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En Thaïlande, on paie 300.000 dollars pour bien manger et voir des pauvres English translation pending
by Barbot · 2008-03-06 · 121 replies
Bonjour à Tous,

Je viens de voir ceci, perso je trouve cela très déplacer et manque de respect jusque où la bêtise s'arrêtera . J'aimerai avoir vos avis la dessus .--

En Thaïlande, on paie 300 000 dollars pour bien manger et voir des pauvres .

Un restaurant de Bangkok organisera le mois prochain un dîner de 300.000 dollars préparé par des chefs français pour ses meilleurs clients mais seulement après les avoir emmenés voir la pauvreté dans le nord-est de la Thaïlande. La chaîne des hôtels Lebua qui, l'année dernière, avait organisé un dîner somptueux ayant coûté 29.000 dollars à chaque participant, a annoncé son intention d'emmener le 5 avril 50 clients prestigieux dans la province de Surin pour voir un camp d'éléphants et les difficultés de la vie dans cette région, l'une des plus pauvres de Thaïlande . Suite ICI .
Retour de croisière en Antarctique sur le Diamant English translation pending
by Tag54 · 2008-02-14 · 157 replies
Nous en revenons juste d'une croisière en Antarctique sur "le Diamant" de la Compagnie des iles du Ponant et sommes extrêmement enchantés.

Des conférences plusieurs fois par jour par des spécialistes de bon niveau. Une moyenne de 2 débarquements en zodiac par jour. Des paysages époustouflants, des débarquements au milieu de colonies de manchots, des baies grandioses entourées de glaciers se jetant dans la mer, une navigation au milieu d'icebergs majestueux. Les lieux visités avec débarquement : Yankee harbour, Devil island, ile Paulet, Neko harbour (génial), Petermann (mythique à cause de Charcot et point le plus au sud), ile du 25 mai ET le cap Horn. Plus les sites de découverte en Zodiac. Emploi du temps bien chargé et le temps libre restant, passé sur le pont à regarder défiler le paysage (pas de nuit à cette époque de l'année).

Et, pour ne pas gacher, un passage du Drake digne du lac Léman dans les deux sens. Mais pour ça, la compagnie du Ponant n'y était pour rien !

Voyage inoubliable qui ne laisse pas indemne au retour.

Par rapport aux croisières similaires organisées par Hurtigruten ou sur des brise-glace russes, la Compagnie du Ponant met en avant son coté "à la française" que j'ai particulièrement apprécié (confort, décoration, ambiance, gastronomie) ET l'usage exclusif du français à bord, notamment lors des appels, des conférences, des visites et des débarquements. C'est peut-être un détail, mais pour moi, c'était vital . De nombreux spécialistes (17 pour 200 passagers) tous francophones aussi pour répondre à des tas de questions sur la faune, l'histoire des explorateurs, la glace, ....... D'ailleurs, vu le nombre de belges et de suisses à bord, c'est un concept qui a l'air de faire des adeptes.

Et un tarif plutôt compétitif car tout est compris dans le prix. Pas de mauvaise surprise à bord.

A recommander fortement.
Bleu de France avec croisière de France English translation pending
by Nanettedusud · 2008-02-10 · 576 replies
Bonsoir

Nous partons pour une croisière d'une semaine avec mon mari. C'est une nouvelle compagnie de croisière 100% française et tout inclus qui s'appelle Croisière de france.

Le premier départ se fait le 25 mai. Quelqu'un connait il cette compagnie? Y a t il des personnes qui partent aussi par ce croisièriste.

Merci a bientôt
Travail et colocation à Malte English translation pending
by Kylle · 2008-02-10 · 80 replies
Bonjour a tous

Marre de Paris, je suis breton, j'ai 23 ans, je vis depuis 4 ans à paris et j'ai décidé de partir vivre à Malte pour apprendre l'anglais. Je suis actuellement à la recherche de toutes informations susceptibles de m'aider dans mes recherches, voir trouver des personnes pour une colocation sympa au soleil. Je suis donc à la recherche d'un job, ou de site afin de trouver un job la bas. Egalement d'info concernant les papiers, formulaires et autres pour travailler sur place. Ainsi que de personnes pour m'accompagner dans cette aventure. Tout ceci debuterais pour ma part au mois d'aout de cette annee 2008
Doit-on fuir les sites touristiques? English translation pending
by Fredjones · 2008-01-28 · 135 replies
Doit on fuir les sites touristiques ?

Depuis plus d’un an je surf sur les forums de voyages. Au début pour trouver des réponses à mes questions pour organiser mes voyages en Thailande et maintenant pour tenter de répondre aux questions des futures voyageurs. J’aimerai avoir votre opinion sur cette question – doit on fuir les sites touristiques ? – Plusieurs fois j’ai vu sur des forums, des internaute, qui pour leur première visite dans un pays, recherchent des lieux loin des touristes, à l’écart de tout. Pensez vous que les lieux touristiques sont vraiment à éviter ? Ne sont ils pas les lieux incontournables pour découvrir un pays ? Même si le tourisme peut être considéré comme une forme de pollution, il permet aussi de sauvegarder certains sites. Une synthèse de vos réponses sera publiée sur mon blog A bientôt Fred Jones
Quel pays africain, si vous n'aviez qu'une seule possibilité? English translation pending
by Tamerlan95 · 2008-01-07 · 128 replies
Bonjour à tous!!!!🙂

si vous n'aviez que la possibilité de voir un seul pays africain, lequel choisiriez vous et pour quel(s) raison(s).

merci de votre participation!!!!!!

Bonne année à tous!😎
Maroc en camping-car avec enfants en août 2008 English translation pending
by DID35 · 2008-01-05 · 23 replies
Bonjour à tous

Ma femme, moi, mes trois filles(10, 11, 14ans) désirons partir au maroc au moi d'aout 2008 en cc pour de l'itinérant.Nous sommes plutot attirrés par litoral(chasse sous marine pour moi).Pas grand monde n'a l'air d'aller sur la miditérannée pourquoi? Le camping sauvage est il autorisé et securisé? Y at'il beaucoup de route ou de piste?

J'ai encore beaucoups d'autres questions si vous pouvez nous donner quelques renseignements, merci.
La Mauritanie sans le Dakar! English translation pending
by Wordmacadam · 2008-01-04 · 71 replies
SLT à tous 🙂 Qui maintient sa route par Choum/Atar etc... Malgrès les recommendations du gouv... et l'annulation du DAKAR?????🤪 J'attends vos réponse car c'est demain le départ, en plus il y a des innondation sur Sète et mauvais temps sur l'eau !!!!!! 😠 TOUT S'EN MÊLE, LA FAMILLE AUSSI, ILS ONT PEUR POUR NOUS!!!!!!!🏴‍☠️

🙁 CHANTAL 😕
Touristes tués en Mauritanie (24 décembre 2007) English translation pending
by Guelta · 2007-12-24 · 118 replies
Suite a l assassinat des touristes francais ce lundi ds la région de Aleg, pensez- vous qu il y aura des conséquences pour passage à la frontière ou autres?
Région la plus belle de Madagascar? English translation pending
by Tamerlan95 · 2007-12-15 · 96 replies
Bonjour à tous!!!!😉

Je vais vous demandez un avis personnel à chacun de vous qui connaissez si bien Mada

quelle est pour vous la région la plus belle?

merci de votre participation et bonne journée à tous!😄
Retour de deux semaines en Thaïlande: déception! English translation pending
by Romeodog · 2007-12-12 · 122 replies
On m'en avait tant parlé, que je voulais aller voir ce merveilleux pays. biensur mon entourage proche, qui y a vécu (4ans) m'a déconseillé ce voyage, mais je n'ai pas écouté leurs critiques.

je rentre apres 2semaines passées entre Bangkok-chiang Mai- Kho Phi Phi et Phuket.

je ne parlerai meme pas des deux derniers lieux tellement ce n'est pas la thailande, aucun interret à moins que l'on est une passion pour les jeunes suedois ou hollandais qui aiment à boire de la biere non-stop dans les rues de Kho Phi Phi. il faut d'ailleur un pouvoir d'imagination extreme pour se rendre compte de la beauté originelle de cette ile, malheureusement totalement défigurée par le tourisme de masse de la masse la plus ordinaire qui soit.

Chiang Mai et Ayutaya furent les meilleurs moments de mon voyage. l'hotel de Chiang Mai etait somptueux, au millieu de rizieres, dans la montagne. Ayutaya est un des rares coins où l'on sent le poids de l'histoire du Siam. les temples de Bangkok n'ont qu'un interet tres limité, etant donné qu'ils sont assez recents (18eme siecle pour les plus vieux, mais refait à neuf en permanence. que reste t'il d'authentique ?)

j'ai un probleme avec l'expression religieuse boudhiste qui me semble s'apparenter au culte des idoles plus qu'à une foi éclairée.

j'etais à BKK pour l'anniversaire du roi, la ferveur est une chose, le culte de la personalité en est une autre. On ne peut que sourire devant le roi vénérable, tellement cela fait monarchie d'operette (l'armée est au pouvoir). Les photos du roi posant avec un canon EOS !!! meme sur les billets de 1000 batts le roi pose avec un appareil photo en bandoulliere !

Bangkok est une ville contrastée. Il faut éviter Kaho san road, c'est absolument insuportable, il n'y a que des nostalgiques de bob marley, des 'springbreak' vieillissant, des fausses marques mal contrefaites. je ne suis pas allé à Patong, car le triste spectacle d'une humanité humiliée n'est pas ce qui m'interresse à voir. le quartier autour des centres commerciaux est tres bien, j'etais au Four Seasons (ancien Regent), tres bon hotel, piscine de 25m, spa magnifique. le marché de chatuchak n'a pas beaucoup d'interet; on trouve les memes marques qu'en France, sauf que c'est du faux de mauvaise qualité. pour trouver du vrai, il faut aller à Siam Paragon, par exemple, mais c'est plus cher qu'en France.

en revanche, j'ai beaucoup apprecié le peuple thai. charmant, civilisé et tres honnette. je garde le souvenir de ce petit garçon, assis à coté de moi dans le train au retour de Ayutaya. Je mangeais des gateaux, je lui en ai offert un, il m'a fait un magnifique salut thai, mains jointes, avec un regard plein de gentillesse.En général, les gens, tres simples, de ce train etait vraiment charmant, tout comme les habitants d'Ayutaya que j'ai croisé en me baladant le long de la riviere.

je regrete de n'avoir pas rencontré l'ame de l'asie comme j'avais ressenti une présence sublime en Egypte.
Hôtel H10 Punta Turquesa English translation pending
by Ninileclerc · 2007-12-09 · 211 replies
Allô, moi et ma chum de fille allons au h10 punta turquesa du 12 au 19 janvier prochain...Avez-vous entendu parlé de ce nouvel hôtel?

Merci

stephanie
Photos des plus belles plages du monde English translation pending
by MondeAilleur · 2007-11-15 · 149 replies
Bonjour,

J'ai recherché sur le Forum mais je n'ai pas trouvé de sujet spécifique aux photos des plus belles plages du monde. Et avec les grèves qui tombent sur les Parisiens et l'hiver qui avance, je me disais que du ciel bleu et des lagons ajouteraient peut-être un peu de rêve dans la morosité ambiante. Donc, à moins que ça n'ait déjà été proposé ailleurs (corrigez-moi si je me trompe), je vous propose de poster ici vos plus jolies photos de plage, qu'elles soient de sable blanc ou pas.

Pour lancer le sujet, je vous propose une photo que j'ai faite sur l'île Maurice, sur la célèbre plage de Trou aux Biches. D'autres viendront...



A vous de jouer !

🙂
Croisière en Amérique du Sud sur le Norwegian Dream le 9 décembre 2007 English translation pending
by Alainlelapin · 2007-10-26 · 18 replies
Bonjour a tous

je pars bientot en croisiere sur le Norvegian dream, Buenos Aires a Valparaiso, et je voudrais en premier savoir si d'autres francophonnes seront la aussi (comme on est toujours en minorité) Puis si quelqu'un a deja fait cette croisiere j' aimerais savoir si il y a des bons plans concernant les etapes .(Montevideo, Puerto madryn, Stanley, Ushuai, Punta arenas, Puerto chacabuco, Puerto Mont, et Valparaiso.Ensuite on restera a Santiago de chili une semaine. Merci d' avance.
Dru, voyage en verticalité délitée English translation pending
by Lucbertrand · 2007-10-24 · 20 replies
Voyage en verticalité délitée

Le voyage, par définition, concerne tous les terrains où l'on part à la découverte. C'est là qu'à mon sens les distances induisent un étalon très relatif, loin pas loin, long court. Un voyage de mille kilomètres en avion est court. Une escalade d'un kilomètre sur une paroi très raide est au contraire un voyage long et très dépaysant qui donne la sensation d'être très loin de par la difficulté du retour. Je me propose de vous relater l'un de ces voyages, bien à l'ordre du jour à l'époque du réchauffement planétaire qui nous inquiète tant.

Le réchauffement terrestre semble être reconnu par de nombreux scientifiques, même si certains émettent encore quelques doutes quant à sa réalité . Ce phénomène est particulièrement visible en montagne, par la fonte des glaciers. Outre ce retrait glaciaire en longueur et en épaisseur, une autre action probablement due à la chaleur consiste en l'écroulement d'un certain nombre de parois dans les Alpes. Je pense tout particulièrement à la face ouest des Drus. De grandes plaques gardent leur cohésion grâce à la glace qui tient lieu de ciment. Cette dernière venant à fondre, la gravité reprend ses droits et d'immenses pans de montagne s'écroulent. Cela peut se comparer à un type de permafrost vertical.



Au mois de juillet 1984, avec un camarade, Pierre-Yves nous décidons de nous attaquer à la mythique Directe Américaine aux Drus, flamme de pierre qui a fait rêver de nombreuses générations d'alpinistes et d'amoureux de la montagne. Nous prenons donc le téléphérique des Grands Montets. Premier tronçon, tout est normal, deuxième tronçon, l'aventure va commencer.

A notre arrivée sur la plate-forme terminale, de toute évidence une certaine effervescence règne. En effet, les personnes présentes viennent d'assister à un gros effondrement de rochers dans la face nord du Grand Dru, juste au-dessus de la niche, petit glacier caractéristique situé aux deux tiers de la paroi. Voyant notre attirail de montagne, immédiatement tous nous disent de ne surtout pas aller dans cette direction.

Pierre-Yves toujours poli et placide répond «pas de problème», et nous voilà partis vers le petit collet qui donne accès au glacier permettant de rejoindre le pied de la face ouest, lieu où nous comptons bivouaquer. Il faut longer la base de la face nord, zone qui vient de nous être déconseillée avec la plus vive conviction, et nous n'allons pas tarder à tout comprendre. Le temps de la descente du glacier, très mou et plein de grosses crevasses, nous laisse tout loisir de constater que la purge continue à gros renfort de blocs nombreux et parfois très gros. Arrivés à distance respectable, hors d'atteinte des cailloux, nous prenons conscience que pour rejoindre notre destination, notre chemin va devoir passer au travers de ces grosses gouttes un peu particulières. Étant tous deux de formation scientifique, nous décidons d'observer le phénomène pour essayer d'en tirer une loi. En effet, les grandes giclées de roche suivent-elles une séquence ou bien sont-elles complètement aléatoires? Nous en profitons pour visualiser au mieux l'itinéraire dans la zone du bombardement. Il nous faudrait longer la partie inférieure de la rimaye, en direction d'un petit col donnant accès à la face ouest. Après un temps d'observation dont je ne suis plus en mesure de préciser la durée, force est de constater que nos connaissances en statistiques, probabilités, suites et autres séries, sans parler des intégrales doubles ou triples, ne nous donnent pas le moindre indice sur la prédiction de passage des gros paquets qui croisent notre itinéraire à venir.

Tout long raisonnement s'avérant inutile, nous nous regardons, prenons nos anneaux de corde et partons en courant le plus rapidement possible. En effet, les mathématiques nous disent seulement que le risque statistiquement est inversement proportionnel au temps d'exposition, donc nous y allons de très bon cœur. Pierre-Yves est le premier, je le sers de près, nous rentrons dans la zone de tous les dangers, on n'a pas envie de traîner. Je fixe avec envie le petit collet à partir duquel nous pourrons ralentir. La rimaye (première grosse crevasse qui sépare le rocher du glacier) se rapproche, mais mon camarade semble se diriger vers la lèvre supérieure et non inférieure, alors que la porte salvatrice me semblait plutôt par le bas. Comme il a toujours été le leader lorsque nous grimpons, je me dis qu'il a vu un passage plus rapide ou moins dangereux. Donc nous nous engageons au-dessus de cette fameuse rimaye, un trou béant et sans fond. La pente est raide. La raideur s'accentue et conséquence logique, la vitesse diminue. Puis il nous faut nous arrêter, constatant avec consternation que nous sommes dans une impasse. Constatation encore plus horrible, nous stationnons exactement à l'emplacement où les gros blocs rebondissent avant de sauter par dessus la rimaye. Aïe, aïe, aïe!!! Terreur, nous faisons demi-tour avec l'intention de contourner la crevasse au plus vite.

Dans la précipitation, je tombe et fauche Pierre-Yves au passage, en ayant toutefois le réflexe de ne pas lui planter mes crampons dans les mollets. Nous voilà sur les fesses, l'inclinaison de la pente nous permet de prendre la vitesse nécessaire et de passer par dessus le gros trou sombre et pas sympathique du tout. De l'autre côté la pente s'affaiblit rapidement et nous passons des fesses aux pieds et la course vers le petit col salvateur reprend . Ouf! Nous y sommes. Manifestement, il y a un dieu pour les inconscients. Tranquillement nous rejoignons la moraine un peu en retrait de la face ouest et nous nous installons pour la nuit.

Une cordée de grimpeurs, stars de l'époque, se dirige vers nous. Ils ont assisté à l'éboulement en direct de la Directissime Américaine qu'ils ont grimpée entièrement en libre, les pitons ne servant que de points d'assurance et non de prises aidant à la progression. Ils nous expliquent que toute la montagne a tremblé. Bien que l'éboulement se soit produit en face nord, une partie des pierres sont déviées et arrosent la face ouest. Cela ne fait pas notre affaire. Ils reprennent leur chemin et descendent vers la Mer de Glace. Nous verrons bien demain. Pierre-Yves toujours optimiste déclare qu'avec le temps la montagne se purgera et que de plus le froid du matin devrait faire en sorte que tout se passe bien.



Nous ne restons pas longtemps seuls sur notre moraine. Le bruit de la turbine d'un hélicoptère se fait de plus en plus nettement entendre. Manifestement, il vient dans les parages. Il se dirige vers l'arête séparant les faces ouest et nord. De toute évidence une cordée a dû subir des dommages suite à l'écroulement. La mission semble particulièrement dangereuse, car de nombreux cailloux continuent de faire entendre leurs claquements secs et redoutables. Après plusieurs manœuvres, un sauveteur est descendu par treuil sur l'arête . La nuit venant et les chutes de pierres toujours très présentes, l'hélicoptère quitte les lieux et retourne dans la vallée. Nous nous retrouvons cette fois seuls pour cette nuit, qui me concernant ne sera pas très bonne. Avec le soir les claquements de rochers chutant diminuent, mais de temps à autre dans la nuit des bruits que je qualifie de sinistres, nous tirent de notre torpeur.

Le jour se lève, tout semble calme. Non, un ronronnement monte de la vallée, l'hélico est de retour avant que le soleil ne darde ses rayons, qui vont réveiller les mastodontes minéraux. Très précisément il se positionne sur le point de descente du sauveteur et rapidement embarque trois passagers. Le bruit diminue rapidement et nous voilà à nouveau seuls à contempler ces mille mètres de granit. Bon ben quoi? Tout naturellement Pierre-Yves après avoir englouti quelques mars se dirige vers le pied de la paroi, il ne me reste qu'à suivre. Le névé n'est pas raide, une vieille chaussure de montagne abandonnée ou perdue traîne sur la neige. Incroyable, tout est calme. Le début de la paroi n'est pas difficile nous l'escaladons rapidement sans corde en grosses chaussures. Sur une petite vire une centaine de mètres plus haut, nous marquons une halte afin de nous encorder, mettre le baudrier et les chaussons d'escalade et nous décharger, afin d'être légers.

Alors que nous sommes presque prêts, discutant paisiblement un premier sifflement attire notre attention, et avant que nous ayons pu réagir, entre nos deux têtes séparées d'un ou deux mètres, un caillou aux dimensions conséquentes passe avant de ricocher et d'aller terminer sur la neige en contre-bas. Je reste figé à regarder mon camarade. Ça commence bien, de nouveau la terreur me gagne, l'expérience d'hier m'aurait plutôt mis les nerfs à vif au lieu de m'aguerrir aux joies de cet arrosage particulier et mortel.

Je dis à Pierre-Yves «On ferait mieux de descendre, dans pas longtemps ça va devenir l'enfer». Ce dernier me dévisage tout d'abord puis après un coup d'œil à sa montre me répond «Il est sept heures trente et que va-t-on faire aujourd'hui?». De toute évidence, cette réponse à la logique imparable n'appelle qu'une seule et unique réponse: on continue.

Donc première longueur d'escalade encordés, le rocher est couvert de poudre de pierre pulvérisée, résultat du grand bombardement de la veille. Je grimpe avec une certaine fébrilité. Le socle de la face ouest n'est pas vertical et s'élève sur une hauteur approximative de deux cent cinquante mètres. Cette zone constitue le réceptacle de toutes les pierres qui dévient de la face nord. A un train pour le moins rapide nous franchissons ce passage.

Ouf, nous sommes au pied de la partie verticale. A partir de maintenant les cailloux siffleront dans notre dos, et de ce fait la probabilité d'être touché sera très faible. L'escalade est magnifique, une paroi granitique aussi raide qu'une paroi calcaire, ambiance grandiose et personne d'autre. Nous avons l'intention de monter jusqu'au fameux bloc coincé, à peu près 600 mètres d'escalade et de redescendre en rappel. Les passages mythiques de cette voie défilent. Le plaisir de l'escalade est immense. Mais les sifflements dans le dos sont présents et avec le réchauffement de la journée, ils auraient bien tendance à s'intensifier. Je ne peux m'empêcher de regarder, je dirais même fixer le socle de la paroi, sur lequel explosent tous les bolides qui nous passent dans le dos. L'idée qu'en fin d'après-midi nous allons être au beau milieu de ce champ de bataille au cours des rappels n'est pas pour me rassurer. Lui, Pierre-Yves fait comme s'il ne voyait rien. C'est cela l'apanage des grands chefs, toujours se maîtriser, la piétaille n'a qu'à suivre. Il aurait fait un bon général de Napoléon, à n'en pas douter. Un peu vexant car le militaire d'active c'est bibi. L'effet de perspective, tout naturellement efface les quelques quatre ou cinq cents mètres verticaux, au-dessus desquels je me trouve perché, seul apparaît, en grand, ce plan incliné de quelques deux cents mètres, duquel montent ces claquements et petits nuages de poussière, consécutifs aux chocs des pierres.

Le moment fatidique arrive, le bloc coincé est atteint. Plus exactement, nous nous arrêtons vingt mètres en dessous. En effet, l'angoisse commençant à être inhibitrice de l'action, je suis pressé de retraverser ce champ de tir ouvert à tous les calibres, même les hors gabarit!!! Mon futur, je ne l'envisage plus qu'après avoir couru sur la neige au pied de la paroi. Dans la partie verticale, les rappels s'enchaînent rapidement. Étant bien rompus à ce genre d'exercice, cela nous laisse toute latitude pour profiter du cadre et de l'ambiance extraordinaires des lieux . Bien évidemment le socle grossit au fur et à mesure de notre descente.

A l'approche de l'imminence du danger, je rentre comme dans un état second et me regarde agir de l'extérieur, indifférent à mon propre sort. Cependant l'adrénaline mobilisant toutes les facultés, j'agis avec précision et célérité. Pierre-Yves, lui ne semble afficher aucune émotion, simplement il se contrôle mieux, et il sait que ce n'est pas l'angoisse voire la terreur qui fera passer les cailloux ailleurs. Cela me rappelle une de nos escalades précédentes sur la face italienne du Mont Blanc. Ayant été retardés par des cheminements aléatoires dans des pentes très raides de nuit, nous nous étions retrouvés dans une zone de neige et de glace particulièrement instables, sur laquelle le soleil dardait ses rayons. Nous nous arrêtons sur une grande dalle de granit qui semblait flotter sur cette matière molle. Bien assis, nous regardions couler de part et d'autre de petites avalanches, une un peu plus grosse et nous aurions été balayés Le temps me paraissait figé dans l'attente du grand bond . Pierre-Yves lui dormait et lorsque le soleil a disparu, il s'est réveillé, sans doute à cause du froid. Je lui ai dit quelque chose du genre:

Tu es bien courageux de pouvoir dormir dans ces conditionsQue je dorme ou pas ça n'aurait rien changé au fait d'être embarqués ou non, mais au moins je me suis reposé et ça va nous servir pour la suite. Une fois de plus sa réponse était logique et n'appelait pas de commentaire.

Revenons à notre plan incliné fumant, qui maintenant occupe pratiquement tout l'espace à nos pieds. De manière étrange, l'idée de nous arrêter et d'attendre la nuit que les chutes de pierres deviennent moins nombreuses n'a pas semblé nous effleurer. Peut-être qu'au fond de nous-mêmes, nous voulions goûter aux joies lammeriennes. Eugen Guido Lammer était un psychiatre autrichien, grand alpiniste de la fin du dix-neuvième et du début du vingtième siècle. Il aimait à s'exposer seul, soit dans des zones très crevassées, ou bien dans des endroits où la caillasse bombardait dur. Ainsi il éprouvait un grand plaisir à analyser ses émotions et sentiments face au danger bien réel et totalement aléatoire. Le plus étonnant, c'est qu'il est mort dans son lit, très vieux. Je conseille la lecture de son livre, pas facile à trouver. Il s'intitule «Fontaine de jouvence», librairie Dardel 1931, je crois qu'il n'y a qu'un tome traduit en français. Donc en pensant à Guido Lammer, j'envisage encore comme possible de terminer ma vie dans mon lit, très vieux c'est un autre débat.

Il va falloir y aller. La configuration change. La corde ne plonge plus directement dans le vide sans rien toucher, mais elle glisse le long de dalles, sur lesquelles, si besoin était, une poussière blanche nous rappelle que l'endroit est déconseillé à un bon travailleur qui espère atteindre l'âge de la retraite. Et de plus à l'époque, cela fait malheureusement déjà plus de vingt ans, les retraités n'étaient pas vus comme des dévoreurs de budget, creusant le déficit financier abyssal du pays, mais c'est un autre sujet. De façon paradoxale, au contact de cette zone de tous les dangers une certaine confiance revient . Cela est logique, car l'éloignement permet d'embrasser du regard l'ensemble des cailloux qui cognent le socle. Mais lorsqu'on est dedans, on se sent concerné uniquement par ceux qui frappent à proximité immédiate, et l'impression qu'il y en a moins est très rassurante. Donc de ce fait, ou alors par un acte de bienveillance de l'être supérieur pour des créatures inconscientes, tout semble à nouveau calme. La suite des événements nous confirmera qu'il s'agit seulement du calme qui précède la grosse tempête.

Les premiers rappels sont effectués sans incident. Juste sous un petit surplomb, nous faisons relais. Pas de perte de temps, ce qui est formidable lorsqu'on a l'habitude de grimper ensemble, il n'y a pas besoin de parole, tout se fait automatiquement, à peine un petit geste de temps en temps que l'autre interprète immédiatement. Donc de ce relais la corde est jetée, Pierre-Yves attaque la descente. Une vibration de l'air attire mon attention, nous commençons à être rôdés. Je me penche et regarde au-dessus du petit surplomb qui me domine, et qui surtout me protège. Le coup d'œil vers le haut me fait penser à un film de Bux Bunny. Quelques centaines de mètres plus haut en plein ciel, une multitude de gros points noirs semble converger vers nous. Précipitamment je rentre la tête et regarde mon camarade en train de descendre quelques mètres plus bas. Pas la peine de lui faire un dessin il a tout compris. Pour lui au bout de la corde, le danger est double, recevoir une pierre ou avoir la corde coupée, en effet un caillou sur une corde tendue peut avoir l'effet d'un coup de rasoir. Je le vois essayer de s'incruster dans la fissure le long de laquelle il se situe. Le sifflement augmente, je me tasse contre le rocher. La pression est telle que je ne me souviens même pas avoir eu peur. Puis tout d'un coup une véritable explosion, je perds un peu la notion des choses. J'ai probablement fermé les yeux en essayant de m'enfoncer dans le rocher. Le bruit est énorme et tout tremble. Je suis incapable de dire combien de temps cela dure, c'est surtout la brutalité et la violence du phénomène que je retiendrai. Puis le silence revient, j'ouvre les yeux, autour de moi flotte une poussière épaisse, une odeur de pierre à feu m'environne.



Je n'ose bouger. Je sais que les blessures très graves ne sont pas toujours douloureuses au début. La poudre de pierre dans l'air a l'aspect du brouillard. Je bouge un bras, puis l'autre, ça marche. Je suis debout donc valide et conscient. Au fait Pierre-Yves? Je baisse les yeux, la corde est là, un peu plus bas mon regard intercepte le sien. Il a essayé de s'introduire au maximum dans la fissure, il est couvert de poussière, et miracle comme moi il n'a rien. Le petit surplomb deux mètres au-dessus de moi a reçu le gros de la charge. Les tonnes de rochers ont explosé juste au-dessus et par ricochet certains d'entre eux ont même rebondi sous le surplomb, c'est tout du moins l'impression que j'ai eue. Le calme revient, on reprend nos esprits et Pierre-Yves repart. Il libère le rappel et je le rejoins. Encore une centaine de mètres que nous descendons le long d'une corde fixe qui se trouve en place. J'assure Pierre-Yves car si la corde a été endommagée, ce sera le grand plongeon. Tout se passe bien et à mon tour je me laisse glisser pour cette dernière descente avant la neige. Une fois que j'y suis, Pierre-Yves s'étant déjà éloigné avec notre corde, il ne me reste qu'à me désolidariser de la corde fixe et entamer un sprint sur la pente de neige. Je crois que j'ai battu le record du monde du cent mètres. Une fois réunis tous les deux sur la moraine hors d'atteinte nous soufflons un grand coup et rejoignons notre tente un peu plus bas . Il est déjà assez tard, une petite soupe vite engloutie et je m'endors. Je n'entends rien de la nuit, et même pas un cauchemar pour me réveiller.

Au lever du jour, Pierre-Yves remonte les cent premiers mètres pour récupérer le matériel laissé au début des difficultés la veille, sans trop d'illusion. En effet, notre ligne de descente sur la partie finale se situait un peu décalée de notre axe de montée. Eh bien la chance est une fois de plus avec nous, les deux piolets adossés contre la paroi n'ont pas bougé. Quant à nos deux paires de chaussures de montagne que nous avions accrochées à un piton, elles sont simplement complètement remplies à ras bord de petits graviers. Ayant récupéré le tout, il me rejoint et nous entamons la longue descente vers la mer de glace, et allons prendre le train à crémaillère du Montenvers.

Je sais que notre comportement est très critiquable, et que la chance nous a souri avec insolence, mais quelque part cette expérience je suis content de l'avoir vécue. Je ne dirais pas que j'en tire de la fierté, cependant ce souvenir me permet de relativiser certaines choses et cela me donne le moral pour partir sur les chemins, je dis bien les chemins, en toute saison et par tous les temps, il n'y a encore que l'orage qui me fasse vraiment peur.



Depuis cette époque cette magnifique aiguille des Drus a subi successivement d'autres éboulements beaucoup plus importants, au point que de nombreuses grandes voies de mille mètres ont complètement disparu. De toute évidence le réchauffement poursuit son effet.
Deux semaines sur les routes de Tunisie English translation pending
by Lustucru · 2007-09-09 · 15 replies
Je voudrais avoir de l'information générale sur la Tunisie puisque j'y serai au mois de novembre pour deux semaines. Je passerai par bien des régions, un grand tour au départ de Tunis en descendant vers le sud par les villes de la côte jusqu'à Chott el Jerid et en remontant du côté ouest jusqu'au point de départ.

Le climat est-il favorable pour la baignade en cette période de l'année? Je me demande si il faut prévoir des vêtements assez chauds puisque nous passerons une nuit sous une tente berbère à Zaafrane.

Je suis passionnée d'histoire et la Tunisie a connu tellement d'influences culturelles au cours de son histoire plus que millénaire, je suppose qu'il y a certainement des visites incontournables à faire là-bas, même si je me suis documentée sur le sujet, j'aimerais que vous partagiez avec moi vos expériences "touristiques"!

Je suis également passionnée de photographie, je suppose que je pourrai me régaler dans ce pays riche en couleurs! Sans parler de l'inévitable shopping, (j'adore!), je suppose qu'il faut marchander, je serai sûrement nulle sur ce point car ce n'est pas une pratique courante en Amérique du Nord! Alors j'attends avec impatience vos conseils!
Séjour à Phuket début septembre English translation pending
by Mickcool91 · 2007-07-23 · 110 replies
voila avec des potes nous avons lintention de partir au moins une semaine à phuket en thailande. en juin nous sommes alles en republique dominiciane à punta cana 2 semaines c etait sensationnel mais j ai entendu dire à droite et à gauche que la thailande et particulierement phuket c etaient encore plus beau plus fou au niveau de la fete, des paysages bref que pour des jeunes comme nous c est ce qui se fait de mieux.

j aimerai avoir d autres avis et surtout me donner des exemples de prix pour les boites de nuit, les excursions et sur la prostitution. je veux savoir un maximum de choses pour prevoir mon budget.
Voyager dans l'espace, c'est pour 2009 English translation pending
by Phil850 · 2007-07-12 · 53 replies
Bonjour,

Voyager dans l'espace, c'est accessible à partir de 2009 aux plus nantis sur les sites d'un tour opérateur :
http://www.voyageursdanslespace.com Je vous invite à lire la page de garde du site de VOYAGEURS DU MONDE : en haut, voyageurs dans l'espace, en bas : VDM s'engage aux côtés de CO2 solidaire ... www.vdm.com

Ira t'on plus loin dans la bétise après 2009?? Comment peut on autoriser un tel impact écologique ???

Merci d'en parler autour de vous : ça vient de sortir.

A bientot,

philippe
Croisière "Capitales de la baltique" sur le Costa Magica? English translation pending
by Jany95 · 2007-06-10 · 49 replies
Nous partons dans 15 j faire la croisière "capitales de la baltique" sur le Costa Magica et j'aimerais avoir des infos sur les pays visités : Copenhague, Tallinn, ST Petersbourg, Helsinki, Stockholm. En effet, nous ne prendrons que l'excursion à St Petersbourg (à cause du visa). Laquelle choisir ? Pour les autres villes, nous les visiterons seuls et j'aimerais savoir ce qu'il y a à voir ? si tout peut se faire à pied ? s'il y a des navettes prévues pour aller en ville (payantes ou pas ?). Si vous avez des tuyaux pour ces villes, je suis preneuse 😉 Merci d'avance pour toutes vos réponses
Bangkok quinze ans après English translation pending
by Yudo · 2007-05-31 · 36 replies
bonsoir

malgré mon age, j'ai eu la chance de connaitre bangkok il y a 17 ans et j'en garde le souvenir d'une ville fabuleuse, grouillante de vie, dépaysante, des habitants adorables, j'ai donc décidé de faire découvrir cette ville à ma femme, à la recherche de mes souvenirs et avec l'envie de la redécouvrir, de la réaprivoiser, donner nous envie d'aller au dela des sentiers battus grace à vos conseils, vos bons plans en tout genre votre aide servira nos souvenirs merci
Rencontre VF à Antibes le 28 juillet 2007 English translation pending
by Nessie2 · 2007-05-26 · 65 replies
Bonjour,

Certaines personnes ne pourront pas venir à la rencontre du 1er juillet aux iles de lérins et puis pourkoi ne pas également nous retrouver le samedi 28 juillet en fin d'après midi sur la plage entre Antibes et Marina Baie des Anges afin de pique niquer en soirée au bord de l'eau. Malheureusement nous n'avons plus le droit d'y faire des barbecues. donc j'attends nombreuses vos inscriptions et vous dit à bientôt
Colloque international: l'esclavage en République Dominicaine English translation pending
by Biloba · 2007-05-23 · 44 replies
bonjour quelqu'un a entendu parlé de ce colloque ou y a participé?????

le titre

exclave au paradis sang sucre er sueur??????
Vivre en dictature... English translation pending
by Opai · 2007-05-14 · 610 replies
Lors de voyages j'ai eu l'occasion de rencontrer des personnes vivantes sous des régimes très durs. En Birmanie, en Syrie, en Egypte, en Iran, j'ai rencontré des personnes qui semblaient vivre malgré tout, n'ayant sans doute pas le choix ou n'ayant peut-être jamais rien connu d'autre. Il souffraient souvent plus de problèmes matériels que de problèmes politiques.

Les libertés réduites, un état policier, la presse contrôllée, internet filtré... Dans quelle mesure cela induit-il sur la qualité de vie des gens ?

En Egypte, un homme me disait que la démocratie, il s'en foutait. Pourvu qu'il ait à manger. En Syrie, un jeune me confiait qu'il comprenait les condamnations arbitraires de prisonniers politiques (même s'il s'agissait de son frère a-t-il dit), car c'était pour son bien, pour protéger son pays et donc, le protéger lui. Il n'y a qu'en Birmanie que j'ai senti tout le poids d'une junte à bout de souffle, prête à tout pour se maintenir.

En France un lorsque je racontais la situation que m'avais rapportée une bibliothéquaire de la ville d'Orange, une dame m'a dit : " Retirer certains livres d'une bibliothèque? Mais ce n'est pas si grave, je ne lis pas...". Si cela pouvait apporter une illusion d'ordre ou de sécurité...pas de problème!

Je suis malheureux de ne pouvoir me coucher sur les pelouses des parcs parisiens sans entendre immédiatement le sifflet d'un gardien, je suis choqué de ne pouvoir, si je le veux, rouler sans boucler ma ceinture et en assumer les conséquences, je me sens frustrer de ne pouvoir dire que l'Iran est un beau pays, plein de gens raffinés et éduqués sans qu'on m'accuse de complicité de terrorisme!!

En Iran, je peux me coucher dans l'herbe, en Syrie, si j'étais fumeur, je pourrai fumer partout... Des libertés bien petites par apport à la liberté d'expression, j'en ai conscience!

Je me pose donc ces questions, sans provocation aucune, en éspérant que vous m'aiderez dans ma réflexion :

Etre dans une dictature ne peut il pas apporter pour certains un mieux être? Se sentir protéger? Avoir un chef paternaliste qui s'occupe de tout? Etre doucement bercé, endormi par des discours populistes. Et tant pis si ça coûte quelques libertés ou si les autres trinquent (les opposants, les artistes non officiels, les étrangers...) .

L'homme peut il vivre sans étouffer, sans trop de frustration voir même être épanoui et heureux dans un régime non-démocratique?

Qui sait... Peut-être aurons nous une réponse empirique bientôt : la presse française cède à des pressions, les libertés se restreignent et mis à part mon agacement, je suis encore vivant, juste un peu énervé...

à suivre...
Vivre sa retraite au Panama English translation pending
by Jackpanama · 2007-04-14 · 166 replies
Nous sommes venus au panama grace à une amie installée à Nouméa et à Tahiti qui nous a parlé d'un programme reservé aux retraités étrangers et des prix bas du cout de la vie et du marché immobilier, nous sommes venus voir au début de l'année 2006 et en décembre de la meme année aprés avoir vendu notre maison et notre voiture nous avons franchi le pas. Le but de notre message est de proposer notre aide et de partager notre expérience face à la complexité des démarches tant commerciales qu'administratives avec tous ceux que le projet de vivre sa retraite au Panama intéressent. Notre offre est purement bénévole. jacques et Françoise
De Lyon à Bamako en voiture English translation pending
by Bob69410 · 2007-04-02 · 46 replies
Bonjour, J'envisage de faire ce voyage début 2008, avec une berline via le Maroc et la Mauritanie. Pouvez vous m'indiquer l'itinéraire qui vous semble idéal à cette période en précisant les villes étapes que vous privilégiez. Merci.
Philippines: trois semaines au paradis... English translation pending
by Chris06 · 2007-03-30 · 50 replies
et voilà le petit carnet sur ce super voyage ... Avec mon collègue Thierry, nous avions pas mal hésité entre Mada et les Phils ; j étais plutot " branché " Afrique mais avec un frère marié à une charmante Philippine, qui n 'arretait pas de me parler des 7100 iles ...la pression était forte pour l Asie du sud est Finallement c est le billet d avion qui a tranché : moins de 700 euros pour 12000 bornes, allez banco pour l asie du sud-est !

Vendredi 2 mars / départ pour l'Asie ...

Beau temps sur Nice ; décollage pour Amsterdam où l'on a quelques heures à passer L' aéroport de Schipool est bien fait et en 30 minutes nous voici gare centrale d 'Amsterdam . Le temps est beau mais froid et la goretex servira au moins une fois dans le voyage ... On se réfugie dans un coffee-shop sympa, après avoir balladé un peu dans les environs de la gare et vers 11 h manoeuvre de retour vers Schipool pour le saut vers l Asie . 11 h de vol en B 777 de la KLM, presque un plaisir car écrans individuels, films récents, service de qualité... Peu de temps après le repas on entre dans la nuit et le sommeil ne tarde pas a arriver ...La lecture du livre" Beach boy "parlant de la vie dun enfant parsi à Bombay, me fera passer un bon moment, puis c'est la descente sur MANILLE qui est annoncée : à travers le hublot c' est une ville gigantesque qui défile sous les ailes du boeing et 20 minutes plus tard nous voici posés à NAIA (l un des 3 aéroports de la capitale . les formalités sont très simples ; on change de suite pas mal d'argent pour éviter de passer du temps dans les banques . Pour 1 euro on nous donne 63 pisos ...Le minibus de la Malate pension est là et vers 11 heures nous voici au coeur de Manille dans le quartier animé de Malate . On attaque par un exellent jus de mangue sur la terrasse de la pension et vers 14 h Cristy, ma belle soeur arrive ! C est la première fois que je la rencontre ; elle est mignone et très sympa ...Nous passons l après-midi ensemble à Makati, le quartier des affaires, shopping centers, buildings, grandes avenues .Elle nous accompagne chez Abalon où nous avons réservé notre 4x4 pour une semaine dans le nord . Nous payons 270$ pour une semaine en Kil illimité .Vers 20h nous quittons Cristy qui m' a meme prèté un portable avec carte sim pour le cas où nous aurrions besoin de la joindre . De plus, un ami de la famille, Joda, nous conduira demain jusqu'à la sortie de Manille sur EDSA, le périphérique de Manille .Une longue route nous attendra jusqu'à Banaue et elle ne veut pas que nous perdions de temps dans la traversée de Manille .Rendez vous donc avec Joda demain matin à 6 h du mat à la Malate pension ...On ne commencera pas les vacances pas une grasse mat ça c'est déjà sur ! Nous passons une soirée très sympa à malate, qui est un quartier très très animé surtout ce samedi soir 😉 Repas de spécialités philippines au centre commercial Robinson " à volonté pour 270 pisos /personne c est à dire 4 euros environ ...Il pleut un peu quand nous descendons vers Roxas Bd au bord de la baie de Manille ; il y a beaucoup d 'animation, et plein de bars à musique au bord de la baie ; Ce soir on se contentera d un jus de mangue, la san miguel se sera pour la prochaine fois ! On remonte sur malate par Remedios circle et re-coup à boire dans une animation débordante ....Vers 1h du mat retour à la pension, petit coup d internet pour rassurer la famille et premiere nuit de plomb pour moi ...

Dimanche 3 mars : un peu de Manille et beaucoup de route ...Nord LUZON ...

Dur dur le lever, une bien petite nuit, mais Joda nous attend et nous voici déjà à traverser la ville ; il nous faudra presque 1h30 pour se retrouver sur Edsa à l embranchement de la highway vers le nord de Luzon ; Joda me donne les dernières recommandations et nous voilà "lachés " avec notre 4x4 . La conduite est facile, le véhicule en exellent état ; péage de 47 pisos à la sortie prévue et là on comprend de suite pourquoi il faudra 10 heures de route pour 350 kms environ . Les routes sont très encombrées dans les villages : tricycles, sortes de tuk-tuk, taxis, camions surchargés, jeepneys croulant sous le nombre de passagers, arrets fréquents, bref tout y est pour un traffic lent et intense dans les villages . Peu où pas de panneaux de signalisation ne contribuent pas à aller faciliter la progression ... Le paysage de plaines et de rizieres très très vertes est déjà bien beau .Cela me rappelle un peu le Cambodge avec des villages s'étalant le long de la route principale . sur une moto le nombre est a peu près de 4 personnes en moyenne . Arret repas vers 1 heure dans un petit resto en bord de route Plusieures marmites dans lesquelles on choisi son repas : un bol de riz, une boisson et c'est parti pour 1 à 2 euro le repas ! On va pas se ruiner dans ce pays d autant que c'est copieux ! Les fruits sont exellents surtout les mangues jaunes à 35 pisos le kg Pour moi ce sera le "pays des meilleures mangues" que je n ai jamais mangé de ma vie de voyageur ...hasard de la saison ? en tous cas en 22 jours pas un seul jour sans mangues et pas une seule qui ne fonde pas dans la bouche : je suis déjà en manque sérieux depuis notre retour ...Quand à Thierry qui n'aime pas la bière c'était fresh-mango juice + mangues au dessert chaque jour ...Aux deux-tiers du chemin commence une route de montagne. Nous voici en pays "IFUGAO " et cela se voit bien au profil des habitants .La route est très belle, milieu tropical de montagne, virages, végétation exubérante et premières rizières de montagne en étages ...En 373 kms et vers 18h juste avant la nuit voici enfin BANAUE ...Nous allons de suite au Sanafé lodge conseillé par des voyageurs sur VF où nous trouvons une petite chambre pour 750 pisos ; repas au sanafé, discussion avec le patron bien sympa avec qui nous convenons de rencontrer un chauffeur de tricycle demain matin pour organiser notre trek de 2 j dans les riziéres .Ce soir après un tout petit tour dans le village, très calme, la nuit nous nous coucherons tot le sommeil nous rappelant vite au lit . Il pleut fort et sur les toits de toles le bruit réveillera Thierry alors que moi je n ai rien entendu de la nuit ...ça a quand meme un peu des avantages d'etre sourd comme un pot ...
Recherche partenaires/associés pour projet au Cambodge English translation pending
by Aurelia06 · 2007-03-07 · 37 replies
Bonjour, je recherche des partenaires, associés pour monter ensemble un projet culturel et humanitaire au Cambodge. Je voudrais construire ou acheter une grande maison à Khompong Thom et en faire une guest-house et un foyer pour enfants démunis. Voilà mon idée de base, je connais un peu le Cambodge, j'y ai travaillé pendant 1 mois en partenariat avec une ONG Française. Je voudrais m'y installer car je suis tombée amoureuse de ce merveilleux pays et l'aide envers les enfants des rues ou en danger me préoccupe beaucoup. Je ne peux pas élaborer ce projet seule car c'est trop difficile et il me faut des collaborateurs. J'ai besoin de soutien, apportez moi vos idées, vos suggestions. Je vis pour l'instant en Thailande mais je dois rentrer en France avant novembre 2007 pour présenter mon projet, et mon budget prévisionnel auprès d'associations et d'organisations de soutien de projets de jeunes en France comme par exemple la Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports qui m'ont déja versée une bourse l'année dernière pour une expo photo sur les conditions de vie des jeunes en Asie du Sud Est et un échange de dessins interculturel entre enfants Français et enfants défavorisés d'Asie du SE. N'hésitez pas à me demander + de renseignements si vous êtes intéressé. A bientot Aurélia
Partir en trek avec Terre d'Aventure English translation pending
by Nath009 · 2007-02-07 · 39 replies
bonjour,

j'aimerais partir avec terre d'aventure ou un truc du genre pour aller faire un tres de une semaine ou deux... voius avez deja tenté? qu'en pensez vous? si je pars sans, je suis loin d'etre partie, en plus je ne sui spas certaine d'avoir qq avec qui partir!!

l'algérie ou le maroc me tente pas mal mias une ascension aussi!! j'ai pas fait bcp de trek et un sommet de 5800 lorsque j'etais en equateur! par ailleurs je pense avoir une assez bonne condition physique, je fqis environ 20 km de velo par jour, et vais grimper 1 a 3 fois par semaine!

nath
La poste en Inde… English translation pending
by Yksis · 2007-02-01 · 15 replies
Juste pour sourire, histoire des tribulations d'un petit paquet à destination de la France:

9 décembre 2006 : 11h fin des cours à l'ashram, je me précipite à l'arrêt du bus, direction Trivandrum (TRV), disons plus exactement que je hâte le pas malgré la chaleur sur la route et le déjeuner tout juste ingurgité et qu'un gentil chauffeur de rickshaw me dépose gracieusement à l'arrêt dudit bus, 500 m plus loin. 11h30 : Attente, un bus à l'allure désaffectée, passe s'arrête et repart. Après vérification il n'allait pas directement à Trivandrum mais à Kattaka, j'aurai du le prendre et changer. Le chauffeur de rickshaw me propose d'aller à TRV pour 300 roupies, il fait très chaud mais je résiste, je n'ai pas encore pris le bus en Inde et je veux goûter ce plaisir là… 11h45 je me décide à monter dans le prochain, celui qui n'est pas direct. 12 h : bringuebalée de partout serrée sur un siège qui n'accepte pas la totalité de la longueur de mes jambes, ma voisine dodeline de la tête et semble vouloir s'endormir sur mon épaule, je la repousse doucement. Au passage je remarque l'état lamentable des routes et ces espèces de tapis-paillassons disposés dans les trous pour amortir les chocs. C'est vraiment un omnibus, il s'arrête dans les endroits les plus improbables. Après un parcours interminable, la ville est en vue, je descends et me mets en quête d'un rickshaw, direction la poste centrale. Mission accomplie, me voilà devant le bâtiment officiel. Je rentre, repère le guichet et me voilà en train d'expliquer. Il y a deux tarifs : l'aérien en express et le terrien par bateau (3 mois). Pour mes livres de cours et mes bouquins (3, 2) kilos) il va m'en coûter 3000 rs en express. (plus cher que tous les bouquins réunis bien sûr). Mais je les recevrai sous 10 jours, m'affirme-t-on et j'accepte donc. Il me faut maintenant les emballer et me revoilà dehors à la recherche d'un emballeur (on m'avait dit qu'il y en avait à la poste, fausse information). Je ressors et là je ne peux que faire une rapide prière mentale devant le flot ininterrompu de voitures, motos, rickshaws et engins de tous genre. Enfin on m'indique une échoppe et voilà mon colis enveloppé d'enveloppes renforcées (2) et d'un papier d'emballage orangé enrubanné de multiples scotchs. Retour à la poste. Mademoiselle qu'y -a-t-il dans votre colis ? Ben, des livres, je viens de vous les montrer. Ah mais non, il ne fallait pas fermer le colis… après négociation elle accepte mon colis et là, Mademoiselle votre numéro de passeport ? Mon passeport, ben il est à l'ashram, dans le coffre bien sûr… et me voilà à inventer un numéro de passeport… inutile de penser à retourner il est déjà au moins 15h… la tension monte serais-je à l'heure pour la cérémonie de clôture ? Un reçu électronique en main, je quitte la poste direction la gare de bus. Une surprise m'attend : une foule de bus bigarrés, tous en habits malayalam, impossible de deviner la destination et pas d'officiel en vue… Je dégouline, la chaleur est de plomb, aucun bus ne stoppe à l'endroit qu'on m'a vaguement désigné. La tension monte, les larmes sont proches, enfin un chauffeur de taxi (?) voyant que je ne me déciderai pas pour un taxi m'emmène vers un bus tout à fait éloigné de l'endroit où l'on m'avait dit d'attendre et juste avant qu'il ne parte, me voilà de justesse dans l'express pour Neyyar Dam. Ouf ! Retour sans complications.

25 décembre, je passe Noël chez ma mère-grand… C'est en effet là que j'ai envoyé mes précieux cours et livres, au fin fond de l'Ariège, chez une ancienne receveuse des postes. Au moins là-bas les paquets ne se perdent pas et ne sont pas volés par les voisins vu qu'au village tout le monde se connaît et connaît le facteur. Mais… mais… toujours pas de trace de mon colis. Déçue je rentre à Paris, nous sommes début janvier. Je vais à mon bureau de Poste avec le reçu de Trivandrum et là après recherche sur les écrans informatiques, je lis "aucune trace du colis". Je perds espoir mais miraculeusement coup de fil de ma grand-mère le 19 janvier, "ton paquet est arrivé ! tu auras une surprise en regardant les tampons". En effet, de Trivandrum (côte ouest, Kerala), il est d'abord passé à la douane de Chennai (côte est de l'inde). Et puis surtout le 10 janvier 2007, mon paquet était au contrôle de Sydney en Australie… !!! "missent to Sydney " comme il est écrit. Moralité, si vous confiez vos paquets à la poste indienne, soyez patients (plus de 5 semaines en express quand même !) et rappelez-leur gentiment que la France c'est tout à côté de l'Angleterre, en Europe…
Où est Heinz Stucke? English translation pending
by JG07 · 2007-01-29 · 53 replies
Bonjour !!!!

J'ai eu la chance immense de croiser heinz stucke en juin 2006 en Islande. On a passé un après midi ensemble, grand grand souvenir pour moi..... Est-ce que quelqu'un saurait ou il est en ce moment par hasard???? Je pense souvent a lui en demandant ou il peut bien etre et s'il va bien!

Merci pour vos réponses !

Jérôme

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