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Tour des Annapurnas en avril 2009 English translation pending
by Catrine · 2008-12-17 · 17 replies
Bonjour, Namasté Je connais bien le Népal mais je désire faire le tour des Annapurnas sans guide et sans porteur du 20 avril au 09 mai 2009. Je voudrais savoir ou nous laisse la liaison Bus KTM -Pokara ? et comment rejoindre Besi-Sahar départ de mon trek. Ou se procurer les billets de bus et le permis de trek ? Voilà merci de votre aide sur le sujet !
Philippines du 8 mars au 14 avril 2009 English translation pending
by Cyril06584 · 2008-12-11 · 11 replies
bonjour les membres de VF ! voila ma femme et moi meme avons pris nos billets d avion pour notre sejour de 5 semaines aux philippines nous arrivons le 9 mars a HONG KONG et repartons le 14 avril ( air new zeland, 621 euros/ pers ) ensuite nous allons prendre dans quelques jours notre aller simple pour les philippines : 1 / vaut mieux prendre HK/ manille ou bien aller sur cebu (cebu pacific env 120 euros / 2 pax ) pour passer une petite semaine tranquille ? ensuite nous allons voyager entre les iles, manille, luzon, boracay, palawan et etc ... mais c est la que j ai besoin de votre aide .. vaut mieux aller a cebu avant manille, quels lieux, quelles iles, quelles choses ne pas manquer aux philippines ? nous sonmmes du genre " routard sac a dos ", location de mobylette, transport bus, ferry et meme avion si c est avantageux en temps et pas tres chere quel compagnie est fiable ? comment aller d iles en iles ? ferry fiable ? avion ? quelles plages doivent etre vu imperativement ? des petits hotels /bungalows sympas sur certain iles ? ( entre 10 /15 euros /nuits ) combien compter de budget par jour environ ( nuité, repas, balade, boisson, et petit extra ) trouve t on des salons de massage ( genre spa comme en indonésie ) ? a t il des lieux dangereux ? prendre du liquide est ce raisonnable ? plat philippins a ne pas manquer ? epicé ? le plateau de luzon en combien de jours ? les guides touristiques pour les philippines, nous avons trouvé que le petit futé, et mon anglais n est pas terrible pour un guide en anglais ? nous pensons passer quelques jours a chaque fois sur les iles, farniente, balade, plongée, repos et culture local alors n hesitez pas a nous donner de bons conseils ... un GRAND MERCI D AVANCE a bientot
Un mois au Brésil en janvier 2009 English translation pending
by Beleau · 2008-12-06 · 12 replies
ola à tous,

Je me rend au brésil pour environ un moi en janv. je sais, la saison des pluies est à cette époque. je cherche a faire un circuit assez nature en commençant par rio, direction igaçu, j'ai entendu dire k'il y avait un avion de rio a igaçu? puis je remonte direction le pentanal. connaissez vous une agence de voyage qui propose un trek dans le pentanal ou meme d'igaçu au pentanal? puis je souhaites me rendre a brazialia pour prendre l'avion jusqu'a Manaus. je voudrais voyager avec les habitants jusqu'a Belém. en bateau es possible?? et pour finir, belem je souhaites repartir sur la bolivie? es ce un bon trajet? ou je dois l'améliorer??

merci d'avance!
Fumer sur l'Atlantica? English translation pending
by Vaneliane · 2008-11-28 · 5 replies
Bonjour à tous ceux qui me lisent... Est ce qu'on peut fumer sur le Costa Atlantica ?, je pars en transatlantique en Avril ? Merci pour vos réponses
Bangkok: aéroport de Don Muang aussi fermé (27 novembre 2008) English translation pending
by Sarinya · 2008-11-27 · 13 replies
Bonjour a tous, l'aeroport de Don Meuang a ete egalement saisi par le PAD et est maintenant ferme. Il n'y a donc plus d'aeroport en fonctionnement a Bangkok. J'espere que cette situation s'eclairciera rapidement. J'espere tout de meme que le PAD mettra un peu dans son vin. Ils avaient saisi Suvar pour empecher le premier ministre de rentre en Thailande, il est en ce moment a Chiang Mai. Ils ont saisi Don Meuang pour empecher les conseillers du 1er ministre de se rendre a Chiang Mai et ils y sont. Ce blocus est un echec et n'a plus lieu d'etre. Laisser les gens voyager tranquillement et aider a restaurer l'image de la Thaialande qui est deja fortement degradee. Jean-Luc de My Thai Language School.
Protections périodiques pour long voyage à vélo? English translation pending
by Hcoriton · 2008-11-17 · 12 replies
Bonjour à toutes, J'ai une question très très pratique: je projette de partir environ 14 mois à vélo avec mon copain de France jusqu'en Inde, on passerait pas les pays en Stan (OUzbékistan, tadjikistan) et le Tibet. On risque donc d'être dans des endroits bien reculés. Je voudrais donc savoir quelles sont les protection périodiques les plus pratiques pour un tel voyage. EN vélo et pour 14 mois il est impossible d'apporter des tampons et serviettes hygiéniques. J'ai entendu parler des keeper (coupelle) mais je ne sais pas ce que ça vaut. Alors si vous avez des conseils! merci ! bonne journée
Tarif du lagoonarium de Bora Bora? English translation pending
by Hwoarang · 2008-11-13 · 12 replies
bonjours à tous je voulais savoir le tarif par personne pour faire l'activité du lagoonarium situé à bora bora. et combien de temps dur l'activité. merci de votre aide🙂
Rencontre VF à Genève-Lausanne le 6 décembre 2008? English translation pending
by Elyse · 2008-11-08 · 133 replies
Bonjour à tous les Suisses et Frontaliers!

J'aurais aimé organiser une rencontre dans la région. S'il y a des intéressés, le samedi 6 décembre (soirée) vous conviendrait-il?

Bises E
Randonnée de six jours en France début novembre English translation pending
by Tesiv · 2008-10-30 · 8 replies
Bonjour,

En fait quasi tout est dans le titre... Un peu dans le flou jusqu'au dernier moment... J'ai finalement une semaine de vacances la semaine prochaine... Pensant l'avoir en septembre, j'avais pensé aux Chemins de St Jacques de Compostelle : la partie vers les pyrénnées... Mais en Novembre, est ce qu'il est encore possible de les faire ? Et je n'ai en réalité que 6 jours.... J'ai l'habitude de la randonnée en montagne, mais là je partirai tte seule ! Sinon je suis ouverte à toute autre idée de rando en France à cette période ci... Mon budget étant plutôt limité... J'aurai plutôt opté pour le mode tente... (mais bon il y a aussi des gites pas chers... et ca permet de rencontrer des gens ! ) Mais du coup je peux pas aller n'importe ou non plus (jeune fille seule) Si quelqu'un à quelque idée, je suis vraiment prenante !!! Car je reconnais que je suis un peu prise de court !!!

Merci beaucoup d'avance !!!!
Croisière sur l'Indépendance of the Sea (Royal Caribeen) le 22 novembre 2008 English translation pending
by Marie89500 · 2008-10-26 · 3 replies
Bonjour

Nous partons sur l'Independance of the Sea le 22/11/2008 au 08/12/2008, je voudrais savoir si des personnes faisaient la meme croisiere que nous, si cela était le cas, merci de le faire savoir! comme nous sommes très peu de français sur le bateau, une rencontre aurait été sympas sur le bateau ! Merci par avance Cordialement Marie et Arnaud
Sujets de reportages en Inde? English translation pending
by Rafolive · 2008-10-18 · 21 replies
bonjour je fais actuellement une ecole de cadreur monteur en vidéo a pondicherry est je suis a la recheche de sujets pour mes cours pratiques si vous connaissez des endroits ou des histoires insolites ou des personnages qui peuvent convenir a ma recherche merci d'avance codialement olivier[
Etapes à Madagascar (compte rendu de voyage) English translation pending
by Kineger61 · 2008-10-14 · 14 replies
Bonjour à tous, Voici un bref compte rendu de notre voyage à Madagascar du 7 au 27 septembre 2008 .Nous l’avions préparé sur la base d’un circuit proposé par Espace Mada, une agence installée à Tana www.madagascar-circuits.com (attention, une autre agence utilise ce nom et squatte le terrain) adressez vous à Lydia et/ou Guillaume ; combiné Ouest et Grands Plateaux Arrivée TANA Hôtel Saka Manga www.sakamanga.com dans la haute ville, confortable, jardin intérieur, bon accueil et bon restaurant MIANDRIVAZO Hôtel Lakana ; des efforts à faire sur la propreté, mais il y a sans doute pire RIVIERE TSIRIBIHINA Descente de 3 jours sur un chaland à moteur ; confortable, pont supérieur avec transats pour les filles ; équipage avec cuisinier ; bivouac sur banc de sable en tente igloo ; marrant BEKOPARA-les Tsingys Camp Croco ; coup de cœur affectif Camp de toile au bord de la rivière ; tentes confortables avec lits ;Muriel la responsable fait des miracles avec 3 bouts de ficelles ; son camp a été emporté par une crue en mars et elle réussi avec une cuisine de fortune sous une tente à concocter des menus dont la qualité et la présentation pourraient mettre la honte à certains gougnafiers parisiens qui se prennent pour des génies.De plus elle s’investit énormément pour faire participer les habitants en développant et achetant leurs produits ; AIDEZ LA ALLEZ Y !!! MORONDAVE Hôtel Baobab café Très confortable près de la plage ; piscine, cuisine raffinée, ambiance parfois un peu « expat » mais sans plus IFATY Hôtel de la Plage ; au bout de la piste ; bungalows très confortables sur la plage www.hotelplage-tulear.com ; reposant ISALO Motel de l’Isalo ; seule fausse note due à un surbooking du Joyau de l’Isalo Chambres propres mais d’une tristesse à tomber mais surtout nourriture immonde et chère dans un réfectoire ambiance cantine des années 70 ; si vous êtes obligés de résider ici, allez manger en ville au Zébu grillé, c’est autre chose. Point positif ; Wilfied(parfait sosie malgache de Jacques Legras) assistant du proprio qui nous a fait un one-man show sur ses conditions de travail quand le patron venait de repartir pour Tana ; irresistible ; regret de ne pas avoir eu la vidéo avec moi !!! PARC DE L’ANDRINGITA Camp Catta ; installé au fond de la vallée, au pied de falaises abruptes ; le Tsaranoro donne une ambiance King Kong, film d’explorateur( je préfère la version de John Guillermin, le King était un peu plus entreprenant avec Jessica Lange ; dans le dernier on dirait qu’il a appris le code Hayes par cœur, mais revenons à notre sujet..) 4 jolis bungalows avec mezzanine (4 pers) et sanitaires de qualité ; possibilité de camping abrité sous auvent ; la région est assez tourmentée au niveau climat ; accueil sympa et bonne cuisine, ballades, randonnées, treks, escalade, parapente…de quoi faire www.campcatta.com Ps ; entrée du parc 5000 ar/pers ; le village qui est avant vient de décider de racketter les visiteurs ; notre chauffeur a négocié 2000 ar mais on ne sait pas quoi !! AMBROSITA Soleil de Mada ; celui-là il faut vraiment aller le chercher au bout d’une piste mais cela vaut le coup ; tenu par un couple de Français ; 6 petits » chalets » en bois ; chambre confortable avec douche ; table d’hôte avec cheminée ( un peu frais le soir ; 1600 m d’altitude) face aux rizières ; si vous êtes sympas, le patron vous fera des écrevisses pêchées dans le coin ; très bonne ambiance RETOUR TANA Résidence Lapasoa Vieille maison rénovée dans la haute ville ; grandes chambres avec parquet (si vous êtes 3 ou 4 demandez la 10, c’est la suite familiale) resto animé et ambiance un peu branchée au bar ; on y mange bien, service efficace et soigné( m…. on dirait le Routard) cela semble être l’incontournable du premier rendez vous ; donc on voit de tout ;-)) Quartier agréable et animé

Voilà, en espérant avoir apporté un peu d’aide en cas de besoin
Pour les amateurs de balades en France, 3 nouvelles galeries English translation pending
by TSL · 2008-10-03 · 7 replies
Pour les amateurs de balades en france, j'ai ajouté 3 nouvelles galeries sur mon site

1 : galerie de 38 photos sur le village de Moustiers Sainte Marie qui est classé "Un des plus beau village de France". C'est un très beau petit village provençale qui mérite que l'on y passe quelques heures.
http://francevoyage.free.fr/Moustier.htm

2 :galerie de 74 photos sur les gorges de la Jonte et du Tarn. Nous n'avons malheureusement pas eu suffisamment de temps pour parcourir complètement celles du Tarn qui avaient l'air vraiment sympa. http://francevoyage.free.fr/Jonte_Tarn.htm

3 : galerie de 104 photos sur les gorges du Verdon et le Lac Sainte Croix ou nous avons passés 2 superbes journées. La balade en pédalo dans les gorges, tôt le matin, vaut vraiment le détour. http://francevoyage.free.fr/Verdon.htm

Bonne consultation.
Trains en Inde: sécurité des bagages? English translation pending
by Nepalie · 2008-09-30 · 14 replies
🙁je suis en train de preparer un voyage pour l inde. le nombre d heures de trains est important les recommandations sur ce forum est de bien garder sa place, ou couchette, sinon grosse probabilité que des personnes prennent votre place; et sur la securite des bagages personnels, il vaut mieux rester tres vigilents meme s ils sont cadenasser. Bref il faut rester la ! Comment fait on pour faire un simple petit besoin ??

Ma question est peut etre inattendue mais elle souleve quand meme un probleme. Surtout quand on est seule. Comment avez vous fait, vous qui avait voyager ? Merci de me donner un tuyau!!!!! abstrait🙂
Négociation du salaire en Suisse English translation pending
by Lilitwo · 2008-09-26 · 67 replies
Bonjour à Tous,

Je viens de m'inscrire sur le forum qui m'a déjà aidé à répondre à beaucoup de questions concernant la Suisse où j'ai passé dernièrement un entretien.

Mais reste encore une interrogation sur la négociation du salaire que je pense avoir loupée. Je postule pour un poste de responsable commerciale.

Et je voudrais savoir si le salaire que j'ai negocié à savoir 5000 francs suisse brut par mois est raisonnable pour vivre à lausanne ( je compte m'installer là bas)? J'ai effectivement l'impression de m'être completement trompée, peut être aurais je du demander plus puisque que j'ai un niveau bac +4 et une experience de 4 ans dans le domaine avec une formation spécialisée dans l'activité pour laquelle je postule.

Ne vais je pas passer pour une mauvaise commerciale si j'ai demandé un salaire trop bas et être décridibilisée auprès de l'employeur. Aussi puis je a nouveau les recontacter pour renegocier mon salaire, cela se fait il ? ( en sachant qu'ils m'ont invité à les recontacter pour tte question et que j'ai l'impression que ma candidature les intéressait fortement)

Si quelqu'un peut donner réponses à mes questions, je lui en suis d'avance reconnaissante car je ne sais quoi faire? 😕

Merci !!!!!

lilitwo
Hébergements sympas à Flores? English translation pending
by Filefish · 2008-09-22 · 10 replies
Connaissez-vous des hebergements sympas tranquilles, style hutte avec vue sur la mer...et pas cher 50000Rs Pas loin d'un spot pour snorkeling et plongee?
Tour du monde avec l'assurance Globe Partner de ACS-AMI? English translation pending
by Tiger16 · 2008-08-14 · 45 replies
Bonjour à tous,

J'essaie de finaliser mon choix concernant l'assurance pour mon tour du monde de 7 mois, et pour l'instant mon choix s'arrête sur l'assurance ACS-AMI qui propose une formule Globe Partner à 33€/mois, prix le plus intéressant que j'ai trouvé, avec des prestations équivalent. Avez- vous des remarques à faire sur cette assurance, bonnes ou mauvaises ?

Le choix de l'assurance viendra en complément de la couverture de ma carte Visa Premier valable les 3 premiers mois.

Autre question : garder ou non sa mutuelle car en cas de retour anticipé, les assurances ne couvrent que le rapatriement et non les frais occasionnés une fois de retour sur le sol français. Sauf AVA qui maintient ses prestations 30 jours après le retour et qui permettrait donc de ne pas garder sa mutuelle (élément non négligeable). Tarif exponentiel : 6 mois = 70€/mois et sur 12 mois = 55€/mois

Merci d'avance !
Croisière sur le Carnival Miracle en famille? English translation pending
by JeanSandra · 2008-08-11 · 7 replies
J'ai acheté une croisière avec mes trois enfants 9, 7 et 6 ans ainsi que ma conjointe sur le Carnival Miracle. J'aimerais avoir les commentaires de ceux et celles qui ont déjà fait une croisière sur ce bateau. Nous avons déjà fait trois voyages au Mexique avec les enfants mais jamais en croisière. Est-ce un bon choix. Nous partons en décembre, le 15 de Fort Lauderdale via Panama, Costa Rica, Belize et retour 8 jours plus tard, le 23 décembre à Fort Lauderdale.

Merci de nous répondre
Site sur le Pérou English translation pending
by V0r9t · 2008-08-08 · 4 replies
Bonjour,

je m'étais déjà expatrié 1 and et demi au Pérou en 2006 et me voici de retour depuis juin 2008. Je convertis peu à peu mon ancien blog en site sur le Pérou avec des idées de destinations (connues et moins connues), beaucoup de photos et d'adresses.

Je vous invite à le visiter à cette adresse :
http://www.vincentprat.info/perou

Le site est mis à jour de manière hebdomadaire, avec soit un article issu de l'ancien blog, soit un nouvel article qui relate un nouveau voyage. Pour vous donner une idée, dernièrement: Escalade à Yuracmayo Archéologie à Lima (Huaca Pucllana) Randonnée à Marcahuasi

A venir: Ascension du mont Pisco (env. 5800m) dans la cordillère blanche Visite 4x4 de la Laguna Salinas au dessus d'Arequipa Les Lomas de Lachay : verdure au milieu du désert

J'espère que ça vous plaira. N'hésitez pas à laisser des commentaires sur les articles et pages.

Vincent
Randonnées dans l'Ordesa, au Mont-Perdu et à Gavarnie en août English translation pending
by Steppeur · 2008-07-29 · 4 replies
Bonjour, Nous cherchons des partenaires pour effectuer des randonnées dans le coin Ordesa-Gavarnie-Mont Perdu- Ceci début Aout, pendant 5 jours environ. Connaissance de la région souhaitée. Idéalement : intégration à un groupe constitué (nous sommes deux) avec portage si possible, compte tenu du nombre de jours (on ne trouve pas d'agence : tout complet!).... Guide bien-venu! Nous sommes à l'écoute de toutes suggestions ou conseils.( Itinéraires conseillés, nom de refuges à atteindre, boucles pour éviter le portage des sacs avec toutes les affaires...) Merci de vos réponses.
Tanger (Maroc) - Ouagadougou (Burkina Faso) à pied English translation pending
by Markoy · 2008-07-27 · 46 replies
Salut a tous. Je projette de partir de Tanger pour rejoindre ouagadougou a pied, sans jamais utiliser de transport . je prévois 100 jours environ pour ce périple soit 5000 klm +/-. Un voyage seul et autonome, que pensé vous de cette idée ? Si une personne, a vécu une aventure similaire ou a quelques conseils je suis preneur. Merci.

Markoy.
Itinéraire pour un séjour à Errachidia et sa région? (Maroc) English translation pending
by Mannal · 2008-07-16 · 15 replies
Bonjour, nous comptons moi et mon mari voyager du 09 au 17 aout, on ne sais pas encore quelle destination prendre, moi je n'ai encore jamais visité les ville suivante :(Errachidia, erfoud, merzouga, zagoura, khnifra..) et les petites villes qui sont à côté, on compte voyager en voiture, conseillez moi un circuit intéressant, je ne suis pas obligée de visiter toutes ces ville, mais l'essentiel est de passer un bon séjour. Merci d'avance
Randonnée à la Sierra de Guara en Espagne English translation pending
by Zooreau · 2008-07-02 · 20 replies
Bonjour à tous,

Je voudrais partir avec un groupe de 6 personnes débutantes pour la randonnée à la Sierra de Guara. Moi-même étant un adepte depuis 3 ans de la rando, je ne connais pas du tout cet endroit. Nous aimerions rester 5 à 6 jours. J'ai bien lu les messages concernant la Sierra de Guara sur ce forum. Mais des questions demeurent toujours. Le camping sauvage étant interdit, les prix sont abordables dans les campings de la Sierra de Guara (7 euros par pers/jour si j'ai bien lu). Il y aurait-il des parkings près de sentiers de rando (il y a des randonneurs qui mettent leur voiture dans les campings et puis prennent un taxi ou un moyen de transport pour aller aux chemins de rando, il y a-t-il des risques de garer sa voiture près des chemins de randonnée ?).

Je devrais encadrer ces débutants randonneurs, quels conseils donneriez-vous ? C'est la première fois que j'encadre un groupe même si j'ai de l'expérience dans l'encadrement pour des activités autres que la randonnée.

Nous avons un budget limité et nous préférions dormir en camping sauvage, à la belle étoile c'est toujours le pied !

Nous partons de Bruxelles et nous prévoyons 9 jours de voyage au total. Merci de vos réponses.
Randonnée dans le Queyras (France) English translation pending
by Mally · 2008-07-02 · 33 replies
Bonjour à tous! Je pars le 16 juillet randonner dans le Queyras pour 10 jours et je manque cruellement d'informations sur ce lieu... Je n'ai trouvé aucun guide, ne serait-ce que sur les Alpes, alors pour moi c'est un peu l'aventure. Quelqu'un pourrait-il me guider? Quels sont les balades à faire absolument? Quelqu'un a t-il expérimenté les campings (prix, equipement...) Nous serons à pied et nous avons entendu parler d'une carte "escarton" pour se déplacer gratuitement d'un village à l'autre. Toute autre information me sera utile, alors n'hésitez pas... Merci. Marie
Vercors la mer à pied en octobre 2007 English translation pending
by Lucbertrand · 2008-06-25 · 4 replies
Luc-en-Diois Cassis

Cette région des Préalpes françaises qui borde le flanc est de la vallée du Rhône est tout a fait étonnante. Elle recèle une multitude de bijoux naturels, qu'il s'agisse de massifs montagneux ou de belles rivières enserrées dans de magnifiques gorges parfois impressionnantes. En la traversant en voiture on la trouve sauvage, mais lorsqu'on prend le temps de l'arpenter par les chemins de traverse à pied et cela en dehors des périodes de vacances, on en évalue toute la solitude dès que l'on quitte le fond des vallées. Je vais vous conter ce voyage de 9 jours que j'ai eu le plaisir de faire au mois d'octobre 2007.

Il est deux heures du matin le mercredi dix octobre, comme souvent avant un départ la nuit n'est pas très bonne. Je prends le gros pavé sur Mazarin, qui a été loué par la critique, et cela à juste titre. Mais ma lecture est distraite par le raffut que fait la pluie sur le toit. A l'époque d'Anne d'Autriche les situations politiques internes et externes étaient inextricables, d'où ma difficulté à me concentrer et à suivre le fil de l'action. Je reprendrai la lecture de ce livre dans de meilleures dispositions intellectuelles. Mais ne pouvant dormir, j'en profite pour terminer un récit plus abordable et cependant fort intéressant, d'une jeune écrivain albanaise: le pays où l'on ne meurt jamais. Le bruit de l'eau sur les tuiles ne semble pas se calmer. Je suis un peu inquiet à l'idée de prendre le train de Lyon pour Luc-en-Diois, point de départ de ma balade jusqu'à la mer. Etre mouillé en été cela se gère assez bien, mais mi-octobre cela devient plus délicat. Enfin mon expérience et mon matériel « high tech » devraient me permettre de survivre dans des conditions acceptables.

Vers les sept heures, affublé de mon parapluie je pars prendre le métro. Le train TER, tortillard qui descend la vallée du Rhône est bondé d'une foule hétéroclite, jeunes qui doivent aller à l'école, anciens qui vont à la ville d'à côté, personnes qui partent travailler. Il est toujours étrange d'être habillé en « vacancier » au milieu de gens qui ont pour souci immédiat leurs activités professionnelles de la journée. Les multiples arrêts ne permettent pas toujours à la motrice de bien s'élancer, et j'ai tout loisir de contempler ce merveilleux fleuve et les vignobles réputés qui le dominent, Condrieu, Côtes Roties et Hermitage pour ne citer que les plus fameux. Et dire que le Rhône est durablement contaminé sur tout son cours par une pollution à la dioxine.

Alors que je suis absorbé par ces sombres pensées, le jour se lève franchement, la pluie s'est calmée et de grands morceaux de ciel bleu me donnent les meilleurs espoirs pour les jours à venir. Après un changement en gare de Valence, nous nous engageons dans cette magnifique vallée du Diois. Le soleil se fait très présent et prend le contrôle de la situation. Toutes les teintes vives de l'automne éclatent et sont rehaussées par la magie de l'eau et de la lumière. Des taches rouges aux multiples dégradés accompagnées de touches de jaune en pinceaux élancés ponctuent le vert dominant. Les parcelles les plus petites de vigne de clairette de Die s'insinuent jusqu'au tréfonds des anfractuosités des vallons qui s'accrochent de part et d'autre de la voie ferrée. Les magnifiques et austères parois du Vercors se dévoilent, les Trois Becs appelée aussi la Pelle avec sa très impressionnante paroi nord, et un peu plus loin la bien plus redoutable paroi de Glandasse. Beaucoup de souvenirs remontent.

14h26 Die, encore un gros quart d'heure et ce sera Luc-en-Diois. Je suis toujours impressionné juste au démarrage d'un parcours de plusieurs jours en solitaire. La mer semble loin et je me demande si je vais y arriver. Pourquoi marcher seul? Cet été 2007, j'ai fait en groupe un trek très agréable de12 jours dans le Haut-Atlas marocain. J'ai beaucoup apprécié, les gens avec lesquels je me trouvais étaient particulièrement agréables et je n'ai décelé aucune tension au sein du groupe. Honteusement, je dois cependant avouer que du fait sans doute d'une certaine paresse intellectuelle, lorsque je suis en groupe et que quelqu'un veut mener la danse, tant qu'il n'y a pas de danger je me désintéresse de l'itinéraire, et maintenant en regardant une carte du Maroc, je suis incapable de situer le lieu de notre randonnée. Donc de toute évidence, le fait de partir seul demande de mobiliser ses facultés intellectuelles et cela constitue déjà une bonne raison de pratiquer la balade dans ces conditions.

Le train ralentit et s'arrête à la minuscule gare de Luc. Je suis seul à descendre, rapidement le train s'éloigne et pas âme qui vive en ce lieu. Un léger temps d'adaptation est nécessaire pour faire la transition entre un wagon bondé et bruyant et ce petit quai aux quatre vents. En ce début d'après-midi je traverse le village désert. Par la route en quelques minutes je rejoins le très curieux chaos qui a pour nom le Claps. Il y a quelques dizaines de milliers d'années, voire plus, un gigantesque glissement de terrain s'est produit à partir d'une grande strate calcaire, ce qui a précipité d'énormes blocs au fond de la vallée, qui de ce fait présente une physionomie étonnante. Entre autre dans cet amoncellement de blocs on peut admirer le Saut de la Drôme. Il s'agit en fait d'un ruisseau canalisé, passant sous la route. A la lecture de la carte on pourrait s'attendre à autre chose.

Par une route étroite je rejoins Lesches-en-Diois, petit village à partir duquel le GR9 me conduit à Beaurières. A mon entrée dans ce hameau le crépuscule est imminent, le ciel s'est à nouveau obscurci. Il s'agit plutôt de brouillard que de mauvais temps. J'ai marché assez lentement et me sens fatigué, bien que n'ayant pas fait quinze kilomètres. L'accoutumance nécessite un certain délai, demain tout rentrera dans l'ordre. Le premier habitant rencontré m'enlève tout espoir de trouver un point de chute pour la nuit. Je trouve l'indispensable, une fontaine et remplis mes bouteilles. En passant au centre du village, un bistrot épicerie est ouvert, c'est le Pérou. Je pose à nouveau la question du point de chute pour la nuit. Et là miracle, il m'est répondu que le gérant du village de vacances fermé à cette époque est juste sur le trottoir. Il accepte de me passer un mobile home pour la nuit au prix de 15 euros. Je ne dormirai pas dans la forêt envahie par le brouillard. Soirée calme, un couple occupe une autre habitation. Une douche chaude me fait le plus grand bien. Une soupe épaissie à la purée vite engloutie, j'attaque le livre que j'ai emporté : l'éloge des femmes mûres.

Lever matinal, visibilité réduite, après un petit déjeuner au bistrot je remonte prendre mes affaires et j'attaque la montée du col de Cabre. Il fait très sombre, on se croirait presque en hiver. Cet effet est du à la brume épaisse qui s'est accumulée dans la vallée. Cependant malgré la pénombre, je remarque dans l'étroit cours d'eau que je longe des petites mares, dans lesquelles des truites détalent à mon passage. A l'immobilité de l'air je sens que le temps est très beau et qu'en prenant un peu d'altitude la clarté du ciel va apparaître. En effet un moment plus tard, les bancs de nuages se déchirent et j'émerge en plein soleil. Les derniers mètres entre brouillard et lumière sont féeriques. Par paliers les arbres passent de teintes grises aux couleurs les plus flamboyantes, le tout éclaboussé de rayons lumineux jouant avec les gouttelettes d'eau en suspension.

Je coupe la route goudronnée et que vois-je? Un mastodonte monter à bonne allure, il s'agit d'un camion transportant une belle quantité de mercedes toutes neuves. Décidément la civilisation n'est pas loin. A ce col René Desmaison avait une maison les dernières années de sa vie, j'y pense parce qu'il vient de mourir. D'après ce que j'ai entendu ses cendres vont être dispersées dans le Dévoluy près de montagnes qu'il a beaucoup aimées, le Pic de Bure et la Crête des Bergers, parois que je vais croiser au cours de mon périple.

Du col de Cabre il faut encore monter au col de Valdrôme avant de basculer vers le village du même nom. Le chemin est un enchantement entre brume et soleil, j'ai vraiment l'impression de jouer à saute-nuages. Au milieu d'un champ un arbre étrange, sans doute très vieux, ressemblant à un noyer, étale son feuillage présentant une large palette de couleurs. Certaines feuilles sont encore bien vertes, d'autres un peu marron comme si elles avaient souffert d'un manque d'eau, d'autres par touffes jetées un peu au hasard sont jaunes ou rouges, vraiment étonnant. Une atmosphère vaporeuse stagne à l'arrière plan, de laquelle surgit une jolie crête dont je n'arrive pas à déterminer le nom.

Au village de Valdrôme, le GR part un peu vers l'ouest en évitant la montagne. Cette belle pente me tente et je m'engage plein est afin de gravir ce beau belvédère. Après un tronçon de route goudronnée et un court détour car le chemin est barré à l'entrée d'une propriété, une magnifique sente très sauvage me conduit aux larges espaces des pistes de ski. En suivant un remonte-pente raide j'arrive à proximité du Pas de la Lauze à 1553 mètres d'altitude. L'air est immobile, il se dégage une quiétude prégnante qui va m'accompagner durant neuf jours. Un troupeau de moutons débouche, derrière suit une bergère que je salue. Il est à peu près quatorze heures, c'est la première personne que je rencontre depuis ce matin, le chauffeur du camion je ne l'ai pas vu. Après avoir mangé en prenant mon temps le lieu invitant à la flânerie, je m'engage en descente dans un raidillon où il faut faire attention. Je plonge dans une forêt aux couleurs presque irréelles. Parfois on pense que les peintres forcent sur les teintes et qu'ils osent des contrastes par trop marqués, mais il n'en est rien, il ne font que copier la nature. Un petit coup au moral, un panneau indique Serres, mon point de chute pour ce soir, à 12 ou 14 kilomètres. Mais rapidement l'enchantement du lieu me fait oublier ces contingences bassement matérielles.

Un long vallon en sous-bois tapissé de feuilles, dans lesquelles mes pieds immergés font bruire le tapis végétal, déroule sa pente régulière. Ce contact souple et moelleux au niveau de la plante des pieds est sensuel. Je longe un ruisseau presque asséché, ponctué de temps à autre de petites mares qui attirent à la longue ma curiosité. Je m'approche de l'une d'elles, de taille réduite, trois mètres de long et un de large. L'eau est claire, à chaque extrémité des feuilles couvrent sur une distance de quelques dizaines de centimètres sa surface. Je vois un mouvement provenant de l'un des bords. Une belle truite sort de sous les feuilles et rejoint la partie la plus profonde. Incroyable dans un si faible volume d'eau. Alors de l'autre côté un scénario similaire se produit. La profondeur en bordure est de quelques centimètres seulement. Tandis que je reste sous l'effet de l'étonnement à regarder fixement, la truite qui vient de quitter son abri y retourne. Je me dis qu'il est peut-être temps de tester la pêche à la main. Je m'approche doucement, passe les doigts sous les feuilles et sens la truite dans ma paume. Je la caresse, ne sachant pas de quel côté est la tête. De peur de lui faire mal, n'ayant pas l'intention de la prendre aux ouïes, je me contente de légèrement l'effleurer quelques secondes, puis elle démarre et je vois un magnifique poisson d'une bonne vingtaine de centimètres, tout constellé de points rouges éclatants, regagner le centre de la mare, grande émotion.

Au lieu-dit la Montagne j'abandonne le petit vallon et m'engage à flanc. Rapidement la vue se dégage. Un poirier abandonné offre des fruits tout rabougris. J'en cueille un par curiosité. Il est de chair rêche et dure mais il s'en dégage un jus chaud et admirablement sucré, un délice. Au premier plan en contre-bas le village de Sigottier et sa jolie falaise d'escalade. Au second plan, une vision qui m'émeut profondément. Dans cet air calme et pas très limpide de fin d'après-midi se dévoilent dans leur blancheur les magnifiques parois du Pic de Bure et de la Crête des Bergers, au-dessus desquelles depuis quelques jours l'esprit de René Desmaison a choisi sa dernière demeure. Je reste un long moment au pied de ce poirier la gorge serrée ne pouvant continuer à profiter de ce merveilleux nectar.

Je m'arrache à l'envoûtement du lieu et reprends mon chemin vers la petite ville de Serres. Au détour d'un mouvement de terrain m'apparaît la crête d'Eyglière qui constitue la première partie de mon étape du lendemain. Comme elle semble tranchante et aérienne, un gros morceau de plaisir en perspective. Le chemin rejoint le fond de la vallée et j'entre dans la ville. En passant devant la mairie je peux admirer la beauté de sa porte en bois. Rapidement je choisis un hôtel, dont l'accueil n'est pas des meilleurs et la proximité de la rue implique d'avoir le sommeil profond. A sa seule décharge, le dîner est très correct même bon. Nuit médiocre, qui découle sans doute du cumul d'une étape longue en début de parcours et du passage de gros camions au centre ville.

Vers les huit heures départ en direction de cette belle arête d'Eyglière. Je coupe au plus court, à la sortie de la ville je traverse un champ en contre-bas de la route en direction de la trouée semblant indiquer l'itinéraire. Un petit doute m'assaille, mais rapidement je suis certain d'être sur le bon chemin. La sente en courbes serrées s'élève vers la crête parmi une multitude d' arbustes à feuilles caduques aux teintes les plus variées, jaune, rouge, vert, rose et tous les dégradés passant de l'une à l'autre. Le soleil rasant rehausse les contrastes entre les tons. Je suis sur un sentier comme je ne savais pas qu'il en existait dans le monde réel. Puis succède un passage raide exclusivement rocheux, en calcaire blanc éclatant. Le fil de l'arête est atteint. Elle a fière allure, une grande chevauchée m'attend. La ville blottie au fond de la vallée m'apparaît empanachée d'un brouillard diffus. Plus loin vers le nord, le Dévoluy est encore très présent. Un peu plus à l'est le massif des Ecrins dévoile nombre de ses beaux sommets, parmi lesquels la Barre des Écrins et le Sirac.

L'air est immobile, de grandes herbes dorées m'accompagnent tout au long de la montée. Près du sommet en pleine pente, juste devant moi dans de ce foisonnement couleur or une compagnie de bartavelles décolle. Je suis tellement surpris par leur proximité et le bruit fort de leurs battements d'ailes, que j'en prends un coup d'adrénaline. Marcel Pagnol aurait été à ma place ou plutôt son père, il aurait pu faire au moins un triple coup du roi.

Au sommet, une halte repas me permet de faire le point. Cette cime a pour nom Rocher de Beaumont, elle constitue un belvédère duquel la vue est de tout premier plan dans toutes les directions. Elle domine la vallée d'à peu près mille mètres. Au loin au deuxième plan vers le sud je discerne la montagne de Chabre que je dois dépasser aujourd'hui. Le parcours me semble long, je me dis que je ne vais pas y arriver et instantanément le moral en prend un coup. Vers le nord et l'est comme je l'ai dit, le regard embrasse le Dévoluy et le massif des Écrins. En direction de l'ouest se déroule un moutonnement de collines et de petites montagnes jusqu'à la vallée du Rhône.

En me tournant de nouveau au sud j'étudie précisément le trajet que j'ai à faire avant la nuit. Pour commencer une longue descente conduit au joli village de Trescléoux. Ensuite de l'autre côté de la vallée se dresse fièrement la Montagne de la Garde. J'envisage de la contourner par l'est et le sud et de rejoindre directement la vallée qui mène à Orpierre. Puis dans le lointain barrant l'horizon d'est en ouest la Montagne de Chabre que je dois franchir par le col de l'Ange. La descente en versant sud vers Bârret-sur-Méouge n'est pas visible.

Il faut bien repartir et le premier pas paraît minuscule devant le gigantisme du décor. Le village de Trescléoux grossit et proportionnellement le moral suit. Je quitte la zone peuplée de ces magnifiques grandes herbes aux teintes mordorées. Au détour d'un pré un splendide cheval noir au pelage luisant passe au trot. L'arrivée dans le village est superbe, par un petit chemin schisteux parsemé de touffes de buissons. Il donne vraiment sur le village car on surplombe les toits. A la fontaine, je fais un arrêt de courte durée le temps de prendre de l'eau. J'entame le contournement de la montagne de la Garde. Ma carte au 100 000 manque un peu de précisions pour la traversée de garrigues sans chemin balisé. Rapidement cela se termine à l'intuition, en suivant les courbes de niveau puis le long d'un petit oued à sec et encore par des chemins qui vont dans la direction voulue, tout du moins au début. Après plusieurs détours à cause des sentiers disparaissant dans les fourrés, je débouche directement dans la déchetterie d'Orpierre. J'en reconnais le gardien, car il n'y a pas longtemps nous sommes venus y vider les déchets d'une vieille maison. La route sur quelques kilomètres me conduit au village. J'ai tout loisir d'admirer le fameux Quiquillon présentant une multitude de belles escalades sur une hauteur de cent cinquante mètres. Une fois sur la place centrale, il me faut constater que l'épicerie est fermée et n'ouvrira pas avant seize heures. Je n'ai pas le temps de stationner deux heures, cela compromettrait mon étape du jour.

Après une brève halte je repars directement vers le col de l'Ange. Montée longue et diversifiée, d'abord en forêt puis le long d'une sente pierreuse soutenue qui offre de très beaux points de vue et pour terminer à nouveau la forêt durant une petite heure, et bien entendu pas âme qui vive. L'arrivée au col de l'Ange se fait en présence d'un soleil rasant de fin d'après-midi, donnant tout leur éclat aux magnifiques dalles calcaires qui ornent ce passage. Et toujours cet air calme, assis sur cette arête je peux observer en direction du nord une bonne partie du chemin de la journée et vers le sud ce qui m'attend demain. Il s'agit de deux jolis mouvements de terrain, la montagne de Chanteduc et la montagne de Lure, encore cette impression d'éloignement somme toute trompeuse. Tout à mes réflexions, allongé dans l'herbe, perché entre deux vallées je me laisse bercer par la quiétude du temps, pas un souffle d'air et ce soleil généreux qui caresse la peau. Comment imaginer que nous sommes mi-octobre en fin d'après-midi à mille quatre cent mètres d'altitude. M'arracher à ce bonheur me fait violence. Le village de Bârret-sur-Méouge est quelques kilomètres en contre-bas et l'atteindre est rapide. Un peu avant les maisons, sur un promontoire de faible ampleur les ruines d'une vieille église dressent encore quelques hauts pans de murs. A leur pied un ancien cimetière à l'abandon, peuplé d'herbes folles qui s'allument au soleil couchant, dégage une impression de sérénité qui défie les siècles.

Les premières maisons dépassées, je remarque un robinet et un petit carré d'herbe à proximité caché le long d'une haie. En cas de besoin ce sera l'endroit idéal pour monter la tente. Dans un dernier effort le soleil met le feu aux magnifiques boules de feuillage jaune clair des arbres qui m'entourent. Que ce contraste de lumière avec l'ombre ambiante est prononcé.

Au débouché sur la place centrale, un hôtel manifestement fermé, voire plus exploité depuis un certain temps. Un camping indiqué, je m'y dirige . Je tombe sur deux hommes en train de s'affairer sur le site. L'un d'eux me permet d'installer ma tente pour la nuit mais il me prévient qu'ils viennent de mettre les installations hors gel et qu'il n'y a plus d'eau. Je leur explique que je peux me passer de tout sauf justement d'eau. Donc je le vois sortir son portable et après un bref dialogue, il me demande si un gîte pour la nuit m'intéresse. Je lui fait remarquer qu'à pied je ne désire pas faire trop de chemin. Il me répond « Aucune importance je vous conduis en voiture ». Nous voilà partis pour le hameau de Salérans. Je suis déposé dans un magnifique petit gîte à l'accueil particulièrement sympathique. J'apprendrai que la personne qui m'a si gentiment conduit est le maire du village. Soirée exquise, repas excellent, nuit très bonne; un copieux petit déjeuner pris le propriétaire me ramène devant l'hôtel à l'abandon. Il m'explique que leur gîte étant trop petit, début 2008 ils reprennent son épouse et lui l'exploitation de cet établissement. Effectivement au mois d'avril 2008 de passage dans la région je m'y suis arrêté deux nuits et l'accueil était toujours le même. Je le conseille donc très vivement, il se nomme Hôtel de la Méouge, nom emprunté à la petite rivière qui coule dans cette vallée. Ses gorges sont remarquables, offrant par endroits des points de vue époustouflants. Pour ne rien gâcher un magnifique chemin, souvent plus une sente étroite, de temps à autre aérien, permet de contempler de l'intérieur ces gorges sur une bonne distance. Lieu idéal pour venir se mettre au calme quelques jours.

Me voilà à nouveau sur le chemin. Les conditions météorologiques sont toujours aussi clémentes. En automne les périodes de beau temps sont souvent très stables. Les orages d'après-midi dus à la chaleur n'ont plus lieu. Rapidement je me retrouve en forêt et j'attaque les huit cents mètres de dénivelé qui conduisent au col de Branche. Les couleurs des arbres sont toujours aussi belles, les contrastes des plus étonnants, le jaune le plus tendre qui se découpe sur le vert foncé des sapins. Les jeux d'ombre et de lumière ajoutent à la complexité des teintes qui s'emmêlent. Comme souvent, pris sous le charme de la nature qui sans retenue distribue à celui qui veut les regarder ses plus beaux atours, j'oublie toute idée de position. Soudain je tombe sur un panneau indiquant Ribiers. Manifestement ce n'est pas mon itinéraire. Le col de Branche que je dois franchir est plus à l'ouest, donc il me suffit de monter sur la crête qui me domine et de repartir à sa rencontre. Cette erreur d'itinéraire à part une petite demi-heure de marche supplémentaire, m'offrira un des plus magnifiques paysages que j'ai eus l'occasion d'admirer. Cette arête est un enchantement. Les herbes hautes couleur or, dont les teintes sont mises en exergue par le soleil rasant les éclairant à l'horizontale, se détachent sur le ciel bleu au gré des ondulations du terrain. De part et d'autre le regard porte très loin, et je peux distinguer une multitude de silhouettes de montagnes auxquelles je sais raccrocher un nom et cela me remplit de joie. Au second plan la Montagne de Lure est très impressionnante, sa crête est entaillée par le col Saint-Vincent, passage que je compte emprunter.

Ce parcours conduisant au col de Branche, j'aimerais qu'il ne finisse pas tant l'émotion ressentie à chaque pas est puissante. En pleine pente, une prairie dorée au milieu de laquelle un arbre de petite taille au tronc frêle et au feuillage terni par le manque d'eau se découpe sur le ciel clair. Je reste saisi par l'esthétique du lieu et de la disposition des éléments.

Une courte déclivité et j'aperçois le chemin que j'ai heureusement manqué, je n'aurais jamais parcouru cette sente pendue dans le ciel si j'avais été plus soucieux de l'itinéraire. Encore un col à passer un peu plus loin, aux environs duquel je rencontre un couple de randonneurs stéphanois et quelques chasseurs en quête de sangliers. Puis une longue descente me mène au village de Saint-Vincent-sur-Jabron. Petit village endormi dans lequel seul un bistrot est ouvert. Un steak frites m'est proposé. Les chasseurs rentrent. Manifestement la chasse n'a pas été miraculeuse. Ils m'expliquent qu'avec la sécheresse et l'abandon de la culture du maïs, les cochons sauvages sont partis chercher leur pitance dans d'autres vallées. En effet, j'ai pu constater que les signes de sécheresse sont inquiétants, beaucoup d'arbres de toute évidence en souffrent et en portent les stigmates. La terre, pratiquement tout le long de mon itinéraire, est dure et craquelée. Des champignons en une bonne centaine de kilomètres je n'en ai vus que quelques uns isolés, alors que la saison mycologique bat son plein.

Après une heure agréablement passée avec ces autochtones qui ne se laissent pas abattre le moral par une mauvaise chasse, je repars tout joyeux et le ventre plein en direction de la Montagne de Lure. Quelques détours plus loin, je me trouve au pied du sentier très raide qui se dirige en direction du col Saint-Vincent. Au milieu de la montée je rencontre un promeneur solitaire de la journée. La discussion que nous engageons me montre qu'il connaît admirablement bien la région. Je lui demande donc si dans le village de Lardiers il est possible de trouver un gîte pour la nuit. Il me dit le plus grand bien d'un restaurant au centre du village sans se prononcer sur l'hébergement. L'établissement qu'il m'indique, les chasseurs venaient de m'en parler avec des trémolos dans la voix. De toute évidence il faut absolument que j'y aille.

Le col Saint-Vincent est matérialisé par un petit espace plat et herbeux en forêt. Avec de l'eau ce serait l'endroit rêvé pour bivouaquer, mais cette dernière me manque et les quelques heures de jour me poussent à poursuivre. Souvent dans mes randonnées je dors dehors parce que je n'ai rien trouvé d'autre. Mais paradoxalement les meilleurs souvenirs que je conserve de ces petites aventures ce sont justement ces nuits passées à la belle étoile.

Le vallon que j'emprunte pour descendre du col est orienté plein sud. Étant donné l'heure son versant ouest est inondé d'une belle lumière déjà oblique. La végétation, une fois de plus dans ce bain de soleil aux rayons tangents, révèle un foisonnement de teintes. Le calcaire blanc au gré des pierriers apporte une touche de couleur supplémentaire du meilleur effet. Au débouché du vallon apparaît le premier champ de lavande, le midi j'y suis.

Une fois dans le village, la curiosité avivée depuis plusieurs heures, je recherche ce fameux restaurant qui se situe au centre. La salle est originale et a beaucoup de charme. Je commande une bière. Je peux manger mais pas dormir. Un gîte à la sortie sud du hameau m'est indiqué, donc à regret je m'y dirige, j'aurais bien testé l'art du cuisinier. Rapidement la courte distance est parcourue. Bien que nous soyons samedi soir il y a de la place, seul c'est rarement un problème. L'accueil est excellent. Le repas du soir comprend, entre autre chose, un magnifique gibier accompagné d'une bonne quantité de chanterelles ramassées sur place, un immense régal.

Le lendemain au cours du petit déjeuner, au demeurant fort copieux à base de succulents produits locaux, mon hôtesse, sans rentrer dans de trop grandes précisions, me livrera quelques secrets sur la cueillette d'un champignon mythique, l'amanite des Césars ou oronge. Elle m'indiquera une recette concernant le vin afin d'accompagner au mieux ce produit divin. Une cuillerée à soupe de miel dans une bouteille de vin blanc, quelques heures au frais, le temps que les deux composants se fondent bien, et alors sur ce breuvage toute la palette de saveurs et senteurs de l'oronge vous explose en bouche. Je suis pressé d'essayer, mais hélas cette année du fait du manque d'eau ces merveilleux champignons ne se sont pas montrés.

Départ de ce sympathique gîte, de toute évidence certaines personnes ont des talents pour faire le métier d'accueillir et de faire partager un moment très agréable. Il faut se remettre dans le rythme. L'étape d'aujourd'hui doit me conduire au village de Céreste au nord de la montagne du Lubéron. Durant cette marche, peu de choses marquantes me reviennent en mémoire, alors que les chemins suivis sont très agréables. L'arrivée au Hameau du Petit Gabiau mérite cependant quelques développements. Trois magnifiques arbres marquent l'entrée du lieu, les deux premiers au niveau du panneau, un pommier couvert de beaux fruits rouges brillants et un vieux châtaigner au feuillage en boule, qui arbore une couleur vive jaune presque citron. Puis le premier virage à gauche effectué, un chêne manifestement plus que centenaire emplit tout l'espace et déploie un branchage aux multiples ramifications évoquant des dizaines de pieuvres géantes fouillant le ciel de leurs tentacules emmêlés. Au cours de cette étape peu de côtes, le dénivelé est faible, le sol présente un aspect très sec donc une nature qui souffre du manque d'eau et qui présente généralement des couleurs ternes. Souvent je progresse sur route goudronnée, j'ai manqué l'embranchement qui devait me conduire dans les gorges de l'Oppedette et m'en rends compte trop tard, donc un peu plus de goudron. Avancer c'est toujours bon pour le moral et pour cela je n'hésite pas à parcourir des portions de route même lorsqu'elles sont passantes. J'arrive vers les seize heures un dimanche après-midi dans la petite ville de Céreste. Il n'y a pas grand mouvement. Je trouve un hôtel charmant. J'y dépose mes affaires et vais me promener. Dans l'un des bistrots ouverts je bois une grande bière. La conversation des vieux bergers qui se trouvent dans le lieu mérite d'être écoutée. Il est question d'histoires locales du style du pâtre qui avait un scorpion dans son pantalon au réveil ou qui s'était coupé à la serpe le doigt après une morsure de vipère, le tout raconté avec l'accent chantant du midi, un vrai plaisir. Je retourne à l'hôtel pour le dîner. Le menu est de qualité, le vin choisi charpenté. La patronne m'apprend que ce vignoble donne deux vins aux noms différents. Deux frères qui sont brouillés, chacun possédant une ligne de pieds de vigne en alternance et de ce fait deux noms différents pour une seule vigne.

Départ vers les huit heures, très vite les premières bosses du Lubéron se présentent. Au creux de petits vallons des bancs de brume, prenant de belles couleurs avec le soleil levant, traînent paresseusement. Cette montagne je vais simplement la traverser du nord au sud dans sa partie est. Au détour d'une route une jolie publicité sur le vin de la région annonce « vin du Lubéron un bouquet de lumière ». Par la route au plus court je rejoins la petite ville de la Bastide-des-Jourdans. Dans cette agglomération une erreur d'itinéraire une fois de plus va me permettre d'être le témoin d'une scène étonnante. Dans une ruelle, un premier sens interdit est positionné au niveau d'un muret. Deux chats immobiles comme deux sentinelles, pratiquement à hauteur du panneau, attendent les contrevenants. Quelques dizaines de mètres plus loin un nouveau sens interdit avec un petit mur, le tout dans la même configuration, et là ils sont trois bien alignés sur leur derrière à surveiller le civisme du citoyen.

Mon point de passage suivant est constitué par le pont de Mirabeau qui franchit la Durance. Pour y parvenir je vais sur une bonne dizaine de kilomètres me diriger en essayant de garder une orientation sud sud est. La carte au cent mille nécessite de rester bien concentré, par temps de brouillard cela deviendrait très sportif. Avant le joli village de Mirabeau, j'étanche ma soif avec une dernière grappe de raisins surmûris oubliée lors de la vendange qui a du avoir lieu quelques semaines auparavant. Ensuite un chemin étroit et pentu conduit en bordure de la Durance à quelques centaines de mètres du pont. Pas moyen de marcher en dehors de la route, la circulation est importante, heureusement que cela ne dure pas. Ce pont possède une particularité rare, chacune de ses quatre piles est située dans un département différent. Il s'agit me semble-t-il du Var, des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse et des Alpes de Haute-Provence. Ce passage est un véritable nœud de circulation où l'on franchit route et autoroute.

Je me dirige vers Jouques par un chemin agréable à travers la garrigue. Une fois sur place aucune possibilité d'hébergement. Un gîte à quatre kilomètres au lieu-dit le Catalan m'est indiqué. Je m'y rends bien que cela m'écarte de mon chemin. Ces derniers kilomètres m'apparaissent bien longs. Un peu avant de toucher au but, alors que je commence à douter, un coureur me confirme que je suis sur la bonne route. Le site est superbe, l'accueil très gentil, mais il n'y a pas de place. Je demande l'autorisation de camper. Le propriétaire me propose alors dans un minuscule bâtiment en pierres sèches une chambre qu'il réserve habituellement à la famille et aux amis. Elle est pleine de charme. Il ne pourra pas m'assurer le repas du soir mais il m'autorise à aller me servir dans son jardin qui regorge de trésors, tomates de vieilles espèces, fraises, framboises. Je vais faire un véritable festin. Sur une étagère je trouve un reste de bouteille de vin qui ma foi se boit. Ce gîte fait partie des lieux où je reviendrai me mettre au calme quelques jours.

Lever très matinal, l'étape sera longue, je compte aller dormir à Puyloubier sur le versant sud de la Montagne Sainte-Victoire après avoir traversé ses superbes crêtes d'ouest en est. Premier dilemme, soit un chemin évident revenir en arrière soit couper tout droit à travers des reliefs accidentés sur une belle distance avec quasiment aucune information sur ma carte. Rapidement j'opte pour cette deuxième solution, d'abord ce sera plus court ( ce en quoi je me suis trompé) et puis l'aléa de l'itinéraire ajoute au piment de l'aventure.

Une ligne à haute tension se dirige à peu près dans la direction de mon itinéraire. Généralement il est possible de marcher assez facilement sous ce type d'infrastructure. Un peu plus loin elle traverse une immense propriété privée, cependant aucune barrière n'interdit le passage. Je continue donc, j'arrive à proximité de zones cultivées, que je contourne et je reprends mon axe de progression. Là, les choses vont se corser. Trois gros chiens me foncent dessus, deux bergers allemands et un bâtard tout noir. Pendant dix bonnes et longues minutes je m'efforce d'avancer tout en assurant mes arrières. L'un des bergers est très agressif, à plusieurs reprises il fait mine de me sauter dessus, à chaque fois je fais front et il s'arrête à moins d'un mètre. Ne pas se laisser encercler, toujours les garder tous les trois du même côté. L'attaque de l'un d'eux risque de déclencher la curée générale. Si je dois en frapper un avec la grosse pierre que j'ai en main, ce sera impérativement le plus agressif, les autres semblant simplement suivre le mouvement. Le gros noir le premier se replie, puis après un dernier baroud d'aboiements rageurs, les deux autres en font de même. Manifestement j'arrive en limite de la propriété qui s'étale sur plusieurs kilomètres carrés en pleine garrigue. La dernière fois où j'ai été soumis à de tels comportements de chiens, je me trouvais dans des montagnes balkaniques et il s 'agissait de trois gros chiens d'origine turque à poil ras, qui avaient l'aspect de véritables bêtes fauves. C'est en regardant les bergers albanais gérer ce genre de monstres que j'ai appris à garder mon calme, à faire front et à réagir aux moments critiques. Mais on n'est jamais sûr de rien, la moindre erreur et c'est la ruée.

Une sente étroite montant droit dans la pente se dirige vers un sommet qui culmine aux environs des 800 mètres. Ma carte reste avare d'indications, dans le lointain je vois la crête de la montagne Saint-Victoire couronnée de nuages. Vais-je y arriver aujourd'hui.? Après des détours dans des vallons inextricables, des remontées, des traversées au milieu de barres rocheuses parfois verticales et souvent envahies de broussailles, un brin d'espoir renaît. En effet je distingue en contrebas le château du Grand Sambuc. Pas très loin, d'après la carte, un GR passe qui devrait me conduire rapidement à Vauvenargues au pied de la Sainte-Victoire. Mais cet espoir sera de courte durée. En effet je viens buter sur une haute clôture. Après mon expérience du matin je n'envisage pas de la franchir. Je décide de la contourner vers le nord-ouest. Elle semble se prolonger à l'infini et cela me détourne vraiment de mon itinéraire. De plus, du côté extérieur des broussailles de grande taille ne laissent aucun passage pour la longer. Une bataille va s'engager. Par moments je me retrouve en train de ramper complètement immobilisé sous une végétation épaisse et très piquante. Il me faut même, heureusement rarement pousser mon sac devant comme en spéléologie. Des grosses bouffées de doute m'assaillent. C'est foutu je ne pourrais jamais atteindre la Sainte-Victoire aujourd'hui, alors la traverser il ne faut pas y compter. Mais ne pas réfléchir, m'astreindre simplement à négocier le gros buisson qui m'englue dans ses piquants en attendant de me confronter au suivant. Une véritable hargne s'empare de moi. Après quelques kilomètres de cette bagarre de rue j'arrive à un angle de la clôture. Ma nouvelle direction a une bonne composante sud, ce qui est déjà pas mal. Autre amélioration, un chemin longe le grillage en franchissant une multitude de petites collines d'un grand trait bien rectiligne. Je reprends espoir. Puyloubier redevient envisageable pour ce soir. Je me mets à courir à un bon rythme et le moral remonte en flèche. Je me sens pousser des ailes. Dans une descente raide j'accélère en me laissant entraîner par la gravité et mon impatience de récupérer le temps perdu. Alors l'un de mes pieds accroche une pierre et je décolle. Mais les bras n'étant pas des ailes, l'atterrissage, je devrais dire l'écrasement, suit dans la foulée et il s'avère brutal. A priori rien qui ne m'empêchera de continuer. L'avant-bras droit complètement griffé du coude à la main, le genou droit écorché le tibia du même côté bien tuméfié et la peau de la première phalange du pouce gauche partie comme on aurait enlevé une chaussette, des trous un peu partout dans mon pantalon. Je sors mon spray antiseptique et en arrose abondamment toutes les parties blessées. Vite remis sur pieds, sans me poser de questions je reprends ma course et tout de suite les bonnes sensations reviennent. Il me faut simplement faire attention et ne pas m'emballer dans les descentes. J'arrive enfin à un autre coin du grillage et je prends un cap au sud-est qui devrait me permettre d'intercepter le GR allant à Vauvenargues. En effet quelques kilomètres plus loin après avoir suivi au pif des chemins et des petits vallons présentant la direction adéquate, je rencontre enfin les fameuses traces rouges et blanches. Vers quatorze heures trente je suis à Vauvenargues. Un bassin j'en profite pour nettoyer en profondeur mes plaies. Un grand verre de limonade menthe que je paie sept euros et je repars avec l'intention d'arriver à Puyloubier avant la nuit. Il me reste à peu près trois heures, une heure pour arriver au sommet et deux pour la traversée, cela semble faisable. Je commence dans ma précipitation par me tromper au démarrage de la montée pourtant évidente, les vingt premières minutes s'envolent inutilement. Mais rapidement je reviens dans la course et j'atteins le sommet de la croix, après être passé au Prieuré. Le soleil est encore assez haut. Dix minutes de discussion passionnée avec un adepte des gros crapahuts, mais il me faut penser à la suite, le temps s'écoulant inexorablement.

C'est toujours une grande émotion de se trouver au sommet de cette montagne mythique, bien que ce ne soit pas le point culminant de la chaîne. Au nord je peux contempler la partie déjà accomplie de mon périple de la journée. Heureusement que j'y ai cru malgré mes doutes. Le moral c'est l'essentiel, la bête suit. Au sud-ouest je distingue la mer, là aussi c'est psychologiquement très motivant. Dans ce genre de randonnée, le moment où la Grande Bleue apparaît pour la première fois, on a un peu l'impression de toucher au but. Plein sud à vingt cinq kilomètres la Sainte-Baume déploie sa magnifique crête que je pense parcourir après-demain. Pour le moment, bien que mon objectif soit probablement atteint ce soir, il me faut arpenter cette extraordinaire dentelle de calcaire qui se développe sur quelques huit kilomètres, située en permanence autour des mille mètres d'altitude. Le temps est toujours aussi calme. Cette traversée est un enchantement. Le spectacle à partir des nombreux points de vue donnant sur la face sud, qui plonge en de superbes parois verticales et éclatantes de blancheur, est époustouflant. Et comme toujours à cette heure le soleil rasant exacerbe les contrastes, que c'est beau! J'atteins le Pic des Mouches point culminant avec ses 1011 mètres. Un couple, monté par le nord, s'apprête à profiter du spectacle que va prodiguer le crépuscule. Nous échangeons quelques mots. En contrebas le village de Puyloubier est encore baigné de la lumière solaire. Je m'engage dans la descente en faisant attention à l'euphorie qui peut faire oublier la prudence. Une belle pente, par endroits raide, au rocher lumineux et adhérant conduit au village. Je surplombe les toits encore ensoleillés alors que les rues sont déjà plongées dans la pénombre. Rapidement je découvre le gîte communal. Cette journée restera comme l'étape la plus longue et celle qui m'aura demandé le plus de réactivité devant les imprévus. Elle m'aura demandé douze heures d'efforts soutenus avec très peu d'arrêts.

Dans le gîte, trois personnes de nationalité belge. Un jeune couple venu rendre visite à un légionnaire qui passe sa retraite dans la maison prévue à cet effet pour les anciens légionnaires. La soirée sera très agréable et chargée d'émotion. Cet ancien militaire n'a fait qu'un seul saut en parachute dans sa vie et c'était justement sur Diên Biên Phu. Comme bien souvent chez les gens qui ont vécu des expériences exceptionnelles il fait preuve d'une grande humilité. Pour en revenir aux petits problèmes quotidiens, je dois déployer toute une stratégie pour prendre une douche en mouillant le moins possible la multitude de mes petites plaies. Lendemain, traversée de la large plaine entre les deux montagnes, mon but étant l'hostellerie de la Sainte Baume tenue par l'ordre des dominicains. Cette étape par Trets et Saint- Zacharie conduit au pied de la Sainte-Baume. Les dix derniers kilomètres semblent interminables, certes par un chemin pittoresque mais faisant une multitude de détours. Les méfaits de la sécheresse sont de plus en plus visibles, et cela est inquiétant. Enfin l'hostellerie, j'entre et tombe sur une sœur dont le visage dégage une grande sérénité, amplifiée par sa tenue immaculée. A ma question s'il est possible d'être hébergé, elle me demande si j'ai réservé. Je lui réponds que le déplacement à pied sur de longues distances rend toute planification un peu aléatoire. Je précise qu'avec un peu d'eau je peux sans problème aller dormir dehors. Elle m'observe de son regard plein de détermination et de bonté et m'attribue une chambre. La soirée empreinte de quiétude sera un vrai plaisir. Le dîner, accompagné d'un rosé de Provence de grande qualité (détail sans doute) sera très instructif. Nous sommes une petite dizaine de convives à chaque table. J'aurai une discussion intéressante avec un pasteur féminin qui séjourne quelques temps en ce lieu.

Dernier jour, après un petit déjeuner pris aussi en commun, chacun part vaquer à ses occupations de la journée. Avec lenteur sentant le bout du chemin arriver, je monte à la grotte de Sainte Marie Madeleine. Cette forêt de la Sainte-Baume est étonnante. On y voit des houx millénaires, de nombreux arbres sont de grande taille et la pénombre est présente en permanence. Puis, je rejoins la crête, et alors se dévoile un panorama exceptionnel sur trois cent soixante degrés. Au nord la Sainte-Victoire emplit l'espace de toute la splendeur de ses ondulations éclatantes de blancheur, au sud la mer scintille de Toulon jusqu'à Marseille.

Là, pour la première fois depuis mon départ un petit courant d'air souffle. Cette arête en pleine lumière, je la parcours en essayant de m'imprégner encore un peu de la joie qui m'a accompagné durant ces neuf jours d'efforts qui apportent tellement à l'esprit. Plus que par le but final qui se rapproche, ma réflexion est accaparée par le désir de pouvoir continuer à accomplir de grandes chevauchées à pied à travers les montagnes. La signification de la pensée de Saint-Exupéry prend tout son sens, l'importance de la démarche et non du but.
Retour d'Alaska du 6 au 23 juin 2008 English translation pending
by Trappeur · 2008-06-25 · 17 replies
bien beau voyage (effectué du 6 au 23 juin) 🙂

début difficile.17 heures d'avion + 10 heures de décallage horaire.anchorage grande ville avec beaucoup de circulation.pas top quand on a un plan peu précis et pas conduit depuis fort longtemps.j'arrive quand même à trouver le parking wood où j'avais réservé une chambre pour la nuit. 2è jour:achat de cartes au public land (on y passe de superbes documentaires), produits moustiques au magasin outdoor de la 5è avenue.le responsable (très sympa), n'ayant pas ma cartouche de gaz, téléphone et m'envoie chez REI.le plein de vivres au grand supermarché, tout est prêt pour commencer l'aventure avec ma dodge caliber et mon matériel de camping 😎 (2 nuits au centennial campground)

lundi 09 - direction seward.superbe vue le long de la côte (arrêt au beluga point).un papy en autostop (d'habitude, c'est le contraire).arrivée dans la ville et vu le froid (ayant eu des gelures aux mains par le passé), je préfère prendre deux nuits au marina hôtel. 3 heures de kayak le lendemain le long de resurection bay avant d'aller faire un tour au sealife center (centre de soin et aquarium) mercredi 11 - départ de seward avec arrêt en chemin au dog sled pour un petit tour de chiens de traineaux (et visite des nouveaux nés, chiots et la future maman).arrivé à cooper landing au kenai riverside campground (2 nuits) le lendemain, petite rando au resurection pass trail jusqu'au juneau falls.

vendredi 13 - direction anchorage pour un peu de hiking au flattop (superbe vue à 360 degrés). camping RV (où on accepte quelques tentes) ship creek landing pas très loin de downtown le long de la voie ferrée.j'en profite pour faire une machine. samedi 14 - un ourson qui se ballade dans le camping juste devant moi 🙂 (j'ai été un peu lent pour la photo)

dimanche 15 - départ pour le denali state park.re auto stoppeurs (des natifs ce coup ci) byers lake campground, superbe.(confort minimum par contre) hiking le lendemain avec une vue sur le denali 😎

mardi 17 - départ pour le south rolly lake. une rando au passage, toujours au denali state park, écourtée du fait du terrain, impraticable. une douche au passage (tarif non campeur) au Rv de talkeetna. le lendemain kayak + red shirt trail (2é ourson en ballade dans le camping).

jeudi 19 - etlukna lake campground. tour du lac (20 km).dommage, j'ai manqué de temps pour continuer la marche jusqu'au glacier vendredi 20 - hiking au twin peak pass.

samedi 21 - retour à anchorage pour mon dernier week end 😕 j'en ai prodité pour faire quelques bars, de bons repas et faire une petite visite au zoo d'alaska (animaux blessés ou orphelins).

lundi 23 - dodo dans la voiture avant de la rapporter chez alamo, à l'aéroport.

en définitive, quelques regrêts au niveau de la faune.2 oursons (surement orphelins), 2 élans qui traversent la route, quelques balt eagles et pas mal d'écureuils. (ça ne me branchait pas vraiment la journée en shuttle au denali national et la croisière de 8 heures dans les fjords de kenai, même on est sur de voir toute la faune avec ces excursions) des paysages magnifiques, un grande boufée d'oxygène loin de tout 🙂 un voyage différent personnellement (plutôt habitué à transporter mes 15 kilos à pieds).mais sans la voiture, ça me parraissait un peu trop galère ce coup ci (transport-froid etc...), cela dit, j'ai bien apprécié conduire sur les grandes routes américaines surtout avec un traffic plutôt réduit. bonne période le mois de juin.pareil pour les moustiques (pas trop été dérangé) mouches et cie inexistantes. les gens très sympas (même si apparemment, il faut rester prudent.on entend souvent les sirènes de police à anchorage)

conclusion j'y retournerai c'est certain 😎

(sinon, pour le reste des photos, je mettrai ça sur un blog prochainement)
Un mois complet en Albanie: camping sauvage, randonnée en bord de mer...? English translation pending
by Zemarcoo · 2008-06-23 · 7 replies
Bonjour,

moi, ma petite amie et un ami nous appretons a passer un mois en albanie entre le 22 juillet et le 20 aout 2008;

Nous nous efforcons de "tracer" un trajet mais surement que des choses nous echappent...en dehors des sentiers battus (par le guide petit futé nottament" )il doit y avoir des choses tres interessantes...pouvez vous nous eclairer sur des sites a voir qui pourrait nous echapper?

ou faire une randonnée de un ou deux jours en bord de mer par ex? je pensais a la presqu'ile pres d'orikum par exemple; est ce possible?

ou peut t on faire du camping sauvage sans probleme?

d'autre question me viennet aussi: peut on passer facilement vers la Macedoine et si oui quoi y faire?,

connaissait vous le parc de Prespa?

bref vous sentait comme je bouillone de questions alors repondait moi vite svp.....
Ravitaillement en eau sur le parcours Diego-Suarez - Tamatave à VTT? (Madagascar) English translation pending
by Nono10 · 2008-06-22 · 5 replies
Bonjour, est-il possible de rallier Diego-Suarez à Tamatave en VTT par la côte de la vanille ? Trouve t'on de l'eau facilement sur ce parcours pour se ravitailler ? un grand merci pour vos préçieuses réponses, nono
Ramasser des crustacés en Gaspésie English translation pending
by Marinette150 · 2008-06-07 · 17 replies
Je prepare un voyage vers parc du bic, gaspesie, forillon et je voudrais savoir s'il y a des endroits sur la côte plus propice pour ramasser des moules, coques, bigorneaux, etc. et aussi pour acheter de bons poissons vendus par les pecheurs ou cooperatives de peches. Merci

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