Search VoyageForum
FR
Randonnées et bivouac aux Malouines (Saunders Island) English translation pending
by Sokomano · 2014-03-23 · 14 replies
Archipel balayé par les vents au large de l’Amérique du Sud, les Malouines recèlent une beauté sauvage rare. Les côtes sont fréquentées par un grand nombre d’oiseaux marins qui viennent lors de la période de reproduction d'Octobre à Mars. Sur les plages de sable blanc, les manchots nichent aux côtés d’énormes éléphants de mer. Au loin, les albatros glissent sans effort sur la mer. Un paradis pour la faune subantarctique que viennent découvrir les passionnés de photos animalières.

C'est avec plaisir que j'ai écrit des ces quelques lignes qui retracent cette petite expérience de 3 jours au bout du monde. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à me contacter ou visiter ma page ici

Le 19 février

Il est 9h30. L’avion vient d’atterrir en douceur sur Saunders Island et Suzan Pole-Evans, la cinquantaine, cheveux poivre et sel, est déjà là pour m’accueillir. Elle et son mari, David, ont acheté l’île dans les années 1980. Depuis, ils gèrent une grande ferme et élèvent plus de 6000 moutons. En dehors du settlement, où vivent le couple et leur famille, ils ont construit deux logements en préfabriqué et peuvent ainsi accueillir des touristes pendant la période estivale. L’un se trouve au nord, l’autre à l’ouest. Mais les 2 logements sont complets depuis belle lurette et pour cause il y a des chercheurs spécialisés dans l'étude des faucons qui logent sur l’île depuis deux semaines. Heureusement, les Pole-Evans autorisent les visiteurs à camper n’importe où sur l’île pour 10 pounds par jour. Suzan me propose tout d’abord un arrêt au shop, une cabane qui sert de garde-manger. A l’intérieur, c’est un vrai bazar. Je prends un réchaud à gaz et trouve quelques boites de conserve pour les trois prochains jours. Nous voilà partis en land rover à un endroit qu’on appelle The Neck, un isthme de sable blanc qui relie deux sommets de l’île, Mount Richards et Mount Harston.

The Neck est un formidable endroit pour la faune. Plus de 8000 manchots papous vivent paisiblement sur la plage et des centaines d’albatros et de gorfous nichent à proximité sur les vastes pentes abruptes. Les 10 miles qui séparent The Neck du settlement prennent environ une heure. Suzan me dépose au bout de la plage et viendra me chercher dans trois jours. Elle m’indique la direction du Swiss Hotel, sans doute le meilleur endroit pour camper sur les Malouines. Après un petit quart d’heure de marche, j’arrive au fameux Swiss Hotel. C’est un aplomb rocheux sur les pentes de Mount Harston. L’espace est assez grand pour abriter ma tente. En campant sous le rocher, on est à l’abri des intempéries et des grosses rafales de vents tout en profitant d’une vue splendide sur la longue plage. Le Swiss Hotel a été nommé ainsi par des voyageurs suisses qui ont campé ici pendant 6 semaines. La tente montée et les affaires rangées, je file en direction de la plage et des milliers de manchots papous. Certains dorment sur le sable, d’autres reviennent de la pêche. Au centre de la colonie, ça crie, ça braille, ça pue avec toutes ces fientes. Il y a des jeunes qui attendent de manger, d’autres se battent avec les labbes toujours à l’affût. Ca grouille de vie. En bout de plage, il n’y a pas de chemin évident, mais je continue sur la côte nord du Mont Richards. Cela vaut la peine de persévérer car au delà des terriers de manchots de Magellan, j’atteins une grande colonie de gorfous sauteurs et de cormorans impériaux sur les pentes exposées. C’est surprenant de voir les gorfous monter si haut. Un peu plus loin à l’est, j’aperçois la colonie d’albatros à sourcils noirs (Black-browed Albatross). Des oiseaux splendides dans un cadre grandiose. J’essaye de ramper pour les observer de plus près et j’en profite pour prendre quelques beaux clichés. Ils ont le plumage blanc d’une grande pureté et une ligne noire, comme un trait de maquillage, au-dessus de l’œil très caractéristique de l’espèce. Le long bec crochu est jaune et rose. Leur grande envergure permet de surfer au-dessus des vagues. Jamais un battement d’aile inutile. Comme beaucoup d’espèces, l’albatros à sourcils noirs se reproduit pendant l’été austral. La majorité des adultes viennent nicher ici aux Malouines, mais avec 10 000 couples recensés sur Saunders Island, l’île possèdent de petites colonies. On est très loin des 100 000 couples estimés sur l’Ile Beauchêne, un ilot perdu à 50km au sud des Malouines et quasiment inaccessible. Début septembre les adultes reviennent sur leur colonie pour s’accoupler et restaurer le nid. L’unique œuf est pondu au mois d’Octobre. L’élevage du poussin dure environ trois mois et demi. Lorsque le poussin aura perdu son duvet gris courant avril, il sera alors abandonné par ses parents et perdra du poids pendant quelques jours avant de s’envoler. Le poussin ne reviendra pas sur son lieu de naissance avant plusieurs années en mer.

Finalement, après une bonne partie de la journée passée sur la falaise, je redescends vers la plage et découvre la petite colonie de manchots royaux installée en bas des pentes herbeuses. Comme c’est une toute nouvelle colonie, leur site est délimité pour ne pas les déranger. En effet, ils ne sont qu’une poignée mais la colonie s’accroît doucement. Je retourne au bivouac des étoiles plein les yeux

Le 20 février

Ce matin, le temps est plutôt ensoleillé. Je profite de cette belle journée qui s’annonce pour randonner et visiter l’extrémité de la péninsule, Elephant Point, à environ 5 miles à vol d’oiseau. Normalement, je devrais voir des éléphants de mer. A peine levé, j’aperçois de la tente des dauphins à proximité de la côte. La tentation est grande et je pars prendre quelques photos. Ce sont des dauphins de Peale. Comme souvent, ils vivent en groupe et nagent très lentement le long de la côte. Après le déjeuner, me voilà donc parti pour Elephant Point, accompagné des dauphins qui prennent la même direction. J’arrive à les suivre pendant un certain temps. Par endroits, je les perds de vue à cause des algues géantes pour réapparaître plus loin. Leur allure est quand même un peu plus rapide que la marche. Surtout que les sentiers laissés par les moutons de ce côté de l’île sont à peine marqués et la pente est glissante.

En chemin, j’aborde une belle plage sans nom. D’un côté de la plage, je surprends un groupe de manchots papous qui s’amusent dans une marre. Vraisemblablement, certains ont décidé d’apprendre à nager dans cette eau peu profonde plutôt que dans les vagues de l’océan. Un peu plus loin, ce sont des goélands qui m’accueillent avec des cris. Ma direction ne leur plaît guère. Je suis bientôt attaqué par une dizaine de goélands. Je préfère alors bifurquer et quitter la zone avant de recevoir un coup de bec. Au loin, j’aperçois leur colonie. Il y a sans doute là-bas des petits à protéger. Enfin, j’arrive à Elephant Point. Les éléphants de mer sont bien là. Impossible de rater ces créatures bruyantes et odorantes. Même si j'avais déjà vu des photos de ces bêtes étranges, je n'avais pas pour autant appréhendé leur taille. Parmi toutes les espèces de phoque, l’éléphant de mer austral est le plus grand. Les mâles sont énormes, beaucoup plus imposants que les femelles. Les plus gros, les mâles dominants, aussi appelés pachas, peuvent peser jusqu’à 4 tonnes. Le nez, court et boudiné chez les jeunes et les femelles, augmente de taille jusqu’à devenir, par la suite, une sorte de trompe qui lui donne l’apparence d’un éléphant, d’où l’origine de son nom. Une bien étrange créature, plutôt répugnante de premier abord, tout de suite plus intéressante lorsque deux mâles s’affrontent pour régner sur le harem.

En rentrant, je passe par l’extrémité ouest de l’île, un bout de falaise connue sous le nom de The Holy City. La paroi abrupte accueille une colonie d’albatros et de cormorans. Balayée par les vents, la falaise offre une aire d’envol de choix pour les albatros. Je ne me lasse pas d’observer ces oiseaux au vol majestueux. Malgré quelques atterrissages laborieux, leur agilité est incroyable. La forte densité des nids bâtis sur la paroi diminue d’autant l’aire d’atterrissage de ces grands oiseaux. Je flâne encore un peu, et continue le long de la falaise et observant les oiseaux jouer avec le vent. La côte est ici plus abrupte et glissante. Le temps se gâte, le vent devient violent, alors je commence à remonter. Plus haut la pente est moins sévère.

Je continue de monter et je décide finalement de rentrer via le Mont Harston. Au sommet, il fait froid, il neige même. La vue sur The Neck est grandiose. C'est incroyable un véritable tapis d'oiseaux qui occupe l’isthme. Avec le soleil couchant, chaque manchot apparaît comme une petite bille rose. Le cadre invite à la rêverie. Je tarde à redescendre et rejoins finalement le bivouac à la tombée de la nuit.



Le 21 février

J’ai mal dormi. Et pour cause, le bivouac est entouré de terriers de manchots de Magellan, localement nommés Jackass (baudet) en raison de leur cri très ressemblant au braiment de l’âne. Les plus proches sont à trois mètres de la tente. Je pensais qu’ils se seraient tus à la tombée de la nuit, mais ils ont continué toute la nuit. Au réveil, je prolonge la nuit dans la tente d’autant plus que le temps n’invite pas à sortir.

Dans l’après-midi, il fait meilleur. A proximité du bivouac, la mer a rejeté quelques cadavres de manchots éventrés, sans doute croqués par des phoques. Les manchots papous continuent inlassablement leurs activités. Un perpétuel va-et-vient entre la mer et la plage. Au cœur de la colonie, les labbes sont toujours là. Lorsqu’ils survolent la colonie, ils se heurtent alors à une levée de becs. The Neck est un lieu incroyable, un concentré de vie. Une petite colonie de manchots royaux, des manchots de Magellan et des gorfous sauteurs par centaines, et une énorme colonie de manchots papous qui tapisse la plage. A ces quatre espèces de manchots, il faut rajouter les magnifiques albatros à sourcil noirs. Mais ce formidable endroit est un trésor fragile. Des chasseurs de manchots fréquentaient la plage au 19e siècle, attirés par l’abondance de la faune. On peut encore voir un vieux chaudron rouillé qui servait à bouillir les animaux pour récolter leur huile. Apparemment, un manchot papou produit un demi-litre d’huile. En fin de journée je rencontre les spécialistes de faucons. Ils ont la radio et m’autorisent à appeler le settlement. Je confirme le rendez-vous avec Suzan pour le lendemain. L’avion est prévu dans la matinée. Demain, je vais à Port Howard.

Association et apport de médicaments au Mali English translation pending
by FG18 · 2014-02-14 · 71 replies
Bonjour,

Je suis déjà intervenu sur le Forum "Mali". Le président de l'association française dont je suis le secrétaire souhaiterait emmener des médicaments au Mali pour pallier le manque de la majorité de la population malade de sa région.

Après avoir lu quelques posts, je constate que ce sera à nous d'acheter les médicaments sur place. En effet, les labos français ont, par le passé, aidé des associations locales, mais les médicaments n'ont jamais été distribués...

Comment obtenir des médicaments au Mali ? Comment les distribuer ensuite ? Faut-il les donner dans les dispensaires ou hôpitaux directement ?

Merci pour vos réponses.

A bientôt.

François.
Hôtel Roc Arenas Doradas Varadero English translation pending
by 1951mim · 2014-01-17 · 2 replies
Bonjour j'aimerais savoir les meilleurs blocs pour ne pas entendre la musique du spectacle le soir au Roc Arenas Doradas Varadero. ?🙂
Itinéraire d'un mois entre le Chili et l'Argentine English translation pending
by Genevan · 2013-11-23 · 9 replies
Salut à toutes et tous les globes-trotteurs! Je suis actuellement entrain d'établir mon programme pour mon prochain voyage. En effet je pars du 1er Mars au 31 pour un tour au Chili. Je compte faire 15 jours dans le sud (Patagonie) et 15 jours dans le nord (Atacama et Salar d'Uyuni).

je pense commencer mon voyage par le sud, essayer de profiter encore des températures clémente.

Pour le moment je compte prendre un vol "direct" de Genève à Punta Arenas (je pars le 1 et arrive le 2 dans l'après-midi) et y rester 2 jours.

Depuis Punta Arenas je prendrai un bus pour Ushuaia. Je comptais y passer 3 jours. Est-ce trop? Pas assez? Les connaisseurs me le diront 😉

De Ushuaia je compte rejoindre El Calafate en bus de nuit. Sur place à nouveau passer 4 jours afin de voir le glacier Perito Moreno, profiter des alentours.

De El Calafate me diriger vers El Chalten, et y passer 2 jours.

De El Chalten prendre un bus pour Bariloche et y passer à nouveau 2 jours. Et enfin direction Santiago pour partir sur le nord.

Que pensez-vous de cette programmation? Je sais déjà que certains me diront que je devrais plutôt choisir qu'une partie du pays. Je le sais bien mais je préfère bouger et pouvoir visiter l'entièreté du pays.

D'après vous devrais-je passer plus de temps que dans le sud? Je vous remercie d'avance pour tout vos précieux conseils!
Costa Rica: circuit et hôtel English translation pending
by Norbione · 2013-09-15 · 2 replies
bonjour à tous,

je pense partir au costa rica pour 15 j en fev mars 2014 ave mme et mes filles de 13 et 9 ans. Pour la 1 ere semaine j'ai repéré une villa tout confort que je pourrais louer à Tamarindo, quelqu'un peut -il me conseiller sur ce qu'il y a faire aux alentours sachant que j'aurais une voiture de loc type rav 4 ?

ensuite je compte monter vers le monteverde et le volcan arenas, quelqu'un peut-il me conseiller sur 1 ou des hebergement raisonnables en prix (- de 100 dollars/nuit/4persoonnes) et enfin je cherche toute idée de trajet pour cette deuxieme semaine, hotel, que faire, que voir, tortuguera ou le sud de la cote pacific, la canopé, etc... et ceci avec 2 haltes cntralisante maxi avant le retour sur san josé.

en fait j'ai l'impression que c'est un pays ou il a beaucoup de chose à faire/voir, donc j'ai besoin d'aide sachant que si nous partons là bas, c'est un gros budget pour nous.

merci à tous

norbert
Colombie et Mexique: dangers, réels ou supposés? English translation pending
by Marceldudu · 2013-06-15 · 86 replies
Bonjour à tous,

Je prévois de partir, à l'automne, pour 7 ou 8 mois, entre Mexique et Colombie. J'entends dire des tas de choses sur les dangers de ces pays. J'ai pas mal roulé ma bosse, et je sais que le site d'"aide aux voyageurs", du ministère des affaires étrangères, n'est pas crédible. Il annonçait des horreurs, aussi bien en Indonésie, qu'aux Philippines, au Chili, en Bolivie, ou ailleurs encore!!! On a le sentiment que tout ça n'a pour but que de vous faire rester à la maison, ou donner du fric à des "voyagistes". Mon voyage, c'est le sac à dos, et le guide dans la poche. Quelqu'un peut-il me dire ce qu'il a vraiment ressenti des risques encourus dans ces pays? D'autre part, j'ai lu, sur le forum, qu'il est difficile, voire plus, de passer du Panama à la Colombie par voie terrestre. Je ne comprends pas bien! Merci à tous ceux qui pourront m'éclairer un peu Marceldudu
Istanbul avec deux personnes âgées et un bébé English translation pending
by Kaana · 2013-03-29 · 5 replies
Bonjour à tous 🙂

Nous partons 6 jours en Avril à Istanbul. Nous serons 5 adultes, dont deux personnes âgées de 80 et 89 ans, et un bébé de 9 mois (ma fille). Seul l’un de nous y est déjà allé, mais c’était il y a 50 ans ! Autant dire que ça a dû quelque peu changer…

Nous logerons à Sultanahmet. Les dits octo et quasi nonagénaires sont en pleine forme, mais ont tout de même leur âge ! Ma fille est un amour (bien sûr c'est ma fille!), mais a tout de même son âge ! Dit autrement, elle est ultra cool mais, bien sûr, il faut tout de même que je trouve des endroits où nous poser "tranquillement" de temps en temps pour la nourrir (elle sera portée en écharpe par papa et maman, donc pas de soucis de "transport" de ce côté-là).

Alors, voilà, en vrac, quelques unes de mes questions, en tenant compte des âges des uns et des autres : Pouvez-vous me conseiller des restaurants dans Sultanahmet où nous pourrons déjeuner et dîner ? Ou ailleurs ? Combien de jours consacrer à Sultanahmet ? Quel mode de transport privilégier ? Si nous sommes amenés à prendre un taxi, existe-t-il des taxis type « Espace », je veux dire où nous pourrions tous tenir ? Y'a-t-il un lieu (site, restaurant...) hors de la ville qui mérite le détour ? Enfin, tout bêtement, que faire en 6 jours à Istanbul (toujours en tenant compte de l’âge des uns et des autres ) ? Et, question subsidiaire d’une maman allaitante : me confirmez-vous qu’il n’y a aucun soucis à allaiter en public ?

J’aurais aimé trouver plus de temps pour organiser notre voyage, mais m’occuper à plein de temps de ma fille fait filer le temps à toute vitesse (et le voyage se rapproche tout aussi vite), c’est pourquoi je me tourne vers vous.

J’espère que vous pourrez me donner des pistes. Et toutes autres suggestions 🙂

(Post-scriptum aux « vieux » du forum: voilà un moment maintenant que je ne suis plus active sur le forum et je m’aperçois que Tatra, dont les réponses étaient toujours justes et judicieuses n’est plus par ici… J’ai toujours cru que si un jour j’allais à Istanbul je pourrais bénéficier de ses précieux conseils… Y’a-t-il un autre endroit où l’on peut le contacter ?)
Que voir dans le centre et le sud du Chili en décembre? English translation pending
by SuperDriver · 2012-11-26 · 6 replies
Bonjour à tous,

Nous partons au Chili pour 4 semaines en décembre prochain avec un 4x4 de prêt, que visiter et quel temps fait-il en ce moment ? Nous aimerions aller dans les plus beaux parcs nationaux et bien sûr de belles plages, voir des volcans et faire du quad...

Merci d'avance ! Pierre-Olivier 🙂
Budget et période pour le Cap Nord à moto? English translation pending
by Gsiste · 2012-11-20 · 14 replies
Salut à tous,

Courant mai et juin 2013, j'envisage de me rendre au Cap Nord via la Suéde et ou la Norvege pour probablement redescendre par la Finlande. Durée approximative du périble 15 jours à 3 semaines. Type d'hébergement camping sauvage et autres possibilités peu chères. Pour ceux qui l'ont déjà fait, pourriez vous m'indiquer même très approximativement le budget à prévoir ? Je roule soit sur BMW 1100 GS, soit sur KTM adventure R 1190, en solo dans les 2 cas. Merci par avance, et bons projets à tous
Trois semaines au Togo et au Benin en août English translation pending
by Volcoch · 2012-04-25 · 15 replies
Yovo ou Iovo, si vous êtes blanc ce sera peut être le seul mot que vous retiendrez en Ewe, le ton fera ensuite la différence entre le sarcasme et la gentillesse. Ceci dit notre voyage à travers le Togo et le Bénin fut des plus agréables. Les togolais comme les béninois sont des personnes sympathiques d'un contact facile. La langue française aide pour beaucoup dans les échanges, même si tout le monde ne la parle pas. Notre périple nous a amenés du sud du togo vers le nord avec passage au bénin puis redescente vers la côte béninoise pour rejoindre à nouveau Lomé. Dans l'un comme dans l'autre pays les touristes sont peu nombreux ce qui entraine parfois des surprises sur la qualité de l'hôtellerie locale. Ce ne sont pas des pays qui attirent les touristes par leurs paysages grandioses ou par des réserves naturelles exceptionnelles mais le charme y est bien présent. Lomé capitale du Togo est une ville agréable qui se visite à l'aide des fameux zems (moto-taxi). Le marché de Vogan à quelques kilométres est un marché très animé et nous offre un premier aperçu de la vie togolaise. Il faut quitter les grandes villes comme Lomé et Cotonou pour découvrir le plaisir d'être en Afrique de l'Ouest. La région montagneuse de Kpalimé offre de beaux paysages et de plaisantes promenades en forêt. la fraicheur du soir y est la bienvenue. Nous voulions visiter la réserve de Fazao mais malheureusement en août la période n'est pas propice. La région de Kara plus au nord offre une vision originale du Togo avec les tatas (habitations du peuple Tamberma) qui ressemblent à de petites forteresses. Il est aussi interessant de voir la vie dans les villages des alentours. Nous sommes ensuite passés au Bénin pour remonter encore un peu au nord et accéder à la réserve de la Pendjari. Là non plus ce n'est pas vraiment la bonne saison pour observer les animaux mais nous avons eu la chance d'apercevoir un troupeau d'éléphants. Les animaux sont vraiment très sauvages et nous avons du prendre la fuite suite à la charge de la mère éléphant. Ensuite nous sommes redescendus rapidement vers le sud à Abomey, site principal de l'ancien royaume du Dahomey. Nous avons continué notre descente pour atteindre Ganvié, un village lacustre. La visite de Ganvié est une belle arnaque, les prix pratiqués pour les touristes sont exorbitants. L'étape suivante est Ouidah, le culte Vaudou y est parait-il très répandu mais la ville semble avoir perdue de sa splendeur. C'est en fait en retournant au Togo près de la frontière à Aného que nous avons assisté à une véritable cérémonie Vaudou avec un aréopage de personnalités du culte. Un voyage très sympathique dans deux beaux pays qui mériteraient à être mis plus en valeur
Hôtel Barcelo Solymar Arenas Blancas à Varadero English translation pending
by Juju06600 · 2012-03-29 · 4 replies
Bonjour à tous !!

Voilà, je suis déja partie 3 années consécutives à l'hotel Viva wyndham dominicus beach en Rep Dom car cet hotel est pr moi parfait : beaucoup d'animations, plage magnifique etc... Nous partons entre filles, nos ages allant de 18 à 25 ans !!!

Donc je voulais avoir des infos sur l'hotel Barcelo Solymar Arenas Blancas à Varadero à Cuba....Est-il très animé en journée et en soirée ? Peut on sortir dans des bars Salsa sans danger ? Parce que je suis un fan des danses latines salsa, bachata etc...Y en a t-il dans cet hotel ? Je suis preneuse de toutes les infos concernant l'ambiance de cet hotel, l'animation etc... ;) !!! Pour info, ma période de départ est généralement fin Fevrier - début Mars ;) !!

Merci pour vos réponses
"Check out" à l'hôtel Barcelo Arenas Blanca à Varadero English translation pending
by Sylvie1969 · 2012-03-04 · 36 replies
Il nous reste 6 dodos avant de partir, une question pour ceux qui voyage a Varadero: notre retour ce fera a 9.00 pm a l'aéoport de Varadero, notre check out est a midi, quesque il arrive entre le temps que tu quitte ta chambre jusqu'a neuf heures le soir? et les valises tu les traines avec toi?
Traversée Puerto Williams - Punta Arenas (Chili) English translation pending
by Juju1311 · 2012-02-27 · 3 replies
Bonjour,

Nous allons réserver la traversée pour début novembre par tabsa.cl. J'ai pris contact avec la compagnie par mail. Nous arrivopns le mercredi soir à Ushuaia. Pourriez-vous me dire si le transport en zodiaq, ushuaia - Puerto Williams est compris dans le prix de la traversée? Je suppose que ce transfert se fait chaque vendredi car le ferry part tous les samedis? Je suppose également qu'il faut réserver soi-même une nuit à Puerto Williams (du vendredi au samedi)??

Tout grand merci d'avance pour vos réponses...

Julien et Sophie
Formalités, transports et guide pour le Tibet depuis le Népal? English translation pending
by Bbnpdc · 2012-02-15 · 19 replies
Bonjour,

Avec ma compagne nous souhaitons partir au mois d'août prochain au Tibet depuis le Népal (et plus particulièrement depuis Khatmandou). Ce qui conduit à de multiples questions :

Tout d'abord, les modalites administratives semblent particulières pour passer la frontière : Les papiers (visa ou permis ) s'obtiennent ils par une agence ou par une ambassade ? Y a t'il une ou des démarches particulières à effectuer en amont, notamment depuis la France ou tout se règle sur place une fois à Khatmandou ? Quels sont les délais pour obtenir ses papiers? Quelle est la durée de validité de ses papiers ? Quelles sont les régions possibles de visiter avec ces papiers ? La frontière semble franchissable uniquement en groupe... Un couple peut il être considéré comme un groupe ?

Nous envisageons de nous rendre jusque Lhassa. Quels sont le ou les meilleurs moyens de transports pour s'y rendre ? Combien temps de trajet en fonction des moyens de transports ? Une fois arrivée sur Lhassa est il possible de prévoir le retour vers Katmandu sans le groupe et sans le guide ? Les moyens de transports sont ils les mêmes qu'à l'alle ? Est il possible de Louer un 4x4 et de le conduire sans guide ?

Beranger Bas
Hôtel Villa Lamar-Varadero et plus English translation pending
by Owen10 · 2011-12-27 · 5 replies
Salut Je dois me rendre à l'hotel Villa Lamar à Varadero, en debut janvier. J'aimerais savoir si l'hotel est cool, si la plage est agreable. Quels genres de touristes on y trouve? Y'a-t-il du party en soirée? Est-ce possible de "pogner" le soir? L'employé qui m'a vendu le forfait voulait que j'achète une Assurance, mais j'ai refusé, il m'a dit que je devrais payer une assurance maladie de 300$ à Varadero, est-ce vrai? Je veux tout savoir, svp
Camping à Torres del Paine et traversée en ferry de Puerto Natales à Puerto Montt (Chili) English translation pending
by Jobigben · 2011-10-28 · 6 replies
Bonjour à tous Nous allons partir, mon amie et moi, en argentine de fevrier à mars 2012. Nous aimerions faire la traversée de puerto natales à puerto montt en Ferry sur les ferries de Navimag.Quelqu un a t il déja fait cette expérience? quelle compagnie me recommendez vous? Nous allons aussi faire beaucoup de randonnée en autonomie, savez vous s'il est necessaire de reserver, des maintenant, les camping dans le parc naturel de Torres el paine? merci pour vos conseils🙂
Avis sur tarifs de billets tour du monde et itinéraire, départ en janvier 2012 English translation pending
by Ddhb · 2011-09-08 · 13 replies
Bonjour à tous et toutes,

Nous sommes un jeune couple qui avons décidé de réaliser un tour du monde en Janvier 2012 pour une durée d’un an. Nous sommes aujourd’hui dans la phase finale de notre itinéraire et avons consulté différentes agence de voyage pour comparer les tarifs. Les agences (Travel Nation, Around the World et Zip World) nous proposent pour l’itinéraire ci-dessous : +/-3500euros CC par personne. Qu’en pensez-vous ? Est –il possible de négocier avec les agences et si oui jusqu’à combien environ ? Nous allons bientôt acheter nos billets. Nous avons intégré des vols internes notamment en Australie et en Amérique du Sud. Pour l’Australie qui est un grand pays, que pensez-vous des durées prévues sur place ? La route entre Ayers Rock et Alice Springs vaut elle le coup qu’on la fasse en voiture ou pas ? Egalement , la traversée entre Punta Arenas jusqu’à El Cafate 10 jours est-ce suffisant?

Notre route et durée dans chaque pays: Paris-Bangkok/// (136 jours Bangkok à Bali) Bali-Sydney (4 jours à Sydney) Sydney-Brisbane /// (12 jours Brisbane à Cairns) Cairns-Ayers Rock (4 jours à Ayers Rock) Ayers Rock-Adelaide (6 jours à Adelaïde) Adelaide-Melbourne (4 jours à Melbourne) Melbourne-Christchurch/// (30 jours en NZ) Auckland – Quito /// (96 jours Quito à Santiago) Santiago - Punta Arenas (10 jours à Punta Arenas à El Cafete) El Cafete – Ushuaia (5 jours à Ushuaia) Ushuaia - Buenos Aires/// (30 jours Buenos Aires à Rio) Rio-Paris

les "-" = vols les "///"= voie terrestre

Aussi nous aurions aimé des avis, conseils sur notre trajet, si des voyageurs ont fait une route similaire à la notre ou ont traversé des les pays que nous envisageons de voir, nous serons heureux d’un retour d’expérience ! A bientôt.
Hôtel Playa de Oro, Villa Cuba ou Arenas Blancas? English translation pending
by Mariefélix · 2011-08-30 · 16 replies
J'aimerais savoir lequel de ces trois hotels je devrais choisir. Mes priorités: Une belle plage, pas trop loin de la ville, hotel propre et relativement tranquille, nourriture mangeable, départ prévu en novembre, merci,
Visites et excursions à Iguazu et El Calafate en Argentine: vos conseils? English translation pending
by Aimevoyager · 2011-07-18 · 25 replies
questions : que me conseillez vous pour les visites diverses, excursions ? faut il reserver à l'avance (voyage fin novembre, haute saison) si oui auprès de quel agence d'aprés vous ? ceci plus particulièrement pour ces destinations : à Iguazu 1 jour coté Argentin, 1 jour coté Bresilien à El Calafate : perito moreno 1 jour (faire le mini trekking ?) 1 jour le lago argentino ? a el calafate, nous dormirons sans doute au Koi aiken (un peu en dehors de la ville). le connaissez vous ? merci pour votre aide
Location de voiture et sécurité au Chili? English translation pending
by Pourvoir · 2011-04-24 · 25 replies
Bonjour. Souhaitant aller au Chili en février prochain, j'aimerais avoir quelques conseils de ceux d'entre vous qui êtes déjà allés dans ce pays. Nous souhaitons voyager seuls en louant une voiture ; (les très grandes distances étant effectuées en avion) est-ce faisable sans problème ? Y a-t-il des problèmes de sécurité sur les routes et dans les villes ? Au contraire faut-il un guide ou faut-il voyager en groupe ? Les routes sont-elles praticables à cette saison ? Est-ce la bonne saison pour visiter ce pays ? Le parcours serait le suivant : Santiago, Calam, San Pedro de atacama, Salar d'acatama et vallée de la lune, San Pedro Geysers Chiu Chiu Calam Santiago, Isla Negra et Valparaiso, Santiago Puerto Montt Puerto Varas, Ile de Chiloe, Puerto Varas Puerto Montt Punta Arenas Puerto Navales, Croisière dans le parc O'Higgins, Parc national Torres del paine, Puerto Natales Punta Arenas Santiago, Hanga Roa, Rano Raraku tongariki anakena, Rano Kao Orongo Vinapu Puna Pau Retour à Santiago pour Paris. Je vous remercie.
Périple en Argentine , Pérou, Chili et Bolivie English translation pending
by Frustus · 2011-04-17 · 3 replies
Nous voulons faire un périple en Amerique du SUd, malheureusement nous avons des temps limités (un mois ) mais nous sommes jeunes et pleins d'entousiasme et nous ne voudrions sauter aucune étape tout en sachant qu'il faudrait beaucoup plus de temps pour bien profiter du voyage

Voila notre programme: - Buenos Aires (premier jour) autobus 18 heures - Iguazù (jours 2,3e4) autobus 22 h - Salta (jours 5,6,7 e 8) pullman 6 h - San Pedro de Atacama (jour s9,10,11 et 12) Uyuri autobus?temps? - Uyuri (jours 13,14,15) pullman Potozi->La Paz 7+10 h La Paz (jour 17)-> Puno autobus 5 h - Puno bus? Puno Cuzco? temps? :shy: - Cuzco (jour18) bus.train-> agua calientes (temps?) - Machu Pichu (jours 19 e 20) retour a Cuzco et bus pour Arica (?+10h) AVION!! :-o Arica-> Santiago(ou on dort)->Punta Arenas(jour 23 ) bus puntas arenas Calafate (temps?) - Perito Moreno (jour 24 e 25) Calafate-Neuquen 2 pullman temps? - route des lacs (26 e 27) - >Buenos Aires pullman... - le temps qui reste a Buenos Aires

nous attendons vos conseils mAU :-o
Affluence et emplacements de bivouacs sur le tour du Mont Blanc? English translation pending
by Severinedelm · 2011-04-03 · 8 replies
Bonjour à tour,

Mon ami et moi nous apprêtons à entreprendre notre première itinérance en totale autonomie, en juillet ou aout 2011. Nous hésitons entre le tour du Mont Blanc et le tour de l'Oisans. Des réponses à nos questions nous aideraient à nous décider et à planifier ce voyage!!

1) Quand on dit qu'il y a du monde sur le TMB, c'est à dire? Partis à 2, on se retrouve à marcher dans un groupe de 30?... Est-ce mieux de le faire en sens inverse?

2) Concernant la possibilité de bivouaquer, je lis tout et son contraire sur internet, et j'avoue être un peu perdue... Est-il possible de trouver des emplacements adéquats pour planter sa tente, sans se faire virer, avec point d'eau et belle vue? Nous passerons par des camping (en suisse notamment où le bivouac est formellement interdit), mais ailleurs? Comment ça s'est passé pour vous? Le topo guide de 2008 n'est pas clair, il n'y a quasiment aucune info à ce sujet...

3) Au niveau du sac, quel est le poids du vôtre sur ce tour? Est-ce vraiment pénible de porter 15kg quand on en fait 60? Manque de pôt, mon copain est plus léger que moi (58), alors on prévoie de porter la même charge.

Au cas où, si l'un d'entre vous a fait le tour de l'Oisans est-il vraiment difficile? En quoi?

Merci à tous ceux qui pourraient nous éclairer!! Bises Séverine
Déplacements entre la Provence et Carcassonne: auto ou train? English translation pending
by Charlot58 · 2011-02-13 · 8 replies
Bonjour,

Durant notre séjour en Provence à la fin juin 2011, nous aimerions visiter Carcassonne. Quel est le meilleur moyen de se rendre? Auto ou en train? Et si en train, à partir de où?

Merci
Adresse courriel de l'hôtel Arenas Blancas? English translation pending
by Helmic75 · 2011-01-07 · 1 reply
Bonjour,

Est-ce que quelqu'un connait la nouvelle adresse email pour le Arenas Blancas à Varadero? Depuis la fusion avec le Barcelo Solymar, les adresses antérieures ne fonctionnent plus. J'y serai dans 2 semaines et j'avais quelques demandes à leur faire avant mon départ.

Merci! Helmic75
Hébergement et déplacements en Dominique? English translation pending
by Camilleaja · 2010-12-12 · 9 replies
Bonjour !

Nous allons passer quelques jours en Guadeloupe et en Dominique en janvier. Si vous y êtes ou si vous avez déjà été, avez-vous des des idées pour l'hébergement ? On recherche quelque chose d'économique, et si possible avec cuisinette.

Également j'ai lu (sur ce forum ?) qu'il était très facile de faire du pouce en Dominique. Si oui, comment ça se passe habituellement ?

Un gros merci pour vos réponses :)
Idée de transport Ushuaïa - Punta Arenas autre que le bus? English translation pending
by Denisan · 2010-10-12 · 2 replies
Bonjour à tous!

Mon mari tout nouveau m'a fait la surprise de choisir la Patagonie comme voyage de noces! Très bon mari n'est-il pas ;-) En dehors de çà nous arrivons le 28 décembre en soirée à Ushuaia et comptions faire le trajet en bus vers Punta Arenas le 1er janvier. Cela nous permettait de passer le réveillon de nouvel an à Ushuaia et de voir les pingouins à Punta Arenas... Alors oui nous pourrions passer le réveillon de nouvel an à Punta Arenas... mais nous allons arriver crevés du bus, puis en plus on nous a dit que Punta Arenas n'était pas très animée. Et nous devons absolument repartir le 3 au matin de Punta Arenas pour Puerto Natales.

Avez-vous une bonne idée? Location de voiture? Avion (je ne trouve rien dans ce sens)? Le réveillon à Punta Arenas une bonne idée? A quelle heure arrive le bus à Punta Arenas en provenance d'Ushuaia? S'il arrive avant 16h il y aurait moyen de voir les pingouins le même jour...

Enfin bref si vous avez des infos, des tuyaux, des bonnes idées c'est votre post!!!!
Révolte et guerre au Kirghizistan (mi-juin 2010) English translation pending
by Carolyanne · 2010-06-13 · 37 replies
A l attention de tous les voyageurs en Asie centrale

La guerre a repris dans le sud du Kirghistan depuis 2 jours et c est pire qu en avril. Osh est en feu depuis 2 jours et on compterait plusieurs centaines de mort Jalla Abbad s est enflammee hier, j ai ete evacuee ce matin par avion

Pour l instant Bishkek est calme mais la situation est tres tendue et les gens craignent que la ville suive l exemple des 2 precedentes

La frontiere du Kazasthan serait fermee, les avions pour le Tadjikistan sont pleins...

J essaye de mettre des news dans la mesure du possible
Des ergs et des regs English translation pending
by Eider · 2010-05-11 · 5 replies
Visage buriné, yeux vifs et volontiers rieurs, la quarantaine bien tassée, solidement campé sur ses deux jambes écartées, les mains dans les poches de son jean serré, la barbe poivre et sel, un ton sans réplique lorsqu’il s’agissait d’apprivoiser le désert, ne négligeant aucun détail, méticuleux sans manie, amoureux fou des grands espaces, Christian était le type même de l’aventurier moderne. Il avait baroudé sur toute la planète depuis un quart de siècle, mais il revenait toujours au désert, à son désert, le Sahara. Le soir, à la veillée devant un bon feu de bois, il ne tarissait pas des multiples anecdotes que buvaient sur ses lèvres les clients voyageurs, frémissants de crainte à l’évocation des djennoun, les petits démons des sables.

Mais ce soir-là, il était seul. Odile, sa jeune compagne, était restée à Djanet pour assurer le retour par avion sur Alger d’un groupe de touristes, tandis que lui, à bord de l’Unimog, son camion légendaire, devait rentrer sur Ghardaïa pour procéder à quelques achats de légumes frais en vue de la prochaine expédition. La prudence exigeait qu’il ne quittât point la piste principale car il n’était pas accompagné d’un second véhicule. Mais sa grande connaissance de ces immensités - les Touareg eux-mêmes ne lui demandaient-ils pas conseil ? - avait fini par émousser sa rigueur. Il avait roulé toute la journée et se trouvait aux alentours de l’erg Admer. Un immense tamaris aux racines enchevêtrées était prêt à accueillir le bivouac. Christian partit en quête de quelques branches mortes afin d’allumer un feu pour sacrifier au rite du thé. A longs jets brûlants, il transvasait le liquide mousseux d’une théière à l’autre, attentif à n’en répandre la moindre goutte sur le sable. Pendant ce temps, l’horizon mangeait rapidement le soleil. Les dunes, au sable chargé d’ocre, figées comme une mer dormante aux crêtes de vagues encore ensoleillées, moutonnaient vers l’horizon qu’elles embrassaient en un long baiser ardent, grandiose spectacle dont la mécanique perpétuelle et répétée ne lassait jamais Christian. Puis, le ciel s’embrasa tout entier, et, dans un ultime spasme d’agonie, son feu dévorant fut avalé à son tour par le sable qu’il avait cuit et recuit tout le jour. Le silence s’installa. Désormais, la paix régnait sous les milliers d’étoiles clignotantes et muettes du ciel saharien. La préparation de son riz en salade, agrémenté de quelques morceaux de thon à l’huile, achevée, Christian s’apprêta à étendre son duvet. Une fois encore, la lune allait garder son sommeil. Sa couverture serait ce champ d’étoiles d’or dont le ballet aérien semblait mû par le vent frais et léger qui venait de se lever. Il était seul, confondu dans l’espace qui l’enveloppait, unique et communiant. Il n’avait pas froid, il était bien.

La densité aérienne du frais silence matinal caressait ses sens en alerte. Il guettait du bout de l’oreille un signe du vent, le froissement soyeux de l’aile du corbeau qui n’en finissait pas de planer et s’en allait se fondre dans les dunes rosies par la lumière du lever. Le silence n’avait rien d’oppressant. Il était immense. L’oreille ne se heurtait à aucun bruit, comme l’œil à nulle forme disgracieuse. L’harmonie était totale entre l’absence de bruit et l’infini du regard. Le soleil montait lentement sur l’horizon et arrosait progressivement les plis du sable, comblant de sa lumière parme les ombres découpées. Au cours de son élévation, il aplatissait les reliefs, libérant une à une les poches de mystère derrière les dunes et raccourcissait l’ombre portée des tamaris. Tout autour du duvet de Christian étaient posées les traces légères d’une gerboise curieuse, enfuie à l’approche du jour. Sur le sable s’écrit quotidiennement l’histoire du désert. Des fragiles dessins laissés par la gazelle aux minuscules empreintes d’un scarabée cheminant vers l’ombre relative d’une touffe de drinn, il savait lire, page à page, les minutes, les jours qui appartiennent déjà au passé. Avec soin, il fit disparaître dans le sable les traces de son bivouac, rendant au désert sa virginité, et reprit la route, calme et serein.

L’horizon tremblotant, aux mirages sans cesse dérobés, fuyait devant lui. La vaste plaine d’Amguit, rigoureusement plate, se fondait sur cet horizon liquide. Doucement, en dansant, s’érigeaient des bouts de montagne semblables à des îlots. Bout du monde magique, la terre s’arrêtait au-delà de la portée du regard. La Garet El Djennoun se dissimulait encore derrière ce voile bleu fantomatique. Sur le côté, des falaises noires, déchiquetées, contrastaient violemment sur les dunes en premier plan, cordon doré qui défilait et se renouvelait sans cesse. Elle flottait dans cet univers irréel, propice à tous les rêves, entre passé et avenir, là où le temps semble arrêté. Bientôt la montagne se fit plus précise. Imposante et majestueuse, tapie sur son lit de basalte, elle dressait ses flèches acérées vers le ciel pour se prémunir des colères divines, elle qui cache en son sein les mauvais génies tant redoutés des Touareg. Au plein moment de cette tempête de pierres, le regard d’un dieu irrité de tant de désordres avait figé à jamais ses élans minéraux. Et depuis, patiemment, le vent polissait, rongeait, éparpillait grain à grain ces monstruosités dont les arêtes, autrefois tranchantes, s’adoucissaient, se contournaient, s’abaissaient, s’aplatissaient jusqu'à rejoindre, vaincues, l’ordre moutonnant des dunes de l’horizon.

Il roulait depuis des heures. Ivre de son plaisir solitaire, Christian se rendit compte tardivement que l’horizon plat l’entourait désormais complètement. Le soleil était à son zénith. L’azur du ciel se fondait de tous côtés dans le sable. Il se sentit soudain envahi par le doute et décida de s’arrêter pour faire le point. Le silence, d’habitude si léger, s’alourdissait de minute en minute, devenait palpable. Il tapota sur la boussole dont l’aiguille s’affolait. Il descendit du véhicule. Les mains sur les hanches, il embrassa l’horizon au bout duquel s’élevaient des formes ondulantes, écharpes blanchâtres prémonitoires d’une tempête de sable. Il prit conscience de sa fatigue et décida de reporter au lendemain la décision qu’il devait prendre. Soit refaire le chemin en sens inverse, soit tenter de se repérer. Mais le soleil demeurait obstinément au zénith et l’aiguille de la boussole continuait sa ronde insensée.

- Le désert est ainsi, soliloquait notre homme, tout va bien, rien ne semble devoir arriver, et tout bascule. Les événements s’enchaînent les uns aux autres et la situation empire brusquement. Enfin, tout est relatif. J’ai largement prévu la réserve de gasoil, j’ai des vivres plus qu’il n’en faut, de l’eau, et même une demi-bouteille de whisky oubliée par un touriste de l’expédition précédente.

Un vent léger se levait et s’amplifiait à mesure que le ciel se brouillait. Le sable se mit à fuir en longues traînées sur le sol. Bientôt, la tempête fit rage. Christian avait soigneusement calfeutré toutes les ouvertures de la cabine de l’Unimog mais les grains insidieux pénétraient partout. Une semi-obscurité régnait. Les crépitements rageurs cinglaient en pluie blonde le pare-brise et rythmaient le poème qu’il se récitait pour exercer sa mémoire. Il l’avait composé un soir de bivouac, entre le deuxième et le troisième thé :

« Blondes étendues aux miroirs éphémères dont les reflets dansants peuplaient mes rêves hier. Courbes féminines des dunes de soie rose, où ce soir encore le soleil se pose. Je te quitte à regret, ma maîtresse d’un jour, les yeux rougis et le coeur lourd. Je reprends mes traces pour une vie bien fade. Au loin, tes lueurs parme et tes monts de jade se fondent sur l’horizon de ma mémoire.

Du silence de plume de tes matins frais au couchant violet, je me souviendrai. Sous mes pas conquérants pleuraient les grains de dune, et coulaient en traînées pâles sous la lumière de lune, quand je cherchais, fébrile, un trou où me lover pour guetter, impatient, les petits points dorés. Un à un, ils s’allument, clignotent et entament leur lent ballet de chevelure de flamme.

Un jour de plus, un jour de moins à vivre tous ces soirs et tous ces matins qui m’éloignent de ma maîtresse d’un jour, celle qui, parée de ses plus beaux atours, m’a séduit et m’envoûte encore.

Et peut-être un jour reprendrai-je ma ronde pour planter mes bivouacs au bout du monde. »

Christian fut bien en peine d’évaluer la durée de la tempête. Sa montre ne fonctionnait plus. Le vent cessa brutalement. La brume violette se dissipa et le soleil, toujours au zénith, réapparut. Il descendit de son véhicule, assommé par tant de bruit et de fureur. Il fit le tour du camion. Bien sûr, les traces étaient effacées. L’inquiétude, insidieusement, s’infiltrait en lui. Solidement campé sur ses deux jambes écartées, les mains dans les poches, il scrutait l’horizon. La lumière tombait droit et le sol vibrait de chaleur. Quelque chose étreignait son ventre, sensation dont il avait perdu l’habitude depuis longtemps. L’angoisse, prélude à la peur. Soudain, l’étrange sentiment d’être observé le fit se retourner. L’absurdité de la situation l’empêchait de réaliser pleinement la vision qui s’offrait à lui. A quelques pas, un homme, vêtu de noir, le regardait.

Ce personnage curieux, pas vraiment inquiétant, légèrement impalpable, un peu flou, indistinct, au visage dont on oublie les traits sitôt entrevus, semblait lire dans ses pensées comme à livre ouvert. Ses lèvres remuèrent.

- Qui suis-je ? Peu importe. Que puis-je pour vous ? Vous aider, un peu, mais la solution est en vous.

Ces propos sibyllins ajoutèrent au malaise ressenti par Christian. D’un geste, l’homme en noir lui fit signe de ne pas l’interrompre et poursuivit.

- Vous allez reprendre votre route en suivant vos traces.

- Mais elles sont effacées !

- Je sais. Vous allez suivre vos traces, devant vous.

A la mine ahurie de son interlocuteur, le mystérieux personnage esquissa un sourire.

- Lorsque vous roulerez, vous vous apercevrez que vos traces se formeront devant votre camion et non derrière. Il faut que vous sachiez que le Temps s’est bloqué. Accidentellement. Cela arrive. En suivant vos traces à l’envers, devant vous, vous remonterez jusqu’au moment où vous vous êtes perdu. Il ne faudra jamais vous arrêter en chemin sous peine de perdre les traces. Elles risquent de ne plus se reformer. Vous allez traverser les paysages les plus fantastiques que vous puissiez imaginer, assister à des couchers de soleil dont les couleurs vous sont inconnues, mais il ne faudra jamais vous arrêter. Les regards des gazelles se feront tendres et suppliants, mais il ne faudra jamais vous arrêter. Les oasis traversées seront des palais de verdure, et, des colonnades de palmiers dégringoleront les grappes de fruits dorés éclatant au soleil leur chair veloutée et délicate, mais il ne faudra jamais vous arrêter. A ce prix seulement, vos efforts seront récompensés.

L’homme en noir gonfla, puis devint transparent et disparut.

Perplexe, Christian rejoignit l’Unimog, enclencha la première et s’en alla , droit devant...

La lune éclairait faiblement les ombres assises en cercle autour du feu. Sur les silhouettes découpées dansaient les lueurs vives du foyer. Celui qui racontait s’était tu, son histoire terminée. Les étoiles plongeaient lentement vers l’horizon. Le silence étouffé du désert planait comme une parenthèse entre la fin du conte et les questions qui ne manqueraient pas de fuser, comme à l’habitude.

- Et voilà l’histoire de Christian, l’homme du Sahara, telle qu’on la raconte encore de nos jours.

- Mais peut-on se fier à ces légendes ? L’Homme existe-t-il réellement ? N’est-il point une pure création de notre esprit pour répondre à des questions dont nous n’avons pas les réponses ? fit le djinn en plongeant sa petite patte velue dans une touffe de drinn.
Partir vivre et travailler au Chili English translation pending
by Niluje · 2010-03-25 · 11 replies
Bonjour à tous, j'ai 25 ans, et j'envisage de partir m'installer quelques temps au Chili. J'ai un bon cv en ébénisterie, mais peu d'expérience professionnelle. Je parle français couramment, un anglais "pratique" (difficile de suivre une conversation soutenue, mais je suis loin d'être perdu dans un pays anglophone), mais pas du tout d'espagnol (je crois que je vais regretter longtemps d'avoir coché la case "allemand" à l'école !).

C'est un pays qui, comme le Pérou, me fait rêver depuis tout petit mais j'imagine que la langue posera un problème. Je suis en Irlande depuis 6 mois, et je doute de pouvoir gérer l'apprentissage simultanée de 2 langues ! En revanche, une fois sur place, je suis prêt à m'y mettre sérieusement, mais encore faut-il en premier trouver un petit boulot pour subvenir à mes dépenses. Mon budget est assez serré.

Avez vous des conseils à me donner concernant une recherche de travail ? Je suis tout à fait qualifié pour travailler dans le bâtiment, même si ce n'est pas mon domaine de prédilection. Qu'en est-il de la situation du pays à l'heure actuelle, notamment après les catastrophes (tremblement de terre) qui s'y sont déroulé dernièrement ? La construction est-elle relancée, ou au contraire, tout le pays se retrouve bloqué ?

Je pense avoir oublié des tas de choses que j'aurai voulu vous demander, mais ça viendra plus tard dans le post..

merci pour vos réponses !
Avis sur itinéraire d'un mois et demi en Argentine en juillet-août? English translation pending
by Padazou · 2010-02-07 · 3 replies
bonjour à tous, vu la richesse de vos échanges je me permets moi aussi de vous demander vos avis ...

je souhaite partir en argentine cet été durant 1 mois et demi et voilà mes itinéraires - buenos aires -ushuaia en avion puis sur place ushuaia -punta arenas (par bateau), puerto natales, aller dans le parc torres del paine , el calafate, le perito moreno, el chalten passer au chili : chile chico ... monter jusqu'à esquel et aller à l'est voir puerto madryn pour longer la côte jusqu'à buenos aires.. MAIS CE TRAJET VAUT IL LE COUP ? au vue des températures? est-ce praticable (bus)? JE SOUHAITE marcher un maximum serait ce praticable ? peut-on tout de même profiter de la beauté des paysages malgré la météo ? en 3 semaines ? (en plus de ça je suis exigeante !!! ;) Je ne crains pas particulièrement le froid et suis préparée à affronter des conditions difficiles mais cela vaut-il le coup ?

ensuite retour sur buenos aires et direction le nord iguazu (vol pour jujuy? SALTA? ) désert d'atacama ? ET REVENIR SUR BUENOS AIRES .... budget à prévoir ?

que me conseillez-vous ?

MERCI pour vos réponses

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display