Results for "Cathédrale+et+Palma+|+9+>+206"
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2 semaines sur l'Aveyron et la Lozère English translation pending
Bonjour à tous,
L'année dernière ce fut la Drôme et l'Ardèche, cette année ce sera – si possible – l'Aveyron et la Lozère...
Une semaine chacun (voire deux semaines dans un seul) !
Ma question habituelle : quel endroit stratégique pour se poser et rayonner dans ces deux départements ?
Nous adorons les forêts, les rivières et les villages anciens !
Merci d'avance pour vos conseils !
Ma question habituelle : quel endroit stratégique pour se poser et rayonner dans ces deux départements ?
Nous adorons les forêts, les rivières et les villages anciens !
Merci d'avance pour vos conseils !
Circuit au Mexique (arrivée et départ à Mexico) English translation pending
Bonjour à toutes et à tous !
Nous sommes deux jeunes femmes voulant voyager au Mexique pour une quinzaine de jours. J'entend bien que c'est un pays immense de par sa taille mais également de par ses richesses et donc lieux à voir.
Nous avons décidé ensemble d'un itinéraire, j'aimerai avoir votre avis dessus en terme de timing, intérêt du lieu, enrichissement, transport, sécurité... ou tout autres idées sont les bienvenues 😉
Ha oui j'oubliais de préciser, nous partons la derniere quinzaine de novembre de cette année et j'ai séparé l'itinéraire en 3 étapes clés ( un road trip, un temps inter-étape: vous comprendrez mieux le sens par la suite je pense, et un séjour détente).
ETAPE 1) ROAD TRIP du 12 au 19 novembre Les villes de cette étape sont: Mexico, Quérétaro, Zacatecas, Guanajunto, Patzcaro puis retour sur Mexico. Lorsqu'on a regardé sur le guide du routard, ces villes semblaient très intéressantes à visiter, mais suite à mes recherches sur internet j'hésite un peu. J'aimerai savoir si ce sont vraiment des villes intéressantes à voir ? Donc pour cette étape il y aurait la visite de ces villes sans celle de Mexico.
ETAPE 2) INTER-ETAPE du 19 au 22 Novembre. Les villes concernées sont : Mexico, Oaxaca et Mazunte. Donc visite de Mexico du 19 au 21 novembre. Avec en prime la fête de la Révolution mexicaine le 20 novembre. Nous pensions pour ces 3 jours sur Mexico ou plutôt 2 jours et demi... visiter l'incontournable site de teotihuacan et pourquoi pas déjeuner dans le fameux restaurant la grotta (apparement cher mais à faire : bon c'est vrai que pour 17euros c'est cher pour la vie la bas mais pas vraiment pour nous donc nous nous permettrons cette folie 🙂, ), puis le musée d'anthropologie, et si nous avons le temps la vue de Mexico depuis La Torre Latinamericano. Par rapport à la fête de la Révolution Mexicaine du 20 Novembre je n'arrive pas vraiment à savoir si c'est un jour Férié ou non ?... Certains sites le confirment d'autres non. Donc si vous en savez un peu plus sur cette date je suis complètement preneuse🙂. Ensuite direction Oaxaca le 21 au matin en bus ( ou le 20 au soir si les trajets de nuits sont envisageable et surtout si le jour n'est pas férié). Arrivée sur Oaxaca avec ensuite recherche d'un hotel (je pense rechercher depuis la france quelques adresses d'hotels mais nous ne voulons pas n'ont plus passer notre temps à rechercher des hotels dans toutes les villes ou nous iront.... Que pensez-vous de voir les hotels directement sur place ?). En fonction de notre jour d'arrivée sur Oaxaca, nous pensons aller voir les cascades pétrifiées de hierve el agua: donc la j'ai vu trajet et visite du site nous prennent environ la matinée avec le début d'après-midi si nous voulons y déjeuner. J'ai vu qu'il fallait environ une heure de bus depuis Oaxaca jusqu'a Mitla puis prendre un autre bus ou taxi (collectif ou non). Une autre idée pour y arriver ? Peut-être un seul et unique bus pour tout le trajet ?? Puis dans l'après-midi retour sur Oaxaca avec visite de la ville ( ou l'inverse d'abord visite de la ville puis excursion le lendemain). Le 22 Peut-etre le temps de faire une autre visite intra-muros de préférence puisqu'il faudra prendre la route direction Mazunte pour ne pas arriver trop tard à notre hotel déja réservé. Le trajet se fera en bus.
ETAPE 3) SEJOUR DETENTE du 22 au 26 novembre. Nous avons réservé un hotel sur la cote pacifique près de Mazunte ( je n'ai plus le nom en tete c'est mon amie qui a fait la réservation) du 22 au 26. Nous pensions louer une voiture pendant cette période pour circuler librement et profiter du paysage avoisinnant et pourquoi pas faire quelques petites excursion, le but étant néanmoins de profiter de la plage et de se détendre aussi avant le retour sur Paris 🙂. Que pensez-vous de la location de voiture dans cette zone, j'ai pu lire les personnes qui louent les véhicules essaies toujours de trouver quelque chose sur la voiture. Nous pensons donc prendre des vidéos et bien sur avoir une conduite irréprochable... d'autres suggestions ??
Le 26 nous rentrerons sur Mexico en avion depuis l'aéroport de Santa Maria Huatulco. Un trajet d'une heure pour environ 100euros par personne. Mais au moins je pense qu'on pourra profiter à nouveau de Mexico et pourquoi pas faire nos derniers achats, et se balader un peu puisque nous prenons notre vol pour Paris le lendemain soit le 27 ( mais nous arriverons à Paris que le 28.... grrr nous aurions pu avoir une journée en plus au mexique lol)
Merci d'avance pour vos lectures et vos messages !
Nous sommes deux jeunes femmes voulant voyager au Mexique pour une quinzaine de jours. J'entend bien que c'est un pays immense de par sa taille mais également de par ses richesses et donc lieux à voir.
Nous avons décidé ensemble d'un itinéraire, j'aimerai avoir votre avis dessus en terme de timing, intérêt du lieu, enrichissement, transport, sécurité... ou tout autres idées sont les bienvenues 😉
Ha oui j'oubliais de préciser, nous partons la derniere quinzaine de novembre de cette année et j'ai séparé l'itinéraire en 3 étapes clés ( un road trip, un temps inter-étape: vous comprendrez mieux le sens par la suite je pense, et un séjour détente).
ETAPE 1) ROAD TRIP du 12 au 19 novembre Les villes de cette étape sont: Mexico, Quérétaro, Zacatecas, Guanajunto, Patzcaro puis retour sur Mexico. Lorsqu'on a regardé sur le guide du routard, ces villes semblaient très intéressantes à visiter, mais suite à mes recherches sur internet j'hésite un peu. J'aimerai savoir si ce sont vraiment des villes intéressantes à voir ? Donc pour cette étape il y aurait la visite de ces villes sans celle de Mexico.
ETAPE 2) INTER-ETAPE du 19 au 22 Novembre. Les villes concernées sont : Mexico, Oaxaca et Mazunte. Donc visite de Mexico du 19 au 21 novembre. Avec en prime la fête de la Révolution mexicaine le 20 novembre. Nous pensions pour ces 3 jours sur Mexico ou plutôt 2 jours et demi... visiter l'incontournable site de teotihuacan et pourquoi pas déjeuner dans le fameux restaurant la grotta (apparement cher mais à faire : bon c'est vrai que pour 17euros c'est cher pour la vie la bas mais pas vraiment pour nous donc nous nous permettrons cette folie 🙂, ), puis le musée d'anthropologie, et si nous avons le temps la vue de Mexico depuis La Torre Latinamericano. Par rapport à la fête de la Révolution Mexicaine du 20 Novembre je n'arrive pas vraiment à savoir si c'est un jour Férié ou non ?... Certains sites le confirment d'autres non. Donc si vous en savez un peu plus sur cette date je suis complètement preneuse🙂. Ensuite direction Oaxaca le 21 au matin en bus ( ou le 20 au soir si les trajets de nuits sont envisageable et surtout si le jour n'est pas férié). Arrivée sur Oaxaca avec ensuite recherche d'un hotel (je pense rechercher depuis la france quelques adresses d'hotels mais nous ne voulons pas n'ont plus passer notre temps à rechercher des hotels dans toutes les villes ou nous iront.... Que pensez-vous de voir les hotels directement sur place ?). En fonction de notre jour d'arrivée sur Oaxaca, nous pensons aller voir les cascades pétrifiées de hierve el agua: donc la j'ai vu trajet et visite du site nous prennent environ la matinée avec le début d'après-midi si nous voulons y déjeuner. J'ai vu qu'il fallait environ une heure de bus depuis Oaxaca jusqu'a Mitla puis prendre un autre bus ou taxi (collectif ou non). Une autre idée pour y arriver ? Peut-être un seul et unique bus pour tout le trajet ?? Puis dans l'après-midi retour sur Oaxaca avec visite de la ville ( ou l'inverse d'abord visite de la ville puis excursion le lendemain). Le 22 Peut-etre le temps de faire une autre visite intra-muros de préférence puisqu'il faudra prendre la route direction Mazunte pour ne pas arriver trop tard à notre hotel déja réservé. Le trajet se fera en bus.
ETAPE 3) SEJOUR DETENTE du 22 au 26 novembre. Nous avons réservé un hotel sur la cote pacifique près de Mazunte ( je n'ai plus le nom en tete c'est mon amie qui a fait la réservation) du 22 au 26. Nous pensions louer une voiture pendant cette période pour circuler librement et profiter du paysage avoisinnant et pourquoi pas faire quelques petites excursion, le but étant néanmoins de profiter de la plage et de se détendre aussi avant le retour sur Paris 🙂. Que pensez-vous de la location de voiture dans cette zone, j'ai pu lire les personnes qui louent les véhicules essaies toujours de trouver quelque chose sur la voiture. Nous pensons donc prendre des vidéos et bien sur avoir une conduite irréprochable... d'autres suggestions ??
Le 26 nous rentrerons sur Mexico en avion depuis l'aéroport de Santa Maria Huatulco. Un trajet d'une heure pour environ 100euros par personne. Mais au moins je pense qu'on pourra profiter à nouveau de Mexico et pourquoi pas faire nos derniers achats, et se balader un peu puisque nous prenons notre vol pour Paris le lendemain soit le 27 ( mais nous arriverons à Paris que le 28.... grrr nous aurions pu avoir une journée en plus au mexique lol)
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15 jours en Iran du Nord et de l'Ouest à deux avec voiture et chauffeur English translation pending
Une agence iranienne ( PTA) , contactée par mail et parlant le français, nous a organisé un excellent programme complet selon nos souhaits : voyage en individuel à 2, voiture avec chauffeur, hôtels corrects avec douche et climatisation.
P T A ( Pars Tourist Agency) basée à Shiraz, Iran, à retenir, des organisateurs compétents qui connaissent leur pays et surtout qui y vivent.
Après avoir visité il y a une dizaine d’années l’Iran classique, proposée par toutes les agences de voyage, nous avons décidé de découvrir un autre visage de l’Iran, moins touristique mais très intéressant.
Arrivés à Téhéran, nous avons longé la mer Caspienne puis nous nous sommes engagés vers les montagnes : Massouleh, on marche sur les toits des maisons, Sara’eyn, inoubliable aperçu des établissements de bains d’eau chaude. Ont suivi les villes d’Ardabil, de Tabriz : la Mosquée bleue et le bazar. L’église arménienne de Ste Marie et la cathédrale St Stéphanos, Qara Kelisa (l’Eglise Noire) méritent un détour ainsi que Kandovan avec ses maisons troglodytes, rappelant la Cappadoce en Turquie.
Il faut aimer les vieilles pierres pour s’arrêter sur les sites de Takht-e Soleîman (répertorié par l’Unesco), Tag-e Bustan, Bisotun ou Kangavar mais cela vaut la peine.
Le lac souterrain d’Ali Sadr est grandiose, il faut faire l’excursion.
Je n’ai pas tout cité et notre périple aurait pu s’arrêter là mais nous voulions revoir Ispahan, ville splendide et inoubliable.
Nous avons fait un voyage agréable, grâce à notre chauffeur, nous avons côtoyé les Iraniens de près, découvert leur mode de vie, partagé leur repas et leurs loisirs. La langue n’est pas un obstacle majeur pour celui qui a envie de communiquer et les Iraniens sont cultivés, curieux, chaleureux, disponibles et accueillants (ce qui nous étonne, nous, occidentaux, qui fermons souvent la porte à « l’étranger »).
Et la sécurité, « no problem » pourtant nous ne sommes pas passés inaperçus avec nos cheveux blancs……Comme dans tous les pays, il faut se faire discrets et respecter les règles de vie (tout en « ronchonnant » en portant un foulard quand il fait chaud), mais ce n’est pas un obstacle majeur. Il faut aussi prendre du recul par rapport aux informations de « France diplomatie », rester vigilants et prudents.
Nos âges ? 72 ans et « no problem » comme disait notre chauffeur.
Sud France et Espagne: idées d'itinéraire? English translation pending
Bonjour !
Mon copain et moi planifions de voyager 2 semaines (disons entre 14 et 16 jours) vers la mi septembre. Nous aimerions atterrir à Paris et se diriger ensuite vers le sud de la France, pour terminer le voyage en Espagne.
Est-ce que vous auriez des idées d'itinéraire à me proposer, des villes à ne pas manquer? J'aimerais aussi savoir le nombre de jours que vous me conseillez de rester pour chacune des villes.
Merci beaucoup :)
Mélanie
Mon copain et moi planifions de voyager 2 semaines (disons entre 14 et 16 jours) vers la mi septembre. Nous aimerions atterrir à Paris et se diriger ensuite vers le sud de la France, pour terminer le voyage en Espagne.
Est-ce que vous auriez des idées d'itinéraire à me proposer, des villes à ne pas manquer? J'aimerais aussi savoir le nombre de jours que vous me conseillez de rester pour chacune des villes.
Merci beaucoup :)
Mélanie
Septembre à Barcelone et sur la Costa Brava English translation pending
Bonjour
Couple de retraités ayant la soixantaine, nous sommes en train de préparer un voyage à étapes sur 15 jours ou 3 semaines, comme nous l'avions fait l'année dernière en Andalousie. J'avais obtenu sur ce site d'excellentes informations qui nous ont bien guidé.
J'ai trouvé une offre intéressante pour un hôtel situé dans le quartier de l'Eixample, pour une durée de 6 jours( à 70% moins cher c'est plus qu'intéressant). pensez vous que 6 c'est bien pour appréhender et profiter correctement de Barcelone ?
Ensuite, j'ai trouvé ( pas encore signé) une location sur Empuriabrava, un appart avec vue sur les canaux et la mer pour une semaine.
Est ce un bon choix sur cette côte de la Costa Brava, sachant que nous aurons une voiture et pourrons sillonner la région. Nous aimons visiter dans la journée et sortir flâner le soir sur les terrasses des bars et continuer par des restos sympas évidemment dans des quartiers sympas. Assez classique en quelque sorte mais pas toujours évident à trouver si l'on recherche l'ambiance locale plus que touristique.Nous pouvons également ajouter une troisiéme étape selon vos conseils "éclairés".
Bon, j'espére avoir été compris, ce n'est pas très facile de rédiger ce genre de demande...
En attendant impatiemment vos réponses, ou même des demandes sur ce que je veux vraiment si cela ne vous semble pas clair.
Cordialement
jean françois
Le nord-ouest et le centre de l'Islande English translation pending
L’Islande est un petit coin perdu entre l’Europe et l’Amérique. Dans ce petit coin, il y a encore un endroit plus perdu que les autres. Il s’agit de la péninsule de Hornstrandir au large de Ísafjörður. Heureusement, vous ne serez pas tout seul (ce serait dangereux). Vous rencontrerez un à deux groupes de randonneurs pas jour de marche.
Premier jour : Nous sommes partis un soir de Bruxelles et, après une petite étape à Londres, nous avons atterri à l’aéroport international de Reykjavik (Keflavik). Le centre-ville est facilement joignable en bus. Nous avons dormi dans les fourrés entre la gare des bus et l’aéroport domestique. Ce dernier est toujours au centre-ville. Il permet de relier les principales «villes » du pays. Jours 2 : Embarquement pour Ísafjörður ! Air Iceland permet de traverser facilement et à bon compte le pays. Le paysage est merveilleux et nous trépignons déjà d’envie de faire le chemin de retour sur la terre ferme. L’attente à Ísafjörður est longue car le bateau ne part que l’après-midi. Il y a peu de magasins en ville. Nous trouvons néanmoins le plus important : deux bouteilles de gaz. Nous voilà parés pour quatre jours de marche. Ne partez pas sans carte, boussole, journée de nourriture en extra et confirmation de votre jour de retour ! Le bateau travers le Ísafjarðardjúp en une heure. Nous quittons nos compagnons de traversée et marchons deux heures pour planter la tente dans un endroit abrité. Nous déchantons rapidement car les chemins renseignés sur la carte n’en sont pas vraiment. Nous pataugeons dans la tourbe et sommes trempés. Nous ne regrettons rien, le paysage est tellement magique ! Jours 3 : Nous marchons toute la journée et nous nous perdons dans la tempête en montagne. Sans le savoir, nous recroisons nos pas du matin. Nous ne savions pas encore que nous étions à des kilomètres de notre position estimée. Epuisés et trempés, vers 23 heures, nous nous résignons à dormir dans une « maison ouverte » au bord de la mer. Un panneau nous accueille. Il stipule que c’est une maison de vacances privée mais que, en cas de problème, nous sommes les bienvenus ! Nous n’avons pas refusé l’invitation étant donnée la situation. Jours 4 : Nous voulons regagner la vallée d’à côté et longeons le pied de la falaise. Il n’y en a que pour deux kilomètres. Nous en profitons pour observer une portée de jeunes renards. Après trois heures de marche et d’escalade, nous nous rendons à l’évidence : nous sommes bien perdus depuis 24 heures. Retour à la maison et analyse de la carte. Jours 5 : Nous comprenons enfin notre erreur et retournons à l’embarcadère. De là, direction nord-ouest. Paysages époustouflants ! Nous dormons seuls au monde dans la vallée verdoyante. Jour 6 : Repos à l’embarcadère et discussion avec les autres randonneurs. Nous prenons le bateau et nous nous fixons le défi de dormir à Reykjavik le lendemain. La route 60 est magique. Même le tunnel entre Ísafjörður et Flateyrivaut vaut le détour ! Pour Suðureyri , n’oubliez pas de prendre à droite au milieu du tunnel… Nous sommes pris par trois fois en stop et dormons à Þingeyri. Le camping nous attend. Comme dans beaucoup de localités islandaises, la piscine municipale est bordée d’un terrain de camping (d’une pelouse pour camper). Jour 7 : A la piscine, c’est douche obligatoire. En Islande, vous êtes priés de vous laver tout nu, avec du savon ! Nous reprenons la route 60 plein sud. Nous sommes pris en stop après une heure. Beaucoup de voitures sont déjà trop chargées pour nous prendre. Nous faisons la pause de midi aux chutes de Fjallfoss. Nous prenons le bateau pour Skólastígur et continuons les routes 54, 56 et 1 en stop. Après avoir rencontré beaucoup d’Islandais très gentils, nous arrivons à 3 heures du matin à la capitale pour le lever du soleil. Pari réussi !
Jour 8 : Nous prenons nos quartiers au camping de la ville. Nous nous reposons, visitons la ville et faisons nos courses. L’Islande est un pays cher. Une chaine de supermarchés, reconnaissable à son cochon rose, offre des prix plus attrayants. Nous profitons en fin de journée de la piscine à côté du camping- piscine.
Jour 9 : Départ en bus pour Thingvellir, Geysir et Gullfoss. A faire ! Comme il pleut au sud, nous prenons en soirée la piste F35 vers le nord. Nous dormons dans un étrange petit relais au milieu du désert de pierres. N’escomptez pas vous faire prendre en stop en soirée au début d’une piste, il n’y a plus âme qui vive.
Jour 10 : Il y a plus de monde le matin dans le désert. Nous rencontrons une ornithologue amateur et son mari. La route est incroyable jusque Hveravellir. Nous faisons plusieurs haltes pour observer les oiseaux. A Hveravellir, nous retrouvons les cars de touristes venus faire trempette dans les bains d’eau chaude et observer les mini-volcans de soufre.
Jour 11 : La route pour Reykjavik est longue et nous dormons en chemin.
Jour 12 : De retour au camping de Tjaldsvæðið Laugardal en pleine ville ! Nous visitons le musée municipal, le musée national de l’héritage culturel et la cathédrale. Cela vaut la peine de se plonger dans l’histoire du pays.
Jour 13 : En route pour l’aéroport ! Il n’est pas commode de faire du stop en agglomération mais nous trouvons notre chemin. Petit stop au plus gros spot touristique sur la route de l’aéroport. Le bluelagoon (on vous laissera seul juge). Nous dormons dans les buissons de l’aéroport. N’espérez pas dormir dans l’aérogare, celui-ci ferme durant la nuit.
L’Islande est un pays froid et chaleureux. Nous y avons réalisé un merveilleux voyage et vous encourageons à y aller.
Premier jour : Nous sommes partis un soir de Bruxelles et, après une petite étape à Londres, nous avons atterri à l’aéroport international de Reykjavik (Keflavik). Le centre-ville est facilement joignable en bus. Nous avons dormi dans les fourrés entre la gare des bus et l’aéroport domestique. Ce dernier est toujours au centre-ville. Il permet de relier les principales «villes » du pays. Jours 2 : Embarquement pour Ísafjörður ! Air Iceland permet de traverser facilement et à bon compte le pays. Le paysage est merveilleux et nous trépignons déjà d’envie de faire le chemin de retour sur la terre ferme. L’attente à Ísafjörður est longue car le bateau ne part que l’après-midi. Il y a peu de magasins en ville. Nous trouvons néanmoins le plus important : deux bouteilles de gaz. Nous voilà parés pour quatre jours de marche. Ne partez pas sans carte, boussole, journée de nourriture en extra et confirmation de votre jour de retour ! Le bateau travers le Ísafjarðardjúp en une heure. Nous quittons nos compagnons de traversée et marchons deux heures pour planter la tente dans un endroit abrité. Nous déchantons rapidement car les chemins renseignés sur la carte n’en sont pas vraiment. Nous pataugeons dans la tourbe et sommes trempés. Nous ne regrettons rien, le paysage est tellement magique ! Jours 3 : Nous marchons toute la journée et nous nous perdons dans la tempête en montagne. Sans le savoir, nous recroisons nos pas du matin. Nous ne savions pas encore que nous étions à des kilomètres de notre position estimée. Epuisés et trempés, vers 23 heures, nous nous résignons à dormir dans une « maison ouverte » au bord de la mer. Un panneau nous accueille. Il stipule que c’est une maison de vacances privée mais que, en cas de problème, nous sommes les bienvenus ! Nous n’avons pas refusé l’invitation étant donnée la situation. Jours 4 : Nous voulons regagner la vallée d’à côté et longeons le pied de la falaise. Il n’y en a que pour deux kilomètres. Nous en profitons pour observer une portée de jeunes renards. Après trois heures de marche et d’escalade, nous nous rendons à l’évidence : nous sommes bien perdus depuis 24 heures. Retour à la maison et analyse de la carte. Jours 5 : Nous comprenons enfin notre erreur et retournons à l’embarcadère. De là, direction nord-ouest. Paysages époustouflants ! Nous dormons seuls au monde dans la vallée verdoyante. Jour 6 : Repos à l’embarcadère et discussion avec les autres randonneurs. Nous prenons le bateau et nous nous fixons le défi de dormir à Reykjavik le lendemain. La route 60 est magique. Même le tunnel entre Ísafjörður et Flateyrivaut vaut le détour ! Pour Suðureyri , n’oubliez pas de prendre à droite au milieu du tunnel… Nous sommes pris par trois fois en stop et dormons à Þingeyri. Le camping nous attend. Comme dans beaucoup de localités islandaises, la piscine municipale est bordée d’un terrain de camping (d’une pelouse pour camper). Jour 7 : A la piscine, c’est douche obligatoire. En Islande, vous êtes priés de vous laver tout nu, avec du savon ! Nous reprenons la route 60 plein sud. Nous sommes pris en stop après une heure. Beaucoup de voitures sont déjà trop chargées pour nous prendre. Nous faisons la pause de midi aux chutes de Fjallfoss. Nous prenons le bateau pour Skólastígur et continuons les routes 54, 56 et 1 en stop. Après avoir rencontré beaucoup d’Islandais très gentils, nous arrivons à 3 heures du matin à la capitale pour le lever du soleil. Pari réussi !
Jour 8 : Nous prenons nos quartiers au camping de la ville. Nous nous reposons, visitons la ville et faisons nos courses. L’Islande est un pays cher. Une chaine de supermarchés, reconnaissable à son cochon rose, offre des prix plus attrayants. Nous profitons en fin de journée de la piscine à côté du camping- piscine.
Jour 9 : Départ en bus pour Thingvellir, Geysir et Gullfoss. A faire ! Comme il pleut au sud, nous prenons en soirée la piste F35 vers le nord. Nous dormons dans un étrange petit relais au milieu du désert de pierres. N’escomptez pas vous faire prendre en stop en soirée au début d’une piste, il n’y a plus âme qui vive.
Jour 10 : Il y a plus de monde le matin dans le désert. Nous rencontrons une ornithologue amateur et son mari. La route est incroyable jusque Hveravellir. Nous faisons plusieurs haltes pour observer les oiseaux. A Hveravellir, nous retrouvons les cars de touristes venus faire trempette dans les bains d’eau chaude et observer les mini-volcans de soufre.
Jour 11 : La route pour Reykjavik est longue et nous dormons en chemin.
Jour 12 : De retour au camping de Tjaldsvæðið Laugardal en pleine ville ! Nous visitons le musée municipal, le musée national de l’héritage culturel et la cathédrale. Cela vaut la peine de se plonger dans l’histoire du pays.
Jour 13 : En route pour l’aéroport ! Il n’est pas commode de faire du stop en agglomération mais nous trouvons notre chemin. Petit stop au plus gros spot touristique sur la route de l’aéroport. Le bluelagoon (on vous laissera seul juge). Nous dormons dans les buissons de l’aéroport. N’espérez pas dormir dans l’aérogare, celui-ci ferme durant la nuit.
L’Islande est un pays froid et chaleureux. Nous y avons réalisé un merveilleux voyage et vous encourageons à y aller.
Escales hors excursions à Héraklion, Malte et Izmir English translation pending
Je dois participer a une croisiere Costa:"trésors antiques"le 16/03/2014 , pour éviter de payer trop d'excursions j'aimerai savoir si aux escales d'Héraklion de Malte et d' Izmir le bateau ne se trouve pas trop loin du centre ville, et ce qu'il y a à voir dans chacune de ces citées.
Pour les personnes que cela intérresserai ; a l'escale de Civitavecchia il est facile de prendre le TER (un train tt les 30mn) pour se rendre a Rome.
Au Piré pareil le métro vous emmène en une demi-heure au pied de l'accropole .
Voyage au nord et sur la côte est de l'Ile Rouge English translation pending
Je rentre d’un voyage à Madagascar d‘une durée d’1 mois où j’ai parcouru le NORD et la côte EST : DIEGO / ANTANANARIVO / ANTSIRABE / RANOMAFANA / MANAKARA / MANAJARY / ANDASIBE / TAMATAVE / Île Sainte-Marie, alliant la route et les vols internes Air-Madagascar. Même si la situation politique n’est pas réglée, il n’y pas d’insécurité, à part bien entendu sur TANA où les petits voleurs à la tire sont omniprésents… La prudence est donc de rigueur !
J’ai fait tout mon voyage avec un guide-organisateur Malgache (des amis l’ont découvert sur un Forum et me l’ont recommandé après avoir fait la côte Ouest avec lui), qui n’a rien à envier aux organismes de tourismes, au contraire certains devraient s’en inspirer. Rigueur/bonne humeur/honnêteté/connaissance parfaite de son Pays et des sites intéressants/tarifs très honnêtes pour des prestations de qualité.
J’ai opté pour Air-Madagascar, car c’est une compagnie aérienne de bonne qualité et qui propose tous ses vols domestiques à 50% de réduction (se renseigner à l’avance, car il faut acheter les billets domestiques en même temps que les longs courriers pour bénéficier de la réduction), super intéressant lorsque l’on veut gagner du temps et éviter de tout se refaire par la route, dans un sens bien, mais suffisant !! Les VISAS de courtes durées se font directement à l’aéroport, pas besoin de les faire en France.
Arrivé à Diego par un vol domestique en continuité avec mon vol Paris / Tana, nous (mon épouse et moi) sommes récupérés par la navette de l’hôtel KARTTIFAH (sympa et bien situé). Après visite de la ville en pousse-pousse, nous partons pour visiter le site des Tsingy rouges avec 1 guide et 4x4 (certains taxis 4L vous le proposent, bien moins onéreux, mais attention à l’état du véhicule et aux conditions météo du moment, la prudence reste de mise). A voir pour la beauté du site (où l’on peut pique-niquer). Totalement différent des grands Tsingy de la côte Ouest.
Après 3 jours passés sur Diego, nous levons l’ancre pour RAMENA petit village de pêcheurs. Logés à l’hôtel « la case en falafy », nous sommes installés au 1er étage d’un bungalow avec vue superbe sur la baie de Diego (2e plus grande baie au monde). Par leur intermédiaire nous réservons une journée sur la mer d’émeraude. Journée paradisiaque, site vraiment fabuleux où pour le repas du midi je suis allé avec les piroguiers en pêche sous-marine faire mon marché : poissons et langoustes. Quel plaisir !!
Embarquement pour TANA. Arrivée à l’aéroport d’IVATO. Justin notre guide-organisateur est là pour nous accueillir, direction l’hôtel, prise de contact et calage de notre séjour devant la bière emblématique : THB (three horses beer). Rendez-vous le lendemain matin pour ANTSIRABE, visite de la ville thermale. Direction RANOMAFANA le lendemain, car changement de programme, le train FIANARANTSOA / MANAKARA est en panne sur la voie depuis plusieurs jours. Grosse déception !!! A RANOMAFANA visite de la petite ville, nous ne faisons pas le Parc pour cause de mauvais temps (il pleut souvent et la fraicheur est omniprésente dans cette région, ne pas oublier de prendre vêtements de pluie et vêtements chauds), par contre nous optons pour les bains d’eau naturellement chaude 45° dans une baignoire (propre) qui remonte au temps colonial et pour un massage aux huiles essentielles. Un agréable moment avec nos amis malgaches. Direction MANAKARA (par la route malheureusement et non le train comme prévu), installation dans l’hôtel la Vanille pas celui du centre ville, mais à l’annexe qui se situe à 8 Km au « trou du commissaire ». Lieu très agréable et reposant (on y mange), par contre pas de baignade en mer, car sur la côte EST cela reste dangereux, beaucoup de courant et quelques requins agressifs, aucune comparaison avec la côte OUEST. Le lendemain un guide vient avec sa pirogue nous récupérer à l’hôtel pour passer la journée sur le canal des Pangalanes. Visite commentée du canal, découverte d’une distillerie locale d’huiles essentielles, balade dans les petits villages sur les berges et un repas du midi chez l’habitant dans une case malgache préparé le matin dans la pirogue. Superbe journée avec une équipe très sympathique. Le dernier jour nous avons visité la ville et refait le plein d’Ariary au distributeur (la carte VISA est acceptée partout, mais attention, il n’y a des distributeurs que dans les grandes villes. Il faut être prévoyant, car tout se règle en liquide), puis en avant pour MANANJARY logés à l’hôtel jardin de la mer, situé à l’endroit où le canal rejoint la mer. Belles scènes de vie avec la grande lessive du matin, à voir pour les couleurs et l’animation. Etant en ville un dimanche nous en avons profité pour assister à une messe en malgache dans la cathédrale. Intense ferveur et grande joie de partage avec les malgaches tous endimanchés…. Puis visite des alentours et d’une petite plantation. Retour sur Tananarive par la route.
2 jours passés dans la capitale pour profiter du Zoma (marché du centre-ville) et à gravir les nombreuses marches des célèbres escaliers pour visiter les hauteurs de la ville et déambuler dans les ruelles. Départ vers TAMATAVE « RN 2 ». Halte à ANDASIBE, visite du village plein de charme et promenade dans la réserve pour y découvrir la vedette des lieux, l’INDRI (le plus grand des lémuriens). Poursuite de notre itinéraire vers MANAMBATO, où nous avons logé à l’hôtel les acacias, super site au bord du lac RASOABE, baignade et plage sont au rendez-vous, que du bonheur !!! Arrivés à TAMATAVE, visite de la ville, du marché couvert ou l’on trouve à foison épices et vanille et le soir repas sur la corniche pour déguster les fameuses « Masikita » petites brochettes de zébu, dans une ambiance de rue. Dernière tranche de notre voyage, l’Ile Sainte-Marie. Départ en direction de SOANIERANA-IVONGO (l’embarcadère), mais avec une halte à MAHAMBO à l’hôtel la pirogue, pour bénéficier de la beauté du jardin et profiter d’une journée baignade en compagnie des lémuriens du patron. Sainte-Marie nous y voici, la belle et douce ile des pirates. Nous sommes accueillis au port par la navette de l’hôtel « la baleine » (et qui nous ramènera à l’aéroport pour le retour, tout cela gratuitement), pas très loin du centre-ville. Notre bungalow est au bord de la mer, la baignade n’est pas très aisée. C’est avec le patron et son bateau que nous partons pour une excursion en mer à la découverte des baleines à bosse. Moments de grandes émotions de la voir avec son petit nageant paisiblement en surface à ses côtés et extase garantie devant ses nombreuses figures acrobatiques. Au retour après en avoir eu plein les yeux, halte sur l’ile aux nattes. Site paradisiaque avec ses superbes plages, son intérieur très varié et luxuriant et ses habitants d’une extrême gentillesse. Tout pour plaire, bonheur à l’état pur !!! Retour à l’hôtel avec notre bateau encore tout étourdis de cette formidable journée ….Visite de l’ile en scooter, loué à l’hôtel, dommage de ne pouvoir faire le tour, le réseau routier est limité en goudron et les pistes ne sont pas en très bon état. La date du retour est proche, il nous faut quitter cette ile, où l’on tombe forcement amoureux de ce lieu envoutant. Retour par avion à TANA ou Justin est présent pour nous récupérer. Le lendemain dernier jour, nous faisons quelques visites et passage au marché artisanal de la route de la digue pour y faire des achats de souvenirs. Le soir Justin nous accompagne à l’aéroport d’IVATO, dernière THB ensemble et l’on se quitte le cœur serré. Fin du voyage, retour sur PARIS. Notre voyage a été une réussite totale grâce à notre organisateur « Justin » qui nous a fait parcourir la côte EST en sortant des sentiers battus, pour nous permettre d’aller à la rencontre des malgaches. Son organisation est sans faille : toujours à l’heure (exceptionnel à MADA), toujours présent au moment ou il le fallait en respectant nos instants de liberté et d’une honnêteté absolue. Je vous le conseille fortement, prenez contact avec lui pour organiser votre voyage, vous ne le regretterez pas.
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2 jours passés dans la capitale pour profiter du Zoma (marché du centre-ville) et à gravir les nombreuses marches des célèbres escaliers pour visiter les hauteurs de la ville et déambuler dans les ruelles. Départ vers TAMATAVE « RN 2 ». Halte à ANDASIBE, visite du village plein de charme et promenade dans la réserve pour y découvrir la vedette des lieux, l’INDRI (le plus grand des lémuriens). Poursuite de notre itinéraire vers MANAMBATO, où nous avons logé à l’hôtel les acacias, super site au bord du lac RASOABE, baignade et plage sont au rendez-vous, que du bonheur !!! Arrivés à TAMATAVE, visite de la ville, du marché couvert ou l’on trouve à foison épices et vanille et le soir repas sur la corniche pour déguster les fameuses « Masikita » petites brochettes de zébu, dans une ambiance de rue. Dernière tranche de notre voyage, l’Ile Sainte-Marie. Départ en direction de SOANIERANA-IVONGO (l’embarcadère), mais avec une halte à MAHAMBO à l’hôtel la pirogue, pour bénéficier de la beauté du jardin et profiter d’une journée baignade en compagnie des lémuriens du patron. Sainte-Marie nous y voici, la belle et douce ile des pirates. Nous sommes accueillis au port par la navette de l’hôtel « la baleine » (et qui nous ramènera à l’aéroport pour le retour, tout cela gratuitement), pas très loin du centre-ville. Notre bungalow est au bord de la mer, la baignade n’est pas très aisée. C’est avec le patron et son bateau que nous partons pour une excursion en mer à la découverte des baleines à bosse. Moments de grandes émotions de la voir avec son petit nageant paisiblement en surface à ses côtés et extase garantie devant ses nombreuses figures acrobatiques. Au retour après en avoir eu plein les yeux, halte sur l’ile aux nattes. Site paradisiaque avec ses superbes plages, son intérieur très varié et luxuriant et ses habitants d’une extrême gentillesse. Tout pour plaire, bonheur à l’état pur !!! Retour à l’hôtel avec notre bateau encore tout étourdis de cette formidable journée ….Visite de l’ile en scooter, loué à l’hôtel, dommage de ne pouvoir faire le tour, le réseau routier est limité en goudron et les pistes ne sont pas en très bon état. La date du retour est proche, il nous faut quitter cette ile, où l’on tombe forcement amoureux de ce lieu envoutant. Retour par avion à TANA ou Justin est présent pour nous récupérer. Le lendemain dernier jour, nous faisons quelques visites et passage au marché artisanal de la route de la digue pour y faire des achats de souvenirs. Le soir Justin nous accompagne à l’aéroport d’IVATO, dernière THB ensemble et l’on se quitte le cœur serré. Fin du voyage, retour sur PARIS. Notre voyage a été une réussite totale grâce à notre organisateur « Justin » qui nous a fait parcourir la côte EST en sortant des sentiers battus, pour nous permettre d’aller à la rencontre des malgaches. Son organisation est sans faille : toujours à l’heure (exceptionnel à MADA), toujours présent au moment ou il le fallait en respectant nos instants de liberté et d’une honnêteté absolue. Je vous le conseille fortement, prenez contact avec lui pour organiser votre voyage, vous ne le regretterez pas.
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Itinéraire en Espagne centre et nord de trois semaines en juillet, votre avis? English translation pending
bonjour,
j'ai réfléchis à l'itinéraire suivant : - région de San Sebastian - Burgos - Madrid 2 jours - Aranjuez - Tolede - El Escorial - Segovie - Salamanque - Leon - Gijon - bilbao - retour par la cote vers la France
a la louche l'itineraire fait environ 1600 km en espagne (+ 2000 km traversée de la France A/R)
qu'en pensez vous : - votre avis sur la cote Gijon / San Sebastian ? (bétonnée ? blindée en été ?) - dois je m'arreter à certains endroits plusieurs jours pour rayonner à partir de ce point ? - faut il oublier certaines étapes (manque d'interêt) en ajouter d'autres ? - comment répartir les 3 semaines ? (en juillet, sachant qu'avec une ado il faudra des poses baignades piscine ou mer ou riviére si rando)
d'avance merci pour vos idées !
j'ai réfléchis à l'itinéraire suivant : - région de San Sebastian - Burgos - Madrid 2 jours - Aranjuez - Tolede - El Escorial - Segovie - Salamanque - Leon - Gijon - bilbao - retour par la cote vers la France
a la louche l'itineraire fait environ 1600 km en espagne (+ 2000 km traversée de la France A/R)
qu'en pensez vous : - votre avis sur la cote Gijon / San Sebastian ? (bétonnée ? blindée en été ?) - dois je m'arreter à certains endroits plusieurs jours pour rayonner à partir de ce point ? - faut il oublier certaines étapes (manque d'interêt) en ajouter d'autres ? - comment répartir les 3 semaines ? (en juillet, sachant qu'avec une ado il faudra des poses baignades piscine ou mer ou riviére si rando)
d'avance merci pour vos idées !
Intérêt de ces villes en Andalousie et au Portugal? English translation pending
😊
Je demeure à Montréal, Québec, Canada. Je suis allé en Europe à plusieurs occasions. Je compte retourné en Espagne et au Portugal au printemps 2013. Un voyage d'une quinzaine de jours. En Espagne, j'aimerais visité en particulier l'Andalousie (Séville, Courdoue, Grenade) et au Portugal (Lisbonne, Sintra, Cascais, Fatima, Porto).
J'aimerais connaitre les commentaires de voyageurs qui ont visité ces villes. J'aime voyagé surtout pour l'aspect historique et les gens que l'on rencontre.
Vos commentaires seront appréciés.
Croisière "Iles et terres du soleil" de Costa English translation pending
Après une première croisière sur le MSC Musica (Iles Grecques et Adriatique) en septembre 2011, nous avons (mon épouse et moi) réservé cette croisière "Iles et terres du soleil" pour un départ de Nice/Savone le 2 septembre sur le COSTA DELIZIOSA.
A la recherche d'infos utiles ... Merci d'avance à quiconque pourra nous en donner !
Première question : lors de l'enregistrement électronique, à la rubrique "choisissez un restaurant", on nous propose : - soit un premier service au restaurant "l'Albatros" au pont 3 - soit un premier ou un deuxième service au restaurant "l'Albatros", mais au pont 2 QUE CHOISIR ??? [ Ces deux restaurants ( qui ont le même nom) sont ils de même qualité, sinon lequel est à préférer ? ]
Avez vous déjà fait cette croisière ? Qu'en avez vous pensé ?
Bon vent à tous !
A la recherche d'infos utiles ... Merci d'avance à quiconque pourra nous en donner !
Première question : lors de l'enregistrement électronique, à la rubrique "choisissez un restaurant", on nous propose : - soit un premier service au restaurant "l'Albatros" au pont 3 - soit un premier ou un deuxième service au restaurant "l'Albatros", mais au pont 2 QUE CHOISIR ??? [ Ces deux restaurants ( qui ont le même nom) sont ils de même qualité, sinon lequel est à préférer ? ]
Avez vous déjà fait cette croisière ? Qu'en avez vous pensé ?
Bon vent à tous !
Deux jours à Luxembourg (ville) et Trèves, visites, balade...? English translation pending
Bonjour,
J'aurai besoin de vos précieux conseils car je suis en train de préparer notre prochain voyage en Amoureux !
Nous voulons descendre jusqu'à Luxembourg ville mais pas par l'autoroute car nous serons avec une ancètre. Avez-vous des conseils à nous donner sur les routes à emprunter ou les villages à voir ? Nous rentrerons au Luxembourg par Troisvierges ...
Puis, nous voudrions passer l'après-midi à Luxembourg ville. Que nous conseillez-vous ? Balade ? Monuments à voir ? A visiter ? Restaurant pas cher et sympa ? Le soir, nous avons réservé à l'hotel Légère à Munsbach.
Le lendemain, nous voulions partir jusqu'à Trèves et visiter la ville. Des conseils ? Puis, nous repartirons par les petites routes en rentrant par Saint-Vith.
Que me conseillez-vous ? J'ai fait plusieures recherches mais je ne trouve rien ...
Merci d'avance !!
J'aurai besoin de vos précieux conseils car je suis en train de préparer notre prochain voyage en Amoureux !
Nous voulons descendre jusqu'à Luxembourg ville mais pas par l'autoroute car nous serons avec une ancètre. Avez-vous des conseils à nous donner sur les routes à emprunter ou les villages à voir ? Nous rentrerons au Luxembourg par Troisvierges ...
Puis, nous voudrions passer l'après-midi à Luxembourg ville. Que nous conseillez-vous ? Balade ? Monuments à voir ? A visiter ? Restaurant pas cher et sympa ? Le soir, nous avons réservé à l'hotel Légère à Munsbach.
Le lendemain, nous voulions partir jusqu'à Trèves et visiter la ville. Des conseils ? Puis, nous repartirons par les petites routes en rentrant par Saint-Vith.
Que me conseillez-vous ? J'ai fait plusieures recherches mais je ne trouve rien ...
Merci d'avance !!
La Bourgogne: quel circuit et que voir en une semaine? English translation pending
Bonjour à tous,
Comme chaque année, arrivée la fin de l'été, nous partons ma compagne et moi sur les routes européennes ! Après avoir visité l'Italie, la Normandie, l'Angleterre, l'Ecosse et l'Irlande, nous hésitons cette année entre les châteaux de la Loire et la Bourgogne. Et comme chaque année, je viens ici à la pêche aux idées ! (j'ai déjà fais un sujet pour les Châteaux)
Voici notre profil : - passionnés d'Histoire, de visite, de découvertes - le farniente est à proscrire - déplacement en voiture (on a pas peur de faire une journée en voiture, on aime ça) - logement en hôtel ou chambre d'hôte
Pour le moment, voici ce qu'on a "validé" : - séjour de 7 et 10 jours max - faire une boucle (avec peut-être un "détour" à Lyon pour voir la famille) avec comme point de départ le Nord de la région (vu qu'on vient de Lille) - logement en majorité via Chambre d'Hôte ou "qui sort de l’ordinaire" - s'imprégner de la région - pas du tout intéressé par le vin, les vignobles, ...
Merci d'avance pour vos réponses et vos idées, on a besoin de vous 😉
Comme chaque année, arrivée la fin de l'été, nous partons ma compagne et moi sur les routes européennes ! Après avoir visité l'Italie, la Normandie, l'Angleterre, l'Ecosse et l'Irlande, nous hésitons cette année entre les châteaux de la Loire et la Bourgogne. Et comme chaque année, je viens ici à la pêche aux idées ! (j'ai déjà fais un sujet pour les Châteaux)
Voici notre profil : - passionnés d'Histoire, de visite, de découvertes - le farniente est à proscrire - déplacement en voiture (on a pas peur de faire une journée en voiture, on aime ça) - logement en hôtel ou chambre d'hôte
Pour le moment, voici ce qu'on a "validé" : - séjour de 7 et 10 jours max - faire une boucle (avec peut-être un "détour" à Lyon pour voir la famille) avec comme point de départ le Nord de la région (vu qu'on vient de Lille) - logement en majorité via Chambre d'Hôte ou "qui sort de l’ordinaire" - s'imprégner de la région - pas du tout intéressé par le vin, les vignobles, ...
Merci d'avance pour vos réponses et vos idées, on a besoin de vous 😉
Escale à Barcelone: visites et moyens de transport? English translation pending
Bonjour ! Lors de notre croisière sur le Silhouette celebrity au mois de mai , nous ferons une escale à Barcelone de 8h à 18h . J`aimerais savoir comment nous rendre par nos propre moyens à la Rambla et de là nous voulons aller visiter La Sagra Familia et le parc Guell et quel moyen de transport est préferable de prendre pour visiter ces lieux.Est-ce que cela est trop de visites pour les heures où nous serons là . Je veux être de retour au bateau pour 4h.Le port des bateaux de croisières est-il bien loin de La Rambla?merci
Itinéraire de treize jours entre Nantes et Strasbourg: vos avis? English translation pending
Bonjour à vous,
Je poste ici l'itinéraire de notre prochain voyage, j'en suis sûrement à ma 50ème version🤪... je voudrais un regard exterieur pour me recentrer!!!
(nous sommes avec mon mari 2 adultes en bonne condition physique, nous aurons une voiture et nous logerons dans les Formule 1, Étap et Preemière Classe et nous avons 25 jours de voyage en juin, là où les journées sont longues)... N'hésitez pas à me dire si c'est faisable ou non 😊
Jour 1 Arrivée à Nantes Nantes : Château des Ducs de Bretagne de la ville
Jour 2 Angers : Château d'Angers et de la ville Béhuard : visite du village
Jour 3 Saumur : Château de Saumur Doué-la-Fontaine : Cathédrale des Perrières Richelieu : visite du village
Jour 4 Abbaye de Fontevraud Candes-Saint-Martin Montsoreau & Varennes-sur-Loire
Jour 5 Forteresse royale de Chinon Crissay-sur-Manse Aza-le-Rideau
Jour 6 Château et Jardins de Villandry Château de Langeais Rivarennes - Musée de la Poire Tapée Troglodytes des Goupillières
Jour 7 Ville de Tours Luynes : visite du village
Jour 8 Château de Chenonceau Montrésor Cité Royale de Loches
Jour 9 Amboise (ville, château et Clos-Lucé) Domaine de Chaumont-sur-Loire
Jour 10 Château de Valençay Lassay-sur-Croisne (Château du Moulin + visite du village) Château Cheverny
Jour 11 Chambord Blois (Château et ville)
Jour 12 Mennetou-sur-Cher Bourges
Jour 13 La Charité-sur-Loire Vézelay Auxerre
Bon, je m'arrête ici, ça devient un peu lourd!!!! Pour résumé la suite on remonte sur Strasbourg, puis on longe la Suisse jusqu'à Annecy (visite de la famille) et on reprend l'avion à Lyon.... Merci à tous ceux qui pourront me dire si notre projet est OK ou complètement fou!!! 😕
Jour 1 Arrivée à Nantes Nantes : Château des Ducs de Bretagne de la ville
Jour 2 Angers : Château d'Angers et de la ville Béhuard : visite du village
Jour 3 Saumur : Château de Saumur Doué-la-Fontaine : Cathédrale des Perrières Richelieu : visite du village
Jour 4 Abbaye de Fontevraud Candes-Saint-Martin Montsoreau & Varennes-sur-Loire
Jour 5 Forteresse royale de Chinon Crissay-sur-Manse Aza-le-Rideau
Jour 6 Château et Jardins de Villandry Château de Langeais Rivarennes - Musée de la Poire Tapée Troglodytes des Goupillières
Jour 7 Ville de Tours Luynes : visite du village
Jour 8 Château de Chenonceau Montrésor Cité Royale de Loches
Jour 9 Amboise (ville, château et Clos-Lucé) Domaine de Chaumont-sur-Loire
Jour 10 Château de Valençay Lassay-sur-Croisne (Château du Moulin + visite du village) Château Cheverny
Jour 11 Chambord Blois (Château et ville)
Jour 12 Mennetou-sur-Cher Bourges
Jour 13 La Charité-sur-Loire Vézelay Auxerre
Bon, je m'arrête ici, ça devient un peu lourd!!!! Pour résumé la suite on remonte sur Strasbourg, puis on longe la Suisse jusqu'à Annecy (visite de la famille) et on reprend l'avion à Lyon.... Merci à tous ceux qui pourront me dire si notre projet est OK ou complètement fou!!! 😕
Quoi voir à Paris en deux jours et demi? English translation pending
😊
Bonjour à vous tous, Je vous sollicite pour m'aider à faire un choix essentiel pour visiter Paris. Nous finissons notre voyage en France dans la belle ville lumière, malheureusement nous disposons seulement de deux jours et demi pour visiter. Il y a bien sûr la tour Eiffel que nous devons allez voir, faire un tour de la Seine. Ensuite, l'arc de triomphe, nous avons déjà vue le musée du louvre, château de Versailles. Nous avons pas visité Montmartre et la cathédrale Notre-Dame. En 1999, nous avions eu la chance d'être présent pour la fête du 14 juillet mais cette fois-ci nous y serons au début d'août. Nous logerons dans le 9 ième arrondissement, près de l'opéra Garnier. Est-ce possible de nous guider vers des restos de bonne qualité mais à prix raisonnables. Nous aimerions prendre un café sur une belle terrasse, avez-vous de suggestions. Merci beaucoup!
Avons bien hâte de revoir Paris.............😉
Bonjour à vous tous, Je vous sollicite pour m'aider à faire un choix essentiel pour visiter Paris. Nous finissons notre voyage en France dans la belle ville lumière, malheureusement nous disposons seulement de deux jours et demi pour visiter. Il y a bien sûr la tour Eiffel que nous devons allez voir, faire un tour de la Seine. Ensuite, l'arc de triomphe, nous avons déjà vue le musée du louvre, château de Versailles. Nous avons pas visité Montmartre et la cathédrale Notre-Dame. En 1999, nous avions eu la chance d'être présent pour la fête du 14 juillet mais cette fois-ci nous y serons au début d'août. Nous logerons dans le 9 ième arrondissement, près de l'opéra Garnier. Est-ce possible de nous guider vers des restos de bonne qualité mais à prix raisonnables. Nous aimerions prendre un café sur une belle terrasse, avez-vous de suggestions. Merci beaucoup!
Avons bien hâte de revoir Paris.............😉
Italie: excursions au lac de Côme et au lac Majeur à partir de Milan English translation pending
Mon épouse et moi serons à Milan à la fin de mai. Nous souhaiterions faire deux excursions, l'une au lac de Côme, l'autre au lac Majeur à partir de Milan. Mes recherches pour trouver de telles excursions ont été infructueuses.
Peut-on raisonnablement faire deux excursions sur deux jours différents.
Où trouver l'information?
Un gros merci!
JP
Peut-on raisonnablement faire deux excursions sur deux jours différents.
Où trouver l'information?
Un gros merci!
JP
Voyage sac à dos de deux mois et demi en Europe English translation pending
Bonjour, ma copine et moi sommes 2 canadiens voulons partir environ 2 mois et demi l'an prochain en Europe avec notre pack sac sur le dos. Par contre nous avons plusieurs questions qui restent encore sans réponse.
- Devons-nous avoir un visa pour entrer en République tchèque - Nous hésitons entre atterrir à Malaga ou à Séville, quelle ville pensez vous qui est la plus attrayante sachant que nous allons en faire qu'une seule entre les deux - Ensuite, nous voulons prendre un traversier pour passer de Barcelone à Livorno, mais nous ne savons pas qu'est-ce qu'il y a à faire dans les environs. Il y a la tour de pise mais sinon on en a aucune idée. - On se demande également si la Roma Pass est vraiment un choix sensé pour visiter Rome où pas, sachant que les musées d'art ne sont pas le genre d' attraction qui nous intéresse - Nous voulons aller faire un tour à Pompéi et à Naples. Des suggestions?
Finalement, est-ce que quelqu'un sais si la carte étudiante internationale est utile en Europe (pour les tarifs étudiant dans les trasports, les attractions etc.)?
Merci Beaucoup!
Antoine et Marie-Pier!
- Devons-nous avoir un visa pour entrer en République tchèque - Nous hésitons entre atterrir à Malaga ou à Séville, quelle ville pensez vous qui est la plus attrayante sachant que nous allons en faire qu'une seule entre les deux - Ensuite, nous voulons prendre un traversier pour passer de Barcelone à Livorno, mais nous ne savons pas qu'est-ce qu'il y a à faire dans les environs. Il y a la tour de pise mais sinon on en a aucune idée. - On se demande également si la Roma Pass est vraiment un choix sensé pour visiter Rome où pas, sachant que les musées d'art ne sont pas le genre d' attraction qui nous intéresse - Nous voulons aller faire un tour à Pompéi et à Naples. Des suggestions?
Finalement, est-ce que quelqu'un sais si la carte étudiante internationale est utile en Europe (pour les tarifs étudiant dans les trasports, les attractions etc.)?
Merci Beaucoup!
Antoine et Marie-Pier!
L'Espagne et le Portugal: un émerveillement English translation pending
RÉCIT DE VOYAGE EN ESPAGNE ET PORTUGAL
par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.
Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.
L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.
Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.
Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !
En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.
Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?
De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.
Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.
Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.
Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu’entendre l’office religieux.
Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.
Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.
Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.
Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !
Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.
La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.
La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.
Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.
Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.
Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.
La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.
Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.
La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.
Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.
Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.
Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.
Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.
La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.
Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.
Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »
RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.
Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.
Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.
À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.
Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.
L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.
Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.
Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.
Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.
Le flamenco
Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.
Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.
Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.
Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.
Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !
Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !
La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.
Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne
Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »
Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.
Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.
Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.
Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...
Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.
Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.
Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.
L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.
Qualité de notre hébergement
Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.
Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.
L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.
Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.
Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.
Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !
La solidarité dans l’équipe
Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!
Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!
Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.
Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.
Valence
À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.
Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.
Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.
Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.
Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.
Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.
On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.
Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.
Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.
Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !
Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.
En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.
Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?
Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.
Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.
Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.
Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.
Léon A. Lemay
par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.
Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.
L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.
Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.
Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !
En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.
Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?
De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.
Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.
Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.
Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu’entendre l’office religieux.
Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.
Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.
Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.
Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !
Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.
La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.
La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.
Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.
Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.
Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.
La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.
Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.
La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.
Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.
Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.
Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.
Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.
La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.
Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.
Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »
RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.
Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.
Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.
À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.
Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.
L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.
Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.
Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.
Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.
Le flamenco
Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.
Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.
Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.
Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.
Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !
Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !
La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.
Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne
Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »
Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.
Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.
Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.
Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...
Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.
Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.
Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.
L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.
Qualité de notre hébergement
Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.
Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.
L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.
Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.
Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.
Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !
La solidarité dans l’équipe
Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!
Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!
Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.
Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.
Valence
À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.
Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.
Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.
Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.
Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.
Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.
On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.
Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.
Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.
Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !
Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.
En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.
Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?
Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.
Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.
Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.
Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.
Léon A. Lemay
Quoi faire en cinq jours à Mexico City et les alentours? English translation pending
Bonjour chers voyageurs,
Je serai durant le mois d'août, avec 3 autres amis, à Mexico city et j'aimerais savoir quels sont les activités ou visites à ne pas manquer. J'y serai pour environ 5 jours dans la ville et ses alentours. J'ai entendu parlé de la lucha libre qui me semble être tout un spectacle. Donc, si vous avez d'autres suggestions n'hésitez pas à répondre à cette discussion!!!
Bonne journée
Je serai durant le mois d'août, avec 3 autres amis, à Mexico city et j'aimerais savoir quels sont les activités ou visites à ne pas manquer. J'y serai pour environ 5 jours dans la ville et ses alentours. J'ai entendu parlé de la lucha libre qui me semble être tout un spectacle. Donc, si vous avez d'autres suggestions n'hésitez pas à répondre à cette discussion!!!
Bonne journée
Voyage en famille à Houston et au Mexique English translation pending
bonjour,
Nous avons une réunion de famille pour Noël à Houston.
Puis......on hésite et j'aurais vraiment besoin de vos conseils.
je pensais prendre un aller Bxl-Houston, puis un retour Mexico-Bxl.
Puis j'ai lu, lu et encore lu toutes les consignes et le côté alarmant des cartels mexicains à la frontière, venant de Metamoros.
Qui a déjà fait cette traversée EU-Mexique ? Est-ce vraiment déconseillé ?
Alors, nous pensons rayonner autour du Texas. Mais où ? le Texas en vaut-il la peine ? ou est-ce préferable de rejoindre la louisiane ?
Bref, que nous conseilleriez-vous ? Les enfants sont jeunes et avons déjà fait l'ouest, donc un peu peur d'être déçu après les merveilles de l'Utah, Arizona, Nevada, NM et Colorado.
Merci pour votre aide
Marie
Nous avons une réunion de famille pour Noël à Houston.
Puis......on hésite et j'aurais vraiment besoin de vos conseils.
je pensais prendre un aller Bxl-Houston, puis un retour Mexico-Bxl.
Puis j'ai lu, lu et encore lu toutes les consignes et le côté alarmant des cartels mexicains à la frontière, venant de Metamoros.
Qui a déjà fait cette traversée EU-Mexique ? Est-ce vraiment déconseillé ?
Alors, nous pensons rayonner autour du Texas. Mais où ? le Texas en vaut-il la peine ? ou est-ce préferable de rejoindre la louisiane ?
Bref, que nous conseilleriez-vous ? Les enfants sont jeunes et avons déjà fait l'ouest, donc un peu peur d'être déçu après les merveilles de l'Utah, Arizona, Nevada, NM et Colorado.
Merci pour votre aide
Marie
Guide papier pour Tunis et Kairouan? English translation pending
Bonjour,
Je vais découvrir pour la 1ère fois les villes de Tunis et Kairouan fin mars 2009.
J'aurai voulu savoir si des personnes ont visitées ces 2 villes sans guide ? (mais seulement avec un livre type guide routard... peut être ou pas)
Est-ce possible de visiter tunis et ces environs proches en 2 à 3 jours ? Et Kairouan en 1 jour ?
Connaissez vous des bons guides locaux ? le coût pour me donner une idée ?
Merci beaucoup
Je vais découvrir pour la 1ère fois les villes de Tunis et Kairouan fin mars 2009.
J'aurai voulu savoir si des personnes ont visitées ces 2 villes sans guide ? (mais seulement avec un livre type guide routard... peut être ou pas)
Est-ce possible de visiter tunis et ces environs proches en 2 à 3 jours ? Et Kairouan en 1 jour ?
Connaissez vous des bons guides locaux ? le coût pour me donner une idée ?
Merci beaucoup
Italie: plus belles villes entre Venise et Florence? English translation pending
Bonjour !
Je prévois rester 10 jours en Italie à la fin juin. Je voulais savoir quelle est la ville entre Venise et Florence qui mérite qu'on y reste plus longtemps ? Et laquelle des deux à les villes les plus intéressantes (ou des excursions, endroits..etc) à visiter à proximité ? En avez vous à me conseiller?
Merci beaucoup ! 🙂
Merci beaucoup ! 🙂
Visites entre Glasgow et Edimbourgh? English translation pending
Bonjour.
Nous allons passer quelques jours à Glasgow, puis quelques jours à Edimbourgh au mois de février.
Entre les deux, nous avons 2 jours libres.
Nous nous demandions s'il y a des choses "intéressantes" à voir entre ces deux villes. C'est à dire, faisons nous directement le trajet en train ou en bus (avec peut être une halte à Stirling) ou bien est-ce intéressant de louer une voiture pour se balader le long du trajet ?
Merci pour vos informations.
Fabrice.
Nous allons passer quelques jours à Glasgow, puis quelques jours à Edimbourgh au mois de février.
Entre les deux, nous avons 2 jours libres.
Nous nous demandions s'il y a des choses "intéressantes" à voir entre ces deux villes. C'est à dire, faisons nous directement le trajet en train ou en bus (avec peut être une halte à Stirling) ou bien est-ce intéressant de louer une voiture pour se balader le long du trajet ?
Merci pour vos informations.
Fabrice.
Croisière "Îles et terres du soleil" sur le Costa Serena English translation pending
Bonjour,
je viens de réserver une croisière pour février 2009 sur le Costa Serena. Je pars en couple avec nos 2 enfants 3 et 4 ans. Escales: Barcelone, casablanca, Lanzarote, santa cruz de Ténerife, madère et Malaga. Je cherche des conseils sur les visites à faire lors de ces escales. à +
je viens de réserver une croisière pour février 2009 sur le Costa Serena. Je pars en couple avec nos 2 enfants 3 et 4 ans. Escales: Barcelone, casablanca, Lanzarote, santa cruz de Ténerife, madère et Malaga. Je cherche des conseils sur les visites à faire lors de ces escales. à +
Lieux incontournables sur le parcours entre Stuttgart et Paris? English translation pending
bonjour à tous, je planifie un voyage et je passerai par la suisse et apres le sud de l'Allemagne pour passer par stuttgart avant de revenir sur paris, j'aimerais savoir que sur ce parcours y a t il des incontournables, il y a bien sur strasbourg mais avez vous des suggestions, merci
Itinéraire de trois semaines au Pérou et en Bolivie English translation pending
Bonjour,
Nous projetons de partir 3 semaines en pérou/bolivie en juin 2009. Voici l'itinéraire que nous avons conçu avec une agence locale arrivée de lima et départ de la paz Qu'en pensez vous? Merci d'avance!
Jour 1: LIMA Accueil à l'aéroport de Lima. Transfert vers l’hôtel Buena Vista dans le quartier de Miraflores. Soirée libre à Lima et nuit à l’hôtel.
Jour 2: LIMA - PARACAS Visite de Lima. La découverte de la ville commence par une visite de la place des armes où se trouvent la cathédrale, la mairie et le palais présidentiel. Vous visitez ensuite l'église San Francisco, l'une des plus ancienne de la ville, et ses catacombes. Vous reprenez le véhicule et allez à Miraflores, le quartier moderne de Lima situé au bord de l’océan pacifique. Vers midi, départ pour Paracasen bus de catégorie supérieure. Arrivée à Paracasen fin d'après-midi. Transfert à l'hôtel Mirador, à quelques pas de l’océan.
Jour 3: PARACAS – ICA - NASCA Le matin, transfert au port de Paracas, d'où vous embarquez pour les îles Ballestas. En chemin, vous ferez un arrêt devant la mystérieuse figure du candélabre, sculptée dans la dune et d'origine inconnue, puis visitez les îles Ballestas, reliefs tourmentés de falaises, grottes et arches, qui abritent une population de plusieurs milliers d'otaries et quantité d'oiseaux marins (pélicans, fous, sternes, pingouins de Humboldt, ...). Vous êtes de retour au port vers 10 heures et demi du matin d'où vous partez en bus touristique de catégorie supérieure vers Nasca. En chemin, le bus fera des arrêts pour visiter la laguna de Huacachina, oasis de carte postale au milieu des dunes de sable fin du désert d'Ica, ainsi qu’une « bodega » où l'on distille le pisco, l'alcool national. Un excellent prétexte pour le goûter. Si le temps le permet, vous visiterez également le musée régional d'Ica qui abrite quelques beaux exemplaires de momies. Arrivée à Nasca en fin d'après-midi et transfert à l'hôtel Oro Viejo, bel établissement avec jardin et piscine.
Jour 4: NASCA - AREQUIPA En option : Le matin, transfert vers l'aérodrome pour le survol des mystérieuses lignes de Nasca (35 minutes). Ensuite, visite du cimetière précolombien de Chauchillas et ses momies de plus de 1000 ans, dans le désert au sud de Nasca. Retour à Nasca dans l'après-midi pour un arrêt à l'atelier d'un artisan potier qui fabrique de magnifiques pièces selon la technique ancestrale de la culture Nasca. Juste à côté, un atelier d'extraction artisanale de l'or vous permet de voir le difficile travail de ces mineurs indépendants encore nombreux dans la région. Retour à l'hôtel et transfert au terminal des bus pour un départ vers Arequipa en bus de catégorie supérieure. Arrivée à Arequipa tard le soir et transfert à l'hôtel La Casa de Tintin, situé au bord de la rivière.
Jour 5: AREQUIPA Option 1, visite de la ville: Entourée de ses trois volcans et construite en pierre volcanique claire, la « ville blanche » d'Arequipa possède une architecture coloniale unique, qui lui vaut d'être classée patrimoine mondial par l'Unesco. Le matin, visite du pittoresque quartier de Yanahuara et de sa place, ainsi que du belvédère de Carmen Alto, et de son magnifique point de vue sur la vallée d’Arequipa et les volcans environnants. Vous visitez ensuite le centre colonial, les cloîtres de la Compagnie et le monastère Santa Catalina, l'un des plus beaux monastères coloniaux d'Amérique du sud. Après-midi libre et nuit à la Casa de Tintín. Option 2, rafting: Vers 9 heures du matin, départ de l’hôtel en véhicule vers le Río Chili en amont d'Arequipa. Le moniteur professionnel de rafting vous explique les différentes manoeuvres et mesures de sécurité, et vous partez pour 2 heures sur la rivière, à travers de jolis paysages. Les passages mouvementés (niveau 3 à 4) ajouteront quelques émotions à la balade. Retour à l’hôtel vers 13.00 et après-midi libre à Arequipa. Nuit à l’hôtel.
▲ Merci de nous préciser l’option choisie.
Jour 6: AREQUIPA-COLCA Le matin, départ en minibus pour le canyon du Colca. Montée sur l'altiplano, à plus de 4000 mètres d'altitude et passage par la réserve d'Aguada Blanca, où nous pouvons observer la faune locale: vigognes, lamas, alpagas, viscachas... Après le passage d'un col à 4900 mètres, vous descendez dans la vallée du Colca où vous déjeunez dans le village de Chivay (3500 m). L'après-midi, petite randonnée d'acclimatation à l'altitude dans les environs de Chivay au cours de laquelle vous pourrez aller vous baigner dans les piscines thermales, à près de 40º C (optionnel, entrée non comprise). Nuit à l'hôtel Pozo del Cielo.
Jour 7: COLCA-AREQUIPA Petit déjeuner vers 6 heures du matin. Le minibus vous emmène à travers la vallée du Colca jusqu'au mirador de la Cruz del Cóndor, d'où l’on jouit d'une incroyable vue sur le canyon, la rivière plus de 1000 mètres en contrebas et les falaises de près de 2500 mètres en face. C'est également ici que l’on peut observer le vol majestueux des condors qui passent parfois à dix mètres à peine. Retour ensuite dans la partie plus ouverte et cultivée de la vallée pour quelques arrêts dans des villages et au pied de tombes préhispaniques suspendues dans des falaises. Après le déjeuner à Chivay, vous retraversez l'altiplano et êtes de retour à votre hôtel à Arequipa vers 17 heures. Nuit à la Casa de Tintin. Jour 8: AREQUIPA - CUSCO Le matin, transfert vers l’aéroport d’Arequipa pour votre vol vers Cusco. Arrivée à Cusco et transfert vers l’hôtel Amaru. Fin de journée libre et nuit à l’hôtel. Jour 9: CUSCO
Option 1, visite classique des principales ruines incas de Cusco (1/2 journée, véhicule privé, guide en français): Le matin, départ en véhicule privé vers les sites archéologiques incas de Tambomachay, Puka Pukara, Kenko et la forteresse inca de Sacsayhuaman, qui protégeait Cusco, faite d'énormes blocs de pierre agencés avec une précision inouïe. D'en haut, nous avons une vue imprenable sur Cusco, son centre inca et colonial mais aussi ses quartiers pauvres à flanc de montagne. Nous redescendons au centre ville pour visiter le temple du Soleil, centre politique et religieux de l'empire inca, ainsi que le marché central de Cusco, lieu hautement coloré de la vie actuelle de la ville. Après-midi libre et nuit à l'hôtel.
Option 2, visite à pied des principales ruines incas de Cusco (trek privé d’1 journée, guide en anglais/espagnol): Départ le matin en véhicule jusqu’à Santutis, d’où vous commencez la balade à pied. Vous passerez tout d’abord par la communauté paysanne de Pumamarka avant de découvrir un groupe de sites archéologiques très peu fréquentés tels que Rumiwasi et Jorococha. Vous passez ensuite au site de Laq’o, aussi connu comme temple de la lune. Après un déjeuner pique-nique, vous poursuivez la randonnée qui vous mènera à travers les sites plus connus de Puka Pukara, Tambomachay, Kenko, et finalement le Sacsayhuamán. Vous redescendez à pied et arrivez à Cusco par les ruelles de San Blas. Nuit à l’hôtel. ▲ Merci de nous préciser l’option choisie.
Jour 10: VALLÉE SACRÉE: PISAQ - OLLANTAYTAMBO - MORAY - MARAS Après le petit déjeuner, départ en véhicule privé pour la vallée sacrée des Incas. Nous visitons tout d'abord la cité inca de Pisac, l'une des plus importantes et spectaculaires de la vallée. Nous redescendons ensuite au village actuel de Pisac où se trouve l'un des meilleurs marchés artisanaux du Pérou. Nous continuons à descendre dans la vallée jusqu'au village inca d'Ollantaytambo et sa forteresse accrochée à la montagne que nous visitons. L'après-midi, nous partons pour le cirque de Moray, d'étonnantes terrasses incas concentriques parfaitement circulaires. Nous emprunterons ensuite le chemin vers les salines de Maras, pour découvrir le spectacle coloré de ces milliers de bassins salins exploités artisanalement depuis les temps préhispaniques jusqu'à nos jours. Retour en fin d'après-midi et nuit à l'hôtel.
Jour 11: CUSCO - AGUAS CALIENTES Vers 6.30, transfert à la gare d’où le train part à 7.00 vers Aguas Calientes, village situé au pied du Machu Picchu. Arrivée à 11.00 et transfert à l’hôtel. Vous pouvez profiter du reste de la journée pour vous promener librement dans cet environnement de forêt tropicale et aller vous baigner aux sources thermales. Nuit à Aguas Calientes à l'hôtel Presidente, au bord de la rivière.
Jour 12: MACHU PICCHU - CUSCO Tôt le matin, départ en bus avec le guide vers le Machu Picchu. La cité perdue des Incas, redécouverte il y a moins d'un siècle, fascine tous les voyageurs, tant par les mystères qui l'entourent, que par l'incroyable beauté du site et des paysages environnants. Vous profitez d’une visite guidée de 2 heures dans une relative tranquillité, avant que n'arrive le flot des touristes par le train de Cusco. Vous avez encore ensuite toute une partie de la journée pour découvrir librement tous les recoins du Machu Picchu. Retour à Aguas Calientes en bus dans l'après-midi pour prendre le train de 17.00 vers Cusco, où vous arrivez en soirée. Transfert et nuit à l'hôtel Amaru. Jour 13: CUSCO - PUNO Le matin, départ vers Puno dans un confortable bus touristique qui nous offrira plusieurs arrêts sur la route. Nous visiterons en particulier le village d'Andahuaylillas, où se trouve la « chapelle sixtine » des Andes, le temple inca de Viracocha et le site archéologique de Pukara, où nous découvrirons les restes d'une des premières civilisations de l'altiplano, bien antérieure aux Incas. Nous nous arrêterons également vers midi pour un déjeuner buffet dans un agréable restaurant. Arrivée à Puno sur les rives du lac Titicaca en fin d’après-midi et transfert à l’hôtel Helena Inn. Nuit à l’hôtel.
Jour 14: LAC TITICACA : ILES UROS ET TAQUILE
Le matin, transfert au port de Puno, d'où vous partez en bateau sur le lac Titicaca. Vous arrivez aux îles Uros, îles flottantes faites en roseau et qui s'enfoncent légèrement sous vos pas. C'est sur ces îles que les indiens Uros ont vécu pendant des siècles. Vous continuez votre croisière sur le lac jusqu'à l'île de Taquile, où la population locale vit encore selon des coutumes et lois communautaires ancestrales. Vous montez à pied au village, situé au sommet de l'île, d'où vous pouvez admirer le splendide panorama sur le lac Titicaca et sur la cordillère royale en Bolivie. Après le déjeuner, vous redescendez les 500 marches jusqu'au port et retraversez le lac jusqu'à Puno, où vous arrivez dans l'après-midi. Transfert et nuit à l’hôtel.
Jour 15: PUNO – LA PAZ
Le matin, départ en bus pour La Paz. Arrivée dans la capitale la plus haute du monde dans l’après-midi et transfert à l’hôtel Naira dans le centre historique. Fin de journée libre et nuit à l’hôtel.
Jour 16: LA PAZ : TIWANAKU
Le matin, départ en minibus pour un trajet d’environ 1 heure et demie vers le site de Tiwanaku, centre politique et spirituel d’une civilisation qui précéda les incas et recèle bien des mystères. Nous visitons les ruines millénaires et énigmatiques que sont La Porte du Soleil, le Temple de Kalasasaya, puis un autre, plus petit et semi-souterrain avec les statues « Monolitos » et autres vestiges religieux, ainsi que le musées du site. Nous sommes de retour à La Paz dans l’après-midi. Le soir, départ en bus de nuit de catégorie supérieure vers Uyuni.
Jour 17: UYUNI
Arrivée à Uyuni le matin et petit déjeuner. Puis, départ en véhicule 4×4 en direction du Salar, le plus grand du monde. Nous passons d’abord par le village de Colchani où on exploite le sel selon des méthodes traditionnelles. Ensuite, nous poursuivrons notre chemin jusqu’à l'hôtel de sel, en traversant le Salar et ses contrastes de couleurs stupéfiants. En fin de matinée, nous arrivons à l'Isla del Pescado, d’où nous profiterons d’une vue extraordinaire sur le salar et le volcan Thunupa, au milieu de cactus géants. Vous y rencontrerez peut être un "viscacha" (lapin andin) ou de beaux oiseaux locaux. Nous reprenons ensuite le véhicule en direction du village de San Juan, où nous dînerons et dormirons chez l’habitant (confort sommaire).
Jour 18: SUD LIPEZ
Petit déjeuner tôt le matin pour un départ en direction des belles lagunes de Cañapa, Hedionda, Chiarcota, Honda, Ramadita, où vous pourrez admirer des flamands roses de trois types différents. Ensuite, nous traversons le désert de Siloli avec un arrêt à l’impressionnant « Arbre de Pierre » et nous déjeunons en route. En début d’après-midi, nous arrivons à la Laguna Colorada (entrée au Parc National Eduardo Avaroa) et ferons une petite promenade autour de la lagune où se concentrent des milliers de flamands roses d'espèces différentes. Nuit et dîner dans un refuge (confort sommaire).
Jour 19: SUD LIPEZ
Très tôt le matin, nous commençons la journée par une visite aux « Geysers du Soleil du Matin », magnifique spectacle naturel à 4000 mètres d’altitude. Nous nous dirigeons ensuite aux thermes de Polques où nous pourrons nous baigner dans des piscines thermales. Nous poursuivrons notre chemin vers la Laguna Verde et la Laguna Blanca, avec une vue impressionnante sur le volcan Licancabur. Nous traversons ensuite le désert de Dali, impressionnant pour sa ressemblance avec des tableaux célèbres de Salvador Dalí, où nous pourrons observer les grandes roches équivalentes à trois ou quatre étages de hauteurs entourées de volcans de différentes couleurs, le vert du cuivre, le jaune du soufre. Paysages d'une autre planète... Nous poursuivons notre voyage par la Vallée des Roches où vous apprécierez les gigantesques roches avec des formes fantastiques. Nous arrivons à Uyuni en fin d’après-midi, d’où nous prenons le bus de nuit de catégorie supérieure vers La Paz.
Jour 20: LA PAZ
Arrivée le matin, transfert à l’hôtel Naira et matinée libre pour vous reposer du voyage de nuit. L’après-midi, rendez-vous avec votre guide pour une visite en véhicule privé de la Paz et la Vallée de La Lune. Nous commençons par la visite de la zone résidentielle de la ville et une promenade de à la Vallée de la Lune, canyon dont les eaux ont érodé la roche très friable en centaines de cheminées de fées et pitons filiformes. Après une visite des beaux quartiers de « San Miguel », nous retournons au centre historique de la ville et passons par le quartier de "Miraflores" avec la visite de la place du "Monolito", copie en plein air d'un temple de Tiwanaku. Ensuite, nous arrivons au belvédère appelé « Killi-Killi » d’où l’on profite d’une magnifique vue panoramique sur la ville. Puis, nous redescendons vers la « Plaza Murillo » où se trouve le Palais Présidentiel, le Parlement et d’autres édifices de l’époque coloniale. Nous poursuivons notre trajet jusqu’aux quartiers populaires où se trouve le marché des sorcières « Las Brujas ». Nuit à l’hôtel.
Jour 21: LA PAZ - RETOUR Transfert à l’aéroport pour prendre votre vol internationnal. Fin de nos services.
Nous projetons de partir 3 semaines en pérou/bolivie en juin 2009. Voici l'itinéraire que nous avons conçu avec une agence locale arrivée de lima et départ de la paz Qu'en pensez vous? Merci d'avance!
Jour 1: LIMA Accueil à l'aéroport de Lima. Transfert vers l’hôtel Buena Vista dans le quartier de Miraflores. Soirée libre à Lima et nuit à l’hôtel.
Jour 2: LIMA - PARACAS Visite de Lima. La découverte de la ville commence par une visite de la place des armes où se trouvent la cathédrale, la mairie et le palais présidentiel. Vous visitez ensuite l'église San Francisco, l'une des plus ancienne de la ville, et ses catacombes. Vous reprenez le véhicule et allez à Miraflores, le quartier moderne de Lima situé au bord de l’océan pacifique. Vers midi, départ pour Paracasen bus de catégorie supérieure. Arrivée à Paracasen fin d'après-midi. Transfert à l'hôtel Mirador, à quelques pas de l’océan.
Jour 3: PARACAS – ICA - NASCA Le matin, transfert au port de Paracas, d'où vous embarquez pour les îles Ballestas. En chemin, vous ferez un arrêt devant la mystérieuse figure du candélabre, sculptée dans la dune et d'origine inconnue, puis visitez les îles Ballestas, reliefs tourmentés de falaises, grottes et arches, qui abritent une population de plusieurs milliers d'otaries et quantité d'oiseaux marins (pélicans, fous, sternes, pingouins de Humboldt, ...). Vous êtes de retour au port vers 10 heures et demi du matin d'où vous partez en bus touristique de catégorie supérieure vers Nasca. En chemin, le bus fera des arrêts pour visiter la laguna de Huacachina, oasis de carte postale au milieu des dunes de sable fin du désert d'Ica, ainsi qu’une « bodega » où l'on distille le pisco, l'alcool national. Un excellent prétexte pour le goûter. Si le temps le permet, vous visiterez également le musée régional d'Ica qui abrite quelques beaux exemplaires de momies. Arrivée à Nasca en fin d'après-midi et transfert à l'hôtel Oro Viejo, bel établissement avec jardin et piscine.
Jour 4: NASCA - AREQUIPA En option : Le matin, transfert vers l'aérodrome pour le survol des mystérieuses lignes de Nasca (35 minutes). Ensuite, visite du cimetière précolombien de Chauchillas et ses momies de plus de 1000 ans, dans le désert au sud de Nasca. Retour à Nasca dans l'après-midi pour un arrêt à l'atelier d'un artisan potier qui fabrique de magnifiques pièces selon la technique ancestrale de la culture Nasca. Juste à côté, un atelier d'extraction artisanale de l'or vous permet de voir le difficile travail de ces mineurs indépendants encore nombreux dans la région. Retour à l'hôtel et transfert au terminal des bus pour un départ vers Arequipa en bus de catégorie supérieure. Arrivée à Arequipa tard le soir et transfert à l'hôtel La Casa de Tintin, situé au bord de la rivière.
Jour 5: AREQUIPA Option 1, visite de la ville: Entourée de ses trois volcans et construite en pierre volcanique claire, la « ville blanche » d'Arequipa possède une architecture coloniale unique, qui lui vaut d'être classée patrimoine mondial par l'Unesco. Le matin, visite du pittoresque quartier de Yanahuara et de sa place, ainsi que du belvédère de Carmen Alto, et de son magnifique point de vue sur la vallée d’Arequipa et les volcans environnants. Vous visitez ensuite le centre colonial, les cloîtres de la Compagnie et le monastère Santa Catalina, l'un des plus beaux monastères coloniaux d'Amérique du sud. Après-midi libre et nuit à la Casa de Tintín. Option 2, rafting: Vers 9 heures du matin, départ de l’hôtel en véhicule vers le Río Chili en amont d'Arequipa. Le moniteur professionnel de rafting vous explique les différentes manoeuvres et mesures de sécurité, et vous partez pour 2 heures sur la rivière, à travers de jolis paysages. Les passages mouvementés (niveau 3 à 4) ajouteront quelques émotions à la balade. Retour à l’hôtel vers 13.00 et après-midi libre à Arequipa. Nuit à l’hôtel.
▲ Merci de nous préciser l’option choisie.
Jour 6: AREQUIPA-COLCA Le matin, départ en minibus pour le canyon du Colca. Montée sur l'altiplano, à plus de 4000 mètres d'altitude et passage par la réserve d'Aguada Blanca, où nous pouvons observer la faune locale: vigognes, lamas, alpagas, viscachas... Après le passage d'un col à 4900 mètres, vous descendez dans la vallée du Colca où vous déjeunez dans le village de Chivay (3500 m). L'après-midi, petite randonnée d'acclimatation à l'altitude dans les environs de Chivay au cours de laquelle vous pourrez aller vous baigner dans les piscines thermales, à près de 40º C (optionnel, entrée non comprise). Nuit à l'hôtel Pozo del Cielo.
Jour 7: COLCA-AREQUIPA Petit déjeuner vers 6 heures du matin. Le minibus vous emmène à travers la vallée du Colca jusqu'au mirador de la Cruz del Cóndor, d'où l’on jouit d'une incroyable vue sur le canyon, la rivière plus de 1000 mètres en contrebas et les falaises de près de 2500 mètres en face. C'est également ici que l’on peut observer le vol majestueux des condors qui passent parfois à dix mètres à peine. Retour ensuite dans la partie plus ouverte et cultivée de la vallée pour quelques arrêts dans des villages et au pied de tombes préhispaniques suspendues dans des falaises. Après le déjeuner à Chivay, vous retraversez l'altiplano et êtes de retour à votre hôtel à Arequipa vers 17 heures. Nuit à la Casa de Tintin. Jour 8: AREQUIPA - CUSCO Le matin, transfert vers l’aéroport d’Arequipa pour votre vol vers Cusco. Arrivée à Cusco et transfert vers l’hôtel Amaru. Fin de journée libre et nuit à l’hôtel. Jour 9: CUSCO
Option 1, visite classique des principales ruines incas de Cusco (1/2 journée, véhicule privé, guide en français): Le matin, départ en véhicule privé vers les sites archéologiques incas de Tambomachay, Puka Pukara, Kenko et la forteresse inca de Sacsayhuaman, qui protégeait Cusco, faite d'énormes blocs de pierre agencés avec une précision inouïe. D'en haut, nous avons une vue imprenable sur Cusco, son centre inca et colonial mais aussi ses quartiers pauvres à flanc de montagne. Nous redescendons au centre ville pour visiter le temple du Soleil, centre politique et religieux de l'empire inca, ainsi que le marché central de Cusco, lieu hautement coloré de la vie actuelle de la ville. Après-midi libre et nuit à l'hôtel.
Option 2, visite à pied des principales ruines incas de Cusco (trek privé d’1 journée, guide en anglais/espagnol): Départ le matin en véhicule jusqu’à Santutis, d’où vous commencez la balade à pied. Vous passerez tout d’abord par la communauté paysanne de Pumamarka avant de découvrir un groupe de sites archéologiques très peu fréquentés tels que Rumiwasi et Jorococha. Vous passez ensuite au site de Laq’o, aussi connu comme temple de la lune. Après un déjeuner pique-nique, vous poursuivez la randonnée qui vous mènera à travers les sites plus connus de Puka Pukara, Tambomachay, Kenko, et finalement le Sacsayhuamán. Vous redescendez à pied et arrivez à Cusco par les ruelles de San Blas. Nuit à l’hôtel. ▲ Merci de nous préciser l’option choisie.
Jour 10: VALLÉE SACRÉE: PISAQ - OLLANTAYTAMBO - MORAY - MARAS Après le petit déjeuner, départ en véhicule privé pour la vallée sacrée des Incas. Nous visitons tout d'abord la cité inca de Pisac, l'une des plus importantes et spectaculaires de la vallée. Nous redescendons ensuite au village actuel de Pisac où se trouve l'un des meilleurs marchés artisanaux du Pérou. Nous continuons à descendre dans la vallée jusqu'au village inca d'Ollantaytambo et sa forteresse accrochée à la montagne que nous visitons. L'après-midi, nous partons pour le cirque de Moray, d'étonnantes terrasses incas concentriques parfaitement circulaires. Nous emprunterons ensuite le chemin vers les salines de Maras, pour découvrir le spectacle coloré de ces milliers de bassins salins exploités artisanalement depuis les temps préhispaniques jusqu'à nos jours. Retour en fin d'après-midi et nuit à l'hôtel.
Jour 11: CUSCO - AGUAS CALIENTES Vers 6.30, transfert à la gare d’où le train part à 7.00 vers Aguas Calientes, village situé au pied du Machu Picchu. Arrivée à 11.00 et transfert à l’hôtel. Vous pouvez profiter du reste de la journée pour vous promener librement dans cet environnement de forêt tropicale et aller vous baigner aux sources thermales. Nuit à Aguas Calientes à l'hôtel Presidente, au bord de la rivière.
Jour 12: MACHU PICCHU - CUSCO Tôt le matin, départ en bus avec le guide vers le Machu Picchu. La cité perdue des Incas, redécouverte il y a moins d'un siècle, fascine tous les voyageurs, tant par les mystères qui l'entourent, que par l'incroyable beauté du site et des paysages environnants. Vous profitez d’une visite guidée de 2 heures dans une relative tranquillité, avant que n'arrive le flot des touristes par le train de Cusco. Vous avez encore ensuite toute une partie de la journée pour découvrir librement tous les recoins du Machu Picchu. Retour à Aguas Calientes en bus dans l'après-midi pour prendre le train de 17.00 vers Cusco, où vous arrivez en soirée. Transfert et nuit à l'hôtel Amaru. Jour 13: CUSCO - PUNO Le matin, départ vers Puno dans un confortable bus touristique qui nous offrira plusieurs arrêts sur la route. Nous visiterons en particulier le village d'Andahuaylillas, où se trouve la « chapelle sixtine » des Andes, le temple inca de Viracocha et le site archéologique de Pukara, où nous découvrirons les restes d'une des premières civilisations de l'altiplano, bien antérieure aux Incas. Nous nous arrêterons également vers midi pour un déjeuner buffet dans un agréable restaurant. Arrivée à Puno sur les rives du lac Titicaca en fin d’après-midi et transfert à l’hôtel Helena Inn. Nuit à l’hôtel.
Jour 14: LAC TITICACA : ILES UROS ET TAQUILE
Le matin, transfert au port de Puno, d'où vous partez en bateau sur le lac Titicaca. Vous arrivez aux îles Uros, îles flottantes faites en roseau et qui s'enfoncent légèrement sous vos pas. C'est sur ces îles que les indiens Uros ont vécu pendant des siècles. Vous continuez votre croisière sur le lac jusqu'à l'île de Taquile, où la population locale vit encore selon des coutumes et lois communautaires ancestrales. Vous montez à pied au village, situé au sommet de l'île, d'où vous pouvez admirer le splendide panorama sur le lac Titicaca et sur la cordillère royale en Bolivie. Après le déjeuner, vous redescendez les 500 marches jusqu'au port et retraversez le lac jusqu'à Puno, où vous arrivez dans l'après-midi. Transfert et nuit à l’hôtel.
Jour 15: PUNO – LA PAZ
Le matin, départ en bus pour La Paz. Arrivée dans la capitale la plus haute du monde dans l’après-midi et transfert à l’hôtel Naira dans le centre historique. Fin de journée libre et nuit à l’hôtel.
Jour 16: LA PAZ : TIWANAKU
Le matin, départ en minibus pour un trajet d’environ 1 heure et demie vers le site de Tiwanaku, centre politique et spirituel d’une civilisation qui précéda les incas et recèle bien des mystères. Nous visitons les ruines millénaires et énigmatiques que sont La Porte du Soleil, le Temple de Kalasasaya, puis un autre, plus petit et semi-souterrain avec les statues « Monolitos » et autres vestiges religieux, ainsi que le musées du site. Nous sommes de retour à La Paz dans l’après-midi. Le soir, départ en bus de nuit de catégorie supérieure vers Uyuni.
Jour 17: UYUNI
Arrivée à Uyuni le matin et petit déjeuner. Puis, départ en véhicule 4×4 en direction du Salar, le plus grand du monde. Nous passons d’abord par le village de Colchani où on exploite le sel selon des méthodes traditionnelles. Ensuite, nous poursuivrons notre chemin jusqu’à l'hôtel de sel, en traversant le Salar et ses contrastes de couleurs stupéfiants. En fin de matinée, nous arrivons à l'Isla del Pescado, d’où nous profiterons d’une vue extraordinaire sur le salar et le volcan Thunupa, au milieu de cactus géants. Vous y rencontrerez peut être un "viscacha" (lapin andin) ou de beaux oiseaux locaux. Nous reprenons ensuite le véhicule en direction du village de San Juan, où nous dînerons et dormirons chez l’habitant (confort sommaire).
Jour 18: SUD LIPEZ
Petit déjeuner tôt le matin pour un départ en direction des belles lagunes de Cañapa, Hedionda, Chiarcota, Honda, Ramadita, où vous pourrez admirer des flamands roses de trois types différents. Ensuite, nous traversons le désert de Siloli avec un arrêt à l’impressionnant « Arbre de Pierre » et nous déjeunons en route. En début d’après-midi, nous arrivons à la Laguna Colorada (entrée au Parc National Eduardo Avaroa) et ferons une petite promenade autour de la lagune où se concentrent des milliers de flamands roses d'espèces différentes. Nuit et dîner dans un refuge (confort sommaire).
Jour 19: SUD LIPEZ
Très tôt le matin, nous commençons la journée par une visite aux « Geysers du Soleil du Matin », magnifique spectacle naturel à 4000 mètres d’altitude. Nous nous dirigeons ensuite aux thermes de Polques où nous pourrons nous baigner dans des piscines thermales. Nous poursuivrons notre chemin vers la Laguna Verde et la Laguna Blanca, avec une vue impressionnante sur le volcan Licancabur. Nous traversons ensuite le désert de Dali, impressionnant pour sa ressemblance avec des tableaux célèbres de Salvador Dalí, où nous pourrons observer les grandes roches équivalentes à trois ou quatre étages de hauteurs entourées de volcans de différentes couleurs, le vert du cuivre, le jaune du soufre. Paysages d'une autre planète... Nous poursuivons notre voyage par la Vallée des Roches où vous apprécierez les gigantesques roches avec des formes fantastiques. Nous arrivons à Uyuni en fin d’après-midi, d’où nous prenons le bus de nuit de catégorie supérieure vers La Paz.
Jour 20: LA PAZ
Arrivée le matin, transfert à l’hôtel Naira et matinée libre pour vous reposer du voyage de nuit. L’après-midi, rendez-vous avec votre guide pour une visite en véhicule privé de la Paz et la Vallée de La Lune. Nous commençons par la visite de la zone résidentielle de la ville et une promenade de à la Vallée de la Lune, canyon dont les eaux ont érodé la roche très friable en centaines de cheminées de fées et pitons filiformes. Après une visite des beaux quartiers de « San Miguel », nous retournons au centre historique de la ville et passons par le quartier de "Miraflores" avec la visite de la place du "Monolito", copie en plein air d'un temple de Tiwanaku. Ensuite, nous arrivons au belvédère appelé « Killi-Killi » d’où l’on profite d’une magnifique vue panoramique sur la ville. Puis, nous redescendons vers la « Plaza Murillo » où se trouve le Palais Présidentiel, le Parlement et d’autres édifices de l’époque coloniale. Nous poursuivons notre trajet jusqu’aux quartiers populaires où se trouve le marché des sorcières « Las Brujas ». Nuit à l’hôtel.
Jour 21: LA PAZ - RETOUR Transfert à l’aéroport pour prendre votre vol internationnal. Fin de nos services.
Distance en kilomètres entre Imilchil et Anergui? (Maroc) English translation pending
bonsoir,
combien de kms y a t il entre Imilchil et Anergui, via Tessent, Taghzout, Tasraft, Tizi N Tibarchit
merci de votre aide
Hôtels à Quito et Cuenca en Équateur English translation pending
nous sommes 8 etudiants à partir en équateur en juin et nous cherchons des hotels pas chers à quito et surtout cuenca!
merci d'avance
merci d'avance
Bons plans à Chypre et Malte? English translation pending
coucou à tous!
je cherche des infos sur chypre et malte
ça vaut le coup? qu'y a-t-il à visiter? le climat? ....
merci d'avance!
céline🙂