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Bonne ou mauvaise nouvelle du Maroc? English translation pending
Bonjour,
http://biladi.ma/1118128-maroc-le-ferry-biladi-saisi-au-port-tanger-med.html
En plein début de saison de la migration des cubes en plastique ??
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En plein début de saison de la migration des cubes en plastique ??
Inscription sur Warmshowers solidarité? English translation pending
Bonjour,
Je lis depuis plusieurs mois les posts du forum voyage à vélo et je me demandais si toutes les personnes passionnées de voyage à vélos étaient prêtes à accueillir des cyclorandonneurs et cela via une inscription à Warmshowers. Alors êtes vous inscrits (es) sur Warmschowers?
Je lis depuis plusieurs mois les posts du forum voyage à vélo et je me demandais si toutes les personnes passionnées de voyage à vélos étaient prêtes à accueillir des cyclorandonneurs et cela via une inscription à Warmshowers. Alors êtes vous inscrits (es) sur Warmschowers?
Quand commencer à réserver + expérience de la campagne japonaise? English translation pending
Bonjour
Je prévois un voyage de 3 semaines au Japon, j'ai quelques questions:
1) Quand faut il commencer à réserver l'avion? les hotels ? Je voulais commencer à réserver mais presque tout semblait complet, ce qui me semble assez étrange (date voyage: fin aout - septembre) je me suis dit que peut être il n'est pas possible de réserver trop tot ...
2) on m'a dit que la campagne japonaise c'était quelque chose, tout aussi dépaysant sinon plus que la ville au japon. En auriez vous fait l'experience et pourriez vous me conseiller sachant que :
Je pars 3 semaines, avec au programme pour l'instant : Tokyo et alentours, Kyoto, Nara, Hiroshima/Miyajima dont 2 semaines de Japan Rail Pass. j'aurais aimé pouvoir insérer un jour de campagne au moins.
3) pour Tokyo et alentours, je pensais consacrer 7 jours mais cela semble toujours trop court pour "tout" faire. Me conseillez vous de consacrer plus lontemps ? Quels sont les indispensables parmi : Kamakura Nikko Région de Mt Fuji et lacs, Mont Koya, Hakone ?
Merci mille fois
1) Quand faut il commencer à réserver l'avion? les hotels ? Je voulais commencer à réserver mais presque tout semblait complet, ce qui me semble assez étrange (date voyage: fin aout - septembre) je me suis dit que peut être il n'est pas possible de réserver trop tot ...
2) on m'a dit que la campagne japonaise c'était quelque chose, tout aussi dépaysant sinon plus que la ville au japon. En auriez vous fait l'experience et pourriez vous me conseiller sachant que :
Je pars 3 semaines, avec au programme pour l'instant : Tokyo et alentours, Kyoto, Nara, Hiroshima/Miyajima dont 2 semaines de Japan Rail Pass. j'aurais aimé pouvoir insérer un jour de campagne au moins.
3) pour Tokyo et alentours, je pensais consacrer 7 jours mais cela semble toujours trop court pour "tout" faire. Me conseillez vous de consacrer plus lontemps ? Quels sont les indispensables parmi : Kamakura Nikko Région de Mt Fuji et lacs, Mont Koya, Hakone ?
Merci mille fois
Vérification du trajet en 4x4 en Namibie avec deux jeunes enfants de 6 ans English translation pending
Bonjour à vous,
je prépare notre voyage en namibie pour aout prochain (je sais ca urge!). nous partons à 4 avec 2 enfants de 6 ans. j'ai commencé à écrire un parcours en 4x4, mais j'ai du mal à me rendre compte des temps de trajet alors si vous voulez bien me conseiller, ce serait génial !
J1 WINDHOEK J2 MARIENTAL J3 - 4 SESRIEM J5 NAUKLUFT J6 - J7 SWAKOPMUND J8 BRANDBERG J9 TWYFELFONTEIN J10 PALMWAG J11 OPUWO (je me demande si c'est indispensable ou si nous allons directement à etosha) J12-13-14 ETOSHA J15 GROOTFONTEIN
et ensuite je ne sais pas , je pense retourner sur windhoek et prendre l'avion jusqu'au chutes, et passer 3 jours dans le chobe puis retour à Windhoek , avant le retour en France.
autre chose: pour les nuits, est ce que les tentes sont réellement bien équipées pour les températures d'hiver de Namibie ?
merci pour vos conseils avisés. nathalie
je prépare notre voyage en namibie pour aout prochain (je sais ca urge!). nous partons à 4 avec 2 enfants de 6 ans. j'ai commencé à écrire un parcours en 4x4, mais j'ai du mal à me rendre compte des temps de trajet alors si vous voulez bien me conseiller, ce serait génial !
J1 WINDHOEK J2 MARIENTAL J3 - 4 SESRIEM J5 NAUKLUFT J6 - J7 SWAKOPMUND J8 BRANDBERG J9 TWYFELFONTEIN J10 PALMWAG J11 OPUWO (je me demande si c'est indispensable ou si nous allons directement à etosha) J12-13-14 ETOSHA J15 GROOTFONTEIN
et ensuite je ne sais pas , je pense retourner sur windhoek et prendre l'avion jusqu'au chutes, et passer 3 jours dans le chobe puis retour à Windhoek , avant le retour en France.
autre chose: pour les nuits, est ce que les tentes sont réellement bien équipées pour les températures d'hiver de Namibie ?
merci pour vos conseils avisés. nathalie
L'Andalousie, paysage ou patrimoine? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais bien partir en Andalousie pendant les vacances de Paques, donc faire les principales villes Cordoue, Séville et Grenade. Le problème c'est que j'ai peur d'etre déçu. J'entends beaucoup dire qu'en Espagne, il n'y a rien à voir et qu'il y fait trop chaud, du coup je doute sur ce qu'il y a à voir en Espagne, pourtant niveau patrimoine il y a l'air d'avoir quelques belles choses (mosquée de Cordoue, l'Alhambra...).
Et si jamais je me décide à partir, est-ce que ça vaut le coup de descendre jusqu'à Gibraltar?
Merci de vos conseils
J'aimerais bien partir en Andalousie pendant les vacances de Paques, donc faire les principales villes Cordoue, Séville et Grenade. Le problème c'est que j'ai peur d'etre déçu. J'entends beaucoup dire qu'en Espagne, il n'y a rien à voir et qu'il y fait trop chaud, du coup je doute sur ce qu'il y a à voir en Espagne, pourtant niveau patrimoine il y a l'air d'avoir quelques belles choses (mosquée de Cordoue, l'Alhambra...).
Et si jamais je me décide à partir, est-ce que ça vaut le coup de descendre jusqu'à Gibraltar?
Merci de vos conseils
Surf, snorkeling aux Philippines English translation pending
Salut à tous, 🙂
Je pars de hong kong d'ici quelques jours pour aller sur les Philippines.... J'aime le "petit" surf, le wake & le snorkelling... la farniente... les beaux endroits quoi !!!!!!!
Je préférerai éviter la grosse ville.... Que me conseillez vous ?
Ou est il le plus intéressant d'atterrir pour rallier les bons spots ? Nous restons 15 jours.
Adeu 🙂
Je pars de hong kong d'ici quelques jours pour aller sur les Philippines.... J'aime le "petit" surf, le wake & le snorkelling... la farniente... les beaux endroits quoi !!!!!!!
Je préférerai éviter la grosse ville.... Que me conseillez vous ?
Ou est il le plus intéressant d'atterrir pour rallier les bons spots ? Nous restons 15 jours.
Adeu 🙂
Circuit dans l'Ouest américain en février 2012 English translation pending
Bonjour à tous,
Je prévois de partir 2 semaines aux US du 28 janvier au 11 février (2 semaines) pour visiter la côte ouest. Je me permets de vous solliciter car j'ai besoin de conseils pour organiser mon voyage.
Nous avons trouvé les billets d'avion Paris/L.A, et nous avons la location de voiture. Nous serons 2 adultes et nous souhaiterions faire : Los Angeles (2 jours), San Francisco (3 jours), Vegas (2 nuits mais 1 seule journée sur place), Death Valley, Yosemite, Grand Canyon...les classiques de l'ouest US.
Nous avons prévu de visiter Alcatraz, faire une grande après midi shopping à LA (pour me faire plaisir), un match NBA (pour faire plaisir à Monsieur) sachant que ce match peut avoir lieu à LA, Sacramento, ou San Francisco (ce sera fonction du calendrier). Pour le logement, on réservera nos hôtels une fois que notre itinéraire sera défini.
Merci d'avance!!
Je prévois de partir 2 semaines aux US du 28 janvier au 11 février (2 semaines) pour visiter la côte ouest. Je me permets de vous solliciter car j'ai besoin de conseils pour organiser mon voyage.
Nous avons trouvé les billets d'avion Paris/L.A, et nous avons la location de voiture. Nous serons 2 adultes et nous souhaiterions faire : Los Angeles (2 jours), San Francisco (3 jours), Vegas (2 nuits mais 1 seule journée sur place), Death Valley, Yosemite, Grand Canyon...les classiques de l'ouest US.
Nous avons prévu de visiter Alcatraz, faire une grande après midi shopping à LA (pour me faire plaisir), un match NBA (pour faire plaisir à Monsieur) sachant que ce match peut avoir lieu à LA, Sacramento, ou San Francisco (ce sera fonction du calendrier). Pour le logement, on réservera nos hôtels une fois que notre itinéraire sera défini.
Merci d'avance!!
Ushuaïa ou Colombie à vélo: Patagonie trop monotone? English translation pending
Bonjour à tous,
Mon épouse et moi-même parcourons à l’heure actuelle l’Amérique Centrale, en décembre nous devons passer en Amérique du Sud. Initialement, nous avions prévus de débarquer en Équateur et de poursuivre notre aventure jusqu’a Ushuaïa (arrivé prévues début juillet). Seulement, la période prévue pour la terre de feu ne semble pas très optimale. Bien qu’il semble que le climat soit plus ou moins constant toute l’année, cela ne semble pas le cas pour le soleil, nous n’aurions que 7h20 de soleil par jour.D plus nous avons peur que la Patagonie ne sont trop monotone.D’un autre coté, on nous conseil vivement de parcourir la Colombie. Ce qui pourrait être envisageable si on ne descend pas jusqu’a Ushuaïa. Pouvez-vous me faire part de vos expériences et vos conseils. Bien à vous
www.sortiedebocal.be

Mon épouse et moi-même parcourons à l’heure actuelle l’Amérique Centrale, en décembre nous devons passer en Amérique du Sud. Initialement, nous avions prévus de débarquer en Équateur et de poursuivre notre aventure jusqu’a Ushuaïa (arrivé prévues début juillet). Seulement, la période prévue pour la terre de feu ne semble pas très optimale. Bien qu’il semble que le climat soit plus ou moins constant toute l’année, cela ne semble pas le cas pour le soleil, nous n’aurions que 7h20 de soleil par jour.D plus nous avons peur que la Patagonie ne sont trop monotone.D’un autre coté, on nous conseil vivement de parcourir la Colombie. Ce qui pourrait être envisageable si on ne descend pas jusqu’a Ushuaïa. Pouvez-vous me faire part de vos expériences et vos conseils. Bien à vous
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Vol Paris - Bangkok via Abu Dhabi sur Eithad English translation pending
bonjour tous le monde!!!!!!!
es ce que qq'un peut me dire la duree de vol entre abu dhabi et bangkok??? Et le décalage horaire ???? Merci..... voyagent avec mon fils de 18 mois je voudrais prendre le meilleur voyage et le moins fatiguant!!!!!!!!!!!!!!!!
es ce que qq'un peut me dire la duree de vol entre abu dhabi et bangkok??? Et le décalage horaire ???? Merci..... voyagent avec mon fils de 18 mois je voudrais prendre le meilleur voyage et le moins fatiguant!!!!!!!!!!!!!!!!
Quatre jours en Suisse en voiture au départ de Lyon English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'apprête à passer 4 jours en Suisse. Je partirais vendredi en fin d'après-midi (De Lyon) et retour prévu Mardi soir. Je serais avec mes deux frères et ma mère, ça sera en voiture (bien que je vous l'accorde, le train semble être meilleur pour la Suisse mais bien plus onéreux). Nous sommes définitivement plus "montagnes, lacs, nature" que grandes villes. Nous partons de Lyon et reviendrons sur Lyon. Genève, on connait déjà. J'aimerais voir Zermatt, Luzern, un glacier ... Nous aimerions aussi faire un stop à la chocolaterie à Broc. Mais je ne me rends pas compte des distances. Par exemple, est-ce possible d'avoir un aperçu du Tessin ? Locarno ou Lugano ?
Je vous remercie d'avance et vous souhaite un agréable dimanche.
Cordialement Sirine.
Je m'apprête à passer 4 jours en Suisse. Je partirais vendredi en fin d'après-midi (De Lyon) et retour prévu Mardi soir. Je serais avec mes deux frères et ma mère, ça sera en voiture (bien que je vous l'accorde, le train semble être meilleur pour la Suisse mais bien plus onéreux). Nous sommes définitivement plus "montagnes, lacs, nature" que grandes villes. Nous partons de Lyon et reviendrons sur Lyon. Genève, on connait déjà. J'aimerais voir Zermatt, Luzern, un glacier ... Nous aimerions aussi faire un stop à la chocolaterie à Broc. Mais je ne me rends pas compte des distances. Par exemple, est-ce possible d'avoir un aperçu du Tessin ? Locarno ou Lugano ?
Je vous remercie d'avance et vous souhaite un agréable dimanche.
Cordialement Sirine.
Deux semaines en Aquitaine English translation pending
Bonsoir,
Nous nous préparons à un voyage qui nous mènera de Bordeaux à Porto en auto. Nous passerons deux semaines en Aquitaine avant de nous diriger vers la vallée du Douro et je suis partagé entre toutes ses régions. Elles me semblent toutes dignes d'intérêt mais je ne veux pas que nous nous éparpillons d'une région à l'autre. Donc quelle est ou quelles sont les deux régions au maximun sur lesquelles nous devrions concentrer ces deux semaines vu que nous désirons louer un pieds à terre duquel nous rayonnerons ?
Nous nous préparons à un voyage qui nous mènera de Bordeaux à Porto en auto. Nous passerons deux semaines en Aquitaine avant de nous diriger vers la vallée du Douro et je suis partagé entre toutes ses régions. Elles me semblent toutes dignes d'intérêt mais je ne veux pas que nous nous éparpillons d'une région à l'autre. Donc quelle est ou quelles sont les deux régions au maximun sur lesquelles nous devrions concentrer ces deux semaines vu que nous désirons louer un pieds à terre duquel nous rayonnerons ?
Indonésie début novembre: régions à visiter? English translation pending
Alors plusieurs petites questions pour peaufiner mon voyage début Novembre… J'espere que vous serez inspires 🙂
- - Quel est le plus interessant pour une sortie Biking, Ubud ou Sidemen ? Sachant que je serais a Ubud pour 4 ou 5 jours, plus generalement, est-ce que cela vaut le coup d'aller a Sidemen ? Si oui pk ?
- - Je compte passer a Amed ensuite apparement cela vaut le coup et c'est incontournable ! n'est ce pas ?😉
- -Niveau Volcan, que me conseillez-vous sur Bali, je suis un peu perdu entre Agung/Baturm j'aimerais me faire une petite ascension sympa sans prise de tete (j'ai lu les commentaires sur ces rabateurs), quelle est la meilleure option ?
- - Que pensez-vous de Munduk ? Cela vaut-il le coup ? Cascade a faire peut-etre ?
- - L'est de Bali est-il a explorer ?
Merci a tous pour vos retour d'experiences afin de m'aider a construire ce beau trip 😉
- - Quel est le plus interessant pour une sortie Biking, Ubud ou Sidemen ? Sachant que je serais a Ubud pour 4 ou 5 jours, plus generalement, est-ce que cela vaut le coup d'aller a Sidemen ? Si oui pk ?
- - Je compte passer a Amed ensuite apparement cela vaut le coup et c'est incontournable ! n'est ce pas ?😉
- -Niveau Volcan, que me conseillez-vous sur Bali, je suis un peu perdu entre Agung/Baturm j'aimerais me faire une petite ascension sympa sans prise de tete (j'ai lu les commentaires sur ces rabateurs), quelle est la meilleure option ?
- - Que pensez-vous de Munduk ? Cela vaut-il le coup ? Cascade a faire peut-etre ?
- - L'est de Bali est-il a explorer ?
Merci a tous pour vos retour d'experiences afin de m'aider a construire ce beau trip 😉
Transport, coût et horaires de Surat Thani à Ko Pha Ngan? English translation pending
Bonjour,
Qui sait comment aller de Saurat Thani à Ko Pha Ngan : pouvez vous me dire la compagnie, la durée et le cout (avez vous les horaires) Merci beaucoup
Qui sait comment aller de Saurat Thani à Ko Pha Ngan : pouvez vous me dire la compagnie, la durée et le cout (avez vous les horaires) Merci beaucoup
De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée - Sénégal English translation pending
De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée
« Bismillah »[1] dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres. Nous voici partis pour une trentaine de minutes le temps de rejoindre ce petit coin de paradis, ce caillou chargé d’Histoire qu’est l’île de Gorée.
Sur le bateau, Abù regarde la mer et ses vagues, l’horizon et son infini. Quant à moi, c’est lui que je regarde. Je le sens impressionné par cette immensité bleue qu’il a rarement, voir jamais, l’occasion de voir lorsqu’il se trouve dans son village natal au fin fond du Sénégal, dans la région du Fouta[2] où la pluie est incertaine et où le vent balaye la poussière. Calé à l’arrière du navire, il observe l’océan qui vomit ses énormes cargos conteneurs dans le port de Dakar. Puis il prend mon appareil photo pour immortaliser l’instant, il sait que je lui ramènerai tous ces bons moments sur papier à mon prochain voyage. Aujourd’hui, je suis heureux, c’est une petite sortie que l’on s’était promise il y’ a trois mois lorsque l’on se trouvait tous les deux au village un après-midi de forte chaleur …
Ce jour-là, le moindre mouvement pouvait remplir tout un canari de notre transpiration, même nos langues étaient fatiguées de raconter leurs banales histoires. Alors, nous nous retrouvons chez Benoît, l’infirmier du village, qui est mon ami et avec qui je vis au village.
Il y’a là Benoît, Sékou l’instituteur des petits, Adama le puiseur d’eau, Fundé le tailleur, Abù et moi.
Toujours les mêmes, toujours la même routine qui chaque jour se répète. Mais cette routine, nous l’apprécions, on la partage en communauté et chacun apporte sa petite différence pour ne pas qu’on puisse s’en lasser. Souvent, on se retrouve ici entre 14h et 17h en attendant que le soleil s’épuise et que l’on reprenne tranquillement nos activités.
Je branche la télévision, les autres installent les nattes et les matelas, puis on amène la glacière au fond de laquelle 2 glaces dans un sachet plastique attendent leur tour. Adama allume le gaz et commence à laver deux petits verres, c’est bientôt l’heure du thé !
On tombe sur la RTS (Radio Télévision Sénégalaise) qui projette un documentaire sur l’Histoire de l’île de Gorée durant la période esclavagiste. Je revois certains lieux où j’étais allé l’année précédente, notamment la célèbre maison des esclaves, mondialement connue. Dans le petit écran, c’est Joseph Ndiaye, le charismatique conservateur de la maison, qui montre les chaînes que les esclaves portaient aux pieds et aux mains. J’aurais aimé le rencontrer mais malheureusement il est décédé quelques mois avant que je visite l’île.
C’était l’Histoire douloureuse du Sénégal, de toute l’Afrique et de l’Occident qui était là sous nos yeux. Au Sénégal, on enseigne cette Histoire à l’école primaire puis ensuite au collège et au lycée. Le problème est que de nombreux Sénégalais ne connaissent pas leur propre Histoire, surtout cette période qui dura plus de 400 ans et qui encore aujourd’hui a laissé des marques indélébiles dans la conscience collective. Ici, en France, le monde est à notre disposition. L’accès aux moyens d’information et de communication est relativement facile et permet de faire des recherches sur n’importe quel sujet. Aujourd’hui, un Sénégalais m’en apprendra plus que je connais sur la prise de la Bastille et l’appel du Général de Gaule, et dans la même discussion je lui apprendrais la découverte de l’Amérique par l’empire Mandingue au XIVème siècle et l’épopée d’El Hadj Oumar Tall d’Alwar jusqu’à Bandiagara.
C’est vrai que l’époque change. Maintenant, on ne peut pas voir un village, même en pleine brousse, dont les habitants n’écoutent pas la radio. Mais avoir la radio ou la télé n’est pas suffisant, encore faut-il savoir décrypter ce que l’on écoute et décoder les informations, difficile pour quelqu’un qui n’a jamais été à l’école.
C’est le cas d’Abù. Il n’a jamais fait les bancs. Contrairement à ses enfants, il ne connaît pas ce que l’école enseigne dans les manuels scolaires, mais ce que la vie dévoile à travers les expériences du quotidien, il pourrait en écrire des pages et des pages, s’il savait écrire … Oui, Abù ne sait ni lire ni écrire, mais il parle parfaitement le français ainsi que de nombreuses langues Africaines grâces à ces innombrables voyages au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Congo et j’en passe. Cela lui a donné une grande curiosité sur tout ce qui l’entoure et une ouverture d’esprit que j’ai rarement vu. Il s’intéresse à l’actualité et à l’histoire, et le documentaire de la RTS tombait à point.
Pendant le reportage, il était choqué par les images des hommes, des femmes et des enfants enchaînés, les fers aux pieds, aux cous et aux mains, et jetés comme du bétail dans la cale d’un navire négrier. « Ah, ça c’est grave ! » répète Abù. Monsieur Touré, l’instituteur, commence à expliquer l’Histoire de l’esclavage et ce qu’il s’est passé à Gorée. Lorsqu’il est à Dakar, il s’y rend souvent avec ses amis pour prendre un peu de repos et profiter de la tranquillité. Ma parole court après la sienne, et j’enchaîne sur ce que j’ai pu voir là-bas pendant qu’Abù continue ses exclamations « Vraiment, ça c’est très grave ! ».
« Abù, quand nous serons tous les deux à Dakar, on ira visiter la maison des esclaves, tu verras ça de tes propres yeux ».
3 mois après, on s’était rejoint à la capitale, Dakar, et un dimanche nous décidons de nous rendre à Gorée et d’y passer la journée. Abù était content de pouvoir enfin découvrir cette île dont je lui avais tant parlé, et moi heureux de prendre une journée de repos, nous avions passé deux semaines épuisantes à vadrouiller dans la ville pour les projets du village. On s’habille avec nos boubous, on prend l’appareil photo et nous quittons Ouakam, direction le port.
A l’embarquement, il n’y a personne, tout le monde est déjà dans le bateau, le départ est dans quelques minutes seulement. Pour se rendre sur l’île, plusieurs tarifs sont appliqués : il y a un tarif pour les habitants de l’île, un tarif pour les Sénégalais, un tarif pour les Africains, et encore un autre pour les étrangers. Et bien sur, celui pour les étrangers est nettement supérieur, le triple de celui d’un résident Sénégalais pour tout dire. J’avais expliqué à Abù les différences de prix avant de venir, et il n’avait pas trouvé ça normal « on est tous pareil, pourquoi tu devrais payer plus cher .. ». Arrivé devant la dame qui vend les tickets, il lui pose la question « lui, il reste la moitié de l’année au Sénégal, il n’est plus blanc, ce n’est plus un étranger, il est avec nous maintenant ». Elle ne veut rien savoir, et c’est normal, ce n’est pas elle qui décide. On prend les tickets, on monte dans le bateau …
On pose déjà le pied sur l’île, la traversée était trop courte, on aurait aimé avoir plus de temps pour observer la mer et sentir son vent frais sur nos boubous. De toute façon, nous aurons droit à une seconde chance au retour, maintenant on va profiter un peu de ce minuscule caillou qu’est Gorée.
J’ai un bon ami sur l’île, Abdou Diallo. Il est d’origine Peul et tient une boutique de souvenirs près de l’embarcadère, juste en face des restaurants qui dressent leur auvent pour accueillir les touristes. Ca fait deux ans que je ne l’ai pas vu, deux ans que je ne suis pas retourné sur l’île aussi. La dernière fois, j’y avais passé deux nuits, et c’est dans la boutique d’Abdou que j’étais resté dormir, sur une simple natte, éclairé par des bougies, au milieu des tableaux, des jembés, des statuettes, et bien sûr avec une grande photo du Cheikh Ahmadou Bamba[3] qui gardait la boutique et veillait sur moi. Avant de se coucher, Abdou m’avait emmené chez un ami à lui, un artiste qui vivait sur les hauteurs de l’île dans les anciens bunkers souterrains des colons français. C’est comme ça que j’avais découvert que pour véritablement connaître Gorée, il fallait au moins y rester le soir et la nuit. Après la navette de 20h, la quasi-totalité des touristes ont quitté l’île, laissant place à la vie paisible des îliens et aux chants des Baye-Fall qui entourent le caillou d’une spiritualité envoûtante. Justement, ce soir-là, c’était celui où les cérémonies religieuses des Baye-Fall avaient lieu. Il y en avait une en bas de l’île, et une en haut. Nous avons fait les deux. C’était fort, la lune était pleine, et on entendait la mer aiguiser les rochers et s’abattre avec puissance sur la falaise. Au milieu des bruits de la terre s’élevait la voix des Hommes comme un orchestre qui jouerait à l’unisson une symphonie et dont chacun maîtriserait à la perfection son instrument. Nous avons chanté, dansé, puis sommes rentrés à la boutique à une heure où seule les ombres peuplent l’île.
J’avais vraiment envie de revoir Abdou et de le présenter à Abù. Je reconnais la boutique, toujours au même endroit, toujours les mêmes souvenirs. On entre et Abdou me reconnaît, un large sourire se dégage de son visage. On se donne les dernières nouvelles, il me demande si mon père se porte bien et à mon tour je demande des nouvelles de la famille, de son commerce. Il répond que ça va en ce moment, il y a un peu de monde qui arrive et les affaires fonctionnent. Ce que j’aime avec Abdou, c’est qu’il n’a pas le tempérament du commerçant agressif qui souhaite à tout prix vendre quelque chose. Il est calme, posé, prend le temps de discuter, la stratégie est sûrement meilleure car finalement on y revient !
Il discute avec Abù, bien évidemment du Fouta, et tous les deux commencent une série de questions propres aux Pulaar des villages, qui pourraient durer une éternité « Comment va la famille ? et ta femme ? et les enfants ? et la santé ? et le travail ? et l’argent ? et la chaleur ? » … Au bout de dix minutes de points d’interrogations, les présentations sont faites.
Nous expliquons à Abdou que nous ne restons pas longtemps chez lui, on veut se promener, visiter l’île et repartir le soir sur la terre ferme. Il demande si nous passerons à la maison des esclaves, et lui répondons que oui, dans l’après-midi nous nous rendrons là-bas. « Alors venez ! » nous dit-il. La maison est à 200 mètres de sa boutique. On emprunte une petite ruelle sur la droite, j’aperçois déjà un peu plus loin la statuette de l’esclave affranchi qui brise ses chaînes et sa femme qui, heureuse de le retrouver, le serre bien fort dans ses bras, j’ai toujours beaucoup d’émotion en la voyant. Nous arrivons tous les trois devant la porte de la maison des esclaves « Le Peuple Sénégalais a su garder l’actuelle maison des esclaves afin de rappeler à tout Africain qu’une partie de lui même a transité par ce sanctuaire », signé Joseph Ndiaye, Tonton Jo comme on le nomme avec affection.
Abdou frappe et le gardien nous ouvre. Il lui explique en Wolof que nous sommes ses amis, que nous reviendrons visiter la maison cet après-midi et qu’il faudra nous appliquer le « tarif spécial ». Abdou se retourne et nous dit « c’est bon, allez vous promener, repasser me saluer ce soir avant votre départ ».
On continue la ruelle, ça commence sérieusement à monter. Nous finissons par arriver tout en haut de l’île, c’est un beau jour aujourd’hui il n’y a pas beaucoup de monde, juste quelques touristes qui se baladent, se prennent en photo avec la mer en arrière plan, ou qui se font quelque peu chahuter par les commerçants. Nous avec Abù, nous passons inaperçu, enfin .. avec nos boubous, notre grand foulard blanc, les gens nous regardent, les blancs comme les noirs, mais les vendeurs nous laissent tranquilles ne sachant pas véritablement à qui ils ont affaire. Parfois même, nous entendant communiquer en Pulaar, on vient nous demander qui nous sommes et ce que nous faisons là, juste pour satisfaire la curiosité Sénégalaise et histoire de passer le temps en bavardant quelques minutes.
Il faut savoir que sur l’île, la majorité des commerçants sont des Dakarois, ils tiennent des petites boutiques ou des cabanes en bois un peu partout, avec des souvenirs, et à l’affût du moindre touriste qui s’en approcheraient. Ils arrivent le matin et reprennent la navette du soir pour retourner chez eux à la capitale. Les îliens, qui sont pour la plupart des artistes, se plaignent de leur présence car les Dakarois ne sont pas originaires de Gorée, ou du moins n’y vivent pas en permanence et, selon eux, ils dénaturent l’île en agressant les touristes et en faisant du forcing dans la vente. Ce qui est vrai, d’où l’intérêt de rester sur l’île une fois la nuit tombée. Comme on dit, la nuit, tous les chats sont gris. Et tous les hommes sont noirs.
Abù se dirige vers un énorme canon en fer rouillé positionné face à la mer, je le suis. Comme à son habitude, il me dit une phrase que j’ai souvent l’occasion d’entendre dans sa bouche « Ca, ce n’est pas petit hein ? ». C’est sur, il ne fallait pas se trouver en face. En fait, ce canon n’aura servi qu’à couler un navire Anglais dont l’épave doit encore se trouver sous les eaux aujourd’hui. Les Français en quittant l’île ont saboté le canon de façon à ce que personne ne puisse s’en resservir par la suite. J’admire l’océan, et profite d’une rafale de vent qui s’abat sur mon visage. Je me rappelle un verset du Coran que j’ai lu la veille avant de m’endormir :
« Il envoie les vents comme précurseurs de ses grâces nous faisant descendre du ciel l'eau pure, qui fait revivre une contrée mourante et désaltère un nombre infini d'hommes et d'animaux. » (Sourate 25, Verset 50-51)
Je me retourne, Abù n’est plus là. Puis j’entends sa voix « Prends une photo, je suis là ! ». Il était monté tout en haut du canon, comme le font tous les touristes de passage. « C’est toi qui à l’appareil ! ». Il me le lance et on fait une petite séance photo. Les photos d’Abù, c’est comme les titres des livres pour enfants : Abù à Gorée, Abù dans son champ, Abù sur la charrette, Abù se promène, Abù prépare le thé, Abù joue aux cartes … j’ai toute la collection.
Sur la place, une femme solitaire nous regarde, elle n’a pas l’air d’être de l’île, elle est habillée en pagne, en tissu traditionnel avec un foulard autour du cou. Sur sa tempe, je reconnais les marques des Peuls, deux petits traits parallèles qui forment le chiffre 11. Je vais la saluer « No’Mbaada ? Ada Seli ? »[4]. Surprise, elle me répond dans sa langue, en Pulaar. C’est gagné ! Elle se nomme Sala. Abù redescend puis on discute avec elle. Elle explique qu’elle est originaire de la région de Matam et vit maintenant sur Dakar, son mari, lui, est parti travailler en Italie, et donc, elle profite de son temps libre pour visiter Gorée. Elle nous pose des tas de questions sur ce qui nous amène ici, et moi où est-ce que j’ai appris le Pulaar, et comment j’ai connu Abù. C’est une bonne rencontre, elle restera avec nous presque toute la journée et fatiguée, repartira à Dakar un peu plus tôt que nous. Nous sommes trois maintenant à découvrir ou re-découvrir l’île.
On s’approche de la falaise et en contrebas nous apercevons une femme étendre le linge, un fil tendu entre deux arbres, d’un côté la pierre et de l’autre la mer, l’espace n’est pas très large mais on suppose qu’il y a une famille qui vit là tout en bas. C’est déstabilisant, on ne sait même pas par quel chemin y accéder, comme si les habitants s’étaient appropriés cette toute petite île en cultivant une parcelle de vie dans ses moindres recoins. Les anciens blockaus, les souterrains, la falaise, tout a été réquisitionné pour y vivre en paix. L’île de Gorée, c’est comme un iceberg, il y a une partie émergée, celle que l’on veut bien nous montrer aux premiers abords, la partie que les touristes connaissent sur le bout de leur doigt, puis la partie immergée, celle, plus intime, où les îliens font leur vie paisible en harmonie avec la mer et le soleil, dans la tranquillité et à l’écart du chahut des touristes.
On finit par redescendre, la faim commence à se faire sentir. On décide tous les trois de manger dans les gargotes en face de la boutique de chez Abdou, on ne sera pas loin de la maison des esclaves pour la visite de 14h. Nous passons à la boutique inviter notre ami mais il est occupé avec des Toubabs, alors nous le laissons à ses affaires et filons manger. Nous qui avions l’habitude de manger un plat pour 500 cfa[5], ici le prix est multiplié par 4 ! mais on l’accepte, après tout, c’est comme partout, dès qu’il y a des touristes et de l’argent, les prix enflent, c’est la marche du monde même si la direction est mauvaise. On s’enfile un mafé sans le déguster, pourtant on sait qu’après un mafé, logiquement c’est sieste obligatoire, mais gourmandise quand tu nous tiens …
On repart, et comme prévu c’est difficile, le ventre est lourd, mais on se presse tout de même de se rendre devant la maison des esclaves. Nous ne sommes pas les premiers devant la porte, il n’est pas encore tout à fait l’heure et des visiteurs attendent déjà. Ca parle Anglais, Chinois, Français, Wolof, malgré le peu de monde aujourd’hui, de nombreuses nationalités sont représentées démontrant l’intérêt des étrangers pour ce lieu historique de l’île.
On s’assoit, on attend, le mafé nous pèse sur l’estomac ! J’en profite pour raconter à Abù la dernière fois que j’ai visité la maison il y a deux ans. J’attendais au même endroit, adossé contre le mur d’un côté de la ruelle, j’étais seul et en avance. A côté de moi, il y avait le gardien de la maison qui était assis sur sa chaise juste en face de la porte et attendait les visiteurs. On ne pouvait pas s’y méprendre, cet homme était bien la personne chargée de faire entrer les touristes et de leur vendre les tickets. Mais un couple de français s’approche rapidement, ils s’adressent à moi sans me saluer et surtout sans regarder le gardien. « A quelle heure ouvre la maison ? ». Je leur dis bonjour pour leur signifier qu’ici nous ne sommes pas en France, on salue les gens avant de s’adresser à eux, puis leur réponds qu’elle ouvre à 14h, qu’il faut patienter un peu. « Mais, c’est une visite guidée ? ». Là je regarde le gardien qui ne bouge toujours pas, puis je dis au couple « Vous savez, l’homme qui est là sur sa chaise, peut-être vous ne l’avez pas remarqué mais c’est lui qui doit vous renseigner. Regardez-moi, j’ai l’air de travailler à la maison des esclaves ? ». Puis l’homme leur répond « la visite guidée est à 15h ». Le couple repart, sans nous saluer, en se plaignant qu’ils n’aient pas le temps pour faire la visite et que c’est inadmissible qu’ils ne fassent pas de visite guidée à 14h. Je souris me disant que ces gens-là ne doivent pas être heureux, ça m’a toujours fait rire ce type de comportement, mais ça me renvoie aussi à la vie occidentale que j’avais laissé de côté depuis 5 mois, et je me dis que bientôt je dois y retourner. Je regarde le gardien et lui lance « c’est toujours comme ça ? ». « Pas toujours, mais en tout cas, c’est très souvent comme ça ». « Parfois, j’ai honte de voir mon peuple se comporter de cette façon ». « Et oui » dit-il, n’ayant pas l’air de trop s’en préoccuper, la situation étant plutôt banale et quasi habituelle pour lui.
14h ! Les portes s’ouvrent, le gardien nous reconnaît. Avec Sala à nos côtés, nous sommes une personne de plus que ce matin mais ça ne pose pas de problème. « Allez-y entrez, pour vous c’est bon ». On le remercie chaudement, et Abù me dit « Alors c’était ça le tarif spécial ! ». Et dire que j’entends souvent les voyageurs se plaindre qu’au Sénégal les blancs sont des portefeuilles sur patte. Dernière touche d’humour avant d’entrer dans l’une des pages les plus terribles de l’Histoire de l’humanité dont un célèbre artiste disait que la moitié de cette histoire n’avait pas encore été écrite. C’est vrai, on pourrait aussi ajouter que l’autre moitié a bien été écrite, mais par les vainqueurs. Ca me rappelle un proverbe Sénégalais « Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur ». Mais la maison des esclaves est la preuve que les lions ont trouvé leurs historiens. Joseph Ndiaye n’était pas historien mais le conservateur de la maison durant plus de trente ans jusqu’à son décès en 1999 à l’âge de 87 ans. Il s’est battu sans relâche pour faire connaître le patrimoine historique de Gorée, et surtout l’épisode de la traite négrière. Il racontait avec passion les douleurs de l’esclavage et l’enfer des noirs détenus dans les cellules de la maison. Grâce à son combat pour la préservation de la mémoire, l’UNESCO décide en 1990 de restaurer la maison, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui, un véritable lieu de mémoire et de pèlerinage pour les descendants d’esclaves et les millions de visiteurs à travers le monde.
Nous avons décidé de ne pas faire la visite guidée, Sala qui nous accompagne depuis notre arrivée ne parle que le Pulaar, alors j’improvise, je lui explique brièvement les différents lieux que l’on voit en essayant de me souvenir de ma dernière visite, puis traduit ce qui est écrit sur les panneaux des cellules. « Cellule homme », « Cellule femme », « Cellule enfant ». Il pouvait y avoir jusqu’à 200 esclaves en même temps dans la maison, et les familles étaient séparées avant de partir pour les Amériques. L’attente était parfois de trois mois avant d’embarquer sur les voiliers.
On rejoint Abù devant un renfoncement dans un mur. Celui-ci s’enfonce sur quelques mètres mais on ne voit pas le bout, il y fait tout noir. Au-dessus, un petit panneau indique « Cellule des récalcitrants ». J’explique à Abù ce qui est écrit sur le panneau et lui dis « Nelson Mandela est venu ici, il est entré dans ce trou, ses gardes du corps voulaient l’en empêcher mais il y est tout de même allé. Il est resté 5 minutes tout au fond, puis lorsqu’il est sorti, ses yeux étaient pleins de larmes ». Abù y va lui aussi, je ne le vois plus, ne l’entends plus, puis quand il sort, ses yeux aussi sont rouges, de tristesse, peut-être de colère.
Nous nous trouvons maintenant entre deux murs étroits. Au bout, une porte que l’on ne peut pas franchir, la mer nous barrant le chemin. « C’est la porte du voyage sans retour, si tu passais par-là, tu n’y revenais jamais ».
« Ca c’est grave ». C’est le moment le plus intense de la visite. Nous sommes face à la dure réalité de l’esclavage et de la condition d’esclave. On tente d’imaginer mais l’inhumanité est inimaginable. Les esclaves embarquaient d’ici sous un numéro de matricule, ils perdaient à tout jamais leurs noms Africains. Nous restons là quelques minutes, et Abù s’isole une fois de plus face à la mer. Je le laisse.
En sortant de ces murs, nous respirons enfin. C’est comme un sentiment d’étouffement, comme si la respiration s’était arrêtée l’espace de quelques minutes. On monte l’escalier et en haut nous découvrons une salle d’exposition dans laquelle sont mis en évidence des documents d’archives, des panneaux explicatifs, des objets témoignant de la vie d’esclave, des chaînes, des fers, des masques en ferrailles, les fusils des colons. Avec Sala on fait le tour de la salle, on regarde les images d’époque puis elle montre du doigt un dessin sûrement réalisé par un colon : un esclave pendu et à côté de lui un esclavagiste qui le fouette.
Nous avons visité la maison des esclaves, et nous la quittons comme on quitterait un cimetière, en silence et le regard baissé. Je me souviens alors d’une parole que le guide avait prononcé à la fin de la visite guidée la dernière fois que j’étais venu « La visite s’achève maintenant, cette maison est un lieu de mémoire, mais surtout n’oublions pas que, jusqu’à aujourd’hui, l’esclavage continue et n’a pas encore été aboli ». C’était vrai, les formes avaient changé, mais c’était toujours les mêmes qui mangeaient à leur faim, et toujours les mêmes qui se contentaient des miettes tombées de leur table.
En sortant de la maison, une sonnerie retentit, c’est mon téléphone. Je réponds « Salamou Alaykum ». C’est Simon, l’Italien que j’avais rencontré sur Dakar il y a quelques jours, j’avais oublié que lui aussi venait sur l’île ce jour-là. Il me dit qu’il est arrivé, qu’il est tout en haut, dans la maison de Maha, un habitant de Gorée qui a ouvert quelques chambres d’hôtes. « On arrive ».
Abù me dit qu’avant de rejoindre Simon, il veut voir la mosquée et y faire quelques prières. Très bonne idée, j’y étais allé la dernière fois mais je ne me souviens plus du tout où elle se trouve. On remonte la ruelle et nous passons devant l’église. En plaisantant je dis à Abù « c’est ici, tu peux aller prier », puis il me répond « ah ! ça c’est la mosquée des Chrétiens ».On finit par demander à la première personne qui passe où est-ce qu’ils l’ont mis, l’île n’est pourtant pas très grande. On nous indique une direction, celle de la mer, je me dis que Dieu ne doit pas être très loin, et je commence à me souvenir maintenant.
Sala me taquine en me disant « Tu as vu ce que tes blancs ont fait, ils ont mis l’église bien en évidence au milieu de l’île alors que la mosquée est cachée ».
Je souris, c’était bien vu de sa part « C’est vrai, mais regarde, qui a la plus belle vue ? ».
« La mosquée, a haali gonga ! »[6], Sala rigole.
En effet, la mosquée de l’île de Gorée vaut le détour. C’est la plus ancienne mosquée en pierre du pays. Un peu à l’écart du reste de l’île, elle surplombe et domine la mer, l’endroit est vraiment magnifique et préservé des touristes, AllaH n’intéresse personne. C’est la partie de l’île qui pourtant me touche le plus, où l’on ressent cette présence que pas même le plus grand des marabouts pourraient expliquer, comme cette brise que l’on sent sur notre peau mais que l’on ne voit jamais.
A l’intérieur, quelques personnes sont assises en train de lire le Coran. Un homme nous aperçoit, se lève et s’approche de nous. Il nous salue et se présente, c’est l’Imam. Il dit que nous sommes les bienvenus ici et nous parle bien évidemment de religion. « En ce moment, nous avons la visite de Frères Américains, ils sont venus se ressourcer ici et apprendre la religion avec nous ». En effet, un monsieur assez âgé avec une longue barbe blanche vient à son tour nous saluer sur le seuil de la mosquée. Il me fait penser à un vieil ermite, un enfant dans un corps de vieillard. Son regard est rieur et son sourire modeste est accroché à ses lèvres, comme s’il avait atteint la plénitude de Dieu et qu’il goûtait aux prémices du Paradis. Malheureusement, j’ai perdu mon Anglais et je ne pourrais pas très bien communiquer avec lui, mais nous restons à discuter un peu avec l’Imam, remercions tout le monde de l’accueil puis finissons par les quitter.
Sala commence à être fatiguée, elle dit qu’elle veut rentrer sur Dakar. Nous la raccompagnons au port, mais il faut attendre un peu, la navette est dans 30 minutes. Elle part avec Abù sur la plage, et se mettent les pieds dans l’eau au milieu des jeunes qui se baignent ou regardent passer les demoiselles. Le bateau approche, on salue Sala, on échange les numéros de téléphone. C’était vraiment une bonne rencontre, et maintenant on va se sentir seul sans une présence féminine à nos côtés. « Yo AllaH adu Jaam Sala »[7].
Je commence à avoir mal aux jambes, l’île est petite mais tout de même ça monte et ça descend ! Nous remontons l’île pour rejoindre Simon, notre ami Italien. Il est là avec une Anglaise qui est en stage dans une ONG sur Dakar, et un jeune Français qui a parcouru une bonne partie de l’Afrique à pied, de l’Ethiopie jusqu’au Sénégal. L’échange risque d’être intéressant, et ça fait longtemps que je n’ai pas discuté avec des occidentaux, pour le peu que j’en vois lorsque je suis au Fouta …
Maha est très cultivé, il nous parle en français et parfois traduit en Anglais pour la jeune fille. On refait le monde avec lui, on discute du Sénégal, de l’Afrique, de l’Occident, du monde et ses problèmes, de la vie et sa beauté. On se sent bien ici, à l’ombre avec un peu d’air frais. La femme de Maha nous apporte quelques gâteaux qu’elle vient de préparer et sa Maman vient s’asseoir à nos côtés pour nous écouter et sûrement passer son temps. Maha a ouvert des chambres d’hôtes il y a quelques années pour les visiteurs de passage sur l’île, il me dit que ça marche plutôt bien. C’est évident, l’endroit est charmant, les chambres sont parfaites, et puis Maha connaît beaucoup de choses sur son île et sa culture.
Un peu plus haut, juste au-dessus de l’endroit où nous nous trouvons, Maha possède un jardin potager et botanique où ils cultivent des plantes qu’il garde et revend. Son jardin est superbe et on voit qu’il l’entretient à la sueur de son front. Il a une collection impressionnante qu’il cultive dans des fonds de bouteilles plastiques. C’est un passionné, il commence à nous faire une visite de son jardin et en passant devant chaque plante, explique ses propriétés médicinales. Abù reconnaît certaines plantes de son enfance, il faut dire qu’il a baigné dedans, sa mère a un don pour guérir les maux par les plantes. Beaucoup de ces herbes ont disparu de la région du Fouta à cause du réchauffement climatique, du désert qui gagne chaque jour du terrain. Mais Maha affirme que toutes ces plantes peuvent encore pousser au Fouta si on en prend soin. Il récolte quelques graines d’un arbre que l’on appelle dans son langage populaire le « Neverdie » (de l’Anglais, le « ne meurt jamais ») et en donne à Abù, « Tu essaieras ça quand tu rentreras chez toi ». C’est un arbre dont nous avions déjà eu l’occasion de discuter à Bakel lorsque nous avions rencontré notre ami Idrissa, président d’une ONG Sénégalaise Eden Bakel. « Depuis que j’ai cet arbre chez moi, les femmes font la queue pour avoir ses fruits, c’est impressionnant les qualités qu’il possède ». Selon la tradition, les feuilles du Neverdie soigneraient plus de 300 maladies, mais Idrissa en parle surtout pour ses propriétés en faveur des diabétiques. Elles contiendraient deux fois plus de vitamine qu’une orange, des protéines et du calcium, ainsi que du fer .. bref, un produit particulièrement utilisé dans les programmes de malnutrition.
Il est 19h, on s’est un peu attardé, nous sommes les derniers chez Maha, Simon et le jeune français sont déjà partis. Nous remercions Maha et lui souhaitons beaucoup de bonheur à lui et sa famille en promettant que l’année prochaine nous reviendrons le saluer. Une fois de plus, nous redescendons l’île en passant dire au revoir à Abdou et en lui faisant la même promesse. Sur le quai d’embarquement, il commence à faire frais. En face de nous, il reste toute une partie de l’île que nous n’avons pas faite. On voit le fort d’Estrées aménagé par les français au XIXème siècle. D’abord construit pour se protéger, ce fut ensuite une prison, puis aujourd’hui le musée Historique du Sénégal à Gorée.
« Abù, on a même pas eu le temps d’aller là-bas ».
Mais il n’est plus à côté de moi, il regarde les pêcheurs Italiens assis à l’entrée du quai. L’espace d’un instant, j’ai l’impression d’être sur une île de Bretagne, surtout que le vent commence à souffler et qu’avec mon boubou j’ai froid. Le bateau approche, nous montons tous les deux en silence, la fatigue se ressent. Puis quand tous les passagers sont à bord, nous quittons l’île de Gorée pour retrouver le monde bruyant de la capitale.
« Bismillah » dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres
Par Dawud David DUPUY
[1] « Au Nom de Dieu »
[2] Fouta-Toro ou Fuuta Tooro: région du Nord du Sénégal située entre Dagana et Bakel, autrefois royaume du Tékrour. C’est la région la plus anciennement peuplée du Sénégal d’où partira l’ensemble des Peuples du pays. Aujourd’hui, ses habitants sont pour la majorité des Peuls et des Toucouleurs (Haal Pulaar).
[3] Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké est un théologien Musulman né en 1853 et décédé en 1927. Il deviendra l’une des figures les plus importantes de l’Islam au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, et fondera la confrérie des Mourides. Partout au Sénégal, on peut voir des peintures le représentant et le glorifiant en tant que Khadimou Rassoul « Serviteur du Prophète ».
[4] « Comment ça va ? » - « Tu es en bonne santé ? », traduit du Pulaar.
[5] Moins d’1 euro.
[6] « La mosquée, tu as dis la Vérité ! », traduit du Pulaar.
[7] « Que Dieu te donne la Paix Sala », traduit du Pulaar.
« Bismillah »[1] dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres. Nous voici partis pour une trentaine de minutes le temps de rejoindre ce petit coin de paradis, ce caillou chargé d’Histoire qu’est l’île de Gorée.
Sur le bateau, Abù regarde la mer et ses vagues, l’horizon et son infini. Quant à moi, c’est lui que je regarde. Je le sens impressionné par cette immensité bleue qu’il a rarement, voir jamais, l’occasion de voir lorsqu’il se trouve dans son village natal au fin fond du Sénégal, dans la région du Fouta[2] où la pluie est incertaine et où le vent balaye la poussière. Calé à l’arrière du navire, il observe l’océan qui vomit ses énormes cargos conteneurs dans le port de Dakar. Puis il prend mon appareil photo pour immortaliser l’instant, il sait que je lui ramènerai tous ces bons moments sur papier à mon prochain voyage. Aujourd’hui, je suis heureux, c’est une petite sortie que l’on s’était promise il y’ a trois mois lorsque l’on se trouvait tous les deux au village un après-midi de forte chaleur …
Ce jour-là, le moindre mouvement pouvait remplir tout un canari de notre transpiration, même nos langues étaient fatiguées de raconter leurs banales histoires. Alors, nous nous retrouvons chez Benoît, l’infirmier du village, qui est mon ami et avec qui je vis au village.
Il y’a là Benoît, Sékou l’instituteur des petits, Adama le puiseur d’eau, Fundé le tailleur, Abù et moi.
Toujours les mêmes, toujours la même routine qui chaque jour se répète. Mais cette routine, nous l’apprécions, on la partage en communauté et chacun apporte sa petite différence pour ne pas qu’on puisse s’en lasser. Souvent, on se retrouve ici entre 14h et 17h en attendant que le soleil s’épuise et que l’on reprenne tranquillement nos activités.
Je branche la télévision, les autres installent les nattes et les matelas, puis on amène la glacière au fond de laquelle 2 glaces dans un sachet plastique attendent leur tour. Adama allume le gaz et commence à laver deux petits verres, c’est bientôt l’heure du thé !
On tombe sur la RTS (Radio Télévision Sénégalaise) qui projette un documentaire sur l’Histoire de l’île de Gorée durant la période esclavagiste. Je revois certains lieux où j’étais allé l’année précédente, notamment la célèbre maison des esclaves, mondialement connue. Dans le petit écran, c’est Joseph Ndiaye, le charismatique conservateur de la maison, qui montre les chaînes que les esclaves portaient aux pieds et aux mains. J’aurais aimé le rencontrer mais malheureusement il est décédé quelques mois avant que je visite l’île.
C’était l’Histoire douloureuse du Sénégal, de toute l’Afrique et de l’Occident qui était là sous nos yeux. Au Sénégal, on enseigne cette Histoire à l’école primaire puis ensuite au collège et au lycée. Le problème est que de nombreux Sénégalais ne connaissent pas leur propre Histoire, surtout cette période qui dura plus de 400 ans et qui encore aujourd’hui a laissé des marques indélébiles dans la conscience collective. Ici, en France, le monde est à notre disposition. L’accès aux moyens d’information et de communication est relativement facile et permet de faire des recherches sur n’importe quel sujet. Aujourd’hui, un Sénégalais m’en apprendra plus que je connais sur la prise de la Bastille et l’appel du Général de Gaule, et dans la même discussion je lui apprendrais la découverte de l’Amérique par l’empire Mandingue au XIVème siècle et l’épopée d’El Hadj Oumar Tall d’Alwar jusqu’à Bandiagara.
C’est vrai que l’époque change. Maintenant, on ne peut pas voir un village, même en pleine brousse, dont les habitants n’écoutent pas la radio. Mais avoir la radio ou la télé n’est pas suffisant, encore faut-il savoir décrypter ce que l’on écoute et décoder les informations, difficile pour quelqu’un qui n’a jamais été à l’école.
C’est le cas d’Abù. Il n’a jamais fait les bancs. Contrairement à ses enfants, il ne connaît pas ce que l’école enseigne dans les manuels scolaires, mais ce que la vie dévoile à travers les expériences du quotidien, il pourrait en écrire des pages et des pages, s’il savait écrire … Oui, Abù ne sait ni lire ni écrire, mais il parle parfaitement le français ainsi que de nombreuses langues Africaines grâces à ces innombrables voyages au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Congo et j’en passe. Cela lui a donné une grande curiosité sur tout ce qui l’entoure et une ouverture d’esprit que j’ai rarement vu. Il s’intéresse à l’actualité et à l’histoire, et le documentaire de la RTS tombait à point.
Pendant le reportage, il était choqué par les images des hommes, des femmes et des enfants enchaînés, les fers aux pieds, aux cous et aux mains, et jetés comme du bétail dans la cale d’un navire négrier. « Ah, ça c’est grave ! » répète Abù. Monsieur Touré, l’instituteur, commence à expliquer l’Histoire de l’esclavage et ce qu’il s’est passé à Gorée. Lorsqu’il est à Dakar, il s’y rend souvent avec ses amis pour prendre un peu de repos et profiter de la tranquillité. Ma parole court après la sienne, et j’enchaîne sur ce que j’ai pu voir là-bas pendant qu’Abù continue ses exclamations « Vraiment, ça c’est très grave ! ».
« Abù, quand nous serons tous les deux à Dakar, on ira visiter la maison des esclaves, tu verras ça de tes propres yeux ».
3 mois après, on s’était rejoint à la capitale, Dakar, et un dimanche nous décidons de nous rendre à Gorée et d’y passer la journée. Abù était content de pouvoir enfin découvrir cette île dont je lui avais tant parlé, et moi heureux de prendre une journée de repos, nous avions passé deux semaines épuisantes à vadrouiller dans la ville pour les projets du village. On s’habille avec nos boubous, on prend l’appareil photo et nous quittons Ouakam, direction le port.
A l’embarquement, il n’y a personne, tout le monde est déjà dans le bateau, le départ est dans quelques minutes seulement. Pour se rendre sur l’île, plusieurs tarifs sont appliqués : il y a un tarif pour les habitants de l’île, un tarif pour les Sénégalais, un tarif pour les Africains, et encore un autre pour les étrangers. Et bien sur, celui pour les étrangers est nettement supérieur, le triple de celui d’un résident Sénégalais pour tout dire. J’avais expliqué à Abù les différences de prix avant de venir, et il n’avait pas trouvé ça normal « on est tous pareil, pourquoi tu devrais payer plus cher .. ». Arrivé devant la dame qui vend les tickets, il lui pose la question « lui, il reste la moitié de l’année au Sénégal, il n’est plus blanc, ce n’est plus un étranger, il est avec nous maintenant ». Elle ne veut rien savoir, et c’est normal, ce n’est pas elle qui décide. On prend les tickets, on monte dans le bateau …
On pose déjà le pied sur l’île, la traversée était trop courte, on aurait aimé avoir plus de temps pour observer la mer et sentir son vent frais sur nos boubous. De toute façon, nous aurons droit à une seconde chance au retour, maintenant on va profiter un peu de ce minuscule caillou qu’est Gorée.
J’ai un bon ami sur l’île, Abdou Diallo. Il est d’origine Peul et tient une boutique de souvenirs près de l’embarcadère, juste en face des restaurants qui dressent leur auvent pour accueillir les touristes. Ca fait deux ans que je ne l’ai pas vu, deux ans que je ne suis pas retourné sur l’île aussi. La dernière fois, j’y avais passé deux nuits, et c’est dans la boutique d’Abdou que j’étais resté dormir, sur une simple natte, éclairé par des bougies, au milieu des tableaux, des jembés, des statuettes, et bien sûr avec une grande photo du Cheikh Ahmadou Bamba[3] qui gardait la boutique et veillait sur moi. Avant de se coucher, Abdou m’avait emmené chez un ami à lui, un artiste qui vivait sur les hauteurs de l’île dans les anciens bunkers souterrains des colons français. C’est comme ça que j’avais découvert que pour véritablement connaître Gorée, il fallait au moins y rester le soir et la nuit. Après la navette de 20h, la quasi-totalité des touristes ont quitté l’île, laissant place à la vie paisible des îliens et aux chants des Baye-Fall qui entourent le caillou d’une spiritualité envoûtante. Justement, ce soir-là, c’était celui où les cérémonies religieuses des Baye-Fall avaient lieu. Il y en avait une en bas de l’île, et une en haut. Nous avons fait les deux. C’était fort, la lune était pleine, et on entendait la mer aiguiser les rochers et s’abattre avec puissance sur la falaise. Au milieu des bruits de la terre s’élevait la voix des Hommes comme un orchestre qui jouerait à l’unisson une symphonie et dont chacun maîtriserait à la perfection son instrument. Nous avons chanté, dansé, puis sommes rentrés à la boutique à une heure où seule les ombres peuplent l’île.
J’avais vraiment envie de revoir Abdou et de le présenter à Abù. Je reconnais la boutique, toujours au même endroit, toujours les mêmes souvenirs. On entre et Abdou me reconnaît, un large sourire se dégage de son visage. On se donne les dernières nouvelles, il me demande si mon père se porte bien et à mon tour je demande des nouvelles de la famille, de son commerce. Il répond que ça va en ce moment, il y a un peu de monde qui arrive et les affaires fonctionnent. Ce que j’aime avec Abdou, c’est qu’il n’a pas le tempérament du commerçant agressif qui souhaite à tout prix vendre quelque chose. Il est calme, posé, prend le temps de discuter, la stratégie est sûrement meilleure car finalement on y revient !
Il discute avec Abù, bien évidemment du Fouta, et tous les deux commencent une série de questions propres aux Pulaar des villages, qui pourraient durer une éternité « Comment va la famille ? et ta femme ? et les enfants ? et la santé ? et le travail ? et l’argent ? et la chaleur ? » … Au bout de dix minutes de points d’interrogations, les présentations sont faites.
Nous expliquons à Abdou que nous ne restons pas longtemps chez lui, on veut se promener, visiter l’île et repartir le soir sur la terre ferme. Il demande si nous passerons à la maison des esclaves, et lui répondons que oui, dans l’après-midi nous nous rendrons là-bas. « Alors venez ! » nous dit-il. La maison est à 200 mètres de sa boutique. On emprunte une petite ruelle sur la droite, j’aperçois déjà un peu plus loin la statuette de l’esclave affranchi qui brise ses chaînes et sa femme qui, heureuse de le retrouver, le serre bien fort dans ses bras, j’ai toujours beaucoup d’émotion en la voyant. Nous arrivons tous les trois devant la porte de la maison des esclaves « Le Peuple Sénégalais a su garder l’actuelle maison des esclaves afin de rappeler à tout Africain qu’une partie de lui même a transité par ce sanctuaire », signé Joseph Ndiaye, Tonton Jo comme on le nomme avec affection.
Abdou frappe et le gardien nous ouvre. Il lui explique en Wolof que nous sommes ses amis, que nous reviendrons visiter la maison cet après-midi et qu’il faudra nous appliquer le « tarif spécial ». Abdou se retourne et nous dit « c’est bon, allez vous promener, repasser me saluer ce soir avant votre départ ».
On continue la ruelle, ça commence sérieusement à monter. Nous finissons par arriver tout en haut de l’île, c’est un beau jour aujourd’hui il n’y a pas beaucoup de monde, juste quelques touristes qui se baladent, se prennent en photo avec la mer en arrière plan, ou qui se font quelque peu chahuter par les commerçants. Nous avec Abù, nous passons inaperçu, enfin .. avec nos boubous, notre grand foulard blanc, les gens nous regardent, les blancs comme les noirs, mais les vendeurs nous laissent tranquilles ne sachant pas véritablement à qui ils ont affaire. Parfois même, nous entendant communiquer en Pulaar, on vient nous demander qui nous sommes et ce que nous faisons là, juste pour satisfaire la curiosité Sénégalaise et histoire de passer le temps en bavardant quelques minutes.
Il faut savoir que sur l’île, la majorité des commerçants sont des Dakarois, ils tiennent des petites boutiques ou des cabanes en bois un peu partout, avec des souvenirs, et à l’affût du moindre touriste qui s’en approcheraient. Ils arrivent le matin et reprennent la navette du soir pour retourner chez eux à la capitale. Les îliens, qui sont pour la plupart des artistes, se plaignent de leur présence car les Dakarois ne sont pas originaires de Gorée, ou du moins n’y vivent pas en permanence et, selon eux, ils dénaturent l’île en agressant les touristes et en faisant du forcing dans la vente. Ce qui est vrai, d’où l’intérêt de rester sur l’île une fois la nuit tombée. Comme on dit, la nuit, tous les chats sont gris. Et tous les hommes sont noirs.
Abù se dirige vers un énorme canon en fer rouillé positionné face à la mer, je le suis. Comme à son habitude, il me dit une phrase que j’ai souvent l’occasion d’entendre dans sa bouche « Ca, ce n’est pas petit hein ? ». C’est sur, il ne fallait pas se trouver en face. En fait, ce canon n’aura servi qu’à couler un navire Anglais dont l’épave doit encore se trouver sous les eaux aujourd’hui. Les Français en quittant l’île ont saboté le canon de façon à ce que personne ne puisse s’en resservir par la suite. J’admire l’océan, et profite d’une rafale de vent qui s’abat sur mon visage. Je me rappelle un verset du Coran que j’ai lu la veille avant de m’endormir :
« Il envoie les vents comme précurseurs de ses grâces nous faisant descendre du ciel l'eau pure, qui fait revivre une contrée mourante et désaltère un nombre infini d'hommes et d'animaux. » (Sourate 25, Verset 50-51)
Je me retourne, Abù n’est plus là. Puis j’entends sa voix « Prends une photo, je suis là ! ». Il était monté tout en haut du canon, comme le font tous les touristes de passage. « C’est toi qui à l’appareil ! ». Il me le lance et on fait une petite séance photo. Les photos d’Abù, c’est comme les titres des livres pour enfants : Abù à Gorée, Abù dans son champ, Abù sur la charrette, Abù se promène, Abù prépare le thé, Abù joue aux cartes … j’ai toute la collection.
Sur la place, une femme solitaire nous regarde, elle n’a pas l’air d’être de l’île, elle est habillée en pagne, en tissu traditionnel avec un foulard autour du cou. Sur sa tempe, je reconnais les marques des Peuls, deux petits traits parallèles qui forment le chiffre 11. Je vais la saluer « No’Mbaada ? Ada Seli ? »[4]. Surprise, elle me répond dans sa langue, en Pulaar. C’est gagné ! Elle se nomme Sala. Abù redescend puis on discute avec elle. Elle explique qu’elle est originaire de la région de Matam et vit maintenant sur Dakar, son mari, lui, est parti travailler en Italie, et donc, elle profite de son temps libre pour visiter Gorée. Elle nous pose des tas de questions sur ce qui nous amène ici, et moi où est-ce que j’ai appris le Pulaar, et comment j’ai connu Abù. C’est une bonne rencontre, elle restera avec nous presque toute la journée et fatiguée, repartira à Dakar un peu plus tôt que nous. Nous sommes trois maintenant à découvrir ou re-découvrir l’île.
On s’approche de la falaise et en contrebas nous apercevons une femme étendre le linge, un fil tendu entre deux arbres, d’un côté la pierre et de l’autre la mer, l’espace n’est pas très large mais on suppose qu’il y a une famille qui vit là tout en bas. C’est déstabilisant, on ne sait même pas par quel chemin y accéder, comme si les habitants s’étaient appropriés cette toute petite île en cultivant une parcelle de vie dans ses moindres recoins. Les anciens blockaus, les souterrains, la falaise, tout a été réquisitionné pour y vivre en paix. L’île de Gorée, c’est comme un iceberg, il y a une partie émergée, celle que l’on veut bien nous montrer aux premiers abords, la partie que les touristes connaissent sur le bout de leur doigt, puis la partie immergée, celle, plus intime, où les îliens font leur vie paisible en harmonie avec la mer et le soleil, dans la tranquillité et à l’écart du chahut des touristes.
On finit par redescendre, la faim commence à se faire sentir. On décide tous les trois de manger dans les gargotes en face de la boutique de chez Abdou, on ne sera pas loin de la maison des esclaves pour la visite de 14h. Nous passons à la boutique inviter notre ami mais il est occupé avec des Toubabs, alors nous le laissons à ses affaires et filons manger. Nous qui avions l’habitude de manger un plat pour 500 cfa[5], ici le prix est multiplié par 4 ! mais on l’accepte, après tout, c’est comme partout, dès qu’il y a des touristes et de l’argent, les prix enflent, c’est la marche du monde même si la direction est mauvaise. On s’enfile un mafé sans le déguster, pourtant on sait qu’après un mafé, logiquement c’est sieste obligatoire, mais gourmandise quand tu nous tiens …
On repart, et comme prévu c’est difficile, le ventre est lourd, mais on se presse tout de même de se rendre devant la maison des esclaves. Nous ne sommes pas les premiers devant la porte, il n’est pas encore tout à fait l’heure et des visiteurs attendent déjà. Ca parle Anglais, Chinois, Français, Wolof, malgré le peu de monde aujourd’hui, de nombreuses nationalités sont représentées démontrant l’intérêt des étrangers pour ce lieu historique de l’île.
On s’assoit, on attend, le mafé nous pèse sur l’estomac ! J’en profite pour raconter à Abù la dernière fois que j’ai visité la maison il y a deux ans. J’attendais au même endroit, adossé contre le mur d’un côté de la ruelle, j’étais seul et en avance. A côté de moi, il y avait le gardien de la maison qui était assis sur sa chaise juste en face de la porte et attendait les visiteurs. On ne pouvait pas s’y méprendre, cet homme était bien la personne chargée de faire entrer les touristes et de leur vendre les tickets. Mais un couple de français s’approche rapidement, ils s’adressent à moi sans me saluer et surtout sans regarder le gardien. « A quelle heure ouvre la maison ? ». Je leur dis bonjour pour leur signifier qu’ici nous ne sommes pas en France, on salue les gens avant de s’adresser à eux, puis leur réponds qu’elle ouvre à 14h, qu’il faut patienter un peu. « Mais, c’est une visite guidée ? ». Là je regarde le gardien qui ne bouge toujours pas, puis je dis au couple « Vous savez, l’homme qui est là sur sa chaise, peut-être vous ne l’avez pas remarqué mais c’est lui qui doit vous renseigner. Regardez-moi, j’ai l’air de travailler à la maison des esclaves ? ». Puis l’homme leur répond « la visite guidée est à 15h ». Le couple repart, sans nous saluer, en se plaignant qu’ils n’aient pas le temps pour faire la visite et que c’est inadmissible qu’ils ne fassent pas de visite guidée à 14h. Je souris me disant que ces gens-là ne doivent pas être heureux, ça m’a toujours fait rire ce type de comportement, mais ça me renvoie aussi à la vie occidentale que j’avais laissé de côté depuis 5 mois, et je me dis que bientôt je dois y retourner. Je regarde le gardien et lui lance « c’est toujours comme ça ? ». « Pas toujours, mais en tout cas, c’est très souvent comme ça ». « Parfois, j’ai honte de voir mon peuple se comporter de cette façon ». « Et oui » dit-il, n’ayant pas l’air de trop s’en préoccuper, la situation étant plutôt banale et quasi habituelle pour lui.
14h ! Les portes s’ouvrent, le gardien nous reconnaît. Avec Sala à nos côtés, nous sommes une personne de plus que ce matin mais ça ne pose pas de problème. « Allez-y entrez, pour vous c’est bon ». On le remercie chaudement, et Abù me dit « Alors c’était ça le tarif spécial ! ». Et dire que j’entends souvent les voyageurs se plaindre qu’au Sénégal les blancs sont des portefeuilles sur patte. Dernière touche d’humour avant d’entrer dans l’une des pages les plus terribles de l’Histoire de l’humanité dont un célèbre artiste disait que la moitié de cette histoire n’avait pas encore été écrite. C’est vrai, on pourrait aussi ajouter que l’autre moitié a bien été écrite, mais par les vainqueurs. Ca me rappelle un proverbe Sénégalais « Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur ». Mais la maison des esclaves est la preuve que les lions ont trouvé leurs historiens. Joseph Ndiaye n’était pas historien mais le conservateur de la maison durant plus de trente ans jusqu’à son décès en 1999 à l’âge de 87 ans. Il s’est battu sans relâche pour faire connaître le patrimoine historique de Gorée, et surtout l’épisode de la traite négrière. Il racontait avec passion les douleurs de l’esclavage et l’enfer des noirs détenus dans les cellules de la maison. Grâce à son combat pour la préservation de la mémoire, l’UNESCO décide en 1990 de restaurer la maison, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui, un véritable lieu de mémoire et de pèlerinage pour les descendants d’esclaves et les millions de visiteurs à travers le monde.
Nous avons décidé de ne pas faire la visite guidée, Sala qui nous accompagne depuis notre arrivée ne parle que le Pulaar, alors j’improvise, je lui explique brièvement les différents lieux que l’on voit en essayant de me souvenir de ma dernière visite, puis traduit ce qui est écrit sur les panneaux des cellules. « Cellule homme », « Cellule femme », « Cellule enfant ». Il pouvait y avoir jusqu’à 200 esclaves en même temps dans la maison, et les familles étaient séparées avant de partir pour les Amériques. L’attente était parfois de trois mois avant d’embarquer sur les voiliers.
On rejoint Abù devant un renfoncement dans un mur. Celui-ci s’enfonce sur quelques mètres mais on ne voit pas le bout, il y fait tout noir. Au-dessus, un petit panneau indique « Cellule des récalcitrants ». J’explique à Abù ce qui est écrit sur le panneau et lui dis « Nelson Mandela est venu ici, il est entré dans ce trou, ses gardes du corps voulaient l’en empêcher mais il y est tout de même allé. Il est resté 5 minutes tout au fond, puis lorsqu’il est sorti, ses yeux étaient pleins de larmes ». Abù y va lui aussi, je ne le vois plus, ne l’entends plus, puis quand il sort, ses yeux aussi sont rouges, de tristesse, peut-être de colère.
Nous nous trouvons maintenant entre deux murs étroits. Au bout, une porte que l’on ne peut pas franchir, la mer nous barrant le chemin. « C’est la porte du voyage sans retour, si tu passais par-là, tu n’y revenais jamais ».
« Ca c’est grave ». C’est le moment le plus intense de la visite. Nous sommes face à la dure réalité de l’esclavage et de la condition d’esclave. On tente d’imaginer mais l’inhumanité est inimaginable. Les esclaves embarquaient d’ici sous un numéro de matricule, ils perdaient à tout jamais leurs noms Africains. Nous restons là quelques minutes, et Abù s’isole une fois de plus face à la mer. Je le laisse.
En sortant de ces murs, nous respirons enfin. C’est comme un sentiment d’étouffement, comme si la respiration s’était arrêtée l’espace de quelques minutes. On monte l’escalier et en haut nous découvrons une salle d’exposition dans laquelle sont mis en évidence des documents d’archives, des panneaux explicatifs, des objets témoignant de la vie d’esclave, des chaînes, des fers, des masques en ferrailles, les fusils des colons. Avec Sala on fait le tour de la salle, on regarde les images d’époque puis elle montre du doigt un dessin sûrement réalisé par un colon : un esclave pendu et à côté de lui un esclavagiste qui le fouette.
Nous avons visité la maison des esclaves, et nous la quittons comme on quitterait un cimetière, en silence et le regard baissé. Je me souviens alors d’une parole que le guide avait prononcé à la fin de la visite guidée la dernière fois que j’étais venu « La visite s’achève maintenant, cette maison est un lieu de mémoire, mais surtout n’oublions pas que, jusqu’à aujourd’hui, l’esclavage continue et n’a pas encore été aboli ». C’était vrai, les formes avaient changé, mais c’était toujours les mêmes qui mangeaient à leur faim, et toujours les mêmes qui se contentaient des miettes tombées de leur table.
En sortant de la maison, une sonnerie retentit, c’est mon téléphone. Je réponds « Salamou Alaykum ». C’est Simon, l’Italien que j’avais rencontré sur Dakar il y a quelques jours, j’avais oublié que lui aussi venait sur l’île ce jour-là. Il me dit qu’il est arrivé, qu’il est tout en haut, dans la maison de Maha, un habitant de Gorée qui a ouvert quelques chambres d’hôtes. « On arrive ».
Abù me dit qu’avant de rejoindre Simon, il veut voir la mosquée et y faire quelques prières. Très bonne idée, j’y étais allé la dernière fois mais je ne me souviens plus du tout où elle se trouve. On remonte la ruelle et nous passons devant l’église. En plaisantant je dis à Abù « c’est ici, tu peux aller prier », puis il me répond « ah ! ça c’est la mosquée des Chrétiens ».On finit par demander à la première personne qui passe où est-ce qu’ils l’ont mis, l’île n’est pourtant pas très grande. On nous indique une direction, celle de la mer, je me dis que Dieu ne doit pas être très loin, et je commence à me souvenir maintenant.
Sala me taquine en me disant « Tu as vu ce que tes blancs ont fait, ils ont mis l’église bien en évidence au milieu de l’île alors que la mosquée est cachée ».
Je souris, c’était bien vu de sa part « C’est vrai, mais regarde, qui a la plus belle vue ? ».
« La mosquée, a haali gonga ! »[6], Sala rigole.
En effet, la mosquée de l’île de Gorée vaut le détour. C’est la plus ancienne mosquée en pierre du pays. Un peu à l’écart du reste de l’île, elle surplombe et domine la mer, l’endroit est vraiment magnifique et préservé des touristes, AllaH n’intéresse personne. C’est la partie de l’île qui pourtant me touche le plus, où l’on ressent cette présence que pas même le plus grand des marabouts pourraient expliquer, comme cette brise que l’on sent sur notre peau mais que l’on ne voit jamais.
A l’intérieur, quelques personnes sont assises en train de lire le Coran. Un homme nous aperçoit, se lève et s’approche de nous. Il nous salue et se présente, c’est l’Imam. Il dit que nous sommes les bienvenus ici et nous parle bien évidemment de religion. « En ce moment, nous avons la visite de Frères Américains, ils sont venus se ressourcer ici et apprendre la religion avec nous ». En effet, un monsieur assez âgé avec une longue barbe blanche vient à son tour nous saluer sur le seuil de la mosquée. Il me fait penser à un vieil ermite, un enfant dans un corps de vieillard. Son regard est rieur et son sourire modeste est accroché à ses lèvres, comme s’il avait atteint la plénitude de Dieu et qu’il goûtait aux prémices du Paradis. Malheureusement, j’ai perdu mon Anglais et je ne pourrais pas très bien communiquer avec lui, mais nous restons à discuter un peu avec l’Imam, remercions tout le monde de l’accueil puis finissons par les quitter.
Sala commence à être fatiguée, elle dit qu’elle veut rentrer sur Dakar. Nous la raccompagnons au port, mais il faut attendre un peu, la navette est dans 30 minutes. Elle part avec Abù sur la plage, et se mettent les pieds dans l’eau au milieu des jeunes qui se baignent ou regardent passer les demoiselles. Le bateau approche, on salue Sala, on échange les numéros de téléphone. C’était vraiment une bonne rencontre, et maintenant on va se sentir seul sans une présence féminine à nos côtés. « Yo AllaH adu Jaam Sala »[7].
Je commence à avoir mal aux jambes, l’île est petite mais tout de même ça monte et ça descend ! Nous remontons l’île pour rejoindre Simon, notre ami Italien. Il est là avec une Anglaise qui est en stage dans une ONG sur Dakar, et un jeune Français qui a parcouru une bonne partie de l’Afrique à pied, de l’Ethiopie jusqu’au Sénégal. L’échange risque d’être intéressant, et ça fait longtemps que je n’ai pas discuté avec des occidentaux, pour le peu que j’en vois lorsque je suis au Fouta …
Maha est très cultivé, il nous parle en français et parfois traduit en Anglais pour la jeune fille. On refait le monde avec lui, on discute du Sénégal, de l’Afrique, de l’Occident, du monde et ses problèmes, de la vie et sa beauté. On se sent bien ici, à l’ombre avec un peu d’air frais. La femme de Maha nous apporte quelques gâteaux qu’elle vient de préparer et sa Maman vient s’asseoir à nos côtés pour nous écouter et sûrement passer son temps. Maha a ouvert des chambres d’hôtes il y a quelques années pour les visiteurs de passage sur l’île, il me dit que ça marche plutôt bien. C’est évident, l’endroit est charmant, les chambres sont parfaites, et puis Maha connaît beaucoup de choses sur son île et sa culture.
Un peu plus haut, juste au-dessus de l’endroit où nous nous trouvons, Maha possède un jardin potager et botanique où ils cultivent des plantes qu’il garde et revend. Son jardin est superbe et on voit qu’il l’entretient à la sueur de son front. Il a une collection impressionnante qu’il cultive dans des fonds de bouteilles plastiques. C’est un passionné, il commence à nous faire une visite de son jardin et en passant devant chaque plante, explique ses propriétés médicinales. Abù reconnaît certaines plantes de son enfance, il faut dire qu’il a baigné dedans, sa mère a un don pour guérir les maux par les plantes. Beaucoup de ces herbes ont disparu de la région du Fouta à cause du réchauffement climatique, du désert qui gagne chaque jour du terrain. Mais Maha affirme que toutes ces plantes peuvent encore pousser au Fouta si on en prend soin. Il récolte quelques graines d’un arbre que l’on appelle dans son langage populaire le « Neverdie » (de l’Anglais, le « ne meurt jamais ») et en donne à Abù, « Tu essaieras ça quand tu rentreras chez toi ». C’est un arbre dont nous avions déjà eu l’occasion de discuter à Bakel lorsque nous avions rencontré notre ami Idrissa, président d’une ONG Sénégalaise Eden Bakel. « Depuis que j’ai cet arbre chez moi, les femmes font la queue pour avoir ses fruits, c’est impressionnant les qualités qu’il possède ». Selon la tradition, les feuilles du Neverdie soigneraient plus de 300 maladies, mais Idrissa en parle surtout pour ses propriétés en faveur des diabétiques. Elles contiendraient deux fois plus de vitamine qu’une orange, des protéines et du calcium, ainsi que du fer .. bref, un produit particulièrement utilisé dans les programmes de malnutrition.
Il est 19h, on s’est un peu attardé, nous sommes les derniers chez Maha, Simon et le jeune français sont déjà partis. Nous remercions Maha et lui souhaitons beaucoup de bonheur à lui et sa famille en promettant que l’année prochaine nous reviendrons le saluer. Une fois de plus, nous redescendons l’île en passant dire au revoir à Abdou et en lui faisant la même promesse. Sur le quai d’embarquement, il commence à faire frais. En face de nous, il reste toute une partie de l’île que nous n’avons pas faite. On voit le fort d’Estrées aménagé par les français au XIXème siècle. D’abord construit pour se protéger, ce fut ensuite une prison, puis aujourd’hui le musée Historique du Sénégal à Gorée.
« Abù, on a même pas eu le temps d’aller là-bas ».
Mais il n’est plus à côté de moi, il regarde les pêcheurs Italiens assis à l’entrée du quai. L’espace d’un instant, j’ai l’impression d’être sur une île de Bretagne, surtout que le vent commence à souffler et qu’avec mon boubou j’ai froid. Le bateau approche, nous montons tous les deux en silence, la fatigue se ressent. Puis quand tous les passagers sont à bord, nous quittons l’île de Gorée pour retrouver le monde bruyant de la capitale.
« Bismillah » dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres
Par Dawud David DUPUY
[1] « Au Nom de Dieu »
[2] Fouta-Toro ou Fuuta Tooro: région du Nord du Sénégal située entre Dagana et Bakel, autrefois royaume du Tékrour. C’est la région la plus anciennement peuplée du Sénégal d’où partira l’ensemble des Peuples du pays. Aujourd’hui, ses habitants sont pour la majorité des Peuls et des Toucouleurs (Haal Pulaar).
[3] Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké est un théologien Musulman né en 1853 et décédé en 1927. Il deviendra l’une des figures les plus importantes de l’Islam au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, et fondera la confrérie des Mourides. Partout au Sénégal, on peut voir des peintures le représentant et le glorifiant en tant que Khadimou Rassoul « Serviteur du Prophète ».
[4] « Comment ça va ? » - « Tu es en bonne santé ? », traduit du Pulaar.
[5] Moins d’1 euro.
[6] « La mosquée, tu as dis la Vérité ! », traduit du Pulaar.
[7] « Que Dieu te donne la Paix Sala », traduit du Pulaar.
Voyage en Californie du 25 août au 11 septembre English translation pending
Nous sommes donc partis à 3 (moi-même, ma femme et notre petite fille de 2 ans) du jeudi 25 août (arrivée à San Francisco) au dimanche 11 septembre (au départ de Los Angeles) pour un voyage inoubliable, avec des paysages merveilleux et si diversifiés, des gens charmants et un temps exceptionnel (à part à San Francico où il faisait un peu frisquet le matin, nous n’avons eu quasi que du soleil et entre 35° et 47°c tout le temps). Le voyage s’est très bien passé, aucun problème avec les hôtels, voiture de location ou autres, simplement ma fille fiévreuse un après-midi, et ma femme et moi une bonne gastro avec une pizza au Yosemite Curry Village.
Ce que nous avons aimé le plus : San Francisco en général, Glacier Point (pas trop de monde), Bodie (quasi personne), Alabama Hills (quasi personne) et Santa Monica.
Ce que nous n’avons pas aimé : rien
Déceptions : il n’y en a qu’un, c’est de ne pas avoir vu le Golden Gate Bridge car il est resté dans un brouillard ininterrompu durant nos 5 jours à San Francisco… Mais cette déception a été vite estompée par le reste du voyage !
Trajet :
Voyageant avec un petit enfant de 2 ans, nous préférons faire de petites étapes, maximum 250-300 km par jour. 8 étapes pour un total de 1375 miles (2325 kilomètres) :

Etape A : San Francisco (4 nuits) du 25 au 29 août 2011 Etape B : San Francisco – Oakhurst (1 nuit) du 29 au 30 août 2011 Etape C : Oakhurst – Yosémite Curry Village (1 nuit) du 30 au 31 août 2011 Etape D : Yosémite Curry Village – Lee Vining (1 nuit) du 31 août au 1 septembre 2011 Etape E : Lee Vining – Lone Pine (1 nuit) du 1 au 2 septembre 2011 Etape F : Lone Pine – Barstow (1 nuit) du 2 au 3 septembre 2011 Etape G : Barstow – Palm Springs (1 nuit) via Joshua Tree NP du 3 au 4 septembre 2011 Etape H : Palm Springs – Los Angeles (6 nuits) du 4 au 10 septembre 2011
Comme il y a déjà énormément de carnets sur l'ouest américain, si vous désirez voir notre carnet : Carnet de voyage : http://themounets.wordpress.com Photos du voyage : http://www.flickr.com/...s/72157627571903333/
Ce que nous avons aimé le plus : San Francisco en général, Glacier Point (pas trop de monde), Bodie (quasi personne), Alabama Hills (quasi personne) et Santa Monica.
Ce que nous n’avons pas aimé : rien
Déceptions : il n’y en a qu’un, c’est de ne pas avoir vu le Golden Gate Bridge car il est resté dans un brouillard ininterrompu durant nos 5 jours à San Francisco… Mais cette déception a été vite estompée par le reste du voyage !
Trajet :
Voyageant avec un petit enfant de 2 ans, nous préférons faire de petites étapes, maximum 250-300 km par jour. 8 étapes pour un total de 1375 miles (2325 kilomètres) :

Etape A : San Francisco (4 nuits) du 25 au 29 août 2011 Etape B : San Francisco – Oakhurst (1 nuit) du 29 au 30 août 2011 Etape C : Oakhurst – Yosémite Curry Village (1 nuit) du 30 au 31 août 2011 Etape D : Yosémite Curry Village – Lee Vining (1 nuit) du 31 août au 1 septembre 2011 Etape E : Lee Vining – Lone Pine (1 nuit) du 1 au 2 septembre 2011 Etape F : Lone Pine – Barstow (1 nuit) du 2 au 3 septembre 2011 Etape G : Barstow – Palm Springs (1 nuit) via Joshua Tree NP du 3 au 4 septembre 2011 Etape H : Palm Springs – Los Angeles (6 nuits) du 4 au 10 septembre 2011
Comme il y a déjà énormément de carnets sur l'ouest américain, si vous désirez voir notre carnet : Carnet de voyage : http://themounets.wordpress.com Photos du voyage : http://www.flickr.com/...s/72157627571903333/
Passer entre les orages en Thaïlande en octobre 2011 English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je voyage en mode sac a dos depuis quelques annees deja, mais toujours accompagnee et encore jamais en Asie. Trois semaines seule en Thailande, c est donc une double grande premiere pour moi. Evidemment, je n ai pas vraiment choisi la bonne periode niveau meteo, mais bon, je n avais pas vraiment d autres creneaux, et je ne suis pas en sucre non plus, ce ne sont pas quleques gouttes qui vont me gacher mon voyage! Arrivee sur bangkok depuis trois jours, ca y est, j ai la bougeotte, je ne suis pas tres ville mais plutot sports de pleins air... Je comptais initialement aller dans le Nord (Chiang Mai et Pai) puis faire une ile ou deux dans le Sud ( Est ou Ouest, peu m importe), avant de repartir de Bangkok le 25 octobre. Sauf que, depuis mon arrivee, tous les sites meteo que je consulte indiquent la meme chose: des orages sur tous le pays, et les gens a qui je demande ici sont a 50/50: certains me disent de ne pas aller sur Chiang Mai, que c est innonde la bas, d autres me disent d evite le Sud absolument, que des tempetes tropicales y sevissent encore... Y aurait il des voyageurs / expat ou quiconque de bien renseigne sur Chiang Mai ou Pai qui pourraient me dire si ca vaut le coup de monter et si ce n est pas trop dangereux / aux glissements de terrain? S il y en a dans le Sud du pays ou sur les iles, meme topo? Les plages sous la pluie, j ai deja pratique au Bresil, on s en lasse vite... Sinon, si quelcun a un plan C a me proposer, il est plus que bienvenu!
Je vous remercie d avance pour toute info que vous pourriez me donner 🙂
Je voyage en mode sac a dos depuis quelques annees deja, mais toujours accompagnee et encore jamais en Asie. Trois semaines seule en Thailande, c est donc une double grande premiere pour moi. Evidemment, je n ai pas vraiment choisi la bonne periode niveau meteo, mais bon, je n avais pas vraiment d autres creneaux, et je ne suis pas en sucre non plus, ce ne sont pas quleques gouttes qui vont me gacher mon voyage! Arrivee sur bangkok depuis trois jours, ca y est, j ai la bougeotte, je ne suis pas tres ville mais plutot sports de pleins air... Je comptais initialement aller dans le Nord (Chiang Mai et Pai) puis faire une ile ou deux dans le Sud ( Est ou Ouest, peu m importe), avant de repartir de Bangkok le 25 octobre. Sauf que, depuis mon arrivee, tous les sites meteo que je consulte indiquent la meme chose: des orages sur tous le pays, et les gens a qui je demande ici sont a 50/50: certains me disent de ne pas aller sur Chiang Mai, que c est innonde la bas, d autres me disent d evite le Sud absolument, que des tempetes tropicales y sevissent encore... Y aurait il des voyageurs / expat ou quiconque de bien renseigne sur Chiang Mai ou Pai qui pourraient me dire si ca vaut le coup de monter et si ce n est pas trop dangereux / aux glissements de terrain? S il y en a dans le Sud du pays ou sur les iles, meme topo? Les plages sous la pluie, j ai deja pratique au Bresil, on s en lasse vite... Sinon, si quelcun a un plan C a me proposer, il est plus que bienvenu!
Je vous remercie d avance pour toute info que vous pourriez me donner 🙂
Séjour d'un mois aux Philippines l'été prochain English translation pending
Bonjour
Chaque année, nous partons pour une destination différente et la prochaine sera les Philippines ( j'y pense depuis un certain temps déjà et les posts que j'ai lus ici ou ailleurs m'ont confortée dans cette idée). Je vais essayer de faire court mais précis , autant que possible. Tout d'abord , les dates de voyage : juillet 2012. Certes, c'est loin mais je procède comme ça habituellement, histoire de bien préparer mon voyage et de bien m'en imprégner. Je voyage avec mon fils qui aura 12 ans à ce moment-là et je fais toujours en sorte de prévoir des activités accessibles pour lui. Généralement, je ne soumets pas mon itinéraire, mais là, c'est vraiment l'inconnue totale et compte tenu de la multitude d'iles et de spots , je veux être sûre de mon choix . C'est donc aux connaisseurs que je m'adresse. Voici mon parcours ( 1er jet , non figé ):
J1 au J4 : Manille ( voir ce qui est possible de faire aux alentours ) J4 au J11 : Bohol et là, besoin de renseignements concernant les différentes activités ( hors plongée) ainsi que les tarifs J11 au J21: Boracay ( juste du balnéaire à moins qu'il y ait des incontournables ?) J21 au J30 : Palawan / El Nido : où loger , qu'y voir , comment se déplacer ? J30 au J31 : Manille puis retour en France
Concernant mon budget , je pars sur 4000€ ( vol international + vols internes inclus). Pour ce qui est de mes envies et celles de mon fils , les critères suivants sont nécessaires pour un voyage parfait : - de beaux paysages - le contact avec les locaux le plus possible ( éventuellement, coucher chez l'habitant, aller voir les ethnies et leur apporter des vêtements ou des jouets ... Bref, vous voyez ce que je veux dire). - de belles plages parce qu'on aime être dans la carte postale - des hôtels ou Gh sympas , pas nécessairement 5* mais un minimum de confort ( hormis si on couche chez l'habitant auquel cas on s'adapte ) - pas de trecks parce qu'on n'est pas des sportifs et que mon fils est encore une petite crevette malgré son âge ( après, on n'est pas contre une petite marche mais pas pendant des heures, on n'est pas sportifs, je le répète) - du culturel parce qu'on aime ça et le contact avec des animaux si c'est faisable .
Voilà, je crois que j'ai fait le tour de ce que nous recherchons . Maintenant, à vous de me dire si mon itinéraire me le permettra. Rien n'est encore booké, donc les changements peuvent se faire sans problème. Merci d'avance pour votre aide . A bientôt
Chaque année, nous partons pour une destination différente et la prochaine sera les Philippines ( j'y pense depuis un certain temps déjà et les posts que j'ai lus ici ou ailleurs m'ont confortée dans cette idée). Je vais essayer de faire court mais précis , autant que possible. Tout d'abord , les dates de voyage : juillet 2012. Certes, c'est loin mais je procède comme ça habituellement, histoire de bien préparer mon voyage et de bien m'en imprégner. Je voyage avec mon fils qui aura 12 ans à ce moment-là et je fais toujours en sorte de prévoir des activités accessibles pour lui. Généralement, je ne soumets pas mon itinéraire, mais là, c'est vraiment l'inconnue totale et compte tenu de la multitude d'iles et de spots , je veux être sûre de mon choix . C'est donc aux connaisseurs que je m'adresse. Voici mon parcours ( 1er jet , non figé ):
J1 au J4 : Manille ( voir ce qui est possible de faire aux alentours ) J4 au J11 : Bohol et là, besoin de renseignements concernant les différentes activités ( hors plongée) ainsi que les tarifs J11 au J21: Boracay ( juste du balnéaire à moins qu'il y ait des incontournables ?) J21 au J30 : Palawan / El Nido : où loger , qu'y voir , comment se déplacer ? J30 au J31 : Manille puis retour en France
Concernant mon budget , je pars sur 4000€ ( vol international + vols internes inclus). Pour ce qui est de mes envies et celles de mon fils , les critères suivants sont nécessaires pour un voyage parfait : - de beaux paysages - le contact avec les locaux le plus possible ( éventuellement, coucher chez l'habitant, aller voir les ethnies et leur apporter des vêtements ou des jouets ... Bref, vous voyez ce que je veux dire). - de belles plages parce qu'on aime être dans la carte postale - des hôtels ou Gh sympas , pas nécessairement 5* mais un minimum de confort ( hormis si on couche chez l'habitant auquel cas on s'adapte ) - pas de trecks parce qu'on n'est pas des sportifs et que mon fils est encore une petite crevette malgré son âge ( après, on n'est pas contre une petite marche mais pas pendant des heures, on n'est pas sportifs, je le répète) - du culturel parce qu'on aime ça et le contact avec des animaux si c'est faisable .
Voilà, je crois que j'ai fait le tour de ce que nous recherchons . Maintenant, à vous de me dire si mon itinéraire me le permettra. Rien n'est encore booké, donc les changements peuvent se faire sans problème. Merci d'avance pour votre aide . A bientôt
Phuket: les masos du tao sont de retour English translation pending
Comme chaque année a lieu a Phuket le défilé impressionant organisé a l'occasion du festival végétarien.
Pour mieux comprendre se référer a l'excellent post qu'avait écrit AsianPat en 2009 (ICI).
Pour se purifier le corps et l’esprit, les taoïstes s’imposent un régime végétarien pendant les 9 premiers jours du 9e mois du calendrier lunaire chinois. Chaque jour, diverses cérémonies ont lieu dans les temples chinois accompagnées de démonstrations spectaculaires d’insensibilisation à la souffrance. Dans le but d’acquérir plus de mérite, les Chinois marchent sur les braises, se transpercent les joues et le corps avec des sabres, des couteaux ou des objets pointus.
Pour voir les photos c'est ICI 😉
Ames sensibles s'abstenir 🤪
Pour se purifier le corps et l’esprit, les taoïstes s’imposent un régime végétarien pendant les 9 premiers jours du 9e mois du calendrier lunaire chinois. Chaque jour, diverses cérémonies ont lieu dans les temples chinois accompagnées de démonstrations spectaculaires d’insensibilisation à la souffrance. Dans le but d’acquérir plus de mérite, les Chinois marchent sur les braises, se transpercent les joues et le corps avec des sabres, des couteaux ou des objets pointus.
Pour voir les photos c'est ICI 😉
Ames sensibles s'abstenir 🤪
De retour de deux semaines de Tokyo English translation pending
Bonjour a tous
Après avoir déniché pas mal d'infos et de conseils sur ce site je viens rapidement vous résumer notre voyage de 2 semaines à Tokyo.
Tout d'abord pour ceux qui s'étonneront de la longueur de notre séjour sur la même ville je tiens à préciser que nous n'avons pas pu tout voir et que Tokyo mérite d'y passer du temps.
Nos coup de cœur ont été:
Shibuya: le quartier où nous logions, pour son atmosphère, sa foule toujours présente, ses magasins et ses innombrables resto Yanaka: petit quartier a côté de Nippori, ambiance désuète, petites ruelles au charme fou et une atmosphère d'un autre temps avec ses petites échoppes et ses misons en bois Kamakura: a faire absolument, trajet rapide depuis tokyo et véritable bouffée d'oxygène Ueno: son fabuleux marché (où les prix sont super intéressant), son parc avec ses artistes de rues et ses petits temples et son ambiance populaire le Nakano Broadway: galerie commerçante où les prix ne se retrouvent nulle part ailleurs et où l'on trouve vraiment de tout Harajuku: pour son atmosphère déjantée et gentiment rebelle, le Daiso de Takeshita dori (immense magasins à 100 yen!)et le parc yoyogi
se perdre et déambuler au hasard des rues a été particulièrement plaisant
Concernant le budget nous avons pu faire plus de shopping que prévu pour le transport il faut compter 50€ par semaine et par personne. Un bon plan si vous prévoyez de prendre le arita express est de prendre la suica+nex aller retour a 5 500 yens, qui vous offre 1 500 yens de métro et qui coute moins cher qu'un aller et un retour séparé.
pour la nourriture on s'en sortait à 3 000 yens par jour pour 2 en sachant qu'on mange très bien dans les chaines comme yoshinoya ou sukiya (nette préférence pour sukiya d'ailleurs) pour 400à 600 yens et que les ptits resto traditionnels ne sont guère plus chers. on s'accordait toujours des à côtés culinaires (des crêpes, des glaces...) avec ce budget
les activités culturelles ne représente pas un gros budget, 600 yens pour les musées, 200 à 300 yens pour les temples
Le plus marquant du voyage restera la mentalité japonnaise et la gentillesse des japonais. serviables, souriants, toujours prêt à aider et d'une humilité remarquable! Croyez moi nous les français avons bien des leçons à prendre!!!!
N'hésitez pas si vous avez des questions!
Après avoir déniché pas mal d'infos et de conseils sur ce site je viens rapidement vous résumer notre voyage de 2 semaines à Tokyo.
Tout d'abord pour ceux qui s'étonneront de la longueur de notre séjour sur la même ville je tiens à préciser que nous n'avons pas pu tout voir et que Tokyo mérite d'y passer du temps.
Nos coup de cœur ont été:
Shibuya: le quartier où nous logions, pour son atmosphère, sa foule toujours présente, ses magasins et ses innombrables resto Yanaka: petit quartier a côté de Nippori, ambiance désuète, petites ruelles au charme fou et une atmosphère d'un autre temps avec ses petites échoppes et ses misons en bois Kamakura: a faire absolument, trajet rapide depuis tokyo et véritable bouffée d'oxygène Ueno: son fabuleux marché (où les prix sont super intéressant), son parc avec ses artistes de rues et ses petits temples et son ambiance populaire le Nakano Broadway: galerie commerçante où les prix ne se retrouvent nulle part ailleurs et où l'on trouve vraiment de tout Harajuku: pour son atmosphère déjantée et gentiment rebelle, le Daiso de Takeshita dori (immense magasins à 100 yen!)et le parc yoyogi
se perdre et déambuler au hasard des rues a été particulièrement plaisant
Concernant le budget nous avons pu faire plus de shopping que prévu pour le transport il faut compter 50€ par semaine et par personne. Un bon plan si vous prévoyez de prendre le arita express est de prendre la suica+nex aller retour a 5 500 yens, qui vous offre 1 500 yens de métro et qui coute moins cher qu'un aller et un retour séparé.
pour la nourriture on s'en sortait à 3 000 yens par jour pour 2 en sachant qu'on mange très bien dans les chaines comme yoshinoya ou sukiya (nette préférence pour sukiya d'ailleurs) pour 400à 600 yens et que les ptits resto traditionnels ne sont guère plus chers. on s'accordait toujours des à côtés culinaires (des crêpes, des glaces...) avec ce budget
les activités culturelles ne représente pas un gros budget, 600 yens pour les musées, 200 à 300 yens pour les temples
Le plus marquant du voyage restera la mentalité japonnaise et la gentillesse des japonais. serviables, souriants, toujours prêt à aider et d'une humilité remarquable! Croyez moi nous les français avons bien des leçons à prendre!!!!
N'hésitez pas si vous avez des questions!
Partir en Tunisie fin octobre: vos bons plans? English translation pending
Bonjour,
Je pars du 24 octobre au 1er novembre à Mahdia, et je souhaite savoir les températures, le climat à cette période. Fait-il doux ou frais ? Si jamais, il y a des lectrices et lecteurs de Mahdia, je souhaiterais connaitre les bons plans ( sorties, endroits à visiter ) et éventuellement faire connaissance avec vous, quand je serai sur place. 😉
Merci à vous.
Je pars du 24 octobre au 1er novembre à Mahdia, et je souhaite savoir les températures, le climat à cette période. Fait-il doux ou frais ? Si jamais, il y a des lectrices et lecteurs de Mahdia, je souhaiterais connaitre les bons plans ( sorties, endroits à visiter ) et éventuellement faire connaissance avec vous, quand je serai sur place. 😉
Merci à vous.
Coût d'un voyage au Vietnam? English translation pending
En février prochain , je veux visiter (avec 3 amis) le vietnam. J' ai contacté une agence du Vietnam soit AGENDA TOUR. On m'a fait une proposition pour 29 jours avec guide et chauffeur, hôtel 2 ou 3 étoiles, petit déjeuner et quelques déjeuners. Nous passerons aussi 4 jours au Cambodge. On nous demande 2315$US par personne. Est-ce que quelqu'un peut me dire ( malgré le peu de renseignements fournis) si ce prix est correct? On nous dit que là-bas le coût de la vie n'est pas cher. Sur un forum j' ai lu qu'on peut facilement trouver des hôtels à moins de 20$ la nuit, alors dois-je négocier à la baisse ?
Quatre jours à Budapest en décembre English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'apprête à partir sur Budapest autour de la mi-décembre avec mon amie. Est-ce une période propice vous visiter cette ville ? pas trop froid, gris, pluvieux, etc... ? 🙁 Sinon nous hésitons entre 3 ou 4 nuits sur place. J'imagine que vous me direz : plus on reste de temps, mieux on peut appréhender une ville comme Budapest mais croyez-vous qu'avec 3 nuits sur place (donc uniquement 2 jours entiers) c'est suffisant ? (et surtout pas trop frustrant car trop court...). Ou alors, pas d'hésitation possible, il faut réserver 4 nuits, voire davantage...😉
Par ailleurs, étant donné que les prix sont plus faibles qu'en France nous nous apprêtons à nous faire un petit plaisir en réservant un hotel 5* soit Sofitel, Corinthia, Hilton, Marriott ou Méridien. Avez-vous un avis, une expérience à partager sur ces établissements ?
Merci d'avance, Cordialement, Arnaud
Je m'apprête à partir sur Budapest autour de la mi-décembre avec mon amie. Est-ce une période propice vous visiter cette ville ? pas trop froid, gris, pluvieux, etc... ? 🙁 Sinon nous hésitons entre 3 ou 4 nuits sur place. J'imagine que vous me direz : plus on reste de temps, mieux on peut appréhender une ville comme Budapest mais croyez-vous qu'avec 3 nuits sur place (donc uniquement 2 jours entiers) c'est suffisant ? (et surtout pas trop frustrant car trop court...). Ou alors, pas d'hésitation possible, il faut réserver 4 nuits, voire davantage...😉
Par ailleurs, étant donné que les prix sont plus faibles qu'en France nous nous apprêtons à nous faire un petit plaisir en réservant un hotel 5* soit Sofitel, Corinthia, Hilton, Marriott ou Méridien. Avez-vous un avis, une expérience à partager sur ces établissements ?
Merci d'avance, Cordialement, Arnaud
Faire l'Irlande en trois jours? English translation pending
bonjour,
mon titre est assez exagéré est surement impossible à faire.
Je pars 3 jours en Irlande, début octobre et je souhaiterai savoir ce qui faut absolument voir / visiter ?
J'aimerai consacrer une journée à la visite de Dublin (on attérit à Dublin) le centre ville. J'ai une longue liste de visite (guide que j'ai acheté mais aussi et surtout grâce à ce forum) pour la ville pas de soucis, le problème c'est pour les 2 autres jours.
Je souhaiterai faire le Connemara une journée (j'ai pris un B&B sur Galway le soir) mais qu'y a t il à voir et faire là-bas à part les falaises Moher (que nous ferons) et Cliffden ? Avez-vous des noms de villages, de coins ?
Le 3ème jour, j'aimerai faire le sud de l'Irlande, pourquoi pas Cork et/ou autres ? Si vous avez des suggestions je suis preneur aussi bien en visite qu'en restau.
Je sais que de grosses journées de voiture nous attendent, on a loué une voiture et se lever tôt nous fait pas peur.
Je sais bien qu'en une journée je ne ferai pas tout le Connemara mais au moins voir la plus part des attraits qui font le charme de ce parc. Et aussi si vous avez des suggestions pour le 3ème jour (plutôt vers le sud de l'Irlande).
J'aurai un bon aperçu après ça de l'Irlande et ça me donnera certainement des idées pour revenir et approfondir.
Merci d'avance beaucoup.
JJ
mon titre est assez exagéré est surement impossible à faire.
Je pars 3 jours en Irlande, début octobre et je souhaiterai savoir ce qui faut absolument voir / visiter ?
J'aimerai consacrer une journée à la visite de Dublin (on attérit à Dublin) le centre ville. J'ai une longue liste de visite (guide que j'ai acheté mais aussi et surtout grâce à ce forum) pour la ville pas de soucis, le problème c'est pour les 2 autres jours.
Je souhaiterai faire le Connemara une journée (j'ai pris un B&B sur Galway le soir) mais qu'y a t il à voir et faire là-bas à part les falaises Moher (que nous ferons) et Cliffden ? Avez-vous des noms de villages, de coins ?
Le 3ème jour, j'aimerai faire le sud de l'Irlande, pourquoi pas Cork et/ou autres ? Si vous avez des suggestions je suis preneur aussi bien en visite qu'en restau.
Je sais que de grosses journées de voiture nous attendent, on a loué une voiture et se lever tôt nous fait pas peur.
Je sais bien qu'en une journée je ne ferai pas tout le Connemara mais au moins voir la plus part des attraits qui font le charme de ce parc. Et aussi si vous avez des suggestions pour le 3ème jour (plutôt vers le sud de l'Irlande).
J'aurai un bon aperçu après ça de l'Irlande et ça me donnera certainement des idées pour revenir et approfondir.
Merci d'avance beaucoup.
JJ
Météo actuelle en Thaïlande? (septembre 2011) English translation pending
bonjour,
nous partons dans une semaine et demi en thailande, et je voudrais savoir si des personnes sont actuellement sur place pour nous donner une image de la météo, pleut-il tout au long de la journée ? et est-ce pire dans le nord ou dans le sud ?
merci !!
merci !!
L'Ouest américain autrement: de Seattle à San Diego English translation pending
Bonjour,
Voici notre carnet sur le trajet Seattle / San Diego, que nous avons fait en été 2011, avec une grosse boucle en Oregon.
Présentation du voyage
Comment en est-on venu à déterminer ce circuit ?
Eh bien, notre fille a fait un séjour de 3 semaines en été 2010 à Eugene, ville inconnue de nous jusque là (156 000 habitants quand même !)en Oregon dans une famille. Elle est revenue, bien entendu, enchantée de son séjour et nous a ramené un superbe livre sur l'Oregon avec des photos somptueuses ! De là, l'idée a fait son chemin, assez rapidement finalement, de faire la Côte ouest, puisqu'en octobre les billets d'avion pour Seattle avec retour de San Diego étaient déjà achetés. Nous avions d'abord pensé commencer à Vancouver mais la difficulté de louer une voiture au Canada et de la rendre aux USA plus le fait qu'il y avait beaucoup à découvrir autour de Vancouver et que ça méritait un autre voyage, nous ont fait renoncer.
Pour choisir les dates, il a fallu jongler entre les études de l'un et la rentrée des classes de l'autre. Donc, nous sommes partis le 10 juillet à 4 : 2 adultes et 2 enfants de 9 et 16 ans, le 3ème de 19 ans finissant son année d'études seulement le 28 juillet et nous rejoignant à San Francisco sur la dernière partie du voyage jusqu'au 12 août, la rentrée scolaire du petit dernier étant prévue pour le 15 août déjà.
Il a fallu ensuite choisir les étapes et nous avons essayé au mieux de faire un mélange de petites à grandes villes, de forêts primaires, d'océan et de paysages quasi désertiques sans oublier quelques cases shopping ! Il en fallait aussi pour tous les goûts: côté grande nature et western pour les uns, aviation (ah non, c'est pas incompatible), lieux de tournage de films ou séries, parcs à thème, baignade, beaucoup d'océan car on ne s'en lasse pas ... avec un seul rendez-vous fixé à Eugene, pour rencontrer la famille d'accueil de notre fille. Ca nous a donc donné ce circuit de 3700 km sur 32 jours, sans compter les kms en ville et aux alentours, moins donc que notre aller-retour Berlin-Paris-Nice de l'an dernier mais largement suffisant à notre goût !
Nous avons tenu un carnet de route où chacun devait écrire à tour de rôle mais bon finalement, c'est moi qui m'y suis collé la plupart du temps ! Malheureusement, notre grand qui a la plume facile n'était là que pour le dernier tiers du voyage. Je l'indiquerai quand c'est lui qui a écrit.
Nos étapes Dans l'Etat de Washington : - Jours 1 à 5 : Seattle - Jour 6 : Kalaloch en passant par Port Angeles et ForksEn Oregon : - Jour 7 : Astoria - Jours 8 et 9 : Portland - Jours 10 et 11 : Pendleton - Jours 12 et 13 : Mitchell (John Day Fossil Beds) - Jours 14 et 15 : EugeneEn Californie : - Jours 16 et 17 : Crescent City (Redwood National Park) - Jours 18 et 19 : Fort Bragg - Jour 20 : Sacramento - Jours 21 à 26 : San Francisco - Jour 27 : Monterey - Jour 28 : Lompoc (à côté de Santa Barbara) - Jour 29 à 31 : Los Angeles - Jour 32 : San Diego - Jour 33 : Retour à Berlin
Voici notre carnet sur le trajet Seattle / San Diego, que nous avons fait en été 2011, avec une grosse boucle en Oregon.
Présentation du voyage
Comment en est-on venu à déterminer ce circuit ?
Eh bien, notre fille a fait un séjour de 3 semaines en été 2010 à Eugene, ville inconnue de nous jusque là (156 000 habitants quand même !)en Oregon dans une famille. Elle est revenue, bien entendu, enchantée de son séjour et nous a ramené un superbe livre sur l'Oregon avec des photos somptueuses ! De là, l'idée a fait son chemin, assez rapidement finalement, de faire la Côte ouest, puisqu'en octobre les billets d'avion pour Seattle avec retour de San Diego étaient déjà achetés. Nous avions d'abord pensé commencer à Vancouver mais la difficulté de louer une voiture au Canada et de la rendre aux USA plus le fait qu'il y avait beaucoup à découvrir autour de Vancouver et que ça méritait un autre voyage, nous ont fait renoncer.
Pour choisir les dates, il a fallu jongler entre les études de l'un et la rentrée des classes de l'autre. Donc, nous sommes partis le 10 juillet à 4 : 2 adultes et 2 enfants de 9 et 16 ans, le 3ème de 19 ans finissant son année d'études seulement le 28 juillet et nous rejoignant à San Francisco sur la dernière partie du voyage jusqu'au 12 août, la rentrée scolaire du petit dernier étant prévue pour le 15 août déjà.
Il a fallu ensuite choisir les étapes et nous avons essayé au mieux de faire un mélange de petites à grandes villes, de forêts primaires, d'océan et de paysages quasi désertiques sans oublier quelques cases shopping ! Il en fallait aussi pour tous les goûts: côté grande nature et western pour les uns, aviation (ah non, c'est pas incompatible), lieux de tournage de films ou séries, parcs à thème, baignade, beaucoup d'océan car on ne s'en lasse pas ... avec un seul rendez-vous fixé à Eugene, pour rencontrer la famille d'accueil de notre fille. Ca nous a donc donné ce circuit de 3700 km sur 32 jours, sans compter les kms en ville et aux alentours, moins donc que notre aller-retour Berlin-Paris-Nice de l'an dernier mais largement suffisant à notre goût !
Nous avons tenu un carnet de route où chacun devait écrire à tour de rôle mais bon finalement, c'est moi qui m'y suis collé la plupart du temps ! Malheureusement, notre grand qui a la plume facile n'était là que pour le dernier tiers du voyage. Je l'indiquerai quand c'est lui qui a écrit.
Nos étapes Dans l'Etat de Washington : - Jours 1 à 5 : Seattle - Jour 6 : Kalaloch en passant par Port Angeles et ForksEn Oregon : - Jour 7 : Astoria - Jours 8 et 9 : Portland - Jours 10 et 11 : Pendleton - Jours 12 et 13 : Mitchell (John Day Fossil Beds) - Jours 14 et 15 : EugeneEn Californie : - Jours 16 et 17 : Crescent City (Redwood National Park) - Jours 18 et 19 : Fort Bragg - Jour 20 : Sacramento - Jours 21 à 26 : San Francisco - Jour 27 : Monterey - Jour 28 : Lompoc (à côté de Santa Barbara) - Jour 29 à 31 : Los Angeles - Jour 32 : San Diego - Jour 33 : Retour à Berlin
Premier voyage en Asie, dès le 29 juillet 2012 English translation pending
Bonjour à tous 😄
Voila j'aurais une, voir deux petites questions à vous posez concernant un voyage en Asie. Je décolle le 29 juillet 2011 pour Kuala Lumpur et de la commencera mon périple pendant 6 mois. Je commencerais par le Vietnam, le Cambodge, La Thaïlande, La Malaisie et l'Indonésie. 5 pays que j'ai vraiment hâte de visiter et ou je prévois de rester environs un mois à chaque fois (Sauf le Cambodge ou je reste 15 jours mais je me rattrape sur la Thaïlande 🙂). Le problème, c'est que cela ne fait que 5 mois environs et il me reste une petite destination à choisir pour le mois de juillet. J'ai d'abord pensé au Japon mais quand j'ai vu les prix et sachant ce qu'il me restera à la fin de ce voyage, je me suis dit que j'irais au Japon dans quelques années. J'ai ensuite pensé à la destination à la mode du moment, l'Australie. Mais je me suis dit pourquoi pas rester dans le thème Asiatique. C'est alors que j'ai pensé à la Chine 😏. Mais voila le problème que je rencontre, c'est qu’apparemment en juillet ben en chine ... Il pleut ... Beaucoup !!! Cela ne me dérange pas énormément car je ne veux pas aller en Chine pour me faire bronzer mais pour voir la culture, les temples, les paysages ... J'aurais donc aimé savoir si des personnes ont déjà voyagé en Chine en Juillet et surtout est ce que le climat est un gros handicape en cette période. De plus, je voyage avec Air Asia et il ne me propose que quelques destination (au départ de Kuala Lumpur) pour la Chine. A savoir : Chengdu, Guangzhou, Guilin, Hangzhou, Shenzhen ou Tianjin. Je ne sais pas vraiment lequel de ces lieux est le plus jolie à visiter et ou le climat est le moins terrible en juillet. Je ferais déjà un petit détour à Hong Kong pendant 5 jours avant de descendre le Vietnam et en ce qui concerne Pékin, Air Asia ne me le propose pas. Je précise également que je ne resterais que 15 jours en Chine donc si vous pouvez me donner au moins 2 destinations dans le lot afin que je fasse une semaine dans chaque. J'espère que vous pourrez un peu mieux éclairer ma lanterne afin que je puisse avancer dans mon petit projet. Merki 😉
Voila j'aurais une, voir deux petites questions à vous posez concernant un voyage en Asie. Je décolle le 29 juillet 2011 pour Kuala Lumpur et de la commencera mon périple pendant 6 mois. Je commencerais par le Vietnam, le Cambodge, La Thaïlande, La Malaisie et l'Indonésie. 5 pays que j'ai vraiment hâte de visiter et ou je prévois de rester environs un mois à chaque fois (Sauf le Cambodge ou je reste 15 jours mais je me rattrape sur la Thaïlande 🙂). Le problème, c'est que cela ne fait que 5 mois environs et il me reste une petite destination à choisir pour le mois de juillet. J'ai d'abord pensé au Japon mais quand j'ai vu les prix et sachant ce qu'il me restera à la fin de ce voyage, je me suis dit que j'irais au Japon dans quelques années. J'ai ensuite pensé à la destination à la mode du moment, l'Australie. Mais je me suis dit pourquoi pas rester dans le thème Asiatique. C'est alors que j'ai pensé à la Chine 😏. Mais voila le problème que je rencontre, c'est qu’apparemment en juillet ben en chine ... Il pleut ... Beaucoup !!! Cela ne me dérange pas énormément car je ne veux pas aller en Chine pour me faire bronzer mais pour voir la culture, les temples, les paysages ... J'aurais donc aimé savoir si des personnes ont déjà voyagé en Chine en Juillet et surtout est ce que le climat est un gros handicape en cette période. De plus, je voyage avec Air Asia et il ne me propose que quelques destination (au départ de Kuala Lumpur) pour la Chine. A savoir : Chengdu, Guangzhou, Guilin, Hangzhou, Shenzhen ou Tianjin. Je ne sais pas vraiment lequel de ces lieux est le plus jolie à visiter et ou le climat est le moins terrible en juillet. Je ferais déjà un petit détour à Hong Kong pendant 5 jours avant de descendre le Vietnam et en ce qui concerne Pékin, Air Asia ne me le propose pas. Je précise également que je ne resterais que 15 jours en Chine donc si vous pouvez me donner au moins 2 destinations dans le lot afin que je fasse une semaine dans chaque. J'espère que vous pourrez un peu mieux éclairer ma lanterne afin que je puisse avancer dans mon petit projet. Merki 😉
Voyage de noce, la destination idéale? English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens faire appel à vous car je suis en train de préparer mon mariage avec ma compagne pour le mois de mai 2012. Entre les préparations pour le jour J je fais également des recherche pour notre voyage de noce. Nous savons ce que nous voulons mais nous ne savons pas où aller ^^
Pour faire simple la demoiselle veut une île, du sable, de l'eau transparente et du soleil. Le monsieur lui veut des paysages, des balades, du contenu. Bref je veux autre chose que me prélasser une semaine au soleil :)
Pour les îles il y en a qui font rêver, les Maldives, les Seychelles etc... mais j'ai peur de payer pour m'ennuyer et rester dans un complexe hôtelier sans rien à faire d'autre que manger, bronzer, se baigner. Du coup on a pensé aux Antilles mais je ne sais absolument pas ce que ça vaut.
Bref quelles destinations vous paraissent correspondre à nos besoin (quelques jours d'excursions puis repos) ? Pas forcément les Antilles, ça peut être dans l'Océan indien ou pacifique.
Merci ^^
Je viens faire appel à vous car je suis en train de préparer mon mariage avec ma compagne pour le mois de mai 2012. Entre les préparations pour le jour J je fais également des recherche pour notre voyage de noce. Nous savons ce que nous voulons mais nous ne savons pas où aller ^^
Pour faire simple la demoiselle veut une île, du sable, de l'eau transparente et du soleil. Le monsieur lui veut des paysages, des balades, du contenu. Bref je veux autre chose que me prélasser une semaine au soleil :)
Pour les îles il y en a qui font rêver, les Maldives, les Seychelles etc... mais j'ai peur de payer pour m'ennuyer et rester dans un complexe hôtelier sans rien à faire d'autre que manger, bronzer, se baigner. Du coup on a pensé aux Antilles mais je ne sais absolument pas ce que ça vaut.
Bref quelles destinations vous paraissent correspondre à nos besoin (quelques jours d'excursions puis repos) ? Pas forcément les Antilles, ça peut être dans l'Océan indien ou pacifique.
Merci ^^
Choix de tente pour tour du monde à vélo English translation pending
Bonjour
Je viens de passer toute ma journée à essayer de trouver "la tente idéale" pour mon tour du monde à vélo.
Je voudrais votre avis même si je sais que le sujet a été abordé maintes fois sur ce site et je vous en remercie.
Je cherche une tente très légère (entre 1.5 et 2.5 kg grand max) car je veux réduire au maximum le poids sur le vélo;
solide, imperméable, capable de résister à tout type de temps car je vais voyager dans différents coins du monde à toute époque de l'année, chaud froid, vent... sans aller dans les extrêmes.
Je suis tout seul mais j'aime aussi avoir un peu de confort donc j'opterais pour une 2 places et avec une ou deux absides pour stocker mon équipement.
En terme de budget, je ne veux pas mettre plus de 250 € au grand max. Plutot en dessous les 200 €.
J'ai trouver que la Ferrino Lightent 2 ou la Spectre 2 ou la Nemesis 2 répondaient le mieux à mes attentes.
Moi qui n'y connais rien en tente, suis-je à côté de la plaque ou est-ce un bon choix?
Merci d'avance pour vos réponses et encore merci à ce site qui offrent beaucoup d'informations.
Cordialement
Nicolas
Glen Canyon: descente en bateau de Page à Lee's Ferry English translation pending
Bonjour,
Nous partons fin septembre pour 24 jours aux États-Unis, avec une arrivée à Denver et retour de San Francisco. Dans notre périple on s'arrêtera pour 2 nuits à Page (Arizona) et on souhaiterait faire une descente tranquille en bateau du Colorado avec point de départ au barrage de Page et arrivée à Lee's Ferry. Je crois avoir lu qu'il existe de tels circuits (de 2/3h ), mais nous avons du mal à trouver le site internet qui vends des tels solutions.
Je vous remercie par avance pour le (les) tuyau(x).
Jean Marc
Nous partons fin septembre pour 24 jours aux États-Unis, avec une arrivée à Denver et retour de San Francisco. Dans notre périple on s'arrêtera pour 2 nuits à Page (Arizona) et on souhaiterait faire une descente tranquille en bateau du Colorado avec point de départ au barrage de Page et arrivée à Lee's Ferry. Je crois avoir lu qu'il existe de tels circuits (de 2/3h ), mais nous avons du mal à trouver le site internet qui vends des tels solutions.
Je vous remercie par avance pour le (les) tuyau(x).
Jean Marc
Hésitation entre Tahaa, Huahine ou autre? (Polynésie) English translation pending
Bonjour,
J'envisage un second voyage en Polynésie en septembre 2012.
L'itinéraire envisagé est le suivant :
- 1 nuit Tahiti (je connais déjà un peu, je ne peux hélas m'y attarder à cause de mon petit budget) - 3 nuits Tahaa ou Huahine ou... ? - 3 nuits Bora Bora - 3 nuits Fakarava
Bora Bora et Fakarava sont 2 îles que je veux absolument refaire (l'une pour son luxe et ses couleurs (je serai en voyage de noces, j'assume), l'autre pour son contraire à savoir son côté bout du monde incomparable, sa tranquilité et ses fonds marins).
Pour la 3ème île, j'aimerai découvrir quelque chose que je ne connais pas. La dernière fois j'avais fait Moorea, très sympa certes, mais pour mon voyage de noces j'aimerai tant qu'à faire voir une nouveauté, histoire que mon futur mari ne soit pas le seul à écarquiller les yeux !
J'hésite entre Tahaa et Huahine. Ou une autre ?! Je me dis que cette île devra présenter un peu plus d'intérêt "terrestre" que les 2 autres (pas compliqué), quelques balades à vélo, ce genre de choses... En lisant ça vous allez probablement me conseiller Huahine, mais les photos que j'en vois me font pas rêver. J'ai l'impression que la mer n'y est pas si belle, je sais pas. Tahaa a l'air super chouette, toute mignonne et isolée. Oui d'accord mais c'est pas redondant ? Remarquez on hésitait avec les Maldives et là-bas en terme de redondance on aurait été servis... Argh, je suis perdue ! Help ! 😄
Enfin je suis une obsédée de la météo et septembre me fait peur, non pas pour le ciel mais pour le vent et les températures : j'ai l'impression que ça souffle fort à cette époque, que la mer est agitée, moyennement chaude (en mai je l'avais déjà constaté mais je suis frileuse), et 24° ça me suffit pas moi ! 😊😕 Des expériences ? 😊
Merci.
J'envisage un second voyage en Polynésie en septembre 2012.
L'itinéraire envisagé est le suivant :
- 1 nuit Tahiti (je connais déjà un peu, je ne peux hélas m'y attarder à cause de mon petit budget) - 3 nuits Tahaa ou Huahine ou... ? - 3 nuits Bora Bora - 3 nuits Fakarava
Bora Bora et Fakarava sont 2 îles que je veux absolument refaire (l'une pour son luxe et ses couleurs (je serai en voyage de noces, j'assume), l'autre pour son contraire à savoir son côté bout du monde incomparable, sa tranquilité et ses fonds marins).
Pour la 3ème île, j'aimerai découvrir quelque chose que je ne connais pas. La dernière fois j'avais fait Moorea, très sympa certes, mais pour mon voyage de noces j'aimerai tant qu'à faire voir une nouveauté, histoire que mon futur mari ne soit pas le seul à écarquiller les yeux !
J'hésite entre Tahaa et Huahine. Ou une autre ?! Je me dis que cette île devra présenter un peu plus d'intérêt "terrestre" que les 2 autres (pas compliqué), quelques balades à vélo, ce genre de choses... En lisant ça vous allez probablement me conseiller Huahine, mais les photos que j'en vois me font pas rêver. J'ai l'impression que la mer n'y est pas si belle, je sais pas. Tahaa a l'air super chouette, toute mignonne et isolée. Oui d'accord mais c'est pas redondant ? Remarquez on hésitait avec les Maldives et là-bas en terme de redondance on aurait été servis... Argh, je suis perdue ! Help ! 😄
Enfin je suis une obsédée de la météo et septembre me fait peur, non pas pour le ciel mais pour le vent et les températures : j'ai l'impression que ça souffle fort à cette époque, que la mer est agitée, moyennement chaude (en mai je l'avais déjà constaté mais je suis frileuse), et 24° ça me suffit pas moi ! 😊😕 Des expériences ? 😊
Merci.