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Les préjugés des Français ont la vie dure English translation pending
by Nemo1001 · 2010-05-30 · 425 replies
Comment les acteurs politiques font pour susciter ou reveiller les préjugés ICI
Plateforme de croisière: AB, Webcroisière, Azur... English translation pending
by Friquette07 · 2010-04-30 · 96 replies
afin de nous aider les uns les autres, je vous propose un post ou chacun pourrait disucter des différentes plateforme de resa de croisères :

ab croisière, promovacances, croisière.net, azur croisière, planete-croisiere, webcroisière et bien d'autres que j'oublie. ainsi chacun pourra nous expliquer le fonctionnement, le pour et le contre.

fred.
Avant apprenti-sorcier, maintenant pilote, c'est le retour à Hanoï English translation pending
by Simplybrice · 2010-02-28 · 0 replies
Comme trois points en suspension, je suis dans une perplexitude folle. L'appareil photo manque à l'appel de la revue de paquetage et ce n'est pas réjouissant. Comment est-ce que j'ai pu passer en six mois de temps de celui qui a la tête bien perchée sur les épaules à celui qui sans le vouloir sème à tout vent l'ensemble de ses affaires? Je continue pourtant à employer la même routine qui consiste à toujours vérifier que je n'oublie rien derrière moi mais force est de constater que ça ne suffit plus. Peut-être va-t-il falloir que j'emploie la manière forte qui consisterait à nouer chacune de mes affaires à une cordelette que j'attacherait aussi à ma cheville ou à mon poignet! Mais on en est pas encore là, pour l'appareil photo, il reste une infime chance...

La première des choses pour dissiper les doutes est de se lever aux aurores pour demander au plus tôt aux tenanciers de la GH s'il n'ont pas récupéré mon précieux bien. En plus, ça tombe bien, la responsabilité du réveil matinal ne m'incombe pas complètement puisqu'avec Jo et Dani, on avait déjà prévu de lever le camp rapidement de Sapa étant donné qu'on a près de 200km de route de montagne à dévaler en ce jour du 19 avril. On parvient donc à émerger avant 7h. Dans la même seconde, je suis déjà à la réception la bave au lèvre tant j'ai la rage. Là, toute la famille est déjà sur le qui-vive, tous répartis dans cette pièce qui leur sert de salon en train de prendre la pose. En train de prendre la pose car le père de famille tient entre ses mains l'objet de mon désir et prend des centaines de photos de sa femme et de ses enfants. Fais comme chez toi mon gars, c'est à moi que ça fait plaisir. Le stress laisse la place au soulagement. Je récupère l'appareil et poursuit la scéance photo avec toute la famille dans le cadre avant de décharger toutes les photos sur leur ordinateur. Tout le monde il est beau, tout le monde il est content!!

Et pendant ce temps, Jo et Dani ont été super efficaces et sont déjà dans les starting blocks pour le grand départ du jour à tel point qu'ils m'enjoignent déjà de me presser car la bécane n'attend pas. Il n'en fallait pas plus pour que je stresse à nouveau, il est 7h15 et apparemment, je suis en retard!! Je boucle donc mon sac en quatrième vitesse en gromelant car il faut quand même pas déconner... Telle une tornade, je quitte la chambre mon paquetage sur le dos. Les moteurs de Dani et Jo tournent déjà. La route n'attend plus, nous sommes partis. Première étape du jour : Bac Ha. C'est à une cinquantaine de kilomètres et c'est là qu'on prévoit de prendre le petit déjeuner, car comme on est dimanche, c'est là-bas jour de marché. Et le marché local de Bac Ha, ça promet car toutes les tribus des alentours viennent y faire leur shopping hebdomadaire dans une féérie de couleur.

On y arrive peu après 9h. On parque les motos dans un parking où on nous remet à chacun un numéro sur un bout de carton correspondant à notre emplacement. Ensuite, guidés par nos estomacs réclamant leur dû après deux heures de conduite, on rejoint le marché où comme prévu, en plus de s'en mettre plein la panse, nos yeux ne savent plus où donner de la tête tant ça explose de couleurs de toutes parts. Tous les locaux, malgré le fait qu'il fait déjà dans les 30°, sont habillés de dizaines de pièces de vêtements de toutes les couleurs. Et comme chaque tribu a sa propre tenue, c'est un festival de mode folklorique qui n'a rien à envier à la semaine de la mode parisienne. On reste à déambuler dans les allées pendant plus d'une heure à se repaître de patisseries locales et de fruits juteux, à prendre les plus beaux clichés possibles, chacun vacant à sa guise pour plus de liberté. On se retrouve ensuite vers 10h30 pour reprendre le chemin du parking, tous charmés par cette expérience en terre paysanne bigarrée. En cours de route, on passe devant un temple construit à flanc de colline. C'est tellement beau qu'on s'accorde un nouveau petit intermède le temps d'en faire le tour. On grimpe donc la colline jusqu'à se retrouver dans la batisse qui surplombe toutes les autres. La vue est spectaculaire et l'ambiance qui émane du lieu est d'une sérénité folle. On est tellement charmé qu'on commence à tous les trois s'assoir. Le piège. Cinq minutes plus tard, la position assise s'est mue en position allongée. Cinq minutes plus tard, on s'est tous laissé aller à plonger dans un sommeil aussi soudain que merveilleux. Moins d'une heure après, Jo est le premier à ouvrir les yeux et s'empresse de battre le rappel rappelant qu'on est pas venu ici pour faire les clochards mais reconnaissant aussi sans mal que ça en valait la peine.

Au retour au parking, Jo donne son ticket numéroté, suivi de Dani qui l'imite. Moi, je regarde dans mes poches, dans mon sac, dans mon casque, rien, plus de ticket. Mais ça ne peut pas être un drame, je sais où est ma moto, et l'absence de mon bout de carton ne peut en aucun cas être considéré par qui que ce soit comme la fin du monde. Et comme je me trompais!! Je fais signe au préposé car mon ticket a pris la poudre d'escampette. Le drame!! Là-dessus, je vois que mon interlocuteur se décompose comme si j'avais perdu son fils, sa bataille, fallait pas qu'elle s'en aille!! Et puis, il retrouve vite ses marques et me demande de dédomager le parking pour la perte de mon ticket pour un prix qui pourrait aisément me permettre de devenir acquéreur de toute la parcelle qu'occupe le parking! Le type me prend vraiment pour un neuneu!! En lieu et place de lui donner les millions qu'il réclame, je sors de mon sac un petit bout de papier sur lequel j'écris conciencieusement le numéro dont je me souviens encore, 157, et lui donne, accompagné d'un petit billet bien loin de ce qu'il demande. Sur ce, mon petit bonhomme devient tout rouge et commence à s'énerver pour de vrai! Il me menace de représailles, note mon numéro de plaque d'immatriculation et disparait dans un nuage de poussière en tournant les talons. Comme il a quand même pris la peine de prendre mon petit billet, je ne vais pas attendre qu'il revienne et nous considère quite. Je monte sur ma moto, démarre et disparais à mon tour dans une nuage de poussière. Il était temps, il est midi.

A partir de maintenant, plus question de s'arrêter. On a encore dans les 160km de route ce qui ne serait rien si on était en Europe mais ici, c'est le bout du monde!! En chemin, Dani et Jo m'agace un petit peu. Ils conduisent un peu n'importe comment. En gros, dès que j'en double un ou les deux, ceux-ci font tout pour repasser devant dans des manoeuvres pas très catholiques ce qui fait que je suis tout le temps derrière à bouffer la poussière qu'ils soulèvent et leurs gazs d'échappement. En plus, dès qu'ils sont devant, ils se remettent à conduire comme des grands-pères ce qui est bien frustrant quand tu es derrière à poireauter en sachant que si je les double, ils vont se transformer à nouveau en bête sauvage et tenter tout ce qui est possible pour repasser devant. Il faut donc faire une mise au point, ça ne peut plus durer. Aujourd'hui est notre dernier jour de roulage sans la perspective d'arriver à Hanoï le soir même. C'est donc sensé être une journée de plaisir routier ce que je ne peux pas satisfaire au rythme où vont les choses. On convient donc que je passe devant et que les irresponsables de la route me laisse un peu d'avance pour que je puisses profiter de ces derniers tours de roues campagnards. On retrouve ainsi plus ou moins la configuration qu'on avait lors de la montée du Tran Ton Pass, le col juste avant Sapa. Et comme à cette occasion, je n'ai qu'une envie : tracer la route sans me soucier de rien hormi le fait qu'il serait dommage que je vois les autres dans mes rétroviseurs après quelques kilomètres. J'enchaine donc les virages et les courbes avec assurance et détermination. 120km de bonheur intégral après lesquels je me décide enfin à les attendre pour qu'on termine cette journée ensemble. Il est 17h. Ils arrivent quinze minutes plus tard, tous fous car ils sont tombés quelques kilomètres plus tôt sur un accident qui a vu une moto passer sous un camion. Moi, je n'ai rien vu de tel donc ça doit être tout frais. A la vue de l'accident, Jo et Dani ont tout de suite pensé que ça pouvait être moi sous le camion et ils sont bien soulagés quand ils me rejoignent enfin! On double alors cet instant de soulagement en ingurgitant quelques boissons fraiches et en laissant reposer nos postérieurs qui hurlent à la mort, torturés par des heures de conduite sur nos selles qui nous paraissent de bois.

Et puis on repart. Seulement une trentaine de minutes nous séparent de Yen Bai où on passe la nuit. On a pas de mal à y trouver un hotel car ils sont nombreux à l'inverse des touristes qui sont introuvables à cette période creuse de l'année. Aidés des frères négociateurs Dani et Jo, on obtient même un tarif préférenciel qui incluera le prix du dîner qui au final s'avère superflu puisqu'immangeable. Au retour en chambre, je veux recharger la batterie de mon appareil photo et la remplacer par ma deuxième batterie que j'ai toujours en réserve et qui doit être pleine. Je me mets donc à la recherche du chargeur et de la batterie. Je vide à nouveau mon sac pour me rendre compte au final que dans la précipitation qui m'a été imposée ce matin, je les ai oubliés tous les deux... Ambiance... Le résultat, c'est que je n'ai plus assez d'énergie pour prendre de nouvelles photos jusqu'au retour à Hanoï et que je vais devoir m'acquitter d'un achat que je n'avais pas vu venir. Ambiance... Du fait donc, d'une part, de cette nouvelle tragique qui n'incite pas à la fête, et d'autre part, qu'on tombe comme des mouches terrassés par cette journée à vive allure sur la route, on s'endort tôt ce qui change et n'est pas, pour une fois, pour me déplaire.

Le lendemain, c'est le retour à la civilisation pour peu qu'on considère Hanoï et son traffic de fourmilière sous acide comme un endroit civilisé. Au menu des réjouissances : 200km pour passer de routes désertes à des avenues bondées. On reste donc en ordre serré, histoire de ne pas se perdre de vue dans tout ce bordel. En effet, au fur et à mesure, les camions et leur conduite kamikaze, les voitures et leur conduite suicidaire, les motos et leur conduite hasardeuse se multiplient. Les trente derniers kilomètres se font sur une large autoroute où, portés par une assurance construite ces douze derniers jours, on se révèle les rois du slalom. On avance donc bon train sauf quand Jo tombe en panne d'essence. Une première fois où il prendra de l'essence dans mon réservoir. Puis une deuxième fois dix minutes plus tard où on perd Dani dans l'opération étant donné qu'il conduisait devant. Ce n'est en plus pas l'endroit idéal puisqu'on est installé en double file le long d'une autoroute à cinq voies!! Bonjour les vapeurs toxiques et bon courage pour trouver une pompe!! On décide alors que Jo reste à sa moto pendant que je vais essayer de remplir un bidon d'essence et trouver Dani au milieu des milliers de deux roues qui nous entourent. Peine perdue : Dani est introuvable et j'ai beau faire pas loin de dix bornes, impossible de trouver une pompe. Je retourne donc auprès de Jo qui m'attend sagement contraint et forcé. A son tour de tenter sa chance sur ma moto en espérant qu'il ne tombe pas encore en panne. Moi, cette fois-ci, je reste auprès de sa monture à sec et sors mon I-pod. Dans l'attente, je suis rejoints par un viet qui passait par là et qui est d'abord bien enclin à me faire la conversation puis qui, une fois que je lui mets mes écouteurs sur les oreilles pour ne pas avoir à prétendre que je suis super content d'être bloqué le long de l'autoroute, ne veut plus les lacher et me propose de m'échanger tout jusqu'à son slip pour qu'il s'en porte acquéreur. Vivement qu'on rentre à Hanoï et à notre hotel!! Sérieusement, vivement!!!!! Et comme ça fait au total la quatrième fois que Jo tombe en panne d'essence et que ça ne nous est jamais arrivé ni à Dani, ni à moi, il va être temps pour lui de payer sa tournée car il ne faut quand même pas abuser!!! Il finit enfin par revenir après un lapse de temps qui m'a paru une éternité. Et comble de bonheur et de démerde, il a trouvé de l'essence et Dani qui s'était lui aussi mis à notre recherche.

On est donc enfin tous les trois, tous avec assez d'essence pour rentrer, il était temps!

On retourne à l'hotel pour poser nos sacs avant de rejoindre enfin le garage pour rendre les motos. Pour moi, ça se fera en deux temps car j'ai laissé dans mon sac la clé du cadenas!! Il faut donc que je retourne à l'hotel tout seul avec la crainte évidente de me perdre comme ça s'est déjà produit tant de fois... Heureusement, cette fois-ci quand même, je suis en moto ce qui prend beaucoup moins de temps qu'à pieds pour faire le tour de toutes les rues du quartier afin de boucler ma quête de cadenas. De retour au garage, je peux enfin dire que ça y est, on l'a fait!!!

Je me souviens encore que douze jours auparavant, j'étais un vrai bleu-bite de la conduite... Mais maintenant, à force de percévérance, de pilotage sur des chemins pas vraiment prévus pour nos gros cubes routières, de circuler dans des rues aussi bondées que celles d'Hanoï, je peux aisément ajouter une nouvelle ligne à mon CV de voyageur. A la rubrique "peux conduire", la mention "moto" trone maintenant en lettres capitales!! Je suis vivant et les embrayages n'ont plus de secrets pour moi pour peu qu'on ne me fasse pas démarrer sur une piste noire dans le sens de la montée, ou qu'on ne me fasse pas franchir une mer de pierres. Un vrai pro du bitume que je suis devenu, qui l'eut cru????

Quand on retourne enfin définitivement à la chambre, il est temps pour nous de faire le bilan de cette boucle, temps fort parmi les temps forts de mon voyage. Ca se passe en deux phases comme autant de concours. Le premier est un concours de marques de T-shirt. Dani, l'allemand à la peau de porcelaine gagne haut la main. Ses bras sont d'un bon teint hallé ce qui contraste avec son buste qui est d'un blanc immaculé. Le deuxième concours est un concours de brulures. A travers l'asie du Sud-est, quand on regarde les jambes des touristes, on peut sans faillir reconnaitre ceux qui ont fait l'expérience de la moto puisque tous ceux-là ont une marque rouge sur la jambe droite qui correspond à la ligne d'impact avec le pot d'échappement brulant qui se trouve aussi de ce coté. Et là encore, Dani gagne haut la main chaud la jambe. 8 par 4cm, voilà l'étendu des dégats sur son mollets ce qui nous bat à plate couture Jo et moi. Félicitations Daniel, C'est une vraie razzia sur les médailles d'or!!

Et qui dit médailles et podium, dit aussi sabrage de champagne et arrosage de la foule en délire. Sachant qu'en plus, Jo rentre en Belgique le lendemain, ça promet d'en envoyer sévère du côté du zinc!! Dans les faits, on quittera l'hotel sur les coups de 20h pour une soirée que j'imagine quand même assez tranquille étant donné qu'on est quand même bien cassé. Peine perdue, c'est à 4h du mat' que ça se finit pour moi qui suis le premier à rentrer. Sur le retour, je passe devant une authentique boulangerie ouverte 24h/24 et me fais fort de les dévaliser. Je suis rejoint à l'hotel par les deux affreux trente minutes plus tard. Tout le monde a un sacré bon coup dans le nez et une fringalle à ne pas mettre un poulet dehors. On se fait donc une orgie de patisserie jusqu'à 5h30, heure à laquelle on tombe de fatigue avec Dani. Jo, quant à lui, attendra 6h du matin sans dormir et la navette qui l'amène à l'aéroport. En partant, il nous réveille mais on est pas vraiment étanche pour des aux-revoirs à la hauteur des quelques semaines que l'on a passées ensembles. Qu'à cela ne tienne, à la prochaine, c'est tout ce qu'on peut se souhaiter.

L'itinérance motocycliste est arrivée à son triste terme. Le rythme auquel nous avons été confronté à son contact n'est plus qu'un remuant souvenir. Et il va s'agir de ne pas trop s'en éloigner pour ne pas s'apesantir maintenant qu'il faut retourner à des journées où nos jambes, à Dani et à moi, sont nos uniques moteurs.

En ce sens ça commence bien mal. Etant donné qu'on a recommencé à se coucher bien plus proche du lever que du coucher du soleil, les réveils sont à l'inverse bien plus proches du coucher de soleil que de son pendant matinal. Comme en plus, on est plus que deux rescapés de notre bande initiale de cinq trublions, la mention "plus on y de fous, plus on rit" s'est muée en "moins on est de fous, moins on en fait".

Aujoud'hui par exemple, jour où Jo nous a quitté à 6h du matin la tête tangante sous des flots alcoolisés, on est que très moyennements efficaces. Dani et moi profitons de la journée pour reprendre un contact prolongé avec internet, s'abandonner sous la douche chaude de notre chambre et, quand la faim se fait sentir, manger des kebabs... Ca ne fait pas très vietnamien comme programme mais comme on a déjà vu tout ce qu'on avait envie de voir à Hanoï et que la seule chose qui manque à notre palmarès de visites, c'est le mausolée d'Ho Chi Minh qui n'ouvre ses portes que le matin, on ne peut faire autrement que de ne pas culpabiliser à l'idée d'enfin faire de vraies nuits pleines de sommeil et de vraies journées pleines d'avachissements.

Le lendemain, c'est sensiblement la même chose, à la différence près qu'on achète nos billets de bus pour quitter la ville le lendemain soir. Tu auras compris, c'est pas très compliqué au niveau mathématique, que ça nous laisse encore 24 heures à nous remettre de nos émotions et éventuellement rendre enfin visite à l'oncle Ho si on s'en donne la peine, ce qui n'est pas gagné si l'on considère tous les lapins que sa dépouille nous a déjà posés. Même si on reste quelque peu motivé par le fait de lui rendre visite, le bougre nous a déjà mis tellement de batons dans les roues que c'est l'arlésienne! On s'efforce donc de se coucher tôt pour voir ce que cela donnera le lendemain matin.

Et quand on arrive au jour suivant au matin, il est 10h15 quand on émerge. On pourrait alors choisir de sprinter ce qui ne garantirait même pas qu'on arrive à nos fins à l'heure ou on peut aussi bien se remettre dans une position confortable et replonger quelques temps dans un snooze time royal. Qui plus est, dehors il pleut averse et le ciel est bouché comme si une éruption volcanique était en cours ce qui indique que ça ne risque pas de s'arranger! Alors? Solution A ou solution B? Solution B bien sur! C'est quelque part très dommage qu'on ait pas fait un tour concluant au mausolée vu qu'on a quand même au total passé près d'une semaine à Hanoï. Mais bon, aller voir un cadavre dans une boite en verre entouré d'un blockhaus de béton... C'est aussi bien de le voir comme ça. Et puis comme le voyage continue, même si on ne verra pas la dépouille d'Ho Chi Minh, on a encore quelques rendez-vous croustillant en terre vietnamienne pour compenser le manque à commencer par la ville d'Hué.

On passe en fait tout l'après-midi à n'être pas productif. Dehors, c'est toujours le festival de l'eau. A 19h, on est pris en charge à notre hotel et convoyé vers le bus couchette dans lequel on va passer la nuit. Alors qu'on attend ce dernier dans le bureau d'une agence de voyage, une touriste italienne se prend d'affection pour nous n'ayant personne d'autre à qui parler, et entreprend de nous raconter sa vie depuis le premier jour. Après un quart d'heure, je suis déjà mort. Elle débite les phrases à la façon d'une mitrailleuse. Je ne peux d'ailleurs tellement pas cacher mon ennui profond, que la dame entreprend d'elle même de changer de sujet et de nous parler de son voyage en Asie du Sud-est minute par minute. Elle agrémente même la conversation de diffusion de vidéos ce qui pourrait être salvateur si elle n'en avait pas près de cinq mille dans la mémoire de son caméscope. En fait, à chaque fois qu'elle devrait prendre une photo, elle fait un film d'une minute. Vous imaginez la gueule du Braïce... On dirait qu'on a retrouvé le soldat Jean-Pierre!!! Après de déjà trop longues minutes, ma patience est à bout, je sors de l'officine sans même m'excuser et allume une cigarette puis deux jusqu'à l'arrivée du bus; enfin!!!

A l'intérieur, c'est trois rangées de lits qui s'étirent d'avant en arrière du bus avec deux étages comme pour des lits superposés. Au total, on doit pouvoir fourrer une trentaine de personnes à l'intérieur ce qui assure un bon confort dont personne ne se plaint sauf Dani qui a de l'eau qui lui tombe continuellement sur le visage en provenance direct du système de climatisation. En effet, on peut rêver mieux. Heureusement pour lui quand même, le bus n'est pas plein et il a tout loisir de pouvoir déménager vers une couchette plus au sec une fois que le bus a démarré pour échapper à la vigilance du cerbère qui attribue les places dans le bus. Au milieu de la nuit, à une heure indéterminé, le bus s'arrête pour nous permettre de nous sustenter au milieu de nulle part dans un restaurant situé le long de la route. Avec Dani, on ne se fait pas prier pour dévorer tout ce qui nous passe sous la main sauf la soupe dont on sait déjà que, comme elle n'est pas liquide, on a déjà vu mieux... Au retour dans le bus, Dani retourne à sa couchette et, alors qu'on repart, il est rejoint par le controleur dont j'ai déjà parlé plus haut. Et comme le type a un radar dans la tête, il se rend vite compte que Dani n'est pas à la place qu'il lui a été attribuée. Dans son vietnemien natal, il commence à dire à l'ami allemand qu'il faut qu'il reprenne son lit initial parce qu'autrement, ça va chauffer pour son matricule. Dani, qui ne parle pas un mot de viet, tente alors de faire entendre raison à son interlocuteur en lui expliquant tant bien que mal que là-bas, de l'eau lui tombe dessus et que de toute façon, personne n'est là pour prendre ce lit dans lequel il dort depuis plus de trois heures. Mais le vietnamien est tenace et peu coopératif comme de nombreux voyageurs nous l'ont déjà expliqué à grand renfort d'histoires tordues. Le type de la compagnie de bus n'en a rien, mais alors rien à faire des arguments de la défence, et on le voit qui commence à se relever les manches avant de physiquement menacer Dani de lui apprendre sur le tard les rudiments des arts martiaux à grands renforts de torgnoles dans le pif. Dani qui est un gars qui fait dans les 1m90 pour 80kg, (c'est un beau bébé) n'a alors comme solution de repli que de satisfaire à la "requête" du petit nerveux. Sauf que maintenant, il est énervé à son tour, bon courage pour dormir... Quant au petit nerveux, c'est sûr que s'il revient à la charge pendant le reste de la nuit, il va à coup sûr gouter aux tartes d'outre-Rhin ce qui risque de lui faire tout drole!! Pour ma part, j'ai eu l'impression de visionner cinq minutes d'un bon film, je suis bien diverti et peux retourner à ma nuit. A demain, A Hué.

Des étreintes, Des baisers.
Retour sur les pourboires sur les différents bateaux English translation pending
by Chris003 · 2010-02-17 · 39 replies
Bonjour à vous tous! J'ai lu avec intérêt vos commentaires sur les pourboires sur les différents bateaux. En ce qui me concerne je rentre d'une croisière sur le MSC Fantasia. J'avais été prévenue sur ce prélèvement de 6 € par jour et par personne. Donc j'attendais de voir. Eh bien, un jour en consultant mon compte sur la télé, j'ai vu apparaître les 132 € en débit + 2 € de prélèvement soi disant pour l'UNICEF. J'ai fait une lettre à la comptabilité en leur demandant de recréditer mon compte de cette somme moins 50 €. Ce qu'ils ont fait. Tous les français de la croisière (ou a peu près), nous étions 70, ont fait de même deux ou trois jours avant la fin de la croisière. Par contre, le jour du débarquement il y avait une cinquantaine de personnes avec leur note de frais en main en train de faire la queue devant la comptabilité. Certains ont été très surpris. Pas prévenu à l'achat de la croisière, don obligatoire ...Nous avons donné 50 € pour le personnel et donné par ailleurs aux personnes qui selon nous le méritait. Car après avoir posé des questions (ils étaient en majorité indonésiens, adorables) nous avons appris qu'effectivement ils recevaient quelque chose mais que c'était très peu. Sur le bateau, en admettant que nous ayant été 2000, cela fait 144000 €uros pour 12 jours. Soit 120 € par personne pour 1200 personnes travaillant si cela était réparti équitablement, ce qui m'étonnerait grandement !! Bonne journée. J'aimerai être encore en vacances car aujourd'hui il pleut 🙁🙁
Derniers avis pour circuit dans l'Ouest des Etats-Unis en juillet 2010 English translation pending
by Valabelange · 2010-02-08 · 37 replies
Bonjour tout le monde ! tout d'abord un grand merci à toutes les personnes qui m'ont accompagnée sur ce forum jusqu'à aujourd'hui ! il y a 15 jours, j'étais au point zéro, sans aucun itinéraire, ni rien d'autre ! j'ai bcp questionné, lu les sujets postés par d'autres, et voilà, je vous soumets mon circuit, afin que vs me disiez s'il y a des points à préciser, ou des trucs qui clochent ! merci encore pour votre patience ! donc: départ le 1er juillet de Lyon, arrivée à 19h00 à LA . Famille de 5 personnes, 2 adultes, 2 filles ado, et un garçon de 5 ans . première et troisième partie en voiture , 2° partie en RV pour le tour des parks.

1- arrivée à LA (je n'ai pas encore réservé l'hôtel, je pense au best western royal palace ou au vagabond inn, ms pour le vagabond qui a l'air mieux situé et moins cher, il semble que l'annulation ne soit pas possible?!) 2- LA visite ville . Hollywood, beverly hills, la rue des étoiles, santa monica, etc... 3-LA universal studios 4- route vers LVegas ( hôtel pas encore réservé: je cherche un bon prix, et un hotel à la fois étonnant et adapté à l'âge des 3 enfants, genre gde piscine, animations, ... ).Je pense à l'excalibur, le hard rock, le flamingo, le louxor , le planet hollywood et le new york !!! y a du boulot ! 5 -LV 6- location RV l'après-midi😕(impossible le matin ) et départ vers Zion si je pars tôt, ou Valley of Fire si c'est trop tard ! ( du coup, je n'ai rien réservé, car VoF il n'y a pas de réservation possible, et Zion, je ne suis pas sure d'y arriver ce soir-là !: si j'y arrive à Zion, je pourrai me poser devant le camping, par exemple ?) 7 - VoF ou Zion-Bryce nuit au ruby's inn .64 Dollars.(ça a l'air bien pour les enfants , et le north campground était complet !) 8- Bryce - nuit au north campground ( 15 dollars ! c'est bien ça ???) . J'ai préféré prendre des campings sur recreation.gov, mais à ce prix là, j'imagine que c'est encore moins que sommaire ?! je me pose encore la question pour les enfants, je pense qu'avec tte la route que ns allons faire, ils apprécieront une petite baignade de tps en tps. QQ'1 connait l'un de ces 2 campings à Bryce ? 9 - Bryce-Page 2 nuits à Wahweap resort and marina 106 dollars (qq1 connait , c'est comment ?) 10- Page 11- Page-Monument Valley goulding's campground 67 dollars (même question ?) 12 MV-Grand Canyon Mather campground 18 dollars !!! ( là même si c'est juste un emplacement avec rien, je crois que c'est le lieu idéal pour être bien placé ds le GC ?! 13- GC-Las Vegas pour une arrivée en soirée. ns rendons le RV le 14 au matin, et apparement, une nuit à l'hôtel ( 50 euros)coûte moins cher que le Koa circus circus !(de 50 à 80 euros). je ne me trompe pas ? je pense réserver à l'hotel circus circus, pour mon fils qui devrait se régaler avec le cirque ! 😏 14 - restitution RV (faut compter longtps ? ) location voiture et départ pour death valley . nuit à furnace creek ranch 230 dollars🤪, ms ça a l'air ts bien pour couper tte cette route, et c'est bien placé pour les sunsets et sunrises !?! 15 - Furnace creek-Lee vining . nuit au murphey's motel 125 dollars 16 - Lee vining- Yosemite;Nuit à curry village ds une signature tent:152 dollars ( il s'agit bien des fameuses tentes avec des lits au coeur même de la nature ?) 17 - Yosemite- San Francisco ( hélas😕, il me manque 1 jour pour rester à yosémite, j'espère que je pourrai qd même en avoir plus qu'1 apperçu !) 18- SF (hôtels pas encore réservés, ms j'ai repéré le colombus motor inn, le holliday inn golden gataway: si qq1 connait, je veux bien des avis !) 19 SF 20 SF 21 SF et départ pour la france à 17h00 ! puis gros dodo pour récupérer du jetlag et je me mets à l'ordi pour partager émotions, photos, surprises et couacs à éviter !

voilà, j'espère que vs me direz les points qui posent problèmes ou que vs répondrez sur les questions que je me pose ! et j'espère que cela pourra servir à ceux qui en sont encore au début de la préparation de leur voyage ! bisous à tous, à bientôt !🙂
Inde du Nord: vos coups de coeur? English translation pending
by Letanezrouft · 2010-01-19 · 27 replies
Bonjour à tous,

je me suis beaucoup renseigné sur ce forum à partir des précédentes discutions. Cela m'a aidé pour l'organisation d'un circuit de deux semaines en Inde. Dès lors, je ne vais pas vous demandez vos conseils d'itinéraires en Inde du Nord (déjà plein de discutions 🙂).

En revanche, je veut bien que vous me donniez quels ont été vos coups de coeur hors des sentiers battus qui se trouve près des grandes villes ou bien sur les routes qui joignent ces grandes villes (Dehli, Bénarès, Kota, Orchha, Kota, Bundi, Agra, Jodhpur, Jaipur, Udaipur...).

Il peut s'agir de petites villes, villages, campagnes, des parcs naturels, visites dans des montagnes ou même des quartiers peu touristiques de grandes villes... Toutes sortes de choses à voir ou à faire mais auxquelles on ne pense pas, ou que l'on ne trouve pas forcément dans les guides.

Voilà, j'attend vos réponses avec impatience. 😎

En vous remerciant🙂
Trek à Leh au Ladakh, Zanskar ou Sikkim? English translation pending
by Vrac69 · 2010-01-11 · 11 replies
Bonjour à tous,

j'aimerai fait un trek en solo dans cette région sur la période 15 mai 15 juin (j'avais été au Tibet exactement à cette période et c'était pratiquable ...). Je recherche qqchoz d'un peu hors sentiers battus si ça existe encore et découvrir la population locale (oui comme tout le monde !!!) + j'ai le physique qui devrait aller. Voila mes questions sont les suivantes :

Est-ce que ces régions sont accessibles pour ce type de rando à cette période ? Quelle région, quel trek me conseillez vous ? Est-il possible de faire seul la rando avec juste des cartes et du bon matériel ? Sinon dois-je prendre un agence à l'avance ou est-il possible de trouver facilement un bon guide sur place à "l'arrache" à Leh par exemple ? Je compte redescendre vers Dehli en passant par Dharamsala, qui l'a déjà fait ? Je suis preneur de tout retour d'expérience récent.

D'avance merci Didier
Retour d'une croisière transatlantique sur le Costa Mediterranea de Savona à Punta Cana English translation pending
by Frandelasne · 2009-12-27 · 18 replies
Nous venons de rentrer de ce long séjour à bord du costa mediterranea qui nous a ammenés de Savone le 5 décembre dernier à punta cana le 21 décembre.Soit plus de 2 semaines à bord ! Et nous n'avons pas vu le temps passer! Le retour est un peu dur car après avoir eu un service excellent, il fait se remettre aux fourneaux.Nous avons eu un temps splendide et depuis le départ la t° n'a cessé d'augmenter en douceur:a Malaga déjà il faisait 18° et une promenade jusqu'au Giralfaro nous a permis de dérouiller les jambes.Ensuite Madère et funchal, avec son jardin tropical et déjà 24° au thermomètre.Après celà 5 jrs en mer a perte de vue et mes calculs d'ensoleillement de la cabine se sont révélés exacts:il fallait choisir le côté pair pour avoir le soleil sur le balcon depuis le matin et toute la journée.Nous avons pris tous les jours l'apéro de midi sur le balcon de notre cabine(ils vendent à bord martini et autres américanos hors taxes que l'on peut consommer en privé sur sa terrasse et les glaçons sont fournis en cabine)Nous avions une cabine au pont 6 qui est idéal avec le 7 au point de vue confort et calme.Le pont 8 est bruyant si la cabine est sous les parties animations et les ponts 3 et 4 ont une vue limitée à cause des barques de secours;et au bout de cette longue navigation ;;;Terre et arrivée à la barbade et là t° tropicale jusqu'à la fin du séjour! A bord tout est fait pour rendre le séjour agréable avec quelques petits bémols comme toujours, par ex les meilleurs endroits aux bars, lieux d'animation et de jeux , comme en Italie la loi n'est pas encore en vigueur d'interdire la cigarette dans les lieux publics, les meilleures places sont dédiées aux fumeurs!Impossible le soir d'écouter un orchestre par ailleurs excellent sans être dans une athmosphère de fumée! Autre conseil, pour les dames un peu frileuses absolument se munir de qqchose pour se couvrir les épaules même joliment decolletées par les vêtements de soirée car l'airco souffle très froid par endroit! J'ai plein d'autres choses à transmettre, mais pour ce soir c'est assez. N'hésitez pas à poser vos questions
Informations sur Miami, Everglades, Key West, Floride... English translation pending
by Bluesjake · 2009-10-27 · 120 replies
Bonjour les ami(e)s,

Pour notre trip de cinq semaines, prévu dans moins d'une année, j'aurais besoin d'avis et de conseils concernant principalement la Floride. Ce voyage débutera à Miami pour se terminer à Los Angeles (tous les trajets en véhicule). Rien n'est encore réservé, nous pouvons donc encore affiner ce projet, ceci en rapport à vos réponses. Pour la première partie se déroulant sur une semaine, Miami-Nashville; il me faudrait plusieurs renseignements:Jour 1: Arrivée depuis la Suisse à Miami, soirée à Miami Beach.Jour 2: Virée depuis Miami Beach sur les Everglades. Soirée à Miami Beach.Jour 3: Virée depuis Miami Beach en direction de Key West.Jour 4: Trajet routier Miami - Kennedy Space Center (visite, puis direction Atlanta). Nuit prévue près de Jacksonville.Jour 5: Trajet routier Jacksonville - Nashville (nuit à Atlanta ou Nashville)Jours 6 à 8: Nashville (visite clubs, musées de country music; Jack Daniels...)Avez-vous des bons hôtels à me conseiller pour passer trois nuits à Miami Beach, à quelques mètres de la plage ? Bon hôtel, 3 à 5 étoiles, avec parking...

Nous comptons visiter les Everglades, en partant tôt le matin de Miami. 1h30 de trajet en voiture... Quel est pour vous le meilleur lieu à visiter dans ce parc où nous souhaiterions réaliser une ballade dans les marais avec ces bateaux aéro-glisseurs ?

Comment sont les routes dans ce parc national ? Eventuellement, nous pourrions passer une nuit aux Everglades, alors si vous avez un bon hôtel ?

Idem pour Key West, nous souhaitons rouler sur ces longs ponts qui relient les différentes îles... Est-ce que ça vaut la peine d'aller jusqu'au bout, à Key West ou on peut s'arrêter auparavant, ceci afin d'éviter de faire un trop long trajet.

Etant un grand admirateur des alligators, pouvez-vous me conseiller quelques fermes à visiter dans le sud de la Floride.

Avez-vous d'autres point intéressants à admirer en Floride ? Sur les trajets routiers entre Miami - Atlanta ? Nous ne souhaitons pas faire de parcs d'attractions.

Merci par avance pour votre aide.

A + les ami(e)s 😎
Itinéraire de huit jours en Andalousie English translation pending
by Haazghor · 2009-09-16 · 25 replies
Bonjour à tous,

Je viens demander conseil à tous ceux qui connaissent, de près ou de loin, cette région qui semble si riche... Le soucis, c'est que l'on s'y prend au dernier moment... 🤪

Nous arriverons à Séville samedi midi et prenons une voiture à l'aéroport vers 13h. Ensuite c'est le gros point d'interrogation... En faisant des recherches et en lisant notamment beaucoup de choses sur ce forum, nous avons pris une carte et avons pointé les endroits qui semblaient intéressants. Voici donc un planning de ce que cela donnerait, nous vous remercions d'avance de nous dire ce que vous en pensez et de ne pas hésiter à apporter votre expérience, vos anecdotes, conseils sur les lieux à visiter, restos, hotels... Petites précisions Hotels : qqch de propre, calme avec possibilité parking sur site ou à proximité, si possible proche centre ville, où on parle anglais si possible (nous ne parlons pas un mot d'espagnol...)

Jour 1 : arrivée à Séville à 13h - Départ pour Cordoue par la voie rapide => arrivée vers 14h30 - visites : Alcazar de Los Reyes, Mezquita, Juderia - Avez-vous des hôtels, auberge (de jeunesse) à nous conseiller ? où manger qqch de typique ?

Jour 2 : - Départ pour les villes de Baeza et Ubeda et visites : il semble que le déplacement en vaille la peine, mais quelle route emprunter pour s'y rendre et combien de temps faut-il ? - Direction Grenade par voie rapide - un hotel, une auberge (de jeunesse), des restos à nous conseiller ?

Jour 3 : - ballade dans la ville, achat du pass Bono Turistico - visites l'après-midi - 2è nuit à Grenade

Jour 4 : - Visite de l'Alhambra le matin/midi - ballades dans la ville - 3è nuit à Grenade ou départ sur la côte pour la nuit ?

Jour 5 et 6 A partir d'ici, le but est d'arriver à Séville le jour 6 au soir, afin d'y passer 48h Que faire, sachant que nous sommes intéressés par : - le parc de la Sierra Nevada - un passage par Malaga - la route des villages blancs de Ronda à Jimena de la Frontera - un passage à Gibraltar, Tarifa, Cadiz

Jour 7 : - ballade dans Séville - nuit à Séville

Jour 8 : - ballade dans Séville - retour en France

Autre point : où peut-on voir un spectacle de Flamenco un soir ?

Merci à tous pour votre aide !

Antoine
Magnifique Malaisie, jour après jour English translation pending
by Genevois · 2009-08-08 · 29 replies
En 2008, nous avions parcouru la Thaïlande en version routard, sac au dos. Cette région d’Asie nous avait enchantés. Eté 2009, nous continuons notre exploration de cette partie du Globe, départ pour la Malaisie… Avec nos jumelles Natacha et Lauriane, 16 ans, mais sans Mathieu qui du haut de ses 18 ans décide de rester en Suisse.

Mardi 30 juin et mercredi 1er juillet 09

Départ de Genève vers les 09h30 pour notre premier vol, direction Francfort, avec Lufthansa qui partage le vol pour Kuala Lumpur avec Qatarairways. A peine une heure de vol tranquille plus tard, nous voici en transit dans cet énorme aéroport. Pas de souci pour trouver la porte de notre prochain embarquement sur un A 330 de Qatar. L’avion n’est qu’à moitié plein et le vol est sans histoire jusque dans la péninsule arabique. Départ pour une longue escale à Doha, due aux modifications d’horaires intervenues après que nous ayons acheté nos billets. Au premier étage de l’aérogare, il y a un self service qui offre des repas, simples mais bons, aux passagers qui ont un transit de plus de 5 heures, ce qui est notre cas. Ce n’est marqué nulle part, nous tombons dessus par hasard. Nous tuons le temps avec des parties de cartes qui auront lieu tout au long de notre périple. Le jass, version suisse de la belotte, que nos filles de 16 ans maîtriseront relativement bien au retour. L’aéroport est actif toute la nuit, puisque des vols décollent et atterrissent sans interruption. Au final, nos parties de cartes auront bien meublé l’attente. Nous embarquons à l’heure pour la deuxième partie du voyage dans un autre A 330, mais qui sera archi-plein celui-là. Pas un siège de libre. Il faut dire que Kuala Lumpur ne sera qu’une escale puisque la destination finale de l’avion est Bali. Les premières heures du vol seront parfaites, mais dès notre entrée dans le Golfe du Bengale et la fin du sous-continent indien, nous voila partis pour 3 bonnes heures de turbulences plus ou moins importantes. Les repas sont souvent retardés, le personnel de bord part s’attacher fréquemment, les regards se font parfois inquiets. Le vol Rio-Paris a laissé des traces, même s’il n’y a aucune raison d’y penser. Finalement, l’approche du continent calme les ardeurs du Dieu Eole et nous nous posons sans dommage à Kuala Lumpur. Bienvenue en Malaisie ! 90 minutes de queue et d’attente pour passer les contrôles de l’immigration. Des panneaux et même un poste sanitaire font de la prévention sur le virus H1N1. Les fonctionnaires féminines sont voilées, ce qui nous rappelle que ce pays est majoritairement musulman. Après nos périples au Maroc, en Jordanie, à Oman ou encore en Turquie, nous sommes habitués. Vu le retard pris pour arriver au tapis des bagages, retrouverons-nous nos sacs ? Le tapis a cessé de tourner depuis longtemps, mais une employée gardait sérieusement une série de sacs dont les 4 nôtres. Pour rejoindre KL, nous optons pour le Airport Coach (10 RM p.pers.) qui nous amène à la gare centrale (KL Sentral). Vraiment simple, l’arrêt de bus se trouve au niveau 1, tout en bas du bâtiment de l’aéroport, sur la droite dès la sortie. De toute façon, des hommes « racolent » les voyageurs pour emprunter le bus, mais sans insistance ou agressivité. Notre but est la Red Palm GH. Nous pourrions prendre le Sky Train pour y parvenir, mais les heures de voyage nous incitent à nous y rendre au plus vite alors ce sera le taxi, plus simple et pas forcément plus cher à 4. Sur le même quai que l’arrivée des bus, il y a un comptoir où l’on annonce sa destination, le prix est fixé selon l’adresse donnée, un coupon nous est remis, un chauffeur est hélé. Pas de négociation, pas d’arnaque. Le taxi nous pose pile devant la Red Palm. L’endroit est routard à souhait. 2 chambres et un dortoir, toilettes et douche à l’étage. Le tout est propre, même si nous sommes étonnés par le plafond qui est en fait une sorte de rideau-bâche qui recouvre tout l’étage. En rajoutant l’épaisseur minime des murs (qui s’apparentent presque plus à du carton…), l’intimité ne sera pas de mise. Mais la convivialité des lieux, la gentillesse de la patronne et de son staff, l’emplacement idéal de la Red Palm, le prix raisonnable (70 RM la chambre pour 2) nous feront vraiment apprécier cet endroit. Une fois installés, nous partons dans Jalan Butik Bintang pour acheter une carte SIM. Comme l’an dernier, j’ai embarqué un vieux téléphone portable qui sera notre allié le plus précieux tout au long du voyage. 30 RM la carte, auxquels je rajoute 70 RM de crédit, cela nous fera tout le mois, avec plusieurs appels en Suisse. Les estomacs réclament pitance, nous mangeons dans la rue à proximité. Les stands extérieurs et les terrasses sont nombreux, nous reprenons nos habitudes de l’an dernier en Thaïlande. La nourriture est un peu plus chère, mais le choix est immense, dû à la diversité des communautés qui peuplent la Malaisie : Chinois, Malais, Thaïs, Indiens, Indonésiens, tous avec leur culture et leur cuisine. Nous voyons nos premiers rats, de belles pièces ! KL serait-elle plus sale que Bangkok ? La nuit est tombée depuis longtemps, la fatigue est là, mais nous ne pouvons nous empêcher d’aller admirer le spectacle fascinant des tours Petronas, éclairées et mises en valeur. Deux flèches de lumières qui montent vers le ciel … 20 minutes à pied nous sont suffisantes depuis la Red Palm pour nous y rendre. Nous y restons, prenons quantité de photos, sous tous les angles, on en fait le tour, des tours, détours. Cette fois, nous avons le compte, nous rentrons à la GH, pour une bonne nuit, enfin on l’espère. Premier jour, mais notre esprit est déjà en Asie, Genève est loin, en kilomètres, mais aussi dans nos têtes. Ce continent nous fascine.

Jeudi 2 juillet 09

La nuit aura tout de même été un peu bruyante, entre la rue et le manque d’isolation de la GH. Mais nous avons tout de même réussi à bien dormir. Nous descendons à la cuisine où le petit-dèj est à dispo, compris dans le prix de la chambre. Chacun peut se servir dans le frigo, faire son thé, café, griller ses toasts, faire son bol de céréales ou éplucher sa banane. Système très convivial, mais il faut faire sa vaisselle après. Une fois rassasiés, nous partons dans les énormes centres commerciaux à proximité de Bukit Bintang, les fameux « malls » qui font la réputation de KL. Les clients du Moyen-Orient sont nombreux. Puis ce sera direction Little India en prenant le Monorail. Le ticket s’achète à un comptoir en fonction de la destination. Nous faisons 3 arrêts pour RM 1, 60 p. pers.. Nous surplombons les rues, faisant fi des bouchons et de la circulation. Le Lonely Planet (ci après LP) donne une balade à faire dans le quartier et nous suivons l’itinéraire proposé. Ce sont surtout les commerces, d’or et de tissus qui sont Indiens, on ne se croirait pas à Mumbai. Les restaurants en plein air et autres gargottes pullulent et nous testons plusieurs sortes de beignets délicieux. Notre périple nous amène à Merdaka square, place où l’indépendance de la Malaisie fut proclamée. Un vaste et très bel endroit avec une grande pelouse et de beaux bâtiments. Après une petite pause à l’ombre, nous décidons de nous rendre aux Batu Caves, à une quinzaine de km au nord de la ville. Il nous faut à peine 10 min. à pied depuis Merdaka pour rejoindre un arrêt de bus à l’angle de Tun Lee et Petaling, au début de Chinatown. Le bus 11 qui va sur place s’apprête à partir et nous y montons in extremis. Le billet se prend directement dans le véhicule (2 RM). 45 min. plus tard, nous voilà sur le site. Il y a 272 marches, relativement raides, à monter. Mais avant, nous allons nous régaler dans un des restos indiens qui bordent l’endroit. Menus végétariens, dans une feuille de banane, sans couteau, ni fourchette. A la commande, nous ne savons pas trop ce que nous choisissons, mais tout sera bon et pas trop épicé. Il y a largement assez, pour à peine 20 RM à 4. Batu Caves est une énorme grotte qu’il faut atteindre par un escalier, lequel est sérieusement gardé par une grande statue à ses pieds. Des singes peu farouches peuplent l’endroit, mais ne sont pas agressifs envers les humains. A l’intérieur de la grotte, divinités indiennes et 2 temples. Nous reprenons ensuite le bus 11 jusqu’à Chowkit, où il y a un arrêt du monorail qui nous ramènera vers notre GH. Internet, jus de fruit frais, douche, nous faisons une pause. Il fait chaud (env. 35 °), le ciel est brumeux, mais c’est surtout l’humidité qui nous fait transpirer. Comme l’an dernier, il nous faudra quelques jours pour nous y faire. Le but de ce soir sera Chinatown, à environ 20 min. à pied de la GH. La rue de Jelan Petaling est entièrement dédiée au business, une sorte de Khao San Road local. T-shirts, sacs à main, montres, tout est contrefaçons. Les clients sont arabes, occidentaux, malais, japonais, vive la mixité ethnique lorsqu’il s’agit d’achats… Le site est suffisamment grand pour y passer quelques heures. On voit même des francophones remplir des sacs … Ikea ! Nous succomberons comme tout le monde à la tentation et après d’âpres marchandages, nous achèterons quelques vêtements. Les Chinois sont moins souriants que les Thaïs, en tous les cas quand il faut négocier ! Nous mangeons également sur place, sur la terrasse d’un établissement chinois. Excellent. Les prix sont par contre plus élevés que chez le voisin du Nord, ce sera la tendance générale tout au long du voyage. Retour vers la GH, parties de cartes sur la terrasse et finalement retour dans nos lits.

Vendredi 3 juillet 09

Nous récupérons du décalage horaire et nous nous levons vers les 09h30. Petit-dèj, vaisselle et nous allons acheter nos billets à la gare routière qui est à 10 min. à pied : 4 billets pour les Cameron Highlands pour 90 RM, départ à 10h30 le lendemain. Nous continuons vers le Central Market. Ici, pas de contrefaçons, mais de l’artisanat local, des tissus, de l’art. Nous voulons visiter la mosquée Masjid Jamek, mais nous sommes vendredi et tous les fidèles sont à la prière. Le lieu est donc fermé aux non-musulmans. Petite pause boisson, on étudie la suite de l’après-midi. Finalement, on part dans le quartier de Kampung Baru, au nord des Petronas. Dès la sortie du métro, il faut prendre sur la droite et nous trouvons de nombreux petits restos en plein air qui servent de la nourriture malaise en buffet. Chaque fois que l’on met un nouveau plat dans l’assiette, l’addition monte. Mais rien de dramatique, puisque 2 assiette suffisantes pour 4 ont coûté 10 RM ! Nous traversons le quartier à pied, sans voir l’ombre d’un Occidental. Le paysage contraste avec le centre-ville. Ici, pas de circulation infernale, pas de bus puant le gasoil, pas de klaxon, juste de petites maisons et ruelles tranquilles. Nous débouchons sur le marché de Chow Kit, là aussi très local. On y trouve surtout de la nourriture, viande, poisson, légumes, fruits, attention aux odeurs ! Mais cela reste très typique, là aussi sans Occidentaux. Retour ensuite à la GH, se poser un peu et préparer la suite. Nous passons quelques coups de fil pour réserver des chambres ou se renseigner sur des prix. Parties de carte, petit tour sur le net, nous profitons de la petite terrasse de la Red Palm. L’air est toujours aussi moite, la température ne bouge pas. Et pas de pluie, ni orage. Nous repartons manger dans les stands en plein air proche du métro de Bukit Bintang. Retour ensuite à la GH. Il faut dire que Wimbledon arrive à son terme et que notre « Rodger » national est toujours en lice, en passe de battre un record historique. Ce sera donc soirée télé ! Rodger a gagné, nous pouvons monter nous coucher l’esprit serein.

Samedi 4 juillet 09

Nous nous levons vers 09h00, histoire d’être prêts pour prendre notre bus direction les Cameron. Dernier petit-dèj, quelques photos avec la très sympathique patronne et nous prenons la direction de la gare routière avec nos sacs. Notre bus, assez vétuste, est là et nous attend. Nous chargeons et c’est le départ. Nous sortons de KL par de larges autoroutes où la circulation est aisée et tranquille. Les routes se font plus étroites et, comme en Thaïlande, un arrêt est prévu pour se restaurer. Les chauffeurs de bus respectent leurs heures de conduite apparemment. A Tapeh, visiblement notre bus a un problème et nous devrons attendre qu’un autre véhicule vienne nous prendre en charge. Dès Tapeh, la route commence à grimper et le nouveau (mais pas neuf) bus à peiner … Le reste du chemin sera long et très sinueux. Mais cela ne vaudra jamais les 1864 virages entre Chang Maï et Mae Hong Son de l’an dernier ! En arrivant à Tanah Ratah, un minivan nous attend, résultat de notre coup de fil de la veille à la Cameronian Inn GH pour annoncer notre heure d’arrivée. Le trajet est court, l’endroit est à 10 min. à pied du centre du village. La GH est très bien tenue et nous avons réussi à avoir la Family Room à 4 lits (100 RM). Il y a toute sorte de service, notamment la lessive. Il est temps de donner quelques habits à laver. Nous partons à pied acheter quelques succulents beignets de banane à un stand que nous avions repéré en venant et nous revenons les manger sur la terrasse avec un thé local. Le thé, nous en ferons une cure. Nous le boirons avec du lait condensé, comme les Malais, chaud ou froid. Le petit jardin est accueillant pour quelques partis de carte. Le soir commence à tomber et nous réalisons que nous sommes à prêt de 2000m. d’altitude, nous allons donc sortir nos jaquettes pour la seule fois du périple. Il fait frais ! Un petit orage éclate même, mais rien de bien terrible. Notre premier repas dans les montagnes sera chinois. Un Steamboat (fondue chinoise) avec toute sorte d’aliments à faire cuire dans le bouillon : crevettes, poissons, poulet, légumes, etc… A notre retour, la pluie s’est remise à tomber. Ce sera parfait pour aller dormir.

Dimanche 5 juillet 09

Aujourd’hui, ce sera un tour organisé avec une agence locale, proposé à la réception de la GH. Bien sûr, les plantations de thé peuvent se visiter seul, mais on se coupe des explications avisées d’un guide. Donc vers 09h00, une Jeep vient nous chercher. Notre guide du jour, Ravi, est originaire du Tamil Nadu en Inde. Bel exemple de la mixité des ethnies et religions qui peuplent la Malaisie. Il parle un anglais quasi parfait. Nous serons accompagnés de 2 autres couples, des Autrichiens et des Hollandais, pas très causants. Première visite de la journée, une explication en bordure d’une plantation de thé, sur l’origine, le fonctionnement et le développement de la culture du thé dans cette région du pays. Très intéressant. Puis, nous montons en Jeep proche du sommet du Gunung Brinchang, le plus haut du coin. L’air est vif. Nous faisons une petite marche en forêt pour atteindre un point de vue et Ravi nous explique l’usage de certaines plantes ou fleurs, inconnues sous nos latitudes. Puis, nous poussons jusqu’au sommet où il y a malheureusement pour le paysage d’énormes antennes TV. Une petite tour nous permet de prendre encore un peu de hauteur pour admirer les environs. Descente ensuite sur la Boh Teh Plantation. On peut visiter l’usine où les feuilles sont amenées pour la fabrication du thé. Les informations données sont instructives. La vue sur les collines environnantes est magnifique, avec tous ces buissons verts qui suivent les douces courbes du terrain. Un magasin permet d’acheter la production locale, le choix est vaste. La suite du programme : la Butterfly Farm où à part d’énormes papillons, il y a aussi une petite collection d’insectes et de reptiles. L’avantage d’avoir le guide est qu’il peut ouvrir les cages et que nous pouvons toucher ou prendre dans les mains des sauterelles géantes, d’énormes scarabées, des insectes ressemblant parfaitement à des feuilles d’arbres et même des scorpions. Les papillons sont effectivement assez gros et colorés. Bref la visite vaut la peine. Nous revenons à Tanah Ratah pour le repas de midi pris chacun de notre côté. Nous nous posons sur la terrasse d’un petit stand local pour une nouvelle dégustation de beignets (banane, patate douce, légumes) et de thé, sucré avec du lait … L’après-midi, nous sommes censés visiter un village Orang Asli, une ethnie qui vivait dans la forêt il y a encore peu et que le gouvernement malaisien sédentarise peu à peu. Ce sera le gros point noir du tour organisé. En terme de village, il s’agit en fait de 3 bicoques au bord de la route principale de Tapah. Un « pseudo-chef » de village, en habits traditionnels, fait un simulacre de démonstration de chasse à la sarbacane, proche d’une cascade. Evidemment, cela donne quelques belles photos, mais alors rien d’authentique ! Rien. Puis, nous rejoignons une poignée d’hommes dans une hutte, pour l’exécution d’une danse traditionnelle. Aucune réelle conviction et comme on les comprend. Cela ressemble fortement à de la prostitution touristique et cela nous met mal à l’aise. Seul moment plus divertissant : nous avons pu essayer à tour de rôle la sarbacane sur un panneau en bois disposé à 7-8 mètres de distance. Pas facile à viser. Petite anecdote, un des Orang Asli est un sosie quasi parfait de Michael Jackson, avant ses nombreuses opérations esthétiques… Il se donne d’ailleurs le prénom de Michael. C’est bon, la civilisation a rattrapé les Orang Asli. Bref, le tour était vraiment sympa le matin, mais la partie de l’après-midi n’est pas nécessaire. Elle permettra néanmoins aux Orang Asli de gagner quelques Ringitts, c’est tout. Nous nous arrêtons encore à la Bee Farm, où il y a une grosse ruche en démo. Nous n’y trouvons pas la Reine et quittons les lieux après quelques achats (savon au miel, thé au miel, etc…). Vers 17h00, retour à la GH. Notre guide aura été très sympathique et efficace. Après la douche, le repas du soir. Ce soir, ce sera indien et notre choix se porte sur le Chennai Curry House, dans la rue centrale, qui propose un Tandoori Set très alléchant pour 7 RM. Avec un magnifique Lassi, ce sera parfait. Au total, un excellent repas indien pour 45 RM à 4. Ce soir, pas de prolongation en ville, c’est la finale du tournoi de Wimbledon avec … Rodger bien sûr. Notre héros national a la bonne idée de faire traîner les choses et nous devons attendre 3 heures du matin pour le voir savourer la victoire.

Lundi 6 juillet 09

Vu l’heure du coucher, nous nous levons vers 11h00. Après le petit-dèj, nous étudions les chemins de randos dans les environs. Nous optons pour le T4 et le T6 qui offrent environ 3 heures de balade dans la forêt. La GH a un panneau avec les indications utiles et j’en fais une photo pour pouvoir les avoir avec moi lors de la marche. Le chemin démarre derrière la gare routière. Cela tombe bien, nous en profitons pour réserver nos billets pour KL pour demain (90 RM). Nous empruntons le chemin choisi et c’est parti pour 3 heures de balade. Il fait plus frais sous les arbres, mais cela ne nous empêche pas de transpirer abondamment. Le chemin est bien tracé et grâce à ma photo, nous trouvons facilement les embranchements. Mais on pourrait aussi se perdre facilement… D’ailleurs en partant en rando, il faut toujours donner son itinéraire à sa GH afin de pouvoir être plus facilement localisé au cas où on viendrait à s’égarer dans l’immensité de la forêt. Certains ont passé la nuit dehors et doivent encore s’en souvenir. Si les chemins sont tracés, il n’y a par contre aucune indication. Nous ne voyons aucun animal, même si la nature est belle et sauvage. De retour au village, nous stoppons dans un resto indien pour des Lassis bien mérités, ainsi que, soyons fous, des crêpes aux cacahuètes et à la noix de coco. Les prix de ces restos sont dérisoires et la nourriture est excellente. Retour à la GH où nous profitons du soleil de cette fin d’après-midi en jouant aux cartes. Avant de sortir manger, douche, vérification des mails, un petit thé (au lait sucré). La jaquette sera de nouveau de mise ce soir. Nous mangeons chinois. Indien à midi, chinois le soir, les amoureux de la cuisine asiatique que nous sommes sont comblés.

Mardi 7 juillet 09

Notre destination du jour est Malacca, mais il n’y a aucun bus direct. Nous devons de toute manière redescendre sur KL et c’est là que nous changerons de bus. Le patron de la GH nous pousse en voiture à la gare routière. Le bus redescend la route sinueuse des Cameron, c’est le même véhicule qu’à l’aller. Cela se voit, arrivés en plaine, nous devons faire un stop pour réparer un problème avec la pédale d’accélérateur. C’est un gamin de 12 ans qui part sous le bus avec des outils pour resserrer 2-3 boulons … Puis, ce sera l’autoroute jusqu’à KL. Les voies s’entrecroisent, les sorties sont nombreuses, je ne me verrais pas en voiture de location là au milieu. A la gare routière, j’achète 4 billets pour Malacca (52 RM), le départ est prévu dans moins d’une heure. Pour les bus, le système est différent de la Thaïlande. De nombreuses compagnies privées de transport se disputent les lignes et les clients, racolant le voyageur dès son entrée dans la gare routière. Difficile de faire un choix, pourquoi telle compagnie plutôt qu’une autre ? Les prix restent sensiblement les mêmes, mais ensuite il y a encore le choix entre les bus normaux, les VIP, les super VIP … Ceci fait que la gare routière de KL est une véritable ruche. Heureusement, un guichet d’information renseigne efficacement à quel guichet se rendre pour la destination voulue. Pour Malacca, malgré ce que le vendeur nous avait dit, le bus n’est pas direct et nous faisons des détours dans la campagne environnante. Une fois à Malacca, nous rejoignons notre GH en taxi. Là, c’est plus simple : c’est comme à KL, on achète son billet à un comptoir en fonction de la destination et un chauffeur est désigné pour nous conduire. C’est ainsi que nous arriverons à la Samudra Inn, une GH au dernier étage d’un petit immeuble. Cela ressemble à un énorme appartement divisé en chambres et organisé en petite GH. Nous aurons une chambre avec salle de bains et une autre sans, mais côte à côte. C’est simple, mais propre. Le proprio, en première apparence un peu froid et distant, se révèle en fait très sympa et plein de bons conseils. Nous sortons ensuite manger au Madinah Restoran où les plats sont excellents et bon marché. Il y a une place vers l’église St-Paul où une fête se déroule pour honorer le premier anniversaire de l’inscription de Malacca au patrimoine de l’UNESCO. Les différentes communautés de la ville (chinoise, indienne, malaise, portugaise) ont organisé des danses, des chants, des petits sketchs. Tout le gratin de la ville est là, de même que de nombreux habitants. Les danses indiennes ont un petit air de Bollywood, les costumes sont splendides et nous passons un excellent moment. Vers minuit, retour à pied à la GH en 10 min.

Mercredi 8 juillet 09

Nous prenons le petit-dèj en face de la GH, où il y a un resto qui fait tout à fait l’affaire. A 8h30 précises, Alias, le boss de Melakaonbike est là pour nous prendre en charge. Ce matin, ce sera VTT au programme. 20 minutes de transport plus tard, nous arrivons chez lui, dans la campagne environnante, où il a son stock de vélos. Et c’est parti pour 3 bonnes heures de randonnée écologique. Nous traversons des plantations de palmiers à huile où nous pouvons voir les ouvriers cueillir les énormes grappes de fruits au sommet des arbres. Ils utilisent une très longue perche (entre 5-7 mètres) qu’ils n’arrivent pas à lever d’un seul coup sans faire levier sur un tronc. La grappe de fruit découpée de l’arbre fait un bruit très sourd en tombant au sol. Normal, elle peut peser jusqu’à 50 kilos ! Alias nous explique comment on tire ensuite l’huile de ces petits fruits rouges. Il faut dire que la Malaisie a fait du palmier à huile sa culture principale, n’hésitant pas à arracher ou déforester d’autres plantations. Rentabilité …Puis ce sera les plantations d’arbres à caoutchouc, où l’on voit également des femmes venir faire des entailles dans les troncs pour que le caoutchouc liquide puisse se déverser dans de petits pots. Notre guide prend un peu de ce liquide blanc et nous confectionne en quelques minutes une balle qui fait des rebonds impressionnants. Plus loin dans la plantation, nous allons au dépôt où le caoutchouc est récolté et mélangé à de l’ammoniac pour le maintenir liquide. Nous assistons à ces opérations effectuées par des travailleurs indiens ou du Bangladesh, peu payés, mais semble-t-il heureux d’avoir un emploi en Malaisie. Tous sont très souriants et acceptent sans souci d’être pris en photo en plein labeur. Nous quittons ensuite les plantations pour pédaler sur les chemins de campagne. Les bords des routes sont remplis d’arbres fruitiers ou de plantes diverses utilisées en cuisine. Alias s’arrête souvent pour que l’on goûte des fruits ou pour nous expliquer l’utilisation de telle ou telle plante. C’est vraiment instructif et agréable. Vers 14h00, Alias nous ramène vers notre GH. Son éco-tour vaut vraiment la peine, alors j’y vais de mon petit coup de pub : www.melakaonbike.com , 80 RM p. pers. Seule précaution, mettre des manches longues et éventuellement des pantalons pour se prémunir des moustiques, très nombreux sous les arbres. Le resto du petit-dèj propose maintenant un énorme buffet pour le repas de midi, alors départ ! L’après-midi sera consacrée à la visite du centre de Malacca, ses églises portugaise et hollandaise, cette dernière en briques rouges. Nous parcourons aussi Chinatown qui a un ou deux temples magnifiques. En fin de journée, nous montons à la gare routière avec le bus 17 pour acheter nos billets de bus pour Mersing où nous partirons demain (22, 8 RM p. pers.). Retour à la GH, quelques courses au centre commercial Carrefour (eh oui…), puis on prend un verre pour souffler un peu de cette active journée. Vers 19h00, je me rends dans une laverie chinoise où nous avions déposé notre linge sale la veille (3, 5 RM le kilo). Il est vraiment facile de laver son linge dans ce pays, comme l’an passé. Cela permet de voyager vraiment léger, pas besoin de remplir les sacs. On ne change pas nos bonnes habitudes et nous mangeons encore au même resto en face de la GH. Il faut dire que le buffet est si varié qu’il faudrait une semaine pour tout goûter. Résultat : encore un excellent repas pour 27 RM pour 4. Depuis notre arrivée à Malacca, les gens nous paraissent plus ouverts, plus souriants et plus sympathiques. KL avait le défaut des grandes villes, impersonnelles et individualistes, les Cameron étaient en montagne, comme chez nous les gens sont certainement un peu plus « bourrus », mais là, vraiment la population est charmante. Les gens cherchent le contact, la discussion, veulent savoir d’où l’on vient, etc… Le soir, nous retournons sur la place des festivités où les spectacles continuent. Un homme a vu mon t-shirt rouge à croix blanche et a même pu me parler de la date du 1er août, fête nationale de notre Helvétie natale ! Un autre a pu me citer 4 ou 5 villes suisses, ce que pas mal d’Européens sont incapables de faire. Malacca nous a enchantés.

Jeudi 9 juillet 09

Notre bus est à 12h45, nous avons le temps. Nous partons prendre le petit-dèj, de l’argent à un ATM et nous cherchons aussi une pharmacie pour le plein d’anti-moustique. Il faut dire que Dominique est particulièrement visée par les insectes. Ils vont tous sur elle et elle est pas mal parsemée de piqûres. Après une menace d’orage, le temps s’est mis sur beau et il y a un air qui souffle, rendant l’atmosphère nettement respirable qu’à KL. Nous quittons Malacca avec la satisfaction d’avoir vu une ville agréable, avec des touches européennes, une recherche d’esthétisme, des décors nocturnes et en plus avec la chance d’avoir pu assister au festival des communautés. Maintenant, direction l’île de Tioman et le début de la partie balnéaire. Nous reprenons le bus 17 pour aller à la gare routière, le long de la grande route à la sortie de la GH. Il suffit de héler le bus sur le bord du trottoir, on monte et paie son billet dans le bus au chauffeur. Nous sommes un peu en avance, nous faisons le tour des nombreuses boutiques et commerces qui peuplent la grande gare routière de Malacca. Départ. Notre chauffeur se croit rapidement au GP de Malaisie au volant d’un bolide. Conduite rapide, dépassements risqués, nous sommes tout à l’arrière, mais pas rassurés. Arrêt de 30 minutes à Kluang, juste de quoi se dégourdir les jambes et acheter quelques beignets de banane, toujours aussi délicieux. Puis suite de la route jusqu’à Mersing, toujours à vive allure. Le paysage est assez monotone, palmiers, palmiers, palmiers … pour l’huile. Cette culture prend vraiment le pas sur toutes les autres, économie oblige, très rentable semble-t-il. Arrivés à Mersing, le bus fait un premier stop à un rond-point et un homme monte pour savoir qui prend le bateau pour Tioman. En fait, il racole les passagers et essaient de vendre des billets avant tout le monde pour sa propre agence, mais sans le dire bien sûr. Etant les seuls Occidentaux dans le bus, il s’adresse directement à nous. Je n’aime pas être forcé et connaissant la combine, je lui réponds que nous ne savons pas encore si nous prendrons le bateau demain ou après-demain. Il donne alors le nom de son agence … Direction l’hôtel Embassy où nous passerons la nuit pour embarquer demain matin. Nous avions réservé 2 chambres par téléphone (55 RM la double) et l’endroit est vraiment bien. Bonne literie, clim, douche et toilettes. Nous allons à la jetée nous renseigner pour nos billets de bateau. Plusieurs agences proposent des billets pour Tioman, tous au même prix d’ailleurs (35 RM le trajet, donc 70 RM A/R). Le choix se fait donc au feeling et pas besoin de chercher la meilleure opportunité. La différence est que les agences essaient aussi de vendre l’hébergement de leur choix, souvent leurs propres établissements. Pour notre part, nous irons sur Juara, où le Rainbow Chalets nous attend. Encore une réservation par téléphone. Finalement, nous prendrons nos billets à l’agence Larossa, au guichet 13. Le patron, sa femme et son fils sont très sympas et n’essaient pas de nous forcer pour quoi que ce soit. Vendu. Nous prendrons nos billets de retour en open, il suffira de confirmer la veille de la traversée pour avoir une place (mais ne pas oublier car le bateau est souvent plein me dit-on). Une fois nos billets en poche, nous passons une heure sur le net au meilleur prix rencontré dans le pays (1, 5 RM), avant d’aller prendre un succulent repas indien au Al Arif restoran où nous mangeons de délicieuses Murtabak (crêpes fourrées au poulet ou au bœuf) à tremper dans une sauce au curry. 30 RM pour 4, boissons comprises (jus de fruits frais et … thé au lait sucré). Dernières parties de cartes avant une bonne nuit.

Vendredi 10 juillet 09

Excellente nuit, dans une bonne literie, rafraîchis par la clim. Cet hôtel est imbattable rapport qualité-prix. Notre vendeur de billets vient nous chercher avec son van, comme convenu, ce qui nous évite la marche avec nos sacs jusqu’à la jetée. Là, suivant les conseils de la patronne, nous l’attendons pour qu’elle nous mène à l’embarquement, erreur. Car premiers arrivés, premiers montés à bord. Les bateaux ne sont pas grands. En arrivant, il faut s’inscrire sur une liste avec son nom et son numéro de passeport. Une fois la liste complète, on est recalé directement sur le prochain bateau. Ce qui a été notre cas. Du coup, 1h15 d’attente au port. Il faut encore s’acquitter d’une taxe de 5 RM p. pers. pour le fonds de conservation des parcs marins de Tioman. Sans cette taxe, pas de bateau. Bref, en gros, arriver en avance à la jetée et s’inscrire le plus vite possible sur la liste des passagers. Finalement, nous embarquons pour Tekek, sur la côte ouest de Tioman. 2 petites heures de traversée, nous voilà sur l’île. Le bateau commence par aller tout au nord, vers Salang où la majorité des gens quittent le navire. Le bateau redescend ensuite la côte pour finalement arriver à Tekek. Un chauffeur nous attend pour nous faire traverser l’île en voiture, direction la plage de Juara. 30 minutes de trajet, sur une route entièrement bétonnée, mais avec de fortes déclivités. La plage de Juara est quasi déserte, il faut dire qu’il y a peu d’hébergements ici et qu’ils sont bien espacés. Quelques restaurants aussi, mais rien qui va provoquer une surabondance de touristes. C’est ce que nous recherchons et ce sera parfait. Les Rainbow’s Chalets sont tout simples : un lit, une moustiquaire, WC et douche, ventilo au plafond, 50 RM la nuit, le tout sous les cocotiers, à 30 mètres de la mer. Ah oui, et une super petite terrasse pour se tenir à regarder les flots. L’endroit est calme, serein, reposant. Nous y serons bien pour quelques jours. Premier bain, l’eau est chaude et bizarrement peu salée. Pour le repas du soir, nous prendrons nos quartiers au Sunrise Café voisin où la nourriture est excellente et variée. Pour 60 RM à 4, nous prenons un très bon repas. Dès 21h00, le vent se met à souffler fort et l’orage arrive. La température baisse, le tonnerre gronde, les éclairs zèbrent l’obscurité. A l’abri sur notre terrasse, nous assistons à la colère du ciel. Une vraie averse tropicale. Le ventilo sera tout de même nécessaire pur passer une bonne nuit.

Samedi 11 juillet 09

Journée plage et farniente. Nous continuons de prendre nos repas au Sunrise, à 25 m. de notre bungalow, vu la gentillesse du personnel et la qualité de la nourriture. Puis, ce sera baignade et snorkelling. La plage est idéale pour profiter de l’eau, mais il n’y a pas grand-chose à voir sous la surface. Malgré une protection solaire de 30, le coup de soleil n’est pas évité pour le dos de Bibi. Pourtant, j’avais prévu un t-shirt dévolu exclusivement au masque-tuba, t-shirt que je n’ai pas mis… Au milieu de l’après-midi, grosse averse tropicale et nous restons sous les gouttes bien fraîches, les bras lever au ciel. Et le ciel bleu de revenir rapidement … Re-baignade, entrecoupées de parties de carte sur notre terrasse. Délassement. La marée est descendante, ce qui permet de faire un petit jogging le long de la plage, sur le sable dur avec Lauriane. Le repas du soir ? Au Sunrise. Les éclairs se rapprochent de Tioman, mais pas de pluie, seul le vent qui souffle fort… Au milieu de la nuit, la pluie s’en donnera à cœur joie, les grosses gouttes frappant notre toit en tôle, comme pour nous bercer.

Dimanche 12 juillet 09

Au réveil vers 10h00, le ciel est encore brumeux, hésitant entre nuages et soleil. J’ai 43 ans aujourd’hui. Cela fait presque 15 ans que je n’aurai pas fêté mon anniversaire en Suisse. Un petit vent rafraîchit l’atmosphère et la plage est déserte. Un si beau lieu et personne, pourvu que ce petit paradis ne succombe pas aux promoteurs. Le temps reste couvert, mais sec, toute la journée. Que du farniente, des baignades, des promenades le long de la plage, des parties de carte. Ce rythme nous convient. Pour ne pas déroger à nos (bonnes) habitudes, nous mangerons le soir au Sunrise : curry de poulet, poisson grillé, crevettes et les boissons, toujours pour 60 RM pour 4. Les filles présentent pas mal de petits boutons rouges qui démangent. Les mouches de sable. Inévitables ici. On ne sent rien sur le moment, c’est le soir que les boutons apparaissent et commencent à gratter. Et cela dure sur plusieurs jours. Mais comme toute piqûre, cela finit par passer. Il paraît qu’il ne faut pas s’étendre sur le sable pour éviter les désagréments.

Lundi 13 juillet 09

Nous allons changer de côte, histoire de voir Tioman version ouest. Direction ABC Beach. Les filles n’ont pas trop envie de marcher (vive les ados…) alors elles iront en taxi, mais s’occuperont de nos sacs. Et pour Dominique et moi, ce sera le Jungle Trekk. Le temps est plutôt beau, légèrement venteux. Dommage de partir, de belles vagues viennent casser sur Juara. Le taxi emmène nos filles pour les déposer au Marine Park, de l’autre côté de l’île. Il nous prend un bout, histoire de gagner un peu de bitume, la première partie de la traversée de l’île étant sans intérêt. Puis nous prenons le sentier, très bien tracé. Nous croisons quelques touristes qui font le chemin depuis Tekek. Nettement plus dur, ça grimpe sec dans l’autre sens … Les bruits de la forêt sont parfois inquiétants, la nature nous fait sentir tout petit. Ecureuils, lézards, geckos, fourmis géantes, nous observons la faune. Mais aucun singe. L’endroit est bien sauvage, bien plus que dans les Cameron. Après environ 2 heures de marche à un rythme tranquille, nous atteignons Tekek. Il nous faut encore rejoindre le Marine Park, à quelques centaines de mètres. C’est le bout de la route avant ABC. Les filles sont là, nous mangeons un petit repas, avant de mettre le cap sur les bungalows de Mokhtar’s Place que nous avions contactés la veille. L’endroit est conforme à notre philosophie de voyage, simple, mais propre. En plus, il y aura un accès internet. La plage en contrebas est de sable, mais très vite, le fond de l’eau est envahi de petits rochers ou de coraux, ce qui rend la baignade quasi impossible. Le seul endroit où se tremper est facile sur ABC est devant Nazri 1, tout au début de la plage côté Tekek. Déception. Nous sommes devant nos bungalows, sur le sable, lorsque deux gros varans déboulent sur la plage en se poursuivant. Le premier va dans l’eau pour échapper à son agresseur. C’est assez impressionnant, ces bêtes doivent mesurer dans les 1m50-1m80 avec leur longue queue. Nous pouvons facilement les photographier, mais selon les autochtones, il vaut mieux éviter d’essayer de les toucher. Petit tour ensuite sur le chemin bétonné qui suit la plage au milieu des bungalows. Envers du décor : le nombre incroyable de détritus qui jonchent les abords du chemin. L’avantage de cette côte est qu’il y a un beau coucher de soleil, pour autant que le ciel soit dégagé. Pour le repas du soir, il n’y a finalement pas énormément de choix et ce sera la terrasse du Mawar’s Beach. Bonne nourriture, un peu plus chère que sur Juara. Un petit air souffle, c’est agréable.

Mardi 14 juillet 09

Lever assez tard et petit-dèj au Mawar. Vers midi, nous partons à pied vers Panuba Beach, à environ 20 min. d’ABC. Le chemin monte un promontoire et redescend sur Panuba, dans la jungle. Comme sur ABC, à peine entrés dans l’eau, il n’y a plus de sable mais des rochers. Par contre, l’endroit est nettement mieux pour le snorkelling. Nous partons vers les rochers en bord de plage et nous voyons plein de poissons aux belles couleurs. Panuba est isolé. Un seul resto et aucune possibilité de passer sur ABC le soir, le sentier dans la forêt n’est pas éclairé. Vers le milieu de l’après-midi, les filles restent sur cette plage et avec Dom, je pars direction Monkey Bay. Nous décidons d’y aller en bateau et de revenir à pied, par le chemin dans la forêt. 15 min. de trajet sur l’eau et notre taxi nous dépose dans la baie. Nous y sommes seuls, sur une large plage. Aucune infrastructure, l’isolement total. Par contre, l’arrière-plage est vraiment sale, jonché de détritus soit laissés là par les visiteurs, soit rejetés par la mer. Le plastique est une véritable catastrophe écologique en matière de pollution. Après une baignade dans une eau transparente, nous reprenons le chemin de Panuba. Nous avions fait attention de ne pas laisser notre sac sans surveillance trop longtemps. Non pas qu’il y ait des voleurs humains ici, mais bien des singes chapardeurs. Des témoignages affirmaient que certains touristes snorkellaient et que les singes sont descendus de leurs arbres pour prendre les sacs laissés sur la plage. Avec argent, passeports, téléphones … Le sentier est relativement bien tracé et il suit toujours la ligne électrique. Nous atteignons rapidement Monkey Beach, une autre plage isolée et encore plus belle que Monkey Bay. Le sable y est doré et l’eau vraiment claire. Le trekk est plus sportif que celui de Juara, il faut souvent escalader, contourner, passer sous des arbres tombés en travers du chemin. Nous voyons quelques singes au long du parcours, notamment une femelle qui porte son petit sous son ventre, et évidemment les habituels lézards qui nous font souvent sursauter en filant dans les buissons à nos pieds. 90 minutes plus tard, nous arrivons sur ABC, trempés de sueur. Sans être exceptionnelle, la promenade était bien sauvage. Le long du chemin qui longe la plage, sur un pont, nous voyons notre premier serpent en Malaisie : un python de belle taille, posé et enroulé dans les branches d’un arbre à une dizaine de mètres des bungalows de Mawar, dont certains ont la fenêtre ouverte ! Une dernière baignade rafraîchissante vers Nazri 1 et nous nous douchons pour aller manger. Ce soir, le coucher de soleil nous joue son show. Couleurs splendides, photos réussies. Repas au Mawar et dessert au Nazri. Puis, il sera temps de rentrer préparer les sacs, nous partons demain tôt, le bateau est à 08h00. Cherating ? Lac Chini ? Nous n’avons guère eu le choix. Nous pensions aller au lac Chini, mais un coup de fil chez Rajan Jones nous apprend que sa GH est overbookée pour au moins une semaine. Des groupes scolaires. Il est contrarié, mais on sent qu’il veut nous être serviable. Selon lui, il pourrait nous loger chez l’habitant dans le village, mais sans assurance de pouvoir nous accompagner dans la jungle. Ce sera donc Cherating.

Mercredi 15 juillet 09

Nous nous levons tôt pour ne pas manquer notre bateau. Nous ne pouvons prendre le suivant, car notre bus pour Kuantan et Cherating part à midi de Mersing. La mer est ce matin assez agitée, la traversée sera quelque peu secouée. L’air conditionné est poussé à fond, il fait même froid dans le bateau. En arrivant à Mersing, nous allons directement récupérer nos billets de bus à l’agence Larossa, que nous avons appelée depuis Tioman pour confirmer notre achat. Les billets sont là, nous payons. Service efficace et avec le sourire. Le trajet pour Kuantan coûtera 17 RM p. pers. Nous prenons notre repas à la jetée où il y a 2-3 restos avant de foncer à un ATM dans le centre de Mersing pour reprendre de l’argent. Le patron de l’agence Larossa nous amène avec son minibus à la gare routière, nouvelle et désormais hors de la ville. Nous sommes en avance ou notre bus est en retard. Cela nous laisse le temps d’aller au petit marché qui est derrière la gare routière. Produits locaux, légumes, fruits, volailles et poissons. Un vendeur me laisse prendre un petit requin pour faire une photo, pas de souci et toujours un grand sourire. Notre bus arrive. En fait, il passe par Cherating, pas besoin de changer à Kuantan, bonne nouvelle. Il me suffit de payer un petit supplément. Les chauffeurs se relaient après une pause repas sur le bord de la route. Ils sont prudents et conduisent parfaitement. Après quelques heures, il nous dépose sur la route nationale, à 500 mètres à pied du village de Cherating. Nous trouvons rapidement la Payung GH qui propose une dizaine de bungalows dans un joli jardin, tous avec douche et WC, ventilo et moustiquaire, très propre, pour 40 RM. Nous avions réservé par téléphone, deux d’entre eux seront pour nous. Personne n’est à la réception, pas grave, nous laissons nos sacs à dos sur place et partons pour la plage. Une énorme plage de sable. La marée est basse, nous pouvons marcher sur le sable dur, sous un ciel voilé et sans soleil. Nous faisons le tour de Cherating, petit village sans vraiment d’animation, avant de revenir à la GH prendre possession de nos chalets. Douche et lavage à fond. Une laverie est en face de la GH, nous y amenons notre linge sale : 3, 70 RM le kilo. Le soir, nous faisons une excursion sur la rivière qui passe derrière la GH. Ce tour est proposé à l’entrée de la Payung. Le but, observer les milliers de lucioles qui bordent le cours d’eau. Nous passons une heure en pleine obscurité, dans une petite barque. Les lucioles sont là, telles des guirlandes animées. Notre guide les attire avec une lampe rouge et elles viennent virevolter au-dessus de nos têtes, le spectacle est fantastique, des centaines de fées clochettes issues d’un conte de Disney. Le batelier doit connaître la rivière par cœur, car il n’a aucune lumière pour se guider dans le noir. Au retour, nous nous posons pour le repas du soir dans les gargottes en face de la Payung. Les Malaisiens mangent là, très peu de touristes, l’assurance d’avoir un bon repas. La literie est bonne, nous passerons une bonne nuit.

Jeudi 16 juillet 09

A notre lever, nous cherchons quelque chose d’ouvert pour le petit-dèj. Quasiment tout est fermé. Cherating donne l’impression d’un village abandonné, d’une époque touristique florissante désormais révolue, comme si les étrangers, pressés de rejoindre les Perenthians oubliaient de s’arrêter ici. Pourtant, Cherating a beaucoup à offrir à ses visiteurs. Une plage superbe et sure, une rivière avec une faune bien présente, un sanctuaire aux tortues accessible à pied. Nous trouvons finalement de quoi nous sustenter et nous partons à la plage où les vagues nous permettent de nous amuser. Aucun caillou, ni rocher, que du sable. L’eau est brassée par le courant et n’est donc pas transparente. Mais elle est claire. La marée est à nouveau descendante et on peut marcher un long bout dans l’eau. Même problème que ce matin pour le repas de midi. Tout semble fermé. Il nous faut faire le village à pied pour trouver un petit resto, sans carte, où nous mangeons ce qui est proposé. Nous connaissons la rivière de nuit, nous y retournons, mais de jour ! 2 heures de découverte de la faune locale en compagnie d’un guide sur sa barque. Oiseaux aux belles couleurs, lézards de belles tailles, serpents de la mangrove enroulés dans les arbres (belles couleurs, noir et jaune fluo, magnifique, mais inquiétant car très venimeux paraît-il) et même des loutres qui nous font le spectacle, sautant et nageant autour de notre embarcation. Le guide a l’œil, il voit des choses que nous n’apercevons pas. Retour pour prendre une douche et notre repas au Matahari. Hasard, le cuistot était notre guide tout à l’heure. Le poisson se choisit à l’entrée de la terrasse et se paie au poids (5 RM les 100 gr.). Il est ensuite cuit dans une feuille de banane et agrémenté de la sauce choisie. Délicieux. La fin de la soirée se fera au Payung Café, à écouter de l’excellente musique.

Vendredi 17 juillet 09

Ce matin, lever tôt pour Bibi, car je vais pêcher en mer avec 2 autres personnes, des Chinois de Hong-Kong. Nous passons plus de 4 heures en mer et finalement sur la rivière, sans une seule touche ! Pourtant, nous avons vu des poissons, mais voler à côté du bateau, à faire des bonds inouïs, comme pour nous narguer de venir tenter de les arracher au monde du silence. Des méduses aussi, de belles tailles, mais au large. Heureusement qu’elles ne s’approchent pas des plages, la baignade serait impossible. En fin de matinée, je rejoins les filles à la plage, ces dames font bronzette. Cet après-midi, nous irons au sanctuaire aux tortues qui se trouvent à côté du Club Med. Car oui, il y a un Club Med à Cherating. Enfin, pas dans le village même, mais à quelques centaines de mètres, 30 minutes à pied. D’ailleurs, on ne voit personne de ce repaire venir à Cherating, ce genre de touristes préférant sans doute se calfeutrer dans leur retraite bien occidentale. Il est vrai que les pêcheurs-restauteurs de Cherating sont sans doute bien moins lookés que ceux de l’établissement. Bref, en 30 minutes de marche nous voilà aux portes du sanctuaire. Et soudainement, un gigantesque sanglier sort des buissons à une vingtaine de mètres devant nous. Il nous regarde, grogne et tape son sabot sur le sol. Il est prêt à charger et nous ne faisons pas trop les malins. Un sanglier sauvage ! Et en pays musulman, il ne risque pas grand-chose, personne ne le mangera. Nous serons sauvés par une moto pétaradante qui passe à toute allure et qui fait fuir l’animal dans la forêt. La diversité de la faune est incroyable dans ce pays. Autant l’an dernier nous n’avions vu que très peu d’animaux, autant cette année les rencontres sont fréquentes. L’accès au sanctuaire est gratuit. Il y a là 3 bassins avec de magnifiques tortues dont la carapace ressemble à du bois. En demandant à un préposé, il nous amène à l’endroit où les nids sont protégés dans une sorte de serre grillagée. En regardant la date de ponte, il découvre un nid en creusant le sable et nous voyons de minuscules tortues âgées d’à peine 2 mois tenter de remonter la pente pour partir à l’aventure. Le garde recouvre rapidement le nid de sable empêchant toute fuite. Il nous apprend que les tortues viennent pondre sur la plage, mais que le sanctuaire récolte les œufs pour les mettre en sûreté dans la serre, à l’abri des prédateurs. Puis, les petites tortues sont relâchées dans la mer. Le guide nous propose de relâcher des tortues prêtes à affronter la mer. Bien sûr ! Nous partons sur la plage déserte et il nous amène alors un bac avec une cinquantaine de ces petites bêtes. Nous pouvons les prendre dans la main, les poser dans le sable et observer leur obstination à regagner la mer. Toutes ne survivront pas, mais chacune a réussi à partir dans les vagues. Grand moment. Nous aurons vu des tortues pondre sur une plage du Sultanat d’Oman et nous en aurons relâchées en Malaisie. Nous apprenons que l’on peut laisser l’adresse de la GH (et le No de son bungalow) et les responsables du sanctuaire peuvent venir vous réveiller la nuit si des tortues arrivent sur la plage pour pondre. La possibilité de faire un don est laissée à notre libre appréciation et nous ferons donc un geste pour cette noble cause. Retour à Cherating. Il fait chaud, la marche est pénible. Alors nous essayons le stop. Rapidement, un jeune qui passe par là nous embarque et nous amène avec le sourire dans notre village, nous faisant économiser 30 minutes de marche en bord de route. Nous préparons la suite de notre voyage et il y a dans le village une agence de voyage qui fait aussi cybercafé. Nous y achetons nos billets de bus pour Kota Bahru et profitons pour aller vérifier nos mails. Le repas du soir est pris au Matahari, vu la qualité des plats et de l’accueil. Encore une bien belle journée.

Samedi 18 juillet 09

Journée tranquille, qui débute vers midi, vu l’heure à laquelle nos filles se lèvent. Le propriétaire de notre GH propose de nous conduire à Kemaman, une ville à 20 km au nord. Cela tombe bien, il nous faut prendre de l’argent et il n’y a pas d’ATM à Cherating. Nous ne voyons aucun touriste sur place et nous prenons la direction du marché (le long de la rivière, après la gare routière) pour faire le plein de fruits (mangue, bananes, ramboutan, mangosteen, etc..). Nous trouvons aussi notre ATM et faisons le plein de fruits et d’argent. Notre prochaine étape sera les Perenthians et là-bas non plus, pas d’ATM. Les gens sont aimables et nous saluent facilement. Il faut dire que nous avons du succès avec nos filles jumelles. Apparemment, ici c’est un honneur particulier. Le patron de la GH ne nous a pas attendus, ce qui n’était d’ailleurs pas prévu. Pour rentrer, ce sera donc le bus local. Cela nous rappelle un peu les bus thaïs, vieux et poussifs. Nous montons dans le bus, nous sommes les seuls Occidentaux dans un véhicule bondé. Nous payons nos tickets à un vieux monsieur. Il reste quelques places à l’arrière et des gens nous font signe pour venir nous asseoir. Pas de ventilation, pas de climatisation, nous sommes en sueur. L’arrière du bus est plein de gosses qui rentrent de l’école. Les éclats de rire fusent, nous devons être l’objet de plaisanteries … Des « Hello » ou «How are you » aussi, premiers mots pour un premier contact. Pour descendre du bus, facile. Une sonnette que l’on actionne et le chauffeur stoppe. Pas d’arrêts fixes. Arrivés à Cherating, sur le haut du village sur la route nationale, nous utilisons la technique malaisienne et nous descendons avec des signes de main aux autres passagers. Nous regagnons la GH et commençons à nous gaver de nos fruits. Départ pour la plage, où la marée est à nouveau basse. De loin, nous voyons deux sortes de camping-car, le long des arbres. Nous partons voir. Un Allemand et un Suisse ! Ce dernier nous explique avoir mis son véhicule sur un cargo et il compte rentrer au pays … dans 2-3 ans, qui sait ! C’est un habitué des périples, son fourgon Mitsubishi a déjà traversé les Amériques, de l’Alaska à la Patagonie. Nous profitons des vagues, en même temps que pas mal de jeunes. La plupart des filles se baignent habillées et voilées, religion oblige. Et toujours cet excellent repas au Matahari, avec du poisson frais, cuisiné dans une feuille de banane et accompagné de sauce Sambal bien épicée. Nous aurons vraiment passé du bon temps ici. Nous ne pensions rester qu’une nuit, vive la flexibilité du routard.

Dimanche 19 juillet 09

Les réveils s’étalent sur la matinée. Nous prenons notre petit-dèj en face de la GH. 7 Canai (petites crêpes, pour lesquelles j’ai un faible, surtout celles au citron) et boissons (thé au lait sucré, jus d’orange frais) pour 7 RM. Puis, nous partons à la plage. Moins de vagues, mais par contre sans doute quelques méduses puisque qu’avec Nat, nous nous faisons piquer dans le dos. Sans gravité, juste une petite sensation de brûlure. On regarde dans l’eau , on ne voit rien. A midi, nous allons au Muda Café, directement sur la plage, petite cahutte tenue par un monsieur d’une soixantaine d’année qui fait quelques plats simples, telles que des nouilles ou du riz frit. C’est un personnage que nous avons là, toujours à rire. Il nous initie au bricolage en fabriquant des sauterelles et crevettes géantes à l’aide de feuilles de bananiers. Toute la famille s’y met et les filles démontrent une belle dextérité. Le temps est brumeux, voire couvert. Venteux sur la plage, chaud et humide dès le bord de la mer abandonné. Nous revenons à la GH vers les 16h30 pour ranger nos affaires, préparer nos sacs, récupérer une lessive. La soirée se déroulera au rythme de Cherating, tranquille. Repas dans un resto local, et pour finir un thé au Payung Café à écouter une radio Rock.

Lundi 20 juillet 09

Il fallait bien que cela m’arrive au moins une fois, grosse indigestion pendant la nuit. Une belle série de crampes intestinales, mais sans vomissement ni diarrhées. Le réveil est pénible vu le manque de sommeil et j’évite donc le petit-dèj pendant que les filles se gavent de Roti Canai. Il nous faut être à 08h30 sur la route nationale, 500 mètres plus haut, pour attraper notre bus. Vers 08h45, soit pile à l’heure, notre bus Transnacional arrive. Il suffit de faire signe pour qu’il s’arrête, mais apparemment le chauffeur savait qu’il devait embarquer des passagers à Cherating. Direction Jerteh, où nous descendrons pour aller ensuite à Kuala Besut, port d’embarquement pour les Perenthians. Tout a été organisé par téléphone avec Aziz, le propriétaire des Mama’s Chalets. Un taxi nous attendra à Jerteh, puis nous prendrons nos billets de bateau. 6 heures de route plus tard et d’une conduite irréprochable (avec une pause repas), nous arrivons à Jerteh. Le bus nous dépose sur la route principale, il nous faut marcher 10 minutes pour rejoindre la gare routière où notre taxi doit nous prendre en charge. 4 occidentaux qui marchent avec leurs sacs, on devrait nous reconnaître. Les chauffeurs de taxi nous sollicitent, mais sans agressivité et sourient lorsque nous déclinons l’invitation. Un homme s’approche, il porte une pancarte avec notre nom, c’est notre chauffeur. Il nous conduit à Kuala Besut (30 RM le trajet) et nous amène devant le Mama’s Holidays office où nous prenons nos tickets de bateau (35 RM le trajet p. pers., soit 70 RM A/R). Dans tous les guides, il est fait mention de bateau lent ou de ferry, mais ce type de transport ne doit plus exister. Nous avons le temps de prendre un petit repas avant le départ pour les îles. Nous discutons avec les 2 employées du bureau qui sont très sympathiques et qui veulent savoir beaucoup de choses, surtout nos âges. Voici le temps d’embarquer, nous nous rendons à la jetée. Comme pour Tioman, il faut s’acquitter d’une taxe de 5 RM p. pers. pour la conservation des fonds marins. Puis nous montons dans le bateau. Bateau ? En fait une grosse barque avec une bâche. Un panneau indique que l’embarcation est faite pour 12 personnes, nous sommes 18 à bord, les bagages en plus. Au port, la mer semblait bien calme, mais une fois la digue franchie, les flots sont légèrement agités. Plein gaz pilote. Apparemment, cela ne gêne pas le marin qui surfe plus qu’il ne navigue. Les sauts sont nombreux et vu que nous sommes à l’avant, on déguste. Rien de dangereux, mais cela tape fort parfois dans le dos ou la nuque. Les Perenthians sont rapidement en vue et il nous faut 40 minutes pour les atteindre. Après avoir déposé quelques passagers sur d’autres plage, nous voici devant le Mama’s et une barque plus petite vient nous chercher car il n’y a pas de ponton pour débarquer. Aziz nous accueille personnellement, je le remercie pour l’arrangement de notre transport jusqu’ici. Nos bungalows seront parfaits. Bon lit, douche et WC, ventilo, petite terrasse, classique. Ils sont dans un petit jardin et ne donne pas sur la mer. Ce sera 60 RM l’unité, alors que ceux qui sont au bord de l’eau ont la clim, mais sont à 180 RM ! Nous avions vraiment bien fait de réserver, car tout est plein et il y a même des gens qui arrivent avec leurs sacs à dos et qui doivent repartir en bateau faute de place. Petite déception quand même : il n’y a pas de plage devant le Mama’s. Juste une fine bande de sable, rapidement remplacée par du corail ou des rochers qui cisaillent les pieds. Avec la marée descendante, ces coraux sont même hors de l’eau. C’est la fin de l’après-midi, nous n’allons pas chercher une plage maintenant, alors nous trouvons un petit coin pour nous tremper tout de même. Ce soir, nos testerons le resto de notre emplacement, le … Mama’s ! Nous comprenons le pourquoi de ce nom. Apparemment, c’est la cheffe de famille qui règne en maître sur les lieux et le reste de la troupe a chacun son rôle, la caisse, le service, la réception. Les prix du resto sont corrects, mais tout de même plus chers que sur le continent. Normal. Il faut dire que l’authenticité malaise de Cherating a disparu. Il n’y a que des Occidentaux ici ou des Chinois, mais tous avec un porte-monnaie de touriste. Il faut nous réhabituer à voir autant de voyageurs. Il va nous falloir un jour, on verra demain. En sortant de notre bungalow, nous nous retrouvons nez à nez avec un beau varan, et dans l’arbre en face de notre terrasse, à moins de deux mètres, il y a de belles chauves-souris. La Malaisie est finalement bien présente.

Mardi 21 juillet 09

Le lever est tardif pour les filles, j’ai donc le temps de me prendre un léger petit-dèj avant de partir à pied en exploration pour les plages. Je file au sud, direction Abdul’s Chalet par le Jungle Trekk qui commence derrière le petit club de plongée. Après 15 minutes dans la forêt, il faut longer différent resorts, par la plage, et je trouve mon bonheur, après 25 minutes à pied environ. Les touristes s’entassent sur la portion de sable devant leurs chalets, mais en marchant un peu, tout au bout du chemin, il y a une plage de rêve, déserte, sable blanc et eau limpide. C’est LA plage. Et en plus, il y a un petit bistrot pour les boissons et un petit repas de midi. Courte baignade dans une eau transparente et je reviens sur mes pas, faire part de ma découverte. Je retrouve les filles en train de manger. Je vais vers Aziz pour louer masques et tuba (5 RM par jour et p.pers.) et une fois tout le monde prêt, départ. La marche n’est pas pénible et nous atteignons facilement mon petit coin de paradis. Il n’y a personne. Baignade, snorkelling dans les rochers qui bordent la plage. L’endroit est un véritable aquarium, les poissons sont nombreux, multicolores, n’ont pas peur de l’homme et viennent même si près que nous pouvons les effleurer. Nous testerons le petit resto pour un repas simple, du riz frit. Retour vers 18h00 pour une douche et se poser un peu après ces bains d’eau de mer et de soleil. L’endroit était idéal, mais pendant la marche du retour, nous avons à nouveau été confronté à ce tourisme de masse, qui passe sa journée sur une chaise longue, entassés sur un bout de plage. Pour cela Tioman et surtout Juara était bien différente, même si la clarté de l’eau et la blancheur du sable n’étaient pas comparables. En soirée, ce sera la rencontre avec la famille Foletti, dont Caroline est une inconditionnelle du site voyageforum.com. Cela fait de nombreux mois que nous correspondons par message interposé et le hasard a fait que cette année, nos dates et destinations de vacances coïncidaient ici. Bornéo pour eux, la péninsule pour nous, mais point commun, les Perenthians. Rencontre avec Jean-Paul, leurs enfants. Discussions, le verre de fin de soirée, l’amitié n’est plus virtuelle. Au moment de se coucher, un bel orage éclate. Il pleut très fort, les éclairs déchirent le ciel, le tonnerre est assourdissant.

Mercredi 22 juillet 09

Au lever, plus de pluie, mais un ciel brumeux et gris, comme souvent le matin. Il faut avouer que cela enlève un peu de magie aux paysages de ces îles. Le petit-dèj du Mama’s est bien moins cher et tout aussi correct ailleurs, c’est notre base culinaire. Nous prenons la direction de notre plage sauvage que nous faisons découvrir à Caro et ses enfants. Une bonne heure de snorkelling où nous admirons coraux, poissons, anémones (et ses petits némos qui se laissent chatouiller les flancs). Toujours aussi peu de monde, c’est incompréhensible, vu la beauté de la plage et des fonds marins. Un petit repas à la gargotte, puis vers le milieu de l’après-midi, nous prenons le chemin de la plage du Perenthians Island Resort, à l’inverse vers le Nord, après le Coral View. La plage est énorme, d’un sable blanc immaculé et l’eau d’une transparence exceptionnelle. Il y a un petit ponton à quelques dizaines de mètres du bord, d’où on aperçoit parfois des tortues. Par contre, pas trop de snorkelling ici, le fond est sableux et le bord vers les rochers n’est pas très intéressant. Fin de journée, douche pour tout le monde. Il faut se décider assez rapidement pour les restos, car les tables se remplissent vite. Vers 22h00 par contre, tout commence à fermer et nous sommes les derniers à table. La pluie recommence à tomber, non pas sous forme d’orage, mais fine et régulière.

Jeudi 23 juillet 09

Lever assez tard, comme d’habitude sur ces îles. Après un petit repas, retour vers notre plage préférée, nous ne nous en lassons pas, sans les filles qui dorment encore. Le ciel est bleu, dégagé. Nous rencontrons Caroline et une de ses amies. Nous partons snorkeller, vers un petit cap qui s’appelle Shark Point et où les bateaux qui font le tour de l’île s’arrêtent. Le paysage sous-marin est vivant, habité et splendide. Il y a des centaines de poissons et même des bancs de petits calamars. Et soudain, tout à la pointe, un requin de récif, suivi bientôt d’un deuxième. Un des deux doit bien faire 1m50, il est plus gros que ceux que j’avais vus l’an dernier à Koh Tao. Nous restons à les observer raser le fond. Ils sont parfois à moins de 3 mètres de nous, spectacle fascinant. Le petit moment d’appréhension passé, nous essayons de les suivre et admirons l’ondulation de leur queue. Après ce magnifique spectacle, petit repas au resto de la plage, nous sommes désormais des habitués. Je m’aperçois après avoir mangé que j’ai oublié mon porte-monnaie au Mama’s. Je suis bon pour me faire les 25 minutes de marche de retour. Dom m’attend, mais pour revenir ce sera un taxi-boat ! Pour la fin de la journée, nos regagnons l’autre plage qui s’apparente presque à une piscine géante. Les filles sont là, avec les enfants Foletti. Elles ont vu une tortue peu avant notre arrivée. Et même peut-être un requin. Le planning est rôdé, vers 18h30 douche pour tout le monde et une heure plus tard nous sommes installés à la terrasse du Mama’s, au bord de l’eau. Tout comme hier, la pluie s’est remise à tomber.

Vendredi 24 juillet 09

Un touriste m’ayant signalé une bande de singe dans les arbres qui bordent l’arrière du Mama’s, je m’y rends dès mon lever. Aucun animal en vue. J’apprendrai plus tard qu’une tribu de singes noirs, avec le contour des yeux blancs, faisaient les fous quasiment sur les terrasses des bungalows du Coral View. La famille Foletti les a même photographiés. Ce matin, snorkelling sur la plage du Perenthians Island Resort, rien de spécial, si ce n’est un gros baliste que nous n’avons pas pu approcher. Nous resterons sur cette plage toute la journée, avec juste un intermède pour le repas de la mi-journée. Mer translucide, sable fin, soleil, que demander de plus pour cette fin de périple. Ce soir, nous prenons une bière et le repas avec les Foletti au Paradise Restaurant, sur des petites tables directement au bord de l’eau. Le ciel est partiellement nuageux et offre de belles couleurs pour le coucher du soleil. On ne voit pas l’astre disparaître dans mer, car l’île d’en face fait écran. Néanmoins, le ciel prend des teintes rosées, puis orangées. Plus tard dans la soirée, le ciel se couvrira et un violent orage éclatera finalement en milieu de nuit.

Samedi 25 juillet 09

Quelques gouttes tombent encore à notre lever, le ciel est bien couvert. Nous repartons vers notre plage isolée dans le but de voir les requins. Nous nous rendons à la nage à Shark Point et malgré que nous restions presque une heure dans l’eau, aucun squale ne montre le bout de son aileron. Nous profitons de l’eau avant de changer de plage après le repas de midi. Journée baignade. Repas au Mama’s le soir et nous finissons au Paradise avec les Foletti, en achetant une bouteille de whisky malaisien (l’équivalent du Mékong thaï) que l’on mélangera avec du coca. C’est une des rares fois où nous aurons bu de l’alcool dans ce pays. Discussions, nous apprenons à nous connaître, invitations : rendez-vous est pris à Bordeaux !

Dimanche 26 juillet 09

Le départ approche, c’est notre dernier jour sur ces îles avant le retour sur l’Europe. Pas de baignade ce matin, mais lever tard, petit-dèj et remplissage des sacs. Notre bateau pour Kuala Besut est prévu à midi. Petite séance d’au revoir avec nos amis bordelais. Nous embarquons plus ou moins à l’heure avec une famille de Danois pour prendre la direction d’autres plages afin de remplir l’embarcation. Le bateau est plein, la mer est calme. Cela ne secoue pas trop, bien moins qu’à l’aller. Par contre, il pleut, une pluie fine et légère, qui fouette le visage avec la vitesse du bateau. Nous avions été serrer la main à tout l’aimable personnel du Mama’s et un des serveurs est même avec nous sur le bateau. A Kuala Besut, nous croisons un autre serveur au port, il avait pris un autre bateau. C’est celui qui était venu nous chercher le jour de notre arrivée avec une petite barque. Très souriant il avait souvent ouvert la discussion avec nous, et évidemment surtout avec nos filles… Il était vraiment sympa et sur le quai de Kuala Besut, nous procédons à un échange de t-shirt. Mon « Swiss » jaune et vert contre un maillot de foot de Barcelone !!! C’est Lauriane qui a insisté et cela se fait très naturellement, avec photo … Un taxi nous attend après la jetée, commandé par Aziz. L’organisation est parfaite. Il nous emmènera à Kota Bahru (70 RM le trajet) en une petite heure de route. Il nous dépose devant la KB GH où nous laisserons nos sacs en dépôt (2 RM le sac), le temps de visiter une partie de la ville. Il n’y a pas grand-chose à voir. L’ambiance nous fait penser un peu à une ville du Moyen-Orient. Il faut dire que Kota Bahru s’est autoproclamée « the Islamic City of Malaysia ». Mais attention, toujours dans l’esprit tolérant du pays, pas d’extrêmisme affiché. Les magasins de tissus sont nombreux, nous faisons un ou deux supermarchés. Il n’y a rien à acheter de spécial. Nous allons tout de même au centre culturel, près du stade de foot, où il y a quelques spectacles gratuits. Lorsque nous y sommes passés, c’était des percussions. Nous profitons d’envoyer nos derniers mails depuis un cybercafé. Il est bientôt l’heure de rejoindre l’aéroport pour notre vol Air Asia à destination de KL, vol réservé en mars dernier pour le prix de 10 Euros par personne… Devant la KB GH, il y a des gens qui racolent le touriste en se présentant comme taxi. Le gérant de la KB nous dit qu’on peut y aller les yeux fermés, donc nous acceptons la proposition d’un homme qui peut nous conduire à l’aéroport pour 20 RM, ce qui semble être le tarif local. Pas de borne de taxi, ni même d’inscription sur les portières, mais une voiture privée bien pourrie, visiblement bientôt au bout du rouleau. En 25 minutes, nous arrivons à l’aéroport sans encombre. Nous sommes un peu en avance. Nous avisons alors un petit resto local, pile en face de l’aéroport, il n’y a que la grande route à traverser. On s’y rend pour déguster nos dernières Roti Canai malaisiennes, avec des thés au lait sucré. Notre vol est à l’heure, l’avion est plein. Comme l’an dernier, Air Asia propose des Airbus visiblement neufs avec sièges en cuir. Une petite heure de vol bien tranquille, je devise durant le trajet avec mon voisin qui veut savoir ce que nous avons pensé de la Malaisie. Au moment d’atterrir, nous survolons KL et nous avons la chance de passer quasiment à la verticale des tours Petronas. Nous les aurons vraiment vues sous tous les angles ! Une fois à KL, nous arrivons au terminal des vols domestiques (LCCT) et même si les vols empruntent les mêmes pistes, le bâtiment des vols internationaux (KLIA) n’est pas le même. Dès la sortie, il y a une navette qui nous conduit au bon endroit (1.50 RM p. pers.), un bus vert avec le sigle KLIA sur le pare-brise. Une fois dans ce terminal, nous avons le temps, notre vol Qatarairways ne décolle qu’à 03h15 du matin. C’est le dernier à partir…comme si nous voulions profiter de chaque minute dans ce pays. Nous anticipons notre retour en Occident en mangeant au Kentucky Fried Chicken, seul établissement encore ouvert. Au moment d’embarquer, nous sommes assez peu dans la salle d’attente. Notre A 330 sera-t-il plein ? Oui, car il arrive de Bali et la plupart des sièges sont déjà occupés. Jusqu’à Doha, le vol sera cette fois tranquille et nous arrivons un peu en avance au Qatar. Quelques courses au Duty Free et nous embarquons vers Genève. Hormis quelques turbulences au-dessus d’Istanbul, notre vol est sans histoire. Nous posons à l’heure, c’est le retour à la maison.

Il nous faudra quelques jours pour prendre du recul et apprécier à sa juste valeur ce que la Malaisie nous a offert. La Thaïlande nous avait enchantés, mais cette année, notre enchantement est encore plus grand. Plus d’authenticité, peut-être de sincérité dans les rapports humains, une faune exceptionnelle, une fréquentation occidentale moins marquée. Oui, la Malaisie est une destination exceptionnelle pour les amoureux de ce type de périple et du continent asiatique. Comme pour tous nos voyages, nos têtes sont pleines de souvenirs, que la lecture de nos carnets de route ou la vision de nos photos nous rappellent avec délice.
Histoire russe English translation pending
by Bardak · 2009-06-11 · 40 replies
Après plusieurs années à profiter de chaque instant de libre pour bourlinguer aux quatre coins de la Russie, à parcourir des kilomètres d'étendues quasiment désertiques, à passer de villes en villes, de villages en villages, de campagnes en forêts, de montagnes en rivières, à partager shashliki et vodka avec des hommes et des femmes d'un peu partout...il ne m'était jamais venu à l'esprit d'écrire un carnet de voyage. Et je ne l'ai pas fait. Sans doute parce que certaines choses se vivent bien mieux qu'elles ne se racontent.

J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.

J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.

Youri, le désabusé

Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.

Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.

Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».

Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.

La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.

Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.

Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.

Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.

Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !

Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.

Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.

Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.

Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.

Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
Skywalk Grand Canyon ou Grand Canyon Village? English translation pending
by Herby91 · 2009-05-27 · 24 replies
Bonjour a tous,

Je vais dans 1 semaine faire un tour dans l'ouest des etats unis, notament au Grand Canyon.

J'ai entendu parle du Skywalk (plateform en verre suspendue dans le vide) et de Grand Canyon village tous deux situe au coeur du Grand Canyon.

Quel est le ''meilleur'' point de vu pour admirer le paysage du grand Canyon ? Y a t' il des personnes qui ont eu l' occasion de visiter ces 2 lieux ?

Merci pour vos reponses

Herby
Histoire étonnante de Vietnamiens English translation pending
by Larsay · 2009-05-12 · 51 replies
Il y a 15 jours, j'ai signale l'ouverture d'un nouveau petit (5 chambres) hotel tout mignon, Chez Loan, a Tam Coc. Depuis, j'ai appris une histoire epoustouflante sur Loan et son mari: elle etait rameuse sur la riviere le jour + brodeuse la nuit, et son mari rameur. lls ont economise sou par sou pendant des annees (j'ai decouvert aussi que nous payions la ballade en bateau 60 000 dongs, mais si vous saviez combien est reverse aux pauvres rameurs(ses) -sans compter le pot de vin pour se faire engager -Apres les touristes gu.... parceque les pauvres essaient de vendre quelque T-shirts ou sont pas contentes parcequ'ils ne leur donnent pas de pourboire 🤪). Il y a 2 ans, Loan a pris une decision incroyable: mener une vie de dingue pendant 1 an a 1) Apprendre le francais au Centre Culturel d'Hanoi plus l'anglais avec la Methode Assimyl pendant 4 jours, 2) Rentrer a Tam Coc pendant 3 jours pour ramer et broder afin de payer les etudes. Au bout d'un an, elle et son mari ont monte ce petit hotel (5 chambres!) avec de l'argent emprunte a de la famille habitant en France, hotel qu'elle mene toute seule avec 2 jeunes filles pendant que son mari est en train d'apprendre le metier de cuisinier dans un hotel de Ninh Binh.

Bel exemple pour tous les jeunes francais qui pensent que le gouvernement doit -ou devrait- les aider a reussir dans la vie!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Voyage avec enfant mineur au Canada English translation pending
by Tsico · 2009-05-01 · 144 replies
Je dois partir cet été au Canada avec mon fils de 3 ans. Je suis séparée de son père qui a disparu dans la nature depuis des mois. J'ai vu que j'avais besoin de sa pièce d'identité et du lettre de consentement. Bien sûr je ne peux pas me les procurer puisque je ne sais pas où il est! Vous pensez que ça peut poser un gros soucis?
Qatar Airways refuse le retour à un handicapé English translation pending
by Mamnick · 2009-03-30 · 14 replies
Qatar Airways refuse le retour à un handicapé.

Lors de mon vol retour de Bali, le 08 février 09, alors que j’avais déjà ma carte d’embarquement et passé l’immigration (payé aussi), Qatar Airways a refusé mon accès dans l’avion au dernier moment, lorsque que j’allais embarquer. La raison en était que Qartar exigeait soudainement un certificat médical, alors que l'on ne m'a rien demandé avant mon départ de Suisse. A signaler que, pendant que j'étais à Bali, je ne savais pas que Qatar Airways avait demandé et reçu, via mon agence de voyage, un formulaire médical rempli par mon médecin. Le problème pour eux était, bien que tamponné et signé, mon médecin avait omis de mettre …………..la date. Je suis atteint de sclérose en plaques depuis 25 ans et en fauteuil roulant depuis 10 ans. Actuellement et depuis 5 ans, mon état est stationnaire. Depuis 20 ans, j'ai voyagé et je voyage beaucoup tout en composant avec mon handicap, Bali (15 x) Thaïlande, USA, Australie (5 x), avec Quantas, Singapour, Garuda, etc.. Je n'ai jamais connu de problèmes lors de tous ces vols. On ne m'a jamais demandé une attestation médicale de même que lorsque j'ai déjà voyagé avec Qatar en février 2008. Je suis arrivé dans un hôtel a passé 24 H, et à mes frais. Le lendemain, j’ai dû passer une visite médicale a l’hôpital international; tout cela à mes frais . Là, un(e) Dr connaissant ce qu’était la MS (ce qui est rare ici), a été surprise quand elle a entendu mon histoire. L'examens a constitué simplement en un contrôle de ma pression sanguine et mon pouls. Qatar a réservé le prochain vol qui était le 12 févr . Mon visa était échu depuis 2 jours (100 $ jour) . Le 12 février, jour du nouveau départ, Qatar-Genève m'a signifié que mon ticket est valable 1 mois, et pour 1 jour de dépassement, Qatar-Genève m'a fait repayer un nouveau ticket si je voulais embarquer. Selon Qatar Airways à Denpasar, il semble que les ordres sont venus de Qatar Airways à Genève. J'ai fait valoir mes droits à un remboursement à mon assurance annulation contracté auprès de VISA, lequel a refusé d'entrer en matière. Je suis offusqué et outragé par l'attitude de Qatar Airways que je juge incompréhensible, inadmissible et inacceptable. Déjà que d'essayer de vivre comme tout le monde demande beaucoup de volonté et d'énergie. Si en plus, des gens comme Qatar nous appuie sur la tête au lieu de nous facilité les choses. Morges, le21 mars 2009 JC Nicolas
Neuf jours pour visiter l'île du Nord en Nouvelle-Zélande English translation pending
by Kisei · 2009-03-30 · 9 replies
Bonjour,

Je prévois de partir rejoindre une amie à Auckland pour 9 jours (départ le 30 april, jusqu'au 10 Mai inclus). J'ai bien conscience que ça fait peu pour ce pays, mais je ne peux pas me libérer plus de temps. C'est pourquoi je pensais me restreindre à l'île du Nord, et revenir dans quelques années pour faire le reste.

Pour le moment, ma semaine se décomposerait ainsi: Du samedi 2 Mai au lundi matin 4: libre de bouger Du lundi aprem au mardi: Auckland du mercredi au dimanche matin: libre Mon amie doit rester à Auckland en début de semaine pour suivre ses cours. Le reste du temps, elle est disponible.

En bref, quels sont les coins à voir, les endroits immanquables, les lieux insolites à ne pas manquer dans cette partie du pays ? Si vous avez quelques pistes pour un itinéraire respectant mes conditions, n'hésitez pas ! Je suis preneur de tout: ville, paysage, randos, etc.

Plus généralement, j'ai cru comprendre que Mai était un mois pluvieux en Nouvelle-Zélande. C'est vraiment marqué (i.e. il pleut vraiment tout le temps ?) ou ça reste supportable ?

Si vous avez des remarques, des points que je n'ai pas abordés mais qu'il serait bon que je sache, idem faites-m'en part !

Merci d'avance !
Situation actuelle en Guadeloupe? (mi-février 2009) English translation pending
by Bcjoel · 2009-02-13 · 27 replies
Bonjour, je souhaiterais savoir comment est la situation en gwada. Les pompes sont elles ouvertes ? Trouve-t-on de l'essence ? Magasins ? Les blocages et manifestations sont ils vraiment localisés sur pointe à pitre ou s'étendent à toute l'ile ? Quand est-il de sainte rose ? Les saintes ? Saint Francois ? Situation catastrophique ? Merci à ceux qui sont sur place de nous donner leur avis objectif car je devais venir en gwada a partir de mercredi avec 3 enfants et mon agence me dit que tout est localisé sur pap, que leur correspondants sur place affirme qu'il n'y a pas de reels soucis sur le reste de l'ile et que c'est plus un sentiment de ras le bol des gens qui souhaiteraient que tout ce s'arrete et que la vie reprennent normalement. En tout cas mon agence de voyage reste sur le fait qu'un voyage reste tout à fait possible la semaine prochaine, et que si on ne reste pas sur pap, pas de souci, les hotels sur ste rose, les saintes et st francois fonctionnent correctement et sont répprovisionné ... qu'on aura le plein d'essence dans la voiture de location... Qu'en penser ? J'ai lu sur internet pourtant hier qu'il y avait meme des blocage par rapport au kerosene pour les avions, que le mouvement se durcissait ... Merci de me donner des infos, c'est urgent!!!!
Retour de l'hôtel Melia Las Dunas du 18 au 25 janvier 2009 English translation pending
by JoeC · 2009-02-02 · 9 replies
Nous sommes allé au Meliá Las Dunas à Cayo Santa Maria du 18 au 25 janvier 2009.

Quelle semaine de rêve, quaisi-parfaite!

Famille de 9 ; les parents (53 et 50 ans), les 4 enfants et conjoints/conjointes (25 ans + conjointe 24, 22 ans + conjointe 22, 20 ans + conjoint 23, et 12 ans). Premier voyage pour mes parents, pour ma sœur et son chum, et pour mon petit frère. Première fois à Cuba pour ma part.

Il est difficile de s’entendre à 9 sur l’endroit et l’hotel où aller. J’avais lu beaucoup de bien sur le Meliá Las Dunas et sur Cayo Santa Maria. Notre seule crainte par rapport à Cuba était la température en janvier.

Justement, le seul point négatif de notre voyage, fut la température. Voyager à Cuba en janvier est comme un coup de dé. Certains jours, il fait chaud et ensoleillé, alors que d’autres jours, on voit les jardiniers porter un manteau… On le savait avant de partir, et on souhaitait du beau temps!

Température : Lundi 19 janvier et Mardi 20. Gros soleil mur à mur. Très chaud, probablement 26 à 28 degré. Un peu plus frais à la plage à cause du vent, mais rien pour arrêter les baigneurs. Drapeau jaune. Les vagues sont amusantes, mais aucunes activités nautiques exceptés le petit catamaran avec le guide. Le soleil est fort et chaud, nos craintes sur Cuba et son hiver froid se dissipent! Soirées un peu fraîches, en pantalon et t-shirt c’est confortable.

Mercredi 21 janvier. Front froid. La température ne dépasse pas 20°C. Nuageux. Très très venteux, surtout à la plage où c’est inconfortable. Drapeau rouge. Aucune activité. Très peu ou pas de baigneur, eau très froide. La plage est quaisi-déserte. Plus de monde à la piscine, mais l’eau est encore plus froide. Jeudi 22, même température. Les soirs sont très frais, pour ne pas dire froid. On nous a parlé de 8°C dans la nuit de mercredi à jeudi…

Le vendredi ça se réchauffe, samedi 24 janvier et dimanche 25, de mieux en mieux. Retour du soleil et température variant entre 22 et 25 degré le jour, mais toujours venteux. Drapeau jaune encore. Eau très froide. De belles grosses vagues surprenantes!

Nous le savions avant de partir, Cuba en janvier, c’est comme un coup de dé. Rien n’est certain. On peut avoir le meilleur comme le pire. Au moins avec tout ça, j’aurai vécu 3 journées d’hiver à Cuba, et la prochaine fois que j’y retournerai, j’attendrai en février ou en mars!

Hotel : En dehors de la température, je n’ai qu’un mot à dire, et je le cries haut et fort: WOW !

Hotel chic et moderne. Le lobby est époustouflant! Le site est grandiose avec toute sa végétation. Palmiers et fleurs à profusion!

Dès notre arrivée (11h00pm dimanche), à peine sortis de l’autobus, on nous accueille avec un drink! Une demi-douzaine d’employé sont là pour nous remettre une enveloppe à notre nom, on signe une feuille, on pointe nos valises et 10 minutes plus tard voilà qu’on est assis au Beer Garden, bière à la main, et que le check-in est complété! J’avais lu que le check-in était rapide, mais là, j’ai été franchement surpris! Quelle organisation!

Chambre : Belle chambre, bien décorée et très spacieuse. Nous étions au bloc 11. Les 4 chambres étaient pareilles, 2 avec lit king et les 2 autres avec 2 lits doubles. On a tous eu de l’eau très tiède les 3 premiers jours, après quoi l’eau chaude était au rendez-vous. Peu de pression dans notre douche. Coffre fort gratuit (à code numérique) et cafetière avec nécessaire à café. Balcon donnant sur de la végétation, donc vue limitée. Petit frigo avec bière, liqueurs et bouteilles d’eau. Jamais manqué de stock, frigo rempli à tous les jours. La femme de chambre nous laissait même des petits mots ou des sculptures fait avec des serviettes (cygne, éléphant)!

Site : C’est vrai que le site est très grand. Rien pour être désagréable à mon avis. Ma mère s’était blessé au genou juste avant de partir, et elle ne s’en est pas plain. Des carts de golf passent à l’occasion, tu fais signe au chauffeur et il t’embarque. Sinon, quoi de mieux que de marcher après souper, en regardant les étoiles, en écoutant le son du vent dans les branches de palmier. Et le jour, c’est si beau à voir toute cette végétation.

Et lorsqu’on comprend que le chemin fait le tour de la piscine, des deux côtés du site (un côté famille et l’autre pour adulte) et qu’il y a des habitations de chaque côté du chemin, il est facile de ne pas se perdre. La première journée, tu traînes ton plan du site, et après, c’est facile!

Plage : On doit traverser des ponts en bois pour se rendre à la plage. C’est très beau. Végétation protégée entre l’hôtel et la plage. La plage fait plusieurs kilomètre de chaque côté.

Devant notre hôtel, la plage est superbe. Assez large pour disposer nos 9 chaises parmi les autres sans non plus être trop près de l’eau et nuire aux marcheurs (jamais on a manqué de chaises même si on arrivait à la plage vers 10h30 ou 11h). Superbe sable blanc, mais texture différente de Punta Cana, dur à expliquer. L’eau est ultra translucide, d’un bleu incroyable! Plus beau encore qu’on peut l’imaginer ou le voir sur photo! On peut avancer de plus de 50 pieds dans l’eau et on en a encore juste au nombril! Entre 2 vagues, on peut même voir nos pieds!

En parlant longtemps avec Francisco, un employé à la plage innocupé lors d’une journée froide et nuageuse, il disait que ce n’était pas rare l’été de voir des dauphins s’approcher au bord de la plage! Moment magique pour les touristes qui s’avancent dans l’eau pour prendre des photos!

En marchant vers l’est (Hotel Barcelo), il y a moins de pente hors de l’eau et le sable est plus dur, donc plus facile à marcher. C’est aussi très tranquille (coin adulte du MLD et il y a un bon ptit bout avant de rejoindre le Barcelo).

De l’autre côté (vers le Melia et le Sol), le sable est plus mou. Si vous marchez une bonne demi-heure, vous atteindrez « un cap de roche » qui descend dans l’eau. On nous a dit que c’était une bonne place pour les débutants pour faire de l’apnée, mais à cause des vagues et de l’eau très froide, nous en avons pas fait.

Piscine : Nous avons passé notre semaine à celle du côté familial. En fait, il y a une piscine et une très grande pataugeoire où se retrouvent tous les jeunes enfants. À la piscine, il y a un filet de volley-ball, des filets de water-polo et un bar dans l’eau. Le tout est assez grand pour s’amuser sans déranger personne. Des palmiers entourent la piscine, un bar, un resto (snack San Salvador) avec menu à la carte où on peut aussi prendre pour emporter, et des toilettes.

Du côté adulte, je suis juste passé et c’était plus tranquille. Il y 2 piscines collées ensemble et je n’ai pas vu de filet de volley-ball ou de water-polo. Bar dans et hors de l’eau de ce côté aussi, avec restaurant.

Restaurants :

Pour déjeuner, il y a 2 buffets. Le Remeidos et le Caibarien. Le choix est correct et c’est bon. La nourriture est la même dans les 2 buffets, mais le 2e est plus grand. De gentils cuisiniers/cuisinières vous proposent des gaufres faites devant vous, des omelettes avec vos ingrédients, des œufs tournés, des crêpes, etc... Le jus d’orange est frais pressé et délicieux, et il y a des cocktails de fruits frais, fait devant vous avec les fruits de votre choix.

Les cubains sont vraiment gentils et serviables. Pas moyen d’avoir un verre de jus vide plus d’une minute devant soi sans qu’on vous en propose un deuxième! De plus, ils nous reconnaissent de jours et jours et sont de plus en plus gentils! On laissait 1 pesos CUC par jour au déjeuner.

Pour les dîners, le choix m’a surpris. Il y a bien sûr les 2 buffets, auxquels nous ne sommes même pas allé tellement il y a d’autres options.

Snack San Salvador : Près de la piscine familiale. Il y a le même du côté adulte, mais avec un autre nom. Le menu midi est à la carte. On peut y manger en tenu de plage ou prendre pour emporter à nos chaises à la piscine. On y sert de la pizza, des hamburgers, divers sandwichs et de la poutine. On a tous bien aimé!

Cuban Club Mi Conuco : À 50 pas de la piscine familiale. À la carte. On sert de la pizza (encore meilleure qu’à la piscine, on a surtout adorée la végétarienne format jumbo pour 9), hamburgers, sandwichs, etc… On peut aussi prendre pour emporter. Le soir, on y sert des crêpes comme dessert.

Le Ranchon (Los Caribes en soirée) : On le reconnaît à son gros toit de feuilles de palmiers séchées. Il est tout juste à l’entrée de la plage par le pont principal, au centre du site. Il y a un buffet le midi, en plus d’un menu à la carte. Un steak le midi c’est génial, le poulet à la créole est super, les brochettes de crevettes sautées à l’ail sont très grosses, mais les chops de porc sont encore meilleures! Les dîners au Ranchon (ou pour emporter à la piscine pour ne pas manquer le soleil) sont vraiment succulents! Et dire qu’on est à Cuba!

Los Caribes : Resto de fruit de mer. Faut vraiment être amateur de fruit de mer. Entrée aux fruits de mers, soupe aux fruits de mers, etc… La langouste de 8 pouces de long qu’ils nous ont servie ferait rougir de honte celles de la Casa Grecque! Délicieuse! Nous avons souper à 11 personnes à la même table, plusieurs serveurs pour nous, excellent service.

Santa Maria : Resto oriental. On y est allé sans réservation. Le resto semblait assez vide de dehors, on s’est essayé avec un 5 pesos et en moins de 5 minutes nous étions assis à 6, même si les règles indiquent 5 personnes par tables maximum. Excellent souper ! Entrée de légumes et crevettes tempura délicieux ! Comme surprise au dessert, quelqu’un a dû entendre que c’était la fête à mon petit frère, car sans rien demander, il s’est fait chanter bonne fête en espagnol et nous avons eu du champagne et un gros gâteau flambé à la sambuca ! Quelle attention de leur part !

Isabel y Fernando (Romantico) : Ambiance feutrée, chic, pianiste au centre. Service très professionnel. L’entrée de salade de crevettes sur ananas est unanimement délicieuse! Un must! Le tournedos de bœuf est sublime et goûte comme ici! Les autres ont aimé le poulet, le porc et le poisson. Tout le monde a adoré son souper!

Los Siboyenes (Gril) : Peut-être le moins bon des soupers pour ma part, mais tout de même très bien pour les autres! Service un peu plus long, c’est normal nous étions 9 à la même table pour une seule serveuse en stage. Anecdote : nous n’aimions pas le vin maison beaucoup trop corsé et ne voulions pas payer pour un vin à la carte, alors le sommelier est allé au resto italien un peu plus loin chercher deux bouteilles de vin maison qui nous avait plu l’avant-veille. On a rien demandé encore une fois! Ils sont si serviables ces cubains! On lui a donné 5 pesos et il était très content!

Il ne reste que le resto italien que nous n’avons pas essayé. On a aussi soupé au buffet, où c’était correct.

Je n’ai que le Barcelo Dominican Beach à Punta Cana comme comparaison et je peux dire que c’était dans le même genre côté nourriture, mais avec plus de choix de restos le midi. J’ai été très surpris car on dit qu’à Cuba c’est moins bon. C’est certain que tout goûte différent d’ici au Québec, mais j’ai quand même mangé et bu comme un cochon toute la semaine sans être malade. Aucune restriction côté aliment, drink avec du pina colada à la tonne, bières, pizzas, hamburger, fromage, fruits, viandes, poulets, porcs, œufs, crème glacé et banana split à la crèmerie, etc… Un comprimé de pepto-bismol par soir juste pour prévenir.

Mon frère était déjà allé à Cancun, Punta Cana 2 ou 3 fois, Varadero aussi, et il prétend que c’est au Meliá Las Dunas qu’il a le mieux mangé et où surtout il a eu le plus de diversité.

Peuple cubain : J’ai souvent lu que les cubains étaient charmants, gentils, aimables, etc… Je le savais pour l’avoir lu, mais maintenant je comprends vraiment ce que les gens veulent dire par là. Les cubains sont vraiment chaleureux, très serviables, toujours heureux de te voir. Ils n’ont pas de préjugés comme quoi on est que de riches touristes, ils sont tes amis. Rien à voir en général avec les habitants de la République Dominicaine, sans rien leur enlever! C'est sûr que quelques employés avaient toutefois l'air bête, mais comme partout dans le monde je suppose...

Les jardiniers te sourient le matin, donnent des fleurs aux femmes, essais de te parler mi-anglais, mi-espagnol, mi-français, ils te saluent et sourient sans cesse. Et quand tu veux leur donner un peso, ils sont quasiment mal à l’aise de l'accepter, comme quoi ils ne font pas tout cela pour l’argent.

Même chose pour le service aux restos, aux buffets et au lobby. Je donne une note parfaite sur le service en général! Même à la plage, les petits bars sur la plage n’étant pas ouvert, des serveurs passaient prendre nos commandes, retournaient aux bars sur les ponts et te ramenaient tes drinks sans jamais se tromper!

Le vin au souper était très bon, rouge ou blanc. Excepté le soir au grill, mais le sommelier a tôt fait de nous trouver d’autres bouteilles! La bière est bonne, la Crystal est meilleure que leurs autres marques. Il y a même de la Becks et de la Corona au Beer Garden!

Je n'ai pas adoré le café, tout comme à Punta Cana. Assez fort, donc beaucoup de lait pour le doser, donc plutôt tiède. Les cappuccinos du lobby et des restos à la carte aux soupers sont très bons! Un bon 2 crèmes-1 sucre du Tim Hortons au retour, ça te remet sur la map du Québec!

Nous avons voyagé depuis Montréal avec Air Transat (réservé avec TMR). L’avion était très bien et moderne. Retard de presque 1 heure au départ de Montréal. 3h50 de vol à l’allé et 3h25 au retour.

Trajet d’autobus de 1h30 entre l’aéroport et l’hôtel. À l’arrivée, c’était de soir (10hpm), donc silencieux, seulement quelques maigres explications quand on passait dans les villes. Ça se fait bien, on a hâte d’arriver. Au retour, c’était sur l’heure du souper. Superbe coucher de soleil sur la mer en passant sur le pedraplen. Le guide était très dynamique et nous expliquait ce qu’on voyait tout au long du trajet.

Et voilà, c’était le résumé de notre semaine extraordinaire.

Points positif en général: L'accueil et le service des cubains, employés, jardiniers, serveurs, barman. Superbe site, belle plage et que dire de la mer! Également, le grand choix de restos où manger, surtout le midi, est impressionnant.

Points négatif en général: La température, mais ça n'a rien à voir avec l'hotel. Les spectacles de soirée étaient très moyens... Je n'en ai vu que 2, Walt Disney et Ladies Night. Certains danseurs semblaient peu expérimentés, ce qui nuisait à la magie du spectacle. Pas de musique à la piscine certains jours. On s'attendais à plus d'animation. Pour un groupe de 9 c'est pas grave, on a eu du fun en masse, mais pour un couple seul, c'est peut-être le fun avec plus d'animation.

Bon voilà! J’espère vous avoir donné encore plus hâte à votre voyage et avoir réussi à répondre à vos questionnements. Si vous avez des questions, simplement répondre sous ce post, je consulte ce forum à tous les jours !

Jonathan
Manifestations à Madagascar ce jour 26 janvier 2009 English translation pending
by Jipi · 2009-01-26 · 1094 replies
manifestations a mada la radio d etat en feu, barrages routiers le president rentre d urgence veut retablir l ordre apr la force attention aux futur partant a mada a plus
Hôtel The Royal Playa del Carmen du 2 au 9 janvier 2009 English translation pending
by Aimy24 · 2008-12-24 · 10 replies
Je me suis enfin Decider a reserver au Royal playa del carmen.....Du 2 au 9 Janvier 09.... Finalement, J'ai prix la chambre de base, qui est quand meme une suite junior. j'espere que je regretterais pas !!! Qui reviens de la il y a pas longtemps et qui peu me donner des nouvelles de la plage??? Comme c'est variable la bas... ca m'inquiete un peu!!! Qui peut me dire quoi ne pas manquer la bas???

Merci

Melanie
Quartier sympathique à Los Angeles? English translation pending
by Freddy83 · 2008-11-22 · 31 replies
Bonjour Partant seule avec mon fils de 18 ans à Los angeles, je cherche un hôtel correct dans un quartier sûr, où je pourrais tout faire à pieds Je n'arrive toujours pas à comprendre où se situe le coeur de la ville Sans arrêt, lorsque je pense avoir trouvé un bon hôtel, je lis les avis et on parle de quartier pas trop sécure la nuit, alors ça m'inquiète un peu car à New York je me suis toujours sentie en sécurité, même tard le soir Merci Salutations d'une basketteuse qui va aller voir les lakers Freddy
Réservation en ligne de l'Alhambra de Grenade (Espagne) English translation pending
by Claireloise · 2008-10-23 · 40 replies
Bonjour,

Quelqu'un a t'il réservé l'Alhambra il y a peu ? J'ai voulu le faire via le site www.alhambra-tickets.es qui m'envoie à la page de ServiCaixa(réservations de tickets de cinéma, spectacles...). Je complète donc la date, le nombre d'entrées souhaitées, mon n° et date d'expiration de carte Visa. Là, je reçois un message disant que comme la carte n'est pas émise en Espagne, je devrai retirer les tickets au guichet avec ma carte d'identité. Première question : est-ce qu'il y a une longue file pour retirer sa réservation ? (vu qu'on procède ainsi pour éviter de faire la file...🤪) J'ai dû compléter ensuite mon adresse (vu que la carte n'est pas émise en Espagne), ce que j'ai fait, puis j'ai fait "envoyer" (ou "continuer"), et là, je suis revenue à la page de ServiCaixa, alors que je n'avais reçu aucune confirmation de ma réservation, pas de n°.., ni sur le site même, ni par e-mail 😮 ! Je n'ai pas trop envie de recommencer avec le risque de réserver 2 x. Si vous avez été dans le cas ou qu'au contraire, vous avez reçu un n° ou un e-mail de confirmation, ça m'intéresse...

Merci
Hôtel agréable à Ubud? (Bali) English translation pending
by Zeprof · 2008-10-13 · 22 replies
Je cherche un hotel pour une quinzaine de jours à Ubud pour 35 euros gros maximum. J'ai entendu parlé de Nick's pension et nick's cottage. Lequel est le plus sympa d'après vous et peut-être le mieux situé ( je ne connais pas du tout Bali). Merci de me donner vos opinions et vos adresses. Cheerio Isa
Existe-t-il une identité Belge? English translation pending
by Pascalrtw · 2008-08-29 · 225 replies
Tout est parti d'un post sur la géorgie. http://voyageforum.com/...il_attaque_D1959413/

Et puis une question à partir de l'identité des régions en France.

Citation Et par ailleurs, hormis la nationalité francaise, ethniquement ca n'a pas d'existence.

si, l'ile de france. Les rois de France ont étendu progressivement leur influence pour assimiler tous les "gaulois" qui vivaient autour d'eux ( provençaux, occitans, catalans, basques..... désolé, je suis du sud, j'ai ces exemples là, peut-être que quelqu'un du Nord nous expliquera comment ils ( les français pur souche) ont procédé dans le Nord)

Une réponse rapide :

C'est pas compliqué. On (Napoléon) impose la langue française dans l'administration, dans les écoles. On interdit la langue vernaculaire à l'école. Et puis 200 après, on fini par croire qu'on est français et on milite pour un rattachement à la France. http://www.rwf.be/

En fait, c'est beaucoup plus complexe que cela. Mais comme c'est pas le sujet du post, je fais simple.

Une demande de developpement :

le sujet est très intéressant, je t'avoue n'avoir découvert mon "identité" occitane qu'assez tard en lisant une revue avec des articles de Leroy-Laduri ( je n'ai pas du être très curieux avant). La culture occitane étant totalement occultée de l'enseignement. Le travail de la République ( soucieuse de la centralisation et de l'unité d'un pays qui comprend des cultures assez différentes de l'Ouest à l'est et du sud au Nord) et de l'école sur l'identité française a du être un travail acharné et de longue haleine..... en belgique, il doit y avoir des soucis identitaires entre wallons et Flamands qui ont du corser la chose ?

Le post est né.

Je ne détiens pas la vérité. Libre à chacun de réagir en argumentant. Ce post est le fruit de l'enseignement que j'ai reçu mais aussi des recherches que j'ai poursuivi pour comprendre qui j'étais. Et si j'ai voyagé, c'est peut-être aussi pour comprendre les particularités de mon identité.

Il n'y a aucun souci identitaire entre wallons, flamands et germanophone. Tout simplement parce que l'enseignement est communautarisé. Il y a donc au moins 3 ministres de l'enseignement en Belgique. C'est l'identité belge qui pose un problème.

Petit rappel historique de ce que l'on nous apprends à l'école en Belgique :

La Belgique est né en 1830. Après que l'on ai mis les Néerlandais dehors. Avant nous étions, dans l'ordre inverse d'arrivée, Français, Autrichiens, Espagnol, Bourguignons, Francs, Gallo-Romains, Gaulois.

Et de ce que l'on ne dit pas : Et nous voilà Belge en 1830. Il faut maintenant trouver une histoire commune. Parce qu'une langue commune, on n'en a pas. L'aristocratie parle le français (mais çà c'est dans toute l'Europe et même à Irkutsk au fin fond de la Sibérie, voir l'épisode des décembristes). Le peuple, lui, parle des dialectes germaniques au nord, latin au sud. L'enseignement obligatoire n'intervenant que 50 ans plus tard pour imposer le français aux wallons.

Et cette histoire des belges, et bien on va l'écrire : H. Pirenne s'y attelle et rédige 7 volumes : http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Pirenne. Il fait commencer l'histoire au gaulois. Dans 'De Bello Gallico', Jules César n'a t-il pas écrit que de tous les peuples de la gaule, les Belges sont les plus braves. On se crée un Vercingétorix Belge sous le nom de Ambiorix roi des Eburons et c'est parti. On justifie la nation Belge.

Il y a juste quelques problèmes, que mes professeurs ont passé sous silence. Clovis : Roi Mérovingiens est né à Tournai en Belgique. Le premier roi de France serait Belge ? Il est enterré à Paris l'honneur est sauf sans doute naturalisé. Et puis viennent les Carolingiens.... De Liège en Belgique. Charlemagne : Liégeois. Il y a comme quelque chose qui m'échappe. Un liégeois roi de France et en plus enterré à Aix la Chapelle en Allemagne. C'est sans doute pour cela que l'histoire politique est si peu enseignée en Belgique et que l'on s'attardera plus sur l'histoire sociale ou économique. Mais comme on parle français, que l'on voit Alain Decaux à la télévision nous parler d'histoire de France. On la connait l'histoire de France.

Et avec çà on ne sait toujours pas qui ont est.

Et puis viens un autre problème. Je suis Liégeois. Or en 843, il y a traité de Verdun. Charles le Chauve prends la France. Louis le Germanique : ce qui deviendra le Saint Empire. Et Liège ? En Lotharingie. Liège qui fera partie du Saint Empire Germanique. Et sera indépendant pendant 1000 ans jusqu'à ce que Napoléon viennent détruire notre Cathédrale et que l'on deviennent Français. Donc, tout ce que l'on m'a raconté plus haut avec les Bourguignons, les espagnols, .... C'est valable pour Bruxelles ... pas pour Liège.

L'enseignement est communautarisé, même histoire pour tout ceux qui parlent français, les liégeois comme les bruxellois. Et il faut suivre le programme. Bon finalement, je suis quoi comme identité. Wallon Liégeois cà c'est sur. Pour le reste ????

Pascal

http://www.pascalrtw

Voici un autre post écrit par un Bruxellois. Tu pourras y lire que lui est Bruxellois avant d'être Belge.

http://voyageforum.com/v.f?post=1292056;
Retour de trois semaines en Thaïlande English translation pending
by Babylon5 · 2008-08-01 · 146 replies
Ca y est les vacances sont finies, elles se sont passées à merveille. Je vais faire part de quelques petites remarques qui m'auraient bien été utiles pour la préparation du voyage, si après ça peut aider quelqu'un d'autre, tant mieux. D'abord on était 5: les deux parents et 3 enfants: 16, 14 et 11 ans. On s'est déplacé en bus (VIP de nuit, super), en avion ( Air Asia parfait), on a loué une voiture ( un super pick up 1500baths par jour à Koh Samui) et des scooters à Chiang Mai.

En ce qui concerne l'argent: ne pas oublier de faire débloquer le plafond de la carte bleue en France, les distributeurs Thai ne donnent jamais plus de 20000 voir 25000baths maxi à la fois ( entre 10 à 13 € de frais bancaire en plus, merci le crédit agricole) et à chaque fois qu'on paye avec la carte il y a une commission de 3.7%. Après chacun fait comme il veut mais je pense que la prochaine fois je prendrai plus de liquide et des travellers chèques ( qu'on paye aussi).

Le budget bouffe: je me suis complètement plantée car ceux qui comptent 100baths par repas, c'est uniquement dans la rue et pas avec une bande d'ados qui ont toujours envie de manger, de gouter à tout. Quand on se trouve dans un coin paumé, à Koh Tao sur Tanote bay plus précisément on est obligé de manger au restau de l'hotel et là c'est plus près des 300-400 baths par personne surtout pour un steak frites. Du coup quand on est 5 ça chiffre vite même si par rapport à la France ça reste toujours pas cher, le tout c'est de le prévoir au budget. Ce qui est dingue, c'est qu' au bout de 2 semaines de fried rice et de pad thai on a plus qu'une envie c'est manger des saloperies qu'on ne mange pas en France ( ou rarement) comme hamburger, club sandwich et compagnie.

Koh Tao: très joli mais il faut savoir qu' à part les 2 plages principales le reste est très isolé, les routes horribles, quand on est à Ao Tanote on ne bouge plus. Surtout ne pas rater l'excursion qui consiste à faire le tour de l'ile en bateau avec les arrêts pour le snorkeling, ça donne une bonne idée de l'ensemble de l'ile. Un des coins les plus beau est Mango bay mais complètement paumé et Ao Leuk.

Koh Samui: alors là le truc que tout le monde doit savoir c'est qu'au mois de juillet IL N Y A PAS D EAU, c'est incroyable la marée est basse presque toute la journée et il n'y a pas d'eau, surtout à Lamai et à Chaweng. Il y a quand même des parties de plage où il y en a plus que d'autres, bien se renseigner avant de partir si votre hotel est dans la partie vide ou pas. Par contre la plage de Maenam est magnifique, de l'eau, pas trop de monde super quoi! Il parait que Bophut est très vaseuse. Le Jungle Park est à l'abandon, la piscine ressemble à une mare aux canards.

Pour le shopping à Bangkok n'oubliez surtout pas de récupérer la TVA ( suivre les panneaux vat refund dans les grands magasins) ça vous permet de boire un dernier verre à l'aeroport. Pour une famille de 5 le moyen le plus pratique et le plus économique pour se déplacer à Bangkok est le taxi en demandant bien le meter.

Voila j'ai fini, je reste à disposition de ceux qui ont besoin de quelques renseignement pendant que c'est encore tout frais dans ma mémoire. Pour note, on est allé à Chiang Mai, Bang Saphan, Kuraburi, Koh Tao, Koh Samui et Bangkok pour finir. Atchao Caroline
Déçu par le Vietnam... English translation pending
by YohannVF · 2008-07-14 · 283 replies
Bonjour,

Ca fait 8 mois que je suis en voyage, mon tour du monde m a amene de l amerique du sud a l asie du sud est en passant par l inde et le nepal. Je viens de terminer mon voyage au Vietnam. Je suis alle au delta du mekong, a ses marches flottants, a Saigon, Nha Trang, Hoi An, Hue, My Son, Ninh Binh, Hanoi, la baie d Halong, Bac Ha, et Sapa. Je voyage en "Back Pack", j aime bien voir les choses par moi meme et me debrouiller le plus possible par mes propres moyens. Jusque la tout s etait tres bien passe, j ai eu le coup de foudre pour des pays tels que le Laos ou encore le Nepal et la bolivie, mais j ai plus de mal avec le Vietnam...

L objet de ce sujet est de partager des sentiments vecus au Vietnam pour eclairer les gens qui "hesitent" a y aller. Personnellement je n ai pas aime le Vietnam. Venant du Cambodge et du Laos, les vietnamiens ne soutiennent pas la comparaison. Pire, de tout mon voyage je n ai jamais eu de si mauvaises et repetees experiences avec les population locales. Le pays est bon marche et possede de jolis sites comme la baie d'Halong, le delta du Mekong, ou encore les montagnes du Nord-Ouest, mais c'est malheureusement un pays tres touristique (pas en terme de nombre de touriste mais plutot de l approche qu on les vietnamiens du tourisme), ou s'ecarter des groupes de tour organise n'est pas une chose recommandee. On peut passer de tres bonnes vacances au Vietnam, allant de tour en tour, de guide en guide, d'agence en agence, payer 3 fois le prix des choses car "ici le cout de la vie est 10 fois moindre". Mais ne cherchez pas a vous debrouiller par vous-memes, a regarder de trop pres si on n'est pas en train de vous arnaquer. On est bien loin de la gentillesse des laotiens, les vietnamiens ne sont pas amicaux pour la grande majorite des gens que j ai rencontre. Combien de fois m a-t-on bouscule, klaxone, pousse, ignore, meprise, ou insulte dans mon dos. Souvent les rapports humains se resument a des rapports de domination, et il est bien epuisant de s'aventurer hors des agences de tourisme...

Maintenant le vietnam est un beau pays, sa baie d'halong se vend bien et a juste titre. Pour ce qui est des sites archeologiques on trouve largement mieux au Cambodge, les plages vietnamiennes ne soutiennent pas la comparaison avec les plages thailandaises, le nord du laos recele des minorites bien plus reculees et authentiques que les H'mong vous proposant du hachiche a tous les coin de rue de Sapa, non le vietnam c est bien en tour organise et si on ne connait pas le reste de l asie du sud est. L'experience en "back packeur" ne vaut pas le detour et je deconseille a quiconque de venir passer ses vacances ici, si pres de pays comme le Laos, la Thailande ou le Cambodge...

Yohann
Faut-il inscrire les langues régionales dans la constitution? English translation pending
by Geob · 2008-06-29 · 473 replies
Les russes ont le sentiment d'etre russe, d'appartenir a la "Mere Russie " depuis au moins le 9 ieme siecle, le francais depuis quand a -t-il le sentiment d'etre Francais, d'appartenir a une communaute, de vivre ensemble dans une nation ? "La France s'est faite malgre les francais !" ecrit Eugen Weber dans son incontournable et indispensable "La fin des terroirs". Quand on lit les statistiques officielles de la deuxieme moitie du 19 ieme siecle, on est effarer de voir que la moitie des Francais parlaient...francais ! En 1890, le ministre de l'interieur s'inquietait que les preches dans les eglises continaient a se faire dans les langues vernaculaires, et rappelons que Jules Ferry a rendu l'ecole obligatoire pour inculquer aux enfants la notion de patrie, d'appartenance a une seule communaute, la republique dont la langue est le francais. Voila-til pas que les socialistes deposent un projet de loi pour inscrire dans la constitution le respect des langues regionales. Je n'en vois pas trop l'interet, et meme aucun...a moins qu'on ne veuille a la longue se debarasser de cette magnifique idee, en fait c'est deja bien en marche, que nous ne sommes ni catholiques, ni juifs, ni musulmans, ni homosexuels, ni heterosexuels, ni blancs, ni noirs, ni jaunes -comme tous veulent s'eriger en communaute, j'arrete la l'enumeration- mais que nous faisons tous partis d'une seule communaute : la republique Francaise ! Mais si voulez apprendre l'auvergnat, le corse, ou le macramer personne ne vous empeche ! Je me souviens qu'il y avait eu une affaire similaire dans les annes 80, ou les socialistes voulait reconnaitre officiellement la langue corse. Pierre Joxe, qui presidait le conseil constitutionnel, a montrer les dangers de cet acte. Bon, la gauche remet le couvercle, c'est dans l'air du temps, la France c'est devenu un pays qu'on doit gerer comme une entreprise, mais esperons qu'il y aura encore des hommes politiques responsables. Admettons que cela soit fait. Qui empechera, au bout de quelques annees, ou peut etre plus vite qu'on ne le croit, l'Assemblee Corse erigeait le principe que les debats, les relations administratives se fassent dans la langue corse ? Paris dira non, mais les Corses se tourneront vers Bruxelles, diront que l'etat qui reconnait leur langue refuse qu'ils l'emploient comme ils l'entendent. Et Bruxelles leur donnera raison parce qu'il faut respecter les differences ! Non mais !

( Au fait, rappellez vous le film "l'auberge espagnole". Le personnage jouer par Cecile de France decouvre que l'enseignement a Barcelone se fait...en catalan et non en espagnol ! Veut-on que cela arrive un jour chez nous ?)
Passeports gardés par les hôtels au Vietnam? English translation pending
by Minh17552 · 2008-05-10 · 95 replies
Bonsoir,

J'aimerais savoir si à Hanoi, Sapa ou ailleurs, les hôtels nous obligent à leur donner nos passeports, les gardent pendant la durée de notre séjour à l'hôtel et nous les rendent une fois qu'on quitte l'hôtel ? Même question pendant la croisière dans la baie d'Halong ?

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