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Itinéraire d'un mois au Cambodge English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement en pleine préparation de mon TDM, et encore une fois je fais appel aux voyageurs expérimentés du forum pour avoir des avis / critiques / conseils... Cette fois, il s'agit de mon itinéraire planifié pour le Cambodge.
Mon homme et moi avons prévu d'arriver sur Siem Reap depuis Bangkok en Janvier (2016), puis de faire une boucle dans le pays, en espérant pouvoir voir les incontournables et pouvoir prendre le temps de profiter un peu. Nous souhaitons rester 30 jours, soit la durée max du Visa sans prolongation.
Dans la liste ci-dessous, j'ai mis mes interrogations/doutes, en gras. J'aurais donc surtout besoin d'un retour sur ces points précis. Voici un aperçu de notre parcours souhaité : - Siem Reap, 5 jours. Visite d'Angkor et des alentours. - Aller-retour sur Battambang, trois jours en tout. On a vu que c'était faisable en bateau et que la ville vaut le coup. - Depuis Siem Reap, direction Koh Ker. Est-ce faisable en bus ou train ? Si l'endroit nous plaît, nous pensons y rester 3 jours. - Depuis Koh Ker, monter jusqu'au Preah Vihear Temple. Détour optionnel car il faut apparemment être en bonne forme pour y monter. On verra notre état de fatigue à ce moment-là. ^^ - Direction la Province de Mondol Kiri ensuite, car la région semble vraiment valoir le détour et être différente du reste du Cambodge. Est-ce facilement accessible depuis Preah Vihear ou Koh Ker ? - Nous souhaitons ensuite passer par Kratié, nous avons lu que ça valait le coup, mais aucune route ne semble y mener facilement depuis Mondolkiri. Si cette étape n'est pas indispensable, nous devrions pouvoir avoir un bus qui mène à Kampong Cham. Que nous conseillez-vous plutôt ? Est-ce sympa à voir ? - Direction Phnom Phen où nous souhaitons rester au moins 4 ou 5 jours, avec pourquoi pas un aller-retour au parc national Kirirom - Et pour finir le périple, direction Sihanoukville pour quelques jours, puis passage de la frontière avec le Vietnam du côté de Keb.
J'ai déjà trouvé des tas de sujets sur les itinéraires des gens au Cambodge, mais qui n'étaient pas très récents, ou qui comportaient les circuits entre plusieurs pays donc ça ne me convenait pas trop. Je me rends compte que le programme semble assez chargé et les durées peu réalistes, peut-être que suivant vos retours j'allégerai les destinations. J'ai aussi un peu de mal à évaluer les temps de trajet et les distances, donc peut-être que le pays n'étant pas "très grand" nous aurons l'occasion de tout faire sans s'épuiser.
J'espère avoir été assez claire dans mes explications, et merci d'avance pour votre aide !
Je suis actuellement en pleine préparation de mon TDM, et encore une fois je fais appel aux voyageurs expérimentés du forum pour avoir des avis / critiques / conseils... Cette fois, il s'agit de mon itinéraire planifié pour le Cambodge.
Mon homme et moi avons prévu d'arriver sur Siem Reap depuis Bangkok en Janvier (2016), puis de faire une boucle dans le pays, en espérant pouvoir voir les incontournables et pouvoir prendre le temps de profiter un peu. Nous souhaitons rester 30 jours, soit la durée max du Visa sans prolongation.
Dans la liste ci-dessous, j'ai mis mes interrogations/doutes, en gras. J'aurais donc surtout besoin d'un retour sur ces points précis. Voici un aperçu de notre parcours souhaité : - Siem Reap, 5 jours. Visite d'Angkor et des alentours. - Aller-retour sur Battambang, trois jours en tout. On a vu que c'était faisable en bateau et que la ville vaut le coup. - Depuis Siem Reap, direction Koh Ker. Est-ce faisable en bus ou train ? Si l'endroit nous plaît, nous pensons y rester 3 jours. - Depuis Koh Ker, monter jusqu'au Preah Vihear Temple. Détour optionnel car il faut apparemment être en bonne forme pour y monter. On verra notre état de fatigue à ce moment-là. ^^ - Direction la Province de Mondol Kiri ensuite, car la région semble vraiment valoir le détour et être différente du reste du Cambodge. Est-ce facilement accessible depuis Preah Vihear ou Koh Ker ? - Nous souhaitons ensuite passer par Kratié, nous avons lu que ça valait le coup, mais aucune route ne semble y mener facilement depuis Mondolkiri. Si cette étape n'est pas indispensable, nous devrions pouvoir avoir un bus qui mène à Kampong Cham. Que nous conseillez-vous plutôt ? Est-ce sympa à voir ? - Direction Phnom Phen où nous souhaitons rester au moins 4 ou 5 jours, avec pourquoi pas un aller-retour au parc national Kirirom - Et pour finir le périple, direction Sihanoukville pour quelques jours, puis passage de la frontière avec le Vietnam du côté de Keb.
J'ai déjà trouvé des tas de sujets sur les itinéraires des gens au Cambodge, mais qui n'étaient pas très récents, ou qui comportaient les circuits entre plusieurs pays donc ça ne me convenait pas trop. Je me rends compte que le programme semble assez chargé et les durées peu réalistes, peut-être que suivant vos retours j'allégerai les destinations. J'ai aussi un peu de mal à évaluer les temps de trajet et les distances, donc peut-être que le pays n'étant pas "très grand" nous aurons l'occasion de tout faire sans s'épuiser.
J'espère avoir été assez claire dans mes explications, et merci d'avance pour votre aide !
Retour de Birmanie en images English translation pending
Après avoir posé quelques questions sur le forum et surtout lu pendant des mois les discussions sur cette destination, je vous fais un petit retour de mon voyage.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas...
Nous avons voulu un voyage "cool", c'est-à-dire, ne pas courir d'une destination à l'autre, prendre le temps de se (re)poser. On a donc finalement passé 2 nuits à Yangon (1 à l'aller et 1 au retour), 3 à Bagan, 4 à Nyaungshwe et 4 à Ngapali. Tout compte fait, nous aurions pu (dû?) enlever 1 nuit à chaque étape pour en faire une 4ème (Moulmein Hpa An par exemple).
Allez, commençons par une affirmation si souvent lue: "les birmans sont incroyablement gentils" , oui MAIS.... 1) pas tous! On a commencé par 2 arnaques en arrivant: au change de l'aéroport les 106 billets de 5000k comptés devant mes yeux se sont inexplicablement transformés en 90 billets (je sais, j'aurais du recompter de suite). 80 000k en moins, c'est pas rien 😠!. 2ème arnaque: le kiosque qui donne des bons pour le taxi n'était pas encore ouvert et le chauffeur nous a demandé à l'arrivée 20 000k (10 000k pour chacune). J'ai protesté ... il s'est énervé ... on a payé 😠; Après, plus rien, je vous rassure 😉 2) j'ai trouvé les cambodgiens tout aussi gentils, et, dans un genre différent, les zambiens également.
Bon, notre budget allégé de quelques dizaines de milliers de Kyatt, nous voilà parties pour un petit tour downtown. Les rues de Yangon sont parfois ...surprenantes?

Après avoir récupéré nos billets d'avion à l'agence Gulliver, nous partons pour la pagode Shwedagon, de jour. L'endroit est très impressionnant, même quand on l'a déjà vu en photos


Les birmans y sont sans doute plus nombreux que les touristes.


Le lendemain, nous nous levons aux aurores pour prendre l'avion vers Bagan. Pas de (mauvaise) surprise avec le taxi cette fois (8000k). Les bagages déposés à l'hôtel, nous partons découvrir la "ville" (New Bagan) à pied. Après la rue principale,

nos déambulations nous amènent (entre autres) au marché

puis au bord du fleuve.

Nous terminons la journée par de la "myanmar food": c'est bon, copieux (trop) et pas cher (3500k par personne).

Les 2 jours suivant seront consacrés à la visite des temples et aussi à flâner un peu au hasard des routes et des chemins. On a loué des e-bikes (8000k la journée), un peu par flemme et aussi parce que l'après-midi, il fait quand même très chaud. Pas trop de monde dans l'ensemble, certains temples sont même quasi déserts.





Et, en parfait touriste 😉, on ne loupe pas le coucher de soleil sur la plaine....

Muriel
Nous avons voulu un voyage "cool", c'est-à-dire, ne pas courir d'une destination à l'autre, prendre le temps de se (re)poser. On a donc finalement passé 2 nuits à Yangon (1 à l'aller et 1 au retour), 3 à Bagan, 4 à Nyaungshwe et 4 à Ngapali. Tout compte fait, nous aurions pu (dû?) enlever 1 nuit à chaque étape pour en faire une 4ème (Moulmein Hpa An par exemple).
Allez, commençons par une affirmation si souvent lue: "les birmans sont incroyablement gentils" , oui MAIS.... 1) pas tous! On a commencé par 2 arnaques en arrivant: au change de l'aéroport les 106 billets de 5000k comptés devant mes yeux se sont inexplicablement transformés en 90 billets (je sais, j'aurais du recompter de suite). 80 000k en moins, c'est pas rien 😠!. 2ème arnaque: le kiosque qui donne des bons pour le taxi n'était pas encore ouvert et le chauffeur nous a demandé à l'arrivée 20 000k (10 000k pour chacune). J'ai protesté ... il s'est énervé ... on a payé 😠; Après, plus rien, je vous rassure 😉 2) j'ai trouvé les cambodgiens tout aussi gentils, et, dans un genre différent, les zambiens également.
Bon, notre budget allégé de quelques dizaines de milliers de Kyatt, nous voilà parties pour un petit tour downtown. Les rues de Yangon sont parfois ...surprenantes?

Après avoir récupéré nos billets d'avion à l'agence Gulliver, nous partons pour la pagode Shwedagon, de jour. L'endroit est très impressionnant, même quand on l'a déjà vu en photos


Les birmans y sont sans doute plus nombreux que les touristes.


Le lendemain, nous nous levons aux aurores pour prendre l'avion vers Bagan. Pas de (mauvaise) surprise avec le taxi cette fois (8000k). Les bagages déposés à l'hôtel, nous partons découvrir la "ville" (New Bagan) à pied. Après la rue principale,

nos déambulations nous amènent (entre autres) au marché

puis au bord du fleuve.

Nous terminons la journée par de la "myanmar food": c'est bon, copieux (trop) et pas cher (3500k par personne).

Les 2 jours suivant seront consacrés à la visite des temples et aussi à flâner un peu au hasard des routes et des chemins. On a loué des e-bikes (8000k la journée), un peu par flemme et aussi parce que l'après-midi, il fait quand même très chaud. Pas trop de monde dans l'ensemble, certains temples sont même quasi déserts.





Et, en parfait touriste 😉, on ne loupe pas le coucher de soleil sur la plaine....

Muriel
Shanti India: Aurangabad + Gujarat:) English translation pending
Ca doit être mon quinzième voyage en Inde si je ne me trompe pas.
J'emmène ma tante / marraine adorée: Anne. Nous n'avons que neuf ans de différence et devenons d'avantage des amies qu'une nièce et une tante...
C'est son premier voyage sac a dos, son premier voyage en Inde.
Elle m’a donné carte blanche, j’ai choisi principalement le Gujarat, et plus spécifiquement le Saurashtra, sud d’Ahmedabad, que je ne connais pas encore.
Le Gujarat est un état oublié des touristes, plus « authentique » ai-je envie de dire. Cependant il est varié et regorge de merveilles.
5/2 : Nous atterrissons à Goa après une longue escale à Bombay. Des amis communs, qui habitent près de Benaulim 6 mois par an, nous accueillent dès l’aéroport. 3 jours tranquilles, confortables, pas loin d’une plage peu fréquentée…

Anne décompresse, elle a un boulot relativement stressant et a bien besoin de repos avant de réellement commencer « l’Inde ».

8/2 : En fin de journée nous prenons le train en direction des grottes d’Ellora et Ajanta, encore inconnues à nos yeux. Je suis ravie de quitter Goa. Le voyage peut vraiment commencer. On partage le compartiment A/C avec trois femmes qui mangent sans arrêt. Ensuite elles ronflent sans arrêt… On ne dormira pas beaucoup… On s’arrête à Ahmednagar au petit matin, et de là on prend un bus pour Aurangabad à 1h 30 de là. Le bus n’est heureusement pas bondé, nous avons réussi à avoir deux places assises à l’avant de ce vieux bus brinquebalant. Anne est à l’aise, son beau sourire éclate ! Ensuite rickshaw pour se trouver un guest house. Là, son sourire éclate moins… Ses yeux fixés sur la route, la circulation, je ne la sens pas trop à son aise mais le rickshaw est bien speedé… Le Shree Maya est fermé pour rénovation, bon tant pis, on prend le premier hôtel correct venu, un peu cher, 1100 rps pour nous deux (13€, on a de la chance, l’euro est à 85 rps !) de toute façon, on ne reste que deux nuits et on ne voyage pas pour 6 mois. Après une bonne douche, on sort de l’hôtel et allons vers les rickshaws.

« Daulatabad, ketnè roupiah? Return? 400!. Ok. » (Le fort est à 16 km d’ici, je n’ai pas envie de perdre du temps et de m’embêter à chercher un bus) Je m’amuse à voir Anne, les yeux toujours fixés sur la route et la circulation bruyante, sur les bus, les vélos, les motos et autres charrettes à bœuf. Parfois elle fait l’une ou l’autre photo des camions tout colorés ou il est toujours inscrit un Hare Krishna ou autre Jai Mataji en haut du pare brise, pour se protéger des dangers de la route.
Le fort Deogiri, la montagne des dieux, date du 11eme siècle et est construit sur une colline isolée, il est l’un des forts médiévaux les mieux conservés. Rebaptisé Daulatabad au 14eme, il a eu son importance. Les premières murailles sont épaisses d’un mètre et font 5 km de long.

On accède au sommet par un labyrinthe creusé dans la roche, et on grimpe, on grimpe, ce fort est gigantesque, qu’est ce qu’on grimpe.

Nous sommes les seuls touristes occidentaux, parmi les centaines et centaines de touristes indiens, des écoles, des familles, des amis, et toute cette foule bigarrée parle fort, hurle et bouscule allègrement. Ca demande, ou ca demande pas, pour nous prendre en photos avec chacun d’entre eux… On début, comme tout le monde ( ?), on se prête au jeu, puis au bout de la 347eme fois, on laisse tomber et devons refuser devant des têtes déconfites et pas méchantes du tout. « Welcome in India! » ou « Namasté! » entendons nous souvent 🙂
./...
5/2 : Nous atterrissons à Goa après une longue escale à Bombay. Des amis communs, qui habitent près de Benaulim 6 mois par an, nous accueillent dès l’aéroport. 3 jours tranquilles, confortables, pas loin d’une plage peu fréquentée…

Anne décompresse, elle a un boulot relativement stressant et a bien besoin de repos avant de réellement commencer « l’Inde ».

8/2 : En fin de journée nous prenons le train en direction des grottes d’Ellora et Ajanta, encore inconnues à nos yeux. Je suis ravie de quitter Goa. Le voyage peut vraiment commencer. On partage le compartiment A/C avec trois femmes qui mangent sans arrêt. Ensuite elles ronflent sans arrêt… On ne dormira pas beaucoup… On s’arrête à Ahmednagar au petit matin, et de là on prend un bus pour Aurangabad à 1h 30 de là. Le bus n’est heureusement pas bondé, nous avons réussi à avoir deux places assises à l’avant de ce vieux bus brinquebalant. Anne est à l’aise, son beau sourire éclate ! Ensuite rickshaw pour se trouver un guest house. Là, son sourire éclate moins… Ses yeux fixés sur la route, la circulation, je ne la sens pas trop à son aise mais le rickshaw est bien speedé… Le Shree Maya est fermé pour rénovation, bon tant pis, on prend le premier hôtel correct venu, un peu cher, 1100 rps pour nous deux (13€, on a de la chance, l’euro est à 85 rps !) de toute façon, on ne reste que deux nuits et on ne voyage pas pour 6 mois. Après une bonne douche, on sort de l’hôtel et allons vers les rickshaws.

« Daulatabad, ketnè roupiah? Return? 400!. Ok. » (Le fort est à 16 km d’ici, je n’ai pas envie de perdre du temps et de m’embêter à chercher un bus) Je m’amuse à voir Anne, les yeux toujours fixés sur la route et la circulation bruyante, sur les bus, les vélos, les motos et autres charrettes à bœuf. Parfois elle fait l’une ou l’autre photo des camions tout colorés ou il est toujours inscrit un Hare Krishna ou autre Jai Mataji en haut du pare brise, pour se protéger des dangers de la route.
Le fort Deogiri, la montagne des dieux, date du 11eme siècle et est construit sur une colline isolée, il est l’un des forts médiévaux les mieux conservés. Rebaptisé Daulatabad au 14eme, il a eu son importance. Les premières murailles sont épaisses d’un mètre et font 5 km de long.

On accède au sommet par un labyrinthe creusé dans la roche, et on grimpe, on grimpe, ce fort est gigantesque, qu’est ce qu’on grimpe.

Nous sommes les seuls touristes occidentaux, parmi les centaines et centaines de touristes indiens, des écoles, des familles, des amis, et toute cette foule bigarrée parle fort, hurle et bouscule allègrement. Ca demande, ou ca demande pas, pour nous prendre en photos avec chacun d’entre eux… On début, comme tout le monde ( ?), on se prête au jeu, puis au bout de la 347eme fois, on laisse tomber et devons refuser devant des têtes déconfites et pas méchantes du tout. « Welcome in India! » ou « Namasté! » entendons nous souvent 🙂
./...Bolivie en autonomie (4x4) au mois de septembre English translation pending
Bonjour à tous,
Nous somme en pleine préparation avec mon amie d'un roadtrip sur les terres Andines de la Bolivie pour le moi de Septembre (2 semaines en 4x4 de loc, 1 semaine à pied/bus). Lors de nos recherches, nous sommes tombés sur un certain nombre de carnets de voyage qui nous ont étés très utiles, nous remercions au passage leurs auteurs (Krikri6792, Beregond...), mais nous avons aussi constaté qu'un certain nombre de personne cherchait les mêmes renseignements que nous pour des dates proches des nôtres. Aldo, de la fameuse agence de loc Petita rent a car, nous ayant confirmé qu'il n'avait plus de véhicules disponibles pour nos dates, nous en avons déduit qu'un certain nombre de personne naviguant sur ce forum avait potentiellement réservés chez lui pour le mois de Septembre. Nous nous disions donc que si certaines personnes effectuent le même voyage au même dates que nous, il serait sympa de pouvoir partager le fruits de nos préparations, pourquoi pas établir des points de rencontre sur place pour se tenir informé de l'état des routes (pour les itinéraires en sens opposés) ou même faire des petits bout de trajet ensemble pour les parties les plus techniques et/ou isolées, les randonnées à "risque" (Uturuncu?) histoire que chacun soit le back-up de l'autre en cas d'enlisement, casse ou tout simplement pour échanger sur la passion des voyages. Pour info, nous avons loué un Nissan Patrol chez Imbex rent a car, qui semble être une agence assez connue à la Paz. Le parcours: Arrivée Vendredi 12 à la Paz à 13h Samedi 13: Acclimatation Dimanche 14: Route des yungas en VTT Lundi 15 Septembre: La Paz -> Potosi Mardi 16: Mines Potosi + Potosi-> Sucre en shared taxi (pour ne pas trop dépasser le km max du 4x4) Mercredi 17: Visite sucre Jeudi 18: Cucre - > Potosi en shared taxi puis Potosi -> Tupiza Vendredi 19: Balade autour de Tupiza (bonnes adresses pour des rando à cheval?) Samedi 20: Tupiza -> San Antonio de lipez Dimanche 21: San Antonio-> Quetena chico Lundi 22: Ascension Uturuncu le matin, Uturuncu -> Laguna verde l'aprem Mardi 23: Laguna Verde -> Ojo de Perdiz Mercredi 24: Ojo de perdiz-> Salar de Uyuni Jeudi 25: Cimetière de train d'Uyuni -> Cerro Tunapa Vendredi 26: Cerro Tunapa -> Challapata Samedi 27: Challapata -> La paz Dimanche 28: Jour de battement en cas de pb avec le 4x4, ou si un endroit nous plait particulièrement pour prendre plus notre temps. Lundi 29 et Mardi 30: Repos à la paz Mercredi - Jeudi - Vendredi: Lake Titicaca, Isla del Sol Samedi04 Octobre, décollage de la Paz.
Nous sommes bien évidemment à l'écoute de tout bon conseil pour la préparation de ce voyage (temps de trajet, matériel nécessaire...)
Merci beaucoup
Maxime
Nous somme en pleine préparation avec mon amie d'un roadtrip sur les terres Andines de la Bolivie pour le moi de Septembre (2 semaines en 4x4 de loc, 1 semaine à pied/bus). Lors de nos recherches, nous sommes tombés sur un certain nombre de carnets de voyage qui nous ont étés très utiles, nous remercions au passage leurs auteurs (Krikri6792, Beregond...), mais nous avons aussi constaté qu'un certain nombre de personne cherchait les mêmes renseignements que nous pour des dates proches des nôtres. Aldo, de la fameuse agence de loc Petita rent a car, nous ayant confirmé qu'il n'avait plus de véhicules disponibles pour nos dates, nous en avons déduit qu'un certain nombre de personne naviguant sur ce forum avait potentiellement réservés chez lui pour le mois de Septembre. Nous nous disions donc que si certaines personnes effectuent le même voyage au même dates que nous, il serait sympa de pouvoir partager le fruits de nos préparations, pourquoi pas établir des points de rencontre sur place pour se tenir informé de l'état des routes (pour les itinéraires en sens opposés) ou même faire des petits bout de trajet ensemble pour les parties les plus techniques et/ou isolées, les randonnées à "risque" (Uturuncu?) histoire que chacun soit le back-up de l'autre en cas d'enlisement, casse ou tout simplement pour échanger sur la passion des voyages. Pour info, nous avons loué un Nissan Patrol chez Imbex rent a car, qui semble être une agence assez connue à la Paz. Le parcours: Arrivée Vendredi 12 à la Paz à 13h Samedi 13: Acclimatation Dimanche 14: Route des yungas en VTT Lundi 15 Septembre: La Paz -> Potosi Mardi 16: Mines Potosi + Potosi-> Sucre en shared taxi (pour ne pas trop dépasser le km max du 4x4) Mercredi 17: Visite sucre Jeudi 18: Cucre - > Potosi en shared taxi puis Potosi -> Tupiza Vendredi 19: Balade autour de Tupiza (bonnes adresses pour des rando à cheval?) Samedi 20: Tupiza -> San Antonio de lipez Dimanche 21: San Antonio-> Quetena chico Lundi 22: Ascension Uturuncu le matin, Uturuncu -> Laguna verde l'aprem Mardi 23: Laguna Verde -> Ojo de Perdiz Mercredi 24: Ojo de perdiz-> Salar de Uyuni Jeudi 25: Cimetière de train d'Uyuni -> Cerro Tunapa Vendredi 26: Cerro Tunapa -> Challapata Samedi 27: Challapata -> La paz Dimanche 28: Jour de battement en cas de pb avec le 4x4, ou si un endroit nous plait particulièrement pour prendre plus notre temps. Lundi 29 et Mardi 30: Repos à la paz Mercredi - Jeudi - Vendredi: Lake Titicaca, Isla del Sol Samedi04 Octobre, décollage de la Paz.
Nous sommes bien évidemment à l'écoute de tout bon conseil pour la préparation de ce voyage (temps de trajet, matériel nécessaire...)
Merci beaucoup
Maxime
Retour de Birmanie - janvier 2014 English translation pending
Nous revenons d’un séjour d’un peu plus de 2 semaines en Birmanie, mon conjoint et moi-même et cela a été SUPER à tous points de vue ! Connaissant un peu l’Asie, nous avons été plus qu'enchantés par ce séjour !
D’abord, je remercie énormément les retours sur ce forum qui nous ont grandement aidés à préparer notre séjour, et notamment les retours de Sweetrose, Logodard, Bavaria, Olivier75015. Merci !!!
A nous de partager notre expérience si cela peut en aider certains !
Nous sommes donc un couple de 27 ans qui avons l’habitude de partir en sacs à dos. Cette fois-ci, au vue des retours et même si ce n’est pas dans nos habitudes, nous avons décidé de réserver un maximum de nuits à l’avance depuis la France, souvent par email. Sur place, ceux qui n’avaient rien réservé finissaient toujours par trouver quelque chose, mais après avoir tourné plusieurs heures (le pire étant Mandalay et Bagan)… Finalement je dois dire que ce 1er voyage un minimum préparé a été plutôt appréciable et reposant !
La population est vraiment exceptionnelle, et d’une gentillesse sans égale. Ils sont très curieux voire fascinés. Ils sont très souriants et très aidants. Ils aiment les touristes, ont envie de voir leur pays s’ouvrir et évoluer. La gastronomie est très bonne et très variée grâce à un mélange culturel très fort, créé par la proximité des pays frontaliers comme la Chine, l’Inde. Bref, afin de préserver ce côté très authentique, je crois qu’il est vraiment préférable de ne pas donner d’argent à tout va (le touriste n’étant pas encore assimilé à de l’argent), plutôt offrir des cadeaux en guise de pourboire (ils sont friands d’échantillons de parfum ! Malheureusement nous n’en avions pas emmenés), de disperser son argent intelligemment, de manger dans les stands de rue ou restaurants authentiques, de répartir ses achats à travers le pays et surtout d’être respectueux envers les gens et leur culture (en toute logique, cela va de soi !). Nous avons eu l’impression que le tourisme qui existait et grandissait était un tourisme intéressé et durable. Il faut vraiment que cela continue !!!
Question pratique : - demande de visa 1 mois avant le départ : envoi en lettre recommandée des passeports à l’ambassade - - les dollars : au vue des retours, nous avions échangé à Bangkok pour 360$ (au Super Rich pour ceux qui y passent, très bon taux 1€ = 1.35$ et ont des billets neufs). Nous avions payé les hôtels et droits d’entrée avec, et les avons conservé dans un magazine pour éviter toute pliure. En fait, on a eu trop de dollars. En soi, je pense que les hôtels auraient acceptés d’être payés en kyats. En prévoir par contre impérativement pour les droits d’entrée. - - nous avons échangé tous nos euros restants en kyats à l’aéroport de Mandalay, très bon taux : 1€ = 1320k - - nous n’avons pas pris de traitement anti-palu, juste un bon anti-moustique, du spray pour vêtements (qui s’est averé utile, en particulier à Inlé), et une boîte de Malarone en cas, mais à priori peu de risque en saison sèche… - - une lampe frontale qui s’avère utile pour faire du vélo dans les rues à Inlé le soir et pendant le treck - - nous avions emporté des sacs à viande pour le treck (les couvertures sont fournies) - - un bon pull ou une polaire car mine de rien, il fait très frais le soir (excepté à Yangon) et en particulier à Inlé. D’après les retours de personnes ayant fait un treck à Kalaw, ils ont même eu des températures négatives le matin. - - des boules quies ! - - le Lonely qui est toujours de bons conseils bien qu'obsolète sur certains points et le Gpalémo, publié par le Routard, qui est un petit livre d’images et qui s’avère utile (5€) !
Question budget : - - vols Emirats Paris – Bangkok : 1240€ / 2 pers (très bons vols) - - vols Air Asia Bangkok-Mandalay et Yangon-Bangkok : environ 180€ / 2 pers - - sur place : environ 1000€ / 2 pers => Budget moyen de 1200€ / pers
Voici donc notre circuit :
10/01 : Nuit à Bangkok
11/01 - départ pour Mandalay avec Air Asia (navette gratuite Air Asia entre l’aéroport et le centre de Mandalay) 2 nuits réservées à HOTEL YADANARBON : nous avions trouvé de bonnes promos sur Agoda (30$ au lieu de 45$). Hôtel d’un bon standing, belle chambre et belle sdb, très propre, super petit-déjeuner sur la terrasse du dernier étage qui offre une superbe vue du lever du soleil sur la ville. Personnel qui parle bien anglais et très sympa. C’est le seul hôtel de cette catégorie que nous avons fait, les hôtels de routards sont quand même plus sympas et propices aux rencontres et échanges 🙂
A noter, nous voulions réserver au Golden Mandalay largement cité dans le forum, mais ils étaient déjà complets 1 mois avant 😕
12/01 - Mandalay : Location d’un taxi à la journée avec Aung Bala, très sympa et qui parle anglais (corner 27/77, 0933184687) négocié 30 000k (en discutant avec d’autres touristes, c’était un bon prix) : visite de quelques ateliers d’artisanat autour de la ville (feuilles d’or, sculpture de bois, tissage de soie), Sagaing, Inwa, Pont Ubein (beau coucher de soleil). C’est une journée plutôt touristique mais très sympa à faire.
Beaucoup de routards sur place ne conseillent pas Mandalay. C’est vrai que c’est une grande ville, bruyante et bouillonnante. On n’y reste pas plus de 3 jours. Mais elle s’avère finalement être authentique. On a aimé s’y promener le soir dans les stands de rue et on a aimé les alentours. Les gens y sont ici beaucoup plus curieux qu’ailleurs ! Sur les petits stands de souvenirs, on a quasiment pas besoin de négocier les prix tellement ils ne connaissent pas encore le rapport à l’argent envers les touristes. Les prix y sont donc ici plus bas qu’ailleurs et c’est en majorité ici qu’on y a acheté des souvenirs !
13/01 - départ Kyaukme : taxi partagé depuis Mandalay, 15 000k / pers, 4h de trajet. Nuit au A YONE OO, seule guesthouse de la ville habilitée à recevoir des touristes. La chambre à 25$ est passée à 28$ en 2014…
L’après-midi, nous nous sommes promenés dans cette petite ville. Il n’y a pas grand-chose à faire, mais la seule balade au milieu de la culture locale est super car ici c’est très authentique. Nous y avons d’ailleurs mangé une de nos meilleures soupes Shan dans un petit stand du marché couvert ! 500k / pers ! Le soir, nous avons mangé dans un petit resto indien conseillé par Joy, excellent, 1400k / pers !
14-15/01 – treck : Nous avons rendez-vous avec Joy que nous avions contacté par email 1 mois avant. Il parle un anglais parfait, parle également Shan ce qui s’avère indispensable pour visiter les villages reculés. Il est super sympa et connait très bien son territoire. Ce fût 2 jours inoubliables, à la rencontre d’une population exceptionnelle. Nous nous arrêtons boire le thé chez des familles qui nous invitent de façon spontanée et partageons un bout de leur vie. Nuit chez l’habitant, génial ! Nous avions apporté des photos sur notre portable de notre vie en France, ils ont adoré et étaient fascinés. Nous avons aussi croisé des rebels Shan, c’est impressionnant car ils sont très armés, mais ne veulent aucun mal aux touristes. Ce qui nous rappelle en fait que la paix n’est pas encore totalement au rendez-vous… Bref, c’était une expérience riche et inoubliable ! Et même un peu émouvante à l’heure des adieux avec notre famille… ! A préciser, je ne suis pas une grande sportive, ce treck est donc réalisable sans trop de difficulté ! Concernant les gros sacs à dos, on les laisse à la Guesthouse pour n’emporter qu’un petit sac à dos.
=> Nous avons payé 116 000k/2 pers/2 jours tout compris qui comprend donc : 23000k/jour/2 motos + 35 000k/jour/2pers pour guide, nourriture, eau, nuit chez l’habitant. Son site : http://shanprinces.webs.com/
Retour à Mandalay, départ à 16h30 de Kyaukme en mini-bus, 7500k / pers, 6h de trajet. Il parait que le train est sympa à faire, avec de beaux paysages, mais avec plus 12h de trajet, pas envie 🙂 2 nuits de plus à Mandalay au ET HOTEL, 30$ / nuit, chambre basique et propre. On y rencontre beaucoup de routards. Nous avions cherché un hôtel sur place avant de partir sur Kyaukme car non réservé depuis la France, ce qui ne s’est pas avéré facile, on a tourné une petite heure.
16/01 – Mandalay : 2e journée à visiter quelques temples et à profiter des salons de thé. Nous avons loué de moto-drop pour 5000k / pers pour faire ce petit tour de 3-4h.
17/01 – départ pour Bagan : 12000k / pers, départ 8h30, arrivée 12h30. 3 nuits réservées au NEW PARK GUESTHOUSE à Nyaung U, par email depuis la France, 35$. Petit bungalow avec parquet, petite terrasse, propre, calme, très bon petit déjeuner, personnel très sympa. On s’y est rendu à pied depuis la gare routière, 10 mn. Nyaung U bouge pas mal le soir, il y a plusieurs restos et bars.
18-19/01 – Bagan : Droit d’entrée 15$. Visite des temples de Bagan. Nous avons loué des vélos à la guesthouse pour 1500k/jour (selon nous, les vélos électriques sont pas utiles) et avons organisé nos visites en fonction des recommandations du Lonely. Des routards rencontrés « ralaient » comme quoi c’était trop touristique… On est des touristes aussi non ? Et puis franchement, nous avions fait les temples d’Angkor et ça n’a rien à voir. On ne s’est jamais senti entassé dans les temples ou envahis de touristes ! On a même été voir le coucher de soleil sur le temple Shwe San Daw qui « serait à éviter » car trop de monde mais on voulait de belles photos alors… Certes on n’est pas tout seul, mais on n’est pas non plus entassé.
A recommander : - le Weather Spoon pour des très bons burgers (pour ceux en mal de nourriture occidentale ! En plus le gérant est trop sympa !) - le Bibo, resto un peu en retrait mais excellent.
Départ pour Inlé le 19/01 au soir en bus de nuit, 11000k / pers, départ 19h30, arrivée à 3h30… Pas le choix, le seul bus de jour est déjà complet depuis plusieurs jours !! S’y prendre en avance donc ! Tuk-tuk gare routière – hôtel : négocié à 1000k.
20-21-22-23/01- Lac Inlé : Droit d’entrée 10$. 4 nuits réservées au GOLDEN EMPRESS HOTEL à Nyaung Shwe, par email depuis la France, 35$ au rez-de-chaussée (45$ pour les chambres à l’étage). Hôtel super sympa, le meilleur du séjour. Les filles sont aux petits soins, les chambres sont très propres, le petit déjeuner excellent. On est arrivé à 3h30 et on nous a quand même donné une petite chambre pour finir la nuit sans supplément ! D’ailleurs cet hôtel était complet à notre arrivée. Je vous laisse imaginer ceux qui n’avaient rien réservé, à chercher un hôtel à 3h du mat…. Nous nous sommes donc posés ici 4 jours histoire de se reposer un peu et de profiter. Nous avons loué chaque jour les vélos à la guesthouse pour 1000k / jour.
On a visité la Winery qui offre un très beau panorama du coucher de soleil sur le lac. On peut visiter les installations qui sont très modernes. Le vin n’est pas exceptionnel mais a de beaux jours devant lui ! En tout cas, c’est très sympa de s’y poser et de déguster un peu de vin devant le paysage !
On a fait le tour du lac on a en fait négocié avec un petit batelier directement sur le port un tour un peu moins touristique, évitant les haltes forcées et allant jusqu’à la poterie dans le sud du lac. Les paysages de villages sur pilotis y sont plus authentiques et plus jolis. On a aussi demandé de visiter la fabrique de lotus (très intéressant) et de cigares. Puis on a demandé à partir un peu plus tard (9h15 au lieu de 8h-8h30) histoire d'éviter les foules. Effectivement, nous avons été plus tranquilles ainsi. Prix : 25000 k la journée, on était 5 sur le bateau avec 3 autres jeunes routards rencontrés sur place
A recommander : - - le Inle Palace, un petit bar en bamboo verts avec des Happy Hours toute la nuit. On s’y retrouve entre occidentaux en soirée pour déguster une Myanmar Beer à 1500k ou du vin de la Winery ! - - le restaurant le Lotus où le poisson frais y est excellent pour 3500k (c’est le plat qu’on aura payé le plus cher du séjour !) - - un massage à « My Parents » dans une petite cahute, 4000 k / 1h. - - d’autres hôtels sur place : Remember Inn, Gipsy hôtel, Teakwood.
Départ pour Yangon en bus de nuit (n’existe pas de bus de jour), 14000k / pers, départ 17h30, arrivée à 4h30… Taxi gare routière - hôtel : négocié à 7000k. 3 nuits réservées au MYINT MYAT GUEST HOUSE via Agoda. Hôtel propre, personnel très sympa mais parlant peu anglais. Par contre, prévoir les boules quies car l’hôtel est situé au dernier étage d’un immeuble donnant sur une gare…
24-25-26/01 – Yangon : Selon nous, une journée de trop passée à Yangon, mais nous n’avions pas anticipé qu’il n’y avait que des bus de nuit depuis Inlé, ce qui nous a laissé une journée de plus. On a visité le marché Bogyoke, le quartier downtown, la Paya Shwedagon (magnifique lorsqu’elle s’illumine au coucher du soleil, lieu empli de ferveur religieuse, beaucoup de birmans la visitent). Le dernier jour, on a fait le Circular Train (1$ / pers pour 3h de temps !), histoire de faire passer un peu le temps mais qui, à mon sens, n’est pas indispensable… Nous n’avons en fait pas beaucoup aimé cette ville, mais attention c’est une vision tout à fait subjective, peut-être étions nous fatigués puisque c’était la fin du séjour… C’est une ville bouillonnante, il y a énormément de monde et nous sommes plutôt du genre à aimer les endroits plus calmes. On a aussi trouvé que la ville était très sale, beaucoup d’ordures…. Enfin, c’était tout de même intéressant de visiter cette ville, qui ne ressemble à aucune autre capitale asiatique, et qui dégage un fort mélange culturel.
27/01 – Retour Air Asia Yangon-Bangkok. Fin à Koh Lanta, mais ça c’est une autre histoire, nous étions en fait en voyages de noces…. 😎
Caro & Alex
Nous sommes donc un couple de 27 ans qui avons l’habitude de partir en sacs à dos. Cette fois-ci, au vue des retours et même si ce n’est pas dans nos habitudes, nous avons décidé de réserver un maximum de nuits à l’avance depuis la France, souvent par email. Sur place, ceux qui n’avaient rien réservé finissaient toujours par trouver quelque chose, mais après avoir tourné plusieurs heures (le pire étant Mandalay et Bagan)… Finalement je dois dire que ce 1er voyage un minimum préparé a été plutôt appréciable et reposant !
La population est vraiment exceptionnelle, et d’une gentillesse sans égale. Ils sont très curieux voire fascinés. Ils sont très souriants et très aidants. Ils aiment les touristes, ont envie de voir leur pays s’ouvrir et évoluer. La gastronomie est très bonne et très variée grâce à un mélange culturel très fort, créé par la proximité des pays frontaliers comme la Chine, l’Inde. Bref, afin de préserver ce côté très authentique, je crois qu’il est vraiment préférable de ne pas donner d’argent à tout va (le touriste n’étant pas encore assimilé à de l’argent), plutôt offrir des cadeaux en guise de pourboire (ils sont friands d’échantillons de parfum ! Malheureusement nous n’en avions pas emmenés), de disperser son argent intelligemment, de manger dans les stands de rue ou restaurants authentiques, de répartir ses achats à travers le pays et surtout d’être respectueux envers les gens et leur culture (en toute logique, cela va de soi !). Nous avons eu l’impression que le tourisme qui existait et grandissait était un tourisme intéressé et durable. Il faut vraiment que cela continue !!!
Question pratique : - demande de visa 1 mois avant le départ : envoi en lettre recommandée des passeports à l’ambassade - - les dollars : au vue des retours, nous avions échangé à Bangkok pour 360$ (au Super Rich pour ceux qui y passent, très bon taux 1€ = 1.35$ et ont des billets neufs). Nous avions payé les hôtels et droits d’entrée avec, et les avons conservé dans un magazine pour éviter toute pliure. En fait, on a eu trop de dollars. En soi, je pense que les hôtels auraient acceptés d’être payés en kyats. En prévoir par contre impérativement pour les droits d’entrée. - - nous avons échangé tous nos euros restants en kyats à l’aéroport de Mandalay, très bon taux : 1€ = 1320k - - nous n’avons pas pris de traitement anti-palu, juste un bon anti-moustique, du spray pour vêtements (qui s’est averé utile, en particulier à Inlé), et une boîte de Malarone en cas, mais à priori peu de risque en saison sèche… - - une lampe frontale qui s’avère utile pour faire du vélo dans les rues à Inlé le soir et pendant le treck - - nous avions emporté des sacs à viande pour le treck (les couvertures sont fournies) - - un bon pull ou une polaire car mine de rien, il fait très frais le soir (excepté à Yangon) et en particulier à Inlé. D’après les retours de personnes ayant fait un treck à Kalaw, ils ont même eu des températures négatives le matin. - - des boules quies ! - - le Lonely qui est toujours de bons conseils bien qu'obsolète sur certains points et le Gpalémo, publié par le Routard, qui est un petit livre d’images et qui s’avère utile (5€) !
Question budget : - - vols Emirats Paris – Bangkok : 1240€ / 2 pers (très bons vols) - - vols Air Asia Bangkok-Mandalay et Yangon-Bangkok : environ 180€ / 2 pers - - sur place : environ 1000€ / 2 pers => Budget moyen de 1200€ / pers
Voici donc notre circuit :
10/01 : Nuit à Bangkok
11/01 - départ pour Mandalay avec Air Asia (navette gratuite Air Asia entre l’aéroport et le centre de Mandalay) 2 nuits réservées à HOTEL YADANARBON : nous avions trouvé de bonnes promos sur Agoda (30$ au lieu de 45$). Hôtel d’un bon standing, belle chambre et belle sdb, très propre, super petit-déjeuner sur la terrasse du dernier étage qui offre une superbe vue du lever du soleil sur la ville. Personnel qui parle bien anglais et très sympa. C’est le seul hôtel de cette catégorie que nous avons fait, les hôtels de routards sont quand même plus sympas et propices aux rencontres et échanges 🙂
A noter, nous voulions réserver au Golden Mandalay largement cité dans le forum, mais ils étaient déjà complets 1 mois avant 😕
12/01 - Mandalay : Location d’un taxi à la journée avec Aung Bala, très sympa et qui parle anglais (corner 27/77, 0933184687) négocié 30 000k (en discutant avec d’autres touristes, c’était un bon prix) : visite de quelques ateliers d’artisanat autour de la ville (feuilles d’or, sculpture de bois, tissage de soie), Sagaing, Inwa, Pont Ubein (beau coucher de soleil). C’est une journée plutôt touristique mais très sympa à faire.
Beaucoup de routards sur place ne conseillent pas Mandalay. C’est vrai que c’est une grande ville, bruyante et bouillonnante. On n’y reste pas plus de 3 jours. Mais elle s’avère finalement être authentique. On a aimé s’y promener le soir dans les stands de rue et on a aimé les alentours. Les gens y sont ici beaucoup plus curieux qu’ailleurs ! Sur les petits stands de souvenirs, on a quasiment pas besoin de négocier les prix tellement ils ne connaissent pas encore le rapport à l’argent envers les touristes. Les prix y sont donc ici plus bas qu’ailleurs et c’est en majorité ici qu’on y a acheté des souvenirs !
13/01 - départ Kyaukme : taxi partagé depuis Mandalay, 15 000k / pers, 4h de trajet. Nuit au A YONE OO, seule guesthouse de la ville habilitée à recevoir des touristes. La chambre à 25$ est passée à 28$ en 2014…
L’après-midi, nous nous sommes promenés dans cette petite ville. Il n’y a pas grand-chose à faire, mais la seule balade au milieu de la culture locale est super car ici c’est très authentique. Nous y avons d’ailleurs mangé une de nos meilleures soupes Shan dans un petit stand du marché couvert ! 500k / pers ! Le soir, nous avons mangé dans un petit resto indien conseillé par Joy, excellent, 1400k / pers !
14-15/01 – treck : Nous avons rendez-vous avec Joy que nous avions contacté par email 1 mois avant. Il parle un anglais parfait, parle également Shan ce qui s’avère indispensable pour visiter les villages reculés. Il est super sympa et connait très bien son territoire. Ce fût 2 jours inoubliables, à la rencontre d’une population exceptionnelle. Nous nous arrêtons boire le thé chez des familles qui nous invitent de façon spontanée et partageons un bout de leur vie. Nuit chez l’habitant, génial ! Nous avions apporté des photos sur notre portable de notre vie en France, ils ont adoré et étaient fascinés. Nous avons aussi croisé des rebels Shan, c’est impressionnant car ils sont très armés, mais ne veulent aucun mal aux touristes. Ce qui nous rappelle en fait que la paix n’est pas encore totalement au rendez-vous… Bref, c’était une expérience riche et inoubliable ! Et même un peu émouvante à l’heure des adieux avec notre famille… ! A préciser, je ne suis pas une grande sportive, ce treck est donc réalisable sans trop de difficulté ! Concernant les gros sacs à dos, on les laisse à la Guesthouse pour n’emporter qu’un petit sac à dos.
=> Nous avons payé 116 000k/2 pers/2 jours tout compris qui comprend donc : 23000k/jour/2 motos + 35 000k/jour/2pers pour guide, nourriture, eau, nuit chez l’habitant. Son site : http://shanprinces.webs.com/
Retour à Mandalay, départ à 16h30 de Kyaukme en mini-bus, 7500k / pers, 6h de trajet. Il parait que le train est sympa à faire, avec de beaux paysages, mais avec plus 12h de trajet, pas envie 🙂 2 nuits de plus à Mandalay au ET HOTEL, 30$ / nuit, chambre basique et propre. On y rencontre beaucoup de routards. Nous avions cherché un hôtel sur place avant de partir sur Kyaukme car non réservé depuis la France, ce qui ne s’est pas avéré facile, on a tourné une petite heure.
16/01 – Mandalay : 2e journée à visiter quelques temples et à profiter des salons de thé. Nous avons loué de moto-drop pour 5000k / pers pour faire ce petit tour de 3-4h.
17/01 – départ pour Bagan : 12000k / pers, départ 8h30, arrivée 12h30. 3 nuits réservées au NEW PARK GUESTHOUSE à Nyaung U, par email depuis la France, 35$. Petit bungalow avec parquet, petite terrasse, propre, calme, très bon petit déjeuner, personnel très sympa. On s’y est rendu à pied depuis la gare routière, 10 mn. Nyaung U bouge pas mal le soir, il y a plusieurs restos et bars.
18-19/01 – Bagan : Droit d’entrée 15$. Visite des temples de Bagan. Nous avons loué des vélos à la guesthouse pour 1500k/jour (selon nous, les vélos électriques sont pas utiles) et avons organisé nos visites en fonction des recommandations du Lonely. Des routards rencontrés « ralaient » comme quoi c’était trop touristique… On est des touristes aussi non ? Et puis franchement, nous avions fait les temples d’Angkor et ça n’a rien à voir. On ne s’est jamais senti entassé dans les temples ou envahis de touristes ! On a même été voir le coucher de soleil sur le temple Shwe San Daw qui « serait à éviter » car trop de monde mais on voulait de belles photos alors… Certes on n’est pas tout seul, mais on n’est pas non plus entassé.
A recommander : - le Weather Spoon pour des très bons burgers (pour ceux en mal de nourriture occidentale ! En plus le gérant est trop sympa !) - le Bibo, resto un peu en retrait mais excellent.
Départ pour Inlé le 19/01 au soir en bus de nuit, 11000k / pers, départ 19h30, arrivée à 3h30… Pas le choix, le seul bus de jour est déjà complet depuis plusieurs jours !! S’y prendre en avance donc ! Tuk-tuk gare routière – hôtel : négocié à 1000k.
20-21-22-23/01- Lac Inlé : Droit d’entrée 10$. 4 nuits réservées au GOLDEN EMPRESS HOTEL à Nyaung Shwe, par email depuis la France, 35$ au rez-de-chaussée (45$ pour les chambres à l’étage). Hôtel super sympa, le meilleur du séjour. Les filles sont aux petits soins, les chambres sont très propres, le petit déjeuner excellent. On est arrivé à 3h30 et on nous a quand même donné une petite chambre pour finir la nuit sans supplément ! D’ailleurs cet hôtel était complet à notre arrivée. Je vous laisse imaginer ceux qui n’avaient rien réservé, à chercher un hôtel à 3h du mat…. Nous nous sommes donc posés ici 4 jours histoire de se reposer un peu et de profiter. Nous avons loué chaque jour les vélos à la guesthouse pour 1000k / jour.
On a visité la Winery qui offre un très beau panorama du coucher de soleil sur le lac. On peut visiter les installations qui sont très modernes. Le vin n’est pas exceptionnel mais a de beaux jours devant lui ! En tout cas, c’est très sympa de s’y poser et de déguster un peu de vin devant le paysage !
On a fait le tour du lac on a en fait négocié avec un petit batelier directement sur le port un tour un peu moins touristique, évitant les haltes forcées et allant jusqu’à la poterie dans le sud du lac. Les paysages de villages sur pilotis y sont plus authentiques et plus jolis. On a aussi demandé de visiter la fabrique de lotus (très intéressant) et de cigares. Puis on a demandé à partir un peu plus tard (9h15 au lieu de 8h-8h30) histoire d'éviter les foules. Effectivement, nous avons été plus tranquilles ainsi. Prix : 25000 k la journée, on était 5 sur le bateau avec 3 autres jeunes routards rencontrés sur place
A recommander : - - le Inle Palace, un petit bar en bamboo verts avec des Happy Hours toute la nuit. On s’y retrouve entre occidentaux en soirée pour déguster une Myanmar Beer à 1500k ou du vin de la Winery ! - - le restaurant le Lotus où le poisson frais y est excellent pour 3500k (c’est le plat qu’on aura payé le plus cher du séjour !) - - un massage à « My Parents » dans une petite cahute, 4000 k / 1h. - - d’autres hôtels sur place : Remember Inn, Gipsy hôtel, Teakwood.
Départ pour Yangon en bus de nuit (n’existe pas de bus de jour), 14000k / pers, départ 17h30, arrivée à 4h30… Taxi gare routière - hôtel : négocié à 7000k. 3 nuits réservées au MYINT MYAT GUEST HOUSE via Agoda. Hôtel propre, personnel très sympa mais parlant peu anglais. Par contre, prévoir les boules quies car l’hôtel est situé au dernier étage d’un immeuble donnant sur une gare…
24-25-26/01 – Yangon : Selon nous, une journée de trop passée à Yangon, mais nous n’avions pas anticipé qu’il n’y avait que des bus de nuit depuis Inlé, ce qui nous a laissé une journée de plus. On a visité le marché Bogyoke, le quartier downtown, la Paya Shwedagon (magnifique lorsqu’elle s’illumine au coucher du soleil, lieu empli de ferveur religieuse, beaucoup de birmans la visitent). Le dernier jour, on a fait le Circular Train (1$ / pers pour 3h de temps !), histoire de faire passer un peu le temps mais qui, à mon sens, n’est pas indispensable… Nous n’avons en fait pas beaucoup aimé cette ville, mais attention c’est une vision tout à fait subjective, peut-être étions nous fatigués puisque c’était la fin du séjour… C’est une ville bouillonnante, il y a énormément de monde et nous sommes plutôt du genre à aimer les endroits plus calmes. On a aussi trouvé que la ville était très sale, beaucoup d’ordures…. Enfin, c’était tout de même intéressant de visiter cette ville, qui ne ressemble à aucune autre capitale asiatique, et qui dégage un fort mélange culturel.
27/01 – Retour Air Asia Yangon-Bangkok. Fin à Koh Lanta, mais ça c’est une autre histoire, nous étions en fait en voyages de noces…. 😎
Caro & Alex
Petit guide pratique: Que voir et où randonner au Ladakh? English translation pending
Bonjour tout le monde !
Je continue mes présentations de régions, toujours axé sur la marche. Cette fois çi, je vous emmène en Inde du Nord, au Ladakh !
Ma présentation de la Norvège ne vous à pas convaincu ? ... peut-être parce que... - Vous avez peur du mauvais temps norvégien ? Alors j’ai peut-être une solution à vous apporter : le Ladakh est protégé de la mousson ! Le climat est favorable en juillet/août bien qu’avec le changement climatique, le mauvais temps, dû aux avancée de la mousson, n’est plus si exceptionnelle que ça. - Vous souhaitez connaitre l’expérience de la haute altitude, chose impossible en Norvège ? L'ascension très peu technique du Stok Kangri (6153m) devrait vous intéresser !
Comment se rendre au Ladakh ? En avion : plusieurs compagnies... Pratique et rapide comparé au bus. Superbe vol : l’approche et l'atterrissage à Leh est un moment inoubliable. La vue est splendide ! Agence Jet Airways à Leh et à Delhi. Compter de la marge lors de votre retour; les vols peuvent être annulés à cause des conditions météorologique. Ceçi dit, cela semble être rarement le cas en juillet/août, saison propice à visiter la région. En bus : 34h de bus au minimum, mais de nombreux contre-temps peuvent arriver. Prévoir beaucoup plus de temps si vous avez un avion à prendre à Delhi ! Le trajet se fait en deux parties : Leh-Manali (19h minimum pour le service en un jour, sinon service en deux jours avec arrêts à Keylong) puis Manali-Delhi (14h minimum, mais la aussi... souvent plus). Attention, il ne fonctionne qu’en été.
Si la chance est avec vous et que vous voulez prendre un minimum de temps pour descendre du Ladakh : prendre le bus direct à 2h00 du matin à Manali (réserver la veille). Il est sensé mettre 19h. Je l’ai pris : nous sommes partis à 2h02 et arrivé à... 21h03 : une précision incroyable, digne des CFF ! Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Le dernier bus pour Delhi étant à 21h30, il n'y a aucune garantie de pouvoir l’attraper. De plus, les horaires ont pu changer depuis juillet 2012. Etant donné qu’il y a 19h de bus entre Leh et Manali, puis 14h supplémentaire jusqu’à Delhi, un arrêt dans la sympathique petite ville de Manali ne fait pas de mal. Je conseillerais de prendre un bus au plus tôt, le lendemain en milieu d’après-midi. Ainsi, vous passerez une bonne nuit dans un hôtel de Old Manali, le matin vous pourrez faire un tour dans le village et la forêt. En prenant un bus vers 15/16h, vous ferrez donc le trajet de nuit jusqu’à la capitale. La grande majorité des bus s’arrêtent à Kashmire Gate, relié par le métro au centre de Delhi, c’est idéal. La deuxième partie de la route n’étant pas d’une beauté formidable, cela me parait une bonne idée de la faire de nuit, bien que les trajets en bus de nuit sont toujours plus dangereux qu’en pleine journée. Si vous avez du temps, pourquoi pas passer une journée de plus à Manali ! La route entre Leh et Manali est superbe. Attention, toute fois si vous partez de Manali pour rejoindre Leh : nombreux cols, dont un à 5300m et la route reste longtemps à plus de 4500m. Si vous n’êtes pas acclimaté, cela peut être dangereux. Si vous compter faire un trajet en avion et un en bus, mieux vaut prendre l’avion pour y aller et revenir ensuite en bus.
Le coût du trajet est minime si vous prenez les transports locaux : 675 roupies pour les 19 premières heures de route et 512 pour les 14 heures supplémentaire jusqu’à Delhi.
Si vous appréciez plus de confort, pour les deux trajets, il existe des meilleures bus (plus luxueux), compter au minimum deux fois plus de roupies. De nombreuses agences à Leh et à Manali vendent des tickets pour ce genre de bus. L’office du tourisme de Leh en vend également.
Le taxi collectif (privé mais partagé par plusieurs voyageurs) est aussi tout à faite envisageable, mais bien entendu, plus onéreux. Ils circulent souvent plus tôt dans la saison que les bus publics. Ces derniers se décident plus tard à entreprendre cette route difficile.
Nourriture, matériel et logement
Ravitaillement : A Leh, les fameuses “Maggi” (nouilles) sont en vente à bas prix dans plusieurs épiceries. Sinon, on trouve d’autres sortes de nouilles, du riz et de la poudre pour faire de la soupe. Egalement de nombreuses barres de chocolat, chips, boissons, fruits secs... tout évidement très bon marché. Le super-marché de la rue principale vend des produits occidentaux à prix très élevés. Carburant pour réchaud : Il est facile de trouver du gaz à Leh, mais c’est le seul endroit du Ladakh où on peut en trouver. Des bonbonnes blanche “Hans” sont compatible avec les bruleurs Primus. Coût des grandes bouteilles : 600 roupies. Les bonbonnes Primus sont elles plus cher et surtout plus difficile à trouver. Compter 800 à 1000 roupies. Quelques bruleurs, compatibles avec des cartouches bleues de fabrication asiatique sont également en vente. Bouteille d'oxygène : Pour 360 roupies, vous pouvez acheter une bouteille d’oxygène de 10L en plastique, c’est léger (150gr) et pratique. En vente dans la pharmacie dans l'angle que fait la route "Main Bazar Rd" Magasins de sport : Très nombreux, vendent de faux produits de marques pour des prix dérisoires. Bien sur, c'est illégal et certainement de qualité catastrophique. Enfin, cela peut dépanner en cas de problème avec votre matériel. Agences de trekking : Très nombreuses à Leh. Hôtel et guest-house : Assez nombreuses. Guest-house dans le quartier entre les rue "Zangsti Rd" et "Upper Tukcha Rd" à partir de 200 roupies la chambre simple et 250 la double. Petit hôtel familiale sympa dans la rue de "Old Leh Rd", 700 roupies la chambre (à peu trop cher pour ce que c’est !). Sinon, quelques grands hôtel luxueux hors de prix. Aéroport : A 4-5km du centre de Leh, compter 150-200 roupies la course en taxi. Argent : Plusieurs ATM à Leh, mais assez souvent à court de liquidité ! Quelques agences font du change, d’autres vous donne du cash et vous payer avec une carte bancaire. Commission de 3%.
Comment se déplacer au Ladakh ? Les transports ne sont pas le point fort de la région : peu de bus, difficile de se renseigner et de trouver le bon bus. Course en taxi pour ceux qui ont un budget plus large que le miens. La gare routière se situe à 10 minutes de marche du centre, en contre-bas. Le camion-stop est une solution également, à condition de donner une participation financière au chauffeur.
Permis et formalités administratives - Visa Indien, comme partout en Inde évidemment - Pas de permis spécial pour le Ladakh, sauf certaines régions comme le Tso Moriri pour n’en cité qu’une seule. - Permis pour les ascensions de sommets de plus de 6000m. Compter 2000 INR.
Où randonner ? / Topos et idées de treks :

Les possibilité de treks sont très nombreuses, je vous en propose trois, les trois que j’ai réalisé en juillet 2012 :
Lamayuru - Alchi (cliquer sur le lien pour avoir un topo détaillé) => Le moins fréquenté des trois treks présenté. Arrivée et départ dans de beaux monastères. Le passage du col du Konzke La (4920m) est le plus bel endroit que j’ai vu au Ladakh. Il est possible de le combiner avec le trek de la Marka
Hemis - Zinchen par la Marka (cliquer sur le lien pour avoir un topo détaillé) => Le grand classique de la région. Facile, malgré le passage en haute altitude du Konmaru La à 5260m. Le haut plateau de Nyamaling avec la vue sur le Kang Yatse (4920m) est superbe. La vallée de la Marka peut se révéler un peu monotone. Plusieurs variantes possibles pour le départ : Zinchen, Stok ou Chilling. Il est possible de le combiner avec le trek Lamayeru-Alchi. On préféra ce sens pour passer le Konmaru La la fin, lorsque l’on est mieux acclimaté.
L'ascension du Stok Kangri (6153m) (cliquer sur le lien pour avoir un topo détaillé) => Ascension d’un 6000 facile techniquement. Crampons indispensables. Peu ou pas de crevasse l’année où je suis passé. Permis requis. Personnellement, nous avons pris un guide... une erreur que je ne referais plus.
Je compte y retourner cet été pour un trek en le lac Tso Kar et Kibber au Spiti, via le Tso Moriri. Au passage, je souhaiterais tenter l'ascension du Chamster Kangri (6604m) et du Lungser Kangri (6666m)... en autonomie total, sans guide ni porteur.
Plus d'informations sur mon blog : http://trek.uniterre.com/Ladakh/
Les photos : (légendes disponible sur mon site http://trek.uniterre.com/Ladakh/)










Julien, http://trek.uniterre.com/
Je continue mes présentations de régions, toujours axé sur la marche. Cette fois çi, je vous emmène en Inde du Nord, au Ladakh !
Ma présentation de la Norvège ne vous à pas convaincu ? ... peut-être parce que... - Vous avez peur du mauvais temps norvégien ? Alors j’ai peut-être une solution à vous apporter : le Ladakh est protégé de la mousson ! Le climat est favorable en juillet/août bien qu’avec le changement climatique, le mauvais temps, dû aux avancée de la mousson, n’est plus si exceptionnelle que ça. - Vous souhaitez connaitre l’expérience de la haute altitude, chose impossible en Norvège ? L'ascension très peu technique du Stok Kangri (6153m) devrait vous intéresser !
Comment se rendre au Ladakh ? En avion : plusieurs compagnies... Pratique et rapide comparé au bus. Superbe vol : l’approche et l'atterrissage à Leh est un moment inoubliable. La vue est splendide ! Agence Jet Airways à Leh et à Delhi. Compter de la marge lors de votre retour; les vols peuvent être annulés à cause des conditions météorologique. Ceçi dit, cela semble être rarement le cas en juillet/août, saison propice à visiter la région. En bus : 34h de bus au minimum, mais de nombreux contre-temps peuvent arriver. Prévoir beaucoup plus de temps si vous avez un avion à prendre à Delhi ! Le trajet se fait en deux parties : Leh-Manali (19h minimum pour le service en un jour, sinon service en deux jours avec arrêts à Keylong) puis Manali-Delhi (14h minimum, mais la aussi... souvent plus). Attention, il ne fonctionne qu’en été.
Si la chance est avec vous et que vous voulez prendre un minimum de temps pour descendre du Ladakh : prendre le bus direct à 2h00 du matin à Manali (réserver la veille). Il est sensé mettre 19h. Je l’ai pris : nous sommes partis à 2h02 et arrivé à... 21h03 : une précision incroyable, digne des CFF ! Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Le dernier bus pour Delhi étant à 21h30, il n'y a aucune garantie de pouvoir l’attraper. De plus, les horaires ont pu changer depuis juillet 2012. Etant donné qu’il y a 19h de bus entre Leh et Manali, puis 14h supplémentaire jusqu’à Delhi, un arrêt dans la sympathique petite ville de Manali ne fait pas de mal. Je conseillerais de prendre un bus au plus tôt, le lendemain en milieu d’après-midi. Ainsi, vous passerez une bonne nuit dans un hôtel de Old Manali, le matin vous pourrez faire un tour dans le village et la forêt. En prenant un bus vers 15/16h, vous ferrez donc le trajet de nuit jusqu’à la capitale. La grande majorité des bus s’arrêtent à Kashmire Gate, relié par le métro au centre de Delhi, c’est idéal. La deuxième partie de la route n’étant pas d’une beauté formidable, cela me parait une bonne idée de la faire de nuit, bien que les trajets en bus de nuit sont toujours plus dangereux qu’en pleine journée. Si vous avez du temps, pourquoi pas passer une journée de plus à Manali ! La route entre Leh et Manali est superbe. Attention, toute fois si vous partez de Manali pour rejoindre Leh : nombreux cols, dont un à 5300m et la route reste longtemps à plus de 4500m. Si vous n’êtes pas acclimaté, cela peut être dangereux. Si vous compter faire un trajet en avion et un en bus, mieux vaut prendre l’avion pour y aller et revenir ensuite en bus.
Le coût du trajet est minime si vous prenez les transports locaux : 675 roupies pour les 19 premières heures de route et 512 pour les 14 heures supplémentaire jusqu’à Delhi.
Si vous appréciez plus de confort, pour les deux trajets, il existe des meilleures bus (plus luxueux), compter au minimum deux fois plus de roupies. De nombreuses agences à Leh et à Manali vendent des tickets pour ce genre de bus. L’office du tourisme de Leh en vend également.
Le taxi collectif (privé mais partagé par plusieurs voyageurs) est aussi tout à faite envisageable, mais bien entendu, plus onéreux. Ils circulent souvent plus tôt dans la saison que les bus publics. Ces derniers se décident plus tard à entreprendre cette route difficile.
Nourriture, matériel et logement
Ravitaillement : A Leh, les fameuses “Maggi” (nouilles) sont en vente à bas prix dans plusieurs épiceries. Sinon, on trouve d’autres sortes de nouilles, du riz et de la poudre pour faire de la soupe. Egalement de nombreuses barres de chocolat, chips, boissons, fruits secs... tout évidement très bon marché. Le super-marché de la rue principale vend des produits occidentaux à prix très élevés. Carburant pour réchaud : Il est facile de trouver du gaz à Leh, mais c’est le seul endroit du Ladakh où on peut en trouver. Des bonbonnes blanche “Hans” sont compatible avec les bruleurs Primus. Coût des grandes bouteilles : 600 roupies. Les bonbonnes Primus sont elles plus cher et surtout plus difficile à trouver. Compter 800 à 1000 roupies. Quelques bruleurs, compatibles avec des cartouches bleues de fabrication asiatique sont également en vente. Bouteille d'oxygène : Pour 360 roupies, vous pouvez acheter une bouteille d’oxygène de 10L en plastique, c’est léger (150gr) et pratique. En vente dans la pharmacie dans l'angle que fait la route "Main Bazar Rd" Magasins de sport : Très nombreux, vendent de faux produits de marques pour des prix dérisoires. Bien sur, c'est illégal et certainement de qualité catastrophique. Enfin, cela peut dépanner en cas de problème avec votre matériel. Agences de trekking : Très nombreuses à Leh. Hôtel et guest-house : Assez nombreuses. Guest-house dans le quartier entre les rue "Zangsti Rd" et "Upper Tukcha Rd" à partir de 200 roupies la chambre simple et 250 la double. Petit hôtel familiale sympa dans la rue de "Old Leh Rd", 700 roupies la chambre (à peu trop cher pour ce que c’est !). Sinon, quelques grands hôtel luxueux hors de prix. Aéroport : A 4-5km du centre de Leh, compter 150-200 roupies la course en taxi. Argent : Plusieurs ATM à Leh, mais assez souvent à court de liquidité ! Quelques agences font du change, d’autres vous donne du cash et vous payer avec une carte bancaire. Commission de 3%.
Comment se déplacer au Ladakh ? Les transports ne sont pas le point fort de la région : peu de bus, difficile de se renseigner et de trouver le bon bus. Course en taxi pour ceux qui ont un budget plus large que le miens. La gare routière se situe à 10 minutes de marche du centre, en contre-bas. Le camion-stop est une solution également, à condition de donner une participation financière au chauffeur.
Permis et formalités administratives - Visa Indien, comme partout en Inde évidemment - Pas de permis spécial pour le Ladakh, sauf certaines régions comme le Tso Moriri pour n’en cité qu’une seule. - Permis pour les ascensions de sommets de plus de 6000m. Compter 2000 INR.
Où randonner ? / Topos et idées de treks :

Les possibilité de treks sont très nombreuses, je vous en propose trois, les trois que j’ai réalisé en juillet 2012 :
Lamayuru - Alchi (cliquer sur le lien pour avoir un topo détaillé) => Le moins fréquenté des trois treks présenté. Arrivée et départ dans de beaux monastères. Le passage du col du Konzke La (4920m) est le plus bel endroit que j’ai vu au Ladakh. Il est possible de le combiner avec le trek de la Marka
Hemis - Zinchen par la Marka (cliquer sur le lien pour avoir un topo détaillé) => Le grand classique de la région. Facile, malgré le passage en haute altitude du Konmaru La à 5260m. Le haut plateau de Nyamaling avec la vue sur le Kang Yatse (4920m) est superbe. La vallée de la Marka peut se révéler un peu monotone. Plusieurs variantes possibles pour le départ : Zinchen, Stok ou Chilling. Il est possible de le combiner avec le trek Lamayeru-Alchi. On préféra ce sens pour passer le Konmaru La la fin, lorsque l’on est mieux acclimaté.
L'ascension du Stok Kangri (6153m) (cliquer sur le lien pour avoir un topo détaillé) => Ascension d’un 6000 facile techniquement. Crampons indispensables. Peu ou pas de crevasse l’année où je suis passé. Permis requis. Personnellement, nous avons pris un guide... une erreur que je ne referais plus.
Je compte y retourner cet été pour un trek en le lac Tso Kar et Kibber au Spiti, via le Tso Moriri. Au passage, je souhaiterais tenter l'ascension du Chamster Kangri (6604m) et du Lungser Kangri (6666m)... en autonomie total, sans guide ni porteur.
Plus d'informations sur mon blog : http://trek.uniterre.com/Ladakh/
Les photos : (légendes disponible sur mon site http://trek.uniterre.com/Ladakh/)










Julien, http://trek.uniterre.com/
Vol AirAsia Bangkok - Phuket English translation pending
bonjour,
est-ce que quelqu'un a déjà voyagé avec air asia?sont -ils fiable?etc...
j'ai l'intention de faire un vol aller/retour bangkok/phuket avec cette compagnie et je voudrais savoir si les bagages en soute sont compris et si oui jusqu'à quel poids?(apparemment c est 20kg mais certains disent 15kg d'autres disent non, enfin il y a plusieurs versions).savoir ce qu il en est exactement.
merci pour vos reponses.
Petit guide pratique: Que voir et où randonner en Norvège? English translation pending
Bonjour à tous,
Vous n'avez pas encore choisi votre destination de voyage pour cet été ? Vous aimez les fjords, les glaciers, les lacs, les jolis petits villages, les paysages magnifiques, la nature ? Alors la Norvège est faite pour vous ! La beauté de ces paysages naturels est exceptionnelle et le meilleur moyen de la découvrir est d'y randonner et de camper dans des lieux magnifiques.
Vous retrouverez sur mon blog une sélection de mes 30 photos préférées prises en Norvège.
Coût de la vie et budget Le coût de la vie en Norvège vous paraît un obstacle ? Alors lisez mon paragraphe "Un pays cher où on peut voyager pour pas cher... !" En effet, grâce à l'autorisation du camping sauvage (lois de libre accès à la nature : "allemannsretten") en Scandinavie (hormis le Danemark), vous pourrez camper presque n'importe où et gratuitement ! Votre budget en sera fortement réduit et vous pourrez profiter au mieux des paysages norvégiens. Mon premier voyage en Norvège, de 28 jours, m'aura coûté au total un peu moins de 800€ ! Tout inclus : nourriture, transport interne, vol pour y aller, ferry, hébergement, musée, carte de rando, Guide du Routard etc. !
Déplacement internes Comment se déplacer ? Auto-stop, train, bus, vélo, à pied, voiture personnelle, voiture de location, avion, bateau ? Les ferry et les péages sont-ils nombreux et chers ? Quel est le prix de l'essence ? Toutes les réponses ici : http://trek.uniterre.com/norvege
Que voir ? Les endroits à ne pas manquer : - Les fjords : de Stavanger à Trondheim, les glaciers ont creusé des fjords grandioses. A parcourir en voiture, mais sans oublier de vous arrêter pour randonner. Si vous optez pour des balades à la journée, vous trouverez des informations sur mon blog en téléchargement le PDF "Dans les fjords" : Kjerargbolten, Preikstolen, Trolltunga, Glacier de Buer, Kinsarvik, Kvasshovden, Bakkanosi, Skala, Skagfla et Romsdalseggen sont des balades qui vous permettront de découvrir au mieux les fjords avec des vues spectaculaires. Toutes ces balades sont décrites en détail sur mon site, vous pourrez aussi télécharger l'itinéraire GPS.

- Les îles Lofoten : pas de mot pour décrire la beauté de cet archipel : 150km d'îles, de montagnes, de fjords, de plage de sable fin et de villages de rorbuer, ces maisons de pêcheurs rouges. Des pics acérés baignant dans la mer... à découvrir également à pied. Je vous propose 17 balades dans cet archipel : Geitgalien, Hermanstalstinden, Munkan, Helvete, Reinebringen, Himmelstalstinden, Moltinden, Haen, Nonstinden, Festvagtinden, Buneset, Matmora, Hovden, Tindstinden, Kongstinden, Kvalvika, Nusjorf-Nelsand. Pour toutes ces balades, je donne une petite description pour vous aider à trouver votre chemin, la trace GPS, une évaluation de la difficulté (vert, bleu, rouge et noir) et de l'intérêt (0 à 5 étoiles).



Si vous disposez d'un peu de temps, aller jusqu'à Vaeroy : cette petite île est magnifique. On peut y faire une marche sympa.

- Les Alpes Lyngen : vous ne connaissez pas ? Normal, ce massif situé dans le Troms est oublié des touristes et des guides de voyages. Pourtant, ses glaciers, sa faune, ses montagnes aux pics acérés et ses rorbuers méritent plus qu'un simple détour. Je décris deux randonnées dans ce massif sauvage : les glaciers de la Lyngsdalen, une rando facile au départ de Furuflaten et une balade plus difficile : Rundvatnent au départ de Gudvalen.

- L'île de Senja : plus connu que les Alpes Lyngen, l'île de Senja reste très peu touristique. Le Glaervatnent au départ de Gryllefjord, le Kneipen et le Segla au départ de Fjordgard sont des randonnées peu fréquentées et pourtant aussi belles que celles que l'on peut trouver dans les îles Lofoten.

- Le Télémark : une région sur la route des fjords pour ceux qui voudraient rejoindre Stavanger depuis Oslo. Lardalstingen, Hileknuten et le Gausatoppen sont des idées de balades. Le mauvais temps que j'ai eu dans cette région, m'a empêché de parcourir vraiment ces randonnées. Je vous conseille de passer par Rjukan et Dalen avant de rejoindre Lysebotn dans le Lysefjord.
- Les Parcs Nationaux se prêtent parfaitement aux treks itinérants sur plusieurs jours.
Le Jotunheimen Sans doute, le parc le plus fréquenté de Norvège. C’est aussi le plus beau. Beaucoup de gens ne font que la fameuse crête de Besseggen et reviennent en bateau. Toutefois, les randonneurs plus expérimentés pourront faire un trek d’une petite semaine : nombreuses variantes possibles : une boucle, une traversée en largeur, en longueur etc. ! “Walking and trekking in Norway” propose trois treks différents dans le parc.
L’Hardangervidda Il s’agit d’un grand plateau d’altitude : des grands espaces naturels, loin de la civilisation. Paysages moins spectaculaires que le Jotunheimen, et donc moins fréquenté. Une rando classique est celle partant de Kinsarvik. J’ai décrit la première étape dans le PDF “Fjord”. Ensuite, on atteint Stavali, puis après... à vous de laisser jouer votre inspiration : Heldo, Vivelid, Torehytten !
La Rondane Traversée du parc entre Stavali et Hjerkinn ou boucle autour de Rondvassvbu ? A vous de choisir ! Un massif pas trop fréquenté qui est réputé pour sa météo plus clémente et sa grande population de rennes sauvages. On peux enchainer la traversée de la Rondane avec celle du Dovre. Hjerkinn et Kongsvoll n’étant qu’à 10km.
Le Dovrefjell La traversée du massif de Kongsvoll à Gjøra est assez prisée. Cependant, on peut opter pour une boucle comme nous l’avons fait; la plus belle partie étant celle du Snøhytta. En plus, c’est là où vous aurez des chances d'apercevoir un troupeau de boeufs musqués. On en a vu deux fois, ce n’est donc pas si rare que ça. Retrouver une idée d'itinéraire de 4 jours sur mon blog :http://trek.uniterre.com/Norvege/
- La Route de l'Atlantique (F17) et les îles au large comme Lovund ou Traena. Vous pourrez aussi y voir des macareux !

- Le glacier Svartisen : jolie balade également... et le glacier est vraiment impressionnant !

- Les villes : J'ai visité Stavanger, Trondheim et Tromsø... ne pas trop s'y attarder : pour moi, l'intérêt de la Norvège vient beaucoup plus de la beauté incomparable de sa nature plutôt que de ces villes. Tromsø reste ma préférée : on se sent très proche de la nature sur cette île. La montée sur la colline à l'Est est vraiment sympa. Le téléphérique coutant cher, mieux vaut y monter à pied. Il est possible de monter par le chemin raide qui part entre les maisons de Tromsdalen et de redescendre par l'autre chemin qui fait un grand détour et arrive au départ du téléphérique.
Voilà tout, n'hésitez pas si vous avez des questions pour préparer votre voyage ou vos treks, balades, randonnées en Norvège !
Julien http://trek.uniterre.com/
Coût de la vie et budget Le coût de la vie en Norvège vous paraît un obstacle ? Alors lisez mon paragraphe "Un pays cher où on peut voyager pour pas cher... !" En effet, grâce à l'autorisation du camping sauvage (lois de libre accès à la nature : "allemannsretten") en Scandinavie (hormis le Danemark), vous pourrez camper presque n'importe où et gratuitement ! Votre budget en sera fortement réduit et vous pourrez profiter au mieux des paysages norvégiens. Mon premier voyage en Norvège, de 28 jours, m'aura coûté au total un peu moins de 800€ ! Tout inclus : nourriture, transport interne, vol pour y aller, ferry, hébergement, musée, carte de rando, Guide du Routard etc. !
Déplacement internes Comment se déplacer ? Auto-stop, train, bus, vélo, à pied, voiture personnelle, voiture de location, avion, bateau ? Les ferry et les péages sont-ils nombreux et chers ? Quel est le prix de l'essence ? Toutes les réponses ici : http://trek.uniterre.com/norvege
Que voir ? Les endroits à ne pas manquer : - Les fjords : de Stavanger à Trondheim, les glaciers ont creusé des fjords grandioses. A parcourir en voiture, mais sans oublier de vous arrêter pour randonner. Si vous optez pour des balades à la journée, vous trouverez des informations sur mon blog en téléchargement le PDF "Dans les fjords" : Kjerargbolten, Preikstolen, Trolltunga, Glacier de Buer, Kinsarvik, Kvasshovden, Bakkanosi, Skala, Skagfla et Romsdalseggen sont des balades qui vous permettront de découvrir au mieux les fjords avec des vues spectaculaires. Toutes ces balades sont décrites en détail sur mon site, vous pourrez aussi télécharger l'itinéraire GPS.

- Les îles Lofoten : pas de mot pour décrire la beauté de cet archipel : 150km d'îles, de montagnes, de fjords, de plage de sable fin et de villages de rorbuer, ces maisons de pêcheurs rouges. Des pics acérés baignant dans la mer... à découvrir également à pied. Je vous propose 17 balades dans cet archipel : Geitgalien, Hermanstalstinden, Munkan, Helvete, Reinebringen, Himmelstalstinden, Moltinden, Haen, Nonstinden, Festvagtinden, Buneset, Matmora, Hovden, Tindstinden, Kongstinden, Kvalvika, Nusjorf-Nelsand. Pour toutes ces balades, je donne une petite description pour vous aider à trouver votre chemin, la trace GPS, une évaluation de la difficulté (vert, bleu, rouge et noir) et de l'intérêt (0 à 5 étoiles).



Si vous disposez d'un peu de temps, aller jusqu'à Vaeroy : cette petite île est magnifique. On peut y faire une marche sympa.

- Les Alpes Lyngen : vous ne connaissez pas ? Normal, ce massif situé dans le Troms est oublié des touristes et des guides de voyages. Pourtant, ses glaciers, sa faune, ses montagnes aux pics acérés et ses rorbuers méritent plus qu'un simple détour. Je décris deux randonnées dans ce massif sauvage : les glaciers de la Lyngsdalen, une rando facile au départ de Furuflaten et une balade plus difficile : Rundvatnent au départ de Gudvalen.

- L'île de Senja : plus connu que les Alpes Lyngen, l'île de Senja reste très peu touristique. Le Glaervatnent au départ de Gryllefjord, le Kneipen et le Segla au départ de Fjordgard sont des randonnées peu fréquentées et pourtant aussi belles que celles que l'on peut trouver dans les îles Lofoten.

- Le Télémark : une région sur la route des fjords pour ceux qui voudraient rejoindre Stavanger depuis Oslo. Lardalstingen, Hileknuten et le Gausatoppen sont des idées de balades. Le mauvais temps que j'ai eu dans cette région, m'a empêché de parcourir vraiment ces randonnées. Je vous conseille de passer par Rjukan et Dalen avant de rejoindre Lysebotn dans le Lysefjord.
- Les Parcs Nationaux se prêtent parfaitement aux treks itinérants sur plusieurs jours.
Le Jotunheimen Sans doute, le parc le plus fréquenté de Norvège. C’est aussi le plus beau. Beaucoup de gens ne font que la fameuse crête de Besseggen et reviennent en bateau. Toutefois, les randonneurs plus expérimentés pourront faire un trek d’une petite semaine : nombreuses variantes possibles : une boucle, une traversée en largeur, en longueur etc. ! “Walking and trekking in Norway” propose trois treks différents dans le parc.
L’Hardangervidda Il s’agit d’un grand plateau d’altitude : des grands espaces naturels, loin de la civilisation. Paysages moins spectaculaires que le Jotunheimen, et donc moins fréquenté. Une rando classique est celle partant de Kinsarvik. J’ai décrit la première étape dans le PDF “Fjord”. Ensuite, on atteint Stavali, puis après... à vous de laisser jouer votre inspiration : Heldo, Vivelid, Torehytten !
La Rondane Traversée du parc entre Stavali et Hjerkinn ou boucle autour de Rondvassvbu ? A vous de choisir ! Un massif pas trop fréquenté qui est réputé pour sa météo plus clémente et sa grande population de rennes sauvages. On peux enchainer la traversée de la Rondane avec celle du Dovre. Hjerkinn et Kongsvoll n’étant qu’à 10km.
Le Dovrefjell La traversée du massif de Kongsvoll à Gjøra est assez prisée. Cependant, on peut opter pour une boucle comme nous l’avons fait; la plus belle partie étant celle du Snøhytta. En plus, c’est là où vous aurez des chances d'apercevoir un troupeau de boeufs musqués. On en a vu deux fois, ce n’est donc pas si rare que ça. Retrouver une idée d'itinéraire de 4 jours sur mon blog :http://trek.uniterre.com/Norvege/
- La Route de l'Atlantique (F17) et les îles au large comme Lovund ou Traena. Vous pourrez aussi y voir des macareux !

- Le glacier Svartisen : jolie balade également... et le glacier est vraiment impressionnant !

- Les villes : J'ai visité Stavanger, Trondheim et Tromsø... ne pas trop s'y attarder : pour moi, l'intérêt de la Norvège vient beaucoup plus de la beauté incomparable de sa nature plutôt que de ces villes. Tromsø reste ma préférée : on se sent très proche de la nature sur cette île. La montée sur la colline à l'Est est vraiment sympa. Le téléphérique coutant cher, mieux vaut y monter à pied. Il est possible de monter par le chemin raide qui part entre les maisons de Tromsdalen et de redescendre par l'autre chemin qui fait un grand détour et arrive au départ du téléphérique.
Voilà tout, n'hésitez pas si vous avez des questions pour préparer votre voyage ou vos treks, balades, randonnées en Norvège !
Julien http://trek.uniterre.com/
Réservation campings - Ouest américain en mai English translation pending
salut à tous,
Nous partons avec ma copine du 8 au 30 Mai 2014 au EU. Itinéraire : SF/Yosemite/Deatch Valley/Vegas/Brice Canyon/Moab/Gran Canyon/LA
Nous avons hésite sur la formule à savoir camping car ou SUV. Finalement ca sera SUV. meme si nous avions préference pour CC au départ nous ne pouvons pas rouler sur de nombreuses pistes...
Donc ca sera SUV, mais nous allons tout de même prendre tente pour faire camping dans les parcs nationnaux.
Etant plutot du style à aller la ou le vent nous portera nous n'allons pas faire de reservation d'hotel ou de camping à l'avance. ca sera de la dernière minute.
Quid de nos chances de trouver des emplacement de camping dans les parcs nationaux à la dernière minute ?
Quelqu'un a t il deja testé ? avons nous de bonnes chance de trouver des places ou va t on devoir aller au motel du coin a chaque fois ?
A +
Thomas
Nous partons avec ma copine du 8 au 30 Mai 2014 au EU. Itinéraire : SF/Yosemite/Deatch Valley/Vegas/Brice Canyon/Moab/Gran Canyon/LA
Nous avons hésite sur la formule à savoir camping car ou SUV. Finalement ca sera SUV. meme si nous avions préference pour CC au départ nous ne pouvons pas rouler sur de nombreuses pistes...
Donc ca sera SUV, mais nous allons tout de même prendre tente pour faire camping dans les parcs nationnaux.
Etant plutot du style à aller la ou le vent nous portera nous n'allons pas faire de reservation d'hotel ou de camping à l'avance. ca sera de la dernière minute.
Quid de nos chances de trouver des emplacement de camping dans les parcs nationaux à la dernière minute ?
Quelqu'un a t il deja testé ? avons nous de bonnes chance de trouver des places ou va t on devoir aller au motel du coin a chaque fois ?
A +
Thomas
Clinique dentaire à Varadero English translation pending
Bonjour , j'aimerais savoir si a varadero quelqu'un connait une clinique dentaire pour quelques réparations mineurs ? merci
Merveilleux Cambodge... English translation pending
Bonjour à tous,
Nous voilà revenu d'un merveilleux voyage de 13j au pays du sourire... pleins de souvenirs et de belles rencontres... 🙂
Ayant beaucoup apprécié tous vos conseils pour la préparation de ce voyage, je viens vous faire un petit résumé de notre séjour, si cela peut aider d'autres personnes à préparer le leur ou tout simplement leur donner envie d'aller découvrir le Cambodge et ses très accueillants habitants!
15/11/2013 Départ de Paris à 12h15 avec la compagnie Malaysia Airlines (avec qui nous effectuerons tous nos trajets) en A380.
16/11/2013 Arrivée à Kuala Lumpur à 7h30 (heure locale). Départ de l'aéroport à 10h en Boeing 737.
Arrivée à Phnom Penh à 11h. Formalités pour nos visas sur place :20$, prêt en 10min. Passage de la sécurité sans problème et sans trop d'attente.
Nous trouvons un tuk-tuk à notre sortie de l'aéroport (ou plutôt devrais-je dire que lui nous a trouvé..en effet les chauffeurs de tuk-tuk ne manquent pas au Cambodge et sont prêts à tout instant pour vous conduire!), qui nous conduira à la guesthouse en centre-ville pour 7$. Première immersion dans la circulation cambodgienne...quelque peu...chaotique! 🤪 il ne faut pas trop être regardant sur les règles de sécurité.. circulation en contre-sens, deux-roues sans casques et à 3,4 dessus, chargements des voitures et camions plus qu'il n'est normalement possible, pas de respect des feux de circulation... déjà beaucoup de changement pour nous en quelques minutes, mais on s'y fait vite et au vu de la vitesse modérée de circulation en ville nous ne nous sentirons jamais vraiment en danger.
Arrivée à l'Alibiguesthouse, situé dans une petite rue près du parc du wat bottom, vers midi (26$ la nuit pdj inclus). L'équipe nous accueille très chaleureusement et nous conduit à notre chambre où nous déposons nos sacs.La chambre se situe au dernier étage avec une fenêtre, air conditionné ou ventilateur, salle de bain avec eau chaude.Petite chambre très jolie et propre.Une bonne douche pour se réveiller un peu après ce long trajet. Puis nous partons à pied à la découverte de la ville: parc du wat bottom, pagode d'argent (billets vendus pour l'ensemble pagode et palais royal alors que celui-ci se était fermé...mais la pagode reste un endroit très sympathique à visiter), musée national, balade le long du quai sisowath. Nous avons été marqués par le contraste entre les quelques voitures de luxe type 4x4 neufs circulants dans la ville, le quartier touristique avec ses restaurants, boutiques et quelques hotels de luxe et les gens vivant à même la rue croisés dans les ruelles excentrées, les petites échoppes de ville où l'on trouve de tout, les vendeurs ambulants sillonnant les rues.
Puis retour à la GH, épuisés par le voyage nous optons pour une petite sieste. Pour ce soir nous décidons de diner à la GH et préférons nous coucher tôt pour ne pas accumuler la fatigue et mieux profiter de la suite! Très bons plats. La jeune femme de l'accueil, très sympathique, s'occupe de nous trouver un tuk-tuk pour le lendemain nous conduisant à Koh Dach (15$) et réserve également notre trajet en bus pour le surlendemain pour Siem reap avec la compagnie Giant ibis (26$).
17/11/2013 Réveil à 6h30. Petit déjeuner copieux. Notre chauffeur de tuk-tuk nous attends. Nous partons donc pour Koh Dach, l'île de la soie, située sur le Mékong à environ 10km de PP (environ 1h de trajet). Nous prenons le bac de preak lip (1$ la traversée) de suite à notre arrivée au quai. Puis nous débarquons de l'autre coté sur l'ile. Nous remontons dans le tuk-tuk qui nous conduit à la villa koh dach (20$ la nuit + 14$ diner et pdj pour 2), notre GH pour la nuit située de l'autre coté de l'ile. Nous arrivons vers 9h. Nous sommes accueillis par Meng qui gère la GH.Nous patientons quelques minutes car la chambre est en train d'être nettoyée (chambre spacieuse, propre avec sdb eau chaude et ventilateur). Nous prévoyons alors notre programme pour la journée avec Meng qui propose de nous prêter deux vélos pour la matinée afin de nous balader à notre rythme et nous prévoyons une sortie à moto avec lui pour découvrir le reste de l'ile (15$). A vélo, nous allons rencontrer Kim une jeune cambodgienne vivant sur l'ile et étudiant à Phnom penh où elle a appris l'anglais et un peu le français.Elle nous fait visiter le village, l'ancienne pagode et la nouvelle, nous montre la cérémonie de remise d'offrande aux moines, puis nous amène chez elle où vivent ses parents qui sont tisserands. L'ile de la soie porte effectivement son nom du fait que presque chaque famille y possède son propre métier à tisser manuel et que c'est de cette activité que vivent la majeure partie des familles. Le père de Kim nous explique comme l'on tisse la soie ou le coton.Il me laisse même essayer, en m'expliquant chaque étape...c'est un métier très minutieux! Une expérience très sympathique. Puis ils nous montrent leurs créations, en coton ou soie mélangée.
Nous rentrons ensuite à la GH où nous déjeunons. Un plat unique délicieux cuisiné par Bô la femme de Meng. Petite sieste avant de partir à 14h avec Meng et un de ses amis en moto pour visiter le nord (la plage et ses paillotes) et l'ouest de l'ile (visite chez une autre famille de tisserands, deux pagodes, rizières, quartier du marché, assez animé avec terrain de volley et de pétanque). Nous goutons à la patate douce frite avec un peu de sucre...un délice! Nous poursuivons par une petite balade à pied dans la campagne jusqu'à une autre pagode, puis rentrons.
Diner le soir avec 4 autres français séjournant pour la nuit à la Villa koh dach. Encore de très bon plats avec en dessert des assiettes de fruits frais. Un très bon moment passés tous ensemble!
18/11/2013 Pdj avec viennoiseries cambodgiennes et fruits.
Notre chauffeur de tuk-tuk de la veille est revenu nous chercher comme prévu pour nous conduire à la gare routière de Phnom penh (15$). Nous quittons avec émotion l'ile qui restera un de nos coups de coeur du voyage!
Arrivés à PP, notre chauffeur se démène pour trouver notre arrêt de bus, car en effet Giant Ibis n'a pas sa station au même endroit que les principales compagnies. Après s'être renseigné il nous conduit comme prévu à l'arrêt finalement situé près du marché de nuit vers le quai.
Départ du bus à 8h45 pour Siem reap. Au cours du trajet nous avons droit à une bouteille d'eau gratuite, une viennoiserie et air conditionné +film. Très bon confort et compagnie sérieuse tant au niveau sécurité que respect des horaires. Nous avons eu deux arrêts, dont un pour la pause repas (bons plats pas chers et servis rapidement).
Arrivée à Siem reap vers 15h30. Un chauffeur de tuk-tuk nous attends pour nous conduire à la LovelyGH où nouss éjournerosn 3nuits (10$ la nuit +5$ pdj/j pour 2).Notre chambre est à l'étage, chambre propre avec sdb eau chaude et ventaliteur.Pdj copieux.Très bon accueil du couple cambodgien qui tient la GH et organise les circuits avec leurs chauffeurs de tuk-tuk. Le notre a été très sympathique et nous a fait visiter la région pendant les trois jours.
Balade en ville en soirée. La ville de Siem reap est très agréable avec ses nombreux marchés, ses boutiques, la promenade le long de la rivière, les restaurants et notamment la Pub street très animée le soir. Ville plus touristique que Phnom penh où l'on croise beaucoup plus de touristes.
Repas au Tigre de papier, très bonne adresse, repas délicieux avec belle présentation.
19/11/2013 Circuit des temples d'Angkor en tuk-tuk organisé avec la lovelyGH (55$ pour les 3j). Départ à 6h30.
Banteay Srei, assez éloigné des autres temples, une petite merveille au lever du soleil avec peu de touristes Banteay Samré Pré Rup Ta Keo Thommanon Chau Say Tevoda
Entrée dans Angkor Thom, repas à 11h dans un des 'restaurants-cantine' en plein air situé face à la Terrasse des Eléphants, pour ainsi pouvoir visiter le Bayon à 12h (moins de touristes).
Bayon et ses multiples tours à visages Baphuon et son allée majestueuse Phimeanakas Terrasse des Elephants
Retour à la GH.
Balade à pied en ville, visite du Wat Bo, des ateliers des Artisans d'Angkor (gratuite), puis repas au Father's, excellente adresse, nombreux choix de plats, très peu chers et très bons.
20/11/2013 Départ 6h30
Ta Promh, temple laissé volontairement dans son état naturel, envahit par de majestueux arbres, une ambiance toute particulière s'en dégage, y aller tot le matin car de nombreux touristes y arrivent vers 8h. Banteay Kdei et Sra Srang
Groupe Roluos: Preah Ko et Prasat Bakong
Village sur pilotis de Kompong Phluk: bateau à moteur sur la rivière jusqu'au village (30$ pour deux) puis visite en barque du village et de la mangrove(12$ pour deux). Une magnifique visite, un très beau village avec une ambiance toute particulière, un petit aperçu de la vie sur l'eau, un chauffeur de bateau très sympathique qui nous à même laissé conduire le bateau au retour... mais un peu de culpabilité au vu du nombre de bateaux traversant le village sans arrêt (surtout quand on voit que chaque bateau part avec seulement un à quatre passagers alors qu'ils pourraient en contenir chacun une vingtaine..), de l'age des enfants faisant les visites en barque (le notre devait avoir 13ans...😕) et particulièrement quand on apprend après que l'argent des visites en bateau ne revient en fait même pas ou très peu aux villageois... pas vraiment le genre de tourisme que l'on préfère mais la visite en reste très belle...
Sur le retour arrêt au temple de Lolei
Retour à la GH
Balade en ville où nous trouvons un vendeur ambulant de... serpent grillé! Allez, on tente! (en fait une fois grillé et passé l'aspect extérieur, pas de gout particulier mais chair assez dure)
21/11/2013 Départ 7h
Angkor Wat, vers 7h30 les touristes venus admirer le lever du soleil derrière le temple sont en train de repartir, et nous sommes donc relativement tranquille pour le visiter. Immense temple avec de magnifiques bas reliefs et une très belle vue du haut du massif central. Preah Khan Neak Pean Mébon Oriental
Retour à la GH où nous récupérons les sacs. Nous avons réservé la nuit à la SérénitéGH (30$ pdj compris) dans le quartier du Wat Damnak.Deux francais Pat et Isa nous ont accueillis dans leur charmante maison-guesthouse de deux chambres. Une décoration parfaite et un accueil des plus chaleureux, ont seraient resté des heures à discuter avec eux. Ils partagent avec leurs hotes tous leurs conseils et leur connaissance du Cambodge. Des chambres à l'ambiance zen et romantique, très propres et un petit déjeuner exquis et plus que copieux! Nous les remercions pour ce très court mais intense séjour chez eux!
Le soir nous dinons dans un petit restaurant-cantine de siem reap situé dans la rue des Artisans d'angkor, une adresse donnée par Pat et Isa. Très bon repas où chaque plat est préparé dans la petite cuisine face à la terrasse.Très bon et pas cher.
22/11/2013 Après l'exquis petit dejeuner nous quittons la GH pour rejoindre le bus direction Battambang. Nous voyageons avec la compagnie Capitol (7.5$ pour deux). Nous arrivons à Battambang avant midi et rejoignons à pied la Lux GH (adresse donnée par Pat et Isa la veille,18$ sans pdj). Chambre propre avec ventilateur, sdb et eau chaude, calme.assiette de fruit frais en arrivant. Repas le midi au 'café central', super petit restaurant, pas cher, personnel très agréable et très bons plats.
Retour à la GH pour 14h.Un guide-chauffeur de tuk-tuk de la GH nous attends pour une visite des alentours de battambang (10$). Notre guide anglais, Lasy, nous a d'abord fait visiter la ville au charme colonial, puis nous a conduit à la gare de départ du Bamboo train, petites plateformes en bambou circulant sur une ancienne voie de chemin de fer (10$ pour 2). Une expérience très sympathique sur un parcours magnifique d'environ 7 km au milieu des rizières. Au bout nous arrivons dans un petit village où attendent quelques enfants pour vendre aux touristes leur créations ( bracelets, décoration en feuille de bananier...), difficile de résister...ils savent comment nous faire craquer (surtout les femmes...)😊 Puis retour au point de départ où nous attends notre guide. Nous nous arretons près de lotus où il nous montre et nous explique comment, à partir des tiges de lotus, sont extraites des fibres qui seront ensuite tisser de la même manière que la soie. Le fruit du lotus (apparaissant une fois la fleur tombée) sert également en cuisine. Nous rejoignons ensuite le Phnom sampeau.Nous posons le tuk-tuk pour monter à pied accompagné de Lasy.La visite commence par les 'killing-caves' où sont morts de nombreux cambodgiens lors du régime des khmers rouges. Une visite bouleversante et pleine d'émotions. Nous montons ensuite vers le temple accompagnés sur le chemin par de nombreux singes.D'en haut se dégage une vue splendide sur la campagne et les rizières environnantes, d'autant plus que nous y sommes au coucher du soleil. Nous redescendons ensuite vers la grotte située en bas de la colline pour voir l'envol de milliers de chauve-souris à la tombée de la nuit.Un spectacle impressionant! Puis retour à la guesthouse avant d'aller manger au central café.
23/11/2013 Réveil et petit-déjeuner au central café, copieux et moins cher qu'à la GH. Puis nous nous baladons au marché et découvrons les ruelles de Battambang.
Nous rentrons ensuite chercher les bagages pour nous rendre à l’arrêt de bus d'où nous partons à 9h30 pour Kompong Chnang (compagnie phnom penh sorya 10$ pour 2). Arrivée vers 13h30 à Kompong Chnang. Nous rejoignons à pied le Chanthea Borint hotel (anciennement sokha GH).Nous prenons une chambre double avec ventilateur pour 8$ la nuit, avec sdb.Chambre propre, au rez de chaussée, calme. Le gérant nous propose un de ses guides à moto pour l'arpés-midi.Nous négocions le prix à 6$ pour deux. Nous partons alors directement avec notre chauffeur (tous les 3 sur la même moto!). Nous commençons la visite par un tour en barque au milieu du village flottant (15$ pour deux). Pas un seul autre touriste! Nous nous baladons accompagnés de Maï qui nous fait découvrir au fil de l'eau ce mode de vie authentique, rythmé par les hello et les sourires d'enfants... On est transporté dans un tout autre monde, où les bateaux servent tantot de moyen de transport, d'outil de travail, de magasin ambulant ou de maison...Une promenade paisible où l'on se sent en accord avec la nature et respectueux des habitants et de leur mode de vie, bref, un moment qui restera inoubliable! Un de nos coups de coeur du voyage!
De retour sur la terre ferme, nous remontons à moto pour aller découvrir les villages de potiers. Nous nous arrêtons premièrement dans un atelier familial où l'on fabrique manuellement des briques à partir de terre extraite de la rivière.Un travail très répétitif, bruyant et fatigant... Nous visitons ensuite un petit atelier où sont fabriqués, toujours manuellement, des pots en terre cuite qui serviront pour la cuisine. Puis nous terminons par des créations familiales en terre cuite de tirelires de toutes taille (cochon, éléphant...), de pots... Chaque famille possède son petit atelier sous la maison bâtie sur pilotis. Tout est tourné puis assemblé à la main avec une grande minutie.
Nous terminons notre journée par une balade à travers les rizières, au soleil couchant. Des paysages de cartes postales, et une vraie douceur de vivre qui se dégage malgré les conditions difficiles de vie et de travail... (enfant à vélo rentrant de l'école après souvent plusieurs km, paysans rentrant chez eux accompagnés de leurs vaches et bœufs, de nombreuses personnes courbées dans les rizières pour la récolte d'un de leur bien les plus précieux... malgré tout cela, jamais un sourire ne manque sur un visage...une vraie leçon de vie en quelques minutes...😇)
Retour le soir en ville, balade au marché, achat de fruit et de boisson, avec la chaleur, nous n'avons pas très faim ce soir, cela tombe bien car il est quelque peu difficile de trouver où se restaurer à Kompong Chnang...
24/11/2013 Ce matin nous partons directement avec les sacs vers le centre.Nous achetons quelques beignets et gaufres en guise de petit-déjeuner. A 8h30 il fait déjà 30degré! Nous faisons un tour du marché puis nous installons à l'ombre en attendant le bus pour Phnom penh qui arrivera 1h après l'heure prévu (compagnie rith mony, 10$ pour 2) ... la ponctualité cambodgienne...😎
Après 2h de trajet nous arrivons à Phnom penh où nous achetons directement nos billets de bus avec la même compagnie pour Kampot (10$/2). Départ annoncé 13h30...finalement nous partons à 14h30!
Arrivée à 18h à Kampot, épuisés par la musique pop cambodgienne à fond pendant tout le trajet...notre seul rêve..le calme! Nous rejoignons à pied la KampotGH où nous avions réservé pour la nuit. Facile d'accès depuis la station de bus, propre avec sdb, accueil agréable, nous posons les bagages et filons sous la douche. Nous voilà prêts pour aller diner! Un repas attendu avec impatience vu que la veille nous n'avions pas trouver de quoi prendre un bon repas!
Nous décidons donc de tester le Rikitikitavi, restaurant sur les bords de la rivière en centre-ville. Très beau cadre, ambiance chaleureuse, accueil parfait, happy hour (2coktail pour le prix d'1), plats exquis et présentation soignée, parfait pour une soirée réussie!
25/11/2013 Ce matin nous avons rdv avec Khet, guide parlant français sur la région de Kep-Kampot.Ayant eu ses coordonnées par un membre du forum, nous avions pu réserver 2 jours 1/2 de visite avec lui sur la région par mail. Khet est un jeune cambodgien ayant appris le français qui s'est lancé il y a environ 2-3ans en tant que guide.Il propose des circuits 'sur mesure' en fonction des gouts de chacun, en tuk-tuk ou moto. Page facebook: https://www.facebook.com/khetourisme
Avant l'heure du rdv, nous décidons d'aller prendre le petit-déjeuner en ville. Nous nous arretons à "l'épic arts café", tenu par des personnes en situation de handicap. Le choix du menu se fait par l'intermédiaire d'une grille papier où l'on note ses choix, car beaucoup de personnes qui travaillent ici sont sourds et muets. Ce café fait partie d'une association dévelloppant des programmes d'insertion socio-professionnelle pour les personnes porteuses de handicap. Un très bon petit déjeuner avec un grand choix de pâtisseries et boissons.
Nous revenons ensuite à la GH où nous rejoint Khet. Nous commençons par aller déposer les sacs aux Manguiers, où nous avons réservé un bungalow pour la nuit (30$ la nuit, small bungalow avec sdb eau froide). La route pour y accéder était très cahoteuse et boueuse à notre passage, donc quelque peu difficile avec le tuk-tuk mais nous y sommes tout de même arrivés! A notre arrivée le bungalow est déjà prêt donc nous déposons nos affaires directement. La chambre est superbe, toute en bois, très belle décoration et propre. Le bungalow possède un balcon avec vue sur la rivière et le magnifique jardin. Un cadre très romantique. Nous réservons notre menu pour le soir ('small':1 assiette mélangée complète, 1 boisson, 1 dessert pour 5.5$/pers).
Nous repartons avec Khet. Début par la visite Farmlink (gratuite), société créée il y a quelques années par des expatriés pour promouvoir la culture et la commercialisation du poivre de Kampot aujourd'hui reconnu comme l'un des meilleurs au monde. Un petit condensé de la culture du poivre, de sa récolte, des méthodes de séchage et de tri des grains de poivre vert, noir, rouge et blanc en fonction de leur stade de maturité.
Puis nous allons visiter les villages de pêcheurs sur la presqu'ile au sud de Kampot.Nous nous baladons au milieu des maisons devant lesquelles sèchent les crevettes fraichement pêchées. Nous nous arrêtons chez une famille que Khet a connu lorsqu'il avait aidé à la traduction d'un reportage sur les Khmers rouges. Un couple et leur fille de 13 ans nous accueille chez eux et nous offre très gentiment banane et eau. Un moment très émouvant où les regards et sourires échangés en disent plus que les mots.. Nous nous arrêtons ensuite au Wat Traeuy Kaoh où nous partageons un très bon moment avec un groupe de garçons s'amusant dans le coin, une vraie bande de terribles!! 😛
Puis nous partons en direction du barrage et des 'chutes' de teuk chhou. Sur place, un cours d'eau sans grand intérêt et..aucun rapide! mais la balade nous a fait découvrir les plantations de bananiers et de durian (gros fruit cambodgien très odorant) sur les flancs de collines. Au retour nous faisons arrêt à la Greenhouse, guesthouse-restaurant en bord de rivière. Un petit coin paisible. Il est possible de se restaurer sur la terrasse face à un splendide panorama. Un très bon moment où nous apprenons à faire plus ample connaissance avec Khet.
L'après-midi nous repartons faire un petit tour en ville avant de poursuivre la route vers le Phnom Chhnork et sa grotte. Un superbe trajet au milieu des rizières et des petits villages traditionnels, sur un chemin de terre complètement 'défoncé'..un peu dur pour le dos en tuk-tuk..mais cela en vaut la peine. Nous terminons la fin du chemin à pied accompagnés de 2 jeunes guides parlant anglais. Encore merci à eux notamment pour leur grande aide pour nous aider à traverser la rivière sur un petit pont, ou plutôt 'un tronc d'arbre' (et oui je n'ai pas un grand sens de l'équilibre 😊). Après nous être acquittés du droit d'entrée (1$ par pers), nous grimpons les escaliers jusqu'au sommet.En route se dévoile un magnifique panorama sur la campagne environnante avec de très belles couleurs malgré l'orage se préparant. Nous descendons ensuite dans la grotte, juste à temps pour éviter la grossesse averse! Nous restons quelques instants à l'intérieur en attendant la fin du déluge! Il pleut rarement mais ça ne fait pas semblant! Nous en profitons pour discuter un peu avec nos guides. La pluie terminée nous rejoignons Khet qui nous a attendu un peu plus loin après avoir quittés nos compagnons (tout en leur laissant un 'pourboire' pour les explications données).
De retour aux Manguiers, nous fixons rdv avec Khet à 8h30 pour le lendemain. Une bonne douche, un peu de repos au bungalow et nous allons ensuite prendre notre diner sur la terrasse commune au bord de la rivière. Un très bon repas, en quantité suffisante pour le soir. Nous embarquons ensuite dans un petit bateau pour la 'promenade aux lucioles' (5$/2). Nous ne sommes que 4 sur le bateau. Nous voila partis au milieu de la nuit, remontant la rivière à la recherche des fameuse lucioles, quand...se dévoile alors devant nous un merveilleux spectacle...des centaines de lucioles étincelant et virevoltant dans la nuit. Un moment magique dont nous profitons, éblouis, pendant près d'une heure.
Retour au bungalow pour une bonne nuit en pleine nature.
26/11/2013
Nous prenons notre petit déjeuner à la Gh (3.5$/pers), très copieux avec de délicieuses confitures maison, fromage, pain, café/thé et jus de fruits.De quoi bien démarrer la journée!
Khet nous rejoint avec un peu de retard dû à un problème mécanique du tuk-tuk. Nous partons alors pour Kep. La route depuis Kampot dure près d'une heure mais les paysages sont très beaux, et nous ne voyons pas le temps passer. Après un petit arrêt au marché aux crabes où nous achetons des brochettes de calamars cuites au barbecue (un délice!), Khet nous dépose au Rega Kep, notre GH pour la nuit, dont les propriétaires sont des amis de Khet. D'ailleurs nous faisons la connaissance de sa soeur qui travaille ici. Elle est adorable et parle très bien le français. Les propriétaires sont deux français, Amandine et Tristan, très sympathiques également. Le cadre est très beau avec une cour intérieur très fleurie. La chambre est très bien décorée, avec sdb eau chaude, ventilateur (14$). Le seul hic est la distance de la GH par rapport au centre Kep (marché au crabe, restaurants...à 4km), ce qui ne nous a pas poser de véritable problème car Khet nous a gentiment prêté sa moto pour la soirée.
Nous repartons ensuite pour une balade en moto sur les pistes en terre à travers les rizières. Nous montons tout d'abord aux plantations de poivriers.Nous visitons une production eco-cert. Un monsieur parlant français nous fait une rapide visite des plantations de poivriers mais aussi de manguiers et de durian.
Nous poursuivons ensuite notre chemin vers 'la montagne aux 100 rizières'. Avant d'y arriver, nous nous arrêtons dans un champ où une famille est en pleine récolte des cacahuètes. Celles-ci se trouvent sur les racines des plantes que ramassent deux jeunes filles pendant que le reste de la famille détachent les fruits des racines, avant de les faire sécher. Nous passons un petit moment avec eux avant de repartir. Arrivés au sommet, un petit temple et surtout une magnifique vue sur les rizières verdoyantes alentours nous attends.
Pour le reste de l'après-midi, direction la plage d'Angkul, à quelques km de Kep en direction du Vietnam. La route y menant est superbes et longe des marais salants. La plage quand à elle est bordée de cocotiers et on y trouve plein de petites paillotes où l'on peut se reposer à l'ombre dans des hamacs, boire un coup et manger (ce que nous avons d'ailleurs fait... 🙂) La plage est assez propre de même que l'eau. Bien sur ce n'est pas l'eau turquoise transparente des magazines mais nous avons tout de même trouvé le cadre charmant et quel bonheur de rentrer dans une eau aussi chaude en plein mois de novembre! A peine étions nous mouillés qu'un groupe de garçon est venu à notre rencontre pour jouer. Un moment de pur bonheur avec de nombreux fous rires!
En fin d'après-midi nous retournons sur Kep où nous montons à la pagode Samathi située dans le parc national et d'où nous profitons d'une splendide vue sur la côte et les iles aux lumières du couchant.
Retour à la GH. Khet nous laisse la moto pour la soirée. Après une bonne douche, nous partons diner au Kimly restaurant près du marché aux crabes. Le restaurant est quasiment plein, de nombreux touristes, de belles assiettes de produits de la mer (crabes pour nous), mais un prix un peu élevé (7$ l'assiette).
Allez au lit!
27/11/2013 Petit déjeuner copieux.
Khet nous rejoint et nous amène visiter l'association Kep Children qu'il a créé il y a 2 ans, pour venir en aide aux enfants des familles les plus défavorisées et leur permettre d'être scolarisés. L'organisation met aussi en place un suivi médical des enfants et apporte un soutien alimentaires aux familles. Nous allons donc visiter l'école pour les enfants de 3 à 6 ans où des activités ludiques sont proposés aux enfants le matin et l'école l'après-midi. Ce matin seulement trois enfants sont présents car il y a quelques problèmes organisationnels cette semaine l'enseignante étant absente. Nous discutons un grand moment avec Alban, bénévole pour 3 mois qui nous explique le déroulement classique d'une journée. Puis nous profitons du temps passé avec les enfants, 2 garçons et 1 fille. Nous leur avons amené des ballons gonflables et un petit ballon de rugby en mousse (mon conjoint étant une grand fan de rugby), mais difficile de leur apprendre les règles.. Peu importe, les cadeaux semblent leur faire plaisir et nous passons un moment très agréable à jouer avec eux. Le cadre d'accueil est très joli, un petit bâtiment avec un beau terrain et une petite avancée sur pilotis sur la mer. Ces enfants sont tellement joyeux et spontanés, ils renvoient une telle joie de vivre... difficile de les quitter...
Nous repartons à moto en milieu de matinée pour rejoindre le lac secret (pas si secret que cela..). Il s'agit en effet d'un grand lac assez accessible mais tout de même très calme et joli. Nous nous arrêtons une petite heure pour boire un verre de jus de canne à sucre fraichement préparé sous une paillote (1$ pour 2). Rafraichissant mais ça ne restera pas ma boisson préférée... Sur le retour nous nous arrêtons près d'une vendeuse en bord de route.Khet nous fait gouter à des papillottes de feuilles de bananier dans lesquelles sont cuites au barbecue des bananes enroulées de riz, un vrai régal. Nous en prenons quelques une pour le midi.
Nous terminons la matinée par une petite excursion à moto dans le parc national. Une splendide forêt naturelle, humide (d'autant plus avec l'orage arrivant...), avec un très beau point de vue au sommet sur la baie de Kep, malgré la pluie qui vient de nous rejoindre. Une belle averse le temps de redescendre mais sous 30degré on sèche vite!
Nous quittons Khet à la Regakep après l'avoir énormément remercié pour ces 3 jours de visite à ses cotés (30$/jour). Il nous laisse la moto pour le midi, ainsi nous pouvons retourner rapidement au marché aux crabes pour reprendre des délicieuses brochettes de calamars avec une portion de riz et des patates douces frites.
Retour à la GH où nous rendons les clés de la moto à la soeur de Khet. A peine le temps de commencer notre appétissant repas que le minibus que nous avions réservé (16$ pour 2) arrive pour nous chercher avec plus d'une demi heure d'avance! Tanpis nous terminerons le repas en route! Un conseil: ne pas prendre les minibus! Nous ne nous serons jamais sentis autant en danger que lors de notre trajet retour à Phnom penh dans le minibus! Notre chauffeur roulait trop vite par rapport à la circulation sur la route et se croyait le premier à avoir la priorité partout! Un vrai danger! Nous avons manqué de renversé plusieurs vélo, moto... Nous avons beaucoup regretté de ne pas avoir opté pour le bus normal!
Enfin... nous arrivons à Phnom penh vers 18h sous une pluie battante et en pleine nuit, mais sains et saufs! Nous avons rencontré à bord du minibus deux françaises qui logent à l'EuropeGH tout comme nous pour la nuit.Nous décidons de partir en tuk-tuk ensemble, (2$).
Arrivés à l'EuropeGH nous sommes accompagnés dans nos chambres. Chambre sommaire avec air conditionné et sdb privée eau chaude pour 17$. Coté propreté du lit je dirais que c'était plutot moyen (draps tachés, je pense qu'ils étaient propres et que les taches ne partaient pas mais cela donne pas très bonne impression). Quand à l'accueil, plutot sympathique le patron cambodgien parle très bien français.
Nous nous rejoignons à 19h30 pour aller manger un bout en ville. Nous tentons le Friends mais une fois arrivés nous nous apercevons que celui-ci est rempli et que des gens sont déjà en train d'attendre dehors que d'autres s'en aillent... Nous retournons alors sur le quai trouver un autre restaurant. Nous décidons de manger dans un petit restaurant pas trop cher où sont préparées des spécialités khmers et occidentales. Un repas pas exceptionnel. Pour le dessert nous nous rendons au Blue pumpkin où nous nous installons en terrasse à l'étage pour déguster d'exquises glaces.
Retour à la GH nous souhaitons une bonne suite de voyage à nos compagnonnes.
28/11/2013 Déjà le dernier jour de notre voyage...😕 Pas du tout envie de rentrer...
Nous allons nous balader en ville au Wat Phnom (pour monter au sommet il faut payer 1$/pers pour les étrangers! nous resterons dans le parc!), au marché central à l'architecture surprenante, au Wat Ounalom (gratuit). Petite pause boisson au 'Resto du coin'. Nous allons ensuite faire quelques achats au magasins Senteurs d'angkor (antenne de celui de Siem reap où nous avions déjà fait quelques emplettes). Ces boutiques proposent de nombreux articles artisanaux (foulards en soie, café, poivre, savons, huiles, vêtements, ...) à base d'ingrédients locaux et confectionnés à la main. Senteurs d’Angkor emploie environ 100personnes et contribue à développer une économie locale et à réduire la pauvreté dans les campagnes. De multiples produits pour des prix très raisonnables, une très belle présentation, de très beaux emballages en feuilles de palmiers à sucre.
Nous déjeunons au restaurant 'El mundo'. Bonne adresse, assiette bien garnie, personnel sympathique, pas cher.
Retour à la GH vers 13h30. Nous partons en tuk tuk (6$) pour l'aéroport ... avec beaucoup d'émotions...
Décollage à 16h30 pour Kuala Lumpur... Au revoir 'merveilleux Cambodge'... 🙂
Nous voilà revenu d'un merveilleux voyage de 13j au pays du sourire... pleins de souvenirs et de belles rencontres... 🙂
Ayant beaucoup apprécié tous vos conseils pour la préparation de ce voyage, je viens vous faire un petit résumé de notre séjour, si cela peut aider d'autres personnes à préparer le leur ou tout simplement leur donner envie d'aller découvrir le Cambodge et ses très accueillants habitants!
15/11/2013 Départ de Paris à 12h15 avec la compagnie Malaysia Airlines (avec qui nous effectuerons tous nos trajets) en A380.
16/11/2013 Arrivée à Kuala Lumpur à 7h30 (heure locale). Départ de l'aéroport à 10h en Boeing 737.
Arrivée à Phnom Penh à 11h. Formalités pour nos visas sur place :20$, prêt en 10min. Passage de la sécurité sans problème et sans trop d'attente.
Nous trouvons un tuk-tuk à notre sortie de l'aéroport (ou plutôt devrais-je dire que lui nous a trouvé..en effet les chauffeurs de tuk-tuk ne manquent pas au Cambodge et sont prêts à tout instant pour vous conduire!), qui nous conduira à la guesthouse en centre-ville pour 7$. Première immersion dans la circulation cambodgienne...quelque peu...chaotique! 🤪 il ne faut pas trop être regardant sur les règles de sécurité.. circulation en contre-sens, deux-roues sans casques et à 3,4 dessus, chargements des voitures et camions plus qu'il n'est normalement possible, pas de respect des feux de circulation... déjà beaucoup de changement pour nous en quelques minutes, mais on s'y fait vite et au vu de la vitesse modérée de circulation en ville nous ne nous sentirons jamais vraiment en danger.
Arrivée à l'Alibiguesthouse, situé dans une petite rue près du parc du wat bottom, vers midi (26$ la nuit pdj inclus). L'équipe nous accueille très chaleureusement et nous conduit à notre chambre où nous déposons nos sacs.La chambre se situe au dernier étage avec une fenêtre, air conditionné ou ventilateur, salle de bain avec eau chaude.Petite chambre très jolie et propre.Une bonne douche pour se réveiller un peu après ce long trajet. Puis nous partons à pied à la découverte de la ville: parc du wat bottom, pagode d'argent (billets vendus pour l'ensemble pagode et palais royal alors que celui-ci se était fermé...mais la pagode reste un endroit très sympathique à visiter), musée national, balade le long du quai sisowath. Nous avons été marqués par le contraste entre les quelques voitures de luxe type 4x4 neufs circulants dans la ville, le quartier touristique avec ses restaurants, boutiques et quelques hotels de luxe et les gens vivant à même la rue croisés dans les ruelles excentrées, les petites échoppes de ville où l'on trouve de tout, les vendeurs ambulants sillonnant les rues.
Puis retour à la GH, épuisés par le voyage nous optons pour une petite sieste. Pour ce soir nous décidons de diner à la GH et préférons nous coucher tôt pour ne pas accumuler la fatigue et mieux profiter de la suite! Très bons plats. La jeune femme de l'accueil, très sympathique, s'occupe de nous trouver un tuk-tuk pour le lendemain nous conduisant à Koh Dach (15$) et réserve également notre trajet en bus pour le surlendemain pour Siem reap avec la compagnie Giant ibis (26$).
17/11/2013 Réveil à 6h30. Petit déjeuner copieux. Notre chauffeur de tuk-tuk nous attends. Nous partons donc pour Koh Dach, l'île de la soie, située sur le Mékong à environ 10km de PP (environ 1h de trajet). Nous prenons le bac de preak lip (1$ la traversée) de suite à notre arrivée au quai. Puis nous débarquons de l'autre coté sur l'ile. Nous remontons dans le tuk-tuk qui nous conduit à la villa koh dach (20$ la nuit + 14$ diner et pdj pour 2), notre GH pour la nuit située de l'autre coté de l'ile. Nous arrivons vers 9h. Nous sommes accueillis par Meng qui gère la GH.Nous patientons quelques minutes car la chambre est en train d'être nettoyée (chambre spacieuse, propre avec sdb eau chaude et ventilateur). Nous prévoyons alors notre programme pour la journée avec Meng qui propose de nous prêter deux vélos pour la matinée afin de nous balader à notre rythme et nous prévoyons une sortie à moto avec lui pour découvrir le reste de l'ile (15$). A vélo, nous allons rencontrer Kim une jeune cambodgienne vivant sur l'ile et étudiant à Phnom penh où elle a appris l'anglais et un peu le français.Elle nous fait visiter le village, l'ancienne pagode et la nouvelle, nous montre la cérémonie de remise d'offrande aux moines, puis nous amène chez elle où vivent ses parents qui sont tisserands. L'ile de la soie porte effectivement son nom du fait que presque chaque famille y possède son propre métier à tisser manuel et que c'est de cette activité que vivent la majeure partie des familles. Le père de Kim nous explique comme l'on tisse la soie ou le coton.Il me laisse même essayer, en m'expliquant chaque étape...c'est un métier très minutieux! Une expérience très sympathique. Puis ils nous montrent leurs créations, en coton ou soie mélangée.
Nous rentrons ensuite à la GH où nous déjeunons. Un plat unique délicieux cuisiné par Bô la femme de Meng. Petite sieste avant de partir à 14h avec Meng et un de ses amis en moto pour visiter le nord (la plage et ses paillotes) et l'ouest de l'ile (visite chez une autre famille de tisserands, deux pagodes, rizières, quartier du marché, assez animé avec terrain de volley et de pétanque). Nous goutons à la patate douce frite avec un peu de sucre...un délice! Nous poursuivons par une petite balade à pied dans la campagne jusqu'à une autre pagode, puis rentrons.
Diner le soir avec 4 autres français séjournant pour la nuit à la Villa koh dach. Encore de très bon plats avec en dessert des assiettes de fruits frais. Un très bon moment passés tous ensemble!
18/11/2013 Pdj avec viennoiseries cambodgiennes et fruits.
Notre chauffeur de tuk-tuk de la veille est revenu nous chercher comme prévu pour nous conduire à la gare routière de Phnom penh (15$). Nous quittons avec émotion l'ile qui restera un de nos coups de coeur du voyage!
Arrivés à PP, notre chauffeur se démène pour trouver notre arrêt de bus, car en effet Giant Ibis n'a pas sa station au même endroit que les principales compagnies. Après s'être renseigné il nous conduit comme prévu à l'arrêt finalement situé près du marché de nuit vers le quai.
Départ du bus à 8h45 pour Siem reap. Au cours du trajet nous avons droit à une bouteille d'eau gratuite, une viennoiserie et air conditionné +film. Très bon confort et compagnie sérieuse tant au niveau sécurité que respect des horaires. Nous avons eu deux arrêts, dont un pour la pause repas (bons plats pas chers et servis rapidement).
Arrivée à Siem reap vers 15h30. Un chauffeur de tuk-tuk nous attends pour nous conduire à la LovelyGH où nouss éjournerosn 3nuits (10$ la nuit +5$ pdj/j pour 2).Notre chambre est à l'étage, chambre propre avec sdb eau chaude et ventaliteur.Pdj copieux.Très bon accueil du couple cambodgien qui tient la GH et organise les circuits avec leurs chauffeurs de tuk-tuk. Le notre a été très sympathique et nous a fait visiter la région pendant les trois jours.
Balade en ville en soirée. La ville de Siem reap est très agréable avec ses nombreux marchés, ses boutiques, la promenade le long de la rivière, les restaurants et notamment la Pub street très animée le soir. Ville plus touristique que Phnom penh où l'on croise beaucoup plus de touristes.
Repas au Tigre de papier, très bonne adresse, repas délicieux avec belle présentation.
19/11/2013 Circuit des temples d'Angkor en tuk-tuk organisé avec la lovelyGH (55$ pour les 3j). Départ à 6h30.
Banteay Srei, assez éloigné des autres temples, une petite merveille au lever du soleil avec peu de touristes Banteay Samré Pré Rup Ta Keo Thommanon Chau Say Tevoda
Entrée dans Angkor Thom, repas à 11h dans un des 'restaurants-cantine' en plein air situé face à la Terrasse des Eléphants, pour ainsi pouvoir visiter le Bayon à 12h (moins de touristes).
Bayon et ses multiples tours à visages Baphuon et son allée majestueuse Phimeanakas Terrasse des Elephants
Retour à la GH.
Balade à pied en ville, visite du Wat Bo, des ateliers des Artisans d'Angkor (gratuite), puis repas au Father's, excellente adresse, nombreux choix de plats, très peu chers et très bons.
20/11/2013 Départ 6h30
Ta Promh, temple laissé volontairement dans son état naturel, envahit par de majestueux arbres, une ambiance toute particulière s'en dégage, y aller tot le matin car de nombreux touristes y arrivent vers 8h. Banteay Kdei et Sra Srang
Groupe Roluos: Preah Ko et Prasat Bakong
Village sur pilotis de Kompong Phluk: bateau à moteur sur la rivière jusqu'au village (30$ pour deux) puis visite en barque du village et de la mangrove(12$ pour deux). Une magnifique visite, un très beau village avec une ambiance toute particulière, un petit aperçu de la vie sur l'eau, un chauffeur de bateau très sympathique qui nous à même laissé conduire le bateau au retour... mais un peu de culpabilité au vu du nombre de bateaux traversant le village sans arrêt (surtout quand on voit que chaque bateau part avec seulement un à quatre passagers alors qu'ils pourraient en contenir chacun une vingtaine..), de l'age des enfants faisant les visites en barque (le notre devait avoir 13ans...😕) et particulièrement quand on apprend après que l'argent des visites en bateau ne revient en fait même pas ou très peu aux villageois... pas vraiment le genre de tourisme que l'on préfère mais la visite en reste très belle...
Sur le retour arrêt au temple de Lolei
Retour à la GH
Balade en ville où nous trouvons un vendeur ambulant de... serpent grillé! Allez, on tente! (en fait une fois grillé et passé l'aspect extérieur, pas de gout particulier mais chair assez dure)
21/11/2013 Départ 7h
Angkor Wat, vers 7h30 les touristes venus admirer le lever du soleil derrière le temple sont en train de repartir, et nous sommes donc relativement tranquille pour le visiter. Immense temple avec de magnifiques bas reliefs et une très belle vue du haut du massif central. Preah Khan Neak Pean Mébon Oriental
Retour à la GH où nous récupérons les sacs. Nous avons réservé la nuit à la SérénitéGH (30$ pdj compris) dans le quartier du Wat Damnak.Deux francais Pat et Isa nous ont accueillis dans leur charmante maison-guesthouse de deux chambres. Une décoration parfaite et un accueil des plus chaleureux, ont seraient resté des heures à discuter avec eux. Ils partagent avec leurs hotes tous leurs conseils et leur connaissance du Cambodge. Des chambres à l'ambiance zen et romantique, très propres et un petit déjeuner exquis et plus que copieux! Nous les remercions pour ce très court mais intense séjour chez eux!
Le soir nous dinons dans un petit restaurant-cantine de siem reap situé dans la rue des Artisans d'angkor, une adresse donnée par Pat et Isa. Très bon repas où chaque plat est préparé dans la petite cuisine face à la terrasse.Très bon et pas cher.
22/11/2013 Après l'exquis petit dejeuner nous quittons la GH pour rejoindre le bus direction Battambang. Nous voyageons avec la compagnie Capitol (7.5$ pour deux). Nous arrivons à Battambang avant midi et rejoignons à pied la Lux GH (adresse donnée par Pat et Isa la veille,18$ sans pdj). Chambre propre avec ventilateur, sdb et eau chaude, calme.assiette de fruit frais en arrivant. Repas le midi au 'café central', super petit restaurant, pas cher, personnel très agréable et très bons plats.
Retour à la GH pour 14h.Un guide-chauffeur de tuk-tuk de la GH nous attends pour une visite des alentours de battambang (10$). Notre guide anglais, Lasy, nous a d'abord fait visiter la ville au charme colonial, puis nous a conduit à la gare de départ du Bamboo train, petites plateformes en bambou circulant sur une ancienne voie de chemin de fer (10$ pour 2). Une expérience très sympathique sur un parcours magnifique d'environ 7 km au milieu des rizières. Au bout nous arrivons dans un petit village où attendent quelques enfants pour vendre aux touristes leur créations ( bracelets, décoration en feuille de bananier...), difficile de résister...ils savent comment nous faire craquer (surtout les femmes...)😊 Puis retour au point de départ où nous attends notre guide. Nous nous arretons près de lotus où il nous montre et nous explique comment, à partir des tiges de lotus, sont extraites des fibres qui seront ensuite tisser de la même manière que la soie. Le fruit du lotus (apparaissant une fois la fleur tombée) sert également en cuisine. Nous rejoignons ensuite le Phnom sampeau.Nous posons le tuk-tuk pour monter à pied accompagné de Lasy.La visite commence par les 'killing-caves' où sont morts de nombreux cambodgiens lors du régime des khmers rouges. Une visite bouleversante et pleine d'émotions. Nous montons ensuite vers le temple accompagnés sur le chemin par de nombreux singes.D'en haut se dégage une vue splendide sur la campagne et les rizières environnantes, d'autant plus que nous y sommes au coucher du soleil. Nous redescendons ensuite vers la grotte située en bas de la colline pour voir l'envol de milliers de chauve-souris à la tombée de la nuit.Un spectacle impressionant! Puis retour à la guesthouse avant d'aller manger au central café.
23/11/2013 Réveil et petit-déjeuner au central café, copieux et moins cher qu'à la GH. Puis nous nous baladons au marché et découvrons les ruelles de Battambang.
Nous rentrons ensuite chercher les bagages pour nous rendre à l’arrêt de bus d'où nous partons à 9h30 pour Kompong Chnang (compagnie phnom penh sorya 10$ pour 2). Arrivée vers 13h30 à Kompong Chnang. Nous rejoignons à pied le Chanthea Borint hotel (anciennement sokha GH).Nous prenons une chambre double avec ventilateur pour 8$ la nuit, avec sdb.Chambre propre, au rez de chaussée, calme. Le gérant nous propose un de ses guides à moto pour l'arpés-midi.Nous négocions le prix à 6$ pour deux. Nous partons alors directement avec notre chauffeur (tous les 3 sur la même moto!). Nous commençons la visite par un tour en barque au milieu du village flottant (15$ pour deux). Pas un seul autre touriste! Nous nous baladons accompagnés de Maï qui nous fait découvrir au fil de l'eau ce mode de vie authentique, rythmé par les hello et les sourires d'enfants... On est transporté dans un tout autre monde, où les bateaux servent tantot de moyen de transport, d'outil de travail, de magasin ambulant ou de maison...Une promenade paisible où l'on se sent en accord avec la nature et respectueux des habitants et de leur mode de vie, bref, un moment qui restera inoubliable! Un de nos coups de coeur du voyage!
De retour sur la terre ferme, nous remontons à moto pour aller découvrir les villages de potiers. Nous nous arrêtons premièrement dans un atelier familial où l'on fabrique manuellement des briques à partir de terre extraite de la rivière.Un travail très répétitif, bruyant et fatigant... Nous visitons ensuite un petit atelier où sont fabriqués, toujours manuellement, des pots en terre cuite qui serviront pour la cuisine. Puis nous terminons par des créations familiales en terre cuite de tirelires de toutes taille (cochon, éléphant...), de pots... Chaque famille possède son petit atelier sous la maison bâtie sur pilotis. Tout est tourné puis assemblé à la main avec une grande minutie.
Nous terminons notre journée par une balade à travers les rizières, au soleil couchant. Des paysages de cartes postales, et une vraie douceur de vivre qui se dégage malgré les conditions difficiles de vie et de travail... (enfant à vélo rentrant de l'école après souvent plusieurs km, paysans rentrant chez eux accompagnés de leurs vaches et bœufs, de nombreuses personnes courbées dans les rizières pour la récolte d'un de leur bien les plus précieux... malgré tout cela, jamais un sourire ne manque sur un visage...une vraie leçon de vie en quelques minutes...😇)
Retour le soir en ville, balade au marché, achat de fruit et de boisson, avec la chaleur, nous n'avons pas très faim ce soir, cela tombe bien car il est quelque peu difficile de trouver où se restaurer à Kompong Chnang...
24/11/2013 Ce matin nous partons directement avec les sacs vers le centre.Nous achetons quelques beignets et gaufres en guise de petit-déjeuner. A 8h30 il fait déjà 30degré! Nous faisons un tour du marché puis nous installons à l'ombre en attendant le bus pour Phnom penh qui arrivera 1h après l'heure prévu (compagnie rith mony, 10$ pour 2) ... la ponctualité cambodgienne...😎
Après 2h de trajet nous arrivons à Phnom penh où nous achetons directement nos billets de bus avec la même compagnie pour Kampot (10$/2). Départ annoncé 13h30...finalement nous partons à 14h30!
Arrivée à 18h à Kampot, épuisés par la musique pop cambodgienne à fond pendant tout le trajet...notre seul rêve..le calme! Nous rejoignons à pied la KampotGH où nous avions réservé pour la nuit. Facile d'accès depuis la station de bus, propre avec sdb, accueil agréable, nous posons les bagages et filons sous la douche. Nous voilà prêts pour aller diner! Un repas attendu avec impatience vu que la veille nous n'avions pas trouver de quoi prendre un bon repas!
Nous décidons donc de tester le Rikitikitavi, restaurant sur les bords de la rivière en centre-ville. Très beau cadre, ambiance chaleureuse, accueil parfait, happy hour (2coktail pour le prix d'1), plats exquis et présentation soignée, parfait pour une soirée réussie!
25/11/2013 Ce matin nous avons rdv avec Khet, guide parlant français sur la région de Kep-Kampot.Ayant eu ses coordonnées par un membre du forum, nous avions pu réserver 2 jours 1/2 de visite avec lui sur la région par mail. Khet est un jeune cambodgien ayant appris le français qui s'est lancé il y a environ 2-3ans en tant que guide.Il propose des circuits 'sur mesure' en fonction des gouts de chacun, en tuk-tuk ou moto. Page facebook: https://www.facebook.com/khetourisme
Avant l'heure du rdv, nous décidons d'aller prendre le petit-déjeuner en ville. Nous nous arretons à "l'épic arts café", tenu par des personnes en situation de handicap. Le choix du menu se fait par l'intermédiaire d'une grille papier où l'on note ses choix, car beaucoup de personnes qui travaillent ici sont sourds et muets. Ce café fait partie d'une association dévelloppant des programmes d'insertion socio-professionnelle pour les personnes porteuses de handicap. Un très bon petit déjeuner avec un grand choix de pâtisseries et boissons.
Nous revenons ensuite à la GH où nous rejoint Khet. Nous commençons par aller déposer les sacs aux Manguiers, où nous avons réservé un bungalow pour la nuit (30$ la nuit, small bungalow avec sdb eau froide). La route pour y accéder était très cahoteuse et boueuse à notre passage, donc quelque peu difficile avec le tuk-tuk mais nous y sommes tout de même arrivés! A notre arrivée le bungalow est déjà prêt donc nous déposons nos affaires directement. La chambre est superbe, toute en bois, très belle décoration et propre. Le bungalow possède un balcon avec vue sur la rivière et le magnifique jardin. Un cadre très romantique. Nous réservons notre menu pour le soir ('small':1 assiette mélangée complète, 1 boisson, 1 dessert pour 5.5$/pers).
Nous repartons avec Khet. Début par la visite Farmlink (gratuite), société créée il y a quelques années par des expatriés pour promouvoir la culture et la commercialisation du poivre de Kampot aujourd'hui reconnu comme l'un des meilleurs au monde. Un petit condensé de la culture du poivre, de sa récolte, des méthodes de séchage et de tri des grains de poivre vert, noir, rouge et blanc en fonction de leur stade de maturité.
Puis nous allons visiter les villages de pêcheurs sur la presqu'ile au sud de Kampot.Nous nous baladons au milieu des maisons devant lesquelles sèchent les crevettes fraichement pêchées. Nous nous arrêtons chez une famille que Khet a connu lorsqu'il avait aidé à la traduction d'un reportage sur les Khmers rouges. Un couple et leur fille de 13 ans nous accueille chez eux et nous offre très gentiment banane et eau. Un moment très émouvant où les regards et sourires échangés en disent plus que les mots.. Nous nous arrêtons ensuite au Wat Traeuy Kaoh où nous partageons un très bon moment avec un groupe de garçons s'amusant dans le coin, une vraie bande de terribles!! 😛
Puis nous partons en direction du barrage et des 'chutes' de teuk chhou. Sur place, un cours d'eau sans grand intérêt et..aucun rapide! mais la balade nous a fait découvrir les plantations de bananiers et de durian (gros fruit cambodgien très odorant) sur les flancs de collines. Au retour nous faisons arrêt à la Greenhouse, guesthouse-restaurant en bord de rivière. Un petit coin paisible. Il est possible de se restaurer sur la terrasse face à un splendide panorama. Un très bon moment où nous apprenons à faire plus ample connaissance avec Khet.
L'après-midi nous repartons faire un petit tour en ville avant de poursuivre la route vers le Phnom Chhnork et sa grotte. Un superbe trajet au milieu des rizières et des petits villages traditionnels, sur un chemin de terre complètement 'défoncé'..un peu dur pour le dos en tuk-tuk..mais cela en vaut la peine. Nous terminons la fin du chemin à pied accompagnés de 2 jeunes guides parlant anglais. Encore merci à eux notamment pour leur grande aide pour nous aider à traverser la rivière sur un petit pont, ou plutôt 'un tronc d'arbre' (et oui je n'ai pas un grand sens de l'équilibre 😊). Après nous être acquittés du droit d'entrée (1$ par pers), nous grimpons les escaliers jusqu'au sommet.En route se dévoile un magnifique panorama sur la campagne environnante avec de très belles couleurs malgré l'orage se préparant. Nous descendons ensuite dans la grotte, juste à temps pour éviter la grossesse averse! Nous restons quelques instants à l'intérieur en attendant la fin du déluge! Il pleut rarement mais ça ne fait pas semblant! Nous en profitons pour discuter un peu avec nos guides. La pluie terminée nous rejoignons Khet qui nous a attendu un peu plus loin après avoir quittés nos compagnons (tout en leur laissant un 'pourboire' pour les explications données).
De retour aux Manguiers, nous fixons rdv avec Khet à 8h30 pour le lendemain. Une bonne douche, un peu de repos au bungalow et nous allons ensuite prendre notre diner sur la terrasse commune au bord de la rivière. Un très bon repas, en quantité suffisante pour le soir. Nous embarquons ensuite dans un petit bateau pour la 'promenade aux lucioles' (5$/2). Nous ne sommes que 4 sur le bateau. Nous voila partis au milieu de la nuit, remontant la rivière à la recherche des fameuse lucioles, quand...se dévoile alors devant nous un merveilleux spectacle...des centaines de lucioles étincelant et virevoltant dans la nuit. Un moment magique dont nous profitons, éblouis, pendant près d'une heure.
Retour au bungalow pour une bonne nuit en pleine nature.
26/11/2013
Nous prenons notre petit déjeuner à la Gh (3.5$/pers), très copieux avec de délicieuses confitures maison, fromage, pain, café/thé et jus de fruits.De quoi bien démarrer la journée!
Khet nous rejoint avec un peu de retard dû à un problème mécanique du tuk-tuk. Nous partons alors pour Kep. La route depuis Kampot dure près d'une heure mais les paysages sont très beaux, et nous ne voyons pas le temps passer. Après un petit arrêt au marché aux crabes où nous achetons des brochettes de calamars cuites au barbecue (un délice!), Khet nous dépose au Rega Kep, notre GH pour la nuit, dont les propriétaires sont des amis de Khet. D'ailleurs nous faisons la connaissance de sa soeur qui travaille ici. Elle est adorable et parle très bien le français. Les propriétaires sont deux français, Amandine et Tristan, très sympathiques également. Le cadre est très beau avec une cour intérieur très fleurie. La chambre est très bien décorée, avec sdb eau chaude, ventilateur (14$). Le seul hic est la distance de la GH par rapport au centre Kep (marché au crabe, restaurants...à 4km), ce qui ne nous a pas poser de véritable problème car Khet nous a gentiment prêté sa moto pour la soirée.
Nous repartons ensuite pour une balade en moto sur les pistes en terre à travers les rizières. Nous montons tout d'abord aux plantations de poivriers.Nous visitons une production eco-cert. Un monsieur parlant français nous fait une rapide visite des plantations de poivriers mais aussi de manguiers et de durian.
Nous poursuivons ensuite notre chemin vers 'la montagne aux 100 rizières'. Avant d'y arriver, nous nous arrêtons dans un champ où une famille est en pleine récolte des cacahuètes. Celles-ci se trouvent sur les racines des plantes que ramassent deux jeunes filles pendant que le reste de la famille détachent les fruits des racines, avant de les faire sécher. Nous passons un petit moment avec eux avant de repartir. Arrivés au sommet, un petit temple et surtout une magnifique vue sur les rizières verdoyantes alentours nous attends.
Pour le reste de l'après-midi, direction la plage d'Angkul, à quelques km de Kep en direction du Vietnam. La route y menant est superbes et longe des marais salants. La plage quand à elle est bordée de cocotiers et on y trouve plein de petites paillotes où l'on peut se reposer à l'ombre dans des hamacs, boire un coup et manger (ce que nous avons d'ailleurs fait... 🙂) La plage est assez propre de même que l'eau. Bien sur ce n'est pas l'eau turquoise transparente des magazines mais nous avons tout de même trouvé le cadre charmant et quel bonheur de rentrer dans une eau aussi chaude en plein mois de novembre! A peine étions nous mouillés qu'un groupe de garçon est venu à notre rencontre pour jouer. Un moment de pur bonheur avec de nombreux fous rires!
En fin d'après-midi nous retournons sur Kep où nous montons à la pagode Samathi située dans le parc national et d'où nous profitons d'une splendide vue sur la côte et les iles aux lumières du couchant.
Retour à la GH. Khet nous laisse la moto pour la soirée. Après une bonne douche, nous partons diner au Kimly restaurant près du marché aux crabes. Le restaurant est quasiment plein, de nombreux touristes, de belles assiettes de produits de la mer (crabes pour nous), mais un prix un peu élevé (7$ l'assiette).
Allez au lit!
27/11/2013 Petit déjeuner copieux.
Khet nous rejoint et nous amène visiter l'association Kep Children qu'il a créé il y a 2 ans, pour venir en aide aux enfants des familles les plus défavorisées et leur permettre d'être scolarisés. L'organisation met aussi en place un suivi médical des enfants et apporte un soutien alimentaires aux familles. Nous allons donc visiter l'école pour les enfants de 3 à 6 ans où des activités ludiques sont proposés aux enfants le matin et l'école l'après-midi. Ce matin seulement trois enfants sont présents car il y a quelques problèmes organisationnels cette semaine l'enseignante étant absente. Nous discutons un grand moment avec Alban, bénévole pour 3 mois qui nous explique le déroulement classique d'une journée. Puis nous profitons du temps passé avec les enfants, 2 garçons et 1 fille. Nous leur avons amené des ballons gonflables et un petit ballon de rugby en mousse (mon conjoint étant une grand fan de rugby), mais difficile de leur apprendre les règles.. Peu importe, les cadeaux semblent leur faire plaisir et nous passons un moment très agréable à jouer avec eux. Le cadre d'accueil est très joli, un petit bâtiment avec un beau terrain et une petite avancée sur pilotis sur la mer. Ces enfants sont tellement joyeux et spontanés, ils renvoient une telle joie de vivre... difficile de les quitter...
Nous repartons à moto en milieu de matinée pour rejoindre le lac secret (pas si secret que cela..). Il s'agit en effet d'un grand lac assez accessible mais tout de même très calme et joli. Nous nous arrêtons une petite heure pour boire un verre de jus de canne à sucre fraichement préparé sous une paillote (1$ pour 2). Rafraichissant mais ça ne restera pas ma boisson préférée... Sur le retour nous nous arrêtons près d'une vendeuse en bord de route.Khet nous fait gouter à des papillottes de feuilles de bananier dans lesquelles sont cuites au barbecue des bananes enroulées de riz, un vrai régal. Nous en prenons quelques une pour le midi.
Nous terminons la matinée par une petite excursion à moto dans le parc national. Une splendide forêt naturelle, humide (d'autant plus avec l'orage arrivant...), avec un très beau point de vue au sommet sur la baie de Kep, malgré la pluie qui vient de nous rejoindre. Une belle averse le temps de redescendre mais sous 30degré on sèche vite!
Nous quittons Khet à la Regakep après l'avoir énormément remercié pour ces 3 jours de visite à ses cotés (30$/jour). Il nous laisse la moto pour le midi, ainsi nous pouvons retourner rapidement au marché aux crabes pour reprendre des délicieuses brochettes de calamars avec une portion de riz et des patates douces frites.
Retour à la GH où nous rendons les clés de la moto à la soeur de Khet. A peine le temps de commencer notre appétissant repas que le minibus que nous avions réservé (16$ pour 2) arrive pour nous chercher avec plus d'une demi heure d'avance! Tanpis nous terminerons le repas en route! Un conseil: ne pas prendre les minibus! Nous ne nous serons jamais sentis autant en danger que lors de notre trajet retour à Phnom penh dans le minibus! Notre chauffeur roulait trop vite par rapport à la circulation sur la route et se croyait le premier à avoir la priorité partout! Un vrai danger! Nous avons manqué de renversé plusieurs vélo, moto... Nous avons beaucoup regretté de ne pas avoir opté pour le bus normal!
Enfin... nous arrivons à Phnom penh vers 18h sous une pluie battante et en pleine nuit, mais sains et saufs! Nous avons rencontré à bord du minibus deux françaises qui logent à l'EuropeGH tout comme nous pour la nuit.Nous décidons de partir en tuk-tuk ensemble, (2$).
Arrivés à l'EuropeGH nous sommes accompagnés dans nos chambres. Chambre sommaire avec air conditionné et sdb privée eau chaude pour 17$. Coté propreté du lit je dirais que c'était plutot moyen (draps tachés, je pense qu'ils étaient propres et que les taches ne partaient pas mais cela donne pas très bonne impression). Quand à l'accueil, plutot sympathique le patron cambodgien parle très bien français.
Nous nous rejoignons à 19h30 pour aller manger un bout en ville. Nous tentons le Friends mais une fois arrivés nous nous apercevons que celui-ci est rempli et que des gens sont déjà en train d'attendre dehors que d'autres s'en aillent... Nous retournons alors sur le quai trouver un autre restaurant. Nous décidons de manger dans un petit restaurant pas trop cher où sont préparées des spécialités khmers et occidentales. Un repas pas exceptionnel. Pour le dessert nous nous rendons au Blue pumpkin où nous nous installons en terrasse à l'étage pour déguster d'exquises glaces.
Retour à la GH nous souhaitons une bonne suite de voyage à nos compagnonnes.
28/11/2013 Déjà le dernier jour de notre voyage...😕 Pas du tout envie de rentrer...
Nous allons nous balader en ville au Wat Phnom (pour monter au sommet il faut payer 1$/pers pour les étrangers! nous resterons dans le parc!), au marché central à l'architecture surprenante, au Wat Ounalom (gratuit). Petite pause boisson au 'Resto du coin'. Nous allons ensuite faire quelques achats au magasins Senteurs d'angkor (antenne de celui de Siem reap où nous avions déjà fait quelques emplettes). Ces boutiques proposent de nombreux articles artisanaux (foulards en soie, café, poivre, savons, huiles, vêtements, ...) à base d'ingrédients locaux et confectionnés à la main. Senteurs d’Angkor emploie environ 100personnes et contribue à développer une économie locale et à réduire la pauvreté dans les campagnes. De multiples produits pour des prix très raisonnables, une très belle présentation, de très beaux emballages en feuilles de palmiers à sucre.
Nous déjeunons au restaurant 'El mundo'. Bonne adresse, assiette bien garnie, personnel sympathique, pas cher.
Retour à la GH vers 13h30. Nous partons en tuk tuk (6$) pour l'aéroport ... avec beaucoup d'émotions...
Décollage à 16h30 pour Kuala Lumpur... Au revoir 'merveilleux Cambodge'... 🙂
Voyage en famille en camping-car au Kruger et Blyde River Canyon English translation pending
Bonjour à tous
après une longue coupure et un changement d'opérateur (heureusement propriétaire des lignes :-)) me revoilà pour un petit compte rendu sur notre petit voyage de 10 jours avec quelques infos qui serviront peut être.... Une famille au départ - et à la fin :-) - de 2 + 4 enfants de 3, 7, 10 et 12 ans ....
1er jour : - vol (air mauritius) sans encombre, arrivée à l'heure, le loueur est présent mais en fait à Johannesbourg c'est Bobo campers qui s'occupent des véhicules de Helderberg (notre loueur...) : le dépot est à 10 mn tout va très bien jusqu'au CCar : là 1ère impression : ceux de Bobo ont l'air un peu mieux (grande vitre à l'arrière entre autres..) mais ce n'est qu'une impression.
- 1er couac : on fait l'état du CC pas de souci sauf la vitre côté porte condamnée !! et oui trop de gens qui ouvrent la portière sans fermer la vitre... mais bon mis devant le fait accompli on doit faire avec... mais bon voyant le fonctionnement des charnières je demande d'essayer celle de l'autre côté et ..... BLAMMM elle tombe direct par terre !! bon les gars essaient de réparer : ils la glissent et coup de marteau . ! trop fort bon là j'essaie de parler un peu anglais 😠 et leur explique que ça ne tiendra pas longtemps... et du coup changement de toute la vitre, joint au silicone et 2 heures de perdues... On part enfin, petit tour au pick & pay juste en face, le plein de courses rapide et hop direction Loskopdam : octobre est sec mais là on tombe sur la pluie -du "lourd"- que les sudaf attendent depuis longtemps ...mais pas nous donc comptez 3 bonnes heures avec des conditions difficiles (grosses pluie avec bourrasques et même ils conduisent à gauche !!! 😄 ) Du coup on arrive à la tombée de la nuit et là le top : on met le CC en avant pour s'arrêter et payer à la loge du camping et miracle : il pleut dans le CC !! par la clim... du coup on va se "cacher" avec un gars du camping qui nous accompagne -super sympa, MERCI Johanis !!!- sous une ancienne station service il monte dessus, redescend, on s'explique avec "mon" anglais et un peu mes mains, et il telephone au gars responsable -n°à dispo dans le CC - qui nous explique tranquillement de nous mettre avec le nez du CC en haut d'une pente pour que l'eau coule vers l'arrière !!!
alors là à vous champions du CC : - est-ce normal ?? - doit on rouler en marche arrière dans certains cas ?? merci des infos pour les autres ou pour une prochaine fois....
bon du coup Johanis nous place au fond du camping (toujours sous la pluie) en pente (super pour dormir !!!!) et me donne RDV le lendemain pour une séance Silicone du toit... à 7h30. Donc la journée est assez rude et là levée à 3h on se dit bon restau pour oublier tout ça et bien non on met les KWay on fait 5mn sous la boue sous la pluie mais là à droite ?à gauche? dans le noir....STOP suffit la galère de la 1ère journée: on voit encore le CC on retourne petit casse croute et dodo en pente !!
2eme journée : on se lève -toujours en pente- : il fait beau 😎 : on ouvre la vitre (celle qui s'ouvre ) et là premiers sourires et yeux écarquillés de nos 4 petits : nos premiers animaux : des babouins et petits singes, et oui ça nous fait plaisir.. et ça commence mieux.... mais j'ai du boulot : Johanis est là, à l'heure🙂 , et on file à la boutique puis à l'atelier pour grimper et siliconer un peu autour du bloc clim (sur l'avant..) donc pas de Botshabelo ce matin 🙁 mais ... atelier ! : en tout cas je vois le bon côté : l'hospitalité est là !! MERCI encore à Johanis😎
ah oui j'oubliais -mauvais côté..- on découvre que la porte du frigo est cassée ..! du coup c'est perte des aliments... et achat d'un ... balai qui servira tout le voyage à caler (en travers) la porte pour avoir un peu de frais (quand c'est bien calé...)
Donc conclusion : Vive Helderberg.....
les conseils : - pour les CC préférez surtout des vitres qui ne s'ouvrent pas vers l'extérieur mais coulissantes donc plus fiables - mon avis- surtout chez des loueurs et on peut aussi les laisser ouvertes en conduisant... dernier défaut elles sont en plastique ... visibilté et mauvais vieillissement (opacité) - ou préférez Bobo direct.... ? - Loskopdam reserve ( http://www.foreverloskopdam.co.za/ ) avait l'air sympa -mais pas eu le temps de bien vérifier à part l'atelier... mais un peu à l'écart du chemin vers le Kruger donc voyez en fonction du temps : je pense que l'on aurait apprécié si on avait pas eu de retard au départ - Pour plus de sécurité -niveau timing- préférez Elangeni ? (http://www.elangeni-resort.co.za/camping.php) celui que l'on a fait au retour(voir plus loin... ou plutôt "à venir"...) , avantage : direct sur la route :-)
Bon du coup départ un peu tard et on se fait une belle route - à part au début ou le GPS nous emmène sur l'ancienne N4 que l'on fait à 20 km/h pendant 30 mn !!...mais bon c'était trop beau 😛 - Middelburg-Dullstrom-Sabie-Graskop : effectivement la route est sympatique et on appréciera -vraiment- notre 1er repas à Dullstrom : à l'entrée, inratable : parking et plein de restau on choisira au hasard- tellement affamé...- truite, pasta, -1ers- hamburgers et pizza au feu de bois.. avec une aire de jeux situés à l'arrière que nos petits apprécieront aussi ... la truite correcte, la pizza hyper copieuses (un peu grasses aussi mais on pas choisi la light mais la "spéciale" :-) et les pâtes al dente..:-)
On repart ensuite finir la -jolie- route ensoleillée avec une arrivée beaucoup plus sympa que la veille : arrivée à Panorama restcamp entrée sud de Graskop ( http://panoramaviewchalets.co.za/ )

piscine avec vue imprenable, endroit sympa, bien placé juste à 500m de Graskop (1 des avantages à mon avis par rapport à "Blyde Forever resorts" ...) avec Braï (intérieur et extérieur) et charbon fourni (!!) et peu de monde dans le camping à part .. des Réunionnais :-) St paulois champions du CC et une famille de St Pierrois (avec 2 filles également qui se squatteront mutuellement le CC...😏) : "belle" rencontre simple et sympa...🙂 restau le soir déjà conseillé - à raison :-) - le god windows.
le conseil : le camping panorama restcamp pour sa vue imprenable.
Sinon dans les environs le lendemain on commence avec le fameux Harrie' s Pancakes : je ne m'attendais pas à tant de légéreté dans un pancake 😏 mmmh (on le refera 3 fois même apreès avoir essayé son voisin qui vous servira plutôt des pancakes super fins - des crèpes quoi! mais avec une super mousse au chocolat-amarula, mortelle !! (en fait l'amarula est une "liqueur" de café genre "Baileys" on a aussi essayé le Nacimambo (près de l'office de tourisme si je c'en est une... ) : très bon hamburger viande assaisonnée et salade grecque correcte. Voilà pour les commentaires "gustatifs"
Sinon dans le coin on a profité d'une très belle journée pour faire les mac mac falls (20 Rd pour le CC), bourkes luck potholes (110 Rds pour CC et 6pers!) et les "three rondavels" (me rappelle plus... 40 ??? ) en fait le principe est simple : on paie , on se gare, on profite de la -belle- vue - c'était le cas avec le soleil...-, et il y a maintes et maintes échopes à souvenirs (bois ou pierre) où le jeu consiste à marchander et en fait plus tu t'éloignes du chemin (3, 6, 9, 15 m ...!, plus les prix baissent donc en fait faîtes les cadeaux ici ?? Mais sinon le meilleur moment de la journée a été les "mac mac fools" : un bassin où tu paies le parking... mais comme on était un samedi -?- pas de vendeurs - 😄- et en fait c'était gros pique nique sudaf ( très peu de touristes) et un bassin où tout le monde se baignait tranquille avec plongeons... etc = on est resté 2 bonnes heures et on s'est régalé 😎!! et 1ers plongeons avec nos amis St Pierrois : hein Jérôme ?! 😏


donc pour moi : LE conseil !! ( juste au dessus....)
Bon désolé je dois aller voir le dernier -??!- match de coupe du monde de l'équipe de France avec des potes et un cari poulet (le match est à minuit pour nous pauvre Réunionnais il nous faut au moins ce bon repas pour tenir 😏
à + pour la suite.... (les animaux..😮 )
Xavi
PS : Merci encore à tous les conseils qui nous ont aidé à préparer ce voyage :-)
après une longue coupure et un changement d'opérateur (heureusement propriétaire des lignes :-)) me revoilà pour un petit compte rendu sur notre petit voyage de 10 jours avec quelques infos qui serviront peut être.... Une famille au départ - et à la fin :-) - de 2 + 4 enfants de 3, 7, 10 et 12 ans ....
1er jour : - vol (air mauritius) sans encombre, arrivée à l'heure, le loueur est présent mais en fait à Johannesbourg c'est Bobo campers qui s'occupent des véhicules de Helderberg (notre loueur...) : le dépot est à 10 mn tout va très bien jusqu'au CCar : là 1ère impression : ceux de Bobo ont l'air un peu mieux (grande vitre à l'arrière entre autres..) mais ce n'est qu'une impression.
- 1er couac : on fait l'état du CC pas de souci sauf la vitre côté porte condamnée !! et oui trop de gens qui ouvrent la portière sans fermer la vitre... mais bon mis devant le fait accompli on doit faire avec... mais bon voyant le fonctionnement des charnières je demande d'essayer celle de l'autre côté et ..... BLAMMM elle tombe direct par terre !! bon les gars essaient de réparer : ils la glissent et coup de marteau . ! trop fort bon là j'essaie de parler un peu anglais 😠 et leur explique que ça ne tiendra pas longtemps... et du coup changement de toute la vitre, joint au silicone et 2 heures de perdues... On part enfin, petit tour au pick & pay juste en face, le plein de courses rapide et hop direction Loskopdam : octobre est sec mais là on tombe sur la pluie -du "lourd"- que les sudaf attendent depuis longtemps ...mais pas nous donc comptez 3 bonnes heures avec des conditions difficiles (grosses pluie avec bourrasques et même ils conduisent à gauche !!! 😄 ) Du coup on arrive à la tombée de la nuit et là le top : on met le CC en avant pour s'arrêter et payer à la loge du camping et miracle : il pleut dans le CC !! par la clim... du coup on va se "cacher" avec un gars du camping qui nous accompagne -super sympa, MERCI Johanis !!!- sous une ancienne station service il monte dessus, redescend, on s'explique avec "mon" anglais et un peu mes mains, et il telephone au gars responsable -n°à dispo dans le CC - qui nous explique tranquillement de nous mettre avec le nez du CC en haut d'une pente pour que l'eau coule vers l'arrière !!!
alors là à vous champions du CC : - est-ce normal ?? - doit on rouler en marche arrière dans certains cas ?? merci des infos pour les autres ou pour une prochaine fois....
bon du coup Johanis nous place au fond du camping (toujours sous la pluie) en pente (super pour dormir !!!!) et me donne RDV le lendemain pour une séance Silicone du toit... à 7h30. Donc la journée est assez rude et là levée à 3h on se dit bon restau pour oublier tout ça et bien non on met les KWay on fait 5mn sous la boue sous la pluie mais là à droite ?à gauche? dans le noir....STOP suffit la galère de la 1ère journée: on voit encore le CC on retourne petit casse croute et dodo en pente !!
2eme journée : on se lève -toujours en pente- : il fait beau 😎 : on ouvre la vitre (celle qui s'ouvre ) et là premiers sourires et yeux écarquillés de nos 4 petits : nos premiers animaux : des babouins et petits singes, et oui ça nous fait plaisir.. et ça commence mieux.... mais j'ai du boulot : Johanis est là, à l'heure🙂 , et on file à la boutique puis à l'atelier pour grimper et siliconer un peu autour du bloc clim (sur l'avant..) donc pas de Botshabelo ce matin 🙁 mais ... atelier ! : en tout cas je vois le bon côté : l'hospitalité est là !! MERCI encore à Johanis😎
ah oui j'oubliais -mauvais côté..- on découvre que la porte du frigo est cassée ..! du coup c'est perte des aliments... et achat d'un ... balai qui servira tout le voyage à caler (en travers) la porte pour avoir un peu de frais (quand c'est bien calé...)
Donc conclusion : Vive Helderberg.....
les conseils : - pour les CC préférez surtout des vitres qui ne s'ouvrent pas vers l'extérieur mais coulissantes donc plus fiables - mon avis- surtout chez des loueurs et on peut aussi les laisser ouvertes en conduisant... dernier défaut elles sont en plastique ... visibilté et mauvais vieillissement (opacité) - ou préférez Bobo direct.... ? - Loskopdam reserve ( http://www.foreverloskopdam.co.za/ ) avait l'air sympa -mais pas eu le temps de bien vérifier à part l'atelier... mais un peu à l'écart du chemin vers le Kruger donc voyez en fonction du temps : je pense que l'on aurait apprécié si on avait pas eu de retard au départ - Pour plus de sécurité -niveau timing- préférez Elangeni ? (http://www.elangeni-resort.co.za/camping.php) celui que l'on a fait au retour(voir plus loin... ou plutôt "à venir"...) , avantage : direct sur la route :-)
Bon du coup départ un peu tard et on se fait une belle route - à part au début ou le GPS nous emmène sur l'ancienne N4 que l'on fait à 20 km/h pendant 30 mn !!...mais bon c'était trop beau 😛 - Middelburg-Dullstrom-Sabie-Graskop : effectivement la route est sympatique et on appréciera -vraiment- notre 1er repas à Dullstrom : à l'entrée, inratable : parking et plein de restau on choisira au hasard- tellement affamé...- truite, pasta, -1ers- hamburgers et pizza au feu de bois.. avec une aire de jeux situés à l'arrière que nos petits apprécieront aussi ... la truite correcte, la pizza hyper copieuses (un peu grasses aussi mais on pas choisi la light mais la "spéciale" :-) et les pâtes al dente..:-)

On repart ensuite finir la -jolie- route ensoleillée avec une arrivée beaucoup plus sympa que la veille : arrivée à Panorama restcamp entrée sud de Graskop ( http://panoramaviewchalets.co.za/ )

piscine avec vue imprenable, endroit sympa, bien placé juste à 500m de Graskop (1 des avantages à mon avis par rapport à "Blyde Forever resorts" ...) avec Braï (intérieur et extérieur) et charbon fourni (!!) et peu de monde dans le camping à part .. des Réunionnais :-) St paulois champions du CC et une famille de St Pierrois (avec 2 filles également qui se squatteront mutuellement le CC...😏) : "belle" rencontre simple et sympa...🙂 restau le soir déjà conseillé - à raison :-) - le god windows.
le conseil : le camping panorama restcamp pour sa vue imprenable.
Sinon dans les environs le lendemain on commence avec le fameux Harrie' s Pancakes : je ne m'attendais pas à tant de légéreté dans un pancake 😏 mmmh (on le refera 3 fois même apreès avoir essayé son voisin qui vous servira plutôt des pancakes super fins - des crèpes quoi! mais avec une super mousse au chocolat-amarula, mortelle !! (en fait l'amarula est une "liqueur" de café genre "Baileys" on a aussi essayé le Nacimambo (près de l'office de tourisme si je c'en est une... ) : très bon hamburger viande assaisonnée et salade grecque correcte. Voilà pour les commentaires "gustatifs"
Sinon dans le coin on a profité d'une très belle journée pour faire les mac mac falls (20 Rd pour le CC), bourkes luck potholes (110 Rds pour CC et 6pers!) et les "three rondavels" (me rappelle plus... 40 ??? ) en fait le principe est simple : on paie , on se gare, on profite de la -belle- vue - c'était le cas avec le soleil...-, et il y a maintes et maintes échopes à souvenirs (bois ou pierre) où le jeu consiste à marchander et en fait plus tu t'éloignes du chemin (3, 6, 9, 15 m ...!, plus les prix baissent donc en fait faîtes les cadeaux ici ?? Mais sinon le meilleur moment de la journée a été les "mac mac fools" : un bassin où tu paies le parking... mais comme on était un samedi -?- pas de vendeurs - 😄- et en fait c'était gros pique nique sudaf ( très peu de touristes) et un bassin où tout le monde se baignait tranquille avec plongeons... etc = on est resté 2 bonnes heures et on s'est régalé 😎!! et 1ers plongeons avec nos amis St Pierrois : hein Jérôme ?! 😏


donc pour moi : LE conseil !! ( juste au dessus....)
Bon désolé je dois aller voir le dernier -??!- match de coupe du monde de l'équipe de France avec des potes et un cari poulet (le match est à minuit pour nous pauvre Réunionnais il nous faut au moins ce bon repas pour tenir 😏
à + pour la suite.... (les animaux..😮 )
Xavi
PS : Merci encore à tous les conseils qui nous ont aidé à préparer ce voyage :-)
Compte rendu pratique: 28 jours au Myanmar, octobre 2013 English translation pending
Chers voyageurs,
Vous avez été nombreux à m’aider sur ce forum, parfois sans même le savoir, alors à mon tour de rendre service en publiant ce compte-rendu pratique à l’usage des personnes qui souhaiteraient un jour partir au Myanmar (puisque c’est le nom qu’utilisent les birmans) Pas question ici d’impressions ou de récit de voyage, mais je posterai le lien du livre que je réaliserai d’ici quelques mois si certains sont intéressés.
LES GUIDES (livres)
Nous sommes partis avec le Lonely Planet qui, comme chacun sait, date un peu et est donc totalement obsolète sur certains points et toujours utile pour d’autres. Et avec « Birmanie », de Michel Ferrer paru aux éditions Olizane, en 2012 et culturellement très enrichissant.
L’ARGENT EN BREF
En gros : 1 000 Kyatts (prononcez « tchatts ») = 1 dollar.
Nous avons échangé nos dollars et nos euros au fil du voyage, avec des taux quasiment identiques que ce soit à l’aéroport ou dans les banques. Evitez les gens qui vous le proposent dans la rue (anecdotes d’arnaques notamment à Yangon), et les hôtels qui prennent une sacrée commission. Préférez les grosses coupures. Le Kyatt est plus avantageux pour les birmans, aussi avons-nous pratiquement tout payé en monnaie locale.
Nous avons rencontré sur place plusieurs routards étonnés par les prix pratiqués, alors il faut le savoir : comparé à d’autres pays d’Asie, le Myanmar est cher, et pour en profiter pleinement sans tiquer sur les prix, il faut avoir prévu quelques économies. La nourriture et les boissons sont très accessibles par exemple, mais pour les hôtels et guest houses sachez qu’il faudra mettre un certain prix, pas toujours en rapport avec la qualité du logement (en trois ans, les tarifs ont augmenté de 150%).
Nous avons trouvé les transports un peu chers (hormis le bus qui est bon marché), la marge de négociation est faible voire inexistante (notamment pour les taxis à Mandalay, ou encore les bateaux taxis que vous pouvez prendre pour relier deux rives sur le lac Inle, …) Les birmans ne font pas tellement jouer la concurrence entre eux, sur un même lieu, ils auront tendance à tous s’aligner sur le même tarif. Quoiqu’il en soit à service égal, un touriste ne bénéficiera pratiquement jamais du même prix qu’un birman.
LA SANTE
C’est une inquiétude que j’avais avant de partir : prendre ou ne pas prendre de traitement préventif pendant le voyage. Les effets secondaires de la malarone semblent être très désagréables et contraignants. Mon médecin préférait suivre les conseils de l’Institut Pasteur (qui a décrété que le paludisme avait complètement disparu de Yangon et Mandalay mais persistait ailleurs) et m’avait donc prescrit un traitement très cher à prendre dés le premier jour du voyage jusqu’à la fin de la semaine suivant mon retour. Après avoir lu les conseils d’autres voyageurs, nous avons décidé de partir sans traitement. Honnêtement, avec un bon répulsif (Insect Ecran Zone Infestée, très efficace !), et des vêtements couvrants dés que la nuit tombe, il n’y a pas à s’en faire. Nous avions pris une moustiquaire dont nous ne nous sommes finalement pas servis. Vous pouvez éventuellement demander aux hôtels de pulvériser de l’anti-moustique dans vos chambres.
LE TEMPS
Cela dépend sans doute des années, mais on a eu pas mal de pluie, la mousson était loin d’être finie en octobre. Bien entendu cela ne nous a pas empêché d’en profiter. Mais les treks dans l’est du pays se sont avérés très durs car le terrain était difficilement praticable. De même, à Bagan, les vols en montgolfière n’ont pas pu se faire car les conditions climatiques n’étaient pas optimales. Cependant, la saison touristique est considérée comme débutant au 1er octobre.
L’HEBERGEMENT
Nous avions réservé quelques hôtels, là où l’on pensait qu’il y aurait de l’affluence, ou bien là où il n’y avait pas beaucoup d’offre… Bien nous en a pris ! En octobre, avant le début de saison haute, nous avons pu remarquer qu’il n’était pas si aisé de se loger.
LE PARCOURS
Nous avons fait un parcours de 28 jours : Mandalay – Monywa – Bagan – Lac Inle – Pindaya - Kyaing Tong – Yangon – Mawlamyine – Hpa An – Rocher d’Or – Yangon
On ne regrette rien de ce que l’on a vu. Mais si vous n’avez pas la possibilité de passer 28 jours dans ce pays, les plus beaux endroits que nous ayons parcourus sont Bagan, le lac Inle, les alentours de Mandalay, la région de Hpa An (c’est un avis très personnel qui n’engage que nous !)
En arrivant à Bangkok, il faut changer d’aéroport pour la correspondance à Mandalay. Pas de panique, le temps entre les deux vols est suffisant, il suffit de trouver la porte 3, de sortir et de faire quelques pas, un bus gratuit attend juste là et part toutes les heures. 30 minutes de route plus tard vous voici à l’autre aéroport.
MANDALAY
Transport : A la sortie de l’aéroport, taxi collectif à 4000 K par personne, difficile de négocier, sachant que l’aéroport se trouve assez loin de la ville. C’est à Mandalay que les taxis sont les plus chers, de 3000 à 4000K en général, même pour des courses courtes.
Hébergement : Le Peacok Lodge, chambre double à 55$. Très propre, joli et confortable, bon petit déjeuner, eau chaude tout le temps. Les patrons sont relativement de bon conseil, les jeunes machouillent un peu leur anglais. On nous a laissé nous servir du téléphone sans nous faire payer et sans nous surveiller, même pour appeler rapidement en France (du jamais vu ailleurs) L’hôtel est un peu excentré, mais c’est une bonne chose, quel calme dans cette ville hyperactive ! A proximité vous trouverez quand même des restaurants, le théâtre de marionnettes et une salle de spectacle (de danses), des banques, des « épiceries » en plein air. L’hotel propose aussi des repas le soir si on les prévient la veille. Leur site internet n’a pas du être remis à jour depuis longtemps et ils ne répondent pas aux mails, alors vous pouvez les contacter au +95 9 204 20 59
Programme :
- Jour 1 : Journée en taxi (35 000K) : ateliers de feuilles d’or, Paya Mahamuni, monastère Kyaung Maha Ganayan pour le repas des moines, Sagaing, Inwa (traversée en bateau 1 600K et visite en calèche 6 000K, achat du billet d’entrée valable sur plusieurs sites autour de Mandalay 10 000K), pont U Bein à Amarapura. Puis spectacle de marionnettes le soir (10 000K)
Le lendemain nous avons croisé des guides qui faisaient le même parcours à la journée avec les explications en anglais en plus. On voit des monuments magnifiques et chargés d’histoire, je pense donc que ça vaut le coup.
- Jour 2 : Journée à Mandalay : marché de jade, marché chinois, monastère en tek, colline de Mandalay
- Jour 3 : Départ pour l’île de Mingun par le ferry à 9h (5 000K), visite du palais royal (dont on peut royalement se passer !)
Astuces : Prévoyez vos lampes de poche partout, même dans les grandes villes où la circulation est dense et un peu hystérique, quand il fait nuit noire, c’est toujours rassurant de pouvoir signaler sa présence aux conducteurs de véhicules.
Pour l’artisanat, très beau et varié, vous n’aurez peut-être pas envie de vous charger dés le début du voyage, sachez cependant que chaque région a ses spécialités, et que même si vous retrouvez certains objets ailleurs, ils ne seront pas de même qualité. Par exemple, à Mandalay vous trouverez les plus belles marionnettes, et aussi de très belles statuettes, à Bagan les plus belles laques, près de Pindaya de superbes ombrelles, parapluies, voire parasols !
MONYWA
Transport : De Mandalay à Monywa nous avons pris le bus de 9h (2 000K), qui partait plutôt vers 10h et qui est arrivé à destination vers 13h30. La pause déjeuner est immuable pour les birmans, si vous faites un trajet en bus vous vous arrêterez toujours pour manger un bout quelque part, donc pas la peine d’emporter votre déjeuner avec vous.
Hébergement : Pas beaucoup de choix à Monywa, nous sommes allés au Monywa Hotel, 40$ la chambre double, propre, vieillot mais confortable, eau chaude.
Programme : Nous avions rendez-vous avec Yan, un prof d’université guide à ses heures. Il nous a emmenés dans une école de campagne dirigée par ses amis moines avec l’aide de professeurs bénévoles, puis dans un centre de méditation. Le lendemain nous sommes partis à moto voir le plus grand bouddha du monde et la paya ?. Nous gardons un sentiment mitigé de cette rencontre même si nous ne la regrettons pas. En effet nous avons appris beaucoup de choses avec Yan, il parle très librement de ses opinions (de toutes sortes, dont certaines très nauséabondes…) De plus j’avais communiqué par mail avec Yan, qui ne m’avait pas répondu quant à son tarif. Au moment de se quitter, il a hésité une dizaine de minutes qui nous ont mis très mal à l’aise, avant de nous demander…100$. Pour deux demi-journées, c’est franchement très cher, et nous avons été bêtes d’accepter. Toutefois, l’expérience reste enrichissante et permet de voir bien au-delà de la carte postale…
BAGAN
Transport : De Monywa à Bagan, nous avons pris un bus à 12h30 (2 500K). Voyage un peu chaotique de 4h30 (la route est très mauvaise, le bus n’avait pas la clim et il faisait une chaleur étouffante) C’est cependant la seule solution économique.
A Bagan nous nous sommes promenés à vélo (gracieusement prêtés par l’hotel) pendant deux jours sous un soleil ardent et une chaleur terrible, ce qui fait que l’on avançait lentement. Le troisième jour pour optimiser notre temps, nous nous sommes payé le luxe d’un « E-Bike », un petit scooter très pratique sur lequel on pédale quand la batterie s’affaiblit (8000K), c’est ce jour-là que nous avons vu le plus de temples. A ne pas utiliser dans les chemins de terre trop ensablés!
Hébergement : On s’est fait plaisir avec le Blue Bird dans New Bagan, réservé à l’avance via Agoda (95$ la nuit, mais achetée sur place la nuit coûtait 130$) L’hôtel est charmant, reposant, à taille humaine (moins de 30 chambres), avec une piscine et un beau jardin. La chambre est superbe, très chic et sobre. Le manager est français et la patronne de l’établissement une birmane mariée à un français. Durant tout le séjour, toute l’équipe nous a choyés (thé vert offert après une indigestion, places réservés pour le vol en montgolfière, vols réservés pour le lac Inlé, conseils de temples à aller voir, etc…) Le restaurant de l’hôtel est sympa, bien que pas exceptionnel pour le prix. Seul gros point faible : le prix de la lessive est exorbitant ! Dans New Bagan vous verrez des pancartes « Laundry », la lessive y est abordable !
Programme : Suivez la carte ! La cité de Bagan semble parfois irréelle tant il y a de temples, pagodes et monastères magnifiques à regarder. Pour le coucher du soleil, nous avions trouvé un tout petit temple sur lequel nous avons grimpé pour avoir un vue imprenable.
Nous avions réservé un vol en montgolfière à Balloons over Bagan. Mais la belle saison ne démarre véritablement que le 20 octobre, et les conditions climatiques n’ont pas permis aux ballons de décoller pendant les trois jours où nous étions sur place.
Astuce : Le fameux billet d’entrée (15 000K) ne nous a été demandé qu’une fois, celle où nous l’avons payé, mais en y réfléchissant nous aurions vraiment pu le contourner. Contournez le vous aussi, vous verrez c’est très facile, il suffit de faire le tour de la pagode où se trouve le guichet et d’y pénétrer par une autre des quatre entrées.
LAC INLE (NYANG SHWE)
Transport : en avion de Bagan à Inle pour nous éviter un trajet de nuit harassant en bus. De l’aéroport de Heho à Inle, il y a une bonne heure de route, nous n’avons trouvé personne avec qui partager un taxi et avons donc du en payer un à 25$. Arrivés avant la ville, on nous arrête pour nous faire payer un droit d’entrée de 10$ par personne.
Nyang Shwe est une petite ville dans laquelle il est très facile de se déplacer à pieds ou à vélos (1500K la location à la journée)
Hébergement : le Mingalar Inn, à 38$ la chambre double dans l’ancien bâtiment (1er étage) La clim ne fonctionnait pas très bien, nous avons donc demandé un ventilateur en plus, mais finalement les nuits ne sont pas si chaudes. La patronne est de très bon conseil, le petit déjeuner est gargantuesque, l’eau de la douche est chaude, et chaque fois que l’on rentre à l’hôtel, on nous apporte une citronnade bien fraiche. L’hôtel est bien placé, à 10 minutes de l’embarcadère à pieds, dans une rue calme, beaucoup de restos sympas à proximité, de loueurs de vélo.
Programme :
- Jour 1 : Journée en bateau (21 000K) : départ à 5h30 avec notre conducteur de bateau, nous assistons aux incroyables processions des statues de bouddha sur l’eau. Fabrique d’argent, marché et pagodes d’Indein (très beau), fabrique de soie de lotus (intéressant mais hors de prix), fabrique de cheeroots, monastère des chats qui sautent (mais ils ne sautaient pas !)
- Jour 2 : C’est parti pour un cours de cuisine avec la Shan Cooking Class de Myo Min (25$ par personne). Nous partons pour le marché avec son amie Ky Ky où elle achète tout ce dont nous aurons besoin, puis nous partons en bateau dans une maison traditionnelle sur pilotis retrouver la sœur de Myo Min chez qui nous cuisinons sept plats typiques de la cuisine Shan. Après un repas gargantuesque et une conversation passionnante avec Ky Ky, nous faisons un petit tour de sampan dans le village.
En rentrant nous louons des vélos (1 000K pour l’après-midi), circuit jusqu’à Main Tong au monastère de la forêt (autant vous prévenir, ça grimpe fort !) Au retour nous trouvons des hollandais avec qui partager un bateau pour rentrer directement à Nyang Shwe car la nuit tombe (10 000K à 4)
- Jour 3 : Beau spectacle de marionnettes de Aung dans un minuscule théâtre (3 000K)
PINDAYA
Transport : De Nyang Shwe nous avons pris un taxi pour Pindaya (50 000K, donc cher !), qui nous a ensuite déposé à l’aéroport. A savoir : la route est longue (3h aller) et remuante pour atteindre les grottes, mais les paysages sont jolis et les grottes valent vraiment le coup.
KYAING TONG
Transport : On ne va à Kyaing Tong que par les airs.
Attention : nous pensons pouvoir réserver sans mal un avion pour le retour à Yangon. Or toutes les compagnies sont déjà complètes ! Nous voilà obligés de partir un jour plus tôt et à bord de la compagnie la plus chère, sous peine de rester coincer ici 2 ou 3 jours supplémentaires ! Les formalités sont assez longues dans cet aéroport très surveillé en raison de sa position dans le Triangle d’Or. Prévoyez éventuellement des photocopies de vos passeports et visas que vous laisserez aux autorités si vous voulez gagner du temps.
Hébergement : Mauvaise surprise ! Nous pensions arriver dans une zone peu touristique, c’est sans compter la proximité de la Thaïlande. 4 hôtels nous ont refusé car complets ! Un bon conseil, il faut absolument réserver à l’avance. Le premier soir nous avons échoué dans un vilain boui-boui, et avons eu la chance de changer le lendemain (un car de thaïlandais s’en allait !) pour le Sam Ywet Hotel : 35$ la double tout à fait correcte, douillette et propre. Seul petit hic : c’est un système solaire qui chauffe l’eau de la douche, et en trois jours nous n’avons pas vu beaucoup de rayons… mais c’est supportable ! Contact :009584-21235
Astuce : Ou en tout cas bon à savoir, le mois d’octobre n’est pas encore idéal pour randonner dans les montagnes de l’est. La mousson y dure plus longtemps qu’ailleurs peut-être, le terrain est boueux, très glissant, parsemé de petites rivières à traverser, parfois piétiné par les buffles, difficilement praticable.
Programme : Nous avons rendez-vous avec un guide (40 000K la journée), Kyaw Sein (qui se fait appeler Eric par les touristes, remarquez, c’est international !) Certains d’entre vous ont sûrement lu le nom de Mawhtoo sur ce site, il était guide à Kyaing Tong. Je l’ai contacté, or il a déménagé en Thaïlande. Il m’a alors proposé son frère, guide lui aussi. Loin de moi l’envie de faire une mauvaise pub à Eric, il a été très gentil avec nous, mais en tant que guide, je ne peux vous le recommander : son tuk tuk est une épave, son anglais est assez mauvais, son analyse de la situation des minorités ethniques (présente ou passée) est inexistante, et sa négligence aurait presque pu nous mettre en danger dans la montagne. Mais finalement toutes nos péripéties restent des bons souvenirs…
- Jour 1 : Visite de quatre villages Aqka. Rencontres enrichissantes avec les gens des villages, repas chez l’habitant avec des aliments que nous avons acheté sur le marché. Distribution de sachets de sel qui font le bonheur des cuisinières, dégustation de graines de tournesol chez les habitants, échange de sachets de cacahuètes, rigolades avec les enfants.
- Jour 2 : Visite d’un village Aeng. Choc et désolation devant ces enfants livrés à eux-mêmes sous la pluie, sales et en haillons, portant des bébés sur leur dos alors qu’ils ont à peine 5 ans. Gros malaise, nous nous demandons ce que nous faisons là.
- Jour 3 : départ un jour plus tôt que prévu, non sans un certain soulagement en fait…
YANGON
Transport : Les avions fonctionnent au Myanmar comme des bus, ils font des boucles entre les aéroports. Quelle n’a donc pas été notre surprise d’atterrir et redécoller pendant presque 5 heures pour atteindre l’ex capitale… Heureusement la compagnie nous a nourris de cacahuètes !
Les taxis à Yangon sont les moins chers que l’on ait vus en Birmanie (3000K en général). De l’aéroport à l’hotel, il y a une bonne heure de route (10 000K)
Hébergement : Motherland Inn 2, 30$ la double avec air conditionné, simple et propre, personnel agréable, arrangeant et disponible, petit déjeuner délicieux, ambiance d’auberge espagnole très sympathique, ordinateurs avec internet à disposition. A réserver en avance car vite complet malgré le nombre de chambres.
Programme : la Paya Sule(2$), le quartier indien, le marché Boyok Aung San, la Paya Shwedagon (attention augmentation flagrante depuis le 1er octobre : 8$ l’entrée), la Paya Botatang.
MAWLAMYINE (prononcez « Mau-leu-mien »)
Transport :
Départs de Yangon pour Mawlamyine :
- Vous verrez sans doute sur les cartes un aéroport à Mawlamyine, mais seul un trajet entre la Thaïlande et le Myanmar se fait par ici.
- Bus à 8h et 20h, 6h de route, mais 1h à 2h de route en taxi de Yangon à la gare routière.
- Plusieurs trains de jour (j’ai oublié les horaires), ou de nuit, le plus tardif part à 21h : à abolir de votre programme ! Malgré les places en « upper class » (18$ le billet), nous avons vécu une nuit d’horreur, chahutés par les rails abimés (à devoir s’accrocher au fauteuil pour ne pas en décoller), des bestioles énormes ou minuscules sur le corps et dans les cheveux, 10 heures affreuses… mais encore une fois un souvenir inoubliable !
A Mawlamyine, il y a peu de taxis, il y a quelques tuk tuk et surtout des motos.
Hébergement : Le Cinderella Hotel, un havre de paix douillet après cette nuit de folie ! Le meilleur rapport qualité-prix de notre voyage. La Deluxe double room est à 50$, confortable à souhait, et pleine de petits présents (biscuits, boissons), le personnel est adorable. La réservation à l’avance est nécessaire, nous avons vu des voyageurs être refusés. L’hôtel organise des sorties dans les environs, c’est cher mais nous n’avons pas cherché à faire autrement.
Programme :
- Jour 1 : Ile de l’Ogre par bateau (2000K les 10 minutes de traversée), Paya Mahamuni
- Jour 2 : Journée en taxi proposée par l’hôtel (70 000K) Plus grand bouddha couché, Death Railway, cimetière militaire, belle pagode au bord de la mer, plage de Ste tse.
HPA AN
Transport : De Mawlamyine, nous avons pris un bus local pour Hpa An (2500K pour deux) Donnez le nom de votre hotel au chauffeur afin qu’il vous dépose à l’arrêt le plus proche en arrivant dans la ville.
Hébergement : Parami Hotel, 40$ la double, bon hotel, propre et confortable. Le personnel parle peu anglais mais est très sympathique.
Programme : Nous avons demandé à la fille de l’hôtel si elle savait où trouver un guide. Elle en connaissait un qu’elle a appelé pour nous. C’est un ancien géologue d’une soixantaine d’années. Il connait beaucoup de choses et c’est un plaisir de passer la journée avec lui (35 000K) Contact : je ne l’ai plus sous la main, mais je pourrai chercher sa carte si vous êtes intéressé.
La région de Hpa An est absolument magnifique et ses grottes sacrées incroyables. On peut les visiter en une journée en tuk tuk. Il y a aussi de belles randonnées à faire dans les montagnes. Pour moi c’est véritablement un endroit à ne pas manquer lors d’un voyage en Birmanie.
KYAIKTO (Le Rocher d’Or)
Transport : Bus pris place de l’Horloge (2500K), il y en a un qui part presque chaque heure le matin. Il nous dépose un peu au milieu de nulle part à Kyaikto. De là nous partons en moto taxi pour Kinpun à environ 20 minutes de route. On nous dépose à la gare routière où des camions partent pour le Rocher d’Or. Le chauffeur nous installe dans la cabine (3000K), sinon c’est dans la benne du camion serré sur des bancs (2500K) La montée dure 1h30 environ, avec un arrêt au milieu de la route pour laisser passer les camions qui descendent. A savoir : ça secoue plus dans la benne que dans la cabine, mais dans la cabine il n’y a que 5 places… Le camion nous dépose à 10 minutes du Rocher d’Or.
Hébergement : On fait le pari de trouver une chambre en haut, sachant qu’il n’y a que deux hôtels (+ un plus bas, le Golden Rock Hotel franchement mal placé pour aller facilement au Rocher d’Or le matin ou le soir) Bien entendu le Mountain Top Hotel est complet (attention, il faut le réserver et payer à Yangon), nous avons la « chance » de trouver une chambre disponible au Kyaikhtiyo Hotel. La chambre standard est à 75$, pour un bungalow moche, bruyant et mal entretenu rempli de moustiques et de papillons de nuit. Par contre, on est à quelques minutes à pied du Rocher d’Or, ça c’est un luxe ! La pire nuit d’hôtel du voyage, mais ça vaut quand même le coup…
Programme : Entre le Mountain Top Hotel et le Kyaikhtiyo Hotel, on nous arrête au Check Point. L’entrée pour le Rocher d’Or coûte 6000K (non payable en dollars) Le ticket est valable pour 5 jours consécutifs, ce qui nous permet de voir le Rocher au coucher du soleil, et le lendemain au lever du soleil.
Astuce : Pour les photos, nous avons trouvé que la lumière du lever du jour projetait beaucoup d’ombres disgracieuses sur le Rocher. A mon sens, si vous ne pouvez y aller que le matin ou le soir, mieux vaut y aller le soir.
YANGON
Transport : Nous redescendons du Rocher en camion et attrapons un bus pour Yangon à 9h (7000K, celui-là est le plus cher)
Astuce : La situation ne s’était pas encore présentée, mais nous sommes cette fois à l’avant du bus, juste devant la télé qui diffuse des films et sitcoms birmans (non sous-titrés) très très fort ! Les gens dans le bus sont contents, nous par contre au bout de quelques heures, on fatigue… et le conducteur du bus n’a vraiment pas envie de baisser le son. Alors éventuellement, prévoyez des boules Quiès !
Hébergement : Nous revoilà au Motherland Inn qui avait gracieusement gardé nos gros bagages durant notre périple dans le sud. Le lendemain nous prenons un taxi de très bonne heure pour l’aéroport, l’hôtel le commande et nous propose de prendre le petit-déjeuner très tôt.
C’est la fin du périple !
En espérant que ce petit récit pourra aider des voyageurs, je suis à votre disposition si vous avez des questions. Le forum refuse que j'insère des adresses mail, mais si vous ne trouvez pas les contacts des personnes ou hébergements cités dans ce message sur internet je vous les donnerai en message privé.
Emilie
Vous avez été nombreux à m’aider sur ce forum, parfois sans même le savoir, alors à mon tour de rendre service en publiant ce compte-rendu pratique à l’usage des personnes qui souhaiteraient un jour partir au Myanmar (puisque c’est le nom qu’utilisent les birmans) Pas question ici d’impressions ou de récit de voyage, mais je posterai le lien du livre que je réaliserai d’ici quelques mois si certains sont intéressés.
LES GUIDES (livres)
Nous sommes partis avec le Lonely Planet qui, comme chacun sait, date un peu et est donc totalement obsolète sur certains points et toujours utile pour d’autres. Et avec « Birmanie », de Michel Ferrer paru aux éditions Olizane, en 2012 et culturellement très enrichissant.
L’ARGENT EN BREF
En gros : 1 000 Kyatts (prononcez « tchatts ») = 1 dollar.
Nous avons échangé nos dollars et nos euros au fil du voyage, avec des taux quasiment identiques que ce soit à l’aéroport ou dans les banques. Evitez les gens qui vous le proposent dans la rue (anecdotes d’arnaques notamment à Yangon), et les hôtels qui prennent une sacrée commission. Préférez les grosses coupures. Le Kyatt est plus avantageux pour les birmans, aussi avons-nous pratiquement tout payé en monnaie locale.
Nous avons rencontré sur place plusieurs routards étonnés par les prix pratiqués, alors il faut le savoir : comparé à d’autres pays d’Asie, le Myanmar est cher, et pour en profiter pleinement sans tiquer sur les prix, il faut avoir prévu quelques économies. La nourriture et les boissons sont très accessibles par exemple, mais pour les hôtels et guest houses sachez qu’il faudra mettre un certain prix, pas toujours en rapport avec la qualité du logement (en trois ans, les tarifs ont augmenté de 150%).
Nous avons trouvé les transports un peu chers (hormis le bus qui est bon marché), la marge de négociation est faible voire inexistante (notamment pour les taxis à Mandalay, ou encore les bateaux taxis que vous pouvez prendre pour relier deux rives sur le lac Inle, …) Les birmans ne font pas tellement jouer la concurrence entre eux, sur un même lieu, ils auront tendance à tous s’aligner sur le même tarif. Quoiqu’il en soit à service égal, un touriste ne bénéficiera pratiquement jamais du même prix qu’un birman.
LA SANTE
C’est une inquiétude que j’avais avant de partir : prendre ou ne pas prendre de traitement préventif pendant le voyage. Les effets secondaires de la malarone semblent être très désagréables et contraignants. Mon médecin préférait suivre les conseils de l’Institut Pasteur (qui a décrété que le paludisme avait complètement disparu de Yangon et Mandalay mais persistait ailleurs) et m’avait donc prescrit un traitement très cher à prendre dés le premier jour du voyage jusqu’à la fin de la semaine suivant mon retour. Après avoir lu les conseils d’autres voyageurs, nous avons décidé de partir sans traitement. Honnêtement, avec un bon répulsif (Insect Ecran Zone Infestée, très efficace !), et des vêtements couvrants dés que la nuit tombe, il n’y a pas à s’en faire. Nous avions pris une moustiquaire dont nous ne nous sommes finalement pas servis. Vous pouvez éventuellement demander aux hôtels de pulvériser de l’anti-moustique dans vos chambres.
LE TEMPS
Cela dépend sans doute des années, mais on a eu pas mal de pluie, la mousson était loin d’être finie en octobre. Bien entendu cela ne nous a pas empêché d’en profiter. Mais les treks dans l’est du pays se sont avérés très durs car le terrain était difficilement praticable. De même, à Bagan, les vols en montgolfière n’ont pas pu se faire car les conditions climatiques n’étaient pas optimales. Cependant, la saison touristique est considérée comme débutant au 1er octobre.
L’HEBERGEMENT
Nous avions réservé quelques hôtels, là où l’on pensait qu’il y aurait de l’affluence, ou bien là où il n’y avait pas beaucoup d’offre… Bien nous en a pris ! En octobre, avant le début de saison haute, nous avons pu remarquer qu’il n’était pas si aisé de se loger.
LE PARCOURS
Nous avons fait un parcours de 28 jours : Mandalay – Monywa – Bagan – Lac Inle – Pindaya - Kyaing Tong – Yangon – Mawlamyine – Hpa An – Rocher d’Or – Yangon
On ne regrette rien de ce que l’on a vu. Mais si vous n’avez pas la possibilité de passer 28 jours dans ce pays, les plus beaux endroits que nous ayons parcourus sont Bagan, le lac Inle, les alentours de Mandalay, la région de Hpa An (c’est un avis très personnel qui n’engage que nous !)
En arrivant à Bangkok, il faut changer d’aéroport pour la correspondance à Mandalay. Pas de panique, le temps entre les deux vols est suffisant, il suffit de trouver la porte 3, de sortir et de faire quelques pas, un bus gratuit attend juste là et part toutes les heures. 30 minutes de route plus tard vous voici à l’autre aéroport.
MANDALAY
Transport : A la sortie de l’aéroport, taxi collectif à 4000 K par personne, difficile de négocier, sachant que l’aéroport se trouve assez loin de la ville. C’est à Mandalay que les taxis sont les plus chers, de 3000 à 4000K en général, même pour des courses courtes.
Hébergement : Le Peacok Lodge, chambre double à 55$. Très propre, joli et confortable, bon petit déjeuner, eau chaude tout le temps. Les patrons sont relativement de bon conseil, les jeunes machouillent un peu leur anglais. On nous a laissé nous servir du téléphone sans nous faire payer et sans nous surveiller, même pour appeler rapidement en France (du jamais vu ailleurs) L’hôtel est un peu excentré, mais c’est une bonne chose, quel calme dans cette ville hyperactive ! A proximité vous trouverez quand même des restaurants, le théâtre de marionnettes et une salle de spectacle (de danses), des banques, des « épiceries » en plein air. L’hotel propose aussi des repas le soir si on les prévient la veille. Leur site internet n’a pas du être remis à jour depuis longtemps et ils ne répondent pas aux mails, alors vous pouvez les contacter au +95 9 204 20 59
Programme :
- Jour 1 : Journée en taxi (35 000K) : ateliers de feuilles d’or, Paya Mahamuni, monastère Kyaung Maha Ganayan pour le repas des moines, Sagaing, Inwa (traversée en bateau 1 600K et visite en calèche 6 000K, achat du billet d’entrée valable sur plusieurs sites autour de Mandalay 10 000K), pont U Bein à Amarapura. Puis spectacle de marionnettes le soir (10 000K)
Le lendemain nous avons croisé des guides qui faisaient le même parcours à la journée avec les explications en anglais en plus. On voit des monuments magnifiques et chargés d’histoire, je pense donc que ça vaut le coup.
- Jour 2 : Journée à Mandalay : marché de jade, marché chinois, monastère en tek, colline de Mandalay
- Jour 3 : Départ pour l’île de Mingun par le ferry à 9h (5 000K), visite du palais royal (dont on peut royalement se passer !)
Astuces : Prévoyez vos lampes de poche partout, même dans les grandes villes où la circulation est dense et un peu hystérique, quand il fait nuit noire, c’est toujours rassurant de pouvoir signaler sa présence aux conducteurs de véhicules.
Pour l’artisanat, très beau et varié, vous n’aurez peut-être pas envie de vous charger dés le début du voyage, sachez cependant que chaque région a ses spécialités, et que même si vous retrouvez certains objets ailleurs, ils ne seront pas de même qualité. Par exemple, à Mandalay vous trouverez les plus belles marionnettes, et aussi de très belles statuettes, à Bagan les plus belles laques, près de Pindaya de superbes ombrelles, parapluies, voire parasols !
MONYWA
Transport : De Mandalay à Monywa nous avons pris le bus de 9h (2 000K), qui partait plutôt vers 10h et qui est arrivé à destination vers 13h30. La pause déjeuner est immuable pour les birmans, si vous faites un trajet en bus vous vous arrêterez toujours pour manger un bout quelque part, donc pas la peine d’emporter votre déjeuner avec vous.
Hébergement : Pas beaucoup de choix à Monywa, nous sommes allés au Monywa Hotel, 40$ la chambre double, propre, vieillot mais confortable, eau chaude.
Programme : Nous avions rendez-vous avec Yan, un prof d’université guide à ses heures. Il nous a emmenés dans une école de campagne dirigée par ses amis moines avec l’aide de professeurs bénévoles, puis dans un centre de méditation. Le lendemain nous sommes partis à moto voir le plus grand bouddha du monde et la paya ?. Nous gardons un sentiment mitigé de cette rencontre même si nous ne la regrettons pas. En effet nous avons appris beaucoup de choses avec Yan, il parle très librement de ses opinions (de toutes sortes, dont certaines très nauséabondes…) De plus j’avais communiqué par mail avec Yan, qui ne m’avait pas répondu quant à son tarif. Au moment de se quitter, il a hésité une dizaine de minutes qui nous ont mis très mal à l’aise, avant de nous demander…100$. Pour deux demi-journées, c’est franchement très cher, et nous avons été bêtes d’accepter. Toutefois, l’expérience reste enrichissante et permet de voir bien au-delà de la carte postale…
BAGAN
Transport : De Monywa à Bagan, nous avons pris un bus à 12h30 (2 500K). Voyage un peu chaotique de 4h30 (la route est très mauvaise, le bus n’avait pas la clim et il faisait une chaleur étouffante) C’est cependant la seule solution économique.
A Bagan nous nous sommes promenés à vélo (gracieusement prêtés par l’hotel) pendant deux jours sous un soleil ardent et une chaleur terrible, ce qui fait que l’on avançait lentement. Le troisième jour pour optimiser notre temps, nous nous sommes payé le luxe d’un « E-Bike », un petit scooter très pratique sur lequel on pédale quand la batterie s’affaiblit (8000K), c’est ce jour-là que nous avons vu le plus de temples. A ne pas utiliser dans les chemins de terre trop ensablés!
Hébergement : On s’est fait plaisir avec le Blue Bird dans New Bagan, réservé à l’avance via Agoda (95$ la nuit, mais achetée sur place la nuit coûtait 130$) L’hôtel est charmant, reposant, à taille humaine (moins de 30 chambres), avec une piscine et un beau jardin. La chambre est superbe, très chic et sobre. Le manager est français et la patronne de l’établissement une birmane mariée à un français. Durant tout le séjour, toute l’équipe nous a choyés (thé vert offert après une indigestion, places réservés pour le vol en montgolfière, vols réservés pour le lac Inlé, conseils de temples à aller voir, etc…) Le restaurant de l’hôtel est sympa, bien que pas exceptionnel pour le prix. Seul gros point faible : le prix de la lessive est exorbitant ! Dans New Bagan vous verrez des pancartes « Laundry », la lessive y est abordable !
Programme : Suivez la carte ! La cité de Bagan semble parfois irréelle tant il y a de temples, pagodes et monastères magnifiques à regarder. Pour le coucher du soleil, nous avions trouvé un tout petit temple sur lequel nous avons grimpé pour avoir un vue imprenable.
Nous avions réservé un vol en montgolfière à Balloons over Bagan. Mais la belle saison ne démarre véritablement que le 20 octobre, et les conditions climatiques n’ont pas permis aux ballons de décoller pendant les trois jours où nous étions sur place.
Astuce : Le fameux billet d’entrée (15 000K) ne nous a été demandé qu’une fois, celle où nous l’avons payé, mais en y réfléchissant nous aurions vraiment pu le contourner. Contournez le vous aussi, vous verrez c’est très facile, il suffit de faire le tour de la pagode où se trouve le guichet et d’y pénétrer par une autre des quatre entrées.
LAC INLE (NYANG SHWE)
Transport : en avion de Bagan à Inle pour nous éviter un trajet de nuit harassant en bus. De l’aéroport de Heho à Inle, il y a une bonne heure de route, nous n’avons trouvé personne avec qui partager un taxi et avons donc du en payer un à 25$. Arrivés avant la ville, on nous arrête pour nous faire payer un droit d’entrée de 10$ par personne.
Nyang Shwe est une petite ville dans laquelle il est très facile de se déplacer à pieds ou à vélos (1500K la location à la journée)
Hébergement : le Mingalar Inn, à 38$ la chambre double dans l’ancien bâtiment (1er étage) La clim ne fonctionnait pas très bien, nous avons donc demandé un ventilateur en plus, mais finalement les nuits ne sont pas si chaudes. La patronne est de très bon conseil, le petit déjeuner est gargantuesque, l’eau de la douche est chaude, et chaque fois que l’on rentre à l’hôtel, on nous apporte une citronnade bien fraiche. L’hôtel est bien placé, à 10 minutes de l’embarcadère à pieds, dans une rue calme, beaucoup de restos sympas à proximité, de loueurs de vélo.
Programme :
- Jour 1 : Journée en bateau (21 000K) : départ à 5h30 avec notre conducteur de bateau, nous assistons aux incroyables processions des statues de bouddha sur l’eau. Fabrique d’argent, marché et pagodes d’Indein (très beau), fabrique de soie de lotus (intéressant mais hors de prix), fabrique de cheeroots, monastère des chats qui sautent (mais ils ne sautaient pas !)
- Jour 2 : C’est parti pour un cours de cuisine avec la Shan Cooking Class de Myo Min (25$ par personne). Nous partons pour le marché avec son amie Ky Ky où elle achète tout ce dont nous aurons besoin, puis nous partons en bateau dans une maison traditionnelle sur pilotis retrouver la sœur de Myo Min chez qui nous cuisinons sept plats typiques de la cuisine Shan. Après un repas gargantuesque et une conversation passionnante avec Ky Ky, nous faisons un petit tour de sampan dans le village.
En rentrant nous louons des vélos (1 000K pour l’après-midi), circuit jusqu’à Main Tong au monastère de la forêt (autant vous prévenir, ça grimpe fort !) Au retour nous trouvons des hollandais avec qui partager un bateau pour rentrer directement à Nyang Shwe car la nuit tombe (10 000K à 4)
- Jour 3 : Beau spectacle de marionnettes de Aung dans un minuscule théâtre (3 000K)
PINDAYA
Transport : De Nyang Shwe nous avons pris un taxi pour Pindaya (50 000K, donc cher !), qui nous a ensuite déposé à l’aéroport. A savoir : la route est longue (3h aller) et remuante pour atteindre les grottes, mais les paysages sont jolis et les grottes valent vraiment le coup.
KYAING TONG
Transport : On ne va à Kyaing Tong que par les airs.
Attention : nous pensons pouvoir réserver sans mal un avion pour le retour à Yangon. Or toutes les compagnies sont déjà complètes ! Nous voilà obligés de partir un jour plus tôt et à bord de la compagnie la plus chère, sous peine de rester coincer ici 2 ou 3 jours supplémentaires ! Les formalités sont assez longues dans cet aéroport très surveillé en raison de sa position dans le Triangle d’Or. Prévoyez éventuellement des photocopies de vos passeports et visas que vous laisserez aux autorités si vous voulez gagner du temps.
Hébergement : Mauvaise surprise ! Nous pensions arriver dans une zone peu touristique, c’est sans compter la proximité de la Thaïlande. 4 hôtels nous ont refusé car complets ! Un bon conseil, il faut absolument réserver à l’avance. Le premier soir nous avons échoué dans un vilain boui-boui, et avons eu la chance de changer le lendemain (un car de thaïlandais s’en allait !) pour le Sam Ywet Hotel : 35$ la double tout à fait correcte, douillette et propre. Seul petit hic : c’est un système solaire qui chauffe l’eau de la douche, et en trois jours nous n’avons pas vu beaucoup de rayons… mais c’est supportable ! Contact :009584-21235
Astuce : Ou en tout cas bon à savoir, le mois d’octobre n’est pas encore idéal pour randonner dans les montagnes de l’est. La mousson y dure plus longtemps qu’ailleurs peut-être, le terrain est boueux, très glissant, parsemé de petites rivières à traverser, parfois piétiné par les buffles, difficilement praticable.
Programme : Nous avons rendez-vous avec un guide (40 000K la journée), Kyaw Sein (qui se fait appeler Eric par les touristes, remarquez, c’est international !) Certains d’entre vous ont sûrement lu le nom de Mawhtoo sur ce site, il était guide à Kyaing Tong. Je l’ai contacté, or il a déménagé en Thaïlande. Il m’a alors proposé son frère, guide lui aussi. Loin de moi l’envie de faire une mauvaise pub à Eric, il a été très gentil avec nous, mais en tant que guide, je ne peux vous le recommander : son tuk tuk est une épave, son anglais est assez mauvais, son analyse de la situation des minorités ethniques (présente ou passée) est inexistante, et sa négligence aurait presque pu nous mettre en danger dans la montagne. Mais finalement toutes nos péripéties restent des bons souvenirs…
- Jour 1 : Visite de quatre villages Aqka. Rencontres enrichissantes avec les gens des villages, repas chez l’habitant avec des aliments que nous avons acheté sur le marché. Distribution de sachets de sel qui font le bonheur des cuisinières, dégustation de graines de tournesol chez les habitants, échange de sachets de cacahuètes, rigolades avec les enfants.
- Jour 2 : Visite d’un village Aeng. Choc et désolation devant ces enfants livrés à eux-mêmes sous la pluie, sales et en haillons, portant des bébés sur leur dos alors qu’ils ont à peine 5 ans. Gros malaise, nous nous demandons ce que nous faisons là.
- Jour 3 : départ un jour plus tôt que prévu, non sans un certain soulagement en fait…
YANGON
Transport : Les avions fonctionnent au Myanmar comme des bus, ils font des boucles entre les aéroports. Quelle n’a donc pas été notre surprise d’atterrir et redécoller pendant presque 5 heures pour atteindre l’ex capitale… Heureusement la compagnie nous a nourris de cacahuètes !
Les taxis à Yangon sont les moins chers que l’on ait vus en Birmanie (3000K en général). De l’aéroport à l’hotel, il y a une bonne heure de route (10 000K)
Hébergement : Motherland Inn 2, 30$ la double avec air conditionné, simple et propre, personnel agréable, arrangeant et disponible, petit déjeuner délicieux, ambiance d’auberge espagnole très sympathique, ordinateurs avec internet à disposition. A réserver en avance car vite complet malgré le nombre de chambres.
Programme : la Paya Sule(2$), le quartier indien, le marché Boyok Aung San, la Paya Shwedagon (attention augmentation flagrante depuis le 1er octobre : 8$ l’entrée), la Paya Botatang.
MAWLAMYINE (prononcez « Mau-leu-mien »)
Transport :
Départs de Yangon pour Mawlamyine :
- Vous verrez sans doute sur les cartes un aéroport à Mawlamyine, mais seul un trajet entre la Thaïlande et le Myanmar se fait par ici.
- Bus à 8h et 20h, 6h de route, mais 1h à 2h de route en taxi de Yangon à la gare routière.
- Plusieurs trains de jour (j’ai oublié les horaires), ou de nuit, le plus tardif part à 21h : à abolir de votre programme ! Malgré les places en « upper class » (18$ le billet), nous avons vécu une nuit d’horreur, chahutés par les rails abimés (à devoir s’accrocher au fauteuil pour ne pas en décoller), des bestioles énormes ou minuscules sur le corps et dans les cheveux, 10 heures affreuses… mais encore une fois un souvenir inoubliable !
A Mawlamyine, il y a peu de taxis, il y a quelques tuk tuk et surtout des motos.
Hébergement : Le Cinderella Hotel, un havre de paix douillet après cette nuit de folie ! Le meilleur rapport qualité-prix de notre voyage. La Deluxe double room est à 50$, confortable à souhait, et pleine de petits présents (biscuits, boissons), le personnel est adorable. La réservation à l’avance est nécessaire, nous avons vu des voyageurs être refusés. L’hôtel organise des sorties dans les environs, c’est cher mais nous n’avons pas cherché à faire autrement.
Programme :
- Jour 1 : Ile de l’Ogre par bateau (2000K les 10 minutes de traversée), Paya Mahamuni
- Jour 2 : Journée en taxi proposée par l’hôtel (70 000K) Plus grand bouddha couché, Death Railway, cimetière militaire, belle pagode au bord de la mer, plage de Ste tse.
HPA AN
Transport : De Mawlamyine, nous avons pris un bus local pour Hpa An (2500K pour deux) Donnez le nom de votre hotel au chauffeur afin qu’il vous dépose à l’arrêt le plus proche en arrivant dans la ville.
Hébergement : Parami Hotel, 40$ la double, bon hotel, propre et confortable. Le personnel parle peu anglais mais est très sympathique.
Programme : Nous avons demandé à la fille de l’hôtel si elle savait où trouver un guide. Elle en connaissait un qu’elle a appelé pour nous. C’est un ancien géologue d’une soixantaine d’années. Il connait beaucoup de choses et c’est un plaisir de passer la journée avec lui (35 000K) Contact : je ne l’ai plus sous la main, mais je pourrai chercher sa carte si vous êtes intéressé.
La région de Hpa An est absolument magnifique et ses grottes sacrées incroyables. On peut les visiter en une journée en tuk tuk. Il y a aussi de belles randonnées à faire dans les montagnes. Pour moi c’est véritablement un endroit à ne pas manquer lors d’un voyage en Birmanie.
KYAIKTO (Le Rocher d’Or)
Transport : Bus pris place de l’Horloge (2500K), il y en a un qui part presque chaque heure le matin. Il nous dépose un peu au milieu de nulle part à Kyaikto. De là nous partons en moto taxi pour Kinpun à environ 20 minutes de route. On nous dépose à la gare routière où des camions partent pour le Rocher d’Or. Le chauffeur nous installe dans la cabine (3000K), sinon c’est dans la benne du camion serré sur des bancs (2500K) La montée dure 1h30 environ, avec un arrêt au milieu de la route pour laisser passer les camions qui descendent. A savoir : ça secoue plus dans la benne que dans la cabine, mais dans la cabine il n’y a que 5 places… Le camion nous dépose à 10 minutes du Rocher d’Or.
Hébergement : On fait le pari de trouver une chambre en haut, sachant qu’il n’y a que deux hôtels (+ un plus bas, le Golden Rock Hotel franchement mal placé pour aller facilement au Rocher d’Or le matin ou le soir) Bien entendu le Mountain Top Hotel est complet (attention, il faut le réserver et payer à Yangon), nous avons la « chance » de trouver une chambre disponible au Kyaikhtiyo Hotel. La chambre standard est à 75$, pour un bungalow moche, bruyant et mal entretenu rempli de moustiques et de papillons de nuit. Par contre, on est à quelques minutes à pied du Rocher d’Or, ça c’est un luxe ! La pire nuit d’hôtel du voyage, mais ça vaut quand même le coup…
Programme : Entre le Mountain Top Hotel et le Kyaikhtiyo Hotel, on nous arrête au Check Point. L’entrée pour le Rocher d’Or coûte 6000K (non payable en dollars) Le ticket est valable pour 5 jours consécutifs, ce qui nous permet de voir le Rocher au coucher du soleil, et le lendemain au lever du soleil.
Astuce : Pour les photos, nous avons trouvé que la lumière du lever du jour projetait beaucoup d’ombres disgracieuses sur le Rocher. A mon sens, si vous ne pouvez y aller que le matin ou le soir, mieux vaut y aller le soir.
YANGON
Transport : Nous redescendons du Rocher en camion et attrapons un bus pour Yangon à 9h (7000K, celui-là est le plus cher)
Astuce : La situation ne s’était pas encore présentée, mais nous sommes cette fois à l’avant du bus, juste devant la télé qui diffuse des films et sitcoms birmans (non sous-titrés) très très fort ! Les gens dans le bus sont contents, nous par contre au bout de quelques heures, on fatigue… et le conducteur du bus n’a vraiment pas envie de baisser le son. Alors éventuellement, prévoyez des boules Quiès !
Hébergement : Nous revoilà au Motherland Inn qui avait gracieusement gardé nos gros bagages durant notre périple dans le sud. Le lendemain nous prenons un taxi de très bonne heure pour l’aéroport, l’hôtel le commande et nous propose de prendre le petit-déjeuner très tôt.
C’est la fin du périple !
En espérant que ce petit récit pourra aider des voyageurs, je suis à votre disposition si vous avez des questions. Le forum refuse que j'insère des adresses mail, mais si vous ne trouvez pas les contacts des personnes ou hébergements cités dans ce message sur internet je vous les donnerai en message privé.
Emilie
En 3 semaines, Laos, Cambodge, ou les deux? English translation pending
Bonjour à tous !
Malgré mes recherches, j'ouvre un nouveau sujet afin d'avoir des réponses "fraîches" et précises par rapport à nos envies, notre vision des choses :)
Moi et mon ami, souhaiterions partir au Laos et/ou au Cambodge fin février/début mars 2014 pour 3 semaines Nous avons donc beaucoup de questions qui nous turlupinent, et des voyageurs aguerris tels que vous pourront très certainement y répondre ...
Nous souhaiterions un voyage en dehors des "sentiers battus" tout en visitant les monuments importants, être au contact de la population ... et y aller un peu à l'arrache ... Notre idée est de faire du stop de temps en temps, essayer de dormir chez l'habitant, dormir sous la tente, aller quelques fois en auberge ..... Alors voilà nos questions (pour commencer...) :
- En 3 semaines, plutôt Cambodge, plutôt Laos ou plutôt les deux ? - Le STOP et accueillir des étrangers sont il "gérables" par rapport à la culture du pays ? (ne prenez pas mal cette question hein, je ne sais comment mieux la formuler) - Le camping "sauvage" est il autorisé ?
Tout autres conseils qui vous viennent à l'esprit sont évidemment les bienvenus :)
Malgré mes recherches, j'ouvre un nouveau sujet afin d'avoir des réponses "fraîches" et précises par rapport à nos envies, notre vision des choses :)
Moi et mon ami, souhaiterions partir au Laos et/ou au Cambodge fin février/début mars 2014 pour 3 semaines Nous avons donc beaucoup de questions qui nous turlupinent, et des voyageurs aguerris tels que vous pourront très certainement y répondre ...
Nous souhaiterions un voyage en dehors des "sentiers battus" tout en visitant les monuments importants, être au contact de la population ... et y aller un peu à l'arrache ... Notre idée est de faire du stop de temps en temps, essayer de dormir chez l'habitant, dormir sous la tente, aller quelques fois en auberge ..... Alors voilà nos questions (pour commencer...) :
- En 3 semaines, plutôt Cambodge, plutôt Laos ou plutôt les deux ? - Le STOP et accueillir des étrangers sont il "gérables" par rapport à la culture du pays ? (ne prenez pas mal cette question hein, je ne sais comment mieux la formuler) - Le camping "sauvage" est il autorisé ?
Tout autres conseils qui vous viennent à l'esprit sont évidemment les bienvenus :)
Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser English translation pending
Depuis décembre 2006, j'ai passé plus d'une année en Inde. Mon dernier séjour (avant celui-ci) remonte à décembre 2010. Que de changements depuis ! Je ne me retrouve plus dans ce pays où les nouveaux riches dédaignent les plus pauvres et où les routards, bien propres sur eux, ont supplanté les hippies des seventies. Je viens de publier sur mon blog un long texte où je développe ces réflexions. J'aimerais le partager, ici, avec vous :
Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.
D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.
La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.
Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.
En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.
Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.
Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...
Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.
Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?
Le texte original (avec photos) ICI.
Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.
D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.
La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.
Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.
En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.
Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.
Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...
Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.
Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?
Le texte original (avec photos) ICI.
Récit d'un voyage d'un mois - Vietnam et Cambodge English translation pending
Salut à tous !
Voici le récit du périple que nous avons effectué récemment, avec mon amie, au Vietnam et au Cambodge. Nous souhaitons ainsi le partager, notamment afin que les potentiels vacanciers y trouvent de quoi nourir leur programme. Je suis disponible pour toute question pouvant vous aider à préparer un voyage extraordinaire, dans ces deux pays qui ne le sont pas moins !
Vendredi 30 août : Levés à 7h10 pour finaliser les baguages, nous filons à la gare de Strasbourg pour prendre le TGV de 9h44, direction Roissy Charles de Gaulle. Le trajet se passe tranquillement, sans aucun retard (ouf !). Arrivés à l'aéroport, nous courons pour ne pas être en retard ... puis en fait, nous constatons une foule énorme en train de s'enregistrer ! Nous finissons par avoir 30 minutes de retard au décollage. Peu importe, nous ne sommes pas à ça près ! C'est parti pour 11h30 de vol ... C'est long, très long ! Surtout sans sommeil et coincés dans des sièges construits pour des asiatiques ! Le seul film disponible est une daube en vietnamien sous-titrée en anglais. On s'ennuie ferme, avant de compter les heures qui ne passent pas ...
Samedi 31 août : Arrivée à l'aéroport d'Hanoï vers7h. Les formalités pour le visa se font rapidement, à noter le peu de sympathie du douanier derrière le guichet ... Petit moment "habituel" de flottement à la sortie de l'aéroport : la fatigue se conjugue avec la perte complète de nos repères, ce qui nous laisse errant sur le trottoir à la recherche d'un bus qu'on met bien trop de temps à trouver. Nous finissons par le dégoter, attendons 30 minutes qu'il se remplisse avant de prendre le chemin du centre ville de Hanoï. 45 minutes plus tard, arrivée au centre ville, près du lac de Hoan Kiem. Nous n'avons alors qu'une envie, celle de trouver rapidement notre hôtel pour poser nos affaires et nous reposer. Nous arrivons au Camelia Hotel, très bien situé dans une ruelle calme de la Vieille Ville et près du lac. Nous obtenons la grande chambre du 4ème étage, avec double lit double et balcon ! Le tout est propre, avec une belle salle de bain. Nous nous effondrons ensuite de sommeil, pour nous réveiller vers midi avec une faim terrible !
Direction le BUN CHA NEM CUA BE DAC KIM (et oui !) pour un premier repas dans un restaurant de rue, et quel délice : porc grillé accompagné de nems, le tout enseveli sous les herbes fraiches ! Revigorés, nous faisons le tour de la vieille ville, en naviguant dans les ruelles dont le nom de chacune signifie le type de produit qui y est vendu. Le trafic est intense, les klaxons envahissants, mais quel dépaysement ! Nous faisons un tour par le marché de DONG XUAN. En fin d'après-midi, nous réservons 2 places pour le spectacle de marionnettes sur l'eau (théâtre municipal d'Hanoï) de 18h30 avant d'aller nous reposer une petite heure. A l'heure dite, nous voilà en train d'assister à un spectacle traditionnel très joli, retraçant des épisodes mythologiques du Vietnam et les particularités de certaines ethnies. Après le spectacle, repas au Highway4, pour une collation légère faite de soupe de riz et de nems au poissons chats. Nous ne faisons pas long feu et allons nous coucher rapidement.
Dimanche 1er septembre : Très grosse nuit de sommeil(couchés à 21h, levés à 9h !) puis petit déjeuner frugal (et européen) à l'hôtel, avant de nous rendre au très solennel mausolée d'Ho Chi Minh, sous la pluie. Toute l'esthétique communiste se retrouve dans l'architecture de type blockhaus du bâtiment, surveillé par plusieurs gardes ayant instruction de ne pas sourire et qui rappellent à l'ordre les visiteurs sans ménagement. Ce pauvre oncle Ho ne souhaitait d'ailleurs aucunement un tel monument pour sa mort, mais sa quasi déification a un sens certain pour des autorités voulant construire une nation unifiée. Nous avons juste le temps de voir le temps d'un passage rapide et après 20 minutes d'attente dans une file encadrée par des gardes, le corp sprétendument momifiés de l'Oncle HO, même s'il ressemble bien plus à une statue de cire ...
Nous avons ensuite rdv à midi chez Jimmy (HelViet sur ce forum !), qui nous invite à confectionner et déguster des nems avec sa famille. Nous prenons un taxi à la sortie du mausolée, direction le quartier de Long Bien. A l'arrivée, la note est de 370000 dongs (soit environ 14 euros), on se dit donc que le taxi est aussi onéreux qu'en France ! Nous arrivons chez Jimmy et faisons rapidement connaissance avec lui, sa femme, sa belle-mère et leur petit garçon. Nous mangeons les très bons nems que nous l'aidons à préparer et discutons de tout et de rien, en préparant aussi les étapes de notre périple dans le Nord du Vietnam. Nous partons de chez lui vers 17h, en n'ayant pas vu passer l'après-midi, direction la vieille ville et notre hôtel et là, quelle surprise, le taxi ne coûte que 30000 dongs ... Nous actons donc notre première vraie arnaque, le 1er taxi nous ayant coûté plus de 10 fois ce montant ... Petit détour à la Cathédral Saint-Joseph où nous pouvons constater l'affluence d'un jour de messe. Puis diner dans un restaurant de rue à côté de notre hôtel, avec une très bonne soupe aux nouilles! Direction ensuite la gare routière de Hanoi pour prendre le bus de nuit de 20h30 pour HA GIANG. Nous nous retrouvons au fond du bus, sur la plage arrière qui accueille 5 couchettes. Nous faisons connaissance avec nos 2 compagnons de route vietnamiens, qui ne parlent pas un mot d'anglais et qui sont tout étonnés de côtoyer 2 européens. Fou rire garanti ! Le bus emprunte la route nationale n°2 jusqu'à TUYEN QUANG pour une pause à minuit, avant de reprendre la route jusqu'à HA GIANG où nous arrivons à 5h15. Gros dodo jusqu'à 7h10 dans le bus garé. Nous sommes réveillés par les gens en train de le nettoyer à grandes eaux.
Lundi 2 septembre : La journée débute par un bon petit déjeuner local (soupe avec poulet et nouilles de riz), la location moto vers 9h et, après une prise en main rapide de notre conductrice de chic et de choc, en route pour DONG VAN, soit environ 150 km au Nord. Dès la sortie de la ville, ce n'est plus que paysages spectaculaires, vallées encaissées avec profondeur de vue fantastique, les pics lointains se dessinant tels des spectres brumeux à l'horizon. Les rizières sont d'un joli vert éclatant, tirant parfois vers le jaune, créant ainsi un joli dégradé de couleurs, comme si un peintre avait imaginé un paysage par touches successives, parcelle par parcelle, alternant le vert émeraude et le jaune plus ou moins pâle. Les arrêts observation et photos sont nombreux, mais à chaque fois le spectacle offert est toujours plus impressionnant.
Arrêt à QUAN BAN pour admirer la belle vue du haut du belvédère sur le village de TAN SON et ses montagnes karstiques en forme de poitrine de fée, comme le veut la légende. Arrêt ensuite à LUNG TAN, village de Mhongs blancs qui fabrique du tissu en chanvre. On assiste au tissage du chanvre, avec une machine à tisser artisanale elle aussi faite à la main, ainsi qu'au "lissage" du tissu obtenu à l'aide d'une bûche ronde sur laquelle une femme en équilibre sur une pierre plate écrase les fibres de tissu.
Pause déjeuner à YEN MINH, dans un restaurant dont la cuisine est ... "authentique" ! Nous reprenons ensuite la route.
Moment de stress : la station d'essence où l'on voulait aller à YEN MINH a brûlé ! On roule encore, craignant la panne sèche, mais on finit par tomber sur une pompe mécanique après PHAO CAO. On décide alors de faire un petit détour vers PHO BANG, village frontière avec la Chine. Onvoit le long de la route des Hmongs très jeunes porter des paniers aussi hauts qu'eux, remplis de végétaux pour les cochons. On en voit même un couché sur son panier en train de tirer la langue ... En arrivant au village frontière, nous n'avons pas le droit de franchir le poste de garde, mais Jimmy en a la possibilité et se rend jusqu'à la borne séparant les deux pays.
Après ce détour de quelques kilomètres, nous poursuivons notre route, en passant à côté du Palais du dernier roi Hmong, avant d'arriver à DONG VAN vers 19h, fourbus par cette première étape mais heureux de trouver un hôtel confortable et un lit douillet. Nous dinons agréablement avec un couple de français en vadrouille, Greg et Sophie. Le tout arrosé d'alcool de maïs ...
Mardi 3 septembre : On débute la journée par un bol de riz gluant, puis une boisson chaude prise dans le très beau café de PHO CO, au cœur d'une vieille maison bien conservée. On fait ensuite une marche, d'abord dans la vieille ville de DONG VAN puis le long des rizières, là encore d'un beau vert que le soleil rend encore plus éclatant.
Plus tard, direction LUNG CO, ville la plus au Nord du Vietnam, à la frontière avec la Chine. On y arrive sous la pluie, le temps pour nous de nous abriter dans un restaurant tenu à ce moment-là par une gamine de ... 12 ans ! Elle et Jimmy, parti chercher de la viande et des légumes, nous concoctent un super repas, qu'on partage cette fois-ci avec deux françaises, Claire et Carole. Après avoir repris des force set la pluie ayant cessé, nous grimpons les 1000 marches qui mènent à la tour du drapeau, la plus haute du Vietnam !
Paysage légèrement brumeux mais vues imprenables tout de même entre les nuages. Nous voyons les collines chinoises au loin. Jimmy nous y rejoint en moto, alors qu'une pluie torrentielle s'abat sur nous à nouveau, nous bloquant dans la tour le temps de laisser passer le gros de l'orage. Nous reprenons les motos pour un retour à DONG VAN sous la pluie qui tombe dru. La route est parsemée de torrent d'eau ou de boue, bref, c'est l'aventure ! Arrivés trempés à l'hôtel, nous décidons de nous récompenser de nos mésaventures par un bon canard, que nous a préparé un petit restaurant. Encore un repas délicieux arrosé d'alcool de maïs et en présence de nos deux compatriotes de la journée.
Mercredi 4 septembre : Départ vers 9h par le col de MA PILENG direction MEO VAC, par la "route du bonheur", la plus belle du Vietnam. Sur la route, la pluie s'acharne et nous traversons des passages chaotiques fait d'éboulements et de coulées de boue. Le paysage, bien que brumeux, est très impressionnant, fait de pics rocheux, de falaises abruptes et de cours d'eau encaissés. Nous faisons une halte dans une école primaire sur le bord de la route, complètement perdue dans un paysage abyssal. Nous interrompons la récréation de deux classes d'enfants Hmongs qui nous accueillent avec des grands sourires et de la timidité, à qui nous distribuons des nougats. Enfin arrivés à MEO VAC vers 10h30, nous prenons un café (un vrai café vietnamien arabica ...) et un thé dans un restaurant puis partons visiter le marché et acheter des LONG ANE, délicieux petits fruits au goût incomparable (à la rigueur un lointain cousin du litchi).
Direction NIEN SON pour la suite du voyage où nous nous arrêtons dans un restaurant en bord de route, tenu par une famille charmante, dont le père nous concocte un bon repas (bonne omelette!), avalé dans une pièce avec deux billards, un ordinateur portable, du papier journal comme papier peint et de la tôle au plafond. Entre modernité et tradition ...
Un petit arrêt pour la traversée d'une grosse marre de boue dans un hameaux sur la route, où nous en profitons pour distribuer des biscuits aux enfants du village, d'abord une poignée mais rapidement rejoint par une véritable meute hurlante et souriante. Encore un moment de stress ensuite dans un passage de boue ... avec au bilan une chaussure toute embourbée mais plus de peur que de mal.
Arrivée à BOAO LAC vers 17h. Petite balade dans la ville où nous sommes alpagués par des enfants pour un anniversaire, qui souhaitent nous faire rentrer chez leurs parents, eux plutôt dépités ...Nous déclinons aimablement mais recevons de leur part des chips et une sucette, sucette qui fera le bonheur d'une petite fille quelques centaines de mètres plus loin. Puis direction le marché pour choisir une oie qui sera sacrifiée pour notre dîner ! Au menu du soir donc notre oie, dégustée en compagnie d'un couple de français, Jean-Pierre et Corine de leur guide DON et de leur chauffeur LAN. Là encore alcool de maïs ....
Jeudi 5 septembre : RDV le lendemain tôt pour le marché ....Nous commençons par un petit déjeuné offert par LAN .... délicieuses galettes de riz à la vapeur et saucisse de porc ! Miam !
Nous déambulons le long des travées du marché ethnique de BAO LAC (LOLO NOIRS, SAN CHI, TAY, NUNG, DAO ROUGE, KINH), hautement coloré et proposant toutes sortes de choses, de la babiole chinoise, en passant par une grappe de grenouilles vivantes, chiens, chats, poules, oies, cochons dans des paniers tressés en bambou, un rapace en cage, des fruits exotiques, de la viande sur les étales et des chiens destinés à la boucherie ! Nous y restons quasiment 2 heures, à échanger sourires et regards avec les locaux, là encore tout étonnés de nous voir.
Nous partons ensuite pour faire une balade en moto autour de BAO LAC en fin de matinée, direction CO BA à la frontière sino-vietnamienne, mais la route impraticable nous fait rebrousser chemin vers BAO LAC.
Déjeuné en ville puis direction la montage et le village LOLO NOIRS de COC XA, où nous parcourons une partie de la montée à moto, dans un véritable champs de boue et poursuivons à pied, avec des femmes LOLO NOIRS qui rentraient du marché que nous rencontrons par hasard lors de notre ascension. Nous les accompagnons sur les 5 derniers kilomètres vers leur village, COC XA, en leur proposant de porter à leur place leur lourde charge, ce qui a le don de les étonner et les faire rire ! A notre arrivée au village, après une pente boueuse et particulièrement casse-gueule, nous sommes invités par nos compagnons de route à manger des poires vietnamiennes et boire"quelques" verres d'alcool de riz ... (1ere maison chez M. TUYEN pour 8 verres, 2ème maison chez la belle sœur de M TUYEN pour 2 verres et la troisième celle du chef du village absent où nous sommes "reçus" parun cartographe ! Dernière maison celle de la dernière compagne de notre marche où nous sommes très chaleureusement reçus, avec 5 verres supplémentaires derrière la cravate !!). M. TUYEN nous propose de coucher chez lui pour la nuit, malheureusement, en bons européens que nous sommes, nous avons besoin de divers ustensiles que nous n'avons pas sur nous (boîte à lentilles, brosse à dents...). Nous leur proposons en revanche de revenir tôt le lendemain pour passer une journée avec eux, en les aidants aussi bien dans les rizières que pour aller chercher du bois, avant de passer soirée et nuit chez eux. C'est donc euphoriques, heureux de cette magnifique, et impromptue, rencontre que nous repartons en titubant et en glissant sur les chemins escarpés du village. Le retour se fera rapidement, en échangeant nos impressions sur cette rencontre imprévisible et irréaliste. Quelques cascades avec les motos, de nuit sur la route boueuse, un repas rapidement avalé et au lit !
Vendredi 6 septembre : Grosse pluie dès le matin qui annule toute possibilité de remonter à COC XA. Grosse déception mais ce n'est que partie remise à une prochaine fois !!! .... départ vers midi pour CAO BANG, toujours sous la pluie. Arrêt à environ 15Km avant TINH TUC pour manger dans un buibui un peu crasseux mais où sont préparés des plats délicieux (nous assistons à un beau combat de chien fraternel !).
On roule ensuite sans s'arrêter, sur notre première belle route en très bon état, pour arriver avant la nuit à CAO BANG. Une fois dans la ville, nous décidons de poursuivre jusqu'à QUANG YEN, village plus proche de nos étapes suivantes. Nous arrivons finalement à QUANG YEN vers 18h30, épuisés après avoir roulé de nuit aux côtés de gros camions jouant les Fangio sur la route. Pause dîné puis dodo à 20h !!! Ce soir c'est chez l'habitant, chez M. KIEU.
Samedi 7 septembre : Nous prenons un petit déjeuner rapide, fait de galettes de riz cuites à la vapeur. Départ de chez M. KIEU qui nous reçoit vers les magnifiques chutes de BAN GIOC, frontière naturelle et conflictuelle avec la Chine. Le spectacle est grandiose, la puissance des chutes impressionnantes. Nous ne pouvons résister à piquer une tête dans le bassin des chutes, côté vietnamien, avant d'aller prendre un repas dans un restaurant très typé "touriste", mais tout aussi bon que les autres !Après le repas, nous prenons des petites routes pour nous rendre aux grottes de NGUON NGAO, dites les "grottes du tigre", pour une visite souterraine grandiose, au milieu de salles gigantesques et de leurs stalactites et stalagmites énormes. Le plus impressionnant restant le calme régnant dans ces lieux, tout juste perturbé par le bruit des gouttes dévalant les pierres. Au passage, avant de nous rendre dans les grottes, nous faisons un arrêt photo surréaliste devant la borne 835 qui délimite la frontière entre la Chine et le Vietnam, fréquentée par des bus de chinois qui viennent s'y faire prendre en photo et acheter des produits dans un marché installé à côté, tous ces produits étant importés illégalement de la Chine ! Retour vers 17h30 chez M. KIEU, après un tour au marché, pour préparer le repas du soir en famille. Au menu nems maisons, fabriqués de nos grosses mains maladroites et canard accompagnés de légumes et de riz .... et d'alcool de maïs ! La soirée est très sympathique et nous permet d'échanger avec nos hôtes.
Dimanche 8 septembre : Départ matinal pour une marche de 18 km dans les montagnes autour de QUANG YEN, M. KIEU faisant office de guide. Nous passons dans des champs, des forêts escarpées et dans différents villages (confection de papier et forgerons...). Le midi, nous mangeons un piquenique (sandwich, œufs et mangues) chez un neveu de M. KIEU, sur une natte installée dans son salon. Notre route croise celle de plusieurs serpents, que nous tâchons d'effrayer en donnant systématiquement des coups de bâtons dans les fourrés alentours tout en avançant.
Départ 17h pour le dernier trajet à moto vers CAO BANG, durant lequel, à 7 kilomètres de la ville, nous prenons la dernière et la plus importante de nos rincées, avec vent violent et pluie torrentielle qui achève de remouiller les vêtements que nous avons eu tant de mal à faire sécher. A 18h, nous rendons les motos en les confiant à un hôtel qui se chargera de les renvoyer à HA GIANG. Très bon repas pris rapidement avant d'aller prendre le bus de nuit, direction HANOI ! Etrangement, ou peut-être est-ce dû au rythme de la journée, nous nous endormons très rapidement dans le bus, il est vrai dans un confort que nous n'avions pas connu à l'aller : seuls au fond sur la banquette de 5 places, avec boules quies et somnifères !
Lundi 9 septembre : Nous nous éveillons à Hanoi, dans le bus, vers 4h30 du matin. Jimmy nous invite chez lui, où nous nous recouchons pour 3 heures de complément de sommeil.
Après le réveil, nous laissons Jimmy pour nous rendre dans Hanoï et prendre un petit déjeuner au KINH DO CAFE, rendu célèbre pour avoir accueilli Catherine Deneuve pour une scène du film Indochine. Le petit déjeuner en lui-même est très "français", avec petit pain au chocolat, café et croque-madame.
Direction ensuite le "Temple de la Littérature". Une fois à l'intérieur, nous apprécions d'abord le calme de l'endroit, certes entouré de routes passantes mais joliment arboré et reposant. Nous faisons la visite des jardins successifs ainsi que des pagodes et des stèles des docteurs diplômés. Le soleil est au rdv en plus ! Nous nous reposons sur un banc, profitant au maximum de l'harmonie du lieu tout en observant une foule de touriste plutôt conséquente, chose inconnue pour nous depuis notre périple dans le Nord.
Après ce moment paisible, nous retournons dans l'enfer des klaxons d'Hanoï, en croisant toujours les doigts lors de nos folles traversées des routes sur lesquelles déboulent comme des démons les conducteurs de deux roues. A midi, direction le QUAN AN NGON, sorte d'institution gastronomique de la ville, pour un repas très léger, assez déçus globalement par le lieu, vraiment énorme et très fréquenté ! Après le repas, tentative de retour sur le site du mausolée d'Ho Chi Minh, malheureusement fermé le lundi. Nous nous baladons dans la vieille ville, allons prendre une boisson CAFE PHO CO, établissement difficile à trouver puisque bien caché dans l'arrière-court d'une boutique de soie. Le personnel est peu accueillant mais nous prenons notre boisson au 4ème étage, sur une sorte de balcon avec une vue magnifique du lac de HOAN KIEM ensoleillé.
Après avoir repris des forces, nous décidons d'aller visiter la lugubre et tristement célèbre prison de HOALO, qui a accueilli des vietnamiens puis des américain selon les périodes ...La visite est intéressante, on entrevoit les conditions terribles dans lesquelles étaient emprisonnés les détenus au temps des colonies, alors que la pénibilité de celles des américains semble amoindrie ! Le tout glorifie le régime révolutionnaire, peut-être sans réelle nuance. Après cette difficile journée, quoi de mieux qu'une séance dans un salon de massage, où Christine se fait faire une manucure. Nous enchaînons par un massage complet du corps pendant une heure, détendus par les mains expertes mais parfois un peu fermes de nos masseuses. C'est donc reposés et contents de notre journée que nous retrouvons Jimmy devant le théâtre municipal pour nous rendre ensuite dans un restaurant qu'il connaît, où nous mangeons superbement bien tout un ensemble de plats typiques qu'il a sélectionnés. La soirée est très agréable, mais nous allons nous coucher vers minuit car le lendemain, le bus pour la baie d'Along est fort matinal !
Mardi 10 septembre : Le réveil se fait à 5h30 du matin … dur ! Le temps de rassembler les affaires et d'avaler un petit déjeuner à côté de chez Jimmy (soupe de nouilles de riz avec poisson frit) et nous voilà partis en direction de la gare routière de Long Bien pour prendre le bus de 7h15 en partance pour HAI PHONG. Ce n'est que la première étape car : autre bus, 2h30 plus tard, du centre d'HAI PHONG pour le port, puis un bateau rapide jusqu'à l'île de CAT BA, ensuite re-bus jusqu'au port de CAT BA de l'autre côté de l'île et enfin camionnette (5 minutes seulement) pour un port de plaisance proche !
Enfin, nous faisons la connaissance à midi de l'équipage de la jonque ECO FRIENDLY et c'est sous un beau soleil que nous appareillons vers la baie de LAN HA. Le temps de nous installer et de découvrir notre cabine, nous sommes déjà au milieu d'un décor superbe, fait d'affleurement rochers et de pics karstiques verdoyants, le tout sous le soleil.
Le repas de midi servi par le cuisinier est tout bonnement délicieux, pris dans une petite salle à manger avec vue sur les magnifiques alentours. L'après-midi se partagera entre bronzette/lecture sur le pont, baignade dans les eaux émeraudes ou encore kayaks de mer à la découverte de grottes cachées et de lagons isolés. Nous nous reposons vraiment de notre première partie de périple vietnamien en profitant de la beauté de ce patrimoine mondial qu'est la baie d'Along, que nous rejoignons en cours de journée. La jonque s'isole dans un recoin de la baie pour la nuit, après nous avoir permis d'assister à un joli coucher de soleil, puis nous prenons un copieux diner avant de se reposer et de s'endormir dans notre cabine.
Mercredi 11 septembre : Réveil sous la pluie, qui a fini par nous rattraper ! Le petit déjeuner est européen et servi dans la grisaille. Le temps de se préparer et la météo a déjà changé. Nous abordons alors une partie particulièrement houleuse de la baie : la jonque avance, chevauchant les vagues lourdes et puissantes, dans un remous rendant un peu malade ! En fin de matinée, le temps est de nouveau au beau et c'est sous le soleil que nous prenons notre repas de midi, dans la baie de BAI TU LONG. L'après-midi est propice au kayak, au concours de plongé (ou plutôt saut ...) dans la mer ou encore à la lecture. Nous profitons de notre passage dans un lagon isolé pour "faire un peu le ménage" en recueillant dans notre kayak les quelques déchets flottants que nous nous acharnons à récupérer jusqu'au dernier. Nous décidons de baptiser ce lagon "le lagon Christieu" en l'honneur de ceux qui l'ont (très temporairement) nettoyé.
La jonque se rend ensuite dans un village de pêcheur flottant dont nous visitons les élevages de poissons et de calamars, l'un d'eux nous fournissant d'ailleurs notre repas du soir. Nous pouvons constater la voracité des poissons lorsqu'un des membres de notre équipage pêche des petits poissons qu'il jette ensuite dans un bassin où les gros poissons se ruent sur ces petits repas tombés du ciel. Le calamar sera, lui, servi dans un autre recoin isolé de la baie, après que nous ayons assisté là encore à un magnifique coucher de soleil dont les couleurs roses et rouges nous ont émerveillé. C'est donc repus et heureux que nous profitons de notre dernière nuit à bord.
Jeudi 12 septembre : Nouveau réveil sous la pluie. Cette fois-ci, elle ne nous quittera pas avant de débarquer de la jonque à 13h. Avant cela, nous avons tenté de voir des singes sur "l'île aux singes", mais ces derniers devaient être à l'abri des gouttes. Arrivés à 13h au port de CAT BA, nous reprenons le bus dans l'autre sens avant d'emprunter le bateau rapide jusqu'au port d'HAI PHONG, où nous attend un chauffeur qui doit nous transférer à TAM COC, à côté de NINH BINH. Et c'est donc parti pour 3 heures d'angoisse et de fatigue, les routes et les conducteurs vietnamiens faisant la part belle aux dépassements dangereux et sans visibilité. Le trajet est très long et c'est fatigués que nous arrivons à notre hôtel (DUC THUONG) à TAM COC vers 18h30.
Après un court repos dans notre chambre, nous remontons la rue principale (et quasiment unique) de TAM COC, le long de l'embarcadère permettant de visiter la fameuse "baie d'Along terrestre". Là s'alignent les restaurants pour touristes, chacun souhaitant à notre passage nous inviter pour manger chez lui plutôt que chez un autre. La ville tourne beaucoup autour du tourisme et nous nous sentons déjà comme deux portemonnaies ambulants. De guerre lasse, et n'ayant pas bien compris les indications de Jimmy sur la bonne adresse du coin, nous nous arrêtons dans un restaurant en peu à l'écart de la route, constatant trop tardivement la présence d'un groupe de plusieurs français attablés, signe du caractère plutôt touristique de celui-ci. Et nous ne nous sommes pas trompés : tout est fait pour que nous prenions un menu faussement varié et en définitif insipide, mal cuisiné et en plus cher pour ce que c'est (170000 dongs par personne). Nous sortons de là un peu dégoûté d'avoir vécu là notre 2ème réelle arnaque de notre séjour (après le taxi vers chez Jimmy). Nous sommes néanmoins heureux de pouvoir nous coucher dans un bon lit, fatigués de cette journée de transition.
Vendredi 13 septembre : Réveil matinal au son du marché mais surtout grâce (ou à cause) de la radio locale qui criait et scandait dès 5h du matin, sur un ton de fanatique prêchant les préceptes du communisme. Petit tour au marché, bien pâle par rapport à celui de BAO LAC ...
Retour à l'hôtel pour un petit déjeuner pour lequel nous sont servies des baguettes de pain vietnamiennes, gonflées à la pompe à air ... A 8h, nous sommes devant l'embarcadère et prenon sensuite place dans une barque, direction "la baie d'Along terrestre". Notre capitaine de barque est une femme souriante, qui nous épate lorsqu'elle se met à ramer avec les pieds ! Nous naviguons donc le long de la rivière, à la découverte de très beaux paysages, qui plus est ensoleillés. Le tout porte très bien son nom, la ressemblance avec la baie d'Along se vérifiant au gré des pics déchiquetés et des trois grottes que nous traversons. Le tout, aller-retour, dure deux bonnes heures. Avant de rebrousser chemin, nous n'évitons pas l'amicale et souriante pression commerciale d'une vendeuse ambulante qui nous a suivi en barque tout du long, qui prétexte la fatigue de notre guide pour nous vendre une boisson et un paquet de gâteau, à lui offrir. Nous partons là-dessus, mais ce ne sera pas sans suite, puisqu'à notre retour àl'embarcadère, notre guide nous réclame également de l'argent, mais nous lui rétorquons que le pourboire est constitué de ce que nous lui avons acheté (la combine entre les deux étant un peu "grosse" , nous n'avons pas voulu être les pigeons de l'histoire !). TAM COC a définitivement un côté"attrape-touristes" !
Nous poursuivons nos visites en louant des vélos, pour nous rendre dans un temple isolé. La route n'est pas très bonne mais nous nous amusons bien avec nos vélos, à éviter les trous et les flaques. Le temple en lui-même n'a rien d'exceptionnel, si ce n'est son vieux gardien, qui insiste auprès de chacun de nous pour qu'on fasse une donation ... Nous leur en faisons une de 2000 dongs (soit 7 centimes d'euro ...), en bons mécréants que nous sommes !!!
Nous reprenons nos plus beaux vélos pour aller cette fois-ci à la pagode de BICH DONG. Celle-ci, située à environ 2 kilomètres de TAM COC au terme d'une bonne route goudronnée, est autrement plus jolie que le temple. Le site comporte en fait plusieurs pagodes réparties entre 3 niveaux, auxquels on accède par plusieurs escaliers. La vue de l'endroit le plus élevé est impressionnante. Le site est en revanche très fréquenté, aussi d'ailleurs par des vietnamiens qui ont fini par se mettre sur la gueule à la sortie ! Moment tension donc avant de reprendre les vélos.
Nous revenons pour midi à TAM COC et se pose alors la question fondamentale du repas dans ce repère d'attrape-touristes. Nous rappelons Jimmy et cette fois-ci, nous comprenons mieux ses indications et aboutissons au "Father cooking", restaurant qui ne paye pas de mine, dans l'artère centrale de la ville, mais qui s'avère être tout à fait délicieux et tenu par une vietnamienne chaleureuse. Nous dégustons un repas qui nous fait oublier l'erreur (et l'horreur) de la veille. Entre nems, omelette, soupe, liserons d'eau et autres, le repas est divin et au surplus peu onéreux (200000 dongs pour 2 !).
C'est donc heureux et rassasiés que nous chevauchons nos fiers vélos vers la grotte de MUA, cette fois-ci à environ 4 kilomètres de la ville. Le paysage autour est très agréable, fait de champs et de rizières, même si un peu de pluie se rappelle à nos bons souvenirs. En arrivant à la grotte de MUA, le temps se remet au beau. Nous visitons d'abord le jardin, agrémenté de cours d'eau, de petits ponts et de statues de personnages burlesques. Un amphithéâtre en plein air, encadrés de jolis dragons, achève de faire de ce lieu un site de représentation. La grotte en elle-même n'a que peu d'intérêt mais, en revanche, un escalier de 465 marches mène à un sanctuaire dédié à la déesse de la Miséricorde, tout en haut d'une crête dont on voyait un versant lors de notre visite de la baie d'Along terrestre. La vue est magnifique et nous en profitons pour nous reposer et nous sécher après une montée particulièrement éprouvante qui a mis nos vêtements à rude épreuve ... Après ce temps de repos, nous achevons nos genoux avec la descente avant de reprendre nos vélos et de revenir à TAM COC.
Arrêt pour un café au "father cooking", puis douche et préparation pour la longue nuit qu inous attend : ce soir, c'est bus de nuit vers HUE ! Embarquement à 20h, après un autre repas au "Father cooking", définitivement une superbe adresse, puis nous nous retrouvons coincés à l'arrière du bus, dans un réduit aux apparences de cercueil. C'est le début d'une longue, très longue nuit, qui s'achèvera à 8h le lendemain matin, soit après 12 heures passées dans une boîte !
Samedi 14 septembre Arrivés à HUE vers 8h, direction le quartier "routard" pour prendre une chambre au HUENINO hôtel, très, très agréable endroit au service impeccable et à la déco un peu surprenante, mais surtout qui sert une confiture de fruit de la passion à se damner, généreusement servie pour un petit déjeuner "bonus" proposé dès notre arrivée !
Nous prenons nos quartiers au 3ème étage et commençons cette journée par une grosse lessive. Il y en avait besoin après plus de 10 jours de vadrouille dans le Nord. La chambre finit recouverte de vêtements à sécher. Heureusement il fait beau et cela devrait aller vite !
Départ 11h30 pour une petite promenade vers le restaurant "chez OVI", histoire de se mettre en appétit. Nous arrivons, heureux de trouver un havre de paix et un peu de fraicheur dans le magnifique jardin du restaurant. Nous sommes les seuls clients et nous dégustons tranquillement un menu composé de 8 plats tous plus colorés, décorés et délicieux les uns que les autres ! Chaque plat mélange harmonieusement une multitude de saveurs.
Après le repas nous rejoignons notre guide pour une après-midi de visite de la cité impériale et de la cité interdite. Nous sommes d'abord étonnés par le peu de vestiges restant de cette période, les guerres successive ayant détruit de nombreux bâtiments. Mais qu'à cela ne tienne nous découvrons le palais royal, la bibliothèque, le palais de la reine mère, le théâtre ... et faisons travailler notre imagination pour reconstituer le reste de la cité. Nous ne regrettons pas d'avoir pris un guide pour nous aider à mieux comprendre l'histoire du site et c'est vers 17h30 que nous nous séparons de celui-ci. Un petit verre en rentrant puis au lit, après une grosse journée et surtout la fatigue du bus de la nuit précédente.
Dimanche 15 septembre Petit déjeuner revigorant servi au HUENINO, puis location d'une moto pour la journée : au programme, visite des mausolées de la dynastie de NGUYEN, en plus sous un temps très agréable.
En route donc pour le mausolée de MING MANG, le plus au Sud de la série que nous voulons visiter. En chemin, une gentille dame nous fait remarquer que notre clignotant est allumé, puis elle nous propose de nous conduire jusqu'au mausolée puisque sa maison est juste à côté et qu'elle "a le temps". Nous acceptons un peu naïvement ... Nous découvrons ensuite le mausolée, le plus beau peut-être et le plus grandiose, à la hauteur de la mégalomanie du personnage ... Nous retrouvons ensuite la gentille dame, qui souhaite nous inviter chez elle. Elle nous y sert un thé et nous discutons joyeusement ... pour au final, au moment du départ, qu'elle nous demande de l'argent ! Très gênés par la situation, nous lui indiquons que ce genre de procédé ne fonctionne pas avec nous et c'est donc sur un sentiment de déception que nous partons et mettons fin à un moment qui aurait pu être très cordial.
Nous nous rendons ensuite au mausolée de KHAI DINH, où nous nous émerveillons des figures de mandarin en pierre de la cour ainsi que des couleurs chatoyantes des mosaïques tapissant l'intérieur du mausolée. Tout cela est sans aucune commune mesure avec le peu d'importance de l'Empereur en question, celui-ci n'ayant été globalement qu'une marionnette aux mains des français.
Direction ensuite le mausolée de TU DUC, l'Empereur poète. Le site est gigantesque et nous passons beaucoup de temps à visiter l'ensemble des monuments éparpillés dessus, ceux-ci concernant tant l'Empereur que sa femme, sa mère ainsi que son enfant adoptif. Le site est très champêtre et nous prenons du plaisir à le parcourir tranquillement.
Nous achevons ces visites au moment de rejoindre Claire, compatriote française rencontrée lors de notre périple dans le Nord, qui travaille dans un orphelinat situé au Sud de HUE, près justement du mausolée de TU DUC. Nous allons manger ensemble avant qu'elle ne nous fasse visiter les locaux de l'orphelinat. Nous la quittons après avoir discuté longuement avec elle, alors que la pluie fait un passage court mais remarqué.
Nous poursuivons en cherchant assez longuement "l'arène des tigres", monument perdu au milieu de nul part, malheureusement quasiment inaccessible au public mais néanmoins drôle lorsqu'on sait que les combats organisés entre éléphants, symboles du pouvoir impérial, et les tigres étaient complètement tronqués du fait que les pauvres tigres n'avaient plus ni dents ni griffes ... Nous faisons ensuite un arrêt à la pagode TU HIEU, lieu isolé dans une forêt servant de monastère, où nous assistons à une séance de psalmodies, chants lancinants et répétitifs sur fonds d'instruments percutants, le tout enrobé dans des vapeurs d'encens ... Moment psychédélique intense ! Nous en profitons également pour apprécier la beauté du site.
Nous achevons cette journée d'abord par un petit tour par l'esplanade arborée de NAM GIAO pour ensuite traverser la ville et terminer par la visite de la pagode THIEN MU, haut lieu de la contestation vietnamienne. Le site est en revanche très touristique.
Avant de rendre notre moto vers 18h, nous faisons le tour de la cité impériale, participant ainsi au flot impressionnant de la circulation dans les rues étroites de HUE. A nouveau piétons, direction "la Boulangerie Française", boulangerie - salon de thé dans lequel sont vendues les productions des apprentis boulangers formés à l'orphelinat où travaille Claire avec au menu : chausson aux pommes etAmandine, a compagnés de café et de jus d'ananas. Un délice ! Nous ne dinerons pas ce soir, fatigués de cette journée visite passionnante et motorisée !
Lundi 16 septembre Notre objectif du jour est de partir à HOI AN pour la suite du voyage. Nous optons, sur les conseils précieux de Jimmy, pour la location d'un véhicule avec chauffeur afin de pouvoir nous arrêter, tout le long de la route (environ 120 km) aux endroit intéressants. Départ donc pour 8h30, après un ultime petit déjeuner délicieux au HUENINO, qui est très clairement une adresse géniale.
La première étape est un petit village de pêcheur où nous faisons quelques photos. La seconde est la baie de LANG CO avec sa très belle plage, avant la montée vers "le Col des Nuages", d'où le point de vue d'un côté est LANG CO et la mer, et de l'autre DA NANG. Arrêt ensuite à "China Beach" à DA NANG puis aux "montages de Marbre". Celles-ci se visitent, tant pour leurs grottes souterraines que pour ses temples troglodytes et ses pagodes construites dans leurs hauteurs. La visite est vraiment bien et également fatigante, en raison des marches et de la chaleur du soleil. Nous nous rafraichissons dans les grottes en hauteur, parfois aux allures de cathédrales, impressionnantes d'envergure comme de leur ambiance sacrée.
C'est au final vers 13h que nous arrivons à HOI AN. Le temps de déposer nos affaires au HOA BINH HOTEL et nous voilà ensuite installés à la terrasse du MINH HIENQUAN CHAY RESTAURANT, restaurant végétarien où nous commandons trois fois trop de choses pour nous, certes très bonnes, mais sacrément épicées !
L'après-midi sera consacrée à la visite de la vieille ville de HOI AN : maisons anciennes, pont japonais, congrégation chinoise de Fugian. La ville est très jolie et bien conservée, en revanche un peu trop touristique, les boutiques de vêtements ou de souvenirs s'alignant les unes à côté des autres dans toutes les rues. Fatigués en fin de journée, nous nous retrouvons à notre hôtel, sans diner, pour nous coucher vers... 20h30 !
Mardi 17 septembre Petit déjeuner gargantuesque ! Pancakes, tartines, fruits (fruits de la passion, ananas, pastèque !), omelette... et tant d'autres choses ! Nous mangeons tout cela au bord de la piscine, revigorés pour cette nouvelle journée de découverte.
A 8h30 ce matin, nous sommes cherchés en moto pour une matinée plutôt alléchante : découverte d'un village réputé pour ses potagers, présentation et travaux pratiques, cours de cuisine et dégustation. Le personnel qui nous reçoit est des plus chaleureux et l egroupe dans lequel nous sommes intégrés l'est aussi ( 2 canadiens, un australien et une néo-zélandaise). La présentation des diverse herbes aromatiques est intéressante et impressionnante (on comprend mieux pourquoi la nourriture locale est tellement bonne) mais le plus drôle arrive lorsqu'on doit mettre en pratique, habillés en agriculteurs vietnamiens, les démonstrations de bêchage, de plantation et d'arrosage des parcelles. Fous rires garantis ! Suivent les cours de cuisine, avec confection de nouilles et de galettes de riz puis de deux autres recettes que nous nous empressons d'effectuer. Le résultat est plutôt encourageant puisque nous dégustons nos productions avec délice, accompagnées de mets supplémentaires préparés par nos hôtes, le tout pour un repas vraiment agréable et délicieux. Le temps est alors vraiment devenu pluvieux, heureusement juste après notre passage dans les champs. C'est vers 13h que nous revenons vers HOI AN, alors que la pluie redouble. L'après-midi sera faite de repos et de lecture à l'hôtel, avec une sortie au REACHING OUT TEA HOUSE pour une session "cafés-cookies" plutôt satisfaisante, avant d'aller diner le soir au "MORNING GLORY", fabuleux restaurant où nous nous régalons de quelques plats locaux parfaitement cuisinés.
La journée s'achève après une ultime ballade nocturne dans la ville illuminée et épargnée alors par la pluie: c'est le dernier soir de la "fête des enfants" et ces derniers envahissent certaines rues, déguisés en dragon de couleurs différentes et entrant au rythme des tambours dans les boutiques et les restaurants. L'ambiance est joyeuse, à peine atteinte par une pluie qui va se remettre à tomber fortement en fin de soirée, que l'on entendra très distinctement au moment de nous endormir.
Vendredi 30 août : Levés à 7h10 pour finaliser les baguages, nous filons à la gare de Strasbourg pour prendre le TGV de 9h44, direction Roissy Charles de Gaulle. Le trajet se passe tranquillement, sans aucun retard (ouf !). Arrivés à l'aéroport, nous courons pour ne pas être en retard ... puis en fait, nous constatons une foule énorme en train de s'enregistrer ! Nous finissons par avoir 30 minutes de retard au décollage. Peu importe, nous ne sommes pas à ça près ! C'est parti pour 11h30 de vol ... C'est long, très long ! Surtout sans sommeil et coincés dans des sièges construits pour des asiatiques ! Le seul film disponible est une daube en vietnamien sous-titrée en anglais. On s'ennuie ferme, avant de compter les heures qui ne passent pas ...
Samedi 31 août : Arrivée à l'aéroport d'Hanoï vers7h. Les formalités pour le visa se font rapidement, à noter le peu de sympathie du douanier derrière le guichet ... Petit moment "habituel" de flottement à la sortie de l'aéroport : la fatigue se conjugue avec la perte complète de nos repères, ce qui nous laisse errant sur le trottoir à la recherche d'un bus qu'on met bien trop de temps à trouver. Nous finissons par le dégoter, attendons 30 minutes qu'il se remplisse avant de prendre le chemin du centre ville de Hanoï. 45 minutes plus tard, arrivée au centre ville, près du lac de Hoan Kiem. Nous n'avons alors qu'une envie, celle de trouver rapidement notre hôtel pour poser nos affaires et nous reposer. Nous arrivons au Camelia Hotel, très bien situé dans une ruelle calme de la Vieille Ville et près du lac. Nous obtenons la grande chambre du 4ème étage, avec double lit double et balcon ! Le tout est propre, avec une belle salle de bain. Nous nous effondrons ensuite de sommeil, pour nous réveiller vers midi avec une faim terrible !
Direction le BUN CHA NEM CUA BE DAC KIM (et oui !) pour un premier repas dans un restaurant de rue, et quel délice : porc grillé accompagné de nems, le tout enseveli sous les herbes fraiches ! Revigorés, nous faisons le tour de la vieille ville, en naviguant dans les ruelles dont le nom de chacune signifie le type de produit qui y est vendu. Le trafic est intense, les klaxons envahissants, mais quel dépaysement ! Nous faisons un tour par le marché de DONG XUAN. En fin d'après-midi, nous réservons 2 places pour le spectacle de marionnettes sur l'eau (théâtre municipal d'Hanoï) de 18h30 avant d'aller nous reposer une petite heure. A l'heure dite, nous voilà en train d'assister à un spectacle traditionnel très joli, retraçant des épisodes mythologiques du Vietnam et les particularités de certaines ethnies. Après le spectacle, repas au Highway4, pour une collation légère faite de soupe de riz et de nems au poissons chats. Nous ne faisons pas long feu et allons nous coucher rapidement.
Dimanche 1er septembre : Très grosse nuit de sommeil(couchés à 21h, levés à 9h !) puis petit déjeuner frugal (et européen) à l'hôtel, avant de nous rendre au très solennel mausolée d'Ho Chi Minh, sous la pluie. Toute l'esthétique communiste se retrouve dans l'architecture de type blockhaus du bâtiment, surveillé par plusieurs gardes ayant instruction de ne pas sourire et qui rappellent à l'ordre les visiteurs sans ménagement. Ce pauvre oncle Ho ne souhaitait d'ailleurs aucunement un tel monument pour sa mort, mais sa quasi déification a un sens certain pour des autorités voulant construire une nation unifiée. Nous avons juste le temps de voir le temps d'un passage rapide et après 20 minutes d'attente dans une file encadrée par des gardes, le corp sprétendument momifiés de l'Oncle HO, même s'il ressemble bien plus à une statue de cire ...
Nous avons ensuite rdv à midi chez Jimmy (HelViet sur ce forum !), qui nous invite à confectionner et déguster des nems avec sa famille. Nous prenons un taxi à la sortie du mausolée, direction le quartier de Long Bien. A l'arrivée, la note est de 370000 dongs (soit environ 14 euros), on se dit donc que le taxi est aussi onéreux qu'en France ! Nous arrivons chez Jimmy et faisons rapidement connaissance avec lui, sa femme, sa belle-mère et leur petit garçon. Nous mangeons les très bons nems que nous l'aidons à préparer et discutons de tout et de rien, en préparant aussi les étapes de notre périple dans le Nord du Vietnam. Nous partons de chez lui vers 17h, en n'ayant pas vu passer l'après-midi, direction la vieille ville et notre hôtel et là, quelle surprise, le taxi ne coûte que 30000 dongs ... Nous actons donc notre première vraie arnaque, le 1er taxi nous ayant coûté plus de 10 fois ce montant ... Petit détour à la Cathédral Saint-Joseph où nous pouvons constater l'affluence d'un jour de messe. Puis diner dans un restaurant de rue à côté de notre hôtel, avec une très bonne soupe aux nouilles! Direction ensuite la gare routière de Hanoi pour prendre le bus de nuit de 20h30 pour HA GIANG. Nous nous retrouvons au fond du bus, sur la plage arrière qui accueille 5 couchettes. Nous faisons connaissance avec nos 2 compagnons de route vietnamiens, qui ne parlent pas un mot d'anglais et qui sont tout étonnés de côtoyer 2 européens. Fou rire garanti ! Le bus emprunte la route nationale n°2 jusqu'à TUYEN QUANG pour une pause à minuit, avant de reprendre la route jusqu'à HA GIANG où nous arrivons à 5h15. Gros dodo jusqu'à 7h10 dans le bus garé. Nous sommes réveillés par les gens en train de le nettoyer à grandes eaux.
Lundi 2 septembre : La journée débute par un bon petit déjeuner local (soupe avec poulet et nouilles de riz), la location moto vers 9h et, après une prise en main rapide de notre conductrice de chic et de choc, en route pour DONG VAN, soit environ 150 km au Nord. Dès la sortie de la ville, ce n'est plus que paysages spectaculaires, vallées encaissées avec profondeur de vue fantastique, les pics lointains se dessinant tels des spectres brumeux à l'horizon. Les rizières sont d'un joli vert éclatant, tirant parfois vers le jaune, créant ainsi un joli dégradé de couleurs, comme si un peintre avait imaginé un paysage par touches successives, parcelle par parcelle, alternant le vert émeraude et le jaune plus ou moins pâle. Les arrêts observation et photos sont nombreux, mais à chaque fois le spectacle offert est toujours plus impressionnant.
Arrêt à QUAN BAN pour admirer la belle vue du haut du belvédère sur le village de TAN SON et ses montagnes karstiques en forme de poitrine de fée, comme le veut la légende. Arrêt ensuite à LUNG TAN, village de Mhongs blancs qui fabrique du tissu en chanvre. On assiste au tissage du chanvre, avec une machine à tisser artisanale elle aussi faite à la main, ainsi qu'au "lissage" du tissu obtenu à l'aide d'une bûche ronde sur laquelle une femme en équilibre sur une pierre plate écrase les fibres de tissu.
Pause déjeuner à YEN MINH, dans un restaurant dont la cuisine est ... "authentique" ! Nous reprenons ensuite la route.
Moment de stress : la station d'essence où l'on voulait aller à YEN MINH a brûlé ! On roule encore, craignant la panne sèche, mais on finit par tomber sur une pompe mécanique après PHAO CAO. On décide alors de faire un petit détour vers PHO BANG, village frontière avec la Chine. Onvoit le long de la route des Hmongs très jeunes porter des paniers aussi hauts qu'eux, remplis de végétaux pour les cochons. On en voit même un couché sur son panier en train de tirer la langue ... En arrivant au village frontière, nous n'avons pas le droit de franchir le poste de garde, mais Jimmy en a la possibilité et se rend jusqu'à la borne séparant les deux pays.
Après ce détour de quelques kilomètres, nous poursuivons notre route, en passant à côté du Palais du dernier roi Hmong, avant d'arriver à DONG VAN vers 19h, fourbus par cette première étape mais heureux de trouver un hôtel confortable et un lit douillet. Nous dinons agréablement avec un couple de français en vadrouille, Greg et Sophie. Le tout arrosé d'alcool de maïs ...
Mardi 3 septembre : On débute la journée par un bol de riz gluant, puis une boisson chaude prise dans le très beau café de PHO CO, au cœur d'une vieille maison bien conservée. On fait ensuite une marche, d'abord dans la vieille ville de DONG VAN puis le long des rizières, là encore d'un beau vert que le soleil rend encore plus éclatant.
Plus tard, direction LUNG CO, ville la plus au Nord du Vietnam, à la frontière avec la Chine. On y arrive sous la pluie, le temps pour nous de nous abriter dans un restaurant tenu à ce moment-là par une gamine de ... 12 ans ! Elle et Jimmy, parti chercher de la viande et des légumes, nous concoctent un super repas, qu'on partage cette fois-ci avec deux françaises, Claire et Carole. Après avoir repris des force set la pluie ayant cessé, nous grimpons les 1000 marches qui mènent à la tour du drapeau, la plus haute du Vietnam !
Paysage légèrement brumeux mais vues imprenables tout de même entre les nuages. Nous voyons les collines chinoises au loin. Jimmy nous y rejoint en moto, alors qu'une pluie torrentielle s'abat sur nous à nouveau, nous bloquant dans la tour le temps de laisser passer le gros de l'orage. Nous reprenons les motos pour un retour à DONG VAN sous la pluie qui tombe dru. La route est parsemée de torrent d'eau ou de boue, bref, c'est l'aventure ! Arrivés trempés à l'hôtel, nous décidons de nous récompenser de nos mésaventures par un bon canard, que nous a préparé un petit restaurant. Encore un repas délicieux arrosé d'alcool de maïs et en présence de nos deux compatriotes de la journée.
Mercredi 4 septembre : Départ vers 9h par le col de MA PILENG direction MEO VAC, par la "route du bonheur", la plus belle du Vietnam. Sur la route, la pluie s'acharne et nous traversons des passages chaotiques fait d'éboulements et de coulées de boue. Le paysage, bien que brumeux, est très impressionnant, fait de pics rocheux, de falaises abruptes et de cours d'eau encaissés. Nous faisons une halte dans une école primaire sur le bord de la route, complètement perdue dans un paysage abyssal. Nous interrompons la récréation de deux classes d'enfants Hmongs qui nous accueillent avec des grands sourires et de la timidité, à qui nous distribuons des nougats. Enfin arrivés à MEO VAC vers 10h30, nous prenons un café (un vrai café vietnamien arabica ...) et un thé dans un restaurant puis partons visiter le marché et acheter des LONG ANE, délicieux petits fruits au goût incomparable (à la rigueur un lointain cousin du litchi).
Direction NIEN SON pour la suite du voyage où nous nous arrêtons dans un restaurant en bord de route, tenu par une famille charmante, dont le père nous concocte un bon repas (bonne omelette!), avalé dans une pièce avec deux billards, un ordinateur portable, du papier journal comme papier peint et de la tôle au plafond. Entre modernité et tradition ...
Un petit arrêt pour la traversée d'une grosse marre de boue dans un hameaux sur la route, où nous en profitons pour distribuer des biscuits aux enfants du village, d'abord une poignée mais rapidement rejoint par une véritable meute hurlante et souriante. Encore un moment de stress ensuite dans un passage de boue ... avec au bilan une chaussure toute embourbée mais plus de peur que de mal.
Arrivée à BOAO LAC vers 17h. Petite balade dans la ville où nous sommes alpagués par des enfants pour un anniversaire, qui souhaitent nous faire rentrer chez leurs parents, eux plutôt dépités ...Nous déclinons aimablement mais recevons de leur part des chips et une sucette, sucette qui fera le bonheur d'une petite fille quelques centaines de mètres plus loin. Puis direction le marché pour choisir une oie qui sera sacrifiée pour notre dîner ! Au menu du soir donc notre oie, dégustée en compagnie d'un couple de français, Jean-Pierre et Corine de leur guide DON et de leur chauffeur LAN. Là encore alcool de maïs ....
Jeudi 5 septembre : RDV le lendemain tôt pour le marché ....Nous commençons par un petit déjeuné offert par LAN .... délicieuses galettes de riz à la vapeur et saucisse de porc ! Miam !
Nous déambulons le long des travées du marché ethnique de BAO LAC (LOLO NOIRS, SAN CHI, TAY, NUNG, DAO ROUGE, KINH), hautement coloré et proposant toutes sortes de choses, de la babiole chinoise, en passant par une grappe de grenouilles vivantes, chiens, chats, poules, oies, cochons dans des paniers tressés en bambou, un rapace en cage, des fruits exotiques, de la viande sur les étales et des chiens destinés à la boucherie ! Nous y restons quasiment 2 heures, à échanger sourires et regards avec les locaux, là encore tout étonnés de nous voir.
Nous partons ensuite pour faire une balade en moto autour de BAO LAC en fin de matinée, direction CO BA à la frontière sino-vietnamienne, mais la route impraticable nous fait rebrousser chemin vers BAO LAC.
Déjeuné en ville puis direction la montage et le village LOLO NOIRS de COC XA, où nous parcourons une partie de la montée à moto, dans un véritable champs de boue et poursuivons à pied, avec des femmes LOLO NOIRS qui rentraient du marché que nous rencontrons par hasard lors de notre ascension. Nous les accompagnons sur les 5 derniers kilomètres vers leur village, COC XA, en leur proposant de porter à leur place leur lourde charge, ce qui a le don de les étonner et les faire rire ! A notre arrivée au village, après une pente boueuse et particulièrement casse-gueule, nous sommes invités par nos compagnons de route à manger des poires vietnamiennes et boire"quelques" verres d'alcool de riz ... (1ere maison chez M. TUYEN pour 8 verres, 2ème maison chez la belle sœur de M TUYEN pour 2 verres et la troisième celle du chef du village absent où nous sommes "reçus" parun cartographe ! Dernière maison celle de la dernière compagne de notre marche où nous sommes très chaleureusement reçus, avec 5 verres supplémentaires derrière la cravate !!). M. TUYEN nous propose de coucher chez lui pour la nuit, malheureusement, en bons européens que nous sommes, nous avons besoin de divers ustensiles que nous n'avons pas sur nous (boîte à lentilles, brosse à dents...). Nous leur proposons en revanche de revenir tôt le lendemain pour passer une journée avec eux, en les aidants aussi bien dans les rizières que pour aller chercher du bois, avant de passer soirée et nuit chez eux. C'est donc euphoriques, heureux de cette magnifique, et impromptue, rencontre que nous repartons en titubant et en glissant sur les chemins escarpés du village. Le retour se fera rapidement, en échangeant nos impressions sur cette rencontre imprévisible et irréaliste. Quelques cascades avec les motos, de nuit sur la route boueuse, un repas rapidement avalé et au lit !
Vendredi 6 septembre : Grosse pluie dès le matin qui annule toute possibilité de remonter à COC XA. Grosse déception mais ce n'est que partie remise à une prochaine fois !!! .... départ vers midi pour CAO BANG, toujours sous la pluie. Arrêt à environ 15Km avant TINH TUC pour manger dans un buibui un peu crasseux mais où sont préparés des plats délicieux (nous assistons à un beau combat de chien fraternel !).
On roule ensuite sans s'arrêter, sur notre première belle route en très bon état, pour arriver avant la nuit à CAO BANG. Une fois dans la ville, nous décidons de poursuivre jusqu'à QUANG YEN, village plus proche de nos étapes suivantes. Nous arrivons finalement à QUANG YEN vers 18h30, épuisés après avoir roulé de nuit aux côtés de gros camions jouant les Fangio sur la route. Pause dîné puis dodo à 20h !!! Ce soir c'est chez l'habitant, chez M. KIEU.
Samedi 7 septembre : Nous prenons un petit déjeuner rapide, fait de galettes de riz cuites à la vapeur. Départ de chez M. KIEU qui nous reçoit vers les magnifiques chutes de BAN GIOC, frontière naturelle et conflictuelle avec la Chine. Le spectacle est grandiose, la puissance des chutes impressionnantes. Nous ne pouvons résister à piquer une tête dans le bassin des chutes, côté vietnamien, avant d'aller prendre un repas dans un restaurant très typé "touriste", mais tout aussi bon que les autres !Après le repas, nous prenons des petites routes pour nous rendre aux grottes de NGUON NGAO, dites les "grottes du tigre", pour une visite souterraine grandiose, au milieu de salles gigantesques et de leurs stalactites et stalagmites énormes. Le plus impressionnant restant le calme régnant dans ces lieux, tout juste perturbé par le bruit des gouttes dévalant les pierres. Au passage, avant de nous rendre dans les grottes, nous faisons un arrêt photo surréaliste devant la borne 835 qui délimite la frontière entre la Chine et le Vietnam, fréquentée par des bus de chinois qui viennent s'y faire prendre en photo et acheter des produits dans un marché installé à côté, tous ces produits étant importés illégalement de la Chine ! Retour vers 17h30 chez M. KIEU, après un tour au marché, pour préparer le repas du soir en famille. Au menu nems maisons, fabriqués de nos grosses mains maladroites et canard accompagnés de légumes et de riz .... et d'alcool de maïs ! La soirée est très sympathique et nous permet d'échanger avec nos hôtes.
Dimanche 8 septembre : Départ matinal pour une marche de 18 km dans les montagnes autour de QUANG YEN, M. KIEU faisant office de guide. Nous passons dans des champs, des forêts escarpées et dans différents villages (confection de papier et forgerons...). Le midi, nous mangeons un piquenique (sandwich, œufs et mangues) chez un neveu de M. KIEU, sur une natte installée dans son salon. Notre route croise celle de plusieurs serpents, que nous tâchons d'effrayer en donnant systématiquement des coups de bâtons dans les fourrés alentours tout en avançant.
Départ 17h pour le dernier trajet à moto vers CAO BANG, durant lequel, à 7 kilomètres de la ville, nous prenons la dernière et la plus importante de nos rincées, avec vent violent et pluie torrentielle qui achève de remouiller les vêtements que nous avons eu tant de mal à faire sécher. A 18h, nous rendons les motos en les confiant à un hôtel qui se chargera de les renvoyer à HA GIANG. Très bon repas pris rapidement avant d'aller prendre le bus de nuit, direction HANOI ! Etrangement, ou peut-être est-ce dû au rythme de la journée, nous nous endormons très rapidement dans le bus, il est vrai dans un confort que nous n'avions pas connu à l'aller : seuls au fond sur la banquette de 5 places, avec boules quies et somnifères !
Lundi 9 septembre : Nous nous éveillons à Hanoi, dans le bus, vers 4h30 du matin. Jimmy nous invite chez lui, où nous nous recouchons pour 3 heures de complément de sommeil.
Après le réveil, nous laissons Jimmy pour nous rendre dans Hanoï et prendre un petit déjeuner au KINH DO CAFE, rendu célèbre pour avoir accueilli Catherine Deneuve pour une scène du film Indochine. Le petit déjeuner en lui-même est très "français", avec petit pain au chocolat, café et croque-madame.
Direction ensuite le "Temple de la Littérature". Une fois à l'intérieur, nous apprécions d'abord le calme de l'endroit, certes entouré de routes passantes mais joliment arboré et reposant. Nous faisons la visite des jardins successifs ainsi que des pagodes et des stèles des docteurs diplômés. Le soleil est au rdv en plus ! Nous nous reposons sur un banc, profitant au maximum de l'harmonie du lieu tout en observant une foule de touriste plutôt conséquente, chose inconnue pour nous depuis notre périple dans le Nord.
Après ce moment paisible, nous retournons dans l'enfer des klaxons d'Hanoï, en croisant toujours les doigts lors de nos folles traversées des routes sur lesquelles déboulent comme des démons les conducteurs de deux roues. A midi, direction le QUAN AN NGON, sorte d'institution gastronomique de la ville, pour un repas très léger, assez déçus globalement par le lieu, vraiment énorme et très fréquenté ! Après le repas, tentative de retour sur le site du mausolée d'Ho Chi Minh, malheureusement fermé le lundi. Nous nous baladons dans la vieille ville, allons prendre une boisson CAFE PHO CO, établissement difficile à trouver puisque bien caché dans l'arrière-court d'une boutique de soie. Le personnel est peu accueillant mais nous prenons notre boisson au 4ème étage, sur une sorte de balcon avec une vue magnifique du lac de HOAN KIEM ensoleillé.
Après avoir repris des forces, nous décidons d'aller visiter la lugubre et tristement célèbre prison de HOALO, qui a accueilli des vietnamiens puis des américain selon les périodes ...La visite est intéressante, on entrevoit les conditions terribles dans lesquelles étaient emprisonnés les détenus au temps des colonies, alors que la pénibilité de celles des américains semble amoindrie ! Le tout glorifie le régime révolutionnaire, peut-être sans réelle nuance. Après cette difficile journée, quoi de mieux qu'une séance dans un salon de massage, où Christine se fait faire une manucure. Nous enchaînons par un massage complet du corps pendant une heure, détendus par les mains expertes mais parfois un peu fermes de nos masseuses. C'est donc reposés et contents de notre journée que nous retrouvons Jimmy devant le théâtre municipal pour nous rendre ensuite dans un restaurant qu'il connaît, où nous mangeons superbement bien tout un ensemble de plats typiques qu'il a sélectionnés. La soirée est très agréable, mais nous allons nous coucher vers minuit car le lendemain, le bus pour la baie d'Along est fort matinal !
Mardi 10 septembre : Le réveil se fait à 5h30 du matin … dur ! Le temps de rassembler les affaires et d'avaler un petit déjeuner à côté de chez Jimmy (soupe de nouilles de riz avec poisson frit) et nous voilà partis en direction de la gare routière de Long Bien pour prendre le bus de 7h15 en partance pour HAI PHONG. Ce n'est que la première étape car : autre bus, 2h30 plus tard, du centre d'HAI PHONG pour le port, puis un bateau rapide jusqu'à l'île de CAT BA, ensuite re-bus jusqu'au port de CAT BA de l'autre côté de l'île et enfin camionnette (5 minutes seulement) pour un port de plaisance proche !
Enfin, nous faisons la connaissance à midi de l'équipage de la jonque ECO FRIENDLY et c'est sous un beau soleil que nous appareillons vers la baie de LAN HA. Le temps de nous installer et de découvrir notre cabine, nous sommes déjà au milieu d'un décor superbe, fait d'affleurement rochers et de pics karstiques verdoyants, le tout sous le soleil.
Le repas de midi servi par le cuisinier est tout bonnement délicieux, pris dans une petite salle à manger avec vue sur les magnifiques alentours. L'après-midi se partagera entre bronzette/lecture sur le pont, baignade dans les eaux émeraudes ou encore kayaks de mer à la découverte de grottes cachées et de lagons isolés. Nous nous reposons vraiment de notre première partie de périple vietnamien en profitant de la beauté de ce patrimoine mondial qu'est la baie d'Along, que nous rejoignons en cours de journée. La jonque s'isole dans un recoin de la baie pour la nuit, après nous avoir permis d'assister à un joli coucher de soleil, puis nous prenons un copieux diner avant de se reposer et de s'endormir dans notre cabine.
Mercredi 11 septembre : Réveil sous la pluie, qui a fini par nous rattraper ! Le petit déjeuner est européen et servi dans la grisaille. Le temps de se préparer et la météo a déjà changé. Nous abordons alors une partie particulièrement houleuse de la baie : la jonque avance, chevauchant les vagues lourdes et puissantes, dans un remous rendant un peu malade ! En fin de matinée, le temps est de nouveau au beau et c'est sous le soleil que nous prenons notre repas de midi, dans la baie de BAI TU LONG. L'après-midi est propice au kayak, au concours de plongé (ou plutôt saut ...) dans la mer ou encore à la lecture. Nous profitons de notre passage dans un lagon isolé pour "faire un peu le ménage" en recueillant dans notre kayak les quelques déchets flottants que nous nous acharnons à récupérer jusqu'au dernier. Nous décidons de baptiser ce lagon "le lagon Christieu" en l'honneur de ceux qui l'ont (très temporairement) nettoyé.
La jonque se rend ensuite dans un village de pêcheur flottant dont nous visitons les élevages de poissons et de calamars, l'un d'eux nous fournissant d'ailleurs notre repas du soir. Nous pouvons constater la voracité des poissons lorsqu'un des membres de notre équipage pêche des petits poissons qu'il jette ensuite dans un bassin où les gros poissons se ruent sur ces petits repas tombés du ciel. Le calamar sera, lui, servi dans un autre recoin isolé de la baie, après que nous ayons assisté là encore à un magnifique coucher de soleil dont les couleurs roses et rouges nous ont émerveillé. C'est donc repus et heureux que nous profitons de notre dernière nuit à bord.
Jeudi 12 septembre : Nouveau réveil sous la pluie. Cette fois-ci, elle ne nous quittera pas avant de débarquer de la jonque à 13h. Avant cela, nous avons tenté de voir des singes sur "l'île aux singes", mais ces derniers devaient être à l'abri des gouttes. Arrivés à 13h au port de CAT BA, nous reprenons le bus dans l'autre sens avant d'emprunter le bateau rapide jusqu'au port d'HAI PHONG, où nous attend un chauffeur qui doit nous transférer à TAM COC, à côté de NINH BINH. Et c'est donc parti pour 3 heures d'angoisse et de fatigue, les routes et les conducteurs vietnamiens faisant la part belle aux dépassements dangereux et sans visibilité. Le trajet est très long et c'est fatigués que nous arrivons à notre hôtel (DUC THUONG) à TAM COC vers 18h30.
Après un court repos dans notre chambre, nous remontons la rue principale (et quasiment unique) de TAM COC, le long de l'embarcadère permettant de visiter la fameuse "baie d'Along terrestre". Là s'alignent les restaurants pour touristes, chacun souhaitant à notre passage nous inviter pour manger chez lui plutôt que chez un autre. La ville tourne beaucoup autour du tourisme et nous nous sentons déjà comme deux portemonnaies ambulants. De guerre lasse, et n'ayant pas bien compris les indications de Jimmy sur la bonne adresse du coin, nous nous arrêtons dans un restaurant en peu à l'écart de la route, constatant trop tardivement la présence d'un groupe de plusieurs français attablés, signe du caractère plutôt touristique de celui-ci. Et nous ne nous sommes pas trompés : tout est fait pour que nous prenions un menu faussement varié et en définitif insipide, mal cuisiné et en plus cher pour ce que c'est (170000 dongs par personne). Nous sortons de là un peu dégoûté d'avoir vécu là notre 2ème réelle arnaque de notre séjour (après le taxi vers chez Jimmy). Nous sommes néanmoins heureux de pouvoir nous coucher dans un bon lit, fatigués de cette journée de transition.
Vendredi 13 septembre : Réveil matinal au son du marché mais surtout grâce (ou à cause) de la radio locale qui criait et scandait dès 5h du matin, sur un ton de fanatique prêchant les préceptes du communisme. Petit tour au marché, bien pâle par rapport à celui de BAO LAC ...
Retour à l'hôtel pour un petit déjeuner pour lequel nous sont servies des baguettes de pain vietnamiennes, gonflées à la pompe à air ... A 8h, nous sommes devant l'embarcadère et prenon sensuite place dans une barque, direction "la baie d'Along terrestre". Notre capitaine de barque est une femme souriante, qui nous épate lorsqu'elle se met à ramer avec les pieds ! Nous naviguons donc le long de la rivière, à la découverte de très beaux paysages, qui plus est ensoleillés. Le tout porte très bien son nom, la ressemblance avec la baie d'Along se vérifiant au gré des pics déchiquetés et des trois grottes que nous traversons. Le tout, aller-retour, dure deux bonnes heures. Avant de rebrousser chemin, nous n'évitons pas l'amicale et souriante pression commerciale d'une vendeuse ambulante qui nous a suivi en barque tout du long, qui prétexte la fatigue de notre guide pour nous vendre une boisson et un paquet de gâteau, à lui offrir. Nous partons là-dessus, mais ce ne sera pas sans suite, puisqu'à notre retour àl'embarcadère, notre guide nous réclame également de l'argent, mais nous lui rétorquons que le pourboire est constitué de ce que nous lui avons acheté (la combine entre les deux étant un peu "grosse" , nous n'avons pas voulu être les pigeons de l'histoire !). TAM COC a définitivement un côté"attrape-touristes" !
Nous poursuivons nos visites en louant des vélos, pour nous rendre dans un temple isolé. La route n'est pas très bonne mais nous nous amusons bien avec nos vélos, à éviter les trous et les flaques. Le temple en lui-même n'a rien d'exceptionnel, si ce n'est son vieux gardien, qui insiste auprès de chacun de nous pour qu'on fasse une donation ... Nous leur en faisons une de 2000 dongs (soit 7 centimes d'euro ...), en bons mécréants que nous sommes !!!
Nous reprenons nos plus beaux vélos pour aller cette fois-ci à la pagode de BICH DONG. Celle-ci, située à environ 2 kilomètres de TAM COC au terme d'une bonne route goudronnée, est autrement plus jolie que le temple. Le site comporte en fait plusieurs pagodes réparties entre 3 niveaux, auxquels on accède par plusieurs escaliers. La vue de l'endroit le plus élevé est impressionnante. Le site est en revanche très fréquenté, aussi d'ailleurs par des vietnamiens qui ont fini par se mettre sur la gueule à la sortie ! Moment tension donc avant de reprendre les vélos.
Nous revenons pour midi à TAM COC et se pose alors la question fondamentale du repas dans ce repère d'attrape-touristes. Nous rappelons Jimmy et cette fois-ci, nous comprenons mieux ses indications et aboutissons au "Father cooking", restaurant qui ne paye pas de mine, dans l'artère centrale de la ville, mais qui s'avère être tout à fait délicieux et tenu par une vietnamienne chaleureuse. Nous dégustons un repas qui nous fait oublier l'erreur (et l'horreur) de la veille. Entre nems, omelette, soupe, liserons d'eau et autres, le repas est divin et au surplus peu onéreux (200000 dongs pour 2 !).
C'est donc heureux et rassasiés que nous chevauchons nos fiers vélos vers la grotte de MUA, cette fois-ci à environ 4 kilomètres de la ville. Le paysage autour est très agréable, fait de champs et de rizières, même si un peu de pluie se rappelle à nos bons souvenirs. En arrivant à la grotte de MUA, le temps se remet au beau. Nous visitons d'abord le jardin, agrémenté de cours d'eau, de petits ponts et de statues de personnages burlesques. Un amphithéâtre en plein air, encadrés de jolis dragons, achève de faire de ce lieu un site de représentation. La grotte en elle-même n'a que peu d'intérêt mais, en revanche, un escalier de 465 marches mène à un sanctuaire dédié à la déesse de la Miséricorde, tout en haut d'une crête dont on voyait un versant lors de notre visite de la baie d'Along terrestre. La vue est magnifique et nous en profitons pour nous reposer et nous sécher après une montée particulièrement éprouvante qui a mis nos vêtements à rude épreuve ... Après ce temps de repos, nous achevons nos genoux avec la descente avant de reprendre nos vélos et de revenir à TAM COC.
Arrêt pour un café au "father cooking", puis douche et préparation pour la longue nuit qu inous attend : ce soir, c'est bus de nuit vers HUE ! Embarquement à 20h, après un autre repas au "Father cooking", définitivement une superbe adresse, puis nous nous retrouvons coincés à l'arrière du bus, dans un réduit aux apparences de cercueil. C'est le début d'une longue, très longue nuit, qui s'achèvera à 8h le lendemain matin, soit après 12 heures passées dans une boîte !
Samedi 14 septembre Arrivés à HUE vers 8h, direction le quartier "routard" pour prendre une chambre au HUENINO hôtel, très, très agréable endroit au service impeccable et à la déco un peu surprenante, mais surtout qui sert une confiture de fruit de la passion à se damner, généreusement servie pour un petit déjeuner "bonus" proposé dès notre arrivée !
Nous prenons nos quartiers au 3ème étage et commençons cette journée par une grosse lessive. Il y en avait besoin après plus de 10 jours de vadrouille dans le Nord. La chambre finit recouverte de vêtements à sécher. Heureusement il fait beau et cela devrait aller vite !
Départ 11h30 pour une petite promenade vers le restaurant "chez OVI", histoire de se mettre en appétit. Nous arrivons, heureux de trouver un havre de paix et un peu de fraicheur dans le magnifique jardin du restaurant. Nous sommes les seuls clients et nous dégustons tranquillement un menu composé de 8 plats tous plus colorés, décorés et délicieux les uns que les autres ! Chaque plat mélange harmonieusement une multitude de saveurs.
Après le repas nous rejoignons notre guide pour une après-midi de visite de la cité impériale et de la cité interdite. Nous sommes d'abord étonnés par le peu de vestiges restant de cette période, les guerres successive ayant détruit de nombreux bâtiments. Mais qu'à cela ne tienne nous découvrons le palais royal, la bibliothèque, le palais de la reine mère, le théâtre ... et faisons travailler notre imagination pour reconstituer le reste de la cité. Nous ne regrettons pas d'avoir pris un guide pour nous aider à mieux comprendre l'histoire du site et c'est vers 17h30 que nous nous séparons de celui-ci. Un petit verre en rentrant puis au lit, après une grosse journée et surtout la fatigue du bus de la nuit précédente.
Dimanche 15 septembre Petit déjeuner revigorant servi au HUENINO, puis location d'une moto pour la journée : au programme, visite des mausolées de la dynastie de NGUYEN, en plus sous un temps très agréable.
En route donc pour le mausolée de MING MANG, le plus au Sud de la série que nous voulons visiter. En chemin, une gentille dame nous fait remarquer que notre clignotant est allumé, puis elle nous propose de nous conduire jusqu'au mausolée puisque sa maison est juste à côté et qu'elle "a le temps". Nous acceptons un peu naïvement ... Nous découvrons ensuite le mausolée, le plus beau peut-être et le plus grandiose, à la hauteur de la mégalomanie du personnage ... Nous retrouvons ensuite la gentille dame, qui souhaite nous inviter chez elle. Elle nous y sert un thé et nous discutons joyeusement ... pour au final, au moment du départ, qu'elle nous demande de l'argent ! Très gênés par la situation, nous lui indiquons que ce genre de procédé ne fonctionne pas avec nous et c'est donc sur un sentiment de déception que nous partons et mettons fin à un moment qui aurait pu être très cordial.
Nous nous rendons ensuite au mausolée de KHAI DINH, où nous nous émerveillons des figures de mandarin en pierre de la cour ainsi que des couleurs chatoyantes des mosaïques tapissant l'intérieur du mausolée. Tout cela est sans aucune commune mesure avec le peu d'importance de l'Empereur en question, celui-ci n'ayant été globalement qu'une marionnette aux mains des français.
Direction ensuite le mausolée de TU DUC, l'Empereur poète. Le site est gigantesque et nous passons beaucoup de temps à visiter l'ensemble des monuments éparpillés dessus, ceux-ci concernant tant l'Empereur que sa femme, sa mère ainsi que son enfant adoptif. Le site est très champêtre et nous prenons du plaisir à le parcourir tranquillement.
Nous achevons ces visites au moment de rejoindre Claire, compatriote française rencontrée lors de notre périple dans le Nord, qui travaille dans un orphelinat situé au Sud de HUE, près justement du mausolée de TU DUC. Nous allons manger ensemble avant qu'elle ne nous fasse visiter les locaux de l'orphelinat. Nous la quittons après avoir discuté longuement avec elle, alors que la pluie fait un passage court mais remarqué.
Nous poursuivons en cherchant assez longuement "l'arène des tigres", monument perdu au milieu de nul part, malheureusement quasiment inaccessible au public mais néanmoins drôle lorsqu'on sait que les combats organisés entre éléphants, symboles du pouvoir impérial, et les tigres étaient complètement tronqués du fait que les pauvres tigres n'avaient plus ni dents ni griffes ... Nous faisons ensuite un arrêt à la pagode TU HIEU, lieu isolé dans une forêt servant de monastère, où nous assistons à une séance de psalmodies, chants lancinants et répétitifs sur fonds d'instruments percutants, le tout enrobé dans des vapeurs d'encens ... Moment psychédélique intense ! Nous en profitons également pour apprécier la beauté du site.
Nous achevons cette journée d'abord par un petit tour par l'esplanade arborée de NAM GIAO pour ensuite traverser la ville et terminer par la visite de la pagode THIEN MU, haut lieu de la contestation vietnamienne. Le site est en revanche très touristique.
Avant de rendre notre moto vers 18h, nous faisons le tour de la cité impériale, participant ainsi au flot impressionnant de la circulation dans les rues étroites de HUE. A nouveau piétons, direction "la Boulangerie Française", boulangerie - salon de thé dans lequel sont vendues les productions des apprentis boulangers formés à l'orphelinat où travaille Claire avec au menu : chausson aux pommes etAmandine, a compagnés de café et de jus d'ananas. Un délice ! Nous ne dinerons pas ce soir, fatigués de cette journée visite passionnante et motorisée !
Lundi 16 septembre Notre objectif du jour est de partir à HOI AN pour la suite du voyage. Nous optons, sur les conseils précieux de Jimmy, pour la location d'un véhicule avec chauffeur afin de pouvoir nous arrêter, tout le long de la route (environ 120 km) aux endroit intéressants. Départ donc pour 8h30, après un ultime petit déjeuner délicieux au HUENINO, qui est très clairement une adresse géniale.
La première étape est un petit village de pêcheur où nous faisons quelques photos. La seconde est la baie de LANG CO avec sa très belle plage, avant la montée vers "le Col des Nuages", d'où le point de vue d'un côté est LANG CO et la mer, et de l'autre DA NANG. Arrêt ensuite à "China Beach" à DA NANG puis aux "montages de Marbre". Celles-ci se visitent, tant pour leurs grottes souterraines que pour ses temples troglodytes et ses pagodes construites dans leurs hauteurs. La visite est vraiment bien et également fatigante, en raison des marches et de la chaleur du soleil. Nous nous rafraichissons dans les grottes en hauteur, parfois aux allures de cathédrales, impressionnantes d'envergure comme de leur ambiance sacrée.
C'est au final vers 13h que nous arrivons à HOI AN. Le temps de déposer nos affaires au HOA BINH HOTEL et nous voilà ensuite installés à la terrasse du MINH HIENQUAN CHAY RESTAURANT, restaurant végétarien où nous commandons trois fois trop de choses pour nous, certes très bonnes, mais sacrément épicées !
L'après-midi sera consacrée à la visite de la vieille ville de HOI AN : maisons anciennes, pont japonais, congrégation chinoise de Fugian. La ville est très jolie et bien conservée, en revanche un peu trop touristique, les boutiques de vêtements ou de souvenirs s'alignant les unes à côté des autres dans toutes les rues. Fatigués en fin de journée, nous nous retrouvons à notre hôtel, sans diner, pour nous coucher vers... 20h30 !
Mardi 17 septembre Petit déjeuner gargantuesque ! Pancakes, tartines, fruits (fruits de la passion, ananas, pastèque !), omelette... et tant d'autres choses ! Nous mangeons tout cela au bord de la piscine, revigorés pour cette nouvelle journée de découverte.
A 8h30 ce matin, nous sommes cherchés en moto pour une matinée plutôt alléchante : découverte d'un village réputé pour ses potagers, présentation et travaux pratiques, cours de cuisine et dégustation. Le personnel qui nous reçoit est des plus chaleureux et l egroupe dans lequel nous sommes intégrés l'est aussi ( 2 canadiens, un australien et une néo-zélandaise). La présentation des diverse herbes aromatiques est intéressante et impressionnante (on comprend mieux pourquoi la nourriture locale est tellement bonne) mais le plus drôle arrive lorsqu'on doit mettre en pratique, habillés en agriculteurs vietnamiens, les démonstrations de bêchage, de plantation et d'arrosage des parcelles. Fous rires garantis ! Suivent les cours de cuisine, avec confection de nouilles et de galettes de riz puis de deux autres recettes que nous nous empressons d'effectuer. Le résultat est plutôt encourageant puisque nous dégustons nos productions avec délice, accompagnées de mets supplémentaires préparés par nos hôtes, le tout pour un repas vraiment agréable et délicieux. Le temps est alors vraiment devenu pluvieux, heureusement juste après notre passage dans les champs. C'est vers 13h que nous revenons vers HOI AN, alors que la pluie redouble. L'après-midi sera faite de repos et de lecture à l'hôtel, avec une sortie au REACHING OUT TEA HOUSE pour une session "cafés-cookies" plutôt satisfaisante, avant d'aller diner le soir au "MORNING GLORY", fabuleux restaurant où nous nous régalons de quelques plats locaux parfaitement cuisinés.
La journée s'achève après une ultime ballade nocturne dans la ville illuminée et épargnée alors par la pluie: c'est le dernier soir de la "fête des enfants" et ces derniers envahissent certaines rues, déguisés en dragon de couleurs différentes et entrant au rythme des tambours dans les boutiques et les restaurants. L'ambiance est joyeuse, à peine atteinte par une pluie qui va se remettre à tomber fortement en fin de soirée, que l'on entendra très distinctement au moment de nous endormir.
Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... English translation pending
Ca y est, encore un carnet sur Bali, l'île aux fleurs qui n'a plus rien d'original selon les spécialistes (ou devrais-je plutôt dire les connaisseurs) de l'Indonésie. C'est vrai qu'on entend souvent que Bali est devenu l'image parfaite du tourisme de masse, la destination qui figure sur tous les catalogues des tours-operator.
Pourquoi y aller dès lors ? Sûrement parce que KLM cassait les prix sur le vol pour Denpasar, sûrement car il y a sans doute moyen d'éviter les cars et les hôtels-spa formule all inclusive, sûrement parce que Bali était tout de même sur notre liste des endroits où aller (et pendant qu'il est encore temps vu les messages alarmistes quant à la gestion du tourisme sur l'île), sûrement car nous avions besoin de notre dose d'Asie et qu'en septembre, mousson oblige, Bali restait une valeur sûre en terme de météo.
KLM donc. Un vol sans surprise, avion à l'heure, assez neuf pour avoir un large choix de films, un horaire agréable avec un transit de deux heures seulement à Amsterdam. Bien sûr, la qualité du service ne vaut pas Qatar, Etihad ou Emirates, mais comme dit plus haut, à 680 Euros le Genève-Amsterdam-Denpasar, on ne fait pas trop la fine bouche. Seul bémol, le triple 7 version 300 utilise chaque espace pour entasser ses passagers. Peu de place pour les jambes, siège étroit, heureusement la petite-pilule-miracle-qui-fait-dormir a fait son effet. Un stop d'une heure à Singapour pour remplir les réservoirs et laisser descendre une partie de l'avion et en deux heures supplémentaires nous posons à Denpasar. 20 heures de voyage, c'est loin Bali.
L'arrivée est simple, on va faire la queue pour payer le visa, 25 US $ ou 20 Euros. On reçoit une quittance à montrer à l'Immigration qui va apposer le sésame dans votre passeport. Récupération des bagages et nous voilà dehors en moins de 40 minutes. A la sortie, des dizaines de chauffeurs affichent des pancartes avec autant de noms de clients. Si vous êtes attendus, préparez-vous à de la lecture, il est très facile de ne pas repérer sa petite pancarte.
Pour notre part, notre chauffeur est là, nous l'identifions dans la foule. Direction Taman, un petit village pas très loin d'Ubud, "in the middle of nowhere" comme aime l'appeler Wayan chez qui nous logeons. Wayan et sa femme Ayu tiennent un petit B&B à l'écart des circuits touristiques, pour ceux qui veulent justement vivre Bali autrement. Un petit bugalow au fond du jardin, un lit douillet, une moustiquaire efficace, une incroyable douche en plein air et un splendide jardin tropical. Nous avions trouvé ce petit bijou via le site Airbnb.com et dès notre arrivée, nous savons déjà que nous ne nous sommes pas trompés d'endroit. L'accueil est chaleureux, le couple et leurs deux enfants sont aux petits soins. Nous faisons connaissance autour d'une tasse de thé, le courant passe, surtout que tous parlent un excellent anglais ce qui facilite la communication.
La première nuit est fraîche, le drap immaculé ne sera pas de trop. Le décalage bat son plein vers les 3 heures du matin, nous tenant réveillés et nous permettant d'entendre chiens, criquets, geckos et les habituels coqs, qui comme partout dans le monde chantent au milieu de la nuit. Au petit matin, la fatigue nous permet de regagner quelques heures de sommeil avant un succulent petit-déjeuner, omelette aux légumes et fruits frais au programme. Wayan nous décrit une balade à faire à pied dans les environs, une boucle d'environ une heure à travers la campagne. Un des chiens de la famille va nous servir de guide, si ce n'est pas plutôt le contraire, et nous voila partis au milieu des rizières juste derrière la maison. Pas un Blanc à l'horizon. Nous voyons plusieurs paysans travailler pieds nus dans l'eau et la boue et nous nous approchons pour voir ce dur labeur. Les sourires nous accueillent. La balade dure effectivement une heure, non seulement dans la nature, mais aussi le long d'une petite route entourée d'habitations. Le chien de Wayan semble apprécier faire peur aux poules, il joue à leur courir après.
De retour au B&B, nous décidons de partir pour Ubud. Wayan va donc nous louer un scooter et nous fournir une carte, dessinée à la main, pour trouver notre chemin. La carte en question est indispensable, ici aucun nom de rue, aucun panneau indicateur, par contre beaucoup de carrefours et de routes qui partent à droite ou à gauche. Trouver la route principale pour Ubud n'a pas été si compliqué. Mais ensuite, nous avons dû demander notre chemin deux ou trois fois pour rejoindre la ville. La circulation se fait lentement, mais il faut avouer qu'il vaut mieux être assez habile en deux roues pour se lancer sur les routes balinaises.
Nous atteignons Ubud qui est une ville qui s'étale sur une large distance. Nous laissons le scooter et les casques près d'un supermarché K pour partir à pied le long de Monkey Forest Road. Nous n'allons volontairement pas à la Monkey Forest, car Wayan va nous emmener faire un tour en vélo et nous passerons justement dans une forêt peuplée de singes, mais sans touriste du côté de Sangeh. Ubud, une succession de boutiques, d'hôtels de classe supérieure avec spa, de restaurants, mais aussi des dizaines d'hommes qui vous sollicitent pour un transport en taxi. La haute saison semble être terminée, les touristes ne semblent plus être si nombreux et le travail manque visiblement pour les chauffeurs. A part cela, il est agréable de se promener dans les rues. Nous achetons une carte SIM indonésienne destinée à nos appels locaux. Petit repas dans un restaurant sur Monkey Forest Road, certifié Tripadvisor, puis ce sera le retour vers Taman et notre petit bijou.
Là encore, aucun panneau pour se repérer. Il va falloir se souvenir du trajet aller et demander son chemin à quelques reprises. A l'arrivée vers Taman, il y a de grandes rizières, bien vertes, au milieu desquelles des enfants font voler des cerfs-volants. Nous partons les voir à travers les petits chemins entre les champs. Un beau spectacle dans un splendide paysage. A notre retour, je me décide pour un massage qui sera effectué par une femme du village, venue pour l'occasion. Une heure de relaxation et de plaisir après les 20 heures d'avion d'hier.
Première journée à Bali et nous prenons nos marques. Pour la conduite du 2 roues, pour la nourriture, les gens, l'ambiance. Ca démarre bien !
La seconde nuit n'est pas aussi fraîche que la première et notre sommeil commence à se réguler. Au milieu de la nuit, c'est une belle averse tropicale qui va tout de même nous réveiller, avant de nous bercer. Le matin, la faune s'éveille, toujours les coqs, que la pluie avait rendus silencieux, et les chiens bien sûr. Pour notre petit-déjeuner, Ayu part au fond de son jardin tropical chercher quelques bananes directement sur l'arbre. Elle nous propose un "green pancake", en nous expliquant qu'il s'agit d'une pâte à crêpe mixée avec les feuilles d'une plante locale. Il faut goûter, alors allons-y. Sur l'assiette, le pancake est bien vert et agrémenté de bananes, et il faut encore le parsemer de sucre de palme tiède. Un délice !
Aujourd'hui, Wayan et Ayu sont invités à la cérémonie de mariage d'un cousin. Et ils nous convient à participer à la fête. Wayan va même nous fournir des habits traditionnels balinais, un sarong et une coiffe spéciale afin de respecter les coutumes. Nous devons être au B&B à 13h00 pour nous préparer. Ce qui nous laisse le temps de partir visiter les environs, toujours en scooter. Wayan nous dit qu'il y a un petit lac où ses enfants aiment aller nager, pas très loin, et que dans cette région il y a encore la Monkey Forest de Sangeh. Il nous dessine une nouvelle fois une carte afin que nous ne nous perdions pas sur les petites routes des environs. En peu de temps, nous arrivons vers ce petit lac, au pied d'un temple. L'endroit est assez photogénique. Nous poussons ensuite vers la Monkey Forest de Sangeh. La différence avec Ubud est que l'endroit est géré par une communauté villageoise, à qui profitent les bénéfices tout en fournissant des emplois. Un guide accompagne les visiteurs, mais surtout pour s'assurer que les singes ne soient pas trop dérangeants. Le site est vraiment beau avec une allée splendide et des arbres d'une belle hauteur. Les singes sont là, mais n'ont aucune agressivité. Contrairement à ce qu'on lit au sujet de la Monkey Forest d'Ubud, ici ils ne tentent pas de piquer tout ce qu'ils peuvent. Par contre, sans même prévenir, les voilà sur votre dos, sur votre crâne ou sur vos épaules. Le guide, et lui seul dans un premier temps, peut alors leur donner un biscuit, le temps de faire une photo. Il suffit ensuite de s'accroupir pour que l'animal redescende et aille chercher sa friandise auprès d'un autre visiteur. A la sortie du site, il y a évidemment le passage obligé devant de nombreuses boutiques, mais les sollicitations sont polies et pas agressives.
Fin de matinée, retour chez Wayan, toujours à l'aide de l'excellente carte qu'il m'a préparée. Circuler sur ces petites routes est très agréable, peu ou pas de trafic, allure lente et plein de choses à voir. Comme ces serpents écrasés sur la route, tout gris et long parfois d'un mètre ou plus. Wayan me dit qu'ils viennent des rizières, mais qu'ils ne sont pas dangereux. Les paysans les protègent même, car ils mangent les petits rongeurs qui abîment les plantations.
A 13h00, nous sommes pile au rendez-vous. Wayan et Ayu vont nous préparer pour aller à la cérémonie, car nos habits occidentaux ne seront pas adaptés. Chacun de nous aura donc son sarong, avec la ceinture, et pour ma part, je porterai encore la coiffre balinaise, une espèce de bandana, mais vide sur le milieu du crâne. Nous arrivons au temple où tout se déroule. Le couple de mariés n'est pas encore là, mais la communauté du village est déjà bien présente. Les gens ne nous dévisagent pas, nous sommes accueillis par des sourires et des "Hello". A peine assis, on nous offre du thé et quelques gâteaux balinais. Nous constatons que les femmes se regroupent entre elles, avec les enfants, alors que les hommes partent à l'écart pour jouer aux cartes et boire du vin de palme. Un vin qu'on me fait goûter en me précisant que de l'écorce de noix de coco y a été ajouté afin de la faire fermenter et augmenter le taux d'alcool. Autant le dire, ce n'est pas vraiment fameux.
Les mariés se font attendre, mais vers les 15h00 les voilà qui arrivent. La future épouse est parée d'un magnifique sarong et surtout d'une coiffe faite de métal doré et de vraies fleurs. De plus, elle est super maquillée, yeux, lèvres, fond de teint, faux cils, évidemment c'est la reine du jour. Le marié, lui, porte un veste de velours, un pantalon en soie, le tout dans les tons bleus, avec la traditionnelle ceinture balinaise et un poignard sur le flanc. Les mariés déambulent dans la foule des villageois, un peu dans l'indifférence générale. Puis, les deux familles concernées se regroupent sous un couvert, pour des discussions et des recommandations, avant que les mariés ne signent un registre. Ils iront ensuite devant le temple, pour une cérémonie religieuse, ne regroupant que quelques participants. Puis, il y a aura encore la bénédiction des offrandes. Nous n'avons pas tout compris aux rites du mariage à Bali, mais il semblerait bien que la communauté du village de Taman se regroupait pour assister et être témoin de l'union et non pas pour la fêter. Ni musique, ni chants, juste de la présence. Nous aurons également mangé sur place, avec les doigts, goûtant aux plats préparés pour la circonstance.
Tout au long de l'après-midi, nous aurons eu droit à des sourires. La mariée elle-même viendra nous remercier d'être venus assister à son union et nous avons pu prendre quelques photos avec elle. En milieu d'après-midi, nous avons été rejoints par des Québécois qui ont réservé une chambre chez Wayan, dans des nouveaux bungalows construits plus loin dans son jardin. Des chambres flambantes neuves, également avec une magnifique douche extérieure.
Le soir à table, nous faisons connaissance avec Mike et Isabelle qui ont quitté la Belle Province pour 40 jours de voyage à Bali et peut-être ses environs. Belle journée bien remplie.
Troisième jour à Taman. Aujourd'hui, nous partons visiter en scooter les temples de Gunung Kawi et du Tirta Empul dans la région de Tampaksiring. Départ vers 09h30, direction Ubud. Cette fois-ci, plus besoin de carte, nous maîtrisons le trajet sans souci. Nous avons décidé, sur conseil de Wayan, de passer par Tekallalang pour couper ensuite sur Tampaksiring. Selon lui, la route est plus belle par là. A Ubud, nous passons devant le marché et pour une fois la direction est indiquée.
La route qui monte vers Tekallalang n'est qu'une succession de boutiques et de magasins, vendant surtout de l'artisanat local. A la sortie de Tekallalang, nous atteignons le village de Cekin. Et là, c'est le spectacle garanti. De magnifiques rizières en terrasse directement en face de la route, bien vertes. Nous faisons un stop évidemment et il est même possible de monter dans les terrasses contre une petite donation personnelle. Que ce soit vers la route ou au milieu des rizières, l'endroit est particulièrment photogénique. Nous y restons le temps de finir la balade, avant de repartir. Arrivés à Sebatu, c'est par là normalement que la route tourne pour Tampaksiring. Mais comme à chaque fois, aucun panneau n'indique le chemin à suivre. Il faut donc demander, mais on nous indique toujours la bonne direction avec le sourire.
A peine sur le chemin quittant Sebatu, voilà que nous apercevons un panneau indiquant le Gunung Kawi. Déjà ? Nous nous y rendons et nous visitons ce beau, mais modeste temple. Nous apprendrons plus tard qu'il ne s'agit pas du Gunung Kawi mentionné dans les guides, lequel se trouve bien dans la ville de Tampaksiring. Tampaksiring, où nous avons failli passer à côté du Gunung Kaw que nous voulions voir et qui est indiqué depuis une large avenue. Avant de nous y rendre, nous avons pris notre lunch au bord de la route, dans un petit Warung dont la nourriture était exposée en vitrine. Une assiette de riz, et on y rajoute ce que l'on veut selon la préparation du jour. Simple mais bon, deux assiettes pour 35'000 Rps.
Le "vrai" Gunung Kawi est splendide. Il est en bas d'une longue série d'escaliers, dans un petit vallon où coule une rivière. Sous un couvert, des femmes préparent des offrandes et nous montrent ce qu'elles sont en train de confectionner, acceptant aussi d'être prises en photo. Business is business, mais dommage que le site soit envahi par les vendeurs tout au long de l'entrée et sur une partie de la descente. Sans nous harceler vraiment, ils sont tout de même assez insistants.
Nous aurons ainsi vu les deux Gunung Kawi de la région !
A quelques minutes du Gunung Kawi se trouve le temple de Tirta Empul. Un splendide endroit, très fréquenté au milieu de l'après-midi. Outre les bâtiments du temple, on y trouve aussi des bains publics où les Balinais viennent se purifier dans un bassin qui déverse de l'eau d'une source sacrée découverte en 962. Là encore, le spectacle est au rendez-vous et nous pouvons prendre de splendides photos. Une seule touriste a osé se mettre à l'eau, les autres Occidentaux se contentant de prendre quelques photos. Je ne résiste pas à l'idée de me tremper dans cette eau limpide. Un vestiaire commun permet de se changer et il y a des casiers pour ranger ses affaires. Exclu de se baigner en maillot de bain, il faut garder au minimum le sarong. Et bien je rendrai le mien complètement mouillé à Wayan. L'eau est fraîche sans être froide. Le fond du bassin est rempli de cailloux et le rituel consiste à aller à l'une des fontaines qui déversent l'eau pour se mouiller le crâne. Je me lance donc et je me purifie de l'eau de la source sacrée. Les Balinais sourient en me voyant aller et ressortir de l'eau. Moquerie ? Respect ? Difficile de savoir. En tous les cas, pas de réaction hostile à ma présence dans les bassins.
Retour ensuite sur Taman, via Ubud. Là encore, pas de souci particulier, nous retrouvons notre chemin facilement. La conduite en scooter n'est pas si compliquée, surtout compte tenu du fait que le trafic est lent. D'ailleurs, la moyenne parcourue ne dépasse pas les 30-35 km/h, si on sort des grands axes, que ce soit en voiture ou en 2 roues. Le truc est de bien être attentif à ce qui est autour de soi, de rester bien à gauche de la chaussée et de rouler dans le trafic. Rester bien à gauche est une règle essentielle. Une voiture qui arrive en face et qui veut dépasser ne va pas se soucier de vous si vous êtes au milieu de votre propre voie. C'est à vous de vous pousser ! Et attention aux trous aussi, ils sont rares, car le bitume est bon, mais avec les petites roues des scooters, passer dans un trou à une certaine vitesse serait synonyme de chute et d'ennuis...
En arrivant à Taman, nous nous arrêtons au marché acheter quelques beignets pour toute la famille de Wayan et les occupants de son B&B. Nous faisons aussi le plein d'essence dans une des petites échoppes qui proposent de la benzine au litre, dans des bouteilles d'Absolute Vodka. Avant de regagner notre résidence pour nous remettre de la fatigue de la journée.
KLM donc. Un vol sans surprise, avion à l'heure, assez neuf pour avoir un large choix de films, un horaire agréable avec un transit de deux heures seulement à Amsterdam. Bien sûr, la qualité du service ne vaut pas Qatar, Etihad ou Emirates, mais comme dit plus haut, à 680 Euros le Genève-Amsterdam-Denpasar, on ne fait pas trop la fine bouche. Seul bémol, le triple 7 version 300 utilise chaque espace pour entasser ses passagers. Peu de place pour les jambes, siège étroit, heureusement la petite-pilule-miracle-qui-fait-dormir a fait son effet. Un stop d'une heure à Singapour pour remplir les réservoirs et laisser descendre une partie de l'avion et en deux heures supplémentaires nous posons à Denpasar. 20 heures de voyage, c'est loin Bali.
L'arrivée est simple, on va faire la queue pour payer le visa, 25 US $ ou 20 Euros. On reçoit une quittance à montrer à l'Immigration qui va apposer le sésame dans votre passeport. Récupération des bagages et nous voilà dehors en moins de 40 minutes. A la sortie, des dizaines de chauffeurs affichent des pancartes avec autant de noms de clients. Si vous êtes attendus, préparez-vous à de la lecture, il est très facile de ne pas repérer sa petite pancarte.
Pour notre part, notre chauffeur est là, nous l'identifions dans la foule. Direction Taman, un petit village pas très loin d'Ubud, "in the middle of nowhere" comme aime l'appeler Wayan chez qui nous logeons. Wayan et sa femme Ayu tiennent un petit B&B à l'écart des circuits touristiques, pour ceux qui veulent justement vivre Bali autrement. Un petit bugalow au fond du jardin, un lit douillet, une moustiquaire efficace, une incroyable douche en plein air et un splendide jardin tropical. Nous avions trouvé ce petit bijou via le site Airbnb.com et dès notre arrivée, nous savons déjà que nous ne nous sommes pas trompés d'endroit. L'accueil est chaleureux, le couple et leurs deux enfants sont aux petits soins. Nous faisons connaissance autour d'une tasse de thé, le courant passe, surtout que tous parlent un excellent anglais ce qui facilite la communication.
La première nuit est fraîche, le drap immaculé ne sera pas de trop. Le décalage bat son plein vers les 3 heures du matin, nous tenant réveillés et nous permettant d'entendre chiens, criquets, geckos et les habituels coqs, qui comme partout dans le monde chantent au milieu de la nuit. Au petit matin, la fatigue nous permet de regagner quelques heures de sommeil avant un succulent petit-déjeuner, omelette aux légumes et fruits frais au programme. Wayan nous décrit une balade à faire à pied dans les environs, une boucle d'environ une heure à travers la campagne. Un des chiens de la famille va nous servir de guide, si ce n'est pas plutôt le contraire, et nous voila partis au milieu des rizières juste derrière la maison. Pas un Blanc à l'horizon. Nous voyons plusieurs paysans travailler pieds nus dans l'eau et la boue et nous nous approchons pour voir ce dur labeur. Les sourires nous accueillent. La balade dure effectivement une heure, non seulement dans la nature, mais aussi le long d'une petite route entourée d'habitations. Le chien de Wayan semble apprécier faire peur aux poules, il joue à leur courir après.
De retour au B&B, nous décidons de partir pour Ubud. Wayan va donc nous louer un scooter et nous fournir une carte, dessinée à la main, pour trouver notre chemin. La carte en question est indispensable, ici aucun nom de rue, aucun panneau indicateur, par contre beaucoup de carrefours et de routes qui partent à droite ou à gauche. Trouver la route principale pour Ubud n'a pas été si compliqué. Mais ensuite, nous avons dû demander notre chemin deux ou trois fois pour rejoindre la ville. La circulation se fait lentement, mais il faut avouer qu'il vaut mieux être assez habile en deux roues pour se lancer sur les routes balinaises.
Nous atteignons Ubud qui est une ville qui s'étale sur une large distance. Nous laissons le scooter et les casques près d'un supermarché K pour partir à pied le long de Monkey Forest Road. Nous n'allons volontairement pas à la Monkey Forest, car Wayan va nous emmener faire un tour en vélo et nous passerons justement dans une forêt peuplée de singes, mais sans touriste du côté de Sangeh. Ubud, une succession de boutiques, d'hôtels de classe supérieure avec spa, de restaurants, mais aussi des dizaines d'hommes qui vous sollicitent pour un transport en taxi. La haute saison semble être terminée, les touristes ne semblent plus être si nombreux et le travail manque visiblement pour les chauffeurs. A part cela, il est agréable de se promener dans les rues. Nous achetons une carte SIM indonésienne destinée à nos appels locaux. Petit repas dans un restaurant sur Monkey Forest Road, certifié Tripadvisor, puis ce sera le retour vers Taman et notre petit bijou.
Là encore, aucun panneau pour se repérer. Il va falloir se souvenir du trajet aller et demander son chemin à quelques reprises. A l'arrivée vers Taman, il y a de grandes rizières, bien vertes, au milieu desquelles des enfants font voler des cerfs-volants. Nous partons les voir à travers les petits chemins entre les champs. Un beau spectacle dans un splendide paysage. A notre retour, je me décide pour un massage qui sera effectué par une femme du village, venue pour l'occasion. Une heure de relaxation et de plaisir après les 20 heures d'avion d'hier.
Première journée à Bali et nous prenons nos marques. Pour la conduite du 2 roues, pour la nourriture, les gens, l'ambiance. Ca démarre bien !
La seconde nuit n'est pas aussi fraîche que la première et notre sommeil commence à se réguler. Au milieu de la nuit, c'est une belle averse tropicale qui va tout de même nous réveiller, avant de nous bercer. Le matin, la faune s'éveille, toujours les coqs, que la pluie avait rendus silencieux, et les chiens bien sûr. Pour notre petit-déjeuner, Ayu part au fond de son jardin tropical chercher quelques bananes directement sur l'arbre. Elle nous propose un "green pancake", en nous expliquant qu'il s'agit d'une pâte à crêpe mixée avec les feuilles d'une plante locale. Il faut goûter, alors allons-y. Sur l'assiette, le pancake est bien vert et agrémenté de bananes, et il faut encore le parsemer de sucre de palme tiède. Un délice !
Aujourd'hui, Wayan et Ayu sont invités à la cérémonie de mariage d'un cousin. Et ils nous convient à participer à la fête. Wayan va même nous fournir des habits traditionnels balinais, un sarong et une coiffe spéciale afin de respecter les coutumes. Nous devons être au B&B à 13h00 pour nous préparer. Ce qui nous laisse le temps de partir visiter les environs, toujours en scooter. Wayan nous dit qu'il y a un petit lac où ses enfants aiment aller nager, pas très loin, et que dans cette région il y a encore la Monkey Forest de Sangeh. Il nous dessine une nouvelle fois une carte afin que nous ne nous perdions pas sur les petites routes des environs. En peu de temps, nous arrivons vers ce petit lac, au pied d'un temple. L'endroit est assez photogénique. Nous poussons ensuite vers la Monkey Forest de Sangeh. La différence avec Ubud est que l'endroit est géré par une communauté villageoise, à qui profitent les bénéfices tout en fournissant des emplois. Un guide accompagne les visiteurs, mais surtout pour s'assurer que les singes ne soient pas trop dérangeants. Le site est vraiment beau avec une allée splendide et des arbres d'une belle hauteur. Les singes sont là, mais n'ont aucune agressivité. Contrairement à ce qu'on lit au sujet de la Monkey Forest d'Ubud, ici ils ne tentent pas de piquer tout ce qu'ils peuvent. Par contre, sans même prévenir, les voilà sur votre dos, sur votre crâne ou sur vos épaules. Le guide, et lui seul dans un premier temps, peut alors leur donner un biscuit, le temps de faire une photo. Il suffit ensuite de s'accroupir pour que l'animal redescende et aille chercher sa friandise auprès d'un autre visiteur. A la sortie du site, il y a évidemment le passage obligé devant de nombreuses boutiques, mais les sollicitations sont polies et pas agressives.
Fin de matinée, retour chez Wayan, toujours à l'aide de l'excellente carte qu'il m'a préparée. Circuler sur ces petites routes est très agréable, peu ou pas de trafic, allure lente et plein de choses à voir. Comme ces serpents écrasés sur la route, tout gris et long parfois d'un mètre ou plus. Wayan me dit qu'ils viennent des rizières, mais qu'ils ne sont pas dangereux. Les paysans les protègent même, car ils mangent les petits rongeurs qui abîment les plantations.
A 13h00, nous sommes pile au rendez-vous. Wayan et Ayu vont nous préparer pour aller à la cérémonie, car nos habits occidentaux ne seront pas adaptés. Chacun de nous aura donc son sarong, avec la ceinture, et pour ma part, je porterai encore la coiffre balinaise, une espèce de bandana, mais vide sur le milieu du crâne. Nous arrivons au temple où tout se déroule. Le couple de mariés n'est pas encore là, mais la communauté du village est déjà bien présente. Les gens ne nous dévisagent pas, nous sommes accueillis par des sourires et des "Hello". A peine assis, on nous offre du thé et quelques gâteaux balinais. Nous constatons que les femmes se regroupent entre elles, avec les enfants, alors que les hommes partent à l'écart pour jouer aux cartes et boire du vin de palme. Un vin qu'on me fait goûter en me précisant que de l'écorce de noix de coco y a été ajouté afin de la faire fermenter et augmenter le taux d'alcool. Autant le dire, ce n'est pas vraiment fameux.
Les mariés se font attendre, mais vers les 15h00 les voilà qui arrivent. La future épouse est parée d'un magnifique sarong et surtout d'une coiffe faite de métal doré et de vraies fleurs. De plus, elle est super maquillée, yeux, lèvres, fond de teint, faux cils, évidemment c'est la reine du jour. Le marié, lui, porte un veste de velours, un pantalon en soie, le tout dans les tons bleus, avec la traditionnelle ceinture balinaise et un poignard sur le flanc. Les mariés déambulent dans la foule des villageois, un peu dans l'indifférence générale. Puis, les deux familles concernées se regroupent sous un couvert, pour des discussions et des recommandations, avant que les mariés ne signent un registre. Ils iront ensuite devant le temple, pour une cérémonie religieuse, ne regroupant que quelques participants. Puis, il y a aura encore la bénédiction des offrandes. Nous n'avons pas tout compris aux rites du mariage à Bali, mais il semblerait bien que la communauté du village de Taman se regroupait pour assister et être témoin de l'union et non pas pour la fêter. Ni musique, ni chants, juste de la présence. Nous aurons également mangé sur place, avec les doigts, goûtant aux plats préparés pour la circonstance.
Tout au long de l'après-midi, nous aurons eu droit à des sourires. La mariée elle-même viendra nous remercier d'être venus assister à son union et nous avons pu prendre quelques photos avec elle. En milieu d'après-midi, nous avons été rejoints par des Québécois qui ont réservé une chambre chez Wayan, dans des nouveaux bungalows construits plus loin dans son jardin. Des chambres flambantes neuves, également avec une magnifique douche extérieure.
Le soir à table, nous faisons connaissance avec Mike et Isabelle qui ont quitté la Belle Province pour 40 jours de voyage à Bali et peut-être ses environs. Belle journée bien remplie.
Troisième jour à Taman. Aujourd'hui, nous partons visiter en scooter les temples de Gunung Kawi et du Tirta Empul dans la région de Tampaksiring. Départ vers 09h30, direction Ubud. Cette fois-ci, plus besoin de carte, nous maîtrisons le trajet sans souci. Nous avons décidé, sur conseil de Wayan, de passer par Tekallalang pour couper ensuite sur Tampaksiring. Selon lui, la route est plus belle par là. A Ubud, nous passons devant le marché et pour une fois la direction est indiquée.
La route qui monte vers Tekallalang n'est qu'une succession de boutiques et de magasins, vendant surtout de l'artisanat local. A la sortie de Tekallalang, nous atteignons le village de Cekin. Et là, c'est le spectacle garanti. De magnifiques rizières en terrasse directement en face de la route, bien vertes. Nous faisons un stop évidemment et il est même possible de monter dans les terrasses contre une petite donation personnelle. Que ce soit vers la route ou au milieu des rizières, l'endroit est particulièrment photogénique. Nous y restons le temps de finir la balade, avant de repartir. Arrivés à Sebatu, c'est par là normalement que la route tourne pour Tampaksiring. Mais comme à chaque fois, aucun panneau n'indique le chemin à suivre. Il faut donc demander, mais on nous indique toujours la bonne direction avec le sourire.
A peine sur le chemin quittant Sebatu, voilà que nous apercevons un panneau indiquant le Gunung Kawi. Déjà ? Nous nous y rendons et nous visitons ce beau, mais modeste temple. Nous apprendrons plus tard qu'il ne s'agit pas du Gunung Kawi mentionné dans les guides, lequel se trouve bien dans la ville de Tampaksiring. Tampaksiring, où nous avons failli passer à côté du Gunung Kaw que nous voulions voir et qui est indiqué depuis une large avenue. Avant de nous y rendre, nous avons pris notre lunch au bord de la route, dans un petit Warung dont la nourriture était exposée en vitrine. Une assiette de riz, et on y rajoute ce que l'on veut selon la préparation du jour. Simple mais bon, deux assiettes pour 35'000 Rps.
Le "vrai" Gunung Kawi est splendide. Il est en bas d'une longue série d'escaliers, dans un petit vallon où coule une rivière. Sous un couvert, des femmes préparent des offrandes et nous montrent ce qu'elles sont en train de confectionner, acceptant aussi d'être prises en photo. Business is business, mais dommage que le site soit envahi par les vendeurs tout au long de l'entrée et sur une partie de la descente. Sans nous harceler vraiment, ils sont tout de même assez insistants.
Nous aurons ainsi vu les deux Gunung Kawi de la région !
A quelques minutes du Gunung Kawi se trouve le temple de Tirta Empul. Un splendide endroit, très fréquenté au milieu de l'après-midi. Outre les bâtiments du temple, on y trouve aussi des bains publics où les Balinais viennent se purifier dans un bassin qui déverse de l'eau d'une source sacrée découverte en 962. Là encore, le spectacle est au rendez-vous et nous pouvons prendre de splendides photos. Une seule touriste a osé se mettre à l'eau, les autres Occidentaux se contentant de prendre quelques photos. Je ne résiste pas à l'idée de me tremper dans cette eau limpide. Un vestiaire commun permet de se changer et il y a des casiers pour ranger ses affaires. Exclu de se baigner en maillot de bain, il faut garder au minimum le sarong. Et bien je rendrai le mien complètement mouillé à Wayan. L'eau est fraîche sans être froide. Le fond du bassin est rempli de cailloux et le rituel consiste à aller à l'une des fontaines qui déversent l'eau pour se mouiller le crâne. Je me lance donc et je me purifie de l'eau de la source sacrée. Les Balinais sourient en me voyant aller et ressortir de l'eau. Moquerie ? Respect ? Difficile de savoir. En tous les cas, pas de réaction hostile à ma présence dans les bassins.
Retour ensuite sur Taman, via Ubud. Là encore, pas de souci particulier, nous retrouvons notre chemin facilement. La conduite en scooter n'est pas si compliquée, surtout compte tenu du fait que le trafic est lent. D'ailleurs, la moyenne parcourue ne dépasse pas les 30-35 km/h, si on sort des grands axes, que ce soit en voiture ou en 2 roues. Le truc est de bien être attentif à ce qui est autour de soi, de rester bien à gauche de la chaussée et de rouler dans le trafic. Rester bien à gauche est une règle essentielle. Une voiture qui arrive en face et qui veut dépasser ne va pas se soucier de vous si vous êtes au milieu de votre propre voie. C'est à vous de vous pousser ! Et attention aux trous aussi, ils sont rares, car le bitume est bon, mais avec les petites roues des scooters, passer dans un trou à une certaine vitesse serait synonyme de chute et d'ennuis...
En arrivant à Taman, nous nous arrêtons au marché acheter quelques beignets pour toute la famille de Wayan et les occupants de son B&B. Nous faisons aussi le plein d'essence dans une des petites échoppes qui proposent de la benzine au litre, dans des bouteilles d'Absolute Vodka. Avant de regagner notre résidence pour nous remettre de la fatigue de la journée.
Nice-Brest à vélo ou inversement English translation pending
bonjour a tous les baroudeurs(euses)
juste un mot pour vous demander conseils.....
j'aimerai partir en velo pour la premiere fois ( et oui il y en a toujours une !!!)
et faire nice brest ou le contraire , ce n'est pas encore fixé.
j'aimeai avoir des conseils sur l'itineraire et aussi sur le materiel. je parirai tous seul
et je pense au mois d'avril prochain.
merci de m'envoyer pleins de conseils et d'energies positives pour ce futur projets
bon vent
christophe😉
3 semaines au Pérou en août 2013 English translation pending
Salut,
ben voilà c'est terminé.
Comme pour tous mes grands voyages j'ai écrit un carnet avec des conseils plus que mes histoires personnelles.
Le contexte : Nous devions partir à deux couples, et pour des raisons de santé nos amis n'ont pu venir, donc on est parti à deux. De plus ma chère et tendre s'est fait une méchante entorse de la cheville en mars et la souplesse n'est pas revenue, donc les treks prévus ont été annulés.
Je commencerai par le carnet de bord, puis l'avis sur les hôtels et enfin divers conseils.
Samedi 3 Août: Départ très matinal de Lyon vers Amsterdam avec KLM, puis attente de 4h pour un vol destination Panama City d'une durée de 10h50, attente au départ rallongée de 2h, soit 4 nouvelles heures d'attente. Vol assez agité de 3h30 car des orages sont dans les alentours. Arrivée autour de minuit à Lima, soit 7h du matin en France. Pour un départ la veille à 3h du matin, cela fait donc 27 h de suite, sans dormir ….Transfert ensuite de 45 minutes pour le quartier de Barranco (22$ en taxi) et c'est enfin le lit au D 'Osma Bed and Breafast. Dodo. BILAN : Longue journée, mais il faut savoir ce que l'on veut.
Dimanche 4 Août: Après un bon petit déjeuner, départ en métropolitan direction, Plaza de Armas. Un accueil avec des dizaines de policiers équipés tels des robocops, donnant l'impression d'être dans un album de Tintin avec le Général Alcazar !!! La Plaza n'est pas accessible ( on verra pourquoi plus tard) La Cathédrale, elle non plus ne peut être visitée, c'est donc vers le couvent St François d'Assises que nous nous dirigeons. Visite guidée obligatoire en anglais ou en espagnol, pour un coût de 7s par personne. Visite sympa, un peu rapide, les catacombes sont à voir et le tableau représentant la Cène aussi car original. Pas possible de prendre des photos !!! Ensuite direction Palacio de Torre Tagle pour une étape clic-clac puis le musée del banco nacional (gratuit)de qui possède des collections de la culture péruvienne mais surtout qui a la particularité d'être une ancienne banque avec les grands guichets, la salle des coffres, etc... Repas vers la plaza de Armas, où les policiers m'expliquent qu'il y a une manifestation et qu'ils craignent des débordements. Nous voyons effectivement un groupe qui s'agite, des caméras tournent autour. Cela semble être des personnels de santé. En fait de manifestants, si on enlève les caméramans, les journalistes, il doit rester une vingtaine de manifestants, soit un pour 10 policiers.... Promenade vers Alameda Chabuca Granda puis visite du couvent St Domingo (7s par personne et pas de films, photos oui!!!) Là aussi visite guidée à priori obligatoire, mais devant notre tête, l'employé nous permet de nous promener seuls, et c'est bien agréable, car c'est à notre rythme. Deux cloitres magnifiques et différents l'un de l'autre retiennent notre attention ainsi qu'une bibliothèque. Ensuite direction le musée de l'inquisition où j'avais lu qu'il y avait des visites en français (dixit le Routard). Que nenni et en plus une queue immense nous décourage. Que cela ne tienne il y le mercado central à côté, on y va : Typique. Direction ensuite église de la Merced, très chargée et à l'intérieur, le cloître a l'air sympa, mais on ne peut que l'apercevoir. Clic clac devant l'église et c'est le retour vers Barranco et son pont des soupirs et un belvédère sur le Pacifique. Très fatigué, on ne repart pas diner, c'est dodo. BILAN : Une bonne mise en bouche des lieux de la capitale. Peut être prendre un hôtel au centre, car si le quartier de Barranco semble sympa, il est loin et vu notre état de fatigue on n'a pu en profiter.
Lundi 5 août : Réveil matinal, petit déjeuner avalé c'est en taxi (8$) que nous nous dirigeons vers la station de bus Cruz del Sur. Une organisation parfaite, bagages d'un côté, passagers de l'autre, contrôles classiques et hop en route vers Paracas. Bus super confortable, route assez monotone, mais cela permet de voir un aspect de la vie péruvienne. Taxi (5s)de la station de bus pour l'hostal El Amigo. En 5 minutes le chauffeur essaie de nous vendre toutes les excursions possibles et lui bien sur elles sont moins chères. Check-in à l'hôtel et rencontre avec Osvaldo qui m'avait été recommandé par l'hôtel. C'est lui qui va nous faire découvrir la réserve de Paracas dans son véhicule (70 s en tout). Une personne très attachante, très compétente et très sensible. Il parle lentement et donc se fait comprendre sans problème. Les points de vue se succèdent tous différents. Pause déjeuner à Lagunilas, petit village de pêcheurs, touristique certes mais sympa. Continuation de la visite, avec d'autres points de vue et toujours beaucoup d'explications claires et dans la bonne humeur. L'arrêt à la cathédrale, le rocher détruit par le tremblement de terre de 2007 est un moment d 'émotion car Osvaldo nous parle un peu de sa famille durant ce terrible événement. La visite continue avec la recherche de fossiles de St Jacques... (on en avait mangé à midi)et c'est le retour à l'hôtel pour un peu de repos. Promenade ensuite au bord de la plage, resto El dolfin dorado avec le premier ceviche et le premier pisco sur. Waouh !! C'est fort, mais c'est bon ! Dodo BILAN : Le transfert en bus est nickel, la visite avec Osvaldo fut superbe, donc rien à changer. A suivre ...
Samedi 3 Août: Départ très matinal de Lyon vers Amsterdam avec KLM, puis attente de 4h pour un vol destination Panama City d'une durée de 10h50, attente au départ rallongée de 2h, soit 4 nouvelles heures d'attente. Vol assez agité de 3h30 car des orages sont dans les alentours. Arrivée autour de minuit à Lima, soit 7h du matin en France. Pour un départ la veille à 3h du matin, cela fait donc 27 h de suite, sans dormir ….Transfert ensuite de 45 minutes pour le quartier de Barranco (22$ en taxi) et c'est enfin le lit au D 'Osma Bed and Breafast. Dodo. BILAN : Longue journée, mais il faut savoir ce que l'on veut.
Dimanche 4 Août: Après un bon petit déjeuner, départ en métropolitan direction, Plaza de Armas. Un accueil avec des dizaines de policiers équipés tels des robocops, donnant l'impression d'être dans un album de Tintin avec le Général Alcazar !!! La Plaza n'est pas accessible ( on verra pourquoi plus tard) La Cathédrale, elle non plus ne peut être visitée, c'est donc vers le couvent St François d'Assises que nous nous dirigeons. Visite guidée obligatoire en anglais ou en espagnol, pour un coût de 7s par personne. Visite sympa, un peu rapide, les catacombes sont à voir et le tableau représentant la Cène aussi car original. Pas possible de prendre des photos !!! Ensuite direction Palacio de Torre Tagle pour une étape clic-clac puis le musée del banco nacional (gratuit)de qui possède des collections de la culture péruvienne mais surtout qui a la particularité d'être une ancienne banque avec les grands guichets, la salle des coffres, etc... Repas vers la plaza de Armas, où les policiers m'expliquent qu'il y a une manifestation et qu'ils craignent des débordements. Nous voyons effectivement un groupe qui s'agite, des caméras tournent autour. Cela semble être des personnels de santé. En fait de manifestants, si on enlève les caméramans, les journalistes, il doit rester une vingtaine de manifestants, soit un pour 10 policiers.... Promenade vers Alameda Chabuca Granda puis visite du couvent St Domingo (7s par personne et pas de films, photos oui!!!) Là aussi visite guidée à priori obligatoire, mais devant notre tête, l'employé nous permet de nous promener seuls, et c'est bien agréable, car c'est à notre rythme. Deux cloitres magnifiques et différents l'un de l'autre retiennent notre attention ainsi qu'une bibliothèque. Ensuite direction le musée de l'inquisition où j'avais lu qu'il y avait des visites en français (dixit le Routard). Que nenni et en plus une queue immense nous décourage. Que cela ne tienne il y le mercado central à côté, on y va : Typique. Direction ensuite église de la Merced, très chargée et à l'intérieur, le cloître a l'air sympa, mais on ne peut que l'apercevoir. Clic clac devant l'église et c'est le retour vers Barranco et son pont des soupirs et un belvédère sur le Pacifique. Très fatigué, on ne repart pas diner, c'est dodo. BILAN : Une bonne mise en bouche des lieux de la capitale. Peut être prendre un hôtel au centre, car si le quartier de Barranco semble sympa, il est loin et vu notre état de fatigue on n'a pu en profiter.
Lundi 5 août : Réveil matinal, petit déjeuner avalé c'est en taxi (8$) que nous nous dirigeons vers la station de bus Cruz del Sur. Une organisation parfaite, bagages d'un côté, passagers de l'autre, contrôles classiques et hop en route vers Paracas. Bus super confortable, route assez monotone, mais cela permet de voir un aspect de la vie péruvienne. Taxi (5s)de la station de bus pour l'hostal El Amigo. En 5 minutes le chauffeur essaie de nous vendre toutes les excursions possibles et lui bien sur elles sont moins chères. Check-in à l'hôtel et rencontre avec Osvaldo qui m'avait été recommandé par l'hôtel. C'est lui qui va nous faire découvrir la réserve de Paracas dans son véhicule (70 s en tout). Une personne très attachante, très compétente et très sensible. Il parle lentement et donc se fait comprendre sans problème. Les points de vue se succèdent tous différents. Pause déjeuner à Lagunilas, petit village de pêcheurs, touristique certes mais sympa. Continuation de la visite, avec d'autres points de vue et toujours beaucoup d'explications claires et dans la bonne humeur. L'arrêt à la cathédrale, le rocher détruit par le tremblement de terre de 2007 est un moment d 'émotion car Osvaldo nous parle un peu de sa famille durant ce terrible événement. La visite continue avec la recherche de fossiles de St Jacques... (on en avait mangé à midi)et c'est le retour à l'hôtel pour un peu de repos. Promenade ensuite au bord de la plage, resto El dolfin dorado avec le premier ceviche et le premier pisco sur. Waouh !! C'est fort, mais c'est bon ! Dodo BILAN : Le transfert en bus est nickel, la visite avec Osvaldo fut superbe, donc rien à changer. A suivre ...
Tenue vestimentaire, chaussures ouvertes en Iran English translation pending
Bonjour,
Savez-vous si pour une femme, il est possible d'avoir des chaussures ouvertes en Iran (type tongs) ? i.e. est-il possible de montrer ses orteils ??
pour le reste, j'ai la tunique qui cache bras, jambes, et le voile pour la tête.
De la Thaïlande au Laos en voiture de location English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes en couple et souhaitons louer une voiture (3 semaines) pour faire le nord de la Thaïlande au mois de novembre. Nous atterrirons à l'aéroport de Chiang Mai et prendrons la voiture de l'aéroport. -Avez-vous un loueur à nous conseiller s'il vous plait. Soit sur place soit par internet? D'habitude je loue via Dégrifauto (Afrique, Europe, Asie) mais là d'après les forums il semblerait qu'il vaut mieux aller chez des grandes marques à cause du risque d'accidents et des problèmes de franchise. Qu'en pensez-vous? - Ma deuxième question: quelqu'un a t-il déjà passé la frontière pour aller au Laos avec une voiture de location? Est-ce possible?
Merci à vous.😉
Nous sommes en couple et souhaitons louer une voiture (3 semaines) pour faire le nord de la Thaïlande au mois de novembre. Nous atterrirons à l'aéroport de Chiang Mai et prendrons la voiture de l'aéroport. -Avez-vous un loueur à nous conseiller s'il vous plait. Soit sur place soit par internet? D'habitude je loue via Dégrifauto (Afrique, Europe, Asie) mais là d'après les forums il semblerait qu'il vaut mieux aller chez des grandes marques à cause du risque d'accidents et des problèmes de franchise. Qu'en pensez-vous? - Ma deuxième question: quelqu'un a t-il déjà passé la frontière pour aller au Laos avec une voiture de location? Est-ce possible?
Merci à vous.😉
Islande: hébergement en chalets English translation pending
Bonjour à tous
Je commence à préparer mon premier voyage en Islande pour le mois de septembre 2014 et j'aimerai vraiment pouvoir trouver des chalets comme hébergement(pour visiter la Norvège nous avions opté pour ce type d'hébergement et nous avions vraiment apprécié)Comment faire pour les trouver?Existe il un site ?Est ce que les terrains de camping peuvent aussi louer des chalets ?Pouvez vous me donner des retours d'expérience de location de chalets?Merci😏
Itinéraire à vélo de six mois en famille en Asie du Sud-Est de septembre à mars English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage de 5-6 mois à vélo seule avec mes deux enfants de 8 ans et 2 ans et demi (tandem adapté pour la grande plus carriole derrière pour le petit)de septembre à février à travers l'asie du sud est et souhaiterais élaborer un itinéraire adéquat en fonction du climat. Je souhaite me concentrer essentiellement sur le Vietnam, Loas, cambodge mais pourquoi pas une petite escursion en chine et/ou thailande...
Je me pose beaucoup de questions...
Sur l'itinéraire tout d'abord en fonction du climat et des saisons:
Nord vers sud ou l'inverse?
Quelles zones éviter?
Quelles zones adéquates (vraiment pas trop de dénivelé car le tandem et la carriole tirent vers l'arrière dès que la pente est très importante; et le minimum de pistes car c'est compliqué avec le tandem)?
Et à quel mois être dans tel ou tel pays?
Sur les visas ensuite:
Avez vous pris les visas à l'avance?
Sur les devises:
Avez vous changé facilement au fur et à mesure? Avec quel argent et moyen de paiement êtes vous partis?
Sur l'hebergement:
J'ai un budget vraiment limité...est ce possible de trouver facilement un hébergement pas cher? Je pensais prendre ma tente (légère) pour être autonome avec les enfants. Qu'en pensez vous?
Sinon
Avez vous des contacts sur place?
Des coin à ne pas rater?
Des régions à éviter?
Des astuces et conseils?
A partir de l'itinéraire je vais aussi me poser les questions d'un éventuel billet d'avion (car je n'ai pas l'opportunité de voyager plus longtemps en train...et j'ai testé à plusieurs reprises le tandem dans le train avec deux petits c'est TRES compliqué!!) ... Je vais chercher un billet d'avion avec un aller arrivée dans un pays et un départ d'un autre pays...Mais si vous avez des conseils de quelle compagnie ou agence est la plus adaptée? J'ai déjà l'expérience d'itinérance à vélo avec les petis en France (Loire puis vendée avec le même équipage) et seule à l'étranger (afrique du nord)...mais là je me pose beaucoup de questions. Merci de tous vos conseils ! Claire
A partir de l'itinéraire je vais aussi me poser les questions d'un éventuel billet d'avion (car je n'ai pas l'opportunité de voyager plus longtemps en train...et j'ai testé à plusieurs reprises le tandem dans le train avec deux petits c'est TRES compliqué!!) ... Je vais chercher un billet d'avion avec un aller arrivée dans un pays et un départ d'un autre pays...Mais si vous avez des conseils de quelle compagnie ou agence est la plus adaptée? J'ai déjà l'expérience d'itinérance à vélo avec les petis en France (Loire puis vendée avec le même équipage) et seule à l'étranger (afrique du nord)...mais là je me pose beaucoup de questions. Merci de tous vos conseils ! Claire
Skye Trail: superbe trek à travers l'île de Skye (Écosse) English translation pending
Salut à tous,
Je suis parti il y a peu en couple (1ère quinzaine de juin 2013) pour randonner le long du "Skye Trail", un trek qui traverse l'île de Skye, en Ecosse, en 7 jours. C'est une rando difficile par moment, mais tout à fait jouable pour qui a l'habitude de marcher. Les paysages sont réellement magnifiques, j'ai essayé d'en donner une petite idée avec les photos jointes.
On a eu un bol dingue avec le temps: 12 jours de soleil en Ecosse!!!
L'idée de cet très bref article est de permettre à ceux intéressés par ce trek de me poser quelques questions (midges, trajet, hostels, camping, difficultés, etc...) si ils ne trouvent pas leurs réponses ailleurs.
Pour info, plusieurs sites anglophones donnent déjà pas mal d'explications, ou reprennent des livres de bord: http://www.walkhighlands.co.uk/skye/skye-trail.shtml http://helenandcolin.blogspot.be/2011/09/skye-trail-day-one.html http://www.lonewalker.walkingplaces.co.uk/skye2012.php http://www.skyetrail.org.uk/
Merci de poser les questions en public pour que les suivants aient la réponse également, et de ne me contacter que pour le Skye Trail en lui-même, pour toutes les infos sur l'île de Skye ou l'Ecosse, il y a déjà pas mal d'articles qui en traitent. :-)
Une super rando à conseiller donc, mais hors saison des midges, ou en tout cas bien préparé à affronter ces petits saloperies.
Benjamin
Je suis parti il y a peu en couple (1ère quinzaine de juin 2013) pour randonner le long du "Skye Trail", un trek qui traverse l'île de Skye, en Ecosse, en 7 jours. C'est une rando difficile par moment, mais tout à fait jouable pour qui a l'habitude de marcher. Les paysages sont réellement magnifiques, j'ai essayé d'en donner une petite idée avec les photos jointes.
On a eu un bol dingue avec le temps: 12 jours de soleil en Ecosse!!!
L'idée de cet très bref article est de permettre à ceux intéressés par ce trek de me poser quelques questions (midges, trajet, hostels, camping, difficultés, etc...) si ils ne trouvent pas leurs réponses ailleurs.
Pour info, plusieurs sites anglophones donnent déjà pas mal d'explications, ou reprennent des livres de bord: http://www.walkhighlands.co.uk/skye/skye-trail.shtml http://helenandcolin.blogspot.be/2011/09/skye-trail-day-one.html http://www.lonewalker.walkingplaces.co.uk/skye2012.php http://www.skyetrail.org.uk/
Merci de poser les questions en public pour que les suivants aient la réponse également, et de ne me contacter que pour le Skye Trail en lui-même, pour toutes les infos sur l'île de Skye ou l'Ecosse, il y a déjà pas mal d'articles qui en traitent. :-)
Une super rando à conseiller donc, mais hors saison des midges, ou en tout cas bien préparé à affronter ces petits saloperies.
Benjamin
Visites sur Chiang Mai English translation pending
Bonjour à tous ,
Je me rendrai sur Chiang Mai en juillet , 4 jours , auriez vous des conseils sur des visites , avez vous déjà participé à la visite formateur d'éléphants ? ou villages avec les femmes girafes , y a t il des villages plus authentiques que d'autres ? Et dans le centre ville , à part le marché nocturne qu'avez vous trouvé de sympa ? Merci pour vos réponses !
Je me rendrai sur Chiang Mai en juillet , 4 jours , auriez vous des conseils sur des visites , avez vous déjà participé à la visite formateur d'éléphants ? ou villages avec les femmes girafes , y a t il des villages plus authentiques que d'autres ? Et dans le centre ville , à part le marché nocturne qu'avez vous trouvé de sympa ? Merci pour vos réponses !
Réussir mon tour du monde English translation pending
Bonjour tout le monde
Voilà je viens de ressortir mon ancien projet de tour du monde prévue initialement en 2011, le voyage n’a pas entièrement été organiser à l’époque mais en voici les grands axes (je fais une rapide présentation et je pose toute mes question a la fin^^).
Je souhait partir en novembre 2013, pour un voyage prévue de 11 mois (+/- 1 mois), avec la visite de 3 continents (pas plus histoire d’avoir le temps de profiter tranquillement des régions à visité).
-1er continent l’Asie : je voulais à l’époque voir la Birmanie (3 semaines), le Laos (3 semaines), le Vietnam (3 semaines), la Thaïlande (participer à une full moon party), le Cambodge (1 semaines), les Philippines, et l’Indonésie (2 semaines).
-2éme continent l’Océanie : avec comme pays à voir la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Vanuatu, la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Zélande et l’Australie.
-Le 3éme continent devais être l’Afrique, je voulais fait un voyage en partant d’Afrique du sud et remonter par voie terrestre jusqu’en Ethiopie, ce qui donnais un trajet qui passe par les pays suivant : Afrique du sud, Namibie, Zambie, Tanzanie, Kenya, et Ethiopie. Mais j’ai lus 2 ou 3 articles et il apparait que l’Afrique est un continent où le tourisme est aussi assez cher… Donc je pense en ce moment à aller voir ce qu’il y a en Amérique du sud (mais j’avoue ne pas encore avoir fait de recherche)
Le tout été prévu avec un budget de 14 000 € tout compris (budget prévu en 2010 je pense bien que je vais devoir le revoir à la hausse).
Ce qui va m’intéresser surtout c’est les paysages « naturelle » à couper le souffle, voir des animaux dans leurs milieux naturels (tigre, éléphant, tortue de mer, rhinocéros et autre), le contacte avec des populations qui ont un style de vie complètement différent de notre standard européen. Je ne suis pas trop attiré par les grandes villes ou les grands monuments modernes.
Voilà un aspect générale du projet je ne développe pas ici mes question pays par pays, car je pense le faire sur d’autre post dans les bonnes rubriques (si vous avez des liens intéressants je suis preneur)
Et donc mes petits questions ^^ - Quelle continent choisir pour la 3éme partie de mon voyage ?? Je sais je commence par une question à laquelle je devais être le seul à pouvoir répondre mais comme je compte bien aller voir le continent oublier dans un autre voyage le critère le plus important ici serra le prix. Je peux donc reformuler la question en ; pour une durée d’environ 3 mois quel continent de l’Afrique ou de l’Amérique du sud serra le moins cher ?? - Le budget, je sais que je dois le monter un peut mais de combien ? Je ne cherche pas le confort, voyage avec mon sac a dos, mais je compte me faire plaisir dans des treks et autre expéditions en pleine nature. - Quoi prendre en matériel High teck ? Je parle là de savoir si je dois prendre une caméra ou un APN ? Un petit ordinateur ou une tablette voir un Smartphone ? Dois-je prendre un GPS ? Je cherche ici une combinaison avec une bonne autonomie qui me permettrait de réaliser et sauvegarder tout mes souvenirs de voyage. - Y’a-t-il un sac a dos (pas trop cher) bien adapté à ce type de voyage ? Quel type de sac de couchage dois-je prendre (prévus pour 5°C ou 0°C voir du -5°C) ? Y’en a-t’il vraiment besoin dans l’Asie du sud-est ? - Que me faut t’il pour louer un véhicule voiture ou scooter ? Le permit international est t’il obligatoire pour les locations ? - Quelqu’un serrait-il intéressé pour parcourir un bout de la planète avec moi ??
Voilà pour les premières questions, je continue mes recherches et je vais mettre d’autre post un peut plus tard pour voir un peut plus en détail les différents pays. Bonne journée à tous les lecteurs
Voilà je viens de ressortir mon ancien projet de tour du monde prévue initialement en 2011, le voyage n’a pas entièrement été organiser à l’époque mais en voici les grands axes (je fais une rapide présentation et je pose toute mes question a la fin^^).
Je souhait partir en novembre 2013, pour un voyage prévue de 11 mois (+/- 1 mois), avec la visite de 3 continents (pas plus histoire d’avoir le temps de profiter tranquillement des régions à visité).
-1er continent l’Asie : je voulais à l’époque voir la Birmanie (3 semaines), le Laos (3 semaines), le Vietnam (3 semaines), la Thaïlande (participer à une full moon party), le Cambodge (1 semaines), les Philippines, et l’Indonésie (2 semaines).
-2éme continent l’Océanie : avec comme pays à voir la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Vanuatu, la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Zélande et l’Australie.
-Le 3éme continent devais être l’Afrique, je voulais fait un voyage en partant d’Afrique du sud et remonter par voie terrestre jusqu’en Ethiopie, ce qui donnais un trajet qui passe par les pays suivant : Afrique du sud, Namibie, Zambie, Tanzanie, Kenya, et Ethiopie. Mais j’ai lus 2 ou 3 articles et il apparait que l’Afrique est un continent où le tourisme est aussi assez cher… Donc je pense en ce moment à aller voir ce qu’il y a en Amérique du sud (mais j’avoue ne pas encore avoir fait de recherche)
Le tout été prévu avec un budget de 14 000 € tout compris (budget prévu en 2010 je pense bien que je vais devoir le revoir à la hausse).
Ce qui va m’intéresser surtout c’est les paysages « naturelle » à couper le souffle, voir des animaux dans leurs milieux naturels (tigre, éléphant, tortue de mer, rhinocéros et autre), le contacte avec des populations qui ont un style de vie complètement différent de notre standard européen. Je ne suis pas trop attiré par les grandes villes ou les grands monuments modernes.
Voilà un aspect générale du projet je ne développe pas ici mes question pays par pays, car je pense le faire sur d’autre post dans les bonnes rubriques (si vous avez des liens intéressants je suis preneur)
Et donc mes petits questions ^^ - Quelle continent choisir pour la 3éme partie de mon voyage ?? Je sais je commence par une question à laquelle je devais être le seul à pouvoir répondre mais comme je compte bien aller voir le continent oublier dans un autre voyage le critère le plus important ici serra le prix. Je peux donc reformuler la question en ; pour une durée d’environ 3 mois quel continent de l’Afrique ou de l’Amérique du sud serra le moins cher ?? - Le budget, je sais que je dois le monter un peut mais de combien ? Je ne cherche pas le confort, voyage avec mon sac a dos, mais je compte me faire plaisir dans des treks et autre expéditions en pleine nature. - Quoi prendre en matériel High teck ? Je parle là de savoir si je dois prendre une caméra ou un APN ? Un petit ordinateur ou une tablette voir un Smartphone ? Dois-je prendre un GPS ? Je cherche ici une combinaison avec une bonne autonomie qui me permettrait de réaliser et sauvegarder tout mes souvenirs de voyage. - Y’a-t-il un sac a dos (pas trop cher) bien adapté à ce type de voyage ? Quel type de sac de couchage dois-je prendre (prévus pour 5°C ou 0°C voir du -5°C) ? Y’en a-t’il vraiment besoin dans l’Asie du sud-est ? - Que me faut t’il pour louer un véhicule voiture ou scooter ? Le permit international est t’il obligatoire pour les locations ? - Quelqu’un serrait-il intéressé pour parcourir un bout de la planète avec moi ??
Voilà pour les premières questions, je continue mes recherches et je vais mettre d’autre post un peut plus tard pour voir un peut plus en détail les différents pays. Bonne journée à tous les lecteurs
Discussion autour du concours mai 2013: "Accumulations, fatras et capharnaüm " English translation pending
Bienvenue à tous !
C'est ici que vous pourrez débattre autour du concours de Mai : " Accumulations, fatras et capharnaüm "
Pour déposer vos photos c'est ici : Concours Photos Mai 2013.
A vous de jouer ...
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A vous de jouer ...
Retour de 15 jours aux Philippines (Rizières, Coron, Palawan, Tao) English translation pending
Amis voyageurs,
Je reviens tout juste avec ma femme de 2 semaines passées aux Philippines du 31 mars au 15 avril. Je ferai sans doute un carnet de voyages sur le détail de ce voyages, nos impressions, les rencontres, etc…
En attendant, et surtout pour ceux qui seraient sur le point de partir, voici déjà l’itinéraire que nous avons effectué, si vous avez besoin d’infos, n’hésitez pas :· J0 : arrivé à Manille à 00h50, transfert en taxi jaune (non négocié, metric ~550php) vers Oasis Paco Park Hotel· J1 : journée à Manille et bus de nuit départ 21h pour Banaue, par Ohayamitrans· J2 : arrivée à Banaue vers 6am. Transfert vers le Native Village Inn en 30mn de tricycle (free pick up, ils nous attendaient à l’arrivée du bus). Ballade dans les rizières autour du Native Village· J3 : transfert en tricycle (500php) pour le point de jonction du trek pour Cambulo via Pula. 7 h de rando pour rejoindre Cambulo. Sans guide. Nuit dans une GH à Cambulo· J4 : 1h30 de rando de Cambulo à Batad. Visite des rizières et de la cascade de Tappia. Logement : Ramon’s GH (dans une « native hutt »)· J5 : 1h de marche pour rejoindre le « Batad Saddle », avant il fallait descendre à pied jusque la jonction pour Banaue, mais désormais des jeepneys et tricycles attendent au Batad Saddle (mais surtout avant 10h !) Retour sur Banaue. Bus de nuit à 19h pour retour sur Manille· J6 : arrivée à 4 :30am à Manille. Taxi pour Terminal 4. Vol Zest Air pour Coron Busuanga à 8 :30am. Arrivée à Coron à 10am. Transfert en van shuttle au Krystal Lodge (maisons sur pilotis). L’ap midi, location d’une moto pour explorer la cote sud de Busuanga· J7 : par l’intermédiaire du Krystal Lodge, une pêcheur nous a emmené avec sa bangka faire le tour de Coron Island. 1500php la bangka+600php pour le repas préparé+ prévoir entre 50 et 200php par personne pour chaque arrêt (plages, snorkeling, lacs, etc..). Le soir, briefing au bureau de Tao Philippines avant le départ le lendemain· J8 à J12 : Expédition en bangka de 5j/4n avec Tao Phippines entre Coron et El Nido (via les archipels des Calamianes, Linacapan et Bacuit). Nous étions 11, plus 4 crew members.· J12 : arrivée vers 5pm à El Nido. Logement à l’extrémité sud de Corong Corong à Las Cabanas· J13 : Journée de repos à Las Cabanas· J14 : Miniloc Kayak Tour avec Art Café Boutique· J15 : Van pour Puerto P à 11am (600php). Vol pour Manille à 8 :30pm· J16 : Vol pour retour France.
Les plus :
1. Tao Philippines ! On a juste….A.D.O.R.E.S ! Certains mauvais esprits diront que 400€/p çà fait cher. Mais je pense que personne après les 5 jours ne peut dire que çà ne vaut la coup ! 2. Les rizières bien évidemment….juste magnifique ! On a particulièrement apprécié le trek entre Banaue et Cambulo via Pula !
Les moins· Coron Busuanga… Il y a des choses intéressantes à faire à Coron, surtout pour la plongée et la visite de la mystérieuse Coron Island. Mais çà ne me parait pas une destination en soit, Il y a surement d’autre chose à faire en priorité aux Philippines. Surtout si vous allez à El Nido ensuite, où çà peut être un peu redondant. Pour notre part, c’était une étape obligée pour le départ avec Tao. Mais une étape tout de même sympatique, mais pas indispensable si on peut l’éviter !· El Nido…Pour bien me faire comprendre, l’archipel de Bacuit est splendide. Nous avons eu la chance de l’explorer de manière confidentielle avec Tao Philippines, et même de dormir une nuit sur Tapuican. Mais les tours organisés par les agences de El Nido font vraiment déchantés. On ne fait que suivre des hordes entières de touristes où tout le monde va au même endroit et au même moment ! Si vous pouvez, louez une bangka pour faire votre propre programme ! Voil@
@+
Je reviens tout juste avec ma femme de 2 semaines passées aux Philippines du 31 mars au 15 avril. Je ferai sans doute un carnet de voyages sur le détail de ce voyages, nos impressions, les rencontres, etc…
En attendant, et surtout pour ceux qui seraient sur le point de partir, voici déjà l’itinéraire que nous avons effectué, si vous avez besoin d’infos, n’hésitez pas :· J0 : arrivé à Manille à 00h50, transfert en taxi jaune (non négocié, metric ~550php) vers Oasis Paco Park Hotel· J1 : journée à Manille et bus de nuit départ 21h pour Banaue, par Ohayamitrans· J2 : arrivée à Banaue vers 6am. Transfert vers le Native Village Inn en 30mn de tricycle (free pick up, ils nous attendaient à l’arrivée du bus). Ballade dans les rizières autour du Native Village· J3 : transfert en tricycle (500php) pour le point de jonction du trek pour Cambulo via Pula. 7 h de rando pour rejoindre Cambulo. Sans guide. Nuit dans une GH à Cambulo· J4 : 1h30 de rando de Cambulo à Batad. Visite des rizières et de la cascade de Tappia. Logement : Ramon’s GH (dans une « native hutt »)· J5 : 1h de marche pour rejoindre le « Batad Saddle », avant il fallait descendre à pied jusque la jonction pour Banaue, mais désormais des jeepneys et tricycles attendent au Batad Saddle (mais surtout avant 10h !) Retour sur Banaue. Bus de nuit à 19h pour retour sur Manille· J6 : arrivée à 4 :30am à Manille. Taxi pour Terminal 4. Vol Zest Air pour Coron Busuanga à 8 :30am. Arrivée à Coron à 10am. Transfert en van shuttle au Krystal Lodge (maisons sur pilotis). L’ap midi, location d’une moto pour explorer la cote sud de Busuanga· J7 : par l’intermédiaire du Krystal Lodge, une pêcheur nous a emmené avec sa bangka faire le tour de Coron Island. 1500php la bangka+600php pour le repas préparé+ prévoir entre 50 et 200php par personne pour chaque arrêt (plages, snorkeling, lacs, etc..). Le soir, briefing au bureau de Tao Philippines avant le départ le lendemain· J8 à J12 : Expédition en bangka de 5j/4n avec Tao Phippines entre Coron et El Nido (via les archipels des Calamianes, Linacapan et Bacuit). Nous étions 11, plus 4 crew members.· J12 : arrivée vers 5pm à El Nido. Logement à l’extrémité sud de Corong Corong à Las Cabanas· J13 : Journée de repos à Las Cabanas· J14 : Miniloc Kayak Tour avec Art Café Boutique· J15 : Van pour Puerto P à 11am (600php). Vol pour Manille à 8 :30pm· J16 : Vol pour retour France.
Les plus :
1. Tao Philippines ! On a juste….A.D.O.R.E.S ! Certains mauvais esprits diront que 400€/p çà fait cher. Mais je pense que personne après les 5 jours ne peut dire que çà ne vaut la coup ! 2. Les rizières bien évidemment….juste magnifique ! On a particulièrement apprécié le trek entre Banaue et Cambulo via Pula !
Les moins· Coron Busuanga… Il y a des choses intéressantes à faire à Coron, surtout pour la plongée et la visite de la mystérieuse Coron Island. Mais çà ne me parait pas une destination en soit, Il y a surement d’autre chose à faire en priorité aux Philippines. Surtout si vous allez à El Nido ensuite, où çà peut être un peu redondant. Pour notre part, c’était une étape obligée pour le départ avec Tao. Mais une étape tout de même sympatique, mais pas indispensable si on peut l’éviter !· El Nido…Pour bien me faire comprendre, l’archipel de Bacuit est splendide. Nous avons eu la chance de l’explorer de manière confidentielle avec Tao Philippines, et même de dormir une nuit sur Tapuican. Mais les tours organisés par les agences de El Nido font vraiment déchantés. On ne fait que suivre des hordes entières de touristes où tout le monde va au même endroit et au même moment ! Si vous pouvez, louez une bangka pour faire votre propre programme ! Voil@
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A Taste of India: Trois mois à découvrir le sous-continent indien English translation pending
Bonjour à tous,
Cela fait déja de longues années que je sillone le forum, à la recherche de renseignements sur mes différents voyages, à la lecture de posts divers, de récits de voyage, d'avis, etc...C'est décidé cette fois je me lance! et je vous fait part de mes impressions sur mon denrier voyage d'où je suis revenu il y a à peine une semaine. Mes précédents voyages donnaient en général naissance à un journal de bord perso, retracant mon itinéraire et mes recontres jours après jours. Pour ce plus long voyage, j'ai décidé de changer de format, et de le faire partager publiquement par la même occasion.
Allez je me lance, bonne lecture...
Destinations : Qatar – Sri Lanka – Inde Durée : 3 mois Période : Janvier 2013 – Avril 2013 Contexte : En couple, en mode sac à dos Budget moyen : 800€/mois (à deux), sans compter les billets d'avion Itinéraire final Sri Lanka : http://goo.gl/maps/F3boQ Itinéraire final Inde : http://goo.gl/maps/jJ3ti
Après un premier aperçu de l’Asie à travers le Népal en 2010, une envie de découvrir un peu plus le sous contient indien se faisait de plus en plus sentir. Un problème cependant, l’Inde c’est grand ! très grand même. Et pas question de partir à sa découverte l’espace de seulement trois semaines, j’en reviendrai frustré. Le Sri Lanka peut-être alors ?
Première décision : partir trois semaines au Sri Lanka en janvier. Elément nouveau : ma copine m’annonce qu’elle pense rejoindre des amis à Goa mi-février pour trois semaines. Réflexion : Pourquoi ne pas combiner les deux ? ; Sri Lanka et ensuite quelques semaines en Inde du Sud. Décision final : Et si on rajoutait un mois de plus histoire de découvrir également une partie de l’Inde du Nord … Ce sont donc trois semaines de congés qui se transforment finalement en trois mois ! (merci patron de m’autoriser ce break). Les dates sont posées, les billets d’avion en poche, quelques points clefs sur une carte marqués, l’appartement sous-loué. C’est bon, on peut partir à l’aventure!
Ayant prit nos billets avec la compagnie Qatar Airways, et ayant déjà attendu de longues heures à l’aéroport de Doha lors de mon voyage au Népal il y a quelques années, je me suis dis que cette fois-ci, on y ferai une halte de quelques jours histoire de découvrir un peu la capitale Doha et ses alentours. Cela nous permettrai également de couper le trajet en deux.
QATAR: un saut dans l'inconnu Tout petit pays voisin de l'Arabie Saoudite, le Qatar est un pays assez particulier. Ici le pétrole est roi, et rouler en 4x4 est la norme -il faut dire que c'est assez pratique pour les virées dans le désert- le prix de l'essence est fixe: 1L = 1QR; faites la conversion, même avec ces gros engins, le plein ne coute pas bien cher... Parlons-en du désert d'ailleurs. Ce dernier doit occuper environ 80% du pays ; on ne pouvait donc pas l'ignorer lors de notre passage chez les qataris. Dès le lendemain de notre arrivée, nous voici en route à bord d'un gros 4x4, direction la mer intérieure (Khor Al Adaid) au sud de Doha, et jusqu'a la frontière avec l'Arabie Saoudite. On est loin de l'authenticité d'une virée en chameau dans les dunes du Maroc, tailler la route à toute vitesse au milieu des dunes avec une petite musique arabesque, ca a aussi son charme. La nuit passée dans le désert en revanche, est vraiment décevante: une sorte de grande "tente" avec l'électricité, dans un gros campement type club vacances. Si au moins il y avait du monde on pourrait faire la fête, mais la c'est désert –si j’ose m’exprimer ainsi... On se réconforte en filant à pleine vitesse dans les dunes avec un quad au coucher de soleil, avant de savourer une douce chicha.
L'exploration de Doha, la capitale fut tout aussi intéressante. Après avoir exploré "The Pearl", une espèce d'immense ile artificielle entourée d'immeubles, de boutiques de luxe et de restaurants divers, on essaie d'aller voir le centre ville, où les grattes ciel poussent comme des champignons depuis des années. Et ce n'est pas encore finit! En vue de la coupe du monde de foot de 2022, la ville est un vrai chantier. Alors que l’on se ballade tranquillement entre les grattes ciel de la Big Apple, ici on essaie désespérément de se frayer un chemin au milieu de tous les gravats au pied des buildings. Ils ont même prévu de lancer le chantier du futur métro. Entre cinq et dix lignes de métro (140 kms de ligne) à venir d'ici 2022. On peut voir gros quand on a l’or noire! Et ce qui est triste dans tout ca, c'est que la plupart de ces énormes buildings sont quasiment vides... Un égyptien nous conduit donc au cœur de la ville (oui le stop ça marche aussi au Qatar), et on termine la journée en longeant la corniche tout en observant la skyline s'éloigner petit a petit.
Avant de passer la nuit a l'aéroport pour notre vol du lendemain matin, nous faisons la rencontre d'un allemand résidant à Doha pour l'année (merci couchsurfing). Il nous raconte toutes ces choses sur la ville, ses gens et leur culture. Saviez-vous que pour travailler au Qatar il vous faut un sponsor? Auquel vous devez reverser une partie de votre salaire plus ou moins importante, et qui décide un peu quand vous pouvez repartir chez vous. Tout ceci nous semble un peu trop proche de l'esclavage moderne à nos yeux pour tenter l'expérience... En vrac : les homosexuels sont emprisonnés et condamnés, la peine de mort est présente, l’alcool est toléré uniquement dans quelques hôtels de luxe, les femmes peuvent conduire et ne sont pas obligées de porter l’abaya. Enfin, pour terminer notre séjour au royaume du pétrole, Janosh nous emmène au sommet d'un des plus hauts buildings, sur le toit, afin d'admirer l'œuvre de l'homme tout illuminée. Minuit: en face de nous, tout un tas d'ouvriers s'agitent encore et encore sur le chantier d'un futur complexe de 5 buildings. Dans un an il sera terminé, merci a tous ces ouvriers pakistanais et indiens qui travaillent nuits et jours à la construction de ce dernier. Un dernier tour de nuit dans la capitale en voiture, et notre hôte nous dépose à l'aéroport.
Nous ne savons pas trop quoi penser de ce petit pays étrange, mais nous ne regrettons en rien l’expérience !
SRI LANKA: une perle dans l'océan indien 7 Janvier, 18h: il pleut des cordes sur Negombo, petite station balnéaire situé à 40 km au nord de Colombo la capitale du Sri Lanka. Nous qui croyions arriver au soleil... Petite île au sud est de l'Inde, ce pays nous a beaucoup plus. C'est incroyable la diversité qu'on peut trouver aux quatre coins de l'île. Montagnes, plages, cités anciennes, plantations de thé à perte de vue, on en prend plein les yeux niveau paysage. Et en ce qui concerne le voyage culinaire, on est également bien servi : Sanbol, rice and curry, hoopers, noix de coco juteuses à souhait, kottu, samosas, etc. Toutes ces bonnes choses qu'on s'essaie à cuisiner chez l'habitant lors de nos différentes rencontres couchsurfing. Et le top, c'est qu'ici on mange avec les mains: explosion de saveurs garantie, et Sandrine est ravie! On se perd dans les plantations de thés vers Matale, on part a la découverte des anciennes cités oubliées de Polonnaruwa et Anuradhapura, on gravie le rocher de Sigiriya et marchons avec les pèlerins avant d'atteindre le sommet d'Adam's Peak. Instant magique que de voir se lever le soleil sur les montagnes après avoir gravi les plus de 5000 marches qui mènent au sommet d'où Adam a été envoyé sur Terre il y quelques millions d'années une fois le jardin d’Eden quitté.
On met ensuite les voiles vers le nord, ancien territoire des tigres tamoules pendant une guerre qui dura bien trop longtemps et fît beaucoup trop de victimes... Aujourd'hui la guerre est terminée, mais les militaires et leurs AK-47 sont encore bien présents. Changement de cap de dernière minute, on se retrouve sur la côte est à Trincomalee en pleine période de mousson. Coup de chance, pas de pluie a l'horizon mais un soleil de plomb et une mer très chaude. Rencontre avec les tamoules, accompagné d'un jeune couple d’anglais: Nouvelle langue, nouvelle culture, c'est une population chaleureuse et souriante que nous découvrons. Trois jours extra à faire du snorkeling, boire de l'arack, goûter la ganja locale et parcourir la ville. Extras si on passe outre l'épisode où notre acolyte anglais parti seul un soir dans un bar, est revenu en s'effondrant dans les escaliers de l'hôtel, complètement drogué et incapable de bouger ou d'articuler... 5 minutes de plus dans le bar, et il se faisait violer... On retiendra la leçon: pas de sortie seul dans les bars après 22h, notre ami anglais a eu de la chance!
Après la côte, on revient s'enfoncer dans les terres chez notre hôte Sajeewa. Ce dernier gère trois divisions d'une plantation de thé dans les environs de Matale. Endroit idyllique pour passer quelques jours au calme à rencontrer les cueilleuses de thé, visiter les usines de production, comprendre tout le processus, flâner au milieu des plantations de thé et de cardamone, et se retrouver le soir autour de quelques bières en fumant de l'herbe. Et surtout se délecter des délicieux Rice & Curry que Palani (le "boy" de la maison) nous concocte jour après jour. Un délice! La magie du couchsurfing opère encore une fois... même si les premières heures ont été plus que stressante. En effet quand la veille, un de vos amis rencontré sur la route a manqué de se faire violer, on devient plus que parano, et l’on se méfie de tout !
Après un bref séjour dans les montagnes autour d’Ella, nous nous résignons à continuer vers le sud, le temps pluvieux et le brouillard ne se décidant pas à passer son chemin après plusieurs jours… La fin du séjour, nous la passons donc en bord de mer, entre côte sud et côte ouest. Un jour en bus, un jour en scooter les cheveux au vent, un jour en train à contempler le paysage. On observe des centaines de poissons tropicaux dans une eau limpide à Hikaduwa, on nage avec les tortues géantes, on savoure les langoustines grillées au soleil couchant, on se la coule douce pour notre dernière semaine chez les cinghalais… et ca fait du bien. Après un bref passage à Colombo, capitale bruyante et polluée (et sans grand intérêt selon nous) où l’on retrouve un ami couchsurfer, on reprend l'avion direction Chenai le 31 Janvier.
SOUTH INDIA: Première immersion Arrivée quelque peu chaotique: la carte bleu ne marche pas et impossible de changer nos traveller cheques à l’aéroport. On arrive quand même à se sortir de la situation et a découvrir cette belle région qu'est le Tamil Nadu. Entre les temples de Mamalapuram et Madurai, les anciens comptoirs français de Pondichery, ou encore la découverte d'Auroville, cette ville utopique fondée en 1968 par La Mère, on découvre petit à petit la cuisine du sud de l'Inde et on s'imprègne de sa culture. Un train de nuit nous emmène jusque dans le Kerala où l’on remonte la côte ouest en lézardant sur les plages de Verkaka, en sillonnant les fameux backwater dans la région d'Alappuzhat, puis en flânant dans les rues de Fort Cochi. La découverte de cette magnifique région est ponctuée de diverses rencontres de toutes nationalités: un jour avec un français, un autre avec un américain, quelques jours avec une irlandaise et une hollandaise... Ainsi on continue notre bout de chemin; tantôt a deux, tantôt a plusieurs, dans cette énorme pays qu'est l'Inde. Le soir, les ragas nous ensorcellent aux sons des tablas et de tampura, tandis que les journées sont rythmées par de chaudes baignades et des Masala Dosa à répétition. Les plages se succèdent, les découvertes culinaires également, et le plaisir de continuer plus que présent. Depuis peu nous sommes arrivés dans le Karnataka, à Madikeri dans les montagnes. L'air y est plus frais et on essuie notre première pluie/orage de notre séjour indien. Le calme des montagnes est un gros changement après le capharnaüm des villes. On se balade au milieu des plantations de café, de poivre. On voit des aubergines, des ananas et des concombres sauvages, mais aussi des bananiers et autres arbres à coton. On arrive à voir a peu près 90% des légumes et fruits utilisés dans les différents curies que nous avons pu goûter au fil du temps. Sandrine est plus qu'heureuse au milieu de toute cette nature! On prévoit d'être à Goa vers la fin du mois de février, avant de poursuivre plus au Nord vers Mumbai, puis le Nord de l'Inde. Encore tant de choses à découvrir dans ce fabuleux pays! Deux mois risquent d'être bien trop courts pour voir l’essentiel...
"Ah le palu en Afrique c’est autre chose par rapport à l'Inde. La première fois que je l'ai eu je comprenais pas trop ce qu'il m'arrivait... Mais alors par contre j'ai adoré la montée. Aussi puissante qu'un trip d'acide!" Guy, Sur les routes depuis 1966.
On en rencontre des gens différents lorsqu'on voyage... Guy (65 ans) l'éternel nomade, Aldine (49 ans) la mère baroudeuse, Stan (27 ans) le maître nageur devenu grand voyageur l'espace de 8 mois. A chacun son histoire, a chacun son parcours, tout le monde à son rythme... Une chose est sur: ils reviendront (ou sont déjà revenu) tous en Inde. Encore et encore à continuer d'arpenter ces chemins qui semblent infinis. Cette "découverte de l'Inde" de deux mois ne serait-elle qu'un avant goût du pays pour nous? Quoiqu'il en soit, nos cinq sens continuent de s'extasier jour après jour!
Après notre petite escapade montagneuse dans les environs de Madikeri, nous continuons notre exploration du Karnataka en passant par Mysore et son célèbre palais, puis un passage éclair à la capitale Bangalore, où nous retrouvons mon ex collègue de travail. Orgie culinaire le soir, avec brochettes de poulet, poissons, fruits et légumes au barbecue, le tout a volonté, avant de sauter dans un train de nuit pour Hampi. Alors que les ruines aztèques ou romaines sont connues de par le monde, les vestiges d'Hampi le sont bien moins. A tort! Quel plaisir de découvrir ce paysage surnaturel! Irréelles, ces ruines ont quelque chose de mystique; et c'est sur des kilomètres de terrain vallonné que les rochers semblent avoir été posés du ciel, le vert jade des palmeraies, bananeraies et rizières ajoutant à l'atmosphère magique du lieu. On déambule à travers les anciens temples, on écoute attentivement Guy nous conter ses aventures en Alaska, Afrique et Asie jusqu'à tard le soir, pendant qu'Aldine roule ses pétards.
"Vous saviez qu'il y a 2000 morts par an dû aux chutes de noix de coco? J'ai d'ailleurs faillit y rester pas plus tard que la semaine dernière! J'en ai pris une en pleine gueule!" Guy "De Bundi au Nord, vous pouvez prendre un train direct de Kota à Varanasi. C'est 23 heures de trajet, mais bon moi j'ai mis 52 heures!" Aldine
C'est avec une petite larme à l'œil que l'on finit par quitter Hampi la mystérieuse, dont les autorités sont en train de tout détruire pour cause d'illégalité de permis de construire. Tout devrait avoir bien changé d'ici à peine un an... "Hampi people sad" nous dit cette vielle femme, avant de murmurer un "you want a massage?" les larmes aux yeux, alors que la devanture de son magasin vient d'être arrachée sauvagement. Crazy India, Incredible India!
Notre prochaine destination nous emmène vers un lieu bien connu: Goa, ce nom qui évoque bien des choses... D'abord pris d'assaut par les hippies qui fuyaient l'hiver de Katmandou, Goa fut ensuite le lieu d'émergence d'un nouveau style musicale: la Trance Goa. C'est donc sous les rythmes endiablés d'une trance psychédélique bien musclée que nous tapons du pied énergiquement lors des différentes Free Party organisées sur les plages d'Anjuna et Vagator au Nord de Goa. Les freaks sous acide font toujours partis du décor, et l'odeur du charas émanant des shiloms flotte encore dans l'atmosphère. On lève les yeux au ciel: la pleine lune illumine encore les cocotiers et la foule... Quelle heure peut-il être? Aucune importance, on continue de se laisser transporter par la musique et l'ambiance, accompagnés de nos quatre amis français retrouvés sur place... où l'on continue de voir quelques petites indiennes, perdues et fatiguées, faire la manche au milieu de la foule dansante. Mais Goa ne se résume pas qu'aux Trance Party et aux russes. Poulet Xacuti ou Kefrala, porc Vindaloo: rien que la cuisine goannaise a elle seule vaut le détour. On se gave de pommes de cajou (servant également a l'élaboration du feni, une boisson alcoolisée) au bord des routes, on découvre le chicou, ce fruit étrange qui ressemble a une pomme de terre, Sandrine commence à devenir experte dans l'art de la négociation (et accroc au ‘Hello to the Queen’, ce dessert bourratif appelé parfois ‘Into the Queen’ comme au Bamboo Bar!). Et puis Goa c'est aussi ses plages. Vastes et magnifiques. Entre Palolem, Patnem, Baga ou encore Agunda, il y a l'embarra du choix. Ambiance baba cool à Arambol et son lac d'eau douce, farniente à Cola Beach avec sa rivière... Si le nord de Goa nous avait un peu déçu par ses paysages, on en prend plein les yeux dans le Sud, où l'on se retrouve a sillonner les routes de montagnes en scooter, au milieu des arbres à noix de cajou et des vergers. Et c'est ainsi que durant l'espace d'une semaine, on oublie que l'on est en Inde. Les prix affichés sont doublés voir triplés, trouver un tali ou un masala dosa relève du défi personnel, et les dreadeux et tatoués ont remplacé les indiens. On paie notre premier backchich en scooter, et on file vers le sud à Gokarna, une ville sainte, retrouver une ambiance plus spirituelle. Flashback vingt ans en arrière: les hippies ont retrouvé ici l'Arambol d’autrefois. Certains vont se perdre et passer plusieurs jours face à eux-mêmes aux abords de la magnifique plage de Paradise Beach, avant de se faire chasser par la police. Pour notre part, on préfère rester sur Kudlee Beach à aller chercher notre eau au puits, et écouter Jack, un australien baba, nous conter ses aventures dans les Himalaya en 80s, les soirs au coin du feu...
Conversation quelque peu surprenante entre notre ami Jack et un Sâdhu, quelque part dans les Himalaya dans les années 80. - Hey, do you have a bidi for me please?- No baba I'm sorry - What do you mean? - I'm sorry baba. I don't have bidi. I don't have roupies. I don't have nothing! - Take this packet of bindi Jack. And also take these 5 roupies - ??? - But remember: Always keep the balance. - ...- Now give me a bidi!
Le temps passe, et il nous faut déjà rejoindre Bombay. D'abord sceptique, on découvre vite l'immensité de la ville après s'être retrouvé dans un taxi en plein rush hour dans les quartiers nord... Mumbai, la ville où tous les extrêmes se côtoient. On part un matin tourner notre premier Bollywood (Once Uppon A Time In Mumbai Again) en studio en tant que figurant, avant de rentrer le soir en bus, en passant devant les centaines de personnes a même le sol sur le trottoir: les intouchables. Femmes seules, familles, enfants, c'est un paysage bien triste qui s'offre devant nos yeux, le contraste est énorme après avoir côtoyé les danseuses de Bollywood et l'acteur principal qui touchera 380 000 euros de cachet pour ce film! Lors de cette journée, c'est l'Inde dans toute sa splendeur: un chao indescriptible. Des heures et des heures à attendre que les danseuses apprennent la chorégraphie (qui semble élaborée au fil de la journée...), des techniciens déplaçant sans cesse caméras et projecteurs, sans vraiment paraitre être d'accord entre eux. Dernière journée en ville, on décide de partir à la découverte d’un des plus grands bidonvilles d'Asie: Dharavi, (également lieu de tournage de SlumDog millionnaire) où des milliers de personnes vivent (plus de 600 000), et qui se trouve être expert en matière de recyclage.
On quitte la plus peuplée des villes d’Inde, et l’on se dirige vers le Nord. Un passage par Ellora dans le Maharashtra, célèbre pour ses grottes troglodytiques, monastères et autres temples bouddhistes, hindous, et jaïns datant du VIIème siècle, et nous voici aux portes d’entrée du Rajasthan, à Udaipur la ville blanche (et romantique).
NORTH INDIA: L'Inde à l'état pur "Yes sir? You want something? Please, come to my shop. Just looking. Cheap price! Discount special for you sir! Yes, you need something? Cigarettes, water, biscuits, sprite, postcard?"
"Hello bonbon? Hello money? What is your name? Hello roupie? What is your country? You like India? Hello school pen?"
Dans mon pays il y a des vaches dans les campagnes. Elles broutent paisiblement dans les près, avant de se faire traire et donner du bon lait. Ici il y a des vaches aussi. Dans les villes. Elles sont sacrées mais se font chasser à coup de bâton quand elles gênent le passage. Les détritus remplacent l'herbe fraiche, et quelques chapatis complètent parfois le repas...
Dans mon pays, le chien est l'ami de l'homme. Ici les chiens n'appartiennent a personne et errent dans les rue à la recherche de quelque nourriture. La plupart d'entre eux ont une patte cassé, le poil dégarni et les yeux remplis de tristesse. Quasiment chaque jour l'un d'entre eux nous suit, pendant un long moment, espérant avoir trouvé son nouveau maître. Les chiens, les vaches, les cochons et les singes vivent tous ensemble dans les villes. Chacun fouillant poubelles (la rue donc) et caniveaux. Les singes, qui sont les plus malins, réussissant parfois à nous arracher des mains une bouteille de coca ou une banane!
Dans mon pays on ne parle qu'une langue, le français. Ici on en parle pas moins de deux cent! Bien sur il y a l'hindi et un peu l'anglais, mais également une langue/dialecte pour chacun de ses états et villages reculés.
Dans mon pays, il n'y a qu’une seule religion. Du moins c'est ce que l'état aimerait bien en essayant de couper la progression de l'Islam. Ici il y en a des tas. L'indouisme évidemment. Mais aussi les chrétiens, les musulmans, les jaïns, les sikhs, les hindous monothéistes adorateurs de Krishna, etc...
Dans mon pays les hommes saints ont fait vœux d'abstinence, portent une longue robe, boivent du vin à l'église et produisent de la chartreuse dans les monastères. Ici les Sâdhus vivent dans la rue, se couvrent de cendre, portent une longue barbe et d'imposantes dreads, et fument le haschisch jour et nuit. Pas de problème pour eux, ce dernier est légal lorsqu'il est utilisé dans le cadre religieux, tout comme le peyotl l'est aux Etats-Unis dans certaines communautés religieuses.
Dans mon pays sur une moto, il y a une personne, parfois deux. Et dans une voiture cinq personnes ou un peu plus pour les plus grandes. Ici ils sont trois, quatre et parfois même six par moto! Tandis que dans une jeep on peut faire rentrer jusqu'a 25 personnes! Croyez moi, a 25 dans une voiture, sans essuies glace ni rétroviseurs, sous la pluie battante, on transpire à grosses gouttes et on a hâte d’arriver! Et pour les bus, lorsqu'ils sont pleins, le toit peut facilement en accueillir une vingtaine de plus. L'Inde est un pays très peuplé. Surpeuplé même.
Bruyante, sale, pauvre, épuisante, terrifiante, magnifique, envoutante, épatante, surprenante, grandiose... L'Inde est tout et son contraire. Même après deux mois, on continue de s'interroger, de se retourner sans cesse dans la rue. "Est-ce que c'est bien ce que j'ai cru voir?" on nous avait prévenu: l'Inde du Nord est bien plus extrême et intense que l'Inde du Sud. Le sud, c'est un peu l'Inde pour débutants nous avait confié quelqu'un dans le Kerala. Cette Inde là (la vraie diront certains) n'a rien à cacher. Plus sale, plus peuplée, plus pauvre. Celle la même qui rend fou! Mais derrière tous ces superlatifs, c'est aussi la que se trouve l'état le plus touristique du pays: le Rajasthan, le pays des rois et des maharadjahs, le royaume des mille et une nuits.
C'est dans cette région aride, à la frontière du Pakistan que se trouvent les plus beaux palais du pays. Le City Palace d'Udaipur, la ville blanche, en est un magnifique exemple. En bordure du lac Pichalou, nous sommes sur les terres du tournage d'Octopussy (James Bond), diffusé quotidiennement dans certaines des guest houses. On part explorer le lac voisin à vélo, et partons nous perdre dans les villages voisins. On découvre ensuite Jodhpur, la ville bleue, et son superbe fort dominant toute la ville. On se perd dans les toutes petites ruelles serpentant la vielle ville, on expérimente les délicieuses omelettes du fameux omelet man, renommé dans le monde entier, et on flâne à la tombée de la nuit dans le bazar. Vient ensuite Jaisalmer, la ville jaune, à l'ouest du Rajasthan. Enfin une "petite" ville indienne (50000 habitants). Le vieux fort dominant la ville dorée est de toute beauté, et les différentes maisons et autres havelis superbement décorées et sculptées. Un réel plaisir pour les yeux. Mais on ne pouvait pas passer par Jaisalmer sans aller faire un tour dans le désert du Thar. C'est donc à dos de chameau que l'on part explorer ce dernier et passer une nuit à la belle étoile dans les dunes. Quoi de plus parfait que d'écouter l'atmosphérique "Crystal Lake" de Klaus Schulze et contempler les étoiles filer dans le ciel, avant de sombrer dans un sommeil profond que même les scarabées du désert ne viendront pas perturber. On continue ensuite l'exploration de ce bel état et mettons les voiles vers Pushkar, une petite ville sacrée. On retrouve une faune similaire à Gokarna: travellers, chevelus et autres grands voyageurs; en bordure de lac et entourée de montagnes cette fois-ci. Et c'est dans une ambiance fumeuse que l'on se laisse bercer par les rythmes des percussions et le doux son du hang drum le soir à notre guest house... Pas de foire aux chameaux lors de notre passage, et c'est un Pushkar calme et relaxant que nous pouvons apprécier. Pour terminer avec ce bel état, nous prenons un bus direction Bundi, une petite ville au sud est dont on a entendu beaucoup de bien. En effet, à peine arrivés, Bundi nous séduit! C'est un concentré de Rajasthan dans une petite ville indienne. Un fort et un palais haut perché, des gens en turban, une population accueillante et souriante... Et de délicieux lassis!
Le festival des couleurs Holi approche a grand pas et il nous faut prendre une décision: rester a Bundi, retourner a Pushkar pour écouter de la trance avec les israéliens, ou aller vers Mathura ce qui nous rapprochera de Dehli et Varanasi? On se décide à booker un train et aller célébrer Holi sur les terres de Krishna, a Vrindavan a coté de Mathura. Ici tout le monde ne jure que part Krishna, et c'est le cas de Mangala, une française d'origine africaine venu a Vrindavan pour six mois... au sein de la secte d'Hare Krishna! C'est donc au milieu d'illuminés et de locaux que nous célébrons Holi dans les rues de la ville. Les couleurs fusent de partout, à chaque coin de rue. Du rouge, du bleu, du rose, du vert! Mais ce qui reste en général un jeu en tant qu'homme, devient assez vite un cauchemar pour les femmes, qui se retrouvent être la cible de pelotages a répétition! Une expérience particulière mais une expérience. Le ciel se couvre, les murs et rues sont tachetés de multiples couleurs, on part en bus pour Agra découvrir l'une des merveilles du monde: le Taj Mahal, magnifique mausolée tout de marbre blanc.
Chaque voyage à une fin, chaque livre, chaque chanson, chaque moment. Chaque vie. Ici c'est à Varanasi que la vie prend fin, et que le nirvana est atteint. Une fois le corps brulé sur l'un des ghâts de crémation, l'âme peut s'envoler. Varanasi est la ville de la mort, mais c'est une ville attachante. Très sale, mais avec du charme et tout un tas de petites ruelles où il fait bon se perdre. On écoute les sornettes que nous racontent les vendeurs sur la soie qu'ils vendent, on tend l'oreille pour entendre sithar et tablas, on se promène le long des ghâts... Et il est déjà temps de rejoindre New Dehli la capitale aux multiples bazars.
On rentre digérer tout ca.... et on reviendra surement un jour!
Au final, deux mois c'est beaucoup trop court pour un pays comme l'Inde. Nous aimerions beaucoup y retourner pour explorer la région du Kashmir et de l'Himachal Pradesh, mais aussi la région du Sikkim qui semble si différent de ce que nous avons déja vu. Je ne pense pas qu'une seule vie soit suffisante pour bien comprendre et voir l'ensemble de cepays. C'est toujours le cas pour la plupart des pays, mais ce constat m'a beaucoup plus marqué que pour d'autres pays visités par le passé...
L'Inde, un pays que je conseille à tous, pour peu que le monde et le bordel ne vous effraie pas. Une fois acclimaté et le smarques prises, on devient vite accroc!
Cela fait déja de longues années que je sillone le forum, à la recherche de renseignements sur mes différents voyages, à la lecture de posts divers, de récits de voyage, d'avis, etc...C'est décidé cette fois je me lance! et je vous fait part de mes impressions sur mon denrier voyage d'où je suis revenu il y a à peine une semaine. Mes précédents voyages donnaient en général naissance à un journal de bord perso, retracant mon itinéraire et mes recontres jours après jours. Pour ce plus long voyage, j'ai décidé de changer de format, et de le faire partager publiquement par la même occasion.
Allez je me lance, bonne lecture...
Destinations : Qatar – Sri Lanka – Inde Durée : 3 mois Période : Janvier 2013 – Avril 2013 Contexte : En couple, en mode sac à dos Budget moyen : 800€/mois (à deux), sans compter les billets d'avion Itinéraire final Sri Lanka : http://goo.gl/maps/F3boQ Itinéraire final Inde : http://goo.gl/maps/jJ3ti
Après un premier aperçu de l’Asie à travers le Népal en 2010, une envie de découvrir un peu plus le sous contient indien se faisait de plus en plus sentir. Un problème cependant, l’Inde c’est grand ! très grand même. Et pas question de partir à sa découverte l’espace de seulement trois semaines, j’en reviendrai frustré. Le Sri Lanka peut-être alors ?
Première décision : partir trois semaines au Sri Lanka en janvier. Elément nouveau : ma copine m’annonce qu’elle pense rejoindre des amis à Goa mi-février pour trois semaines. Réflexion : Pourquoi ne pas combiner les deux ? ; Sri Lanka et ensuite quelques semaines en Inde du Sud. Décision final : Et si on rajoutait un mois de plus histoire de découvrir également une partie de l’Inde du Nord … Ce sont donc trois semaines de congés qui se transforment finalement en trois mois ! (merci patron de m’autoriser ce break). Les dates sont posées, les billets d’avion en poche, quelques points clefs sur une carte marqués, l’appartement sous-loué. C’est bon, on peut partir à l’aventure!
Ayant prit nos billets avec la compagnie Qatar Airways, et ayant déjà attendu de longues heures à l’aéroport de Doha lors de mon voyage au Népal il y a quelques années, je me suis dis que cette fois-ci, on y ferai une halte de quelques jours histoire de découvrir un peu la capitale Doha et ses alentours. Cela nous permettrai également de couper le trajet en deux.
QATAR: un saut dans l'inconnu Tout petit pays voisin de l'Arabie Saoudite, le Qatar est un pays assez particulier. Ici le pétrole est roi, et rouler en 4x4 est la norme -il faut dire que c'est assez pratique pour les virées dans le désert- le prix de l'essence est fixe: 1L = 1QR; faites la conversion, même avec ces gros engins, le plein ne coute pas bien cher... Parlons-en du désert d'ailleurs. Ce dernier doit occuper environ 80% du pays ; on ne pouvait donc pas l'ignorer lors de notre passage chez les qataris. Dès le lendemain de notre arrivée, nous voici en route à bord d'un gros 4x4, direction la mer intérieure (Khor Al Adaid) au sud de Doha, et jusqu'a la frontière avec l'Arabie Saoudite. On est loin de l'authenticité d'une virée en chameau dans les dunes du Maroc, tailler la route à toute vitesse au milieu des dunes avec une petite musique arabesque, ca a aussi son charme. La nuit passée dans le désert en revanche, est vraiment décevante: une sorte de grande "tente" avec l'électricité, dans un gros campement type club vacances. Si au moins il y avait du monde on pourrait faire la fête, mais la c'est désert –si j’ose m’exprimer ainsi... On se réconforte en filant à pleine vitesse dans les dunes avec un quad au coucher de soleil, avant de savourer une douce chicha.
L'exploration de Doha, la capitale fut tout aussi intéressante. Après avoir exploré "The Pearl", une espèce d'immense ile artificielle entourée d'immeubles, de boutiques de luxe et de restaurants divers, on essaie d'aller voir le centre ville, où les grattes ciel poussent comme des champignons depuis des années. Et ce n'est pas encore finit! En vue de la coupe du monde de foot de 2022, la ville est un vrai chantier. Alors que l’on se ballade tranquillement entre les grattes ciel de la Big Apple, ici on essaie désespérément de se frayer un chemin au milieu de tous les gravats au pied des buildings. Ils ont même prévu de lancer le chantier du futur métro. Entre cinq et dix lignes de métro (140 kms de ligne) à venir d'ici 2022. On peut voir gros quand on a l’or noire! Et ce qui est triste dans tout ca, c'est que la plupart de ces énormes buildings sont quasiment vides... Un égyptien nous conduit donc au cœur de la ville (oui le stop ça marche aussi au Qatar), et on termine la journée en longeant la corniche tout en observant la skyline s'éloigner petit a petit.
Avant de passer la nuit a l'aéroport pour notre vol du lendemain matin, nous faisons la rencontre d'un allemand résidant à Doha pour l'année (merci couchsurfing). Il nous raconte toutes ces choses sur la ville, ses gens et leur culture. Saviez-vous que pour travailler au Qatar il vous faut un sponsor? Auquel vous devez reverser une partie de votre salaire plus ou moins importante, et qui décide un peu quand vous pouvez repartir chez vous. Tout ceci nous semble un peu trop proche de l'esclavage moderne à nos yeux pour tenter l'expérience... En vrac : les homosexuels sont emprisonnés et condamnés, la peine de mort est présente, l’alcool est toléré uniquement dans quelques hôtels de luxe, les femmes peuvent conduire et ne sont pas obligées de porter l’abaya. Enfin, pour terminer notre séjour au royaume du pétrole, Janosh nous emmène au sommet d'un des plus hauts buildings, sur le toit, afin d'admirer l'œuvre de l'homme tout illuminée. Minuit: en face de nous, tout un tas d'ouvriers s'agitent encore et encore sur le chantier d'un futur complexe de 5 buildings. Dans un an il sera terminé, merci a tous ces ouvriers pakistanais et indiens qui travaillent nuits et jours à la construction de ce dernier. Un dernier tour de nuit dans la capitale en voiture, et notre hôte nous dépose à l'aéroport.
Nous ne savons pas trop quoi penser de ce petit pays étrange, mais nous ne regrettons en rien l’expérience !
SRI LANKA: une perle dans l'océan indien 7 Janvier, 18h: il pleut des cordes sur Negombo, petite station balnéaire situé à 40 km au nord de Colombo la capitale du Sri Lanka. Nous qui croyions arriver au soleil... Petite île au sud est de l'Inde, ce pays nous a beaucoup plus. C'est incroyable la diversité qu'on peut trouver aux quatre coins de l'île. Montagnes, plages, cités anciennes, plantations de thé à perte de vue, on en prend plein les yeux niveau paysage. Et en ce qui concerne le voyage culinaire, on est également bien servi : Sanbol, rice and curry, hoopers, noix de coco juteuses à souhait, kottu, samosas, etc. Toutes ces bonnes choses qu'on s'essaie à cuisiner chez l'habitant lors de nos différentes rencontres couchsurfing. Et le top, c'est qu'ici on mange avec les mains: explosion de saveurs garantie, et Sandrine est ravie! On se perd dans les plantations de thés vers Matale, on part a la découverte des anciennes cités oubliées de Polonnaruwa et Anuradhapura, on gravie le rocher de Sigiriya et marchons avec les pèlerins avant d'atteindre le sommet d'Adam's Peak. Instant magique que de voir se lever le soleil sur les montagnes après avoir gravi les plus de 5000 marches qui mènent au sommet d'où Adam a été envoyé sur Terre il y quelques millions d'années une fois le jardin d’Eden quitté.
On met ensuite les voiles vers le nord, ancien territoire des tigres tamoules pendant une guerre qui dura bien trop longtemps et fît beaucoup trop de victimes... Aujourd'hui la guerre est terminée, mais les militaires et leurs AK-47 sont encore bien présents. Changement de cap de dernière minute, on se retrouve sur la côte est à Trincomalee en pleine période de mousson. Coup de chance, pas de pluie a l'horizon mais un soleil de plomb et une mer très chaude. Rencontre avec les tamoules, accompagné d'un jeune couple d’anglais: Nouvelle langue, nouvelle culture, c'est une population chaleureuse et souriante que nous découvrons. Trois jours extra à faire du snorkeling, boire de l'arack, goûter la ganja locale et parcourir la ville. Extras si on passe outre l'épisode où notre acolyte anglais parti seul un soir dans un bar, est revenu en s'effondrant dans les escaliers de l'hôtel, complètement drogué et incapable de bouger ou d'articuler... 5 minutes de plus dans le bar, et il se faisait violer... On retiendra la leçon: pas de sortie seul dans les bars après 22h, notre ami anglais a eu de la chance!
Après la côte, on revient s'enfoncer dans les terres chez notre hôte Sajeewa. Ce dernier gère trois divisions d'une plantation de thé dans les environs de Matale. Endroit idyllique pour passer quelques jours au calme à rencontrer les cueilleuses de thé, visiter les usines de production, comprendre tout le processus, flâner au milieu des plantations de thé et de cardamone, et se retrouver le soir autour de quelques bières en fumant de l'herbe. Et surtout se délecter des délicieux Rice & Curry que Palani (le "boy" de la maison) nous concocte jour après jour. Un délice! La magie du couchsurfing opère encore une fois... même si les premières heures ont été plus que stressante. En effet quand la veille, un de vos amis rencontré sur la route a manqué de se faire violer, on devient plus que parano, et l’on se méfie de tout !
Après un bref séjour dans les montagnes autour d’Ella, nous nous résignons à continuer vers le sud, le temps pluvieux et le brouillard ne se décidant pas à passer son chemin après plusieurs jours… La fin du séjour, nous la passons donc en bord de mer, entre côte sud et côte ouest. Un jour en bus, un jour en scooter les cheveux au vent, un jour en train à contempler le paysage. On observe des centaines de poissons tropicaux dans une eau limpide à Hikaduwa, on nage avec les tortues géantes, on savoure les langoustines grillées au soleil couchant, on se la coule douce pour notre dernière semaine chez les cinghalais… et ca fait du bien. Après un bref passage à Colombo, capitale bruyante et polluée (et sans grand intérêt selon nous) où l’on retrouve un ami couchsurfer, on reprend l'avion direction Chenai le 31 Janvier.
SOUTH INDIA: Première immersion Arrivée quelque peu chaotique: la carte bleu ne marche pas et impossible de changer nos traveller cheques à l’aéroport. On arrive quand même à se sortir de la situation et a découvrir cette belle région qu'est le Tamil Nadu. Entre les temples de Mamalapuram et Madurai, les anciens comptoirs français de Pondichery, ou encore la découverte d'Auroville, cette ville utopique fondée en 1968 par La Mère, on découvre petit à petit la cuisine du sud de l'Inde et on s'imprègne de sa culture. Un train de nuit nous emmène jusque dans le Kerala où l’on remonte la côte ouest en lézardant sur les plages de Verkaka, en sillonnant les fameux backwater dans la région d'Alappuzhat, puis en flânant dans les rues de Fort Cochi. La découverte de cette magnifique région est ponctuée de diverses rencontres de toutes nationalités: un jour avec un français, un autre avec un américain, quelques jours avec une irlandaise et une hollandaise... Ainsi on continue notre bout de chemin; tantôt a deux, tantôt a plusieurs, dans cette énorme pays qu'est l'Inde. Le soir, les ragas nous ensorcellent aux sons des tablas et de tampura, tandis que les journées sont rythmées par de chaudes baignades et des Masala Dosa à répétition. Les plages se succèdent, les découvertes culinaires également, et le plaisir de continuer plus que présent. Depuis peu nous sommes arrivés dans le Karnataka, à Madikeri dans les montagnes. L'air y est plus frais et on essuie notre première pluie/orage de notre séjour indien. Le calme des montagnes est un gros changement après le capharnaüm des villes. On se balade au milieu des plantations de café, de poivre. On voit des aubergines, des ananas et des concombres sauvages, mais aussi des bananiers et autres arbres à coton. On arrive à voir a peu près 90% des légumes et fruits utilisés dans les différents curies que nous avons pu goûter au fil du temps. Sandrine est plus qu'heureuse au milieu de toute cette nature! On prévoit d'être à Goa vers la fin du mois de février, avant de poursuivre plus au Nord vers Mumbai, puis le Nord de l'Inde. Encore tant de choses à découvrir dans ce fabuleux pays! Deux mois risquent d'être bien trop courts pour voir l’essentiel...
"Ah le palu en Afrique c’est autre chose par rapport à l'Inde. La première fois que je l'ai eu je comprenais pas trop ce qu'il m'arrivait... Mais alors par contre j'ai adoré la montée. Aussi puissante qu'un trip d'acide!" Guy, Sur les routes depuis 1966.
On en rencontre des gens différents lorsqu'on voyage... Guy (65 ans) l'éternel nomade, Aldine (49 ans) la mère baroudeuse, Stan (27 ans) le maître nageur devenu grand voyageur l'espace de 8 mois. A chacun son histoire, a chacun son parcours, tout le monde à son rythme... Une chose est sur: ils reviendront (ou sont déjà revenu) tous en Inde. Encore et encore à continuer d'arpenter ces chemins qui semblent infinis. Cette "découverte de l'Inde" de deux mois ne serait-elle qu'un avant goût du pays pour nous? Quoiqu'il en soit, nos cinq sens continuent de s'extasier jour après jour!
Après notre petite escapade montagneuse dans les environs de Madikeri, nous continuons notre exploration du Karnataka en passant par Mysore et son célèbre palais, puis un passage éclair à la capitale Bangalore, où nous retrouvons mon ex collègue de travail. Orgie culinaire le soir, avec brochettes de poulet, poissons, fruits et légumes au barbecue, le tout a volonté, avant de sauter dans un train de nuit pour Hampi. Alors que les ruines aztèques ou romaines sont connues de par le monde, les vestiges d'Hampi le sont bien moins. A tort! Quel plaisir de découvrir ce paysage surnaturel! Irréelles, ces ruines ont quelque chose de mystique; et c'est sur des kilomètres de terrain vallonné que les rochers semblent avoir été posés du ciel, le vert jade des palmeraies, bananeraies et rizières ajoutant à l'atmosphère magique du lieu. On déambule à travers les anciens temples, on écoute attentivement Guy nous conter ses aventures en Alaska, Afrique et Asie jusqu'à tard le soir, pendant qu'Aldine roule ses pétards.
"Vous saviez qu'il y a 2000 morts par an dû aux chutes de noix de coco? J'ai d'ailleurs faillit y rester pas plus tard que la semaine dernière! J'en ai pris une en pleine gueule!" Guy "De Bundi au Nord, vous pouvez prendre un train direct de Kota à Varanasi. C'est 23 heures de trajet, mais bon moi j'ai mis 52 heures!" Aldine
C'est avec une petite larme à l'œil que l'on finit par quitter Hampi la mystérieuse, dont les autorités sont en train de tout détruire pour cause d'illégalité de permis de construire. Tout devrait avoir bien changé d'ici à peine un an... "Hampi people sad" nous dit cette vielle femme, avant de murmurer un "you want a massage?" les larmes aux yeux, alors que la devanture de son magasin vient d'être arrachée sauvagement. Crazy India, Incredible India!
Notre prochaine destination nous emmène vers un lieu bien connu: Goa, ce nom qui évoque bien des choses... D'abord pris d'assaut par les hippies qui fuyaient l'hiver de Katmandou, Goa fut ensuite le lieu d'émergence d'un nouveau style musicale: la Trance Goa. C'est donc sous les rythmes endiablés d'une trance psychédélique bien musclée que nous tapons du pied énergiquement lors des différentes Free Party organisées sur les plages d'Anjuna et Vagator au Nord de Goa. Les freaks sous acide font toujours partis du décor, et l'odeur du charas émanant des shiloms flotte encore dans l'atmosphère. On lève les yeux au ciel: la pleine lune illumine encore les cocotiers et la foule... Quelle heure peut-il être? Aucune importance, on continue de se laisser transporter par la musique et l'ambiance, accompagnés de nos quatre amis français retrouvés sur place... où l'on continue de voir quelques petites indiennes, perdues et fatiguées, faire la manche au milieu de la foule dansante. Mais Goa ne se résume pas qu'aux Trance Party et aux russes. Poulet Xacuti ou Kefrala, porc Vindaloo: rien que la cuisine goannaise a elle seule vaut le détour. On se gave de pommes de cajou (servant également a l'élaboration du feni, une boisson alcoolisée) au bord des routes, on découvre le chicou, ce fruit étrange qui ressemble a une pomme de terre, Sandrine commence à devenir experte dans l'art de la négociation (et accroc au ‘Hello to the Queen’, ce dessert bourratif appelé parfois ‘Into the Queen’ comme au Bamboo Bar!). Et puis Goa c'est aussi ses plages. Vastes et magnifiques. Entre Palolem, Patnem, Baga ou encore Agunda, il y a l'embarra du choix. Ambiance baba cool à Arambol et son lac d'eau douce, farniente à Cola Beach avec sa rivière... Si le nord de Goa nous avait un peu déçu par ses paysages, on en prend plein les yeux dans le Sud, où l'on se retrouve a sillonner les routes de montagnes en scooter, au milieu des arbres à noix de cajou et des vergers. Et c'est ainsi que durant l'espace d'une semaine, on oublie que l'on est en Inde. Les prix affichés sont doublés voir triplés, trouver un tali ou un masala dosa relève du défi personnel, et les dreadeux et tatoués ont remplacé les indiens. On paie notre premier backchich en scooter, et on file vers le sud à Gokarna, une ville sainte, retrouver une ambiance plus spirituelle. Flashback vingt ans en arrière: les hippies ont retrouvé ici l'Arambol d’autrefois. Certains vont se perdre et passer plusieurs jours face à eux-mêmes aux abords de la magnifique plage de Paradise Beach, avant de se faire chasser par la police. Pour notre part, on préfère rester sur Kudlee Beach à aller chercher notre eau au puits, et écouter Jack, un australien baba, nous conter ses aventures dans les Himalaya en 80s, les soirs au coin du feu...
Conversation quelque peu surprenante entre notre ami Jack et un Sâdhu, quelque part dans les Himalaya dans les années 80. - Hey, do you have a bidi for me please?- No baba I'm sorry - What do you mean? - I'm sorry baba. I don't have bidi. I don't have roupies. I don't have nothing! - Take this packet of bindi Jack. And also take these 5 roupies - ??? - But remember: Always keep the balance. - ...- Now give me a bidi!
Le temps passe, et il nous faut déjà rejoindre Bombay. D'abord sceptique, on découvre vite l'immensité de la ville après s'être retrouvé dans un taxi en plein rush hour dans les quartiers nord... Mumbai, la ville où tous les extrêmes se côtoient. On part un matin tourner notre premier Bollywood (Once Uppon A Time In Mumbai Again) en studio en tant que figurant, avant de rentrer le soir en bus, en passant devant les centaines de personnes a même le sol sur le trottoir: les intouchables. Femmes seules, familles, enfants, c'est un paysage bien triste qui s'offre devant nos yeux, le contraste est énorme après avoir côtoyé les danseuses de Bollywood et l'acteur principal qui touchera 380 000 euros de cachet pour ce film! Lors de cette journée, c'est l'Inde dans toute sa splendeur: un chao indescriptible. Des heures et des heures à attendre que les danseuses apprennent la chorégraphie (qui semble élaborée au fil de la journée...), des techniciens déplaçant sans cesse caméras et projecteurs, sans vraiment paraitre être d'accord entre eux. Dernière journée en ville, on décide de partir à la découverte d’un des plus grands bidonvilles d'Asie: Dharavi, (également lieu de tournage de SlumDog millionnaire) où des milliers de personnes vivent (plus de 600 000), et qui se trouve être expert en matière de recyclage.
On quitte la plus peuplée des villes d’Inde, et l’on se dirige vers le Nord. Un passage par Ellora dans le Maharashtra, célèbre pour ses grottes troglodytiques, monastères et autres temples bouddhistes, hindous, et jaïns datant du VIIème siècle, et nous voici aux portes d’entrée du Rajasthan, à Udaipur la ville blanche (et romantique).
NORTH INDIA: L'Inde à l'état pur "Yes sir? You want something? Please, come to my shop. Just looking. Cheap price! Discount special for you sir! Yes, you need something? Cigarettes, water, biscuits, sprite, postcard?"
"Hello bonbon? Hello money? What is your name? Hello roupie? What is your country? You like India? Hello school pen?"
Dans mon pays il y a des vaches dans les campagnes. Elles broutent paisiblement dans les près, avant de se faire traire et donner du bon lait. Ici il y a des vaches aussi. Dans les villes. Elles sont sacrées mais se font chasser à coup de bâton quand elles gênent le passage. Les détritus remplacent l'herbe fraiche, et quelques chapatis complètent parfois le repas...
Dans mon pays, le chien est l'ami de l'homme. Ici les chiens n'appartiennent a personne et errent dans les rue à la recherche de quelque nourriture. La plupart d'entre eux ont une patte cassé, le poil dégarni et les yeux remplis de tristesse. Quasiment chaque jour l'un d'entre eux nous suit, pendant un long moment, espérant avoir trouvé son nouveau maître. Les chiens, les vaches, les cochons et les singes vivent tous ensemble dans les villes. Chacun fouillant poubelles (la rue donc) et caniveaux. Les singes, qui sont les plus malins, réussissant parfois à nous arracher des mains une bouteille de coca ou une banane!
Dans mon pays on ne parle qu'une langue, le français. Ici on en parle pas moins de deux cent! Bien sur il y a l'hindi et un peu l'anglais, mais également une langue/dialecte pour chacun de ses états et villages reculés.
Dans mon pays, il n'y a qu’une seule religion. Du moins c'est ce que l'état aimerait bien en essayant de couper la progression de l'Islam. Ici il y en a des tas. L'indouisme évidemment. Mais aussi les chrétiens, les musulmans, les jaïns, les sikhs, les hindous monothéistes adorateurs de Krishna, etc...
Dans mon pays les hommes saints ont fait vœux d'abstinence, portent une longue robe, boivent du vin à l'église et produisent de la chartreuse dans les monastères. Ici les Sâdhus vivent dans la rue, se couvrent de cendre, portent une longue barbe et d'imposantes dreads, et fument le haschisch jour et nuit. Pas de problème pour eux, ce dernier est légal lorsqu'il est utilisé dans le cadre religieux, tout comme le peyotl l'est aux Etats-Unis dans certaines communautés religieuses.
Dans mon pays sur une moto, il y a une personne, parfois deux. Et dans une voiture cinq personnes ou un peu plus pour les plus grandes. Ici ils sont trois, quatre et parfois même six par moto! Tandis que dans une jeep on peut faire rentrer jusqu'a 25 personnes! Croyez moi, a 25 dans une voiture, sans essuies glace ni rétroviseurs, sous la pluie battante, on transpire à grosses gouttes et on a hâte d’arriver! Et pour les bus, lorsqu'ils sont pleins, le toit peut facilement en accueillir une vingtaine de plus. L'Inde est un pays très peuplé. Surpeuplé même.
Bruyante, sale, pauvre, épuisante, terrifiante, magnifique, envoutante, épatante, surprenante, grandiose... L'Inde est tout et son contraire. Même après deux mois, on continue de s'interroger, de se retourner sans cesse dans la rue. "Est-ce que c'est bien ce que j'ai cru voir?" on nous avait prévenu: l'Inde du Nord est bien plus extrême et intense que l'Inde du Sud. Le sud, c'est un peu l'Inde pour débutants nous avait confié quelqu'un dans le Kerala. Cette Inde là (la vraie diront certains) n'a rien à cacher. Plus sale, plus peuplée, plus pauvre. Celle la même qui rend fou! Mais derrière tous ces superlatifs, c'est aussi la que se trouve l'état le plus touristique du pays: le Rajasthan, le pays des rois et des maharadjahs, le royaume des mille et une nuits.
C'est dans cette région aride, à la frontière du Pakistan que se trouvent les plus beaux palais du pays. Le City Palace d'Udaipur, la ville blanche, en est un magnifique exemple. En bordure du lac Pichalou, nous sommes sur les terres du tournage d'Octopussy (James Bond), diffusé quotidiennement dans certaines des guest houses. On part explorer le lac voisin à vélo, et partons nous perdre dans les villages voisins. On découvre ensuite Jodhpur, la ville bleue, et son superbe fort dominant toute la ville. On se perd dans les toutes petites ruelles serpentant la vielle ville, on expérimente les délicieuses omelettes du fameux omelet man, renommé dans le monde entier, et on flâne à la tombée de la nuit dans le bazar. Vient ensuite Jaisalmer, la ville jaune, à l'ouest du Rajasthan. Enfin une "petite" ville indienne (50000 habitants). Le vieux fort dominant la ville dorée est de toute beauté, et les différentes maisons et autres havelis superbement décorées et sculptées. Un réel plaisir pour les yeux. Mais on ne pouvait pas passer par Jaisalmer sans aller faire un tour dans le désert du Thar. C'est donc à dos de chameau que l'on part explorer ce dernier et passer une nuit à la belle étoile dans les dunes. Quoi de plus parfait que d'écouter l'atmosphérique "Crystal Lake" de Klaus Schulze et contempler les étoiles filer dans le ciel, avant de sombrer dans un sommeil profond que même les scarabées du désert ne viendront pas perturber. On continue ensuite l'exploration de ce bel état et mettons les voiles vers Pushkar, une petite ville sacrée. On retrouve une faune similaire à Gokarna: travellers, chevelus et autres grands voyageurs; en bordure de lac et entourée de montagnes cette fois-ci. Et c'est dans une ambiance fumeuse que l'on se laisse bercer par les rythmes des percussions et le doux son du hang drum le soir à notre guest house... Pas de foire aux chameaux lors de notre passage, et c'est un Pushkar calme et relaxant que nous pouvons apprécier. Pour terminer avec ce bel état, nous prenons un bus direction Bundi, une petite ville au sud est dont on a entendu beaucoup de bien. En effet, à peine arrivés, Bundi nous séduit! C'est un concentré de Rajasthan dans une petite ville indienne. Un fort et un palais haut perché, des gens en turban, une population accueillante et souriante... Et de délicieux lassis!
Le festival des couleurs Holi approche a grand pas et il nous faut prendre une décision: rester a Bundi, retourner a Pushkar pour écouter de la trance avec les israéliens, ou aller vers Mathura ce qui nous rapprochera de Dehli et Varanasi? On se décide à booker un train et aller célébrer Holi sur les terres de Krishna, a Vrindavan a coté de Mathura. Ici tout le monde ne jure que part Krishna, et c'est le cas de Mangala, une française d'origine africaine venu a Vrindavan pour six mois... au sein de la secte d'Hare Krishna! C'est donc au milieu d'illuminés et de locaux que nous célébrons Holi dans les rues de la ville. Les couleurs fusent de partout, à chaque coin de rue. Du rouge, du bleu, du rose, du vert! Mais ce qui reste en général un jeu en tant qu'homme, devient assez vite un cauchemar pour les femmes, qui se retrouvent être la cible de pelotages a répétition! Une expérience particulière mais une expérience. Le ciel se couvre, les murs et rues sont tachetés de multiples couleurs, on part en bus pour Agra découvrir l'une des merveilles du monde: le Taj Mahal, magnifique mausolée tout de marbre blanc.
Chaque voyage à une fin, chaque livre, chaque chanson, chaque moment. Chaque vie. Ici c'est à Varanasi que la vie prend fin, et que le nirvana est atteint. Une fois le corps brulé sur l'un des ghâts de crémation, l'âme peut s'envoler. Varanasi est la ville de la mort, mais c'est une ville attachante. Très sale, mais avec du charme et tout un tas de petites ruelles où il fait bon se perdre. On écoute les sornettes que nous racontent les vendeurs sur la soie qu'ils vendent, on tend l'oreille pour entendre sithar et tablas, on se promène le long des ghâts... Et il est déjà temps de rejoindre New Dehli la capitale aux multiples bazars.
On rentre digérer tout ca.... et on reviendra surement un jour!
Au final, deux mois c'est beaucoup trop court pour un pays comme l'Inde. Nous aimerions beaucoup y retourner pour explorer la région du Kashmir et de l'Himachal Pradesh, mais aussi la région du Sikkim qui semble si différent de ce que nous avons déja vu. Je ne pense pas qu'une seule vie soit suffisante pour bien comprendre et voir l'ensemble de cepays. C'est toujours le cas pour la plupart des pays, mais ce constat m'a beaucoup plus marqué que pour d'autres pays visités par le passé...
L'Inde, un pays que je conseille à tous, pour peu que le monde et le bordel ne vous effraie pas. Une fois acclimaté et le smarques prises, on devient vite accroc!
Itinérance et autonomie en Amérique du Sud et Centrale, comment faire? English translation pending
Bonjour à tout le monde,
Tout jeune inscrit sur le forum, je me présente, Nicolas, 24 ans, et j'habite dans le sud de la France à proximité d'Aix en Provence (Vitrolles). J'ai déjà un peu voyager, mais sur du court terme.
Je suis en train de me renseigner avec une amie pour partir quelques mois ( nous n'avons pas encore déterminé le temps, 4 mois peu être mais sans aucune limite!) en itinérance dans l'Amérique du Sud et rejoindre le Nord (probablement le Québec)
Nous souhaitons être en itinérance complète, se déplacer en stop, bus, train, bateau de pécheur... avec pour seul bagage notre sac à dos.
Dans notre optique nous voulons être indépendant, se loger chez l'habitant, en tente, en auberge de jeunesse, gites... et voir le jour même ou on atterrira. Bien entendu une préparation avec un listing des auberge de jeunesse sera à préparer pour avoir quand même quelques points de chutes et passer des nuits confortable pour récupérer.
Concernant le parcours, on a un peu regardé mais on l'a fait plus ou moins à l'aveugle.
voici le lien. Nous éviterons certainement le Venezuela car d'après se que j'ai lu c'est politiquement bancal. --LIEN--
Le but de ce post est de demander des conseilles au gens qui ont déjà réalisés ce genre de voyage. Nous savons pertinemment que sa va être dur, aussi bien physiquement que mentalement, mais nous somme très motivé.
Les questions qui me viennent à l'esprit sont les suivante (liste non exhaustive):
-Quel sont les pays à éviter ?
-Comment passe t on les frontières? que faut il prévoir mis appart le passeport?
-Quel est le poids max du sac a dos? (je suis parapentiste, donc porter du poids dans un sac a dos me gênera pas tant que sa, en revanche mon amie elle n'y est pas habitué)
-Quel sont les indispensables? (frontale, réchaud...)
-Comment s'organiser au niveau argent? garder du liquide sur nous? combien?
-Quel est la saison la plus propice? le printemps pour en suite enchainer sur l'été et même l'automne si le cœur nous en dit.
- Quel type de sac à dos et duvet prendre?
-comment doit-on faire pour les visas ?
-y a t il des moyens de ne pas payer trop cher l'avion, malgré que nous aimerions arriver a une destination et repartir d'un autre aéroport ?
-les distributeurs de monnaie sont ils nombreux en Amérique du sud et centrale ?
-y a t il des vaccins obligatoires ou indispensables que vous nous conseilleriez ?
-A quelle période partir? sachant que nous souhaitons rester dans les saisons chaudes de préférence pour éviter de se charger en habits? je pense qu'il sera difficile d'avoir de la chaleur sur tout notre périple surtout à l'approche du Canada.
Dans notre optique nous avions prévu de partir en Septembre/ Novembre, et éventuellement renoncer au Canada... Que conseillez vous?
Je suis preneur de tous les truc et astuces ;o)
Pour les moyens de communication avec la famille, nous partirons sans téléphone, on communiquera lorsqu'on aura accès à un cyber café.
Néant moins, nous aurons sur nous un tracker GPS qui donnera a notre famille en temps réel notre position. --LIEN-- (système beaucoup utilisé en parapente lors de départ en cross)
Pour le moment il s'agit que d'un projet que l'on aimerait vraiment concrétiser, merci pour votre lecture et j'attends avec impatience vos retour d'expérience ;o)
Nico
Tout jeune inscrit sur le forum, je me présente, Nicolas, 24 ans, et j'habite dans le sud de la France à proximité d'Aix en Provence (Vitrolles). J'ai déjà un peu voyager, mais sur du court terme.
Je suis en train de me renseigner avec une amie pour partir quelques mois ( nous n'avons pas encore déterminé le temps, 4 mois peu être mais sans aucune limite!) en itinérance dans l'Amérique du Sud et rejoindre le Nord (probablement le Québec)
Nous souhaitons être en itinérance complète, se déplacer en stop, bus, train, bateau de pécheur... avec pour seul bagage notre sac à dos.
Dans notre optique nous voulons être indépendant, se loger chez l'habitant, en tente, en auberge de jeunesse, gites... et voir le jour même ou on atterrira. Bien entendu une préparation avec un listing des auberge de jeunesse sera à préparer pour avoir quand même quelques points de chutes et passer des nuits confortable pour récupérer.
Concernant le parcours, on a un peu regardé mais on l'a fait plus ou moins à l'aveugle.
voici le lien. Nous éviterons certainement le Venezuela car d'après se que j'ai lu c'est politiquement bancal. --LIEN--
Le but de ce post est de demander des conseilles au gens qui ont déjà réalisés ce genre de voyage. Nous savons pertinemment que sa va être dur, aussi bien physiquement que mentalement, mais nous somme très motivé.
Les questions qui me viennent à l'esprit sont les suivante (liste non exhaustive):
-Quel sont les pays à éviter ?
-Comment passe t on les frontières? que faut il prévoir mis appart le passeport?
-Quel est le poids max du sac a dos? (je suis parapentiste, donc porter du poids dans un sac a dos me gênera pas tant que sa, en revanche mon amie elle n'y est pas habitué)
-Quel sont les indispensables? (frontale, réchaud...)
-Comment s'organiser au niveau argent? garder du liquide sur nous? combien?
-Quel est la saison la plus propice? le printemps pour en suite enchainer sur l'été et même l'automne si le cœur nous en dit.
- Quel type de sac à dos et duvet prendre?
-comment doit-on faire pour les visas ?
-y a t il des moyens de ne pas payer trop cher l'avion, malgré que nous aimerions arriver a une destination et repartir d'un autre aéroport ?
-les distributeurs de monnaie sont ils nombreux en Amérique du sud et centrale ?
-y a t il des vaccins obligatoires ou indispensables que vous nous conseilleriez ?
-A quelle période partir? sachant que nous souhaitons rester dans les saisons chaudes de préférence pour éviter de se charger en habits? je pense qu'il sera difficile d'avoir de la chaleur sur tout notre périple surtout à l'approche du Canada.
Dans notre optique nous avions prévu de partir en Septembre/ Novembre, et éventuellement renoncer au Canada... Que conseillez vous?
Je suis preneur de tous les truc et astuces ;o)
Pour les moyens de communication avec la famille, nous partirons sans téléphone, on communiquera lorsqu'on aura accès à un cyber café.
Néant moins, nous aurons sur nous un tracker GPS qui donnera a notre famille en temps réel notre position. --LIEN-- (système beaucoup utilisé en parapente lors de départ en cross)
Pour le moment il s'agit que d'un projet que l'on aimerait vraiment concrétiser, merci pour votre lecture et j'attends avec impatience vos retour d'expérience ;o)
Nico