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Voyageurs solitaires, avez-vous déjà pleuré? English translation pending
... en voyage ?
Inde 2009 English translation pending
Voici les trois premiers textes d'un petit carnet qui m'a accompagné...
CINQ ANS APRES
Cinq ans, déjà cinq ans que je n’y suis pas retourné.
Plusieurs fois déjà j ai refait mes différents voyages dans ma tète.
Pour l’instant, me voici, muscles bandés, affrontant un trou d’air à 12000 pieds!
Il faut bien en passer par là pour revenir sur la terre sacrée...
Cinq ans!
M'aura t elle oublié? Aura t elle changé? Serons nous un peu ''gauches'' comme deux vieux amis qui se retrouvent après avoir vécu tant de choses, chacun de leur côté...?
'' Fifteen minutes before landing''.
Quelques grosses secousses encore et, ca y est, je suis à BOMBAY!
On ne va pas se mentir longtemps… l’aéroport a beaucoup changé!
Tout est aseptisé, de quoi n’effrayer personne.
Bien climatisé, longs couloirs marbrés, odeurs putrides évacuées.
Le ‘’ mieux’’ c’est la sortie!
Ah ça, les 90 % d’humidité ils ne peuvent pas nous l’éviter à nous autres.
Mais, là encore, américains obligent, ils ont réussi à chasser tous les mendiants et les petits clochards de 4 ans qui aimaient tant s’accrocher aux sacs à dos occidentaux.
Aujourd’hui: plus rien! Que des taxis neufs, tous bien garés, bien rangés sagement.
J ai du mal à en trouver un d’ ‘’origine’’ ! Un bon vieux tacot jaune et noir bombaysien.
Heureusement il en reste un, pourri à souhait. Il a un peu honte le chauffeur au milieu de toutes ces asiatiques…
Vas-y que j y monte moi dans son tombeau!
‘’ -Can I smoke?
- No smoking in cab Sir.
- Ouh con!
- Just wait outside airport after police station, then it’s fine.’’
Ils vont loin aujourd’hui! Ne plus fumer dans les taxis, en voila du changement culturel, et pas des moindres.
Heureusement, le laxisme gouvernemental rend tout acceptable.
S’il y a bien une chose qui n’a pas changé, c’est la conduite de mon brave chauffeur, brillant pilote a sa façon.
Et cette odeur… Cette fragrance pourrie, résultat de tout ce mélange de corps, déchets, rats crevés et moisissures liées a l’humidité…
Cette odeur est bien là. Elle n’a pas bougé. Je crois bien qu’elle est attachée à jamais à la presqu’île monstrueuse de Bombay.
Oui Bombai. MUMBAI qui défile de nuit par la fenêtre du taxi.
Partout des chauffeurs endormis, partout des corps assoupis sur des trottoirs moisis, partout des chiens galeux sur leurs festins d ordures.
Quelques attroupements par ci par là, mais rien de turbulent à cette heure là.
Tout cela défile devant moi entre klaxons nocturnes et coups de volants.
Tout va trop vite et je suis déjà arrivé.
Le Lawrence hôtel non plus n’a pas changé.
Plus qu’une douche froide pour enlever cette moiteur qui me colle à la peau.
Le ventilo à fond et j’attends patiemment que le sommeil m’emporte!
MUMBAI
Ouverture des yeux. Prise de conscience... Trois pales de ventilo qui tournent et déjà la sueur. Cette chaleur humide vient de l océan pollué et enveloppe tout. Quelques cris de corbeaux et des bruissements de feuilles épaisses m imposent de me lever. Une bonne douche froide au bout du long couloir de l hôtel, une clope et c est parti. Il est temps de rejoindre Colaba et de payer son salut à la Gateway of India.
Même le vent est lourd et chaud. La mer d Oman est jaune-orange tellement qu’ elle est chargée. Des dizaines de moustachus vendent toujours leurs ballons géants aux couleurs dégueulasses en forme de phallus. Combien d autres, un Nikon pendu à leurs cous, proposent d immortaliser quelque instant d auto-narcissisme aux milliers de couples d indiens venus visiter la Gateway...?
Mumbai a t elle vraiment changé?
Je note quelques mises à jours : finies les Hyundai Santro et vivent les Suzuki Swift! Maruti a renversé le marché! Finis les vieux portables coqués et bonjour les palm et autres téléphones Hi Tech.
Le Soleil frappe encore plus fort. Il est lourd, implacable. Rien ne lui échappe.
Les bruits sont toujours là! Klaxons, cornacs, jouets, moteurs de vieux camions à ordures qui trainent leurs odeurs le long des rues. La circulation monstrueuse et l absence de signalisation sont toujours de la partie.
Il faut tout de même saluer les efforts qui ont rendu l air un peu plus respirable. Saluons aussi la propreté. Fini les tas de déchets bordant chaque rue, la Municipalité a du investir dans quelques balayeurs de basse caste...
Saluons également les amis...
De chaque côté de colaba causeway se dressent de petites arcades totalement remplies de commerçants moustachus. On trouve à peu prés tout: tissus, écharpes, Gramophones, maillots de foot contrefaits, dieux sculptés, instruments maritime... Des centaines de petits stands se succèdent sous ces arcades en s installant au bord du trottoir. Circulez sous l arcade et vous êtes fait comme un rat. Ils vous tiennent! Coincé entre les entrées de restaurants, magasins de fringues, centres d appels et leurs petites échoppes débordantes. Toute la journée, cette sombre allée grouille de millions de " You like Safran?" "Very cheap", "Change money", "Friend" à n en plus finir .
Pour fêter mes retrouvailles rien de tel qu’ un petit verre au Leopold Café, l'antre a touristes et jeunes indiens branchés. On a beau dire, c est bien tenu, agréable et tout y est bon.
Bon bien sûr aujourd’hui, il faut faire avec les impacts de kalachnikov qui sont venus "à l'improviste" décorer les quelques murs du fond lors des derniers attentats pakistanais de Bombay... Mais leurs cheese toasts sandwichs agrémentés d une bonne kingfisher arrivent à me les faire oublier.
Le temps m est compté. L'Hyderabad express part dans moins d une heure et j ai quelques euros à changer. J évite soigneusement tout ce qui ressemble à de l officiel. Le mieux est de miser sur les valeurs sûres.
Au beau milieu de Walton road, pile en face l hôtel décrépi qui m avait accueilli pour ma tout première nuit, un paisible vendeur prospère en préparant innocemment toutes sortes d en cas pour les travailleurs bombaysiens.
Il est également dans la téléphonie mobile, la quincaillerie sommaire, le tabac et connait, bien sûr, toute personne susceptible de m aider... Un petit coup de téléphone en marathi, il prend sa calculette et m affiche un taux de change défiant toute concurrence boursière. J ai plus qu’à me griller une « classic wills » offerte par la maison dans la petite cour du fond en attendant qu’un coursier me ramène les biftons...!
Assis là, de nombreux souvenirs remontent du fond de ma mémoire à mesure que se consume ma cigarette.
Tous les bruits alentour, les odeurs, les couleurs, les visages me paraissent à nouveau familiers...
Non! Mumbai - à mon plus grand plaisir- n a vraiment pas changé!
FIRST TRAIN : MUMBAI -SOLAPUR
Un tacot pourri:
- "VT" (Victoria Station)
Et c’est parti!
Mes retrouvailles avec la vielle gare historique me rappellent de bons souvenirs. Toujours autant de monde et de couleurs qui s'étalent sur le béton.
Toutes les familles sont accroupies sur les plateformes, des dizaines de petits stands remplis à ras bord, vendent tout le nécessaire: cold drinks, cadenas, chaines, oreillers gonflables, tabacs, chai épicé...
Mon train est déjà la. La seule question avant de monter est savoir sur quelle sorte d’indiens je vais tomber.
Pour le coup c’est un musulman cinquantenaire, un karnatakais peu loquace et deux marahastrais affables et souriants. Cultivés les amis. Faut dire que sous leurs faux airs de moustachus bourrus et attardés se cachent un professeur d université retraité, un important franchiseur et un jeune ingénieur construisant des routes et des rails à travers tout le pays...
Une sirène retentit à l avant pour annoncer le grand départ, le grand tremblement. Quelques bruits de ferrailles hurlent et l immense carcasse métallique s ébranle en avançant.
A chaque fois qu’on quitte Bombay, les bidonvilles sont le passage obligé... Très rapidement ils s annoncent! Les odeurs nous préviennent en premier. Le ciel s’obscurcit et les vapeurs montent. Partout des cahutes de tôles moisies sont posées au milieu des déchets. Des relans de glaires fermentés enveloppent l atmosphère. L espace se rétrécit et étouffe...
De chaque côté, des ''local trains'', plus rapides, s enfoncent vers la misère. Miserere! Des millions d êtres boursouflés s exportent vers les bas fonds de Bombay. Le spectacle est de toute "vitalité'...
Ca dure une heure sans jamais faiblir. Partout et toujours des ordures et des senteurs putrides. Le tout est bien évidemment plus facile à vivre qu’à décrire...
Côté train, la vie s anime. Outre les passagers clandestins entassés entre chaque wagon, des centaines de vendeurs arpentent les couloirs de ferrailles pour satisfaire les besoins de la population.
En premier, le plus représenté, notre vendeur de chai qui hurle à tue tête "chai -masala chai" tout en jetant un œil frénétique de chaque côté, histoire de repérer le moindre soulèvement d envie chez l un des passagers. Ensuite, le vendeur de "min'ral water. Cold Drrrrinks" qui se trimballe avec son seau métallique englaçonné. Encore, le vendeur aveuglo-lepreux qui, chaines anti-vols autour du cou, propose à la vente toutes sortes de jouets dégueulasses pour occuper les innombrables mioches des familles bruyantes, odorantes et nombreuses. Enfin, une paysanne du coin qui propose ses cacahuètes curryfiées et cuites sur un tas de poubelles à des moustachus friands de les décortiquer... Tout cela passe et repasse inlassablement tout au long de la journée.
Le plus marquant est que chacun de ces margoulins se déforme la voix pour être mieux entendu et hurle sans relâche jusqu’a ce qu’un client héroïque libère les autres passagers en lui faisant fermer sa gueule le temps de payer...
Pour fuir ce tumulte il est toujours aussi agréable de se promener a l intérieur. Chaque petit compartiment du wagon accueille son lot de moustaches accompagnées de femmes et enfants. Entre chaque wagon, les portes restent ouvertes et je n ai plus qu’à m assoir et voir défiler le pays depuis cet emplacement privilégié.
D’au loin me parviennent de vertes montagnes qui se dressent fièrement. J aperçois quelques belles cascades qui éventrent ces gaillardes et dispensent la vie dans la profonde vallée. " Nul besoin que le ciel tonne par ici... Dieu a été prévoyant!"
Soudain, dans ce coin du Maharastra, à l occasion d un arrêt au beau milieu de nulle part, un militaire passe le train au crible et exige la fermeture de toutes les portes et volets. Parait qu’il y a des gens énervés qui se plaisent à balancer des grenades ou des poches d acide à l occasion... Ces enfoirés me font rater les paysages...
A l approche de la nuit, l intérieur du train redouble de folie.
Toute cette vie, toutes ces vies grouillent et s associent dans ce caisson branlant qui nous transporte à travers le pays. Il rugit le bougre! Il en crève d en trainer autant de passagers. Ils sont maltraités les engins de la indian railway.
Quelle chance! Quel Bonheur! Quelle énergie mouvante!
"J en veux encore des bruits de carcasse et des hurlements dans la nuit!"
Je me rassois en appétit et contemple alors ces rangées de dents qui me sourient...
CINQ ANS APRES
Cinq ans, déjà cinq ans que je n’y suis pas retourné.
Plusieurs fois déjà j ai refait mes différents voyages dans ma tète.
Pour l’instant, me voici, muscles bandés, affrontant un trou d’air à 12000 pieds!
Il faut bien en passer par là pour revenir sur la terre sacrée...
Cinq ans!
M'aura t elle oublié? Aura t elle changé? Serons nous un peu ''gauches'' comme deux vieux amis qui se retrouvent après avoir vécu tant de choses, chacun de leur côté...?
'' Fifteen minutes before landing''.
Quelques grosses secousses encore et, ca y est, je suis à BOMBAY!
On ne va pas se mentir longtemps… l’aéroport a beaucoup changé!
Tout est aseptisé, de quoi n’effrayer personne.
Bien climatisé, longs couloirs marbrés, odeurs putrides évacuées.
Le ‘’ mieux’’ c’est la sortie!
Ah ça, les 90 % d’humidité ils ne peuvent pas nous l’éviter à nous autres.
Mais, là encore, américains obligent, ils ont réussi à chasser tous les mendiants et les petits clochards de 4 ans qui aimaient tant s’accrocher aux sacs à dos occidentaux.
Aujourd’hui: plus rien! Que des taxis neufs, tous bien garés, bien rangés sagement.
J ai du mal à en trouver un d’ ‘’origine’’ ! Un bon vieux tacot jaune et noir bombaysien.
Heureusement il en reste un, pourri à souhait. Il a un peu honte le chauffeur au milieu de toutes ces asiatiques…
Vas-y que j y monte moi dans son tombeau!
‘’ -Can I smoke?
- No smoking in cab Sir.
- Ouh con!
- Just wait outside airport after police station, then it’s fine.’’
Ils vont loin aujourd’hui! Ne plus fumer dans les taxis, en voila du changement culturel, et pas des moindres.
Heureusement, le laxisme gouvernemental rend tout acceptable.
S’il y a bien une chose qui n’a pas changé, c’est la conduite de mon brave chauffeur, brillant pilote a sa façon.
Et cette odeur… Cette fragrance pourrie, résultat de tout ce mélange de corps, déchets, rats crevés et moisissures liées a l’humidité…
Cette odeur est bien là. Elle n’a pas bougé. Je crois bien qu’elle est attachée à jamais à la presqu’île monstrueuse de Bombay.
Oui Bombai. MUMBAI qui défile de nuit par la fenêtre du taxi.
Partout des chauffeurs endormis, partout des corps assoupis sur des trottoirs moisis, partout des chiens galeux sur leurs festins d ordures.
Quelques attroupements par ci par là, mais rien de turbulent à cette heure là.
Tout cela défile devant moi entre klaxons nocturnes et coups de volants.
Tout va trop vite et je suis déjà arrivé.
Le Lawrence hôtel non plus n’a pas changé.
Plus qu’une douche froide pour enlever cette moiteur qui me colle à la peau.
Le ventilo à fond et j’attends patiemment que le sommeil m’emporte!
MUMBAI
Ouverture des yeux. Prise de conscience... Trois pales de ventilo qui tournent et déjà la sueur. Cette chaleur humide vient de l océan pollué et enveloppe tout. Quelques cris de corbeaux et des bruissements de feuilles épaisses m imposent de me lever. Une bonne douche froide au bout du long couloir de l hôtel, une clope et c est parti. Il est temps de rejoindre Colaba et de payer son salut à la Gateway of India.
Même le vent est lourd et chaud. La mer d Oman est jaune-orange tellement qu’ elle est chargée. Des dizaines de moustachus vendent toujours leurs ballons géants aux couleurs dégueulasses en forme de phallus. Combien d autres, un Nikon pendu à leurs cous, proposent d immortaliser quelque instant d auto-narcissisme aux milliers de couples d indiens venus visiter la Gateway...?
Mumbai a t elle vraiment changé?
Je note quelques mises à jours : finies les Hyundai Santro et vivent les Suzuki Swift! Maruti a renversé le marché! Finis les vieux portables coqués et bonjour les palm et autres téléphones Hi Tech.
Le Soleil frappe encore plus fort. Il est lourd, implacable. Rien ne lui échappe.
Les bruits sont toujours là! Klaxons, cornacs, jouets, moteurs de vieux camions à ordures qui trainent leurs odeurs le long des rues. La circulation monstrueuse et l absence de signalisation sont toujours de la partie.
Il faut tout de même saluer les efforts qui ont rendu l air un peu plus respirable. Saluons aussi la propreté. Fini les tas de déchets bordant chaque rue, la Municipalité a du investir dans quelques balayeurs de basse caste...
Saluons également les amis...
De chaque côté de colaba causeway se dressent de petites arcades totalement remplies de commerçants moustachus. On trouve à peu prés tout: tissus, écharpes, Gramophones, maillots de foot contrefaits, dieux sculptés, instruments maritime... Des centaines de petits stands se succèdent sous ces arcades en s installant au bord du trottoir. Circulez sous l arcade et vous êtes fait comme un rat. Ils vous tiennent! Coincé entre les entrées de restaurants, magasins de fringues, centres d appels et leurs petites échoppes débordantes. Toute la journée, cette sombre allée grouille de millions de " You like Safran?" "Very cheap", "Change money", "Friend" à n en plus finir .
Pour fêter mes retrouvailles rien de tel qu’ un petit verre au Leopold Café, l'antre a touristes et jeunes indiens branchés. On a beau dire, c est bien tenu, agréable et tout y est bon.
Bon bien sûr aujourd’hui, il faut faire avec les impacts de kalachnikov qui sont venus "à l'improviste" décorer les quelques murs du fond lors des derniers attentats pakistanais de Bombay... Mais leurs cheese toasts sandwichs agrémentés d une bonne kingfisher arrivent à me les faire oublier.
Le temps m est compté. L'Hyderabad express part dans moins d une heure et j ai quelques euros à changer. J évite soigneusement tout ce qui ressemble à de l officiel. Le mieux est de miser sur les valeurs sûres.
Au beau milieu de Walton road, pile en face l hôtel décrépi qui m avait accueilli pour ma tout première nuit, un paisible vendeur prospère en préparant innocemment toutes sortes d en cas pour les travailleurs bombaysiens.
Il est également dans la téléphonie mobile, la quincaillerie sommaire, le tabac et connait, bien sûr, toute personne susceptible de m aider... Un petit coup de téléphone en marathi, il prend sa calculette et m affiche un taux de change défiant toute concurrence boursière. J ai plus qu’à me griller une « classic wills » offerte par la maison dans la petite cour du fond en attendant qu’un coursier me ramène les biftons...!
Assis là, de nombreux souvenirs remontent du fond de ma mémoire à mesure que se consume ma cigarette.
Tous les bruits alentour, les odeurs, les couleurs, les visages me paraissent à nouveau familiers...
Non! Mumbai - à mon plus grand plaisir- n a vraiment pas changé!
FIRST TRAIN : MUMBAI -SOLAPUR
Un tacot pourri:
- "VT" (Victoria Station)
Et c’est parti!
Mes retrouvailles avec la vielle gare historique me rappellent de bons souvenirs. Toujours autant de monde et de couleurs qui s'étalent sur le béton.
Toutes les familles sont accroupies sur les plateformes, des dizaines de petits stands remplis à ras bord, vendent tout le nécessaire: cold drinks, cadenas, chaines, oreillers gonflables, tabacs, chai épicé...
Mon train est déjà la. La seule question avant de monter est savoir sur quelle sorte d’indiens je vais tomber.
Pour le coup c’est un musulman cinquantenaire, un karnatakais peu loquace et deux marahastrais affables et souriants. Cultivés les amis. Faut dire que sous leurs faux airs de moustachus bourrus et attardés se cachent un professeur d université retraité, un important franchiseur et un jeune ingénieur construisant des routes et des rails à travers tout le pays...
Une sirène retentit à l avant pour annoncer le grand départ, le grand tremblement. Quelques bruits de ferrailles hurlent et l immense carcasse métallique s ébranle en avançant.
A chaque fois qu’on quitte Bombay, les bidonvilles sont le passage obligé... Très rapidement ils s annoncent! Les odeurs nous préviennent en premier. Le ciel s’obscurcit et les vapeurs montent. Partout des cahutes de tôles moisies sont posées au milieu des déchets. Des relans de glaires fermentés enveloppent l atmosphère. L espace se rétrécit et étouffe...
De chaque côté, des ''local trains'', plus rapides, s enfoncent vers la misère. Miserere! Des millions d êtres boursouflés s exportent vers les bas fonds de Bombay. Le spectacle est de toute "vitalité'...
Ca dure une heure sans jamais faiblir. Partout et toujours des ordures et des senteurs putrides. Le tout est bien évidemment plus facile à vivre qu’à décrire...
Côté train, la vie s anime. Outre les passagers clandestins entassés entre chaque wagon, des centaines de vendeurs arpentent les couloirs de ferrailles pour satisfaire les besoins de la population.
En premier, le plus représenté, notre vendeur de chai qui hurle à tue tête "chai -masala chai" tout en jetant un œil frénétique de chaque côté, histoire de repérer le moindre soulèvement d envie chez l un des passagers. Ensuite, le vendeur de "min'ral water. Cold Drrrrinks" qui se trimballe avec son seau métallique englaçonné. Encore, le vendeur aveuglo-lepreux qui, chaines anti-vols autour du cou, propose à la vente toutes sortes de jouets dégueulasses pour occuper les innombrables mioches des familles bruyantes, odorantes et nombreuses. Enfin, une paysanne du coin qui propose ses cacahuètes curryfiées et cuites sur un tas de poubelles à des moustachus friands de les décortiquer... Tout cela passe et repasse inlassablement tout au long de la journée.
Le plus marquant est que chacun de ces margoulins se déforme la voix pour être mieux entendu et hurle sans relâche jusqu’a ce qu’un client héroïque libère les autres passagers en lui faisant fermer sa gueule le temps de payer...
Pour fuir ce tumulte il est toujours aussi agréable de se promener a l intérieur. Chaque petit compartiment du wagon accueille son lot de moustaches accompagnées de femmes et enfants. Entre chaque wagon, les portes restent ouvertes et je n ai plus qu’à m assoir et voir défiler le pays depuis cet emplacement privilégié.
D’au loin me parviennent de vertes montagnes qui se dressent fièrement. J aperçois quelques belles cascades qui éventrent ces gaillardes et dispensent la vie dans la profonde vallée. " Nul besoin que le ciel tonne par ici... Dieu a été prévoyant!"
Soudain, dans ce coin du Maharastra, à l occasion d un arrêt au beau milieu de nulle part, un militaire passe le train au crible et exige la fermeture de toutes les portes et volets. Parait qu’il y a des gens énervés qui se plaisent à balancer des grenades ou des poches d acide à l occasion... Ces enfoirés me font rater les paysages...
A l approche de la nuit, l intérieur du train redouble de folie.
Toute cette vie, toutes ces vies grouillent et s associent dans ce caisson branlant qui nous transporte à travers le pays. Il rugit le bougre! Il en crève d en trainer autant de passagers. Ils sont maltraités les engins de la indian railway.
Quelle chance! Quel Bonheur! Quelle énergie mouvante!
"J en veux encore des bruits de carcasse et des hurlements dans la nuit!"
Je me rassois en appétit et contemple alors ces rangées de dents qui me sourient...
Tour de la Bretagne: endroits à visiter? English translation pending
Bonjour,
Je part un week-end en Bretagne afin d'un découvrir cette région que je ne connais pas du tout.
Quelqu'un pourrait il m'indiquer les endroit à visiter absolument ? afin que je passe un super week-end de découverte!!
:)
:)
Billet avion le moins cher pour la Thaïlande en février 2010? English translation pending
hello.toujours a la recherche d un billet pr la thailande du 08/02 au21/02 2010 j ai trouvé avec jordanian airlines 1 billet a 489e ce qui me va trés bien.pensez vous que je dois le prendre ou vais je peut etre trouvé moins cher car il reste encore 6 mois?Que pensez vous de cette compagnie? MERCI A TOUS😏
Improvisation Nomade (6) la route des Indes English translation pending
Chère Meriem
Nous avons quitté Bombay, l’enfer de Bombay, le 5 décembre, à l’aube d’une journée magnifique. Par la fenêtre du train, les véritables paysages de l’Inde s’offraient alors à nous : vert des rizières où s’éclaboussent les bœufs aux longues cornes, rouge feu de la terre, recouverte de troupeaux de vaches sacrées et d’enfants bergers dans les forêts de palmiers oscillants sur les collines. Nous sommes à Goa. Une région privilégiée par sa beauté et dont la population, à majorité chrétienne depuis la longue occupation portugaise, est très tolérante avec les touristes qui viennent en masse depuis les années hippies. Palolem, à l’extrême sud de l’état, est un village côtier fait de cabanes en bambou, surélevées, le long des plages paradisiaques et cachées sous des feuilles de palmes et de cocotiers. Sur les petites îles désertes, clairsemés, autour desquelles grouillent les dauphins, le soleil s’évanouit de pourpre. Nous sommes au paradis. Mais même le paradis a des défauts… Tu te souviens du CD qu’on appréciait ensemble à Istanbul. Je l’ai écouté ce matin. C’est fou comme la musique peut contenir d’images… Parfois, j’ai le sentiment d’avoir fait une connerie en n’acceptant pas que tu me rejoignes. On serait bien tous les deux à critiquer le paradis… Mais tu es à Antalaya, sur un bateau du vieux port. Les marins turcs vous ont invitées à rester près d’eux, après que vous les avez charmés avec Jin… Et je t’imagine, bercée par les vagues ou caressée par les mains rugueuses d’un matelot. Mais je m’en fous après tout. Les bars regorgent de déesses en maillot de bain dont les jolis culs blancs tentent de bronzer, en restant des heures au soleil sur la plage. Je commande un rhum, de mon hamac, à 6 serveurs qui sont à notre service. C’est ennuyeux le paradis. On n’y fait rien et on n’a rien envie d’y faire. Ou alors, ce sont les joints qui me font ça. Et la soirée d’hier. J’ai bien ri. Tous ces faux routards à base de whisky coca et de musique de merde, avec leurs lunettes de soleil sur leur front blanc cachant leurs yeux rougis et leur gros ventre rempli de bière, qui reproduisent exactement ce monde de merde qu’ils ont pourtant quitté pour venir ici. Nous ne sommes pas au bon endroit. Ces vacanciers m’exaspèrent. Fumer des joints me lasse. Daoud, lui, a l’impression de bouffer des paquets de farine. T’as un œuf, il m’dit, que je te fasse une crêpe ! Puis la nuit, le paradis fait un bruit d’enfer : des chiens s’entredéchirent par dizaines, en hurlant à la mort. Les mêmes qui dorment près de nous la journée, rongés par les tiques et les puces, ravagés de cicatrices encore sanglantes. Droits sur leur corps maigre et musclé, ils nous regardent fièrement et sans broncher. J’ai rêvé d’eux, cette nuit, et que j’étais attaqué par des soldats fous, abandonnés et affamés. Ce matin, on a loué un scooter et on est partis en promenade. D’abord, dans les terres qui sont des réserves naturelles et où on a manqué de tomber en panne d’essence parmi les singes, les buffles et les serpents. Pour ne citer que ceux que l’on a vus, car ça grouille de tigres et autres bestioles non comestibles. Ensuite, le long de la côte encore naturelle, dans les petits villages de pêcheurs qui précèdent de longues plages désertiques et des criques de sable blanc, cachées sous les palmiers où on aurait été bien à faire l’amour… Pour fêter ça, le soir, avec Daoud, on s’est fait un dîner aux chandelles sur une terrasse, à la fraîcheur marine et il me disait qu’on ferait bien de quitter ces lieux romantiques… Nous partons demain. Je ne serai donc plus ici le jour de ton arrivée.
Hampi
Rives de la rivière Krishna en Mahârâshtra dans les ruines de l’empire Vijayanagar. Oasis spectaculaire et verdoyante, prise entre des montagnes de granit rouge déposées par petits tas de trois cent mètres de haut, comme jetées à la pelle par d’immenses dieux. Les temples, disséminés dans ce paysage, hypnotisent par leur majesté et leur finesse. D’innombrables mains ont sculpté dans le moindre détail les représentations de leur vie quotidienne, sans tabou, et de façon largement mystique. Comme chez les Grecs et les Romains, les dieux influencent directement l’histoire et les destins. La mythologie est vaste, les murs emplis de légendes en fresques. Ce site est resté abandonné plusieurs centaines d’années. Aujourd’hui seulement, il est protégé et devient petit à petit un attrait touristique. C’est pourquoi, la population alentour est revenue habiter le village et commence à vendre quelques souvenirs. Le plus prisé est un éléphant sacré qui vous bénit d’une caresse de trompe sur la tête après lui avoir donné une pièce de monnaie. À la sortie du village, des escaliers descendent à la rivière et il faut se lever tôt le matin pour prendre un bain avec l’ensemble de la population. Un moment majestueux de couleurs et d’impudeur, puisque apparaissent les jambes et les épaules des femmes. Le soleil surgit alors sur les corps bruns, les cheveux brillants, l’ocre des rochers polis et la mousse en bulles multicolores. Les cloches des vaches accompagnent la psalmodie des prêtres au temple, le marché accueille les premiers paniers débordants de fruits frais : ananas, papayes, goyaves. L’éléphant débute une nouvelle journée de bénédictions. Derrière la montagne sacrée où s’élève le plus haut temple, entre les piliers d’une cour intérieure où broutent quelques chèvres, un jeune berger me propose de l’herbe à fumer. Un peu plus loin, vagabondant dans les ruines grignotées de végétation, un homme assis en tailleur me fait signe de le rejoindre. Il paraît être en méditation. Mais, à peine le questionné-je sur mes difficultés à rentrer moi-même dans cet état qu’il me tend lui aussi de l’herbe. Depuis le gîte de ce charlatan, j’emprunte un chemin le long de la rivière et trouve un petit garçon qui taille des éléphants en pierre. Le travail est minutieux. Le prix de ses sculptures est dérisoire. Malheureusement, jamais au cours de ce voyage je n’achèterai d’objets encombrants pour mon bagage que je trimbale sur le dos. Aucune chance aux meilleurs commerçants de me vendre un souvenir. Mais je reste avec le gamin puisqu’il est seul, et m’instruis de son savoir-faire. Mon premier éléphant ressemble à une pierre. « Very good, il me dit, flatteur ! » 100 roupies, je réponds alors. Le petit garçon me regarde perplexe. Le plus beau des ses éléphants ne coûte pas ce prix-là… Abandonnant ma carrière de sculpteur, je le remercie de quelques roupies qui traînent dans ma poche pour son attention, sa gentillesse et son travail. Heureux mais gêné, il refuse l’argent ou, pour qu’il l’accepte, je dois à mon tour recevoir une petite sculpture que, finalement, j’ai toujours gardée. Toujours vagabondant, j’ai traversé la rivière sur une coque en feuilles de palmier avant de me jeter à l’eau pour rejoindre des gamins qui plongeaient d’un rocher. Ai épongé ma soif avec une noix de coco… Aidé un groupe d’hommes à tirer un tronc d’arbre lourd de plus d’une tonne dans les rizières et partagé avec eux des bidies, ces cigarettes roulées dans des feuilles d’eucalyptus… Suis descendu dans les ruines d’un temple qu’entourait une pièce d’eau, au-dessus de laquelle une bande de singes s’agitait dans les lianes d’une touffe de bambous…. Lavé mes pieds dans une rigole d’irrigation de jeunes bananiers avec un monsieur à la très belle moustache, honoré de ma présence mais sans que nous puissions communiquer autrement qu’avec des sourires… Suivi une jeune femme sur un chemin poussiéreux ramenant sur sa tête un panier de fleurs et dont les fesses derrière le voile léger du sari m’empêchaient de voir tout autre paysage… Suis rentré chez l’habitant le soir, avec ces images et ce sourire dans un état de béatitude.
Hassan
On ne connaît pas la peur ni l’inconfortable quand on n’a jamais passé une nuit dans un bus indien. On est capable de traverser toutes les houles dans une coque de noix quand on a pris un bus indien dans le Karnataka entre Hampi et Hassan pendant sept heures de route pour à peine 300 km. Le pire de tout, l’inimaginable, l’extrême, c’est d’être malade à ce moment-là… Daoud n’a pas eu de chance. Je ne crois pas qu’il puisse un jour trouver les mots pour relater la souffrance de ce moment. Vomir par la fenêtre du bus pendant sept heures, descendre à chaque arrêt pour nettoyer ses fesses dégoulinantes dans des lieux infectés et immondes où déjà des centaines d’Indiens étaient passés et avaient posé leur merde tranquillement dans toute la surface délimitée entre la porte quand elle existe et le trou. C’est là qu’il a appris à se torcher avec de l’eau. C’est là que j’ai bien cru pendant plusieurs jours qu’il allait y rester : zombie désarticulé dont les yeux sortaient des orbites, n’ayant plus que la peau sur les os, et ne pouvant plus avaler une gorgée d’eau sans immédiatement aller aux toilettes. Vert, jaune, desséché, il était. Et dégoûté comme de la lèpre des Indiens et de leur manque d’hygiène intolérable. S’il avait pu quitter son lit, ç’aurait été pour rentrer en France… Pendant qu’il se rétablissait, je suis allé visiter quelques sites jaïnismes présents dans cette région. La religion Jaïne, apparentée dans l’hindouisme met l’accent sur la non-violence envers toutes les créatures. D’abord, ceux de Belur et Halebib, dont les innombrables sculptures sont impressionnantes de dextérité. Mais j’ai préféré la tranquillité des temples de Stravanabelagola plus éloignés mais plus favorables au recueillement. Assis sous la voûte de tombeaux obscurs, je me suis laissé aspirer par le 3ème œil des monarques dont le rouge vif, au milieu du front, contraste sur les corps de marbre noirs et géants, lisses et glacials. Seul sur le site, je sentais, dans la pénombre, l’atmosphère saturée de leur présence et des frissons me parcouraient le dos et les jambes que je mettais sur le compte de la fraîcheur, alors que la sueur me coulait sur les tempes. Si j’étais resté pour la nuit dans le ventre des tombeaux, m’auraient-ils raconté leur histoire ? De retour en ville, j’assistai à une partie de criquet, en grignotant les graines d’une herbe qui ressemble à du pois chiche et que j’ai partagée avec une jeune et jolie vache. On a la compagnie qu’on peut. Puis, déambulant dans les quartiers commerçants, ai demandé à un monsieur qui brodait sur sa machine à coudre, de rafistoler mon pantalon déchiré à plusieurs endroits. Alors que je m’apprêtais à le quitter pour faciliter la manœuvre, il s’écria, puis m’entoura d’un linge rouge qui termina, une fois la couture terminée, noué par ses soins sur ma tête, en guise de turban. Tout beau avec mon turban, je passe prendre Daoud pour la première promenade depuis son rétablissement et le guide à travers les ruelles nauséabondes du marché d’Hassan qui s’étendent autour d’un terrain vague où les chiens, les vaches, les poules et les cochons piétinent un monticule de déchets abjects et de rigoles dégoulinantes, jusqu’aux draps sales, étendus à même la terre, où sont exposés les fruits, les légumes et les épices. Ça pue, c’est immonde. Le plus insalubre marché qu’on n’ait jamais vu. Très vite, Daoud ne se sent pas bien mais, avant de rentrer, je lui demande s’il ne veut pas goûter la confiture de mangues, délicieuse, qui macère là, dans un vieux bidon d’huile où s’entassent mouches, guêpes et poussière épaisse… Mysore.
Au milieu de la ville, l’imposant palace du maharaja scintille de mille lumières à la nuit tombée : escaliers en marbre, terrasses en théâtre, colonnes sculptées et imprégnées de diamants, parcs et jardins de roses, ranch à éléphants sur lesquels le maharadjah, dans des temps révolus, paradait au milieu de ses pauvres. La colonisation puis enfin l’indépendance ont mis un terme à la puissance de ces seigneurs féodaux. Leurs palais sont devenus des musées. Jamais vu un endroit aussi monstrueusement kitch. Sorti déçu et fait la connaissance d’un gamin qui parle bien anglais. Un rabatteur qui connaît tout et tous ceux avec qui les touristes peuvent avoir à faire et qui gagne un peu de monnaie en les conduisant à travers les rues. Malheureusement pour lui, je ne suis pas un bon touriste qui vient acheter des souvenirs et des cadeaux. Enfin, c’est ce que je crois… Commerces de ferraille, de moteurs, de roues, je le suis dans les rues bondées au hasard des avenues en toile d’araignée autour du palais quand je tombe sur un monument marqué du signe des francs-maçons. Ils sont décidément partout ces maîtres du monde... Sous quel nom de code sont-ils réunis ici ? Et quel mystère se cache entre ces murs ? Mélange de croyances religieuses, d’érudition et de légendes, toutes ces histoires de franc-maçonnerie, sans que je ne le comprenne, plaisent beaucoup dans nos pays. Pourtant je ne suis pas certain d’être rassuré en pensant que des hommes peuvent influencer l’évolution de l’humanité à notre insu. Préfère encore l’idée d’un petit monsieur barbu, assis sur les nuages, qui nous épie et qui joue comme un enfant à nous torturer, tout en étant débordé par ses marionnettes quelque peu perspicaces… On s’arrête devant une porte entrouverte où une femme roule une pâte odorante et malléable sur des bâtons : l’encens. Une autre sort et passe devant moi avec un grand sourire et un paquet emballé de journaux. Ce qui m’étonne, étant perdu très loin du centre, c’est de voir que cette femme est occidentale. Mais avant que je réalise, elle a disparu dans la foule. Alors, j’attends. Je ne sais pas pourquoi mais j’attends. Cette maison familiale s’est transformée, j’imagine, en un commerce lucratif et je ne peux pas résister à la curiosité. Bientôt, on m’introduit à l’étage dans une pièce avec deux fauteuils, une petite table et, autour de moi, le kit complet de l’alchimiste. Capitale de l’encens, des huiles et des herbes, Mysore s’enorgueillit de la qualité de ses produits. En effet, quantité d’Occidentaux viennent ici chercher des remèdes à base de plantes médicinales. Thé, rapide massage et petits gâteaux me sont offerts pendant que le monsieur me déballe ses produits. Finalement, je repars avec des échantillons d’huiles et de crèmes : deux gouttes de lotus sur les tempes contre les migraines et le stress, un peu de santal avec une pointe d’amande dans les zones douloureuses, à essayer sur les nerfs de mon cou. Une fiole d’huile à base de nénuphar contre les piqûres de moustiques et, avec ça, je saurai si ce sont des charlatans. Enfin, une crème BALA, remède à tous les maux, à appliquer en massage… Je me vois encore sortir, moi aussi, de ce magasin, avec le sourire et l’impression d’avoir eu une chance inouïe d’arriver ici… Fais confiance aux gens, je me répète, fais confiance aux gens : ça fait partie du voyage. À Mysore, il n’y a pas de distributeur mais des guichets dans la rue. Un homme s’empare de vos papiers qu’il photocopie avant de passer votre carte bancaire dans la machine à roulette qui fait une empreinte. Vous signez. Ensuite, toujours dans la rue, il prend une liasse de billets dans sa valise, recompte deux fois et finit par vous tendre la somme demandée. Vingt euros en roupie, ça fait une bonne liasse que je fourre dans ma poche hyper discrètement. Deux cents personnes seulement m’ont vu. De plus, avec l’empreinte de ma carte et la photocopie de mes papiers, on devrait pouvoir tout me piquer. Mais surtout, ne pas commencer à être parano. Fais confiance aux gens. Le mensonge froid et sincère pour te voler n’atteint pas, dans ces contrées, le paroxysme de celui de nos commerciaux... De retour à l’hôtel, le massage sur mon cuir chevelu de l’après-midi m’engourdit encore. Allongé sur mon lit, les bras derrière la tête et les jambes croisées, je prends conscience de ma situation. Daoud est resté à Hassan pour se reposer de sa maladie. Me voilà seul au milieu de l’Inde. Seul au restaurant, seul pour prendre le train, le bus, négocier le prix des hôtels, faire les visites, choisir les destinations. Seul aussi le soir, pour me raconter mes journées, mes histoires. Mais je suis heureux. La solitude est parfois nécessaire et souvent intéressante pour se retrouver, même si on a la chance d’avoir un compagnon de voyage avec qui on s’entend bien, même si c’est bien plus drôle et enrichissant de partager ses découvertes avec un ami. Mon petit bordel étalé dans la chambre à la lumière de la bougie, je me sens parfaitement bien, seul et loin et je me dis que c’est bien là ma vie et que je ne serais pas fâché, si cette soirée se renouvelait souvent à l’avenir, avec cette même intensité…
Les monts Nilgiri.
La petite ville d’Ooty, à plus de 2.000 mètres d’altitude, entre les états du Kerala et du Tamil Nadu au sud de l’Inde, est une ancienne station climatique anglaise, sans doute plus agréable à la saison chaude. Manteau et bonnet ne sont pas de trop en cette fin décembre. Descendu à plus de deux kilomètres de la ville dans un hôtel vraiment calme où je suis le seul hôte. Enfin quitté la chaleur et la frénésie des grandes villes pour cette petite station de montagne. Commence par une longue promenade dans les prairies et les collines. Retrouve l’herbe fraîche qui me rappelle la beauté des alpages, le silence de la montagne. M’endors sur l’herbe deux heures au moins. Plus tard, en ville, le bouiboui où je m’arrête pour manger n’a pas l’eau courante. On me prépare un morceau de poulet où je ne trouverai que les os, dans une purée épaisse d’épices virulentes. La solution dans ce cas est d’avaler vite et de ne surtout pas s’arrêter de manger jusqu’à la fin. Car ensuite, on ne peut plus y revenir. Le temple indou, la mosquée et l’église sont très proches les uns des autres dans cette petite ville. Les lumières des bougies, le parfum des encens et l’alphabet des écritures qui les couvrent, sont identiques. Un homme porte une croix, une toque ou un point rouge sur le front selon son appartenance. Mais par quelle magie a-t-on séparé ces même gens en communautés diverses ? L’histoire des peuples comporte bien des mystères… Ils grouillent pourtant tous ensemble dans les rues animées. Quel sera le prochain temple élevé ici dans les temps futurs ?
Nous avons quitté Bombay, l’enfer de Bombay, le 5 décembre, à l’aube d’une journée magnifique. Par la fenêtre du train, les véritables paysages de l’Inde s’offraient alors à nous : vert des rizières où s’éclaboussent les bœufs aux longues cornes, rouge feu de la terre, recouverte de troupeaux de vaches sacrées et d’enfants bergers dans les forêts de palmiers oscillants sur les collines. Nous sommes à Goa. Une région privilégiée par sa beauté et dont la population, à majorité chrétienne depuis la longue occupation portugaise, est très tolérante avec les touristes qui viennent en masse depuis les années hippies. Palolem, à l’extrême sud de l’état, est un village côtier fait de cabanes en bambou, surélevées, le long des plages paradisiaques et cachées sous des feuilles de palmes et de cocotiers. Sur les petites îles désertes, clairsemés, autour desquelles grouillent les dauphins, le soleil s’évanouit de pourpre. Nous sommes au paradis. Mais même le paradis a des défauts… Tu te souviens du CD qu’on appréciait ensemble à Istanbul. Je l’ai écouté ce matin. C’est fou comme la musique peut contenir d’images… Parfois, j’ai le sentiment d’avoir fait une connerie en n’acceptant pas que tu me rejoignes. On serait bien tous les deux à critiquer le paradis… Mais tu es à Antalaya, sur un bateau du vieux port. Les marins turcs vous ont invitées à rester près d’eux, après que vous les avez charmés avec Jin… Et je t’imagine, bercée par les vagues ou caressée par les mains rugueuses d’un matelot. Mais je m’en fous après tout. Les bars regorgent de déesses en maillot de bain dont les jolis culs blancs tentent de bronzer, en restant des heures au soleil sur la plage. Je commande un rhum, de mon hamac, à 6 serveurs qui sont à notre service. C’est ennuyeux le paradis. On n’y fait rien et on n’a rien envie d’y faire. Ou alors, ce sont les joints qui me font ça. Et la soirée d’hier. J’ai bien ri. Tous ces faux routards à base de whisky coca et de musique de merde, avec leurs lunettes de soleil sur leur front blanc cachant leurs yeux rougis et leur gros ventre rempli de bière, qui reproduisent exactement ce monde de merde qu’ils ont pourtant quitté pour venir ici. Nous ne sommes pas au bon endroit. Ces vacanciers m’exaspèrent. Fumer des joints me lasse. Daoud, lui, a l’impression de bouffer des paquets de farine. T’as un œuf, il m’dit, que je te fasse une crêpe ! Puis la nuit, le paradis fait un bruit d’enfer : des chiens s’entredéchirent par dizaines, en hurlant à la mort. Les mêmes qui dorment près de nous la journée, rongés par les tiques et les puces, ravagés de cicatrices encore sanglantes. Droits sur leur corps maigre et musclé, ils nous regardent fièrement et sans broncher. J’ai rêvé d’eux, cette nuit, et que j’étais attaqué par des soldats fous, abandonnés et affamés. Ce matin, on a loué un scooter et on est partis en promenade. D’abord, dans les terres qui sont des réserves naturelles et où on a manqué de tomber en panne d’essence parmi les singes, les buffles et les serpents. Pour ne citer que ceux que l’on a vus, car ça grouille de tigres et autres bestioles non comestibles. Ensuite, le long de la côte encore naturelle, dans les petits villages de pêcheurs qui précèdent de longues plages désertiques et des criques de sable blanc, cachées sous les palmiers où on aurait été bien à faire l’amour… Pour fêter ça, le soir, avec Daoud, on s’est fait un dîner aux chandelles sur une terrasse, à la fraîcheur marine et il me disait qu’on ferait bien de quitter ces lieux romantiques… Nous partons demain. Je ne serai donc plus ici le jour de ton arrivée.
Hampi
Rives de la rivière Krishna en Mahârâshtra dans les ruines de l’empire Vijayanagar. Oasis spectaculaire et verdoyante, prise entre des montagnes de granit rouge déposées par petits tas de trois cent mètres de haut, comme jetées à la pelle par d’immenses dieux. Les temples, disséminés dans ce paysage, hypnotisent par leur majesté et leur finesse. D’innombrables mains ont sculpté dans le moindre détail les représentations de leur vie quotidienne, sans tabou, et de façon largement mystique. Comme chez les Grecs et les Romains, les dieux influencent directement l’histoire et les destins. La mythologie est vaste, les murs emplis de légendes en fresques. Ce site est resté abandonné plusieurs centaines d’années. Aujourd’hui seulement, il est protégé et devient petit à petit un attrait touristique. C’est pourquoi, la population alentour est revenue habiter le village et commence à vendre quelques souvenirs. Le plus prisé est un éléphant sacré qui vous bénit d’une caresse de trompe sur la tête après lui avoir donné une pièce de monnaie. À la sortie du village, des escaliers descendent à la rivière et il faut se lever tôt le matin pour prendre un bain avec l’ensemble de la population. Un moment majestueux de couleurs et d’impudeur, puisque apparaissent les jambes et les épaules des femmes. Le soleil surgit alors sur les corps bruns, les cheveux brillants, l’ocre des rochers polis et la mousse en bulles multicolores. Les cloches des vaches accompagnent la psalmodie des prêtres au temple, le marché accueille les premiers paniers débordants de fruits frais : ananas, papayes, goyaves. L’éléphant débute une nouvelle journée de bénédictions. Derrière la montagne sacrée où s’élève le plus haut temple, entre les piliers d’une cour intérieure où broutent quelques chèvres, un jeune berger me propose de l’herbe à fumer. Un peu plus loin, vagabondant dans les ruines grignotées de végétation, un homme assis en tailleur me fait signe de le rejoindre. Il paraît être en méditation. Mais, à peine le questionné-je sur mes difficultés à rentrer moi-même dans cet état qu’il me tend lui aussi de l’herbe. Depuis le gîte de ce charlatan, j’emprunte un chemin le long de la rivière et trouve un petit garçon qui taille des éléphants en pierre. Le travail est minutieux. Le prix de ses sculptures est dérisoire. Malheureusement, jamais au cours de ce voyage je n’achèterai d’objets encombrants pour mon bagage que je trimbale sur le dos. Aucune chance aux meilleurs commerçants de me vendre un souvenir. Mais je reste avec le gamin puisqu’il est seul, et m’instruis de son savoir-faire. Mon premier éléphant ressemble à une pierre. « Very good, il me dit, flatteur ! » 100 roupies, je réponds alors. Le petit garçon me regarde perplexe. Le plus beau des ses éléphants ne coûte pas ce prix-là… Abandonnant ma carrière de sculpteur, je le remercie de quelques roupies qui traînent dans ma poche pour son attention, sa gentillesse et son travail. Heureux mais gêné, il refuse l’argent ou, pour qu’il l’accepte, je dois à mon tour recevoir une petite sculpture que, finalement, j’ai toujours gardée. Toujours vagabondant, j’ai traversé la rivière sur une coque en feuilles de palmier avant de me jeter à l’eau pour rejoindre des gamins qui plongeaient d’un rocher. Ai épongé ma soif avec une noix de coco… Aidé un groupe d’hommes à tirer un tronc d’arbre lourd de plus d’une tonne dans les rizières et partagé avec eux des bidies, ces cigarettes roulées dans des feuilles d’eucalyptus… Suis descendu dans les ruines d’un temple qu’entourait une pièce d’eau, au-dessus de laquelle une bande de singes s’agitait dans les lianes d’une touffe de bambous…. Lavé mes pieds dans une rigole d’irrigation de jeunes bananiers avec un monsieur à la très belle moustache, honoré de ma présence mais sans que nous puissions communiquer autrement qu’avec des sourires… Suivi une jeune femme sur un chemin poussiéreux ramenant sur sa tête un panier de fleurs et dont les fesses derrière le voile léger du sari m’empêchaient de voir tout autre paysage… Suis rentré chez l’habitant le soir, avec ces images et ce sourire dans un état de béatitude.
Hassan
On ne connaît pas la peur ni l’inconfortable quand on n’a jamais passé une nuit dans un bus indien. On est capable de traverser toutes les houles dans une coque de noix quand on a pris un bus indien dans le Karnataka entre Hampi et Hassan pendant sept heures de route pour à peine 300 km. Le pire de tout, l’inimaginable, l’extrême, c’est d’être malade à ce moment-là… Daoud n’a pas eu de chance. Je ne crois pas qu’il puisse un jour trouver les mots pour relater la souffrance de ce moment. Vomir par la fenêtre du bus pendant sept heures, descendre à chaque arrêt pour nettoyer ses fesses dégoulinantes dans des lieux infectés et immondes où déjà des centaines d’Indiens étaient passés et avaient posé leur merde tranquillement dans toute la surface délimitée entre la porte quand elle existe et le trou. C’est là qu’il a appris à se torcher avec de l’eau. C’est là que j’ai bien cru pendant plusieurs jours qu’il allait y rester : zombie désarticulé dont les yeux sortaient des orbites, n’ayant plus que la peau sur les os, et ne pouvant plus avaler une gorgée d’eau sans immédiatement aller aux toilettes. Vert, jaune, desséché, il était. Et dégoûté comme de la lèpre des Indiens et de leur manque d’hygiène intolérable. S’il avait pu quitter son lit, ç’aurait été pour rentrer en France… Pendant qu’il se rétablissait, je suis allé visiter quelques sites jaïnismes présents dans cette région. La religion Jaïne, apparentée dans l’hindouisme met l’accent sur la non-violence envers toutes les créatures. D’abord, ceux de Belur et Halebib, dont les innombrables sculptures sont impressionnantes de dextérité. Mais j’ai préféré la tranquillité des temples de Stravanabelagola plus éloignés mais plus favorables au recueillement. Assis sous la voûte de tombeaux obscurs, je me suis laissé aspirer par le 3ème œil des monarques dont le rouge vif, au milieu du front, contraste sur les corps de marbre noirs et géants, lisses et glacials. Seul sur le site, je sentais, dans la pénombre, l’atmosphère saturée de leur présence et des frissons me parcouraient le dos et les jambes que je mettais sur le compte de la fraîcheur, alors que la sueur me coulait sur les tempes. Si j’étais resté pour la nuit dans le ventre des tombeaux, m’auraient-ils raconté leur histoire ? De retour en ville, j’assistai à une partie de criquet, en grignotant les graines d’une herbe qui ressemble à du pois chiche et que j’ai partagée avec une jeune et jolie vache. On a la compagnie qu’on peut. Puis, déambulant dans les quartiers commerçants, ai demandé à un monsieur qui brodait sur sa machine à coudre, de rafistoler mon pantalon déchiré à plusieurs endroits. Alors que je m’apprêtais à le quitter pour faciliter la manœuvre, il s’écria, puis m’entoura d’un linge rouge qui termina, une fois la couture terminée, noué par ses soins sur ma tête, en guise de turban. Tout beau avec mon turban, je passe prendre Daoud pour la première promenade depuis son rétablissement et le guide à travers les ruelles nauséabondes du marché d’Hassan qui s’étendent autour d’un terrain vague où les chiens, les vaches, les poules et les cochons piétinent un monticule de déchets abjects et de rigoles dégoulinantes, jusqu’aux draps sales, étendus à même la terre, où sont exposés les fruits, les légumes et les épices. Ça pue, c’est immonde. Le plus insalubre marché qu’on n’ait jamais vu. Très vite, Daoud ne se sent pas bien mais, avant de rentrer, je lui demande s’il ne veut pas goûter la confiture de mangues, délicieuse, qui macère là, dans un vieux bidon d’huile où s’entassent mouches, guêpes et poussière épaisse… Mysore.
Au milieu de la ville, l’imposant palace du maharaja scintille de mille lumières à la nuit tombée : escaliers en marbre, terrasses en théâtre, colonnes sculptées et imprégnées de diamants, parcs et jardins de roses, ranch à éléphants sur lesquels le maharadjah, dans des temps révolus, paradait au milieu de ses pauvres. La colonisation puis enfin l’indépendance ont mis un terme à la puissance de ces seigneurs féodaux. Leurs palais sont devenus des musées. Jamais vu un endroit aussi monstrueusement kitch. Sorti déçu et fait la connaissance d’un gamin qui parle bien anglais. Un rabatteur qui connaît tout et tous ceux avec qui les touristes peuvent avoir à faire et qui gagne un peu de monnaie en les conduisant à travers les rues. Malheureusement pour lui, je ne suis pas un bon touriste qui vient acheter des souvenirs et des cadeaux. Enfin, c’est ce que je crois… Commerces de ferraille, de moteurs, de roues, je le suis dans les rues bondées au hasard des avenues en toile d’araignée autour du palais quand je tombe sur un monument marqué du signe des francs-maçons. Ils sont décidément partout ces maîtres du monde... Sous quel nom de code sont-ils réunis ici ? Et quel mystère se cache entre ces murs ? Mélange de croyances religieuses, d’érudition et de légendes, toutes ces histoires de franc-maçonnerie, sans que je ne le comprenne, plaisent beaucoup dans nos pays. Pourtant je ne suis pas certain d’être rassuré en pensant que des hommes peuvent influencer l’évolution de l’humanité à notre insu. Préfère encore l’idée d’un petit monsieur barbu, assis sur les nuages, qui nous épie et qui joue comme un enfant à nous torturer, tout en étant débordé par ses marionnettes quelque peu perspicaces… On s’arrête devant une porte entrouverte où une femme roule une pâte odorante et malléable sur des bâtons : l’encens. Une autre sort et passe devant moi avec un grand sourire et un paquet emballé de journaux. Ce qui m’étonne, étant perdu très loin du centre, c’est de voir que cette femme est occidentale. Mais avant que je réalise, elle a disparu dans la foule. Alors, j’attends. Je ne sais pas pourquoi mais j’attends. Cette maison familiale s’est transformée, j’imagine, en un commerce lucratif et je ne peux pas résister à la curiosité. Bientôt, on m’introduit à l’étage dans une pièce avec deux fauteuils, une petite table et, autour de moi, le kit complet de l’alchimiste. Capitale de l’encens, des huiles et des herbes, Mysore s’enorgueillit de la qualité de ses produits. En effet, quantité d’Occidentaux viennent ici chercher des remèdes à base de plantes médicinales. Thé, rapide massage et petits gâteaux me sont offerts pendant que le monsieur me déballe ses produits. Finalement, je repars avec des échantillons d’huiles et de crèmes : deux gouttes de lotus sur les tempes contre les migraines et le stress, un peu de santal avec une pointe d’amande dans les zones douloureuses, à essayer sur les nerfs de mon cou. Une fiole d’huile à base de nénuphar contre les piqûres de moustiques et, avec ça, je saurai si ce sont des charlatans. Enfin, une crème BALA, remède à tous les maux, à appliquer en massage… Je me vois encore sortir, moi aussi, de ce magasin, avec le sourire et l’impression d’avoir eu une chance inouïe d’arriver ici… Fais confiance aux gens, je me répète, fais confiance aux gens : ça fait partie du voyage. À Mysore, il n’y a pas de distributeur mais des guichets dans la rue. Un homme s’empare de vos papiers qu’il photocopie avant de passer votre carte bancaire dans la machine à roulette qui fait une empreinte. Vous signez. Ensuite, toujours dans la rue, il prend une liasse de billets dans sa valise, recompte deux fois et finit par vous tendre la somme demandée. Vingt euros en roupie, ça fait une bonne liasse que je fourre dans ma poche hyper discrètement. Deux cents personnes seulement m’ont vu. De plus, avec l’empreinte de ma carte et la photocopie de mes papiers, on devrait pouvoir tout me piquer. Mais surtout, ne pas commencer à être parano. Fais confiance aux gens. Le mensonge froid et sincère pour te voler n’atteint pas, dans ces contrées, le paroxysme de celui de nos commerciaux... De retour à l’hôtel, le massage sur mon cuir chevelu de l’après-midi m’engourdit encore. Allongé sur mon lit, les bras derrière la tête et les jambes croisées, je prends conscience de ma situation. Daoud est resté à Hassan pour se reposer de sa maladie. Me voilà seul au milieu de l’Inde. Seul au restaurant, seul pour prendre le train, le bus, négocier le prix des hôtels, faire les visites, choisir les destinations. Seul aussi le soir, pour me raconter mes journées, mes histoires. Mais je suis heureux. La solitude est parfois nécessaire et souvent intéressante pour se retrouver, même si on a la chance d’avoir un compagnon de voyage avec qui on s’entend bien, même si c’est bien plus drôle et enrichissant de partager ses découvertes avec un ami. Mon petit bordel étalé dans la chambre à la lumière de la bougie, je me sens parfaitement bien, seul et loin et je me dis que c’est bien là ma vie et que je ne serais pas fâché, si cette soirée se renouvelait souvent à l’avenir, avec cette même intensité…
Les monts Nilgiri.
La petite ville d’Ooty, à plus de 2.000 mètres d’altitude, entre les états du Kerala et du Tamil Nadu au sud de l’Inde, est une ancienne station climatique anglaise, sans doute plus agréable à la saison chaude. Manteau et bonnet ne sont pas de trop en cette fin décembre. Descendu à plus de deux kilomètres de la ville dans un hôtel vraiment calme où je suis le seul hôte. Enfin quitté la chaleur et la frénésie des grandes villes pour cette petite station de montagne. Commence par une longue promenade dans les prairies et les collines. Retrouve l’herbe fraîche qui me rappelle la beauté des alpages, le silence de la montagne. M’endors sur l’herbe deux heures au moins. Plus tard, en ville, le bouiboui où je m’arrête pour manger n’a pas l’eau courante. On me prépare un morceau de poulet où je ne trouverai que les os, dans une purée épaisse d’épices virulentes. La solution dans ce cas est d’avaler vite et de ne surtout pas s’arrêter de manger jusqu’à la fin. Car ensuite, on ne peut plus y revenir. Le temple indou, la mosquée et l’église sont très proches les uns des autres dans cette petite ville. Les lumières des bougies, le parfum des encens et l’alphabet des écritures qui les couvrent, sont identiques. Un homme porte une croix, une toque ou un point rouge sur le front selon son appartenance. Mais par quelle magie a-t-on séparé ces même gens en communautés diverses ? L’histoire des peuples comporte bien des mystères… Ils grouillent pourtant tous ensemble dans les rues animées. Quel sera le prochain temple élevé ici dans les temps futurs ?
Se promener à Varadero avec un ami cubain English translation pending
Bonjour à tous,
Je voulais savoir qu'est-ce qu'il en était de se promener à varadero, ou qu'importe la ville, avec son ami cubain. Je lis pas mal de messages sur les casa particulars, invitation d'un cubain dans un hôtel, etc, mais je voulais connaître les risques pour un cubain à ce niveau.
Je suis allé à Varadero en avril, et il est arrivé qu'un cubain se fasse embarquer par la policia pour avoir eu le malheur d'être assis à la même table qu'une touriste à la Calle 62, ou bien de danser avec elle.
Quelqu'un serait-il assez gentil pourme renseigner?
Merci!😉
Je voulais savoir qu'est-ce qu'il en était de se promener à varadero, ou qu'importe la ville, avec son ami cubain. Je lis pas mal de messages sur les casa particulars, invitation d'un cubain dans un hôtel, etc, mais je voulais connaître les risques pour un cubain à ce niveau.
Je suis allé à Varadero en avril, et il est arrivé qu'un cubain se fasse embarquer par la policia pour avoir eu le malheur d'être assis à la même table qu'une touriste à la Calle 62, ou bien de danser avec elle.
Quelqu'un serait-il assez gentil pourme renseigner?
Merci!😉
Retour du parc national de Bako (Malaisie) English translation pending
Salut,
voici qq infos pour ceux qui souhaitent se rendre au parc national de Bako pres de Kuching en Malaisie.
Transport : Le parc n'est accessible que par la mer. Prendre un bus (2 ringgits par pers) ou un taxi (40 ringgits le taxi) pour l'embarcadere de Bako Bazaar. Ensuite compter une demie heure de bateau (tres sympa d'ailleurs) pour rejoindre les headquarters. Le prix est fixe a 47 ringgits par bateau (<5 pers) ou 9 ringgits par pers (>5 pers).
Logement : possibilite de dormir sur place dans des chalets sur pilotis ou en camping (mais personne ne campait pendant mon passage). Les chalets sont relativement confortables et propres. L'eau des douches est un peu boueuse, mais bon on est en pleine nature, c'est deja pas mal d'avoir une douche 😉 !
Sentiers : il faut savoir que l'amenagement des sentiers est assez variable. Les plus empruntes (Kecil, Besar, Lintang) sont bien amenages avec des passerelles en bois aux endroits difficiles. Par contre, on a tente le Ulu Serait pour s'enfoncer un peu plus dans la foret et on a ete obliges de rebrousser chemin a cause de l'etat du sentier (il avait pas mal plu avant...). En tout cas, globalement c'est tres bien fait et a aucun moment il n'y a de risque de se perdre. Le Lintang trail donne un bon apercu du parc en passant a travers differents types de vegetation.
Animaux : on a vu pas mal de nasiques (la star du parc !), des viperes, des loutres et le fameux cochon barbu qui traine autour des HQ. Les nasiques trainaient surtout autour de l'embarcadere et on pouvait facilement les voir depuis les passerelles en bois (pas facile de les approcher toutefois...).
A+
Arnaud
voici qq infos pour ceux qui souhaitent se rendre au parc national de Bako pres de Kuching en Malaisie.
Transport : Le parc n'est accessible que par la mer. Prendre un bus (2 ringgits par pers) ou un taxi (40 ringgits le taxi) pour l'embarcadere de Bako Bazaar. Ensuite compter une demie heure de bateau (tres sympa d'ailleurs) pour rejoindre les headquarters. Le prix est fixe a 47 ringgits par bateau (<5 pers) ou 9 ringgits par pers (>5 pers).
Logement : possibilite de dormir sur place dans des chalets sur pilotis ou en camping (mais personne ne campait pendant mon passage). Les chalets sont relativement confortables et propres. L'eau des douches est un peu boueuse, mais bon on est en pleine nature, c'est deja pas mal d'avoir une douche 😉 !
Sentiers : il faut savoir que l'amenagement des sentiers est assez variable. Les plus empruntes (Kecil, Besar, Lintang) sont bien amenages avec des passerelles en bois aux endroits difficiles. Par contre, on a tente le Ulu Serait pour s'enfoncer un peu plus dans la foret et on a ete obliges de rebrousser chemin a cause de l'etat du sentier (il avait pas mal plu avant...). En tout cas, globalement c'est tres bien fait et a aucun moment il n'y a de risque de se perdre. Le Lintang trail donne un bon apercu du parc en passant a travers differents types de vegetation.
Animaux : on a vu pas mal de nasiques (la star du parc !), des viperes, des loutres et le fameux cochon barbu qui traine autour des HQ. Les nasiques trainaient surtout autour de l'embarcadere et on pouvait facilement les voir depuis les passerelles en bois (pas facile de les approcher toutefois...).
A+
Arnaud
Situation actuelle en Guadeloupe? (1er mars 2009) English translation pending
Bonsoir tout le monde, 🙂
Je viens sur ce forum afin d'avoir quelques renseignements sur la situation actuelle en Guadeloupe. En effet, je dois m'y rendre avec une amie dans moins d'un mois maintenant, mais j'ai un peu peur à la vue des évènements récents qui ont secoué l'île notamment à cause des slogans scandés dans les manifestations. 😕 On va aller à Pointe-à-pitre, nous sommes deux femmes et blanches. Y a-t-il des risques d'agression ? Si oui, doit on éviter certains quartiers ou être très prudentes lors de nos déplacements ? Peut on sortir la nuit en toute tranquillité dans le centre ville ou doit on éviter cela ? C'est la première fois que nous nous rendrons sur l'île. Pensez vous qu'il est plus prudent qu'on annule le voyage ?
Merci. 🙂
Je viens sur ce forum afin d'avoir quelques renseignements sur la situation actuelle en Guadeloupe. En effet, je dois m'y rendre avec une amie dans moins d'un mois maintenant, mais j'ai un peu peur à la vue des évènements récents qui ont secoué l'île notamment à cause des slogans scandés dans les manifestations. 😕 On va aller à Pointe-à-pitre, nous sommes deux femmes et blanches. Y a-t-il des risques d'agression ? Si oui, doit on éviter certains quartiers ou être très prudentes lors de nos déplacements ? Peut on sortir la nuit en toute tranquillité dans le centre ville ou doit on éviter cela ? C'est la première fois que nous nous rendrons sur l'île. Pensez vous qu'il est plus prudent qu'on annule le voyage ?
Merci. 🙂
Madagascar: ce jour le 9 février 2009 English translation pending
nous esperons de tous coeur que cette semaine ne sera pas celle de la mort mais de l espoir
les tours operators français (80% du CA sur mada) demande la suspenssion des voyages sur madagascar officielement
la mauvaise annee pour le tourisma gasy se precise
a plus
Location de moto en Inde? English translation pending
Qui a deja loue une moto en Inde, ou, comment, a quel prix?
Périple Brest-Menton à vélo English translation pending
Bonjour,
tout d'abord je precise que je n'ai pas d'accent sur mon clavier qwerty, donc excusez leur absence.
J'ai fait un petit tour dans les discussions precedemment ouvertes, j'ai deja pas mal d'info mais je n'ai pas trouve de reponse precise a mes multiples questions:
Notre itineraire serait de longer la cote Brest-Quimper-Lorient-Vannes-La rochelle-Bordeau par les petites routes puis suivre le canal de la Garonne jusqu'a Toulouse, suivre ensuite le canal du midi jusqu'a Sete, ensuite canal du Rhone, traversee de la Camargue et littoral jusqu'a Nice-Menton...
1/Quel matos me conseillez-vous? A priori le velo de route c'est trop light pour un trajet si long (sacoches) et pour les chemins au bord des canaux... le VTT me parait trop lourd... Donc VTC? Quel type de velo, quelle gamme?
2/Quelqu'un a t'il deja longe les canaux en question pour me dire leur reel etat? La plupart du temps on ne parle que des premiers km tres bien entretenus mais personne ne parle de l'integralite du chemin...
3/Je pense faire 100km par jour, pensez-vous que je puisse en etre capable? J'ai 20 ans, endurant et sportif, par contre je n'ai pas bcp d'experience en velo, mise a part des rando d'un ou deux jours en VTT et en montagne, donc je n'ai aucune idee d'un itineraire en VTC encore moins sur du plat...
Merci d'avance pour vos reponses.
Paul
Notre itineraire serait de longer la cote Brest-Quimper-Lorient-Vannes-La rochelle-Bordeau par les petites routes puis suivre le canal de la Garonne jusqu'a Toulouse, suivre ensuite le canal du midi jusqu'a Sete, ensuite canal du Rhone, traversee de la Camargue et littoral jusqu'a Nice-Menton...
1/Quel matos me conseillez-vous? A priori le velo de route c'est trop light pour un trajet si long (sacoches) et pour les chemins au bord des canaux... le VTT me parait trop lourd... Donc VTC? Quel type de velo, quelle gamme?
2/Quelqu'un a t'il deja longe les canaux en question pour me dire leur reel etat? La plupart du temps on ne parle que des premiers km tres bien entretenus mais personne ne parle de l'integralite du chemin...
3/Je pense faire 100km par jour, pensez-vous que je puisse en etre capable? J'ai 20 ans, endurant et sportif, par contre je n'ai pas bcp d'experience en velo, mise a part des rando d'un ou deux jours en VTT et en montagne, donc je n'ai aucune idee d'un itineraire en VTC encore moins sur du plat...
Merci d'avance pour vos reponses.
Paul
Spray/lait anti-moustiques pour le Burkina Faso en février? English translation pending
bonjour,
je pars au burkina, je voudrai savoir s'il existe un spray ou un lait antimoustique a acheter sur place pour eviter de prendre un antipaludéen par voie orale...
merci
Cyclisme urbain l'asssassinat par M6? (21 décembre 2008) English translation pending
Bonjour après l'émission assassine de M6 sur le cyclisme urbain la réponse du bloggeur de Télérama m'a fait du bien, c'est juste, plein d'humour de quoi réanimer quelques indécis ces 😉6 minutes le nez dans le guidon : http://www.telerama.fr/television/66-minutes-le-nez-dans-le-guidon, 37255.php
Etant que touristes, ce que vous croyez que les indiens pensent de vous? English translation pending
Bonjour Everybody,
On m'a demande sur mon autre discussion, ce que les indiens pensent aux touristes en inde. Je trouve que comme il n'y a pas assez d'indiens sur ce forum, on ne peut pas rendre la reponse assez interessante.
Alors, je demarre un autre discussion, on vous demandant a vous, les voyageurs etrangers en inde, CE QUE VOUS CROYEZ QU'ILS PENSENT A VOUS LES INDIENS ...
J'essayerais de faire commentaire sur vos reponses, etant qu'indien avec mon (ma?) perspective.
C'est un jeux de perception, et ca peut etre interessant si on veut. De toute facon, imaginer comment on est imagine par l'autre, est fascinannament kaleidoscopic a la base.
Jaydev jaydevmakwana@hotmail.com
On m'a demande sur mon autre discussion, ce que les indiens pensent aux touristes en inde. Je trouve que comme il n'y a pas assez d'indiens sur ce forum, on ne peut pas rendre la reponse assez interessante.
Alors, je demarre un autre discussion, on vous demandant a vous, les voyageurs etrangers en inde, CE QUE VOUS CROYEZ QU'ILS PENSENT A VOUS LES INDIENS ...
J'essayerais de faire commentaire sur vos reponses, etant qu'indien avec mon (ma?) perspective.
C'est un jeux de perception, et ca peut etre interessant si on veut. De toute facon, imaginer comment on est imagine par l'autre, est fascinannament kaleidoscopic a la base.
Jaydev jaydevmakwana@hotmail.com
Des nouvelles de Michael Blanc, emprisonné en Indonésie? English translation pending
Bjr malgré de nombreuses recherches sur internet, je n ai pas trouvé de nouvelles rescentes de ce jeune francais emprisonné pour possession de 4 kilos de drogues, en indonesie.
qui en a?
c est dommage que notre bon president ne se decide pas a intervenir, car meme coupable (4 kilos "seulement") ca ne merite pas d'etre dans cette situation, il a definitivement payé!
c est bel et bien midnight express pour lui! triste!!
courage a lui et a sa mere.
Sur quelles compagnies aériennes peut-on choisir sa place par internet? English translation pending
Je n'ai pas trouvé le sujet, auquel cas je supprimerai celui ci
Quelqu'un peut il me dire sur quelles compagnies (à part Air France qui est hors de prix😕) on peut choisir sa place en avion par internet (car pas très envie de me battre sur place!) pour le Maroc.
J'ai vu que sur RYANAIR il y avait une possibilité de placement prioritaire mais je pense que c'est réservé aux personnes à mobilité réduite et non aux trouillards come moi ?🤪
merci de votre réponse🙂
Quelqu'un peut il me dire sur quelles compagnies (à part Air France qui est hors de prix😕) on peut choisir sa place en avion par internet (car pas très envie de me battre sur place!) pour le Maroc.
J'ai vu que sur RYANAIR il y avait une possibilité de placement prioritaire mais je pense que c'est réservé aux personnes à mobilité réduite et non aux trouillards come moi ?🤪
merci de votre réponse🙂
Dangereux la Russie? (soyez honnêtes) English translation pending
Bonjour,
Je pose une question par curiosité, je n'ai cessé d'entendre qu'en Russie il y a une émergence de plus en plus de néo nazis, étant d'origine plsu bronzée disons, je me demandais si c'était sécuritaire pour y aller. CAr je me pose la question régulièrement, la Russie m'intéresse beaucoup, mais pas à n'importe quel prix.
Je vous demande par rapport à vos expériences ou celles de gens que vous connaissez.
Merci bien
Je pose une question par curiosité, je n'ai cessé d'entendre qu'en Russie il y a une émergence de plus en plus de néo nazis, étant d'origine plsu bronzée disons, je me demandais si c'était sécuritaire pour y aller. CAr je me pose la question régulièrement, la Russie m'intéresse beaucoup, mais pas à n'importe quel prix.
Je vous demande par rapport à vos expériences ou celles de gens que vous connaissez.
Merci bien
Trek au Touquet-Paris-Plage English translation pending
Si maintenant on peut choisir ....
Alors, pour moi ce sera : sportif, amoureux, camping, moules-frites, char à voile, équitation, ornithologie, orageux et ciel dégagé.
Si tu peux ajouter aussi le cerf-volant !!!
A bientôt dans le Paris-Lisbonne et au Touquet
TREK AU TOUQUET PARIS PLAGE (1)
avertissement au lecteur: c'est à la demande d'une vfiste très chère que j'entreprend ce carnet, étant entendu qu'il me fut demandé fin juillet à l'arrivée du Paris-Lisbonne en gare de santa apolonia. les thêmes demandés, au choix, sont sportifs, camping, moules-frites, char à voile, équitation, ornithologie, orageux et ciel dégagé, et, bien sûr, amoureux.
Pour ne pas décevoir le lecteur désireux de renseignements pratiques, je le renvoie en préambule à deux documents précieux: les cartes IGN de promenade au I/100000 dans la série TOP 100, numéros 3 et 7, le dossier de l'Hebdomadaire LE POINT, en date du 17 juillet 2008, sous la plume de Audrey Levy pour les autres lecteurs, il m'a paru plus commode et plus aisé pour la lecture de continuer ces thèmes avec nos voyageurs du Paris-Lisbonne, gens charmants au demeurant. Il est bien entendu que toute ressemblance avec des personnes connues de nos fidèles lectrices et lecteurs ne sont pas des coincidences, mais bien des réalités, l'auteur n'ayant aucune imagination.
TREK AU TOUQUET PARIS PLAGE EN CAMPING: (1)
Nous avions laissé nos passagers du Paris-Lisbonne en gare de santa apolonia, chacun avait son petit bout de chemin.
AJUDA et AMELIA, les petites mexicaines, avaient parcouru Lisbonne, s'étaient plus longuement attardées au BAIXA, mais comme ce n'est pas notre sujet, avaient continué leur périple des capitales européennes pour rejoindre PARIS. Et là, AJUDA, qui était venue faire un break de son couple, un mois durant, avait reçu ce sms affligeant d'Harold, son broker et père de son petit angelo:
« arrive ce jour à ROISSY-CHARLES DE GAULLE par le vol 503/AF à 15 heures avec Angelo. Parents gardes d'enfant hospitalisés à la suite d'un accident de voiture sans gravité. Pris 10 jours de congé pour assurer garde d'Angelo- loué véhicule chez H. équipé magiolina(tente sur le toit) compte sur toi pour partager sourire d'Angelo sur la Côte Normande' »
Aie, aie, aie, c'en allait être fini des sms brûlants de pablo, le surfeur de san sebastian, croisé dans le paris-Lisbonne, retour brutal aux réalités, mais enfin la Cote Normande, ce n'était pas rien, il fallait faire confiance à H. pour l'organisation, elle allait pouvoir se reposer sur la lecture de cartes et le plan des cartes IGN, c'était un spécialiste des chiffres, et aussi des lettres...
Et puis le camping sauvage sur la Côte Normande, quel beau trek en perspective!
Harold, Ajuda et Angelo réunis par le Land-Rover et la Magiolina de toit de type aventure, quittèrent ROISSY pour s'engager sur l'autoroute PARIS-AMIENS. Les retrouvailles avaient été plan-plan, Harold souffrait d'une gengivite inflammatoire qui rendait les rapports affectifs difficiles, et les abdos de Pablo encombraient encore la mémoire d'Ajuda.
le plan-équipement du land allait prendre tout son esprit: il fallait équiper le bas du camion d'une couchette supplémentaire pour Angelo, les parents se réservant le 140 x 200 de la tente sur le toit.
Pour les romantiques inexpérimentés, une tente de toit sur un land-rover ressemble étonnamment à un coffre à bagages. On s'y laisserait prendre. Mais, le soir, avant la fermeture du camping où les aventuriers sont assurés de toilettes et de douches, la bête se déploie en 5 minutes, grace à une manivelle, une tente superbe, équipée d'un toit de polyester, se déploie aux yeux des « biloutes « effarés, non, étonnés et ravis, de découvrir cette image d'aventure entre pétanque et apéritif d'une grande marque nationale.
L'accès à ce nid d'amour, à deux mètres au dessus du sol, est facilité par une échelle métallique, livrée avec le kit HERTZ, ou n'importe quel grand loueur, option facultative lors de la location.
Certes, Harold avait payé la location en dollars, et bonjour le change à 1 euro à 1, 65 dollar, la facture allait être salée. Ils économiserait sur le camping, les restos, les sorties de la 33 ème rue.
Ajuda avait complété le dispositif par des sièges de camping Go-sports, hyper-confortables pour la sieste, une table en teck pliante sur pietement métallique, elle avait rempli deux caisses de produits divers, sucre, sel, vaisselles en plastiques, couverts etc... qui devraient leur épargner les restos, avec Angelo, 8, ans, il était difficile de le garder tranquille.
les escapades avec pablo sur les plages de San Sebastian, elle les remiserait dans sa mémoire, les sms aidant..
Leur choix avait été drastique, mais ils se rendirent compte que leur exigence de camping 4 étoiles au TOUQUET PARIS-PLAGE allait vite être décue. En effet, LE TOUQUET n'est pas BERCK, ni le CROTOY, et le moindre camping de proximité, avec étoiles est celui de STELLA-PLAGE à 10 kms de la station.
En désespoir de cause, comme ils tenaient à des douches propres et des sanitaires entretenus, on était malheureusement en France, ils optèrent pour une escale au CAMPING DES TARTERONS au CROTOY, 3 étoiles avec piscine, il fallait penser à ANGELO et ses futurs copains.
A bientôt dans le Paris-Lisbonne et au Touquet
TREK AU TOUQUET PARIS PLAGE (1)
avertissement au lecteur: c'est à la demande d'une vfiste très chère que j'entreprend ce carnet, étant entendu qu'il me fut demandé fin juillet à l'arrivée du Paris-Lisbonne en gare de santa apolonia. les thêmes demandés, au choix, sont sportifs, camping, moules-frites, char à voile, équitation, ornithologie, orageux et ciel dégagé, et, bien sûr, amoureux.
Pour ne pas décevoir le lecteur désireux de renseignements pratiques, je le renvoie en préambule à deux documents précieux: les cartes IGN de promenade au I/100000 dans la série TOP 100, numéros 3 et 7, le dossier de l'Hebdomadaire LE POINT, en date du 17 juillet 2008, sous la plume de Audrey Levy pour les autres lecteurs, il m'a paru plus commode et plus aisé pour la lecture de continuer ces thèmes avec nos voyageurs du Paris-Lisbonne, gens charmants au demeurant. Il est bien entendu que toute ressemblance avec des personnes connues de nos fidèles lectrices et lecteurs ne sont pas des coincidences, mais bien des réalités, l'auteur n'ayant aucune imagination.
TREK AU TOUQUET PARIS PLAGE EN CAMPING: (1)
Nous avions laissé nos passagers du Paris-Lisbonne en gare de santa apolonia, chacun avait son petit bout de chemin.
AJUDA et AMELIA, les petites mexicaines, avaient parcouru Lisbonne, s'étaient plus longuement attardées au BAIXA, mais comme ce n'est pas notre sujet, avaient continué leur périple des capitales européennes pour rejoindre PARIS. Et là, AJUDA, qui était venue faire un break de son couple, un mois durant, avait reçu ce sms affligeant d'Harold, son broker et père de son petit angelo:
« arrive ce jour à ROISSY-CHARLES DE GAULLE par le vol 503/AF à 15 heures avec Angelo. Parents gardes d'enfant hospitalisés à la suite d'un accident de voiture sans gravité. Pris 10 jours de congé pour assurer garde d'Angelo- loué véhicule chez H. équipé magiolina(tente sur le toit) compte sur toi pour partager sourire d'Angelo sur la Côte Normande' »
Aie, aie, aie, c'en allait être fini des sms brûlants de pablo, le surfeur de san sebastian, croisé dans le paris-Lisbonne, retour brutal aux réalités, mais enfin la Cote Normande, ce n'était pas rien, il fallait faire confiance à H. pour l'organisation, elle allait pouvoir se reposer sur la lecture de cartes et le plan des cartes IGN, c'était un spécialiste des chiffres, et aussi des lettres...
Et puis le camping sauvage sur la Côte Normande, quel beau trek en perspective!
Harold, Ajuda et Angelo réunis par le Land-Rover et la Magiolina de toit de type aventure, quittèrent ROISSY pour s'engager sur l'autoroute PARIS-AMIENS. Les retrouvailles avaient été plan-plan, Harold souffrait d'une gengivite inflammatoire qui rendait les rapports affectifs difficiles, et les abdos de Pablo encombraient encore la mémoire d'Ajuda.
le plan-équipement du land allait prendre tout son esprit: il fallait équiper le bas du camion d'une couchette supplémentaire pour Angelo, les parents se réservant le 140 x 200 de la tente sur le toit.
Pour les romantiques inexpérimentés, une tente de toit sur un land-rover ressemble étonnamment à un coffre à bagages. On s'y laisserait prendre. Mais, le soir, avant la fermeture du camping où les aventuriers sont assurés de toilettes et de douches, la bête se déploie en 5 minutes, grace à une manivelle, une tente superbe, équipée d'un toit de polyester, se déploie aux yeux des « biloutes « effarés, non, étonnés et ravis, de découvrir cette image d'aventure entre pétanque et apéritif d'une grande marque nationale.
L'accès à ce nid d'amour, à deux mètres au dessus du sol, est facilité par une échelle métallique, livrée avec le kit HERTZ, ou n'importe quel grand loueur, option facultative lors de la location.
Certes, Harold avait payé la location en dollars, et bonjour le change à 1 euro à 1, 65 dollar, la facture allait être salée. Ils économiserait sur le camping, les restos, les sorties de la 33 ème rue.
Ajuda avait complété le dispositif par des sièges de camping Go-sports, hyper-confortables pour la sieste, une table en teck pliante sur pietement métallique, elle avait rempli deux caisses de produits divers, sucre, sel, vaisselles en plastiques, couverts etc... qui devraient leur épargner les restos, avec Angelo, 8, ans, il était difficile de le garder tranquille.
les escapades avec pablo sur les plages de San Sebastian, elle les remiserait dans sa mémoire, les sms aidant..
Leur choix avait été drastique, mais ils se rendirent compte que leur exigence de camping 4 étoiles au TOUQUET PARIS-PLAGE allait vite être décue. En effet, LE TOUQUET n'est pas BERCK, ni le CROTOY, et le moindre camping de proximité, avec étoiles est celui de STELLA-PLAGE à 10 kms de la station.
En désespoir de cause, comme ils tenaient à des douches propres et des sanitaires entretenus, on était malheureusement en France, ils optèrent pour une escale au CAMPING DES TARTERONS au CROTOY, 3 étoiles avec piscine, il fallait penser à ANGELO et ses futurs copains.
Recherche Nabil à Djerba English translation pending
qui connait un certaint nabil il a une boutique a midoun djerba
Retour de croisière à bord du Rhapsody MSC English translation pending
Bonjour a tous,
voici en quelques lignes le recit de notre croisiere : Ialie, Malte, Sicile, Tunisie, Sardaigne.
Ca y est nous voila a nouveau sur la terre ferme avec une furieuse envie de retourner sur le Rhapsody, car deja il a fallu se replonger dans les petits travaux quotidiens.
Notre depart a étè un peu perturbé par les retards des trains mais alertes par un article dans le journal nous nous sommes leves a 4H et avons ete directement a la gare de Toulon au lieu de Sanary nous avons preferé prendre le premier train qui se presentait meme si nous perdions nos reservations. Ce train avait une 1/2 heure de retard mais y avons tout de meme trouve des places assises et sommes arrives ainsi a Nice 2 h avant l'heure de rencontre prevue avec le Car affrete par MSC qui nous a conduit au bateau à Genes. Une petite pensee emue quand arrives a l'embarquement nous avons vu " notre " Coral sur le quai a cote du Rhapsody, nous avons essaye d'apercevoir Kamel ou autre membre d'equipage connu, mais il fallait embarquer rapidement.
Accueil chaleureux sur le Rhapsody ou nous sommes aussitot convies a nous rendre au buffet apres avoir visite notre cabine, la aussi tres agréablement surpris, cabine spacieuse, 2 grandes vitres sur la mer, corbeille de fruits ( changee tous les jours).
Premier repas plus que copieux et tres bon a l'exterieur le soleil osait se montrer.
16H nous quittons la cote vers le grand large.
Il est temps d'aller ranger nos valises qui doivent se trouver derriere la porte de notre cabine.
Première petite mesaventure, en prenant la poignee d'une valise a roulettes celle ci me reste dans la main, poignee d'un cote roulettes de l'autre, rien de grave mais nous le signalons au responsable de notre pont qui gentiment nous propose de regarder si il peut la réparer, le lendemain rien a faire elle est fracassee, mais aussitot on nous demande de remplir une declaration et l'on nous conseille d'acheter lors d'une escale une autre valise qui nous sera remboursee., donc incident cloture. La première nuit nous trouvons tout comme notre premiere nuit sur le coral que le bateau est bruyant enfin disons qu'il ronronne, mais bientot berces par ce gros lion nous nous endormons apres une belle soiree de spectacle ( tous tres pros).
Le lendemain matin nous avons le choix soit petit dej dans la cabine (gratuit) ou a l'exterieur ou au resto ou nous avons une table attribuee pour matin, midi et soir. Nous choisissons la formule resto, car le temps n'est pas terrible et nous y sommes tres bien servis pas a se lever pour aller au buffet sauf le matin ou nous pouvons choisir a volonte. Par contre le café Americain (meme si la cie est italienne) est imbuvable nous optons donc pour le thé.
Puis depart en excursion pour Florence et Pise nous avons ete impressionnes par la beaute de Florence et la tour penchee qui malgre ses 800 tonnes de plomb pour la redresser semble vraiment tres inclinee.
La vie sur le bateau se résume en fete perpetuelle, nous avons danse jusqu'a 1 ou 2 H du matin avant et apres le spectacle, a minuit un buffet different chaque soir sur les themes des regions que nous visitons est offert puis le bal continue, avec orchestre et chanteurs.
3eme jour visite de Pompei, il fait au moins 35° ce jour la et parcourir les rue de pompei sans ombre, les pieds gonflent, mais cela vaut le coup d'etre visite.
4eme jour escale a catane, nous partons visiter l'Etna,
Impressionnant de voir au fur et a mesure que le car monte toutes ces coulees de lave, noires pour les plus récentes, grises pour les plus anciennes ou la vegetation commence a prendre vie, des couleurs rouges se fondent dans les coulees, c'est un spectacle lunaire. Nous faisons un arret a 1800 m d'altitude afin de faire le tour d'un cratere le monstre est énorme et tout en haut de la fuméé s'echappe, de nouveaux cratéres se forment tout le temps tandis que d'autres meurent. Il fait froid mon mari bras nus et moi une petite veste en coton nous poussent a rentrer dans un café ou l'on nous fait gouter au " feu de l'Etna" grappa et liqueur de fraise nous mettent le feu dans la gorge nous ne sentons plus le froid. Au revoir au volacan nous retournons au bateau.
5eme jour La Valette ( Malte) nous revions de voir cette ile depuis longtemps, dommage nous n'y restons que 4H il faudrait un faire escale une semaine ( ce qui est possible avec ce bateau) et reprendre le bateau la semaine suivante. Nous plongeons un peu dans l'histoire des Chevaliers.
6eme jour Tunis.
Apres nos visites de Tanger et Casablanca nous hésitions a descendre a terre, mais reflexion faite nous y sommes autant aller faire le tour de la ville. La encore surprise, nous trouvons une ville tres propre, pas de mendiants, un guide fort gentil nous conduit dans le souk ou sans etre ennuyes par des quemandeurs nous pouvons faire un peu de shopping, le Francais est enseigne aux enfants des l'ecole primaire, le divorce, contraception et avortement y sont legalises. Nous revenons de nos emplettes avec des huiles essentielles et extraits de parfum pour le jacuzzi, un sac de voyage en cuir, un chameau en peluche pour notre petite fille et un collier en or 14crts tout cela pour un prix derisoire.
7eme jour le circuit se termine avant une escale a Olbia en sardaigne. Tres belle ile tres peu habitee avec des magnifiques petits ports dans le style de Potofino mais encore plus luxueux, nous croisons de nombreuses Ferrari de toutes les couleurs, noires, jaunes, rouges, les hôtels sont a 10 000€ la nuitee pour une chambre et 30 000€ pour une suite mais biensur petit dejeuner inclus. Ce qui est remarquable c'est que les petites villas s'integrent totalement dans la nature.
La croisiére tire a sa fin, nous repartons pour Genes.
Nous ne pouvons que conseiller a tous ceux qui recherchent une croisiere reussie de partir avec MSC, nous revenons encore plus emerveilles qu'avec le Coral qui pourtant restera également grave dans nos memoires.
Nous avons fait quelques 300 photos de ce périple quelques unes serons mises dans le site de nos voyages.
En souhaitant a tous une tres bonne journee - amicalement
PS - si vous souhaitez des renseignements concernant cette croisiere je me tiens a votre disposition.
voici en quelques lignes le recit de notre croisiere : Ialie, Malte, Sicile, Tunisie, Sardaigne.
Ca y est nous voila a nouveau sur la terre ferme avec une furieuse envie de retourner sur le Rhapsody, car deja il a fallu se replonger dans les petits travaux quotidiens.
Notre depart a étè un peu perturbé par les retards des trains mais alertes par un article dans le journal nous nous sommes leves a 4H et avons ete directement a la gare de Toulon au lieu de Sanary nous avons preferé prendre le premier train qui se presentait meme si nous perdions nos reservations. Ce train avait une 1/2 heure de retard mais y avons tout de meme trouve des places assises et sommes arrives ainsi a Nice 2 h avant l'heure de rencontre prevue avec le Car affrete par MSC qui nous a conduit au bateau à Genes. Une petite pensee emue quand arrives a l'embarquement nous avons vu " notre " Coral sur le quai a cote du Rhapsody, nous avons essaye d'apercevoir Kamel ou autre membre d'equipage connu, mais il fallait embarquer rapidement.
Accueil chaleureux sur le Rhapsody ou nous sommes aussitot convies a nous rendre au buffet apres avoir visite notre cabine, la aussi tres agréablement surpris, cabine spacieuse, 2 grandes vitres sur la mer, corbeille de fruits ( changee tous les jours).
Premier repas plus que copieux et tres bon a l'exterieur le soleil osait se montrer.
16H nous quittons la cote vers le grand large.
Il est temps d'aller ranger nos valises qui doivent se trouver derriere la porte de notre cabine.
Première petite mesaventure, en prenant la poignee d'une valise a roulettes celle ci me reste dans la main, poignee d'un cote roulettes de l'autre, rien de grave mais nous le signalons au responsable de notre pont qui gentiment nous propose de regarder si il peut la réparer, le lendemain rien a faire elle est fracassee, mais aussitot on nous demande de remplir une declaration et l'on nous conseille d'acheter lors d'une escale une autre valise qui nous sera remboursee., donc incident cloture. La première nuit nous trouvons tout comme notre premiere nuit sur le coral que le bateau est bruyant enfin disons qu'il ronronne, mais bientot berces par ce gros lion nous nous endormons apres une belle soiree de spectacle ( tous tres pros).
Le lendemain matin nous avons le choix soit petit dej dans la cabine (gratuit) ou a l'exterieur ou au resto ou nous avons une table attribuee pour matin, midi et soir. Nous choisissons la formule resto, car le temps n'est pas terrible et nous y sommes tres bien servis pas a se lever pour aller au buffet sauf le matin ou nous pouvons choisir a volonte. Par contre le café Americain (meme si la cie est italienne) est imbuvable nous optons donc pour le thé.
Puis depart en excursion pour Florence et Pise nous avons ete impressionnes par la beaute de Florence et la tour penchee qui malgre ses 800 tonnes de plomb pour la redresser semble vraiment tres inclinee.
La vie sur le bateau se résume en fete perpetuelle, nous avons danse jusqu'a 1 ou 2 H du matin avant et apres le spectacle, a minuit un buffet different chaque soir sur les themes des regions que nous visitons est offert puis le bal continue, avec orchestre et chanteurs.
3eme jour visite de Pompei, il fait au moins 35° ce jour la et parcourir les rue de pompei sans ombre, les pieds gonflent, mais cela vaut le coup d'etre visite.
4eme jour escale a catane, nous partons visiter l'Etna,
Impressionnant de voir au fur et a mesure que le car monte toutes ces coulees de lave, noires pour les plus récentes, grises pour les plus anciennes ou la vegetation commence a prendre vie, des couleurs rouges se fondent dans les coulees, c'est un spectacle lunaire. Nous faisons un arret a 1800 m d'altitude afin de faire le tour d'un cratere le monstre est énorme et tout en haut de la fuméé s'echappe, de nouveaux cratéres se forment tout le temps tandis que d'autres meurent. Il fait froid mon mari bras nus et moi une petite veste en coton nous poussent a rentrer dans un café ou l'on nous fait gouter au " feu de l'Etna" grappa et liqueur de fraise nous mettent le feu dans la gorge nous ne sentons plus le froid. Au revoir au volacan nous retournons au bateau.
5eme jour La Valette ( Malte) nous revions de voir cette ile depuis longtemps, dommage nous n'y restons que 4H il faudrait un faire escale une semaine ( ce qui est possible avec ce bateau) et reprendre le bateau la semaine suivante. Nous plongeons un peu dans l'histoire des Chevaliers.
6eme jour Tunis.
Apres nos visites de Tanger et Casablanca nous hésitions a descendre a terre, mais reflexion faite nous y sommes autant aller faire le tour de la ville. La encore surprise, nous trouvons une ville tres propre, pas de mendiants, un guide fort gentil nous conduit dans le souk ou sans etre ennuyes par des quemandeurs nous pouvons faire un peu de shopping, le Francais est enseigne aux enfants des l'ecole primaire, le divorce, contraception et avortement y sont legalises. Nous revenons de nos emplettes avec des huiles essentielles et extraits de parfum pour le jacuzzi, un sac de voyage en cuir, un chameau en peluche pour notre petite fille et un collier en or 14crts tout cela pour un prix derisoire.
7eme jour le circuit se termine avant une escale a Olbia en sardaigne. Tres belle ile tres peu habitee avec des magnifiques petits ports dans le style de Potofino mais encore plus luxueux, nous croisons de nombreuses Ferrari de toutes les couleurs, noires, jaunes, rouges, les hôtels sont a 10 000€ la nuitee pour une chambre et 30 000€ pour une suite mais biensur petit dejeuner inclus. Ce qui est remarquable c'est que les petites villas s'integrent totalement dans la nature.
La croisiére tire a sa fin, nous repartons pour Genes.
Nous ne pouvons que conseiller a tous ceux qui recherchent une croisiere reussie de partir avec MSC, nous revenons encore plus emerveilles qu'avec le Coral qui pourtant restera également grave dans nos memoires.
Nous avons fait quelques 300 photos de ce périple quelques unes serons mises dans le site de nos voyages.
En souhaitant a tous une tres bonne journee - amicalement
PS - si vous souhaitez des renseignements concernant cette croisiere je me tiens a votre disposition.
Ethiopie: retour au pays "habesha" English translation pending
Messieurs les modérateurs prière de laisser ce message dans les "carnets de voyage " Éthiopie: retour en pays Habesha Citer | Répondre
NICE -ROME TROIS jours à ADDIS ABEBA, puis départ " en bus " pour SODO ( WOLEITA)
16 Février 2008 : 22 h gare de Nice, train Nice-Rome, 12 h de nuit et ce matin me voici dans la cité romaine ...Découverte du Vatican un dimanche froid et ensoleillé, St Pierre, beaucoup de monde, le saint père à la fenetre de son Palais, ballade dans les rues de Rome, Piazza Navona et ses artistes figés, le Panthéon, les églises, les cafés .... J'avais décidé cette fois d'arriver un peu plus doucement en Ethiopie ...billet moins cher, vol direct avec la compagnie nationale et vers 2 h du matin ce dimanche, le boeing décolle vers l'Afrique ! Quelques heures de nuit seulement et voici le soleil qui illumine les réacteurs, encore 2 heures de vol et apparait le paysage du pays amhara ...On survole Gonder, le lac Tana . La terre est jaune, marron, c est la première fois que je vois le pays avec ces couleurs . Septembre 2007 c' était juste après meskal, la fete de la fin des pluies d'été, le vert respendissant, les parterres jaunes des fleurs de meskal ...Cette fois-ci c 'est l'été et la moisson est finie depuis longtemps mais le pays est beaucoup plus sec et les couleurs plus "africaines"... Addis : passé 3 jours au Baro quartier Piazza ...pour ce voyage en solo, j'ai abandonné le Ras sur Churchill avenue pour me rapprocher plus près de la vie trépidante de la capitale ! Le Baro est un havre de paix à deux pas de Piazza un quartier animé de jour comme de nuit . L 'hotel sans prétentions offre au voyageur individuel toutes commodités proches : internet, téléphone, restos, bars, banques, boutiques etc ... Sintayew, mon ami et chauffeur des 2 précédents voyages était là pour m'acceuillir et nous avons passé 2 jours vraiment top dans la capitale que je n'avais vraiment jamais visité au cours des voyages de 2006 et 2007 ... Le mercredi suivant mon " voyage éthiopien " allait vraiment commencer . Cette année je suis venu seul, rencontrer Daniel notre petit filleul, dans son université à Arba Minch, aux portes du sud et des tribus ... Me voici ce matin à 5 h du mat devant le Baro ; j'attends le taxi négocié la veille qui doit m'emmener à Terra la gare de bus longue distance d'Addis . Il est ponctuel et les 30 birs convenus sont ok . La ville est déserte, mais aux abords de la gare d'autobus c'est le délire ...Une foule impressionante se presse, des centaines de personnes, des mendiants, des voyageurs cherchent leur bus, et avec mon gros sac à dos c est galère pour me faufiler dans la foule ... Sodo est ma destination ; Sinta me l'a marqué en amharic sur un bout de papier et au bout de 1 heure je n'ai toujours pas trouvé mon bus . Cette gare de bus est un délire, une cour des miracles, un vrai cauchemar ...Vers 6 h les premiers bus déglingués démarrent : je suffoque pris à la gorge par les gaz d'échappenent, par l'odeur de gaz oil, les gens tentent de s'écarter, les bus au ralenti poussent la foule qui s'écarte tant bien que mal, un mendiant hurle la roue du bus vient de lui passer sur le pied, personne n'y porte grand cas, incroyable ... Je suis le seul farenji, un peu paumé mais il faut que je trouve mon billet pour Sodo et vite ! Un grand gaillard braille " woleita, woleita ...Ca y est je me souviens en amharic c'est sodo 40 birs sortis de ma poche et me voila avec un bout de papier pour Sodo, mais ou est le bus ? C est à ce moment que Yonatan m'adresse la parole en anglais : where are you going Ato To Sodo ! echi ( ok en amharic), me too, stay with me, the bus is not yet herre, we shall wait together ; have you got your ticket ? Bon ça y est je ne suis plus seul et Yonatan se rend aussi à sodo pour répondre à une offre d'embauche de carrossier . on parle un bon moment et soudain il me dit : the bus is arriving lets go ! Il prend l'un de mes sacs et me dit de le suivre ...C est une cohue indescriptible ! tous les détendeurs de billets pour Sodo courrent au mileu de la foule et foncent vers le bus à 200 metres de là ...Yonatan disparait au milieu de tout ce monde mais de la main me fait signe de le suivre ...Avec mon gros sac c est pas évident, mais je m'approche du bus . Il est pris d'assaut ...Yonatan pousse, écarte des gens et me crie de faire charger mon sac sur le toit : you give 5 birs only chris echi ? les porteurs m'arrachent mon sac et il vole sur le toit du bus ! Ten birs for me, ten for me crie un autre ...Je ne donne que 5 birs et mon sac est balancé à terre ...Waouh ca se corse, je le ramasse et le redonne a un porteur avec 5 birs ...no ten please ..ok je lui rajoute 2 birs et il me dit ok et mon sac est attaché sur le toit ...ensuite c'est la bagare pour entrer ; je pousse, donne des coups de coudes recoit des coups dans les cotes et arrive enfin à passer la porte ! Yonatan se bat avec 4 ou 5 personnes pour me garder ma place et enfin je peux m'assoir claqué, meme avant d'avoir commencé le voyage ...Yonatan sourit et me dit : you see it is not so easy to get a place in the bus, but now its ok for us ... we are winer ! ok dis -je : i will remember for next trip L'aube apparait et le bus se fraye un passage dans cette gare bordélique vers la sortie ; il faudra bien une demi-heure encore pour qu il se mette à rouler vraiment ... Au passage on m'a fait les poches et quand je le dis à Yonatan il est tellement désolé pour moi : oh I am sorry Ato, i am very sorry ...comme si cela etait de sa faute ! Je le rassure je n'ai perdu que le change de ma monnaie soit 60 birs ( environ 5 euros ) ...et de toutes façons dans les conditions d'embarquement il ne pouvait en etre autrement ...
Départ pour le sud : en bus, en ETHIOPIE, ( améségenalew Yonatan ) merci Yonatan ...
Les rues de la capitale sont déjà bien encombrées et pourtant il n'est que 7 h du matin ...Nous commençons une journée de route qui va s'avérer longue et pleine de surprises ...Premier arret " crevaison " quelques kilomètres après avoir quitté Addis ...le bus est stoppé au milieu de la route : quelques pierres posées en arrière en guise de balisage et j 'assiste au changement d'une des roues jumellées . Des petits vendeurs de pleins de choses sortent de je ne sais où ! Softs ( mouchoirs), sorgam ( graines de céréales grillées ), boissons, chewing gums a 1 bir les 5, candies, poissons grillés, etc ...il y a du choix on ne mourra pas de faim ni de soif ! Durant le trajet je fais un peu plus connaissance avec Yonatan : il a 21 ans, habite Addis il a fini l'an dernier ses études d'électricien en automobile et se rend a Sodo pour un entretien d'embauche muni d'une petite pochette plastique avec son CV et quelques birs en poche pour tout bagage .Il a néanmoins un téléphone portable comme beaucoup de jeunes en Ethiopie depuis le Milénium .La téléphonie mobile a fait un bon l'an dernier à l'occasion de leur passage à l'an 2000 ! Mon petit filleul par exemple a eu une carte Sim pour 100 birs ( moins de 6 euros ) car il était dans les 5 premiers de sa classe en grade 12 . mais après il faut les " charger " ces portables et cela leur coute bien cher ...et comme tout le monde ils adorent communiquer avec les mobiles . Yonatan recoit un coup de fil : its my father ...he ask me if i get the bus for Sodo and he was so happy for me ! Vers midi on s'arrete à Ziway pour le lunch ; Yonatan me dit que nous devons etre attentifs à ne pas rater le départ du bus, car les passagers s'éparpillent dans les restos alentours ...le chauffeur mange dans celui juste en face et Yonatan me propose de faire de meme ...en effet régulièrement des passagers ratent le départ et il n'y a aucun rappel, juste 2 coups de klaxons et tant pis pour ceux qui ne sont pas là ... On mange des teebs de poisson, un peu épicés avec l'injera car aujourd 'hui c'est "fasting day" pour Yonatan donc ni viande, ni alcool, juste végétarien . Yonatan est orthodoxe comme 40 % des éthiopiens et ils sont très respectueux de leur religion ...il se signe souvent quand nous passons devant une église, et prie avant son repas ...Le repas de midi pour 2 m'a couté 20 birs avec boisson et machiato ( 1 euro = 14 birs ) Le bus n'est pas très confortable, il faut sans arret changer de position, il n'y a pas de place pour étendre ses jambes et régulièrement les crampes arrivent ...On dort un peu, on parle de choses et d'autres et le paysage défile, très beau pour moi, vallée du rift, accacias, lacs ... Passage de Shashemene, je reconnais le bekele mola où nous avions dormi avec Jacques il y a 2 ans . ici c est la ville des "rastas " et les couleurs des bérets plus la musique de Bob marley sont omniprésents ...La route vers Sodo se poursuit : ré-arret pour un problème de carburation, mais voilà que le lourd bus ne démarre plus ! Tout le monde descend et pousse ce mastodonte chinois qui démarre et on monte en marche ...quel folklore ! Vers 16 heures après plus de 10heures de trajet voici Sodo où plutot "Woleita "petite bourgade dans les montagnes ...Yonatan m'aide à porter mon sac vers le bekele Mola que j ai réservé à Addis pour 106 birs la single . je lui demande où il va dormir ce soir il me dit qu'il faut qu'il trouve un lit pas trop loin de la gare des bus car il va demain dans un village à une dizaine de kilometres d'ici ... Je lui propose de partager la chambre si j'arrive à obtenir une Twin a la place de la single ...Arrivés à la réception il s'occupe de tout en amharic et pour 142 on a une super twin propre avec baquet d'eau et toilettes dans un beau jardin à 200 m de la gare des bus . Bon plan pour tous les deux pour demain matin ! Yonatan veut partager mais je lui dis de ne payer que la différence soit 40 birs ...C est à peu près le prix que les éthiopiens mettent pour une chambre, en tout cas jamais plus de 50 birs ! La soirée est très sympa : primo je ne suis pas seul, secondo on déniché un super petit resto /pub avec bonne musique éthiopienne, injera végétarienne, et cérémonie du café pour terminer ... Yonatan me passe Daniel, mon petit filleul au téléphone : je lui annonce que je suis à Sodo ...à quelques heures d' Arba Minch ! Il est super content et me dit : wow my dad you do very nice trip, in one day you arrive so near of south ...La cérémonie du café était superbe : de A à Z, encens, grillage des grains de café, broyage au pilon, infusion du café, odeurs, jeunes femmes adorables me glissant pleins de sourires complices, assiette de pop corn, et enfin dégustation de ce délicieux buna ...quels moments inoubliables ... Vers 23 h retour au Bekele Mola, douche au baquet d'eau un peu trop fraiche ( on est dans les montagnes ). Il pleut, orage, ce sera les seules gouttes de pluie du voyage ... journal de route et bonne nuit de récupération . Je suis content d'avoir atteint Sodo ce soir !
ARBA MINCH : les "40 sources" province de GAMO GOFA Retrouvailles avec mon petit filleul Daniel
!
Le lendemain, réveil à 6 h ! Comme toujours en Ethiopie si on veut avancer en longue distance il faut se lever tot . C 'est une règle de base de l 'utilisateur des bus longue distance ...Sinon il y a les minibus : ceux-ci vont de ville à ville et là suivant la fréquentation et les jours il y en a plein où seulement 1 où 2 ...Les jours de marché pas de problèmes on est sur d'avancer, les autres jours se lever tot sera toujours beaucoup plus sur ! Ainsi ce matin Yonatan me réveille pour me dire au revoir : il va trouver le minibus qui l 'amene à son lieu de rendez-vous : échange de numéros de portable ... je lui souhaite bonne chance pour son boulot, et lui laisse un billet de 10 euros en lui serrant la main ; il n'en a jamais vu et ne connait pas du tout la valeur ...Je lui dis simplement, tu iras a la commercial Bank of Ethiopia à Addis, et tu recevras quelques birs pour faire la fete avec tes amis ( a memory from farenji who share the trip from Addis to Sodo with you and Tanks for ur help -I am sure you will get the job ) Sac pret 1/2 heure plus tard, je me jette à la patisserie Misrak en face du Bekele Mola : j'adore la halte petit déjeuner en Ethiopie et surtout dans les " pastry shops " Selam : Ebake and machiato, pastry ale ? S il vous plait "un machiato ! avez vous des patisseries ? Question bete : il suffit de choisir dans la vitrine et d'éviter tout gateau à la crème ...et des gateaux il y a du choix ! Comme toujours la boutique sent une forte odeur de Gaz oil ...Non il n'y a pas eu de trop plein d'une cuve, c'est simplement leur moyen de nettoyer les sols et qui sert a tuer tous les caffards et bestioles qui ne resistent jamais à ce traitement de choc ...Pour le client c'est pas génial, aussi je finis sur la terrasse extérieure . Waouh les machiatos en Ethiopie : c' est vraiment le top, mousseux à souhait, couleurs café mélange lait, et la cuillèrée de sukar que l'on verse dessus bascule lentement vers le fond du verre, provoquant le mélange café/lait ! après il ne reste qu'à déguster cela en regardant la ville s'éveiller ... J'achète ma petite bouteille de " wuha " pour le trajet en bus ...enfin j'achète est un bien grand mot, il vaudrait mieux dire : je marchande ma petite bouteille d'eau, car le gamin du petit magasin voulait me faire payer celle-çi 5 birs, le prix de la bouteille de 1, 5 L ...ils n'ent ratent pas une ... et finallement cela ne me fache meme plus mais me fait bien sourire . Je lui tends 3 birs il fait l'étonné, je lui dis en amharic sost birs ( 3 birs ) il rigole et empoche les 3 birs en me faisant un grand sourire ... Pour arba Minch je vais utiliser les minibus, car comme prévu le bus direct est déjà parti depuis belle lurette . Questionant à droite, à gauche j'ai rapidement la confirmation qu'un minibus part pour MIRAB la ville à mi-chemin . Je m'installe à bord aux cotés de TEFERI qui va visiter son frère à l'université d'Arba Minch .Dès qu'il est plein le minibus décolle . La piste est vraiment défoncée, comme me l'avait dit Sintayew, qui va souvent vers Arba Minch puisque c'est la dernière ville avant la vallée de l'Omo et les peuples du Sud . Le paysage est superbe, il y a 2 ans j'avais adoré cette portion de route, terres rouges, cultures, forets, montagnes, cases des villages en bord de piste ...Cette année c'est beaucoup plus sec, mais nénmoins cette région de montagnes reste très belle et tout y pousse à profusion ...A Mirab on change de minibus en une minute, le gros sac passe tout seul d'une galerie à l'autre, par le petit jeune qui encaisse les trajets, charge les bagages, place les passagers ...On longe ensuite un lac aux eaux marron très foncées et à l'approche d'Arba Minch j' éprouve une vraie impression de plénitude en observant le paysage . Quel jardin d'Eden, des manguiers croulant sous les fruits jaunes et rouges, des papayes de partout, des champs de canne à sucre, des bananiers de toutes tailles, des plants d'ananas, et partout le long de la route des petits stands où l'on peut acheter ces fruits pour deux fois rien . Sintayew me disait qu'il y a parfois trois récoltes dans l 'années ici ! On s'approche d'Arba Minch et j'apperçois l'université sur les contreforts des monts Gugé, bien 10 km avant la ville et dominant le lac Abaya .Elle me fait bonne impression, malgré tout ce que Daniel a pu m'en dire et les quatre mois difficiles qu'il a passés ici . Arba Minch est une petite ville très agréable pour le voyageur . SEKELA est la ville basse et le centre vivant située à 1500 m environ ; SHESHA est la ville haute située sur un escarpement dominant les lacs Abaya et Chamo . Les hotels Bekele Mola et Swaynes sont idéalement situés pour le touriste en 4x4 autonomne mais pas pour le voyageur individuel . Daniel m'a réservé une chambre au tout nouveau Tourist hotel situé à Sekela . J 'arrive à le joindre sur son portable ; il n'y croit pas que je suis là ... Vers 14 h il arrive au tourist-hotel, jean et t-shirt impeccables, L'émotion est grande de nous rencontrer ici, juste quatre mois après le Milenium, si loin de sa ville natale de Bahir Dar, et je me demande comment fontionne le système universitaire dans ce pays, pour déplacer ainsi les étudiants de monde . L'après midi est aux retrouvailles dans cette ville aux confins du pays ... Daniel est amhara et ici on est aux portes des tribus Hamer, Karo, Bodi, Bana, Mursi et en plein territoire oromo ...des cultures totalement différentes ...un autre monde pour tout ces étudiants venus apprendre ici un métier qu'ils n'ont pas choisi et qui ne donnera du travail qu' à quelques uns d'entre eux . Les conditions de vie sont particulières : chaleur constante et parfois une heure de cours par jour seulement, ville à 10 kms ...Heureusement son portable a toujours plus où moins fonctionné ce qui nous a permis d'etre toujours en " life -line " durant ces 4 longs mois . Il fait très chaud à Arba Minch, 38 ° aujourd'hui ...mais c'est une journée mémorable : déballage des cadeaux, que nous n'avons pu lui envoyer ( les aurrait-il jamais reçus ? ), photos de France, album de notre dernière rencontre et longues discussions sur l'avenir ... Tentative internet en soirée : no working, Téléphone : 94 birs les 3 minutes meme si le répondeur décroche ... Incroyables ces prix débiles ...de France j'arrive à appeler notre filleul sur son portable pour 20 cents d'euro la minute ( quand le Network fonctionne bien sur ) grace à des cartes prépayées . Le soir je reçois un texto de mon épouse et de mon fils, ici aux portes des tribus ...A partir de ce jour je me suis adapté à la nourriture éthiopienne de base : injera, kitfo, etc ... et jamais je n'ai eu la moindre maladie durant tout mon séjour . Demain Daniel va régler ses problemes scolaires, j 'en profiterai pour organiser la visite du parc de NECHISAR et une ballade sur le lac Chamo et à partir d'après demain c 'est les vacances qui commencent ...
NICE -ROME TROIS jours à ADDIS ABEBA, puis départ " en bus " pour SODO ( WOLEITA)
16 Février 2008 : 22 h gare de Nice, train Nice-Rome, 12 h de nuit et ce matin me voici dans la cité romaine ...Découverte du Vatican un dimanche froid et ensoleillé, St Pierre, beaucoup de monde, le saint père à la fenetre de son Palais, ballade dans les rues de Rome, Piazza Navona et ses artistes figés, le Panthéon, les églises, les cafés .... J'avais décidé cette fois d'arriver un peu plus doucement en Ethiopie ...billet moins cher, vol direct avec la compagnie nationale et vers 2 h du matin ce dimanche, le boeing décolle vers l'Afrique ! Quelques heures de nuit seulement et voici le soleil qui illumine les réacteurs, encore 2 heures de vol et apparait le paysage du pays amhara ...On survole Gonder, le lac Tana . La terre est jaune, marron, c est la première fois que je vois le pays avec ces couleurs . Septembre 2007 c' était juste après meskal, la fete de la fin des pluies d'été, le vert respendissant, les parterres jaunes des fleurs de meskal ...Cette fois-ci c 'est l'été et la moisson est finie depuis longtemps mais le pays est beaucoup plus sec et les couleurs plus "africaines"... Addis : passé 3 jours au Baro quartier Piazza ...pour ce voyage en solo, j'ai abandonné le Ras sur Churchill avenue pour me rapprocher plus près de la vie trépidante de la capitale ! Le Baro est un havre de paix à deux pas de Piazza un quartier animé de jour comme de nuit . L 'hotel sans prétentions offre au voyageur individuel toutes commodités proches : internet, téléphone, restos, bars, banques, boutiques etc ... Sintayew, mon ami et chauffeur des 2 précédents voyages était là pour m'acceuillir et nous avons passé 2 jours vraiment top dans la capitale que je n'avais vraiment jamais visité au cours des voyages de 2006 et 2007 ... Le mercredi suivant mon " voyage éthiopien " allait vraiment commencer . Cette année je suis venu seul, rencontrer Daniel notre petit filleul, dans son université à Arba Minch, aux portes du sud et des tribus ... Me voici ce matin à 5 h du mat devant le Baro ; j'attends le taxi négocié la veille qui doit m'emmener à Terra la gare de bus longue distance d'Addis . Il est ponctuel et les 30 birs convenus sont ok . La ville est déserte, mais aux abords de la gare d'autobus c'est le délire ...Une foule impressionante se presse, des centaines de personnes, des mendiants, des voyageurs cherchent leur bus, et avec mon gros sac à dos c est galère pour me faufiler dans la foule ... Sodo est ma destination ; Sinta me l'a marqué en amharic sur un bout de papier et au bout de 1 heure je n'ai toujours pas trouvé mon bus . Cette gare de bus est un délire, une cour des miracles, un vrai cauchemar ...Vers 6 h les premiers bus déglingués démarrent : je suffoque pris à la gorge par les gaz d'échappenent, par l'odeur de gaz oil, les gens tentent de s'écarter, les bus au ralenti poussent la foule qui s'écarte tant bien que mal, un mendiant hurle la roue du bus vient de lui passer sur le pied, personne n'y porte grand cas, incroyable ... Je suis le seul farenji, un peu paumé mais il faut que je trouve mon billet pour Sodo et vite ! Un grand gaillard braille " woleita, woleita ...Ca y est je me souviens en amharic c'est sodo 40 birs sortis de ma poche et me voila avec un bout de papier pour Sodo, mais ou est le bus ? C est à ce moment que Yonatan m'adresse la parole en anglais : where are you going Ato To Sodo ! echi ( ok en amharic), me too, stay with me, the bus is not yet herre, we shall wait together ; have you got your ticket ? Bon ça y est je ne suis plus seul et Yonatan se rend aussi à sodo pour répondre à une offre d'embauche de carrossier . on parle un bon moment et soudain il me dit : the bus is arriving lets go ! Il prend l'un de mes sacs et me dit de le suivre ...C est une cohue indescriptible ! tous les détendeurs de billets pour Sodo courrent au mileu de la foule et foncent vers le bus à 200 metres de là ...Yonatan disparait au milieu de tout ce monde mais de la main me fait signe de le suivre ...Avec mon gros sac c est pas évident, mais je m'approche du bus . Il est pris d'assaut ...Yonatan pousse, écarte des gens et me crie de faire charger mon sac sur le toit : you give 5 birs only chris echi ? les porteurs m'arrachent mon sac et il vole sur le toit du bus ! Ten birs for me, ten for me crie un autre ...Je ne donne que 5 birs et mon sac est balancé à terre ...Waouh ca se corse, je le ramasse et le redonne a un porteur avec 5 birs ...no ten please ..ok je lui rajoute 2 birs et il me dit ok et mon sac est attaché sur le toit ...ensuite c'est la bagare pour entrer ; je pousse, donne des coups de coudes recoit des coups dans les cotes et arrive enfin à passer la porte ! Yonatan se bat avec 4 ou 5 personnes pour me garder ma place et enfin je peux m'assoir claqué, meme avant d'avoir commencé le voyage ...Yonatan sourit et me dit : you see it is not so easy to get a place in the bus, but now its ok for us ... we are winer ! ok dis -je : i will remember for next trip L'aube apparait et le bus se fraye un passage dans cette gare bordélique vers la sortie ; il faudra bien une demi-heure encore pour qu il se mette à rouler vraiment ... Au passage on m'a fait les poches et quand je le dis à Yonatan il est tellement désolé pour moi : oh I am sorry Ato, i am very sorry ...comme si cela etait de sa faute ! Je le rassure je n'ai perdu que le change de ma monnaie soit 60 birs ( environ 5 euros ) ...et de toutes façons dans les conditions d'embarquement il ne pouvait en etre autrement ...
Départ pour le sud : en bus, en ETHIOPIE, ( améségenalew Yonatan ) merci Yonatan ...
Les rues de la capitale sont déjà bien encombrées et pourtant il n'est que 7 h du matin ...Nous commençons une journée de route qui va s'avérer longue et pleine de surprises ...Premier arret " crevaison " quelques kilomètres après avoir quitté Addis ...le bus est stoppé au milieu de la route : quelques pierres posées en arrière en guise de balisage et j 'assiste au changement d'une des roues jumellées . Des petits vendeurs de pleins de choses sortent de je ne sais où ! Softs ( mouchoirs), sorgam ( graines de céréales grillées ), boissons, chewing gums a 1 bir les 5, candies, poissons grillés, etc ...il y a du choix on ne mourra pas de faim ni de soif ! Durant le trajet je fais un peu plus connaissance avec Yonatan : il a 21 ans, habite Addis il a fini l'an dernier ses études d'électricien en automobile et se rend a Sodo pour un entretien d'embauche muni d'une petite pochette plastique avec son CV et quelques birs en poche pour tout bagage .Il a néanmoins un téléphone portable comme beaucoup de jeunes en Ethiopie depuis le Milénium .La téléphonie mobile a fait un bon l'an dernier à l'occasion de leur passage à l'an 2000 ! Mon petit filleul par exemple a eu une carte Sim pour 100 birs ( moins de 6 euros ) car il était dans les 5 premiers de sa classe en grade 12 . mais après il faut les " charger " ces portables et cela leur coute bien cher ...et comme tout le monde ils adorent communiquer avec les mobiles . Yonatan recoit un coup de fil : its my father ...he ask me if i get the bus for Sodo and he was so happy for me ! Vers midi on s'arrete à Ziway pour le lunch ; Yonatan me dit que nous devons etre attentifs à ne pas rater le départ du bus, car les passagers s'éparpillent dans les restos alentours ...le chauffeur mange dans celui juste en face et Yonatan me propose de faire de meme ...en effet régulièrement des passagers ratent le départ et il n'y a aucun rappel, juste 2 coups de klaxons et tant pis pour ceux qui ne sont pas là ... On mange des teebs de poisson, un peu épicés avec l'injera car aujourd 'hui c'est "fasting day" pour Yonatan donc ni viande, ni alcool, juste végétarien . Yonatan est orthodoxe comme 40 % des éthiopiens et ils sont très respectueux de leur religion ...il se signe souvent quand nous passons devant une église, et prie avant son repas ...Le repas de midi pour 2 m'a couté 20 birs avec boisson et machiato ( 1 euro = 14 birs ) Le bus n'est pas très confortable, il faut sans arret changer de position, il n'y a pas de place pour étendre ses jambes et régulièrement les crampes arrivent ...On dort un peu, on parle de choses et d'autres et le paysage défile, très beau pour moi, vallée du rift, accacias, lacs ... Passage de Shashemene, je reconnais le bekele mola où nous avions dormi avec Jacques il y a 2 ans . ici c est la ville des "rastas " et les couleurs des bérets plus la musique de Bob marley sont omniprésents ...La route vers Sodo se poursuit : ré-arret pour un problème de carburation, mais voilà que le lourd bus ne démarre plus ! Tout le monde descend et pousse ce mastodonte chinois qui démarre et on monte en marche ...quel folklore ! Vers 16 heures après plus de 10heures de trajet voici Sodo où plutot "Woleita "petite bourgade dans les montagnes ...Yonatan m'aide à porter mon sac vers le bekele Mola que j ai réservé à Addis pour 106 birs la single . je lui demande où il va dormir ce soir il me dit qu'il faut qu'il trouve un lit pas trop loin de la gare des bus car il va demain dans un village à une dizaine de kilometres d'ici ... Je lui propose de partager la chambre si j'arrive à obtenir une Twin a la place de la single ...Arrivés à la réception il s'occupe de tout en amharic et pour 142 on a une super twin propre avec baquet d'eau et toilettes dans un beau jardin à 200 m de la gare des bus . Bon plan pour tous les deux pour demain matin ! Yonatan veut partager mais je lui dis de ne payer que la différence soit 40 birs ...C est à peu près le prix que les éthiopiens mettent pour une chambre, en tout cas jamais plus de 50 birs ! La soirée est très sympa : primo je ne suis pas seul, secondo on déniché un super petit resto /pub avec bonne musique éthiopienne, injera végétarienne, et cérémonie du café pour terminer ... Yonatan me passe Daniel, mon petit filleul au téléphone : je lui annonce que je suis à Sodo ...à quelques heures d' Arba Minch ! Il est super content et me dit : wow my dad you do very nice trip, in one day you arrive so near of south ...La cérémonie du café était superbe : de A à Z, encens, grillage des grains de café, broyage au pilon, infusion du café, odeurs, jeunes femmes adorables me glissant pleins de sourires complices, assiette de pop corn, et enfin dégustation de ce délicieux buna ...quels moments inoubliables ... Vers 23 h retour au Bekele Mola, douche au baquet d'eau un peu trop fraiche ( on est dans les montagnes ). Il pleut, orage, ce sera les seules gouttes de pluie du voyage ... journal de route et bonne nuit de récupération . Je suis content d'avoir atteint Sodo ce soir !
ARBA MINCH : les "40 sources" province de GAMO GOFA Retrouvailles avec mon petit filleul Daniel
!Le lendemain, réveil à 6 h ! Comme toujours en Ethiopie si on veut avancer en longue distance il faut se lever tot . C 'est une règle de base de l 'utilisateur des bus longue distance ...Sinon il y a les minibus : ceux-ci vont de ville à ville et là suivant la fréquentation et les jours il y en a plein où seulement 1 où 2 ...Les jours de marché pas de problèmes on est sur d'avancer, les autres jours se lever tot sera toujours beaucoup plus sur ! Ainsi ce matin Yonatan me réveille pour me dire au revoir : il va trouver le minibus qui l 'amene à son lieu de rendez-vous : échange de numéros de portable ... je lui souhaite bonne chance pour son boulot, et lui laisse un billet de 10 euros en lui serrant la main ; il n'en a jamais vu et ne connait pas du tout la valeur ...Je lui dis simplement, tu iras a la commercial Bank of Ethiopia à Addis, et tu recevras quelques birs pour faire la fete avec tes amis ( a memory from farenji who share the trip from Addis to Sodo with you and Tanks for ur help -I am sure you will get the job ) Sac pret 1/2 heure plus tard, je me jette à la patisserie Misrak en face du Bekele Mola : j'adore la halte petit déjeuner en Ethiopie et surtout dans les " pastry shops " Selam : Ebake and machiato, pastry ale ? S il vous plait "un machiato ! avez vous des patisseries ? Question bete : il suffit de choisir dans la vitrine et d'éviter tout gateau à la crème ...et des gateaux il y a du choix ! Comme toujours la boutique sent une forte odeur de Gaz oil ...Non il n'y a pas eu de trop plein d'une cuve, c'est simplement leur moyen de nettoyer les sols et qui sert a tuer tous les caffards et bestioles qui ne resistent jamais à ce traitement de choc ...Pour le client c'est pas génial, aussi je finis sur la terrasse extérieure . Waouh les machiatos en Ethiopie : c' est vraiment le top, mousseux à souhait, couleurs café mélange lait, et la cuillèrée de sukar que l'on verse dessus bascule lentement vers le fond du verre, provoquant le mélange café/lait ! après il ne reste qu'à déguster cela en regardant la ville s'éveiller ... J'achète ma petite bouteille de " wuha " pour le trajet en bus ...enfin j'achète est un bien grand mot, il vaudrait mieux dire : je marchande ma petite bouteille d'eau, car le gamin du petit magasin voulait me faire payer celle-çi 5 birs, le prix de la bouteille de 1, 5 L ...ils n'ent ratent pas une ... et finallement cela ne me fache meme plus mais me fait bien sourire . Je lui tends 3 birs il fait l'étonné, je lui dis en amharic sost birs ( 3 birs ) il rigole et empoche les 3 birs en me faisant un grand sourire ... Pour arba Minch je vais utiliser les minibus, car comme prévu le bus direct est déjà parti depuis belle lurette . Questionant à droite, à gauche j'ai rapidement la confirmation qu'un minibus part pour MIRAB la ville à mi-chemin . Je m'installe à bord aux cotés de TEFERI qui va visiter son frère à l'université d'Arba Minch .Dès qu'il est plein le minibus décolle . La piste est vraiment défoncée, comme me l'avait dit Sintayew, qui va souvent vers Arba Minch puisque c'est la dernière ville avant la vallée de l'Omo et les peuples du Sud . Le paysage est superbe, il y a 2 ans j'avais adoré cette portion de route, terres rouges, cultures, forets, montagnes, cases des villages en bord de piste ...Cette année c'est beaucoup plus sec, mais nénmoins cette région de montagnes reste très belle et tout y pousse à profusion ...A Mirab on change de minibus en une minute, le gros sac passe tout seul d'une galerie à l'autre, par le petit jeune qui encaisse les trajets, charge les bagages, place les passagers ...On longe ensuite un lac aux eaux marron très foncées et à l'approche d'Arba Minch j' éprouve une vraie impression de plénitude en observant le paysage . Quel jardin d'Eden, des manguiers croulant sous les fruits jaunes et rouges, des papayes de partout, des champs de canne à sucre, des bananiers de toutes tailles, des plants d'ananas, et partout le long de la route des petits stands où l'on peut acheter ces fruits pour deux fois rien . Sintayew me disait qu'il y a parfois trois récoltes dans l 'années ici ! On s'approche d'Arba Minch et j'apperçois l'université sur les contreforts des monts Gugé, bien 10 km avant la ville et dominant le lac Abaya .Elle me fait bonne impression, malgré tout ce que Daniel a pu m'en dire et les quatre mois difficiles qu'il a passés ici . Arba Minch est une petite ville très agréable pour le voyageur . SEKELA est la ville basse et le centre vivant située à 1500 m environ ; SHESHA est la ville haute située sur un escarpement dominant les lacs Abaya et Chamo . Les hotels Bekele Mola et Swaynes sont idéalement situés pour le touriste en 4x4 autonomne mais pas pour le voyageur individuel . Daniel m'a réservé une chambre au tout nouveau Tourist hotel situé à Sekela . J 'arrive à le joindre sur son portable ; il n'y croit pas que je suis là ... Vers 14 h il arrive au tourist-hotel, jean et t-shirt impeccables, L'émotion est grande de nous rencontrer ici, juste quatre mois après le Milenium, si loin de sa ville natale de Bahir Dar, et je me demande comment fontionne le système universitaire dans ce pays, pour déplacer ainsi les étudiants de monde . L'après midi est aux retrouvailles dans cette ville aux confins du pays ... Daniel est amhara et ici on est aux portes des tribus Hamer, Karo, Bodi, Bana, Mursi et en plein territoire oromo ...des cultures totalement différentes ...un autre monde pour tout ces étudiants venus apprendre ici un métier qu'ils n'ont pas choisi et qui ne donnera du travail qu' à quelques uns d'entre eux . Les conditions de vie sont particulières : chaleur constante et parfois une heure de cours par jour seulement, ville à 10 kms ...Heureusement son portable a toujours plus où moins fonctionné ce qui nous a permis d'etre toujours en " life -line " durant ces 4 longs mois . Il fait très chaud à Arba Minch, 38 ° aujourd'hui ...mais c'est une journée mémorable : déballage des cadeaux, que nous n'avons pu lui envoyer ( les aurrait-il jamais reçus ? ), photos de France, album de notre dernière rencontre et longues discussions sur l'avenir ... Tentative internet en soirée : no working, Téléphone : 94 birs les 3 minutes meme si le répondeur décroche ... Incroyables ces prix débiles ...de France j'arrive à appeler notre filleul sur son portable pour 20 cents d'euro la minute ( quand le Network fonctionne bien sur ) grace à des cartes prépayées . Le soir je reçois un texto de mon épouse et de mon fils, ici aux portes des tribus ...A partir de ce jour je me suis adapté à la nourriture éthiopienne de base : injera, kitfo, etc ... et jamais je n'ai eu la moindre maladie durant tout mon séjour . Demain Daniel va régler ses problemes scolaires, j 'en profiterai pour organiser la visite du parc de NECHISAR et une ballade sur le lac Chamo et à partir d'après demain c 'est les vacances qui commencent ...
La France pantouflarde en matière de voyages? English translation pending
lu aujourd'hui dans Le Monde :
"Que sont les globe-trotteurs devenus ?
Qu'il est loin le temps où l'on pouvait partir le nez au vent sur les pistes du Sahara, dans la cordillère des Andes ou sur les bords du Mékong ! Désormais, qui prétend voyager hors des sentiers battus passe pour une tête brûlée ou un irresponsable. Le monde est dangereux, dit l'air du temps. Enigmatique et inamical. Le Rallye Paris-Dakar 2008 a été annulé. Des pays entiers sont marqués au fer rouge par le Quai d'Orsay, qui déconseille aux voyageurs de s'y risquer. Message reçu : les Français partent de moins en moins à l'étranger.
Indice de ce repli sur soi, les figures du coopérant et du routard ne font plus rêver. Dans le rôle du coureur de continents qui suscitait les vocations, il restait le "French Doctor", l'humanitaire intrépide et altruiste. Les mésaventures de L'Arche de Zoé au Tchad l'ont à son tour dévalorisé. Echaudé par cette affaire et par d'autres, le ministère des affaires étrangères se montre de plus en plus précautionneux. Dans leurs "conseils aux voyageurs", les services de Bernard Kouchner égrènent, pays après pays, les bonnes raisons de rester chez soi : "Le Bénin subit actuellement des coupures d'électricité fréquentes, inopinées, et parfois prolongées, y compris en ville, cause possible d'insécurité. (...) Il est en conséquence recommandé (...) d'éviter les trajets à pied." L'Afrique noire vue de mon 4 × 4... Thaïlande : "Durant les périodes pré- et post-électorales, il est recommandé de se tenir (...) à l'écart des rassemblements (...). Les violences se poursuivent au sud du pays. Un risque d'extension à Bangkok n'est pas exclu." Argentine : "Buenos Aires, parce qu'elle ressemble sous bien des aspects à Paris ou à Madrid, peut susciter un sentiment relatif de sécurité. Pour éviter tout désagrément, cette première impression doit être dépassée. L'insécurité est bien réelle en Argentine." Egypte, où Nicolas Sarkozy s'est aventuré en vacances, sous bonne escorte, il est vrai : "Comme l'ensemble des pays de la région, l'Egypte est exposée au risque terroriste, en particulier les stations balnéaires du sud du Sinaï." Le plus étonnant, c'est que cette suspicion généralisée, cette frousse officielle, englobe des pays que l'on croyait sans danger. Monaco, par exemple : "Quelle que soit la qualité du maintien de l'ordre mis en place par les autorités, il est toutefois exclu d'imaginer que ce pays soit à l'abri de tout acte terroriste, compte tenu de ses activités diplomatiques et des personnalités du monde de la finance, du sport et de la politique internationale qui y passent." Effroi sans frontières. Prétention, en même temps, de la France à l'universalité. Cette contradiction émousse, à force, notre expérience de l'autre, qui ne repose plus que sur des archétypes : damnés de l'Afrique subsaharienne, Asiatiques dopés à la mondialisation, Latinos aimantés par le Nord... A l'heure, justement, où il faudrait nuancer. L'excuse est toute trouvée : la planète serait un guêpier, sinon un coupe-gorge. Plus qu'hier ? Une tradition en tout cas s'est perdue, qu'illustraient pour le meilleur et pour le pire le colon et l'explorateur, le missionnaire et l'aventurier. Aujourd'hui, la plus bénigne épidémie de grippe aviaire, le moindre tremblement de terre survenus à des milliers de kilomètres de l'Hexagone mettent le "20 heures" de TF1 en émoi. Informés en temps réel des drames petits et grands surgis à l'autre bout du monde, les Français surréagissent. Ils sont de plus en plus casaniers. Ils voyagent moins. Selon la direction du tourisme, 11, 979 millions de Français sont partis à l'étranger en 2004 et seulement 11, 682 millions en 2005. En 2006 - derniers chiffres connus -, ils n'étaient plus que 11, 385 millions. Près de 600 000 Français ont ainsi renoncé à visiter un pays tiers en trois ans. En plus, ceux qui franchissent les frontières s'aventurent rarement très loin. Deux tiers de ces voyages (66 %) ont pour destination un pays européen ; 15, 5 % l'Afrique, le Maroc et la Tunisie surtout ; 7 % les Amériques ; et 5, 1 % l'Asie ou l'Océanie. CHACUN CHEZ SOI, CHACUN POUR SOI Ces chiffres le montrent : la France a de moins en moins le goût de l'ailleurs. On la savait hostile à l'immigration, sinon xénophobe. On la découvre pantouflarde. C'est que les deux sont liés, rejet de l'autre et repli sur soi. Alors que tombent les barrières douanières, l'incompréhension s'installe entre les peuples. Chacun chez soi. Chacun pour soi. Clash des civilisations en vue. Le principe de précaution, l'excès de précautions plutôt, donne corps à cette menace, tandis que la liste des pays à éviter s'allonge. Celle que le Quai d'Orsay tient minutieusement à jour en témoigne. Victimes expiatoires de cet ostracisme, les Mauritaniens et les Sénégalais s'alarment de l'annulation du Rallye Paris-Dakar pour cause d'attaque terroriste. Cette annulation - cet arrêt définitif peut-être - n'a guère ému les "bobos", qui se font, de loin, une idée moins pétaradante de l'Afrique. Blessé par tant d'indifférence, le cinéaste mauritanien Abderrahmane Sissako, auteur du film Bamako, a eu ce cri du coeur dans Libération : "Je vous invite à venir en Mauritanie comme nous avons continué à aller (...) à Madrid, à Londres, à New York après des attentats autrement meurtriers." Qui l'entendra ? Qui se risquera demain sur les rives du fleuve Sénégal d'où viennent les Soninké qui peuplent nos banlieues ? Que sont les globe-trotteurs devenus ? Les Rimbaud, les Ella Maillart, les Bruce Chatwin... Les élites de demain ne se reconnaissent plus dans ces icônes d'hier. Elles sont beaucoup plus popotes. Elles voyagent, bien sûr. Elles partent en vacances dans les Cyclades avec papa-maman ou émigrent à Barcelone pour une année Erasmus, façon L'Auberge espagnole du cinéaste Cédric Klapisch. Elles sont en stage HEC à la City ou font la plonge dans un pub de Dublin pour payer leurs études. Mais, comme leurs parents, elles connaissent mal le vaste monde, celui de demain, excepté la vieille Europe, miroir d'elles-mêmes. Il y a des exceptions, bien entendu, même si un indice ne trompe pas : ces clichés ont supplanté dans l'inconscient collectif l'image du soixante-huitard qui filait en 2CV Citroën jusqu'à Katmandou, ou celle du coopérant idéaliste, tout heureux d'échapper, à Tunis ou à Madagascar, au service militaire. Si ces stéréotypes sont à ce point répandus, s'ils ont pris tant de consistance, c'est pour nous inviter à nous interroger sur notre époque." Bertrand Le Gendre
Qu'en pensez-vous? Témoignages intergénérationnels, tentatives d'explication, réaction à chaud, à froid... Dialogue. Sur une question qui transpire régulièrement sur VF (jeunes contre vieux, "routards" contre "tout compris", "moi je" contre "vous vous"...)
Indice de ce repli sur soi, les figures du coopérant et du routard ne font plus rêver. Dans le rôle du coureur de continents qui suscitait les vocations, il restait le "French Doctor", l'humanitaire intrépide et altruiste. Les mésaventures de L'Arche de Zoé au Tchad l'ont à son tour dévalorisé. Echaudé par cette affaire et par d'autres, le ministère des affaires étrangères se montre de plus en plus précautionneux. Dans leurs "conseils aux voyageurs", les services de Bernard Kouchner égrènent, pays après pays, les bonnes raisons de rester chez soi : "Le Bénin subit actuellement des coupures d'électricité fréquentes, inopinées, et parfois prolongées, y compris en ville, cause possible d'insécurité. (...) Il est en conséquence recommandé (...) d'éviter les trajets à pied." L'Afrique noire vue de mon 4 × 4... Thaïlande : "Durant les périodes pré- et post-électorales, il est recommandé de se tenir (...) à l'écart des rassemblements (...). Les violences se poursuivent au sud du pays. Un risque d'extension à Bangkok n'est pas exclu." Argentine : "Buenos Aires, parce qu'elle ressemble sous bien des aspects à Paris ou à Madrid, peut susciter un sentiment relatif de sécurité. Pour éviter tout désagrément, cette première impression doit être dépassée. L'insécurité est bien réelle en Argentine." Egypte, où Nicolas Sarkozy s'est aventuré en vacances, sous bonne escorte, il est vrai : "Comme l'ensemble des pays de la région, l'Egypte est exposée au risque terroriste, en particulier les stations balnéaires du sud du Sinaï." Le plus étonnant, c'est que cette suspicion généralisée, cette frousse officielle, englobe des pays que l'on croyait sans danger. Monaco, par exemple : "Quelle que soit la qualité du maintien de l'ordre mis en place par les autorités, il est toutefois exclu d'imaginer que ce pays soit à l'abri de tout acte terroriste, compte tenu de ses activités diplomatiques et des personnalités du monde de la finance, du sport et de la politique internationale qui y passent." Effroi sans frontières. Prétention, en même temps, de la France à l'universalité. Cette contradiction émousse, à force, notre expérience de l'autre, qui ne repose plus que sur des archétypes : damnés de l'Afrique subsaharienne, Asiatiques dopés à la mondialisation, Latinos aimantés par le Nord... A l'heure, justement, où il faudrait nuancer. L'excuse est toute trouvée : la planète serait un guêpier, sinon un coupe-gorge. Plus qu'hier ? Une tradition en tout cas s'est perdue, qu'illustraient pour le meilleur et pour le pire le colon et l'explorateur, le missionnaire et l'aventurier. Aujourd'hui, la plus bénigne épidémie de grippe aviaire, le moindre tremblement de terre survenus à des milliers de kilomètres de l'Hexagone mettent le "20 heures" de TF1 en émoi. Informés en temps réel des drames petits et grands surgis à l'autre bout du monde, les Français surréagissent. Ils sont de plus en plus casaniers. Ils voyagent moins. Selon la direction du tourisme, 11, 979 millions de Français sont partis à l'étranger en 2004 et seulement 11, 682 millions en 2005. En 2006 - derniers chiffres connus -, ils n'étaient plus que 11, 385 millions. Près de 600 000 Français ont ainsi renoncé à visiter un pays tiers en trois ans. En plus, ceux qui franchissent les frontières s'aventurent rarement très loin. Deux tiers de ces voyages (66 %) ont pour destination un pays européen ; 15, 5 % l'Afrique, le Maroc et la Tunisie surtout ; 7 % les Amériques ; et 5, 1 % l'Asie ou l'Océanie. CHACUN CHEZ SOI, CHACUN POUR SOI Ces chiffres le montrent : la France a de moins en moins le goût de l'ailleurs. On la savait hostile à l'immigration, sinon xénophobe. On la découvre pantouflarde. C'est que les deux sont liés, rejet de l'autre et repli sur soi. Alors que tombent les barrières douanières, l'incompréhension s'installe entre les peuples. Chacun chez soi. Chacun pour soi. Clash des civilisations en vue. Le principe de précaution, l'excès de précautions plutôt, donne corps à cette menace, tandis que la liste des pays à éviter s'allonge. Celle que le Quai d'Orsay tient minutieusement à jour en témoigne. Victimes expiatoires de cet ostracisme, les Mauritaniens et les Sénégalais s'alarment de l'annulation du Rallye Paris-Dakar pour cause d'attaque terroriste. Cette annulation - cet arrêt définitif peut-être - n'a guère ému les "bobos", qui se font, de loin, une idée moins pétaradante de l'Afrique. Blessé par tant d'indifférence, le cinéaste mauritanien Abderrahmane Sissako, auteur du film Bamako, a eu ce cri du coeur dans Libération : "Je vous invite à venir en Mauritanie comme nous avons continué à aller (...) à Madrid, à Londres, à New York après des attentats autrement meurtriers." Qui l'entendra ? Qui se risquera demain sur les rives du fleuve Sénégal d'où viennent les Soninké qui peuplent nos banlieues ? Que sont les globe-trotteurs devenus ? Les Rimbaud, les Ella Maillart, les Bruce Chatwin... Les élites de demain ne se reconnaissent plus dans ces icônes d'hier. Elles sont beaucoup plus popotes. Elles voyagent, bien sûr. Elles partent en vacances dans les Cyclades avec papa-maman ou émigrent à Barcelone pour une année Erasmus, façon L'Auberge espagnole du cinéaste Cédric Klapisch. Elles sont en stage HEC à la City ou font la plonge dans un pub de Dublin pour payer leurs études. Mais, comme leurs parents, elles connaissent mal le vaste monde, celui de demain, excepté la vieille Europe, miroir d'elles-mêmes. Il y a des exceptions, bien entendu, même si un indice ne trompe pas : ces clichés ont supplanté dans l'inconscient collectif l'image du soixante-huitard qui filait en 2CV Citroën jusqu'à Katmandou, ou celle du coopérant idéaliste, tout heureux d'échapper, à Tunis ou à Madagascar, au service militaire. Si ces stéréotypes sont à ce point répandus, s'ils ont pris tant de consistance, c'est pour nous inviter à nous interroger sur notre époque." Bertrand Le Gendre
Qu'en pensez-vous? Témoignages intergénérationnels, tentatives d'explication, réaction à chaud, à froid... Dialogue. Sur une question qui transpire régulièrement sur VF (jeunes contre vieux, "routards" contre "tout compris", "moi je" contre "vous vous"...)
Rome-Naples-Capri English translation pending
Nous aimerions aller de Rome à Capri...Nous savons que nous devons prendre un ferry de Naples...
Quel est le chemin le plus économique pour se rendre à Naples de rome???
Ensuite, comment pouvons-nous visiter la cote amalfit...positano, etc...en bus, train???
Merci!
Karine
Ensuite, comment pouvons-nous visiter la cote amalfit...positano, etc...en bus, train???
Merci!
Karine
Sécurité en Thaïlande, les temps changent English translation pending
mercredi 28 novembre 2007
Assassinat – Une jeune touriste japonaise poignardée à Sukhothai.-
Une jeune touriste japonaise a été assassinée à l’arme blanche dimanche alors qu’elle visitait les ruines de la ville ancienne de Sukhothai, dans le nord du pays. Tomoko Kawashita, 27 ans, originaire d’Osaka, avait été vue pour la dernière fois à 7h du matin, alors qu’elle louait une bicyclette. Elle a été retrouvée morte vers 13h gisant près de son vélo dans une forêt près du site touristique. Elle aurait été volée puis égorgée à mort alors qu’elle tentait d’échapper à son agresseur selon la police citée par The Nation. Néanmoins, selon la presse locale, les policiers auraient retrouvé sur elle la somme de 3.000 bahts. Les médecins légistes ont évoqué des signes d’une possible agression sexuelle, mais ont fait savoir que des examens supplémentaires étaient nécessaires. La victime était arrivée la veille dans la ville pour assister au festival des lumières, Loy Krathong, pour lequel Sukhothai est réputée. La police a indiqué qu’il s’agissait d’un cas prioritaire car cette affaire risquait d’endommager l’image du pays. 60 policiers sont sur l’enquête et une récompense de 30.000 bahts est offerte à qui permettra d’arrêter le coupable. Toujours dimanche, un touriste hollandais a reçu trois coups de couteau à Phuket après avoir tenté de reprendre à son sac banane à un voleur à la tire. (www.lepetitjournal.com Bangkok) mercredi 28 novembre 2007
Thaïlande: gardez vos mains dans les poches English translation pending
Comme vous pourrez constater 8000 baths pour avoir touche/tripatouille une prostituee ( celles dans ces coins la sont du metier), un racket policier qui rapporte !bien sur ils partagent ensuite avec l'outragee.Ici tout se termine par de l'argent sous menace de prison si refus bien sur.
j'ai le souvenir d'un touriste qui avait gifle une petite conne de 15 ans qui lui avait balance lors de Songkram le nouvel an un plein seau d'eau dans une rue tranquille, donc pas un coin ou ca arrose il a eu des papiers endommages.Verdict policier 3000 baths pour l'outragee ! ou zonzon.
http://www.pattayadailynews.com/shownews.php?IDNEWS=0000004231
Vélo couché: dernières réflexions avant achat! English translation pending
Bonjour,
Vu le prix de l'engin, je ne veux pas avoir de regrets... je me pose encore quelques questions, en vue d'un voyage d'une douzaine de mois: Je préfère le guidon dessous, bien que ça braque moins. A part ça y-a-til d'autres inconvélients ? Fourche avant suspendue : risque de galère, mieux vaut aller au plus simple même si moins confortable ? V-brake suffisant si baggages + bonhomme < 110 kg ? saccoches spéciales vélo couché pour mieux répartir les poids (j'ai vu qu'elles revenaient plus vers l'avant, donc moins de poids sur la roue arrière ?) un cadre acier (nazca) est plus lourd en gros de 3 kg, mais a l'avantage d'être ressouder facilement. Mais sur les cadres des vélos actuels alu (azub, challenge ...) y a-t-il réellement des risques de casse ?
Merci pour vos réponses !
Merci pour vos réponses !
Rasage pendant une randonnée à vélo English translation pending
Bon, après les odeurs ( http://voyageforum.com/v.f?post=1304152; ), occupons-nous
maintenant du rasage en milieu naturel :)
Perso, je n'aime pas trop le rasoir éléctrique qui n'est en rien écolo. Idem pour les rasoirs jetables.
Pour moi, la moins pire des solutions reste la combinaison ciseaux/miroir/peigne pour simplement tailler une barbe à ras.
Mais les choses deviennent plus compliquées quand on ne veut pas du tout de barbe et qu'on veut se raser simple et écolo.
Quels sont vos trucs et astuces?
Perso, je n'aime pas trop le rasoir éléctrique qui n'est en rien écolo. Idem pour les rasoirs jetables.
Pour moi, la moins pire des solutions reste la combinaison ciseaux/miroir/peigne pour simplement tailler une barbe à ras.
Mais les choses deviennent plus compliquées quand on ne veut pas du tout de barbe et qu'on veut se raser simple et écolo.
Quels sont vos trucs et astuces?
Rencontre à Montpellier le 27 octobre 2007 English translation pending
Bonjour à tous,
Que diriez-vous d'une nouvelle rencontre à Montpellier?
Nous avions déjà organisé une rencontre à Saint Bauzille en décembre dernier, gros succès : plus de 50 participants, que des gens sympa, une foule d'expériences échangées, des idées de nouveaux voyages, un cercle d'amis élargi.
Nous pourrions fixer une date dans la dernière semaine d'octobre, un samedi soir, par exemple le 27/10 !
J'ai une idée sur un resto sympa à Villeneuve Les Maguelone (5km de Montpellier). Pour le samedi après-midi ou le dimanche matin, il y a juste à côté un parc d'aventures" : pont de singe, via ferrata, tyrolienne, etc...pour tous les âges et tous les niveaux ! Mais avec une règle du jeu : ne vous inscrivez que si vous êtes sûr de venir !
L'idée est lancée...à vos claviers
Amicalement,
Dan
Coordonnées de l'hôtel Cleopatra à Petra? English translation pending
Bonjour à tous,
Quelqu'un a-t-il l'e-mail de l'hôtel Cleopatra à Petra ? J'ai utilisé celui figurant dans la GDR sur la Jordanie, j'ai fini en Grèce ....
Merci d'avance
Laurent
Quelqu'un a-t-il l'e-mail de l'hôtel Cleopatra à Petra ? J'ai utilisé celui figurant dans la GDR sur la Jordanie, j'ai fini en Grèce ....
Merci d'avance
Laurent
Marchés forains en Irlande? English translation pending
Bjr à tous; je suis à la recherche d'infos sur les marchés forains en Iralande; Y a t-il beaucoup de marchés forains? sont-ils couverts ou aérés? sont-ils trés fréquentés? est-ce que les plats cuisinés se vendent bien? Bref tous ce qui se rapporte aux marchés comme infos m'interesse. Je vous remercie d'avance.