoss. C’est magnifique et mouillé !


Repas au sec (il y a une petite cuisine très bien équipée à l’hôtel) et dodo. On a du mal à s’endormir, on a trop chaud… On a pourtant arrêté le radiateur pour la nuit, quasiment tout est sec, y compris les chaussures !😎
15 juillet
4h43 : il fait soleil ! Espérons que ce sera pareil toute la journée !
Belle journée en effet, avec un ciel ensoleillé entrecoupé de nuages. D’après les prévisions météo données par notre hôtesse et la discussion avec des français qui ont fait la route 35 dans le brouillard, on décide de rester encore dans le sud histoire de profiter du beau temps et de remonter le moral à bloc !
Direction Landmannalaugar via la Pjorsa vallée et plein de cascades ! Nos premières routes tout-terrain pour prendre des photos de la rivière Pjorsa et des oiseaux, puis des cascades Hjalpafoss, Gjarfoss, et enfin le clou du spectacle : Haifoss, la 2ème plus haute d’Islande (122 m), à couper le souffle !

On prend ensuite la route 208 en direction de Landmannalaugar : on a de la chance, le soleil est avec nous et on découvre un magnifique désert minéral, à chaque virage on a envie de faire une photo, au grand désespoir de Pierrick qui n’a qu’une envie : monter la tente et dessiner ! C’est beau, c’est grandiose, le ciel paraît immense ! On a toujours le mont Hekla avec la tête dans les nuages, pourtant on le surveille depuis la fin de la matinée.


Le plus dur reste à faire : passer nos deux premiers gués juste en arrivant et monter la tente avec pas mal de vent, découvrir un arceau cassé et se demander si ça va tenir… Réponse demain matin !
Pas le courage d’aller faire trempette dans les sources d’eau chaude à côté du refuge, trop de monde et trop froid !
16 juillet
Réveil sous le soleil et un magnifique ciel bleu. Le vent s’est calmé et la tente a tenu. On prend le petit déjeuner, on étend une petite lessive, on ne trouve pas de carte détaillée du coin alors on la prend en photo, on rachète quelques fruits dans un bus-épicerie et on part en balade !
Direction le tour classique au départ de Landmannalaugar à travers les champs de lave et d’obsidienne et les montagnes de rhyolite. C’est beau, c’est de toutes les couleurs. Après le champ de lave, on arrive dans une large vallée au fond de laquelle coulent des rivières, on marche jusqu’à la cascade du fond en essayant de trouver le départ pour le Brennisteinsalda, on voit bien un départ mais il correspond pas trop à la carte, on hésite, et finalement puisque c’est une boucle, on essayera de l’atteindre de l’autre côté.

(En assemblant le panorama ci-dessus, j'ai nettement vu le chemin qu'on a loupé ! 😛 Pas les yeux en face des trous ce jour là !)
Le détour était de toutes façons magnifique et les enfants ont adoré traverser les rivières… ou sauter à pieds joints dedans pour Pierrick !

On attaque la montée pour voir les fumerolles, encore plein de couleurs ! Au plus grand champ de fumerolles, ça pue vraiment ! On trouve l’autre départ de la balade pour Brennisteinsalda, qui est une montagne qui domine du haut de ses 840 ou 880 mètres (selon les guides…) et de laquelle on a une vue magnifique à 360°.


On voit des randonneurs partir pour le trek de 4 jours jusqu’à Porsmörk. Ca me tentait bien de le faire avec les enfants, à condition de dormir et manger dans les chalets-étapes, mais même s’il fait encore très beau, on sait maintenant à quel point la météo varie facilement et comme c’est galère quand on peut rien faire sécher, sans compter les risques de se perdre dans le brouillard…
Arrêt sur un névé pour jouer et retour au camping. On y retrouve Françoise, ma tante, et Germaine, une amie, qui effectuent un voyage en petit groupe. Trop rigolo de se retrouver là, à des kilomètres de Toulouse, d’autant plus qu’on ne pensait pas se voir vu qu’on devait monter sur la route 35 pendant qu’elles descendaient par la 26.
Bain dans les sources chaudes, mmmmmhhhh ! Le ciel s’est couvert mais il fait bon, même pas froid en sortant du bain !
17 juillet
Réveil au soleil encore, chouette. Rando en direction du lac Ljotipollur, un magnifique lac bleu dans un cratère rouge. En y allant, on prend de la hauteur au-dessus du lac Frostastadavatn, on a encore droit à de belles couleurs, un mini-volcan dans un cratère plus grand, des champs de lave, un petit lac émeuraude, des montagnes orange/rouge et… un retour sous la pluie dans un immense champ de lave !



Au camping, la plupart des tentes ont disparu, celles qui restent sont dans l’eau, la pluie a « créé » des mares un peu partout, on n’est pas les plus mal lotis mais le côté droit de la tente est dans l’eau et notre espace central est boueux. A l’intérieur c’est sec, mais faire la cuisine et manger est un peu délicat ce soir !
Demain, on a prévu de repartir vers le sud-est et de rejoindre la côte. Au moins 5 gués à franchir ! Les deux gués à l’entrée du camping, qu’on a traversés un peu plus loin sur des ponts pour piéton, ont grossi avec la pluie. Espérons que demain on n’aura pas des gués trop monstrueux à traverser !
18 juillet
Soleil ce matin, heureusement il n’a pas trop replu cette nuit, on arrive même à plier la tente sèche malgré l’humidité qu’elle a laissé passer sous nos matelas.
On attaque la route 208 en direction du sud-est : elle est magnifique, on fait 25 km en 2h15, certes on ne roule pas vite mais surtout on s’arrête pour prendre des photos. On passe par des vallées et des hauteurs, on voit des lacs et des rivières, des montagnes au relief varié…


Des gués, on en traverse en pagaille, on ne les compte même plus ! Ils ne sont pas très impressionnants, finalement le plus impressionnant était celui de Landmannalaugar, au grand désespoir d’Olivier qui trouve les traversées trop faciles !
Pique-nique et petite balade digestive à Edgia (la vallée de feu) qui est une immense (longue) faille. Au fond il y a une cascade mais on n’est pas allé jusque là.
On poursuit notre route vers Vik, on cherche un endroit « en dur » pour dormir histoire de faire sécher ce qui est trempé et de recharger nos batteries, notre adaptateur sur allume-cigare étant mort le 2ème jour de notre voyage… Pas facile mais finalement on finit par trouver un hébergement en « sleeping bag » dans une guesthouse à 20 km de Vik. C’est pas trop cher et il y a une cuisine, parfait. Ravitaillement : magasin, pompe à essence et distributeur à Vik, le retour à la civilisation 😛
La côte est magnifique entre l’océan et le glacier Myrdalsjökull. On va faire une balade à Dirholaey, des falaises au-dessus de l’océan. La vue est superbe sur le glacier, la magnifique plage de sable noir et des pointes rocheuses qui émergent au-dessus de l’océan. C’est aussi une réserve d’oiseaux, et on passe du temps à les prendre en photo, notamment des macareux, ils sont trop rigolos !
Dîner tardif et au dodo !
12 juillet
Drôle de journée, commencée par un réveil à l’hôtel à Paris Roissy à 5h avec petit déj pantagruélique et terminée sous la tente, la pluie et le vent à Pingvellir en Islande à 23h (21h heure locale).
Vol sans encombre au soleil, atterrissage sous une épaisse couche de nuages, la pluie, le vent. Notre loueur de 4x4 dit que nous amenons la pluie, il paraît qu’il n’a pas plu (pas de grosse pluie comme ça !) depuis 3 semaines… 🙁
On part en 4x4 sur une route normale, facile pour le moment. Arrêt courses. Repas au chaud, on sent pas trop le pique-nique sous la pluie.
Recherche de distributeur : les ATM dans les supermarchés ne fonctionnent pas, bizarre. Dans une ville, le 1er refuse toutes les cartes, celles des islandais aussi, ouf, et le 2nd nous rend enfin riches de couronnes islandaises.
Reste à trouver le réchaud. On a pris un MSR après nos mésaventures au Canada où on n’a pas réussi à trouver des cartouches de camping gaz « plus », là on trouve du camping gaz et du primus, mais point de MSR ! Il est sensé être adaptable à plusieurs types de cartouches, mais sur la notice, ils disent de l’utiliser seulement avec des cartouches MSR… Que faire ? Le réchaud Primus ne vaut pas cher, allez, c’est parti pour un réchaud de plus, on va en avoir une sacrée collection en rentrant ! 😛
Ca y est, on peut prendre la route de Pingvellir, on quitte la côte, ça devient beaucoup plus désertique quoique encore bien vert ! On arrive à Pingvellir sous la pluie, on monte la tente sous la pluie et le vent, on est un peu inquiet, la tente va-t-elle résister ? En tous cas c’est chouette de pouvoir monter l’intérieur au sec, une fois qu’on a monté l’extérieur. On range, on s’organise, ici on peut laisser à manger sous la tente, pas d’ours dans les parages. On lance une lessive (nos 3 jours à Paris) et on part faire des balades autour de la cascade Oxararfoss.
C’est très sympa de marcher dans une faille, même sous la pluie fine. Il y a beaucoup d’oiseaux, on en voit un peu mais surtout on les entend énormément. La cascade franchit la « cassure », pas très haute mais jolie, et se faufile un chemin parmi les failles pour rejoindre la plaine en dessous puis le lac Pingvallavatn.
Retour au camping où il ne pleut presque plus et où le vent est tombé. On voit même la montagne derrière. 1er repas en camping, on aime le « skyr », spécialité locale (genre fromage blanc, aux fruits). A 22h il fait encore bien jour. Dodo !
13 juillet
Bonne nouvelle, la tente a tenu, elle est toujours étanche et on n’a pas eu froid. Y a-t-il eu une nuit ? A 22h30 il faisait toujours jour, et à 3h du matin aussi.
Les aires de camping super bien aménagées du Canada nous manquent. Pas de table ni de bancs, on mange par terre sur notre couverture de survie, et sous la tente parce qu’il fait pas chaud.
La lessive de la veille a été étendue partie dans la salle avec la machine à laver, partie dans le 4x4 : rien n’a séché encore. On transfère la partie dans le 4x4 sous la tente, et on part avec le pique-nique faire une balade.
Au début, c’est sympa, il fait toujours gris mais il ne pleut pas. On peut prendre des photos et on joue avec des oiseaux qui nous accompagnent, c’est à qui prendra la plus chouette photo ! Il y en a beaucoup de différents, et avec des cris différents, l’un est vraiment curieux et nous suit un moment, sans nous laisser approcher de trop près toutefois.
Il commence à pleuvoir juste quand on pense à s’arrêter pour le pique-nique. Le temps d’enfiler nos ponchos de pluie, il ne pleut plus. On s’installe pour attaquer le pique-nique, 5 minutes après grosse pluie diluvienne, on avale en vitesse le reste du pique-nique et on repart. Le chemin de pierres s’est transformé en chemin de boue et on se fraye un passage à travers les buissons, lorsqu’on rejoint le lac de Pingvallavatn, on est trempés.
Juste avant d’arriver au lac on se fait attaquer par des oiseaux qui doivent protéger leurs nids dans le coin. Probablement des sternes arctiques. J’avais lu que ça pouvait arriver sur la côte, dans des endroits habités par de grandes colonies d’oiseaux, mais je m’y attendais pas ici. La méthode pour éviter les coups de bec consiste à brandir un bâton au-dessus de la tête pour que les oiseaux prennent pour cible le bâton (le point le plus haut) mais pas beaucoup de bâtons dans le coin et on se voit mal arracher des racines ou les branches des arbustes. Heureusement qu’il venait de pleuvoir et qu’on avait encore tous les capuches sur la tête !
On part ensuite faire un tour en voiture de l’autre côté du lac, qui sait, il y fait peut-être meilleur. En fait c’est pire, il pleut et le vent souffle fort. Quelques éclaircies nous permettent d’apercevoir un paysage prometteur mais le temps reste globalement moche.
De retour au camping, on tente de faire sécher le linge dehors en profitant du vent puisque la pluie s’est arrêtée, on a même un rayon de soleil sur le camping, mais l’accalmie est de courte durée et il pleut à nouveau.
14 juillet
Réveil ronchon : il pleut toujours, on voit toujours pas les sommets des montagnes voisines, le linge n’est toujours pas sec, toutes les chaussures de Pierrick sont trempées : pas de bol, c’est lui qui se trempe le plus les pieds et c’est lui qui a les chaussures qui sèchent le moins vite.
On attendait du mieux au niveau météo, comme nous l’avait promis la météo, mais on range tout et on démonte la tente sous la pluie. On part vers Laugarvatn sur une belle route qui nous offre de beaux points de vue, la pluie est toujours là mais c’est plus dégagé et on aperçoit même du soleil de temps en temps.
On mange à Uthlio, dans un restaurant – salle des fêtes du village, avec la piscine à côté et un enfant qui s’y baigne malgré la pluie battante dehors. L’eau doit être chauffée mais quand même brrrrr… Il y a un grand écran avec les nouvelles et on voit le bulletin météo, qui annonce du mieux dans les jours à venir, mais dans le sud uniquement, confirmation par un journal-papier qui traîne.
Justement on voulait partir dans le nord via la route 35. Mais en étant un peu secs avant. On décide de monter quand même jusqu’à Geysir, de trouver un endroit où dormir au sec et d’aviser ensuite.
A Geysir, on trouve un super hôtel hors de prix avec vue sur le geyser. Il pleut toujours. On s’installe, on sort tout notre linge trempé, on étale tout sur le radiateur et chauffe le radiateur ! Nous on se repose et on essaye de faire une sieste. Dur dur dans la même pièce que 2 petits monstres qui jouent et se racontent des histoires.
Vers 17h, une éclaircie, allez on va voir notre geyser de plus près. Moins impressionnant que Yellowstone pour nous, mais les enfants adorent ! Il est assez régulier, toutes les 4-5 minutes il jaillit ! Du coup on mitraille, à qui prend la plus belle « bulle » bleue juste avant l’explosion, à qui prend la plus haute explosion…
L’éclaircie se transforme en vrai temps soleil/nuages. Il fait pas chaud mais ça fait de belles photos et du bien au moral.
Ensuite on va voir les chutes de Gullfoss. C’est magnifique et mouillé !
Repas au sec (il y a une petite cuisine très bien équipée à l’hôtel) et dodo. On a du mal à s’endormir, on a trop chaud… On a pourtant arrêté le radiateur pour la nuit, quasiment tout est sec, y compris les chaussures !😎
15 juillet
4h43 : il fait soleil ! Espérons que ce sera pareil toute la journée !
Belle journée en effet, avec un ciel ensoleillé entrecoupé de nuages. D’après les prévisions météo données par notre hôtesse et la discussion avec des français qui ont fait la route 35 dans le brouillard, on décide de rester encore dans le sud histoire de profiter du beau temps et de remonter le moral à bloc !
Direction Landmannalaugar via la Pjorsa vallée et plein de cascades ! Nos premières routes tout-terrain pour prendre des photos de la rivière Pjorsa et des oiseaux, puis des cascades Hjalpafoss, Gjarfoss, et enfin le clou du spectacle : Haifoss, la 2ème plus haute d’Islande (122 m), à couper le souffle !
On prend ensuite la route 208 en direction de Landmannalaugar : on a de la chance, le soleil est avec nous et on découvre un magnifique désert minéral, à chaque virage on a envie de faire une photo, au grand désespoir de Pierrick qui n’a qu’une envie : monter la tente et dessiner ! C’est beau, c’est grandiose, le ciel paraît immense ! On a toujours le mont Hekla avec la tête dans les nuages, pourtant on le surveille depuis la fin de la matinée.
Le plus dur reste à faire : passer nos deux premiers gués juste en arrivant et monter la tente avec pas mal de vent, découvrir un arceau cassé et se demander si ça va tenir… Réponse demain matin !
Pas le courage d’aller faire trempette dans les sources d’eau chaude à côté du refuge, trop de monde et trop froid !
16 juillet
Réveil sous le soleil et un magnifique ciel bleu. Le vent s’est calmé et la tente a tenu. On prend le petit déjeuner, on étend une petite lessive, on ne trouve pas de carte détaillée du coin alors on la prend en photo, on rachète quelques fruits dans un bus-épicerie et on part en balade !
Direction le tour classique au départ de Landmannalaugar à travers les champs de lave et d’obsidienne et les montagnes de rhyolite. C’est beau, c’est de toutes les couleurs. Après le champ de lave, on arrive dans une large vallée au fond de laquelle coulent des rivières, on marche jusqu’à la cascade du fond en essayant de trouver le départ pour le Brennisteinsalda, on voit bien un départ mais il correspond pas trop à la carte, on hésite, et finalement puisque c’est une boucle, on essayera de l’atteindre de l’autre côté.

(En assemblant le panorama ci-dessus, j'ai nettement vu le chemin qu'on a loupé ! 😛 Pas les yeux en face des trous ce jour là !)
Le détour était de toutes façons magnifique et les enfants ont adoré traverser les rivières… ou sauter à pieds joints dedans pour Pierrick !
On attaque la montée pour voir les fumerolles, encore plein de couleurs ! Au plus grand champ de fumerolles, ça pue vraiment ! On trouve l’autre départ de la balade pour Brennisteinsalda, qui est une montagne qui domine du haut de ses 840 ou 880 mètres (selon les guides…) et de laquelle on a une vue magnifique à 360°.
On voit des randonneurs partir pour le trek de 4 jours jusqu’à Porsmörk. Ca me tentait bien de le faire avec les enfants, à condition de dormir et manger dans les chalets-étapes, mais même s’il fait encore très beau, on sait maintenant à quel point la météo varie facilement et comme c’est galère quand on peut rien faire sécher, sans compter les risques de se perdre dans le brouillard…
Arrêt sur un névé pour jouer et retour au camping. On y retrouve Françoise, ma tante, et Germaine, une amie, qui effectuent un voyage en petit groupe. Trop rigolo de se retrouver là, à des kilomètres de Toulouse, d’autant plus qu’on ne pensait pas se voir vu qu’on devait monter sur la route 35 pendant qu’elles descendaient par la 26.
Bain dans les sources chaudes, mmmmmhhhh ! Le ciel s’est couvert mais il fait bon, même pas froid en sortant du bain !
17 juillet
Réveil au soleil encore, chouette. Rando en direction du lac Ljotipollur, un magnifique lac bleu dans un cratère rouge. En y allant, on prend de la hauteur au-dessus du lac Frostastadavatn, on a encore droit à de belles couleurs, un mini-volcan dans un cratère plus grand, des champs de lave, un petit lac émeuraude, des montagnes orange/rouge et… un retour sous la pluie dans un immense champ de lave !

Au camping, la plupart des tentes ont disparu, celles qui restent sont dans l’eau, la pluie a « créé » des mares un peu partout, on n’est pas les plus mal lotis mais le côté droit de la tente est dans l’eau et notre espace central est boueux. A l’intérieur c’est sec, mais faire la cuisine et manger est un peu délicat ce soir !
Demain, on a prévu de repartir vers le sud-est et de rejoindre la côte. Au moins 5 gués à franchir ! Les deux gués à l’entrée du camping, qu’on a traversés un peu plus loin sur des ponts pour piéton, ont grossi avec la pluie. Espérons que demain on n’aura pas des gués trop monstrueux à traverser !
18 juillet
Soleil ce matin, heureusement il n’a pas trop replu cette nuit, on arrive même à plier la tente sèche malgré l’humidité qu’elle a laissé passer sous nos matelas.
On attaque la route 208 en direction du sud-est : elle est magnifique, on fait 25 km en 2h15, certes on ne roule pas vite mais surtout on s’arrête pour prendre des photos. On passe par des vallées et des hauteurs, on voit des lacs et des rivières, des montagnes au relief varié…

Des gués, on en traverse en pagaille, on ne les compte même plus ! Ils ne sont pas très impressionnants, finalement le plus impressionnant était celui de Landmannalaugar, au grand désespoir d’Olivier qui trouve les traversées trop faciles !
Pique-nique et petite balade digestive à Edgia (la vallée de feu) qui est une immense (longue) faille. Au fond il y a une cascade mais on n’est pas allé jusque là.
On poursuit notre route vers Vik, on cherche un endroit « en dur » pour dormir histoire de faire sécher ce qui est trempé et de recharger nos batteries, notre adaptateur sur allume-cigare étant mort le 2ème jour de notre voyage… Pas facile mais finalement on finit par trouver un hébergement en « sleeping bag » dans une guesthouse à 20 km de Vik. C’est pas trop cher et il y a une cuisine, parfait. Ravitaillement : magasin, pompe à essence et distributeur à Vik, le retour à la civilisation 😛
La côte est magnifique entre l’océan et le glacier Myrdalsjökull. On va faire une balade à Dirholaey, des falaises au-dessus de l’océan. La vue est superbe sur le glacier, la magnifique plage de sable noir et des pointes rocheuses qui émergent au-dessus de l’océan. C’est aussi une réserve d’oiseaux, et on passe du temps à les prendre en photo, notamment des macareux, ils sont trop rigolos !
Dîner tardif et au dodo !
Croisière sur le Ruby Princess: Grenade-Dominique-Aruba-Bonnaire English translation pending
Bonjour, j'aimerais bien avoir vos impressions sur ces destinations. Quel sont les excursions à ne pas manquer. Nous prenons le Ruby Princess le 14 novembre 2009 à partir de Fort Lauderdale. Avez vous un hotel a me suggérer près du port et pas trop dispendieux. merci.
Itinéraire en 4x4 en Namibie: campings, restaurants...? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 4 à partir en Namibie en septembre. Les billets d'avion sont déjà achetés et le 4x4 est loué. Nous aimerions avoir votre avis sur l'itinéraire, les distances/durées et si vous avez des adresses de lodges, campings, restos n'hésitez pas...
Samedi 6 septembre : arrivée à Windhoek à 14h20 dimanche 7 septembre ; Windhoek - Fish river 660km en 8h40 lundi 8 septembre : Fish river mardi 9 septembre : Fish river - Helmeringhausen 290km en 7h15 mercredi 10 septembre : Helmeringhausen - Sesriem 245km 7h30 jeudi 11 septembre : Sesriem Vendredi 12 septembre : Sesriem - Namib Naukluft ???km en ??? Samedi 13 septembre : Namib Naukluft - Walvis Bay ???km en ??? dimanche 14 septembre : walvis Bay lundi 15 septembre : Walvis Bay - Swakopmund - Hentiesbay 100km en 2h30 mardi 16 septembre : Hentiesbay - Cape cross - Terrace Bay ???km en ??? mercredi 17 septembre : Terrace Bay - Sesfontein ???km en ??? jeudi 18 septembre : Sesfontein - Opuwo 140km en 4h15 vendredi 19 septembre : Opuwo - Kamanjab ou Outjo samedi 20 septembre : Kamanjab ou Outjo - Okaukuejo (Etosha) Dimanche 21 septembre : Okaukuejo - Hallali (Etosha) lundi 22 septembre : Hallali - Namutoni (Etosha) mardi 23 septembre : Namutoni - Rundu 415km en 6h mercredi 24 septembre : Rundu - Bagani ???km en ??? jeudi 25 septembre : Bagani - Kasane (Chobe) vendredi 26 septembre : Kasane samedi 27 septembre : Kasane dimanche 28 septembre : Kasane - Victoria Falls 80km en 1h15 lundi 29 septembre : Victoria Falls mardi 30 septembre : Départ Livingstone à 13h15
Merci, Fatiha
Nous sommes 4 à partir en Namibie en septembre. Les billets d'avion sont déjà achetés et le 4x4 est loué. Nous aimerions avoir votre avis sur l'itinéraire, les distances/durées et si vous avez des adresses de lodges, campings, restos n'hésitez pas...
Samedi 6 septembre : arrivée à Windhoek à 14h20 dimanche 7 septembre ; Windhoek - Fish river 660km en 8h40 lundi 8 septembre : Fish river mardi 9 septembre : Fish river - Helmeringhausen 290km en 7h15 mercredi 10 septembre : Helmeringhausen - Sesriem 245km 7h30 jeudi 11 septembre : Sesriem Vendredi 12 septembre : Sesriem - Namib Naukluft ???km en ??? Samedi 13 septembre : Namib Naukluft - Walvis Bay ???km en ??? dimanche 14 septembre : walvis Bay lundi 15 septembre : Walvis Bay - Swakopmund - Hentiesbay 100km en 2h30 mardi 16 septembre : Hentiesbay - Cape cross - Terrace Bay ???km en ??? mercredi 17 septembre : Terrace Bay - Sesfontein ???km en ??? jeudi 18 septembre : Sesfontein - Opuwo 140km en 4h15 vendredi 19 septembre : Opuwo - Kamanjab ou Outjo samedi 20 septembre : Kamanjab ou Outjo - Okaukuejo (Etosha) Dimanche 21 septembre : Okaukuejo - Hallali (Etosha) lundi 22 septembre : Hallali - Namutoni (Etosha) mardi 23 septembre : Namutoni - Rundu 415km en 6h mercredi 24 septembre : Rundu - Bagani ???km en ??? jeudi 25 septembre : Bagani - Kasane (Chobe) vendredi 26 septembre : Kasane samedi 27 septembre : Kasane dimanche 28 septembre : Kasane - Victoria Falls 80km en 1h15 lundi 29 septembre : Victoria Falls mardi 30 septembre : Départ Livingstone à 13h15
Merci, Fatiha
Death Valley: lever/coucher de soleil et hébergement? English translation pending
Bonjour !
nous voulons visiter Death Valley en juillet, mais comme il fera trop chaud pour camper, nous cherchons à le faire tout proche d'une des entrées de Death Valley et y aller en fin de journée pour voir le coucher de soleil et/ou tôt le lendemain matin. Trois questions à ceux qui l'ont déjà visité : vaut-il mieux voir l'après-lever de soleil ou le coucher de soleil, ou les deux ? des suggestions de points de vue à ce sujet ? y a-t-il des campings ou motels pas chers à l'extérieur du parc mais assez proches ?
Merci !
nous voulons visiter Death Valley en juillet, mais comme il fera trop chaud pour camper, nous cherchons à le faire tout proche d'une des entrées de Death Valley et y aller en fin de journée pour voir le coucher de soleil et/ou tôt le lendemain matin. Trois questions à ceux qui l'ont déjà visité : vaut-il mieux voir l'après-lever de soleil ou le coucher de soleil, ou les deux ? des suggestions de points de vue à ce sujet ? y a-t-il des campings ou motels pas chers à l'extérieur du parc mais assez proches ?
Merci !
Les émeutes de Lhassa depuis l'intérieur... (16 mars 2008) English translation pending
Bonjour,
Je me trouve à Lhassa encore quelques heures, j'ai vécu les émeutes depuis l'intérieur. J'ai eu la chance de m'entretenir avec des Tibétains sur les raisons de leur colère. Je tente de résumer sur mon blog:
http://parceque.over-blog.com/article-17722093.html
Amicalement.
Amicalement.
Deux semaines à moto dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous, salut les motards,
Voici quelques mois que je prépare un périple en moto avec l’aide précieuse de ce forum dont j’ai profité d’un maximum d’informations. Aujourd’hui je renvoie l’ascenseur en livrant mon projet à toutes les remarques et commentaires. Au retour, comme tout le monde, je rédigerai notre carnet de voyage …
Nous sommes 4 quinquas (2 couples) passionnés de country music, des sixties et de HD rutilantes...Nous connaissons déjà les US et les principaux grands Parcs mais nous ferons pour la 1ère fois ce périple en moto.
Nous partons du16 Avril au 4 Mai 2008.
Nos vols Paris/Las Vegas sont achetés : NorthWest Airlines 640 € par Opodo.
Les Harley Davidson sont réservées chez EagleRider une EG et une HS pour 1635 € les 14 jours toutes assurances incluses comme il est vivement conseillé par les spécialistes de ce forum.
Les 3 1ères nuits sont réservées au 4 Queens de LV à 61 € par Booking.com.
3 nuits sont réservées par prudence à Moab car ce sera le week-end du « Moab car show ». Nous en avons profité pour choisir un petit appart. Chambres living cuisine pour essayer de s’insérer un peu plus dans la vie américaine… 120 $ par nuit pour 4 c’est raisonnable ?
Pour le reste, c’est free days on the road. On espère bien dormir chez les Hopis à Second Mesa ou Gallup et aussi sous le Hogan de Mme Gray à Monument Valley !! Ca ce sont des idées glanées dans un guide connu.
Je vous propose notre itinéraire sachant que notre objectif premier est de prendre le temps de la ballade et de la rencontre. Nous voulons découvrir des paysages bien sûr, mais aussi les gens, les modes vie, des folklores…..
Nos étapes sont donc généralement courtes, surtout au début du parcours, pour profiter au mieux des lieux et du temps.
JOURNEE SOIR HOTEL Mercredi 16 avril 2008 Voyage Las Vegas Four Queens J 17 Journée libre à Las Vegas Las Vegas Four Queens V 18 Prise des motos – Ballades ( VoF- Lake Mead) Las Vegas Four Queens S 19 Boulder - Hoover Dam – Chloride - Kingman Kingman D 20 Route 66 - Oatman - Topock Kingman L 21 Route 66 - Hackberry – Seligman Williams M 22 Flagstaff – Sedona - Flagstaff Flagstaff M 23 Territoire Hopi Second Mesa ou Gallup J 24 Territoire Navajo - Visite Canyon de Chelly Chinle V 25 Visite Monument Valley Mexican Hat S 26 Gooseneck - Valley of Gods - Moab car show Moab Westwood Guest House D 27 Les Arches Moab Westwood Guest House L 28 CanyonLands Moab Westwood Guest House M 29 Capitol Reefs Torrey ou Boulder M 30 Bryce Canyon Mt Carmel ou Kanab J 1 Route vers Las Vegas par Zion Las Vegas V 2 Journée Las Vegas - Retour des Motos Las Vegas S 3 Retour en FranceVoila, dites moi ce que vous pensez de ce circuit « court » pour 2 semaines, nous sommes preneur de toutes les idées et si les nôtres peuvent aussi servir alors c’est tout gagné.
JOURNEE SOIR HOTEL Mercredi 16 avril 2008 Voyage Las Vegas Four Queens J 17 Journée libre à Las Vegas Las Vegas Four Queens V 18 Prise des motos – Ballades ( VoF- Lake Mead) Las Vegas Four Queens S 19 Boulder - Hoover Dam – Chloride - Kingman Kingman D 20 Route 66 - Oatman - Topock Kingman L 21 Route 66 - Hackberry – Seligman Williams M 22 Flagstaff – Sedona - Flagstaff Flagstaff M 23 Territoire Hopi Second Mesa ou Gallup J 24 Territoire Navajo - Visite Canyon de Chelly Chinle V 25 Visite Monument Valley Mexican Hat S 26 Gooseneck - Valley of Gods - Moab car show Moab Westwood Guest House D 27 Les Arches Moab Westwood Guest House L 28 CanyonLands Moab Westwood Guest House M 29 Capitol Reefs Torrey ou Boulder M 30 Bryce Canyon Mt Carmel ou Kanab J 1 Route vers Las Vegas par Zion Las Vegas V 2 Journée Las Vegas - Retour des Motos Las Vegas S 3 Retour en FranceVoila, dites moi ce que vous pensez de ce circuit « court » pour 2 semaines, nous sommes preneur de toutes les idées et si les nôtres peuvent aussi servir alors c’est tout gagné.
Circuit à moto sur dix jours au Maroc English translation pending
bonjour nous comptons faire une virée moto au marox.
apparemment je ne trouve pas de location de moto 1ere question est ce c'est vrai ??😇
on envisagerait de prendre la nôtre BMW GS1150 en couple. 2eme question?? est ce "craignos" ???
et ma dernière question est
quel circuit nous conseilleriez vous??? merci deux quinquas= un siécle 😊
on envisagerait de prendre la nôtre BMW GS1150 en couple. 2eme question?? est ce "craignos" ???
et ma dernière question est
quel circuit nous conseilleriez vous??? merci deux quinquas= un siécle 😊
Tous avec les PNC d'Air France English translation pending
A ceux qui une fois de plus vont râler en se limitant aux "informations" fournies par nos chers médias !!
Savez vous réellement ce qu'est ce métier ?? Les conditions de travail ?? la formation exigée ?
Avez vous envie de passer tous vos weekends loin de votre famille, Noëls, Jours de l'an, à l'autre bout du monde, sans contrepartie ? "non désolée ma petit chérie maman ne sera pas là pour Noël cette année non plus" !!
Travail de nuit, weekeends, jours fériés, pour VOUS emmener en vacances!! (Qui c'est le privilégié??)
Moins de 24H sur place pour un vol long courrier et hop on repart pour un autre long courrier, moi je trouve ça grave pour la sécurité de pas laisser plus de repos !!!
Connaissez vous beaucoup de professions où on vous donne le 25 du mois votre planning du mois à venir ??
je ne suis PAS chez AF, mais pendant mes études de tourisme bien sûr les métiers de l'aérien ont été abordés, et g qqs copines EX-hôtesses de l'air qui ont du abandonner car cela demande trop, nerveusement et physiquement, sans considération (ah bah t'es hôtesse de l'air, t'es serveuse dans le ciel, quoi!!)
En cours de marketing et de management on a bien étudié la compagnie AF, ça c'est sûr, de belles performances et un exemple superbe de réussite dans nos études de tourisme!! Sauf que...depuis environ 12 ans cette compagnie a gelé les salaires des PNC. Aujourd'hui AF est la première compagnie mondiale en terme de bénéfices, le salaire du grand patron a été multiplié par 120% alors que soi disant la compagnien était au bord de la faillite !! et les actionnaires s'engraissent toujours plus...
Tout cela sur le dos, une fois de plus, du petit personnel !!! Qui enchaîne rotations sur rotations sans râler et toujours avec le sourire même crevés !! Triple couche de maquillage pour cacher les cernes ! Je vous rappelle que les PNC d'Air France ne se sont pas mis en grève depuis le début des années 1990 !! (oui il y a eu le staff au sol en grève, les contrôleurs aériens, les pilotes...mais pas les PNC).
Avant de râler, essayez donc ce métier. Passez votre CSS! - {Certificat de Sécurité et de Sauvetage - diplôme d'état } - Maintenant il y a même un nouveau module de formation avec le GIGN (oui vous avez bien lu) pour savoir maîtriser un pax dangereux, comme un gars style celui qui voulait mettre le feu à ses chaussures. Etre au minimum bilingue français anglais, voire plus !! Certificat de natation (nager 50 mètres en moins de 2 min - avec ses vêtements je suppose, quand un avion doit amerrir on n'est pas en bikini). Certificat comme quoi vous êtes aptes physiquement et mentalement !........ (petite précision: les compagnies françaises sont le seules à exiger ce diplôme...je ne sais pas comment sont formés les PNC des autres compagnies...)
PNC c'est aussi aller sortir un enc*** de pax parti se griller sa gauloise dans les toilettes en dépit de l'interdiction formelle, ou pour faire éteindre son foutu téléphone portable à un pax récalcitrant qui ne se gène pas pour téléphoner en plein vol... Ou un pax agressif, comme cela sans raison, juste pour le plaisir d'emm*** son monde et de perturber le vol...
le sourire ultrabright qui accompagne votre plateau repas n'est "que" le DERNIER aspect du métier, et non pas le premier, contrairement à ce que beaucoup pensent !! Et aussi, le PNC n'est PAS responsable du contenu du plateau repas, donc inutile de lui dire que c'est dégueulasse, que vous exigez autre chose et de lui envoyer le plateau repas à la gueule !!
Les billets d'avion gratuits et à volonté, faut arrêter de croire au Père Noël !! De ce que j'en ai entendu, c'est 50% de réduc sur le tarif le plus cher....et s'il reste des sièges libres !!!
Poussés dehors à 55 ans parce que "trop vieux", ça fait "mauvaise image" aurpès de la clientèle lambda (celle qui doit être en train de râler une fois de plus! ) (oh mon dieu la chef de cabine a trois rides au coin des yeux, horreur je ne volerai plus chez AF!!!)
Alors je pense que vu tout cela et vu tous les sacrifices qu'ils font depuis toutes ces années, un peu de reconnaissance de ces dures conditions de travail s'imposent ! Et la demande principale, il me semble, ne concerne pas le salaire mais justemment une dégradation des conditions de travail ! Et encore n'étant pas PNC je pense que ceux qui passeront par là pourront ajouter et rectifier si besoin est...Merci d'avance... C'est un beau métier, mais hélas les conditions derrière sont trop peu méconnues et les pax lambda ne les soupçonnent même pas...
Alors oui cela emm***ceux qui devaient prendre l'avion, mais n'est-ce pas là le principe d'une grève ? Affronter le plus grand nombre pour se faire entendre ? face à une direction qui apparamment se fout de son personnel ? Et là je me mets à la place du staff au sol qui va s'en prendre plein la gueule une fois de plus !!
Malheureusement ce n'est pas avec ce qui est dit dans nos médias que cela va se faire...
Et bcp d'autres branches professionnelles devraient se mettre ne grève car il y a un réel problème avec les salaires en France. le petit personnel des entreprises se sacrifie toujours plus pour toujours le même salaire pendant que qqs grandes familles triplent leur revenus avoisinnant déjà les dizaines ou centaines de millions. Des chiffres vertigineux. Un peu plus de répartition des richesses serait logique. Les caissières de Auchan, Carrefour, les ouvriers des usines qui eux aussi font les 3/8, etc etc...
mais hélas comme toujours en France les grands patrons vont se plaindre, qu'ils n'ont pas assez de profits etc, et quand ils perdent de l'argent demander à l'Etat d'intervenir... "Capitalisation des profits, socialisation des pertes" cela ne vous dit rien ?? En cas de souci en gros c'est le contribuable qui paie, mais si l'entreprise fait des profits alors c'est que le patron et les actionnaires ont bien réussi leur stratégie de management, mais le petit personnel qui s'est sacrifié pour permettre cela, on s'en tape et on ne lui donne rien ! Et avec Sarko et compagnie au pouvoir, cela ne fera que s'aggraver.
Bref tout cela pour dire que : ceux qui savent réellement ce qu'est le métier de PNC sont avec vous et vous soutiennent!!
PS : J'oubliais...Avant de dire que la France est toujours en grève regardez ce qui se passe ailleurs. Le Quotidien du Tourisme a publié aujourd'hui un article très intéressant sur la grève de l'aéroport de Lisbonne aujourd'hui (avions de TAP cloués au sol) et de plusieurs autres aéroports cette semaine...grève du staff au sol et des pilotes... SAS, compagnie scandinave: PNC en grève une fois par an...
Mais ce qui se passe ailleurs, nos chers médias français ne vous en parleront pas, préférant vous faire croire que seuls les Français se mettent en grève !!
je ne suis PAS chez AF, mais pendant mes études de tourisme bien sûr les métiers de l'aérien ont été abordés, et g qqs copines EX-hôtesses de l'air qui ont du abandonner car cela demande trop, nerveusement et physiquement, sans considération (ah bah t'es hôtesse de l'air, t'es serveuse dans le ciel, quoi!!)
En cours de marketing et de management on a bien étudié la compagnie AF, ça c'est sûr, de belles performances et un exemple superbe de réussite dans nos études de tourisme!! Sauf que...depuis environ 12 ans cette compagnie a gelé les salaires des PNC. Aujourd'hui AF est la première compagnie mondiale en terme de bénéfices, le salaire du grand patron a été multiplié par 120% alors que soi disant la compagnien était au bord de la faillite !! et les actionnaires s'engraissent toujours plus...
Tout cela sur le dos, une fois de plus, du petit personnel !!! Qui enchaîne rotations sur rotations sans râler et toujours avec le sourire même crevés !! Triple couche de maquillage pour cacher les cernes ! Je vous rappelle que les PNC d'Air France ne se sont pas mis en grève depuis le début des années 1990 !! (oui il y a eu le staff au sol en grève, les contrôleurs aériens, les pilotes...mais pas les PNC).
Avant de râler, essayez donc ce métier. Passez votre CSS! - {Certificat de Sécurité et de Sauvetage - diplôme d'état } - Maintenant il y a même un nouveau module de formation avec le GIGN (oui vous avez bien lu) pour savoir maîtriser un pax dangereux, comme un gars style celui qui voulait mettre le feu à ses chaussures. Etre au minimum bilingue français anglais, voire plus !! Certificat de natation (nager 50 mètres en moins de 2 min - avec ses vêtements je suppose, quand un avion doit amerrir on n'est pas en bikini). Certificat comme quoi vous êtes aptes physiquement et mentalement !........ (petite précision: les compagnies françaises sont le seules à exiger ce diplôme...je ne sais pas comment sont formés les PNC des autres compagnies...)
PNC c'est aussi aller sortir un enc*** de pax parti se griller sa gauloise dans les toilettes en dépit de l'interdiction formelle, ou pour faire éteindre son foutu téléphone portable à un pax récalcitrant qui ne se gène pas pour téléphoner en plein vol... Ou un pax agressif, comme cela sans raison, juste pour le plaisir d'emm*** son monde et de perturber le vol...
le sourire ultrabright qui accompagne votre plateau repas n'est "que" le DERNIER aspect du métier, et non pas le premier, contrairement à ce que beaucoup pensent !! Et aussi, le PNC n'est PAS responsable du contenu du plateau repas, donc inutile de lui dire que c'est dégueulasse, que vous exigez autre chose et de lui envoyer le plateau repas à la gueule !!
Les billets d'avion gratuits et à volonté, faut arrêter de croire au Père Noël !! De ce que j'en ai entendu, c'est 50% de réduc sur le tarif le plus cher....et s'il reste des sièges libres !!!
Poussés dehors à 55 ans parce que "trop vieux", ça fait "mauvaise image" aurpès de la clientèle lambda (celle qui doit être en train de râler une fois de plus! ) (oh mon dieu la chef de cabine a trois rides au coin des yeux, horreur je ne volerai plus chez AF!!!)
Alors je pense que vu tout cela et vu tous les sacrifices qu'ils font depuis toutes ces années, un peu de reconnaissance de ces dures conditions de travail s'imposent ! Et la demande principale, il me semble, ne concerne pas le salaire mais justemment une dégradation des conditions de travail ! Et encore n'étant pas PNC je pense que ceux qui passeront par là pourront ajouter et rectifier si besoin est...Merci d'avance... C'est un beau métier, mais hélas les conditions derrière sont trop peu méconnues et les pax lambda ne les soupçonnent même pas...
Alors oui cela emm***ceux qui devaient prendre l'avion, mais n'est-ce pas là le principe d'une grève ? Affronter le plus grand nombre pour se faire entendre ? face à une direction qui apparamment se fout de son personnel ? Et là je me mets à la place du staff au sol qui va s'en prendre plein la gueule une fois de plus !!
Malheureusement ce n'est pas avec ce qui est dit dans nos médias que cela va se faire...
Et bcp d'autres branches professionnelles devraient se mettre ne grève car il y a un réel problème avec les salaires en France. le petit personnel des entreprises se sacrifie toujours plus pour toujours le même salaire pendant que qqs grandes familles triplent leur revenus avoisinnant déjà les dizaines ou centaines de millions. Des chiffres vertigineux. Un peu plus de répartition des richesses serait logique. Les caissières de Auchan, Carrefour, les ouvriers des usines qui eux aussi font les 3/8, etc etc...
mais hélas comme toujours en France les grands patrons vont se plaindre, qu'ils n'ont pas assez de profits etc, et quand ils perdent de l'argent demander à l'Etat d'intervenir... "Capitalisation des profits, socialisation des pertes" cela ne vous dit rien ?? En cas de souci en gros c'est le contribuable qui paie, mais si l'entreprise fait des profits alors c'est que le patron et les actionnaires ont bien réussi leur stratégie de management, mais le petit personnel qui s'est sacrifié pour permettre cela, on s'en tape et on ne lui donne rien ! Et avec Sarko et compagnie au pouvoir, cela ne fera que s'aggraver.
Bref tout cela pour dire que : ceux qui savent réellement ce qu'est le métier de PNC sont avec vous et vous soutiennent!!
PS : J'oubliais...Avant de dire que la France est toujours en grève regardez ce qui se passe ailleurs. Le Quotidien du Tourisme a publié aujourd'hui un article très intéressant sur la grève de l'aéroport de Lisbonne aujourd'hui (avions de TAP cloués au sol) et de plusieurs autres aéroports cette semaine...grève du staff au sol et des pilotes... SAS, compagnie scandinave: PNC en grève une fois par an...
Mais ce qui se passe ailleurs, nos chers médias français ne vous en parleront pas, préférant vous faire croire que seuls les Français se mettent en grève !!
Coût total pour de l'équipement vélo et sortie au Québec? English translation pending
Salut
Je suis actuellement à Montreal pour mes études et j'aimerais profiter de mon année ici pour voyager le plus possible à travers la région. Je n'en avait pas fait depuis un moment mais hier, je me suis aperçu que j'adorais vraiment ça!(j'ai fait 40 petits km en à peu près une heure en plein ramadan) Bref, j'aimerais investir dans un velo ainsi que dans les equipements qui vont avec...(donc sac de couchage, tente, sacoches...) J'ai déjà fait pas mal de recherche sur le forum mais je n'ai pu trouver de messages parlant du prix total des equipements, ou de celui d'une sortie. Même si ce n'est qu'à titre d'exemple, j'aimerais savoir combien cela vous a t'il coûté pour effectuer vos periples(que ce soit un week end ou 2 semaines). Ca me permettrait de savoir si j'ai effectivement le budget necessaire pour commencer à chercher les equipements.
Concernant le velo, j'ai un VTT pas neuf du tout, et qui n'est d'ailleurs pas à moi(un ami me l'a laissé avec l'appartement). Donc je devrai m'en procurer un nouveau. Si quelqu'un connait de bonnes adresses pour en avoir un pour pas trop cher dans les alentours de Montreal, je suis preneur!
Dernière chose: Pour ceux qui ont essayé le cyclocamping au Quebec, à partir de quand cela devient il difficile de s'aventurer?(si dès novembre ce n'est plus possible alors j'investirai dans des matière moins chaude pour les mois de mai/juin)
Merci!
Je suis actuellement à Montreal pour mes études et j'aimerais profiter de mon année ici pour voyager le plus possible à travers la région. Je n'en avait pas fait depuis un moment mais hier, je me suis aperçu que j'adorais vraiment ça!(j'ai fait 40 petits km en à peu près une heure en plein ramadan) Bref, j'aimerais investir dans un velo ainsi que dans les equipements qui vont avec...(donc sac de couchage, tente, sacoches...) J'ai déjà fait pas mal de recherche sur le forum mais je n'ai pu trouver de messages parlant du prix total des equipements, ou de celui d'une sortie. Même si ce n'est qu'à titre d'exemple, j'aimerais savoir combien cela vous a t'il coûté pour effectuer vos periples(que ce soit un week end ou 2 semaines). Ca me permettrait de savoir si j'ai effectivement le budget necessaire pour commencer à chercher les equipements.
Concernant le velo, j'ai un VTT pas neuf du tout, et qui n'est d'ailleurs pas à moi(un ami me l'a laissé avec l'appartement). Donc je devrai m'en procurer un nouveau. Si quelqu'un connait de bonnes adresses pour en avoir un pour pas trop cher dans les alentours de Montreal, je suis preneur!
Dernière chose: Pour ceux qui ont essayé le cyclocamping au Quebec, à partir de quand cela devient il difficile de s'aventurer?(si dès novembre ce n'est plus possible alors j'investirai dans des matière moins chaude pour les mois de mai/juin)
Merci!
Coups de coeur au Vietnam English translation pending
Suite à une question de Nerwiss et pour ne pas squatter son post, je vous propose une nouvelle discussion imagée "culture et paysages" :
A vos archives : postez votre "coup de coeur" au Vietnam.
Je vous livre un des miens, car j'en ai eu quelques uns.
La petite mamy qui s'occupe bénévolement du musée de la vie des campagnes (je ne connais pas le nom du village, c'est situé le long de la rivière des parfums près de Hue)
Le guide explique et elle se fait une joie de refaire les gestes d'autrefois pour qu'on puisse la prendre en photo. Elle est adorable !!!


La petite mamy qui s'occupe bénévolement du musée de la vie des campagnes (je ne connais pas le nom du village, c'est situé le long de la rivière des parfums près de Hue)
Le guide explique et elle se fait une joie de refaire les gestes d'autrefois pour qu'on puisse la prendre en photo. Elle est adorable !!!


De retour du Vietnam... English translation pending
Nous revoila, encore tout emerveillés de l'aventure que nous avons connue, tout est passé bien trop vite à notre goût !!!!
Départ le 13 mars à 20h de Genève puis Francfort puis Bangkok, puis enfin arrivée à Hanoi le 14 à 19h35 Nous sommes arrivés à Hanoi le 14 mars au soir, trop fatigués, mais surexcités, nous faisons une petite balade autour du lac de l'épée avons fait le tour de la ville le 15 . mausolee de hcm, temple de la littérature, pagode du pilier unique, musée ethnographique, temple Ngoc Son, tour en cyclo pousse du vieux centre historique et le soir spectacle de marionnette sur l'eau. Départ pour la Baie d'Along le 16, visite de la grotte du Pélican, marché flottant, promenade en canoe kayack avec nuit à bord, donc retour a hanoi le 17 en fin d'après midi Départ pour Sapa le 17 au soir en train de nuit, arrivée a Lao Cai le 18 au matin, visite du marché de Bac ha, vue de la Chine et du pont qui sépare Lao Cai de la Chine, route vers Sapa le 19, promenade au marché de Sapa, balade en scooter vers le village hmong de cat cat, retour vers lao cai puis train de nuit vers Hanoi le 20, arrivee a hanoi, départ vers nim bihn, visite des temples, balade en barque.... le 21, vol hanoi - danang, bus pour hué, visite de la cité impériale le 22, bus Hué - Hoi an, balade, visite de la ville le 23, toujours a Hoi an, de nouveau balade, confection de vêtements, massage pour madame, coupe de cheveux et nettoyage d'oreilles (si, si) pour monsieur le 24, vol pour saigon, journée calme, sommes assommés par la chaleur, par contre en fin de soirée, visite du marché, de leurs champs Elysées, ..... le 25, Delta du Mekong, journée trés décevante, pas grand chose à raconter, nous n'avons pas choisi la bonne manière de le découvrir le 26, bus pour Phan Phiet, mui né, repos, baigande, repos, baignade le 27, idem, repos, baignade, coups de soleil, repos, baignade, coups de soleil, le 28, départ vers 13h30 pour saigon, soirée promenade nostalgie de tout le voyage dans Saigon, mêlé de mélancolie, tristesse de quitter le pays, joie à l'idée de revoir nos deux petits gars restés avec leurs grands-parents. le 29, réveil 3h30, vol de saigon a 6h00, puis Hong Kong puis Francfort, et arrivée à Genève à 22h30
Bref tout ceci n'est qu'un bref résumé de ce que nous avons vécu, avec mon mari nous préparons un site de note voyage où tout sera précisé : noms des hôtels, des guides, des restaurants, les coûts divers de tout, absoluments tout et bien sûr des photos et encore des photos.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas !!!!
Départ le 13 mars à 20h de Genève puis Francfort puis Bangkok, puis enfin arrivée à Hanoi le 14 à 19h35 Nous sommes arrivés à Hanoi le 14 mars au soir, trop fatigués, mais surexcités, nous faisons une petite balade autour du lac de l'épée avons fait le tour de la ville le 15 . mausolee de hcm, temple de la littérature, pagode du pilier unique, musée ethnographique, temple Ngoc Son, tour en cyclo pousse du vieux centre historique et le soir spectacle de marionnette sur l'eau. Départ pour la Baie d'Along le 16, visite de la grotte du Pélican, marché flottant, promenade en canoe kayack avec nuit à bord, donc retour a hanoi le 17 en fin d'après midi Départ pour Sapa le 17 au soir en train de nuit, arrivée a Lao Cai le 18 au matin, visite du marché de Bac ha, vue de la Chine et du pont qui sépare Lao Cai de la Chine, route vers Sapa le 19, promenade au marché de Sapa, balade en scooter vers le village hmong de cat cat, retour vers lao cai puis train de nuit vers Hanoi le 20, arrivee a hanoi, départ vers nim bihn, visite des temples, balade en barque.... le 21, vol hanoi - danang, bus pour hué, visite de la cité impériale le 22, bus Hué - Hoi an, balade, visite de la ville le 23, toujours a Hoi an, de nouveau balade, confection de vêtements, massage pour madame, coupe de cheveux et nettoyage d'oreilles (si, si) pour monsieur le 24, vol pour saigon, journée calme, sommes assommés par la chaleur, par contre en fin de soirée, visite du marché, de leurs champs Elysées, ..... le 25, Delta du Mekong, journée trés décevante, pas grand chose à raconter, nous n'avons pas choisi la bonne manière de le découvrir le 26, bus pour Phan Phiet, mui né, repos, baigande, repos, baignade le 27, idem, repos, baignade, coups de soleil, repos, baignade, coups de soleil, le 28, départ vers 13h30 pour saigon, soirée promenade nostalgie de tout le voyage dans Saigon, mêlé de mélancolie, tristesse de quitter le pays, joie à l'idée de revoir nos deux petits gars restés avec leurs grands-parents. le 29, réveil 3h30, vol de saigon a 6h00, puis Hong Kong puis Francfort, et arrivée à Genève à 22h30
Bref tout ceci n'est qu'un bref résumé de ce que nous avons vécu, avec mon mari nous préparons un site de note voyage où tout sera précisé : noms des hôtels, des guides, des restaurants, les coûts divers de tout, absoluments tout et bien sûr des photos et encore des photos.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas !!!!
Billet d'avion pour un voyage humanitaire? (Togo) English translation pending
Bonjour,
Je vais surement partir cét été, au mois d'aout en mission humanitaire au Togo, et j'ai un gros dilemne en ce qui concerne le billet d'avion !! Le billet aller-retour de Paris a Lomé est a 1900€.
Alors help !! est ce que vous connaissez des agences de voyages spécialisé dans des voayegs humanitaires qui ont des pris plus attractifs, ou alors est ce que vous connaissez des organismes qui fournissesnt des aides ... j'ai deja essayé dans ma région, mais "conscience politique" ils sont radins... et entre autre je suis dans les deux sevres chez Segoléne qui a déja voté son budget... mais ca c'est une aute histoire.
Donc si qqn peut me reseigner, me fournir des infos..
merci d'avance...😉
Thaïlande: Baht à 43.5 English translation pending
La banque a décidé ne plus intervenir ..... conséquence grosse remonté à 43.5 et ce n'est pas fini !!!
Xl Airways, vol boeing 767 pour la Romana English translation pending
Bonjour,
J'ai lu des info sur le vol vers la romana en RP par xl airways en 767/300 qui ne m'ont pas trops rassurées, l'avion à 15 ans alors que xl airways annonce sur son site des avions récents et de chez airbus.
Je pars au mois de mars sur ce même avion, Est ce que quelqu'un peu me donner d'autres infos concernant celui-ci, état général, confort, place dispo pour les jambes, sécurité etc...
j'espère etre un peu rassuré j'ai la phobie de l'avion
Merci
alain15
Merci
alain15
L'Islande pas chère c'est possible en stop...génial! English translation pending
Carnet de voyage de Marie et Yoann
Nous somme partie en stop pendant 1 mois en Islande!!! Trop génial
Et nous avons cassé le mythe de l'Islande chère... 1mois = 125€/personnes!!!
Et oui c'est possible...
Vous vous trouvez toutes les photos, l'itinéraire, et une vidéo sur mon Blog:
www.ldn.c.la
Arrivé le 1er à Keflavik. 30min de marche pour rejoindre le camping ou marie avait déjà planté la tente. ************************** Le 2 nous prenons la direction de Reykjavik. C’est notre premier essai en stop ! On ce fait déposer au sommet du réservoir géothermique de la ville, le Perlan (la « perle »). Ce super point de vue sur la capitale est à la hauteur de ce que l’on va découvrir tout au long de ce voyage : les contrastes.
La visite de Reykjavik, sera très court et se résume en un passage à la cathédrale Hallgrimskirkja pour poser nos sacs à dos ! Puis d’une visite au musé nationale d’Islande… Et oui c’était gratuit le mercredi ! (Premier bon plan)
Pour sortir de la capitale nous prenons un bus (le seul bus du voyage). Nous voilà à 50km de la ville perdus entre les champs de mouton où nous dormirons en camping sauvage. (Deuxième bon plan)
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Le 3, l’Objectif ambitieux est d’arriver à Skagaströnd. Une première voiture nous mène à 5km après Borgarmes au carrefour avec la route numéro 54. Ensuite … c’est 3 heures…
d’attente…, et un peux de marche avec 30Kg sur le dos. Yes, une voiture, une JEEP, nous voilà parti pour 312km pour aller 10km avant Akureyri. C’est Inespéré. (Troisième bon plan) On c’est fait posé au carrefour avec la route 82 qui va à Dalvik. C’est beaucoup mieux que prévu !!!
Ps : pour les bons plan j’arrête là sinon je vais finir avec 652 bons plans.
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Le 4, On aurais bien aimé faire un tour à Siglufjörđur, une ville cul-de-sac mais
historiquement, la capitale de la pêche au hareng. Mais le sort en a décidé autrement et on c’est arrêté à Olafsjöđur. Une petite ville tranquille entre neiges éternel et fjord. Le soir retour à Dalvik où on profite agréablement d’un camping gratuit et de la piscine municipal… l’eau était à 40°C et il y avait un toboggan et Internet à volonté. Génial
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Le 5, départ de Dalvik pour le nord du lac de Myvatn avec une pose à Akurery. Où une
petite visite de la ville ainsi qu’un ravitaillement au bonus ce fait avec l’aide d’un cadi qui est vraiment pratique pour ne pas porter les sacs à dos !!!
Les Islandais sont vraiment généreux et il n’hésite pas à faire des détours pour nous faire voir les beautés de leurs pays. Ainsi nous avons pu voir les chutes de Gođafoss et les fumerolles de Nàmafjàll à l’est du lacs de Myvatn. (Splendide !) Du coup on y plante la tente… C’est vraiment agréable de planter la tente dans l’un des endroits les plus beau d’Islande… à refaire !
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Le 6, Au programme une petite randonnée pour le volcan Krafla (818m). Le matin, nous avons laissez gros sacs derrière un petit talus. J’ai juste amené avec moi de quoi faire une petit déjeuné au sommet et de l’eau.
Après 3heures de marche, nous arrivons dans un lieu qui a perdu tout repère spatio-temporel. Nous sommes dans la lave encore fumante et chaude par endroit du volcan. Il y a des couleurs, des odeurs, des sensations, indescriptibles. C’est juste la magie de l’Islande. Qui arrive a faire se rencontré l’enfer et le Paradis. Pour couronner le tout nous avons pris notre premier petit déjeuné à la française (vraiment sympa).
Puis visite d’une centrale géothermique qui fourni en électricité toutes la région d’Akureyri et l’est du pays. Elle possède deux turbines de 30 mégawats chacune. Et un petit détour au lacs Stora-viti qui est un cratère de 300m de diamètre, il nous offre un super point de vue.
Le soir retour sous la pluie au lacs de Myvatn. Et notre deuxième nuit en camping ce prépare.
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Le 7, visite du volcan de Dimmurborgir (2 heures de marche) et retour en stop. Du sommet on peut voir le cratère rempli de commentaire laissé avec l’aide des pierres du volcan et de l’autre coté nous avons une très belle vue sur le lacs de Myvatn et sur les
pseudo cratères recouverts d’herbe, skùtustađir.
L’après midi c’est reparti pour du Stop pour aller rejoindre les chutes de Dettifoss. On c’est tout d’abord fait prendre par un camping-car Français qui nous à permis de sortir de la ville touristique. Puis par un vrais 4X4 Islandais vraiment typé américain. C’était bien rigolo.
On c’est fait posé au croisement de la route 864 en plein désert, lieux idéale pour passer une nuit en camping sauvage.
Anecdote : J’ai fait avec Marie le parie que la prochaine voiture qui arrive s’arrête… et j’ai gagner mon parie !!! Vive la chance
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Le 8, Levé 5h30 pour aller à Dettifoss. Problème les premières voitures sont arrivées à 9h30. Et j’avais fait le parie que nous n’attendrons pas plus de 10 voitures. Du coup à 10h15 la 6ème voitures s’arrête, j’ai encore gagné mon parie ! Mais entre temps une petite averse, rien de grave.
L’après midi, après avoir planté la tente à l’écart des regards indiscrets, une randonnée
c’est imposé pour admirer le spectacle de l’eau. D’une beauté indescriptibles et d’une puissance surnaturel. (C’est la plus puissante chute d’eau d’Europe)
Pour les curieux… Il vous reste plus que vos yeux pour vous en faire une idée.
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Le 9 : un levé optimiste pour ce rentre sur la route du volcan d’Akja en plein désert. Mais le stop fut dur… finalement tout plaisir ce mérite… des français nous on prix en
stop pour un petit détour dans le nord du parc national Jökulsàrgljùr. Sympa ! Mais on a quand même perdu 2 heures. Du coup, la tente va être monté sur la route d’Akja (F88) en plein désert, après un petit détour des français. Un endroit idéale pour admirer un magnifique couché de soleil.
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Le 10 : Levé avec un vrai soleil. La 7èmee voiture nous a pris en stop… encore des français ! Je suis trop comptent, dans paysage désertique et uniformément plat nous avons franchi deux gai ! Puis monté au volcan d’Akja et baignade dans un petit lac avec de l’eau d’un névé ! Heureusement avec la géologie l’eau est quand même à 21°C.
Le soir 5km de marche avec le dos pour posé la tente sur des cailloux ! En plus il y a beaucoup de vent. Petite récompense, le soupé était un délice, semoule de couscous avec de la soupe à l’oignions !
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Le 11 : grosse inconnue, après une nuit passé en plein dessert il fallait maintenant faire
le chemin inverse et retourner vers la route numéro 1. L’idéale se serai de descendre dans le sud par la piste F910 qui longe le glacier Vatnajökull. J’ai bien dit l’idéale. En effet il y a moins d’une voiture par jours sur cette piste réservée au gros 4X4 ! Donc raisonné nous décidons d’aller vers Eglisstađir.
Lorsque l’on aperçoit un 4X4 français arrêter au croisement entre la piste d’Eglisstađir et la F910. Pris de joie, Marie et moi partons demander s’il y avait de la place pour faire un bout de chemin avec Eux. Surpris et sans réfléchir ils acceptes, mais ils nous préviennent qu’il ne vont pas dans l’EST mais qu’il vont dans le sud par la piste F910 !!! Inespéré… Impensable…
C’est parti… pour une heure de route sur une belle piste dans un désert de sable noir. Puis l’intersection entre deux piste, celle du nord et celle du sud réputé plus difficile mais aussi plus joie. (Elle longue le glacier) La décision fut prise de descendre au sud, au programme remonté d’une rivière qui nous a obligé de rouler ¼ heures dans l’eau. Petit à petit le sable fin laisse la place au champ de lave, nous voici entièrement sur une piste recouverte de cailloux et de lave. Ce qui nous permet de faire des vitesse de point à 10km/h juste pour faire décollé l’aiguille du compteur. Quand le brouillard apparu nous avons l’impression de nous retrouver dans le cimetière des éléphants du roi lion !
Bref de magnifique souvenir partagé entre 4 français qui resteront dans la tête.
Après 5 heures de route nous allons planter la tente dans un paradis au milieu du désert… comme un mirage avec juste des WC vraiment typique.
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Le 12 : Un magnifique paysage au levé d’un superbe soleil. Mais la réalité de la vie de couple vient vite bousculer la montre qui tourne vite.
Après une journée de route dans des paysages tous plus magnifique les un que les autres nous arrivons à Gulfos puis à Geysir.
On plante la tente face à une petite écurie et on profite de la piscine d’un hôtel où l’on rencontre une colo français… on a bien rigolé. Bref 3heures de piscine c’est cool. Une vraie douche suivie d’une bonne tisane.
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Le 13 : Objectif faire le plein de bouffe !!! Indispensable pour garder la bonne humeur ! Mais avant visite du geyser et un petit tour dans une boutique de souvenir.
Après quelque kilomètre de route on voilà à Selfoss pour profiter du BONUS. Résultat 50€ de bouf et le sourire pour une semaine…
Motivé on fait les sacs pour repartir en stop, lorsqu’on ce fait accoster par deux fille de 13ans qui m’offre spontanément un bonbon (au sel). J’ai trouvé génial la spontanéité et la générosité.
La c’est reparti pour l’après midi de stop, Il y a tout d’abord un islandais qui nous prend et nous pose devant son magasin de souvenir… un magasin de laine islandaise… magnifique mais vraiment chère. C’est reparti pour Hella (l’objectif de la journée) avec un espagnol islandais qui nous a pris après un gros délire sur mon pouce qui danse et qui fait arrêter les voitures.
Ensuite une dernière voiture nous prend après avoir négocier le lieu de STOP avec un français qui voulait nous gruger ! Cette voiture nous a permit de rejoindre l���EST de l’île en fessant 450Km. Les paysages ensoleillé sont magnifique du vert du bleu et les maisons blanches et rouges. (Je suis fane).
Bref une journée efficace avec 481km en stop et en dessert de cette journée des pattes au fromage ! Yes
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Le 14 : Une surprise au levé : le soleil. Une vraie journée de touriste ce prépare, au
programme visite de deux musées, et une petite balade. Dans le port Marie en a profité pour visiter une décharge et récupérer une chaîne, des coquillages et un crochet. Moi j’ai acheté un panneau bienvenu à la boutique d’un musé. Bref une journée sympathique jusqu’au moment où on c’est fait chopé à utilisé le WC d’un camping pour lavé un pantalon. Marie ne voulait pas négocié donc on décidé de payer 500 couronnes Islandais. Bref il faut ce remettre à faire du stop pas très motivé. Du coup sa n’a pas marché on a du faire juste 10km de stop et on a planté la tente au bord de la route avec beaucoup de vent.
Ps : On a mangé du poisson (sympa) avec une bonne sauce aux champignons.
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Le 15 : C’est partie pour notre destination la plus à l’EST direction Stafafell puis le cap Hvalnes. Entre temps visite d’une petite église avec son cimetière, et passage chez l’habitant qui ce dit office du tourisme… Bref tout ça pour dire que Marie est rentré chez les gens sans sonnez ! On a bien rigolé.
Après direction le Cap Hvalnes d’après le routard on peut voir des phoques et des orques ! Mais pas de bol !
Enfin hormis le vent on a un temps superbe ! Un grand ciel bleu… Le soir on plante la tente dans le nid d’une rivière, dans les galets. Hormis un réveille à 3 heures à cause du vent qui soufflait vraiment fort, le reste de la nuit fut superbe.
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Le 16 : Réveille sous le soleil de Marseille, journée tranquille avec une petite balade de 5 heures a travers les parcs à moutons. Paysage superbe et descente le long d’un ruisseau (sympathique).
Au retour, petite lessive… et au menu pommes de terre sautée avec des saucisses de Strasbourg.
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Le 17 : Cool une journée cool que du Stop… mais on avait oublier qu’on était sur la portion de route la moins fréquenté… bref le début d’une journée à attendre une voiture.
Mais finalement c’est un français thésar qui nous a pris, on a bien discuté. Sur les écoles d’ingénier, il ma éclairé sur les zones d’ombre que j’avais en me lançant dans une formation d’ingénieur.
Tout ça pour arrivé dans l’un des lieux les attendus le lacs d’iceberg. Un petit feu de bois et un dessert de Véte kil avec pomme caramélisé. Superbe et idéale pour apprécier les couleurs de la glace et de l’eau.
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Le 18 : Après un levé et une heure de stop devant les icebergs des franco-espagnol nous on pris en stop !!! En arrivait de 13jours de randonnée au centre de l’Islande. Mais ils savaient la condition physique pour marchait 10heures par jour. La seule chose que je les envie c’est le poids de leurs sacs (10kg).
L’après midi, une balade dans le parc naturel de Skaftafell juste histoire de finir les barre de céréale française.
Le soir, on a profité des locaux du camping pour manger sur une table et en prime vaisselle à l’eau chaude pour Marie.
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Le 19 : Direction Vik, après une nuit avec vue sur le glacier, à l’entrée du parc naturel et un petit passage au camping pour remplir les 8 litres d’eau nous voilà dans une voiture de polonais. Qui nous posent à 72km de Vik à une station essence. Idéale pour refaire le plein de pétrole pour le réchaud. C’est reparti pour du stop lorsque les polonais repasse et nous revoilà reparti avec les polonais ! Franchement je n’ai pas tout compris ce qui on fait mais bon c’est cool.
Le stop c’est vraiment un super moyen de transport, on arrive à rencontrer beaucoup de gens. Et pendant un mois faire autant de kilomètre en stop, c’était inespéré. C’est vraiment génial surtout dans un pays qui n’a pas le Stop dans sa culture.
Il ne pleut pas, pourtant on est bien à Vik, la ville la plus pluvieuse d’Islande. C’est la
deuxième fois qu’on passe ici est c’est la deuxième fois qui fait beau ! Mais ça reste un petit village pas très intéressant avec une église et un cimetière… Rien d’exceptionnelle.
Motivé, Marie me motive à refaire du stop. Du coup c’est une jeune islandaise qui nous a pris ! Un bordel dans sa voiture (serviette, palme, poste de music, canne pour les vieux, etc…) un vrai bordel comme je les aimes
Du coup nous somme allé à Hveragerđi où on a planté la tente dans u petit parc d’arbuste ! À coté d’un poste de transformation électrique ! (J’ai pensez à toi papa)
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Le 20 : Après une super nuit sur un sol bossu, et un bon festin c’est reparti pour du stop. Marie a fait le pari de ne pas attendre plus d’une heure. La chance, elle gagne sont pari pour une minute !
Un suisse nous prend en stop. Mais il s’arrête entre temps pour manger dans un des endroits les plus chers d’Islande… Nous on a eu le droit de voir juste le parking et le boss.
Nous arrivons à Selfoss pour refaire un plein de nourriture. Nous faisons aussi des provisions pour le 22 où nous avons prévu de passer la journée au blue lagon.
Un petit tour en ville pour rencontrer une belge qui a vue tout ce qu’on n’a pas vue ! (Les fiords de l’ouest, la piste F35 et le Landmannalaugar.
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Le 21 : Matinée de touriste à Selfoss. Rien d’intéressant. On c’est fait prendre en stop par un représentant qui nous a dit quel route prendre pour aller au blue lagon. Et il fait 20Km de détour pour nous poser à la sortie de Reykjavik sur la bonne route ! Merci
Bref le stop marche super bien dans ce coin, on arrive à 16h30 au blue lagon où on a
trouvé des savoyard en 2 chevaux. Super sympa, on a papoté pendant deux heures. Conclusion : 5 semaines de congé payer ce n’est pas la mort mais pour partir sur un autre continent c’est juste !!! Ils m’ont conseillé de partir avant de bosser…
Plantage de la tente un peux galère aux milieux d’un champ de lave. Mais avantage il y a 15cm de mousse idéale pour dormir à 100 mètres du blue lagon.
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Le 22 : Réveille 7H ! Et oui on attaque notre journée la plus chère du voyage… direction le blue lagon, pour la journée complète. A midi un vrai pique nique mangé sur les table du bar.
Pour résumé une journée apprécier à 100%, que tu bonheur.
Juste un truc pour enrailler cette journée… on a du planter la tente sous la pluie… mais a l’abri du vent ! Un vrai luxe.
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Le 23 : journée de clôture du voyage, retour Keflavik, mais en douceur ! Levé 9h30 avec un petit déjeuné constitué des restes du repas de la veille et une toilette au blue lagon avec les produit d’entretien mis à disposition.
Pour le retour on c’est fait prendre par un camion UPS, pour une fois il y de la place pour nos sac !
Le soir on est allé à l’aéroport pour confirmer le vol de Marie. L’hôtesse lui de repasser à partir de 5heures du matin…
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Le 24 : Réveille 5heures du matin, et oui Marie va à l’aéroport pour essayer de confirmer son vol. Moi je l’accompagne en rêvant ! Bref au retour on lui dit de revenir vers 10h !
Après le petit déjeuné, c’est reparti à l’aéroport et en faite sa sert à rien, c’est juste Go voyage qui ne veulent pas prendre de responsabilité. Dommage ! Il nous reste à faire un saut au bonus et Marie sera prête pour le retour.
Ce soir le camping est à moitié prix ! Marie n’est pas compté dans le prix ! Bref c’est toujours 8€ d’économiser. ET je laisse la moitié de mon sac pour les 5 jours qui me reste tout seul. Je suis content c’est fini le sac de 32Kg !
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Le 25 : levé 6h00 et oui c’est le départ. Marie est un peux stressé mais n’est pas très pressé ! Un peux de stop et nous voici à l’aéroport ! Poids du suc 25kg ! Un coup de stress pour le faire passer à 23kg ! C’est bon le sac est enregistré. Marie rencontre des français qui prennent le même vol qu’elle. Et voila maintenant la douane et le départ. **************************
Marie est de retour en France, Yoann reste tout seul pendant 5 jours.
* ************************* Moi je rentre à pied au camping d’où je vis partir l’avion de Marie. Il est 13h12 et me voilà seul avec mon sac sur le dos ! À la recherche d’essence et de la poste. Pour l’essence j’abandonne et pour la lettre à Marie aussi la poste est trop loin ! DSL Marie. (Ps : Merci pour ta lettre… Tu t’es fait rodé !)
En stop, rencontre avec la 4ème personne habitant l’Islande est parlant français !
Bref je ne sais pas comment j’ai fait mais je suis arrivé au Perlan (la « perle ») les réservoir géothermique de Reykjavik. Où j’ai prévu de passer la nuit.
* *************************
Le 26 : C’est parti pour une journée de touriste dans la capitale… tout d’abord petit
déjeuné au bord du lac de la capitale. Ensuite direction de l’hôtel de ville où je trouve une carte de l’Islande en relief c’est sympa. Il y a aussi un coin Internet, j’ai enfin trouvé l’adresse de Lorène. Et une poste pour Marie !
Au menu, une journée à flâner dans Reykjavik avec un passage à l’Ambassade de France, cadeau pour tout le monde… même pour moi ! Et balade dans le marché aux puces couvert où j’ai trouvé du poisson séché. Bref une journée comme je les aimes !
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Le 27 : Sa commence moins bien ; il pleut enfin la décision est prise de resté sous la tente. Donc pour le petit déjeuné, c’est du lait. Vers 10 heures le temps a changé donc j’en profite pour plier la tente, faire mon sac et c’est parti après avoir caché mon sac sous un sapin.
Tout d’abord visite de l’université, du musée de l’histoire islandaise, du cimetière et traversé de la ville pour aller dans un parc botanique. Puis retour au point de départ où je récupère mon sac avant de manger devant un magnifique couché de soleil avec vue sur l’océan ! Magnifique !!!
Ps : J’ai bien rigolé… Marie ma dit qu’il pleut en Savoie !!!
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Le 28 : La nuit c’est super bien passé, le soleil brille mais je ne sais pas du tout quelle heure il est. Je me mais a faire du stop sur une 3X3 voie ! Mais je n’ai pas trop attendu. Et puis j’ai fait une rencontre avec un Islandais qui avait son ex-femme française.
Encore un mec super généreux qui n’a pas hésité de tourner en rond pour me trouver un camping ! Seule problème je souhaitais dormir en camping sauvage… Tu coup je part chercher un petit coin tranquille à l’abri du vent qui ce met a souffler fort. Le soir j’ai un coup de blouse de devoir quitter cette île !!! Snif !!!
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Le 29 : Galère galère, J’ai passé une nuit horrible, il y avait beaucoup de vent ! Heureusement que j’était sensé être abrité.
A 9h00, il faisait toujours 5°C. Heureusement que c’est qu’une exception durant ce voyage.
Je squatte la bibliothèque pour le café offert puis la banque en face pour aller sur internet.
En arrivant au camping, je me mets à rire en voyant la tête d’une tente qui formait une lune a cause du vent ! Je prends donc la décision de ne pas monter ma tente.
Avec mes sacs « vieux campeur » je me fais cataloguer Français et Jérémy m’accoste. C’est un vrai baroudeur !!!
Puis on fait la connaissance de deux Sarah qui parle Anglais mais don une est Allemande et l’autre Français…
C’est parti pour une soirée sympathique a jouer au « jungle-speed » et a ce raconté nous ancien voyage, partager nos expériences, et nos rêve… Tout ça pour ce couché à 2heure du matin dans une salle à sac… je n’avait pas mis ma tente (trop de vent)
* *************************
Le 30 : Après un petit déjeuner au chaud, je me motive pour aller peser mon sac à l’aéroport. Par habitude je me mets à faire du stop… mais juste histoire de dire ! Quand l’incroyable et l’impassable ce produit une voiture de flic s’arrête pour me prendre en stop. Jusqu’au bout l’Islande ne cesseras de me surprendre.
Du coup tout joyeux je me précipite sur la balance quand celle-ci marque 27k800g ! Je reste optimiste je passe au plant B, j’enlève tout mon linge et tout ce que je peux mettre dans mes poches. Me revoilà avec 20k300g et le sourire, lorsque rentre au camping sans faire de Stop (la flemme). Mais j’avais oublier que les Icelandais son
vraiment généreux et imprévisible… comme la météo. En effet une voiture s’arrête a mon niveau et la conductrice m’invite a monté dans la voiture pour m’éviter de marcher !
Le soir, j’ai prévu de dormir à l’aéroport.
Ps : l’après-midi j’étais en tee-shirt !
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Le 31 : En faite il n’était pas possible de dormir dans l’aéroport j’ai donc dormi deux heures a la belle étoile. (J’ai pensé à toi Marie)
Il est maintenant temps de dire au revoir à cette mirifique île ! « Je t’adore »
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Merci à Marie pour ce voyage Yoann (le 13 septembre 2006)
Arrivé le 1er à Keflavik. 30min de marche pour rejoindre le camping ou marie avait déjà planté la tente. ************************** Le 2 nous prenons la direction de Reykjavik. C’est notre premier essai en stop ! On ce fait déposer au sommet du réservoir géothermique de la ville, le Perlan (la « perle »). Ce super point de vue sur la capitale est à la hauteur de ce que l’on va découvrir tout au long de ce voyage : les contrastes.
La visite de Reykjavik, sera très court et se résume en un passage à la cathédrale Hallgrimskirkja pour poser nos sacs à dos ! Puis d’une visite au musé nationale d’Islande… Et oui c’était gratuit le mercredi ! (Premier bon plan)
Pour sortir de la capitale nous prenons un bus (le seul bus du voyage). Nous voilà à 50km de la ville perdus entre les champs de mouton où nous dormirons en camping sauvage. (Deuxième bon plan)
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Le 3, l’Objectif ambitieux est d’arriver à Skagaströnd. Une première voiture nous mène à 5km après Borgarmes au carrefour avec la route numéro 54. Ensuite … c’est 3 heures…
d’attente…, et un peux de marche avec 30Kg sur le dos. Yes, une voiture, une JEEP, nous voilà parti pour 312km pour aller 10km avant Akureyri. C’est Inespéré. (Troisième bon plan) On c’est fait posé au carrefour avec la route 82 qui va à Dalvik. C’est beaucoup mieux que prévu !!!
Ps : pour les bons plan j’arrête là sinon je vais finir avec 652 bons plans.
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Le 4, On aurais bien aimé faire un tour à Siglufjörđur, une ville cul-de-sac mais
historiquement, la capitale de la pêche au hareng. Mais le sort en a décidé autrement et on c’est arrêté à Olafsjöđur. Une petite ville tranquille entre neiges éternel et fjord. Le soir retour à Dalvik où on profite agréablement d’un camping gratuit et de la piscine municipal… l’eau était à 40°C et il y avait un toboggan et Internet à volonté. Génial
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Le 5, départ de Dalvik pour le nord du lac de Myvatn avec une pose à Akurery. Où une
petite visite de la ville ainsi qu’un ravitaillement au bonus ce fait avec l’aide d’un cadi qui est vraiment pratique pour ne pas porter les sacs à dos !!!
Les Islandais sont vraiment généreux et il n’hésite pas à faire des détours pour nous faire voir les beautés de leurs pays. Ainsi nous avons pu voir les chutes de Gođafoss et les fumerolles de Nàmafjàll à l’est du lacs de Myvatn. (Splendide !) Du coup on y plante la tente… C’est vraiment agréable de planter la tente dans l’un des endroits les plus beau d’Islande… à refaire !
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Le 6, Au programme une petite randonnée pour le volcan Krafla (818m). Le matin, nous avons laissez gros sacs derrière un petit talus. J’ai juste amené avec moi de quoi faire une petit déjeuné au sommet et de l’eau.
Après 3heures de marche, nous arrivons dans un lieu qui a perdu tout repère spatio-temporel. Nous sommes dans la lave encore fumante et chaude par endroit du volcan. Il y a des couleurs, des odeurs, des sensations, indescriptibles. C’est juste la magie de l’Islande. Qui arrive a faire se rencontré l’enfer et le Paradis. Pour couronner le tout nous avons pris notre premier petit déjeuné à la française (vraiment sympa).
Puis visite d’une centrale géothermique qui fourni en électricité toutes la région d’Akureyri et l’est du pays. Elle possède deux turbines de 30 mégawats chacune. Et un petit détour au lacs Stora-viti qui est un cratère de 300m de diamètre, il nous offre un super point de vue.
Le soir retour sous la pluie au lacs de Myvatn. Et notre deuxième nuit en camping ce prépare.
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Le 7, visite du volcan de Dimmurborgir (2 heures de marche) et retour en stop. Du sommet on peut voir le cratère rempli de commentaire laissé avec l’aide des pierres du volcan et de l’autre coté nous avons une très belle vue sur le lacs de Myvatn et sur les
pseudo cratères recouverts d’herbe, skùtustađir.
L’après midi c’est reparti pour du Stop pour aller rejoindre les chutes de Dettifoss. On c’est tout d’abord fait prendre par un camping-car Français qui nous à permis de sortir de la ville touristique. Puis par un vrais 4X4 Islandais vraiment typé américain. C’était bien rigolo.
On c’est fait posé au croisement de la route 864 en plein désert, lieux idéale pour passer une nuit en camping sauvage.
Anecdote : J’ai fait avec Marie le parie que la prochaine voiture qui arrive s’arrête… et j’ai gagner mon parie !!! Vive la chance
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Le 8, Levé 5h30 pour aller à Dettifoss. Problème les premières voitures sont arrivées à 9h30. Et j’avais fait le parie que nous n’attendrons pas plus de 10 voitures. Du coup à 10h15 la 6ème voitures s’arrête, j’ai encore gagné mon parie ! Mais entre temps une petite averse, rien de grave.
L’après midi, après avoir planté la tente à l’écart des regards indiscrets, une randonnée
c’est imposé pour admirer le spectacle de l’eau. D’une beauté indescriptibles et d’une puissance surnaturel. (C’est la plus puissante chute d’eau d’Europe)
Pour les curieux… Il vous reste plus que vos yeux pour vous en faire une idée.
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Le 9 : un levé optimiste pour ce rentre sur la route du volcan d’Akja en plein désert. Mais le stop fut dur… finalement tout plaisir ce mérite… des français nous on prix en
stop pour un petit détour dans le nord du parc national Jökulsàrgljùr. Sympa ! Mais on a quand même perdu 2 heures. Du coup, la tente va être monté sur la route d’Akja (F88) en plein désert, après un petit détour des français. Un endroit idéale pour admirer un magnifique couché de soleil.
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Le 10 : Levé avec un vrai soleil. La 7èmee voiture nous a pris en stop… encore des français ! Je suis trop comptent, dans paysage désertique et uniformément plat nous avons franchi deux gai ! Puis monté au volcan d’Akja et baignade dans un petit lac avec de l’eau d’un névé ! Heureusement avec la géologie l’eau est quand même à 21°C.
Le soir 5km de marche avec le dos pour posé la tente sur des cailloux ! En plus il y a beaucoup de vent. Petite récompense, le soupé était un délice, semoule de couscous avec de la soupe à l’oignions !
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Le 11 : grosse inconnue, après une nuit passé en plein dessert il fallait maintenant faire
le chemin inverse et retourner vers la route numéro 1. L’idéale se serai de descendre dans le sud par la piste F910 qui longe le glacier Vatnajökull. J’ai bien dit l’idéale. En effet il y a moins d’une voiture par jours sur cette piste réservée au gros 4X4 ! Donc raisonné nous décidons d’aller vers Eglisstađir.
Lorsque l’on aperçoit un 4X4 français arrêter au croisement entre la piste d’Eglisstađir et la F910. Pris de joie, Marie et moi partons demander s’il y avait de la place pour faire un bout de chemin avec Eux. Surpris et sans réfléchir ils acceptes, mais ils nous préviennent qu’il ne vont pas dans l’EST mais qu’il vont dans le sud par la piste F910 !!! Inespéré… Impensable…
C’est parti… pour une heure de route sur une belle piste dans un désert de sable noir. Puis l’intersection entre deux piste, celle du nord et celle du sud réputé plus difficile mais aussi plus joie. (Elle longue le glacier) La décision fut prise de descendre au sud, au programme remonté d’une rivière qui nous a obligé de rouler ¼ heures dans l’eau. Petit à petit le sable fin laisse la place au champ de lave, nous voici entièrement sur une piste recouverte de cailloux et de lave. Ce qui nous permet de faire des vitesse de point à 10km/h juste pour faire décollé l’aiguille du compteur. Quand le brouillard apparu nous avons l’impression de nous retrouver dans le cimetière des éléphants du roi lion !
Bref de magnifique souvenir partagé entre 4 français qui resteront dans la tête.
Après 5 heures de route nous allons planter la tente dans un paradis au milieu du désert… comme un mirage avec juste des WC vraiment typique.
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Le 12 : Un magnifique paysage au levé d’un superbe soleil. Mais la réalité de la vie de couple vient vite bousculer la montre qui tourne vite.
Après une journée de route dans des paysages tous plus magnifique les un que les autres nous arrivons à Gulfos puis à Geysir.
On plante la tente face à une petite écurie et on profite de la piscine d’un hôtel où l’on rencontre une colo français… on a bien rigolé. Bref 3heures de piscine c’est cool. Une vraie douche suivie d’une bonne tisane.
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Le 13 : Objectif faire le plein de bouffe !!! Indispensable pour garder la bonne humeur ! Mais avant visite du geyser et un petit tour dans une boutique de souvenir.
Après quelque kilomètre de route on voilà à Selfoss pour profiter du BONUS. Résultat 50€ de bouf et le sourire pour une semaine…
Motivé on fait les sacs pour repartir en stop, lorsqu’on ce fait accoster par deux fille de 13ans qui m’offre spontanément un bonbon (au sel). J’ai trouvé génial la spontanéité et la générosité.
La c’est reparti pour l’après midi de stop, Il y a tout d’abord un islandais qui nous prend et nous pose devant son magasin de souvenir… un magasin de laine islandaise… magnifique mais vraiment chère. C’est reparti pour Hella (l’objectif de la journée) avec un espagnol islandais qui nous a pris après un gros délire sur mon pouce qui danse et qui fait arrêter les voitures.
Ensuite une dernière voiture nous prend après avoir négocier le lieu de STOP avec un français qui voulait nous gruger ! Cette voiture nous a permit de rejoindre l���EST de l’île en fessant 450Km. Les paysages ensoleillé sont magnifique du vert du bleu et les maisons blanches et rouges. (Je suis fane).
Bref une journée efficace avec 481km en stop et en dessert de cette journée des pattes au fromage ! Yes
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Le 14 : Une surprise au levé : le soleil. Une vraie journée de touriste ce prépare, au
programme visite de deux musées, et une petite balade. Dans le port Marie en a profité pour visiter une décharge et récupérer une chaîne, des coquillages et un crochet. Moi j’ai acheté un panneau bienvenu à la boutique d’un musé. Bref une journée sympathique jusqu’au moment où on c’est fait chopé à utilisé le WC d’un camping pour lavé un pantalon. Marie ne voulait pas négocié donc on décidé de payer 500 couronnes Islandais. Bref il faut ce remettre à faire du stop pas très motivé. Du coup sa n’a pas marché on a du faire juste 10km de stop et on a planté la tente au bord de la route avec beaucoup de vent.
Ps : On a mangé du poisson (sympa) avec une bonne sauce aux champignons.
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Le 15 : C’est partie pour notre destination la plus à l’EST direction Stafafell puis le cap Hvalnes. Entre temps visite d’une petite église avec son cimetière, et passage chez l’habitant qui ce dit office du tourisme… Bref tout ça pour dire que Marie est rentré chez les gens sans sonnez ! On a bien rigolé.
Après direction le Cap Hvalnes d’après le routard on peut voir des phoques et des orques ! Mais pas de bol !
Enfin hormis le vent on a un temps superbe ! Un grand ciel bleu… Le soir on plante la tente dans le nid d’une rivière, dans les galets. Hormis un réveille à 3 heures à cause du vent qui soufflait vraiment fort, le reste de la nuit fut superbe.
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Le 16 : Réveille sous le soleil de Marseille, journée tranquille avec une petite balade de 5 heures a travers les parcs à moutons. Paysage superbe et descente le long d’un ruisseau (sympathique).
Au retour, petite lessive… et au menu pommes de terre sautée avec des saucisses de Strasbourg.
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Le 17 : Cool une journée cool que du Stop… mais on avait oublier qu’on était sur la portion de route la moins fréquenté… bref le début d’une journée à attendre une voiture.
Mais finalement c’est un français thésar qui nous a pris, on a bien discuté. Sur les écoles d’ingénier, il ma éclairé sur les zones d’ombre que j’avais en me lançant dans une formation d’ingénieur.
Tout ça pour arrivé dans l’un des lieux les attendus le lacs d’iceberg. Un petit feu de bois et un dessert de Véte kil avec pomme caramélisé. Superbe et idéale pour apprécier les couleurs de la glace et de l’eau.
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Le 18 : Après un levé et une heure de stop devant les icebergs des franco-espagnol nous on pris en stop !!! En arrivait de 13jours de randonnée au centre de l’Islande. Mais ils savaient la condition physique pour marchait 10heures par jour. La seule chose que je les envie c’est le poids de leurs sacs (10kg).
L’après midi, une balade dans le parc naturel de Skaftafell juste histoire de finir les barre de céréale française.
Le soir, on a profité des locaux du camping pour manger sur une table et en prime vaisselle à l’eau chaude pour Marie.
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Le 19 : Direction Vik, après une nuit avec vue sur le glacier, à l’entrée du parc naturel et un petit passage au camping pour remplir les 8 litres d’eau nous voilà dans une voiture de polonais. Qui nous posent à 72km de Vik à une station essence. Idéale pour refaire le plein de pétrole pour le réchaud. C’est reparti pour du stop lorsque les polonais repasse et nous revoilà reparti avec les polonais ! Franchement je n’ai pas tout compris ce qui on fait mais bon c’est cool.Le stop c’est vraiment un super moyen de transport, on arrive à rencontrer beaucoup de gens. Et pendant un mois faire autant de kilomètre en stop, c’était inespéré. C’est vraiment génial surtout dans un pays qui n’a pas le Stop dans sa culture.
Il ne pleut pas, pourtant on est bien à Vik, la ville la plus pluvieuse d’Islande. C’est la
deuxième fois qu’on passe ici est c’est la deuxième fois qui fait beau ! Mais ça reste un petit village pas très intéressant avec une église et un cimetière… Rien d’exceptionnelle.
Motivé, Marie me motive à refaire du stop. Du coup c’est une jeune islandaise qui nous a pris ! Un bordel dans sa voiture (serviette, palme, poste de music, canne pour les vieux, etc…) un vrai bordel comme je les aimes
Du coup nous somme allé à Hveragerđi où on a planté la tente dans u petit parc d’arbuste ! À coté d’un poste de transformation électrique ! (J’ai pensez à toi papa)
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Le 20 : Après une super nuit sur un sol bossu, et un bon festin c’est reparti pour du stop. Marie a fait le pari de ne pas attendre plus d’une heure. La chance, elle gagne sont pari pour une minute !
Un suisse nous prend en stop. Mais il s’arrête entre temps pour manger dans un des endroits les plus chers d’Islande… Nous on a eu le droit de voir juste le parking et le boss.
Nous arrivons à Selfoss pour refaire un plein de nourriture. Nous faisons aussi des provisions pour le 22 où nous avons prévu de passer la journée au blue lagon.
Un petit tour en ville pour rencontrer une belge qui a vue tout ce qu’on n’a pas vue ! (Les fiords de l’ouest, la piste F35 et le Landmannalaugar.
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Le 21 : Matinée de touriste à Selfoss. Rien d’intéressant. On c’est fait prendre en stop par un représentant qui nous a dit quel route prendre pour aller au blue lagon. Et il fait 20Km de détour pour nous poser à la sortie de Reykjavik sur la bonne route ! Merci
Bref le stop marche super bien dans ce coin, on arrive à 16h30 au blue lagon où on a
trouvé des savoyard en 2 chevaux. Super sympa, on a papoté pendant deux heures. Conclusion : 5 semaines de congé payer ce n’est pas la mort mais pour partir sur un autre continent c’est juste !!! Ils m’ont conseillé de partir avant de bosser…
Plantage de la tente un peux galère aux milieux d’un champ de lave. Mais avantage il y a 15cm de mousse idéale pour dormir à 100 mètres du blue lagon.
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Le 22 : Réveille 7H ! Et oui on attaque notre journée la plus chère du voyage… direction le blue lagon, pour la journée complète. A midi un vrai pique nique mangé sur les table du bar.
Pour résumé une journée apprécier à 100%, que tu bonheur.
Juste un truc pour enrailler cette journée… on a du planter la tente sous la pluie… mais a l’abri du vent ! Un vrai luxe.
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Le 23 : journée de clôture du voyage, retour Keflavik, mais en douceur ! Levé 9h30 avec un petit déjeuné constitué des restes du repas de la veille et une toilette au blue lagon avec les produit d’entretien mis à disposition.
Pour le retour on c’est fait prendre par un camion UPS, pour une fois il y de la place pour nos sac !
Le soir on est allé à l’aéroport pour confirmer le vol de Marie. L’hôtesse lui de repasser à partir de 5heures du matin…
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Le 24 : Réveille 5heures du matin, et oui Marie va à l’aéroport pour essayer de confirmer son vol. Moi je l’accompagne en rêvant ! Bref au retour on lui dit de revenir vers 10h !
Après le petit déjeuné, c’est reparti à l’aéroport et en faite sa sert à rien, c’est juste Go voyage qui ne veulent pas prendre de responsabilité. Dommage ! Il nous reste à faire un saut au bonus et Marie sera prête pour le retour.
Ce soir le camping est à moitié prix ! Marie n’est pas compté dans le prix ! Bref c’est toujours 8€ d’économiser. ET je laisse la moitié de mon sac pour les 5 jours qui me reste tout seul. Je suis content c’est fini le sac de 32Kg !
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Le 25 : levé 6h00 et oui c’est le départ. Marie est un peux stressé mais n’est pas très pressé ! Un peux de stop et nous voici à l’aéroport ! Poids du suc 25kg ! Un coup de stress pour le faire passer à 23kg ! C’est bon le sac est enregistré. Marie rencontre des français qui prennent le même vol qu’elle. Et voila maintenant la douane et le départ. **************************
Marie est de retour en France, Yoann reste tout seul pendant 5 jours.
* ************************* Moi je rentre à pied au camping d’où je vis partir l’avion de Marie. Il est 13h12 et me voilà seul avec mon sac sur le dos ! À la recherche d’essence et de la poste. Pour l’essence j’abandonne et pour la lettre à Marie aussi la poste est trop loin ! DSL Marie. (Ps : Merci pour ta lettre… Tu t’es fait rodé !)
En stop, rencontre avec la 4ème personne habitant l’Islande est parlant français !
Bref je ne sais pas comment j’ai fait mais je suis arrivé au Perlan (la « perle ») les réservoir géothermique de Reykjavik. Où j’ai prévu de passer la nuit.
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Le 26 : C’est parti pour une journée de touriste dans la capitale… tout d’abord petit
déjeuné au bord du lac de la capitale. Ensuite direction de l’hôtel de ville où je trouve une carte de l’Islande en relief c’est sympa. Il y a aussi un coin Internet, j’ai enfin trouvé l’adresse de Lorène. Et une poste pour Marie !
Au menu, une journée à flâner dans Reykjavik avec un passage à l’Ambassade de France, cadeau pour tout le monde… même pour moi ! Et balade dans le marché aux puces couvert où j’ai trouvé du poisson séché. Bref une journée comme je les aimes !
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Le 27 : Sa commence moins bien ; il pleut enfin la décision est prise de resté sous la tente. Donc pour le petit déjeuné, c’est du lait. Vers 10 heures le temps a changé donc j’en profite pour plier la tente, faire mon sac et c’est parti après avoir caché mon sac sous un sapin.
Tout d’abord visite de l’université, du musée de l’histoire islandaise, du cimetière et traversé de la ville pour aller dans un parc botanique. Puis retour au point de départ où je récupère mon sac avant de manger devant un magnifique couché de soleil avec vue sur l’océan ! Magnifique !!!
Ps : J’ai bien rigolé… Marie ma dit qu’il pleut en Savoie !!!
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Le 28 : La nuit c’est super bien passé, le soleil brille mais je ne sais pas du tout quelle heure il est. Je me mais a faire du stop sur une 3X3 voie ! Mais je n’ai pas trop attendu. Et puis j’ai fait une rencontre avec un Islandais qui avait son ex-femme française.
Encore un mec super généreux qui n’a pas hésité de tourner en rond pour me trouver un camping ! Seule problème je souhaitais dormir en camping sauvage… Tu coup je part chercher un petit coin tranquille à l’abri du vent qui ce met a souffler fort. Le soir j’ai un coup de blouse de devoir quitter cette île !!! Snif !!!
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Le 29 : Galère galère, J’ai passé une nuit horrible, il y avait beaucoup de vent ! Heureusement que j’était sensé être abrité.
A 9h00, il faisait toujours 5°C. Heureusement que c’est qu’une exception durant ce voyage.
Je squatte la bibliothèque pour le café offert puis la banque en face pour aller sur internet.
En arrivant au camping, je me mets à rire en voyant la tête d’une tente qui formait une lune a cause du vent ! Je prends donc la décision de ne pas monter ma tente.
Avec mes sacs « vieux campeur » je me fais cataloguer Français et Jérémy m’accoste. C’est un vrai baroudeur !!!
Puis on fait la connaissance de deux Sarah qui parle Anglais mais don une est Allemande et l’autre Français…
C’est parti pour une soirée sympathique a jouer au « jungle-speed » et a ce raconté nous ancien voyage, partager nos expériences, et nos rêve… Tout ça pour ce couché à 2heure du matin dans une salle à sac… je n’avait pas mis ma tente (trop de vent)
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Le 30 : Après un petit déjeuner au chaud, je me motive pour aller peser mon sac à l’aéroport. Par habitude je me mets à faire du stop… mais juste histoire de dire ! Quand l’incroyable et l’impassable ce produit une voiture de flic s’arrête pour me prendre en stop. Jusqu’au bout l’Islande ne cesseras de me surprendre.
Du coup tout joyeux je me précipite sur la balance quand celle-ci marque 27k800g ! Je reste optimiste je passe au plant B, j’enlève tout mon linge et tout ce que je peux mettre dans mes poches. Me revoilà avec 20k300g et le sourire, lorsque rentre au camping sans faire de Stop (la flemme). Mais j’avais oublier que les Icelandais son
vraiment généreux et imprévisible… comme la météo. En effet une voiture s’arrête a mon niveau et la conductrice m’invite a monté dans la voiture pour m’éviter de marcher !
Le soir, j’ai prévu de dormir à l’aéroport.
Ps : l’après-midi j’étais en tee-shirt !
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Le 31 : En faite il n’était pas possible de dormir dans l’aéroport j’ai donc dormi deux heures a la belle étoile. (J’ai pensé à toi Marie)
Il est maintenant temps de dire au revoir à cette mirifique île ! « Je t’adore »
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Merci à Marie pour ce voyage Yoann (le 13 septembre 2006)Avis sur itinéraire de dix sept jours dans l'Ouest américain en septembre English translation pending
Bonjour,
Voici une ébauche de notre itinéraire (ma copine et moi) pour 17 jours mi-septembre / début octobre dans l'ouest américain vol A/R San Francisco :
17 Septembre : Arrivée à 16h, récupération 4x4 18 SAN FRANCISCO (courses à faire + Golden Gates) 19 YOSEMITE 320km, route matin + rando après-midi / Nuit au Yosemite Bug Lodge 20 YOSEMITE rando matin et début après-midi / Nuit à Lone Pine 320km 21 LONE PINE -> DEATH VALLEY -> LAS VEGAS 360km 22 LAS VEGAS 23 LAS VEGAS -> BRYCE CANYON 420km 24 BRYCE -> PAGE 240km / Nuit camping 25 PAGE -> MONUMENT VALLEY 240km / Nuit à San Juan Inn ou camping ? 26 MONUMENT VALLEY -> GRAND CANYON 320km rando 3h 27 GRAND CANYON (hélico le matin) -> FLAGSTAFF 150km route fin d'après-midi 28 FLAGSTAFF -> BARSTOW 570km + outlets 29 BARSTOW (outlets) -> LOS ANGELES 200km + Parc Knott's Berry Farm ou Six Flags Magic mountain 30 LOS ANGELES 1 LOS ANGELES -> SAN LUIS OBISPO 320km Morro bay, Big sur 2 SAN LUIS OBISPO -> MONTEREY 240km 3 MONTEREY -> SAN FRANCISCO 200km 4 SAN FRANCISCO avion à 19h
L'idée est de faire la route principalement tôt le matin pour avoir la journée devant nous (sauf qq jours comme J20, J21, J27) et 400km/j maxi (sauf J28). On voudrait privilégier le camping pour les parcs, motels pour les grands villes et hotels de luxe à Las Vegas.
On se pose pas mal de questions à savoir : déjà, qu'en penses-tu ? Pour des rando de 4h/5h maxi, quels sont les parcs à privilégier ? Yosemite : on a prévu 2 demi-journées de rando, est-ce bien? peut-etre une journée entière aurait été mieux ? Le camping à Yosemite à cette période est faisable (pas de matos hiver) ? Bryce Canyon : j'ai vu sur d'autres posts pleins d'itinéraires à faire, lequel est le mieux ? ESt-ce qu'une seule après-midi suffit ? est-ce que la journée 29 n'est pas gachée ? Je ne connais pas trop les outlets à part ceux de Barstow. On hésite à parir de Gd canyon le direction barstow plutot que d'aller à Flagstaff...à voir remonter la cote ouest sur 3 jours, est-ce que ca en vaut la peine ?
Enfin, on regrette de ne pas avoir Sequoia Park et Lake Tahoe dans ce parcours... (et Arches, Canyonlands, etc...)
Vos commentaires sont les bienvenus !
Voici une ébauche de notre itinéraire (ma copine et moi) pour 17 jours mi-septembre / début octobre dans l'ouest américain vol A/R San Francisco :
17 Septembre : Arrivée à 16h, récupération 4x4 18 SAN FRANCISCO (courses à faire + Golden Gates) 19 YOSEMITE 320km, route matin + rando après-midi / Nuit au Yosemite Bug Lodge 20 YOSEMITE rando matin et début après-midi / Nuit à Lone Pine 320km 21 LONE PINE -> DEATH VALLEY -> LAS VEGAS 360km 22 LAS VEGAS 23 LAS VEGAS -> BRYCE CANYON 420km 24 BRYCE -> PAGE 240km / Nuit camping 25 PAGE -> MONUMENT VALLEY 240km / Nuit à San Juan Inn ou camping ? 26 MONUMENT VALLEY -> GRAND CANYON 320km rando 3h 27 GRAND CANYON (hélico le matin) -> FLAGSTAFF 150km route fin d'après-midi 28 FLAGSTAFF -> BARSTOW 570km + outlets 29 BARSTOW (outlets) -> LOS ANGELES 200km + Parc Knott's Berry Farm ou Six Flags Magic mountain 30 LOS ANGELES 1 LOS ANGELES -> SAN LUIS OBISPO 320km Morro bay, Big sur 2 SAN LUIS OBISPO -> MONTEREY 240km 3 MONTEREY -> SAN FRANCISCO 200km 4 SAN FRANCISCO avion à 19h
L'idée est de faire la route principalement tôt le matin pour avoir la journée devant nous (sauf qq jours comme J20, J21, J27) et 400km/j maxi (sauf J28). On voudrait privilégier le camping pour les parcs, motels pour les grands villes et hotels de luxe à Las Vegas.
On se pose pas mal de questions à savoir : déjà, qu'en penses-tu ? Pour des rando de 4h/5h maxi, quels sont les parcs à privilégier ? Yosemite : on a prévu 2 demi-journées de rando, est-ce bien? peut-etre une journée entière aurait été mieux ? Le camping à Yosemite à cette période est faisable (pas de matos hiver) ? Bryce Canyon : j'ai vu sur d'autres posts pleins d'itinéraires à faire, lequel est le mieux ? ESt-ce qu'une seule après-midi suffit ? est-ce que la journée 29 n'est pas gachée ? Je ne connais pas trop les outlets à part ceux de Barstow. On hésite à parir de Gd canyon le direction barstow plutot que d'aller à Flagstaff...à voir remonter la cote ouest sur 3 jours, est-ce que ca en vaut la peine ?
Enfin, on regrette de ne pas avoir Sequoia Park et Lake Tahoe dans ce parcours... (et Arches, Canyonlands, etc...)
Vos commentaires sont les bienvenus !
Avis sur itinéraire au Québec English translation pending
Bonjour à tous!🙂
J'aimerai beaucoup avoir votre avis sur notre itinéraire au Québec. Nous atterrissons à Montréal le 9 juin en soirée et repartirons le 8 juillet tôt le matin 🙁 Nos priorités sont la nature et la faune tout en nous gardant quelques jours pour Montréal, Québec et New York. Vu l'étendue du territoire, nous avons dû pas mal freiner nos ardeurs... hélas 😕
Sur papier, ça paraît faisable mais dans la réalité???
09/06 > Arrivée à Montréal en soirée.
10/06 > 12/06 > Visites à MTL et départ en bus de nuit pour NYC.
13/06 > 15/06 > Visites à NYC 3jours/2 nuits) et départ en bus de nuit pour Québec-ville via MTL, je suppose... (ou y-a-t-il un bus direct pour QBC?)
16/06 > 18/06 > Retrouvailles avec nos potes belges qui sont partis habiter là-bas et visites de QBC.
19/06 > Prendre voiture de location et départ direction Lac St Jean.
20/06 > Zoo de St Félicien puis direction Tadoussac. (Est-ce que ça vaut le coup de faire le tour du Lac (en voiture, bien sûr). St Félicien > Tadoussac via St Méthade, Péribonka, Ste Monique, au niveau paysages ou est-ce "bouffer" des Km pour pas grand chose?)
21/06 > 23/06 > Rando de 3 jours/2 nuits dans les Fjords au départ de Ste Marguerite pour rejoindre la voiture à Tadoussac.
24/06 > Journée aux Grandes-Bergeronnes.
25/06 > Départ pour la Gaspésie via Ste Anne-aux-Monts.
26/06 > 28/06 > Rando 3 jours/2 nuits (Mont Albert et Mont Jacques Cartier).
29/06 > Départ vers Percé.
30/06 > Ile Bonaventure.
01/07 > Gaspé, Rocher Percé et départ vers le Parc Forillon via Amqui pour faire le tour de la péninsule Gaspésienne. (En décomptant les heures de routes, 2 demis journées et 1 entière, est-ce suffisant pour Percé, Ile Bonaventure, Gaspé & Rocher Percé?)
02/07 > Rando d'un jour dans le Parc Forillon.
03/07 > 05/07 > Retour sur QBC-ville, rendre la voiture en soirée et reretrouvailles avec potes. Parc de la Jacques Cartier, chutes de Montmorency.
05/07 > Départ vers MTL en bus fin d'après-midi.
06/07 > Visite du musée de la Civilisation à Hull en bus et retour sur MTL le soir même.
07/07 > Dernières flâneries et magasinage à MTL...
08/07 > Voilà... c'est fini 🙁 on décolle pour la Belgique...
Alors alors... 😊 utopie ou réalité? Et niveau paysages, est-ce diversifié? Ami(e)s Québecois(es) et autres amoureux(ses) transi(e)s du Québec... à vos claviers! 😉 Désolés d'avoir fait un post si long... Un tout grand merci à tous ceux et celles qui répondront!
Lunamoon & Vince 😉
J'aimerai beaucoup avoir votre avis sur notre itinéraire au Québec. Nous atterrissons à Montréal le 9 juin en soirée et repartirons le 8 juillet tôt le matin 🙁 Nos priorités sont la nature et la faune tout en nous gardant quelques jours pour Montréal, Québec et New York. Vu l'étendue du territoire, nous avons dû pas mal freiner nos ardeurs... hélas 😕
Sur papier, ça paraît faisable mais dans la réalité???
09/06 > Arrivée à Montréal en soirée.
10/06 > 12/06 > Visites à MTL et départ en bus de nuit pour NYC.
13/06 > 15/06 > Visites à NYC 3jours/2 nuits) et départ en bus de nuit pour Québec-ville via MTL, je suppose... (ou y-a-t-il un bus direct pour QBC?)
16/06 > 18/06 > Retrouvailles avec nos potes belges qui sont partis habiter là-bas et visites de QBC.
19/06 > Prendre voiture de location et départ direction Lac St Jean.
20/06 > Zoo de St Félicien puis direction Tadoussac. (Est-ce que ça vaut le coup de faire le tour du Lac (en voiture, bien sûr). St Félicien > Tadoussac via St Méthade, Péribonka, Ste Monique, au niveau paysages ou est-ce "bouffer" des Km pour pas grand chose?)
21/06 > 23/06 > Rando de 3 jours/2 nuits dans les Fjords au départ de Ste Marguerite pour rejoindre la voiture à Tadoussac.
24/06 > Journée aux Grandes-Bergeronnes.
25/06 > Départ pour la Gaspésie via Ste Anne-aux-Monts.
26/06 > 28/06 > Rando 3 jours/2 nuits (Mont Albert et Mont Jacques Cartier).
29/06 > Départ vers Percé.
30/06 > Ile Bonaventure.
01/07 > Gaspé, Rocher Percé et départ vers le Parc Forillon via Amqui pour faire le tour de la péninsule Gaspésienne. (En décomptant les heures de routes, 2 demis journées et 1 entière, est-ce suffisant pour Percé, Ile Bonaventure, Gaspé & Rocher Percé?)
02/07 > Rando d'un jour dans le Parc Forillon.
03/07 > 05/07 > Retour sur QBC-ville, rendre la voiture en soirée et reretrouvailles avec potes. Parc de la Jacques Cartier, chutes de Montmorency.
05/07 > Départ vers MTL en bus fin d'après-midi.
06/07 > Visite du musée de la Civilisation à Hull en bus et retour sur MTL le soir même.
07/07 > Dernières flâneries et magasinage à MTL...
08/07 > Voilà... c'est fini 🙁 on décolle pour la Belgique...
Alors alors... 😊 utopie ou réalité? Et niveau paysages, est-ce diversifié? Ami(e)s Québecois(es) et autres amoureux(ses) transi(e)s du Québec... à vos claviers! 😉 Désolés d'avoir fait un post si long... Un tout grand merci à tous ceux et celles qui répondront!
Lunamoon & Vince 😉
Comment vous faites? English translation pending
Bonjour, 🙂
J'ai une question qui va peut-être vous paraître bête :
Lorsque vous êtes en Inde, en Thaïlande, au Mali ou que sais-je, et que vous avez à votre disposition une certaine somme d'argent, vous ne vous dites pas qu'avec cet argent vous pourriez véritablement changer la vie d'une famille locale ? comment faites-vous pour résister ? Quand on sait qu'avec 1000€ on peut transformer la vie d'une famille de Bénarès par ex. quelle est la réflexion qui vous empêche de distribuer votre argent à ceux qui en ont vraiment besoin ?
C'est une vraie question. Sérieuse.
🙂
J'ai une question qui va peut-être vous paraître bête :
Lorsque vous êtes en Inde, en Thaïlande, au Mali ou que sais-je, et que vous avez à votre disposition une certaine somme d'argent, vous ne vous dites pas qu'avec cet argent vous pourriez véritablement changer la vie d'une famille locale ? comment faites-vous pour résister ? Quand on sait qu'avec 1000€ on peut transformer la vie d'une famille de Bénarès par ex. quelle est la réflexion qui vous empêche de distribuer votre argent à ceux qui en ont vraiment besoin ?
C'est une vraie question. Sérieuse.
🙂
Compte-rendu de l'hôtel Casa Marina Bay à Samana (février 2006) English translation pending
J'ai passé un séjour idyllique en tous points sur la presqu'ile de Samana. 😎
Bon j'avoues, les 4h de car pour rejoindre l'hotel après l'avion sont un peu difficiles mais néanmoins, ça vaut le coup... A l'arrivée, tu es accueillis en chanson avec un petit cocktail de bienvenue. L'hotel est au centre d'une baie de cocoteraie (les photos des cocotiers jointes sont prises de mon transat sur la plage)... bordé par l'océan (26/28°C)... les vues sont magnifiques... il fait beau, chaud, et les dominicain(e)s sont plus que chaleureux ! Tu entends des "Hola" environ 50 fois par jour et toujours avec le sourire.
Aucuns soucis pour se baigner... se faire bronzer... ou s'amuser ! Certes, il n'y a que très peu de sable blanc (pas cool pour les enfants) néanmoins la pelouse qui la prolonge et les transats (en nombre) comblent le déficit (s'il y a). C'est lors de nos excursions que nous avons pu apprécier des plages comme on en voit sur les cartes postales et des cascades dans lesquelles nous avons pu nous baigner ! Oui c le pied je confirme !!!
L'hotel : Les chambres sont grandes et propres. A dispo, serviettes, frigo, coffre-fort (15€ la semaine), TV (pkoi faire ?) Je laissais tous les jours un petit pourboire à la femme de chambre = boissons à gogo dans le frigo, serviettes impeccables. Le pb de l'hotel, c'est le calcaire ! Ils ne connaissent pas l'antical là-bas (mais clairement, c pas le calcaire sur les robinets de la baignoire qui a gaché mon séjour mdr) L'eau de la douche : un peu froide cause que tlm se douche vers 18h/19h le soir, du coup, c plutot rafraichissant mais ça, c pareil, qd tu as passé la journée sous le soleil, une petite douche fraiche, c revitalisant !!!
Si tu observes le moindre pb ou manquement dans ta chambre, n'hésites pas à en parler direct à la réception ou à ton TO (nous c'était Paul de Promovacances) et c réglé dans la journée sans soucis.
La nourriture : 2 restos et 3 open bar. Y'en a pour tous les gouts : soit tu fais dans l'exotique = sucré/salé soit tu restes dans le traditionnel et là, tu peux manger des pates (c toi qui dis ce que tu veux dedans, c préparé sous ton nez et c très bon), des frites ou des pizzas au resto de la plage... Ne cherche pas de fromage, y'en a pas (ou des pates molles mais c infecte) mais je me suis vangée sur les fruits : juteux, succulants, mes papilles s'en souviennent encore. Perso, je suis assez traditionnelle côté miam miam alors le buffet, au bout d'une semaine, j'en avais ras le bol mais y'en a bcp que ça contente clairement !
Les boissons, alcoolisées ou non, c'est à volonté tout au long de la journée ! Aucun souci gastrique avec l'eau fournie par l'hotel en bouteille et carafe. A proscrire : l'eau du robinet et même pour se laver les dents... nous, on utilisait les bouteilles du réfrigérateur... chacun son truc !
Les animations et animateurs : Je suis partie avec ma meilleure amie, toutes les deux célibataires alors forcément, on s'est très vite fait repéré et nous gardons d'eux de très bons souvenirs... no comment's. Spectacle différents tous les soirs de 21h30 à 22h30... puis, discothèque pour la mise en pratique des cours de danses pris en journée ! lol ! Pour les petits, spectacle à 20h30. Il ne faut pas rechigner (même les timides au contraire) à participer au cours de salsa, merengue, bachatta, aérobic, step (c le lendemain qu'on en ressent les effets), etc, et aux tournois qui sont organisés sur la plage (vollez, pétanque, ping-pong, bagminton, etc), ça rapproche les gens et le contact se fait plus facilement avec les animateurs aussi ! Possibilité de se faire prêter des vélos pendant 1h ! Et quels vélos !!! A tester pour pas mourir idiot ! mdr la virée du côté de Las Galleras (village à 5 min de l'hotel) avec les vélos de l'hotel... allez un peu de courage ! Aussi au programme ! Planche à voile, plongée, catamaran, pédalo moyennant caution restituée si pas de casse évidemment.
Les excursions (tites photos) : On a fait le Safari (coccys fragile s'abstenir) : Bocca del diablo, plage, repas dans une coopérative, démonstration de combat de coqs (parait que c les us et coutumes du pays), plongeon cascade, et le Quad (80km avec Adventura) : Traversées des villages sur route et en montagne, stop cascade, stop plage, repas sur la dite plage, stop école (en sus parce que je l'avais demandé)...
Faut négocier les prix, tout se négocie là-bas ! Aucuns regrets ! Pour l'excursion en Quad, on a mangé sur la plage du poisson mariné et grillé, ça a été le meilleur repas de tout le séjour ! nous avons pris les excursions par le biais du TO sur place de Promo mais nous avons négocié les prix 65/70€ au lieu de 90€. Pour négocier, laisse passer la foule (petit tour sur la plage ou à la piscine ou petit déjeuner) et retourne voir ton TO vers 11h, une fois que tlm est passé, là, tu pourras négocier ! le tout c d'être agréable et souriant.
Certe, tu rencontreras des personnes qui ont pris des excursions par d'autres biais (Manuel la Bomba entre autre) par contre, les déjeuners ne sont pas compris et les assurances non plus. Pour le Quad, ils le font sur la plage pour 40 à 60€ (idem, c à la tete du client) en outre, ils n'ont pas vu les memes site que nous, sont partis vers 10h et rentrés vers 16h avec des Quad aux pneus lissent... (arfff, j'ai déjà eu du mal avec des Quads dits "en bon état"). Nous, ct départ à 8h30, retour vers 17h/17h30 en ayant parcouru 80km (montagne, route, plage)... chacun son truc ;-)
Des amis (rencontrés sur place) ont fait l'excursion des baleines mais à priori, à moins d'être vraiment accros aux baleines, ça ne vaut pas le tarif, y'a bcp de monde et le repas n'est pas compris.
Pour ce qui est des moustiques, perso, je n'ai eu aucun pb (3 petites piqures) ! ma copine un peu plus... leur terrain de prédilection, les genoux et les chevilles par contre, c vrai que ça gratte bcp plus qu'une piqure de moustique "française". Munis toi d'un bon répulsif que tu mettras le soir avant d'aller diner mais en journée, c no pb, ils dorment !
Pour la langue : les animateurs et réceptionnistes ne parle pas le français courament mais on arrive tjr à se faire comprendre... Au pire, si il y a un réel pb de langue, tu passes par ton TO sur place... et puis tout de meme, la plupart d'entre eux connaissent les mots les plus courants et savent aussi se faire comprendre...pas d'inquiètude... Perso mais parce que j'adore cette langue, j'ai pu élargir l'éventail de mon vocabulaire espagnol !
Pour les euros et les dollars : 1€ = 40 pesos et 1 Dollar = 34/36 pesos. A la boutique de l'hotel, ils prennent tout mais te rendent la monnaie en pesos... dans les villages, certains ne prennent que les dollars (monnaie rendue en pesos idem)... Prévoir 10 Dollars à l'allée pour la carte touristique (= c juste le droit de poser les pieds dans l'aéroport) et 20 dollars pour le retour (= tu as le droit de repartir chez toi).
Les petits riens qui font du bien : Si il te reste qlq grammes de dispo dans ta valise, ramène des paquets de bonbons et des chewingum que tu distribueras aux enfants qui bordent les routes et de font coucou de la main lors des excursions... Pour eux, un bonbon ça vaut de l'or ! Perso, j'avais aussi ramené (mais je bosse dans un bureau) des stylos, gommes, colles, que j'ai pu distribuer aux enfants d'une petite école et d'une coopérative agricole lors des excursions.
Les souvenirs : Pas terrible mais j'ai trouvé mon bonheur et fait le bonheur des miens en ramenant quelques bijoux et des cadres photos ! Sont des pros du recyclage d'écorces de noix de coco ! lol ! Des vendeurs vous accosterons sur la plage (négociation obligatoire là aussi) !
L'alcool et le tabac : Officiellement c 2 bouteilles et 2 cartouches par personne ! Officieusement, j'ai pas ramené de bouteilles mais j'ai ramené 4 cartouches de clopes à 440 pesos la cartouche (boutique de l'hotel) soit : 11€ la cartouche ! Qui dit mieux ??? Même à l'aéroport ils font pas mieux !
Les vêtements : Ben c tenues d'été exigées ! Tu peux laisser les manteaux à l'aéroport (y'en a pas besoin là-bas) !Maillots de bain et pareo le jour, short ou bermuda pour les excursions (avec le maillot de bain en dessous de rigueur aussi), et pour le soir, ben c chacun ses gouts ;-) Penses juste à prendre une "petite laine" pour les trajets avion/car (la clim est mortelle)...
Bon je crois que j'ai fais le tour mais pour être plus brève (lol), la seule chose que j'ai détesté dans ce voyage, c'est : 🙁DE RENTRER SUR PARIS !🙁 Je me suis tapée une semaine de grosse déprime à ne penser qu'à mes cocotiers et à repasser les quelques 150 photos que j'avais pris. Dur dur le retour à la réalité.
J'espère au moins que tout mon blabla te (vous) sera utile ! Bon voyage !
L'hotel : Les chambres sont grandes et propres. A dispo, serviettes, frigo, coffre-fort (15€ la semaine), TV (pkoi faire ?) Je laissais tous les jours un petit pourboire à la femme de chambre = boissons à gogo dans le frigo, serviettes impeccables. Le pb de l'hotel, c'est le calcaire ! Ils ne connaissent pas l'antical là-bas (mais clairement, c pas le calcaire sur les robinets de la baignoire qui a gaché mon séjour mdr) L'eau de la douche : un peu froide cause que tlm se douche vers 18h/19h le soir, du coup, c plutot rafraichissant mais ça, c pareil, qd tu as passé la journée sous le soleil, une petite douche fraiche, c revitalisant !!!
Si tu observes le moindre pb ou manquement dans ta chambre, n'hésites pas à en parler direct à la réception ou à ton TO (nous c'était Paul de Promovacances) et c réglé dans la journée sans soucis.
La nourriture : 2 restos et 3 open bar. Y'en a pour tous les gouts : soit tu fais dans l'exotique = sucré/salé soit tu restes dans le traditionnel et là, tu peux manger des pates (c toi qui dis ce que tu veux dedans, c préparé sous ton nez et c très bon), des frites ou des pizzas au resto de la plage... Ne cherche pas de fromage, y'en a pas (ou des pates molles mais c infecte) mais je me suis vangée sur les fruits : juteux, succulants, mes papilles s'en souviennent encore. Perso, je suis assez traditionnelle côté miam miam alors le buffet, au bout d'une semaine, j'en avais ras le bol mais y'en a bcp que ça contente clairement !
Les boissons, alcoolisées ou non, c'est à volonté tout au long de la journée ! Aucun souci gastrique avec l'eau fournie par l'hotel en bouteille et carafe. A proscrire : l'eau du robinet et même pour se laver les dents... nous, on utilisait les bouteilles du réfrigérateur... chacun son truc !
Les animations et animateurs : Je suis partie avec ma meilleure amie, toutes les deux célibataires alors forcément, on s'est très vite fait repéré et nous gardons d'eux de très bons souvenirs... no comment's. Spectacle différents tous les soirs de 21h30 à 22h30... puis, discothèque pour la mise en pratique des cours de danses pris en journée ! lol ! Pour les petits, spectacle à 20h30. Il ne faut pas rechigner (même les timides au contraire) à participer au cours de salsa, merengue, bachatta, aérobic, step (c le lendemain qu'on en ressent les effets), etc, et aux tournois qui sont organisés sur la plage (vollez, pétanque, ping-pong, bagminton, etc), ça rapproche les gens et le contact se fait plus facilement avec les animateurs aussi ! Possibilité de se faire prêter des vélos pendant 1h ! Et quels vélos !!! A tester pour pas mourir idiot ! mdr la virée du côté de Las Galleras (village à 5 min de l'hotel) avec les vélos de l'hotel... allez un peu de courage ! Aussi au programme ! Planche à voile, plongée, catamaran, pédalo moyennant caution restituée si pas de casse évidemment.
Les excursions (tites photos) : On a fait le Safari (coccys fragile s'abstenir) : Bocca del diablo, plage, repas dans une coopérative, démonstration de combat de coqs (parait que c les us et coutumes du pays), plongeon cascade, et le Quad (80km avec Adventura) : Traversées des villages sur route et en montagne, stop cascade, stop plage, repas sur la dite plage, stop école (en sus parce que je l'avais demandé)...
Faut négocier les prix, tout se négocie là-bas ! Aucuns regrets ! Pour l'excursion en Quad, on a mangé sur la plage du poisson mariné et grillé, ça a été le meilleur repas de tout le séjour ! nous avons pris les excursions par le biais du TO sur place de Promo mais nous avons négocié les prix 65/70€ au lieu de 90€. Pour négocier, laisse passer la foule (petit tour sur la plage ou à la piscine ou petit déjeuner) et retourne voir ton TO vers 11h, une fois que tlm est passé, là, tu pourras négocier ! le tout c d'être agréable et souriant.
Certe, tu rencontreras des personnes qui ont pris des excursions par d'autres biais (Manuel la Bomba entre autre) par contre, les déjeuners ne sont pas compris et les assurances non plus. Pour le Quad, ils le font sur la plage pour 40 à 60€ (idem, c à la tete du client) en outre, ils n'ont pas vu les memes site que nous, sont partis vers 10h et rentrés vers 16h avec des Quad aux pneus lissent... (arfff, j'ai déjà eu du mal avec des Quads dits "en bon état"). Nous, ct départ à 8h30, retour vers 17h/17h30 en ayant parcouru 80km (montagne, route, plage)... chacun son truc ;-)
Des amis (rencontrés sur place) ont fait l'excursion des baleines mais à priori, à moins d'être vraiment accros aux baleines, ça ne vaut pas le tarif, y'a bcp de monde et le repas n'est pas compris.
Pour ce qui est des moustiques, perso, je n'ai eu aucun pb (3 petites piqures) ! ma copine un peu plus... leur terrain de prédilection, les genoux et les chevilles par contre, c vrai que ça gratte bcp plus qu'une piqure de moustique "française". Munis toi d'un bon répulsif que tu mettras le soir avant d'aller diner mais en journée, c no pb, ils dorment !
Pour la langue : les animateurs et réceptionnistes ne parle pas le français courament mais on arrive tjr à se faire comprendre... Au pire, si il y a un réel pb de langue, tu passes par ton TO sur place... et puis tout de meme, la plupart d'entre eux connaissent les mots les plus courants et savent aussi se faire comprendre...pas d'inquiètude... Perso mais parce que j'adore cette langue, j'ai pu élargir l'éventail de mon vocabulaire espagnol !
Pour les euros et les dollars : 1€ = 40 pesos et 1 Dollar = 34/36 pesos. A la boutique de l'hotel, ils prennent tout mais te rendent la monnaie en pesos... dans les villages, certains ne prennent que les dollars (monnaie rendue en pesos idem)... Prévoir 10 Dollars à l'allée pour la carte touristique (= c juste le droit de poser les pieds dans l'aéroport) et 20 dollars pour le retour (= tu as le droit de repartir chez toi).
Les petits riens qui font du bien : Si il te reste qlq grammes de dispo dans ta valise, ramène des paquets de bonbons et des chewingum que tu distribueras aux enfants qui bordent les routes et de font coucou de la main lors des excursions... Pour eux, un bonbon ça vaut de l'or ! Perso, j'avais aussi ramené (mais je bosse dans un bureau) des stylos, gommes, colles, que j'ai pu distribuer aux enfants d'une petite école et d'une coopérative agricole lors des excursions.
Les souvenirs : Pas terrible mais j'ai trouvé mon bonheur et fait le bonheur des miens en ramenant quelques bijoux et des cadres photos ! Sont des pros du recyclage d'écorces de noix de coco ! lol ! Des vendeurs vous accosterons sur la plage (négociation obligatoire là aussi) !
L'alcool et le tabac : Officiellement c 2 bouteilles et 2 cartouches par personne ! Officieusement, j'ai pas ramené de bouteilles mais j'ai ramené 4 cartouches de clopes à 440 pesos la cartouche (boutique de l'hotel) soit : 11€ la cartouche ! Qui dit mieux ??? Même à l'aéroport ils font pas mieux !
Les vêtements : Ben c tenues d'été exigées ! Tu peux laisser les manteaux à l'aéroport (y'en a pas besoin là-bas) !Maillots de bain et pareo le jour, short ou bermuda pour les excursions (avec le maillot de bain en dessous de rigueur aussi), et pour le soir, ben c chacun ses gouts ;-) Penses juste à prendre une "petite laine" pour les trajets avion/car (la clim est mortelle)...
Bon je crois que j'ai fais le tour mais pour être plus brève (lol), la seule chose que j'ai détesté dans ce voyage, c'est : 🙁DE RENTRER SUR PARIS !🙁 Je me suis tapée une semaine de grosse déprime à ne penser qu'à mes cocotiers et à repasser les quelques 150 photos que j'avais pris. Dur dur le retour à la réalité.
J'espère au moins que tout mon blabla te (vous) sera utile ! Bon voyage !
Couple mixte au Maroc: impossible! English translation pending
tu vois je viens de demander à une agence le formulaire de réservation pour mes vancances à agadir et voilà ce qu'elle me marque va savoir pourquoi!:
Etant marocain votre couple il doit bien savoir les lois de son pays, mais depuis plus d'un an les lois se sont vivement réactivées, et plus sévèrement ou elles établissent la formelle interdiction à tous les établissement hôteliers, soit du genre qui soit, à tous les particuliers qui louent à des couples mixtes sans la présentation du certificat de mariage, la peine d'amende fermeture de l'établissement et prison, ainsi comme les agences qui font les intermédiations de leurs biens à louer. Donc le seul document c'est le certificat de l'acte de mariage, dans tout le Maroc, ou prendre en réservation deux logements, ou deux chambres d'hôtel ou deux quoi que se soit pour ce loger. Cordialement Régina Canto Ichnad-Services-Immobilier
alors je sais toujours pas pourquoi elle ma envoyé un mail comme ca vu que jai rien demandé mais tu vois la jai quand meme eu... c'est pas bien ca tu vois parce que en france ou ailleurs on demandera jamais un truc comme ca!
c'est vraiment dommage ca ternit l'image du maroc parce que moi perso jadore!
enfin voila quoi! t'en pense quoi? hein ya de quoi etre deg!
Etant marocain votre couple il doit bien savoir les lois de son pays, mais depuis plus d'un an les lois se sont vivement réactivées, et plus sévèrement ou elles établissent la formelle interdiction à tous les établissement hôteliers, soit du genre qui soit, à tous les particuliers qui louent à des couples mixtes sans la présentation du certificat de mariage, la peine d'amende fermeture de l'établissement et prison, ainsi comme les agences qui font les intermédiations de leurs biens à louer. Donc le seul document c'est le certificat de l'acte de mariage, dans tout le Maroc, ou prendre en réservation deux logements, ou deux chambres d'hôtel ou deux quoi que se soit pour ce loger. Cordialement Régina Canto Ichnad-Services-Immobilier
alors je sais toujours pas pourquoi elle ma envoyé un mail comme ca vu que jai rien demandé mais tu vois la jai quand meme eu... c'est pas bien ca tu vois parce que en france ou ailleurs on demandera jamais un truc comme ca!
c'est vraiment dommage ca ternit l'image du maroc parce que moi perso jadore!
enfin voila quoi! t'en pense quoi? hein ya de quoi etre deg!
Rencontre cabane à sucre dans la région de Montréal le 19 mars 2006 English translation pending
Salut tout le monde
Nous somme le 15 février la température est très douce et je croie qu'il serais une bonne idée d'organiser une rencontre cabane a sucre pour le mois de Mars.
Avez vous des idées pour le lieu et les dattes et transport pour cette sortie.
Nous somme le 15 février la température est très douce et je croie qu'il serais une bonne idée d'organiser une rencontre cabane a sucre pour le mois de Mars.
Avez vous des idées pour le lieu et les dattes et transport pour cette sortie.
Remorque "monoporter" de chez Weber English translation pending
Salut a tous et BONNE ANNEE.
Je souhaiterais obtenir des informations sur la remorque "monoporter"de chez Weber vue sur le site http://www.carrioles.com/index.php3?voir=monoporter.En effet, cette remorque a mon humble avis pourrait ouvrir de nouvelles perspectives en ce qui concerne les transports avion ou train.INCONVENIENT........son prix eleve aussi, si nombre d'entre vous avait eu des echos, voire essaye je serais preneur de toute info la concernant .Votre simple avis egalement m'interesse.
Carnet de Voyage-Grèce- juillet 2005 English translation pending
Vala, vala...L'intégralité de mon "carnet de voyage" en Grèce...Pour ceux qui veulent le lire en entier, je vous souhaite bien du courage !! 😉
@+++
Introduction:
29 Décembre 1951, deux jeunes amis entreprennent de traverser l’Amérique Latine sur leur bonne vieille moto Norton 500cc. L’un d’eux se prénomme Ernesto Guevara. Ce n’est pas du tout de ses idéaux politiques ou sociaux dont je veux vous parler, mais de l’homme lui-même; ce qu’il a entrepris, la façon dont il l’a réalisé. Quelques affaires, un peu d’argent, un moyen de transport; et c’est ainsi que le jeune homme parti à l’aventure, en laissant tout ce qu’il avait derrière lui sans se préoccuper de ce qu’il adviendra de demain...Juste aller de l’avant, vivre pleinement chaque instant de ce voyage qui contribue à constituer la part d’un rêve. C’est un peu de cette manière là que je conçois la façon de voyager. Briser l’ennui d’un quotidien trop monotone. Sortir de ce monde trop étouffant où tout est programmé, minuté; du lever où le simple geste est répétitif ne serait-ce que pour prendre son petit déjeuner, au coucher en passant par la journée de travail où les mêmes personnes nous attendent au bureau, le même travail, etc... Sortir d’un monde où l’on est cocconé, où l’on sait d’avance que dans les 10 minutes qui viennent le prochain bus passera nous prendre...Sortir de ce monde où tout est atrophié.C’est un peu de ce monde fade et incipide dont je veux m’évader...Voyager est en quelque sorte un extuoire à ce monde trop prévisible.
Voyager...Vivre une vie différente de celle que l’on vit, découvrir des lieux, des payasages, une histoire, un passé, une culture. Voyager c’est aussi faire des rencontres : Rencontrer des gens que ce soit des autochtones ou d’autres voyageurs de passage. Voyager c’est un peu tout ça, un foisonnement de tout un tas de choses dont nous nous imprègnons le temps de rêver un peu...
26 juin 2005
Et c’est partiiiii !!! Après un court trajet Tarbes-Toulouse animé par l’écoeurante musique « dragostea » de O-Zone que passait en boucle un petit garçon qui était assis devant moi, j’ai enchaîné avec un trajet me menant à Nice, véritable point de départ de mon aventure. En effet c’est ici que je fais mes adieux à la France. Sur le quai voilà que je m’improvise agent de renseignement en aidant tout d’abord un jeune Hollandais un peu perdu, puis des Français et un Indien qui ne parlait pas un mot de Français ni d’Italien. Après avoir aidé quelques Français et Américains, je me décide à monter à mon tour dans ce train corail Italien. Rien à voir avec les nôtres ! Ils sont un peu plus exigus avec des portes bagages un peu à l’ancienne faits de tubes métalliques dorés et des sièges en tissus de couleur verte. Ça leur donne un certain cachet…Certes ce n’est pas l’Orient Express mais avec tout ce brassage de cultures et de Nationalités, ça en donnerait presque l’impression. Me voilà donc avec un jeune couple d’Américain ayant tout juste passé leur Bac, et un Italien travaillant en France.
27 Juin 2005
Très tôt nous fûmes réveillés par des Italiennes sans gênes nous poussant et n’hésitant pas à allumer la lumière en jacassant sans le moindre souci de discrétion. Finalement le train ne tarda pas à arriver à Vérone….avec 30 minutes de retard ! Bien évidemment j’ai loupé mon transfert pour le prochain train. Mais en arrivant à la gare je trouve rapidement un autre train et y grimpe en précisant au contrôleur mon problème ; un problème anodin apparemment vu la façon dont il a réagit. Connaissez-vous l’histoire du train fantôme ? C’est un train qu’on attend et qui ne vient jamais alors que les panneaux affichent qu’il vient de partir sous vos yeux ! Surprenant, non ? Je m’explique. J’attendais mon train au quai n°6. Etrangement j’étais le seul voyageur qui attendait à ce quai. Pourtant les quais à coté de celui-ci étaient en service. Lorsque l’affichage se mit à indiquer que mon train venait de partir, je me décidai à aller voir le service d’assistance. Là, une dame qui ne parlait pas un mot d’anglais, m’expliqua que j’avais loupé mon train (perspicace la petite dame !). Elle m’orienta vers un autre train, quai n°8, qui passait par Ancône. C’est là que je compris qu’au fond de la gare, derrière la voie n°1, il y avait d’autres voies : n° 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11 et 12, complétant les autre voies n° 6 et 7 qui se trouvaient de l’autre coté, là où j’avais attendu. Il y avait donc deux voies n°6 !! Finalement je pu prendre ce train au quai n°8. Arrivé à Ancône, je mis un peu de temps avant de finir par trouver l’accès au ferry et surtout aux guichets de réservation. Après une courte attente sous la chaleur écrasante, me voici à bord du ferry d’Anek Lines en partance pour la Grèce. Je crois que dans tout ça, ce qui me réjouit le plus, c’est de pouvoir rester dehors 24h/24h. Ça me change des 1h à 2h dont je pouvais profiter durant l’année ! Et puis il y a aussi le fait de ne pas être dépendant du temps, c’est un bonheur que l’on semble avoir oublié dans nos sociétés modernes, esclaves du temps que nous sommes. Le soleil vient de se coucher, je pense que je ne vais pas tarder à en faire de même….Une longue journée m’attend demain.
28 Juin 2005
Arrivé à Patras, je me laisse entraîner par le flot de touristes qui me guide vers la station de bus. Je continue un peu plus loin pour prendre le train qui se révèle être beaucoup moins cher. Pendant le trajet j’ai fais la connaissance d’une Grecque de mon âge, étudiante en économie, très ouverte et très sympa avec qui j’ai discuté pendant toute la durée du trajet. En arrivant au terminus je crois être au Pirée. Je pars donc à la recherche de la station de métro. Mais en cherchant un peu, je finis par me rendre compte que je suis arrivé à la station du Péloponnèse, c’est-à-dire en plein centre d’Athènes. Tant mieux ! Je marche alors pendant bien 45 minutes pour rallier le point de rendez vous : l’office du tourisme où je dois retrouver Yann, mon compagnon de route. Par une étrange coïncidence nous arrivons juste en même temps alors que l’un habitant Paris, venait de prendre l’avion et l’autre habitant Tarbes, avait opté pour le train et le ferry. Nous voilà à discuter tranquillement dans le jardin national pour faire un peu plus connaissance tout en dégustant les oranges particulièrement acides que l’on a cueilli ici. Nous partions ensuite à la recherche de l’auberge de jeunesse Pangrati. L’ambiance est cool et nous y rencontrons Elsa, une étudiante Française en école d’ingénieur. Nous avons d’ailleurs assisté à l’instant jubilatoire où elle venait d’apprendre par e-mail qu’elle avait réussi ses examens. Nous avons profité de la douceur des températures nocturnes pour visiter Athènes de nuit. Ça s’anime, ça vit, toute la ville est en effervescence. Les badauds sont des touristes comme nous qui curieux, viennent observer sous un autre regard cette mégalopole gigantesque s’étendant sur des kilomètres dans un bassin encastré dans un paysage vallonné. Elsa a insisté pour nous payer à boire sur la terrasse d’un café pour fêter la réussite de ses examens. Nous avons passé la soirée à discuter de tout et de rien, c’était vraiment sympa ! Nous sommes rentrés vers 3h du matin, heureux d’une journée emplie de bons souvenirs.
29 Juin 2005
Levés vers 9h, nous décidons de nous rendre à l’Acropole. En passant nous achetons quelques pommes pour nous constituer un rapide petit-déjeuner. Peu après nous voilà entrain de grimper sur ce chemin mythique qui mène au Parthénon. Je n’ai pas été déçu de la visite, c’est vraiment sublime. Evidemment on regrette un peu la présence des échafaudages qui gâchent le plaisir de contempler cet édifice qui mériterait sa place parmi les 7 merveilles du monde. J’ai trouvé aussi l’Erechteion très bien conservé avec ses statues des Caryatides en excellent état. Le théâtre quand à lui, n’a pas autant égayé ma curiosité que les deux autres monuments. Le musée n’est pas extraordinaire non plus. On y trouve souvent les mêmes choses : quelques fragments de frontons, des morceaux de statues ou des céramiques représentant des scènes similaires. Il est dommage qu’il n’y ait pas d’explications. Au lieu de cela, les écriteaux se content de décrire ce que l’on voit…ce qui est absurde ! Nous sommes ensuite passés par l’Agora. Dommage qu’il ne reste presque que des ruines, excepté le temple d’Héphaïstos et quelques églises plus récentes. En passant dans les quartiers de la Plaka, on s’arrête au Scholarchio Yérani, un joli petit restaurant avec une terrasse entourée de verdure, lieu favori de petits oiseaux venant se poser sur la balustrade pour nous faire partager leur agréable petit gazouillis. Les plats que l’on nous proposait étaient pas très recherchés mais plutôt bon et le tout n’étant pas trop cher. En revenant nous avons fait un détour par la porte d’Hadrien et les quelques colonnes du temple de Zeus restant encore debout, puis le zappeion et le stade Olympique avant de faire une halte au supermarché pour s’acheter des provisions pour le soir. Après avoir fait la connaissance d’un Hongrois super sympa, nous avons décidé de manger tous les quatre ensemble à l’auberge, c’est-à-dire : moi, Yann, Elsa et Rolland notre ami Hongrois. Elsa avait eu la bonne idée d’acheter de quoi faire une petite salade Grecque ; quand à nous, nous avons apporté le melon et Rolland fournissait le pâté ainsi qu’un délicieux petit muscat Hongrois. Ce repas était un vrai délice et c’était vraiment convivial ! Nous avons passé une agréable soirée sur la terrasse à discuter de nos études, de ce que nous souhaitons faire dans l’avenir et surtout quelle serait la suite de notre voyage, et tout cela en sirotant un alcool Hongrois à base d’herbes. Pour être raisonnable nous sommes allés nous couchés vers 1h. Nous aurions bien souhaité rester un peu plus mais la fatigue avait fini par avoir raison de nous.
30 Juin 2005
Ce jour est celui des adieux. C’est ici que nos chemins se séparent. Tandis qu’Elsa part à Koroni dans le Sud-ouest du Péloponèse pour porter secours aux tortues menacées par le tourisme et la négligence des Grecs vis-à-vis de leur environnement, Rolland s’en va sur l’île de Skopélos rejoindre un ami et chercher du travail pour rester sur l’île durant ses vacances, et nous nous partons du coté de Mycènes. La faible fréquence des bus nous obligea à partir seulement à 14h30 pour arriver à 17h à Mycènes. Nous décidâmes alors de s’installer au camping et de ne visiter le site archéologique de Mycènes que le lendemain. On fit quelques courses avant de profiter de la piscine et de se reposer un peu.
1 Juillet 2005
Vers 8h nous sommes déjà debout. Il faut dire que la nuit fut agitée à cause de la présence des moustiques qui n’ont cessé de nous harceler durant la nuit. Malgré tout, on se lève nonchalamment pour engloutir un rapide petit-dej, prendre une douche et plier le matériel. Et nous voilà parti pour rallier le site archéologique de Mycènes qui se trouve à 3 km de là. Avant d’arriver à la cité Mycénienne proprement dite, on s’arrête pour visiter la première partie du site : il s’agit du trésor d’Atrée qui serait, selon les dires de certains, le tombeau d’Agamemnon. L’édifice en lui-même est assez impressionnant, dissimulé dans le relief d’une colline. Il est surtout intéressant de voir la façon dont est conçue l’entrée avec cette fameuse clé de voûte triangulaire. Par contre, du point de vue architecture, le tombeau ne révèle pas grand intérêt. En montant sur la colline, on peut avoir une bonne vue d’ensemble de la vieille cité Mycénienne, et on se rend compte assez rapidement qu’il n’en reste que des ruines. Rien d’étonnant à cela quand on sait que la plupart de ces vestiges datent du XIII siècle avant J-C et qu’ils ont fait l’objet de pillages et d’incendies moins d’un siècle plus tard, suite aux tristement célèbres guerres Mycéniennes. Cependant lorsque l’on passe devant la mythique porte des lions, avec un peu d’imagination et un guide assez complet, on se plonge assez bien dans cette période sombre à laquelle Clytemnestre avait assassiné son époux, Agamemnon, avant d’être tuée des mains de son propre fils, Oreste. Soudain, les ruelles de la vieille cité semblent s’animer. L’artisan s’affaire dans ses petites échoppes pour fabriquer ses produits nécessaires à la prospérité des habitants. Les hautes et épaisses murailles de la forteresse dominant la vallée rassure la population insouciante qui continue ses activités quotidiennes comme si n’était de rien, se sentant à l’abri de cette enceinte fortifiée. Pourtant cette image s’estompe peu à peu. Les ruines sont bien là ; tas de pierre gisant sous un soleil de plomb et témoignant d’une triste fin pour ce peuple Atride. Le tombeau de Clytemnestre est toujours là, semblable au trésor d’Atrée. Elle repose auprès de son amant, Egisthe. Un peu plus loin on découvre les restes de ce qui semblait être le palais royal dont il ne reste que les fondations. Avant de prendre un bus pour Nauplie, nous passons rapidement au musée qui vaut seulement le coup pour les férus d’Archéologie Grecque ou de poterie. Notre projet était de rester une seule nuit dans cette ville, juste pour visiter le site d’Epidaure le lendemain. Mais là, coup de cœur ! Nauplie est un charmant port aux petites rues piétonnes agréables, aux maisons souvent colorées empruntant un style un peu Italien. Ici on y trouve quelques églises catholiques, traces d’un passé fortement ancré dans les racines du temps. Nauplie est réputée pour être la ville romantique de Grèce. En effet, quand on s’intéresse un peu a son histoire et que l’on parvient à faire revivre un peu ces vieilles pierres dictant l’architecture originale de cette ville, on s’y attache et souhaiterait y demeurer plus longtemps le temps de flâner et de rêver un peu. Avec Yann, nous sommes logés aux chambres Dimitris Beckas surplombant la ville et offrant une vue imprenable, l’endroit nous a tout de suite charmé. De ce fait, nous décidons d’y rester deux nuits. Vers midi nous dégustons quelques pêches et un melon dans un petit parc à l’ombre d’un arbre et visitons la ville avant d’entreprendre l’ascension des 899 marches menant à la forteresse de Nauplie. La vue est à couper le souffle ! On y voit tout aux alentours, dominant la baie et devinant les contours du continent se dessinant à l’horizon. La forteresse quand à elle, vaut le détour. Avec ses imposantes fortifications cernées de cactus par endroit, la forteresse perchée sur cette colline abrupte plongeant dans l’océan mérite qu’on la visite. Comme nous avons beaucoup sué pour pouvoir atteindre cet endroit, nous optons pour faire un petit tour à la plage au retour. De retour dans la chambrée, on lave un peu notre linge avant d’aller visiter la ville de nuit et d’y manger une salade rafraîchissante et la fameuse moussaka dans la taverne la moins racoleuse et attrape touriste du coin.
2 Juillet 2005
Pour bien commencer la journée, rien de tel qu’un bon petit déjeuner sur la terrasse avec vue sur Nauplie. Nous quittons ensuite la petite ville pour aller à Epidaure. Le théâtre est gigantesque, mais dommage que sa beauté soit altérée par la présence d’un décor pour les spectacles nocturnes. Comme chacun des millions de touristes qui viennent chaque année ici, nous avons été surpris par la formidable acoustique de cet amphithéâtre. Certains touristes amateurs d’opéra n’ont pas hésité à nous faire part de leur prodigieux organe (vocal, je précise) en entonnant un célèbre chant. C’était assez marrant à voir et à entendre. Ephémère heure de gloire que chacun de ces chanteurs anonymes avaient juste le temps d’apprécier. Par contre ce qui était beaucoup moins amusant, c’était la présence de nombreux touristes qui nous demandaient sans cesse de nous déplacer pour pouvoir prendre leurs photos. J’adresse une mention toute particulière à une vieille guide Italienne qui ne manquait pas de culot en nous intimant tout bonnement de dégager de la scène et de se taire pour qu’elle puisse faire tranquillement son speech à son troupeau de moutons sexagénaires. Bien sûr, nous avons pris tout le temps qu’il nous fallait sans pour autant abuser. Puis vint la visite du musée où nous avons pu observer le célèbre « Caducée », statue représentant Asclépios sous forme d’un vieillard tenant un bâton autour duquel s’enroulait un serpent, celui qui symbolise la médecine. Nous nous sommes un peu attardés sur le site archéologique portant le nom de « sanctuaire d’Asclépios » dont il ne reste que des ruines mais donnant tout de même un bon aperçu de ce qui se trouvait en ces lieux il y a moins de deux millénaires. De retour à Nauplie, et après avoir dévoré un gros morceau de pastèque et quelques autres fruits, nous sommes allés nous baigner le restant de l’après-midi. Le soir tombant, nous avons assisté à un joli coucher du soleil en flânant près du port. Je me dis que peut-être un jour j’y reviendrai en charmante compagnie…un jour peut-être…C’est bien de rêver, n’est-ce pas?
3 Juillet 2005
Il était une fois dans un camping à Monemvassia, un jeune aventurier dénommé Yann, qui dormait seul dans une tente dans le plus simple apparat..Euh, nan ! En fait tout a commencé un dimanche matin sur une terrasse à Nauplie où deux jeunes routards prenaient leur petit-déjeuner avant de se lancer pour une quête bien difficile : Tenter de rallier Monemvassia - un petit village perdu dans le Péloponnèse sur un éperon rocheux – par les simples moyens de transports publics, avec pour guide leur seule intuition et leur sens de l’orientation. Le trajet se déroula pourtant sans encombre jusqu’à Tripoli. Après moult aventures et beaucoup de patience, ils parvinrent à Monemvassia. Là, nous demandons à un touriste Français où se trouve le camping le plus proche. Il s’avère que le camping est à 4 km. Qu’importe, nous prenons nos sacs à dos et commençons à prendre la route. Très vite, une voiture s’arrête à notre hauteur. Il s’agit du touriste Français qui est venu exprès pour nous déposer au camping ! Nous le remercions puis entrons dans le camping où nous montons vite fait notre tente avant de revenir visiter le village médiéval. Le village médiéval de Monemvassia est vraisemblablement l’un des plus magnifique de la Grèce Continentale. Ayant su se préserver des grandes vagues du tourisme et aussi des invasions, il a su garder un charme authentique avec un dédale de petites ruelles dans lesquelles on se perd facilement mais à souhait. Au début, on est un peu réservé lorsque l’on pénètre à l’entrée du village et qu’on y découvre pêle-mêle tout un nombre de petites boutiques pour les touristes, mais ce n’est qu’à l’entrée du village. En poursuivant notre chemin, on est vite séduit par le caractère unique de ce village. En cherchant un peu, on finit par trouver le chemin qui mène à l’ancienne citadelle dominant cette presqu’île. Il ne reste qu’une église à peu près intacte, cependant le panorama nous subjugue. Peu à peu le temps se gatte et nous scrutons le ciel menaçant qui s’assombrit au fur et à mesure que l’on redescend vers le village. Bientôt des bourrasques de vent balayent la surface de l’eau et l’air devient humide. La mer s’agite et prend des teintes inquiétantes. Pourvu que la pluie ne tombe pas car nous n’avons pas mis le double toit qui protège la tente des intempéries. Après ces 3h30 de marche, nous avons bien mérité un petit resto avec vue sur mer s’il vous plaît ! Etant donné que je n’ai qu’un budget limité, je me contente d’une pita et d’une bonne salade Grecque. Nous ne tardons pas à rentrer car il se fait tard et il nous reste encore 4km avant de rentrer au camping. Malgré l’orage qui nous a menacé en début de soirée, je choisi de dormir à la belle étoile cette nuit. Beaucoup d’étoiles sont visibles ici et le ciel semble bien dégagé. Je m’allonge alors sur mon matelas en observant la voûte céleste, le visage caressé par une légère brise tiède en se laissant bercé par le chant de la mer mêlé à celui des grillons.
4 Juillet 2005
La nuit fut mouvementée. Je subissais les attaques intempestives de moustiques si bien que je fus obligé d’aller chercher refuge près de la mer en espérant y trouver moins de ces bestioles avides de sang. Ce fut le cas et je pu observer tranquillement quelques étoiles filantes zébrer ce ciel limpide dans lequel on pouvait deviner la voie lactée. A peine cinq heures de sommeil. Je remballe mon matelas en mousse, jette un dernier regard en direction de la mer et rentre prendre mon petit déjeuner avec Yann. Peu après on revient sur la plage pour aller se baigner un peu avant de partir pour Sparte puis Mystra. Le trajet est très long à cause des nombreux détours pour desservir des villages isolés. Au final nous arrivons vers 19h à Mystra. Nous devons donc reporter au lendemain matin la visite du site de Mystra. En attendant nous avons profité un peu de l’eau froide de la piscine du camping, et pour la première fois il nous fallut sortir le double toit imperméable et la polaire car quelques gouttes vinrent nous importuner et l’air s’était rafraîchit. Au camping nous retrouvons une famille Française que nous avons auparavant croisée dans Monemvassia. Ils voyagent dans un vieux combi rafistolé et projettent de traverser toute la Grèce continentale pendant deux mois avec leurs deux enfants d’environs 8 ans. Il se fait tard et demain nous envisageons de quitter les lieux assez tôt.
5 Juillet 2005
Pour la première fois nous ressentons une petite fraîcheur matinale. Nous partons à pied sur le site médiéval de Mystra situé sur une colline à proximité du camping. C’est un site très intéressant à voir, avec ses fameux monastères Byzantins décorées de jolies fresques, sa citadelle située au sommet et quelques autres bâtiments imposants comme le grand palais en rénovation. On retrouve notre petite famille Française et on croise plusieurs colonies de vacances de Français. Vers midi nous sommes de retour au camping pour prendre notre repas, plier nos affaires et partir pour Athènes. Le temps de changer de bus et de faire les différents trajets y compris dans Athènes, nous n’arrivons qu’à 19h l’auberge de jeunesse. Cette fois-ci elle est pleine à craquer. Et pour cause ! Une colonie d’ados Français de 17 ans vient de prendre d’assaut l’AJ. Le réceptionniste nous propose alors de dormir sur le toit pour 10 € ! C’est cher mais c’est pratique et ça nous évite de faire le tour des AJ et hôtel d’Athènes avec 20 kilos sur le dos sans être sûr de pouvoir trouver quelque chose de mieux. Après avoir cassé la croûte sur l’une des tables mises à notre disposition, je fais la connaissance de l’une des organisateurs de la colonie de vacances qui se prénomme Elsa. Je sympathise aussi avec un des ados du groupe avant de rejoindre Yann et les 8 autres routards qui dorment sur le toit : Deux Danois, deux Suisses et quatre Italiennes.
6 Juillet 2005
Après une nuit plutôt paisible, petit-déjeuner improvisé sur le toit. Je profite de l’occasion pour faire connaissance de nos voisins Suisses et Danois. En descendant, le patron nous apprend que des places viennent de se libérer et que nous pouvons transférer nos affaires dans un dortoir afin que l’on puisse dormir dans un vrai lit cette fois. Cette nouvelle réjouit mon compagnon de voyage qui ne s’était pas accommodé au confort sommaire que nous offrait le toit de l’auberge. Nous sortons ensuite pour aller à la place Syndagma, lieu où l’on assiste à la relève de la garde, événement assez « kitsch » pour le touriste moyen, mais qu’importe puisque c’est sur notre chemin. Et puis nous ne regrettons pas de nous y être rendu car ils sont si drôles avec leur démarche calquée sur celle des hérons et le pompon qui se balade au bout de leurs chaussures est « la cerise sur le gâteau » si je puis dire. On fait un petit détour par le marché où j’achète 1 kilo de prunes pour une misérable somme et nous mangeons tranquillement sur un banc sur la place Monastraki. On prend alors le métro pour se rendre à rue mavromatéon où sont censés se trouver les bus de l’attique d’après le guide. Ne trouvant pas notre bus, on se renseigne auprès d’un guichet où l’on nous indique un square en contrebas. Arrivés au Cap Sounion, nous partons nous baigner dans une adorable petite crique en attendant d’observer le coucher de soleil sur le temple de Poséidon. C’est agréable de pouvoir se baigner dans une eau aussi limpide, d’autant plus qu’il n’y a pas grand monde. Malheureusement, le fond de l’eau ne reflète pas l’aperçu que l’on en a en surface. On y trouve en vrac un pneu, des canettes, quelques morceaux de vieilles tôles. Sur cette plage on y fait la connaissance de Nicolas et Charlotte, un couple d’Angers de notre âge environ. Nous avons passés le reste de l’après-midi ensemble jusqu’au moment crucial où le soleil dardait ses derniers rayons. Ce coucher de soleil sur le temple est tout simplement magique. Je ne saurai exactement retranscrire comment c’était, le mieux serait de vous montrer les photos qui pourraient vous donner une petite idée de cet instant que je n’oublierai jamais. Ce souvenir fut d’autant plus marquant lorsqu’une sorte de petite caille est venue se poser sur un petit promontoire au milieu de l’édifice comme si elle s’offrait de son propre gré en offrande au dieu de la mer…J’ai suivi l’astre décliner lentement sur la baie jusqu’à ce que la lumière s’intensifie une ultime fois avant que la pénombre reprenne ses droits pour nous plonger peu à peu dans l’obscurité. Dans le bus on partage nos derniers instants en compagnie de nos nouveaux amis avant qu’ils descendent un peu plus tôt que nous sur le littoral de l’Attique. Ils nous racontent comment ils se sont fait avoir en arrivant à l’aéroport, où le chauffeur leur fit faire plusieurs détours tout en faisant grimper malicieusement le compteur en donnant des petits à-coups sur l’accélérateur avant d’arriver devant l’hôtel où ils souhaitaient se loger. Comme par hasard, le taximan leur dit que l’hôtel était complet mais qu’il connaissait un autre hôtel avec lequel il avait sûrement conclu un accord pour toucher un pourcentage sur chaque client rabattu. Il se faisait tard et ils durent se résilier à accepter de dormir dans cet hôtel de luxe à un prix pas du tout abordable. Comme quoi, il faut toujours apprendre à se méfier des arnaques qui se présentent surtout dans les lieux de concentration de touristes qui sont de véritables aubaines pour les autochtones malhonnêtes. De retour à l’auberge, on compte discuter un peu avec les membres de la colo Française avant de se coucher. Mais voilà que Paul, le réceptionniste de l’auberge, me propose d’accompagner deux Danoise souhaitant aller boire un coup en ville avec d’autres voyageurs. Au début mon avis était assez mitigé car j’étais un peu fatigué et je ne voulais pas laisser Yann tout seul, mais après réflexion ça me tentait bien de faire connaissance d’autres routards et puis je ne pouvais pas résister à l’invitation de l’une des Danoises qui était plutôt mignonne. Vers 23h nous sommes allés dans un bar dans la rue Filolaou, rue la plus fréquentée du coin. L’ambiance ��tait vraiment sympa et nous avons discuté longtemps sans voir passer le temps. Notre petit groupe de joyeux fêtards se composaient de deux Danoises, trois Danois, une Australienne, un Anglais, deux Français (moi et Damien l’organisateur de la colo) et Paul d’origine Italo-américaine. Il n’y a pas à dire, les auberges de jeunesse c’est vraiment super, on y rencontre des gens de toutes nationalités. Damien me faisait rire lorsqu’il parlait Anglais car il avait un très fort accent Français et mélangeait parfois des mots. Je ne peux pas dire que j’étais très à l’aise non plus. Mais j’ai beaucoup parlé avec Julia la jolie Danoise, à qui j’essayais d’apprendre le Français. En contrepartie, elle m’a appris quelques mots de Danois dont le fameux « skoooll » en faisant un mouvement bizarre de la langue dans sa bouche, ce qui veut dire « Tchin-Tchin » lorsque l’on porte un toast. Julia avait un accent Français très mignon, un peu à la manière des Allemands. L’anglais quand à lui parlait un peu Français car il avait travaillé comme saisonnier à Biscarosse et il avait lui aussi un accent assez original, cet accent English qu’on connaît si bien. Nous avons tous bien rigolé pendant notre discussion surtout lorsque Julia nous a avoué qu’elle ne buvait du vin que lorsqu’elle le mélangeait avec un soda. Quel gâchis ! Et même les autres Danois semblaient dégoûter à cette idée de gâcher du vin de cette manière. Il fallut bien mettre un terme à cette soirée sympathique. Et nous rentrons clopin-clopant à 2h du matin en faisant quelques détours pour semer un chien qui nous avait suivi jusque là. Ce fut difficile de trouver le sommeil à cause des ados Français qui faisaient un sacré bazar. Ils faisaient au moins autant de bruit qu’un bataillon de chars Leclerc défilant sur les pavés des Champs-élysées.
7 Juillet 2005
Départ vers 9h de l’auberge de jeunesse où je fais mes adieux à Paul car je sais que je ne redormirai plus à cette auberge. D’autre part nous apprenons que le groupe d’ados part aussi vers Delphes mais dans un autre camping. Nous allons au terminal de bus à Athènes et attendons notre bus. Quelques instant plus tard nous sommes rejoins par le groupe de Français qui débarque avec toutes leurs affaires dans le désordre le plus total. On effectue donc 3h30 de trajet ensemble avant d’arriver à Delphes. Là, ils changent d’avis et décident d’aller dans le même camping que nous car il est plus agréable et surtout plus proche du site que le camping qu’ils avaient réservé. Le soir venu, Yann me paye un coup à boire pour fêter sa réussite à son examen du BTS, moment de grande satisfaction qui mit un terme à plusieurs semaines de doutes et d’inquiétudes pour lui. A coté de notre tente se trouve un adorable petit chiot, très affectueux et tout adorable. Nous avons passé pas mal de temps à le cajoler lui et son grand frère tellement ils étaient adorables. On se rend vite compte dans le camping qu’il y une autre colonie Française et plusieurs famille...ça fait trop de Français, beaucoup trop…ça tue un peu le coté dépaysant du voyage. Vivement qu’on se sépare d’eux !
8 Juillet 2005
La nuit fût plutôt rude à cause des chiots qui ne cessaient de japper et même d’hurler à la mort parce qu’ils se sentaient seul, leur maître étant parti faire la fête quelque part. Mais comment en vouloir à ces deux petites boules de poil ? Aussitôt levé, on s’empresse de prendre le petit-dej pour se rendre assez tôt sur le site de Delphes. Que dire ? …assez décevant ! On y voit qu’un amas de grosses pierres qu’un groupe de touristes d’un tour operator se dépêche de prendre en photo pour avoir quelques clichés. Il faut vraiment être passionné de la Grèce Antique pour faire ressortir l’âme de ces vieilles pierres, à moins d’avoir beaucoup d’imagination et un bon guide. Heureusement, il y a quelques trucs intéressants comme le stadium assez bien conservé quoique pas vraiment surprenant, le petit théâtre mais surtout temple d’Apollon où la Pythie proféraient ses Oracles, le Tholos du sanctuaire d’Athéna et bien sûr le musée pour ces frontons et ses statues très bien conservées. Le reste n’est que ruines dont on nous ne donne aucune explication. En revenant, nous nous arrêtons en ville pour faire quelques courses pour manger au camping. Après cela, je décide de faire une balade vers Itéa que mon guide nomme si justement « la mer des oliviers », tandis que Yann choisit de rester au camping pour se détendre à la piscine et passer quelques coups de fil. J’ai marché pendant 3 heures sous un soleil de plomb pour faire les 16 kms qui séparent mon camping du littoral, mais quel spectacle. C’est impressionnant de voir cette mer d’oliviers qui s’étend à perte de vue et dans laquelle on manque parfois de s’y noyer. Mais bon, en visant toujours le Sud en se repérant par rapport au soleil, on finit toujours par s’y retrouver, du moment qu’on garde ses distances des chiens excités attachés à un piquet ou du serpent d’un mètre de long qui vous passe sous le nez à deux mètres de vous. Finalement arrivé à Itéa, je prends quelques photos de la jolie petite église et me rend ensuite vers le port. Etant donné l’heure, je préfère prendre le bus pour ne pas rentrer trop tard. En attendant le bus, je m’assied à la terrasse d’un bar et entame la discussion avec un retraité Grec. Curieux, il me pose beaucoup de questions sur ce que je fais et le coût de la vie en France. De retour au camping, détente à la piscine et repos car un long trajet nous attend le lendemain.
9 Juillet 2005
Le « bip, bip » agaçant de la montre me tire de mon profond sommeil. On plie bagage et le réceptionniste nous propose de grimper dans son pick-up pour nous déposer à Delphes puisqu’il s’y rend aussi. Nous prenons ensuite le bus qui nous emmène à Livadia qui se trouve à quelques dizaines de kilomètres de Delphes. Il nous reste alors à chercher la gare ferroviaire pour prendre un train qui nous mènera dans les météores. Comme la gare n’est pas bien indiquée, on se renseigne auprès du personnel de la station de bus et de passants. Le problème c’est que leurs avis sont assez contradictoires. Certains nous disent que la gare est à 2 kms, d’autres à 10 kms ; les uns nous disent qu’il faut prendre telle direction et les autres nous indiquent la direction opposée. Tant bien que mal nous finissons par trouver l’endroit où l’on peut réserver nos tickets et prendre le bus pour se rendre à la gare. L’inconvénient c’est que le premier train ne part pas à 11h comme nous l’avait indiqué la dame de l’office du tourisme de Delphes, mais à 10h ! Et le train suivant n’est pas à 17h mais 18h ! C’est assez râlant de devoir passer sa journée à attendre un malheureux train. D’autant plus que pour couronner le tout on apprend que le train est un intercity (plus rapide) donc nous devons payer 13, 50€ au lieu de 6.50€ pour un train classique. On choisit donc de se poser dans un parc de Livadia à attendre que le temps passe. Tout compte fait on réussit à trouver quelques occupations et le temps passe relativement vite. Peu après nous prenons le bus qui nous emmène à la gare, et de là nous prenons un train qui arrivera à Kalambaka 3 heures plus tard. Dans le train on regarde d’un air amusé des Sud Coréens qui prennent en photo tout et n’importe quoi, comme le coucher de soleil à travers une vitre aussi translucide que le pare-brise d’une voiture de Rallye tout en prenant soin de cadrer à moitié sur le rideau. On n’a pas pu s’empêcher de pouffer de rire avec nos voisins qui faisaient parti d’un groupe de Heavy Metal Grec. Grosses lunettes noires, casquettes militaires (genre Marines), T-shirt noirs de groupes tel « Iron Maiden » et jeans déchirés ; nos sympathiques amis Heavy Metalleux avaient un style bien branché. L’un d’eux me dit qu’ils avaient participé il y a peu, à un festival à Bordeaux. A Kalambaka, on descend pour se rendre au village de Kastraki à l’entrée duquel se trouve le camping Vachros. Nous ne sommes pas les seuls. En effet, à coté de nous, deux Françaises du nom d’Emilie et Juliette sortant du même train que nous, semblent chercher le même camping. Je les aborde et leur propose de chercher ce camping avec nous. On sympathise très vite et nous finissons par dénicher ce camping plutôt vaste et regorgeant, à notre grand regret, de colonies de vacances Françaises. D’ailleurs nous retrouvons parmi eux, notre petite colonie menée par Damien, Elsa et J-P. Le soir venu, nous jouons avec eux au loup-garou (jeu de rôle) pendant toute la soirée ; c’était bien animé !
10 Juillet 2005
Les rayons du soleil jouant à cache-cache à travers le feuillage des arbres nous réveille. Nous nous préparons à entamer une marche dans les chemins tortueux des Météores. On traverse le village pour arriver à un premier monastère du nom d’Agios Nikolaos Anapafsas, puis on quitte la route pour s’engager dans un petit sentier indiquant « Varlaam ». Nous grimpons le petit chemin escarpé se perdant dans la végétation dense des Météores et débouchant au pied d’un monastère. Je crois être arrivé en face du monastère de Varlaam, mais à bien regarder le plan qui nous a été fourni, je me rends compte assez rapidement qu’il s’agit du monastère Métamorphosis ou Grand Météores, et que nous avons longé celui de Varlaam qui se trouve maintenant derrière nous. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas un problème car nous souhaitions visiter ces deux monastères. En haut du monastère nous avons une jolie vue, notamment sur le rocher sur lequel est perché le monastère de Varlaam. Le monastère Métamorphosis est vraiment joli à voir. L’extérieur est bien arrangé avec des plantes et des fleurs qui embellissent les façades de ce lieu dédié à la prière. Nous sommes bien loin des monastères austères et sans charme que l’on peut rencontrer ailleurs. L’intérieur est décoré par des fresques couvrant tous les murs et les plafonds, et les façades richement décorées sont agrémentées de nombreuses icônes. Je fus choqué de voir que bon nombre de scènes représentées sur les fresques étaient des scènes de massacre ou de guerre. Moi qui pensait que l’église, qu’elle quelle soit, devait véhiculer une image de paix et de sagesse, je fus assez étonné de voir des peintures allant à l’encontre de cela. Il faut dire qu’en visitant le musée, on comprend que la région a souvent été une zone de conflit, et cela explique aussi pourquoi les moines ont trouvé refuge au sommet de ces impressionnants rochers tombés du ciel selon ce que dit la légende. Nous quittons ensuite le « Grand Météores » par la route pour visiter celui de « Varlaam ». Nous croisons en chemin nos amis de la colo, totalement épuisés d’avoir marché plusieurs heures au soleil en longeant la route plutôt que de couper par le sentier comme nous l’avons fait. L’intérieur du monastère proprement dit, ressemble assez à celui de Métamorphosis. Yann me fait remarquer qu’une Italienne très pieuse se signe à chaque fois qu’elle aperçoit l’icône d’un saint, puis l’embrasse ou embrasse la vitrine dans lequel il est entreposé. Elle a du bien se signer au moins une cinquantaine de fois pendant la matinée ! Après avoir fait le tour du monastère, nous décidons de rentrer en faisant quelques petits crochets pour profiter de ce lieu unique où la végétation se déploie tout autour de ces immenses falaises qui sont en réalité les restes d’un amas rocheux guidant l’embouchure d’un grand fleuve il y a des centaines de milliers d’années. Nous suivons les sentiers presque effacés, imageant la lente victoire de la végétation sur le temps. On s’arrête quelques instants devant des arbres imposant dont les larges troncs évasés évoquent ceux des fromagers. Ici, le coin abonde de tortues ! Oui, cela paraît un peu invraisemblable vu la distance qui nous sépare de la mer, mais pourtant nous en avons vu huit en pleine forêt sur le sentier nous menant à Kastraki….nous aurons du baptiser ce sentier « le refuge des tortues ». A Kastraki, nous passons devant le camping pour continuer jusqu’à Kalambaka où nous espérons faire nos courses pour le repas de midi. Nous sommes dimanche et bien sûr tous les supermarchés sont fermés. On erre un peu avant de trouver une petite taverne dans laquelle on mange une salade Grecque. De retour au camping, on se jette dans la piscine de bon cœur. Pourtant bien que la piscine soit cristalline, l’aspect de l’eau est presque gluant lorsqu’on se frotte la peau et elle pique horriblement les yeux ; à croire qu’il y a autant de chlore que d’eau dans cette piscine. Dans cette eau désagréable, on retrouve nos deux amies Françaises qui nous invitent ensuite à goûter à la bière Grecque. Du coup on discute toute la fin de l’après-midi. Emilie et Juliette sont des amies d’enfance, la première est prof de sport et l’autre prof de Français. Elles nous font part de leur voyage, de leurs premières expériences en tant que professeur et de diverses autres choses. Elsa - l’animatrice de la colonie - se joint aussi à nous. Le soir tombant, on quitte la terrasse pour regagner nos tentes respectives ; mais en passant je m’arrête à une autre table où Damien (organisateur de la colonie) discute avec Mélanie qui s’avère être la rédactrice du guide « le petit futé » sur la Grèce pour l’édition 2007/2008. Passionnée par la Grèce depuis une dizaine d’années, cette étudiante à sciences-politique parle couramment le Grec et un connaît un bout sur l’histoire de ce pays. Par exemple la légende de l’hydre viendrait de « ……… », ancienne capitale où les habitants s’efforcaient de retirer l’eau qui revenait incessamment dans cette zone marécageuse. L’eau - qui se prononce « Hydra » en Grec - a été personnifiée sous la forme de cet horrible monstre dont les trois têtes repoussaient inévitablement à chaque fois que l’une d’elle était tranchée. Le mythe de l’Hydre n’est autre qu’une métaphore de l’histoire de « M…….. » et de ses marécages. Mélanie nous appris aussi que la tête d’Ali Pacha est à Constantinople comme toutes celles de ceux qui avaient osés faire affront à l’Empereur Ottoman, tandis que son corps repose à Arta. Pendant toute notre discussion je buvais ses paroles, c’était vraiment intéressant ! Je du pourtant la laisser pour qu’elle puisse continuer à préparer son itinéraire, et de mon coté je devais rejoindre Yann, Emilie et Juliette avec qui nous allions manger. Quelques saucisse grillées au barbecue avec des pâtes et le tout accompagnée d’une bonne petite bière…Encore une soirée agréable qui s’achevait bien tard.
11 Juillet 2005
Cette matinée est celle des adieux. Nous devons quitter Emilie et Juliette qui partent pour Ioannina et la colo Française avec qui nous avons partagés presque une semaine entière de notre périple. C’est un peu difficile car nous nous étions habitués à leur présence. De notre coté, nous faisons une dernière petite balade du coté du monastère d’Agios Triada. En passant dans un sentier se terminant en cul-de-sac et peu fréquenté par les touristes, on y découvre ces énormes rochers dans lesquelles se sont creusées de centaines de cavités abritant certaines fois les fondations de ce qui paraît être une habitation. Ces myriades de petites alvéoles semblent venir tout droit d’un roman de science-fiction et nous fait basculer dans un autre univers. Des ouvriers sont affairés sur des échafaudages à bâtir ou restaurer ces curieux aménagements tandis qu’au pied des falaises, un vieux moine - avec une longue barbe lui mangeant une bonne partie de son visage - fauche les hautes herbes environnantes. Le vieil homme vêtu d’une tunique bleu roi répète inlassablement ce même mouvement comme s’il s’agissait d’un rituel étrange transmis depuis des siècles. On se croirait plongé dans autre monde, à une autre époque. Nous poursuivons notre promenade en longeant le Nord de la ville de Kalambaka et nous nous en éloignons peu à peu en suivant ce chemin qui serpente entre les falaises, nageant au beau milieu de ce fleuve de verdure où nous croisons quelques tortues égarées. De manière générale, se balader dans les météores n’est pas très épuisant ; par contre ce qui est éprouvant c’est de supporter cette chaleur qui nous accable. Revenus au camping, nous plions la tente et prenons nos billets de bus à Kalambaka avant de faire quelques courses. Après l’habituel repas composé d’un melon, un yaourt et quelques fruits, nous partons pour Volos. Cette grosse ville à l’entrée du Pélion n’a aucun charme mais c’est la porte d’accès à la multitude des petits villages de cette péninsule montagneuse. Arrivé à Volos nous apprenons que le prochain bus pour Agios Ioannis – lieu où nous désirons nous rendre – ne partira que le lendemain. Tant pis, il nous faudra passer la nuit à Volos. Le problème c’est qu’il n’y a pas de camping dans cette ville et qu’il va falloir négocier sec pour pouvoir dormir dans un hôtel pour un prix raisonnable. Nous entrons dans un hôtel où le réceptionniste nous propose une chambre à 40 €. Je lui fais comprendre que c’est beaucoup trop cher et nous faisons mine de partir. Comme par hasard, notre homme nous retient et nous propose un tarif plus intéressant à 30 €. Etant donné qu’il ne parle pas un mot d’Anglais, nous voulons vérifier que nous sommes bien d’accord et qu’il ne cherche pas à nous entourlouper. Pour être sûr de notre coup, nous décidons de payer immédiatement la nuit. J’interpelle alors une passante et demande de lui traduire que nous désirons payer de suite. Tant bien que mal nous finissons par nous entendre et quand vient le moment de payer, le réceptionniste nous rend 25 € sur le billet de 50 € que le lui a donné Yann. On préfère ne pas lui faire remarquer car la chambre est suffisamment chère au niveau rapport qualité/prix. La chambre est très spartiate et les sanitaires comme le reste de l’hôtel sont très vétustes, limite crasseux, et je ne parle pas des autres clients à l’air louche...
12 Juillet 2005
La sonnerie du téléphone de la chambre retentit. Il est 7h00. Le type de la réception vient de nous réveiller comme nous le lui avons demandé. On s’enfuit aussitôt de cet hôtel médiocre sentant l’arnaque à plein nez. Nous prenons le bus comme prévu pour Agios Ioannis. Au lieu que le trajet dure 1h comme on le pensait, il durera plus de 2h30 alors qu’Agios Ioannis située sur la côte Est du Pélion n’est qu’à 60 km de Volos. La raison ? Le bus fait un tas de détour dans les méandres d’une route montagneuse afin de desservir une foultitude de villages minuscules. Et le prix du billet est en fonction du nombre de kilomètres que l’on a parcouru, sans prendre en compte que si le bus passait par une autre route, le prix serait beaucoup moins élevé. Cela dit, les paysages sont vraiment jolis. On monte à travers la montagne dont les sommets sont enveloppés d’une mousseline onctueuse que sont les petits nuages aux formes galbées, tout en découvrant - après une succession de langoureux lacets - de mignonnets petits villages décorés soigneusement. Vers 11h00 nous parvenons de l’autre coté de la péninsule, à Agios Ioannis. Nous déposons nos affaires au camping et mangeons assez rapidement pour avoir le temps de se balader un peu dans l’après-midi et se trouver un petit endroit sympa pour faire trempette. On grimpe dans des petits chemins à flanc de falaises sous une chaleur torride si bien que l’on ruisselle d’une sueur dont nos vêtements s’imbibent bientôt. Nous arrivons à un petit port de pêche caché dans une anse du nom de Damouchari. On y trouve de jolies petites maisons avec dont la toiture est faite de tuiles caractéristiques que l’on observe dans les maisons du coin. Il y a bien une plage à Damouchari, mais elle trop fréquentée à mon goût et les fonds marins n’en valent pas la peine à vue d’œil. Je suggère donc à Yann de poursuivre notre chemin en grimpant une autre falaise dont la pente et la hauteur sont plus accentuées que la précédente. Nous souffrons pas mal de cette chaleur caniculaire, la montée se fait un peu plus rude et notre respiration plus haletante. Peu importe, nous continuons et descendons de l’autre coté jusqu’à une sublime petite crique. Certes, il n’y a pas de plage mais les fonds semblent beaucoup plus riches et le cadre me plaît. Je convaincs Yann de s’installer ici et me jette aussitôt à l’eau pour découvrir les lieux. Quelques jolis poissons ça et là, mais pas de quoi jubiler ! L’eau est profonde et à plusieurs reprises je me glisse entre les interstices séparant de rocs pour voir si une faune plus abondante ne s’y dissimule pas. Ce qui devait arriver, arriva ! A force de me faufiler dans d’étroits passages, je finis par bousculer un oursin avec ma main droite et me voilà avec quelques épines dans les doigts. Je parviens à les retirer toutes sans les casser à quelques exceptions près. Peu après je reviens sur la terre ferme, la main un peu engourdie. Par la suite, nous décidons de retourner à la plage de Damouchari car Yann ne se sent pas très à l’aise ici étant donné que l’accès à l’eau n’est pas très facile puisqu’il s’agit de rochers glissants sur lesquels il est difficile de prendre prise, et d’autre part le fond marin est directement profond. En remontant par le chemin, j’assiste l’espace d’un instant à la fuite d’un petit serpent effrayé qui se faufile entre les jambes de Yann. On est resté médusé pendant quelques instant, d’autant plus que Yann pense lui avoir marché dessus ! Sur la plage de sable de Damouchari nous ne sommes plus seuls et les poissons ne s’aventurent presque pas vers cette plage. Cependant nous y restons jusqu’en fin de soirée. Rentré au camping, après une bonne douche bien méritée, nous partons en quête d’un restaurant pour notre dernier dîner. Au menu : pizza ! Pas très exotique, mais au moins on sait à quoi s’attendre. On fait alors un petit bilan de ce voyage que l’on a partagé. Pour être bref, c’était une bonne expérience et même si une grande amitié n’est pas née, ce fut un plaisir de partager cette aventure avec l’autre.
13 Juillet 2005
Très tôt levés nous prenons le premier bus pour Volos dans lequel je sommeille pendant presque toute la durée du trajet pour récupérer de la nuit précédente qui fut assez courte. Arrivé à Volos, nous faisons quelques provisions et partageons notre dernier repas sur le banc d’un jardin public. Pour ce dernier repas : une petite salade Grecque maison accompagnée - pour la quatrième et dernière fois du séjour - d’une petite bière Grecque que j’avais acheté pour l’occasion. Ensuite nous repartons vers la station où me quitte Yann qui retourne à Athènes pour prendre l’avion le surlendemain. Je le remercie vivement d’avoir partagé ce voyage avec moi et je garderai longtemps le souvenir de tous les moments passés ensemble (pas de mauvaise interprétation SVP). De mon coté, je continue mon périple et pars pour le Nord-ouest du pays à Ioannina. Cette destination joue le rôle d’escale avant de visiter Parga et surtout Corfou, dernier acte de mon aventure. A Ioannina, je longe le lac à la recherche d’un endroit où déposer mon sac. Je finis par l’abandonner dans un coin paumé en l’enfouissant dans les hautes herbes, le temps pour moi de visiter tranquillement la vieille ville. L’ancienne ville est cernée d’une enceinte fortifiée encore à peu près intacte. A l’intérieur on y trouve quelques vieilles mosquées et autres vestiges pas vraiment attrayants. Heureusement le coucher de soleil noyant la ville dans un bain de lumière vint enjoliver les couleurs ternes des façades usées par le temps. Vu des remparts qui dominent la ville, le spectacle est encore plus surprenant et j’assiste jusqu’à la dernière seconde à l’inexorable défaite du soleil qui s’effondre et s’évanouit derrière le relief vallonné qui entoure le lac. Je dois revenir à l’endroit où j’ai laissé mon sac pour m’assurer de le retrouver avant qu’il n’y ait plus assez de clarté pour se repérer. Je décide de m’installer ici, à l’abri d’un arbre et masqué par les hautes herbes sauvages. Après avoir englouti mes dernières provisions, j’étends mon matelas et mon duvet sur le sol. C’est la première fois du séjour que je fais du camping sauvage. Dans la nuit, des petits craquements se font entendre et éveillent ma curiosité. Je ne suis pas seul. Dans l’obscurité au milieu des broussailles, 8 yeux en amandes me fixent. J’essaye à plusieurs reprises de m’approcher de ces petits chatons, mais ceux-ci - un peu trop froussards ou très prudents – préfèrent s’enfuir au moindre mouvement de ma part. Jusqu’à 4 heures du matin, la musique des bars et discothèques environnantes m’empêche de dormir paisiblement et je du prendre mon mal en patience. Je m’endormi alors tant bien que mal aux cotés de mes quatre nouveaux compagnons.
14 Juillet 2005
Je me lève les cheveux hirsutes en m’emmitouflant dans ma polaire…j’ai froid ! Pourtant après avoir plié bagage et repris ma route, une enseigne avec affichage à quartz m’indique que la température est tout de même de 18°C ! Je ne tarde pas à quitter la ville en prenant le bus pour Parga. Arrivé là-bas, je fais quelques provisions avant d’entreprendre la visite de la ville. Parga est un joli petit port s’étalant autour d’une crique et dominé par une vieille citadelle en ruine. On oublie assez rapidement tout ça en observant l’impressionnant flot de touristes qui se déverse sur les plages. Il est vrai que les plages ne sont pas très grandes mais il y a beaucoup trop de touristes à mon goût, autant retourner à Saint-Tropez ! La citadelle n’a pas grand intérêt puisqu’il n’en reste pas grand chose. Par contre la vue sur la crique est agréable, cela donnerait presque envie de plonger directement dans cette eau turquoise. Je redescends à la plage pour me baigner un peu. En nageant à la surface, l’eau est un peu plus froide qu’ailleurs en Grèce. Mais c’est en plongeant en profondeur que la température diminue extrêmement si bien que mes muscles se sont tétanisés ; j’ai bien cru que j’allais avoir une hydrocution. Le reste de mon après-midi n’est pas très constructive et je finis ma journée en mangeant à l’abri sous ma tente car pour la deuxième fois de mon séjour, il pleut. La pluie vient s’abattre sur la toile imperméable pendant près d’une heure et sans interruption. J’en profite pour établir les lieux que je désirerai visiter sur Corfou. Espérons que la masse de touristes qui s’y rend chaque année ne gâchera pas le plaisir du voyage.
15 Juillet 2005
Il me faut peu de temps pour prendre mes affaires et quitter le camping de Parga, non mécontent de quitter cet endroit trop fréquenté. Lorsque j’arrive à la station de bus, j’apprends que le bus suivant ne part que dans 3h ! Je retourne sur la plage en attendant que le temps passe. A 13h, mon bus arrive enfin. Ce qui est amusant dans les bus Grecs, les numéros de places ne sont jamais au même endroit : une fois au plafond, d’autres fois sur l’accoudoir, sur le dossier du siège d’en face, ou bien vers la fenêtre, ou encore sur l’appui tête…Si ça continue on va devoir les lire sous les sièges !!! A Igoumenitsa, je me dirige vers le quai d’embarquement où je prendrai un ferry pour aller sur Corfou. La température est de 35°C. Cependant je ne souffre pas de cette chaleur. Je crois que je m’habitue au climat estival de la Grèce où les températures varient entre 32 et 37°C au milieu de la journée. Me voici maintenant sur un ferry faisant route vers Corfou. J’ai un petit pincement au cœur en pensant que dans quelques jours je prendrai un ferry semblable mais pour rentrer en France cette fois-ci. Que dire de « Kerkyra », Corfou ? Cette ville a vraiment un charme. Ses petites ruelles, ces places fleuries dont une esplanade de toute beauté, ces grandes avenues sans trottoirs où flânent les passants…tout cela est non sans nous rappeler un petit air Vénitien. Dommage que les façades des maisons soient souvent dégradées à cause du temps, mais d’un autre coté ça leur donne un charme supplémentaire. La vieille forteresse vaut le détour avec ses petits musées et surtout sa vue imprenable sur la ville. De retour à la station de bus je fais la connaissance d’un étudiant Tchèque de 19 ans nommé Philippe qui travaille en Grèce pour ses vacances. Nous discutons pas mal ensemble tandis que nous attendons nos deux bus respectifs. Il me parle de son pays et aussi de sa petite amie qui lui a offert un coussin sur lequel y est inscrit « sweet dreams », et juste au-dessus sont cousus deux petits nounours en peluche qui l’accompagnent pendant chacune de ses nuits. Je dis au revoir à mon ami de passage et prends mon bus pour Dassia. Là-bas, il me faut parcourir encore 2 ou 3 km avant d’arriver au camping. Là, je sympathise avec mes voisins qui sont 4 Français âgés de 23 ans, séjournant sur l’île de Corfou pour quelques jours. La nuit est douce et agréable. Je m’endors paisiblement.
16 Juillet 2005
Aujourd’hui, rien de tel qu’un peu de marche pour se revigorer. Je vais tenter l’ascension du Mont Pantocrator, le plus dur étant de trouver comment y accéder. A première vue, Vigla – un petit village en hauteur dominant Agni Bay et Kouloura – semble le point de départ le plus approprié pour cette balade. Qu’il en soit ainsi ! Je prends donc le bus pour m’y rendre. Je grimpe à travers le village en espérant de trouver un accès pour le Mont Pantocrator. Je dois suivre une route mais très peu fréquentée, pour ne pas dire pas dire pas du tout. Les petits villages que je traverse sont de plus en plus authentiques. Quand on leur dit « Kalimantan », les gens vous rendent la pareil en souriant. On est bien loin de Parga où l’on crache à vos pieds parce que vous avez refusé poliment de prendre un de ces satanés parasols&chaises longues pour la modique somme de 8 € ! Ici tout est calme, vert, fleuri et l’on s’émerveille à chaque instant en passant dans ce chemin bordé de cyprès et d’oliviers. Du coup on oublie que ça grimpe et on ne prête guère attention à la chaleur qui règne ici. Au bout d’un moment le sentier devient caillouteux et les paysages se font plus arides. A partir de cet instant je n’ai croisé qu’une seule personne pendant 3 h ; c’était un touriste d’environ la soixantaine qui faisait un footing !!! Un peu inconscient sous cette chaleur et en étant seul qui plus est ! Sur ce sentier il y a pas mal de sauterelles Grecques. Ce sont des sauterelles High-tech car elles disposent de petites ailes pour se déplacer dans les airs sur de grandes distances. Ce qui est agaçant, ce sont les mouches qui sont nombreuses et qui ne cessent de vous harceler, surtout lorsque l’on transpire. Finalement j’aboutis sur un mont qui se trouve en face de ce qui semble être le Pantocrator. Même si je ne suis pas au point culminant de l’île, je dois bien être au 2ème ou au 3ème le plus haut car la vue est dégagée et on peut voir à 360° autour de nous un panorama qui vaut le coup. Pour accéder à ce mont, je dû couper à travers le maquis en prenant garde à ne pas marcher sur des serpents car j’étais seul dans un endroit isolé et en short par-dessus le marché ! En descendant de l’autre coté, je désespère de trouver le bon chemin pour rentrer car celui-ci s’arrête à une sorte de bergerie avec un enclos à méchoui. Les pauvres petites bêtes ont l’air d’être effrayées de me voir et se bousculent au fond de leur enclos. Je suis pourtant bien plus préoccupé à essayer de trouver mon chemin plutôt que de penser à faire rôtir un de ces moutons sur un bon feu de bois. Au moment où je me crois contraint de devoir rebrousser chemin, j’aperçois un autre sentier en contrebas, derrière une étendue de fougères…et c’est là qu’on peut employer à juste titre l’expression qui me fait bien délirer : « ça gère la fougère ! ». Je traverse à nouveau le maquis en sautant de rocher en rocher pour mieux distinguer les serpents des « non serpents ». Je prends ensuite le sentier qui descend doucement vers la mer du coté de Kassiopi. Au total, pas loin de 5 heures de marche pour à peu près une vingtaine de kilomètres en comptant les détours. Kassiopi est un petit port agréable, et malgré la forte présence touristique, le paysage n’est pas complètement défiguré. J’y reste 2 heures le temps de manger et de visiter un peu. On notera la présence d’un magasin en face de l’arrêt de bus qui fit sourire beaucoup de touristes Français de par son nom : « The big bite ». Je rentre alors en bus où j’y retrouve les trois Françaises avec lesquelles j’avais voyagé à l’aller ce matin même. J’en profite pour prendre quelques conseils sur Paleokastritsa. Il est 17h30 passé, je finis tranquillement ma journée au bord de la piscine.
17 Juillet 2005
Cette nuit les moustiques ne m’ont pas épargné. Et pour cause ! La fermeture éclair de la tente refusait de se fermer correctement si bien qu’une vingtaine de moustiques se sont introduits dedans pour me tenir compagnie et me souhaiter une bonne nuit. En quittant le camping, la réceptionniste n’esquissa pas le moindre sourire et affichait plutôt une mine d’enterrement comme si elle venait d’apprendre le décès de sa sœur…J’apprécie beaucoup les gens aimables comme cela. Départ pour Corfou pour aller à Paleokastritsa dans un deuxième temps. Je rencontre une jeune Néo-Zélandaise dans le bus. Elle vient d’achever ses études et parcourt découvrir la Grèce pendant deux semaines. Paleokastritsa : « un must de l’île ! » soulignait le guide. Tu parles d’un must ! Une crique dans laquelle les bateaux circulent constamment, surtout pour les loisirs comme le ski nautique, etc… les plages sont aussi bondées de touristes qu’à Parga et jolies constructions en béton viennent défigurer le site ! Ah, j’oubliais…le monastère du coin est cerné de boutiques en tout genre, sans parler des bus qui s’arrêtent juste devant. Bref, Paleokastritsa : « un refuge à touristes ! ». Bien sûr dans les magasins on parle l’anglais couramment, les serveurs sortent le costume et la cravate, on nous fait un grand sourire niais quand on passe devant une enseigne…tout ceci est très naturel évidemment ! Enfin, je suis quand même allé me baigner dans une eau glaciale, si froide que je ne pu rester plus d’un quart d’heure dans cette eau qui devait être à moins de 15°C ! La famille de Français qui se trouve à coté de moi me le confirme et ose à peine y tremper les pieds. Je discute un peu avec eux et ils me parlent notamment de Glyfada en ventant la beauté du site. Ils ont deux enfants âgés de 5 et 8 ans dont je surprends quelques dialogues amusant lorsqu’ils jouent dans le sable. En creusant dans le sable, la petite fille lance : « C’est un gros caillou ! » et son frère réplique aussitôt : « Meuh non, c’est un caillou moyen ! ». Un peu plus tard le garçon brandit un petit crustacé, en scandant fièrement : « regardez, j’ai trouvé un lézard-l’hermite ! ». Creusant toujours, il dit un peu plus tard à sa sœur : « On va vider les cailloux. », et à sa sœur de lui répondre : « mais ça veut rien dire ce que tu dis ! ». Ils sont trop adorables…Et le père me dit cette jolie phrase : « Je crois que la plus belle chose que l’on puisse offrir à ses enfants, c’est les voyages ! ». Je suis d’accord avec lui sur ce point, à ceci près qu’il s’agit du plus beau cadeau que l’on puisse leur offrir après l’amour que peuvent porter des parents pour leurs enfants. Il est vrai que lorsque l’on fait découvrir d’autres pays, d’autres cultures à ses enfants, on leur apprend beaucoup sur le sens de la vie. Je crois que l’on a une autre perception du monde lorsqu’on a voyagé. On acquiert une ouverture d’esprit en s’intéressant au monde qui nous entoure plutôt que vivre dans sa petite bulle. En rentrant au camping je mange ma ration de raviolis pour me changer des pâtes, seul aliment qui composait mes repas chauds durant le séjour.
18 Juillet 2005
Je quitte le camping de Paleokastritsa et son aimable gérant qui fut d’ailleurs le seul à me sourire et à me souhaiter bonne chance pour la suite. Après un changement obligatoire par Corfou, me voilà à Pelekas. Je grimpe jusqu’au village possédant quelques recoins charmants ; mais dès qu’on commence à descendre vers la plage, les boutiques et divers attrapes-touristes s’entassent le long de la route principale. Les touristes du coin ne sont pas du genre routard car lorsqu’une dame du village me demande ce que je cherche, elle me regarde avec des yeux ronds de merlan frit quand je lui réponds que je désire simplement découvrir cet endroit…à croire que je venais d’une autre planète. Je continue ma descente, un peu inquiet d’être tombé à nouveau dans une usine à touriste. Mes doutes se confirment lorsque l’accès à la plage se fit en de perdant dans un labyrinthe de restaurants et d’hôtels s’étalant le long de la côte à la manière d’un gigantesque filet de pêche à touriste. Je me faufile entre les mailles du filet pour parvenir à hauteur de la plage en s’efforçant vainement de faire abstraction de ce parc à touriste. Quelqu’un m’aborde et me demande combien coûte mon sac-à-dos. Trouvant sa question étrange, je comprends très vite qu’il est seul et qu’il veut simplement discuter. Il est Macédonien et est âgé de 34 ans. On partage nos expériences en matière de voyages. Il me conseille fortement la Croatie et la Bulgarie en m’avertissant que cette dernière était une nation assez instable. L’après-midi s’écoule plus tranquillement en alternant baignade et discussion sur la plage. N’étant pas décidé à me prélasser le reste de mon avant dernière journée sur une plage à touriste, je décide de visiter le village de Sinaradès qui se situe à 7km de là selon les dires de mon ami Macédonien. Je fais mes adieux à ce dernier et entame la lente montée sillonnant jusqu’à Pelekas ; ce qui n’est pas aisé vu la raideur de la pente, la chaleur et avec un sac de plus de 20 kilos sur le dos dont les bretelles vous scient les épaules en frottant les grains de sable collés à la peau. Arrivé au niveau de Pelekas, la balade devient plus facile et je parcours en une heure les cinq kilomètres restant en prenant le temps de regarder quelques belles maisons. Sinaradès est un joli petit village aux couleurs chatoyantes, souvent ocre mais parfois voyantes comme en jaune vif ou même rose fluo. C’est d’autant plus appréciable que les rares touristes ne font que traverser le coin en scooter ou en quad s’en s’y arrêter ; on se sent alors dans un lieu plus authentique. A rester là à contempler le paysage, le temps passe vite et il serait peut-être temps de prendre une décision pour choisir où dormir. Le plus simple est de revenir à Dassia, au camping Dionysus car c’est l’endroit le plus proche de Corfou. J’attends donc à l’arrêt de bus, posant mon sac-à-dos en retrait. Tout à coup une voiture de touristes Allemands s’arrête à ma hauteur en me prenant pour un habitant du coin et me demande leur chemin. Par chance je connais l’endroit où ils désirent se rendre et leur indique la route à suivre. Allez donc savoir pourquoi, quelques minutes plus tard, ce sont deux autres touristes en scooter qui me demande aussi un renseignement. Là aussi je montre la bonne direction à prendre, m’aidant des panneaux écris en Grec. Ce petit jeu commence à m’amuser ! Un peu plus tard une étudiante - accroc au portable – me rejoint pour attendre son bus, suivie d’un autre homme dont la bedaine est moulée dans un T-shirt orange fluo n’ayant pas été lavé depuis des jours probablement. Et voilà que ce bon monsieur - dont la bouche était déformée par un rictus bizarroïde – se met à avoir une manie assez dérangeante : Il se triture continuellement le **** - enfin, vous voyez ce que je veux dire ! - en alternant main droite/main gauche. C’est d’autant plus perturbant qu’une bosse est visible dans son short, au niveau de l’entrejambe. Et puis au bout d’un moment, voilà que notre petit bonhomme étrange repart avant même que le bus arrive. Peu après, le bus arrive et je retourne au camping de Dassia où la réceptionniste me reconnaît. Je m’installe au même endroit que la fois précédente et mange un plat de pâte pour la dernière fois du séjour…ça sent la fin des vacances !
19 Juillet 2005
Date fatidique. Tranquillement je quitte le camping et m’en vais pour Corfou afin de me promener dans les quelques petites ruelles que j’aurai omis de visiter et surtout pour ramener quelques cadeaux souvenirs à la famille. Bien entendu, ce n’est pas facile de trouver à la fois quelque chose d’original et évoquant la Grèce. Après les emplettes, je grignote un petit quelque chose avant de prendre le ferry pour Igoumenitsa. J’attends plusieurs heures assis sur un banc dans un petit coin de verdure près du port d’Igoumenitsa en attendant qu’une presse internationale ouvre pour m’acheter de quoi lire sur le trajet du retour. Un homme au teint basané m’aborde pour me demander € en prétextant en avoir besoin pour acheter son ticket alors qu’il était venu me voir juste avant pour me demander si je n’avais pas une cigarette ; et que d’autre part un gigantesque panneau publicitaire affichait en gros derrière moi que le paquet de cigarette d’une certaine marque était à 1 €. Ayant bien compris la vraie motivation de sa requête, je lui cède tout de même cet argent puisqu’il me l’avait demandé si aimablement…et puis après tout, qu’est-ce qu’un euro ? Un peu plus tard voilà que notre homme réapparaît, mais cette fois-ci pour s’asseoir à coté de moi et entamer la conversation. Tant mieux, rien ne me fait plus plaisir ! Et puis rien de tel que discuter pour tuer le temps. Je ne sais pas comment il s’appelle, mais qu’importe… Il est Tunisien et est âgé de 25 ans. Il m’explique - dans un Français mêlé à de l’Anglais et un peu d’Italien - qu’il voyage pas mal et qu’il a visité l’Autriche, l’Italie, la France, la Bulgarie, l’Albanie et la Grèce. J’apprends au fil de la discussion qu’il a quitté son pays à 14 ans et qu’il voyage clandestinement pour trouver du travail. Il me narre comment il se débrouille pour se faufiler sous un camion et entrer incognito dans un ferry ; ses déboires avec la police Italienne l’obligeant à plonger dans l’eau pour se cacher derrière un bateau, trempant de ce fait son portefeuille dans lequel se trouvait la photo de son fils. Il me montre cette photo abîmée dont on devine à peine le visage d’un adorable bébé métisse. C’est la seule photo qu’il possède de cet enfant âgé maintenant de 6 ans vivant en Italie avec sa mère. Il me dit qu’il reviendra en Tunisie après la coupe du monde…enfin, il ne sait pas exactement…peut-être ou peut-être pas…le temps le lui dira... Et mon ami Tunisien s’éclipse aussi discrètement qu’il était venu en me faisant un signe de la main, préoccupé par le moyen de s’infiltrer dans un camion le plus sûrement possible. Quoique il n’a pas de soucis à se faire puisqu’il s’agit du départ. C’est en arrivant en Italie que ce sera plus difficile. Il m’a même raconté qu’un jour sur le quai de débarquement, un capitaine lui avait dit : « no documents ? It doesn’t matter, you could hide in a truck tomorrow ! ». Ainsi vont les choses... Encore une rencontre intéressante que je ne suis pas prêt d’oublier et que je n’aurai sans doute pas pu faire ailleurs. De mon coté je pars m’acheter un journal à la presse au lieu de choisir un livre car ils sont tous à 13 €, en Anglais comme en Français. J’achète un sandwich et je m’assied sur le quai après avoir modifié mon billet puisque j’étais censé partir de Patras. Sur le quai, je contemple mélancoliquement mon dernier coucher de soleil en Grèce. Au loin, un navire de pêche passe tandis que je me laisse bercer par la douce mélodie que je joue à la guitare un autre voyageur assis un peu plus loin sur le quai. Alors que le soleil vient de glisser doucement dans l’océan, l’imposant bâtiment illuminé comme un sapin de Noël arrive lentement dans l’embouchure du port, laissant derrière lui la traînée d’un discret sillon. Peu de temps après j’embarque sur le ferry, laissant derrière moi la Grèce, le port d’Igoumenitsa et sa route éclairée serpentant dans le flanc des montagnes tel un dragon de feu…
20 Juillet 2005
Il y a eu beaucoup de vent cette nuit. Pourtant cela ne m’a pas empêché de passer la nuit sur le pont jusqu’au lever du soleil. Lentement le soleil reprend sa place dans un ciel azuré, et lentement notre ferry s’approche des côtes Italiennes. N’ayant plus guère de provisions, je dois me contenter de quelques biscuits en guise de petit-déjeuner, puis du reste des biscuits avec deux nectarines pour le déjeuner. Une vieille ville un peu en hauteur, bâtie sur le pourtour de la côte, avec des maisons dans un style bien Italien ; nous sommes à Ancône. Je ne me souviens pas que la ville avait tant de charme. Je n’y avait probablement apporté guère d’attention à l’aller car j’étais beaucoup trop préoccupé par le fait de retrouver Yann en Grèce, et j’étais sans doute un peu tendu à l’idée de ce premier voyage sans être sous la tutelle de quelqu’un. Mais maintenant c’est différent ! En débarquant je vois la police contrôler chaque camion. A cet instant je pense à mon ami Tunisien en espérant qu’il ne se trouve pas dans un de ces convois où qu’ils ne détectent pas sa présence. En y repensant, j’aurai pu lui proposer de prendre le même ferry que moi en se cachant dans un camion et en sortir la nuit pour me rejoindre sur le pont. Ainsi le lendemain il aurait débarqué avec moi comme un simple passager, en faisant mine de discuter…Je suis sûr que ça aurait marché ! Il ne contrôle pas les passagers qui descendent par le débarcadère pour piétons. Enfin, qu’importe ! Maintenant il est trop tard… Je me dirige vers la gare pour prendre mon billet. Le premier train m’emmène à Padoue sans problème. J’attends ensuite mon deuxième train qui doit partir vers 23h pour arriver le lendemain à Nice. Je suis impatient qu’il soit là car je suis épuisé et j’ai besoin de sommeil. Malheureusement lorsque celui-ci arrive, je comprends tout de suite qu’il me sera impossible de prendre du repos. Le train est tellement bondé qu’on parvient à peine à y trouver une place debout ! Nous tenons à quinze dans le ridicule petit espace qui se trouve entre la porte du wagon, les toilettes et la double porte permettant d’accéder à l’autre wagon…et je ne vous parle pas de la bonne cinquantaine de personnes qui se trouvent dans le minuscule couloir de ces wagons corail !! Les gens qui souhaitent aller aux toilettes doivent s’y refuser à moins qu’ils soient à proximité, et encore ! C’est un véritable parcours du combattant où ils doivent enjamber les sacs, se faufiler entre deux personnes, etc… Parfois entre deux stations, je trouve suffisamment de place pour m’asseoir une dizaine de minutes ; mais il me faudra attendre 4h00 du matin avant que les places ne se libèrent vraiment ! A partir de cet instant, je prends mon matelas, l’étends dans le couloir avant de m’affaler dessus et de sombrer dans les bras de morphée…
21 Juillet 2005
Vers 8h00, j’émerge difficilement de cette courte nuit et je me prépare à débarquer à Nice. Une fois arrivé je passe quelques coups de téléphone à la famille avant de me réalimenter dans un distributeur automatique. Sur le trajet entre Nice et Toulouse je fais la connaissance d’un habitant des TOM, de Mayotte plus précisément. Il est patron d’un petit commerce sur l’île. Il me parle de sa vie là-bas sur l’île. C’est intéressant de voir leur philosophie de vie. Chez eux, tout le monde se connaît dans le village ; il n’y a pas vraiment de vie privée. C’est un esprit très convivial où tout le monde s’entraide, s’invite. Ils ne sont pas sans cesse penchés par-dessus leur montre, ils vivent au jour le jour, chacun à son rythme. A Toulouse, je prends immédiatement le métro pour arriver au terminus de Basso Combo. Là, je cherche désespérément une cabine téléphonique pour que quelqu’un vienne me récupérer. Malheureusement depuis l’hégémonie du téléphone portable, le nombre de cabine téléphonique a diminué d’une façon phénoménale et ça devient de plus en plus difficile d’en trouvé aisément. Je décide donc de rentrer à pied chez mes grands-parents, ce qui me prendra presque 2 heures. C’est ainsi que s’achève ce long périple, le sac-à-dos sur les épaules, des images et des souvenirs plein la tête, avec dans le cœur un peu d’amertume. A quand le prochain voyage ?
Remerciements :
- Tous les routards de toutes nationalités, de tous pays pour leur contribution à mon épanouissement culturel et pour avoir partagé quelques bons moments ensemble. - Yann pour avoir partagé ce fabuleux voyage avec moi, sa compagnie agréable et son amitié. - Mes parents pour m’avoir soutenu financièrement et pour leur confiance en moi. - Rolland pour son Muscat Hongrois. - Elsa pour nous avoir payé un coup à boire. - La colo Française pour nous avoir collé pendant presque une semaine, pour sa compagnie sympa et ses soirées animées. - Philippe pour m’avoir indiquer où déposer ses bagages à Corfou. - La mer, l’eau…parce que c’est mon élément ! Et puis aussi pour m’avoir bouché l’oreille gauche pendant plus de deux semaines. - Les pigeons dans les gares, pour m’occuper à les observer pendant les transits. - Ma tente pour avoir tenu le coup. - Les Grecs pour leur accueil. Je n’oublierai jamais leurs longues heures de sieste, les coups de klaxon des voitures, le café froid et le papier toilette qu’il faut jeter dans la corbeille au lieu de le mettre dans la cuvette. - La caille inconnue pour avoir posé pour nous au Cap Sounion. - Les moustiques pour leurs animations nocturnes.
Introduction:
29 Décembre 1951, deux jeunes amis entreprennent de traverser l’Amérique Latine sur leur bonne vieille moto Norton 500cc. L’un d’eux se prénomme Ernesto Guevara. Ce n’est pas du tout de ses idéaux politiques ou sociaux dont je veux vous parler, mais de l’homme lui-même; ce qu’il a entrepris, la façon dont il l’a réalisé. Quelques affaires, un peu d’argent, un moyen de transport; et c’est ainsi que le jeune homme parti à l’aventure, en laissant tout ce qu’il avait derrière lui sans se préoccuper de ce qu’il adviendra de demain...Juste aller de l’avant, vivre pleinement chaque instant de ce voyage qui contribue à constituer la part d’un rêve. C’est un peu de cette manière là que je conçois la façon de voyager. Briser l’ennui d’un quotidien trop monotone. Sortir de ce monde trop étouffant où tout est programmé, minuté; du lever où le simple geste est répétitif ne serait-ce que pour prendre son petit déjeuner, au coucher en passant par la journée de travail où les mêmes personnes nous attendent au bureau, le même travail, etc... Sortir d’un monde où l’on est cocconé, où l’on sait d’avance que dans les 10 minutes qui viennent le prochain bus passera nous prendre...Sortir de ce monde où tout est atrophié.C’est un peu de ce monde fade et incipide dont je veux m’évader...Voyager est en quelque sorte un extuoire à ce monde trop prévisible.
Voyager...Vivre une vie différente de celle que l’on vit, découvrir des lieux, des payasages, une histoire, un passé, une culture. Voyager c’est aussi faire des rencontres : Rencontrer des gens que ce soit des autochtones ou d’autres voyageurs de passage. Voyager c’est un peu tout ça, un foisonnement de tout un tas de choses dont nous nous imprègnons le temps de rêver un peu...
26 juin 2005
Et c’est partiiiii !!! Après un court trajet Tarbes-Toulouse animé par l’écoeurante musique « dragostea » de O-Zone que passait en boucle un petit garçon qui était assis devant moi, j’ai enchaîné avec un trajet me menant à Nice, véritable point de départ de mon aventure. En effet c’est ici que je fais mes adieux à la France. Sur le quai voilà que je m’improvise agent de renseignement en aidant tout d’abord un jeune Hollandais un peu perdu, puis des Français et un Indien qui ne parlait pas un mot de Français ni d’Italien. Après avoir aidé quelques Français et Américains, je me décide à monter à mon tour dans ce train corail Italien. Rien à voir avec les nôtres ! Ils sont un peu plus exigus avec des portes bagages un peu à l’ancienne faits de tubes métalliques dorés et des sièges en tissus de couleur verte. Ça leur donne un certain cachet…Certes ce n’est pas l’Orient Express mais avec tout ce brassage de cultures et de Nationalités, ça en donnerait presque l’impression. Me voilà donc avec un jeune couple d’Américain ayant tout juste passé leur Bac, et un Italien travaillant en France.
27 Juin 2005
Très tôt nous fûmes réveillés par des Italiennes sans gênes nous poussant et n’hésitant pas à allumer la lumière en jacassant sans le moindre souci de discrétion. Finalement le train ne tarda pas à arriver à Vérone….avec 30 minutes de retard ! Bien évidemment j’ai loupé mon transfert pour le prochain train. Mais en arrivant à la gare je trouve rapidement un autre train et y grimpe en précisant au contrôleur mon problème ; un problème anodin apparemment vu la façon dont il a réagit. Connaissez-vous l’histoire du train fantôme ? C’est un train qu’on attend et qui ne vient jamais alors que les panneaux affichent qu’il vient de partir sous vos yeux ! Surprenant, non ? Je m’explique. J’attendais mon train au quai n°6. Etrangement j’étais le seul voyageur qui attendait à ce quai. Pourtant les quais à coté de celui-ci étaient en service. Lorsque l’affichage se mit à indiquer que mon train venait de partir, je me décidai à aller voir le service d’assistance. Là, une dame qui ne parlait pas un mot d’anglais, m’expliqua que j’avais loupé mon train (perspicace la petite dame !). Elle m’orienta vers un autre train, quai n°8, qui passait par Ancône. C’est là que je compris qu’au fond de la gare, derrière la voie n°1, il y avait d’autres voies : n° 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11 et 12, complétant les autre voies n° 6 et 7 qui se trouvaient de l’autre coté, là où j’avais attendu. Il y avait donc deux voies n°6 !! Finalement je pu prendre ce train au quai n°8. Arrivé à Ancône, je mis un peu de temps avant de finir par trouver l’accès au ferry et surtout aux guichets de réservation. Après une courte attente sous la chaleur écrasante, me voici à bord du ferry d’Anek Lines en partance pour la Grèce. Je crois que dans tout ça, ce qui me réjouit le plus, c’est de pouvoir rester dehors 24h/24h. Ça me change des 1h à 2h dont je pouvais profiter durant l’année ! Et puis il y a aussi le fait de ne pas être dépendant du temps, c’est un bonheur que l’on semble avoir oublié dans nos sociétés modernes, esclaves du temps que nous sommes. Le soleil vient de se coucher, je pense que je ne vais pas tarder à en faire de même….Une longue journée m’attend demain.
28 Juin 2005
Arrivé à Patras, je me laisse entraîner par le flot de touristes qui me guide vers la station de bus. Je continue un peu plus loin pour prendre le train qui se révèle être beaucoup moins cher. Pendant le trajet j’ai fais la connaissance d’une Grecque de mon âge, étudiante en économie, très ouverte et très sympa avec qui j’ai discuté pendant toute la durée du trajet. En arrivant au terminus je crois être au Pirée. Je pars donc à la recherche de la station de métro. Mais en cherchant un peu, je finis par me rendre compte que je suis arrivé à la station du Péloponnèse, c’est-à-dire en plein centre d’Athènes. Tant mieux ! Je marche alors pendant bien 45 minutes pour rallier le point de rendez vous : l’office du tourisme où je dois retrouver Yann, mon compagnon de route. Par une étrange coïncidence nous arrivons juste en même temps alors que l’un habitant Paris, venait de prendre l’avion et l’autre habitant Tarbes, avait opté pour le train et le ferry. Nous voilà à discuter tranquillement dans le jardin national pour faire un peu plus connaissance tout en dégustant les oranges particulièrement acides que l’on a cueilli ici. Nous partions ensuite à la recherche de l’auberge de jeunesse Pangrati. L’ambiance est cool et nous y rencontrons Elsa, une étudiante Française en école d’ingénieur. Nous avons d’ailleurs assisté à l’instant jubilatoire où elle venait d’apprendre par e-mail qu’elle avait réussi ses examens. Nous avons profité de la douceur des températures nocturnes pour visiter Athènes de nuit. Ça s’anime, ça vit, toute la ville est en effervescence. Les badauds sont des touristes comme nous qui curieux, viennent observer sous un autre regard cette mégalopole gigantesque s’étendant sur des kilomètres dans un bassin encastré dans un paysage vallonné. Elsa a insisté pour nous payer à boire sur la terrasse d’un café pour fêter la réussite de ses examens. Nous avons passé la soirée à discuter de tout et de rien, c’était vraiment sympa ! Nous sommes rentrés vers 3h du matin, heureux d’une journée emplie de bons souvenirs.
29 Juin 2005
Levés vers 9h, nous décidons de nous rendre à l’Acropole. En passant nous achetons quelques pommes pour nous constituer un rapide petit-déjeuner. Peu après nous voilà entrain de grimper sur ce chemin mythique qui mène au Parthénon. Je n’ai pas été déçu de la visite, c’est vraiment sublime. Evidemment on regrette un peu la présence des échafaudages qui gâchent le plaisir de contempler cet édifice qui mériterait sa place parmi les 7 merveilles du monde. J’ai trouvé aussi l’Erechteion très bien conservé avec ses statues des Caryatides en excellent état. Le théâtre quand à lui, n’a pas autant égayé ma curiosité que les deux autres monuments. Le musée n’est pas extraordinaire non plus. On y trouve souvent les mêmes choses : quelques fragments de frontons, des morceaux de statues ou des céramiques représentant des scènes similaires. Il est dommage qu’il n’y ait pas d’explications. Au lieu de cela, les écriteaux se content de décrire ce que l’on voit…ce qui est absurde ! Nous sommes ensuite passés par l’Agora. Dommage qu’il ne reste presque que des ruines, excepté le temple d’Héphaïstos et quelques églises plus récentes. En passant dans les quartiers de la Plaka, on s’arrête au Scholarchio Yérani, un joli petit restaurant avec une terrasse entourée de verdure, lieu favori de petits oiseaux venant se poser sur la balustrade pour nous faire partager leur agréable petit gazouillis. Les plats que l’on nous proposait étaient pas très recherchés mais plutôt bon et le tout n’étant pas trop cher. En revenant nous avons fait un détour par la porte d’Hadrien et les quelques colonnes du temple de Zeus restant encore debout, puis le zappeion et le stade Olympique avant de faire une halte au supermarché pour s’acheter des provisions pour le soir. Après avoir fait la connaissance d’un Hongrois super sympa, nous avons décidé de manger tous les quatre ensemble à l’auberge, c’est-à-dire : moi, Yann, Elsa et Rolland notre ami Hongrois. Elsa avait eu la bonne idée d’acheter de quoi faire une petite salade Grecque ; quand à nous, nous avons apporté le melon et Rolland fournissait le pâté ainsi qu’un délicieux petit muscat Hongrois. Ce repas était un vrai délice et c’était vraiment convivial ! Nous avons passé une agréable soirée sur la terrasse à discuter de nos études, de ce que nous souhaitons faire dans l’avenir et surtout quelle serait la suite de notre voyage, et tout cela en sirotant un alcool Hongrois à base d’herbes. Pour être raisonnable nous sommes allés nous couchés vers 1h. Nous aurions bien souhaité rester un peu plus mais la fatigue avait fini par avoir raison de nous.
30 Juin 2005
Ce jour est celui des adieux. C’est ici que nos chemins se séparent. Tandis qu’Elsa part à Koroni dans le Sud-ouest du Péloponèse pour porter secours aux tortues menacées par le tourisme et la négligence des Grecs vis-à-vis de leur environnement, Rolland s’en va sur l’île de Skopélos rejoindre un ami et chercher du travail pour rester sur l’île durant ses vacances, et nous nous partons du coté de Mycènes. La faible fréquence des bus nous obligea à partir seulement à 14h30 pour arriver à 17h à Mycènes. Nous décidâmes alors de s’installer au camping et de ne visiter le site archéologique de Mycènes que le lendemain. On fit quelques courses avant de profiter de la piscine et de se reposer un peu.
1 Juillet 2005
Vers 8h nous sommes déjà debout. Il faut dire que la nuit fut agitée à cause de la présence des moustiques qui n’ont cessé de nous harceler durant la nuit. Malgré tout, on se lève nonchalamment pour engloutir un rapide petit-dej, prendre une douche et plier le matériel. Et nous voilà parti pour rallier le site archéologique de Mycènes qui se trouve à 3 km de là. Avant d’arriver à la cité Mycénienne proprement dite, on s’arrête pour visiter la première partie du site : il s’agit du trésor d’Atrée qui serait, selon les dires de certains, le tombeau d’Agamemnon. L’édifice en lui-même est assez impressionnant, dissimulé dans le relief d’une colline. Il est surtout intéressant de voir la façon dont est conçue l’entrée avec cette fameuse clé de voûte triangulaire. Par contre, du point de vue architecture, le tombeau ne révèle pas grand intérêt. En montant sur la colline, on peut avoir une bonne vue d’ensemble de la vieille cité Mycénienne, et on se rend compte assez rapidement qu’il n’en reste que des ruines. Rien d’étonnant à cela quand on sait que la plupart de ces vestiges datent du XIII siècle avant J-C et qu’ils ont fait l’objet de pillages et d’incendies moins d’un siècle plus tard, suite aux tristement célèbres guerres Mycéniennes. Cependant lorsque l’on passe devant la mythique porte des lions, avec un peu d’imagination et un guide assez complet, on se plonge assez bien dans cette période sombre à laquelle Clytemnestre avait assassiné son époux, Agamemnon, avant d’être tuée des mains de son propre fils, Oreste. Soudain, les ruelles de la vieille cité semblent s’animer. L’artisan s’affaire dans ses petites échoppes pour fabriquer ses produits nécessaires à la prospérité des habitants. Les hautes et épaisses murailles de la forteresse dominant la vallée rassure la population insouciante qui continue ses activités quotidiennes comme si n’était de rien, se sentant à l’abri de cette enceinte fortifiée. Pourtant cette image s’estompe peu à peu. Les ruines sont bien là ; tas de pierre gisant sous un soleil de plomb et témoignant d’une triste fin pour ce peuple Atride. Le tombeau de Clytemnestre est toujours là, semblable au trésor d’Atrée. Elle repose auprès de son amant, Egisthe. Un peu plus loin on découvre les restes de ce qui semblait être le palais royal dont il ne reste que les fondations. Avant de prendre un bus pour Nauplie, nous passons rapidement au musée qui vaut seulement le coup pour les férus d’Archéologie Grecque ou de poterie. Notre projet était de rester une seule nuit dans cette ville, juste pour visiter le site d’Epidaure le lendemain. Mais là, coup de cœur ! Nauplie est un charmant port aux petites rues piétonnes agréables, aux maisons souvent colorées empruntant un style un peu Italien. Ici on y trouve quelques églises catholiques, traces d’un passé fortement ancré dans les racines du temps. Nauplie est réputée pour être la ville romantique de Grèce. En effet, quand on s’intéresse un peu a son histoire et que l’on parvient à faire revivre un peu ces vieilles pierres dictant l’architecture originale de cette ville, on s’y attache et souhaiterait y demeurer plus longtemps le temps de flâner et de rêver un peu. Avec Yann, nous sommes logés aux chambres Dimitris Beckas surplombant la ville et offrant une vue imprenable, l’endroit nous a tout de suite charmé. De ce fait, nous décidons d’y rester deux nuits. Vers midi nous dégustons quelques pêches et un melon dans un petit parc à l’ombre d’un arbre et visitons la ville avant d’entreprendre l’ascension des 899 marches menant à la forteresse de Nauplie. La vue est à couper le souffle ! On y voit tout aux alentours, dominant la baie et devinant les contours du continent se dessinant à l’horizon. La forteresse quand à elle, vaut le détour. Avec ses imposantes fortifications cernées de cactus par endroit, la forteresse perchée sur cette colline abrupte plongeant dans l’océan mérite qu’on la visite. Comme nous avons beaucoup sué pour pouvoir atteindre cet endroit, nous optons pour faire un petit tour à la plage au retour. De retour dans la chambrée, on lave un peu notre linge avant d’aller visiter la ville de nuit et d’y manger une salade rafraîchissante et la fameuse moussaka dans la taverne la moins racoleuse et attrape touriste du coin.
2 Juillet 2005
Pour bien commencer la journée, rien de tel qu’un bon petit déjeuner sur la terrasse avec vue sur Nauplie. Nous quittons ensuite la petite ville pour aller à Epidaure. Le théâtre est gigantesque, mais dommage que sa beauté soit altérée par la présence d’un décor pour les spectacles nocturnes. Comme chacun des millions de touristes qui viennent chaque année ici, nous avons été surpris par la formidable acoustique de cet amphithéâtre. Certains touristes amateurs d’opéra n’ont pas hésité à nous faire part de leur prodigieux organe (vocal, je précise) en entonnant un célèbre chant. C’était assez marrant à voir et à entendre. Ephémère heure de gloire que chacun de ces chanteurs anonymes avaient juste le temps d’apprécier. Par contre ce qui était beaucoup moins amusant, c’était la présence de nombreux touristes qui nous demandaient sans cesse de nous déplacer pour pouvoir prendre leurs photos. J’adresse une mention toute particulière à une vieille guide Italienne qui ne manquait pas de culot en nous intimant tout bonnement de dégager de la scène et de se taire pour qu’elle puisse faire tranquillement son speech à son troupeau de moutons sexagénaires. Bien sûr, nous avons pris tout le temps qu’il nous fallait sans pour autant abuser. Puis vint la visite du musée où nous avons pu observer le célèbre « Caducée », statue représentant Asclépios sous forme d’un vieillard tenant un bâton autour duquel s’enroulait un serpent, celui qui symbolise la médecine. Nous nous sommes un peu attardés sur le site archéologique portant le nom de « sanctuaire d’Asclépios » dont il ne reste que des ruines mais donnant tout de même un bon aperçu de ce qui se trouvait en ces lieux il y a moins de deux millénaires. De retour à Nauplie, et après avoir dévoré un gros morceau de pastèque et quelques autres fruits, nous sommes allés nous baigner le restant de l’après-midi. Le soir tombant, nous avons assisté à un joli coucher du soleil en flânant près du port. Je me dis que peut-être un jour j’y reviendrai en charmante compagnie…un jour peut-être…C’est bien de rêver, n’est-ce pas?
3 Juillet 2005
Il était une fois dans un camping à Monemvassia, un jeune aventurier dénommé Yann, qui dormait seul dans une tente dans le plus simple apparat..Euh, nan ! En fait tout a commencé un dimanche matin sur une terrasse à Nauplie où deux jeunes routards prenaient leur petit-déjeuner avant de se lancer pour une quête bien difficile : Tenter de rallier Monemvassia - un petit village perdu dans le Péloponnèse sur un éperon rocheux – par les simples moyens de transports publics, avec pour guide leur seule intuition et leur sens de l’orientation. Le trajet se déroula pourtant sans encombre jusqu’à Tripoli. Après moult aventures et beaucoup de patience, ils parvinrent à Monemvassia. Là, nous demandons à un touriste Français où se trouve le camping le plus proche. Il s’avère que le camping est à 4 km. Qu’importe, nous prenons nos sacs à dos et commençons à prendre la route. Très vite, une voiture s’arrête à notre hauteur. Il s’agit du touriste Français qui est venu exprès pour nous déposer au camping ! Nous le remercions puis entrons dans le camping où nous montons vite fait notre tente avant de revenir visiter le village médiéval. Le village médiéval de Monemvassia est vraisemblablement l’un des plus magnifique de la Grèce Continentale. Ayant su se préserver des grandes vagues du tourisme et aussi des invasions, il a su garder un charme authentique avec un dédale de petites ruelles dans lesquelles on se perd facilement mais à souhait. Au début, on est un peu réservé lorsque l’on pénètre à l’entrée du village et qu’on y découvre pêle-mêle tout un nombre de petites boutiques pour les touristes, mais ce n’est qu’à l’entrée du village. En poursuivant notre chemin, on est vite séduit par le caractère unique de ce village. En cherchant un peu, on finit par trouver le chemin qui mène à l’ancienne citadelle dominant cette presqu’île. Il ne reste qu’une église à peu près intacte, cependant le panorama nous subjugue. Peu à peu le temps se gatte et nous scrutons le ciel menaçant qui s’assombrit au fur et à mesure que l’on redescend vers le village. Bientôt des bourrasques de vent balayent la surface de l’eau et l’air devient humide. La mer s’agite et prend des teintes inquiétantes. Pourvu que la pluie ne tombe pas car nous n’avons pas mis le double toit qui protège la tente des intempéries. Après ces 3h30 de marche, nous avons bien mérité un petit resto avec vue sur mer s’il vous plaît ! Etant donné que je n’ai qu’un budget limité, je me contente d’une pita et d’une bonne salade Grecque. Nous ne tardons pas à rentrer car il se fait tard et il nous reste encore 4km avant de rentrer au camping. Malgré l’orage qui nous a menacé en début de soirée, je choisi de dormir à la belle étoile cette nuit. Beaucoup d’étoiles sont visibles ici et le ciel semble bien dégagé. Je m’allonge alors sur mon matelas en observant la voûte céleste, le visage caressé par une légère brise tiède en se laissant bercé par le chant de la mer mêlé à celui des grillons.
4 Juillet 2005
La nuit fut mouvementée. Je subissais les attaques intempestives de moustiques si bien que je fus obligé d’aller chercher refuge près de la mer en espérant y trouver moins de ces bestioles avides de sang. Ce fut le cas et je pu observer tranquillement quelques étoiles filantes zébrer ce ciel limpide dans lequel on pouvait deviner la voie lactée. A peine cinq heures de sommeil. Je remballe mon matelas en mousse, jette un dernier regard en direction de la mer et rentre prendre mon petit déjeuner avec Yann. Peu après on revient sur la plage pour aller se baigner un peu avant de partir pour Sparte puis Mystra. Le trajet est très long à cause des nombreux détours pour desservir des villages isolés. Au final nous arrivons vers 19h à Mystra. Nous devons donc reporter au lendemain matin la visite du site de Mystra. En attendant nous avons profité un peu de l’eau froide de la piscine du camping, et pour la première fois il nous fallut sortir le double toit imperméable et la polaire car quelques gouttes vinrent nous importuner et l’air s’était rafraîchit. Au camping nous retrouvons une famille Française que nous avons auparavant croisée dans Monemvassia. Ils voyagent dans un vieux combi rafistolé et projettent de traverser toute la Grèce continentale pendant deux mois avec leurs deux enfants d’environs 8 ans. Il se fait tard et demain nous envisageons de quitter les lieux assez tôt.
5 Juillet 2005
Pour la première fois nous ressentons une petite fraîcheur matinale. Nous partons à pied sur le site médiéval de Mystra situé sur une colline à proximité du camping. C’est un site très intéressant à voir, avec ses fameux monastères Byzantins décorées de jolies fresques, sa citadelle située au sommet et quelques autres bâtiments imposants comme le grand palais en rénovation. On retrouve notre petite famille Française et on croise plusieurs colonies de vacances de Français. Vers midi nous sommes de retour au camping pour prendre notre repas, plier nos affaires et partir pour Athènes. Le temps de changer de bus et de faire les différents trajets y compris dans Athènes, nous n’arrivons qu’à 19h l’auberge de jeunesse. Cette fois-ci elle est pleine à craquer. Et pour cause ! Une colonie d’ados Français de 17 ans vient de prendre d’assaut l’AJ. Le réceptionniste nous propose alors de dormir sur le toit pour 10 € ! C’est cher mais c’est pratique et ça nous évite de faire le tour des AJ et hôtel d’Athènes avec 20 kilos sur le dos sans être sûr de pouvoir trouver quelque chose de mieux. Après avoir cassé la croûte sur l’une des tables mises à notre disposition, je fais la connaissance de l’une des organisateurs de la colonie de vacances qui se prénomme Elsa. Je sympathise aussi avec un des ados du groupe avant de rejoindre Yann et les 8 autres routards qui dorment sur le toit : Deux Danois, deux Suisses et quatre Italiennes.
6 Juillet 2005
Après une nuit plutôt paisible, petit-déjeuner improvisé sur le toit. Je profite de l’occasion pour faire connaissance de nos voisins Suisses et Danois. En descendant, le patron nous apprend que des places viennent de se libérer et que nous pouvons transférer nos affaires dans un dortoir afin que l’on puisse dormir dans un vrai lit cette fois. Cette nouvelle réjouit mon compagnon de voyage qui ne s’était pas accommodé au confort sommaire que nous offrait le toit de l’auberge. Nous sortons ensuite pour aller à la place Syndagma, lieu où l’on assiste à la relève de la garde, événement assez « kitsch » pour le touriste moyen, mais qu’importe puisque c’est sur notre chemin. Et puis nous ne regrettons pas de nous y être rendu car ils sont si drôles avec leur démarche calquée sur celle des hérons et le pompon qui se balade au bout de leurs chaussures est « la cerise sur le gâteau » si je puis dire. On fait un petit détour par le marché où j’achète 1 kilo de prunes pour une misérable somme et nous mangeons tranquillement sur un banc sur la place Monastraki. On prend alors le métro pour se rendre à rue mavromatéon où sont censés se trouver les bus de l’attique d’après le guide. Ne trouvant pas notre bus, on se renseigne auprès d’un guichet où l’on nous indique un square en contrebas. Arrivés au Cap Sounion, nous partons nous baigner dans une adorable petite crique en attendant d’observer le coucher de soleil sur le temple de Poséidon. C’est agréable de pouvoir se baigner dans une eau aussi limpide, d’autant plus qu’il n’y a pas grand monde. Malheureusement, le fond de l’eau ne reflète pas l’aperçu que l’on en a en surface. On y trouve en vrac un pneu, des canettes, quelques morceaux de vieilles tôles. Sur cette plage on y fait la connaissance de Nicolas et Charlotte, un couple d’Angers de notre âge environ. Nous avons passés le reste de l’après-midi ensemble jusqu’au moment crucial où le soleil dardait ses derniers rayons. Ce coucher de soleil sur le temple est tout simplement magique. Je ne saurai exactement retranscrire comment c’était, le mieux serait de vous montrer les photos qui pourraient vous donner une petite idée de cet instant que je n’oublierai jamais. Ce souvenir fut d’autant plus marquant lorsqu’une sorte de petite caille est venue se poser sur un petit promontoire au milieu de l’édifice comme si elle s’offrait de son propre gré en offrande au dieu de la mer…J’ai suivi l’astre décliner lentement sur la baie jusqu’à ce que la lumière s’intensifie une ultime fois avant que la pénombre reprenne ses droits pour nous plonger peu à peu dans l’obscurité. Dans le bus on partage nos derniers instants en compagnie de nos nouveaux amis avant qu’ils descendent un peu plus tôt que nous sur le littoral de l’Attique. Ils nous racontent comment ils se sont fait avoir en arrivant à l’aéroport, où le chauffeur leur fit faire plusieurs détours tout en faisant grimper malicieusement le compteur en donnant des petits à-coups sur l’accélérateur avant d’arriver devant l’hôtel où ils souhaitaient se loger. Comme par hasard, le taximan leur dit que l’hôtel était complet mais qu’il connaissait un autre hôtel avec lequel il avait sûrement conclu un accord pour toucher un pourcentage sur chaque client rabattu. Il se faisait tard et ils durent se résilier à accepter de dormir dans cet hôtel de luxe à un prix pas du tout abordable. Comme quoi, il faut toujours apprendre à se méfier des arnaques qui se présentent surtout dans les lieux de concentration de touristes qui sont de véritables aubaines pour les autochtones malhonnêtes. De retour à l’auberge, on compte discuter un peu avec les membres de la colo Française avant de se coucher. Mais voilà que Paul, le réceptionniste de l’auberge, me propose d’accompagner deux Danoise souhaitant aller boire un coup en ville avec d’autres voyageurs. Au début mon avis était assez mitigé car j’étais un peu fatigué et je ne voulais pas laisser Yann tout seul, mais après réflexion ça me tentait bien de faire connaissance d’autres routards et puis je ne pouvais pas résister à l’invitation de l’une des Danoises qui était plutôt mignonne. Vers 23h nous sommes allés dans un bar dans la rue Filolaou, rue la plus fréquentée du coin. L’ambiance ��tait vraiment sympa et nous avons discuté longtemps sans voir passer le temps. Notre petit groupe de joyeux fêtards se composaient de deux Danoises, trois Danois, une Australienne, un Anglais, deux Français (moi et Damien l’organisateur de la colo) et Paul d’origine Italo-américaine. Il n’y a pas à dire, les auberges de jeunesse c’est vraiment super, on y rencontre des gens de toutes nationalités. Damien me faisait rire lorsqu’il parlait Anglais car il avait un très fort accent Français et mélangeait parfois des mots. Je ne peux pas dire que j’étais très à l’aise non plus. Mais j’ai beaucoup parlé avec Julia la jolie Danoise, à qui j’essayais d’apprendre le Français. En contrepartie, elle m’a appris quelques mots de Danois dont le fameux « skoooll » en faisant un mouvement bizarre de la langue dans sa bouche, ce qui veut dire « Tchin-Tchin » lorsque l’on porte un toast. Julia avait un accent Français très mignon, un peu à la manière des Allemands. L’anglais quand à lui parlait un peu Français car il avait travaillé comme saisonnier à Biscarosse et il avait lui aussi un accent assez original, cet accent English qu’on connaît si bien. Nous avons tous bien rigolé pendant notre discussion surtout lorsque Julia nous a avoué qu’elle ne buvait du vin que lorsqu’elle le mélangeait avec un soda. Quel gâchis ! Et même les autres Danois semblaient dégoûter à cette idée de gâcher du vin de cette manière. Il fallut bien mettre un terme à cette soirée sympathique. Et nous rentrons clopin-clopant à 2h du matin en faisant quelques détours pour semer un chien qui nous avait suivi jusque là. Ce fut difficile de trouver le sommeil à cause des ados Français qui faisaient un sacré bazar. Ils faisaient au moins autant de bruit qu’un bataillon de chars Leclerc défilant sur les pavés des Champs-élysées.
7 Juillet 2005
Départ vers 9h de l’auberge de jeunesse où je fais mes adieux à Paul car je sais que je ne redormirai plus à cette auberge. D’autre part nous apprenons que le groupe d’ados part aussi vers Delphes mais dans un autre camping. Nous allons au terminal de bus à Athènes et attendons notre bus. Quelques instant plus tard nous sommes rejoins par le groupe de Français qui débarque avec toutes leurs affaires dans le désordre le plus total. On effectue donc 3h30 de trajet ensemble avant d’arriver à Delphes. Là, ils changent d’avis et décident d’aller dans le même camping que nous car il est plus agréable et surtout plus proche du site que le camping qu’ils avaient réservé. Le soir venu, Yann me paye un coup à boire pour fêter sa réussite à son examen du BTS, moment de grande satisfaction qui mit un terme à plusieurs semaines de doutes et d’inquiétudes pour lui. A coté de notre tente se trouve un adorable petit chiot, très affectueux et tout adorable. Nous avons passé pas mal de temps à le cajoler lui et son grand frère tellement ils étaient adorables. On se rend vite compte dans le camping qu’il y une autre colonie Française et plusieurs famille...ça fait trop de Français, beaucoup trop…ça tue un peu le coté dépaysant du voyage. Vivement qu’on se sépare d’eux !
8 Juillet 2005
La nuit fût plutôt rude à cause des chiots qui ne cessaient de japper et même d’hurler à la mort parce qu’ils se sentaient seul, leur maître étant parti faire la fête quelque part. Mais comment en vouloir à ces deux petites boules de poil ? Aussitôt levé, on s’empresse de prendre le petit-dej pour se rendre assez tôt sur le site de Delphes. Que dire ? …assez décevant ! On y voit qu’un amas de grosses pierres qu’un groupe de touristes d’un tour operator se dépêche de prendre en photo pour avoir quelques clichés. Il faut vraiment être passionné de la Grèce Antique pour faire ressortir l’âme de ces vieilles pierres, à moins d’avoir beaucoup d’imagination et un bon guide. Heureusement, il y a quelques trucs intéressants comme le stadium assez bien conservé quoique pas vraiment surprenant, le petit théâtre mais surtout temple d’Apollon où la Pythie proféraient ses Oracles, le Tholos du sanctuaire d’Athéna et bien sûr le musée pour ces frontons et ses statues très bien conservées. Le reste n’est que ruines dont on nous ne donne aucune explication. En revenant, nous nous arrêtons en ville pour faire quelques courses pour manger au camping. Après cela, je décide de faire une balade vers Itéa que mon guide nomme si justement « la mer des oliviers », tandis que Yann choisit de rester au camping pour se détendre à la piscine et passer quelques coups de fil. J’ai marché pendant 3 heures sous un soleil de plomb pour faire les 16 kms qui séparent mon camping du littoral, mais quel spectacle. C’est impressionnant de voir cette mer d’oliviers qui s’étend à perte de vue et dans laquelle on manque parfois de s’y noyer. Mais bon, en visant toujours le Sud en se repérant par rapport au soleil, on finit toujours par s’y retrouver, du moment qu’on garde ses distances des chiens excités attachés à un piquet ou du serpent d’un mètre de long qui vous passe sous le nez à deux mètres de vous. Finalement arrivé à Itéa, je prends quelques photos de la jolie petite église et me rend ensuite vers le port. Etant donné l’heure, je préfère prendre le bus pour ne pas rentrer trop tard. En attendant le bus, je m’assied à la terrasse d’un bar et entame la discussion avec un retraité Grec. Curieux, il me pose beaucoup de questions sur ce que je fais et le coût de la vie en France. De retour au camping, détente à la piscine et repos car un long trajet nous attend le lendemain.
9 Juillet 2005
Le « bip, bip » agaçant de la montre me tire de mon profond sommeil. On plie bagage et le réceptionniste nous propose de grimper dans son pick-up pour nous déposer à Delphes puisqu’il s’y rend aussi. Nous prenons ensuite le bus qui nous emmène à Livadia qui se trouve à quelques dizaines de kilomètres de Delphes. Il nous reste alors à chercher la gare ferroviaire pour prendre un train qui nous mènera dans les météores. Comme la gare n’est pas bien indiquée, on se renseigne auprès du personnel de la station de bus et de passants. Le problème c’est que leurs avis sont assez contradictoires. Certains nous disent que la gare est à 2 kms, d’autres à 10 kms ; les uns nous disent qu’il faut prendre telle direction et les autres nous indiquent la direction opposée. Tant bien que mal nous finissons par trouver l’endroit où l’on peut réserver nos tickets et prendre le bus pour se rendre à la gare. L’inconvénient c’est que le premier train ne part pas à 11h comme nous l’avait indiqué la dame de l’office du tourisme de Delphes, mais à 10h ! Et le train suivant n’est pas à 17h mais 18h ! C’est assez râlant de devoir passer sa journée à attendre un malheureux train. D’autant plus que pour couronner le tout on apprend que le train est un intercity (plus rapide) donc nous devons payer 13, 50€ au lieu de 6.50€ pour un train classique. On choisit donc de se poser dans un parc de Livadia à attendre que le temps passe. Tout compte fait on réussit à trouver quelques occupations et le temps passe relativement vite. Peu après nous prenons le bus qui nous emmène à la gare, et de là nous prenons un train qui arrivera à Kalambaka 3 heures plus tard. Dans le train on regarde d’un air amusé des Sud Coréens qui prennent en photo tout et n’importe quoi, comme le coucher de soleil à travers une vitre aussi translucide que le pare-brise d’une voiture de Rallye tout en prenant soin de cadrer à moitié sur le rideau. On n’a pas pu s’empêcher de pouffer de rire avec nos voisins qui faisaient parti d’un groupe de Heavy Metal Grec. Grosses lunettes noires, casquettes militaires (genre Marines), T-shirt noirs de groupes tel « Iron Maiden » et jeans déchirés ; nos sympathiques amis Heavy Metalleux avaient un style bien branché. L’un d’eux me dit qu’ils avaient participé il y a peu, à un festival à Bordeaux. A Kalambaka, on descend pour se rendre au village de Kastraki à l’entrée duquel se trouve le camping Vachros. Nous ne sommes pas les seuls. En effet, à coté de nous, deux Françaises du nom d’Emilie et Juliette sortant du même train que nous, semblent chercher le même camping. Je les aborde et leur propose de chercher ce camping avec nous. On sympathise très vite et nous finissons par dénicher ce camping plutôt vaste et regorgeant, à notre grand regret, de colonies de vacances Françaises. D’ailleurs nous retrouvons parmi eux, notre petite colonie menée par Damien, Elsa et J-P. Le soir venu, nous jouons avec eux au loup-garou (jeu de rôle) pendant toute la soirée ; c’était bien animé !
10 Juillet 2005
Les rayons du soleil jouant à cache-cache à travers le feuillage des arbres nous réveille. Nous nous préparons à entamer une marche dans les chemins tortueux des Météores. On traverse le village pour arriver à un premier monastère du nom d’Agios Nikolaos Anapafsas, puis on quitte la route pour s’engager dans un petit sentier indiquant « Varlaam ». Nous grimpons le petit chemin escarpé se perdant dans la végétation dense des Météores et débouchant au pied d’un monastère. Je crois être arrivé en face du monastère de Varlaam, mais à bien regarder le plan qui nous a été fourni, je me rends compte assez rapidement qu’il s’agit du monastère Métamorphosis ou Grand Météores, et que nous avons longé celui de Varlaam qui se trouve maintenant derrière nous. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas un problème car nous souhaitions visiter ces deux monastères. En haut du monastère nous avons une jolie vue, notamment sur le rocher sur lequel est perché le monastère de Varlaam. Le monastère Métamorphosis est vraiment joli à voir. L’extérieur est bien arrangé avec des plantes et des fleurs qui embellissent les façades de ce lieu dédié à la prière. Nous sommes bien loin des monastères austères et sans charme que l’on peut rencontrer ailleurs. L’intérieur est décoré par des fresques couvrant tous les murs et les plafonds, et les façades richement décorées sont agrémentées de nombreuses icônes. Je fus choqué de voir que bon nombre de scènes représentées sur les fresques étaient des scènes de massacre ou de guerre. Moi qui pensait que l’église, qu’elle quelle soit, devait véhiculer une image de paix et de sagesse, je fus assez étonné de voir des peintures allant à l’encontre de cela. Il faut dire qu’en visitant le musée, on comprend que la région a souvent été une zone de conflit, et cela explique aussi pourquoi les moines ont trouvé refuge au sommet de ces impressionnants rochers tombés du ciel selon ce que dit la légende. Nous quittons ensuite le « Grand Météores » par la route pour visiter celui de « Varlaam ». Nous croisons en chemin nos amis de la colo, totalement épuisés d’avoir marché plusieurs heures au soleil en longeant la route plutôt que de couper par le sentier comme nous l’avons fait. L’intérieur du monastère proprement dit, ressemble assez à celui de Métamorphosis. Yann me fait remarquer qu’une Italienne très pieuse se signe à chaque fois qu’elle aperçoit l’icône d’un saint, puis l’embrasse ou embrasse la vitrine dans lequel il est entreposé. Elle a du bien se signer au moins une cinquantaine de fois pendant la matinée ! Après avoir fait le tour du monastère, nous décidons de rentrer en faisant quelques petits crochets pour profiter de ce lieu unique où la végétation se déploie tout autour de ces immenses falaises qui sont en réalité les restes d’un amas rocheux guidant l’embouchure d’un grand fleuve il y a des centaines de milliers d’années. Nous suivons les sentiers presque effacés, imageant la lente victoire de la végétation sur le temps. On s’arrête quelques instants devant des arbres imposant dont les larges troncs évasés évoquent ceux des fromagers. Ici, le coin abonde de tortues ! Oui, cela paraît un peu invraisemblable vu la distance qui nous sépare de la mer, mais pourtant nous en avons vu huit en pleine forêt sur le sentier nous menant à Kastraki….nous aurons du baptiser ce sentier « le refuge des tortues ». A Kastraki, nous passons devant le camping pour continuer jusqu’à Kalambaka où nous espérons faire nos courses pour le repas de midi. Nous sommes dimanche et bien sûr tous les supermarchés sont fermés. On erre un peu avant de trouver une petite taverne dans laquelle on mange une salade Grecque. De retour au camping, on se jette dans la piscine de bon cœur. Pourtant bien que la piscine soit cristalline, l’aspect de l’eau est presque gluant lorsqu’on se frotte la peau et elle pique horriblement les yeux ; à croire qu’il y a autant de chlore que d’eau dans cette piscine. Dans cette eau désagréable, on retrouve nos deux amies Françaises qui nous invitent ensuite à goûter à la bière Grecque. Du coup on discute toute la fin de l’après-midi. Emilie et Juliette sont des amies d’enfance, la première est prof de sport et l’autre prof de Français. Elles nous font part de leur voyage, de leurs premières expériences en tant que professeur et de diverses autres choses. Elsa - l’animatrice de la colonie - se joint aussi à nous. Le soir tombant, on quitte la terrasse pour regagner nos tentes respectives ; mais en passant je m’arrête à une autre table où Damien (organisateur de la colonie) discute avec Mélanie qui s’avère être la rédactrice du guide « le petit futé » sur la Grèce pour l’édition 2007/2008. Passionnée par la Grèce depuis une dizaine d’années, cette étudiante à sciences-politique parle couramment le Grec et un connaît un bout sur l’histoire de ce pays. Par exemple la légende de l’hydre viendrait de « ……… », ancienne capitale où les habitants s’efforcaient de retirer l’eau qui revenait incessamment dans cette zone marécageuse. L’eau - qui se prononce « Hydra » en Grec - a été personnifiée sous la forme de cet horrible monstre dont les trois têtes repoussaient inévitablement à chaque fois que l’une d’elle était tranchée. Le mythe de l’Hydre n’est autre qu’une métaphore de l’histoire de « M…….. » et de ses marécages. Mélanie nous appris aussi que la tête d’Ali Pacha est à Constantinople comme toutes celles de ceux qui avaient osés faire affront à l’Empereur Ottoman, tandis que son corps repose à Arta. Pendant toute notre discussion je buvais ses paroles, c’était vraiment intéressant ! Je du pourtant la laisser pour qu’elle puisse continuer à préparer son itinéraire, et de mon coté je devais rejoindre Yann, Emilie et Juliette avec qui nous allions manger. Quelques saucisse grillées au barbecue avec des pâtes et le tout accompagnée d’une bonne petite bière…Encore une soirée agréable qui s’achevait bien tard.
11 Juillet 2005
Cette matinée est celle des adieux. Nous devons quitter Emilie et Juliette qui partent pour Ioannina et la colo Française avec qui nous avons partagés presque une semaine entière de notre périple. C’est un peu difficile car nous nous étions habitués à leur présence. De notre coté, nous faisons une dernière petite balade du coté du monastère d’Agios Triada. En passant dans un sentier se terminant en cul-de-sac et peu fréquenté par les touristes, on y découvre ces énormes rochers dans lesquelles se sont creusées de centaines de cavités abritant certaines fois les fondations de ce qui paraît être une habitation. Ces myriades de petites alvéoles semblent venir tout droit d’un roman de science-fiction et nous fait basculer dans un autre univers. Des ouvriers sont affairés sur des échafaudages à bâtir ou restaurer ces curieux aménagements tandis qu’au pied des falaises, un vieux moine - avec une longue barbe lui mangeant une bonne partie de son visage - fauche les hautes herbes environnantes. Le vieil homme vêtu d’une tunique bleu roi répète inlassablement ce même mouvement comme s’il s’agissait d’un rituel étrange transmis depuis des siècles. On se croirait plongé dans autre monde, à une autre époque. Nous poursuivons notre promenade en longeant le Nord de la ville de Kalambaka et nous nous en éloignons peu à peu en suivant ce chemin qui serpente entre les falaises, nageant au beau milieu de ce fleuve de verdure où nous croisons quelques tortues égarées. De manière générale, se balader dans les météores n’est pas très épuisant ; par contre ce qui est éprouvant c’est de supporter cette chaleur qui nous accable. Revenus au camping, nous plions la tente et prenons nos billets de bus à Kalambaka avant de faire quelques courses. Après l’habituel repas composé d’un melon, un yaourt et quelques fruits, nous partons pour Volos. Cette grosse ville à l’entrée du Pélion n’a aucun charme mais c’est la porte d’accès à la multitude des petits villages de cette péninsule montagneuse. Arrivé à Volos nous apprenons que le prochain bus pour Agios Ioannis – lieu où nous désirons nous rendre – ne partira que le lendemain. Tant pis, il nous faudra passer la nuit à Volos. Le problème c’est qu’il n’y a pas de camping dans cette ville et qu’il va falloir négocier sec pour pouvoir dormir dans un hôtel pour un prix raisonnable. Nous entrons dans un hôtel où le réceptionniste nous propose une chambre à 40 €. Je lui fais comprendre que c’est beaucoup trop cher et nous faisons mine de partir. Comme par hasard, notre homme nous retient et nous propose un tarif plus intéressant à 30 €. Etant donné qu’il ne parle pas un mot d’Anglais, nous voulons vérifier que nous sommes bien d’accord et qu’il ne cherche pas à nous entourlouper. Pour être sûr de notre coup, nous décidons de payer immédiatement la nuit. J’interpelle alors une passante et demande de lui traduire que nous désirons payer de suite. Tant bien que mal nous finissons par nous entendre et quand vient le moment de payer, le réceptionniste nous rend 25 € sur le billet de 50 € que le lui a donné Yann. On préfère ne pas lui faire remarquer car la chambre est suffisamment chère au niveau rapport qualité/prix. La chambre est très spartiate et les sanitaires comme le reste de l’hôtel sont très vétustes, limite crasseux, et je ne parle pas des autres clients à l’air louche...
12 Juillet 2005
La sonnerie du téléphone de la chambre retentit. Il est 7h00. Le type de la réception vient de nous réveiller comme nous le lui avons demandé. On s’enfuit aussitôt de cet hôtel médiocre sentant l’arnaque à plein nez. Nous prenons le bus comme prévu pour Agios Ioannis. Au lieu que le trajet dure 1h comme on le pensait, il durera plus de 2h30 alors qu’Agios Ioannis située sur la côte Est du Pélion n’est qu’à 60 km de Volos. La raison ? Le bus fait un tas de détour dans les méandres d’une route montagneuse afin de desservir une foultitude de villages minuscules. Et le prix du billet est en fonction du nombre de kilomètres que l’on a parcouru, sans prendre en compte que si le bus passait par une autre route, le prix serait beaucoup moins élevé. Cela dit, les paysages sont vraiment jolis. On monte à travers la montagne dont les sommets sont enveloppés d’une mousseline onctueuse que sont les petits nuages aux formes galbées, tout en découvrant - après une succession de langoureux lacets - de mignonnets petits villages décorés soigneusement. Vers 11h00 nous parvenons de l’autre coté de la péninsule, à Agios Ioannis. Nous déposons nos affaires au camping et mangeons assez rapidement pour avoir le temps de se balader un peu dans l’après-midi et se trouver un petit endroit sympa pour faire trempette. On grimpe dans des petits chemins à flanc de falaises sous une chaleur torride si bien que l’on ruisselle d’une sueur dont nos vêtements s’imbibent bientôt. Nous arrivons à un petit port de pêche caché dans une anse du nom de Damouchari. On y trouve de jolies petites maisons avec dont la toiture est faite de tuiles caractéristiques que l’on observe dans les maisons du coin. Il y a bien une plage à Damouchari, mais elle trop fréquentée à mon goût et les fonds marins n’en valent pas la peine à vue d’œil. Je suggère donc à Yann de poursuivre notre chemin en grimpant une autre falaise dont la pente et la hauteur sont plus accentuées que la précédente. Nous souffrons pas mal de cette chaleur caniculaire, la montée se fait un peu plus rude et notre respiration plus haletante. Peu importe, nous continuons et descendons de l’autre coté jusqu’à une sublime petite crique. Certes, il n’y a pas de plage mais les fonds semblent beaucoup plus riches et le cadre me plaît. Je convaincs Yann de s’installer ici et me jette aussitôt à l’eau pour découvrir les lieux. Quelques jolis poissons ça et là, mais pas de quoi jubiler ! L’eau est profonde et à plusieurs reprises je me glisse entre les interstices séparant de rocs pour voir si une faune plus abondante ne s’y dissimule pas. Ce qui devait arriver, arriva ! A force de me faufiler dans d’étroits passages, je finis par bousculer un oursin avec ma main droite et me voilà avec quelques épines dans les doigts. Je parviens à les retirer toutes sans les casser à quelques exceptions près. Peu après je reviens sur la terre ferme, la main un peu engourdie. Par la suite, nous décidons de retourner à la plage de Damouchari car Yann ne se sent pas très à l’aise ici étant donné que l’accès à l’eau n’est pas très facile puisqu’il s’agit de rochers glissants sur lesquels il est difficile de prendre prise, et d’autre part le fond marin est directement profond. En remontant par le chemin, j’assiste l’espace d’un instant à la fuite d’un petit serpent effrayé qui se faufile entre les jambes de Yann. On est resté médusé pendant quelques instant, d’autant plus que Yann pense lui avoir marché dessus ! Sur la plage de sable de Damouchari nous ne sommes plus seuls et les poissons ne s’aventurent presque pas vers cette plage. Cependant nous y restons jusqu’en fin de soirée. Rentré au camping, après une bonne douche bien méritée, nous partons en quête d’un restaurant pour notre dernier dîner. Au menu : pizza ! Pas très exotique, mais au moins on sait à quoi s’attendre. On fait alors un petit bilan de ce voyage que l’on a partagé. Pour être bref, c’était une bonne expérience et même si une grande amitié n’est pas née, ce fut un plaisir de partager cette aventure avec l’autre.
13 Juillet 2005
Très tôt levés nous prenons le premier bus pour Volos dans lequel je sommeille pendant presque toute la durée du trajet pour récupérer de la nuit précédente qui fut assez courte. Arrivé à Volos, nous faisons quelques provisions et partageons notre dernier repas sur le banc d’un jardin public. Pour ce dernier repas : une petite salade Grecque maison accompagnée - pour la quatrième et dernière fois du séjour - d’une petite bière Grecque que j’avais acheté pour l’occasion. Ensuite nous repartons vers la station où me quitte Yann qui retourne à Athènes pour prendre l’avion le surlendemain. Je le remercie vivement d’avoir partagé ce voyage avec moi et je garderai longtemps le souvenir de tous les moments passés ensemble (pas de mauvaise interprétation SVP). De mon coté, je continue mon périple et pars pour le Nord-ouest du pays à Ioannina. Cette destination joue le rôle d’escale avant de visiter Parga et surtout Corfou, dernier acte de mon aventure. A Ioannina, je longe le lac à la recherche d’un endroit où déposer mon sac. Je finis par l’abandonner dans un coin paumé en l’enfouissant dans les hautes herbes, le temps pour moi de visiter tranquillement la vieille ville. L’ancienne ville est cernée d’une enceinte fortifiée encore à peu près intacte. A l’intérieur on y trouve quelques vieilles mosquées et autres vestiges pas vraiment attrayants. Heureusement le coucher de soleil noyant la ville dans un bain de lumière vint enjoliver les couleurs ternes des façades usées par le temps. Vu des remparts qui dominent la ville, le spectacle est encore plus surprenant et j’assiste jusqu’à la dernière seconde à l’inexorable défaite du soleil qui s’effondre et s’évanouit derrière le relief vallonné qui entoure le lac. Je dois revenir à l’endroit où j’ai laissé mon sac pour m’assurer de le retrouver avant qu’il n’y ait plus assez de clarté pour se repérer. Je décide de m’installer ici, à l’abri d’un arbre et masqué par les hautes herbes sauvages. Après avoir englouti mes dernières provisions, j’étends mon matelas et mon duvet sur le sol. C’est la première fois du séjour que je fais du camping sauvage. Dans la nuit, des petits craquements se font entendre et éveillent ma curiosité. Je ne suis pas seul. Dans l’obscurité au milieu des broussailles, 8 yeux en amandes me fixent. J’essaye à plusieurs reprises de m’approcher de ces petits chatons, mais ceux-ci - un peu trop froussards ou très prudents – préfèrent s’enfuir au moindre mouvement de ma part. Jusqu’à 4 heures du matin, la musique des bars et discothèques environnantes m’empêche de dormir paisiblement et je du prendre mon mal en patience. Je m’endormi alors tant bien que mal aux cotés de mes quatre nouveaux compagnons.
14 Juillet 2005
Je me lève les cheveux hirsutes en m’emmitouflant dans ma polaire…j’ai froid ! Pourtant après avoir plié bagage et repris ma route, une enseigne avec affichage à quartz m’indique que la température est tout de même de 18°C ! Je ne tarde pas à quitter la ville en prenant le bus pour Parga. Arrivé là-bas, je fais quelques provisions avant d’entreprendre la visite de la ville. Parga est un joli petit port s’étalant autour d’une crique et dominé par une vieille citadelle en ruine. On oublie assez rapidement tout ça en observant l’impressionnant flot de touristes qui se déverse sur les plages. Il est vrai que les plages ne sont pas très grandes mais il y a beaucoup trop de touristes à mon goût, autant retourner à Saint-Tropez ! La citadelle n’a pas grand intérêt puisqu’il n’en reste pas grand chose. Par contre la vue sur la crique est agréable, cela donnerait presque envie de plonger directement dans cette eau turquoise. Je redescends à la plage pour me baigner un peu. En nageant à la surface, l’eau est un peu plus froide qu’ailleurs en Grèce. Mais c’est en plongeant en profondeur que la température diminue extrêmement si bien que mes muscles se sont tétanisés ; j’ai bien cru que j’allais avoir une hydrocution. Le reste de mon après-midi n’est pas très constructive et je finis ma journée en mangeant à l’abri sous ma tente car pour la deuxième fois de mon séjour, il pleut. La pluie vient s’abattre sur la toile imperméable pendant près d’une heure et sans interruption. J’en profite pour établir les lieux que je désirerai visiter sur Corfou. Espérons que la masse de touristes qui s’y rend chaque année ne gâchera pas le plaisir du voyage.
15 Juillet 2005
Il me faut peu de temps pour prendre mes affaires et quitter le camping de Parga, non mécontent de quitter cet endroit trop fréquenté. Lorsque j’arrive à la station de bus, j’apprends que le bus suivant ne part que dans 3h ! Je retourne sur la plage en attendant que le temps passe. A 13h, mon bus arrive enfin. Ce qui est amusant dans les bus Grecs, les numéros de places ne sont jamais au même endroit : une fois au plafond, d’autres fois sur l’accoudoir, sur le dossier du siège d’en face, ou bien vers la fenêtre, ou encore sur l’appui tête…Si ça continue on va devoir les lire sous les sièges !!! A Igoumenitsa, je me dirige vers le quai d’embarquement où je prendrai un ferry pour aller sur Corfou. La température est de 35°C. Cependant je ne souffre pas de cette chaleur. Je crois que je m’habitue au climat estival de la Grèce où les températures varient entre 32 et 37°C au milieu de la journée. Me voici maintenant sur un ferry faisant route vers Corfou. J’ai un petit pincement au cœur en pensant que dans quelques jours je prendrai un ferry semblable mais pour rentrer en France cette fois-ci. Que dire de « Kerkyra », Corfou ? Cette ville a vraiment un charme. Ses petites ruelles, ces places fleuries dont une esplanade de toute beauté, ces grandes avenues sans trottoirs où flânent les passants…tout cela est non sans nous rappeler un petit air Vénitien. Dommage que les façades des maisons soient souvent dégradées à cause du temps, mais d’un autre coté ça leur donne un charme supplémentaire. La vieille forteresse vaut le détour avec ses petits musées et surtout sa vue imprenable sur la ville. De retour à la station de bus je fais la connaissance d’un étudiant Tchèque de 19 ans nommé Philippe qui travaille en Grèce pour ses vacances. Nous discutons pas mal ensemble tandis que nous attendons nos deux bus respectifs. Il me parle de son pays et aussi de sa petite amie qui lui a offert un coussin sur lequel y est inscrit « sweet dreams », et juste au-dessus sont cousus deux petits nounours en peluche qui l’accompagnent pendant chacune de ses nuits. Je dis au revoir à mon ami de passage et prends mon bus pour Dassia. Là-bas, il me faut parcourir encore 2 ou 3 km avant d’arriver au camping. Là, je sympathise avec mes voisins qui sont 4 Français âgés de 23 ans, séjournant sur l’île de Corfou pour quelques jours. La nuit est douce et agréable. Je m’endors paisiblement.
16 Juillet 2005
Aujourd’hui, rien de tel qu’un peu de marche pour se revigorer. Je vais tenter l’ascension du Mont Pantocrator, le plus dur étant de trouver comment y accéder. A première vue, Vigla – un petit village en hauteur dominant Agni Bay et Kouloura – semble le point de départ le plus approprié pour cette balade. Qu’il en soit ainsi ! Je prends donc le bus pour m’y rendre. Je grimpe à travers le village en espérant de trouver un accès pour le Mont Pantocrator. Je dois suivre une route mais très peu fréquentée, pour ne pas dire pas dire pas du tout. Les petits villages que je traverse sont de plus en plus authentiques. Quand on leur dit « Kalimantan », les gens vous rendent la pareil en souriant. On est bien loin de Parga où l’on crache à vos pieds parce que vous avez refusé poliment de prendre un de ces satanés parasols&chaises longues pour la modique somme de 8 € ! Ici tout est calme, vert, fleuri et l’on s’émerveille à chaque instant en passant dans ce chemin bordé de cyprès et d’oliviers. Du coup on oublie que ça grimpe et on ne prête guère attention à la chaleur qui règne ici. Au bout d’un moment le sentier devient caillouteux et les paysages se font plus arides. A partir de cet instant je n’ai croisé qu’une seule personne pendant 3 h ; c’était un touriste d’environ la soixantaine qui faisait un footing !!! Un peu inconscient sous cette chaleur et en étant seul qui plus est ! Sur ce sentier il y a pas mal de sauterelles Grecques. Ce sont des sauterelles High-tech car elles disposent de petites ailes pour se déplacer dans les airs sur de grandes distances. Ce qui est agaçant, ce sont les mouches qui sont nombreuses et qui ne cessent de vous harceler, surtout lorsque l’on transpire. Finalement j’aboutis sur un mont qui se trouve en face de ce qui semble être le Pantocrator. Même si je ne suis pas au point culminant de l’île, je dois bien être au 2ème ou au 3ème le plus haut car la vue est dégagée et on peut voir à 360° autour de nous un panorama qui vaut le coup. Pour accéder à ce mont, je dû couper à travers le maquis en prenant garde à ne pas marcher sur des serpents car j’étais seul dans un endroit isolé et en short par-dessus le marché ! En descendant de l’autre coté, je désespère de trouver le bon chemin pour rentrer car celui-ci s’arrête à une sorte de bergerie avec un enclos à méchoui. Les pauvres petites bêtes ont l’air d’être effrayées de me voir et se bousculent au fond de leur enclos. Je suis pourtant bien plus préoccupé à essayer de trouver mon chemin plutôt que de penser à faire rôtir un de ces moutons sur un bon feu de bois. Au moment où je me crois contraint de devoir rebrousser chemin, j’aperçois un autre sentier en contrebas, derrière une étendue de fougères…et c’est là qu’on peut employer à juste titre l’expression qui me fait bien délirer : « ça gère la fougère ! ». Je traverse à nouveau le maquis en sautant de rocher en rocher pour mieux distinguer les serpents des « non serpents ». Je prends ensuite le sentier qui descend doucement vers la mer du coté de Kassiopi. Au total, pas loin de 5 heures de marche pour à peu près une vingtaine de kilomètres en comptant les détours. Kassiopi est un petit port agréable, et malgré la forte présence touristique, le paysage n’est pas complètement défiguré. J’y reste 2 heures le temps de manger et de visiter un peu. On notera la présence d’un magasin en face de l’arrêt de bus qui fit sourire beaucoup de touristes Français de par son nom : « The big bite ». Je rentre alors en bus où j’y retrouve les trois Françaises avec lesquelles j’avais voyagé à l’aller ce matin même. J’en profite pour prendre quelques conseils sur Paleokastritsa. Il est 17h30 passé, je finis tranquillement ma journée au bord de la piscine.
17 Juillet 2005
Cette nuit les moustiques ne m’ont pas épargné. Et pour cause ! La fermeture éclair de la tente refusait de se fermer correctement si bien qu’une vingtaine de moustiques se sont introduits dedans pour me tenir compagnie et me souhaiter une bonne nuit. En quittant le camping, la réceptionniste n’esquissa pas le moindre sourire et affichait plutôt une mine d’enterrement comme si elle venait d’apprendre le décès de sa sœur…J’apprécie beaucoup les gens aimables comme cela. Départ pour Corfou pour aller à Paleokastritsa dans un deuxième temps. Je rencontre une jeune Néo-Zélandaise dans le bus. Elle vient d’achever ses études et parcourt découvrir la Grèce pendant deux semaines. Paleokastritsa : « un must de l’île ! » soulignait le guide. Tu parles d’un must ! Une crique dans laquelle les bateaux circulent constamment, surtout pour les loisirs comme le ski nautique, etc… les plages sont aussi bondées de touristes qu’à Parga et jolies constructions en béton viennent défigurer le site ! Ah, j’oubliais…le monastère du coin est cerné de boutiques en tout genre, sans parler des bus qui s’arrêtent juste devant. Bref, Paleokastritsa : « un refuge à touristes ! ». Bien sûr dans les magasins on parle l’anglais couramment, les serveurs sortent le costume et la cravate, on nous fait un grand sourire niais quand on passe devant une enseigne…tout ceci est très naturel évidemment ! Enfin, je suis quand même allé me baigner dans une eau glaciale, si froide que je ne pu rester plus d’un quart d’heure dans cette eau qui devait être à moins de 15°C ! La famille de Français qui se trouve à coté de moi me le confirme et ose à peine y tremper les pieds. Je discute un peu avec eux et ils me parlent notamment de Glyfada en ventant la beauté du site. Ils ont deux enfants âgés de 5 et 8 ans dont je surprends quelques dialogues amusant lorsqu’ils jouent dans le sable. En creusant dans le sable, la petite fille lance : « C’est un gros caillou ! » et son frère réplique aussitôt : « Meuh non, c’est un caillou moyen ! ». Un peu plus tard le garçon brandit un petit crustacé, en scandant fièrement : « regardez, j’ai trouvé un lézard-l’hermite ! ». Creusant toujours, il dit un peu plus tard à sa sœur : « On va vider les cailloux. », et à sa sœur de lui répondre : « mais ça veut rien dire ce que tu dis ! ». Ils sont trop adorables…Et le père me dit cette jolie phrase : « Je crois que la plus belle chose que l’on puisse offrir à ses enfants, c’est les voyages ! ». Je suis d’accord avec lui sur ce point, à ceci près qu’il s’agit du plus beau cadeau que l’on puisse leur offrir après l’amour que peuvent porter des parents pour leurs enfants. Il est vrai que lorsque l’on fait découvrir d’autres pays, d’autres cultures à ses enfants, on leur apprend beaucoup sur le sens de la vie. Je crois que l’on a une autre perception du monde lorsqu’on a voyagé. On acquiert une ouverture d’esprit en s’intéressant au monde qui nous entoure plutôt que vivre dans sa petite bulle. En rentrant au camping je mange ma ration de raviolis pour me changer des pâtes, seul aliment qui composait mes repas chauds durant le séjour.
18 Juillet 2005
Je quitte le camping de Paleokastritsa et son aimable gérant qui fut d’ailleurs le seul à me sourire et à me souhaiter bonne chance pour la suite. Après un changement obligatoire par Corfou, me voilà à Pelekas. Je grimpe jusqu’au village possédant quelques recoins charmants ; mais dès qu’on commence à descendre vers la plage, les boutiques et divers attrapes-touristes s’entassent le long de la route principale. Les touristes du coin ne sont pas du genre routard car lorsqu’une dame du village me demande ce que je cherche, elle me regarde avec des yeux ronds de merlan frit quand je lui réponds que je désire simplement découvrir cet endroit…à croire que je venais d’une autre planète. Je continue ma descente, un peu inquiet d’être tombé à nouveau dans une usine à touriste. Mes doutes se confirment lorsque l’accès à la plage se fit en de perdant dans un labyrinthe de restaurants et d’hôtels s’étalant le long de la côte à la manière d’un gigantesque filet de pêche à touriste. Je me faufile entre les mailles du filet pour parvenir à hauteur de la plage en s’efforçant vainement de faire abstraction de ce parc à touriste. Quelqu’un m’aborde et me demande combien coûte mon sac-à-dos. Trouvant sa question étrange, je comprends très vite qu’il est seul et qu’il veut simplement discuter. Il est Macédonien et est âgé de 34 ans. On partage nos expériences en matière de voyages. Il me conseille fortement la Croatie et la Bulgarie en m’avertissant que cette dernière était une nation assez instable. L’après-midi s’écoule plus tranquillement en alternant baignade et discussion sur la plage. N’étant pas décidé à me prélasser le reste de mon avant dernière journée sur une plage à touriste, je décide de visiter le village de Sinaradès qui se situe à 7km de là selon les dires de mon ami Macédonien. Je fais mes adieux à ce dernier et entame la lente montée sillonnant jusqu’à Pelekas ; ce qui n’est pas aisé vu la raideur de la pente, la chaleur et avec un sac de plus de 20 kilos sur le dos dont les bretelles vous scient les épaules en frottant les grains de sable collés à la peau. Arrivé au niveau de Pelekas, la balade devient plus facile et je parcours en une heure les cinq kilomètres restant en prenant le temps de regarder quelques belles maisons. Sinaradès est un joli petit village aux couleurs chatoyantes, souvent ocre mais parfois voyantes comme en jaune vif ou même rose fluo. C’est d’autant plus appréciable que les rares touristes ne font que traverser le coin en scooter ou en quad s’en s’y arrêter ; on se sent alors dans un lieu plus authentique. A rester là à contempler le paysage, le temps passe vite et il serait peut-être temps de prendre une décision pour choisir où dormir. Le plus simple est de revenir à Dassia, au camping Dionysus car c’est l’endroit le plus proche de Corfou. J’attends donc à l’arrêt de bus, posant mon sac-à-dos en retrait. Tout à coup une voiture de touristes Allemands s’arrête à ma hauteur en me prenant pour un habitant du coin et me demande leur chemin. Par chance je connais l’endroit où ils désirent se rendre et leur indique la route à suivre. Allez donc savoir pourquoi, quelques minutes plus tard, ce sont deux autres touristes en scooter qui me demande aussi un renseignement. Là aussi je montre la bonne direction à prendre, m’aidant des panneaux écris en Grec. Ce petit jeu commence à m’amuser ! Un peu plus tard une étudiante - accroc au portable – me rejoint pour attendre son bus, suivie d’un autre homme dont la bedaine est moulée dans un T-shirt orange fluo n’ayant pas été lavé depuis des jours probablement. Et voilà que ce bon monsieur - dont la bouche était déformée par un rictus bizarroïde – se met à avoir une manie assez dérangeante : Il se triture continuellement le **** - enfin, vous voyez ce que je veux dire ! - en alternant main droite/main gauche. C’est d’autant plus perturbant qu’une bosse est visible dans son short, au niveau de l’entrejambe. Et puis au bout d’un moment, voilà que notre petit bonhomme étrange repart avant même que le bus arrive. Peu après, le bus arrive et je retourne au camping de Dassia où la réceptionniste me reconnaît. Je m’installe au même endroit que la fois précédente et mange un plat de pâte pour la dernière fois du séjour…ça sent la fin des vacances !
19 Juillet 2005
Date fatidique. Tranquillement je quitte le camping et m’en vais pour Corfou afin de me promener dans les quelques petites ruelles que j’aurai omis de visiter et surtout pour ramener quelques cadeaux souvenirs à la famille. Bien entendu, ce n’est pas facile de trouver à la fois quelque chose d’original et évoquant la Grèce. Après les emplettes, je grignote un petit quelque chose avant de prendre le ferry pour Igoumenitsa. J’attends plusieurs heures assis sur un banc dans un petit coin de verdure près du port d’Igoumenitsa en attendant qu’une presse internationale ouvre pour m’acheter de quoi lire sur le trajet du retour. Un homme au teint basané m’aborde pour me demander € en prétextant en avoir besoin pour acheter son ticket alors qu’il était venu me voir juste avant pour me demander si je n’avais pas une cigarette ; et que d’autre part un gigantesque panneau publicitaire affichait en gros derrière moi que le paquet de cigarette d’une certaine marque était à 1 €. Ayant bien compris la vraie motivation de sa requête, je lui cède tout de même cet argent puisqu’il me l’avait demandé si aimablement…et puis après tout, qu’est-ce qu’un euro ? Un peu plus tard voilà que notre homme réapparaît, mais cette fois-ci pour s’asseoir à coté de moi et entamer la conversation. Tant mieux, rien ne me fait plus plaisir ! Et puis rien de tel que discuter pour tuer le temps. Je ne sais pas comment il s’appelle, mais qu’importe… Il est Tunisien et est âgé de 25 ans. Il m’explique - dans un Français mêlé à de l’Anglais et un peu d’Italien - qu’il voyage pas mal et qu’il a visité l’Autriche, l’Italie, la France, la Bulgarie, l’Albanie et la Grèce. J’apprends au fil de la discussion qu’il a quitté son pays à 14 ans et qu’il voyage clandestinement pour trouver du travail. Il me narre comment il se débrouille pour se faufiler sous un camion et entrer incognito dans un ferry ; ses déboires avec la police Italienne l’obligeant à plonger dans l’eau pour se cacher derrière un bateau, trempant de ce fait son portefeuille dans lequel se trouvait la photo de son fils. Il me montre cette photo abîmée dont on devine à peine le visage d’un adorable bébé métisse. C’est la seule photo qu’il possède de cet enfant âgé maintenant de 6 ans vivant en Italie avec sa mère. Il me dit qu’il reviendra en Tunisie après la coupe du monde…enfin, il ne sait pas exactement…peut-être ou peut-être pas…le temps le lui dira... Et mon ami Tunisien s’éclipse aussi discrètement qu’il était venu en me faisant un signe de la main, préoccupé par le moyen de s’infiltrer dans un camion le plus sûrement possible. Quoique il n’a pas de soucis à se faire puisqu’il s’agit du départ. C’est en arrivant en Italie que ce sera plus difficile. Il m’a même raconté qu’un jour sur le quai de débarquement, un capitaine lui avait dit : « no documents ? It doesn’t matter, you could hide in a truck tomorrow ! ». Ainsi vont les choses... Encore une rencontre intéressante que je ne suis pas prêt d’oublier et que je n’aurai sans doute pas pu faire ailleurs. De mon coté je pars m’acheter un journal à la presse au lieu de choisir un livre car ils sont tous à 13 €, en Anglais comme en Français. J’achète un sandwich et je m’assied sur le quai après avoir modifié mon billet puisque j’étais censé partir de Patras. Sur le quai, je contemple mélancoliquement mon dernier coucher de soleil en Grèce. Au loin, un navire de pêche passe tandis que je me laisse bercer par la douce mélodie que je joue à la guitare un autre voyageur assis un peu plus loin sur le quai. Alors que le soleil vient de glisser doucement dans l’océan, l’imposant bâtiment illuminé comme un sapin de Noël arrive lentement dans l’embouchure du port, laissant derrière lui la traînée d’un discret sillon. Peu de temps après j’embarque sur le ferry, laissant derrière moi la Grèce, le port d’Igoumenitsa et sa route éclairée serpentant dans le flanc des montagnes tel un dragon de feu…
20 Juillet 2005
Il y a eu beaucoup de vent cette nuit. Pourtant cela ne m’a pas empêché de passer la nuit sur le pont jusqu’au lever du soleil. Lentement le soleil reprend sa place dans un ciel azuré, et lentement notre ferry s’approche des côtes Italiennes. N’ayant plus guère de provisions, je dois me contenter de quelques biscuits en guise de petit-déjeuner, puis du reste des biscuits avec deux nectarines pour le déjeuner. Une vieille ville un peu en hauteur, bâtie sur le pourtour de la côte, avec des maisons dans un style bien Italien ; nous sommes à Ancône. Je ne me souviens pas que la ville avait tant de charme. Je n’y avait probablement apporté guère d’attention à l’aller car j’étais beaucoup trop préoccupé par le fait de retrouver Yann en Grèce, et j’étais sans doute un peu tendu à l’idée de ce premier voyage sans être sous la tutelle de quelqu’un. Mais maintenant c’est différent ! En débarquant je vois la police contrôler chaque camion. A cet instant je pense à mon ami Tunisien en espérant qu’il ne se trouve pas dans un de ces convois où qu’ils ne détectent pas sa présence. En y repensant, j’aurai pu lui proposer de prendre le même ferry que moi en se cachant dans un camion et en sortir la nuit pour me rejoindre sur le pont. Ainsi le lendemain il aurait débarqué avec moi comme un simple passager, en faisant mine de discuter…Je suis sûr que ça aurait marché ! Il ne contrôle pas les passagers qui descendent par le débarcadère pour piétons. Enfin, qu’importe ! Maintenant il est trop tard… Je me dirige vers la gare pour prendre mon billet. Le premier train m’emmène à Padoue sans problème. J’attends ensuite mon deuxième train qui doit partir vers 23h pour arriver le lendemain à Nice. Je suis impatient qu’il soit là car je suis épuisé et j’ai besoin de sommeil. Malheureusement lorsque celui-ci arrive, je comprends tout de suite qu’il me sera impossible de prendre du repos. Le train est tellement bondé qu’on parvient à peine à y trouver une place debout ! Nous tenons à quinze dans le ridicule petit espace qui se trouve entre la porte du wagon, les toilettes et la double porte permettant d’accéder à l’autre wagon…et je ne vous parle pas de la bonne cinquantaine de personnes qui se trouvent dans le minuscule couloir de ces wagons corail !! Les gens qui souhaitent aller aux toilettes doivent s’y refuser à moins qu’ils soient à proximité, et encore ! C’est un véritable parcours du combattant où ils doivent enjamber les sacs, se faufiler entre deux personnes, etc… Parfois entre deux stations, je trouve suffisamment de place pour m’asseoir une dizaine de minutes ; mais il me faudra attendre 4h00 du matin avant que les places ne se libèrent vraiment ! A partir de cet instant, je prends mon matelas, l’étends dans le couloir avant de m’affaler dessus et de sombrer dans les bras de morphée…
21 Juillet 2005
Vers 8h00, j’émerge difficilement de cette courte nuit et je me prépare à débarquer à Nice. Une fois arrivé je passe quelques coups de téléphone à la famille avant de me réalimenter dans un distributeur automatique. Sur le trajet entre Nice et Toulouse je fais la connaissance d’un habitant des TOM, de Mayotte plus précisément. Il est patron d’un petit commerce sur l’île. Il me parle de sa vie là-bas sur l’île. C’est intéressant de voir leur philosophie de vie. Chez eux, tout le monde se connaît dans le village ; il n’y a pas vraiment de vie privée. C’est un esprit très convivial où tout le monde s’entraide, s’invite. Ils ne sont pas sans cesse penchés par-dessus leur montre, ils vivent au jour le jour, chacun à son rythme. A Toulouse, je prends immédiatement le métro pour arriver au terminus de Basso Combo. Là, je cherche désespérément une cabine téléphonique pour que quelqu’un vienne me récupérer. Malheureusement depuis l’hégémonie du téléphone portable, le nombre de cabine téléphonique a diminué d’une façon phénoménale et ça devient de plus en plus difficile d’en trouvé aisément. Je décide donc de rentrer à pied chez mes grands-parents, ce qui me prendra presque 2 heures. C’est ainsi que s’achève ce long périple, le sac-à-dos sur les épaules, des images et des souvenirs plein la tête, avec dans le cœur un peu d’amertume. A quand le prochain voyage ?
Remerciements :
- Tous les routards de toutes nationalités, de tous pays pour leur contribution à mon épanouissement culturel et pour avoir partagé quelques bons moments ensemble. - Yann pour avoir partagé ce fabuleux voyage avec moi, sa compagnie agréable et son amitié. - Mes parents pour m’avoir soutenu financièrement et pour leur confiance en moi. - Rolland pour son Muscat Hongrois. - Elsa pour nous avoir payé un coup à boire. - La colo Française pour nous avoir collé pendant presque une semaine, pour sa compagnie sympa et ses soirées animées. - Philippe pour m’avoir indiquer où déposer ses bagages à Corfou. - La mer, l’eau…parce que c’est mon élément ! Et puis aussi pour m’avoir bouché l’oreille gauche pendant plus de deux semaines. - Les pigeons dans les gares, pour m’occuper à les observer pendant les transits. - Ma tente pour avoir tenu le coup. - Les Grecs pour leur accueil. Je n’oublierai jamais leurs longues heures de sieste, les coups de klaxon des voitures, le café froid et le papier toilette qu’il faut jeter dans la corbeille au lieu de le mettre dans la cuvette. - La caille inconnue pour avoir posé pour nous au Cap Sounion. - Les moustiques pour leurs animations nocturnes.
Hôtel el Pueblo Tamlet (Agadir) English translation pending
Hello. Avis à tous ceux qui ont séjournés au El Pueblo Tamlet à Agadir : quelles sont vos impressions positives et négatives ? Repas, propreté, plages, ambiance ... Je pars le 09 août ...
Frontiere Argentine- Chili English translation pending
Bonjour a tous,
N oubliez pas ! l hiver est deja arrivé en montagne ...donc pour toutes les liaisons entre les deux pays, bien se renseigner avant de partir.....ca ne sert a rien de rester bloqué dans un bled en attendant que la neige se tasse !
En ce moment sur la N 7 entre Mendoza et Santiago de Chile, la circulation est coupee . Les camions attendent a Uspallata !
Dans la vallee a Uspallata, 700 camions attendent la fin de la tombee de la neige et le debut du deneigement pour pouvoir passer la frontiere vers le Chili ! A bientot ! Herge !
N oubliez pas ! l hiver est deja arrivé en montagne ...donc pour toutes les liaisons entre les deux pays, bien se renseigner avant de partir.....ca ne sert a rien de rester bloqué dans un bled en attendant que la neige se tasse !
En ce moment sur la N 7 entre Mendoza et Santiago de Chile, la circulation est coupee . Les camions attendent a Uspallata !
Dans la vallee a Uspallata, 700 camions attendent la fin de la tombee de la neige et le debut du deneigement pour pouvoir passer la frontiere vers le Chili ! A bientot ! Herge !Embarquer un vélo en avion English translation pending
Cet été je suis parti en Finlande avec mon fidèle vélo, j'ai embarqué avec Air France et j'ai eu la très désagréable surprise de me faire dépouiller de 300 euros en plus du prix du billet d'avion à l'aller et au retour car j'étais en excès de poids par rapport aux bagages. Le vélo pesant déjà 20 kg je ne vois pas comment ne pas dépasser la franchise des 25-28 kg tolérés en soute + les 12 kg en cabine (1 seul sac admis).
J'ai déjà plusieurs fois pris l'avion auparavant avec mon bi-clown et à chaque fois cela s'est bien déroulé. Avez-vous des astuces ou des témoignagnes concernant l'embarquement d'un vélo en avion ? J'ai adressé un courrier de réclamation à Air France et obtenu une réduction sur un billet pour un montant de 75 euros valable 1 an, c'est déjà ça mais cela ne règle pas mon problème...
En lisant les nombreux et passionnants articles de ce forum j'ai l'impression d'être la seule pomme à m'être fait éplucher par une Cie aérienne.
J'ai déjà plusieurs fois pris l'avion auparavant avec mon bi-clown et à chaque fois cela s'est bien déroulé. Avez-vous des astuces ou des témoignagnes concernant l'embarquement d'un vélo en avion ? J'ai adressé un courrier de réclamation à Air France et obtenu une réduction sur un billet pour un montant de 75 euros valable 1 an, c'est déjà ça mais cela ne règle pas mon problème...
En lisant les nombreux et passionnants articles de ce forum j'ai l'impression d'être la seule pomme à m'être fait éplucher par une Cie aérienne.
Retour du Playa Pesquero English translation pending
Quelle merveilleuse destination que le Playa Pesquero a Holguin. Pour commencer et bien sachez que j étais au Pesquro du 7 au 14 janvier et qu a aucun moment je n ai manquer d eau . Ils avaient fermer le costa verde ce qui faisait qu en plus d avoir 4 souper a la carte, on pouvait en réserver 2 autres de plus a cette hotel. Comme les restos sont nombreux, je n y suis pas allé et je n ai pas pu essayer tout les restos du Pesquero puisque le midi certain offre une spécialiter ou un buffet pour la suite se transformer en resto a la carte le soir. J ai adorer le romantico ou il y avait un pianiste qui jouait et certain clients danser ce qui était tres romantique. Au gondola ou j ai manger le filet de sole qui etait d ailleurs exquis j ai eu droit a un violoniste qui m a jouer la chanson My Way de Frank Sinatra au début j étais un peu timide mais j ai adoré. La température etait magnifique. Une seule journée nuageuse avec de la pluie mais j en ai profiter pour allé a Guardalavaca en petit train pour faire quelque cadeau mais ce n est pas nécessaire puisque les memes marchands se rende sur le site du pesquero et c est le meme prix alors.... Mais j ai quand meme pu comparer les 2 plages et je dois dire que j ai beaucoup plus aimer celle du Pesquero. Les spectacles je dois dire correct sans plus, mais ca finis quand meme bien la soirée. La piscine IMMENSE J ai fait comme excursion les dauphins et ne faites pas la meme gaffe que moi .... L excursion des dauphins ils y en a trois 1- celle que j ai fait les dauphins 20 minutes 89 pesos.
2- celle avec les dauphins 20 minutes plus le repas de langouste
3- Une journée complete comprenant la plonger en apnée, l équitation, spectacle avec une genre de tribu, souper ect.... Celle ci ne coute que 20 pesos de plus je crois, mais au moin tu en as pour ton argent. Bien sur il n en parle pas... Lorsque j ai demander pour les dauphins elle m a vendu celle qui a mon avis leur rapporte beaucoup plus. Donc ci vous en avez envies prenez le temps de feuilleter le cartable de Nolitour et dites a la représentente que vous voulez la journée complete.
J ai quand meme adorer et ci c était a refaire je le referais Une fois dans une vie ca vaut quand meme le prix .J ai completement retomber en enfance et les dauphins sont tellement gentils Ils nous donnes des bizous et nous font faire comme du ski nautique sur leurs nez Completement fou!!!! Il y a un photographe sur place qui prend les photos des bizous ect... C est 5 pesos chaqune et ca vaut la peine, c est un tres beau souvenir. Si quelqu un vous accompagne pour prendre des photos et bien ils chargent 20 pesos. Je dois dire que c est vraiement l excursion qui coute le plus cher et dure le moin longtemps.
J ai fait la journée en catamaran au coucher du soleil Tres le fun La préferer de mon t chum Ca bouge pis pas a peu pres. Bar open, plonger en apnée avec un guide qui prend vraiement le temps de t explique si c est la premiere fois et j ai vu de tres beau poissons J ai la piqure et je pensse meme m acheter un équipement. J y ai retourner le lendemain avec Mettalica au large avec un pédalo et c était vraiement le fun Bourget était de la partie aussi et le fils de Métallica Merci de m avoir donner la piqure de la plonger!!!!!!!!
J ai fait du cheval 4 pesos pour 1 heure. Le guide était tres gentil et pas dérangant pas 5 cent Ils se tenait a l arriere et était tres discret Ils nous a apporter sur le bord de la plage ou il m a demander ma caméra et a pris des photos de moi et mon t chum J ai bien aimer.
J ai aussi été en vélo dans le petit village pres de l hotel ou j ai distribuer vetement et jouets Les gens sont des plus sympatique et n hésite pas a faire visiter leurs maisons sans qu ont leur demande rien Ils nous font signe d avancer et ont toujours un grand sourire et une tres belle attitude.
Je recommende l endroit a 100% Meme au gens qui sont le plus difficile Je peux pas voir ce qu ont peu avoir de mieux.Tout était bien et le service tres rapide. Il n y a qu au bar ou c est un peu plus long mais ont est en vacance donc pas de panique......
Si vous avez des questions particuliaire il me fera plaisir d y répondre au meilleur de ma connaissance et merci au forum pour toute les réponses a mes questions et de m avoir fait découvrir holguin et playa Pesquero Je pensse meme y retourner avec mon fils l année prochaine alors c est pour dire comme j ai apprécié....
Merci encore et salut a Mettalica et Bourget qui était au Pesquero en meme temps que moi et que j ai eu la chance de rencontrer la bas grace au forum😛
2- celle avec les dauphins 20 minutes plus le repas de langouste
3- Une journée complete comprenant la plonger en apnée, l équitation, spectacle avec une genre de tribu, souper ect.... Celle ci ne coute que 20 pesos de plus je crois, mais au moin tu en as pour ton argent. Bien sur il n en parle pas... Lorsque j ai demander pour les dauphins elle m a vendu celle qui a mon avis leur rapporte beaucoup plus. Donc ci vous en avez envies prenez le temps de feuilleter le cartable de Nolitour et dites a la représentente que vous voulez la journée complete.
J ai quand meme adorer et ci c était a refaire je le referais Une fois dans une vie ca vaut quand meme le prix .J ai completement retomber en enfance et les dauphins sont tellement gentils Ils nous donnes des bizous et nous font faire comme du ski nautique sur leurs nez Completement fou!!!! Il y a un photographe sur place qui prend les photos des bizous ect... C est 5 pesos chaqune et ca vaut la peine, c est un tres beau souvenir. Si quelqu un vous accompagne pour prendre des photos et bien ils chargent 20 pesos. Je dois dire que c est vraiement l excursion qui coute le plus cher et dure le moin longtemps.
J ai fait la journée en catamaran au coucher du soleil Tres le fun La préferer de mon t chum Ca bouge pis pas a peu pres. Bar open, plonger en apnée avec un guide qui prend vraiement le temps de t explique si c est la premiere fois et j ai vu de tres beau poissons J ai la piqure et je pensse meme m acheter un équipement. J y ai retourner le lendemain avec Mettalica au large avec un pédalo et c était vraiement le fun Bourget était de la partie aussi et le fils de Métallica Merci de m avoir donner la piqure de la plonger!!!!!!!!
J ai fait du cheval 4 pesos pour 1 heure. Le guide était tres gentil et pas dérangant pas 5 cent Ils se tenait a l arriere et était tres discret Ils nous a apporter sur le bord de la plage ou il m a demander ma caméra et a pris des photos de moi et mon t chum J ai bien aimer.
J ai aussi été en vélo dans le petit village pres de l hotel ou j ai distribuer vetement et jouets Les gens sont des plus sympatique et n hésite pas a faire visiter leurs maisons sans qu ont leur demande rien Ils nous font signe d avancer et ont toujours un grand sourire et une tres belle attitude.
Je recommende l endroit a 100% Meme au gens qui sont le plus difficile Je peux pas voir ce qu ont peu avoir de mieux.Tout était bien et le service tres rapide. Il n y a qu au bar ou c est un peu plus long mais ont est en vacance donc pas de panique......
Si vous avez des questions particuliaire il me fera plaisir d y répondre au meilleur de ma connaissance et merci au forum pour toute les réponses a mes questions et de m avoir fait découvrir holguin et playa Pesquero Je pensse meme y retourner avec mon fils l année prochaine alors c est pour dire comme j ai apprécié....
Merci encore et salut a Mettalica et Bourget qui était au Pesquero en meme temps que moi et que j ai eu la chance de rencontrer la bas grace au forum😛
J'habite à Playa del Carmen English translation pending
alors si vous avez des questions, n'hésitez pas. Mais soyez précis svp... De meme, je ne connais pas la couleur du couvre-lit de tel ou tel hotel... 😛
Amicalement
Philippe
Amicalement
Philippe