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Un petit bout du Québec, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et les Îles-de-la-Madeleine English translation pending
by Annebéné · 2019-07-10 · 76 replies
Voici donc mon troisième carnet de voyage pour relater mon troisième voyage au Canada (je sais, je ne vais pas dans l'ordre..le premier carnet pour le quatrième voyage, le deuxième carnet pour le deuxième voyage 😛) En 2016 voilà presque 4 ans que je ne suis plus venue au Québec.. J'ai décidé de ce voyage en mars après un clash de la Vie.... Que faire pour ne pas ruminer??? Partir au Canada pardi!!! Ma fille est moyennement partante mais la perspective de prendre une amie avec elle lui fait changer d'avis. Je partirai donc avec deux ados de 16 ans. Mon voyage précédent m'a menée jusqu'au boutte de la route 138, à Natashquan et cette fois j'ai envie de découvrir d'autres contrées : au programme, le Nouveau Brunswick, la Nouvelle Ecosse et les charmantes îles de la Madeleine qui me font rêver. Je n'ai pas trop réfléchi en prenant mes billets. A refaire je ne ferais plus une boucle Montréal - Montréal mais sans doute Halifax à l'aller et retour à Montréal. Ce 28 juin 2016 , nous partons très tôt de la maison (dans la périphérie Bruxelloise) car nous décollons de Paris Charles de Gaule. Comme pour mon voyage précédent, les billets sont vraiment moins chers, même en comptant le trajet et presque un mois de parking près de l'aéroport (143 euros). Je pars un peu la boule au ventre car c'est un jour de grève en France!!! J'ai d'ailleurs changé de parking quelques jours avant...de peur que la navette prévue ne fonctionne pas. Arrivée sans encombre à l'hôtel Pullman à côté du shuttle pour se rendre au bon endroit à l'aéroport. Aucun problème pour embarquer, le vol se passe bien , j'essaye de dormir un peu car la journée est loin d'être finie.... Nous survolons la Nouvelle Ecosse que nous verrons quelques jours plus tard! Montréal nous voilà! Mais juste le temps de récupérer la voiture de location... Il ne fait pas très beau en ce milieu d'après midi, il y a plein de travaux sur les autoroutes de Montréal, des bouchons et la pluie se met de la partie... et je suis quand même debout depuis pas mal d'heures.... Nous mettons longtemps pour sortir de la ville en direction de Lévis. La route me semble bien longue et...à un moment l'hôtel réservé me contacte pour me dire que ma réservation a été annulée!!!! Soit disant un problème de carte de crédit! Ma fille leur téléphone (cher l'appel...) et ils prétendent alors que booking a annulé la réservation... Je suis claquée, je comprend rien, la route n'est pas facile avec la circulation dense et la pluie. Je me rend quand même à l'hôtel réservé...où "par miracle" ils me trouvent le même type de chambre au même prix.... Ouffffff on y est et je ne me pose pas trop de questions..et j'aurai la réponse à cette bizarrerie plus tard... Mais les vacances ne commencent pas super bien... Les filles, elles sont en forme (elles ont dormi dans la voiture). Il est déjà tard, on se trouve un p'tit resto où elles se régalent d'une poutine. Puis dodo!!!!

Si je peux vous donner un conseil c'est de ne pas faire comme moi..un long trajet après un long vol...
Et si on arrêtait les croisières English translation pending
by Bibi1506 · 2019-07-03 · 241 replies
Les navires de croisière, plus nocifs que toutes les voitures d’Europe réunies Les croisières sont de plus en plus populaires. Une tendance qui constitue un problème pour l’environnement. La plupart des gens seraient aujourd’hui conscients de l’impact négatif des transports aériens pour l’environnement. Selon une étude récente, la honte de partir en croisière est pourtant tout aussi appropriée que celle de prendre l’avion. «Selon l’Association internationale des compagnies de croisière, environ 2% seulement de la population suisse a déjà réservé une croisière», a relevé Dominika Lange, PDG et directrice marketing de Costa/AIDA, dans un article de travelnews. début 2019. «Nous continuons donc de voir un grand potentiel de croissance ici», a-t-elle déclaré, optimiste face au boom des croisières internationales – il suffisait ainsi de déconstruire «les préjugés sur les croisières qui persistent au sein de la population», a-t-elle précisé. Ceci devrait justement s’avérer plus difficile à l’avenir pour Dominika Lange et ses employés. D’après une nouvelle étude réalisée par Transport and Environment, les 47 navires de luxe du Groupe Carnival, auquel Costa/AIDA appartient également, ont dégagé en 2018 dix fois plus de polluants dans le ciel européen que l’ensemble des plus de 260 millions de voitures des Européens. Dans leur étude, les chercheurs de l’organisation cadre qui regroupe diverses organisations non gouvernementales européennes du secteur des transports durables se sont principalement intéressés aux émissions d’oxydes de soufre. Dans les cinq villes qui souffrent le plus de la pollution de l’air causée par les navires de croisière, l’exposition aux oxydes de soufre émis par les navires est nettement supérieure au chiffre pour les voitures qui circulent dans les villes en question. Transport and Environment

Les hôteliers et les restaurateurs du coin bénéficient peu de l’afflux de touristes provoqué par les croisières, puisqu’au final, la plupart des voyageurs réservent des formules all inclusive. Ce sont principalement les marchands de souvenirs qui en profitent – mais l’environnement en paie le prix fort, comme le relève ARD: au cours des escales, les navires laissent tourner leurs moteurs pour produire de l’électricité et émettent durant ces périodes plus de gaz d’échappement que 10 000 véhicules diesel au point mort.
Je vous invite à découvrir le Portugal English translation pending
by Pinacoladada · 2019-06-24 · 155 replies
INTRODUCTION

Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.

Nous avons séjourné 16 jours au Portugal fin mai - début juin de cette année et avons parcouru près de 2300 km pour découvrir différents attraits de ce magnifique pays.

Comme la plupart de nos précédents voyages, plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.

Lors de notre séjour, nous avons utilisé l'application Maps.me, une application mobile qui fournit des cartes hors ligne. Cette application s'avère très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.

J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.

La réservation de tous les hôtels ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.

Durant ce voyage, je n'ai pris aucune photo des établissements dans lesquels nous avons séjourné.

Si vous désirez obtenir des informations supplémentaires sur ces établissements, la majorité d'entre eux possèdent déjà leur propre site web.

Les attraits touristiques que nous avons visité sont les suivants:

Sintra Azenhas do Mar Obidos Nazaré Alcobaça Batalha Alvados: Grutas de San Antonio Grutas de Mira de Aire Fatima: Grutas da Moeda Fatima - Sanctuaire Tomar Coimbra Aveiro Porto Braga et son sanctuaire Bom Jesus do Monte Sanctuaire de Sameiro Guimaraes Lamego et son sanctuaire Nossa Senhora dos Remédios Serra da Estrela: Poço da Broca Falls Serra da Estrela: Praia Fluvial de Loriga Serra da Estrela: Torre Serra da Estrela: Covão do Boi Monsanto Penha Garcia Marvao Evora Mertola Cacela Velha Tavira Santo Estevao: Pego do Inferno Loulé Faro Albufeira: Praia da Falesia Carvoeiro: Praia de Albandeira Lagoa: Sentier des septs vallées suspendues Grottes de Carvoeiro (Aurora Boat Trips) Alvor: Praia Três Irmãos Lagos: Ponta da Piedade Grottes de Lagos (Blue Fleet Boat Trips) Carrapateira: Praia da Bordeira Aljezur: Praia de Monte Clérigo Aljezur: Praia da Amoreira Praia de Odeceixe

Voici un aperçu de l'itinéraire que nous avons parcouru. Il ne reflète pas exactement tous les arrêts que nous avons fait. Cependant, cela vous permet de visualiser l'étendue du trajet.

Veuillez cliquer sur chaque image afin d'obtenir une vue agrandie.







Au début de chaque journée, j'indique la distance parcourue, le temps passé sur la route et le temps des activités.

Toutes ces informations sont données à titre indicatif seulement, puisque les valeurs indiquées peuvent varier pour différentes raisons.

Sans plus attendre, je vous invite à venir découvrir par le biais de nos vidéos les différents attraits que nous avons visités lors de notre séjour au Portugal.

POUR VOUS RENDRE À UNE JOURNÉE SPÉCIFIQUE, VOICI LES LIENS APPROPRIÉS:

Jour 1: Sintra Jour 2: Sintra (suite), Azenhas do Mar, Obidos et Peniche Jour 3: Nazaré et Alcobaça Jour 4: Monastère de Batalha, Fatima et les grottes Mira de Aire, Moeda et San Antonio Jour 5: Tomar, Coimbra et Aveiro Jour 6: Porto Jour 7: Braga, Sanctuaire Bom Jesus do Monte, Sanctuaire de Sameiro et Guimarães Jour 8: Guimarães, Lamego et le Sanctuaire Dos Remedios Jour 9: Serra da Estrela (Plage fluviale Poço da Broca, Plage fluviale de Loriga, Torre, Senhora da Boa Estrela) et Idanha-a-Nova Jour 10: Monsanto, Penha Garcia, Marvao Jour 11: Évora et Mertola Jour 12: Cacela Velha, Tavira, Cascade du Pego do Inferno, Loulé, Faro et sa Chapelle des Os, Praia da Falesia (Albufeira)
La Bosnie-Herzégovine: à éviter? English translation pending
by Ulyss39 · 2019-06-20 · 8 replies
Retour d'expérience sur 15 jours de road trip du sud au nord. Avec des surprises et des conseils...

Que faire en Bosnie ? Voir une nature sauvage, somptueuse, en particulier ses rivières et ses lacs. Dans un pays au climat continental qui peut être un des plus chauds d'Europe (45, voire 50 °C en été !!), une eau cristalline coule paradoxalement en abondance.

Mais à quoi bon si on ne peut pas en profiter ? Pour le touriste lambda, là est toute la question, car la plupart du temps, rien n'est accessible (sauf au prix d'efforts insistants et prolongés, mais pas toujours couronnés de succès).

Sachant le pays peu touristique, j'avais bien préparé à l'avance ces 15 jours de découverte. Mais une fois sur place, il a fallu se rendre à l'évidence : impossible par exemple de faire du vélo, du canoë (voire du raft hormis sur 2 ou 3 spots à travers le pays).

Quant à faire une simple balade, j'ai essayé à moult reprises : impossible ! Absence de cartes, absence de balisage, absence tout simplement de chemins, pas mal de serpents (vipères), nombreux chiens errants (voire molosses sans maitre gardant un chemin), etc. Bref, en 15 jours, 1 seul chemin accessible pour une balade d'1h30, ça ne fait pas le poids !!!

L'autre souci a résidé dans la communication : (très) peu de bosniens parlent anglais. Certains maitrisent quelques mots d'allemand puisque nos voisins d'outre Rhin sont très présents (mais moins que les pays du moyen Orient). Par ailleurs et de manière générale, il y a très peu d'informations touristique sur le web et sur place. Des (rares) offices du tourisme ne répondent par exemple pas aux mails.

Alors la Bosnie, oui pour le plaisir des yeux. Mais pour le reste le pays demeure sous-développé sur le plan touristique, eu égard à son potentiel (et surtout à sa voisine croate). Peut être y a t'il un peu plus d'animation en juillet-août ? Mais il faut alors affronter des chaleurs parfois étouffantes (sans un souffle d'air), déjà 35-36 °C à Mostar début juin.

Alors, mes meilleurs souvenirs en Bosnie ? L'arrivée et le départ depuis la côte croate (Split) 😏 😉 Je plaisante ! Mais ce séjour a été moins épanouissant qu'il aurait pu l'être. J'ai vu de très beaux endroits (Kravica, Blaqaj, Konjic, Jajce, parc national Una, etc.) mais cela ne compense pas un sentiment général mitigé. Ce n'est qu'un avis personnel, le mien.... J'espère qu'il pourra éclairer ceux que l'aventure tente (à juste titre).

Et pour finir sur une note positive : si vous y allez, ne manquez pas le village de Stolac (au sud est, non loin de Blaqaj), méconnu (à tort).
Le Botswana a tenu toutes ses promesses! English translation pending
by Fabhyène · 2019-06-17 · 125 replies
Séjour court, mais intense !

Voici près d'un mois que nous sommes rentrés, mais il m'est encore difficile de trouver les mots, tant les images se bousculent encore dans ma tête... Au moins ai-je réussi à trier plus ou moins les 8000 photos que nous avons prises, mon mari et moi...



Comme nous ne disposions pas de beaucoup de temps mais avions du budget, je me suis appuyée sur une agence spécialiste de l'Afrique, Bel Africa, et nous avons fait le choix d'un fly in safari, en ayant recours aux avions taxis. Au total, nous avons passé 12 jours en Afrique australe: - 2 nuits à Victoria Falls (Zimbabwé), en guise d'apéritif - 2 nuits à Chobé - 3 nuits à Khwaï (Delta de l'okavango) - 3 nuits à Pom-pom (delta de l'okavango).

C'est peu, mais il faut dire que les journées comptent double! Entre les drives du matin et de l'après midi, tout est fait pour que l'on profite pleinement de ce séjour, et l'accueil dans les lodges est absolument fantastique. Nous avons adoré le contact avec toutes les personnes qui travaillaient dans les camps. J'ai trouvé globalement les rapports plus directs et les échanges plus faciles qu'en Namibie (même si nous avions été partout bien accueillis, et très satisfaits). Ce que j'ai apprécié c'est aussi que les postes à responsabilité étaient occupés aussi bien par des hommes que par des femmes, et par des autochtones (ce qui n'était pas la situation la plus commune en Namibie - mais peut-être cela a-t-il évolué, car mon expérience date maintenant de 8 ans).

Voilà pour les considérations générales... dans un prochain post, Victoria Falls!

Retour Costa Deliziosa English translation pending
by Nophombem · 2019-06-13 · 25 replies
Bonjour à tous, je rentre de croisière sur le Deliziosa, et viens vous faire part de mon ressenti. tout d'abord comme il a déjà été dit précédemment, on sent un nivellement vers le bas😕.

Introduction: Après environ 6 croisières Costa, dont une très belle l'année dernière sur le Costa Favolosa en europe du Nord, 🙂 nous avons par contre été déçu de cette dernière sur de nombreux points. C'était également ma première croisière du coté des iles grecs, après maintes croisières en méditerranée. Mon CR traitera surtout de la vie à bord, (très important à mes yeux vue qu'on y passe plus de temps qu'a terre.).

Sujet: -transfert/embarquement -cabine - restaurants ( Buffet, Albatros, Samsara, resto Club Deliziosa, et diner sous les étoiles (lobster bar) -bar, animation, -Spa Samsara (espace thermal + soins) - Commerce à bord (photos, boutiques, Costa for you( vente de croisière à bord), ... -Costa Club (privilège et soirée) - escales - dernier jour avec nuit à Venise -conclusion

transfert/embarquement: C'est parti: Selon discussion avec notre conseillère Cosa, nous avons réservé nos vols nous même ( car bien moins cher qu'avec eu) Nous avons pris un vol Zurich- Venise avec Swiss, qui était moins cher qu'EasyJet avec un service vraiment top, ou retour par contre nous avons du nous tourner vers la compagnie orange🙁. Dommage pour l'écologie, mais l'avion ( 40 minutes de vol environ) coutait bien moins cher que le bus (pour 8- 10 heures de trajet environs) Avec la différence de prix nous avons pu rester une nuit à Venise en fin de croisière. Transfert depuis l'aéroport avec un taxi réservé à l'avance, 38 euro, 20 minutes de trajet. Arriver au terminal, personne pour venir prendre nos bagages, à Savone il les décharges du coffre, ici rien, nous devons rejoindre les portes du terminale avec nos bagages. Il était environ 10h, on nous donne le N°7 alors que nous sommes Perle Oro, je demande à l'hôtesse si c'est possible d'avoir un embarquement prioritaire, elle s'excuse et me donne une carte avec le 1😉. L'embarquement était prévu à 14h, mais vers les 12 h, cela à débuter, incroyable les gens avec les numéros supérieurs 7,12... qui attendent droit devant l'entrée, heureusement le filtrage à très bien été fait, et après avoir jouer des coudes nous avons pu passer le barrage pour commencer le Chek-in😛. Nous filons à bord, déposons nos affaires en cabine et prenons notre Costa Card, la cabiniste s'excuse car elle n'est pas finie, on lui dit que ce n'est pas grave.. Nous repartons de suite pour le buffet😇, pure bonheur car c'est encore très calme.

Cabine: quelques semaines avant le départ nous avions reçu un email, avec une offre de surclassement pour un prix modique, à la base nous étions en intérieur prémium à l'arrière, et finalement nous nous sommes retrouvé en cabine extérieur ou pont 7, tout à l'avant du navire avec vue sur la proue du navire. La vue est superbe et dégagée, extrêmement calme. Par contre c'est vieillissant, rideau, frigo qui fait du bruit, chasse d'eau fendue et qui souvent ne fonctionne pas du premier coup. Gros coup de gueule sur les 2 rideaux qui n'occulte rien du tout.. vers 6h du matin il fait déjà jour dans la cabine😠 . Nous avons reçu le premier jour une bouteille de champagne dans un sceau à glace, déjà il n'y avait plus de verre à champagne, et de 2 le sceau avait une fuite et à inonder toute la commode et tout ce qu'il y avait dessus🏴‍☠️. Jour en mer, seul jour ou j'ai commandé le petit déjeuné (gratuit) en cabine, j'avais demandé croissants, viennoiserie, muffins et pains. Nous avons juste eu 4 petits ballons avec la croute dure et 2 muffins… c'est des détails, mais ca commence mal…😕

A suivre😉
Le tour des îles Britanniques avec le Crown Princess English translation pending
by Hyerois83 · 2019-06-07 · 117 replies
Bonjour à tous, Ayant envie d'effectuer un tour des iles Britanniques en croisière, nous avons choisi Princess, après avoir éliminé MSC en raison de précédentes expériences mitigées en Norvège et franchement mauvaises à Cuba., ainsi que Holland America, avec qui nous avons fait de bonnes croisières mais dont les tarifs pour ce parcours étaient inexplicablement anormalement élevés. Merci à Jobulette, Clau05 et 4yne dont les posts nous ont aidé dans la préparation de cette croisière. Habitant le sud, il nous est plus facile de rejoindre Southampton par Londres que le Havre par Paris, donc nous voilà partis par Easyjet pour Gatwick, avec deux jours d'arrêt à Londres pour profiter un peu avant le Brexit. Bon point pour Easyjet : on achète dans l'avion le billet de train pour le Gatwick express, donc nous évitons la queue aux guichets. Ce train nous mène à Victoria station en 30 minutes dans des conditions qui nous changent du RER B pour Roissy : direct de Gatwick à Victoria, wagons impeccablement propres, pas de tags, racks pour les bagages, pas de mendiants, etc... Etant pas mal chargés de bagages pour 14 jours, nous avons fait le choix d'un hôtel tout près de Victoria station. C'est sans doute la plus petite chambre qu'on ait jamais eue pour 220 livres par jour :trois mètres par trois, avec le lit coincé contre le mur, la salle d'eau logée contre le pied du lit et cinq porte manteaux accrochés au mur en guise de penderie. Par ailleurs bon petit déjeuner et personnel charmant. Heureusement ce n'était que pour deux jours. Notre programme en bref, celui d'un parfait touriste lambda : Achat d'Oyster cards, cartes prépayées qui permettent de prendre le métro et le bus et sont débitées en fonction du trajet et de l'heure de la journée (coût 5 livres chacune). Promenade en bateau sur le canal entre Little Venice et Camden Town avec spectacle et nature le long du parcours. Balade dans Camden market où voisinent au milieu d'un fouillis indescriptible magasins de fringues, restaurants de toutes sortes, antiquaires et brocanteurs. On nous propose des bonbons au cannabis, fabrication artisanale, un peu plus loin, un jeune couple choisit avec soin des menottes , des vendeuses exposent des tatouages invraisemblables. Nous demandons à acheter deux citrons dans un étal qui vend des jus de fruit pressés. Au son de notre accent Français, le vendeur nous en fait cadeau.C'est Camden !! Balade en fin d'après midi à Soho et diner à Chinatown. Le lendemain, visite de la Tate Gallery modern, un peu décevante : de nombreuses œuvres de valeur bien inégale exposées sans lien très fort et quelques installations soi disant d'avant garde mais peu convaincantes. Beaucoup d'oeuvres tellement chargées de sens qu'il faut lire attentivement la notice pour le découvrir Très belle vue sur l'autre rive de la Tamise à partir de la galerie du quatrième étage. Montée au Shard (l'épine, nom du plus haut building de Londres) Il faut avoir réservé à l'avance pour une heure précise, sinon on est refoulé. Magnifiques vues de Londres du haut des 69, 70 et 72 ème étage de ce bâtiment . Pour faire bon poids, on dine au restaurant l'Oblix, au 32 ème étage, avec une vue inoubliable sur le soleil couchant sur l'ouest Londonien et une addition également inoubliable (il faut dire qu'à Londres les tarifs de restaurants et d'hôtels sont particulièrement élevés). Le lendemain, départ par le Gatwick express pour Gatwick où on a rendez vous avec Princess, qui nous prend en charge avec d'autres passagers arrivant par avion. Des hôtesses nous accueillent et nous guident jusqu' au bus qui nous conduit à Southampton en deux heures. A l'arrivée l'accueil des croisiéristes paraît chargé, mais de nombreux bureaux sont ouverts et nous n'attendons que quelques minutes.Dix minutes après, nous sommes dans notre cabine où nos bagages nous retrouveront moins d'une demi heure plus tard. La cabine est grande avec deux lits jumeaux qu'on peut rapprocher, une salle d'eau petite mais bien agencée et une très grande penderie équipée de pas moins de 39 cintres. Nous montons ensuite au buffet au 15 ème étage où nous sommes agréablement surpris par l'espace et par la variété des plats proposés. Les serveurs veillent à ce qu'on se nettoie les mains à chaque passage au buffet, les consignes sanitaires étant rappelées partout et lors de chaque intervention du staff. A 16 heures, c'est l'exercice de sécurité, pour lequel on nous dispense de porter les brassières de sauvetage. Le tout a lieu très cool assis dans une des salles de réception, et en une seule langue : l'Anglais. Tout au long de la croisière , on nous évitera les interminables gloubi boulga en 7 ou 8 langues comme sur d'autres bateaux. Ici, c'est l'anglais, version USA, qui est la seule langue parlée, sauf à la réception, où les hôtesses sont multilingues. Le soir, diner dans un des deux restaurants anytime. Il y a un autre restaurant réservé aux personnes mangeant à heure fixe et trois autres restaurants de spécialité avec supplément. La carte propose un choix de 8 entrées et 6 plats principaux, plus une dizaine de plats qui sont au menu tous les jours . Ce que nous choisissons s'avère de bonne qualité, même la viande de bœuf cuite comme il faut. Par contre, nous tiquons sur le prix des vins au verre qui tourne autour de 10 dollars (plus 18 % de service), le même prix que les cocktails. Le forfait all inclusive étant à 55 $ par jour et par personne plus le service, nous ne l'avons pas pris. En choisissant des bouteilles on tourne autour de 40 dollars la bouteille, ce qui met le verre à 8 euro. Ca va nous inciter à être plus sobres que de coutume🙂.

Jour 1 GUERNESEY Il fait un temps breton, avec des alternances de crachin et de soleil. On sort couverts. Le bateau est ancré au large de Saint Peter port et nous allons à terre en chaloupe après une attente d'une dizaine de minutes dans un salon. Les quais sont occupés par de nombreux stands à l'occasion d'une fête des animaux. Sur le parking un peu plus loin se tient le marché où se distingue le roi des fromages, commerçant venu d ' Agon Coutainville en Normandie avec son bel étalage. Nous avons réservé un tour de l'île de trois heures en bus. Au cours du trajet l'excellent chauffeur nous initie aux grands et aux petits secrets des habitants. Devant le nombre de voitures de luxe, (Ferrari, Porsche, etc...) croisées dans l'île, on sent que beaucoup d'entre eux sont à l'aise. La campagne est charmante, avec ses maisons fleuries cette église au clocher rond (pour que le diable ne se cache pas dans les coins) Nous marquons un arrêt à la petite chapelle, entièrement construite des mains du frère Déodat, religieux Français ayant émigré à la suite de la séparation de l'église et de l'état. Les murs de cette chapelle minuscule sont presqu' entièrement recouverts de morceaux de porcelaine, don des habitants de l'île. Le magasin de souvenirs proche expose une grande variété d'horloges et de bijoux en argent. Nous nous arrêtons ensuite sur les falaises où subsistent de nombreux bunkers témoins de l'occupation Allemande. Dernier arrêt près du fort Grey où le magasin Guernesey Pearl propose de nombreux bijoux en perles ainsi que des souvenirs variés. Pour réembarquer nous trouvons une queue impressionnante de plus de trois cent mètres de long, ce qui fait que nous zappons la visite du château Cornet qu'on admire à l'autre bout du port. Nous passons le temps dans la queue en en discutant avec nos voisins Américains qui essaient de comprendre les finesses du Brexit. Adieu Guernesey, belle visite malgré le temps incertain et grace au chauffeur Andy, avec seulement le regret de n'avoir pas eu le temps de visiter la villa Hauteville, maison de Victor Hugo, récemment rénovée grace au mécénat de François Pinault. Prochaine escale : CORK
Femme thaïe et enfant à venir English translation pending
by Artlutherie · 2019-06-06 · 147 replies
Bonjour à tous ... c’est après bien des errements, des doutes et des angoisses que je me décide à rédiger un topic. Je me sens seul et j’ai tous les sons de cloches quant à mon histoire , pas sûr que je m’en trouve plus avancé mais à défaut écrire un peu sera mon exutoire ... je ne sais pas si c’est le bon endroit mais certains connaissent le pays et les mentalités bien mieux que moi. Je ne sais pas par où commencer ... Je suis un homme de 26 ans qui s’est rendu trois fois en thaïlande , dont les deux dernières fois pour des périodes de six mois. Comme beaucoup de farang, je me suis « amouraché » d’une fille thaï, de l’isan plus particulièrement, elle a 30 ans mais comme toutes les thaïs en fait beaucoup moins ... on sort ensemble quelques fois , avec ses amis , avec une de ses sœurs ... Il faut que je paye pour beaucoup de choses et elle me demande si je peux « prendre soin d’elle » , « take care » je lui explique que je ne suis pas riche , qu’il est hors de question que je lui donne de l’argent , que je veux bien payer pour certaines choses comme la bouffe mais que si elle veut rester avec moi elle DOIT travailler . Bref cette histoire se tasse , elle et moi restons un moment ensemble puis il est arrivé qu’après quelques soirées arrosées nous fassions l’amour sans protection, je sais l’irresponsabilité de la chose ...mais il était impossible d’utiliser un préservatif avec cette fille , le rapport en devenait impossible au bout de quelques minutes . Lui faisant confiance (il m’a fallu dix rendez-vous avant de pouvoir l’embrasser, tout le contraire des filles que j’ai pu connaître auparavant  ) et elle me disant prendre la pilule , nous avons fini par ne plus en utiliser. Le résultat vous le connaissez déjà : elle tombe enceinte. Elle me dit avoir oublié de prendre sa pilule, ça me paraît très gros mais bon, passons . Je me mets à paniquer , je me rends compte que je connais très très peu cette fille , que je suis jeune , pas riche , que je ne connais pas la famille , qu’on passe la moitié de notre temps à nous engueuler , que les petits détails sur lesquels elle m’avait menti prennent une toute autre proportion et son côté adolescente superficielle me tape sur les nerfs. Bref, ma copine n’étant pas très loquace (le moins que l’on puisse dire) sur son passé , elle m’avait tout de même dit avant que l’on sorte ensemble avoir été mariée et ne pas avoir eu d’enfant. Je me mets à douter et à fouiller partout y compris sur les « réseaux sociaux » . Je découvre qu’elle a deux facebook .Moi aussi mais c’est un compte mort pour ne pas paraître en ligne , si je veux naviguer dessus , je me rends compte que sur son deuxième facebook mon vrai compte est bloqué ... je fini par tomber sur le compte d’un mec thaï (où mon compte principal est bloqué également) où ils sont tous deux en photos. S’en suit une conversation d’une heure où elle fait tout pour ne pas perdre la face, face à mon très grand scepticisme quant à ses explications risibles , elle finit par m’avouer avoir bloqué mon facebook pour que je ne me fasse pas d’idées ... (ahah) . Bref j’essaye de parler à tout le monde du contexte , de l’histoire , du bébé ... pour essayer de comprendre , entre les thaïs et les farang qui me disent que je me fais avoir, les autres qui me disent qu’elle est folle amoureuse et que j’ai de la « chance », je passe mes dernières semaines à boire comme un trou, je me sens paumé et seul et on ne se parle plus après une énième engueulade . Face à l’urgence de la situation je tente de me rabibocher, elle me demande si je vais l’aider matériellement pour le bébé , je lui demande combien elle voudrait : 30000 baht . Sachant qu’elle n’a ni loyer , ni électricité à payer, je lui dis que je peux l’aider à hauteur de 15000 pas un rond de plus . Bref, me voilà de retour en france avec une fille enceinte , je pense qu’il est de moi, nous étions presque toujours ensemble. Je ne comprends RIEN à cette histoire c’est un tel bordel que si je devais tout détailler je ferai une nuit blanche. Vous avez la version très résumé de bien des péripéties et dramas ... J’essaye de résumer les grandes lignes mais c’est un tel fatras... Son « mari » où « ex mari » sait que nous sommes ensemble. Elle semble vivre dans une luxueuse propriété , oui car bien que nous soyons restés ensemble un moment je ne suis jamais allé chez elle , je l’ai déposée aux abords ... mais le type résidence sécurisée dans un très beau coin de la ville, avec caméras et gardes. J’ai aperçu sa maison via les caméras CCTV de son portable , les photos facebook , les appels téléphoniques. Et des amis thaïs à moi qui la disent « riche ». Apparemment son « ex-Mari » est un Sino thaï businessman , il a l’air très amoureux d’elle , d’après mon enquête et ce que j’ai pu en voir il semblait souffrir de la situation tout en s’en accommodant, enfin là je suppute.... elle m’a dit ne plus l’aimer mais le respecter sincèrement, Je ne comprends RIEN. Cette histoire ne fait aucun sens, elle est très jolie et peut à priori se trouver n’importe quel mec riche , elle accorde de l’importance à l’argent et ce fût souvent un sérieux objet de discorde bien que je lui ai dis ne pas en avoir ... Je me suis donc engagé à lui donner 15000 baht par mois, voilà que ce soir après une énième culpabilisation elle me fait comprendre que je suis un gros connard égoïste et qu’elle n’a déjà plus d’argent, que je savais mieux le dépenser dans l’alcool (là elle n’a pas tort mais peut être que si elle avait été honnête et rassurante je me serais limité à une chang ) ... que son « ex mari » ne lui en donne plus , que je lui donne une misère. Plus le « chantage » affectif, je vais me débrouiller toute seule , trouver un mec , etc ... De son côté elle semble très immature , très naïve , comme une jeune adolescente ... parfois je ne sais pas si elle est juste très bête (pardon) où très handicapée quant à certaines choses de la vie à cause d’un mode de vie de « riche » ? Je ne sais pas si elle m’utilise et si c’est de la « perversité ». Est-ce qu’un homme se doit d’être ��tre providentiel pour elle ? Elle semble avoir un côté très fleur bleue , comme si je devais tout donner de ma personne . Là encore je ne sais pas si je suis un gros débile où si c’est sincère , car elle a un côté très opportuniste et pragmatique. Si elle m’aime d’un amour presque déraisonnable où si elle est très habile ? Dans tous les cas je vais retourner en Thaïlande dans cinq mois pour la venue au monde du bébé. Vous êtes libres de donner votre avis sur cette histoire , je suis prêt à tout entendre pourvu que j’y vois un tout petit peu plus clair . Vous qui vivez en Thaïlande, 15000 baht pour de la nourriture , du lait et quelques vêtements , suis-je un odieux pingre ? Sachant que le loyer est gratuit dans son cas ... je suis ouvrier et je ne roule pas sur l’or même si je m’en sors pas trop mal. Évidemment je ne lui fais pas pleinement confiance et sa sœur ne m’a pas fait bonne impression, sachant que c’est l’un des seuls membres de la famille que j’ai pu voir l’eapace de quelques heures. Mais étant donné la situation je suis obligé d’aider ... mais cette histoire me bouffe, je dois bosser, économiser pour pouvoir passer du temps là bas, et cette histoire me préoccupe. Merci si vous avez tout lu c’est un sacré pavé ...
Saïgon pour 3 nuits avec enfants? English translation pending
by Milouzou · 2019-06-05 · 23 replies
Bonjour,

J’avance sur l’organisation de notre voyage de Saigon à Hanoï prévu en juillet, 20 jours avec 2 enfants (8 et 11 ans).

Nous arrivons à Saigon le 9/07 matin, après un vol en 2 étapes depuis Paris la veille. Aussi j’imagine rester sur place 3 nuits...pour prendre le temps de se remettre du voyage et du décalage horaire et de profiter de la ville.

Est ce trop long pour la seule ville de Saigon ? Ou y a t il suffisamment à voir et à faire pour s’occuper ?

En sachant que nous avons prévu un hôtel avec piscine pour que les enfants en profitent un peu.

Merci par avance de vos éclairages 💡
Retour MSC Seaview mai 2019 English translation pending
by Csrp62 · 2019-06-02 · 8 replies
Bonjour, Et voilà c'est fini ! nous venons de rentrer de notre 6e croisière (dont 3 avec MSC). Je vais essayer de vous donner mes impressions sur cette croisière. Nous étions cette fois-ci avec nos 2 garçons de 10 et 5 ans. Seaview du 25 mai au 1er juin, cabine intérieure Auréa Donc, nous sommes arrivés à Barcelone pour l'embarquement en voiture, j'avais réservé une place au WTC pour 75€ la semaine. Ensuite, le bus bleu pour 3€ par personne, gratuit pour mon fils de 5 ans. Sur les documents de voyage, on avait rdv à 15h15 pour l'enregistrement mais nous avons tenté notre chance à 14h00. Arrivée au terminal A, il pleut (ça commence bien !), une petite file d'attente pour donner les bagages, contrôle de sécurité en 10 min, et là le forfait Auréa devient très intéressant avec la priorité pour l'embarquement car il y avait déjà beaucoup de monde en attente. On nous remet les cruise cards ainsi que les bracelets pour les adultes. La p'tite photo et hop c'est parti....

Le bateau Seaview : Très beau, j'ai adoré les espaces extérieurs, prendre le petit déjeuner au soleil, j'adore. Pas de mouvements de foule malgré le monde à bord. J'ai retrouvé le plaisir de la croisière avec ce bateau que je n'avais pas le Symphony ots. Par contre, je préfère mille fois la clientèle sur RCL que sur MSC. Le Seaview bouge beaucoup, je ne l'ai pas trouvé agréable en mer. Je préfère les bateaux "made in France" !!!! Ce paquebot a à peine 1 an et il est déjà bcp dégradé, mobilier extérieur cassé, coussins manquants ou déchirés plein de tâches, miroir ascenseur brisé, lors de notre séjour, on a même vu des boîtiers d'ascenseurs arrachés du mur, je ne sais pas si ce sont les gens qui sont irrespectueux ou si c'est le matériel qui est de mauvaise qualité.

La cabine 10003 : Très spacieuse pour 5 personnes avec 1 lit double, canapé superposé et 1 lit dans le plafond, je pense que sa superficie est 2 fois plus grande qu'une cabine intérieure normale (c'est pour cela que je l'avais réservé). Par contre, pas assez de rangements, nous avons dû laisser la moitié de nos affaires en valise, pas pratique du tout. La salle d'eau très petite. Pas très propre non plus (d'ailleurs, j'ai trouvé que ce bateau en général n'était pas aussi net que d'habitude), cheveux des précédents occupants sur le lit, dans la salle d'eau, sur le sol, traces de verres ou tasses collantes sur les tables de chevets, plein de poussières et tâches sur la tête de lit. Il y avait les 2 peignoirs, 1 paire de chaussons et le parfum d'ambiance MSC (j'adore). Les 2 bracelets ne fonctionnaient pas pour ouvrir la porte de la cabine. C'est une cabine très très bruyante et qui bouge beaucoup, insonorisation pas au top.

Le spa : Nous avions réservé nos 2 massages balinais compris dans le forfait dès le 1er jour, et avons eu la chance de le faire ensemble dans une cabine duo lors de l'escale de Gênes, c'était vraiment agréable. Mon mari a essayé le spa thermal mais il n' a pas trop aimé. Le dernier jour, j'avais encore envie d'en profiter, donc je vais au spa et demande si il y a de la place pour un soin du visage et la première bonne nouvelle, c'est possible de suite et la deuxième il y a une réduction de 50% (non précisé dans le daily), super !!!! Par contre, j'ai moins apprécié ce soin, pas de massage entre le gommage et la pose du soin, et je suis sortie avec encore plein de crème sur le visage.

Les restaurants : 2 buffets au pont 8 et 16, du choix, il y en a pour tout le monde, peut-être plus quantitatif que qualitatif, bon ça c'est moins avis. C'était le Golden Sand pont 5 qui nous était attribué. Les 2 premiers jours, nous avions réservé et après on y a été comme on avait envie, après tout c'est le concept Auréa, et nous n'avons jamais attendu, c'est super bien organisé. Il y avait des plats très bons comme très mauvais, les desserts en général sont bons. Mon mari me parle encore de sa tarte tatin revisité. Les pizzas sont toujours excellentes ainsi que les pates. Je sais pas si c'est une stratégie de MSC pour faire boire les passagers, mais les plats étaient souvent trop salés. Après, ça dépend des goûts de chacun.

Le forfait boisson Auréa : Notre réservation datait de juillet 2018 donc nous avons encore pu profiter du forfait 431. C'était embêtant car sur les nouvelles cartes, il n'y avait plus d'astérisques donc on ne savait pas exactement à quoi on avait le droit. On a tenté et parfois on a été surpris car on n'avait pas le droit aux spécialités de café de moins de 6€, le forfait ne fonctionnait pas par exemple au bar Venchi chocolat. J'ai déjà réservé une croisière avec MSC pour Noel en cabine balcon Fantastica et je me posais la question si je devais prendre un forfait boisson, et bien non. Pour nous ce n'est pas rentable, les enfants n'aimaient pas les cocktails trop chimiques et les jus en bouteilles sont trop sucrés, moi aussi j'ai goûté des cocktails sans alcool et bcp trop sucrés, donc on ne buvait que l'eau. Il y a que mon mari qui a profité du forfait et lui il s'est fait plaisir...

Les piscines : Là mes enfants ont adorés, ils sont usés leurs maillots dans les toboggans. Normalement le petit dernier n'avait pas le droit d'en profiter car il a moins de 7 ans mais avait la taille requise, donc il a pu passer, moi j'étais réticente, car si c'est interdit c'est qu'il y a une raison, mais mon mari m'a dit "mais non t'inquiète c'est pas violent". Alors si papa dit oui... Le parc pour les enfants est excellent pour eux mais pas pour les parents car aucun endroit pour s'installer avec les affaires et les surveiller.

Le solarium Auréa : Très joli avec peu de monde, mais nous nous restions pas longtemps car il y avait toute la fumée des cheminées sur ce pont.

Les spectacles : C'est ce que l'on a le moins aimé sur cette croisière, on a tellement été impressionné sur le Symphony OTS, chez MSC c'est pas le point fort.

Les escales : Je me faisais une joie de repartir sur Ajaccio, mais pas de bol, pluie vent, pareil à La Spezia, donc pas de sortie. Nous sommes juste descendus à Cannes en chaloupe (très bien organisé) avec un superbe soleil. On s'est baladés avec les enfants sur la Croisette, mais eux ne penser qu'à rentrer sur le bateau.

Les soirées : 2 soirées élégantes, 1 white party, 1 flower power.

Le mini club : Je termine par le meilleur pour les familles, ouvert tous les jours de 9 à 23h. Mes garçons se sont éclatés, plein d'activités, les animatrices parlent français, le concours Masterchef, défilé de super héros ect... Pour nous, c'est leur point fort.

Divers : Lorsque j'ai voulu enregistrer ma CB Visa aux bornes, la machine m'a demandé de choisir un montant à débiter (100, 200 300 ect), je pensais que c'était comme avant et que c'était une autorisation mais non le lendemain j'ai vu le montant débité sur mon compte bancaire. Donc, si on ne dépense pas la totalité, il faut le jour du débarquement se rendre à la réception se faire rembourser en espèces, dans le cas contraire il faut repartir aux bornes payer la différence, ce que j'ai dû faire avant de débarquer. Une nouvelle stratégie de MSC, la veille de l'escale de Palma, nous avions sur le lit 1 ticket d'excursion pour le bus qui vous emmène avec une note explicative qui disait que le centre ville était à 15/20 minutes. J'ai fait supprimer les frais de services sans aucun problème.

Conclusion : Nous avons bien profité de ce bateau, c'est vrai que RCL est plus qualitatif mais ce n'est pas le même prix. Donc avec les enfants, c'est un très bon rapport qualité/prix. Pour nous c'était agréable de se retrouver à deux et on savait que les enfants étaient entre de bonnes mains, ils sont revenus enchantés et on hâte de repartir en décembre. Nous aussi !!!!

Céline
Trois semaines au Québec avec notre fille de 5 ans English translation pending
by Casper84 · 2019-05-15 · 10 replies
BonjourNous avons décidé de partir pour 3 semaines au Québec avec notre fille qui aura pratiquement 5 ans lors du séjour. Nous avons déjà fait la Corse et la Norvège 2 fois ( été et hiver) donc elle a déjà pris l'avion mais ca sera la première fois aussi longtemps. Nous sommes beaucoup plus nature que ville donc on a mis de côté les villes. De plus voyageant avec un jeune enfant on a essayé de ne pas faire trop de kilomètres et de rester au minimum 2 nuits par étape. Nous avons décidé de camper. On campe avec notre fille depuis qu'elle a 1 an donc elle connait et elle adore.

Voici le circuit prévu 1 Paris Montréal 2 Montréal >Parc du Mont tremblant 3 Parc du Mont tremblant 4 Parc du Mont Tremblant > Parc de la Mauricie 5 Parc de la Mauricie 6 Parc de la Mauricie > Camping Val Jalbert 7 Camping Val Jalbert 8 Camping Val Jalbert > Baie éternité 9 Baie éternité 10 Baie éternité> Tadoussac 11 Tadoussac 12 Tadoussac > Parc du Bic 13 Parc du Bic 14 Parc du Bic> Parc des Hautes Gorges 15 Parc des Hautes Gorges 16 Parc des Hautes Gorges ( visite du Parc des Grands Jardin) 17 Parc des Hautes Gorges> Parc de la Jacques Cartier 18 Parc de la Jacques Cartier 19 Parc de la Jacques Cartier 20 Parc de la Jacques Cartier> Montréal 21 Montréal >Paris

Je suis preneuse pour des avis d'activités ou de balades à faire avec des jeunes enfants dans les différents parcs. J'ai déjà commencé à regarder mais il y a tellement de chose à voir et faire que c'est difficile de faire un choix.
Découvertes pédestres au Cap Vert English translation pending
by Mjp · 2019-05-09 · 32 replies
Voici déjà quelques semaines que nous sommes rentrés du Cap Vert et, enfin, notre carnet de voyages se précise... Durant 3 semaines nous sommes partis à la découverte de quelques îles en alternant randonnées pédestres et parcours en voiture. Pour réserver les hébergements au cours des randonnées nous avions fait appel, avant le départ, à l'agence Nobai qui a été très réactive et efficace. Nous n'avons utilisé les services d'un guide que pour l'ascension du volcan Fogo. Pour les autres randonnées nous avons voyagé seuls sans aucune difficulté d'orientation.

15/02/2019 : Marseille-Lisbonne-Praia Pour tuer le temps entre 2 avions à Lisbonne nous faisons un petit tour au travers du parc des Nations créé, sur la rive du Tage, à l'occasion de l'exposition universelle en 1998. De l'aéroport, en 10 minutes de métro nous rejoignons la station Oriente, porte d'entrée du parc des Nations. Nous déambulons une partie de l'après-midi au cœur de ces constructions, parfois élégantes, parfois manquant de finesse mais toujours surprenantes. Nous reprenons le chemin de l'aéroport en fin de journée. A minuit (heure locale) nous descendons de l'avion accueillis par une douce chaleur tempérée par un vent assez fort. L'attente au contrôle des passeports sera relativement courte car nous avons eu la chance d'avoir des places à l'avant de l'avion. Le contrôle est rapide, l'enregistrement préalable sur internet pour payer la taxe de sécurité semble efficace et une fois les bagages récupérés nous retrouvons notre chauffeur qui nous conduit à l’hôtel. Le distributeur de billets de l'aéroport refuse obstinément notre carte Visa mais un guichet de change à coté nous dépanne.

Île de Santiago: côté mer, la houle permanente de l'Atlantique découpe la côte en une succession de criques et de plages. Évidemment, l'activité principale des petits ports est la pêche encore très artisanale. Côté montagne, l'origine volcanique du relief a découpé des crêtes acérées où se perchent de façon étonnante une multitude de hameaux. Des canyons escarpés dévalent jusqu'à la mer. Parfois au fond des vallées s'installent cocotiers et bananiers. Partout, la terre est aride : on se demande ce que vaches, chèvres et ânes trouvent à se mettre sous la dent. La canne à sucre profite du moindre petit lopin de terre suspendu et nous, nous profitons du « grogue », apéritif local au rhum et au citron !!!

16/02 : Praia – Tarrafal Le petit déjeuner est pris sur la terrasse de l’hôtel plutôt ventée. Nous sollicitons une voiture de location auprès de l’hôtel qui nous propose une Clio pour 55 € par jour. L'affaire est conclue et nous faisons un tour vers le DAB situé à 200 mètres. Ici, seule la carte Visa semble acceptée. La sortie de Praia est simple malgré une signalisation assez espacée mais en suivant attentivement la carte nous trouvons facilement notre chemin bien que le GPS du téléphone refuse absolument de fonctionner. La ville est étagée sur les collines avec de multiples constructions inachevées en tous sens. Après les derniers immeubles la route serpente dans un paysage d'une aridité totale. Le ciel reste voilé de lourds nuages chargés de poussière. Quelques rares chèvres, vaches et cochons efflanqués broutent au milieu des cailloux et les arbres décharnés semblent bousculés en permanence par le vent.

Nous croisons régulièrement des piétons qui circulent au bord de la route et les villages nombreux parsèment le paysage. Notre premier arrêt sera pour le petit port de Pedra Badejo.

C'est la fin du marché au poissons à la suite du retour de pèche. Nous croisons de nombreux habitants qui ramènent parfois un seul poisson, parfois une bassine pleine portée par les femmes sur la tête.



La mer est agitée et se fracasse en longs rouleaux sur le sable noir. Les bateaux de pêche colorés sont alignés au bord de l'eau. La route parcourt ensuite le bord de mer en franchissant de nombreux ravins au fond desquels poussent des vergers de bananiers et de cocotiers, oasis verdoyantes au cœur de ce paysage de pierre et de poussière. Un peu plus loin, la petite bourgade de Calheta de sao Miguel déploie ses façades peintes de fresques colorées tout autour du port et une petit place récemment aménagée avec des jeux d'enfants nous accueille pour un frugal pique nique de quelques biscuits accompagnant une banane et une mandarine.





La route devient ensuite pavée jusque Tarrafal. Nous tournons un long moment à la recherche d'une chambre disponible : c'est samedi et nous découvrons que la plupart des hébergements sont complets en week-end. Finalement guidés par un cycliste aimablement pressenti par une dame serviable nous rejoignons une pension où il reste une petite chambre sans eau chaude dans la douche. En fin d'après-midi nous parcourons le plage au sable blanc au milieu des sombres roches volcaniques.

De hautes vagues déferlantes font le bonheur des baigneurs et, ici aussi, de nombreuses barques de pêcheurs décorent la plage de leurs couleurs variées.



Apartheid (Afrique du Sud) English translation pending
by Gallup · 2019-04-27 · 98 replies
Bonjour,

Voilà un vrai article de fond paru aujourd'hui dans le monde qui élève le débat et qui va au-delà du simple "ça me débecte" et qui donne réellement à réfléchir.

afrique-du-sud-les-secrets-de-l-apartheid-peu-a-peu-devoiles_5455521_3212.html
Patagonie et sud du Chili, février - mars 2019 English translation pending
by Jacou0109 · 2019-04-26 · 6 replies
1ère partie : de Santiago et Valparaiso à la Patagonie chilienne et argentine - Février 2019

06/02 de Bâle/Mulhouse à Santiago par Madrid et Paris ! Pour profiter d’un tarif de vol imbattable par Air France à 500€ AR au départ de Madrid (au lieu de 1000€ au départ de Paris) nous avons d’abord pris un vol low cost de Bâle à Madrid.

07/02 Santiago Après 14h et 15 mn de vol, eh oui c’est loin l’Amérique du Sud ! nous voilà enfin à Santiago, il est 10h heure locale, il y a un beau soleil et le thermomètre affiche 20°. La queue labyrinthique devant l'immigration est impressionnante et comme nous sommes sortis les derniers de l'avion nous avons devant nous au minimum 400 personnes. Au bout d'1h enfin ça y est nous avons terminé les formalités de visa mais il y a encore la douane à passer et les contrôles sont assez tatillons surtout dans le domaine des végétaux et de l’alimentation. Bon, nous voilà enfin dehors, après avoir comparé les différentes offres de transport, nous optons pour un taxi et à quatre c’est rentable (20 000 CLP=26.50€). Notre chauffeur nous amène dans le centre ville en 30 mn, pas de bouchons ça circule très bien. Nous nous installons à l'auberge de jeunes, très bien située dans le centre à 10mn à pied de la Plaza de Armas. Notre chambre très petite abrite 4 lits en 2x2 lits superposés, pas de table ni de chaises, ni de cintres, la propreté est douteuse et comme la chambre donne au sud il y fait très chaud ! Bon pour une nuit on s’en contentera ! Nous déposons nos affaires et surtout nous nous changeons, et prenons une douche pour nous débarrasser des 30h de voyage ! Dehors il fait très chaud, pas loin de 30° ! Nous partons à pied en direction de la Plaza de Armas, dans le centre historique de la ville. Elle est semblable aux places de toutes les grandes villes d'Amérique latine avec ses nombreux bancs tous occupés par des jeunes, des vieux et des enfants, il y a de l’animation due aux musiciens ambulants, à la nombreuse marmaille qui crie et s’amuse, aux cireurs de chaussures, aux exaltées qui crient leur foi en Christ, aux soldats à cheval qui se font prendre en photo et bien sûr aux vendeurs de glaces et de sucreries.

La cathédrale qui occupe l'un des carrés de la place est grande, et ce qui étonnant, avec très peu de décors dorés surchargés comme on peut le voir au Pérou ou au Mexique. La nef est très longue et assez obscure du fait de la pierre sombre des grandes colonnes qui la rythment. Dans l’après midi une longue balade va nous amener d'abord à traverser le quartier branché et bohême de Lastarria avec son petit marché artisanal, ses restaurants originaux mais assez chers et de belles maisons du siècle dernier. Puis nous arrivons à la place d'Italie et traversons le rio Mapucho en direction du quartier de Bellavista. C'est un quartier de petites maisons très colorées avec de nombreuses peintures murales. Les bars et les restaurants se succèdent et ici aussi une foule se presse. Les prix sont également assez élevés. Nous nous arrêtons dans un petit bistro près de la Chascona, une des maisons de Pablo Neruda, pour boire bières et mojitos et goûter à des tapas vénézuéliennes. Nous retournons en ville en longeant le rio Mapucho, squatté par de nombreux SDF qui s'y installent sous des abris de fortune en toile. On se rend assez vite compte que la vie n'est pas facile pour de nombreux Chiliens qui vivent de petits boulots : vendeurs à la sauvette, cireurs de chaussures, mendiants. Dans de nombreuses rues, les gens étalent sur des draps de petits objets personnels, des jouets d'enfants, des vêtements qu'ils essaient de vendre. Nous dînons pas loin de notre hôtel dans un restaurant qui vend de petites empanadas (chaussons fourrés) à base de poissons et de viandes que nous accompagnons d’une cruche de sangria. Finalement malgré un voyage long et fatigant nous avons déjà bien arpenté à pied la ville.



Santiago : Plaza de Armas

08/02 de Santiago à Valparaiso La nuit fut assez chaude mais calme. Bon petit-déjeuner buffet sur place avec du salé et du sucré. Nous laissons nos bagages et partons en direction du marché aux poissons. C'est une belle halle métallique caractéristique du début du siècle et qui abrite, outre des vendeurs de poissons quelques restaurants assez touristiques spécialisés dans les produits de la mer. Nous passons ensuite de l'autre coté du fleuve pour découvrir la grande halle du marché aux légumes et aux fruits, les prix tout comme au marché aux poissons sont pour nous européens dérisoires, c'est normal vu le pouvoir d'achat plutôt bas des Chiliens. Nous remontons ensuite la rue très animées de Lopez de Bello où se tient tout un marché informel de vendeurs de tout ce qu'il est possible d'acheter. Finalement nous nous retrouvons à Bellavista et allons visiter la « Chascona » une des maisons de Pablo Neruda : visite intéressante grâce aux audiophones qui mettent bien en perspective la vie du poète en rapport avec les nombreux objets dont il aimait s'entourer et émouvante lors du récit de la fin de sa vie liée aux événements politiques. Après cette visite nous repartons à pied en direction du marché aux poissons pour déjeuner dans un restaurant « Riconcito de mar » que nous avions remarqué et qui nous paraissait moins touristique et avec des prix plus raisonnables que les autres : bonne pioche, nous y découvrons la qualité et la fraicheur des poissons : nous y avons mangé des calamars farcis, de gros coquillages que l’on appelle ici des machas, gratinés (grosses palourdes) au parmesan, le tout arrosé par une bouteille de vin blanc local. En apéro nous avons eu droit gratuitement à du pisco sour (apéritif à base de marc de raisins, de citron, de sucre et de banc d’œuf) et du cebiche. Il est temps maintenant de quitter Santiago, nous allons chercher nos bagages à l’hôtel et prenons un taxi pour la station Alameda d'où partent les bus pour Valparaiso. A la station il y a énormément de monde, il est vrai que nous sommes vendredi soir et que les habitants de Santiago partent pour le W.E. à la mer. Il est 17h et il y a une foule de gens qui font la queue devant les guichets, finalement nous obtenons 4 places pour le bus de 18h, nous avons donc 45 mn à attendre dans cette gare routière bondée où se pressent les Chiliens. Finalement nous partirons avec 15 mn de retard, et à la suite d'un gros bouchon sur l'autoroute peu après l'aéroport, nous perdrons encore près d'une heure. L’autoroute qui mène à Valparaiso traverse une région assez montagneuse. Nous arrivons à Valpo vers 21h. De la station de bus nous prenons directement un taxi qui va nous amener à notre GH dans la rue Urriola. C'est une belle et vieille maison typique de Valpo avec une structure en colombages de bois à l'intérieur .Nous allons diner dans un resto tout proche « La Alba » pour profiter de la terrasse que l’on atteint par plusieurs volées d'escaliers et enfin de là haut on jouit d’ une vue sur les toits de Valpo, le fond de l'air est frais mais la bière artisanale est excellente surtout accompagnée de croquetas, et d'une poêlée de champignons.

Marché aux poissons :

09/02 Valparaiso Lever vers 8H nous prenons un très bon petit-déjeuner varié avec oeufs, jambon et fromage, yaourt, salades de fruits... Nous démarrons notre visite de la ville par le Cerro Alegre où nous logeons et découvrons, émerveillés les innombrables peintures de très belle qualité qui couvrent les murs des maisons, les escaliers, les contremarches. C'est une explosion de couleurs vives, de portraits, de scènes plus ou moins fouillées... Il faut s’imaginer la ville de Valparaiso construite sur de nombreuses collines qui bordent la mer et dont les pentes s’inclinent vers la mer ménageant de nombreux points de vue tous aussi photogéniques les uns comme les autres. Nous allons ainsi cheminer, grimper, descendre des ruelles étroites et en forte pente. On traverse des quartiers assez misérables, des bidonvilles accrochés à la pente raide. En grimpant on arrive enfin à la place Bismarck d'où on jouit d'une belle vue sur les environs. Le ciel jusqu'à présent couvert commence à se dégager. Là haut, sur la place des ouvriers municipaux préparent une course de VTT pour demain qui a l’air assez casse-gueule et qui consiste à descendre depuis le haut de la ville jusqu'en bas par des ruelles étroites et en forte pente !!! Nous visitons en passant le cimetière n°2, celui des protestants, une version en plus petit du cimetière de la Recoleta de Buenos Aires.

Nous nous dirigeons ensuite vers le « museo de cielo abierto » en descendant une venelle abrupte en escaliers » sentant très fortement la pisse. » Une fois en bas, il nous faut remonter un autre escalier vers le début du musée à ciel ouvert : quelques fresques déjà un peu défraichies peintes par des artistes reconnus de l'époque ne nous convainquent pas trop. Puis on redescend jusqu'à la ville basse et arrivons à la place Victoria, c’est une place classique carrée avec la cathédrale (sans intérêt) sur un côté. Monique, comme à son habitude va demander aux locaux l’adresse d’un restaurant typiquement chilien et nous voilà dans un des ces endroits magiques, le restaurant J. Cruz caché dans une impasse. La salle est remplie de locaux qui sont tous venus pour manger une chorrillada, plat typique du Chili : frites, petits morceaux de viande, de chorizo et d'omelette, de la sauce et le tour est joué. Le patron sort sa guitare, joue quelques morceaux de musique ! La salle est entièrement décorée et tapissée de photos d'identité, de cruches, d'un obus et de tout et de n'importe quoi, l'ambiance est super, les plats goûteux et les prix doux. En ressortant nous allons boire un café à la terrasse ensoleillée d'un bar pas loin du paseo maritimo. Nous allons ensuite longer le port, balade sans intérêt où se succèdent de vieux bâtiments dont certains sont en ruine, on y croise aussi une faune interlope. En fin d’après-midi nous allons découvrir la place Sotomayor et ses environs : sur la place se tient un petit marché artisanal, des bouquinistes et des brocanteurs, le quartier qui entoure la place est plutôt défraichi tout comme la faune qui le fréquente ! Nous continuons notre chemin en partant vers les cerros, la queue devant l'ascenseur Artillera étant trop longue nous montons à pied vers les collines en passant par des venelles aléatoires et pentues qui finalement débouchent sur des routes plus importantes, là on peut voir des baraques misérables où logent les petites gens de Valpo. On redescend par l'ascenseur gratuit de la Cordillera et retournons vers l’hôtel. Nous allons prendre l'apéro sur la terrasse de l'Alba, endroit toujours aussi sympa avec vue sur la mer au loin et un fond musical de qualité avec du jazz ou de la pop. Pour dîner nous allons au resto « Montpellier » pour diner légèrement de bonnes empanadas tout à fait chiliennes malgré le nom du restaurant !

Valparaiso : Artiste à l’oeuvre

10/02 Valparaiso Après le petit-déjeuner nous descendons vers la ville basse prendre le collectivo 701 qui longe l'avenue Pratt jusqu'à la station de bus Rodaviario où nous réservons notre bus pour Santiago. Nous en profitons pour trainer au marché dominical des antiquaires où l'on retrouve les mêmes objets que chez nous, objets du quotidien d'il y a 50 ans en fer, bronze, outils, vaisselle, livres, ustensiles de gauchos (étriers, fer à marquer). Nous reprenons le bus et partons à la découverte du Cerro Concepcion situé juste à côté de notre Cerro Alegre. C'est un endroit très touristique avec de nombreux restaurants, bars et hôtels, les touristes y sont nombreux et il est vrai que l'endroit est agréable, on y dispose d'une belle vue sur le port et la ville il y a également de belles maisons colorées et des peintures murales. Vers 13h une petite faim nous ramène dans notre rue et nous allons déjeuner au restaurant « el pintor » d'un menu à base de produits de la mer, chowder ( soupe crémeuse de poissons et coquillages) et de reineta un poisson local. c'est très bon et le menu à 3 services est à 8900 CLP=12€. Petite sieste bienvenue puis on repart en direction de la place Sotomayor et de l'ascenseur Artilleria. Comme il y a tjrs une queue assez longue nous montons par l'escalier, ce qui me permet de faire quelques belles photos. Du paseo la vue sur le port et la ville est superbe, nous en profitons surtout qu'il fait un soleil magnifique depuis le début de l'après-midi. Nous redescendons vers le port et allons prendre l'ascenseur Cordillera. Enfin un dernier tour s’impose vers le Cerro Yougoslavia qui jouxte notre Cerro Alegre pour profiter du très bel éclairage à cette heure de fin d'après-midi (il est 18h30) et prendre quelques photos. Apéro de pisco sour et de papas bravas chez Alba puis dîner de pizza dans notre rue Urriola.

Valparaiso : ascenseur

11/02 Valparaiso Ciel un peu mitigé ce matin et il fait frais. Aujourd'hui nous partons pour la journée à Quintay, petit port situé à environ 50 km de Valpo : pour ce faire nous allons à la station de Rodoviario d'où partent (à une cuadra près) les bus pour Quintay. Le nôtre part à 11h.Par une route montagneuse nous traversons de grandes forêts et passons un col envahi par la brume. Puis le bus redescend vers la mer et on aperçoit au loin Playa grande et ses quelques immeubles touristiques. Quintay est un petit hameau dont les maisons se répartissent entre le plateau où s'arrêtent le bus et la caleta tout en bas au bord de la mer où se pressent 3 à 5 restaurants et quelques maisons quelques barques de pêcheurs flottent dans la petite baie bien secoués par la houle, un peu plus loin se trouve les restes des bâtiments « baleiniers » : en effet c'est ici que durant de nombreuses années et jusqu'en 1967 on été tuées, découpées, transformées des centaines de baleines pêchées dans les eaux proches de Quintay. On peut visiter les installations dont il ne reste rien si ce n'est des photos mais c'est quand même intéressant. Les conditions de travail devaient être très pénibles car les salaires étaient le triple du salaire moyen. Après cette visite nous revenons vers le centre de la caleta et allons nous installer sur la terrasse du Miramar, le meilleur resto de poissons du coin. Nous avons eu la dernière table sur la terrasse, Pierre-Paul et Patricia se décident pour une soupe de poissons, moi une merluzza con arroz et Monique un excellent poisson la reineta : les plats sont très copieux, les Frick n'arriveront pas au bout de leur soupe, Monique et moi terminons tout juste. Comme il nous reste environs 1h1/2 avant le départ du bus à 16h30 nous partons à pied en direction de la Playa chica, il nous faut remonter par la route jusqu'au plateau puis prendre un chemin à droite bien marqué par des barrières qui empêchent de pénétrer dans les terrains privés qui bordent le chemin. On traverse une belle forêt de résineux et d'eucalyptus puis on aperçoit la mer et la plage tout en bas, le chemin descend vers la plage qui est effectivement petite et encadrée par des rochers usés et polis par les grosses vagues qui déferlent régulièrement. Une trentaine de personnes sont installés là avec transat, parasols et tapis de plage. Il n’y a qu’une seule personne dans l'eau mais beaucoup d'enfants jouent de l'eau jusqu'aux cuisses. La mer est fraiche mais le soleil est radieux et la température de l'air plutôt élevée. Patricia regrette de n'avoir pas le temps de se baigner mais il nous faut remonter vers le village et il y en a pour 20 mn et il n’y a plus beaucoup de bus pour retourner à Valpo.

Fresque

12/02 de Santiago à Puerto Natales Levés aux aurores c'est-à-dire à 5h15, le taxi nous emmène un peu plus tard à la station de bus d'où nous partons à 6h vers Santiago jusqu’à la station Pajaritos où nous arrivons vers 7h30, 5 mn plus tard nous prenons le bus pour l'aéroport où nous arrivons à 8H pile. Attente puis décollage pour 2h40mn dans un airbus de la compagnie Latam pour Puerto Natales. Beau temps, du vent et 19° au thermomètre ! Nous prenons la navette chère (5000 pp=6.60€) qui nous laisse devant nos cabañas dans le centre de la ville. Installation dans notre cabaña propre un peu vieillotte mais avec tout le confort. Balade dans la ville, courses au supermarché Unimarc, récupération de la voiture chez Avis puis diner dans notre cabaña.

Guanaco

13/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Réveil peu avant 6h, petit-déjeuner, préparation des sandwichs puis départ dans notre Renault Symbol dont la porte arrière droite soit se verrouille sans que’on puise l’ouvrir soit ne peut être fermée. Nous prenons la route vers l'aéroport puis tournons à gauche vers la cueva Milodon et continuons, d'abord sur du ripio (piste gravillonnée avec nids de poule et tôle ondulée) puis sur du goudron, du demi-ripio et encore du goudron mais avec d'énormes nids de poule. Au bout d'1h1/2 nous sommes devant la Guarderia Serrano. Nous payons nos 21000 $ (28€) d'entrée et repartons toujours sur du ripio vers le lago Grey. Nous faisons quelques photos du site magnifique puis nous nous garons au bout de la piste devant l'hôtel Lago grey. Là, Pierre-Paul, Patricia et moi partons grimper les 650m de dénivelé jusqu'au mirador Ferrier : en 3 km la montée est rude essentiellement en marches raides et très hautes, il fait chaud et les polaires et les pulls s'enlèvent vite. Au bout de 1h50 nous arrivons au sommet et là les bourrasques de vent sont impressionnantes et glaciales. Nous essayons de faire quelques photos du superbe panorama qui s’offre à nous avec le massif del Peine et le glacier Grey mais c’est difficile vu la puissance des bourrasques. Nous redescendons et trouvons un abri sous le vent pour pique-niquer. Redescente un peu pénible en 1h45. Monique nous attend et nous allons faire la randonnée facile qui mène au bord du lago Grey. Superbe paysage avec les icebergs qui dérivent sur le lago et au fond l'imprenable et incontournable masse des Torres del Paine. Retour par le fameux pont suspendu qui balance violemment sous les coups de vent. Une queue se forme car on ne peut être plus de 6 à passer en même temps. Reprise de la voiture, le parking qui était vide ce matin est maintenant bien plein. Nous reprenons la piste vers l'entrée Serrano puis continuons en direction du lac Pehoe : superbe piste avec le massif en face de nous et les nuages qui jouent avec le soleil bien présent, un vrai régal. Arrivés à la hauteur de l'hôtel Pehoe, nous retournons vers P. Natales par la même route.

Torres del Paine

14/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Bonne nuit malgré un chauffage trop fort que l’on n’est pas arrivé à régler ! Levé vers 7h nous prenons un bon petit-déjeuner (œufs, tartines beurre confiture, fruits). Nous reprenons notre Renault Symbol en direction de TDP mais cette fois-ci par la route 9 en meilleur état jusqu'à Cerro Castillo, ensuite c'est du ripio avec souvent de la tôle ondulée. Le trajet est aussi plus long en km. Le temps est nettement plus couvert qu'hier et un vent très fort souffle par rafales. Le 1er mirador où nous nous arrêtons offre une vue magnifique sur un lac bleu turquoise avec le spectacle des Cuernos au fond. Les Torres seront invisibles tout au long de la journée. Nous allons progresser en direction de la laguna Amarga puis obliquer vers la cafétéria Pudeto pour atteindre Salto grande. Nous nous garons et partons, sous des rafales de vent courtes mais impressionnantes (notées à 80/90 kmh au début du chemin) vers le mirador des chutes de Salto Grande. Le ciel est couvert, il pleuviote par intermittence mais quand le vent s'arrête il fait chaud. Les Cuernos sont balayés incessamment par des nuages et les moments où ils sont bien visibles sont rares. Nous apercevons un peu plus loin, près du chemin, un troupeau de guanacos qui paît tranquillement dans la steppe. De temps à autre de brusques rafales de vent nous déséquilibrent et dans ce cas il faut bien s'arc-bouter où alors se tenir à quelque chose de fixe pour ne pas risquer d'être renversé. Le chemin se termine au bord d'un lac juste en face des Cuernos mais le vent très fort et les nuages nous obligent à repartir de suite. Retour à la voiture, piquenique dans la voiture en face de la cafétéria Pudeto. Nous continuons notre route vers le lac Pehoe déjà vu hier et rentrons à P.N. par La cueva del Milodon. Nous refaisons le plein après avoir fait quelques 500 km. Tour en ville, achats, change, choix d'un restaurant pour ce soir, jour de la St-Valentin. Nous nous décidons pour Don Jorge et pour un plat de viande typiquement chilien, « cordero a la parilla », c’est à dire un gros morceau d'agneau (4 côtes et un bon morceau de gigot grillé (soit 350g) et des patates, la viande étant travaillée ensuite dans une réduction au vin blanc (19500 CLP=26€) quand même !.

15/02 de Puerto Natales à El Calafate

Il a plu, tôt ce matin, mais le soleil n'est jamais loin. Nous partons voir quelques magasins de souvenirs mais les objets touristiques sont dans l'ensemble de piètre qualité et assez grossiers. Comme à Valpo on croise ici des quantités de chiens la plupart du temps affalés sur les trottoirs et devant les magasins, de temps en temps ils aboient et se défient les uns les autres. Puerto Natales est une ville agréable avec des rues en damiers et des maisons qui dépassent rarement 1 ou 2 niveaux. Le centre est dédié au tourisme avec nombreux bars, restos, magasins de sports et de modes, hôtels plus ou moins luxueux. Il y règne une ambiance bonne enfant et il y fait très doux, sauf quand le vent se lève. Quand on sort du centre ville on retrouve les quartiers d'habitation avec leurs petites cabanes de bois plus ou moins élaborées, certaines étant assez misérables. Nous allons déposer nos affaires à 11h à la réception de notre cabaña « ultima esperanza ». Déjeuner d'excellentes pizzas à prix doux chez « Mesita grande » puis taxi pour la station de bus. Le bus part à 14h et nous aurons deux arrêts pour passer la frontière avec l’ Argentine. En effet El Calafate est en Argentine tout comme El Chalten l’étape suivante. Le ciel est maintenant bleu et nous longeons une pampa désertique, on voit même des nandous (émeus). Est-ce dû à la frontière ? Mais nous aurons de nombreux contrôles policiers et même d'Interpol avec un scanner mobile sur un camion. Enfin la route quitte le plateau monotone de la pampa pour descendre dans une magnifique quebrada immense au bout de laquelle se trouve le lac d'el Calafate. Nous nous arrêtons à la station de bus à l'extérieur de la ville et prenons un taxi (piloté par Martin, un sympathique argentin qui vit la moitié de l'année à Genève et parle donc bien français). Il nous emmène à notre cabaña situé loin en dehors du centre ville. Nous déposons nos affaires dans une cabane très bien conçue en bois avec tout le confort, et une vue magnifique sur le lac. Martin nous emmène dans le centre ville pour que nous puissions faire quelques achats pour le diner. Puis il nous ramène à la cabaña. Problème il n'y a pas d'eau froide mais que de l'eau chaude, la patronne est désolée essaie de remédier au problème mais sans résultat. Elle nous apporte 2 gros bidons d'eau potable et nous offre une bouteille de vin !

Lagune d'El Calafate

16/02 El Calafate Martin notre taximan vient nous chercher pour nous emmener à la station de bus (Caltour) pour le glacier d'El Perito Moreno. Il faut presque 2h pour y aller à cause d'une organisation pas très professionnelle : les bus attendent le passage d'une employée qui fait payer le ticket d'entrée en fonction de la nationalité puis elle part avec l’argent liquide, et revient 10mn plus tard avec les tickets. Ceux qui paient par CB doivent sortir du bus pour aller payer ailleurs. Finalement au bout d'une 1/2h nous quittons le péage et il reste encore 27 km jusqu'au parking du bas. Finalement vers 11h nous sommes arrivés. Nous prenons le chemin (sendero de la costa) sous une pluie assez forte qui nous oblige à mettre nos capes de pluie. Le chemin agréable longe le lac et offre de magnifiques points de vue sur le glacier il y a très peu de gens sur ce chemin et c'est tant mieux : Ce glacier est vraiment impressionnant avec ces quelques 70 m de haut et plusieurs km de long. De temps à autre un grondement et un bruit de déflagration transperce le silence et des morceaux de glace s'effondrent dans le lac. Suivant les éclairages du soleil et les passages de nuages, le glacier prend des teintes différentes : dans certains cas un bleu irréel illumine la glace. En approchant des balcons centraux la foule se fait plus dense, les bus déversent leur quota de visiteurs. Avec la pluie les deux cafétérias ont fait le plein et il faut lutter pour trouver des places assises ! Je repars par le sentier de la côte pour retourner au parking du bas où nous nous retrouvons tous les quatre pour casse-croûter. Un rapace habitué des lieux nous regarde manger derrière une vitre. Dernière balade le long du sentier avec un peu de soleil et beaucoup moins de vent. A 16h le bus nous ramène à El Calafate. En ville c'est la fête du lac pour plusieurs jours et la ville est envahie par des milliers de touristes venus écouter des vedettes locales et internationales. La ville déjà très touristique en temps normal vibre sous les manifestations estivales. Nous faisons quelques courses et récupérons notre chauffeur de taxi, Martin devant son bar préféré le Wanaco .

Glacier du Perito Moreno

17/02 d’El Calafate à El Chalten

Nous allons payer la gérante qui, à notre surprise, nous fait cadeau de la 1re nuit pour cause de manque d'eau. Nous en profitons pour discuter de la situation du pays qu’elle estime mauvaise et si elle votera Macri lors des prochaines élections c'est à reculons car Kirschner n'est pas pour elle une alternative possible Elle la connaît très bien puisqu'elle possède 8 hôtels à El Calafate. Martin notre chauffeur est là à 11h pile et nous emmène en ville, il nous garde nos bagages dans son taxi pendant que nous allons faire un petit tour et trainer dans quelques magasins de souvenirs en pure perte, les articles sont soit hors de prix soit terriblement kitsch. Nous repérons également le resto « Petro » pour midi et allons y manger des empanadas : bonnes et pas trop chères. A l'heure dite nous allons au bar Wanako retrouver Martin qui nous emmène à la gare de bus d'où nous partons à 13h30 pour El Chalten, durée du trajet 2h30mn, et de nouveau la monotonie de la pampa argentine avec ses grandes étendues TOUJOURS clôturées de fils de fer barbelés, de temps à autre les restes d'un cadavre de guanaco y est encore accroché. Puis c'est la descente vers El Chalten par une ouverture dans ce grand plateau, les Andes apparaissent au loin mais bien cachées par les nuages. A ’ arrivée le bus nous arrête devant la maison du parc pour une séance d'information : on y apprend les conditions générales d'utilisation du parc, la présentation des principaux chemins, les prévisions météo pour les jours à venir. Nous allons ensuite rejoindre notre cabaña toute proche de la station de bus, les cabañas Cerro Torre. C'est une cabaña standard tout en bois dont la terrasse donne sur le Fitzroy. Pour l'instant le ciel est bien couvert et il pleut et on ne voit quasiment rien des mythiques montagnes environnantes. Un Belge nous affirme que demain il fera une journée superbe, on croise les doigts.

Massif du Fitzroy

18/02 El Chalten Réveil à 7H, en jetant un coup d'œil par la fenêtre je vois les sommets dégagés et le Fitzroy au loin, un rayon de soleil commence à colorer son sommet ! Belle journée en perspective. Nous prenons le petit-déjeuner, préparons les sandwiches pour midi et faisons nos sacs que nous laissons à la réception. Monique qui préfère ne pas faire la montée à la Laguna Capri se reposera à la cabane jusqu'à 11H puis ira se balader au village, quant à nous trois vers 9h nous sommes en route, remontant la rue principale du village jusqu'au début du chemin qui mène au Fitzroy en passant pas la lagune Capri. Il y a déjà beaucoup de monde sur la route et en arrivant au parking on se rend compte que nous ne serons pas seuls : Des groupes de marcheurs, Suisses, Allemands, Japonais, Français ont le même projet que nous ! Le temps est très favorable et nous enlevons rapidement nos diverses couches de polaires et pulls. Un premier mirador offre une belle sur la vallée d’El Chalten, on continue notre montée un peu plus d’une heure jusqu'à l'embranchement où à droite s'amorce une petite boucle vers le mirador du Fitzroy : Vue extraordinaire sur tout le massif du Fitzroy toujours en partie encapuchonné de nuages, ce qui rajoute au charme et à la magie du lieu ! Les photographes et autres selfieurs s'en donnent à cœur joie. Nous continuons et reprenons l'embranchement à gauche vers la lagune Capri alors que le chemin continue à droite vers le campement Poincenot. La plupart des marcheurs continue ce chemin alors qu'il est censé être fermé un peu plus loin à cause d'inondations dues aux pluies incessantes de ces derniers jours. Nous arrivons rapidement à la lagune et bénéficions d’une vue magnifique sur toutes les montagnes environnantes. Puis c'est la redescente avec, cerise sur le gâteau, la rencontre inopinée avec un huemul qui paissait tranquillement au bord du chemin pourtant emprunté par de très nombreux marcheurs pas toujours discrets ! Un peu plus loin, c'est un condor qui fera plusieurs passages au-dessus de nos têtes. Retour à El Chalten. Cette balade nous aura pris 4h pique-nique et nombreux arrêts photos compris Nous partons ensuite nous promener vers le mirador de Los Condores de l'autre côté du village, le temps est toujours aussi beau et le panorama tout aussi magnifique avec un autre angle de vue sur ce beau massif montagneux. Retour en ville, nous avons soif et c'est le moment de nous attabler à la « Vineria » bar sympa où nous étions hier mais à l'intérieur et qui était bondé et bruyant. Aujourd'hui nous profitons de la terrasse dehors et la conversation s'engage avec nos voisins de table, un couple de Roumains, puis deux Uruguayennes, enfin Michel le Belge déjà vu hier. Nous profitons des tarifs « happy hour » pour étancher notre soif ! Pour diner nous irons au restaurant Ahonikenk, partager un plat de lentilles et un bife de chorizo de très bonne qualité. Nous allons ensuite à la station de bus où nous attend notre bus, départ à 21h pour 10h de bus jusqu'à Los Antiguos au bord du Lago Carrera. Ce n’est pas un bus de luxe comme nous en avons déjà eu en Argentine, mais on s’en contentera.



Massif du Fitzroy

19/02 bus de nuit de El Chalten à Chile Chico

Il est 7h du matin, la station de bus de Los Antiguos, est déserte à cette heure, donc inutile d'espérer être au port de Chile chico à 8h, je m'en doutais, de plus, nous apprenons que la frontières n'ouvre qu'à 8h et que le colectivo qui va nous faire traverser la frontière n'arrive qu'à 9h comme il n'est que 7h 30 il nous faut prendre notre mal en patience. Arrive un taxi qui pour 3000 CLP peut nous emmener à la frontière du Chili, nous pensons qu'il serait bien d'anticiper et donc de partir en avance comptant sur un autre moyen de transport pour continuer notre avancée. Hélas, arrivés à la frontière de sortie de l'argentine, calme plat, il n'y a rien pas de taxi, rien le nomansland qui sépare les deux frontières est long de 5 km, la navette n'est plus autorisée à nous prendre à cet endroit, de plus elle risque d'être pleine en arrivant ici. En fait, le chauffeur de taxi argentin ne nous avait pas dit qu’il n’y avait pas de taxi chilien à la frontière !!!, ne reste plus que le stop, plutôt aléatoire vu le peu de voitures qui circulent, et nous sommes 4 bien chargés : cela réduit encore les possibilités. Pourtant, une voiture avec un couple d’Argentins se présente et Monique leur demande de nous emmener tous les 4 avec bagages dans leur VW ! Pas de problème ! Et effectivement quoiqu'un peu serrés à l’arrière, ils nous emmènent à Chile Chico et nous laissent devant l'office du tourisme où nous nous renseignons sur les possibilités de rejoindre Coyhaique, Là encore désillusion, pas d'autres bateaux pour aujourd'hui quant au bus il faut prendre un transport privé jusqu'à P. Tranquillo (4h), puis attendre combien de temps ? Pour attraper un bus aléatoire qui va à Coyhaique en 7h. Nous allons donc tenter d'acheter des billets de bâteau pour demain matin à 8h, hélas tout est plein même celui de l'après-midi ! C’est embêtant car nous avons loué une voiture à Coyhaique pour demain matin 9h ! Que faire ? D'abord attendre qu'éventuellement 4 places se libèrent dans le bateau du matin mais il faudra attendre 17h pour le savoir. Nous allons d'abord, sur les conseils de l'employée de l'OT nous préoccuper de notre hébergement : elle nous propose les cabañas de « Brisas del lago », et heureusement il y a de la place. C’est une cabane traditionnelle au bord du lac pour un prix honnête (60 000CLP pour les 4). Nous allons ensuite nous balader dans ce village agréable situé au bord du grand lac Général Carrera. Nous achetons de quoi bruncher dans un supermercado bien achalandé et nous nous installons dans notre cabane. Pour récupérer d'une nuit pas extraordinaire dans le bus nous nous payons une petite sieste réparatrice. Vers 17h nous allons aux nouvelles, n'avons pas de places pour le bateau de 8h nous en avons pour celui de 16h ce qui ne nous arrange pas totalement à cause du rendez-vous pour récupérer la voiture. La seule solution est de contacter le loueur de voiture pour lui demander s'il peut nous amener la voiture au port d’Ibanez à l'arrivée du bateau vers 18h et si oui à quel prix ? Encore faut-il pouvoir téléphoner sans utiliser notre téléphone français trop coûteux pour cette raison nous retournons à l'O.T. où l’employée très compétente et aimable nous laisse son téléphone et nous arrivons effectivement à régler notre problème pour un coût non négligeable (150€) mais c'est la meilleure solution. Dîner chez Petizos d'une excellente chorillada goûteuse et abondante. Nuit réparatrice.



L'hôtel "chic" de Chile Chico

20/02 de Chile Chico à Puerto Rio Tranquilo Vers 11h nous libérons la cabane, déposons nos affaires chez la propriétaire et partons faire un tour en ville, d'abord en longeant le lac qui est très beau, dommage que le vent aujourd'hui soit si glacial et impétueux. Pendant que Monique va se réfugier à l'abri du vent sous les arbres du jardin public, je pars à l'assaut du mirador qui domine la ville de 275 marches. Là haut le vent souffle de plus belle. On a une belle vue sur le lac et les environs. Sur la route en bas 3 jeunes font du stop dans l'espoir d'être pris alors qu'il ne passe qu'une voiture tous les 1/4h. De toute façon Chile Chico est un carrefour par où passent pas mal de touristes mais peu y restent. On les voit à la gare de bus ou devant le guichet de la compagnie de navigation. Vers 12h30 nous allons déjeuner au restaurant « Valle de Luna », Le menu de midi est à prix doux (6500). A 16h pile notre bateau quitte le petit port de Chile Chico, les places sont toutes prises et le ferry a fait le plein de véhicules. Le lac est agité et la houle est plutôt forte. Il nous faudra 2h1/2 pour atteindre Puerto Ibañez. Là M. Leclerc le loueur de voiture nous attend avec son employé pour nous livrer le 4x4 loué. Après les vérifications d'usage nous partons sur une route goudronnée avec notre Suzuki Grand Nomade 4x4 en direction de Villa Cerro Castillo. La route goudronnée continue puis il y a des km de nouvelles routes fraîches bétonnées, d'ailleurs on voit les ouvriers et les engins de chantier s'activer, malheureusement toute bonne chose à une fin, et le ripio remplace le goudron et le béton. La piste d'abord très large se réduit à une stricte piste à deux voies. Ça monte, ça descend, les virages se succèdent et le cadre général est grandiose : on longe de petits lacs, des rivières plus ou moins encaissées et à l'horizon de superbes montagnes aux pics acérés recouvertes de neige, il y a relativement peu de circulation, on croise toutes les 10 mn des voitures dans le sens inverse. Par endroits la piste est glissante et il me faut une fois contrebraquer rapidement pour redresser la voiture qui avait tendance à glisser vers le fossé. Il commence maintenant à faire nuit et il nous reste encore une vingtaine de km à faire nous voilà à P. Rio Tranquilo et il est 21h45mn. Nous trouvons facilement l'hosteria Costanera au bord de la route. Accueil ironique, sans chaleur (comme notre cabane) : confort plutôt spartiate, pas de chauffage à part un poêle dont les braises sont en train de s'éteindre, pas de miroir, ni de meubles dans les chambres dont l'une donne sur l'autre, pas d'eau chaude au lavabo, vaisselles sales, il nous faut réclamer du papier hygiénique et du savon. A cette heure tardive pour diner nous n'avons pas trop le choix et le faisons ici à l'hôtel, nourriture correcte mais bien plus chère que d'habitude. Le wifi est faiblard.



221 Cimetière de Chile Chico

21/02 Puerto Rio Tranquillo

Ce matin il fait très froid dans la chambre, PP et Patricia sont gelés, de plus pour démarrer le feu il n'y a que de grosses bûches impossibles à allumer sans brindilles, je pars chercher des brindilles aux alentours de la cabane et finalement arrive à redémarrer le feu dans le poêle. Nous prenons un petit-déjeuner de fortune. Après nous être plaints auprès des responsables de l'hôtel qui nous claquent la porte au nez ! nous partons acheter nos billets pour la « Capilla de mármol » l’incontournable curiosité du secteur qui explique que P. Rio Tranquilo soit devenu un village très touristique avec les dérapages que cela suppose.

A 10h nous sommes une dizaine à embarquer dans une barque qui va filer sur les eaux agitées du lago Carrera, nous sommes bien secoués, même arrosés sur le flanc babord du bateau. Puis au bout d'une 1/2heure nous arrivons et longeons les différentes curiosités, capilla de mármol, túnel, cathédrale, el champiñon... le temps est au beau fixe avec quelques nuages cependant, l'érosion a formé dans ces massifs de marbre du bord du lac de surprenantes formes en sculptant soit des colonnes soit des stalactites ou stalagmites de marbre coloré. A certains endroits les veines du marbre sont superbes et forment des motifs ressemblant au papier marbré. Retour sur un lac aux vagues encore plus déchainées, on est drôlement secoués pendant une petite demi-heure. Dans l’après midi nous prenons la voiture cette fois-ci en direction de la vallée des explorateurs, la route s'enfonce vers l’ouest par une grande vallée ouverte vers des pics enneigés. La vallée se rétrécit de plus en plus et nous faisons un 1er arrêt à la cascade de la Nutria au km 27. Belle chute d'eau bien verticale dans un superbe décor. Nous continuons en direction du mirador du glacier mais à peine avons-nous parcouru quelques km que nous tombons sur un panneau « ruta cortada ». Après nous être renseignés nous apprenons que la route est coupée depuis octobre 2018 à la suite d'un glissement de terrain occasionné par la chute d'un bout de glacier dans une lagune qui s'est elle même déversée dans la vallée coupant la route et recréant une lagune à la place de la route. La route restera sûrement fermée jusqu'en avril. Retour par la même route, arrêt devant un petit cimetière typique avec ses petites cabanes en bois recouvertes de tavaillons. Balade en ville : de gros travaux de réfection des rues et des trottoirs sont à l'œuvre, transformant ce village pionnier en future étape touristique majeure d'ici peu de temps. Ici aussi de nombreux jeunes sacs au dos font du stop à la sortie de la ville. L'animation principale consiste à prendre des barques à moteur pour aller voir la cathédrale de marbre au bord du lac, les rotations durent toute la journée et il y a foule. En me promenant je suis tombé sur le petit cimetière de P. Tranquilo, paisiblement installé au sommet d'une bute donnant sur le lac, un autre cimetière de Sète en quelque sorte. Bel éclairage en cette fin de journée. Dîner dans un restaurant juste sur la rue principale devant le lac. Nuit troublée par les conversations animées des fêtards alcoolisés installés dans la cabanas collée à la nôtre !

Capilla de Marmol

22/02 de puerto Rio Tranquillo à Cochrane Départ pour Cochrane, nous payons non sans avoir, après bien des critiques, fait baisser le prix de 10000 pesos ! Nous allons à l'OT tout proche pour nous renseigner sur la suite de notre voyage. Nous y réservons une nuit à Cerro Castillo, ayant plus ou moins définitivement écarté l'option de CaletaTortel compte tenu du grand nombre de km sur piste à faire ce qui correspond à plus de 7h de routes pénibles. Nous quittons P. Rio Tranquilo sous un beau soleil mais avec un fond d'air encore très froid. La route très belle longe longtemps le lago Carrera offrant de beaux points de vue, il y a pas mal de trafic sur la route et la piste est globalement bonne, nous sommes époustouflés par les différentes couleurs de bleus des lacs et rivières rencontrés. Nous allons voir le beau site de la confluencia entre le rio Baker et la rivière Neff. Nous nous sommes également arrêtés dans le petit et superbe village de Puerto Bertrand pour y réserver une cabaña pour dans deux nuits juste derrière l'hospedaje Mirabella. Nous reprenons notre route jusqu'à Cochrane, gros village assez étendu et qui semble vouloir s'agrandir à voir les lotissements qui se construisent à sa périphérie. Nous sommes logés dans une cabaña très propre et agréable chez ñadis cabanas. Nous allons déjeuner ensuite dans un petit restaurant situé au 1er étage d'un supermarché, nous y choisissons du poisson et entre autres une spécialité chilienne excellente le pastel de jaiba, un plat à base de crabe gratiné au fromage. Nous partons ensuite en direction du parc national de Tamango distant de 5km du centre de la ville, là en payant (5000 pesos) on peut parcourir plusieurs sentiers, vu l'heure un peu tardive il est déjà 17 h nous prenons le sendero de los carpinteros qui longe la rivière puis s'en éloigne en grimpant sur de petites collines qui la dominent. La couleur de l’eau est tjrs aussi surprenante quoique moins marquée vu l'heure et le ciel qui s'est couvert entre temps. C'est néanmoins une belle promenade digestive, nous parcourons ce chemin pendant environs 2h, notre point le plus élevé nous offrant une vue sur un petit ponton en bois au bord du lac.



Rio Negro : La palette du peintre

23/02 de Cochrane à Puerto Bertrand Il a plu cette nuit et surprise ce matin tous les sommets qui entourent la ville sont enneigés. Si le ciel est d'un beau bleu, le fond de l'air est très froid. Après le petit-déjeuner nous allons faire un tour en ville, acheter de nouvelles provisions au supermercado et reprenons la route pour le parc Patagonia situé dans la vallée de Chacabuco. Après quelques km nous sommes accueillis par un troupeau de guanacos qui broutent tranquillement au bord de la piste. Séance photos puis nous repartons dans cette belle vallée dont l'horizon est fermé par un superbe massif de montagnes enneigées. Un peu plus loin 2me troupeau de guanacos et on finira presque par s'en lasser tellement on en croisera sur la piste. Arrêt à la belle maison du parc : en fait il y a plusieurs bâtiments tous imposants, construits en grosse pierre grise, logique quand on connait les moyens du milliardaire Thompson, propriétaire du parc et de la vallée. Ici aussi des guanacos paissent à l'ombre des bâtiments. Après nous être renseignés sur les possibilités du parc nous décidons d'aller jusqu'à la lagune pour y voir éventuellement des flamands roses que nous ne verrons pas, par contre nous y verrons des cygnes à tête noire ! Devant la lagune nous pique-niquons dans les beaux abris prévus. Retour par la même piste, à l'embranchement nous reprenons la piste pour Puerto Bertrand situé à environ 35 km. Installation dans notre cabaña, du salon on a une superbe vue sur le lac. C'est la fête au village et la commune a offert un banquet aux anciens : sur un pré les cuisiniers s'affairent autour du feu où rôtissent de grand plats de saucisses pendant que deux moutons traditionnellement écartelés sur des grilles, rôtissent en dégageant de bonnes odeurs. On se balade dans ce sympathique village dont la partie basse touche le lac. Au bord du lac plusieurs prestataires de services touristiques offrent de faire du rafting, du kayak et d’autres activités aquatiques. En soirée on va dîner chez Doña Esther, typique hospedaje familial d’un autre temps : on a l’impression d’être invités à partager un repas dans la salle à manger d’une vieille tante ! menu unique à 8000CLP avec soupe en entrée, cordero con papas et leche de semola con mermelada de melón. Nous retournons au village où l'orchestre après avoir fait la balance joue 2 morceaux et part se reposer pendant que les futurs spectateurs dinent. La fatigue et le froid aidant nous ne « tiendrons pas la distance » l’orchestre ne commençant son spectacle qu’après 23h. Une bonne partie de la nuit nous entendrons, heureusement atténuée, la musique de la fête.

Carretera austral

24/02 de Puerto Bertrand à Villa Cerro Castillo Réveil à 6h30, petit-déjeuner sur place puis c'est le départ, le jour s'est levé et il gèle dehors, il faut gratter les vitres de la voiture. Le ciel est en partie dégagé et nous partons pour environ 200 km de ripio jusqu'à Villa Cerro Castillo. Si la piste n'est pas trop mauvaise jusqu'à Puerto Rio Tranquilo, il n'en sera pas de même entre P.R. Tranquilo et Castillo. La piste par endroit est complètement creusée en gigantesque tôle ondulée, c'est redoutable, elle est très sinueuse tout en montée puis en descente avec peu de visibilité dans les virages, si on y rajoute la poussière soulevée par les véhicules, nombreux à cette heure, le tableau sera complet. Le paysage reste magnifique. À V. Cerro Castillo nous nous arrêtons aux cabañas Tropero réservées il y a deux jours. Nous avons une belle cabane avec une chambre à l'étage et un beau salon-salle à manger. La patronne Eliana est, comme c'est presque toujours le cas, très sympathique. Après avoir fait quelques courses dans un supermarché nous allons déjeuner dans une petite gargote située juste à côté de chez nous l’hospedaje San Sebastián où nous prenons le menu du jour. Une fois de plus nous sommes les seuls touristes à y manger, avant que n'y viennent 3 jeunes filles israéliennes très bavardes. Comme partout au Chili, les rues sont envahies de chiens en maraude, pas méchants et qui passent le plus clair de la journée à dormir devant les pas de portes ou dans les bennes des pick-up. Vers 15h Pierre-Paul, Patricia et moi partons faire une balade en empruntant une piste carrossable qui part juste à côté de l'entrée principale du parc de Cerro Castillo fermé depuis 14h. Le chemin longe la rivière se dirige vers les marécages qui la bordent puis serpentent dans un sous bois entre montagne et plaine. Nous y croiserons un gaucho à cheval et de nombreux randonneurs sacs au dos. En fin de journée nous allons tous les quatre faire un tour au village avec un bel éclairage de fin de journée, un vieil homme avec lequel nous avons échangé quelques paroles sur le pas de la porte nous invite à rentrer dans sa petite cabaña, bien modeste, pour nous montrer son passeport car il a travaillé comme berger en Californie.

Lac Carrera

25/02 de Cerro Castillo à Coyhaique Nous quittons Cerro Castillo vers 9h 30 et prenons la route goudronnée (quel plaisir !) vers Coyhaique sous un ciel bleu et une température clémente. Dès notre arrivée nous filons à la station de bus pour être sûrs d’avoir nos billets pour Puerto Cisnes le lendemain, heureusement il y a de place ! Nous cherchons ensuite notre cabaña que nous trouvons après avoir un peu tourné dans le quartier : c'est un lotissement moderne situé au-dessus de la ville sur une pente de la montagne : c'est une maisonnette toute neuve avec tous les équipements modernes. Après le repas nous partons en voiture jusqu'à la réserve nationale de Coyhaique, située 6km au nord de la ville : on emprunte une piste un peu défoncée pour arriver au parc, où il faut payer l’entrée (3000 pour rejoindre le parking de la Laguna Verde. Nous en faisons le tour en 30 mn tranquillement, c'est un endroit agréable favorable au pique-nique, d'ailleurs de nombreux chiliens sont là pour en profiter comme nous, installés sur la pelouse face au lac. Au moment de repartir plus de batterie ! La voiture ne réagit plus, on ne peut même pas ouvrir les 4 portes. Que faire ? Heureusement il y a quelques traces ténues de réseau et nous arrivons à téléphoner au loueur qui heureusement est installé à Coyhaique et vient 30 mn plus tard nous dépanner.

Rencontre avec un gaucho

26/02 de Coyhaique à Puerto Cisnes

Nous la voiture chez le loueur qui nous emmène à la station de bus où nous laissons nos bagages à la consigne. Temps magnifique, nous allons nous promener autour de la place principale qui est de forme pentagonale. Là on voit passer beaucoup de marcheurs surtout des jeunes avec sacs au dos et pataugas. Vers 12h30 nous allons déjeuner de pizzas chez Mama Gaucha, excellent resto près de la place. Comme il fait beau nous « tuons » le temps en prenant le soleil sur la place pentagonale, je vais changer de l'argent et récupérer nos billets de bateau chez Naviera Austral. Vers 16h30 nous nous dirigeons vers la station de bus proche pour y attendre le nôtre qui partira à l'heure à 17h c'est un grand bus et la route goudronnée, à part quelques travaux, ne nous quittera plus jusqu'à destination. Il commence à faire nuit et nous arrivons à P. Cisnes mignon petit port lové au bord d’une belle baie. L'hotel Bellavista tout en bois est agréable avec ses petites chambres au 1er sous les combles. Les cloisons sont minces mais nos voisins discrets. Sur la recommandation de la patronne très sympathique nous allons dîner au Miramar de l'autre côté du pont : c'est un resto spécialisé en poissons.



Villa Cerro Castillo

28/02 de Puerto Cisnes à Quellon (île de Chiloe)

Réveil à 4h15, le petit-déjeuner a été préparé, il suffit juste de chauffer l'eau pour le café. À 5h nous sommes quelques dizaines de voyageurs à se peler de froid en attendant de pouvoir monter dans le bateau, à 6h, heure du départ, rien ne se passe ! À 7h apparaît enfin le bateau qui vient du large, à 7h50 nous sommes enfin autorisés à monter à bord lorsque les voitures et camions ont fini de manœuvrer. À 8h c'est le départ, rapide retour au port pour embarquer un retardataire et c'est sous un beau soleil que commence la croisière vers Chiloé : Le bateau se faufile dans des fjords évasés, le paysage est très beau, au loin on peut voir quelques montagnes aux sommets enneigés. La croisière va continuer ainsi, on somnole dans nos fauteuils puis on sort prendre l'air et faire quelques photos puis le vent se levant il fait plus froid. Escale à Malinka, puis c'est reparti jusqu'à Quellon où nous arrivons vers 20h, prenons un taxi pour rejoindre notre appartement « Donde coco » appartement confortable, installé au premier étage d’ un supermarché, pratique pour faire les courses !



En partance pour Chiloe Suite dans la 2me partie d'ic ipeu...

Les deux albums de photos sont visibles en cliquant sur ces deux liens :

https://photos.app.goo.gl/rL4MLqSaBc8MbEFV6

https://photos.app.goo.gl/wHeN9zepCSsJYxZ5A
L'Écosse d'île en île English translation pending
by Mlefevre · 2019-04-23 · 16 replies


Hello! Un petit carnet écossais tout frais...

Pour ceux qui veulent le texte avec cartes et images, cliquez ici

Bonne lecture! Marie

Ci-dessous le texte seul :

ECOSSE MARS 2019 PREPARATIFS Encore une envie d’Ecosse, en mars car j’espère admirer encore un peu de neige sur les sommets. Mon père 81 ans est partant, mes 2 chiens aussi car nous y allons en fourgon aménagé. Rappel de vaccin contre la rage et vermifuge moins de 5 jours avant le départ (pour les chiens hein !), réservation du ferry Calais Douvres 1 semaine avant, après avoir hésité du fait du Brexit imminent et des grèves du zèle des douaniers, nous voilà finalement en route vendredi 22 mars après le boulot, vers Calais (5h depuis Nancy) Nous prévoyons compte tenu de la météo plus clémente dans le sud du Royaume Uni de prendre notre temps pour monter vers le Nord. Notre destination finale est l’Archipel des Hébrides Extérieures, situé à l’extrême nord-ouest de l’Ecosse. Le carnet de Laure est sans doute à l’origine de cette envie. Mon père est déjà allé par-là, avec son petit voilier il y a quelques années (
https://sites.google.com/site/sibellelamer2015/, https://sites.google.com/site/sibellelamer2013/vers-le-nord-2013

et s’il connait assez bien les côtes, l’intérieur des îles lui est moins familier. Comme pour chaque voyage en Ecosse je m’inspire de l’excellent site walkhighlands, que je complète pour les Hébrides par l’achat d’une bonne carte (Collins Outer Hebrides pocket map) et de 2 très bons guides papier (The Outer hebrides 40 Coast and Country Walks de Paul and Helen Webster, et The Outer Hebrides Guide Book, de Charles Tait) Je télécharge également les cartes offline pour maps.me et wikiloc. Samedi 23 mars 2019 ARRIVEE EN GB Après une bonne nuit dans les environs de Calais, des formalités de douane sans problème (vérification par un lecteur des « puces » des chiens et de nos 4 passeports), une traversée paisible (1h30, les chiens restent dans le véhicule), nous filons plein ouest vers le massif de Brecon Beacons National Park en Galles du Sud. La campagne est vraiment charmante et harmonieuse, mais les routes étroites et l’impossibilité quasi généralisée de se garer pour l’admirer nous empêchent d’en prendre des photos. Frustrant ! On arrive peu avant la nuit au départ de la rando prévue le lendemain : il fait beau, la vue est superbe et le coin semble prometteur, vivement demain ! Dimanche 24 mars 2019 BRECON BEACONS Décalage horaire oblige (1h de moins en GB), nous sommes réveillés de bonne heure et le soleil qui se lève dans un ciel parfaitement pur, n’éclaire encore que les crêtes. Après quelques dizaines de minutes de marche, voici un 1er nuage, léger, qui s’accroche à la montagne, un éclaireur… Très vite rejoint par « la cavalerie », que transperce encore quelques rais de soleil : le parking a presque disparu Soudain 2 tentes émergent de la soupe, brrr…voilà les occupants des 2 ou 3 voitures garées en bas. En moins de 10 mn, les nuages se déchirent, pile quand nous arrivons au lac, quelle chance ! Ca nous permet de visualiser cet appétissant sentier qui grimpe sur la crête, impossible de résister !A l’ouest mer de nuages… Nous voilà sur la crête, on domine toute la région au prix d’un effort bien modeste. Pause grignotage au sommet. Les crêtes se poursuivent vers l’est et vers le sud, la mer et le ciel se confondent. Nous décidons de redescendre pour faire le tour du lac, où les chiens profitent d’une jolie plage. Ça souffle ! Trace wikiloc : https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/brecon-beacons-lyyn-y-fann-24-mars-34469409 Retour au fourgon pour une bonne douche avant de reprendre la route vers le nord et Snowdonia National Park.

Petite balade urbaine dans la jolie ville de Aberystwyth, histoire d’encore profiter du beau temps, puis nous filons vers le massif de Snowdonia, malheureusement pris dans les nuages. On se trouve un coin tranquille pour la nuit (c’est-à-dire sans voiture et -plus dur - sans moutons, afin de ne pas avoir à attacher les chiens) sur la petite route qui double à l’ouest la A5 au nord de Pont Pen-y-benglog. Lundi 25 mars 2019 SNOWDONIA NP Temps très incertain au réveil… On se lance dans cette rando : https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/y-garn-18939698 après un 1er faux départ dû à un panneau qui semble interdire les chiens même tenus en laisse (on ramène les pauvres bêtes au fourgon après leur avoir fait faire un petit tour ridicule) Mauvaise interprétation puisqu’on verra plusieurs chiens ensuite… On abandonne la partie au bout d’une petite heure de marche : le sentier est raide et chaotique et les nuages s’amoncellent sur les sommets : inutile de prendre des risques pour ne rien voir ! Nous retrouvons le soleil sur la côte et faisons une petite balade sur une jolie péninsule dans le Great Orme Country Park. Puis les chiens font trempette dans l’océan puis dans la pataugeoire (ils ont adoré !) de la plage de Llandudno. Enfin nous reprenons la route vers Lake district NP, très fréquenté (le moindre parking de bord de route en rase campagne est pourvu d’un…parcmètre !) Nous poussons jusqu’au très beau et très basique camping de Stonethwaite. Nos « voisins » de camping (dont Itoo a fait consciencieusement la vaisselle) nous avouent avoir déjà fait 5 fois la rando prévue demain, dans une vallée magnifique mais aussi « pleine de moutons »… Mardi 26 mars 2019 LAKE DISTRICT NP Le ciel est un peu couvert au réveil…les montagnes accrochent toujours au moins quelques nuages… Les arbres se raréfient à mesure que nous remontons la vallée, le long d’un joli torrent. Vénérable saule… On pourrait poursuivre vers le haut de la vallée, Mais un sentier qui grimpe sur le plateau a notre préférence. Il nous mène à ce petit lac d’altitude, où souffle un vent glacial. Le sentier continue vers des vallées très sauvages où l’on doit pouvoir randonner pendant des jours, mais il nous faut redescendre. La région est humide, pas de doute ! Très jolie balade, https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/lake-district-26-mars-35528191 avec les chiens en laisse malheureusement (ils respectent nos troupeaux bien rangés dans des parcs clôturés, ou gardés par des patous, mais assimilent les moutons disséminés dans la montagne à du gibier…On a vu pas mal de chiens randonner en GB, le plus souvent tenus en laisse, sauf les border collies…) Nous quittons Lake District pour l’Ecosse, et nous posons pour la nuit au nord de Glascow pas loin de la rive ouest du Loch Lomond. Mercredi 27 mars 2019 MULL Nuit paisible, petite randounette pour aller voir les Falls of Falloch, dispensable mais on veut promener un peu les chiens avant de prendre le ferry à Oban pour Craignure sur l’île de Mull. Nous n’avons pas réservé mais il reste de la place à bord du petit ferry et nous arrivons sur cette île montagneuse en fin de matinée. Toutes les liaisons vers ces îles écossaises sont assurées par Calmac (https://www.calmac.co.uk/), sans doute en partie subventionnées car d’un prix très raisonnable (comparé à la traversée Calais Douvres par exemple ou au prix de nos autoroutes) En été, mieux vaut réserver car certains ferries sont tous petits ! Pause déjeuner, dégourdissage de pattes près du Loch Uisg, Puis nous reprenons la A849, qui croise une vallée très sauvage, avant de bifurquer vers Carsaig Bay où nous allons nous balader le long de la côte, sans toutefois pousser jusqu’aux arches car le sentier est longuet. L’île nous a semblé très sauvage, avec des biches un peu partout le long des routes et en particulier dans le parc de cette jolie maison. Nous reprenons le fourgon pour longer le Loch Scridain en passant par le village de Bunessan éclairé par un joli rayon de soleil, qui met en valeur cette imposante montagne tabulaire. On se pose pour la nuit au-dessus de Knockvologan (moutons en enclos mais biches qui se baladent = chiens attachés) Jeudi 28 mars 2019 MULL ENCORE Petite rando matinale sur la plage de Fioonphort (mouton free du moins à cette heure), alors qu’arrive le petit ferry de l’île de Iona. Puis nous continuons notre tour de l’île de Mull en direction de Calgary. Ici on roule à Gauche ! Le ciel est bien bas. Encore des biches, très peu craintives… Tranquille… Huitriers pies en goguette… Lueur solaire sur la baie, presque du noir et blanc… Calgary est un tout petit hameau, près d’une grande plage déserte, sur les hauteurs de laquelle on distingue encore les ruines de l’ancien village, https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/calgary-beach-28-mars-35528170 Après concertation, compte-tenu de l’horrible journée pluvieuse prévue demain, nous décidons de la consacrer à la route et la traversée vers les Hébrides, via l’île de Skye. Il nous faut donc déjà quitter l’île de Mull, en prenant le ferry vers Kilchoan sur Mainland (la GB « continentale » si on peut dire) depuis le joli village de Tobermory. Petit rayon de soleil fugace qui tombe à pic ! Tout petit ferry non réservable, si petit que les chiens peuvent nous apercevoir. Quelques jolis bateaux dans la baie… Gardée par le phare de Tobermory. Installations minimalistes à Kilchoan, que nous quittons en longeant vers l’est le Loch Sunart le long duquel nous nous posons pour la nuit. Vendredi 29 mars VERS NORTH HARRIS via SKYE On démarre de bonne heure, prudemment car il y a « du monde » sur la route ! 2 ferries sont au programme aujourd’hui : D’abord à 9h00, la traversée vers Skye depuis Malaig (3/4h) où nous nous sommes bien faits secoués par la houle (petit ferry très rouleur) Puis à 14h00, un ferry plus marin de Uig sur Skye vers Tarbert sur Harris (une île du nord de l’archipel des Hébrides) 1h30 de traversée. Encore une île très sauvage, truffée de biches qui sont loin de l’être ! Nous roulons vers l’ouest sur la route B8011, qui longe une belle lande parsemée de lacs. L’habitat est sobre avec quelques maisons anciennes joliment restaurées, mais certaines ont encore du potentiel ! Nous découvrons l’immense plage de Uig (Uig Sands), aussi large que longue. Je crois n’en avoir jamais vu de si grande ! Nous en faisons le tour pour rejoindre le début de la rando prévue demain et tombons par hasard une aire de camping flambant neuve tout près de la plage (mais sans vue sur la mer, ce qui évite de gâcher l paysage, unique !) ET mouton-free. 5 £/véhicule (avec tout ce qu’il faut et même des douches chaudes pour les campeurs. Nous sommes seuls (rejoints ensuite par 2 autres véhicules, des GB. Nous n’avons vu quasiment aucun touriste non british : hors saison ? brexit ? coin plus paumé que l’Ecosse continentale ?) Petite balade vespérale sur la plage…nous sommes émerveillés de trouver cette plage de sable fin immaculée, sans déchet apporté par la mer ou la rivière, sans algue, sans vase, c’est assez magique. D’une façon générale, les côtes des Hébrides nous ont paru extrêmement propres, comme si les courants portaient ailleurs les détritus qui flottent dans l’océan. Et comment une baie (et nous verrons plus tard qu’il y en a plein d’autres) si peu profonde ne s’envase-t-elle pas ? Mystère…. Samedi 30 mars 2019 NORTH HARRIS Nous commençons la journée par une belle rando dans la baie, où se jette une rivière, que nous traversons sur une passerelle bienvenue, tandis que les nuages résiduels s’évacuent. Nous voilà en rive droite, coucou ! Encore un beau grain sur les montagnes, dont les plus hautes (600m) accrochent encore les nuages. Nous marchons jusqu’à un vieux cimetière : la vie de ceux qui reposent ici n’a pas du être facile… Grain en approche, il est pour nous ! Impossible de traverser la rivière à gué (sable mouvant), nous retraversons la passerelle pour pousser jusqu’à la mer. Puis nous reprenons le fourgon, passons payer la nuit à la maison voisine, puis roulons un peu vers le nord pour grimper jusqu’au point 205 un peu au sud du village de Aird Uig. Vue époustouflante sur la baie, la côte, les montagnes ! C’est beau à 360°C ! Les grains font la course tandis que le petit village de Aird Uig s’arc boute contre le vent du nord. Douche écossaise ! Nous longeons la côte jusqu’aux eaux turquoise du petit port de Bhaltos. Joli monument récent, d’allure celtique, en mémoire aux habitants de l’île chassés de leurs terres. Subsistent quelques fermes et pas mal de moutons ! Il y a plein de vestiges archéologiques dans ces îles, dont beaucoup sont encore dans leur jus. Dans les environs du village de Callanish se trouvent plusieurs cercles de pierres dressées, dont la signification précise reste mystérieuse. Nous faisons un passage rapide à Stornoway, la capitale de l’île, puis repartons vers le sud le long du Soay Sound pour faire une rando jusqu’à un observatoire d’aigles. Un panneau indique que les biches et cerfs sont chassés du 1er juillet au 15 mars (sauf le dimanche) et invite à « éviter » les chasseurs… Un chemin très carrossable s’enfonce dans une ancienne vallée glaciaire et mène jusqu’à un observatoire (conçu pour les fauteuils roulants) situé en contrebas d’une falaise où en effet nous verrons de très loin 2 ou 3 aigles. Plusieurs biches aussi, qui doivent savoir que la chasse est finie (depuis peu pourtant) car elles font preuve d’un flegme étonnant. Balade en A/R pas palpitante mais agréable. La vallée doit sans doute être superbe et très sauvage plus loin ! https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/eagle-observatory-north-harris-35528140 Nous poursuivons vers l’ouest puisque j’ai prévu une rando demain au départ de Huisinis. Bonne surprise ! ici aussi une aire aménagée pour les camping-cars, flambant neuve, où l’on donne ce que l’on veut dans une honesty box. ET mouton-free puisque nous sommes « enfermés » dans un enclos clôturé. Ceci afin d’éviter sans doute que le bétail, curieux et pas farouche pour 2 sous, ne vienne se frotter sur les véhicules. Personne d’autre que nous…c’est pourtant le week-end… Dimanche 31 mars 2019 NORTH AND SOUTH HARRIS, BERNERAY Nous débutons la journée par une rando vers le Loch Cravadale et Scarp Island. Malgré l’absence de soleil, c’est tout de même très beau ! Encore des biches ! Voilà le soleil ! Nous descendons vers ces jolies dunes couvertes d’oyats. Tiens encore un vol de cygnes qui remontent vers le nord… Formes douces… Nous avons tenté de suivre cette flèche mystérieuse, mais n’avons rien trouvé d’autre qu’un superbe paysage… Ciel noir derrière l’île de Scarp. Belle petite déferlante Voici la cale pour emmener les moutons sur Scarp. Quelle harmonie ! Superbe balade ! https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/huisinis-31-mars-35528129 Nous poursuivons vers South Harris sur la A859 et réalisons en approchant de Seilebost, que Uig Sands n’est pas unique. Ici aussi une jolie rivière serpente dans une immense baie sableuse, immaculée, cernée de montagnes. Pause obligatoire pour profiter du coin, en évitant les moutons si possible ! Encore une maison joliment rénovée. Jolis prés salés près de Northton. Par ci par là, des palettes où sèche la tourbe prélevée à la bêche. Partout des moutons en liberté. Ce sont les humains qui sont confinés dans des enclos protecteurs ! Une visite rapide à St Clement Church (fermée pour cause de tournage de film) puis nous prenons depuis Leverburg le ferry vers le sud et l’île de Berneray. J’aurais dû enregistrer la trace car il se faufile dans un dédale d’îlots et de hauts fonds, du grand art ! Ici aussi les installations sont minimalistes : quelques pieux pour caler le ferry et une cale où poser sa lourde porte. Nous quittons Leverburg, Tandis qu’un joli bateau de pêche termine sa journée et rentre au port. South Harris s’éloigne (la traversée dure 1h), Tandis qu’apparait la douce Berneray. Pas facile de se repérer dans cet archipel : Skye ou les montagnes de North Harris ? Il y a une multitude d’oiseaux sur cette île très marécageuse. Nous trouvons un super coin pour la nuit, mouton free puisque nous sommes dans l’enclos-parking d’un cimetière avec une superbe vue sur la mer -et les moutons ! Lundi 1er avril 2019 NORTH UIST Journée très grise avec même un peu de pluie… Plein d’oies partout dans les champs et marais sur Berneray. Nous allons faire un tour sur la côte est de l’île. Nous avons repéré sur maps.me un endroit nommé Seal viewpoint et en effet les phoques sont bien là. Un peu plus loin nous nous baladons entre de jolies maisons -de vacances- restaurées. Encore une vaste baie sablonneuse au nord de Grenitote, où nous suivons une piste qui roule pendant des km, sur l’estran de la plage et mène à des champs. https://fr.wikiloc.com/wikiloc/spatialArtifacts.do?event=setCurrentSpatialArtifact&id=35528116 Bonne balade qui plait bien aux chiens : du sable et des dunes pleines de lapins, le rêve ! La côte ouest de North Uist est jonchée de plages immenses et désertes mais la météo est bien tristounette, du coup pas de photos ! Tour 19 ème siècle Loch Scolpaig. Nous passons sur l’île de Benbecula via une digue qui traverse une vaste baie très peu profonde, puis passons via une autre digue sur South Uist. Toutes ces terres émergent à peine de l’océan qui se faufile partout à tel point qu’on a parfois du mal à distinguer lochs et lacs (pas d’algues sur les rivages des lacs) South Uist est plus montagneuse et nous prenons la route qui mène au Loch Sgioport afin de nous rapprocher des sommets de Hecla et Beinn Mhor (environ 600 m) Mardi 02 avril SOUTH UIST SKYE Nous avons passé la nuit tout au bout du bout de la route, près d’un vieux quai en ruine, au bord du loch. Lever de soleil… Puis on va randonner vers l’Hecla, saupoudré de neige pendant la nuit. Où est passé Itoo ? Il est là, dans son élément ! Vue vers le nord. Nous sommes repérés et ici les biches sont craintives ! Vers l’ouest, une averse efface l’horizon. Entre ciel et mer…

Beau grain ! Quelques aigles ici aussi ! Très jolie rando ! Que l’on peut poursuivre vers le sud jusqu’à un bothy (cabane/refuge) plus au sud sur la côte. Nous nous sommes contentés d’aller jusqu’au col en contrebas du sommet. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/south-uist-loch-sciopoirt-02-avril-35528058 La pluie arrive alors que nous rejoignons le fourgon. D’autres randonneurs terminent aussi et nous informent que du gros mauvais temps arrive et que le ferry vers Malaig que nous souhaitions prendre est annulé pour ce jour et demain, de même que celui qui mène à Barra, la plus au sud de l’archipel des Hébrides. Ils nous expliquent que les ferries les plus fiables sont ceux qui vont sur Skye (depuis Lochmaddy et Tarbert) car la traversée est plus courte et plus protégée. Nous décidons donc de ne pas risquer de louper notre ferry Calais Douvres de samedi en regagnant Mainland tant que c’est encore possible. Après quelques papouilles à ces 2 poneys quémandeurs, nous mettons le cap sur Lochmaddy sous un ciel est magnifiquement perturbé. Le ferry est bien rempli ( là du coup on s’était empressés de réserver dès notre décision prise) et son équilibration alors qu’il est chargé d’énormes camions, du grand art ! 3/4h de traversée jusqu’à Uig sur l’île de Skye, durant lesquels nous nous régalons d’un festival de nuages ! Enorme nuages sur les Hébrides et gros grain sur Harris. Nous approchons de Skye et des Cuillins enneigés, c’est magnifique. Débarquement à Uig puis nous prenons la route qui mène vers le nord de Skye, où nous trouvons encore un parking de cimetière mouton-free, avec une vue époustouflante sur les éléments qui se déchaînent sur les Hébrides. Mercredi 03 avril SKYE GLEN SHIEL La météo annonce 50 nœuds de vent et la très belle rando de Quiraing, déjà effectuée dans des conditions idéales (https://sites.google.com/site/soleildhiversurleshighlands/skye-quiraing) N’est pas une sinécure. D’ailleurs je n’ai pris que mon smartphone, vu les conditions météo. Mais c’est quand même superbe ! J’adore cette balade ! https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/quinraing-03-avril-35527998 Nous reprenons tranquillement la route, prenons en stop deux jeunes berlinoises qui redescendent à pied de Quiraing et les déposons au départ de la rando de Old Man of Storr (c’est beau la jeunesse car elles sont trempées !) et quand nous passons dans la vallée de Glen Shiel, à peine sortis de l’île de Skye (via le pont cette fois), le paysage nous OBLIGE à nous y arrêter pour la nuit, tellement il est majestueux avec ces sommets enneigés et cette rivière sauvage. En plus c’est mouton-free ! Je profite d’une éclaircie pour grimper sur le pont qui enjambe la rivière (en contrebas duquel nous sommes garés) et je découvre alors… de l’autre côté du pont…à notre vent heureusement…une centaine de biches qui broutent paisiblement dans la plaine ! Un panneau indique d’ailleurs après le pont que les chiens doivent toujours être tenus en laisse, of course ! Jeudi 04 avril SUD ECOSSE On a bien dormi mais au réveil certaines biches sont au vent du fourgon : laisse obligatoire pour le pipi du matin ! Nous nous promenons un peu dans la vallée de Glencoe mais la pluie nous fait rebrousser chemin… Nous longeons le très beau Rannoch Moor, puis le Loch Tulla, passons Glacow puis prenons l’autoroute vers Carlisle quand en passant dans les Tweedmuir Hills nous sommes encore OBLIGES de nous arrêter : ces vertes collines saupoudrées de neige fraiche sont irrésistibles ! En cherchant un peu nous finissons par trouver un chemin qui mène au sommet d’une colline (sur la B7040 qui va de Elvanfoot à Leadhills, dans les Lowtherhills) De l’autre côté le Green Lowther (752m) est tout blanc ! Les chiens profitent de la neige et nous de la vue ! Vendredi 05 avril PLEIN SUD jusqu’à Douvres Longue journée de route assez inintéressante. Pas de risque de s’endormir toutefois car la circulation est très dense… On se pose pour la nuit pas loin de Douvres, d’où nous reprendrons le ferry demain. CONCLUSION : Nous sommes ravis d’avoir découvert de petits fragments du Royaume Uni et du Pays de Galles en particulier dont nous ne soupçonnions pas le charme. La campagne anglaise est ravissante, très différente de la nôtre. Ici on respecte les ancêtres et les prairies accueillent pléthore de vieux chênes majestueux. Bémol pour les moutons et les biches qui bouffent tout en Ecosse : les seuls arbres qui leur échappent sont protégés par des clôtures. Mais en fait c’est ce qu’on aime en Ecosse : la lande déserte à perte de vue. A refaire : je laisserais les chiens à la maison ! (j’adore me balader avec eux MAIS pas en laisse !) et je prendrais le ferry de Amsterdam vers Zeebruge. Compte-tenu des aléas météo (pb de ferry ou de temps bouché où l’on ne voit rien) il faut beaucoup de temps pour visiter les Hébrides. Nous n’en avons eu qu’un aperçu superficiel qui m’a bien donné envie d’approfondir ! Ces îles sont très accueillantes, on sent qu’elles essaient de s’ouvrir au tourisme mais hors saison en tout cas c’est trrrès tranquille !
Société et politique en Catalogne et dans le reste de l'état espagnol (discussion / débat) English translation pending
by Normandaluz · 2019-04-21 · 910 replies
Bonjour.

Ceci est en quelque sorte "la suite" de ce topic ->

voyageforum.com/...-catalogne-d8240869/

Comme le dernier message du topic antérieur, signé "l'équipe VoyageForum", nous propose de poster un nouveau topic sur le même sujet, je me permets donc d'inaugurer cette nouvelle discussion, une semaine avant des élections tout à fait inédites en Espagne, qui sûrement suciteront commentaires et questions.

Ce nouveau sujet n'est plus exclusivement celui de la Catalogne, mais traitera plus généralement d'aspects politiques et sociaux de l'Espagne actuelle. On pourra parler de crise économique, de mémoire historique et de la polémique autour de la sépulture de Franco, de l'essor de l'extrême-droite, des déboires de Podemos, des mouvements féministes, des nationalismes périphériques, etc...

Il s'agit à la fois d'une discussion et d'un débat, c'est à dire que l'on peut -évidemment- donner son opinion personnelle, mais en veillant à ce que le sujet ne tourne pas à la foire d'empoigne (restons courtois, svp🙂) et en songeant que le but de la manoeuvre est avant tout de mieux faire connaître aux lecteurs de ce sujet la société et la politique espagnole actuelle, ses particularités.

Voilà. Pour inaugurer cette nouvelle discussion, voici une petite video, qui date de cette semaine. Il s'agit d'une fête traditionnelle dans un village de la province de Séville, Coripe. Chaque année ce village organise une procession appelée "la trahison de judas": on promène un mannequin à l'effigie d'un personnage jugé odieux par la majorité, et les habitants du village au cours de la procession lynchent le mannequin, lui tirent dessus à la carabine et finissent par le brûler.

Cette année, les habitants de Coripe ont choisi de lyncher Puigdemont, le président catalan exilé en Belgique.

www.youtube.com/watch?v=sFT_IvB0OAA
Retour d’une croisière en Chine, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Philippines et Hong Kong English translation pending
by 4yne · 2019-04-14 · 170 replies
...Sur le Westerdam de Holland America Line

Bonjour et bienvenue à tous pour embarquer avec nous dans cette longue croisière !

C’est une fois de plus un itinéraire hors du commun, riche et varié qui a été la raison de notre choix pour cette croisière. Ajouter à cela un prix particulièrement attractif, 4800 euros la cabine extérieure, au milieu du bateau, pont 4, avec une grande baie vitrée fixe, pour 28 jours de croisière et de découvertes.

Deux semaines avant le départ les prix avaient encore baissés, et une cabine balcon était disponible à quelques cabines de celle que j’avais réservée pour à peine plus cher. J’ai demandé à payer la différence pour l’obtenir mais Un Ocean De Croisiere, l’intermédiaire de HAL en France a refusé. Pourtant les canadiens avec qui nous partons se sont vus proposer un « upgrade » par la compagnie. Autant dire que je n’étais pas très contente.

L’itinéraire :

Shanghai (Chine, 2 jours), Qingdao (Chine), Tianjin (Pékin, Chine, 2 jours), Nagasaki (Japon), Jeju (Corée du Sud), Séoul (Corée du Sud), Kagoshima (Japon), Shanghai (2 jours), Fukuoka (Japon), Busan (Corée du Sud), Naha (Okinawa, Japon), Ishigaki (Sakishima Islands, Japon), Hualien (Taiwan), Keelung (Taiwan), Kaohsiung (Taiwan), Manille (Philippines), Hong Kong (Chine)



La croisière commence le 17 février mais dès le 13 février nous partons pour Shanghai afin de profiter de quelques jours sur place pour découvrir la ville que nous ne connaissons pas et que j’ai hâte de voir.

Le dernier vol du soir à Marseille est bondé pour rejoindre les différents vols de nuit au départ de Roissy. Le vol direct depuis CDG pour Shanghai passe rapidement, après Auckland, Shanghai ne parait pas bien loin.

Dès notre arrivée dans l’aérogare nous sommes harponnés par un pseudo représentant des hôtels, il a les badges de plusieurs grandes chaînes épinglées sur sa veste et essaie de se faire passer pour le responsable des transferts des hôtels. Il m’enlève ma valise des mains et je suis obligée de courir pour le rattraper et la récupérer. Il essaie de nous vendre un taxi à 850 ¥ (110€), beaucoup trop cher, ce n’est pas le prix que j’ai vu sur le net avant de partir.

Nous arrivons à nous en débarrasser et aussitôt un autre nous accoste avec le même procédé, cette fois c’est 550 ¥ rapidement tombés à 350 ¥ mais je cramponne ma valise et nous le semons dans les escalators.

Pour finir nous arrivons à trouver un stand officiel de taxi à l’extérieur où le prix est de 340 ¥ (44€), il y a aussi des taxis à prendre librement mais je suis méfiante. J’ai par la suite appris que c’était au minimum 320 ¥ quand on quittait l’aéroport pour aller en ville.

Tout au long de notre séjour nous avons à de multiples reprises pris les taxis qui fourmillent dans la ville. Ils fonctionnent très bien, avec un compteur et le prix est modique. Nous n’avons jamais eu aucun problème. Mais quand on arrive à l’aéroport ou pour aller au terminal de croisière, c’est une autre histoire…

Nous arrivons à notre hôtel à 20h45, c’est un Hôtel Boutique superbe. Une rose et des chocolats nous attendent dans la chambre qui est immense et très belle. Des « snacks » sont offerts gracieusement tous les soirs de 22h à 23h30. En réalité c’est un petit repas composé de soupe, de riz et de pâtes cuisinées à la chinoises, le tout très bon. Des boissons sont disponibles, dont du thé à la rose délicieux.
ESTA / visa B2 pour les États-Unis English translation pending
by Maisoncarrée · 2019-04-10 · 12 replies
Bonjour à tous Un peu perdu, je cherche des informations sur les visas pour les Etats unis Avec mon épouse et des amis, nous avons programmé de visiter les parcs de l'Ouest Américain en septembre. Nous sommes tous français et mon épouse est Vietnamienne. Elle dispose d'une carte de séjour et nous vivons en France. D'après ce que j'ai lu, son problème est qu'elle n'a pas d'emploi. Elle est juste inscrite à Pole emploi et donc ne dispose pas de revenus. Doit-elle faire une demande ESTA ou une demande de visa B2? Dois-je faire le même visa qu'elle? Sachant qu'elle ne parle que peu le français et pas anglais est ce que je pourrais être avec elle s'il y a un entretien? Peut-on faire les demandes au consulat des Etats Unis de Marseille, car nous vivons dans le sud? Un grand merci par avance pour vos éclairages
Itinéraire l'Échappée bleue Lyon - Metz (à vélo) English translation pending
by Christine070 · 2019-03-21 · 21 replies
Le guide l Echappee bleue est dans le sens Luxembourg Lyon et je voudrais faire de Lyon pour à Metz Savez vous s il existe un guide dans ce sens et comment est la portion Lyon à Mâcon le long de la Saône Je pars vers le 8 Avril de l Ardèche Combien de temps entre Lyon et Metz Si des hébergements sont possible car il fait encore frais pour camper, je serais discrète et disponible pour donner un coup de main avec quelques fromages de chèvre dans ma sacoche Merci si je peux vous donner avoir quelques conseils Christine
Alaska et Yukon 2018: récit, impressions et conseils English translation pending
by Lorenzoboy · 2019-03-12 · 94 replies
Encore une fois, c’est devenu une habitude, j’ai mis beaucoup de temps à venir à bout de mon carnet de voyage… Mais voici, finalement, le récit du périple que j’ai effectué en Alaska avec ma copine de la fin mai à la mi-juin 2018. Au menu : les forêts, montagnes et glaciers de la péninsule de Kenai, la pluvieuse Valdez, une incursion du côté du Yukon et du nord de la Panhandle (Haines), le bled de Chicken (pourquoi pas?), l’incontournable Denali National Park, la région de Palmer et des animaux sauvages à la pelle. J’espère que le tout s’avèrera utile pour celles et ceux qui envisagent d’aller faire un tour dans ces contrées lointaines!

Avion : Vol Montréal / Anchorage réservé via Expedia. Escales à Vancouver à l’aller, à Chicago au retour.

Voiture : 659$ US (865$ CAN / 579 euros). Prise de possession et retour à l’aéroport international d’Anchorage. Réservée chez Enterprise via Costco Voyages. Excellent service. Ayant opté pour un véhicule de catégorie SUV intermédiaire, j’ai eu droit à un Subaru 4x4 Forester spacieux et… énergivore. À bien y penser, un tel véhicule est trop grand pour 2 personnes et coûte cher à la pompe. La fonction 4x4 s’avère quant à elle superflue, considérant l’interdiction d’emprunter les gravel roads. Si vous restez sur les principaux axes routiers une berline bien normale, voire compacte, suffit amplement.

Objectif du voyage : Randonnée pédestre (principalement), photographie et observation de la faune (si la chance nous sourit, et ce sera le cas !).

JOUR 1 : Montréal / Anchorage

Nous avons décidé de dormir à Anchorage, ville qui présente à première vue peu d’intérêt, simplement pour récupérer du voyage, faire le plein de victuailles et acheter quelques trucs à bon prix (glacière, blocs réfrigérants, chasse-moustiques, etc.).

Dodo (1 nuit): My Place Hotel, situé dans un quartier assez glauque de la ville (nombreux itinérants dans le parking). Chambre à la propreté irréprochable cependant, avec cuisinette sans ustensile… Pas très pratique…

https://www.myplacehotels.com/my-place-hotel-anchorage-ak

JOUR 2 : Anchorage / Hope (143 km)

Direction Hope par la Seward Highway. Dès la sortie d’Anchorage, la route longe les montagnes et le Turnagain Arm et, à chaque détour, les points de vue se révèlent époustouflants.





Arrivée en après-midi à Hope, un bled quasi-fantôme de moins de 200 habitants ayant connu de meilleurs jours à l’époque de la ruée vers l’or. L’ensemble possède néanmoins un côté pionnier fort sympathique.



Il y a quelques possibilités de randos aux alentours du village et les gens du coin nous avisent d’être vigilants sur les sentiers : les ours noirs et les grizzlys sont nombreux. Nous optons, non sans quelques appréhensions, pour le sentier menant à Hope Point, qui offre un panorama superbe sur les deux rives du Turnagain Arm. Une belle entrée en matière !









Dodo (1 nuit) : Black Bear B n’ B. Confortable petite maison, très bien équipée. Décor sur le thème de l’ours. La propriétaire, Maggie, est une hôtesse formidable qui connaît bien la région. Elle nous a gracieusement offert une bombonne de bear spray(répulsif anti-ours) ! Je recommande vivement.

http://www.alaskablackbearbnb.com/

JOUR 3 : Hope / Homer (269 km)

Il n’y a pas beaucoup à dire sur la Sterling Highway qui mène à Homer sinon qu’elle est nettement moins spectaculaire que les autres highways d’Alaska, à l’exception peut-être de la descente finale vers Homer.

Petite virée en fin de journée sur le Homer Spit, cette langue de terre bordée de commerces qui s’avance dans la Kachemak Bay et qui fait également office de port. Certes, l’endroit est touristique, mais le décor est époustouflant.



C’est également là que vous trouverez les différents bateaux-taxi (onéreux) qui vous permettront de partir à l’exploration de la baie et du Kachemak Bay State Park. C’est justement le plan pour le lendemain.

Dodo (2 nuits) : Tiny House(location dispo via Booking, VRBO, HomeAway ou AirBnB). Petite maison (comme son nom l’indique) située dans les hauteurs de Homer. Assez bien équipée, patio très agréable avec BBQ et vue les montagnes. Le proprio est très sympa, il nous a même offert une bouteille de vin en guise de bienvenue ! L’étroite « chambre » située dans les combles, accessible via une échelle mobile, ne sera pas au goût de tous…

JOUR 4 : Homer

Direction le Homer Spit pour y prendre un bateau taxi qui nous amènera de l’autre côté de la Kachemak Bay. Objectif : le sentier de Glacier Lake jusqu’au glacier Grewingk, avec retour via la Saddle Trail (et détour via le Alpine Ridge). Le bateau nous dépose au début du sentier Glacier et nous reprendra en fin de journée à la fin de la Saddle Trail. Très pratique, car ça évite de randonner en aller-retour. Quel sentiment étrange (et grisant !) que de se retrouver en pleine nature, au milieu de la forêt et des montagnes, sans possibilité de retour avant plusieurs heures!

Les sentiers qui mènent au glacier (tant le Glacier Lake que la Saddle), ne sont pas des plus spectaculaires. Le lac glaciaire dans lequel se déverse le glacier Grewingk, par contre, vaut à lui seul la randonnée et les dollars investis pour le bateau-taxi. Pour ce qui est du Alpine Ridge, nous avons manqué de temps pour le compléter. Le sentier, assez rustique, était assez boueux en cette fin de printemps. Boue qui nous a toutefois permis de constater des traces fraîches d’ours ! Gloups…





JOUR 5 : Homer / Seward (270 km)

Journée de route tranquille vers Seward. La Seward Highway est nettement plus spectaculaire que la Sterling et la « ville » de Seward en tant que telle, à défaut d’être jolie, est nichée dans un décor magnifique au creux de la Resurrection Bay et des montagnes qui l’enserrent.

Nous nous rendons vers les bureaux de Major Marine et de Kenai Fjords Tours pour obtenir des renseignements sur les excursions en bateau dans le Kenai National Park. Comme ça a l’air un peu l’usine (gros bateaux de 200 passagers), nous décidons de nous payer un luxe : une excursion avec le Alaska Saltwater Lodge, dont les bateaux accueillent une douzaine de passagers, que nous réserverons par téléphone pour le lendemain.

Petit détour en fin de journée vers le Exit Glacier. Le retrait de ce dernier au cours des dernières décennies est impressionnant… et inquiétant… et déprimant… En fait, il n’y a presque plus rien à voir à partir du sentier officiel, à moins d’emprunter celui, plus abrupt, qui mène au Harding Icefield. Mais ça, ça sera pour le surlendemain !



Dodo (3 nuits) : Abode Well Cabins. Cabine correcte, sans plus, située sur la route menant au Exit Glacier et au Harding Icefield (donc un peu excentrée). Légèrement défraîchie et peu équipée (micro-ondes, petit frigo, cafetière). Prix correct. Laveuse-sécheuse dispo pour pas cher.

https://ididaride.com/cabins/

JOUR 6 : Seward

Réveil au petit matin pour l’excursion en bateau. Arrivés au point de rendez-vous, nous donnons nos noms au capitaine et propriétaire du bateau. À son visage ahuri alors qu’il consulte son calepin, nous constatons qu’il y a un problème. Et de fait, sa femme à qui nous avons parlé la veille a pris la réservation sans réaliser que le bateau était déjà plein ! Un gros bravo. Le capitaine ne nous propose rien de plus que de plates excuses, jusqu’à ce que l’un de ses employés suggère d’aller voir si Northern Latitude Adventure aurait de place pour nous. La démarche s’avère positive et nous avons finalement droit à un tour plus dispendieux, sur un petit bateau pouvant accueillir un maximum de 6 personnes (nous serons 4) ! Je conseille vivement.

https://northernlatitudeadventures.com

Le capitaine-propriétaire est fort sympathique et, comme c’était sa première sortie de la saison, ils nous propose l’approche des glaciers Alalik et Holgate (normalement c’est seulement un des deux). La journée est magnifiquement ensoleillée et le reflet des montagnes dans la baie est hypnotique. Durant l’excursion d’une durée de plus de 8 heures, nous verrons des baleines à bosses, des orques, des loutres de mers, un ours noir et des mouflons de Dall accrochés aux parois rocheuses. Bref, la totale.









Avis à celles et ceux qui ont le mal de mer : le golfe d’Alaska, ça brasse pas mal ! J’en ai fait les frais…
Discussion autour du thème du mois de mars 2019: "Le ciel dans tous ses états" English translation pending
by KaniBé · 2019-03-01 · 238 replies
Pour toutes discussions etc, c'est bien ici Pour poster les photos participant au concours, c'est là: https://voyageforum.com/v.f?post=9342735;live=1;
Tamil Nadu et Sud du Karnataka English translation pending
by Yan55 · 2019-02-28 · 56 replies
Bonjour à tous. Pour notre quatrième voyage en Inde, nous avons décidé de retourner dans le sud et ce sera donc le Tamil Nadu (car nous avions dû faire un choix lors de notre voyage en 2014 et il nous était impossible de visiter tous les innombrables sites de cet état si riche en découvertes), nous ne faisons que traverser le Kerala, déjà visité en 2014, et continuons par le sud du Karnataka, encore un état où il y a de quoi découvrir. Voici ce qu'a été notre trajet (lieux d'étape) : Mamallapuram - Pondichéry - Kumbakonam - Tanjore - Pudukottai - Karaikudi - Madurai - Kanyakumari - Kochi - Metupellayam - Ooty - Mysore - Kuchalnagar - Hassan - Belur - Chitradurga - Udupi - Murudeshwar - Gokarna - Delhi La fréquence et la facilité d'utilisation des bus qui sillonnent ces états nous ont permis de rejoindre tous les lieux désirés sans aucun problème, à un prix défiant toute concurrence. Lors de ces trajets en bus, nous avons toujours été les seuls occidentaux. Comme d'habitude, nous n'avons réservé aucun hôtel par internet, nous téléphonions un ou deux jours avant dans les hôtels où nous avions l'intention d'aller, car nous aimons pouvoir changer d'avis en cours de route et pouvoir choisir de rester plus longtemps dans un endroit ou, au contraire, d'écourter le séjour quand bon nous semble. Nous avions, à l'arrivée à Mamallapuram, acheté une carte SIM et 4G. (Il faut attendre 24h pour l'activer, donc l'acheter dans un endroit où l'on a l'intention de rester au moins deux jours) . -Départ le 10 janvier avec Air India. Nous décollons de PCDG à 21h, arrivée le 11 à Delhi où nous changeons d'avion, puis, après tout un tas de contrôles, départ pour Chennai où nous arrivons à 16h. Une fois sortis de l'aéroport, nous prenons un taxi prépaid pour aller à Mamallapuram (1500rps + taxes en cours de route : 50rps puis 75rps). A Mamallapuram, nous retournons à la Daphné guest-house où nous avions déjà séjourné en 2014. Elle est toujours aussi agréable, avec ses chambres donnant sur un grand balcon au-dessus d'un patio arboré (950rps). Mamallapuram est très touristique, mais c'est un endroit agréable pour commencer un séjour car ça permet de se reposer de la fatigue du vol et du décalage horaire. De plus, c'est une ville de pèlerinage où se trouvent de magnifiques temples et sculptures très anciens. Nous changeons des euros dans une des nombreuses petites boutiques de change (très bon taux : 80rps pour 1€) -Samedi 12 janvier : Balade jusqu'à l'immense et magnifique bas-relief représentant l'Ascèse d'Arjuna que nous prenons toujours plaisir à admirer. Nous ne retournons pas voir les "Cinq Ratha" mais déambulons paisiblement dans le grand parc où se trouvent plusieurs temples et la célèbre "butter ball". Ce qui est différent de notre voyage en 2014, c'est qu'il y a beaucoup plus de touristes indiens (plutôt bruyants) qu'à l'époque et, ça dans toute l'Inde (nous avions constaté le même phénomène à Orchha l'an dernier). Il y a aussi plein de pèlerins tout de rouge vêtus qui arrivent par cars entiers. La plage derrière le temple du Rivage est rouge de monde et c'est la fête foraine avec des stands de toutes sortes et des petits manèges actionnés à la main... C'est bientôt Pongal, ceci explique peut-être cet afflux de pèlerins ici. Les restaurants sont légions ici et pas tous terribles, c'est le lot des endroits très touristiques. Mamallapuram, ça va deux jours, mais pas plus... - Dimanche 13/01 : A 13h, nous partons pour Pondichéry, étape qui ne nous enchante pas vraiment car nous n'avions pas trouvé cette ville très intéressante en 2014, mais la route passe inévitablement par là, donc... Nous logeons à la Swades guest-house, très sympa malgré la chambre très petite : 1100rps (c'est la seule qui restait). La guest-house a l'avantage d'offrir deux terrasses super agréables et l'accueil est vraiment sympathique. Elle est située dans le quartier musulman, ce dont nous nous apercevons très vite par l'appel à la prière retentissant qui arrive d'une mosquée dont le haut-parleur donne presque sur la terrasse de la guest-house ! Réveil garanti à 5 heures du mat ! Balade au temple de Ganesh puis promenade jusqu'au bord de mer. Il y a énormément de vent. Le Goubert Salai, la rue qui longe le Golfe du Bengale, est piétonne tous les soirs à partir de 16h, et ça, c'est bien agréable... les habitants viennent se balader là et profiter de la fraîcheur du soir en famille. "Le Café", près de la statue de Gandhi, est un lieu incontournable pour savourer un lassi ou autre boisson sur la terrasse dans le vent marin. Il y a toujours beaucoup de monde... Nous allons dîner au "Indian Coffee House" où nous retrouvons enfin l'ambiance des vrais restos indiens, bon et vraiment pas cher, cuisine typiquement indienne, épicée juste comme il faut... Dommage que ça soit si loin de la guest-house...
Compte rendu MSC Preziosa aux Antilles du 27 janvier au 10 février 2019 English translation pending
by Rcoucou · 2019-02-14 · 125 replies
Bonjour à tous et à toutes

Je vous invite ici à donner vos impressions et conseils sur cette croisière que vous auriez déjà effectuée.

Revenant d'une croisière sur le MSC Préziosa dont voici les escales

27 janv Pointe a pitre appareillage à 19H 28 janv Road town iles vierges britaniques 10H 19H > 9H30 à 18H30 29 janv Phillipsburg St Martin 8H 19H 30 janv Roseau la Dominique 9H 19H > 9H à 18H 31 janv Basseterre St Kitts 9H 19H 01 fev St john's Antigua 8H 18H 02 fev Fort de France Martinique 8H 23H > 8H à 6H le lendemain 03 fev Pointe à pitre Guadeloupe 8H 19H > 12H à 22 H 04 fev Castrie St Lucie 9H 18H 05 fev Bridgetown Barbades 8H 20H 06 fev Port of spain Trinidad 9H 18H 07 fev St Georges Grenade 9H 18H > 8H à 18H 08 fev Kingstown St Vincent Grenadine 9H 18H 09 fev Fort de France Martinique 8H 23H > 8H à 22H30 10 fev Pointe a pitre Guadeloupe débarquement 8H

En somme des escales assez longues à terre et pas de journée en mer avec cependant des petits changements dans les horaires définis au départ voir les horaires après >

notamment le 02 fev à Fort de France où le bateau a dû attendre après un avion complet MSC d'ou notre retard à l'accostage à 12H à Pointe à pitre en Guadeloupe le lendemain le 3 fev

Mais ce ne fut pas le seul retard dû aux transports de notre groupe VF Deux de mes amies étant parti 3 jours avant l'appareillage ont eu quelques problèmes avec leur avion, les obligeant à faire escale en plein océan Atlantique sur une île militaire Portugaise. Ce qui retarda pour le moins le repos qu'elles pensaient prendre à l'hôtel. Néanmoins elles ont quand même pu décoller le lendemain matin à 2H après avoir rembarqué dans un autre avion affrété par Air France avec leurs bagages. Heureusement les beaux militaires ne les ont pas subjuguées 😉 et le 25 janv à 7H elles étaient amusées mais fourbu de ce compte temps pour leur arrivée à l'hôtel à Pointe à Pitre.

Elles ont quand même pu profiter de leur arrivée anticipée pour visiter la Guadeloupe? Je leur laisse le soin de le faire ici après.🙂

Quatre autres de nos amis avaient également anticipé leur vol pour arriver le 25 janv.

Le 26 janv nous arrivions avec le reste de la troupe toujours à l'hôtel à pointe a pitre, car en réservant le vol XL airways nous même, il est toujours prudent de prévoir un jour sur place pour un aléa de transport afin de prendre le bateau à temps. Cela nous permet aussi d'encaisser le décalage horaire de 5H de moins qu'en métropole, nous sommes donc arrivés à l'hôtel à 16H heure locale convoyé par la "compagnie de taxi Ruddy".😎

Malgré un petit quiproquo sur l'endroit de la prise en charge à l'aéroport et malgré l'écriteau tenu à bout de bras "rcoucou".😊 Transfert ce jour-là pour 9 personnes avec bagages et grosses valises, il faut assurer merci Ruddy.

Nous avons quand même profité de la plage et des transats jusqu'au coucher de soleil avant l'Apéro (APp mon abréviation grecque).😉

Le seul barman tout en étant très efficace mais débordé par les multiples commandes de cocktails, restait malgré tout très souriant et méthodique malgré l'impatience de ses clients. Il devrait sans doute être aidé à cette heure-là, car le bar était quasiment plein.

Ma femme participa involontairement aux jeux apéritifs et gagna un bon pour 1 cocktail.🙂

Une soirée cool passée à l'hôtel avec un buffet, 2 plats (23€) suivi d'une animation en fin de soirée au bar . Celui ci étant fermé le lendemain midi, ma moitié en a profité pour solder son bon cocktail, je l'accompagnerai donc, bien conseillé par le barman, par un Rhum Damoiseau XO, un délice comparé aux somnifères en pharmacie.😛



Je sais la photo est flou 😛mais moi aussi je l'étais à cette heure-là à 6H30 du matin heure française.

je laisse le soin aux autres de participer à ce compte rendu escale par escale

A suivre ..
Une TransEuropa 2019: Paris,Lyon,Budapest,Wien,Praha et OPorto English translation pending
by Arsouille30 · 2019-01-31 · 12 replies
V🙂ici ! Camarades voyageurs, le récit étalé sur 2019 de visites Capitalistes Européennes, certaines pour nousautes au goût du , d'autres de découverte.

1Ere Etape: Paris !

Si nous sommes curieux-de-Tout et aimons expérimenter les multi-facettes/envers de décor d'une Destination, aimons prioritairement découvrir Son identité singulière, ce qui fait d'Elle un Lieu unique.Dans le cas spécifique de Paris (enfin selon notre perception, hein) : l'Elégance, le Raffinement <à la Parisienne>, la Culture, la Gastronomie, qui sont donc les goals/buts de notre court séjour.

www.youtube.com/watch?v=x-E7s9vZ-_o

Sur 3 jours pleins, à la mi-janvier (à noter que cette période est d'entre-deux culturel/évennementiel, toutes proportions gardées pour la Ville -c'était la Fashion Week, quand mêêêême!- , checker l'programme sur la toile, en filtrant ses propres centres d'intérêt, hein.... ) Nous logeâmes dans le très "central"/stratégique XI° arrondissement, dans un studio sympa, bien équipé, pour <50 euros/nuit via Airbnb (la raison l'a emporté sur le coeur, ne sommes pas grands fans du site bah...).

Allez, on lance le Paris, nos highlights de la Ville Lumière:

* Intemporels:

La Fondation Louis Vuitton Visitez la Fondation Louis Vuitton Paris Musée d'art contemporain

Visitez la Fondation Louis Vuitton Paris Musée d'art contemporain La Fondation Louis Vuitton est un musée incontournable à Paris dédié à l’art moderne et aux artistes contemporai...

Le Quartier du Marais: Version LGBT: J'adooore l'idée de passages cloutés & plaques de rue aux couleurs rainbow.Et of course sa mythique Librairie . Version Feuje: une ptite faim? falafel&kefta Chez Marianne. Les galeries d'art, principalement Place des Vosges mais pas que: Benoît Trimborn (galerie Ariel Jakob), Juan Miguel Palacios (Next street gallery), Dhoffer (galerie Mickael Marciano) et quelques Autres ont accroché notre "arttention".

Notre Dame de Paris (à l'heure des Vèpres): pour les géographes The KM 0 !! de la Capitale/France , mais aussi ptêtre, pour les Spirituels, The plus Haut Lieu de la Fille aînée de l'Eglise: Bref, The Là de Panâme.

Le Musée du Louvre: visite ciblée de 2 heures pour se remplir les yeux et l'hémisphère droit du cerveau d'entre autres: de Kohei Nawa (à l'entrée), d'Antonello da Massina, de François-Marius Granet, de Véronèse, de Pierre Narcisse Guérin...Les sculptures: d'Edmé Bouchardon, de Jean-Baptiste Pigalle, de James Pradier....Tant de beauté, c'est ouf !!!!

* Temporaires:

by Jean Paul Gaultier aux Follies bergères ( suivre son World Tour). Show Total sur le vie & l'Oeuvre de /pluridisciplinaire: danse, accrobatie, video, costumes & vêtements iconiques... jpgfashionfreakshow.com/,

au Grand Palais (expo itinérante en Europe).Scusez du Peu: A.Wharol, K.Haring, D. Lachapelle, G.Perry, K.Wiley, entre Autres, ont portraituré The . www.bfmtv.com/...a-paris-1119772.html

* Au hasard-Balthazar de balades à pied (privilégiées au métro-crado) :

superbe oeuvre cartonnée d'Eva Jospin au hype Beau Passage (VII°) beaupassage.fr/fr/art/la-traversee

Le Bon Marché: Un des temples marchands de la chicitude Parisienne, avec en bonus++ sa pause arty (lors de notre passage, la génialissime Joana Vasconcelos et sa très inspirée installation (en vitrine+intérieur) www.24sevres.com/...asconcelos-interview

Nos best of food:

-Tea time au Prince de Galles*****: soo chic & gourmand; www.bar-les-heures.fr/fr/tea-time

-Dîner au Restaurant: fantastik (en quality&choix) buffet-à-volonté Boulom - Le Restaurant

Boulom - Le Restaurant MAIS LE BUFFET À VOLONTÉ C'EST QUOI ?​ C’est un ensemble de plats chauds, froids, sucrés, salés que nous avons p...

Une déception dans le programme réservé: le match d'impro théatrale à La Cigale, pas à la hauteur de l'affiche des 2 Equipes: on a vu mieux, sauf le respect pour les comédiens.

Bon ben Paris, c'est fait! Je reviens, plus tard dans 2019 et avec d'autres cieux, poursuivre ce tour à UE et à dia des Capitales du Vieux Continent.

Merci! de votre lecture et @++ incha Allah.

Sân😎uk30.
35 jours en Malaisie, Singapour, l’île de Koh Lipe en novembre-décembre 2018 English translation pending
by Jacou0109 · 2019-01-08 · 6 replies
6/11 et 7/11 Départ de Bâle à Londres et Kuala Lumpur Décollage dans un airbus A319 de British Airways pour Heathrow (1H10mn de vol. Attente puis re-décollage dans un Boeing 787 de British pour Kuala Lumpur, pour 12h22 de vol. Repas très correct, on a presque bien dormi ! A K.L. pour rejoindre le centre ville nous prenons une navette de bus pour K.L. Sentral. Trajet assez fluide bien que chargé sur des autoroutes à péages qui longent des plantations de palmiers à huile et des villes modernes composées, comme en Angleterre de centaines de maisons accolées toutes semblables épousant les courbes de niveaux du relief. Au bout d'1h1/2 le bus nous laisse à la gare de KL Sentral, de là un minibus nous emmène ensuite vers Puduraya d'où nous devrions rejoindre à pied notre hôtel. Il pleuviote, la nuit commence à tomber et on est un peu perdu dans ces ruelles sans nom. De guerre lasse nous prenons un taxi qui pour 15 rmy (Ringgit malaisien, 10 rmy=2.2€) nous dépose à la Jalan Rembia, la ruelle de notre GH. Nous nous installons dans ce petit hôtel propre avec une belle terrasse extérieure couverte où sont installés des canapés et des tables. Nous partons à la recherche d'un resto dans la rue Jalan Alor, rue réputée pour ces nombreux « food stores » : Ils se succèdent les uns derrière les autres et proposent toutes les cuisines asiatiques : malaise, indienne, thaïe, chinoise, indonésienne, japonaise et coréenne. Nous choisissons, un peu au hasard un thaï et y mangeons sur la terrasse abritée de la pluie, deux curry, rouge et vert aussi pimentés l'un que l'autre mais très goûteux et très copieux, le prix est en conséquence (30 rmy le plat), la grande bière est à 20 rmy.



Place Merdeka

8/11 Kuala Lumpur Ce matin il fait déjà bien chaud et humide mais il y a un beau soleil et quelques nuages peu menaçants. Nous allons prendre à 10 mn à pied, le métro à Bukit Bintang en direction du centre ville et descendons à Merdeka. Nous découvrons le modernisme d’une grande ville malaisienne au travers de son métro : tout est nickel, les machines automatiques fonctionnent bien et de façon très explicite, le tout est d’une propreté impeccable. J'ai un peu de mal à m'orienter en sortant de la station, le plan en ma possession est très imprécis, quant au GPS du smartphone il réagit seulement au bout de 20 secondes s'affole dans tous les sens affiche des tas d'infos perturbantes. Le plus simple est encore de demander notre chemin et nous voilà à l'entrée du marché chinois dans la célèbre rue Petaling. De part et d'autres de la rue piétonne des vendeurs essaient de vous attirer dans leurs magasins exactement comme dans les pays arabes ! Il est vrai qu'on y est d'une certaine façon ! (la Malaisie est un régime politique islamique et compte près de 60% de musulmans). Nous en profitons pour visiter deux temples chinois et un temple indien, preuve du multiculturalisme malaisien. Quant au marché central couvert et moderne il est aseptisé, nickel chrome avec de nombreux magasins de souvenirs et quelques gargotes. Nous continuons en direction de la place Merdeka tout proche : c’est La place de K.L. autour de laquelle se regroupent des bâtiments officiels. Dommage que le terrain de cricket au centre soit entièrement clôturé pour travaux. Tout autour de la place se trouvent quelques beaux exemplaires de bâtiments de style moghol ou Tudor, construits par les Anglais ! Il y a même une église toute blanche au bout du terrain. En face, de l'autre côté de la rivière, la mosquée est reconnaissable à sa couleur blanche et ses innombrables dômes. On ne peut la visiter à cette heure, nous retournons donc chez nous par le métro mais on se perd facilement dans ces stations interconnectées par manque d'informations précises : les n° des lignes notés sur mon plan ne correspondent pas à celles affichées dans les stations ! Enfin on y arrive quand même, on a même dû payer un supplément à l'arrivée à Bukit Bintang ayant pris le monorail plus cher au lieu du MRT moins cher ! Petite pause bienvenue. En Malaisie on trouve partout de délicieux jus de fruits, shakes ou smoothies pas chers dont on se régale.Un peu plus tard pour aller voir la front line du KLBCD, (en fait le panorama des grandes tours du centre des affaires) je prends le monorail jusqu'à Titiwangsa où parait-il se trouve un parc d'où la vue sur la ville est magnifique. En arrivant au terminus de Titiwangsa pas de parc à l'horizon mais des autoroutes urbaines partout, des échangeurs compliqués, des chantiers, des grues. Je me renseigne et un habitant me donne vaguement la direction en me précisant que c'est compliqué car il y a plein d'échangeurs d'autoroutes à traverser et avec la circulation dingue c'est mission impossible. Finalement je démarre sur un vague sentier qui longe l'autoroute et qui se transforme en un petit chemin qui emprunte même une passerelle pour traverser l'autoroute. En fin de compte grâce au GPS du téléphone, je me repère et arrive à rejoindre, sans trop de risque le parc qui est situé derrière un grand bâtiment à vocation culturelle et artistique l’Istana Budaya. Au moment d'arriver à la hauteur du parc je me rends compte qu'il est entièrement clôturé par de hautes barrières de plastique qui empêchent de passer et même de voir. Déçu et en colère, il ne me reste plus qu'à refaire le trajet inverse de plus d'un km pour reprendre le monorail sous une chaleur étouffante. Je reprends donc le monorail et m'arrête à Bukit Nanas, une station proche du CBD pour déambuler parmi les gratte-ciel qui entourent la tour Petronas (la plus haute avec 451m).On se croirait dans n'importe quel CBD (Central Business District) d'une grande ville américaine, tous ces immeubles d'au moins 100m de haut sont occupés par des hôtels de luxes, des banques, des entreprises et des condominiums de luxe. Des restos, des bars chics occidentalisés ainsi que des magasins de luxe occupent les rez-de-chaussée. De grandes avenues à plusieurs voies et à sens unique traversent ces zones d'affaires. Pour varier les plaisirs je prends un autre chemin, la nuit tombe et je ne sais plus où je suis ! Toutes les avenues se ressemblent, les immeubles également. Le GPS du téléphone capte mal les satellites et ne me renseigne qu'avec beaucoup de retard et d'imprécision. Après avoir beaucoup tourné en rond je finis par demander mon chemin et en fait je suis, depuis le début de ma galère à moins de 500 m de l'hôtel ! Diner dans un resto indien sympa (Nasi Kandar) tout près de l'hôtel. Au menu des galettes fourrées, des murtabak et rotis canai.



quartier coloré de Bukit Bintang à K.L.

9/11 de K.L. à Malacca Réveil à 8h, le jetlag est à peu près absorbé ! On part prendre le petit-déjeuner indien au Nasi Kandar (roti telur avec un œuf et des oignons et un masala dosai, café et thé au lait sucré. Ayant une envie de voir de haut cette capitale je pars à pied en direction de la KL tower que je vois devant moi pas très loin mais je suis incapable d'estimer la distance qui m'en sépare ? En fait il me faudra à peine 20 mn pour me retrouver au pied de la tour qui est érigée sur une petite colline au milieu du CBD. Étonnement je suis seul, pas de queue, j'obtiens le tarif senior (29 myr) et en 75 secondes l'ascenseur m'aura fait parcourir les 275m qui me séparaient de la terrasse panoramique : seul dans l'ascenseur, on est je crois 4 visiteurs en tout à faire le tour de 360° de cette terrasse qui domine toute la ville, le temps est un peu brumeux mais on voit bien les différents quartiers du centre ville avec la place Merdeka. Vu d'en haut on dirait que la ville est divisée en plusieurs quartiers séparés par des espaces verts ou des vides reliés les uns aux autres par de grandes avenues à plusieurs voies de circulation. Après avoir fait le tour de la terrasse et pris de nombreuses photos dont celles de la tour Petronas, autre tour emblématique de la ville, je redescends et emprunte une grande avenue en direction du sud. Je me rends compte une fois de plus qu'ici le piéton n'est pas roi, les trottoirs sont souvent interrompus par des travaux ce qui l'oblige à marcher sur la chaussée ce qui est assez dangereux. Finalement ce quartier de grands immeubles se révèle froid et inhumain, il y a peu de restaurants ou de magasins, peu de piétons, surtout si on le compare aux quartiers populaires comme celui de Bukit Bintang ou celui des quartiers chinois ou indiens. Départ en bus pour Malacca, nous prenons d’abord le monorail puis changeons pour aller au BTS la gare routière d'où partent les bus pour le Sud. C'est un grand immeuble avec des guichets modernes et informatisés. Notre bus prévu à 12h30 partira à l'heure pile, nous sommes assis tout devant le trajet se fera sur autoroute jusqu'à l'arrivée à Malacca. Nous aurons l'occasion encore une fois de voir des plantations de palmiers à huile et des villes modernes formées d'immenses lotissements de maisons accolées. À la station de bus de Malacca nous attendrons 20 mn le bus 17 qui nous emmènera au centre ville devant le stadthuis (Hôtel de ville). De là à pied il nous faut à peine 5mn pour rejoindre notre hôtel le Gingerflower. Bel hôtel situé dans une maison traditionnelle étroite sur la façade mais très longue. La chambre est toute propre avec tout le confort. Nous partons nous balader dans le vieux quartier chinois et nous ne sommes pas seuls, en effet à partir du vendredi et jusqu'à la fin du WE Malacca est célèbre pour son marché de nuit et les touristes locaux affluent pour s’en rendre compte il suffit de voir le nombre de bus qui dégorgent leur contenus sur la place de la mairie, les groupes scolaires ne manquent pas non plus à l'appel. Cette ambiance nous rappelle les villes d'Hoi Anh, Paï, Siem Reap, Cochin ou Galle. Les restaurants, bars, magasins de souvenirs, salons de massages et GH se succèdent les uns derrière les autres. Les rues étroites sont encombrées par des files de voitures qui avancent au pas. Les touristes chinois, malais et indiens s'interpellent de vive voix ! En attendant d'aller manger nous prenons un apéritif au Geografer café. Vers 18h nous allons diner dans un petit restaurant spécialisé dans la cuisine peranakan, le Kocic Kitchen : La cuisine peranakan ou Nyonya mélange les deux cultures, chinoise et malaise. Nous y mangerons un délicieux nyonia Laksa et un assortiment d'Otak otak arrosés par un jus de lime frais. L'addition ne dépasse pas les 8 € pour les deux. Nous allons ensuite arpenter les allées du marché, c'est à dire une des rues principales qui a été coupée à la circulation des véhicules. On y vend surtout des articles clinquants et kitsch en provenance de Chine, il y aussi la partie restauration composée de cantines c'est-à-dire de petits stands où l’on peut grignoter de tout : fritures, gâteaux, huitres, jus divers, etc. il ne faut pas oublier quand on sort du marché les incontournables rickshaws kitchissimes avec leurs décorations chargées de couleurs acidulées qui ont pour thèmes « hello Kity » et autres stupidités. De plus ils sont sonorisés et ce n'est pas du meilleur goût non plus. Et, cerise sur le gâteau, le soir ils allument leurs guirlandes multicolores ce qui en rajoutent encore une couche, comme si cela ne suffisait pas.

Malacca : marché de nuit

10/11 Malacca Visite de Malacca : nous commençons d'abord par le quartier du Stadhuis et ses bâtiments de style hollandais de couleur rouge puis nous montons sur la colline voir l'église portugaise d’où l’on jouit d’un beau panorama sur la ville. On redescend ensuite par le vieux cimetière hollandais en direction de la porta da Santiago seul vestige de la muraille portugaise qui entourait la ville au XVI e siècle. En revenant vers la ville basse nous continuons vers l'église St Xavier avant de retourner vers la ville chinoise. L'après-midi nous verrons, dans la ville chinoise, la très belle maison « Baba Nyonia Heritage » : Il s’agit d’une superbe maison chinoise qui appartenait à une riche famille de commerçants chinois et qui est restée à peu près dans son état original, ameublement et objets décoratifs d’époque compris., Après le dîner chez Kocic Kitchen, nous replongeons dans la sympathique ambiance, sonore et colorée du marché de nuit.

11/11 Malacca Ce matin il y a un beau ciel bleu et nous en profitons pour faire la balade à pied qui mène, en longeant la rivière Malacca, jusqu'à une maison malaise typique : la Villa Sentosa. Il fait déjà bien chaud, c’est une des journées les plus chaudes de la semaine d'après les locaux ! La promenade est agréable, le chemin bien entretenu, les balayeurs sont à l'œuvre ainsi que les peintres, les grands immeubles succèdent aux maisons plus petites donnant à l'ensemble une touche désordonnée. Nous avons visité cette belle villa en compagnie du sympathique maître de maison, petit fils du propriétaire qui l'a fait construire vers 1920. Malgré une température étouffante à l’extérieur, il fait bon dans la maison, ce qui s’explique par le fait que tous les murs ont la partie supérieure ouverte pour permettre la circulation de l'air dans toutes les pièces.

12/11 De Malacca à Singapour Nous partons vers l'arrêt de bus tout proche (5mn) en face du Stadthuis, les bus de touristes chinois font la queue pour délivrer chacun sa horde de touristes tous chapeautés et harnachés de smartphones sur perche. Notre bus, le n° 17 arrive et nous emmène après avoir fait un grand tour du coté des parcs d'attractions et de grands malls, devant la gare routière. Là il est 10h et on nous propose deux places dans le bus de 9h45 ? En fait il est en retard et n'arrivera que vers 10h15. La route vers Singapour va longer des plantations de palmiers à huile sur des km et des km. Au bout de 4h nous voilà à la frontière du coté malaisien, ça nous a pris 3mn, du coté singapourien 1h30mn nous reprenons notre bus qui nous laissera au Golden tower. De là, à pied nous nous dirigeons vers la station de métro de Lavander. Le ticketing automatique est super simple et très intuitif. Nous prenons un métro super propre et rapide qui va nous emmener vers le City-hall où nous changeons pour la station de Somerset. De là il nous faudra 10 mn pour rejoindre notre studio au 5 Kim Yam Rd. Après un violent orage de mousson nous allons faire quelques courses au supermarché proche pour le petit-déjeuner puis allons diner dans un restaurant indien un peu plus loin sur Killiney rd. Bon et pas cher.

Singapour : Le centre des affaires

13/11 Singapour Bonne nuit grâce à une clim discrète et un silence propice au sommeil. Nous prenons notre petit-déjeuner en utilisant l’unique chaise et le mini frigo comme autre chaise ! Temps un peu couvert on descend à pied en direction de la rivière Singapour, belle balade le long des anciens quais que nous avions connus (il y a 41 ans mais dans au autre état !) et qui ont été réhabilités de façon à en faire le dernier endroit à la mode où on vient s'encanailler dans les bars, restaurants, boites de nuit installés le long de la rivière. Nous franchissons ensuite un pont vers l‘ouest en direction de Chinatown pour nous promener dans les rues touristiques de Mosque St, Temple St, et ses parallèles. C'est un quartier très animé avec énormément de vendeurs d'articles de basse qualité pour touristes. On y trouve également le « China Complexe », espèce de grande surface avec un marché de produits frais en sous-sol où l’on peut acheter des poissons des fruits et légumes. Pas très loin se trouve le temple de la dent de bouddha. J’aime bien contempler les villes de haut c’est pourquoi je me suis payé l’ascension tout en haut des tours du « Pinnacle Duxton : j'ai eu un peu de mal à trouver l'endroit où l'on pouvait monter : le guichet, minuscule et coincé se trouve à la porte G au rez-de-chaussée mais difficile à trouver sans indications, de plus entre 13 et 13h30 c'est fermé pour permettre à l'employé de déjeuner. Il faut également, ou une carte de transport, ou payer une caution de 10$ et avoir obligatoirement l'appoint des 6$. Ouf ça y est je prends l'ascenseur jusqu'au 50 e et là, malgré le temps gris on bénéficie d’une vue sur 360° sur Singapour de plus la passerelle encercle le haut des sept bâtiments ce qui permet de varier les points de vue. Après y avoir passé pas mal de temps je pars retrouver Monique au parc Duxton. On reprend le métro pour découvrir le quartier colonial avec l’hôtel Raffles tout en travaux et entièrement barricadé derrière des palissades, la cathédrale St Andrew, et les bâtiments situés près de la rivière : Théatre, musée asiatique, salle de concert. Arrêt boissons le long des Quays puis excellent diner de poissons chez Jumbo, un restaurant spécialisé en produits de la mer.



Singapour : Marina Bays Sands à g. et le Science & Arts Museum à dr.

14/11 Singapour Gros orage cette nuit avec éclairs, tonnerre et trombes d'eau, résultat il y a de l'eau qui suinte du mur et a coulé sur le sol près du mini-frigo. On a envoyé un SMS à notre contact et un jeune est venu passer la serpillière. On est ensuite allé prendre le métro à Somerset direction Bayfront dans le but d’aller voir « the gardens of the Bay : On passe d’abord devant le fameux gratte-ciel surmonté d'un navire ! Impressionnant ! De l'autre côté, sur des terrains récupérés sur la mer se trouve les « gardens of the bay » avec ces célèbres tours métalliques en forme d'arbres et revêtues de plantes grimpantes. A l’intérieur du parc il y a plusieurs jardins exotiques avec une thématique chaque fois différente : malaise, chinoise, palmiers, fruits et fleurs. Les deux attractions principales sont les deux dômes « Cloud Forest » et le « Flower Dome ». L'entrée n'est pas donnée mais ça vaut vraiment la peine : dommage que la fête de Noël se soit déjà invitée en squattant quelques espaces avec des décorations criardes et des musiques sirupeuses, les enfants et les parents photographes par contre apprécient. Si le premier dôme est consacré aux biotopes européens, méditerranéens et australiens, le deuxième dôme, est consacré aux mondes tropicaux. Le centre du dôme est occupé par une « montagne artificielle de 35 m de haut habillée de multiples plantes, une grande cascade coule depuis tout en haut. Deux passerelles suspendues à deux hauteurs différentes permettent de prendre du champ et de bien voir les plantes. On monte en ascenseur jusqu'au 6eme étage et de là on redescend vers le bas en utilisant les deux passerelles. Notre flânerie continue par les espaces réservés aux palmiers, aux fleurs et fruits puis on passe sous les célèbres tours habillées de plantes (les « Supertrees ». On quitte le jardin pour aller dans le centre commercial de Marina Bay. C'est un immeuble de plusieurs étages aux galeries ouvertes entièrement dédiées aux commerces de luxe. Tout autour on peut voir plusieurs édifices à l'architecture très moderne comme le musée d'art moderne en forme de Lotus, le bâtiment LVMH et la passerelle Helix. De cet endroit on a une très belle vue sur la frontline des tours du CBD. On continue notre découverte de Singapour par la découverte de Little india : on y retrouve cette ambiance typique en se baladant dans ces rues colorées aux odeurs d'épices et à la musique indienne omniprésente ! En soirée on va diner dans le coin de Killiney rd et on opte pour un restaurant vietnamien. Un peu plus tard je prends le métro pour « the gardens of the bay » pour assister au son et lumière qui y est donné tous les soirs. C’est un très beau spectacle avec une musique un peu convenue tirée des grands standards du monde de la pop. Par contre ce qui est magnifique c'est la vue la nuit tombée sur la frontline, le Marina Sands, la grande roue, le musée d'art moderne … C'est féerique et je ne m'en lasse pas et essaie de prendre des photos mais de nuit il faut des poses de 4 à 8 secondes et sans réel pied pour stabiliser l'appareil c'est galère. Après avoir pas mal tourné autour du Marina Sands j’emprunte la passerelle Helix puis longe les quais vers la ville en passant par le pont du jubilé non loin du célèbre lion.

15/11 de Singapour à Mersing Réveil à 7h45, nous sommes prêts mais notre loueur, malgré nos sms ne répond pas à notre appel vers 9h20 nous partons et laissons les clés dans la chambre, n'ayant pas eu d'autres instructions. Le ciel est bleu, pour une fois ! Nous prenons le MRT pour Kranji tout au nord. Là il nous faut attendre, une grosse file de gens font la queue pou le bus n° 170 qui doit nous emmener à Johor Bahru il commence à pleuvoir, le ciel bleu n'aura pas duré longtemps. Le premier bus se remplit vite, puis au bout d'1/2h un autre bus arrive, et nous arrivons à le prendre jusqu'à la frontière singapourienne, les formalités sont assez vite expédiées, mais il nous faut maintenant refaire la queue pour reprendre le bus jusqu'à la frontière malaise et là aussi il y a beaucoup de monde mais avec un peu de patience nous arrivons à rentrer les derniers dans un bus archicomble. Après les formalités à la frontière malaisienne, nous grimpons dans un bus local qui démarre aussitôt pour nous emmener à Larkin bus station. Il est près de 12h15, nous avons mis 3 h depuis notre départ du studio ! Là nous prenons nos billets pour le premier bus pour Mersing à 14h. Attente et lecture dans une cafétéria climatisée et silencieuse. A 14h10 le bus démarre pour Mersing, il pleut sans arrêt depuis la fin de la matinée, le paysage, comme d'habitude se résume à une succession de plantations de palmiers à huile. Au bout de 2h30 mn nous sommes à Mersing sous une petite bruine. Nous choisissons le Sweet hotel, chambre très correcte avec sdb et clim, propre et pas cher (85 myr). Petit tour en ville pour repérer les restos et la jetée du port pour demain. De nombreux restos sont fermés d'autres n'ont plus grand chose à offrir, finalement nous cédons au modernisme et allons chez un franchisé de la restauration rapide : « Marrybrown » au nom pas vraiment malaisien ! Pas extraordinaire mais mangeable... nous faisons confirmer l'heure du 1er ferry à 8h. Retour au Sweet. Bonne nuit fraiche et calme, denrée rare dans ce pays !!!

16/11 de Mersing à l’île Tioman Beau temps, le ciel est toujours un peu couvert, mer calme, nous allons au port distant de 10mn à pied, où nous prenons un en-cas : 2 thés et 2 œufs frits (1€) c’est peu coûteux et ça nous cale ! Nous embarquons dans le bateau qui démarre à 8h en direction de l’île Tioman, pas mal de locaux, trois occidentaux, nous compris, c'est vraiment la basse saison touristique pour Tioman ! Au bout de 2 h nous abordons au 1er arrêt à Salang puis au 2me à Paya puis à ABC et enfin à Tekek vers 10h35. Il fait beau et chaud, nous partons pour le Cheers hôtel réservé sur internet à 10 mn à pied. Nous y avons réservé un bungalow dans un beau jardin. Une petite faim se fait ressentir et nous allons chez Delima pour un déjeuner de noodles (mee). Monique se repose, et je pars me balader vers le Nord jusqu'au point appelé Sunset, retour en 45 mn. Beaucoup de gargotes et de resorts sont fermés à cause de la mousson mais le village reste bien animé grâce à ses nombreux habitants. Dans l'après-midi, je vais me baigner : l’eau est chaude, on y entre sans aucune appréhension, belle plage de sable clair avec quelques restes de corail aplatis. En fonction des courants, flottent sur la mer quelques déchets plastiques ou de polystirène.Baignade écourtée par un subit orage de mousson ! Le soir nous allons diner au restaurant Babura : excellent rice curry et omelette au fromage, le tout arrosé par du jus de pastèque.

17/11 île Tioman temps couvert, petit-déjeuner pris chez « Roti canai » de rotis (galettes indiennes) aux œufs et au fromage c’est excellent. Je loue un masque et tuba et on part se baigner en face du Swiss cottage, l'eau est bonne et je pars à la recherche de coraux et poissons que je trouve à 50m de la plage : ce n'est pas un site majeur mais il y a plusieurs types de coraux et des tas de petits poissons multicolores. Mais le temps se gâte, orage, vent fort et pluie nous font quitter la plage pour rejoindre sous une pluie plus fine notre bungalow. Dans l’après-midi je pars à la découverte du sud de l'île : il bruinera tout du long mais la température restera agréable. Le chemin goudronné va jusqu'à l'immense Berejaya resort le traverse puis longe un terrain de golf, un 2me resort tout en hauteur accroché à la colline puis le goudron disparaît, un chemin assez large prend le relais et longe un centre de conservation des tortues. Pour contourner un promontoire rocheux le sentier de plus en plus étroit grimpe de façon très raide (le sol est équipé de treillis métalliques et de cordes pour éviter les glissades mais après une forte pluie comme ça été le cas aujourd'hui ça glisse quand même pas mal. Après la grimpette c'est la descente tout aussi glissante et équipée de la même façon et on arrive enfin à Paya beach au bout d'1h30mn de marche. Paya beach est coincée au bout d'une plage dans un vallon situé entre la montagne et la plage. Quelques resorts, quelques bars et restaurants forment l'essentiel du village. Retour par le même chemin, en cours de routes j'ai vu de nombreux singes, un varan paresseusement étalé sur une boule de pierre, des ibis et même un écureuil dégustant une mangue. Pour dîner il n'y a pas beaucoup de choix en cette saison, nous retournons au Delima près du port manger des nouilles et du riz !

Tioman : plage aux plastiques

18/11 ile de Tioman Le ciel paraît dégagé mais un peu plus loin c'est déjà bien sombre. On en profite pour démarrer la journée par un bain de mer et un peu de snorkeling toujours en face du Swiss cottage. Finalement le soleil aura provisoirement vaincu les nuages. Pour petit-déjeuner nous n'avons que le seafood chinois que nous n'avons pas encore testé : Monique se prend de passion pour une omelette et moi pour les thai nasi goreng, au final pas mauvais du tout. Une averse vient troubler notre repos au bungalow. Le problème avec ce temps et cette humidité c'est que rien ne sèche ! Heureusement avec la clim et le ventilo dans la chambre on se débrouille. Vers 18h je pars faire quelques photos le long de la plage envahie par un groupe de singes, le soleil disparaît rapidement derrière une barrière de nuages sur l'horizon.

19/11 de l’île Tioman à Cherating Levés à 6h10, malgré une panne de réveil nous sommes prêts en 10mn. Il nous faut 10mn de marche jusqu'au port nous y sommes à 6h30, pas de panique le bateau n'est pas là et les passagers attendent tranquillement l'arrivée du bateau qui arrivera à 7h. Les sièges sont un peu défoncés, la mer houleuse mais il ne pleut pas. Au bout de 2h nous arrivons à Mersing sous un beau soleil bien chaud, nous allons directement à la gare routière pour nous enquérir du prochain bus pour Kuantan et Cherating. Le prochain est à 11h45 et nous emmènera jusqu'à Cherating même alors que je pensais qu’il fallait changer à Kuantan. En attendant nous recherchons le bar « moderne » que Monique avait repéré à l'aller et le trouvons, c'est le Calypso : Nous y prendrons un vrai petit-déjeuner anglo-saxon avec toasts, beurre, œufs et lardons, un café et un thé au lait très sucré, trop sucré à notre goût mais c’est l’habitude ici. A 11h45 un super-bus MAN à deux étages nous emmène vers Cherating, par une belle route et même un bout d'autoroute, on longe des plantations de palmiers et des villages avec de superbes mosquées modernes et de belle taille. Après une demi- heure d'arrêt à Kuantan nous reprenons le bus et arrivons vers 17h à Cherating. Ayant repéré sur le GPS l'endroit où nous devions descendre, je me rends compte que le bus continue sa route, mais à notre demande il nous laisse 500m plus loin que l'embranchement désiré. C'est donc à pied que nous visitons les quelques GH repérés, les premiers sont plus que rustiques mais pas chers ! Finalement nous nous laissons tenter par le Ranting plus cher mais qui semble un peu plus propre et plus spacieux. Après nous être installés nous allons nous promener sur la belle plage derrière le GH. Beau coucher de soleil dans les nuages. Nuit dificile, le matelas mousse, posé sur un sommier en bois est d'une dureté redoutable et la clim non réglable souffle un air glacé.

20/11 Cherating Levé vers 7h pour voir le lever de soleil hélas les nuages sont déjà nombreux ce matin et cette nuit il est tombée une super averse. Nous décidons d'essayer de quitter ce bungalow cher et inconfortable : pas de chaises, ni d'endroits où déposer nos affaires, sdb minable, pas de bouilloire etc. Monique négocie avec un nouvel employé avenant qui nous rembourse la chambre. Entretemps on était allé voir au Tanjoung Inn juste à coté et pour le même prix il n'y a pas photo, beau bungalow avec terrasse dans un décor idyllique avec un étang, des arbres et des plantes tropicales tout autour. En fait de ville Cherating se résume à quelques rues proches de la plage où se concentrent resorts de luxe, Guest house rustiques et des restaurants. Il y a beaucoup de singes qui tournent autour des poubelles et se promènent sur les fils électriques de poteau en poteau. Plus tard je pars me baigner dans une eau chaude. Il faut marcher longtemps et j'ai toujours de l'eau jusqu'aux genoux. Cherating est réputée pour ses spots de surf et à voir des vaguelettes déferler je me demande où on pourrait faire du surf ! Pour l'instant on ne sait pas encore comment quitter Cherating : stop bus sur la route mais où et quand, taxi vers le N ou le S ? Pour l'instant le seul point d'information du coin est fermé ! Cherating est aussi connue pour abriter des centaines de lucioles dans sa mangrove et c’était aussi une raison de nous arrêter ici. Le problème en période de mousson c’est que s’il pleut les lucioles se cachent et avec le temps changeant qui règne ici c’est difficile de prévoir ne serait-ce qu’une heure à l’avance le temps qu’il fera. En repassant au point d’information j’ai enfin eu les réponses à mes questions : un chauffeur de taxi présent devant le kiosque me confirme que le plus simple est de faire en taxi la route d’ici jusqu’à la station de bus de Kemaman d’où partent les bus pour la côte Nord. Vers 19h15 comme il ne pleut pas, nous décidons d’aller voir les lucioles et nous présentons devant l’embarcadère de « Afisz firefly conservation ». Nous sommes assez nombreux et c’est 3 bateaux qui vont partir à la découverte des lucioles de la mangrove. Hafisz grâce à ses connaissances scientifiques nous fait d'abord un topo sur ces fameuses lucioles puis nous partons dans le noir et très vite on aperçoit quelques lucioles qui volent de branche en branche. De temps en temps Hafiz en allumant sa lampe de poche spéciale les attire vers nous et c’est un petit nuage de lucioles qui converge vers nous, certaines se prennent même dans les cheveux bouclés de Monique ! C'est magique on dirait des illuminations de Noël avec les LED clignotantes.

21/11 de Cherating à Kuala Terengganu Après un excellent petit déjeuner varié, nous partons en taxi à 9h à la station de bus de Kemaman que nous atteignons au bout de 20 mn pour 30 rmy. Là nous attendrons jusqu'à 10h avant de repartir pour K. Terengganu où nous arrivons au bout de 2h30mn sur une belle autoroute qui longe le littoral. Le bus nous laisse au centre ville, de là à pied nous testons notre 1er choix le YT midtown hotel, c'est le bon choix : chambre moderne et propre, prix doux, petit-déjeuner compris. Nous déposons nos affaires et allons découvrir la ville en commençant par Chinatown et la fameuse rue Jalan kampoung China avec ses magasins traditionnels, son temple rutilant d'or et de rouge, ses portiques chargés de dragons. Nous parcourons ensuite le grand marché et en profitons pour acheter deux beaux batiks. Il y a l’embarras du choix, des dizaines de boutiques toutes spécialisées en batiks se succèdent les unes les autres. Pendant que Monique rebrousse chemin vers l'hôtel, j'essaye de rejoindre l'île Duyiong afin d’y voir des chantiers traditionnels de construction de bateaux, mais les infos à ce sujet sont peu fiables, je ne vois pas ede traversier, l’île un peu trop grande pour être parcourue à pied je décide donc de me contenter du bord de la rivière puis de revenir vers le palais du sultan. En soirée nous allons diner au Golden dragon sur Chinatown : rouleaux de printemps et chicken sour with lemon sauce, tiger beer et chinese tea : excellent et pas cher. Service rapide et expéditif, les clients attendent de trouver table vide, ils mangent, payent et laissent leurs places aux suivants, c'est le « chinese business » !

22/11 de Kuala Terengganu à Kota Bharu A 9h nous partons à la gare proche pour prendre nos billets de bus pour Kota Bharu. Départ 10h20mn pour 3h de route dans une campagne toujours similaire : plantations de palmiers, de temps en temps une grosse implantation industrielle et des villages avec leurs grandes mosquées. A Kota Bahru l'arrêt de bus Tesco est excentré et nous oblige à prendre un taxi (15rmy) jusqu'à l'hôtel Crystal Lodge réservé sur internet hier. Bel hôtel dans une tour moderne tout près du centre ville. Balade dans cette ville à l'architecture hétéroclite : grandes tours kitch, mosquées aux nombreux dômes tout blancs, bâtiments officiels de style hispano-mauresque, quartiers commerçants de maisons à deux étages de style chinois. Nous faisons un tour au grand marché ainsi qu'à celui déstiné aux touristes. Peu de magasins ouverts, de toute façon dès 16h tout commence à fermer et après 18h il n'y a plus personne. L'office du tourisme dont l'adresse était très mal indiquée dans le routard est fermé et le fléchage des sites à visiter est inexistant. A part quelques musées à l'intérêt limité il n'y a rien à voir. Le grand marché reste donc l'intérêt principal mais il ressemble à tous les autres déjà vus. Dîner dans un restaurant indien de bonne qualité avec des massalas de moutons et de poulet ainsi que des rotis. Nuit un peu bruyante due à des pots d'échappements libres de motos ou de voiture. La clim est aussi délicate à régler, soit elle est froide et puissante soit chaude et sans ventilation !

23/11 Kota Bharu Monique a dû prendre froid avec la clim, résultat, elle tousse à s’arracher les poumons !Après un excellent petit-déjeuner sur la terrasse au 7e étage avec beaucoup de choix, nous décidons d' aller assister au concours de chants d'oiseaux sur Jalan Sri Cemerlang, après le Wana café sur la gauche avant d'arriver à une grande tour sur la gauche également. Sur un grand pré a été installée une structure métallique pour suspendre des cages d'oiseaux. Il y en a bien une cinquantaine et on entend les chants de loin. Un juge seul homme sur le terrain écoute et note sur son cahier chaque chant pour une durée précise. A chaque coup de sifflet donné par un autre juge il se déplace pour écouter un autre oiseau. Les propriétaires, regroupés sur le côté, écoutent et discutent entre eux, attendant le verdict du juge. De temps en temps l'un remporte un trophée, un autre juge note sur un grand tableau les résultats de l'épreuve. Il n'y a que des hommes et la présence d’une seule femme semble un peu les perturber ! Cette partie Nord Est de la Malaisie pratique un islam nettement plus rigoriste que dans le reste du pays. Ne sachant trop ni où ni quoi dîner nous tombons par hasard sur le Switzerland, un petit resto tenu par un Suisse : soupe de potiron au lait de coco et spaghettis avec plein de bonnes choses, comme quoi le mariage entre les cuisines malaise et suisse peut donner d’excellents résultats !

Le juge des "chants d'oiseaux" à l'écoute !

24/11 de Kota Bharu à Alor Setar côte est A la tesco bus station, nous obtenons apparemment les deux dernières places, au fond du bus au 1er étage. Départ à 9h30 pour 8h de traversée du pays, au début c'est la campagne traditionnelle puis le relief apparaît recouvert d'une magnifique forêt primaire, malheureusement je constate au cours des km parcourus qu'elle a déjà été bien amputée, à voir les jeunes plantations de palmiers à huile qui trouent le paysage ! C'est néanmoins un beau paysage que traverse cette route. Le relief est assez impressionnant et les sommets doivent bien atteindre les 1500m et plus. Après de nombreux arrêts nous redescendons vers la plaine qui longe la mer en nous approchant de la ville d’Alor Setar, Ce sont maintenant les rizières qui occupent le paysage avec leurs nuances de vert et ces tâches blanches que forment les ibis recherchant des proies dans l'eau. L'arrêt de bus à Alor Setar n'est pas situé en centre ville. Plutôt que d’aller chercher un hôtel en centre , d’autant que cette ville n’a pas d’intérêt, pour revenir ici demain matin et prendre un bus ou taxi pour le port, nous décidons donc d'essayer de nous loger sur place et trouvons un hôtel « Arrosa hôtel » bien plus propre que ce à quoi nous nous attendions ici dans ce quartier commercial et industriel de banlieue. Belle chambre propre, avec clim et wifi. Dîner dans une cantine locale typique de station de bus : 2 bons mee goreng avec deux thés : 10 rmy ! Soit 2 €, bonne nuit calme, lit confortable.

25/11 d’Alor Setar à l’île de Langkawi Petit-déjeuner dans une autre cantine locale où nous battons notre record avec une addition de 6,40 rmy soit 1,4€. Nous montons dans un taxi (15 rmy) pour rejoindre la jetée de Kuala Kedah qui est finalement assez éloignée de la station de bus (12 km). Là on prend le ferry de 9h30, il y a avec beaucoup de monde et des jeunes scolaires, il est vrai que nous sommes dimanche). Le ferry est complet soit 188 places d'après nos numéros, les derniers. Il nous faudra 1h30mn pour atteindre la jetée de Kuah sur l'île de Langkawi. Temps un peu gris mais très chaud et très humide. Nous nous renseignons sur les horaires des bateaux pour Ko Lipe et Penang puis allons négocier une location de voiture. Finalement nous en avons une pour 80 rmy (soit16€) par jour. Il s’agit d’une petite voiture malaisienne de marque Perodua. Départ pour notre GH près de l'aéroport. Et me voilà à conduire une Axia à boite automatique, pas de pb. La route est facile à trouver mais il me faut vite faire le plein, donc trouver le bouton qui déverrouille le réservoir, puis demander à la pompiste de me préparer pour 15 rmy de « petrol » à 2,5 ringit le litre soit 0,54 € le litre, ça change des prix français ! Je repars vers l'aéroport, cherche et trouve, malgré le manque de panneaux informatifs notre GH Gemalai villages. Ce sont de beaux bungalows en bambou et bois sur pilotis installés dans une rizière. Je m’en vais découvrir les plages du coin toutes proches : ça nous change de Kota Bharu, où nous n’avion vu aucun touriste : ici ils sont légions, Chinois, Malaisiens ou Européens. Le long de la rue principale, les restos, bars, magasins de souvenirs, salons de massage et hôtels se succèdent les uns derrière les autres. Les prix ont doublé ou plus : les mangoustans qui valaient 7 rmy le kg au marché de K.B. valent ici 28 rmy ! On entend aussi parler russe ce qui est un signe qui ne trompe pas. Sur la longue plage s'alignent les bateaux, jet skis, paddle, pédalos, et on y propose du parachute ascensionnel et bien d’autres activités. On est de nouveau dans le grand show du business touristique. Le soir il y a le choix entre des restos de cuisine malaise, thai, indienne, chinoise, mexicaine, italienne... Ce sera un chinois et du cuttlefisch et du chicken lemon sauce. Par contre ici la bière n'est pas chère (5rmy la canette de 33cl).

Langkawi : resort de luxe ? mais sûrement pas la déco !!!

26/11 Langkawi Petit-déjeuner sur la terrasse de notre cabane en bambou sous un beau soleil, malgré le tonnerre entendu cette nuit. Nous partons en voiture vers Telaga harbour puis tournons vers le Nord en direction de Tanjoung Rhu. Belle route qui longe la côte puis s'enfonce dans une belle jungle avant d'arriver à la très belle plage de tanjoung Rhu. Beau sable blanc, quelques gargotes et vendeurs de tours en bateau. Sur la plage, jamais plus de 4 personnes dans l'eau sur 1 km de distance, par contre sur l'eau il y a du mouvement avec des bateaux rapides qui déposent des touristes et les récupèrent mais dans l'ensemble c'est très calme. Monique se prend un transat pendant que je me balade le long de la plage vers l'Est, car de l'autre côté vers l’Ouest c'est privé et les gardiens du resort de luxe sont là pour le rappeler. Après nous être baignés et avoir bu des jus de fruits frais, nous partons pour voir le point de vue depuis le sommet du Gunung Raya que l'on atteint par une petite route de 15 km. Bien que la tour soit fermée pour travaux, on jouit d'un beau point de vue depuis le parking et depuis un mirador situé plus bas. Retour chez nous à Pantai Cenai. Diner chez un indien.

Langkawi : la canopée et les télécabines

27/11 Langkawi Beau soleil ce matin encore. Le petit-déjeuner pris nous prenons notre voiture Axia G en direction de l'Oriental village : c'est un faux village oriental avec beaucoup de magasins, quelques attractions et le fameux téléphérique qui en 10 mn vous monte jusqu'au sommet d'une montagne d'où évidemment la vue sur l'île est superbe. Le temps n'était pas des plus dégagé mais ça valait quand même le coup bien que le prix soit prohibitif (avec un tarif pour étranger à12€.) Le passage obligatoire à la photo souvenir est pénible d'autant qu'il faut s’y soumettre deux fois. Par contre les locaux adorent et j'ai l'impression que le paysage ne les intéresse que comme fond pour faire des selfies. De là haut en payant encore plus on peut prendre une gondola qui vous amène à un pont suspendu dans le vide ! Pour moi, survoler la canopée de cette belle forêt en télécabine était tout aussi intéressant que la vue de là haut. Evidemment les marchands du temple sont présents partout. Nous rentrons à Puntai Cenai, Je ressors nager sur la grande plage. Dans la soirée le ciel se couvre de nuages noirs et il pleut fort pendant 1/2h puis ça se calme. Retour au bungalow.

28/11 de l’île de Langkawi à celle de Koh Lipe en Thaïlande Vers 9h30 nous partons ramener la voiture à la ville de Kuah et achetons nos billets pour Koh Lipe. En attendant, repos et balade dans le beau parc qui entoure la fameuse statue kitch de l'aigle symbole de Langkawi. Vers 13h30 commence les formalités d'émigration et de douane entre la Malaisie et la Thailande puis on largue les amarres vers 14h15 pour 1h45 de navigation jusqu'à Koh Lipe sous un beau soleil. Monique essaie de se reposer malgré les incorrigibles bavards du rang derrière nous !!!

En arrivant à Koh Lipe (il y a une heure de moins) nous débarquons par l'intermédiaire de long tails puis passons les contrôles d'immigration et de douane. Nous partons à pied vers notre hôtel, mais j'avais repéré le mauvais endroit car il y a deux Noi GH, qu’à cela ne tienne l'employée nous appelle un rickshaw qui nous mène en 5mn à la bonne adresse. C'est un hôtel classique avec des chambres standards, nous sommes au 1er avec la clim, par contre les cloisons sont mal isolées ce qui fait que nous entendons tout ce que disent nos 3 voisins russes. Finalement après les avoir prévenus la nuit sera calme.

29/11 Koh Lipe Petit-déjeuner sur place, il y a beaucoup de choix, on voit que nous sommes de nouveau dans un endroit très touristique. Le taximan de l'hôtel nous demande où nous voulons aller et nous lui demandons de nous laisser vers l’Andaman resort. De là nous remontons la plage de Sunrise Beach jusqu'au Nord là où la plage bifurque vers l'Ouest. Il y a des rochers dans le sable signe peut-être que l'on peut snorkeler à cet endroit. Au début la mer est assez agitée, le soleil voilé et je ne vois pas grand chose puis les conditions s'améliorent mais le spot est assez décevant, peu de coraux vivants, peu de poissons. La baignade est agréable même s'il faut marcher longtemps pour avoir de l'eau jusqu'au nombril ! Retour au GH et repos, on recherche surtout la fraicheur car il fait très chaud et humide. Le soir on va se promener dans la rue commerçante « walking street » et Sunrise Beach. La walking street est l'équivalent de ce que l'on trouve dans tous ces lieux monopolisés par le business touristique pour attirer le chaland : Restaurants, bars, salons de massage, tour operateurs, hôtels, magasins de souvenirs, supermarchés, tatoueurs… On se croirait à Khao San Road à BKK ou à Paï ou a Vang Vieng … C'est bon enfant mais c'est très loin de la Thaïlande authentique. Quand on sort de ces rues vitrines, l'envers du décor est nettement moins reluisant : les soutiers de cette industrie vivent misérablement dans des cahutes pas très éloignées de ce qu’il faut bien appeler des bidonvilles, les déchets s'entassent un peu partout. Il faut imaginer la quantité de déchets produits par plusieurs milliers de touristes plus les autochtones pour comprendre le problème. Le site Booking recense pas moins de 70 hôtels à Koh Lipe, sachant que les petites structures ne peuvent se payer les frais imposés par Booking, il doit y avoir plus de 100 structures sur 2 km2 ! De plus la moitié de ces hôtels pratique des prix par nuit au-dessus de 100 € éliminant progressivement les hôtels à petit budget. Si cette tendance se poursuit Koh Lipe jouera bientôt dans la cour des destinations « exclusives » comme les Seychelles ou les Maldives. Pas de quoi se réjouir.

30/11 Koh Lipe Ce matin nous nous faisons conduire à Sunset beach : l'avantage c'est que les arbres situés vers l'est font de l'ombre une partie de la matinée ce qui est appréciable. Quant au snorkeling, passez votre chemin d'autant plus qu'il y a pas mal d'énormes oursins cachés parmi les pierres tout près de la plage en direction du sud. En fin de journée je repars me balader au sud de Pataya beach et me retrouve dans l'envers du décor : ordures, centrale électrique, bidonville, puis juste à coté, le resort chic « Serendipity » qui domine la mer de ses bungalows sur pilotis chic et choc ! Vers 20h nous allons nous « encanailler »sur walking street, de la musique « live » sort de chaque bar, les crieurs des restaurants hèlent le chaland, les « sawadee kaaaap »les « massaaaaages » interpellent le client, on parle russe, français, chinois, espagnol, allemand, anglais… Pour dîner il faut être sélectif car beaucoup de ces restaurants ne nous inspirent guère !

Koh Lipe : Déchargement

1/12 Koh Lipe Finalement les plages à notre goût sont plutôt rares : Pataya et Sunrise beach sont encombrées de dizaines de bateaux qui prennent de la place et font du bruit toute la journée, il reste le nord de Sunrise après l'Andaman resort et la plage de sunset calme avec peu de bateaux mais avec des rochers. Ce matin ce sera de nouveau Andaman resort tout au bout, peu de monde, mer calme et transparente, quelques bateaux au loin pétaradent. Après une expérience pas terrible en ville, nous privilégions le restaurant de notre hôtel, on y mange très bien et à prix raisonnable.

Georgetown : The blue House

2/12 de Koh Lipe à Langkawi et Georgetown Le bateau quitte Koh Lipe vers 11h comme prévu, il est bien plein de Chinois et d'Occidentaux et mettra 1h30mn pour accoster à Kuah. Là, après les formalités d'immigration, je me précipite pour aller acheter les billets de bateau pour Penang car il doit partir d'ici 1h mais manque de pot, il est complet, il est vrai que nous sommes dimanche après-midi et que beaucoup d'estivants rentrent de leur W.E. à Langkawi. Heureusement à côté du guichet de la compagnie de ferry, un homme me propose, pour à peine plus cher, de prendre le bateau pour Kuala Kedah puis un minibus qui nous déposera devant notre hôtel à Georgetown. Proposition acceptée, il nous faut maintenant attendre que le ferry pour K. Kedah parte. En attendant nous allons déjeuner dans une des nombreuses gargotes installées dans et tout autour du complexe commercial du port de passagers. Monique a fait un mauvais choix en se décidant pour des frites et du poulet, attente trop longue et plat cru, elle renonce. quant à moi j'avais choisi une petite cantine dehors et pris un plat classique de « nasi ayam » (riz et poulet). Après 1h1/2 de bateau dans un « frigo navigant » nous prenons le minibus comme prévu qui nous laissera devant notre hôtel à Penang à 19h30. Installation à l'hôtel Chambers, accueil un peu distant, chambre très correcte : parquet ciré, meubles coloniaux, grandes fenêtres sur la rue et le parc, clim, frigo, eau à volonté et grande salle de bain. Avant de me coucher je vais faire un tour sur le parc en face de l'hôtel, la pelouse est occupée par de nombreuses familles avec enfants qui s'amusent faisant de grosses bulles de savon, lançant des fusées multicolores dans la nuit. Les deux bâtiments du city hall sont bien mis en valeur par des projecteurs qui soulignent leur blancheur. Après avoir un peu tourné nous dînons dans un resto indien le GEM, assez chic avec des prix raisonnables mais un accueil aussi glacial que la clim qui nous saisit en entrant. Le serveur a un peu tendance à nous conseiller des plats plus chers que ceux auxquels nous pensions ! Finalement arrive sur la table un autre plat que nous avons du mal à reconnaître et pour cause nous ne l’avions pas commandé ! encore un coup du serveur, tout était bon mais on a eu du mal à terminer.

3/12 Georgetown (île de Penang) Ayant un peu trop mangé hier soir nous n’avons pas très faim . Il y a dans notre chambre une bouilloire électrique, deux verres ou tasses et un assortiment de thé ou cafés, ce sera suffisant pour ce matin. Nous partons ensuite découvrir notre quartier proche : l'hôtel de ville, bâtiment tout blanc espèce de gâteau de mariage recouvert de crème chantilly ! Un peu plus loin se trouvent d’autres bâtiments de style colonial comme la House Court, celui défraichi du musée de la ville en travaux (c'est plus que nécessaire) et ensuite l'église St George souvenir typique de l'époque anglaise. Nous continuons vers la belle « Blue mansion » une très belle maison ayant appartenu à un milliardaire chinois du XIX e siècle et entièrement restaurée durant plusieurs années : très intéressante visite malgré un guide un peu caricatural qui insiste beaucoup sur la richesse du proprio et sur tout ce qui dans la maison y renvoie. Visite d'un temple chinois tout proche avec de magnifiques sculptures en pierre en haut relief. Déjeuner dans un resto populaire et très fréquenté : le Teksen, j'y ai mangé du dubble roasted pork chili padi . En fin de journée, balade dans le quartier indien très animé proche de chez nous. Georgetown est célèbre pour la réussite de la rénovation de ses anciennes shop house c’est pourquoi nous sommes allés voir la « China House » un ensemble de shop-house transformé en bars, pâtisseries et espace artistique très réussi. Georgetown n’échappe pas non plus aux grandes croisières, il suffit de regarder vers le port de plaisance, un géant des mers en occupe tout l’espace.



Georgetown : Tokong Hainan temple

4/12 Georgetown et le Kek Lok See temple Nous avons repéré une boulangerie qui vendait de superbes croissants ! Donc ce matin je pars à pied chercher des viennoiseries près de la rue Carnavon pour le petit-déjeuner pris dans la chambre. Ce matin il y a un beau soleil ce qui m'a permis de faire quelques belles photos c'est plutôt rare, alors j'en profite ! Encore que, il y a une telle différence entre notre chambre climatisée et l’air chaud et humide du dehors que je dois attendre au moins 10 mn avant de pouvoir photographier tellement il y a de buée sur l’objectif de mon appareil photo. Aujourd’hui nous décidons d’aller voir le Kek Lok See temple dans les environs de Georgetown. Il faut prendre le bus à la station près de la jetée du ferry. Là on saute dans le 502 qui nous amène en 1/2h dans le village situé au pied du Kek Lok See temple. Chaud soleil, Monique m'attend au marché pendant que je grimpe vers le temple qui est haut perché sur la colline. C'est un immense complexe bouddhiste avec plusieurs temples, des jardins, des salles diverses et beaucoup de visiteurs et de pèlerins. Arrivé tout en haut de l’ensemble, un énorme bruit de pétarade m'entraîne vers une cérémonie à laquelle assistent de nombreux pèlerins dont des femmes habillées de toges noires. Un séminaire important se déroule au monastère. Je redescends vers le village, puis nous prenons un bus vert gratuit CAT pour le centre ville mais il nous laisse à un embranchement d'où nous devrions reprendre les bus 202 ou 203. Très longue attente à l'arrêt de bus avec une sympathique octogénaire qui nous fait passer le temps. Finalement ne voyant passer que des bus verts, nous montons dans l'un d’eux qui nous emmène vers un autre arrêt plus important d'où tous les bus vont dans le centre de la ville de Pénang et effectivement 5mn plus tard le 202 nous emmène au Komtar bus station. Là nous achetons nos billets pour Cameron Highlands puis repartons à pied espérant déjeuner chez Teksen mais c'est fermé ! En profitons pour acheter une mangue et 4 mangoustans et allons manger un repas thai et nous découvrons comme boisson de la citronnelle fraiche avec des glaçons ! Étonnant ! Dans l’après-midi le ciel devient très noir et un orage de mousson éclate! Depuis que nous sommes à Penang, le matin il fait beau puis à partir de 14h le ciel se couvre de nuages noirs et il pleut à verse. Dans la soirée nous allons diner au restaurant Nyonya house tout proche. Découverte de plats nouveaux et d'une nouvelle boisson, le bali (eau sucrée dans de l'orge fermenté) un peu bizarre mais pas mauvais, en sortant il pleuviote.

Georgetown

5/12 Georgetown Beau soleil pour ma balade matinale et l'achat des croissants près de la rue Carnavon. Après le petit-déjeuner nous partons en direction de la vieille ville en passant devant le musée peranakan que nous bondons pour nous concentrer sur les Kongsi, ces sociétés chinoises secrètes d'entraides qui se sont crées au début du 19me siècle pour aider et encadrer les nouveaux immigrants chinois originaires d'un même village. Il s'agit d'ensembles d'habitations assez impressionnants et plutôt luxueux cachés au fond d'un pâté de maisons. La pièce maitresse ressemble à un temple et constitue le cœur de la société. Nous visiterons deux kongsi celui du clan Cheh et celui du clan Koo. La maison d'apparat du kongsi du clan Koo est superbement décorée. Nous continuerons la balade dans ce secteur avec la très connue rue arménienne et ses peintures murales, un peu plus loin se trouve la mosquée Malay. Arrêt mango shake, puis arrêt déjeuner chez Veloo Villas d'un bananier set : viandes et légumes variées, riz rouge, servis sur une feuille de bananier. L'après-midi je pars me promener vers le vieux Church pier et le jetty d'où partent les ferries pour Butterworth. Le ciel se couvre de nuages noirs et avant d'avoir pu rentrer à l'hôtel me tombe dessus une belle averse : heureusement qu'il y a de longs trottoirs couverts qui permettent de cheminer à l'abri. Diner de deux « massala dosai » et de deux thés au lait chez Veloo (prix 2€) excellent pas cher et roboratif.

Georgetown : les trottoirs couverts

6/12 de Georgetown à Tanah Rata dans les Cameron Highlands Peu après 11h nous montons le bus gratuit CAT à l'arrêt n°5 juste à coté de chez nous pour rejoindre la station de bus Komtar. Là nous sommes en avance et en profitons pour visiter quelques galeries commerciales sur plusieurs étages : on y trouve surtout des vendeurs de téléphones mobiles (Vivo, Samsung, Apple), des habits, des produits de luxe, montres et appareils électroniques. Evidemment dans tous ces magasins les symboles de Noël sont omniprésents, pourtant nous sommes dan un pays musulman avec une minorité chinoise et indienne donc à priori pas concernée par cette fête, mais le commerce fait feu de tout bois ! Vers 12h30 l'employé qui nous a vendu les billets nous emmène 100m plus loin et nous demande d'attendre un minibus qui nous emmènera vers 13h à la station de bus principale. Vers 13h30 toujours pas de bus, on s'inquiète puisque notre bus est censé partir à 13h30, finalement vers 13h55 le bus arrive, le chauffeur va tranquillement papoter avec l’employée et vers 14h on part enfin, à la première station d'essence pour faire le plein d’essence et donc perdre encore 10 mn ! on arrivera à la station de bus à 14h30, là on va encore attendre des passagers qui vont tranquillement arriver en taxi ! départ effectif à 14h45. C’est la seule fois où en bus nous avons eu du retard ! Au bout de 4h de belle route, plantations de palmiers puis forêt primaire, nous approchons des Cameron Highlands. C'est d'abord une mer de serres sous plastiques qui nous accueille, puis des villes pas très belles avec beaucoup de constructions industrielles en tôles. Le temps s'est couvert, il pleut depuis Ipoh et ça n'arrête pas. Vers 18h45 nous arrivons à Tanah Rata. Il fait presque nuit et en 10 mn nous sommes devant l'hôtel Arundina. Beau chalet montagnard, chambre propre, pas de clim, vu l'altitude et la fraicheur ce n'est plus la peine. En soirée diner au Kumara restaurant : cuisine indienne standard et pas très fine. Il pleut...



Cameron Highlands : Plantations de thé

7/12 Cameron Highlands et la plantation Boh Sungei Nuit fraîche (on est à 1440m d'altitude), pas de clim ni de ventilo mais la couette est bienvenue. Surprise ce matin le ciel est « presque » dégagé et le soleil donne faiblement. Vers 9h on part pour louer la moto chez Hill tour à côté du Zermatt hôtel (sic). C'est une Suzuki Adress en bon état. Monique finalement décline le tour à moto, je pars donc seul en direction de le Boh plantation à 12 km vers le nord. Embouteillage en passant près de Bringham puis la circulation devient fluide, je prends à la bifurcation à gauche en direction du mont Gunung Brinchang. C'est une route étroite revêtue partiellement avec pas mal de nids de poule mais sans pb particulier. Beaucoup de voitures vont dans la même direction c’est à dire celle de la plantation Sungei Boh. Je me gare sur un grand parking déjà bien plein de voitures et de minibus. Le site est impressionnant : tout autour de nous la montagne est entièrement dédiée au thé. Les parcelles de théiers aux belles nuances de vert s'accrochent sur les collines raides. Grâce au soleil un peu présent j'arrive à faire quelques belles photos. Les visiteurs nombreux semblent plus intéressés par le grand salon de thé et les pâtisseries que l’on y sert ! Du salon de thé on domine toute la plantation et les photographes ou plutôt les selfieurs s'en donnent à cœur joie, moi aussi ! Je redescends vers le parking et trouve tout au bout un petit chemin qui descend vers un petit pont qui permet de franchir un ruisseau et je me retrouve sur les chemins qui sillonnent les plantations à faire des photos, c’est génial. Retour en moto à l'embranchement où je pars vers la droite en direction de la Mossey forest, autre attraction du secteur la petite route longe d'autres superbes plantations ainsi que des villages de cueilleurs de thé. 2 km avant d'arriver au site la route est barrée pour travaux, je continue à pied sur la route en forte montée pendant 1,5 km mais l'accès au site est strictement barré et interdit : ils auraient pu avertir en bas ! Une fois de plus on peut se désoler du manque d’information quand un site touristique est inaccessible ! Il commence à pleuvoir et je redescends à pied reprendre la moto sous une pluie battante pour refaire le trajet en sens inverse, en arrivant à Tanah Rata je continue en direction de la plantation Cameron Barack autre point de vue magnifique depuis la terrasse : en payant 2 rmy on peu descendre faire des photos dans la plantation mais il pleut de nouveau à verse ! Retour à Tanah Rata où je rends la moto que j'avais loué pour 5h depuis 9h ce matin. Déjeuner chez Nyonya fern restaurant de nouilles. Il pleut par intermittence quelques fois une grosse averse puis une bruine puis plus rien et ça recommence ! Excellent choix de restaurant pour le dîner:le Highlander.



Habu : Plantation de thé Boh

8/12 Tanah Rata et la plantation Boh à Habu Par chance ce matin il fait beau et il y a du soleil. Nous louons de nouveau le même scooter moto chez Hill Top tourism et partons en direction de la « Cameron Tea Valley » dont on a une belle vue depuis la terrasse au bord de la route , chez « Bharat plantation » très belle vue également mais pour profiter du beau temps qui ne durera peut être pas nous écourtons notre visite et reprenons la route qui mène à la Boh Plantation sur la gauche à la hauteur du village de Habou. C'est une petite route sinueuse et agréable qui serpente entre les cultures maraichères, une belle forêt primaire et au bout de 6 km la plantation Boh. La route devient très étroite et bosselée et grimpe vers le parking de la plantation. De là un chemin pentu en escaliers mène à un panorama qui domine sur 360° toutes les collines du secteur : c'est très beau même si le soleil commence à se cacher derrière des nappes de brumes qui traversent les plantations. Monique s'installe pour boire un thé pendant que j'arpente quelques chemins pour trouver les bons points de vue sur le moutonnement des plantations de thé. Nous reprenons la moto et refaisons le chemin inverse toujours aussi agréable avec un peu de soleil. Nouvel arrêt chez Barack plantation où je me « paye » un billet d'entrée à 2 rmy pour sillonner à pied les quelques chemins autorisés dans la plantation. Retour sous un ciel gris à Tanah Rata. Pour changer nous déjeunerons chez Pizzarella de fish & chips, samosas et spring rolls, ça nous change de la cuisine malaisienne, indienne et chinoise ! Et il ne pleut toujours pas ce qui est exceptionnel, bien que le ciel soit couvert. Le soir, balade au marché couvert où se tiennent aussi de petites cantines avec plein de plats différents et plutôt appétissants. Il y a beaucoup de monde maintenant dans les rues et les voitures n'arrêtent pas de tourner à la recherche de places de parking, le week-end les Cameron Highlands sont une destination très prisée et de plus nous sommes en période de vacances scolaires.



9/12 de Tanah Rata à Kuala Lumpur Il n'a pas plu depuis hier, étonnant ! ce matin le ciel est un peu couvert et l'air est sec et plutôt chaud. Je pars découvrir le beau jardin de l'hôtel Arundina puis vers 10h30 nous partons à pied vers la station de bus où un bus confortable (3 sièges par rangée et de l'espace pour allonger les jambes et incliner le siège) doit nous emmener à KL. Départ à 11h pile, belle route mais extrêmement sinueuse à travers des montagnes recouvertes de belles forêts primaires. On va serpenter pendant plus d'une heure puis récupérer la highway north-south en direction de K.L. : deux arrêts ponctueront le voyage de 4h il fait de nouveau chaud et humide et en arrivant dans les environs de K.L. le ciel devient noir annonciateur d'orage de tonnerre et de pluie. Le bus nous laisse à K.L. Sentral d'où nous prenons le KTR (un des métros) à destination de la station Putra. Nous y descendons et il pleut bien. Ayant passé beaucoup de temps à analyser Maps me pour localiser notre logement b&b je trouve assez aisément le Regalia residence mais c'est grand et il y a plusieurs entrées. Comme toujours il y a pas mal d'employés de la sécurité qui gardent les accès des parkings et qui me renseignent en me disant d'aller au 4° où il y a un bureau où nous pourrions nous renseigner. Effectivement mais c'est un peu le bazar, des touristes attendent d'autres montent dans les étages, un employé remplit les formulaires. Finalement notre logeuse « Nass » nous demande d'attendre à la porte B nous fait poireauter un bout de temps puis nous fait remplir le formulaire d’entrée et nous emmène au 15° : explications rapides, lapidaires et devant nos premières critiques se fait la malle sans au-revoir ni merci !!! Comme accueil il y mieux ! Le studio est assez grand, le lit est au ras du sol, la cuisine dispose d'un minimum d'équipements et pourtant d’une machine à laver le linge ! On pose nos affaires et partons découvrir les environs et en particulier le Sunway Putra Mall qui sur 5 étages proposent de tout : magasins, restaurants etc. Dans ce genre de galerie commerciale les prix n’ont rien à voir avec ceux pratiqués habituellement, mais dans ce quartier on n’a pas trop le choix on choisit donc un resto spécialisé en dimsun, c'est pas donné mais c'est bon, la facture initiale prend 16% de taxes et services, mais que font les gilets jaunes en Malaisie ? On va ensuite au supermarché acheter des produits pour le petit-déjeuner : croissants, charcuterie, fromage, fruits et pain, le tout à des prix équivalent à ceux de la France et non de la Malaisie ! De retour à l'appart, je monte au 37éme étage faire quelques photos de la piscine à débordement et du panorama époustouflant qui donne sur les tours Petronas, la KL tower et le CBD (Centre des affaires) en général.

K.L. by night depuis la tour Regalia (37e étage)

10/12 Kuala Lumpur Nuit très calme, clim bien réglée, lit assez confortable bien que trop bas. Nous allons à la gare Putra toute proche prendre le train pour les grottes de Batu, mais nous le ratons à 3 secondes à cause d'un jeton mal scanné qui nous refuse l’accès au quai ! Il ne nous reste plus qu’à attendre 1h pour prendre le train suivant. L’arrivée se signale de loin grâce aux très grandes statues multicolores qui trônent devant les grottes ! Je visite la première grotte celle qui se trouve au niveau du sol et dont les moindres recoins sont occupés par des statues et des scènes grandeur nature retraçant la vie de Rama et de la mythologie hindou. C'est kitsch mais la grotte est impressionnante par sa taille, tout en haut d'un escalier très raide se trouve le fameux lingam, en fait un stalagmite peut être un peu travaillé pour lui donner sa forme caractéristique. Je continue la visite par le grand escalier qui monte jusqu'au « temple cave ». Ici aussi, temples, statues alternent et habillent la grotte mais de façon plus discrète que dans la grotte de Rama. Cette grotte est aussi impressionnante que la première mais encore plus haute de plafond. Beaucoup d'hindous font leur pèlerinage. D'innombrables singes se baladent entre les pèlerins attendant qu'on leur donne de quoi manger. Il fait toujours très chaud et la soif se fait ressentir, c’est l’occasion de faire un arrêt boissons fraiches (ice lemon tea, une valeur sure et pas chère) et un massala dosai pour accompagner. Retour à la gare où nous prenons un train jusqu'à l'arrêt Kuala Lumpur station d'où il est facile de rejoindre le musée des arts islamiques tout proche. C'est un musée qui recèle de magnifiques objets liés à l'islam : de superbes livres manuscrits ou imprimés, des miniatures persanes et mogholes, des maquettes des principales mosquées du monde, des bijoux, du mobilier, de magnifiques tissus, de la céramique d'Iznik et de..Théodore Deck !, des armes diverses dont des kriss, de la vaisselle, des habits, etc. toutes les pièces sont exceptionnelles et il faudrait plus de 2 h pour tout bien voir ! De retour au studio je monte me rafraichir à la piscine du 37me, toujours aussi spectaculaire et nager avec pour horizon la ligne des tours de la KLCC, fantastique !



K.L. : Musée de l'art islamique

11/12 et 12/12 de K.L. à Londres Matinée tranquille et calme, j'ai fait un tour à la piscine vers 7h mais le ciel était très chargé donc pas de bel éclairage pour les photos ! Nous quittons le studio vers 11h et allons prendre le train mais comme il n'y en a pas avant 1h30 nous décidons donc de prendre un taxi qui pour 10 rmy nous amène à la Sentral Station. Nous y laissons nos bagages à la consigne, c’est un peu cher (30 rmy) mais sécurisé avec reconnaissance faciale et scan de l’empreinte de l'index ! De là nous essayons de quitter la gare en direction du parc botanique, c’est compliqué car il y a beaucoup de voies rapides et d'échangeurs et peu de passage pour piétons comme d'habitude Finalement nous repérons un petit panneau indiquant par où les piétons peuvent passer pour franchir ces autoroutes urbaines et nous voilà dans le jardin botanique : il est grand, avec un beau lac et de nombreux aménagements ludiques pour les familles et les enfants avec bancs, espaces de pique- nique, de jeux, de kiosques et d'espaces botaniques avec panneaux explicatifs. Vers 13h nous quittons le parc et prenons le métro à la station Museum Negara, une fois de plus on est impressionné par le modernisme et la propreté du métro. Nous descendons à la station Pasar seni et allons nous promener dans ce secteur chinois très vivant. À l'heure du déjeuner nous nous installons au Geographer bon repas goûteux et d'un prix raisonnable (sauf la bière à 19 rmy le verre). Le ciel s'assombrit et la pluie commence à tomber drue, tout le monde se met à l'abri et on attend une accalmie qui arrivera au bout de 15 mn. Compte tenu de la météo défavorable nous décidons de partir pour l'aéroport et prenons le métro jusqu'à KL Sentral. Là nous prenons le KLIA express qui en 28 mn nous laisse à l’aéroport international de K.L.. Ce bel aéroport manque cruellement de sièges et de bancs pour accueillir les passagers en attente. Décollage dans un Boeing 787 de British Airways pour 12h 54mn de vol jusqu'à Londres Heathrow. Un peu d’attente et c’est reparti pour 1h10mn de vol jusqu’à Bâle-Mulhouse.

K.L. le Centre des affaires depuis la tour Regalia

Fin du voyage

En conclusion

Bien que la Malaisie n'ait pas été notre choix surtout en novembre à cause de la mousson, mais une solution de repli après le tsunami qui avait touché les Célèbes notre destination initiale, nous n’avons pas regretté notre décision. D’un point de vue climatique nous n’avons pas trop souffert de la mousson qui s’est traduite pour nous par quelques averses intenses mais courtes. Nous savions que la Malaisie, un des « Dragons de l’Asie » était un pays moderne et développé mais nous avons quand même été impressionné par l’état des routes, le nombre d’autoroutes tant dans les métropoles qu’en dehors. Par conséquent les voyages en bus sont confortables, rapides et économiques. Par contre les piétons sont les parents pauvres en ville. On ne peut pas ne pas remarquer que la Malaisie est une société multiculturelle où se croisent les communautés malaise, chinoise et indienne apparemment sans problème. Il en résulte des cuisines différentes et ce n’est pas un mal, la cuisine malaise que l’on trouve dans les restaurants nous paraissant manquer de variété. Comparé à ces voisins du S-E asiatique, la Malaisie ne dispose pas des grands monuments anciens comme on peut en voir en Thaïlande ou en Indonésie, ce n’est donc pas pour cette raison que l’on y vient. La plupart des monuments anciens datent surtout de la période coloniale anglaise et plus rarement de la période hollandaise ou portugaise. Par contre la Malaisie dispose d’une superbe nature susceptible d’attirer les touristes, de belles îles, une forêt primaire relativement préservée (pour combien de temps ?) et de belles plages. Si l’islam est très présent et occupe bien l’espace public, on ne s’est jamais senti mal à l’aise. La Malaisie étant un pays relativement riche, le niveau de vie y est plus élevé et donc les hôtels plus chers que dans les pays voisins. Ensuite, comme chez nous les prix flambent dès que l’on se trouve dans une ville touristique (Langkawi, Georgetown, Malacca, Cameron Highlands). La restauration par contre est partout très abordable, puisqu’il y a toujours la possibilité de manger dans de petites gargotes populaires ou dans des restaurants plus ou moins chics.

Nos coups de cœur

La vieille ville de Malacca Singapour by night du côté du CBD Ile de Langkawi Georgetown Les Cameron Highlands

L'album de photos est visible en cliquant sur ce lien :

photos.app.goo.gl/y4v9Von3q1ZShb3j7

Budget total pour 35 jours à deux : 4000 €

Avion AR Bâle/Londres/Kuala Lumpur : 1138 € Dépenses sur place : 2862 € Dont Hôtel : 1450€ soit 42 € par nuit Transport sur place: 565 € Nourriture : 670 € Divers et visites :177 €
Tanzanie ou Kenya, marronnier ou toujours d'actualité? English translation pending
by Blesl · 2019-01-07 · 14 replies
Notre ami JF, Max68, grand voyageur africain devant l'Érernel, le plus souvent en self-drive m'a demandé sur un autre fil :

Bonjour Bernard,

Cette discussion a éveillé ma curiosité 😏

Du coup je me pose la question: Tanzanie ou Kenya ? 😛

Toi qui connais bien les deux tu en penses quoi ? 😊 🙂

Bonne année pleine de beaux projets 😎

JF/Max

Bonjour Jean-François,

Vaste question, depuis longtemps posée mais je pense toujours d'actualité, et qui mérite, je pense, un fil pour elle toute seule, afin de recueillir un maximum d'avis.

J'ai donné quelques BL-éléments de réponse assez généraux sur notre site amateur à l'adresse www.safari-tanzanie.net/...ri/kenya-ou-tanzanie.

Je résume (caricature) :

Kenya : moins cher, plus de monde, plein de gros chats à Masai Mara et grande migration en été avec crossings, belle vue sur le Kili à Amboseli, rhinos et flamants à Nakuru..., belles plages

Tanzanie : plus élitiste, souvent plus rustique et plus cher, parcs du Nord variés, moins de monde (euh...) dans les parcs du Sud et de l'Ouest, Seregenti plaine infinie, beaucoup d'animaux bien visibles dans le cratère du Ngorongoro, grande migration en automne, hiver et printemps avec naissances en janvier-février, belles plages sur la côte et à Zanzibar, île et archipel...

Bon, je vais développer cette réponse sommaire et partielle (et partiale, moi j'ai choisi la Tanzanie 11 fois et le Kenya seulement 7 fois...) mais vos avis sont espérés et attendus.

Amitiés à tous et bises aux autres

BL
Patagonie Araucanie English translation pending
by Mlefevre · 2019-01-06 · 49 replies


Bonjour à tous,

Le carnet en images est disponible en cliquant ici

Bonne lecture! Marie

texte seul :

Ce coin du vaste monde nous tentait depuis longtemps mais je gardais un si mauvais souvenir du voyage en avion effectué il y a une dizaine d’années à destination de Buenos Aires, ainsi que des interminables passages de douane entre Chili et Argentine, qu’il a fallu que Fred insiste un peu (beaucoup) pour me décider. Il a bien fait ! Nous avons fait un superbe voyage, bien au-delà de mes espérances ! PREPARATIFS Décidée à voyager à notre propre rythme, sans être tributaire de check-in/out, heures de repas, attentes diverses et variées, nuisances sonores, je choisissai comme souvent d’être totalement autonome pour nous déplacer, manger et dormir. Compte-tenu des aléas climatiques (40èmes rugissants, Chili pluvieux, Argentine désertique, pour schématiser) j’écartai l’option voiture + tente au profit de la location d’un camper 4X4. Après recherches, je retenai finalement Holiday Rent RV, qui proposait un 4X4 simple cabine avec cellule aménagée, au départ de Punta Arenas avec retour à Santiago (les distances sont énormes donc en 3 semaines mieux vaut éviter une boucle), à nos dates. Tout ça pour un prix exorbitant, mais on ne vit qu’une fois, la fiabilité du véhicule est essentielle à la sérénité du voyage et l’entreprise avait l’air sérieuse. C’est donc en juin que j’ai réservé : -le camper, inclus 300 km/j et les papiers pour les passages de frontière car pour aller de Punta Arenas à Santiago, il faut passer en Argentine, à moins de prendre des ferries, à réserver à l’avance (option non retenue pour rester libres de notre rythme) -les vols Luxembourg-Paris-Santiago avec Air France, en croisant les doigts pour passer entre 2 grèves, -le vol Santiago-Punta Arenas avec Sky, une low cost qui fait des vols intérieurs au Chili, -un Air b and B pour les 2 premières nuits à Punta Arenas, -une voiture chez Hertz prise à l’aéroport de Punta Arenas à notre arrivée et rendue le lendemain en ville (située à 20 km de l’aéroport). J’ai ensuite préparé les détails du voyage, avec - une carte Michelin Chili Argentine au 1/2000000, -les cartes Compass Mapa Turistico Chiletur Copec au 1/400000 N° 5, 6, 7 et 8, -les guides Lonely Planet Chili et Argentine, -le guide Cicerone Trekking in Torres del Paine -Maps.me, Windymaps, Wikiloc et Google Earth -enfin la lecture de nombreux carnets de voyage, en particulier sur voyage forum (merci aux auteurs !) -j’ai trouvé les sites internet des parcs nationaux chiliens et argentins assez peu informatifs avec surtout des liens commerciaux …Il m’a été impossible de réserver les campings gérés par la CONAF (l’organisme public qui gère les parcs) dans le Parc Torres del Paine, car ma carte Visa ne passait pas. J’ai appris 1 mois avant le départ (donc trop tard car tout était pris) que la Mastercard fonctionnerait… -A El Chalten, côté argentin, pour camper dans le parc National des Glaciers, la réservation n’est pas nécessaire donc j’ai prévu si la météo le permet d’y faire un trek de quelques jours donc on a pris notre matériel de bivouac. -carte Revolut achetée juste avant le départ (pour éviter les frais exorbitants de retrait aux ATM en Argentine) : gros bug pas encore résolu donc inutilisable. J’ai donc pris du cash à échanger contre des pesos argentins. Au Chili, retrait en ATM comme d’habitude. De Luxembourg à Punta Arenas 01 et 02/12/18 Sam 01/12/18 Décollage du Luxembourg à 16h00, puis redécollage de Paris à 23H40 et arrivée à Santiago le lendemain à 10h00. Fred a bien dormi, moi quasiment pas (trop de bons films !) On a aperçu les Andes et leurs belles couleurs chaudes qu’on aime tant ! Dimanche 02/12/18 On récupère les bagages (ouf ! c’est toujours une appréhension), on retire des pesos chiliens, on mange un bout et on redécolle à 15h00 vers Punta Arenas via une escale de 30 mn à Puerto Montt. Superbe vol le long de la chaîne des volcans : je me réjouis d’avoir choisi de visiter l’Araucanie après la Patagonie. A posteriori, je pense pouvoir identifier en bas de l’image la ville de Pucon, sa péninsule et le volcan Villarica (2840 m) et plus loin le volcan Quetrupillan (2382 m) et au fond en Argentine le volcan Lanin (3747m) Ici de droite à gauche les volcans Osorno (2652 m), Tronador (sur la frontière 3491m) et Puntiagudo (2493 m) et le Lago Llanquihue Courte escale de 30 mn à Puerto Montt pour débarquer / embarquer des passagers. Puis nous entrons dans les nuages et je m’endors jusqu’à Punta Arenas où nous atterrissons sous la pluie à 19h40 comme prévu. Récupération des bagages puis de la voiture chez Hertz. Bonne surprise, nous sommes surclassés faute de disponibilité de la petite citadine réservée : après explications détaillées sur la voiture, le cric, etc. (1ère fois que ça nous arrive !) nous embarquons à bord d’un rutilant pick up Toyota Hilux quasi neuf ! Cool ! J’ai repéré pour demain une piste dont je ne connais pas l’état dans un coin qui m’a l’air superbe : nous sommes parés ! Encore quelques km jusqu’à notre Air b and B réservé pour 2 jours.
https://www.airbnb.fr/rooms/12978706?euid=e9d9d048-3930-9b28-f275-f7af641a78f8&guests=1&adults=1 La propriétaire semblait ne nous attendre que demain mais pas de problème le studio est prêt et douillet. Nous faisons encore qq achats pour grignoter ce soir et demain matin et hop au lit après 36h de voyage…

Seno de Skyring à l’ouest de Rio Verde. Lundi 03/12/18 Le camper n’est disponible qu’à partir de demain : nous avons donc toute la journée pour récupérer du voyage et faire un gros ravitaillement. Mais si le destin nous a offert ce joli pick up, il faut en profiter, d’autant que la météo devrait s’améliorer en milieu de journée. On commence donc par la corvée courses et achat de gaz pour le trek (trouvé dans un magasin ourdoor en ville), sous la pluie et les bourrasques, et nous filons ensuite vers cette piste repérée sur Google Earth. https://goo.gl/maps/wfmBrVcNCUz Le goudron cesse en quittant la Ruta 9 mais la piste est bonne. Le vent souffle fort et ça se dégage peu à peu. Caracara indifférent aux bourrasques. Notre premier guanaco ! Voilà le petit ferry près de Rio Verde qui mène à la Isla Riesco. Premiers condors, on n’en revient pas ! Il doit y avoir une carcasse dans le coin… Florilège d’oies, cygnes et autres canards… Tiens un probable élevage de saumon (Cermaq) Petit arrêt à une cascade lieu de dévotion à la Virgencita de Montserrat. Le paysage est magnifique et grandiose, ça souffle fort sur le détroit, peu profond et la mer est courte et hachée. Quelques fermes ponctuent la piste, très belle jusqu’au pont sur le Rio Perez. Elle continue un peu au-delà mais s’éloigne de la côte et perd de son intérêt. Demi-tour donc pour refaire avec plaisir cette très belle piste, nous sommes mieux éclairés : ces flamants roses nous avaient échappés. Je n’en reviens pas de la quantité et de la diversité d’oiseaux vus en une après-midi, dès le 1er jour de notre voyage. Et voilà aussi des nandous ! Nous rendons la voiture à l‘agence Hertz de Punta Arenas downtown, bien sale et en ayant un peu dépassé le forfait kilométrique (250 km), sans surcoût. Retour en taxi (il y en a partout en ville et c’est très bon marché) à notre douillet studio et gros dodo ! En route pour Torres del Paine J1 Mardi 04/12/18 Check météo grâce au WIFI avant de partir : moyen et variable…tous les espoirs sont donc permis ! Le taxi dépêché par le loueur est en avance au RDV et à 7h45 pétantes, il nous emmène au dépôt de HolidayRent RV, à 40 km au sud de Punta Arenas. Notre chauffeur roule avec un œil sur la route (déserte en cette heure matinale) et l’autre sur l’océan. Son œil de lynx a aperçu des souffles de baleines, que nous apercevrons en effet à plusieurs reprises, de très loin. Il nous explique que les bateaux au loin sont japonais avec à bord des « esclaves » d’origine asiatique (philippins ou indonésiens si on a bien compris) et visiblement ils ne sont pas très populaires dans le détroit de Magellan ! Timo nous accueille et nous présente le camper : le porteur est un Nissan Navarra NV300 simple cabine avec seulement 5000 km au compteur (correspondant sans doute au voyage aller depuis Santiago), de bons gros pneus tout terrain, 2 roues de secours et une sangle et quelques outils (pas de compresseur) La cellule n’est pas neuve mais fonctionnelle et en très bon état. L’espace intérieur est confortable avec pas mal de rangements, cuisine, douche, toilettes, chauffage, eau chaude, table et lit permanent. Nous sommes ravis ! Nous prenons le temps de ranger la bouffe et nos affaires et c’est parti ! Encore des flamants roses le long de la Ruta 9, et plus loin des ibis près de cette maisonnette entourée de sa forêt « moussue » On mange au bord de la mer à Puerto Natales (trop tôt, les resto sont encore fermés) et on continue vers Puerto Prat, joli coin tranquille ! Piste pénible en travaux (apparemment très prolongés) jusqu’au sud du parc Torres del Paine. Le paysage devient magnifique et en plus il n’y a quasiment que nous sur cette route. Où sont les foules annoncées dans les guides et blogs de voyage ? Très bonne surprise ! A l’extrémité nord du Lago Torro, nous arrivons dans une ample vallée et prenons nos tickets à l’entrée de Rio Serrano (de mémoire 20 ou 30 €/pers pour 3 jours voire plus tant qu’on ne sort pas du parc) La ranger nous indique les endroits autorisés pour dormir en van, camper ou camping car (en dehors des campings donc sans payer en plus. En fait les endroits avec toilettes publiques soit Serrano Entrance, Laguna Amarga entrance, Sarmiento Entrance, Pudeto au départ du catamaran et Grey Ranger station ) mais n’a pas d’info sur la Laguna Azul où j’ai envie d’aller ce soir. Il n’est pas possible de vidanger dans le parc. Nous longeons la rivière Paine puis le fameux Lago Pehoe d’un bleu hypnotique. Belles rafales ! Grain sur les Cuernos (2600 m), montagnes emblématiques du parc faites de roches sédimentaires, noires à leur base et au sommet et granitiques à mi-hauteur. Le temps change à toute vitesse et ça s’améliore. On en profite pour faire une petite rando ! A qq minutes du parking point de départ de la rando vers le Mirador Cuernos, toute une troupe de guanacos peu farouches ! On passe près de la cascade Salto Grande. Belle forêt d’arbres morts dont le bois a été blanchi par les éléments, un peu comme du bois flotté. La balade n’est pas très longue mais très belle et variée. On en prend plein les yeux grâce à une belle éclaircie ! Au retour, les guanacos sont toujours là… On reprend le camper dans une superbe lumière pour filer vers l’est. Arrêt au Mirador Nordenskjöld où se dévoilent les Torres (2850m), autres célébrités du parc. La lumière rasante souligne joliment les reliefs. Le Rio Paine serpente dans la plaine. Encore des guanacos, des dizaines ! Avec cette lumière de fin de journée, cette partie du parc, très peu fréquentée nous enchante. Remarquez cette jolie silhouette de guanaco au 1er plan : ces animaux aiment les crêtes pour mieux surveiller leur environnement et voir arriver le puma (qu’on ne verra pas !) Le ranger de la Laguna Azul nous accueille et après avoir un peu hésité, accepte quand nous lui expliquons que nous avons des toilettes à bord, de nous laisser passer la nuit au bord de la Laguna Azul. Le camping (superbe) est fermé (pour une raison que j’ignore) et nous sommes seuls. Quel luxe !

Mercredi 05/12/18 Torres del Paine J2 Nuit très calme car le vent est tombé quand le soleil s’est couché (observation qu’on renouvellera souvent) Pas encore recalée à l‘heure chilienne, je me réveille avant l’aube : il fait grand beau ! Petite rando matinale le long de la Laguna Azul pour assister à l’arrivée des premiers rayons sur les Torres. C’est superbe mais bref. La lumière blanchit très vite ! On reprend la route vers l’ouest du parc, soleil dans le dos (comme hier soir !), seuls (il est encore tôt) et on en prend encore une fois plein les yeux ! Réflexion… Méandres… Glaciers… Les Cuernos encore… Salto Grande Les lupins sont à leur apogée ! La piste vers Grey Ranger Station est le domaine des lièvres qui détalent dans tous les sens, sans trop se presser d’ailleurs… Vers 9h on démarre la rando vers le Mirador Grey, situé au bout d’une étrange presqu’île. Quelques icebergs échappés du glacier Grey ont dérivé jusqu’ici. Voilà les passagers qui vont embarquer sur le catamaran pour aller voir ce glacier de plus près. L’accès de l’ancien embarcadère est sous un éboulis de roche et il faut désormais marcher un peu jusqu’à trouver un endroit assez profond pour le bateau. Les notros sont en fleurs ! Un glacier est passé par là, à en juger par l’état de ce rocher…. Très jolie balade, d’un excellent rapport effort/intérêt (comme celle d’hier au Mirador Cuernos) Une petite pause puis nous enchaînons avec la rando au Mirador Ferrier dont parle JF dans son blog et dont les photos m’ont fait envie, en dépit de la dénivelée. J’ai agonisé dans la montée (trop chaud et pas assez d’eau, ciel devenant laiteux) et ai fait demi-tour aux 2/3. Fred a poursuivi jusqu’en haut et m’a gentiment assuré qu’il n’avait pas vu grand-chose de plus que moi…. Déjeuner et sieste puis on reprend la route vers l’est du parc alors que le temps se couvre. J’avais prévu 4 jours dans ce parc, histoire d’avoir une chance d’apercevoir les sommets : nous avons eu la chance d’avoir de suite du beau temps, aussi décidons-nous puisque la météo se gâte d’aller chercher le soleil ailleurs. Nous sortons du parc et nous posons pour la nuit à l’extrémité est de la Laguna Amarga, avec la vue sur les Torres désormais ennuagées. Jeudi 06/12 vers El Calafate et le Glacier Perito Moreno Nous longeons le très beau Lago Samiento puis passons la frontière dès son ouverture (à 8h) à Cerro Castillo. Très bonne surprise, les choses se sont bien améliorées en 10 ans : douaniers aimables, informatique, 10 mn à chaque poste de douane et c’est plié ! Nous prenons ensuite la Ruta 40, qui devient piste à partir de Tapi Aike. Contrairement à ce qu’indique notre carte, il n’y a pas d’essence à Cerro Castillo mais nous avons sur le toit un bidon de 20l en réserve donc il n’est pas nécessaire de faire le détour par Esperanza, même si nous avons fait notre dernier plein à Puerto Natales. Il semble y avoir de l’essence à Tapi Aike mais notre loueur nous l’a déconseillée. La piste est assez rugueuse et notre rétroviseur droit qui bougeait de plus en plus, saute en marche ! Heureusement il reste suspendu par les fils électriques ce qui lui évite de se fracasser au sol. Inspection du bazar : talon d’Achille de notre camper, la seule pièce bricolée artisanalement a été bâclée. Des rallonges de rétroviseurs ont été fabriquées, avec 3 points de fixation MAIS un seul boulon, de faible diamètre, et un minable écrou sans frein à filer et pas Nilstop. Il était impossible que ce système résiste à plus de quelques heures de piste….pfff… Heureusement c’est le rétro de droite mais nous considérons maintenant d’un œil suspicieux son collègue, à G, nettement plus indispensable. On parvient à remettre le minable petit boulon et on assure le rétro avec un bout de ficelle, conscient de la précarité de notre « réparation » et qu’il nous faudra revisser régulièrement le bazar… Pas grand-monde sur cette piste, à part quelques nandous en goguette. Nous arrivons à El Calafate quelques minutes avant midi et je m’éjecte de la voiture quand nous apercevons un bureau de change tandis que Fred va se garer. Je change 390 € (toute leur fortune je crois car j’avais proposé 400 ) puis nous allons prendre de l’essence (on est sur la réserve depuis 30 km) Déjeuner au bord du Lago Argentino puis on continue vers le glacier Perito Moreno (entrée de mémoire à environ 30 €/personne) On croise une foule de bus et camionnettes qui ramènent leurs passagers sur El Calafate : le site se vide, tant mieux ! A partir de 17h00 on peut se garer au parking du haut, plus proche du glacier et éviter la navette. Le site est très bien aménagé, avec des km de passerelles qui offrent des vues variées sur le front glaciaire (5km de large, 60 m de haut dans sa partie émergée). Il n’y a plus grand monde et carrément personne quand on s’éloigne un peu. Le glacier (30 km de long) vient buter sur la presqu’île où nous sommes car il progresse d’environ 2 m/jour. C’est un des rares glaciers à ne pas reculer et ça ne m’étonne pas car il bénéficie d’un microclimat étonnant. Nous sommes restés 2 demi-journées sur place et il est resté en permanence sous un nuage de précipitations alors qu’il faisait beau partout ailleurs ! Nous restons sur place 2 ou 3h (pas de gros vêlage, quelques craquements) et décidons de dormir à proximité au cas où la météo serait meilleure demain (la dame à l’entrée nous a expliqué que l’on pouvait ré-entrer gratuitement le lendemain si on apportait une preuve qu’on avait dormi au camping le plus proche à Lago Roca ou sinon à demi-tarif). On se trouve finalement un coin plus près juste après avoir franchi le Rio Malo (en allant vers Lago Roca) avec une vue superbe ! A l’est ciel bleu, à l’ouest côté montagnes et glacier : pluie ! Beau ciel de fin de journée ! Vendredi 07/12/18 vers El Chalten Trek J1 Encore un beau lever de soleil ! Privilège du bivouac en pleine nature… Le glacier est toujours sous les nuages donc on laisse tomber et on va faire un tour vers Punta Bandera, point de départ des croisières à la journée sur le Lago Argentino vers d’autres glaciers (Upsala et Spegazzini) Ça souffle ! Arc en ciel sur les montagnes, où se cantonnent les nuages. Ici le vent est si fréquent que toutes les fermes ont planté des rideaux d’arbres protecteurs. Grands espaces pour ces chevaux… Quelques peupliers aussi pour cette jolie maison sur la rive sud du Lago Argentino, que nous contournons par l’est. Joli grain ! Cet iceberg a dérivé sur plus de 100 km avant de s’échouer sur les hauts-fonds de la partie est du lac. Bel arc en ciel au-dessus de cette dune ébouriffée par les rafales. Soudain jaillit sur l’horizon la silhouette caractéristique du Fitz Roy (3375 m) figure emblématique de El Chalten, situé à plus de 100 km. Longue ligne droite de 90 km le long du Lago Viedma, où peinent les cyclistes, obligés de pousser leurs vélos contre le vent. Je repère le glacier de Piedras Blancas que nous irons voir de plus Soudain, au détour d’un virage, le village de El Chalten apparait, au pied du massif. Nous achetons une carte du coin dans une petite librairie (Chalten Trekking Map Fitz Roy-Torre au 1/50000, ne couvre pas le Cerro Huemul, trek sur 4 grosses journées, que j’avais prévu de faire mais je préfère renoncer à cause du vent, très fort et qui doit durer. Pour ce trek il faut de toute façon s’enregistrer auprès des rangers et obtenir leur autorisation) Comme il fait beau, on décide de démarrer dès aujourd’hui mon plan B : un trek plus facile sur 3 jours vers le Campamento de Agostini puis le C. Poincenot puis retour sur El Chalten. Nous laissons le camper au parking situé à l’extrémité nord du village et grimpons sur un joli sentier fleuri. Il fait trop chaud ( !) sans doute environ 25°C…mais le paysage est superbe et le ciel aussi ! Voilà le sommet du Cero Solo avec son glacier suspendu devant lequel se détachent les silhouettes des arbres posés sur la crête. C’est étonnant de voir une telle proximité entre forêts denses et glaciers ! Nous passons ensuite une jolie zone de marais, avec quelques taons et moustiques peu entreprenants (nous n’aurons quasiment pas eu de moustiques au cours de ce voyage) Après 1h30 de marche tranquille, nous arrivons au Mirador Torre où se dévoile une succession de pics chatouillant les nuages : à droite El Chalten (ou Fitz Roy), puis le Cerro Poincenot, l’aiguille Saint Exupéry, et tout à gauche le massif Cerro Solo. Au-delà du Mirador, il n’y a plus grand-monde… Gros plan sur le Glaciar Grande, Qui domine la très belle vallée du Rio Fitz Roy, que nous allons remonter jusqu’à sa source au niveau de la Laguna Torre. Juste avant celle-ci nous bifurquons à G pour aller poser la tente et les sacs au Campamento Poincenot. L’endroit est très abrité sous de vieux arbres. Pas d’aménagement en dehors d’une cahute avec des toilettes sèches. On trouve facilement un coin bien plat (attention aux potentielles chutes de branches car les arbres sont laissés à l’état naturel et plus tous jeunes) L’eau se prend à la rivière, glaciaire donc chargée de limon. Après une pause goûter, on embarque les bouteilles vides au cas où on trouverait de l’eau plus claire et on se remet en route vers le Mirador Maestri, situé à 1h de marche au-dessus de la Laguna Torre. Voilà la Laguna Torre, lovée dans sa moraine glaciaire, avec un minuscule iceberg…Nous ne sommes qu’à 634 m d’altitude ! C’est formidable d’arpenter ces paysages de haute montagne sans l’essoufflement de la marche en altitude ! Il est plus de 16h00 et les gens qui font cette randonnée à la journée sont tous repartis. On n’est pas gênés par la foule sur cet étroit sentier… Ces 3 aiguilles jouent les timides, dans les nuages… Nous voilà tout près du Glaciar Grande, nappé de chocolat en poudre (oui, je suis gourmande !) Le sentier longe une petite forêt, où coule un ruisseau d’eau claire : on en profite pour faire le plein ! Drôle de parasite ? Jolies baies roses qu’on n’osera pas goûter… Furtive apparition du Glaciar Fitz Roy Norte ( ?) Retour au camp pour une soirée tranquille (une vingtaine de tentes très éparpillées à tout casser) Samedi 08/12/18 Trek El Chalten J2 Très bonne nuit, bien qu’un peu chaude ! Qui l’eût dit ? On se lève tôt pour profiter de la belle lumière matinale sur les aiguilles au-dessus de la laguna Torre. C’est superbe ! Difficile de s’arracher à cette contemplation…mais nous avons hâte de découvrir la suite du parcours, d’autant plus qu’il fait encore beau, quelle chance ! On récupère les sacs puis on redescend la belle vallée du Rio Fitz Roy, non sans quelques regards déjà nostalgiques en arrière… J’adore ces forêts d’arbres morts. J’adore ces nuages lenticulaires (je crois que ce sont les ciels qui m’ont le plus enthousiasmée en Patagonie) Après une heure de marche, on tourne à gauche vers la Laguna Hija encore à l’ombre. Nous poursuivons vers le nord et l’énorme paroi du Fitz Roy se dévoile peu à peu. La grande Laguna Madre est au soleil et les petits moutons courent sous les rafales ! Voilà le Fitz Roy (3405 m) et ses vassaux : grandiose ! Le Campamento Poincenot est lui aussi très abrité dans cette belle forêt. Nous y installons la tente, pique - niquons en compagnie d’un chien discret surgi de nulle part, pas du tout affamé, faisons une petite sieste (on a marché une douzaine de km ce matin) avant d’attaquer la rude grimpette vers la Laguna de Los Tres. Heureusement il y a pas mal de vent pour rafraichir un peu l’atmosphère ! Arrivé en haut, le bleu azur de cette lagune entourée de glaciers et de pics granitiques nous coupe le souffle (nan ce ne sont pas les 400 m de dénivelé en 1 km !) Pause contemplative à l’abri du vent derrière un rocher, puis on descend vers la lagune histoire d’échapper un peu à la foule massée au col (on est quand même à 4h30 de marche aller de El Chalten mais cette rando est le MUST du coin) Puis on avise un sentier qui grimpe sur une petite butte située à G : allons voir…. En arrivant à son sommet, on est ébahis par la découverte d’une 2ème lagune (il suffisait de regarder la carte pour s’en douter mais à cause du vent elle était restée rangée !) Incroyable vue sur la Laguna de Los Tres et la Laguna Sucia où plongent les cascades nées du Glaciar Rio Blanco. On se pose à l’abri du vent qui chasse enfin les nuages bloqués sur le Fitz Roy. Quel spectacle ! On aperçoit même les traces des alpinistes partis à l’assaut des parois granitiques…impressionnant ! Sur ce panoramique, on voit à G la petite butte qui permet de voir les 2 lagunes, c’est à 10 mn du col et pourtant presque personne n’y va : très dommage ! Quelle chance encore avec la météo ! On décide de profiter de cette belle journée pour encore faire l’aller-retour jusqu’au Mirador Piedras Blancas. Après une petite sieste dans la tente, on suit un joli sentier désert en cette fin de journée, qui chemine dans la forêt. Jolie vue sur le glacier, pas époustouflante (tout est relatif après cette journée magnifique !) mais la rando est facile et « à plat ». Retour au Campamento Poincenot avec 24 km au compteur. Ici encore tout au plus une vingtaine de tentes. On s’installe dans la clairière adjacente à la tente pour manger et profiter du coucher du soleil sur les aiguilles. Dimanche 09/12/18 Trek El Chalten J3 Fred jette un œil hors de la tente : le Fitz Roy est déjà au soleil ! C’est…beau, très beau ! Sans doute des alpinistes ont-ils passé la nuit quelque par tout là-haut ? La descente est une formalité, tandis que le ciel se couvre peu à peu…on a bien fait d’en profiter à fond hier ! En approchant du parking on croise pas mal de randonneurs alors qu’il est déjà 10h00. On quitte El Chalten vers 13h00 après avoir récupéré notre linge propre (il y a un lavadero efficace dans une rue perpendiculaire à la rue principale côté nord-est entre Calle 8 et Calle Trevisan) C’est parti pour 500 km de quasi no man’s land ! Le mauvais goudron file vers le nord dans une pampa aride et vide, sous un ciel bas et gris. Dire que c’est l’été…On dépasse l’Estancia La Siberia… puis quelques rares estancias dont il est difficile de dire si elles sont encore habitées qui se nichent dans les creux de colline où coule sans doute une petite source. 2 ou 3 moutons par ci par là….Quelques guanacos sauvages….Quelle drôle de vie loin de tout, sans électricité et à des dizaines de km du 1er bourg. La vie réapparait à Gobernardo Gregores où coule le Rio Chico : vertes prairies, grands arbres, vaches, chevaux et moutons et humains ! Et c’est reparti pour la pampa désertique, jusqu’à la bifurcation vers le Parque Nacional Perito Moreno. Je n’avais trouvé que peu d’informations sur ce parc (à ne pas confondre avec le glacier ou la ville éponymes) et n’avais pas prévu d’y aller, faute de temps. Mais grâce à une météo complaisante les premiers jours, nous avons désormais 4 jours d’avance sur mon planning prévisionnel et lassés par la pampa monotone, nous sommes irrésistiblement attirés par les montagnes aperçues au loin, 100 km à l’ouest. On décide de se poser dans le coin et de choisir demain en fonction de la météo d’y aller ou pas… Belle lumière de fin de journée…. Lundi 10/12/18 Parque Nacional Perito Moreno On a dormi à une vingtaine de km de la ruta 40 sur la piste 37. Il reste environ 80 km de piste jusqu’au parc. Les nuages restent accrochés sur les Andes mais la lumière est si belle sur les herbes blondes de la pampa, Où paissent des dizaines de guanacos Que nous décidons de poursuivre vers l’ouest. La piste justifie à elle seule tous ces kilomètres ! Elle longe le Rio Belgrano qui a sculpté un émouvant paysage dont les reliefs sont soulignés par la lumière rasante qui nous accompagne. On adore ! Le charme est rompu quand notre rétroviseur qui s’était fait oublier sur la Ruta 40 (mal) goudronnée, dégringole à nouveau. Cette fois l’unique vis qui le maintenait est cassée…pas d’autre solution que de couper les fils électriques et de le ranger à l’intérieur. Inspection de celui de gauche : il bouge mais il semble encore tenir le coup…on resserre tant bien que mal les mauvaises vis déglinguées et mal soudées qui le maintiennent. Reprenons… Etonnantes touffes écarlates d’une plante que nous ne reverrons nulle part ailleurs…si quelqu’un sait l’identifier ? Au loin une estancia sur le Rio Belgrano. En approchant du parc il y a désormais des centaines de guanacos ! Nous arrivons assez tôt au visitor center, où il faut noter ses cordonnées dans un cahier. Je n’ai guère d’infos sur ce parc et il est trop tôt pour voir un ranger. Heureusement les murs sont tapissés de photos et indications sur les randonnées offertes par le parc. En voici quelques photos. On choisit d’aller faire une balade sur la Péninsula Belgrano. Encore un coup de cœur quand on découvre d’un coup, après un petit col, l’incroyable couleur du Lago Belgrano (qui nous rappelle celle du Lago Pehoe à Torres del Paine) Une fois de plus la météo nous gâte puisque le soleil réussit à s’imposer, au moins sur le lac. Nous faisons la boucle dans le sens horaire, en longeant d’abord les eaux d’un bleu céruléen de la partie sud du lac. La région est très volcanique et les montagnes nous rappellent le Landmannalaugar en Islande. Nous dépassons deux petites lagunes puis arrivons sur les berges éclatantes de la très belle Laguna Pescado. Le vent souffle très fort et nous emmène quelques gouttes de la pluie qui tombe 30 km à l’ouest, créant ce petit arc en ciel. Nous longeons une autre lagune, rougie par des algues en nappe, Puis arrivons à un point de vue sur l’isthme de la péninsule : à G la partie du Lago Belgrano qui reçoit des alluvions grises issues des glaciers, à droite le même lac ! A voir aussi sur Google Earth ! Magnifique petite rando ! Vu personne ! On décide ensuite d’aller voir la falaise où nichent les condors près de l’Estancia La Oriental. Les nids sont vides et on se contente donc d’admirer le coin, profitant de jolies lumières. Personne non plus ici… Le temps se gâte pour de bon sur le parc et les nuages nous envahissent. Un dernier petit tour pour aller observer les oiseaux de la Laguna del Mie, peu nombreux à cette époque, puis nous quittons le parc, enchantés de notre journée. Il y a de quoi s’occuper plusieurs jours dans ce parc ! On n’y a vu personne sauf en repartant 3 voitures qui arrivaient… C’est reparti pour 100 km de piste, puis nous reprenons la Ruta 40 vers le nord. Nous loupons le village et la pompe à essence de Bajo Caracoles, tellement l’agglomération est petite ! On a cru qu’il s’agissait d’une estancia. La pompe est camouflée sous des centaines d’autocollants. Ce carrefour revêt pourtant une grande importance stratégique car nous sommes loin de tout ! On y trouve donc de quoi refaire le plein (de carburant et d’eau), un poste sanitaire avec une vieille ambulance, un juge de paix (on se croirait dans Lucky Luke, on a d’ailleurs vu Rantanplan mais pas Ma Dalton), un vieil hôtel décrépit, deux gomeria (mamaillou réparateur de pneus) et 2 (!) « camping » Vraiment le bled hitchcockien ! Et encore…il faisait beau ! On y rencontre 2 jeunes Français qui font une boucle avec un petit van loué à Pucon, dont ils sont ravis. Ils comptent tracer plein nord jusqu’à Bariloche tandis que nous allons prendre le temps de visiter la Cueva de las Manos près du Rio Pintura, située à une vingtaine de km de piste de Bajo Caracoles. On y arrive juste avant le coucher du soleil et on se gare en surplomb du canyon. Jolie vue encore une fois ! Mardi 11/12/18 Cueva de las Manos, Rio Pintura Comme d’habitude, on se réveille très tôt, il fait (encore !) beau ! Les visites des peintures rupestres ne commencent qu’à 10h00 aussi prenons nous le temps de descendre dans le canyon pour longer un peu le Rio Pintura vers l’amont. C’est une véritable oasis dans le désert et nous dérangeons quelques oiseaux. Nous sommes hélas vites arrêtés par un profond méandre. A 10h nous débutons la visite (privée, nous sommes les seuls touristes) avec une guide parlant anglais (la langue de l’ennemi, celui qui a « volé » les Malvinas aux Argentins, très peu parlée dans le coin) qui nous détaille les peintures au pochoir âgées de 10000 ans, qui s’étalent sur quelques centaines de mètres le long de la paroi sud du canyon. Puis elle nous laisse apprécier tranquillement le site, sous la bonne garde d’un collègue chargé de nous empêcher de faire des bêtises, qui nous suit à quelques mètres. Un peu lourdingue comme procédé d’autant que les peintures sont protégées par des grilles. Disons que ça crée des emplois… Il aurait sûrement été plus amusant, avec beaucoup plus de temps, d’explorer la paroi nord du canyon où il y aurait plus de 80 sites de peintures. Mais le canyon est superbe ! Mardi 11/12/18 piste 41 vers le Paso Rodolfo Roballos En route vers le Paso Rodolpho Roballos, pour retourner au Chili. Depuis le franchissement de la frontière à Cerro Castillo près du Torres del Paine, 5 jours plus tôt et 450 km à vol d’oiseau plus au sud, c’est la 1ère possibilité pour franchir la frontière en voiture. Le but est de visiter le futur Patagonia National Park dans la Vallée Chacabuco. Pour y arriver nous voilà à nouveau sur une piste de 100 km qui file plein ouest, qui va s’avérer superbe ! Au loin sur la frontière se profile la haute silhouette du Monte San Lorenzo (3706 m) située tout près de Cochrane, notre prochaine étape « urbaine ». Encore un bleu incroyable pour le Lago Ghio près duquel nous faisons une pause déjeuner. Nous approchons enfin des contreforts des Andes, très volcaniques dans cette région, très désertiques sauf dans de rares oasis si inattendus dans cet univers si minéral, bien que très coloré ! Les derniers km avant la frontière sont particulièrement magnifiques ! Nous laissons filer vers le nord la piste qui longe la frontière côté argentin vers Los Antiguos, qui semble prometteuse et arrivons à la frontière à l’heure du déjeuner, vers 15h00. En 5 mn les formalités sont réglées côté argentin (la parilla n’a pas eu le temps de refroidir !) On aperçoit un tatou contrebandier entre les 2 postes frontière. Contrôle sanitaire au poste chilien, car il est interdit d’importer au Chili certains produits frais comme les œufs non cuits, la viande, les fruits et légumes, sauf s’ils ont été achetés au Chili (si l’emballage permet de s’en assurer) On fait d’abord les papiers puis un douanier nous accompagne pour vérifier frigo et placards. Trop marrant de voir alors un chien surgir de nulle part, qui attend posément à qq mètres dans l’espoir de récupérer quelque victuaille…On est dans les clous, on nous demande juste de laisser là notre poubelle pleine d’épluchures… volontiers !

Mardi 11/12/18 Valle Chacabuco futur Patagonia NP Sitôt franchie la frontière, nous entrons dans le nouveau Patagonia NP sur lequel j’ai lu des commentaires enthousiastes. J’ai repéré une rando sur Wikiloc (heureusement car peu ou pas d’indications quand on arrive dans le parc par ce côté est) et comme il fait beau, nous décidons malgré l’heure déjà avancée de nous y lancer. Nous passons dans le camping situé le plus à l’est (personne à part un 4X4+tente hollandais), très bien aménagé avec douches chaudes solaires et trouvons le départ de la piste étroite et pentue (4X4 nécessaire) qui permet d’accéder après qq km au départ de la randonnée. Après 5 mn de marche, nouveau choc visuel en découvrant le Lago Cochrane ! La lumière de fin de journée est une fois de plus superbe et un joli sentier nous mène sous un festival de nuages lenticulaires jusqu’à un lac suspendu (Lago Chico) au-dessus du grand Lago Cochrane. On se fait aboyer dessus par un guanaco territorial ! Quelle allure ! Au retour les eaux du Lago Cochrane sont passés du bleu marine ou gris argent. A en juger par le lichen qui pousse partout sur les arbres, nous avons vraiment beaucoup de chance avec la météo ! De retour au camper, nous décidons de rester là pour la nuit, afin de profiter des belles couleurs du couchant sur le Monte San Lorenzo et le Lago Cochrane. Mercredi 12/12/18 Valle Chacabuco (Patagonia NP), Cochrane, lago General Carrera Ciel grisouille au réveil, on hésite à aller se balader dans la Valle Aviles… bof, le coin ne nous inspire pas vraiment alors on reprend la piste qui descend la vallée vers l’ouest. Je suis franchement déçue par les paysages, tellement encensés dans nombre de récits de voyageurs arrivés via la Carreterra Austral, qui présentent cette vallée comme encore plus belle… Bof… Quelques kilomètres avant d’arriver au visitor center, nous prenons le temps d’admirer les premiers pas d’un jeune guanaco qui vient de naître, encore tout mouillé avec son cordon ombilical. Il est d’abord un peu groggy et vacille sur ses longues pattes, puis en quelques dizaines de minutes parvient à garder son équilibrer et après quelques tâtonnements à commencer à téter sa mère : Emouvant… La visite du visitor center est surtout intéressante pour sa belle architecture cossue rappelant un peu celle de certains parcs des Etats-Unis mais le parc cherche encore ses marques (peu de randos proposées, celle que nous avons faite pourtant superbe et facile n’est pas citée quand on se renseigne au visitor center, peut-être à cause des difficultés d’accès en voiture. Pas de cartes à disposition, même contre rétribution). Il a été créé par un couple d’américains philanthropes (et « hommes » d’affaires) qui a racheté les terres des estancias de la vallée, mis en place des mesures de sauvegarde et de restauration de la faune et de la flore, aidés par de nombreux bénévoles. Puis il l’a donné à l‘état chilien qui en assure désormais la gestion. Franchement le côté argentin de l’autre côté du Paso Roballos nous a semblé bien plus spectaculaire et nous aurions aimé pouvoir y randonner. Le problème est que tant en Argentine qu’au Chili, les clôtures sont omniprésentes, même loin de tout, même sans bétail visible et les pancartes propriedad privada fleurissent partout. Vraiment désolant et glauque de voir ces cadavres d’animaux (guanacos et moutons) restés suspendus sur des clôtures qu’ils n’ont pas réussi à franchir…. Nous quittons le parc, puis tournons vers le sud le long du Rio Baker en direction de Cochrane où nus espérons en plus d’un ravitaillement en bouffe pouvoir trouver de quoi réparer nos rétroviseurs. Le village a vraiment des airs de bout du monde, assez dans son jus, mais rigolo avec du soleil ! Grâce à maps.me (géniale application de cartographie collaborative) nous trouvons une ferreteria (= quincaillerie) où nous achetons boulons, écrous, rondelles, clé de 13, burin et marteau ! Nous faisons sauter les restes de soudures cassées et refixons solidement les 2 rétroviseurs, ouf ! Cela devrait tenir jusqu’à Santiago. Nous prenons ensuite la piste X899 qui serpente aux milieux des églantines en fleur pour aller déjeuner au bord du Lago Cochrane. Après avoir ensuite envisagé de pousser jusqu’à Caleta Tortel (200 km de piste A/R…on n’est pas assez motivés), nous quittons Cochrane vers le nord et faisons un petit arrêt jusqu’à la Confluencia (du Rio Baker et du Rio nef), elle aussi encensée dans le Lonely Planet et les blogs lus avant de partir. Rebof… Rerebof aussi pour les quelques dizaines de km sur la Careterra Austral jusqu’à Puerto Bertrand. La piste est très fréquentée, les camions roulent comme des fous (on a eu une grosse frayeur en voyant un camion arrivant en face faire un dérapage certes contrôlé dans un virage sur de la tôle ondulée et gravillonnée), les cyclistes serrent les dents et les fesses en inhalant un air hyper poussiéreux. Vraiment pas cool cette piste ! Bref, arrivés à Puerto Bertrand, on fait le point et on décide de filer plein est vers Chile Chico en longeant le Lago General Carrera. Piste superbe, soleil dans le dos encore une fois, mais longue ! On se pose pour la nuit au bord du lac et les grains nous offrent un joli spectacle ! Jeudi 13/12/18 Reserva Nacional Jeinemeini Ciel couvert ce matin pour la trentaine de km qui nous séparent de la ville de Chile Chico. En route nous remarquons cette mine à ciel ouvert (Mine d’or et d’argent de Cerro Bayo si j’en crois mes recherches sur le net) Ravitaillement à Chile Chico (nous allons franchir la frontière mais dans le sens Chili vers Argentine, pas de contrôle sanitaire), passage à la bibliothèque municipale (bibliothécaire très aimable qui parle un peu Anglais) où, en ouvrant un compte on peut ensuite accéder avec ce même compte à tous les WIFI des bibliothèques du pays, gratuitement (heureusement car le débit est si lent et qu’il ne nous a pas toujours été possible de télécharger nos mails) Sur ce voyage nous n’avons pas acheté de carte SIM car ça ne nous a pas semblé pertinent. On a communiqué par SMS et on s’est passé d’internet (qui nous aurait pourtant été utile car nous avons pas mal improvisé pour la suite du voyage, même si le hasard a finalement bien guidé nos pas !) Mais pas sûr que posséder une carte SIM nous aurait permis de beaucoup surfer….on a eu l’impression que la couverture réseau n’était pas terrible. Nous quittons ensuite Chile Chico vers le sud, en direction du Lago Jeinemeni, mais à mi-chemin environ nous prenons une piste (4X4) vers le départ d’une rando repérée sur wikiloc dans des formations rocheuses tarabiscotées. Je piaffe d’impatience car depuis Chile Chico nous avons longé un massif volcanique très baroque, qui mériterait d’être exploré en long en large et en travers ! Le temps est assez couvert et je traine en espérant qu’il s’améliore… Nous démarrons la boucle dans le sens horaire (vraiment à privilégier) et on commence à grimper dans une vallée étroite avec quelques pierres qui se dressent vers le ciel. Puis la vallée s’élargit et le ciel se dégage et on a l’impression d’émerger en arrivant au col derrière lequel, surprise !, on découvre une incroyable vallée multicolore dont rien ne laissait soupçonner l’existence! Au Nord, à 30 km le Lago General Carrera ou plutôt le Lago Buenos Aires car c’est sans doute sa partie argentine que nous voyons. Au fond de la vallée le Rio Jeinemeni qui fait la frontière avec l’Argentine. On aperçoit aussi la piste qui va du Paso Roballos à Los Antiguos. Impressionnant pic noir que je suppose être le Cerro Rocoso. Petits îlots de mousse verte fluorescente. Joli ciel pour rehausser ces gros rochers blancs. Dernières longueurs jusqu’au camper… Le ciel est bien couvert vers le Lago Jeinemeni aussi décidons nous de passer la frontière ce soir. Passage rapide encore une fois, on se trouve un joli coin pour la nuit un peu après Los Antiguos, à l’abri du vent qui souffle sur le Lago Buenos Aires. Vendredi 14/12/18, journée de route vers San Carlos de Bariloche 3 photos seulement sélectionnées pour cette journée de transition, qui s’annonçait comme la plus ch..te du voyage et va tenir toutes ses promesses ! Jolie lumière matinale quand nous quittons notre bivouac. Le massif volcanique au sud de Chile Chico est bien éclairé ! Plein d’essence à Perito Moreno, puis en toute décontraction, nous loupons la route vers le nord et filons plein est sur la Ruta 43 pendant 75 km avant de réaliser notre erreur. Dommage on avait pour une fois le vent dans le dos ! Enfin relativisons, on n’est pas en vélo ! Grmbl…demi-tour quasiment jusqu’à Perito Moreno où on repart sur la Ruta 40 après avoir hésité à refaire le plein à Perito Moreno. Après calculs, pas la peine, il y a une pompe à Rio Mayo… Paysage monotone comme sur la Ruta 43…arrivés à Rio Mayo, 2 ou 3 voitures font la queue à la pompe. Un camion-citerne la réapprovisionne…ça va prendre plus d’une heure, durant laquelle tout le monde prend sagement la file pour attendre. Heureusement il y a tout près une bonne boulangerie donc on en profite pour casser la croûte… Le plein enfin effectué, nous quittons le village et quelques centaines de mètres plus loin nous faisons arrêter pour un contrôle de police. On poireaute un peu le temps qu’ils s’occupent de la voiture devant nous et après un contrôle écourté par la barrière de la langue, nous repartons…. Il y a PLEIN de postes de contrôles policiers en Argentine mais nous n’avons jamais été embêtés. Pas de harcèlement non plus au Chili. Il faut juste penser à garder ses feux allumés et bien sûr respecter la signalisation… Journée chiante pour journée chiante, on roule jusqu’au crépuscule et on se pose sur la rive ouest du Lago Epuyen entre Esquel et Bariloche. Beaux paysages montagneux pour les dernières dizaines de km. On a hâte d’être à demain pour découvrir la suite. Samedi 15/12/18 Route des 7 lacs. La route panoramique des 7 lacs serpente entre lacs et montagnes entre San Carlos de Bariloche et San Martin de Los Andes. Une fois de plus la météo est avec nous et c’est sous le ciel bleu que nous démarrons la journée, entre lupins et genêts, à leur apogée. Après 3000 km, nous rencontrons notre 1er feu de signalisation à San Carlos de Bariloche ! Le vent souffle en rafales sur le Lago Nahuel Huapi qui baigne la ville. Les lacs aux eaux turquoises se succèdent jusqu’à San Martin de Los Andes (1er village rencontré où je me verrais bien vivre) Au nord de ce village, le paysage devient plus sec, plus austère, plus dépaysant aussi. Le Volcan Lanin (3768m) domine le paysage et le Paso Mamuil Malal par lequel nous allons retourner au Chili. Ce passage est superbe, suffisamment haut (modestement 1200 m !) pour y trouver de beaux araucarias. Quel étrange squelette ! Petite pause au Lago Tromen puis nous franchissons la frontière : douanier chilien zélé mais sympa qui s’essaie à quelques mots de Français et qui du coup en oublie la boîte d’œufs capturée dans le frigo (il aurait fallu les faire cuire) et posée sur la banquette. Heureusement j’y ai pensé quelques km plus loin et nous avons évité l’omelette ! Avec ce 4ème passage terrestre de frontière, nous quittons définitivement l’Argentine. Après quelques km, on se pose dans une forêt d’araucarias : les perruches semblent apprécier les jeunes pousses. Dimanche 16/12/18 Parque Nacional Villarica Temps gris ce matin : nous admirons quelques jolies églises en bois dans le village Mapuche de Currarehue, avant de poursuivre vers la rando prévue aujourd’hui. La piste devient très mauvaise et nous faisons les derniers km à pied dans la forêt jusqu’au départ proprement dit du Sendero Pichillancahue. Nous grimpons dans une forêt d’araucarias noyée dans les nuages. Puis nous passons au-dessus et retrouvons le soleil ! Pas de doute nous sommes sur un volcan (dernière éruption en 2015 !) Nous traversons quelques névés et arrivons au glacier Pichillancahue, situé sur le flanc est du Volcan Villarica. Nous croisons quelques randonneurs à la descente, c’est dimanche et les Chiliens sont de bons marcheurs ! Le soleil nous accompagne dans la forêt où l’on verrait bien folâtrer quelques dinosaures. Le sous-bois sous les araucarias est très clair, ces forêts très aérées sont bien agréables. Nous reprenons la route jusqu’à Pucon pour un gros ravitaillement dans un grand supermarché et roulons encore quelques km jusqu’à la rive nord-est du lac Villarica où après avoir franchi un gué débonnaire nous découvrons un coin magnifique pour la nuit. Coïncidence incroyable, nous rencontrons un certain Vincent, Français accompagné de sa fille et de 2 clientes, qui loue des vans au départ de Pucon. C’est lui qui a loué un van aux 2 Français rencontrés à Bajo Caracoles ! Ils sont là pour le coucher du soleil. Au fil de la discussion, me vient l’idée stupide de me garer au bord de l’eau. Le sable est profond mais nous avons une sangle et Vincent un gros pick up 4X4. Bingo, nous sommes plantés ! En 2 coups de sangle, Vincent extirpe le tronc d’arbre coincé sous notre voiture puis nous ramène sur le sable ferme ! Merci Vincent ! Beau coucher de soleil encore une fois ! Lundi 17/12/18 Vallée du Rio Maichin, campagne Mapuche Comme annoncé par Vincent, grand ciel bleu au réveil ! En effet, le Volcan Villarica fume un peu. Nous avons dormi près de ces arrayanes, dont l’étrange écorce orange desquame un peu comme celle des bouleaux. J’ai repéré sur Google Earth la vallée du Rio Maichin, qui part de Currarehue et longe la frontière vers le nord. Quelques km après Pucon, nous sommes attirés par une pancarte prometteuse indiquant « Los Nevados » avec un idéogramme indiquant une randonnée. Confiants, nous suivons la piste sur une dizaine de km. Elle se détériore et nous continuons à pied avant de nous perdre sur d’anciens chemins de bûcheronnage. La vue sur le Villarica n’est que partielle, aucun intérêt ! Mieux vaut préparer ses randonnées que compter sur les indications trouvées sur place ! Après Currarehue, nous prenons la piste du Rio Maichin. C’est très vert, très champêtre et harmonieux. Plusieurs passerelles relient les villages situés sur la rive est à la piste. Au sud le Villarica Au nord le Sollipulli Partout des ibis, des prairies fleuries Pause déjeuner à Reigolil au bord de la rivière, où on se fait un copain grâce à une carcasse de poulet ! Le Lago Caburga est très bucolique. Puis on longe le Lago Colico avant d’arriver au joli village de Melipeuco, porte d’entrée du PN Conguillio. J’avais envisagé de faire une grosse rando https://www.wikiloc.com/hiking-trails/volcan-sollipulli-trekking-al-nevado-vista-al-glaciar-22606304 sur le flanc nord du volcan Sollipulli mais la piste d’accès est 4X4 et je suis refroidie par les 2 dernières randos où nous avons dû faire les derniers km de piste à pied. D’autre part je me rends compte que finalement les parcs sont très peu fréquentés en décembre et qu’on n’est vraiment pas gênés par la foule ! Donc nous zappons cette rando un peu sauvage pour aller découvrir le PN Conguillio, bien plus facile d’accès ! Lundi 17/12/18 Parque Nacional Conguillio J1 Nous payons notre entrée (de mémoire 6000 pesos/pers soit environ 7 €) et partons faire la petite rando vers la cascade du Rio Truful Truful. Ce petit effondrement volcanique nous fait penser à Gjain en Islande mais ici la couche de cendre est impressionnante, plusieurs mètres d’épaisseur ! Et tout là-haut derrière les araucarias, une dune de cendres noires. Plusieurs sentiers sillonnent le parc mais celui de la Sierra Nevada fait l’unanimité : c’est pour demain ! La piste longe le flanc est du volcan Llaima (3195m) entrée coulée de lave et désert de cendres noires, c’est superbe ! Nous nous posons pour la nuit au bord de la Laguna Verde. Personne d’autre que nous à l’horizon pour profiter de cet incroyable paysage ! Un camping-car et une tente sont cachés un peu plus loin à l’abri du vent. Sinon personne…Les silhouettes exotiques des araucarias se détachent sur les neiges de la Sierra Nevada au Nord, qui flirte avec les 2600 m. Laguna Verde, la bien nommée, dans la lumière du couchant. Mardi 18/12/18 PN Conguillio J2, Sierra Nevada Le soleil rosit les pentes du Llaima et de la Sierra Nevada, encore une belle journée qui s’annonce, quelle chance ! Bel éclairage sur les crevasses du volcan. Petit arrêt à la Laguna Arco Iris puis nous nous garons entre 2 araucarias au départ de la rando Sendero Sierra Nevada. Il est 7h30 et il fait encore bien frais. Le sentier grimpe tranquillement dans une forêt d’arbres majestueux. Un premier mirador nous offre une belle vue sur le Lago Conguillio et un affluent (j’adore les estuaires) Le soleil allume la cime des arbres ! Au sud-ouest, le volcan Llaima. Ici aussi, le lichen envahit les arbres, profitant d’une météo globalement très humide. Pas aujourd’hui ! A une centaine de km, le Villarica fume gentiment. Ces forêts d’araucarias sont vraiment étranges ! Belle bête, presque grosse comme la main ! Nous sommes maintenant sur une crête avec à droite ce cirque sauvage très austère et à gauche le Llaima. Nous franchissons quelques névés peu pentus pour arriver à ce superbe point de vue. On redescend tranquillement, non sans voir une autre mygale. Et plus loin ce joli pic noir. A part quelques condors nous sommes étonnés de ne pas voir plus d’animaux dans ces parcs pourtant vastes et sauvages. Chez nous on est presque sûr quand on se balade en montagne de voir au moins un chamois un bouquetin ou un chevreuil, même en dehors des parcs naturels. Ici en dehors des guanacos plus au sud, de quelques renards, d’un tatou et d’une mouffette, pas grand-chose. Bizarre…. Posés à la terrasse du restaurant (fermé) au bord du Lago Conguillio, nous réfléchissons à la suite de notre voyage. Puisque nous sommes tout près allons voir à quoi ressemble la Reserva Nacional Malalcahuello Nalcas. Nous quittons le parc par le Nord en jetant un œil au passage à la Laguna Captren. Entre les grands volcans, Llaima au sud, Lonquimay et Tolhuaca au nord, de grasses prairies et de jolies routes bordées de lupins. Mardi 18/12/18 Reserva Nacional Malalcahuello Nalcas Nous passons le village de Curacautin et nous retrouvons très vite sur les pentes du volcan Lonquimay, où se trouve une station de ski. A l’ouest un univers en noir et blanc et à l’est un paysage tout en nuance de jaune, d’ocre et de terre de Sienne ponctué de petits araucarias vert tendre. La piste, excellente continue au-delà du petit cratère Navidad située sur le flanc nord-est du Lonquimay (2865 m). Derrière lui, le Tolhuaca (2806 m) et tout au nord le Volcan Callaqui (3164 m) Au fond de la vallée, derrière des petits cratères secondaires boisés, le Lago Ralco. Nous nous posons pour la nuit à 1850 m près du Mirador de Los Volcanes. On a vu en tout une unique voiture dans ce parc hyperfacile d’accès et aux paysages étonnamment lunaires.

Mercredi 19/12/18, Malalcahuello Nalcas J2, Parque Nacional Tolhuaca, Océan pacifique Un nouveau jour se lève sur les grands volcans puis sur le petit cratère Navidad. Pas tentés par la rando qui y mène (on a déjà goûté à ce type de terrain : un pas en avant, 2 pas en arrière), la vue d’ici n’est pas si mal…. Demi-tour vers Curacautin puis vers le PN Tolhuaca pour une rando matinale vers la Laguna Verde (encore une !) Balade assez ingrate avec plein (disons plusieurs…3 en fait) de mygales jusqu’à une lagune certes jolie mais qui ne mérite pas cette pénible grimpette. Changeons de décor, on en a assez des forêts humides pleine d’araignées, allons voir l’Océan, le Pacifique ! C’est un caprice facile à satisfaire dans un pays dont la largeur moyenne n’est que de 180 km (pour 4300 km de long. Il est donc 24 fois plus long que large !) Nous sommes tout près de l’autoroute panaméricaine, alias Ruta 5, dénomination plus modeste qui convient mieux à ce long ruban de bitume, voie de communication empruntée par des vélos sur la bande d’arrêt d’urgence à contresens, des cavaliers à cheval, des livreurs poussant un diable pour traverser les 4 voies en escaladant la barrière centrale, sport couramment pratiqué par divers piétons et cyclistes. Plus statiques, des dizaines de petits stands où les gens vendent le fruit de leur labeur dans les champs, de quoi boire et manger. Installés sous un parasol ou un auvent bricolé, solitaires ou en famille. Nous n’avons pas vu d’accident. On a trouvé d’ailleurs que Chiliens et Argentins conduisaient en général assez prudemment, avec pas mal de bon sens. Au pif, nous choisissons d’aller vers Cauquenes, puis Pelluchue. La mer est bordée d’une zone de collines boisées qui nous rappellent les Vosges. L’exploitation forestière y est intense, eucalyptus et sapins sur des milliers d’hectares et sur des dizaines de camions ! Voilà l’Océan Pacifique, nimbé d’une nappe de brouillard due au courant froid de Humboldt venu de l’Antarctique, qui explique que le climat soit si différent, à latitude égale de celui que nous avons en Europe. Nous avons voyagé de Punta Arenas à Santiago, ce qui correspond grosso-modo à aller du nord de l’Allemagne à Casablanca. Nous avons vu des dizaines de glaciers dont le plus actif est aussi le plus bas, puisque le front glaciaire du Perito Moreno est à moins de 200 m d’altitude ! Nos poussons un peu plus au nord jusqu’au village de Chanco et la Reserva Nacional Federico Albert, où nous trouvons un coin pour la nuit à l’abri des dunes. Le coin est dégueulasse, jonché de restes de poubelles, couches et autres restes de pique- nique accumulés sans doute depuis des années. Le bout du bout de la piste, moins fréquenté, est à peu près fréquentable. Nous avions jusqu’ici été agréablement surpris de la propreté du pays mais nous réalisons qu’en fait la propreté est inversement proportionnelle à la densité de population ! Jeudi 20/12/18, côte Pacifique Après un petit tour sur la plage histoire de vérifier que le courant de Humboldt fait bien son boulot : oui c’est froid ! nous repassons par le coquet village de Chanco et longeons la côte vers le nord. Impossible de s’approcher du Faro Cabo Carranza, Propriedad Privada. A la sortie nord du village de Los Pellines, enfin quelque chose qui ressemble à un petit port de pêche. Pas vraiment de protection pour ces bateaux de pêche qui sont tirés sur la plage par un tracteur après chaque sortie. La côte est peu découpée et les abris naturels sont très rares. Plus au nord nous arrivons à la ville de Constitution, où se trouve une usine de cellulose alimentée par les forêts environnantes. Devant l’usine, nous prenons vers le sud pour longer la côte, qui s’avère assez jolie puisqu’on y trouve d’énormes promontoires rocheux colonisés par les oiseaux. On fait un tour sur la plage et on remarque alors toute une colonie de lions de mer derrière l’énorme rocher tout blanc de guano. Quelle bonne surprise ! Une escadrille de pélicans nous survole. Plus loin, encore des falaises pleines d’oiseaux dont certains apprécient un environnement moins rocailleux. Plus au sud, nous sommes intrigués par de longs quais qui s’avancent très loin dans la mer. Il s’agit d’un port de pêche construit sur pilotis. Les bateaux y sont hissés et entreposés après chaque sortie. C’est le Puerto Maguillines. Timidement, comme l’activité semble très réduite, nous nous aventurons sur l’un des quais, dans l’indifférence totale des quelques pêcheurs présents. A en juger par la quantité de bateaux, l’activité doit en saison être bouillonnante. Ça doit être un sacré spectacle ! Quel endroit étrange que cette côte boisée et ce port de pêche incroyable ! Après avoir sorti et rangé ce bateau, les pêcheurs quittent le quai à bord de rutilants pick-up 4X4. Mais d’autres sont en marge des profits de la pêche… Nous retournons voir les otaries de Steller et réalisons qu’il y en a une autre colonie de l’autre côté du rocher, que nous pouvons approcher d’assez près, sans déranger ce pêcheur d’algues. Ravis de notre virée à la mer, il est temps de remonter vers le nord car nous reprenons l’avion après-demain… Nous reprenons la Ruta 5 en direction de Santiago où nous nous retrouvons dans les bouchons de fin de journée. Mais on ne s’ennuie pas car le spectacle est permanent, en particulier aux péages où des camelots passent leur journée entre les files de voiture à vendre fruits, pâtisseries, pain ou boissons. Non, la vie n’est pas si douce pour tout le monde…(photo prise en toute innocence, on a réalisé après coup l’ironie de la situation) On quitte enfin les interminables faubourgs de Santiago vers le sud-est en direction de San Gabriel puis de la vallée de Lo Valdès, choisie au pif sur notre carte au 1/2000000ème... La vallée serait superbe si elle n’était pas empoussiérée par l’exploitation minière et les camions qui sillonnent la vallée. On se pose pour la nuit, demain est un autre jour… Vendredi 21/12/18 Parque valle del yeso, Termas del Plomo A travers un voile de poussière, le soleil brille… Impossible de se balader dans cette atmosphère, changeons de vallée ! Au pif, on se dirige vers la vallée adjacente, juste un peu plus au nord, qui mène aux Termas del Plomo. Très jolie vallée colorée avec une bonne piste qui mène à un barrage, l’Embalse El Yeso. Nous passons au-dessus du barrage et découvrons le lac dont le niveau semble avoir été abaissé pour réaliser des travaux sur l’ouvrage. Encore une couleur irréelle ! Il y a là quelques jolis oiseaux peu craintifs… La piste longe le lac vers le haut de la vallée. Elle est étroite mais semble arrosée. En effet, nous croisons quelques camions chargés de minerai. Plus loin dans la partie asséchée du lac, une voiture en fâcheuse posture…. La large vallée à la fois glaciaire et volcanique nous émerveille. On n’en revient pas de découvrir ce coin par hasard. De pauvres bicoques défiant les éboulis servent d’abris que l’on espère uniquement estivaux à quelques familles de bergers. Nous quittons à présent la piste de la mine, pour entrer dans le Parque Valle del Yeso. L’enchantement continue ! Zone géothermale, pics colorés, glaciers étincelants contrastent avec un fond de vallée verdoyant où paissent vaches et chevaux. Nous longeons en rive droite le Rio Yeso que nous franchissons par un gué facile juste avant d’arriver aux Termas del Plomo. Le coin est à peine aménagé avec juste un bloc sanitaire parfaitement discret. Quelques jolis oiseaux profitent de l’endroit, au pied de cette étrange résurgence d’eau tiède sans doute ferrugineuse. Mais les sources chaudes alimentent en fait les 2 bassins situés juste à côté. Maps.me nous indique une rando en boucle de qq km vers une lagune. On mange un morceau et on se met en route dans un sens anti-horaire (bonne idée) Nous quittons le camp et remontons d‘abord une vallée très minérale, puis grimpons le long d’un ruisselet entouré de verdure, en évitant de déranger ces vaches sacrées tout droit sorties du Zanskar. D’un coup apparait la lagune dont les berges offrent un dégradé irréel du bleu au vert. Nous sommes chaleureusement accueillis par deux Chiliens qui parlent un peu Anglais. Incrédules, ils nous demandent comment on a fait pour trouver cet endroit : une pincée de maps.me et beaucoup de hasard ! Ce sont des moniteurs de plongée et l’un d’eux vient de se baigner dans l’eau vraiment très fraiche (on est à 3000 m) Ils insistent pour nous prendre en photo (j’ai horreur de ça mais ça semble leur faire tellement plaisir) avec la lagune, puis la montagne, puis les deux. Puis ils repartent (ils font la boucle dans l’autre sens) et nous sommes seuls à profiter de la laguna de Los patos (des canards), que nous quittons à regret… On redescend non sans se tromper un peu en suivant cet appétissant sentier, qui nous offre une jolie vue vers le haut de la vallée empruntée tout à l’heure. C’est un cul de sac pas indispensable, meiux vaut suivre la trace de maps.me. Retour au camp où nous retrouvons nos 2 chiliens volubiles. Fred va faire trempette (l’eau est à 31°C) tandis que je fais encore quelques photos puis il nous faut quitter ce très bel endroit. Nous regagnons la piste minière, repassons près de la voiture toujours plantée, longeons à nouveau le lac et nous armons de courage pour la traversée des faubourgs de Santiago du sud-est jusqu’au nord-ouest, un vendredi soir. Pas de périphérique autour de Santiago ! Laborieux mais personne ne s’énerve! Bref, on arrive bien crevé à Colina où nous devons rendre le camper demain à 11h30. Record battu en matière de saleté…. On se gare au fond d’une rue en impasse qui mène à un parc (Parque Natural Farellones de Santa Helena) gardé nuit et jour par un vigile, qui nous autorise gentiment à nous garer là pour la nuit. Nuit très calme contrairement à toute attente pour un vendredi soir en milieu urbain. Samedi 22/11/18 le retour Grand rangement et ménage ce matin. On a donné la veille une partie de os victuailles au garde du soir et le reste ce matin à la gardienne du matin. Passage à la station de lavage, longuet, car on ne lave pas soi-même et les laveurs sont très perfectionnistes. Plein d’essence. On arrive 2 mn avant l’heure prévue du RDV, ouf. Une famille est en train de prendre en main son camper donc on nous demande de patienter. Finalement ils ont confondu heure de départ de leur taxi vers l’aéroport (13h00) et heure de check out (11h30) donc on doit se fâcher à 12h45 quand rien n’est encore fait, d’autant que je veux souligner les problèmes que nous avons eus avec ces maudits rétroviseurs. Ils se confondent en excuses, et promettent de nous rembourser la journée perdue à bricoler. Nous expédions le check out, le taxi arrive et nous arrivons bien à temps à l’aéroport pour le décollage à 16h45. On passe les Andes puis vol sans histoire et retour tranquille à la maison depuis Luxembourg. Demain, c’est Noël !
Retour d'un mini tour de 8 jours dans l'île du Nord English translation pending
by 4yne · 2019-01-05 · 40 replies
Bonjour et bonne année à tous, de bons et beaux voyages pour chacun !

Comme toujours je tiens à remercier tous ceux qui ont laissé de précieux renseignement sur ce forum qui m’ont permis de préparer ce voyage.

Ce tour est assez court car il est une introduction à une longue croisière qui partira d’Auckland et suivra la côte Est jusqu’aux Fjordlands : puis qui nous emmènera en Tasmanie et en Australie.

Nos étapes sont : 1 nuits à Auckland avant de prendre la voiture, 1 nuit à Hahei Beach, 2 nuits à Rotorua, 2 nuits à Taupo et 2 nuits à Auckland avant d’embarquer sur le bateau.



J’ai établi ce parcours en tenant compte de notre malheureuse expérience en Californie qui a souffert de la sur-fréquentation touristique. A force de lire qu’il y avait de plus en plus de visiteurs en Nouvelle Zélande…. J’ai évité les grands parcs trop touristiques, les plus connus et les plus fréquentés, qui sont souvent des machines à produire des $, avec trop, trop, de monde. Comme nous sommes en début de saison nous espérons pouvoir voyager sereinement.

J'ai souvent lu qu'il était bon de ne réserver ses hébergements qu'en dernière minute pour adapter son itinéraire et son planning à la météo. Ce n'est pas le choix que j’ai fait. Etant assez (beaucoup) attachée au confort et la qualité des hébergements (mais à prix raisonnable) j'ai préféré réserver bien à l'avance.

Notre objectif pendant ce voyage est simplement de voir, ressentir, admirer les espaces sauvages et les paysages hors du commun. Notre but n'est pas de rechercher l'adrénaline dans des expériences aventureuses très prisées, que nous préférons laisser à d'autres....

Pour être déjà allés deux fois dans ces terres lointaines (en 2009 et 2012), la condition sine qua non que nous avions fixée pour y retourner (…un jour), était de voyager en classe affaire. Et cela change tout.

A l’heure où la France et les journalistes se lamentent sur ce terrible et rituel changement d’horaire saisonnier, fatiguant et insurmontable, nous allons y échapper ! En montant dans l’avion nous oublions le temps qui passe et l’heure qui tourne. Il n’y a plus que notre bonheur de partir.

Auckland

Nous arrivons à Auckland le 31 octobre à 10:00 am, le débarquement et les contrôles bio-sanitaire et de police sont très rapides puisque nous sortons dans les premiers de l’avion.

A 11h15 nous sommes à notre hôtel et nous pouvons disposer de la chambre immédiatement. C’est plus un bel appartement qu’une chambre. Nous y sommes très bien et il est proche du centre-ville et de notre loueur de voiture pour demain matin.

Nous commençons par un petit tour à pieds pour faire quelques courses et se dégourdir les jambes. Dans le super marché Downtown les barquettes de viande sont bonnes à consommer pendant 3 mois ! Nous n’osons imaginer ce qu’ils mettent dessus pour un tel résultat.

Le temps n’est pas désagréable et nous voulons faire un tour en bateau dans la baie d’Auckland mais tout est déjà complet pour le seul départ de 13h45. Nous déambulons dans la ville un peu au hasard. Honnêtement pour cette journée je n’ai pas eu le courage de faire des photos.

En fin d’après-midi la fatigue commence à se faire sentir, nous marchons pour la combattre jusque Parnell Road. Bordée de belles maisons et de nombreux restaurants, c’est un beau quartier ancien très prisé qui date des premiers jours de la colonisation européenne.

Aujourd’hui c’est la fête d’Halloween qui se prépare, mais sans nous… Nous préférons opter pour une bonne nuit après un pique-nique et de délicieuse mangues.

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