Search VoyageForum
FR
Croisière "Grandes routes maritimes" sur le Costa Deliziosa le 18 décembre 2011 English translation pending
by Carlina70 · 2011-10-12 · 113 replies
Bonjour, Avec mon mari et mes enfants de 10 et 12 ans, nous nous sommes offerts pour Noël cette petite croisière "Grandes Routes maritimes" avec le Costa Deliziosa. Nous étions partis il y a 7 ans sur le Costa Fortuna au mois de juin pour notre voyage de Noce et nous avions étés enchantés. Je me demande si au mois de décembre, ce sera aussi agréable. Est-ce qu'il ne fait pas trop froid sur le bateau ? profite-t-on de la piscine intérieure ? sinon quelles activités en journée en dehors des excursions proposées qui ne feraient pas montrer trop la facture ? merci de vos conseils.
Vivre à Kuala Lumpur English translation pending
by Corlay1 · 2011-09-06 · 23 replies
Bonjour,

Je m'appelle Arnaud et je consulte assez régulièrement VF pour obtenir des infos intéressantes. Je crée cette discussion car mon entreprise souhaite m'envoyer en mission à Kuala Lumpur pendant 2 ans et demi et cette aventure me tente tout particulièrement. J'ai 25 ans de formation ESC et j'ai toujours rêvé d'un poste comme celui çi.

J'ai une petite amie que je compte épouser l'année prochaine et qui travaille actuellement en Suisse. Elle gagne bien sa vie, est très proche de sa famille et ne souhaite pas vivre en Malaisie pour m'attendre toute la journée. (Expat wife).

Je ne veux pas la forcer à quoi que ce soit et qu'elle renonce à son début de carrière professionnelle mais je ne souhaite pas partir sans elle. Elle a le projet de reprendre dans 2-3 ans un poste dans l'entreprise familiale de ses parents et peut donc quitter dès maintenant son job en Suisse pour me suivre mais je pense qu'elle a peur de tout plaquer, de s'ennuyer, de ne pas cotiser...(ce que je comprends totalement). Mon entreprise met en place un système d'aide aux conjoints(e)/concubins(e) pour trouver un emploi mais je crois que ce sera un contrat local et pas certain que cela fonctionne.

Voila. Si quelqu'un peut me dire à quoi ressemble la vie d'une expat wife en Malaisie? Comment peut-elle s'occuper tous les jours à KL? Peut-elle trouver un poste en marketing sur place. Merci d'avance pour vos conseils et analyses sur notre situation afin que je puisse réaliser mon rêve. A+.
Tour du monde en famille: camping-car ou sac à dos? English translation pending
by Fix74 · 2011-08-24 · 22 replies
Bonjour, Nous prévoyons partir en mai 2012 pour 2 ans idéalement, avec notre fille de 5 ans. Nous hésitons encore entre partir sac à dos ou en camping-car. En parcourant les forums et blogues nous réalisons que les budgets sont assez similaires pour l'une ou l'autre option:

- En sac à dos, on s'attend à payer environ 50.000 euros pour 1 an / $95.000 pour 2 ans (incluant frais avant départ, budget quotidien, avion)

- En c-car, on s'attend à payer environ 80.000 euros pour 1 an / 110.000 pour 2 ans (incluant frais avant départ, achat c-car, budget quotidien, avion, cargo). En revendant le c-car après le voyage, on tombe à un coût net de 70.000 euros pour 1 an / $90.000 pour 2 ans.

En gros, si on part 1 an l'option sac à dos semble préférable, si on part 2 ans le c-car semble plus adapté. Par ailleurs, il semble que partir sac à dos donne plus de temps dans chaque endroit (les gros trajets sont fait en avion), mais on est moins "dans nos affaires" et on a moins la liberté d'aller où on veut. En c-car par contre, on a la liberté d'aller où l'on veut, on a notre "chez soi" mais on passe plus de temps sur les routes donc moins à chaque endroit.

En conclusion, pour l'instant nous penchons pour le c-car, pour plusieurs raisons (outre celles mentionnées ci-dessus): - Si on part 2 ans on a plus de temps, donc le temps de rouler ET de rester dans les endroits - L'option "chez-soi" nous semble important pour nous, les repères de notre fille seront présents, sans compter les bagages que nous pourrions emporter avec nous (nous en profiterions pour faire de l'escalade dans plusieurs endroits, et prendre nos vélos)

Êtes-vous de cet avis ? Quels sont selon vous les + et - de chaque option, en famille, pour 2 ans ? Sommes-nous réalistes dans nos budgets?

Merci bcp.
Rêves d'Amériques 2011: In the West again (mise à jour page 1 et suite page 4)! English translation pending
by Lanfeust77 · 2011-07-19 · 74 replies
Mai 2011...le grand retour dans l'ouest est proche.

Cette année nous avons recentré le périple, recadré nos objectifs, aux grandes virées véhiculées nous avons privilégiées les haltes prolongées dans des lieux stratégiques afin d'en découvrir les environs...mais à pied. Bon la voiture sera toujours présente pour l'accès à certains spots mais les semelles de nos chaussures de randos vont plus chauffer cette année et nous allons mouiller le maillot, c'est sûr... Forts des encouragement de multiples habitués de Vforum tels que Philippe (Sedonax), Notre Spartiate, ma petite belge préférée Val (bon ok je n'oublie pas non plus la VRAIE belge tellement sympathique et dynamique, Jacqueline 😄), Bern, ITAT, elTigrou, et autres...nous prenons le taxi pour Roissy en milieu de matinée. Les bonnes surprises se multiplient: enregistrement facile à l'arrivée, contrôles de douanes sans personnes, puis de sécurité sans sonner et à peine le temps de dire ouf (enfin un peu plus tout de même) et nous voilà devant notre "coucou" de l'année...Première carte de l "Aventure" 2011...😛



Après 08 heures de vol et quelques films de visualisés et nous voilà déjà à Detroit, MI notre "halte" de l'an passé. Nous avons de l'avance mais finalement nous serons retardés de 15 minutes car l'avion devant est toujours "amarré" au sas. Il est 16h00 heure locale, et nous ne sommes pas pressés, notre prochain vol étant à 19h46. Autre bonne surprise du jour: personne aux douanes!!! Nous passons en 10-15 minutes 😮 La jeune femme de l'immigration nous gratifie également d'un beau sourire et nous demande ce que nous avons prévu de visiter...!!!! Récupération des valises sans accroc et passage des douanes sans fouille des bagages! Nous voilà sur le sol Américain de nouveau, pour plus de 3 semaines!!! Nous prenons le petit train...





Et nous nous rendons au terminal A pour attendre notre prochain vol et pour nous habituer à l'heure locale, petit repas au restaurant Grill, très correct.

Nous embarquons finalement sur le "taxi" Delta Airlines pour rejoindre notre destination finale, Phoenix! Nous arrivons en Arizona à 21h10, il fait nuit mais très chaud. Nos valises ont bien suivi et nous les récupérons rapidement. En revanche première mauvaise surprise du jour: notre hôtel (le Radison Phoenix Airport) ne fait pas partie de ceux dont les numéros sont affichés sur l'écran pour appeler les navettes...et nous n'avons pas encore de téléphone...oups... Après discussion un vigile sympa prend son téléphone et appelle l'hôtel pour nous: une navette sera là dans 10 minutes. Great!!! Bon mais voilà après 30 minutes à patienter dehors (certes vu les 35°C du soir nous ne risquons pas de prendre froid) nous décidons de prendre finalement un taxi... 10 minutes plus tard et 20$ en moins 🏴‍☠️ nous voilà à l'hôtel où l'accueil n'est pas des plus jovial...comme le coup de la navette m'a déjà fait monter la tension, je décide de la relâcher en faisant entendre ma grosse voix en exprimant mon mécontentement après 20 heures de voyage...Le gérant fini par s'excuser, et il nous offre les petits déjeuner du lendemain pour compenser les soucis rencontrés 😛 Bon sinon l'hôtel est très bien, confortable et le petit déjeuner très bon.

Samedi 21 Mai:

Nous avons bien dormi, et nous nous réveillons, reposés, vers les 06h00 ce qui n'est pas un mauvais début! Après avoir pris la navette pour l'aéroport (je suis très content car nous avons déjà de l'avance sur notre planning), nous prenons celle pour l'agence Alamo, ou plutôt pour le Hall des Agences! Nous trouvons notre agence et notre conseiller... Et là patatrac...c'est là que tout bascule et que vous entrez...dans la quatrième dimension...celle des escrocs de tout vol où les véhicules SUV encore Mid (petits) l'année d'avant sont devenus Standard (traduisez Chevrolet Equinox) et où pour obtenir un véhicule digne de ce nom, vous devez rajoutez un supplément de pas moins de 19.9$ par jour (et encore offre du jour!!!) bref ni vu ni connu je t'entourloupe avec les taxes encore non payées et ce rajout nous avons une rallonge de 800$ à notre prix de départ...🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️ galère... En plus nous avons perdu une heure en discussion inutile mais nous nous retrouvons au volant d'un excellent véhicule qui fera ses preuves le long de la route et des pistes: un Dodge Durango (équipé pour 7 personnes, autant dire qu'à deux;..)!!! Il fait déjà un bon 86°F et nous prenons la route, direction le quartier de Mesa où se trouve le Bass Pro Shop (un Outdoor World comme celui de l'an passé!!! Truffé de tout ce qu'il faut pour bien randonner, chasser, pêcher...). Nous allons quand même perdre un sacré temps pour: trouver le magasin (l'autoroute étant fermée juste à notre sortie 🏴‍☠️), faire le plein avec tout ce qu'il nous faut (chaussures waterproof, chaussettes de même utilité, ponchos, lampe frontale, habits de rando...), passer ensuite au Wall Mart pour complément alimentaire et glacière de survie...bref nous sommes de nouveau sur la route à 15h (j'entends déjà les habitués grincer des dents sur ce qu'il reste à parcourir...) et il fait maintenant 96°F (soit 36°C) et nous prenons plein est...vers Apache trail.

Nous sommes tout de suite plongé dans le bain avec un premier arrêt dans un musée peu avant Goldfield et un décor très...allez on peut le dire Far West...😄



Ne manque plus qu'un vautour sur ce cactus Saguaro...



Quelques centaines de mètres plus loin sur la droite nous prenons le petit chemin qui mène à Goldfield vraie fausse ville minière reconstituée, joyeux fourre tout des environs...mais c'est très amusant de se plonger dans cette petite ville et les vues de la montagne de la Superstition dans le fond sont magnifiques, surtout avec un ciel d'un bleu aussi profond...

Collection privée du coin...



L'église au fond et saloon au premier plan...un sacré mélange...



Nous déambulons dans LA rue principale de Goldfield...



Et toujours ce magnifique décors...



Ce n'est pas tout mais de la route nous attends, nous filons plus à l'est non sans avoir salué le train de Goldfield au passage...

A 16h55 nous sommes à Canyon Lake et prenons quelques clichés avant de poursuivre vers Tortilla Flat (17h15), 6 habitants, et son fameux saloon, le Superstition Saloon dont les toilettes valent le détour...



Mais surtout connu pour ses murs tapissés de billets de banque...et bien gardés!!!



Autres vues de la petite bourgade, autrefois relai de diligences...



Sa petite école...



Après le passage du très beau Apache Lake (à 18h25), nous parvenons enfin au Roosevelt Dam...il est 19h00 passé... Nous appelons nos logeurs à Sedona pour prévenir que nous arriverons deux heures plus tard...comptez plutôt 3 heures-3 heures 30 nous répond Ed...oups again...nous ne sommes pas rendus... Pour autant nous profitons tout de même des derniers instants de jour sur le lac et le pont...







Nous finissons notre route à 22h15. Nos hôtes du B&B Lantern Light Inn Ed et Kris nous attendaient...ils sont adorables mais nous les laissons bien vite aller se reposer. Nous faisons de même aprés cette première journée riche en évènements.

L'aventure commence fort!
Avis sur itinéraire de deux semaines au Maroc? English translation pending
by Mariepeltier · 2011-07-06 · 36 replies
* MIS A JOUR* Bonjour, Je prepare mon voyage de deux semaines au Maroc. Je voudrais voir absoluement Marrakesh, montagnes, desert. Je me donne 3 jours de battement en plus, pour les inconveniants ou les bonnes surprises, mais j'aime aller vite :

JOUR 0:Atterissage a Casablanca (le soir) JOUR 1:depart pour Marrakesh (je voudrais rester deux jours) En train JOUR 2:Marrakesh JOUR 3:escapade d'un jour a Ouzoud En bus JOUR 4:escapade a Imlil pour voir les montagnes En bus JOUR 5:Imlil JOUR 6:retour sur marrakesh, excursion a Chefchaoun En bus JOUR 7:Marrakesh - MERZOUGA (desert) En bus JOUR 8:MERZOUGA (desert) faut il passer par ouarzazate (des choses a voir la bas?) ou prendre direct un bus Marrakesh - MERZOUGA ? Arrivee a merzouga, on voit le desert ou bien il faut prendre une excursion? JOUR 9:merzouga a FES (bus de nuit?) Ensuite je veux rallier merzouga a FES (bus de nuit?) JOUR 9:Fes JOUR 10:Fes-Tanger .

Avez vous des conseils ou des idees par rapport aux trajets? Des conseils pour les excursions? Je suis routarde, donc le luxe c'est pas la peine!

Grand merci a vous si vous avez des reponses :)
Croisière dans les îles grecques sur le Celebrity Equinox le 29 juillet 2011 English translation pending
by Hoarauth · 2011-06-19 · 107 replies
Bonjour,

Nous allons effectuer une croisière, départ de Rome le 29/07/2011 à bord du Célibrity Equinox à destination des iles grecques (Rome-Messine-Athènes-Rhodes-Santorin-Mykonos... Naples). - Est-ce que d'autres francophones seront aussi avec nous sur cette croisière ? - Nous avons aussi un fils de 14 ans, ce serait super d'avoir d'autres adolescents de son age - Connaisez vous ce bateau et cette croisière ?, pouvez vous nous donner des conseils sur les escales ? - Nous prérèrons effectuer les visites par nous-mêmes, facile à organiser ?, peut on louer ou est-ce utile de louer des voitures à Naples, Messine, Mykonos, Santorin, Rhodes..) - Quels sont les lieux à visiter et à ne pas manquer pour chaque escale ?

Beaucoup de questions.... Je vous remercie pour vos réponses nombreuses.
Croisière sur le Norwegian Jade en juillet 2011 English translation pending
by Fredflo06 · 2011-06-18 · 41 replies
Bonjour,

je pars sur NCL Jade, et je me pose quelques questions (trop l'habitude de Costa ou MSC!) : - au niveau de l'électricité, faut il prendre un transformateur ? - y a t il un accès internet sur le bateau ? ou wifi dans les cabines ? - les pourboires sont ils obligatoires ? - y a t il d'autres passagers pour cette croisière du 15 juillet 2011 qui part de venise ?

merci pour vos précisions

Fred
Qui vient du Québec? English translation pending
by Zumaniti · 2011-06-06 · 160 replies
Je suis de Chambly, sur la Rive-Sud de Montréal et je me demandais s'il y avait des membres de la région qui visite cette section.
Croisières aux Bermudes sur le NCL Norwegian Dawn du 29 juillet 2011 English translation pending
by Fx2002 · 2011-05-14 · 21 replies
Nous partons le 29 Juillet 2011 avec les enfants (9 ans et 18 ans) sur le NCL Norwegian Dawn au depart de boston j'aimerais savoir si il ya d'autres personne qui vont faire la même croisière. merci🙂
Voyage Caracas - Merida - les Andes - les Llanos - Canaima - Kavac - Ciudad-Bolivar - Los Roques, quinze jours en février 2011 English translation pending
by Anacrouse · 2011-05-07 · 49 replies
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes nous ? La cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et n’avons plus du tout le gout les voyages sac à dos. Nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec une adolescente de 17 ans.

- JOUR 1 – Samedi: PARIS / MADRID / CARACAS Arrivée du vol Iberia à 16h, Xavier, un professeur de français, guide à temps perdu nous attend. 45 minutes de voiture plus tard, nous voici à Altamira, quartier tranquille de Caracas. Dépose des bagages et on file prendre le téléphérique Avila Magica, qui transporte en 12 minutes au sommet de l´Avila, une montagne au pied de laquelle se trouve Caracas. Redescente vers 21H

- JOUR 2 – Dimanche: CARACAS. Pour d’obscures raisons, tout était fermé lors de notre passage. On a pu visiter la cathédrale, le panthéon national, la maison natale de Bolivar et le musée qui lui est consacré dans la maison à coté. La seule visite vraiment intéressante fut celle du musée d’art colonial dans une bâtisse construite en 1797, entièrement meublée d’époque. Nous filons ensuite visiter El Hatillo, village colonial à l’architecture classée, très touristique. Départ en fin d’après midi pour Merida par avion, en réalité EL VIGIA à 1H30 de route de Mérida car l’aéroport de Mérida est fermé, à la suite d’un accident d’avion qui n’a pas réussi à éviter la montagne. Arrivée à l’hôtel à 22H.

- JOUR 3 – Lundi: par la Transandina, de Merida à Los Frailes Notre guide dans les Andes est Martin de l’agence locale Caimantours. Nous commençons par la visite de Merida. Comme les salariés manifestent, tout est fermé. On fait quelques emplettes dans cette ville agréable, avec des boutiques partout, des petits vendeurs de rue, une ambiance tranquille d’Amérique latine… Le téléphérique n’est toujours pas réparé.

Départ à 11H par la route transandine. A la station service, le litre de super coute moins cher qu’un litre d’eau. Nous passerons Tabay, petite ville avec quelques installations thermales, Cacute, village coloré et poursuivons avec un arrêt (histoire de s’habituer doucement à la montée en altitude) à Mucuruba (2 400 m) un des plus vieux villages andins avec une jolie église dédiée à Marie. Un peu plus loin sur la route, en face d’un monument dédié à Bolivar et son chien, une paysanne propose du vin de fraises, des petits gâteaux secs à la coco. Nous arrivons à la MUSUY pour une grimpette de 45 minutes dans la montagne jusqu’à un petit bassin naturel rempli d’eau à 40° par une microscopique chute d’eau. La montée est un peu rude mais installés dans ce jacuzzi naturel, on a une vue splendide sur les sommets avoisinants. Départ à 16H. Notre route transandine se poursuit en passant par San Raphael de Mucuchies, il faut sortir le pull : 3140 m, c’est le plus haut village du Venezuela. Ici se trouve une petite chapelle de pierre, curiosité sans réel intérêt. Le ravinement de la montagne est en revanche impressionnant.

Apartados marque la bifurcation de la transandine qui continue sa grimpette, tandis que sur la droite, la route redescend vers Barinas porte les Llanos. L’architecture est pittoresque, d’esprit suisse. Délicieux gâteaux et chocolat chaud. Nous bifurquons donc en direction de Barinas vers la posada Los Frailes, un ancien monastère, bâti en 1643 et niché au cœur d’une vallée encaissée et le long d’un cours d’eau, à mi-chemin entre la Laguna Mucubaji et Santo Domingo.

- JOUR 4 – Mardi: Los frailes –Altamira de Caceres Après un bon petit déj retour vers Apartaderos en direction de Trujillo et du Pico del Aguila à 4100m. En fait d’aigle, il s’agit en réalité d’honorer l’animal emblématique des lieux, le condor des Andes. Les montagnes sont recouvertes d’une végétation étonnante, le páramo, constituée de cactus dont la stratégie a été de développer un duvet blanc sur toute la surface des feuilles pour se protéger des coups de soleil la journée et du froid la nuit. La plante se referme doucement quand la luminosité tombe et sert d’abri douillet à une multitude d’insectes squatteurs. Vu de loin on dirait des petits moutons alignés sur les pentes.

Retour à Apartaderos, pour atteindre la laguna Mucubaji à 3550 m. C’est le point de départ d’une ballade de 45 minutes à pieds vers un autre lac glacière, la laguna Negra. Le chemin serpente en sous bois et traverse de magnifiques paysages du páramo vénézuélien. Départ et poursuite de la route en descente vers Altamira de Caceres. Arrivée à 16H30, la route nous a paru longue et nous sommes contents d’en voir la fin. Le village est une succession de petites maisons colorées, décorées de fresques naïves mais parfois très élaborées.

- JOUR 5 – Mercredi: Altamira – La Ye/Mantecal (Llanos) Départ en direction de Caldéras et du mirador La Honda où se trouve une petite chapelle, point haut qui permet d’embrasser un large point de vue, des Andes au Llanos. La route est défoncée car la pluie a fait glisser des pans entiers de colline, emportant parfois la route.

A Barinas, ville sans intérêt, nous filons droit par la route de San Silvestre. Le paysage est plat, avec des forages de pétrole et des grosses conduites de gaz posée dans les champs desséchés ou pâturent des vaches. Nous n’avons pas pu avoir de chambres au hato El Cedral et avons donc choisi de nous rabattre sur Hato Araguaney pour y trouver le même écosystème. Arrivés à destination nous sommes les seuls dans l’établissement, entourés de capibaras, ce cochon d’inde géant qui vit ici. Y’en a plein partout, dans les marres, sur les berges, des gros avec des petits, C’est un grand peureux, l’approche de l’homme le fait sortir de l’eau tout couvert de boue, comme en thalasso ! Nous avons fait confiance à l’agence et acheté 3 excursions pour ces 2 jours. L’après midi, nous avons parcouru des champs de vaches, au petit pas, pendant 1H.

- JOUR 6 – Jeudi: posada dona barbara Ce matin l’observation animale consiste à aller dans une ferme traire des chèvres. Je repars à mon observation favorite des capibaras qui partagent les points d’eau avec des caïmans et des tortues. En fin d’après midi, départ en camion pour le rio Paguey où nous attend un hydroglisseur. On aperçoit une famille de singes araignée et des singes hurleurs dans la foret endémique laissée vierge. Arrivés au Rio nous embarquons pour une ballade sur le fleuve. Malgré le bruit, nous avons pu observer des ibis blancs, rouges corail et noirs, des vautours incroyables à tête multicolore et des toucans de petite taille, rayés jaune et noir comme des bagnards, bec compris, ainsi invisibles dans le feuillage. Avant de repartir, on essaye la pèche aux piranhas, brillamment réussie avec 2 prises que le gardien des lieux est très content de récupérer pour en faire son diner.

- JOUR 7 – Vendredi: Posada-Barinas-Caracas Ce matin, l’objectif de la famille est de pécher suffisamment de piranhas pour le déjeuner. Armés de cannes avec un seau de morceaux de viande, la pèche s’organise. Résultat, 9 beaux poissons, en ayant eu la grandeur d’en rejeter 2 à l’eau, jugés trop petits. Ces poissons ont des couleurs magnifiques et des dents redoutables. Le piranha est gouteux, et miracle de la préparation, les arêtes ne sont pas gênantes….

Départ vers Barinas, vol vers Caracas ou nous passons la nuit non loin de l’aéroport pour pouvoir reprendre un vol vers Canaima le lendemain matin. Dans la logistique bagages, l’hôtel nous gardera une partie de nos valises car à partir de maintenant, il faut voyager léger, 10Kg par personne.

- JOUR 8 – Samedi: Canaima L’aéroport de Canaima, c’est une grosse paillote avec quelques étals de babioles. Cet après midi nous devons faire la découverte de la lagune de Canaima et l’excursion des 7 chutes. La ballade dure environ 3H, d’abord en lancha, au pied des chutes puis à pieds à travers la foret tropicale, sur les rochers du lit de la rivière vers la lagune au sable rose ou nous pouvons nous rafraichir par une baignade. Les pieds dans l’eau, des dizaines de petits poissons se précipitent sur mes orteils pour manger les peaux mortes. Après cet intermède, retour en direction des chutes, en passant dessous cette fois par un chemin taillé dans la roche. C’est grandiose et effrayant.

- JOUR 9 – dimanche: Canaima, ile orchidées Nous sommes en période sèche et la ballade en pirogue jusqu’au salto Angel n’est pas possible. Nous nous sommes donc rabattus sur le tour orchidées d’une journée. Il s’agit d’une ile au milieu du fleuve Carrao où poussent naturellement ces fleurs. Nous remontons la rivière en lancha pendant environ 45 minutes. On accoste à l’ile Orchidées pour faire un tour d’une heure environ à pieds. L’ile est déserte. Pas d’humains et pas d’animaux non plus. Le déjeuner est organisé dans une tribu Pémon de l’autre coté du fleuve. Après le déjeuner, réembarquement dans la lancha, arrivés trempés à Canaima.

- JOUR 10 – Lundi: Kavac et Salto Angel Vol en Cessna 206, 4 passagers maximum, décollage sous un beau soleil, la journée s’annonce bien. Malheureusement en vol la masse nuageuse s’accumule autour du tépuy en gros moutons gris. Nous devons faire demi-tour. A 11H3O, c’est reparti, nous survolons des immenses étendues de foret vierge ou serpente la rivière Carrao jusqu’à Kavac, un village Pémon perdu au pied d’un Tepuy qui de fend pour laisser passer une chute d’eau de 40 mètres de haut. Nous partons sans attendre plus avec notre guide pémon vers la chute en longeant la rivière, de cascades en petites chutes jusqu’à un étranglement rocheux ou le courant se fait plus fort. Un filin court le long des rochers pour cheminer plus facilement sur les berges puis il faut se jeter à l’eau et nager à contre courant dans un goulet pour rejoindre le pied de la chute qui descend dans un rai lumineux entre deux verticales granitiques. La lumière est magnifique, le site exceptionnel. Au retour, le déjeuner nous attend, poulet rôti à la broche.

Départ de Kavac vers 14H en direction de Salto Angel. Le pilote a vu juste, le temps s’est levé et nous bénéficions d’une visibilité magnifique. La vue d’avion est gigantesque, la dernière boucle en montée nous fait passer au dessus du tépuy pour un survol de cet environnement incroyable, invisible, insoupçonnable du sol, fait de failles, de trous d’eau, de végétation… Arrivée à Ciudad Bolivar vers 16H.

JOUR 11 – Mardi: Ciudad Bolivar Nous commençons par le musée SOTO, entièrement dédié à l’artiste Jésus Soto, inventeur du cinétisme, art qui joue sur l’illusion optique. Chose rare, il est possible de toucher les œuvres de SOTO et de s’amuser avec. La visite de ce musée justifie à elle seule de coucher à Ciudad Bolivar. Puis visite de la vieille ville et pour finir, tour en bateau sur l’Orinoco pour voir les dauphins roses. Retour à l’hôtel à 16H.

- JOUR 12 – mercredi: trajet vers Los Roques Départ de l’hôtel pour Puerto Ordaz. Nous devons prendre un vol pour Les Roques via Caracas. Les bagages sont limités à 10kg par personne, TOUT est pesé sauf le passager, même le sac à main, ce qui n’est guère équitable pour les maigres ! Et tout ce qui dépasse est facturé.

Arrivée Gran Roques. La piste est coincée entre la mer et la lagune. Une paillote fait office de bureau pour percevoir la taxe d’entrée de 130 Bs/pers Ici le seul véhicule qui existe est une voiture de golf électrique pour la police. Nous traversons donc le village à pieds et on découvre ainsi que le paradis les brochures est une espèce de bidonville, une sorte de Saint Tropez local, mais avec des ruelles pouilleuses et des poubelles partout, rien n'est recyclé, pas d'égouts. Pas de plage, pas de cocotier, les posadas sont des habitations refermées sur elles mêmes, le long des ruelles en terre sableuse battue, autour d’un patio pour les plus grandes, autour de rien pour les plus petites. D'ailleurs les plus simples d'entre elles proposent des chambres sans fenêtre.

Nous avons réservé à la Posada Gaviota, réputée pour être l’une des plus agréable parce qu’elle est proche de la mer. Mais pas de transat, pas une chaise longue.... Comme le système est bien rodé, difficile de passer à coté du forfait qui comprend tout et rend totalement prisonnier, de la posada pour les repas, des excursions préprogrammées avec tous les autres touristes de l’ile. Vous n’êtes même plus maitre de votre emploi du temps car les posadas ne sont pas faites pour passer la journée, mais pour dormir. Donc à l’arrivée, notre hôtesse nous indique que l’excursion du lendemain est à l’ilot Francisqui, il faut impérativement être à 9H15 à l'embarcadère principal pour prendre le bateau

- JOUR 13 – Jeudi: Los Roques Nous découvrons la journée paradisiaque du touriste moyen. Muni d’une glacière fournie par la posada, on fait la queue pour monter sur le bateau. Quand le plein des touristes est atteint, il part direction l'ilet le plus proche, et là on vous dépose sur la plage avec votre glacière, un parasol et une chaise en plastique et salut jusqu'à 17H. Le lendemain, nous décidons de nous évader vers un ilet moins fréquenté, il suffit de repayer intégralement le prix du bateau, 130 Bs par personne.

- JOUR 14 – Vendredi: los Roques Notre bateau n’embarque que 5 touristes avec nous pour une journée à Noronquises et à Crasqui à 30 minutes de Gran Roques, et là c’est tout autre chose. Le capitaine du bateau nous arrête dans des petites baies pour plonger (pas miraculeux, quelques étoiles de mer), et pour finir la matinée, dépose sur le sable coralien blanc éclatant de Crasqui. Sur cet ilet, un petit resto est tenu par Andrès et Juanita, perdus sur leur plage déserte.... mais pas sans détritus! Un détour par le casier à langoustes permet d’en choisir 2 belles, à griller sur le feu... Total payé 550 Bs Départ vers Gran Roques vers 16H. Il ne nous reste plus un bolivar en poche.

- JOUR 15 – Samedi: Retour Après notre dernière nuit aux Roques et on a avait le 1er vol prévu à 7H30, c'est à dire qu'on a attendu assis sur nos valises jusqu’à 10H. Comme le soleil tapait, vers 9H on a sorti des sacs de voyage la crème solaire, histoire de pas cramer un peu plus. Il y avait une légère brise, le sable volait et on s’est transformés peu à peu en papier Emery. Heureusement j'avais prévu à notre arrivée à Caracas de passer la journée à l’hôtel qui a conservé nos bagages. On a pu se dessabler parce qu'autrement bonjour la galère, l'avion pendant 8 heures avec la crème solaire et le sable, les coups de soleil, les piqures de moustiques et de puri puri.

Arrivés à Caracas, il pleuvait des trombes, la route était transformée en torrent charriant toutes les poubelles des barrios. Déjà qu’en temps ordinaire les immeubles sont tellement dégradés qu’on croirait une ville bombardée, sous le déluge on avait une impression de fin du monde. Le chauffeur de taxi nous confirma que chaque fois qu’il pleut beaucoup c’est pareil, et que c’est une chance quand les constructions précaires ne descendent pas en même temps emportées par la boue.

Effectivement, ce coup-ci c’est une portion de l’autoroute qui relie l’aéroport à Caracas qui a été obstruée pendant plus de 5 heures par des rochers. La circulation a donc été totalement coupée… Nombre de touristes n’ont ainsi pas pu prendre leur vol retour pour l’Europe, coincés à Caracas, sans solution. Moralité, le dernier jour, ne pas s’éloigner de l’aéroport.

Arrivée à l’aéroport 3 heures avant le décollage, paiement de la taxe, fouille des bagages, enregistrement, tracasseries paperassières à la douane, attente, refouille des sacs de cabine, fouille au corps dans la passerelle de l’avion…décollage.

Si votre vol retour est en transit par Madrid, ne vous laissez pas tenter par le moindre achat liquide en free tax à l’aéroport parce qu’à la correspondance, pas de quartier, ticket de caisse, sac scellé ou pas, le contrôle de sécurité madrilène pique absolument TOUT.

Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage A retenir : - les Andes - Canaima, salto Angel et Kavac (formidable) - le musée Soto à Ciudad Bolivar - la pèche aux piranhas dans les Llanos, amusante.

Ce que nous regrettons : - les Roques, piège à sous pour bobos ou crédules qui croient encore aux cartes postales - le temps trop long passé à Ciudad bolivar où il n’y a rien à voir à part le musée Soto - notre choix de hato, sans doute pas le meilleur pour voir la faune.

Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL. Je vous adresserai en retour le fichier word qui fait 35 pages. Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
Première croisière prévue en février/mars 2012 English translation pending
by Foxyreg · 2011-04-28 · 11 replies
Bonjour,

Nous prévoyons faire notre première croisière en février ou mars 2012, nous aimerions savoir vos suggestions pour une première croisière. Nous ne savons pas encore quelle destination nous desirons faire, mais ca seras fort probablement dans les antilles, nous suggerer vous l'ouest, l'est, le sud?quel endroits devrions nous visiter absolument.Également nous aimerions savoir quelle compagnie vous nous suggerer, quel bateau?

On vous remercie a l'avance pour vos suggestions et vos commentaires.
Anniversaire de mariage en Nouvelle-Calédonie: période et durée? English translation pending
by Delest67 · 2011-04-25 · 7 replies
Bonjour

Pour anniversaire de mariage nous envisageons un séjour de 3 semaines en octobre ou novembre La Nouvelle Calédonie fait partie des options Habituellement nous utilisons la voiture de location et comme logement les hôtels ou parfois les 'maisons d'hôtes' Centres d'intérêts : nature - un peu de rando - culture - plages - contacts et séjours 'authentiques' qui font vraiment découvrir un pays

Le circuit n'est pas du tout établi sinon se partager entre le 'caillou' et au moins une des îles Loyauté.

Nous savons que le budget est assez élevé

Nous sommes preneurs d'avis et de conseils

Pour indication et situer nos goûts, les séjours précédents similaires dans l' hémisphère Sud étaient : Chili avec Ile de Pâques (avons adoré) - Australie - Afrique du Sud Sinon : Mexique - USA - Canada et fan des Antilles
Croisière "Terre Sainte" sur le Costa Pacifica du 4 octobre 2011 English translation pending
by Scubafix · 2011-04-23 · 11 replies
Bonjour,

Nous souhaiterions connaître de futurs croisiéristes de l'itinéraire "Terre sainte" au départ de Savonne le 4 octobre 2011 qui maintiennent ce voyage rebaptisé "Cités et légendes de la Méditerranée" malgré des changements d'escales.

Cordialement

JCG
Croisière sur le Norwegian Jade dans les îles grecques et retour à Venise English translation pending
by Collerette · 2011-04-08 · 78 replies
Nous partons 1 semaine sur le Norwégian Jade pour une croisière dans les iles grecque et retour à Venise , port de départ où nous resterons 4 jours. Qui a fait cette croisière sur ce bateau. Donnez-moi des infos utiles, pratiques. Je part le 27 mai jusqu'au 7 juin. Merci à tous.
Compte rendu: "Retour en terre sainte" du 3 au 14 mars 2011 sur Costa Pacifica English translation pending
by Samatisu · 2011-03-19 · 162 replies
Bonjour!🙂 voici mon CR de ma croisiere sur le costa pacifica.Je tiens à préciser que ce CR refletera mon ressenti sur ce voyage.Je tiens tout d'abord à remercier tous les forumeurs qui m'ont aidé dans la préparation de cette croisière et si ma modeste experience peut aider d'autres personnes tant mieux!😉 Je m'excuse par avance si je vais remuer le couteau dans la plaie pour les personnes qui voulaient aller en Israel mais j'ai été tres étonné d'apprendre par le forum que ces escales allaient être supprimé...😠 Départ de Nice aéroport par la première navette à 10H15(notre rdv sur nos papiers était à 12H30).Là premiers arrivés premiers montés(dans les cars).Nous sommes arrivés à Savonne à 12H15.dans le car une hotesse costa nous distribue des numeros le 11 pour nous.Dans le hall les n°2 sont appelés pour embarquer.Sur les conseils avisés que j'avais lu sur ce forum j'ai été à la reception pour voir si je pouvais grignoter quelques minutes vu que nous sommes membres du costa club corail ...l'hotesse apres avoir regardé mes papiers d'embarquement m'a échangé mon n°11 contre le n°4!Résultat des courses 30mn plus tard nous étions sur le Pacifica en train de manger. Des que nous mettons le pied dans l'atrium on nous demande de laisser nos passeports pour etablir le visa pour Israel.On nous precise qu'ils nous serons rendu dans 2 jours.(Ils le font pour tout le monde sans savoir si on a pris une excursion costa ou non). Nous avons la cabine 6308.cabine avec balcon pour 4.Nous etions bien au milieu du bateau (hauteur et longueur)cabine tres silencieuse. Au moment du depart exercice de sauvetage(17H)😕.Nous avons chacun une carte emergency drill card rouge avec dessus notre nom prenom et n° de cabine qui se trouvaient sur notre lit.Lors de l'exercice nous devons la donner aux personnels costa sur le pont des chaloupes.(je tiens à preciser que suite à un message de PAP j'ai fais attention au lieu de rdv en cas de pépin sur le navire qui est inscrit sur la porte de la cabine) la soirée s'est déroulée tranquilement à la découvrte du bateau.Nous étions au restaurant my way au milieu du bateau et avions une table pour nous 4.Nous sentions presque pas les vibrations des moteurs contrairement au restaurant new york à l'arriere du bateau. 04/03:journée en mer le soir soirée de gala avec aperitif de bienvenue dans le theatre et presentation de l'equipe costa.repas de gala au restaurant le soir.à notre retour en cabine petit chocolat nous attendaient sur le lit... la suite plus tard (je travaille ce week-end 😕)
Voyage gagné en Afrique du Sud et A380 English translation pending
by Ericdanielle · 2011-02-21 · 14 replies
Bonjour à tous, Après avoir lu pleins de choses intéressantes sur ce forum, je me lance pour vous demander des info et votre avis sur un voyage que nous avons gagné en Afrique du Sud. Commençons par le commencement, nous allons prendre L'A380 à Paris à 23H20 pour atterir à Johannesburg à 10H45 ( je précise que c'est la 1ère fois que je prends l'avion et je n'en mène pas large, mon mari et ma fille sont plus cool ). A tout ceux qui ont déjà fait ce vol, y-a-t'il un repas à bord même aussi tard ? comment se passe les choses ( je sais qu'il y a pleins d'occupations à bord ) ? Quelles sont les places à privilégier ?

Quant à l'itinéraire, nous sommes accueillis à l'aéroport et on nous donne la voiture de location et on est attendu au Kapama River Lodge pour 3 nuits ( avec 2 activités par jour comprises et les repas ). Nous "déménageons" pour le Swaziland au Forrest Arms pour une nuit puis pour le Ghost Mountain Inn ( Mkuze ) pour 2 nuits et enfin retour à Johannesburg au Garden Court Sandton pour la dernière nuit avant le retour pour la France. Avez-vous des idées sur les activités à faire près des 3 derniers hôtels car au kapama tout est inclus ?

Nous sommes preneur de toutes info qui nous aideraient à profiter au mieux de ce séjour. De plus, nous avons un anglais disons "scolaire", j'espère qu'on n'aura pas trop de problème pour se faire comprendre dans les hôtels et ailleurs ! Est-ce que certains d'entre vous êtes allés en AFS avec un niveau d'anglais disons moyen ? Comment ça s'est passé ?

Merci infiniment pour vos réponses ( nous partons le 2/03/11 )
Croisière Costa Favolosa Visions d'Orient: excursions? English translation pending
by Voyageuse2a · 2011-02-05 · 27 replies
Bonjour à tous...

En août 2011, avec mon mari , nous allons participer à une croisière sur le Costa Favolosa.

Connaissant Costa et les prix très très élevés pour les excursions ... pouvez vous me donner des conseils et des infos sur les différents ports que nous allons visiter ? Bus à toit ouvert , taxi tour ou par nous même visiter

- Bari - Katakalon - Izmir - Istanbul - Dubrovnik - Venise

Merci d'avance pour vos futurs réponses.

A bientôt ....

😉 voyageuse
Hôtel Caribe Club Princess Punta Cana English translation pending
by Tyvon45 · 2011-01-30 · 52 replies
bonjour je part pour la semaine de relache au caribe club princesse et jaimerais avoir ladresse email de la reception pour une demande de 2iemme etage de ma chambre ect et le plan de lhotel.si vous avez dautre conseil ex resto .le coffret de securitée est il payant .merci
Hôtel Iberostar Laguna Azul Varadero English translation pending
by Sunylove · 2011-01-27 · 44 replies
Bonjour, Nous partons pour Varadero au Iberostar Laguna Azul début avril. Est-ce que quelqu'un peut nous suggérer un site, un bloc ou une chambre en particulier? Est-ce possible de faire des demandes lorsque nous arrivons à l'hôtel ou si les chambres sont toutes décidées d'avance? Nous serons avec notre fille de 3 ans donc nous aimerions un endroit un peu plus calme le soir avec balcon si possible... Avez-vous d'autres suggestions ou commentaires concernant cet endroit? Merci d'avance!
Visa pour le Tibet du Népal, constitution d'un groupe, agence? English translation pending
by MonKanard · 2011-01-14 · 13 replies
Bonjour,

Tout d'abord je me présente rapidos. Je m'appelle Benoît et je fais actuellement un tour du monde avec ma femme. Nous voyageons en auto-stop la plupart du temps et en avion au minimum. Nous avons quitté la France il y a trois mois et maintenant nous sommes en Inde. Vous pouvez retrouver toutes nos aventures sur www.lesvoyageursfous.com ou sur notre blog www.lesvoyageursfous.over-blog.com.

Nous allons ensuite au Népal début Mars. Nous comptons y passer environ un mois puis aller en Chine, et donc traverser le Tibet. Malheureusement le Tibet fait partie intégrante de la Chine donc pour y rentrer il faut un visa chinois mais en plus il faut passer par une agence de voyage. Nous avions abandonné l'idée avant de commencer notre tour du monde mais deux autres Français nous ont convaincus par leur expérience d'y aller:
http://tourdumonde2010.free.fr/...dm/?p=3015#more-3015

Si je ne me trompe pas, le moyen le plus facile pour réaliser cette partie de notre voyage est de demander le visa chinois directement à l'ambassade à Katmandou. Puis nous devrons trouver tous pleins de copains pour constituer un groupe et réduire les frais de l'agence de voyage.

Je cite l'ambassade de Chine en Inde:

"It is advised that foreigners wishing to visit Tibet may go to other parts of China or Chinese Embassy in Nepal first, and then join a package tour after certain procedures of approval."

ou l'ambassade de Chine au Népal:

"Please apply to the Tibet Tourism Bureau (TTB) through travel agencies for travel permit, and then apply for Group Visa to enter Tibet with the Notification of Visa Application issued by TTB"

1) Est ce que je raconte n'importe quoi? Certains me critiqueront peut être et m'orienteront à lire les précédents messages à ce sujet mais je l'ai déjà fait et ce n'est pas facile de trouver un message récent avec les mêmes conditions de voyage. Par ailleurs je vous marque ce que j'ai compris de tout ce que j'ai lu et demander aux ambassades. Si je n'ai pas fait d'erreurs tant mieux.

2) Avez-vous déjà vécu r��cemment la même expérience et dans les mêmes conditions. (du Népal à la Chine, sans véhicule personnel) Avez-vous bien aimé? Combien avez-vous dépensé au total au Tibet?

3) Est ce qu'il y aurait des personnes intéressées pour constituer un groupe dans trois mois environ? (je m'y prend à l'avance donc même si vous pourriez l'être mais que vous n'êtes pas sûr on peut échanger nos coordonnées et voir le moment voulu si nos dates coïncident)

4) Connaissez-vous des agences de voyage à Katmandou avec un bon rapport qualité/prix? Comment puis-je les contacter?

Merci d'avance pour vos réponses.

Bien cordialement
Il était une fois en Inde du Sud English translation pending
by Gard30 · 2011-01-11 · 13 replies
17 Décembre 2010

Ça y est, c’est le grand jour, nos amis viennent nous chercher et nous emmener à la gare, ils sont aussi anxieux que nous (ils aimeraient être à notre place). On discute, on charge les bagages et on y va. Ils nous quittent sur le quai avec de grands au revoir à la hindi. Le train démarre et c’est parti. En cour de route 1ere annonce le train prendra du retard, les intempéries. C’est pas grave, on a prévu 3 heures entre le train et l’avion. Gare de Lyon, rer, Roissy, pas de problème, 2 heures d’attente, enregistrement, on discute avec des french qui vont sur Varanasi et on embarque. Nouvelle annonce, 2 heures d’attente, ils doivent dégivrer les ailes de l’avion pour décoller. Petit problème, nous avons 3 heures de transit à New Delhi avant d’atterrir à Mumbay.

18 Décembre 2010

Nous arrivons à Dhelhi avec plus de 2 heures de retard, il n’y a pas de réel transit, nous devons récupérer nos bagages et nous réenregistrer pour Mumbay. Douanes, bagages, comptoir Air India, notre avion est parti, il nous faut en prendre un autre, la galère commence, welcome in india. Après différents comptoirs, après différentes directions, après différentes négociations, nous finissons par rencontrer un jeune homme à qui nous réexpliquons notre problème, 5 minutes après nous avions nos cartes d’embarquement pour le prochain vol , comme quoi !!! Malheureusement nous arrivons vers 19 heures , alors qu’ont devait y être vers 15 heures pour profiter de Mumbay. Prepaid taxi, course folle à travers la ville pour rejoindre notre hôtel prés de Victoria Station, après ces 2 jours de transports nous pouvons enfin nous reposer, mais la chaleur et le bruit de la ville nous tiennent éveillés.



19 Décembre 2010

Réveil à 7 heures, nous devons reprendre un autre avion pour Kochi. Après un breakfast local, nous voilà reparti vers le domestic airport , c’est dimanche, les rues sont moins surpeuplées que la veille. Vers 13 heures nous arrivons à Kochi, notre chauffeur (Senthil) nous attend et nous partons directement sur Alleppey. Nous sommes enfin arrivés à destination , l’accueil est à la mesure de la guesthouse, chaleureux et souriant , le feeling passe bien. Après s’être installé, nous dégustons un excellent Byriani et partons assister au coucher de soleil sur la plage. J’allume une cigarette et l’on me conseille de faire attention , il est interdis de fumer en public en inde, que ce soit dans les lieux publics ou dans la rue. L’équipe de la Guesthouse nous invite à la fête de la ville de fin d’année qui commence le soir même. Dans le centre ville, des milliers de personnes de partout, des couleurs, des lumières, des pétards, des feux d’artifices, des klaxons et j’en passe. Après avoir essayé de remonter une rue principale, nous voila devant une grande scène avec un festival de chant et de danse avec des costumes et des couleurs lumineuses. Le plus de ce spectacle, chaque personne qui en avait envie donnait sa musique au régisseur et présentait son spectacle. Un peu fatigués, nous rentrons à la Guesthouse, un bon petit diner, une bonne petite bière locale et vers la fin du repas, l’équipe de la Guest avec qui le feeling passait bien, s’est mis à chanter et danser pour finir la soirée.

  

20 Décembre 2010

Nous nous levons tard, il fait déjà chaud (30°) et ce sont les corbeaux et les klaxons qui nous y obligent. Après un petit déj local, nous décidons d’aller visiter Fort Cochin. Tiens nous sommes dans une zone touristique , promenade sur les bords du lac (Vembanad), visite d’une église, visite d’une autre église, d’une Synagogue, d’un musée d’architecture, un petit Lassi ananas et nous repartons. Nous n’avons pas été transcendé par l’endroit. Sur la route du retour, nous nous arrêtons à Marari beach, juste avant le coucher de soleil, là oui, magnifique plage sous les cocotiers, quelques bateaux de pécheurs, des hommes reprisant leurs filets et ce soleil si rouge qui s’éloigne au loin, nous restons jusqu’à la nuit tombée, assis sur le sable , un ange passe. Arrivée à la guesthouse , un diner nous attends, puis une partie de pions (jeux national) boucle notre journée. La fatigue et la chaleur nous empêche de dormir, il est tard.

  

21 Décembre 2010

Une bonne douche, un bon petit déj et nous sommes prêts pour des courses. En marchant le long de la berge du canal un temple Jaïn nous interpelle. Il est petit mais avec un certain caractère. Une personne au loin nous propose de rentrer, nous retirons nos tongs et nous voilà dans le temple. Un Hindou nous accompagne et nous explique l’historique du lieu et la religion, notre cerveau occidental a du mal à tout comprendre mais bon. Un Jaïn vêtu de blanc , son tissus sur la bouche et le nez , prie devant l’autel dans un silence « évangélique ». Arrivés dans le centre, nous nous achetons quelques médications ayurvédique et nous entrons dans un magasin, j’ai besoin de 2 Kurta pour le voyage. De charmantes demoiselles nous accueillent dont une qui nous conseillera tout au long de nos achats. Les Kurta sont trop longues, aussi bien au niveau des manches, que de la longueur, qu’à cela ne tienne, 30 minutes plus tard, je les avais sur mesure. Nous repartons vers la guesthouse avec un touc touc (ferrari) . C’est l’heure de prendre le gouvernement boat sur les bachwaters. 20 minutes après nous étions sur le bateau avec les écoliers et les travailleurs qui rentraient chez eux. Les canaux sont tout simplement magnifiques, cocotiers, rizières, maisons multicolores etc… Senthil nous invite pour partager un bon gouter à la kéralaise dans sa famille. Les enfants sont beaux et ils sont rois. Nous sommes encore invités dans une autre famille dont le fils scientifique nous fait profiter de sa passion pour le monde sous marin, il donne des conférences sur la protection de la mer. En rentrant à la guesthouse nous rencontrons un français avec qui nous passerons la fin de la soirée.  

22 Décembre 2010

Après des au revoir et des pincements au cœur, nous partons pour Périyar. Le Kérala foisonne de végétation tropicale. Notre chauffeur Senthil est vraiment sympa, nous rigolons bien dans la voiture, tout en écoutant de la musique Bollywood ou occidentale, il y a même un écran à l’arrière pour notre fils quand les trajets sont un peu long. 4 heures après , nous nous installons dans la guesthouse de périyar, la propriétaire est d’une gentillesse. Nous allons visiter des plantations de café, cacao, cardamome, clou de girofle, ananas, gingembre et j’en passe. Nous rentrons au village, achetons quelques épices, réservons un spectacle de Katakali et un massage ayurvédique. En attendant nous prenons un bon thé massala tout en admirant certaines architectures, mais surtout la vie et les couleurs toujours en mouvement. Dans la salle un danseur fini de se maquiller et de s’habiller devant nous. Puis avant le spectacle, un danseur apparait tout en costume et maquillage. Une explication de la musique, de la gestuelle du corps entier et du scénario nous est donnée. La musique, très lancinante, et les mimiques des yeux des danseurs étaient impressionnantes. A la sortie nous sommes allez directement au massage. La file d’attente était assez importante, mais grâce à la réservation, 5 minutes après, le massage commençait. J’ai emmené mon fils avec moi. D’abord déshabillage, je garde mon slip, le masseur m’attache une cordelette autour de la taille, avec une espèce de cache sexe pire qu’un string, j’enlève mon slip, hum!! Je m’assoie sur le bord du banc de massage, d’un bois éclatant et le massage commence. La tête d’abord, les cheveux, la nuque, le visage, une huile spéciale pour les cheveux. Le massage est très énergique. Puis je m’allonge sur le dos, le masseur me dépose bien un demi litre d’huile sur le corps et le massage recommence, tout cela à des rythmes différents mais avec une certaines énergie. Je suis obligé de faire attention à mon sexe qui passe de droite à gauche du « string ». Mon fils me regarde en rigolant dans son coin. Après sur le ventre et dans le même esprit. A la fin du massage on me fait rentrer dans un sauna portatif où seule ma tête dépasse. Je suis tellement enduit d’huile que je glisse sans arrêt. Séchage à la serviette et recommandation de prendre une douche dans une heure. Le masseur était un vrai « pro », mais pas une seconde je n’ai pu me détendre. Nous sommes repartis à pied vers notre guesthouse, en chemin nous nous sommes arrêtés dans un resto repaire de la jeunesse dorée hindou. Le changement est radical, tout leur est dû, c’est flagrant.

 

23 Décembre 2010

Au revoir à cette très gentille famille qui nous a si bien reçu, avec leurs belles chambres avec balcon donnant sur la forêt (tropicale). Une halte dans une réserve d’éléphants, petit tour pour notre fils et en route pour Munnar, route jonchée d’eucaliptus, de champs de thé, de cocotiers resplendissant au matin. Arrivée sur Munnar, petit problème, Senthil avait réservé 1 mois auparavant, mais hier soir le propriétaire avait sensiblement augmenté le tarif de la chambre, peak season oblige, même après négociation. Notre driver en connaissait une autre, nous nous sommes retrouvés au beau milieu des champs de thé, sur les hauteurs de Munnar, avec notre chambre avec un grand balcon donnant sur la vallée, un ange passe. L’Après midi étant entamée, une simple visite des alentours au milieu des milliers d’arbres à thé taillés en bonzaï pour être à la portée des cueilleuses, resplendissant d’un vert franc sur ces vallons pentus, nous sommes régénérés pour la soirée. En rentrant nous avons bifurqué par un petit village d’ouvriers du thé, tout appartient à la famille TATA, une des familles les plus puissantes d’Inde. Bien sur les sourires et les bonjours se sont démultipliés. Comme nous avons un enfant avec nous beaucoup de « portes s’ouvrent ». Nous rentrons à la guesthouse, sur la terrasse où nous savourons un thé massala devant le coucher de soleil sur les théiers. Plus tard nous retrouverons à coté d’une grosse famille d’hollandais, l’échange ne passe pas, pas grave.

 

24 Décembre 2010

Nous décidons d’aller visiter la plus haute manufacture de thé de Munnar, la seule en bio du coin d’ailleurs. Mais il faut gravir la montagne en Jeep (1000 mètres de dénivelés), l’aventure commence, nous voila parti au milieu des champs pentus sur une piste totalement chaotique, en nous demandant si nos vertèbres allaient assumer le trajet. Heureusement en arrivant la haut, jonction entre le Kerala et le Tamil nadou, la vue sur les 2 horizons était saisissante. Visite de la manufacture, un petit thé noir et nous redescendons, mais cette fois ci sans moteur, rien qu’avec les freins. Après ce périple, Senthil nous emmène déjeuner à Munnar dans un resto chic et clean, nous n’avons pas apprécié, de plus jusqu’à présent, nous ne déjeunions pas l’après midi, alors nous avons décidé de continuer ce « régime ». Après quelques coûts de téléphone en France, 24 Décembre oblige, nous sommes rentrés à la guesthouse. Sur la terrasse, de nouveaux arrivants, des Français. Plus tard, après avoir fait plus ample connaissance, nous avons fini par souper ensemble autour d’une bonne bouteille de vin (que j’avais acheté dans un magasin d’état quelques jours auparavant) et nous avons trinqués les hindous et nous à noël. Les feux d’artifice et les pétards illuminaient la vallée.

 

25 Décembre 2010

Aujourd’hui, nous partons pour Ooty, une douche, un breakfast, l’addition et au revoir à tout le monde. La route est superbe, mais longue, trop longue. Il faut considérer qu’en moyenne, depuis le début de notre voyage, l’ont peut arriver à faire 30 km par heure maximum, dans le meilleur des cas. Après 6 heures nous nous arrêtons à Mettupalayam, nous n’irons pas à Ooty. L’hôtel est vaste , la chambre aussi, le prix convenable. Petit repos et promenade dans la ville. Les rues sont bondées, toujours aussi bruyantes. Le resto de l’hôtel est populaire, comme ont les aime. Les enfants d’une table à coté viennent nous poser les questions habituelles, l’ambiance est à la bonne humeur, tant mieux.

26 Décembre 2010

En sortant de l’hôtel, une star de Bollywood arrive avec tout un harem derrière lui. Nous nous saluons et nous voilà reparti. (Senthil m’explique d’abord que c’est une star puis me raconte qu’il fait aussi de la politique en vue des prochaines élections). Nous prenons la route pour Mysore. A un moment, j’aperçois une vieille dame allongée au bord de la route à même la terre, je crois qu’elle est morte, je demande à Senthil de s’arrêter, je sors et je m’agenouille prés d’elle. Je lui parle, la touche, elle tourne tout à coup la tête, me regarde, me parle, elle est dans un sale état, empoussiérée jusqu’au bout des ongles, mais vivante. Elle s’assoie, sort une bouteille, bois un coup, je suis rassuré, je lui donne quelques dizaine de roupies et nous repartons. Nous traversons la montagne, des cultures de riz, des cocotiers, des bois de Santhal, des vaches qui bloquent la route, puis des singes, des paysans balançant leurs épis sur la route afin que les véhicules les broient, nous entrons dans le Karnataka. Le paysage change assez radicalement, la sécheresse apparait, fini la luxuriance du Kérala. Arrivée à Mysore. 1er hôtel, bondé, trop cher et chambres trop petite. 2 ème, une seule chambre, crade et trop cher. 3 ème, bon accueil, chambre nickel, prix nickel, on se pose. Petit repos sous l’hélice, en lisant un guide, on s’aperçoit que le palais du Maharaja ne s’illumine que le dimanche et nous sommes dimanche, allez hop on se lève et en route pour le palais qui est juste à côté. Bien sur ce n’est pas du bon côté , on se tape le tour des remparts jusqu’à la bonne entrée. Elle est bondée de monde car c’est gratuit pour tout le monde. Les portes s’ouvrent, on dirait le départ d’un marathon. Le palais est démesuré, un rien excentrique. La nuit tombe petit à petit, il est juste éclairé, il ne s’illuminera qu’à 19 heures. En attendant, on admire la majestuosité des lieux, le palace, les jardins, les remparts, les temples personnels. Tout à coup tout s’illumine, c’est magnifique. Des milliers d’ampoules éclairent le palace et les remparts, c’est un vrai feux d’artifice de beauté. Nous rentrons en touc touc, dégustons un savoureux thali et notre chambre nous attends.

 

27 Décembre 2010

Après une superbe nuit, un bon idli et un thé massala, nous décidons d’aller visiter ce fameux Palace. L’intérieur est plus excentrique que l’extérieur, la démesure de l’opulence, teck, marbre, pierres précieuses, portes en argent massif, en or, des couleurs délirantes etc.…. Nous sortons après 2 heures de visite, nous nous dirigeons maintenant faire visiter le Zoo à notre fils avec Senthil. Il est bondé d’écoliers et de visiteurs, il est immense aussi, mais joli. Visite du temple de Chamundihill, sur la colline qui domine la ville. Il y a foule, nous entrons dans le temple, des divinités de partout, du monde qui se bouscule pour donner une offrande, le rituel nous est étranger, nous sortons, malgré une superbe architecture. Nous redescendons la colline , visite du Nandi géant (taureau), puis d’un palace devenu hôtel, nous ne prenons que quelques photos de l’extérieur, il m’impressionne et je n’ose aller le visiter à l’intérieur. Retour à l’hôtel et essaie d’une espèce de pizzéria fast food à côté, chère et bien dégueulasse.

 

28 Décembre 2010

Ce matin, quelques autres visites dans et autour de Mysore. D’abord le devaraja market, des légumes, des fleurs, des épices et des emmerdeurs qui ne nous lâchent pas. On écourte la visite et on s’en va. La Philomena’s Cathedral, grosse bâtisse cossue, style gothique où le silence est respecté, étonnant. La forteresse de srirangapatna, quelques ruines au bord de la rivière, puis des escaliers pour les ablutions. La résidence d’été du Sultan Tippu avec de beaux jardins entretenus, petite halte sous les arbres au bord de la rivière, un petit coin tranquille (ce qui est rare), puis visite de la résidence avec tout l’historique retranscrit sur les murs, au retour , des centaines de jeunes filles avec leurs saris multicolores illuminent l’allée. Visite d’un lieu de culte au bord de la rivière où les pèlerins se faisaient raser la tête et un Saddhu tout rouge écoutant la radio avec des écouteurs. Le Jaganmoham Palace qui recèle de Superbes peintures des anciens Maharaja de Mysore, des meubles d’époque et de beaux instruments de musique. En sortant nous nous apercevons qu’il y a un festival de musique et de danse dans l’auditorium du Palace, ce soir danse traditionnelle, nous attendons avec un bon chai et admirons la danseuse avec son costume, son maquillage et tout son corps avec des mouvements bien précis. Il est 19 heures, nous emmenons notre fils dans le parc d’attraction de la ville. C’est une concentration de magasins, d’associations nationales, d’échoppes de nourriture, de boissons, de glaces et enfin quelques attractions (une réplique aussi du taj mahal en carton pâte)

 

29 Décembre 2010

Départ pour Belur et Halebid. Le paysage du Karnataka deviens de plus en plus aride, surtout des cultures de céréales, les villages de plus en plus pauvres, on a l’impression que l’eau n’a pas fait son apparition depuis pas mal de temps, pourtant l’on croise des rivières, des lacs assez souvent et bien remplis, les routes sont toujours aussi irrégulières (toujours une trentaine de kilomètres par heure au maximum). Au bout de 4 ou 5 heures nous arrivons sur Halebid, petite bourgade qui tourne plus ou moins autour de ces temples qui sont toutefois bien conservés et d’une architecture presque totalement différente. Des cars entiers d’écoliers, tous en uniforme la plupart du temps, viennent en excursion et nous assaillent de where do you come from et de what’s your name. Après cette visite nous allons voir d’autres temples de l’autre côté du village et là stupéfaction, personne. Pourtant ces trois temples étaient tout aussi séduisant, va comprendre Charles. Nous prenons la route pour Belur, bourgade reculée dans les terres, nous cherchons d’abord notre guesthouse, un personnel très chaleureux, des chambres vastes, pas chères, mais dans un état d’hygiène, hum !!! Après avoir investi les lieux, visite du temple du village, bien sur plein de monde, avec les mêmes hordes d’écoliers en visite, l’architecture du lieux ressemble à Halebid. Dans la rue du retour, je décide de me faire raser la tête et la barbe, histoire d’aérer la situation, ma femme et mon fils m’attendent devant le coiffeur et le spectacle continu. La pauvreté a investi la rue, à un moment une femme s’allonge tranquillement au milieu de la rue, dans la poussière rouge du soir, puis commence à communiquer avec une pierre devant elle. Coucher de soleil sur la terrasse qui domine le village, bon thali au resto et dodo .

 

30 Décembre 2010

Départ pour Hampi, 250 km de route, c’est-à-dire pratiquement toute la journée, notre plus gros déplacement en voiture depuis le début du séjour. C’est une histoire sans fin, heureusement que nous avons une bonne voiture, confortable et surtout un driver hors pair. Nous arrivons en fin d’après midi à Hampi, et le peu que nous voyons nous réconfortent de notre décision de venir jusqu’ici, c’est un site tout simplement grandiose. Investissement de la guesthouse, qui a l’air sympathique, tout simplement la famille nous reçoit, nous fait visiter une chambre petite mais très cosi, toute rose avec moustiquaire au dessus du lit et d’une propreté inouï. Nous sommes dans un endroit touristique, cela faisait longtemps qu’on avait pas rencontré autant d’occidentaux, nous nous promenons dans la rue principale, des magasins à touristes de partout, on matte un peu histoire de voir les prix pratiqués, on achète un ou deux trucs, puis place au dîner. Senthil nous propose d’aller manger à l’hôtel gouvernemental car c’est le seul endroit où l’on peut boire une bonne « bière ». Le resto ne paye pas de mine mais il est agréable, la bière bien fraiche, pas mauvaise. ça fait du bien après une journée pareille.

 

31 Décembre 2010

Journée totalement touristique : visite des temples et monuments et il y en a de partout. D’abord nous allons vers la rivière, un immense temple (Virupasha) un des plus haut admiré jusqu’à maintenant. Puis ablutions sur les berges (pas nous) Nous longeons le lit de la rivière, un hindou nous propose de prendre une de leurs fameuses barques rondes, après négociation nous acceptons. Nous voguons sur un site magnifique, avec quelques petits temples aux abords, une retraite spirituelle pour Sadhou, des immenses blocs de granit arrondi, le silence du lieux, un ange passe. Nous accostons, visite du fameux vittal temple et du stone car, des hectares de monuments ici ou là, une grosse enceinte entourant le Vittal, à l’intérieur, de nouvelles sculptures, le fameux stone car, des piliers à cristaux avec un son étonnant. Nous retournons sur Hampi à pied , tous les 10 mètres un nouvel édifice dominant la rivière, Hampi vaut vraiment le détour. Arrivée au village, petite pause et l’on retrouve Senthil pour des visites en voiture. Lotus Mahal, éléphant temple, hajari rama temple, Watch tower, Queens bath, sister temple, under ground temple. Nous finissons la journée avec un coucher du soleil au krishna temple qui domine le village et la rivière, encore un ange qui passe. Retour au village, achat de quelques bières pour un apéritif sur la terrasse de la guesthouse avec Senthil puis repas dans un resto tibétains où l’on mange à la romaine avec de la musique house en fond. Nous sommes tellement crevés que nous n’attendrons pas les douze coups de minuit.

 

1er Janvier 2011

Départ pour Goa, dernière étape avant le retour en France, histoire de se reposer. Nous sommes partis à 9 h du matin et nous avons mis 10 h pour arriver à destination. Pourtant la route pour une fois n’était pas trop mauvaise, presque 300 km mais une histoire sans fin. Nous sommes arrivés vers 19 h, épuisés, de plus nous n’avions pas réservé. Mais tout d’abord le spectacle. Ibiza peut aller se rhabiller par rapport à ce que nous avons vu en arrivant. Tout d’abord j’avais choisi Candolim pour être plus tranquille qu’à calangute ou anjuna. Des restos, des boutiques, des resorts, des guesthouses, toutes les nationalités qui grouillaient dans les rues, il y avait longtemps que je n’avais vu une aussi grosse concentration d’occidentaux. Des écrans géants avec des centaines d’anglais avec leurs bières regardant un match de foot. Sommes nous toujours en inde ???? Je suis parti vite à la recherche d’une guesthouse, au bout de la sixième, j’ai réussi à trouver une chambre. Installation, nous mangeons dans un resto, je m’aperçois que les prix sont multipliés par 2, nous rentrons pour un repos bien mérité et surtout pour nous retirer de cette folie.

2 janvier 2011

Départ de la guesthouse vers 9 h, j’en avais réservé une autre de France prés d’ici aujourd’hui et demain, de toute façon il n’était pas question de rester prés de cette rue infernale. En attendant, nous sommes allés visiter Old Goa, avec ses Cathédrales imposantes. Puis j’ai désiré revoir Calangute (j’avais séjourné un mois « quelques années auparavant » Bien sur j’ai été surpris du changement, mais j’ai réussi à reconnaitre quelques endroits, de même la maison où j’avais séjourné. J’ai remarqué tout de même que Calangute est beaucoup plus indian people que Candolim. Nous essayons de retrouver la guesthouse nichée dans la palmeraie entre Calangute et Candolim. Nous finissons par la retrouver prés de la plage, isolée entre d’autres guets. Belle demeure au milieu des cocotiers, mosaïque et couleurs pastel et surtout quiétude totale. On s’y sent bien rien qu’en la regardant. Après notre installation dans une chambre avec balcon, ventilo et moustiquaire, Nous partons découvrir la plage, quelques paillotes tranquille, quelques transats, un sable fin et des vagues qui nous bousculent. Ouf nous avons trouvé un endroit idéal pour nous reposer avant notre départ pour la France. Le reste de la journée servira à la farniente, à la baignade, à siroter un bon jus de fruit ou regarder le coucher du soleil sur la mer. Bonne douche, bon resto sous la paillote et belle nuit à espérer.



3 janvier 2011

Les corbeaux commencent leurs piaillements, la journée commence. J’avais réservé des billets de train pour rentrer sur Mumbay le lendemain, mais le dos de ma femme ayant mal assumé tout le voyage, nous sommes allés sur Panaji pour trouver une possibilité de billet d’avion. Après deux agences et nos billets en poche, retour sur Candolim, quelques achats, un bon drink au bord de l’eau et retour à la guesthouse. Toute l’après midi à été consacré à la farniente, la baignade, le bronzage, un petit lunch ou une bonne boisson, jusqu’au fameux coucher de soleil. Dernier soir à la guesthouse, dernier soir avec Senthil, nous l’invitons pour un diner au bord de l’eau sous la paillotte. Mon fils lui apprend quelques mots en français, comme toujours les plaisanteries avec la langue sont de mise. Dernier soir à Goa.



4 janvier 2011

Nous avons le temps, notre avion n’est que pour cet après midi. On remballe nos affaires, un dernier petit dèj au bord de l’eau, un au revoir au proprio et des félicitations pour sa guesthouse qui est magnifique à tous les points. Je propose d’aller faire un petit tour à Anjuna. A ma grande stupéfaction, le village n’a pas trop changé. Les mêmes maisons, la même ambiance, les mêmes paillottes où je passais de sacrés soirées il y a quelques années. Destination Panjim, visite de sa célèbre plage, il n’y a aucun occidental, que des hindous, pourtant le bord de mer est superbe. Un dernier petit Lassi et en route pour l’aéroport. Un au revoir à Senthil (snif) et nous voila dans l’avion pour Bombay. Arrivée à l’aéroport domestic, nous prenons la navette pour l’international, la bas on ne nous laisse pas rentrer car notre avion n’est pas avant 6 heures du matin et il est 7 heures du soir, direction la salle d’attente, arrivés à l’entrée, un hindou nous conseille de ne pas rester la jusqu’au lendemain matin, car ce ne sont que des sièges et avec notre enfant attendre pendant 8 heures d’affilé hum!! Il nous propose de dormir dans un hôtel proche de l’aéroport. Après plusieurs propositions on trouve un terrain d’entente vu les prix pratiqués à Bombay. Après quelques coups de téléphone, une navette de l’hôtel viens nous chercher et nous ramènera le lendemain. Le tout tout inclus et pour 2000 roupies. Le pire c’est que l’hôtel était nickel.



5 janvier 2011

Réveil à 3 heures du matin, retour à l’aéroport. Au comptoir d’air india on nous dit qu’il faut aller au domestic, l’avion pour New delhi part de la bas. Nous voila sur un touc touc, tous les 3 plus nos bagages dans les rues de Bombay. Puis retour sur Paris en 11 h d’avion et des heures d’attente entre. Arrivée à Charles de Gaule sous la grisaille et la pluie, nous avons de moins en moins de temps pour attraper notre train, nous décidons de prendre un taxi , 50 € plus tard et 1 mn avant son départ notre train part sur Nîmes.
Retour de tour du monde - ressentis, expériences, après-goûts... English translation pending
by Jillou15 · 2011-01-11 · 37 replies
Bonjour à tous !

Voyagistes du monde entier, tourdumonistes...

J'aimerais connaitre vos ressentis, votre moral, etc après le retour d'un TDM, quelque soit sa longueur ? Tant les choses positives, que négatives... Joie, déception, coup dur, enthousiasme inégalé, déprimé d'être de retour, inadaptation, bonheur intense, rencontre merveilleuse...

bref... comment vivez-vous votre retour... que ce soit retour au quotidien, professionnael, retour à la vie "d'avant".

C'est une question ouverte, qui permettra peut-être de s'exprimer sur toutes les impressions et émotions...

Merci !
Hôtel Gran Caribe Club Villa Cojimar English translation pending
by Pouki41 · 2011-01-03 · 27 replies
Bonjour,

J'écris mon tout premier message. Je suis très heureuse d'avoir trouvé ce forum de discussion qui est une source d'information très intéressante pour les voyageurs.

Voilà, je pars samedi le 8 janvier pour Villa Cojimar, à Cayo Guillermo, pour une semaine et je sais qu'il y a eu des rénovations importantes à cet hôtel et qu'elle vient de réouvrir depuis fin décembre. Je n'ai pas encore vu sur internet de commentaires de gens qui y sont allés après ces rénovations.

Donc, je me propose pour vous faire un compte rendu à mon retour et répondre aux questions pour ceux qui sont intéressés. Et biensûr avec des photos !
De retour de Malte English translation pending
by Evajules · 2010-12-02 · 30 replies
Bonjour toutes et tous, Je reviens de passer 8 jours à Malte ou j'ai circulé en bus et en voiture de location. J'ai vu pas mal de choses alors si vous pensez que je peut répondre à certaines de vos questions, ce sera bien volontiers. Cordialement Jean-Michel
Six jours à Hawaï en janvier: où aller? English translation pending
by Aureliechris · 2010-11-24 · 11 replies
bonjour a tous,

j'aurai aimé avoir des infos je dois partir a Hawaï avec mon mari mais nous ne savons pas où aller , honolulu , big island etc.. sachant que se serai pour début janvier et 6 jours, nous cherchons la détente sur la plage mais aussi visite d'endroits sauvages

est ce que quelqu'un y a été en janvier quelle temps fait t'il , pas trop de pluie

est ce mieux d'aller a l'hôtel ou location sachant que nous avons un petit budget

si vous pouvez nous aiguiller sur les bons plans pour un jeune couple

merci d'avance 😉
Séjour à l'hôtel Catalonia Royal Tulum (février 2010) English translation pending
by NicoleC · 2010-11-20 · 25 replies
Voici après beaucoup de retard mon compte-rendu. Espérant que ce sera utile à certains d’entre vous et que vous pendrez plaisir à le lire.

Hôtel: Catalonia Royal Tulum Beach and Spa Resort (18 ans et plus) Brochure:
http://www.hotelescatalonia.com/docs/presentacion_crt/ Site internet: http://www.hoteles-catalonia.com/fr/nos_hotels/caraibes/mexique/riviera_maya/akumal_xpu_ha/hotel_catalonia_royal_tulum/index.jsp Date: 18 février au 5 mars 2010 Grossiste: Tours Mont-Royal Compagnie aérienne: Air Transat

VOL Nous partons à l’heure (21 :10 heures). Nous avions acheté l’Option Plus en réservant nos sièges. Cette option offre les avantages suivants : · Sélection de sièges · Enregistrement prioritaire à un comptoir réservé · Franchise de bagages supplémentaire de 10 kg · Livraison prioritaire des bagages · Priorité au contrôle de sécurité (Montréal et Vancouver) · Embarquement prioritaire · Écouteurs · Collation de la sélection Bistro en vol · 1 boisson alcoolisée lors du service de bar · Priorité pour le choix de repas de la classe Économie · Bière ou vin avec le repas · Bouteille de champagne de 200 ml (Sud et Europe) · Trousse Confort qui inclut couverture, oreiller gonflable pour le cou, chaussettes, bouchons pour les oreilles, masque de repos et écouteurs. Nous avons des sièges près d’une sortie de secours ce qui donne plus d’espace pour les jambes. Le service à bord est excellent et on nous sert un repas chaud. Le vol se déroule bien et nous arrivons à Cancun à minuit 45, heure locale.

L’AÉROPORT DE CANCUN Arrivés à l’aéroport, tout se déroule assez rapidement. Nous obtenons nos bagages, passons l’immigration et repérons le représentant de Tours Mont-Royal qui nous remet notre enveloppe et nous dirige vers l’autobus qui nous conduira à l’hôtel. Il fait super beau et chaud et une douce brise nous caresse tout en faisant valser les branches des palmiers au-dessus de nos têtes. Le trajet entre l’aéroport et l’hôtel dure environ une heure 15. L’autobus est confortable, avec air climatisé. L’hôtel est à peu près à mi-chemin entre Tulum et Playa del Carmen (environ 20 minutes) . Nous y arrivons vers 3 heures du matin.

L’ENREGISTREMENT Tout se fait très rapidement car nous ne sommes que 2 couples qui descendons à cet hôtel. On nous remet les clés de notre chambre et les cartes pour les serviettes. Etant donnée l’heure tardive, les restaurants sont fermés; on offre de nous livrer des sandwichs à la chambre, ce que nous acceptons. Nous arrivons rapidement à notre chambre avec le maletero qui apporte nos bagages.

Entrée de l’hôtel

La réception

PLAN DE L’HÔTEL

LA CHAMBRE Nous avons une chambre au rez-de-chaussée dans le bloc Arena (no. 15 sur le plan) qui est le plus près de la plage. La porte-fenêtre donne sur un balcon qui a vue sur un vrai jardin tropical, presqu’une jungle.



Entrée du bloc Arena

Vue du balcon

Elle est décorée dans les tons de jaune et bleu. Assez spacieuse, on y trouve 2 grands lits séparés par une table de chevet, un fauteuil, une petite table et une chaise, une armoire. La salle de bain est assez grande et on y trouve un lavabo, toilette et une immense douche, séchoir et miroir grossissant. Le comptoir est très grand.







L’espace de rangement est amplement suffisant. La climatisation fonctionne très bien de même que la plomberie, ce qui est plutôt rare dans les Caraïbes. Eau toujours très chaude et excellente pression de la douche. Un petit frigo était rempli chaque 2 jour (4 coca, 2 7up, 2 bières, 4 x 600ml d’eau, gaufrettes, cacahouètes).

On trouve aussi dans la chambre une table et un fer à repasser, un coffret de sûreté à combinaison gratuit, une cafetière. Un menu d’oreillers est aussi disponible si ceux qui sont déjà sur les lits ne nous conviennent pas.



Le balcon est assez grand. On y trouve 2 chaises et une petite table. Il y a aussi un petit séchoir à vêtements fixé sur un mur, ce qui est très pratique.



Le ménage est vraiment très bien fait tous les jours. Les serviettes sont très douces et changées aussi souvent qu’on le désire. De plus elles sont aussi changées en fin de journée. Les employés font des motifs avec les serviettes et des fleurs tous les jours. Le lit est aussi préparé pour la nuit en soirée. On nous laisse alors des petits chocolats sur les oreillers.

RESTAURANTS Nous avons toujours très bien mangé. La nourriture y est excellente partout. Le service est aussi excellent partout. Les employés sont toujours souriants et très accueillants. Tous les serveurs se nomment toujours quand ils nous servent aux repas.

Il y a donc deux restaurants de type buffet et plusieurs restaurants la carte (5) qui ne requièrent aucune réservation. A noter que le buffet est fermé le soir. Tous les soupers sont donc pris dans un restaurant à la carte.

Le port du pantalon long et des chaussures fermées pour les hommes est exigé dans tous les restaurants à la carte le soir mais cela est loin d’être respecté, ce qui nous a déçus. Parfois des gens arrivaient habillées comme s’ils allaient pique-niquer sur la plage.

Restaurant La Selva Ce restaurant de type buffet est ouvert pour les trois repas. La nourriture y est très bonne et très variée. On y sert les 3 repas mais le soir la moitié devient un restaurant à la carte de type international. L’autre moitié devient alors le restaurant italien et les deux sont alors séparés par une cloison. Ce resto est fermé et climatisé.







Restaurant La Palapa Situé en bord de mer, cet autre restaurant de type buffet est ouvert le matin et le midi. On y sert un petit déjeuner continental et le midi de la cuisine internationale. Il est complètement ouvert. La bouffe y est encore excellente. On y trouve même des sushis tous les jours.

Le soir ce restaurant se transforme en restaurant à la carte, le Royal Grill, qui sert des grillades.





Le restaurant mexicain Centenario Ce restaurant vous invite à déguster les meilleures recettes de la cuisine mexicaine. Un dîner de haute gastronomie dans une ambiance des plus accueillantes. Il est fermé et climatisé.



Le restaurant italien Toscana Restaurant fermé et climatisé qui sert une excellente cuisine italienne. Il occupe la partie arrière du restautant buffet La Selva.

Terrasse Tapas Lounge and Bar A l’ombre de la jungle mexicaine, à côté d’une des sources «cenote» de l’hôtel, cet endroit plein de style, décontracté et confortable sert d’excellents tapas. Un bar au fond du restaurant offre aussi une atmosphère très agréable pour siroter un cocktail en attendant qu’une table se libère.





Restaurant Sorrento Delly and Pizzeria En plus des pizzas au feu de bois, on y trouve des assiettes à la carte Delly, des sandwichs, des hamburgers, des hot-dogs, du poulet et des pommes frites. Restaurant ouvert près de la piscine et de la plage.



Donc en ce qui concerne la bouffe, on y mange vraiment très bien. Le service des buffets et restaurants est très courtois. Le vin est de qualité très acceptable. Je dois préciser que mon appréciation de la bouffe est une question bien personnelle mais nous avons vraiment très bien mangé. Quelques exemples des plat servis.



















Tapas

BARS Il y en a 4. On y trouve une très bonne variété de boissons internationales.

Le bar Las Margaritas C’est en fait le lobby bar. Le service y est excellent. Ouvert de 10 heures à 02 heures. De 19 :30 heures à 21 :30 heures on peut voir et écouter des chanteurs (duos ou trios).







Le bar Tequila Alberca y Playa est lui aussi ouvert de 10:00 heures à 02:00 heures. Il est près de la plage et de la piscine. A noter qu’il n’y a pas de wet bar dans la piscine.



La discothèque Zen Lounge and Disco est ouverte de 23:00 heures à 02:00 heures.

Le bar Palapa Maa-Loo est un bar très populaire sur la plage où les jus de fruits mélangés sont à l’honneur. Tellement désaltérant!!! On choisit les fruits et les jus sont aussitôt faits sur demande. Ouvert de 10 :30 heures à 17 :30 heures.







TEMPÉRATURE Comme un peu partout dans les Caraïbes, il a fait plus froid que normalement. Le soir il fallait une petite laine ou un veston. Le jour au soleil, pas de problème. Mais à l’ombre, le vent était très frais.

MOUSTIQUES Très peu de moustiques. Nous avions apporté de la crème insecticide mais ne l’avons pas utilisée.

LE SITE ET LA VÉGÉTATION Alors là c’est vraiment extraordinaire. Le site n’est pas très vaste puisque l’hôtel ne compte que 288 chambres. La végétation y est très dense et mature. On a parfois l’impression d’être dans une véritable jungle. Depuis la zone de réception on rejoint la mer par un petit chemin de pierres, qui se fraie un passage dans la végétation exubérante, les mangroves, les lagons et les «cenotes» de la jungle mexicaine. Les 288 chambres de l’hôtel se trouvent le long de ce chemin, distribuées en 6 pavillons de trois étages. Lorsqu’on est attentif on peut apercevoir de chaque côté de ce chemin des oiseaux, iguanes et autres petites bêtes dont j’ignore le nom.

Vue aérienne qui illustre bien la densité de la végétation



















Cénote sur le site de l’hôtel

A l’intérieur de l’hôtel, on trouve de magnifiques bouquets de fleurs un peu partout dans les endroits publics.









Je me dois aussi de mentionner l’extrême propreté de tous les endroits publics, toilettes, corridors, etc… Les employés sont toujours à nettoyer et ce, de façon très discrète, sans nous incommoder.

SPECTACLES ET ANIMATION Il y a des spectacles à 21 :30 heures tous les soirs avec service de bar. Nous sommes allés en voir quelques-uns uns et la qualité se compare avec ce qu’on retrouve dans les Caraïbes.

Pour ce qui est de l’animation de jour, encore une fois je ne peux vraiment me prononcer car nous ne participons pas aux activités de groupe offertes. Nous faisons surtout de la plage le jour et aimons la tranquillité et relaxer.

Par contre voici l’horaire des activités offertes et les thèmes des différents spectacles.



Une fois par semaine, le soir, des artisans locaux viennent exposer et vendre leurs œuvres.



PISCINES Il y a une seule grande piscine très bien entretenue. Cette dernière est entourée de nombreux palapas et chaises en rotin avec coussins très confortables. On trouve aussi 4 jacuzzis extérieurs avec vue sur la mer entre la plage et la piscine.









Le Spa au fond







À côté de la piscine, la zone « chill-out » permet de s’installer confortablement sur ses magnifiques lits balinais répartis autour d’une mini-piscine genre pataugeuse.







A noter que des serveurs et serveuses font le service aux chaises pour les breuvages et des brochettes de fruits frais.

PLAGE Elle est vraiment magnifique! Le sable est fin et blanc, sans caillou ou coquillage. L’eau est turquoise et translucide. Je dois dire que c’est une des plus belles plages que j’ai vues, après celles de Cayo Largo. Il y a suffisamment de chaises et de parasols pour tout le monde, peu importe l’heure à laquelle on y arrive. On y trouve aussi des hamacs. La mer est toujours assez calme parfois elle ressemble même plus à un lac tant elle est calme. A noter que les transats sont en tissu ce qui est plus confortable.

























La plage est très propre. Encore une fois on a droit au service aux chaises pour le bar ce qui est bien agréable.

Elle n’est pas très longue. L’hôtel est à peu près au milieu. On peut y faire des promenades d’environ 30 minutes de chaque côté. On croise peu de gens car il y a quelques hôtels désaffectés depuis l’ouragan de 2006 tel que l’illustrent les 2 prochaines photos.

Plage devant un hôtel désaffecté

Plage devant un hôtel désaffecté

SPORTS NAUTIQUES Les sports disponibles sont le kayac, la planche à voile, le canoë, le pédalo. Le personnel du club nautique est très gentil. On y prête aussi masques, palmes et tubas pour faire de l’apnée.

AUTRES SERVICES OFFERTS PAR L’HÔTEL On trouve sur place un service de location de voitures, une boutique, un kiosque d’excursions, un spa, un salon de coiffure, un gymnase. On offre aussi un service de blanchisserie et de nettoyage à sec. Un coin Internet est aménagé avec plusieurs postes pour les clients, moyennant un supplément. A noter qu’il y a accès à Internet (Wi-Fi) dans tout l’hôtel. De plus le service aux chambres est gratuit et disponible 24/24 heures.



Kiosque d’excursions et de location d’autos, coin internet

Boutique de l’hôtel à gauche

Début du chemin nous menant aux chambres et à la plage

Nous avons vraiment aimé cet hôtel qui offre un décor enchanteur!!! Le service y est vraiment remarquable, que ce soit les femmes de chambres, les serveurs ou les barmen. Tout est fait pour que les clients relaxent et profitent pleinement de leur séjour. C’est un hôtel où je retournerais sans la moindre hésitation.
Travailler en Irlande? English translation pending
by MarigAya · 2010-11-13 · 19 replies
Bonsoir !

J'envisage de partir travailler en Irlande aux alentours de Juin 2011 pour 6 mois minimum. Je souhaiterais devenir bilingue avec l'anglais et découvrir un peu plus l'Irlande.

J'ai un bac hôtelier (je n'ai pas exercé depuis cinq ans à peu près) et un dut en métiers du livre (libraire depuis 5 ans). Je n'ai aucune exigence point de vue travail. J'aimerais simplement trouver un emploi qui me permette de progresser en anglais et une entreprise dans laquelle on soit prêt à m'aider à y parvenir. J'avoue que j'aimerais vraiment trouver un boulot dans une auberge, avec un poste polyvalent (réception, ménage, cuisine éventuellement).

Pour être sincère, entre les formalités à accomplir avant le départ (démission, avis de départ pour le logement, etc...) et celles à accomplir à l'arrivée en Irlande, je suis un peu larguée.

Vos conseils et expériences seraient les bienvenus !

Merci d'avance !
Récit d'un périple en Afrique Australe: du Big Five aux récifs coralliens (2ème partie) English translation pending
by Ericarole · 2010-11-10 · 13 replies
La première partie est là : http://voyageforum.com/..._1e_partie_D3794068/

deuxième partie :

Mardi 10 août :

Juste avant de partir, nous nous énervons à bien fixer les gros sacs de bois sur la galerie. Ma douce fait de nouveau l'alpiniste sur le toit tandis que junior et moi tendons les sangles. Il ne faut pas négliger l'arrimage car les soubresauts et cahots de la piste auront vite fait de faire chavirer les ballots.

Avec l'équipage Edouardo/Barbara nous faisons enfin route vers la terre promise : Moremi.

Edouardo préfère me laisser passer devant. A cause de notre précédent voyage en Afrique Australe, il m'attribue une expérience que je n'ai pas vraiment...

Je leur ai fourni un talkie walkie et cela rend la route un peu ludique : "Éléphant on your right handside !!!"

Chemin faisant nous rencontrons outre les pachydermes, des girafes, kudus, et autres ongulés. En longeant Tsau Pan, nous voyons également nos premiers hippopotames.



Nos premiers passages de gués sont de la rigolade. Nous traversons de petites mares allégrement et nous nous amusons comme des gosses. 1st Bridge et 2nd bridge peuvent se dévier : pas de soucis.

Arrivés au camp de 3rd Bridge, nous découvrons avec mécontentement que le n°06 qui figure sur notre réservation est occupé. Nous allons rencontrer les locataires inattendus. L'emplacement est vaste mais ils se sont étalés. Véhicule, remorque, panneaux solaires (ils sont super équipés) ont été largement disposés. L'homme n'est pas aimable. Il me dit qu'il est là depuis 2 jours et que c'est SON emplacement et qu'il ne bougera pas. Ça commence bien. Dire que dans le Kalahari, nous avions déliré en imaginant des attitudes à adopter si notre camp était indûment occupé, allant jusqu'à évoquer des scènes dignes de la guerre des boutons....

Voulant être sûr de nous avant de déclencher une esclandre, nous nous rendons au Gate du camp situé à proximité. Après vérification sur son planning, l'employée prénommée Rachel nous dit que l'imposteur est aussi dans son droit, car son nom figure bien sur son listing, ainsi que le nôtre... Quoi !!! Comment !!! Rien à faire, nous n'aurons pas le plaisir d'aller déloger l'intrus. Rachel nous explique qu'il s'agit d'un grand emplacement et qu'il peut être divisé en deux. Elle n'y peut rien car elle reçoit le listing de la société mère qui fait les plannings. Tous les autres camps sont pleins : nous sommes victimes de surbooking !!!...

Nos amis espagnols sont dans la même situation. Leur emplacement, qui est plus petit, est aussi occupé. Rachel leur propose un emplacement "de secours" situé sur l'extrémité droite. Nos amis acceptent volontiers de le partager avec nous. Nous sommes soulagés car l'idée de cohabiter dans l'autre camp avec ce paltoquet ne nous sied pas du tout. Rachel nous met en garde de bien rester sur le début de l'emplacement. Avec sérieux, elle indique que la nuit, les hippos affectionnent le coin. Elle nous assure que dès demain et pour les deux nuits restantes nous aurons le camp n°6 rien que pour nous.

Après notre pique- nique, nous partons explorer un peu Moremi. Nous sortons de 3rd Bridge par le pont qui ne pose pas de réelle difficulté, si ce n'est qu'il commence à y avoir de belles ornières qu'il ne vaut mieux pas emprunter, en direction de 4th Bridge.

Je n'avais pas eu besoin de dégonfler mes pneus jusque là...erreur grave. Au milieu d'un passage particulièrement mou et ayant omis de passer en boite courte, je stoppe net : ensablé. J'essaye les premières manœuvres de dégagement : boite courte, première et marche arrière : Rien n'y fait : je m'enfonce encore. Nous dégageons les roues, je dégonfle jusqu'à 1,5 bar, mais toujours rien. Nous disposons les chaines de désensablement en caoutchouc, mais les roues n'accrochent pas. Au final, Edouardo réussit à me dépasser en roulant une bonne vingtaine de mètres dans le bush entre les buissons, où le sol est moins mou. Nous fixons la sangle de traction. Lui tractant avec son véhicule, les filles et junior poussant "au cul", nous réussissons à extraire le 4x4. La roue de secours était posée sur le sable...il était bien enfoncé. Il nous a fallu presque une heure. Nous sommes en nage, plein de poussière mais contents et nous congratulons avec ferveur.

Les quelques passages à gué suivants sont facilement franchis. Nous arrivons à 4th Bridge et cela semble un peu plus sérieux. Une bonne grosse mare doit être traversée avant d'atteindre un petit banc de sable qui précède le pont.



J'en profite pour vous indiquer que le pont est en fait une construction de rondins de bois. Deux rangées de rondins sont plantées à la verticale et servent de piliers pour une autre rangée de rondins disposée à l'horizontale, et sur laquelle il faut rouler :

un seul véhicule à la fois peut passer…

Un nouveau pont est en construction. Il sera bien plus long que le précédent qui commence vraiment à donner des signes de fatigue.

Un vieux 4x4 Toyota Land Cruiser manifestement utilisé par les rangers du parc est immobilisé au milieu de la mare : il est "stuck" comme ils disent, c'est à dire bloqué, embourbé. Son gros moteur diesel hoquette au ralenti, en faisant des bulles. Heureusement il a un snorkel.

Cela nous met dans l'ambiance. Un gros 4x4 transportant des touristes et un Toyota Hilux de location comme le nôtre essaient déjà de le sortir. Je prête ma sangle de traction qui fait 10 mètres de long. Le couple s'étant mis à la tache nous indique que eux aussi, sont restés bloqués hier...Edouardo n'est pas l'aise : après- demain, il doit passer par là pour continuer sa route. C'est également pour nous un jour après lui.



Les deux 4x4 ne parviendront pas à dégager "l'embourbé". Mais de ce que nous comprenons, d'autres véhicules plus puissants vont bientôt venir. Un équipage de deux 4x4 conduits par des Sud- Africains s'arrête également. Les deux conducteurs vont, en short et pieds nus, sonder la mare. L'eau atteint parfois le haut de leurs cuisses. Ils nous indiquent que "l'embourbé" est passé trop au milieu et qu'il faut plus serrer à gauche . Choses dites, choses faites, le petit convoi franchit l'obstacle sans encombre, l'eau arrivant quand même au- dessus des roues. A gauche ! Il faut serrer à gauche !....

Gentiment, nous regagnons le camp. Nous garons nos 4x4 nez contre nez, de manière à former une barrière en V, nous protégeant de ce qui peut venir de la rivière. Après la séance de lessive et des douches bienfaitrices, le soleil décline et le soir arrive. Nous faisons un beau feu de camp. Je découvre que, jusque là, Edouardo et Barbara faisaient cuire leur viande dans leur poêle sur le réchaud à gaz. Gamins de la ville va !! Je leur propose la cuisson aux braises, qu'ils apprécient d'autant plus que nous partageons notre bouteille de vin Sud Af.

Nous passons une bonne soirée ensemble, à converser et à mieux se connaitre encore. Soudain, des bruits de bris de branches nous arrêtent. Perception de la torche dont le faisceau éclaire un gros hippo qui surgit à moins de 10 mètres sur le côté de notre bivouac et se dirige d'abord vers nous. Petit moment de panique… je dis à tous de rentrer dans les voitures. Alors que le mouvement de repli s'opère, le gros pépère change de trajectoire et s'en va brouter un peu plus loin . Barbara n'est pas rassurée du tout car elle garde un mauvais souvenir des hippos lors d'un précédent voyage en Zambie.

La fin de la soirée sera entrecoupée de "coup de torche" pour s'assurer que le gros brouteur reste à bonne distance.

Mercredi 11 août.

Nos amis espagnols et nous avons la même intention de faire un tour en Mokoro, petite pirogue traditionnelle du delta. Nous quittons 3rd bridge et nous rendons à M'Boma boat station.

Chemin faisant, ne voilà-t-il pas que je m'ensable de nouveau. J'essaye de me dégager avec la boite courte et des avants-arrières mais en vain. J'avais bêtement regonflé un peu les pneus hier soir. Il me semble que l'Hilux manque un peu de couple dans les passages très sableux, si la "low gear" n'est pas enclenchée, cela peut planter. Je dégonfle encore, jusqu'à 1.2 bars. Un 4x4 du parc arrive et réussit à me contourner. Le chauffeur descend il me dit qu'il est pressé avec ses clients et qu'il n'a pas le temps de me tirer mais propose d'essayer de le sortir en conduisant. Je monte avec lui. Il fait hurler le moteur et patiner l'embrayage...rien : le 4X4 s'est encore plus enfoncé...il nous laisse là en disant que le seul moyen, c'est de lever les roues et de mettre des branches...Nous voilà bien....

Un peu aguerri à la manœuvre, nous nous y mettons et commençons à dégager les roues. La roue de secours au- dessous est encore "posée" sur le sable. Je cherche fébrilement le cric...je mets du temps à le trouver, sous le siège arrière, dans un petit logement de la carrosserie. Nous réussissons à lever une roue, en ayant calé le cric avec du bois pour ne pas qu'il s'enfonce dans le sable. Nous déployons une chaine en caoutchouc et la glissons sous la roue. On arrive à dégager la deuxième roue avant. Malgré tout cela, le 4x4 refuse de s'extirper. Bien que le hors- piste soit difficilement praticable, Edouardo réussit aussi à me contourner dans les traces de l'autre véhicule et va se poser 10 mètres devant, b là où le sable parait moins mou. On relie les deux 4x4, et conjuguant la poussée arrière des filles et de junior, la traction du 4x4 et un rugissement de moteur, l'Hilux s'extrait finalement de sa prison de sable et je regagne un sol moins mou. Seulement, dans la manœuvre Edouardo a planté le sien...moins profond mais suffisamment bloqué.



Rebelote, on dégage les roues et cette fois, on réussit à le sortir juste en poussant à quatre.

La journée commence bien ! On a perdu une heure.

Lorsqu'on arrive enfin à M'Boma, il est plus de 10H00.

M'Boma boat station est composé d'une cabane, d'un petit ponton de bois qui donne sur un petit bras de rivière et c'est tout. Il n'y a personne excepté deux chauffeurs de 4X4 de promenade, dont celui qui nous a enfoncé l'Hilux un peu plus profond dans le sable...Ils nous disent que les « pullers » (nom donné à ceux qui dirigent les mokoros à l'aide de perche) sont partis avec leur groupe de touristes et qu'ils reviennent vers 11H00. On attend sur place et effectivement les pirogues reviennent. Durant l'attente, nous rencontrons un équipage formés de 2 couples de quinquagénaires : des anglais et des italiens. Ils se sont rencontrés lors d'un précédent voyage et sont devenus amis. Cette fois ils partagent l'aventure et le même 4x4 : belle histoire.

Les pullers reviennent. Nous discutons avec eux et ils sont très clairs : la balade qui dure une heure ne sera pas un moment de rencontre animalière. Il n'y aura ni croco, ni hippo, ni éléphant. C'est plutôt un moment de détente, une façon de découvrir les bras du delta et d'en apprendre un peu plus.

Nous partons donc pour une gentille balade à travers les roseaux. Ma douce et junior partagent le même Mokoro et je suis seul. Nos amis espagnols sont également de la partie. Leur pullers parlant bien anglais, ils apprendront tous les 4 une foule de choses intéressantes sur la faune, la flore et la vie du delta. Mon puller parlant peu anglais, je reste un peu sur ma faim, captant parfois les conversations des autres embarcations



La balade terminée, nous quittons M'boma et poursuivons la boucle que fait la piste. Nous débusquons un joli endroit face à un petit étang qui s'avère être un agréable spot de pique- nique, d'autant que des girafes nous font face.





Nous reprenons la piste et continuons notre exploration. Nous traversons une zone de bush et arbustes assez dense, imposant un trajet sinueux à la piste. Au débouché d'un virage, nous tombons nez à nez avec un éléphant qui nous barre la route. Manifestement nous sommes trop près de lui et cela ne lui plait pas. Il déploie ses oreilles, agite sa trompe et avance vers nous brusquement en faisant voler la poussière : Il nous charge ! J'enclenche la marche arrière, nous ne sommes pas de taille... Édouard a vu la scène et opère également un repli. Les rétroviseurs extérieurs percutent les branchages, ce n'est pas simple de reculer dans un virage, sans pouvoir se retourner, avec un œil dans le rétro et l'autre sur le belliqueux pachyderme. L'adrénaline monte vite et le cœur bat la chamade : c'est bigrement impressionnant et on a pas le temps de disserter sur cette interrogation fondamentale : est-ce du lard ou du cochon ? Estimant nous avoir fait suffisamment reculer, Babar cesse sa charge et regagne le bush. Nous découvrons alors qu'il n'était pas seul, nous sommes presque entourés d'éléphants. Nous décidons de ne pas rester planté au milieu et accélérons un peu pour nous éloigner. Au virage suivant, nous sommes confrontés à une mère et son petit. Hou-là, c'est pas bon si elle prend peur. Nous entamons une marche arrière immédiate, avant qu'elle ne se décide à charger. Cette fois, comme elle quitte la route, nous passons rapidement. Elle prend le parti d'emmener son rejeton dans le bush et c'est tant mieux. Le coup de sueur passé, nous expirons enfin. Waow !!! quelle rencontre, quelles sensations !!!

Junior confesse que durant toute la scène, il se chantait intérieurement : "Un éléphant, c'est pas méchant ! ... un éléphant, c'est pas méchant ! " Quant à moi, j'ai les mains moites et les pieds poites......



Peu de temps après, nous croisons un véhicule. Je leur fais signe de s'arrêter et les avertis du troupeau qui squatte la piste en amont. Échange de bons procédés le chauffeur me donne les coordonnées GPS de l'endroit où se trouverait un lion, perché dans un arbre au bord de la piste.

Excités, nous parcourons le bon kilomètre qui nous sépare de ce lieu. Arrivés à peu près au point, ce n'est plus dans l'arbre, mais couché au milieu de la piste que le gros mâle s'est posé ! Nous nous postons pour l'observer mais rapidement, pépère se lève et grimpe dans un arbre. Certes, l'arbre n'est pas très haut mais est bien à 3-4 mètres de hauteur. Comme quoi, si un jour nous sommes coursés par un lion, grimper dans un arbre n'est pas forcément une bonne idée.

Après une bonne dizaine de minutes d'attente, nous finissons par le quitter, toujours perché sur la branche, d'autant plus qu'il ne nous montre plus maintenant et ostensiblement que son postérieur et ce qui fait de lui un mâle...

500 mètres plus loin, alors que le bush s'est bien clairsemé, nous admirons plus posément une famille d'éléphants. Ils sont à bonne distance cette fois.

Nous poursuivons notre exploration jusqu'à 2rd Bridge où nous remarquons des Letchwes, belles antilopes plus grandes et trapues que les impalas, puis regagnons le camp. Cette fois nous avons invité nos amis espagnols à partager ce camp avec nous, ce qu'ils ont accepté avec joie.

Ce fut une belle journée. Nous la terminons agréablement autour du feu à s'en remémorer les passages. Nous faisons gouter à Edouardo et Barbara du Crocodile. Nous en avons acheté des tranches de queue à Maun. La chair est blanche, à mi-chemin entre la lotte et les cuisses de grenouille. Cela ne vaut pas une côte de bœuf. Junior goûte aussi sans être convaincu de l'intérêt culinaire de cette viande. Heureusement la belle pièce de bœuf grillée qui suit, mariée à un Syrah du Stellenbosch, relève le niveau des saveurs.

Pour en finir avec les émotions, alors que nous faisons la vaisselle dans les lavabos extérieurs de "l'ablution block", un hippo nous surprend. Il est à une quinzaine de mètres de nous aux abords des ballons d'eau chaude, en train de brouter. Tandis que Junior et ma douce s'activent à laver et essuyer la dinette, je surveille l'animal...au pire on se réfugiera dans les douches. Le gros cheval des fleuves reste placide et s'éloignera tranquillement avant notre départ.

Jeudi 12 aout.

Ce matin, Edouardo et Barbara nous quittent pour poursuivre leur aventure jusqu'en Namibie. Nous leur avons donné quelques conseils (faire pique- nique le soir sur les points d'eau éclairés d'Etosha, admirer le coucher de soleil sur la dune Elim à Sesriem...)

Nous les accompagnons un bout sur la piste. Nous avons décidé de franchir avec eux le gué de 4th bridge, par esprit d'équipe, au cas où...

Après avoir une nouvelle fois repéré les lieux, nous nous lançons à l'eau...seconde en boite courte, nous suivons la trajectoire "bien à gauche" et passons sans encombre. Edouardo et Barbara nous précèdent et nous nous arrêtons sur l'îlot sableux, juste avant le vieux pont de bois, pour nous congratuler, comme si nous venions de réaliser un véritable exploit. Nous passons ensuite le vieux pont. On sent les rondins rouler et se soulever sous les roues...il est vraiment temps qu'ils en construisent un autre.



Avant Xakanaxa, nous nous séparons non sans nous être embrassés et étreints. Vivre un petit bout d'aventure ensemble et partager des émotions tissent des liens....

Nous explorons les différentes pistes menant vers Jesse pools et Hammer pan. La plupart finissent en cul de sac dans l'eau. Nous avons l'occasion d'admirer hippos, girafes, zèbres et plein de singes Vervets dont les mâles arborent fièrement de belle paire de "couilles bleues", leur donnant une si grande popularité auprès de la gente féminine. Par moment la piste est si défoncée qui faut marquer l'arrêt et calculer la trajectoire entre les profondes ornières et les trous infranchissables.

Il nous faut revenir vers 3rd bridge d'autant que nous voulons retourner sur les traces du lion. De retour à 4th bridge, un 4x4 est bloqué sur le vieux pont. Un rondin a cédé et sa roue arrière est coincée. Plusieurs autres véhicules sont déjà à l'arrêt. Les premières manœuvres semblent vaines. Au final, un puissant Toyota Land Cruiser de brousse arrivera à le tirer de là. Des morceaux de rondins sont remis dans le trou du pont. A notre tour de passer, non sans une certaine appréhension. Le pont franchi, il nous reste la mare profonde. Deux 4x4 sont arrêtés de l'autre côté. Les chauffeurs circonspects examinent le gué. Ils sont comme nous la veille...

Fort de notre expérience, nous franchissons sans faillir, dans la trajectoire la moins profonde. L'un des chauffeurs lève son pouce : il sait maintenant par où passer.

Nous faisons une halte pique- nique en compagnie de Letchwees qui pataugent dans l'eau. Nous remontons la piste vers M'boma. Soudain sur notre gauche, à proximité d'une mare et allongé entre deux buissons, un gros lion fait la sieste. Nous nous postons à l'affût. Le temps passe et Pépère dort profondément. C'est tout juste si de temps à autres il relève un tant soit peu la tête. Un troupeau d'impalas approche. Il contourne le point d'eau. Marchant à la queue leu leu, les gazelles ont flairé le lion. Inquiets et sur leurs gardes, ils poursuivent leur route, le regard rivé en direction du lion. Nous avons un temps espéré une réaction du roi des félins mais il n'en a que cure. Il termine sa royale sieste sans un regard sur la cohorte de steaks sur patte. Restant sur notre faim, nous nous approchons par étape, quittant la piste et rejoignant le point d'eau. Nous contournons les buissons, roulant entre eux et la mare, nous atteignons le lion toujours couché. Il s'assoit un instant en nous toisant . Nous nous sommes arrêtés à deux mètres de lui. Moteur coupé, on s'observe mutuellement. Manifestement convaincu de notre parfaite innocuité, il se détend et reprend sa somnolence. Nous restons là, un bon moment à nous délecter de sa si proche présence, détaillant l'animal sous toutes ses coutures. Ma douce est impressionnée par ses grosses pattes. Ses nombreuses cicatrices attestent d'une vie déjà riche et mouvementée. Par moment, il se redresse, baille, nous jette un coup d'oeil nonchalant. Nous en profitons pour remplir notre carnet de voyage des quelques jours manquants.





Puis, repus du lion, nous le laissons, le saluant comme lorsqu'on quitte un vieux pote.

Il est temps de regagner notre camp. A l'approche de 3 rd Bridge, nous remarquons la présence de troupes de babouins. Tous se dirigent vers les camps...

En effet, les babouins jusque là si discrets nous rappellent combien ils sont ici chez eux. Ils ont envahi notre espace. Ils sont partout et ont dévasté la poubelle. Je l'avais accrochée en hauteur sur un tronc...gros malin, comme si un singe ne savait pas grimper.....

Armés de nos gourdins, Junior et moi faisons un remake de la guerre du feu. Émettant des sons gutturaux, frappant le sol et les troncs d'arbres nous leur donnons un "Haka" sans doute assez convaincant car ils se retirent des lieux, battant retraite dans les grands arbres. Nous nous manifestons virilement à chaque fois que l'un d'eux tente de se rapprocher, réussissant à leur imposer finalement une zone franche : ils n'envahiront plus les petits arbres qui cernent notre bivouac.

Cet épisode va inaugurer de ce qui va suivre et qui sera la plus folle nuit de notre périple. Ce soir, cela va être la fête au village...on voulait du sauvage, on va être servi...

La nuit tombée, le feu est prêt pour la soirée. Régulièrement les babouins se battent dans les grands arbres qui nous entourent. Les mâles poussent des cris rendus encore plus impressionnants par l'obscurité. Alors que je m'apprête à griller les saucisses, un grand crac nous surprend, puis un autre, puis encore un autre...le bruit vient de derrière le 4x4 et c'est tout prêt. Munis des lampes, nous éclairons les buissons. Dans les faisceaux, nous découvrons la cause de notre émoi : un gros éléphant arrache consciencieusement les branches des buissons qu'il enfourne dans sa gueule. Il est là, planté à 10 mètres de nous et ne semble pas vouloir bouger. Nous évitons de trop l'éclairer de peur de l'énerver. Nous poursuivons tant que vaille notre diner, jetant de fréquents coups d'œil à notre inquiétant et imposant voisin. Je mange parfois debout, m'assurant que le mastodonte est toujours derrière le 4x4, seul rempart entre lui et nous. Nous n'avons pas peur mais ne sommes pas sereins. C'est une drôle de sensation, entre l'exaltation de cette rencontre et la conscience que cela peut basculer de façon incontrôlable. Junior reprend ses incantations : « un éléphant c’est pas méchant…. »

Alors que nous tentons de nous détendre autour du feu, un autre crac provient de l'autre côté de notre camp. Cette fois, c'est un gros hippo qui a décidé de traverser notre espace. La fourchette en l'air, nous arrêtons de respirer le temps qu'il traverse tranquillement...damned, nous étions encerclés.

Au bout d'un long moment, l'éléphant s'éloigne un peu, faisant retomber notre tension. Nous l'entendons toujours et le voyons distinctement lorsque nos torches l'éclairent.

A un moment, l'animal défèque. Nous sommes sous le vent et la forte odeur caractéristique qui s'en dégage nous assaille les narines...si çà c'est pas de l'immersion en contrée sauvage...

Nous profitons des braises pour y faire griller avec gourmandise des chamallows...qui n'a pas fait griller des chamallows au coin du feu ne peut pas comprendre.....

Il est temps d'aller dormir...Babar s'est éloigné.

N'allez pas croire que cela s'arrête là...la nuit de fait que commencer.

Les babouins qui s'étaient un temps calmés se manifestent soudain. Il doit y avoir un casus belli là- haut. Des cris stridents, des hurlements rauques transpercent la nuit. Il y a bagarre, coups et morsures. Certains cris expriment la douleur....on ne rigole pas chez les babouins. La lutte dure un bon moment puis le calme revient. Il doit y avoir un gagnant et un perdant. La trêve sera courte… Pas assez pour s'endormir.

Crac !!! Crac !!! l' éléphant est revenu. Il poursuit son festin là où il l'avait commencé et nous maintient bien éveillé. Comment peut on dormir avec un tel voisin. On se sent tout petit dans la tente. Ma crainte est qu'il contourne le 4x4 et se prenne les pieds dans l'échelle des tentes qui servent également de pilier. On serait dans de beaux draps...

L'éveil dure tant qu'il reste proche...on écoute le moindre de ses bruits, enfouis profond dans les duvets....

Finalement, ayant probablement épuisé toutes les ressources naturelles des buissons, il s'éloigne de nouveau et le silence revient, assez pour glisser dans les bras de Morphée.

Je me réveille dans la nuit et regarde ma montre : 04H30....hum, j'ai le temps pour un second dodo...soudain j'entends au loin le son sourd et reconnaissable du rugissement d'un lion. C'est la première fois que je l'entends "en vrai" chez lui, dans la nature. J'écoute et bientôt un nouveau rugissement...puis un autre...les sons s'amplifient, il se rapproche. Je réveille ma douce : "écoute.. . un lion rugit". Tous les deux, calés l'un contre l'autre, nous tendons l'oreille. Progressivement, le ou les lions se rapprochent encore jusqu'au point culminant où l'un d'eux rugit au pied du 4x4. Le son est assourdissant, puissant et palpable : les ondes me traversent le torse, je sens les vibrations et mes poils se dressent... waow quelles sensations. Immobile et la respiration en suspens, j'ai l'impression que pendant quelques instants, le temps s'est arrêté.

Nous les entendons encore rugir plusieurs fois. Puis enfin, le silence revient pour de bon. Je regarde ma montre, il est 05H00.

Je me recroqueville dans mon duvet et me laisse bercer par mes émotions.

Vendredi 13 aout

Au petit matin, notre premier réflex est de chercher les traces. Nous les trouvons tout de suite, le long du 4x4. Des grosses pattounes de lion longent notre véhicule. Un frisson intérieur me parcourt...cela n'aurait pas été une bonne idée de descendre faire pipi.....

Alors que nous apprêtons au rituel matinal du petit déjeuner, ma douce nous appelle : "regardez ! Il est là !" : notre pote Babar est revenu. Il se trouve dans les buissons avant le bloc sanitaire à vingt mètres de nous. Suffisamment loin pour ne pas nous inquiéter mais trop prêt pour que nous allions dans le bloc sanitaire.



Alors que nous l'observons, deux hommes surgissent à pied. Ils remontent le chemin et se dirigent vers les douches. Dans le même temps, un babouin vient perturber l'éléphant qui bouge de quelques mètres et arrive sur le chemin. A cause des buissons, les deux hommes ne l'ont pas vu. Ma douce leur crie : "Watch out ! an elephant !" juste au moment où l'éléphant les aperçoit. Les deux hommes font un joli bond et déguerpissent en courant. Bien leur en a pris car l'éléphant a décidé de charger. Les quelques mètres gagnés grâce à l'intervention de ma dame font que l'éléphant arrête sa charge avant de les rattraper, estimant que les deux intrus se sont suffisamment éloignés.

Ouf, plus de peur que de mal... ils s'en souviendront longtemps de leur matinée à 3rd bridge.

Nous discutons avec un Sud- Africain qui s'est invité dans notre camp pour voir l'éléphant. Il nous explique qu'il faut être prudent car la bête a des traces de musc visibles sur la tête : il est en rut et donc plus agressif de d'habitude...

Après le petit déjeuner, l'éléphant a quitté les environs du bloc sanitaire pour jeter son dévolu sur le feuillage d'un grand arbre, sous lequel est stationné un 4x4 toutes tentes dressées sur le toit. C'est le camp à côté du notre. Je traverse l'espace buissonneux et boisé qui nous sépare et assiste au spectacle : un homme est tapi derrière le 4x4 et de l'autre côté l'éléphant arrache les feuilles de l'arbre. Prudemment il prend des photos. Je le prends moi-même en photo dans cette situation. Ce que je ne sais pas et qu'il m'apprendra plus tard, c'est que ses enfants sont encore dans les tentes, à deux mètres de l'éléphant. Je lui promets de lui envoyer par mail les photos. Ce que j'ai fait à notre retour. Il m'a répondu en me disant qu'elles avaient fait sensations auprès de ses amis.



Nous quittons 3rd Bridge et nous dirigeons vers Xakanaxa pour rejoindre North Gate. Nous passons sans encombre 4th bridge et reprenons des petits chemins empruntés la veille.

Ma douce va essuyer la plus grosse déconvenue de notre voyage. Alors qu'elle veut vider la carte SD de son pentax K10 sur notre lecteur et stockeur d'images, elle s'aperçoit que les fichiers de la carte sont corrompus : impossible de lire les photos ni avec le lecteur, ni avec l'appareil photo. 3,7 gigas de photos illisibles... de Maun à aujourd'hui.

Elle énumère avec désespoir les images perdues : le survol du delta, le lion, le mokoro, les éléphants, une multitude d'animaux, d'oiseaux et toutes ces tranches de vie.... Heureusement qu'une partie des évènements ont été doublés avec le second appareil mais il n'empêche que c'est avec le réflex que les plus belles photos se font...

Ceux qui aiment la photographie comprendront le profond désarroi de ma douce. A notre retour nous avons envoyé la carte SD à deux sociétés spécialisées dans la récupération de données, mais hélas sans succèsNous gardons quand même cette foutue carte, au cas où un jour, la technologie vienne à bout de ce bug. Cette carte deviendra avec le temps un précieux objet mystérieux, renfermant des trésors oubliés... . (Petit message personnel : mais si vous avez d’ores et déjà des tuyaux pour sauver ces photos, écrivez-moi !)

Alors que nous sillonnons les pistes dans une zone assez boisée, nous repérons un 4x4 bardés de touristes en train de regarder une horde de babouins s'agiter. Nous nous postons un instant. Ma douce souffle soudain : " là haut dans l'arbre !! un léopard !!!"

Il m'a fallu quelques instants pour distinguer la bête, les taches de son pelage se confondant avec les branches, les feuillages et les points de lumières. Une fois le gros 4x4 parti nous nous stationnons le plus prêt possible de l'arbre et dans le meilleur axe qu'il soit. Le léopard est pour l'instant couché sur une grosse branche. Nous ne voyons pas sa gueule, dissimulée par un bout de l'arbre. Patiemment, on attend.

Nous ne sommes pas les seuls à avoir débusqué la panthère. Bientôt les babouins l'ont aperçu aussi. Nous assistons alors à une singulière scène : des babouins sont montés dans un arbre faisant face à celui du léopard. Perchés aux extrémités de branches, ils hurlent, invectivent et provoquent par gestes le félin. Dérangée par le vacarme, la panthère se réveille et feule après les insolents, pour la plus grande joie de Miss kodak qui mitraille le gros minou tacheté. Puis, enhardis par l'effet de meute, les babouins montent à l'assaut et délogent la Panthera Pardus qui finit par battre en retraite dans la cime du grand arbre, sous les harcèlements primates qui resserrent leur encerclement. A la jumelle, et plus tard confirmé sur les photos, le léopard présentait une blessure à la cuisse. Peut- être que sans ce handicap, il aurait durement rossé le premier cynocéphale insolent à oser s'approcher trop prêt.





Junior est ravi (et nous aussi !) : il accroche une nouvelle fois le Big Five à son tableau de chasse : rhino, éléphant, lion, buffle et léopard. Comme tous les ados, il est insatiable, car maintenant il veut son Big Cat : lion, léopard et guépard...

Nous reprenons la piste et quelques éléphants après, nous atteignons Xakanaxa que nous contournons, direction North Gate. Après avoir parcouru les 2/3 de la piste, nous arrivons à un gué large de 15-20 mètres qui nous avait été annoncé par les rangers comme pouvant poser problème. Ma douce enfile des chaussons de caoutchouc et munie du gros gourdin, entre dans l'eau. J'avais entaillé le bâton pour marquer la limite de la profondeur au delà de laquelle il n'était pas raisonnable de se risquer, au risque de noyer le moteur. Par trois fois, la limite est bien dépassée et l'eau affleure le haut de ses cuisses. Sans snorkel, si l'eau entre dans la prise d'air du moteur...le voyage s'arrêterait là pour quelques jours.



Nous sommes dubitatifs et partagés. Dans un sens je me dis que cela devrait passer. Dans un autre, nous sommes seuls, sans assistance immédiate. Pour une fois, j'écoute la prudence et malgré que cela nous oblige à un large détour, nous rebroussons chemin pour redescendre sur South Gate et prendre une autre piste qui mène à North Gate…une rallonge de 2 bonnes heures quand même.

Nous arrivons enfin à North Gate. Nous avons encore malgré tout du temps devant nous. Nous sommes curieux d'aller voir le gué après le village de Khwai, annoncé comme le plus délicat à franchir. Nous traversons le pont de bois qui enjambe la rivière. Il est long et neuf. Il y a juste la place pour un véhicule et les piétons qui le traversent, doivent frôler la rambarde pour croiser notre voiture. Nous traversons le petit village de Khwai et atteignons le gué. Misère, ce n'est pas un gué, c'est une rivière !!!. Jamais on ne passera...



Deux véhicules sont arrêtés également : un 4x4 Toyota Fortuner V6 et un fourgon Mercedes 4x4.

Deux couple quinquagénaires voyagent ensembles. Ils sont sud africains. Je leur demande s'ils comptent traverser. "We just did it !!" me dit l'un d'eux. Très amicalement, ils m'expliquent qu'ils ont payé les services d'un garde du parc et il leur a montré la marche à suivre ainsi que le trajet exact qu'il faut prendre pour traverser. Il faut entrer dans l'eau par la gauche, viser un bout bois, bifurquer sur la droite, viser un autre bout de bois, puis bifurquer sur la berge et sortir par la droite ..... euh… rien que çà ? Ils poursuivent en indiquant que le Ranger leur a aussi fait passer le second gué, également délicat et les a mené jusqu'à la transit road en passant par un chemin qui ne figure pas sur les cartes. Maintenant ils ont tout sur le GPS. Nos sympathiques interlocuteurs ont donc refait le chemin inverse, retraversé les gués. De ce fait, ils pourront de nouveau sans encombre les franchir demain matin....impressionnant de logique.

Incroyable...nous avons une chance inouïe de tomber sur eux.

Je leur demande si à leur avis, je pourrai passer avec mon 4x4. C'est sans problème me disent- il : il a presque la même garde au sol que le leur qui n'a également pas de snorkel mais il faudra bien suivre le tracé car sinon, il y a risque de noyade....rassurant...

Enfin je leur demande s'ils acceptent que nous passions avec eux demain matin. Bien sûr, on est "welcome". Ils quitteront North Gate à 08H00. Nous repartons avec eux vers le camp. Nous nous arrêtons tous à la seule minuscule épicerie du village de Khwai. Nous sommes en rupture de coca et de chips pour l'apéro. Nos nouveaux amis sud- africains sont débonnaires et blagueurs. Ils invitent ma Douce à entrer dans le petit magasin, d'ordinaire non accessible aux clients qui se font servir par l'épicière, postée derrière une grille surmontant un comptoir. Ils expliquent à l'épicière d'abord réticente que nous sommes français et qu'il nous faut voir ces merveilleuses petites boutiques africaines où on trouve de tout. Personne ne pouvant résister à leur bonne humeur, la patronne autorise ma Douce à entrer dans la mystérieuse échoppe qui contient effectivement presque tout. Elle y déniche même de véritables verres à vin. Çà tombe bien, l'un des nôtres n'a pas supporté les cahots et soubresauts de la piste. Elle prend un verre de l'étal et en fait tomber d'autres qui se brisent en mille morceaux. Il s'en suit une partie de rigolade à laquelle adhère la patronne après que nous lui ayons assuré que nous payerons les dégâts.

Nous nous arrêtons un peu plus loin dans le village où quelques petits gamins jouent le long de la piste. Ils ont droit à une distribution de petits jouets et nous à des grands sourires.

Nous profitons encore du temps qu'il nous reste et partons pour un petit drive d'une heure sur les pistes au nord de North Gate. Nous y débusquons une grosse horde d'éléphants qui traversent juste devant nous. Par notre soudaine présence, nous scindons le groupe en deux : ceux qui sont passés et les autres...cela les énerve un peu et ils nous le font savoir au moyen de « secouades » de trompes, de têtes et d'oreilles.

Pour éviter tout malentendu, nous effectuons une prudente marche arrière d'une bonne quinzaine de mètres, histoire de montrer notre bonne volonté. La politesse est payante car les pachydermes de l'arrière garde traversent tranquillement la piste sans plus nous inquiéter.



Après une rare douche bien chaude, le diner et la soirée seront calmes, juste entrecoupés de grognement d'hippopotames et de rugissements lointains de lions...la routine quoi...

Cette nuit, je dors mal. Les franchissements de gués à venir me perturbent et me hantent...et si je plante et noie le 4x4 ?.....au petit matin ma Douce avoue avoir eu les mêmes angoisses nocturnes. La pression monte.

Samedi 14 août

A 07H55 nous sommes devant le camp de nos amis sud- africains...pas question de rater le rendez- vous avec nos guides-passeurs.

En convoi, nous atteignons l'objet de nos tourments. Nous nous stationnons devant la rivière et contemplons le défi. Comme pour me rassurer, Léon le Sud- Africain me donne les derniers conseils quant à la conduite et l'accélération et me remémore le tracé. Il finit ses explications par une phrase qui résonne dans ma tête et qui me met pas vraiment à l'aise : "don't go over that point or your get drowned !!"!"!"!"!"!" en gros, ne dépasse pas cette limite ou tu te noies.....

Puis, sûr de lui, Léon et son épouse se lancent dans la traversée. Leur gros toyota a bientôt l'eau au ras du capot...gauche, droite, gauche tout droit et les voilà sortis de l'autre côté de la rive. Ils se stationnent et Léon se poste au bord de la berge. Il me parait soudain tout petit. Il me fait un grand geste que l'on peut traduire par "A ton tour mon gars !!"



Bon, ça y est, c'est le moment de vérité.....

L'autre équipage avec le fourgon Mercèdes 4x4 va fermer la marche.

Nous montons dans l'Hilux. Boite courte, première puis seconde et on entre dans l'eau, tout droit vers le piquet. L'eau monte au niveau des ailes, le point de non- retour est atteint : c'est le moment de virer à droite. Le nez pique un peu et l'eau passe par -dessus le capot. Pas un mot dans le vaisseau, la tension est à comble. Puis je vire à gauche jusqu'au second piquet et redresse pour viser la berge. En face, Léon me fait des grands signes comme pour me diriger. Le sol monte enfin et le niveau d'eau baisse : C'est passé !!!. On sort du 4x4 maintenant sur la berge et se congratule comme des vainqueurs de finale. Jamais, au grand jamais nous n'aurions franchis l'obstacle seul.



Jan et son Mercedes franchissent sans difficulté le grand gué. Il faut dire que sa garde au sol est bien plus haute et qu'il est équipé d'un snorkel...le grand luxe.

Léon me confie alors qu'au- delà du premier piquet, il y a 2 mètres de profondeur et qu'il a eu un peu peur car selon lui, j'ai bifurqué un peu tard......

Nous poursuivons notre convoi à travers un bush dense. Nous atteignons le second gué. Il est moins long que le premier mais ressemble aussi à une petite rivière. Enjoué, Léon me demande par où je passerais. L'eau me parait plus clair à gauche et je lui désigne donc cet endroit. Hilare, il me dit que par là, l'eau est à 1,50 mètre de profondeur....et que "I'd get drowned". Il faut donc serrer à droite. Léon va tout de même sonder la rivière car ils ne sont plus très sûr si c'est tout à droite ou au milieu droite. Par endroit, l'eau mouille son short pourtant court et Léon est plus grand que moi.

Le tracé finalement défini, nous nous lançons dans le même ordre que précédemment.

Pas de soucis, on franchi sans encombre, l'eau va juste effleurer le capot le temps d'une caresse. A l'arrêt qui suit ce passage, ma douce fait un gros hug de remerciement à Léon et dans le feu de l'action fait valser le Panasonic dans la boue....Après nettoyage, il fonctionne toujours.

On roule sur la piste oubliée, une vieille trace de chemin de chasseur, pour déboucher sur une vaste étendue sèche, zébrée de différentes pistes. Au bout de cette cuvette, un immense troupeau de buffles est posé, près de la lisière d'une zone boisée. Nous nous arrêtons de nouveau. Selon de GPS de Léon, il va falloir passer auprès du troupeau. Nous comptons les bêtes en façade : environ 50. Il y a plusieurs centaines de têtes en tout. Soudain, alors que nous observons à bonne distance les nombreux et massifs Syncerus Caffer, nous sommes témoins d'une scène animalière peu commune : quelques puissants buffles chargent une lionne qui s'était approchée trop près du troupeau. La lionne détale à grandes foulées sans demander son reste, un coup de corne de ces colosses cornus pouvant l'éventrer sans peine.

Le troupeau ayant un peu bougé, nous reprenons la piste et passons suffisamment au loin pour ne pas, nous aussi, se faire charger.

Nous atteignons finalement une large piste et un pont en béton tout récemment construit. Cet ouvrage moderne à peine terminé fait tache. Comme surgit de nulle part, il est la seule représentation de la modernité à des kilomètres à la ronde.

Nos routes se séparent et c'est au milieu de ce pont que nous disons chaleureusement au revoir à nos guides providentiels et échangeons nos coordonnées. C'est promis, s'ils viennent en France, ils auront droit à un bon repas maison, arrosé de jus de raisins quelque peu fermentés et vieillis au moins une bonne décennie.

Maintenant, de nouveau seuls, nous mettons le cap sur Savuti. La piste est si sableuse que parfois, on ne dépasse pas les 15-20 km/h, en restant en seconde pour garder du couple. On atteint Mahabe Gate à 10H30.

Avant d'arriver à Savuti, nous prenons une petite piste secondaire qui mène aux Bushmen Hills. Il y a quelques collines pierreuses dans le paysage, rares reliefs que nous ayons vu depuis longtemps. Nous faisons une halte au pied d'un gros baobab et nous y pique-niquons. Nous faisons une autre halte aux pieds de Bushmen Hills et y grimpons à son flanc pour y débusquer une peinture rupestre estimée à plusieurs milliers d'années. Du haut de cette colline, nous surplombons la rivière et à perte de vue, un mélange de savane et bush. On distingue même quelques éléphants en maraude.



Arrivé à Savuti, il nous reste encore au moins 2 bonnes heures de route pour arriver à Linyanti.

Nous traversons le Savuti Channel par le gué situé à proximité du camp : c'est une simple formalité pour les désormais pro du franchissement que nous sommes devenus.......

La piste entre Savuti et Linyanti est encore plus pénible. Le sable mou nous sort pas les yeux. On en est presque à souhaiter une portion d'autoroute avec un bon goudron bien lisse...

Alors que nous venons de passer un troupeau d'éléphants, je me mélange les vitesses dans un passage horriblement mou. Voulant passer de la seconde à la première car le 4x4 peine beaucoup, j'enclenche malencontreusement la troisième. La sanction est immédiate et sans appel : plantage et ensablement !! J'avais pourtant pas beaucoup de pression...mais assurément encore trop.

Impossible de se dégager en boite courte. Il nous faut un bon quart d'heure de coups de pelle et dégonflages successifs jusqu'à 1.1 bar pour pouvoir s'extraire du sable. Les éléphants n'ont pas eu la mauvaise idée de prendre la piste vers nous et c'est tant mieux.

On arrive enfin à Linyanti. Le camp est à 5 kilomètres de la Gate. La piste est défoncée, pleins d'arbustes et d'arbres sont cassés (merci les éléphants !!) et entravent parfois complétement de passage, obligeant à des petits détours entre les arbres encore intacts.

Arrivés au bord de la rivière, le camp n°2 qui nous est alloué est occupé par 6 véhicules. Les tentes sont montées et une quinzaine de personnes ont envahi le terrain.

Contrariés, nous allons les voir. C'est une grande famille sud- africaine, certains des mâles de la tribu auraient pu jouer dans "la Délivrance" et cela ne me dit rien qui vaille. Le patriarche vient parlementer avec nous. Le gaillard n'est plus tout jeune mais c'est un colosse. Du haut de mon bon 1,80 mètres et malgré mes 95 kg, je fais chétif...

Il explique qu'ils avaient le camp n°01 mais qu'il est trop petit donc ils ont pris le N°02 et nous laissent le n°01 : C.Q.F.D. Son ton est un peu du style : c'est à prendre ou à laisser....

Même si junior a passé sa ceinture marron de karaté, ils sont bien trop nombreux. A 3 contre 15, on va vite se retrouver en slip dans la rivière, avec les hippos et les crocos.

Faisant contre mauvaise fortune bon cœur on se résigne à aller au camp N°01.

Effectivement plus petit, ce camp est toutefois très bien situé, en surplomb de la rivière, avec une superbe vue aux alentours. Dommage qu'il soit si proche du N°02. Manquer d'intimité dans un lieu si perdu, c'est un peu le comble.



Nous installons notre bivouac face à la rivière qui forme presque un étang à cet endroit. De temps à autres, des hippos émergent et des éléphants traversent. Alors que le feu commence à crépiter, nous nous délectons du coucher de soleil qui nous fait face. Les bruits de la nuit résonnent plus fort qu'à l'habitude, l'eau induisant une vie bien plus dense.



Alors que nous dormons à poing fermé, nous sommes réveillés par des cracs tout proches : un éléphant dine dans les buissons voisins, à une douzaine de mètres de nous, décidément.....

Puis un autre son prend le relai : des sourds schroumpfes-schroumpfes. C'est maintenant un hippopotame qui sillonne la berge juste en contre bas et qui broute consciencieusement l'herbe. Nous réveillons Junior qui pionce dur dans la tente mitoyenne du toit. Il affectionne particulièrement les hippos. A la lueur des torches, et du haut de nos perchoirs, nous regardons un bon moment la mahousse tondeuse à quatre pattes, transformer la berge en green de golf.

Dimanche 15 aout

La famille Pierreafeu a quitté la zone. Nous sommes maintenant seuls dans les parages, hormis la horde de babouins qui est venue tenter un raid et que nous avons mis en déroute. Les autres emplacements sont beaucoup plus loin, hors de vue et d'oreille. Nous effectuons un petit drive le long de Linyanti. La faune n'est pas très dense et hormis les éléphants et ongulés de rigueurs, nous ne ferons pas de rencontre inoubliable. Nous poussons même sur une bonne vingtaine de kilomètres, empruntant une espèce de très large piste sableuse en ligne droite qui finit en cul de sac face au Savuti Channel. Pas d'animaux à l'horizon, nous faisons vite demi- tour et regagnons Linyanti : en route nous croisons antilopes roannes, Kudus et éléphants. La grande largeur de la piste rectiligne et les passages de sables pas trop mous incitent à une inhabituelle vitesse plus élevée, frisant les 60-70 km/h. Cependant de gros trous aux origines inconnues forment des pièges fatals dans lesquels il ne vaut pas mieux tomber et invitent à une grande prudence.

L'après- midi est un bon moment de détente où nous prenons le temps d'écrire des cartes postales en admirant le paysage et le spectacle des éléphants qui traversent.



Le soir se rapproche et nous sommes certains que la soirée va être comme on les aime : seuls au monde.

Hélas, avant la tombée de la nuit, 4 véhicules arrivent...ils cherchent leur camp, le n°3 et décident finalement de s'installer au N°02. Je tente une manœuvre en leur disant que c'est le notre et que si des arrivants se manifestent pour le camp N°01, nous serions dans l'obligation de nous replier sur le N°02. Ils nous assurent que dans ce cas, ils plieront bagages...damned, c'est raté......

Dans le lot des membres de ce nouveau convoi, également sud- africain. Nous reconnaissons des deux hommes chargés par l'éléphant à 3rd Bridge. Nous leur rappelons l'anecdote et précisons que c'est nous qui les avons "sauvé" in-extrémiste.

Ils en sont très reconnaissants.

Nous passons quand même une bonne soirée dans notre petit bivouac, même si junior nous fait un début de gastro : légère fièvre et maux de ventre. Doliprane, Ercefuryl, Spasfon et Immodium sont à son menu.

La nuit est calme

Lundi 16 aout

Alors que le jour pointe, j'ouvre la toile de tente et reste allongé dans mon duvet à regarder le spectacle. Ma Douce se blottit contre moi. Notre immersion en contrée sauvage se termine. Tout à coup, elle me souffle à l'oreille :"regarde, une hyène..."

En effet une hyène est en maraude. Elle furète un bon moment aux abords du camp voisin, allant jusqu'à renifler les tentes. Puis elle se rapproche progressivement et va sentir les restes de notre feu à quelques mètres de nous. Soudain, comme mu par un sixième sens, elle lève la tête et croise nos regards. N'aimant sans doute pas être si proche, elle rebrousse sans hâte son chemin pour s'éloigner un peu. Nous parvenons à tirer junior de son sommeil pour qu'il puisse aussi profiter du spectacle. Elle fouine encore un peu entre les deux camps et fini par disparaitre dans le bush.

Nous levons le camp à un peu avant 09H00 après avoir petit-déjeuner avec une bande d'oiseaux de différentes espèces, avec qui nous avons partagé des restes de pain de mie. Les babouins quant à eux restent à bonne distance : ils savent à qui ils ont affaire.

Nous passons la gate et prenons une large piste en tout point similaire à celle empruntée hier. Après quelques kilomètres, je propose à ma Douce de prendre le volant pour une ultime conduite sur piste.

À 09H30, à 18 kilomètres de la Gate, à plus de 150 km de Kasane, en plein milieu de nul part sur cette piste sableuse entourée de bush et après avoir parcouru 2864 kilomètres dont la moitié dans des conditions difficiles, nous sommes victimes d'un pépin.

Alors que ma douce attaquait une zone particulièrement sableuse et avait heureusement bien ralenti, le nez du 4x4 s'affaisse brusquement dans le sable, s'échouant sur le côté droit. Une masse noire s'est détachée du véhicule et se plante dans le sable derrière nous : on vient de perdre la roue avant droite.

Nous descendons du véhicule, nous n'avons pas de bobo. La roue est effectivement au milieu de la piste à une quinzaine de mètres en arrière. L'aile est légèrement froissée, pas d'autre dégât apparent. Je constate que 4 des 6 tiges filetées qui tiennent la roue sont cassées nettes dans la pièce métallique sur laquelle est fixée normalement la roue. Il en reste deux sans boulon dont une qui est tordue.



Le constat est vide dressé : c'est la tuile !!!

Pas de couverture réseau pour le téléphone, le prochain garage est à Kasane soit plus de 150 kilomètres de piste.

Il y avait 2 endroits où il fallait éviter de tomber en panne du fait de leur isolement et éloignement : dans le fin fond du Central Kalahari et à Linyanti.......pas de bol.....

Un peu désemparé sur le coup, on essaye de rassembler les données :

- On ne peut pas réparer.

- On ne peut pas communiquer.

- On a plus beaucoup de réserve de nourriture et d'eau.

- Il n'est pas envisageable de rejoindre à pied le Gate : 18 kilomètres dans le bush, c'est trop dangereux pour des non initiés.

Je fouille dans le coffre et y déniche deux triangles que je dispose de part et d'autre de notre vaisseau échoué...vu la solitude des lieux, cela me parait bien dérisoire.

La seule solution est : attendre.

Parfois la chance sourit.

Après 20 minutes, un petit nuage de poussière surgit à l'horizon depuis Linyanti.

Un 4x4 tirant une remorque s'approche et s'arrête. Une famille de 4 suisses voyage en compagnie d'un guide depuis l'Afrique du Sud. Le guide, un malabar aux yeux bleu-azur, avec une longue barbe blanche de Père Noël se nomme Heino. Mécanicien, il parcourt l'Afrique depuis plus de 40 ans. Basé maintenant en Afrique du Sud, il loue ses services comme guide privé. Il transporte la famille suisse dans son gros land cruiser, tirant une imposante remorque servant à la fois de cantine, de porte bagage, de support de tentes.

Il jette un oeil à la roue (ou plutôt à son absence), va fouiller dans ses outils et son verdict est sans appel : il ne peut pas réparer. La bonne nouvelle est que rien d'autre ne semble cassé, donc selon lui, un mécanicien disposant des bons outils peut le faire sur place. C'est une bonne chose car dit-il, aucun dépanneur ne viendrait remorquer notre 4x4 ici avant longtemps. Je le questionne sur la cause de cette casse. Il me dit que les tiges ne devaient très vraisemblablement être pas bien fixées et qu'à la longue, elles ont cédé.

En accord avec ses clients, il détache la remorque et emmène ma Douce jusqu'à la Gate pour essayer de téléphoner. L'équipage repart, me laissant avec junior et Hans, le chef de famille Suisse. Nous discutons un bon moment et il me propose une bière. Je ne bois jamais de bière mais aux grands maux les grands remèdes et à cet instant, je trouve cette bibine étonnamment bonne et apaisante. Junior lui, a droit à un jus de pomme. Hans me dévoile les astuces de la remorque et loue les qualités de Heino. Il me dit qu'il n'aurait pas osé faire son périple en solo comme nous. Notre mésaventure le conforte dans son choix.

A 11H15, Heino revient avec ses équipières, la famille Suisse ayant deux filles.

Ma douce m'explique qu'après palabres, elle a pu téléphoner depuis le poste fixe des rangers à notre loueur Bushlore, pour les avertir de notre infortune. Heino a même parlé avec eux pour bien expliquer le problème mécanique et indiquer exactement où nous étions. Bushlore a dit qu'il s'occupait de dépêcher un dépanneur.

Heino m'avertit de nous préparer à passer la nuit sur place, il doute que nous pouvions être secouru aujourd'hui.

Ils doivent maintenant reprendre la route, nous les avons suffisamment retardé. Ils nous cèdent gentiment une bouteille de 5 litres d'eau, de la soupe en sachet et une boite de salade "french beans cooking". Eux aussi ont leur réserve presque à vide.

Nous regardons, non sans un petit pincement s'éloigner le 4x4...la journée va être longue.



Nous nous affairons à préparer ce qui sera primordial ce soir : un bon feu de camp.

Sans trop s'éloigner du 4x4 et en tout cas, sans trop s'enfoncer dans le bush, nous glanons des morceaux de souches et moult branches mortes pour réunir suffisamment de combustible pour la nuit. De nombreuses traces parsèment la piste et nous reconnaissons celles d'éléphants, de sabots divers mais aussi de félins...

Dans l'après- midi, junior aperçoit à la jumelle un troupeau d'éléphants sur la piste. Je n'ai pas trop envie de les voir arriver jusqu'à nous. Finalement, ils disparaissent dans le bush.

Notre réserve de bois suffisante, nous soulevons le 4X4 avec le cric et glissons dessous la roue afin que le bas de caisse repose dessus, pour soulager le poids qui pèse sur l'axe sans roue. Je ne veux pas endommager plus le véhicule. Nous déplions la tente arrière. Ce soir, ma Douce dormira avec junior là- haut. Je dormirai sur la banquette arrière car il me faudra entretenir le feu. J'ai creusé un grand trou carré dans le sable à côté du 4x4 et presque au milieu de la piste. Je n'ai aucune idée de ce qui peut circuler la nuit ici. Avec ce feu en guise en phare, pas de risque de collision. Je fais attention aussi ne pas mettre le feu au bush...il ne manquerait plus que çà.

Nous tuons le temps à jouer au tarot. Le jour commence à s'éteindre. Hormis la famille Suisse et leur guide Heino, nous n'avons pas vu âme qui vive. Nous avons beaucoup de chance qu'ils nous précèdent.

Alors qu'il est temps d'allumer le feu, tel la vigie juchée en haut du mat d'un navire, Junior s'écrie "Voiture !!"

Nous entrevoyons effectivement un nuage de poussière en provenance de Kasane...Aux jumelles ce sont deux véhicules qu'on aperçoit. Serait- ce les secours ?

La joie est de courte durée car on distingue bientôt des tentes sur les toits ....

Les deux véhicules arrivent à notre hauteur et semblent de pas vouloir s'arrêter. La nuit tombe, il est presque 18H30 et ils sont à la bourre.

Finalement, à nos grands gestes, ils s'arrêtent. Huit italiens en sortent. Un des véhicules est estampillé "Bushlore". Nous leur racontons notre mésaventure et eux aussi constatent leur impuissance. Ils vont à Linyanti. La mauvaise nouvelle qu'ils colportent est que les stations services de Kasane sont à sec depuis plusieurs jours. Elles devraient ravitaillées demain mais ce n'est pas sûr.

Ils nous laissent également 5 litres d'eau et la promesse de re-téléphoner à Bushlore pour leur dire que nous sommes toujours là...

La nouvelle de la carence en essence n'est pas bonne. Nous ne serons peut- être pas secourus demain non plus. Que va t- on faire ?

La gastro de Junior est encore active et nos réserves de nourriture seront quasi vides demain soir. Je dis à ma douce que si demain c'est possible elle partira avec un équipage passant pour Kasane et avec Junior pour organiser le dépannage. Quant à moi, je resterai sur place...elle n'est pas emballée par mon idée.

Nous calculons que nous allons devoir très certainement griller les étapes entre Kasane et Sodwana bay. J'espère sincèrement que ce pépin n'ira pas ternir notre fin de séjour au bord de mer.

La nuit est tombée et elle est bien noire. Le feu crépite et les flammes montent haut. Hors de question de se laisser abattre. Il nous reste au frais du coca, du whisky et quelques chips, largement de quoi se faire un apéro...dont acte.

Nous qui aimons tout particulièrement les apéros insolites, celui- là tiendra bonne place dans le top 10.

La soupe est bonne, surtout que nous avons très faim....

Ma Douce monte se coucher avec Junior. Je passe une mauvaise nuit, me levant au moins toutes les deux heures pour raviver le feu. La banquette arrière du 4x4 n'est pas confortable et j'ai froid...pour couronner le tout, je me fais quand même du soucis pour la suite.

En tout cas, malgré les rires des hyènes qui rôdent dans les buissons, je n'ai vu aucun animal trainer, preuve que le feu est le meilleur ami de l'homme.



Dire que cette nuit, nous devions clôturer notre immersion en contrée sauvage par un bon repas au resto et une bonne nuit d'hôtel dans un vrai lit....

Je pense à demain et je commence à gamberger tout azimut.

Fin de la deuxième partie

La troisième partie est là : http://voyageforum.com/voyage/recit_un_periple_en_afrique_australe_big_five_aux_recifs_coralliens_3eme_partie_D3825903/
Bus Puerto Montt - Puerto Varas - Cochamo (Chili) English translation pending
by Didierlouis · 2010-10-18 · 31 replies
Bonjour, quelqu'un connait-il les horaires de bus de milieu ou même fin d'après midi qui partent de Puerto Montt pour rejoindre Puerto Varas, ou même mieux, pour rejoindre Cochamo ? Notre avion arrivant en début d'après-midi, est-il pensable d'être à Cochamo le soir même de notre arrivée ?

Pour celui ou celle qui sait, où se prend le bus également ?

Merci

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display