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Séjour en Tunisie ou au Maroc? English translation pending
by Chandler51 · 2008-10-24 · 62 replies
Bonjour à tous, 🙂

Je suis un petit nouveau sur ce forum que j'ai découvert au hasard de mes recherches sur le net, et que je trouve très intéressant.

Donc, j'aurais besoin de conseils. Pour Noël, je compte offrir à ma femme qui n'a jamais voyagé, un petit séjour en Tunisie ou au Maroc.

Première question : quelle destination choisir ? Que me conseillez vous ? Je ne connais ni l'un ni l'autre...

Deuxième question : faut il un passeport ?

Concernant les dates, l'idéal serait de partir le 31 décembre dans la journée pour un retour le 06 janvier dans la journée ( possibilité de pousser jusqu'au 10 janvier au cas ou... ).

Troisième question : concernant le budget qui est assez serré... je peux mettre pour nous deux entre 800 et 1200 euros. Pensez vous que ce soit faisable ? Si oui, comment dois je m'y prendre et à qui dois je m'adresser ? ( avez vous des bons plans voyage et hébergement ? )

Quatrième question : la période choisie est elle propice à profiter du séjour ? Si ce n'était pas le cas, d'autres périodes sont possibles : du 02 au 12 février 2009, ou encore du 02 au 02 mars 2009, ou bien du 03 au 14 avril 2009 et enfin du 1er au 12 mai 2009.

Je sais que la période choisie influe beaucoup sur le prix. Alors si je pouvais allier l'utile à l'agréable, ce serait super !

Cinquième question : Faut il favoriser un circuit organisé ou bien se débrouiller par ses propres moyens en choisissant l'option vol + hotel ?

Merci d'avance pour vos précieux conseils.😎
Destination Ladakh English translation pending
by Hialle · 2008-09-11 · 43 replies
Depuis le temps qu’on en rêvait … enfin … surtout moi. Louloute (désolée, c’est le surnom de mon homme), n’avait jamais été très tenté par l’Inde, et moi, je voulais y aller depuis des années. Au moins 30 ans. Comme c’est un montagnard, j’ai trouvé la parade au bout de tant d’années. On va au Ladakh. « T’inquiète, c’est l’Inde, mais c’est pas l’Inde. C’est l’Himalaya. Des montagnes, tu n’auras que ça. Et s’il reste du temps, on fera un petit tour au Rajasthan, juste quelques jours ». Le deal est fait, il accepte. Faut dire qu’il n’est pas bien difficile et ça tombe bien. Les billets sont pris longtemps à l’avance, tellement, qu’on en oublierait presque qu’on part. Et le mois de juin arrive vite, alors petit tour sur TD pour trouver de supers tuyaux. C’est à ce moment précis que l’impatience d’y être s’est faite ressentir fortement. Jusque là, cela n’était qu’un rêve. Il devenait réalité. D’entendre parler de Tar, de Rizong, de Chulichan ou de la Nubra plus quelques photos de Chris … ça y est, c’était urgent de partir. Les listes d’affaires à prendre et de choses à faire avant de partir s’allongent.

Le mois de juin est passé à une vitesse record. Faut dire que nous les profs, c’est le mois où on travaille le plus (lol). J-3 … laisser la maison nickel pour les copains qui viennent y habiter, regrouper toutes les plantes, dernières réunions au lycée, quelques coups de fils à passer. J-2 … ça y est, on y est presque. Les tas à côté des sacs augmentent. Le plein de croquettes pour les chats et le chien est fait. J-1 … il serait temps de boucler nos sacs et de passer le dernier coup d’aspirateur. Il est 18h … on a le temps. Bien sûr, c’est à ce moment précis que 15 étudiants ont décidé de débouler avec le champagne pour fêter les examens. Bien sûr qu’on est content, bien sûr qu’on a le temps … et ils papotent, et ils papotent … et l’heure tourne, et le jour baisse, et les sacs ne bougent pas. Enfin, à 22h … on est LIBRE. On peut finir de se préparer. Réunir les passeports, les billets d’avion, fermer les sacs, prendre les sous, tout laisser nickel … crevés, excités, la tête dans les nuages, on tente de dormir un peu.

Réveil à 4h55 …. C’est fou comme ça passe bien cette petite sonnerie lorsque c’est pour partir en voyage. L’avion est à 6h20, on a le temps. Tellement le temps qu’on part en retard de la maison. On n’a rarement fait les 12 Km qui nous séparent de l’aéroport à cette vitesse ; ça commence bien ! Garer la voiture hyper rapide, prendre les sacs sur le dos, monter l’escalator 4 à 4, courir à l’enregistrement … heureusement, l’aéroport de Pau n’est pas franchement immense. C’est bon, en peut enregistrer. Pau-Delhi … depuis le temps. On est les derniers à passer devant les agents de sécurité. Ce sera la première d’une longue série. Ils me piquent mon briquet au passage, comme si j’allais mettre le feu dans l’avion qui m’emmenait enfin en Inde. Pas grave, j’en avais un autre qu’ils n’ont pas vu. La salle d’embarquement est pleine. Premier appel pour Paris Orly. On ne bouge pas, on va sur Paris CDG. Les gens se lèvent les uns après les autres … la salle se vide … euhhh … il ne reste plus que nous. Aïe. C’est pourtant l’heure pour nous aussi. Qu’est ce que c’est que ce truc ? Inquiets quand même, on demande à une hôtesse si elle a une idée de ce qui se passe. « Mais bien sûr, vos billets sont sur les horaires d’hiver, et là, on est en horaire d’été ». OK. Il ne reste plus qu’à se rassoire et attendre l’avion de 7h20 qui arrivera à 8h45 à Paris. Normalement, ça passe, l’avion pour Delhi embarque à 10h20, on a le temps.

Premier vol, parfait. De très beaux nuages. A 9h, on passe du terminal 1 au terminal 2, et je savoure en prenant le temps une dernière cigarette avant demain matin. On se dirige tranquillement vers la queue qui doit nous amener devant les agents de la sécurité, et là, c’est pas une queue, c’est un tas, une foule, un monde fou. Grève des agents. Un homme au regard de nos billets nous dirige derrière un flot de personnes. Patience, il n’y a plus qu’à attendre. Rassurant, il nous dit de ne pas nous inquiéter, les avions partiront en retard. Soit … sauf que 40mn plus tard, on était quasiment toujours au même endroit, et l’heure avançait très vite. Et pourquoi, sur le côté, une petite queue avance beaucoup plus vite que les autres ? avec des passeports européens en plus. Finalement, on passe sous le cordon, et suivons ces voyageurs plus chanceux. On n’a jamais compris pourquoi, mais cela a marché. Trois quarts d’heure plus tard, on était devant les remplaçants de grévistes qui regardaient l’intérieur de nos chaussures sans trop savoir ce qu’ils cherchaient, et on finit par trouver la porte d’embarquement. Ouf !!! c’est bon, ça va le faire … et on rentre à peine à l’heure dans un avion quasi vide. Il décollera 1h30 en retard, en laissant 20 passagers au sol qui n’ont pu passer les services de sécurité. Après tout ça, un petit coup de champagne s’imposait. Je ne suis pas certaine qu’il fût d’une grande qualité, mais il nous a semblé divin au dessus des nuages.

L’arrivée à Delhi est fidèle à ce qu’on pouvait imaginer. Le premier pas dans l’aéroport, le premier pas en Inde. Des femmes en sari, des hommes en turban, des voitures blanches comme dans les vieux film et tout cela dans une véritable étuve. Je sors, je respire, je hume, je regarde, j’écoute ... une émotion m’envahie. J’y suis. Je suis en Inde. Louloute me rappelle à la réalité pour que l’on trouve de quoi rejoindre l’aéroport domestique pour les vols intérieurs, et on traverse en bus des pistes à n’en plus finir pour se retrouver devant un immense bâtiment en travaux. Il est tard, mais c’est plein de gens, de familles, d’enfants et beaucoup dorment par terre. Il n’y a pas le choix, les chaises sont toutes occupées. C’est pas faute d’avoir essayé, mais impossible de trouver le sommeil. Trop d’excitation et la peur de ne pas se réveiller pour l’avion de 6h30 de Leh. Cependant à regarder tout ce monde, le temps passe vite, entrecoupé de « momo » au poulet à 4h du mat’. C’est comme des raviolis. Vue l’heure, c’était pas mauvais. Sortant régulièrement griller une petite cigarette, je deviens « copine » avec le garde de l’entrée de l’aéroport. Magnifique, l’homme, avec sa barbe et son turban. Il essaye en vain de m’expliquer que le tabac est mauvais pour la santé, et me fait un grand sourire à chaque passage. Il n’a même plus besoin de vérifier le billet et le passeport.

Le vol de Leh arrivera rapidement. La tête en vrac, on embarque vite, et au bout d’une heure dans un ciel cotonneux, on découvre enfin sous nos pieds, à des mètres et des mètres de nous, un spectacle absolument grandiose. Les montagnes. Elles sont là, puissantes, imposantes, majestueuses. Même nos Pyrénées à côté font piètre figure. Des massifs à pertes de vue, secs et caillouteux, entre lesquels se déroulent des rubans verts où il semble y avoir davantage de vie, les quelques vallées fertiles avec celle de l’Indus entre autre, la plus grande.



L’avion se fraye un passage entre les rochers, jusqu’au moment où on a l’impression que l’aile droite va s’en prendre un. Impressionnant ce morceau de cailloux à quelques mètres de l’aile, et belle trouille.

L’aéroport de Leh est surprenant et tient d’avantage du hangar. C’est une base militaire qui ne sert à l’aviation civile que le matin jusqu’à 9h. Après, c’est l’armée. On est entouré d’homme en uniforme, mitraillette au poing, qui n’ont pas franchement l’air d’avoir envie de rigoler. Photos interdites évidemment, mais bien sur, je ne l'ai vu qu'après. Un taxi « prepaid », et on arrive à l’Oriental GH où on attend qu’une chose, celle de s’affaler sur un lit. L’accueil est chaleureux, la chambre vaste, le cadre comme on l’aime avec un grand jardin potager au milieu, et une vue à couper le souffle. Louloute s’enfonce aussi sec dans un sommeil profond. J’essaye d’en faire autant, me tourne, me retourne … impossible. Une seule chose à faire, aller envoyer quelques mails et attendre que mon homme sorte des bras de Morphée.
Projet d'itinéraire dans l'Ouest canadien en septembre 2009 English translation pending
by Krikri6792 · 2008-08-21 · 49 replies
Bonjour à tous,

Nous avons comme projet pour septembre 2009 un voyage dans les Rocheuses Canadiennes + Ile de Vancouver pendant 4 semaines, arrivée à Calgary, départ de Vancouver ........et nous voudrions faire le périple en camping-car....en n'oubliant pas de randonner, bien sûr !

Pour le moment, rien n'est arrêté, ni vol, ni camping-car.

Dans un premier temps et avant d'aller plus loin dans nos recherches, voici le premier jet de notre projet que je soumets à votre lecture :

J1 : arrivée à Calgary J2 : Calgary – Glacier NP MT USA (372kms/5H30) J3 : Glacier NP J4 : Glacier NP J5 : Glacier NP J6 : Glacier – Waterton Lakes NP (125 kms/2H) J7 : Waterton Lakes J8 : Waterton Lakes – Canmore (377kms/5H30) J9 : Canmore J10 : Canmore-Lake Loiuse (82KMS/1H) J11 : Lake Louise J12 : Yoho (26kms/20mn) J13 : Yoho J14 : Yoho – Banff – Jasper par Icefield Parkway (355kms/1j de découverte, nbreux stops)) J15 : Jasper J16 : Jasper J17 : Jasper – Wells Gray (318kms/4H) J18 : Wells Gray J19 : Wells Gray – Squamish (540kms/7H) J20 : Squamish- Powell River (194kms/5h30 dt 2 ferries) J21 : Journée sur Savary Island ou dans Desolation Sound MP J22 : Powell River – Comox- Gold River (153kms/3h) J23 : Journée dans Nootka Sound ou Strathcona Park. Retour Campbell River J24 : Campbell River – Port Alberni (Cathedral Grove) – Tofino (170kms/4H30) J25 : Tofino (Pacific Rim Park) J26 : Tofino – Nanaimo (200kms/4h) – Vancouver J27 : Vancouver J28 : Vancouver – Paris.

Nous vous remercions d'avance pour les commentaires que cet itinéraire vous inspirent. Cordialement

Christine & Hervé.
Vingt-cinq jours au Vietnam, que du bonheur! English translation pending
by Cyrillek · 2008-07-31 · 12 replies
Bonjour à tous, voici le carnet de notre voyage au Vietnam en mai 2008! nos adresses, conseils, impressions et émotions... si vous voulez voir nos photos, elles sont sur notre page Internet. Bonne lecture!

DESCRIPTIF DU VOYAGE Destination : Vietnam Durée : 25 jours Formule : vol sec & sacs à dos Sur place : débrouille + guide local Régions visitées : sud ; centre ; et nord

LES TEMPS FORTS DU VOYAGE Saigon (Ho Chi Minh) : 7/10 Le Delta du Mékong : 8/10 L'île de Phu Quoc : 8/10 Hue : 8/10 Hanoi : 7/10 La région d'Ha Giang : 10/10 La Baie d'Along : 9/10

JOUR 0 : PARIS (NIUIT : AVION POUR HO CHI MINH) Jeudi 24.04.08

Départ depuis l'aéroport Charles de Gaulle avec une escale à Frankfurt.

Durée des vols :

Paris - Frankfurt : 1:20 (Air France) Frankfort - Ho Chi Minh : 11:25 (Vietnam AirLine)

Tarif des billets : 795 euros AR par personne

Remarque : La commande des billets a été lancée un peu tard (1, 5 mois avant le départ). A deux jours près nous avions un vol direct (Paris - Ho Chi Minh) pour le même prix.

Qualité de la prestation de Vietnam Airline : Excellente

JOUR 1 : HI CHI MINH (NUIT : HO CHI MINH)

Vendredi 24.05.08

Temps forts de la journée Première journée en Asie : quelle claque ! Première balade à travers les rues de Saigon (on en prend plein les yeux, plein les oreilles, et plein le nez ! ça grouille, c'est une marée de "Motorbikes", c'est bruyant, c'est un concentré d'odeurs chargées qui remplissent les narines, il fait chaud & humide...) Premiers essais dans le franchissement des passages cloutés (le sport à haut risque "préféré" des touristes piétons ... c'est un coup à prendre... une fois qu'on a compris la méthode, on y prend goût !) Premier "Pho" (soupe vietnamienne; principalement mangée au petit déjeuner) Première "Tiger Beer" (la meilleure des bières Vietnamiennes)

Carnet de voyage

A l'arrivée à l'aéroport un taximan nous attend avec une petite pancarte "Ms & Mr GERARD", un petit luxe négocié avec notre hôtel pour ne pas galérer à l'arrivée sur Ho Chi Minh. Au final, nous ne regrettons pas l'option choisie ! Nous avons certainement dû payer 2 ou 3 USD de plus que le coût du trajet normal, mais quel plaisir après 15 heures de vol d'être acceuilli en terre inconnue... et quel bonheur de faire notre première traversée de la ville sans avoir à regarder le compteur et sans se demander si le jojo au volant va nous amener à bon port.

L'arrivée à Ho Chi Minh City restera gravée dans notre mémoire. Plus largement, les sensations ressenties lors de nos premiers pas en Asie sont très proches de celles procurées par l'absorption d'un Bonbon Fisherman Friends, celles d'une claque ! On en prend plein les yeux, plein les oreilles, et plein le nez ! Ça grouille, c'est une marée de "Motorbikes", c'est bruyant, c'est un concentré d'odeurs chargées qui remplissent les narines, il fait chaud & humide... Avec le décalage horaire et nos 15 heures d'avion, notre première journée est épuisante et surtout irréelle. Une drôle de sensation nous a accompagnés toute la journée... l'impression de ne pas vivre véritablement cette journée... mais davantage de la rêver. Notre première journée s'est organisée de la manière suivante : passage à l'hôtel pour déposer nos bagages (2 sacs à dos pas trop lourds) et prendre une douche ; visite du marché de BEN THAN (situé à 15 minutes à pied de notre hôtel, c'est un lieu très central d'Ho Chi Minh Ville, idéal comme point de repère, idéal comme point de départ pour une balade en "centre ville") visite de La Poste Centrale d'Ho Chi Minh (en tant que Postier et Ex Postier, la visite de ce lieu et l'envoi d'une lettre depuis cette poste étaient pour nous un incontournable), La Poste centrale est un incroyable bâtiment qu'il faut visiter pour son architecture (coloniale) et son ambiance très "coco". balade dans le quartier chic des expatriés et des quelques vietnamiens privilégiés (qui ne doivent pas être nombreux), c'est le quartier autour du Théâtre (surprenant de voir le décalage entre les boutiques chics types GUCCI ou BURBERRYS et les badaudsvietnamiens, vendeuses de fruits, cireurs de chaussures, chauffeurs de pousse-pousse....) déjeuner à proximité du marché, au PHO 24 (pas encore vraiment dans le bain, nous optons pour un restaurant "rassurant" type Mac Do Vietnamien... histoire de se restaurer sans retourner notre estomac pas encore acclimaté mais surtout légèrement affaibli par la fatigue du voyage) petite séance de shopping : commande d'une paire de verres correcteurs solaires pour Pilou (négocié 250.000 dong, soit 10 euros) Notre première soirée à Ho Chi Minh est très agréable : Apéro sur le toit du Rex Hôtel (lieu plaisant à la déco un peu kitch, avec une très belle vue de la ville) Dîner au Lemon Grass, une super adresse, qu'on recommande chaleureusement, une cuisine excellent avec un cadre simple et très agréable. Catégorie "adresse chic mais pas coup de bambou", nous y avons mangé à deux pour 450.000 dong sans nous priver.

Les "bonnes" adresses - Hôtel : Le Giangson (8/10) - Restaurant : Le Lemon Grass (9/10) - Boire un verre : Le toit du Rex Hotel (7/10) - Restaurant : Pho 24 (7/10) - L'hôtel Giangson est une bonne adresse quand on est de passage à Ho Chi Minh, très bien situé dans le quartier des routards, très propre, avec un excellent accueil (petit déjeuner offert à notre arrivée, petit déjeuner pas excellent, mais le geste était sympa). Les chambres sont simples mais fonctionnelles avec des clims qui ne ronflent pas trop. La jeune fille de l'accueil a su répondre à toutes nos sollicitations sans tirer aucun profil (conseil d'adresse pour réserver nos billets de train au tarif normal ; appels pour réservation de nos billets de bateau pour Can Tho ; ...)

JOUR 2 : HO CHI MINH (NUIT : HO CHI MINH)

Samedi 26.04.08

Temps forts de la journée - Premier trajet en "Motorbike" (principale mode de transport que nous avons utilisé en ville, très bon marché, et surtout très rapide) - Visite du quartier de CHOLON - Coup de bambou au restaurant Le Mandarin

Carnet de voyage Départ matinal pour le quartier de CHOLON et ses dizaines de pagodes. On décide de rejoindre le quartier de CHOLON en "motorbike". Quel trajet ! Une traversée extraordinaire de la ville avec deux chauffeurs très concentrés, très pressés, et très efficaces dans la circulation dense de Saigon. Nos chauffeurs nous déposent au marché de BINH TAY en plein coeur du quartier de CHOLON. Après un rapide coup d'oeil au marché (qui mérite une halte mais plus tard dans la journée) nous nous lançons à l'assaut des pagodes les plus conseillées par le Lonely : - Visite de l'Église CHA TAM - Visite de la Pagode HA CHUONG HOI QUAM - Visite de la Pagode THIEM HAU (que nous avons beaucoup aimé !) - Visite de la Pagode de TAM SUM HOI QUAM - Visite de la Pagode de NGHIA AN HOI QUAM - Visite de la Mosquée de CHOLON Nous terminons le quartier de CHOLON par la visite du marché qui longe la Mosquée : un marché superbe à voir absolument. Depuis la Mosquée nous récupérons un Taxi KARAOKE (et oui, on voit de tout en Asie) pour rejoindre la Pagode GIAC LAM (lieu agréable, un poil loin de tout, visite non indispensable). Le retour vers le "centre ville" se fait en "motorbike" avec deux loulous qui : empruntent deux trajets différents (petite frayeur de voir son compagnon prendre une rue différente de la sienne et disparaître...) ; ont bien essayés de nous faire payer la course deux fois alors que nous avions clairement annoncés la couleur au départ. Le repas du déjeuner se fait au PHO 2000, une adresse à proximité du marché Ben Thanh conseillée par le Routard où le Pho est excellent.

L'après midi nous partons à l'APOTHICAIRE, une adresse magique pour se faire faire un bon massage ou tout autre soin. L'APOTHICAIRE, c'est du bonheur en barre, un cadre magnifique, un excellent accueil et des masseuses expertes qui s'occupent de vous. Nous optons pour un massage THAI. Bien évidement les tarifs pratiqués sont bien loin des standards vietnamiens. Le lieu vise les expatriés, quelques vietnamiennes mariées à des hommes d'affaires et les touristes de passage qui (on ne sait pas vraiment pourquoi) associent forcement chaque destination asiatique avec le bonheur des massages... alors que les vietnamiens ne sont pas plus experts en massage que notre femme de ménage. La facture de l'APOTHICAIRE est donc en conformité avec le lieu : 90 USD pour 2 massages de 60 minutes et une pédicure de 30 minutes. Après ce délice, retour dans le quartier de Ben Than pour acheter des dongs (nous optons pour le recours aux bijoutiers, qui offrent des services de change plus intéressants que les banques), récupérer la première monture solaire, et commander 2 autres paires de verres (une solaire, et une de vue). Le repas du soir se fait au restaurant Le Mandarin, une adresse conseillée à la fois par le Lonely et par le Guide du Routard. Et là, quel coup de bambou !!! Nous y avons très bien mangé... mais ils doivent avoir très récemment changé leur politique tarifaire, car aujourd'hui, bon dieu que ça fait mal.... 2.000.000 dong pour deux menus et deux coupes de champagnes ! C'est simple, pas de carte proposée, juste des menus qui oscillent entre 35 et 150 USD...

Les "bonnes" adresses - Restaurant : Le Mandarin (5/10, tarifs de fous) - Restaurant : Pho 2000 (7/10)

JOUR 3 : HO CHI MINH – CAN THO (NUIT : CAN THO)

Dimanche 27.04.08

Temps forts de la journée - Café du musée des Beaux Arts de Ho Chi Minh - Trajet en bateau pour CAN THO, notamment la sortie de Ho Chi Minh et la traversée du sud du Delta du Mékong - Découverte de la ville de CAN THO, ville "balnéaire"

Carnet de voyage

Initialement nous avions envisagé de quitter tôt Ho Chi Minh en prenant le bateau de 8h00 pour CAN THO, mais, faute de place, nous nous rabattons sur le bateau de 13h00. Ce changement de dernière minute nous permet de prendre un peu plus de temps pour visiter SAIGON.

On profite donc de la matinée pour visiter le Musée des Beaux Arts de Ho Chi Minh et surtout les alentours du musée (une partie de la ville que nous avons beaucoup apprécié).

Le musée des Beaux arts n'a pas beaucoup d'intérêt, la collection présentée est assez pauvre. Les vietnamiens ne sont pas des champions en peinture et encore moins en sculpture. Toutefois, une belle collection d'affiches de propagande y est présentée et surtout le bâtiment en lui même mérite le détour.

A 9h00, nous prenons une collation très agréable au café du musée. Des collectionneurs de timbres ou de pièces & billets de monnaie nous entourent. Ils se retrouvent dans ce lieu pour vivre leur passion.

A 11h00, petit saut au quartier des opticiens pour récupérer notre commande. Au final nos 3 paires de verres nous coûtent la bagatelle de 800.000 dong ! Un bon plan, le travail est bien fait, la qualité des verres correcte !

A 12h00, nous "shoppinons" dans la rue agréable de Nguyen Trai (où nous déjeunons). Puis retour à l'hôtel pour récupérer nos sacs et rejoindre l'embarcadère de Ho Chi Minh.

Le trajet pour Can Tho est un moment inoubliable. Notre mini bateau de 25 places est conduit par un "capitaine" qui jubile en profitant à plein régime des deux moteurs sur-dimentionnés placés à l'arrière de sa chaloupe. Le trajet est vraiment surréaliste...

Dés l'entrée dans le Delta du Mékong, un sourire béa couvre nos visages... ça y est....nous y sommes, à nous le VIETNAM comme nous le rêvions.

A 16h30 nous sommes à CAN THO.

A peine douchés, il faut penser aux préparatifs pour la suite de notre voyage notamment pour la visite des marchés flottants et la boucle que nous souhaitons faire à travers le Delta du Mékong.

L'office du tourisme fermant à 17h00, nous nous retrouvons eu peu dans la misère pour lancer ces préparatifs. Faute de mieux, nous nous retrouvons à négocier un circuit avec une des personnes qui nous a accueilli à notre arrivée à l'hôtel. Cette personne se présente comme un "mini couteau suisse" et se dit prête à nous trouver un guide et des motos pour nos 3 prochains jours et à nous organiser la visite des marchés flottants dès le lendemain matin.

Le tarif annoncé par notre "sauveur" est de 450 USD, nous négocions le tout pour 370 USD. C'est loin d'être un bon tarif, mais l'envie de perdre le moins possible de temps nous pousse à accepter la proposition.

Au programme : Circuit privé de 7 heures le lendemain en bateau pour visiter la région de CAN THO dont les 2 marchés flottants qui semblent les plus intéressants ; Départ le jour même pour CHAU DOC avec un guide et deux "motorbikes" ; Circuit de 3 jours : CAN THO - CHAU DOC ; CHAU DOC - HATIEN ; HATIEN - RACH GIA ; Prise en charge de la "motorbike" par une tierce personne à Rach Gia (ce qui nous évite de re-passer par la case départ). Le marché conclu, nous quittons notre "Huggy les bons tuyaux" pour un repas au restaurant "Le Mekong" (une bonne adresse simple à côté de notre hôtel).

Le soir, nous sommes agréablement surpris par la Ville de CAN THO, ville très agréable. Nous assistons aux répétitions du spectacle des enfants prévu pour le 30/04, date de la fête nationale de la réunification. (spectacle on ne peut plus "coco").

Les "bonnes" adresses - Restaurant : Le Mekong (7/10) - Hôtel : Tay Ho Hotel (42 Hai Ba Trung dans le Routard) (7/10)

JOUR 4 : CAN THO - CHAU DOC (NUIT : CHAU DOC) Lundi 28.04.08

Temps forts de la journée - Visite des marchés flottants - Visite d'une fabrique de pâtes de riz - Très belle engueulade avec "Huggy les bons tuyaux"

Carnet de voyage

A 5h30, nous rejoignons notre guide et notre "pilote de chaloupe privée" devant l'hôtel. Au programme 7 heures de bateau pour visiter les environs de CAN THO et surtout pour découvrir les 2 marchés flottants : le marché de CAI RANG ; le marché de PHONG DIEN (magique !!!). Juste avant de monter dans notre chaloupe, notre guide nous propose un petit café dans un bouiboui en face de l'embarcadère. La proposition est quelque peu malhonnête, en réalité elle permet au frère de "Huggy les bons tuyaux "de nous rejoindre pour re-discuter de la proposition "commerciale" de la veille.

Nous voilà donc, à 5h30 du matin, contraints de re-discutter les conditions de notre voyage pour les 3 jours à venir.

Notre nouveau contact nous assure que nous ne disposons pas de suffisamment de temps pour faire la boucle souhaitée en "motorbike" (CAN THO - CHAU DOC ; CHAU DOC - HATIEN ; HATIEN - RACH GIA) et qu'une option 4 x 4 serait plus intéressante pour nous. Bien évidemment, l'option 4 x 4 est plus chère, le filou nous demande une rallonge de 60 USD.

Furieux de nous retrouver dans cette situation, nous refusons la rallonge de 60 USD, et nous lui rappelons que 12 heures auparavant, tout semblait réalisable avec son frère. Nous lui laissons donc la charge de trouver la meilleure solution pour nous et pour lui au prix initialement convenu.

Finalement nous quittons l'embarcadère à 6h15 avec la désagréable impression d'être tombés sur des lascars qui essaient de nous baiser financièrement (en s'y prenant comme des manches) et que l'organisation de nos trois prochains jours semble compromise !

Il nous faut au moins 30 minutes pour oublier l'incident et commencer à profiter de notre embarcation et surtout du paysage qui nous entoure. Et là quel spectacle ! La visite des marchés flottants est incroyable ! C'est un bonheur immense de se retrouver au milieu de tous ces bateaux chargés de produits divers et variés (ananas, mangues, noix de coco ; ...). Les couleurs y sont superbes ! L'envie de prendre des photos est intense ! La bonne surprise de la journée est l'absence totale de touristes ! Nous avions la crainte en début de journée d'être tels des paparazzi à mitrailler les lieux, les gens, au milieu de nos congénères... et l'instant est tout autre, nous nous retrouvons en "symbiose" avec les bateaux qui nous entourent... moments d'échange et non de "viol". Nous sommes aux anges ! Le reste de la matinée complète l'immersion totale dans le Delta du Mékong. Notre "pilote" et notre guide nous font découvrir la vie des gens de cette région du monde. Un mot résume cette vie le "mekong", les vietnamiens l'utilisent pour se laver, pour se nourrir, pour construire leur maison, pour se déplacer ; pour stocker certaines denrées, pour jouer, mais ils l'utilisent aussi comme poubelle et comme 'tout à l'égout". Au fur et à mesure de la matinée, nous comprenons que le guide prévu par nos lascars pour le reste de notre périple de 3 jours est celui qui nous accompagne, un papy de 66 ans très gentil, très sympathique.... mais qui n'a pas la moindre envie et surtout pas l'énergie pour sauter sur une "motorbike" à notre retour à CAN THO pour se taper les 70 km de route difficile... et qui ne semble pas très chaud pour en faire de même le lendemain et le sur lendemain.

Dès notre retour à CAN THO, un débrief est fait avec Huggy les bons tuyaux. Nous le remercions tout d'abord pour la magnifique balade en bateau, puis très vite le ton monte quand on aborde la re-négociation financière matinale et la solution finale qu'il nous propose pour notre boucle CAN THO - RACH GIA.

Faute de moyen, Huggy n'est pas en mesure de nous proposer un autre guide que le papy. Faute d'envie d'être le responsable de la crise cardiaque de notre compagnon de route, et surtout très peu confiants quant à l'organisation proposée par notre boy scout, nous décidons d'annuler le voyage.

Après nous être défoulés sur le stroumph vietnamien malhonnête, nous récupérons une 4/5 de notre avance (ce qui représente à peu près le prix de la balade du matin) et sautons dans le premier bus disponible en direction de CHAU DOC... (10 USD sont perdus, pas grave, c'est le prix de la sérénité).

Le trajet en bus pour CHAU DOC est très confortable. Nous nous réjouissons très vite de l'abandon de l'option "motorbikes"... et ce pour 3 raisons : - la route pour CHAU DOC n'a pas beaucoup d'intérêt ; - un orage éclate à 14h30 ; - la pluie ne cessera pas pendant tout le voyage. A notre arrivée sur CHAU DOC, nous optons pour le VINH PHOC HOTEL sur les conseils du Lonely Planet. L'hôtel se montre très décevant. Le Lonely parlait d'un hôtel correct tenu par un anglais sympathique qui se montrait souvent de bons conseils pour les voyageurs... Au final nous n'avons jamais rencontré de sympathique anglais ; les conseils sur la région donnés par l'hôtel sont assez pauvres et les chambres ne sont pas bien terribles (mais il faut le dire assez bon marché : 12 USD). Nous profitons toutefois de l'agence de voyage présente dans l'hôtel pour commander nos billets de bus pour Ha Tien (2 x 7 USD ; prix réel 2 x 30.000 dong) ; notre AR en bateau pour Phu Quoc (4 x 18 USD ; prix réel 4 x 180.000 dong) ; notre circuit moto du lendemain (2 x 15 USD). Nous profitons de la fin de journée pour visiter le marché de CHAU DOC (à 2 pas de l'hôtel) et nous dînons au BAY BONG. Une très bonne adresse pour déguster du poisson.

Les "bonnes" adresses - Restaurant le BAY BONG (7/10) - VINH PHOC HOTEL (5/10)

JOUR 5 : CHAU DOC – HA TIEN (NUIT : HA TIEN )

Mardi 29.04.08

Temps forts de la journée - le marché de Chau Doc (magnifique !) - le quartier de Chau Giang (très "tropical" !) - le Mont Sam (à voir, si possible, sous le soleil) - les maisons sur pilotis de Chau Doc - le voyage en bus pour rejoindre Ha Tien

Carnet de voyage

Réveil à 4h45 pour Pilou pour une belle balade à travers les rues de CHAU DOC (en attendant le treck moto prévu à 7h00).

Les temps forts de cette balade : la visite du marché au petit matin notamment le marché aux poissons (très impressionnant) ; l'observation des bateaux qui viennent s'approvisionner (traversée des marchandises à travers les maisons sur pilotis qui longent le marché) ; participation à la séance de gymnastique sur la digue (c'est vraiment amusant de voir toutes ces personnes se retrouver au petit matin pour une séance de gymnastique, ambiance très coco, ressenti amplifié par l'omniprésence des discours patriotiques diffusés dans toutes les villes à partir de 5h00) ; café/thé post effort (comme tout bon vietnamien mais avec en prime un tarif très touristique... mais un très beau sourire de la patronne) A 7h00 nous quittons notre hôtel pour démarrer notre circuit moto (accompagné d'un guide), au programme : le Mont Sam (à voir, si possible sous le soleil, ce qui n'était pas notre cas.... si le soleil est au RDV, le Mont Sam permet un bon panorama de la région et même au delà puisque le Cambodge n'est qu'à quelques km) ; le temple Chau Phu ; la Mosquée Chau Giang. Hors programme, nous visitons la maison de notre guide (très heureux de nous la faire visiter). A deux pas de la Mosquée de Chau Giang, nous visitons un centre d'accueil d'enfants démunis où nous achetons deux très belles nappes confectionnées sur place. Nous sommes de retour à l'hôtel sur les coups de 13h00, ce qui nous laisse un peu de temps pour déjeuner et repasser par le marché. A 14h00 direction la gare routière pour récupérer notre bus. Là commence un trajet inoubliable pour Ha Tien. Notre bus est très petit, sans clim, d'un âge très avancé. On quitte Chau Doc avec un bus plein (plus une seule place libre), pourtant pendant tout le trajet le chauffeur ne cessera de s'arrêter sur le bord de la route pour prendre de nouvelles personnes, au plus fort on atteint le nombre de 30 passagers alors que le bus compte à peine 15 sièges .... complètement surréaliste. Pour couronner le tout, nous rencontrons un orage sévère qui rend la visibilité pour le chauffeur quasi nulle ! Voyage donc fatiguant mais quel voyage !!!! Un moment magique de complicité avec les locaux ! L'arrivée à Ha Tien est quelque peu mouvementée. Dés notre entrée dans la gare routière (et même quelques km avant), notre bus est pris d'assaut par une ordre de conducteurs de motorbike qui nous proposent la course. La méthode un peu rustre ne nous empêche pas de choisir deux chauffeurs (pour négocier la course, la technique "on se casse" fonctionne à merveille)... Première expérience du grand classique : "je ne tiens pas compte ta demande et je t'emmène là où je veux !" (il nous faudra quelques minutes pour faire comprendre à l'hôtel que nous ne restons pas et à nos lascars que nous ne payerons pas la course s'ils ne nous emmènent pas à bon port). Arrivés à l'hôtel que nous avions réservé, nous avons un peu de mal à nous défaire de nos chauffeurs qui attendent une commission et surtout que veulent impérativement nous emmener dès le lendemain pour un circuit moto au Cambodge (sans autorisation...). L'hôtel choisi est le Ha Tien Hôtel : une excellent adresse où les chambres sont vraiment de très bon niveau pour un prix très raisonnable. Nous optons pour une chambre à 300.000 dong après avoir essayé (sans succès) de négocier un tarif intéressant pour la "suite". L'échec de la négociation se situe davantage sur le problème de la langue que sur le prix demandé... Nous dînons au restaurant XUAN THANH, une très bonne adresse où l'accueil est sympa (on vous conseille l'excellent calamar à l'ananas). Puis petite séance de shopping avant d'aller dormir (achat de pellicules fuji à 36.000 dong pièce et achat d'un casque moto pour Pilou).

Les "bonnes" adresses - Restaurant XUAN THANH (7/10) - Ha tien Hôtel (8/10)
Circuit à Bali pour un voyage de noces? English translation pending
by Metzgerette · 2008-06-25 · 21 replies
Bonsoir,

Nous partons en voyage de noces a Bali debut octobre pour une quizaine de jours. Pour l instant, nous avons choisis 4 hotels dans 4 villes : Jimbaran, Ubud, Benoa et Seminyak. Nous voudrions passer 2 ou 3 nuits ailleurs mais où ??

Merci de nous donner des idées 😉

NB : j avais vu sur une brochure de voyage Indonésie, une ile ou une ville (je ne sais plus) où il y avait des especes de huttes avec des tois courbés et j avais craqué sur ces maisons mais impossible de retrouver où c'est 😕 alors si ca vous dit qq chose....
Bretagne ou châteaux de la Loire? English translation pending
by Ehlstudent · 2008-05-25 · 18 replies
ok, la réponse sera évidement: ça dépend!

bon une fois ce cap passé, que me suggérez-vous? pour nous, c'es kif-kif car on aime autant la balade pédestre dans la nature que la balade dans des sites culturels style chateau! Mais... faut faire un choix!

Alors, nous avons 1 semaine ou 10 jours (mais on pense s'arrêter 2-3 jours sur paris voir des amis): quelles destinations peut se faire en ce laps de temps? si vous me dites: trop de château à voir, je préfère mettre le programme Loire à une autre fois. maiiiis la Bretagne c'est aussi grand! Ou au contraire les chateau sont-ils pile-poil ce qu'il faut en 1 semaine et pas la Bretagne? (reste à savoir que je ne pense pas tout faire en Bretagne... c'est tout un pays (lol, là je flatte les bretons). la bain de foule: les 2 destinations seront abondantes en touriste, mais laquelle est la meilleure pour un jeune couple dénué d'un grand budget (ps: le salaire de PDG de Nestlé m'attends, donc ce n'est que partie remise ^^). Y a-t-il autant de queue à faire devant chaque château que devant Versailles? et en Bretagne? Les 2 destinations seront faites certainement en voiture avec location de temps à autre de vélo sur place. Facteur météo: la Bretagne est essentillement pour ses paysages, s'il ne fait que de pleuvoir, cela en vaut-il la peine (à part le morbihan qui jouit d'un microclimat ^^) etc...

Bref, aidez nous! HELP!
Dates des manifestations pro-Tibet en France English translation pending
by Louee · 2008-03-24 · 591 replies
Toulouse : mercredi 26 mars à 17h, Place du Capitole Orgaganisateurs : Autodétermination-Tibet 09/31" et le "Cercle Tibet Vérité" et la participation de l’Institut Vajra Yogini. Contact : verneuil.jean@wanadoo.fr

Chambéry :jeudi 27 mars à 18h devant l'Hôtel de Ville et samedi 29 mars à 14h, Jardin du Verney Organisation Savoie Urgence Tibet

Thonon : vendredi 28 mars 18h signatures de pétition (Boycott JO) et de lettres au Président et Ministres des affaires étrangères et Droits de l’Homme 20h Film : "Histoire d’une tragédie", de Luc Segarra 21h Débats sur la situation au Tibet, avec Mme Deki Youdoun de la Communauté Tibétaine de Suisse Contact : objectif-tibet@orange.fr Jean Claude Perréard : 04 66 27 75 23

Caen : vendredi 28 mars et samedi 29 mars :

LIMOGESsamedi 29 mars informations sous peu pour ces deux villes...

Vitrolles 29 mars :Journée de soutien pour le Tibet à la Salle du Roucas (à côté de la Salle des Fêtes) Participation de M. Thupten Gyatso, Président de la Communauté Tibétaine en France L’hymne tibétain sera chanté a capella par Elisabeth. Organisé par Provence Himalaya Tél. 04 42 79 73 54

Journée d’action pour le Tibet GLOBAL DAY lundi 31 mars Cette journée a été retenue comme journée d’action globale pour manifester notre soutien au peuple tibétain. Programmes à venir. En attendant, le symbole de la khatag (écharpe blanche traditionnelle tibétaine) est retenu comme signe distinctif à porter ce jour là.

Aix-en-Provence: jeudi 3 avril à 18h Soirée débat "Les JO et les Droits de l’Homme" dans la salle vidéo de l’institut des Etudes Politiques 25, rue Gaston de Saporta, près de la Cathédrale. organisation Amnesty International avec la participation de Provence Himalaya; contact Tél. 04 42 79 73 54

Pau : 6 avril Le 6 avril à 14h30 "Marche pacifique pour le Tibet" pour accompagner nos amis tibétains dans leur "Marche du Retour". Nous remonterons le long du gave de Pau de Laroin jusqu’au pied du Château de Pau. Contact :
http://membres.lycos.fr/apactpau apactpau@free.fr & Apactpau@aol.com et tél. 05 59 32 70 79 et 06 81 13 97 90

RAPPEL : LONDRES et PARIS les dimanche 6 et lundi 7 avril 2008 LA FLAMME DE LA LIBERTE TIBETAINE- voir photographie en page d"accueil de notre site ( un clic pour le programme complet) - et LA FLAMME OLYMPIQUE en provenance de Londres transportées en l’Eurostar -départ vers 19h de Londres- mais elles ne seront pas forcément dans le même train.

» Lire la suite de cette nouvelle QUE FAIRE ? en solidarité avec les Tibétains qui luttent au Tibet pour le respect de leurs droits les plus fondamentaux? QUE FAIRE?

Une idée importante à relayer : Solliciter de Mr Delanoë, Maire de Paris afin que le drapeau du Tibet soit hissé à l'Hôtel de Ville de Paris jusqu'à la cessation de la répression chinoise au Tibet .

Ecrire en utilisant cette page : http://www.paris.fr/portail/contacts/Portal.lutpage_id=5722&document_type_id=12&document_id=10737&portlet_id=12354a mairie de Paris De même dans toutes les municipalités où vous pouvez agir.

Oui. Vous êtes très nombreux à nous envoyer des messages de sympathie par courriel ou téléphone pour soutenir nos amis du Tibet. Nous ne pouvons le faire savoir officiellement, mais ils savent sans aucun doute que la Planète sait maintenant ...

Oui, la période est cruciale. Les Tibétains ont osé affronter une nouvelle fois le dragon, prendre leur destin d'opprimés entre leurs mains. Cela rappelle il y a peu, la résistance du Peuple de

Birmanie, vite écrasée, justement comme c'est bizarre..., grâce au soutien de la Chine et de quelques autres.

Oui, vous souhaitez participer aux actions, même si vous ne pouvez vous déplacer et rejoindre les participants demain à Paris, Bruxelles ou Berne ou dernière minute Valence ...

Alors voici des suggestions, les vôtres, amis lecteurs de notre site, amis sympathisants de cette cause. Elles nous parviennent au fil des heures et les voici à partager et à mettre en pratique, selon vos possibilités.

Bien sûr la liste n'est pas limitative...mais complétée au fil de vos interventions, les plus récentes en début de lecture ... .

MERCI à tous ceux qui se manifestent dans cette solidarité...même si chaque geste paraît une goutte d'eau...

* Ne pas acheter, autant que faire se peut " made in China"
Croisière sur le Costa Serena à partir du 24 mars English translation pending
by Couda · 2008-03-16 · 28 replies
Bonjour, Nous partirons le 24 mars pour notre 1ère croisière. Je viens de repérer Aneline et Anke qui seront du voyage aussi, je crois... Ce serait sympa de se rencontrer et qui sait, de faire des excursions ensemble... Nous sommes un couple d'une cinquantaine d'années qui aime la découverte et la fête. Je suis belge et mon ami, français, né en Inde (facile à repérer:) ). A bientôt, j'espère. Y a-t-il d'autres personnes qui y seront aussi
Intérêt de Luang Prabang? (Laos) English translation pending
by Helap58 · 2008-02-19 · 36 replies
Bonjour! Je pars dans moins d'une semaine pour l'Asie du Sud est avec mon amie pour 35 jours! J'ai trop hâte!! C'est notre baptème de l'Asie. Nous arrivons à Bangkok et repartons d'Hanoi, mais entre les 2, notre itinéraire est encore un peu flou mais nous aimerions en voir le plus possible comme de raison. Mon problème est le suivant: mon amie a parlé avec des voyageurs qui lui ont dit qu'on ne pouvait absolument pas manquer de visiter Luang Prabang au Laos. Le Laos n'était pas prévu dans notre itinéraire et la, il faudrait faire Bangkok-Luang Prabang et Luang-Prabang- Siem Reap en avion, tout ça pour aller passer 3-4 jours au Laos. La question qui tue: est-ce que cela vaut vraiment la peine d'apres vous?? En gros notre itinéraire c'est Bangkok, - région de Pattaya (surement Ko chang), peut etre Luang Prabang :P, Siem Reap au cambodge, Phnom Penh, Delta du Mékong, Ho chi minh ville, HoI an, Hué, Baie de Along et hanoi. J'aimerais avoir vos avis sur Luang Prabang... Merci! Helap58
Les photos ça continue ici English translation pending
by Chinois · 2008-02-18 · 632 replies
......je relance donc :

c'est où ? 😛
Bundi, Udaipur et Chittorgarh au Rajasthan English translation pending
by Sarangui · 2008-02-07 · 29 replies
bonjour, qui a aimé et peut me donner des infos sur Bundi, ces connexions transport avec Udaipur, Delhi (y a t-il des possibilités train/bus) et autres villes du Raj+ idem sur Chittor.
Vélo Gitane Oregon? English translation pending
by GFD · 2008-02-06 · 27 replies
Salut à tous !

Mon premier message sur ce forum pour demander conseil ! Je suis à la recherche d'un VTC petit budget (<300€) et le Gitan Oregon semble bien correspondre à mes besoins.

http://www.gitane.com/velo.php?lang=fr&rub=vtc&velo=78

Mais Gitane est-elle une bonne marque ? Y a-t-il mieux dans le même ordre de prix ? Je cherche un vélo avec une fourche rigide si possible, un poids qui ne soit pas trop important, des gardes-boues, une potence réglable et il doit correspondre à ma taille (~1m90).

J'aimerais donc pouvoir faire d'assez longues distances avec (~800km). Je ne pense pas qu'un vélo route soit faire pour moi du à la position couchée qu'il faille prendre (je n'ai certainement pas le dos qu'il faut !). Donc le VTC avec quelques sacoches à l'avant et à l'arrière semble un bon compromis.

Merci !
"Iles et terres du soleil" sur le Costa Serena en février 2008 English translation pending
by Ravanusa · 2008-02-01 · 10 replies
😏 BONJOUR, nouveaux venus sur le forum nous partons le 20 fevrier pour les terres et iles du soleil sur le costa serena, y a t'il d'autres personnes dans ce cas-là ? merci !
Doit-on fuir les sites touristiques? English translation pending
by Fredjones · 2008-01-28 · 135 replies
Doit on fuir les sites touristiques ?

Depuis plus d’un an je surf sur les forums de voyages. Au début pour trouver des réponses à mes questions pour organiser mes voyages en Thailande et maintenant pour tenter de répondre aux questions des futures voyageurs. J’aimerai avoir votre opinion sur cette question – doit on fuir les sites touristiques ? – Plusieurs fois j’ai vu sur des forums, des internaute, qui pour leur première visite dans un pays, recherchent des lieux loin des touristes, à l’écart de tout. Pensez vous que les lieux touristiques sont vraiment à éviter ? Ne sont ils pas les lieux incontournables pour découvrir un pays ? Même si le tourisme peut être considéré comme une forme de pollution, il permet aussi de sauvegarder certains sites. Une synthèse de vos réponses sera publiée sur mon blog A bientôt Fred Jones
Shanti India... Bombay, Jaisalmer, Benares... English translation pending
by Parvat · 2007-12-20 · 83 replies
Mercredi 5 septembre: Jour J!!! Toutoubidou!!!!!! Enfin il est arrivé ce fameux jour J...

Je monte dans l'avion, un tout nouveau boeing 777 avec télé privée et service nickel. Vol sans escale (jet airways Bruxelles Bombay et Delhi Bruxelles = 530€) 2h du mat', je sors rapidement de l'aéroport de Bombay... Je cherche Padmini des yeux, je connais Padmini via un site web: couchsurfing.com, elle m'accueille chez elle deux nuits gracieusement. Une jeune femme arrive, là voilà! Elle est accompagnée d'un ami ayant une voiture, et nous traversons la banlieue pour arriver chez elle, un joli appartement avec ses deux chats. On papote gaiement, je lui offre les pralines belges et je m'endors comme un bébé, reçue comme si j'étais une amie de longue date!!! C'est quand même incroyable de venir chercher à 2h du mat' à l'aéroport, qqun qu'on ne connait que d'un site web!

Jeudi 6/9 Je sors et vais me balader, faire qques courses, regarder la rue, les gens, j'en prends plein les sens... Je visite le vieux Shitala temple tout près de chez elle, et je rentre. On papote beaucoup, on se raconte, on s'apprecie

Vendredi 7/9 J'ai quitté Padmini le coeur lourd, son accueil fut formidable... En passant devant un net café j'imprime qques photos que j'ai faites hier au temple d'une femme et de sa fille, et vais les lui donner. Qu'est ce qu'elle est heureuse! Moi aussi!

Je prends un taxi (le sagouin qui m'arnaque...) et vais au Léopold café ou j'ai rendez vous avec Djoh, de Vf. Djoh est expat' ici, et en échange des bières blanche de Hoegaarden, il me donne mon ticket de train pour partir ce soir. Il arrive avec son pote Armand, bien sympas tous les deux. Je me bois un café glacé, et on se quitte déjà. Dans la rue les échoppes débordent sur les trottoirs, si bien qu'il est plus facile de marcher sur la rue. Les mendiants pululent dans ce quartier touristique... Je cherche à vendre un vieux argentique, je n'obtiens qu'une carte mémoire de 2GB en échange. J'ai 5Gb pour 9 semaines, ca devrait aller...

Je vais à la gare, VT station, en passant devant beaucoup de monument style anglais, dans le tumulte de la ville et de la circulation indienne, ca flashe. Dieu que j'ai chaud, mais hors de question que je me plaigne, trop heureuse d'être ici J'achète mon ticket de train pour la gare de Lokmanyatilak, d'ou part mon train pour Khandwa. Je monte dans le wagon de queue réservé aux femmes... Il y a du monde... Pas de place assise, je reste près de la porte pour avoir de l'air. (les portes des trains sont toujours ouvertes en Inde, c'est normal...) Des femmes continuent à monter... Le train démarre et je suis aussi coincée qu'une sardine dans une boite 100x trop petite... Bien sur je suis la seule touriste, on me regarde, on me sourit, je souris en retour, sachant à peine respirer au milieu de ces belles indiennes... Je les trouve vraiment toutes belles! En sari, salwar kemiz ou en jeans. Je suis d'ailleurs étonnée d'avoir vu autant de femmes habillées à l'occidentale à Bombay, bien plus que lors de mon dernier passage dans cette ville en 2003. Enfin j'arrive à Lokmanyatilak station, je parviens à sortir du wagon et je me retrouve saine et sauve sur le quai. Le trajet fut bien plus rapide que ce qu'on m'avait dit, me voilà arrivée 10x trop tôt. C'est pas grave, j'ai faim, et vais à la cantine de la gare. Je choisis un riz biryani aux légumes. Délicieux malgré plein d'épices bien hot... Une femme m'invite à sa table, elle parle bien l'anglais. Mariée (par amour, on est à Bombay, ca se fait plus qu'ailleurs) recemment, elle va dire bonjour à sa belle famille. Son gentil mari arrive, et comme nous prennons le même train, nous nous dirigeons sur le quai et continuons à papoter... Chouette, le train arrive et j'ai une couchette du dessus. J'aime celles du dessus, car ca ne me force pas à faire la conversation et je peux m'allonger de suite. Par contre j'ai les ventilo à 20 cm de ma tronche, et ils ne sont pas silencieux... J'essaie de dormir sans beaucoup de succès...

Enfin me voilà à Khandwa d'ou je vais prendre le bus pour Omkareshwar, mais d'abord, la consigne. Je dépose mon sac à dos au trois quart vide, et je prends un rickshaw pour le temple. Comment s'appelle-t-il? Dada Ji? Oki, allons au dada ji temple... 20 roupies, ca roule. (35cent)

La ville est toute petite, et si tôt le matin, toute calme, toute tranquille. Le temple n'est pas incroyable de beauté, mais il est très sacré. Je suis gentiment invitée à prier devant la tombe du saint homme. Comme je veux partir, une puja commence, (la puja est un rituel d'adoration, plus d'infos ici:
http://www.elishams.org/Puja.html) Dans un gigantesque brazier, se consume des centaines de noix de coco, le prête chante, les fidèles l'accompagnent et frappent dans leurs mains aux rythmes dingues de deux gros tambours. La mantra (prière) qu'ils chantent est très belle... Quelle différence que d'écouter des mantras chez soi à la maison et dans l'ambiance d'un temple en Inde... Et comme la Parvat est très émotive, j'ai du mal à refreiner des sanglots... Les yeux mouillés de bonheur... Je suis en Inde, l'Inde profonde des villages, l'Inde que j'Aime et qui m'a tant manqué... Deux ans que je ne t'avais plus vue... Je remercie Dada Ji, Ganesh et tous ses potes, de me permettre d'être à nouveau dans ce pays adoré, et de connaître un moment de bonheur d'une telle intensité...

http://www.dailymotion.com/video/x3spg1_puja-au-dada-ji-temple_travel

En sortant, deux vieilles femmes ne me disent pas Namasté, mais "Hare Om", je leur répond de même "Hare Om" avec un grand sourire. Elles viennent vers moi, et je continue à sourire, rayonne de bonheur et elles le voient bien Malheureusement je ne parle pas hindi, alors après ces bonnes vibrations partagées, je m'en vais rejoindre le rickshaw wallah (conducteur de rickshaw) qui me ramène à la gare lentement, à travers le gros et bien tranquille village de Khandwa, vers la gare. Je reprends mon sac, et monte dans un bus pour Omkareshwar... Installée à une fenêtre (ouf) je regarde une mère dire aurevoir à son fils. Comme elle est belle... La peau marquée par l'âge et les cheveux grisonnants mais un regard tellement doux, tellement rempli d'amour... Après deux heures dans ce bus d'un autre âge, roulant sur des routes plus défoncées que ca, ca ne doit pas exister, j'arrive à ... Ah ben non, je ne suis pas à Omkareshwar, je dois encore prendre un tempo... Genre de rickshaw allongé de partout... Datant d'au moins 1950 si pas avant... 😏 Pour le faire démarrer, je vois un indien au volan, l'autre qui tire sur une corde sous le capot, pour lancer le moteur... Apparemment c'est normal, j'en vois un autre démarrer comme ca aussi

Bien serrée contre 15 autres personnes, on me regarde comme si j'avais une excroissance monumentale sur la figure... Enfin non, on me regarde normalement, je suis juste blanche aux yeux clairs... On m'offre des cacahouettes grillées, ca ne fait qu'accentuer mon impression d'être un bonobo dans une cage, mais non, c'est normal, tout le monde dans ce vieux tempo, mange des cacahouettes grillées... La route est tout aussi défoncée que tout à l'heure. On fait la conversation... Country? Belgium.... Maried? 😏 etc... Et 3/4 d'heure après, on arrive à destination: Omkareshwar.

Omkareshwar, je cherche la rue principale, n'ayant pas envie de demander à qqun ou sont les hotels... je monte une rue de terre seche bordée de petites gargottes... J'ai chaud, j'ai l'impression que mes 6 kilos de bagage en font 20... J'ai faim... Pas de pancake à l'horizon, je m'arrête et grignotte des samosas... Purée c'est hot!!!! Sont malades ces zouaves!!! Mais comment peuvent ils aimer ca??? En tout cas, ca dégage... Je me mouche dans les mains et me les lave... On me regarde en souriant comme pour dire... "C'est presque bien, encore un peu de pratique et ca ira" j'attrape mon petit sac et reprends la route... Je vois un guest house, le visite, mais quoi? 8€??? Non non non, c'est trop cher pour moi, j'veux pas l'air con, ni la télé... Plus loin je vois un panneau "Ganesh guest house", allons voir... Mon guide est vieux, donc pour les hotels, je me débrouille autrement... Il est mignon ce guest house, un autre voyageur est attablé. Je visite une chambre, assez grande, 150 roupettes, salle de bain nickel, vue sur la rivière Narmada super. En m'inscrivant dans le registre, je vois que Eli était là il y a 10 jours!!! Vivement que je la revoie!

Je m'installe, papote avec l'autre voyageur, et allons regarder le jeu qui se déroule sur la Narmada aujourd'hui... Une corde est tendue au dessus du fleuve, les candidats doivent s'accrocher et parcourir un bon 50 mètres, jusqu'a une gerbe de fleurs attachée à la corde, et ce sans utiliser leurs jambes. Le gagant recoit 2500 roupies, (45€), un mois de salaire pour beaucoup d'ouvriers. C'est marrant à voir tous ceux qui se casse la figure et qui tombe dans l'eau. Beaucoup ne savent pas nager, donc d'autres, installés dans des pneus(chambres à air plutôt) de camions, flottant sur la Narmada, regardent la scène et aident ceux qui en ont besoin.

Je ne fais pas grand chose ce pemier jour... Je pars sur l'île en forme de Om, entre la Khaderi et la Narmada, toutes deux rivières très sacrées, mais il commence à pleuvoir... Je me réfugie dans un chai chop, et reçois mes premières leçon d'hindi! Il n'y a pas grand monde qui parle l'anglais dans les environs... L'est chouette ce chai chop, et il pleut longtemps sans arrêt à fond la caisse. J'y reste donc longtemps, j'observe la tête des gens dont tout un groupe de brahmines habillés de blanc, ils rigolent a mon accent dans mes tentatives d'hindi, je rigole aussi Bien sur, j'ai toujours deux grands enfants, mariée depuis 20 ans mon mari n'aime pas l'Inde, et me laisse y aller seule régulièrement... Bien sur, si lui ou moi allons voir ailleurs, c'est le divorce, on se fait confiance. Yes i'm a good woman! C'est ce que je raconterai tout le long du voyage quand au pourquoi je suis seule...

Ce voyage ci m'aura fait prendre conscience d'une chose... Je prends de l'âge... Ce n'est plus des "hello sister" auxquels j'ai droit, mais des "hello mama" (vous verrez les djeunes! ca viendra + vite que vous ne le pensez héhéhé, pardon, shanti Parvat...)../...
Peuple étrange: les voyageuses! English translation pending
by Pondy · 2007-12-09 · 879 replies
Pour agrémenter un dimanche de pluie, voici quelques portraits de voyageuses que vous pourrez modifier, améliorer, un peu comme la désencyclopédie Wilkipedia

1 - Voyageuse organisée.

En voyage du même nom. N’oublie jamais son sèche-cheveux, son maquillage, son bikini et son matos à épiler. Choisit ses produits de beauté waterprouffe chez Sephora ou Nocibé. Encombrée de la valise rigide à roulettes en promo chez Carrouf, assorti du vanity case pour le même prix (promo intéressante) elle s’informe utilement. Pas des horaires, ni des lignes intérieures, elle a la tête libérée de toute la logistique. Elle recherche surtout du renseignement pratique sur la qualité du restaurant, de la chambre, du pourboire à laisser, de la météo puisqu’elle doit adapter l’ indice de produit solaire. Elle est aimable, souriante, précise qu’elle ne recherche pas l’aventure mais tombe facilement amoureuse. Elle aura fait la Tunisie, le Maroc, la République Dominicaine et Cuba, elle commencera à regarder du côté du Sénégal, du Kenya parce que décidément y’a trop de concurrence sur ces destinations habituelles. Non, en fait, elle n’aura pas fait, parce qu’elle ne dit pas "j’ai voyagé" mais je suis partie en vacances. La durée de ses séjours n’excédera pas quinze jours (quand il y a une réduc sur la deuxième semaine). Elle adore les duty-free. L’hiver elle reste fidèle à la France quand elle est française et choisira une destination ski avec une prédilection pour Chamrousse, les sept Laux où les boîtes de nuits sont moins chères qu’Avoriaz ou Tignes. Quand elle fume et c’est rare, ça abime le teint, ce sont des Marlboro Elle travaille, supporte ses horaires parce qu’elle a plein de copines pour papoter. Les hommes, la mode sont deux sujets éminemment abordés. Elle a une peluche sur son lit et Daniel Steel dans sa bibliothèque. Quelques photos du dernier été au bord de la piscine bleue avec le super animateur sont placées artistement sur un socle à ressort, sur la table du salon. Certains disent d’elle qu’elle est une dinde, elle ‘n’en a cure. Elle est réellement serviable et quand on a oublié son porte-monnaie, elle n’hésite pas, ouvre son petit sac de contre façon –Esprit- et prête cinq euros sans les réclamer dès le lendemain.

Elle ne se reconnaîtra pas, parce que ne lit pas cette rubrique

2- Voyageuse aventureuse.

Elle se reconnait à son sac à dos aux couleurs délavées. Elle n’oublie jamais son guide papier, crache sur le guide du routard et tourne les pages cornées du footprint. Sa trousse de toilette est succincte, un savon multi usage (peau, petite culotte) et quelques produits de prévention phytothérapique, homéopathique. Sac à dos d’un maximum 50 litres, quasi vide au départ. Appareil photo numérique, carte bleue, passeport. Ca suffit, car elle aura acheté des billets électroniques au meilleur prix. S’intéresse à vf, renseigne dès qu’elle le peut et cherche elle-même peu de renseignements car elle voit sur place.. Vêtue d’un jean à l’embarquement, elle portera dès l’atterrissage le vêtement local mieux adapté à la baroude. Pleine de fantaisie, elle aime les vêtements colorés. Elle est aimable, souriante, vaguement condescendante avec ses pairs. Elle ne rencontre jamais celle cité au dessus, ne recherche pas spécialement l’aventure et reste très méfiante avec l’homme local. N’hésite pas cependant à tenter un tour de piste avec le japonais, l’anglais, l’allemand, l’australien, eux aussi en vacances et en plein dépaysement. Ses pays de prédilection : Inde-Afrique-Australie Elle travaille, préfère les cdd au cdi, supporte mal l’autorité d’un chef, forcément désagréable. Elle a peu d’amies, mais des vraies, sort peu, écoute beaucoup de musique et lit beaucoup. Ses livres, Monod – Bouvier et les polars. Tente ou aimerait tenter un tour du monde en solo. En général, c’est une fumeuse (camel) ou mieux des roulées (économiques) De ses voyages elle rapporte l’artisanat local qui crée un beau foutoir bien douillet chez elle.

Elle se reconnaitra parce qu’elle lit toutes les rubriques et a un solide sens de l’humour.

(la suite dans quelques instants!!!)
Hôtel H10 Punta Turquesa English translation pending
by Ninileclerc · 2007-12-09 · 211 replies
Allô, moi et ma chum de fille allons au h10 punta turquesa du 12 au 19 janvier prochain...Avez-vous entendu parlé de ce nouvel hôtel?

Merci

stephanie
Voyage de noces à Bali/Lombok: hôtels et visites English translation pending
by Sebooz · 2007-11-07 · 27 replies
Bonjour a tous, c est en cherchant des sites sympas avec des infos sur l indonésie que je suis tombé sur votre forum .C est donc mon premier post ici et j espere que vous pourrez m aiguiller dans l elaboration de mon voyage de noces . Voila, je me maries fin juillet 2008 et nous prévoyons d enchainer sur le voyage de noce en aout 2008 . Nous avons choisi l indonésie et plus particulierement Bali / Lombok car nous voulons passer pas mal de tps a profiter du climat, mais a l inverse de la polynésie / maldives / maurice il semble y avoir bcp + de choses a decouvrir (donc pas le tps de s ennuyer) et surtout la vie sur place sera sans doute moins cher - c est quand meme plus agréable en voyage de noce de pouvoir faire sans (trop) compter plutot que de payer le voyage 10K€ et de devoir rajouter 4-5K€ rien que pour les resto (cf polynésie / seychelles et cie ) et ainsi se permettre de profiter des spa et toutes autres activitées proposées 🙂 Comme c est un voyage de noce, nous comptons quand meme mettre le paquet et descendre dans des hotels luxueux . Cependant j ai un peu peur en voyant certains commentaires sur d autres posts au sujet de mes pré-choix 🏴‍☠️

Pour l instant je prévoierai de faire 3 étapes principales : 4-5 premiers jours : hotel de tres grand luxe (avec piscine privative, salle de bain extérieure etc ... ) pour roucouler / récupérer du voyage ( qui doit etre pénible je n ai encore jms pris l avion aussi longtemps ) avant d attaquer la partie 2 plus axée visite . Je pensais m orienter vers un hotel 5 étoiles pour ces premiers jours et sortir peu pour visiter (juste en fesant quelques excursions ponctuelles ) dans les parages d ubud afin de pouvoir faire quelques sorties en ville . puis enchainer sur de la visite pure 5-6 jours ( est ce suffisant pour voir ce qu il faut absolument voir ? ) . Et réserver des hotels de standing a exellent rapport qualité / prix . C est surtout pour cette partie la que j aurais besoin de votre aide : quelles sont les choses les plus interessantes a voir ? Guide parlant francais + chauffeur + voiture (j ai lu que certains guide conduisent aussi leur voiture ce qui m interesse) combien ca coute pour 5-6 jours / faut il leur louer chambre a l hotel etc... ? hotels originaux que vous avez déniché ? Excursions originales envisageable ( une agence de voyage propose par ex decouverte d un endroit en rafting / des ballades a dos d éléphant / etc ... ) ? puis enchainer sur Lombok afin de profiter des plages 5-6 jours ( de ce que j ai lu, c est la bas qu il y a les plus belles plages : ai je raison ? ) logé dans un hotel de grand luxe ( j avais pensé par exemple au oberoi lombok en villa avec piscine privée ) pour roucouler / se détendre / faire un peu de plongée / une ou deux sorties pour découvrir lombok .

Si j ai besoin de résumer je dirai que je cherche principalement quelques conseils pour la partie visite de mon voyage de noces . Bon voila, comme d habitude j écris, j écris, je ne m arrete plus ... j espere ne pas avoir été trop long merci a ceux qui m ont lu et re-merci a ceux qui me répondront 🙂
Air Canada pas fameux! English translation pending
by Snakepistol · 2007-10-22 · 31 replies
Bonjour, je rentre tout juste d'un vol Montreal Las vegas avec Air Canada. Pour l'aller je l'ai fait en vol direct a bord d'un A319. Bon a vrai dire je m'attendait d'avoir un plus gros oiseau c'est quand meme 5 heures de vol bref tres petit avion et je croit qu'il entre 120 personnes si ma memoire est bonne inutile de vous dire qu'il ni avait pas 119 personnes mais bien 120 alors on etait entasser comme des sardines. Pour le retour Las vegas San Francisco toujours en A319 mais bon environ 1 heure de vol fallait si attendre ensuite San Fransisco Toronto avec un A320 4 hr 15 de vol encore une fois entasser comme des sardines. De plus le vol est parti 45 minutes en retard bon ok encore une fois chose qui peut arriver. Arriver a Toronto Air Canada a perdu nos bagages evidament. Bref on se met en file pour faire notre reclamation car les douaniers nous on dit qu'on devait absolument dedouaner a Toronto, meme en leur expliquant que nous avions un vol a prendre et qu'il nous restait que 20 minutes pour se rendre a la porte rien a faire il nous ont dit de faire la queue. Bref on a manquer le vol Toronto Montreal.

Arriver au comptoir D'air Canada je parle avec la demoiselle et lui demande a quelle heure est le prochain vol elle nous dit dans 1 hr 30 a 9hr am alors on lui demande si elle a 2 sieges coller car je voyage avec ma copine elle nous repond non il ne reste que 2 places dans l'avion et les sieges sont rangee 18 et 27 et en plein centre. Alors je lui demande et l'autre vol a quel heure est-il elle me repond a 10 hr am je lui dit ok avez vous 2 sieges coller sur ce vol non plus vol complet. Alors je lui fait part me mon mecontentement et lui explique que sa fait plus de 8 heures qu'on se trimbale dans des avions et que si jai rater mon vol que c'est de LEUR erreur et non la mienne. Vous savez ce quelle a trouver a me repondre ? " Monsieur on ne peut pas faire attendre l'avion juste pour vous et si vous n'etes pas content prenez une autre ligne aerienne la prochaine fois"

Inutile de vous dire que c'est ce que je ferait la prochaine fois quitte a payer un peu plus cher avec une ligne americaine qui eux du moin n'envoie pas promener leur clients. Alors ma cote pour Air Canada un gros 0 sur 10. Autre chose peut-etre devrait-il arreter de mettre leur 767 et leut 777 sur des Montreal-Toronto et les mettre sur des destinations achalandee tel Las Vegas pourtant il font la liaison Montreal Toronto pratiquement a tout les heures alors je croit que des A319 ou A320 font l'affaire pourquoi foutre des 767 et 777 sur de tel liaison ? Ridicule ..........
Avis sur parcours et budget pour un mois en Thaïlande English translation pending
by Yoyo06 · 2007-10-21 · 47 replies
bonjour a tous . j'ai 20 ans et je decolle pour la thailande le 31 decembre 2007 pour i rester un mois, donc voila je voudrais savoir si le parcour que j'ai prevus de faire est fesable ou pas donc ca seré : banckok je prend directement le bus de nuit direction puket puis le lendemin ko phi phi ji reste 2 ou 3 jour puis krabis 2 ou trois jours aussi puis ko samui ko pham gam ko tao et je fait sorte d'ete a ko phan gam le 22 car y'a la foulm moom party puis j'aimeré prendre un avion de ko samui pour aller a chang may puis ariver a banckok en esperant qui me reste 2 jour minimum pour visiter un peur et acheter tous les souvenir. Voila mon parcour et j'aimeré savoir aussi avec un budjet de 1000 euros est que ca sufit sachan que je suis routard mais je conte faire de la plongé du jet ski sortir faire la fete en profiter un max tou en restan resonable, et je voulé savoir si di aller seul c une bonne idé sachant que je suis un mec . Et si bien sur y'a qunlqun qui partiré dans le meme date que moi ce serait bien de prendre contact pour voir si on pouré faire un bout de chemin enssemble. MERCI d'avance pour les personnes qui repondront a mé questions 🙂 ps: oui je sais ya beaucoup de fautes d'otographes 😛
Retour de 20 jours en Birmanie English translation pending
by Nanig2 · 2007-08-28 · 11 replies
Mingalaba ! Voilà, on est de retour de ce magnifique pays et, juste retour des choses, je vous rapporte modestement quelques infos pratiques qui serviront peut être à certains.

Mon guide de référence est le lonely planet mais il faut savoir que TOUS les prix sont erronés, entre l'an dernier et cette année les prix sont montés : environ 30% pour l'hébergement et 50% pour les transports, la restauration n'a pas échappé à la hausse. Les prix restent tout de même trés bas pour le voyageur (n'oublions pas que les prix ont également augmenté pour les habitants...).

Nous sommes arrivés à Yangon par un vol bangkok airways (trés bonne compagnie), on peut tout à fait prendre ses billets en arrivant à Bangkok prix trés interressant et pas de monde dans l'avion (au trois quarts vide, prix a/retour même pas 100 euros.)

Arrivée à l'aéroport taxi pour le centre ville : 4$ négocié ou 5000 k (au lieu des 6$ demandés) Nuit à la white house guesthouse :15 $ pour une chambre sans fenêtre avec ventil au 6 e étage, pas terrible, petit déj pantagruélique seul point positif. Change du kyatt à la WH 1260 k pour 1$ ( 1260k pour 1$ aux abords de la paya sulé.) La guesthouse pré-citée est située en plein coeur du quartier indien, non loin du marché bogyoké aung san et de la paya sulé. Réservation des billets de bus pour kalaw 16000 k par personne (yé thu aung express) pour 16 h de trajet, départ à 12h30 de la mingalar bus station. Centre ville/bus station : 7000k taxi pour quatre. Repas du soir pris au new delhi :(chapatis + dhal miam + boisson) 2300k Bouteille d'eau en ville : 250 k (1 litre), 300 k au restau

Premier contact avec cettre grande ville qui reste tout de même à taille humaine, les gens sont trés curieux à notre égard, nous sommes innondés de sourires et de mingaba ! Population merveilleusement accueillante, les gens sont adorables, présage d'un voyage extraordinaire ?

Le mendemain nous partons donc pour kalaw, heureusement les nombreuses heures passées sur nos chevaux nous ont tanné les fesses, le voyage est moins douloureux pour nous !!!! Le bus ne s'arrêtera qu'à 22 h pour le repas du soir : repas Birman pour 2 : 3500 k avec la biére.

Arrivée à kalaw sous la bruine à 4 h du matin .... J'avais choisi de loger à la golden lily GH, nous y allons et par chance le portail n'est pas cadenassé, nous entrons et nous installons sur des fauteuils en attendant que la maison s'éveille. Chambre avec petite terrasse et sdb 8$ petit déj inclus. un jour de trek 8$ par personne (ne surtout pas partir avec peter, demandez absolument quequ'un d'autre)repas du midi compris, sauf boisson 2500 k biére au view point.

repas pris chez les seven sisters cher (repas chan) pour le pays mais accueil, lieu et repas excellents 8400 k pour deux avec la boisson. Autre repas pris everest Nepali food 5900k pour 2 en comptant la boisson.

Départ pour shwenyaung 2000 k par personne, dép à 6h30/7h/7h30, 2h de route environ. Le bus nous dépose à un croisement, pour les pick up en direction du lac inlé tourner à droite et c'est là car attention aux rabatteurs de taxi qui vous demandent 4 fois le prix de la course (j'ai négocié à 2000 k un taxi pour 2). Nous avons choisi de dormir à nyaungshwe à la little inn : 9$ la nuit petit déj inclus servi dans un petit jardin avec une pagode à côté, plutôt sympa, chambre ok. Il faut payer un droit d'entrée pour accéder au village et au lac : 6$ pour deux. Ballade sur le lac à la journée à deux 12 $ sans négocier, barque pour tous les deux, boatmen trés gentil n'hésitez pas à demander aprés lui, il s'appelle ko lone. Réservé auprés de l'agence "comet". Lendemain vélo loués à 1000 k la jounée chacun, massage birman 3000 k pour un chez win nyunt non loin de la remember inn panneau rouge. Le massage birman est plus "rude" que le massage thai, pour tout dire j'avais souvent l'impression d'être un morceau de viande que l'on essayait d'attendrir en tapant dessus, pendant une heure j n'ai cessé de me demander "pourquoi tant de haine ?", mon mari a adoré, allez comprendre...! Bon, pour la suite à demain!
La vérité absolue est-elle La quête du voyageur? English translation pending
by AllyMcBeal · 2007-08-26 · 158 replies
La vérité absolue est-elle La quête du voyageur?
Tour de France à vélo pour environ deux mois English translation pending
by Timsedd · 2007-08-01 · 50 replies
Bonjour à tous, j'ai pour projet de partir faire un tour de France en vélo l'année prochaine. Mais j'entend par tour de France un VRAI tour de France : départ de Lille, côtes de la mer du nord, de la manche, de la Bretagne, de l'atlantique, les pyrénées, la côte méditerranéenne, les alpes, le jura, les voges, l'alsace, la lorraine, les ardennes et retour à Lille. Ainsi j'aimerai savoir si vous avez des conseils à me donner, vous qui avez déjà tenter des expériences similaires afin que je puisse réparer mon periple le mieux possible. Merci d'avance.
Témoignages 1,2,3,4: Le souvenir pour survivre (Cambodge) English translation pending
by Rogerbarthas · 2007-06-28 · 18 replies
Temoingage1 sur l'entrée des khmers rouge à Batambang Modifier | Supprimer | Citer | Répondre Avril 1975 . Battambang Il est des jours où tout bascule, où un fait presque anodin se révèle d’une importance capitale. Il est des jours qui tuent l’émotion et son expression, il reste alors le souvenir, les souvenirs enfouis, cachés, qu’il faut faire remonter à la surface pour les transformer en mémoire. Il est des jours qui succèdent à des jours qui blessent et qui blessent encore et vous conduisent à une mort lente. Il est des jours qui tuent violemment, un membre de votre famille, un camarade de classe, un ami, un voisin. Il est des soirées où les senteurs de la nature s’imprègnent d’autres odeurs inconnues jusqu’alors, celle de la souffrance d’un peuple et où les bruits familiers des insectes dans les arbres se conjuguent avec les cris de la faim et s’assourdissent dans le silence du désespoir. Ce matin là, je me rendais au lycée comme à l’habitude. J’étais en classe de Terminale Littéraire après avoir échoué, l’année précédente un Baccalauréat Scientifique. La nuit n’avait laissé que peu de place au sommeil ponctué des bombardements et autres tirs de roquettes, auxquels, hélas, nous nous étions habitués et qui se calmaient aux premières lueurs de l’aube. En journée, la vie était presque normale, à l’exception de ces très jeunes enfants que nous voyions mendier dans les rues et des flots de réfugiés qui venaient depuis quelques mois grossir la population de la ville. La ville représentait un espace de sécurité, mais aussi de misère, car ces nouvelles populations avaient fui le théâtre des combats. Combien parmi eux avaient-ils déjà été frappés par la mort d’un proche, la destruction de leur maison ? Ils venaient s’entasser le long de la rivière, bâtissaient des habitats de fortune, connaissaient la malnutrition et attendaient certainement, avec cette patience propre aux asiatiques, des jours meilleurs. Je ne pouvais m’empêcher de penser qu’au delà de mes difficultés, les leurs étaient bien plus grandes. Certes, je n’étais pas au paradis, mais j’habitais dans une maison en parpaing, j’avais un lit que je partageais avec Nat, la bonne de ma tante Sam Saoun et de mon oncle Kheo, je mangeais à ma faim, mais jamais avec le reste de la maisonnée. Mes cousins et cousines, Smakly, Nany, Rithy, Kahna et Raymonaa mangeaient avec Saoun. Kheo, qui était agent des douanes, avait été muté à la frontière vietnamienne, et le seul qui aurait pu contrer les penchants de cette méchante femme, était bien trop loin pour m’aider en quoique ce fut. Si à l’époque j’avais lu « Les misérables » de Victor Hugo, j’aurai pu me surnommer Cosette, mais étant depuis ma naissance habituée aux difficultés, j’avais acquis à la fois la carapace suffisante et la volonté de réussir mes études pour faire face à tous les signes d’in affection que me prodiguait généreusement la tante Saoun.

Je réalisais que j’étais arrivée au centre ville. J’aimais beaucoup la place centrale avec ces arcades qu’animaient les multiples couleurs des objets vendus par les marchands, et ces odeurs qui me rappelaient mon enfance à Phnom Penh, faites de mélange des épices, de poisson séché, des fleurs de lotus que l’on achète en offrande à Bouddha. Je pensais à mon père, E S et par ce jeu incohérent des associations d’idées, je me disais que j’avais eu deux bonheurs dans la période que je venais de vivre. Kheo était revenu sur Battambang et surtout j’avais reçu la photo de ma sœur O en habit de mariée avec L, comme j’aurai aimé être avec eux, ce jour là, en France. Pourquoi m’avait-il fallu échouer, l’année précédente à mon Baccalauréat, pour quelques points ? Je ne pouvais encore imaginer les terribles conséquences qu’auraient pour moi ces quelques points qui m’avaient manqué en science physique.

J’arrivai devant le lycée, nous nous rassemblions dans nos salles de cours, dans l’attente des professeurs qui allaient débuter le travail. Ce matin, l’horloge devait être détraquée, ou le préposé à la cloche malade, ou ….. oubien ….. ou encore …… Mais les professeurs n’étaient pas là …… Malgré notre désir d’apprendre, il valait mieux rentrer chez moi !

De nouveau sur ma bicyclette, je réalisais qu’il y avait peu de circulation, la place centrale s’était vidée, les commerçants avaient fermé leurs stores, seuls restaient quelques marchands ambulants, devant à leurs maigres étals leur survie quotidienne.

J’arrivai sur le pont qui franchit la Sangkae, d’habitude je ne m’arrêtais jamais à cet endroit, connaissant le spectacle de cauchemar qu’il livrait quotidiennement, celui de cadavres humains charriés par les eaux. Trois bonzes munis de perches de bambou, essayaient de ramener un cadavre vers la berge : dans nos croyances, il est fondamental d’incinérer ou enterrer les morts, afin que leurs esprits puissent trouver la paix et le repos nécessaire à la réincarnation future. Ces bonzes faisaient preuve d’un grand courage, car ces corps pouvaient être minés. Nous étions nombreux à regarder, à distance, cette scène. Peut-être était-ce en raison de cette foule agglutinée et silencieuse que je m’étais arrêtée. Je pensais à un film muet que j’avais vu, toute enfant à Phnom Penh. Il s’agissait d’un curieux cinéma, celui actionné par un homme sur bicyclette. Pendant qu’il pédalait, des images défilaient. Curiosité de la pensée humaine qui, face à l’horreur, a cette capacité de penser à un moment de plaisir. A quoi pouvait bien penser toute cette foule silencieuse ? La peur paralysait les mots et expliquait le silence. Surtout ne rien dire, car on ne peut faire confiance à personne et que dire, sans le savoir, imperceptiblement nous nous étions habitués à l’horreur et avec elle, à la suspicion. J’arrivais à la maison, je fus surprise de voir Saoun ; elle aussi ne travaillait donc pas. Aux douanes, tout le personnel avait été renvoyé, Kheo était songeur ; personne ne me demanda d’explication sur ma présence à la maison, en ce début de matinée. Chacun avait le pressentiment diffus qu’une page de la vie était en train de se tourner. C’est Nat, qui revenant du marché qu’elle avait trouvé désert, nous ramena l’information : les khmers rouges sont rentrés dans Battambang. La page était tournée. Nous ne verrions plus les « mouches bleues », c’est ainsi que nous appelions les pilotes de l’armée régulière du général Lon Nol, car ils étaient tout de bleu vêtus. Je n’avais pas pris conscience du grésillement de la radio ; soudain, une voix métallique raisonna dans la maison qui me fit sursauter « Phnom-Penh est tombée aux mains des khmers rouges » et la voix se tut, vite relayée par les cris de joie de Saoun « la guerre est finie, la guerre est finie ». La joie étant communicative, à l’exception de Kheo qui restait songeur, Nat, mes cousins, cousines et moi-même nous étions heureux. Fini le survol incessant de la ville par les B28, ces avions de l’armée officielle qui allaient bombarder les zones rurales proches, fini ces nuits d’angoisse où nous entendions à proximité de nos maisons les échanges de coups de feu, terminé le couvre feu qui depuis plusieurs années nous obligeait à rester à l’intérieur de nos maisons à partir de 18 heures et qui, entravant une partie de notre liberté, entravait aussi beaucoup de nos relations sociales. Saoun avait quitté la pièce où nous étions et revenait dans son plus beau sarong de soie que rehaussait une magnifique paire de tongs en plastique rose, achetée trois jours auparavant sur le marché. «Venez » nous dit-elle. Et sous la chaleur écrasante d’un midi au mois d’avril, nous partîmes à pied vers le centre ville qui était à un kilomètre de notre habitation. Je n’avais jamais vu de foule aussi dense, marchait en souriant dans la même direction, passant sur le pont de la Sangkae, pas un regard vers le fleuve. Je compris à cet instant, que si nous avions enfourché nos vélos, nous n’aurions pu les utiliser bien loin. Enfin, nous les virent, plus précisément nous les devinèrent. D’abord tache noire dans la foule, puis légère tache rouge au dessus de la tache noire. Nous avancions à leur rencontre. Plus nous approchions d’eux et plus Saoun était souriante. Nous découvrions enfin ces hommes et femmes, jeunes pour la plupart, un léger sourire marquant le visage, sur la tête un krama rouge, à l’épaule, un fusil en bandoulière, tout vêtu de noir, leurs pieds étaient nus et une épaisseur de corne leur servait de chaussure. A la vue de ces pieds-nus, Saoun enleva ses tongs, les pris dans ses mains, inclina la tête en signe de salutation et de respect et les offrit à une jeune soldate khmère rouge, qui les prit sans dire mot. Ma tante devait penser que les choses seraient telles qu’elle voudrait qu’elles soient car elle ne remarqua pas l’indifférence qu’avait laissé son geste. Au contraire, elle était maintenant animée d’une toute autre hâte : rentrer à la maison et préparer un repas pour des soldats. Je pensais, sur le retour, à la libération de Paris en 1945 ; ce que je voyais me faisait penser à ce cours d’histoire que j’avais reçu au lycée Monivong, et là encore par association, je pensais à mont père E, à ma sœur O, à l’ensemble de ma famille, M et G, à ma belle-mère Sam Samuon ; comme ils me manquaient ! Je pensais aussi à ma famille adoptive, Sam Saman (maman adoptive) et Sam Santh (papa adoptif), qui étaient à Pursat.

Que se passait-il à Pursat ? Les soldats khmers rouges, comme les avait baptisé le roi Norodom Sihanouk, avaient-ils aussi libéré la ville ? Je ne pouvais avoir de leurs nouvelles, la poste et les télécommunications étaient coupées définitivement depuis un bon trimestre. Papa avait du avoir de mes nouvelles, une longue lettre de quatre pages que j’avais écrite en hâte à l’Alliance Française. A Battambang, je n’avais jamais fréquenté aucun des cinq cinémas de la ville, je consacrais l’argent de poche, que je gagnais le dimanche en tirant une charrette sur laquelle se trouvait un gros bidon que je remplissais d’eau potable et que je détaillais avec un petit bénéfice chez les particuliers, à me payer des cours de français. Tous les jours à midi, Sœur Cécilia animait les cours à l’Alliance Française ; elle s’était prise d’affection pour moi et elle comblait de son mieux le manque de tendresse de ma famille d’hébergement. Elle connaissait mon histoire et peut-être avait-elle le pressentiment du futur. De ce futur, personne ne disait mot ; peut-être est-ce dans notre mentalité d’asiatique que de vivre au jour le jour ? Toujours est-il que quelques semaines auparavant, elle m’envoya un émissaire qui me chercha toute la journée. Par le hasard d’un chassé-croisé, vers 16 heures, j’arrivai donc à l’Alliance Française, sœur Cécilia me dit « les khmers rouges avancent sur Battambang, tous les étrangers doivent partir. Demain nous serons en Thaïlande. Ecris vite à ton père parce qu’après plus personne ne pourra acheminer ton courrier. Je ferai le maximum pour qu’il reçoive ta lettre. Ecris ce que tu veux, la lettre ne sera pas censurée.» Sous le régime du général Lon Nol, tout le courrier était « visité » ; cela ne m’avait pas particulièrement dérangé, car par éducation, les enfants et les jeunes sont tenus à l’écart de toute réflexion d’adultes ; qu’aurai-je pu donc dire ou penser de positif ou de négatif d’un système sur lequel, au bout du compte, je ne connaissais rien. Pendant que Sœur Cécilia préparait ses valises, j’écrivis à mon père : « j’entends les bombardements qui se rapprochent, des fois des roquettes tombent à 50 mètres de chez nous ; nous avons peur. C’est peut-être la dernière fois que j’écris. Je n’ai pas de nouvelles de Pursat. La route est coupée. A l’hôpital, on voit beaucoup de blessés. On ne peut pas continuer les études normalement… je vous embrasse. » Aujourd’hui j’aurai voulu espérer un retour à une vie de paix. Saoun ne devait pas en douter, car aussitôt arrivée, elle troqua son sarong de fête pour son sampot quotidien et prépara dans la plus grande des houles son riz le meilleur avec du poisson séché, qu’elle alla personnellement donner à un groupe de soldats. Je passais la fin de l’après-midi à la maison. Nous entendions des coups de feu sporadiques, tout ne devait pas être complètement fini.

Le lendemain matin, je n’eu même pas l’idée de me rendre au lycée, l’absence des professeurs la veille laissait peu de place à l’espoir qu’ils y fussent ce jour. Un colporteur, marchand de gâteaux, passa comme à l’habitude ; voyant que nous étions acheteurs, il s’arrêta et, en même temps qu’il enveloppait les gâteaux dans un bout de papier, il nous annonça que le marché était fermé. Saoun se renfrogna à cette information, peut-être regrettait-elle déjà sa générosité non coutumière de la veille. Le marché fermé, signifiait qu’il faudrait utiliser les maigres réserves. Nous savions qu’en France, avant la guerre, les familles avaient stocké de l’huile et du sucre ; prenant modèle, toutes les familles, suffisamment riches pour le pouvoir, avaient stocké au Cambodge du riz, un peu de sel et du poisson séché. Déjà à Pursat, dès l’arrivée du général Lon Nol au pouvoir, Sam Saman et Sam Sauth avaient pris cette précaution. Le colporteur nous dit aussi que le Père Blanc avait été exécuté par les khmers rouges, la veille, dans son église. Nous connaissions tous ce père, il était métis franco-cambodgien, il n’avait pas voulu quitter, avec Sœur Cécilia, son pays de naissance. Il était connu pour le bien qu’il faisait et était très aimé de tous et plus particulièrement des plus pauvres. La paix prenait-elle ce visage effrayant que même les religieux qui étaient profondément respectés, toutes religions confondues, dussent la payer au prix de leur vie ? La première victime que je connaissais était comme moi, franco-cambodgienne. Etais-ce pour cela qu’il avait été exécuté ? Que voulaient les khmers rouges ? Devrais-je craindre pour ma vie ? Assise sur les marches qui accédaient au pallier de la maison, j’essayais de me distraire de mes pensées négatives, en regardant l’oie et sa dizaine d’oisons se promener et becqueter comme à l’habitude dans la cour. Rien n’avait modifié ses habitudes. De temps en temps, au claquement sec d’un coup de feu, elle dressait le cou, regardait à droite, à gauche, puis derrière sa couvée grandissante et replongeait vers le sol dans sa conscience immédiate de ne pas être concernée. Mes idées lugubres revenaient, ma seule référence pour essayer de comprendre, était ce seul élève de ma classe qui nous disait d’un ton méprisant que notre lycée n’était pas une véritable école, que ce que nous apprenions ne servait à rien : « L’école, elle doit être dans la nature, les élèves autour de leur maître, assis par terre à l’ombre d’un arbre. L’or, l’argent, les voitures, tout cela ne sert à rien, à part accentuer la misère des paysans. L’école, c’est pour apprendre à planter le riz, les bananiers, les manguiers, les palmiers à sucre. » Kheo avait passé une grande partie de la journée devant la radio qui grésillait, mais n’émettait pas. Vers la fin de l’après-midi, il sortit en nous demandant de rester à l’écoute. Quand il revit, le repas était prêt : une soupe avec de la couenne de porc et du riz au sucre. Ce fut le seul soir, de ces trois années passées avec eux, où nous mangèrent tous ensemble. Le repas fut silencieux. Etait-ce le sentiment diffus, mais grandissant, de notre insécurité qui nous avait enfin réunis ? Fallait-il que les drames existent pour combler les brèches de la vie ? Savions-nous déjà que c’était notre dernier vrai repas, pour longtemps ?

Tôt, le lendemain matin, notre voisin qui était vétérinaire vint informer Kheo que les khmers rouges vidaient la ville et que nous devions partir. Kheo nous intima l’ordre de rassembler nos affaires, de sortir la citerne d’eau de la charrette pour que nous puissions y entasser nos affaires ; il était hors de questions de prendre la voiture car nous ne trouverions certainement pas d’essence. Nous devions prendre l’indispensable. Pour Nat et moi-même, l’indispensable se trouvait sous notre lit commun : la valise avec laquelle j’étais arrivée de Pursat, trois ans plus tôt, m’avait servie d’armoire. Je regardais néanmoins ma valise et vérifiait surtout la présence de la photo de mariée de ma sœur O. Sans savoir pourquoi, je pris la photo et je l’enveloppais dans un sac plastique. La valise à peine refermée, j’entendis Kheo parler dans la cour : « Oui, nous savons que nous devons évacuer la ville, laisse-nous une heure pour rassembler nos affaires. ». Kheo parlementait avec deux soldats khmers rouges qui avaient fait irruption dans la cour. Chacun amena son baluchon dans la charrette. Kheo y accrocha mon vélo pour en faciliter la traction, nous pendions aussi les trois autres vélos et la moto pour que l’un d’entre nous puisse se déplacer rapidement en cas de besoin. Kheo semblait extrêmement prudent et organisé. Certainement savait-il des choses que, nous les jeunes, nous ignorions. Aujourd’hui avec du recul, je ne doute pas de ce fait. La dernière tache accomplie fut de mettre l’oie et les oisillons dans un grand sac ; cela donna lieu à une petite course qui, en temps ordinaire, nous aurait mis en joie, mais l’atmosphère était trop pesante pour que l’un d’entre nous laisse échapper un sourire ou une plaisanterie.

Notre caravane organisée, ce fut le départ, et le début de l’exode…

Temoignage 2 L'exode La rue est déjà envahie par la foule bigarrée et le pont qui traverse la rivière Sangke fait figure d’un immense entonnoir. Je n’ai jamais vu de foule aussi dense, chargée et silencieuse ; faire très attention dans cette marée humaine pour ne pas nous perdre de vue. Comment est-il possible d’organiser en aussi peu de temps, un départ aussi massif ? La rumeur ou la réalité de l’exécution des récalcitrants au départ, produisait-elle, à elle seule, un tel effet, ou bien l’assurance que le retour dans nos maisons n’en serait-il que plus rapide ? Je pousse le vélo qui tracte la charrette, mes cousins poussent les trois vélos et la moto. Nous ignorons où nous allons. Kheo attend peut-être des instructions des khmers rouges. Portés, poussés, je l’ignore nous arrivons sans instructions devant l’hopital qui marque l’endroit où la RN 5 amène le voyageur vers Sisophon, et plus loin la Thaïlande, ou au contraire vers le cœur du Cambodge et la ville de Pursat, étape avant Phnom Penh. Nous nous arrêtons. Toujours aucune instruction ; Kheo veut aller vers Sisophon, sa femme souhaite aller vers Pursat. Le fait d’avoir de la famille dans cette ville, Sam Saman mon père adoptif et Sam Santh, son épouse et sœur de Sam Saoun, semble emporter la décision. Nous sommes sur cette route, au milieu de la foule, nous marchons chacun à notre rythme, mais Kheo nous a demandé de nous regrouper tous les 500 mètres afin d’éviter de nous perdre, ce que nous faisons. Plus je marche, poussant mon vélo et donc la charrette, plus l’angoisse du départ s’estompe. A l’occasion, les marcheurs échangent quelques mots, une plaisanterie, un sourire ; l’épreuve nous réunit pour le moment. L’angoisse s’estompe aussi, car nous savons maintenant où nous allons. Je suis à la joie de retrouver ma famille adoptive. Je revois tous les moments de bonheur que j’ai vécu à Pursat. Peut-être vais-je aussi retrouver mes amies du collège ? Je me souviens de ce taxi, une Peugeot 404 break, sur la toiture duquel Sam Saman avait chargé, trois ans plus tôt, mon vélo et dans lequel je m’étais engouffrée avec ma petite valise afin d’avoir un quart de fesse assise. Sur cette route, nous avions été arrêtées quelques fois par des barrages militaires du général Lon Nol, le chauffeur n’évitait pas les nids de poule, tant la route était défoncée par la mousson et les mortiers. La ligne droite semblait le plus court chemin, les amortisseurs du véhicule avaient rendu l’âme depuis longtemps, mais peu lui importait car il était le passage obligé pour le trajet Batambang-Pursat ; le train ne fonctionnant plus pour cause de guérilla en zone rurale. Les militaires donnaient toujours des conseils de prudence après avoir vérifié les papiers des clients. Mais le chauffeur devait en avoir cure car le trajet d’un centaine de kilomètres, effectué pied au plancher, nous avait demandé la demi journée pour arriver à Batambang. La nuit tombe vite au Cambodge et au dernier de nos regroupements familiaux de la journée, Kheo nous dit « Maintenant, nous restons groupés, nous devons trouver une place pour dormir ». Je n’avais pas encore pensé à cela, pourtant des familles avaient déjà installé des bivouacs de fortune en bordure de la voie. La route est légèrement surélevée par rapport aux rizières qui la bordent ; sur sa partie centrale elle a été empierrée et bitumée ; sur ses bords une largeur de deux mètres environ de terre battue, pas d’autres espaces pour se poser. A cette heure-ci, impossible de continuer la marche plus longtemps, il faut faire fi de la promiscuité et nous nous installons entre deux familles. Kheo va regarder le sac dans lequel nous avons transporté l’oie : elle est en bonne forme et glousse en se libérant la tête de sa cage d’urgence ; deux oisillons, eux, sont morts étouffés. Nous les mangeons ce soir. Misère, Sam Saoun a oublié de prendre les moustiquaires ! « Nakli, prend la moto et va à la maison chercher les moustiquaires, prend aussi le kilo de sucre dans le placard que nous avons oublié », lui dit Kheo. La route était maintenant moins encombrée et il fallut peu de temps pour effectuer la vingtaine de kilomètres aller-retour qui nous séparait de la maison. Il revint avec le sucre, mais pas les moustiquaires et comme Kheo se fâchait, il nous expliqua «Quand je suis arrivé à la maison, j’étais un peu effrayé, il n’y avait personne en ville. J’ai coupé le moteur de la moto avant d’arriver à la maison et je l’ai poussé dans la cour ; j’ai couru sur l’escalier de bois, je suis rentré dans la cuisine et j’ai entendu “Qui va là ?”, j’ai répondu “C’est Nakli” ; “Descend immédiatement !” ; j’ai pris le sucre et je suis descendu. Un soldat khmer rouge pointa son fusil vers moi : “La ville est évacuée, tu n’as rien à faire ici” Il me poussa vers le garage où se trouvait deux autres soldats khmers rouges, ils découpaient les pneus de la Chevrolet . L’un d’eux prit la parole : “Tu as de la chance, remercie ton père, nous aurons de bonnes tongs. Pars immédiatement” » Ce fait nous laissa perplexe. Nous aurions plus facilement compris que cette voiture fut réquisitionnée, mais quelle était donc cette armée de soldats-paysans, cette bande de va-nu-pieds, qui avait mis en déroute l’armée suréquipée du général Lon Nol ? L’absence des moustiquaires créait un malaise au moins aussi profond ; cela voulait dire, dans cette zone de rizières que nous constituerions un met de choix pour des bandes bien organisées de moustiques affamés. Il fut remis au lendemain l’idée de manger les oisillons et nus nous contentèrent d’une poignée de riz déjà cuit à la maison. Demain en marchant, il faudrait penser à ramasser un peu de bois mort, de façon à faire un feu le soir. Cette région est peu boisée, quelques palmiers à sucre et quelques huttes qui abritent les riziculteurs quand la mousson est trop forte, distraient un peu de la monotonie du paysage, surtout à la saison sèche ; période où les diverses couleurs vertes des rizières et les plantes aquatiques, le mouvement nonchalant d’un buffle et le vol bref d’un échassier donne à cette nature un romantisme à nul autre pareil. Dans cette foule, qui comme nous avance sur cette même route et qui comme nous a les mêmes besoins, il ne sera pas aisé de trouver de quoi faire un feu. J’allais me coucher, je prenais dans ma valise un sarong afin de me protéger au mieux de l’attaque attendue des moustiques. Dans le plastique se trouvait la photo de mariage de ma sœur O. Malgré la nuit, je défais le plastique et la devine plus que je la vois. Cette impression me suffit, je la range, je souris, le souvenir pour survivre, je m’endors.

Au réveil Kheo va demander du thé à la famille voisine qui, sur cet aspect, est mieux organisée que nous ; car si le bois pose un problème, l’eau également. En Asie, le thé a toujours été une boisson offerte au voyageur : l’eau bouillie est une garantie de pureté et c’est avec plaisir que cette famille nous donne du thé. Kheo, pour les remercier, leur donne deux carrés de sucre. Sam Sem regarde rajoute deux carrés de sucre à notre boisson et, accompagné de riz, nous voilà nourri pour la journée.

La deuxième journée de marche se passe dans de meilleures conditions. La foule est moins dense et nous ne sommes plus dérangés par les véhicules motorisés qui sont loin devant. Du moins, je le crois, car dès le début de l’après-midi, sur le bord de la route, les premières voitures sont abandonnées faute d’essence ; peut-être pourront-elles servir, ce soir, d’abris à ceux qui avancent moins vite que nous : les vieux et les malades que nous avons eu l’occasion de doubler chemin faisant. A notre rythme, il nous faudra au moins huit jours pour rejoindre Pursat. La marche devient automatique, depuis Batambang nous n’avons vu aucun soldat khmer rouge et si ce n’était quelques mauvais pressentiments, c’est presque contente que j’avançais vers Pursat. Encore aujourd’hui, 35 ans apr��s, je pense avec nostalgie à mon vécu dans cette grosse bourgade. Mon père adoptif, Sam Santh, avait travaillé comme conducteur de train sur la ligne Phnom Penh-Batambang et avait obtenu sa mutation pour Pursat comme chef de dépôt ; quant à moi, j’avais réussi mon examen d’entrée en 6ème : nous étions en 1967. Sam Santh avait fait construire une belle maison en bois sur pilotis, pas très loin de la rivière Stuang. Je connaissais Pursat car j’avais eu l’occasion de me rendre chez ma tante Sam Saoun qui était une femme très gentille. J’adorais jouer avec sa fille Chamroeun qui avait un an de plus que moi . Nos jeux tournaient autour de la rivière ; en saison sèche, des bancs de sable nous donnaient l’impression d’être sur une plage, lorsque nous avions trop chaud, nous nous trempions toutes habillées et nous éclaboussions à qui mieux mieux, alors les rires fusaient, l’insouciance laissée au bonheur de l’eau rafraîchissante sur le corps. En novembre la ville était inondée avec la mousson, la saison de la pêche était venue. Quel plaisir de s’asseoir, une ligne à la main en sachant que bientôt un poisson, fut-il chat, mordrait à l’hameçon et que, bien grillé, le soir nous le mangerions avec délectation. Ce soir, nous mangerions les oisillons, car nous avons trouvé assez de brindilles pour faire le feu. Quand nous nous arrêtons, Kheo fait le feu, je plume les petits volatiles, l’eau bout dans houle, Sam Saoun plonge une pincée de sel, du riz et rajoute les trois oisillons, car un troisième est mort dans la journée. Ce soir, ce sera presque un repas de fête, mais le risque vient du ciel, des nuages annonciateurs de pluie, se distinguent à l’horizon. Kheo trouve une bâche plastique dans la charrette et à cette occasion trois moustiquaires. Ces toiles peuvent protéger trois ou quatre personnes. Nous sommes heureux de les avoir avec nous, mais ce soir nous ne disposons de rien pour les attacher. Au moins, s’il pleut, nous aurons le plastique et moins de moustiques et puis peut-être que ceux qui ont décidés de marcher de nuit pour éviter la chaleur de la journée, s’arrêteront pour s’abriter, car la nuit précédente il fut difficile de trouver le repos, la route étant restée presque aussi animée qu’en journée. Il y eut une courte averse qui suffit, néanmoins, à nous tremper. A l’aube du 3ème jour, le soleil était revenu et nous reprîmes la route. Entre nous, nous parlions peu, il y avait une sorte de conscience en nous qui, s’éveillant, nous laissait croire que notre exil serait de longue durée. Pourquoi devions-nous nous éloigner autant de Battambang ? La rumeur que la ville devait être vidée pour 3 jours, était déjà fausse puisqu’il nous faudrait encore autant pour y revenir. Quelle tristesse de voir ces enfants, à peine en âge de marcher, une gamelle accrochée autour de leur cou de façon à laisser libre de port, leurs petites mains fatiguées ! Quelle tristesse de voir comment à la hâte s’organisait au bord de la route, ce bidonville mobile ; ceux qui marchant de jour prenaient la place laissée libre de ceux qui se déplaçaient la nuit ! Quelle tristesse …. et que se passait-il à Pursat ? Et si Pursat était vidée de ses habitants ? Alors finies la seule motivation heureuse de la marche, la joie de retrouver Sam Saman, Sam Santh et Sam Sophy. Sophy devait avoir 11 ans, elle était arrivée à Pursat, elle aussi adoptée à l’âge de 3 ans, nous étions donc sœurs adoptives et je m’étais occupée d’elle quotidiennement pendant 4 ans avec cet amour que les adolescentes portent aux petits enfants. Peut-être comme moi était-elle sur une route, mieux que moi sur la charrette tirée par des bœufs, assise au sommet de paquetages, regardant Santh prendre le joug pour diriger les bœufs. Santh était maintenant à la retraite, insuffisante pour vivre, de conducteur de trains, il était devenu conducteur de bœufs. Grâce à cet achat, il revendait de canne à sucre, ce qui permettait une vie décente. Saman avait organisé un grand potager autour de la maison, nous avions des concombres, des courgettes, des pastèques, des haricots verts, des patates douces, des piments, nous avions aussi des bananiers, des manguiers et je me régalais à la saison des papayes. Dès notre 2ème année d’installation, je revendais le dimanche notre sur-production et quand je ne vendais pas les légumes, je vendais des tissus que Sokhon, couturière et sœur de Santh, nous amenait de Batambang, quand elle venait nous rendre visite. Je vendais aussi, à la saison, les lotus qui poussaient sur un étang que Santh avait creusé à la pelle, trois mètre de profondeur, ces lotus que les croyants offrent à l’autel du Bouddha. Cet étang, à la saison des pluies, s’alimentait des crues de la rivière et avec elles de poissons. Imaginez les poissons qui viennent chez vous, et les chiens, nous en avions 5, qui aboient lorsqu’ils en aperçoivent un à la surface ! Je me remémorais tout cela lorsque je m’aperçus qu’imperceptiblement nous avions ralenti notre marche. La foule semblait de nouveau un peu plus dense. Nous venions de passer le village de Khaal Thual, les rares échoppes étaient fermées et les espoirs de trouver quelques ravitaillements, éteints. La rumeur circulait que les khmers rouges avaient aboli le riel, cette rumeur semblait folle car comment peut-on échanger les marchandises sans argent ? Il n’est pas dans notre nature de nous inquiéter trop du lendemain, certainement car notre vie est rythmée par le quotidien comme le mouvement d’une horloge et que les difficultés se combattent tous les jours et qu’à chaque jour suffit sa difficulté ; mais aussi car nos vies sont intégrées dans un continuum qui interdit le changement, la rupture, la modification. Là, ce n’était pas une modification mais une révolution. Un peu plus loin, c’était trois soldats khmers rouges qui nous donnaient l’ordre de quitter la RN 5 et de prendre les chemins latéraux en direction des villages. Il en était fini de penser se rendre à Pursat. Il en était fini de penser que dans notre exode nous pourrions aller où nous voulions.

Temoignage 3 Reang Keesei

Le soir, nous arrivons à Reang Keesei. C’est une petite bourgade qu’occupe une trentaine de familles paysannes, mais elle présente une double caractéristique. Elle est le point terminal du chemin que nous avons suivi et elle dispose d’une gare qui nous a attirés nombreux jusqu’à ce village ; mais pour l’instant nous devons installer notre campement. A la recherche d’un emplacement, Kheo rencontre un de ses collèges douaniers, puis un autre qui en avait rencontré un autre qui lui-même en avait rencontré un autre, et l’emplacement trouvé, c’est une partie du corps des douanes de Batambang qui se regroupe avec leur famille respective dans un endroit qui, ma foi, en vaut un autre et a le mérite de n’être ni trop loin pour s’y rendre, ni trop près pour les odeurs prévisibles d’une bambouseraie. Je ne peux vous dire combien nous étions d’exilés à Reang Keesei, mais j’ai le souvenir d’une grande foule. Notre campement de fortune installé, Kheo a trouvé de la ficelle pour tendre et fixer les moustiquaires, il s’éloigne de nous. Tante Saoun choisit ce moment pour distribuer le riz. Je n’ignore pas ce que cela signifie pour moi : j’en aurais deux fois moins que les autres ; c’est le sort qu’elle réserve à la “noiraude”. Elle m’appelle comme cela. Je dois la couleur noire de ma peau à mon père d’origine guyanaise. En Asie, la noirceur de peau évoque le travail dans les champs, la pauvreté ; la blancheur est synonyme de richesse, de bon statut social. Autant de choses que les khmers rouges, j’aurai l’occasion de la découvrir, haïssaient. Mais pour l’instant, je n’avais aucune idée de ce que l’avenir réservait ; j’avais seulement cru comprendre que la ligne de chemin de fer représentait pour beaucoup un espoir, bien qu’elle fut hors service depuis longtemps déjà. Mais après tout, puisque la paix semblait revenue, avec elle, les trains pourraient circuler et nous en prendrions un pour revenir à Battambang, chez nous. Dès huit jours que nous passâmes à Reang Keesei, je vis des étudiants qui pensaient que la libération viendrait du train ; ils imaginaient des convois de blindés, des militaires en nombre venant de la région de Phnom Penh, d’autres imaginaient la même chose mais venant de Thaïlande via Sisophon. Je pense que chacun connaissait le degré de folie qu’impliquait la croyance en quelque chose de pareil et seule l’excitation d’être tout proche d’un lieu de moyen de transport évoquant le déplacement et par extension la liberté, autorisait ces délires d’espoir qui ne durèrent d’ailleurs que le temps d’une brève expression vite interrompue par la peur que faisait régner une suspicion généralisée. Cette méfiance n’était pas liée à notre relative promiscuité avec les paysans de Rang Keesei ; ceux-ci étaient certainement de braves gens. En cette saison, les riziculteurs travaillaient autour de leurs maisons et ils étaient toujours là, disposés à nous prêter une pelle ou une bêche qui nous servait de binette, de façon à ce que nous puissions enterrer nos excréments dans la bambouseraie. Isoloir naturel, mais imparfait, auquel je n’osais me rendre en journée par pudeur et la nuit par peur des insectes et autres serpents nuisibles. Nos journées étaient occupées par la recherche bois mort et de brindilles pour faire bouillir et cuire nos maigres rations de riz qui n cessaient de diminuer. Les derniers oisons et l’oie avaient été mangés et pendant que nous cherchions sur les étroits murets de pierre de quoi alimenter le feu, Khan, à l’instar des autres chefs de famille, passait ses journées à la recherche de quelque chose qui nous manquait. Dès le premier soir, il avait trouvé de la ficelle et un peu avant la fin de notre séjour, nous le vîmes arriver un après-midi, la figure rayonnante d’un plaisir que je n’avais pas le souvenir de connaître. De son Krama, qu’il tenait en paquet à la main, il sortit, tel un magicien, une pièce de cochon pesant bien trois kilos et peut-être plus. Avec ses amis des douanes, car tout le monde avait un morceau, ils avaient dû troquer un porc puisque l’argent n’existait plus. N’étant pas dans mon rôle et mon statut de poser des questions, j’ignore ce que fut l’objet du troc, mais j’eu l’occasion de voir troquer tout objet de petite ou grosse valeur, prouvant qu’il ait eu des origines urbaines. Les paysans sous le régime du général Lon Nol, qui avait chassé le roi Norodom Sihanouk, n’avaient pas vu leur situation changer, ils étaient autosuffisants alimentairement mais ne pouvaient s’acheter des sandales, des sarongs, des chemises telles que celles que portaient les gens de la ville. Aussi tout objet en provenance des cités, suscitait le désir et puisqu’il n’y avait plus de monnaie, le troc semblait bien naturel. Ces paysans vivaient comme autrefois, avant la colonisation ; les maisons sur pilotis en bois ainsi que la culture du riz et un petit élevage préservaient le mode de vie traditionnel. Je me rappelais que Santh m’avait expliqué le travail des français au Cambodge, les routes, mais surtout l’urbanisme. Les français avaient construit les villes à leur manière, déstructurant les us et coutumes locaux et seule la campagne m’évoquait l’image des villes anciennes : un habitat linéaire, en hauteur, au bord d’un cours d’eau. Les français avaient conçu des centres villes, ils se constituaient autour d’un marché couvert qu’encerclaient des maisons de brique. Au rez de chaussée, se trouvait un compartiment, lieu de stockage des marchandises que protégeait une avancée, soutenue par des piliers, qui était passage et espace de vente ; au dessus, une ou deux pièces servant à ces populations de marchands qui, pour la plupart, étaient d’origine chinoise, tant il est difficile au cambodgien de quitter sa vie d’oiseau perché. Derrière, un lopin de terre permettait la culture d’un potager. Aux chinois se mélangeaient aussi des vietnamiens et quelques indiens, tous avaient fait souche depuis longtemps et malgré les mariages ethniques, certaines communautés, depuis l’indépendance, faisaient face à des répressions régulières que devaient susciter certainement la jalousie et des questions de pouvoir. Il restait chez beaucoup des gens des villes une certaine nostalgie de la sécurité qu’avait apportée la période coloniale, même si nous étions fiers de l’indépendance obtenue et de la culture khmère qui constituait autour des temples d’Angkor, le ciment de notre identité. Je me rappelai qu’un jour, en plaisantant, Kheo m’avait dit : « Regarde nos villes, tu vois la France …. les français ont construit leurs bastides. » J’ignorais que ce qu’était une bastide, mais à Reang Keesi, je prenais conscience de ce qu’était la vie paysanne, traditionnelle certes, rythmée par les levers et couchers du soleil et les pluies de la mousson. Les paysans reproduisaient les gestes devenus pour eux coutumiers, que faisaient leurs parents, leurs grands-parents et toute la lignée de leurs ancêtres, pourtant le visage de certains traduisait une certaine anxiété. Je découvris, fortuitement, le long de ce séjour à Reang Keesei qu’elle en était la cause, le jour même où Kheo ramena le morceau de cochon ; sa femme lui demanda de trouver du piment, le paysan à qui il l’avait troqué lui en céderait certainement un ou deux. Kheo me surprit lorsqu’il me demanda de l’accompagner. En brave homme peut-être voulait-il s’assurer qu’ainsi ma tante ne trouverait pas quelque stratagème pour m’éloigner de ce repas agrémenté. Nous avions tous besoin de prendre quelques forces. Arrivés chez le villageois et après les salutations traditionnelles, Khéo dit « Je te remercie, en mon nom et pour toute ma famille de nous avoir cédé le cochon ; ma femme m’a chargé de te demander, si tu ne pourrais pas nous céder un petit piment rouge et je te propose de te rendre le service que tu veux en échange. » Le paysan lui répondit qu’il pouvait lui donner une poignée de piments et que son souhait le plus cher était de savoir ce qui se passait à Batambang. Pourquoi cette foule était arrivée jusqu’à Reang Keesei ? Les deux hommes rentrèrent dans la maison, s’assirent sur une natte et Kheo commença à raconter. J’étais restée sur le seuil, mais la conversation m’arrivait aussi audible que si j’avais été dans la pièce, bien que celle-ci se fût tenue à voix basse. La femme du paysan leur prépara du thé et la conversation dura longtemps : « Tu vois Khan, je veux savoir car mon fils aîné s’est engagé dans l’armée du général Lon Nol et les khmers rouges sont venus, il y a 6 mois au village et ils ont demandé à tous les chefs de famille de leur donner un fils de plus de 12 ans. Ils nous ont dit que c’était notre contribution à la révolution et notre libération ; comme nous ne comprenions pas ce que cela voulait dire et que nous préférions garder nos enfants, leur chef est devenu fou de rage ! Il nous a traité de valet de l’impérialisme, de suppôt de la C.I.A. ; comme nous ne comprenions toujours pas, il nous a menacé d’exécuter nos enfants “car s’ils ne sont pas pour les khmers rouges, ils sont contre”. Il a pris un jeune garçon, l’a mis à genou puis a sorti un revolver et lui a mis sur la tête : “cela au moins vous le comprendrez ”. Nous avons compris que nous n’avions pas le choix et nos enfants sont partis avec la petite troupe. Les familles dont les garçons étaient trop jeunes durent donner du riz, des volailles et nu cochon que les khmers rouges ont embarqué dans des charrettes tiraient par les bœufs. » Je comprenais mieux cette anxiété des paysans qui avaient perdu leur enfant, souvent leur aîné, pour aller vers des combats qui leur étaient incompréhensibles. Dans les mêmes familles, certains se battaient d’un côté et les autres en face ; et tout cela par la nécessité de la survie. Kheo me surprit lorsqu’il dit au paysan « J’ai déjà entendu parler d’histoires analogues ; il paraît que ces jeunes ont un apprentissage militaire et qu’on leur bourre le crâne de politique. Depuis le 18 mars 1970, il s’est passé beaucoup de choses. Le roi Norodom Sihanouk s’est allié aux khmers rouges et ceux-ci aux nord-vietnamiens ; dès qu’un secteur est libéré, la population est “éduquée” puis “armée”. Le général Lon Nol a fait appel aux américains et aux sud-vietnamiens. Il y a un mois Saigon est tombée aux mains des viets, d’Ho Chi Minh, et les khmers rouges tiennent maintenant tout le Cambodge. J’espère que tes fils n’ont pas été tués dans les combats et que tu les reverras bientôt. » Kheo revint vers moi. Il était plongé dans ses pensées. Il devait en savoir beaucoup plus, mais perdu dans ses réflexions il murmurait « tant de morts, tant de morts, tant de morts ». Ce fut l’unique fois où j’entendis parler Kheo de la libération. Les morceaux de cochon découpés selon ses instructions, les piments pilés, le feu en émoi, nous regardions la cuisson dans le wak. Kheo, si peu bavard, rassemble la famille autour de cette joie et, comme si la parole appelle la parole, il nous dit « Je vais vous raconter l’histoire de Batambang ». Voulait-il que notre joie soit complète ? Laisser une trace de notre culture ? Avait-il l’intuition que la révolution khmère rouge allait tout balayer ? Ou bien sa manière à lui d’en appeler aux esprits de nos ancêtres pour leur demander protection ? Aujourd’hui, plus simplement, je me demande si ce n’était pas une allégorie. Autant que je me souvienne, il s’agit de l’histoire d’un bûcheron qui trouve un bâton (dambang) magique. Doté de la force de ce bâton, il renverse la dynastie du roi Chakrapoat et règne sur l’empire khmer sous le nom de sa majesté Dambang Khrânhong. Khrânhong était la région où il avait trouvé le bâton. Il régna durant 7 ans sans aucun problème, lorsqu’un sage lui fit savoir que le ciel indiquait la fin de son royaume. Une femme était enceinte de son successeur. Le roi effrayé de la prédiction ordonna de brûler toutes les femmes enceintes. Pendant que les corps étaient incinérés par les soldats, le ventre de l’une d’entre elle s’ouvrit et un bébé en tomba. Bien que brûlé des jambes et des bras, mais n’étant pas mort, les soldats le prirent et cachèrent dans une touffe de rotin. Le soir, le moine chef de pagode vint bénir les corps et les soldats lui remirent l’enfant pour qu’il s’en occupe. Il le soigna, l’alimenta, l’éduqua, lui transmit tout ce qu’il savait. Il fut appelé Prom Kel car il ne pouvait se déplacer normalement et le faisait sur son séant. Le roi eut un nouveau présage que le devin interpréta. L’homme “porteur de mérite est né”, il est plus puissant que toi et dans 7 jours il viendra sur un cheval blanc et règnera. Le peuple ayant eu connaissance de la prédiction se mit en route vers Angkor Wat, siège du royaume. Parmi eux se trouvait Prom Kel, vite dépassé par la foule, il faisait néanmoins des efforts pour continuer son chemin. Pendant que Kheo parlait, je ne pouvais m’empêcher de revoir au travers de sa narration, tout ce que nous venions de vivre les jours derniers. Ces foules sur la route, nos fatigues, ces moines sortant les cadavres de la Sangkae. Aussi lorsque, exténué Prom Kel s’arrête sur la route pour se reposer, il faut comme dans la “Comedia del Arte” un “Deus ex machina” pour arracher mon écoute à l’engourdissement qui m’envahit. Un vieil homme tirant un cheval blanc, et je vois alors un train blanc, portant un paquet de riz, de l’eau dans une tige tubulaire de bambou et un baluchon de vêtements s’arrête à hauteur de Prom Kel et lui demande de garder cela quelques instants, le temps d’aller dans la forêt pour …….comme nous allions dans la bambouseraie. Prom Kel lui signale son état, aussi le vieillard s’attache la bride du cheval au bras droit déformé. Après quelques hennissements, le cheval s’enfuit au galop et le bras droit du Prom Kel redevient normal. Le cheval s’arrête et Prom Kel a l’idée avec son bras valide d’attacher son bras gauche et le résultat est identique, puis c’est le tour des jambes. Tout est redevenu normal, l’homme ne revenant pas, il mange le riz au goût très savoureux, boit l’eau et trouve dans le baluchon de très beaux habits ; il les met, monte sur le cheval blanc qui lui obéit facilement et s’envole dans le ciel jusqu’à survoler le palais d’Angkor Wat, siège du souverain Dambang Khrânhong. Celui-ci, fou de colère, prit son bâton magique en bois de khrânhong le lança en direction de Prom Kel sans l’atteindre. Cependant, le bâton alla trop loin et disparut dans une forêt que l’on appela ensuite Prei Batambang « forêt du bâton perdu », c’est là que fut construite la ville de Battambang et c’est pourquoi un cheval blanc a figuré sur le drapeau du Cambodge. Car Prom Kel comme l’avait dit la prophétie succéda à Dambang Khrânhong qui s’enfuit au Laos, et voulut rendre hommage à son cheval. Cette nuit, en dormant, je rêvais de mon père E, de sa femme, de ma sœur O, ils montaient eux aussi sur un cheval blanc qui s’envolait dans les airs ; en bas, des hommes en noir, leur jetaient des bâtons sans les atteindre pour autant, le cheval disparut dans la lumière de l’horizon et je me revis agenouillée par terre, cachant mes larmes, dans l’attitude que j’avais eu quelques années plutôt, lors du départ de ma famille.

Le cheval blanc m’avait laissé.

Témoignage4-Départ de Reang Kessei et première installation

Le village est construit le long d’une piste rectiligne, aussi le soldat khmer rouge qui vient nous voir sur son vélo, a du repérer notre groupe depuis un bon moment. Il s’adresse à Kheo « Vous devez rester ici, les déplacements sont pour l’instant interdits » « Où devons-nous rester ? » « Vous devez trouver un emplacement pour construire votre maison, du côté droit de la route ; le côté gauche est réservé au peuple ancien (les paysans) » Il semble qu’il y ait eu une diversité d’interprétation de ce concept “peuple ancien”. Si il n’eut pas son fusil, le soldat aurait semblé sympathique, il nous explique « les paysans vous laissent le côté droit, ils habitent tous du côté gauche. L’heure du partage est venue au Cambodge, si vous étiez arrivés il y a quelques jours, vous auriez pu occuper l’une de ces maisons » Il joint le geste à la parole et en suivant le mouvement de son bras, nous voyons quelques petites maisons que séparent des monticules de planches. Ces planches appartenaient à des maisons plus importantes qui ont été volontairement détruites. Il désigne un monticule en nous disant : « Vous pouvez prendre ce qui vous sera utile », puis il regarde Kheo « Tu n’auras plus besoin de ta montre, donne-la moi » Kheo s’exécute et je pense que les khmers rouges ont une conception bien particulière du partage. Kheo repère un emplacement et les trois jours qui suivirent sont occupés par la construction de la maison. Il s’agissait d’une seule pièce de quinze mètres carrés environ, à même le sol. Nous portons une attention particulière à la réparation de la toiture végétale sachant que la saison des pluies arrive ; la seule ouverture est la porte qui nous permet de rentrer dans notre cabane. Lorsque nous dormons, toute la surface du sol est occupée. Ce ne sont pas les fumées de la cuisine qui nous gêneraient, car notre stock de riz diminue de jour en jour. Kheo, Navy et moi-même partons dans la campagne à la recherche des liserons d’eau qui viendront compléter, une fois bouillis, notre assiette de riz. Kheo se fâche régulièrement contre le reste de la famille qui ne participe d’aucune manière à cette activité et aussi contre Saoun qui me donne toujours moins qu’aux autres. De temps à autre, nous obtenons d’un villageois un légume. Ils ont reçu l’ordre de partager et ne peuvent s’y soustraire totalement. Eux aussi commencent à subir les effets de la malnutrition, même si, plus habitués à la vie dans la rizière, ils arrivent à capturer avec leurs nasses quelques petits poissons et autres rats des champs. Il arrive que nous passions devant la maison qu’occupent les soldats, assis sur la marche de l’escalier conduisant au pallier, la mitraillette négligeamment posée comme si elle fut une simple cane à pêche, à côté d’une bassine d’eau chaude ; nous en voyons un plumer un poulet ou un canard, d’autres fois c’est une odeur et nous nous mettons à saliver pendant que nos intestins, agissant comme une mémoire, se mettent dans des mouvements douloureux et crient dans des gargouillis que seuls, nous pouvons entendre leurs revendications et leurs besoins. Rapidement, il devient insupportable de passer devant cette maison. Nat la servante, ne fait plus partie du groupe : les khmers rouges ont appris quelles étaient ses fonctions dans notre famille, lorsque nous vivions à Batambang. Cela est ressenti par chacun d’entre nous comme un mauvais présage et une déchirure ; mais nous espérons pour elle que sa condition d’origine se transformera en privilège aux yeux des khmers rouges. Les jours ressemblent aux jours et très rapidement je perds la notion du temps. Les soldats khmers que nous avons vus les premiers jours ont laissé place à d’autres qui nous ont dérobé le reste de nos montres ainsi que nos vélos et la carriole. Il aurait été vain de les cacher, nous en avons la preuve, car nos plus proches voisins, qui avaient la chance d’avoir une véritable maison sur pilotis, ont pris soin de démonter leur unique vélo et ont caché les pièces en divers endroits de leur habitat, notamment sous le plancher ; mais dès la première roue trouvée par les soldats, ils n’eurent d’autre empressement que de restituer la bicyclette dans son intégralité. L’instinct de survie dicte à chacun d’entre nous, la nécessité d’une obéissance absolue et nous nous demandons qu’elle sera la sanction que subira cette famille. Le lendemain, nous découvrons les visages de nouveaux soldats, ceux de la veille n’ont du rien dire concernant la famille de nos voisins, certainement pour des raisons qui doivent concerner leurs propres intérêts, car il n’arriva rien de particulier à cette famille. Nous avançons dans la saison des pluies ; mes journées sont toutes occupées par la cueillette des liserons d’eau. Nous parlons de moins en moins entre nous. Que pourrions-nous nous dire ? Nous ne savons rien de ce qui se passe hors du village, nous ne vivons que la faim, la peur, la suspicion. Les rares paroles sont les plaintes des membres de la famille qui leur servent de justification à ne pas aller comme nous le faisons Kheo, Nakly et moi-même, à la recherche de nourriture dans les rizières « Nous avons faim, nous n’avons plus de force, nous avons mal au ventre ». La rizière devient presque un espace de liberté dans le silence et il nous arrive de nous éloigner assez loin des villages, de sorte que nous commençons à bien connaître le secteur. J’ignore à ce moment, qu’un jour cette connaissance du terrain nous servirait. De retour à la cabane, je vis dans mes souvenirs, dans mon passé avec le sentiment de ne pas avoir de présent. La situation, plus encore que les khmers rouges, même s’ils en sont les responsables, a balayé cette capacité que nous avons, nous les asiatiques, de vivre au jour le jour. Chaque soir avant de m’endormir, je regarde la photographie : elle représente le bonheur et le seul lien possible entre mon passé, mon présent et me donne l’espoir d’un futur. Cette photo, se charge d’une fonction rituelle, presque mystique, que vient relayer une prière. Alors que j’allais, dans le village, à la recherche d’un peu de sel, une jeune fille me fait signe de venir vers elle. Elle doit avoir à près mon âge et me sourit : « Je m’appelle Xieng Kuaong, tu peux avoir confiance en moi ; je me souviens de toi et depuis quelques semaines je te regarde. Tu es une fille bien et honnête, je t’ai croisé plusieurs fois lorsque tu allais voir sœur Cécile, rentre » Pendant que j’entre, j’observe Xieng qui soulève une couverture cachant un gros livre. Elle me demande si je le connais et ce n’est pas le cas « C’est normal, rajoute-t-elle, sœur Cécile n’évangélisait pas. Excuse-moi, sœur Cécile t’apprenait le français, mais pas la religion. Ce livre est une Bible. Sa lecture me soutient et me donne du bonheur. Je sais que les khmers rouges ont tué mon père, mais maintenant il est bien au royaume des cieux avec les justes assis à la droite de Dieu. » Je ne comprenais rien, mais Xieng, par sa force, son rayonnement, me captivait : «Ecoute » me dit-elle, « nous n’avons pas beaucoup de temps, je vais t’apprendre une prière et chaque fois que tu en auras besoin, tu la réciteras : notre père qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel, donnez-nous notre pays quotidien, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés et délivre-nous du mal, amen. » Xieng vérifia que j’avais bien appris la prière et me dit tout en cachant à nouveau le livre « Pars vite maintenant, nous sommes observées en permanence et surtout n’oublie pas le signe de croix que je t’ai appris.» Je rentre à la cabane avec un sentiment de joie et sans peur. Nakly a pu se procurer trois grains de sel et avant de me coucher, tout en regardant la photo, je récite pour première fois le “Notre père”. Le lendemain, bien décidée à en savoir plus, je me rends chez Xieng Kruol ; sa maman m’accueille avec le sourire et me dit qu’elle se réjouit de l’initiative de sa fille à mon égard. Elle m’invite à rentrer, mais après les salutations d’usage, que nous effectuons les jointes, doigts vers le ciel à hauteur du thorax, les yeux dans les yeux, et alors que Xieng vient de sortir la Bible de sa cache, un soldat khmer rouge fait irruption dans la pièce en criant : « Femmes, que faites-vous contre l’Angkar ? » C’est la première fois que j’entends ce mot. « Que tentez-vous de cacher ? Qu’avez-vous dans vos mains derrière le dos ? » Est-ce le courage inné de Xingu, son sens de l’à-propos, ou bien une force surnaturelle que lui donne son Dieu, c’est sans la moindre hésitation qu’elle répond : « Grand frère, nous ne complotons pas, je montre un livre que j’ai trouvé hier sous les planches à la sortie du village ; j’ai pensé que cela pourrait nous aider à faire du feu » Tout cela est dit avec le plus charmant des sourires et le soldat retrouve son calme : « Si c’est cela, donne-le moi, je n’ai plus de papier pour rouler mes cigarettes. » Le livre en main, il arrache une feuille, s’assoit sur le perron et entreprend de se rouler une cigarette. La Bible, bien qu’écrite en cambodgien, ne lui a rien évoqué, visiblement il ne sait pas lire, mais que se passera-t-il si un soldat ou leur commandant découvre l’existence de ce livre religieux ? Je vécus quelques jours dans cette angoisse, mais le Dieu des chrétiens doit avoir fait un miracle, car nous n’entendîmes plus jamais parler de ce fait qui aurait pu nous coûter la vie. Je repense à ces deux moines bouddhistes que nous avions vu le premier jour à Reang Keesei et jamais aperçu depuis. De temps en temps, nous prenons conscience qu’une tête connue manque au paysage et comme des rumeurs de massacre commencent à se répandre et qu’elles ne sont pas démenties par les soldats, nous commençons à craindre pour la vie de ces personnes disparues, ainsi que pour la nôtre. Il en est ainsi de l’existence, malgré les difficultés nous tenons à la vie. Nos croyances en la réincarnation s’estompent et avant de rejoindre l’esprit de nos ancêtres, nous souhaitons vivre le plus longtemps possible sur cette terre où nous savons n’être que de passage . Je me revois, enfant, j’étais en classe de 10e à Phnom Penh, lorsque je fus pour la première fois confrontée à la mort. Notre école était située à côté du Wat Tenk Loak (le temple de l’eau trouble), il s’appelait ainsi tant la zone était marécageuse. A côté du Wat se trouvait le crématoire du quartier et lorsque la mort n’avait pas de raison connue, on supposait qu’elle pouvait être d’origine virale, aussi à l’occasion de la crémation, nos maîtres (moines ?) nous demandaient de rentrer chez nous. Notre approche de la mort était donc plutôt joyeuse, car je ne connais pas d’enfants au monde pour qui une journée inattendue de liberté, ne soit pas un plaisir immense. Hélas, un jour cette vision change, le jour où la mort ne frappe plus un inconnu, qui par nature ne nous manquera jamais dans la vie. Son nom, je l’ai oublié, mais c’était un camarade de classe de Sophon. Ensemble devant notre maison, ils jouaient aux billes. Il arrivait que Sophon conclut d’interminables parties en vainqueur ; je le voyais à son sourire et à ses poches de culotte pleines de billes multicolores. Il arrivait aussi le contraire, en rentrant les mains dans les poches, il cherchait à cacher la défaite. Je m’amusais de le voir faire et je savais que cela ne se produirait plus. Avec Saman Santh et Sophon, nous nous rendîmes au crématoire pour dire un dernier adieu à cet ami. Il était très bien habillé, dans une boite. Santh me dit que c’était un cercueil ; la famille déposait des fleurs et des bâtons d’encens au pied du bûcher ; un bonze prit la parole et bien que petite, je me souviens : « Il y a une porte d’entrée et une porte de sortie dans la vie, nous appelons la première la naissance et la seconde la mort, mais toute porte signifie un passage, la mort est donc un passage, la naissance est un passage et la vie en est un aussi. » Comme j’interrogeais Santh sur le sens de cette phrase, il m’avait répondu : « Dans le bouddhisme Theravada, nous ne prétendons pas savoir ce qu’il y a avant la naissance, ou ce qu’il y a après la mort. Mais si nous demandions ce qu’est la vie à quelqu’un qui n’est pas né, nous serions aussi stupides de demander ce qu’est la mort à quelqu’un qui ne peut plus nous parler puisqu’il n’est plus en vie. Nous pensons qu’il existe des manières d’exister différentes …. nous appelons cela l’impermanence ….. mais tu es trop petite pour comprendre. » Santh avait, comme la plupart des garçons cambodgiens, passé un an dans un monastère et il m’apparaissait comme un puits de savoir. Hélas, encore hélas, ces connaissances étaient réservées aux hommes ! Le soir, mon père est venu nous chercher, Sophon et moi. Quelle surprise lorsque j’entendis le klaxon bien connu de la 2 CV. Je me suis jetée à la sortie pour voir mon père descendre de la voiture et il a crié en cambodgien « Viens vite avec Sophon, nous allons au cinéma. » Papa doit être au courant de notre journée et de notre tristesse, car il est totalement inhabituel qu’il vienne à l’improviste. Nous nous rendions chez lui en famille tous les week-end et tous les quinze jours, il emmenait les enfants au cinéma. Les films étaient en français, mais sous-titrés en cambodgien, aussi dès l’instant où je sus lire, je profitais pleinement émerveillée de ces séances dans les salles obscures ou, après une file d’attente interminable, de nombreux sièges se confiaient à notre séant. Au programme du soir, il y avait “Les 3 Mousquetaires” et je dois dire que pendant bien des jours je ne connus pas de meilleur antidote à la tristesse qu’engendre la mort. A la fin du film, nous allions sucer, sur les bords du Mékong, les derniers bonbons à la menthe, que papa avait achetés à l’ouvreuse pendant l’entracte. Quelque que soit la saison, ces ballades nocturnes, sur les quais qui bordent le fleuve, avaient quelque chose qui nous remplissait de bien-être. La vie était tranquille et la ville magnifique. Le palais royal resplendissait de beauté et il était pour nous l’objet d’une halte systématique pendant laquelle je nourrissais toujours le fol espoir d’entrevoir le roi Norodom Sihanouk ou quelqu’un de sa famille. La femme de papa est de sang royal, mais cela, il valait mieux l’oublier dans la période actuelle. Notre identité individuelle devait se dissoudre dans l’identité collective, ne se faire remarquer d’aucune manière nous avait ordonné Kheo. Les pluies commencèrent à se faire plus espacées, notre cabane a fait, grâce à des rafistolages quasi quotidiens, son office d’abri. Une relative froideur revient pendant les nuits et j’ai trouvé quelques repousses de bambou que nous consommons avec un plaisir immense. Sommes-nous en septembre ou en octobre ? Est-il possible que le nouveau pouvoir ait occulté une de nos fêtes les plus importantes, la fête des morts, avec celle du nouvel an que nous avons fêté juste avant l’arrivée des soldats khmers rouges à Battambang ? Vers la mi septembre, c’est pour nous la fête des morts, la fête des ancêtres, puis à cette occasion, nous préparons un bon repas et l’amenons aux bonzes de la pagode. Nous faisons aussi des offrandes, les plus coutumières sont des bougies, des bâtons d’encens, mais on peut également offrir des cahiers, des stylos, des petits objets que nos ancêtres appréciaient particulièrement lorsqu’ils étaient encore en vie. Les moines psalmodient des mantras afin que les cadeaux soient purifié et arrivent bien à nos ancêtres. Outre la mémoire et les marques de respect que nous leur adressons, nous leur demandons de nous aider, de nous protéger et de faire en sorte que notre vie devienne meilleure. A cette occasion, nous préparons des gâteaux de riz. La pensée de ces gâteaux déclencha en moi un fort réflexe salivaire, en même temps, mes intestins se crispèrent et me firent mal. Cette douleur est récurrente, tellement notre alimentation est pauvre. Combien de temps cette situation va-t-elle durer ? Combien de temps pourrons-nous survivre dans de telles conditions ? Je revois ces morceaux de porc gras que nous laissions macérer dans du sel et du poivre et que nous mélangions ensuite à des graines de soja, puis nous les enveloppions dans des feuilles de bananier avant une cuisson à la vapeur ou encore ce gâteau, cuit sur les mêmes principes : en son milieu, de la noix de coco râpée avec du sucre caramélisé et du sésame, que venait entourer de la farine de riz. Toutes mes réflexions me ramènent subitement au réel, la faim est bien présente. Dans le village ou la rizière, il arrive de croiser quelqu’un que nous connaissons de vue et dont nous percevons les changements de traits physiques. Les plus faibles sont marqués, certains n’ont plus que la peau sur les os, tandis que d’autres semblent gonfler imperceptiblement, un esprit malin leur insufflant un peu d’air quotidien comme dans un ballon. Mais un ballon trop gonflé éclate. Nous sommes trop repliés sur notre petit groupe familial pour savoir si nous pourrions dénombrés des décès dans le village. La sécurité passe trop par l’ignorance de l’extérieur, le moral passe par le refus de voir et de savoir qui pourrait sabrer l’espérance folle d’un lendemain meilleur. Je repense à cette “rumeur” dont Kheo s’était fait le porte-parole dans la famille lors de notre arrivée à Rieng Krol : « Il paraîtrait que tous les officiers de l’armée de l’air de Battambang ont été convoqués pour saluer le roi Norodom Sihanouk venu leur rendre visite. Ils se sont rendus comme prévu à l’aéroport, ils ont été regroupés, puis exécutés. » Il avait poursuivi « Je ne comprends pas, cela est contraire à toutes les lois de la guerre. Le roi ne pourrait pas supporter cela. Ce n’est pas possible. Il ne doit pas savoir. Si cette rumeur est vraie, il faut se méfier des barbares qui tuent leurs frères de sang. Notre sécurité implique que nous prenions pour vrai cette information, nous devons vivre dans la peur, c’est la peur qui nous protègera. » Le système semble fonctionner sur le mensonge, ne nous avait-on pas dit que nous quittions Battambang pour quelques jours ? Six mois environ s’étaient écoulés depuis. A part nous avoir chassé de chez nous, puis dépouillé, puis rendu dans un état de misère effroyable, le nouveau régime n’a rien fait de visible pour nous. Cela n’allait pas durer.
Excursion à Xel-Ha ou Xcaret? (Playa del Carmen) English translation pending
by Marina62 · 2007-06-19 · 18 replies
Bonjour à tous,

Nous partons 🙂 le 7 juillet au Barcelo Tropical, à Puerto Aventuras et sommes en train de regarder les excursions possibles. On me dit que les 2 parcs sont très différents l'un de l'autre, bien que l'on puisse nager avec les dauphins dans les 2.

Quelqu'un peut-il me dire s'il y a une différence de prix et son coup de coeur ? Il me semble que les distances sont assez identiques par rapport à Puerto Aventura. (J'ai trouvé les sites internet des deux parcs, un en anglais et un en espagnol)

D'avance je vous en remercie.

P.S. Aux personnes à qui j'ai envoyé mon fichier comparatif des hôtels de Playa del Carmen, j'aimerais bien savoir s'il vous a rendu service. 😉
Picnic à Lyon et randonnée dans les Alpes les 22, 23 et 24 juin 2007 English translation pending
by Lolodesiles · 2007-05-10 · 357 replies
Que diriez-vous de nous retrouver, le vendredi 22 juin au soir, autour d'un pique-nique dans Lyon, puis, pour ceux qui le souhaitent, de poursuivre le samedi et le dimanche par une rando en montagne, au dessus de Grenoble? 🙂

Vendredi 22 juin à partir de 19h Rendez-vous au Parc Naturel de la Feyssine, au dessus du campus de la Doua. Amenez votre pique-nique et tout ce que vous voulez: photos, dessins, projets, musique, ... et n'oubliez pas de vous inscrire par message public à la suite de cette discussion (ainsi on sait qui vient!).

Accès facile depuis le centre de Lyon: tramway: arrêt IUT Feyssine vélo: plusieurs bornes Velov autour du campus voiture: stationnement facile à l'entrée du parc ou dans le campus. train: gare Part Dieu puis tramway direct direction IUT Feyssine

Lieu de Rendez-vous au bord de l'eau, à côté de l'Ile aux Castors:



(plan univ-lyon1.fr)

Samedi 23 juin et dimanche 24 juin

Prenez votre tente (tente de rando, donc légère, si vous en avez une), vos chaussures de rando, votre duvet, votre bouffe pour le samedi midi, samedi soir, dimanche matin et dimanche midi, direction le massif de Belledonne. Nous monterons samedi après-midi au Lac de la Coche (600m de dénivelé, voir le topo de la rando) et nous camperons au bord du lac le soir.

(photo montagne.plisson.org)

Le lendemain, certains pourront causer au bord du lac, d'autres rayonner autour (plusieurs randos possibles dans le coin, suggestions bienvenues), puis redescendre dans l'après-midi.

Vu qu'on se sera certainement couchés un peu tard le vendredi 😉 RDV le samedi à 9h45 sur le parking de Décathlon St Priest. Pour ceux qui ne partiraient pas de Lyon, RDV à Prabert (38) en fin de matinée. Je pense qu'on prendra le repas de midi avant de s'attaquer à la montée.

Pour s'inscrire, il suffit d'envoyer un message public à la suite de cette discussion, en précisant le cas échéant si vous avez une tente de rando (combien de places) et une voiture (combien de places).

Espérons que nous ayons le même temps que l'an dernier à Dieulefit, même sans piscine... mais y'a le lac 😛
Aotearoa, le pays du long nuage blanc - Nouvelle-Zélande - janvier 2007 English translation pending
by Sawaddeekha · 2007-04-12 · 12 replies
Bon, je me décide tout de même à faire un carnet de voyage sur la Nouvelle-Zélande. Je suis rentrée depuis plus de deux mois, il était temps d'y penser !

Un grrrrand merci tout d'abord à tous ceux qui ont bien voulu me fournir des infos avant le départ, avec un clin d'oeil tout spécial à Zabinouk, dont les recommandations se sont avérées très utiles, exactes, et pertinentes. vols Thai Airways : Bruxelles - Francfort - Bangkok en décembre 2006. Stop-over de 10 jours en Thaïlande. Puis vols Bangkok-Auckland le 2 janvier 2007.

Le vol Bangkok-Auckland dure tout de même une douzaine d'heures, mais les avions reliant la Thaïlande à l'Océanie sont plus modernes que ceux qui font la liaison avec l'Europe. Plus silencieux et écrans individuels en classe économique également. Choix parmi une grande sélection de films récents, encore à l'affiche ou de grands classiques du cinéma. Des tonnes de musique aussi. d'Auckland nous avons immédiatement pris un vol pour Christchurch sur Qantas. Il faut ré-enregistrer les bagages au terminal international, et ensuite prendre une navette pour le terminal domestique. Pour ré-enregistrer les bagages il faut d'abord les récupérer bien sûr, ce qui implique le bio-contrôle à l'arrivée. Les bagages à main sont sniffés par de mignons petits chiens à l'arrivée pendant qu'on attend les gros bagages, qui sont ensuite scannés. On passe devant un officier avec un questionnaire dûment rempli dans l'avion; il inspecte notamment nos semelles (grosses chaussures de rando) et, n'y découvrant pas la moindre trace de boue, on peut passer. Nous avons une tente, pas neuve, avec donc des piquets de tente qui ont déjà servi. Il faut la remettre aux officiers pour qu'ils l'ouvrent et la contrôlent et, si nécessaire, la désinfectent. On la récupère 1/4h après. après une heure de vol environ, atterrissage à CHC. Nous avons loué une voiture chez Omega Rental Cars. Prix pour la location "one way" (remise du véhicule à leur dépôt de Picton) : 32 NZ$/jour pour une petite voiture avec assurance responsabilité civile, km illimité, etc. Le "damage excess waiver" (couverture assurance totale, pas de franchise à payer en cas d'accident) revenait à 10 NZ$/jour. Nous avons passé la première nuit du séjour au Stonehurst Motel, assez facile à trouver depuis l'aéroport. Il faut dire que CHC n'est pas immense non plus. Tout était propre, bien organisé, il y a un parking pour les voitures et les campervans. Un peu plus loin que le motel, sur Gloucester St en direction de Cathedral Sq, il y a un magasin de matériel de camping où l'on trouve tout (et même plus) ce dont on a besoin pour camper. Notamment des réchauds et ustensiles de cuisine. Pour les provisions, allez au Pak 'N Save; il y en a plusieurs autour de Christchurch, notamment un qui est tout près de la route vers Akaroa.

Notre première intention avait été d'atterrir à CHC, de sauter dans notre voiture et de nous rendre à Onuku, un tout petit village sur la péninsule de Banks, où se trouve aussi Akaroa. Comme nous arrivions à CHC vers 20h, nous avons finalement décidé d'y passer la nuit, et bien nous en a pris car, si le paysage de la péninsule de Banks est très joli, il est aussi assez découpé et les routes sont sinueuses en conséquence. Je recommande l'achat d'un atlas routier de NZ (Iles du Nord et du Sud), plus facile à manipuler et plus précis qu'une grande carte routière.

On a fait tout le tour de la péninsule de Banks en 2 jours, en prenant notre temps. Première nuit de camping sauvage près de Port Levy. Pas évident de faire du camping sauvage : tout est recouvert de champs clôturés, ou bien on est au bord d'une route avec beaucoup de passage. Notre seconde nuit de camping sauvage a été à l'autre extrémité de la péninsule, tout au bout du Kaitorete Spit.

Nous avons passé une journée à nous promener sur la péninsule, et bien sûr nous sommes allés voir les dauphins de Hector. Avec le bien-nommé Akaroa Dolphins (
http://www.akaroadolphins.co.nz/index.html). Nous avons apprécié leur respect vis-à-vis des animaux; contrairement à d'autres compagnies de whale ou dolphin watching, ils ne harcèlent aucunement les animaux, et limitent le temps que le bateau passe près d'eux. On laisse les dauphins s'approcher aussi, une fois qu'on les a trouvés, plutôt que de les suivre. On a aimé, et on le leur a dit ! On a également eu l'occasion de voir des Little Blue Penguins sur les rochers près de l'entrée du "fjord" qui mène au port, ainsi qu'un fur seal.

D'Akaroa, nous avons pris la direction du sud et plus précisément de Oamaru. Nous avons laissé tomber l'idée (de guerre lasse) de dégotter un endroit où faire du camping sauvage et nous nous sommes rendus au Top 10 Holiday Park, pour y planter notre tente. Très bien tenu, personnel serviable et pas cher ! Après un rapide tour de la ville (il faisait moche et le temps n'incitait vraiment pas à flâner), nous sommes allés voir la colonie de Yellow-Eyed Penguins. On peut les voir débarquer sur la plage après avoir passé la journée en mer à s'alimenter. On les observe depuis le haut d'une falaise, et l'on s'aperçoit que malgré leur allure un peu pataude, ils sont excellents grimpeurs ! La plage est interdite aux humains en fin de journée mais on a tout de même pu voir deux abrutis qui s'y balladaient, faisant fuir les manchots qui ont préféré retourner à l'eau ! On a également vu un dusky dolphin qui n'allait pas très bien, s'est échoué sur la plage mais a réussi à repartir ... Au bout de la falaise un "observatoire" (une cabane en bois) permet aux gens d'observer les manchots sans trop se faire repérer, avec pour résultat que certains animaux s'approchent à moins d'un mètre de nous sans nous voir !!! Ou sans nous prêter attention ...

La colonie de Little Blue Penguins, quant à elle, est plus près de la ville et l'entrée est payante. Photos interdites. On s'assied sur des gradins, et après une brève présentation, on demande aux gens de se taire (pas facile ... 🤪) et les manchots commencent à arriver. On a vu des adultes se faire littéralement harceler par des poussins affamés, qui n'étaient pas nécessairement les leurs, et à qui ils ont régurgité un peu de poisson pour avoir la paix avant de regagner leur nid. Beaucoup de gens sont partis après la première "vague" de manchots, mais nous en avons encore vu beaucoup après ! Faire gaffe, en quittant le parking en voiture, qu'il n'y ait pas de manchots planqués sous le véhicule ...

Nous avons ensuite poursuivi notre trajet, descendant d'Oamaru aux Moreaki Boulders. Il s'agit de rochers sur une plage, qui ont une forme exceptionnelle. On peut garer la voiture sur un parking et accéder aux Boulders par là moyennant 2NZ$. Pour ne pas payer il faut accéder à la plage par un autre endroit, moyennant dans les 45 min. de marche. Vu le temps qu'il faisait (apparemment l'été le plus pourri qu'ait connu la NZ depuis 1945, et le plus froid jamais enregistré), on a opté pour une très courte promenade sur la plage, pour observer les rochers (on était à marée basse), et on est repartis direction Dunedin. L'objectif premier aurait été de faire du camping sauvage, mais il est tout aussi difficile de trouver un coin tranquille sur la péninsule d'Otago que sur celle de Banks ! Le soir tombait, nous n'avions toujours pas de site de camping, et nous étions dans le nord de la péninsule d'Otago. Peu avant la colonie d'albatros, il y a un backpackers nommé "Whalecome", tenu par un vieux monsieur très aimable, qui nous a permis de planter la tente dans son jardin où nous avons profité de la compagnie de deux chats.

Le lendemain nous avons "fait l'ouverture" de la colonie d'albatros. Exclu bien sûr de s'y promener sans guide, et d'ailleurs tout est grillagé pour empêcher les visiteurs de déranger les animaux. Pour une fois, c'était nous qui étions enfermés et les animaux dehors 😏). Là aussi un observatoire a été construit, nettement plus sophistiqué que celui d'Oamaru, puisqu'il est tout à fait fermé par des vitres teintées, de sorte que les animaux ne soient vraiment pas dérangés par les allées et venues. Il s'agit de "Southern Royal Albatrosses", dans les 3m d'envergure quand ils volent. Nous étions en période de couvaison et ne les avons pas vu voler ... du moins pas cette fois-ci ! On a également pu observer pas mal de "shags" (sortes de cormorans) : pied shag, Stewart Island shag, etc. Les explications de notre guide se sont avérées instructives et elle a pu répondre à pas mal de nos questions.

Nous avons soudainement décidé d'aller à Stewart Island. Réservation par téléphone de nos billets de ferry, renseignements pris sur les possibilités de camping, et nous sautons dans la voiture, direction Invercargill et Bluff. Compter une cinquantaine de NZ$/personne/trajet pour le ferry. On peut laisser la voiture dans un parking surveillé juste à côté du terminal du Stewart Island Ferry. Il y a quatre départs de ferry par jour. La traversée du détroit de Foveaux a été sans histoire, du moins à l'aller (le retour a été TRES mouvementé, pilules contre le mal de mer indispensables 🤪!), et nous avons pu voir des albatros en plein vol derrière le bateau, très impressionnants. Il ne s'agissait pas des mêmes albatros qu'à la péninsule d'Otago, mais de "mollyhawks", ce qui n'enlevait rien à la beauté de leur vol.

On débarque à Oban. Nous avons planté notre tente au Shearwater Inn/Stewart Island backpackers; très pratique, facile à trouver (de toute façon il doit y avoir à tout casser 5 rues à Oban). Stewart Island a été le lieu de notre première rencontre avec les sand flies ... inoubliables, vraiment, ces bestioles ! Particulièrement affectueuses. Pas de chance, nous étions justement à court de répulsif mais on en trouve au "supermarché" Four Square d'Oban. Ouf.

Nous réservons illico, au visitor's centre, notre passage pour Ulva Island. C'est une toute petite île à côté de Stewart Island, pas loin de Halfmoon Bay. Elle fut habitée mais ne l'est plus, sauf par des oiseaux pour lesquels elle est devenue un sanctuaire. Les oiseaux y rencontrent tellement peu de prédateurs (et même pas du tout, les rats et autres rongeurs ayant été éradiqués de l'île et tout ce qui y débarque est surveillé) qu'ils ne sont pas farouches du tout. L'île est sauvage, traversée seulement par des sentiers de randonnée bien aménagés. On a fait tout le tour de l'île, à pied, en une journée. Les espèces d'oiseaux que nous y avons vues ne se comptent plus, et nous avons même eu la compagnie de dauphins souffleurs (tursiops truncatus) lors de notre traversée pour nous rendre sur l'île. Stewart comme Ulva Island abritent encore des kiwis, qui sont en voie d'extinction, mais nous n'en avons pas vu. Pour commencer il s'agit d'un oiseau nocture, et ensuite ils sont vraiment très peu nombreux. Comme "lot de consolation" nous avons eu le weka, un autre oiseau qui ne vole pas, et qui ressemble légèrement au kiwi, nous provoquant d'ailleurs des décharges d'adrénaline à chaque fois qu'on en entrevoyait un dans les fourrés ...

Après deux nuits sur Stewart Island, retour à Bluff et direction la côte Ouest de l'Ile du Sud ... vous me suivez ?? Après avoir pique-niqué au bord du lac Manapouri, nous établissons nos quartiers à Te Anau. Nous avions un peu de mal à nous décider entre la visite du Doubtful Sound et celle du Milford Sound ... c'est finalement notre portefeuille qui a parlé pour nous, les prix d'une croisière dans le Doubtful Sound étant à mon humble avis légèrement exagérés. Certes, il est plus difficile à atteindre, mais je trouve qu'on "tape" un peu dans les prix. Direction Milford Sound donc. Nous avons décidé d'éviter "Real Journeys", l'usine-à-touristes qui organise la plupart des croisières sur les deux fjords. D'après certains échos que nous avons eus, ils ne sont pas non plus champions dans le respect de l'environnement. Une autre raison qui nous a poussés à choisir Milford plutôt que le Doubtful Sound est la présence de dauphins ... dans le Doubtful Sound ! Vous avez bien lu, nous avons choisi de ne PAS y aller parce qu'il Y A des dauphins. Le tourisme de masse a réussi à chasser les dauphins du Milford Sound et c'est ce qui risque très fort de se passer aussi dans le Doubtful Sound si l'on n'y prend garde. Nous n'avons pas voulu y contribuer. Ca ne servira probablement pas à grand-chose, mais bon ...

Milford est à 120 km environ de Te Anau et, s'il y a une pompe à essence à Milford, encore faut-il qu'elle soit ouverte. Aucun point de ravitaillement entre Te Anau et Milford. Mieux vaut donc faire le plein en partant de Te Anau. Nous avons campé sur un site du DOC (Department of Conservation), celui qui est le plus proche du Milford Sound, afin de pouvoir monter dans l'un des premiers bateaux quittant Milford. Le but étant qu'il y ait le moins de monde possible et cela a été le cas. Nous avons choisi "Red Boats" pour la croisière, les bateaux sont aussi gros que ceux de Real Journeys mais la compagnie, elle, est plus petite. Voir (http://www.redboats.co.nz/home/) Du fait que nous sommes arrivés tôt, nous avons pu voir le lever du soleil sur le Mitre Peak, et, vraiment, ça vaut le coup !!

Nous avons passé toute la croisière sur le pont du bateau, nous ne devions pas être plus de 10. Vues fantastiques, premier aperçu de la mer de Tasmanie pour nous ... et, au loin, dans la mer, des dauphins !! Il semble qu'ils n'aient donc pas tout à fait déserté l'endroit.

Pour notre soirée/nuit au site du DOC, nous ne risquions pas de nous sentir seuls .... des centaines de sandflies pour nous tenir compagnie ! Un rossignol a commencé à sauter dans tous les sens et à se jeter contre les parois de notre tente ... nous l'avons regardé, éberlués, avant de nous rendre compte qu'il essayait d'attraper des sandflies. Brave petit rossignol, il a dû bien manger. Nous aussi; nous avons cuisiné et pique-niqué là, sous la pluie et parmi les sandflies ... nous avons fini par nous réfugier dans la voiture pour déguster le repas que nous nous étions concocté ! Ca a été du sport pour rentrer dans la tente, il fallait faire vite pour éviter de laisser rentrer trop de sandflies, mais vers la fin du séjour on avait la main !!

Retour à Te Anau après la croisière sur le Milford Sound. Mangé dans un excellent restau indien, juste à côté du cinéma (http://www.fiordlandcinema.co.nz/). D'après ce que l'on nous a expliqué, le cinéma a été construit par un ancien pilote d'hélicoptère. Pendant 10 ans, cet homme a filmé les plus beaux paysages (et sourtout les plus inaccessibles) depuis son hélico, avant d'en faire un film appelé "Ata Whenua". Il a construit la petite salle de cinéma pour y projeter son film, qui n'est visible sur grand écran qu'à Te Anau. Par contre il est disponible en DVD. Les images sont à couper le souffle, et la musique est excellente aussi. Dommage que lors de notre passage il y avait un groupe de mégères qui n'a pas arrêté de caqueter et qu'on n'a pas réussi à faire taire ... ça gâche l'expérience ! Pourtant on ne peut pas dire qu'il y avait du monde dans la salle. Le soir même on a regardé le DVD sur notre petit ordinateur portable, dans la tente, en paix !

De Te Anau, direction Wanaka où nous avons passé la nuit dans un camping au bord du lac. Là, heureusement, nous avons eu un petit peu de soleil. La ville a vraiment un air de petite station balnéaire. Nous avons également eu du soleil à Haast, où nous avons eu la chance d'observer des dauphins de Hector surfant dans les vagues, depuis la plage. La plage était quasiment déserte, malgré le beau temps, mais je soupçonne les sandflies d'y être pour quelque chose ... nous avons pu observer les dauphins à loisir pendant un bon moment car plusieurs groupes "surfaient" dans les vagues. Ensuite, dilemme similaire à celui des fjords, mais pour les glaciers. Allons-nous à Fox Glacier ou Franz Josef ? Nous avons choisi Fox, en théorie moins fréquenté.

Arrivés en fin de journée à Fox Village, nous avons campé au Fox Glacier Holiday Park. Bien agencé, propre, avec une grande salle commune où on peut tout à la fois cuisiner, lire, manger ou avoir accès à Internet. Heureusement c'était confortable car nous y avons passé la plus grosse partie de notre séjour à Fox, à attendre que la pluie se calme !

Le petit village de Fox est vraiment très tranquille; deux ou trois restaurants, quelques hôtels, et les compagnies de guides et hélicoptères pour les excursions sur le glacier qui constitue évidemment l'attraction principale de l'endroit. L'autre étant le Lake Matheson, dans lequel, par beau temps, le Mont Cook (point culminant de NZ) se reflète. Nous sommes arrivés juste avant que le ciel se couvre, grâce à quoi nous avons pu apercevoir le Mont Cook avant qu'il se disparaisse dans les nuages. Pour le panorama se reflétant sur le lac, c'était un peu fichu. Le temps ne s'est pas contenté de se couvrir ... il a plu a verse sans discontinuer pendant deux jours. Heureusement que c'était l'été, je ne veux pas savoir ce que c'était en hiver ! Nous avons attendu un jour, deux jours, trois jours que le ciel se dégage afin de pouvoir accéder au glacier, mais en vain. Mes rêves de heli-hike et de rando sur le glacier étaient, sans jeu de mots, à l'eau. Et le temps était pareil à Franz Josef où nous sommes allés faire un tour en désespoir de cause. Je pense que c'est à Franz Josef que nous avons rencontré les gens les moins sympa de NZ (quoiqu'Orewa c'était pas mal non plus 😠), ce qui n'est pas peu dire. Je dois dire que dans l'ensemble on n'a pas vraiment accroché avec la population.

Au bout de 3 jours complets et deux nuits à Fox sous la pluie, nous avons jeté l'éponge. D'ailleurs c'est un peu à ça que commençait à ressembler notre tente qui, étant donné les conditions météo, a tout de même vaillamment tenu le coup car la pluie s'accompagnait de rafales de vent.

Le temps a été pourri jusqu'à ce que nous bifurquions vers l'Est de l'île. Passage rapide au travers de divers petits villages, anciennes villes minières. Certaines localités sont tellement petites qu'on a inventé un nouveau mot : "wel...bye" ! Pas le temps de lire le signe "Welcome" d'entrée d'un village qu'on en est déjà sorti !

Hokitika, le ville du jade, était complètement déserte, pas une âme qui vive sous le crachin incessant. A Greymouth nous avons bifurqué vers l'intérieur des terres et là, le temps s'est rapidement éclairci. Arrivée à Reefton, il faisait beau ! Tente et sacs de couchage imbibés, nous avons pris un logement en "dur", un petit appartement au Bellbird Motel (http://www.reefton.co.nz/accommodation.html). Prix très compétitifs puisque pour 70 ou 80 NZ$, nous avions à notre disposition deux chambres pouvant loger 5 personnes au total, une cuisine équipée et une salle de bains. Nous nous sommes empressés de coloniser l'une des chambres pour y faire sécher notre matériel de camping.

Reefton était elle aussi très calme. Elle s'enorgueillit d'avoir été la première ville de NZ à dispoer de l'éclairage public. C'est aussi une ancienne ville minière et effectivement on se sentait un peu comme dans le Far-West de Lucky Luke, la rue principale absolument déserte contribuant à l'ambiance. Beaucoup apprécié le charmant accueil du restaurant Alfrescos (http://www.reefton.co.nz/food_dining.html) où nous avons mangé dans la véranda. On en aurait presque oublié les sandflies, tiens !

Route sinueuse mais paysages superbes pour la traversée de l'île, d'ouest en est, jusqu'à Kaikoura. Ô bonheur, le temps est de la partie. Après tant de jours de mauvais temps nous sommes assoiffés de soleil, mais il faut se protéger un maximum parce qu'il tape. La couche d'ozone de l'hémisphère sud est en nettement moins bon état que celle de l'hémisphère nord, avec pour résultat un taux de cancer de la peau très élevé en NZ, nous a-t-on dit.

Après une vaine tentative de trouver un endroit pour faire du camping sauvage sur la côte (la grand-route est omniprésente), nous avons opté pour un camping à Kaikoura. Le Alpine-Pacific Holiday Park est l'un des plus chouettes où nous ayons séjourné en NZ. Plus propre que beaucoup, tout neuf, et tranquille. Le vent s'étant considérablement levé (va-t-il refaire mauvais ?), nous renonçons à planter la tente pour loger dans un petit bungalow. C'est construit en préfabriqué mais à l'intérieur ça vous a un petit air de châlet très agréable. Nous tremblons pour la journée du lendemain et la météo ... en effet, nous ne pouvons nous permettre d'attendre que le temps se remette au beau car deux jours plus tard, nous devons prendre le ferry à Picton pour rejoindre l'Ile du Nord.

Nous nous promenons tranquillement à Kaikoura, dont la spécialité est notamment le "crayfish" ... on a réussi à en trouver qui se vendaient, cuits, pour pas trop cher, et avons fait un pique-nique inoubliable sur une plage de galets, avec notre petit réchaud et notre vaisselle en plastique. Il nous fallait en effet de l'énergie pour attaquer le "marathon" du lendemain. Ca s'est arrangé comme ça, sans qu'on n'ait rien vraiment planifié ni fait exprès, mais cette seconde journée à Kaikoura aura été l'une des plus intenses du séjour. Levés à l'aube, nous prenons un bateau pour aller observer les Dusky Dolphins. L'excursion dure pas loin de 3 heures. Il y a la possibilité de nager avec les dauphins mais elle ne nous tente pas, nous voulons seulement les observer. On en a compté entre 80 et 100 ! A Kaikoura, pas vraiment de possibilité de faire jouer la concurrence et de prendre le bateau le plus respectueux de l'environnement/des animaux. Pour les dauphins, c'est "Dolphin Encounters", et pour les cachalots, "Whale Watch Kaikoura". Point.

Retour de l'excursion "dauphins", nous mangeons un morceau et enchaînons avec l'aérodrome de Kaikoura. "Wings over Whales" propose de survoler les cachalots. En effet, depuis un bateau, on n'aperçoit que très peu du cachalot, mis à part la nageoire caudale juste avant qu'il plonge. Nous voici donc dans un petit avion, à 7 plus le pilote. Le ciel est dégagé, il fait beau, et on survole deux jeunes cachalots mâles. Le pilote n'hésite pas à mettre l'avion dans un plan qui positionne ses ailes quasiment à la perpendiculaire de la mer, pour permettre aux passagers de bien voir les cachalots. On ne les survole pas de trop près mais on les aperçoit bien clairement, ainsi que leur souffle si caractéristique. Une (trop courte !) demi-heure plus tard, nous redescendons sur terre, dans tous les sens du terme, quand les roues de l'avion touchent le sol du petit aérodrome. A côté du bâtiment de "Wings over Whales", l'Aéro-Club de Kaikoura. Vois-je bien ? Un premier cours de pilotage, initiation, pour 100NZ$ ??? J'ai toujours rêvé de piloter un avion, je fonce ! Il y a de la place ? Fantastique ! Petit briefing avant le décollage, l'instructeur m'explique le maniement des principaux instruments, et dans quels plans l'avion peut se mouvoir. Nous embarquons ensuite dans tout petit Cessna 150, biplace. Mon compagnon reste au sol en se demandant si je vais revenir ... L'instructeur s'est bien sûr chargé du décollage et de l'atterrissage et j'ai pu piloter l'avion entre les deux, pendant 20 minutes. Quelle sensation !! Dommage que ce soit si cher, ici en Europe, les cours de pilotage 🏴‍☠️...

Notre journée n'est pas encore finie puisqu'après avoir survolé les cachalots, nous allons les observer depuis le bateau. Egalement une excursion de près de 3 heures. Le panorama, avec les cachalots plongeant sur fond des montagnes de Kaikoura au coucher de soleil, est féérique.

Après cette journée plus que remplie nous passons une dernière nuit sur l'Ile du Sud. Le lendemain nous prenons la route pour Picton. Dépôt du véhicule chez Omega Rental Cars, qui dispose d'une navette pour nous emmener au terminal "passagers" du ferry Interislander. Check-in comme pour les avions, nous ne gardons que nos bagages à main. Le ferry est absolument énorme. Les passagers "piétons" embarquent alors que les véhicules entrent dans les garages du bateau. Il dispose de plusieurs salons, bars, ponts couverts et d'une salle de cinéma. Une vraie petite ville flottante. Nous fuyons l'endroit où nous nous sommes tout d'abord installés, un groupe de jeunes kiwis sentant l'alcool à 10 mètres étant venu s'installer, en beuglant, à proximité. Ils ne tiennent déjà plus debout mais la bière coule encore néanmoins à flots. Ca promet pour le reste de la traversée ... que nous passons à l'autre bout du navire !! Nous espérions voir des mammifères marins en sortant des Marlborough Sounds mais cela n'a pas été le cas.

Arrivée à Wellington; nous prenons possession de notre second véhicule de location, toujours loué chez Omega qui a eu la prévenance de nous fournir un carnet de bons de réduction pour divers sites touristiques ou magasins, ainsi qu'un plan relativement détaillé de Wellington, grâce auquel nous trouvons sans problème la maison d'amis chez qui nous allons passer deux jours. Ils semblent d'accord avec nous sur le fait que la gastronomie néo-zélandaise, d'inspiration franchement anglaise, n'est pas nécessairement un ingrédient incontournable d'un séjour à Wellington et nous passons la soirée dans un restaurant népalais (souvenirs, souvenirs ...). Deux jours tranquilles à Wellington, à visiter le musée Te Papa et ses collections ostéologiques, le zoo de Wellington où travaille une amie, et un peu le reste de la ville que nous avons bien appréciée pour sa tranquillité.

Direction ensuite Taupo et son lac, qui nous rappelle un peu Wanaka. Nous avons choisi de passer plus de temps sur l'Ile du Sud, plus sauvage, que sur celle du Nord, et nous devons donc faire une sélection drastique de ce que nous voulons voir.

L'espoir faisant vivre, nous avons cherché un endroit où faire du camping sauvage mais avons renoncé quand un yachtman ivre a absolument tenu à nous inviter à bord de son bateau. Prétextant un rendez-vous, nous avons pris la tangente. L'homme était ivre mais, tout comme nous, il avait tout de même remarqué la comète et sa chevelure de feu, traçant un trait dans le ciel. Il faisait nuit noire quand nous avons débarqué dans un camping au nord de Taupo, sur la route de Rotorua. Heureusement qu'il faisait noir d'ailleurs, ça nous a empêchés de nous rendre compte de l'état de délabrement de l'endroit. Probablement le camping le plus pourri du pays, avec des sanitaires douteux. Nous avons planté la tente à la lumière des phares de la voiture et de nos lampes frontales, et le lendemain matin avons filé sans demander notre reste.

Nous avons bien vite chassé ce mauvais souvenir à Rotorua, où nous avons pris nos quartiers dans un camping au bord du Lac Rotorua, où le sol est chauffé par les sources thermiques. Bien qu'ayant pris un emplacement "non chauffé", il l'était quand-même et le moins qu'on puisse dire est que nous n'avons pas eu froid cette nuit-là !

C'est dans les environs de Rotorua qu'on a fait la meilleure rencontre du voyage. Un papy Maori, originaire de Whangarei (prononcez "fangareille"), avec qui nous avons longuement discuté des problèmes rencontrés par les Maoris, de la pêche, de la religion, et ... des mammifères marins qui sont la passion de sa petite-fille. On a rapidement brisé la glace. Nous gardons un souvenir ému de cet homme et de cette gamine qui nous ont entr'ouvert les portes de leur monde, et ouvert les portes de leur maison.

Il y a énormément de choses à voir dans et autour de Rotorua. Suivant les conseils bien avisés reçus de Zabinouk, on a commencé par Orakei Korako (http://www.orakeikorako.co.nz/), plus petite et moins colorée que Wai-O-Tapu où nous sommes allés ensuite. Les deux nous ont beaucoup plu, dans un genre différent. Orakei Korako est moins spectaculaire mais plus sauvage que Wai-O-Tapu et on y arrive en bateau uniquement. Ce qui impressionne surtout à O.K., c'est l'énorme terrasse de silice dont on dit qu'elle est la plus grande du monde. A W.O.T., c'est la couleur qui domine. Plusieurs itinéraires sont possibles pour visiter les différentes parties de ce parc immense. Jaune, orange, vert, mauve même ... toutes les couleurs et tous les minéraux y passent ! Il est vrai que Rotorua sent le soufre. Nous ne sommes restés que 2 jours, probablement pas suffisants pour s'habituer à l'odeur. Mais le paysage, les geysers, les volcans et autres merveilles de la nature compensent largement cet inconvénient !

La péninsule de Coromandel nous attend, où nous passerons 3-4 jours. Coromandel Town en soi n'est pas désagréable, on y compte un nombre impressionnant d'églises (de différentes confessions) par rapport à la taille de la population ! Nous logeons au Tui Lodge, qui propose de jolies chambres (nous avons craqué !) mais aussi des sites de camping. Deux cuisines, lessiveuses, et surtout un grand jardin avec des tables pour prendre les repas, surtout le petit-déjeuner en ce qui nous concerne. Des hamacs aussi, et même un trampoline, engin qui semble fort populaire en NZ. La côte de la péninsule est très très découpée et sinueuse, si possible à éviter de nuit ! Whitianga est une charmante station balnéaire avec une jolie plage, mais sans intérêt particulier si ce n'est un peu de repos ! A voir absolument par contre, également sur le côté Est de la péninsule : Cathedral Cove, Stingray Bay et les environs de Hahei. A Stingray Bay, les raies viennent VRAIMENT près des nageurs 😎 ! Il faut un petit peu marcher pour atteindre ces magnifiques plages, ce qui fait qu'elles sont assez peu fréquentées.

Nous quittons la péninsule de Coromandel en nous arrêtant à un sanctuaire d'oiseaux près de Thames, à Miranda. On appelle cette côte la "Seabird coast" et elle n'a pas volé son nom. En NZ on dirait qu'ils adorent donner des noms aux routes et aux côtes; nous avons suivi la Thermal Highway, la Pacific Coast Highway, etc. Nous approchons tout doucement de la fin de notre séjour.

A Kawhia, nous pouvons observer de très nombreux (et odorants, mais le guano sent différemment du soufre!) Fous de Bassan ainsi que d'autres oiseaux pélagiques. Plus le temps de monter jusqu'à la Bay of Islands ... enfin si, mais nous décidons de quitter le pays deux jours plus tôt que prévu. C'est à Orewa que la goutte a fait déborder le vase et que j'en ai eu marre de la grossièreté de certaines personnes, du manque général d'amabilité, et de serviabilité, 😠et que nous avons filé sur Auckland, dont nous n'avons vu que le bureau de Thai Airways, où nous avons fait changer nos tickets afin de pouvoir sauter dans le premier avion pour Bangkok. J'étais tellement à cran que je n'aurais pas profité des deux jours restants en NZ, et nous les avons donc passés à Bangkok ! Nous avons quitté Orewa à 9h du matin, et à 15h nous décollions d'Auckland. Je serais curieuse de savoir comment d'autres voyageurs ont perçu les "kiwis".

Autre chose qui m'a étonnée là-bas : les néo-zélandais se posent en champions de l'environnement, mais que reste-t-il des forêts 🏴‍☠️? Bien sûr en Europe nous avons ratiboisé toutes nos forêts primaires, mais nous ne proclamons pas à la face du monde qu'elles sont intactes ! Des centaines de km² de forêts ont fait place aux pâturages -- et il en faut, pour faire paître 40 millions de moutons (contre 4 millions d'humains) ! La péninsule de Coromandel a été entièrement déforestée, ce qui a évidemment entraîné la chute fracassante de son industrie du bois. Maintenant on replante ... 🤪

Voilà qui clôture ce récit d'un mois en NZ, qui allie paysages fantastiques et collines dénudées de tout arbre, faune marine, pélagique et sous-marine abondante mais absence quasi-totale de mammifères à l'intérieur des terres (à l'exception des wallabys qui font les frais du passage des voitures sur les routes 🤪, et des moutons bien sûr), gastronomie anglo-saxonne fade et présence de nombreux restaurants asiatiques, anciennes villes minières et la moderne Auckland. Ce qui est véritablement stupéfiant là-bas c'est qu'on peut passer d'une plage paradisiaque style sable blanc-palmiers à un glacier, ou d'un fjord à une forêt semi-tropicale, de montagnes enneigées à des vignobles ... ou à des pâturages peuplés de milliers de moutons.
Une semaine à Cracovie: les endroits où sortir et la sécurité English translation pending
by Screamer · 2007-04-11 · 8 replies
Hello, Je part vendredi pour une semaine a Cracovie (avec mes parents.. :( ) puis ensuite normalement je passe par Auchwitz pour visiter, et je rentre a paris J'ai 17 ans et quelques mois lol J'aurait aimé savoir ce qu'il y a a faire dans cette ville qui a l'air superbe et animée, Mon hotel est celui ci http://krakow.zaprasza.net/hotele/jan.html

Auriez vous des endroits sympatique proche de mon hotel (d'apres ce que j'ai comprit il est pres du centre ville), a frequenter (a savoir que je suis pas tout a fait majeur, que je parle seulement français et pas parfaitement anglais) pas forcement quelque chose qui bouge un max, mais pas un bistrot de vilalge non plus.. un truc sympatique, où l'on peut peut-être rencontrer des personnes avec qui il est possible de se comprendre niveau langage?

Niveau "securité" c'est craignos? Enfin je veut dire pas de risque de vol d'effets personnels et autres? On a dit a mes parents de préférer un parking gardé pour la voiture, donc je me pose la question.

ps: la réputation niveau physique des polonaises n'est pas a faire lol, elles sont abordable? ou c'est comme en france il n'y a quasiment aucunes communications? aucun contact, aucuns acceuil etc ? On m'a dit que c'etait un peuple tres chaleureux, est ce vrai?

Merci :)

Sinon si des personnes vont aussi a cracovie la semaine prochaine, laissez un message ;)
Rencontre jeu de piste 2 Paris dimanche 13 mai 2007 English translation pending
by Lahaut · 2007-04-07 · 342 replies
🙂Le printemps est arrivé, les beaux jours revenus .....

Avec toutes ces rencontres ces dernières semaines sur Paris avec ces differents thèmes (Indes, Thailande, Russie, ...) j'espère que je ne vais pas faire un flop avec ce thème "curiosités et lieux sympathiques de Paris " certe cette rencontre sera un peu moins exotique mais n'oublions pas que Paris est la plus belle ville du monde !!!

Alors je me relance à l'organisation d'un autre jeu de piste -quizz numéro 2 (gratuit !!)le dimanche 13 mai 2007 (l'aprés midi ) pour découvrir de façon ludique ou faire connaitre à certains parisiens ou banlieusards un quartier de Paris en déchiffrant quelques énigmes 🤪sorties tout droit de mon imagination 😇 suivi d'un verre dans un bar à la fin du jeu 😎(là chacun paye son verre !)pour parler de nos différentes pérégrinations à travers le monde

Meme principe que l'édition 1 ce seront des équipes de 3 à 5 vfistes qui randonneront environ 3 heures dans un ou plusieurs arrondissements de Paris pour découvrir et me ramener les différentes réponses aux énigmes proposées (toutes ne seront pas des énigmes (photos mystères, etc..)

Alors pour ceux qui ont aimé la première édition en découvrant entre autre le lieu exact de l'assassinat d'Henry 4, la tour astrologique de Medicis, l'orme historique de Paris, la plus vieille horloge de paris ou les 2 lieux de naissance de Molière (a ce sujet les 2 échaffaudages des 2 maisons distantes d'une centaine de mètres sont maintenant enlevés et on peut voir les 2 plaques avec en plus une date de naissance différente ( 1620 ou 1622 ??)) peuvent se réessayer et ceux qui ont raté la premiére édition peuvent participer à cette rando-découverte à travers un quartier de Paris

Pour que le RDV soit maintenu un minimum de 6 participants est souhaité (2 equipes de 3) et un maximum de 50 particpants (10 equipes de 5)

Alors il vous faudra : Un plan de Paris avec nomenclature des rues Un stylo qui fonctionne Vos 2 pieds entourés d'un bonne paire de chaussures et aussi: une bonne dose d'obervation (plus que l'edition 1) un zeste de culture général (autant que l'edition 1) une bonne lecture de plan (autant que l'edition 1) un bon sens de l'initiative (plus que l'edition1) un bon esprit d'équipe (autant que l'edition 1)

Un mois de preparation n'est pas de trop pour lancer cette rencontre (quoique j' ai deja préparé 6 ou 7 enigmes au cas ou... ) et un premier volontaire sera exigé si le nombre de 20 participants est atteint pour m'aider à corriger les copies un deuxième paticipant sera aussi exigé si le nombre atteint 40 participants

Le lieu du RDV sera précisé (s'il y a lieu !) une semaine avant la date du 13 mai

l'équipe gagnante recevra un super paquet de Finger (l'original)🙂

Si je vois que la méteo ne sera pas de la partie 😠(tempête, pluie, neige, ...) le jeu sera reporté à une date ulterieure🙁

voili voilou et donc peut être à bientôt
Des photos à la pelle (la suite) English translation pending
by Anàssa · 2007-03-11 · 522 replies
Bonjour à tous,

La discussion précédente ayant franchi la barre fatidique des 500 messages, je remets ici les photos du lieu "mystérieux"...

Le pays et la ville ont été trouvés : Grèce et Athènes.

Reste à trouver quoi à Athènes...

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