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Turquie du 31 mai au 13 juin 2009 en autocar English translation pending
😉31/05 : Ingwiller/Ancone (Italie)/en mer
1 heure du matin l'autocar de la Sté Mugler, basée à Ingwiller (67), est là. Mickael est notre chauffeur jusqu'à Lugano. En cours de route nous prenons des passagers, ainsi que notre conducteur pour tout le circuit soient 19 passagers et François. La traversée de la Suisse est sans problème, tout le monde dort. Les couvertures douillettes fournies par Mugler sont les bienvenues, il fait un peu frais. A Lugano, Mickael part pour l'Alsace en train et François prend le volant. Nous longeons le lac de Lugano puis passage en Italie. Arrêt petit déj dans un resto d'autoroute. La pluie est du voyage, rien de bien agréable avec une circulation très dense sur l'autoroute qui contourne Milan, Parme, Modène, Bologne. Nous arrivons le long de l'Adriatique. Mais l'horizon se confond avec la mer et la pluie redouble. A chaque villes importantes, François nous fait un commentaire bref mais intéressant
50 kms avant Ancone, STOP. Arrêt déjeuner dans un resto route. Le repas est compris dans le prix du voyage. Il faut donc prendre garde à ce qu'aucune autre personne s'intercalle dans notre groupe. François à la caisse et devinez Capucine qui fait la "police" à l'arrière car ils ne vont pas vite pour choisir leur repas nos alsaciens ! et les italiens commencent à s'énerver. Tout celà me rappelle de bons moments! Bon, tout le monde à table. Le repas est rapide car nous avons hate d'être en vue d'Ancone et de notre ferry. La pluie redouble, les derniers kilomètres se font prudemment car il y a beaucoup de circulation : campings cars, caravanes, camions, etc...qui se dirigent comme nous vers le port.
"ANCONE - porto - ferries", c'est pour nous. Il est là l' EUROPA PALACE de la MINOAN LINE.
Nous attendons sagement François qui est parti chercher les documents de passage. Rapides les formalités ! Il nous distribue nos boarding pass avec le n° de cabine. Le bateau est assez imposant : 214 m de long, 22 m de large. Nous embarquons avec un petit bagage. Le gros des valises reste en soutes. Dans un bruit assourdissant, les véhicules s'engouffrent dans les entrailles du bateau. Nous sommes le seul car français.
Après un bref contrôle des tickets, nous allons à la réception où l'on nous remets nos cartes de cabines. Un employé nous dirige vers nos cabine au pont 7, en extérieure. Celle-ci est assez spacieuse et est composé de 4 lits dont 2 supperposés, d'une table et d'un fauteuil, la cabine de douche n'est pas très grande : douche, lavabo et wc, climatisation, grandement suffisant pour une nuit ! Une douche et me voilà partie explorer le bateau. Il peut transporter 1922 passagers et il y a 732 lits. Les routards sont assez nombreux ainsi que les chauffeurs routiers. Ils couchent soit en cabine soit dans une salle aménagée de fauteuils inclinables. Les aménagements sont les mêmes que sur les bateaux de croisières mais en plus petit : une très belle réception avec au moins 2 personnes parlant français, 2 bars/salons, 2 boutiques, un casino, une discothèque, un écran géant TV, un self service et un restaurant "A la Carte". Le ferry a été construit en 2002 à Gêne. Je prends quelques photos, je retourne à la cabine. Bernard, malgré l'étroitesse de la douche ( le "Monsieur" 1, 90 m / 120 kgs) est propre comme un sou neuf . Nous décidons d'aller boire un verre avant le dîner à 19 h 30. Attention ! changement d'heure nous sommes en Grèce donc + 1 heure. A 18 h le bateau lève l'ancre et vogue la galère.
Le dîner au restaurant se déroule très bien, le menu est correct. Le personnel ne parle pas un mot de français mais nous sommes habitués et nous avons l'eau et le vin, d'ailleurs bien bon, sans soucis. Le restaurant est très bien, très lumineux et nous admirons la mer en dînant. Le repas terminé nous partons tous nous coucher, demain réveil à 7 H et depuis ce matin 1 h c'est long ! Bonne nuit. Capucine 18
1 Le Lac de Lugano 2 l'embarquement à Ancone 3 4 5 6 notre cabine au pont 7 7 la réception 8 Déco de la réception 9 10 : bars / salons 11 Notre cocktail 12 l'entrée du resto 13 14 le restaurant "A la Carte" 15 la piscine 16 le port d'Ancone vue du bateau sous la pluie
1 Le Lac de Lugano 2 l'embarquement à Ancone 3 4 5 6 notre cabine au pont 7 7 la réception 8 Déco de la réception 9 10 : bars / salons 11 Notre cocktail 12 l'entrée du resto 13 14 le restaurant "A la Carte" 15 la piscine 16 le port d'Ancone vue du bateau sous la pluie
Patagonie chilienne en août English translation pending
Bonjour,
Plusieurs petites questions pour organiser mon voyage :
je compte prendre l'avion de Santiago jusqu'à Punta Arenas puis remonter en bus jusqu'à Santiago. Quelqu'un à t'il déjà fait ce trajet en bus? je suis une jeune fille seule, cela peut-il poser problème (je suis habituée à voyager seule)
Je souhaiterai partir en Août en Patagonie Chilienne. Même si la période n'est pas la meilleure au regard du temps, les parcs sont-ils accessibles de la même façon? trouve t-on bcp de choses fermées à cette période?
Enfin les randos n'étant pas recommandées pour une personne seule, si il y a qqun à cette période pour marcher avec moi je serai ravie!! ;) Pensez-vous qu'il soit facile à cette période de rencontrer là bas des gens pour faire un brin de rando??
Merci!
Marianne
Plusieurs petites questions pour organiser mon voyage :
je compte prendre l'avion de Santiago jusqu'à Punta Arenas puis remonter en bus jusqu'à Santiago. Quelqu'un à t'il déjà fait ce trajet en bus? je suis une jeune fille seule, cela peut-il poser problème (je suis habituée à voyager seule)
Je souhaiterai partir en Août en Patagonie Chilienne. Même si la période n'est pas la meilleure au regard du temps, les parcs sont-ils accessibles de la même façon? trouve t-on bcp de choses fermées à cette période?
Enfin les randos n'étant pas recommandées pour une personne seule, si il y a qqun à cette période pour marcher avec moi je serai ravie!! ;) Pensez-vous qu'il soit facile à cette période de rencontrer là bas des gens pour faire un brin de rando??
Merci!
Marianne
Vers l'Orient dans les années 1970 English translation pending
Beaucoup de gens traversent la vie à un rythme pépère marqué par une succession de petits événements d’une tranquillité relative. D’autres, une minorité peut-être, passent par des étapes bouleversantes qui les marquent à tout jamais. J’appartiens à cette deuxième catégorie. L’une des expériences les plus marquantes de ma vie s’est déroulée dans les années 1970 et quelques, au Pakistan. Si j’ai pensé à plusieurs reprises qu’il vaudrait la peine de la « coucher sur papier », je ne l’ai pas fait jusqu’ici. C’est à peine si j’en ai raconté quelques fragments à mes meilleurs amis. La raison en est que bien des aspects de cette histoire sont très personnels, et aussi que la disponibilité des autres, même proches, est souvent limitée. De plus, une vie très active ne m’a pas laissé beaucoup de temps libre pour me mettre à écrire.
C’est une évidence que le « net », du fait qu’on peut y garder son anonymat, ouvre des portes nouvelles à la communication. Un forum de voyage est le site idéal pour raconter mon aventure: elle a été aussi bien un voyage dans une contrée exotique qu’un voyage psychologique. Je pourrais écrire pour ma propre satisfaction, celle de replonger dans mes souvenirs, et pourquoi aurais-je besoin d’en faire part à d’autres, surtout à des inconnus ? Mais écrire pour un public force à la concentration, et on devient plus exigeant avec soi-même. C’est pour cela donc que je vais maintenant tenter de pêcher dans les eaux profondes de ma mémoire, et offrir mes prises sur les étals de VF.
Quelques amis autour de moi avaient été en Inde, au Népal ou dans d’autres pays de cette région, et en parlaient avec émerveillement. Je brûlais de rejoindre le club de ces voyageurs et de moi aussi partir à la découverte. J’avais fait un premier voyage de France vers l’Inde, ou pour être plus exact dans la direction de l’Inde, que j’avais poussé jusqu’en Afghanistan. C’était pendant les vacances d’été, entre mes études. L’Afghanistan m’avait tellement plu que, de retour en France, je n’avais qu’une idée en tête : repartir et pousser plus loin le plus tôt possible. Ayant économisé au maximum pendant toute une année, sur mes très faibles rentrées d’argent, je pouvais me payer un aller-retour Paris-Kaboul avec Aryana Afghan Airlines, pour reprendre ma route là où j’avais dû l’interrompre l’année d’avant.
Bien que mon aventure se soit déroulée au Pakistan, il faut que je commence par mon premier voyage vers l’est, une mise en scène, disons. Cela intéressera peut-être ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller, et cela rappellera sans aucun doute bien des choses à ceux qui comme moi y ont été.
En Grèce J’avais fait de l’auto-stop à partir de Strasbourg. Allemagne du sud, Autriche, Yougoslavie. J’avais trouvé ce pays plutôt misérable, surtout après avoir passé Belgrade. Des images tirées de Tintin chez les Soviets me revenaient à l’esprit. Je marchais dans les faubourgs de Nis, qui est maintenant je crois la capitale de la Macédoine, où il n’y avait qu’un trafic léger de quelques bagnoles et de carrioles tirées par des chevaux. La nuit tombait et il n’y avait que quelques maigres loupiotes pour éclairer la route. J’avais acheté un pain dans une boulangerie, qui était loin d’avoir le pimpant d’une boulangerie française. Les hommes qui faisaient la queue ne m’avaient pas jeté un coup d’œil, je n’étais probablement qu’un va-nu-pieds comme tant d’autres et ne dépareillais pas trop. Le pain était infâme, dur et avec du gravillon mélangé à la farine. Mais j’avais, pour quelques sous, quelque chose dans le ventre.
Après une semaine de voyage, j’arrivais à la frontière de la Grèce. Il n’y avait qu’une douzaine de véhicules sortant de Yougoslavie pour entrer en Grèce, contre des centaines dans le sens contraire. La guerre entre la Turquie et la Grèce avait été déclarée le jour-même. Peu importe, j’avais été pris par des Français qui tenaient absolument à aller en Grèce, qu’ils connaissaient bien et qu’ils aimaient. Deux jours plus tard, je m’étais retrouvé à Athènes, et je ne me rappelle plus comment mais ayant fait la connaissance d’un Américain qui allait retrouver des amis de famille (pas des grecs), je l’avais accompagné et j’avais passé deux jours dans leur villa aux abords de la ville, à me la couler douce, jouer aux échecs etc. Une fois, j’avais cherché sur le poste radio et trouvé de la musique un peu plus intéressante, on m’avait immédiatement reproché d’avoir mis la radio sur un poste turc ! Je pensais « payer » mon accueil par la bonne compagnie que j’offrais, mais il était clair que je n’étais en fait qu’un pique-assiette et que je n’allais pas rester longtemps le bienvenu. De plus, je commençais à m’ennuyer, je trouvais ces gens trop bourgeois à mon goût. J’étais donc prêt à repartir. La route vers l’est était bien sûr fermée, du coup je m’étais dit que peut-être je pouvais aller dans les îles grecques et de là passer en Turquie quand cette vilaine affaire se serait tassée.
Je m’étais retrouvé à camper sur l’île de Chios, dans la mer Égée, sur le terrain derrière un petit hôtel familial. Les gens étaient d’une très grande gentillesse et avaient le cœur sur la main. Ils m’avaient pris en affection, s’amusaient de mon installation précaire au milieu des cailloux et des buissons, m’offraient le matin un grand bol de lait de chèvre chaud, pouah !, mais au moins j’avais quelque chose dans le ventre et gratis. Plus tard dans la journée, quand je revenais de ballade, il y avait toujours quelques hommes et femmes attablés sur la terrasse devant l’hôtel, et on m’invitait régulièrement à boire un petit ouzo avec eux: « Ouzo ennaki ! », ou était-ce « Enno ouzaki » ?, disaient-ils en rigolant, le verre porté haut en l’air. Un vieil homme qui vivait dans une masure au bord de la plage m’avait aussi invité à boire un coup et j’avais eu beaucoup de mal à le dissuader de tuer un poulet pour me faire à manger. Je ne connaissais pas un mot de Grec, mais j’essayais de baragouiner un peu. Je me rappelle quelques mots seulement : « nero », « krassi », « kannavi », « evkharisto poli », « parakallo ». Je trouvais cette langue tout à fait splendide. J’ai lu, bien plus tard, quelques très bons livres sur les anciens grecs, qui me fascinent et dont on ne dit pas assez à quel point ils ont transmis des éléments fondamentaux de la civilisation occidentale. On dit que le Grec est une langue indo-européenne, mais il est très probable qu’il y a dans cette langue, ancienne aussi bien que moderne, des sous-strates linguistiques qui précèdent la surface indo-européenne. Mais assez dit sur le sujet, que d’autres connaîtront bien mieux que moi. Je serai heureux, bien sûr, d’entamer une discussion sur la Grèce antique. Une chose dont je me souviens, c’est que Chios passe pour être le pays d’origine de Homère.
La nuit, on voyait les lumières de Çesme, en Turquie (prononcer « Tcheshmé »). Ce n’était vraiment pas loin, à quelques kilomètres, mais il était bien sûr impossible d’y aller. Les gens de l’île étaient effrayés par les Turcs si proches. Ils disaient « plus jamais, nous ne parlerons à ces gens ! ». Il n’y avait presque aucun touriste sur l’île, peut-être à cause de son éloignement, au nord, par rapport aux autres îles grecques, ou à cause de la guerre. Au bout de quelques jours, comme il était évident que ma route vers l’est n’allait pas passer par Çesme, j’étais revenu à Athènes. C’est peut-être sur le bateau ou sur le port que j’avais rencontré un Suisse Allemand avec lequel j’allais faire quelques jours de route, et que je vais appeler Peter pour faute de mieux. Si je me rappelle bien, il travaillait pour une organisation internationale, peut-être pour une branche de l’ONU. En tout cas, il connaissait très bien la région et se débrouillait assez bien en Grec, et comme j’avais pu m’en rendre compte par la suite, en Turc également. Il était plein de son expérience récente à Chypres, dont il revenait, où le gros du conflit entre les Grecs et les Turcs avait fait rage. C’est avec lui et peut-être un autre compagnon de fortune que j’avais pris le train pour remonter vers le nord de la Grèce, car on venait d’annoncer un armistice et nous avions eu écho que la frontière avec la Turquie était maintenant ouverte.
Sur des tronçons entiers de l’autoroute qui longeait la voie ferrée, les pylônes avaient été coupés ras, pour paraît-il permettre aux avions d’atterrir. Le soir, nous étions aux abords de la frontière, et nous pouvions entrevoir dans la pénombre des concentrations de troupes dans la campagne. Le train n’avait alors plus que deux fourgons, car il n’y avait que quelques voyageurs, une vingtaine au plus pour continuer vers la Turquie dans ce premier train qui passait la frontière depuis le commencement des combats. Immédiatement après avoir passé la frontière, des soldats turcs bien armés étaient montés et passaient le train au peigne fin. Plus intéressant, deux ou trois Turcs en civil, costume-cravatte, venaient s’asseoir pour bavarder avec les voyageurs. Celui qui s’installa dans mon compartiment nous offrit des cigarettes, passa de l’anglais à l’allemand quand il apprit de Peter qu’il était Suisse Allemand, puis échangea quelques mots en français assez correct avec moi. Il avait l’air très à l’aise, et je n’aurais pas été étonné, si un de nos compagnons avait été Hongrois ou Espagnol, qu’il passât facilement à leurs langues respectives. Il nous demanda si nous avions vu des mouvements de troupes du côté grec. Bien sûr, nous ne dirent pas un mot, allégeant d’avoir dormi à la tombée de la nuit. La conversation était polie et plaisante, mais il était hors de question que nous entrions dans le jeu des services de renseignements turcs.
« Suite au prochain numéro ! »
C’est une évidence que le « net », du fait qu’on peut y garder son anonymat, ouvre des portes nouvelles à la communication. Un forum de voyage est le site idéal pour raconter mon aventure: elle a été aussi bien un voyage dans une contrée exotique qu’un voyage psychologique. Je pourrais écrire pour ma propre satisfaction, celle de replonger dans mes souvenirs, et pourquoi aurais-je besoin d’en faire part à d’autres, surtout à des inconnus ? Mais écrire pour un public force à la concentration, et on devient plus exigeant avec soi-même. C’est pour cela donc que je vais maintenant tenter de pêcher dans les eaux profondes de ma mémoire, et offrir mes prises sur les étals de VF.
Quelques amis autour de moi avaient été en Inde, au Népal ou dans d’autres pays de cette région, et en parlaient avec émerveillement. Je brûlais de rejoindre le club de ces voyageurs et de moi aussi partir à la découverte. J’avais fait un premier voyage de France vers l’Inde, ou pour être plus exact dans la direction de l’Inde, que j’avais poussé jusqu’en Afghanistan. C’était pendant les vacances d’été, entre mes études. L’Afghanistan m’avait tellement plu que, de retour en France, je n’avais qu’une idée en tête : repartir et pousser plus loin le plus tôt possible. Ayant économisé au maximum pendant toute une année, sur mes très faibles rentrées d’argent, je pouvais me payer un aller-retour Paris-Kaboul avec Aryana Afghan Airlines, pour reprendre ma route là où j’avais dû l’interrompre l’année d’avant.
Bien que mon aventure se soit déroulée au Pakistan, il faut que je commence par mon premier voyage vers l’est, une mise en scène, disons. Cela intéressera peut-être ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller, et cela rappellera sans aucun doute bien des choses à ceux qui comme moi y ont été.
En Grèce J’avais fait de l’auto-stop à partir de Strasbourg. Allemagne du sud, Autriche, Yougoslavie. J’avais trouvé ce pays plutôt misérable, surtout après avoir passé Belgrade. Des images tirées de Tintin chez les Soviets me revenaient à l’esprit. Je marchais dans les faubourgs de Nis, qui est maintenant je crois la capitale de la Macédoine, où il n’y avait qu’un trafic léger de quelques bagnoles et de carrioles tirées par des chevaux. La nuit tombait et il n’y avait que quelques maigres loupiotes pour éclairer la route. J’avais acheté un pain dans une boulangerie, qui était loin d’avoir le pimpant d’une boulangerie française. Les hommes qui faisaient la queue ne m’avaient pas jeté un coup d’œil, je n’étais probablement qu’un va-nu-pieds comme tant d’autres et ne dépareillais pas trop. Le pain était infâme, dur et avec du gravillon mélangé à la farine. Mais j’avais, pour quelques sous, quelque chose dans le ventre.
Après une semaine de voyage, j’arrivais à la frontière de la Grèce. Il n’y avait qu’une douzaine de véhicules sortant de Yougoslavie pour entrer en Grèce, contre des centaines dans le sens contraire. La guerre entre la Turquie et la Grèce avait été déclarée le jour-même. Peu importe, j’avais été pris par des Français qui tenaient absolument à aller en Grèce, qu’ils connaissaient bien et qu’ils aimaient. Deux jours plus tard, je m’étais retrouvé à Athènes, et je ne me rappelle plus comment mais ayant fait la connaissance d’un Américain qui allait retrouver des amis de famille (pas des grecs), je l’avais accompagné et j’avais passé deux jours dans leur villa aux abords de la ville, à me la couler douce, jouer aux échecs etc. Une fois, j’avais cherché sur le poste radio et trouvé de la musique un peu plus intéressante, on m’avait immédiatement reproché d’avoir mis la radio sur un poste turc ! Je pensais « payer » mon accueil par la bonne compagnie que j’offrais, mais il était clair que je n’étais en fait qu’un pique-assiette et que je n’allais pas rester longtemps le bienvenu. De plus, je commençais à m’ennuyer, je trouvais ces gens trop bourgeois à mon goût. J’étais donc prêt à repartir. La route vers l’est était bien sûr fermée, du coup je m’étais dit que peut-être je pouvais aller dans les îles grecques et de là passer en Turquie quand cette vilaine affaire se serait tassée.
Je m’étais retrouvé à camper sur l’île de Chios, dans la mer Égée, sur le terrain derrière un petit hôtel familial. Les gens étaient d’une très grande gentillesse et avaient le cœur sur la main. Ils m’avaient pris en affection, s’amusaient de mon installation précaire au milieu des cailloux et des buissons, m’offraient le matin un grand bol de lait de chèvre chaud, pouah !, mais au moins j’avais quelque chose dans le ventre et gratis. Plus tard dans la journée, quand je revenais de ballade, il y avait toujours quelques hommes et femmes attablés sur la terrasse devant l’hôtel, et on m’invitait régulièrement à boire un petit ouzo avec eux: « Ouzo ennaki ! », ou était-ce « Enno ouzaki » ?, disaient-ils en rigolant, le verre porté haut en l’air. Un vieil homme qui vivait dans une masure au bord de la plage m’avait aussi invité à boire un coup et j’avais eu beaucoup de mal à le dissuader de tuer un poulet pour me faire à manger. Je ne connaissais pas un mot de Grec, mais j’essayais de baragouiner un peu. Je me rappelle quelques mots seulement : « nero », « krassi », « kannavi », « evkharisto poli », « parakallo ». Je trouvais cette langue tout à fait splendide. J’ai lu, bien plus tard, quelques très bons livres sur les anciens grecs, qui me fascinent et dont on ne dit pas assez à quel point ils ont transmis des éléments fondamentaux de la civilisation occidentale. On dit que le Grec est une langue indo-européenne, mais il est très probable qu’il y a dans cette langue, ancienne aussi bien que moderne, des sous-strates linguistiques qui précèdent la surface indo-européenne. Mais assez dit sur le sujet, que d’autres connaîtront bien mieux que moi. Je serai heureux, bien sûr, d’entamer une discussion sur la Grèce antique. Une chose dont je me souviens, c’est que Chios passe pour être le pays d’origine de Homère.
La nuit, on voyait les lumières de Çesme, en Turquie (prononcer « Tcheshmé »). Ce n’était vraiment pas loin, à quelques kilomètres, mais il était bien sûr impossible d’y aller. Les gens de l’île étaient effrayés par les Turcs si proches. Ils disaient « plus jamais, nous ne parlerons à ces gens ! ». Il n’y avait presque aucun touriste sur l’île, peut-être à cause de son éloignement, au nord, par rapport aux autres îles grecques, ou à cause de la guerre. Au bout de quelques jours, comme il était évident que ma route vers l’est n’allait pas passer par Çesme, j’étais revenu à Athènes. C’est peut-être sur le bateau ou sur le port que j’avais rencontré un Suisse Allemand avec lequel j’allais faire quelques jours de route, et que je vais appeler Peter pour faute de mieux. Si je me rappelle bien, il travaillait pour une organisation internationale, peut-être pour une branche de l’ONU. En tout cas, il connaissait très bien la région et se débrouillait assez bien en Grec, et comme j’avais pu m’en rendre compte par la suite, en Turc également. Il était plein de son expérience récente à Chypres, dont il revenait, où le gros du conflit entre les Grecs et les Turcs avait fait rage. C’est avec lui et peut-être un autre compagnon de fortune que j’avais pris le train pour remonter vers le nord de la Grèce, car on venait d’annoncer un armistice et nous avions eu écho que la frontière avec la Turquie était maintenant ouverte.
Sur des tronçons entiers de l’autoroute qui longeait la voie ferrée, les pylônes avaient été coupés ras, pour paraît-il permettre aux avions d’atterrir. Le soir, nous étions aux abords de la frontière, et nous pouvions entrevoir dans la pénombre des concentrations de troupes dans la campagne. Le train n’avait alors plus que deux fourgons, car il n’y avait que quelques voyageurs, une vingtaine au plus pour continuer vers la Turquie dans ce premier train qui passait la frontière depuis le commencement des combats. Immédiatement après avoir passé la frontière, des soldats turcs bien armés étaient montés et passaient le train au peigne fin. Plus intéressant, deux ou trois Turcs en civil, costume-cravatte, venaient s’asseoir pour bavarder avec les voyageurs. Celui qui s’installa dans mon compartiment nous offrit des cigarettes, passa de l’anglais à l’allemand quand il apprit de Peter qu’il était Suisse Allemand, puis échangea quelques mots en français assez correct avec moi. Il avait l’air très à l’aise, et je n’aurais pas été étonné, si un de nos compagnons avait été Hongrois ou Espagnol, qu’il passât facilement à leurs langues respectives. Il nous demanda si nous avions vu des mouvements de troupes du côté grec. Bien sûr, nous ne dirent pas un mot, allégeant d’avoir dormi à la tombée de la nuit. La conversation était polie et plaisante, mais il était hors de question que nous entrions dans le jeu des services de renseignements turcs.
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Voyage terrestre avec deux passeports (double nationalité)? English translation pending
Bonjour,
Lors d'un voyage par voie terrestre, étant bi-national (Français et burkinabé) puis-je traverser un pays avec le passeport français puis le pays suivant avec le passeport burkinabé et ainsi de suite... à priori oui?
Merci pour vos réponses éclairées.
Didier.
Delta: Montréal-Guatemala avec transfert à Atlanta de 50 minutes English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis très inquiète. Nous partons 3 femmes pour le Guatemala avec Delta. Nous avons un transfert à Atlanta. Notre transporteur de Montréal à Atlanta et d'Atlanta au Guaté est toujours avec Delta. Sauf que nous arrivons à Atlanta à 9:00 et devons repartir pour le Guaté à 9:50. Je me sentais sécure, car nous avions le même transporteur, donc nous nous sommes dit qu'il n'y aurait pas de prob pour le 2e vol. Par contre, en lisant certain blogs ou forums, il parait que c'est assez merdique pour le temps d'attente et le passage à tous les contrôles. Devrions-nous recontacter l'agente de voyage afin de changer nos vols? Nous partons dans deux semaines. Et c'est sans compter que nous voulions prendre un autre vol du Guaté à Flores à 17:30 toujours le même jour. Une autre de nos copines nous attendra à Flores.
Josée
Je suis très inquiète. Nous partons 3 femmes pour le Guatemala avec Delta. Nous avons un transfert à Atlanta. Notre transporteur de Montréal à Atlanta et d'Atlanta au Guaté est toujours avec Delta. Sauf que nous arrivons à Atlanta à 9:00 et devons repartir pour le Guaté à 9:50. Je me sentais sécure, car nous avions le même transporteur, donc nous nous sommes dit qu'il n'y aurait pas de prob pour le 2e vol. Par contre, en lisant certain blogs ou forums, il parait que c'est assez merdique pour le temps d'attente et le passage à tous les contrôles. Devrions-nous recontacter l'agente de voyage afin de changer nos vols? Nous partons dans deux semaines. Et c'est sans compter que nous voulions prendre un autre vol du Guaté à Flores à 17:30 toujours le même jour. Une autre de nos copines nous attendra à Flores.
Josée
Voyage de Louxor à Beyrouth pour deux étudiants English translation pending
Bonjour à tous,
nous sommes deux étudiants ayant pour projet de visiter l'Egypte du Sud vers le Nord, en commençant probablement par Louxor, pour remonter jusqu'à Alexandrie, le tout par nos propres moyens, avant de franchir la frontière israélienne pour nous rendre à Jérusalem. Notre projet étant au stade embryonnaire, plusieurs questions me tarrodent l'esprit:
- peut on se rendre facilement en Israël quand on vient d'Egypte?
- est il possible, une fois à Jérusalem, de passer la frontière Jordanienne, pour pourquoi pas visiter Petra? Le but ultime de notre excursion serait en fait d'arriver à Beyrouth, pour ensuite rentrer à Paris ou Bruxelles. Pensez vous que cela soit possible?
- ayant des moyens modestes et voulant la jouer "économie de vie" tout le long du trajet, savez vous pour combien peut on être hébergé dans un hôtel egyptien ?
- qu'en est il des visas pour l'Egypte, peut on l'obtenir rapidement ?
D'avance merci pour votre disponibilité.
D'avance merci pour votre disponibilité.
Histoire russe English translation pending
Après plusieurs années à profiter de chaque instant de libre pour bourlinguer aux quatre coins de la Russie, à parcourir des kilomètres d'étendues quasiment désertiques, à passer de villes en villes, de villages en villages, de campagnes en forêts, de montagnes en rivières, à partager shashliki et vodka avec des hommes et des femmes d'un peu partout...il ne m'était jamais venu à l'esprit d'écrire un carnet de voyage. Et je ne l'ai pas fait. Sans doute parce que certaines choses se vivent bien mieux qu'elles ne se racontent.
J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.
J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.
Youri, le désabusé
Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.
Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.
Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».
Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.
La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.
Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.
Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.
Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.
Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !
Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.
Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.
Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.
Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.
Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.
J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.
Youri, le désabusé
Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.
Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.
Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».
Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.
La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.
Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.
Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.
Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.
Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !
Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.
Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.
Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.
Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.
Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
Alerte pandémique niveau 6! (10 juin 2009) English translation pending
au secours !!
Je pars samedi... Ma collègue, responsable de tous les congrès scientifiques organisés par ma fac, vient de recevoir un message de l'OMS lui demandant d'annuler tous les prochains congrès à cause de la grippe porcine et d'arrêter d'envoyer des lettres d'invitation à tous les étrangers nécessitant un visa.
Passage en alerte niveau 6 imminent, à savoir INTERDICTION DE QUITTER LE TERRITOIRE OU D'Y RENTRER !!
Je viens d'appeler Emirates, le mec a rigolé, mais il a demandé à un de ses responsables, il a moins rigolé ensuite.🏴☠️ C'est donc probable.
Je viens d'appeler la "hotline grippe porcine" 0825 302 302 - nous sommes officiellement en phase 5 avec possibilité de passage en phase 6 imminent.
En cas de passage en phase 6 (alerte maximale), TOUS LES VOLS SONT ANNULES et les personnes seront remboursées de leur billet d'avion m'a t'on dit...
INTERDICTION DE VOYAGER!!! Mon Dieu!!! Alerte aux fous !!!! 🤪
Dites moi que j'ai tort SVP 🙁
Je pars samedi... Ma collègue, responsable de tous les congrès scientifiques organisés par ma fac, vient de recevoir un message de l'OMS lui demandant d'annuler tous les prochains congrès à cause de la grippe porcine et d'arrêter d'envoyer des lettres d'invitation à tous les étrangers nécessitant un visa.
Passage en alerte niveau 6 imminent, à savoir INTERDICTION DE QUITTER LE TERRITOIRE OU D'Y RENTRER !!
Je viens d'appeler Emirates, le mec a rigolé, mais il a demandé à un de ses responsables, il a moins rigolé ensuite.🏴☠️ C'est donc probable.
Je viens d'appeler la "hotline grippe porcine" 0825 302 302 - nous sommes officiellement en phase 5 avec possibilité de passage en phase 6 imminent.
En cas de passage en phase 6 (alerte maximale), TOUS LES VOLS SONT ANNULES et les personnes seront remboursées de leur billet d'avion m'a t'on dit...
INTERDICTION DE VOYAGER!!! Mon Dieu!!! Alerte aux fous !!!! 🤪
Dites moi que j'ai tort SVP 🙁
Pourquoi je préfère retourner au Vietnam plutôt qu'au Cambodge English translation pending
Apres deux voyages au Vietnam voici quelques impressions sur le Cambodge
- Peu de gens agés visibles….pour les raisons que l'on sait !!! ( Rappel =>Genocide des Khmers rouges de 1975 à 1979 ) et je ressens un certain malaise à les croiser ou cotoyer car je m' interroge à chaque fois sur le passé et le comportement de cette personne pendant les années noires du fait qu'elle s'en soit sorti vivante .
-Rapports avec les moto-taxis : il m'est souvent arrivé de vouloir reprendre le meme gars pour un nouveau deplacement apres avoir été satisfait de sa premiére prestation . Mais là les difficultés commencent : il a tendance à demander beaucoup plus de façon exagérée pour un trajet par exemple plus court et reste inflexible pour baisser le prix . D’où le sentiment d'etre devenu la vache à traire ! donc je renonce à faire appel à lui pour montrer mon desaccord et m'adresse ailleurs . Ou apres avoir été payé une premiére fois , le conducteur ne vient pas au prochain rendez vous fixé . Au Vietnam , le rendez vous pris est respecté , le prix demandé se negocie raisonnablement.
-Phnom penh => presence de mendiant(e)s et eclopés à l entrée de certains hotels ( non constaté au Vietnam). Les rives le long des quais sont jonchées de detritus meme à proximité du Palais royal.
- -Vehicules 4x4 rutilants des classes aisées parqués à l' entrée des restaus chics , casinos cotoyant une population souvent miserable . Pendant ce temps là des ONG occidentales s'escriment à soulager les maux des pauvres. Avis personnel : Les differences sociales sont moins visibles au Vietnam .
- Siem Reap=SR : Ville sacrifiée au dieu tourisme , profusion de bars , restaurants de cuisine internationale , hotels de toutes categories. Ville qui a perdu son caractére cambodgien . Heureusement le site d'Angkor sauve largement la mise. J avoue cependant avoir logé dans une guest house fort agréable tenue par une famille adorable. La compagnie de bus haut de gamme Mekong Express (tres bon service ) debarque ses passagers dans une enceinte de SR et referme les deux battants metalliques de la porte d'entree . Vous etes aussitôt assailli par une nuée de moto-taxis en cheville avec la Cie , annonçant des prix delirants. On vous dissuade de sortir de l'enceinte en vous predisant les pires ennuis .En passant outre et ouvrant un battant , une nouvelle nuée à l’affut à l'exterieur s'abat sur vous et propose , apres discussion des tarifs corrects
-Sihanoukville : Quartier du port s' averant etre vraiment tres tres sale .
Les bateaux assurant la liaison avec la Thailande sont mal entretenus , inadaptés à la haute mer. Par gros temps, ces bateaux sont de veritables cercueils flottants .
Le quartier pretendument "branché" sur la colline s'avére etre un mini-Pattaya en cours de de developpement avec le meme typede faune occidentale peu recommandable.. Les plages exotiques situées à l'est de la ville sont menacées par des requins de promoteurs et les paysans sont chassés sans menagement des terres avoisinantes . Les plages Vietnamiennes sont beaucoup plus belles meme si je ne suis pas allé à Phu Quoc.
-Kampot : charmante petite ville en bordure d'un petit fleuve avec la montagne du Bokor en toile de fond . Ville qui pourrait se reveler agréable si les mototaxis ne vous accostaient de maniére parfois agressive. L hotel ou j’etais descendu , le Bokor 1 , me proposait dejà des excursions à peine arrivé et alors que la fiche de check-in n’était pas encore remplie. Personnel qui me faisait la gueule les jours suivants.
La ville que j ai réellement appréciée est Battambang . Population charmante que ce soit en ville ou dans les alentours et un commentaire qui m a fortement ému , celui emis par un groupe de 3 lyceens venus à ma rencontre alors que je visitais un temple de cette ville. L'un d'entre eux m' a remercié de s'interesser à son pays en le visitant et contribuer ainsi à son developpement economique. Le séjour à Battambang reste un tres bon souvenir.
- Peu de gens agés visibles….pour les raisons que l'on sait !!! ( Rappel =>Genocide des Khmers rouges de 1975 à 1979 ) et je ressens un certain malaise à les croiser ou cotoyer car je m' interroge à chaque fois sur le passé et le comportement de cette personne pendant les années noires du fait qu'elle s'en soit sorti vivante .
-Rapports avec les moto-taxis : il m'est souvent arrivé de vouloir reprendre le meme gars pour un nouveau deplacement apres avoir été satisfait de sa premiére prestation . Mais là les difficultés commencent : il a tendance à demander beaucoup plus de façon exagérée pour un trajet par exemple plus court et reste inflexible pour baisser le prix . D’où le sentiment d'etre devenu la vache à traire ! donc je renonce à faire appel à lui pour montrer mon desaccord et m'adresse ailleurs . Ou apres avoir été payé une premiére fois , le conducteur ne vient pas au prochain rendez vous fixé . Au Vietnam , le rendez vous pris est respecté , le prix demandé se negocie raisonnablement.
-Phnom penh => presence de mendiant(e)s et eclopés à l entrée de certains hotels ( non constaté au Vietnam). Les rives le long des quais sont jonchées de detritus meme à proximité du Palais royal.
- -Vehicules 4x4 rutilants des classes aisées parqués à l' entrée des restaus chics , casinos cotoyant une population souvent miserable . Pendant ce temps là des ONG occidentales s'escriment à soulager les maux des pauvres. Avis personnel : Les differences sociales sont moins visibles au Vietnam .
- Siem Reap=SR : Ville sacrifiée au dieu tourisme , profusion de bars , restaurants de cuisine internationale , hotels de toutes categories. Ville qui a perdu son caractére cambodgien . Heureusement le site d'Angkor sauve largement la mise. J avoue cependant avoir logé dans une guest house fort agréable tenue par une famille adorable. La compagnie de bus haut de gamme Mekong Express (tres bon service ) debarque ses passagers dans une enceinte de SR et referme les deux battants metalliques de la porte d'entree . Vous etes aussitôt assailli par une nuée de moto-taxis en cheville avec la Cie , annonçant des prix delirants. On vous dissuade de sortir de l'enceinte en vous predisant les pires ennuis .En passant outre et ouvrant un battant , une nouvelle nuée à l’affut à l'exterieur s'abat sur vous et propose , apres discussion des tarifs corrects
-Sihanoukville : Quartier du port s' averant etre vraiment tres tres sale .
Les bateaux assurant la liaison avec la Thailande sont mal entretenus , inadaptés à la haute mer. Par gros temps, ces bateaux sont de veritables cercueils flottants .
Le quartier pretendument "branché" sur la colline s'avére etre un mini-Pattaya en cours de de developpement avec le meme typede faune occidentale peu recommandable.. Les plages exotiques situées à l'est de la ville sont menacées par des requins de promoteurs et les paysans sont chassés sans menagement des terres avoisinantes . Les plages Vietnamiennes sont beaucoup plus belles meme si je ne suis pas allé à Phu Quoc.
-Kampot : charmante petite ville en bordure d'un petit fleuve avec la montagne du Bokor en toile de fond . Ville qui pourrait se reveler agréable si les mototaxis ne vous accostaient de maniére parfois agressive. L hotel ou j’etais descendu , le Bokor 1 , me proposait dejà des excursions à peine arrivé et alors que la fiche de check-in n’était pas encore remplie. Personnel qui me faisait la gueule les jours suivants.
La ville que j ai réellement appréciée est Battambang . Population charmante que ce soit en ville ou dans les alentours et un commentaire qui m a fortement ému , celui emis par un groupe de 3 lyceens venus à ma rencontre alors que je visitais un temple de cette ville. L'un d'entre eux m' a remercié de s'interesser à son pays en le visitant et contribuer ainsi à son developpement economique. Le séjour à Battambang reste un tres bon souvenir.
Jus d'ananas English translation pending
Bonjour!
Expliquez-moi sil vous plaît comment réussir ses jus de fruits. Les fruits des régions tropticales; la recette si possible. Grand merci
Expliquez-moi sil vous plaît comment réussir ses jus de fruits. Les fruits des régions tropticales; la recette si possible. Grand merci
Voiture Macaron GIC pour un voyage en Californie étant handicapée? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis nouvelle sur ce forum, je n'ai pas encore eu le temps de lire tous vos posts, donc je m'excuse par avance si ce sujet à déjà été traité 😉 Mon rêve est d'aller en Californie. Je suis amputée de la jambe gauche, suite à un accident. Je dois partir avec ma petite soeur en 2011, 17 jours pour Los Angeles, San Francisco, Las Vegas. Je sais que c'est pas pour tout de suite, mais un voyage comme celui là se prépare à l'avance, enfin c'est mon point de vue 😉
J'ai comme beaucoup d'entre vous le macaron GIC pour la voiture. On prévoit de louer une voiture. Je voulais savoir si certains d'entre vous avez déjà loué une voiture là bas et si le macaron européen était suffisant pour se garer sur les emplacements handicapés sans avoir une belle amende 🤪 ou si il faut en faire faire un version USA?
Merci beaucoup pour vos réponses. 🙂
Je suis nouvelle sur ce forum, je n'ai pas encore eu le temps de lire tous vos posts, donc je m'excuse par avance si ce sujet à déjà été traité 😉 Mon rêve est d'aller en Californie. Je suis amputée de la jambe gauche, suite à un accident. Je dois partir avec ma petite soeur en 2011, 17 jours pour Los Angeles, San Francisco, Las Vegas. Je sais que c'est pas pour tout de suite, mais un voyage comme celui là se prépare à l'avance, enfin c'est mon point de vue 😉
J'ai comme beaucoup d'entre vous le macaron GIC pour la voiture. On prévoit de louer une voiture. Je voulais savoir si certains d'entre vous avez déjà loué une voiture là bas et si le macaron européen était suffisant pour se garer sur les emplacements handicapés sans avoir une belle amende 🤪 ou si il faut en faire faire un version USA?
Merci beaucoup pour vos réponses. 🙂
Problème pour bâtir sa maison en Thaïlande? English translation pending
Je me demande ...O.K. pour le visa...mais le work permit ne mentionne pas si tu travail pour toi-même...mes recherches sont bloqués pour continuer mes instalations en Thailande...je suis innocent sur ce sujet et probable que bien d'autre se sont construit avant moi en terre Thailandaise...J'apprécierais énormément un son de cloche ...merci pour tout ceux qui prennent souvent le temps de répondre à tous...
Travailler en tant qu'infirmier en Turquie? English translation pending
salut tous le monde
je suis nouveau dans cette adorable site
j'ai besoin de votre aide; j'ai dèja visiter istanboule turque, dans l'année 2007 elle est manifique
maintenant je veux m'instale làba et mon problème c'est que je ne sait pas comment je peux chercher un travaile comme infirmier à istanboule avant mon démarage pour assurer ma vie
et aussi est ce que je peux trouver un hôpitale français au turque car tous mon formation dans le domain infirmier est à la langue fraçais et je ne parle pas la turqué🙁
aider moi svpl
merci bq bq
Passer huit jours à Corfou? English translation pending
Pourriez vous me donner vos avis sur CORFOU pour y passer 8 jours.
Est ce joli, quelles ballades, les plages sont elles belles....
Merci beaucoup
Voyage de cinquante jours au Pérou- Bolivie- Paraguay English translation pending
Avec mon mari nous aurons la chance de vivre une expérience de 50 jours dans ces 3 pays..
Quels sont les vaccins obligatoires ou recommandés
Connaissez vous des organismes capables de nous aider monétaire à vivre notre rêve qui serait du Canada..ils nous manquent environ 4.000$ et nous devons partir le 13 Septembre
Température de Septembre au 31 oCTOBRE 2009
Est-ce que le travail en altitude pose de gros problèmes..
Nous nous magasions une assurance voyage à un prix raisonnable en auriez vous à nous proposer qui avec qui nous n'aurons pas de problème..
Merci de me répondre
Merci de me répondre
Prendre le train de nuit Bangkok - Chiang Mai? English translation pending
Quelqu'un a-t-il déjà pris ce train de nuit ? ça vaux le coup ?
Faut-il réserver à l'avance ? Auprès de qui ?
Merci d'avance pour vos réponses !!!!!!
Agence de location de voitures à Casablanca English translation pending
Bonjour,
Sur internet j'ai trouvé l'agence de location de vehicule THRIFTY avec des prix inférieurs aux concurrents.
Cette agence posséde t'elle un local à l'aéroport de Casablanca ou simplement une "boite postale"?
Les vehicules sont ils en bon état?
Merci de me donner toutes les infos possibles sur cette agence.
Hôtels à Antananarivo (Madagascar) English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 1 couple et 2 jeunes filles célibataires de 18 et 25 ans (en tout 4 personnes) habitants à Mayotte, comptons passer des vacances à Antananarivo du 23 juillet au 06 août 2009. Pour cela, nous cherchons des adresses d'hôtels situés en coeur de la ville d'Antananarivo ou pas loin du centre ville, qui pourront nous loger. Nous cherchons 2 chambres-double de qualité de confort raisonnable raisonnable pas cher (ayant TV, toilettes, WC, clim, dont le prix de la nuité ne dépasse pas les 12 € (30 000 Ar)) ou 1 appartement pour 4 personnes (ayant le même niveau de confort que décrit précédemment ne dépassant pas les 24 € (60 000 Ar) par nuité).
Par ailleurs, nous sommes également à la recherche des adresses des sites intéressants à visiter dans la capitale malgache ou si vous avez des expériences anecdotiques à nous faire part, n'hésitez pas !
Merci à vous et nous attendons avec impatience vos suggestions.
Tchao !
Nous sommes 1 couple et 2 jeunes filles célibataires de 18 et 25 ans (en tout 4 personnes) habitants à Mayotte, comptons passer des vacances à Antananarivo du 23 juillet au 06 août 2009. Pour cela, nous cherchons des adresses d'hôtels situés en coeur de la ville d'Antananarivo ou pas loin du centre ville, qui pourront nous loger. Nous cherchons 2 chambres-double de qualité de confort raisonnable raisonnable pas cher (ayant TV, toilettes, WC, clim, dont le prix de la nuité ne dépasse pas les 12 € (30 000 Ar)) ou 1 appartement pour 4 personnes (ayant le même niveau de confort que décrit précédemment ne dépassant pas les 24 € (60 000 Ar) par nuité).
Par ailleurs, nous sommes également à la recherche des adresses des sites intéressants à visiter dans la capitale malgache ou si vous avez des expériences anecdotiques à nous faire part, n'hésitez pas !
Merci à vous et nous attendons avec impatience vos suggestions.
Tchao !
Sac ou valise sur roues pour un voyage en Amérique du Sud? English translation pending
Bonjour,
Nous partons en septembre, et quoique nous fassions plusieurs parties du trajet en avion, nous prendrons également l'autobus et le train pour nous déplacer.
Je prends avec moi un mini sac à dos 1 épaule qui peut contenir un gilet chaud, une gourde, un appareil photo et un peu de paperasse (cartes, guides, identité, argent).
Je pense aussi acheter un day pack un peu plus gros, qui pourrait contenir plus de vêtements, et un lunch. J'apporterai ce sac comme carry on dans l'avion.
Il me reste la question de ma valise principale. J'ai adoré le truc dit ici de ne pas apporter un gros pull ou des gants parce qu'on peut en trouver là-bas pas trop cher (c'est environ combien pas trop cher?). Je trouve les valises à roulettes très pratiques pour les aéroports et le train, mais en bus, ou en circuit, vais-je avoir de la difficulté avec? Est-ce qu'on peut généralement les laisser en consigne dans les hostels pour les ramasser le soir avant de repartir? Si non, je devrais apporter un gros sac à dos. Que pensez-vous qu, il est mieux de faire?
Merci!
Nous partons en septembre, et quoique nous fassions plusieurs parties du trajet en avion, nous prendrons également l'autobus et le train pour nous déplacer.
Je prends avec moi un mini sac à dos 1 épaule qui peut contenir un gilet chaud, une gourde, un appareil photo et un peu de paperasse (cartes, guides, identité, argent).
Je pense aussi acheter un day pack un peu plus gros, qui pourrait contenir plus de vêtements, et un lunch. J'apporterai ce sac comme carry on dans l'avion.
Il me reste la question de ma valise principale. J'ai adoré le truc dit ici de ne pas apporter un gros pull ou des gants parce qu'on peut en trouver là-bas pas trop cher (c'est environ combien pas trop cher?). Je trouve les valises à roulettes très pratiques pour les aéroports et le train, mais en bus, ou en circuit, vais-je avoir de la difficulté avec? Est-ce qu'on peut généralement les laisser en consigne dans les hostels pour les ramasser le soir avant de repartir? Si non, je devrais apporter un gros sac à dos. Que pensez-vous qu, il est mieux de faire?
Merci!
Trouver des guest houses ou hôtels au Vietnam pour août? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous (2 + 2 enfants de 7 et 11 ans) sommes en train de finaliser notre voyage cet été en août et souhaitons trouver des GH ou hôtels dans les villes de Saigon (centre ville), Nha Trang (centre ville, les environs, les îles, … mais près de la plage) et Ha Noi (centre ville).
Petite info : nous sommes (parents) d’origine vietnamienne vivant à Saigon jusqu’à l’âge de 18 ans. Nous avons encore de la famille au VN mais ne souhaitons pas les déranger en logeant chez eux.
Le but de ce voyage est de faire découvrir le VN et ses habitants à nos enfants nés en France en recherchant les contacts « authentiques » avec les vietnamiens.
C’est pour cette raison, nous préférons, dans la mesure du possible et ce n’est pas un problème de budget, d’éviter les hôtels (surtout les hôtels de luxe à "touristes") en recherchant des GH, pensions familiales ou petits hôtels qui doivent quand même être propres et avoir de l’eau chaude.
Si vous connaissez des « bonnes » adresses, alors je serais preneur.
D’avance merci de votre aide. Cordialement, Daniel
Nous (2 + 2 enfants de 7 et 11 ans) sommes en train de finaliser notre voyage cet été en août et souhaitons trouver des GH ou hôtels dans les villes de Saigon (centre ville), Nha Trang (centre ville, les environs, les îles, … mais près de la plage) et Ha Noi (centre ville).
Petite info : nous sommes (parents) d’origine vietnamienne vivant à Saigon jusqu’à l’âge de 18 ans. Nous avons encore de la famille au VN mais ne souhaitons pas les déranger en logeant chez eux.
Le but de ce voyage est de faire découvrir le VN et ses habitants à nos enfants nés en France en recherchant les contacts « authentiques » avec les vietnamiens.
C’est pour cette raison, nous préférons, dans la mesure du possible et ce n’est pas un problème de budget, d’éviter les hôtels (surtout les hôtels de luxe à "touristes") en recherchant des GH, pensions familiales ou petits hôtels qui doivent quand même être propres et avoir de l’eau chaude.
Si vous connaissez des « bonnes » adresses, alors je serais preneur.
D’avance merci de votre aide. Cordialement, Daniel
Dates du ramadan en 2009? English translation pending
bonjour a tous
est-ce que quelqu'un peut me dire quand sera le ramadan ?
car je pense aller au maroc fin aout debut sept., et je ne voudrais pas tomber au moment du ramadan car tout est ferme dans la journèe.merci
"Millénium", le film English translation pending
Ne comptez pas sur moi pour parler du livre : je ne l'ai pas lu ! Mais j'ai vu le film ! Certes, le film a tous les ingrédiants du polar, mais il y règne une atmosphère pesante, accentuée par une photographie aux tons froids, une image pas très hollywoodienne ! Et les acteurs/trices ressemblent à des êtres humains que l'on peut rencontrer dans la rue, rien de couvertures de magazines.
Le personnage de "Lisbeth", la hakeuse punk, est interessant et aurait sans doute inspiré Philippe Muray qui parlait souvent de l'indifférentiation sexuelle, de la féminisation de la société. D'ailleurs "Lisbeth" est le véritable héros du film, le vrai "mec", qui ne se laisse pas faire, qui ne subit pas, qui n'hésite pas à tuer, alors que le journaliste de "Millénium", le personnage central du film, semble avoir le caractère très féminin : la scène d'amour avec "Lisbeth" est tellement éclairante !
Le sous-titre est "l'homme qui n'aimait pas les femmes". Lorsque vous verrez le film, vous constaterez l'analogie qui existe entre le tueur et "Lisbeth" qui est la fille qui n'aimait pas les hommes.
Bref, vous resortirez pas joyeux de la séance, ce qui prouve que "Millénium" est un film réussi, car, après tout, nous ne vivons pas dans un monde réjouissant !
Sud Vietnam en janvier English translation pending
Voici un petit récit sur quelques journées tranquilles passées dans le sud du Vietnam en janvier, à la période du Têt. Nous (moi et Y) avons bien sûr commencé par Saigon, autrement connue sous le nom compliqué de Ho Chi Minh Ville/City, d’ où l’ abbr��viation HCMC. Il n’ y a pas trop à dire de la première journée. Nous avons simplement flâné, pris une glace et un café à l’ une des terrasses dans le centre du District 1, quelque part dans le coin de Dong Khoi. On se croirait dans une grande ville provinciale de la France, en été ! Ville agréable, dans le District 1 en tout cas, là où il y a une forte concentration d’ architecture coloniale. J’ ai oublié les noms des rues, des avenues, des places etc…, donc il y a un petit flou dans ce récit pour lequel je m’ excuse. Le soir, nous avons été boire quelques verres dans une boîte qui se trouve dans une petite rue de traverse, mais toujours dans le centre, probablement aussi dans le coin de la rue Dong Khoi et probablement pas loin de la rivière Saigon. Pas mal, un bar tout en rond au centre de la salle, assez sombre, bonne musique, bonne atmosphère. Il y a un étage qui surplombe cette salle, si je me rappelle bien. Quand on prend la porte du fond pour aller aux toilettes, on se retrouve à l’ extérieur, on voit quelques tables sur la droite, quelques personnes en train de manger, et un escalier qui mène à l’ étage. Je précise ça parce que nous n’ avons pas réussi à retrouver cet endroit quelques jours plus tard, de retour en ville, et peut-être quelqu’ un reconnaîtra les lieux que j’ essaie de décrire. Comme nous l’ avions remarqué à Hanoi déjà, la clientèle reste principalement locale, ce que nous préférons bien sûr.
En Route Vers Vinh Long Le lendemain, nous prenons un bus pour aller à Vinh Long, dans le delta du Mékhong. J’ aime bien la petite musique quand les gens disent « Vinh Long », les tons me semblent plus marqués en vietnamien qu’ en thai. En fait, le taxi nous a déposé devant le bureau d’ une compagnie de bus locale, dans une grande rue quelque part vers l’ ouest de Saigon. Il y a foule à l’ intérieur, c’ est un peu la foire d’ empoigne et tout le monde parle à voix très haute. On n’ arrive pas à bien s’ entendre. Nous sommes les seuls étrangers et je me demande bien s’ il y aura quelqu’ un qui puisse parler un minimum d’ anglais. Inutile de dire que toutes les affiches aux murs qui expliquent les possibilités de transport ne me servent à strictement rien, ma maîtrise du Vietnamien étant limitée à … 4 ou 5 mots ? Pas très confortable comme situation, mais il y a quand-même une petite place où Y peut s’asseoir en attendant que je règle nos affaires, et heureusement la fille au comptoir dont j’ arrive à attirer l’ attention parle suffisamment l’ anglais. Nous nous retrouvons dans la rue et on nous fait vaguement (très vaguement) signe de monter dans l’ un des minibus qui s’ arrêtent. Pas trop sûrs que ce soit le bon bus, nous montons quand-même. Nous voici partis ! Mais quelques kilomètres plus loin, on nous débarque à une gare routière où nous devons changer de bus. Le nouveau minibus n’ a vraiment pas beaucoup de place pour mettre des bagages, et nous ne sommes pas les seuls voyageurs ! L’ intérieur n’ est pas spacieux non plus. En plus, la climatisation est poussive.
Quelques heures plus tard (4?), nous débarquons à Vinh Long. Nous n’ avons rien mangé depuis le réveil et le ventre creuse sérieusement. Nous prenons donc un morceau dans une guinguette au bord de la route avant de nous inquiéter de l’ étape suivante. Les gens sont étonnés de voir un couple blanc – asiatique. Y est systématiquement prise pour une Vietnamienne. Je me dis parfois qu’ elle n’ a pourtant pas le physique des gens d’ ici, et que les gens nous entendant parler thai entre nous devraient bien se douter qu’ elle n’ est pas Vietnamienne. Mais peut-être y-a-t-il assez d’ ethnies différentes au Vietnam pour que les gens n’ aillent pas penser plus loin ? L’ étonnement des gens à voir un couple mixte, en Thailande (quand il y a étonnement), ne me paraît jamais être autre chose qu’ un étonnement amusé, alors qu’ ici j’ ai parfois l’ impression que les gens trouvent difficile d’ accepter l’ existence d’ un couple mixte, vu leurs expressions faciales ….. Mais les gens se dérident rapidement après quelques mots. La pauvre Y, elle aussi ne connaît que quelques mots de Vietnamien ! Mais souvent, c’ est elle qui se souvient des mots-clé, elle a une bonne mémoire pour ça. Quand il s’agit de demander des glaçons, par exemple, c’ est elle qui se souvient : « Da ! ».
Nous voici assis à l’ arrière d’ une moto. À trois et avec nos quelques bagages, nous ne ferions pas long chemin ! Nous nous faisons déposer devant l’ hôtel Cuu Long B, au bord de la rivière Co Chien, l’ un des bras principaux du Mékhong. C’ est peut-être le moment de mentionner que les Vietnamiens appellent le Mékhong « Cuu Long », ce qui veut dire « neuf dragons », dénommant ainsi les branches majeures de la rivière qui forment le delta. « Mékhong » vient bien sûr de « Mae Nam Khong » comme on dit au Laos et en Thailande (Mae Nam = « la mère de l ‘ eau » = rivière). Je me demande comment on appelle le fleuve au Cambodge, et dans les autres pays où passe ce fleuve, l’ un des plus longs du monde…. L’ hôtel est très correct et pas très cher, et nous avons une belle vue sur le fleuve de notre chambre, propre et très spacieuse. Nous avons le départ du ferry pour l’ île d » An Binh, de l’ autre côté de la rivière, juste en bas et un peu à gauche de l’ hôtel. Si nous n’ avons rien d’ autre à faire, nous pouvons toujours tuer le temps à observer le traffic incessant sur la rivière.
Je sais que certains voudraient avoir plus de détails sur ce que nous payons pour les diverses prestations, mais je ne m’ inquiète pas trop de toujours garder ces détails. Je préfère « marcher au pif », j’ en ai bien l’ habitude et je sens assez bien, à un moment donné, ce qui est cher, pas cher etc…. Y quant à elle, a cette façon amusante de compter en « bahts Hanoi », en « bahts Jakarta », et maintenant en « bahts Saigon » (je crois qu’ elle sait que ce sont les mêmes qu’à Hanoi !), et une fois qu’ elle a fait le rapport avec ses bahts à elle, je peux lui faire confiance, elle ne se laisse pas gruger ! Donc, pas d’ obsession sur les prix, tant que c’ est abordable et que « l’ intendance arrive à suivre » !
Le long du fleuve, et dans les rues adjacentes, il y a beaucoup d’ activité et ça grouille de scooters, mais c’ est un peu plus supportable qu´ à Saigon. Beaucoup de fleurs à la vente, à même le sol, et Y se fait un grand plaisir à se planter (façon de dire !) au milieu des étalages, de prendre des bouquets dans les bras et de poser pour mes photos. Elle a toujours un contact très facile avec les gens et n’ est jamais gênée. Les gens sentent tout de suite sa gentillesse et son charme, et nous avons toujours droit à leurs sourires. Mais quand nous marchons dans la rue (et en général nous ne marchons pas la main dans la main, par « modestie » comme diraient certains), nous remarquons encore, assez souvent, quelques froncements de sourcils, pour ne pas dire quelques faces renfrognées, à nous voir, couple occidental-asiatique. Parfois je me demande quels problèmes les gens peuvent bien y trouver ! Le soir, nous avons été prendre un verre sur la terrasse du café Hoa Nang qui fait l’ angle des rues Phan Boi Chau (celle qui borde le fleuve) et « 1 Thang 5 » (où se trouve un marché dans la rue), au débouché sur le Mékhong d’ un des canaux principaux qui traversent la ville. C’ est sympa, il fait bon, les gens sont relaxes, il y a de la musique (mais les chanteurs sont médiocres). Nous allons dans l’ un des bureaux de tourisme juste au coin de la rue et nous réservons une excursion pour le lendemain.
Puis nous descendons la « rue du marché ». Quelques 500 mètres plus loin, un pont sur un canal à gauche, un pont sur un autre canal juste devant nous, nous tournons à droite dans la rue « 2 Thang 9 » à la recherche d’ un restaurant. Un peu plus loin, nous nous installons dans un restaurant de plein air (c’ est peut-être le restaurant Phuong Nam indiqué sur la carte du Rough Guide ?) où il y a pas mal de gens attablés. La nuit est tombée mais il fait encore très chaud. Les gens sont légèrement vêtus, il y a même quelques hommes en maillot de corps. Pour la commande, nous arrivons vaguement à nous faire comprendre. Nous nous retrouvons devant un « hot pot » avec une variété de choses à y cuire, dont beaucoup de légumes verts et d’ herbes aromatiques fraîches, ce qui nous convient parfaitement. C’ est une formule très populaire en Thailande également, mais bien sûr il y a des variations locales. Y fait le service et j’ en profite pour faire quelques photos.
La suite à plus tard !
En Route Vers Vinh Long Le lendemain, nous prenons un bus pour aller à Vinh Long, dans le delta du Mékhong. J’ aime bien la petite musique quand les gens disent « Vinh Long », les tons me semblent plus marqués en vietnamien qu’ en thai. En fait, le taxi nous a déposé devant le bureau d’ une compagnie de bus locale, dans une grande rue quelque part vers l’ ouest de Saigon. Il y a foule à l’ intérieur, c’ est un peu la foire d’ empoigne et tout le monde parle à voix très haute. On n’ arrive pas à bien s’ entendre. Nous sommes les seuls étrangers et je me demande bien s’ il y aura quelqu’ un qui puisse parler un minimum d’ anglais. Inutile de dire que toutes les affiches aux murs qui expliquent les possibilités de transport ne me servent à strictement rien, ma maîtrise du Vietnamien étant limitée à … 4 ou 5 mots ? Pas très confortable comme situation, mais il y a quand-même une petite place où Y peut s’asseoir en attendant que je règle nos affaires, et heureusement la fille au comptoir dont j’ arrive à attirer l’ attention parle suffisamment l’ anglais. Nous nous retrouvons dans la rue et on nous fait vaguement (très vaguement) signe de monter dans l’ un des minibus qui s’ arrêtent. Pas trop sûrs que ce soit le bon bus, nous montons quand-même. Nous voici partis ! Mais quelques kilomètres plus loin, on nous débarque à une gare routière où nous devons changer de bus. Le nouveau minibus n’ a vraiment pas beaucoup de place pour mettre des bagages, et nous ne sommes pas les seuls voyageurs ! L’ intérieur n’ est pas spacieux non plus. En plus, la climatisation est poussive.
Quelques heures plus tard (4?), nous débarquons à Vinh Long. Nous n’ avons rien mangé depuis le réveil et le ventre creuse sérieusement. Nous prenons donc un morceau dans une guinguette au bord de la route avant de nous inquiéter de l’ étape suivante. Les gens sont étonnés de voir un couple blanc – asiatique. Y est systématiquement prise pour une Vietnamienne. Je me dis parfois qu’ elle n’ a pourtant pas le physique des gens d’ ici, et que les gens nous entendant parler thai entre nous devraient bien se douter qu’ elle n’ est pas Vietnamienne. Mais peut-être y-a-t-il assez d’ ethnies différentes au Vietnam pour que les gens n’ aillent pas penser plus loin ? L’ étonnement des gens à voir un couple mixte, en Thailande (quand il y a étonnement), ne me paraît jamais être autre chose qu’ un étonnement amusé, alors qu’ ici j’ ai parfois l’ impression que les gens trouvent difficile d’ accepter l’ existence d’ un couple mixte, vu leurs expressions faciales ….. Mais les gens se dérident rapidement après quelques mots. La pauvre Y, elle aussi ne connaît que quelques mots de Vietnamien ! Mais souvent, c’ est elle qui se souvient des mots-clé, elle a une bonne mémoire pour ça. Quand il s’agit de demander des glaçons, par exemple, c’ est elle qui se souvient : « Da ! ».
Nous voici assis à l’ arrière d’ une moto. À trois et avec nos quelques bagages, nous ne ferions pas long chemin ! Nous nous faisons déposer devant l’ hôtel Cuu Long B, au bord de la rivière Co Chien, l’ un des bras principaux du Mékhong. C’ est peut-être le moment de mentionner que les Vietnamiens appellent le Mékhong « Cuu Long », ce qui veut dire « neuf dragons », dénommant ainsi les branches majeures de la rivière qui forment le delta. « Mékhong » vient bien sûr de « Mae Nam Khong » comme on dit au Laos et en Thailande (Mae Nam = « la mère de l ‘ eau » = rivière). Je me demande comment on appelle le fleuve au Cambodge, et dans les autres pays où passe ce fleuve, l’ un des plus longs du monde…. L’ hôtel est très correct et pas très cher, et nous avons une belle vue sur le fleuve de notre chambre, propre et très spacieuse. Nous avons le départ du ferry pour l’ île d » An Binh, de l’ autre côté de la rivière, juste en bas et un peu à gauche de l’ hôtel. Si nous n’ avons rien d’ autre à faire, nous pouvons toujours tuer le temps à observer le traffic incessant sur la rivière.
Je sais que certains voudraient avoir plus de détails sur ce que nous payons pour les diverses prestations, mais je ne m’ inquiète pas trop de toujours garder ces détails. Je préfère « marcher au pif », j’ en ai bien l’ habitude et je sens assez bien, à un moment donné, ce qui est cher, pas cher etc…. Y quant à elle, a cette façon amusante de compter en « bahts Hanoi », en « bahts Jakarta », et maintenant en « bahts Saigon » (je crois qu’ elle sait que ce sont les mêmes qu’à Hanoi !), et une fois qu’ elle a fait le rapport avec ses bahts à elle, je peux lui faire confiance, elle ne se laisse pas gruger ! Donc, pas d’ obsession sur les prix, tant que c’ est abordable et que « l’ intendance arrive à suivre » !
Le long du fleuve, et dans les rues adjacentes, il y a beaucoup d’ activité et ça grouille de scooters, mais c’ est un peu plus supportable qu´ à Saigon. Beaucoup de fleurs à la vente, à même le sol, et Y se fait un grand plaisir à se planter (façon de dire !) au milieu des étalages, de prendre des bouquets dans les bras et de poser pour mes photos. Elle a toujours un contact très facile avec les gens et n’ est jamais gênée. Les gens sentent tout de suite sa gentillesse et son charme, et nous avons toujours droit à leurs sourires. Mais quand nous marchons dans la rue (et en général nous ne marchons pas la main dans la main, par « modestie » comme diraient certains), nous remarquons encore, assez souvent, quelques froncements de sourcils, pour ne pas dire quelques faces renfrognées, à nous voir, couple occidental-asiatique. Parfois je me demande quels problèmes les gens peuvent bien y trouver ! Le soir, nous avons été prendre un verre sur la terrasse du café Hoa Nang qui fait l’ angle des rues Phan Boi Chau (celle qui borde le fleuve) et « 1 Thang 5 » (où se trouve un marché dans la rue), au débouché sur le Mékhong d’ un des canaux principaux qui traversent la ville. C’ est sympa, il fait bon, les gens sont relaxes, il y a de la musique (mais les chanteurs sont médiocres). Nous allons dans l’ un des bureaux de tourisme juste au coin de la rue et nous réservons une excursion pour le lendemain.
Puis nous descendons la « rue du marché ». Quelques 500 mètres plus loin, un pont sur un canal à gauche, un pont sur un autre canal juste devant nous, nous tournons à droite dans la rue « 2 Thang 9 » à la recherche d’ un restaurant. Un peu plus loin, nous nous installons dans un restaurant de plein air (c’ est peut-être le restaurant Phuong Nam indiqué sur la carte du Rough Guide ?) où il y a pas mal de gens attablés. La nuit est tombée mais il fait encore très chaud. Les gens sont légèrement vêtus, il y a même quelques hommes en maillot de corps. Pour la commande, nous arrivons vaguement à nous faire comprendre. Nous nous retrouvons devant un « hot pot » avec une variété de choses à y cuire, dont beaucoup de légumes verts et d’ herbes aromatiques fraîches, ce qui nous convient parfaitement. C’ est une formule très populaire en Thailande également, mais bien sûr il y a des variations locales. Y fait le service et j’ en profite pour faire quelques photos.
La suite à plus tard !
Mes photos de Thaïlande English translation pending
Voilà, je lance un nouveau sujet sur les photos que j'ai pu prendre en Thaïlande.
Celle-ci est récente puisque elle a été prise il y a environ 3 semaines.
Je verrais pour les prochaines à changer mon logiciel de compression.
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Sukhothai - Wat Mahathat
2
Sukhothai - Wat Mahathat
@ suivre !
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Sukhothai - Wat Mahathat
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Sukhothai - Wat Mahathat
@ suivre !
Périple Marseille-Paris à vélo seule English translation pending
Salut tout le monde !
Je me planifie un trip vélo cet été .. je ne suis jamais allée dans la région, mais j'ai déjà consulté quelques sites et forums sur lesquelles j'ai trouvé des routes intéressantes pour faire du cyclo. J'aimerais votre avis, pour ceux du coin ou ceux qui connaissent.
Je planifie 12 jours de vélo (70 à 90 km/jour puisque je suis chargée) Je passerais par Marseille-Remoulin-Florac-St-Cirgues en montagne-Yssingeaux-Montbrisson-Lucy-Lac des settons-Lézinne-Paris .. J'aimerais savoir si vous avez des attraits ou place à ne pas manquer dans ces villes, si vous avez des chemins secondaires ou routes plus calmes à me proposer et si vous avez un itinéraire détaillé du trajet à emprunter
J'aimerais pouvoir coucher dehors, dans ma petite tente.. est-ce que c'est faisable.. et surtout est-ce que c sécuritaire puisque je voyage seule..
Merci d'avance pour vos réponses ! Catherine
Je me planifie un trip vélo cet été .. je ne suis jamais allée dans la région, mais j'ai déjà consulté quelques sites et forums sur lesquelles j'ai trouvé des routes intéressantes pour faire du cyclo. J'aimerais votre avis, pour ceux du coin ou ceux qui connaissent.
Je planifie 12 jours de vélo (70 à 90 km/jour puisque je suis chargée) Je passerais par Marseille-Remoulin-Florac-St-Cirgues en montagne-Yssingeaux-Montbrisson-Lucy-Lac des settons-Lézinne-Paris .. J'aimerais savoir si vous avez des attraits ou place à ne pas manquer dans ces villes, si vous avez des chemins secondaires ou routes plus calmes à me proposer et si vous avez un itinéraire détaillé du trajet à emprunter
J'aimerais pouvoir coucher dehors, dans ma petite tente.. est-ce que c'est faisable.. et surtout est-ce que c sécuritaire puisque je voyage seule..
Merci d'avance pour vos réponses ! Catherine
Travailler comme fille de ménage à l'étranger: comment faire? English translation pending
slt a vous tout
je suis au cameroun et je suis une petite debrouillante et j'ai vraiment envie de faire un voyage hors de mon pays comment faire ?
Article sur les Dalits (Inde) English translation pending
Bonjour Pour ceux que ça intéresse un article sur les Dalits paru dans la dernière newsletter de Planète Urgence Enrick Témoignages
Parole de partenaire : les Dalits dans la société Indienne, les hors caste parmi les castes…
Le Tamil Nadu se situe au bord de l’Océan Indien, au Sud Est de l’Inde. Peuplée de 62 millions d’habitants, les Dalits y représentent 20% de la population, c’est à dire 11 millions de personnes. 50% des Dalits du Tamil Nadu vivent aujourd’hui en dessous du seuil critique de pauvreté. Mais qui sont les Dalits ?
L’Inde connaît, depuis 2500 ans, un système hiérarchique de classes sociales qui est la cause d’inégalités sociales très fortes au sein de la population indienne. En effet, l’Inde est régie par un système de castes, fixé sur la naissance : la société est divisée en quatre castes génériques, dits varna , et une hors-caste les dalits , dits intouchables . Ce système se rapporte à la notion de pureté et impureté très importante en Inde, et entraîne une hiérarchie sociale immuable. Les 4 castes sont composées, dans l’ordre hiérarchique, des Brahmanes (les prêtres), les Kshatriyas (les guerriers), les Vaisyas (les agriculteurs & commerçants) et les Shudras (les artisans & ouvriers) : chaque caste représente un statut professionnel plus ou moins pur et chaque caste domine l’autre, les Brahmanes étant les êtres supérieurs à toutes les autres castes. Les Dalits ne font pas partie des castes, ils sont classés comme hors-caste, ils sont considérés comme impur (d’où le terme d’ intouchables ). Ils font les travaux que personne ne veut faire, ils sont marginalisés et sont les plus pauvres des pauvres en Inde. Ce système de caste, que l’on retrouve seulement dans l’hindouisme, est fixé sur la naissance, il est donc impossible pour les Dalits d’en changer : on est membre de sa caste à vie.
Planète Urgence a donc monté en 2006 un partenariat avec l’ADECOM Network. Sa présidente, Lalida PERUMAL, nous présente dans le texte qui suit, la situation des Dalits aujourd’hui en Inde…
Qui sommes nous ?
Elle habite juste en dehors du village, avec toute sa famille. Tous les jours, elle va au puit pour approvisionner sa famille en eau potable. Mais comment faire puisqu'elle n’a pas le droit d’accéder dans la rue où se situe ce puit ?
Sa mère l'envoie au magasin gouvernemental pour acheter du riz afin de nourrir toute la famille. On ne lui a pas vendu le riz de qualité, plein de nutriments, comme il l’avait demandé. Le riz qu’il désirait a été donné aux gens de la caste supérieure, qui sont arrivés bien après lui dans la boutique. On lui donne les restes et on lui fait payer un prix plus élevé que prévu. Mais tout d'abord, il doit faire la queue sur le coté et attendre que les autres, des castes supérieures, soient servi.
Il se sent dénigré et honteux mais au moins, cette fois-ci, ils l'ont laissé entrer. Cela aurait pu être pire : il aurait pu être violé ou battu à mort par les personnes du magasin, comme cela est arrivé à ses sœurs.
L'accès est refusé.
Elle n’a pas le droit de porter des chaussures quand elle se promène dans la rue. Elle soupire de soulagement. Mais est ce tellement mieux que de devoir porter une étoile dorée ou un triangle rose sur son sari?
Ils aimeraient nourrir leurs enfants comme ils se doivent, mais un litre de lait coûte 13 Roupies et ils ne touchent que 30 Roupies par jour. Néanmoins, ils se considèrent chanceux car beaucoup de familles dans ce village de Dalit People travaillent gratuitement, en tant qu’employés, sur des terres qui ne leur appartiennent pas.
Après tout, l'histoire, la religion et le gouvernement leur disent que c'est leur devoir, et même si certains ne sont pas d'accord, ils se sentent piégés, ils se considèrent comme des esclaves.
Ces extraits de vie sont le quotidien des Dalits People.
Que veut dire être Dalit dans la société indienne?
Pour bien comprendre, il faut imaginer les Dalits en tant que fils de la terre ou indigènes . Ils vivent en Inde depuis des siècles. Traditionnellement, les Dalits sont un peuple dit éco-sensible , c’est à dire qu’ils habitent en équilibre et en harmonie avec la nature. Leur croyance est basée sur la vénération de la Terre, en lien avec le respect et l’harmonie.
L’oppression systématique des Dalits a commencé il y a à peu près 3500 ans. La société indienne, basée sur l’hindouisme, a développé un système hiérarchique pour diviser, classifier et contrôler, part la constitution de 4 castes (par ordre de prestige décroissant : Brahmanes, Kshatriya, Vaisyas, Sudras) et une hors caste, les Dalits. Les Dalits sont considérés, par la société Indienne, comme des personnes impures, se situant au plus bas dans la société indienne. On a donc commencé à discriminer les Dalits sous couvert d’une religion. On a dit qu'ils étaient les moins importants, impurs et destinés à servir les autres.
Ils ont été appelés, littéralement et symboliquement, les intouchables. Il a été dit qu'ils formaient la partie la plus polluée de l'énergie, de Dieu, de la manifestation d'où naissent tous les êtres humains. La doctrine hindoue dit que tous les hommes ont été créés à partir de segments provenant de l'Energie Cosmique. Certaines parties de cette Energie sont considérées comme plus pures et donc meilleures que d’autres. Traditionnellement, les Dalits n'ont pas adhéré à la religion hindoue. Cependant, ce mouvement religieux a commencé à classifier, à enseigner et à insister avec force sur le fait que les Dalits étaient formés à partir de la même énergie que toutes les autres castes. On a dit que le destin des Dalits était de travailler pour les Brahmanes en tant qu'esclaves. Cette façon de penser s’est généralisée.
Aujourd’hui, ce système de violation des droits de l’Homme continue.
Dans certains villages, le peuple Dalit continue à souffrir chaque jour. En 2009, beaucoup de Dalits continuent à travailler en tant qu'esclaves pour des membres des castes supérieures. Les Dalits travaillent dans des conditions oppressives – souvent gratuitement. Il leur a été inculqué que c'était leur devoir. On les a forcé, à contre cœur, d’accepter le système de castes Hindou. Ils sont à la merci de leurs oppresseurs, ils vivent dans la crasse en tant que travailleurs subalternes analphabètes. Si ils ne sont pas esclaves, ils sont des serviteurs sous contrat. Cependant, la paie journalière moyenne pour un Dalit est de 25 à 30 Roupies, dans un pays où une tasse de thé coûte entre 4 et 5 Roupies.
La philosophie de Dr. Baba Saheb Ambedkar
Dr. Baba Saheb Ambedkar, d’origine Dalit, est l’auteur de la Constitution Indienne (écrite en 1950 suite à l’indépendance de l’Inde). Aujourd’hui, il est vénéré en tant que Héros National, on retrouve sa statue sur les places des centres ville à travers tout le pays.
La loi indienne, de part sa constitution, a mis en place des dispositions pour protéger les droits des Dalits. Cependant, encore aujourd'hui, ces dispositions sont rarement appliquées dans un pays dont le gouvernement lui même est contrôlé par les oppresseurs.
Comment aborder le sujet de la discrimination et des crimes de haine envers les Dalits quand les termes Culture, tradition et religion permettent de telles pratiques ? Au bout du compte, tous ces crimes sont réalisables car ils se cachent derrière ces 3 mots, sorte de bouclier, qui pérennise cette violation des droits de l'Homme. Ainsi, ceux qui commettent de telles atrocités contre les Dalits ne s'attendent pas à ressentir des répercussions négatives contre leur intolérance et discrimination.
Cette souffrance humaine, délibérée et imposée à travers un traitement inéquitable et violent, à travers un refus d'accès à des droits humains ainsi qu'aux ressources élémentaires, est consentie par environ 80% de la population hindouiste. D’un autre côté, au sein d’une population qui dépasse les 1 milliard d’individus, beaucoup d'hindous pensent que la discrimination basée sur les Castes ne se justifie pas. Néanmoins, cette partie de la population reste apathique : beaucoup pratiquent le déni. Comment faire ?
Les voix Dalit chez l'OTAN
Des activistes et leaders du Mouvement Dalit ont participé à la conférence Racism vs Castism à Durban (Afrique du Sud) en 2001. Peut être y’aura t’il un jour un débat mondial sur ce thème? Certains diront que c'est inutile d'impliquer les étrangers, que c'est un sujet qui devrait être résolu par la population indienne elle même. D'autres diront que le monde entier doit assumer une part responsabilité. Quelle que soit la position de chacun, il est nécessaire que les individus prennent conscience personnellement de leurs actes et de leurs croyances pour effectuer un changement effectif et durable.
Ce changement implique inévitablement des moyens pour passer à l'action : aucun groupe ou mouvement ne peut changer les mentalités par la force. La liberté ne s’impose pas : c'est la volonté d'un individu de défendre ses propres convictions. Cela comprend une prise de risques. Il faut que cela soit une démarche personnelle. Donc, si nous souhaitons voir des changements positifs en ce qui concerne la souffrance humaine, comment faut-il procéder?
On pourrait les soutenir via des réunions, des formations, des conférences, aux niveaux de leurs besoins vitaux car ils en ont besoin.
Les personnes, qui ne mangent pas à leur faim, ressentent plus le besoin de trouver à manger et à boire que d’agir politiquement à travers une lutte des classes. Les personnes, qui n'ont pas eu droit à une éducation, ne sont pas au courant que la loi leur garantie certains droits.
Les défis auxquels ce peuple opprimé doit faire face peuvent sembler insurmontables. Nous ne pouvons pas forcer la majorité apathique à devenir active, mais nous pouvons nous informer et prendre partie contre de telles atrocités. Nous pouvons devenir un exemple et ainsi encourager les autres à faire la même chose. Il n’existe pas de solutions parfaites et il est peu probable de voir des changements immédiats et radicaux. Est-ce que cela veut dire que nous ne devons pas entamer d’actions? Il existe déjà un groupe d'activistes Dalits qui commence à émerger, et qui travaille sur l’amélioration de leurs conditions de vie et celles de leurs semblables.
Après des milliers d'années de pratiques injustes envers les Dalits, on peut déjà observer quelques changements positifs qui ont vu le jour suite aux efforts de quelques personnes opprimées, qui refusent d'accepter une vie de servitude et d'intolérance.
Sans vouloir imposer notre système de valeurs, nous pouvons tout de même donner aux Dalits la chance de se respecter, de se développer et d’utiliser leur voix collective de façon efficace.
Bienvenu à ADECOM Network, le forum collectif Dalit
ADECOM est un acronyme qui veut dire Animation, Développement, Emploi et Communication. Cette association a commencé en 1991 et depuis sa création, cet organisme non-gouvernemental à but non lucratif, a travaillé pour soutenir l'émancipation des Dalit.
ADECOM aide les villageois opprimés à trouver de quoi satisfaire leurs besoins vitaux, et travaille sur le long terme pour l'indépendance des Dalits en leur proposant des formations, des ateliers qui leur permettent de créer des groupes d'entre aide.
Kootu-K-Kural (NB : association partenaire de l’ADECOM) est un groupe de théâtre qui a pour but de promouvoir l'action politique, à faire connaître la situation des Dalits par le biais de performances théâtrales qui mettent en scène de façon poignante leurs enjeux politiques, sociaux et économiques.
Le but d'ADECOM et de Kootu-K-Kural est d'aider les Dalits à s'aider eux-mêmes.
Quand les Dalits veulent améliorer leur propre situation ils viennent chercher de l'aide. ADECOM essaye de leur fournir une assistance à travers une formation juridique et de soutien : savoir porter plainte, leur faire connaître leurs droits et les procédures gouvernementales, savoir comment organiser des actions non-violentes de désobéissance civile et savoir comment se porter candidat pour des élections.
Le réseau ADECOM a pour vocation l'encouragement et l'expansion du mouvement Dalit.
Afin que les pratiques à l’encontre des intouchables soient éradiquées, il est nécessaire que le monde entier prenne conscience de leur situation et apporte son soutien. En effet, les Dalits seront aidés à partir du moment ou leur situation sera connue par ceux qui vivent en dehors du système de Caste.
Planète Urgence travaille avec les Dalits via différentes missions mises en place avec l’ADECOM. Tous les bénéficiaires sont des Dalits, en recherche d’emploi ou en pleines études et qui ont besoin de compétences en bureautique, en gestion de projets, en communication, en théâtre…pour tout simplement réussir leurs vies.
Si cette problématique vous intéresse, si vous désirez participer au développement d’une population qui manque cruellement de moyens, vous pouvez participer à une des missions. Vous les retrouverez toutes en ligne sur notre site internet. Lalida Perumal, présidente de l’ADECOM Network pour Planète Urgence (France) Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e. Elles ne reflètent pas nécessairement les vues de Planète Urgence.
Le Tamil Nadu se situe au bord de l’Océan Indien, au Sud Est de l’Inde. Peuplée de 62 millions d’habitants, les Dalits y représentent 20% de la population, c’est à dire 11 millions de personnes. 50% des Dalits du Tamil Nadu vivent aujourd’hui en dessous du seuil critique de pauvreté. Mais qui sont les Dalits ?
L’Inde connaît, depuis 2500 ans, un système hiérarchique de classes sociales qui est la cause d’inégalités sociales très fortes au sein de la population indienne. En effet, l’Inde est régie par un système de castes, fixé sur la naissance : la société est divisée en quatre castes génériques, dits varna , et une hors-caste les dalits , dits intouchables . Ce système se rapporte à la notion de pureté et impureté très importante en Inde, et entraîne une hiérarchie sociale immuable. Les 4 castes sont composées, dans l’ordre hiérarchique, des Brahmanes (les prêtres), les Kshatriyas (les guerriers), les Vaisyas (les agriculteurs & commerçants) et les Shudras (les artisans & ouvriers) : chaque caste représente un statut professionnel plus ou moins pur et chaque caste domine l’autre, les Brahmanes étant les êtres supérieurs à toutes les autres castes. Les Dalits ne font pas partie des castes, ils sont classés comme hors-caste, ils sont considérés comme impur (d’où le terme d’ intouchables ). Ils font les travaux que personne ne veut faire, ils sont marginalisés et sont les plus pauvres des pauvres en Inde. Ce système de caste, que l’on retrouve seulement dans l’hindouisme, est fixé sur la naissance, il est donc impossible pour les Dalits d’en changer : on est membre de sa caste à vie.
Planète Urgence a donc monté en 2006 un partenariat avec l’ADECOM Network. Sa présidente, Lalida PERUMAL, nous présente dans le texte qui suit, la situation des Dalits aujourd’hui en Inde…
Qui sommes nous ?
Elle habite juste en dehors du village, avec toute sa famille. Tous les jours, elle va au puit pour approvisionner sa famille en eau potable. Mais comment faire puisqu'elle n’a pas le droit d’accéder dans la rue où se situe ce puit ?
Sa mère l'envoie au magasin gouvernemental pour acheter du riz afin de nourrir toute la famille. On ne lui a pas vendu le riz de qualité, plein de nutriments, comme il l’avait demandé. Le riz qu’il désirait a été donné aux gens de la caste supérieure, qui sont arrivés bien après lui dans la boutique. On lui donne les restes et on lui fait payer un prix plus élevé que prévu. Mais tout d'abord, il doit faire la queue sur le coté et attendre que les autres, des castes supérieures, soient servi.
Il se sent dénigré et honteux mais au moins, cette fois-ci, ils l'ont laissé entrer. Cela aurait pu être pire : il aurait pu être violé ou battu à mort par les personnes du magasin, comme cela est arrivé à ses sœurs.
L'accès est refusé.
Elle n’a pas le droit de porter des chaussures quand elle se promène dans la rue. Elle soupire de soulagement. Mais est ce tellement mieux que de devoir porter une étoile dorée ou un triangle rose sur son sari?
Ils aimeraient nourrir leurs enfants comme ils se doivent, mais un litre de lait coûte 13 Roupies et ils ne touchent que 30 Roupies par jour. Néanmoins, ils se considèrent chanceux car beaucoup de familles dans ce village de Dalit People travaillent gratuitement, en tant qu’employés, sur des terres qui ne leur appartiennent pas.
Après tout, l'histoire, la religion et le gouvernement leur disent que c'est leur devoir, et même si certains ne sont pas d'accord, ils se sentent piégés, ils se considèrent comme des esclaves.
Ces extraits de vie sont le quotidien des Dalits People.
Que veut dire être Dalit dans la société indienne?
Pour bien comprendre, il faut imaginer les Dalits en tant que fils de la terre ou indigènes . Ils vivent en Inde depuis des siècles. Traditionnellement, les Dalits sont un peuple dit éco-sensible , c’est à dire qu’ils habitent en équilibre et en harmonie avec la nature. Leur croyance est basée sur la vénération de la Terre, en lien avec le respect et l’harmonie.
L’oppression systématique des Dalits a commencé il y a à peu près 3500 ans. La société indienne, basée sur l’hindouisme, a développé un système hiérarchique pour diviser, classifier et contrôler, part la constitution de 4 castes (par ordre de prestige décroissant : Brahmanes, Kshatriya, Vaisyas, Sudras) et une hors caste, les Dalits. Les Dalits sont considérés, par la société Indienne, comme des personnes impures, se situant au plus bas dans la société indienne. On a donc commencé à discriminer les Dalits sous couvert d’une religion. On a dit qu'ils étaient les moins importants, impurs et destinés à servir les autres.
Ils ont été appelés, littéralement et symboliquement, les intouchables. Il a été dit qu'ils formaient la partie la plus polluée de l'énergie, de Dieu, de la manifestation d'où naissent tous les êtres humains. La doctrine hindoue dit que tous les hommes ont été créés à partir de segments provenant de l'Energie Cosmique. Certaines parties de cette Energie sont considérées comme plus pures et donc meilleures que d’autres. Traditionnellement, les Dalits n'ont pas adhéré à la religion hindoue. Cependant, ce mouvement religieux a commencé à classifier, à enseigner et à insister avec force sur le fait que les Dalits étaient formés à partir de la même énergie que toutes les autres castes. On a dit que le destin des Dalits était de travailler pour les Brahmanes en tant qu'esclaves. Cette façon de penser s’est généralisée.
Aujourd’hui, ce système de violation des droits de l’Homme continue.
Dans certains villages, le peuple Dalit continue à souffrir chaque jour. En 2009, beaucoup de Dalits continuent à travailler en tant qu'esclaves pour des membres des castes supérieures. Les Dalits travaillent dans des conditions oppressives – souvent gratuitement. Il leur a été inculqué que c'était leur devoir. On les a forcé, à contre cœur, d’accepter le système de castes Hindou. Ils sont à la merci de leurs oppresseurs, ils vivent dans la crasse en tant que travailleurs subalternes analphabètes. Si ils ne sont pas esclaves, ils sont des serviteurs sous contrat. Cependant, la paie journalière moyenne pour un Dalit est de 25 à 30 Roupies, dans un pays où une tasse de thé coûte entre 4 et 5 Roupies.
La philosophie de Dr. Baba Saheb Ambedkar
Dr. Baba Saheb Ambedkar, d’origine Dalit, est l’auteur de la Constitution Indienne (écrite en 1950 suite à l’indépendance de l’Inde). Aujourd’hui, il est vénéré en tant que Héros National, on retrouve sa statue sur les places des centres ville à travers tout le pays.
La loi indienne, de part sa constitution, a mis en place des dispositions pour protéger les droits des Dalits. Cependant, encore aujourd'hui, ces dispositions sont rarement appliquées dans un pays dont le gouvernement lui même est contrôlé par les oppresseurs.
Comment aborder le sujet de la discrimination et des crimes de haine envers les Dalits quand les termes Culture, tradition et religion permettent de telles pratiques ? Au bout du compte, tous ces crimes sont réalisables car ils se cachent derrière ces 3 mots, sorte de bouclier, qui pérennise cette violation des droits de l'Homme. Ainsi, ceux qui commettent de telles atrocités contre les Dalits ne s'attendent pas à ressentir des répercussions négatives contre leur intolérance et discrimination.
Cette souffrance humaine, délibérée et imposée à travers un traitement inéquitable et violent, à travers un refus d'accès à des droits humains ainsi qu'aux ressources élémentaires, est consentie par environ 80% de la population hindouiste. D’un autre côté, au sein d’une population qui dépasse les 1 milliard d’individus, beaucoup d'hindous pensent que la discrimination basée sur les Castes ne se justifie pas. Néanmoins, cette partie de la population reste apathique : beaucoup pratiquent le déni. Comment faire ?
Les voix Dalit chez l'OTAN
Des activistes et leaders du Mouvement Dalit ont participé à la conférence Racism vs Castism à Durban (Afrique du Sud) en 2001. Peut être y’aura t’il un jour un débat mondial sur ce thème? Certains diront que c'est inutile d'impliquer les étrangers, que c'est un sujet qui devrait être résolu par la population indienne elle même. D'autres diront que le monde entier doit assumer une part responsabilité. Quelle que soit la position de chacun, il est nécessaire que les individus prennent conscience personnellement de leurs actes et de leurs croyances pour effectuer un changement effectif et durable.
Ce changement implique inévitablement des moyens pour passer à l'action : aucun groupe ou mouvement ne peut changer les mentalités par la force. La liberté ne s’impose pas : c'est la volonté d'un individu de défendre ses propres convictions. Cela comprend une prise de risques. Il faut que cela soit une démarche personnelle. Donc, si nous souhaitons voir des changements positifs en ce qui concerne la souffrance humaine, comment faut-il procéder?
On pourrait les soutenir via des réunions, des formations, des conférences, aux niveaux de leurs besoins vitaux car ils en ont besoin.
Les personnes, qui ne mangent pas à leur faim, ressentent plus le besoin de trouver à manger et à boire que d’agir politiquement à travers une lutte des classes. Les personnes, qui n'ont pas eu droit à une éducation, ne sont pas au courant que la loi leur garantie certains droits.
Les défis auxquels ce peuple opprimé doit faire face peuvent sembler insurmontables. Nous ne pouvons pas forcer la majorité apathique à devenir active, mais nous pouvons nous informer et prendre partie contre de telles atrocités. Nous pouvons devenir un exemple et ainsi encourager les autres à faire la même chose. Il n’existe pas de solutions parfaites et il est peu probable de voir des changements immédiats et radicaux. Est-ce que cela veut dire que nous ne devons pas entamer d’actions? Il existe déjà un groupe d'activistes Dalits qui commence à émerger, et qui travaille sur l’amélioration de leurs conditions de vie et celles de leurs semblables.
Après des milliers d'années de pratiques injustes envers les Dalits, on peut déjà observer quelques changements positifs qui ont vu le jour suite aux efforts de quelques personnes opprimées, qui refusent d'accepter une vie de servitude et d'intolérance.
Sans vouloir imposer notre système de valeurs, nous pouvons tout de même donner aux Dalits la chance de se respecter, de se développer et d’utiliser leur voix collective de façon efficace.
Bienvenu à ADECOM Network, le forum collectif Dalit
ADECOM est un acronyme qui veut dire Animation, Développement, Emploi et Communication. Cette association a commencé en 1991 et depuis sa création, cet organisme non-gouvernemental à but non lucratif, a travaillé pour soutenir l'émancipation des Dalit.
ADECOM aide les villageois opprimés à trouver de quoi satisfaire leurs besoins vitaux, et travaille sur le long terme pour l'indépendance des Dalits en leur proposant des formations, des ateliers qui leur permettent de créer des groupes d'entre aide.
Kootu-K-Kural (NB : association partenaire de l’ADECOM) est un groupe de théâtre qui a pour but de promouvoir l'action politique, à faire connaître la situation des Dalits par le biais de performances théâtrales qui mettent en scène de façon poignante leurs enjeux politiques, sociaux et économiques.
Le but d'ADECOM et de Kootu-K-Kural est d'aider les Dalits à s'aider eux-mêmes.
Quand les Dalits veulent améliorer leur propre situation ils viennent chercher de l'aide. ADECOM essaye de leur fournir une assistance à travers une formation juridique et de soutien : savoir porter plainte, leur faire connaître leurs droits et les procédures gouvernementales, savoir comment organiser des actions non-violentes de désobéissance civile et savoir comment se porter candidat pour des élections.
Le réseau ADECOM a pour vocation l'encouragement et l'expansion du mouvement Dalit.
Afin que les pratiques à l’encontre des intouchables soient éradiquées, il est nécessaire que le monde entier prenne conscience de leur situation et apporte son soutien. En effet, les Dalits seront aidés à partir du moment ou leur situation sera connue par ceux qui vivent en dehors du système de Caste.
Planète Urgence travaille avec les Dalits via différentes missions mises en place avec l’ADECOM. Tous les bénéficiaires sont des Dalits, en recherche d’emploi ou en pleines études et qui ont besoin de compétences en bureautique, en gestion de projets, en communication, en théâtre…pour tout simplement réussir leurs vies.
Si cette problématique vous intéresse, si vous désirez participer au développement d’une population qui manque cruellement de moyens, vous pouvez participer à une des missions. Vous les retrouverez toutes en ligne sur notre site internet. Lalida Perumal, présidente de l’ADECOM Network pour Planète Urgence (France) Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e. Elles ne reflètent pas nécessairement les vues de Planète Urgence.
Voyager seule en Casamance au mois d'août 2009 English translation pending
je compte partir seule en casamance en aout, je voudrais avoir des conseils sur le climat ( pleut-il beaucoup?), sur la sécurité pour une femme seule, sur les billets d'avion à prix interéssant et sur les possibilités d'itinéraires et de déplacement car je voyage avec les transports en commun, vais dans les campements et les possibilités de randonnées car j'adore marcher. Merci d'avance pour toute information me permettant de préparer au mieux ce voyage qui me fait rêver!
Vol Marseille-Lille avec Ryanair: plusieurs aéroports à Marseille? English translation pending
Bonjour,
j'aimerai savoir s'il y a plusieurs aéroports à Marseille...car j'ai trouvé un vol Marseille-Lille avec Ryanair, et cette compagnie utilise en général des aéroports éloignés de la ville ??
Merci pour vos réponses.
j'aimerai savoir s'il y a plusieurs aéroports à Marseille...car j'ai trouvé un vol Marseille-Lille avec Ryanair, et cette compagnie utilise en général des aéroports éloignés de la ville ??
Merci pour vos réponses.
Séjour médical en Tunisie: bonnes cliniques ophtalmologiques? English translation pending
salut
j'ai entendu parler qu'en Tunisie il y avait de bonnes cliniques ophtalmologiques avec des techniques de pointe. pouvez vous me renseigner sur ce sujet?
merci d'avance.