Results for "marchandage+ou+marchander+ou+pourboire+|+127"
5312 results found.
Embarquement et débarquement English translation pending
😎 Comme la question la plus idiote, est celle que l'on a pas osé posé, je me lance.
Pourquoi embarque-t-on et débarque-t-on toujours du coté gauche d'un avion ?
Merci pour vos infos.
@+
Pourquoi embarque-t-on et débarque-t-on toujours du coté gauche d'un avion ?
Merci pour vos infos.
@+
Médicaments aux douanes indiennes? English translation pending
Tous le monde me dit qu'il n'y aura pas de problème. Mais je pars peut être faire un de mes dernier voyage. J'ai une maladie du foie incurable, et mon traitement est lourd, et comprend du chlorhydrate de morphine à m'injecter en cas de douleurs trop fortes. Donc seringues…
L'ambassade d'inde en France m'ont dit que l'ordonnance et certificat du médecin suffirait. Mais je n'ai pas envie de rester sur le carreau a Bombay, car je ne peut vivre sans. Je ne suis pas toxicomane et ne vais pas la bas pour me défoncer, même si les opiacés locaux feraient l'affaire, mais je ne vaut pas de cela.
Quelqu'un as t'il eu la même expérience et ce que les fouilles de bagages sont poussés etc… Car je n'aurait qu'un sac cabine et un sac bagage…
Merci de me répondre au plus vite car je pars le 17 à GOA via Mumbay.
Jerome😕😕😕😕😉😉😉😉
Quelqu'un as t'il eu la même expérience et ce que les fouilles de bagages sont poussés etc… Car je n'aurait qu'un sac cabine et un sac bagage…
Merci de me répondre au plus vite car je pars le 17 à GOA via Mumbay.
Jerome😕😕😕😕😉😉😉😉
Poste restante en Argentine English translation pending
Bonjour
Je n'ai pas réussi a trouver l'info sur le forum alors je poste ici
Nous partons en tour du monde dans 4 jours et se pose a nous la problématique des guides de voyages..
Nous avons réussi pour les 6 premiers mois a nous débrouiller avec nos potes qui nous rejoindront en cours de route mais nous avons un problème pour l'amérique du sud
Du coup nous pensons envoyer nos guides en argentine à Buenos aire en poste restante histoire qu on les recupere une fois arrivés
Est ce que qq'un a déja testé cette solution? Si oui quel en est le cout? Y a t il des formalités? Est ce que la poste restante garde les guides pendant 6 mois ou faut il le faire envoyer a une date donnée pour réduire ce délai?
Merci de vos conseils et/ou retour d'expèrience
Du coup nous pensons envoyer nos guides en argentine à Buenos aire en poste restante histoire qu on les recupere une fois arrivés
Est ce que qq'un a déja testé cette solution? Si oui quel en est le cout? Y a t il des formalités? Est ce que la poste restante garde les guides pendant 6 mois ou faut il le faire envoyer a une date donnée pour réduire ce délai?
Merci de vos conseils et/ou retour d'expèrience
4 000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (5ème partie Lituanie) English translation pending
Lituanie du 01 au 11 septembre 700km
Dès que nous passons la frontière, la route après le premier virage devient excellente. Un magnifique panneau de l'Union Européenne indique que c'est elle qui participe aux financements. Mais quelle est notre surprise de constater que cette chaussée de toute beauté ne dure que cent mètres, et manifestement il ne s'agit pas de travaux qui viennent de commencer, car il n'y a plus aucune trace d'engin ou de matériau. Après quelques kilomètres effectués sur un chemin de terre nous rentrons dans la première petite ville lituanienne, Lazdiai. Elle est très propre, les maisons sont magnifiquement peintes de couleurs vives, où le jaune moutarde et le vert dominent. Que cela est joli, et comme cela donne de la gaîté aux habitations.
Première opération , retirer de l'argent local. Chacun des trois pays baltes a sa monnaie, donc il nous faudra jongler les jours à venir avec les taux de change. Contrairement à ce que nous lisons dans notre guide, les autres pays baltes n'acceptent généralement pas la monnaie du troisième. Par contre, il est souvent possible de payer en euros en particulier pour le logement, et même aussi au restaurant. On est cependant loin de l'Albanie où j'ai vu à Tirana dans un restaurant la note qui était exprimée en leks albanais, en euros et en dollars, il n'y avait que l'embarras du choix. Donc cette première petite agglomération nous fait le meilleur effet sur ce nouveau pays que nous abordons. Nous poursuivons en direction de Vilnius. Nous empruntons une route de toute beauté au goudron de belle qualité. La circulation y est très faible. Le vent dans le dos, notre vitesse se situe aux environs des trente à l'heure. Les côtes sont quasi inexistantes. Les kilomètres défilent à vive allure, le grand braquet en permanence enclenché, le plaisir est immense. On est vraiment dans une belle séance de ce que Jean appelle la vélothérapie. Le corps chauffé par l'effort et caressé par l'air du déplacement, la sensation est très agréable. Ce rythme nous le soutenons plusieurs heures.
Nous parvenons dans une grande ville et allons faire nos courses pour midi dans un centre commercial. Il est tout neuf et de belles dimensions. Le pays comme ceux que nous avons traversés et ceux que nous allons rejoindre est en plein développement. Ce qui est étonnant dans ce grand magasin, il n'y a pratiquement que des femmes et jeunes entre 15 et 40 ans. La gente féminine slave ne laisse pas insensible, attention de ne pas avoir de regards trop insistants. Les commissions faites, comme chaque midi rituellement nous cherchons le premier banc afin de déjeuner. Il nous faut aujourd'hui plusieurs kilomètres pour arriver à nos fins. Nous traversons les faubourgs de la ville et nous jetons notre dévolu sur un banc devant un arrêt de bus. Plusieurs chauffeurs en redémarrant nous gratifient d'un signe amical. Une babouchka s'approche et cherche à entamer la conversation, mais elle ne parle que le russe. Nous n'arrivons pas à nous comprendre. Comme il est dommage que nous passions à côté de cet échange. Lorsque nous lui disons «fransouski», elle pousse des petites exclamations d'étonnement. On sent dans son regard qu'elle regrette autant que nous cette impossibilité de communiquer.
Nous traversons la ville qui semble comme endormie, il est treize heures. En quittant Alytus, nous traversons un pont. Il s'agit d'un fleuve mythique que nous retrouverons plus loin, le Niemen. Notre but pour le moment est Vilnius. La capitale. Cette
dernière, est la seule des trois capitales des pays baltes, éloignée du bord de la mer Baltique. De ce fait nous allons faire un parcours assez long dans ce pays qui pourtant n'est pas très grand.
Le vent nous est toujours favorable et la vitesse toujours importante. Notre itinéraire suit une route départementale, qui chemine à travers champs en jachère et petites forêts de conifères. La luminosité, douce, donne des teintes pastel à la nature. Il en ressort une sérénité à évoluer dans ce paysage. De temps à autre un petit village aux maisons de bois multicolores, avec une multitude de pommiers chargés de gros fruits à la teinte en harmonie avec les murs peints. Cette première journée en Lituanie nous donne une sensation de bonheur comme j'en ressens rarement. Et les kilomètres défilent. Vers quinze heures nous avons dépassé les 130 kilomètres .
Un petit magasin dans un village, nous y achetons des gâteaux. Ils ne sont pas aussi bons que les grosses pâtisseries allemandes , et la marchande n' a pas l'air de vouloir rigoler. Elle ne répond ni à notre bonjour ni à notre au revoir, pourtant nous avons été très polis. C'est sans doute cela le froid balte. Mais cela ne nous coupe pas l'appétit. Nous nous installons et dévorons nos friandises en nous désaltérant d'une énorme bouteille de banga local, bien pétillant et bien chimique; mais c'est très énergétique, en fournissant un apport immédiat de sucre; en effet notre journée est loin d'être finie. Notre point de chute est la petite et magnifique ville de Trakai. Encore une trentaine de kilomètres pour l'atteindre, et une fois sur place, ce n'est pas encore fini, le camping est à sept kilomètres. Vers les dix neuf heures nous l'atteignons bien contents de nous arrêter après cent soixante kilomètres. Ce sera notre plus longue étape. L'endroit est charmant et presque désert, quelques Allemands. Mais premier petit désagrément, le gérant essaie de nous rouler en ne nous rendant pas la monnaie. Devant mon insistance, il feint l'oubli et nous tend un billet.
Visite de la ville le lendemain matin. Elle est magnifique à plus d'un titre, toujours cette architecture de bois peints avec des couleurs vives, un lac immense et un superbe château sur une petite île. L'endroit dégage une telle quiétude que nous resterions bien quelques jours à ne rien faire, simplement errer nonchalamment dans les rues, sur les terrasses de cafés perchées sur l'eau et nous balader le long de la grève du lac.
Mais voilà nous courons après le temps, dans vingt jours c'est le retour et nous avons encore trois pays à traverser. Certes ils sont de petites dimensions, mais ils recèlent de multiples beautés qu'elles soient naturelles ou artificielles, je pense en particulier aux trois capitales que sont Vilnius, Riga et Tallinn.
Nous mettons donc le cap sur la première de ces capitales celle de la Lituanie. La distance à parcourir n'est pas très importante, quelques quarante kilomètres, mais essentiellement en zone urbaine ou péri-urbaine, rien de très agréable. Nous avons rendez-vous avec Paulus, membre de «Warm Shower», organisation d'entraide par le net entre rando-cyclistes. L'arrivée dans la périphérie est assez pénible et dangereuse.
Nous assistons à plusieurs accrochages entre véhicules, dont un camion qui a sérieusement bousculé une voiture. Donc cela nous incite à la plus grande prudence, souvent sur les trottoirs, mais parfois nous sommes dans l'obligation d'emprunter des tronçons de voie rapide, expérience très déplaisante. Moins on y traîne et mieux c'est, donc j'appuie sur les pédales comme un fou. Puis enfin nous parvenons dans le centre ville. Bien que le trafic reste conséquent, la vitesse est moindre et de ce fait l'impression d'insécurité diminue nettement. Des rues bien pavées sont agréables à la roue du vélo, rien à voir avec les pavés du nord de la Pologne. Il nous faut trouver où habite Paulus. Plusieurs personnes soit en allemand soit en anglais nous renseignent et nous voilà partis longer le fleuve en direction du nord . Une piste cyclable le long des quais nous permet d'avancer en toute sécurité tout en ayant un joli point de vue en découvrant cette ville.
Après quelques péripéties nous arrivons devant un ensemble de blocs à l'aspect délabré. Nous avons des difficultés à nous repérer, dues à une anomalie d'indication du numéro de bloc. Enfin après quelques indications des voisins et avoir pris le temps de caresser un gros chat au pelage et aux yeux superbes, nous voyons Paulus arriver avec sa copine. Nous rejoignons son petit appartement. Il veut nous céder sa chambre, nous refusons et nous nous mettons tous les deux dans un petit bureau. Le premier contact est sympathique, et nous allons passer deux nuits chez lui. Je crois que lui comme nous nous en avons tiré une riche expérience. Heureusement il a une très bonne maîtrise de l'anglais ce qui nous permet de nous lancer dans des discussions de bon niveau, histoire de la Lituanie, relations Russie Lituanie, géopolitique internationale actuelle avec le basculement d'une partie des pays de l'est et d'une petite partie de l'URSS dans l'Union Européenne, comparaison Pacte de Varsovie OTAN, technologie et gestion des guerres modernes, adaptation de la société lituanienne au changement de régime...
Nous passons une soirée charmante à visiter la vieille ville et nous les invitons dans un restaurant de leur choix, fréquenté par la jeunesse de la capitale. Le lendemain Paulus nous fait faire une visite marathon de la ville commencée tôt le matin et terminée à la nuit tombée. Entre autres nous visitons le musée du KGB, très impressionnant, et dire qu'il n'y a pas très longtemps ces locaux étaient toujours activés dans le cadre de la lutte contre les indépendantistes. Nous garderons de cette journée et demie passée dans la capitale lituanienne un excellent souvenir, et cela grâce à notre guide bénévole. C'était la première fois qu'il hébergeait des personnes dans le cadre de «Warm Shower», et manifestement il n'a pas fait les choses à moitié. Jamais, si nous avions été seuls avec tous les guides du monde nous n'aurions eu en si peu de temps une vue aussi complète de la ville. Un grand merci à Paulus.
Le jour du départ arrive, il pleut fort, le quartier avec ses vieilles façades de blocs communistes est lugubre, mais l'accueil a été si formidable que le moral reste au beau fixe. Pour la première fois nous avons l'intention de prendre le train pour Kaunas, ville située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Vilnius. Nous prenons un dernier petit déjeuner dans la minuscule cuisine de Paulus. Il nous confectionne des crêpes aux allures de gros mattefins que nous couvrons copieusement de sucre. Avec un petit pincement au cœur nous disons au revoir. Immédiatement la réalité du moment nous
rattrape, les sept kilomètres pour se rendre à la gare sont effectués sous de véritables trombes, à tel point qu'en finale nous roulons dans de grosses flaques. Les billets sont vite pris, nous les trouvons assez chers pour le pays, pas loin de ce qu'on paie avec la SNCF. Il faut reconnaître que le train est des plus modernes, un peu dans le style des nouveaux TER panoramiques. Pour les vélos pas de problèmes, on les monte tels quels et ce sera le cas aussi en Lettonie. Là, par contre, les trains seront beaucoup moins modernes. D'ailleurs les Baltes privilégient le car au train. Le contrôleur tout fier de son train discute un long moment avec nous. Lorsque nous lui disons que nous sommes français, il s'exclamera sur la beauté et la vitesse du TGV.
Le train après un parcours, court dans l'absolu, mais relativement long pour la distance parcourue nous dépose à la gare de Kaunas. Elle se situe en périphérie de la ville, mais nous ne savons pas de quel côté. Une dame parlant un français remarquable, après nous avoir entretenus un long moment, sa conversation étant très intéressante, nous induit totalement en erreur. Peut-être nous sommes-nous mal exprimés sur nos intentions. Cela se termine à la boussole. La Mer Baltique se trouve à l'ouest, donc cap au 270. Nous ne traverserons jamais le centre ville, mais serons entraînés le long de grandes rocades. De toute évidence Kaunas est une grande ville, la seconde de Lituanie. Les faubourgs sont interminables, la circulation désagréable ralentissant l'écoulement du temps. Après une dizaine de kilomètres, nous arrivons sur un immense pont, sous lequel coule le fleuve au nom mythique le Niemen. Rejoindre la berge n'est pas aisé. Il nous faut faire demi-tour descendre de grands escaliers et enfin nous voilà à pédaler le long de ce fleuve qui a laissé son nom dans l'histoire.
La première chose à laquelle je pense c'est le Normandie-Niemen, fameux escadron de chasse envoyé par de Gaulle combattre sur le front de l'est aux côtés des Russes et qui inscrivit de très belles pages de gloire de l'aviation française.
Il est aux environs de midi, nous avons plus envie de flâner le long du fleuve que de rouler. À petit rythme, nous suivons un semblant de piste cyclable en contemplant le fleuve. Il n'est pas très rapide, de nombreux pêcheurs attrapent des poissons blancs à la canne à bouchon. Nous nous arrêtons pour déjeuner sur un banc. Ensuite nous nous enfonçons dans de petits chemins boueux qui se perdent au milieu du fleuve. Après d'innombrables détours dans des zones de marais et de broussailles nous sommes acculés à une impasse. Nous nous trouvons sur une pointe de sable, le Niemen à gauche et un immense marais que nous avons longé sans nous en rendre compte à notre droite. Les petites sentes boueuses et très glissantes nous les parcourons en sens inverse. Vers les quinze heures trente, nous retrouvons le bitume et nous n'avons fait que 35 kilomètres en tenant compte des 7 kilomètres de la traversée de Vilnius. Cela me donne un petit coup au moral. Un café sur le bord du fleuve, nous y dégustons un café, avec le temps perdu nous ne sommes plus à une demi-heure près. La serveuse est le type même de la beauté slave totalement envoûtante, trente cinq ans, l'allure svelte, la chevelure abondante, des traits de visage austères comme ciselés par un sculpteur au burin précis. Il nous est difficile de ne pas la regarder.
Il nous faut bien repartir. La route est très passante. Les premiers coups de pédale sont pénibles, puis le rythme est pris. Une vingtaine de kilomètres plus loin, le gros du trafic quitte le Niemen. Nous nous retrouvons sur une route magnifique presque déserte avec le fleuve en toile de fond. Le plaisir arrive et en se relayant nous pédalons à vive allure. Il est tout à fait étonnant, je dirais même étrange de constater que l'on passe sans transition d'une envie modérée de pédaler pour ne pas dire moins, à un véritable enthousiasme. Les conditions extérieures y sont pour beaucoup. Cette route excellente longeant le fleuve dans une campagne vallonnée et le beau temps de retour dans cet après-midi finissant sont les éléments qui se conjuguent et nous plongent dans cet état de grâce générateur de bonheur. Nous roulons à vive allure, comme lancés à la poursuite l'un de l'autre. L'envie d'appuyer sur les pédales jusqu'à la nuit tombée me motive. Vers les dix neuf heures trente un panneau de camping, que Jean a vu, nous stoppe dans notre élan. Un peu à regret je m'arrête. Après un départ pour le moins lent et commencé sous des trombes, la fin de l'après-midi se sera déroulée à vive allure et le compteur affiche plus de cent kilomètres pour aujourd'hui.
Le camping est désert. Vaste champ où nous sommes seuls. Il est tout neuf. Le propriétaire est en train de finir d'aménager les sanitaires. Sa fille part dans le bois d'à côté et revient avec un seau de champignons. Il s'exprime assez bien en anglais et vient nous parler de son métier. Il est apiculteur. On lui achètera un pot de miel excellent. La soirée est paisible le long de la vallée du Niemen. Dans quelques années il n'est pas impossible que ce type de parcours devienne beaucoup plus touristique. En particulier une piste cyclable est en construction. Une fois finie, il est fort probable que les amateurs de descente de fleuve à vélo soient nombreux à y venir. L'automne commence à se faire sentir, surtout à ces latitudes, la chaleur des six premières semaines est passée. Le soir nous nous habillons, bien que l'on ne puisse pas encore parler de froid. Une de nos grosses craintes concernant ce voyage résidait dans la foule de moustiques aux piqûres desquels nous pensions être soumis durant de longues périodes. Eh bien nous n'en avons pratiquement pas rencontré. En Masurie on nous avait tout particulièrement mis en garde. Maintenant que nous sommes à des latitudes nord, il semblerait que la saison ne soit plus très propice à ces intrus. Je me souviens avec une certaine terreur d'avoir été soumis en Écosse aux terribles midjes, petits insectes de la grosseur d'un grain de poivre, attaquant par milliers. Heureusement nous n'en avons pas vu un seul.
Il nous faut trois jours pour atteindre le delta du Niemen, car nous allons être immobilisés par le mauvais temps trente six heures dans la petite ville de Pagegia. Les Lituaniens semblent ignorer la pluie, ils se déplacent sous des trombes sans parapluie comme s'il faisait beau. J'ai vu un homme et une femme sous un déluge, chacun avec un gros seau de pommes de terre ne se souciant absolument pas de ce qui leur tombait dessus. Les patates ont dû être bien lavées!!!
Bien logés chez l'habitant nous avons tout loisir de profiter de cet arrêt imposé. J'en profite pour lire un livre en allemand trouvé dans un petit salon. Et je suis tout content de n'éprouver aucune difficulté. Il faut dire que durant deux mois utiliser des langues étrangères, anglais et allemand en ce qui nous concerne, renforce la capacité d'expression et remémore des tas d'expressions apprises mais enfouies quelque part dans le cerveau.
Les derniers kilomètres avant le delta sont parcourus sur un tronçon de route en terre, pour le moins pas très carrossable. Avec 20 kilogrammes de bagages la conduite n'est pas confortable. Le lieu n'est plus beaucoup fréquenté à cette époque. Le site est immense. C'est un paradis pour les pêcheurs. Le fleuve se déverse dans cet immense estuaire, plutôt un gigantesque lac, coupé de la mer par un très long ruban de sable, dont la moitié sud se trouve en Russie dans l'enclave de Kaliningrad. Les dimensions sont impressionnantes, à peu près cinquante kilomètres de long et une vingtaine de large. C'est aussi un paradis ornithologique. Des quantités d'oiseaux volent en tous sens. Nous voyons des cigognes, qui ne semblent pas farouches du tout. Sur les fils électriques les premiers regroupements d'hirondelles se forment en prévision des migrations hivernales. Elles s'échelonnent en petits points noirs sur plusieurs niveaux, telles des notes sur des portées. En effet l'hiver la glace emprisonne cette immense étendue d'eau et les températures descendent bien en-dessous de zéro.
Nous passons la nuit dans un endroit charmant, Vente, nom évocateur des tempêtes qui doivent sévir dans les parages. Le bungalow de bois que nous occupons est très agréable et permet une belle vue sur l'ampleur de l'espace lacustre. Devant nous un petit port assailli de dizaines de mouettes et de quelques groupes de canards qui glissent tels des skieurs nautiques sur l'eau. Dans les branches au-dessus de nous des quantités d'oiseaux se déplacent en bande. On a l'impression qu'une agitation s'empare de tous ces volatiles, qui se préparent à prendre leurs quartiers d'hiver plus au sud.
Ce delta du Niemen dégage une impression de qiuétude. Des petits villages s'allongent le long des berges de canaux. Des multitudes de bateaux sont amarrés le long de berges à peine aménagées. L'état de beaucoup d'entre eux laissent à désirer, comme s'ils n'étaient pas vraiment entretenus. De nombreux ronds dans l'eau attestent la présence de poissons. Ce sont, assurément, des lieux dans lesquels j'aimerais m'arrêter plusieurs jours, prendre le temps de pêcher et de rêver face à l'étendue liquide.
Mais nous sommes câblés pour avancer et bouger. Comme si le mouvement et l'effort nous donnaient l'illusion de vivre. Donc nous remontons la côte de la Mer Baltique vers le nord, par de petites routes et chemins qui sont indiqués comme pistes cyclables. Le pays est en évolution rapide, ce qui fait que des modifications d'itinéraire récentes ne sont pas prises en compte sur le guide que le propriétaire apiculteur du camping nous a gentiment donné quelques jours auparavant. Ces topos sont faits exactement sur le modèle de ceux du bord du Danube. Cela s'explique facilement, car un Allemand que nous avons rencontré à Vilnius, travaille à la description des voies cyclables des pays baltes. Il s'inspire tout simplement de ce qui existe dans son pays. Pour le moment, ce n'est qu'un balbutiement, mais les choses avancent à grands pas ou plutôt à grandes roues.
Parfois la piste est sablonneuse et cela nécessite des efforts pour extraire les roues qui
ont une fâcheuse tendance à s'enfoncer profondément dans un sable fin. Jean lève une importante compagnie de bartavelles. Ces beaux oiseaux décollent des herbes et vont se poser un peu plus loin. J'essaie de les retrouver afin de les photographier, mais malgré une fouille minutieuse je n'y arrive pas.
Après quelques hésitations sur l'itinéraire à suivre, nous pénétrons dans la ville de Klaipéda, grande station balnéaire. La cité est immense, il nous faudra plus de 10 kilomètres pour la traverser. Nous nous arrêtons sur une pelouse au pied d'une haute barre d'immeuble et nous déjeunons. La circulation des vélos est bien organisée, une large piste cyclable sur laquelle piétons et vélos se déplacent, nécessite de l'attention, cependant permet de ne pas être soumis au danger du trafic automobile assez dense.
Nous cédons au rite du café, dans un bistrot sur une petite place en centre ville. Oh surprise! Le propriétaire est suisse.
Notre but de la journée est la station estivale de Palanga, réputée pour ses plages de sable fin et son musée de l'ambre. Arrivant trop tard, nous ne pouvons le visiter le jour même, ce que nous ferons le lendemain. Nous sommes abordés devant le syndicat d'initiative par une jeune femme qui loue une chambre. Nous la suivons et pour un prix dérisoire de l'ordre de 15 euros à deux nous obtenons un hébergement avec toutes les commodités en pleine ville.
La visite du musée de l'ambre est particulièrement intéressante. Une multitude de pièces sont exposées, avec des incrustations d'insectes de toutes sortes. Des systèmes de loupe permettent de visualiser dans des conditions excellentes l'ensemble des pierres exposées.
L'ambiance dans cette petite station balnéaire sans grande caractéristique est agréable. Au mois de septembre il n'y a plus grand monde. Le soir la promenade est quasiment déserte. J'en profite pour accomplir une longue promenade à pied, en nocturne le long de la grève, les pieds presque dans l'eau. La mer est calme, de petites vagues entretiennent un léger bruit de fond.
Le lendemain avant de mettre le cap vers l'intérieur du pays, nous effectuons à nouveau une promenade le long de la mer, mais cette fois à vélo. Rouler sur la partie humide du sable léché par les vagues procure un grand plaisir. Le sable mouillé devient suffisamment dur pour résister à la pression des roues, il faut faire attention de ne pas se laisser surprendre et rouler dans l'eau, car le sel pour la mécanique ce n'est pas l'idéal, le sable n'étant pas conseillé non plus. Ce qui m'a frappé dans cette petite ville de villégiature, c'est qu'en bord de mer, il y a de nombreux sièges disposés comme dans une salle de cinéma de part et d'autre de la chaussée perpendiculaire au rivage. Là de nombreuses personnes viennent s'assoir à toute heure de la journée et fixent la mer, dans une parfaite immobilité.
Nous mettons le cap plein est dans les terres et nous rendons à Paliedai, magnifique village en bordure d'un immense lac, noyé dans une forêt gigantesque. Nous allons y demeurer deux jours. Les conditions de logement sont très agréables chez des particuliers, le tout pour 9 euros la nuit chacun.
Le site est magnifique, on pourrait se croire quelque part au fond de la Finlande. L'endroit est tellement isolé, que les Russes y avaient installé un site de fusées nucléaires pointées vers l'Occident. Les Lituaniens ne l'ont découvert qu'en 1992, bien que les Russes l'aient désactivé en 1978, après qu'il ait été découvert par un satellite espion américain. Nous partons le visiter. En pleine forêt, nous prenons nos billets et sommes les seuls touristes qu'une charmante lituanienne emmène dans un dédale de sous-terrains. Nous explorons différentes pièces dont le PC de conduite de tir et un silo de stationnement de l'un des quatre missiles balistiques qui étaient mis en œuvre au fond de cette forêt.
Lorsque nous ressortons un groupe de touristes allemands commence la visite. Nous reprenons nos vélos et nous enfonçons dans la forêt en contournant le très grand lac qui fait la réputation du lieu. Nous n'y croisons pratiquement personne. Les cèpes et les girolles y pullulent, ce qui nous permet de faire une magnifique récolte. Cette journée en forêt entre la visite de cette infrastructure de mise en œuvre de fusées et cette superbe cueillette de champignons me laissera l'un de mes plus beaux souvenirs de ces deux mois d'errance. Le soir nous offrons une bonne partie de notre butin à nos hôtes. Les cèpes nous les cuisons en fines lamelles à même la poêle à frire et les girolles nous les utilisons dans une magnifique et grosse omelette, que nous dégustons installés confortablement dans un jardin charmant entretenu au cordeau. Je me promets de revenir dans ces contrées pour y séjourner plus longtemps, me consacrant à la pêche à la cueillette des champignons et la balade en forêt.
Mais hélas, nous sommes déjà le 11 septembre et nous voulons aller encore en Lettonie et Estonie, alors que notre avion décolle le 21 de ce mois, de Riga. Donc nous reprenons la route. Ce matin aube pas très engageante, la pluie nous accueille au réveil de cinq à sept heures, puis le temps sans réellement se dégager nous permet de partir sur une route presque sèche. Sous cette atmosphère menaçante les grandes forêts ont perdu leur aspect riant et l'austérité règne, heureusement il ne fait pas froid, bien que nous soyons loin des températures du mois d'août en Allemagne. De plus nous avons un vent contraire , mais ne nous plaignons pas car jusqu'à présent il nous a souvent été favorable. Dernière ville frontière Ezere, nous faisons une dernière halte en Lituanie et vers les midi nous franchissons la frontière.
Dès que nous passons la frontière, la route après le premier virage devient excellente. Un magnifique panneau de l'Union Européenne indique que c'est elle qui participe aux financements. Mais quelle est notre surprise de constater que cette chaussée de toute beauté ne dure que cent mètres, et manifestement il ne s'agit pas de travaux qui viennent de commencer, car il n'y a plus aucune trace d'engin ou de matériau. Après quelques kilomètres effectués sur un chemin de terre nous rentrons dans la première petite ville lituanienne, Lazdiai. Elle est très propre, les maisons sont magnifiquement peintes de couleurs vives, où le jaune moutarde et le vert dominent. Que cela est joli, et comme cela donne de la gaîté aux habitations.
Première opération , retirer de l'argent local. Chacun des trois pays baltes a sa monnaie, donc il nous faudra jongler les jours à venir avec les taux de change. Contrairement à ce que nous lisons dans notre guide, les autres pays baltes n'acceptent généralement pas la monnaie du troisième. Par contre, il est souvent possible de payer en euros en particulier pour le logement, et même aussi au restaurant. On est cependant loin de l'Albanie où j'ai vu à Tirana dans un restaurant la note qui était exprimée en leks albanais, en euros et en dollars, il n'y avait que l'embarras du choix. Donc cette première petite agglomération nous fait le meilleur effet sur ce nouveau pays que nous abordons. Nous poursuivons en direction de Vilnius. Nous empruntons une route de toute beauté au goudron de belle qualité. La circulation y est très faible. Le vent dans le dos, notre vitesse se situe aux environs des trente à l'heure. Les côtes sont quasi inexistantes. Les kilomètres défilent à vive allure, le grand braquet en permanence enclenché, le plaisir est immense. On est vraiment dans une belle séance de ce que Jean appelle la vélothérapie. Le corps chauffé par l'effort et caressé par l'air du déplacement, la sensation est très agréable. Ce rythme nous le soutenons plusieurs heures.
Nous parvenons dans une grande ville et allons faire nos courses pour midi dans un centre commercial. Il est tout neuf et de belles dimensions. Le pays comme ceux que nous avons traversés et ceux que nous allons rejoindre est en plein développement. Ce qui est étonnant dans ce grand magasin, il n'y a pratiquement que des femmes et jeunes entre 15 et 40 ans. La gente féminine slave ne laisse pas insensible, attention de ne pas avoir de regards trop insistants. Les commissions faites, comme chaque midi rituellement nous cherchons le premier banc afin de déjeuner. Il nous faut aujourd'hui plusieurs kilomètres pour arriver à nos fins. Nous traversons les faubourgs de la ville et nous jetons notre dévolu sur un banc devant un arrêt de bus. Plusieurs chauffeurs en redémarrant nous gratifient d'un signe amical. Une babouchka s'approche et cherche à entamer la conversation, mais elle ne parle que le russe. Nous n'arrivons pas à nous comprendre. Comme il est dommage que nous passions à côté de cet échange. Lorsque nous lui disons «fransouski», elle pousse des petites exclamations d'étonnement. On sent dans son regard qu'elle regrette autant que nous cette impossibilité de communiquer.
Nous traversons la ville qui semble comme endormie, il est treize heures. En quittant Alytus, nous traversons un pont. Il s'agit d'un fleuve mythique que nous retrouverons plus loin, le Niemen. Notre but pour le moment est Vilnius. La capitale. Cette
dernière, est la seule des trois capitales des pays baltes, éloignée du bord de la mer Baltique. De ce fait nous allons faire un parcours assez long dans ce pays qui pourtant n'est pas très grand.
Le vent nous est toujours favorable et la vitesse toujours importante. Notre itinéraire suit une route départementale, qui chemine à travers champs en jachère et petites forêts de conifères. La luminosité, douce, donne des teintes pastel à la nature. Il en ressort une sérénité à évoluer dans ce paysage. De temps à autre un petit village aux maisons de bois multicolores, avec une multitude de pommiers chargés de gros fruits à la teinte en harmonie avec les murs peints. Cette première journée en Lituanie nous donne une sensation de bonheur comme j'en ressens rarement. Et les kilomètres défilent. Vers quinze heures nous avons dépassé les 130 kilomètres .
Un petit magasin dans un village, nous y achetons des gâteaux. Ils ne sont pas aussi bons que les grosses pâtisseries allemandes , et la marchande n' a pas l'air de vouloir rigoler. Elle ne répond ni à notre bonjour ni à notre au revoir, pourtant nous avons été très polis. C'est sans doute cela le froid balte. Mais cela ne nous coupe pas l'appétit. Nous nous installons et dévorons nos friandises en nous désaltérant d'une énorme bouteille de banga local, bien pétillant et bien chimique; mais c'est très énergétique, en fournissant un apport immédiat de sucre; en effet notre journée est loin d'être finie. Notre point de chute est la petite et magnifique ville de Trakai. Encore une trentaine de kilomètres pour l'atteindre, et une fois sur place, ce n'est pas encore fini, le camping est à sept kilomètres. Vers les dix neuf heures nous l'atteignons bien contents de nous arrêter après cent soixante kilomètres. Ce sera notre plus longue étape. L'endroit est charmant et presque désert, quelques Allemands. Mais premier petit désagrément, le gérant essaie de nous rouler en ne nous rendant pas la monnaie. Devant mon insistance, il feint l'oubli et nous tend un billet.
Visite de la ville le lendemain matin. Elle est magnifique à plus d'un titre, toujours cette architecture de bois peints avec des couleurs vives, un lac immense et un superbe château sur une petite île. L'endroit dégage une telle quiétude que nous resterions bien quelques jours à ne rien faire, simplement errer nonchalamment dans les rues, sur les terrasses de cafés perchées sur l'eau et nous balader le long de la grève du lac.
Mais voilà nous courons après le temps, dans vingt jours c'est le retour et nous avons encore trois pays à traverser. Certes ils sont de petites dimensions, mais ils recèlent de multiples beautés qu'elles soient naturelles ou artificielles, je pense en particulier aux trois capitales que sont Vilnius, Riga et Tallinn.
Nous mettons donc le cap sur la première de ces capitales celle de la Lituanie. La distance à parcourir n'est pas très importante, quelques quarante kilomètres, mais essentiellement en zone urbaine ou péri-urbaine, rien de très agréable. Nous avons rendez-vous avec Paulus, membre de «Warm Shower», organisation d'entraide par le net entre rando-cyclistes. L'arrivée dans la périphérie est assez pénible et dangereuse.
Nous assistons à plusieurs accrochages entre véhicules, dont un camion qui a sérieusement bousculé une voiture. Donc cela nous incite à la plus grande prudence, souvent sur les trottoirs, mais parfois nous sommes dans l'obligation d'emprunter des tronçons de voie rapide, expérience très déplaisante. Moins on y traîne et mieux c'est, donc j'appuie sur les pédales comme un fou. Puis enfin nous parvenons dans le centre ville. Bien que le trafic reste conséquent, la vitesse est moindre et de ce fait l'impression d'insécurité diminue nettement. Des rues bien pavées sont agréables à la roue du vélo, rien à voir avec les pavés du nord de la Pologne. Il nous faut trouver où habite Paulus. Plusieurs personnes soit en allemand soit en anglais nous renseignent et nous voilà partis longer le fleuve en direction du nord . Une piste cyclable le long des quais nous permet d'avancer en toute sécurité tout en ayant un joli point de vue en découvrant cette ville.
Après quelques péripéties nous arrivons devant un ensemble de blocs à l'aspect délabré. Nous avons des difficultés à nous repérer, dues à une anomalie d'indication du numéro de bloc. Enfin après quelques indications des voisins et avoir pris le temps de caresser un gros chat au pelage et aux yeux superbes, nous voyons Paulus arriver avec sa copine. Nous rejoignons son petit appartement. Il veut nous céder sa chambre, nous refusons et nous nous mettons tous les deux dans un petit bureau. Le premier contact est sympathique, et nous allons passer deux nuits chez lui. Je crois que lui comme nous nous en avons tiré une riche expérience. Heureusement il a une très bonne maîtrise de l'anglais ce qui nous permet de nous lancer dans des discussions de bon niveau, histoire de la Lituanie, relations Russie Lituanie, géopolitique internationale actuelle avec le basculement d'une partie des pays de l'est et d'une petite partie de l'URSS dans l'Union Européenne, comparaison Pacte de Varsovie OTAN, technologie et gestion des guerres modernes, adaptation de la société lituanienne au changement de régime...
Nous passons une soirée charmante à visiter la vieille ville et nous les invitons dans un restaurant de leur choix, fréquenté par la jeunesse de la capitale. Le lendemain Paulus nous fait faire une visite marathon de la ville commencée tôt le matin et terminée à la nuit tombée. Entre autres nous visitons le musée du KGB, très impressionnant, et dire qu'il n'y a pas très longtemps ces locaux étaient toujours activés dans le cadre de la lutte contre les indépendantistes. Nous garderons de cette journée et demie passée dans la capitale lituanienne un excellent souvenir, et cela grâce à notre guide bénévole. C'était la première fois qu'il hébergeait des personnes dans le cadre de «Warm Shower», et manifestement il n'a pas fait les choses à moitié. Jamais, si nous avions été seuls avec tous les guides du monde nous n'aurions eu en si peu de temps une vue aussi complète de la ville. Un grand merci à Paulus.
Le jour du départ arrive, il pleut fort, le quartier avec ses vieilles façades de blocs communistes est lugubre, mais l'accueil a été si formidable que le moral reste au beau fixe. Pour la première fois nous avons l'intention de prendre le train pour Kaunas, ville située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Vilnius. Nous prenons un dernier petit déjeuner dans la minuscule cuisine de Paulus. Il nous confectionne des crêpes aux allures de gros mattefins que nous couvrons copieusement de sucre. Avec un petit pincement au cœur nous disons au revoir. Immédiatement la réalité du moment nous
rattrape, les sept kilomètres pour se rendre à la gare sont effectués sous de véritables trombes, à tel point qu'en finale nous roulons dans de grosses flaques. Les billets sont vite pris, nous les trouvons assez chers pour le pays, pas loin de ce qu'on paie avec la SNCF. Il faut reconnaître que le train est des plus modernes, un peu dans le style des nouveaux TER panoramiques. Pour les vélos pas de problèmes, on les monte tels quels et ce sera le cas aussi en Lettonie. Là, par contre, les trains seront beaucoup moins modernes. D'ailleurs les Baltes privilégient le car au train. Le contrôleur tout fier de son train discute un long moment avec nous. Lorsque nous lui disons que nous sommes français, il s'exclamera sur la beauté et la vitesse du TGV.
Le train après un parcours, court dans l'absolu, mais relativement long pour la distance parcourue nous dépose à la gare de Kaunas. Elle se situe en périphérie de la ville, mais nous ne savons pas de quel côté. Une dame parlant un français remarquable, après nous avoir entretenus un long moment, sa conversation étant très intéressante, nous induit totalement en erreur. Peut-être nous sommes-nous mal exprimés sur nos intentions. Cela se termine à la boussole. La Mer Baltique se trouve à l'ouest, donc cap au 270. Nous ne traverserons jamais le centre ville, mais serons entraînés le long de grandes rocades. De toute évidence Kaunas est une grande ville, la seconde de Lituanie. Les faubourgs sont interminables, la circulation désagréable ralentissant l'écoulement du temps. Après une dizaine de kilomètres, nous arrivons sur un immense pont, sous lequel coule le fleuve au nom mythique le Niemen. Rejoindre la berge n'est pas aisé. Il nous faut faire demi-tour descendre de grands escaliers et enfin nous voilà à pédaler le long de ce fleuve qui a laissé son nom dans l'histoire.
La première chose à laquelle je pense c'est le Normandie-Niemen, fameux escadron de chasse envoyé par de Gaulle combattre sur le front de l'est aux côtés des Russes et qui inscrivit de très belles pages de gloire de l'aviation française.
Il est aux environs de midi, nous avons plus envie de flâner le long du fleuve que de rouler. À petit rythme, nous suivons un semblant de piste cyclable en contemplant le fleuve. Il n'est pas très rapide, de nombreux pêcheurs attrapent des poissons blancs à la canne à bouchon. Nous nous arrêtons pour déjeuner sur un banc. Ensuite nous nous enfonçons dans de petits chemins boueux qui se perdent au milieu du fleuve. Après d'innombrables détours dans des zones de marais et de broussailles nous sommes acculés à une impasse. Nous nous trouvons sur une pointe de sable, le Niemen à gauche et un immense marais que nous avons longé sans nous en rendre compte à notre droite. Les petites sentes boueuses et très glissantes nous les parcourons en sens inverse. Vers les quinze heures trente, nous retrouvons le bitume et nous n'avons fait que 35 kilomètres en tenant compte des 7 kilomètres de la traversée de Vilnius. Cela me donne un petit coup au moral. Un café sur le bord du fleuve, nous y dégustons un café, avec le temps perdu nous ne sommes plus à une demi-heure près. La serveuse est le type même de la beauté slave totalement envoûtante, trente cinq ans, l'allure svelte, la chevelure abondante, des traits de visage austères comme ciselés par un sculpteur au burin précis. Il nous est difficile de ne pas la regarder.
Il nous faut bien repartir. La route est très passante. Les premiers coups de pédale sont pénibles, puis le rythme est pris. Une vingtaine de kilomètres plus loin, le gros du trafic quitte le Niemen. Nous nous retrouvons sur une route magnifique presque déserte avec le fleuve en toile de fond. Le plaisir arrive et en se relayant nous pédalons à vive allure. Il est tout à fait étonnant, je dirais même étrange de constater que l'on passe sans transition d'une envie modérée de pédaler pour ne pas dire moins, à un véritable enthousiasme. Les conditions extérieures y sont pour beaucoup. Cette route excellente longeant le fleuve dans une campagne vallonnée et le beau temps de retour dans cet après-midi finissant sont les éléments qui se conjuguent et nous plongent dans cet état de grâce générateur de bonheur. Nous roulons à vive allure, comme lancés à la poursuite l'un de l'autre. L'envie d'appuyer sur les pédales jusqu'à la nuit tombée me motive. Vers les dix neuf heures trente un panneau de camping, que Jean a vu, nous stoppe dans notre élan. Un peu à regret je m'arrête. Après un départ pour le moins lent et commencé sous des trombes, la fin de l'après-midi se sera déroulée à vive allure et le compteur affiche plus de cent kilomètres pour aujourd'hui.
Le camping est désert. Vaste champ où nous sommes seuls. Il est tout neuf. Le propriétaire est en train de finir d'aménager les sanitaires. Sa fille part dans le bois d'à côté et revient avec un seau de champignons. Il s'exprime assez bien en anglais et vient nous parler de son métier. Il est apiculteur. On lui achètera un pot de miel excellent. La soirée est paisible le long de la vallée du Niemen. Dans quelques années il n'est pas impossible que ce type de parcours devienne beaucoup plus touristique. En particulier une piste cyclable est en construction. Une fois finie, il est fort probable que les amateurs de descente de fleuve à vélo soient nombreux à y venir. L'automne commence à se faire sentir, surtout à ces latitudes, la chaleur des six premières semaines est passée. Le soir nous nous habillons, bien que l'on ne puisse pas encore parler de froid. Une de nos grosses craintes concernant ce voyage résidait dans la foule de moustiques aux piqûres desquels nous pensions être soumis durant de longues périodes. Eh bien nous n'en avons pratiquement pas rencontré. En Masurie on nous avait tout particulièrement mis en garde. Maintenant que nous sommes à des latitudes nord, il semblerait que la saison ne soit plus très propice à ces intrus. Je me souviens avec une certaine terreur d'avoir été soumis en Écosse aux terribles midjes, petits insectes de la grosseur d'un grain de poivre, attaquant par milliers. Heureusement nous n'en avons pas vu un seul.
Il nous faut trois jours pour atteindre le delta du Niemen, car nous allons être immobilisés par le mauvais temps trente six heures dans la petite ville de Pagegia. Les Lituaniens semblent ignorer la pluie, ils se déplacent sous des trombes sans parapluie comme s'il faisait beau. J'ai vu un homme et une femme sous un déluge, chacun avec un gros seau de pommes de terre ne se souciant absolument pas de ce qui leur tombait dessus. Les patates ont dû être bien lavées!!!
Bien logés chez l'habitant nous avons tout loisir de profiter de cet arrêt imposé. J'en profite pour lire un livre en allemand trouvé dans un petit salon. Et je suis tout content de n'éprouver aucune difficulté. Il faut dire que durant deux mois utiliser des langues étrangères, anglais et allemand en ce qui nous concerne, renforce la capacité d'expression et remémore des tas d'expressions apprises mais enfouies quelque part dans le cerveau.
Les derniers kilomètres avant le delta sont parcourus sur un tronçon de route en terre, pour le moins pas très carrossable. Avec 20 kilogrammes de bagages la conduite n'est pas confortable. Le lieu n'est plus beaucoup fréquenté à cette époque. Le site est immense. C'est un paradis pour les pêcheurs. Le fleuve se déverse dans cet immense estuaire, plutôt un gigantesque lac, coupé de la mer par un très long ruban de sable, dont la moitié sud se trouve en Russie dans l'enclave de Kaliningrad. Les dimensions sont impressionnantes, à peu près cinquante kilomètres de long et une vingtaine de large. C'est aussi un paradis ornithologique. Des quantités d'oiseaux volent en tous sens. Nous voyons des cigognes, qui ne semblent pas farouches du tout. Sur les fils électriques les premiers regroupements d'hirondelles se forment en prévision des migrations hivernales. Elles s'échelonnent en petits points noirs sur plusieurs niveaux, telles des notes sur des portées. En effet l'hiver la glace emprisonne cette immense étendue d'eau et les températures descendent bien en-dessous de zéro.
Nous passons la nuit dans un endroit charmant, Vente, nom évocateur des tempêtes qui doivent sévir dans les parages. Le bungalow de bois que nous occupons est très agréable et permet une belle vue sur l'ampleur de l'espace lacustre. Devant nous un petit port assailli de dizaines de mouettes et de quelques groupes de canards qui glissent tels des skieurs nautiques sur l'eau. Dans les branches au-dessus de nous des quantités d'oiseaux se déplacent en bande. On a l'impression qu'une agitation s'empare de tous ces volatiles, qui se préparent à prendre leurs quartiers d'hiver plus au sud.
Ce delta du Niemen dégage une impression de qiuétude. Des petits villages s'allongent le long des berges de canaux. Des multitudes de bateaux sont amarrés le long de berges à peine aménagées. L'état de beaucoup d'entre eux laissent à désirer, comme s'ils n'étaient pas vraiment entretenus. De nombreux ronds dans l'eau attestent la présence de poissons. Ce sont, assurément, des lieux dans lesquels j'aimerais m'arrêter plusieurs jours, prendre le temps de pêcher et de rêver face à l'étendue liquide.
Mais nous sommes câblés pour avancer et bouger. Comme si le mouvement et l'effort nous donnaient l'illusion de vivre. Donc nous remontons la côte de la Mer Baltique vers le nord, par de petites routes et chemins qui sont indiqués comme pistes cyclables. Le pays est en évolution rapide, ce qui fait que des modifications d'itinéraire récentes ne sont pas prises en compte sur le guide que le propriétaire apiculteur du camping nous a gentiment donné quelques jours auparavant. Ces topos sont faits exactement sur le modèle de ceux du bord du Danube. Cela s'explique facilement, car un Allemand que nous avons rencontré à Vilnius, travaille à la description des voies cyclables des pays baltes. Il s'inspire tout simplement de ce qui existe dans son pays. Pour le moment, ce n'est qu'un balbutiement, mais les choses avancent à grands pas ou plutôt à grandes roues.
Parfois la piste est sablonneuse et cela nécessite des efforts pour extraire les roues qui
ont une fâcheuse tendance à s'enfoncer profondément dans un sable fin. Jean lève une importante compagnie de bartavelles. Ces beaux oiseaux décollent des herbes et vont se poser un peu plus loin. J'essaie de les retrouver afin de les photographier, mais malgré une fouille minutieuse je n'y arrive pas.
Après quelques hésitations sur l'itinéraire à suivre, nous pénétrons dans la ville de Klaipéda, grande station balnéaire. La cité est immense, il nous faudra plus de 10 kilomètres pour la traverser. Nous nous arrêtons sur une pelouse au pied d'une haute barre d'immeuble et nous déjeunons. La circulation des vélos est bien organisée, une large piste cyclable sur laquelle piétons et vélos se déplacent, nécessite de l'attention, cependant permet de ne pas être soumis au danger du trafic automobile assez dense.
Nous cédons au rite du café, dans un bistrot sur une petite place en centre ville. Oh surprise! Le propriétaire est suisse.
Notre but de la journée est la station estivale de Palanga, réputée pour ses plages de sable fin et son musée de l'ambre. Arrivant trop tard, nous ne pouvons le visiter le jour même, ce que nous ferons le lendemain. Nous sommes abordés devant le syndicat d'initiative par une jeune femme qui loue une chambre. Nous la suivons et pour un prix dérisoire de l'ordre de 15 euros à deux nous obtenons un hébergement avec toutes les commodités en pleine ville.
La visite du musée de l'ambre est particulièrement intéressante. Une multitude de pièces sont exposées, avec des incrustations d'insectes de toutes sortes. Des systèmes de loupe permettent de visualiser dans des conditions excellentes l'ensemble des pierres exposées.
L'ambiance dans cette petite station balnéaire sans grande caractéristique est agréable. Au mois de septembre il n'y a plus grand monde. Le soir la promenade est quasiment déserte. J'en profite pour accomplir une longue promenade à pied, en nocturne le long de la grève, les pieds presque dans l'eau. La mer est calme, de petites vagues entretiennent un léger bruit de fond.
Le lendemain avant de mettre le cap vers l'intérieur du pays, nous effectuons à nouveau une promenade le long de la mer, mais cette fois à vélo. Rouler sur la partie humide du sable léché par les vagues procure un grand plaisir. Le sable mouillé devient suffisamment dur pour résister à la pression des roues, il faut faire attention de ne pas se laisser surprendre et rouler dans l'eau, car le sel pour la mécanique ce n'est pas l'idéal, le sable n'étant pas conseillé non plus. Ce qui m'a frappé dans cette petite ville de villégiature, c'est qu'en bord de mer, il y a de nombreux sièges disposés comme dans une salle de cinéma de part et d'autre de la chaussée perpendiculaire au rivage. Là de nombreuses personnes viennent s'assoir à toute heure de la journée et fixent la mer, dans une parfaite immobilité.
Nous mettons le cap plein est dans les terres et nous rendons à Paliedai, magnifique village en bordure d'un immense lac, noyé dans une forêt gigantesque. Nous allons y demeurer deux jours. Les conditions de logement sont très agréables chez des particuliers, le tout pour 9 euros la nuit chacun.
Le site est magnifique, on pourrait se croire quelque part au fond de la Finlande. L'endroit est tellement isolé, que les Russes y avaient installé un site de fusées nucléaires pointées vers l'Occident. Les Lituaniens ne l'ont découvert qu'en 1992, bien que les Russes l'aient désactivé en 1978, après qu'il ait été découvert par un satellite espion américain. Nous partons le visiter. En pleine forêt, nous prenons nos billets et sommes les seuls touristes qu'une charmante lituanienne emmène dans un dédale de sous-terrains. Nous explorons différentes pièces dont le PC de conduite de tir et un silo de stationnement de l'un des quatre missiles balistiques qui étaient mis en œuvre au fond de cette forêt.
Lorsque nous ressortons un groupe de touristes allemands commence la visite. Nous reprenons nos vélos et nous enfonçons dans la forêt en contournant le très grand lac qui fait la réputation du lieu. Nous n'y croisons pratiquement personne. Les cèpes et les girolles y pullulent, ce qui nous permet de faire une magnifique récolte. Cette journée en forêt entre la visite de cette infrastructure de mise en œuvre de fusées et cette superbe cueillette de champignons me laissera l'un de mes plus beaux souvenirs de ces deux mois d'errance. Le soir nous offrons une bonne partie de notre butin à nos hôtes. Les cèpes nous les cuisons en fines lamelles à même la poêle à frire et les girolles nous les utilisons dans une magnifique et grosse omelette, que nous dégustons installés confortablement dans un jardin charmant entretenu au cordeau. Je me promets de revenir dans ces contrées pour y séjourner plus longtemps, me consacrant à la pêche à la cueillette des champignons et la balade en forêt.
Mais hélas, nous sommes déjà le 11 septembre et nous voulons aller encore en Lettonie et Estonie, alors que notre avion décolle le 21 de ce mois, de Riga. Donc nous reprenons la route. Ce matin aube pas très engageante, la pluie nous accueille au réveil de cinq à sept heures, puis le temps sans réellement se dégager nous permet de partir sur une route presque sèche. Sous cette atmosphère menaçante les grandes forêts ont perdu leur aspect riant et l'austérité règne, heureusement il ne fait pas froid, bien que nous soyons loin des températures du mois d'août en Allemagne. De plus nous avons un vent contraire , mais ne nous plaignons pas car jusqu'à présent il nous a souvent été favorable. Dernière ville frontière Ezere, nous faisons une dernière halte en Lituanie et vers les midi nous franchissons la frontière.
Quinze jours au Bénin mi-novembre English translation pending
Bonjour à tous
je me rends au Bénin à partir du 15 novembre et pour un séjour relativement court (15 jours) mais que j'espère plein de bonnes surprises. Aussi, ne m'étant jamais rendu dans ce pays et ne connaissant personne sur place je cherche à avoir des renseignements, par exemple sur la vie au quotidien, ou de bons tuyaux pour l'hébergement, les sorties, les visites, etc..
Par exemple où dormir sur Cotonou à mon arrivée à l'aéroport ? Je recherche un minimum de confort sans pour autant tomber dans le luxe ; peut être que vous avez de bonnes adresses à me communiquer à partir de vos expériences passées. En parcourant l'Internet il existe des sites d'hôtels dont certains m'ont paru intéressants (prestations, cadre, etc..) mais qu'en est-il vraiment sur place ?
De même étant un fin gourmet j'ai hâte de gouter aux spécialités béninoises ; quelqu'un connaît-il des restaurants où l'on puisse manger d'authentiques plats locaux ?
Toujours pour le côté pratique de mon séjour je compte parcourir le sud du pays en suivant la côte ; passage donc par Ouidah et Grand-Pope, avec possibilité d'une brève escapade vers le Togo qui paraît tout à coté ; est-ce possible ? Je précise que je n'ai qu'un visa touristique pour le Bénin. J'ai lu sur une récente discussion du forum Bénin qu'on pouvait même faire ce type de circuit à vélo mais j'opterais plutôt pour un véhicule de location, avec chauffeur si nécessaire (eh oui je ne suis plus tout jeune😐) ; les sociétés de location sur place offrent-elles des véhicules adaptés à ce type de périple ? Si je suis la côte maritime j'imagine que ce sera plus des pistes avec peut-être des dunes ; un 4X4 est-il plus conseillé ?
Enfin au niveau des finances un ami qui s'est rendu récemment au Sénégal me conseille de prévoir un budget journalier de 200 euros, incluant l'hotel, la location du véhicule, les restaurants et les visites des musées etc...Mais cela me paraît un tantinet élevé ; un voyageur ayant séjourné au Bénin récemment pourrait-il me dire ce qu'il en pense ?
D'avance merci à tous pour vos réponses et encore un grand bravo pour ce site formidable
Gaspard d'Arcachon
ps : je suis un fervent amateur de cinéma ; existe-t-il des salles de qualité à Cotonou ou ailleurs au Bénin où l'on puisse découvrir des courts ou longs métrages réalisés par des artistes africains ?
je me rends au Bénin à partir du 15 novembre et pour un séjour relativement court (15 jours) mais que j'espère plein de bonnes surprises. Aussi, ne m'étant jamais rendu dans ce pays et ne connaissant personne sur place je cherche à avoir des renseignements, par exemple sur la vie au quotidien, ou de bons tuyaux pour l'hébergement, les sorties, les visites, etc..
Par exemple où dormir sur Cotonou à mon arrivée à l'aéroport ? Je recherche un minimum de confort sans pour autant tomber dans le luxe ; peut être que vous avez de bonnes adresses à me communiquer à partir de vos expériences passées. En parcourant l'Internet il existe des sites d'hôtels dont certains m'ont paru intéressants (prestations, cadre, etc..) mais qu'en est-il vraiment sur place ?
De même étant un fin gourmet j'ai hâte de gouter aux spécialités béninoises ; quelqu'un connaît-il des restaurants où l'on puisse manger d'authentiques plats locaux ?
Toujours pour le côté pratique de mon séjour je compte parcourir le sud du pays en suivant la côte ; passage donc par Ouidah et Grand-Pope, avec possibilité d'une brève escapade vers le Togo qui paraît tout à coté ; est-ce possible ? Je précise que je n'ai qu'un visa touristique pour le Bénin. J'ai lu sur une récente discussion du forum Bénin qu'on pouvait même faire ce type de circuit à vélo mais j'opterais plutôt pour un véhicule de location, avec chauffeur si nécessaire (eh oui je ne suis plus tout jeune😐) ; les sociétés de location sur place offrent-elles des véhicules adaptés à ce type de périple ? Si je suis la côte maritime j'imagine que ce sera plus des pistes avec peut-être des dunes ; un 4X4 est-il plus conseillé ?
Enfin au niveau des finances un ami qui s'est rendu récemment au Sénégal me conseille de prévoir un budget journalier de 200 euros, incluant l'hotel, la location du véhicule, les restaurants et les visites des musées etc...Mais cela me paraît un tantinet élevé ; un voyageur ayant séjourné au Bénin récemment pourrait-il me dire ce qu'il en pense ?
D'avance merci à tous pour vos réponses et encore un grand bravo pour ce site formidable
Gaspard d'Arcachon
ps : je suis un fervent amateur de cinéma ; existe-t-il des salles de qualité à Cotonou ou ailleurs au Bénin où l'on puisse découvrir des courts ou longs métrages réalisés par des artistes africains ?
Budget de 300 euros pour deux semaines à Madagascar, itinéraire? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais aller à madagascar en février, pendant 2 semaines.
Seulement nous avons un budget de 300 € par personne. Est-ce trop peu?
Je pensais faire le nord- nord-ouest, ou le sud -ouest ou effectuer un itinéraire ouest est ou sud-nord?
Qu'en pensez-vous?
Merci d'avance de vos conseils
Vol Paris - Mexico: chocolats et gateaux en soute autorisés? English translation pending
Bonjour a toute et a tous 🙂
j'aurais une toute petite question 😊 (sa fait beaucoup de question , mais on m'as toujours ete de bon conseil sur le forum 😉 ) voila je vous explique bientot je me rend au Mexique a tijuana pasant par Mexico city et j'aurais aimer savoir si dans mes bagages qui iron en soute si j'ai le droit d'y mettre une boite de chocolat , un ou deux paquets de gateau .... ?
merci a toute et a tous par avance
cordialement
fabien
j'aurais une toute petite question 😊 (sa fait beaucoup de question , mais on m'as toujours ete de bon conseil sur le forum 😉 ) voila je vous explique bientot je me rend au Mexique a tijuana pasant par Mexico city et j'aurais aimer savoir si dans mes bagages qui iron en soute si j'ai le droit d'y mettre une boite de chocolat , un ou deux paquets de gateau .... ?
merci a toute et a tous par avance
cordialement
fabien
Making a living from travel photography?
While researching this topic myself, I came across a discussion thread http://voyageforum.com/voyage/est_t_il_possible_gagner_un_peu_argent_avec_tres_belles_photos_D2577539/ that I found a bit disheartening...
First off, I want to say that this recurring dream isn’t impossible:
http://www.pixfan.com/entretien-avec-eric-lafforgue/
That said, it won’t just fall into your lap by chance! ;-) Believe me, just because no degree is required doesn’t mean you can approach this project as an amateur.
You’ll need to be a technical expert, invest thousands of euros in gear and software, have a unique aesthetic vision, sharp business sense, and a rigorous approach at every stage of your work—because this *is* a profession. Without a minimum of commitment and professionalism, you won’t get far... But then again, other careers aren’t exactly easier...
So, for those who already have a portfolio that triggers uncontrollable gasps of wonder at every slide show at Aunt Monique’s place, here are some great places to test your determination and skills:
http://www.lonelyplanetimages.com/prospective_photographers
http://www.theimageworks.com/cu_prosphoto.php
http://www.pacificstock.com/photographer_guidelines.asp
For those who think they’ve already created some high-resolution masterpieces, you can also invest in internationally renowned competitions:
http://worldinfocuscontest.com/
http://www.tpoty.com/2009/about.html
http://www.thecolorawards.com/
http://journals.worldnomads.com/scholarships/post/32554.aspx
Finally, you might want to start by simply showcasing your work online at low cost and submitting your photos to a massive, not-always-agreeable-but-not-hostile audience for feedback:
http://www.flickr.com/photos/28421453@N07/sets/72157614525899920/
By the way, I hope you're already fluent in English...
Happy travels!
First off, I want to say that this recurring dream isn’t impossible:
http://www.pixfan.com/entretien-avec-eric-lafforgue/
That said, it won’t just fall into your lap by chance! ;-) Believe me, just because no degree is required doesn’t mean you can approach this project as an amateur.
You’ll need to be a technical expert, invest thousands of euros in gear and software, have a unique aesthetic vision, sharp business sense, and a rigorous approach at every stage of your work—because this *is* a profession. Without a minimum of commitment and professionalism, you won’t get far... But then again, other careers aren’t exactly easier...
So, for those who already have a portfolio that triggers uncontrollable gasps of wonder at every slide show at Aunt Monique’s place, here are some great places to test your determination and skills:
http://www.lonelyplanetimages.com/prospective_photographers
http://www.theimageworks.com/cu_prosphoto.php
http://www.pacificstock.com/photographer_guidelines.asp
For those who think they’ve already created some high-resolution masterpieces, you can also invest in internationally renowned competitions:
http://worldinfocuscontest.com/
http://www.tpoty.com/2009/about.html
http://www.thecolorawards.com/
http://journals.worldnomads.com/scholarships/post/32554.aspx
Finally, you might want to start by simply showcasing your work online at low cost and submitting your photos to a massive, not-always-agreeable-but-not-hostile audience for feedback:
http://www.flickr.com/photos/28421453@N07/sets/72157614525899920/
By the way, I hope you're already fluent in English...
Happy travels!
Argent en République Dominicaine English translation pending
Bonsoir ,
Désolé si je suis pas dans la bonne rubrique mais jsuis nouvelle et comprend pas encore tout
Je compte partir en RP au mois de décembre Noel/nouvel an j'ai vu que c une bonne saison pour y allé ma question est: du faite que je vienne de belgique et qu'on a l euro quel est le meilleur argent a prendre la bas? peso ou dollar US j'ai regarder les excursions rhtours et c mis en Dollar US c'est quoi le mieux et pour ce faire le moins arnaquer. merci bcp a vous bonne soirée
Désolé si je suis pas dans la bonne rubrique mais jsuis nouvelle et comprend pas encore tout
Je compte partir en RP au mois de décembre Noel/nouvel an j'ai vu que c une bonne saison pour y allé ma question est: du faite que je vienne de belgique et qu'on a l euro quel est le meilleur argent a prendre la bas? peso ou dollar US j'ai regarder les excursions rhtours et c mis en Dollar US c'est quoi le mieux et pour ce faire le moins arnaquer. merci bcp a vous bonne soirée
Quelques petits conseils sur l'argent en Thaïlande English translation pending
Bjr,
Suite à quelques petites déconvenues de voyageurs ayant séjourné dans cet admirable pays, et de manière à aider les futurs voyageurs qui ne le connaîtraient pas encore, je me permets de "copier" ce post dont certains aspects sont particuliers à cette contrée.
- Pour régler quelques petites consos dans un bar, et compte tenu du lieu, si vous sortez un billet de 1000, vous allez au devant des problèmes. Les débits de boissons alcoolisées ne sont pas des lieux saints, la plupart du temps. - La plupart des Thaïs ne comprennent sincèrement pas ce que vous leur proposez quand vous "faites l'appoint", c'est à dire par exemple si vous donnez 510 b pour régler 310b. - Dans ce pays, "personne" ne fera la monnaie sur une grosse coupure (même entre Thaïs) - un taximeter ne rend en général pas la petite monnaie ( d'ailleurs, il ne vous prendra pas de son côté les 3b sur une course de 53b par exemple). - un billet de 1000 b dans une gargote à 35 b le plat, ça représente une trentaine de clients. Pas sûr qu'on puisse faire l'appoint au 16è farang qui sort un billet de 1000. Vous mettrez d'ailleurs votre interlocuteur dans l'embarras , 🤪 et c'est une chose à vraiment éviter dans ce pays. - la Thaïlande vit entre autres avec la corruption quotidienne et permanente, ses habitants sont les 1ères victimes de ces vilaines moeurs. A l'hôtel où je descends quand je suis à BKK, un des 2 réceptionnistes me surfacture systématiquement 20b de consos. L'autre ne me surfacture jamais. Faut-il en conclure qu'un Thaï sur 2 est un voleur? ..Il faut dire que celle qui ne me surfacture jamais est LAO...😛...et 20b , c'est 0.43 euros...
Donc: 1/ Toujours avoir sous la main des petites coupures suffisantes pour les taxis, tuk-tuks, repas, petites boissons, etc...pour la journée. Les séparer des "grosses" coupures, et ne pas mettre en évidence ces dernières au moindre petit règlement. Ca vaut évidemment aussi pour toute transaction destinée à être marchandée. 2/ Commencer dès l'aéroport si vous y changez un peu d'argent (demander qu'on vous casse un billet de 1000 si on ne vous donne que ça). 3/Si vous avez, en ville, uniquement des billets de 1000 ou 500, allez vite en casser 1 en achetant une eau minérale ou une sucette dans un 7eleven, il n'y a qu' ici qu'on vous fera l'appoint sans broncher. Vous pouvez aussi sortir une grosse coupure aux guichets des Bts, mais ça peut ne pas passer... Même à la Poste, ça posera problème. Même chose si vous circulez sur autoroute, pour payer vos versements à la "Caisse des orphelins de la Police de la Route"...😕 4/Payez vos petites dépenses avec la coupure immédiatement supérieure, à la dizaine si possible, ça vous évitera de mauvais plans, qui feraient passer l'ensemble de ce pays pour un vaste attrape-pigeons, alors que ce n'est pas vrai dans 95% des cas.
- Pour régler quelques petites consos dans un bar, et compte tenu du lieu, si vous sortez un billet de 1000, vous allez au devant des problèmes. Les débits de boissons alcoolisées ne sont pas des lieux saints, la plupart du temps. - La plupart des Thaïs ne comprennent sincèrement pas ce que vous leur proposez quand vous "faites l'appoint", c'est à dire par exemple si vous donnez 510 b pour régler 310b. - Dans ce pays, "personne" ne fera la monnaie sur une grosse coupure (même entre Thaïs) - un taximeter ne rend en général pas la petite monnaie ( d'ailleurs, il ne vous prendra pas de son côté les 3b sur une course de 53b par exemple). - un billet de 1000 b dans une gargote à 35 b le plat, ça représente une trentaine de clients. Pas sûr qu'on puisse faire l'appoint au 16è farang qui sort un billet de 1000. Vous mettrez d'ailleurs votre interlocuteur dans l'embarras , 🤪 et c'est une chose à vraiment éviter dans ce pays. - la Thaïlande vit entre autres avec la corruption quotidienne et permanente, ses habitants sont les 1ères victimes de ces vilaines moeurs. A l'hôtel où je descends quand je suis à BKK, un des 2 réceptionnistes me surfacture systématiquement 20b de consos. L'autre ne me surfacture jamais. Faut-il en conclure qu'un Thaï sur 2 est un voleur? ..Il faut dire que celle qui ne me surfacture jamais est LAO...😛...et 20b , c'est 0.43 euros...
Donc: 1/ Toujours avoir sous la main des petites coupures suffisantes pour les taxis, tuk-tuks, repas, petites boissons, etc...pour la journée. Les séparer des "grosses" coupures, et ne pas mettre en évidence ces dernières au moindre petit règlement. Ca vaut évidemment aussi pour toute transaction destinée à être marchandée. 2/ Commencer dès l'aéroport si vous y changez un peu d'argent (demander qu'on vous casse un billet de 1000 si on ne vous donne que ça). 3/Si vous avez, en ville, uniquement des billets de 1000 ou 500, allez vite en casser 1 en achetant une eau minérale ou une sucette dans un 7eleven, il n'y a qu' ici qu'on vous fera l'appoint sans broncher. Vous pouvez aussi sortir une grosse coupure aux guichets des Bts, mais ça peut ne pas passer... Même à la Poste, ça posera problème. Même chose si vous circulez sur autoroute, pour payer vos versements à la "Caisse des orphelins de la Police de la Route"...😕 4/Payez vos petites dépenses avec la coupure immédiatement supérieure, à la dizaine si possible, ça vous évitera de mauvais plans, qui feraient passer l'ensemble de ce pays pour un vaste attrape-pigeons, alors que ce n'est pas vrai dans 95% des cas.
Nouveaux tarifs pour les trains au Maroc depuis le 1er août 2009 English translation pending
Avis aux usagers du Train au Maroc, L’ONCF vient d’adopter une nouvelle grille tarifaire depuis le 1er août 2009.
Achat d'une valise en Inde? English translation pending
Bonjour, 😉
Aprés la lecture de nombreux messages qui nous conseillent de partir léger. J'envisage de partir avec un seul bagage à main. Peut on facilement acheter une valise pour notre retour?🤪
Merci pour vos réponses.😊 Babette
Aprés la lecture de nombreux messages qui nous conseillent de partir léger. J'envisage de partir avec un seul bagage à main. Peut on facilement acheter une valise pour notre retour?🤪
Merci pour vos réponses.😊 Babette
Itinéraire chargé pour un mois (juillet) au Japon English translation pending
Bonjour à tous,
Je projette de partir (seule, 20 ans) au Japon pour le mois de juillet 2010. (A ce propos, vaut-il mieux atterrir à Nerita ou Haneda en venant de Paris ? A-ton le choix d'ailleurs ?)
J'aimerais ne pas me cantonner à Tokyo et Kyoto, ainsi que leurs régions, et c'est pourquoi j'ai tenté d'établir un itinéraire qui finalement est chargé. Ne connaissant pas vraiment les facilités de transport entre une région et l'autre ( je sais qu'il y a beaucoup de vols intérieurs, de trains) j'aimerais avoir des conseils, savoir si ce que j'ai prévu est en fait réalisable et si les villes sélectionnées valent le coup (certaines plus que d'autres j'imagine, j'ai lu par exemple que Osaka était d'un interet assez limité par rapport à Himeji).
Je prévois une semaine à Tokyo et ses environs (Yokohama, Hakone). 3 jours dans le Chubu (Takayama/ Nagoya ?), 5 jours entre Nara et Kyoto 6 jours dans le Kansai (Osaka/Kobe + Himeji) 3 dans Shikoku (Tokushima) 6 pour Kyushu (Fukuoka/Beppu. Je ne sais pas si je peux faire les 2)
Merci tous ceux qui me répondront :)
J'aimerais ne pas me cantonner à Tokyo et Kyoto, ainsi que leurs régions, et c'est pourquoi j'ai tenté d'établir un itinéraire qui finalement est chargé. Ne connaissant pas vraiment les facilités de transport entre une région et l'autre ( je sais qu'il y a beaucoup de vols intérieurs, de trains) j'aimerais avoir des conseils, savoir si ce que j'ai prévu est en fait réalisable et si les villes sélectionnées valent le coup (certaines plus que d'autres j'imagine, j'ai lu par exemple que Osaka était d'un interet assez limité par rapport à Himeji).
Je prévois une semaine à Tokyo et ses environs (Yokohama, Hakone). 3 jours dans le Chubu (Takayama/ Nagoya ?), 5 jours entre Nara et Kyoto 6 jours dans le Kansai (Osaka/Kobe + Himeji) 3 dans Shikoku (Tokushima) 6 pour Kyushu (Fukuoka/Beppu. Je ne sais pas si je peux faire les 2)
Merci tous ceux qui me répondront :)
Liaison Yémen - Arabie Saoudite puis l'Égypte? English translation pending
hello,
quelqu'un pourrait-il me dire s'il est possible depuis le Yémen de relier l'Arabie Séoudite (Abha - Jiddah - Al Farsh)? y a-t-il des bus?puis de passer en Egypte par bateau ou autre moyen? Et est-ce un problème pour une Européenne? qui ne parle pas l'arabe?
merci pour vos réponses
sab
quelqu'un pourrait-il me dire s'il est possible depuis le Yémen de relier l'Arabie Séoudite (Abha - Jiddah - Al Farsh)? y a-t-il des bus?puis de passer en Egypte par bateau ou autre moyen? Et est-ce un problème pour une Européenne? qui ne parle pas l'arabe?
merci pour vos réponses
sab
Traduction en thaïlandais pour un tatou? English translation pending
Bonjour! Je reviens de 3 merveilleux mois passés en Thaïlande et j'aimerais beaucoup éterniser ce moment par un tatou. Je voudrais me faire tatouer en écriture traditionnelle Thaï. Ça serait vraiment génial si quelqu'un pouvait me traduire en phonétique et en écriture surtout, les deux phrases suivante: Aime ce que tu as et la deuxième phrases : Apprécie ce que tu as et toutes les choses qui t'entourent. J'hésite encore entre les deux (hihi) mais je penchent vers la deuxième. Vous pouvez aussi me dire ce que vous en pensez ça me ferais très plaisir, car personnellement mon voyage en Thaïlande m'a fait beaucoup réfléchir à ça.
Merci d'avance 🙂 Gabrielle.
Merci d'avance 🙂 Gabrielle.
Futur voyage de quinze jours en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Premièrement, je me permets d'ouvrir une nouvelle discussion parce que je n'ai pas trouvé toutes mes réponses dans les autres.
Alors voilà, je prévois de partir 15 jours en Thaïlande avec mon cher et tendre... Ce qui nous intéresse c'est le voyage sac a dos si je puis dire... pas de gros budget donc pas de suite luxueuse et surtout pas l'envie de lézarder des jours durant sur une plage ! Nous sommes passionnés d'art et d'histoire mais pas assez pour savoir vraiment ou aller ! j'ai une première ébauche d'itinéraire alors je voudrais l'avis des voyageurs !
Donc voilà la base des visites (merci le guide du rout*** ! 😉) Bangkok (les temples, le musée national, chinatown, les khongs, ... (quoi d'autre?) Ayutthaya (les temples) Lopburi (les temples) Sukhotai (les temples) Ko Samui (plages, et plongée)
Voilà toutes les indications pour le moment...
D'après vous combien de temps pour chaque ville ?
Faut-il réserver les hôtels a l'avance ou c'est possible de les trouver sur le moment???
Ensuite j'aurai aimé connaître le budget qu'il faut prévoir pour ces 15 jours en Thaïlande (sans le vol A/R) sachant que nous ne voulons pas de 5 étoiles mais tout en restant raisonnable sur la qualité.
merci d'avance pour votre aide !!!!
Alors voilà, je prévois de partir 15 jours en Thaïlande avec mon cher et tendre... Ce qui nous intéresse c'est le voyage sac a dos si je puis dire... pas de gros budget donc pas de suite luxueuse et surtout pas l'envie de lézarder des jours durant sur une plage ! Nous sommes passionnés d'art et d'histoire mais pas assez pour savoir vraiment ou aller ! j'ai une première ébauche d'itinéraire alors je voudrais l'avis des voyageurs !
Donc voilà la base des visites (merci le guide du rout*** ! 😉) Bangkok (les temples, le musée national, chinatown, les khongs, ... (quoi d'autre?) Ayutthaya (les temples) Lopburi (les temples) Sukhotai (les temples) Ko Samui (plages, et plongée)
Voilà toutes les indications pour le moment...
D'après vous combien de temps pour chaque ville ?
Faut-il réserver les hôtels a l'avance ou c'est possible de les trouver sur le moment???
Ensuite j'aurai aimé connaître le budget qu'il faut prévoir pour ces 15 jours en Thaïlande (sans le vol A/R) sachant que nous ne voulons pas de 5 étoiles mais tout en restant raisonnable sur la qualité.
merci d'avance pour votre aide !!!!
Sécuriser son vélo / antivol English translation pending
Bonjour,
J'ai lu quelques billets sur le sujet mais je reste un peu suspect. Comme on planifie un tour de l'Europe en quatre mois, on veut s'arranger pour ne pas se faire voler de sacoches, sièges etc. Je pensais donc avoir un cadenas solide style U mais pour le reste, j'ai pensé à un cable avec alarme si le cable est coupé. Seul problème, est-ce suffisant? Est-ce que c'est assez dissuasif? Et... quoi faire si le cable est coupé!
Nous allons dormir en camping en campagne puis en hostel/auberge en ville. Le parcours sera environ Irlande, Angleterre, Amsterdam, Belgique, France, Suisse, Allemagne, Autriche, Italie et Espagne.
Merci!!
J'ai lu quelques billets sur le sujet mais je reste un peu suspect. Comme on planifie un tour de l'Europe en quatre mois, on veut s'arranger pour ne pas se faire voler de sacoches, sièges etc. Je pensais donc avoir un cadenas solide style U mais pour le reste, j'ai pensé à un cable avec alarme si le cable est coupé. Seul problème, est-ce suffisant? Est-ce que c'est assez dissuasif? Et... quoi faire si le cable est coupé!
Nous allons dormir en camping en campagne puis en hostel/auberge en ville. Le parcours sera environ Irlande, Angleterre, Amsterdam, Belgique, France, Suisse, Allemagne, Autriche, Italie et Espagne.
Merci!!
Litrage sac pour un voyage de quinze jours en Inde? English translation pending
Bonjour,
Je pars en échange universitaire en Inde (Delhi) dans 3 semaines et j'aimerai m'acheter un sac à dos pour les différents trip que je ferais labas
Je pense que la durée des trips sera entre 3 jours et 15 jours. C'est pourquoi je me demande bien quelle litrage correspond le mieux?
Quelqu'un peut il m'aider ?
Je pars en échange universitaire en Inde (Delhi) dans 3 semaines et j'aimerai m'acheter un sac à dos pour les différents trip que je ferais labas
Je pense que la durée des trips sera entre 3 jours et 15 jours. C'est pourquoi je me demande bien quelle litrage correspond le mieux?
Quelqu'un peut il m'aider ?
Tour du monde, départ juin 2009. English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'appelle Jean-Charles, j'ai 28 ans, et je suis de Versailles
Je suis en train de préparer mes affaires pour partir fin juin pour un tour du monde à pied pour une durée indéterminée (1 jours, 1 mois, 1an, 10 ans qui sait). Je partirai avec une autre personne (rencontrée sur ce forum), que je rejoindrai à partir de fin juillet. Peut-être deux personnes viendront avec nous (en projet).
Nous sommes en train de tout préparer, et notamment le trajet. Nous souhaitons partir vers l'Est, en passant soit par le haut de l'Europe ou le bas de l'Europe pour aller vers la Chine. La suite serait d'aller en Australie et Nouvelle-Zélande pour trouver du travail, et continuer par l'Afrique et l'Amérique du Sud.
Le but de notre voyage est la découverte de nous-mêmes, de découvrir le monde, la nature, l'homme, et d'aller à la rencontre de celui-ci. Nous souhaitons apprendre, découvrir et s'émerveiller par ce que la vie a à nous offrir. Les risques sont grands, mais le voyage vaut le coup. C'est dans l'adversité et dans le voyage que l'Homme se découvre et devient un sage.
Nous partons à pied, sans argent, excepté pour les visas, assurances, et coups durs. Nous dormirons dans une tente, et demanderons à boire et à manger sur notre route. On espéra aussi se faire inviter pour mieux connaître nos hôtes dans leurs maisons, dans leurs vies, et leurs cultures locales.
Nous sommes en train de tout préparer sérieusement. Mieux vaut prévoir que guérir! On prévoira et évitera pas mal de pépins. Pour ma part j'ai prévu de partir avec 2000 à 3000 euros avec 1000 euros pour les préparatifs (chaussures, sac à dos, duvet, tente, vaccins, pharmacie, etc). Mon compagnon de route a prévu à peu près la même chose. On met une importance sur les questions de santé et les vaccins. On prévoit chacun une pharmacie qui soit la plus complète. Les vaccins pour moi sont les Hépatites A, B, C, la Typhoïde, la Rage, L'Encéphalite à Tiques, la Fièvre Jaune. La paire de chaussure est de la marque Lowa, le sac à dos un 60 ou 80 litres, un bon duvet avec plusieurs couches (drap en soie notamment qui permettront d'avoir la même efficacité qu'un duvet grand froid), une tente couleur neutre, plus tout ce qui peut-être utile comme les vêtements d'ailleurs :o)
Je souhaite vous faire partager notre blog que vous pouvez consulter à votre guise. http://nospetitspas.blogspot.com
Si vous avez quelques questions, nous serions honorés d'y répondre.
Bonne journée à tous!
JC
Je m'appelle Jean-Charles, j'ai 28 ans, et je suis de Versailles
Je suis en train de préparer mes affaires pour partir fin juin pour un tour du monde à pied pour une durée indéterminée (1 jours, 1 mois, 1an, 10 ans qui sait). Je partirai avec une autre personne (rencontrée sur ce forum), que je rejoindrai à partir de fin juillet. Peut-être deux personnes viendront avec nous (en projet).
Nous sommes en train de tout préparer, et notamment le trajet. Nous souhaitons partir vers l'Est, en passant soit par le haut de l'Europe ou le bas de l'Europe pour aller vers la Chine. La suite serait d'aller en Australie et Nouvelle-Zélande pour trouver du travail, et continuer par l'Afrique et l'Amérique du Sud.
Le but de notre voyage est la découverte de nous-mêmes, de découvrir le monde, la nature, l'homme, et d'aller à la rencontre de celui-ci. Nous souhaitons apprendre, découvrir et s'émerveiller par ce que la vie a à nous offrir. Les risques sont grands, mais le voyage vaut le coup. C'est dans l'adversité et dans le voyage que l'Homme se découvre et devient un sage.
Nous partons à pied, sans argent, excepté pour les visas, assurances, et coups durs. Nous dormirons dans une tente, et demanderons à boire et à manger sur notre route. On espéra aussi se faire inviter pour mieux connaître nos hôtes dans leurs maisons, dans leurs vies, et leurs cultures locales.
Nous sommes en train de tout préparer sérieusement. Mieux vaut prévoir que guérir! On prévoira et évitera pas mal de pépins. Pour ma part j'ai prévu de partir avec 2000 à 3000 euros avec 1000 euros pour les préparatifs (chaussures, sac à dos, duvet, tente, vaccins, pharmacie, etc). Mon compagnon de route a prévu à peu près la même chose. On met une importance sur les questions de santé et les vaccins. On prévoit chacun une pharmacie qui soit la plus complète. Les vaccins pour moi sont les Hépatites A, B, C, la Typhoïde, la Rage, L'Encéphalite à Tiques, la Fièvre Jaune. La paire de chaussure est de la marque Lowa, le sac à dos un 60 ou 80 litres, un bon duvet avec plusieurs couches (drap en soie notamment qui permettront d'avoir la même efficacité qu'un duvet grand froid), une tente couleur neutre, plus tout ce qui peut-être utile comme les vêtements d'ailleurs :o)
Je souhaite vous faire partager notre blog que vous pouvez consulter à votre guise. http://nospetitspas.blogspot.com
Si vous avez quelques questions, nous serions honorés d'y répondre.
Bonne journée à tous!
JC
Retour de voyage en Tunisie avec Marmara du 8 au 15 mars 2009 English translation pending
Tunisie avec Marmara Combiné les portes du désert hôtel 3* du 8 3 2009 au 15 3 2009
Dimanche 8 Mars
Retard annoncé à l’embarquement de 2h30 (19h au lieu de 16h25). Boisson offerte.
Décollage 19h30, atterrissage 21h55. Accueil Marmara parfait. Valises longues à venir. Douane OK.
Accueil hôtel impeccable. Repas proposé à 0h ! En fait petit déjeuner continental mais cela fait du bien.
Hôtel Dahlia très bien, petits bungalows très sympa, seul défaut : isolation sonore défectueuse avec les voisins. Ils sont disséminés dans un jardin avec pas mal d’espace, très propres. A cette saison sur la plage il n’y a personne (mais des algues)
Lundi 9 Mars
Petit déj impeccable, beaucoup de choix
Taxi pour Houmt souk à la sortie du complexe Marmara (Dar Djerba) 7.8 Dinars au compteur.
Dans le souk sollicitations pas trop insistantes mais quasi permanentes avec le gag : je vous ai vus à l’hôtel où je travaille, aujourd’hui c’est la fête et venez dans le magasin etc. ???
Le marché a lieu le matin et à 12h on remballe. Friperie impressionnante.
Le soir repas buffet impeccable : choix, qualité, service.
Mardi 10 Mars
Location de voiture 60 D, réservée la veille à Houmt souk, où nous allons la rechercher. Nous dépenserons 10 Dinars d’essence. « Anis rent a car » tout à côté de la station service du centre ville.
Balade au gré des routes, découverte des Menzels autour de Mahboubine balade dans le souk de Midoun, rien d’exceptionnel mais calme autour de 13h. Repas copieux et bon pour 9 D à 2 dans un petit restau sur une placette (vague comme indication…). La synagogue de la Ghriba qui était fermée à 10h n’était pas rouverte (malgré ce qu’on nous avait dit le matin) à 17h.
Repas du soir sur le thème Tunisie excellent.
Mercredi 11Mars
Départ 6h30 en car. Guide très érudit, y compris sur la France. Traversée par le bac d’Ajim. Premier arrêt avant Matmata pour visiter une maison troglodyte. Deuxième arrêt à Tamezreft avec une jolie vue sur le village. Troisième arrêt à Douz (Offra) pour une « méharée déguisée » de ¾ d’heure que l’on peut également faire en calèche pour aller voir 3 maisons en ruine gagnées par des mini dunes de sable. Nous l’avons fait à pied, c’est assez joli.
Repas à Kebili au Yadis Oasis, situé au bord de la palmeraie, buffet très correct, piscine sympa mais glacée à cette saison.
Arrêts sur la route de Tozeur pour voir un refroidisseur d’eau et une « mini Cappadoce » (jolie). Arrêt sur le Chott El Jerid.
Arrivée à Tozeur, balade à pied (1/4 h) jusqu’au belvédère pour voir le soleil couchant. En fait en dehors des têtes du poète local sculptées dans une mini falaise on voit surtout le golf qui serait arrosé par les eaux usées des hôtels…Bof
Hôtel Yadis Oasis joli, très bien situé entre Medina centre ville et Palmeraie. Chambre OK, repas très corrects et relativement variés (fonction du nombre de clients)
Jeudi 12 Mars
Location de voiture au fond de la mini galerie marchande en face du Syndicat d’initiative en haut de Bourguiba : « General rent a car » . 70 Dinars. 206 impeccable.
Faire les oasis de montagne entre 11h et 14h : 98% des 4x4 sont partis et Chebikha par exemple a une autre allure quand on est tout seul. (mais 70 4x4 entre 9 et 11h).
A Chebikha en prenant la piste à droite avant l’oasis on traverse celui ci (c’est plus reposant). On peut rejoindre le belvédère en passant à gauche du village en ruines et en montant ensuite à droite et redescendre en suite par le chemin officiel.
Tamezrat : grande cascade accès 500 millimes pour une voiture. Pas mal. L’oasis est également agréable.
Mides Canyon superbe, calme, peu visité par les 4x4.
Nefta la corbeille, joli point de vue au soleil déclinant.
Pour voir quelques dunes, prendre la route d’El Oued (Algérie) au kilomètre 12 (environ) au poste de police (s’il est toujours là) prendre la piste à droite qui est carrossable sur 500m pour les véhicules normaux et s’arrêter à la petite cabane . Continuer à pied dans la même direction jusqu’aux dunes, jolies à voir au soleil couchant. Il y a même dromadaire et calèche pour les fainéants.
Vendredi 13 Mars
Train le Lézard Rouge à Metlaoui. On l’a fait avec Marmara (20 €/ p) en car. Il faut arriver en avance si on veut une place assise et bien se renseigner sur les jours où il circule (exemple le Samedi 14 Mars non !). Absolument superbe à cette saison avec des tapis de fleurs, et de toutes façons un voyage agréable. Le train ne va pas toujours jusqu’au bout en fonction de travaux.
Repas de midi au Tozorous rue Aboul Kacem Chebbi (celle de l’hôtel) au niveau de la résidence Wardar. 2 bricks 2 plats une grande bouteille d’eau 18 Dinars. Très bon, cadre agréable et reposant.
L’après midi balade dans l’oasis par les petits chemins derrière l’hôtel (tourner à gauche en sortant et première à gauche, puis traverser le ruisseau dès que possible et s’enfoncer dans les jardins : c’est également très bien pour faire son jogging le matin). Il vaut mieux éviter les routes où il n’y a pas grand chose à voir (murs et haies). En 2h 2h30 on doit pouvoir arriver jusqu’au « paradis ».
Ensuite balade dans la médina (une petite heure en faisant toutes les rues) superbe architecture déjà pas mal et en cours de restauration.
Samedi 14 Mars
Départ 10h 350 km
Repas de midi au Gafsa palace (près de Gafsa), bon et rapide.
Arrivée vers 17h à l’hôtel Dahlia. A temps pour voir le coucher de soleil sur la mer.
Dimanche 15 mars
Départ à 8h de l’hôtel, arrivée à Roissy à 14h (prévu) mais contrôles de police très longs (encore plus pour les tunisiens…)
Bilan Marmara : excellent rapport qualité prix. Les 4 jours de libres (mais des visites sont proposées en plus) sont très appréciables . Le guide Lassaan est très cultivé et très intéressant. (un peu suffisant et n’admettant guère la discussion), mais ponctuant le (long) voyage en car d’informations diverses sur la Tunisie. Les hôtels 3* parfaits et la nourriture excellente au Dahlia et très correcte au Yadis Oasis. Budget tout compris porte à porte 1050€ pour 2. A mon avis difficile (impossible ?) à organiser par soi même pour moins cher (pas de low cost pour la Tunisie)
Bilan Marmara : excellent rapport qualité prix. Les 4 jours de libres (mais des visites sont proposées en plus) sont très appréciables . Le guide Lassaan est très cultivé et très intéressant. (un peu suffisant et n’admettant guère la discussion), mais ponctuant le (long) voyage en car d’informations diverses sur la Tunisie. Les hôtels 3* parfaits et la nourriture excellente au Dahlia et très correcte au Yadis Oasis. Budget tout compris porte à porte 1050€ pour 2. A mon avis difficile (impossible ?) à organiser par soi même pour moins cher (pas de low cost pour la Tunisie)
Siwa en Egypte (Oasis, Oasis, c'est bon c'est bon!) English translation pending
Je deviens un spécialiste des transports routiers et ferrovières.
C'est un long apprentissage...
D'ailleurs, j'en apprends encore un peu plus chaque jour...
Comme je vous le disais précédemment, aller à Siwa, c'est pas une sinécure d'où qu'on parte. Siwa est quasiment à la frontière libyenne, perdue au nord-est de cette fantastique étendue qu'on appelle communément le Sahara et au nord-ouest de l'Egypte. D'ailleurs chose étonnante, sahara en arabe signifie désert, donc si on parle la langue du prophète, on peut désigner l'Antarctique comme étant un sahara. Ils sont fous ces arabes... Fin de la parenthèse.
Nous, avec Dominica, on est à Louxor. Il est 17h30 quand on monte dans le train qui devrait arriver si tout roule à Alexandrie en tout début de matinée. En Egypte, le train est un petit peu la Rolls des transports en commun. On sait quand ils partent, on sait quand ils arrivent, quand tu es dedans, tu n'es pas obligé de manger tes genous par manque de place, tu n'es pas arrêter tous les 20km par un barrage de police, etc. Dans notre rame, nous sommes les seuls au moment du départ. Toute la place du monde! Toutes les rangées de sièges pivotent sur elles-mêmes pour pouvoir se faire face si on voyage à plus que deux ou si on a envie de poser ses pieds déchaussés sur la banquette d'en face. C'est une chouette innovation et la nuit n'en sera que plus confortablement douce. J'aimerais dire qu'elle n'en sera que plus longue mais à 6h, nous voilà arrivé à Alexandrie, 600km plus au nord de notre point de départ au bord de la Méditerranée. A descendre sur le quai depuis notre wagon, seulement trois personnes. Trois misérables personnes pour un wagon entier!! Espérons que la SNCF n'entende pas ça, sinon ils seraient bien fichus de réclamer par réflexe à la SNCF égyptienne de fermer la ligne pour cause de non-rentabilité!! Seule chose à déclarer sur Alexandrie un 24 novembre à 6h du matin, il fait super froid pour nous qui sommes honteusements habitués à ne pas voir la grenouille baromètre enfiler un tricot de peau thermolactile pour lutter contre les frimas de l'hiver qui approche à grands pas... Je grelote, mes dents jouent des claquettes sur un rythme stromboscopique. Sympa comme réveil... Vivement que le soleil se lève, et ne fasse de cet épisode qu'un lointain souvenir.
Rendez-vous ensuite à la gare routière. Non contents des douze heures de bus qui viennent de s'écouler, on est encore qu'à la moitié du chemin. Le bus ne part finalement qu'à 8h, juste assez longtemps pour attraper une pneumonie. Heureusement pour moi, un p'tit gars s'est donné pour mission d'abreuver toute la gare routière de thé brulant. Je lui laisse un bakshish équivalent à une caraffe, il n'en revient pas, moi si, il me sauve la vie ou presque...
On grimpe dans le bus, bien conscient que ça va pas être une partie de plaisir. Celui-ci part à l'heure, c'est déjà ça de pris, espérons maintenant que le soleil vient de se lever qu'on arrive à destination avant son coucher!!!! On a quand même du bol dans notre exode, on est assis au premier rang et on va pouvoir regarder la route défiler sous nos yeux quand on ne trouvera pas le sommeil. Les 4 premières heures de route, on longe la méditerranée qui nous fait des clins d'oeil tintés de bleu et de vert. L'eau a l'air magnifique mais t'imagines pas qu'on va prendre le temps d'aller faire trempette! Ensuite, on la laisse derrière nous pour s'enfoncer plus au sud. Le bus roule en permanence soit au milieu de la route soit sur la voie des voitures qui devraient un moment ou à un autre arriver en face. Seulement il n'y a personne. Sur les 250km entre la mer et Siwa, en plus de croiser le bus qui fait le chemin inverse, en 5 heures de temps on doit ne croiser que 3 autres voitures ou camions. La route ne va qu'à Siwa mais quand même, c'est vraiment que c'est reculé comme coin!!! Sur cette portion de 250km, le paysage est d'une monotonie affligeante à la longue, c'est rocailleux comme la voix de Gérard Darmon et plus plat qu'un discours prononcé par Ségolène R. (polémique!!!!!!) En plus, pas la moindre végétation, pas un oiseau, pas un chameau, pas un choiseau, rien. Je m'impatiente, il est 16h, voilà 23 heures qu'on est parti, ça commence à faire!
A 16h04, miracle des miracles, une cahute! Une minute plus tard, une deuxième cahute avec un arbre autour, c'est plus un miracle, c'est l'immaculée conception!!!! Et dans les kilomètres qui suivent, au détour d'une colline, la verdure fait son retour et pas en catimini! Les palmiers luttent avec les oliviers pour savoir lesquels ont ma préférence. On est arrivé! C'est pas dommage!! Enfin!!!! Le bus nous lache en lisière de village, charge à nous de retrouver le centre-ville. Des gamins sont postés là avec des ânes tirant des carioles sur lesquels il est écrit "taxi 4x4" et comme Dominica est une feignasse, c'est donc le carrosse qui l'emporte!
On décide de partager une chambre double chez Youssef hotel qui ne peut pas être plus central en terme d'emplacement, il donne sur la place du marché, laquelle est précisemment au centre de l'oasis. Qui plus est, encore une fois, l'étage supérieur de l'hotel est une terrasse où il fait bon se prélasser avec sous ses yeux, le spectacle de tout le village qui s'agite, de la citadelle détruite qui ne s'agite plus, avec partout au delà, une mer de palmiers avant un océan de sable.
Nouvelle parenthèse cocasse et instructive pour te parler de la citadelle médiévale. Elle a été construite en un amalgame de terre sèchée et a résisté aux envahisseurs pendant de nombreux siècles. Et bien, il a fallu qu'il pleuve 3 jours consécutifs autour de 1820 pour que la forteresse s'écroule sur elle-même. Si quelqu'un avait dit aux barbares qui voulaient prendre la ville qu'il suffirait qu'ils s'équipent d'un canadair ou d'un arrosoir géant pour qu'ils parviennent à leurs fins, je suis sûr qu'ils l'auraient montré du doigt et auraient ri de lui!
Dans l'oasis, l'Egypte semble bien loin. Tous les habitants semblent se désintéresser de nous, personne ne poursuit personne pour vendre une écharpe ou un tapis. Seule une personne sur dix nous dit "bonjour", ça fait du bien de faire un break. Il est impossible ou presque de trouver à acheter un paquet de cigarettes. Sur la quinzaine de supérettes que compte le village, seule une a pris son parti de les vendre. Les autres jugent qu'ils sont de trop bons musulmans pour se compromettre à les vendre et se fiche bien de l'argent que ça pourrait leur rapporter. Bien joué les gars, sauf que j'ai mis deux jours pour faire le plein!! Je savais pas!! Dans l'oasis, il y a plus de carioles tirés par des ânes que de voitures polluantes. Plus ça va, plus je préfère l'odeur du purin à l'odeur des pots d'échappement, je me demande à quoi va ressembler ma tête en débarquant au Caire...
A Siwa, Il n'y a que peu à faire, quelques sources chaudes gisent à quelques kilomètres, après c'est le désert. Pas un Mc Do, pas un cinéma, pas une galerie marchande, pas un bowling... Je vais donc insérer au milieu des 5 jours où je profite des lieux, 24 heures d'immersion au milieu des dunes et m'occuper le reste du temps à pédaler dans le coin pour faire l'inventaire des sources.
L'équipée dans la grande mer de sable se passe en catimini avec seulement Dominica et Ahmed, notre guide, chauffeur, cuisinier, pourvoyeur de délices en tous genres. La première journée nous fait slalomer entre les dunes en s'arrêtant pour plonger avec délice d'abord dans un petit lac à l'eau fraiche. Un petit lac au milieu des dunes? Je veux mon n'veu; 20 mètres de long pas plus avec des joncs qui poussent sur le pourtour. Féerique comme emplacement pour une baignade dans une eau limpide à 18°. C'est le seul bémol, 18° d'habitude, je n'y plante que les chevilles mais ici c'est plaisir d'autant que le soir même, Ahmed nous promet qu'on s'arrêtera dans une source à 38°. C'est mieux au niveau du choc thermique!!!
La suite des évènements nous conduit en haut d'une dune (pouet-pouet) plus haute que les autres. Le simple fait de se garer à mi-hauteur et de rejoindre le sommet est éreintant, le sable est fin et léger, et chaque fois qu'on fait un pas, on a l'impression de reculer d'autant. Ahmed en profite pour sortir la planche de snowboard qu'il gardait bien au chaud dans le coffre, c'est la minute sportive. Dominica me laisse passer le premier. Ahmed a beau me dire qu'assis sur la planche, c'est bien plus aisé, je n'écoute que mon inconscience et m'attache les pieds. La descente se fera debout ou ne se fera pas. Après 10 mètres, la descente s'accélère. Dans le sable, pas de possibilité de tourner ou de freiner. La seule option, c'est d'aller tout droit et de rester debout le plus longtemps possible. Pour ma pomme, le plus longtemps, c'est environ 15 mètres, je tombe sur les fesses et devrais envisager la pose d'un nouveau cocsis (cokcisse? Coque 6?). La douleur est violente pour du sable fin, je ravale ma fierté et finis assis sur la planche comme indiqué plus tôt par Ahmed. Effectivement, il avait raison, c'est beaucoup plus stable et je ne tomberais plus de la journée... Seulement, j'en ai pas fini avec la douleur. C'est bien beau de dévaler les dunes à 1000 à l'heure (minimum!!), le plus dur est encore de remonter. Moins d'une minute pour arriver en bas, près de quinze dans l'autre sens!! Ni tire-fesses ni télésièges, la prochaine fois, il faudra que je pense à dresser un chameau!
Dominica descend à son tour, assise comme il se doit, et file comme une flèche. Pareil pour elle, en revenant au point de départ, elle suffoque de l'effort fourni et la transpiration est en mode Karcher.
On refera l'expérience une petite fois seulement, ça a beau être un bon entrainement pour le Népal, je ne suis pas une mule ni ne suis équipé de pieds palmés, bien utiles j'imagine pour ne pas s'enfoncer dans le sable lors de l'ascension.
Après l'effort, le réconfort; au coucher du soleil, un bain dans la source chaude, on touche au nirvana. Elle est "construite" en cercle, et à la manière d'un jacuzzi, les bulles remontant du centre de la terre nous massent de la voute plantaire à la tête en passant par mes fesses meurtries d'avoir fait le kakou. Partout autour, c'est le sable qui nous jauge du haut des dunes, avec une mention spéciale pour le retour des moustiques pour qui aussi, c'est une oasis dans le désert...
A la nuit tombée, un camp de fortune est dressé, le dîner est englouti, et les étoiles par milliers... Je demande à Ahmed de me réveiller pour le lever du soleil, tout le monde s'endort autour du feu de camp, emmitoufflé dans un sac de couchage. La température tombe tout comme Dominica et Ahmed qui vont se coucher, je m'équipe de mon MP3 pour un hommage dansant à cette journée et à cette nuit étoilée. Seules les étoiles filantes viendront m'interrompre dans ondulements de bassin. A minuit, extinction des feux et endormissement sans problèmes.
Il est 5h45 quand Ahmed me sort du sommeil (27 novembre). Il n'est plus question de danser : j'ai le cerveau dans le formol et la goutte au nez. Il ne fait qu'une dizaine de degrés, la faute à un petit vent qui aurait pû s'abstenir. Mais il en faudrait bien plus pour me détourner du bonheur, j'aggripe mon duvet et grimpe la dune la plus haute à proximité. Dominica et Ahmed choisissent de se recoucher, chacun son camp. Il fait super froid, il fait presque nuit, je suis seul à affronter le vent mais le spectacle est enchanteur. 30 minutes avant que le soleil se dresse de ton son rond dans le ciel. Une demi-heure pour que le mercure reprenne le chemin de la turgescence. Bien qu'on soit dans le désert, la rosée est bien là comme l'indique mon nez qui coule... Au retour d'expédition solitaire, je réveille mes accolytes le sourire aux lèvres de l'expérience vécue. Un thé chaud tonifiant plus tard, on est sur le chemin du retour. A 10 heures, on est à Siwa.
Dominica est partie ce soir-là rejoindre sa potesse au Caire car un avion l'emporte vers l'Allemagne pour la suite de son odyssée. La mienne fait un break, l'oasis en général y est pour beaucoup et une source en particulier.
A l'ouest du village s'étire un grand lac. Au milieu de celui-ci émerge une île que l'on peut rejoindre par un chemin qui traverse le lac et fait que l'on peut faire la demi-traversée jusqu'à l'île en vélo en ce qui me concerne. Sur cette île se tient donc une source où il fait bon vivre et se baigner mais également un petit bar qui se tient sur l'extrémité ouest de l'île. Si tu es familier avec le cycle du soleil, tu en déduiras que c'est l'endroit idéal pour vivre le plus beau coucher de soleil d'Egypte. Sous mes pieds, du sable. Au dessus de ma tête, les palmiers d'où pendent des dattes fraîches. Au premier plan, le lac a l'eau calme réfléchissant le ciel. Au deuxième plan, de petites montagnes aux flancs à pics. Au troisième et dernier plan, du sable, du sable et encore du sable sur des milliers de kilomètres.
Avant de rejoindre Le Caire et sa frénésie, rien de tel que ce hâvre de paix n'aillant rien à voir avec Le Havre tout court dont j'attends vos commentaires si vous y avez vu le coucher de soleil!
Poser mes valises à Siwa le temps d'une semaine n'aura été en rien une erreur même si pour y aller et en revenir, la semaine se retrouve circoncise de 2 jours de transport. Je quitte ce paradis du palmier le samedi 29 au soir avec dans un coin de la tête le fait que 3 jours après, c'est le retour temporaire et pas tempéré à Paris. Je me réjouis de ce qui vient, mais là tout de suite c'est 9h de car et 2 jours au Caire.
Et si t'as encore des forces, tu peux aller voir les photos directement sur le blog voire t'inscrire à la newsletter afleurdeterre.overblog.com J'en suis pas peu fier...
Comme je vous le disais précédemment, aller à Siwa, c'est pas une sinécure d'où qu'on parte. Siwa est quasiment à la frontière libyenne, perdue au nord-est de cette fantastique étendue qu'on appelle communément le Sahara et au nord-ouest de l'Egypte. D'ailleurs chose étonnante, sahara en arabe signifie désert, donc si on parle la langue du prophète, on peut désigner l'Antarctique comme étant un sahara. Ils sont fous ces arabes... Fin de la parenthèse.
Nous, avec Dominica, on est à Louxor. Il est 17h30 quand on monte dans le train qui devrait arriver si tout roule à Alexandrie en tout début de matinée. En Egypte, le train est un petit peu la Rolls des transports en commun. On sait quand ils partent, on sait quand ils arrivent, quand tu es dedans, tu n'es pas obligé de manger tes genous par manque de place, tu n'es pas arrêter tous les 20km par un barrage de police, etc. Dans notre rame, nous sommes les seuls au moment du départ. Toute la place du monde! Toutes les rangées de sièges pivotent sur elles-mêmes pour pouvoir se faire face si on voyage à plus que deux ou si on a envie de poser ses pieds déchaussés sur la banquette d'en face. C'est une chouette innovation et la nuit n'en sera que plus confortablement douce. J'aimerais dire qu'elle n'en sera que plus longue mais à 6h, nous voilà arrivé à Alexandrie, 600km plus au nord de notre point de départ au bord de la Méditerranée. A descendre sur le quai depuis notre wagon, seulement trois personnes. Trois misérables personnes pour un wagon entier!! Espérons que la SNCF n'entende pas ça, sinon ils seraient bien fichus de réclamer par réflexe à la SNCF égyptienne de fermer la ligne pour cause de non-rentabilité!! Seule chose à déclarer sur Alexandrie un 24 novembre à 6h du matin, il fait super froid pour nous qui sommes honteusements habitués à ne pas voir la grenouille baromètre enfiler un tricot de peau thermolactile pour lutter contre les frimas de l'hiver qui approche à grands pas... Je grelote, mes dents jouent des claquettes sur un rythme stromboscopique. Sympa comme réveil... Vivement que le soleil se lève, et ne fasse de cet épisode qu'un lointain souvenir.
Rendez-vous ensuite à la gare routière. Non contents des douze heures de bus qui viennent de s'écouler, on est encore qu'à la moitié du chemin. Le bus ne part finalement qu'à 8h, juste assez longtemps pour attraper une pneumonie. Heureusement pour moi, un p'tit gars s'est donné pour mission d'abreuver toute la gare routière de thé brulant. Je lui laisse un bakshish équivalent à une caraffe, il n'en revient pas, moi si, il me sauve la vie ou presque...
On grimpe dans le bus, bien conscient que ça va pas être une partie de plaisir. Celui-ci part à l'heure, c'est déjà ça de pris, espérons maintenant que le soleil vient de se lever qu'on arrive à destination avant son coucher!!!! On a quand même du bol dans notre exode, on est assis au premier rang et on va pouvoir regarder la route défiler sous nos yeux quand on ne trouvera pas le sommeil. Les 4 premières heures de route, on longe la méditerranée qui nous fait des clins d'oeil tintés de bleu et de vert. L'eau a l'air magnifique mais t'imagines pas qu'on va prendre le temps d'aller faire trempette! Ensuite, on la laisse derrière nous pour s'enfoncer plus au sud. Le bus roule en permanence soit au milieu de la route soit sur la voie des voitures qui devraient un moment ou à un autre arriver en face. Seulement il n'y a personne. Sur les 250km entre la mer et Siwa, en plus de croiser le bus qui fait le chemin inverse, en 5 heures de temps on doit ne croiser que 3 autres voitures ou camions. La route ne va qu'à Siwa mais quand même, c'est vraiment que c'est reculé comme coin!!! Sur cette portion de 250km, le paysage est d'une monotonie affligeante à la longue, c'est rocailleux comme la voix de Gérard Darmon et plus plat qu'un discours prononcé par Ségolène R. (polémique!!!!!!) En plus, pas la moindre végétation, pas un oiseau, pas un chameau, pas un choiseau, rien. Je m'impatiente, il est 16h, voilà 23 heures qu'on est parti, ça commence à faire!
A 16h04, miracle des miracles, une cahute! Une minute plus tard, une deuxième cahute avec un arbre autour, c'est plus un miracle, c'est l'immaculée conception!!!! Et dans les kilomètres qui suivent, au détour d'une colline, la verdure fait son retour et pas en catimini! Les palmiers luttent avec les oliviers pour savoir lesquels ont ma préférence. On est arrivé! C'est pas dommage!! Enfin!!!! Le bus nous lache en lisière de village, charge à nous de retrouver le centre-ville. Des gamins sont postés là avec des ânes tirant des carioles sur lesquels il est écrit "taxi 4x4" et comme Dominica est une feignasse, c'est donc le carrosse qui l'emporte!
On décide de partager une chambre double chez Youssef hotel qui ne peut pas être plus central en terme d'emplacement, il donne sur la place du marché, laquelle est précisemment au centre de l'oasis. Qui plus est, encore une fois, l'étage supérieur de l'hotel est une terrasse où il fait bon se prélasser avec sous ses yeux, le spectacle de tout le village qui s'agite, de la citadelle détruite qui ne s'agite plus, avec partout au delà, une mer de palmiers avant un océan de sable.
Nouvelle parenthèse cocasse et instructive pour te parler de la citadelle médiévale. Elle a été construite en un amalgame de terre sèchée et a résisté aux envahisseurs pendant de nombreux siècles. Et bien, il a fallu qu'il pleuve 3 jours consécutifs autour de 1820 pour que la forteresse s'écroule sur elle-même. Si quelqu'un avait dit aux barbares qui voulaient prendre la ville qu'il suffirait qu'ils s'équipent d'un canadair ou d'un arrosoir géant pour qu'ils parviennent à leurs fins, je suis sûr qu'ils l'auraient montré du doigt et auraient ri de lui!
Dans l'oasis, l'Egypte semble bien loin. Tous les habitants semblent se désintéresser de nous, personne ne poursuit personne pour vendre une écharpe ou un tapis. Seule une personne sur dix nous dit "bonjour", ça fait du bien de faire un break. Il est impossible ou presque de trouver à acheter un paquet de cigarettes. Sur la quinzaine de supérettes que compte le village, seule une a pris son parti de les vendre. Les autres jugent qu'ils sont de trop bons musulmans pour se compromettre à les vendre et se fiche bien de l'argent que ça pourrait leur rapporter. Bien joué les gars, sauf que j'ai mis deux jours pour faire le plein!! Je savais pas!! Dans l'oasis, il y a plus de carioles tirés par des ânes que de voitures polluantes. Plus ça va, plus je préfère l'odeur du purin à l'odeur des pots d'échappement, je me demande à quoi va ressembler ma tête en débarquant au Caire...
A Siwa, Il n'y a que peu à faire, quelques sources chaudes gisent à quelques kilomètres, après c'est le désert. Pas un Mc Do, pas un cinéma, pas une galerie marchande, pas un bowling... Je vais donc insérer au milieu des 5 jours où je profite des lieux, 24 heures d'immersion au milieu des dunes et m'occuper le reste du temps à pédaler dans le coin pour faire l'inventaire des sources.
L'équipée dans la grande mer de sable se passe en catimini avec seulement Dominica et Ahmed, notre guide, chauffeur, cuisinier, pourvoyeur de délices en tous genres. La première journée nous fait slalomer entre les dunes en s'arrêtant pour plonger avec délice d'abord dans un petit lac à l'eau fraiche. Un petit lac au milieu des dunes? Je veux mon n'veu; 20 mètres de long pas plus avec des joncs qui poussent sur le pourtour. Féerique comme emplacement pour une baignade dans une eau limpide à 18°. C'est le seul bémol, 18° d'habitude, je n'y plante que les chevilles mais ici c'est plaisir d'autant que le soir même, Ahmed nous promet qu'on s'arrêtera dans une source à 38°. C'est mieux au niveau du choc thermique!!!
La suite des évènements nous conduit en haut d'une dune (pouet-pouet) plus haute que les autres. Le simple fait de se garer à mi-hauteur et de rejoindre le sommet est éreintant, le sable est fin et léger, et chaque fois qu'on fait un pas, on a l'impression de reculer d'autant. Ahmed en profite pour sortir la planche de snowboard qu'il gardait bien au chaud dans le coffre, c'est la minute sportive. Dominica me laisse passer le premier. Ahmed a beau me dire qu'assis sur la planche, c'est bien plus aisé, je n'écoute que mon inconscience et m'attache les pieds. La descente se fera debout ou ne se fera pas. Après 10 mètres, la descente s'accélère. Dans le sable, pas de possibilité de tourner ou de freiner. La seule option, c'est d'aller tout droit et de rester debout le plus longtemps possible. Pour ma pomme, le plus longtemps, c'est environ 15 mètres, je tombe sur les fesses et devrais envisager la pose d'un nouveau cocsis (cokcisse? Coque 6?). La douleur est violente pour du sable fin, je ravale ma fierté et finis assis sur la planche comme indiqué plus tôt par Ahmed. Effectivement, il avait raison, c'est beaucoup plus stable et je ne tomberais plus de la journée... Seulement, j'en ai pas fini avec la douleur. C'est bien beau de dévaler les dunes à 1000 à l'heure (minimum!!), le plus dur est encore de remonter. Moins d'une minute pour arriver en bas, près de quinze dans l'autre sens!! Ni tire-fesses ni télésièges, la prochaine fois, il faudra que je pense à dresser un chameau!
Dominica descend à son tour, assise comme il se doit, et file comme une flèche. Pareil pour elle, en revenant au point de départ, elle suffoque de l'effort fourni et la transpiration est en mode Karcher.
On refera l'expérience une petite fois seulement, ça a beau être un bon entrainement pour le Népal, je ne suis pas une mule ni ne suis équipé de pieds palmés, bien utiles j'imagine pour ne pas s'enfoncer dans le sable lors de l'ascension.
Après l'effort, le réconfort; au coucher du soleil, un bain dans la source chaude, on touche au nirvana. Elle est "construite" en cercle, et à la manière d'un jacuzzi, les bulles remontant du centre de la terre nous massent de la voute plantaire à la tête en passant par mes fesses meurtries d'avoir fait le kakou. Partout autour, c'est le sable qui nous jauge du haut des dunes, avec une mention spéciale pour le retour des moustiques pour qui aussi, c'est une oasis dans le désert...
A la nuit tombée, un camp de fortune est dressé, le dîner est englouti, et les étoiles par milliers... Je demande à Ahmed de me réveiller pour le lever du soleil, tout le monde s'endort autour du feu de camp, emmitoufflé dans un sac de couchage. La température tombe tout comme Dominica et Ahmed qui vont se coucher, je m'équipe de mon MP3 pour un hommage dansant à cette journée et à cette nuit étoilée. Seules les étoiles filantes viendront m'interrompre dans ondulements de bassin. A minuit, extinction des feux et endormissement sans problèmes.
Il est 5h45 quand Ahmed me sort du sommeil (27 novembre). Il n'est plus question de danser : j'ai le cerveau dans le formol et la goutte au nez. Il ne fait qu'une dizaine de degrés, la faute à un petit vent qui aurait pû s'abstenir. Mais il en faudrait bien plus pour me détourner du bonheur, j'aggripe mon duvet et grimpe la dune la plus haute à proximité. Dominica et Ahmed choisissent de se recoucher, chacun son camp. Il fait super froid, il fait presque nuit, je suis seul à affronter le vent mais le spectacle est enchanteur. 30 minutes avant que le soleil se dresse de ton son rond dans le ciel. Une demi-heure pour que le mercure reprenne le chemin de la turgescence. Bien qu'on soit dans le désert, la rosée est bien là comme l'indique mon nez qui coule... Au retour d'expédition solitaire, je réveille mes accolytes le sourire aux lèvres de l'expérience vécue. Un thé chaud tonifiant plus tard, on est sur le chemin du retour. A 10 heures, on est à Siwa.
Dominica est partie ce soir-là rejoindre sa potesse au Caire car un avion l'emporte vers l'Allemagne pour la suite de son odyssée. La mienne fait un break, l'oasis en général y est pour beaucoup et une source en particulier.
A l'ouest du village s'étire un grand lac. Au milieu de celui-ci émerge une île que l'on peut rejoindre par un chemin qui traverse le lac et fait que l'on peut faire la demi-traversée jusqu'à l'île en vélo en ce qui me concerne. Sur cette île se tient donc une source où il fait bon vivre et se baigner mais également un petit bar qui se tient sur l'extrémité ouest de l'île. Si tu es familier avec le cycle du soleil, tu en déduiras que c'est l'endroit idéal pour vivre le plus beau coucher de soleil d'Egypte. Sous mes pieds, du sable. Au dessus de ma tête, les palmiers d'où pendent des dattes fraîches. Au premier plan, le lac a l'eau calme réfléchissant le ciel. Au deuxième plan, de petites montagnes aux flancs à pics. Au troisième et dernier plan, du sable, du sable et encore du sable sur des milliers de kilomètres.
Avant de rejoindre Le Caire et sa frénésie, rien de tel que ce hâvre de paix n'aillant rien à voir avec Le Havre tout court dont j'attends vos commentaires si vous y avez vu le coucher de soleil!
Poser mes valises à Siwa le temps d'une semaine n'aura été en rien une erreur même si pour y aller et en revenir, la semaine se retrouve circoncise de 2 jours de transport. Je quitte ce paradis du palmier le samedi 29 au soir avec dans un coin de la tête le fait que 3 jours après, c'est le retour temporaire et pas tempéré à Paris. Je me réjouis de ce qui vient, mais là tout de suite c'est 9h de car et 2 jours au Caire.
Et si t'as encore des forces, tu peux aller voir les photos directement sur le blog voire t'inscrire à la newsletter afleurdeterre.overblog.com J'en suis pas peu fier...
Pet Airways: première compagnie aérienne pour chiens et chats! English translation pending
C'est une première mondiale : deux américains amoureux des animaux, Dan Diesel et Alysa Binder ont fonde la première compagnie aérienne tenez vous bien...pour chiens et chats : Pet airways
Le vol inaugural aura lieu le 14 juillet et elle relira cinq grandes villes américaines : new york, washington, chicago, denver et los angeles.
Pet airways traitera ses "clients" comme des passagers et non comme des bagages se qui signifie qu'il voyageront dans la cabine et non en soute... Du grand n'importe quoi d'où ma question!
A quand le premier animale pilote de ligne??
Que faire/voir à Bruxelles? English translation pending
Bonjour à tous,
Alors voilà, je passe un week-end avec mon amie fin mai sur Bruxelles et nous avons l'intention d'y passer notre dimanche. J'aimerais donc avoir quelques renseignements sur une ville et un pays que je ne connais guère. Avant toute chose, j'ai recherché des posts sur le forum mais j'aimerais avoir des réponses précises et directes dans la mesure du possible 😛 Où peut-on se garer gratuitement et/ou facilement à Bruxelles ? Que faire, que voir, sachant que je ne pas tres musées mais plutôt flâneries et ballades ? Où et que peut-on manger "typique" pour pas trop cher ?
D'avance merci, au plaisir de vous lire!
😉
Alors voilà, je passe un week-end avec mon amie fin mai sur Bruxelles et nous avons l'intention d'y passer notre dimanche. J'aimerais donc avoir quelques renseignements sur une ville et un pays que je ne connais guère. Avant toute chose, j'ai recherché des posts sur le forum mais j'aimerais avoir des réponses précises et directes dans la mesure du possible 😛 Où peut-on se garer gratuitement et/ou facilement à Bruxelles ? Que faire, que voir, sachant que je ne pas tres musées mais plutôt flâneries et ballades ? Où et que peut-on manger "typique" pour pas trop cher ?
D'avance merci, au plaisir de vous lire!
😉
Budget pour la Polynésie-Française dans un tour du monde en famille? English translation pending
Nous partons en 2010 pour un TDM en famille (2 enfants :de 2ans et demi et 6 ans au moment du départ)et j'aimerais inclure la polynésie pour 6 semaines, (Mooréa Bora-Bora, Huaine et peut-etre d'autres îles mais je ne sais pas encore, si vous avez des coups de coeur merci de m'en faire profiter), j'aimerais savoir quel budget faut -il prévoir par personne en moyenne logement+alimentation+visites, je sais que c'est très cher donc il faudra peut-être raccourcir.
En sachant que nous ne recherchons pas le luxe, pas du sordide non plus et pas de camping.
Merci à tous
Merci à tous
Delhi: navette gratuite entre les deux aéroports? English translation pending
Bonjour
Nous arrivons à Delhi le 16 aout à 22h30 et nous devons prendre un vol pour kulu le 17 à 7h du matin. Je pense qu'il est inutile de prendre un hotel (plusieurs posts en parle ici). Nous allons donc aller tranquillement vers l'aeroport national. Pr contre je voulais savoir si il y avait des navettes gratuites entre les 2 aeroports? J'ai lu qu'il y avait des navettes gratuites air india mais nous prenons Kingfisher du coup a t-on le droit de les prendre? Savez vous où se prennent les navettes gratuites de l'aeroport?
Autre question, pour le retour nous faisons Leh delhi puis Paris dans la foulée, le seul hic c'est que nous arrivons à delhi à 10h du mat et le vol est à minuit... beaucoup d'heures d'attente donc.... je suis prenneur d'idées (j'avais pensé aller faire un tour en ville mais que faire des bagages je ne pense pas que les enregistrements soient ouverts si tôt!!)
J'espère avoir été clair... merci en tout cas pour vos réponses!
Autre question, pour le retour nous faisons Leh delhi puis Paris dans la foulée, le seul hic c'est que nous arrivons à delhi à 10h du mat et le vol est à minuit... beaucoup d'heures d'attente donc.... je suis prenneur d'idées (j'avais pensé aller faire un tour en ville mais que faire des bagages je ne pense pas que les enregistrements soient ouverts si tôt!!)
J'espère avoir été clair... merci en tout cas pour vos réponses!
Trouver un sabre typiquement thaïlandais? English translation pending
Bonjour.
Je suis à la recherche d'un sabre typiquement Thaï. Quelqu'un pourrait-il me donner des conseils. J'ai déjà été faire les antiquaires autour du Royal Orchid Sheraton, mais je n'ai trouvé que de pâles copies.
Merci d'avance.
Je suis à la recherche d'un sabre typiquement Thaï. Quelqu'un pourrait-il me donner des conseils. J'ai déjà été faire les antiquaires autour du Royal Orchid Sheraton, mais je n'ai trouvé que de pâles copies.
Merci d'avance.
Bonnes adresses pour faire un tatouage à Bangkok? English translation pending
BONJOUR A TOUS, 😄
voilas j'ai besoins de vos aides et de vos expériences, je pars en Thaïlande dans un moi et demi et je voudrai me faire tatouer là bas, je voudrais savoir si vous aviez des bonnes adresses a me donner en termes d'hygiène et du savoir faire du tatoueur.
apparemment la koh san road est à bannir🤪🏴☠️ mais on ne ma pas dit oû aller, d'ou mon pseudo PLEASE HELP ME...🙂
voilas j'ai besoins de vos aides et de vos expériences, je pars en Thaïlande dans un moi et demi et je voudrai me faire tatouer là bas, je voudrais savoir si vous aviez des bonnes adresses a me donner en termes d'hygiène et du savoir faire du tatoueur.
apparemment la koh san road est à bannir🤪🏴☠️ mais on ne ma pas dit oû aller, d'ou mon pseudo PLEASE HELP ME...🙂
Album de paquebots de croisière English translation pending
😉HELLO,
Après avoir lancé une discussion sur les cabines de paquebots dernièrement sur le forum, je lis que certains cherchent des renseignements sur tel ou tel paquebots ou souhaitent tout simplement le découvrir.
😛 Cette action va permettre de faire son choix grâce aux images réunies et pouvant aider le ou les futur (s) croisièristes. L'intérêt de cette discussion est de la réaliser comme une simple visite en images et qui démontre chaque partie du bateau. Je commence par le le Costa SERENA car j'ai lu un poste de BRUNO qui s'intéresse à ce navire.
Voici ce que j'ai trouvé sur le SERENA, en espérant que vous y trouverez un intérêt certain.
Voici la première partie de ce petit album car le nombre de photos est limité.
Cette discussion présentera d'autres navires de diverses compagnies. Il en faut pour tout les goûts et j'ai de quoi agrémenter cette espace.
J'espère que cette idée vous plaira.
Bonne visite à tous.
JC
Après avoir lancé une discussion sur les cabines de paquebots dernièrement sur le forum, je lis que certains cherchent des renseignements sur tel ou tel paquebots ou souhaitent tout simplement le découvrir.
😛 Cette action va permettre de faire son choix grâce aux images réunies et pouvant aider le ou les futur (s) croisièristes. L'intérêt de cette discussion est de la réaliser comme une simple visite en images et qui démontre chaque partie du bateau. Je commence par le le Costa SERENA car j'ai lu un poste de BRUNO qui s'intéresse à ce navire.
Voici ce que j'ai trouvé sur le SERENA, en espérant que vous y trouverez un intérêt certain.
Voici la première partie de ce petit album car le nombre de photos est limité.
Cette discussion présentera d'autres navires de diverses compagnies. Il en faut pour tout les goûts et j'ai de quoi agrémenter cette espace.
J'espère que cette idée vous plaira.
Bonne visite à tous.
JC
Projet de tour du monde à la voile: faisable? English translation pending
Bonjour, cela fait bien longtemps que je pense partir de France pour voyager et découvrir le monde. Le meilleur moyen qui me convient le mieux serait en bateau. Je précise quand meme que ce long voyage est dans un but bien précis de découvrir le monde et pourquoi pas trouver un endroit où je me sentirai bien pour y rester. Donc un voyage sans date de retour ou pas de retour tout simplement. Mais plusieurs questions me tracassent un peu !!! Voila j'ai 29 ans et je compte bien en profiter maintenant, je me dis qu'il est temps. Mon projet serait d'acheter un voilier d'une longueur de 9 à 11 mètres, je pense bien sur à l'entretien et aux maneuvres. Dans la vie je suis seul, est il facile de trouver des personnes pour faire ce genre d'aventure ? car je pense que question sécurité c'est quand meme préférable de ne pas être seul. Dans le cas ou je trouve personne, un chien de compagnie serait plus un inconvénient ou un avantage ? Côté argent, j'aurais sur entre 600 et 700€ par mois, voir plus si je trouve des petits boulots a faire dans les escales ( je suis très bon bricoleur pour ne pas dire professionnel ), est ce une somme d'argent convenable ? En sachant que je ne souhaite pas non plus de vivre comme un ministre bien au contraire. Voila c'est mes questions les plus importantes, j'en ai d'autres mais elles sont secondaires.
En vous remerciant beaucoup de vos impressions...
Salutations .... Alex
En vous remerciant beaucoup de vos impressions...
Salutations .... Alex
Acheter de la Malarone à bon prix sur la région lilloise? English translation pending
je vois que selon les pharmacies les prix du malarone varie beaucoup. je pars pour le burkina fin février. qui a de bons plans sur la région lilloise pour acheter ce médicament à bon prix. merci d'avance