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Nager avec des dauphins mais pas si ils sont en captivité! (croisière aux Caraïbes) English translation pending
Bonjour,
Depuis le mois de décembre , j'ai lu de nombreux cr de croisières aux Caraïbes pour préparer la mienne qui a déjà eu lieu .
Je relève dans de nombreux textes que beaucoup de voyageurs souhaitent faire l'excursion : nager avec des dauphins .
Pour beaucoup , c'est déjà fait , la saison se termine . D'autres y pensent déjà pour l'an prochain .
S'il s'agit de nager en pleine mer avec des animaux en liberté, pas de problème , vous ne leur nuirez pas .
Cependant, si , et c'est comme ça la plupart du temps, vous vous rendez dans un delphinarium, vous devez le faire en connaissance de cause .
Ça se passe comment ? vous payez (cher) une rencontre d'une demi-heure avec une bête captive , qui vous tractera dans le bassin , fera quelques sauts et vous aurez l'énorme bonheur de l'"embrasser" . Pratique humaine et non animale , vous en conviendrez .
J'en entends beaucoup prétendre que c'est le rêve de leur vie , et là , je tique : si c'est un rêve, c'est qu'ils admirent et aiment ces animaux sauvages, ... normalement.
Alors, avant de partir , il faut savoir que vous contribuerez à la maltraitance de ces animaux que vous prétendez aimer, vous, vos enfants aussi ...
Ils ont été capturés alors qu'ils faisaient partie d'un groupe, de leur famille , souvent massacrée pendant ce moment .(voir le film The cove qui raconte le massacre annuel de ces animaux dans une baie japonaise ; les plus beaux spécimens y sont choisis et "épargnés")
Désemparés, totalement malheureux sans leurs proches , ils sont envoyés dans les divers delphinariums qui s’ouvrent à vitesse grand V dans les îles des Caraïbes parce que ça rapporte beaucoup .
Ensuite, on les dresse : habitués à avaler beaucoup de poissons en peu de temps pour être rassasiés , on va au contraire les rationner , pour qu'ils obéissent , et finissent par faire ces tours qui plaisent tant et donnent l'impression qu'ils sont heureux .Ben oui , ils sourient comme nous .Donc ils sont contents .
Heureux ? Affamés oui . Un poisson si le tour est bien fait .
Puis viennent les touristes dans la piscine : entre 10 et 20 par demi-heure , toute la journée , et toujours le même cirque : le tour de bassin , le "bisou" , et un petit poisson à la clé .
Et leur vie à eux ???? Dans un bassin malpropre , souvent souillé par leurs excréments, ils tournent . Leur sonar leur renvoie des échos insupportables à cause du béton alentour . Ils meurent plus vite , ne se reproduisent plus , ou accouchent de bébés morts-nés. Certains deviennent fous, agressifs ... mais ça rapporte . Et c'est facile à remplacer .
Vous les aimez vraiment ?
Oubliez la sortie dauphins , "spectacle" méprisable de la souffrance animale à laquelle VOUS pourriez contribuer.
Désolée si ce message déplaît mais je suis révoltée par ces pratiques . Au moins , ceux qui l'ignoraient ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas.
Anne
Paris - Vietnam via Kuala Lumpur par Malaysia Airways English translation pending
En prévision d'un circuit au Vietnam commençant le 22 mars 2013, nous sommes en quête d'infos sur la compagnie "Malaysia Airways".
Nos vols : Paris CDG --> Hanoi, via Kuala-Lumpur (21-22 mars) Saigon --> Paris CDG, via Kuala-Lumpur (5-6 avril)
Quelqu'un du forum a-t'il déjà effectué de tels vols ? Quels sont les avions utilisés sur cette ligne ? ( B 777 ; B737-800 ; A 380 ) ? Quelle configuration de sièges ? ( 2-5-2 ou autre) ? Quelles sont les meilleures places ? Peut-on réserver ses places par internet ? (donc avant l'enregistrement)
Tout renseignement /conseil sera bienvenu ...
Avec nos remerciements anticipés et ...
Bien cordialement
Quelqu'un du forum a-t'il déjà effectué de tels vols ? Quels sont les avions utilisés sur cette ligne ? ( B 777 ; B737-800 ; A 380 ) ? Quelle configuration de sièges ? ( 2-5-2 ou autre) ? Quelles sont les meilleures places ? Peut-on réserver ses places par internet ? (donc avant l'enregistrement)
Tout renseignement /conseil sera bienvenu ...
Avec nos remerciements anticipés et ...
Bien cordialement
Jour 1 à aujourd'hui au Panama English translation pending
Voyage au Panama du 10 janvier au 17 mai 2013.
Jour 1 : 10 janvier 2013.
Tout se déroula à merveille. Nous avons payé $650.00 (en dollars canadiens) par personne avec American Airlines. Cette compagnie offrait le tarif le moins onéreux à la date à laquelle nous avons fait notre réservation avec Expedia soit vers octobre 2012. Le départ de l’aéroport Trudeau de Montréal fut à l’heure prévue soit vers 6h30. Une escale à Miami et notre arrivée a Panama city à 15h05 comme prévue. Un point positif avec American Airlines est que vous pouvez choisir vos sièges directement sur leur site après avoir fait votre réservation. Plus vous réservez tôt plus vous avez de choix bien entendu. Notez que vous devez débourser pour vos repas avec American Airlines. Nous avions réservé au préalable avec un site très connu pour les Hostels, 3 nuits au Residencial Cibeles de Panama city, un petit hôtel charmant que nous recommandons fortement. Nous y sommes finalement demeurés pour 9 nuits.
Nous étions dans notre chambre autour de 16h15. Le Residencial Cibeles offre le service de navette gratuite ce qui est un gros atout car un taxi coûte 25 dollars selon mes sources sûres. La durée du trajet de l’aéroport à notre hôtel dans le quartier Calidonia fut d’approximativement 30 minutes. Nous revenons d'une aventure fabuleuse de 14 jours dans le magnifique Darien.
Nous partons ce matin pour découvrir la partie ouest du pays.
Notre voyage débuta ainsi et se poursuit toujours aussi agréablement en date du 3 février 2013.
À suivre………….
Jour 1 : 10 janvier 2013.
Tout se déroula à merveille. Nous avons payé $650.00 (en dollars canadiens) par personne avec American Airlines. Cette compagnie offrait le tarif le moins onéreux à la date à laquelle nous avons fait notre réservation avec Expedia soit vers octobre 2012. Le départ de l’aéroport Trudeau de Montréal fut à l’heure prévue soit vers 6h30. Une escale à Miami et notre arrivée a Panama city à 15h05 comme prévue. Un point positif avec American Airlines est que vous pouvez choisir vos sièges directement sur leur site après avoir fait votre réservation. Plus vous réservez tôt plus vous avez de choix bien entendu. Notez que vous devez débourser pour vos repas avec American Airlines. Nous avions réservé au préalable avec un site très connu pour les Hostels, 3 nuits au Residencial Cibeles de Panama city, un petit hôtel charmant que nous recommandons fortement. Nous y sommes finalement demeurés pour 9 nuits.
Nous étions dans notre chambre autour de 16h15. Le Residencial Cibeles offre le service de navette gratuite ce qui est un gros atout car un taxi coûte 25 dollars selon mes sources sûres. La durée du trajet de l’aéroport à notre hôtel dans le quartier Calidonia fut d’approximativement 30 minutes. Nous revenons d'une aventure fabuleuse de 14 jours dans le magnifique Darien.
Nous partons ce matin pour découvrir la partie ouest du pays.
Notre voyage débuta ainsi et se poursuit toujours aussi agréablement en date du 3 février 2013.
À suivre………….
Récit de voyage au Chili en passant par la Patagonie argentine English translation pending
De Buenos Aires à Bariloche
Dès sa descente de taxi au Retiro, terminal de bus de la capitale argentine, elle se dirige vers les nombreux guichets qui affichent tous leurs destinations. Bariloche direct en vingt-cinq heures. Départ douze heures trente. Juste le temps de se restaurer d'un poulet-frites-coca que le départ est annoncé. Assise au premier étage, place panoramique, semi-cama, l'aventure commence. Quelle joie de retrouver cette atmosphère printanière et le soleil qui rend tout plus beau. Elle ne pense déjà plus au brouillard et à la grisaille de sa ville natale dans le sud-ouest de la France. Il fait beau, les gens sont souriants.
A sa droite, deux jeunes touristes belges révisent leurs cours d'espagnol. Elles viennent pour six mois en Argentine perfectionner leur langage et leur première halte se situe dans une ferme près de Bariloche. Elles vont travailler quatre heures par jour en échange de l'hospitalité. La plus jeune semble plus inquiète car elle n'arrête pas de manger des bonbons.
La route est droite, longue, très longue. De chaque côté c'est la pampa avec ses troupeaux de vaches. Des nids de cigognes sont perchés en haut des pylones électriques. Elles parcourent ainsi des centaines de kilomètres sans voir une seule maison. De temps à autre, on devine au loin une estancia abritée par un bosquet d'arbres. Le paysage se déroule ainsi pendant des heures. Cette monotonie n'est entrecoupée que par le vue de pique-boeufs, de poules d'eau, de rapaces, d'autruches, de portails aux croisillons blancs, de plaques indiquant le nom des estancias et de barbelés. Ce grand pays d'élevage est clôturé : d'un côté l'Atlantique, de l'autre la Cordillère des Andes, à l'intérieur des milliers de kilomètres de fil de fer barbelé.
Au petit matin, des haies de peupliers penchés bordent la route, l'herbe est plus verte. La pampa a laissé place à un environnement moins désertique. Au loin, quelques sommets enneigés apparaissent derrière d'immenses forêts. La route devient plus sinueuse et pentue. Le soleil se reflète dans les eaux du lac Nahuel Huapi. Bariloche est en vue.
Cette région de Patagonie ressemble à notre Suisse voisine et doit sa spécialité, le chocolat, aux premiers habitants d'Europe venus s'installer ici au début du vingtième siècle.
Un colectivo (bus de ville) conduit Marie au centre-ville. La fatigue commence à se faire sentir et l'on peut lire sur son visage les traits d'une touriste qui vient de voyager quarante heures non-stop depuis Toulouse-Blagnac. Après un rapide coup d'oeil au plan de la ville, elle se dirige quatre cuadras (carrefours) plus haut vers l'hospedaje San Francisco. La patronne l'accueille avec un large sourire et lui souhaite la bienvenue. Marie n'a qu'une envie : se doucher et dormir.
Au réveil, le lendemain matin, elle allume le poste de télévision et la nouvelle tombe : l'ex Président Kirchner, époux de Cristina, la Présidente actuelle, vient de décéder à El Calafate. Son coeur malade vient de lâcher à l'âge de soixante et un ans. Sur chaque chaîne les images tournent en boucle, montrant tour à tour la Casa Rosada et la foule effondrée venant soutenir la veuve. “Fuerza Cristina” “Nous t'aimons”, autant d'inscriptions accrochées aux grilles du palais présidentiel montrent que le peuple s'identifie à la douleur de cette famille. Des bouquets de fleurs sont déposés sur les trottoirs. Les journalistes interviewent les mères éplorées. On montre aussi l'avion présidentiel qui s'apprête à décoller pour la Patagonie et les silhouettes de Madame Kirchner-mère, de sa soeur et de son épouse. L'Argentine toute entière est frappée par une immense émotion.
Comme pour ajouter à cette peine c'est le jour du recensement national. Consignes sont données de rester chez soi. Les magasins sont fermés, la ville est déserte. Par bonheur, vers vingt heures, les commerces rouvrent et Marie se jette sur la première confiserie venue pour acheter une livre de chocolats. Tout en dégustant les spécialités barilochiennes, elle fait du lèche-vitrine. Les magasins de sport sont nombreux de part et d'autre de la rue Mitre et O'Connor, les deux principales artères de la ville. Dans la journée, elle a eu le loisir de flâner le long du lac, prenant plusieurs photos. Le contraste entre le jaune des genêts et le bleu du lac, avec pour toile de fond un ciel azur rempli de gros nuages blancs, lui donne envie d'immortaliser ce paysage. Elle a également fixé la Cathédrale au style gothique, les chalets en bois bordant le lac, la Place des Armes avec ses canons, l'office du tourisme, ancienne maison coloniale pouvant rappeler l'Alsace. Deux saint-bernard tenus en laisse par leurs maîtres attendent les photographes. Le musée de la Patagonie attire son attention. Demain, elle viendra le visiter.
Aujourd'hui Marie a prévu une randonnée à Los Coihues, malgré la pluie annoncée. Le colectivo n°50 la dépose à une vingtaine de kilomètres plus haut, à l'entrée du parc. Cette balade va lui permettre de découvrir la flore de cette région. Elle emprunte le sentier de randonnée qui longe le lac Guttierez et s'arrête parfois sous les arbres pour se protéger de la pluie fine. Ce sont des coihues ou des robles à petites feuilles persistantes et brillantes semblables à du houx. De beaux chalets en bois bordent le sentier. Etonnée de trouver des bambous à cette altitude, Marie repense à son dernier voyage au Vietnam dans la région de Sapa. La pluie se calme et laisse place à un timide soleil. Elle arrive à un carrefour : à droite, cascade de los Duendes (gnomes), à gauche, Mirador (point de vue). Marie décide d'aller d'abord voir la cascade. La forêt s'épaissit et de longues barbes de vieux dansent sous les mélèzes, signe de bonne santé de la forêt. Cet endroit est magique. Les essences nouvelles éveillent la curiosité de la randonneuse, comme le ciruelillo, sorte de chèvre-feuille aux fleurs orange. Elle aperçoit aussi des chincols, petits oiseaux semblables aux moineaux. Quelques piverts martèlent les troncs d'arbres à la recherche de quelque nourriture. Le bruit de la cascade se fait de plus en plus fort. L'air est frais et humide mais la marche réchauffe Marie et son coeur est léger. Elle se plaît à chantonner et apprécie cette communion avec la nature. Elle aime poser ses mains sur les troncs d'arbres, caresser les mousses et lichens, s'excuser parfois lorsqu'elle est obligée de fouler les herbes. Ce comportement naturel n'est réprimé que par la vue d'un couple qui a fait une halte pour boire un maté. Par politesse, elle accepte gentiment l'invitation à partager cette boisson nationale qu'elle apprécie peu. Ces argentins sont heureux de discuter avec une touriste française.
L'ascension vers le Mirador est plus accidentée, surtout à l'approche du sommet où le sentier se transforme en escalier de marches naturelles de pierres. De magnifiques orchidées jaunes parsèment le chemin. Marie ne peut s'empêcher de pousser un cri d'exclamation lorsqu'elle découvre le panorama. Les cimes enneigées se confondent avec les gros nuages blancs qui se reflètent dans les eaux du
lac. Des condors planent dans le ciel, apparaissant et disparaissant tour à tour derrière les montagnes. Tout ici respire l'harmonie et la paix et un sentiment presque religieux envahit Marie.
CROISIERE EN PATAGONIE CHILIENNE Marie a réservé depuis la France une croisière Navimagreliant Puerto Montt à Puerto Natales, au Chili. Pour bénéficier du tarif basse-saison, elle a un impératif : être sur le lieu du départ le vendredi avant le premier novembre. Elle serait bien restée plus longtemps dans la région des sept lacs pour profiter des forêts d'alerces et d'arrayans, des ciels changeant au gré du vent, des randonnées en montagne et des parrillas le soir au dîner. Lorsqu'elle a traversé la frontière et s'est retrouvée au Chili, Marie s'est sentie envahie de joie : elle était à moitié chez elle. De l'autre côté de la Cordillère, certains paysages lui rappelaient le bocage normand : des pommiers en fleurs, des vaches noires et blanches, de l'herbe verte, des prés clôturés par des haies d'arbres, des maisons en bois. C'est donc le vendredi vingt neuf octobre, vers seize heures, que le bateau largue les amarres.A bord il y a cent vingt cinq personnes, touristes et employés compris. De gros camions ont été chargés à l'aide de puissants ascenseurs. La corne de brume se fait entendre, le drapeau chilien bleu, blanc, rouge étoilé flotte au vent, de grosses cordes de chanvre sont enroulées aux bittes d'amarrage, la cheminée crache une fumée noire. Les touristes, appuyés au bastingage, caméras au poing, immortalisent ces moments d'effervescence. Le bateau prend sa vitesse de croisière et s'élance dans le Seno Reloncavi, baie protégée de chaque côté par des terres. A droite Calbuco, à gauche Hornopiren. La mer est calme, le soleil brille, l'ambiance à bord est décontractée et des affinités se créent entre les voyageurs selon leur pays d'origine. Il y a beaucoup de français, des espagnols, des allemands, des anglais, quelques italiens, des chauffeurs et ouvriers chiliens qui se regroupent à table pour jouer aux cartes. Chacun a retrouvé ses bagages dans les couloirs, au pied des cabines-dortoirs. Deux services de cafétéria assurent la restauration à bord. La nuit commence à tomber. Marie sympathise avec un jeune couple toulousain, Sophie et Cédric, qui achèvent leur tour du monde ici au Chili. Le jour suivant deux animateurs présentent le programme en anglais et en espagnol. Suit un diaporama sur la flore et la faune de la Patagonie. Un écran TV affiche la position du navire et Marie suit avec attention ces indications sur sa carte : 73° de longitude, 45°Sud de latitude (juste à l'opposé de Bordeaux qui se situe à 45° Nord) Nous sommes dans le canal Moraleda. A droite, une multitude d'îles inhabitées, très découpées. A gauche l'Ile Magdalena. Le paysage est de toute beauté. Les mouettes, les goélands et les albatros se détachent sur le gris du ciel, parfois entrecoupé de rayons de soleil. C'est magique, féérique. Après avoir franchi le canal Chacabuco, le bateau arrive dans les eaux plus agitées de l'Océan Pacifique. Les voyageurs ont été prévenus la veille qu'il y aurait beaucoup de tangage et de roulis, surtout dans le golfe de Penas. Marie a prévenu le mal de mer à l'aide de cachets homéopathiques. Les espaces communs se vident peu à peu, les visages palissent et une odeur désagréable envahit les coursives. Marie, amusée, constate que les hommes sont plus sensibles que les femmes à ce phénomène. La soirée s'achève ainsi dans un calme tout relatif. Est-ce l'effet du médicament ou du bercement du bateau, Marie a passé une très bonne nuit. Au petit matin, le micro informe les passagers que le bâtiment a quitté l'Océan et navigue à présent dans le canal Messier, plus calme. De chaque côté de magnifiques fjords et, récompense due à l'avance prise, un arrêt est prévu au pied du glacier Tampanas (48°42 Lat S) Bien emmitouflés dans leurs vêtements chauds, têtes cagoulées, mains gantées, les touristes se précipitent à babord pour admirer le glacier. Une immense bande de glace se jette dans les eaux glacées. Quelques icebergs se sont détachés et dansent sur les vagues. On dirait une glace norvégienne. Malgré l'air glacial qui rougit les visages, on peut lire la joie de partager un spectacle hors du commun. Une escale de deux heures est prévue à Puerto Eden pour ceux qui le désirent. L'occasion sera donnée à Marie de découvrir la flore de l'île Wellington. Les terres sont battues par les vents et seules quelques fétuques poussent aux pieds d'arbustes piquants aux fleurs jaunes, les calafates. Cet arbrisseau donne des baies violettes en automne dont on fait de délicieuses confitures. La tradition dit que celui qui mange ces fruits reviendra en Patagonie! Chaque maison, ou plutôt cabane en bois, a son lopin de terre bien travaillé. La terre est noire, volcanique. Quelques barques colorées sont ancrées au port. Il y a même un collège flambant neuf et l'accès à internet. Tout au long du sentier, des boutiques d'articles artisanaux permettent aux habitants isolés de survivre. Pas de mendicité ici mais de la dignité, la dignité d'un peuple fier. Cet arrêt bi-hebdomadaire permet le ravitaillement de ce petit port de pêche en produits de première nécessité. Le débarquement à Puerto Natales se fait sous la pluie. Les plus jeunes et sportifs projettent de faire un trek de plusieurs jours dans le célèbre Parc de Torres del Paine. Quant à Marie ce sera juste une ville-étape. Elle en profite pour visiter les lieux en fin de journée lorsque la pluie a cessé. Elle revient au port où une famille de majestueux cygnes blancs à cols noirs attire son attention. C'est aujourd'hui le premier novembre, les magasins sont fermés. Sur la route du cimetière elle photographie les petites maisons colorées et leur devant de porte bien clôturé. Les pelouses sont recouvertes de pissenlits formant un épais tapis jaune. Quelques massifs de tulipes et de pivoines la renvoient à son jardin lointain. Là-bas, tout doit être en sommeil et elle apprécie la chance d'être à l'autre bout du monde en ce moment. Le jour suivant, Marie se retrouve deux cents kilomètres plus bas, dans la ville la plus australe du Chili, Punta Arenas. Des maisons aux toits de tôle peints de couleurs vives lui rappellent les ports norvégiens du Spitzberg, à latitude inverse, même paysage. Est-ce par hasard que Marie se sent déboussolée dans ces contrées? Son sens inné de l'orientation lui fait défaut. Elle interprète toujours en sens opposé les plans de son guide et doit demander son chemin aux passants. Elle regrette de ne pas avoir emporté une boussole dans ses bagages. C'est donc après plusieurs kilomètres d'errance que Marie arrive au Residencial Roca, avenue Magellan. C'est une belle bâtisse coloniale pleine de charme, tenue par deux soeurs septuagénaires. La chambre est spacieuse, les plafonds très hauts, le lit confortable. A deux pas se trouve la Place des Armes très animée en cette fin d'après-midi printanière. Un groupe de collégiens en uniforme bleu-marine et blanc posent pour elle au pied de la statue du célèbre navigateur. Des boutiques sur roulettes exposent les articles artisanaux faits de laine du pays : bonnets, pulls, écharpes, porte-clés, bijoux. A l'approche du fameux Détroit de Magellan, Marie ne peut s'empêcher d'avoir une pensée émue pour ses lointains ancêtres les portugais, découvreurs et aventuriers courageux. Le lendemain une excursion la conduit dans la pingouinerie de Seno Otway, à bord d'un minibus. Une heure de route où elle peut observer les guanacos broutant les herbes de la steppe, des troupeaux de moutons paissant tranquillement, quelques nandous et des condors. Cette région très aride, balayée par des vents violents, est une réserve naturelle pour les manchots de Magellan, reconnaissables à leur double collerette noire. C'est la période de la couvaison et les parents veillent à tour de rôle sur leurs oeufs enfouis au fond des trous, à même le sable. Au loin, un panorama spectaculaire s'offre à ses yeux : les massifs enneigés de la Terre de Feu. LE PERITO MORENO ET LE FITZ ROY Prochaine destination : El Calafate et le Perito Moreno. Après une brève escale à Rio Gallegos, passage obligé pour rejoindre en bus cette région d'Argentine si célèbre grâce à son glacier, Marie arrive au terminal d'El Calafate au milieu de l'après-midi. Elle n'a qu'une centaine de mètres à parcourir pour se rendre à l'albergue du lago argentino. Cet endroit est très touristique et elle n'est pas étonnée de trouver beaucoup de routards. Heureusement, il reste un lit disponible en chambre individuelle, en cellule plutôt. La pièce mesure deux mètres cinquante sur un mètre cinquante à peu près. Une petite fenêtre en hauteur laisse passer un peu de lumière. Les douches et les lavabos communs se trouvent au fond du bâtiment. Il y a une cuisine équipée à la disposition des clients et Marie, lasse des sandwichs jambon–beurre–pain de mie et des poulet-frites va en profiter pour se cuisiner de bons petits plats qui attireront l'odorat du réceptionniste et des co-pensionnaires. Comme à chaque fois qu'elle arrive dans une nouvelle ville, Marie prend l'atmosphère des lieux en arpentant les rues toujours tracées sur le même modèle, en quadrillage. De beaux magasins, restaurants et cafés se trouvent de chaque côté de l'avenue du général San Martin. Elle entre dans un cyber café pour consulter ses mails et envoyer quelques photos à sa famille et à ses amies. Il fait beau, l'air est frais et elle se réjouit d'être là, consciente du privilège qu'elle a. En remontant vers l'auberge, elle s'arrête au terminal pour acheter son billet pour le lendemain à la compagnie Caltur qui assure l'aller-retour pour le Perito Moreno. C'est donc le lendemain à neuf heures que le bus quitte la ville pour une heure de route à destination du mythique glacier. Le soleil brille, une belle journée s'annonce. Marie est stupéfaite à la découverte de l'imposant spectacle qui s'offre à elle du haut des passerelles. Des kilomètres de passerelles bien sécurisées zigzaguent face au monstre de glace, permettant aux visiteurs de le voir sous plusieurs angles. Tout à coup, un bruit d'explosion la stoppe sur place. Un gros bloc vient de se détacher du front, entraînant d'immenses remous dans les eaux du lac. Elle retrouve la même végétation qu'au Chili, à même latitude : les ciruelillos et les calafates. Quelques rouges-gorges sautillant de branche en branche viennent rompre le silence de leur chant aigu. L'atmosphère est irréelle. Ce glacier avance de deux mètres par jour en été, sous l'action du soleil qui réchauffe les glaces, et des vagues qui viennent miner la base de l'édifice. D'énormes icebergs se détachent et flottent à la surface des eaux turquoise. Les rayons du soleil éclairent d'immenses failles verticales d'un bleu électrique. L'ensemble ressemble à une cathédrale ou à un château-fort dont les créneaux se découpent sur le ciel limpide. Des traces brunâtres alternent avec un blanc-bleuté d'une pureté extraordinaire : on dirait un gâteau marbré. Ces strates sont constituées de sédiments et il est facile de dater l'épaisseur de neige compactée. Plus loin on aperçoit une arche et des cavernes. Le dessus ressemble à de la crème chantilly que l'on aurait dressé à l'aide d'une poche à douille. Marie ne peut s'empêcher de méditer devant ce spectacle hors du commun, faisant le vide dans sa tête et prenant toute l'énergie de ce lieu grâce à une respiration contrôlée. Le soir, Marie réserve une excursion pour découvrir les glaciers Onelli, Spagazzini et Perito Moreno depuis le lac Argentine. Arrivée à l'auberge, elle partage son plat de langoustines avec des touristes rencontrés sur le paquebot de croisière, et raconte sa journée passée devant le fabuleux glacier. Certains ont fait aujourd'hui l'excursion sur le lac et en sont revenus vraiment enchantés. Elle aime ces échanges autour d'un bon plat et d'un bon verre de vin argentin. Les conseils et les avis sur telle ou telle destination sont toujours bons à prendre, même si le temps très variable en Patagonie, peut influer sur l'appréciation de chacun. A sept heures du matin, un minibus vient prendre les touristes à l'auberge pour les conduire à Puerto Banderas, lieu de départ de l'excursion. Une longue file d'attente s'étire avant de pénétrer, après acquittement des droits d'entrée au parc, sur les quais. Les visiteurs se répartissent par groupe d'une cinquantaine de personnes dans les nombreux catamarans ancrés au port. A nouveau, Marie entend parler plusieurs langues, et une charmante hôtesse annonce la bienvenue à bord. C'est sous le soleil matinal que le bateau s'élance. Les passagers, cameras et appareils photos en main, se massent sur les plats-bords pour ne rien perdre du spectacle unique qui se déroule sous leurs yeux. A tribord ce sont des montagnes de granit rouge qui contrastent avec le bleu-vert des eaux du lac. Puis, deux heures après ils aperçoivent les premiers îlots de glace. Le glacier Onelli est en vue. Moins impressionnant que le géant mais tout aussi beau. Chacun se plaît à imaginer une forme : un gros palmipède, une baleine, un navire, une maison de Schtroumfs. Les lunettes de soleil haute protection sont indispensables pour éviter les brûlures et une odeur de crème solaire se dégage des visages rougis par le froid. Des cris d'exclamation se font entendre de part et d'autre. Il règne une atmosphère de joie et les amateurs de photos se régalent, prenant cliché sur cliché pour la postérité. Le bateau redémarre et l'hôtesse annonce le prochain glacier aux environs de midi. Frigorifiés par l'air glacial, les passagers rentrent à l'intérieur pour se réchauffer. Marie s'assied près d'une argentine et entame une conversation par politesse. Cette personne suit, avec un groupe de collègues, un stage de formation à El Calafate et en profite pour faire du tourisme dans cette région si belle. Marie apprend beau-coup de choses sur la vie quotidienne des argentins et son interlocutrice semble ravie de discuter avec une française. Un service de boissons et de sandwichs permet aux touristes de se restaurer. Aux abords du second glacier, le Spegazzini, on retrouve la même effervescence. Celui-ci est très imposant, son front mesure plusieurs mètres. Toujours des dizaines d'icebergs d'un blanc immaculé en haut et bleuté à la base. Quand on pense que seule la partie émergée est visible on réalise avec peine que la partie immergée est dix fois supérieure. Ce lac, le plus grand d'Argentine, mesure près de six cents mètres au plus profond. Le passage vers l'Upsala étant bloqué par les glaces, une approche au pied du Perito Moreno est proposée. Une pluie glaciale se met à tomber, obligeant les touristes à regagner la pièce chauffée à l'intérieur. C'est donc en début d'après-midi que Marie fait face à une barrière de soixante mètres de hauteur. La vue d'en bas est encore plus impressionnante. Plusieurs ruptures se produisent dans un bruit d'enfer. Les remous font dangereusement bouger le bateau. Les fenêtres lumineuses ont disparu laissant place à des failles verticales de couleur grise ou noire. L'omelette norvégienne s'est transformée en un redoutable fantôme. Hier, sous le soleil et vu d'en haut, le glacier était féérique, aujourd'hui, sous la pluie et vu d'en bas il est dantesque. Après une bonne nuit Marie prend le bus pour El Chalten, situé à trois heures de route plus au nord. Le même paysage de steppes se déroule : ci et là quelques guanacos et choiques semblables à des autruches, affrontent le vent glacial. Elle regarde la cordillère enneigée se dessinant au loin sur un ciel azuré parsemé de gros nuages blancs, lorsque soudain, le Géant s'offre à elle. Elle l'a déjà vu en photo, mais le voir en vrai la remplit d'une immense joie et du sentiment d'être privilégiée. Cette dent de granit émerge des montagnes et son sommet joue à cache-cache avec les nuages. Le Fitz Roy grossit de plus en plus. Ses couleurs changent au gré de la lumière, passant du gris bleuté au rose tendre. La neige recouvre les flancs, le sommet est dénudé, battu par les vents. L'arrêt du bus devant le Maison d'information du Parc lui permet de se renseigner sur les diverses randonnées à effectuer et, passionnée par les plantes, elle achète un dépliant sur la faune et la flore de cette région. Chaque groupe est accueilli par des animateurs qui donnent les règles à suivre pour respecter l'environnement et signaler le risque de se trouver face à face avec un puma! Les empreintes de daims doivent être signalés également. Des consignes de sécurité sont données afin d'éviter les accidents. El Chalten est un tout petit village s'étendant dans la vallée. Il reçoit des amateurs de randonnées et des andinistes chevronnés de tous les pays. C'est à l' Auberge Patagonia qu'elle trouve un lit dans un dortoir prévu pour quatre personnes. Comme dans toutes les auberges il y a une cuisine équipée, une salle à manger et beaucoup de routards. Ici aussi, les prés regorgent de fleurs jaunes de pissenlits. L'accueil est très chaleureux. Marie partagera sa chambre avec une allemande et deux autrichiens. Après un déjeuner composé d'une soupe de citrouille et de blanc de poulet frit, elle décide de se rendre au Mirador, en direction de la Laguna Capri. Le sentier grimpe sévèrement dès le début. Elle doit s'arrêter pour reprendre sa respiration à plusieurs reprises et elle profite de ces haltes pour se retourner et admirer le village : des toits de tôle de couleur bleue, verte, rouge, jaune rendent ce petit village très gai. Le soleil brille mais un vent glacial souffle. La forêt de hêtres atténue son effet. Au bout de deux heures de marche entrecoupées de pauses, le sentier est à découvert et un spectacle hors du commun s'offre à Marie : un couple de condors plane au-dessus d'elle. Elle s'amuse à les suivre à la jumelle et observe le travail des rémiges. Trois battements d'ailes et la levée des rémiges leur permet de se diriger. Ont-ils aperçu une proie? Leur cercle s'agrandit de plus en plus et ils disparaissent derrière les montagnes. Des mottes buissonnantes, épineuses et flamboyantes parsèment l'herbe rase. Ce sont des mata guanaco. Les fleurs ne s'épanouissent pas, ce sont des boutons en forme d'ogives de couleur rouge-orangé qui contrastent avec le vert des prés, le bleu du ciel et le blanc de la neige au loin. Une barre rocheuse s'élève: le Fitz Roy. Il se dresse, majestueux. Marie a une pensée émue pour Lionel Terray qui l'a gravi en 1952. Quel courage! A côté, elle se sent toute petite. On dirait une canine dressée qui s'élève à près de 3 500 mètres d'altitude. Les indiens l'avaient surnommé “le volcan” en raison des nuages gris qui le recouvrent souvent comme de la fumée qui s'échapperait d'un volcan. Heureusement, cet après-midi, elle peut l'admirer et le photographier dans toute sa splendeur. Lors de la descente vers le village, Marie aperçoit, à flanc de montagne, plusieurs traces blanchâtres, signe qu'il y a au-dessus, posées sur le rebord étroit, des aires de condors ou d'aigles. Les rapaces continuent leur ballet dans le ciel et se jouent des randonneurs. Elle s'arrête plusieurs fois pour se désaltérer à l'eau pure des petits torrents qui dévalent les pentes. Plus bas, elle observe des carpinteros magallanicos, ces piverts au jabot rouge feu, au bec noir et au plumage gris strié de blanc. Habitués aux humains, ils ne daignent même pas arrêter leur martèlement sur les vieux troncs calcinés par les tempêtes. En revenant sous le couvert des hêtres, elle croise Georges, le bordelais septuagénaire qu'elle a rencontré sur le Puerto Eden. Ce vieil homme solitaire, très alerte et jovial, semble ravi de retrouver un visage connu. Ils échangent quelques mots, se racontant leur parcours depuis leur séparation à Puerto Natales, quinze jours auparavant. Les journées sont si intenses ici en Patagonie qu'il leur semble s'être rencontrés dans une autre vie. Tout au long de son voyage Marie croisera ainsi ce qu'elle appelle “des petites étoiles”, des hommes et des femmes remplis d'optimisme, les yeux pétillant des mêmes valeurs qu'elle, une sorte de communauté de gens de bonne volonté. Ces deux-là auraient pu faire un bout de chemin ensemble, mais la timidité et le respect mutuel en ont décidé autrement. Le lendemain, de très bonne heure, Marie opte pour une randonnée vers le Mirador du Cerro Torre. L'approche est plus douce. Le sentier démarre dans les tourbières moelleuses gorgées d'eau. De temps à autre, les montagnes se reflètent dans des petites mares, accentuant la magie des lieux. Sur ce versant mieux exposé au soleil, les anémones et les orchidées foisonnent. Sur la gauche Marie découvre une montagne en forme de pyramide bicolore, noire et blanche. Des cascades gigantesques alimentent plus bas la rivière Fitz Roy, cachée par la végétation. Le chemin devient de plus en plus ardu et serpente à travers les rochers et les souches grises des arbres morts. Arrivée au Mirador, la même émotion indescriptible envahit Marie. A côté du Géant, sur la gauche, un autre massif plus bas et arrondi : le Poincenot. Celui-ci est entièrement recouvert de neige. Ces deux sentinelles veillent amoureusement sur le village. Marie sort le pique-nique de son sac et s'assied, fatiguée, sur l'un des nombreux bancs. Il est midi, le soleil tape fort et toujours ce vent cinglant. Lunettes de soleil, bonnet, coupe-vent, crème solaire sont vraiment indispensables. Son plaisir, à chaque grande halte, c'est d'ôter ses chaussures et chaussettes afin de laisser respirer ses pieds. Le troisième jour, Marie entreprend de gravir le versant opposé, en direction du Mirador du Lago Toro. Le départ du sentier est situé juste à côté de la Maison du Tourisme. Des panneaux de bois balisent le chemin, aucun risque de se perdre. Au pied de la montée même fraîcheur et humidité, même végétation. Au bout d'une heure de marche celle-ci se raréfie, laissant place à un paysage aride. Seules des fétuques jaunâtres poussent ça et là. La montée est de plus en plus difficile, la fatigue et le découragement se font sentir. Le sommet est encore loin et à ce rythme elle pense au retour qui risque de s'avérer trop long. Marie n'aime pas renoncer mais la sagesse lui conseille de faire demi-tour. La descente est plus agréable, moins épuisante pour son coeur qui, à cette altitude, doit travailler deux fois plus. Au loin, toujours les deux sentinelles au garde-à-vous, vues sous un angle différent. En bas, le paisible village semble endormi. Le clocher de l'église sonne midi lorsque Marie arrive, épuisée, à l'auberge Patagonia. Ce midi au menu ce sera ratatouille et beefsteak. L'auberge est vide de touristes, les jeunes partant pour la journée entière et ne revenant que tard le soir, le visage et les bras rougis, fourbus mais heureux. L'après-midi Marie décide d'aller voir les chutes du Chorillo del Salto. Cette promenade suit la petite rivière Las Vueltas. Il n'y a pas d'effort à faire, juste mettre un pied devant l'autre. Le début est une piste caillouteuse et à chaque passage d'un 4x4 un nuage poussiéreux l'oblige à se protéger le visage avec son écharpe en guise de masque. Sur le bord de la rivière, un couple d'oies andines prend le soleil. Le mâle tout blanc excepté son bec et ses pattes noires, les ailes rayées de gris. La femelle toute grise, plus petite. Le couple semble habitué à la fréquentation de cet endroit par les curieux car il ne daigne même pas bouger. Puis l'accès est interdit aux véhicules et la piste se transforme en un agréable sentier qui serpente au milieu d'un épais tapis d'herbe verte parsemé de milliers de fleurs de pissenlits. Ici encore des calafates, des ciruellos (sorte de chèvre-feuille) aux fleurs orange flamboyant, des gaultherias aux baies violettes, un véritable festival de couleurs. Soudain, Marie entend un bruit assourdissant : des tonnes d'eau s'abattent sur les rochers. Haute d'une quinzaine de mètres, la cascade miroite sous l'effet du soleil. A ses pieds, beaucoup de touristes, appareils photos en mains, immortalisent la scène. La roche est grise, brillante, usée par l'écoulement de l'eau. Sur les côtés, le gris des arbres déracinés contraste avec le vert des arbustes en fleurs. Quelques amoureux semblent s'éterniser, assis sur les rochers. C'est rechargée en énergie que Marie regagne le village qu'elle doit quitter ce soir pour une très longue route qui la conduira jusqu'à Chile Chico. RETOUR EN PATAGONIE CHILIENNE C'est donc vers 15H30 que le minibus arrive le 10 novembre à Chile Chico. La traversée sur la célèbre route 40 a été fatigante. Peu ou pas de goudron, un bus en mauvais état pas confortable du tout, un arrêt au petit matin dans une estancia pour le petit déjeuner, un ranch perdu au milieu de nulle part, un lever de soleil magnifique, la terre et le feu. Le passage de la frontière à los Antiguos avait duré plus d'une heure, les chiliens vérifiant tous les bagages des argentins; puis ce minibus pour elle toute seule. Ici aussi des lacs à perte de vue, des paysages magnifiques. L'aridité a laissé place à une nature généreuse. Marie est très heureuse de retrouver “son” Chili et la gentillesse de ses habitants. L'hôtesse du guichet ne l'avait-elle pas appelée corazon? Ce n'est pas en France que de tels mots affectueux seraient prononcés. Ce n'est pas de la familiarité, seulement un signe d'attention. La voyageuse trouve un hôtel, le Rosaria, juste à côté du port. Marie va se dégourdir les jambes en gravissant la colline qui se dresse derrière le port et où trône une Vierge. Des lycéens argentins en voyage de fin d'année chahutent et interpellent la touriste : “D'où viens-tu? Où vas-tu? Tu viens de quel pays?”. De là-haut Marie voit la petite ville et ses rues quadrillées, les barges ancrées prêtes à larguer les amarres pour Puerto Ibanez, ville située sur l'autre rive du lac Carrera. Ce soir, elle ira au restaurant car dans le bus, contrairement aux habitudes, les repas n'ont pas été servis et elle se sent affamée. Le lendemain matin elle parcourt les rues de la ville et observe l'avance du printemps : les soucis et les pivoines sont en fleurs, les arbustes aussi comme le pommier de japon, le forsythia, le genêt. Près de l'hôtel elle remarque une quantité de plantes en pots. Une jeune femme s'approche, la salue et la conversation est entamée. La même passion les anime : les fleurs et les plantes. Elle s'appelle Marcela. C'est une belle femme d'environ trente cinq ans, ses longs cheveux noirs bouclés encadrent un visage fin, à peine typé. Sa voix est douce, elle est souriante. Marie est invitée à pénétrer à l'intérieur de la serre et s'exclame devant tant d'abondance. Des semis et des boutures partout, bien étiquetés. Marie traduit en français le nom des plantes qu'elle reconnaît. Beaucoup de noms sont semblables car la racine est latine. C'est à regret que les deux amies se séparent car Marie doit faire ses bagages et embarquer sur le Pilchero pour l'autre rive. La route 40 n'a rien à envier à la Carretera Austral si ce n'est la végétation luxuriante. Même ripio, même poussière lorsque le temps est sec. De part et d'autre de la route d'immenses fougères, des bambous, des malcas (sorte de rhubarbes) en fleurs violettes dont les tiges se mangent crues et salées, transportent Marie en forêt tropicale tandis que nous sommes en Patagonie, à environ 47° de latitude Sud. Sur la gauche les sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu. La route serpente dangereusement dans un foisonnement de cascades, de torrents, de lacs, de falaises et de plantes géantes. On se croirait dans un conte de fées! Le bus croise des touristes à bicyclette, sacoches bien remplies. Ces fous du cyclo ont bien de la chance de pouvoir s'arrêter quand ils le veulent. Planter la tente dans des lieux aussi magiques et sublimes, seuls, coupés du monde, n'ayant pour compagnie que la nature généreuse, quel luxe! Le bus arrive à Coihaique en pleine nuit. Difficile pour Marie de se repérer dans ce dédale de rues à la recherche d'un hôtel. Heureusement, quelques habitants croisés sur les trottoirs lui indiquent un hospedaje à un kilomètre de là, rue Freire. L'accueil est toujours aussi chaleureux. Elle pénètre dans une salle commune sombre, surchauffée, enfumée. Quelques hommes sont attablés, étonnés de voir ici une gringa. Les locaux, en effet, sont plutôt métissés, bruns de peau et de cheveux. Marie à une chevelure plus blanche que neige, le teint pâle. La maîtresse de maison semble hésiter avant d'accepter de recevoir son hôte. Le patron, quant à lui, conduit directement la touriste dans une cuisine sortie tout droit d'un roman de Victor Hugo. La table de bois brut cirée par la saleté des années est surchargée de récipients, couverts ébréchés et restes de nourriture. Les murs sont tapissés de placards et d'étagères où s'entassent les ustensiles et provisions. L'évier déborde de vaisselle sale et la gazinière n'a pas vu l'éponge depuis des lustres, L'homme propose à Marie de partager son repas. Poliment, elle refuse, ne voulant pas abuser de son hospitalité. Elle sort de son sac à dos un sachet de soupe poulet-vermicelle et un sandwich jambon-fromage. Pour ce soir, ça ira, pense t-elle. Elle est affamée, mais la vue de ce spectacle la rebute un peu. C'est vraiment du typique. Cet hospedaje restera pour longtemps dans les souvenirs de Marie, tant pour la cuisine que pour la chambre : des draps sales, pas de chauffage, des couvertures sentant la crasse et l'humidité. Et la salle-de-bains, impossible d'y entrer tellement c'est sale. Marie fera sa toilette à la lingette. Le lendemain Marie va se promener le long du Rio Simpson pour découvrir l'attraction locale : la tête d'indien. La route est bordée de hauts lupins en fleurs. Le violet mélangé au jaune des cytises est un ravissement pour la touriste. Elle, qui ne peut réussir à faire pousser de lupins dans sa terre trop calcaire, est émerveillée. Ici, la terre est brune, volcanique. La région foisonne de volcans qui se réveillent parfois, projetant leurs cendres à des dizaines de kilomètres. Le rocher de granit apparaît et, avec un peu d'imagination, on peut reconnaître, en effet, le profil d'une tête d'indien. Chaque ville offre ainsi une spécialité touristique à voir ou à goûter. Plus enthousiasmée par la flore que par la vue de ce bloc de granit gris, Marie remonte la route jusqu'au centre ville, en direction de la Place des Armes. Toujours le même schéma: au centre, une statue en bronze d'un général célèbre, ici O'Higgins, des canons, une fontaine, des arbres, des bancs, des marchands ambulants, des étudiants dans leurs costumes bleu-marine, chemises blanches et cravates, des pigeons, des vendeurs de grains, des agents de ville balai en mains, d'autres chargés du stationnement encaissant la taxe. Ici, au Chili, peu de chômage. Chacun à un petit emploi. Excepté aux abords des grandes villes, Marie ne trouvera pas de sans logis. C'est peut-être dû au sens de la famille très développé dans ce pays. Les vieux sont respectés et pris en charge par les enfants et petits-enfants. La solidarité et l'entraide sont encore présents. A aucun moment Marie n'a ressenti de stress venant des chiliens. Ils sont décontractés, très lents, heureux de vivre. Peut-être est-ce dû à leur récente liberté? Sortis d'un régime de dictature sous Pinochet, ils goûtent à la joie d'une liberté durement acquise. Le lendemain matin Marie arrive à Chaiten, petit village situé au bord de la mer. C'est d'ici qu'elle prévoit de rejoindre l'Ile Chiloe en ferry. Dès sa descente de bus elle part, comme à l'habitude, à la recherche d'un hospedaje. Personne dans les rues. Le premier hôtel est fermé. Au deuxième, la propriétaire dit : “Désolée, je n'ai pas d'eau”. Il règne ici une ambiance étrange, inhospitalière. Marie s'enfonce un peu plus dans la ville et tombe sur une épicerie ouverte. “Bonjour Madame, pourriez-vous m'aider, je suis à la recherche d'un hôtel”. “Pas de problème, je vais appeler mon amie Carla, elle va venir vous chercher.” Et la discussion se poursuit. Marie apprend, tout étonnée, que le village a été enseveli en mai 2008, suite à l'éruption du volcan. “Allez voir là-bas” dit l'épicière en tendant son bras, “il ne reste plus rien”. Carla arrive à bord de son puissant 4x4. Elle conduit Marie au Don Carlos, rescapé du sinistre. Un drapeau gris flotte au-dessus d'un échafaudage de bois sur lequel repose une énorme citerne d'eau. Les murs jaunes à l'origine tirent sur une couleur jaune-grisâtre. L'herbe a du mal à pousser, le sol est recouvert de cendres. L'hôtel est très grand, désert. Dans l'immense salon des photos aux murs attirent l'attention de la touriste : celles d'avant et celles d'après la catastrophe. Que vient faire cette étrangère ici doit penser Carla. N'a t-elle pas lu son guide? Si, elle l'a bien lu mais il date de 2008-2009 et l'information n'y figure pas. Marie commence à angoisser d'autant plus que le prochain départ de ferry n'est prévu que dans trois jours. Le volcan Chaiten aperçu au-dessus des montagnes continue de fumer et c'est peu rassurée que l'aventureuse part constater les dégâts occasionnés par l'éruption. Dix centimètres de cendres recouvrent les rues, de larges traces de pneus indiquent que de gros engins sont venus déblayer les lieux. Des amas de cendres s'entassent de part et d'autre du chemin. Les maisons de bois sont englouties, ne laissant apparaître que leurs toits rouges. Les voitures aussi ont été saisies par la coulée dévastatrice. Les câbles électriques arrachés s'agitent au vent. Il règne ici un silence de mort. C'est une ville fantôme, un décor de film d'horreur. Mais que font ces gens ici? Marie apprendra que le gouvernement a relogé les habitants plus loin, hors du danger potentiel et qu'il ne reste que des résistants, des enracinés qui ne veulent pas partir malgré la menace d'une nouvelle éruption. Marie a rencontré deux “Calamity Jane” sorties tout droit d'un western. Elle aura la chance d'apprendre qu'un ferry appareillera le soir même pour Quellon. Les dieux auraient-ils entendu ses prières? La traversée du canal Corcovado durera plus de six heures sur une véritable tôle ondulée, éprouvante. Chiloe la rayonnante, Chiloe la fière, Chiloe la typique, Chiloe la désirée s'offre enfin à Marie. Il y a vingt ans, lors de son précédent voyage au Chili, le couple était allé jusqu'à Puerto Montt et la région des lacs. On leur avait tellement vanté cette île que dans l'imaginaire de Marie sa beauté était devenue inaccessible. La découvrir la remplit d'une immense émotion. Elle n'est pas déçue. La lande parsemée de genêts et de ciruellos en fleurs se déroule sous ses yeux. Des troupeaux de vaches bien grasses paissent tranquillement. L'herbe est riche, bien verte. Le soleil brille et rend tout plus beau. Il pleut souvent dans cette région agricole. Les maisons colorées égayent le paysage et toujours ce ciel patagon d'un bleu soutenu sur lequel se détachent de gros cumulus blancs. La capitale, Castro, s'enorgueillit en son centre d'une belle église tout en bois aux tons pastels de violet et de jaune. Près d'elle le musée régional, en bois également, permet à Marie de mieux connaître l'histoire des chilotes, derniers résistants de la colonie espagnole. Des maquettes de chalupones, ces embarcations creusées dans les troncs d'arbres dont la proue et la poupe sont identiques, sont exposées à côté d'instruments de musique typiques. Marie flâne dans les rues animées et se réjouit de pouvoir goûter aux premières cerises et fraises de l'année. Un vrai régal! Puis elle descend vers les palafitos, ces maisons de pêcheurs construites sur pilotis, qui sont l'attraction de la ville. Côté rue, c'est une succession de façades en bois, aux bardeaux peints en bleu, vert, jaune, framboise. Côté mer, c'est moins joli: des moules sont accrochées aux poteaux qui soutiennent les maisons et une odeur désagréable se dégage des lieux. Plus loin, une locomotive noire aux jantes rouges trône au milieu d'un square fleuri de gaillardes et de lupins aux tons pastels. Des enfants jouent sur la plage recouverte de coquilles. Marie pense à ses petits-enfants et la nostalgie l'envahit.
SANTIAGO - VALPARAISO Marie quitte l'Ile Chiloé pour un long trajet de nuit en direction de Santiago. Elle connaît déjà cette région et préfère gagner du temps en voyageant de nuit, les bus étant confortables et se sentant en sécurité dans ce pays. Aux abords de la capitale, elle sent une vive émotion l'envahir et les souvenirs des trois mois passés dans l'attente d'une décision de justice remontent à la surface. Elle est à la fois impatiente et inquiète. Ne va-t-elle pas être déçue? Le taxi la dépose devant le Residencial Londres 54, recommandé par les jeunes toulousains. On se croirait dans un vieil hôtel anglais avec ses fauteuils dépareillés, son parquet crissant sous les pas, ses salons cosy et ses chambres aux plafonds très hauts. Ambiance très british. Cet hôtel a l'avantage d'être à deux pas du centre, dans un quartier très calme. La température avoisine les trente degrés l'après-midi lorsque Marie gravit le Cerro de la Virgen del Valle à los Andes. Le sentier caillouteux zigzague à travers les cactus, ce sentier qu'elle a gravi vingt ans plus tôt en compagnie de son mari. C'est comme un chemin de croix tellement la montée est rude. Elle avait promis de revenir ici si son voeu était exaucé : adopter Julie. Ici, le paysage n'a pas changé, contrairement à la banlieue de Santiago qui a vu grandir de gigantesques gratte-ciel. C'est épuisée que Marie arrive aux pieds de la statue. Elle sort l'ex-voto de son sac et l'accroche à la grille bleue qui entoure la Vierge. Debout, elle la remercie de tout son coeur et adresse une prière, mélange de bouddhisme et de christianisme, à l'intention de sa fille. Pas de Je vous salue Marie, pas de Notre père, juste un recueillement religieux. C'est le coeur léger qu'elle quitte ce lieu de pèlerinage, redescend vers la ville et apprécie de déguster une glace à la vanille à la terrasse d'un café. Le soir, Marie va se promener dans Ahumada, la principale rue piétonne de la capitale, toujours bondée de monde, avec ses beaux magasins et ses nombreux fast-food, les pollitos, restaurants où l'on trouve des demi-poulets grillés accompagnés de frites (papas fritas), le tout servi avec un énorme verre de coca-cola ou de soda. Il lui est agréable de se fondre dans la foule, de passer pour une véritable chilienne. Le lendemain Marie se dirige vers le Cerro Santa Lucia au pied duquel se dresse toujours l'hôtel Monte Carlo. On dirait qu'il a souffert du récent tremblement de terre, ses murs roses sont fissurés et il semble à l'abandon. La montée matinale de cette colline la renvoie à ses vieux souvenirs et Marie ne peut s'empêcher de penser à sa fille qui trottinait à ses côtés ou juchée sur les épaules de Jean, heureuse d'avoir enfin trouvé une famille. Les décors n'ont pas changé, seule la saison a changé : autrefois c'était l'hiver en plein mois d'août, les arbres dénudés, les massifs dépourvus de fleurs, à présent c'est le printemps, l'équivalent d'un mois de mai en France, et les fleurs abondent. Des jardiniers, tuyau ou balai en mains s'affairent à arroser les massifs ou balayer les allées. D'énormes acanthes en fleurs voisinent avec des cornes de bélier, les céanothes et les bougainvilliers se mêlent aux fleurs violettes des jacarandas (flamboyants bleus-violets), les palmiers se reflètent dans les vitres bleutées des immeubles avoisinants. Une cascade s'écoule dans trois grandes vasques superposées, ajoutant un brin de fraîcheur et d'humidité à cet endroit si romantique. Marie arrive au sommet et redécouvre les créneaux du fort aux briques rouges, retrouve avec émotion l'endroit même où avaient été prises les photos. Rien n'a changé. La colline a résisté au tremblement de terre! Seul le point de vue a changé : la ville semble deux fois plus étendue. Un groupe de jeunes filles, portable en mains, s'amusent à se photographier, assises sur un énorme canon. Marie s'assied sur un banc et médite sur la notion du temps. Pour l'ascension de l'autre célèbre cerro de Santiago, le San Cristobal, Marie emprunte le funiculaire. A plus de trois cents mètres de dénivelé est érigée une immense statue de la Vierge de l'Immaculée Conception qui veille sur la ville, les yeux levés vers le ciel et les mains ouvertes en offrande. Premier arrêt au zoo (c'est ici que Julie avait vu pour la première fois des girafes et des lions). Les jeunes parents accompagnés de leurs enfants excités descendent. Deuxième arrêt, l'esplanade de la Vierge. La statue géante attire de nombreux touristes, croyants ou non. Un jardinier propose gentiment à Marie de la prendre en photo avec, au premier plan, les roses épanouies dont il est si fier, et en arrière plan la statue vénérée. D'ici, la ville semble encore plus étendue et la pollution empêche de discerner clairement les limites de la mégapole noyée sous une fine couche de brume. Prochaine destination : Limache et le foyer Saint-Vincent de Paul. Trois heures de route sont nécessaires pour atteindre les lieux si chers au coeur de Marie. Ce chemin parcouru autrefois dans un autre état d'esprit lui semble long et court à la fois. Long car elle est pressée d'y arriver, court car elle apprécie la nature généreuse en cette saison : les cerisiers croulent sous le poids des cerises et les avocatiers sont en pleine production. Les champs de pommes de terre, de fèves et d'asperges alternent avec les vergers. Cette région agricole, loin de la capitale, convient mieux à Marie. Il est midi lorsque le bus “Golondrinas” stoppe devant la petite Place des Armes. Rien n'a changé. Toujours ces larges trottoirs carrelés qu'elle a foulé pendant trois mois, seule ou accompagnée de Julie. Une joie mêlée de nostalgie envahit la touriste. Une inquiétude aussi (et si le foyer n'existait plus!) Marie dépose ses bagages au petit restaurant faisant face à la place et dans lequel elle vient de se restaurer à la hâte, puis elle part, conduite par ses souvenirs ancrés dans sa mémoire, comme téléguidée, vers la rue Colon, au 349, où se trouvait le Foyer. La statue de bronze du célèbre saint, un enfant dans les bras et deux autres à ses pieds est toujours là, sur le trottoir. Elle reconnaît les grilles, la porte, la cloche. Le coeur battant très fort Marie s'apprête à la saisir lorsque la porte s'ouvre, laissant apparaître deux adolescents. Elle entre dans le hall, s'approche de la jeune secrétaire souriante et se présente. La Mère Supérieure étant absente, c'est Sonia, l'éducatrice qui se souvient très bien de la petite Julita, sordita con ojos azules qui recevra Marie.(...) Ses pas la conduisent machinalement vers le Collège Allemand où elle est restée près de trois mois, en attente du jugement. Elle reconnaît l'enseigne de tôle peinte en vert se dressant en arche au-dessus du portail et sur laquelle est écrit “Farienheim”. La cour est identique, des amarylys en fleur et des acanthes de part et d'autre de l'entrée gravillonnée. La grande baie vitrée et le hall. Son coeur bat très vite. Tout se mêle dans sa tête et son coeur, le passé et le présent se bousculent. Sur la gauche, le bar et derrière le comptoir deux femmes. Marie s'adresse à celle qui l'accueille d'un large sourire, se présente et demande poliment la permission de visiter le parc et de prendre des photos. A gauche la piscine, ses relax blancs et ses parasols, un peu plus loin l'aire de jeux avec le tourniquet et les balançoires sur lesquels Julie passait des heures. Les arbres centenaires aux essences rares reconnaissent Marie et agitent leurs feuilles en guise de bienvenue. Le parc s'étend sur un demi-hectare, bien entretenu. Les bancs se souviennent de cette maman et de cette petite fille qu'ils recevaient souvent. Ils revoient leurs visages se faisant face, les mouvements de leurs lèvres, leurs sourires, leurs câlins. Plus loin, en contrebas, il y avait une vache noire et blanche. Julie arrivait à prononcer le mot “vaca”. Elle n'est plus là. Le bâtiment qui était occupé par les collégiens est vide. Marie se revoit dans sa chambre où elle a commencé, patiemment, à apprendre quelques mots de français à Julie. Elle s'entend lui chantonner à l'oreille droite : “A la claire fontaine...” Que de chemin parcouru depuis ce temps! Il n'y a pas d'hôtel à Limache et Valparaiso n'est qu'à une heure en métro-bus. Un taxi la dépose à l'hôtel Pilcomayo au Cerro Alegre. Marie est encore toute bouleversée par le retour sur ces lieux qu'elle avait dû quitter en pleurs, vingt ans auparavant, les démarches n'aboutissant pas et surtout menacée de radiation par le directeur de l'hôpital. Elle était loin de sa famille et de ses deux garçons qui lui manquaient beaucoup. Elle n'avait pas pu revenir à Noël lorsque la nouvelle était tombée : “Vous pouvez venir chercher Julie”. Mais le bonheur d'avoir enfin une réponse à la question de sa fille l'emporta et elle passa une très bonne nuit. Le lendemain, Marie continue son tourisme et part à la découverte de la ville qui n'a pas changé. Les maisons colorées tapissent les collines qui protègent la baie. Des ascenseurs brinqueballants font la navette entre le bas de la ville et le haut des quartiers les plus beaux, évitant ainsi aux piétons bien des fatigues. C'est un véritable festival de couleurs, entre les murs peints de couleurs vives et les fleurs qui débordent des balcons. Marie est attirée par le musée à ciel ouvert, au cerro Bellavista, où les artistes-peintres rivalisent de créativité. Un vieil homme est en train de peindre les marches d'un escalier d'une marine éclatante, dans un style figuratif plus vrai que nature. Les barques semblent flotter sur l'océan et les mouettes blanches se dessinent sur un ciel azuré. Plus loin, des bancs en demi-lune recouverts de mosaïques invitent au repos. Les lampadaires aussi sont tapissés de mosaïques aux couleurs vives. Ailleurs, ce sont des tags plus ou moins réussis. Les chats et les chiens cohabitent. Un persan gris est allongé sur le rebord d'une fenêtre, se fondant avec le gris des volets et de la grille. Il ne daigne même pas bouger lorsque Marie le prend en photo. Le quartier dégage beaucoup de charme et les touristes sont très nombreux ici. En revenant vers l'hôtel, Marie aperçoit une enseigne “Kfe Havana Club”. Depuis son arrivée en Amérique du Sud elle n'a bu que du café en poudre! Ici, peut-être va-t'elle pouvoir déguster un bon café! Ramon le cubain l'accueille gentiment et lui sert un véritable expresso. Quel régal! Il lui parle de sa femme et de ses enfants laissés à Cuba et son souhait le plus cher c'est de visiter Paris un jour. L'hôtel est ancien. C'est un grand bâtiment à étage où les chambres et les dortoirs se répartissent de chaque côté d'un large couloir moquetté. Une cuisine équipée bien propre est à la disposition des clients. Deux ordinateurs gratuits d'accès meublent le grand salon. Une vieille machine à coudre Singer décore la pièce aux côtés d'un écran télé dernier cri. Des canapés usés invitent au repos dans le coin lecture. Satisfaite de cette première journée, Marie va cuisiner des fèves aux lardons, le tout arrosé d'un bon vin chilien “El Gato” (le chat). COQUIMBO Encore toute bouleversée par sa découverte, Marie continue son trajet vers le Nord, vers la ville natale de sa fille, Coquimbo. Des vignes et des champs d'oliviers s'étendent à perte de vue au départ de Valparaiso, dans la vaste plaine s'étalant entre le Pacifique et la Cordillère. Puis le paysage devient plus aride et la panaméricaine longe l'océan sur plus de trois cents kilomètres, surplombant de magnifiques criques. Les roches rouges, riches en cuivre et recouvertes de cactus, se détachent sur un ciel sans nuages. Il fait de plus en plus chaud et les tongs ont remplacé les chaussures de randonnée. Son sac à dos s'est allégé au fur et à mesure du voyage, surtout à Chaiten où Marie a offert la moitié de ses vêtements à Carla, toute heureuse de recevoir des “marques” françaises. Le bonnet a laissé place à la casquette et les lunettes de soleil sont vraiment indispensables. La climatisation du bus fonctionne à plein régime et les postes de télévision projettent leur DVD sous les yeux attentifs des voyageurs, tantôt en espagnol, tantôt en anglais mais sous-titrés. Marie ne s'assied plus au premier rang, plutôt au milieu ou au fond, depuis qu'un bus de la même compagnie a fait quatorze victimes au sud de Santiago. Elle a vu les images dans sa chambre le soir et, croyant aux signes, elle est devenue prudente. En Amérique du Sud les habitants sont friands de faits divers qui sont repassés en boucle sur les diverses chaînes avec des témoignages plus émouvants les uns que les autres. Ajoutez à cela les Novelas, ces feuilletons romantiques à l'eau de rose, il ne reste pas grand chose à regarder, à part les émissions de cuisine qui, comme en France, ont un réel succès. Coquimbo, petit port de pêche situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Serena, capitale de la région, est en vue. Cette ville est abritée par une baie et s'arrondit au pied des collines, ce qui en fait un lieu tranquille et charmant, loin du tumulte de la grande ville touristique. Marie, comme à l'habitude, part à la recherche d'un hôtel en cette fin de journée. Elle ne réserve jamais à l'avance, préférant voir sur place la situation et le confort. Tout près du terminal de bus, dans une rue parallèle, elle trouve un apart-hôtel bien tenu. Elle restera là une bonne semaine pour se reposer et digérer les milliers de kilomètres parcourus. Idéal. La touriste va enfin se poser en vacancière. Le lendemain matin ses pas la guident vers le port de pêche animé. De gros palans lèvent les filets pleins de calamars et de thons qui viennent se déverser à même le quai. Les pêcheurs pèsent et découpent leur butin, rejetant les viscères à l'eau, festin attendu des pélicans et des lions de mer, habitués à recevoir cette manne providentielle. Les grosses têtes de chats à longues moustaches n'ont qu'à ouvrir leur gueule pour engloutir, encore chauds et sanguinolents, les rejets de la pêche. Le vol pataud des pélicans plongeant depuis le quai ne les effraie même pas. Les marchands et les restaurateurs négocient avec les patrons pêcheurs. Chacun semble y trouver son compte et le quai se vide peu à peu, laissant les lions de mer et les pélicans repus jusqu'au lendemain. Les mouettes mangent les miettes en virevoltant au-dessus des barques. Près du terminal pesquero une multitude de restaurants proposent leurs spécialités. Les passants peuvent grignoter à toute heure les crustacés préparés à l'avance et présentés dans des bols en plastique transparent. Moules, crevettes, calamars baignent dans un jus épicé et une odeur de pêche fraîche s'exhale des étals. Chez Juanito, chez Rosa, chez Don Jose. Chaque stand porte le nom de son propriétaire et des tables recouvertes de tissu coloré invitent à la dégustation. Evacuation tsunami. De grosses flèches jaunes indiquent au sol la direction à prendre en cas de raz-de-marée. Marie emprunte l'escalier en zigzag qui grimpe jusqu'au sommet de la colline où se dresse une immense croix en béton, la Croix du 3ème Millénaire. Les hibiscus, les lantanas et les strélitzias débordent des jardins et des géraniums géants et abondamment fleuris retombent en cascade le long des murets. A chaque halte, Marie se retourne pour profiter de la vue sur le petit port; au loin, les sommets enneigés de la cordillère, véritable décor de carte postale. Au Chili, les chiens sont rois. On les trouve partout, seuls ou en bande, même dans les terminaux de bus; ils font partie du paysage et surtout, ils ne sont pas agressifs et aboient rarement. Curieux, ils accompagnent les touristes ou les précèdent pour leur indiquer le chemin. Au pied de la croix un groupe de touristes chiliens pénètre dans la chapelle moderne. Mariage du bois et du béton, statues religieuses, autel épuré, odeur de cierges, recueillement. Le jour suivant Marie décide de grimper jusqu'à la Mosquée récemment construite et parrainée par le roi Mohammed VI pour la paix dans le monde. C'est la seule mosquée du pays, ce pays largement catholique. Trouvant cette construction pour le moins incongrue dans ce paysage et surtout inutile car il n'y a pas de musulmans ici, Marie ne peut s'empêcher de repenser à sa fille et à ses nombreux voyages au Maroc. Les drapeaux chilien et marocain flottent au vent, les voûtes au style mauresque et les mosaïques vertes et blanches ne sont pas sans lui rappeler un petit air de déjà vu. L'Orient et l'Occident cohabitent sous le regard tolérant des coquimbiens. Le sentier redescend, bordé de bananiers, de palmiers et de cannas. Les habitants croisés la renvoient aux origines de sa fille. Il y a peut-être ici des parents, des gens qui l'ont vu naître, qui ont connu sa mère et, inconsciemment, Marie leur trouve une certaine ressemblance. Une fête foraine est installée sur la Costanera. Les manèges, chenilles et auto-tamponneuses attirent les familles entières. Les bambins se promènent aux bras de leurs parents, une énorme glace en main. Les vendeurs de pop corn, glaces et sodas font recette. Les chiliens sont gourmands et heureux de profiter de ces moments de fête en famille. Cette ambiance bon enfant renvoie Marie à sa jeunesse, aux fêtes votives et à la joie de s'amuser sans souci du lendemain. C'est à Coquimbo que Marie prendra son premier bain dans l'océan glacé malgré la chaleur extérieure. Elle préfèrera lézarder, allongée sur la plage de sable gris et rêver à d'autres mers plus chaudes qu'elle a connues par le passé, au Kerala par exemple. La ville n'avait plus d'inconnu pour Marie. Elle avait déjà ses repères quotidiens : le cyber café d'où elle pouvait consulter sa messagerie et envoyer des mails, le supermarché Unimarc où elle faisait ses courses et mangeait parfois à la cafétéria, la Place des Armes qui se préparait à recevoir le gigantesque arbre de Noël enguirlandé, le port et le marché aux poissons, la plage et le jardin public ombragé où elle aimait venir lire les après-midi. Elle se verrait bien vivre ici à trente degrés de latitude sud, sans hiver rigoureux, sans trop de pluie, juste ce qu'il faut pour alimenter les réserves d'eau. Elle se sentait devenir à moitié chilienne par la pensée mais complètement par le coeur. Une excursion à Vicuna, village natal de Gabriela Mistral va permettre à Marie de découvrir la vallée de l'Esqui, ses vignobles taillés hauts comme des treilles, ses paysages à couper le souffle et l'authenticité de l'arrière-pays avec ses maisons en adobe. La tour Bauer a quelque chose de la Tour Eiffel de par sa forme pyramidale, excepté son clocher cubique crénelé et ses murs recouverts de bois. Elle abrite la mairie et l'office du tourisme. Elle apprendra que le pisco sour, cette boisson alcoolisée si typique, se fabrique dans cette région, gardant jalousement son secret. Au loin, les cerros enneigés culminent à plus de cinq mille mètres. Marie avait visité la maison natale de Pablo Neruda à Valparaiso, ici, la visite de la maison de son amie Gabriela, première femme d'Amérique latine à recevoir le prix Nobel de Littérature, l'émeut par-dessus tout. Marie se recueille sur sa tombe à Monte Grande et se promet de lire son oeuvre. LE DESERT D'ATACAMA Copiapo, Caldera, Chanaral, Antofagasta, autant de villes et d'arrêts dans ce Chili du Nord que Marie découvre pour la première fois. Les ports exportant les minerais de cuivre et le salpêtre, la pampa, le tropique du Capricorne, les cactus, les lamas, la sècheresse et une oasis accueillante, perdue dans le désert : San Pedro de Atacama. Sur la place, devant l'église, une fanfare joue et Monsieur le Maire fait un discours. Foule colorée, drapeau atacamène aux couleurs de l'arc-en-ciel, visages burinés, costumes traditionnels. Ici les touristes sont dans le typique. Le petit village d'adobe fourmille de touristes. Marie est fatiguée, ses chevilles sont enflées, son coeur bat trop fort et son crâne va exploser. Est-ce dû à l'altitude, à la chaleur ou au rythme élevé de son voyage? Quelques jours de repos dans un hôtel bien calme vont lui faire du bien. C'est à l'hôtel Cruz d'Atacama qu'elle trouve son bonheur. Situé à l'écart du village, peu fréquenté, cet endroit va lui permettre de se ressourcer. Elle repense à ses précédents arrêts. Antofagasta et la Portada, cette arche naturelle creusée par les vagues dans la roche calcaire, sa place des Armes aux bougainvilliers multicolores et aux quatre fontaines si romantiques, la crèche qui ornait déjà l'Eglise San Francisco, les balades sur les quais où se dresse une immense sculpture de cuivre et les petites plages bondées de monde. Caldera, petit port de pêche non loin de la célèbre Baie des Anglais, avec son église de bois fraîchement repeinte et son monument en hommage à Cousteau, son hôtel Pucara si accueillant. Copiapo, ville sans intérêt si ce n'est son musée minéralogique rempli de trésors. Tous ces souvenirs lui reviennent en mémoire et se bousculent dans sa tête. Ne rien faire, s'allonger sur la chaise longue et boire beaucoup d'eau. Son corps lui rappelle qu'elle aura bientôt soixante deux ans et qu'il serait temps qu'elle apprenne à le ménager. Elle se sent jeune dans son esprit et ce décalage lui déplaît. Un peu de sophrologie, quelques techniques de récupération et tout va rentrer dans l'ordre. Effectivement, le lendemain Marie arpente les rues poussiéreuses de la ville en direction de l'église. Hier, il y avait trop de monde pour s'approcher de cette église qu'elle a déjà peinte en aquarelle d'après photo. Eclatante de blancheur sous le soleil de midi, entourée d'une clôture de briques de terre et de paille séchée, elle-même peinte en blanc, son arcade au linteau surmonté de trois pics au travers de laquelle on aperçoit la porte de bois bleue, entr'ouverte. Le toit de terre et de chaume brun et, à droite, le clocher cubique surmonté d'une croix de travers. Encore plus beau en vrai, pense Marie. Elle pénètre à l'intérieur sombre et frais. La charpente de bois de cactus ressemble à un navire à l'envers. Saint Pierre et la Vierge Marie se côtoient et scintillent sous les cierges allumés. Recueillement, prières, silence. Plus loin, Marie emprunte le passage entre la place et ses vieux caroubiers et le cimetière, où se dresse le marché artisanal très coloré. Des tissages aux motifs incas, des pulls en alpaga, des poteries, des aguachos (carrés de laine tissée aux couleurs vives servant à porter les bébés dans le dos), des souvenirs fabriqués dans la Bolivie voisine, beaucoup plus pauvre. Marie s'arrête devant la boutique d'un potier qui fabrique des ocarinas. Elle l'observe remplissant les moules d'une boule d'argile et trouant l'objet avec adresse et précision pour en faire sortir les notes si harmonieuses. Alfaro est un artiste, après cuisson au four à haute température, ces ocarinas partent comme des petits pains. C'est ici, dans ce marché, que Marie va rencontrer un couple de grenoblois extraordinaire, Christophe et Fabienne, des routards atypiques et courageux. Christophe est paraplégique. Elle aura l'occasion de sympathiser et de partager avec eux quelques moments dits existentiels. Le cimetière, comme tous les cimetières de l'altiplano, est accueillant. Chaque tombe est fleurie d'une couronne de fleurs en papier crépon aux tons brûlés par le soleil. Il fait sec et chaud. Au loin, le volcan Licancabur se dresse majestueusement et veille sur les morts. Le lendemain matin Marie loue un vélo tout terrain et part visiter le Pukara de Quitor et la Gorge du Diable . Dans son sac à dos, de l'eau, des fruits secs et des biscuits, indispensables pour de tels efforts. Elle reprend la route internationale sur trois kilomètres avant de tourner à droite sur un sentier sablonneux qui serpente vers la forteresse inca construite au XIIe siècle. Elle laisse son vélo à l'entrée du site protégé et commence l'ascension des ruines. Elle imagine sans mal la vie d'ici autrefois, paisible, agricole, familiale, rituelle, avant l'arrivée des conquistadores au XVIe siècle et les massacres qui ont suivi. Marie se sent l'âme d'une indienne. Déjà, petite, quand son frère l'obligeait à jouer aux cowboys et aux indiens, elle s'attribuait d'office le rôle d'indien. Elle voue une admiration à la nature et déteste les armes à feu. Les envahisseurs catholiques ont forcé ces habitants à croire et à pratiquer une religion tellement éloignée de la leur qu'ils en ont gardé une peur superstitieuse, mêlant cette nouvelle croyance à leurs rites ancestraux dédiés au Soleil et à la Pachamama. Du sommet de la cité antique dont il ne reste que des blocs de pierre, Marie peut admirer la vaste oasis verdoyante qui s'étale dans la vallée. Quel contraste avec l'aridité environnante! Marie continue en pédalant vers la Gorge du Diable, passage étroit créé par l'érosion de la cordillère de sel. Le sentier longe des haies de bambous et d'arbrisseaux avant de traverser une large rivière au d��bit peu abondant et heureusement peu profonde. C'est à pied qu'elle franchit le gué en prenant soin de ne pas glisser. L'eau est fraîche, pure et invite à une pause à l'ombre des arbres. Le lendemain Marie partira pour trois jours en excursion en Bolivie, sur le Salar d'Uyuni, à plus de quatre mille cinq cents mètres d'altitude. Elle découvrira des paysages magiques, des lagunes Verte, Blanche, Colorée, qui doivent leur couleur aux algues et aux minéraux présents dans les eaux comme le borax, l'arsenic, le cuivre, le soufre. Elle sera émerveillée à la vue des flamants roses andins aux ailes noires pris dans les glaces, des volcans se reflétant dans les lagunes, des pierres sculptées par la force des vents, de la mer de sel s'étendant à perte de vue, rendant irréel le paysage, de la beauté de la nature à l'état pur.
ARICA Mi décembre Marie arrive à Arica, la ville la plus septentrionale du Chili. La France est paralysée par la neige. Ici, la température constante avoisine les vingt cinq degrés. Cela fait quatre ans que les habitants n'ont pas vu une goutte de pluie. Ville agréable située au bord de la mer, Marie décide de s'y reposer jusqu'à Noël. Le trek en Bolivie a été éprouvant à cause du mal des montagnes, de la poussière et du rythme accéléré du pilote sur les pistes sablonneuses. Cela a été pour elle l'équivalent du Dakar qui d'ailleurs sera accueilli dans la région en Janvier. Ensuite, elle a dû regagner de nuit Antofagasta avant de reprendre la seule route qui suit la côte. Arrêts repos à Tocopilla et à Iquique où elle a pu apprécier la rue Baquedano avec ses vieilles maisons coloniales datant de l'époque du salpêtre, aux teintes pastels et semblant sorties d'un western. C'est là, dans un petit restaurant en terrasse, qu'elle a commandé un gratin de fruits de mer dont elle se souviendra longtemps, tellement il était bon. C'est dans la rue Sotomayor qu'elle s'installe à l'hôtel Jardin del Sol. C'est de loin le meilleur hébergement rapport qualité prix qu'elle trouve depuis bientôt deux mois. Marta, la réceptionniste l'accueille avec un large sourire et lui donne la meilleure chambre à l'étage. Des employées, chiffons et balais en mains, traquent le moindre grain de poussière. Au rez-de-chaussée, une petite cour remplie de plantes vertes abrite Tatiana, la tortue fétiche âgée de quarante ans. Elle est énorme et dort, la nuit, dans une petite maison en bois. Au fond, un local à la disposition des résidents, avec quatre ordinateurs et une vaste documentation sur la région. A l'étage, face à l'escalier, une cuisine équipée très lumineuse va permettre à Marie de se cuisiner de bons petits plats. Les chambres sont situées sur la gauche, dominant la cour, et bien exposées au soleil. Au fond, au-dessus du local informatique, une terrasse couverte avec fauteuils, tables et chaises longues. Les murs sont tapissés de treillis en bois peints en blanc. C'est ici que Marie fera son réveillon. Le centre ville est à deux cuadras seulement. Les magasins bondés de monde en cette période pré-festive, se trouvent de part et d'autre de la rue piétonne du 21 Mai. Ici, ça ressemble à la France, il y a des terrasses de cafés et de restaurants où l'on peut boire et manger à toute heure. Ce sont les vacances scolaires d'été et les familles déambulent joyeusement dans les rues, d'énormes glaces à la main. Plus bas, Marie arrive sur une place où est installée une vieille locomotive à vapeur allemande qui reliait autrefois Arica à la Paz en Bolivie. A côté, un bassin avec des jets d'eau où viennent boire et se baigner des centaines de mouettes. Des palmiers abritent des oiseaux noirs, très laids, qui chantent comme grognent les cochons. En remontant, elle aperçoit la Cathédrale Saint Marc au style gothique, peinte en jaune et blanc. C'est une oeuvre de Gustave Eiffel, les piliers et les arcades sont en fer forgé, de même que le bâtiment abritant le Centre des Arts. (en 1868, il y a eu un terrible tremblement de terre qui a tout détruit dans la ville) Arica est protégée par le Morro, célèbre colline qui vit la victoire des chiliens sur les péruviens lors de la guerre du Pacifique. Un Christ immense y est édifié côtoyant un musée de la guerre et d'antiques canons. De là-haut, Marie a un point de vue superbe sur la ville et sur les plages qui bordent l'océan. Sur une autre colline, moins haute, qui sert de refuge en cas de tsunami, est érigée une statue de la Vierge. Des marchands de fruits et de légumes stationnent aux angles des rues, proposant avocats, bananes, fraises, cerises, tomates à des prix très raisonnables. Marie fera ses courses au supermarché Santa Isabel et achètera à ces commerçants ambulants les meilleurs fruits et légumes de tout son voyage. Elle aura l'occasion de se baigner dans la piscine olympique, sa tentative en mer ayant été repoussée à cause des méduses. De longues promenades sur le port, le long des quais où quelques lions de mer paresseux guettent les restes jetés par les pêcheurs, le long des plages sablonneuses, sur l'ex île Alacran, lui permettent de se refaire une santé. L'air marin, le soleil, la basse altitude conviennent mieux à Marie que les montagnes. Entre montagnes et déserts, elle est arrivée au bout de ce qu'elle voulait : connaître tout le Chili, sur plus de cinq mille kilomètres. Son épine dorsale, la Cordillère des Andes et son ventre, le Pacifique. Elle comprend mieux à présent le caractère de sa fille, tantôt explosif comme les volcans, tantôt doux et charmeur comme la tendre Patagonie, tantôt fier comme l'Ile Chiloé.
CROISIERE EN PATAGONIE CHILIENNE Marie a réservé depuis la France une croisière Navimagreliant Puerto Montt à Puerto Natales, au Chili. Pour bénéficier du tarif basse-saison, elle a un impératif : être sur le lieu du départ le vendredi avant le premier novembre. Elle serait bien restée plus longtemps dans la région des sept lacs pour profiter des forêts d'alerces et d'arrayans, des ciels changeant au gré du vent, des randonnées en montagne et des parrillas le soir au dîner. Lorsqu'elle a traversé la frontière et s'est retrouvée au Chili, Marie s'est sentie envahie de joie : elle était à moitié chez elle. De l'autre côté de la Cordillère, certains paysages lui rappelaient le bocage normand : des pommiers en fleurs, des vaches noires et blanches, de l'herbe verte, des prés clôturés par des haies d'arbres, des maisons en bois. C'est donc le vendredi vingt neuf octobre, vers seize heures, que le bateau largue les amarres.A bord il y a cent vingt cinq personnes, touristes et employés compris. De gros camions ont été chargés à l'aide de puissants ascenseurs. La corne de brume se fait entendre, le drapeau chilien bleu, blanc, rouge étoilé flotte au vent, de grosses cordes de chanvre sont enroulées aux bittes d'amarrage, la cheminée crache une fumée noire. Les touristes, appuyés au bastingage, caméras au poing, immortalisent ces moments d'effervescence. Le bateau prend sa vitesse de croisière et s'élance dans le Seno Reloncavi, baie protégée de chaque côté par des terres. A droite Calbuco, à gauche Hornopiren. La mer est calme, le soleil brille, l'ambiance à bord est décontractée et des affinités se créent entre les voyageurs selon leur pays d'origine. Il y a beaucoup de français, des espagnols, des allemands, des anglais, quelques italiens, des chauffeurs et ouvriers chiliens qui se regroupent à table pour jouer aux cartes. Chacun a retrouvé ses bagages dans les couloirs, au pied des cabines-dortoirs. Deux services de cafétéria assurent la restauration à bord. La nuit commence à tomber. Marie sympathise avec un jeune couple toulousain, Sophie et Cédric, qui achèvent leur tour du monde ici au Chili. Le jour suivant deux animateurs présentent le programme en anglais et en espagnol. Suit un diaporama sur la flore et la faune de la Patagonie. Un écran TV affiche la position du navire et Marie suit avec attention ces indications sur sa carte : 73° de longitude, 45°Sud de latitude (juste à l'opposé de Bordeaux qui se situe à 45° Nord) Nous sommes dans le canal Moraleda. A droite, une multitude d'îles inhabitées, très découpées. A gauche l'Ile Magdalena. Le paysage est de toute beauté. Les mouettes, les goélands et les albatros se détachent sur le gris du ciel, parfois entrecoupé de rayons de soleil. C'est magique, féérique. Après avoir franchi le canal Chacabuco, le bateau arrive dans les eaux plus agitées de l'Océan Pacifique. Les voyageurs ont été prévenus la veille qu'il y aurait beaucoup de tangage et de roulis, surtout dans le golfe de Penas. Marie a prévenu le mal de mer à l'aide de cachets homéopathiques. Les espaces communs se vident peu à peu, les visages palissent et une odeur désagréable envahit les coursives. Marie, amusée, constate que les hommes sont plus sensibles que les femmes à ce phénomène. La soirée s'achève ainsi dans un calme tout relatif. Est-ce l'effet du médicament ou du bercement du bateau, Marie a passé une très bonne nuit. Au petit matin, le micro informe les passagers que le bâtiment a quitté l'Océan et navigue à présent dans le canal Messier, plus calme. De chaque côté de magnifiques fjords et, récompense due à l'avance prise, un arrêt est prévu au pied du glacier Tampanas (48°42 Lat S) Bien emmitouflés dans leurs vêtements chauds, têtes cagoulées, mains gantées, les touristes se précipitent à babord pour admirer le glacier. Une immense bande de glace se jette dans les eaux glacées. Quelques icebergs se sont détachés et dansent sur les vagues. On dirait une glace norvégienne. Malgré l'air glacial qui rougit les visages, on peut lire la joie de partager un spectacle hors du commun. Une escale de deux heures est prévue à Puerto Eden pour ceux qui le désirent. L'occasion sera donnée à Marie de découvrir la flore de l'île Wellington. Les terres sont battues par les vents et seules quelques fétuques poussent aux pieds d'arbustes piquants aux fleurs jaunes, les calafates. Cet arbrisseau donne des baies violettes en automne dont on fait de délicieuses confitures. La tradition dit que celui qui mange ces fruits reviendra en Patagonie! Chaque maison, ou plutôt cabane en bois, a son lopin de terre bien travaillé. La terre est noire, volcanique. Quelques barques colorées sont ancrées au port. Il y a même un collège flambant neuf et l'accès à internet. Tout au long du sentier, des boutiques d'articles artisanaux permettent aux habitants isolés de survivre. Pas de mendicité ici mais de la dignité, la dignité d'un peuple fier. Cet arrêt bi-hebdomadaire permet le ravitaillement de ce petit port de pêche en produits de première nécessité. Le débarquement à Puerto Natales se fait sous la pluie. Les plus jeunes et sportifs projettent de faire un trek de plusieurs jours dans le célèbre Parc de Torres del Paine. Quant à Marie ce sera juste une ville-étape. Elle en profite pour visiter les lieux en fin de journée lorsque la pluie a cessé. Elle revient au port où une famille de majestueux cygnes blancs à cols noirs attire son attention. C'est aujourd'hui le premier novembre, les magasins sont fermés. Sur la route du cimetière elle photographie les petites maisons colorées et leur devant de porte bien clôturé. Les pelouses sont recouvertes de pissenlits formant un épais tapis jaune. Quelques massifs de tulipes et de pivoines la renvoient à son jardin lointain. Là-bas, tout doit être en sommeil et elle apprécie la chance d'être à l'autre bout du monde en ce moment. Le jour suivant, Marie se retrouve deux cents kilomètres plus bas, dans la ville la plus australe du Chili, Punta Arenas. Des maisons aux toits de tôle peints de couleurs vives lui rappellent les ports norvégiens du Spitzberg, à latitude inverse, même paysage. Est-ce par hasard que Marie se sent déboussolée dans ces contrées? Son sens inné de l'orientation lui fait défaut. Elle interprète toujours en sens opposé les plans de son guide et doit demander son chemin aux passants. Elle regrette de ne pas avoir emporté une boussole dans ses bagages. C'est donc après plusieurs kilomètres d'errance que Marie arrive au Residencial Roca, avenue Magellan. C'est une belle bâtisse coloniale pleine de charme, tenue par deux soeurs septuagénaires. La chambre est spacieuse, les plafonds très hauts, le lit confortable. A deux pas se trouve la Place des Armes très animée en cette fin d'après-midi printanière. Un groupe de collégiens en uniforme bleu-marine et blanc posent pour elle au pied de la statue du célèbre navigateur. Des boutiques sur roulettes exposent les articles artisanaux faits de laine du pays : bonnets, pulls, écharpes, porte-clés, bijoux. A l'approche du fameux Détroit de Magellan, Marie ne peut s'empêcher d'avoir une pensée émue pour ses lointains ancêtres les portugais, découvreurs et aventuriers courageux. Le lendemain une excursion la conduit dans la pingouinerie de Seno Otway, à bord d'un minibus. Une heure de route où elle peut observer les guanacos broutant les herbes de la steppe, des troupeaux de moutons paissant tranquillement, quelques nandous et des condors. Cette région très aride, balayée par des vents violents, est une réserve naturelle pour les manchots de Magellan, reconnaissables à leur double collerette noire. C'est la période de la couvaison et les parents veillent à tour de rôle sur leurs oeufs enfouis au fond des trous, à même le sable. Au loin, un panorama spectaculaire s'offre à ses yeux : les massifs enneigés de la Terre de Feu. LE PERITO MORENO ET LE FITZ ROY Prochaine destination : El Calafate et le Perito Moreno. Après une brève escale à Rio Gallegos, passage obligé pour rejoindre en bus cette région d'Argentine si célèbre grâce à son glacier, Marie arrive au terminal d'El Calafate au milieu de l'après-midi. Elle n'a qu'une centaine de mètres à parcourir pour se rendre à l'albergue du lago argentino. Cet endroit est très touristique et elle n'est pas étonnée de trouver beaucoup de routards. Heureusement, il reste un lit disponible en chambre individuelle, en cellule plutôt. La pièce mesure deux mètres cinquante sur un mètre cinquante à peu près. Une petite fenêtre en hauteur laisse passer un peu de lumière. Les douches et les lavabos communs se trouvent au fond du bâtiment. Il y a une cuisine équipée à la disposition des clients et Marie, lasse des sandwichs jambon–beurre–pain de mie et des poulet-frites va en profiter pour se cuisiner de bons petits plats qui attireront l'odorat du réceptionniste et des co-pensionnaires. Comme à chaque fois qu'elle arrive dans une nouvelle ville, Marie prend l'atmosphère des lieux en arpentant les rues toujours tracées sur le même modèle, en quadrillage. De beaux magasins, restaurants et cafés se trouvent de chaque côté de l'avenue du général San Martin. Elle entre dans un cyber café pour consulter ses mails et envoyer quelques photos à sa famille et à ses amies. Il fait beau, l'air est frais et elle se réjouit d'être là, consciente du privilège qu'elle a. En remontant vers l'auberge, elle s'arrête au terminal pour acheter son billet pour le lendemain à la compagnie Caltur qui assure l'aller-retour pour le Perito Moreno. C'est donc le lendemain à neuf heures que le bus quitte la ville pour une heure de route à destination du mythique glacier. Le soleil brille, une belle journée s'annonce. Marie est stupéfaite à la découverte de l'imposant spectacle qui s'offre à elle du haut des passerelles. Des kilomètres de passerelles bien sécurisées zigzaguent face au monstre de glace, permettant aux visiteurs de le voir sous plusieurs angles. Tout à coup, un bruit d'explosion la stoppe sur place. Un gros bloc vient de se détacher du front, entraînant d'immenses remous dans les eaux du lac. Elle retrouve la même végétation qu'au Chili, à même latitude : les ciruelillos et les calafates. Quelques rouges-gorges sautillant de branche en branche viennent rompre le silence de leur chant aigu. L'atmosphère est irréelle. Ce glacier avance de deux mètres par jour en été, sous l'action du soleil qui réchauffe les glaces, et des vagues qui viennent miner la base de l'édifice. D'énormes icebergs se détachent et flottent à la surface des eaux turquoise. Les rayons du soleil éclairent d'immenses failles verticales d'un bleu électrique. L'ensemble ressemble à une cathédrale ou à un château-fort dont les créneaux se découpent sur le ciel limpide. Des traces brunâtres alternent avec un blanc-bleuté d'une pureté extraordinaire : on dirait un gâteau marbré. Ces strates sont constituées de sédiments et il est facile de dater l'épaisseur de neige compactée. Plus loin on aperçoit une arche et des cavernes. Le dessus ressemble à de la crème chantilly que l'on aurait dressé à l'aide d'une poche à douille. Marie ne peut s'empêcher de méditer devant ce spectacle hors du commun, faisant le vide dans sa tête et prenant toute l'énergie de ce lieu grâce à une respiration contrôlée. Le soir, Marie réserve une excursion pour découvrir les glaciers Onelli, Spagazzini et Perito Moreno depuis le lac Argentine. Arrivée à l'auberge, elle partage son plat de langoustines avec des touristes rencontrés sur le paquebot de croisière, et raconte sa journée passée devant le fabuleux glacier. Certains ont fait aujourd'hui l'excursion sur le lac et en sont revenus vraiment enchantés. Elle aime ces échanges autour d'un bon plat et d'un bon verre de vin argentin. Les conseils et les avis sur telle ou telle destination sont toujours bons à prendre, même si le temps très variable en Patagonie, peut influer sur l'appréciation de chacun. A sept heures du matin, un minibus vient prendre les touristes à l'auberge pour les conduire à Puerto Banderas, lieu de départ de l'excursion. Une longue file d'attente s'étire avant de pénétrer, après acquittement des droits d'entrée au parc, sur les quais. Les visiteurs se répartissent par groupe d'une cinquantaine de personnes dans les nombreux catamarans ancrés au port. A nouveau, Marie entend parler plusieurs langues, et une charmante hôtesse annonce la bienvenue à bord. C'est sous le soleil matinal que le bateau s'élance. Les passagers, cameras et appareils photos en main, se massent sur les plats-bords pour ne rien perdre du spectacle unique qui se déroule sous leurs yeux. A tribord ce sont des montagnes de granit rouge qui contrastent avec le bleu-vert des eaux du lac. Puis, deux heures après ils aperçoivent les premiers îlots de glace. Le glacier Onelli est en vue. Moins impressionnant que le géant mais tout aussi beau. Chacun se plaît à imaginer une forme : un gros palmipède, une baleine, un navire, une maison de Schtroumfs. Les lunettes de soleil haute protection sont indispensables pour éviter les brûlures et une odeur de crème solaire se dégage des visages rougis par le froid. Des cris d'exclamation se font entendre de part et d'autre. Il règne une atmosphère de joie et les amateurs de photos se régalent, prenant cliché sur cliché pour la postérité. Le bateau redémarre et l'hôtesse annonce le prochain glacier aux environs de midi. Frigorifiés par l'air glacial, les passagers rentrent à l'intérieur pour se réchauffer. Marie s'assied près d'une argentine et entame une conversation par politesse. Cette personne suit, avec un groupe de collègues, un stage de formation à El Calafate et en profite pour faire du tourisme dans cette région si belle. Marie apprend beau-coup de choses sur la vie quotidienne des argentins et son interlocutrice semble ravie de discuter avec une française. Un service de boissons et de sandwichs permet aux touristes de se restaurer. Aux abords du second glacier, le Spegazzini, on retrouve la même effervescence. Celui-ci est très imposant, son front mesure plusieurs mètres. Toujours des dizaines d'icebergs d'un blanc immaculé en haut et bleuté à la base. Quand on pense que seule la partie émergée est visible on réalise avec peine que la partie immergée est dix fois supérieure. Ce lac, le plus grand d'Argentine, mesure près de six cents mètres au plus profond. Le passage vers l'Upsala étant bloqué par les glaces, une approche au pied du Perito Moreno est proposée. Une pluie glaciale se met à tomber, obligeant les touristes à regagner la pièce chauffée à l'intérieur. C'est donc en début d'après-midi que Marie fait face à une barrière de soixante mètres de hauteur. La vue d'en bas est encore plus impressionnante. Plusieurs ruptures se produisent dans un bruit d'enfer. Les remous font dangereusement bouger le bateau. Les fenêtres lumineuses ont disparu laissant place à des failles verticales de couleur grise ou noire. L'omelette norvégienne s'est transformée en un redoutable fantôme. Hier, sous le soleil et vu d'en haut, le glacier était féérique, aujourd'hui, sous la pluie et vu d'en bas il est dantesque. Après une bonne nuit Marie prend le bus pour El Chalten, situé à trois heures de route plus au nord. Le même paysage de steppes se déroule : ci et là quelques guanacos et choiques semblables à des autruches, affrontent le vent glacial. Elle regarde la cordillère enneigée se dessinant au loin sur un ciel azuré parsemé de gros nuages blancs, lorsque soudain, le Géant s'offre à elle. Elle l'a déjà vu en photo, mais le voir en vrai la remplit d'une immense joie et du sentiment d'être privilégiée. Cette dent de granit émerge des montagnes et son sommet joue à cache-cache avec les nuages. Le Fitz Roy grossit de plus en plus. Ses couleurs changent au gré de la lumière, passant du gris bleuté au rose tendre. La neige recouvre les flancs, le sommet est dénudé, battu par les vents. L'arrêt du bus devant le Maison d'information du Parc lui permet de se renseigner sur les diverses randonnées à effectuer et, passionnée par les plantes, elle achète un dépliant sur la faune et la flore de cette région. Chaque groupe est accueilli par des animateurs qui donnent les règles à suivre pour respecter l'environnement et signaler le risque de se trouver face à face avec un puma! Les empreintes de daims doivent être signalés également. Des consignes de sécurité sont données afin d'éviter les accidents. El Chalten est un tout petit village s'étendant dans la vallée. Il reçoit des amateurs de randonnées et des andinistes chevronnés de tous les pays. C'est à l' Auberge Patagonia qu'elle trouve un lit dans un dortoir prévu pour quatre personnes. Comme dans toutes les auberges il y a une cuisine équipée, une salle à manger et beaucoup de routards. Ici aussi, les prés regorgent de fleurs jaunes de pissenlits. L'accueil est très chaleureux. Marie partagera sa chambre avec une allemande et deux autrichiens. Après un déjeuner composé d'une soupe de citrouille et de blanc de poulet frit, elle décide de se rendre au Mirador, en direction de la Laguna Capri. Le sentier grimpe sévèrement dès le début. Elle doit s'arrêter pour reprendre sa respiration à plusieurs reprises et elle profite de ces haltes pour se retourner et admirer le village : des toits de tôle de couleur bleue, verte, rouge, jaune rendent ce petit village très gai. Le soleil brille mais un vent glacial souffle. La forêt de hêtres atténue son effet. Au bout de deux heures de marche entrecoupées de pauses, le sentier est à découvert et un spectacle hors du commun s'offre à Marie : un couple de condors plane au-dessus d'elle. Elle s'amuse à les suivre à la jumelle et observe le travail des rémiges. Trois battements d'ailes et la levée des rémiges leur permet de se diriger. Ont-ils aperçu une proie? Leur cercle s'agrandit de plus en plus et ils disparaissent derrière les montagnes. Des mottes buissonnantes, épineuses et flamboyantes parsèment l'herbe rase. Ce sont des mata guanaco. Les fleurs ne s'épanouissent pas, ce sont des boutons en forme d'ogives de couleur rouge-orangé qui contrastent avec le vert des prés, le bleu du ciel et le blanc de la neige au loin. Une barre rocheuse s'élève: le Fitz Roy. Il se dresse, majestueux. Marie a une pensée émue pour Lionel Terray qui l'a gravi en 1952. Quel courage! A côté, elle se sent toute petite. On dirait une canine dressée qui s'élève à près de 3 500 mètres d'altitude. Les indiens l'avaient surnommé “le volcan” en raison des nuages gris qui le recouvrent souvent comme de la fumée qui s'échapperait d'un volcan. Heureusement, cet après-midi, elle peut l'admirer et le photographier dans toute sa splendeur. Lors de la descente vers le village, Marie aperçoit, à flanc de montagne, plusieurs traces blanchâtres, signe qu'il y a au-dessus, posées sur le rebord étroit, des aires de condors ou d'aigles. Les rapaces continuent leur ballet dans le ciel et se jouent des randonneurs. Elle s'arrête plusieurs fois pour se désaltérer à l'eau pure des petits torrents qui dévalent les pentes. Plus bas, elle observe des carpinteros magallanicos, ces piverts au jabot rouge feu, au bec noir et au plumage gris strié de blanc. Habitués aux humains, ils ne daignent même pas arrêter leur martèlement sur les vieux troncs calcinés par les tempêtes. En revenant sous le couvert des hêtres, elle croise Georges, le bordelais septuagénaire qu'elle a rencontré sur le Puerto Eden. Ce vieil homme solitaire, très alerte et jovial, semble ravi de retrouver un visage connu. Ils échangent quelques mots, se racontant leur parcours depuis leur séparation à Puerto Natales, quinze jours auparavant. Les journées sont si intenses ici en Patagonie qu'il leur semble s'être rencontrés dans une autre vie. Tout au long de son voyage Marie croisera ainsi ce qu'elle appelle “des petites étoiles”, des hommes et des femmes remplis d'optimisme, les yeux pétillant des mêmes valeurs qu'elle, une sorte de communauté de gens de bonne volonté. Ces deux-là auraient pu faire un bout de chemin ensemble, mais la timidité et le respect mutuel en ont décidé autrement. Le lendemain, de très bonne heure, Marie opte pour une randonnée vers le Mirador du Cerro Torre. L'approche est plus douce. Le sentier démarre dans les tourbières moelleuses gorgées d'eau. De temps à autre, les montagnes se reflètent dans des petites mares, accentuant la magie des lieux. Sur ce versant mieux exposé au soleil, les anémones et les orchidées foisonnent. Sur la gauche Marie découvre une montagne en forme de pyramide bicolore, noire et blanche. Des cascades gigantesques alimentent plus bas la rivière Fitz Roy, cachée par la végétation. Le chemin devient de plus en plus ardu et serpente à travers les rochers et les souches grises des arbres morts. Arrivée au Mirador, la même émotion indescriptible envahit Marie. A côté du Géant, sur la gauche, un autre massif plus bas et arrondi : le Poincenot. Celui-ci est entièrement recouvert de neige. Ces deux sentinelles veillent amoureusement sur le village. Marie sort le pique-nique de son sac et s'assied, fatiguée, sur l'un des nombreux bancs. Il est midi, le soleil tape fort et toujours ce vent cinglant. Lunettes de soleil, bonnet, coupe-vent, crème solaire sont vraiment indispensables. Son plaisir, à chaque grande halte, c'est d'ôter ses chaussures et chaussettes afin de laisser respirer ses pieds. Le troisième jour, Marie entreprend de gravir le versant opposé, en direction du Mirador du Lago Toro. Le départ du sentier est situé juste à côté de la Maison du Tourisme. Des panneaux de bois balisent le chemin, aucun risque de se perdre. Au pied de la montée même fraîcheur et humidité, même végétation. Au bout d'une heure de marche celle-ci se raréfie, laissant place à un paysage aride. Seules des fétuques jaunâtres poussent ça et là. La montée est de plus en plus difficile, la fatigue et le découragement se font sentir. Le sommet est encore loin et à ce rythme elle pense au retour qui risque de s'avérer trop long. Marie n'aime pas renoncer mais la sagesse lui conseille de faire demi-tour. La descente est plus agréable, moins épuisante pour son coeur qui, à cette altitude, doit travailler deux fois plus. Au loin, toujours les deux sentinelles au garde-à-vous, vues sous un angle différent. En bas, le paisible village semble endormi. Le clocher de l'église sonne midi lorsque Marie arrive, épuisée, à l'auberge Patagonia. Ce midi au menu ce sera ratatouille et beefsteak. L'auberge est vide de touristes, les jeunes partant pour la journée entière et ne revenant que tard le soir, le visage et les bras rougis, fourbus mais heureux. L'après-midi Marie décide d'aller voir les chutes du Chorillo del Salto. Cette promenade suit la petite rivière Las Vueltas. Il n'y a pas d'effort à faire, juste mettre un pied devant l'autre. Le début est une piste caillouteuse et à chaque passage d'un 4x4 un nuage poussiéreux l'oblige à se protéger le visage avec son écharpe en guise de masque. Sur le bord de la rivière, un couple d'oies andines prend le soleil. Le mâle tout blanc excepté son bec et ses pattes noires, les ailes rayées de gris. La femelle toute grise, plus petite. Le couple semble habitué à la fréquentation de cet endroit par les curieux car il ne daigne même pas bouger. Puis l'accès est interdit aux véhicules et la piste se transforme en un agréable sentier qui serpente au milieu d'un épais tapis d'herbe verte parsemé de milliers de fleurs de pissenlits. Ici encore des calafates, des ciruellos (sorte de chèvre-feuille) aux fleurs orange flamboyant, des gaultherias aux baies violettes, un véritable festival de couleurs. Soudain, Marie entend un bruit assourdissant : des tonnes d'eau s'abattent sur les rochers. Haute d'une quinzaine de mètres, la cascade miroite sous l'effet du soleil. A ses pieds, beaucoup de touristes, appareils photos en mains, immortalisent la scène. La roche est grise, brillante, usée par l'écoulement de l'eau. Sur les côtés, le gris des arbres déracinés contraste avec le vert des arbustes en fleurs. Quelques amoureux semblent s'éterniser, assis sur les rochers. C'est rechargée en énergie que Marie regagne le village qu'elle doit quitter ce soir pour une très longue route qui la conduira jusqu'à Chile Chico. RETOUR EN PATAGONIE CHILIENNE C'est donc vers 15H30 que le minibus arrive le 10 novembre à Chile Chico. La traversée sur la célèbre route 40 a été fatigante. Peu ou pas de goudron, un bus en mauvais état pas confortable du tout, un arrêt au petit matin dans une estancia pour le petit déjeuner, un ranch perdu au milieu de nulle part, un lever de soleil magnifique, la terre et le feu. Le passage de la frontière à los Antiguos avait duré plus d'une heure, les chiliens vérifiant tous les bagages des argentins; puis ce minibus pour elle toute seule. Ici aussi des lacs à perte de vue, des paysages magnifiques. L'aridité a laissé place à une nature généreuse. Marie est très heureuse de retrouver “son” Chili et la gentillesse de ses habitants. L'hôtesse du guichet ne l'avait-elle pas appelée corazon? Ce n'est pas en France que de tels mots affectueux seraient prononcés. Ce n'est pas de la familiarité, seulement un signe d'attention. La voyageuse trouve un hôtel, le Rosaria, juste à côté du port. Marie va se dégourdir les jambes en gravissant la colline qui se dresse derrière le port et où trône une Vierge. Des lycéens argentins en voyage de fin d'année chahutent et interpellent la touriste : “D'où viens-tu? Où vas-tu? Tu viens de quel pays?”. De là-haut Marie voit la petite ville et ses rues quadrillées, les barges ancrées prêtes à larguer les amarres pour Puerto Ibanez, ville située sur l'autre rive du lac Carrera. Ce soir, elle ira au restaurant car dans le bus, contrairement aux habitudes, les repas n'ont pas été servis et elle se sent affamée. Le lendemain matin elle parcourt les rues de la ville et observe l'avance du printemps : les soucis et les pivoines sont en fleurs, les arbustes aussi comme le pommier de japon, le forsythia, le genêt. Près de l'hôtel elle remarque une quantité de plantes en pots. Une jeune femme s'approche, la salue et la conversation est entamée. La même passion les anime : les fleurs et les plantes. Elle s'appelle Marcela. C'est une belle femme d'environ trente cinq ans, ses longs cheveux noirs bouclés encadrent un visage fin, à peine typé. Sa voix est douce, elle est souriante. Marie est invitée à pénétrer à l'intérieur de la serre et s'exclame devant tant d'abondance. Des semis et des boutures partout, bien étiquetés. Marie traduit en français le nom des plantes qu'elle reconnaît. Beaucoup de noms sont semblables car la racine est latine. C'est à regret que les deux amies se séparent car Marie doit faire ses bagages et embarquer sur le Pilchero pour l'autre rive. La route 40 n'a rien à envier à la Carretera Austral si ce n'est la végétation luxuriante. Même ripio, même poussière lorsque le temps est sec. De part et d'autre de la route d'immenses fougères, des bambous, des malcas (sorte de rhubarbes) en fleurs violettes dont les tiges se mangent crues et salées, transportent Marie en forêt tropicale tandis que nous sommes en Patagonie, à environ 47° de latitude Sud. Sur la gauche les sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu. La route serpente dangereusement dans un foisonnement de cascades, de torrents, de lacs, de falaises et de plantes géantes. On se croirait dans un conte de fées! Le bus croise des touristes à bicyclette, sacoches bien remplies. Ces fous du cyclo ont bien de la chance de pouvoir s'arrêter quand ils le veulent. Planter la tente dans des lieux aussi magiques et sublimes, seuls, coupés du monde, n'ayant pour compagnie que la nature généreuse, quel luxe! Le bus arrive à Coihaique en pleine nuit. Difficile pour Marie de se repérer dans ce dédale de rues à la recherche d'un hôtel. Heureusement, quelques habitants croisés sur les trottoirs lui indiquent un hospedaje à un kilomètre de là, rue Freire. L'accueil est toujours aussi chaleureux. Elle pénètre dans une salle commune sombre, surchauffée, enfumée. Quelques hommes sont attablés, étonnés de voir ici une gringa. Les locaux, en effet, sont plutôt métissés, bruns de peau et de cheveux. Marie à une chevelure plus blanche que neige, le teint pâle. La maîtresse de maison semble hésiter avant d'accepter de recevoir son hôte. Le patron, quant à lui, conduit directement la touriste dans une cuisine sortie tout droit d'un roman de Victor Hugo. La table de bois brut cirée par la saleté des années est surchargée de récipients, couverts ébréchés et restes de nourriture. Les murs sont tapissés de placards et d'étagères où s'entassent les ustensiles et provisions. L'évier déborde de vaisselle sale et la gazinière n'a pas vu l'éponge depuis des lustres, L'homme propose à Marie de partager son repas. Poliment, elle refuse, ne voulant pas abuser de son hospitalité. Elle sort de son sac à dos un sachet de soupe poulet-vermicelle et un sandwich jambon-fromage. Pour ce soir, ça ira, pense t-elle. Elle est affamée, mais la vue de ce spectacle la rebute un peu. C'est vraiment du typique. Cet hospedaje restera pour longtemps dans les souvenirs de Marie, tant pour la cuisine que pour la chambre : des draps sales, pas de chauffage, des couvertures sentant la crasse et l'humidité. Et la salle-de-bains, impossible d'y entrer tellement c'est sale. Marie fera sa toilette à la lingette. Le lendemain Marie va se promener le long du Rio Simpson pour découvrir l'attraction locale : la tête d'indien. La route est bordée de hauts lupins en fleurs. Le violet mélangé au jaune des cytises est un ravissement pour la touriste. Elle, qui ne peut réussir à faire pousser de lupins dans sa terre trop calcaire, est émerveillée. Ici, la terre est brune, volcanique. La région foisonne de volcans qui se réveillent parfois, projetant leurs cendres à des dizaines de kilomètres. Le rocher de granit apparaît et, avec un peu d'imagination, on peut reconnaître, en effet, le profil d'une tête d'indien. Chaque ville offre ainsi une spécialité touristique à voir ou à goûter. Plus enthousiasmée par la flore que par la vue de ce bloc de granit gris, Marie remonte la route jusqu'au centre ville, en direction de la Place des Armes. Toujours le même schéma: au centre, une statue en bronze d'un général célèbre, ici O'Higgins, des canons, une fontaine, des arbres, des bancs, des marchands ambulants, des étudiants dans leurs costumes bleu-marine, chemises blanches et cravates, des pigeons, des vendeurs de grains, des agents de ville balai en mains, d'autres chargés du stationnement encaissant la taxe. Ici, au Chili, peu de chômage. Chacun à un petit emploi. Excepté aux abords des grandes villes, Marie ne trouvera pas de sans logis. C'est peut-être dû au sens de la famille très développé dans ce pays. Les vieux sont respectés et pris en charge par les enfants et petits-enfants. La solidarité et l'entraide sont encore présents. A aucun moment Marie n'a ressenti de stress venant des chiliens. Ils sont décontractés, très lents, heureux de vivre. Peut-être est-ce dû à leur récente liberté? Sortis d'un régime de dictature sous Pinochet, ils goûtent à la joie d'une liberté durement acquise. Le lendemain matin Marie arrive à Chaiten, petit village situé au bord de la mer. C'est d'ici qu'elle prévoit de rejoindre l'Ile Chiloe en ferry. Dès sa descente de bus elle part, comme à l'habitude, à la recherche d'un hospedaje. Personne dans les rues. Le premier hôtel est fermé. Au deuxième, la propriétaire dit : “Désolée, je n'ai pas d'eau”. Il règne ici une ambiance étrange, inhospitalière. Marie s'enfonce un peu plus dans la ville et tombe sur une épicerie ouverte. “Bonjour Madame, pourriez-vous m'aider, je suis à la recherche d'un hôtel”. “Pas de problème, je vais appeler mon amie Carla, elle va venir vous chercher.” Et la discussion se poursuit. Marie apprend, tout étonnée, que le village a été enseveli en mai 2008, suite à l'éruption du volcan. “Allez voir là-bas” dit l'épicière en tendant son bras, “il ne reste plus rien”. Carla arrive à bord de son puissant 4x4. Elle conduit Marie au Don Carlos, rescapé du sinistre. Un drapeau gris flotte au-dessus d'un échafaudage de bois sur lequel repose une énorme citerne d'eau. Les murs jaunes à l'origine tirent sur une couleur jaune-grisâtre. L'herbe a du mal à pousser, le sol est recouvert de cendres. L'hôtel est très grand, désert. Dans l'immense salon des photos aux murs attirent l'attention de la touriste : celles d'avant et celles d'après la catastrophe. Que vient faire cette étrangère ici doit penser Carla. N'a t-elle pas lu son guide? Si, elle l'a bien lu mais il date de 2008-2009 et l'information n'y figure pas. Marie commence à angoisser d'autant plus que le prochain départ de ferry n'est prévu que dans trois jours. Le volcan Chaiten aperçu au-dessus des montagnes continue de fumer et c'est peu rassurée que l'aventureuse part constater les dégâts occasionnés par l'éruption. Dix centimètres de cendres recouvrent les rues, de larges traces de pneus indiquent que de gros engins sont venus déblayer les lieux. Des amas de cendres s'entassent de part et d'autre du chemin. Les maisons de bois sont englouties, ne laissant apparaître que leurs toits rouges. Les voitures aussi ont été saisies par la coulée dévastatrice. Les câbles électriques arrachés s'agitent au vent. Il règne ici un silence de mort. C'est une ville fantôme, un décor de film d'horreur. Mais que font ces gens ici? Marie apprendra que le gouvernement a relogé les habitants plus loin, hors du danger potentiel et qu'il ne reste que des résistants, des enracinés qui ne veulent pas partir malgré la menace d'une nouvelle éruption. Marie a rencontré deux “Calamity Jane” sorties tout droit d'un western. Elle aura la chance d'apprendre qu'un ferry appareillera le soir même pour Quellon. Les dieux auraient-ils entendu ses prières? La traversée du canal Corcovado durera plus de six heures sur une véritable tôle ondulée, éprouvante. Chiloe la rayonnante, Chiloe la fière, Chiloe la typique, Chiloe la désirée s'offre enfin à Marie. Il y a vingt ans, lors de son précédent voyage au Chili, le couple était allé jusqu'à Puerto Montt et la région des lacs. On leur avait tellement vanté cette île que dans l'imaginaire de Marie sa beauté était devenue inaccessible. La découvrir la remplit d'une immense émotion. Elle n'est pas déçue. La lande parsemée de genêts et de ciruellos en fleurs se déroule sous ses yeux. Des troupeaux de vaches bien grasses paissent tranquillement. L'herbe est riche, bien verte. Le soleil brille et rend tout plus beau. Il pleut souvent dans cette région agricole. Les maisons colorées égayent le paysage et toujours ce ciel patagon d'un bleu soutenu sur lequel se détachent de gros cumulus blancs. La capitale, Castro, s'enorgueillit en son centre d'une belle église tout en bois aux tons pastels de violet et de jaune. Près d'elle le musée régional, en bois également, permet à Marie de mieux connaître l'histoire des chilotes, derniers résistants de la colonie espagnole. Des maquettes de chalupones, ces embarcations creusées dans les troncs d'arbres dont la proue et la poupe sont identiques, sont exposées à côté d'instruments de musique typiques. Marie flâne dans les rues animées et se réjouit de pouvoir goûter aux premières cerises et fraises de l'année. Un vrai régal! Puis elle descend vers les palafitos, ces maisons de pêcheurs construites sur pilotis, qui sont l'attraction de la ville. Côté rue, c'est une succession de façades en bois, aux bardeaux peints en bleu, vert, jaune, framboise. Côté mer, c'est moins joli: des moules sont accrochées aux poteaux qui soutiennent les maisons et une odeur désagréable se dégage des lieux. Plus loin, une locomotive noire aux jantes rouges trône au milieu d'un square fleuri de gaillardes et de lupins aux tons pastels. Des enfants jouent sur la plage recouverte de coquilles. Marie pense à ses petits-enfants et la nostalgie l'envahit.
SANTIAGO - VALPARAISO Marie quitte l'Ile Chiloé pour un long trajet de nuit en direction de Santiago. Elle connaît déjà cette région et préfère gagner du temps en voyageant de nuit, les bus étant confortables et se sentant en sécurité dans ce pays. Aux abords de la capitale, elle sent une vive émotion l'envahir et les souvenirs des trois mois passés dans l'attente d'une décision de justice remontent à la surface. Elle est à la fois impatiente et inquiète. Ne va-t-elle pas être déçue? Le taxi la dépose devant le Residencial Londres 54, recommandé par les jeunes toulousains. On se croirait dans un vieil hôtel anglais avec ses fauteuils dépareillés, son parquet crissant sous les pas, ses salons cosy et ses chambres aux plafonds très hauts. Ambiance très british. Cet hôtel a l'avantage d'être à deux pas du centre, dans un quartier très calme. La température avoisine les trente degrés l'après-midi lorsque Marie gravit le Cerro de la Virgen del Valle à los Andes. Le sentier caillouteux zigzague à travers les cactus, ce sentier qu'elle a gravi vingt ans plus tôt en compagnie de son mari. C'est comme un chemin de croix tellement la montée est rude. Elle avait promis de revenir ici si son voeu était exaucé : adopter Julie. Ici, le paysage n'a pas changé, contrairement à la banlieue de Santiago qui a vu grandir de gigantesques gratte-ciel. C'est épuisée que Marie arrive aux pieds de la statue. Elle sort l'ex-voto de son sac et l'accroche à la grille bleue qui entoure la Vierge. Debout, elle la remercie de tout son coeur et adresse une prière, mélange de bouddhisme et de christianisme, à l'intention de sa fille. Pas de Je vous salue Marie, pas de Notre père, juste un recueillement religieux. C'est le coeur léger qu'elle quitte ce lieu de pèlerinage, redescend vers la ville et apprécie de déguster une glace à la vanille à la terrasse d'un café. Le soir, Marie va se promener dans Ahumada, la principale rue piétonne de la capitale, toujours bondée de monde, avec ses beaux magasins et ses nombreux fast-food, les pollitos, restaurants où l'on trouve des demi-poulets grillés accompagnés de frites (papas fritas), le tout servi avec un énorme verre de coca-cola ou de soda. Il lui est agréable de se fondre dans la foule, de passer pour une véritable chilienne. Le lendemain Marie se dirige vers le Cerro Santa Lucia au pied duquel se dresse toujours l'hôtel Monte Carlo. On dirait qu'il a souffert du récent tremblement de terre, ses murs roses sont fissurés et il semble à l'abandon. La montée matinale de cette colline la renvoie à ses vieux souvenirs et Marie ne peut s'empêcher de penser à sa fille qui trottinait à ses côtés ou juchée sur les épaules de Jean, heureuse d'avoir enfin trouvé une famille. Les décors n'ont pas changé, seule la saison a changé : autrefois c'était l'hiver en plein mois d'août, les arbres dénudés, les massifs dépourvus de fleurs, à présent c'est le printemps, l'équivalent d'un mois de mai en France, et les fleurs abondent. Des jardiniers, tuyau ou balai en mains s'affairent à arroser les massifs ou balayer les allées. D'énormes acanthes en fleurs voisinent avec des cornes de bélier, les céanothes et les bougainvilliers se mêlent aux fleurs violettes des jacarandas (flamboyants bleus-violets), les palmiers se reflètent dans les vitres bleutées des immeubles avoisinants. Une cascade s'écoule dans trois grandes vasques superposées, ajoutant un brin de fraîcheur et d'humidité à cet endroit si romantique. Marie arrive au sommet et redécouvre les créneaux du fort aux briques rouges, retrouve avec émotion l'endroit même où avaient été prises les photos. Rien n'a changé. La colline a résisté au tremblement de terre! Seul le point de vue a changé : la ville semble deux fois plus étendue. Un groupe de jeunes filles, portable en mains, s'amusent à se photographier, assises sur un énorme canon. Marie s'assied sur un banc et médite sur la notion du temps. Pour l'ascension de l'autre célèbre cerro de Santiago, le San Cristobal, Marie emprunte le funiculaire. A plus de trois cents mètres de dénivelé est érigée une immense statue de la Vierge de l'Immaculée Conception qui veille sur la ville, les yeux levés vers le ciel et les mains ouvertes en offrande. Premier arrêt au zoo (c'est ici que Julie avait vu pour la première fois des girafes et des lions). Les jeunes parents accompagnés de leurs enfants excités descendent. Deuxième arrêt, l'esplanade de la Vierge. La statue géante attire de nombreux touristes, croyants ou non. Un jardinier propose gentiment à Marie de la prendre en photo avec, au premier plan, les roses épanouies dont il est si fier, et en arrière plan la statue vénérée. D'ici, la ville semble encore plus étendue et la pollution empêche de discerner clairement les limites de la mégapole noyée sous une fine couche de brume. Prochaine destination : Limache et le foyer Saint-Vincent de Paul. Trois heures de route sont nécessaires pour atteindre les lieux si chers au coeur de Marie. Ce chemin parcouru autrefois dans un autre état d'esprit lui semble long et court à la fois. Long car elle est pressée d'y arriver, court car elle apprécie la nature généreuse en cette saison : les cerisiers croulent sous le poids des cerises et les avocatiers sont en pleine production. Les champs de pommes de terre, de fèves et d'asperges alternent avec les vergers. Cette région agricole, loin de la capitale, convient mieux à Marie. Il est midi lorsque le bus “Golondrinas” stoppe devant la petite Place des Armes. Rien n'a changé. Toujours ces larges trottoirs carrelés qu'elle a foulé pendant trois mois, seule ou accompagnée de Julie. Une joie mêlée de nostalgie envahit la touriste. Une inquiétude aussi (et si le foyer n'existait plus!) Marie dépose ses bagages au petit restaurant faisant face à la place et dans lequel elle vient de se restaurer à la hâte, puis elle part, conduite par ses souvenirs ancrés dans sa mémoire, comme téléguidée, vers la rue Colon, au 349, où se trouvait le Foyer. La statue de bronze du célèbre saint, un enfant dans les bras et deux autres à ses pieds est toujours là, sur le trottoir. Elle reconnaît les grilles, la porte, la cloche. Le coeur battant très fort Marie s'apprête à la saisir lorsque la porte s'ouvre, laissant apparaître deux adolescents. Elle entre dans le hall, s'approche de la jeune secrétaire souriante et se présente. La Mère Supérieure étant absente, c'est Sonia, l'éducatrice qui se souvient très bien de la petite Julita, sordita con ojos azules qui recevra Marie.(...) Ses pas la conduisent machinalement vers le Collège Allemand où elle est restée près de trois mois, en attente du jugement. Elle reconnaît l'enseigne de tôle peinte en vert se dressant en arche au-dessus du portail et sur laquelle est écrit “Farienheim”. La cour est identique, des amarylys en fleur et des acanthes de part et d'autre de l'entrée gravillonnée. La grande baie vitrée et le hall. Son coeur bat très vite. Tout se mêle dans sa tête et son coeur, le passé et le présent se bousculent. Sur la gauche, le bar et derrière le comptoir deux femmes. Marie s'adresse à celle qui l'accueille d'un large sourire, se présente et demande poliment la permission de visiter le parc et de prendre des photos. A gauche la piscine, ses relax blancs et ses parasols, un peu plus loin l'aire de jeux avec le tourniquet et les balançoires sur lesquels Julie passait des heures. Les arbres centenaires aux essences rares reconnaissent Marie et agitent leurs feuilles en guise de bienvenue. Le parc s'étend sur un demi-hectare, bien entretenu. Les bancs se souviennent de cette maman et de cette petite fille qu'ils recevaient souvent. Ils revoient leurs visages se faisant face, les mouvements de leurs lèvres, leurs sourires, leurs câlins. Plus loin, en contrebas, il y avait une vache noire et blanche. Julie arrivait à prononcer le mot “vaca”. Elle n'est plus là. Le bâtiment qui était occupé par les collégiens est vide. Marie se revoit dans sa chambre où elle a commencé, patiemment, à apprendre quelques mots de français à Julie. Elle s'entend lui chantonner à l'oreille droite : “A la claire fontaine...” Que de chemin parcouru depuis ce temps! Il n'y a pas d'hôtel à Limache et Valparaiso n'est qu'à une heure en métro-bus. Un taxi la dépose à l'hôtel Pilcomayo au Cerro Alegre. Marie est encore toute bouleversée par le retour sur ces lieux qu'elle avait dû quitter en pleurs, vingt ans auparavant, les démarches n'aboutissant pas et surtout menacée de radiation par le directeur de l'hôpital. Elle était loin de sa famille et de ses deux garçons qui lui manquaient beaucoup. Elle n'avait pas pu revenir à Noël lorsque la nouvelle était tombée : “Vous pouvez venir chercher Julie”. Mais le bonheur d'avoir enfin une réponse à la question de sa fille l'emporta et elle passa une très bonne nuit. Le lendemain, Marie continue son tourisme et part à la découverte de la ville qui n'a pas changé. Les maisons colorées tapissent les collines qui protègent la baie. Des ascenseurs brinqueballants font la navette entre le bas de la ville et le haut des quartiers les plus beaux, évitant ainsi aux piétons bien des fatigues. C'est un véritable festival de couleurs, entre les murs peints de couleurs vives et les fleurs qui débordent des balcons. Marie est attirée par le musée à ciel ouvert, au cerro Bellavista, où les artistes-peintres rivalisent de créativité. Un vieil homme est en train de peindre les marches d'un escalier d'une marine éclatante, dans un style figuratif plus vrai que nature. Les barques semblent flotter sur l'océan et les mouettes blanches se dessinent sur un ciel azuré. Plus loin, des bancs en demi-lune recouverts de mosaïques invitent au repos. Les lampadaires aussi sont tapissés de mosaïques aux couleurs vives. Ailleurs, ce sont des tags plus ou moins réussis. Les chats et les chiens cohabitent. Un persan gris est allongé sur le rebord d'une fenêtre, se fondant avec le gris des volets et de la grille. Il ne daigne même pas bouger lorsque Marie le prend en photo. Le quartier dégage beaucoup de charme et les touristes sont très nombreux ici. En revenant vers l'hôtel, Marie aperçoit une enseigne “Kfe Havana Club”. Depuis son arrivée en Amérique du Sud elle n'a bu que du café en poudre! Ici, peut-être va-t'elle pouvoir déguster un bon café! Ramon le cubain l'accueille gentiment et lui sert un véritable expresso. Quel régal! Il lui parle de sa femme et de ses enfants laissés à Cuba et son souhait le plus cher c'est de visiter Paris un jour. L'hôtel est ancien. C'est un grand bâtiment à étage où les chambres et les dortoirs se répartissent de chaque côté d'un large couloir moquetté. Une cuisine équipée bien propre est à la disposition des clients. Deux ordinateurs gratuits d'accès meublent le grand salon. Une vieille machine à coudre Singer décore la pièce aux côtés d'un écran télé dernier cri. Des canapés usés invitent au repos dans le coin lecture. Satisfaite de cette première journée, Marie va cuisiner des fèves aux lardons, le tout arrosé d'un bon vin chilien “El Gato” (le chat). COQUIMBO Encore toute bouleversée par sa découverte, Marie continue son trajet vers le Nord, vers la ville natale de sa fille, Coquimbo. Des vignes et des champs d'oliviers s'étendent à perte de vue au départ de Valparaiso, dans la vaste plaine s'étalant entre le Pacifique et la Cordillère. Puis le paysage devient plus aride et la panaméricaine longe l'océan sur plus de trois cents kilomètres, surplombant de magnifiques criques. Les roches rouges, riches en cuivre et recouvertes de cactus, se détachent sur un ciel sans nuages. Il fait de plus en plus chaud et les tongs ont remplacé les chaussures de randonnée. Son sac à dos s'est allégé au fur et à mesure du voyage, surtout à Chaiten où Marie a offert la moitié de ses vêtements à Carla, toute heureuse de recevoir des “marques” françaises. Le bonnet a laissé place à la casquette et les lunettes de soleil sont vraiment indispensables. La climatisation du bus fonctionne à plein régime et les postes de télévision projettent leur DVD sous les yeux attentifs des voyageurs, tantôt en espagnol, tantôt en anglais mais sous-titrés. Marie ne s'assied plus au premier rang, plutôt au milieu ou au fond, depuis qu'un bus de la même compagnie a fait quatorze victimes au sud de Santiago. Elle a vu les images dans sa chambre le soir et, croyant aux signes, elle est devenue prudente. En Amérique du Sud les habitants sont friands de faits divers qui sont repassés en boucle sur les diverses chaînes avec des témoignages plus émouvants les uns que les autres. Ajoutez à cela les Novelas, ces feuilletons romantiques à l'eau de rose, il ne reste pas grand chose à regarder, à part les émissions de cuisine qui, comme en France, ont un réel succès. Coquimbo, petit port de pêche situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Serena, capitale de la région, est en vue. Cette ville est abritée par une baie et s'arrondit au pied des collines, ce qui en fait un lieu tranquille et charmant, loin du tumulte de la grande ville touristique. Marie, comme à l'habitude, part à la recherche d'un hôtel en cette fin de journée. Elle ne réserve jamais à l'avance, préférant voir sur place la situation et le confort. Tout près du terminal de bus, dans une rue parallèle, elle trouve un apart-hôtel bien tenu. Elle restera là une bonne semaine pour se reposer et digérer les milliers de kilomètres parcourus. Idéal. La touriste va enfin se poser en vacancière. Le lendemain matin ses pas la guident vers le port de pêche animé. De gros palans lèvent les filets pleins de calamars et de thons qui viennent se déverser à même le quai. Les pêcheurs pèsent et découpent leur butin, rejetant les viscères à l'eau, festin attendu des pélicans et des lions de mer, habitués à recevoir cette manne providentielle. Les grosses têtes de chats à longues moustaches n'ont qu'à ouvrir leur gueule pour engloutir, encore chauds et sanguinolents, les rejets de la pêche. Le vol pataud des pélicans plongeant depuis le quai ne les effraie même pas. Les marchands et les restaurateurs négocient avec les patrons pêcheurs. Chacun semble y trouver son compte et le quai se vide peu à peu, laissant les lions de mer et les pélicans repus jusqu'au lendemain. Les mouettes mangent les miettes en virevoltant au-dessus des barques. Près du terminal pesquero une multitude de restaurants proposent leurs spécialités. Les passants peuvent grignoter à toute heure les crustacés préparés à l'avance et présentés dans des bols en plastique transparent. Moules, crevettes, calamars baignent dans un jus épicé et une odeur de pêche fraîche s'exhale des étals. Chez Juanito, chez Rosa, chez Don Jose. Chaque stand porte le nom de son propriétaire et des tables recouvertes de tissu coloré invitent à la dégustation. Evacuation tsunami. De grosses flèches jaunes indiquent au sol la direction à prendre en cas de raz-de-marée. Marie emprunte l'escalier en zigzag qui grimpe jusqu'au sommet de la colline où se dresse une immense croix en béton, la Croix du 3ème Millénaire. Les hibiscus, les lantanas et les strélitzias débordent des jardins et des géraniums géants et abondamment fleuris retombent en cascade le long des murets. A chaque halte, Marie se retourne pour profiter de la vue sur le petit port; au loin, les sommets enneigés de la cordillère, véritable décor de carte postale. Au Chili, les chiens sont rois. On les trouve partout, seuls ou en bande, même dans les terminaux de bus; ils font partie du paysage et surtout, ils ne sont pas agressifs et aboient rarement. Curieux, ils accompagnent les touristes ou les précèdent pour leur indiquer le chemin. Au pied de la croix un groupe de touristes chiliens pénètre dans la chapelle moderne. Mariage du bois et du béton, statues religieuses, autel épuré, odeur de cierges, recueillement. Le jour suivant Marie décide de grimper jusqu'à la Mosquée récemment construite et parrainée par le roi Mohammed VI pour la paix dans le monde. C'est la seule mosquée du pays, ce pays largement catholique. Trouvant cette construction pour le moins incongrue dans ce paysage et surtout inutile car il n'y a pas de musulmans ici, Marie ne peut s'empêcher de repenser à sa fille et à ses nombreux voyages au Maroc. Les drapeaux chilien et marocain flottent au vent, les voûtes au style mauresque et les mosaïques vertes et blanches ne sont pas sans lui rappeler un petit air de déjà vu. L'Orient et l'Occident cohabitent sous le regard tolérant des coquimbiens. Le sentier redescend, bordé de bananiers, de palmiers et de cannas. Les habitants croisés la renvoient aux origines de sa fille. Il y a peut-être ici des parents, des gens qui l'ont vu naître, qui ont connu sa mère et, inconsciemment, Marie leur trouve une certaine ressemblance. Une fête foraine est installée sur la Costanera. Les manèges, chenilles et auto-tamponneuses attirent les familles entières. Les bambins se promènent aux bras de leurs parents, une énorme glace en main. Les vendeurs de pop corn, glaces et sodas font recette. Les chiliens sont gourmands et heureux de profiter de ces moments de fête en famille. Cette ambiance bon enfant renvoie Marie à sa jeunesse, aux fêtes votives et à la joie de s'amuser sans souci du lendemain. C'est à Coquimbo que Marie prendra son premier bain dans l'océan glacé malgré la chaleur extérieure. Elle préfèrera lézarder, allongée sur la plage de sable gris et rêver à d'autres mers plus chaudes qu'elle a connues par le passé, au Kerala par exemple. La ville n'avait plus d'inconnu pour Marie. Elle avait déjà ses repères quotidiens : le cyber café d'où elle pouvait consulter sa messagerie et envoyer des mails, le supermarché Unimarc où elle faisait ses courses et mangeait parfois à la cafétéria, la Place des Armes qui se préparait à recevoir le gigantesque arbre de Noël enguirlandé, le port et le marché aux poissons, la plage et le jardin public ombragé où elle aimait venir lire les après-midi. Elle se verrait bien vivre ici à trente degrés de latitude sud, sans hiver rigoureux, sans trop de pluie, juste ce qu'il faut pour alimenter les réserves d'eau. Elle se sentait devenir à moitié chilienne par la pensée mais complètement par le coeur. Une excursion à Vicuna, village natal de Gabriela Mistral va permettre à Marie de découvrir la vallée de l'Esqui, ses vignobles taillés hauts comme des treilles, ses paysages à couper le souffle et l'authenticité de l'arrière-pays avec ses maisons en adobe. La tour Bauer a quelque chose de la Tour Eiffel de par sa forme pyramidale, excepté son clocher cubique crénelé et ses murs recouverts de bois. Elle abrite la mairie et l'office du tourisme. Elle apprendra que le pisco sour, cette boisson alcoolisée si typique, se fabrique dans cette région, gardant jalousement son secret. Au loin, les cerros enneigés culminent à plus de cinq mille mètres. Marie avait visité la maison natale de Pablo Neruda à Valparaiso, ici, la visite de la maison de son amie Gabriela, première femme d'Amérique latine à recevoir le prix Nobel de Littérature, l'émeut par-dessus tout. Marie se recueille sur sa tombe à Monte Grande et se promet de lire son oeuvre. LE DESERT D'ATACAMA Copiapo, Caldera, Chanaral, Antofagasta, autant de villes et d'arrêts dans ce Chili du Nord que Marie découvre pour la première fois. Les ports exportant les minerais de cuivre et le salpêtre, la pampa, le tropique du Capricorne, les cactus, les lamas, la sècheresse et une oasis accueillante, perdue dans le désert : San Pedro de Atacama. Sur la place, devant l'église, une fanfare joue et Monsieur le Maire fait un discours. Foule colorée, drapeau atacamène aux couleurs de l'arc-en-ciel, visages burinés, costumes traditionnels. Ici les touristes sont dans le typique. Le petit village d'adobe fourmille de touristes. Marie est fatiguée, ses chevilles sont enflées, son coeur bat trop fort et son crâne va exploser. Est-ce dû à l'altitude, à la chaleur ou au rythme élevé de son voyage? Quelques jours de repos dans un hôtel bien calme vont lui faire du bien. C'est à l'hôtel Cruz d'Atacama qu'elle trouve son bonheur. Situé à l'écart du village, peu fréquenté, cet endroit va lui permettre de se ressourcer. Elle repense à ses précédents arrêts. Antofagasta et la Portada, cette arche naturelle creusée par les vagues dans la roche calcaire, sa place des Armes aux bougainvilliers multicolores et aux quatre fontaines si romantiques, la crèche qui ornait déjà l'Eglise San Francisco, les balades sur les quais où se dresse une immense sculpture de cuivre et les petites plages bondées de monde. Caldera, petit port de pêche non loin de la célèbre Baie des Anglais, avec son église de bois fraîchement repeinte et son monument en hommage à Cousteau, son hôtel Pucara si accueillant. Copiapo, ville sans intérêt si ce n'est son musée minéralogique rempli de trésors. Tous ces souvenirs lui reviennent en mémoire et se bousculent dans sa tête. Ne rien faire, s'allonger sur la chaise longue et boire beaucoup d'eau. Son corps lui rappelle qu'elle aura bientôt soixante deux ans et qu'il serait temps qu'elle apprenne à le ménager. Elle se sent jeune dans son esprit et ce décalage lui déplaît. Un peu de sophrologie, quelques techniques de récupération et tout va rentrer dans l'ordre. Effectivement, le lendemain Marie arpente les rues poussiéreuses de la ville en direction de l'église. Hier, il y avait trop de monde pour s'approcher de cette église qu'elle a déjà peinte en aquarelle d'après photo. Eclatante de blancheur sous le soleil de midi, entourée d'une clôture de briques de terre et de paille séchée, elle-même peinte en blanc, son arcade au linteau surmonté de trois pics au travers de laquelle on aperçoit la porte de bois bleue, entr'ouverte. Le toit de terre et de chaume brun et, à droite, le clocher cubique surmonté d'une croix de travers. Encore plus beau en vrai, pense Marie. Elle pénètre à l'intérieur sombre et frais. La charpente de bois de cactus ressemble à un navire à l'envers. Saint Pierre et la Vierge Marie se côtoient et scintillent sous les cierges allumés. Recueillement, prières, silence. Plus loin, Marie emprunte le passage entre la place et ses vieux caroubiers et le cimetière, où se dresse le marché artisanal très coloré. Des tissages aux motifs incas, des pulls en alpaga, des poteries, des aguachos (carrés de laine tissée aux couleurs vives servant à porter les bébés dans le dos), des souvenirs fabriqués dans la Bolivie voisine, beaucoup plus pauvre. Marie s'arrête devant la boutique d'un potier qui fabrique des ocarinas. Elle l'observe remplissant les moules d'une boule d'argile et trouant l'objet avec adresse et précision pour en faire sortir les notes si harmonieuses. Alfaro est un artiste, après cuisson au four à haute température, ces ocarinas partent comme des petits pains. C'est ici, dans ce marché, que Marie va rencontrer un couple de grenoblois extraordinaire, Christophe et Fabienne, des routards atypiques et courageux. Christophe est paraplégique. Elle aura l'occasion de sympathiser et de partager avec eux quelques moments dits existentiels. Le cimetière, comme tous les cimetières de l'altiplano, est accueillant. Chaque tombe est fleurie d'une couronne de fleurs en papier crépon aux tons brûlés par le soleil. Il fait sec et chaud. Au loin, le volcan Licancabur se dresse majestueusement et veille sur les morts. Le lendemain matin Marie loue un vélo tout terrain et part visiter le Pukara de Quitor et la Gorge du Diable . Dans son sac à dos, de l'eau, des fruits secs et des biscuits, indispensables pour de tels efforts. Elle reprend la route internationale sur trois kilomètres avant de tourner à droite sur un sentier sablonneux qui serpente vers la forteresse inca construite au XIIe siècle. Elle laisse son vélo à l'entrée du site protégé et commence l'ascension des ruines. Elle imagine sans mal la vie d'ici autrefois, paisible, agricole, familiale, rituelle, avant l'arrivée des conquistadores au XVIe siècle et les massacres qui ont suivi. Marie se sent l'âme d'une indienne. Déjà, petite, quand son frère l'obligeait à jouer aux cowboys et aux indiens, elle s'attribuait d'office le rôle d'indien. Elle voue une admiration à la nature et déteste les armes à feu. Les envahisseurs catholiques ont forcé ces habitants à croire et à pratiquer une religion tellement éloignée de la leur qu'ils en ont gardé une peur superstitieuse, mêlant cette nouvelle croyance à leurs rites ancestraux dédiés au Soleil et à la Pachamama. Du sommet de la cité antique dont il ne reste que des blocs de pierre, Marie peut admirer la vaste oasis verdoyante qui s'étale dans la vallée. Quel contraste avec l'aridité environnante! Marie continue en pédalant vers la Gorge du Diable, passage étroit créé par l'érosion de la cordillère de sel. Le sentier longe des haies de bambous et d'arbrisseaux avant de traverser une large rivière au d��bit peu abondant et heureusement peu profonde. C'est à pied qu'elle franchit le gué en prenant soin de ne pas glisser. L'eau est fraîche, pure et invite à une pause à l'ombre des arbres. Le lendemain Marie partira pour trois jours en excursion en Bolivie, sur le Salar d'Uyuni, à plus de quatre mille cinq cents mètres d'altitude. Elle découvrira des paysages magiques, des lagunes Verte, Blanche, Colorée, qui doivent leur couleur aux algues et aux minéraux présents dans les eaux comme le borax, l'arsenic, le cuivre, le soufre. Elle sera émerveillée à la vue des flamants roses andins aux ailes noires pris dans les glaces, des volcans se reflétant dans les lagunes, des pierres sculptées par la force des vents, de la mer de sel s'étendant à perte de vue, rendant irréel le paysage, de la beauté de la nature à l'état pur.
ARICA Mi décembre Marie arrive à Arica, la ville la plus septentrionale du Chili. La France est paralysée par la neige. Ici, la température constante avoisine les vingt cinq degrés. Cela fait quatre ans que les habitants n'ont pas vu une goutte de pluie. Ville agréable située au bord de la mer, Marie décide de s'y reposer jusqu'à Noël. Le trek en Bolivie a été éprouvant à cause du mal des montagnes, de la poussière et du rythme accéléré du pilote sur les pistes sablonneuses. Cela a été pour elle l'équivalent du Dakar qui d'ailleurs sera accueilli dans la région en Janvier. Ensuite, elle a dû regagner de nuit Antofagasta avant de reprendre la seule route qui suit la côte. Arrêts repos à Tocopilla et à Iquique où elle a pu apprécier la rue Baquedano avec ses vieilles maisons coloniales datant de l'époque du salpêtre, aux teintes pastels et semblant sorties d'un western. C'est là, dans un petit restaurant en terrasse, qu'elle a commandé un gratin de fruits de mer dont elle se souviendra longtemps, tellement il était bon. C'est dans la rue Sotomayor qu'elle s'installe à l'hôtel Jardin del Sol. C'est de loin le meilleur hébergement rapport qualité prix qu'elle trouve depuis bientôt deux mois. Marta, la réceptionniste l'accueille avec un large sourire et lui donne la meilleure chambre à l'étage. Des employées, chiffons et balais en mains, traquent le moindre grain de poussière. Au rez-de-chaussée, une petite cour remplie de plantes vertes abrite Tatiana, la tortue fétiche âgée de quarante ans. Elle est énorme et dort, la nuit, dans une petite maison en bois. Au fond, un local à la disposition des résidents, avec quatre ordinateurs et une vaste documentation sur la région. A l'étage, face à l'escalier, une cuisine équipée très lumineuse va permettre à Marie de se cuisiner de bons petits plats. Les chambres sont situées sur la gauche, dominant la cour, et bien exposées au soleil. Au fond, au-dessus du local informatique, une terrasse couverte avec fauteuils, tables et chaises longues. Les murs sont tapissés de treillis en bois peints en blanc. C'est ici que Marie fera son réveillon. Le centre ville est à deux cuadras seulement. Les magasins bondés de monde en cette période pré-festive, se trouvent de part et d'autre de la rue piétonne du 21 Mai. Ici, ça ressemble à la France, il y a des terrasses de cafés et de restaurants où l'on peut boire et manger à toute heure. Ce sont les vacances scolaires d'été et les familles déambulent joyeusement dans les rues, d'énormes glaces à la main. Plus bas, Marie arrive sur une place où est installée une vieille locomotive à vapeur allemande qui reliait autrefois Arica à la Paz en Bolivie. A côté, un bassin avec des jets d'eau où viennent boire et se baigner des centaines de mouettes. Des palmiers abritent des oiseaux noirs, très laids, qui chantent comme grognent les cochons. En remontant, elle aperçoit la Cathédrale Saint Marc au style gothique, peinte en jaune et blanc. C'est une oeuvre de Gustave Eiffel, les piliers et les arcades sont en fer forgé, de même que le bâtiment abritant le Centre des Arts. (en 1868, il y a eu un terrible tremblement de terre qui a tout détruit dans la ville) Arica est protégée par le Morro, célèbre colline qui vit la victoire des chiliens sur les péruviens lors de la guerre du Pacifique. Un Christ immense y est édifié côtoyant un musée de la guerre et d'antiques canons. De là-haut, Marie a un point de vue superbe sur la ville et sur les plages qui bordent l'océan. Sur une autre colline, moins haute, qui sert de refuge en cas de tsunami, est érigée une statue de la Vierge. Des marchands de fruits et de légumes stationnent aux angles des rues, proposant avocats, bananes, fraises, cerises, tomates à des prix très raisonnables. Marie fera ses courses au supermarché Santa Isabel et achètera à ces commerçants ambulants les meilleurs fruits et légumes de tout son voyage. Elle aura l'occasion de se baigner dans la piscine olympique, sa tentative en mer ayant été repoussée à cause des méduses. De longues promenades sur le port, le long des quais où quelques lions de mer paresseux guettent les restes jetés par les pêcheurs, le long des plages sablonneuses, sur l'ex île Alacran, lui permettent de se refaire une santé. L'air marin, le soleil, la basse altitude conviennent mieux à Marie que les montagnes. Entre montagnes et déserts, elle est arrivée au bout de ce qu'elle voulait : connaître tout le Chili, sur plus de cinq mille kilomètres. Son épine dorsale, la Cordillère des Andes et son ventre, le Pacifique. Elle comprend mieux à présent le caractère de sa fille, tantôt explosif comme les volcans, tantôt doux et charmeur comme la tendre Patagonie, tantôt fier comme l'Ile Chiloé.
Hôtel Kradan Island Resort à Koh Kradan? English translation pending
rentré hier de Thailande
dernier hotel, à Koh Kradan : kradan island resort
un grand nom pompeux pour des cabanes en bambou sans aucun service ni aucun confort , matelas épouvantable, nourriture nulle, eau payante pour boire dans la chambre.... du jamais vu meme dans d'autres petites structures
d'autres hotels sur place font beaucoup mieux pour beaucoup moins cher !
A FUIR
Compte-rendu de croisière Costa Fascinosa - Iles grecques du 20 au 27 août 2012 English translation pending
Bonjour,
Voici le CR de notre dernière croisière sur le Costa Fascinosa
Le périple: Venise / Bari / Katakolon / Santorin / Rhodes / Dubrovnik
Globalement très belle croisière (nous avions déjà fait toutes les escales), pas la meilleure de nos 7 croisières Costa (je vous dirais pourquoi plus tard) mais ça restera encore une fois un excellent souvenir.
Avant de débuter cette croisière, nous sommes arrivés par le Thello (train de nuit) 2 jours avant pour apprécier Venise. Bon le train, c'est pas le grand confort et prévoir des boules quies... Venise, petit hôtel réservé à mi chemin entre la piazza Roma et la place San Marco.
A suivre....
Voici le CR de notre dernière croisière sur le Costa Fascinosa
Le périple: Venise / Bari / Katakolon / Santorin / Rhodes / Dubrovnik
Globalement très belle croisière (nous avions déjà fait toutes les escales), pas la meilleure de nos 7 croisières Costa (je vous dirais pourquoi plus tard) mais ça restera encore une fois un excellent souvenir.
Avant de débuter cette croisière, nous sommes arrivés par le Thello (train de nuit) 2 jours avant pour apprécier Venise. Bon le train, c'est pas le grand confort et prévoir des boules quies... Venise, petit hôtel réservé à mi chemin entre la piazza Roma et la place San Marco.
A suivre....
Bateau stop de Las Palmas (îles Canaries) pour le Brésil English translation pending
Bonjour
Je ne sais pas si je post au bon endroit.
J'aurais aimé avoir l'avis de navigateurs...
Je vais dans le cadre de mon futur voyage chercher à rejoindre l'AM du sud en voilier.
Je compte faire du stop depuis Las Palmas. Ma question: y a t'il beaucoup de bateau au départ de Las Palmas pour le brésil? Je ne cherche pas à rejoindre l'AM centrale.
Le top serait Rio ou plus bas...
si vous avez des réponses, conseils, ... MERCI!
Inauguration de l'Horizon (Croisières de France) le 28 avril 2012 English translation pending
Bonjour,
L'inauguration de l'Horizon de CDF aura lieu le 28 04 2012
lire sur : http://croisieresbleudefrance.blogspot.com
L'inauguration de l'Horizon de CDF aura lieu le 28 04 2012
lire sur : http://croisieresbleudefrance.blogspot.com
Aventure écossaise à vélo English translation pending
Bonjour à tous,
On prévoit de partir avec un copain en Ecosse début Aout, pendant une bonne semaine.
On irait en vélo, un peu à l'arrache, pour prendre le temps de vivre un peu.
Je vous consulte donc pour avoir des renseignements sur le pays, les bons coins à voir, le camping sauvage en écosse, la pluie (si il faut qu'on change direct de direction), et tout ce que vous savez d'autre qui peut intéresser deux jeunes à la recherche d'un peu d'air et de grands paysages.
Merci beaucoup !
Y a-t-il un bloc opératoire sur les bateaux de croisières Costa? English translation pending
Bonjour,
Encore une question !!
Je me demandai si il y avait un bloc opératoire sur les bateaux Costa notamment sur les croisières de longue durée avec quelques jours sans escales. Je me pose la question car nous faisons , en avril une transatlantique (donc 5 jours sur l'océan sans possibilité de débarquer). Y a t il un bloc pour pallier aux urgences du genre appendicite ou autre?? Merci pour vos réponses
Encore une question !!
Je me demandai si il y avait un bloc opératoire sur les bateaux Costa notamment sur les croisières de longue durée avec quelques jours sans escales. Je me pose la question car nous faisons , en avril une transatlantique (donc 5 jours sur l'océan sans possibilité de débarquer). Y a t il un bloc pour pallier aux urgences du genre appendicite ou autre?? Merci pour vos réponses
Quel voilier pour y vivre? English translation pending
bonjour,
je me pose la question pour mon projet de vivre sur mon bateau, alors oui il y a déja bcp de discussions sur ce sujet...🙂
Ma question est quel "modèle " de bateaux me conseillerait vous.
Je recherche un voilier d'environs 9 metres, plastique je pense (moins cher) j'aimerais que la cabine avant sous ouverte (genre lit breton) pour donner de la profondeur, assez fonctionnel avec un cockpit confortable, équipé pour le large (n categorie). Mon souci est que je n'ai peu de moyen, alors forcement il aurait au moins 30ans mais je connais pas assez de modèle pour faire un choix.
Il faudrait que la coque et que le greement soit en bonne état, pour l'interieur je peux bricoler...
je connais dejà les brins de folie ou folie douce qui ont 40ans mais je souhaiterais partager avec vous vos idées et connaissances!!!😉
Merci a bientot
Merci a bientot
Vercors, la traversée English translation pending
Bonjour à tous,
Voici le récit de notre traversée du Vercors effectuée fin octobre 2011.

Pour le récit en images cliquez ici Bonne lecture! Marie
Texte seul:
Introduction: Une balade à la journée au Grand Veymont avec Fred il y a 3 ans m'avait convaincue de retourner plus longtemps explorer ce massif étonnant. Lâchement abandonnée par le reste de la compagnie (Fred en congrès à Paris, Caro à Strasbourg, Marion en voyage scolaire aux USA et Arnaud préférant pouponner chats et chien), je réquisitionnai mon père, 73 ans, qui se laissa faire de bonne grâce.
En incorrigible optimiste, j'élaborai le parcours « idéal », du moins pour nous qui préférons le minéral au végétal : - départ du Vallon de Combeau au sud (au-dessus de Benevise au nord de Châtillon en Diois) - 1ère nuit au pied du Grand Veymont sur la pelouse de l'Aiguillette - en J2 : ascension du Grand Veymont puis passage par les crêtes et/ou le balcon est pour dormir à la cabane de la Peyrouse - 3ème jour via le balcon et/ou les crêtes jusqu'à la cabane des Clos - enfin remontée vers le versant ouest et Villars de Lans en passant par le pas de l'Oeille ou le Col Vert.
La météo nous obligera en fait à changer nos plans...
Une bonne occasion de retourner une autre fois dans le Vercors !
Un merci tout particulier à Guillaume Laget dont les photos n'ont fait qu'attiser mon envie de Vercors et dont j'ai beaucoup apprécié les conseils durant la préparation de la rando.
Si vous hésitez encore à aller vous balader par là-haut, jetez un œil ici : http://www.tetras.org/
Pas mal hein ! Bon maintenant soyez indulgents en regardant mes photos....
Arrivée à Villars de Lans: Vendredi 21/10 Pour profiter d'une météo avantageuse durant le WE, je me suis organisée pour quitter le boulot vers midi. 6h de route sans histoire, très belle sur la fin et je retrouve mon père à Villars de Lans, au gîte d'étape de l'Essendole Il vient de Quiberon, a dormi en route dans la voiture ce qui lui a permis de constater que son sac de couchage n'est pas assez performant : achat d'un vrai duvet bien chaud en passant à Valence.
Dîner sympa et bon en compagnie d'autres randonneurs et au lit de bonne heure !
Du vallon de Combeau au refuge de Chaumailloux
Samedi 22/10
Petit-déjeuner à 7h, on laisse une voiture au gîte et nous prenons l'autre pour aller au départ de la rando, au sud du massif, vers le vallon de Combeau.
L'avantage de ce point de départ est qu'il se situe déjà à 1500 m, ce qui évite de se farcir les plus de 1000 m de dénivelé quand on part de Châtillon en Diois par exemple. Cependant le coin est paumé (il nous a fallu plus de 2h de route pour y arriver) et il n'y a pas de transports en commun.
Les paysages près du col de Rousset sont très spectaculaires. Il est trop tôt pour les vautours, pas encore d'ascendances...
Ce vallon de Combeau est très beau : formes douces, espaces dégagés, mélange de calcaire et de pelouse. Nous laissons la voiture au parking.
Il n'est pas loin de 11h quand nous quittons le chemin pour un sentier (on préfère!)
Nous sommes donc au sud du massif du Vercors:
Un peu plus loin, nous découvrons avec le refuge de l'Essaure à quoi ressemble l'une de ces fameuses cabanes du Vercors : c'est assez douillet et très réconfortant de savoir qu'à notre époque il est encore possible de partager en accès libre un tel endroit. C'est propre, rangé et il y a même une réserve de bois déjà coupé (et une scie pour la compléter).
On imagine parfaitement le réconfort que peut apporter un tel endroit après une journée de mauvais temps!
Le chemin continue de s'élever doucement, il est vraiment très agréable, varié et peu fatigant.
On adore ces paysages de "steppe" rencontrés un peu avant la bergerie de Chamousset.
Il y a près de cette bergerie un point d'eau plutôt destiné au bétail. Dans ce massif calcaire, l'eau est très rare et j'ai construit notre rando à partir des points d'eau existants (plus d'info dans le carnet pratique)
Quelle vue nous réserve le passage de ce petit col herbeux?
Un panorama époustouflant sur le Mont Aiguille à droite et le plus haut sommet du Vercors: le Grand veymont (2341 m) à gauche.
Mon père participe scrupuleusement à l'entretien du balisage! Moi, j'évite - vu le poids de nos sacs - tout mouvement inutile du dos (la bonne excuse!)
Derrière le Grand Veymont se déroulent vers le nord toutes les crêtes du Vercors..
Ce soir on va dormir au pied du Grand Veymont : ça fait encore une trotte!
Derrière le Mont Aiguille se profile le massif des Ecrins enneigé.
Au 1er plan c'est l'automne mais tout là-haut c'est déjà l'hiver!
Nous arrivons en vue du refuge de Chaumailloux. Nous allons continuer au-delà.
Petite pause pique-nique au soleil : il fait bon!
Vers la pelouse de l'Aiguillette
Près du refuge de Chaumailloux coule un ruisselet, chose rare dans le coin!
Nous prenons ensuite plein nord par le Pas de l'Ours (sentier bien balisé par des cairns mais pas très "roulant") et arrivons ensuite à la Jasse de Peyre Rouge, fermée.
Un peu avant d'arriver dans la plaine de la Queyrie, 4 jeunes randonneurs nous rattrapent.
Ils nous indiquent la direction de la Carrière Romaine mais nous suivons le fil naturel du vallon et la loupons de 500 m. Tant pis! La prochaine fois...
Nous rejoignons l'Arbre Taillé dont les dimensions nous étonnent dans cet endroit exposé.
Au sud, ça se couvre...
Nous poursuivons vers le Pas des Bachassons et peu à peu le Grand Veymont apparaît : cette fois il est tout proche!
Drôle d'atmosphère derrière nous :
On va vers le beau temps...
Nous faisons le plein d'eau à la fontaine des Bachassons, qui est déjà dans l'ombre. Le fond de l'air y est très frais!
Au loin les Alpes rosissent au soleil couchant.
Lestés de qq litres d'eau supplémentaires, nous poursuivons vers la pelouse de l'Aiguillette.
Comme prévu, il y a foule à la petite cabane de l'Aiguillette (ils dormiront à 8) et nous installons notre tente un peu plus loin.
Derniers rayons... Superbe journée!
Le Grand Veymont
Dimanche 23 octobre 2011 Nuit trrrès fraîche (mon père moins frileux que moi - pas difficile -) m'a gentiment proposé son duvet. Finalement on a assez bien dormi tous les deux. Pas un souffle de vent, heureusement! Je pense que la température est descendue en dessous de -10°C (-3°C au petit matin à 700 m nous ont dit des randonneurs croisés un peu plus tard) Nous étions à 1900 m... Il y a une bonne couche de givre recto-verso sous le double toit mais nous sommes au sec. Vers 8h le 1er rayon pointe enfin!
Vive l'énergie solaire!
Le Grand Veymont est dans un nuage...
Je me dépêche d'essuyer le givre sur la tente avant qu'il ne fonde.
Le soleil jour avec les nuages, on adore!
Enfin, ça se dégage!
Du moins sur les hauteurs... En bas c'est une mer de nuages.
Au fil de notre ascension, le Mont Aiguille grandit!
Les bouquetins sont au RDV.
D'abord un groupe de mâles.
Vraiment pas craintifs : leur chasse est interdite. Voilà le secret!
Vue imprenable sur le fascinant Mont Aiguille.
La pelouse de l'Aiguillette et ses curieuses dolines.
A l'est l'Aiguillette du Petit Veymont
On est repéré par un guetteur sur sa crête : serait-ce un chamois, beaucoup plus craintif car chassé?!
Voilà le coin des femelles et de leurs petits.
Elles ont l'air d'apprécier la vue sur les Hauts Plateaux.
Tiens des moutons!
Il reste un peu de neige à l'approche du sommet.
Au loin, le Mont Blanc.
Nous voilà au sommet!
Pause pique-nique parmi de nombreux autres randonneurs (c'est dimanche!)
Les Hauts Plateaux
Nous profitons encore un peu de la vue sur les crêtes avant d'amorcer la descente vers le Pas de la Ville.
Celle-ci s'avère très périlleuse : la neige est verglacée et avec nos gros sacs nous n'en menons pas large!
Les prévisions météo qui se sont avérées optimistes pour le WE (il n'a pas fait si beau qu'annoncé et on a croisé plein de gens transis en short!) annonce de la pluie pour après-demain et un temps "mitigé" pour demain. Nous prévoyions d'aller flâner entre crêtes et balcon est, ce qui nous aurait obligé à emprunter l'un ou l'autre pas pour changer de versant. L'état du Pas de la Ville nous convainc de changer nos plans : il est plus raisonnable de basculer de suite vers les Hauts Plateaux. Nous décidons d'aller dormir à la cabane de Tiolache du Milieu. Demain nous poursuivrons jusqu'à Corrençon et il nous restera ensuite une dizaine de km pour après-demain jusqu'à Villars de Lans.
Nous faisons le plein d'eau à la Fontaine de la Chau, environ 6 km avant Tiolache (pas d'eau)
Par ici, ce n'est pas la foule...
Nous passons la cabane de la Jasse du Play, dans son joli vallon
Et avons besoin de l'aide du GPS pour trouver la cabane de Tiolache, bien cachée au fond d'un tout petit vallon.
Il y a pas mal de ruines mystérieuses dans le coin.
Il pleuviote alors que nous arrivons à la cabane : nous y sommes (presque) seuls, chouette! Un lérot assure ici une permanence zélée comme en témoigne le sympathique livre d'or (plein à craquer, il faudrait y ramener un nouveau cahier, si quelqu'un lit ces lignes...) Le poêle démarre au quart de tour, il y a une bonne réserve de bois que mon père complète pendant que je fais la tambouille. Quel confort! Nous négocions notre tranquillité en abandonnant à la bestiole des croûtes de pain que nous laissons dehors : ça a marché! On a pu dormir tranquillement bercé par le bruit des averses et du vent. Bien contents de ne pas camper!
Lundi 24 octobre 2011 Nous quittons la cabane sous la pluie (au moins on n'aura pas porté les ponchos en vain) et nous enfonçons dans la forêt, pas notre tasse de thé. C'est assez monotone, d'autant plus qu'il ne faut pas quitter le sentier des yeux, irrégulier et rendu glissant par la pluie et les feuilles mortes. Petite bouffée d'espace en arrivant au Pot du Play. Vraie bouffée d'oxygène en arrivant à la très belle clairière de Darbounouse! Nous y trouvons un endroit ensoleillé et abrité du vent pour y faire une petite sieste. Puis nous replongeons dans la forêt... Le soleil parvient parfois à se faufiler entre nuages et arbres... Nouvelle petite pause à la jolie cabane de Carrette, où nous aurions volontiers passé la nuit mais nous n'avons plus assez d'eau. Nous rejoignons enfin une route forestière, pas palpitante....
Tout va bien, nous ne sommes pas perdus! La pluie arrive à Corrençon en même temps que nous, quel timing! Les 3 hôtels du village sont fermés si bien que nous trouvons refuge dans le gîte d'étape des Hauts Plateaux situé au niveau du parking du golf. Fonctionnel mais sans grand charme, chauffage, douche, plaques électriques....13 euro/pers à payer à la mairie un bon KM plus bas, pas glop... Nuit sous la tempête avec une tôle du toit qui n'a cessé de battre (heureusement j'avais des boules Quiès, pas mon père...)
Epilogue Mardi 25 octobre 2011 La tempête a fait rage toute la nuit. Ce matin il pleut et il vente encore assez fort. Il nous reste une dizaine de km pas palpitants du tout jusqu'à Villars de Lans : le GR suit le plus souvent la route... C'est décidé, on appelle un taxi! On se félicite d'avoir changé nos plans vu la tournure des conditions météo. Les 2 premières journées de rando ont été magnifiques, un vrai régal! Moins convaincus par la forêt des Hauts Plateaux, plus monotone, moins dépaysante. Nous avons été touchés par la convivialité qui règne sur les sentiers du Vercors : on a croisé plein de jeunes randonneurs sympa et aussi quelques grand-pères "encore plus vieux que moi" dirait mon père. Touchés aussi par ce réseau de cabanes laissées aux bons soins de tous et de chacun. Nous avons d'ailleurs laissé qq victuailles à Tiolache du Milieu en espérant qu'elles échappent à la convoitise de Léon. Bon appétit à ceux qui les trouveront! Bref, une belle envie d'y retourner pour enfin découvrir le balcon est (entre autres!)
Nous allons récupérer la voiture au sud et quittons le Vercors sous la pluie mêlée de soleil...
Carnet pratique En plus des indispensables cartes IGN (3237 OT et 3236 OT) et Garmin, j'ai utilisé les liens suivants:
Refuges, sources, points remarquables, site très complet, une mine! : http://www.refuges.info/ Site de la Grande Traversée du vercors : http://www.vercors-gtv.com/ On y trouve un forum et on peut y télécharger (en bas à G de la page d'accueil) "l'INFO SOURCES" mise à jour régulièrement. Plein d'infos ici aussi : http://www.bivouak.net/ Des récits de randos ici aussi : http://www.randonner-leger.org/wiki/doku.php?id=accueil Ou là : http://www.expemag.com/voyage/
Voici le récit de notre traversée du Vercors effectuée fin octobre 2011.

Pour le récit en images cliquez ici Bonne lecture! Marie
Texte seul:
Introduction: Une balade à la journée au Grand Veymont avec Fred il y a 3 ans m'avait convaincue de retourner plus longtemps explorer ce massif étonnant. Lâchement abandonnée par le reste de la compagnie (Fred en congrès à Paris, Caro à Strasbourg, Marion en voyage scolaire aux USA et Arnaud préférant pouponner chats et chien), je réquisitionnai mon père, 73 ans, qui se laissa faire de bonne grâce.
En incorrigible optimiste, j'élaborai le parcours « idéal », du moins pour nous qui préférons le minéral au végétal : - départ du Vallon de Combeau au sud (au-dessus de Benevise au nord de Châtillon en Diois) - 1ère nuit au pied du Grand Veymont sur la pelouse de l'Aiguillette - en J2 : ascension du Grand Veymont puis passage par les crêtes et/ou le balcon est pour dormir à la cabane de la Peyrouse - 3ème jour via le balcon et/ou les crêtes jusqu'à la cabane des Clos - enfin remontée vers le versant ouest et Villars de Lans en passant par le pas de l'Oeille ou le Col Vert.
La météo nous obligera en fait à changer nos plans...
Une bonne occasion de retourner une autre fois dans le Vercors !
Un merci tout particulier à Guillaume Laget dont les photos n'ont fait qu'attiser mon envie de Vercors et dont j'ai beaucoup apprécié les conseils durant la préparation de la rando.
Si vous hésitez encore à aller vous balader par là-haut, jetez un œil ici : http://www.tetras.org/
Pas mal hein ! Bon maintenant soyez indulgents en regardant mes photos....
Arrivée à Villars de Lans: Vendredi 21/10 Pour profiter d'une météo avantageuse durant le WE, je me suis organisée pour quitter le boulot vers midi. 6h de route sans histoire, très belle sur la fin et je retrouve mon père à Villars de Lans, au gîte d'étape de l'Essendole Il vient de Quiberon, a dormi en route dans la voiture ce qui lui a permis de constater que son sac de couchage n'est pas assez performant : achat d'un vrai duvet bien chaud en passant à Valence.
Dîner sympa et bon en compagnie d'autres randonneurs et au lit de bonne heure !
Du vallon de Combeau au refuge de Chaumailloux
Samedi 22/10
Petit-déjeuner à 7h, on laisse une voiture au gîte et nous prenons l'autre pour aller au départ de la rando, au sud du massif, vers le vallon de Combeau.
L'avantage de ce point de départ est qu'il se situe déjà à 1500 m, ce qui évite de se farcir les plus de 1000 m de dénivelé quand on part de Châtillon en Diois par exemple. Cependant le coin est paumé (il nous a fallu plus de 2h de route pour y arriver) et il n'y a pas de transports en commun.
Les paysages près du col de Rousset sont très spectaculaires. Il est trop tôt pour les vautours, pas encore d'ascendances...
Ce vallon de Combeau est très beau : formes douces, espaces dégagés, mélange de calcaire et de pelouse. Nous laissons la voiture au parking.
Il n'est pas loin de 11h quand nous quittons le chemin pour un sentier (on préfère!)
Nous sommes donc au sud du massif du Vercors:
Un peu plus loin, nous découvrons avec le refuge de l'Essaure à quoi ressemble l'une de ces fameuses cabanes du Vercors : c'est assez douillet et très réconfortant de savoir qu'à notre époque il est encore possible de partager en accès libre un tel endroit. C'est propre, rangé et il y a même une réserve de bois déjà coupé (et une scie pour la compléter).
On imagine parfaitement le réconfort que peut apporter un tel endroit après une journée de mauvais temps!
Le chemin continue de s'élever doucement, il est vraiment très agréable, varié et peu fatigant.
On adore ces paysages de "steppe" rencontrés un peu avant la bergerie de Chamousset.
Il y a près de cette bergerie un point d'eau plutôt destiné au bétail. Dans ce massif calcaire, l'eau est très rare et j'ai construit notre rando à partir des points d'eau existants (plus d'info dans le carnet pratique)
Quelle vue nous réserve le passage de ce petit col herbeux?
Un panorama époustouflant sur le Mont Aiguille à droite et le plus haut sommet du Vercors: le Grand veymont (2341 m) à gauche.
Mon père participe scrupuleusement à l'entretien du balisage! Moi, j'évite - vu le poids de nos sacs - tout mouvement inutile du dos (la bonne excuse!)
Derrière le Grand Veymont se déroulent vers le nord toutes les crêtes du Vercors..
Ce soir on va dormir au pied du Grand Veymont : ça fait encore une trotte!
Derrière le Mont Aiguille se profile le massif des Ecrins enneigé.
Au 1er plan c'est l'automne mais tout là-haut c'est déjà l'hiver!
Nous arrivons en vue du refuge de Chaumailloux. Nous allons continuer au-delà.
Petite pause pique-nique au soleil : il fait bon!
Vers la pelouse de l'Aiguillette
Près du refuge de Chaumailloux coule un ruisselet, chose rare dans le coin!
Nous prenons ensuite plein nord par le Pas de l'Ours (sentier bien balisé par des cairns mais pas très "roulant") et arrivons ensuite à la Jasse de Peyre Rouge, fermée.
Un peu avant d'arriver dans la plaine de la Queyrie, 4 jeunes randonneurs nous rattrapent.
Ils nous indiquent la direction de la Carrière Romaine mais nous suivons le fil naturel du vallon et la loupons de 500 m. Tant pis! La prochaine fois...
Nous rejoignons l'Arbre Taillé dont les dimensions nous étonnent dans cet endroit exposé.
Au sud, ça se couvre...
Nous poursuivons vers le Pas des Bachassons et peu à peu le Grand Veymont apparaît : cette fois il est tout proche!
Drôle d'atmosphère derrière nous :
On va vers le beau temps...
Nous faisons le plein d'eau à la fontaine des Bachassons, qui est déjà dans l'ombre. Le fond de l'air y est très frais!
Au loin les Alpes rosissent au soleil couchant.
Lestés de qq litres d'eau supplémentaires, nous poursuivons vers la pelouse de l'Aiguillette.
Comme prévu, il y a foule à la petite cabane de l'Aiguillette (ils dormiront à 8) et nous installons notre tente un peu plus loin.
Derniers rayons... Superbe journée!
Le Grand Veymont
Dimanche 23 octobre 2011 Nuit trrrès fraîche (mon père moins frileux que moi - pas difficile -) m'a gentiment proposé son duvet. Finalement on a assez bien dormi tous les deux. Pas un souffle de vent, heureusement! Je pense que la température est descendue en dessous de -10°C (-3°C au petit matin à 700 m nous ont dit des randonneurs croisés un peu plus tard) Nous étions à 1900 m... Il y a une bonne couche de givre recto-verso sous le double toit mais nous sommes au sec. Vers 8h le 1er rayon pointe enfin!
Vive l'énergie solaire!
Le Grand Veymont est dans un nuage...
Je me dépêche d'essuyer le givre sur la tente avant qu'il ne fonde.
Le soleil jour avec les nuages, on adore!
Enfin, ça se dégage!
Du moins sur les hauteurs... En bas c'est une mer de nuages.
Au fil de notre ascension, le Mont Aiguille grandit!
Les bouquetins sont au RDV.
D'abord un groupe de mâles.
Vraiment pas craintifs : leur chasse est interdite. Voilà le secret!
Vue imprenable sur le fascinant Mont Aiguille.
La pelouse de l'Aiguillette et ses curieuses dolines.
A l'est l'Aiguillette du Petit Veymont
On est repéré par un guetteur sur sa crête : serait-ce un chamois, beaucoup plus craintif car chassé?!
Voilà le coin des femelles et de leurs petits.
Elles ont l'air d'apprécier la vue sur les Hauts Plateaux.
Tiens des moutons!
Il reste un peu de neige à l'approche du sommet.
Au loin, le Mont Blanc.
Nous voilà au sommet!
Pause pique-nique parmi de nombreux autres randonneurs (c'est dimanche!)
Les Hauts Plateaux
Nous profitons encore un peu de la vue sur les crêtes avant d'amorcer la descente vers le Pas de la Ville.
Celle-ci s'avère très périlleuse : la neige est verglacée et avec nos gros sacs nous n'en menons pas large!
Les prévisions météo qui se sont avérées optimistes pour le WE (il n'a pas fait si beau qu'annoncé et on a croisé plein de gens transis en short!) annonce de la pluie pour après-demain et un temps "mitigé" pour demain. Nous prévoyions d'aller flâner entre crêtes et balcon est, ce qui nous aurait obligé à emprunter l'un ou l'autre pas pour changer de versant. L'état du Pas de la Ville nous convainc de changer nos plans : il est plus raisonnable de basculer de suite vers les Hauts Plateaux. Nous décidons d'aller dormir à la cabane de Tiolache du Milieu. Demain nous poursuivrons jusqu'à Corrençon et il nous restera ensuite une dizaine de km pour après-demain jusqu'à Villars de Lans.
Nous faisons le plein d'eau à la Fontaine de la Chau, environ 6 km avant Tiolache (pas d'eau)
Par ici, ce n'est pas la foule...
Nous passons la cabane de la Jasse du Play, dans son joli vallon
Et avons besoin de l'aide du GPS pour trouver la cabane de Tiolache, bien cachée au fond d'un tout petit vallon.
Il y a pas mal de ruines mystérieuses dans le coin.
Il pleuviote alors que nous arrivons à la cabane : nous y sommes (presque) seuls, chouette! Un lérot assure ici une permanence zélée comme en témoigne le sympathique livre d'or (plein à craquer, il faudrait y ramener un nouveau cahier, si quelqu'un lit ces lignes...) Le poêle démarre au quart de tour, il y a une bonne réserve de bois que mon père complète pendant que je fais la tambouille. Quel confort! Nous négocions notre tranquillité en abandonnant à la bestiole des croûtes de pain que nous laissons dehors : ça a marché! On a pu dormir tranquillement bercé par le bruit des averses et du vent. Bien contents de ne pas camper!
Lundi 24 octobre 2011 Nous quittons la cabane sous la pluie (au moins on n'aura pas porté les ponchos en vain) et nous enfonçons dans la forêt, pas notre tasse de thé. C'est assez monotone, d'autant plus qu'il ne faut pas quitter le sentier des yeux, irrégulier et rendu glissant par la pluie et les feuilles mortes. Petite bouffée d'espace en arrivant au Pot du Play. Vraie bouffée d'oxygène en arrivant à la très belle clairière de Darbounouse! Nous y trouvons un endroit ensoleillé et abrité du vent pour y faire une petite sieste. Puis nous replongeons dans la forêt... Le soleil parvient parfois à se faufiler entre nuages et arbres... Nouvelle petite pause à la jolie cabane de Carrette, où nous aurions volontiers passé la nuit mais nous n'avons plus assez d'eau. Nous rejoignons enfin une route forestière, pas palpitante....
Tout va bien, nous ne sommes pas perdus! La pluie arrive à Corrençon en même temps que nous, quel timing! Les 3 hôtels du village sont fermés si bien que nous trouvons refuge dans le gîte d'étape des Hauts Plateaux situé au niveau du parking du golf. Fonctionnel mais sans grand charme, chauffage, douche, plaques électriques....13 euro/pers à payer à la mairie un bon KM plus bas, pas glop... Nuit sous la tempête avec une tôle du toit qui n'a cessé de battre (heureusement j'avais des boules Quiès, pas mon père...)
Epilogue Mardi 25 octobre 2011 La tempête a fait rage toute la nuit. Ce matin il pleut et il vente encore assez fort. Il nous reste une dizaine de km pas palpitants du tout jusqu'à Villars de Lans : le GR suit le plus souvent la route... C'est décidé, on appelle un taxi! On se félicite d'avoir changé nos plans vu la tournure des conditions météo. Les 2 premières journées de rando ont été magnifiques, un vrai régal! Moins convaincus par la forêt des Hauts Plateaux, plus monotone, moins dépaysante. Nous avons été touchés par la convivialité qui règne sur les sentiers du Vercors : on a croisé plein de jeunes randonneurs sympa et aussi quelques grand-pères "encore plus vieux que moi" dirait mon père. Touchés aussi par ce réseau de cabanes laissées aux bons soins de tous et de chacun. Nous avons d'ailleurs laissé qq victuailles à Tiolache du Milieu en espérant qu'elles échappent à la convoitise de Léon. Bon appétit à ceux qui les trouveront! Bref, une belle envie d'y retourner pour enfin découvrir le balcon est (entre autres!)
Nous allons récupérer la voiture au sud et quittons le Vercors sous la pluie mêlée de soleil...
Carnet pratique En plus des indispensables cartes IGN (3237 OT et 3236 OT) et Garmin, j'ai utilisé les liens suivants:
Refuges, sources, points remarquables, site très complet, une mine! : http://www.refuges.info/ Site de la Grande Traversée du vercors : http://www.vercors-gtv.com/ On y trouve un forum et on peut y télécharger (en bas à G de la page d'accueil) "l'INFO SOURCES" mise à jour régulièrement. Plein d'infos ici aussi : http://www.bivouak.net/ Des récits de randos ici aussi : http://www.randonner-leger.org/wiki/doku.php?id=accueil Ou là : http://www.expemag.com/voyage/
Compte-rendu de croisière vers "le Nord extrême"(Norvège) avec le Costa Luminosa (20 juillet-1er août 2010) English translation pending
C/R Croisière « Nord Extrême » du 20/07 au 01/08/2010 sur le Costa Luminosa
Petit C/R de notre vision de la Croisière sur le Costa Luminosa du 20 juillet au 01 août 2010 vers les Fjords norvégiens.
Certains moments ressemblent au C/R de Katsubleu…. :o))
Mardi 20 juillet 2010
Le grand jour est arrivé. A 9h07, nous partons en car du Heysel vers Amsterdam (Navette Costa). A midi et 26°, nous découvrons cet immense et gigantesque paquebot qui sera notre demeure pour 2 semaines. Du monde dans le hall de la gare maritime….Après la photo classique nous découvrons notre belle cabine et sa grande terrasse(4244) ; puis découverte du Luminosa. Il ne s’appelle pas Luminosa pour rien, tout est clinquant, brillant, limite kitch… ;o). On parcourt le bateau de long en large et de bas en haut.
A 17h00, ça y est, on part…exercice de sauvetage obligatoire et nous sommes tous, comme des moutons orangés, face au quai et aux nombreux curieux…ce qui nous a valu quelques fous rires…ça commence bien…Ensuite, réunion d’info avec Séverine (pas très comique…)Viiite, allons profiter de la terrasse pour voir le passage de l’écluse vers la Mer du Nord. Le spectacle en vaut la peine.
2° service, ouf quel monde devant le restaurant Taurus…on se croirait sur la Batte le dimanche (Grand marché de Liège). Bon, on a demandé une table francophone, et comme d’hab’, on se coltine une table de néerlandophones…Notre néerlandais étant basique, les conversations sont assez limitées. La table est située Pont 3 au fond près des grandes baies vitrées :o)). Premier repas bon mais sans plus, puis Spectacle, comme PAP86, le Hip-hop n’est pas ma tasse de thé mais les danseurs sont bons ; une chanteuse « à voix », toujours le même style… ;o)
Après cette journée de découverte, allons essayer notre lit
Mercredi 21 juillet 2010
La cabine n’est pas bien insonorisée – on entend parler les voisins par la porte de communication (fermée), bruits dans les parois (qui seront accentués lors de certains moments plus agités) et bruits du couloir (enfin les fêtards bruyants…)
Après le petit déjeuner » tric nonotte », nous allons à notre 1° conférence avec Stefano Paba, véritable puits de sciences, sur « les Vikings, les Maîtres de la mer »(3 pages de notes !!!). Nous repérons « Coudan » et son ami avec qui nous passerons d’excellents moments. Nous avions RV avec plusieurs membres de VF à 18h00, hier et personne….17h45, Cocktail de la Soirée de Gala, on rejoint nos camarades (1° service) qui nous disent avoir reçu leurs billets d’excursions, tiens, nous on a toujours rien…Après le Cocktail, nous allons au Tour Office nous inquiéter, et là, mes réservations sur le site Costa n’apparaissent nulle part !!!L’hôtesse (très sympa) nous dit que ça arrive parfois…ben tchiensss, enfin, il reste des places (francophones) aux 6 excursions choisies….
De retour à la cabine, nous voyons sur l’écran que celles-ci sont déjà débitées …Ils ne perdent pas de temps chez Costa….Petite ballade dans les shops avec un mari qui regarde en l’air…pourquoi donc ???Le repas de Gala est assez bon. Nous rejoignons nos amis lux (ou luxos) au Salon Elletra, je suis un peu dans le « gaz », vin ou tangage du bateau, je penche pour le bateau qui bouge pas mal. Nos nouveaux amis ont changé de table et il reste 2 places…on verra. On commande le pt déj dans la cabine, car demain, c’est la grande journée à Geiranger et notre RV est à 8h30 (grâce aux conseils avisés de PAP86).
Petit C/R de notre vision de la Croisière sur le Costa Luminosa du 20 juillet au 01 août 2010 vers les Fjords norvégiens.
Certains moments ressemblent au C/R de Katsubleu…. :o))
Mardi 20 juillet 2010
Le grand jour est arrivé. A 9h07, nous partons en car du Heysel vers Amsterdam (Navette Costa). A midi et 26°, nous découvrons cet immense et gigantesque paquebot qui sera notre demeure pour 2 semaines. Du monde dans le hall de la gare maritime….Après la photo classique nous découvrons notre belle cabine et sa grande terrasse(4244) ; puis découverte du Luminosa. Il ne s’appelle pas Luminosa pour rien, tout est clinquant, brillant, limite kitch… ;o). On parcourt le bateau de long en large et de bas en haut.
A 17h00, ça y est, on part…exercice de sauvetage obligatoire et nous sommes tous, comme des moutons orangés, face au quai et aux nombreux curieux…ce qui nous a valu quelques fous rires…ça commence bien…Ensuite, réunion d’info avec Séverine (pas très comique…)Viiite, allons profiter de la terrasse pour voir le passage de l’écluse vers la Mer du Nord. Le spectacle en vaut la peine.
2° service, ouf quel monde devant le restaurant Taurus…on se croirait sur la Batte le dimanche (Grand marché de Liège). Bon, on a demandé une table francophone, et comme d’hab’, on se coltine une table de néerlandophones…Notre néerlandais étant basique, les conversations sont assez limitées. La table est située Pont 3 au fond près des grandes baies vitrées :o)). Premier repas bon mais sans plus, puis Spectacle, comme PAP86, le Hip-hop n’est pas ma tasse de thé mais les danseurs sont bons ; une chanteuse « à voix », toujours le même style… ;o)
Après cette journée de découverte, allons essayer notre lit
Mercredi 21 juillet 2010
La cabine n’est pas bien insonorisée – on entend parler les voisins par la porte de communication (fermée), bruits dans les parois (qui seront accentués lors de certains moments plus agités) et bruits du couloir (enfin les fêtards bruyants…)
Après le petit déjeuner » tric nonotte », nous allons à notre 1° conférence avec Stefano Paba, véritable puits de sciences, sur « les Vikings, les Maîtres de la mer »(3 pages de notes !!!). Nous repérons « Coudan » et son ami avec qui nous passerons d’excellents moments. Nous avions RV avec plusieurs membres de VF à 18h00, hier et personne….17h45, Cocktail de la Soirée de Gala, on rejoint nos camarades (1° service) qui nous disent avoir reçu leurs billets d’excursions, tiens, nous on a toujours rien…Après le Cocktail, nous allons au Tour Office nous inquiéter, et là, mes réservations sur le site Costa n’apparaissent nulle part !!!L’hôtesse (très sympa) nous dit que ça arrive parfois…ben tchiensss, enfin, il reste des places (francophones) aux 6 excursions choisies….
De retour à la cabine, nous voyons sur l’écran que celles-ci sont déjà débitées …Ils ne perdent pas de temps chez Costa….Petite ballade dans les shops avec un mari qui regarde en l’air…pourquoi donc ???Le repas de Gala est assez bon. Nous rejoignons nos amis lux (ou luxos) au Salon Elletra, je suis un peu dans le « gaz », vin ou tangage du bateau, je penche pour le bateau qui bouge pas mal. Nos nouveaux amis ont changé de table et il reste 2 places…on verra. On commande le pt déj dans la cabine, car demain, c’est la grande journée à Geiranger et notre RV est à 8h30 (grâce aux conseils avisés de PAP86).
Floride suite à la catastrophe pétrolière English translation pending
Hello les ami(e)s,
Avec un collègue de travail, nous partirons pour notre US Tour 2010, le vendredi 10 septembre. Nous passerons une petite semaine en Floride avant de poursuivre notre périple américain (détaillé en dessous de ma signature).
Ce qui nous intéresserait, mais je pense aussi bon nombre de forumeurs qui prévoient de partir sous peu en Floride ou plus tard, cet automne; c'est d'avoir des retours d'informations sur la situation actuelle en Floride provenant de voyageurs fréquentant cet excellent site.
Pour l'instant, nous n'avons pas modifié notre itinéraire qui prévoit pour l'étape en Floride, ces visites:Vendredi 10 septembre: Arrivée et nuit à Miami Beach (Hôtel réservé)Samedi 11 septembre: Visite et nuit à Miami (Hôtel réservé)Dimanche 12 septembre: Miami - Key West (Hôtel non réservé)Lundi 13 septembre: Key West - Les Everglades (Hôtel non réservé)Mardi 14 septembre: Les Everglades - Clearwater (Hôtel non réservé)Mercredi 15 septembre: Clearwater - Cap Canaveral (Hôtel non réservé)Suite à la marée noire qui détruit la Louisiane et s'approche de la Floride, nous pourrions modifier notre étape en Floride puisque les hôtels ne sont pas réservés après Miami. Visiter quelques parcs d'attractions à Orlando ou une nuit supplémentaire à Atlanta (Jeudi 16 septembre).
Il est évident que nous souhaitons éviter les plages et régions souillées par BP.
C'est pourquoi ce serait sympa que nos amis qui passent leurs vacances d'été en Floride nous envoie un feedback sur la situation actuelle des plages de ce magnifique état américain. Cela nous permettrait de modifier notre trajet selon les infos reçues.
Merci et au plaisir de vous lire.
A + 😎
Avec un collègue de travail, nous partirons pour notre US Tour 2010, le vendredi 10 septembre. Nous passerons une petite semaine en Floride avant de poursuivre notre périple américain (détaillé en dessous de ma signature).
Ce qui nous intéresserait, mais je pense aussi bon nombre de forumeurs qui prévoient de partir sous peu en Floride ou plus tard, cet automne; c'est d'avoir des retours d'informations sur la situation actuelle en Floride provenant de voyageurs fréquentant cet excellent site.
Pour l'instant, nous n'avons pas modifié notre itinéraire qui prévoit pour l'étape en Floride, ces visites:Vendredi 10 septembre: Arrivée et nuit à Miami Beach (Hôtel réservé)Samedi 11 septembre: Visite et nuit à Miami (Hôtel réservé)Dimanche 12 septembre: Miami - Key West (Hôtel non réservé)Lundi 13 septembre: Key West - Les Everglades (Hôtel non réservé)Mardi 14 septembre: Les Everglades - Clearwater (Hôtel non réservé)Mercredi 15 septembre: Clearwater - Cap Canaveral (Hôtel non réservé)Suite à la marée noire qui détruit la Louisiane et s'approche de la Floride, nous pourrions modifier notre étape en Floride puisque les hôtels ne sont pas réservés après Miami. Visiter quelques parcs d'attractions à Orlando ou une nuit supplémentaire à Atlanta (Jeudi 16 septembre).
Il est évident que nous souhaitons éviter les plages et régions souillées par BP.
C'est pourquoi ce serait sympa que nos amis qui passent leurs vacances d'été en Floride nous envoie un feedback sur la situation actuelle des plages de ce magnifique état américain. Cela nous permettrait de modifier notre trajet selon les infos reçues.
Merci et au plaisir de vous lire.
A + 😎
Catalogue 2011 Croisière de France? English translation pending
Bonjour à tous !
Costa Croisière a sorti depuis un bon moment déjà son catalogue 2011. MSC croisière vient de sortir le sien ( les prix apparaissent sur certains sites de vente en ligne mais pas sur le propre site MSC ( ??! ))...
L'un d'entre vous a-t-il des informations sur la date de sortie du catalogue 2011 de Croisière de France ?
D'avance merci!
Pierre
Costa Croisière a sorti depuis un bon moment déjà son catalogue 2011. MSC croisière vient de sortir le sien ( les prix apparaissent sur certains sites de vente en ligne mais pas sur le propre site MSC ( ??! ))...
L'un d'entre vous a-t-il des informations sur la date de sortie du catalogue 2011 de Croisière de France ?
D'avance merci!
Pierre
Mariage aux Philippines English translation pending
bonjour,
je me suis marié aux philippines en janvier 2010.
tout cela à commencé par une rencontre fortuite sur le site 'tagged' (un genre de facebook ... pas un site de rencontre payant)
hoooo cette jolie demoiselle me demande d'être son ami ... bon ok je clique ;) ce premier clik fut en décembre 2009.
ensuite blablabli blablabla pendant de long mois (via skype yahoo ou autre) puis on se laisse à tomber amoureux et à envisager le mariage.
j'ai 36 ans (bretagne célibataire jamais marié sans enfants), elle en a 26 (binangonan célibataire jamais mariées sans enfants).
j'ai un boulot (cdi) elle aussi (cdi)
Elle vit dans la région de manille 'binangonan' pour ceux qui connaissent (et c'est une très grande chance car les démarches relatives au mariage demandent de se rendre assez souvent à Manille)
bref, nous avons commencé à réunir les documents nécessaires pour l'obtention du Legal Capacity of Marriage. ce document est exigé par les autorités Philippines pour se marier. Pour constituer le dossier il faut du temps donc de la patience.
j'ai envoyé mon dossier par la poste au consulat de France à Manille elle en à fait de même. debut septembre 2009 le dossier était complet et aux mains de Miss Audrey la responsable des dossiers de mariage au consulat de France à Manille (quartier de makati)
Une fois le dossier complet au consulat le délai est environ de 3 mois pour l'obtention du legal capacity of marriage.
Nous avons obtenu le Legal Capacity le 11 janvier 2010. Cela à donc pris un bon 4 mois (Explication de Miss Audrey : retard du aux typhon Ondoy, pannes informatique du coté Philippines ...)
Nous nous sommes mariés le 15 janvier.
Le but de la manœuvre étant de vivre ensemble en France et de fonder une famille il reste dont pour mon épouse d'obtenir un VISA de conjoint de Francais.
Rien de plus simple, suivez les instructions de Miss Audrey, faire certifier la copie du certificat de mariage par le CFO puis par le DFA ensuite remplir le formulaire de demande de transcription sur les registres de l'Etat Francais, puis attendre à nouveau environ 3 mois.
Ensuite demander un VISA (cela prend une dizaine de jours selon Miss Audrey).
En résumé :
- l'interlocutrice pour votre mariage est Miss Audrey Huibonhoa-Chan du consulat de France à Manille (vous trouverez son adresse mail sur le site de l'Ambassade de France à Manille)
- Pour ceux qui souhaitent se marier avec une philippines, prenez votre mal en patience et suivez à la lettre les instructions et documents exigés.
- Il y a une erreur dans le formulaire de demande de Legal Capacity. Avant le mariage vous n'avez PAS BESOIN de LA COPIE DU CERTIFICAT DU CFO (aprés le mariage seulement, pour tamponner le passeport de votre épouse)
- Pour l'éventuel interview des époux avant mariage, prévu par la lois Francaise au consulat ... nada. Miss audrey ne nous à pas interviewé.
- Important : DONNEZ à Miss Audrey le contact de VOTRE mairie en France responsable de la publication des BANS. (FAX et MAIL) Elle aura ainsi un interlocuteur direct et donc pas de problème.
- Les 2 séminaires demandés par l'administration Philippines avant le mariage peuvent se 'monayer' si vous avez des bons contacts avec la mairie des philippines responsable de votre mariage. Pour ma part nous avons eu de la chance car mon épouse connais de loin quelqu'un à la mairie. Nous n'avons donc suivi AUCUN séminaire post wedding. (on quand même payé le prix normal de ces séminaires et acheté quelques beignet pour la dame de la mairie .. c'est tout)
- je me suis rendu aux Philippines durant 5 semaines de mi décembre à mi janvier. c'est tout. (arf je suis parti 5 jours aprés mon mariage ... c'est dur)
je pense que toutes ces démarches se font au cas par cas. il n'y a pas UNE démarche et une seule qui est la bonne, cela dépend trop du facteur 'chance' et 'HUMAIN' (oui l'erreur est humaine non ?)
Pour mon exemple, nous avons commencé les démarches pour nous marier en juillet 2009. le dossier de demande de legal capacity fut complet et reçu par le consulat début septembre 2009. Nous nous sommes mariés mi janvier 2010 et la nous attendons la transcription de notre mariage (dossier déposé fin février 2010)
comme beaucoup d'autres en témoignent, entre le moment ou vous commencez les démarches pour le mariage et le moment ou votre épouse (ou époux selon le cas) philippines foulera le sol français ... comptez 1 an.
aparté : mon épouse est formidable, elle a de très bonnes valeurs (famille ... tant mieux c'est comme moi ... d'origine italienne je me sens comme un poisson dans l'eau) , elle ne m'a jamais demandé de l'argent et c'est moi qui ai pris l'initiative de lui en envoyer (quand je veux et ce que je peux ... elle ne me demande toujours rien) Elle est jalouse facilement mais ... quelle femme ne l'est pas (et quel homme lol) ? Sa famille est adorable (freres, soeurs papa maman) et ils ont été agréablement surpris de voir en moi un foreigner qui n'est pas snobish et qui aime manger du riz et toute leur nourriture et qui dors par terre et qui vis au jour le jour tout en souriant. La cultures des philippins est différente de celle des européens ... il y a des point commun mais de grandes divergences aussi. j'ai la chance de me sentir comme dans un poisson dans l'eau dans l'une et dans l'autre.
la seule chose qui m'a effrayé c'est : la pollution de l'air et sonore a MANILLE ... un truc de dingue pour un pauvre petit breton comme moi lol
bref ... voila mon témoignage qui est peu être un peu hors sujet vis à vis des formalités administratives. témoignage quand même.
(au modérateurs ... replacez mon post dans une autre section si cela est necessaire)
merci pour votre lecture.
tout cela à commencé par une rencontre fortuite sur le site 'tagged' (un genre de facebook ... pas un site de rencontre payant)
hoooo cette jolie demoiselle me demande d'être son ami ... bon ok je clique ;) ce premier clik fut en décembre 2009.
ensuite blablabli blablabla pendant de long mois (via skype yahoo ou autre) puis on se laisse à tomber amoureux et à envisager le mariage.
j'ai 36 ans (bretagne célibataire jamais marié sans enfants), elle en a 26 (binangonan célibataire jamais mariées sans enfants).
j'ai un boulot (cdi) elle aussi (cdi)
Elle vit dans la région de manille 'binangonan' pour ceux qui connaissent (et c'est une très grande chance car les démarches relatives au mariage demandent de se rendre assez souvent à Manille)
bref, nous avons commencé à réunir les documents nécessaires pour l'obtention du Legal Capacity of Marriage. ce document est exigé par les autorités Philippines pour se marier. Pour constituer le dossier il faut du temps donc de la patience.
j'ai envoyé mon dossier par la poste au consulat de France à Manille elle en à fait de même. debut septembre 2009 le dossier était complet et aux mains de Miss Audrey la responsable des dossiers de mariage au consulat de France à Manille (quartier de makati)
Une fois le dossier complet au consulat le délai est environ de 3 mois pour l'obtention du legal capacity of marriage.
Nous avons obtenu le Legal Capacity le 11 janvier 2010. Cela à donc pris un bon 4 mois (Explication de Miss Audrey : retard du aux typhon Ondoy, pannes informatique du coté Philippines ...)
Nous nous sommes mariés le 15 janvier.
Le but de la manœuvre étant de vivre ensemble en France et de fonder une famille il reste dont pour mon épouse d'obtenir un VISA de conjoint de Francais.
Rien de plus simple, suivez les instructions de Miss Audrey, faire certifier la copie du certificat de mariage par le CFO puis par le DFA ensuite remplir le formulaire de demande de transcription sur les registres de l'Etat Francais, puis attendre à nouveau environ 3 mois.
Ensuite demander un VISA (cela prend une dizaine de jours selon Miss Audrey).
En résumé :
- l'interlocutrice pour votre mariage est Miss Audrey Huibonhoa-Chan du consulat de France à Manille (vous trouverez son adresse mail sur le site de l'Ambassade de France à Manille)
- Pour ceux qui souhaitent se marier avec une philippines, prenez votre mal en patience et suivez à la lettre les instructions et documents exigés.
- Il y a une erreur dans le formulaire de demande de Legal Capacity. Avant le mariage vous n'avez PAS BESOIN de LA COPIE DU CERTIFICAT DU CFO (aprés le mariage seulement, pour tamponner le passeport de votre épouse)
- Pour l'éventuel interview des époux avant mariage, prévu par la lois Francaise au consulat ... nada. Miss audrey ne nous à pas interviewé.
- Important : DONNEZ à Miss Audrey le contact de VOTRE mairie en France responsable de la publication des BANS. (FAX et MAIL) Elle aura ainsi un interlocuteur direct et donc pas de problème.
- Les 2 séminaires demandés par l'administration Philippines avant le mariage peuvent se 'monayer' si vous avez des bons contacts avec la mairie des philippines responsable de votre mariage. Pour ma part nous avons eu de la chance car mon épouse connais de loin quelqu'un à la mairie. Nous n'avons donc suivi AUCUN séminaire post wedding. (on quand même payé le prix normal de ces séminaires et acheté quelques beignet pour la dame de la mairie .. c'est tout)
- je me suis rendu aux Philippines durant 5 semaines de mi décembre à mi janvier. c'est tout. (arf je suis parti 5 jours aprés mon mariage ... c'est dur)
je pense que toutes ces démarches se font au cas par cas. il n'y a pas UNE démarche et une seule qui est la bonne, cela dépend trop du facteur 'chance' et 'HUMAIN' (oui l'erreur est humaine non ?)
Pour mon exemple, nous avons commencé les démarches pour nous marier en juillet 2009. le dossier de demande de legal capacity fut complet et reçu par le consulat début septembre 2009. Nous nous sommes mariés mi janvier 2010 et la nous attendons la transcription de notre mariage (dossier déposé fin février 2010)
comme beaucoup d'autres en témoignent, entre le moment ou vous commencez les démarches pour le mariage et le moment ou votre épouse (ou époux selon le cas) philippines foulera le sol français ... comptez 1 an.
aparté : mon épouse est formidable, elle a de très bonnes valeurs (famille ... tant mieux c'est comme moi ... d'origine italienne je me sens comme un poisson dans l'eau) , elle ne m'a jamais demandé de l'argent et c'est moi qui ai pris l'initiative de lui en envoyer (quand je veux et ce que je peux ... elle ne me demande toujours rien) Elle est jalouse facilement mais ... quelle femme ne l'est pas (et quel homme lol) ? Sa famille est adorable (freres, soeurs papa maman) et ils ont été agréablement surpris de voir en moi un foreigner qui n'est pas snobish et qui aime manger du riz et toute leur nourriture et qui dors par terre et qui vis au jour le jour tout en souriant. La cultures des philippins est différente de celle des européens ... il y a des point commun mais de grandes divergences aussi. j'ai la chance de me sentir comme dans un poisson dans l'eau dans l'une et dans l'autre.
la seule chose qui m'a effrayé c'est : la pollution de l'air et sonore a MANILLE ... un truc de dingue pour un pauvre petit breton comme moi lol
bref ... voila mon témoignage qui est peu être un peu hors sujet vis à vis des formalités administratives. témoignage quand même.
(au modérateurs ... replacez mon post dans une autre section si cela est necessaire)
merci pour votre lecture.
Compte rendu de la croisière "Rivages ibériques" sur le Louis Majesty, du 13 au 21 février 2010 English translation pending
Bonjour à tous
Pour préparer la croisière, j'ai bien pioché dans toutes les informations que vous m'avez fournies .
A mon tour d'apporter ma contribution. Sachant que chaque voyage est personnel, ce qui plaira à l'un déplaira à l'autre.
Nous nous sommes retrouvés sur le LOUIS MAJESTY, avec Wiskiki, Cricket030, Digro, Braeunig2007. Si vous me lisez, vous pourrez compléter ce CR car j'ai probablement oublié ou pas vu beaucoup de choses.
Bien amicalement
Brigitte
Compte-rendu de notre croisière Rivages Ibériques sur le Louis Majesty du 13 au 21 février 2010
Samedi
Les valises sont bouclées, elles sont bien lourdes 20 kgs chacune, il faut dire que nous emportons du chaud et du froid. Nous verrons par la suite que nous n’avions pas besoin de………..chaud
Arrivés à l’aéroport de Marseille, timide soleil, il fait 5 °, nous faisons taxi commun avec un autre couple. 35 € la course pour 3 personnes + 1 € pour la 4e personne + 1 € par valise = total de la course 40 €.
Effectivement Le môle Léon Gourret, porte 4, quai 186 est très loin du vieux port, nous nous en rendons compte avec le taxi. Nous arrivons après 30 mn de course. Le Louis Majesty nous attend. Nous entrons dans un immense hall nommé hall bagagerie. Nous allons être totalement pris en charge dès ce moment. Super organisation pendant toute la semaine.
Nous suivons la file. Nous sommes environ 550 français à embarquer. On nous donne une première fiche sanitaire à remplir (pour le H1N1) puis une étiquette pour chacun de nos bagages (nom et n° de cabine). Nous passons nos bagages sur le tapis roulant avec scanner. Nous les retrouverons devant notre cabine.
Nous montons à l’étage. Le personnel nous offre un jus de fruit. Il faut dire que la file est longue. Nous passons devant le service « restaurant » qui nous attribue une table pour le diner du soir. Si nous voulons diner avec des amis, nous pouvons former une table ; il suffit de le dire à ce moment précis. Nous devons choisir aussi le premier service à 18h30 ou le 2ème à 20h30 , nous optons pour le 2ème . Puis c’est au tour des forfaits boissons. On nous donne le papier mentionnant le prix du forfait alcool : pour 8 jours 223.60 € et sans alcool 119.60 € (attention le prix du forfait est fonction du nombre de jours, pour 12 jours c’est 335.40 avec alcool et 179.40 sans alcool).
Si on prend tout de suite le forfait, ils nous font une réduction soit 190.06 € avec alcool et 101.66 € sans alcool. C’est possible de panacher du moment que chaque passager d’une même cabine prenne un forfait.
Il est possible aussi de prendre un forfait de vin qui va de 3 bouteilles pour 54 €, 4 bouteilles 72 € à 16 bouteilles pour 288 €. Pour chaque bouteille de vin achetée une bouteille d’eau est fournie. Les bouteilles pleines ou entamées sont mises à disposition sur la table au repas, marquée à notre nom.
(Je vous mets ici le prix des principales boissons, que nous ne connaitrons en fait que lorsque nous irons pour la première fois au bar.
Prix des boissons
Café 2.15 €
Café latte 2.85 €
Thé 2.50 €
Chocolat 2.50 €
Bouteille de vin 20.95 €
Bière pression petite 2.70 €
Bière pression grande 4.35 €
Bière en bouteille 3.65 €
Jus de fruit au verre 2.45 €
En cannette 2.75 €
Grande bouteille d’eau 2.35 €
Petite bouteille d’eau 1.85 €
Campari, martini, pastis 3.95 €
Brandy, gin, rhum, scotch, vodka, ouzo 3.85 €
Cocktails avec alcool 4.95 €
Cocktails sans alcool 3.45 €
Sont compris dans le forfait sans supplément : les cafés, thé, chocolat, bières pression, cocktails martini, les cocktails sans alcool, milkshake, martini, campari, pastis, gin, rhum, scotch, jus de fruits.
Pour d’autres alcools et cocktails, il faut rajouter une moyenne de 1.35 €.
Comment cela se passe : nous commandons, nous donnons la carte magnétique. Une fois servis nous signons le ticket de caisse pour le bar et nous en gardons un pour nous.
Si on a pris le forfait, le ticket indique la boisson et la somme de 0 €.
Si pas de forfait le prix de la boisson est indiqué et la somme est décomptée du forfait espèces déposé ou compte bancaire.)
Ensuite, nous arrivons au comptoir. Présentation de la carte d’identité, du voucher. L’hôtesse nous prend en photo et va nous établir une carte magnétique. A ce moment il faut décider si nous voulons que nos achats sur le bateau soient prélevés sur notre carte bancaire et il faut la donner tout de suite, si non il faut déposer minimum 250 € en espèces. Nous optons pour la carte bancaire.
Chaque passager reçoit une carte magnétique. Elle ouvre la porte de la cabine, elle sert à payer sur le bateau, elle est obligatoire pour descendre et remonter sur le bateau et enfin elle sert de carte d’identité dans chaque ville aux escales. Si on prend le forfait alcool, on nous rajoute dessus au marqueur le code avec ou sans alcool.
Vient notre première photo officielle devant un décor « barre de navire »
Je comprends mieux pourquoi, nous devions être présents longtemps avant le départ !
Enfin la passerelle, une petite photo perso et nous embarquons. Le personnel est présent pour nous guider jusqu’à notre cabine. Discret, attentif, souriant.
600 passagers ont embarqué la veille de Gênes (en majorité des slovènes, des italiens et des allemands), ils débarqueront donc à Gênes. C’est pas mal fait et ça diminue le temps d’embarquement dans chaque port.
Il va falloir un peu de temps pour se repérer sur le bateau mais d’un côté tous les n° de cabines sont pair et de l’autre impair.
Notre cabine est au milieu du bateau, intérieure. C’est un peu la même grandeur et disposition qu’une chambre dans un hôtel « première classe ». Au fond le lit, nous avons un lit double avec une couette, un dessus de lit et quatre oreillers. Matelas propre et confortable.D’autres ont des lits simples séparés par deux tables de nuit. Nous pas de table de nuit mais une grande commode surmontée d’un miroir, une prise de courant 220 V et une autre en dessous (UK ?), des tiroirs et dans le premier une petite table à repasser mais pas de fer. Un grand placard avec des cintres et pince-jupes, 2 tiroirs et un coffre-fort payant.
La salle de bain est petite mais fonctionnelle : lavabo avec mitigeur, distributeur de savon, de mouchoirs en papier, sèche-cheveux, WC, douche avec rideau, mitigeur, distributeur de gel douche et de shampoing. 2 Serviettes de bain blanches, 2 petites serviettes blanches et 2 serviettes de plage bleues et blanches qui peuvent servir au sauna, piscines, jacuzzi.
Le ménage est fait deux fois par jour, les serviettes changées à la demande. Chaque jour nous avons notre serviette qui s’est transformée en chien, en tortue, en cygne….avec un petit chocolat pour la nuit.
Nous rangeons nos vêtements mais pas de temps à perdre, la première réunion c’est l’exercice de sauvetage ; nous prenons nos gilets placés dans le placard et nous suivons les directives. Pas de panique, le personnel est dans les couloirs pour nous indiquer la direction. Sur le gilet nous avons notre n° de canot de sauvetage et nous devons nous regrouper à différents endroits du bateau. Je ne sais pas si en temps réel nous saurions nous diriger aussi vite et bien !
Puis c’est la réunion d’information à 17 h30 au pont 6 – théâtre Palace.
C’est LE lieu de rendez-vous, la salle la plus grande. Au fond une scène ronde et devant des rangées de banquettes et de sièges en gradins. Kamel, notre directeur de croisière est français. Pas de souci pour ceux qui s’inquiètent de la langue. Il en parle 4, il traduit en anglais, français, italien. Sébastien, un animateur, traduit en allemand.
Toutes les informations sont traduites dans chaque langue dans tout le bateau, même dans nos cabines pour tout ce que l’on doit savoir, excursions, restaurant ouvert, heure du débarquement aux escales……..
Pour les fumeurs : interdiction de fumer dans les cabines. Autorisé au Casino et sur le pont 10 uniquement côté bâbord.
Kamel présente le personnel d’animation. Tous parlent plusieurs langues dont le français.
Il faut déjà s’inscrire pour les excursions de Barcelone. Chaque excursion dans chaque ville tourne autour de 50 € par personne et 30 € par enfant + ou – (sauf Marrakech 121 € et Palais de l’Alhambra à Grenade 100 €)
On peut aussi prendre un forfait excursion à 162 € par adulte et 103 € par enfant pour faire un tour de ville de Barcelone et Park Güell, tour de ville d’Alicante, les parfums de Tanger et Portofino ; il faut s’inscrire dès la réunion.
Nous ne prendrons aucune excursion et ferons le tour des villes nous-mêmes.
Chaque nuit, le journal de bord est glissé dans notre cabine. Il nous informe de tout : les excursions du lendemain, les animations à bord pour la journée, l’ouverture des bars, des restaurants, du casino, les spectacles du soir, le code vestimentaire….
Toutes les inscriptions se font au pont 5, à la réception, vaste espace avec plusieurs comptoirs et au milieu un piano et des fauteuils.
Nous partons faire le tour du propriétaire. Nous nous arrêtons au SANA, c’est l’espace bien-être au pont 7. Chaque jour il y a des promotions pour tel ou tel soin. Pour infos les massages varient de 55 € pour 30 mn à 96 € pour 60 mn. Enveloppements de 58 à 75 € , soins du visage 75 €, épilation de 13 à 28 €, shampoing, coupe, brushing cheveux courts 62 €. Il y a aussi des forfaits de 3 soins qui tournent autour de 200 €.
Le sauna est gratuit ainsi que la salle de fitness.
Au pont 10, deux piscines, deux jacuzzi avec eau chaude. Des bars, le self ouvert l’après-midi pour les petites faims, la station pasta. Tout le long à l’abri du vent, des tables et chaises.
Les transats se trouvent au pont 11, enfin je ne sais pas si on dit le pont 11 car c’est tout en haut mais vu le vent et le mauvais temps, nous ne les avons jamais utilisés.
Déjà 18 h, nous partons au cours de Salsa avec Kamel, dans un autre salon il y a activité de fleurs en papier, dans un autre de la magie.
Nous comprenons que nous ne nous ennuierons pas. Il y a un salon Internet, une bibliothèque, on peut jouer au bridge, on peut bouquiner près des fenêtres, dans les bars. Chacun déambule au gré de ses envies.
Pendant l’escale il n’y a pas d’animation. Quand le bateau navigue il y a toujours une animation : quizz, activités manuelles, cours de danse, aérobic, tournoi de ping-pong, de fléchettes, démonstration de massage…..
Puis retour à notre cabine, douche et préparation pour le diner.
Ce soir le code vestimentaire : décontracté.
Pour le 2ème service, le restaurant ouvre à 20h30 et ferme ses portes 15 mn après. Donc il faut être à l’heure. Les restaurants Four Seasons et Seven Seas sont situés au pont 5 de part et d’autre de la réception. Ils sont identiques au niveau prestations. Ils accueillent les passagers le midi et le soir. Tables de 2, de 6, de 8 ou plus. Nous serons une table de six avec Wiskiki qui sont quatre. Restaurant chic, nappes blanches, verres, couverts…. Un serveur par table, le menu à la carte. Choix entre 3 entrées, puis 2 potages, puis une salade verte, puis trois plats principaux dont un poisson, un plat végétarien, puis choix entre 2 gâteaux ou mousses, fromages , fruits frais. Café.
Il y a aussi un autre restaurant payant (15 € le repas) Le Bistro, plus intime.
A 22h15, nous partons pour le Palace au pont 6 voir le sketch de bienvenue de l’équipe d’animation.
Ensuite à 23 h c’est le spectacle de bienvenue. La troupe est composée de 4 chanteurs (2 femmes, 2 hommes) et de 5 danseurs (3 femmes, 2 hommes). Tout au long de la semaine ils ont donné leur maximum pour nous distraire. Chaque soir le spectacle présente un thème différent mais est composé de la même manière avec une alternance de chansons et de danses de différents pays. Pour ma part, je ne me suis pas ennuyée.
Le spectacle dure à peine 45 mn. L’orchestre du Palace prend le relais et ceux qui le veulent peuvent danser. (danses de salon)
Pour les couche-tard, ils peuvent monter au pont 7 à la discothèque Frame 52 ou au Casino.
Il est minuit, nous allons dormir. J’appréhende un peu la traversée du Golfe du Lion mais tout se passe bien.
Dimanche - Barcelone
La veille de l’escale, la réception met à notre disposition un plan de la ville et les principaux monuments à visiter. Nous ne le savions pas mais vous maintenant vous le saurez.
Le bateau accoste à 9h, petite nuit mais ce sera comme cela tous les jours. La clim fait un bruit d’enfer. Sur les conseils de Camélia, notre femme de chambre, je le signale à la réception. Douche et nous filons au Four Seasons, ouvert de 7h30 à 9h30, pour le petit déj. Nous nous plaçons comme nous voulons. Formule self : jus de fruits, pains de toutes sortes, cafés, thés, chocolat…légumes, charcuteries, œufs, fruits frais, au sirop, muesli, céréales enfin tout ce que vous voulez. Et j’oubliais toutes les viennoiseries.
Un conseil pesez-vous avant de partir et mesurez l’ampleur des dégâts ensuite ! ou faites l’autruche !
Nous prenons notre temps. Kamel indique dans toutes les langues à quel pont nous devons nous rendre pour débarquer. Ceux qui ont pris les excursions doivent se regrouper dans un salon. Les individuels face à l’endroit de la passerelle. Ne pas oublier la carte magnétique. Les papiers d’identité peuvent rester dans la cabine.
Les autorités donnent le feu vert, nous donnons notre carte magnétique, l’officier la passe devant son écran et notre bouille apparait. C’est super bien fait et rapide. Nous descendons par la passerelle directement dans la gare maritime. Il y a un point information, nous prenons un plan de Barcelone.
Hier soir, le téléphone sonne dans notre cabine, c’est Digro qui sachant notre n° de cabine via le forum nous contacte. Nous nous rencontrons le soir même et décidons de visiter Barcelone ensemble.
Il fait 2°, bonnet et gants obligatoires. Le bateau est accosté au pied des Ramblas, c’est super simple pour y aller. Nous décidons de partir à pied à la Sagrada Familia. En chemin nous passons par l’arc de triomphe où se déroule un marathon. Nous arrivons à l’église bâtie par Antoni Gaudi, inachevée depuis un siècle. Nous avons mis une heure. Nous n’y entrons pas car à 10h30, il y a déjà 2 heures d’attente sans la visite à l’intérieur. Nous savons qu’en ne prenant pas les excursions, nous n’aurons pas autant d’informations qu’avec le guide ni les passe-droit pour visiter mais ce n’est pas non plus notre but. Nous repartons donc à travers la ville. Nous passons devant la Casa Milà, surnommée la Pedrera. La casa Batllo, la casa Ametller. Nous traversons la place de Catalunya, des japonais donnent à manger aux pigeons. Nous arrivons sur les ramblas. Nous sommes frigorifiés. Nous décidons de prendre un repas chaud, pourquoi pas des pâtes ? Après nous être restaurés, nous reprenons notre descente, les statues vivantes se succèdent, puis c’est le marché aux animaux, les rongeurs, les tortues, les oiseaux, tout ce petit monde se côtoie. Plus bas place aux peintres et aux caricaturistes au niveau du quartier gothique. Nous faisons un dernier tour et nous retournons au bateau non sans avoir pris des photos du monument de Colomb.
Tous à bord à 16h30. Il faut être à l’heure, le bateau part 30 mn après. Pour rentrer même système, présentation de la carte magnétique, passage sous le portique et passage des sacs à dos sur le tapis roulant.
Direction le pont 10 pour une petite collation avec un café bien chaud.
Au programme à partir de 17 h, yoga, ping-pong, activités pour enfants, quizz de la st Valentin, activité manuelle, aérobic, jeu d’animation, magie, cours de salsa, thé dansant avec l’Orchestre, danses de salon avec Duo Rythme (un autre groupe).
Nous rentrons à la cabine. La clim a été réparée. Tout est calme.
Nous dinons au Four Seasons.
22h15 élection du couple idéal
21 h et 23 h, spectacle de variétés.
Lundi – Alicante.
Nous avons accosté à 7 h. Nous nous pressons pour être prêts dès que nous aurons l’autorisation de débarquer. Nous sortons, il pleut et il fait froid. Cette fois nous avons pris soin de prendre les infos à la réception ainsi que dans la gare maritime. Une navette gratuite nous emmène à l’extérieur du port. Nous longeons le front de mer, le sol est recouvert de mosaïques ondulées de toutes couleurs, l’été ce doit être très agréable de déambuler sous les palmiers mais là franchement nous faisons surtout attention à ne pas glisser. Nous apercevons le château de Santa Barbara ; il est possible de s’y rendre en prenant l’ascenseur. Ce qu’à fait Digro.
Nous nous contentons de nous promener dans la ville, passant d’une ruelle à l’autre. Nous revenons tranquillement vers midi. Tous à bord à 13h. Départ à 13h30.
Nous déjeunons au Seven Seas à la carte. Aujourd’hui nous prenons du poisson.
Activités de l’après-midi : cours de danse « cha-cha », fitball et Pilates (cours payant 8 €), bibliothèque, activités pour enfants, défilé de mode, magie, bingo, activités pour ados, démonstration de cuisine, tournoi de ping-pong, tournoi de jeu WII, tournoi de mini golf, rose en papier, danse de salon avec Duo Rythme et bien sur le Casino ouvert uniquement en navigation.
En rentrant, nous trouvons dans la cabine la feuille des pourboires que nous devons rapporter remplie à la réception pour le lendemain.
On nous propose de nous prélever 8 € par jour et par personne sur notre compte.
Nous mettons 0 € partout et dans les commentaires nous disons que nous remettrons la somme directement au personnel.
(Demain nous recevrons la première facture récapitulative des dépenses des quatre premiers jours. Il sera indiqué 0 € pour les pourboires)
Nous nous préparons car ce soir, c’est la soirée du commandant. Code vestimentaire : Gala. Nous sommes tous invités au cocktail de bienvenue à 17h30 ou 19h45 selon notre service. L’attente est très longue car chacun est pris deux fois en photos. La première devant un escalier en trompe l’œil, la deuxième avec le commandant ou son second. Enfin nous sommes réunis au Palace, avec un verre de pétillant ou de jus de fruits. Les officiers se présentent. Le commandant du Louis Majesty se nomme Léonidas Panopoulos.
Les photos sont disponibles le lendemain, le pack est dans les 26 € (3 photos). Nous n’en prendrons qu’une finalement.
Chaque jour, les photographes nous prennent en photo, à la sortie du bateau, au restaurant, dans les bars…. Les photos sont ensuite exposées dans la boutique photo et nous pouvons les acheter. Le prix varie selon la taille de la photo de 6 € à 25 €. Il existe des packs et aussi une vidéo de la croisière que l’on peut visionner sur la télé dans la cabine sur la chaine 34 du bateau. En aucun cas nous n’avons été forcés à être pris en photo ou bien à acheter.
Diner au Four Seasons.
22h15 - concours de danses
21 h et 23 h – spectacle international
Mardi – Gibraltar et Tanger
La nuit a été agitée, le bateau roulait bien et les vagues tapaient fort contre la coque.
Arrivée à Gibraltar à 7h30. Enfin était prévue car la radio de bord nous prévient que le commandant vient de décider après plusieurs essais infructueux de ne pas accoster à Gibraltar. Déception de certains enfants qui voulaient voir les singes sur le rocher. Mais comme il pleuvait, peut-être qu’ils auraient été à l’abri. La visibilité sur l’observatoire aurait été nulle également. Pas de regrets de notre part.
Nous partons donc pour Tanger. Nous passons le détroit. La mer est de plus en plus houleuse. La journée va être pénible. Je commence à prendre mes granules de cocculine et de borax.
La place à Tanger n’est pas disponible, le bateau précédent étant encore à quai. Nous restons donc en pleine mer toute la matinée. Nous prenons notre temps pour petit déjeuner et vadrouiller un peu d’un pont à l’autre.
Activités de la matinée : bibliothèque, activités pour les enfants, cours de danse « rock’n’Roll », démonstration de pliage de serviettes de table, tournoi de ping-pong, pilate fitball payant, quizz, jeu apéritif, activités pour les adolescents.
Tanger
Débarquement à 14 h. Nous décidons de rejoindre à pied le centre. Les taxis nous proposent leurs services, d’autres personnes à pied nous proposent également pour 10 euros de nous accompagner pendant 3 heures dans la Médina. Nous préférons découvrir à notre rythme. Nous enfilons nos ponchos car bien sûr il pleut.
La traversée du port n’a rien de transcendant, mais c’est toujours intéressant d’y voir l’activité. Ici à Tanger une usine de poisson, des petites échoppes de restauration, de poissons. Nous sortons du port en à peine 30 mn. Nous arrivons tout de suite sur une grande place au pied de la Médina. Traversons cette place. Prenons la petite montée à droite. On ne peut pas se tromper, il y a plein de monde qui attend. Nous arrivons directement dans le petit Socco, prenons un thé à la menthe dans un des cafés. Puis nous nous promenons dans les ruelles. Impossible de se perdre, c’est assez petit et comme nous sommes en hauteur, il suffit de redescendre pour être au port. Nous pouvons payer en euros sans problèmes.
Il ne pleut plus, nous redescendons sur le front de mer, passons par la plage, belle et profonde mais pas nettoyée à cette époque. Retour tranquille au bateau.
Tous à bord à 18h30, départ à 19h
La mer est mauvaise. Il parait que c’est toujours le cas entre Gibraltar et Casablanca et encore plus à cette époque. Ca brasse dans tous les sens. Mes granules ne me font pas beaucoup d’effet.
Comment sait-on que les passagers vont être malades ? Aux sacs Vomito, que le personnel dispose sur toutes les rampes d’escalier.
J’en prends deux par précaution. Nous repassons 15 mn plus tard. Il n’y a plus de sacs !
Nous en profitons pour nous reposer en cabine.
Ce soir code vestimentaire : Rock and Roll
20h-21h : Mini disco pour les enfants
21h30-22h15 : Dansez avec les animateurs
22h15 : élection du couple rock and Roll
21 h et 23 h : spectacle de magie.
23 heures, nous zappons le spectacle de magie. J’ai le cœur au bord des lèvres. Je rentre difficilement à la cabine mais pas le temps d’ouvrir la porte, j’utilise mon petit sac à deux reprises. La nuit est aussi agitée dans la mer que dans mon estomac. Mon mari dort tranquillement après avoir mangé et bu normalement. Moi je n’ai pu avaler que quelques pâtes au diner. La femme de ménage le lendemain nous conseille de manger des pommes vertes. Je vous assure que j’en ai fait une cure par la suite.
Mercredi Casablanca
Arrivée à 6h.
Nous sortons du bateau à 9h après les formalités habituelles. Passage à la réception pour le plan. Nous partons avec un couple de suisses à pied, comme à notre habitude. Direction la Mosquée Hassan II. Il ne fait pas très chaud mais il ne pleut pas, youpi.
Les taxis proposent de nous y emmener pour 5 €, puis de nous faire faire le tour de la ville pour 40 €, d’autres pour 60 €. Il faut vraiment négocier les prix et les itinéraires.
Nous sortons du port en 30 mn, la sortie est bien indiquée. Puis encore 30 mn pour rejoindre la Mosquée. Même sans plan, on la voit de tellement loin qu’il n’y a qu’à s’en rapprocher.
Nous arrivons à 10h pour la première visite. Nous descendons chercher nos billets. Nous payons par carte bancaire 120 dirhams par personne. (21.62 € + 1 € de commission par la banque). Possibilité de payer en euros également.
Nous avons un guide francophone, nous entrons dans la mosquée, mettons nos chaussures dans un sac plastique. La mosquée construite en six ans est vraiment impressionnante. Le minaret mesure 200m de haut. La mosquée peut contenir 25 000 personnes à l’intérieur, 80 000 à l’extérieur. C’est la 2ème plus grande mosquée après la Mecque. Nous apprécions les décorations, les fresques, le bois de cèdre sculpté, les lustres en verre de Murano. Le toit peut s’ouvrir par temps chaud. En dessous, nous visitons la salle d’ablutions tout en marbre puis le bain maure et le hammam jamais mis en service.
Vraiment une visite à ne pas manquer.
Nous passons ensuite le reste de la journée à déambuler dans Casa ; le marché central avec les étals de fruits et légumes, les stands de poissons en hauteur, la viande pendue en plein air. Des petits restaus dans le marché proposent que nous achetions le poisson aux étals et ils nous le préparent pour quelques euros.
La médina est juste à côté, on peut s’y restaurer pour quelques euros : un tajine pour 3 € par personne. Un porteur d’eau en habit traditionnel rouge propose de l’eau et moyennant la pièce, nous pouvons prendre une photo.
Le soleil a décidé de nous faire le cadeau bonus de la semaine, une journée ensoleillée et presque chaude. Nous enlevons même les parkas. Le luxe !
Nous remontons le boulevard Mohammed V, bordé de boutiques de vêtements, de chaussures, de pâtisseries, de librairies etc… nous notons les façades art déco ainsi que sur le Bd du 11 janvier. L’ancien hôtel Lincoln tombe en ruine, vraiment dommage.
Nous nous arrêtons prendre un jus d’oranges pressées pour 11 dhirams. (1 €)
Le temps file vite. A regret nous décidons de ne pas aller dans le quartier des Habous. C’est trop loin, il faudrait prendre un taxi mais nous n’aurions pas le temps de visiter à notre guise.
Nous achetons des pâtisseries (de 110 à 130 Dirhams le kilo) et nous rentrons au bateau.
Ah j’oubliais, j’ai acheté de la Dramamine en pharmacie contre le mal de mer. C’est comme le Mercalm, ou la Nautamine. Parce que les nausées sont toujours présentes, je sens aussi le bateau tanguer sous mes pas en marchant dans la rue mais il parait que c’est normal.
La réception vend aussi des comprimés à l’unité 2.50 €.
Tous à bord à 18 h, départ à 18h30.
Je me couche immédiatement, les nausées ont repris de plus belle malgré la Dramamine qui ne fait pas encore effet. Je me lève juste pour le diner.
Activités de l’après-midi : tournoi de fléchettes, pilate fitball payant, tournoi de ping-pong, aérobic, tournoi de WII
Ce soir code vestimentaire : Oriental.
Beaucoup de passagers jouent le jeu et sont habillés de djellabas, foulards à sequins….
Les photographes passent de salons en restaurant. Nous retrouverons nos bobines demain à la boutique.
20h à minuit – Grand bazar. Vente de vêtements et produits orientaux.
20 h à 21 h – mini disco enfants
22 h 15 – élection de la Miss Shérazade
21 h et 23 h – spectacle de variétés.
Jeudi – Malaga
Je passe une nuit relativement calme grâce au comprimé.
Nous accostons à 9h30. La veille nous pouvions nous inscrire pour prendre une navette payante 5€ A/R. Nous avons zappé l’info, si bien qu’à 8h30 le matin à la réception nous ne sommes pas prioritaires et on nous propose de prendre la navette de 10h45 (retour bateau 12h30). C’est trop court, nous partons donc à pied, et devinez le temps ? et bien sous la pluie !
Nous longeons les quais pendant une dizaine de minutes puis au phare, nous pouvons prendre à droite la direction de la plage, en face le paséo de la Farola qui mène à la partie Est du centre-ville et aux arènes ou à gauche continuer à longer les quais pour arriver à la place de la Marine et commencer la visite par la cathédrale. Nous choisissons la 3eme solution. Compter 30 mn du bateau à la place de la marine.
Les calèches attendent les promeneurs. Mais à cause de la pluie elles sont recouvertes de bâches plastique, pas super pour la vue. Nous commençons par le quartier historique. Tous les monuments sont assez regroupés. De la place de la Merced nous descendons vers l’Alcazaba que nous ne visiterons pas puis le paséo del parque et retour par le front de mer le long de la plage. On évite ainsi une partie du port.
Tous à bord à 12h30, départ à 13h00.
Nous déjeunons au self du pont 10. Nous prenons nos assiettes et nous essayons de trouver une table. Dur, dur. J’aime bien cet endroit et il n’y a pas que moi. Nous avons une salle au pont 10 et la même au pont 9 reliées par un escalier. Elles sont à l’avant du bateau, toutes vitrées. Nous pouvons donc nous attabler et contempler la mer. C’est vraiment apaisant.
Activités de l’après-midi :
Yoga fitball payant, quizz, magie pour les enfants, cours de danse espagnole, tournoi de WII, activités pour enfants, démonstration de massage, tournoi de ping-pong, bingo (6 cartes pour 5 €), activités pour ados, fabrication fleurs en papier, tournoi de fléchettes, quizz musical, thé dansant avec « orchestre », danses de salon avec « Duo Rythme ».
Code vestimentaire : Tropical
Ce soir au restaurant, le personnel de cuisine a « improvisé » un concert d’ustensiles, et un défilé d’omelettes norvégiennes. Christine à notre table a fêté son anniversaire.
20h-21 h mini disco enfants
22h-23h disco pour ados
22h15 – élection de Mister Tropical
21 h et 23h – spectacle Fiesta Latina
23 h – Musica Latina à la Disco
Vendredi – en mer
Aujourd’hui nous nous levons plus tard puisque toute la journée sera en mer. Les petits déjeuners sont servis jusqu’à 9h30 dans les restaurants et 10 h au self.
Il est temps d’aller choisir les photos, voir la vidéo de la croisière. Nous parlons dans chaque salon avec les passagers que nous croisons depuis presque une semaine. C’est très convivial et paradoxalement très calme malgré les 1800 passagers. Nous flanons dans les boutiques, une comprend les vêtements, articles du Louis Majesty, souvenirs, un peu de nécessaire de toilette. Une autre vend des parfums, maquillage, une autre des cigarettes (désolée, j'ai oublié de regarder les prix car fumer nuit gravement à la santé n'est-ce pas ?) des chocolats, gateaux.... Il y a aussi une boutique de bijoux et montres. Enfin de quoi dépenser nos sous.
Activités de la journée :
Quizz, bibliothèque, devinez l’âge, aérobic, activités pour enfants, jeu d’animation, bridge-belote, ping-pong, cours de danse « bachata », activités pour ados, jeu WII, démonstration de sculpture sur légumes, démonstration de pliage de serviettes de bain, répétition pour le spectacle de talents, magie, fleurs en papier, bingo, tournoi de fléchettes, jeu du baccalauréat, cours de danse « merengué », thé dansant.
Encore du tangage dans le golfe du Lion, on se croirait dans une machine à laver. Les passagers talentueux qui feront le spectacle ce soir auront bien du mal à garder l’équilibre sur la piste !
15 h – réunion pour préparer le débarquement des passagers à Gênes et à Marseille. Encore une bonne organisation. Chaque pont a une étiquette de couleur que l’on accroche au bagage. Les valises doivent être mises avant minuit la veille devant la porte de la cabine. Elles seront collectées dans la nuit et déposées en rang, par couleur, dès l’accostage dans le « hall bagagerie », vous savez l’endroit où nous attendions il y a 8 jours quand on était hyper content de partir en croisière !
Code vestimentaire : élégant/habillé.
22h15 – spectacle de talents des passagers
21 h et 23 h – spectacle « sensational 70’s «
22 h …… ouverture de la discothèque.
Samedi – Gênes
Matinée tranquille, nous profitons de notre dernière journée. Il ne pleut pas, bizarre. Des courageux barbotent dans les jacuzzi bien chauds mais personne ne s’aventure dans les piscines.
Déjeuner au pont 10, le soleil chauffe les vitres. Nous sommes tout simplement heureux. Nous regardons autour de nous, nous retrouvons partout cette ambiance un peu zen.
Arrivée à 14 h. Débarquement des embarqués à Gênes il y a huit jours. Nous récupérons 600 allemands qui montent à bord pour 17h. La semaine à venir sera plus allemande alors que cette semaine nous étions en majorité francophone. Il y avait aussi beaucoup d'enfants et d'ados mais chacun faisait sa petite vie. Un groupe d'ados faisait table commune près de nous au restaurant. Vraiment très sympa.
Nous débarquons directement dans le centre ville, nous avons le coup de cœur pour cette ville. Ces ruelles étroites commerçantes, la place Ferrari, les palais ou bel immeuble dans chaque rue, la maison Colomb, le théâtre, la mairie magnifique dans un ancien palais…
C’est le jour du Carnaval, nous rencontrons plusieurs fois une fanfare et sa chorale, des enfants déguisés qui lancent des confettis.
Oui franchement bonne fin de croisière et sous le soleil.
Les passagers qui ont pris l’excursion pour Portofino n’ont pas pu prendre le bateau (mer trop houleuse), ils ont contourné en bus et tout s’est néanmoins bien passé.
Tous à bord à 18h30, départ à 19 h.
Activités à bord :
Quizz, cinéma, bibliothèque, activités pour enfants, tournoi de ping-pong, de WII, fleurs en papier, spectacle de magie.
Nous recevons notre dernière facture. Nous devons aller payer ce que nous devons ou récupérer le dépôt d’espèces si tout n’a pas été consommé. Pour ceux qui ont opté pour la carte bancaire : rien à faire juste quand même à vérifier la facture.
Nous préparons nos petites enveloppes pour donner au personnel de notre chambre, du restaurant…
Nous avons une feuille de satisfaction à remplir et à remettre à la réception.
Dernier diner tous ensemble au restaurant, nous disons au revoir au personnel, aux passagers.
21 h et 23 h, spectacle « Movie Mania »
Puis jeux dansants avec l’équipe d’animation à qui nous disons aussi au revoir.
Franchement, ils font leur maximum pour que chaque passager puisse trouver son bonheur sur le bateau.
Nous allons prendre un dernier pot avec des passagers avec qui nous avons sympathisé.
Dimanche – Marseille
Nous devons quitter nos cabines pour 8h car il faut que le personnel fasse les cabines pour les nouveaux passagers qui embarquent à 14h.
Nous prenons notre temps au petit déjeuner puis nous allons dans un salon regarder l’accostage dans le port de Marseille.
L’annonce du débarquement se fait par couleur, selon notre pont. Sont prioritaires ceux qui ont un train ou avion à prendre très rapidement. Nous attendons notre couleur. Un petit bisou à un membre de l’équipe d’animation, nous descendons une dernière fois la passerelle. Nous récupérons nos valises.
C’est bien fini. Au revoir LOUIS MAJESTY.
Comme vous le voyez, j'ai plutôt une bonne appréciation de la croisière. J'ai pu discuter avec Kamel des problèmes évoqués sur le forum. Ils ont pris note de toutes les remarques émises sur les fiches d'appréciation et en ont tenu compte. Pour ma part pas d'eau marron dans la salle de bain, pas de fuite d'eau, literie propre. Nos voisins ont eu leurs WC bouché mais qq'un est venu dans la journ��e réparer. Notre clim bruyante a été réglée dans la journée. J'ai le sentiment qu'ils essaient de remédier au plus vite aux désagréments subis. Les repas sont très corrects sans être raffinés. On a quand même le choix de son repas et on ne ressort jamais avec la faim. A la réception, certains sont un peu plus "secs" mais chacun a aussi son caractère et quelques passagers oublient aussi le bonjour, s'il vous plait et merci qui ouvre bien des portes et des sourires.
En espérant que vous avez pris plaisir à me lire. Brigitte, ne prenons quedubonheur
PS : je sens encore le sol qui tangue sous mes pieds. Espèrons que ça ne dure pas jusqu'à la prochaine croisière !
Compte-rendu de notre croisière Rivages Ibériques sur le Louis Majesty du 13 au 21 février 2010
Samedi
Les valises sont bouclées, elles sont bien lourdes 20 kgs chacune, il faut dire que nous emportons du chaud et du froid. Nous verrons par la suite que nous n’avions pas besoin de………..chaud
Arrivés à l’aéroport de Marseille, timide soleil, il fait 5 °, nous faisons taxi commun avec un autre couple. 35 € la course pour 3 personnes + 1 € pour la 4e personne + 1 € par valise = total de la course 40 €.
Effectivement Le môle Léon Gourret, porte 4, quai 186 est très loin du vieux port, nous nous en rendons compte avec le taxi. Nous arrivons après 30 mn de course. Le Louis Majesty nous attend. Nous entrons dans un immense hall nommé hall bagagerie. Nous allons être totalement pris en charge dès ce moment. Super organisation pendant toute la semaine.
Nous suivons la file. Nous sommes environ 550 français à embarquer. On nous donne une première fiche sanitaire à remplir (pour le H1N1) puis une étiquette pour chacun de nos bagages (nom et n° de cabine). Nous passons nos bagages sur le tapis roulant avec scanner. Nous les retrouverons devant notre cabine.
Nous montons à l’étage. Le personnel nous offre un jus de fruit. Il faut dire que la file est longue. Nous passons devant le service « restaurant » qui nous attribue une table pour le diner du soir. Si nous voulons diner avec des amis, nous pouvons former une table ; il suffit de le dire à ce moment précis. Nous devons choisir aussi le premier service à 18h30 ou le 2ème à 20h30 , nous optons pour le 2ème . Puis c’est au tour des forfaits boissons. On nous donne le papier mentionnant le prix du forfait alcool : pour 8 jours 223.60 € et sans alcool 119.60 € (attention le prix du forfait est fonction du nombre de jours, pour 12 jours c’est 335.40 avec alcool et 179.40 sans alcool).
Si on prend tout de suite le forfait, ils nous font une réduction soit 190.06 € avec alcool et 101.66 € sans alcool. C’est possible de panacher du moment que chaque passager d’une même cabine prenne un forfait.
Il est possible aussi de prendre un forfait de vin qui va de 3 bouteilles pour 54 €, 4 bouteilles 72 € à 16 bouteilles pour 288 €. Pour chaque bouteille de vin achetée une bouteille d’eau est fournie. Les bouteilles pleines ou entamées sont mises à disposition sur la table au repas, marquée à notre nom.
(Je vous mets ici le prix des principales boissons, que nous ne connaitrons en fait que lorsque nous irons pour la première fois au bar.
Prix des boissons
Café 2.15 €
Café latte 2.85 €
Thé 2.50 €
Chocolat 2.50 €
Bouteille de vin 20.95 €
Bière pression petite 2.70 €
Bière pression grande 4.35 €
Bière en bouteille 3.65 €
Jus de fruit au verre 2.45 €
En cannette 2.75 €
Grande bouteille d’eau 2.35 €
Petite bouteille d’eau 1.85 €
Campari, martini, pastis 3.95 €
Brandy, gin, rhum, scotch, vodka, ouzo 3.85 €
Cocktails avec alcool 4.95 €
Cocktails sans alcool 3.45 €
Sont compris dans le forfait sans supplément : les cafés, thé, chocolat, bières pression, cocktails martini, les cocktails sans alcool, milkshake, martini, campari, pastis, gin, rhum, scotch, jus de fruits.
Pour d’autres alcools et cocktails, il faut rajouter une moyenne de 1.35 €.
Comment cela se passe : nous commandons, nous donnons la carte magnétique. Une fois servis nous signons le ticket de caisse pour le bar et nous en gardons un pour nous.
Si on a pris le forfait, le ticket indique la boisson et la somme de 0 €.
Si pas de forfait le prix de la boisson est indiqué et la somme est décomptée du forfait espèces déposé ou compte bancaire.)
Ensuite, nous arrivons au comptoir. Présentation de la carte d’identité, du voucher. L’hôtesse nous prend en photo et va nous établir une carte magnétique. A ce moment il faut décider si nous voulons que nos achats sur le bateau soient prélevés sur notre carte bancaire et il faut la donner tout de suite, si non il faut déposer minimum 250 € en espèces. Nous optons pour la carte bancaire.
Chaque passager reçoit une carte magnétique. Elle ouvre la porte de la cabine, elle sert à payer sur le bateau, elle est obligatoire pour descendre et remonter sur le bateau et enfin elle sert de carte d’identité dans chaque ville aux escales. Si on prend le forfait alcool, on nous rajoute dessus au marqueur le code avec ou sans alcool.
Vient notre première photo officielle devant un décor « barre de navire »
Je comprends mieux pourquoi, nous devions être présents longtemps avant le départ !
Enfin la passerelle, une petite photo perso et nous embarquons. Le personnel est présent pour nous guider jusqu’à notre cabine. Discret, attentif, souriant.
600 passagers ont embarqué la veille de Gênes (en majorité des slovènes, des italiens et des allemands), ils débarqueront donc à Gênes. C’est pas mal fait et ça diminue le temps d’embarquement dans chaque port.
Il va falloir un peu de temps pour se repérer sur le bateau mais d’un côté tous les n° de cabines sont pair et de l’autre impair.
Notre cabine est au milieu du bateau, intérieure. C’est un peu la même grandeur et disposition qu’une chambre dans un hôtel « première classe ». Au fond le lit, nous avons un lit double avec une couette, un dessus de lit et quatre oreillers. Matelas propre et confortable.D’autres ont des lits simples séparés par deux tables de nuit. Nous pas de table de nuit mais une grande commode surmontée d’un miroir, une prise de courant 220 V et une autre en dessous (UK ?), des tiroirs et dans le premier une petite table à repasser mais pas de fer. Un grand placard avec des cintres et pince-jupes, 2 tiroirs et un coffre-fort payant.
La salle de bain est petite mais fonctionnelle : lavabo avec mitigeur, distributeur de savon, de mouchoirs en papier, sèche-cheveux, WC, douche avec rideau, mitigeur, distributeur de gel douche et de shampoing. 2 Serviettes de bain blanches, 2 petites serviettes blanches et 2 serviettes de plage bleues et blanches qui peuvent servir au sauna, piscines, jacuzzi.
Le ménage est fait deux fois par jour, les serviettes changées à la demande. Chaque jour nous avons notre serviette qui s’est transformée en chien, en tortue, en cygne….avec un petit chocolat pour la nuit.
Nous rangeons nos vêtements mais pas de temps à perdre, la première réunion c’est l’exercice de sauvetage ; nous prenons nos gilets placés dans le placard et nous suivons les directives. Pas de panique, le personnel est dans les couloirs pour nous indiquer la direction. Sur le gilet nous avons notre n° de canot de sauvetage et nous devons nous regrouper à différents endroits du bateau. Je ne sais pas si en temps réel nous saurions nous diriger aussi vite et bien !
Puis c’est la réunion d’information à 17 h30 au pont 6 – théâtre Palace.
C’est LE lieu de rendez-vous, la salle la plus grande. Au fond une scène ronde et devant des rangées de banquettes et de sièges en gradins. Kamel, notre directeur de croisière est français. Pas de souci pour ceux qui s’inquiètent de la langue. Il en parle 4, il traduit en anglais, français, italien. Sébastien, un animateur, traduit en allemand.
Toutes les informations sont traduites dans chaque langue dans tout le bateau, même dans nos cabines pour tout ce que l’on doit savoir, excursions, restaurant ouvert, heure du débarquement aux escales……..
Pour les fumeurs : interdiction de fumer dans les cabines. Autorisé au Casino et sur le pont 10 uniquement côté bâbord.
Kamel présente le personnel d’animation. Tous parlent plusieurs langues dont le français.
Il faut déjà s’inscrire pour les excursions de Barcelone. Chaque excursion dans chaque ville tourne autour de 50 € par personne et 30 € par enfant + ou – (sauf Marrakech 121 € et Palais de l’Alhambra à Grenade 100 €)
On peut aussi prendre un forfait excursion à 162 € par adulte et 103 € par enfant pour faire un tour de ville de Barcelone et Park Güell, tour de ville d’Alicante, les parfums de Tanger et Portofino ; il faut s’inscrire dès la réunion.
Nous ne prendrons aucune excursion et ferons le tour des villes nous-mêmes.
Chaque nuit, le journal de bord est glissé dans notre cabine. Il nous informe de tout : les excursions du lendemain, les animations à bord pour la journée, l’ouverture des bars, des restaurants, du casino, les spectacles du soir, le code vestimentaire….
Toutes les inscriptions se font au pont 5, à la réception, vaste espace avec plusieurs comptoirs et au milieu un piano et des fauteuils.
Nous partons faire le tour du propriétaire. Nous nous arrêtons au SANA, c’est l’espace bien-être au pont 7. Chaque jour il y a des promotions pour tel ou tel soin. Pour infos les massages varient de 55 € pour 30 mn à 96 € pour 60 mn. Enveloppements de 58 à 75 € , soins du visage 75 €, épilation de 13 à 28 €, shampoing, coupe, brushing cheveux courts 62 €. Il y a aussi des forfaits de 3 soins qui tournent autour de 200 €.
Le sauna est gratuit ainsi que la salle de fitness.
Au pont 10, deux piscines, deux jacuzzi avec eau chaude. Des bars, le self ouvert l’après-midi pour les petites faims, la station pasta. Tout le long à l’abri du vent, des tables et chaises.
Les transats se trouvent au pont 11, enfin je ne sais pas si on dit le pont 11 car c’est tout en haut mais vu le vent et le mauvais temps, nous ne les avons jamais utilisés.
Déjà 18 h, nous partons au cours de Salsa avec Kamel, dans un autre salon il y a activité de fleurs en papier, dans un autre de la magie.
Nous comprenons que nous ne nous ennuierons pas. Il y a un salon Internet, une bibliothèque, on peut jouer au bridge, on peut bouquiner près des fenêtres, dans les bars. Chacun déambule au gré de ses envies.
Pendant l’escale il n’y a pas d’animation. Quand le bateau navigue il y a toujours une animation : quizz, activités manuelles, cours de danse, aérobic, tournoi de ping-pong, de fléchettes, démonstration de massage…..
Puis retour à notre cabine, douche et préparation pour le diner.
Ce soir le code vestimentaire : décontracté.
Pour le 2ème service, le restaurant ouvre à 20h30 et ferme ses portes 15 mn après. Donc il faut être à l’heure. Les restaurants Four Seasons et Seven Seas sont situés au pont 5 de part et d’autre de la réception. Ils sont identiques au niveau prestations. Ils accueillent les passagers le midi et le soir. Tables de 2, de 6, de 8 ou plus. Nous serons une table de six avec Wiskiki qui sont quatre. Restaurant chic, nappes blanches, verres, couverts…. Un serveur par table, le menu à la carte. Choix entre 3 entrées, puis 2 potages, puis une salade verte, puis trois plats principaux dont un poisson, un plat végétarien, puis choix entre 2 gâteaux ou mousses, fromages , fruits frais. Café.
Il y a aussi un autre restaurant payant (15 € le repas) Le Bistro, plus intime.
A 22h15, nous partons pour le Palace au pont 6 voir le sketch de bienvenue de l’équipe d’animation.
Ensuite à 23 h c’est le spectacle de bienvenue. La troupe est composée de 4 chanteurs (2 femmes, 2 hommes) et de 5 danseurs (3 femmes, 2 hommes). Tout au long de la semaine ils ont donné leur maximum pour nous distraire. Chaque soir le spectacle présente un thème différent mais est composé de la même manière avec une alternance de chansons et de danses de différents pays. Pour ma part, je ne me suis pas ennuyée.
Le spectacle dure à peine 45 mn. L’orchestre du Palace prend le relais et ceux qui le veulent peuvent danser. (danses de salon)
Pour les couche-tard, ils peuvent monter au pont 7 à la discothèque Frame 52 ou au Casino.
Il est minuit, nous allons dormir. J’appréhende un peu la traversée du Golfe du Lion mais tout se passe bien.
Dimanche - Barcelone
La veille de l’escale, la réception met à notre disposition un plan de la ville et les principaux monuments à visiter. Nous ne le savions pas mais vous maintenant vous le saurez.
Le bateau accoste à 9h, petite nuit mais ce sera comme cela tous les jours. La clim fait un bruit d’enfer. Sur les conseils de Camélia, notre femme de chambre, je le signale à la réception. Douche et nous filons au Four Seasons, ouvert de 7h30 à 9h30, pour le petit déj. Nous nous plaçons comme nous voulons. Formule self : jus de fruits, pains de toutes sortes, cafés, thés, chocolat…légumes, charcuteries, œufs, fruits frais, au sirop, muesli, céréales enfin tout ce que vous voulez. Et j’oubliais toutes les viennoiseries.
Un conseil pesez-vous avant de partir et mesurez l’ampleur des dégâts ensuite ! ou faites l’autruche !
Nous prenons notre temps. Kamel indique dans toutes les langues à quel pont nous devons nous rendre pour débarquer. Ceux qui ont pris les excursions doivent se regrouper dans un salon. Les individuels face à l’endroit de la passerelle. Ne pas oublier la carte magnétique. Les papiers d’identité peuvent rester dans la cabine.
Les autorités donnent le feu vert, nous donnons notre carte magnétique, l’officier la passe devant son écran et notre bouille apparait. C’est super bien fait et rapide. Nous descendons par la passerelle directement dans la gare maritime. Il y a un point information, nous prenons un plan de Barcelone.
Hier soir, le téléphone sonne dans notre cabine, c’est Digro qui sachant notre n° de cabine via le forum nous contacte. Nous nous rencontrons le soir même et décidons de visiter Barcelone ensemble.
Il fait 2°, bonnet et gants obligatoires. Le bateau est accosté au pied des Ramblas, c’est super simple pour y aller. Nous décidons de partir à pied à la Sagrada Familia. En chemin nous passons par l’arc de triomphe où se déroule un marathon. Nous arrivons à l’église bâtie par Antoni Gaudi, inachevée depuis un siècle. Nous avons mis une heure. Nous n’y entrons pas car à 10h30, il y a déjà 2 heures d’attente sans la visite à l’intérieur. Nous savons qu’en ne prenant pas les excursions, nous n’aurons pas autant d’informations qu’avec le guide ni les passe-droit pour visiter mais ce n’est pas non plus notre but. Nous repartons donc à travers la ville. Nous passons devant la Casa Milà, surnommée la Pedrera. La casa Batllo, la casa Ametller. Nous traversons la place de Catalunya, des japonais donnent à manger aux pigeons. Nous arrivons sur les ramblas. Nous sommes frigorifiés. Nous décidons de prendre un repas chaud, pourquoi pas des pâtes ? Après nous être restaurés, nous reprenons notre descente, les statues vivantes se succèdent, puis c’est le marché aux animaux, les rongeurs, les tortues, les oiseaux, tout ce petit monde se côtoie. Plus bas place aux peintres et aux caricaturistes au niveau du quartier gothique. Nous faisons un dernier tour et nous retournons au bateau non sans avoir pris des photos du monument de Colomb.
Tous à bord à 16h30. Il faut être à l’heure, le bateau part 30 mn après. Pour rentrer même système, présentation de la carte magnétique, passage sous le portique et passage des sacs à dos sur le tapis roulant.
Direction le pont 10 pour une petite collation avec un café bien chaud.
Au programme à partir de 17 h, yoga, ping-pong, activités pour enfants, quizz de la st Valentin, activité manuelle, aérobic, jeu d’animation, magie, cours de salsa, thé dansant avec l’Orchestre, danses de salon avec Duo Rythme (un autre groupe).
Nous rentrons à la cabine. La clim a été réparée. Tout est calme.
Nous dinons au Four Seasons.
22h15 élection du couple idéal
21 h et 23 h, spectacle de variétés.
Lundi – Alicante.
Nous avons accosté à 7 h. Nous nous pressons pour être prêts dès que nous aurons l’autorisation de débarquer. Nous sortons, il pleut et il fait froid. Cette fois nous avons pris soin de prendre les infos à la réception ainsi que dans la gare maritime. Une navette gratuite nous emmène à l’extérieur du port. Nous longeons le front de mer, le sol est recouvert de mosaïques ondulées de toutes couleurs, l’été ce doit être très agréable de déambuler sous les palmiers mais là franchement nous faisons surtout attention à ne pas glisser. Nous apercevons le château de Santa Barbara ; il est possible de s’y rendre en prenant l’ascenseur. Ce qu’à fait Digro.
Nous nous contentons de nous promener dans la ville, passant d’une ruelle à l’autre. Nous revenons tranquillement vers midi. Tous à bord à 13h. Départ à 13h30.
Nous déjeunons au Seven Seas à la carte. Aujourd’hui nous prenons du poisson.
Activités de l’après-midi : cours de danse « cha-cha », fitball et Pilates (cours payant 8 €), bibliothèque, activités pour enfants, défilé de mode, magie, bingo, activités pour ados, démonstration de cuisine, tournoi de ping-pong, tournoi de jeu WII, tournoi de mini golf, rose en papier, danse de salon avec Duo Rythme et bien sur le Casino ouvert uniquement en navigation.
En rentrant, nous trouvons dans la cabine la feuille des pourboires que nous devons rapporter remplie à la réception pour le lendemain.
On nous propose de nous prélever 8 € par jour et par personne sur notre compte.
Nous mettons 0 € partout et dans les commentaires nous disons que nous remettrons la somme directement au personnel.
(Demain nous recevrons la première facture récapitulative des dépenses des quatre premiers jours. Il sera indiqué 0 € pour les pourboires)
Nous nous préparons car ce soir, c’est la soirée du commandant. Code vestimentaire : Gala. Nous sommes tous invités au cocktail de bienvenue à 17h30 ou 19h45 selon notre service. L’attente est très longue car chacun est pris deux fois en photos. La première devant un escalier en trompe l’œil, la deuxième avec le commandant ou son second. Enfin nous sommes réunis au Palace, avec un verre de pétillant ou de jus de fruits. Les officiers se présentent. Le commandant du Louis Majesty se nomme Léonidas Panopoulos.
Les photos sont disponibles le lendemain, le pack est dans les 26 € (3 photos). Nous n’en prendrons qu’une finalement.
Chaque jour, les photographes nous prennent en photo, à la sortie du bateau, au restaurant, dans les bars…. Les photos sont ensuite exposées dans la boutique photo et nous pouvons les acheter. Le prix varie selon la taille de la photo de 6 € à 25 €. Il existe des packs et aussi une vidéo de la croisière que l’on peut visionner sur la télé dans la cabine sur la chaine 34 du bateau. En aucun cas nous n’avons été forcés à être pris en photo ou bien à acheter.
Diner au Four Seasons.
22h15 - concours de danses
21 h et 23 h – spectacle international
Mardi – Gibraltar et Tanger
La nuit a été agitée, le bateau roulait bien et les vagues tapaient fort contre la coque.
Arrivée à Gibraltar à 7h30. Enfin était prévue car la radio de bord nous prévient que le commandant vient de décider après plusieurs essais infructueux de ne pas accoster à Gibraltar. Déception de certains enfants qui voulaient voir les singes sur le rocher. Mais comme il pleuvait, peut-être qu’ils auraient été à l’abri. La visibilité sur l’observatoire aurait été nulle également. Pas de regrets de notre part.
Nous partons donc pour Tanger. Nous passons le détroit. La mer est de plus en plus houleuse. La journée va être pénible. Je commence à prendre mes granules de cocculine et de borax.
La place à Tanger n’est pas disponible, le bateau précédent étant encore à quai. Nous restons donc en pleine mer toute la matinée. Nous prenons notre temps pour petit déjeuner et vadrouiller un peu d’un pont à l’autre.
Activités de la matinée : bibliothèque, activités pour les enfants, cours de danse « rock’n’Roll », démonstration de pliage de serviettes de table, tournoi de ping-pong, pilate fitball payant, quizz, jeu apéritif, activités pour les adolescents.
Tanger
Débarquement à 14 h. Nous décidons de rejoindre à pied le centre. Les taxis nous proposent leurs services, d’autres personnes à pied nous proposent également pour 10 euros de nous accompagner pendant 3 heures dans la Médina. Nous préférons découvrir à notre rythme. Nous enfilons nos ponchos car bien sûr il pleut.
La traversée du port n’a rien de transcendant, mais c’est toujours intéressant d’y voir l’activité. Ici à Tanger une usine de poisson, des petites échoppes de restauration, de poissons. Nous sortons du port en à peine 30 mn. Nous arrivons tout de suite sur une grande place au pied de la Médina. Traversons cette place. Prenons la petite montée à droite. On ne peut pas se tromper, il y a plein de monde qui attend. Nous arrivons directement dans le petit Socco, prenons un thé à la menthe dans un des cafés. Puis nous nous promenons dans les ruelles. Impossible de se perdre, c’est assez petit et comme nous sommes en hauteur, il suffit de redescendre pour être au port. Nous pouvons payer en euros sans problèmes.
Il ne pleut plus, nous redescendons sur le front de mer, passons par la plage, belle et profonde mais pas nettoyée à cette époque. Retour tranquille au bateau.
Tous à bord à 18h30, départ à 19h
La mer est mauvaise. Il parait que c’est toujours le cas entre Gibraltar et Casablanca et encore plus à cette époque. Ca brasse dans tous les sens. Mes granules ne me font pas beaucoup d’effet.
Comment sait-on que les passagers vont être malades ? Aux sacs Vomito, que le personnel dispose sur toutes les rampes d’escalier.
J’en prends deux par précaution. Nous repassons 15 mn plus tard. Il n’y a plus de sacs !
Nous en profitons pour nous reposer en cabine.
Ce soir code vestimentaire : Rock and Roll
20h-21h : Mini disco pour les enfants
21h30-22h15 : Dansez avec les animateurs
22h15 : élection du couple rock and Roll
21 h et 23 h : spectacle de magie.
23 heures, nous zappons le spectacle de magie. J’ai le cœur au bord des lèvres. Je rentre difficilement à la cabine mais pas le temps d’ouvrir la porte, j’utilise mon petit sac à deux reprises. La nuit est aussi agitée dans la mer que dans mon estomac. Mon mari dort tranquillement après avoir mangé et bu normalement. Moi je n’ai pu avaler que quelques pâtes au diner. La femme de ménage le lendemain nous conseille de manger des pommes vertes. Je vous assure que j’en ai fait une cure par la suite.
Mercredi Casablanca
Arrivée à 6h.
Nous sortons du bateau à 9h après les formalités habituelles. Passage à la réception pour le plan. Nous partons avec un couple de suisses à pied, comme à notre habitude. Direction la Mosquée Hassan II. Il ne fait pas très chaud mais il ne pleut pas, youpi.
Les taxis proposent de nous y emmener pour 5 €, puis de nous faire faire le tour de la ville pour 40 €, d’autres pour 60 €. Il faut vraiment négocier les prix et les itinéraires.
Nous sortons du port en 30 mn, la sortie est bien indiquée. Puis encore 30 mn pour rejoindre la Mosquée. Même sans plan, on la voit de tellement loin qu’il n’y a qu’à s’en rapprocher.
Nous arrivons à 10h pour la première visite. Nous descendons chercher nos billets. Nous payons par carte bancaire 120 dirhams par personne. (21.62 € + 1 € de commission par la banque). Possibilité de payer en euros également.
Nous avons un guide francophone, nous entrons dans la mosquée, mettons nos chaussures dans un sac plastique. La mosquée construite en six ans est vraiment impressionnante. Le minaret mesure 200m de haut. La mosquée peut contenir 25 000 personnes à l’intérieur, 80 000 à l’extérieur. C’est la 2ème plus grande mosquée après la Mecque. Nous apprécions les décorations, les fresques, le bois de cèdre sculpté, les lustres en verre de Murano. Le toit peut s’ouvrir par temps chaud. En dessous, nous visitons la salle d’ablutions tout en marbre puis le bain maure et le hammam jamais mis en service.
Vraiment une visite à ne pas manquer.
Nous passons ensuite le reste de la journée à déambuler dans Casa ; le marché central avec les étals de fruits et légumes, les stands de poissons en hauteur, la viande pendue en plein air. Des petits restaus dans le marché proposent que nous achetions le poisson aux étals et ils nous le préparent pour quelques euros.
La médina est juste à côté, on peut s’y restaurer pour quelques euros : un tajine pour 3 € par personne. Un porteur d’eau en habit traditionnel rouge propose de l’eau et moyennant la pièce, nous pouvons prendre une photo.
Le soleil a décidé de nous faire le cadeau bonus de la semaine, une journée ensoleillée et presque chaude. Nous enlevons même les parkas. Le luxe !
Nous remontons le boulevard Mohammed V, bordé de boutiques de vêtements, de chaussures, de pâtisseries, de librairies etc… nous notons les façades art déco ainsi que sur le Bd du 11 janvier. L’ancien hôtel Lincoln tombe en ruine, vraiment dommage.
Nous nous arrêtons prendre un jus d’oranges pressées pour 11 dhirams. (1 €)
Le temps file vite. A regret nous décidons de ne pas aller dans le quartier des Habous. C’est trop loin, il faudrait prendre un taxi mais nous n’aurions pas le temps de visiter à notre guise.
Nous achetons des pâtisseries (de 110 à 130 Dirhams le kilo) et nous rentrons au bateau.
Ah j’oubliais, j’ai acheté de la Dramamine en pharmacie contre le mal de mer. C’est comme le Mercalm, ou la Nautamine. Parce que les nausées sont toujours présentes, je sens aussi le bateau tanguer sous mes pas en marchant dans la rue mais il parait que c’est normal.
La réception vend aussi des comprimés à l’unité 2.50 €.
Tous à bord à 18 h, départ à 18h30.
Je me couche immédiatement, les nausées ont repris de plus belle malgré la Dramamine qui ne fait pas encore effet. Je me lève juste pour le diner.
Activités de l’après-midi : tournoi de fléchettes, pilate fitball payant, tournoi de ping-pong, aérobic, tournoi de WII
Ce soir code vestimentaire : Oriental.
Beaucoup de passagers jouent le jeu et sont habillés de djellabas, foulards à sequins….
Les photographes passent de salons en restaurant. Nous retrouverons nos bobines demain à la boutique.
20h à minuit – Grand bazar. Vente de vêtements et produits orientaux.
20 h à 21 h – mini disco enfants
22 h 15 – élection de la Miss Shérazade
21 h et 23 h – spectacle de variétés.
Jeudi – Malaga
Je passe une nuit relativement calme grâce au comprimé.
Nous accostons à 9h30. La veille nous pouvions nous inscrire pour prendre une navette payante 5€ A/R. Nous avons zappé l’info, si bien qu’à 8h30 le matin à la réception nous ne sommes pas prioritaires et on nous propose de prendre la navette de 10h45 (retour bateau 12h30). C’est trop court, nous partons donc à pied, et devinez le temps ? et bien sous la pluie !
Nous longeons les quais pendant une dizaine de minutes puis au phare, nous pouvons prendre à droite la direction de la plage, en face le paséo de la Farola qui mène à la partie Est du centre-ville et aux arènes ou à gauche continuer à longer les quais pour arriver à la place de la Marine et commencer la visite par la cathédrale. Nous choisissons la 3eme solution. Compter 30 mn du bateau à la place de la marine.
Les calèches attendent les promeneurs. Mais à cause de la pluie elles sont recouvertes de bâches plastique, pas super pour la vue. Nous commençons par le quartier historique. Tous les monuments sont assez regroupés. De la place de la Merced nous descendons vers l’Alcazaba que nous ne visiterons pas puis le paséo del parque et retour par le front de mer le long de la plage. On évite ainsi une partie du port.
Tous à bord à 12h30, départ à 13h00.
Nous déjeunons au self du pont 10. Nous prenons nos assiettes et nous essayons de trouver une table. Dur, dur. J’aime bien cet endroit et il n’y a pas que moi. Nous avons une salle au pont 10 et la même au pont 9 reliées par un escalier. Elles sont à l’avant du bateau, toutes vitrées. Nous pouvons donc nous attabler et contempler la mer. C’est vraiment apaisant.
Activités de l’après-midi :
Yoga fitball payant, quizz, magie pour les enfants, cours de danse espagnole, tournoi de WII, activités pour enfants, démonstration de massage, tournoi de ping-pong, bingo (6 cartes pour 5 €), activités pour ados, fabrication fleurs en papier, tournoi de fléchettes, quizz musical, thé dansant avec « orchestre », danses de salon avec « Duo Rythme ».
Code vestimentaire : Tropical
Ce soir au restaurant, le personnel de cuisine a « improvisé » un concert d’ustensiles, et un défilé d’omelettes norvégiennes. Christine à notre table a fêté son anniversaire.
20h-21 h mini disco enfants
22h-23h disco pour ados
22h15 – élection de Mister Tropical
21 h et 23h – spectacle Fiesta Latina
23 h – Musica Latina à la Disco
Vendredi – en mer
Aujourd’hui nous nous levons plus tard puisque toute la journée sera en mer. Les petits déjeuners sont servis jusqu’à 9h30 dans les restaurants et 10 h au self.
Il est temps d’aller choisir les photos, voir la vidéo de la croisière. Nous parlons dans chaque salon avec les passagers que nous croisons depuis presque une semaine. C’est très convivial et paradoxalement très calme malgré les 1800 passagers. Nous flanons dans les boutiques, une comprend les vêtements, articles du Louis Majesty, souvenirs, un peu de nécessaire de toilette. Une autre vend des parfums, maquillage, une autre des cigarettes (désolée, j'ai oublié de regarder les prix car fumer nuit gravement à la santé n'est-ce pas ?) des chocolats, gateaux.... Il y a aussi une boutique de bijoux et montres. Enfin de quoi dépenser nos sous.
Activités de la journée :
Quizz, bibliothèque, devinez l’âge, aérobic, activités pour enfants, jeu d’animation, bridge-belote, ping-pong, cours de danse « bachata », activités pour ados, jeu WII, démonstration de sculpture sur légumes, démonstration de pliage de serviettes de bain, répétition pour le spectacle de talents, magie, fleurs en papier, bingo, tournoi de fléchettes, jeu du baccalauréat, cours de danse « merengué », thé dansant.
Encore du tangage dans le golfe du Lion, on se croirait dans une machine à laver. Les passagers talentueux qui feront le spectacle ce soir auront bien du mal à garder l’équilibre sur la piste !
15 h – réunion pour préparer le débarquement des passagers à Gênes et à Marseille. Encore une bonne organisation. Chaque pont a une étiquette de couleur que l’on accroche au bagage. Les valises doivent être mises avant minuit la veille devant la porte de la cabine. Elles seront collectées dans la nuit et déposées en rang, par couleur, dès l’accostage dans le « hall bagagerie », vous savez l’endroit où nous attendions il y a 8 jours quand on était hyper content de partir en croisière !
Code vestimentaire : élégant/habillé.
22h15 – spectacle de talents des passagers
21 h et 23 h – spectacle « sensational 70’s «
22 h …… ouverture de la discothèque.
Samedi – Gênes
Matinée tranquille, nous profitons de notre dernière journée. Il ne pleut pas, bizarre. Des courageux barbotent dans les jacuzzi bien chauds mais personne ne s’aventure dans les piscines.
Déjeuner au pont 10, le soleil chauffe les vitres. Nous sommes tout simplement heureux. Nous regardons autour de nous, nous retrouvons partout cette ambiance un peu zen.
Arrivée à 14 h. Débarquement des embarqués à Gênes il y a huit jours. Nous récupérons 600 allemands qui montent à bord pour 17h. La semaine à venir sera plus allemande alors que cette semaine nous étions en majorité francophone. Il y avait aussi beaucoup d'enfants et d'ados mais chacun faisait sa petite vie. Un groupe d'ados faisait table commune près de nous au restaurant. Vraiment très sympa.
Nous débarquons directement dans le centre ville, nous avons le coup de cœur pour cette ville. Ces ruelles étroites commerçantes, la place Ferrari, les palais ou bel immeuble dans chaque rue, la maison Colomb, le théâtre, la mairie magnifique dans un ancien palais…
C’est le jour du Carnaval, nous rencontrons plusieurs fois une fanfare et sa chorale, des enfants déguisés qui lancent des confettis.
Oui franchement bonne fin de croisière et sous le soleil.
Les passagers qui ont pris l’excursion pour Portofino n’ont pas pu prendre le bateau (mer trop houleuse), ils ont contourné en bus et tout s’est néanmoins bien passé.
Tous à bord à 18h30, départ à 19 h.
Activités à bord :
Quizz, cinéma, bibliothèque, activités pour enfants, tournoi de ping-pong, de WII, fleurs en papier, spectacle de magie.
Nous recevons notre dernière facture. Nous devons aller payer ce que nous devons ou récupérer le dépôt d’espèces si tout n’a pas été consommé. Pour ceux qui ont opté pour la carte bancaire : rien à faire juste quand même à vérifier la facture.
Nous préparons nos petites enveloppes pour donner au personnel de notre chambre, du restaurant…
Nous avons une feuille de satisfaction à remplir et à remettre à la réception.
Dernier diner tous ensemble au restaurant, nous disons au revoir au personnel, aux passagers.
21 h et 23 h, spectacle « Movie Mania »
Puis jeux dansants avec l’équipe d’animation à qui nous disons aussi au revoir.
Franchement, ils font leur maximum pour que chaque passager puisse trouver son bonheur sur le bateau.
Nous allons prendre un dernier pot avec des passagers avec qui nous avons sympathisé.
Dimanche – Marseille
Nous devons quitter nos cabines pour 8h car il faut que le personnel fasse les cabines pour les nouveaux passagers qui embarquent à 14h.
Nous prenons notre temps au petit déjeuner puis nous allons dans un salon regarder l’accostage dans le port de Marseille.
L’annonce du débarquement se fait par couleur, selon notre pont. Sont prioritaires ceux qui ont un train ou avion à prendre très rapidement. Nous attendons notre couleur. Un petit bisou à un membre de l’équipe d’animation, nous descendons une dernière fois la passerelle. Nous récupérons nos valises.
C’est bien fini. Au revoir LOUIS MAJESTY.
Comme vous le voyez, j'ai plutôt une bonne appréciation de la croisière. J'ai pu discuter avec Kamel des problèmes évoqués sur le forum. Ils ont pris note de toutes les remarques émises sur les fiches d'appréciation et en ont tenu compte. Pour ma part pas d'eau marron dans la salle de bain, pas de fuite d'eau, literie propre. Nos voisins ont eu leurs WC bouché mais qq'un est venu dans la journ��e réparer. Notre clim bruyante a été réglée dans la journée. J'ai le sentiment qu'ils essaient de remédier au plus vite aux désagréments subis. Les repas sont très corrects sans être raffinés. On a quand même le choix de son repas et on ne ressort jamais avec la faim. A la réception, certains sont un peu plus "secs" mais chacun a aussi son caractère et quelques passagers oublient aussi le bonjour, s'il vous plait et merci qui ouvre bien des portes et des sourires.
En espérant que vous avez pris plaisir à me lire. Brigitte, ne prenons quedubonheur
PS : je sens encore le sol qui tangue sous mes pieds. Espèrons que ça ne dure pas jusqu'à la prochaine croisière !
Transavia pour le vol Paris Orly/Marrakech English translation pending
Bonsoir
(je n'arrive pas poster le sujet dans la rubrique compagnies maroc, ça me envois a chaque fois dans rechercher...je suie les étapes indiqués je me trouve encore dans rechercher)
Sinon j'aimerai avoir les avis des personnes qui ont déja voyager avec Transavia..c'est la toute premiere fois que je prends un avion low cost (d'habitude c'est la RAM ou air France ou voiture) je serai avec mon fils de 3 ans , alors je me pose des questions...j'aimerai partir l'esperit seraint . je souhaite aussi savoir , si on trouve facillement les grands taxi qui font Marrakech/ouarzazate , ou marrakech/Errachidia direct...comment s'y rendre a la gare des taxi appartir de l'aeroport, le cout et aussi quelques adresses pour dormir avec mon fils si on est trop fatigués pour faire le voyage jusqu'a errachidia le jour meme, y'a t'il moyen de trouver une chambre dans riad a 30€ ?
je vous remercie d'avance de votre aide
Sinon j'aimerai avoir les avis des personnes qui ont déja voyager avec Transavia..c'est la toute premiere fois que je prends un avion low cost (d'habitude c'est la RAM ou air France ou voiture) je serai avec mon fils de 3 ans , alors je me pose des questions...j'aimerai partir l'esperit seraint . je souhaite aussi savoir , si on trouve facillement les grands taxi qui font Marrakech/ouarzazate , ou marrakech/Errachidia direct...comment s'y rendre a la gare des taxi appartir de l'aeroport, le cout et aussi quelques adresses pour dormir avec mon fils si on est trop fatigués pour faire le voyage jusqu'a errachidia le jour meme, y'a t'il moyen de trouver une chambre dans riad a 30€ ?
je vous remercie d'avance de votre aide
Anarchiste? English translation pending
Quelques questions naîve voir cliché...mais j'espère pas seulement !
- Pensez vous que pour être un anarchiste cohérent, il faut vivre en marginal? N'y'a t-il un mode de vie propre à l'anarchiste, une mode de vie pouvant duré une vie entière?
- " Ne pas être anarchiste à seize ans, c'est manquer de coeur, l'être à 40, c'est manquer de jugement", D'après vos expériences , c'est justifié?
- Etre anarchiste nécéssite une grande éthique, n'est-il alors pas plus simple d'être "modéré" (beurk !) et de n'avoir pas ainsi à se soucier de tonnes de questions?
- La norme morale raille les jeunes anarchistes (cf "petit anarchiste" de Didier Super), pensez-vous que c'est justifié ou que ce n'est pas au contraire qu'une forme de controle moral, pour éviter la déviance ?
Merci d'avance pour vos réponse !
- Pensez vous que pour être un anarchiste cohérent, il faut vivre en marginal? N'y'a t-il un mode de vie propre à l'anarchiste, une mode de vie pouvant duré une vie entière?
- " Ne pas être anarchiste à seize ans, c'est manquer de coeur, l'être à 40, c'est manquer de jugement", D'après vos expériences , c'est justifié?
- Etre anarchiste nécéssite une grande éthique, n'est-il alors pas plus simple d'être "modéré" (beurk !) et de n'avoir pas ainsi à se soucier de tonnes de questions?
- La norme morale raille les jeunes anarchistes (cf "petit anarchiste" de Didier Super), pensez-vous que c'est justifié ou que ce n'est pas au contraire qu'une forme de controle moral, pour éviter la déviance ?
Merci d'avance pour vos réponse !
Le Haut-commissaire de l'ONU (HCR) appelle la Thaïlande à renoncer à expulser 4,000 Hmongs au Laos English translation pending
Le HCR appelle la Thaïlande à renoncer à expulser 4.000 Hmongs au Laos
GENEVE - Le Haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés Antonio Guterres a appelé jeudi les autorités thaïlandaises à renoncer à leur projet d'expulsion au Laos de 4.000 Hmongs réfugiés dans des camps du nord-est du pays.
M. Guterres demande dans un communiqué au "gouvernement de Thaïlande de stopper son plan de retour involontaire au Laos de quelque 4.000 Hmongs laotiens", conformément à un accord signé entre les deux pays.
"Selon les lois internationales, la Thaïlande a la responsabilité et l'obligation de s'assurer que le retour d'une personne reconnue comme réfugiée ou ayant besoin d'une protection internationale se fait sur une base strictement volontaire", a-t-il insisté.
Le contraire, a-t-il prévenu, "mettrait non seulement en danger la protection des réfugiés mais constituerait un très mauvais exemple international".
Le Premier ministre thaïlandais a confirmé jeudi que le pays s'apprêtait à expulser ces 4.000 réfugiés Hmongs au Laos "au moment approprié". Des diplomates avaient indiqué il y a quelques jours que Bangkok prévoyait de le faire d'ici la fin de l'année.
Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a confirmé sa volonté d'honorer l'accord avec Vientiane sans toutefois évoquer la date du 31 décembre.
Des milliers de Hmongs, une ethnie minoritaire d'Asie du Sud-Est, vivent pour certains depuis plus de 30 ans dans des camps de réfugiés dans le nord-est de la Thaïlande, où ils ont demandé l'asile politique par crainte de persécutions s'ils retournent au Laos.
Une partie des Hmongs s'était ralliée aux Américains contre les communistes pendant la guerre du Vietnam et avait ensuite fui le régime de Vientiane.
Le Laos nie systématiquement les accusations de persécutions tandis que la Thaïlande affirme que ces Hmongs sont tous des réfugiés économiques.
Parmi les 4.000 visés, 158 ayant un statut de réfugié sont détenus dans une prison de Nong Kai (nord-est), tandis qu'un autre groupe plus important se trouve dans le camp de Huay Nam Khao près de Petchabun (centre) où le HCR n'a pas accès, déplore encore son responsable.
Le projet de Bangkok a suscité de vives réactions de la communauté internationale. Neuf sénateurs américains ont écrit la semaine dernière à Abhisit pour lui faire part de leur inquiétude, en dénonçant le "manque de transparence" des autorités dans le "filtrage" pour séparer les réfugiés politiques des réfugiés purement économiques.
"Indubitablement, beaucoup (de réfugiés) ont des craintes fondées de persécution s'il retournent au Laos", a réagi de son côté la directrice adjointe d'Amnesty international en Asie-Pacifique, Donna Guest.
"Nous savons que des gens qui ont déjà été renvoyés ont été torturés ou ont disparu", a-t-elle ajouté.
(©AFP / 24 décembre 2009 15h33)
Le Sénégal pour une femme seule? English translation pending
Bonjour,
Je cherche ma destination pour janvier. J'avais très envie de me rendre au Sénégal mais de nombreuses personnes me disent que les sénégalais sont très collants. Je ne crains pas pour ma sécurité mais j'ai detesté la Tunisie ou j'ai passé tout mon temps à devoir rembarrer les mecs. Ils sont adorables mais tellement épuisants avec leur drague que le séjour devient un enfer! Qu'un ou deux personnes t'abordent, ca va mais la Tunisie c'est l'enfer et on fini par se ballader l'ipod sur les oreilles.
Je voulais savoir ou se situait le Sénégal par rapport à cette problématique. Merci d'avance pour votre aide
Je cherche ma destination pour janvier. J'avais très envie de me rendre au Sénégal mais de nombreuses personnes me disent que les sénégalais sont très collants. Je ne crains pas pour ma sécurité mais j'ai detesté la Tunisie ou j'ai passé tout mon temps à devoir rembarrer les mecs. Ils sont adorables mais tellement épuisants avec leur drague que le séjour devient un enfer! Qu'un ou deux personnes t'abordent, ca va mais la Tunisie c'est l'enfer et on fini par se ballader l'ipod sur les oreilles.
Je voulais savoir ou se situait le Sénégal par rapport à cette problématique. Merci d'avance pour votre aide
Trois jours à Londres: lieux à visiter? English translation pending
Bonjour,
Je me présente Alisa94.
Je pars ce vendredi trois jours à Londres avec mon mari, je souhaiterais avoir vos conseils concernant les lieux à visiter.
Nous arriverons à Londres vendredi a 16h, ce qui fait en réalité moins de 3 jours, nous ne souhaitons faire un "bourrage" de visite, mais se détendre, visiter tranquillement.
Alors si vous avez des suggestions, des idées, n'hésitez pas !
Merci d'avance.🙂
Je me présente Alisa94.
Je pars ce vendredi trois jours à Londres avec mon mari, je souhaiterais avoir vos conseils concernant les lieux à visiter.
Nous arriverons à Londres vendredi a 16h, ce qui fait en réalité moins de 3 jours, nous ne souhaitons faire un "bourrage" de visite, mais se détendre, visiter tranquillement.
Alors si vous avez des suggestions, des idées, n'hésitez pas !
Merci d'avance.🙂
Peut-on fractionner son séjour au Maroc? English translation pending
J'ai entendu dire qu'on pouvait passer 6 mois au Maroc (2x3mois). Mais si, au lieu de passer 6 mois consécutifs, on y passe que 3, 5 mois puis on revient + tard, est-ce qu'on garde en réserve les 2, 5 mois ? Merci de vos réponses.
Thaïlande: maltraitance des élephants Thai English translation pending
bonjour à tous,
un reportage diffusé ce dimanche 22 février sur 66 minutes "M6" nous montre l'envers du décor des mauvais traitements que subissent certains élephants de Thailande! "élephants martyrs"
Soit certains sont très bien traités, heuresement
Mais si vous voyez un élephant dans BKK par exemple sur Khao san road ou dans Chiang mai en pleine rue, c'est un élephant malheureux, ne participez pas. si vous voyez un élephant portant des marques de coups, ne cautionnez pas, refusez de coopérer a ce mauvais tourisme!
n'hesitez pas a manifester votre mécontentement devant un mauvais traitement.
il faut que les Thailandais comprennent que nous voulons voir des élephants heureux et en bonne santé. c'est à nous de faire passer ce message.
Voir un elephant danser sur une musique avec des cerceaux, peindre une toile n a rien de naturel, c'est beau oui mais comment se passe le dressage quand le touriste n'est plus là ??
Le doux sourire que porte cet animal cache parfois une profonde tristesse, mais il fait plaisir à l'homme et il rapporte de l'argent, alors bon..........
N oublions pas que le tourisme, grand ami de l'homme est souvent le pire ami de l'annimal
enfin je le redis certains park prennent vraiment soin de ces animaux alors soyez juste observateurs.
voici le lien de l'association qui lutte contre la maltraitance de ces élephants
http://www.elephantnaturepark.org/index.htm http://www.phuket-thailande.com/...vation/elephants.htm ( autre association)
un reportage diffusé ce dimanche 22 février sur 66 minutes "M6" nous montre l'envers du décor des mauvais traitements que subissent certains élephants de Thailande! "élephants martyrs"
Soit certains sont très bien traités, heuresement
Mais si vous voyez un élephant dans BKK par exemple sur Khao san road ou dans Chiang mai en pleine rue, c'est un élephant malheureux, ne participez pas. si vous voyez un élephant portant des marques de coups, ne cautionnez pas, refusez de coopérer a ce mauvais tourisme!
n'hesitez pas a manifester votre mécontentement devant un mauvais traitement.
il faut que les Thailandais comprennent que nous voulons voir des élephants heureux et en bonne santé. c'est à nous de faire passer ce message.
Voir un elephant danser sur une musique avec des cerceaux, peindre une toile n a rien de naturel, c'est beau oui mais comment se passe le dressage quand le touriste n'est plus là ??
Le doux sourire que porte cet animal cache parfois une profonde tristesse, mais il fait plaisir à l'homme et il rapporte de l'argent, alors bon..........
N oublions pas que le tourisme, grand ami de l'homme est souvent le pire ami de l'annimal
enfin je le redis certains park prennent vraiment soin de ces animaux alors soyez juste observateurs.
voici le lien de l'association qui lutte contre la maltraitance de ces élephants
http://www.elephantnaturepark.org/index.htm http://www.phuket-thailande.com/...vation/elephants.htm ( autre association)
Notre voyage de deux semaines en Guadeloupe en janvier 2009 English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai trouvé beaucoup d'infos sur ce forum avant notre départ, je tenais simplement à vous faire profiter de mon expérience.
N'hésitez pas si vous avez des questions ! (par le biais du forum svp). C'est long, mais il m'est impossible de faire un court résumé !
VOYAGE GUADELOUPE JANVIER 2009 – DEUX SEMAINES
Départ le 12/01/2009 – 15h avec Air France (train depuis Lyon Part Dieu compris dans le prix du billet : AirTGV. Pas d’enregistrement possible sur Internet mais comptoir dédié en gare). Retour le 27/01/2009, nuit passée dans l’avion. L’aller et le retour se sont très bien déroulés, aucun soucis avec l’avion : pas de retard à l’arrivée, hôtesses sympas. Un peu à l’étroit à l’aller, mais au retour trois sièges pour nous deux, pratique pour dormir ! Le vol dure 7 à 8 heures (selon les vents..), pour 7000 km environ, et 5 heures de décalage horaire (6 en été). Nous avons choisi Air France car c’est la compagnie qui présentait le meilleur tarif au moment où nous avons pris les billets : 881€ pour deux personnes. La prochaine fois nous essaierons peut être de prendre Corsairfly, qui a maintenant un départ depuis Lyon.
A ne pas oublier dans la valise (selon vos activités) : bonnes chaussures de marche (voire de randonnée), vieilles chaussures ou sandales pour barboter dans la mer, vêtement de pluie (pour l’ascension de la Soufrière surtout), casquette, lunettes de soleil, masque et tuba (à acheter sur place éventuellement), anti-moustique (très important ! et penser à en mettre régulièrement… nous avions le « 5/5 tropic », mais la prochaine fois nous testerons le « Off »..), crème solaire (avec un très bon indice !), médicaments dont vous pourriez avoir besoin (mal des transports, Ibuprofène, etc..), boules Quiès éventuellement, pour ceux qui pourraient être dérangés par le bruit des grenouilles (mais on s’y fait vite !), des petits sacs pour les déchets, etc… à compléter bien sûr !
Hébergements : 11 nuits à Couleurs Paradis, à Pointe Noire (Basse Terre). Nous avons voulu éviter les lieux ultra touristiques type St Anne ou St François, et les hôtels « bip bip » (comprenne qui pourra…). Nous n’aurions pas pu tomber mieux ! Pointe Noire est idéalement située en Basse Terre (l’accès à Grande Terre reste très aisé), avec un très grand nombre d’activités à proximité (plages, plongée, randonnées, ballades, visites, etc…) Nicole et Eric sont les propriétaires de Couleurs Paradis, et proposent un appartement, une chambre d’hôtes et un bungalow, le tout au sein d’un magnifique jardin. Nous avions choisi le bungalow : un peu à l’écart (de l’autre côté de la piscine), spacieux, confortable, avec une terrasse (où sera très bientôt installée une cuisinette) et un balcon. La vue sur la mer Caraïbes est très belle, on ne s’en lasse pas ! Un très bon accueil (Eric est d’ailleurs venu nous chercher à l’aéroport), d’excellents conseils, une grande sympathie, une cuisine délicieuse et beaucoup d’humour : tout est là pour que le séjour se passe au mieux ! Allez voir leur site pour vous faire une idée, mais sachez que c’est encore mieux en vrai ! http://www.couleursparadis.com/index.html
Location d’une Renault Symbol chez Locama par l’intermédiaire du gîte. Assez bon état, un peu de mal dans les montées (…) mais suffit largement ! D’autant plus qu’il faut être prudents sur les routes, souvent sinueuses et où certains roulent vite, d’où l’intérêt d’avoir une voiture « tranquille ». http://www.locama971.com/index.htm
La grève qui avait déjà commencé, et surtout le manque d’essence, n’ont pas entravé notre séjour. Nous nous limitions un peu au niveau des déplacements, mais nous avons tout de même pu faire un grand nombre de choses. Un peu de stress concernant les possibilités de blocages (pas de problème à ce niveau là où nous étions), et les navettes entre les îles des Saintes et de Marie Galante. Mais tout c’est bien passé, les bateaux assuraient bien les liaisons ! OUF ! 1 nuit à l’hôtel Lô Bleu des Saintes : nous avons été un peu déçus, mais ce n’est que notre avis ! Il faut savoir que cet hôtel a très bonne réputation, mais ça n’a pas été « notre truc ». Peut-être le fait de quitter notre douillet bungalow, et de se retrouver dans un hôtel. Nous avons trouvé que le rapport qualité/prix n’y était pas par rapport aux nuits précédentes. A côté de cela, l’hôtel est effectivement situé « les pieds dans l’eau », et l’accueil est très bon. Certains parlent des Saintes comme le St Trop’ de métropole… ce n’est pas tout à fait faux dans la journée. Le soir, tout est plus calme, plus tranquille. Un passage sur cette île vaut le coup, mais une seule journée peut suffire éventuellement. 2 nuits à la Villa des Bougainvilliers, à Marie Galante : une vue magnifique, à 180 ° sur la Dominique, les Saintes et une partie de Basse Terre, offrant de somptueux couchers de soleil ! La chambre d’hôtes est très confortable, avec là aussi terrasse et transats à disposition, près de la piscine. Accueil au débarcadère, propriétaires très sympas. Mais rien que pour la vue ça vaut le coup d’y passer une ou plusieurs nuits ! Là aussi je vous conseille un petit tour sur leur site, très bien fait. http://www.location-marie-galante.fr/Index.html L’île de Marie Galante est magnifique, très calme, reposante… il y a largement moins d’activités à faire qu’en Basse Terre bien sûr, mais y passer deux nuits a été très sympa.
Location d’un voiture (C3) à Toto Location, par l’intermédiaire de nos hôtes. Assez bon état mais voiture non nettoyée (on s’en fichait un peu pour deux jours), plus de lave glace et un feu un peu « défaillant ».
Premier jour : plage de Malendure, juste en face des Ilets Pigeon. Endroit assez fréquenté, avec un certain nombre de restaurants et lolos. Possibilité notamment de faire une demi journée de découverte des Ilets en Kayak (deux prestataires), avec Palmes-Masque-Tuba (PMT). Nous n’avons pas eu l’occasion de le faire mais le feront certainement la prochaine fois ! Plage de Petite Anse, en allant vers Deshaies (« Déhé »). Notre plage favorite ! Idéale pour le PMT, une grande variété de poissons à observer, et aussi des tortues (nous n’avons pas eu cette chance). Plages de Grande Anse, de la Perle et Leroux (possibilité de faire une randonnée littorale le long des ces plages, jusqu’à Ste Rose). Achat sandwichs à la boulangerie de Pointe Noire (celle face à la mer) : accepte les Tickets resto. Dîner à emporter chez « Créoline Traiteur » à Deshaies : très bien, petit punch pendant l’attente, bon rapport qualité prix.
Deuxième jour : Parc des Mamelles (animalier et botanique). Très sympa, 3 heures dans le parc, nous avons beaucoup aimé. http://pagesperso-orange.fr/zooguadeloupe.com/sommaire/somm.html Parc aventure Le Tapeur (juste en face) : 2 heures dans les airs, à traverser les ponts de singes et se laisser emporter par les tyroliennes ! Il y a trois parcours, le dernier étant réservé aux plus sportifs ! Il est possible de faire plusieurs fois un parcours, accueil très sympa, tout est bien expliqué et sécurisé. Nous avons préféré le parcours « Gli-Gli », avec les grandes tyroliennes. http://www.lesilesdeguadeloupe.com/1/4-detail-offre-touristique/6-tourisme-vert/les-activites-vert/1240003892-le-tapeur.htm Cascade aux Ecrevisses : jolie, accès très facile, en 5 minutes. Maison de la forêt : nous avons fait la trace de Bras David et étions bien contents d’avoir des chaussures de randonnée (à cause de la boue). Très jolie ballade, facile, environ 1 heure. http://www.guadeloupe-fr.com/accueilPatrimoine/guadeloupe/musees-expositions-architectures-typees/article=260/ Tout ceci se trouve sur la Route de la Traversée. Puis nous sommes allés jusqu’à Petit Bourg : nous n’avons pas trouvé la plage de Viard très jolie, le bourg était assez mort, pas grand-chose d’ouvert.. Ça ne devait pas être le bon jour ! Il était trop tard pour visiter le Domaine de Valombreuse (parc floral). Retour sur Malendure : il faut savoir que le bar « l’Aquarom » est fermé à présent. Mais on peut aller boire un verre au "Ranch" (qui fait aussi restaurant et plats à emporter) : super sympa, bonne ambiance. Enfin, arrêt à la Plage Caraïbes pour admirer les étoiles…
Troisième jour : route sur le sud de Grande Terre. Trajet un peu perturbé par les bouchons dus aux travaux. Sans cela, il faut à peu près une heure pour rejoindre St Anne à partir de Pointe Noire. Si possible, s’arrêter avant cela à la plage de Petit Havre à Gosier Plage Municipale de St Anne, belle, très fréquentée. Sur la plage, on achète une noix de coco dont on boit le jus, puis on mange la crème après l’avoir ouverte : très sympa ! PMT (quelques petits poissons). Achats sandwichs à « La Cabane ». Plage de Bois Jolan : belle plage. Plage des Raisins clairs à St François : très sympa aussi, PMT (vu une très belle serpentine blanche). Pointe des Châteaux : arrêt à l’anse de la Gourde et à l’anse Tarare. Ballade à la Pointe, jusqu’à la croix. Arrêt à la maison de la noix de coco, on y trouve de très beaux objets, le tout artisanal. Petite dégustation de lait de coco. Soirée à St François.
Quatrième jour : direction le nord de Grande Terre. Le temps n’était pas au rendez-vous le matin, mais ce n’est pas très gênant (il fait toujours chaud, et on est vite sec !). Anse du souffleur à Port Louis (parking 2€) : plage très sympa. Plage de la Chapelle et Laborde à Anse-Bertrand. En début d’après midi (grand soleil), Pointe de la Grande Vigie, puis Porte d’Enfer et Trou Madame Coco. Ballade d’une bonne heure le long des falaises (le soleil tape et il n’y a pas beaucoup d’ombre), avec des paysages vraiment magnifiques (nombreux passages sans vue tout de même). Si possibilité et courage, on peut continuer la ballade. Arrêt au Moule et à la plage de la Porte d’Enfer (vents forts). Retour à Basse Terre par les Grands Fonds (sympa, mais prévoir bonne carte et bon co-pilote !). Nous ne nous sommes pas arrêtés à Petit Canal (pour les Marches des Esclaves), ni à Morne à l’eau (pour le cimetière noir et blanc) Dîner « Chez Dada » vers Malendure : simple et très bon, 2 menus pour moins de 30€. Petit bémol en ce qui nous concerne sur le « Coco Grill » : pas d’animation (normalement concert le vendredi soir), menu affiché pas proposé.. Nous en sommes partis, ce ne devait pas être le bon jour !
Cinquième jour : 2ème chute du Carbet et arrêt à Grand Etang(très beau). Il faut moins d’une heure pour rejoindre St Sauveur depuis Pointe Noire. Au retour, passage par l’allée Dumanoir (route bordée de palmier), arrêt devant un temple hindou (tout en couleur) et à la plage de Roseau (bof). L’après midi, nous partons à la rencontre des cétacés avec les Heures Saines, depuis Malendure. Trois bonnes heures de ballade en mer durant lesquelles nous avons eu la chance de voir des cachalots et des pseudorques. http://www.referencement-guadeloupe.com/cetaces-guadeloupe/index.html Arrêt à l’anse à Sable pour le coucher de soleil.
Sixième jour : visite de la Mangrove avec le très sympathique Philippe, « Le Pêcheur de Rêves », au départ de Sainte-Rose. Journée géniale, à recommander ! En petite comité, visite commentée abordant un grand nombre de sujets : géographie, faune, flore, politique, culture, et le tout librement. Philippe nous fait passer par son « bureau » et la « cantine », le tout dans une eau translucide bien sûr… très bon repas créole à midi, et excellent sorbet coco à confectionner soi-même ! http://www.pecheurdereves.com/le-pecheur-de-reves.html Dîner aux « Délices Créoles », à côté de chez Dada vers Malendure. Très bien aussi.
Septième jour : rude ascension de la Soufrière... Nuageux, très mauvais temps au sommet (dans les nuages 10 mois sur 12, il faut le savoir !). Y aller tôt de préférence, et prévoir des affaires de rechange pour le retour, de l’eau et des encas. Emporter absolument de bonnes chaussures et un imper. Nous avons mis moins de 4 heures, et avions hâte d’être arrivés au parking. Ca vaut le coup, mais plus encore si on a la chance d’avoir un temps moins pluvieux, voire plus dégagé ! En redescendant, baignade aux Bains Jaunes, eau chaude très agréable après l’effort. Nous n’avons pas eu le courage d’aller jusqu’au saut d’eau de Matouba… Arrêt à Vieux Fort, joli point de vue sur les Saintes. Plage au sable noir de Grande Anse, à Trois Rivières. Bain au bassin de Dolé, eau chaude aussi et petite séance « spa ». Arrêt rapide à Fort Delgrès, à Basse Terre (ferme à 16h30). Nous pensions aller au Parc des Roches Gravées mais il est fermé le lundi. A Vieux Habitants, l’habitation La Grivelière est plutôt réputée, mais nous n’avons pas pris de temps de la visiter. Dîner au « Rocher de Malendure », bon mais un peu cher, a très bonne réputation pour les langoustes.
Huitième jour : baptême de plongée avec Jazz, du club Anse Caraïbes Plongée, à Pointe Noire. Nous avons été jusqu’à la « Piscine » de la réserve Cousteau (Ilets Pigeon). Très bien accompagné et encadré, à recommander. Le baptême dure 20 bonnes minutes, à environ 5 mètres de fond, dans une eau très claire, en petit comité. Vu de magnifiques poissons et « paysages sous-marins ». http://www.anse-caraibe-plongee-guadeloupe.org/ Visite de la Maison du Cacao à Pointe Noire, avec dégustation d’un vrai « cacao chaud » et d’une liqueur Rhum-cacao. PMT à la plage de Petite Anse. Dîner à "La Touna", vers Malendure, face à la mer : excellent repas, très bon accueil, à recommander. http://la-touna.com/
Neuvième jour : visite du Jardin Botanique de Deshaies. Très joli, de nombreuses espèces de fleurs, plantes et arbres. Attention aux moustiques ! http://www.jardin-botanique.com/ A midi, visite et déjeuner à la Caféière Beauséjour (nous avons été déçus, mais là encore ça ne devait pas être le bon jour, car la caféière a une certaine réputation). Après midi à la plage de Petite Anse (oui, nous l’avons beaucoup appréciée !). Sorbets et jus locaux en vente sur la plage. Dîner à "La Touna", toujours aussi bon !
Dixième jour : Saut d’Acomat, à Pointe Noire (prendre le petit chemin tout de suite derrière le panneau). Parc aux Orchidées : super visite, en compagnie de Richard. La visite a duré un peu plus d’une heure, mais il y a aussi des visites de 2h30 le samedi, qui doivent vraiment valoir le coup ! Très intéressant, de magnifiques fleurs et autre flore. http://www.parcauxorchidees.com/visitereelle.html Après midi : plongée à nouveau, toujours avec Jazz. Dîner « table d’hôtes » au gîte, apéritif et excellent repas.
Nous aurions voulu aller sur Sainte Rose pour le Musée du Rhum et le Domaine de Séverin notamment, ainsi que pour le « saut des trois Cornes » à Sofaïa, mais ne l’avons pas fait par soucis d’économie d’essence. La prochaine fois !
Le temps était chaud, bien sûr, avec quelques ondées plus ou moins longues (averses rapides généralement, qui ne sont pas très gênantes. Mais de l’avis des locaux, il y avait pas mal de pluie pour un mois de janvier !).
Onzième jour : départ de Trois Rivières pour Les Saintes. La traversée remue un peu ce jour là, ne pas se mettre sur le pont si vous ne voulez pas être trempés ! Location de vélos pour faire le tour de Terre de Haut (chez Tropico Vélo) : crevant, mais toujours plus agréable et bien moins cher qu’un scooter… Plage de Pompierre : très belle. Morne Morel (Fort Caroline): jolie ballade (grimpe un peu au début, attention au soleil qui tape dur !), très beaux points de vue. La Trace des Crètes est fermée, car les propriétaires ne voulaient plus que les touristes passent sur leur terrain, ce qui peut se comprendre. Déjeuner à "La Toumbana" : très bon rapport qualité/prix. Plage de Grande Anse : baignade interdite, gros rouleaux. Arrêt aux plages de Figuier, Rodrigue, et coucher de soleil au Pain de Sucre. Apéritif au Café de la Marine, et dîner au restaurant « Autour du Monde ». Une très bonne soirée !
Douzième jour : tour de l’île en minibus avec « Bertrand » (on nous avait vivement recommandé « Benelus », mais ne faisait pas de visite ce jour là). Sympa mais nous n’avons pas vraiment appris grand-chose. Visite du Fort Napoléon, belle vue et plusieurs iguanes en liberté. Petit tour puis arrêt à Pompierre pour déjeuner. L’après midi, on prend avec un grand soulagement le bateau pour Marie Galante. Il faut savoir que nous n’avons pas pu obtenir de réduction sur les allers simples, ça se fait plutôt, à priori, sur les allers retour. La traversée nous a bien remué, mais cette fois nous étions à l’abri ! Arrivée à notre superbe chambre d’hôtes de la Villa des Bougainvilliers. Dîner au « Reflet de l’Ile » à Capesterre : bien mangé, bon accueil, accepte les Tickets resto.
Treizième jour : route sur St louis et ses magnifiques plages Canot, Moustique (Anse Mays), puis celle de Vieux Fort. Arrêt à la Gueule Grand Gouffre, puis direction Anse Feuillard (un peu difficile d’accès mais plage tranquille et réputée pour le PMT). Plage de la Feuillère : très belle. Déjeuner les pieds dans le sable à la « Datcha ». Juste à côté, la plage de Petite Anse est très bien aussi. En début de soirée nous assistons aux préparatifs du Carnaval dans Grand Bourg, c’était très sympa ! Apéritif à la « Galante des Iles » et dîner à « Maria Galanda » : très bon.
Quatorzième jour : tour dans le centre de Grand Bourg, petit marché, boutique Océom (de très beaux bijoux et autres pièces artisanales). Visite de la distillerie Bielle (plus ou moins guidée avec un monsieur plutôt âgé qui vous fait faire le tour, les explications sont en créole bien sûr ! très sympa et très « typique », on lui donne une petite pièce à la fin). Dégustation et achat de rhum (55 à 59% d’alcool !!) de rigueur ! Arrêt à la poterie juste à côté, qui a une petite boutique. Arrêt à l’écomusée de Marie Galante (habitation Murat) : se renseigner sur les visites car c’est moins intéressant de le faire seul. Passage rapide à l’habitation Roussel (ancienne distillerie en ruine). On se pose à la terrasse de « l’Ornata » pour attendre le bateau nous ramenant sur Pointe à Pitre. Arrivée à Bergevin où Monsieur Navis nous attend pour nous mener jusqu’à l’aéroport (20 € la course, très correct, à recommander. Son numéro : 0690355990).
Nous quittons l’aéroport où il faisait 24°C, pour arriver à Paris… avec 22 °C de moins, dur dur !!
Nous gardons un excellent souvenir de ce séjour, durant lequel nous avons fait énormément de choses, où nous avons rencontré des personnes très sympathiques (les guadeloupéens sont très chaleureux en règle générale. Pour le reste, c’est comme partout, on trouve des gens plus austères !).
Les +++ : Des paysages magnifiques, une faune et une flore parfois surprenantes, toujours très belles… Les ballades en forêt. La découverte des milieux marins (mangrove, plongée). Etre en maillot de bain en plein mois de janvier ! Et j'en passe...
Bref, des souvenirs plein la tête, une déconnexion totale pendant deux semaines, l’impression d’avoir fait un très doux rêve… En espérant vivement y retourner l’année prochaine ! On va tout faire pour en tout cas… ;-)
J'ai trouvé beaucoup d'infos sur ce forum avant notre départ, je tenais simplement à vous faire profiter de mon expérience.
N'hésitez pas si vous avez des questions ! (par le biais du forum svp). C'est long, mais il m'est impossible de faire un court résumé !
VOYAGE GUADELOUPE JANVIER 2009 – DEUX SEMAINES
Départ le 12/01/2009 – 15h avec Air France (train depuis Lyon Part Dieu compris dans le prix du billet : AirTGV. Pas d’enregistrement possible sur Internet mais comptoir dédié en gare). Retour le 27/01/2009, nuit passée dans l’avion. L’aller et le retour se sont très bien déroulés, aucun soucis avec l’avion : pas de retard à l’arrivée, hôtesses sympas. Un peu à l’étroit à l’aller, mais au retour trois sièges pour nous deux, pratique pour dormir ! Le vol dure 7 à 8 heures (selon les vents..), pour 7000 km environ, et 5 heures de décalage horaire (6 en été). Nous avons choisi Air France car c’est la compagnie qui présentait le meilleur tarif au moment où nous avons pris les billets : 881€ pour deux personnes. La prochaine fois nous essaierons peut être de prendre Corsairfly, qui a maintenant un départ depuis Lyon.
A ne pas oublier dans la valise (selon vos activités) : bonnes chaussures de marche (voire de randonnée), vieilles chaussures ou sandales pour barboter dans la mer, vêtement de pluie (pour l’ascension de la Soufrière surtout), casquette, lunettes de soleil, masque et tuba (à acheter sur place éventuellement), anti-moustique (très important ! et penser à en mettre régulièrement… nous avions le « 5/5 tropic », mais la prochaine fois nous testerons le « Off »..), crème solaire (avec un très bon indice !), médicaments dont vous pourriez avoir besoin (mal des transports, Ibuprofène, etc..), boules Quiès éventuellement, pour ceux qui pourraient être dérangés par le bruit des grenouilles (mais on s’y fait vite !), des petits sacs pour les déchets, etc… à compléter bien sûr !
Hébergements : 11 nuits à Couleurs Paradis, à Pointe Noire (Basse Terre). Nous avons voulu éviter les lieux ultra touristiques type St Anne ou St François, et les hôtels « bip bip » (comprenne qui pourra…). Nous n’aurions pas pu tomber mieux ! Pointe Noire est idéalement située en Basse Terre (l’accès à Grande Terre reste très aisé), avec un très grand nombre d’activités à proximité (plages, plongée, randonnées, ballades, visites, etc…) Nicole et Eric sont les propriétaires de Couleurs Paradis, et proposent un appartement, une chambre d’hôtes et un bungalow, le tout au sein d’un magnifique jardin. Nous avions choisi le bungalow : un peu à l’écart (de l’autre côté de la piscine), spacieux, confortable, avec une terrasse (où sera très bientôt installée une cuisinette) et un balcon. La vue sur la mer Caraïbes est très belle, on ne s’en lasse pas ! Un très bon accueil (Eric est d’ailleurs venu nous chercher à l’aéroport), d’excellents conseils, une grande sympathie, une cuisine délicieuse et beaucoup d’humour : tout est là pour que le séjour se passe au mieux ! Allez voir leur site pour vous faire une idée, mais sachez que c’est encore mieux en vrai ! http://www.couleursparadis.com/index.html
Location d’une Renault Symbol chez Locama par l’intermédiaire du gîte. Assez bon état, un peu de mal dans les montées (…) mais suffit largement ! D’autant plus qu’il faut être prudents sur les routes, souvent sinueuses et où certains roulent vite, d’où l’intérêt d’avoir une voiture « tranquille ». http://www.locama971.com/index.htm
La grève qui avait déjà commencé, et surtout le manque d’essence, n’ont pas entravé notre séjour. Nous nous limitions un peu au niveau des déplacements, mais nous avons tout de même pu faire un grand nombre de choses. Un peu de stress concernant les possibilités de blocages (pas de problème à ce niveau là où nous étions), et les navettes entre les îles des Saintes et de Marie Galante. Mais tout c’est bien passé, les bateaux assuraient bien les liaisons ! OUF ! 1 nuit à l’hôtel Lô Bleu des Saintes : nous avons été un peu déçus, mais ce n’est que notre avis ! Il faut savoir que cet hôtel a très bonne réputation, mais ça n’a pas été « notre truc ». Peut-être le fait de quitter notre douillet bungalow, et de se retrouver dans un hôtel. Nous avons trouvé que le rapport qualité/prix n’y était pas par rapport aux nuits précédentes. A côté de cela, l’hôtel est effectivement situé « les pieds dans l’eau », et l’accueil est très bon. Certains parlent des Saintes comme le St Trop’ de métropole… ce n’est pas tout à fait faux dans la journée. Le soir, tout est plus calme, plus tranquille. Un passage sur cette île vaut le coup, mais une seule journée peut suffire éventuellement. 2 nuits à la Villa des Bougainvilliers, à Marie Galante : une vue magnifique, à 180 ° sur la Dominique, les Saintes et une partie de Basse Terre, offrant de somptueux couchers de soleil ! La chambre d’hôtes est très confortable, avec là aussi terrasse et transats à disposition, près de la piscine. Accueil au débarcadère, propriétaires très sympas. Mais rien que pour la vue ça vaut le coup d’y passer une ou plusieurs nuits ! Là aussi je vous conseille un petit tour sur leur site, très bien fait. http://www.location-marie-galante.fr/Index.html L’île de Marie Galante est magnifique, très calme, reposante… il y a largement moins d’activités à faire qu’en Basse Terre bien sûr, mais y passer deux nuits a été très sympa.
Location d’un voiture (C3) à Toto Location, par l’intermédiaire de nos hôtes. Assez bon état mais voiture non nettoyée (on s’en fichait un peu pour deux jours), plus de lave glace et un feu un peu « défaillant ».
Premier jour : plage de Malendure, juste en face des Ilets Pigeon. Endroit assez fréquenté, avec un certain nombre de restaurants et lolos. Possibilité notamment de faire une demi journée de découverte des Ilets en Kayak (deux prestataires), avec Palmes-Masque-Tuba (PMT). Nous n’avons pas eu l’occasion de le faire mais le feront certainement la prochaine fois ! Plage de Petite Anse, en allant vers Deshaies (« Déhé »). Notre plage favorite ! Idéale pour le PMT, une grande variété de poissons à observer, et aussi des tortues (nous n’avons pas eu cette chance). Plages de Grande Anse, de la Perle et Leroux (possibilité de faire une randonnée littorale le long des ces plages, jusqu’à Ste Rose). Achat sandwichs à la boulangerie de Pointe Noire (celle face à la mer) : accepte les Tickets resto. Dîner à emporter chez « Créoline Traiteur » à Deshaies : très bien, petit punch pendant l’attente, bon rapport qualité prix.
Deuxième jour : Parc des Mamelles (animalier et botanique). Très sympa, 3 heures dans le parc, nous avons beaucoup aimé. http://pagesperso-orange.fr/zooguadeloupe.com/sommaire/somm.html Parc aventure Le Tapeur (juste en face) : 2 heures dans les airs, à traverser les ponts de singes et se laisser emporter par les tyroliennes ! Il y a trois parcours, le dernier étant réservé aux plus sportifs ! Il est possible de faire plusieurs fois un parcours, accueil très sympa, tout est bien expliqué et sécurisé. Nous avons préféré le parcours « Gli-Gli », avec les grandes tyroliennes. http://www.lesilesdeguadeloupe.com/1/4-detail-offre-touristique/6-tourisme-vert/les-activites-vert/1240003892-le-tapeur.htm Cascade aux Ecrevisses : jolie, accès très facile, en 5 minutes. Maison de la forêt : nous avons fait la trace de Bras David et étions bien contents d’avoir des chaussures de randonnée (à cause de la boue). Très jolie ballade, facile, environ 1 heure. http://www.guadeloupe-fr.com/accueilPatrimoine/guadeloupe/musees-expositions-architectures-typees/article=260/ Tout ceci se trouve sur la Route de la Traversée. Puis nous sommes allés jusqu’à Petit Bourg : nous n’avons pas trouvé la plage de Viard très jolie, le bourg était assez mort, pas grand-chose d’ouvert.. Ça ne devait pas être le bon jour ! Il était trop tard pour visiter le Domaine de Valombreuse (parc floral). Retour sur Malendure : il faut savoir que le bar « l’Aquarom » est fermé à présent. Mais on peut aller boire un verre au "Ranch" (qui fait aussi restaurant et plats à emporter) : super sympa, bonne ambiance. Enfin, arrêt à la Plage Caraïbes pour admirer les étoiles…
Troisième jour : route sur le sud de Grande Terre. Trajet un peu perturbé par les bouchons dus aux travaux. Sans cela, il faut à peu près une heure pour rejoindre St Anne à partir de Pointe Noire. Si possible, s’arrêter avant cela à la plage de Petit Havre à Gosier Plage Municipale de St Anne, belle, très fréquentée. Sur la plage, on achète une noix de coco dont on boit le jus, puis on mange la crème après l’avoir ouverte : très sympa ! PMT (quelques petits poissons). Achats sandwichs à « La Cabane ». Plage de Bois Jolan : belle plage. Plage des Raisins clairs à St François : très sympa aussi, PMT (vu une très belle serpentine blanche). Pointe des Châteaux : arrêt à l’anse de la Gourde et à l’anse Tarare. Ballade à la Pointe, jusqu’à la croix. Arrêt à la maison de la noix de coco, on y trouve de très beaux objets, le tout artisanal. Petite dégustation de lait de coco. Soirée à St François.
Quatrième jour : direction le nord de Grande Terre. Le temps n’était pas au rendez-vous le matin, mais ce n’est pas très gênant (il fait toujours chaud, et on est vite sec !). Anse du souffleur à Port Louis (parking 2€) : plage très sympa. Plage de la Chapelle et Laborde à Anse-Bertrand. En début d’après midi (grand soleil), Pointe de la Grande Vigie, puis Porte d’Enfer et Trou Madame Coco. Ballade d’une bonne heure le long des falaises (le soleil tape et il n’y a pas beaucoup d’ombre), avec des paysages vraiment magnifiques (nombreux passages sans vue tout de même). Si possibilité et courage, on peut continuer la ballade. Arrêt au Moule et à la plage de la Porte d’Enfer (vents forts). Retour à Basse Terre par les Grands Fonds (sympa, mais prévoir bonne carte et bon co-pilote !). Nous ne nous sommes pas arrêtés à Petit Canal (pour les Marches des Esclaves), ni à Morne à l’eau (pour le cimetière noir et blanc) Dîner « Chez Dada » vers Malendure : simple et très bon, 2 menus pour moins de 30€. Petit bémol en ce qui nous concerne sur le « Coco Grill » : pas d’animation (normalement concert le vendredi soir), menu affiché pas proposé.. Nous en sommes partis, ce ne devait pas être le bon jour !
Cinquième jour : 2ème chute du Carbet et arrêt à Grand Etang(très beau). Il faut moins d’une heure pour rejoindre St Sauveur depuis Pointe Noire. Au retour, passage par l’allée Dumanoir (route bordée de palmier), arrêt devant un temple hindou (tout en couleur) et à la plage de Roseau (bof). L’après midi, nous partons à la rencontre des cétacés avec les Heures Saines, depuis Malendure. Trois bonnes heures de ballade en mer durant lesquelles nous avons eu la chance de voir des cachalots et des pseudorques. http://www.referencement-guadeloupe.com/cetaces-guadeloupe/index.html Arrêt à l’anse à Sable pour le coucher de soleil.
Sixième jour : visite de la Mangrove avec le très sympathique Philippe, « Le Pêcheur de Rêves », au départ de Sainte-Rose. Journée géniale, à recommander ! En petite comité, visite commentée abordant un grand nombre de sujets : géographie, faune, flore, politique, culture, et le tout librement. Philippe nous fait passer par son « bureau » et la « cantine », le tout dans une eau translucide bien sûr… très bon repas créole à midi, et excellent sorbet coco à confectionner soi-même ! http://www.pecheurdereves.com/le-pecheur-de-reves.html Dîner aux « Délices Créoles », à côté de chez Dada vers Malendure. Très bien aussi.
Septième jour : rude ascension de la Soufrière... Nuageux, très mauvais temps au sommet (dans les nuages 10 mois sur 12, il faut le savoir !). Y aller tôt de préférence, et prévoir des affaires de rechange pour le retour, de l’eau et des encas. Emporter absolument de bonnes chaussures et un imper. Nous avons mis moins de 4 heures, et avions hâte d’être arrivés au parking. Ca vaut le coup, mais plus encore si on a la chance d’avoir un temps moins pluvieux, voire plus dégagé ! En redescendant, baignade aux Bains Jaunes, eau chaude très agréable après l’effort. Nous n’avons pas eu le courage d’aller jusqu’au saut d’eau de Matouba… Arrêt à Vieux Fort, joli point de vue sur les Saintes. Plage au sable noir de Grande Anse, à Trois Rivières. Bain au bassin de Dolé, eau chaude aussi et petite séance « spa ». Arrêt rapide à Fort Delgrès, à Basse Terre (ferme à 16h30). Nous pensions aller au Parc des Roches Gravées mais il est fermé le lundi. A Vieux Habitants, l’habitation La Grivelière est plutôt réputée, mais nous n’avons pas pris de temps de la visiter. Dîner au « Rocher de Malendure », bon mais un peu cher, a très bonne réputation pour les langoustes.
Huitième jour : baptême de plongée avec Jazz, du club Anse Caraïbes Plongée, à Pointe Noire. Nous avons été jusqu’à la « Piscine » de la réserve Cousteau (Ilets Pigeon). Très bien accompagné et encadré, à recommander. Le baptême dure 20 bonnes minutes, à environ 5 mètres de fond, dans une eau très claire, en petit comité. Vu de magnifiques poissons et « paysages sous-marins ». http://www.anse-caraibe-plongee-guadeloupe.org/ Visite de la Maison du Cacao à Pointe Noire, avec dégustation d’un vrai « cacao chaud » et d’une liqueur Rhum-cacao. PMT à la plage de Petite Anse. Dîner à "La Touna", vers Malendure, face à la mer : excellent repas, très bon accueil, à recommander. http://la-touna.com/
Neuvième jour : visite du Jardin Botanique de Deshaies. Très joli, de nombreuses espèces de fleurs, plantes et arbres. Attention aux moustiques ! http://www.jardin-botanique.com/ A midi, visite et déjeuner à la Caféière Beauséjour (nous avons été déçus, mais là encore ça ne devait pas être le bon jour, car la caféière a une certaine réputation). Après midi à la plage de Petite Anse (oui, nous l’avons beaucoup appréciée !). Sorbets et jus locaux en vente sur la plage. Dîner à "La Touna", toujours aussi bon !
Dixième jour : Saut d’Acomat, à Pointe Noire (prendre le petit chemin tout de suite derrière le panneau). Parc aux Orchidées : super visite, en compagnie de Richard. La visite a duré un peu plus d’une heure, mais il y a aussi des visites de 2h30 le samedi, qui doivent vraiment valoir le coup ! Très intéressant, de magnifiques fleurs et autre flore. http://www.parcauxorchidees.com/visitereelle.html Après midi : plongée à nouveau, toujours avec Jazz. Dîner « table d’hôtes » au gîte, apéritif et excellent repas.
Nous aurions voulu aller sur Sainte Rose pour le Musée du Rhum et le Domaine de Séverin notamment, ainsi que pour le « saut des trois Cornes » à Sofaïa, mais ne l’avons pas fait par soucis d’économie d’essence. La prochaine fois !
Le temps était chaud, bien sûr, avec quelques ondées plus ou moins longues (averses rapides généralement, qui ne sont pas très gênantes. Mais de l’avis des locaux, il y avait pas mal de pluie pour un mois de janvier !).
Onzième jour : départ de Trois Rivières pour Les Saintes. La traversée remue un peu ce jour là, ne pas se mettre sur le pont si vous ne voulez pas être trempés ! Location de vélos pour faire le tour de Terre de Haut (chez Tropico Vélo) : crevant, mais toujours plus agréable et bien moins cher qu’un scooter… Plage de Pompierre : très belle. Morne Morel (Fort Caroline): jolie ballade (grimpe un peu au début, attention au soleil qui tape dur !), très beaux points de vue. La Trace des Crètes est fermée, car les propriétaires ne voulaient plus que les touristes passent sur leur terrain, ce qui peut se comprendre. Déjeuner à "La Toumbana" : très bon rapport qualité/prix. Plage de Grande Anse : baignade interdite, gros rouleaux. Arrêt aux plages de Figuier, Rodrigue, et coucher de soleil au Pain de Sucre. Apéritif au Café de la Marine, et dîner au restaurant « Autour du Monde ». Une très bonne soirée !
Douzième jour : tour de l’île en minibus avec « Bertrand » (on nous avait vivement recommandé « Benelus », mais ne faisait pas de visite ce jour là). Sympa mais nous n’avons pas vraiment appris grand-chose. Visite du Fort Napoléon, belle vue et plusieurs iguanes en liberté. Petit tour puis arrêt à Pompierre pour déjeuner. L’après midi, on prend avec un grand soulagement le bateau pour Marie Galante. Il faut savoir que nous n’avons pas pu obtenir de réduction sur les allers simples, ça se fait plutôt, à priori, sur les allers retour. La traversée nous a bien remué, mais cette fois nous étions à l’abri ! Arrivée à notre superbe chambre d’hôtes de la Villa des Bougainvilliers. Dîner au « Reflet de l’Ile » à Capesterre : bien mangé, bon accueil, accepte les Tickets resto.
Treizième jour : route sur St louis et ses magnifiques plages Canot, Moustique (Anse Mays), puis celle de Vieux Fort. Arrêt à la Gueule Grand Gouffre, puis direction Anse Feuillard (un peu difficile d’accès mais plage tranquille et réputée pour le PMT). Plage de la Feuillère : très belle. Déjeuner les pieds dans le sable à la « Datcha ». Juste à côté, la plage de Petite Anse est très bien aussi. En début de soirée nous assistons aux préparatifs du Carnaval dans Grand Bourg, c’était très sympa ! Apéritif à la « Galante des Iles » et dîner à « Maria Galanda » : très bon.
Quatorzième jour : tour dans le centre de Grand Bourg, petit marché, boutique Océom (de très beaux bijoux et autres pièces artisanales). Visite de la distillerie Bielle (plus ou moins guidée avec un monsieur plutôt âgé qui vous fait faire le tour, les explications sont en créole bien sûr ! très sympa et très « typique », on lui donne une petite pièce à la fin). Dégustation et achat de rhum (55 à 59% d’alcool !!) de rigueur ! Arrêt à la poterie juste à côté, qui a une petite boutique. Arrêt à l’écomusée de Marie Galante (habitation Murat) : se renseigner sur les visites car c’est moins intéressant de le faire seul. Passage rapide à l’habitation Roussel (ancienne distillerie en ruine). On se pose à la terrasse de « l’Ornata » pour attendre le bateau nous ramenant sur Pointe à Pitre. Arrivée à Bergevin où Monsieur Navis nous attend pour nous mener jusqu’à l’aéroport (20 € la course, très correct, à recommander. Son numéro : 0690355990).
Nous quittons l’aéroport où il faisait 24°C, pour arriver à Paris… avec 22 °C de moins, dur dur !!
Nous gardons un excellent souvenir de ce séjour, durant lequel nous avons fait énormément de choses, où nous avons rencontré des personnes très sympathiques (les guadeloupéens sont très chaleureux en règle générale. Pour le reste, c’est comme partout, on trouve des gens plus austères !).
Les +++ : Des paysages magnifiques, une faune et une flore parfois surprenantes, toujours très belles… Les ballades en forêt. La découverte des milieux marins (mangrove, plongée). Etre en maillot de bain en plein mois de janvier ! Et j'en passe...
Bref, des souvenirs plein la tête, une déconnexion totale pendant deux semaines, l’impression d’avoir fait un très doux rêve… En espérant vivement y retourner l’année prochaine ! On va tout faire pour en tout cas… ;-)
Fin des gilets de sauvetage sur une filiale d'Air Canada! English translation pending
Dans la série "n'importe quoi", toujours dans le but de faire des économies (ou augmenter les bénéfices des actionnaires, au choix) Air Canada a décidé de supprimer les gilets de sauvetage sur les vols de sa filiale Air Canada Jazz.
Les passagers auront quand même la chance de pouvoir utiliser à la place... les coussins de leurs sièges qui d'après la direction font très bien l'affaire.
Détails : http://lebuzz.info/2008/08/4568/finis-les-gilets-de-sauvetage-sur-air-canada/
Flying Blue: miles Air France-KLM English translation pending
Hello,
Quelqu’un peut-il me renseigner sur les miles accumulés avec Flying Blue, programme de fidélisation de KLM/Air France.
J’ai cumulé 59'000 points, ceux-ci vont arriver à échéance en octobre (car je n’ai plus volé avec ces compagnies depuis 36 mois). Y a une possibilité de les réactiver d’une manière ou d’une (sans avoir à acheter un billet d’avion car je ne pourrai me déplacer à l’étranger d’ici octobre), en les rachetant par exemple ou en achetant de nouveaux miles pour « activer » mon compte ?
Merci d’avance de votre réponse !
Quelqu’un peut-il me renseigner sur les miles accumulés avec Flying Blue, programme de fidélisation de KLM/Air France.
J’ai cumulé 59'000 points, ceux-ci vont arriver à échéance en octobre (car je n’ai plus volé avec ces compagnies depuis 36 mois). Y a une possibilité de les réactiver d’une manière ou d’une (sans avoir à acheter un billet d’avion car je ne pourrai me déplacer à l’étranger d’ici octobre), en les rachetant par exemple ou en achetant de nouveaux miles pour « activer » mon compte ?
Merci d’avance de votre réponse !
Retour de croisière à bord du Rhapsody MSC English translation pending
Bonjour a tous,
voici en quelques lignes le recit de notre croisiere : Ialie, Malte, Sicile, Tunisie, Sardaigne.
Ca y est nous voila a nouveau sur la terre ferme avec une furieuse envie de retourner sur le Rhapsody, car deja il a fallu se replonger dans les petits travaux quotidiens.
Notre depart a étè un peu perturbé par les retards des trains mais alertes par un article dans le journal nous nous sommes leves a 4H et avons ete directement a la gare de Toulon au lieu de Sanary nous avons preferé prendre le premier train qui se presentait meme si nous perdions nos reservations. Ce train avait une 1/2 heure de retard mais y avons tout de meme trouve des places assises et sommes arrives ainsi a Nice 2 h avant l'heure de rencontre prevue avec le Car affrete par MSC qui nous a conduit au bateau à Genes. Une petite pensee emue quand arrives a l'embarquement nous avons vu " notre " Coral sur le quai a cote du Rhapsody, nous avons essaye d'apercevoir Kamel ou autre membre d'equipage connu, mais il fallait embarquer rapidement.
Accueil chaleureux sur le Rhapsody ou nous sommes aussitot convies a nous rendre au buffet apres avoir visite notre cabine, la aussi tres agréablement surpris, cabine spacieuse, 2 grandes vitres sur la mer, corbeille de fruits ( changee tous les jours).
Premier repas plus que copieux et tres bon a l'exterieur le soleil osait se montrer.
16H nous quittons la cote vers le grand large.
Il est temps d'aller ranger nos valises qui doivent se trouver derriere la porte de notre cabine.
Première petite mesaventure, en prenant la poignee d'une valise a roulettes celle ci me reste dans la main, poignee d'un cote roulettes de l'autre, rien de grave mais nous le signalons au responsable de notre pont qui gentiment nous propose de regarder si il peut la réparer, le lendemain rien a faire elle est fracassee, mais aussitot on nous demande de remplir une declaration et l'on nous conseille d'acheter lors d'une escale une autre valise qui nous sera remboursee., donc incident cloture. La première nuit nous trouvons tout comme notre premiere nuit sur le coral que le bateau est bruyant enfin disons qu'il ronronne, mais bientot berces par ce gros lion nous nous endormons apres une belle soiree de spectacle ( tous tres pros).
Le lendemain matin nous avons le choix soit petit dej dans la cabine (gratuit) ou a l'exterieur ou au resto ou nous avons une table attribuee pour matin, midi et soir. Nous choisissons la formule resto, car le temps n'est pas terrible et nous y sommes tres bien servis pas a se lever pour aller au buffet sauf le matin ou nous pouvons choisir a volonte. Par contre le café Americain (meme si la cie est italienne) est imbuvable nous optons donc pour le thé.
Puis depart en excursion pour Florence et Pise nous avons ete impressionnes par la beaute de Florence et la tour penchee qui malgre ses 800 tonnes de plomb pour la redresser semble vraiment tres inclinee.
La vie sur le bateau se résume en fete perpetuelle, nous avons danse jusqu'a 1 ou 2 H du matin avant et apres le spectacle, a minuit un buffet different chaque soir sur les themes des regions que nous visitons est offert puis le bal continue, avec orchestre et chanteurs.
3eme jour visite de Pompei, il fait au moins 35° ce jour la et parcourir les rue de pompei sans ombre, les pieds gonflent, mais cela vaut le coup d'etre visite.
4eme jour escale a catane, nous partons visiter l'Etna,
Impressionnant de voir au fur et a mesure que le car monte toutes ces coulees de lave, noires pour les plus récentes, grises pour les plus anciennes ou la vegetation commence a prendre vie, des couleurs rouges se fondent dans les coulees, c'est un spectacle lunaire. Nous faisons un arret a 1800 m d'altitude afin de faire le tour d'un cratere le monstre est énorme et tout en haut de la fuméé s'echappe, de nouveaux cratéres se forment tout le temps tandis que d'autres meurent. Il fait froid mon mari bras nus et moi une petite veste en coton nous poussent a rentrer dans un café ou l'on nous fait gouter au " feu de l'Etna" grappa et liqueur de fraise nous mettent le feu dans la gorge nous ne sentons plus le froid. Au revoir au volacan nous retournons au bateau.
5eme jour La Valette ( Malte) nous revions de voir cette ile depuis longtemps, dommage nous n'y restons que 4H il faudrait un faire escale une semaine ( ce qui est possible avec ce bateau) et reprendre le bateau la semaine suivante. Nous plongeons un peu dans l'histoire des Chevaliers.
6eme jour Tunis.
Apres nos visites de Tanger et Casablanca nous hésitions a descendre a terre, mais reflexion faite nous y sommes autant aller faire le tour de la ville. La encore surprise, nous trouvons une ville tres propre, pas de mendiants, un guide fort gentil nous conduit dans le souk ou sans etre ennuyes par des quemandeurs nous pouvons faire un peu de shopping, le Francais est enseigne aux enfants des l'ecole primaire, le divorce, contraception et avortement y sont legalises. Nous revenons de nos emplettes avec des huiles essentielles et extraits de parfum pour le jacuzzi, un sac de voyage en cuir, un chameau en peluche pour notre petite fille et un collier en or 14crts tout cela pour un prix derisoire.
7eme jour le circuit se termine avant une escale a Olbia en sardaigne. Tres belle ile tres peu habitee avec des magnifiques petits ports dans le style de Potofino mais encore plus luxueux, nous croisons de nombreuses Ferrari de toutes les couleurs, noires, jaunes, rouges, les hôtels sont a 10 000€ la nuitee pour une chambre et 30 000€ pour une suite mais biensur petit dejeuner inclus. Ce qui est remarquable c'est que les petites villas s'integrent totalement dans la nature.
La croisiére tire a sa fin, nous repartons pour Genes.
Nous ne pouvons que conseiller a tous ceux qui recherchent une croisiere reussie de partir avec MSC, nous revenons encore plus emerveilles qu'avec le Coral qui pourtant restera également grave dans nos memoires.
Nous avons fait quelques 300 photos de ce périple quelques unes serons mises dans le site de nos voyages.
En souhaitant a tous une tres bonne journee - amicalement
PS - si vous souhaitez des renseignements concernant cette croisiere je me tiens a votre disposition.
voici en quelques lignes le recit de notre croisiere : Ialie, Malte, Sicile, Tunisie, Sardaigne.
Ca y est nous voila a nouveau sur la terre ferme avec une furieuse envie de retourner sur le Rhapsody, car deja il a fallu se replonger dans les petits travaux quotidiens.
Notre depart a étè un peu perturbé par les retards des trains mais alertes par un article dans le journal nous nous sommes leves a 4H et avons ete directement a la gare de Toulon au lieu de Sanary nous avons preferé prendre le premier train qui se presentait meme si nous perdions nos reservations. Ce train avait une 1/2 heure de retard mais y avons tout de meme trouve des places assises et sommes arrives ainsi a Nice 2 h avant l'heure de rencontre prevue avec le Car affrete par MSC qui nous a conduit au bateau à Genes. Une petite pensee emue quand arrives a l'embarquement nous avons vu " notre " Coral sur le quai a cote du Rhapsody, nous avons essaye d'apercevoir Kamel ou autre membre d'equipage connu, mais il fallait embarquer rapidement.
Accueil chaleureux sur le Rhapsody ou nous sommes aussitot convies a nous rendre au buffet apres avoir visite notre cabine, la aussi tres agréablement surpris, cabine spacieuse, 2 grandes vitres sur la mer, corbeille de fruits ( changee tous les jours).
Premier repas plus que copieux et tres bon a l'exterieur le soleil osait se montrer.
16H nous quittons la cote vers le grand large.
Il est temps d'aller ranger nos valises qui doivent se trouver derriere la porte de notre cabine.
Première petite mesaventure, en prenant la poignee d'une valise a roulettes celle ci me reste dans la main, poignee d'un cote roulettes de l'autre, rien de grave mais nous le signalons au responsable de notre pont qui gentiment nous propose de regarder si il peut la réparer, le lendemain rien a faire elle est fracassee, mais aussitot on nous demande de remplir une declaration et l'on nous conseille d'acheter lors d'une escale une autre valise qui nous sera remboursee., donc incident cloture. La première nuit nous trouvons tout comme notre premiere nuit sur le coral que le bateau est bruyant enfin disons qu'il ronronne, mais bientot berces par ce gros lion nous nous endormons apres une belle soiree de spectacle ( tous tres pros).
Le lendemain matin nous avons le choix soit petit dej dans la cabine (gratuit) ou a l'exterieur ou au resto ou nous avons une table attribuee pour matin, midi et soir. Nous choisissons la formule resto, car le temps n'est pas terrible et nous y sommes tres bien servis pas a se lever pour aller au buffet sauf le matin ou nous pouvons choisir a volonte. Par contre le café Americain (meme si la cie est italienne) est imbuvable nous optons donc pour le thé.
Puis depart en excursion pour Florence et Pise nous avons ete impressionnes par la beaute de Florence et la tour penchee qui malgre ses 800 tonnes de plomb pour la redresser semble vraiment tres inclinee.
La vie sur le bateau se résume en fete perpetuelle, nous avons danse jusqu'a 1 ou 2 H du matin avant et apres le spectacle, a minuit un buffet different chaque soir sur les themes des regions que nous visitons est offert puis le bal continue, avec orchestre et chanteurs.
3eme jour visite de Pompei, il fait au moins 35° ce jour la et parcourir les rue de pompei sans ombre, les pieds gonflent, mais cela vaut le coup d'etre visite.
4eme jour escale a catane, nous partons visiter l'Etna,
Impressionnant de voir au fur et a mesure que le car monte toutes ces coulees de lave, noires pour les plus récentes, grises pour les plus anciennes ou la vegetation commence a prendre vie, des couleurs rouges se fondent dans les coulees, c'est un spectacle lunaire. Nous faisons un arret a 1800 m d'altitude afin de faire le tour d'un cratere le monstre est énorme et tout en haut de la fuméé s'echappe, de nouveaux cratéres se forment tout le temps tandis que d'autres meurent. Il fait froid mon mari bras nus et moi une petite veste en coton nous poussent a rentrer dans un café ou l'on nous fait gouter au " feu de l'Etna" grappa et liqueur de fraise nous mettent le feu dans la gorge nous ne sentons plus le froid. Au revoir au volacan nous retournons au bateau.
5eme jour La Valette ( Malte) nous revions de voir cette ile depuis longtemps, dommage nous n'y restons que 4H il faudrait un faire escale une semaine ( ce qui est possible avec ce bateau) et reprendre le bateau la semaine suivante. Nous plongeons un peu dans l'histoire des Chevaliers.
6eme jour Tunis.
Apres nos visites de Tanger et Casablanca nous hésitions a descendre a terre, mais reflexion faite nous y sommes autant aller faire le tour de la ville. La encore surprise, nous trouvons une ville tres propre, pas de mendiants, un guide fort gentil nous conduit dans le souk ou sans etre ennuyes par des quemandeurs nous pouvons faire un peu de shopping, le Francais est enseigne aux enfants des l'ecole primaire, le divorce, contraception et avortement y sont legalises. Nous revenons de nos emplettes avec des huiles essentielles et extraits de parfum pour le jacuzzi, un sac de voyage en cuir, un chameau en peluche pour notre petite fille et un collier en or 14crts tout cela pour un prix derisoire.
7eme jour le circuit se termine avant une escale a Olbia en sardaigne. Tres belle ile tres peu habitee avec des magnifiques petits ports dans le style de Potofino mais encore plus luxueux, nous croisons de nombreuses Ferrari de toutes les couleurs, noires, jaunes, rouges, les hôtels sont a 10 000€ la nuitee pour une chambre et 30 000€ pour une suite mais biensur petit dejeuner inclus. Ce qui est remarquable c'est que les petites villas s'integrent totalement dans la nature.
La croisiére tire a sa fin, nous repartons pour Genes.
Nous ne pouvons que conseiller a tous ceux qui recherchent une croisiere reussie de partir avec MSC, nous revenons encore plus emerveilles qu'avec le Coral qui pourtant restera également grave dans nos memoires.
Nous avons fait quelques 300 photos de ce périple quelques unes serons mises dans le site de nos voyages.
En souhaitant a tous une tres bonne journee - amicalement
PS - si vous souhaitez des renseignements concernant cette croisiere je me tiens a votre disposition.
Récit de mon voyage en Thaïlande English translation pending
DÉPART POUR BANGKOK .
Il est 10h04, mon portable vibre, Philippe m'attend en bas de l'immeuble.
Une fois n'est pas coutume, un préavis de grève des transports publics était lancé à la date de mon départ.
Progrès oblige il n'est plus rare de trouver, afin de mieux nous servir, une génération naissante de transport de personnes....les motos taxis.
Après quelques préparatifs, casque avec micro et musique, gants et ''Furigan'' rembourré, je chevauche l'arrière au siège chauffé de ce splendide 1300 Goldwing noir de la société VINTIME.
Confortablement installé, je me lance pour mon baptême en la matière.
Il en faut moins de temps pour le dire que par ''zig'' et par ''zag'' notre monture file via le périphérique sur l'autoroute de l'aéroport CDG1.
Contre toute attente la circulation est fluide ce qui m'autorise à baisser ma vigilance due au stress d'être piloter a l'arrière d'une telle cylindrée.
Tandis que le sol dégèle, mon visage cinglé de froid, un ciel bleu nous surplombe parsemé, ça et là, d'engins à la technologie monstrueuse regagnant ou s'éloignant de Paris suivis de leurs longs sillons blancs.
Pas plus d'une demi heure de délicate conduite sur le bitume que je ressens déjà la décélération à l'approche de la dépose minute.
Je règle et remercie Philippe puis me dirige vers le comptoir d'enregistrement.....c'est parti !
Mon voyage commence ici.....le énième pour la Thaïlande.
MÉMOIRE DE CHIANG DAO. Quelle chance extraordinaire que de rencontrer, après plusieurs semaines de recherche sur le net et quasi par hasard ici, un homme avec une telle culture des Tribus. Eric.G recommandé par Simon de C&C Teak house ne pouvait mieux satisfaire ce pourquoi je me rendis dans la Province de Chiang Mai. Eric est marié à une femme LISU, parle quelques phrases types de leur langue mais aussi le Thaï, l’anglais et le Français. Avec la modestie qui le caractérise (ce qu’il veut laisser entendre), ce n’est plus me rendre service que de m’apporter toute cette quantité d’informations et d’anecdotes, tant la richesse de ses informations est grande. Cet expatrié, parmi tant d'autre, est une encyclopédie vivante à lui seul sur l’histoire et les coutumes de ces peuplades retirées. Au travers des chemins hors pistes, je note, photographie et admire ces lieux inaccessibles riches de couleurs et cernés de jungle épaisse. PALONG, AKHA, HMONG, LISU, LAHU et KAREN est son terrain. Je découvre en même temps qu’il redécouvre et réfléchi aux nouveaux chapitres, qui fleuriront de souvenirs, SAWADIE, tel que celui de cet après midi où nous nous sommes installés sur le perron de la maison de " Papa ". Pour un européen, citadin de surcroit, la sensation d’être reçu au beau milieu de nulle part au centre d’une dense végétation ne m’effraie pas....je me sens bien. Papa est le beau père d’Eric et chez les LISU l’accueil des amis de la famille est sans réserve. Une poche en plastique transparente gonflée d’un liquide nous est tendue en signe de bienvenue. Un alcool de riz frelaté dont on m’offrira une bouteille un peu plus tard dans la soirée, mélangée à des herbes et racines lyophilisées à la vertu régénératrice de multiples maux. Je n’oublierai pas aussi cette femme, vêtue de la tenue traditionnelle assise en face de moi, à même le sol, donnant le sein à son petit d’un an passé. Le temps de faire le tour du village, aux habitations de paille, bambou et Tek, au bras d’un ancien qu’il m’est proposé par Eric de poursuivre notre aventure vers les LAHU en compagnie des siens. Heureux d’accepter qu’ils se joignent à nous, le tabac roulé dans une fine feuille de banane, l’ancien éteint sa cigarette et nous voguons vers les LAHU au travers de pistes rarement fréquentées.
AYUTTHAYA, CAPITALE DU SIAM. Comme si, en art, le temps n’existait plus. La partie historique d'Ayutthaya est en majorité constituée des ruines de ses anciens temple (ou wats). Ces ruines représentent une quinzaine de site, dont un Bouddha couché. Tandis qu'à l'époque de leur construction les temples et sculptures étaient entièrement recouverts de plâtre blanc, celui-ci s'est dégradé au fil du temps et ne recouvre plus qu'une infime proportion des constructions. La pierre de construction, de couleur rouge, est aujourd'hui à nu et très nettement visible. L’ensemble de notre environnement de briques rougeâtres nous semble figé à jamais. La où des hommes sont morts, rasés par les multiples invasions Birmanes, nous marchons ou pédalons au gré des étendues. Les rayons de notre astre flirtant avec le sommet des "Chedi" nous assomment, mais insatiablement nous contemplons ces vestiges oubliés d’une Capitale, jadis, peuplée de plus d’un million d’âmes. Etape incontournable à tout juste 80 kilomètres de Bangkok, on ressent ici une envahissante envie de se nourrir de la culture historique des lieux. Quand la beauté architecturale ancienne vous prend....
ILE DE KOH TAO. Oscar Wilde disait en son temps qu’il fallait avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue. Sur Koh Tao ( ile de la tortue ) dans le golf de Thaïlande, mon fils et moi suivons l’un d'eux en plongeant dans les profondeurs de ses eaux émeraudes. Un autre rêve..., notre licence d’Open Water "PADI", est au bout des quelques plongées nécessaires à l’obtention de ce niveau. Poisson papillon, poisson trigger, licorne, méduse géante, requin.......et autres coraux de toutes formes et de toutes couleurs nous accompagnent en contraste avec son contraire.......la surface. Surface aux pistes pentues, pourries et réellement " casse-gueule "qui vous mènent sur de plus petits sentiers que nous emprunterons à pied tentant d’y débusquer une des criques de doux sable chaud encore vierge et non balisée. Sur la demi-douzaine de routes répertoriées se croisent multitudes de quads, motorbike en allers et venues du Nord au Sud, bien souvent, poursuivis de chiens errants. Le soir venu, entre poussières retombantes et hurlements des Hygiaphones municipaux, les reflets rougeâtres d’un soleil couchant habillent les flancs de montagnes parsemés de huttes de bambou et de bananier auxquels on n’accède qu’à pied ou en bateau. Pour les irréductibles "fans" d’ambiance nocturnes du bout du monde, des bars feront couler la "Singha", mousse nationale adoptée des "Farangs". Pour les autres, les chants animals et végétals de la jungle vous prépareront à une nuit paisible.
KHAO LAK ET LES ILES SIMILAN. On se souvient tous de ce triste 26 Décembre 2004 où un puissant Tsunami surprenait les habitants et touristes des côtes Thaïlandaises en mer d' andaman. L'essentiel des images télévisées relatant les dégâts causés en Thaïlande provenait du chaos humain et matériel de Khao lak. Aujourd'hui, plus aucune trace de cette catastrophe ne subsiste. Seuls témoins de cette journée funèbre, la peine des cœurs inconsolables à jamais et les documents photographiques laissés, en témoignage à tous, au Musée du Tsunami. Tout est reconstruit de manière plus aérée et d'un gout à ravir les vacanciers adeptes du soleil en début d'année. Les piscines flirtent avec les bords de plages, tandis que le personnel s'affère aux exigences des clients, majoritairement venus pour quelques jours via un package promu par un tour opérator. A 1h20 direction plein Ouest et pratiquement en face de Khao lak surgit, en une végétation tropicale luxuriante, l'archipel des iles Similan. Elles surgissent des eaux turquoises de l'océan indien, appelées ici mer Andaman. Le spectacle est fabuleux et inoubliable. De petites plages de sable corallien à la blancheur quasi immaculée, bordent certains des ilots. L’archipel est connu des plongeurs du monde entier pour être un des plus beau site de plongée du globe, avec une eau à la transparence cristalline. Il est classé parmi les 10 plus beaux sites mondiaux par le magasine américain « Skin Diving ». Le nom de Similan vient du Malais « Sembilan » qui signifie « neuf », nombre des ilots constituant l’archipel. Ile numéro 1 : Koh Hu Yong. C’est l’ ile située à l'extrémité sud de l’archipel. Ile numéro 2 : Koh Pa Yang. Ile numéro 3 : Koh Pa Yan. Ile numéro 4 : Koh Miang - Deuxième ile de l’archipel en superficie, après Koh Similan, c’est sur cette ile que se trouve l’ Office du Parc National et c’est aussi la seule qui possède des bungalows. Au nombre d’une vingtaine, ces bungalows en bois de style Thaï, ont souffert lors du tsunami et sont actuellement en rénovation et remplacés par des tentes de camping qu'il est également possible de louer. Ile numéro 5 : Koh Ha. Ile numéro 6 : Koh Pa Yoo. Ile numéro 7 : Koh Pa Boo. Ile numéro 8 : Koh Similan – C’est la plus grande ile de l’archipel. Elle possède une splendide plage corallienne, bordant la baie principale, au nord de l’ ile. Idéale pour le snorkeling, l’eau y est particulièrement claire et pourvue en faune aquatique. Un étrange rocher qui parait posé en équilibre sur un amas de granite, procure un splendide point de vue, à l’est de la baie. C’est sur cette ile que s’arrêtent la plupart des bateaux pour le déjeuner des visiteurs. Ile numéro 9 : Koh Ba Ngu (ile des serpents) est la plus au nord. Elle possède dans sa partie sud une magnifique petite plage corallienne, de 50 m de long. Les fonds sont ici encore d’une grande richesse.
J'avais promis à Patrice.M, mon coach de tennis de table de venir plonger dans ces eaux claires cerclant les éboulis de granit. Grand sportif, Patrice pratiquait entre autre le Karaté et la plongée sous marine et terrestre.Un clin d'œil à cet homme aujourd'hui dans un coma prolongé suite à un incident de rivière souterraine et avec qui je ne partagerai surement jamais mes émotions de tout jeune "Open Water". Les plages des iles Similan vous accueillent avec des roches de granit érodées debout sur un sable blanc et fin offrant cette douceur émeraude aux petites profondeurs limitrophes. Dans ce parc national marin au statut protecteur, aucune construction en dur ne vient perturber ce que nous rêvons tous de voir un jour ...... une ile déserte. Les bateaux coulent leur ancre à quelques brasses des rives pour les amateurs de "snorkeling", alors que les plongeurs régulent la cadence de leurs virée aquatique au rythme de leurs poumons. Imaginez vous en flottabilité neutre, les légers courants vous ramener après une plongée d'une heure maximum à une trentaine de mètres, l'esprit concentré et rempli de souvenirs des variétés de coraux et de poissons propre à la situation géographique des iles Similan. Une paisibilité totale avec pour seul but de découvrir ou de redécouvrir, en parfaite harmonie avec le milieu, la richesse des fonds encore bien mal connue de nos jours et dont certaines espèces n'hésiteront pas à se nourrir, directement sur les parties dégagées de votre corps, des peaux mortes. Emotions garanties même aux plus avertis d'entre nous qui tenteront au même moment de distinguer les caches et les camouflages de certaines espèces dont une ( le trigger fish ) tentera régulièrement de vous chasser, à l'aide de ses dents acérées, de son territoire. Toutes les consignes de sécurité observées, rien ne vous empêche de plonger dans le grand bleu. A l'heure du retour sur le continent, vous partagerez, ou revivrez seul isolé dans votre coin, ces instants en communion avec les éléments de cette activité subaquatique.
RETOUR DE THAÏLANDE. On le sait tous, les bonnes choses ont une fin. Je reviens de mon énième voyage en Thaïlande ravi et avec la certitude de vouloir, encore et encore, poursuivre mes connaissances géographique et culturelles de ce magnifique pays. Insatiablement curieux de la richesse de certains de ses sites terrestres ou sous marins, je profite de cette coupure hivernale pour me ressourcer aussi. Le temps a passé bien vite et il ne me reste plus qu'à vous en faire partager l'essentiel. I will be back......
MÉMOIRE DE CHIANG DAO. Quelle chance extraordinaire que de rencontrer, après plusieurs semaines de recherche sur le net et quasi par hasard ici, un homme avec une telle culture des Tribus. Eric.G recommandé par Simon de C&C Teak house ne pouvait mieux satisfaire ce pourquoi je me rendis dans la Province de Chiang Mai. Eric est marié à une femme LISU, parle quelques phrases types de leur langue mais aussi le Thaï, l’anglais et le Français. Avec la modestie qui le caractérise (ce qu’il veut laisser entendre), ce n’est plus me rendre service que de m’apporter toute cette quantité d’informations et d’anecdotes, tant la richesse de ses informations est grande. Cet expatrié, parmi tant d'autre, est une encyclopédie vivante à lui seul sur l’histoire et les coutumes de ces peuplades retirées. Au travers des chemins hors pistes, je note, photographie et admire ces lieux inaccessibles riches de couleurs et cernés de jungle épaisse. PALONG, AKHA, HMONG, LISU, LAHU et KAREN est son terrain. Je découvre en même temps qu’il redécouvre et réfléchi aux nouveaux chapitres, qui fleuriront de souvenirs, SAWADIE, tel que celui de cet après midi où nous nous sommes installés sur le perron de la maison de " Papa ". Pour un européen, citadin de surcroit, la sensation d’être reçu au beau milieu de nulle part au centre d’une dense végétation ne m’effraie pas....je me sens bien. Papa est le beau père d’Eric et chez les LISU l’accueil des amis de la famille est sans réserve. Une poche en plastique transparente gonflée d’un liquide nous est tendue en signe de bienvenue. Un alcool de riz frelaté dont on m’offrira une bouteille un peu plus tard dans la soirée, mélangée à des herbes et racines lyophilisées à la vertu régénératrice de multiples maux. Je n’oublierai pas aussi cette femme, vêtue de la tenue traditionnelle assise en face de moi, à même le sol, donnant le sein à son petit d’un an passé. Le temps de faire le tour du village, aux habitations de paille, bambou et Tek, au bras d’un ancien qu’il m’est proposé par Eric de poursuivre notre aventure vers les LAHU en compagnie des siens. Heureux d’accepter qu’ils se joignent à nous, le tabac roulé dans une fine feuille de banane, l’ancien éteint sa cigarette et nous voguons vers les LAHU au travers de pistes rarement fréquentées.
AYUTTHAYA, CAPITALE DU SIAM. Comme si, en art, le temps n’existait plus. La partie historique d'Ayutthaya est en majorité constituée des ruines de ses anciens temple (ou wats). Ces ruines représentent une quinzaine de site, dont un Bouddha couché. Tandis qu'à l'époque de leur construction les temples et sculptures étaient entièrement recouverts de plâtre blanc, celui-ci s'est dégradé au fil du temps et ne recouvre plus qu'une infime proportion des constructions. La pierre de construction, de couleur rouge, est aujourd'hui à nu et très nettement visible. L’ensemble de notre environnement de briques rougeâtres nous semble figé à jamais. La où des hommes sont morts, rasés par les multiples invasions Birmanes, nous marchons ou pédalons au gré des étendues. Les rayons de notre astre flirtant avec le sommet des "Chedi" nous assomment, mais insatiablement nous contemplons ces vestiges oubliés d’une Capitale, jadis, peuplée de plus d’un million d’âmes. Etape incontournable à tout juste 80 kilomètres de Bangkok, on ressent ici une envahissante envie de se nourrir de la culture historique des lieux. Quand la beauté architecturale ancienne vous prend....
ILE DE KOH TAO. Oscar Wilde disait en son temps qu’il fallait avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue. Sur Koh Tao ( ile de la tortue ) dans le golf de Thaïlande, mon fils et moi suivons l’un d'eux en plongeant dans les profondeurs de ses eaux émeraudes. Un autre rêve..., notre licence d’Open Water "PADI", est au bout des quelques plongées nécessaires à l’obtention de ce niveau. Poisson papillon, poisson trigger, licorne, méduse géante, requin.......et autres coraux de toutes formes et de toutes couleurs nous accompagnent en contraste avec son contraire.......la surface. Surface aux pistes pentues, pourries et réellement " casse-gueule "qui vous mènent sur de plus petits sentiers que nous emprunterons à pied tentant d’y débusquer une des criques de doux sable chaud encore vierge et non balisée. Sur la demi-douzaine de routes répertoriées se croisent multitudes de quads, motorbike en allers et venues du Nord au Sud, bien souvent, poursuivis de chiens errants. Le soir venu, entre poussières retombantes et hurlements des Hygiaphones municipaux, les reflets rougeâtres d’un soleil couchant habillent les flancs de montagnes parsemés de huttes de bambou et de bananier auxquels on n’accède qu’à pied ou en bateau. Pour les irréductibles "fans" d’ambiance nocturnes du bout du monde, des bars feront couler la "Singha", mousse nationale adoptée des "Farangs". Pour les autres, les chants animals et végétals de la jungle vous prépareront à une nuit paisible.
KHAO LAK ET LES ILES SIMILAN. On se souvient tous de ce triste 26 Décembre 2004 où un puissant Tsunami surprenait les habitants et touristes des côtes Thaïlandaises en mer d' andaman. L'essentiel des images télévisées relatant les dégâts causés en Thaïlande provenait du chaos humain et matériel de Khao lak. Aujourd'hui, plus aucune trace de cette catastrophe ne subsiste. Seuls témoins de cette journée funèbre, la peine des cœurs inconsolables à jamais et les documents photographiques laissés, en témoignage à tous, au Musée du Tsunami. Tout est reconstruit de manière plus aérée et d'un gout à ravir les vacanciers adeptes du soleil en début d'année. Les piscines flirtent avec les bords de plages, tandis que le personnel s'affère aux exigences des clients, majoritairement venus pour quelques jours via un package promu par un tour opérator. A 1h20 direction plein Ouest et pratiquement en face de Khao lak surgit, en une végétation tropicale luxuriante, l'archipel des iles Similan. Elles surgissent des eaux turquoises de l'océan indien, appelées ici mer Andaman. Le spectacle est fabuleux et inoubliable. De petites plages de sable corallien à la blancheur quasi immaculée, bordent certains des ilots. L’archipel est connu des plongeurs du monde entier pour être un des plus beau site de plongée du globe, avec une eau à la transparence cristalline. Il est classé parmi les 10 plus beaux sites mondiaux par le magasine américain « Skin Diving ». Le nom de Similan vient du Malais « Sembilan » qui signifie « neuf », nombre des ilots constituant l’archipel. Ile numéro 1 : Koh Hu Yong. C’est l’ ile située à l'extrémité sud de l’archipel. Ile numéro 2 : Koh Pa Yang. Ile numéro 3 : Koh Pa Yan. Ile numéro 4 : Koh Miang - Deuxième ile de l’archipel en superficie, après Koh Similan, c’est sur cette ile que se trouve l’ Office du Parc National et c’est aussi la seule qui possède des bungalows. Au nombre d’une vingtaine, ces bungalows en bois de style Thaï, ont souffert lors du tsunami et sont actuellement en rénovation et remplacés par des tentes de camping qu'il est également possible de louer. Ile numéro 5 : Koh Ha. Ile numéro 6 : Koh Pa Yoo. Ile numéro 7 : Koh Pa Boo. Ile numéro 8 : Koh Similan – C’est la plus grande ile de l’archipel. Elle possède une splendide plage corallienne, bordant la baie principale, au nord de l’ ile. Idéale pour le snorkeling, l’eau y est particulièrement claire et pourvue en faune aquatique. Un étrange rocher qui parait posé en équilibre sur un amas de granite, procure un splendide point de vue, à l’est de la baie. C’est sur cette ile que s’arrêtent la plupart des bateaux pour le déjeuner des visiteurs. Ile numéro 9 : Koh Ba Ngu (ile des serpents) est la plus au nord. Elle possède dans sa partie sud une magnifique petite plage corallienne, de 50 m de long. Les fonds sont ici encore d’une grande richesse.
J'avais promis à Patrice.M, mon coach de tennis de table de venir plonger dans ces eaux claires cerclant les éboulis de granit. Grand sportif, Patrice pratiquait entre autre le Karaté et la plongée sous marine et terrestre.Un clin d'œil à cet homme aujourd'hui dans un coma prolongé suite à un incident de rivière souterraine et avec qui je ne partagerai surement jamais mes émotions de tout jeune "Open Water". Les plages des iles Similan vous accueillent avec des roches de granit érodées debout sur un sable blanc et fin offrant cette douceur émeraude aux petites profondeurs limitrophes. Dans ce parc national marin au statut protecteur, aucune construction en dur ne vient perturber ce que nous rêvons tous de voir un jour ...... une ile déserte. Les bateaux coulent leur ancre à quelques brasses des rives pour les amateurs de "snorkeling", alors que les plongeurs régulent la cadence de leurs virée aquatique au rythme de leurs poumons. Imaginez vous en flottabilité neutre, les légers courants vous ramener après une plongée d'une heure maximum à une trentaine de mètres, l'esprit concentré et rempli de souvenirs des variétés de coraux et de poissons propre à la situation géographique des iles Similan. Une paisibilité totale avec pour seul but de découvrir ou de redécouvrir, en parfaite harmonie avec le milieu, la richesse des fonds encore bien mal connue de nos jours et dont certaines espèces n'hésiteront pas à se nourrir, directement sur les parties dégagées de votre corps, des peaux mortes. Emotions garanties même aux plus avertis d'entre nous qui tenteront au même moment de distinguer les caches et les camouflages de certaines espèces dont une ( le trigger fish ) tentera régulièrement de vous chasser, à l'aide de ses dents acérées, de son territoire. Toutes les consignes de sécurité observées, rien ne vous empêche de plonger dans le grand bleu. A l'heure du retour sur le continent, vous partagerez, ou revivrez seul isolé dans votre coin, ces instants en communion avec les éléments de cette activité subaquatique.
RETOUR DE THAÏLANDE. On le sait tous, les bonnes choses ont une fin. Je reviens de mon énième voyage en Thaïlande ravi et avec la certitude de vouloir, encore et encore, poursuivre mes connaissances géographique et culturelles de ce magnifique pays. Insatiablement curieux de la richesse de certains de ses sites terrestres ou sous marins, je profite de cette coupure hivernale pour me ressourcer aussi. Le temps a passé bien vite et il ne me reste plus qu'à vous en faire partager l'essentiel. I will be back......
De Ouarzazate à Merzuga (Maroc) English translation pending
Dans mon précédent récit (Marrakech, nous revoilà), nous venions de quitter la petite Fatima. Je tremble de plaisir en pensant à la suite de notre voyage. Itinéraire de 204km à partir de Marrakech jusqu'à Ouarzazate, en passant par le col de TIZI-N-TICHKA. Puis, balade dans la vallée du Draà jusqu'à Merzouga, nuit dans l'erg Chebbi, retour à Marrakech, par la vallée du Dadès, pour revenir ensuite à Essaouira !... Bon, ça paraît un peu compliqué, mais non, la preuve ....
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Le coffre de la voiture est assez grand pour tous nos bagages. Ouf ! Nous avons eu un peu peur de ne pas tout caser ! Sortir de Marrakech n’est pas une simple affaire ! D’abord remplir le réservoir d’essence, puis consulter la boussole. De quel côté, Ouarzazate ?
Il faut prendre la route qui passe par le col de Tizi-n-Tchika. Nous avons été prévenus, il ne faut pas oublier que nous sommes en vacances et prendre notre temps. Ouarzazate n’est qu’à 3h de voiture de Marrakech. Jean est tout heureux d’avoir un volant entre les mains, il pilote le 4X4 qui nous a été confié avec enthousiasme par Fouzia et son collègue. Bon d’accord, il y a un peu de jeu dans la direction, un feu arrière cassé, un impact sur le pare-brise, une des portes qui ne se ferme pas facilement et par ci, par là quelques éraflures du plus bel effet ! Mais il ronfle bien et on espère très fort qu’il nous amènera à bon port ! Nous les filles, confortablement installées à l’arrière du véhicule, essayons de ne rien rater du paysage qui défile. Les appareils à photos sont sortis de leur étui, prêts à capter l’évènement imprévu, le personnage insolite, les couleurs des costumes, celles des tapis exposés en plein soleil, prêts à témoigner de la diversité des régions que l’on traverse, des émotions qui nous saisissent devant certaines scènes de la vie campagnarde marocaine. Dès les premiers kilomètres, nous sommes surpris par l’aridité du paysage. Cette route, toute droite devant nous, traverse une plaine immense où « fleurissent » des tas de cailloux. Pratiquement pas d’habitations en vue, quelques arbres misérables qui s’obstinent à pousser là, et de temps en temps, un bout de champ, une tâche verte sur laquelle de pauvres gens travaillent, aidés dans leur labeur par de petits ânes dociles. Nous prenons un peu plus d’altitude et la végétation se fait un peu plus « dense ». Ce sont les cactées qui dominent, en particulier les figuiers de Barbarie.
La route grimpe petit à petit, le paysage devient plus montagneux, des moutons arrachent quelques brins d’herbe à cette terre aride et caillouteuse. Les ravins se font plus impressionnants, les virages serrés sont négociés avec prudence. Les couleurs sont toujours aussi belles, mariant toutes les variations de l’ocre.
Et puis, dans un virage plus large, la vue d’un bar nous incite à faire une pause. L’occasion de jouer « aux vases communicants », nous désaltérer et soulager nos vessies soumises à rude épreuve par les soubresauts du 4X4 ! Nous sommes accueillis aussi bruyamment que chaleureusement par un magnifique jeune homme. Il est habillé de bleu comme les hommes du désert, il a un sourire éclatant, de bonnes joues rebondies, il s’appelle Ahmed. Il nous suit dans le bar et nous le prenons pour le patron. Nous commandons cafés et rafraîchissements et demandons bien sûr : « les toilettes, SVP ? ». Le papier nous est dispensé avec parcimonie et c’est avec un peu d’appréhension que nous entrons à tour de rôle dans le « saint des saints ». Rudimentaire mais impeccable de propreté. Un trou dans le sol, une arrivée d’eau à l’aide d’un petit robinet et un seau qu’il faut remplir afin de « tirer la chasse » ! Et Ahmed qui nous félicite, car :-« il y en a qui pose la m… et qui ne boive rien ! ». Nous sommes des gens « bien » et cela fait plaisir d’être reconnu ! Il s’assied à notre table et de confidences en confidences, nous apprend qu’il tient la boutique accolée au bar.
Nous comprenons vite que le respect qu’il éprouve à notre égard sera encore plus grand si nous lui achetons quelque chose ! Bon, on y va. On va bien trouver l’occasion de dépenser nos dirhams. Il y a longtemps qu’on ne leur a pas fait prendre l’air !
Nous flanchons pour de jolis chèches, bleus pour Michel et Huguette, vert pour moi. Jean ne cède pas et rigole de nous voir enturbannés de la sorte. Quand à Ahmed, il rit à gorge déployée !
Quoi ? On n’est pas beau ? Personnellement, je dirais même que Lilou est de loin celui qui s’arabise le plus vite !
Sacré Ahmed, il a réussi à nous vendre ces écharpes 10€ chacune ! On aurait dû se méfier quand il n’a pas insisté pour nous vendre autre chose ! Mais il est tellement sympathique que nous lui promettons de nous arrêter au retour.
Les rares villages que l’on aperçoit se confondent avec la couleur du sol. Les montagnes plus loin ont des airs menaçants. De grandes murailles sévères surplombent de petits carrés verts de végétation. Ce sont les seuls signes qui témoignent de la présence d’êtres humains dans les parages !



La route s’élève doucement et le paysage change petit à petit. Ce sont maintenant des forêts de pins et de chênes. Certains villages sont entourés de noyers et nous pourrions y trouver de quoi nous restaurer. L’ascension se poursuit par de larges lacets dans un paysage montagnard où la végétation se réduit à de maigres prairies. Nous avons la chance de capter une jolie scène de la vie rurale. Une jeune bergère et ses quelques moutons.
J’apprends que ces prairies s’appellent en berbère « tichka ». Comme le nom du col, le plus haut du Maroc, qui nous permettra de passer sur le versant saharien du Haut Atlas.
Et le sommet du col, tout proche. Nous sommes à 2260m d’altitude, les cimes sont légèrement enneigées.
Après la gentillesse d’Ahmed et sa conception du commerce, voilà les « arnaqueurs » du Tizi-n-Tchika ! Ici, on vend des minéraux et fossiles dont l’authenticité est plus que douteuse ! Les pierres que brandissent les marchands scintillent dans la lumière. La plupart des améthystes ne sont que des cristaux de roche teints à l’aide d’encre violette. Je ne parlerai pas des « rubis et saphirs » aussi fabuleux que faux ! Le premier marchand (photo) est sympa et donc, réussit à nous vendre un petit objet à chacun. Mais le second a déclenché en moi une profonde aversion. Sous des airs bonaces, il cache une agressivité qui me hérisse le poil encore aujourd’hui !Les autres promettent de s’arrêter au retour, moi, je fais la tête ! Je n’ai vraiment pas envie de le revoir, celui-là !
Quelques kasbahs en bord de route dressent leurs murailles de terre ocre. Beaucoup sont en piteux état ! Je surprends un petit âne qui attend patiemment je ne sais quoi !
Nous approchons de Aït-Benhaddou. Et soudain, le choc ! A la sortie d’un large virage, la vue superbe du ksar rouge, hérissé de hautes tours en pisé, se dressant à flanc de colline nous laisse sans voix ! Il se trouve sur l’autre rive de la rivière en contre bas, le Mellah. On s’arrête pour mieux le contempler.
Puis, laissant notre voiture en bordure de route, sous la surveillance d’un jeune homme qui nous servira de guide plus tard, nous optons à l’unanimité pour une pause réparatrice dans l’auberge la plus proche. Pas de problème, ce sera encore un tajine au poulet. Nous n’avons pas pensé à compter combien de fois nous avions choisi ce plat !
Petite plongée dans le guide touristique et nous sommes tout de suite plus savants !
(Le ksar de Aït-Benhaddou, l'un des plus fameux du Sud marocain, est désormais classé patrimoine de l'humanité par l'Unesco. Le décor du ksar a inspiré de nombreux cinéastes. David Lean y tourna pour Lawrence d'Arabie les scènes censées se dérouler à Aqaba.)

Nous franchissons facilement la rivière Mellah à gué. De gros sacs sont posés à distance irrégulière et c’est en sautant avec plus ou moins de grâce que nous arrivons sur l’autre rive. Le guide nous apprend que l’eau de la ou le...Mellah n’est utilisable ni pour les hommes ni pour les cultures. Il ou elle traverse d’anciennes mines de sel et charrie bien sûr des eaux impropres à la consommation. Nous nous promenons dans un lacis de ruelles et grimpons allègrement un sentier pierreux qui nous amène au sommet du ksar. La vue plongeante sur la rivière et la plaine alentour, l’immense grenier tout au fond, les tentes noires dressées au bord de l’eau pour un groupe de touristes, et juste en contre bas, les belles tours de pisé, nous rendent muets ! Et pour rendre muettes les deux filles, il en faut, vous le savez bien !


En visitant le village, nous sommes passés devant moult boutiques et avons été agréablement surpris de n’être importunés par aucun des marchands ! Nos illusions se sont envolées en redescendant du promontoire. Notre gentil guide nous propose de visiter la « maison berbère », il y en a paraît-il pour 5 minutes ! Comme il est sympa, va pour la visite. Nous sommes accueillis par un homme à l’imposante stature qui, aimablement, nous invite à boire le thé. Nous entrons dans une pièce où sol et murs sont recouverts de tapis. Des montagnes de tapis ! Nous nous asseyons par terre face à lui, notre guide sur le côté, toujours aussi discret. Sans s’arrêter de parler, notre hôte prépare le traditionnel thé de bienvenue. Nous sommes détendus et sourions à ses propos débonnaires. Il a commencé par une histoire amusante, suivie d’une devinette, nous rions, confiants et de bonne humeur. Il nous parle de la fabrication des tapis par les femmes de la montagne et nous dit qu’il n’a pas l’intention de nous en vendre. Nous sommes tout à fait rassurés, quand il nous annonce que par contre…Et le voilà qui attrape un beau coffre de bois et de cuir, jusque là caché derrière lui. Il y a à l’intérieur une profusion de bijoux « berbères » fabriqués, soi-disant dans le désert, et qui sont, bien sûr, uniques au monde ! Bon, nous y voilà ! Michel garde le sourire, Jean fronce les sourcils et nous deux, nous bavons d’envie devant les petites merveilles que le roublard a disposées devant nous ! Bien sûr, « il faut boire le thé, ne pas s’énerver et surtout ne pas parler du prix…on a le temps, ce n’est pas important…on achète, c’est bien, on n’achète pas, on reste ami ! » Bien entendu, il a vu que nous étions plus vulnérables que nos hommes et il essaie de nous appâter de toutes les façons. Il n’hésite pas le gros malin, à augmenter outrageusement les prix lorsqu’il voit que nous regardons plus particulièrement un article ! Finalement, ce sera un peu fâché quand même que nous le quitterons ! Notre guide ne bronche pas et continue à nous raconter l’histoire du village et de ses habitants. Nous lui sommes reconnaissants de ne pas nous montrer sa déception, car il ne touchera pas de bakchich auprès du marchand de bijoux. Nous compensons par un bon pourboire et reprenons la route. Nous sommes à une vingtaine de kilomètres de Ouarzazate et avons hâte de faire un brin de toilette. Je consulte le voucher qui nous permettra de loger à l’hôtel « LE ZAT ». C’est bien sur la route de Skoura, en direction des gorges du Dadès. Entrée de Ouarzazate. Nous passons comme une fusée devant la Casbah du Glaoui et je n’ai que le temps d’armer mon appareil photo, elle est déjà loin !

L’hôtel est moderne, l’eau de la piscine un peu fraîche et le serveur a un petit air d’Henri Salvador qui nous le rend tout à fait sympathique. Nous n’aurons qu’à nous féliciter du bon accueil qui nous est réservé partout où nous irons !
VENDREDI 1ER DECEMBRE 2007. La journée d’hier a été remplie d’images et de paysages les plus divers, les maisons et villages de pisé se sont succédés sur la route et la visite de Aït-Benhaddou a ravi nos yeux. Nous passons donc sans états d’âme particuliers devant la magnifique Casbah du Glaoui située à Telouèt, 1Km de Ouarzazate. (Voir la photo plus haut). Elle est d’une luminosité exceptionnelle et a été reconstruite avec des moyens financiers énormes. Les réalisateurs de cinéma s’y précipitent, on dit qu’Hemingway y séjourna et malgré cela, .... nous préférons faire la visite des studios de cinéma qui se trouvent à la sortie de la ville. Michel frétille comme un gardon à la pensée de se frotter aux prestigieux acteurs qui ont tourné là et fréquentent toujours cet endroit. D’immenses statues égyptiennes sont érigées aux abords du site. Munis du billet d’entrée, nous attendons patiemment qu’un guide soit libre pour commencer la visite. Huguette pose tranquillement et s’imagine être dans la peau de Cléopâtre. Nous nous attardons devant les affiches des films dont certaines scènes ont été tournées ici.

Notre guide est tout mignon et s’appelle Ali, je crois ! Il est marrant comme tout et démystifie une à une tous les histoires qui nous avaient faits rêver jusque là ! De l’illusion partout et du toc en veux-tu en voilà ! Des murs qui paraissaient faits en dur, ne sont en réalité fabriqués que de toile et de peinture. Des décors en trompe- l’œil, donnent le change jusqu’à ce qu’on s’en approche de près ! Eclats de rire quand on voit que tout est « bidon » ! On reste admiratif devant ce déploiement d’astuces les diverses. Vraiment aucun regret après cette visite qui nous a prouvé à quel point il est « facile » de manipuler tout un chacun ! Respect pour tous les acteurs de cette ville fantôme ! Un champ de pierres, immense devant nous, et un berger qui y mène ses moutons avec je ne sais quel espoir d’y trouver leur pitance ! Encore un qui va se faire prendre aux pièges des prestidigitateurs de cet endroit ! Le guide nous certifie que de grandes « batailles » cinématographiques se sont jouées là ! Bon ! On préfère le croire, car rien ne nous paraît plus réel ! « Laisse béton ! ». On s’amuse bien en passant d’une pièce à l’autre, les décors changent et nos délires aussi. Ali nous pose des devinettes : « Quel est le film qui a été tourné ici ? »-- Les idées les plus farfelues nous traversent l’esprit et nous lui en faisons part bruyamment ce qui le fait rire aux éclats ! Nous nous prenions pour des cinéphiles avertis, que non ! Chaque réponse est fausse ! Les garçons s’amusent à nous faire peur, bouuuuuuh ! Comme si on ne voyait pas que ce sont de faux ossements ! Quoique !!! Et puis on ne se lasse pas de jouer les reines dans ce décor « Hollywoodien » et, prendre la pose dans les escaliers qui mènent au trône de Cléopâtre n’est pas pour nous déplaire ! Il n’y a pas que Monica Bellucci sur la terre ! On me met une perruque et une couronne sur la tête, deux seins hauts placés et un régime « slim fast » pendant 2 ans, je n’aurais aucun mal pour lui ressembler…surtout de loin ! Et Ali qui rigole ! Il ne se fiche pas de nous quand même ! C’est qu’il en est bien capable, le bougre ! Direction la vallée du Dadès et plus précisément, TINERHIR aux orthographes les plus diverses, sans parler de la prononciation qui nous divisera souvent. La route qui va de Ouarzazate à Tinerhir, et au-delà jusqu’à Erfoud, a été nommée la « route des Kasbahs ». Difficile de rester insensible à la beauté de cette architecture de terre. Ces villages fortifiés, aux façades souvent décorées, ces colosses de terre puissants et fragiles à la fois sont vraiment impressionnants. Certaines kasbahs sont en piteux état, et les poteaux et fils électriques qui courent devant elles défigurent ces magnifiques bâtisses. Mais il doit être déjà suffisamment difficile de vivre là, et il serait bien mal venu de leur reprocher ce manque d’esthétisme provoqué par le peu de confort auquel ils ont droit. Un magnifique plan d’eau surprend à la sortie de la ville. C’est un lac de retenue sur le Drâa. Tout de suite, le paysage désertique, avec pour fond de décor une vue saisissante sur les sommets de l’Atlas. Certains dépassent largement les 3000 mètres. Plusieurs dizaines de kms plus loin, l’oasis de Skoura. L’œil sur la carte, nous nous interrogeons sur la possibilité de visiter le jour même les Gorges du Dadès et celles du Drâa. L’objectif est d’arriver à Boulmane-du-Dadès. Une centaine de kms nous en séparent, et la succession d’oasis et de kasbahs nous font patienter. Aux alentours de El-Kelaà M’Gouna, des enfants sur le bord de la route nous proposent des flacons et autres produits fabriqués à base d’eau de rose. On apprendra par la suite que la plupart de ces produits sont tout à fait artificiels, certaines eaux de rose étant elles-mêmes fabriquées à Casablanca ! La magie du Maroc ! Et les magnifiques kasbahs, encore et encore…jusqu’à Boulmane, embranchement à ne pas rater si on veut voir de plus près les célèbres gorges du Dadès.
Le début de la vallée est riant, les minuscules champs irrigués par le torrent, les vergers d’amandiers et de noyers offrent un paysage reposant. Les villages en terre rouge sont accrochés à la montagne. Un camaïeu de couleurs splendides. De l’autre côté de la rivière, une formation géologique extraordinaire. Elle est appelée le « cerveau de l’Atlas » ou « les doigts de singes ». Nous prendrons cette photo en revenant et les derniers rayons de soleil donnent à ces roches une couleur et une dimension surprenantes !

La route est bordée de petites auberges où il ferait bon s’arrêter, mais il y a tellement de choses à voir !


(symbole berbère sur pratiquement toutes les maisons)
On croise des femmes qui portent de lourdes charges. Elles ont sur le dos de grands morceaux de tissu remplis d’herbes qui doivent servir à nourrir le bétail. D’autres s’en servent pour porter leur bébé ! Nous essayons le plus discrètement possible de saisir quelques personnages mais les images ne sont pas trop nettes ! Tant pis ! Notre chauffeur n’a pas l’intention de ralentir chaque fois que nous avons l’impression de faire la photo du siècle. De grands fous rires nous tordent le ventre. Lilou ne fait que râler, fustigeant Huguette qui soumet à rude épreuve les piles de son appareil. C’est vrai aussi ! Elle vise au petit bonheur la chance, tout ce qui pourrait devenir le scoop de l’année ! En fait, c’est surtout le montant des portières qu’elle photographie avec le plus de réussite. Je ris tellement que j’en prends à mon tour pour mon grade ! « Et l’autre (moi) avec son téléphone…Blip, blip, blip… » Ces vieux alors, pas moyen de rigoler !
Puis la route se fait plus étroite, les parois plus abruptes, plus menaçantes au dessus de nos têtes. La végétation se fait plus rare et tout à coup, une brève mais impressionnante montée en lacet nous permet d’avoir une vue saisissante sur les gorges. Plus d’une centaine de mètres de profondeur pour moins de dix de large ! Puis la route redescend doucement pour arriver au niveau de la rivière et là, c’est le spectacle à l’envers, l’immensité de ces murailles qui nous surplombent, nous écrase. Le soleil est encore assez haut pour pénétrer entre les parois verticales. Nous levons la tête à la limite du torticolis ! Le jeu de lumière entre eau et minéraux est vraiment fantastique. Dommage que la photo ne soit pas fidèle à ce que voient nos yeux !
La proximité de ces falaises est telle qu’il est impossible de faire quelque chose de bien.
Tant pis ! Il commence à se faire tard et c’est à regret que nous rebroussons chemin Quelques notes sur la carte me rappelle le nom de cet endroit : « le défilé d’IMDIAZEN ».
Au sommet du col, juste avant d’entamer la descente en lacet sur Boulmane, une petite auberge juchée sur un piton rocheux attire notre attention. Il est l’heure du déjeuner et nous trouvons plus judicieux de nous arrêter là. C’est sympa comme tout, les gens sont charmants et sont prêts à confectionner un beau tajine dans l’heure. Photos sur les gorges en descendant des escaliers aux marches inégales, visite dans les toilettes « berbères » et Huguette qui tombe sous le charme d’un jeune homme. Celui-ci lui présente plusieurs tapis tissés par sa femme et elle se laisse aller ! Un beau tapis rouge en laine épaisse qui agrémentera l’entrée de sa maison. Toute fière, la Guichou ! La fin du repas sera animée car nous sommes les témoins d’un mini drame. Nous avons été intrigués dès notre arrivée par l’attitude d’un homme. Il a le verbe haut et le geste large, l’apanage qui sied à tout individu décontracté, bien dans sa peau et surtout au dessus de tout soupçon. Mais il en fait peut-être un peu trop et c’est sans surprise que nous découvrons qu’il n’est qu’un vulgaire petit escroc. Il a trouvé le moyen de partir sans payer et ce sont les cris de colère du restaurateur qui nous font lever d’un bond. Collés contre le bord de la rampe sur la terrasse qui surplombe la route, nous tentons avec force gestes, d’attirer l’attention du mauvais payeur, lui accordant encore le bénéfice du doute. Après tout, ce n’est peut-être que de l’étourderie ! Il est écoeuré le patron du resto ! On a maintenant la certitude qu’Arabes et Berbères ne sont pas copains du tout ! Allons bon ! Cap sur Boulmane-du-Dadès et direction Tinerhir. Un œil fébrile sur le voucher qui me donne l’adresse de l’hôtel : « la casbah de Tombouctou, 126, av.Bir Anzarane ». Fouette cocher ! Tinerhir est une étape importante et le point de départ de nombreuses excursions dont celle des célèbres Gorges du Todra. On nous en a tellement parlé que nous nous engageons dans la route qui y mène, négligeant l’entrée de la ville et la possibilité de rejoindre notre hôtel. La végétation luxuriante prouve que l’eau est toute proche. Les nombreux palmiers et arbres au bord du chemin poussiéreux cachent à demi les magnifiques casbahs de pisé de l’autre côté du torrent. Nous sommes pratiquement au niveau de la rivière. Et puis, la route s’élargit, et nous succombons sous le charme de la palmeraie, de la ville ocre et rouge que l’on découvre au loin, des champs minuscules, cultivés avec soin. Nous descendons de voiture et essayons de fixer sur la pellicule ce morceau de paradis !
Après avoir consulté la carte routière et compris que la nuit tomberait sur nous avant peu de temps, nous retournons sur nos pas et faisons notre entrée dans la ville. Celle-ci a l’air animé et la large avenue est bordée de magasins et d’ateliers artisanaux eux-mêmes situés sous de grandes arcades. Je repère la poste près d’un grand espace arboré et me souviens des cartes postales à envoyer aux amis. Ne pas reproduire la mésaventure de Marrakech et ne pas oublier de vérifier les adresses avant la mise en boîte ! (Certaines cartes ne sont parvenues à leur destinataire qu’au mois de février !!! Le « facteur à dromadaire » a eu bon dos ! Hi Hi Hi)
La Casbah de Tombouctou. Mais où est-elle ? Nous l’avons dépassée quand, tournant la tête j’aperçois, son enseigne lumineuse coincée entre deux magasins. Soupirs de soulagement, demi-tour. Garés devant une boutique qui vomit à tue-tête la dernière chanson à la mode, nous déplions nos jambes engourdies et prenons la mesure de notre fatigue. C’est un catalan, Roger Mimo, qui, amoureux de l’architecture du Maroc et particulièrement de cette région, a restauré une ancienne casbah. Le couloir qui mène à la réception, est tapissé de photos qui rappellent aux voyageurs l’ampleur des travaux effectués. Chaque chambre a son propre décor. Le mobilier en bois de laurier-rose, le crépi de terre sur les murs, les plafonds en tataoui, (Technique décorative : baguettes de lauriers, peintes, assemblées et entrecroisées entre les poutres d'un plafond, formant un décor géométrique), les tentures et rideaux aux couleurs chaudes et profondes, la jolie salle de bain, les sofas sur lesquels on peut s’écrouler, les lumières tamisées qui donnent une ambiance sensuelle à la pièce, nous font taper des mains de joie ! Vite, photo ! Finalement, un peu plus de lumière ne serait pas de trop ! Déjà que je suis un peu contrariée de l’épisode « promenade apéritive », il ne faut pas m’énerver ! Non, je rigole ! Mais c’est vrai aussi, pas moyen de flâner le nez au vent dans ce pays ! Mes cartes postales à la main, je marche aux côtés d’Huguette quand un jeune homme nous accoste. Il est « mimi » tout plein et parle bien le français. Il a l’air content de deviser avec nous et nous l’écoutons attentivement quand il nous parle de sa vie, de ses études. Nous sommes près du parc dont je parlais tout à l’heure et le bureau de poste n’est pas loin. Et voilà qu’un deuxième luron se joint à notre groupe ! (Peut-être même « larron !) Largement moins mignon que le premier et surtout beaucoup plus pressant ! L’ambiance change d’un coup et on a un petit mouvement de contrariété qu’il perçoit très vite. Alors il change de façon de faire et semble remarquer les cartes que je tiens à la main. Pour dissiper le malaise, je lui demande à quel endroit je pourrais déposer ces dernières. J’aperçois au même moment une boîte aux lettres sur la façade de la poste juste en face de nous et me dirige donc par là. Mais non, il me prend vigoureusement par le bras et me dit : « Non, non, par là c’est mieux ! »- Et je me retrouve propulsée à la vitesse « grand V » sur le côté gauche du bâtiment et devant une ouverture dans le mur qui ressemble à celle d’une ancienne boîte. Je proteste en lui disant : « Tu es sûr que mes cartes ne vont pas être perdues ? ». Il affirme énergiquement que je n’ai aucun souci à me faire, que c’est vraiment là qu’il faut que je pose mon courrier, bref, je cède car il est trop ch…, je ne dis pas le mot ! Je glisse avec appréhension mes cartes dans le trou béant et les lâche avec regret sous l’œil attentif de mon compagnon. Le bruit que je perçois me rassure quelque peu, on dirait que la boîte est bien remplie. Est-elle régulièrement vidée ? That’s the question ! Je me méfie de lui et l’avenir me prouvera que j’avais tort d’un côté et raison de l’autre ! Le courrier a bien été expédié, mais il est parvenu tellement tard à leur destinataire que je garde toujours un doute quant à la vélocité avec laquelle il a été traité ! C’est bien entendu au moment de les quitter que cela se complique un peu ! Ils essaient l’un et l’autre de nous retenir, veulent nous accueillir chez eux, nous invitent à prendre le thé et surtout, à admirer les tapis que fabriquent leurs mamans ! Et comme d’habitude, sans obligation d’achat !!! Du coup, fini la promenade, nous repartons vers l’hôtel ! Quelle barbe ! Il doit pourtant y avoir de jolies choses à voir dans cette ville ! Il y a devant La Casbah de Tombouctou, une cabine téléphonique. Guichou s’y engouffre, elle veut parler avec Floflo. Mais le bruit de la rue et le magasin de disques en face qui diffuse toujours à tue-tête le dernier tube, la gênent et elle est déçue de ne pouvoir entendre la petite. Plus loin un Point Phone va nous sauver. Pour quelques dirhams échangés avec le monsieur de service, nous pourrons communiquer avec nos enfants respectifs. Quel bonheur d’entendre leur voix ! Il faut aller se coucher, demain le programme est chargé. Visite des gorges du Todra puis départ vers Merzouga et les belles dunes ! J’ai des fourmis dans les jambes rien que d’y penser. Vite, vite !
Nous nous arrêtons pour la deuxième fois à l’endroit qui nous avait tant plu la veille. La lumière du matin magnifie la vue que nous avons sous les yeux. Tout paraît paisible jusqu’au moment où les pétarades d’un moteur de mobylette donnent l’alerte. Nous tournons la tête de ce côté quand Jean nous signale un autre intrus. Comme sorti de terre, un homme que nous n’avions pas vu, s’approche de nous. Nous rentrons dans la voiture, maudissant cette mauvaise habitude qu’ils ont tous : harceler les touristes ! Comme les gorges du Dadès, le départ se fait à peu près au niveau de la rivière et la vallée est assez large. De nombreux campings et auberges jalonnent le parcours, puis vient la partie la plus spectaculaire : un défilé de quelques dizaines de mètres de large avec des parois verticales de près de 300m de haut. Petite déception pour moi qui aurais bien voulu aller plus loin, mais il faut laisser la voiture et continuer à pied, alors…Et puis il y a encore du chemin à faire, ce soir nous devons dormir dans le désert…Youpi ! Jean est un peu préoccupé par cette étape et nous presse de partir. Retour sur Tinerhir et direction d’abord Erfoud, puis Merzouga représenté par un tout petit point sur la carte ! Je me rassure en regardant les derniers vouchers. Prochain contact : LE KSAR BICHA. Au moins 200 kilomètres à parcourir, il vaut mieux ne pas s’attarder. Erfoud est encore assez loin. Cette ville est importante car située à l’entrée du désert. On peut dire que c’est la capitale touristique de la région : hôtellerie florissante et nombreuses boutiques artisanales. Ici est commercialisée la fameuse « pierre d’Erfoud », pierre noire incrustée de fossiles. Nous allons avoir plus d’une fois la frayeur de notre vie, en évitant de justesse tout le long de la route qui nous mène à Merzouga, de téméraires vendeurs de pierre qui se jettent carrément sous nos roues. Cette route goudronnée s’étire devant nous et le contraste est frappant : la palmeraie, alimentée par l’eau qui coule invisible, déploie avec magnificence de superbes palmiers, tandis que quelques mètres plus loin, les cailloux fleurissent par milliers ! Des hommes creusent la terre pour dénicher sûrement les pierres qu’ils proposeront aux touristes, tandis qu’une femme, juchée sur un petit âne, vient de récolter quelques légumes dans un des jardins de l’oasis. Autrefois nomades, les populations berbères se sédentarisent de plus en plus et occupent pratiquement tous les endroits situés le long des points d’eau. Leur condition de vie est bien rude et c’est avec beaucoup de respect que nous les observons. Nous ne pourrons nous empêcher d’éprouver quelques remords, lorsque nous ne serons pas assez généreux.
Puis, très vite, changement de paysage. Les cailloux dominent, plus de palmiers même clairsemés à l’horizon, la plaine (hamada) est immense, la lumière intense. Le regard se perd. Devant nous, la route toute droite, et sur les côtés, au loin, très loin, les prémisses du désert tout proche. Pas de marchands de pierre dans le coin, nous en profitons pour faire une « pause pipi » derrière l’un des mamelons pierreux en bordure de route . C’est là que je prendrai en photo les petites fleurs, pensant que ce serait les dernières que nous aurions l’occasion de voir, pendant un bon moment ! On « grimpe » sur les monticules de sable, imaginant déjà être au pied des dunes ! Michel n’a pas quitté son chèche, il est fin prêt pour affronter le soleil du désert. On ne voit plus que ses yeux bleus, je me surprends à penser à Lauwrence d’Arabie ! Non, Huguette, je rigole ! Quoique, fais gaffe quand même ! Lit-elle dans mes pensées ? Elle se rapproche de son mari et ne le quitte pas ! Encore une heure de route pour arriver aux environs de Merzouga. Le ksar Bicha, est-il avant ou après la ville ? Nous scrutons attentivement chaque panneau en bord de route, car les dunes de l’erg Chebbi, bien qu’encore éloignées, sont maintenant visibles. Euréka ! Nous y sommes ! Quelques kilomètres avant merzouga, une pancarte sur le bord de la route. C’est là ! Quelques arbres, du sable et des constructions ici et là. Pas d’erreur, nous sommes arrivés ! Jean gare le 4x4 et nous descendons timidement, cherchant un interlocuteur qui nous rassurera. Dans le hall de la réception, quelques bagages sur le sol attirent notre attention. Ce sont ceux du jeune homme qui se dirige vers nous. Il nous dit tout d’une traite : Qu’il vient juste d’arriver, qu’il est le nouveau cuisinier, que le patron n’est pas là, mais que si on le veut, il nous fait quelque chose à manger ! Dis donc, il est à l’air aussi désorienté que nous ! Va pour une omelette au fromage (qui nous restera un peu sur l’estomac) et quelques fruits. Pas faciles à manger, les grenades ! Il est là, le beau Ali. Je ne résiste pas à l’envie de vous le montrer. Petit coup d’œil à Huguette . Ah, si on était plus jeune ou… si nos maris n’étaient pas là !
Et il est coquin comme tout, il se moque de notre accent et s’amuse à répéter nos phrases en exagérant notre prononciation. Morveux, va ! Le gars qui doit nous prendre en charge pour la « traversée » du désert n’est pas encore arrivé et on parle du Paris-Dakar, du Trophée des Gazelles…et voilà Ali qui nous propose une petite démonstration dans les dunes avec le 4x4 que nous a loué Fouzia ! Les premières vagues de dunes ne sont qu’à une centaine de mètres du ksar. On craint un peu pour le 4x4, mais Ali a l’air sûr de lui et nous affirme que c’est un exercice auquel il se livre souvent et ce, avec n’importe quelle voiture. Alors… ! Les garçons ont l’air intéressé, les filles l’air effrayé…mais il y va de notre honneur, il n’y aura pas de dégonflé dans la troupe ! Ali s’installe au volant, Jean est à côté de lui, Guichou, Lilou et moi sur la banquette arrière. J’allume la caméra. Départ…pour l’instant, ça va, le terrain est plat ! On grimpe tranquillement sur la première dune, la crête est suffisamment large pour ne pas s’inquiéter. Cool ! Tout d’un coup, Ali braque le volant à 90° et voilà la voiture qui plonge dans le creux de la dune ! Maman !!! La caméra ne filme plus que le sol et l’instant d’après, que le ciel ! Bonjour le reportage ! Les garçons restent stoïques tandis que les filles commencent à pousser des cris d’orfraie ! Il faut que je sois honnête, c’est surtout moi qui crie ! Guichou rit, toujours aussi placide devant le danger ! Elle a confiance, paraît-il ! Et Ali qui répète et répète la manœuvre pour que les gars comprennent bien comment il faut faire ! Quand le conducteur sent qu’il ne peut plus rouler facilement sur la dune, il faut qu’il en redescende « fissa » en braquant le volant de cette façon et cela sans aucune hésitation ! Autrement, gare à l’ensablement ! Stop. Ali descend et Jean se met au volant. Je ne veux pas montrer que j’ai peur et serre les dents. Je ne veux pas que Jean pense à autre chose qu’à la conduite de ce maudit engin! J’ai confiance, mais !!! Jean est attentif et suit scrupuleusement les consignes d’Ali. L’ambiance est chaude dans le 4x4, surtout sur la banquette arrière ! Les cris fusent souvent et la caméra valdingue de tous les côtés. Je suis sûre qu’on aura le « tournis » simplement en visionnant le film ! Et le ballet continue : je monte, je roule et je descends à 90° ! Bon sang de bonsoir ! Je commence à avoir chaud partout ! Stop ! Tout le monde descend ! Nous sommes sur une portion de terrain relativement plat et c’est Lilou qui prend le volant. Je ne comprends pas pourquoi Huguette panique ! N’aurait-elle pas confiance en son mari ? On roule un petit peu encore quand Ali nous conseille de descendre. Allons bon ! Ou il en a marre de nous entendre crier, ou il n’a pas trop confiance lui aussi ! Je penche gentiment pour la première hypothèse ! Jean prend la caméra et nous regardons le véhicule s’éloigner. Tout baigne ! On les voit se diriger vers une dune, y grimper quelques instants et puis…Que se passe-t-il ?
4x4 stoppé en plein élan, perché sur la crête de la dune. Lilou qui essaie de redémarrer et qui apparemment n’y arrive pas. Ali descend et regarde sous la voiture, alors là, la panique revient. Zut ! Pourvu qu’il n’y ait rien de cassé ! Comment allons nous faire pour continuer ? Nous les rejoignons au pas de course et constatons avec effroi que la voiture est ensablée. Tout le monde à quatre pattes ! Nous nous servons de nos mains comme pelle de fortune et essayons fébrilement de dégager les roues du sable qui les maintient prisonnières
Plus de peur que de mal, Ali reprend le volant et nous ramène sagement au point de départ !
Allez, fini de faire des bêtises ! Revenons au ksar. Notre méhariste doit être arrivé ! Le voilà, il s’appelle Hassan, il a un sourire éblouissant et porte la tenue bleue des hommes du désert ! Les quatre dromadaires sont couchés sur le sable, jambes repliées sous le ventre. Leurs gros yeux ombragés de grands cils sont fixés sur nous. Ils mâchouillent je ne sais quoi et leurs mâchoires vont et viennent de façon fort disgracieuse d’un côté et de l’autre de leur bouche ! Hou lala ! Mon ventre a des gargouillis de mauvais augure ! Je regarde mes compagnons…ils ont un petit air qui me fait penser que je ne suis pas la seule à me poser des questions ! Nous avons noué tant bien que mal, notre chèche, Jean s’obstinant à ne rien vouloir sur le crâne ! Il a emporté son bonnet de ski bleu marine et le mettra sûrement plus tard. Hassan nous aide à grimper sur les bestioles, je me retrouve sur le premier, Guichou clôture la marche, les deux « gazous » entre nous deux. Ma pauvre monture doit supporter mon poids et celui des provisions qu’Hassan a chargées dans de gros sacs jaunes.
Huguette a été la première à faire le grand saut. Hassan lui fait la courte échelle, lui permettant d’enjamber plus facilement la bestiole qui n’a pas arrêté pour autant de ruminer. Sont-ce des ruminants, ces camélidés-là ? Que oui, je viens de vérifier ! On sait aussi qu’ils n’ont qu’une bosse et on voudrait bien la voir ! On a l’impression qu’on pourrait mieux caler notre postérieur si elle était visible. Mais la selle est cachée elle aussi sous une couverture et c’est au petit bonheur que nous y posons notre fessier ! Il sera bien difficile de rectifier la position lorsque ces charmantes bêtes iront l’amble. Guichou est concentrée et tient fermement le devant de la selle. Nous l’observons avec attention. Hassan, tout en maintenant Huguette, donne un léger coup sur les pattes arrière du dromadaire. Oh, purée ! On voit Huguette partir vers l’avant, puis vers l’arrière, l’animal est maintenant debout. Guichou nous domine largement ! C’est au tour de Lilou ! Pas de panique, tout se passe bien. Jean se retrouve haut perché dans la minute qui suit. Allez, bibiche, c’est à toi ! Qu’il est gentil cet Hassan ! Il voit que j’ai un peu peur et fait tout ce qu’il faut pour me rassurer. Les quatre dromadaires sont reliés les uns aux autres par une corde dont Hassan tient une extrémité. Nous sommes équipés pour cette expédition comme des pros ! Chaussures et pantalons de montagne, chèches noués laborieusement sur la tête pour certains, sacs à dos remplis d’affaires de toilette et de quelques vêtements. Et Hassan qui trotte dans le sable avec des nu-pieds éculés ! Il se retourne de temps en temps pour surveiller ses nouveaux compagnons. C’est dans une position tout à fait « confortable » que nous faisons nos premiers pas : jambes écartelées, dos ronds, pieds ballants, les mains fermement accrochées au pommeau de la selle invisible, le corps soulevé et balancé tantôt à droite, tantôt à gauche. Ah, elle a fière allure la caravane !
Cette photo a été prise par Hassan qui, pour ce faire, a dévalé la pente, pieds nus. Les dromadaires doivent être habitués à tout ce cirque car, livrés à eux-mêmes, ils n’ont pas bougé d’un pouce. Heureusement pour nous, d’ailleurs ! 
Mais que font ces gosses ? Ils courent après nous et réclament des bonbons qu’Huguette s’empresse de distribuer. Notre guide rappelle à l’ordre les gamins et leur dit de s’en aller car les dromadaires n’apprécient pas leurs cris et commencent à manifester du mécontentement. Ils se mettent à blatérer, et je vois avec effroi, sortir de la bouche fendue de ma monture, une énorme langue toute tordue qui s’agite dans tous les sens. Sa tête qui pivote vers les intrus me rappelle le film dans lequel jouait Coluche : « Banzaï » ! A part que là, ça ne me fait pas rire, mais pas du tout ! On demande à Huguette d’en finir avec ses largesses ! Le ksar Bicha est pratiquement hors de vue. Plus qu’une heure et demie à être ballotté de la sorte, ce n’est pas la mer à boire ! Où est-elle la mer ? Pour le moment, nous naviguons au milieu de vaguelettes de dunes. Le terrain n’est pas trop accidenté et nous cheminons « cahin-caha », en essayant de garder une assise à peu près correcte. On arrive même à prendre des photos et on pose des questions à Hassan sur le relief qui est autour de nous. On apprend que ces premières dunes ne sont pas stables, contrairement à celles que nous verrons plus tard, et qu’elles se déplacent souvent au gré des vents. Quelques courageux palmiers consolident leur attache à ce sol mouvant et des traces blanches par terre amènent d’autres questions. Ce sont des traces de sel qui, après évaporation de la rosée ou de l’eau qui tombe parfois, affleurent le sol. L’erg Chebbi est le massif le plus important du Maroc, il s’étire sur une trentaine de kilomètres et sur une largeur maximale d’une dizaine de kilomètres. Nous allons dormir dans le creux de la plus haute dune de l’erg : 150m de haut, la dune ! Je suis impatiente de la voir ! Les crampes dans les jambes, les douleurs sournoises au creux des reins, les adducteurs qui sont soumis à rude épreuve, nous font faire la grimace. On se tortille en essayant de trouver une position plus confortable, mais les « chevaux du désert » opposent de la résistance ! On échange quelques conseils difficilement praticables, on geint le plus doucement possible pour qu’Hassan ne se paie pas notre tête ! On monte sur la crête des dunes et on redescend dans les creux…comme avec le 4x4, mais on crie moins fort ! Le temps commence à peser à certains, n’est-ce pas Jean ? Il me semble qu’il fait un peu la tête, l’Aspois ! Ah, ce n’est pas sur un âne qu’il est assis ! Quel extraordinaire paysage ! Le soleil qui baisse à l’horizon, joue avec le relief et donne des couleurs changeantes aux dunes qui nous entourent de tous les côtés. La couleur dominante tire sur le rose et le beige orangé, mais selon la face qui est éclairée, la palette des nuances s’élargit. Tout est douceur, les courbes, les teintes, le silence. Et Hassan, qui se met à fredonner, ajoute un peu plus au bonheur ambiant !
Le sourire rassurant d’Hassan et son doigt pointé dans une direction : le bivouac est en vue. Effectivement, on aperçoit une tache noire au pied d’une immense dune rose. C’est là que nous allons passer la nuit ! L’aventure continue et les surprises vont se succéder, pour notre plus grande joie.
C’est avec quelques difficultés que nous descendons de nos montures. Aïe, aïe… ! Il faut redonner du jeu à nos articulations traumatisées ! Je commence à comprendre pourquoi Lucky Luke a les jambes arquées ! Le chamelier décharge les sacs qui sont sur la bête de bât, enlève les couvertures qui nous servaient d’amortisseurs, détachent les dromadaires et les fait coucher sur le sable à bonne distance de la tente. Ils les attachent ensuite les uns aux autres et les entravent pour empêcher toute velléité de fuite. Les animaux se laissent faire docilement et si la manoeuvre nous impressionne un peu, les voir continuer leur mastication sans broncher, nous rassure ! Le sol est jonché d’excréments et nous nous félicitons de ce que le campement soit plus loin. Nous dévalons la pente jusqu’à la grande tente noire et déposons en vrac nos affaires. Hassan nous suggère de grimper sur l’une des dunes qui nous entoure et de guetter le coucher du soleil.
Ce sera aussi l’occasion de se cacher pour faire un petit pipi. On est des humains, pas vrai ? Les toilettes aseptisées dont rêvait Huguette ne sont pas au rendez-vous !
Nos hommes se sont étendus sur le sable, se croient-ils à la plage ? Et Jean qui n’a pas enlevé son anorak !
Nous partons à l’assaut de la dune sans complexe, d’un pas bien décidé.
Mais bien vite, le souffle nous manque et les muscles de nos jambes se raidissent. Il nous semble impossible de faire les derniers mètres ! Nos « gazous » tendent vers nous une main secourable que nous saisissons précipitamment ! Quel spectacle ! L’émotion m’envahit totalement. Mon rêve d’enfant s’est réalisé ! Assise sur la crête de la dune, je regarde autour de moi et ne vois qu’une immensité de sable aux couleurs merveilleuses, des courbes harmonieuses où le regard se perd et s’alanguit. Ma poitrine est soulevée par un gros soupir de contentement, et je regarde mes compagnons. Nous restons, tous les quatre, un grand moment sans parler. On essaie de réajuster nos coiffes, on est dans le désert ou on n’y est pas ! Jean a mis son bonnet !!! Heureusement, nous n'avons pas de miroir, ce qui nous laisse tout à fait décontractés, face à l'objectif ! 😎 La position que nous occupons n’est pas très confortable et nous enfonçons bien fort nos talons dans le sable qui glisse sous nos pieds. En face de nous, tout au loin, la barrière rocheuse (la hamada du Guir) qui sépare le Maroc de l’Algérie, pays natal de Guichou. Nous jouons à la petite chèvre de Mr Seguin en voyant derrière nous, tout en bas, le minuscule campement et la silhouette bleue d’Hassan. Notre guide a l’air bien actif. On le voit en train de défaire les sacs, il serait peut-être temps d’aller lui donner un coup de main, et de visiter notre « hôtel » ! Ce bivouac est un ensemble de plusieurs tentes, de toiles noires, lourdes et épaisses qui ne laissent passer, une fois les pans d’ouverture rabattus, ni la lumière, ni le froid, ni la chaleur. A la gauche de la photo, la grande chambre que nous partagerons tous les quatre. A côté d’elle, un espace assez large où sont entreposés couvertures, matelas et oreillers. Formant un angle droit avec ce que je viens de décrire, une tente plus importante où se déroulera le repas. Personnellement, Jean et moi connaissons les « joies » du camping. Guichou et Lilou vont apprendre à vivre au ras du sol et prendrons même du plaisir à s’étaler sur les coussins qui nous servent de siège ! Hassan s’active et pèle oignons, pommes de terre, tomates et poivrons. Il refuse gentiment notre aide et dit que tout sera prêt dans un moment ! Il a l’air un peu intimidé ou tout simplement préoccupé par toutes les tâches qu’il doit accomplir en si peu de temps. Nous le laissons vaquer à ses occupations et, mollement étendus sur les coussins, nous essayons de récupérer de la rando à dos de chameaux ! La nuit tombe tout doucement, le ciel s’étoile de plus en plus. Un trépied posé sur le sol et relié à une bonbonne de gaz accueillera le tajine, le lourd plat de terre brun vernissé que nous avons aperçu à l’entrée. Hassan a émincé les oignons, les pose au fond du plat et ajoute les morceaux de poulet. Il alterne les lamelles fines de pommes de terre, les rondelles de tomates et les lanières de poivrons, sale le tout avec du gros sel, met des épices et de l’huile, ferme le plat avec le couvercle en forme de cône qui permet à la vapeur condensée en fines gouttelettes de retomber sur les mets et de se mêler au jus ! Miam ! Les parfums qui s’échappent très rapidement du tajine sont tout à fait alléchants et nous serons soumis à rude épreuve pendant environ deux heures. Notre cuisinier est amusé par la curiosité qui nous anime.
Que fait-il maintenant ? Il émince à nouveau un gros oignon rouge, il coupe en minuscules dés les tomates, les poivrons verts, les concombres, et arrange harmonieusement le tout dans un grand plat. Il a gardé un concombre qu’il pèle, coupe en plus gros morceaux qu’il évide et met une olive noire dans chacun des trous ainsi faits. Le plat est maintenant agrémenté d’une jolie couronne de concombres aux olives ! Il est fier Hassan, de la jolie photo que nous lui montrons ! Le plat principal mijote doucement, la salade est prête, Hassan a l’air content de lui. Nous sommes installés plus ou moins confortablement sur les coussins, et il nous rejoint en tenant dans ses mains un taârija, instrument à percussion en céramique et cuir de chèvre. Je suis assise à côté de lui et il me tend une paire de crotales appelés aussi qarabek. Je suis sensée l’accompagner en rythmant avec ce truc-là le chant qu’il entonne pendant qu’il frappe avec ses doigts ou la paume de ses mains sur le taârija ! Je tourne et retourne dans mes mains ces morceaux de métal et reste perplexe quant à la manière de faire vibrer ce drôle d’outil ! Hassan rit de toutes ses dents et daigne enfin nous expliquer comment s’en servir. Effectivement, il y arrive beaucoup mieux ! Alors, chacun notre tour, nous allons essayer à sa plus grande joie, d’accompagner le chant monocorde et néanmoins enthousiaste qu’il recommence.
On se coince les doigts, on n’arrive pas à suivre, peu importe, c’est vraiment une partie de rigolade !
Et puis voilà qu’il veut jouer aux devinettes et demande si on connaît des histoires. J’en ai une en mémoire, celle que nous a racontée le berbère « marchand de bijoux hors de prix » de Âït- Benhaddoù. --« Quelle différence y a-t-il entre un chameau et une femme ? »--Il me regarde et ses yeux noirs sont interrogateurs. Ah, je lui en bouche un coin !--« Avec un chameau, tu traverses le désert, avec une « gazelle », toute la vie ! » Et vlan !
Dans l’élan, on apprend qu’il a une femme « Fatima » et, je crois deux enfants, qu’il est pour les mariages d’amour, mais en même temps, on sent bien que le poids de la famille et le choix de celle-ci pour choisir une épouse « bien », est très important !
--« Car si les parents de la future épouse sont bien, il y a de fortes chances pour que la jeune fille le soit aussi !!! »--dixit Hassan ! Et ce n’est ni Guichou ni moi, qui avons été choisies sur ces critères, qui allons le contredire !
Devinette, avec gestes à l’appui : --« Qui est plein comme ça et vide comme ça ? » Il met tantôt la paume de la main vers le bas, doigts légèrement recourbés, tantôt tournée vers le haut ! C’est à notre tour d’avoir l’air interrogateur ! Assis en tailleur, il se balance d’avant en arrière en riant fort ! On lui fait répéter et le mystère reste entier. Alors il dit d’une voix puissante qu’il y a quelqu’un parmi nous qui pourrait répondre ! Allons bon ! Qui est-ce ? C’est Jean, et l’objet à deviner, il l’a sur la tête…son bonnet ! Quelle rigolade ! Ah quand on est heureux, il en faut peu !!! Tout content, le naïf Hassan ! Puisque c’est ça, on s’en rechante une autre ! Bon, les paroles, c’est plutôt difficile, mais l’air, no problem ! On arrive à fredonner le leitmotiv qu’il nous chante depuis le début ! Il s’amuse à nous appeler par l’équivalent en arabe, de nos prénoms : Mostafa (Jean), Mohammed (Michel), Radija (Huguette) et Fatima (Marie). Je ne garantis pas l’orthographe pour le pseudo de Guichou !
Le moment tant attendu, arrive. Le repas va nous être servi sous une tente berbère, au cœur du désert, par un superbe homme en bleu ! Le top du top !
Bien sûr, il a mis des fourchettes, mais le plat est au centre de la table et comme la coutume le veut, ce devrait être avec les doigts que nous devrions partager ce bon plat. J’observe Hassan et j’ai envie de faire comme lui. Je tiens un morceau de pain dans la main gauche et approche la main droite du plat. J’essaie d’attraper le plus adroitement possible la nourriture, en me servant seulement de trois doigts, « les doigts d’Adam ». L'expression "manger avec la fourchette d'Adam" est une phrase polie pour désigner le manque de savoir-vivre dans la manière de se nourrir ou pour assumer soi-même le fait de manger avec ses doigts. (manière de vous montrer, chers lecteurs, que je me suis enrichie au hasard de mes recherches !) 😉 Pas fastoche ! Mais j’y arrive quand même et déguste ce poulet cuit à l’étouffée avec gourmandise. Cela ressemble fort au poulet aux oignons que l’on fait cuire à la maison, mais avec un parfum de je ne sais quoi qui fleure bon les vacances ! Les derniers morceaux de pain enlèveront les dernières fibres « oignons-poulet » caramélisées au fond du tajine ! Re-miam ! Hassan débarrasse la table et ne veut pas être aidé. Il est tout fier de ses nouveaux « invités » et nous parle avec dédain de ces touristes, je crois Japonais, qui --« eux manger, dourmir, ci tout ! Fatigués, toujours fatigués !». Pas marrants, les Japonais ! Et voilà qu’il nous parle, japonais, allemand et anglais ! Quelques mots et expressions certes, mais là, il marque des points ! Sacré Hassan ! Et il rit à gorge déployée en voyant notre air stupéfait ! On lui pose plein de questions et il répond avec application. Il est quelquefois difficile de comprendre « son français », nous essayons de parler plus lentement pour qu’il comprenne le « notre » ! On demande de quelle matière est faite la tente. Il répond--« avec des bouts d’étoffes tissées par les femmes, avec de la laine de chèvre et de chameau », il ajoute et là, nous tendons l’oreille, perplexes, (Je vais écrire phonétiquement, du moins essayer !!!)--« et y en a disicour. » --Disicour ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Et il s’obstine à répéter ce mot, ne comprenant pas notre étonnement. Il ne parle plus, réfléchit puis, un éclair dans les yeux, il nous pose une autre devinette. -« Tu as une voiture--oui--Tu as quatre roues--oui--Alors, tu as une disicour-- ! Mais bon sang, oui, il y en a une « DE SECOURS » !!! On comprend alors ce qu’il voulait dire. Les femmes tissent toujours un morceau de tissu en plus pour pallier d’éventuelles déchirures dans la toile, la voilà la « toile disicour » ! Et allez, une autre pinte de rire ! Comme il rit aussi fort que nous en se tapant sur les cuisses, je me demande qui se moque de l’autre. Hum ! La nuit est complètement tombée depuis un bon moment, il serait temps d’aller faire un tour dehors. Brrr ! Il fait froid, et nous remettons bien entendu le chèche autour de notre tête. Il nous va si bien ! 🤪 Jean enfonce son bonnet au ras des oreilles ! Hassan nous promet de nous faire faire du « ski berbère » sur les dunes ! Il faut d’abord y grimper, sur les dunes ! Elles sont là, qui se détachent sur un ciel étoilé. Le silence est parfait, on a le nez fixé sur le firmament et Hassan nous dit d’observer le ciel attentivement. Les étoiles « ithri ou titrit » filantes sont légion dans le coin. Bien entendu, j’en vois plein et Jean se moque de moi en me disant que je me laisse influencer. Mais non, je suis sûre que j’en aie vues ! Je veux en avoir vues ! C’est trop beau, trop magique ! Et la lune qui nous sert d’éclairage a un bien joli nom en berbère : Ayour. On pourrait presque dire qu’on y voit comme en plein jour si ce n’était l’absence de couleurs ! Et Hassan qui rigole doucement devant notre émerveillement et qui se moque de nous en transformant en «ci tri jouli » le « Oh que c’est joli ! » qui nous échappe à chaque instant ! Allez, faudrait voir de là-haut ! Départ en fanfare et arrivée dans la douleur ! Encore les mains tendues pour les fragiles gazelles ! Ici, on a le droit et même le devoir d’être moins forte que les hommes. Quel bonheur ! On rit, on se bouscule, on fait semblant d’avoir peur ! Le sable file un peu sous nos pieds et la notion des distances nous est devenue étrangère. La tente paraît bien petite, tout en bas et Hassan veut nous faire descendre la dune en courant ! Droit devant nous ! Maman !!! Bien sûr les trois hommes ricanent devant nos appréhensions. Ils tiendront pourtant fermement nos mains pendant la descente. Mais qu’est-ce qu’on peut s’amuser dans le désert ! Une vraie cour de récré ! Quelques dizaines de mètres plus bas et il faut penser à « dourmir » comme dit Hassan. D’abord attraper les matelas, les draps, les couvertures, les coussins, tout cela à la lumière de la lune, aidée par la lampe tempête du guide et celle électrique de Jean. C’est à quatre pattes que nous entrons dans la chambrette. Nous disposons les quatre matelas sur des tapis qui nous isolent du sable. Les lisle d’un côté, les Lamazou de l’autre ! Ce n’est pas un club d’échangiste ici ! Il y a quelques trous dans la toile de notre côté et Jean chasse les courants d’air en les bouchant avec les sacs à dos !
Là encore, Hassan veut faire son boulot tout seul, je l’aide quand même à étendre les draps, à disposer les trois couvertures, (oui trois et elles ne seront pas de trop !) et il est exigeant, pas de faux plis, tout est au carré ! Les deux lits sont faits, Hassan disparaît, emportant avec lui la lampe tempête. C’est à la faible lueur des piles Wonder que nous nous déshabillons. Enfin, déshabiller n’est peut-être pas le mot le plus approprié, car si nous enlevons nos habits de « baroudeurs », c’est pour enfiler survêtements et pull-over, et même garder le bonnet sur la tête pour Jean ! On se faufile sous les couvertures en rigolant encore. Va-t-on pouvoir dormir ? Peut-être pas tout de suite ! La lampe de poche est éteinte, on essaie de reprendre notre sérieux, quand un sifflement se fait entendre du côté de la « chambre » de nos amis ! Ils sifflotent tous les deux en nous affirmant qu’ils ne peuvent s’endormir que de cette façon…et c’est reparti pour le fou rire ! La fatigue sera la plus forte et nous fera glisser dans les bras de Morphée. On aimerait se réveiller de bonne heure pour assister au lever du soleil ! 7h, vite, debout ! On remet les habits de la veille, la toilette se fait très succinctement, quelques lingettes imbibées nous servent de gant de toilette ! La portière en toile noire est tellement lourde que nos hommes doivent se mettre à deux pour la soulever ! Un petit pipi en cachette derrière la tente, brossage des dents vite fait ! Le soleil n’attend pas, il faut regrimper là-haut ! Quelle merveille encore une fois ! Mais c’est qu’ils deviennent très sensibles, les petits béarnais ! Assis au sommet pour la dernière fois, on assiste sans parler à l’apparition du « tafukt » (le joli nom du soleil en berbère). Comme il est content Hassan, ou plus sûrement après maintes recherches, AFSAN. Peu importe, il répond avec bonne humeur quand nous l’interpellons et nous a pardonné s’il y a erreur ! Le regard fixé sur la barrière rocheuse de la frontière algérienne, la hamada du Guir, nous n’arrivons pas à quitter notre poste de gué tout là-haut. Nous jouons avec le sable et le laissons filer entre nos doigts, admirant la couleur rose que lui donne le soleil naissant. Peu de paroles échangées, nous dégustons ce moment de plénitude et laissons notre regard errer sur cet espace magique. (J'ai rêvé de voir le désert pendant des années, et je trouve le moyen de ne pas ramener de sable ! Heureusement, les semelles de mes chaussures auront eu la bonne idée de pailler à mon étourderie. Je prélèverai avec soin sur un papier journal, les grains rosés de la belle dune, qui s'étaient cachés dans leurs crans. ils sont maintenant à l'abri dans un petit tube de verre ! Je suis un peu fada, par moment !)
Hier était la première fois, ce matin, la dernière ! On a un peu le cœur gros ! Il faut se faire une raison et rejoindre notre guide qui est toujours en train de s’affairer près de la tente. Il prépare notre petit déjeuner et il faut lui faire honneur.
Il y a sur la petite table basse tout ce qu’il faut pour passer un bon moment ! Le sempiternel thé à la menthe (ataye), le pain omni présent lui aussi (khoubz), le pot de confiture de facture européenne et les petits morceaux de beurre dans une coupelle, nous mettent en appétit ! « Saha » nous dit Hassan, bon appétit ! Nous lui répondons en chœur, --Saha- tout content de parler sa langue. Et j’ajoute pour le faire rire, au moment où il me sert le thé -« Choukrane bezef ». C’est garanti, à chaque fois, il rigole ! Quel bon public, cet Hassan ! Nous défaisons nos lits et rassemblons nos affaires personnelles pendant qu’Hassan range les ustensiles de cuisine dans un coin de la tente principale. Il recouvre le tout d’un linge et remplit à nouveau les sacs jaunes qu’il remet sur le dos de mon dromadaire. Eh oui, c’est encore moi qui porte tout ! D’ailleurs je suis la première à grimper la dune, déjà « bien » en place sur mon canasson ! Mes compagnons sont à pied et grimpe péniblement jusqu’à l’endroit où leurs montures les attendent paisiblement. Jean a eu un moment l’intention de faire le chemin du retour à pied, craignant pour ses jolies fesses ! Réflexion faite, il remonte sur le dromadaire qui n’attendait que lui !
Hassan entonne la litanie de circonstance, « Fatima, Radija, marhaba à Sahara…Mohammed et Mostafa etc…etc… »
Et nous, ballottés comme des paquets de linge sale, essayant de garder le sourire malgré les douleurs récurrentes dans nos fessiers, dos, adducteurs et cie, chantonnons de concert.
M’éloigner de ce site merveilleux me fait mal au cœur et j’emmagasine le maximum d’images. Hassan nous signale des traces sur le sable, c’est un fennec qui est passé par là ! Ici, ce sont sûrement celles d’un petit lapin ! Si je voyais le « Petit Prince » caché derrière une dune, je ne serais pas plus étonnée que ça ! Des touffes d’herbes raides et jaunies poussent de ci de là, et nos dromadaires tendent le cou pour les arracher plus facilement. Oh, la bestiole ! Ne te penche pas trop comme ça ! Et pas besoin de secouer tes pattes de cette façon ! Hassan nous explique que c’est à cause du sable qui pénètre entre leurs doigts de pieds ! Bon, alors c’est bon ! Cela ne ressemblait tout de même pas à des ruades, mais on est plus rassuré ! Le roulis, auquel on est soumis depuis un moment, nous endort un peu et les ombres qui s’étirent sur le sable nous hypnotisent. Attention au mirage ! Non, attention surtout au troupeau de dromadaires qui arrive droit sur nous ! Ceux-là ne sont pas attachés les uns aux autres et visiblement, aimeraient en découdre avec les notres ! Ils sont gardés par un jeune homme qui se fait enguirlander par Hassan. Notre guide fait de grands moulinets avec les bras, poussent de grands cris pour empêcher l’affrontement. Eh bien, les touristes n’en mènent pas large ! Manquerait plus qu’on soit désarçonné ! Boudiou, comme dit Guichou !
Rencontre privilégiée entre deux dunes. La femme d’Hassan, accompagnée de ses enfants, à la recherche d’herbe à chameaux, nous offre un joli sourire. On taquine Hassan en lui disant que sa femme s’ennuyait de lui et que c’est pour ça qu’elle vient à sa rencontre ! Il rit, Hassan de toutes ses dents ! On fouille nos poches à la recherche de friandises et on leur donne la bouteille d’eau que l’on n’a pas bue. Moins de poésie dans l’air depuis un moment. Est-ce parce que nous apercevons loin devant, les premières constructions bétonnées des multiples ksars de Merzouga ? Est-ce parce que les dunes sont plus petites, plus espacées et que nous sentons bien que le voyage initiatique prend fin ? Awah, chouf ! (J’y crois pas, regarde !) Quelle désillusion ! Une sonnerie ténue parvient à mes oreilles, Hassan a un « tilifoune » (je n’invente rien, ça s’écrit comme ça ! Hi hi hi ! ) caché sous sa djellaba ! Le patron doit appeler, d’autres clients attendent sûrement ! Voilà qui sonne le glas de notre « aventure », redescendons sur terre…et d’abord de nos dromadaires ! Aïe…Ouille…dur de reprendre contact avec le sol ! Besslâma, Hassan, Ali et l’erg Chebbi ! (Au revoir !)
Les bagages sont chargés dans le coffre et nous n’avons vraiment pas le temps de nous attendrir outre mesure ! C’est Lilou qui prend le volant et je n’y vois personnellement aucun inconvénient puisqu’il n’y a plus de dunes à grimper !!! Juste une longue étape à faire, car il n’y a pas moins de 400kms qui nous séparent de Zagora. Un coup d’œil sur la carte routière et passage obligé dans la ville de Merzouga où nous aurions aimer faire le plein d’essence. Mais les regards curieux et, nous semble-t-il, peu amènes de ses habitants, ne nous incitent pas à nous attarder ! Les a priori ont du mal à s’estomper ! Dès que l’on se retrouve au milieu de la multitude, les mauvais réflexes jouent encore ! C’est sûrement jour de marché et le souk s’étale tout le long de la rue principale. Il est vrai que les touristes sont peu nombreux et bien sûr, nous avons l’impression d’être observés plus attentivement. Alors, n’écoutant que notre « courage », nous demandons à Michel d’accélérer et de sortir le plus rapidement possible de la ville ! Il faut revenir sur nos pas, direction Rissani, et ce ne sera que deux heures plus tard, à la sortie d’une ville dont je ne me rappelle plus le nom, que nous ferons le plein du 4x4 et celui de notre petit ventre ! La jeune fille qui prend notre commande n’a pas l’air de s’affoler, nous sommes les seuls clients, du moins pour le déjeuner, et elle envoie tout simplement un adolescent, chercher légumes et cigarettes au marché que nous venons de traverser ! Puis elle préparera le tajine aux légumes et nous le servira en terrasse ! Plus frais, tu meurs ! Pendant ce temps, comme nous sommes au premier poste pour surveiller tout ce qui bouge autour de nous, nous nous amusons à commenter l’animation qui règne au niveau des pompes à essence. Ce n’est qu’un va et vient de voitures et camionnettes aux fortunes les plus diverses ! Apparemment, certaines servent de taxi et nous voyons avec stupeur, s’entasser dans l’une d’elles, un nombre incroyable de gens ! Le fou rire nous prend, quand d’autres personnes prennent place sur la galerie ! Y a-t-il un code de la route au Maroc ? Bien sûr, mais il est transgressé tellement souvent qu’on pourrait en douter ! Il fait chaud, la lumière du soleil puissante. La végétation est rare et la poussière que soulèvent les pneus de la voiture, dense. Nous roulons sur une route droite, aux balisages inexistants. Le paysage est splendide, une immense étendue désertique et la barrière rocheuse du djebel Ougnat sur notre droite, puis plus loin, celle impressionnante du djebel Sarhro.
On approche de Tazzarine, quelques palmiers apportent un peu de fraîcheur à notre itinéraire. La ville, ou ce que l’on en aperçoit, est assez moderne, les cybercafé, les téléboutiques et restaurants sont nombreux. Et puis, jusqu’à Nekob, ce n’est qu’une suite d’oasis et de kasbahs. Plusieurs oueds venant de l’Atlas, irriguent cette région qui vit de l’agriculture. (Maïs, blé, fèves et des tomates quand l’eau est assez abondante.)
oasis et jdebel Sarhro
kasbahs
le Draà
Le coffre de la voiture est assez grand pour tous nos bagages. Ouf ! Nous avons eu un peu peur de ne pas tout caser ! Sortir de Marrakech n’est pas une simple affaire ! D’abord remplir le réservoir d’essence, puis consulter la boussole. De quel côté, Ouarzazate ?
Il faut prendre la route qui passe par le col de Tizi-n-Tchika. Nous avons été prévenus, il ne faut pas oublier que nous sommes en vacances et prendre notre temps. Ouarzazate n’est qu’à 3h de voiture de Marrakech. Jean est tout heureux d’avoir un volant entre les mains, il pilote le 4X4 qui nous a été confié avec enthousiasme par Fouzia et son collègue. Bon d’accord, il y a un peu de jeu dans la direction, un feu arrière cassé, un impact sur le pare-brise, une des portes qui ne se ferme pas facilement et par ci, par là quelques éraflures du plus bel effet ! Mais il ronfle bien et on espère très fort qu’il nous amènera à bon port ! Nous les filles, confortablement installées à l’arrière du véhicule, essayons de ne rien rater du paysage qui défile. Les appareils à photos sont sortis de leur étui, prêts à capter l’évènement imprévu, le personnage insolite, les couleurs des costumes, celles des tapis exposés en plein soleil, prêts à témoigner de la diversité des régions que l’on traverse, des émotions qui nous saisissent devant certaines scènes de la vie campagnarde marocaine. Dès les premiers kilomètres, nous sommes surpris par l’aridité du paysage. Cette route, toute droite devant nous, traverse une plaine immense où « fleurissent » des tas de cailloux. Pratiquement pas d’habitations en vue, quelques arbres misérables qui s’obstinent à pousser là, et de temps en temps, un bout de champ, une tâche verte sur laquelle de pauvres gens travaillent, aidés dans leur labeur par de petits ânes dociles. Nous prenons un peu plus d’altitude et la végétation se fait un peu plus « dense ». Ce sont les cactées qui dominent, en particulier les figuiers de Barbarie.
La route grimpe petit à petit, le paysage devient plus montagneux, des moutons arrachent quelques brins d’herbe à cette terre aride et caillouteuse. Les ravins se font plus impressionnants, les virages serrés sont négociés avec prudence. Les couleurs sont toujours aussi belles, mariant toutes les variations de l’ocre.
Et puis, dans un virage plus large, la vue d’un bar nous incite à faire une pause. L’occasion de jouer « aux vases communicants », nous désaltérer et soulager nos vessies soumises à rude épreuve par les soubresauts du 4X4 ! Nous sommes accueillis aussi bruyamment que chaleureusement par un magnifique jeune homme. Il est habillé de bleu comme les hommes du désert, il a un sourire éclatant, de bonnes joues rebondies, il s’appelle Ahmed. Il nous suit dans le bar et nous le prenons pour le patron. Nous commandons cafés et rafraîchissements et demandons bien sûr : « les toilettes, SVP ? ». Le papier nous est dispensé avec parcimonie et c’est avec un peu d’appréhension que nous entrons à tour de rôle dans le « saint des saints ». Rudimentaire mais impeccable de propreté. Un trou dans le sol, une arrivée d’eau à l’aide d’un petit robinet et un seau qu’il faut remplir afin de « tirer la chasse » ! Et Ahmed qui nous félicite, car :-« il y en a qui pose la m… et qui ne boive rien ! ». Nous sommes des gens « bien » et cela fait plaisir d’être reconnu ! Il s’assied à notre table et de confidences en confidences, nous apprend qu’il tient la boutique accolée au bar.
Nous comprenons vite que le respect qu’il éprouve à notre égard sera encore plus grand si nous lui achetons quelque chose ! Bon, on y va. On va bien trouver l’occasion de dépenser nos dirhams. Il y a longtemps qu’on ne leur a pas fait prendre l’air !
Nous flanchons pour de jolis chèches, bleus pour Michel et Huguette, vert pour moi. Jean ne cède pas et rigole de nous voir enturbannés de la sorte. Quand à Ahmed, il rit à gorge déployée !
Quoi ? On n’est pas beau ? Personnellement, je dirais même que Lilou est de loin celui qui s’arabise le plus vite !
Sacré Ahmed, il a réussi à nous vendre ces écharpes 10€ chacune ! On aurait dû se méfier quand il n’a pas insisté pour nous vendre autre chose ! Mais il est tellement sympathique que nous lui promettons de nous arrêter au retour.
Les rares villages que l’on aperçoit se confondent avec la couleur du sol. Les montagnes plus loin ont des airs menaçants. De grandes murailles sévères surplombent de petits carrés verts de végétation. Ce sont les seuls signes qui témoignent de la présence d’êtres humains dans les parages !



La route s’élève doucement et le paysage change petit à petit. Ce sont maintenant des forêts de pins et de chênes. Certains villages sont entourés de noyers et nous pourrions y trouver de quoi nous restaurer. L’ascension se poursuit par de larges lacets dans un paysage montagnard où la végétation se réduit à de maigres prairies. Nous avons la chance de capter une jolie scène de la vie rurale. Une jeune bergère et ses quelques moutons.
J’apprends que ces prairies s’appellent en berbère « tichka ». Comme le nom du col, le plus haut du Maroc, qui nous permettra de passer sur le versant saharien du Haut Atlas. Et le sommet du col, tout proche. Nous sommes à 2260m d’altitude, les cimes sont légèrement enneigées.
Après la gentillesse d’Ahmed et sa conception du commerce, voilà les « arnaqueurs » du Tizi-n-Tchika ! Ici, on vend des minéraux et fossiles dont l’authenticité est plus que douteuse ! Les pierres que brandissent les marchands scintillent dans la lumière. La plupart des améthystes ne sont que des cristaux de roche teints à l’aide d’encre violette. Je ne parlerai pas des « rubis et saphirs » aussi fabuleux que faux ! Le premier marchand (photo) est sympa et donc, réussit à nous vendre un petit objet à chacun. Mais le second a déclenché en moi une profonde aversion. Sous des airs bonaces, il cache une agressivité qui me hérisse le poil encore aujourd’hui !Les autres promettent de s’arrêter au retour, moi, je fais la tête ! Je n’ai vraiment pas envie de le revoir, celui-là !
Quelques kasbahs en bord de route dressent leurs murailles de terre ocre. Beaucoup sont en piteux état ! Je surprends un petit âne qui attend patiemment je ne sais quoi !
Nous approchons de Aït-Benhaddou. Et soudain, le choc ! A la sortie d’un large virage, la vue superbe du ksar rouge, hérissé de hautes tours en pisé, se dressant à flanc de colline nous laisse sans voix ! Il se trouve sur l’autre rive de la rivière en contre bas, le Mellah. On s’arrête pour mieux le contempler.
Puis, laissant notre voiture en bordure de route, sous la surveillance d’un jeune homme qui nous servira de guide plus tard, nous optons à l’unanimité pour une pause réparatrice dans l’auberge la plus proche. Pas de problème, ce sera encore un tajine au poulet. Nous n’avons pas pensé à compter combien de fois nous avions choisi ce plat !
Petite plongée dans le guide touristique et nous sommes tout de suite plus savants !
(Le ksar de Aït-Benhaddou, l'un des plus fameux du Sud marocain, est désormais classé patrimoine de l'humanité par l'Unesco. Le décor du ksar a inspiré de nombreux cinéastes. David Lean y tourna pour Lawrence d'Arabie les scènes censées se dérouler à Aqaba.)

Nous franchissons facilement la rivière Mellah à gué. De gros sacs sont posés à distance irrégulière et c’est en sautant avec plus ou moins de grâce que nous arrivons sur l’autre rive. Le guide nous apprend que l’eau de la ou le...Mellah n’est utilisable ni pour les hommes ni pour les cultures. Il ou elle traverse d’anciennes mines de sel et charrie bien sûr des eaux impropres à la consommation. Nous nous promenons dans un lacis de ruelles et grimpons allègrement un sentier pierreux qui nous amène au sommet du ksar. La vue plongeante sur la rivière et la plaine alentour, l’immense grenier tout au fond, les tentes noires dressées au bord de l’eau pour un groupe de touristes, et juste en contre bas, les belles tours de pisé, nous rendent muets ! Et pour rendre muettes les deux filles, il en faut, vous le savez bien !


En visitant le village, nous sommes passés devant moult boutiques et avons été agréablement surpris de n’être importunés par aucun des marchands ! Nos illusions se sont envolées en redescendant du promontoire. Notre gentil guide nous propose de visiter la « maison berbère », il y en a paraît-il pour 5 minutes ! Comme il est sympa, va pour la visite. Nous sommes accueillis par un homme à l’imposante stature qui, aimablement, nous invite à boire le thé. Nous entrons dans une pièce où sol et murs sont recouverts de tapis. Des montagnes de tapis ! Nous nous asseyons par terre face à lui, notre guide sur le côté, toujours aussi discret. Sans s’arrêter de parler, notre hôte prépare le traditionnel thé de bienvenue. Nous sommes détendus et sourions à ses propos débonnaires. Il a commencé par une histoire amusante, suivie d’une devinette, nous rions, confiants et de bonne humeur. Il nous parle de la fabrication des tapis par les femmes de la montagne et nous dit qu’il n’a pas l’intention de nous en vendre. Nous sommes tout à fait rassurés, quand il nous annonce que par contre…Et le voilà qui attrape un beau coffre de bois et de cuir, jusque là caché derrière lui. Il y a à l’intérieur une profusion de bijoux « berbères » fabriqués, soi-disant dans le désert, et qui sont, bien sûr, uniques au monde ! Bon, nous y voilà ! Michel garde le sourire, Jean fronce les sourcils et nous deux, nous bavons d’envie devant les petites merveilles que le roublard a disposées devant nous ! Bien sûr, « il faut boire le thé, ne pas s’énerver et surtout ne pas parler du prix…on a le temps, ce n’est pas important…on achète, c’est bien, on n’achète pas, on reste ami ! » Bien entendu, il a vu que nous étions plus vulnérables que nos hommes et il essaie de nous appâter de toutes les façons. Il n’hésite pas le gros malin, à augmenter outrageusement les prix lorsqu’il voit que nous regardons plus particulièrement un article ! Finalement, ce sera un peu fâché quand même que nous le quitterons ! Notre guide ne bronche pas et continue à nous raconter l’histoire du village et de ses habitants. Nous lui sommes reconnaissants de ne pas nous montrer sa déception, car il ne touchera pas de bakchich auprès du marchand de bijoux. Nous compensons par un bon pourboire et reprenons la route. Nous sommes à une vingtaine de kilomètres de Ouarzazate et avons hâte de faire un brin de toilette. Je consulte le voucher qui nous permettra de loger à l’hôtel « LE ZAT ». C’est bien sur la route de Skoura, en direction des gorges du Dadès. Entrée de Ouarzazate. Nous passons comme une fusée devant la Casbah du Glaoui et je n’ai que le temps d’armer mon appareil photo, elle est déjà loin !

L’hôtel est moderne, l’eau de la piscine un peu fraîche et le serveur a un petit air d’Henri Salvador qui nous le rend tout à fait sympathique. Nous n’aurons qu’à nous féliciter du bon accueil qui nous est réservé partout où nous irons !
VENDREDI 1ER DECEMBRE 2007. La journée d’hier a été remplie d’images et de paysages les plus divers, les maisons et villages de pisé se sont succédés sur la route et la visite de Aït-Benhaddou a ravi nos yeux. Nous passons donc sans états d’âme particuliers devant la magnifique Casbah du Glaoui située à Telouèt, 1Km de Ouarzazate. (Voir la photo plus haut). Elle est d’une luminosité exceptionnelle et a été reconstruite avec des moyens financiers énormes. Les réalisateurs de cinéma s’y précipitent, on dit qu’Hemingway y séjourna et malgré cela, .... nous préférons faire la visite des studios de cinéma qui se trouvent à la sortie de la ville. Michel frétille comme un gardon à la pensée de se frotter aux prestigieux acteurs qui ont tourné là et fréquentent toujours cet endroit. D’immenses statues égyptiennes sont érigées aux abords du site. Munis du billet d’entrée, nous attendons patiemment qu’un guide soit libre pour commencer la visite. Huguette pose tranquillement et s’imagine être dans la peau de Cléopâtre. Nous nous attardons devant les affiches des films dont certaines scènes ont été tournées ici.

Notre guide est tout mignon et s’appelle Ali, je crois ! Il est marrant comme tout et démystifie une à une tous les histoires qui nous avaient faits rêver jusque là ! De l’illusion partout et du toc en veux-tu en voilà ! Des murs qui paraissaient faits en dur, ne sont en réalité fabriqués que de toile et de peinture. Des décors en trompe- l’œil, donnent le change jusqu’à ce qu’on s’en approche de près ! Eclats de rire quand on voit que tout est « bidon » ! On reste admiratif devant ce déploiement d’astuces les diverses. Vraiment aucun regret après cette visite qui nous a prouvé à quel point il est « facile » de manipuler tout un chacun ! Respect pour tous les acteurs de cette ville fantôme ! Un champ de pierres, immense devant nous, et un berger qui y mène ses moutons avec je ne sais quel espoir d’y trouver leur pitance ! Encore un qui va se faire prendre aux pièges des prestidigitateurs de cet endroit ! Le guide nous certifie que de grandes « batailles » cinématographiques se sont jouées là ! Bon ! On préfère le croire, car rien ne nous paraît plus réel ! « Laisse béton ! ». On s’amuse bien en passant d’une pièce à l’autre, les décors changent et nos délires aussi. Ali nous pose des devinettes : « Quel est le film qui a été tourné ici ? »-- Les idées les plus farfelues nous traversent l’esprit et nous lui en faisons part bruyamment ce qui le fait rire aux éclats ! Nous nous prenions pour des cinéphiles avertis, que non ! Chaque réponse est fausse ! Les garçons s’amusent à nous faire peur, bouuuuuuh ! Comme si on ne voyait pas que ce sont de faux ossements ! Quoique !!! Et puis on ne se lasse pas de jouer les reines dans ce décor « Hollywoodien » et, prendre la pose dans les escaliers qui mènent au trône de Cléopâtre n’est pas pour nous déplaire ! Il n’y a pas que Monica Bellucci sur la terre ! On me met une perruque et une couronne sur la tête, deux seins hauts placés et un régime « slim fast » pendant 2 ans, je n’aurais aucun mal pour lui ressembler…surtout de loin ! Et Ali qui rigole ! Il ne se fiche pas de nous quand même ! C’est qu’il en est bien capable, le bougre ! Direction la vallée du Dadès et plus précisément, TINERHIR aux orthographes les plus diverses, sans parler de la prononciation qui nous divisera souvent. La route qui va de Ouarzazate à Tinerhir, et au-delà jusqu’à Erfoud, a été nommée la « route des Kasbahs ». Difficile de rester insensible à la beauté de cette architecture de terre. Ces villages fortifiés, aux façades souvent décorées, ces colosses de terre puissants et fragiles à la fois sont vraiment impressionnants. Certaines kasbahs sont en piteux état, et les poteaux et fils électriques qui courent devant elles défigurent ces magnifiques bâtisses. Mais il doit être déjà suffisamment difficile de vivre là, et il serait bien mal venu de leur reprocher ce manque d’esthétisme provoqué par le peu de confort auquel ils ont droit. Un magnifique plan d’eau surprend à la sortie de la ville. C’est un lac de retenue sur le Drâa. Tout de suite, le paysage désertique, avec pour fond de décor une vue saisissante sur les sommets de l’Atlas. Certains dépassent largement les 3000 mètres. Plusieurs dizaines de kms plus loin, l’oasis de Skoura. L’œil sur la carte, nous nous interrogeons sur la possibilité de visiter le jour même les Gorges du Dadès et celles du Drâa. L’objectif est d’arriver à Boulmane-du-Dadès. Une centaine de kms nous en séparent, et la succession d’oasis et de kasbahs nous font patienter. Aux alentours de El-Kelaà M’Gouna, des enfants sur le bord de la route nous proposent des flacons et autres produits fabriqués à base d’eau de rose. On apprendra par la suite que la plupart de ces produits sont tout à fait artificiels, certaines eaux de rose étant elles-mêmes fabriquées à Casablanca ! La magie du Maroc ! Et les magnifiques kasbahs, encore et encore…jusqu’à Boulmane, embranchement à ne pas rater si on veut voir de plus près les célèbres gorges du Dadès.
Le début de la vallée est riant, les minuscules champs irrigués par le torrent, les vergers d’amandiers et de noyers offrent un paysage reposant. Les villages en terre rouge sont accrochés à la montagne. Un camaïeu de couleurs splendides. De l’autre côté de la rivière, une formation géologique extraordinaire. Elle est appelée le « cerveau de l’Atlas » ou « les doigts de singes ». Nous prendrons cette photo en revenant et les derniers rayons de soleil donnent à ces roches une couleur et une dimension surprenantes !


La route est bordée de petites auberges où il ferait bon s’arrêter, mais il y a tellement de choses à voir !


(symbole berbère sur pratiquement toutes les maisons)
On croise des femmes qui portent de lourdes charges. Elles ont sur le dos de grands morceaux de tissu remplis d’herbes qui doivent servir à nourrir le bétail. D’autres s’en servent pour porter leur bébé ! Nous essayons le plus discrètement possible de saisir quelques personnages mais les images ne sont pas trop nettes ! Tant pis ! Notre chauffeur n’a pas l’intention de ralentir chaque fois que nous avons l’impression de faire la photo du siècle. De grands fous rires nous tordent le ventre. Lilou ne fait que râler, fustigeant Huguette qui soumet à rude épreuve les piles de son appareil. C’est vrai aussi ! Elle vise au petit bonheur la chance, tout ce qui pourrait devenir le scoop de l’année ! En fait, c’est surtout le montant des portières qu’elle photographie avec le plus de réussite. Je ris tellement que j’en prends à mon tour pour mon grade ! « Et l’autre (moi) avec son téléphone…Blip, blip, blip… » Ces vieux alors, pas moyen de rigoler !
Puis la route se fait plus étroite, les parois plus abruptes, plus menaçantes au dessus de nos têtes. La végétation se fait plus rare et tout à coup, une brève mais impressionnante montée en lacet nous permet d’avoir une vue saisissante sur les gorges. Plus d’une centaine de mètres de profondeur pour moins de dix de large ! Puis la route redescend doucement pour arriver au niveau de la rivière et là, c’est le spectacle à l’envers, l’immensité de ces murailles qui nous surplombent, nous écrase. Le soleil est encore assez haut pour pénétrer entre les parois verticales. Nous levons la tête à la limite du torticolis ! Le jeu de lumière entre eau et minéraux est vraiment fantastique. Dommage que la photo ne soit pas fidèle à ce que voient nos yeux !
La proximité de ces falaises est telle qu’il est impossible de faire quelque chose de bien.
Tant pis ! Il commence à se faire tard et c’est à regret que nous rebroussons chemin Quelques notes sur la carte me rappelle le nom de cet endroit : « le défilé d’IMDIAZEN ».Au sommet du col, juste avant d’entamer la descente en lacet sur Boulmane, une petite auberge juchée sur un piton rocheux attire notre attention. Il est l’heure du déjeuner et nous trouvons plus judicieux de nous arrêter là. C’est sympa comme tout, les gens sont charmants et sont prêts à confectionner un beau tajine dans l’heure. Photos sur les gorges en descendant des escaliers aux marches inégales, visite dans les toilettes « berbères » et Huguette qui tombe sous le charme d’un jeune homme. Celui-ci lui présente plusieurs tapis tissés par sa femme et elle se laisse aller ! Un beau tapis rouge en laine épaisse qui agrémentera l’entrée de sa maison. Toute fière, la Guichou ! La fin du repas sera animée car nous sommes les témoins d’un mini drame. Nous avons été intrigués dès notre arrivée par l’attitude d’un homme. Il a le verbe haut et le geste large, l’apanage qui sied à tout individu décontracté, bien dans sa peau et surtout au dessus de tout soupçon. Mais il en fait peut-être un peu trop et c’est sans surprise que nous découvrons qu’il n’est qu’un vulgaire petit escroc. Il a trouvé le moyen de partir sans payer et ce sont les cris de colère du restaurateur qui nous font lever d’un bond. Collés contre le bord de la rampe sur la terrasse qui surplombe la route, nous tentons avec force gestes, d’attirer l’attention du mauvais payeur, lui accordant encore le bénéfice du doute. Après tout, ce n’est peut-être que de l’étourderie ! Il est écoeuré le patron du resto ! On a maintenant la certitude qu’Arabes et Berbères ne sont pas copains du tout ! Allons bon ! Cap sur Boulmane-du-Dadès et direction Tinerhir. Un œil fébrile sur le voucher qui me donne l’adresse de l’hôtel : « la casbah de Tombouctou, 126, av.Bir Anzarane ». Fouette cocher ! Tinerhir est une étape importante et le point de départ de nombreuses excursions dont celle des célèbres Gorges du Todra. On nous en a tellement parlé que nous nous engageons dans la route qui y mène, négligeant l’entrée de la ville et la possibilité de rejoindre notre hôtel. La végétation luxuriante prouve que l’eau est toute proche. Les nombreux palmiers et arbres au bord du chemin poussiéreux cachent à demi les magnifiques casbahs de pisé de l’autre côté du torrent. Nous sommes pratiquement au niveau de la rivière. Et puis, la route s’élargit, et nous succombons sous le charme de la palmeraie, de la ville ocre et rouge que l’on découvre au loin, des champs minuscules, cultivés avec soin. Nous descendons de voiture et essayons de fixer sur la pellicule ce morceau de paradis !
Après avoir consulté la carte routière et compris que la nuit tomberait sur nous avant peu de temps, nous retournons sur nos pas et faisons notre entrée dans la ville. Celle-ci a l’air animé et la large avenue est bordée de magasins et d’ateliers artisanaux eux-mêmes situés sous de grandes arcades. Je repère la poste près d’un grand espace arboré et me souviens des cartes postales à envoyer aux amis. Ne pas reproduire la mésaventure de Marrakech et ne pas oublier de vérifier les adresses avant la mise en boîte ! (Certaines cartes ne sont parvenues à leur destinataire qu’au mois de février !!! Le « facteur à dromadaire » a eu bon dos ! Hi Hi Hi) La Casbah de Tombouctou. Mais où est-elle ? Nous l’avons dépassée quand, tournant la tête j’aperçois, son enseigne lumineuse coincée entre deux magasins. Soupirs de soulagement, demi-tour. Garés devant une boutique qui vomit à tue-tête la dernière chanson à la mode, nous déplions nos jambes engourdies et prenons la mesure de notre fatigue. C’est un catalan, Roger Mimo, qui, amoureux de l’architecture du Maroc et particulièrement de cette région, a restauré une ancienne casbah. Le couloir qui mène à la réception, est tapissé de photos qui rappellent aux voyageurs l’ampleur des travaux effectués. Chaque chambre a son propre décor. Le mobilier en bois de laurier-rose, le crépi de terre sur les murs, les plafonds en tataoui, (Technique décorative : baguettes de lauriers, peintes, assemblées et entrecroisées entre les poutres d'un plafond, formant un décor géométrique), les tentures et rideaux aux couleurs chaudes et profondes, la jolie salle de bain, les sofas sur lesquels on peut s’écrouler, les lumières tamisées qui donnent une ambiance sensuelle à la pièce, nous font taper des mains de joie ! Vite, photo ! Finalement, un peu plus de lumière ne serait pas de trop ! Déjà que je suis un peu contrariée de l’épisode « promenade apéritive », il ne faut pas m’énerver ! Non, je rigole ! Mais c’est vrai aussi, pas moyen de flâner le nez au vent dans ce pays ! Mes cartes postales à la main, je marche aux côtés d’Huguette quand un jeune homme nous accoste. Il est « mimi » tout plein et parle bien le français. Il a l’air content de deviser avec nous et nous l’écoutons attentivement quand il nous parle de sa vie, de ses études. Nous sommes près du parc dont je parlais tout à l’heure et le bureau de poste n’est pas loin. Et voilà qu’un deuxième luron se joint à notre groupe ! (Peut-être même « larron !) Largement moins mignon que le premier et surtout beaucoup plus pressant ! L’ambiance change d’un coup et on a un petit mouvement de contrariété qu’il perçoit très vite. Alors il change de façon de faire et semble remarquer les cartes que je tiens à la main. Pour dissiper le malaise, je lui demande à quel endroit je pourrais déposer ces dernières. J’aperçois au même moment une boîte aux lettres sur la façade de la poste juste en face de nous et me dirige donc par là. Mais non, il me prend vigoureusement par le bras et me dit : « Non, non, par là c’est mieux ! »- Et je me retrouve propulsée à la vitesse « grand V » sur le côté gauche du bâtiment et devant une ouverture dans le mur qui ressemble à celle d’une ancienne boîte. Je proteste en lui disant : « Tu es sûr que mes cartes ne vont pas être perdues ? ». Il affirme énergiquement que je n’ai aucun souci à me faire, que c’est vraiment là qu’il faut que je pose mon courrier, bref, je cède car il est trop ch…, je ne dis pas le mot ! Je glisse avec appréhension mes cartes dans le trou béant et les lâche avec regret sous l’œil attentif de mon compagnon. Le bruit que je perçois me rassure quelque peu, on dirait que la boîte est bien remplie. Est-elle régulièrement vidée ? That’s the question ! Je me méfie de lui et l’avenir me prouvera que j’avais tort d’un côté et raison de l’autre ! Le courrier a bien été expédié, mais il est parvenu tellement tard à leur destinataire que je garde toujours un doute quant à la vélocité avec laquelle il a été traité ! C’est bien entendu au moment de les quitter que cela se complique un peu ! Ils essaient l’un et l’autre de nous retenir, veulent nous accueillir chez eux, nous invitent à prendre le thé et surtout, à admirer les tapis que fabriquent leurs mamans ! Et comme d’habitude, sans obligation d’achat !!! Du coup, fini la promenade, nous repartons vers l’hôtel ! Quelle barbe ! Il doit pourtant y avoir de jolies choses à voir dans cette ville ! Il y a devant La Casbah de Tombouctou, une cabine téléphonique. Guichou s’y engouffre, elle veut parler avec Floflo. Mais le bruit de la rue et le magasin de disques en face qui diffuse toujours à tue-tête le dernier tube, la gênent et elle est déçue de ne pouvoir entendre la petite. Plus loin un Point Phone va nous sauver. Pour quelques dirhams échangés avec le monsieur de service, nous pourrons communiquer avec nos enfants respectifs. Quel bonheur d’entendre leur voix ! Il faut aller se coucher, demain le programme est chargé. Visite des gorges du Todra puis départ vers Merzouga et les belles dunes ! J’ai des fourmis dans les jambes rien que d’y penser. Vite, vite !
Nous nous arrêtons pour la deuxième fois à l’endroit qui nous avait tant plu la veille. La lumière du matin magnifie la vue que nous avons sous les yeux. Tout paraît paisible jusqu’au moment où les pétarades d’un moteur de mobylette donnent l’alerte. Nous tournons la tête de ce côté quand Jean nous signale un autre intrus. Comme sorti de terre, un homme que nous n’avions pas vu, s’approche de nous. Nous rentrons dans la voiture, maudissant cette mauvaise habitude qu’ils ont tous : harceler les touristes ! Comme les gorges du Dadès, le départ se fait à peu près au niveau de la rivière et la vallée est assez large. De nombreux campings et auberges jalonnent le parcours, puis vient la partie la plus spectaculaire : un défilé de quelques dizaines de mètres de large avec des parois verticales de près de 300m de haut. Petite déception pour moi qui aurais bien voulu aller plus loin, mais il faut laisser la voiture et continuer à pied, alors…Et puis il y a encore du chemin à faire, ce soir nous devons dormir dans le désert…Youpi ! Jean est un peu préoccupé par cette étape et nous presse de partir. Retour sur Tinerhir et direction d’abord Erfoud, puis Merzouga représenté par un tout petit point sur la carte ! Je me rassure en regardant les derniers vouchers. Prochain contact : LE KSAR BICHA. Au moins 200 kilomètres à parcourir, il vaut mieux ne pas s’attarder. Erfoud est encore assez loin. Cette ville est importante car située à l’entrée du désert. On peut dire que c’est la capitale touristique de la région : hôtellerie florissante et nombreuses boutiques artisanales. Ici est commercialisée la fameuse « pierre d’Erfoud », pierre noire incrustée de fossiles. Nous allons avoir plus d’une fois la frayeur de notre vie, en évitant de justesse tout le long de la route qui nous mène à Merzouga, de téméraires vendeurs de pierre qui se jettent carrément sous nos roues. Cette route goudronnée s’étire devant nous et le contraste est frappant : la palmeraie, alimentée par l’eau qui coule invisible, déploie avec magnificence de superbes palmiers, tandis que quelques mètres plus loin, les cailloux fleurissent par milliers ! Des hommes creusent la terre pour dénicher sûrement les pierres qu’ils proposeront aux touristes, tandis qu’une femme, juchée sur un petit âne, vient de récolter quelques légumes dans un des jardins de l’oasis. Autrefois nomades, les populations berbères se sédentarisent de plus en plus et occupent pratiquement tous les endroits situés le long des points d’eau. Leur condition de vie est bien rude et c’est avec beaucoup de respect que nous les observons. Nous ne pourrons nous empêcher d’éprouver quelques remords, lorsque nous ne serons pas assez généreux.

Puis, très vite, changement de paysage. Les cailloux dominent, plus de palmiers même clairsemés à l’horizon, la plaine (hamada) est immense, la lumière intense. Le regard se perd. Devant nous, la route toute droite, et sur les côtés, au loin, très loin, les prémisses du désert tout proche. Pas de marchands de pierre dans le coin, nous en profitons pour faire une « pause pipi » derrière l’un des mamelons pierreux en bordure de route . C’est là que je prendrai en photo les petites fleurs, pensant que ce serait les dernières que nous aurions l’occasion de voir, pendant un bon moment ! On « grimpe » sur les monticules de sable, imaginant déjà être au pied des dunes ! Michel n’a pas quitté son chèche, il est fin prêt pour affronter le soleil du désert. On ne voit plus que ses yeux bleus, je me surprends à penser à Lauwrence d’Arabie ! Non, Huguette, je rigole ! Quoique, fais gaffe quand même ! Lit-elle dans mes pensées ? Elle se rapproche de son mari et ne le quitte pas ! Encore une heure de route pour arriver aux environs de Merzouga. Le ksar Bicha, est-il avant ou après la ville ? Nous scrutons attentivement chaque panneau en bord de route, car les dunes de l’erg Chebbi, bien qu’encore éloignées, sont maintenant visibles. Euréka ! Nous y sommes ! Quelques kilomètres avant merzouga, une pancarte sur le bord de la route. C’est là ! Quelques arbres, du sable et des constructions ici et là. Pas d’erreur, nous sommes arrivés ! Jean gare le 4x4 et nous descendons timidement, cherchant un interlocuteur qui nous rassurera. Dans le hall de la réception, quelques bagages sur le sol attirent notre attention. Ce sont ceux du jeune homme qui se dirige vers nous. Il nous dit tout d’une traite : Qu’il vient juste d’arriver, qu’il est le nouveau cuisinier, que le patron n’est pas là, mais que si on le veut, il nous fait quelque chose à manger ! Dis donc, il est à l’air aussi désorienté que nous ! Va pour une omelette au fromage (qui nous restera un peu sur l’estomac) et quelques fruits. Pas faciles à manger, les grenades ! Il est là, le beau Ali. Je ne résiste pas à l’envie de vous le montrer. Petit coup d’œil à Huguette . Ah, si on était plus jeune ou… si nos maris n’étaient pas là !

Et il est coquin comme tout, il se moque de notre accent et s’amuse à répéter nos phrases en exagérant notre prononciation. Morveux, va ! Le gars qui doit nous prendre en charge pour la « traversée » du désert n’est pas encore arrivé et on parle du Paris-Dakar, du Trophée des Gazelles…et voilà Ali qui nous propose une petite démonstration dans les dunes avec le 4x4 que nous a loué Fouzia ! Les premières vagues de dunes ne sont qu’à une centaine de mètres du ksar. On craint un peu pour le 4x4, mais Ali a l’air sûr de lui et nous affirme que c’est un exercice auquel il se livre souvent et ce, avec n’importe quelle voiture. Alors… ! Les garçons ont l’air intéressé, les filles l’air effrayé…mais il y va de notre honneur, il n’y aura pas de dégonflé dans la troupe ! Ali s’installe au volant, Jean est à côté de lui, Guichou, Lilou et moi sur la banquette arrière. J’allume la caméra. Départ…pour l’instant, ça va, le terrain est plat ! On grimpe tranquillement sur la première dune, la crête est suffisamment large pour ne pas s’inquiéter. Cool ! Tout d’un coup, Ali braque le volant à 90° et voilà la voiture qui plonge dans le creux de la dune ! Maman !!! La caméra ne filme plus que le sol et l’instant d’après, que le ciel ! Bonjour le reportage ! Les garçons restent stoïques tandis que les filles commencent à pousser des cris d’orfraie ! Il faut que je sois honnête, c’est surtout moi qui crie ! Guichou rit, toujours aussi placide devant le danger ! Elle a confiance, paraît-il ! Et Ali qui répète et répète la manœuvre pour que les gars comprennent bien comment il faut faire ! Quand le conducteur sent qu’il ne peut plus rouler facilement sur la dune, il faut qu’il en redescende « fissa » en braquant le volant de cette façon et cela sans aucune hésitation ! Autrement, gare à l’ensablement ! Stop. Ali descend et Jean se met au volant. Je ne veux pas montrer que j’ai peur et serre les dents. Je ne veux pas que Jean pense à autre chose qu’à la conduite de ce maudit engin! J’ai confiance, mais !!! Jean est attentif et suit scrupuleusement les consignes d’Ali. L’ambiance est chaude dans le 4x4, surtout sur la banquette arrière ! Les cris fusent souvent et la caméra valdingue de tous les côtés. Je suis sûre qu’on aura le « tournis » simplement en visionnant le film ! Et le ballet continue : je monte, je roule et je descends à 90° ! Bon sang de bonsoir ! Je commence à avoir chaud partout ! Stop ! Tout le monde descend ! Nous sommes sur une portion de terrain relativement plat et c’est Lilou qui prend le volant. Je ne comprends pas pourquoi Huguette panique ! N’aurait-elle pas confiance en son mari ? On roule un petit peu encore quand Ali nous conseille de descendre. Allons bon ! Ou il en a marre de nous entendre crier, ou il n’a pas trop confiance lui aussi ! Je penche gentiment pour la première hypothèse ! Jean prend la caméra et nous regardons le véhicule s’éloigner. Tout baigne ! On les voit se diriger vers une dune, y grimper quelques instants et puis…Que se passe-t-il ?
4x4 stoppé en plein élan, perché sur la crête de la dune. Lilou qui essaie de redémarrer et qui apparemment n’y arrive pas. Ali descend et regarde sous la voiture, alors là, la panique revient. Zut ! Pourvu qu’il n’y ait rien de cassé ! Comment allons nous faire pour continuer ? Nous les rejoignons au pas de course et constatons avec effroi que la voiture est ensablée. Tout le monde à quatre pattes ! Nous nous servons de nos mains comme pelle de fortune et essayons fébrilement de dégager les roues du sable qui les maintient prisonnières
Plus de peur que de mal, Ali reprend le volant et nous ramène sagement au point de départ !
Allez, fini de faire des bêtises ! Revenons au ksar. Notre méhariste doit être arrivé ! Le voilà, il s’appelle Hassan, il a un sourire éblouissant et porte la tenue bleue des hommes du désert ! Les quatre dromadaires sont couchés sur le sable, jambes repliées sous le ventre. Leurs gros yeux ombragés de grands cils sont fixés sur nous. Ils mâchouillent je ne sais quoi et leurs mâchoires vont et viennent de façon fort disgracieuse d’un côté et de l’autre de leur bouche ! Hou lala ! Mon ventre a des gargouillis de mauvais augure ! Je regarde mes compagnons…ils ont un petit air qui me fait penser que je ne suis pas la seule à me poser des questions ! Nous avons noué tant bien que mal, notre chèche, Jean s’obstinant à ne rien vouloir sur le crâne ! Il a emporté son bonnet de ski bleu marine et le mettra sûrement plus tard. Hassan nous aide à grimper sur les bestioles, je me retrouve sur le premier, Guichou clôture la marche, les deux « gazous » entre nous deux. Ma pauvre monture doit supporter mon poids et celui des provisions qu’Hassan a chargées dans de gros sacs jaunes.
Huguette a été la première à faire le grand saut. Hassan lui fait la courte échelle, lui permettant d’enjamber plus facilement la bestiole qui n’a pas arrêté pour autant de ruminer. Sont-ce des ruminants, ces camélidés-là ? Que oui, je viens de vérifier ! On sait aussi qu’ils n’ont qu’une bosse et on voudrait bien la voir ! On a l’impression qu’on pourrait mieux caler notre postérieur si elle était visible. Mais la selle est cachée elle aussi sous une couverture et c’est au petit bonheur que nous y posons notre fessier ! Il sera bien difficile de rectifier la position lorsque ces charmantes bêtes iront l’amble. Guichou est concentrée et tient fermement le devant de la selle. Nous l’observons avec attention. Hassan, tout en maintenant Huguette, donne un léger coup sur les pattes arrière du dromadaire. Oh, purée ! On voit Huguette partir vers l’avant, puis vers l’arrière, l’animal est maintenant debout. Guichou nous domine largement ! C’est au tour de Lilou ! Pas de panique, tout se passe bien. Jean se retrouve haut perché dans la minute qui suit. Allez, bibiche, c’est à toi ! Qu’il est gentil cet Hassan ! Il voit que j’ai un peu peur et fait tout ce qu’il faut pour me rassurer. Les quatre dromadaires sont reliés les uns aux autres par une corde dont Hassan tient une extrémité. Nous sommes équipés pour cette expédition comme des pros ! Chaussures et pantalons de montagne, chèches noués laborieusement sur la tête pour certains, sacs à dos remplis d’affaires de toilette et de quelques vêtements. Et Hassan qui trotte dans le sable avec des nu-pieds éculés ! Il se retourne de temps en temps pour surveiller ses nouveaux compagnons. C’est dans une position tout à fait « confortable » que nous faisons nos premiers pas : jambes écartelées, dos ronds, pieds ballants, les mains fermement accrochées au pommeau de la selle invisible, le corps soulevé et balancé tantôt à droite, tantôt à gauche. Ah, elle a fière allure la caravane !
Cette photo a été prise par Hassan qui, pour ce faire, a dévalé la pente, pieds nus. Les dromadaires doivent être habitués à tout ce cirque car, livrés à eux-mêmes, ils n’ont pas bougé d’un pouce. Heureusement pour nous, d’ailleurs ! 
Mais que font ces gosses ? Ils courent après nous et réclament des bonbons qu’Huguette s’empresse de distribuer. Notre guide rappelle à l’ordre les gamins et leur dit de s’en aller car les dromadaires n’apprécient pas leurs cris et commencent à manifester du mécontentement. Ils se mettent à blatérer, et je vois avec effroi, sortir de la bouche fendue de ma monture, une énorme langue toute tordue qui s’agite dans tous les sens. Sa tête qui pivote vers les intrus me rappelle le film dans lequel jouait Coluche : « Banzaï » ! A part que là, ça ne me fait pas rire, mais pas du tout ! On demande à Huguette d’en finir avec ses largesses ! Le ksar Bicha est pratiquement hors de vue. Plus qu’une heure et demie à être ballotté de la sorte, ce n’est pas la mer à boire ! Où est-elle la mer ? Pour le moment, nous naviguons au milieu de vaguelettes de dunes. Le terrain n’est pas trop accidenté et nous cheminons « cahin-caha », en essayant de garder une assise à peu près correcte. On arrive même à prendre des photos et on pose des questions à Hassan sur le relief qui est autour de nous. On apprend que ces premières dunes ne sont pas stables, contrairement à celles que nous verrons plus tard, et qu’elles se déplacent souvent au gré des vents. Quelques courageux palmiers consolident leur attache à ce sol mouvant et des traces blanches par terre amènent d’autres questions. Ce sont des traces de sel qui, après évaporation de la rosée ou de l’eau qui tombe parfois, affleurent le sol. L’erg Chebbi est le massif le plus important du Maroc, il s’étire sur une trentaine de kilomètres et sur une largeur maximale d’une dizaine de kilomètres. Nous allons dormir dans le creux de la plus haute dune de l’erg : 150m de haut, la dune ! Je suis impatiente de la voir ! Les crampes dans les jambes, les douleurs sournoises au creux des reins, les adducteurs qui sont soumis à rude épreuve, nous font faire la grimace. On se tortille en essayant de trouver une position plus confortable, mais les « chevaux du désert » opposent de la résistance ! On échange quelques conseils difficilement praticables, on geint le plus doucement possible pour qu’Hassan ne se paie pas notre tête ! On monte sur la crête des dunes et on redescend dans les creux…comme avec le 4x4, mais on crie moins fort ! Le temps commence à peser à certains, n’est-ce pas Jean ? Il me semble qu’il fait un peu la tête, l’Aspois ! Ah, ce n’est pas sur un âne qu’il est assis ! Quel extraordinaire paysage ! Le soleil qui baisse à l’horizon, joue avec le relief et donne des couleurs changeantes aux dunes qui nous entourent de tous les côtés. La couleur dominante tire sur le rose et le beige orangé, mais selon la face qui est éclairée, la palette des nuances s’élargit. Tout est douceur, les courbes, les teintes, le silence. Et Hassan, qui se met à fredonner, ajoute un peu plus au bonheur ambiant !
Le sourire rassurant d’Hassan et son doigt pointé dans une direction : le bivouac est en vue. Effectivement, on aperçoit une tache noire au pied d’une immense dune rose. C’est là que nous allons passer la nuit ! L’aventure continue et les surprises vont se succéder, pour notre plus grande joie.
C’est avec quelques difficultés que nous descendons de nos montures. Aïe, aïe… ! Il faut redonner du jeu à nos articulations traumatisées ! Je commence à comprendre pourquoi Lucky Luke a les jambes arquées ! Le chamelier décharge les sacs qui sont sur la bête de bât, enlève les couvertures qui nous servaient d’amortisseurs, détachent les dromadaires et les fait coucher sur le sable à bonne distance de la tente. Ils les attachent ensuite les uns aux autres et les entravent pour empêcher toute velléité de fuite. Les animaux se laissent faire docilement et si la manoeuvre nous impressionne un peu, les voir continuer leur mastication sans broncher, nous rassure ! Le sol est jonché d’excréments et nous nous félicitons de ce que le campement soit plus loin. Nous dévalons la pente jusqu’à la grande tente noire et déposons en vrac nos affaires. Hassan nous suggère de grimper sur l’une des dunes qui nous entoure et de guetter le coucher du soleil.
Ce sera aussi l’occasion de se cacher pour faire un petit pipi. On est des humains, pas vrai ? Les toilettes aseptisées dont rêvait Huguette ne sont pas au rendez-vous !
Nos hommes se sont étendus sur le sable, se croient-ils à la plage ? Et Jean qui n’a pas enlevé son anorak !
Nous partons à l’assaut de la dune sans complexe, d’un pas bien décidé.
Mais bien vite, le souffle nous manque et les muscles de nos jambes se raidissent. Il nous semble impossible de faire les derniers mètres ! Nos « gazous » tendent vers nous une main secourable que nous saisissons précipitamment ! Quel spectacle ! L’émotion m’envahit totalement. Mon rêve d’enfant s’est réalisé ! Assise sur la crête de la dune, je regarde autour de moi et ne vois qu’une immensité de sable aux couleurs merveilleuses, des courbes harmonieuses où le regard se perd et s’alanguit. Ma poitrine est soulevée par un gros soupir de contentement, et je regarde mes compagnons. Nous restons, tous les quatre, un grand moment sans parler. On essaie de réajuster nos coiffes, on est dans le désert ou on n’y est pas ! Jean a mis son bonnet !!! Heureusement, nous n'avons pas de miroir, ce qui nous laisse tout à fait décontractés, face à l'objectif ! 😎 La position que nous occupons n’est pas très confortable et nous enfonçons bien fort nos talons dans le sable qui glisse sous nos pieds. En face de nous, tout au loin, la barrière rocheuse (la hamada du Guir) qui sépare le Maroc de l’Algérie, pays natal de Guichou. Nous jouons à la petite chèvre de Mr Seguin en voyant derrière nous, tout en bas, le minuscule campement et la silhouette bleue d’Hassan. Notre guide a l’air bien actif. On le voit en train de défaire les sacs, il serait peut-être temps d’aller lui donner un coup de main, et de visiter notre « hôtel » ! Ce bivouac est un ensemble de plusieurs tentes, de toiles noires, lourdes et épaisses qui ne laissent passer, une fois les pans d’ouverture rabattus, ni la lumière, ni le froid, ni la chaleur. A la gauche de la photo, la grande chambre que nous partagerons tous les quatre. A côté d’elle, un espace assez large où sont entreposés couvertures, matelas et oreillers. Formant un angle droit avec ce que je viens de décrire, une tente plus importante où se déroulera le repas. Personnellement, Jean et moi connaissons les « joies » du camping. Guichou et Lilou vont apprendre à vivre au ras du sol et prendrons même du plaisir à s’étaler sur les coussins qui nous servent de siège ! Hassan s’active et pèle oignons, pommes de terre, tomates et poivrons. Il refuse gentiment notre aide et dit que tout sera prêt dans un moment ! Il a l’air un peu intimidé ou tout simplement préoccupé par toutes les tâches qu’il doit accomplir en si peu de temps. Nous le laissons vaquer à ses occupations et, mollement étendus sur les coussins, nous essayons de récupérer de la rando à dos de chameaux ! La nuit tombe tout doucement, le ciel s’étoile de plus en plus. Un trépied posé sur le sol et relié à une bonbonne de gaz accueillera le tajine, le lourd plat de terre brun vernissé que nous avons aperçu à l’entrée. Hassan a émincé les oignons, les pose au fond du plat et ajoute les morceaux de poulet. Il alterne les lamelles fines de pommes de terre, les rondelles de tomates et les lanières de poivrons, sale le tout avec du gros sel, met des épices et de l’huile, ferme le plat avec le couvercle en forme de cône qui permet à la vapeur condensée en fines gouttelettes de retomber sur les mets et de se mêler au jus ! Miam ! Les parfums qui s’échappent très rapidement du tajine sont tout à fait alléchants et nous serons soumis à rude épreuve pendant environ deux heures. Notre cuisinier est amusé par la curiosité qui nous anime.

Que fait-il maintenant ? Il émince à nouveau un gros oignon rouge, il coupe en minuscules dés les tomates, les poivrons verts, les concombres, et arrange harmonieusement le tout dans un grand plat. Il a gardé un concombre qu’il pèle, coupe en plus gros morceaux qu’il évide et met une olive noire dans chacun des trous ainsi faits. Le plat est maintenant agrémenté d’une jolie couronne de concombres aux olives ! Il est fier Hassan, de la jolie photo que nous lui montrons ! Le plat principal mijote doucement, la salade est prête, Hassan a l’air content de lui. Nous sommes installés plus ou moins confortablement sur les coussins, et il nous rejoint en tenant dans ses mains un taârija, instrument à percussion en céramique et cuir de chèvre. Je suis assise à côté de lui et il me tend une paire de crotales appelés aussi qarabek. Je suis sensée l’accompagner en rythmant avec ce truc-là le chant qu’il entonne pendant qu’il frappe avec ses doigts ou la paume de ses mains sur le taârija ! Je tourne et retourne dans mes mains ces morceaux de métal et reste perplexe quant à la manière de faire vibrer ce drôle d’outil ! Hassan rit de toutes ses dents et daigne enfin nous expliquer comment s’en servir. Effectivement, il y arrive beaucoup mieux ! Alors, chacun notre tour, nous allons essayer à sa plus grande joie, d’accompagner le chant monocorde et néanmoins enthousiaste qu’il recommence.
On se coince les doigts, on n’arrive pas à suivre, peu importe, c’est vraiment une partie de rigolade !
Et puis voilà qu’il veut jouer aux devinettes et demande si on connaît des histoires. J’en ai une en mémoire, celle que nous a racontée le berbère « marchand de bijoux hors de prix » de Âït- Benhaddoù. --« Quelle différence y a-t-il entre un chameau et une femme ? »--Il me regarde et ses yeux noirs sont interrogateurs. Ah, je lui en bouche un coin !--« Avec un chameau, tu traverses le désert, avec une « gazelle », toute la vie ! » Et vlan !
Dans l’élan, on apprend qu’il a une femme « Fatima » et, je crois deux enfants, qu’il est pour les mariages d’amour, mais en même temps, on sent bien que le poids de la famille et le choix de celle-ci pour choisir une épouse « bien », est très important !
--« Car si les parents de la future épouse sont bien, il y a de fortes chances pour que la jeune fille le soit aussi !!! »--dixit Hassan ! Et ce n’est ni Guichou ni moi, qui avons été choisies sur ces critères, qui allons le contredire !
Devinette, avec gestes à l’appui : --« Qui est plein comme ça et vide comme ça ? » Il met tantôt la paume de la main vers le bas, doigts légèrement recourbés, tantôt tournée vers le haut ! C’est à notre tour d’avoir l’air interrogateur ! Assis en tailleur, il se balance d’avant en arrière en riant fort ! On lui fait répéter et le mystère reste entier. Alors il dit d’une voix puissante qu’il y a quelqu’un parmi nous qui pourrait répondre ! Allons bon ! Qui est-ce ? C’est Jean, et l’objet à deviner, il l’a sur la tête…son bonnet ! Quelle rigolade ! Ah quand on est heureux, il en faut peu !!! Tout content, le naïf Hassan ! Puisque c’est ça, on s’en rechante une autre ! Bon, les paroles, c’est plutôt difficile, mais l’air, no problem ! On arrive à fredonner le leitmotiv qu’il nous chante depuis le début ! Il s’amuse à nous appeler par l’équivalent en arabe, de nos prénoms : Mostafa (Jean), Mohammed (Michel), Radija (Huguette) et Fatima (Marie). Je ne garantis pas l’orthographe pour le pseudo de Guichou !
Le moment tant attendu, arrive. Le repas va nous être servi sous une tente berbère, au cœur du désert, par un superbe homme en bleu ! Le top du top ! Bien sûr, il a mis des fourchettes, mais le plat est au centre de la table et comme la coutume le veut, ce devrait être avec les doigts que nous devrions partager ce bon plat. J’observe Hassan et j’ai envie de faire comme lui. Je tiens un morceau de pain dans la main gauche et approche la main droite du plat. J’essaie d’attraper le plus adroitement possible la nourriture, en me servant seulement de trois doigts, « les doigts d’Adam ». L'expression "manger avec la fourchette d'Adam" est une phrase polie pour désigner le manque de savoir-vivre dans la manière de se nourrir ou pour assumer soi-même le fait de manger avec ses doigts. (manière de vous montrer, chers lecteurs, que je me suis enrichie au hasard de mes recherches !) 😉 Pas fastoche ! Mais j’y arrive quand même et déguste ce poulet cuit à l’étouffée avec gourmandise. Cela ressemble fort au poulet aux oignons que l’on fait cuire à la maison, mais avec un parfum de je ne sais quoi qui fleure bon les vacances ! Les derniers morceaux de pain enlèveront les dernières fibres « oignons-poulet » caramélisées au fond du tajine ! Re-miam ! Hassan débarrasse la table et ne veut pas être aidé. Il est tout fier de ses nouveaux « invités » et nous parle avec dédain de ces touristes, je crois Japonais, qui --« eux manger, dourmir, ci tout ! Fatigués, toujours fatigués !». Pas marrants, les Japonais ! Et voilà qu’il nous parle, japonais, allemand et anglais ! Quelques mots et expressions certes, mais là, il marque des points ! Sacré Hassan ! Et il rit à gorge déployée en voyant notre air stupéfait ! On lui pose plein de questions et il répond avec application. Il est quelquefois difficile de comprendre « son français », nous essayons de parler plus lentement pour qu’il comprenne le « notre » ! On demande de quelle matière est faite la tente. Il répond--« avec des bouts d’étoffes tissées par les femmes, avec de la laine de chèvre et de chameau », il ajoute et là, nous tendons l’oreille, perplexes, (Je vais écrire phonétiquement, du moins essayer !!!)--« et y en a disicour. » --Disicour ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Et il s’obstine à répéter ce mot, ne comprenant pas notre étonnement. Il ne parle plus, réfléchit puis, un éclair dans les yeux, il nous pose une autre devinette. -« Tu as une voiture--oui--Tu as quatre roues--oui--Alors, tu as une disicour-- ! Mais bon sang, oui, il y en a une « DE SECOURS » !!! On comprend alors ce qu’il voulait dire. Les femmes tissent toujours un morceau de tissu en plus pour pallier d’éventuelles déchirures dans la toile, la voilà la « toile disicour » ! Et allez, une autre pinte de rire ! Comme il rit aussi fort que nous en se tapant sur les cuisses, je me demande qui se moque de l’autre. Hum ! La nuit est complètement tombée depuis un bon moment, il serait temps d’aller faire un tour dehors. Brrr ! Il fait froid, et nous remettons bien entendu le chèche autour de notre tête. Il nous va si bien ! 🤪 Jean enfonce son bonnet au ras des oreilles ! Hassan nous promet de nous faire faire du « ski berbère » sur les dunes ! Il faut d’abord y grimper, sur les dunes ! Elles sont là, qui se détachent sur un ciel étoilé. Le silence est parfait, on a le nez fixé sur le firmament et Hassan nous dit d’observer le ciel attentivement. Les étoiles « ithri ou titrit » filantes sont légion dans le coin. Bien entendu, j’en vois plein et Jean se moque de moi en me disant que je me laisse influencer. Mais non, je suis sûre que j’en aie vues ! Je veux en avoir vues ! C’est trop beau, trop magique ! Et la lune qui nous sert d’éclairage a un bien joli nom en berbère : Ayour. On pourrait presque dire qu’on y voit comme en plein jour si ce n’était l’absence de couleurs ! Et Hassan qui rigole doucement devant notre émerveillement et qui se moque de nous en transformant en «ci tri jouli » le « Oh que c’est joli ! » qui nous échappe à chaque instant ! Allez, faudrait voir de là-haut ! Départ en fanfare et arrivée dans la douleur ! Encore les mains tendues pour les fragiles gazelles ! Ici, on a le droit et même le devoir d’être moins forte que les hommes. Quel bonheur ! On rit, on se bouscule, on fait semblant d’avoir peur ! Le sable file un peu sous nos pieds et la notion des distances nous est devenue étrangère. La tente paraît bien petite, tout en bas et Hassan veut nous faire descendre la dune en courant ! Droit devant nous ! Maman !!! Bien sûr les trois hommes ricanent devant nos appréhensions. Ils tiendront pourtant fermement nos mains pendant la descente. Mais qu’est-ce qu’on peut s’amuser dans le désert ! Une vraie cour de récré ! Quelques dizaines de mètres plus bas et il faut penser à « dourmir » comme dit Hassan. D’abord attraper les matelas, les draps, les couvertures, les coussins, tout cela à la lumière de la lune, aidée par la lampe tempête du guide et celle électrique de Jean. C’est à quatre pattes que nous entrons dans la chambrette. Nous disposons les quatre matelas sur des tapis qui nous isolent du sable. Les lisle d’un côté, les Lamazou de l’autre ! Ce n’est pas un club d’échangiste ici ! Il y a quelques trous dans la toile de notre côté et Jean chasse les courants d’air en les bouchant avec les sacs à dos !
Là encore, Hassan veut faire son boulot tout seul, je l’aide quand même à étendre les draps, à disposer les trois couvertures, (oui trois et elles ne seront pas de trop !) et il est exigeant, pas de faux plis, tout est au carré ! Les deux lits sont faits, Hassan disparaît, emportant avec lui la lampe tempête. C’est à la faible lueur des piles Wonder que nous nous déshabillons. Enfin, déshabiller n’est peut-être pas le mot le plus approprié, car si nous enlevons nos habits de « baroudeurs », c’est pour enfiler survêtements et pull-over, et même garder le bonnet sur la tête pour Jean ! On se faufile sous les couvertures en rigolant encore. Va-t-on pouvoir dormir ? Peut-être pas tout de suite ! La lampe de poche est éteinte, on essaie de reprendre notre sérieux, quand un sifflement se fait entendre du côté de la « chambre » de nos amis ! Ils sifflotent tous les deux en nous affirmant qu’ils ne peuvent s’endormir que de cette façon…et c’est reparti pour le fou rire ! La fatigue sera la plus forte et nous fera glisser dans les bras de Morphée. On aimerait se réveiller de bonne heure pour assister au lever du soleil ! 7h, vite, debout ! On remet les habits de la veille, la toilette se fait très succinctement, quelques lingettes imbibées nous servent de gant de toilette ! La portière en toile noire est tellement lourde que nos hommes doivent se mettre à deux pour la soulever ! Un petit pipi en cachette derrière la tente, brossage des dents vite fait ! Le soleil n’attend pas, il faut regrimper là-haut ! Quelle merveille encore une fois ! Mais c’est qu’ils deviennent très sensibles, les petits béarnais ! Assis au sommet pour la dernière fois, on assiste sans parler à l’apparition du « tafukt » (le joli nom du soleil en berbère). Comme il est content Hassan, ou plus sûrement après maintes recherches, AFSAN. Peu importe, il répond avec bonne humeur quand nous l’interpellons et nous a pardonné s’il y a erreur ! Le regard fixé sur la barrière rocheuse de la frontière algérienne, la hamada du Guir, nous n’arrivons pas à quitter notre poste de gué tout là-haut. Nous jouons avec le sable et le laissons filer entre nos doigts, admirant la couleur rose que lui donne le soleil naissant. Peu de paroles échangées, nous dégustons ce moment de plénitude et laissons notre regard errer sur cet espace magique. (J'ai rêvé de voir le désert pendant des années, et je trouve le moyen de ne pas ramener de sable ! Heureusement, les semelles de mes chaussures auront eu la bonne idée de pailler à mon étourderie. Je prélèverai avec soin sur un papier journal, les grains rosés de la belle dune, qui s'étaient cachés dans leurs crans. ils sont maintenant à l'abri dans un petit tube de verre ! Je suis un peu fada, par moment !)
Hier était la première fois, ce matin, la dernière ! On a un peu le cœur gros ! Il faut se faire une raison et rejoindre notre guide qui est toujours en train de s’affairer près de la tente. Il prépare notre petit déjeuner et il faut lui faire honneur.
Il y a sur la petite table basse tout ce qu’il faut pour passer un bon moment ! Le sempiternel thé à la menthe (ataye), le pain omni présent lui aussi (khoubz), le pot de confiture de facture européenne et les petits morceaux de beurre dans une coupelle, nous mettent en appétit ! « Saha » nous dit Hassan, bon appétit ! Nous lui répondons en chœur, --Saha- tout content de parler sa langue. Et j’ajoute pour le faire rire, au moment où il me sert le thé -« Choukrane bezef ». C’est garanti, à chaque fois, il rigole ! Quel bon public, cet Hassan ! Nous défaisons nos lits et rassemblons nos affaires personnelles pendant qu’Hassan range les ustensiles de cuisine dans un coin de la tente principale. Il recouvre le tout d’un linge et remplit à nouveau les sacs jaunes qu’il remet sur le dos de mon dromadaire. Eh oui, c’est encore moi qui porte tout ! D’ailleurs je suis la première à grimper la dune, déjà « bien » en place sur mon canasson ! Mes compagnons sont à pied et grimpe péniblement jusqu’à l’endroit où leurs montures les attendent paisiblement. Jean a eu un moment l’intention de faire le chemin du retour à pied, craignant pour ses jolies fesses ! Réflexion faite, il remonte sur le dromadaire qui n’attendait que lui !
Hassan entonne la litanie de circonstance, « Fatima, Radija, marhaba à Sahara…Mohammed et Mostafa etc…etc… »
Et nous, ballottés comme des paquets de linge sale, essayant de garder le sourire malgré les douleurs récurrentes dans nos fessiers, dos, adducteurs et cie, chantonnons de concert.
M’éloigner de ce site merveilleux me fait mal au cœur et j’emmagasine le maximum d’images. Hassan nous signale des traces sur le sable, c’est un fennec qui est passé par là ! Ici, ce sont sûrement celles d’un petit lapin ! Si je voyais le « Petit Prince » caché derrière une dune, je ne serais pas plus étonnée que ça ! Des touffes d’herbes raides et jaunies poussent de ci de là, et nos dromadaires tendent le cou pour les arracher plus facilement. Oh, la bestiole ! Ne te penche pas trop comme ça ! Et pas besoin de secouer tes pattes de cette façon ! Hassan nous explique que c’est à cause du sable qui pénètre entre leurs doigts de pieds ! Bon, alors c’est bon ! Cela ne ressemblait tout de même pas à des ruades, mais on est plus rassuré ! Le roulis, auquel on est soumis depuis un moment, nous endort un peu et les ombres qui s’étirent sur le sable nous hypnotisent. Attention au mirage ! Non, attention surtout au troupeau de dromadaires qui arrive droit sur nous ! Ceux-là ne sont pas attachés les uns aux autres et visiblement, aimeraient en découdre avec les notres ! Ils sont gardés par un jeune homme qui se fait enguirlander par Hassan. Notre guide fait de grands moulinets avec les bras, poussent de grands cris pour empêcher l’affrontement. Eh bien, les touristes n’en mènent pas large ! Manquerait plus qu’on soit désarçonné ! Boudiou, comme dit Guichou !Rencontre privilégiée entre deux dunes. La femme d’Hassan, accompagnée de ses enfants, à la recherche d’herbe à chameaux, nous offre un joli sourire. On taquine Hassan en lui disant que sa femme s’ennuyait de lui et que c’est pour ça qu’elle vient à sa rencontre ! Il rit, Hassan de toutes ses dents ! On fouille nos poches à la recherche de friandises et on leur donne la bouteille d’eau que l’on n’a pas bue. Moins de poésie dans l’air depuis un moment. Est-ce parce que nous apercevons loin devant, les premières constructions bétonnées des multiples ksars de Merzouga ? Est-ce parce que les dunes sont plus petites, plus espacées et que nous sentons bien que le voyage initiatique prend fin ? Awah, chouf ! (J’y crois pas, regarde !) Quelle désillusion ! Une sonnerie ténue parvient à mes oreilles, Hassan a un « tilifoune » (je n’invente rien, ça s’écrit comme ça ! Hi hi hi ! ) caché sous sa djellaba ! Le patron doit appeler, d’autres clients attendent sûrement ! Voilà qui sonne le glas de notre « aventure », redescendons sur terre…et d’abord de nos dromadaires ! Aïe…Ouille…dur de reprendre contact avec le sol ! Besslâma, Hassan, Ali et l’erg Chebbi ! (Au revoir !)
Les bagages sont chargés dans le coffre et nous n’avons vraiment pas le temps de nous attendrir outre mesure ! C’est Lilou qui prend le volant et je n’y vois personnellement aucun inconvénient puisqu’il n’y a plus de dunes à grimper !!! Juste une longue étape à faire, car il n’y a pas moins de 400kms qui nous séparent de Zagora. Un coup d’œil sur la carte routière et passage obligé dans la ville de Merzouga où nous aurions aimer faire le plein d’essence. Mais les regards curieux et, nous semble-t-il, peu amènes de ses habitants, ne nous incitent pas à nous attarder ! Les a priori ont du mal à s’estomper ! Dès que l’on se retrouve au milieu de la multitude, les mauvais réflexes jouent encore ! C’est sûrement jour de marché et le souk s’étale tout le long de la rue principale. Il est vrai que les touristes sont peu nombreux et bien sûr, nous avons l’impression d’être observés plus attentivement. Alors, n’écoutant que notre « courage », nous demandons à Michel d’accélérer et de sortir le plus rapidement possible de la ville ! Il faut revenir sur nos pas, direction Rissani, et ce ne sera que deux heures plus tard, à la sortie d’une ville dont je ne me rappelle plus le nom, que nous ferons le plein du 4x4 et celui de notre petit ventre ! La jeune fille qui prend notre commande n’a pas l’air de s’affoler, nous sommes les seuls clients, du moins pour le déjeuner, et elle envoie tout simplement un adolescent, chercher légumes et cigarettes au marché que nous venons de traverser ! Puis elle préparera le tajine aux légumes et nous le servira en terrasse ! Plus frais, tu meurs ! Pendant ce temps, comme nous sommes au premier poste pour surveiller tout ce qui bouge autour de nous, nous nous amusons à commenter l’animation qui règne au niveau des pompes à essence. Ce n’est qu’un va et vient de voitures et camionnettes aux fortunes les plus diverses ! Apparemment, certaines servent de taxi et nous voyons avec stupeur, s’entasser dans l’une d’elles, un nombre incroyable de gens ! Le fou rire nous prend, quand d’autres personnes prennent place sur la galerie ! Y a-t-il un code de la route au Maroc ? Bien sûr, mais il est transgressé tellement souvent qu’on pourrait en douter ! Il fait chaud, la lumière du soleil puissante. La végétation est rare et la poussière que soulèvent les pneus de la voiture, dense. Nous roulons sur une route droite, aux balisages inexistants. Le paysage est splendide, une immense étendue désertique et la barrière rocheuse du djebel Ougnat sur notre droite, puis plus loin, celle impressionnante du djebel Sarhro.
On approche de Tazzarine, quelques palmiers apportent un peu de fraîcheur à notre itinéraire. La ville, ou ce que l’on en aperçoit, est assez moderne, les cybercafé, les téléboutiques et restaurants sont nombreux. Et puis, jusqu’à Nekob, ce n’est qu’une suite d’oasis et de kasbahs. Plusieurs oueds venant de l’Atlas, irriguent cette région qui vit de l’agriculture. (Maïs, blé, fèves et des tomates quand l’eau est assez abondante.)
oasis et jdebel Sarhro
kasbahs
le Draà