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Retour du Québec automne 2015 English translation pending
Voyage au Québec du 29/09 au 20 /10 2015

jour 1et 2 : France Montréal Trois Rivières
Bonjour Voilà déjà deux bons mois que nous sommes rentrés du Québec, en voici un résumé: Nous avons choisi un vol direct province Montréal avec Air Transat! C'est en effet moins fatiguant: 6h de vol, un repas complet et un petit plus avant l'arrivée; Vol impeccable mais prévoir une polaire et ses écouteurs (c'est en plus)! Départ à l'heure ,6h de vol les vents sont avec nous nous gagnerons du temps mais que nous perdrons à l'arrivée (attendre une place et traverser tout l'aéroport dans un espèce de bus qui monte et descend style Star WArs En plus beaucoup d'avions en même temps mais les européens son appelés à part et finalement ça va vite! Récupérations des bagages rapides. On se dirige vers le guichet ou des distributeurs nous permettent en glissant un billet de 20$C d'avoir 2 cartes pour voyager 24h à Montréal; Nous nous dépêchons de rejoindre la navette ouf nous sommes les derniers c'est complet! Le ciel est gris; il fait très lourd et peu de temps après il tombe des cordes! Des travaux partout sur la route, mais on arrive assez vite à notre arrêt(demandé au chauffeur) Nous avons choisi le Best Western Europa pour sa proximité avec le loueur de voiture. Nous y arrivons un peu mouillé il pleut toujours pas de photos ce jour. Un ami viendra nous rejoindre pour nous apporter des documents un TOMTOM et surtout très utile un atlas routier; On arrivera à tenir jusqu'à 22h avant de se coucher afin de ne pas nous réveiller trop tôt. Nous serons quand même réveillés vers 2h du matin mais nous nous rendormirons.
A 7h nous descendons prendre le petit déjeuner chez Cora qui donne directement dans l'hôtel: très pratique il pleuvote et nous découvrirons notre premier petit déjeuner super complet thé à volonté grand bol de fruits à 2, bol de gruau tartines, confitures pour l'un et assiette œufs jambon pain etc. pour l'autre Nous sommes dés 8h au loueur de voiture(louée de France) et quelques signatures plus tard et quelques embardées, nous voici en route pour la 138 (chemin Du Roy) On nous a bien expliqué par où passer et sous le pont Jacques Cartier à gauche sauf que je crois que c'est un rond point et donc j'assure qu'il faut contourner il n'y a pas de ronds points au canada (peut-être 3 sur les 3400kms) et nous voilà embarqué le long des quais des camions partout... nous ne sommes pas pressé on suit le St Laurent il ne pleut plus et ce sera un long moment plus tard que nous apercevrons un panneau chemin du Roy! Nous longeons jusqu'à Trois Rivières, contents de profiter du paysage de découvrir les belles maisons, sans clôtures, les parcs les berges Du St Laurent, les petits villages avec leurs églises!




A trois Rivières on s'arrête prendre un Fish And Ships puis on se dirige par l'autoroute vers la base d'hydravion; Nous avons retenu à Hydravion aventure grâce à plusieurs reportages donnés sur ce forum. Tom Tom est là pour nous aider mais il refuse que l'on prenne la piste finalement on trouvera quelqu'un pour nous indiquer la route: il manque un panneau à la sortie de l'autoroute, et nous serons à l'heure de justesse; Ce fut une heure de découverte de l'immensité canadienne, de ses forêts pas encore très colorées de ses monts de ses lacs une très belle expérience!



Nous repartons jusqu'à Shawinigam où nous irons voir le parc de la cité électrique (musée); Nous rentons sur Trois Rivières par une petite route vallonnée très agréable. La basilique nous interpelle par son immensité, notre motel repéré est complet, mais on nous en indique un autre, petites courses au dépanneur et nous voilà au Motel Ce sera petit pique nique dans la chambre et coucher de bonne heure(décalage oblige) !

jour 1et 2 : France Montréal Trois Rivières
Bonjour Voilà déjà deux bons mois que nous sommes rentrés du Québec, en voici un résumé: Nous avons choisi un vol direct province Montréal avec Air Transat! C'est en effet moins fatiguant: 6h de vol, un repas complet et un petit plus avant l'arrivée; Vol impeccable mais prévoir une polaire et ses écouteurs (c'est en plus)! Départ à l'heure ,6h de vol les vents sont avec nous nous gagnerons du temps mais que nous perdrons à l'arrivée (attendre une place et traverser tout l'aéroport dans un espèce de bus qui monte et descend style Star WArs En plus beaucoup d'avions en même temps mais les européens son appelés à part et finalement ça va vite! Récupérations des bagages rapides. On se dirige vers le guichet ou des distributeurs nous permettent en glissant un billet de 20$C d'avoir 2 cartes pour voyager 24h à Montréal; Nous nous dépêchons de rejoindre la navette ouf nous sommes les derniers c'est complet! Le ciel est gris; il fait très lourd et peu de temps après il tombe des cordes! Des travaux partout sur la route, mais on arrive assez vite à notre arrêt(demandé au chauffeur) Nous avons choisi le Best Western Europa pour sa proximité avec le loueur de voiture. Nous y arrivons un peu mouillé il pleut toujours pas de photos ce jour. Un ami viendra nous rejoindre pour nous apporter des documents un TOMTOM et surtout très utile un atlas routier; On arrivera à tenir jusqu'à 22h avant de se coucher afin de ne pas nous réveiller trop tôt. Nous serons quand même réveillés vers 2h du matin mais nous nous rendormirons.
A 7h nous descendons prendre le petit déjeuner chez Cora qui donne directement dans l'hôtel: très pratique il pleuvote et nous découvrirons notre premier petit déjeuner super complet thé à volonté grand bol de fruits à 2, bol de gruau tartines, confitures pour l'un et assiette œufs jambon pain etc. pour l'autre Nous sommes dés 8h au loueur de voiture(louée de France) et quelques signatures plus tard et quelques embardées, nous voici en route pour la 138 (chemin Du Roy) On nous a bien expliqué par où passer et sous le pont Jacques Cartier à gauche sauf que je crois que c'est un rond point et donc j'assure qu'il faut contourner il n'y a pas de ronds points au canada (peut-être 3 sur les 3400kms) et nous voilà embarqué le long des quais des camions partout... nous ne sommes pas pressé on suit le St Laurent il ne pleut plus et ce sera un long moment plus tard que nous apercevrons un panneau chemin du Roy! Nous longeons jusqu'à Trois Rivières, contents de profiter du paysage de découvrir les belles maisons, sans clôtures, les parcs les berges Du St Laurent, les petits villages avec leurs églises!




A trois Rivières on s'arrête prendre un Fish And Ships puis on se dirige par l'autoroute vers la base d'hydravion; Nous avons retenu à Hydravion aventure grâce à plusieurs reportages donnés sur ce forum. Tom Tom est là pour nous aider mais il refuse que l'on prenne la piste finalement on trouvera quelqu'un pour nous indiquer la route: il manque un panneau à la sortie de l'autoroute, et nous serons à l'heure de justesse; Ce fut une heure de découverte de l'immensité canadienne, de ses forêts pas encore très colorées de ses monts de ses lacs une très belle expérience!



Nous repartons jusqu'à Shawinigam où nous irons voir le parc de la cité électrique (musée); Nous rentons sur Trois Rivières par une petite route vallonnée très agréable. La basilique nous interpelle par son immensité, notre motel repéré est complet, mais on nous en indique un autre, petites courses au dépanneur et nous voilà au Motel Ce sera petit pique nique dans la chambre et coucher de bonne heure(décalage oblige) !
Deux semaines en hiver dans l'Ouest américain (récit) English translation pending
Pour plus de facilités, vous pouvez accéder directement aux messages qui relatent notre séjour :
J1 : Las Vegas J2 : The Vortex et Zion NP J3 (partie 1) : Coyote Butte South (Paw Hole) J3 (partie 2) : White Pocket J4 (partie 1) : White Pocket J4 (partie 2) : retour de White Pocket J5 : environs de Page J6 : Monument Valley J7 : Monument Valley, Valley of the Gods et environs de Bluff J8 : Fisher Towers et Arches NP J9 (partie 1) : Goblin Valley J9 (partie 2) : Wild Horse Window et Goblin Valley J10 (partie 1) : lever de soleil à Factory Butte et Crack canyon J10 (partie 2) : pictographes, Dirty Devil overlook et coucher de soleil J11 (partie 1) : Factory Butte, Little Egypt et Leprechaun canyon J11 (partie 2) : Leprechaun canyon et Arsenic arch J12 : Route 12 et Bryce canyon J13 (partie 1) : Zion NP J13 (partie 2) : Zion NP J14 (partie 1) : Coyote Buttes North & The Wave J14 (partie 2) : Coyote Buttes North & The Wave J15 : Las Vegas Conclusion
Samedi 19 décembre
C'est reparti !
Malgré cinq séjours dans l'ouest Américain (le dernier, d'une durée de trois mois en 2014 et réalisé lors d'un congé sabbatique, est détaillé dans ce blog : surlarouteasiatique.blogspot.fr/) nous ne sommes toujours pas rassasiés par les grands espaces et les paysages fabuleux de l'Utah, de l'Arizona et du Nouveau Mexique (notre principale aire de jeu). Cette fois, comme lors de notre dernier séjour, nous n'avons pas d'itinéraire défini mais tout un tas d'idées. La « wish list » est toujours aussi longue. Nous avons encore de nombreux sites à découvrir et quelques endroits que nous avons particulièrement appréciés nous attirent à nouveau. La météo et nos envies nous guideront au jour le jour.
C'est notre deuxième virée hivernale dans le southwest et nous croisons les doigts pour que le temps soit de la partie. Une chose est sûre, nous n'aurons pas trop chaud et les randonnées seront moins fatigantes qu'en plein été.
Comme souvent nous arrivons à Las Vegas où nous passerons une très courte soirée avant de partir dans des contrées beaucoup plus désertiques et hospitalières (à nos yeux).
Nos vacances commencent par le rituel classique : le retrait de la voiture de location. Nous espérons avoir de la chance et pouvoir toucher un véhicule qui nous permette d'accéder à certains sites reculés, totalement en dehors des sentiers battus, qui nécessitent d'emprunter des pistes pas toujours évidentes. Lorsque nous arrivons dans l'immense parking où nous attendent les voitures parmi lesquelles nous espérons trouver notre bonheur, nous déchantons vite. Rien de bien alléchant. Seulement quelques SUV plutôt type « 4x4 urbain » pour qui les obstacles à franchir ne sont que très rarement plus imposants que des trottoirs. Après avoir tourné un peu dans ce parking qui ne répond pas à nos attentes, notre choix se porte sur l'unique véhicule qui exhibe une mention « 4x4 » ou plutôt « 4WD » comme on dit ici : un Ford Escape. Rien de bien transcendant et rien à voir avec un vrai tout-terrain. Il ne nous sera pas possible de passer en 4x4 en mode manuel, c'est l'électronique qui décidera de tout. Un seul point positif : des pneus plus larges que ceux des autres SUV que nous pouvons choisir. Mais pas de doute, étant donné la faible profondeur des sculptures de ces pneus, il ne faudra pas s'attendre à des miracles dans le sable.

Lorsque nous récupérons notre chambre sur le célèbre Strip de Las Vegas, il est déjà 22h heure locale, soit 7h du matin en France. La fatigue commence sérieusement à se faire sentir. Rapide tour sur l'avenue la plus dingue du monde, ...



.. dîner dans un tout petit resto chinois coincé au milieu de casinos démesurés et dodo qui devrait être de courte durée.
Plus de photos sur : mjm-nosvoyages.blogspot.fr/...ouest-americain.html
J1 : Las Vegas J2 : The Vortex et Zion NP J3 (partie 1) : Coyote Butte South (Paw Hole) J3 (partie 2) : White Pocket J4 (partie 1) : White Pocket J4 (partie 2) : retour de White Pocket J5 : environs de Page J6 : Monument Valley J7 : Monument Valley, Valley of the Gods et environs de Bluff J8 : Fisher Towers et Arches NP J9 (partie 1) : Goblin Valley J9 (partie 2) : Wild Horse Window et Goblin Valley J10 (partie 1) : lever de soleil à Factory Butte et Crack canyon J10 (partie 2) : pictographes, Dirty Devil overlook et coucher de soleil J11 (partie 1) : Factory Butte, Little Egypt et Leprechaun canyon J11 (partie 2) : Leprechaun canyon et Arsenic arch J12 : Route 12 et Bryce canyon J13 (partie 1) : Zion NP J13 (partie 2) : Zion NP J14 (partie 1) : Coyote Buttes North & The Wave J14 (partie 2) : Coyote Buttes North & The Wave J15 : Las Vegas Conclusion
Samedi 19 décembre
C'est reparti !
Malgré cinq séjours dans l'ouest Américain (le dernier, d'une durée de trois mois en 2014 et réalisé lors d'un congé sabbatique, est détaillé dans ce blog : surlarouteasiatique.blogspot.fr/) nous ne sommes toujours pas rassasiés par les grands espaces et les paysages fabuleux de l'Utah, de l'Arizona et du Nouveau Mexique (notre principale aire de jeu). Cette fois, comme lors de notre dernier séjour, nous n'avons pas d'itinéraire défini mais tout un tas d'idées. La « wish list » est toujours aussi longue. Nous avons encore de nombreux sites à découvrir et quelques endroits que nous avons particulièrement appréciés nous attirent à nouveau. La météo et nos envies nous guideront au jour le jour.
C'est notre deuxième virée hivernale dans le southwest et nous croisons les doigts pour que le temps soit de la partie. Une chose est sûre, nous n'aurons pas trop chaud et les randonnées seront moins fatigantes qu'en plein été.
Comme souvent nous arrivons à Las Vegas où nous passerons une très courte soirée avant de partir dans des contrées beaucoup plus désertiques et hospitalières (à nos yeux).
Nos vacances commencent par le rituel classique : le retrait de la voiture de location. Nous espérons avoir de la chance et pouvoir toucher un véhicule qui nous permette d'accéder à certains sites reculés, totalement en dehors des sentiers battus, qui nécessitent d'emprunter des pistes pas toujours évidentes. Lorsque nous arrivons dans l'immense parking où nous attendent les voitures parmi lesquelles nous espérons trouver notre bonheur, nous déchantons vite. Rien de bien alléchant. Seulement quelques SUV plutôt type « 4x4 urbain » pour qui les obstacles à franchir ne sont que très rarement plus imposants que des trottoirs. Après avoir tourné un peu dans ce parking qui ne répond pas à nos attentes, notre choix se porte sur l'unique véhicule qui exhibe une mention « 4x4 » ou plutôt « 4WD » comme on dit ici : un Ford Escape. Rien de bien transcendant et rien à voir avec un vrai tout-terrain. Il ne nous sera pas possible de passer en 4x4 en mode manuel, c'est l'électronique qui décidera de tout. Un seul point positif : des pneus plus larges que ceux des autres SUV que nous pouvons choisir. Mais pas de doute, étant donné la faible profondeur des sculptures de ces pneus, il ne faudra pas s'attendre à des miracles dans le sable.

Lorsque nous récupérons notre chambre sur le célèbre Strip de Las Vegas, il est déjà 22h heure locale, soit 7h du matin en France. La fatigue commence sérieusement à se faire sentir. Rapide tour sur l'avenue la plus dingue du monde, ...



.. dîner dans un tout petit resto chinois coincé au milieu de casinos démesurés et dodo qui devrait être de courte durée.Plus de photos sur : mjm-nosvoyages.blogspot.fr/...ouest-americain.html
Notre 1er voyage en Afrique du Sud en octobre 2015 English translation pending
Bonjour amis forumeurs,
A mon tour de vous faire partager notre 1er voyage en Afrique du Sud mais avant tout, merci pour la mine d’informations recueillies sur ce forum qui m’ont permis de bien préparer le trajet et de l’adapter à nos envies. Et merci en particulier à ceux qui ont répondu à mes interrogations : Boulwai, Rjulie95, Michel5200, Bigoodi, Bardamu76, Senmout, Marc47, Gobo69, … en espérant n’oublier personne.
Pardonnez mes piètres qualités littéraires mais ce qui compte avant tout c’est le partage et pouvoir donner envie aux futurs voyageurs (en tout cas c’est mon objectif).
On y va pour la mise en bouche…
Nous sommes 2 adultes + notre fils de 11 ans et notre programme était le suivant :
15/10 Vol Paris CDG à 23h00 vers Johannesburg 16/10 Arrivée à 10h00. Route vers Watervall Boven (nuit d’étape). 17/10 Route et nuit à Haziview. Elephant Whispers à 16h00. 18/10 Blyde River Canyon. Nuit à Haziview. 19/10 Route vers le Kruger par l’Orpen Gate. Nuit à Satara. 20/10 Sunrise drive puis self drive l’après-midi. Nuit à Satara. 21/10 Route et nuit vers Lower Sabie. 22/10 Route vers le Swaziland. Nuit à Ezulwini. 23/10 Route et nuit à Ubizane (réserve privée) à côté d’Hulhuwe. 24/10 Sunrise drive à Hulhuwe et Sunset drive à Ubizane l’après midi. 25/10 Route et nuit à Sainte Lucie. Croco Center le matin puis croisière hippos sur le fleuve. 26/10 Isimangaliso et Cape Vidal. Nuit à Sainte Lucie. 27/10 Route vers l’aéroport de Durban. Vol vers Le Cap. Nuit à Hout Bay. 28/10 Table Mountain le matin et Kirstenbosch l’après-midi. Nuit à Hout Bay. 29/10 La Péninsule (Chapmann’s Peak, Cap de Bonne Espérance, Boulder’s, ….). Nuit à Hout Bay. 30/10 Cap Town : Bo-Kaap, City Bowl et le Waterfront. Nuit à Hout Bay. 31/10 Hermanus et ses baleines. Nuit à Hout Bay. 01/11 Le matin, Signal Hill puis aéroport du Cap pour le vol retour à 19h00.
En synthèse : - Des mois de préparation et de lecture : un voyage commence déjà avant de partir ! - 2600 kms en voiture - 1 vol interne - Quelques 1800 photos et films au camescope - 8 logements - Des découvertes et des souvenirs plein la tête - Aucun sentiment d’insécurité - Une police bien présente mais jamais aucun contrôle routier - La gentillesse de l’accueil - Le cours du RAND avantageux à environ 15R pour 1 € - Un adjectif : contrasté (les paysages, les personnes, le niveau de vie, …, tout, …)
Bref, un pays formidable à recommander.
N’hésitez pas à me poser vos questions, je suis à votre écoute.
A+ pour la suite


A mon tour de vous faire partager notre 1er voyage en Afrique du Sud mais avant tout, merci pour la mine d’informations recueillies sur ce forum qui m’ont permis de bien préparer le trajet et de l’adapter à nos envies. Et merci en particulier à ceux qui ont répondu à mes interrogations : Boulwai, Rjulie95, Michel5200, Bigoodi, Bardamu76, Senmout, Marc47, Gobo69, … en espérant n’oublier personne.
Pardonnez mes piètres qualités littéraires mais ce qui compte avant tout c’est le partage et pouvoir donner envie aux futurs voyageurs (en tout cas c’est mon objectif).
On y va pour la mise en bouche…
Nous sommes 2 adultes + notre fils de 11 ans et notre programme était le suivant :
15/10 Vol Paris CDG à 23h00 vers Johannesburg 16/10 Arrivée à 10h00. Route vers Watervall Boven (nuit d’étape). 17/10 Route et nuit à Haziview. Elephant Whispers à 16h00. 18/10 Blyde River Canyon. Nuit à Haziview. 19/10 Route vers le Kruger par l’Orpen Gate. Nuit à Satara. 20/10 Sunrise drive puis self drive l’après-midi. Nuit à Satara. 21/10 Route et nuit vers Lower Sabie. 22/10 Route vers le Swaziland. Nuit à Ezulwini. 23/10 Route et nuit à Ubizane (réserve privée) à côté d’Hulhuwe. 24/10 Sunrise drive à Hulhuwe et Sunset drive à Ubizane l’après midi. 25/10 Route et nuit à Sainte Lucie. Croco Center le matin puis croisière hippos sur le fleuve. 26/10 Isimangaliso et Cape Vidal. Nuit à Sainte Lucie. 27/10 Route vers l’aéroport de Durban. Vol vers Le Cap. Nuit à Hout Bay. 28/10 Table Mountain le matin et Kirstenbosch l’après-midi. Nuit à Hout Bay. 29/10 La Péninsule (Chapmann’s Peak, Cap de Bonne Espérance, Boulder’s, ….). Nuit à Hout Bay. 30/10 Cap Town : Bo-Kaap, City Bowl et le Waterfront. Nuit à Hout Bay. 31/10 Hermanus et ses baleines. Nuit à Hout Bay. 01/11 Le matin, Signal Hill puis aéroport du Cap pour le vol retour à 19h00.
En synthèse : - Des mois de préparation et de lecture : un voyage commence déjà avant de partir ! - 2600 kms en voiture - 1 vol interne - Quelques 1800 photos et films au camescope - 8 logements - Des découvertes et des souvenirs plein la tête - Aucun sentiment d’insécurité - Une police bien présente mais jamais aucun contrôle routier - La gentillesse de l’accueil - Le cours du RAND avantageux à environ 15R pour 1 € - Un adjectif : contrasté (les paysages, les personnes, le niveau de vie, …, tout, …)
Bref, un pays formidable à recommander.
N’hésitez pas à me poser vos questions, je suis à votre écoute.
A+ pour la suite


Future croisière sur l'Orchestra English translation pending
Bonjour à tous!
Je commence a préparer notre (future) nouvelle croisière; A savoir une jolie transat, sur l'Orchestra, départ du 23 novembre, arrivée à Fort de France le 12 décembre; J'ai besoin de vos lumières, pour préparer mes excursions! J'ai déjà des idées pour Barcelone, mais pour les autres nada!
Les escales sont: Cadix, Funchal, Santa Cruz de la Palma, , Tenerife, Las Palmas, puis après 5 jours de mer : Pittsburgh ( Saint Martin), Saint John's ( Antigua et Barbade), Basseterre ( Saint Christophe- Guadeloupe) Roseau ( Dominique) puis Fort de France!
Je n'arrive pas bien à savoir , par exemple, où se trouve le port des ferrys à Santa Cruz par rapport au centre ville ( possible à pied? en bus?) Et pour les autres iles des Canaries? Qu'y faire d'intéressant? Les Antilles, je n'y suis jamais allée! Donc j'ai du boulot! Merci de tout vos précieux conseils. A très bientôt et merci encore! Lala
Je commence a préparer notre (future) nouvelle croisière; A savoir une jolie transat, sur l'Orchestra, départ du 23 novembre, arrivée à Fort de France le 12 décembre; J'ai besoin de vos lumières, pour préparer mes excursions! J'ai déjà des idées pour Barcelone, mais pour les autres nada!
Les escales sont: Cadix, Funchal, Santa Cruz de la Palma, , Tenerife, Las Palmas, puis après 5 jours de mer : Pittsburgh ( Saint Martin), Saint John's ( Antigua et Barbade), Basseterre ( Saint Christophe- Guadeloupe) Roseau ( Dominique) puis Fort de France!
Je n'arrive pas bien à savoir , par exemple, où se trouve le port des ferrys à Santa Cruz par rapport au centre ville ( possible à pied? en bus?) Et pour les autres iles des Canaries? Qu'y faire d'intéressant? Les Antilles, je n'y suis jamais allée! Donc j'ai du boulot! Merci de tout vos précieux conseils. A très bientôt et merci encore! Lala
Ouest Américain: Carnet d'un roadtrip classique de 3 semaines en août 2015 English translation pending
Bonjour,
Notre parcours étant extrêmement classique pour un premier roadtrip dans l'Ouest américain que je me suis longuement posé la question de l’intérêt d'un énième carnet sur ce site qui en comporte déjà d'excellents.
Et puis je me suis trouvé 3 raisons: 1/ Pour remercier les "anciens" qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage (Itat, Durandale2, Jpg13, MaryElectra, Peggy16, Hiacinthe, Bastinj, Calisson94...etc). Ce carnet ne vous apprendra pas grand chose, mais j'ai cru comprendre que vous étiez friands de photos et d'anecdotes...
2/ Pour aider les "nouveaux" en insistant plus particulièrement sur les 2 points que j'ai eu le plus de mal a estimer: le timing et le budget ! Attention, il y aura des prix en € (pour les dépenses effectuées par internet avant le départ) et d'autres en $ (pour les dépenses sur place)
3/ Pour le plaisir de me replonger dans ce fabuleux voyage. Un an de préparation, 3 semaines de voyage, 2 mois pour trier 5800 photos et puis plus rien... Finalement, je me demande si cette troisième raison n'est pas en réalité, la première... faire durer le plaisir !
Oui, un an de préparation... Un an de lectures quotidiennes de guides, de blogs, de carnets, de discussions sur ce site. Un an à tenir ma langue pour préserver l'effet de surprise à ma femme et à mon fils. Et bien sûr, un an d'économies.
Quelques sites incontournables: west-usa-dream.blogspot.fr/ ouestusa.fr/ www.sunsetbld.com/sunset-guides.php#ca www.google.fr/maps/
Vite fait, pour vous situer par rapport à nous. Nous sommes un couple de 51 ans (Eric & Corine) avec notre fils de 16 ans (Antoine). Nous ne sommes pas du tout sportifs mais la marche ne nous fait pas peur. Notre anglais est très moyen. Nous avons déjà visité une vingtaine de pays à travers le monde, mais une seule fois sur le sol US, à Miami. Bref, si vous êtes plus jeunes et/ou plus sportifs, vous irez plus vite sur les rando.
Notre parcours, soit 4876 kilomètres au total:
A/ Los Angeles
B/ Williams
C/ Grand Canyon
D/ Page
E/ Monument Valley
F/ Moab
G/ Torrey
H/ Tropic
I/ Springdale
J/ Las Vegas
K/ Furnace Creek
L/ Visalia
M/ Fresno
N/ San Francisco
J1. Dimanche 2 Août 2015 Nos billet d'avion sont réservés depuis Novembre 2015 directement sur le site American Airlines (3684 €/3pers.). Nos Esta (39 €/3pers.) depuis plus longtemps encore. Nous décollons de Lyon à 7h00 en direction de Londres pour une escale de 4h00. Puis re-décollage à 12h15 en direction de Los Angeles. L'avion est archi-comble. Beaucoup de français. Le nombre de films à disposition sur les écrans individuels est impressionnant. Le vol se déroule sans encombre, mais je déteste cette manie qu'ont les hôtesses de baisser systématiquement le store des hublots. On finit par ne plus savoir si c'est le jour ou la nuit et elles nous privent de la vue. Atterrissage à 15h15, avec 20 minutes d'avance. Le passage de l’immigration est très long (50mn). Des files d'attente interminables avec une majorité d'asiatiques. Plusieurs avions ont du arriver en même temps. Par contre, la récupération de la valise est rapide (10mn). Oui, LA valise. Nous n'en avons qu'une. Et nous avons chacun notre valise-cabine. Nous procédons ainsi depuis qu'une de nos valises a mystérieusement disparue il y a quelques années. Il est 16h30 quand nous sortons de l'aéroport pour prendre la navette "Rental Car Shuttle" en direction des loueurs de voitures. J'ai réservé un Midsize SUV sur locationdevoiture.fr (maintenant ils s'appellent www.carigami.fr/) 781 € pour 3 semaines. Leurs contrats sont clairs et en français: - Assurance tous risques (CDW) incluse, zéro franchise - Assurance vol (TP) incluse, zéro franchise - Responsabilité civile complémentaire incluse, 1 million USD - Taxes et frais locaux inclus - Couverture bris de glaces, pneus, toit et dessous de caisse - Drop off gratuit - Second conducteur gratuit - Annulation gratuite Et déjà, première boulette d'Antoine. Il oublie son téléphone portable dans la navette. Il s'en aperçoit alors que la navette commence à repartir. Un sprint plus tard, le problème est oublié. Arrivés au comptoir du loueur Alamo, il y a beaucoup de monde... Mais des bornes tactiles nous tendent les bras. On tente le coup. Ouf, on peut choisir la langue. Ça évite de faire des erreurs. Après avoir rentré les éléments demandés, très rapidement la machine nous délivre notre contrat. En plus, on ne s'est pas fait prendre la tête par l'employé qui essaiera de vous fourguer des assurances supplémentaires. Étape suivante. Se rendre sur le parking d'Alamo où se trouvent les SUV. On demande à un employé la marche à suivre. C'est simple. Vous choisissez une voiture, vous vous installez et vous quittez le parking. C'est tout ? Ben oui ! Ok. Sur le parking, il y a beaucoup de voitures mais 3 modèles uniquement : Des Nissan Rogue, des Chevrolet Captiva et des Jeep. Ce ne sont pas tout à fait les modèles que j'espérais. Nous attendons un peu, mais les modèles des autres voitures qui arrivent sont toujours les mêmes. Après avoir vérifié la présence de la roue de secours, l'état des pneus et de la carrosserie, la présence de prises USB et allume-cigare, le plein de carburant, notre choix se portera finalement sur une Nissan Rogue avec 8578 Miles au compteur.
Comme c'est moi qui ai préparé l'itinéraire, nous avons convenu que je ferai le co-pilote-photographe et Corine le pilote. Ça tombe bien, elle adore conduire et elle le fait pas trop mal... pour une femme (rho, ça va, je plaisante)
Il est 17h30 et nous quittons le parking, non sans avoir signalé une grosse rayure sur le pare-choc arrière.
Je suis quand même surpris qu'il n'y ait pas plus de formalité que ça. Même pas un petit briefing pour l'usage de la boîte auto. Bon, pour nous, pas de problème, nous avons une voiture boîte auto en France. Mais je me mets à la place de ceux qui n'en ont jamais conduit... N, D, R, P ça n'est pas forcément très parlant.
45 minutes plus tard, nous arrivons à notre hôtel grâce au GPS qu'un collègue nous a prêté.
Nous avons réservé le Coral Sands Motel sur hotels.com en Janvier 2015.
320 €/3 nuits/3 pers. petit déjeuner non-inclus, parking gratuit, piscine-jacuzzi.

Il est situé sur Western Avenue, près de Hollywood Boulevard. L’accueil est sympa, les chambres sont petites mais propres. TV, frigo, cafetière.

Bien qu'il soit 4h00 du mat' à notre horloge interne, ici il n'est "que" 19h00 et nous avons encore assez d’énergie pour envisager une petite visite. Comme prévu, nous optons pour Griffith Observatory pour le coucher de soleil. Sur le forum, j'avais lu qu'il ne fallait pas suivre le GPS pour se rendre à Griffith Observatory car il vous fait passer par des rues résidentielles dont les habitants ont bloqué les accès tellement ils en ont marre de voir passer des dizaines de touristes. Nous passons donc par Vermont Avenue, mais je crois que nous ne sommes pas les seuls à avoir lu cette info. Beaucoup de voitures font comme nous et nous avançons au pas. Et quand je dis "au pas", je veux dire que nous irions plus vite à pied si on s'était garé en bas de l'avenue. Mais bon, maintenant que nous sommes engagé... Le parking est bondé et la file avance au rythme des voitures libérant une place. Malgré tout, nous assistons à un joli coucher de soleil sur le panneau HOLLYWOOD.

Un buste de James Dean, rappelle que le film "La fureur de vivre" a été tourné ici.


Griffith Observatory offre un beau panorama sur la ville. Nous en profitons jusqu'à 20h30.

Puis nous dînons près de notre hôtel, dans un restaurant mexicain, le "Rincon Oaxaqueno". 41 $/3 pers. Pas mal mais sans plus. Service rapide et sympa. 22h00, retour à l'hôtel pour un sommeil bien mérité. Ça fait 27h00 que nous sommes debout.
Parcours du jour. 40 kilomètres.
A suivre...
Et puis je me suis trouvé 3 raisons: 1/ Pour remercier les "anciens" qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage (Itat, Durandale2, Jpg13, MaryElectra, Peggy16, Hiacinthe, Bastinj, Calisson94...etc). Ce carnet ne vous apprendra pas grand chose, mais j'ai cru comprendre que vous étiez friands de photos et d'anecdotes...
2/ Pour aider les "nouveaux" en insistant plus particulièrement sur les 2 points que j'ai eu le plus de mal a estimer: le timing et le budget ! Attention, il y aura des prix en € (pour les dépenses effectuées par internet avant le départ) et d'autres en $ (pour les dépenses sur place)
3/ Pour le plaisir de me replonger dans ce fabuleux voyage. Un an de préparation, 3 semaines de voyage, 2 mois pour trier 5800 photos et puis plus rien... Finalement, je me demande si cette troisième raison n'est pas en réalité, la première... faire durer le plaisir !
Oui, un an de préparation... Un an de lectures quotidiennes de guides, de blogs, de carnets, de discussions sur ce site. Un an à tenir ma langue pour préserver l'effet de surprise à ma femme et à mon fils. Et bien sûr, un an d'économies.
Quelques sites incontournables: west-usa-dream.blogspot.fr/ ouestusa.fr/ www.sunsetbld.com/sunset-guides.php#ca www.google.fr/maps/
Vite fait, pour vous situer par rapport à nous. Nous sommes un couple de 51 ans (Eric & Corine) avec notre fils de 16 ans (Antoine). Nous ne sommes pas du tout sportifs mais la marche ne nous fait pas peur. Notre anglais est très moyen. Nous avons déjà visité une vingtaine de pays à travers le monde, mais une seule fois sur le sol US, à Miami. Bref, si vous êtes plus jeunes et/ou plus sportifs, vous irez plus vite sur les rando.
Notre parcours, soit 4876 kilomètres au total:
A/ Los Angeles
B/ Williams
C/ Grand Canyon
D/ Page
E/ Monument Valley
F/ Moab
G/ Torrey
H/ Tropic
I/ Springdale
J/ Las Vegas
K/ Furnace Creek
L/ Visalia
M/ Fresno
N/ San FranciscoJ1. Dimanche 2 Août 2015 Nos billet d'avion sont réservés depuis Novembre 2015 directement sur le site American Airlines (3684 €/3pers.). Nos Esta (39 €/3pers.) depuis plus longtemps encore. Nous décollons de Lyon à 7h00 en direction de Londres pour une escale de 4h00. Puis re-décollage à 12h15 en direction de Los Angeles. L'avion est archi-comble. Beaucoup de français. Le nombre de films à disposition sur les écrans individuels est impressionnant. Le vol se déroule sans encombre, mais je déteste cette manie qu'ont les hôtesses de baisser systématiquement le store des hublots. On finit par ne plus savoir si c'est le jour ou la nuit et elles nous privent de la vue. Atterrissage à 15h15, avec 20 minutes d'avance. Le passage de l’immigration est très long (50mn). Des files d'attente interminables avec une majorité d'asiatiques. Plusieurs avions ont du arriver en même temps. Par contre, la récupération de la valise est rapide (10mn). Oui, LA valise. Nous n'en avons qu'une. Et nous avons chacun notre valise-cabine. Nous procédons ainsi depuis qu'une de nos valises a mystérieusement disparue il y a quelques années. Il est 16h30 quand nous sortons de l'aéroport pour prendre la navette "Rental Car Shuttle" en direction des loueurs de voitures. J'ai réservé un Midsize SUV sur locationdevoiture.fr (maintenant ils s'appellent www.carigami.fr/) 781 € pour 3 semaines. Leurs contrats sont clairs et en français: - Assurance tous risques (CDW) incluse, zéro franchise - Assurance vol (TP) incluse, zéro franchise - Responsabilité civile complémentaire incluse, 1 million USD - Taxes et frais locaux inclus - Couverture bris de glaces, pneus, toit et dessous de caisse - Drop off gratuit - Second conducteur gratuit - Annulation gratuite Et déjà, première boulette d'Antoine. Il oublie son téléphone portable dans la navette. Il s'en aperçoit alors que la navette commence à repartir. Un sprint plus tard, le problème est oublié. Arrivés au comptoir du loueur Alamo, il y a beaucoup de monde... Mais des bornes tactiles nous tendent les bras. On tente le coup. Ouf, on peut choisir la langue. Ça évite de faire des erreurs. Après avoir rentré les éléments demandés, très rapidement la machine nous délivre notre contrat. En plus, on ne s'est pas fait prendre la tête par l'employé qui essaiera de vous fourguer des assurances supplémentaires. Étape suivante. Se rendre sur le parking d'Alamo où se trouvent les SUV. On demande à un employé la marche à suivre. C'est simple. Vous choisissez une voiture, vous vous installez et vous quittez le parking. C'est tout ? Ben oui ! Ok. Sur le parking, il y a beaucoup de voitures mais 3 modèles uniquement : Des Nissan Rogue, des Chevrolet Captiva et des Jeep. Ce ne sont pas tout à fait les modèles que j'espérais. Nous attendons un peu, mais les modèles des autres voitures qui arrivent sont toujours les mêmes. Après avoir vérifié la présence de la roue de secours, l'état des pneus et de la carrosserie, la présence de prises USB et allume-cigare, le plein de carburant, notre choix se portera finalement sur une Nissan Rogue avec 8578 Miles au compteur.
Comme c'est moi qui ai préparé l'itinéraire, nous avons convenu que je ferai le co-pilote-photographe et Corine le pilote. Ça tombe bien, elle adore conduire et elle le fait pas trop mal... pour une femme (rho, ça va, je plaisante)
Il est 17h30 et nous quittons le parking, non sans avoir signalé une grosse rayure sur le pare-choc arrière.
Je suis quand même surpris qu'il n'y ait pas plus de formalité que ça. Même pas un petit briefing pour l'usage de la boîte auto. Bon, pour nous, pas de problème, nous avons une voiture boîte auto en France. Mais je me mets à la place de ceux qui n'en ont jamais conduit... N, D, R, P ça n'est pas forcément très parlant.
45 minutes plus tard, nous arrivons à notre hôtel grâce au GPS qu'un collègue nous a prêté.
Nous avons réservé le Coral Sands Motel sur hotels.com en Janvier 2015.
320 €/3 nuits/3 pers. petit déjeuner non-inclus, parking gratuit, piscine-jacuzzi.
Il est situé sur Western Avenue, près de Hollywood Boulevard. L’accueil est sympa, les chambres sont petites mais propres. TV, frigo, cafetière.

Bien qu'il soit 4h00 du mat' à notre horloge interne, ici il n'est "que" 19h00 et nous avons encore assez d’énergie pour envisager une petite visite. Comme prévu, nous optons pour Griffith Observatory pour le coucher de soleil. Sur le forum, j'avais lu qu'il ne fallait pas suivre le GPS pour se rendre à Griffith Observatory car il vous fait passer par des rues résidentielles dont les habitants ont bloqué les accès tellement ils en ont marre de voir passer des dizaines de touristes. Nous passons donc par Vermont Avenue, mais je crois que nous ne sommes pas les seuls à avoir lu cette info. Beaucoup de voitures font comme nous et nous avançons au pas. Et quand je dis "au pas", je veux dire que nous irions plus vite à pied si on s'était garé en bas de l'avenue. Mais bon, maintenant que nous sommes engagé... Le parking est bondé et la file avance au rythme des voitures libérant une place. Malgré tout, nous assistons à un joli coucher de soleil sur le panneau HOLLYWOOD.

Un buste de James Dean, rappelle que le film "La fureur de vivre" a été tourné ici.


Griffith Observatory offre un beau panorama sur la ville. Nous en profitons jusqu'à 20h30.

Puis nous dînons près de notre hôtel, dans un restaurant mexicain, le "Rincon Oaxaqueno". 41 $/3 pers. Pas mal mais sans plus. Service rapide et sympa. 22h00, retour à l'hôtel pour un sommeil bien mérité. Ça fait 27h00 que nous sommes debout.
Parcours du jour. 40 kilomètres.
A suivre...Waterfalls and arches: de l'Oregon à l'Utah English translation pending
première partie: l'Oregon
A chaque préparation de voyage la même question : comment se renouveler après tant de voyages passés dans l’ouest. Lorsque j’ai commencé à y réfléchir, j’ai commencé par acheter photographing the southwest sur l’Oregon, Washington et le Nord de la Californie. J’avais imaginé faire une première partie avec Washington, Oregon et une partie du Nord de la Californie et aller ensuite dans nos red rocks préférés en Utah. Je me suis vite rendu à l’évidence que la partie dévolue à l’Utah ne serait pas assez importante donc j’ai décidé de me concentrer sur l’Oregon avec 3 parties : la côte pacifique, les cascades et Crater Lake pour une boucle de 9 jours au départ de Portland puis vol Portland -> Salt lake pour la deuxième partie du voyage. Pour celle-ci en Utah/Arizona, le thème serait les arches moins connues (voire méconnues) pour une boucle au départ de Salt Lake et pour pimenter le tout, j’avais prévu 2 fois 2 jours de backpacking : un dans Coyote Gulch et un autre pour aller jusqu’à Angel Arch. En effet, j’ai dû me rendre à l’évidence que seul le backpacking pouvait nous ouvrir de nouveaux horizons car il y a de très nombreuses et très belles randonnées à faire sur deux jours dans nos contrées favorites. Pourtant, il est clair que je ne suis pas un adapte du camping et ce pour deux raisons : la première les moustiques, nuts, deer flies et autres insectes m’adorent et la deuxième, je dors mal en général dans vrai lit alors en camping, je ne dors quasiment pas et donc difficile de récupérer dans ces conditions et d’enchainer les longues randonnées. Nous avions raté à deux occasions en 2013 et 2014 de faire du backpacking dans Coyote Gulch suite à annulation de dernières minutes d’amis américain (Shuttle oblige) mais cette fois ci c’était décidé nous allions franchir le pas mais avec un cahier des charges simple : faire le plus light possible afin que les randonnées ne soient pas un calvaire. J’ai donc investi un peu dans du matériel ultra light - Tente Big Agnes Scout UL2 : une mono toit de 2 places de moins de 900 grammes dont l’originalité est que la structure est composée des 2 bâtons de marches. Nous ne marchions jamais avec des bâtons mais force est de constater que cela soulage les genoux et permet d’avancer plus vite. Cette tente permet de loger à deux (matelas therm a rest de 63cm de large) avec les sacs à dos à l’intérieur. De plus aucune perte de place car les parois sont verticales sur les 4 côtés sur env 30cm de haut et la ventilation est top. Bref cette tente nous a donné entière satisfaction et est à des années lumières des decathlon ultralight T2 ou T3 que je vais m’empresser de vendre sur le bon coin - Réchaud primus de moins de 100g qui est très efficace et très compact : un simple mug en graphite permet de loger la cartouche de gaz (en tout cas les modèles que l’on trouve en France car aux US je n’ai pas trouvé de cartouche aussi compacte) et le bruleur
Pour le reste nous avions déjà des matelas therm a rest de 3,8cm et 63cm de large qui ne sont pas trop lourd (mais on fait mieux maintenant) et deux duvet en plume d’oie Lestra de 820g chacun ce qui est correct. Enfin, dernier achat et non des moindres j’ai enfin remplacé mon vieillissant appareil photo Sony DSC R1 par un Sony RX10. Le DSC-R1 qui m’a donné entière satisfaction depuis 2006 mais les hautes sensibilités étaient difficilement exploitable. le RX10 est un très bon appareil avec un zoom 24-200 qui ouvre à f2,8 constant , une ergonomie au top (mis à part l’écran pas assez inclinable dans toutes les positions à mon gout) et un très bon viseur électronique très fin et détaillé.
Jour 1: après un vol Paris Portland via Salt Lake , il faut se rendre à l’évidence : c’est la première fois en 18 voyages qu’on arrive aux Etats Unis sous la pluie et pas une pluie fine, du bon gros orage de derrière les fagots. L’été a été exceptionnellement sec en Oregon mais le temps s’est détraqué juste pour notre arrivée….. Notre véhicule sera un Ford Explorer modèle 2016 toutes options , hyper confortable donc idéal pour tracer la route et pour l’Oregon, je n’ai que faire des capacité de franchissement du véhicule. Après avoir fait les courses, nous nous endormons en nous demandant comment nous allons jongler avec la météo le lendemain
Jour 2 : justement, la première chose que nous ferons en cette matinée du deuxième jour est de retourner au Wal mart pour acheter un grand parapluie, style parapluie de Golf histoire de ne pas être trempés comme des gardons à la moindre forte averses. L’achat sera vite rentabilisé durant cette première journée qui sera quelque peu humide…. Cette journée est consacrée aux warterfalls qui sont abondantes le long des columbia River Gorges. Dès la première, il pleut beaucoup et c’est avec les pantalons de pluie, les vestes gore tex et le parapluie (utile pour protéger également l’objectif de l’appareil photo) que l’on passe quelque instants a Latourell falls.

La route est jonchée de pierres qui tombent des falaises et de branches d’arbres, bref du bonheur. Pour la deuxième cascade, Bridal vail falls,

la pluie s’est calmée mais pour Wahkeena falls cela repart de plus belle et on rebrousse chemin au cours d’une randonnée censée amener à une cascade située plus en hauteur. Il fait vraiment un temps de merde mais heureusement nous allons avoir une éclaircie pour Multnomah falls

et même un rayon de soleil qui va nous permettre de pique-niquer en extérieur et d’aller jusqu’à Triple falls

mais le retour à la voiture se fera sous des trombes d’eau. Un petit stop à Horse tail falls

et directement cascade motel à Cascade Lock, charmant motel constitué de bungalow tout confort. En fin d’après-midi , je fais confiance à accuweather.com qui est souvent très précis en météo heure / heure pour aller à Elowah falls que nous pourrons admirer au sec.

Jour 3 : toujours selon accuweather il y a une chance de passer la journée au sec. Nous commençons donc par une cascade que nous n’avons pas pu faire la veille : wahclella falls.

L’avantage avec les cascade est que le manque de luminosité n’est pas trop préjudiciable , tant mieux, il n’y en a guère !!!! route ensuite vers des cascades plus confidentielles : - Panther creek falls :
une petite randonnée mène à un promontoire d’où il est difficile de faire de bonnes photos. Il est possible de descendre au pied mais il n’y a pas de trail et c’est très glissant et très pentu donc je ne prendrais pas de risque surtout en tout début de voyage
- Falls creek falls :
une superbe cascade sur deux étages très impressionnantes
Il est temps de prendre ensuite la route vers la côte avec une première étape à Seaside où nous arrivons au sec mais avec une luminosité proche du 0 absolu… pour les photos on repassera
Jour 4 : que dire de cette journée si ce n’est qu’elle a été pourrie à tout point de vue.
après une rapide incursion la veille sur Cannon Beach, nous quittons Seaside

Acte 1 : il pleut très fort. Nous ne le savons pas encore mais il va pleuvoir toute la journée avec un luminosité nulle et du brouillard Acte 2 : on tente une incursion dans Ecola State park et Indian Beach.


Je cherche à me rapprocher d’un point de vue sur une arche en sautant d’un rocher à l’autre et mon bâton tombe dans une faille entre deux rochers. Heureusement Lysiane repère un passage où je me glisse à 4 pattes pour le récupérer
Acte 3 : il y a une pente boueuse à gravir pour accéder à un point de vue où il est certain que je ferais une photo de merde mais j’y vais quand même et ce qui devait arriver arriva : je tombe lourdement sur l’épaule et glisse dans la boue le long de la pente. Bien joué et en plus je me suis fait mal à l’épaule, douleur qui me restera pendant 2 bonnes semaines
Acte 4 : Lysiane se fait surprendre par la marée et ses chaussures de randonnées sont remplie d’eau de mer. Nul doute qu’avec la sècheresse ambiante, elle vont sécher hyper rapidement… Une demi-heure à suffit à caractériser cette journée merdique où nous n’aurons que 15 minutes de répit à Cape Kiwanda. Arrivée à Yachats au Fireside motel (très bien) sous la pluie bien entendue pour cette journée à oublier au plus vite
Jour 5 : cette nouvelle journée commence comme la précédente s’est terminée à savoir sous la pluie pour la visite du phare de Heceda Head et puis arrivés au phare le temps commence à se dégager


Ensuite au-delà de nos espérances, lorsque nous arrivons au niveau des Oregon sand dunes, le soleil fait son apparition. Nous commençons par faire la randonnée de tahkenitch trail jusqu’à L’océan et pique-niquer puis une deuxième, john dellenback trail où on marche beaucoup plus longtemps dans les dunes qui sont superbes et mènent encore une fois à l’Océan.


De plus, les fortes pluies ont bien tassé le sable donc la marche est très agréable. Au final nous ferons pas loin de 20km dans les dunes sous le soleil. après un stop sur bandon Beach


Nous arriverons à Gold Beach juste pour le coucher de soleil sur l’Océan

et après cela un diner succulent (pates aux fruits de mer à tomber par terre) dans ce qui semble être le meilleur restaurant de la ville
A chaque préparation de voyage la même question : comment se renouveler après tant de voyages passés dans l’ouest. Lorsque j’ai commencé à y réfléchir, j’ai commencé par acheter photographing the southwest sur l’Oregon, Washington et le Nord de la Californie. J’avais imaginé faire une première partie avec Washington, Oregon et une partie du Nord de la Californie et aller ensuite dans nos red rocks préférés en Utah. Je me suis vite rendu à l’évidence que la partie dévolue à l’Utah ne serait pas assez importante donc j’ai décidé de me concentrer sur l’Oregon avec 3 parties : la côte pacifique, les cascades et Crater Lake pour une boucle de 9 jours au départ de Portland puis vol Portland -> Salt lake pour la deuxième partie du voyage. Pour celle-ci en Utah/Arizona, le thème serait les arches moins connues (voire méconnues) pour une boucle au départ de Salt Lake et pour pimenter le tout, j’avais prévu 2 fois 2 jours de backpacking : un dans Coyote Gulch et un autre pour aller jusqu’à Angel Arch. En effet, j’ai dû me rendre à l’évidence que seul le backpacking pouvait nous ouvrir de nouveaux horizons car il y a de très nombreuses et très belles randonnées à faire sur deux jours dans nos contrées favorites. Pourtant, il est clair que je ne suis pas un adapte du camping et ce pour deux raisons : la première les moustiques, nuts, deer flies et autres insectes m’adorent et la deuxième, je dors mal en général dans vrai lit alors en camping, je ne dors quasiment pas et donc difficile de récupérer dans ces conditions et d’enchainer les longues randonnées. Nous avions raté à deux occasions en 2013 et 2014 de faire du backpacking dans Coyote Gulch suite à annulation de dernières minutes d’amis américain (Shuttle oblige) mais cette fois ci c’était décidé nous allions franchir le pas mais avec un cahier des charges simple : faire le plus light possible afin que les randonnées ne soient pas un calvaire. J’ai donc investi un peu dans du matériel ultra light - Tente Big Agnes Scout UL2 : une mono toit de 2 places de moins de 900 grammes dont l’originalité est que la structure est composée des 2 bâtons de marches. Nous ne marchions jamais avec des bâtons mais force est de constater que cela soulage les genoux et permet d’avancer plus vite. Cette tente permet de loger à deux (matelas therm a rest de 63cm de large) avec les sacs à dos à l’intérieur. De plus aucune perte de place car les parois sont verticales sur les 4 côtés sur env 30cm de haut et la ventilation est top. Bref cette tente nous a donné entière satisfaction et est à des années lumières des decathlon ultralight T2 ou T3 que je vais m’empresser de vendre sur le bon coin - Réchaud primus de moins de 100g qui est très efficace et très compact : un simple mug en graphite permet de loger la cartouche de gaz (en tout cas les modèles que l’on trouve en France car aux US je n’ai pas trouvé de cartouche aussi compacte) et le bruleur
Pour le reste nous avions déjà des matelas therm a rest de 3,8cm et 63cm de large qui ne sont pas trop lourd (mais on fait mieux maintenant) et deux duvet en plume d’oie Lestra de 820g chacun ce qui est correct. Enfin, dernier achat et non des moindres j’ai enfin remplacé mon vieillissant appareil photo Sony DSC R1 par un Sony RX10. Le DSC-R1 qui m’a donné entière satisfaction depuis 2006 mais les hautes sensibilités étaient difficilement exploitable. le RX10 est un très bon appareil avec un zoom 24-200 qui ouvre à f2,8 constant , une ergonomie au top (mis à part l’écran pas assez inclinable dans toutes les positions à mon gout) et un très bon viseur électronique très fin et détaillé.
Jour 1: après un vol Paris Portland via Salt Lake , il faut se rendre à l’évidence : c’est la première fois en 18 voyages qu’on arrive aux Etats Unis sous la pluie et pas une pluie fine, du bon gros orage de derrière les fagots. L’été a été exceptionnellement sec en Oregon mais le temps s’est détraqué juste pour notre arrivée….. Notre véhicule sera un Ford Explorer modèle 2016 toutes options , hyper confortable donc idéal pour tracer la route et pour l’Oregon, je n’ai que faire des capacité de franchissement du véhicule. Après avoir fait les courses, nous nous endormons en nous demandant comment nous allons jongler avec la météo le lendemain
Jour 2 : justement, la première chose que nous ferons en cette matinée du deuxième jour est de retourner au Wal mart pour acheter un grand parapluie, style parapluie de Golf histoire de ne pas être trempés comme des gardons à la moindre forte averses. L’achat sera vite rentabilisé durant cette première journée qui sera quelque peu humide…. Cette journée est consacrée aux warterfalls qui sont abondantes le long des columbia River Gorges. Dès la première, il pleut beaucoup et c’est avec les pantalons de pluie, les vestes gore tex et le parapluie (utile pour protéger également l’objectif de l’appareil photo) que l’on passe quelque instants a Latourell falls.

La route est jonchée de pierres qui tombent des falaises et de branches d’arbres, bref du bonheur. Pour la deuxième cascade, Bridal vail falls,

la pluie s’est calmée mais pour Wahkeena falls cela repart de plus belle et on rebrousse chemin au cours d’une randonnée censée amener à une cascade située plus en hauteur. Il fait vraiment un temps de merde mais heureusement nous allons avoir une éclaircie pour Multnomah falls

et même un rayon de soleil qui va nous permettre de pique-niquer en extérieur et d’aller jusqu’à Triple falls

mais le retour à la voiture se fera sous des trombes d’eau. Un petit stop à Horse tail falls

et directement cascade motel à Cascade Lock, charmant motel constitué de bungalow tout confort. En fin d’après-midi , je fais confiance à accuweather.com qui est souvent très précis en météo heure / heure pour aller à Elowah falls que nous pourrons admirer au sec.

Jour 3 : toujours selon accuweather il y a une chance de passer la journée au sec. Nous commençons donc par une cascade que nous n’avons pas pu faire la veille : wahclella falls.

L’avantage avec les cascade est que le manque de luminosité n’est pas trop préjudiciable , tant mieux, il n’y en a guère !!!! route ensuite vers des cascades plus confidentielles : - Panther creek falls :
une petite randonnée mène à un promontoire d’où il est difficile de faire de bonnes photos. Il est possible de descendre au pied mais il n’y a pas de trail et c’est très glissant et très pentu donc je ne prendrais pas de risque surtout en tout début de voyage- Falls creek falls :
une superbe cascade sur deux étages très impressionnantes
Il est temps de prendre ensuite la route vers la côte avec une première étape à Seaside où nous arrivons au sec mais avec une luminosité proche du 0 absolu… pour les photos on repasseraJour 4 : que dire de cette journée si ce n’est qu’elle a été pourrie à tout point de vue.
après une rapide incursion la veille sur Cannon Beach, nous quittons Seaside

Acte 1 : il pleut très fort. Nous ne le savons pas encore mais il va pleuvoir toute la journée avec un luminosité nulle et du brouillard Acte 2 : on tente une incursion dans Ecola State park et Indian Beach.


Je cherche à me rapprocher d’un point de vue sur une arche en sautant d’un rocher à l’autre et mon bâton tombe dans une faille entre deux rochers. Heureusement Lysiane repère un passage où je me glisse à 4 pattes pour le récupérer
Acte 3 : il y a une pente boueuse à gravir pour accéder à un point de vue où il est certain que je ferais une photo de merde mais j’y vais quand même et ce qui devait arriver arriva : je tombe lourdement sur l’épaule et glisse dans la boue le long de la pente. Bien joué et en plus je me suis fait mal à l’épaule, douleur qui me restera pendant 2 bonnes semaines
Acte 4 : Lysiane se fait surprendre par la marée et ses chaussures de randonnées sont remplie d’eau de mer. Nul doute qu’avec la sècheresse ambiante, elle vont sécher hyper rapidement… Une demi-heure à suffit à caractériser cette journée merdique où nous n’aurons que 15 minutes de répit à Cape Kiwanda. Arrivée à Yachats au Fireside motel (très bien) sous la pluie bien entendue pour cette journée à oublier au plus vite
Jour 5 : cette nouvelle journée commence comme la précédente s’est terminée à savoir sous la pluie pour la visite du phare de Heceda Head et puis arrivés au phare le temps commence à se dégager


Ensuite au-delà de nos espérances, lorsque nous arrivons au niveau des Oregon sand dunes, le soleil fait son apparition. Nous commençons par faire la randonnée de tahkenitch trail jusqu’à L’océan et pique-niquer puis une deuxième, john dellenback trail où on marche beaucoup plus longtemps dans les dunes qui sont superbes et mènent encore une fois à l’Océan.


De plus, les fortes pluies ont bien tassé le sable donc la marche est très agréable. Au final nous ferons pas loin de 20km dans les dunes sous le soleil. après un stop sur bandon Beach


Nous arriverons à Gold Beach juste pour le coucher de soleil sur l’Océan

et après cela un diner succulent (pates aux fruits de mer à tomber par terre) dans ce qui semble être le meilleur restaurant de la ville
Comment terminer mon voyage en Floride English translation pending
Bonjour à tous,
je viens vous demander un peu d'aide pour finaliser les préparatifs de notre voyage en Floride.
Mon ami et moi partons début Novembre 2015 pour 15 jours.
-5 jours pour les everglades, les keys et Miami. -5 jours en croisiere Royal Carribéan pour les Bahamas. -2 jours à Fort Lauderdale.
Il nous reste encore 3 jours pleins et je suis un peu en manque d'inspiration. Sachant que nous avons loué une voiture pour nous déplacer, les KMs (ou miles) à parcourir ne nous font pas peur.
Maintenant, j'hésite entre la cote ouest ou le nord de la Floride ( Cap canveral et Orlando). Nous ne sommes pas interressés par les parcs, ni les musées mais plutôt par de beaux paysages, belles plages et "coins typiques ou à voir absolument"...
Votre avis pourrait nous guider... merci.
je viens vous demander un peu d'aide pour finaliser les préparatifs de notre voyage en Floride.
Mon ami et moi partons début Novembre 2015 pour 15 jours.
-5 jours pour les everglades, les keys et Miami. -5 jours en croisiere Royal Carribéan pour les Bahamas. -2 jours à Fort Lauderdale.
Il nous reste encore 3 jours pleins et je suis un peu en manque d'inspiration. Sachant que nous avons loué une voiture pour nous déplacer, les KMs (ou miles) à parcourir ne nous font pas peur.
Maintenant, j'hésite entre la cote ouest ou le nord de la Floride ( Cap canveral et Orlando). Nous ne sommes pas interressés par les parcs, ni les musées mais plutôt par de beaux paysages, belles plages et "coins typiques ou à voir absolument"...
Votre avis pourrait nous guider... merci.
1er voyage dans les parcs nationaux du Sud-Ouest américain en 23 jours English translation pending
Bonjour a tous,
Le thème de ce voyage ne constitue pas une grande nouveauté, mais c'est notre premier voyage dans le S/O USA et si je pouvais avoir quelques retours sur le parcours qui n'est qu'une ébauche, vos avis ou conseils seront les bienvenus et vous en remercie. Pour info: Avion Orly- San Francisco 1395 euros (pour 2) Voiture catégorie "moyenne intermédiaire" Chevrolet Cruz. chez AVIS aéroport 574 euros (20j) Nous n'avons retenu aucun hôtel car départ le 4 octobre et en principe il y a de la place à cette période.
Jour1- .San Francisco - Modesto car arrivée prévue à 15 h 00 et prendre voiture etc.. jour2 - Modesto Sequoia national park, logement à Wuksachi jour3 - Sequoia Wuksachi - Bakersfield 2h35 175 kms jour 4 - Bakersfield - Death Valley: 4 h 00 350 kms jour 5- Death Valley - Las Vegas: 3 H 00. - 2 nuits Hôtel jour 7- Las Vegas - Springdale- parc de zion-Bryce Canyon 5 h de route et 2 nuits à Bryce Canyon. (adresse hôtel ?) jour 9- Bryce canyon - Torrey 2h30 par la scenic bygway 12 jour 10 - Torrey - Moab - Canyolands et arches 4 h 00 - 250 kms par Fremont River, route 24 Goblin Valley Hôtel 2 nuits jour 12 - Moab - Mesa verde - Monument Valley 3 h 00 et 230 kms -Hôtel (adresse hôtel) jour 13 - Monument valley - lake Powell - Antelope canyon 3 h 15 - 195 kms. 2 nuits mais où....(adresse svp...) jour 15 - Page - Tusayan - Grand Canyon 3 H 30 et 175 kms. jours 16 - Tusayan - Las Vegas 6 H 00 et 430 kms par Flagstaff et Williams route 66. Je reviens de Tusayan pour Los Angeles par Vegas pour scinder en 2 le trajet jour 17 - Las Vegas - Los Angeles - 5 H 00 et 450 kms. jour 18 - Los Angeles Santa Barbara Monterey 6 H 30 et 2 jours hôtel car visite de l'aquarium jour 19 - Monterey - San Francisco et dépose la voiture reste 3 jours pour visiter la ville. Avez vous des adresses d'hôtels à San Francisco en sachant que nous serons redevenus piétons Vous avez compris que notre intérêt est la visite des parcs, nous ne comptons pas faire de grandes rando car pas le temps avec ce parcours et ma gazelle tire un peu la patte ces temps-ci, ( 65 ans tous les 2, pas en tout...chacun..) Mille mercis pour votre avis sur cet itinéraire et adresses des hôtels ..... Cordialement francis
Le thème de ce voyage ne constitue pas une grande nouveauté, mais c'est notre premier voyage dans le S/O USA et si je pouvais avoir quelques retours sur le parcours qui n'est qu'une ébauche, vos avis ou conseils seront les bienvenus et vous en remercie. Pour info: Avion Orly- San Francisco 1395 euros (pour 2) Voiture catégorie "moyenne intermédiaire" Chevrolet Cruz. chez AVIS aéroport 574 euros (20j) Nous n'avons retenu aucun hôtel car départ le 4 octobre et en principe il y a de la place à cette période.
Jour1- .San Francisco - Modesto car arrivée prévue à 15 h 00 et prendre voiture etc.. jour2 - Modesto Sequoia national park, logement à Wuksachi jour3 - Sequoia Wuksachi - Bakersfield 2h35 175 kms jour 4 - Bakersfield - Death Valley: 4 h 00 350 kms jour 5- Death Valley - Las Vegas: 3 H 00. - 2 nuits Hôtel jour 7- Las Vegas - Springdale- parc de zion-Bryce Canyon 5 h de route et 2 nuits à Bryce Canyon. (adresse hôtel ?) jour 9- Bryce canyon - Torrey 2h30 par la scenic bygway 12 jour 10 - Torrey - Moab - Canyolands et arches 4 h 00 - 250 kms par Fremont River, route 24 Goblin Valley Hôtel 2 nuits jour 12 - Moab - Mesa verde - Monument Valley 3 h 00 et 230 kms -Hôtel (adresse hôtel) jour 13 - Monument valley - lake Powell - Antelope canyon 3 h 15 - 195 kms. 2 nuits mais où....(adresse svp...) jour 15 - Page - Tusayan - Grand Canyon 3 H 30 et 175 kms. jours 16 - Tusayan - Las Vegas 6 H 00 et 430 kms par Flagstaff et Williams route 66. Je reviens de Tusayan pour Los Angeles par Vegas pour scinder en 2 le trajet jour 17 - Las Vegas - Los Angeles - 5 H 00 et 450 kms. jour 18 - Los Angeles Santa Barbara Monterey 6 H 30 et 2 jours hôtel car visite de l'aquarium jour 19 - Monterey - San Francisco et dépose la voiture reste 3 jours pour visiter la ville. Avez vous des adresses d'hôtels à San Francisco en sachant que nous serons redevenus piétons Vous avez compris que notre intérêt est la visite des parcs, nous ne comptons pas faire de grandes rando car pas le temps avec ce parcours et ma gazelle tire un peu la patte ces temps-ci, ( 65 ans tous les 2, pas en tout...chacun..) Mille mercis pour votre avis sur cet itinéraire et adresses des hôtels ..... Cordialement francis
Croisière "Été indien" sur l'Horizon du 24 au 31 octobre English translation pending
Bonjour,
Nous partons en croisière sur l'horizon du 24 au 31/10/2015.
Les escales sont : - Mahon - Palma de Majorque - Ibiza - Alicante - Barcelone
Avez-vous des idées d'excursion lors de ces escales sachant que nous préférons les organiser nous-mêmes et que nous sommes plus paysages que monuments ; nous avons besoin de vos bons tuyaux surtout pour les 4 premières car nous connaissons Barcelone.
J'attends avec impatience vos bons conseils, comme d'habitude !!!
Merci d'avance Catherine
Nous partons en croisière sur l'horizon du 24 au 31/10/2015.
Les escales sont : - Mahon - Palma de Majorque - Ibiza - Alicante - Barcelone
Avez-vous des idées d'excursion lors de ces escales sachant que nous préférons les organiser nous-mêmes et que nous sommes plus paysages que monuments ; nous avons besoin de vos bons tuyaux surtout pour les 4 premières car nous connaissons Barcelone.
J'attends avec impatience vos bons conseils, comme d'habitude !!!
Merci d'avance Catherine
Récit d'un voyage fantastique dans l'Ouest en juillet 2015 English translation pending
Bonjour à tous,
De retour après un fabuleux voyage dans l’ouest, j’attaque la rédaction d’un compte-rendu de nos magnifiques vacances.
D’un côté, je le fais égoïstement… car j’ai le blues… et oui, c’est fini… 😮 Des mois et des mois de préparation (période où l’on voyage déjà), un voyage fantastique et là maintenant, c’est terminé, alors je rédige notre voyage afin de le prolonger encore ! 😛 Et d’un autre côté, pour partager notre expérience car j’ai moi-même lu énormément de comptes-rendus pendant la préparation, toujours en passant très rapidement les photos que je ne regardais pas ou peu car je voulais garder le plus possible la surprise !
Actuellement, je les relis et cette fois je m’attarde sur chaque photo qui me rappelle tous ces beaux paysages.
Notre famille : Mon mari, 48 ans, informaticien, aime bien la photo, nos filles 15 et 13 ans et moi-même 40 ans cette année (raison de notre voyage !), comptable. Nous habitons la Suisse. Randonneurs du dimanche mais motivés ! Nous voyageons régulièrement (je suis une férue de voyages, une vraie passion) et essayons toujours d’en voir et faire le maximum. (les enfants trouvent qu’on exagère certaines fois…)
Organisation : J’ai tout organisé moi-même, (l’organisation ça n’intéresse pas mon mari !), grâce aux forums et à toutes les personnes qui m’ont gentiment aidée à établir un itinéraire qui tienne la route. Bien sûr les classiques étaient au rendez-vous car nous ne sommes jamais allés dans cette région auparavant (une seule escapade aux USA, en Floride). J’ai donc essayé de concocter un circuit qui plaise à toute la famille avec des classiques et des moins classiques, beaucoup de parcs naturels avec des randonnées (nous sommes plutôt nature), également des villes (surtout pour nos filles) et des activités ludiques (spectacles, parc d’attraction, shopping et j’en passe !).
Un énorme MERCI à Itat et son blog fantastique, bourré de bons conseils, Jpg13, PapJ59, Bastinj, Durandale2, Evajules, Caussat, Isap29, Hiacinthe, Seb6210, Pong, JMPe, Zitounet, Uluru ainsi que tous les autres actifs sur ce forum, pour leurs excellents conseils avec lesquels j’ai pu établir un itinéraire qui tienne la route.MERCI MERCI MERCI !
Vols réservés avec British Airway, Genève-Londres-Los Angeles et retour. Voiture réservée en package avec le vol auprès d’Avis, catégorie SUV standard. Nous avons eu droit à un GMC terrain 4x4, soit une catégorie supérieure sans supplément 🙂.
Budget : explosé...🤪 CHF 15'000.00 tout compris Nous avons fait le choix de dormir chaque fois que cela était possible, dans les parcs nationaux afin d'éviter des allers-retours.
Pique-nique la journée et resto le soir (peu de fastfood). Malgré tout ce qu'on nous avait dit, nous avons franchement bien mangé !😉
Itinéraire : Voici ce qui était prévu :
J1 (Samedi, 04 Juillet 2015) Arrivée à Los Angeles à 12h30 Hollywood Bd et Griffith Observatoire Feux d'artifices Santa Monica. Nuit Coral Sands
J2 (Dimanche, 05 Juillet 2015) Los Angeles > Grand Canyon NP (South Rim) Oatman, Kingman, Seligman. Coucher de soleil et nuit à El Tovar
J3 (Lundi, 06 Juillet 2015) Journée : Grand Canyon NP (South Rim) South Kaibab Trail Points de vues Hermits Road. Nuit El Tovar
J4 (Mardi, 07 Juillet 2015) Grand Canyon NP (South Rim) > Page Horseshoe Bend Baignade et ballade en bateau 1h30.Nuit Quality Inn
J5 (Mercredi, 08 Juillet 2015) Page et sa région Lower Antelope 8h30 (réservé) Upper Antelope 11h30 (réservé) Baignade ou ballade en bateau si pas fait. Nuit Quality Inn
J6 (Jeudi, 09 Juillet 2015) Page > Monument Valley Survol du Lake Powell, Goosenecks SP, Moki Dugway - Muley Point Valley of the gods, Monument Valley. Scenic Road. Nuit The View
J7 (Vendredi, 10 Juillet 2015) Monument Valley > Mesa Verde NP Cliff Palace et points de vues. Nuit Far View Lodge
J8 (Samedi, 11 Juillet 2015) Mesa Verde NP > Moab Matin : Mesa Verde NP. Balcony House, Corona Arch ou Fishers Towers au coucher de soleil. Nuit Aarchway Inn
J9 (Dimanche, 12 Juillet 2015) Arches NP. Devil's Garden Devil's Garden ou autre Delicate Arch au coucher de soleil Nuit Aarchway Inn
J10 (Lundi, 13 Juillet 2015) Canyonlands NP (Island in the Sky). Island in th Sky Dead Horse ST Nuit Aarchway Inn
J11 (Mardi, 14 Juillet 2015) Moab > Torrey Goblin Valley et Little Wild Horse Canyon Fruita Area et scenic drive. Nuit à Torrey Austin's Chuckwagon Lodge
J12 (Mercredi, 15 Juillet 2015) Capitol Reef NP > Bryce Canyon Scenic Road 12, Burr Trail Road. Nuit Bryce Canyon Lodge
J13 (Jeudi, 16 Juillet 2015) Bryce Canyon > Zion Queen's Garden Trail et Navajo Loop Canyon Overlook Trail. Nuit Zion Lodge
J14 (Vendredi, 17 Juillet 2015) Zion > Las Vegas The Narrows Valley of fire. Scenic Road + The Wave. Nuit Mirage
J15 (Samedi, 18 Juillet 2015) Las Vegas Visite du Strip, Cirque du Soleil "KA". Nuit Mirage
J16 (Dimanche, 19 Juillet 2015) Las Vegas > Death Valley NP Outlets Dante’s View, Badwater, Artist's Drive. Nuit Furnace Creek Ranch
J17 (Lundi, 20 Juillet 2015) Death Valley NP – Three Rivers Zabriskie Point au lever du soleil Mosaic Canyon, Mesquite Sand Dunes Alabama Hills (Lone Pine). Nuit Three Rivers Comfort Inn
J18 (Mardi, 21 Juillet 2015) Three Rivers > Oakhurst Sequoia NP & Kings Canyon NP. Nuit Oakhurst, Yosemite Southgate Hotel
J19 (Mercredi, 22 Juillet 2015) Oakhurst > San Francisco Glacier Point Vallée et points de vue. Nuit San Francisco Mayflower
J20 (Jeudi, 23 Juillet 2015) San Francisco Nuit Mayflower
J21 (Vendredi, 24 Juillet 2015) San Francisco Nuit Mayflower
J22 (Samedi, 25 Juillet 2015) San Francisco > San Simeon Monterey, 17 Mile Drive, Point Lobos State Reserve Julia Pfeiffer Burns State Park, Piedras Blancas. Nuit à Sands by the Sea
J23 (Dimanche, 26 Juillet 2015) San Simeon > Los Angeles Santa Barbara, Malibu. Nuit à Ocean View Santa Monica
J24 (Lundi, 27 Juillet 2015) Los Angeles Universal Studios (Front of Line). Nuit à Ocean View Santa Monica
J25 (Mardi, 28 Juillet 2015) Los Angeles Santa Monica et Venice Beach Départ 21h40 de notre vol de retour
Et maintenant, commençons ! Merci pour votre patience et indulgence pour la suite !😊
De retour après un fabuleux voyage dans l’ouest, j’attaque la rédaction d’un compte-rendu de nos magnifiques vacances.
D’un côté, je le fais égoïstement… car j’ai le blues… et oui, c’est fini… 😮 Des mois et des mois de préparation (période où l’on voyage déjà), un voyage fantastique et là maintenant, c’est terminé, alors je rédige notre voyage afin de le prolonger encore ! 😛 Et d’un autre côté, pour partager notre expérience car j’ai moi-même lu énormément de comptes-rendus pendant la préparation, toujours en passant très rapidement les photos que je ne regardais pas ou peu car je voulais garder le plus possible la surprise !
Actuellement, je les relis et cette fois je m’attarde sur chaque photo qui me rappelle tous ces beaux paysages.
Notre famille : Mon mari, 48 ans, informaticien, aime bien la photo, nos filles 15 et 13 ans et moi-même 40 ans cette année (raison de notre voyage !), comptable. Nous habitons la Suisse. Randonneurs du dimanche mais motivés ! Nous voyageons régulièrement (je suis une férue de voyages, une vraie passion) et essayons toujours d’en voir et faire le maximum. (les enfants trouvent qu’on exagère certaines fois…)
Organisation : J’ai tout organisé moi-même, (l’organisation ça n’intéresse pas mon mari !), grâce aux forums et à toutes les personnes qui m’ont gentiment aidée à établir un itinéraire qui tienne la route. Bien sûr les classiques étaient au rendez-vous car nous ne sommes jamais allés dans cette région auparavant (une seule escapade aux USA, en Floride). J’ai donc essayé de concocter un circuit qui plaise à toute la famille avec des classiques et des moins classiques, beaucoup de parcs naturels avec des randonnées (nous sommes plutôt nature), également des villes (surtout pour nos filles) et des activités ludiques (spectacles, parc d’attraction, shopping et j’en passe !).
Un énorme MERCI à Itat et son blog fantastique, bourré de bons conseils, Jpg13, PapJ59, Bastinj, Durandale2, Evajules, Caussat, Isap29, Hiacinthe, Seb6210, Pong, JMPe, Zitounet, Uluru ainsi que tous les autres actifs sur ce forum, pour leurs excellents conseils avec lesquels j’ai pu établir un itinéraire qui tienne la route.MERCI MERCI MERCI !
Vols réservés avec British Airway, Genève-Londres-Los Angeles et retour. Voiture réservée en package avec le vol auprès d’Avis, catégorie SUV standard. Nous avons eu droit à un GMC terrain 4x4, soit une catégorie supérieure sans supplément 🙂.
Budget : explosé...🤪 CHF 15'000.00 tout compris Nous avons fait le choix de dormir chaque fois que cela était possible, dans les parcs nationaux afin d'éviter des allers-retours.
Pique-nique la journée et resto le soir (peu de fastfood). Malgré tout ce qu'on nous avait dit, nous avons franchement bien mangé !😉
Itinéraire : Voici ce qui était prévu :
J1 (Samedi, 04 Juillet 2015) Arrivée à Los Angeles à 12h30 Hollywood Bd et Griffith Observatoire Feux d'artifices Santa Monica. Nuit Coral Sands
J2 (Dimanche, 05 Juillet 2015) Los Angeles > Grand Canyon NP (South Rim) Oatman, Kingman, Seligman. Coucher de soleil et nuit à El Tovar
J3 (Lundi, 06 Juillet 2015) Journée : Grand Canyon NP (South Rim) South Kaibab Trail Points de vues Hermits Road. Nuit El Tovar
J4 (Mardi, 07 Juillet 2015) Grand Canyon NP (South Rim) > Page Horseshoe Bend Baignade et ballade en bateau 1h30.Nuit Quality Inn
J5 (Mercredi, 08 Juillet 2015) Page et sa région Lower Antelope 8h30 (réservé) Upper Antelope 11h30 (réservé) Baignade ou ballade en bateau si pas fait. Nuit Quality Inn
J6 (Jeudi, 09 Juillet 2015) Page > Monument Valley Survol du Lake Powell, Goosenecks SP, Moki Dugway - Muley Point Valley of the gods, Monument Valley. Scenic Road. Nuit The View
J7 (Vendredi, 10 Juillet 2015) Monument Valley > Mesa Verde NP Cliff Palace et points de vues. Nuit Far View Lodge
J8 (Samedi, 11 Juillet 2015) Mesa Verde NP > Moab Matin : Mesa Verde NP. Balcony House, Corona Arch ou Fishers Towers au coucher de soleil. Nuit Aarchway Inn
J9 (Dimanche, 12 Juillet 2015) Arches NP. Devil's Garden Devil's Garden ou autre Delicate Arch au coucher de soleil Nuit Aarchway Inn
J10 (Lundi, 13 Juillet 2015) Canyonlands NP (Island in the Sky). Island in th Sky Dead Horse ST Nuit Aarchway Inn
J11 (Mardi, 14 Juillet 2015) Moab > Torrey Goblin Valley et Little Wild Horse Canyon Fruita Area et scenic drive. Nuit à Torrey Austin's Chuckwagon Lodge
J12 (Mercredi, 15 Juillet 2015) Capitol Reef NP > Bryce Canyon Scenic Road 12, Burr Trail Road. Nuit Bryce Canyon Lodge
J13 (Jeudi, 16 Juillet 2015) Bryce Canyon > Zion Queen's Garden Trail et Navajo Loop Canyon Overlook Trail. Nuit Zion Lodge
J14 (Vendredi, 17 Juillet 2015) Zion > Las Vegas The Narrows Valley of fire. Scenic Road + The Wave. Nuit Mirage
J15 (Samedi, 18 Juillet 2015) Las Vegas Visite du Strip, Cirque du Soleil "KA". Nuit Mirage
J16 (Dimanche, 19 Juillet 2015) Las Vegas > Death Valley NP Outlets Dante’s View, Badwater, Artist's Drive. Nuit Furnace Creek Ranch
J17 (Lundi, 20 Juillet 2015) Death Valley NP – Three Rivers Zabriskie Point au lever du soleil Mosaic Canyon, Mesquite Sand Dunes Alabama Hills (Lone Pine). Nuit Three Rivers Comfort Inn
J18 (Mardi, 21 Juillet 2015) Three Rivers > Oakhurst Sequoia NP & Kings Canyon NP. Nuit Oakhurst, Yosemite Southgate Hotel
J19 (Mercredi, 22 Juillet 2015) Oakhurst > San Francisco Glacier Point Vallée et points de vue. Nuit San Francisco Mayflower
J20 (Jeudi, 23 Juillet 2015) San Francisco Nuit Mayflower
J21 (Vendredi, 24 Juillet 2015) San Francisco Nuit Mayflower
J22 (Samedi, 25 Juillet 2015) San Francisco > San Simeon Monterey, 17 Mile Drive, Point Lobos State Reserve Julia Pfeiffer Burns State Park, Piedras Blancas. Nuit à Sands by the Sea
J23 (Dimanche, 26 Juillet 2015) San Simeon > Los Angeles Santa Barbara, Malibu. Nuit à Ocean View Santa Monica
J24 (Lundi, 27 Juillet 2015) Los Angeles Universal Studios (Front of Line). Nuit à Ocean View Santa Monica
J25 (Mardi, 28 Juillet 2015) Los Angeles Santa Monica et Venice Beach Départ 21h40 de notre vol de retour
Et maintenant, commençons ! Merci pour votre patience et indulgence pour la suite !😊
De la grosse pomme aux plages de Floride: carnet au jour le jour d’un voyage en famille English translation pending
J-4 : Dans quelques jours, nous y serons !! Un an de préparation, des dizaines heures à cogiter, à rêver, des centaines de pages lues et analysées, et maintenant il ne reste que les valises à boucler avant de nous envoler vers les States !!
C’est le moment d’ouvrir ce carnet que je veux écrire au jour le jour, même si je ne peux pas le poster chaque jour, au moins je veux fixer les impressions du moment, sans analyse à posteriori. J’ai envie de le faire à la fois pour nous, comme souvenir, et à la fois pour partager, avec les gens que je connais, notre famille, nos amis, mais aussi ceux que je ne connais pas, les lecteurs de ce forum, pour rendre tout ce que m’a apporté la lecture des différents carnets que j’ai pu découvrir ici et qui m’ont énormément aidés dans mes préparatifs.
Nous, c’est les parents Franck et Stéphanie (moi), et nos 3 louloutes Laura (11 ans) et Chloé et Camille (8ans1/2)
Le voyage : 8 jours à New-York, suivi de 3 semaines en Floride
Le projet est né en mars 2014 …pendant le trajet retour d’un autre voyage, au Sri Lanka. Question en l’air « Alors, la prochaine fois, on va où ? » Evidemment 3 réponses différentes 😛: Laura : la Chine pour voir les pandas (pourquoi pas mais pas tout de suite), Camille : Madagascar (on cherche encore pourquoi …) et Chloé, New-York …tient ça c’est une idée qui branche tout le monde !
Du coup je me lance dans les recherches, et je tombe sur des combinés NYC /Floride, après tout, le billet d’avion c’est ce qui coute le plus cher, alors pourquoi pas ? En plus il y aurait de quoi contenter toute la famille : moi qui rêve de NYC depuis longtemps, les filles qui veulent voir la statue de la Liberté, Chloé qui veut nager avec les dauphins, et mon grand enfant de mari qui adore les parcs d’attraction !! Evidemment pas question de faire ça en voyage organisé, 10 jours au pas de course pour un budget faramineux à 5 !! Même pas peur, j’organiserai ça moi-même !!
Première étape : trouver des échanges de maison, un bon moyen de réduire le budget (surtout à NYC !!) et surtout d’avoir une autre vision des endroits visités. Juin 2014 : première proposition d’échange pour la côte ouest de la Floride, Aout 2014 : deuxième échange conclu, maison avec jardin à Brooklyn !! Génial !🙂
Deuxième étape : établir un programme et un itinéraire. J’utilise les guides verts Michelin, les guides du Routard, pour dégrossir, et surtout les blogs, sites de voyages et carnets qui sont une mine d’information avec des avis parfois contradictoires mais qui peuvent permettre de se projeter plus facilement (ce sont des vrais gens qui écrivent !! avec des vrais enfants qui peuvent être aussi ch** que les nôtres !!😇) En fait, je commence déjà à voyager !
Troisième étape : les billets d’avion. Alors là, bienvenue dans la jungle des prix qui changent au jour le jour !! Je repère des billets avec des prix et des horaires corrects sur Air France, j’attends de recevoir ma carte Amex pour pouvoir payer en 3 fois et le jour où je vais faire ma réservation : +1500€ !!🤪 Je crise un peu et je reprends les recherches, je trouve les mêmes vols sur Expédia, au prix où je les avais vu avant, mais sur Delta …opéré par AF !! J’achète avant que ça ne change encore !!
Au total : 6500€ pour 5 Nantes-NYC, NYC-Miami, Miami-Nantes. Il était possible de trouver un peu moins cher (mais pas tant que ça) avec plus d’escales, des horaires à la noix ou des transits de 8h à Amsterdam ou à Lisbonne, nous avons fait le choix du confort de voyage afin de profiter au mieux, on est en vacances après tout !!
Ensuite les réservations pour les hôtels, voitures et activités ont été faites tout au long de l’année, de façon à étaler les paiements, profiter des promos. Il faut juste avoir une idée assez précise de ce que l’on veut faire, et, un conseil, prendre l’option modifiable !! Surtout quand on découvre au fil des lectures de carnets de voyage des choses qu’on n’avait pas vu dans les guides ! J’avais choisi tous les hôtels en Novembre …en Mai j’ai rajouté une étape à Homosassa Springs, donc dû chercher un hôtel par-là, annuler celui d’Orlando pour diminuer le séjour d’une nuit, et finalement trouver un autre hôtel plus proche des parcs !! C’est le risque quand on a du temps pour préparer, on n’en finit pas de vouloir améliorer son séjour, au point de se prendre la tête pour tout concilier!! J’ai fait le choix de tout réserver à l’avance même si j’ai lu qu’il était facile de trouver à cette saison, pas envie d’entendre « on dort où, on arrive quand, etc… », le genre de truc qui finira forcément en prise de tête !! Janvier : réservation de la voiture chez Alamo, pour la Floride : monospace 7 places pour avoir assez de place pour 5, les valises pour un mois , le pique-nique etc … Mars : les billets pour Discovery Cove et les dauphins Mai : les billets pour Universal, chez Undercover Tourist , 2 jours + 1 offert Juin : après surveillance des cours, commande de dollars chez Yes Change Juillet : le transfert JFK-Brooklyn en monospace (pas envie de courir après un taxi pour 5 + bagages après 10 heures de voyage) et les NY City Pass (-10% chez Viator) Les applis chargées sur le téléphone : BPVNY : appli payante sur le site du même nom, une mine d’infos utiles sur NYC, j’ai rentré tous les points d’intérêts qui nous souhaitons faire (visites, photos, restos, etc..). il y a un plan interactif et un plan des transports en commun, utilisable hors connexion Un plan du métro en plus : NYC Subway de MX La chaine météo (je surveille déjà tous les jours !!) CoPilot USA : appli GPS hors connexion, 9.90€. J’ai déjà rentré toutes les adresses des hôtels et visites prévues de façon à gagner du temps. Avantage il y a aussi un mode piéton.Bon bref, on est au taquet !! Mercredi j’attaque les bagages et départ vendredi 31 juillet 11h25 !😎 A bientôt pour le début du vrai voyage ….
Ensuite les réservations pour les hôtels, voitures et activités ont été faites tout au long de l’année, de façon à étaler les paiements, profiter des promos. Il faut juste avoir une idée assez précise de ce que l’on veut faire, et, un conseil, prendre l’option modifiable !! Surtout quand on découvre au fil des lectures de carnets de voyage des choses qu’on n’avait pas vu dans les guides ! J’avais choisi tous les hôtels en Novembre …en Mai j’ai rajouté une étape à Homosassa Springs, donc dû chercher un hôtel par-là, annuler celui d’Orlando pour diminuer le séjour d’une nuit, et finalement trouver un autre hôtel plus proche des parcs !! C’est le risque quand on a du temps pour préparer, on n’en finit pas de vouloir améliorer son séjour, au point de se prendre la tête pour tout concilier!! J’ai fait le choix de tout réserver à l’avance même si j’ai lu qu’il était facile de trouver à cette saison, pas envie d’entendre « on dort où, on arrive quand, etc… », le genre de truc qui finira forcément en prise de tête !! Janvier : réservation de la voiture chez Alamo, pour la Floride : monospace 7 places pour avoir assez de place pour 5, les valises pour un mois , le pique-nique etc … Mars : les billets pour Discovery Cove et les dauphins Mai : les billets pour Universal, chez Undercover Tourist , 2 jours + 1 offert Juin : après surveillance des cours, commande de dollars chez Yes Change Juillet : le transfert JFK-Brooklyn en monospace (pas envie de courir après un taxi pour 5 + bagages après 10 heures de voyage) et les NY City Pass (-10% chez Viator) Les applis chargées sur le téléphone : BPVNY : appli payante sur le site du même nom, une mine d’infos utiles sur NYC, j’ai rentré tous les points d’intérêts qui nous souhaitons faire (visites, photos, restos, etc..). il y a un plan interactif et un plan des transports en commun, utilisable hors connexion Un plan du métro en plus : NYC Subway de MX La chaine météo (je surveille déjà tous les jours !!) CoPilot USA : appli GPS hors connexion, 9.90€. J’ai déjà rentré toutes les adresses des hôtels et visites prévues de façon à gagner du temps. Avantage il y a aussi un mode piéton.Bon bref, on est au taquet !! Mercredi j’attaque les bagages et départ vendredi 31 juillet 11h25 !😎 A bientôt pour le début du vrai voyage ….
Le MSC Opera positionné à Cuba cet hiver English translation pending
bonjour
une nouvelle qui vient d'être publiée - MSC positionnera ce bateau à LA HAVANNE cet hiver.
une nouvelle qui vient d'être publiée - MSC positionnera ce bateau à LA HAVANNE cet hiver.
Croisière tour du monde en 2017 English translation pending
bonjour,
j'aimerais partager avec d'autres croisièristes ma préparation pour un deuxième tour du monde avec Costa pour l'année 2017
Merci Sylvie
j'aimerais partager avec d'autres croisièristes ma préparation pour un deuxième tour du monde avec Costa pour l'année 2017
Merci Sylvie
Parking pour croisière au port de Marseille English translation pending
Nous faisons une croisière de 8 jours sur le ZÉNITH ( CDF) avec depart le 30 août prochain
Avez vous des précisions sur l'utilisation du parking ?
Accès , proximité des navires etc
Merci par avance
Parking pour Roissy English translation pending
bonjour
nous partons de roissy cet été , nous envisageons de réserver pour notre voiture un parking privé :
aerpark à villeron , je connais le parking dubois mais il est fermé la nuit
avez vous des avis sur aerpark
merci
Retour de croisière fluviale en Andalousie - Espagne English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà déjà plusieurs jours que nous sommes rentrés de notre croisière en Andalousie, sur le Guadalquivir, sur le bateau " Belle de Cadix " de Croisi-Europe. Depuis Nancy, nous avons gagné Roissy en voiture. Notre véhicule garé chez Transparc à Roissy-Village, un chauffeur de la Société nous a conduit à l'Hôtel Ibis Paris CDG Airport, nous sommes à 5' à pied du terminal T3 où nous avons rendez-vous le lendemain matin. Croisi Europe a affrêté un vol AIRPOST qui se posera sans problème à Séville en fin de matinée. L'aéroport San Pablo est situé à une dizaine de kms de Séville. Nous sommes accueillis par une représentante de Croisi Europe qui s'avèrera une de nos meilleures guides du Voyage. Nous ne sommes attendus au bateau qu'à 17h00, aussi, une fois les bagages chargés dans le car, nous avons le temps de faire connaissance avec cette ville magnifique, nous découvrons la Place d'Espagne, immense et superbe place avec en toile de fond un palais aux murs rouges et devant un plan d'eau avec des bras formant des rivières enjambées par de jolis ponts ouvragés et sur le plan d'eau ... d'innonbrables canoës, pour le moins, surprenant !!! Nous arrivons au bateau, nous sommes accueillis par le personnel et le Commandant Valesco, un cocktail de bienvenue nous est offert au Salon, nous y retrouvons un couple fort sympathique rencontré ce matin à l'aérogare et avec lequel nous partagerons notre table à la Salle à manger.Nous prenons possession de notre cabine, 388, sur le pont supérieur tout près du poste de pilotage, c'est la cabine classique Croisi-Europe mais plus petite et moins bien agencée que celle que nous avions sur le Danube, il faut dire que le bateau date de 2005 et qu'il aurait besoin d'un lifting pour mériter ses 5 ancres !!! Pour le Jour 2, nous commençons la journée par une visite à pied de Séville. Nous marchons pendant plus de 3 heures et voyons successivement l'imposante Cathédrale, l'Alcazar et ses jardins, les ruelles étroites et très animées du quartier juif. Nous rentrons déjeuner à bord, l'aprés-midi est agréable car nous naviguons, du Pont Soleil, nous admirons le paysage sur les rives et nous arrivons à l'embouchure du Guadalquivir, à San Lucar de Barrameda notre bateau quite le fleuve pour l'océan atlantique, il ne reste cependant pas très loin de la côte, le bâteau bouge un peu mais tout se passe bien, nous débarquons à Cadix, après le diner visite à pied de la ville illuminée, en particulier la Place San Juan de Dios où se trouve l'Hotel de Ville, nous admirons des jeux d'eau animés et de couleurs changeante, le tout accompagné de musique, un très bel effet. A demain pour la suite ...
Voilà déjà plusieurs jours que nous sommes rentrés de notre croisière en Andalousie, sur le Guadalquivir, sur le bateau " Belle de Cadix " de Croisi-Europe. Depuis Nancy, nous avons gagné Roissy en voiture. Notre véhicule garé chez Transparc à Roissy-Village, un chauffeur de la Société nous a conduit à l'Hôtel Ibis Paris CDG Airport, nous sommes à 5' à pied du terminal T3 où nous avons rendez-vous le lendemain matin. Croisi Europe a affrêté un vol AIRPOST qui se posera sans problème à Séville en fin de matinée. L'aéroport San Pablo est situé à une dizaine de kms de Séville. Nous sommes accueillis par une représentante de Croisi Europe qui s'avèrera une de nos meilleures guides du Voyage. Nous ne sommes attendus au bateau qu'à 17h00, aussi, une fois les bagages chargés dans le car, nous avons le temps de faire connaissance avec cette ville magnifique, nous découvrons la Place d'Espagne, immense et superbe place avec en toile de fond un palais aux murs rouges et devant un plan d'eau avec des bras formant des rivières enjambées par de jolis ponts ouvragés et sur le plan d'eau ... d'innonbrables canoës, pour le moins, surprenant !!! Nous arrivons au bateau, nous sommes accueillis par le personnel et le Commandant Valesco, un cocktail de bienvenue nous est offert au Salon, nous y retrouvons un couple fort sympathique rencontré ce matin à l'aérogare et avec lequel nous partagerons notre table à la Salle à manger.Nous prenons possession de notre cabine, 388, sur le pont supérieur tout près du poste de pilotage, c'est la cabine classique Croisi-Europe mais plus petite et moins bien agencée que celle que nous avions sur le Danube, il faut dire que le bateau date de 2005 et qu'il aurait besoin d'un lifting pour mériter ses 5 ancres !!! Pour le Jour 2, nous commençons la journée par une visite à pied de Séville. Nous marchons pendant plus de 3 heures et voyons successivement l'imposante Cathédrale, l'Alcazar et ses jardins, les ruelles étroites et très animées du quartier juif. Nous rentrons déjeuner à bord, l'aprés-midi est agréable car nous naviguons, du Pont Soleil, nous admirons le paysage sur les rives et nous arrivons à l'embouchure du Guadalquivir, à San Lucar de Barrameda notre bateau quite le fleuve pour l'océan atlantique, il ne reste cependant pas très loin de la côte, le bâteau bouge un peu mais tout se passe bien, nous débarquons à Cadix, après le diner visite à pied de la ville illuminée, en particulier la Place San Juan de Dios où se trouve l'Hotel de Ville, nous admirons des jeux d'eau animés et de couleurs changeante, le tout accompagné de musique, un très bel effet. A demain pour la suite ...
Meilleurs endroits pour voir les aurores boréales en Laponie English translation pending
Bonjour,
En prévision d'un futur voyage pour essayer de voir quelques aurores boréales, je suis à la recherche de retours d'exprérience de ceux qui connaissent bien la Laponie.
Question météo surtout (les aurores étant difficilement prévisibles, je ne cherche pas à savoir forcément où on en voit le plus): où la météo est-elle la plus favorable en février? où optimise-t-on ses chances de voir des aurores ce mois-là ? Certes la météo est diffcilement prévisible elle aussi mais il y a peut-être des zones moins "embrumées" ou plus sèches que d'autres à cette saison ou des micro-climats pourquoi pas. Je connais bien la région pour y être allé en été et j'hésitais entre la région de Kiruna en Suède (Abisko Station où il y a un micro-cimat plus sec en février paraît-il? difficile d'y coire...), celle d' Ivalo en Finlande ou, non loin, Karasjok en Norvège, voire les Lofoten (mais j'ai un mauvais souvenir de météo d'été...)
Ensuite, pour les habits grand froid: existe-t-il des locations d'équipement?
Et au niveau conduite, les routes sont-elles dégagées facilement? Qui a déjà pris la route Kiruna-Narvik en hiver? C'est bien ouvert ou fermé régulièrement voire totalement?
Je suis preneur de tous les commentaires
Merci!
En prévision d'un futur voyage pour essayer de voir quelques aurores boréales, je suis à la recherche de retours d'exprérience de ceux qui connaissent bien la Laponie.
Question météo surtout (les aurores étant difficilement prévisibles, je ne cherche pas à savoir forcément où on en voit le plus): où la météo est-elle la plus favorable en février? où optimise-t-on ses chances de voir des aurores ce mois-là ? Certes la météo est diffcilement prévisible elle aussi mais il y a peut-être des zones moins "embrumées" ou plus sèches que d'autres à cette saison ou des micro-climats pourquoi pas. Je connais bien la région pour y être allé en été et j'hésitais entre la région de Kiruna en Suède (Abisko Station où il y a un micro-cimat plus sec en février paraît-il? difficile d'y coire...), celle d' Ivalo en Finlande ou, non loin, Karasjok en Norvège, voire les Lofoten (mais j'ai un mauvais souvenir de météo d'été...)
Ensuite, pour les habits grand froid: existe-t-il des locations d'équipement?
Et au niveau conduite, les routes sont-elles dégagées facilement? Qui a déjà pris la route Kiruna-Narvik en hiver? C'est bien ouvert ou fermé régulièrement voire totalement?
Je suis preneur de tous les commentaires
Merci!
Costa Rica: Le grand Bluff English translation pending
De retour d'un voyage en groupe (avec un voyagiste français réputé) "les grands parcs costariciens", j'écris ce petit compte rendu afin de prévenir et de faire réfléchir de futurs candidats voyageurs vers le Costa Rica . Ce pays est probablement le 75e que nous ayons visité dans le monde (en individuel ou en groupe), mais c'est celui où le rapport entre le battage publicitaire et la réalité sur place est le plus invraisemblable pour ne pas dire le plus mensonger . Les textes, les photos annoncent une faune et une flore "exceptionnelle et envahissante" : on croirait qu'il faut se méfier de retrouver des grenouilles vertes ou autres toucans dans son assiette ... La réalité sur place est toute différente : la grenouille verte, on l'a vue une seule fois ... dans un aquarium d'un musée de grenouilles; le toucan , on l'a aperçu une seule fois en deux semaines perché au sommet d'un arbre . Notre groupe était pourtant guidé par un biologiste hors pair avec une connaissance et une érudition formidable (le seul point vraiment positif d'un voyage réellement décevant). Si Coluche avait visité le Costa Rica , il aurait certainement utilisé une de ses citations favorites " Circulez, il n'y a rien à voir"
Retour sur voyage solo au long cour en Asie du Sud-Est English translation pending
Bonjour a tout les (futurs) voyageurs.
Je tenais depuis un long moment deja a mettre mon experience sur ce forum qui ma aide a prepare mon precedent voyage. J etais très friand de ce genre de retour qui m ont beaucoup aide a franchir le pas.
Je suis un homme de 23 ans ( 22 au moment du depart) partit du 5 mars au 22 juin 2014 (environ 3 mois et demi). Je suis alle en Thailande(1 mois et une semaine), en Birmanie (2 semaine), aux Philllipines (3 semaine) et au Cambodge (1 mois). C etait ma premiere fois en asie, ma premiere fois en itinerant, ma premiere fois aussi longtemps et surtout la premiere fois seul. J avais comme budget sur place 6000 euro et ce budget variait de tres roots a aise en fonction de mes envies. A savoir que j ai passe les deux niveau de plonger en thailande, que j ai enormement plonge aux philippine, que j ai eu un probleme dentaire qui ma coute 200 euro et enfin j ai du racheter 2 billets d avions qui n etait pas forcement necessaire ( plus du confort qu autre chose). J avais prevu 5 mois de voyage, ce qui aurait ete largement faisable mais je suis d un naturel trop depensier. Ah et aussi mon niveau d anglais etait faible a mon depart. Voila dans les grandes lignes.
Deja la premiere impression : Tres forte, arrive seul a bangkok apres l avoir reve pendant des mois, c est quelque chose. L impression de realiser son reve et de se dire que tout est possible ( et tout est possible)
L asie du sud-est est vraiment tres facile a voyager, aucune inquietude a avoir ( la seule qualite indispensable est la patience). Meme en Birmanie ou je m attendais a un pays tres dur a voyager, finalement tout se fait tout seul. Presque ete decu, je m attendais a en suer plus.
J ai alterne les moments solo et les moments avec des rencontres. Pour les rencontres, le cambodge reste mon coup de coeur. Je n ai pas voyage seul durant le mois que j ai passe la ba, j ai meme eu a poser des lapins car je savais pas avec qui aller ( ce que je trouvais incroyable sur le coup). Sans doute aussi parce que c etait le dernier pays de mon periple, que j etais beaucoup plus a l aise qu au debut, que mon anglais etait meilleur. Et puis beaucoup de jeune au cambodge, j ai trouve plus qu ailleur ( ou plus visible). Grace a son cote plus libertaire que ses voisins j imagine.
La ou j ai deprime le plus c est les philippines, pays magnifique mais la moitie de mon sejour je l ai passse seul, sans rencontre interessante et c etait tres dur. J avais beau voir des paysages incroyables ( j ai passe mon sejour au visayas), faire des plonges digne de mes plus grands reve, la magie etait partit. J ai serieusement pense a retourner en thailande ou je savais que les rencontres serait plus facile que continuer mon voyage la ba. Mais arrive a Bohol tout a change. J ai fait la rencontre de beaucoup de personne d un seul coup avec qui je suis reste quelque jour et apres sa je suis aller sur la petite ile de Cabilao en plein durant leur festival annuel et je me suis fait heberger presque des la sortie du bateau par une famille ( comprenez famille elargie) de philippins qui m ont offert le gite, le couvert et a boire pendant 4 jours. Qui m ont emmene danse a la fete de l ile, et qui surtout prenait beauocup de plaisir a partager leur vie avec un occidental(tres peu de blanc sur l ile, j etais l attraction du village, tres drole a vivre) et tout sa gratuitement ! Par simple envie d echanger.Je leur ai offert un festin lors de mon dernier soir pour les remercier de ces moments incroyables.
La Thailande et la Birmanie sont plus a demi teinte que les deux autres. J ai alterne les moments de rencontre avec les moments seul mais de maniere bien repartit ce qui ma empeche de ressentir la sollitude et de ne pas profiter de mon voyage. La Birmanie est vraiment une destination que je conseillerais aux voyageurs solo ( qui sont d ailleur nombreux la ba), la population est vraiment incoyable, on est tres souvent venu me parler pour m aider, m offrir un the, apparaitre sur leur photo, etc.. Et tout sa sans but commercial ( sauf a Bagan ou beaucoup d enfant font la manche ou essaye de vous vendre des trucs..). Je ne reviendrais pas sur la sensation de liberte et d etre dans une sorte de reve eveille qui est tres present durant tout le voyage mais plus sur celle de contrainte dont on entend peu parler. C est a dire que je n ai pas fait certaine activite parce que j etais seul, ou parfois j aurais voulu faire la fete mais je n ai pas pu me resoudre a la commence seul. Mais ces contraintes n ont aucunement gache mon voyage.
Le retour est lui tres particulier, un plaisir fou de revoir ses amis, sa famille. J avais mon travail a mon retour ce qui a facilite les choses. Mais malgres tout asses rapidement tout ces souvenirs tourne en boucle. J avais l impression d avoir un peu reve tout sa, je me suis vraiment rendu compte de tout ce que j avais fait en si peu de temps qu a mon retour. Et j ai tout de suite pense a mon prochain voyage, a son organisation. Je pensais repartir seul mais un tres bon ami qui hesitait a se lancer m a rejoint tres vite dans la preparation.
Ce sera a peu pres 6 mois entre l inde, le nepal, l asie du sud est... Je suis tres heureux de pouvoir partager cela avec un proche cette fois. Tres heureux de pouvoir connaitre ces deux facons de voyager. Le depart est dans un mois et contrairement a mon precedent voyage, je n ai aucune apprehension, juste de l excitation et de l envie car je sais maintenant que sur la route tout ne peut que bien se passer.
Voila en tres tres gros mon ressentit. J esper pouvoir aider de futur voyageur au long cour. Si vous avez des questions n hesitez pas. Je vous repondrais avec plaisir !
Je tenais depuis un long moment deja a mettre mon experience sur ce forum qui ma aide a prepare mon precedent voyage. J etais très friand de ce genre de retour qui m ont beaucoup aide a franchir le pas.
Je suis un homme de 23 ans ( 22 au moment du depart) partit du 5 mars au 22 juin 2014 (environ 3 mois et demi). Je suis alle en Thailande(1 mois et une semaine), en Birmanie (2 semaine), aux Philllipines (3 semaine) et au Cambodge (1 mois). C etait ma premiere fois en asie, ma premiere fois en itinerant, ma premiere fois aussi longtemps et surtout la premiere fois seul. J avais comme budget sur place 6000 euro et ce budget variait de tres roots a aise en fonction de mes envies. A savoir que j ai passe les deux niveau de plonger en thailande, que j ai enormement plonge aux philippine, que j ai eu un probleme dentaire qui ma coute 200 euro et enfin j ai du racheter 2 billets d avions qui n etait pas forcement necessaire ( plus du confort qu autre chose). J avais prevu 5 mois de voyage, ce qui aurait ete largement faisable mais je suis d un naturel trop depensier. Ah et aussi mon niveau d anglais etait faible a mon depart. Voila dans les grandes lignes.
Deja la premiere impression : Tres forte, arrive seul a bangkok apres l avoir reve pendant des mois, c est quelque chose. L impression de realiser son reve et de se dire que tout est possible ( et tout est possible)
L asie du sud-est est vraiment tres facile a voyager, aucune inquietude a avoir ( la seule qualite indispensable est la patience). Meme en Birmanie ou je m attendais a un pays tres dur a voyager, finalement tout se fait tout seul. Presque ete decu, je m attendais a en suer plus.
J ai alterne les moments solo et les moments avec des rencontres. Pour les rencontres, le cambodge reste mon coup de coeur. Je n ai pas voyage seul durant le mois que j ai passe la ba, j ai meme eu a poser des lapins car je savais pas avec qui aller ( ce que je trouvais incroyable sur le coup). Sans doute aussi parce que c etait le dernier pays de mon periple, que j etais beaucoup plus a l aise qu au debut, que mon anglais etait meilleur. Et puis beaucoup de jeune au cambodge, j ai trouve plus qu ailleur ( ou plus visible). Grace a son cote plus libertaire que ses voisins j imagine.
La ou j ai deprime le plus c est les philippines, pays magnifique mais la moitie de mon sejour je l ai passse seul, sans rencontre interessante et c etait tres dur. J avais beau voir des paysages incroyables ( j ai passe mon sejour au visayas), faire des plonges digne de mes plus grands reve, la magie etait partit. J ai serieusement pense a retourner en thailande ou je savais que les rencontres serait plus facile que continuer mon voyage la ba. Mais arrive a Bohol tout a change. J ai fait la rencontre de beaucoup de personne d un seul coup avec qui je suis reste quelque jour et apres sa je suis aller sur la petite ile de Cabilao en plein durant leur festival annuel et je me suis fait heberger presque des la sortie du bateau par une famille ( comprenez famille elargie) de philippins qui m ont offert le gite, le couvert et a boire pendant 4 jours. Qui m ont emmene danse a la fete de l ile, et qui surtout prenait beauocup de plaisir a partager leur vie avec un occidental(tres peu de blanc sur l ile, j etais l attraction du village, tres drole a vivre) et tout sa gratuitement ! Par simple envie d echanger.Je leur ai offert un festin lors de mon dernier soir pour les remercier de ces moments incroyables.
La Thailande et la Birmanie sont plus a demi teinte que les deux autres. J ai alterne les moments de rencontre avec les moments seul mais de maniere bien repartit ce qui ma empeche de ressentir la sollitude et de ne pas profiter de mon voyage. La Birmanie est vraiment une destination que je conseillerais aux voyageurs solo ( qui sont d ailleur nombreux la ba), la population est vraiment incoyable, on est tres souvent venu me parler pour m aider, m offrir un the, apparaitre sur leur photo, etc.. Et tout sa sans but commercial ( sauf a Bagan ou beaucoup d enfant font la manche ou essaye de vous vendre des trucs..). Je ne reviendrais pas sur la sensation de liberte et d etre dans une sorte de reve eveille qui est tres present durant tout le voyage mais plus sur celle de contrainte dont on entend peu parler. C est a dire que je n ai pas fait certaine activite parce que j etais seul, ou parfois j aurais voulu faire la fete mais je n ai pas pu me resoudre a la commence seul. Mais ces contraintes n ont aucunement gache mon voyage.
Le retour est lui tres particulier, un plaisir fou de revoir ses amis, sa famille. J avais mon travail a mon retour ce qui a facilite les choses. Mais malgres tout asses rapidement tout ces souvenirs tourne en boucle. J avais l impression d avoir un peu reve tout sa, je me suis vraiment rendu compte de tout ce que j avais fait en si peu de temps qu a mon retour. Et j ai tout de suite pense a mon prochain voyage, a son organisation. Je pensais repartir seul mais un tres bon ami qui hesitait a se lancer m a rejoint tres vite dans la preparation.
Ce sera a peu pres 6 mois entre l inde, le nepal, l asie du sud est... Je suis tres heureux de pouvoir partager cela avec un proche cette fois. Tres heureux de pouvoir connaitre ces deux facons de voyager. Le depart est dans un mois et contrairement a mon precedent voyage, je n ai aucune apprehension, juste de l excitation et de l envie car je sais maintenant que sur la route tout ne peut que bien se passer.
Voila en tres tres gros mon ressentit. J esper pouvoir aider de futur voyageur au long cour. Si vous avez des questions n hesitez pas. Je vous repondrais avec plaisir !
Finlande: quelle tenue emporter pour résister à -30° English translation pending
Bonjour
Partant en famille (2 parents, 2 grands ados) en Laponie pendant les vacances de février, je continue de me poser des questions sur ma valise....J'ai compris que si l'on faisait des activités par un tour op, ils fournissaient une tenue adequate, mais entre les activités, comment résiste t'on s'il fait -30°... Damart, Odlo, Uniqlo?
Un damart plus une polaire fine plus une polaire épaisse plus une veste de ski? Deux collantes plus un pantalon de ski ?
Le plus GROS problème c'est les chaussures. Des après skis fourreé avec 2 paires de chaussettes "thermiques" , ca peut suffire?
Merci à ceux qui sont revenus de me faire part de leur expérience ;-)
Fabienne
Partant en famille (2 parents, 2 grands ados) en Laponie pendant les vacances de février, je continue de me poser des questions sur ma valise....J'ai compris que si l'on faisait des activités par un tour op, ils fournissaient une tenue adequate, mais entre les activités, comment résiste t'on s'il fait -30°... Damart, Odlo, Uniqlo?
Un damart plus une polaire fine plus une polaire épaisse plus une veste de ski? Deux collantes plus un pantalon de ski ?
Le plus GROS problème c'est les chaussures. Des après skis fourreé avec 2 paires de chaussettes "thermiques" , ca peut suffire?
Merci à ceux qui sont revenus de me faire part de leur expérience ;-)
Fabienne
Plus belles randos de 1 à 3 jours dans le NO des USA? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous envisageons un voyage en Californie du Nord, Oregon, Washington en août prochain.
Qui peut m'indiquer ses plus beaux souvenirs de randonnées à la journée ou sur 2 ou 3 jours?
Merci!
Marie
Récit de notre séjour à Rome en famille du 27 au 31 octobre 2014 English translation pending
Récit de notre séjour à Rome Du lundi 27 octobre au vendredi 31 octobre
Lundi 27 octobre :
Nous y voici nous l’avons préparé depuis plusieurs mois et aujourd'hui c’est le grand jour, nous partons à Rome.
Il est 4h du matin tout le monde est debout et existé, nous bouclons les bagages en vérifiant dix fois qu’il ne nous manque rien, billets d’avion, cartes d’identité...
4h50 le chauffeur de la compagnie privé que nous avons réservé quelques jours au paravent nous appelle pile poil à l’heure top départ !! Nous sommes six à partir, nous les parents nos 3 enfants âgés de 12, 10 et 6 ans ainsi que ma maman. Un van nous attend un petit détour par chez ma maman qui habite la même ville et en route pour Orly sud.
A cette heure aucun problème de circulation en 30 min nous y sommes.
Il est 5h30 nous remercions notre chauffeur qui viendra nous rechercher vendredi. Rien à régler c’est déjà fait lors de la réservation par téléphone (140€ aller/retour).
Nous avions réservé nos billets au mois d’avril (900€). Pour profiter au maximum nous avons choisi de prendre le 1er vol qui décolle à 7h20.
Une fois nos bagages enregistrés et les contrôles de sécurité passés il ne nous reste plus qu’à patienter dans la zone d’embarquement. 6h50 nous embarquons, 7h20 c’est parti pour 2h de vol. Ce dernier se déroule sans problème. A bord nous prenons 3 cafés (pas terrible mais quand est debout depuis 4h c’est toujours appréciable) 3 muffins et 1 bouteille d’eau pour un total de 14€. 9h20 nous arrivons à l’aéroport FCO, grand soleil c’est top, petit cafouillage pour récupérer les bagages : on nous indique un quai puis un autre…enfin bref il est 10h nous sortons et notre chauffeur nous attends avec sa pancarte.
35 min plus tard nous voici arrivée via SS quatro quasiment devant le Colisée c’est la que nous logerons jusque vendredi. Le chauffeur nous réclame 70€ aïe petit souci sur les mails que nous avons échangé avec la compagnie privée onnous avait annoncé 55€ !! Le chauffeur ne comprend pas il n’est pas envoyé par celle-ci mais par l’agence de location de l’appartement mais il est commercial et accepte la transaction à ce prix nous lui donnons 60€.
Pour bien comprendre, au départ nous avions demandé un transfert à l’agence italienne qui nous à loué l’appartement le montant était bien de 70€ par trajet. Puis nous nous étions ravissez et avions annulé préférant rejoindre le centre de Rome en transport via le FR1 puis le métro (beaucoup moins chers mais plus fastidieux). Mais quelques semaines avant le départ et après avoir pris conseil, nous avions décidé de nous simplifier la vie car nous avons les bagages, les enfants, la fatigue…nous ne connaissons pas la ville de Rome et encore moins l’organisation des transports alors nous avons contacté une compagnie privée qui nous avait confirmé par mail le transfert et le tarif de 55€. Au Final à l’aéroport il ni avait qu’un seul panneau à notre nom le chauffeur avait contacté notre hébergeur s’était il entendu entre eux sur le tarif ??? Cela reste un mystère !!
En tout état de cause nous vous conseillons vivement d’opter pour cette formule (du moins si vous avez des enfants) c’est peu être un peu plus chers que les transports mais c’est aussi beaucoup plus confortable et reposant, nous ne regrettons absolument pas et si nous retournons à Rome nous ferons de même. En plus maintenant nous avons la carte d’un transporteur privé qui nous a confirmé le tarif de 70€ le trajet pour un van 6 pers.
Devant l’immeuble l’agent immobilier arrive assez vite il parle italien et anglais et nous fait découvrir notre appartement. Il s’agit d’un trois pièces de 90 m2 avec 2 chambres, 2 salles de bain superbe déco….si vous souhaitez d’autres info sur cette location vous pouvez nous contacter directement.
Nous convenons avec lui que le jour du départ nous irons à son agence situé à 15min à pied pour déposer nos bagages, en car nous devons libérer l’appartement pour 10h et notre avions lui décolle à 17h55. Il s’occupera aussi de nous réserver un transfert pour l’aéroport. Enfin avant de partir nous lui réglons 830€ (760€ pour la location plus 70€ de taxe de séjour 3,50€ par pers de plus de 10 ans et par nuit)
Le quartier : Nous sommes au pied du Colisée d’ailleurs nous le voyons de nos fenêtres. Dans notre rue et celles avoisinantes il y plein de resto de cafés et de glaciers à tous les prix. En bas de notre immeuble il y à une superette très appréciable pour faire quelques courses et un bureau de tabac idéal pour acheter les tickets de bus et métro car attention a Rome les chauffeurs de bus ne vendent pas de tickets il faut se les procurer dans les bureaux de tabac ou dans les gares/métro au bornes automatiques.
A l’angle un distributeur de billet.
Le Tram passe juste en bas de la rue et le métro est à 5 min à pied. De nombreux bus passent aussi sur la place du Colisée. Bref de quoi rejoindre le centre historique de Rome en moins de 10 min, cela se fait aussi très bien à pied. C’est d’ailleurs ce mode de déplacement que nous avons le plus utilisé.
Un petit conseil, partez avec une bonne paire de basket dans lequel vous vous sentez bien !!!
Le soir le quartier est tranquille, pas de nuisances sonores.
Il est 11h c’est partie pour visiter Rome !!
Cette ville étant extrêmement riche en monuments, musées et sites exceptionnels, nous avions préparé notre séjour avec notre guide papier, internet et déterminé un programme pour chaque journée.
CONSEIL POUR LES ENFANTS : Pour les notre nous avions préparé un carnet de voyage détaillé de chaque journée avec les itinéraires sur carte et des photos. Nous l'avions imprimé et relié ainsi chaque jour ils savaient exactement le parcours que nous allions faire. Pour ceux qui serait intéressée je peu vous le faire suivre par mail.
Bien évidement nous avons affiné et modifié (mais très peu au final) au gré de nos pérégrinations notre carnet de voyage.

Pour cette première journée nous avions décidé d’explorer le nord et le centre historique. En remontant vers la piazza del Quirinale, nous découvrons des ruelles étroites pavées pleines de charme, les façades colorées des maisons, le linge qui sèche aux fenêtres le dépaysement est total et la magie opère.

Sur cette place où l’on trouve le palais du même nom que la place (Résidence de la présidence de la république) on peu déjà admirer la vue sur une partie de Rome c’est magnifique !! nous continuons la via Quirinale vers la piazza San Bernado, afin de découvrir une première église, la chiesa di Santa Maria della Vittoria, mais la surprise elle est fermée !!! Zut en consultant notre guide nous nous apercevons que la grande majorité des églises romaines ferment entre 12h et 16h. Tant pis pour nous.

Nous continuons notre chemin en redescendant vers la piazza Barberini, au centre une belle fontaine mais la circulation est dense difficile de traverser surtout qu’il n’y a pas forcement de passage piétons et s’il y en a, il n’y a pas forcement de feux tricolores pour stopper les voitures qui roulent à vive allure c’est donc à vous de vous imposer !! Cela vaux pour toute la ville de Rome, piétons attention à vous.
Il est maintenant 13h passé la fatigue et la faim commence à se faire sentir nous prenons la direction la Chiesa della Trinità dei Monti par la rue Sistina et faisons halte dans un resto-bar local. Au menu des panini et autres sandwichs chauds jambon fromage ou jambon salade trop bon quand on a faim !!! Nous déjeunons assis dans une petite salle à l’arrière entouré par quelques touristes mais surtout des gens du coin, le service est un peu long mais c’est l’heure du rush et le patron est seul à servir. L’addition se monte à 45€ avec une eau plate une eau gazeuse et les cafés.
Ainsi reboosté nous reprenons notre ballade. Nous atteignons l’église qui est en restauration la vue sur les toits de Rome est superbe on y resterait des heures.

Nous prenons l’escalier de la trinité-des-monts dans le sens de la descente pour arriver sur la piazza di Spagna noire de monde en ce début d’après midi !! Au centre la fontaine et une multitude de vendeurs ambulants qui se montrent extrêmement insistant pour nous vendre leurs babioles, malgré les non à répétition ils insistent lourdement, certaines personnes hausse le ton avec eux, nous quittons rapidement cette place, dommage ça gâche le plaisir.

Nous nous dirigeons ensuite vers la Fontaine de Trevi en restauration, nous étions prévenu rien à voir mais il fallait y passer tout de même !!
Nous rejoignons ensuite la piazza Rotonda et le Panthéon. En chemin nous trouvons un bureau de tabac chez qui nous achetons nos Roma pass qui nous servirons dès le lendemain. Nous prenons la formule 3 jours à 36€/pers (nous aurons ainsi droit à 2 visites gratuites puis les suivantes à ½ tarifs, les transports seront gratuits sur ces 3 journées). Nous décidons de faire une halte chez un glacier bien connu et recommandé pas les internautes et les guides il s’agit de Giolitti. Mais il y a un monde fou c’est à peine s’il est possible d’y rentrer, nous renonçons aux glaces tant pis se sera pour une autre fois.
La piazza Rotonda est elle aussi noire de monde le Panthéon est gigantesque sur cette place.

Nous y rentrons et en faisons le tour, puis direction la piazza Navona, plus aérée que la précédente, nous y restons un moment. Cette place est très agréable pleine de café et de restaurant l’esprit y est paisible et décontractée, il est 15h30 le soleil commence à descendre faisant ressortir toutes les couleurs des façades des immeubles…superbe.


Nous quittons la piazza Navona les enfants réclament une glace bien mérité, nous nous dirigeons vers corso Vittorio Emanuele II, cette axe routier est extrêmement bruyant il y a bien des magasins mais pas de glacier, nous arrivons sur la piazza del Gesù et son église et là miracle il y en a un. Juste avant nous rentrons dans l’église et la….ouah !!! Magnifique, que dire de plus, à voir tout est beau !! Pas besoin d’être croyant pour admirer la grandeur et la beauté de cette dernière.
Nous dégustons nos glaces chez ce glacier dont j’ai malheureusement oublié le nom mais il facile à trouvé il est juste en face de l’église (15€ pour nous six).
Nous prenons la direction du Colisée afin de rejoindre notre appartement, nous tombons sur le monument Il Vittoriano, majestueux impossible de rester indifférent devant cette édifice.

Pour finir, nous longeons la via dei Fiori Imperiali, avec d’un coté le forum du Trajan et d’Auguste et de l’autre le forum romain.



Nous passons devant le Colisée et nous achevons notre première journée à Rome. Il est 17h30 quand nous nous asseyons enfin dans le canapé du salon !! Il faut maintenant défaire nos bagages et descendre faire quelques courses. Nous sommes trop fatigué pour aller dîner au resto alors se sera pizza au four pour le dîner et au lit de très bonne heure.
La suite de notre séjour très très vite.......
Il est 4h du matin tout le monde est debout et existé, nous bouclons les bagages en vérifiant dix fois qu’il ne nous manque rien, billets d’avion, cartes d’identité...
4h50 le chauffeur de la compagnie privé que nous avons réservé quelques jours au paravent nous appelle pile poil à l’heure top départ !! Nous sommes six à partir, nous les parents nos 3 enfants âgés de 12, 10 et 6 ans ainsi que ma maman. Un van nous attend un petit détour par chez ma maman qui habite la même ville et en route pour Orly sud.
A cette heure aucun problème de circulation en 30 min nous y sommes.
Il est 5h30 nous remercions notre chauffeur qui viendra nous rechercher vendredi. Rien à régler c’est déjà fait lors de la réservation par téléphone (140€ aller/retour).
Nous avions réservé nos billets au mois d’avril (900€). Pour profiter au maximum nous avons choisi de prendre le 1er vol qui décolle à 7h20.
Une fois nos bagages enregistrés et les contrôles de sécurité passés il ne nous reste plus qu’à patienter dans la zone d’embarquement. 6h50 nous embarquons, 7h20 c’est parti pour 2h de vol. Ce dernier se déroule sans problème. A bord nous prenons 3 cafés (pas terrible mais quand est debout depuis 4h c’est toujours appréciable) 3 muffins et 1 bouteille d’eau pour un total de 14€. 9h20 nous arrivons à l’aéroport FCO, grand soleil c’est top, petit cafouillage pour récupérer les bagages : on nous indique un quai puis un autre…enfin bref il est 10h nous sortons et notre chauffeur nous attends avec sa pancarte.
35 min plus tard nous voici arrivée via SS quatro quasiment devant le Colisée c’est la que nous logerons jusque vendredi. Le chauffeur nous réclame 70€ aïe petit souci sur les mails que nous avons échangé avec la compagnie privée onnous avait annoncé 55€ !! Le chauffeur ne comprend pas il n’est pas envoyé par celle-ci mais par l’agence de location de l’appartement mais il est commercial et accepte la transaction à ce prix nous lui donnons 60€.
Pour bien comprendre, au départ nous avions demandé un transfert à l’agence italienne qui nous à loué l’appartement le montant était bien de 70€ par trajet. Puis nous nous étions ravissez et avions annulé préférant rejoindre le centre de Rome en transport via le FR1 puis le métro (beaucoup moins chers mais plus fastidieux). Mais quelques semaines avant le départ et après avoir pris conseil, nous avions décidé de nous simplifier la vie car nous avons les bagages, les enfants, la fatigue…nous ne connaissons pas la ville de Rome et encore moins l’organisation des transports alors nous avons contacté une compagnie privée qui nous avait confirmé par mail le transfert et le tarif de 55€. Au Final à l’aéroport il ni avait qu’un seul panneau à notre nom le chauffeur avait contacté notre hébergeur s’était il entendu entre eux sur le tarif ??? Cela reste un mystère !!
En tout état de cause nous vous conseillons vivement d’opter pour cette formule (du moins si vous avez des enfants) c’est peu être un peu plus chers que les transports mais c’est aussi beaucoup plus confortable et reposant, nous ne regrettons absolument pas et si nous retournons à Rome nous ferons de même. En plus maintenant nous avons la carte d’un transporteur privé qui nous a confirmé le tarif de 70€ le trajet pour un van 6 pers.
Devant l’immeuble l’agent immobilier arrive assez vite il parle italien et anglais et nous fait découvrir notre appartement. Il s’agit d’un trois pièces de 90 m2 avec 2 chambres, 2 salles de bain superbe déco….si vous souhaitez d’autres info sur cette location vous pouvez nous contacter directement.
Nous convenons avec lui que le jour du départ nous irons à son agence situé à 15min à pied pour déposer nos bagages, en car nous devons libérer l’appartement pour 10h et notre avions lui décolle à 17h55. Il s’occupera aussi de nous réserver un transfert pour l’aéroport. Enfin avant de partir nous lui réglons 830€ (760€ pour la location plus 70€ de taxe de séjour 3,50€ par pers de plus de 10 ans et par nuit)
Le quartier : Nous sommes au pied du Colisée d’ailleurs nous le voyons de nos fenêtres. Dans notre rue et celles avoisinantes il y plein de resto de cafés et de glaciers à tous les prix. En bas de notre immeuble il y à une superette très appréciable pour faire quelques courses et un bureau de tabac idéal pour acheter les tickets de bus et métro car attention a Rome les chauffeurs de bus ne vendent pas de tickets il faut se les procurer dans les bureaux de tabac ou dans les gares/métro au bornes automatiques.
A l’angle un distributeur de billet.
Le Tram passe juste en bas de la rue et le métro est à 5 min à pied. De nombreux bus passent aussi sur la place du Colisée. Bref de quoi rejoindre le centre historique de Rome en moins de 10 min, cela se fait aussi très bien à pied. C’est d’ailleurs ce mode de déplacement que nous avons le plus utilisé.
Un petit conseil, partez avec une bonne paire de basket dans lequel vous vous sentez bien !!!
Le soir le quartier est tranquille, pas de nuisances sonores.
Il est 11h c’est partie pour visiter Rome !!
Cette ville étant extrêmement riche en monuments, musées et sites exceptionnels, nous avions préparé notre séjour avec notre guide papier, internet et déterminé un programme pour chaque journée.
CONSEIL POUR LES ENFANTS : Pour les notre nous avions préparé un carnet de voyage détaillé de chaque journée avec les itinéraires sur carte et des photos. Nous l'avions imprimé et relié ainsi chaque jour ils savaient exactement le parcours que nous allions faire. Pour ceux qui serait intéressée je peu vous le faire suivre par mail.
Bien évidement nous avons affiné et modifié (mais très peu au final) au gré de nos pérégrinations notre carnet de voyage.

Pour cette première journée nous avions décidé d’explorer le nord et le centre historique. En remontant vers la piazza del Quirinale, nous découvrons des ruelles étroites pavées pleines de charme, les façades colorées des maisons, le linge qui sèche aux fenêtres le dépaysement est total et la magie opère.

Sur cette place où l’on trouve le palais du même nom que la place (Résidence de la présidence de la république) on peu déjà admirer la vue sur une partie de Rome c’est magnifique !! nous continuons la via Quirinale vers la piazza San Bernado, afin de découvrir une première église, la chiesa di Santa Maria della Vittoria, mais la surprise elle est fermée !!! Zut en consultant notre guide nous nous apercevons que la grande majorité des églises romaines ferment entre 12h et 16h. Tant pis pour nous.

Nous continuons notre chemin en redescendant vers la piazza Barberini, au centre une belle fontaine mais la circulation est dense difficile de traverser surtout qu’il n’y a pas forcement de passage piétons et s’il y en a, il n’y a pas forcement de feux tricolores pour stopper les voitures qui roulent à vive allure c’est donc à vous de vous imposer !! Cela vaux pour toute la ville de Rome, piétons attention à vous.
Il est maintenant 13h passé la fatigue et la faim commence à se faire sentir nous prenons la direction la Chiesa della Trinità dei Monti par la rue Sistina et faisons halte dans un resto-bar local. Au menu des panini et autres sandwichs chauds jambon fromage ou jambon salade trop bon quand on a faim !!! Nous déjeunons assis dans une petite salle à l’arrière entouré par quelques touristes mais surtout des gens du coin, le service est un peu long mais c’est l’heure du rush et le patron est seul à servir. L’addition se monte à 45€ avec une eau plate une eau gazeuse et les cafés.
Ainsi reboosté nous reprenons notre ballade. Nous atteignons l’église qui est en restauration la vue sur les toits de Rome est superbe on y resterait des heures.

Nous prenons l’escalier de la trinité-des-monts dans le sens de la descente pour arriver sur la piazza di Spagna noire de monde en ce début d’après midi !! Au centre la fontaine et une multitude de vendeurs ambulants qui se montrent extrêmement insistant pour nous vendre leurs babioles, malgré les non à répétition ils insistent lourdement, certaines personnes hausse le ton avec eux, nous quittons rapidement cette place, dommage ça gâche le plaisir.

Nous nous dirigeons ensuite vers la Fontaine de Trevi en restauration, nous étions prévenu rien à voir mais il fallait y passer tout de même !!
Nous rejoignons ensuite la piazza Rotonda et le Panthéon. En chemin nous trouvons un bureau de tabac chez qui nous achetons nos Roma pass qui nous servirons dès le lendemain. Nous prenons la formule 3 jours à 36€/pers (nous aurons ainsi droit à 2 visites gratuites puis les suivantes à ½ tarifs, les transports seront gratuits sur ces 3 journées). Nous décidons de faire une halte chez un glacier bien connu et recommandé pas les internautes et les guides il s’agit de Giolitti. Mais il y a un monde fou c’est à peine s’il est possible d’y rentrer, nous renonçons aux glaces tant pis se sera pour une autre fois.
La piazza Rotonda est elle aussi noire de monde le Panthéon est gigantesque sur cette place.

Nous y rentrons et en faisons le tour, puis direction la piazza Navona, plus aérée que la précédente, nous y restons un moment. Cette place est très agréable pleine de café et de restaurant l’esprit y est paisible et décontractée, il est 15h30 le soleil commence à descendre faisant ressortir toutes les couleurs des façades des immeubles…superbe.


Nous quittons la piazza Navona les enfants réclament une glace bien mérité, nous nous dirigeons vers corso Vittorio Emanuele II, cette axe routier est extrêmement bruyant il y a bien des magasins mais pas de glacier, nous arrivons sur la piazza del Gesù et son église et là miracle il y en a un. Juste avant nous rentrons dans l’église et la….ouah !!! Magnifique, que dire de plus, à voir tout est beau !! Pas besoin d’être croyant pour admirer la grandeur et la beauté de cette dernière.
Nous dégustons nos glaces chez ce glacier dont j’ai malheureusement oublié le nom mais il facile à trouvé il est juste en face de l’église (15€ pour nous six).
Nous prenons la direction du Colisée afin de rejoindre notre appartement, nous tombons sur le monument Il Vittoriano, majestueux impossible de rester indifférent devant cette édifice.

Pour finir, nous longeons la via dei Fiori Imperiali, avec d’un coté le forum du Trajan et d’Auguste et de l’autre le forum romain.




Nous passons devant le Colisée et nous achevons notre première journée à Rome. Il est 17h30 quand nous nous asseyons enfin dans le canapé du salon !! Il faut maintenant défaire nos bagages et descendre faire quelques courses. Nous sommes trop fatigué pour aller dîner au resto alors se sera pizza au four pour le dîner et au lit de très bonne heure.
La suite de notre séjour très très vite.......
Aventures dans l'Ouest américain English translation pending
C'est toujours avec le même plaisir que je vous fait partager ma passion de l'Ouest Américain. J'espère qu'il contribuera à nourrir les rêves d'aventure et de découverte que suscite cet endroit chez un grand nombre d'entre nous (au vu des nombreux carnets de voyage sur l'Ouest Américain)
Vous pouvez retrouver l'integralité de ce carnet avec l'ensemble des photos et cartes sur notre site : https://sites.google.com/...etsdevivolivusa2014/
Pour éveiller la curiosité, je ne mettrais ici que quelques photos par lieu visité, ce qui fait déjà pas mal :)
Introduction
Le thème majeur de ce voyage fut facile à trouver : faire du Backpacking (randonnée itinérante) dans des endroits insolites.
Nous avions en effet trouvé qu’il y avait eu trop d’heures passées en voiture lors de notre voyage de 2013 dans l’Ouest Américain et pas assez de randonnées. Ainsi, lorsque nous avons commencé à réfléchir à ce nouveau voyage dans l’Ouest, nous souhaitions toujours découvrir des lieux hors des sentiers battus mais en marchant.
Que faire donc pendant 3 semaines ?
Première étape, nous avons commencé à noter sur une page blanche les sites incontournables qui nous faisaient envie : Yant Flat/Yellow Knolls, Boulder Mail/Death Hollow, Red Canyon, Grand Gulch Primitive Area (Fish and Owl Canyon), The Wave, Deer Creek Falls, Little Finland, Kolob Arch, Red Top/Yellow Rock.
Deuxième étape, nous avons participé à ce qui est devenu un incontournable pour tout voyage dans l’Ouest Américain : le tirage au sort pour The Wave. Manque de chance, toutes nos tentatives sur internet vont échouer.
Troisième étape, mettre de l’ordre dans nos idées et essayer de faire un programme cohérent. Notre point de départ et de retour sera pour une fois Las Vegas afin d’éviter un trajet inutile en voiture (Los Angeles -> Las vegas par exemple) et de ne pas payer les frais de dépose de la voiture de location dans une autre ville que celle du départ (au moins 300 $).
Quatrième étape, faire la demande de permis pour Deer Creek Falls (auprès du NPS), les réservations du shuttle en bus pour Kolob Arch/Hope Valley et du VTT pour le Thunder Mountain trail à Red Canyon
Quatrième étape, regarder ce que Marie Lefevre (pseudo Mlefevre sur voyageforum) est en train de planifier de son côté :-) C’est à partir de nos discussions avec elle que nous avons tout chamboulé peu de temps avant de partir pour y intégrer un Backpacking de 4 jours dans The Maze. En contrepartie, nous avons dû supprimer Fish and Owl Canyon du programme. Il nous a fallu en conséquence obtenir le permis pour The Maze et réserver le shuttle en bateau un peu à la dernière minute.
Au final, nous avons donc prévu : - 10 jours en backpacking (Deer Creek falls (4j), The Maze (4j) et Boulder Mail/Death Hollow (2j)) - 3 grosses randonnées à la journée : Verkin river/Kolob Arch/Hope Valley, Upper Muley Twist Canyon, Red Top->Yellow Rock - 3 “classiques” : Bryce, Cottonwood Canyon Road et Burr Trail Road - Quelques lieux un peu en dehors des sentiers battus : Yant Flat, Thousand pockets, Little Finland, Water Canyon, Torroweap, Nautilus, White Valley - Quelques lieux insolites : Yellow Knolls, Red Caves, Thunder Mountain Trail
Tout ça était donc prévu mais en tenant compte de la météo et de quelques aléas, certains lieux vont disparaître et d’autres vont les remplacer, pour notre plus grand bonheur !
Le voyage s'est déroulé du 18 Avril au 10 Mai 2014 (budget : environ 2000 eur par personne).
Voici nos appréciations des lieux visités : * On aurait pu éviter, ** intérêt limité, *** Bien, **** Surprenant, A faire, ***** Un must, ****** Exceptionnel
Mini circuit 1 (Windstone Arch, Pagoda Arch, Piano Rock, Arch Rock, Atlatl Rock), Valley Of Fire , Balade/point de vue, *** Arrowhead Arch, Elephant Rock, Valley Of fire, Balade, ** Mini circuit 2 (Pretzel Arch, At Least Five Holes Arch, Little Mosquito Arch, El Portal Arch), Valley Of Fire, Balade (4km), **** Yellow Knolls, Red Cliffs Desert Reserve, Rando (6km), *** Yant Flat, Red Cliffs Deser Reserve, rando (8.5km), ****** La Verkin Creek trail / Kolob Arch / Hope Valley, Kolob Canyon, Rando (25 km), **** Water Canyon, Balade, *** Deer Creek Falls, Grand Canyon, Rando (50km, 3 jours), ****** Bryce Canyon, points de vue, **** Upper Muley Twist Canyon, Rando (18km), **** Tukuhnikivats Arch, Moab area, Balade (9km), *** The Maze, Canyonlands, Rando (61km, 4 jours) ***** Crystal Geyser, Point de vue, *** HorseShoe Canyon, Rando, (12km), **** Yellow Rock->Red top, Page Area, Rando (13.5km, échec), **** Thousand Pockets, Page Area, Rando (9km), * Nautilus, Page Area, Balade, *** Toadstool Hoodoos, Page Area, Balade, *** Yellow Rock, Page Area, Rando, ***** Hackberry canyon, Page Area, Balade, *** Rimrock Hoodoos, Page Area, Balade, **** "Près de Page", page Area, Balade, **** Little Finland, Balade, ***** Devil's throat, point de vue, ** Whitney Pocket, Balade, *** Fire Canyon Arch, Valey of Fire, Balade ** Balade aux 7 merveilles, Valley of Fire, Balade (4km), **** Une journée en Corvette, Death valley, Balade (650km en voiture !), ****
18 Avril 2014
Las Vegas
Notre arrivée tardive à Las Vegas (18h30) va limiter notre "journée" à la prise du véhicule (Jeep Patriot 2*4 avec de bons pneus mais de toute façon nous n'avons pas vraiment prévu de piste cette année), quelques courses pour les 2 jours à venir, un repas dans un restaurant indien près de notre hôtel situé au calme et un gros dodo !
19 Avril 2014
Valley Of Fire, Little Finland

Beau temps aujourd’hui ! Parfait car nous sommes impatients de partir de Las Vegas et de se retrouver dans les étendues désertiques de l’Ouest Américain.
Go West !!
Le dépaysement devrait arriver assez vite puisque nous avons prévu d’aller dormir sous la tente près de Little Finland. Mais avant cela, nous prenons la direction de Valley Of Fire pour une demi-journée « spéciale Arches ».
Nous avons acheté l’e-guide « A closer look at valley of fire » (http://www.synnatschke.com/e-guides/store.php) avant de partir et avons préparé 2 circuits, celui d’aujourd’hui et un autre pour la fin du séjour quand nous reviendrons à Las Vegas.
Pour aujourd'hui, ce sont 2 mini circuits que ferons avec pour point commun la recherche d'arches !
1e mini circuit : Windstone Arch, Pagoda Arch, Piano Rock, Arch Rock, Atlatl Rock
2e mini circuit : Arrowhead Arch, Elephant Rock, Pretzel Arch, At Least Five Holes Arch, Little Mosquito Arch, El Portal Arch
Une fois franchie l’entrée du parc, nous prenons la piste sur la gauche qui effectue une petite loop et permet d’aller voir Arch Rock.
Notre premier arrêt sera pour Windstone Arch que nous aurons du mal à trouver car elle est minuscule et plutôt bien cachée. Elle est vraiment près de la route et nous irons bien trop loin ! Mais Virginie a fini par avoir le coup d'œil !
Chaque cavité offre la possibilité d'admirer la finesse du Sandstone
2e arrêt un peu plus loin pour aller voir Pagoda Arch. Il faut marcher un peu plus en commençant par contourner la grosse colline et trouver le chemin pierreux qui permet de grimper. L’Arche se trouve à une trentaine de mètres au-dessus du sol et le meilleur angle de vue se trouve en passant derrière. Elle est complétement détachée de la paroi et constitue une formidable fenêtre sur les paysages aux alentours.
Pas très loin se situe une autre arche double dont on ne connait pas le nom.
Ainsi qu'une autre visible depuis la piste qui dessine une jolie fenêtre sur les montagnes aux alentours
3e arrêt à Piano Rock qui a un intérêt plutôt limité selon nous. C’est fou d’ailleurs comme les autres touristes se sont arrêtés au même endroit pour aller voir ce que nous étions en train de photographier. Nous nous retrouvons rapidement à une dizaine de personnes en train de prendre des photos de Piano Rock ! Qui a dit que nous étions des moutons ?
4e arrêt « classique » à Arch Rock mais le fait qu’il ne soit plus possible de monter sur le rocher pour la photographier rend l’arche plutôt inintéressante…
Nous 5e arrêt est à Atlas Rock pour voir les fameux pétroglyphes de Valley Of Fire.
C’est aussi l’occasion de piqueniquer à l’ombre car il fait plutôt chaud. Il y a pas mal de locaux qui profitent des installations de la rest area pour organiser des anniversaires ou autre évènements. Nous regardons les très jeunes enfants grimper partout aux alentours sans que les parents ne s’en soucient.
Après cette pause détente, nous reprenons la 2e partie du programme avec un 1e arrêt au trailhead d’Arrowhead loop que nous ferons simplement jusqu’à Arrowhead Arch. Nous passons devant une arche sur le bord du chemin qui nous semble très banale. Puis nous continuons et nous rendons compte que nous venons de passer devant l’arche que nous cherchions (le gps réagit toujours en décalé) ! Donc bof, bof, pour nous cette arche n’a pas d’intérêt.
Le plus intéressant est finalement le point de vue depuis le trail où l'on peut admirer la multitude de couleurs du parc.
Nous reprenons la route pour aller nous garer 300 mètres plus loin au parking de Elephant Arch. Comme toujours, il y a du monde ici. Nous faisons vite fait la balade pour aller voir Elephant Arch et revenons à la voiture pour prendre les sacs à dos et de l’eau.
Nous regardons la carte et prenons le cap pour traverser la longue plaine s’étalant devant nous. Nous traversons Saint Thomas Wash et gardons le cap. Nous apercevons enfin Pretzel Arch qui est située en hauteur mais très facilement accessible.
En fait l’arche ressemble à un Brezel du fait qu’il y en ait 2 et qu’il est possible de les photographier l’une dans l’autre.
Nous redescendons dans la plaine et longeons la colline en direction de l’Est. Puis, après avoir regrimper la colline pour se retrouver de l’autre coté (Nord), nous arrivons enfin à At Least 5 Holes Arch. Ce n’est pas vraiment une arche mais un gros rocher percé de plusieurs trous.
Cap à l’Est en direction de Little Mosquito Arch qui est juste à coté. On voit bien le moustique piquer avec son énorme dard !
Puis nous poursuivons en passant devant une nouvelle arche non répertoriée mais assez sympa.
Le chemin s’élève de nouveau avec une nouvelle arche sur la gauche.
Enfin, nous arrivons à El Portal Arch qui je crois est la plus grande arche de Valley of Fire.
Nous terminons la boucle en traçant tout droit jusqu’à la voiture. Il nous aura quand même fallu environ 2 heures pour effectuer la boucle de seulement 4 km.
Ca y est notre 1e journée dans Valley of Fire est terminée et nous prenons la sortie Nord-Est du parc. Nous apercevons au loin la destination finale de la journée : Little Finland.
Nous sortons de l’I15, prenons la Riverside Road puis à droite après le pont enjambant la Virgin River dans la New Gold Butte Road.
A partir de ce moment-là, la route se dégrade et alterne entre une route goudronnée et une piste. Je commence à prendre trop confiance et appuie sur l’accélérateur malgré la limitation de vitesse à 30 miles….et ce qui devait arriver arriva, crevaison ! Et en plus une crevaison rapide, impossible de réparer le pneu (notre compresseur et nos mèches ne serviraient à rien). Nous devons mettre la galette de secours. Comme d’habitude, deux américains s’arrêtent pour nous aider à changer le pneu. C’est la 5e fois que je crève dans l’Ouest Américain et les locaux se sont toujours arrêtés pour nous aider. Les seuls qui ne s’arrêtaient pas étaient les touristes !
On leur demande l’état de la piste pour rejoindre Little Finland et si c’est possible avec une galette. Hors de question selon eux car la piste se dégrade par la suite. C’est frustrant mais nous préférons ne pas prendre de risque et reporter la visite de Little Finland pour la fin du voyage.
Notre priorité maintenant est de faire changer le pneu. De retour vers l’I15, nous trouvons un tyre repair shop à Mesquite qui nous prendra quand même 60$ pour réparer le pneu car nous avons du faire ouvrir le garage qui était fermé.
Nous faisons route vers Saint George en avançant le programme d’une journée. A défaut de dormir sous la tente, nous aurons un bon lit ! Par chance, nous pouvons avancer notre séjour dans la chambre que nous avions réservé pour les jours à venir (Days Inn St George à 42eur/nuit, hôtel très agréable avec jacuzzi et piscine).
Vous pouvez retrouver l'integralité de ce carnet avec l'ensemble des photos et cartes sur notre site : https://sites.google.com/...etsdevivolivusa2014/
Pour éveiller la curiosité, je ne mettrais ici que quelques photos par lieu visité, ce qui fait déjà pas mal :)
Introduction
Le thème majeur de ce voyage fut facile à trouver : faire du Backpacking (randonnée itinérante) dans des endroits insolites.
Nous avions en effet trouvé qu’il y avait eu trop d’heures passées en voiture lors de notre voyage de 2013 dans l’Ouest Américain et pas assez de randonnées. Ainsi, lorsque nous avons commencé à réfléchir à ce nouveau voyage dans l’Ouest, nous souhaitions toujours découvrir des lieux hors des sentiers battus mais en marchant.
Que faire donc pendant 3 semaines ?
Première étape, nous avons commencé à noter sur une page blanche les sites incontournables qui nous faisaient envie : Yant Flat/Yellow Knolls, Boulder Mail/Death Hollow, Red Canyon, Grand Gulch Primitive Area (Fish and Owl Canyon), The Wave, Deer Creek Falls, Little Finland, Kolob Arch, Red Top/Yellow Rock.
Deuxième étape, nous avons participé à ce qui est devenu un incontournable pour tout voyage dans l’Ouest Américain : le tirage au sort pour The Wave. Manque de chance, toutes nos tentatives sur internet vont échouer.
Troisième étape, mettre de l’ordre dans nos idées et essayer de faire un programme cohérent. Notre point de départ et de retour sera pour une fois Las Vegas afin d’éviter un trajet inutile en voiture (Los Angeles -> Las vegas par exemple) et de ne pas payer les frais de dépose de la voiture de location dans une autre ville que celle du départ (au moins 300 $).
Quatrième étape, faire la demande de permis pour Deer Creek Falls (auprès du NPS), les réservations du shuttle en bus pour Kolob Arch/Hope Valley et du VTT pour le Thunder Mountain trail à Red Canyon
Quatrième étape, regarder ce que Marie Lefevre (pseudo Mlefevre sur voyageforum) est en train de planifier de son côté :-) C’est à partir de nos discussions avec elle que nous avons tout chamboulé peu de temps avant de partir pour y intégrer un Backpacking de 4 jours dans The Maze. En contrepartie, nous avons dû supprimer Fish and Owl Canyon du programme. Il nous a fallu en conséquence obtenir le permis pour The Maze et réserver le shuttle en bateau un peu à la dernière minute.
Au final, nous avons donc prévu : - 10 jours en backpacking (Deer Creek falls (4j), The Maze (4j) et Boulder Mail/Death Hollow (2j)) - 3 grosses randonnées à la journée : Verkin river/Kolob Arch/Hope Valley, Upper Muley Twist Canyon, Red Top->Yellow Rock - 3 “classiques” : Bryce, Cottonwood Canyon Road et Burr Trail Road - Quelques lieux un peu en dehors des sentiers battus : Yant Flat, Thousand pockets, Little Finland, Water Canyon, Torroweap, Nautilus, White Valley - Quelques lieux insolites : Yellow Knolls, Red Caves, Thunder Mountain Trail
Tout ça était donc prévu mais en tenant compte de la météo et de quelques aléas, certains lieux vont disparaître et d’autres vont les remplacer, pour notre plus grand bonheur !
Le voyage s'est déroulé du 18 Avril au 10 Mai 2014 (budget : environ 2000 eur par personne).
Voici nos appréciations des lieux visités : * On aurait pu éviter, ** intérêt limité, *** Bien, **** Surprenant, A faire, ***** Un must, ****** Exceptionnel
Mini circuit 1 (Windstone Arch, Pagoda Arch, Piano Rock, Arch Rock, Atlatl Rock), Valley Of Fire , Balade/point de vue, *** Arrowhead Arch, Elephant Rock, Valley Of fire, Balade, ** Mini circuit 2 (Pretzel Arch, At Least Five Holes Arch, Little Mosquito Arch, El Portal Arch), Valley Of Fire, Balade (4km), **** Yellow Knolls, Red Cliffs Desert Reserve, Rando (6km), *** Yant Flat, Red Cliffs Deser Reserve, rando (8.5km), ****** La Verkin Creek trail / Kolob Arch / Hope Valley, Kolob Canyon, Rando (25 km), **** Water Canyon, Balade, *** Deer Creek Falls, Grand Canyon, Rando (50km, 3 jours), ****** Bryce Canyon, points de vue, **** Upper Muley Twist Canyon, Rando (18km), **** Tukuhnikivats Arch, Moab area, Balade (9km), *** The Maze, Canyonlands, Rando (61km, 4 jours) ***** Crystal Geyser, Point de vue, *** HorseShoe Canyon, Rando, (12km), **** Yellow Rock->Red top, Page Area, Rando (13.5km, échec), **** Thousand Pockets, Page Area, Rando (9km), * Nautilus, Page Area, Balade, *** Toadstool Hoodoos, Page Area, Balade, *** Yellow Rock, Page Area, Rando, ***** Hackberry canyon, Page Area, Balade, *** Rimrock Hoodoos, Page Area, Balade, **** "Près de Page", page Area, Balade, **** Little Finland, Balade, ***** Devil's throat, point de vue, ** Whitney Pocket, Balade, *** Fire Canyon Arch, Valey of Fire, Balade ** Balade aux 7 merveilles, Valley of Fire, Balade (4km), **** Une journée en Corvette, Death valley, Balade (650km en voiture !), ****
18 Avril 2014
Las Vegas
Notre arrivée tardive à Las Vegas (18h30) va limiter notre "journée" à la prise du véhicule (Jeep Patriot 2*4 avec de bons pneus mais de toute façon nous n'avons pas vraiment prévu de piste cette année), quelques courses pour les 2 jours à venir, un repas dans un restaurant indien près de notre hôtel situé au calme et un gros dodo !
19 Avril 2014
Valley Of Fire, Little Finland

Beau temps aujourd’hui ! Parfait car nous sommes impatients de partir de Las Vegas et de se retrouver dans les étendues désertiques de l’Ouest Américain.
Go West !!
Le dépaysement devrait arriver assez vite puisque nous avons prévu d’aller dormir sous la tente près de Little Finland. Mais avant cela, nous prenons la direction de Valley Of Fire pour une demi-journée « spéciale Arches ».
Nous avons acheté l’e-guide « A closer look at valley of fire » (http://www.synnatschke.com/e-guides/store.php) avant de partir et avons préparé 2 circuits, celui d’aujourd’hui et un autre pour la fin du séjour quand nous reviendrons à Las Vegas.
Pour aujourd'hui, ce sont 2 mini circuits que ferons avec pour point commun la recherche d'arches !
1e mini circuit : Windstone Arch, Pagoda Arch, Piano Rock, Arch Rock, Atlatl Rock
2e mini circuit : Arrowhead Arch, Elephant Rock, Pretzel Arch, At Least Five Holes Arch, Little Mosquito Arch, El Portal Arch
Une fois franchie l’entrée du parc, nous prenons la piste sur la gauche qui effectue une petite loop et permet d’aller voir Arch Rock.
Notre premier arrêt sera pour Windstone Arch que nous aurons du mal à trouver car elle est minuscule et plutôt bien cachée. Elle est vraiment près de la route et nous irons bien trop loin ! Mais Virginie a fini par avoir le coup d'œil !
Chaque cavité offre la possibilité d'admirer la finesse du Sandstone
2e arrêt un peu plus loin pour aller voir Pagoda Arch. Il faut marcher un peu plus en commençant par contourner la grosse colline et trouver le chemin pierreux qui permet de grimper. L’Arche se trouve à une trentaine de mètres au-dessus du sol et le meilleur angle de vue se trouve en passant derrière. Elle est complétement détachée de la paroi et constitue une formidable fenêtre sur les paysages aux alentours.
Pas très loin se situe une autre arche double dont on ne connait pas le nom.
Ainsi qu'une autre visible depuis la piste qui dessine une jolie fenêtre sur les montagnes aux alentours
3e arrêt à Piano Rock qui a un intérêt plutôt limité selon nous. C’est fou d’ailleurs comme les autres touristes se sont arrêtés au même endroit pour aller voir ce que nous étions en train de photographier. Nous nous retrouvons rapidement à une dizaine de personnes en train de prendre des photos de Piano Rock ! Qui a dit que nous étions des moutons ?
4e arrêt « classique » à Arch Rock mais le fait qu’il ne soit plus possible de monter sur le rocher pour la photographier rend l’arche plutôt inintéressante…
Nous 5e arrêt est à Atlas Rock pour voir les fameux pétroglyphes de Valley Of Fire.
C’est aussi l’occasion de piqueniquer à l’ombre car il fait plutôt chaud. Il y a pas mal de locaux qui profitent des installations de la rest area pour organiser des anniversaires ou autre évènements. Nous regardons les très jeunes enfants grimper partout aux alentours sans que les parents ne s’en soucient.
Après cette pause détente, nous reprenons la 2e partie du programme avec un 1e arrêt au trailhead d’Arrowhead loop que nous ferons simplement jusqu’à Arrowhead Arch. Nous passons devant une arche sur le bord du chemin qui nous semble très banale. Puis nous continuons et nous rendons compte que nous venons de passer devant l’arche que nous cherchions (le gps réagit toujours en décalé) ! Donc bof, bof, pour nous cette arche n’a pas d’intérêt.
Le plus intéressant est finalement le point de vue depuis le trail où l'on peut admirer la multitude de couleurs du parc.
Nous reprenons la route pour aller nous garer 300 mètres plus loin au parking de Elephant Arch. Comme toujours, il y a du monde ici. Nous faisons vite fait la balade pour aller voir Elephant Arch et revenons à la voiture pour prendre les sacs à dos et de l’eau.
Nous regardons la carte et prenons le cap pour traverser la longue plaine s’étalant devant nous. Nous traversons Saint Thomas Wash et gardons le cap. Nous apercevons enfin Pretzel Arch qui est située en hauteur mais très facilement accessible.
En fait l’arche ressemble à un Brezel du fait qu’il y en ait 2 et qu’il est possible de les photographier l’une dans l’autre.
Nous redescendons dans la plaine et longeons la colline en direction de l’Est. Puis, après avoir regrimper la colline pour se retrouver de l’autre coté (Nord), nous arrivons enfin à At Least 5 Holes Arch. Ce n’est pas vraiment une arche mais un gros rocher percé de plusieurs trous.
Cap à l’Est en direction de Little Mosquito Arch qui est juste à coté. On voit bien le moustique piquer avec son énorme dard !
Puis nous poursuivons en passant devant une nouvelle arche non répertoriée mais assez sympa.
Le chemin s’élève de nouveau avec une nouvelle arche sur la gauche.
Enfin, nous arrivons à El Portal Arch qui je crois est la plus grande arche de Valley of Fire.
Nous terminons la boucle en traçant tout droit jusqu’à la voiture. Il nous aura quand même fallu environ 2 heures pour effectuer la boucle de seulement 4 km.
Ca y est notre 1e journée dans Valley of Fire est terminée et nous prenons la sortie Nord-Est du parc. Nous apercevons au loin la destination finale de la journée : Little Finland.
Nous sortons de l’I15, prenons la Riverside Road puis à droite après le pont enjambant la Virgin River dans la New Gold Butte Road.
A partir de ce moment-là, la route se dégrade et alterne entre une route goudronnée et une piste. Je commence à prendre trop confiance et appuie sur l’accélérateur malgré la limitation de vitesse à 30 miles….et ce qui devait arriver arriva, crevaison ! Et en plus une crevaison rapide, impossible de réparer le pneu (notre compresseur et nos mèches ne serviraient à rien). Nous devons mettre la galette de secours. Comme d’habitude, deux américains s’arrêtent pour nous aider à changer le pneu. C’est la 5e fois que je crève dans l’Ouest Américain et les locaux se sont toujours arrêtés pour nous aider. Les seuls qui ne s’arrêtaient pas étaient les touristes !
On leur demande l’état de la piste pour rejoindre Little Finland et si c’est possible avec une galette. Hors de question selon eux car la piste se dégrade par la suite. C’est frustrant mais nous préférons ne pas prendre de risque et reporter la visite de Little Finland pour la fin du voyage.
Notre priorité maintenant est de faire changer le pneu. De retour vers l’I15, nous trouvons un tyre repair shop à Mesquite qui nous prendra quand même 60$ pour réparer le pneu car nous avons du faire ouvrir le garage qui était fermé.
Nous faisons route vers Saint George en avançant le programme d’une journée. A défaut de dormir sous la tente, nous aurons un bon lit ! Par chance, nous pouvons avancer notre séjour dans la chambre que nous avions réservé pour les jours à venir (Days Inn St George à 42eur/nuit, hôtel très agréable avec jacuzzi et piscine).
Itinéraire Ouest américain août 2015 English translation pending
Bonsoir
Depuis quelques temps je lis, relis prend des notes sur les forums des EU, surtout l'ouest Américain , avec le projet de partir l'été prochain, au mois d'août. Donc je me suis inspirée de tous les posts et surtout celui de Laure (Calisson) que j'ai bcp copié pour boucler mon itinéraire. D'ailleurs un grand bravo pour tout les "forumeurs" qui postent ou répondent au message. Je suis tjs à la recherche du billet d'avion actuellement le prix est de 1200 € au départ de Marseille via Londres, j'attend encore de voir si les prix baissent. Nous sommes 3, mon conjoint et notre fille de 15 ans. C'est la première fois que nous allons aux états Unis. J'ai privilégié plus les parcs , car on est plus nature quoique ma fille ça l'emballe + ou -, elle son truc c'est les villes et le shopping. Alors j'ai fait un compromis des 2. J'envisage de petite rando, car mon conjoint à le genou qui lâche et ma fille est allergique à la marche !!! Donc compromis aussi ! A savoir que c'est la 1 ère fois que je planifie un tel voyage, d'habitude je fais appel à une agence.
Allez je me lance, mes questions sont simples, mon itinéraire est il réalisable ? que manque t il ? toutes vos suggestions sont les bonnes.
J1 Marseille - San Francisco J2 San Francisco J3 San Francisco - El Portal J4 El Portal J5 El Portal - Mammoth Lakes J6 Mammoth lakes - Death Valley J7 Death Valley - Las Végas J8 Las Végas J9 Las Végas -Bryce Canyon J10 Bryce Canyon J11Bryce Canyon - Moab J12 Moab J13 Moab -Mesa Verde J14 Mesa Verde J15 Mesa Verde -Page J16 Page - Grand Canyon J17 Grand Canyon - Barstow J18 Barstow - Los Angeles J19 Los Angeles J20 Los Angeles - Marseille
total km : de trajet seul (point par point ) : 2349 miles soit 3780 km , pas mal !
J'ai quelques doutes pour certains lieux , Las Végas 1 ou 2 nuit. Et j'hésite de partir directement de Grand Canyon à Los Angeles, j'ai calculé par google map : 486 miles ou 782 km soit 7 h 10.
Edith
Depuis quelques temps je lis, relis prend des notes sur les forums des EU, surtout l'ouest Américain , avec le projet de partir l'été prochain, au mois d'août. Donc je me suis inspirée de tous les posts et surtout celui de Laure (Calisson) que j'ai bcp copié pour boucler mon itinéraire. D'ailleurs un grand bravo pour tout les "forumeurs" qui postent ou répondent au message. Je suis tjs à la recherche du billet d'avion actuellement le prix est de 1200 € au départ de Marseille via Londres, j'attend encore de voir si les prix baissent. Nous sommes 3, mon conjoint et notre fille de 15 ans. C'est la première fois que nous allons aux états Unis. J'ai privilégié plus les parcs , car on est plus nature quoique ma fille ça l'emballe + ou -, elle son truc c'est les villes et le shopping. Alors j'ai fait un compromis des 2. J'envisage de petite rando, car mon conjoint à le genou qui lâche et ma fille est allergique à la marche !!! Donc compromis aussi ! A savoir que c'est la 1 ère fois que je planifie un tel voyage, d'habitude je fais appel à une agence.
Allez je me lance, mes questions sont simples, mon itinéraire est il réalisable ? que manque t il ? toutes vos suggestions sont les bonnes.
J1 Marseille - San Francisco J2 San Francisco J3 San Francisco - El Portal J4 El Portal J5 El Portal - Mammoth Lakes J6 Mammoth lakes - Death Valley J7 Death Valley - Las Végas J8 Las Végas J9 Las Végas -Bryce Canyon J10 Bryce Canyon J11Bryce Canyon - Moab J12 Moab J13 Moab -Mesa Verde J14 Mesa Verde J15 Mesa Verde -Page J16 Page - Grand Canyon J17 Grand Canyon - Barstow J18 Barstow - Los Angeles J19 Los Angeles J20 Los Angeles - Marseille
total km : de trajet seul (point par point ) : 2349 miles soit 3780 km , pas mal !
J'ai quelques doutes pour certains lieux , Las Végas 1 ou 2 nuit. Et j'hésite de partir directement de Grand Canyon à Los Angeles, j'ai calculé par google map : 486 miles ou 782 km soit 7 h 10.
Edith
Vol Easyjet du 13 août 2014 Nantes-Nice English translation pending
Bonjour,
Je vous donne ce lien pour vous informer d'un départ de réclamation collective pour un retard de plus de 4 heures ce lien vous donne toutes les informations utiles pour essayer de contraindre easyjet à resecter sa clientèle.
Je vous tiendrai au courant via ce lien et en venant ici pour la suite des évènements
Cordialement,
jeanlucs
http://easyjet1674.13aout2014.over-blog.com/
Voici le texte qui a récolté 123 signatures
Bonjour Madame, bonjour Monsieur, Les passagers du vol 1674 NANTES NICE du 13 aout 2014 m'ont confié l'original de leur réclamation collective à fin de vous la transmettre dans son intégralité, par email.
Voici en pièce jointe l'ensemble des 7 pages de la réclamation portant les signatures des passagers réclamant remboursement total ou indemnisation à hauteur suite à retard de plus de 4 heures concernant heure d'embarquement et heure d'arrivée du vol EASYJET 1674 du 31 aout 2014 NANTES NICE. Cette réclamation élaborée, datée et signée pendant le vol témoigne du grand mécontentement de l'ensemble des passagers signataires quant aux compétences de votre organisation .
Votre compagnie n'a pas été en mesure, suivant votre souci de rentabilité, d’appréhender un élément climatique mineur ayant eu lieu le 13 aout au matin à Nice, événement non directement lié avec le contrat de réservation de chaque passager du vol 1674 NANTES NICE du 13 aout 2014. Ce même souci de rentabilité de votre compagnie a enfreint la possibilité de limiter le retard du depart du vol EASYJET 1674 Nantes Nice précisé sur les cartes d'embarquement à 13h15. Ce retard du départ et de l'arrivée du vol correspondant à plus de 3 heures par rapport aux horaires initialement transmis sur la carte d'embarquement, l’ensemble des passagers demande à ce que vous suiviez les prérogatives de dédommagement inscrites dans le règlement européen (CE) no 261/2004.
A titre de dédommagement , ou dans le cadre d'une procédure de remboursement, l'ensemble des passagers signataires réclame la somme intégrale du coût de leurs billets, remboursement effectif ou avoir sur un prochain voyage, et demandent une réponse circonstanciée individuelle à leur réclamation. Les Nom Prénom et no de siège de chaque passager signataire sont notifiés afin de vous permettre de répondre individuellement à chaque passager sur leur leur e mail de contact passager. Cette demande sera également transmise en parallèle aux associations de consommateurs compétentes. Cordialement,
Je vous donne ce lien pour vous informer d'un départ de réclamation collective pour un retard de plus de 4 heures ce lien vous donne toutes les informations utiles pour essayer de contraindre easyjet à resecter sa clientèle.
Je vous tiendrai au courant via ce lien et en venant ici pour la suite des évènements
Cordialement,
jeanlucs
http://easyjet1674.13aout2014.over-blog.com/
Voici le texte qui a récolté 123 signatures
Bonjour Madame, bonjour Monsieur, Les passagers du vol 1674 NANTES NICE du 13 aout 2014 m'ont confié l'original de leur réclamation collective à fin de vous la transmettre dans son intégralité, par email.
Voici en pièce jointe l'ensemble des 7 pages de la réclamation portant les signatures des passagers réclamant remboursement total ou indemnisation à hauteur suite à retard de plus de 4 heures concernant heure d'embarquement et heure d'arrivée du vol EASYJET 1674 du 31 aout 2014 NANTES NICE. Cette réclamation élaborée, datée et signée pendant le vol témoigne du grand mécontentement de l'ensemble des passagers signataires quant aux compétences de votre organisation .
Votre compagnie n'a pas été en mesure, suivant votre souci de rentabilité, d’appréhender un élément climatique mineur ayant eu lieu le 13 aout au matin à Nice, événement non directement lié avec le contrat de réservation de chaque passager du vol 1674 NANTES NICE du 13 aout 2014. Ce même souci de rentabilité de votre compagnie a enfreint la possibilité de limiter le retard du depart du vol EASYJET 1674 Nantes Nice précisé sur les cartes d'embarquement à 13h15. Ce retard du départ et de l'arrivée du vol correspondant à plus de 3 heures par rapport aux horaires initialement transmis sur la carte d'embarquement, l’ensemble des passagers demande à ce que vous suiviez les prérogatives de dédommagement inscrites dans le règlement européen (CE) no 261/2004.
A titre de dédommagement , ou dans le cadre d'une procédure de remboursement, l'ensemble des passagers signataires réclame la somme intégrale du coût de leurs billets, remboursement effectif ou avoir sur un prochain voyage, et demandent une réponse circonstanciée individuelle à leur réclamation. Les Nom Prénom et no de siège de chaque passager signataire sont notifiés afin de vous permettre de répondre individuellement à chaque passager sur leur leur e mail de contact passager. Cette demande sera également transmise en parallèle aux associations de consommateurs compétentes. Cordialement,
La Norvège, du sud au nord ou... presque! English translation pending
Voici le récit de notre voyage de cinq semaines en camping-car, depuis la région parisienne jusqu'aux îles Lofoten, en traversant une partie de l'Allemagne, du Danemark, de la Suède et... de la Norvège !
Le récit accompagné de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesnorvege/
Ci-dessous, le texte accompagné d'une sélection de photos.

.................................................................................................................................................................. Présentation
Après un séjour en Islande l'été dernier sous un ciel souvent maussade, nous ne pensions pas retourner de sitôt dans un pays du Nord.
Pourtant, quelques mois plus tard, des images de fjords et de glaciers norvégiens vont attirer notre attention et aiguiser une nouvelle fois notre curiosité pour une région nordique.
Nous découvrons alors des paysages éblouissants : fjords saisissants, côtes sublimes, glaciers majestueux et archipels mythiques parmi lesquels les superbes îles Lofoten.
La destination est immédiatement retenue. Reste à préciser l'itinéraire et le mode de déplacement.
Un point est vite fixé : nous souhaitons aller en Norvège sans prendre l'avion, directement depuis chez nous, et de préférence sans avoir à réserver d'hébergements afin d'être libres de nous adapter sur place à la météo.
Dans cette optique, voyager en camping-car nous semble la formule la plus adaptée. Pour le faire au meilleur tarif, la location en Allemagne est nettement plus économique. Nous confions la réservation du véhicule au courtier international CoolDrive.
Une fois l'option camping-car validée, l'itinéraire prend rapidement forme. C'est en voiture que nous rejoindrons d'abord l'Alsace pour une étape en famille puis Hanovre en Allemagne où nous prendrons possession de notre camping-car.
De Hanovre, dans notre maison roulante, nous ferons route vers Hirtshals au Danemark où nous embarquerons sur un ferry à destination de Kristiansand au sud de la Norvège.
Depuis le Sud norvégien, nous prévoyons de réaliser un parcours en forme de grand huit étiré dont le nœud central se situera à hauteur de Trondheim.
La première boucle de ce huit passera, dans les grandes lignes, par Lysefjord, Stavanger, Hardangerfjord, Bergen, Nærøyfjord, Geirangerfjord, la route des Trolls, Ålesund, la route de l'Atlantique et Kristiansund.
Au-delà de Trondheim, tout en suivant le tracé de l'E6, nous passerons le cercle Arctique avant de nous diriger vers Bodø où nous prendrons un ferry à destination des îles Lofoten.
Nous consacrerons sept jours à ces îles, elles constitueront le point le plus au nord de notre itinéraire.
Par la suite, retour vers le sud en longeant la côte via la route 17 avec de nombreuses liaisons en ferry avant de croiser à nouveau la boucle du huit à hauteur de Trondheim.
Nous fermerons le "grand huit" norvégien par les parcs nationaux de Dovrefjell et Jotunheimen avant un passage à Oslo.
Le retour vers la France se fera via la côte suédoise du Bohüslan, le pont de l'Öresund, la capitale danoise Copenhague avant de prendre un dernier ferry vers Puttgarden en Allemagne.
Une carte est sans doute plus parlante ! Oups… ça fait un paquet de kilomètres, probablement 8 000 à 10 000 kilomètres au total !
Pour les parcourir sans avoir à (trop !) rouler, nous avons prévu cinq semaines dont 33 jours de location de camping-car.
Départ le 9 juin, retour le 15 juillet 2014.
Prêts à nous suivre ?
Aller en jaune, retour en rouge
En camping-car… de Lübeck à Kristiansand via la dune de Råbjerg Mile (DK)
J1 à J3 : Du lundi 9 au Mercredi 11 juin 2014
Après deux journées passées en Alsace, c'est enfin le grand départ.
Le camping-car que nous avons réservé en Allemagne sera à notre disposition à Hanovre entre 15 et 17 heures. Depuis la région strasbourgeoise, 570 kilomètres, essentiellement sur autoroutes, nous séparent de la capitale de Basse-Saxe. Mais en Allemagne, le trafic peut être chargé et les ralentissements y sont fréquents. Nous prévoyons donc de la marge en prenant le départ dès 6 heures du matin.
La voiture est pleine à craquer : chaises pliantes, couette, oreillers et linge de lit mais aussi trois caisses d'alimentaire et bien sûr vêtements et chaussures pour faire face à toutes les conditions météo, du maillot de bain à la veste coupe-vent, des tongs aux chaussures de marche… sans oublier ma poêle favorite et quelques bonnes bouteilles de vin d'Alsace !
Après plusieurs jours de chaleur caniculaire (37 à 39 degrés en Alsace), les orages ne tardent pas à croiser notre route. Dès les environs de Francfort, nous essuyons les premières gouttes qui se transforment rapidement en trombes d'eau.
Nous espérons pouvoir échapper au plus fort du mauvais temps en marquant une pause prolongée mais rien n'y fait, on finit par rattraper l'orage et à s'y enfoncer de plus belle.
Malgré ces mauvaises conditions météo, une circulation dense et des ralentissements dûs à des travaux sur l'autoroute, nous arrivons à destination dès 13 heures.
C'est donc avec plus de deux heures d'avance qu'on se présente chez notre loueur, Eubo Caravan Tirge, situé dans la banlieue de Hanovre.
Coup de chance, notre véhicule est déjà prêt.
Nous découvrons alors notre maison roulante, un Pössl 2WIN, 5600 kilomètres au compteur, une sorte de grand fourgon aménagé de moins de 6 mètres de long monté sur un châssis Citroën !
Rien à voir avec le monstre que nous avions loué au Canada !
On vous fait visiter ?
Transférer tout notre barda de la voiture au camping-car, organiser les différents rangements, écouter les explications sur le fonctionnement du véhicule, signer les derniers papiers, prendre le premier déjeuner à bord, faire procéder à quelques réglages de dernière minute… il est presque 16 heures quand enfin… Pössl s'élance.
L'engin se conduit facilement et la position haute est vraiment un plus ! La météo s'est améliorée depuis ce matin, il fait sec avec des températures redevenues plus clémentes après les orages, de l'ordre de 22/24 degrés.
Notre première étape est prévue à Lübeck, à 200 km. Avec déjà plus de 500 km parcourus ce matin, il était difficile d'envisager plus.
D'ailleurs, c'est un peu au radar que nous pénétrons dans Lübeck et après quelques rapides courses, installons Pössl au parking P4 en face de la vieille ville. Il est déjà 18 h 30.
Après le dîner, petite balade sous les derniers rayons de soleil.
L'Innenstadt (centre-ville) est le centre touristique et le quartier le plus ancien de Lübeck. Il se situe sur un îlot au confluent des fleuves Trave et Wakenitz. L'UNESCO a classé ce quartier sur la liste du patrimoine mondial, notamment pour son architecture de briques rouges.
Nuit sur place au bord du fleuve Trave avec vue sur la vieille ville !
Distance parcourue dans la journée : 770 kilomètres
J4 : Jeudi 12 juin 2014
Un passant sans doute éméché a hurlé en pleine nuit, un camping-car a démarré à 3 heures du matin. Bref, la nuit a été loin d'être paisible. Mais puisque nous sommes réveillés, autant en profiter pour nous mettre en route dès 6 heures.
Le but de la journée est de rallier Hirtshals au Danemark où nous avons réservé à 18 heures une traversée en ferry à destination de la Norvège.
En partant de bonne heure, nous devrions même avoir le temps de faire un peu de tourisme au Danemark.
En attendant, nous nous relayons au volant de Pössl.
A 8 h 45, nous passons la frontière entre l'Allemagne et le Danemark.
Sur le coup de midi, nous nous octroyons une pause prolongée ainsi qu'une sieste à l'arrière du camping-car, histoire de récupérer un peu de notre mauvaise nuit. Nous apprécions !
Puis les kilomètres s'enchaînent à nouveau. Pössl se comporte bien sur l'autoroute et se révèle plutôt économe en carburant, ce qui est une bonne surprise.
Il fait très beau mais plus on avance vers le Nord, plus le vent forcit. Le rideau d'arbres le long de l'autoroute ploie sous les rafales. Les pales des éoliennes tournent à plein régime.
Ce vent annonce également une mer démontée et par conséquent une traversée en ferry qui risque d'être houleuse.
Il est 14 h 30 quand nous arrivons à proximité de Hirtshals, ce qui nous laisse effectivement un peu de temps pour jeter un œil à la dune de Rabjerg Mile, à une quarantaine de kilomètres à l'est de cette ville.
Il s'agit d'une dune littorale mobile, la plus grande d'Europe du Nord, que le vent déplace de 18 mètres par an.
A peine sortis du camping-car, le sable soulevé par le vent nous cingle les mollets, pique les yeux et s'infiltre dans nos vêtements.
Seuls quelques téméraires kitesurfeurs semblent être dans leur élément !
Rien ne résiste à la force des éléments, pas même ces cailloux rangés en ligne par le dieu Eole.
La mer est blanche d'écume et pour ne pas être trop exposé, il vaut mieux s'abriter derrière les herbes dunaires.
A ce compte-là, nous ne nous attardons pas davantage dans les courants d'air mais poussons jusqu'à la petite ville de Skagen où tout en arpentant les rues piétonnes du centre, un cornet de glace à la main, nous en oublierions presque l'heure.
Zut, déjà 16 heures ! Or le check-in pour le ferry se fait à partir de 17 heures, nous avons juste le temps d'arriver.
Embarquement immédiat pour un départ comme prévu à 18 heures.
Il y a un peu plus de deux heures de traversée, mais le capitaine (?) annonce un peu de retard à l'arrivée. En raison des mauvaises conditions de mer, la vitesse du navire sera réduite du moins pendant la première heure. Pendant la deuxième heure, la mer est plus calme et le beau temps au rendez-vous à l'arrivée à Kristiansand avec 20 degrés.
Nous n'avons pas de mal à trouver où passer la nuit. J'avais repéré une possibilité de stationnement en bord de mer le long de la promenade côtière.
Petite promenade vespérale… sous le regard de la lune (il est 22 h 30). Sacrée journée encore !
Distance parcourue dans la journée : 610 kilomètres
Notre fidèle "Pössl"

De la vallée de Setesdal à Øygardstølen : de la neige sur les hauteurs !
J5 : Vendredi 13 juin 2014 La nuit a été excellente et réparatrice. Le réveil agrémenté par le piaillement des goélands se fait sous un soleil radieux. Quelle chance !
Malgré tout, la mise en route est un peu laborieuse. D'abord il faut attendre l'ouverture des banques dans le centre-ville afin de faire un peu de change. A 9 heures, c'est chose faite, nous prenons alors la route 9 traversant la belle vallée de Setesdal avec ses forêts de bouleaux et de sapins et ses lacs à chaque virage.
Un nouvel arrêt pour quelques courses (entre autres, un poulet rôti pour ce midi) puis un autre pour les indispensables corvées liées au camping-car (vidanges/remplissage d'eau).
Ça y est, on va véritablement pouvoir rouler ! Pas très vite, d'ailleurs ! Car on se rend immédiatement compte qu'en Norvège, les routes sont étroites, surtout pour un camping-car (pourtant Pössl n'est pas bien gros) et les vitesses limitées (70 km/h sur routes R et F, 40, 50 ou 60 dans et à proximité des agglomérations).
Tout le long de la vallée, de charmants villages aux maisons traditionnelles : Evje, Byggland, Rysstad.
A Rysstad justement, nous quittons la Rv9 pour la Fv337 puis Fv987, des routes de montagne à une seule voie de circulation, ponctuées ça et là d'espaces pour se croiser… heureusement ! Pas très facile de conduire dans ces conditions, surtout qu'il y a du monde et que la route grimpe jusqu'à plus de 1000 mètres d'altitude.
Mais les paysages sont éblouissants !
La région est truffée de lacs d'altitude, encore partiellement gelés, aux couleurs allant du bleu turquoise au vert émeraude.
La neige est encore abondante à cette altitude, une situation que nous n'avions pas anticipée en programmant une randonnée vers le refuge de Øyuvsbu. Dans ce secteur, les congères sont plus hautes que le camping-car. Le parking n'est même pas visible. Bien sûr, la balade tombe à l'eau.
En revanche, nous avions bien noté que quelques kilomètres plus loin se trouvait une belle aire de pique-nique au bord du Roskreppfjord dotée d'un accès WIFI gratuit.
C'est alors le moment de faire la pause déjeuner (zut, le poulet rôti est resté sur le tapis roulant de la caisse du magasin !) puis de donner les premières nouvelles de Norvège à nos proches.
Voici la vue à travers la vitre arrière du camping-car !
La dernière portion de route (Fv986 qui devient Fv500 en changeant de comté !) va tout doucement nous conduire vers Lysebotn en fond de fjord en passant de près de 900 mètres d'altitude au niveau de la mer. Autant dire qu'on va enchaîner des virages en lacets serrés !
Mais nous, on s'arrêtera avant la fin, à 600 mètres d'altitude. La suite de la descente sera pour demain.
Sur le trajet, des torrents, des cascades… et encore des lacs aux couleurs incroyables parsemés d'icebergs !
Soudain, dans un des lacets de la route, apparaît notre destination de ce soir : Øygardstølen ou "nid d'aigle" en norvégien. On comprend vite pourquoi en découvrant l'exceptionnel point de vue qui domine de plus de 600 mètres le Lysefjord ainsi que petit hameau de Lysebotn en contrebas. Vertigineux !
C'est aussi le point de départ de la randonnée de Kjeragbolten.
En repérant un peu les lieux, on rencontre un couple de jeunes Ecossais qui comme nous a l'intention de faire demain cette mythique randonnée. Ils ont planté leur tente en contrebas du nid d'aigle.
Quant à nous, nous prévoyons de passer la nuit sur le parking même si celui-ci n'est censé être qu'un lieu de stationnement de jour. Précisons aussi qu'il est payant dans la journée (100 NOK) comme beaucoup de parkings au départ de lieux de randonnées.
Pour le moment, nous en profitons pour déployer nos chaises pliantes et nous relaxer devant ce panorama d'exception.
Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres
Neige à 1 000 mètres !

Randonnée de Kjeragbolten et croisière sur le Lysefjord
J6 : Samedi 14 juin 2014
Nous voici à l'aube de notre première randonnée en Norvège, l'une des plus mythiques du pays. Il s'agit de Kjeragbolten, un gros rocher ovale coincé dans une crevasse entre deux parois écartées d'environ deux mètres, 1 000 mètres au-dessus du Lysefjord.
Il fait un temps splendide. Nous sommes samedi, parions qu'il y aura du monde !
Mais nous avons l'avantage d'être sur place, alors à 7 heures, c'est parti ! Bien qu'il y ait déjà quelques voitures sur le parking, nous sommes manifestement les seuls à démarrer à cette heure-ci.
Sur le seuil de leur tente, les Ecossais rencontrés hier soir nous font signe. Sur le panneau d'information au début du sentier, le profil du trail donne une bonne idée de ce qui nous attend : un enchaînement de trois "buttes" séparées par une descente et par conséquent une nouvelle montée à chaque fois.
Temps estimé : 6 heures avec 700 mètres de dénivelé !
Ça commence immédiatement très fort à l'aide de chaînes !
Au bout d'une vingtaine de minutes, une fois sur la première crête, nous distinguons les trois premiers poursuivants puis dix minutes plus tard, le couple écossais.
L'effort est intense et les genoux souffrent !
Quelques passages sont un peu délicats mais jamais dangereux grâce à l'installation de cordes et de chaînes.
Nous avançons doucement mais sûrement, toujours seuls. Nos poursuivants n'ont pas l'air de nous rattraper.
Aux crêtes encore partiellement enneigées succèdent des plateaux rocheux couverts de cairns et des mares où se mirent de gros rochers ronds.
Au bout d'une heure, nous croisons quelques randonneurs dont le matériel transporté laisse à penser qu'ils ont campé là-haut. Au bout de deux heures, un couple peu chargé ayant probablement commencé la rando aux aurores.
Tout à coup, se confondant avec la pierre, un cairn un peu particulier retient notre attention ;-) En s'approchant, on dérange ce lagopède alpin.
Il reste de la neige un peu partout mais à partir de la troisième heure, nous devrons traverser plusieurs névés importants.
Vers 10 heures, à hauteur de ce grand panneau indicateur, nos poursuivants se rapprochent. Nous ne sommes plus très loin de notre but.
Les deux Ecossais nous suivent sur une fausse piste mais sans quoi nous aurions sans doute raté cette vue fantastique sur le Lysefjord.
Pendant ce temps, les trois autres, des Asiatiques (une jeune femme et ses parents), plus malins, nous coiffent sur le poteau et atteignent Kjeragbolten les premiers.
Le must, c'est de poser sur le fameux rocher. Mais aucune des personnes présentes n'a le cran pour le faire. Le mieux que j'aie pu tenter, c'est de m'en approcher par le haut.
La vue est tout simplement vertigineuse !
Au moment même où nous quittons les lieux arrive le gros de la troupe. Tout au long du trajet de retour, nous assistons, amusés et effrayés, à une procession ininterrompue de randonneurs, entraînant des embouteillages dans certains passages de chaînes.
Nous ne pouvons que nous féliciter d'avoir démarré tôt.
Les chiffres de cette randonnée : 11,6 km parcourus en 5 heures et demie avec 711 mètres de dénivelé et un point culminant situé à 1031 mètres.
La journée n'est pas finie, loin de là. Nous avons prévu de nous rapprocher dans l'après-midi de notre randonnée de demain, une autre randonnée mythique, celle de Preikestolen.
Le moyen le plus rapide pour le faire, c'est d'emprunter le ferry au départ de Lysebotn (le petit hameau au fond du Lysefjord) à destination de Forsand.
Pour rejoindre Lysebotn, il faut descendre là… c'est-à-dire par Lyseveien, 27 virages en épingles à cheveux, une pente de 10% suivie d'un tunnel, autant dire qu'il faut mettre la bride à Pössl. Descente en seconde ! Impressionnante !
J'avais noté un départ de ferry à 15 h 30 et le suivant à 18 heures. Dès 14 heures, nous faisons la queue sur le quai en compagnie de plusieurs autres véhicules. Au fur et à mesure que l'heure avance, nous voyons plusieurs de ces véhicules sortir de la file, faire demi-tour et repartir par la route. Curieux !
Renseignements pris, il s'avère qu'il y a un seul ferry à 18 heures le samedi, mince ! Tant pis, nous attendrons, car par la route cela représente près de 150 km soit 3 à 4 heures de trajet. Par le ferry, ce sont deux heures de traversée reposantes et divertissantes suivies de moins de 20 km de route.
Alors en attendant, un peu de lecture, une sieste à l'arrière du camping-car et une balade jusqu'à la cascade proche de l'embarcadère pour passer le temps.
A 18 heures, comme prévu, nous embarquons pour deux heures au fil de l'eau, agrémentées de quelques points d'intérêt remarquables commentés par le capitaine du ferry.
Des falaises impressionnantes !
Des cascades dégringolant de près de 1 000 mètres de hauteur !
Le rocher de Kjerag vu d'en bas ! Dire que nous étions là-haut il y a quelques heures !
Une colonie de phoques !
Un avant-goût de ce que nous verrons demain ! Là-haut, le Preikestolen ou rocher de la Chaire, une imposante falaise qui culmine à 604 mètres au-dessus du fjord.
Zoom sur le rocher surmonté d'une plate-forme de 25 x 25 mètres d'où nous contemplerons la vue demain.
Enfin, le clou de la croisière : un défilé rocheux dans lequel le ferry va s'engager à la plus grande surprise des passagers interloqués avant de faire machine arrière au pied de la muraille. Bluffant !
Au pied de cette montagne toute en rondeur, Forsand marque la fin de la traversée pour nous. Nous avons adoré cette croisière !
Il nous reste maintenant une quinzaine de kilomètres à parcourir sur la Rv 13 pour rejoindre Jørpeland. Sur le quai de la marina, un certain nombre de camping-cars sont déjà serrés les uns contre les autres. On n'a pas très envie de se joindre à eux. En passant, j'avais repéré une aire de pique-nique sur la route, un peu avant l'entrée du village. L'endroit nous convient parfaitement.
Encore une journée bien remplie et une première randonnée d'exception en terre viking !
Distance parcourue dans la journée : 40 kilomètres.
Vue sur le Lysefjord
Du Preikestolen (ou Rocher de la Chaire) à… Stavanger
J7 : Dimanche 15 juin 2014
Pressés de nous mesurer au Preikestolen, nous tombons du lit dès 5 h 30… un horaire idéal pour commencer tôt une journée de randonnée sauf que… ce matin le beau temps se laisse désirer. Le ciel est bouché et des nuages bas masquent les sommets.
Mais le temps pourrait changer au cours de la journée… let's wait and see !
En revanche, ce temps libre va nous être très utile pour régler une urgence : faire le plein d'eau et la vidange des eaux sales, sinon ce soir pas de douche !
C'est ainsi que nous nous retrouvons à 6 h 30 à Jørpeland en train de procéder à ces opérations, en tentant de ne pas réveiller les occupants des camping-cars garés sur le port, bien moins matinaux que nous.
Une fois la mission accomplie et malgré une météo incertaine, nous filons vers Preikestolenhytta, distante d'une dizaine de kilomètres et point de départ vers Preikestolen, cette falaise de 604 mètres de hauteur plongeant à pic dans le Lysefjord. Nous l'avions admirée hier depuis le ferry.
La taille du parking (payant off course) laisse augurer de la fréquentation des lieux. Avec plus de 200 000 visiteurs par an, c'est un des sites touristiques majeurs du pays.
Le ciel étant toujours nuageux, nous finissons notre nuit à l'arrière du camping-car.
Vers 9 heures, quelques timides éclaircies annoncent une possible amélioration. Hop, on abrège notre dodo et on décide d'y aller. Entre-temps, le parking a commencé à se remplir sérieusement.
Néanmoins, la file des randonneurs est plus étalée qu'hier, les nuages ayant sans doute fait hésiter beaucoup de monde.
Un chemin empierré aménagé en marches inégales (aïe, les genoux !) nous fait rapidement prendre de la hauteur à travers la forêt avant de dominer une vaste zone boisée ponctuée de petits lacs.
La couleur du ciel s'est bien arrangée depuis ce matin.
Ce paysage verdoyant ne tarde pas à laisser place à un univers plus minéral alors que le sentier longe le bord de la falaise surplombant le Lysefjord.
Le rocher de la Chaire commence à se détacher au loin.
Nous ne sommes évidemment pas tout seuls. D'ailleurs en cours de route, nous reconnaissons un certain nombre de randonneurs croisés la veille, notamment les trois Asiatiques qui nous font un petit coucou.
La montée via Hill Trail nous permet de mieux prendre la mesure de cette étonnante plate-forme rocheuse dont les dimensions font penser à une piste de danse. Vous remarquerez qu'il n'y a aucune barrière de protection nulle part. Certains n'hésitent pas à s'asseoir au bord, les jambes pendant dans le vide. Brrr ! La sécurité du lieu fait débat depuis de nombreuses années mais les autorités locales estiment qu'elles ne sont pas responsables des risques que prennent les touristes.
Le beau temps est vraiment bien installé alors que nous prenons le chemin du retour. Moralité : en Norvège, il vaut mieux ne pas se précipiter et laisser le temps au ciel de se découvrir.
Les chiffres de la randonnée : 7,5 kilomètres en moins de 4 heures avec 400 mètres de dénivelé et un point culminant à 604 mètres.
Une randonnée à ne pas manquer vers un site exceptionnel !
En dehors de la nature, la Norvège compte également quelques jolies villes. Selon nos recherches, Stavanger ne manquerait pas d'atouts. C'est ce que nous avons l'intention de vérifier cet après-midi.
Cap sur la petite localité de Tau où nous laissons le camping-car sur le parking du port. Un tarif de 40 NOK (5 €) permet d'y rester 24 heures, c'est parfait. Le lieu pour passer la nuit est ainsi tout trouvé.
Un ferry à destination de Stavanger est déjà à quai. Nous avons juste le temps de sauter à bord pour une petite demi-heure de navigation.
Le centre-ville de Stavanger s'organise autour d'un joli port.
Du bord de l'eau, des ruelles tranquilles montent vers la vieille cité en bois.
Ce passage en ville est aussi l'occasion de dîner au restaurant. NB Sørensens, l'une des meilleures tables sur le front de mer, nous disait bien mais manque de chance, c'est complet. On nous oriente alors vers Bevaremegvel Restaurant.
Préparés par un chef français, les plats de poissons (saumon et cabillaud) sont délicieux mais l'addition est indiscutablement… norvégienne !
Le ferry nous ramène à Tau vers 22 heures. Encore une journée de "ouf "(comme disent les jeunes) !
Distance parcourue dans la journée : 50 kilomètres.
Le rocher du Preikestolen

De Tau à Odda : des chutes de Låtefossen au glacier Buer
J8 : Lundi 16 juin 2014
Une nouvelle randonnée aujourd'hui? Oui, mais pas tout de suite, ce matin il faut d'abord rouler afin de rejoindre Odda, notre prochaine étape.
Le soleil est toujours de la partie en ce quatrième jour passé en Norvège. On croise très fort les doigts.
Le trajet se fait sur la Rv 13, une route classée "route nationale touristique" traversant la région du Ryfylke entre fjords verdoyants et montagnes abruptes.
Bien qu'il n'y ait que 200 kilomètres jusqu'à Odda, cette distance va nous prendre beaucoup plus de temps que prévu pour plusieurs raisons : - l'étroitesse de la route et la vitesse limitée - l'enchaînement incessant de tunnels - un passage en ferry entre Hjelmeland et Nesvik
Enfin, quelques points d'intérêt sur la route méritent eux aussi un arrêt. A vrai dire, si on s'écoutait, on s'arrêterait à tout bout de champ mais parfois les accotements ne le permettent pas.
Ici, cet îlot au beau milieu d'un fjord pour lequel nous n'avons pas hésité à faire demi-tour afin de le mettre dans la boîte.
Là, les chutes de Låtefossen, dévalant la montagne dans un bruit assourdissant !
En partant à 7 h 30 de Tau, nous avons fini par arriver au parking du glacier Buer vers 13 h 30. Pour une fois, le parking n'est pas payant (du moins pas pour l'instant), un fait rare en Norvège.
Une heure plus tard, après le déjeuner, nous sommes prêts à randonner vers le glacier.
La langue glaciaire de Buer fait partie du Folgefonna qui, avec sa calotte couvrant 168 km2 et une épaisseur de glace de 400 mètres par endroits, est le troisième plus grand champ de glace du pays.
Le sentier commence à longer un torrent où une double haie d'inukshuk, ces empilements de pierre adoptant une forme humaine, nous indiquent la direction à suivre.
Ce torrent glaciaire sera un peu le fil conducteur de la randonnée.
Nous aurons à le traverser à plusieurs reprises par des moyens plus ou moins précaires.
Une passerelle suspendue… même pas peur ;-)
Un petit pont métallique facile !
Une poutre en bois… ah, ha…moins fière, la randonneuse !
Il y aura encore des cordes, des chaînes, des échelles, bref un parcours amusant mais pas de tout repos… avant de commencer enfin à entrevoir le glacier !
Premier aperçu de la langue glaciaire…
… et coup d'œil sur la vallée laissée derrière nous.
Fin de la randonnée autour de 700 mètres d'altitude. Le torrent devient infranchissable et s'aventurer seul sur le glacier serait risqué.
En revanche, sa contemplation ne présente pas de risque alors on contemple sans modération ses séracs aux reflets bleutés !
Tiens mais qui voilà ? Les trois Asiatiques (papa, maman et leur grande fille) que nous croisons pour la troisième journée consécutive. Ils ont copié notre roadbook ? En tout cas, ils comptent bien tout comme nous faire demain la célèbre randonnée de Trolltunga… de bonne heure, précise la jeune femme, départ prévu à 7 h 30. Comme nous… Au fait, je n'ai pas précisé, mais ils sont Sud-Coréens et viennent de Séoul.
Rendez-vous est pris pour demain !
Les chiffres de notre balade d'aujourd'hui : 5,5 kilomètres en 3 heures aller/retour avec 300 mètres de dénivelé. Une randonnée un peu moins prestigieuse que les précédentes mais ludique et sportive à la fois… bref, très sympa aussi !
Ce soir, nous choisissons un camping pour passer la nuit, en l'occurrence Odda Camping, joliment situé au bord du Sandvinsvatnet et juste au début de la vallée de Buer, avant tout pour pouvoir laver notre linge, car impossible de trouver une laverie en ville.
Le programme de la soirée est donc tout tracé : lavage et séchage du linge, accessoirement un peu d'Internet et surtout dodo de bonne heure car demain nous attaquons un gros morceau, une randonnée de légende à destination de la langue du Troll (Trolltunga) soit 22 kilomètres aller/retour. A suivre…
Distance parcourue dans la journée : 205 kilomètres
Buer Glacier
De la langue du Troll (Trolltunga) aux… rues de Bergen !
J9 : Mardi 17 juin 2014
La nuit fut si paisible dans le camping au bord du lac à Odda que nous émergeons avec difficulté à 7 heures passées. Nous espérions être au point de départ de notre randonnée à 7 h 30, c'est raté.
Le temps de déjeuner, de tout préparer et d'arriver à Skeggedal (à côté de Tyssedal), il est déjà 9 heures quand nous sommes enfin prêts à randonner. Nos nouveaux amis coréens doivent être bien loin déjà !
Nous avons une chance inouïe avec la météo. Il fait toujours un temps magnifique.
Trolltunga, c'est ce rocher en forme de langue tirée, une sorte de plongeoir de pierre dominant de près de 1 000 mètres les eaux du Ringedalsvatnet.
Plus de 22 kilomètres aller/retour nous attendent pour une durée estimée entre 8 et 10 heures. Serons-nous à la hauteur ?
A ce propos, pour commencer à prendre de la hauteur et passer en 1,5 kilomètre du parking (440 mètres) au sommet de Magelibanen (860 mètres), le randonneur a le choix entre un sentier raide à travers la forêt ou la voie directe en suivant la ligne d'un funiculaire désaffectée.
Plus de 2 000 marches à claire-voie sur une pente à plus de 40 % par endroits… non merci ! Nous préférons le plancher des vaches même s'il est escarpé et rugueux.
500 mètres de dénivelé plus tard, nous arrivons au sommet du funiculaire, bien moins essoufflés que ceux qui ont opté pour la montée des marches.
Il est 10 h 30. Les panneaux au sommet de Magelibanen indiquent qu'il reste trois heures trente jusqu'à Trolltunga, ce qui devrait nous faire arriver vers 14 heures.
Un chemin large et agréable nous conduit maintenant dans une vallée occupée par des lacs au bord desquels les Norvégiens ont construit de petites maisons de vacances. Comment font-ils pour y amener tout leur ravitaillement ? Aucune route ne dessert l'endroit et le funiculaire n'est plus en fonction.
Mais ce passage facile est de courte durée. Quand le sentier tourne vers l'est, il faut à nouveau donner un coup de collier pour franchir les 300 mètres de dénivelé qui nous séparent du point culminant.
A mi-pente, un arrêt est bienvenu pour souffler un peu et admirer la vue sur les lacs et le glacier Folgefonna derrière nous.
La récompense est au bout de l'ascension avec ce point de vue saisissant sur le lac Ringedalsvatnet, à plus de 1 000 mètres d'altitude. Il est midi.
Les plus grosses difficultés étant maintenant derrière nous, ce n'est plus qu'une question de distance. Mais il faut pouvoir la tenir tout en… crapahutant sur des rochers, en sautant par-dessus des ruisseaux, en esquivant des flaques de boue, en traversant des névés.
Pour notre information, tout au long du trajet, des pancartes indiquent la distance parcourue et la distance restante Quand le nombre de kilomètres restant devant nous est inférieur à celui laissé derrière nous, ça fait du bien au moral.
Le dernier kilomètre est le plus dur d'autant que le ciel commence à s'assombrir et que l'hypoglycémie nous guette. Vivement qu'on arrive !
Et on y est arrivés… à 13 h 30 soit au bout de 4 heures et demie. Ouf, on est dans les temps ! Quant aux Coréens, ils sont déjà sur le point de quitter les lieux. Contrairement à nous, ils ont tenu leur horaire en débutant à 7 h 30. Chapeau ! Après nous être sustentés, nous faisons comme tout le monde, la queue pour l'incontournable photo sur la langue du Troll. 669 à 678
Il ne fait pas très chaud et on ne s'attarde pas davantage. Pourvu qu'il ne pleuve pas ! A 14 heures, on se remet en route pour le trajet retour, étonnés de rencontrer autant de monde jusque tard dans l'après-midi alors que le ciel devient de plus en plus menaçant.
Le retour est long avec quelques baisses de régime mais avec une friandise par ci, une orange par là, nous tenons le coup.
Pour gagner du temps sur la fin, on tente la variante par les marches du funiculaire mais, on abandonne presque aussitôt, préférant la voie classique par le sentier, plus longue mais plus sûre.
Le dernier kilomètre est à nouveau le plus difficile, on n'en voit plus le bout. Quand le sentier et le funiculaire se rejoignent, Hervé décide de finir la descente par les marches, il en restait 670 (il les a comptées). Il espérait ainsi me coiffer sur le poteau mais c'est moi qui l'ai attendu en bas ;-)
Il est 18 heures… fin de la randonnée ! Bilan : nous avons mis 9 heures, toutes pauses comprises.
Encore une randonnée remarquable à classer dans le top 3 des randonnées en Norvège ! Sans doute l'une des plus marquantes et des plus exigeantes que nous ayons jamais effectuées, toutes destinations confondues.
Nous sommes donc satisfaits et rassurés sur nos capacités mais… lessivés.
Plus le courage de bouger le camping-car ce soir. Nous passons par conséquent la nuit sur place. Alors que nous dînons, il se met à pleuvoir. Serait-ce la fin du beau temps ?
Distance parcourue dans la journée : - en véhicule seulement …15 kilomètres - à pied… 22,4 kilomètres avec un dénivelé de 966 mètres.
J10 : Mercredi 18 juin 2014
Malgré un peu de pluie hier soir, miracle, il fait à nouveau beau avec déjà 13 degrés de bon matin. Aujourd'hui, pas de randonnée prévue, seulement un peu de marche en ville. En effet le projet de cette journée est de rejoindre la ville de Bergen à 200 kilomètres.
Réveil matinal et départ dans la foulée à 6 h 30.
Première étape sur la Rv 13 jusqu'à Kinsarvik où nous arrivons juste à temps pour le ferry de 7 h 40 à destination de Utne puis Kvanndal (durée : 50 minutes).
Nous sommes seulement quatre véhicules à embarquer. Comme les trois autres débarquent à Utne où personne n'embarque, nous restons seuls à bord jusqu'à Kvanndal.
Incroyable, on se croirait en croisière privée !
Nous longeons ensuite le Hardangerfjord dédié à la culture d'arbres fruitiers (le verger de la Norvège) jusqu'à Norheimshund.
Puis notre itinéraire s'écarte du fjord pour se rapprocher de Bergen avec toute une série de ponts, de tunnels et de portions de route… payantes. Mais ne cherchez ni guérite, ni barrière, ici tout est automatisé. Seule une petite caméra photographie votre plaque d'immatriculation.
Pour payer quand vous êtes étranger, le plus simple est de souscrire au Visitor's Payment sur le site Internet Autopass. Attention, il faut une carte de crédit valable plus de trois mois après le jour de sortie prévu, ce qui n'était pas notre cas. Nous n'avons donc pu nous enregistrer que pour la moitié de notre séjour. Par la suite, nous avons voulu payer dans les stations-service indiquées par "KR" (normalement habilitées) mais dans la réalité personne n'a su, voulu ou pu encaisser notre dû. Notre loueur de camping-car devrait donc recevoir une facture du montant des péages restants. Bref, c'est assez pénible comme système.
Revenons à Bergen… où nous sommes arrivés vers 10 h 30, ce qui est plutôt une bonne moyenne pour 200 km dont un passage en ferry. Mais alors que nous pensions la destination presque atteinte, les difficultés de navigation vont mettre nos nerfs à rude épreuve.
Le parking dédié aux camping-cars que j'avais repéré n'existe plus (c'est un chantier maintenant). Au centre-ville la hauteur des parkings est limitée à 1,90 mètre… impossible pour notre Pössl. Nous tournons en rond pendant une heure et étions sur le point de laisser tomber la visite de Bergen quand un Norvégien fort aimable a pu nous indiquer un stationnement à la hauteur de Pössl. Stationnement payant, cela va de soi ;-)
Ouf, nous pouvons enfin consacrer quelques heures à la découverte de la ville, notamment le quartier ancien de Bryggen avec ses entrepôts restaurés ainsi que le marché aux poissons où les poissonniers attirent le chaland dans toutes les langues.
Bryggen, le vieux quai de Bergen, rappelle l'importance commerciale de la ville du XIVème au début du XVIème siècle. De nombreux incendies, dont le dernier en 1955, ont ravagé ces maisons typiques en bois. Leur reconstruction a été fidèle aux modèles et méthodes traditionnels. Ce sont ainsi environ 62 bâtiments qui subsistent dans ce quartier ancien.
Brochettes de poissons et crevettes seront au menu de notre déjeuner.
Mais Bergen n'est qu'une étape, ce soir j'ai prévu de rallier le Nærøyfjord, à 150 kilomètres. Aïe, encore beaucoup de route en perspective !
Pour accélérer le mouvement, nous optons pour l'E16, une route rapide (mais pas une autoroute !) faite d'une succession presque ininterrompue de tunnels. Car les Norvégiens sont les champions pour ce type d'ouvrages. Il n'y a quasiment aucun trajet dans ce pays montagneux sans un ou plusieurs tunnels. Qu'ils soient longs d'une centaine de mètres ou jusqu'à 5, 10, 15 voire 25 kilomètres pour le plus long, ils sont souvent construits à flanc de fjord et permettent de désenclaver des régions entières.
L'arrivée dans le Nærøyfjord se fait sous la pluie.
Il est 19 heures. Après un dernier tunnel de six kilomètres à une seule voie de circulation, nous voici à Bakka, petit hameau isolé au bout d'une route en cul-de-sac. Nous garons Pössl au bord du fjord, sur un coin de pelouse, juste après l'église. Un endroit très calme au bout du monde ou… presque !
Entre deux averses, en guise de balade vespérale, nous poussons à pied jusqu'au bout de la route. C'est là que débute le sentier montant à Rimstigen prévu pour demain matin, en espérant que la pluie ne vienne pas compromettre le projet.
Distance parcourue dans la journée : 330 kilomètres
En chemin vers Trolltunga
Le Nærøyfjord, vu d'en haut et vu d'en bas !
J11 : Jeudi 19 juin 2014
Il a plu toute la nuit et il pleut toujours au réveil. Ce n'est donc pas la peine de se presser, grimper sur les hauteurs de Rimstigen semble compromis.
Néanmoins pas le temps de s'ennuyer car il y a du spectacle sur le ponton de bon matin. Alors qu'il doit faire moins de dix degrés dehors, voilà une jeune femme en maillot de bains en train de faire ses exercices de yoga avant de plonger en compagnie de son mari dans l'eau (sans doute glaciale !) du fjord. Ce sont des Allemands, voyageant dans un van probablement exempt de douche. C'est le fjord qui leur fait office de salle de bains ;-)
Tout à l'observation de leur exhibition, nous n'avons même pas vu que la pluie avait cessé. La randonnée vers Rimstigen est aussitôt remise sur le tapis. Nous n'avons pas beaucoup d'informations sur ce sentier, sauf qu'il est escarpé, qu'il permet de belles vues sur le fjord et que sa durée est de 4 heures.
Mais il est déjà 9 heures. Or à 12 h 15, nous avons prévu de prendre le ferry à destination de Kaupanger, une alternative aux interminables tunnels de l'E16 et une autre façon d'apprécier ce fjord, le plus étroit du pays.
Nous avons par conséquent un peu plus de deux heures devant nous, pas tout à fait suffisantes pour mener la randonnée à son terme. Le but est donc de grimper pendant environ une heure à une heure et demie, histoire de bénéficier de la vue puis de redescendre afin d'attraper le ferry à l'heure.
Le sentier grimpe effectivement très raide dans la forêt. A chaque lacet nous espérons en sortir pour profiter d'une vue dégagée. Mais un écran de verdure se met sans cesse entre nous et le fjord. Finalement, au bout d'une heure et quart d'ascension, arrivés à 460 mètres d'altitude sans meilleur point de vue, nous en restons là. Le sommet se trouverait à plus de 700 mètres d'altitude.
La vue n'est déjà pas mal, non ?
Après avoir admiré le Nærøyfjord depuis le haut, il est maintenant l'heure de le voir d'en bas au cours d'une traversée en ferry de deux heures et demie entre Gudvangen et Kaupanger.
C'est à Bakka, le petit hameau où nous avons passé la nuit, que le fjord est le plus étroit avec seulement 250 mètres de large. Nous revoyons au passage notre lieu de bivouac, juste à côté du ponton. Sans doute l'un des meilleurs de tout le voyage. 1284
Là Tufto, encore plus isolé à l'extrémité de la route.
Un peu partout des cascades jaillissent de la montagne et se jettent du haut des falaises.
Deux cars de touristes français sont à bord et occupent toutes les meilleures places assises à l'avant du pont.
Mais quand le vent se lève au confluent duNærøyfjord et de l'Aurlandsfjord, ils se retranchent tous dans la cabine, laissant le pont désert.
Alors nous nous empressons de prendre leur siège afin de profiter du calme et de la sérénité de cette fin de croisière.
Il est 14 h 45 quand nous débarquons à Kaupanger.
Tantôt sous le soleil, tantôt sous les nuages, tantôt sous la pluie, chaque vallée se livre sous une lumière différente tout au long des 150 kilomètres qui nous séparent de Loen, notre étape du soir.
A l'approche du parc national de Jostedalsbreen, le glacier brille au soleil et dégringole presque jusque sur la route.
En revanche, à Loen, c'est le crachin et les nuages bas qui nous accueillent.
Après avoir tourné sur la Fv 723, une route longeant le lac Lovatnet et aboutissant dans des vallées glaciaires, nous décidons de ne pas poursuivre plus loin. Les glaciers seront pour demain, du moins si la météo le permet.
Un peu après le camping de Sande, nous trouvons un lieu de bivouac qui nous convient, avec vue sur le lac et les cascades hélas, à travers un voile de brouillard !
Distance parcourue dans la journée : 165 kilomètres
Le Nærøyfjord vu d'en haut
Du glacier de Kjenndal (Loen) aux fermes de Homlongsetra (Geirangerfjord)
J12 : Vendredi 20 juin 2014
Surprise, il fait plutôt beau ce matin, ce qui va nous permettre d'ajouter un nouveau glacier à notre palmarès. En effet, à l'extrémité de la vallée de Lodalen (Fv 723) deux embranchements mènent vers des langues glaciaires, l'une du Bødalsbreen, l'autre du Kjenndalsbreen.
En première intention, c'est le glacier Bødal que nous avions retenu car il offrait en outre une belle opportunité de randonnée. Malheureusement la petite piste d'accès, sans doute trop étroite, est interdite aux camping-cars. Nous nous rabattons par conséquent sur le Kjenndalsbreen. Le dernier tronçon de la route gravillonnée qui y mène est payant (système d'enveloppe) car privé.
Nuages et éclaircies se partagent le ciel mais le thermomètre n'affiche pas plus de 9 degrés ce matin.
C'est donc bien couverts que nous parcourons le court sentier menant au pied de la coulée de glace. Approcher les glaciers en Norvège est vraiment à la portée de tout le monde, ici la langue glaciaire descend jusqu'à 200/300 mètres d'altitude.
Après cette petite excursion matinale, il est temps quitter Loen non sans repasser une nouvelle fois le long de ce très beau Lovatnet. Sous le soleil, le lac présente maintenant un aspect bien plus avenant.
En cours d'après-midi, nous avons prévu d'être dans le Geirangerfjord, l'un des fjords les réputés du pays, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Nous suivons la route 15.
Pour le moment c'est le lac de Stryn qui fait office de décor à notre déjeuner alors que de petites averses viennent rincer de temps à autre notre pare-brise, vite oubliées avec le retour du soleil
En laissant la vallée de Stryn derrière nous, l'impression de beau temps prédomine encore.
Pourtant, chaque virage de cette route 15 nous rapproche un peu plus des nuages.
Et dire que nous voulions faire un détour par la Gamle Strynefjellsvegen ("route de montagne du vieux Stryn ou Rv 258), une route touristique nationale à une seule voie de circulation, traversant un plateau ponctué de cascades et de lacs aux eaux turquoises (dixit notre documentation).
A l'embranchement de cette fameuse route, il faut se rendre à l'évidence. Le détour sous les nuages bas ne vaut pas le coup, prenons plutôt la "nouvelle" route et ses trois tunnels.
A leur sortie, nous débouchons sur un haut plateau à plus de 1000 mètres dans une ambiance hivernale. Cinq degrés seulement au thermomètre, des giboulées de neige, et le lac de Djupvatnet encore partiellement gelé émergeant du brouillard à la faveur d'un coin de ciel bleu. Magnifique et un peu irréel !
A ce stade, on aurait pu faire un nouveau détour sur une route à péage vers le belvédère de Dalsnibba (1500 mètres d'altitude), le point de vue le plus élevé et le plus spectaculaire (paraît-il) donnant sur le Geirangerfjord. Mais avec tous ces nuages, pas la peine !
Alors nous amorçons la descente vers Geiranger en passant de 1 050 mètres au col au niveau zéro dans le fjord, je vous laisse imaginer ! Il vaut mieux avoir de bons freins.
Un petit coup d'œil sur le paysage champêtre à souhait avec ces adorables petits chalets d'alpage à flanc de montagne.
Bonne surprise, à Geiranger, "the weather isn't so bad"… comme diraient les Américains. Voilà qui va nous permettre de compléter notre programme du jour par une randonnée, il est seulement 14 h 30.
Haut lieu du tourisme de croisière, deux paquebots à l'ancre ont déversé un flot de touristes dans les rues du petit village. Mais en prenant la direction de Homlong, personne ou… presque !
A part une famille américaine de l'Ohio et un couple de Français, pas un chat sur le parcours de randonnée entre Homlong et Homlongsetra.
A travers bois et fougères, le sentier suit le bord du fjord en aménageant de jolis points de vue.
Ici on aperçoit en face les lacets de la route des Aigles (Ornevegen) que nous suivrons demain.
Là, l'une des nombreuses cascades de Geiranger
Petite cabane au fond des bois
Enfin le but de la balade : ces fermes abandonnées de Homlongsetra dans un environnement très verdoyant. Nous sommes à 550 mètres d'altitude.
Le sentier continue ensuite en direction de Skagefla mais une petite pluie fine et pénétrante nous fait rebrousser chemin.
Même si au final il n'y aura que quelques gouttes de temps en temps, on a préféré en rester là. En tout : 6 kilomètres, 3 heures aller/retour, avec un gain d'altitude de 510 mètres. Ouf !
Au point de départ de cette randonnée se trouvent plusieurs campings. Nous optons pour le Solhaug Camping, pas pour l'accueil un peu bourru, mais parce qu'il offre lave-linge et sèche-linge.
Distance parcourue dans la journée : 120 kilomètres
Ferme de Homlongsetra
De Geiranger à Ålesund par la route des Aigles et la route des Trolls
J13 : Samedi 21 juin 2014
Une fois de plus, le ciel est plutôt bien ensoleillé ce matin malgré 7 petits degrés seulement. Dans ces conditions, autant profiter encore un peu du fjord de Geiranger, c'est toujours ça de pris. Ça pourrait ne pas durer.
Alors dès 8 heures, nous bougeons le camping-car et prenons la direction de la ferme de Vesterås, point de départ de plusieurs sentiers de randonnée. Parmi les différentes possibilités, nous retenons celui menant à Storseterfossen (sentier F dans la documentation de l'office de tourisme local).
Comme son nom l'indique, c'est une cascade. Tout comme en islandais, les terminaisons des mots norvégiens renseignent sur la nature des éléments avec beaucoup de similitude d'ailleurs.
Petit lexique : vatnet = lac, fossen = cascade, fjell ou fjellet = sommet ou montagne, fjorden = fjord, dal = vallée…
Mais revenons à… notre cascade qui possède un atout supplémentaire. Il paraît qu'on peut passer derrière son rideau d'eau. On a hâte !
C'est parti sur un début de sentier humide sur lequel il faut sans cesse veiller à ne pas marcher sur les crottes de moutons. A ce propos, en voilà quatre qui s'approchent dans l'espoir que nous soyons leurs bergers. Espoir vite déçu ;-)
Ne sont-ils pas mignons avec leurs oreilles en pointe et leurs piercings ?
En poursuivant, la qualité du chemin s'améliore nettement. On se croirait sur l'allée empierrée d'un jardin ou d'un parc.
C'est l'œuvre d'une équipe de maçons népalais. Ils sont chargés de la reconstruction et la sécurisation d'un certain nombre de sentiers norvégiens. Nous ne tardons pas à les voir à la tâche en approchant de la cascade. Ils font un travail de forçats.
Grâce à eux, l'accès à la chute sera facilité. Pour l'instant, il faut se faufiler avec prudence sous la voûte rocheuse à l'aide de chaînes en passant derrière le voile d'eau. Superbe !
Voici la chute d'eau dans son écrin de verdure d'où dépassent des pics aussi pointus que des pains de sucre !
Retour au camping-car vers 10 h 30 après avoir parcouru en tout… 4 kilomètres aller/retour avec 250 mètres de dénivelé en deux heures et demie environ.
Maintenant, mettons-nous au volant pour faire un peu de route et quelle route ! En effet, le trajet sur la route 63 entre Geiranger à Åndalsnes enchaîne des portions panoramiques aux noms évocateurs.
Immédiatement à la sortie de Geiranger, la route grimpe par 11 virages en épingles à cheveux depuis le Geirangerfjord jusqu'au point culminant de la route à 620 mètres d'altitude.
Ce tronçon a été baptisé Ørnevegen ou route des Aigles car l'endroit abritait traditionnellement un grand nombre de ces rapaces.
Voici le panorama qu'on découvre dans le dernier virage (Ørnesvingen), au point le plus élevé de la route.
Le soleil encore bien présent tôt ce matin a progressivement laissé la place aux nuages. Ce temps changeant me rappelle l'Islande. Son fameux proverbe "si le temps ne te plaît pas attends 5 minutes" pourrait devenir ici : "si le temps ne te plaît pas, change de vallée".
En effet, en progressant vers Eidsdal, il fait à nouveau soleil.
Mais les sommets rocheux fraîchement saupoudrés de neige surmontant le lac Eidsvatnet ne laissent augurer rien de bon.
En embarquant sur le ferry à Eidsdal, le beau temps reste sur le quai.
Sur l'autre rive, le tableau est des plus sombres :-(
Les gros cumulus couvrant la vallée ne tardent pas à se rompre pour donner des pluies diluviennes.
On a beau se ménager une pause prolongée pour le déjeuner dans l'espoir de voir la perturbation s'évacuer afin d'aborder la plus belle partie de cette route 63 dans les meilleures conditions, rien n'y fait, elle résiste.
Pourtant, à 700 mètres, au pied du lac Alnesvatnet, on a un court espoir en voyant ce pain de sucre surgir des nuages à la faveur d'un soupçon d'éclaircie.
Mais à 900 mètres, c'est définitivement l'hiver en ce premier jour de l'été. Zéro degré, des averses de neige et un brouillard à couper au couteau. Bref un temps à ne pas mettre un troll dehors !
A ce propos, nous voici arrivés au clou du trajet, là où la route plonge en direction d'Åndalsnes via Trollstigen ou échelle des Trolls, une série de 11 virages en épingles à cheveux avec une pente à 9 % et une seule voie de circulation.
Trollstigen, depuis le premier point de vue. Le deuxième point de vue, plus éloigné, est normalement plus spectaculaire mais pas aujourd'hui.
Le Visitor Center voisin nous sert de refuge un court moment avant d'amorcer la fameuse descente.
Il est 16 heures quand nous atteignons Åndalsnes qui devait être notre point d'arrivée. Sous la pluie, il n'y a pas aucun intérêt à rester ici. Dans l'espoir de trouver un meilleur temps plus à l'ouest, nous décidons de pousser immédiatement jusqu'à Ålesund à 120 kilomètres. En même temps, on aura une nouvelle occasion de dîner au restaurant.
Dans les fjords autour d'Ålesund, un rayon de soleil nous met du baume au cœur. A destination, il ne pleut pas (encore !) mais la couleur du ciel ne laisse pas de doute, il va pleuvoir.
Une fois le camping-car garé à proximité du centre-ville, notre première préoccupation sera de trouver un bon restaurant. XL Diner que j'avais repéré dans le guide LP est déjà complet à 19 heures (samedi oblige), on nous dit de revenir vers 22 heures.
Il reste donc trois heures à tuer avant le dîner mais dépêchons-nous de visiter avant qu'il ne pleuve.
La ville a été presque totalement détruite dans un incendie en 1904. Reconstruits par des architectes norvégiens formés en Allemagne, ses édifices sont alors dotés d'éléments caractéristiques de l'époque (tourelles, flèches, gargouilles) de style Art nouveau.
Avec ses maisons coquettes, ses rues piétonnes et ses quais joliment fleuris, cette cité côtière ne manque pas de charme. Bien que de dimension plus modeste que Bergen, elle est au moins aussi belle.
Le point de vue le plus spectaculaire sur la ville, les montagnes et les îles environnantes s'apprécie depuis la colline d'Aksla. Mais trop tard, il pleut ! Alors il n'y a plus qu'à nous réfugier dans un bar pour une séance d'Internet prolongée.
Le site de la météo norvégien yr.no n'est pas vraiment optimiste pour les deux prochains jours.
En attendant, nous allons aux nouvelles au restaurant vers 21 heures. Chouette, des places se sont libérées. On va enfin pouvoir dîner ! Au menu, un assortiment de morue (bacalhau) – à l'italienne, à la moutarde et au curry – suivi d'un dessert laissé à l'initiative du chef ("Let the chief"). Nous nous régalons.
Une juste récompense après une longue journée de route sous une météo pourrie alors qu'un rayon de soleil nous nargue au travers de la fenêtre.
Distance parcourue dans la journée : 215 kilomètres
Quai à Ålesund
De la route de l'Atlantique à Bølarein : des ponts et des pétroglyphes remarquables !
Dimanche 22 juin 2014
Dès le réveil, la couleur du ciel donne le ton de la journée… grisaille et pluie, pluie et grisaille. Seulement 8 degrés. Dans ce contexte, poursuivre la visite d'Alesund ne vaut pas le coup, profitons-en pour avancer immédiatement.
En réalité pour avancer, il nous faut d'abord "reculer", ç à d rebrousser chemin jusqu'à Vestnes sur la route que nous avons déjà empruntée hier, avant de traverser le Moldefjord en ferry.
Aujourd'hui pas question de rester sur le pont du navire, nous regardons la pluie ruisseler le long des vitres du salon. Quelle tristesse !
De Molde, notre but est de passer par la route de l'Atlantique (Atlanterhavsveien), classée route touristique nationale avec huit ponts remarquables reliant 17 îlots.
Le guide Lonely Planet préconise de rejoindre la côte à Bud. Mais avant, il est temps de chercher un coin sympa où poser notre Pössl pour déjeuner. Trop en ville, trop en pente… à force de tergiverser et avant de succomber à l'hypoglycémie, nous finissons à côté d'un cimetière. Vraiment pas gaie, cette journée !
Le comble, c'est que pendant notre pause, la pluie cesse provisoirement avant de redoubler d'intensité dès qu'on se remet au volant ! Rageant !
De Bud à Vevang, la route traverse des paysages côtiers battus par les vents et aujourd'hui plus encore par la pluie.
C'est après Vevang que débutent les huit kilomètres les plus spectaculaires du parcours. Prouesse d'ingénierie élue "construction du siècle" en Norvège en 2005, cette route a été nommée "le plus beau parcours routier du monde" par le quotidien britannique the Guardian. Elle est la deuxième route la plus visitée de Norvège après Trollstigen. Nous n'allions pas rater ça, même sous la pluie !
Tels des serpents de mer se tortillant d'île en île…
Sur l'île d'Averoy, toujours selon les recommandations du guide LP, nous longeons la côte sud afin de faire un arrêt à la petite église en bois debout de Kvernes. Elle nous apportera les seules touches colorées de la journée.
Une journée qui se termine à Kristiansund où nous improvisons un arrêt en nous dirigeant vers Gamle Byen, la vieille ville, occupant l'île d'Innlandet. Nous nous garons au hasard au pied d'une résidence au bord de l'eau. La pluie nous immobilise dans le camping-car. Nous ne verrons rien d'autre de Kristiansund.
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres
J15 : Lundi 23 juin 2014
Comme le prévoyait la météo, la perturbation est bien installée au-dessus de nos têtes et risque de nous pourrir encore une partie de la journée.
Le point d'arrivée pour l'étape d'aujourd'hui est prévu un peu avant Steinkjer mais comme nous avons une bonne demi-journée d'avance sur notre planning prévisionnel, il est possible que nous puissions poursuivre au-delà de cette destination. C'est l'un des avantages de se déplacer en camping-car. S'il fait mauvais on roule, s'il fait beau on s'arrête !
Alors pour le moment roulons… en direction de Trondheim mais avec l'intention d'éviter cette ville. En effet, nous y ferons un arrêt pendant la deuxième partie de notre voyage car c'est précisément là que se situe le nœud central de notre parcours en forme de huit étiré.
Premier ferry de la journée entre Kanestraum et Halsa… sous une pluie battante ! Sur la route 39, idem, du moins jusqu'aux environs de Orkanger.
Là, les nuages se font moins denses et la pluie moins soutenue. Ce n'est pas encore la fin du mauvais temps mais on commence à y croire.
Lors du deuxième passage en ferry entre Flakk et Rorvik, nous tentons une sortie sur le pont entre les gouttes. Sur la F v 755 longeant maintenant le bras de mer en face de Trondheim, les averses sont de plus en plus espacées.
Nous progressons doucement entre collines parsemées de fermes rouge sombre et champs verdoyants piquetés de ballots de paille emmaillotés de blanc. Nous n'avions pas imaginé la Norvège aussi agricole !
Quand cette route 755 quitte les rives du fjord et s'enfonce dans les terres, il ne pleut presque plus. Chouette, on va peut-être pouvoir envisager une petite balade.
Autour du lac Elvatnet, plusieurs panneaux signalent le passage possible d'élans, nous saisissons le prétexte et en profitons pour nous arrêter et marcher un peu.
Ah, si on pouvait approcher des élans !
En guise d'élans, nous ne verrons que des moutons mais le sentier que nous suivons au hasard nous mène près d'une maison de vacances superbement située au bord d'un lac.
Le retour du soleil vient nous redonner le sourire pour le restant du trajet.
Il est seulement 15 h 30. Notre point d'arrivée initialement prévu n'est qu'à une cinquantaine de kilomètres. Il est trop tôt pour nous arrêter. Nous décidons donc de pousser au-delà de Steinkjer, jusqu'à Bølarein où j'avais repéré à la fois un site de pétroglyphes et une possibilité de stationnement pour la nuit.
Du coup, ce ne sont plus 50 mais 100 kilomètres qu'il nous reste à parcourir. Avec le soleil maintenant revenu, c'est un plaisir ! Après avoir rejoint la route de l'Arctique (E 6) un peu avant Steinkjer, nous la quittons presque immédiatement pour privilégier la route 763, parallèle à l'E 6, plus tranquille, longeant la rive Sud du lac Snåsavatnet dans une magnifique forêt de conifères.
Le soleil est toujours au rendez-vous quand nous arrivons à destination à 19 heures.
Un premier sentier en boucle nous conduit immédiatement vers la gravure rupestre d'un renne vieille de 5 000 à 6 000 ans.
Plus loin, c'est une étonnante silhouette de skieur qui est gravée dans la roche. Dommage qu'elle soit presque effacée par les ans. Mais cette reproduction, sur la façade du chalet d'accueil, nous laisse aisément imaginer la rencontre du renne et de cet homme, il y a quelques milliers d'années dans cette même forêt aux pins majestueux.
Ce beau temps inespéré nous donne des ailes. A 20 heures, nous enchaînons avec une deuxième boucle (Bølastien 3,8 km, 1 heure) qui nous conduit à travers une tourbière puis une forêt moussue jusqu'aux rives du lac Snåsavatnet
C'est sur cette image de grande sérénité que se termine cette journée qui finit donc mieux qu'elle n'a commencé. Après avoir glissé 50 couronnes dans une enveloppe, nous avons le parking sous les sapins pour nous tout seuls.
Demain, la route prend nettement la direction du grand Nord !
Distance parcourue dans la journée : 355 kilomètres
Pont de la route de l'Atlantique
Sur la route de l'Arctique jusqu'au glacier oriental du Svartisen
J16 : Mardi 24 juin 2014 Pressés de voir le temps qu'il fait, nous sommes debout avant 5 heures. Le ciel est couvert mais à l'horizon, de belles éclaircies pointent déjà leur nez. En revanche, comme les jours précédents il fait frisquet (8 °). Vestes et pantalons chauds ont remplacé shorts et débardeurs. On n'a pas encore sorti les gants et les bonnets mais ça pourrait venir !
Ce réveil matinal est bienvenu car c'est une longue étape qui nous attend (plus de 350 kilomètres, soit 5 à 6 heures de trajet) assortie d'une randonnée de 3 heures vers le glacier Svartisen. Or son approche nécessite d'abord la traversée d'un lac en bateau dont nous ignorons les horaires. Si nous voulons nous donner une chance, il serait préférable d'arriver sur place en tout début d'après-midi.
Alors, pas de temps à perdre. A 5 h 30, Pössl s'élance... d'abord sur la fin de cette très belle route 763 avant de retrouver l'E 6 un peu plus loin.
Cette E 6 ou route de l'Arctique est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud du pays à l'extrême Nord. Ce n'est cependant pas une autoroute, elle a plutôt la taille d'une nationale voire par moments d'une départementale, ce qui signifie vitesse limitée à 80 km/h (sauf rares exceptions) et encore moins dans la traversée des agglomérations.
C'est un axe très emprunté mais, à cette heure, personne devant, personne derrière, c'est comme si nous étions seuls en Norvège ou… presque, ce qui nous laisse un champ de vision bien dégagé.
Justement… Stoooop ! Là dans une clairière, n'est-ce pas un élan avec son petit ? Le temps de faire demi-tour, le petit avait disparu mais maman élan était encore là à nous observer
Un peu plus loin, re… stoooop, cette fois pour des rennes sur le bord de la route ! Mais où est donc le Père Noël ?
Plus on monte vers le nord, plus la vue s'élargit. Les champs laissent la place aux forêts et aux lacs, les sommets s'aiguisent et la ligne des arbres descend plus bas sur les versants des montagnes.
A l'entrée dans le Nordland, le Majavatn nous offre un tableau saisissant où le ciel, l'eau et les montagnes se confondent pour mieux nous impressionner.
Devant ce lac aussi lisse qu'un miroir, une grande sensation de quiétude nous envahit.
Changement de ressenti à Laksforsen, où la bouillonnante chute d'eau fait l'effet d'un brumisateur géant dans un mugissement infernal. Ça réveille !
Bref, avec toutes ces distractions, le voyage passe comme une lettre à la poste. Nous arrivons à Mo I Rana avant midi, presque étonnés d'être déjà arrivés, mais tenaillés par une faim de loup !
Hé, hé, levés depuis 5 heures du matin avec 300 kilomètres sous le capot !
Le premier REMA à l'entrée de la ville tombe à point pour les courses. Son parking fait très bien l'affaire pour déjeuner dans la foulée.
Pas de temps à consacrer à une sieste ou à une pause prolongée aujourd'hui. En effet, si l'on veut se donner une chance d'approcher le glacier Svartisen, il faut poursuivre… une quinzaine de kilomètres sur l'E 6 puis encore autant dans la vallée de Svartisdal.
Ouf, nous arrivons juste à temps pour le départ du bateau à 14 heures. C'est le dernier départ de la journée (plus tard dans la saison, il y en a d'autres dans l'après-midi). Nous avons donc bien fait de partir tôt.
Dans un premier temps, le Svartisen 3 nous fait traverser le lac en une vingtaine de minutes. Nous sommes une quinzaine à bord. Le ciel se voile par intermittence mais il fait beau dans l'ensemble, quoique frais, surtout sur l'eau où gants et bonnets complètent la tenue.
Le bateau nous laisse environ deux heures et demie sur place, il reviendra nous chercher vers 16 h 45.
Les quinze randonneurs déplient aussitôt leurs bâtons de marche et partent à la queue leu leu à l'assaut du versant. Le sentier grimpe de façon régulière et soutenue sur des strates rocheuses. Certains s'attardent près d'une cascade, d'autres cavalent en tête pendant que les derniers papotent en queue de peloton. Bref, plus on gagne en altitude, plus la file s'étire !
Il reste à contourner le lac glaciaire… avant que ne se dévoile au soleil, scintillante et immaculée, la langue glaciaire du Svartisen.
Mais sa beauté ne saurait faire oublier le mal qui ronge tous les glaciers du monde. De nombreuses marques au sol et d'anciens panneaux sont les témoins d'une perte importante de superficie au cours les dernières décennies.
Formées de deux calottes glaciaires séparées par la vallée de Vesterdalen, le Svartisen reste néanmoins le deuxième plus grand glacier du pays. Malgré une altitude moyenne de 1 500 mètres et une épaisseur de glace de 600 mètres par endroits, ses nombreux bras descendent jusque dans les vallées et forment ainsi les glaciers les plus bas d'Europe continentale.
Le bras oriental descend ici à 500 mètres d'altitude. Dans quelques semaines, notre parcours nous amènera au niveau du bras occidental de ce même glacier qui lui se jette dans l'océan ou… presque. Mais ça, c'est une autre histoire !
Pour le moment et près avoir contemplé la coulée de glace sous toutes les coutures, il est déjà temps de lui tourner le dos pour amorcer la descente.
Le bateau est à l'heure à 16 h 45. Un quart d'heure, plus tard, nous retrouvons notre cher Pössl.
Notre journée aurait dû s'arrêter là sauf qu'Hervé a une envie irrépressible de pizza. La ville de Mo I Rana n'est pas si loin (euh ! à 30 kilomètres tout de même) et on n'est pas à quelques kilomètres près, alors zou, on y retourne !
Si par la même occasion on pouvait faire laver le linge… Mais à l'office de tourisme, on nous confirme qu'on ne peut pas trouver ce service en ville (ni nulle part en Norvège en général) et que la seule solution est de s'adresser à un camping.
La jeune femme se propose de contacter pour nous les campings des alentours. Le plus proche en direction du nord ne possède pas de lave-linge, le suivant a bien un lave-linge mais pas de sèche-linge. Le troisième offre les deux mais se trouve à 60 kilomètres au nord de Mo I Rana. Bah, on n'est plus à ça près !
Après avoir partagé une pizza "Al Pacino" - bonne, sans plus - c'est reparti pour un tour sur l'E6 sur une portion que nous commençons à connaître sur le bout des doigts, en la parcourant pour la troisième fois depuis ce midi.
C'est donc bien tard que nous posons notre camion sur la pelouse du Krokstrand Camping au terme d'une étape un peu folle qui, en raison de nos multiples va-et-vient, sera aussi la plus longue de tout notre séjour en Norvège. Mais c'est sans regrets car on a passé une journée extra et comme il ne fait jamais nuit…
Distance parcourue dans la journée : 485 kilomètres
Glacier Svartisen
Passage du cercle Arctique et embarquement pour Værøy (îles Lofoten)
J17 : Mercredi 25 juin 2014
Aujourd'hui, notre étape doit nous mener à Bodø, port d'embarquement à destination des îles Lofoten. Comme nous avons déjà bien avancé hier, il nous reste seulement 170 kilomètres à parcourir ce matin. Cool !
Nous attendons beaucoup de notre séjour aux Lofoten auquel nous avons prévu de consacrer sept jours. Alors s'il pouvait faire beau…
Pour le moment, c'est loin d'être gagné. La couleur du ciel se décline dans les nuances de gris et le thermomètre ne dépasse pas 8 degrés à 7 h 30.
Cap toujours plus au nord sur cette même route Arctique !
Les épaisses forêts de pins laissent progressivement la place à des bois plus clairsemés, à des arbres de plus en plus rabougris avant leur disparition complète au profit d'une toundra désolée balayée par les vents et encore partiellement recouverte de neige.
Normal, nous venons de franchir à 700 mètres d'altitude la ligne imaginaire du cercle Arctique, 66° 33'45''N
A partir de maintenant, on verra le soleil rester au-dessus de l'horizon et ne jamais se coucher. C'est ce qu'on appelle le soleil de minuit.
Mais, pour l'instant, il manque à l'appel. Pire encore, voilà que la pluie s'invite, elle aussi. On espérait s'en débarrasser en se dirigeant vers l'ouest à Fauske, mais rien à faire, elle nous suit jusqu'au bout ou… presque.
En effet, à Bodø, le ciel est voilé mais il ne pleut pas. Voilà qui est prometteur !
Il est 11 heures, notre ferry ne part qu'à 16 h 30 mais nous préférons placer immédiatement le camping-car dans la queue. Nous avons choisi l'île de Værøy (un seul départ par jour) comme première destination dans l'archipel des Lofoten au contraire de la plupart des touristes qui vont directement à Moskenes (plusieurs départs par jour).
De ce fait, notre véhicule est le deuxième dans la queue alors que plusieurs files à destination de Moskenes sont déjà complètes.
Jusqu'à 16 h 30, comment s'occupe-t-on, me diriez-vous.
Vu l'heure, on commence par préparer le repas, déjeuner et faire la vaisselle. On en profite aussi pour faire un peu de rangement et de nettoyage. Petite promenade sur le quai pour assister à l'arrivée d'un Express Côtier, ce "paquebot" desservant les principaux ports côtiers de Bergen à Kirkenes. Un spectacle à lui tout seul !
En début d'après-midi, on abandonne Pössl pour aller faire un tour en ville. A notre retour, les files d'attente se sont encore étoffées et l'animation ne manque pas.
A côté de nous, un motard suédois démonte sa machine. Derrière nous des Asiatiques arrivent du centre-ville les bras chargés de course. Plus loin des Français racontent leurs péripéties de voyage à des Belges. Puis les caissiers ne tardent pas à encaisser leur dû, le départ se précise, le ferry se remplit.
Ça y est, le navire lève l'ancre. C'est parti pour plus de six heures de navigation.
La mer très calme au départ finit par se former en cours de traversée. En revanche, bonne nouvelle, le voile nuageux se disloque pour laisser la place à un ciel uniformément bleu et à un soleil radieux.
A 20 heures, quand le ferry fait une escale à Røst, il fait un temps magnifique !
Cet archipel formé de 365 îles et skerries offre un contraste surprenant avec ses voisines plus au nord, très escarpées. A part un léger renflement au centre, l'île principale de Røstlandet, est plate comme une crêpe.
Elle attire 2,5 millions d'oiseaux de mer qui viennent nicher partout, y compris aux abords des habitations. Vers 22 h 30, après 6 heures de roulis et de tangage, nous approchons des côtes deVærøy, éblouis par le soleil encore très haut dans le ciel.
Une fois débarqués, nous regagnons aussitôt la côte nord de l'île où une piste en terre finit en cul-de-sac au niveau d'un petit parking. Deux autres voitures sorties du ferry nous ont déjà devancés. Leurs occupants, deux couples norvégiens, sont en train d'installer leur tente dans la lande.
Quant à nous, nous profitons du soleil de minuit avant de tirer les rideaux pour une bonne nuit pendant laquelle il fait aussi clair qu'en plein jour.
Distance parcourue dans la journée : 180 kilomètres
J18 : Jeudi 26 juin 2014
Yessss, le ciel est toujours bleu, le soleil radieux et malgré un petit vent froid, la journée s'annonce exceptionnellement belle sur Værøy.
Avant 9 heures, alors que nos voisins campeurs dorment encore, nous sommes déjà prêts à randonner.
Île montagneuse d'à peine 8 kilomètres de long, hébergeant 2 000 fois plus d'oiseaux de mer que d'êtres humains, Værøy est réputée pour ses plages de sable blanc, ses crêtes élevées, ses hameaux isolés et sa mer cristalline, à l'écart du reste des Lofoten plus touristiques.
Le ferry vers notre destination suivante, Moskenesøya, ne part qu'à 22 h 45. Nous avons donc toute la journée pour vérifier si Værøy est à la hauteur de sa réputation.
L'itinéraire à pied que nous avons choisi d'emprunter part directement du parking où nous sommes garés en direction du village abandonné de Måstad, situé sur la presqu'île Sud.
Le sentier, longeant le versant nord d'une montagne escarpée culminant à plus de 400 mètres, est malheureusement encore à l'ombre à cette heure-ci. Passant tantôt à flanc de falaise (attention au vertige), tantôt sur des rochers, tantôt sur des galets, il n'est pas aisé à fouler.
Il faut en permanence vérifier où l'on met les pieds si l'on ne veut pas se tordre une cheville ou marcher sur des oeufs ! Une fois l'isthme d'Eidet franchi, nous poursuivons au soleil et profitons de la vue merveilleuse sur la côte Est et les sommets de l'île.
Le chemin est maintenant plus large et grossièrement pavé par endroits. C'est le reliquat d'une tentative de liaison entre Måstad et le reste de l'île, avortée en raison de l'assaut répétitif de la mer.
C'est également cet isthme qui permettait aux pêcheurs d'antan de passer leurs barques de la côte Est à la côte Ouest.
Peu après, on commence à apercevoir le village au loin.
A 11 heures, nous atteignons les premières maisons.
Un panneau indique que ce village de pêcheurs comptait jusqu'à 150 habitants. Pour compléter leurs revenus, ils pratiquaient la chasse aux macareux à l'aide de chiens dressés à cet effet, appelés chiens à macareux (puffin dogs). Il subsiste environ 700 spécimens de cette race, tous issus de l'île.
L'endroit étant inaccessible par la route (seul le chemin de pêcheurs était praticable à pied) et également difficilement accessible par la mer en raison de forts courants et souvent du mauvais temps, le village fut abandonné.
Il ne reste aujourd'hui que quelques résidences secondaires.
De Måstad, on peut tenter l'ascension du Mahornet (431 mètres), une montée réservée aux randonneurs sportifs, précise le guide LP.
Aujourd'hui, on ne se sent pas à la hauteur. La sente, à peine visible et en dévers sur le flanc de la montagne, ne nous inspire pas confiance. On se contente des trois premiers lacets afin de bénéficier d'une vue intéressante sur le village avant d'en rester là.
Le retour par le même itinéraire nous fait découvrir des aspects insolites de cette côte auxquels on n'avait pas prêté attention précédemment.
Ici un profil aquilin tourné vers l'océan…
Là, un flotteur géant, ramené par la mer…
Ici et là, des plages aux eaux cristallines dignes des Seychelles, la chaleur en moins ;-)
Au loin, l'île de Moskenesøya où nous serons dès ce soir.
D'ici là, poursuivons la découverte de Værøy, il est à peine 15 heures. Une carte affichée au niveau du parking permet rapidement de faire un point. Après les 15 kilomètres que nous venons de parcourir, nous cherchons quelque chose de light.
Une balade facile de 2 kilomètres vers le phare de Kvalnes nous convient parfaitement.
Aussitôt vu, aussitôt décidé ! Le camping-car est déplacé jusqu'à l'extrémité opposée de l'île. En cours de route, d'autres belles plages !
A travers une prairie fleurie, c'est l'occasion d'observer cette délicate orchidée, Orchis rouge sang !
Le nez en l'air pour suivre le vol des goélands, le nez par terre pour suivre le sautillement des huitriers pie… Les yeux posés sur la ligne de crête ou rivés sur l'horizon… .. chemin faisant jusqu'au phare, nous goûtons à la solitude de Værøy.
Pour finir, il nous reste à jeter un œil sur Sørland, le village principal de l'île, bien emmitouflés et encapuchonnés en raison d'un vent glacial pendant que les enfants de Værøy en petite tenue, s'amusent à des jeux d'eau dans leur jardin. C'est l'été, finalement !
Frigorifiés, nous finissons pas nous réfugier dans le camping-car et à nous placer dès 19 heures dans la queue pour le ferry de 22 h 45. A cette heure, nous sommes les troisièmes de la file (au final sur une dizaine de véhicules seulement).
Popote, dîner et tâches diverses nous occupent jusqu'au départ du ferry qui, avec près d'une heure de retard, se fait ardemment désirer et par la même nous fera arriver bien tard à Moskenes.
Il est plus d'une heure du matin quand nous stationnons Pössl à l'extrémité Sud de l'île de Moskenesøya, après le village et le tunnel de Å, curieusement en même temps que nos voisins campeurs de la nuit dernière.
Sur le parking de Å, tout le monde dort déjà. Nous nous dépêchons d'en faire autant, après une journée à rallonge… inoubliable.
Værøy a été à la hauteur de nos attentes. Espérons qu'il en sera de même des autres îles des Lofoten !
Distance parcourue dans la journée : 20 km en véhicule et autant à pied !
Village de Måstad à Værøy

Moskenesøy : Des rorbuer de Å à… la plage de Kvalvika
J19 : Vendredi 27 juin 2014
Réveillés en fanfare par le raffut des goélands, notre premier coup d'œil va au ciel. Nous sommes immédiatement rassurés, il fait un temps magnifique.
Les six prochains jours seront consacrés à la traversée des îles Lofoten, du sud au nord. Nous n'aurons plus à utiliser de ferry, les îles sont maintenant toutes reliées entre elles par des ponts ou des tunnels sous-marins. L'E 10 qui les traverse d'un bout à l'autre a été classée route touristique nationale.
Semblables à un dragon marin hérissé, les îles Lofoten se présentent comme une chaîne de montagnes boisées surgie de la mer, entrecoupée de lacs et de fjords abritant des baies aux eaux claires et des villages pittoresques.
Nous sommes pour le moment à Moskenesøy, la plus méridionale des Lofoten, plus précisément à la pointe sud, à proximité du village de Å.
Avant de poursuivre plus loin, un petit tour à pied s'impose pour explorer le bout de la péninsule.
Côté mer s'étend le Vestfjord séparant l'archipel du continent d'où surgissent les contreforts de l'île de Varøy.
L'océan est d'un calme impressionnant et le sentiment de solitude à peine rompu par le joyeux piaillement des goélands et le clapotis de la mer juste ridée.
A l'opposé, côté terre, les pêcheurs commencent à s'activer dans le village de Å (qu'on prononce O) mais à cette heure, la localité reste encore préservée des touristes qui la visitent en nombre tous les jours.
Avec sa rangée de rorbuer rouges (ces cabanes traditionnelles de pêcheurs) le long du rivage, avec ses séchoirs à poisson et sa colonie d'oiseaux de mer, c'est l'un des villages les plus typiques de l'archipel.
Mais Moskenesøy, ce sont également des reliefs escarpés aux sommets desquels la vue est époustouflante. C'est le cas des environs de Reine que l'on admire depuis les hauteurs de Reinebringen. Bien que réputée difficile avec 450 mètres de dénivelé pour 1,3 kilomètre seulement, cette randonnée est notre objectif prioritaire.
Pourtant, au pied de la montée, un panneau va immédiatement semer le doute. Est-ce vraiment prudents de nous lancer sur un terrain aussi difficile ?
Stimulés par les magnifiques panoramas vus en photos, nous attaquons la grimpette avec courage mais très vite le doute refait surface. Le terrain est instable, des pierres se dérobent sous nos pieds, la terre s'effrite à notre passage. La montée est verticale à tel point qu'on a l'impression de faire du sur-place. Même en multipliant les pauses, nous n'arrivons pas à récupérer alors que des jeunes nous dépassent en avalant les dénivelés quatre à quatre. Le moral est dans les chaussettes !
Les difficultés se corsent encore avec un ultime passage scabreux sur les racines d'un arbre laissées à nu par un éboulement de terre. Craignant que la suite ne soit pire, nous abdiquons, préférant ne pas prendre davantage de risques. Tant pis pour Reinebringen et ses vues fabuleuses, on se contentera d'admirer le village d'en bas. On a gravi 200 mètres sur les 450 prévus.
Mais pas question de rester sur un échec. Nous planifions immédiatement une nouvelle randonnée pour l'après-midi tout en veillant à rester plus raisonnables dans nos choix. La plage de Bunes, accessible en 1 heure à pied après une traversée du Reinefjord en bateau, aurait pu convenir mais les horaires du navire ne nous arrangent pas.
C'est alors une autre plage que nous retenons, Kvalvika ou plage de la Baleine, située sur la côte nord de Moskenesøy. Si le point de départ de cette nouvelle balade n'est qu'à quelques kilomètres à vol d'oiseau, la configuration de l'île impose un détour afin de contourner son centre montagneux. En outre, des travaux titanesques sur l'E10 ralentissent considérablement le trafic, réduisant la chaussée à une voie imposant une circulation alternée. Mais nous ne sommes pas pressés, ce sont les vacances ! Ce ralentissement nous permet de profiter encore mieux des paysages.
Les belles vues se succèdent tout au long de cette route touristique nationale.
Les ponts aussi participent à l'harmonie des lieux.
Sur le trajet, Hervé s'arrête pour acheter l'objet indispensable aux Lofoten, une canne à pêche, qu'il espère étrenner dès ce soir.
Mais avant cela, allons voir à quoi ressemble cette fameuse plage. Quatre jeunes Français, rencontrés au départ de la randonnée, nous rassurent en qualifiant le parcours de "très chouette".
Après avoir traversé un terrain tourbeux sur des planches, le sentier prend la direction d'un col, tout en laissant derrière lui un fjord échancré d'où surgit une chaine montagneuse et un chapelet d'îlots.
Au bout d'une demi-heure, si l'on commence à apercevoir la plage, il faut compter une bonne demi-heure de plus pour atteindre l'étendue de sable.
Une fois arrivés, quel plaisir de marcher pieds nus sur le sable. Quant à se baigner, c'est une autre histoire. Avec un vent glacial, le froid ressenti nous paraît inférieur à la douzaine de degrés affichés par le thermomètre. Tremper les orteils dans l'eau est déjà un exploit.
Retour au camping-car à 18 heures après une randonnée de 6 kilomètres en 2 heures et demie, pause sur la plage comprise, avec 200 mètres de dénivelé. Très chouette, effectivement et plage magnifique.
Il nous reste alors à rallier le port de Ramberg, sur l'île de Flakstadøy toute proche, où j'avais repéré une possibilité de stationnement pour la nuit ainsi qu'un point d'approvisionnement en eau.
Quelques pêcheurs, Français de surcroît, sont déjà en train de taquiner le poisson. Il n'en faut pas davantage à Hervé pour déployer sa canne et se joindre à eux. Ni une ni deux, mais huit petites morues mordent à l'hameçon. Les plus petites feront le régal des mouettes, les autres gagneront le réfrigérateur en attendant de passer à la poêle demain midi.
Avec un excellent spot de pêche, un point d'eau disponible à volonté et un lieu de stationnement spacieux, le port de Ramberg sera notre abri pour la nuit.
Distance parcourue dans la journée : 50 km
Plage de Kvalvika
Flakstadøy : Des orques entre Nesland et Nusfjord
J20 : Samedi 28 juin 2014
Avec le maintien du beau temps, nous poursuivons notre découverte des Lofoten, aujourd'hui l'île de Flakstadøy qui comme sa voisine Moskenesøy ne manque pas de sommets panoramiques.
Parmi les randonnées possibles, j'avais sélectionné celles vers Volandstinden, Nesheia ou Hestræva, toutes rangées dans la catégorie "difficulté moyenne" malgré leur dénivelé conséquent. Mais après l'expérience d'hier, nous sommes méfiants. Si elles sont toutes du même acabit que celle d'hier vers Reinebringen…
C'est pour cette raison que nous choisissons finalement de relier Nesland à Nusfjord, un parcours classé facile, sur un sentier de bord de mer. Un itinéraire que nous avions écarté au moment de la préparation, Hervé trouvant qu'il manquait de hauteur.
C'est l'occasion de vérifier si son jugement était fondé.
A 8 h 30, nous sommes déjà à pied d'œuvre dans le village de Nesland et dix minutes plus tard, le village laissé derrière nous, a l'air d'une miniature.
Le sentier suit effectivement le bord de mer. Jusque là, pas de difficulté. En outre, le parcours est au soleil et à l'abri du vent, ce qui est un avantage incontestable.
Ajoutez à cela de belles vues sur l'oc��an ! Ce début est bien plus prometteur qu'il n'y paraissait.
Mais il n'a cependant rien d'une promenade tranquille. De petites montées suivies d'autant de descentes demandent des efforts sans relâche.
Sur une butte, nous nous accordons volontiers une pause devant une mer aussi lisse qu'une nappe d'huile, survolée par quantité d'oiseaux.
Quand, tout à coup, là… au ras de l'eau… Pschiiii ! N'est-ce pas un souffle ?
Pas de doute, c'est un groupe d'orques. D'ailleurs, en prêtant l'oreille et bien qu'elles soient à 200 mètres du rivage, on les entend nettement souffler.
Médusés et tout excités par cette rencontre inattendue, nous suivons leurs gracieuses évolutions. Même les chalutiers en train de pêcher sur le site s'écartent pour les laisser passer.
Quand elles s'éloignent définitivement, nous reprenons le cours de notre randonnée, décidément loin d'être une balade du dimanche.
Bientôt c'est un labyrinthe rocheux qui nous obligera à chercher notre passage, à revenir sur nos pas, à sauter d'un bloc à l'autre avant de nous en extraire par une échelle.
Au bout de deux heures, à l'approche de Nusfjord, la côte rocheuse commence à s'égayer du rouge vif des maisons traditionnelles, d'abord isolées, puis plus serrées autour du port.
Avec ses maisons sur pilotis, ses pontons de bois, ses bateaux de pêche aux couleurs pimpantes, le village est vraiment ravissant. Un véritable tableau de carte postale !
Bref, contrairement à nos a priori, c'est une randonnée qui vaut le coup pour les paysages, les deux beaux villages et surtout pour une possible rencontre avec des mammifères marins. On aurait eu tort de l'écarter !
En tout : 12 kilomètres, 5 heures visite et pauses comprises, 500 mètres de dénivelés cumulés (mine de rien !). Une randonnée, certes facile, mais en raison de deux ou trois difficultés, pas tout à fait une promenade de santé.
En tout cas, à l'issue d'une bonne demi-journée de marche au soleil, nous ressortons avec plaisir short et sandales, l'été norvégien semble de retour.
D'ailleurs même les moutons ressentent le besoin de se rafraîchir les pattes.
Mais, en cours d'après-midi, de retour du côté de Ramberg, l'atmosphère est toute autre : mer agitée, vent et froid +++. Sandales et shorts sont à nouveau rangés.
Alors même que la plage de Ramberg offre tous les attributs d'une grève tropicale, le bonnet de laine est plus approprié que le bonnet de bain.
En revanche, ce temps est idéal pour la pêche et depuis le quai de Ramberg, la prise est aussi bonne que la veille. Deux gros lieus jaunes vont améliorer l'ordinaire et finir à la casserole pour le dîner.
Bien que Ramberg nous plaise beaucoup, nous avons un autre projet pour la fin de soirée : assister au soleil de minuit. Dans cet objectif, il faut trouver un lieu orienté au nord. On n'aura pas à aller bien loin. Peu après la sortie de Ramberg, un spot en bord de mer répond parfaitement à nos attentes. Un motocycliste allemand y a déjà planté sa tente, une voiture y est également garée. Dans notre Pössl, nous leur tiendrons compagnie.
Dans un premier temps, nous restons à l'abri dans le camion, à contempler le ciel que les nuages décorent de traînées d'or. Il est un peu plus de 23 heures.
Vers 23 h 30, nous tentons une courte sortie sous la lumière arctique.
Mais, brrr, le vent est si glacial que nous rajoutons un Kway par-dessus deux vestes polaires et un épais coupe-vent. Malgré toutes ces épaisseurs, le froid nous transperce si bien que notre seul souhait est de vite, vite nous mettre sous la couette sans attendre les douze coups de minuit.
A minuit pile, notre carrosse ne s'est pas transformé en citrouille (ouf !) mais nous avons entendu la voiture garée à côté de nous quitter discrètement les lieux, nous laissant seuls en compagnie du campeur allemand.
Distance parcourue dans la journée : 35 km
Nusfjord
Plongées dans le Vestfjord et pêche à Henningsvær
J21 : Dimanche 29 juin 2014
Si la Norvège est principalement connue pour ses fjords et ses glaciers, elle possède également des fonds sous-marins intéressants, ce qui ne pouvait échapper à mon plongeur de mari.
La plongée avec bouteilles se pratique dans plusieurs régions du pays, notamment dans le Sud autour de Kristiansand, dans l'Ouest autour de Bodø et bien entendu ici, dans l'archipel des Lofoten, plus particulièrement autour de Ballstad sur l'île de Vestvågøy. C'est là que nous avons repéré le centre de plongée "Lofoten Diving" mais n'avons fait aucune réservation.
C'est donc cette direction que nous prenons ce matin afin d'aller aux renseignements et voir s'il est possible de programmer une ou deux plongées dans les prochains jours.
Je ne vous fais pas de long laïus à propos de météo, il fait toujours aussi beau quoique toujours frais (10 degrés seulement en milieu de matinée).
Ballstad se trouvant sur l'île voisine de Vestvågøy, nous passons, comme si de rien n'était, d'une île à l'autre par un tunnel sous-marin.
Au passage, toujours de belles plages mais aussi des pâturages et des exploitations agricoles. Derrière leur enclos, ces belles vaches Highland nous regardent avec curiosité, à moins que ce soit le contraire ;-)
Le centre de plongée est dirigé par Daniel, secondé pour la saison par Robert, un journaliste, photographe et moniteur de plongée suisse. Ils nous réservent un accueil chaleureux.
Daniel propose à Hervé soit de faire une plongée illico et une autre dans l'après-midi soit d'en faire une première cet après-midi et une deuxième demain matin.
Il s'agit bien sûr de plongée en combinaison étanche, une pratique qu'Hervé a déjà pu expérimenter en Islande l'été dernier.
Après réflexion, nous optons pour la deuxième proposition afin de laisser au plongeur le temps de se préparer mentalement à l'exercice. Rendez-vous est pris pour 15 heures.
Entre-temps, nous poussons jusqu'au port de Ballstad. Tourné vers l'industrie du poisson, la localité n'a cependant pas le charme des autres villages précédemment visités.
Dès 14 heures, le plongeur fébrile nous ramène devant le local de plongée. C'est que la préparation demande plus de temps que la plongée elle-même.
Je laisse la parole au plongeur : " Cette première plongée est une plongée de réadaptation sur un site à cinq minutes en bateau. La mer est calme, l'eau à 9 degrés avec une visibilité de 8 à 10 mètres sans courant. En binôme avec Robert, nous flânons tranquillement à 6/8 mètres de profondeur tout en observant poissons et petits organismes marins : nudibranches, étoiles de mer, éponges, lompe en train de couver ses œufs et... un curieux organisme : le cténophore (macroplancton)
Bref, une plongée toute en minutie et en douceur pour une réadaptation réussie".
Au retour, chargé comme un baudet… mais ravi et impatient de renouveler l'expérience demain matin.
La journée a filé à toute vitesse, il est déjà l'heure de trouver un lieu de bivouac pour la nuit. J'avais noté que le stationnement des camping-cars était toléré en surplomb de la magnifique plage d'Uttakleiv. Ce n'est qu'à 20 kilomètres, on s'y rend sur le champ.
La plage est sublime effectivement.
En plus, à l'extrémité du parking, l'ancienne route contournant la montagne est devenue un chemin de randonnée et un excellent prétexte à une belle promenade.
Distance parcourue dans la journée : 90 km
J22 : Lundi 30 juin 2014
Pas de changement côté météo, il fait invariablement beau et toujours frais (11 degrés). Comme d'habitude et bien qu'il soit déjà 8 h 30, nous sommes les premiers à bouger notre camping-car. C'est à croire que les camping-caristes sont adeptes de grasses matinées.
Retour à Ballstad pour une deuxième plongée, aujourd'hui, sur une épave.
Il s'agit d'un bateau de pêche islandais ultra-moderne, le "Gudrun Gisladottir" qui a heurté un rocher dans le détroit de Napp, entre les îles de Flakstadøy et Vestvågøy le 18 juin 2002. Après plusieurs tentatives de remorquage, les pompes de renflouages sont tombées en panne. Les secours ont été obligés de le laisser sombrer. Le bateau coula le lendemain de l'accident, près de Ballstad, à vingt minutes en bateau du centre de plongée. Il repose sur un lit de sable à 40 mètres de fond.
C'est Hervé qui vous conte la suite :
"Après un briefing très détaillé, c'est avec Daniel et un jeune stagiaire norvégien que je fais équipe aujourd'hui pour une plongée plus engagée le long de la coque du navire entre 35 et 40 mètres de profondeur. Tout le matériel est encore sur place. La cabine de pilotage toujours intacte a été investie par des morues et des éponges.
Visibilité 10 à 12 mètres. Pas de courant.
D'une façon générale, ces deux expériences m'ont permis d'approfondir la pratique de la plongée en combinaison étanche que je pense maintenant maîtriser parfaitement ou… presque ! "
A l'issue de la plongée, Hervé s'offre un bain supplémentaire dans un bac d'eau douce, une façon originale de rincer le matériel. Il a l'air d'apprécier !
Après cet intermède "Lofoten under the sea", nous reprenons la découverte terrestre de l'archipel mais à partir de maintenant, en faisant un peu les choses dans le désordre.
En effet, pour ne pas trop solliciter la résistance du plongeur, nous irons d'abord sur l'île de Austvågøy visiter tranquillement Henningsvær cet après-midi avant de revenir demain pour approfondir l'exploration de Vestvågøy.
Nous traversons Austvågøy par la très belle route 815 en passant au pied du Justadtinden que nous gravirons demain. Ensuite, c'est la 816 qui finit de nous conduire à Henningsvær.
Situées sur un étroit promontoire au pied de pics escarpés, les jolies maisons sur pilotis valent au village le surnom de "Venise des Lofoten", une appellation sans doute un peu exagérée mais un lieu agréable et branché où il fait bon flâner entre cafés et galeries d'art.
On y repère, pour le dîner, le restaurant Fiskekrogen qui nous semble bien alléchant jusqu'à ce que… depuis un ponton voisin, Hervé ne fasse une pêche miraculeuse : cinq gros maquereaux (d'un kilo chacun) et beaucoup d'autres s'il avait insisté. Il en donne deux à un touriste luxembourgeois qui l'observait depuis la fenêtre de sa résidence.
Dans ces circonstances, ce sera dîner maison avec au menu… devinez quoi ? Ce dîner et la nuit à venir ont pour décor la plage de Rorvika, à l'intersection de l'E10 et de la 816, alors qu'une brume épaisse commence à couvrir les sommets. Annoncent-ils un changement météo ?
Distance parcourue dans la journée : 110 km
Cténophore
Vestvågøy : du sommet du Justadtinden à la plage d'Eggum
J23 : Mardi 1er juillet 2014
Les nuages d'hier soir ont-ils pris le dessus ? Non, pas du tout, il fait toujours un temps magnifique en ce premier jour du mois de juillet.
Comme je l'avais précisé antérieurement, nous retournons sur nos pas aujourd'hui jusqu'à Justad afin de randonner.
Comme hier, nous reprenons la 815 presque jusqu'à Leknes, ce qui nous permet de revoir ces mêmes paysages à la fois côtiers et montagneux sous un autre angle.
En passant d'une île à l'autre, ce pont très esthétique mérite un court arrêt.
Pour une fois, nous ne sommes pas très matinaux. Le temps de faire le trajet jusqu'à Justad, il est déjà 10 h 45.
Nous avons retenu la randonnée vers les crêtes du Justadtinden pour deux raisons. Bien que ce soit un parcours long (14 km AR pour 900 mètres de dénivelé), il semblait à notre portée car nous sommes meilleurs en endurance qu'en vitesse. L'abandon à Reinebringen a sérieusement ébranlé notre confiance en nous.
L'auteur du site Internet rando-lofoten parle d'un "festival de panoramas", on ne veut pas rater ça, alors zou, en avant !
Pour commencer, le sentier suit tout en douceur la ligne de crêtes. Au bout d'un quart d'heure de marche, déjà un premier aperçu sur une vaste lande avec la petite ville de Leknes en arrière-plan !
Plus on monte, plus la vue s'élargit, dominant maintenant une zone de lacs et de tourbières. Au fond, le Vestfjord et les contreforts des îles voisines.
Ensuite, le parcours se fait plus raide, en traversant une grande prairie d'altitude avant d'atteindre le sommet, malheureusement un peu couvert. Il est 13 heures.
Mais quelques trouées plus claires vont malgré tout nous permettre d'assister au festival de panoramas.
Sur le chemin du retour, un dernier coup d'œil au Justadtinden.
Arrivée au camping-car à 15 h 15.
Bilan : une très belle randonnée, certes longue (14 km aller/retour), avec un dénivelé cumulé de 900 mètres, mais sans difficulté technique, faite en 4 heures et demie pauses comprises (au lieu des 5 à 6 heures annoncées).
Bref, voilà de quoi regonfler notre ego ;-)
La journée étant déjà bien entamée, on peut dès à présent réfléchir à une destination pour la nuit. Parmi les différents repérages que j'avais faits, j'étais particulièrement attirée par la plage d'Eggum, réputée très belle et par ailleurs idéale pour assister au soleil de minuit. C'est à une trentaine de kilomètres, on y fonce illico.
Pour changer un peu, nous traversons cette fois l'île de Vestvågøya par la E10 avant de tourner vers le nord, en direction d'Eggum.
La piste continue après le village et s'arrête en cul-de-sac à l'entrée de la réserve naturelle. C'est là que le stationnement des camping-cars est permis, moyennant 100 couronnes à payer au café du site. Un contrôle est effectué en fin de soirée, resquilleurs s'abstenir !
C'est un très beau spot très prisé, complété par un bel itinéraire de randonnée entre Eggum et Unstad, l'occasion d'une petite marche postprandiale.
Le chemin suit le bord de mer. Pourtant, ce décor, juste en retrait de la côte, pourrait faire croire à un paysage de montagne.
Le clou du parcours reste cependant cette sculpture, faisant partie du projet "Skulpturlanskap", 33 œuvres d'art modernes et originales, se mariant parfaitement avec le paysage, réparties dans toute la région du Nordland.
Celle-ci, intitulée Hode (ou Head) est l'œuvre du Suisse Markus Raetz. A première vue, une simple tête de granit.
Mais, en tournant autour du socle, vous finissez par voir et avoir la tête à l'envers ;-)
C'est donc un peu tourneboulés, la tête remplie d'un festival d'images, que nous nous retirons dans notre camion pour une soirée sous les rayons du soleil de minuit.
Distance parcourue dans la journée : 80 km
Du sommet de Justadtinden
Mont Hoven (Gimsøy) et retour sur le continent
J24 : Mercredi 24 juillet 2014
Cette dernière journée sur les îles Lofoten promet encore d'être radieuse. Pas un nuage dans le ciel, déjà 12 degrés ce matin mais il fera jusqu'à 18 dans la journée. Chic, ça se réchauffe ! Dès 8 heures, c'est parti pour l'île de Gimsøy !
A sa pointe nord se dresse le mont Hoven (368 mètres), une montagne solitaire et facile à gravir, offrant des vues paradisiaques, paraît-il.
Une randonnée facile (4 km, dénivelé 400 mètres, 2 heures).
Sa silhouette massive qui tranche avec les crêtes acérées du reste des Lofoten inspire confiance.
A ses pieds quelques maisons de vacances dans un cadre bucolique et paisible ! Nous sommes séduits !
Le sentier menant au mont débute près du golf en chantier. Pour cette raison, le début est un peu confus. Mais, une fois sur la trace, l'ascension est aisée et le rapport qualité/effort excellent.
Du sommet du mont Hoven, nous contemplons des panoramas époustouflants. Entre rêve et réalité, nous nous imaginons transportés dans un coin du monde plus exotique.
Nous ne connaissons pas (encore) la Nouvelle-Calédonie maisce marais n'a-t-il pas des airs de famille avec le Cœur de Voh rendu célèbre par le photographe Yann Arthus-Bertrand.
Cette anse de sable blond aux eaux cristallines n'a-t-elle pas tous les attributs d'une plage tropicale des Caraïbes ou de l'océan Indien ?
Avec son eau turquoise, dans laquelle on imaginerait volontiers des bancs coralliens, et sa chaîne montagneuse tombant dans l'océan, on se croirait presque en Polynésie.
Il ne manque que la chaleur ? Oui, mais ça se réchauffe, je vous l'assure.
Quand nous nous arrêtons sur l'E10 (peu après le camping de Lingvaer) pour nous amuser avec nos reflets et ceux des montagnes derrière nous, nous sommes déjà en bras de chemise. Nous n'avons pas encore détaché nos bas de pantalon mais ça ne saurait tarder.
"Miroir, mon beau miroir". Cette drôle d'installation fait elle aussi partie du projet "Skulpturlanskap". Sans titre, œuvre de l'artiste américain Dan Graham, elle sublimise les magnifiques paysages des Lofoten où chacun compose son propre tableau. Nous créons le nôtre.
Quelques heures plus tard, en nous promenant dans la petite ville de Svolvær, la tenue des touristes et des locaux ne trompe pas. En arborant sandales, shorts, petites robes et manches courtes, ils signent le retour de la douceur voire de la chaleur en plein midi.
D'ailleurs partout le long des fjords bordant l'E10 puis la Fv 888, les Norvégiens pratiquent le bain de soleil (à défaut du bain tout court pour l'instant).
A la pointe nord de l'île de Austvågøy, peu après Delp sur la rive du Grunnfjord, nous en faisons autant, un long bain de pied et de soleil avant de nous mettre à la recherche du lieu idéal où passer la nuit tout en étant bien orienté pour profiter le plus longtemps possible des rayons du soleil.
Nous n'aurons pas à chercher bien loin. Moins de 10 kilomètres plus loin, au niveau du hameau de Sande, nous nous dirigeons vers l'église et le cimetière en sachant qu'il y a toujours un parking à proximité de ce type de lieu. Après le cimetière, une trace mène à un ancien terrain de sport au bord d'une plage.
L'endroit est parfaitement orienté et aussitôt adopté. Quant à la plage, elle est le domaine de sternes arctiques, très agressives. Nous comprendrons vite à quoi peut bien servir le bâton surmonté d'un casque de chantier planté à l'entrée de la grève. Hervé met le casque, je brandis le bâton pour nous mettre à l'abri des coups de bec des sternes sur nos têtes. Ainsi protégés nous pouvons nous aventurer jusqu'au bord de l'eau.
On pensait rester seuls dans cette péninsule un peu isolée. Que nenni ! L'emplacement de notre camping-car visible depuis la route en attire bientôt deux autres : un petit camping-car rouge conduit par un papy allemand puis un petit combi qui repartira rapidement. Le premier nous tiendra compagnie pour la soirée.
On pensait veiller jusqu'à minuit mais après 22 heures, on s'effondre. Dans notre demi-sommeil, on entend le camping-car rouge démarrer et quitter les lieux sans doute une fois les douze coups de minuits sonnés.
Quant à nous, en ouvrant un œil puis deux à 2 heures du matin, nous ne sommes pas près d'oublier le spectacle qui s'offre alors à nos yeux à présent grands ouverts.
Un dégradé de rose sur un ciel toujours bleu et un soleil malgré l'heure tardive (ou matinale, c'est comme on veut) toujours aussi brillant.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
J25 : Jeudi 3 juillet 2014
Ce matin, c'est une douceur inhabituelle qui nous tire du lit. Surprise, il fait déjà 18 degrés à 8 heures. La hausse des températures a donc bien l'air de se confirmer.
Mais toutes les bonnes choses ayant une fin, c'est aujourd'hui que nous quittons l'archipel des Lofoten pour retrouver le continent.
Ce séjour a dépassé nos attentes avec un temps splendide durant sept jours consécutifs, des paysages montagneux et côtiers sublimes, de magnifiques randonnées et des lieux de bivouac exceptionnels. Ce fut un enchantement permanent !
Alors, en empruntant pour la dernière fois cette route touristique E10 à destination du ferry de Lødingen, c'est avec un brin de nostalgie que nous voyons disparaître les pics escarpés des Lofoten au profit des monts plus arrondis des Vesteralen.
Un nouveau pincement au cœur en embarquant sur le ferry à destination de Bognes et en faisant définitivement nos adieux au grand Nord ! En prenant résolument la direction du sud, il faut nous rendre à l'évidence, notre voyage entre dans sa phase retour. Dans dix jours, nous serons à Hanovre.
Mais d'ici là, il reste encore beaucoup de découvertes à faire.
En ayant privilégié de petites étapes sur les Lofoten et un rythme cool pour notre Pössl, maintenant qu'il faut rentrer, il va falloir mettre les bouchées doubles. Les vacances, c'est fini pour Pössl. Il va devoir rouler car plus de 200 kilomètres nous séparent de notre destination du soir, dans les environs de Bodø.
Dans l'immédiat, c'est facile, il suffit de suivre la file sortie du ferry et de descendre plein sud par la route Arctique (E 6) jusqu'à Fauske.
Au passage, ces dômes granitiques nous font penser aux reliefs de Yosemite (USA)
Le ciel devient tristounet en progressant vers le Sud. Sur la 80, entre Fauske et Bodø où nous sommes déjà passés il y a huit jours, il pleuviote tout comme la dernière fois.
En optant, un peu avant Bodø, pour la fameuse route Côtière (Kystriksveien ou Rv 17), le temps est à peine meilleur. Il ne pleut plus mais il fait gris sur Saltstraumen et les températures sont paradoxalement inférieures à celles de ce matin plus au nord.
C'est ici qu'on peut observer le maelström le plus puissant du monde. Le phénomène est le plus spectaculaire au moment du changement de marée soit entre 21 et 22 heures aujourd'hui.
Dans le détroit de Saltstraumen, long de 3 kilomètres et large de 150 mètres, la marée provoque le déversement d'un fjord dans un autre. Toutes les six heures, 400 millions de mètres cubes d'eau déferlent à une vitesse de 20 nœuds dans un sens, puis dans un autre, créant d'impressionnants remous et tourbillons.
En attendant, nous pensions nous installer au camping en bord de fjord, mais quand nous découvrons à quoi ressemble le camp, une concentration d'une centaine de mobilhomes et de trailers, nous changeons aussitôt d'avis.
Pendant que je profite discrètement de la buanderie du camp, Hervé tire une nouvelle fois le dîner du fjord, à savoir trois beaux lieus qui lui sautent littéralement dans les bras ou… presque !
Après avoir jeté un coup d'œil aux tourbillons du maelström, nous reprenons la route vers 22 heures afin de trouver un lieu de bivouac plus confidentiel. A proximité du hameau de Valnes, à l'écart de la route 17, nous trouvons notre bonheur : un tout petit parking (2 places max) au bord d'une rivière.
Cette étape de transition n'était pas spécialement exaltante mais néanmoins incontournable pour accéder à partir de demain et pour les trois prochains jours aux plus jolis paysages de la route Côtière. Avec le retour du soleil, espérons-le !
Distance parcourue dans la journée : 325 km
Au sommet du mont Hoven

Sur la route Côtière (Rv 17) : le glacier occidental du Svartisen
J26 : Vendredi 4 juillet 2014
Réveillés à 4 heures du matin par un bruit de portières qui claquent, sans doute d'un véhicule ayant partagé notre emplacement sans qu'on sans aperçoive, on en profite pour démarrer la journée à l'aube.
L'étape prévue aujourd'hui sur la route de la Côte va être extrêmement variée en moyens de locomotion. Par conséquent elle risque aussi d'être plus longue que la normale en raison d'éventuels délais d'attente. Nous utiliserons alternativement - le camping-car pour les quelques 230 kilomètres de route - le ferry à deux reprises, en complément de la route - le bateau pour traverser un fjord (le Holandsfjord en l'occurrence) - le vélo pour aller et revenir du débarcadère au point de départ du trail prévu - enfin, nos pieds pour atteindre la base de la langue glaciaire occidentale du Svartisen.
Le premier bateau traversant le Holandsfjord part à 7 h 45. L'embarcadère se trouvant à 130 kilomètres d'ici, il n'est pas trop tôt de partir à 5 heures.
Sur le trajet, le temps est hésitant. Le ciel bleu azur d'où jaillit tel un feu d'artifice un bouquet de nuages vire progressivement au gris maussade.
A Holand, je m'attendais à un quai envahi de cars de touristes. Or nous trouvons un tout petit embarcadère en bois, très mal indiqué et désert.
A 7 h 45, nous sommes les seuls à faire la traversée du fjord, mais peu s'en est fallu qu'on ne rate le départ du bateau. On était pourtant en avance mais l'endroit que j'avais noté était en réalité le centre des visiteurs, à deux kilomètres de l'embarcadère réel. C'est ballot ! Heureusement un habitant du coin nous a remis sur le droit chemin in extremis.
Juste le temps de garer le camion avant de sauter à bord de l'embarcation et déjà on voit le profil du glacier Svartisen apparaître entre deux sommets.
Une fois débarqués sur la rive opposée, il nous reste à contourner le lac glaciaire, un parcours de 3 kilomètres pas particulièrement attrayant alors la commune a prévu des locations de vélos. Il suffit de se servir dans le lot disponible et on paie au retour sur le bateau. Quelques coups de pédale et le tour est joué.
Sur le trajet, pas un chat mais… une famille de moutons, sans doute un peu surprise de nous trouver sur son chemin à cette heure matinale. Les petits, très craintifs, se pressent contre leur mère.
Après avoir laissé maman brebis à ses moutons, intéressons-nous au glacier. En suivant les petits cailloux, nous arrivons en bordure de la langue glaciaire, si près qu'on pourrait la toucher.
Fascinante et d'autant plus impressionnante que nous profitons tout seuls de ce spectacle !
Par un étroit cheminement granitique, nous accédons ensuite à une petite cabane surplombant le lac. De la terrasse le regard balaie l'ensemble du site, ce qui permet de réaliser que ce bras occidental du Svartisen rejoint (presque) la mer. Cette particularité lui vaut d'être le glacier le plus bas d'Europe continentale.
Un dernier coup d'œil à la coulée de glace depuis la rive du lac, après une descente un peu glissante sécurisée par des chaînes et balisée de marques rouges.
A 11 heures, le bateau nous attend pour le retour. Non, pas celui-ci - qui est un voilier privé appartenant à une famille belge de Bruxelles - mais le suivant...
Tiens, y a-t-il un capitaine dans le bateau ? Non ? Heureusement que je suis là pour prendre la barre !
Après cette sympathique excursion, c'est reparti sur la route, mais seulement pour une quinzaine de kilomètres. A Forøy la route 17 cède la place à un ferry qui nous dépose à Agskardet dix minutes pus tard. On remet ça une deuxième fois entre Jektvik et Kilboghamn.
Des passages en ferry très agréables permettant de changer de rythme et d'agrémenter la journée de voyage, d'autant qu'il fait à présent très beau.
La deuxième traversée, plus longue que la première (soixante minutes) se double du passage nord-sud du cercle Arctique. Cette fois, le soleil de minuit, c'est bien fini et la descente vers le sud vraiment confirmée.
Mais aujourd'hui nous n'irons guère plus loin. Vers 17 heures, un peu après Stokkvågen, au pied de ce drôle de sommet en forme de sombrero, nous décidons de nous poser.
J'y avais repéré deux possibilités de stationnement. Après avoir testé les deux, nous finissons par revenir à la première, une aire de pique-nique agréablement située en surplomb du fjord, doublée d'un accès aux rochers pour pouvoir pêcher.
L'activité de la soirée est donc toute trouvée pour Hervé. Tandis qu'il lance sa ligne, je déplie ma chaise pour une délicieuse soirée au bord de l'eau.
Les températures grimpent de jour en jour. Avec 20 degrés au thermomètre en cette fin d'après-midi (bien davantage au soleil), la casquette devient indispensable.
Le pêcheur, ici en pleine action, mettra une nouvelle fois un maquereau dans nos assiettes.
C'est par un bivouac solitaire (aucun autre véhicule ne viendra nous rejoindre) que s'achève cette journée très variée en activités.
Distance parcourue dans la journée : 210 km
Glacier occidental du Svartisen

Helgelandsbrua, Torghatten et Trælneshatten : par monts et par ponts sur la Rv 17
J27 : Samedi 5 juillet
Déjà 20 degrés de bon matin, il flotte sur la côte norvégienne un petit air de côte d'Azur. Alors pas le temps de traîner. Par un si beau temps, nous sommes au volant dès 7 heures en poursuivant la route 17.
Notre destination finale devrait être Brønnøysund, à environ 200 kilomètres.
Mais comme hier notre itinéraire ne se fait pas d'une traite, il comprend aujourd'hui trois passages en ferry. C'est la particularité de cette route Côtière qui zigzague entre les fjords et les îles pour notre plus grand plaisir.
Un plaisir d'autant plus grand qu'avec cette météo exceptionnelle, pas besoin de veste ni de bonnet. C'est cheveux au vent que nous goûtons à la brise marine sur le pont du navire.
De Nesna à Levang, de Tjøtta à Forvik, de Horn à Anddalsvåg : si le premier et le dernier parcours représentent de simples sauts de puce d'une quinzaine de minutes, le deuxième en louvoyant entre îles et îlots pendant une heure est une véritable petite croisière.
Aux ferries il faut aussi ajouter des tunnels et surtout des ponts majestueux, monuments d'ingénierie. C'est le cas du très beau pont de Helgeland enjambant le Leirfjord à Sandnessjøen. Il a tout particulièrement inspiré le photographe qui, pour l'appréhender sous toutes les coutures, multiplie les passages.
Malgré tous ces arrêts, nous finissons bon an mal an par arriver à Brønnøysund en début d'après-midi. Trop tôt pour s'arrêter ? Non, car on a une idée derrière la tête.
A l'extrémité de la péninsule se dresse une montagne percée, Torghatten, que nous avons bien envie de gravir mais pas tout de suite. Il fait 27 degrés, pour le moment beaucoup trop chaud pour marcher. Attendons qu'il fasse plus frais !
Alors si on prenait un bain pour se rafraîchir ? Au pied de Torghatten, le camping du même nom possède une plage bordant un lac artificiel. Nous ne pouvons pas résister malgré une eau un peu boueuse. C'est notre premier véritable bain du séjour mais pas le dernier.
En revanche, sur la pelouse en bord de mer, nous alternons bain de soleil et bain d'ombre jusqu'en soirée.
18 heures, c'est la bonne heure pour gravir la montagne percée. On s'attendait à trouver un petit trou dans une paroi. Or on reste scotchés en découvrant une cavité… un tunnel de 35 mètres de haut, 150 mètres de long et 20 mètres de large.
Véritable fenêtre sur les îles et l'océan…
Si la plupart des promeneurs s'arrêtent à l'entrée de la caverne pour revenir ensuite sur leur pas, une boucle est envisageable.
Nous sommes donc sortis par l'extrémité opposée, descendus par une sente très raide à travers une forêt de bouleaux avant de revenir au parking par le bord de mer. Cette option offre l'avantage de pouvoir admirer la montagne à distance. Superbe !
Une très belle randonnée dans un lieu emblématique de la région, un point de repère visible à des dizaines de kilomètres à la ronde, un lieu mythique, source de contes et de légendes, bref un monument !
En rejoignant plus tard un quai en ville pour la nuit, nous portons un dernier regard à cette montagne sacrée, à l'issue d'une sacrée journée.
Ce soir, on vire la couette tellement il fait chaud. Mais j'ai du mal à dormir entre la chaleur et le vent qui s'est levé en cours de soirée.
A 1 heure du matin, alors que le photographe dort comme un bébé, quelle ne fut ma surprise de voir passer au pied du lit ou presque… le mastodonte Hurtigruten qui fait escale à Brønnøysund toutes les nuits à cette heure-là.
Distance parcourue dans la journée : 190 km.
J28 : Dimanche 6 juillet 2014 Houlà, la chaleur s'installe. Il fait déjà 24 degrés de bon matin et toujours un temps magnifique. C'est parfait car nous avons prévu de randonner dans la matinée avant de continuer notre parcours sur la route Côtière.
La montagne de Trælneshatten, dont le suffixe "hatten" indique un sommet en forme de chapeau, n'a vraisemblablement pas le prestige des pics des Lofoten de sorte qu'Hervé lors de la préparation l'a déclarée "rando moche" et n'est pas très enthousiaste à l'idée de l'entreprendre.
Moi, je suis persuadée qu'au contraire du haut de ses 567 mètres, nous devrions bénéficier d'un panorama exceptionnel sur la montagne percée de Torghatten et les nombreux îlots qui constellent le détroit.
Il ne faut guère plus d'une demi-heure pour rejoindre le point de départ. Pas de chance, les coordonnées que j'avais notées nous conduisent tout droit dans la cour d'une ferme. Mince, mais où est donc le parking ?
Hervé jubile à l'idée que la "rando moche" va tomber à l'eau.
Mais je n'ai pas dit mon dernier mot. Demi-tour et retour sur nos pas de quelques centaines de mètres. Ça y est, cette fois, on y est.
Au fur et à mesure de notre ascension, Hervé révise son jugement pour se rallier à mon opinion.
Oui vraiment, les vues sur la montagne percée de Torghatten, sur les îles du détroit et sur la localité de Brønnøysund valent le déplacement.
Là-haut, autour d'un petit autel en pierre recouvert d'une nappe blanche, autour d'une bougie allumée et d'un bouquet de fleurs des champs, quelques personnes se sont rassemblées. Sont-elles en train de commémorer quelque chose ?
Nous aurons la réponse au cours de la descente en interrogeant un homme qui, lui, est en train de monter, une guitare sur le dos. L'homme est le pasteur de la paroisse, nous sommes le jour du seigneur et il va célébrer l'office du dimanche au sommet de la montagne. D'ailleurs, la file de ses fidèles paroissiens s'étire maintenant tout au long du chemin, certains accompagnés de jeunes enfants alors même que l'aller/retour représente 5 kilomètres, 567 mètres de dénivelé en 3 heures de marche.
Une bonne façon de joindre la foi à l'agréable.
Quant à nous, après nous être bien dépensés et bien sustentés, il va falloir songer à reprendre la route. Notre étape du soir dans les alentours de Steinkjer est encore à plus de 200 kilomètres dont une traversée en ferry entre Vennesund et Holm.
Tout l'après-midi y passe.
Alors, quand la destination approche, nous sommes contents de pouvoir enfin nous poser.
C'est notre deuxième passage dans la région de Steinkjer. A l'aller nous avions passé la nuit sous les sapins de Bølarein. Pour ce deuxième séjour, j'ai choisi Paradisbukta. En norvégien, "bukta" signifie baie. Quant à "paradis", inutile de traduire. Bref, un joli nom pour une base de loisirs et une plage en bord de fjord.
Avec une température ambiante de 28 degrés et une eau de baignade à 22 degrés en surface, ce paradis ne peut mieux tomber. En deux temps trois mouvements, le maillot de bain est enfilé et les brasses enchaînées dans le fjord. Un délice !
A cette heure (19/20 heures) et en cette fin de week-end, il reste encore quelques personnes sur la plage mais quand les derniers baigneurs, promeneurs et pique-niqueurs quittent le site, nous avons ce paradis pour nous tout seuls ou… presque (seulement un autre camping-car sur place).
Distance parcourue dans la journée : 265 km
La montagne percée de Torghatten

De Trondheim à Oslo en passant par le parc national de Dovrefjell
J29 : Lundi 7 juillet 2014 21 degrés à 7 heures et toujours un super temps. C'est inouï ! Aujourd'hui pas de randonnée, enfin si, mais une petite en fin de journée. Dans un premier temps, c'est la visite de Trondheim qui est au programme. A l'aller, nous avions contourné la ville pour éviter d'avoir à parcourir deux fois le même trajet. Cette fois nous comptons bien nous y arrêter.
La troisième plus grande ville du pays étant distante de 120 kilomètres, il vaut mieux y arriver le plus tôt possible. L'entrée en ville avec un camping-car, même de la taille de Pössl, est toujours un peu stressante.
D'ailleurs, il nous faudra presque trois heures pour rejoindre le centre de Trondheim depuis Steinkjer. J'y avais repéré un parking gratuit pour camping-cars mais à cette heure de la matinée, les places occupées depuis la veille n'ont pas encore été libérées. C'est donc sur une place payante que nous sommes obligés de nous garer. A ce compte-là, on aurait pu se garer dans n'importe quelle autre emplacement en centre-ville. Tant pis !
Avec ses rues larges et son centre partiellement piétonnier, la ville est très agréable à visiter et ne manque pas de charme.
De la cathédrale Nidaros, le plus vaste édifice médiéval de Scandinavie…
… jusqu'au quartier historique de Gamle Bybro ("pont de la vieille ville") avec ses pittoresques entrepôts des XVIIIe et XIXe siècles qui rappellent ceux de Bergen, en passant par Torvet, le centre-ville moderne et ses enseignes internationales…
Mine de rien, les kilomètres s'enchaînent sous une chaleur de plus en plus forte, dépassant à présent les 30 degrés. Alors à l'heure de midi, je me verrais bien déjeuner au bord de l'eau. Le quartier de Bakklandet au bord du fleuve Nidalva semble le plus adapté à mes attentes. Malheureusement, nous ne trouvons rien directement au bord de l'eau ou plutôt si… mais trop tard, une fois que nous aurons déjeuné à l'une des tables installées sur le trottoir dans Nedre Bakklandet.
Dommage, le restaurant asiatique "Bryggen Asian Cooking" avait la terrasse dont je rêvais ! Pour une prochaine fois !
Pour le moment, la montée au fort Kristiansten aura définitivement raison de notre résistance. Après la visite du site dominant la ville, nous n'avons qu'une hâte, vite, nous reposer à l'ombre, sur la pelouse du parc de Marinen, au bord du fleuve.
De retour dans un camping-car surchauffé, nous abrégeons le séjour avant le délai fixé par le parcmètre, aspirant à un peu plus de fraîcheur dans les montagnes. Nous serons bientôt servis.
En effet, notre destination du soir est prévue dans les alentours de Dombås, à Hjerkinn exactement, 150 kilomètres plus au sud. En arrivant sur place vers 19 heures, c'est le jour et la nuit avec Trondheim.
Ici fini le ciel bleu ! A plus de 1 000 mètres d'altitude, la chaleur de ces derniers jours est en train de tourner à l'orage et la température plus proche des 15 que des 30 degrés. Nuages menaçants et déjà un peu de pluie couronnent le tableau.
Le parc national de Dovrefjell est connu pour abriter des troupeaux de bœufs musqués. Nous projetons d'aller à leur recherche demain. Nous pourrons soit prendre une navette nous conduisant de Hjerkinn à Snøheim pour tenter d'en approcher par nous-mêmes en sillonnant le coin au hasard, soit nous joindre à un safari guidé dont le rendez-vous est à Hjerkinn, justement.
Il n'est pas nécessaire de réserver d'avance alors nous verrons bien, car la météo n'a pas l'air d'être optimiste pour demain.
Dans l'immédiatement, profitons entre deux averses de grimper vers le point de vue de Snøhetta où un abri très design permet d'admirer le panorama sans souffrir du froid.
Par une piste un peu cahoteuse, Pössl se hisse jusqu'au parking à 1150 mètres. De là nous rejoignons à pieds et par un large sentier le point de vue situé 1 500 mètres plus loin.
Devant nous, un homme et son jeune fils, tout excités, pointent leurs jumelles puis leur index vers un point difficilement visible à l'œil nu.
A plus d'un kilomètre de distance, cette tache pas plus grosse qu'une tête d'épingle… oui, c'est un bœuf musqué !
L'homme, un Norvégien de Trondheim, dit que c'est la première fois qu'il en voit un par ses propres moyens. Jusque là il n'en avait vu que dans le cadre d'un safari guidé.
En zoomant, on peut effectivement voir la bête brouter, tête baissée.
Au sommet, c'est un plaisir de profiter du panorama depuis l'intérieur douillet et très stylisé de cet abri alors que dehors le ciel menace. Deux jeunes Tchèques ont manifestement l'intention de passer la nuit près de la cheminée, devant cette vue exceptionnelle. Ils ont fait le bon choix.
Quant à nous, c'est le parking au pied de la montagne que nous avons choisi pour la nuit tout comme deux camping-cars roumains. De violents orages accompagnés de pluies diluviennes viennent mettre un terme à cette journée de tous les extrêmes.
Le safari aux bœufs musqués tombera-t-il aussi à l'eau ?
J30 : Mardi 8 juillet 2014
Eh, oui, adieu navette, randonnée et safari aux bœufs musqués ! Il a plu toute la nuit et il tombe toujours des seaux d'eau, ce matin. Par conséquent, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors. Une fois n'est pas coutume, les deux autres camping-cars quittent les lieux avant nous.
Nous levons finalement le camp vers 10 h 30 alors que les deux jeunes Tchèques rencontrés hier soir descendent de la montagne, tout trempés. Nous les avançons jusqu'à Hjerkinn avant de filer vers le sud.
En effet, il n'y a rien de plus à faire aujourd'hui que de rouler. Nous décidons donc de rejoindre dès à présent notre destination suivante, aux environs de Gjendesheim, où nous avons prévu de faire demain la mythique randonnée de la crête de Bessengen (avec transfert en bateau, 13 km, 7 à 8 heures de marche, 1 000 mètres de dénivelé). Mais quid de la météo ? On avisera le moment venu.
Pour l'instant, nous poursuivons la E 6 vers Dombas, puis vers Otta avec une météo exécrable. A Otta, les panneaux électroniques annoncent que la route E6 est coupée à hauteur de Ringebu pour cause de flooding. Ah oui, c'est à ce point ?
Nous n'avions pas prévu de passer par Ringebu, ces annonces ne nous concernent donc pas directement mais sur notre itinéraire, la Rv 51, nous feront rapidement le même constat.
En effet, sur les rives du fleuve Otta, le niveau de l'eau a atteint sa cote d'alerte. Mais le pire est à venir.
Dans la vallée de la Sjoa, la rivière du même nom est complètement sortie de son lit.
Près de Gjendesheim, le même cours d'eau a encore gonflé, arrivant tout juste à s'engouffrer sous le pont sur lequel passe la route. Au passage, elle a pris des allures de torrent en furie, prêt à emporter la passerelle en bois sur laquelle quelques inconscients, certains avec des enfants dans les bras admirent les eaux tumultueuses sans réaliser le risque.
Le camping voisin a les pieds dans l'eau. Les randonneurs, tout trempés, sans doute surpris par le mauvais temps en montagne, ont investi le bitume et tentent de revenir à leur point de départ par la route. C'est l'apocalypse ou… presque !
Dans ces conditions, inutile de rester ici jusqu'à demain. Même si le soleil revient, les sentiers risquent de ne pas être praticables. Essayons plutôt de poursuivre en espérant trouver meilleur temps encore plus au sud.
Mais ça ne s'arrange pas tout de suite. A 1 389 mètres d'altitude, le plateau de Jotunheimen est dans la grisaille complète.
Je plains "ledebil" qui officie dans ces conditions ;-) Pour votre information, "ledebil" désigne en norvégien, un véhicule d'escorte de chantier. N'empêche que je plains le gars chargé de la circulation par ce temps.
On continue à suivre la route 51 jusqu'au bout sans entrevoir la moindre éclaircie.
Pourtant, après Fagernes, la pluie cède du terrain. Peut-être l'espoir de pouvoir enfin nous dégourdir les jambes. Pour le moment, seul Hervé se dégourdit les bras en profitant d'une courte éclaircie pour improviser une petite partie de pêche au bord d'un lac.
Il n'aura pas le temps d'attraper autre chose que des algues, déjà un nouvel orage vient contrarier nos plans et nous remettre à nouveau derrière le volant.
Encore plus loin, toujours plus loin, après 400 kilomètres et près de 10 heures passées sur la route, nous sommes au bord de la saturation, il faut absolument nous arrêter.
Nous pensons avoir trouvé le coin idéal sur une aire de repos au bord de la E16. Mais l'endroit a l'air d'être un lieu de rendez-vous un peu louche. Après le dîner, c'est donc une dernière fois aujourd'hui que nous déplaçons Pössl. Nous finissons par le garer sur le parking d'un supermarché de la banlieue d'Oslo. Pas très glamour comme bivouac mais faute de mieux…
Bonne nuit, on va se coucher sans demander notre reste !
Distance parcourue dans la journée : 400 km.
Parc national du Dovrefjell

Une journée à Oslo, visite de la capitale
J31 : Mercredi 9 juillet 2014
Plus de trace de la perturbation d'hier, grand ciel bleu, déjà 19 degrés à 7 heures du matin : la journée promet d'être chaude.
Depuis notre parking en banlieue d'Oslo, il reste une vingtaine de kilomètres à peine pour rejoindre le cœur de la capitale, mais pas sans mal ! Une fois de plus, entrer en ville avec un camping-car, en s'orientant avec un GPS de randonnée à l'écran minuscule dans un embrouillaminis de rocades et d'échangeurs, il y a de quoi frôler la crise de nerfs quand on se retrouve à tourner en rond sur un périphérique souterrain en cherchant vainement une sortie. Quand en plus cette voie vous conduit dans une zone portuaire fermée, c'est la goutte qui fait déborder le vase.
Bref, on est à deux doigts de laisser tomber la visite de la capitale quand, je ne sais par quel miracle, on réussit à retomber sur nos pattes et à trouver une place de stationnement au pied de la forteresse d'Akerhus.
Après avoir alimenté le parcmètre jusqu'à 14 heures (22 €), nous sommes prêts pour la visite de la ville du prix Nobel.
D'ailleurs, c'est l'un des tout premiers points d'intérêt sur notre circuit. Le bâtiment plutôt banal n'a pas tout à fait le prestige du prix qu'il consacre tous les ans.
Comme il est à peine 8 heures, rien n'est encore ouvert en ville, nous nous dirigeons alors vers Strandpromenade (traduisez la promenade de la plage).
Du port jouxtant Radhus (la mairie), une allée en planches, bordée de bars et de restaurants, déserte ou presque à cette heure matinale, mène à la plage en traversant un quartier en pleine mutation où de luxueux ensembles architecturaux sont sortis de terre ces dernières années.
Tout au long de la promenade, quelques œuvres modernes en forme de clins d'œil !
Cousteau prêt à plonger dans le fjord ? Une ancre échouée sur le port ? Des boulets ou des seins canons ? Un renne motorisé ? Les sept nains ? Mais où est Blanche-Neige ?
Après avoir sillonné le quartier de long en large, devant l'office de tourisme, il me vient une idée lumineuse. Les principaux points d'intérêt étant dispersés dans la ville et difficilement accessibles à pied dans la durée que nous nous sommes fixée, si on prenait le bus touristique de Cityseeing ?
L'idée est immédiatement retenue et nous voilà promenés dans les rues d'Oslo à bord d'un bus rouge à l'impériale, des écouteurs sur les oreilles, depuis le palais royal en passant par le tremplin olympique jusqu'à la péninsule de Bygddoy et ses nombreux musées.
Premier hopp off devant le parc Vigeland.
Ce parc dédié aux œuvres du sculpteur préféré des Norvégiens, Gustav Vigeland, est l'un des sites les plus visités de la capitale. Il abrite 322 statues, en granit et en bronze de cet artiste, évoquant l'éventail complet des émotions et des activités humaines.
L'œuvre la plus célèbre, Sinataggen, représente un enfant en colère. La pièce maîtresse du sculpteur, intitulée Monolith, coiffe la colline le plus haute du parc. C'est une colonne de granit haute de 14 mètres, représentant un enchevêtrement de 121 corps luttant pour atteindre le sommet. Etonnant !
Hopp on, c'est reparti pour un petit tour en bus et deuxième hopp off à l'opéra.
Ouvert en 2008, conçu par le cabinet d'architectes local Snøhetta (le même qui est à l'origine de l'abri design du Dovrefjell NP), avec ses façades d'un blanc étincelant, il fait penser à un iceberg flottant sur le fjord Ce magnifique bâtiment qui n'est pas sans nous rappeler celui de Reykjavik est la pièce centrale d'un vaste projet de redéveloppement du front de mer. Il devrait compter parmi les constructions modernes les plus emblématiques en Europe.
De fil en aiguille, l'heure tourne mais Oslo nous plaît, on prolongerait bien encore un peu la balade d'autant que nous n'avons pas encore déjeuné. Il est près de 14 heures, on meurt de faim et on commence à en avoir plein les baskets. On se poserait bien quelque part !
Mais avant tout, pour valider la prolongation, il faut remettre des sous dans la tirelire, euh pardon dans le parcmètre. C'est fou ce qu'il est gourmand ! Allez, voilà de quoi tenir jusqu'à 16 h 30.
Ce délai nous laisse le temps de déjeuner au soleil chez Lekter'n, une péniche sur les quais, avant un nouveau passage sur Strandpromenaden. Les rues sont maintenant noires de monde.
A l'extrémité de la promenade, avec une température de plus de 30 degrés, sur les gradins entourant la plage déserts ce matin, la jeunesse dorée d'Oslo n'hésite pas à plonger dans le fjord entre deux bains de soleil sur les planches.
Le maillot de bains est dans le sac, mais devant les corps parfaits de toute cette jeunesse, j'ai peur de faire tache. Quant à Hervé, c'est sans complexe qu'il enfile son maillot et qu'il se jette à l'eau.
C'est sur ce bain rafraîchissant (pour lui) que se termine notre visite d'Oslo, que nous avons bien appréciée, une ville en bord de mer, également proche de la montagne qui n'est pas sans nous rappeler Vancouver.
Nous ne le savons pas encore, mais Oslo sera aussi notre dernière étape en Norvège.
Pourtant, en quittant la capitale, nous avions l'intention de faire étape à Fredrikstad, dont les guides louent le charme du centre historique.
On espérait aussi pouvoir faire un arrêt technique pour le camping-car sur le trajet. Or non seulement on ne trouve aucune aire de vidange en route mais en plus la ville de Fredrikstad ne nous fait pas l'effet escompté.
Alors quand un camping-cariste néerlandais nous indique une aire de service à Strömstad, nous n'hésitons pas à franchir la frontière dès ce soir.
Les routes s'élargissent, les paysages s'aplatissent, les sapins disparaissent. En entrant en Suède, nous avons manifestement changé de monde !
Alors pour voir un peu à quoi ressemble cette fameuse côte suédoise du Bohüslan, comme nous avons presque 48 heures d'avance sur notre planning prévisionnel, nous en profiterons demain pour faire une excursion en bateau vers les îles Koster.
En attendant, nous stationnons en plein centre-ville de la petite ville côtière de Strömstad, point de départ vers les îles en question. Par cette belle et chaude soirée, le front de mer est très animé, chacun profitant de la douceur jusque tard dans la nuit.
Distance parcourue dans la journée : 180 km
Opéra d'Oslo

Suède : des îles Koster à la réserve naturelle de Kullaberg
J32 : Jeudi 10 juillet 2014
Aujourd'hui au programme les îles Koster, de petites îles sans voiture à découvrir à pied ou à vélo à une demi-heure de bateau de Strömstad, au sein du parc national de Kosterhavets.
Après avoir trouvé un parking longue durée pour notre Pössl, nous embarquons vers les îles sur le bateau de 9 h 50 en même temps qu'une foule de touristes. En effet, la destination est très prisée des Suédois et des Scandinaves en général. En revanche, nous ne repérerons absolument personne parlant une langue étrangère connue.
Le ciel est bleu, la mer est belle, le soleil radieux… on ne peut rêver mieux ;-)
Au bout de trente minutes de navigation à louvoyer entre récifs, îles et îlots rocheux, le bateau fait d'abord escale à Koster Nord puis dix minutes plus tard à Koster Sud.
Avec leurs petites maisons rouges, les îles ne manquent pas de charme
Koster Sud, tout le monde descend et se précipite sur les loueurs de vélos. Pas de panique, il y en aura pour tous. La bicyclette est effectivement le moyen le plus pratique de sillonner cette petite île de 4 à 5 kilomètres de long sur 2 kilomètres de large.
Après avoir enfourché leur destrier, les touristes s'éparpillent tels une nuée de moineaux vers les quatre coins de l'île. Nous commençons par le Nord-Est.
Du débarcadère de Långegärde, nous pédalons bon train en direction de Ekenäs où une première plage nous fait déjà de l'œil. Pour l'instant et en attendant de nous échauffer, nous ne faisons que barboter dans l'eau jusqu'au genou.
A première vue, ces îles ont l'air toutes plates mais ce n'est que pure impression. En réalité, quelques côtes bien senties obligent à forcer sur les pédales (Hervé) ou à pousser sa monture (Krikri).
Alors quand nous atteignons la baie de Kilesand, la baignade devient impérieuse, la sieste aussi, le pique-nique itou !
Après une pause réparatrice, c'est reparti pour quelques tours de roue jusqu'à Kyrkosund puis côté ouest jusqu'à Brevik où de ravissantes petites maisons colorées se serrent autour du port.
De là, encore quelques coups de pédale et nous revoilà au point de départ ou… presque, dans le détroit entre les deux îles, d'où nous observons les nombreux bateaux et leurs occupants ;-)
C'est aussi le moment idéal pour une dernière baignade.
Au pied d'une propriété privée, un thermomètre fixé au ponton indique 32 degrés. En le plongeant dans l'eau, nous avons la surprise d'apprendre qu'elle fait 22 degrés. Dans ces conditions, ce n'est pas étonnant que nous la trouvions si bonne. Elle est plus chaude qu'en Bretagne !
C'est sur cette délicieuse baignade que se termine cette belle et chaude journée dans des îles certes moins prestigieuses que les îles norvégiennes mais non moins authentiques et bien préservées, un archipel ignoré des touristes étrangers mais plébiscité par les connaisseurs scandinaves.
Retour à Strömstad vers 18 heures.
La réussite de la journée ne serait pas complète sans un bon dîner au restaurant. Alors après avoir réglé les tâches d'intendance liées au camping-car, retour sur le front de mer pour un excellent repas de poissons et fruits de mer au "Skagerack Restaurang".
Dernière balade au clair de lune… et nouvelle nuit dans le centre de Strömstad.
Distance parcourue dans la journée : 10 km
J33 : Vendredi 11 juillet 2014
Pössl reprend du service aujourd'hui pour une étape assez chargée (nous souhaitons nous rapprocher de la frontière danoise) mais entrecoupée de quelques points d'intérêt remarquables.
En effet, le parcours se fait sur la E6 (encore et toujours) mais côté suédois c'est une autoroute, ce qui est à la fois un avantage car la vitesse moyenne est bien meilleure qu'en Norvège, mais aussi un inconvénient car le trajet pourrait vite devenir monotone. Pour éviter qu'il ne le devienne, j'ai prévu quelques détours via des chemins de traverse.
Rien à redire côté météo, toujours grand beau temps et déjà 25 degrés à 9 heures.
Première sortie de l'autoroute seulement 30 kilomètres après notre départ. Nous voici à Tanum réputés pour ses célèbres pétroglyphes, des fresques gravées par martelage à la pierre dure sur des dalles de granite à l'époque de l'âge de bronze entre 1800 et 500 avant JC. Afin de les rendre plus visibles aux contemporains, leur tracé a été rehaussé à la peinture rouge.
La fresque la plus emblématique du lieu se trouve à l'entrée du site de Vitlyke (juste en face du musée du même nom) mais afin de garder le meilleur pour la fin, un sentier à travers la forêt nous conduit d'abord sur les hauteurs.
Là, sur la colline, un tumulus funéraire domine la plaine environnante où la vue porte jusqu'à l'océan. Vévé, mon cher Vévé, ne vois-tu rien venir ? Des navires, beaucoup de navires et… des hommes, beaucoup d'hommes
En effet, bateaux et canots sont les motifs les plus fréquents. Vitlyke présente environ 90 bateaux de taille variable de 15 centimètres à 3,6 mètres. Les embarcations servaient non seulement au transport mais étaient aussi utilisées dans le cadre de cultes religieux
Egalement de nombreuses figurations humaines, essentiellement des hommes représentés bras levés, signe de la dimension religieuse des gravures. Ils sont souvent armés d'épées, de haches, d'arcs ou de javelots.
La plus grande fresque, gravée sur une dalle de granite inclinée de 30 à 35 degrés, atteint 7 mètres de haut sur 22 mètres de long.
L'une des gravures les plus remarquables est celle dite "des jeunes mariés" représentant un homme et une femme aux cheveux longs en train de s'embrasser ?
Après cette incroyable balade dans le temps, retour plus terre à terre sur l'autoroute E 6 pour une centaine de kilomètres supplémentaires.
A nouveau on s'en écarte pour faire la pause du déjeuner à Marstrand, une petite ville côtière alliant une partie terrestre et une partie "île". L'île, accessible par un bac, se visite à pied. Elle est aux dires du site scandi.voyage.com, l'un des plus beaux endroits de Suède.
On n'aura pas le temps de le vérifier car on a d'autres projets pour l'après-midi, mais rien que la petite balade jusqu'au port constitue une agréable coupure dans notre journée de voyage. 2063 Après ce court entracte, nouveau retour sur la E 6. On laisse tomber la ville de Göteborg pour donner la priorité à la nature. A 200 kilomètres au sud de Göteborg, la réserve naturelle de Kullaberg a retenu toute notre attention.
Le parc naturel est réputé pour ses falaises vertigineuses, ses étendues balayées par le vent et ses couchers de soleil mémorables. Des sentiers sillonnent la réserve, menant à des grottes et des plages de galets.
Depuis quelques années, au bord d'une de ces plages, une "sculpture" en bois flotté du nom de Nimis entretient la curiosité des visiteurs et crée la controverse auprès de la population et des autorités locales.
N'ayant pas bien approfondi le sujet, nous ne savons pas trop à quoi nous attendre. C'est donc avec un brin d'excitation (et quelques tâtonnements) que nous nous mettons à la recherche de cette fameuse œuvre. Aucune information sur la carte officielle.
Le GPS nous amène à proximité du village d'Arild où quelques locaux nous dévisagent avec suspicion (?)
Après avoir garé Pössl à la croisée d'une piste et d'un sentier de randonnée à la sortie du village, direction la ferme-musée de Himmelstorp en suivant un balisage rouge puis bleu. A hauteur de la ferme, il faut être attentif à l'inscription "N" pour Nimis, peinte en jaune sur une barrière du bâtiment. A travers une belle forêt de feuillus, le sentier longe ensuite la falaise à distance jusqu'à ce qu'une petite sente à peine indiquée descende en pente raide jusqu'à la plage.
Ce que nous découvrons alors est tout simplement stupéfiant.
Bien plus qu'une "sculpture" en bois flotté, nous pénétrons au cœur d'une construction gigantesque faite de 75 tonnes de bois récupéré, un labyrinthe géant menant à des tours d'une quinzaine de mètres de haut pour certaines, dominant la plage et l'océan. Ceux qui ne craignent pas le vertige n'hésitent pas à admirer la vue depuis le sommet.
Mais la création artistique n'est pas du goût de tout le monde dans les environs. Si certains la considèrent comme un bénéfice pour la réserve, d'autres au contraire jugent qu'elle la dénature. Chacun se fera son avis !
Pour la petite histoire, ces constructions sont l'œuvre d'un artiste suédois Lars Vilks qui s'est aussi fait remarquer en 2007 pour les fameux dessins de Mahomet qui ont créés la polémique.
En 1980, l'artiste commence la construction de deux sculptures, Nimis (en bois flotté) et Arx (en pierre). Difficiles d'accès, elles ont été découvertes par les autorités seulement deux années plus tard. Leur destruction est demandée et plusieurs procès ont été intentés contre l'artiste.
En guise de protestation, Lars Vilks déclare en 1986 l'existence et l'indépendance de la micro-nation de Ladonia. Suite à cette démarche, aucune action n'a été menée pour détruire Nimis et Arx.
En tout cas, Nimis nous a littéralement subjugués ! C'est le site le plus incroyable que nous ayons vu au cours de notre voyage.
Encore tout chamboulés par le gigantisme et l'originalité de cette œuvre, nous profitons des derniers rayons de soleil avant de retrouver notre camping-car vers 21 heures
Le village de Arild a l'air charmant, on y ferait bien étape pour la nuit. Ses habitants en revanche, le sont beaucoup moins, plusieurs nous jettent des regards dédaigneux, voire hostiles. Est-ce en raison de notre visite de Nimis, est-ce parce que nous sommes en camping-car ?
Dans ces conditions, on préfère ne pas s'attarder. J'avais noté que le stationnement d'un camping-car était toléré sur le parking du château de Sofiero, à Helsingborg. C'est encore à une petite trentaine de kilomètres mais peu importe, il fait très beau, nous avons tout le temps, nous sommes en vacances !
Sur le trajet, beau coucher de soleil sur un moulin à vent.
Pour la première fois au cours de notre voyage, nous avons besoin d'allumer la lumière à l'intérieur du camping-car au cours du dîner que nous prenons bien tard après une journée intense en émotions et en trajet !
Distance parcourue dans la journée : 465 km
Sur l'île de Koster Sud

Danemark : des canaux de Copenhague aux falaises de Møns Klint
J34 : Samedi 12 juillet 2014
De Helsingborg où nous avons passé la nuit, nous apercevons la côte danoise juste en face. D'ailleurs, en ferry, la ville ne se trouve qu'à 10 kilomètres de sa jumelle Helsingør. Néanmoins, pour ne pas être tributaires des horaires de ferry, nous préférons opter pour la traversée du pont de l'Øresund entre la Suède et le Danemark.
Météo toujours inchangée : grand beau temps, 17 degrés de bon matin.
Après avoir versé 49 euros dans l'escarcelle de la compagnie gestionnaire, la voie est à nous. Soixante mètres au-dessous de nous, les bateaux dans le détroit ont l'air de miniatures.
Après un bref retour sur la terre ferme à hauteur d'un îlot inhabité, le pont enchaîne sur un tunnel de 4 kilomètres.
La fin de parcours vers Copenhague est rapide, la circulation fluide en ce samedi matin. C'est pour une fois sans encombre que nous arrivons au plus près du cœur touristique de la capitale. A 9 h 30, nous alimentons le parcmètre, tout près de Nyhavn, dans un premier temps jusqu'à midi.
Hervé ayant déjà visité Copenhague dans le cadre d'un voyage professionnel, c'est lui qui est chargé de me faire découvrir les principaux points d'intérêt.
D'abord les maisons colorées typiquement danoises qui bordent le vieux canal de Nyhavn, creusé au XVIIIème siècle pour relier le port au centre-ville. Aujourd'hui jalonné de bars et de restaurants, c'est l'un des sites les plus animés et les plus fréquentés.
Visiter Copenhague sans voir la petite Sirène, c'est comme visiter Paris sans la tour Eiffel, c'est impensable. Une foule de touristes jouent des coudes pour approcher la belle et poser à ses côtés. Clic clac, une petite photo et on s'en va.
A travers l'ancienne citadelle du Kastellet, nous rejoignons l'Amalienborg Slot et son palais royal, avant de jeter un œil à l'intérieur en marbre de Marmorkirken.
A l'issue de cette boucle, c'est déjà l'heure de déjeuner. Nous sacrifions à la tradition du smørrebrod, des tartines danoises à base de saumons fumés, harengs marinés et autres spécialités.
Prêts à poursuivre la visite ?
Conquis par le principe du bus à l'impériale testé à Oslo, nous souhaitons réitérer l'expérience, mais optons finalement pour une visite au fil de l'eau par les canaux.
C'est l'occasion de voir l'envers du décor de la petite sirène et plus généralement la ville depuis les canaux.
Mais… en montant dans un bateau semi-couvert (pas facile pour faire des photos), en prenant les dernières places au milieu et non pas près du bord, entourés principalement par des familles accompagnés de petits enfants vite lassés et donc agités et braillards, avec des commentaires distillés au micro et non dans un audioguide, cette croisière devient vite galère. La tête grosse comme une citrouille, on a hâte de retrouver la terre ferme
A peine sortis du bateau, Hervé m'entraîne à l'assaut du ciel admirer la vue depuis le sommet de la flèche en spirale de Vor Frelsers Kirke.
D'abord 400 marches à l'intérieur (facile !) mais quand il faut poursuivre sur une rampe extérieure, je rase les murs avant de faire demi-tour et d'attendre Hervé au pied de l'édifice.
En dépit du vent à faire trembler le sommet, le courageux photographe s'est hissé au sommet pour caresser le globe et me ramener ces images.
C'est par ces vues panoramiques que nous clôturons notre passage à Copenhague alors que le ciel s'assombrit, donnant quelques gouttes au moment où nous quittons la ville.
Pour notre destination du soir, nous n'avons rien prévu de précis. Il nous faut donc trouver un endroit adéquat, de préférence à l'écart de l'autoroute, sur le trajet de la E47 entre Copenhague et Rødby où nous devons prendre demain un ferry pour l'Allemagne.
Après consultation de la carte, un endroit me semble pouvoir correspondre à nos critères : Møns Klint, doté de deux étoiles bleues, correspondant à des paysages "valant le voyage"
Justement, on hésite, ce paysage-là vaut-il vraiment le déplacement de 40 kilomètres depuis l'autoroute (+ autant demain pour en revenir) alors qu'il se met à pleuvoir par intermittence et que nous n'avons strictement aucune idée de ce que peut bien recouvrir le toponyme de "Møns Klint"
Après moultes tergiversations, nous décidons in extremis de faire le détour. A travers une campagne vallonnée, ponctuée de quelques villages aux maisons de briques rouges rappelant un peu le nord de la France, nous atteignons l'extrémité d'une péninsule où la route se termine en cul-de-sac par… un parking à barrière payant.
Sur place, un "Geo Center" sorte de palais de la découverte consacré à la géologie, fermé à cette heure tardive, devant lequel quelques rares familles s'attardent encore sur l'aire de jeux pour enfants.
Mais encore ? Les Møns Klint, en français "les falaises de Møn " sont des falaises de craie blanches, prêtes à s'effriter, plongeant à pic dans les eaux tourmentées de la mer Baltique.
Un ciel chargé de nuages éclairant une plage de galets noirs d'encre donnent à l'ensemble une pointe dramatique.
Un petit air des falaises d'Etretat au bout du Danemark !
A l'arrière-plan, une épaisse forêt de feuillus qui servira de décor à notre bivouac.
Le stationnement des véhicules est interdit la nuit devant le Geo Center mais le parking situé au carrefour précédent ne comporte aucune mention restrictive. C'est donc là que nous déplaçons notre camping-car avant de prendre à nouveau notre dîner à la lumière électrique.
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Quartier de Nyhavn à Copenhague

Allemagne : de Scharbeutz à Hanovre
J35 : Dimanche 13 juillet 2014
C'est notre dernière journée à bord de Pössl, demain à la même heure, nous devrons l'avoir ramené à Hanovre. Ce soir, nous souhaitons nous rapprocher au maximum des bureaux du loueur.
Le ciel est plutôt couvert et reflète bien notre état d'esprit. Nous sommes un peu tristes que le voyage se termine mais décidés à en profiter jusqu'au bout.
Après avoir retrouvé l'autoroute E47 à l'issue du trajet depuis les Møns Klint, celle-ci nous mène tout droit au ferry de Rødby.
Nous n'avons pas de réservation mais embarquons comme une fleur presque immédiatement. A peine arrivés, nous pénétrons dans le ventre du gigantesque navire à destination de Puttgarden en Allemagne à l'issue d'une traversée de 45 minutes.
Alors que la foule se presse dans les boutiques et restaurants hors taxes répartis sur plusieurs étages, nous avons le pont supérieur pour nous tout seuls ou… presque !
Avec un vent à faire bouger les chaises sur le pont, seules les mouettes sont réellement dans leur élément, ne perdant pas une miette du festin.
Une fois en Allemagne, j'espérais pouvoir prendre un dernier bain dans les eaux de la mer Baltique dans la petite ville côtière de Scharbeutz et me payer une petite corbeille à la plage (Korb am Strand) à la façon des baigneurs locaux.
Mais, avec un temps nuageux, 17 degrés seulement et quelques pluies éparses, ce n'est pas le jour idéal pour faire bronzette. Alors c'est depuis la terrasse d'un restaurant italien que nous contemplons le tableau de tous ces petits paniers plantés dans le sable.
A défaut de pouvoir se baigner ou bronzer, on en profite pour arpenter le front de mer animé de la petite ville, richement doté en boulangeries, pâtisseries, salons de thé et autres Konditoreien, devant lesquelles nous ne pouvons résister à quelques spécialités.
Bien blindés, nous affrontons aussitôt après le rythme effréné des autoroutes allemandes avec leur trafic chargé, leur travaux incessants, leur vitesse illimitée et aujourd'hui leurs véhicules tous ou presque décorés de fanions aux couleurs nationales.
Mais quel est donc l'événement pouvant justifier un tel excès de nationalisme ? La réponse nous viendra presque immédiatement de l'autoradio. L'Allemagne dispute ce soir au Brésil la finale de la coupe du Monde de football contre l'Argentine. Déjà de nombreux véhicules affluent vers le cœur des grandes villes de la région alors qu'au-dessus de nos têtes, le ciel s'assombrit d'heures en heures jusqu'à tourner en orages de grêle violents, obligeant les voitures à rouler au pas ou à se réfugier momentanément sous les ponts.
Nous avions pensé finir l'après-midi à Celle, une petite ville connue pour son centre-ville et sa forteresse pittoresques, située à 40 kilomètres au nord-est de Hanovre, mais en raison de cette météo perturbée, nous préférons tracer jusqu'en banlieue proche de Hanovre.
La sortie n° 56 de l'autoroute A7 nous fait passer juste devant la propriété du loueur dans laquelle nous apercevons, au passage, notre SUV rangé bien sagement à la place où on l'avait laissé.
Trois kilomètres plus loin, nous garons Pössl sur le parking désert du lac de Altwarmbüchen. Les Allemands sont déjà tous devant leur poste.
Après avoir dîné en écoutant le tout début de la finale Allemagne-Argentine, nous ne tardons pas à nous coucher. Dans mon demi-sommeil, j'entends en fin de soirée klaxons et hourras au loin. Je murmure alors à l'oreille d'Hervé : "L'Allemagne a dû gagner la finale". "Et c'est pour ça que tu me réveilles ?" me répond-il en grognant.
J36 : Lundi 14 juillet 2014
Aujourd'hui, au lendemain de la victoire de l'Allemagne à la coupe du Monde de football et en cette journée de fête Nationale en France, c'est pour nous tout simplement le jour de la remise de notre camping-car et la fin de nos vacances.
Après une dernière balade au bord du lac sous un ciel maussade, à donner aux cygnes nos restes de pain, notre périple de plus de 7 000 kilomètres s'achève dans les bureaux du loueur.
Après une courte inspection du véhicule suivie de la signature d'un document attestant que nous le rendons sans dommages, Pössl réintègre son garage et nous notre SUV, dans lequel, après 33 jours à conduire en position très haute, nous avons la désagréable sensation de conduire au ras des pâquerettes.
Une fois nos repères retrouvés, il nous reste près de 600 kilomètres à parcourir avant de retrouver nos pénates provisoires en Alsace pendant que la radio serine à longueur de journée que les Allemands sont devenus, cette nuit, Weltmeister... "les maîtres du monde".
Quand à l'approche de la frontière nous entendons la radio diffuser en français, nous réalisons avec un petit pincement au cœur que cette fois c'est vraiment la fin de notre … fabuleux voyage !
FIN – ENDE (en allemand et danois) – ÄNDE (en suédois) – SLUTTEN (en norvégien) !
Distance parcourue dans la journée : 570 km Distance totale parcourue en camping-car : 7 000 km Distance totale de notre parcours de porte à porte depuis chez nous : 9 300 km en 37 jours
Korb am Strand, plage de Scharbeutz

Le mot de la fin
Impressions générales
Nous sommes rentrés, enchantés par la Norvège, par ses fabuleux paysages de fjords, de glaciers, de lacs, de côtes et d'îles ainsi que par la magie du soleil de minuit.
Certes, le voyage a été dense mais nous n'avons que rarement fait des journées de trajet exclusif, nous avons pu tous les jours y ajouter un élément intéressant (visite ou randonnée).
D'ailleurs si l'on considère la vitesse moyenne, le kilométrage moyen sur la partie faite uniquement en camping-car s'élève à un peu plus de 200 kilomètres par jour. En considérant l'ensemble du voyage de porte à porte depuis chez nous, il atteint 250 kilomètres par jour. Ces chiffres sont finalement très voisins de ceux atteints en Islande, en Namibie, voire en Australie.
C'était le prix à payer pour inclure les îles Lofoten et pouvoir y consacrer sept jours, des journées inoubliables pour lesquelles nous ne regrettons pas d'avoir dû rouler un peu plus, à d'autres moments.
Nos coups de cœur
En haut du tableau, bien sûr, les îles Lofoten avec leurs pics escarpés, leurs grandes plages de sable blanc, leurs randonnées exceptionnelles, leurs parties de pêche miraculeuses et leurs fonds sous-marins étonnants.
Tout aussi prestigieuses, les trois premières randonnées faites dans le sud de la Norvège : Kjeragbolten, Preikestolen et Trolltunga. Difficile de dire laquelle est la plus belle, elles sont incontournables, toutes les trois, chacune avec ses particularités.
Ajoutons aussi les randonnées vers les glaciers les plus bas d'Europe continentale, très faciles d'accès et spectaculaires, les routes panoramiques remarquables, les mini-croisières pittoresques dans les fjords, les villes très agréables.
Bref, nous avons TOUT aimé.
Hors catégorie, le prix de l'originalité va sans conteste au site suédois Nimis, cette gigantesque construction de bois flotté, controversée, s'élevant sur une plage, dans la péninsule de Kullaberg.
Coup de chance avec la météo particulièrement clémente cet été dans le nord de l'Europe, ce qui a participé à faire de ce voyage une réussite.
Un regret ? Juste, un petit… ne pas avoir insisté dans la montée de Reinebringen pour mettre dans la boîte l'extraordinaire vue depuis le sommet.
A propos du véhicule
Ce fut indiscutablement le meilleur choix. Le camping-car nous a assuré une grande liberté, nous permettant d'adapter l'itinéraire à la météo même si finalement, avec un temps globalement très beau, nous avons, à deux ou trois exceptions près, respecté notre planning prévisionnel.
Nous avons essentiellement pratiqué le bivouac libre (j'avais repéré auparavant la majorité des sites qui s'y prêtaient) et très peu utilisé les campings (trois ou quatre fois seulement, pour bénéficier d'un lave-linge).
Comme les dimensions du véhicule étaient inférieures à 6 mètres, les tarifs appliqués pour les traversées en ferry étaient les mêmes que pour une simple voiture. Un avantage considérable !
Sa "petite" taille était aussi un atout pour se garer facilement dans les villes, pour se faufiler sur les routes parfois étroites et pour la facilité des manœuvres en général.
Enfin la consommation a été très raisonnable : de l'ordre de 8 à 8,5 litres au 100 kilomètres, pas plus que celle de notre SUV en sachant que le prix du litre de carburant a été de l'ordre de 1,80 euro à 2 euros.
Louer un camping-car est bien plus économique en Allemagne car les locations de plus de 30 jours sont détaxées. L'offre du courtier Cooldrive était très intéressante.
Après une expérience de location de camping-car au Canada qui ne nous avait pas spécialement enthousiasmés, nous sommes conquis, cette fois-ci, et sans être devenus des inconditionnels de ce mode de déplacement sommes prêts à renouveler l'expérience lors un futur voyage dans un pays qui s'y prête.
Les ouvrages et sites Internet utiles Côté papier : Le guide Lonely Planet Norvège Le guide du Routard Norvège qui consacre aussi un chapitre à la côte suédoise. The Rother Walking Guide Norway South (en anglais) m'a finalement peu servi car il répertorie beaucoup de randonnées longues et des parcours sur plusieurs jours, uniquement dans le sud du pays.
Côté Internet : Des récits de voyage et/ou des sites consacrés à la randonnée : Treks et voyages, le site de Julien, très riche en descriptifs de randonnées. Ce sont ses images qui sont à l'origine de notre désir de Norvège. http://trek.uniterre.com/norvege/
Norway Adventure 2009 Web Journal (en anglais) : Le site d'un jeune couple américain, décrivant un voyage en boucle depuis Trondheim, incluant les îles Lofoten, avec beaucoup de randonnées. http://matt.tracz.org/2009/norway/index.html
Invitation de voyage en Norvège, le récit d'une boucle dans le sud du pays à partir de Bergen, dont quelques randonnées. http://voyages.fal38.free.fr/...page=accueil_nor...
Rando-Lofoten : un site consacré aux îles Lofoten en général dont une documentation remarquable sur un grand nombre de randonnées. Il faut s'inscrire pour avoir accès aux détails des randonnées, n'hésitez pas, c'est extrêmement bien fait. http://rando-lofoten.net/index.php/fr/
Scandi-voyage : pour la partie suédoise du voyage. http://www.scandi-voyage.com/iti_sudouest.php
Des sites utiles aux camping-caristes qui m'ont permis de repérer des lieux de bivouac intéressants ainsi que les indispensables aires de service. http://www.campercontact.com/fr/ http://www.campingcar-infos.com/...cib.php?pays=...
Autres outils intéressants : Office de tourisme de Norvège : http://www.visitnorway.com/fr/ Météo : http://www.yr.no/place/Norway/ Carte : http://ut.no/kart/
Belles images et belles histoires Juste pour le plaisir des yeux… Panoramiques des Lofoten (Ronan Michaux) ! http://nanor44.free.fr/pano/tags/Lofoten.html
Pour le plaisir de lire : le Roman de Bergen de Gunnar Staalesen. Au-delà du roman policier, c'est une véritable fresque sociale dépeignant les relations entre plusieurs familles berguéloises, bourgeoiset ouvrières, sur plusieurs générations entre 1900 et 1999.
Un dernier mot… En un seul mot, ce fut un FABULEUX VOYAGE ! Prêts à y retourner ? Oui, oui certainement afin de compléter avec des contrées encore plus au nord.
Voilà, je vous ai tout dit ou… presque. Si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire, nous sommes à votre disposition. Si vous préparez vous-même un voyage en Norvège et que nos données vous ont été utiles, nous serions heureux de le savoir. Si vous avez envie de faire un commentaire, n'hésitez pas ! Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire du livre d'or.
A bientôt pour un autre fabuleux voyage !

Le récit accompagné de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesnorvege/
Ci-dessous, le texte accompagné d'une sélection de photos.

.................................................................................................................................................................. Présentation
Après un séjour en Islande l'été dernier sous un ciel souvent maussade, nous ne pensions pas retourner de sitôt dans un pays du Nord.
Pourtant, quelques mois plus tard, des images de fjords et de glaciers norvégiens vont attirer notre attention et aiguiser une nouvelle fois notre curiosité pour une région nordique.
Nous découvrons alors des paysages éblouissants : fjords saisissants, côtes sublimes, glaciers majestueux et archipels mythiques parmi lesquels les superbes îles Lofoten.
La destination est immédiatement retenue. Reste à préciser l'itinéraire et le mode de déplacement.
Un point est vite fixé : nous souhaitons aller en Norvège sans prendre l'avion, directement depuis chez nous, et de préférence sans avoir à réserver d'hébergements afin d'être libres de nous adapter sur place à la météo.
Dans cette optique, voyager en camping-car nous semble la formule la plus adaptée. Pour le faire au meilleur tarif, la location en Allemagne est nettement plus économique. Nous confions la réservation du véhicule au courtier international CoolDrive.
Une fois l'option camping-car validée, l'itinéraire prend rapidement forme. C'est en voiture que nous rejoindrons d'abord l'Alsace pour une étape en famille puis Hanovre en Allemagne où nous prendrons possession de notre camping-car.
De Hanovre, dans notre maison roulante, nous ferons route vers Hirtshals au Danemark où nous embarquerons sur un ferry à destination de Kristiansand au sud de la Norvège.
Depuis le Sud norvégien, nous prévoyons de réaliser un parcours en forme de grand huit étiré dont le nœud central se situera à hauteur de Trondheim.
La première boucle de ce huit passera, dans les grandes lignes, par Lysefjord, Stavanger, Hardangerfjord, Bergen, Nærøyfjord, Geirangerfjord, la route des Trolls, Ålesund, la route de l'Atlantique et Kristiansund.
Au-delà de Trondheim, tout en suivant le tracé de l'E6, nous passerons le cercle Arctique avant de nous diriger vers Bodø où nous prendrons un ferry à destination des îles Lofoten.
Nous consacrerons sept jours à ces îles, elles constitueront le point le plus au nord de notre itinéraire.
Par la suite, retour vers le sud en longeant la côte via la route 17 avec de nombreuses liaisons en ferry avant de croiser à nouveau la boucle du huit à hauteur de Trondheim.
Nous fermerons le "grand huit" norvégien par les parcs nationaux de Dovrefjell et Jotunheimen avant un passage à Oslo.
Le retour vers la France se fera via la côte suédoise du Bohüslan, le pont de l'Öresund, la capitale danoise Copenhague avant de prendre un dernier ferry vers Puttgarden en Allemagne.
Une carte est sans doute plus parlante ! Oups… ça fait un paquet de kilomètres, probablement 8 000 à 10 000 kilomètres au total !
Pour les parcourir sans avoir à (trop !) rouler, nous avons prévu cinq semaines dont 33 jours de location de camping-car.
Départ le 9 juin, retour le 15 juillet 2014.
Prêts à nous suivre ?
Aller en jaune, retour en rouge

En camping-car… de Lübeck à Kristiansand via la dune de Råbjerg Mile (DK)
J1 à J3 : Du lundi 9 au Mercredi 11 juin 2014
Après deux journées passées en Alsace, c'est enfin le grand départ.
Le camping-car que nous avons réservé en Allemagne sera à notre disposition à Hanovre entre 15 et 17 heures. Depuis la région strasbourgeoise, 570 kilomètres, essentiellement sur autoroutes, nous séparent de la capitale de Basse-Saxe. Mais en Allemagne, le trafic peut être chargé et les ralentissements y sont fréquents. Nous prévoyons donc de la marge en prenant le départ dès 6 heures du matin.
La voiture est pleine à craquer : chaises pliantes, couette, oreillers et linge de lit mais aussi trois caisses d'alimentaire et bien sûr vêtements et chaussures pour faire face à toutes les conditions météo, du maillot de bain à la veste coupe-vent, des tongs aux chaussures de marche… sans oublier ma poêle favorite et quelques bonnes bouteilles de vin d'Alsace !
Après plusieurs jours de chaleur caniculaire (37 à 39 degrés en Alsace), les orages ne tardent pas à croiser notre route. Dès les environs de Francfort, nous essuyons les premières gouttes qui se transforment rapidement en trombes d'eau.
Nous espérons pouvoir échapper au plus fort du mauvais temps en marquant une pause prolongée mais rien n'y fait, on finit par rattraper l'orage et à s'y enfoncer de plus belle.
Malgré ces mauvaises conditions météo, une circulation dense et des ralentissements dûs à des travaux sur l'autoroute, nous arrivons à destination dès 13 heures.
C'est donc avec plus de deux heures d'avance qu'on se présente chez notre loueur, Eubo Caravan Tirge, situé dans la banlieue de Hanovre.
Coup de chance, notre véhicule est déjà prêt.
Nous découvrons alors notre maison roulante, un Pössl 2WIN, 5600 kilomètres au compteur, une sorte de grand fourgon aménagé de moins de 6 mètres de long monté sur un châssis Citroën !
Rien à voir avec le monstre que nous avions loué au Canada !
On vous fait visiter ?
Transférer tout notre barda de la voiture au camping-car, organiser les différents rangements, écouter les explications sur le fonctionnement du véhicule, signer les derniers papiers, prendre le premier déjeuner à bord, faire procéder à quelques réglages de dernière minute… il est presque 16 heures quand enfin… Pössl s'élance.
L'engin se conduit facilement et la position haute est vraiment un plus ! La météo s'est améliorée depuis ce matin, il fait sec avec des températures redevenues plus clémentes après les orages, de l'ordre de 22/24 degrés.
Notre première étape est prévue à Lübeck, à 200 km. Avec déjà plus de 500 km parcourus ce matin, il était difficile d'envisager plus.
D'ailleurs, c'est un peu au radar que nous pénétrons dans Lübeck et après quelques rapides courses, installons Pössl au parking P4 en face de la vieille ville. Il est déjà 18 h 30.
Après le dîner, petite balade sous les derniers rayons de soleil.
L'Innenstadt (centre-ville) est le centre touristique et le quartier le plus ancien de Lübeck. Il se situe sur un îlot au confluent des fleuves Trave et Wakenitz. L'UNESCO a classé ce quartier sur la liste du patrimoine mondial, notamment pour son architecture de briques rouges.
Nuit sur place au bord du fleuve Trave avec vue sur la vieille ville !
Distance parcourue dans la journée : 770 kilomètres
J4 : Jeudi 12 juin 2014
Un passant sans doute éméché a hurlé en pleine nuit, un camping-car a démarré à 3 heures du matin. Bref, la nuit a été loin d'être paisible. Mais puisque nous sommes réveillés, autant en profiter pour nous mettre en route dès 6 heures.
Le but de la journée est de rallier Hirtshals au Danemark où nous avons réservé à 18 heures une traversée en ferry à destination de la Norvège.
En partant de bonne heure, nous devrions même avoir le temps de faire un peu de tourisme au Danemark.
En attendant, nous nous relayons au volant de Pössl.
A 8 h 45, nous passons la frontière entre l'Allemagne et le Danemark.
Sur le coup de midi, nous nous octroyons une pause prolongée ainsi qu'une sieste à l'arrière du camping-car, histoire de récupérer un peu de notre mauvaise nuit. Nous apprécions !
Puis les kilomètres s'enchaînent à nouveau. Pössl se comporte bien sur l'autoroute et se révèle plutôt économe en carburant, ce qui est une bonne surprise.
Il fait très beau mais plus on avance vers le Nord, plus le vent forcit. Le rideau d'arbres le long de l'autoroute ploie sous les rafales. Les pales des éoliennes tournent à plein régime.
Ce vent annonce également une mer démontée et par conséquent une traversée en ferry qui risque d'être houleuse.
Il est 14 h 30 quand nous arrivons à proximité de Hirtshals, ce qui nous laisse effectivement un peu de temps pour jeter un œil à la dune de Rabjerg Mile, à une quarantaine de kilomètres à l'est de cette ville.
Il s'agit d'une dune littorale mobile, la plus grande d'Europe du Nord, que le vent déplace de 18 mètres par an.
A peine sortis du camping-car, le sable soulevé par le vent nous cingle les mollets, pique les yeux et s'infiltre dans nos vêtements.
Seuls quelques téméraires kitesurfeurs semblent être dans leur élément !
Rien ne résiste à la force des éléments, pas même ces cailloux rangés en ligne par le dieu Eole.
La mer est blanche d'écume et pour ne pas être trop exposé, il vaut mieux s'abriter derrière les herbes dunaires.
A ce compte-là, nous ne nous attardons pas davantage dans les courants d'air mais poussons jusqu'à la petite ville de Skagen où tout en arpentant les rues piétonnes du centre, un cornet de glace à la main, nous en oublierions presque l'heure.
Zut, déjà 16 heures ! Or le check-in pour le ferry se fait à partir de 17 heures, nous avons juste le temps d'arriver.
Embarquement immédiat pour un départ comme prévu à 18 heures.
Il y a un peu plus de deux heures de traversée, mais le capitaine (?) annonce un peu de retard à l'arrivée. En raison des mauvaises conditions de mer, la vitesse du navire sera réduite du moins pendant la première heure. Pendant la deuxième heure, la mer est plus calme et le beau temps au rendez-vous à l'arrivée à Kristiansand avec 20 degrés.
Nous n'avons pas de mal à trouver où passer la nuit. J'avais repéré une possibilité de stationnement en bord de mer le long de la promenade côtière.
Petite promenade vespérale… sous le regard de la lune (il est 22 h 30). Sacrée journée encore !
Distance parcourue dans la journée : 610 kilomètres
Notre fidèle "Pössl"

De la vallée de Setesdal à Øygardstølen : de la neige sur les hauteurs !
J5 : Vendredi 13 juin 2014 La nuit a été excellente et réparatrice. Le réveil agrémenté par le piaillement des goélands se fait sous un soleil radieux. Quelle chance !
Malgré tout, la mise en route est un peu laborieuse. D'abord il faut attendre l'ouverture des banques dans le centre-ville afin de faire un peu de change. A 9 heures, c'est chose faite, nous prenons alors la route 9 traversant la belle vallée de Setesdal avec ses forêts de bouleaux et de sapins et ses lacs à chaque virage.
Un nouvel arrêt pour quelques courses (entre autres, un poulet rôti pour ce midi) puis un autre pour les indispensables corvées liées au camping-car (vidanges/remplissage d'eau).
Ça y est, on va véritablement pouvoir rouler ! Pas très vite, d'ailleurs ! Car on se rend immédiatement compte qu'en Norvège, les routes sont étroites, surtout pour un camping-car (pourtant Pössl n'est pas bien gros) et les vitesses limitées (70 km/h sur routes R et F, 40, 50 ou 60 dans et à proximité des agglomérations).
Tout le long de la vallée, de charmants villages aux maisons traditionnelles : Evje, Byggland, Rysstad.
A Rysstad justement, nous quittons la Rv9 pour la Fv337 puis Fv987, des routes de montagne à une seule voie de circulation, ponctuées ça et là d'espaces pour se croiser… heureusement ! Pas très facile de conduire dans ces conditions, surtout qu'il y a du monde et que la route grimpe jusqu'à plus de 1000 mètres d'altitude.
Mais les paysages sont éblouissants !
La région est truffée de lacs d'altitude, encore partiellement gelés, aux couleurs allant du bleu turquoise au vert émeraude.
La neige est encore abondante à cette altitude, une situation que nous n'avions pas anticipée en programmant une randonnée vers le refuge de Øyuvsbu. Dans ce secteur, les congères sont plus hautes que le camping-car. Le parking n'est même pas visible. Bien sûr, la balade tombe à l'eau.
En revanche, nous avions bien noté que quelques kilomètres plus loin se trouvait une belle aire de pique-nique au bord du Roskreppfjord dotée d'un accès WIFI gratuit.
C'est alors le moment de faire la pause déjeuner (zut, le poulet rôti est resté sur le tapis roulant de la caisse du magasin !) puis de donner les premières nouvelles de Norvège à nos proches.
Voici la vue à travers la vitre arrière du camping-car !
La dernière portion de route (Fv986 qui devient Fv500 en changeant de comté !) va tout doucement nous conduire vers Lysebotn en fond de fjord en passant de près de 900 mètres d'altitude au niveau de la mer. Autant dire qu'on va enchaîner des virages en lacets serrés !
Mais nous, on s'arrêtera avant la fin, à 600 mètres d'altitude. La suite de la descente sera pour demain.
Sur le trajet, des torrents, des cascades… et encore des lacs aux couleurs incroyables parsemés d'icebergs !
Soudain, dans un des lacets de la route, apparaît notre destination de ce soir : Øygardstølen ou "nid d'aigle" en norvégien. On comprend vite pourquoi en découvrant l'exceptionnel point de vue qui domine de plus de 600 mètres le Lysefjord ainsi que petit hameau de Lysebotn en contrebas. Vertigineux !
C'est aussi le point de départ de la randonnée de Kjeragbolten.
En repérant un peu les lieux, on rencontre un couple de jeunes Ecossais qui comme nous a l'intention de faire demain cette mythique randonnée. Ils ont planté leur tente en contrebas du nid d'aigle.
Quant à nous, nous prévoyons de passer la nuit sur le parking même si celui-ci n'est censé être qu'un lieu de stationnement de jour. Précisons aussi qu'il est payant dans la journée (100 NOK) comme beaucoup de parkings au départ de lieux de randonnées.
Pour le moment, nous en profitons pour déployer nos chaises pliantes et nous relaxer devant ce panorama d'exception.
Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres
Neige à 1 000 mètres !

Randonnée de Kjeragbolten et croisière sur le Lysefjord
J6 : Samedi 14 juin 2014
Nous voici à l'aube de notre première randonnée en Norvège, l'une des plus mythiques du pays. Il s'agit de Kjeragbolten, un gros rocher ovale coincé dans une crevasse entre deux parois écartées d'environ deux mètres, 1 000 mètres au-dessus du Lysefjord.
Il fait un temps splendide. Nous sommes samedi, parions qu'il y aura du monde !
Mais nous avons l'avantage d'être sur place, alors à 7 heures, c'est parti ! Bien qu'il y ait déjà quelques voitures sur le parking, nous sommes manifestement les seuls à démarrer à cette heure-ci.
Sur le seuil de leur tente, les Ecossais rencontrés hier soir nous font signe. Sur le panneau d'information au début du sentier, le profil du trail donne une bonne idée de ce qui nous attend : un enchaînement de trois "buttes" séparées par une descente et par conséquent une nouvelle montée à chaque fois.
Temps estimé : 6 heures avec 700 mètres de dénivelé !
Ça commence immédiatement très fort à l'aide de chaînes !
Au bout d'une vingtaine de minutes, une fois sur la première crête, nous distinguons les trois premiers poursuivants puis dix minutes plus tard, le couple écossais.
L'effort est intense et les genoux souffrent !
Quelques passages sont un peu délicats mais jamais dangereux grâce à l'installation de cordes et de chaînes.
Nous avançons doucement mais sûrement, toujours seuls. Nos poursuivants n'ont pas l'air de nous rattraper.
Aux crêtes encore partiellement enneigées succèdent des plateaux rocheux couverts de cairns et des mares où se mirent de gros rochers ronds.
Au bout d'une heure, nous croisons quelques randonneurs dont le matériel transporté laisse à penser qu'ils ont campé là-haut. Au bout de deux heures, un couple peu chargé ayant probablement commencé la rando aux aurores.
Tout à coup, se confondant avec la pierre, un cairn un peu particulier retient notre attention ;-) En s'approchant, on dérange ce lagopède alpin.
Il reste de la neige un peu partout mais à partir de la troisième heure, nous devrons traverser plusieurs névés importants.
Vers 10 heures, à hauteur de ce grand panneau indicateur, nos poursuivants se rapprochent. Nous ne sommes plus très loin de notre but.
Les deux Ecossais nous suivent sur une fausse piste mais sans quoi nous aurions sans doute raté cette vue fantastique sur le Lysefjord.
Pendant ce temps, les trois autres, des Asiatiques (une jeune femme et ses parents), plus malins, nous coiffent sur le poteau et atteignent Kjeragbolten les premiers.
Le must, c'est de poser sur le fameux rocher. Mais aucune des personnes présentes n'a le cran pour le faire. Le mieux que j'aie pu tenter, c'est de m'en approcher par le haut.
La vue est tout simplement vertigineuse !
Au moment même où nous quittons les lieux arrive le gros de la troupe. Tout au long du trajet de retour, nous assistons, amusés et effrayés, à une procession ininterrompue de randonneurs, entraînant des embouteillages dans certains passages de chaînes.
Nous ne pouvons que nous féliciter d'avoir démarré tôt.
Les chiffres de cette randonnée : 11,6 km parcourus en 5 heures et demie avec 711 mètres de dénivelé et un point culminant situé à 1031 mètres.
La journée n'est pas finie, loin de là. Nous avons prévu de nous rapprocher dans l'après-midi de notre randonnée de demain, une autre randonnée mythique, celle de Preikestolen.
Le moyen le plus rapide pour le faire, c'est d'emprunter le ferry au départ de Lysebotn (le petit hameau au fond du Lysefjord) à destination de Forsand.
Pour rejoindre Lysebotn, il faut descendre là… c'est-à-dire par Lyseveien, 27 virages en épingles à cheveux, une pente de 10% suivie d'un tunnel, autant dire qu'il faut mettre la bride à Pössl. Descente en seconde ! Impressionnante !
J'avais noté un départ de ferry à 15 h 30 et le suivant à 18 heures. Dès 14 heures, nous faisons la queue sur le quai en compagnie de plusieurs autres véhicules. Au fur et à mesure que l'heure avance, nous voyons plusieurs de ces véhicules sortir de la file, faire demi-tour et repartir par la route. Curieux !
Renseignements pris, il s'avère qu'il y a un seul ferry à 18 heures le samedi, mince ! Tant pis, nous attendrons, car par la route cela représente près de 150 km soit 3 à 4 heures de trajet. Par le ferry, ce sont deux heures de traversée reposantes et divertissantes suivies de moins de 20 km de route.
Alors en attendant, un peu de lecture, une sieste à l'arrière du camping-car et une balade jusqu'à la cascade proche de l'embarcadère pour passer le temps.
A 18 heures, comme prévu, nous embarquons pour deux heures au fil de l'eau, agrémentées de quelques points d'intérêt remarquables commentés par le capitaine du ferry.
Des falaises impressionnantes !
Des cascades dégringolant de près de 1 000 mètres de hauteur !
Le rocher de Kjerag vu d'en bas ! Dire que nous étions là-haut il y a quelques heures !
Une colonie de phoques !
Un avant-goût de ce que nous verrons demain ! Là-haut, le Preikestolen ou rocher de la Chaire, une imposante falaise qui culmine à 604 mètres au-dessus du fjord.
Zoom sur le rocher surmonté d'une plate-forme de 25 x 25 mètres d'où nous contemplerons la vue demain.
Enfin, le clou de la croisière : un défilé rocheux dans lequel le ferry va s'engager à la plus grande surprise des passagers interloqués avant de faire machine arrière au pied de la muraille. Bluffant !
Au pied de cette montagne toute en rondeur, Forsand marque la fin de la traversée pour nous. Nous avons adoré cette croisière !
Il nous reste maintenant une quinzaine de kilomètres à parcourir sur la Rv 13 pour rejoindre Jørpeland. Sur le quai de la marina, un certain nombre de camping-cars sont déjà serrés les uns contre les autres. On n'a pas très envie de se joindre à eux. En passant, j'avais repéré une aire de pique-nique sur la route, un peu avant l'entrée du village. L'endroit nous convient parfaitement.
Encore une journée bien remplie et une première randonnée d'exception en terre viking !
Distance parcourue dans la journée : 40 kilomètres.
Vue sur le Lysefjord

Du Preikestolen (ou Rocher de la Chaire) à… Stavanger
J7 : Dimanche 15 juin 2014
Pressés de nous mesurer au Preikestolen, nous tombons du lit dès 5 h 30… un horaire idéal pour commencer tôt une journée de randonnée sauf que… ce matin le beau temps se laisse désirer. Le ciel est bouché et des nuages bas masquent les sommets.
Mais le temps pourrait changer au cours de la journée… let's wait and see !
En revanche, ce temps libre va nous être très utile pour régler une urgence : faire le plein d'eau et la vidange des eaux sales, sinon ce soir pas de douche !
C'est ainsi que nous nous retrouvons à 6 h 30 à Jørpeland en train de procéder à ces opérations, en tentant de ne pas réveiller les occupants des camping-cars garés sur le port, bien moins matinaux que nous.
Une fois la mission accomplie et malgré une météo incertaine, nous filons vers Preikestolenhytta, distante d'une dizaine de kilomètres et point de départ vers Preikestolen, cette falaise de 604 mètres de hauteur plongeant à pic dans le Lysefjord. Nous l'avions admirée hier depuis le ferry.
La taille du parking (payant off course) laisse augurer de la fréquentation des lieux. Avec plus de 200 000 visiteurs par an, c'est un des sites touristiques majeurs du pays.
Le ciel étant toujours nuageux, nous finissons notre nuit à l'arrière du camping-car.
Vers 9 heures, quelques timides éclaircies annoncent une possible amélioration. Hop, on abrège notre dodo et on décide d'y aller. Entre-temps, le parking a commencé à se remplir sérieusement.
Néanmoins, la file des randonneurs est plus étalée qu'hier, les nuages ayant sans doute fait hésiter beaucoup de monde.
Un chemin empierré aménagé en marches inégales (aïe, les genoux !) nous fait rapidement prendre de la hauteur à travers la forêt avant de dominer une vaste zone boisée ponctuée de petits lacs.
La couleur du ciel s'est bien arrangée depuis ce matin.
Ce paysage verdoyant ne tarde pas à laisser place à un univers plus minéral alors que le sentier longe le bord de la falaise surplombant le Lysefjord.
Le rocher de la Chaire commence à se détacher au loin.
Nous ne sommes évidemment pas tout seuls. D'ailleurs en cours de route, nous reconnaissons un certain nombre de randonneurs croisés la veille, notamment les trois Asiatiques qui nous font un petit coucou.
La montée via Hill Trail nous permet de mieux prendre la mesure de cette étonnante plate-forme rocheuse dont les dimensions font penser à une piste de danse. Vous remarquerez qu'il n'y a aucune barrière de protection nulle part. Certains n'hésitent pas à s'asseoir au bord, les jambes pendant dans le vide. Brrr ! La sécurité du lieu fait débat depuis de nombreuses années mais les autorités locales estiment qu'elles ne sont pas responsables des risques que prennent les touristes.
Le beau temps est vraiment bien installé alors que nous prenons le chemin du retour. Moralité : en Norvège, il vaut mieux ne pas se précipiter et laisser le temps au ciel de se découvrir.
Les chiffres de la randonnée : 7,5 kilomètres en moins de 4 heures avec 400 mètres de dénivelé et un point culminant à 604 mètres.
Une randonnée à ne pas manquer vers un site exceptionnel !
En dehors de la nature, la Norvège compte également quelques jolies villes. Selon nos recherches, Stavanger ne manquerait pas d'atouts. C'est ce que nous avons l'intention de vérifier cet après-midi.
Cap sur la petite localité de Tau où nous laissons le camping-car sur le parking du port. Un tarif de 40 NOK (5 €) permet d'y rester 24 heures, c'est parfait. Le lieu pour passer la nuit est ainsi tout trouvé.
Un ferry à destination de Stavanger est déjà à quai. Nous avons juste le temps de sauter à bord pour une petite demi-heure de navigation.
Le centre-ville de Stavanger s'organise autour d'un joli port.
Du bord de l'eau, des ruelles tranquilles montent vers la vieille cité en bois.
Ce passage en ville est aussi l'occasion de dîner au restaurant. NB Sørensens, l'une des meilleures tables sur le front de mer, nous disait bien mais manque de chance, c'est complet. On nous oriente alors vers Bevaremegvel Restaurant.
Préparés par un chef français, les plats de poissons (saumon et cabillaud) sont délicieux mais l'addition est indiscutablement… norvégienne !
Le ferry nous ramène à Tau vers 22 heures. Encore une journée de "ouf "(comme disent les jeunes) !
Distance parcourue dans la journée : 50 kilomètres.
Le rocher du Preikestolen

De Tau à Odda : des chutes de Låtefossen au glacier Buer
J8 : Lundi 16 juin 2014
Une nouvelle randonnée aujourd'hui? Oui, mais pas tout de suite, ce matin il faut d'abord rouler afin de rejoindre Odda, notre prochaine étape.
Le soleil est toujours de la partie en ce quatrième jour passé en Norvège. On croise très fort les doigts.
Le trajet se fait sur la Rv 13, une route classée "route nationale touristique" traversant la région du Ryfylke entre fjords verdoyants et montagnes abruptes.
Bien qu'il n'y ait que 200 kilomètres jusqu'à Odda, cette distance va nous prendre beaucoup plus de temps que prévu pour plusieurs raisons : - l'étroitesse de la route et la vitesse limitée - l'enchaînement incessant de tunnels - un passage en ferry entre Hjelmeland et Nesvik
Enfin, quelques points d'intérêt sur la route méritent eux aussi un arrêt. A vrai dire, si on s'écoutait, on s'arrêterait à tout bout de champ mais parfois les accotements ne le permettent pas.
Ici, cet îlot au beau milieu d'un fjord pour lequel nous n'avons pas hésité à faire demi-tour afin de le mettre dans la boîte.
Là, les chutes de Låtefossen, dévalant la montagne dans un bruit assourdissant !
En partant à 7 h 30 de Tau, nous avons fini par arriver au parking du glacier Buer vers 13 h 30. Pour une fois, le parking n'est pas payant (du moins pas pour l'instant), un fait rare en Norvège.
Une heure plus tard, après le déjeuner, nous sommes prêts à randonner vers le glacier.
La langue glaciaire de Buer fait partie du Folgefonna qui, avec sa calotte couvrant 168 km2 et une épaisseur de glace de 400 mètres par endroits, est le troisième plus grand champ de glace du pays.
Le sentier commence à longer un torrent où une double haie d'inukshuk, ces empilements de pierre adoptant une forme humaine, nous indiquent la direction à suivre.
Ce torrent glaciaire sera un peu le fil conducteur de la randonnée.
Nous aurons à le traverser à plusieurs reprises par des moyens plus ou moins précaires.
Une passerelle suspendue… même pas peur ;-)
Un petit pont métallique facile !
Une poutre en bois… ah, ha…moins fière, la randonneuse !
Il y aura encore des cordes, des chaînes, des échelles, bref un parcours amusant mais pas de tout repos… avant de commencer enfin à entrevoir le glacier !
Premier aperçu de la langue glaciaire…
… et coup d'œil sur la vallée laissée derrière nous.
Fin de la randonnée autour de 700 mètres d'altitude. Le torrent devient infranchissable et s'aventurer seul sur le glacier serait risqué.
En revanche, sa contemplation ne présente pas de risque alors on contemple sans modération ses séracs aux reflets bleutés !
Tiens mais qui voilà ? Les trois Asiatiques (papa, maman et leur grande fille) que nous croisons pour la troisième journée consécutive. Ils ont copié notre roadbook ? En tout cas, ils comptent bien tout comme nous faire demain la célèbre randonnée de Trolltunga… de bonne heure, précise la jeune femme, départ prévu à 7 h 30. Comme nous… Au fait, je n'ai pas précisé, mais ils sont Sud-Coréens et viennent de Séoul.
Rendez-vous est pris pour demain !
Les chiffres de notre balade d'aujourd'hui : 5,5 kilomètres en 3 heures aller/retour avec 300 mètres de dénivelé. Une randonnée un peu moins prestigieuse que les précédentes mais ludique et sportive à la fois… bref, très sympa aussi !
Ce soir, nous choisissons un camping pour passer la nuit, en l'occurrence Odda Camping, joliment situé au bord du Sandvinsvatnet et juste au début de la vallée de Buer, avant tout pour pouvoir laver notre linge, car impossible de trouver une laverie en ville.
Le programme de la soirée est donc tout tracé : lavage et séchage du linge, accessoirement un peu d'Internet et surtout dodo de bonne heure car demain nous attaquons un gros morceau, une randonnée de légende à destination de la langue du Troll (Trolltunga) soit 22 kilomètres aller/retour. A suivre…
Distance parcourue dans la journée : 205 kilomètres
Buer Glacier

De la langue du Troll (Trolltunga) aux… rues de Bergen !
J9 : Mardi 17 juin 2014
La nuit fut si paisible dans le camping au bord du lac à Odda que nous émergeons avec difficulté à 7 heures passées. Nous espérions être au point de départ de notre randonnée à 7 h 30, c'est raté.
Le temps de déjeuner, de tout préparer et d'arriver à Skeggedal (à côté de Tyssedal), il est déjà 9 heures quand nous sommes enfin prêts à randonner. Nos nouveaux amis coréens doivent être bien loin déjà !
Nous avons une chance inouïe avec la météo. Il fait toujours un temps magnifique.
Trolltunga, c'est ce rocher en forme de langue tirée, une sorte de plongeoir de pierre dominant de près de 1 000 mètres les eaux du Ringedalsvatnet.
Plus de 22 kilomètres aller/retour nous attendent pour une durée estimée entre 8 et 10 heures. Serons-nous à la hauteur ?
A ce propos, pour commencer à prendre de la hauteur et passer en 1,5 kilomètre du parking (440 mètres) au sommet de Magelibanen (860 mètres), le randonneur a le choix entre un sentier raide à travers la forêt ou la voie directe en suivant la ligne d'un funiculaire désaffectée.
Plus de 2 000 marches à claire-voie sur une pente à plus de 40 % par endroits… non merci ! Nous préférons le plancher des vaches même s'il est escarpé et rugueux.
500 mètres de dénivelé plus tard, nous arrivons au sommet du funiculaire, bien moins essoufflés que ceux qui ont opté pour la montée des marches.
Il est 10 h 30. Les panneaux au sommet de Magelibanen indiquent qu'il reste trois heures trente jusqu'à Trolltunga, ce qui devrait nous faire arriver vers 14 heures.
Un chemin large et agréable nous conduit maintenant dans une vallée occupée par des lacs au bord desquels les Norvégiens ont construit de petites maisons de vacances. Comment font-ils pour y amener tout leur ravitaillement ? Aucune route ne dessert l'endroit et le funiculaire n'est plus en fonction.
Mais ce passage facile est de courte durée. Quand le sentier tourne vers l'est, il faut à nouveau donner un coup de collier pour franchir les 300 mètres de dénivelé qui nous séparent du point culminant.
A mi-pente, un arrêt est bienvenu pour souffler un peu et admirer la vue sur les lacs et le glacier Folgefonna derrière nous.
La récompense est au bout de l'ascension avec ce point de vue saisissant sur le lac Ringedalsvatnet, à plus de 1 000 mètres d'altitude. Il est midi.
Les plus grosses difficultés étant maintenant derrière nous, ce n'est plus qu'une question de distance. Mais il faut pouvoir la tenir tout en… crapahutant sur des rochers, en sautant par-dessus des ruisseaux, en esquivant des flaques de boue, en traversant des névés.
Pour notre information, tout au long du trajet, des pancartes indiquent la distance parcourue et la distance restante Quand le nombre de kilomètres restant devant nous est inférieur à celui laissé derrière nous, ça fait du bien au moral.
Le dernier kilomètre est le plus dur d'autant que le ciel commence à s'assombrir et que l'hypoglycémie nous guette. Vivement qu'on arrive !
Et on y est arrivés… à 13 h 30 soit au bout de 4 heures et demie. Ouf, on est dans les temps ! Quant aux Coréens, ils sont déjà sur le point de quitter les lieux. Contrairement à nous, ils ont tenu leur horaire en débutant à 7 h 30. Chapeau ! Après nous être sustentés, nous faisons comme tout le monde, la queue pour l'incontournable photo sur la langue du Troll. 669 à 678
Il ne fait pas très chaud et on ne s'attarde pas davantage. Pourvu qu'il ne pleuve pas ! A 14 heures, on se remet en route pour le trajet retour, étonnés de rencontrer autant de monde jusque tard dans l'après-midi alors que le ciel devient de plus en plus menaçant.
Le retour est long avec quelques baisses de régime mais avec une friandise par ci, une orange par là, nous tenons le coup.
Pour gagner du temps sur la fin, on tente la variante par les marches du funiculaire mais, on abandonne presque aussitôt, préférant la voie classique par le sentier, plus longue mais plus sûre.
Le dernier kilomètre est à nouveau le plus difficile, on n'en voit plus le bout. Quand le sentier et le funiculaire se rejoignent, Hervé décide de finir la descente par les marches, il en restait 670 (il les a comptées). Il espérait ainsi me coiffer sur le poteau mais c'est moi qui l'ai attendu en bas ;-)
Il est 18 heures… fin de la randonnée ! Bilan : nous avons mis 9 heures, toutes pauses comprises.
Encore une randonnée remarquable à classer dans le top 3 des randonnées en Norvège ! Sans doute l'une des plus marquantes et des plus exigeantes que nous ayons jamais effectuées, toutes destinations confondues.
Nous sommes donc satisfaits et rassurés sur nos capacités mais… lessivés.
Plus le courage de bouger le camping-car ce soir. Nous passons par conséquent la nuit sur place. Alors que nous dînons, il se met à pleuvoir. Serait-ce la fin du beau temps ?
Distance parcourue dans la journée : - en véhicule seulement …15 kilomètres - à pied… 22,4 kilomètres avec un dénivelé de 966 mètres.
J10 : Mercredi 18 juin 2014
Malgré un peu de pluie hier soir, miracle, il fait à nouveau beau avec déjà 13 degrés de bon matin. Aujourd'hui, pas de randonnée prévue, seulement un peu de marche en ville. En effet le projet de cette journée est de rejoindre la ville de Bergen à 200 kilomètres.
Réveil matinal et départ dans la foulée à 6 h 30.
Première étape sur la Rv 13 jusqu'à Kinsarvik où nous arrivons juste à temps pour le ferry de 7 h 40 à destination de Utne puis Kvanndal (durée : 50 minutes).
Nous sommes seulement quatre véhicules à embarquer. Comme les trois autres débarquent à Utne où personne n'embarque, nous restons seuls à bord jusqu'à Kvanndal.
Incroyable, on se croirait en croisière privée !
Nous longeons ensuite le Hardangerfjord dédié à la culture d'arbres fruitiers (le verger de la Norvège) jusqu'à Norheimshund.
Puis notre itinéraire s'écarte du fjord pour se rapprocher de Bergen avec toute une série de ponts, de tunnels et de portions de route… payantes. Mais ne cherchez ni guérite, ni barrière, ici tout est automatisé. Seule une petite caméra photographie votre plaque d'immatriculation.
Pour payer quand vous êtes étranger, le plus simple est de souscrire au Visitor's Payment sur le site Internet Autopass. Attention, il faut une carte de crédit valable plus de trois mois après le jour de sortie prévu, ce qui n'était pas notre cas. Nous n'avons donc pu nous enregistrer que pour la moitié de notre séjour. Par la suite, nous avons voulu payer dans les stations-service indiquées par "KR" (normalement habilitées) mais dans la réalité personne n'a su, voulu ou pu encaisser notre dû. Notre loueur de camping-car devrait donc recevoir une facture du montant des péages restants. Bref, c'est assez pénible comme système.
Revenons à Bergen… où nous sommes arrivés vers 10 h 30, ce qui est plutôt une bonne moyenne pour 200 km dont un passage en ferry. Mais alors que nous pensions la destination presque atteinte, les difficultés de navigation vont mettre nos nerfs à rude épreuve.
Le parking dédié aux camping-cars que j'avais repéré n'existe plus (c'est un chantier maintenant). Au centre-ville la hauteur des parkings est limitée à 1,90 mètre… impossible pour notre Pössl. Nous tournons en rond pendant une heure et étions sur le point de laisser tomber la visite de Bergen quand un Norvégien fort aimable a pu nous indiquer un stationnement à la hauteur de Pössl. Stationnement payant, cela va de soi ;-)
Ouf, nous pouvons enfin consacrer quelques heures à la découverte de la ville, notamment le quartier ancien de Bryggen avec ses entrepôts restaurés ainsi que le marché aux poissons où les poissonniers attirent le chaland dans toutes les langues.
Bryggen, le vieux quai de Bergen, rappelle l'importance commerciale de la ville du XIVème au début du XVIème siècle. De nombreux incendies, dont le dernier en 1955, ont ravagé ces maisons typiques en bois. Leur reconstruction a été fidèle aux modèles et méthodes traditionnels. Ce sont ainsi environ 62 bâtiments qui subsistent dans ce quartier ancien.
Brochettes de poissons et crevettes seront au menu de notre déjeuner.
Mais Bergen n'est qu'une étape, ce soir j'ai prévu de rallier le Nærøyfjord, à 150 kilomètres. Aïe, encore beaucoup de route en perspective !
Pour accélérer le mouvement, nous optons pour l'E16, une route rapide (mais pas une autoroute !) faite d'une succession presque ininterrompue de tunnels. Car les Norvégiens sont les champions pour ce type d'ouvrages. Il n'y a quasiment aucun trajet dans ce pays montagneux sans un ou plusieurs tunnels. Qu'ils soient longs d'une centaine de mètres ou jusqu'à 5, 10, 15 voire 25 kilomètres pour le plus long, ils sont souvent construits à flanc de fjord et permettent de désenclaver des régions entières.
L'arrivée dans le Nærøyfjord se fait sous la pluie.
Il est 19 heures. Après un dernier tunnel de six kilomètres à une seule voie de circulation, nous voici à Bakka, petit hameau isolé au bout d'une route en cul-de-sac. Nous garons Pössl au bord du fjord, sur un coin de pelouse, juste après l'église. Un endroit très calme au bout du monde ou… presque !
Entre deux averses, en guise de balade vespérale, nous poussons à pied jusqu'au bout de la route. C'est là que débute le sentier montant à Rimstigen prévu pour demain matin, en espérant que la pluie ne vienne pas compromettre le projet.
Distance parcourue dans la journée : 330 kilomètres
En chemin vers Trolltunga

Le Nærøyfjord, vu d'en haut et vu d'en bas !
J11 : Jeudi 19 juin 2014
Il a plu toute la nuit et il pleut toujours au réveil. Ce n'est donc pas la peine de se presser, grimper sur les hauteurs de Rimstigen semble compromis.
Néanmoins pas le temps de s'ennuyer car il y a du spectacle sur le ponton de bon matin. Alors qu'il doit faire moins de dix degrés dehors, voilà une jeune femme en maillot de bains en train de faire ses exercices de yoga avant de plonger en compagnie de son mari dans l'eau (sans doute glaciale !) du fjord. Ce sont des Allemands, voyageant dans un van probablement exempt de douche. C'est le fjord qui leur fait office de salle de bains ;-)
Tout à l'observation de leur exhibition, nous n'avons même pas vu que la pluie avait cessé. La randonnée vers Rimstigen est aussitôt remise sur le tapis. Nous n'avons pas beaucoup d'informations sur ce sentier, sauf qu'il est escarpé, qu'il permet de belles vues sur le fjord et que sa durée est de 4 heures.
Mais il est déjà 9 heures. Or à 12 h 15, nous avons prévu de prendre le ferry à destination de Kaupanger, une alternative aux interminables tunnels de l'E16 et une autre façon d'apprécier ce fjord, le plus étroit du pays.
Nous avons par conséquent un peu plus de deux heures devant nous, pas tout à fait suffisantes pour mener la randonnée à son terme. Le but est donc de grimper pendant environ une heure à une heure et demie, histoire de bénéficier de la vue puis de redescendre afin d'attraper le ferry à l'heure.
Le sentier grimpe effectivement très raide dans la forêt. A chaque lacet nous espérons en sortir pour profiter d'une vue dégagée. Mais un écran de verdure se met sans cesse entre nous et le fjord. Finalement, au bout d'une heure et quart d'ascension, arrivés à 460 mètres d'altitude sans meilleur point de vue, nous en restons là. Le sommet se trouverait à plus de 700 mètres d'altitude.
La vue n'est déjà pas mal, non ?
Après avoir admiré le Nærøyfjord depuis le haut, il est maintenant l'heure de le voir d'en bas au cours d'une traversée en ferry de deux heures et demie entre Gudvangen et Kaupanger.
C'est à Bakka, le petit hameau où nous avons passé la nuit, que le fjord est le plus étroit avec seulement 250 mètres de large. Nous revoyons au passage notre lieu de bivouac, juste à côté du ponton. Sans doute l'un des meilleurs de tout le voyage. 1284
Là Tufto, encore plus isolé à l'extrémité de la route.
Un peu partout des cascades jaillissent de la montagne et se jettent du haut des falaises.
Deux cars de touristes français sont à bord et occupent toutes les meilleures places assises à l'avant du pont.
Mais quand le vent se lève au confluent duNærøyfjord et de l'Aurlandsfjord, ils se retranchent tous dans la cabine, laissant le pont désert.
Alors nous nous empressons de prendre leur siège afin de profiter du calme et de la sérénité de cette fin de croisière.
Il est 14 h 45 quand nous débarquons à Kaupanger.
Tantôt sous le soleil, tantôt sous les nuages, tantôt sous la pluie, chaque vallée se livre sous une lumière différente tout au long des 150 kilomètres qui nous séparent de Loen, notre étape du soir.
A l'approche du parc national de Jostedalsbreen, le glacier brille au soleil et dégringole presque jusque sur la route.
En revanche, à Loen, c'est le crachin et les nuages bas qui nous accueillent.
Après avoir tourné sur la Fv 723, une route longeant le lac Lovatnet et aboutissant dans des vallées glaciaires, nous décidons de ne pas poursuivre plus loin. Les glaciers seront pour demain, du moins si la météo le permet.
Un peu après le camping de Sande, nous trouvons un lieu de bivouac qui nous convient, avec vue sur le lac et les cascades hélas, à travers un voile de brouillard !
Distance parcourue dans la journée : 165 kilomètres
Le Nærøyfjord vu d'en haut

Du glacier de Kjenndal (Loen) aux fermes de Homlongsetra (Geirangerfjord)
J12 : Vendredi 20 juin 2014
Surprise, il fait plutôt beau ce matin, ce qui va nous permettre d'ajouter un nouveau glacier à notre palmarès. En effet, à l'extrémité de la vallée de Lodalen (Fv 723) deux embranchements mènent vers des langues glaciaires, l'une du Bødalsbreen, l'autre du Kjenndalsbreen.
En première intention, c'est le glacier Bødal que nous avions retenu car il offrait en outre une belle opportunité de randonnée. Malheureusement la petite piste d'accès, sans doute trop étroite, est interdite aux camping-cars. Nous nous rabattons par conséquent sur le Kjenndalsbreen. Le dernier tronçon de la route gravillonnée qui y mène est payant (système d'enveloppe) car privé.
Nuages et éclaircies se partagent le ciel mais le thermomètre n'affiche pas plus de 9 degrés ce matin.
C'est donc bien couverts que nous parcourons le court sentier menant au pied de la coulée de glace. Approcher les glaciers en Norvège est vraiment à la portée de tout le monde, ici la langue glaciaire descend jusqu'à 200/300 mètres d'altitude.
Après cette petite excursion matinale, il est temps quitter Loen non sans repasser une nouvelle fois le long de ce très beau Lovatnet. Sous le soleil, le lac présente maintenant un aspect bien plus avenant.
En cours d'après-midi, nous avons prévu d'être dans le Geirangerfjord, l'un des fjords les réputés du pays, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Nous suivons la route 15.
Pour le moment c'est le lac de Stryn qui fait office de décor à notre déjeuner alors que de petites averses viennent rincer de temps à autre notre pare-brise, vite oubliées avec le retour du soleil
En laissant la vallée de Stryn derrière nous, l'impression de beau temps prédomine encore.
Pourtant, chaque virage de cette route 15 nous rapproche un peu plus des nuages.
Et dire que nous voulions faire un détour par la Gamle Strynefjellsvegen ("route de montagne du vieux Stryn ou Rv 258), une route touristique nationale à une seule voie de circulation, traversant un plateau ponctué de cascades et de lacs aux eaux turquoises (dixit notre documentation).
A l'embranchement de cette fameuse route, il faut se rendre à l'évidence. Le détour sous les nuages bas ne vaut pas le coup, prenons plutôt la "nouvelle" route et ses trois tunnels.
A leur sortie, nous débouchons sur un haut plateau à plus de 1000 mètres dans une ambiance hivernale. Cinq degrés seulement au thermomètre, des giboulées de neige, et le lac de Djupvatnet encore partiellement gelé émergeant du brouillard à la faveur d'un coin de ciel bleu. Magnifique et un peu irréel !
A ce stade, on aurait pu faire un nouveau détour sur une route à péage vers le belvédère de Dalsnibba (1500 mètres d'altitude), le point de vue le plus élevé et le plus spectaculaire (paraît-il) donnant sur le Geirangerfjord. Mais avec tous ces nuages, pas la peine !
Alors nous amorçons la descente vers Geiranger en passant de 1 050 mètres au col au niveau zéro dans le fjord, je vous laisse imaginer ! Il vaut mieux avoir de bons freins.
Un petit coup d'œil sur le paysage champêtre à souhait avec ces adorables petits chalets d'alpage à flanc de montagne.
Bonne surprise, à Geiranger, "the weather isn't so bad"… comme diraient les Américains. Voilà qui va nous permettre de compléter notre programme du jour par une randonnée, il est seulement 14 h 30.
Haut lieu du tourisme de croisière, deux paquebots à l'ancre ont déversé un flot de touristes dans les rues du petit village. Mais en prenant la direction de Homlong, personne ou… presque !
A part une famille américaine de l'Ohio et un couple de Français, pas un chat sur le parcours de randonnée entre Homlong et Homlongsetra.
A travers bois et fougères, le sentier suit le bord du fjord en aménageant de jolis points de vue.
Ici on aperçoit en face les lacets de la route des Aigles (Ornevegen) que nous suivrons demain.
Là, l'une des nombreuses cascades de Geiranger
Petite cabane au fond des bois
Enfin le but de la balade : ces fermes abandonnées de Homlongsetra dans un environnement très verdoyant. Nous sommes à 550 mètres d'altitude.
Le sentier continue ensuite en direction de Skagefla mais une petite pluie fine et pénétrante nous fait rebrousser chemin.
Même si au final il n'y aura que quelques gouttes de temps en temps, on a préféré en rester là. En tout : 6 kilomètres, 3 heures aller/retour, avec un gain d'altitude de 510 mètres. Ouf !
Au point de départ de cette randonnée se trouvent plusieurs campings. Nous optons pour le Solhaug Camping, pas pour l'accueil un peu bourru, mais parce qu'il offre lave-linge et sèche-linge.
Distance parcourue dans la journée : 120 kilomètres
Ferme de Homlongsetra

De Geiranger à Ålesund par la route des Aigles et la route des Trolls
J13 : Samedi 21 juin 2014
Une fois de plus, le ciel est plutôt bien ensoleillé ce matin malgré 7 petits degrés seulement. Dans ces conditions, autant profiter encore un peu du fjord de Geiranger, c'est toujours ça de pris. Ça pourrait ne pas durer.
Alors dès 8 heures, nous bougeons le camping-car et prenons la direction de la ferme de Vesterås, point de départ de plusieurs sentiers de randonnée. Parmi les différentes possibilités, nous retenons celui menant à Storseterfossen (sentier F dans la documentation de l'office de tourisme local).
Comme son nom l'indique, c'est une cascade. Tout comme en islandais, les terminaisons des mots norvégiens renseignent sur la nature des éléments avec beaucoup de similitude d'ailleurs.
Petit lexique : vatnet = lac, fossen = cascade, fjell ou fjellet = sommet ou montagne, fjorden = fjord, dal = vallée…
Mais revenons à… notre cascade qui possède un atout supplémentaire. Il paraît qu'on peut passer derrière son rideau d'eau. On a hâte !
C'est parti sur un début de sentier humide sur lequel il faut sans cesse veiller à ne pas marcher sur les crottes de moutons. A ce propos, en voilà quatre qui s'approchent dans l'espoir que nous soyons leurs bergers. Espoir vite déçu ;-)
Ne sont-ils pas mignons avec leurs oreilles en pointe et leurs piercings ?
En poursuivant, la qualité du chemin s'améliore nettement. On se croirait sur l'allée empierrée d'un jardin ou d'un parc.
C'est l'œuvre d'une équipe de maçons népalais. Ils sont chargés de la reconstruction et la sécurisation d'un certain nombre de sentiers norvégiens. Nous ne tardons pas à les voir à la tâche en approchant de la cascade. Ils font un travail de forçats.
Grâce à eux, l'accès à la chute sera facilité. Pour l'instant, il faut se faufiler avec prudence sous la voûte rocheuse à l'aide de chaînes en passant derrière le voile d'eau. Superbe !
Voici la chute d'eau dans son écrin de verdure d'où dépassent des pics aussi pointus que des pains de sucre !
Retour au camping-car vers 10 h 30 après avoir parcouru en tout… 4 kilomètres aller/retour avec 250 mètres de dénivelé en deux heures et demie environ.
Maintenant, mettons-nous au volant pour faire un peu de route et quelle route ! En effet, le trajet sur la route 63 entre Geiranger à Åndalsnes enchaîne des portions panoramiques aux noms évocateurs.
Immédiatement à la sortie de Geiranger, la route grimpe par 11 virages en épingles à cheveux depuis le Geirangerfjord jusqu'au point culminant de la route à 620 mètres d'altitude.
Ce tronçon a été baptisé Ørnevegen ou route des Aigles car l'endroit abritait traditionnellement un grand nombre de ces rapaces.
Voici le panorama qu'on découvre dans le dernier virage (Ørnesvingen), au point le plus élevé de la route.
Le soleil encore bien présent tôt ce matin a progressivement laissé la place aux nuages. Ce temps changeant me rappelle l'Islande. Son fameux proverbe "si le temps ne te plaît pas attends 5 minutes" pourrait devenir ici : "si le temps ne te plaît pas, change de vallée".
En effet, en progressant vers Eidsdal, il fait à nouveau soleil.
Mais les sommets rocheux fraîchement saupoudrés de neige surmontant le lac Eidsvatnet ne laissent augurer rien de bon.
En embarquant sur le ferry à Eidsdal, le beau temps reste sur le quai.
Sur l'autre rive, le tableau est des plus sombres :-(
Les gros cumulus couvrant la vallée ne tardent pas à se rompre pour donner des pluies diluviennes.
On a beau se ménager une pause prolongée pour le déjeuner dans l'espoir de voir la perturbation s'évacuer afin d'aborder la plus belle partie de cette route 63 dans les meilleures conditions, rien n'y fait, elle résiste.
Pourtant, à 700 mètres, au pied du lac Alnesvatnet, on a un court espoir en voyant ce pain de sucre surgir des nuages à la faveur d'un soupçon d'éclaircie.
Mais à 900 mètres, c'est définitivement l'hiver en ce premier jour de l'été. Zéro degré, des averses de neige et un brouillard à couper au couteau. Bref un temps à ne pas mettre un troll dehors !
A ce propos, nous voici arrivés au clou du trajet, là où la route plonge en direction d'Åndalsnes via Trollstigen ou échelle des Trolls, une série de 11 virages en épingles à cheveux avec une pente à 9 % et une seule voie de circulation.
Trollstigen, depuis le premier point de vue. Le deuxième point de vue, plus éloigné, est normalement plus spectaculaire mais pas aujourd'hui.
Le Visitor Center voisin nous sert de refuge un court moment avant d'amorcer la fameuse descente.
Il est 16 heures quand nous atteignons Åndalsnes qui devait être notre point d'arrivée. Sous la pluie, il n'y a pas aucun intérêt à rester ici. Dans l'espoir de trouver un meilleur temps plus à l'ouest, nous décidons de pousser immédiatement jusqu'à Ålesund à 120 kilomètres. En même temps, on aura une nouvelle occasion de dîner au restaurant.
Dans les fjords autour d'Ålesund, un rayon de soleil nous met du baume au cœur. A destination, il ne pleut pas (encore !) mais la couleur du ciel ne laisse pas de doute, il va pleuvoir.
Une fois le camping-car garé à proximité du centre-ville, notre première préoccupation sera de trouver un bon restaurant. XL Diner que j'avais repéré dans le guide LP est déjà complet à 19 heures (samedi oblige), on nous dit de revenir vers 22 heures.
Il reste donc trois heures à tuer avant le dîner mais dépêchons-nous de visiter avant qu'il ne pleuve.
La ville a été presque totalement détruite dans un incendie en 1904. Reconstruits par des architectes norvégiens formés en Allemagne, ses édifices sont alors dotés d'éléments caractéristiques de l'époque (tourelles, flèches, gargouilles) de style Art nouveau.
Avec ses maisons coquettes, ses rues piétonnes et ses quais joliment fleuris, cette cité côtière ne manque pas de charme. Bien que de dimension plus modeste que Bergen, elle est au moins aussi belle.
Le point de vue le plus spectaculaire sur la ville, les montagnes et les îles environnantes s'apprécie depuis la colline d'Aksla. Mais trop tard, il pleut ! Alors il n'y a plus qu'à nous réfugier dans un bar pour une séance d'Internet prolongée.
Le site de la météo norvégien yr.no n'est pas vraiment optimiste pour les deux prochains jours.
En attendant, nous allons aux nouvelles au restaurant vers 21 heures. Chouette, des places se sont libérées. On va enfin pouvoir dîner ! Au menu, un assortiment de morue (bacalhau) – à l'italienne, à la moutarde et au curry – suivi d'un dessert laissé à l'initiative du chef ("Let the chief"). Nous nous régalons.
Une juste récompense après une longue journée de route sous une météo pourrie alors qu'un rayon de soleil nous nargue au travers de la fenêtre.
Distance parcourue dans la journée : 215 kilomètres
Quai à Ålesund

De la route de l'Atlantique à Bølarein : des ponts et des pétroglyphes remarquables !
Dimanche 22 juin 2014
Dès le réveil, la couleur du ciel donne le ton de la journée… grisaille et pluie, pluie et grisaille. Seulement 8 degrés. Dans ce contexte, poursuivre la visite d'Alesund ne vaut pas le coup, profitons-en pour avancer immédiatement.
En réalité pour avancer, il nous faut d'abord "reculer", ç à d rebrousser chemin jusqu'à Vestnes sur la route que nous avons déjà empruntée hier, avant de traverser le Moldefjord en ferry.
Aujourd'hui pas question de rester sur le pont du navire, nous regardons la pluie ruisseler le long des vitres du salon. Quelle tristesse !
De Molde, notre but est de passer par la route de l'Atlantique (Atlanterhavsveien), classée route touristique nationale avec huit ponts remarquables reliant 17 îlots.
Le guide Lonely Planet préconise de rejoindre la côte à Bud. Mais avant, il est temps de chercher un coin sympa où poser notre Pössl pour déjeuner. Trop en ville, trop en pente… à force de tergiverser et avant de succomber à l'hypoglycémie, nous finissons à côté d'un cimetière. Vraiment pas gaie, cette journée !
Le comble, c'est que pendant notre pause, la pluie cesse provisoirement avant de redoubler d'intensité dès qu'on se remet au volant ! Rageant !
De Bud à Vevang, la route traverse des paysages côtiers battus par les vents et aujourd'hui plus encore par la pluie.
C'est après Vevang que débutent les huit kilomètres les plus spectaculaires du parcours. Prouesse d'ingénierie élue "construction du siècle" en Norvège en 2005, cette route a été nommée "le plus beau parcours routier du monde" par le quotidien britannique the Guardian. Elle est la deuxième route la plus visitée de Norvège après Trollstigen. Nous n'allions pas rater ça, même sous la pluie !
Tels des serpents de mer se tortillant d'île en île…
Sur l'île d'Averoy, toujours selon les recommandations du guide LP, nous longeons la côte sud afin de faire un arrêt à la petite église en bois debout de Kvernes. Elle nous apportera les seules touches colorées de la journée.
Une journée qui se termine à Kristiansund où nous improvisons un arrêt en nous dirigeant vers Gamle Byen, la vieille ville, occupant l'île d'Innlandet. Nous nous garons au hasard au pied d'une résidence au bord de l'eau. La pluie nous immobilise dans le camping-car. Nous ne verrons rien d'autre de Kristiansund.
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres
J15 : Lundi 23 juin 2014
Comme le prévoyait la météo, la perturbation est bien installée au-dessus de nos têtes et risque de nous pourrir encore une partie de la journée.
Le point d'arrivée pour l'étape d'aujourd'hui est prévu un peu avant Steinkjer mais comme nous avons une bonne demi-journée d'avance sur notre planning prévisionnel, il est possible que nous puissions poursuivre au-delà de cette destination. C'est l'un des avantages de se déplacer en camping-car. S'il fait mauvais on roule, s'il fait beau on s'arrête !
Alors pour le moment roulons… en direction de Trondheim mais avec l'intention d'éviter cette ville. En effet, nous y ferons un arrêt pendant la deuxième partie de notre voyage car c'est précisément là que se situe le nœud central de notre parcours en forme de huit étiré.
Premier ferry de la journée entre Kanestraum et Halsa… sous une pluie battante ! Sur la route 39, idem, du moins jusqu'aux environs de Orkanger.
Là, les nuages se font moins denses et la pluie moins soutenue. Ce n'est pas encore la fin du mauvais temps mais on commence à y croire.
Lors du deuxième passage en ferry entre Flakk et Rorvik, nous tentons une sortie sur le pont entre les gouttes. Sur la F v 755 longeant maintenant le bras de mer en face de Trondheim, les averses sont de plus en plus espacées.
Nous progressons doucement entre collines parsemées de fermes rouge sombre et champs verdoyants piquetés de ballots de paille emmaillotés de blanc. Nous n'avions pas imaginé la Norvège aussi agricole !
Quand cette route 755 quitte les rives du fjord et s'enfonce dans les terres, il ne pleut presque plus. Chouette, on va peut-être pouvoir envisager une petite balade.
Autour du lac Elvatnet, plusieurs panneaux signalent le passage possible d'élans, nous saisissons le prétexte et en profitons pour nous arrêter et marcher un peu.
Ah, si on pouvait approcher des élans !
En guise d'élans, nous ne verrons que des moutons mais le sentier que nous suivons au hasard nous mène près d'une maison de vacances superbement située au bord d'un lac.
Le retour du soleil vient nous redonner le sourire pour le restant du trajet.
Il est seulement 15 h 30. Notre point d'arrivée initialement prévu n'est qu'à une cinquantaine de kilomètres. Il est trop tôt pour nous arrêter. Nous décidons donc de pousser au-delà de Steinkjer, jusqu'à Bølarein où j'avais repéré à la fois un site de pétroglyphes et une possibilité de stationnement pour la nuit.
Du coup, ce ne sont plus 50 mais 100 kilomètres qu'il nous reste à parcourir. Avec le soleil maintenant revenu, c'est un plaisir ! Après avoir rejoint la route de l'Arctique (E 6) un peu avant Steinkjer, nous la quittons presque immédiatement pour privilégier la route 763, parallèle à l'E 6, plus tranquille, longeant la rive Sud du lac Snåsavatnet dans une magnifique forêt de conifères.
Le soleil est toujours au rendez-vous quand nous arrivons à destination à 19 heures.
Un premier sentier en boucle nous conduit immédiatement vers la gravure rupestre d'un renne vieille de 5 000 à 6 000 ans.
Plus loin, c'est une étonnante silhouette de skieur qui est gravée dans la roche. Dommage qu'elle soit presque effacée par les ans. Mais cette reproduction, sur la façade du chalet d'accueil, nous laisse aisément imaginer la rencontre du renne et de cet homme, il y a quelques milliers d'années dans cette même forêt aux pins majestueux.
Ce beau temps inespéré nous donne des ailes. A 20 heures, nous enchaînons avec une deuxième boucle (Bølastien 3,8 km, 1 heure) qui nous conduit à travers une tourbière puis une forêt moussue jusqu'aux rives du lac Snåsavatnet
C'est sur cette image de grande sérénité que se termine cette journée qui finit donc mieux qu'elle n'a commencé. Après avoir glissé 50 couronnes dans une enveloppe, nous avons le parking sous les sapins pour nous tout seuls.
Demain, la route prend nettement la direction du grand Nord !
Distance parcourue dans la journée : 355 kilomètres
Pont de la route de l'Atlantique

Sur la route de l'Arctique jusqu'au glacier oriental du Svartisen
J16 : Mardi 24 juin 2014 Pressés de voir le temps qu'il fait, nous sommes debout avant 5 heures. Le ciel est couvert mais à l'horizon, de belles éclaircies pointent déjà leur nez. En revanche, comme les jours précédents il fait frisquet (8 °). Vestes et pantalons chauds ont remplacé shorts et débardeurs. On n'a pas encore sorti les gants et les bonnets mais ça pourrait venir !
Ce réveil matinal est bienvenu car c'est une longue étape qui nous attend (plus de 350 kilomètres, soit 5 à 6 heures de trajet) assortie d'une randonnée de 3 heures vers le glacier Svartisen. Or son approche nécessite d'abord la traversée d'un lac en bateau dont nous ignorons les horaires. Si nous voulons nous donner une chance, il serait préférable d'arriver sur place en tout début d'après-midi.
Alors, pas de temps à perdre. A 5 h 30, Pössl s'élance... d'abord sur la fin de cette très belle route 763 avant de retrouver l'E 6 un peu plus loin.
Cette E 6 ou route de l'Arctique est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud du pays à l'extrême Nord. Ce n'est cependant pas une autoroute, elle a plutôt la taille d'une nationale voire par moments d'une départementale, ce qui signifie vitesse limitée à 80 km/h (sauf rares exceptions) et encore moins dans la traversée des agglomérations.
C'est un axe très emprunté mais, à cette heure, personne devant, personne derrière, c'est comme si nous étions seuls en Norvège ou… presque, ce qui nous laisse un champ de vision bien dégagé.
Justement… Stoooop ! Là dans une clairière, n'est-ce pas un élan avec son petit ? Le temps de faire demi-tour, le petit avait disparu mais maman élan était encore là à nous observer
Un peu plus loin, re… stoooop, cette fois pour des rennes sur le bord de la route ! Mais où est donc le Père Noël ?
Plus on monte vers le nord, plus la vue s'élargit. Les champs laissent la place aux forêts et aux lacs, les sommets s'aiguisent et la ligne des arbres descend plus bas sur les versants des montagnes.
A l'entrée dans le Nordland, le Majavatn nous offre un tableau saisissant où le ciel, l'eau et les montagnes se confondent pour mieux nous impressionner.
Devant ce lac aussi lisse qu'un miroir, une grande sensation de quiétude nous envahit.
Changement de ressenti à Laksforsen, où la bouillonnante chute d'eau fait l'effet d'un brumisateur géant dans un mugissement infernal. Ça réveille !
Bref, avec toutes ces distractions, le voyage passe comme une lettre à la poste. Nous arrivons à Mo I Rana avant midi, presque étonnés d'être déjà arrivés, mais tenaillés par une faim de loup !
Hé, hé, levés depuis 5 heures du matin avec 300 kilomètres sous le capot !
Le premier REMA à l'entrée de la ville tombe à point pour les courses. Son parking fait très bien l'affaire pour déjeuner dans la foulée.
Pas de temps à consacrer à une sieste ou à une pause prolongée aujourd'hui. En effet, si l'on veut se donner une chance d'approcher le glacier Svartisen, il faut poursuivre… une quinzaine de kilomètres sur l'E 6 puis encore autant dans la vallée de Svartisdal.
Ouf, nous arrivons juste à temps pour le départ du bateau à 14 heures. C'est le dernier départ de la journée (plus tard dans la saison, il y en a d'autres dans l'après-midi). Nous avons donc bien fait de partir tôt.
Dans un premier temps, le Svartisen 3 nous fait traverser le lac en une vingtaine de minutes. Nous sommes une quinzaine à bord. Le ciel se voile par intermittence mais il fait beau dans l'ensemble, quoique frais, surtout sur l'eau où gants et bonnets complètent la tenue.
Le bateau nous laisse environ deux heures et demie sur place, il reviendra nous chercher vers 16 h 45.
Les quinze randonneurs déplient aussitôt leurs bâtons de marche et partent à la queue leu leu à l'assaut du versant. Le sentier grimpe de façon régulière et soutenue sur des strates rocheuses. Certains s'attardent près d'une cascade, d'autres cavalent en tête pendant que les derniers papotent en queue de peloton. Bref, plus on gagne en altitude, plus la file s'étire !
Il reste à contourner le lac glaciaire… avant que ne se dévoile au soleil, scintillante et immaculée, la langue glaciaire du Svartisen.
Mais sa beauté ne saurait faire oublier le mal qui ronge tous les glaciers du monde. De nombreuses marques au sol et d'anciens panneaux sont les témoins d'une perte importante de superficie au cours les dernières décennies.
Formées de deux calottes glaciaires séparées par la vallée de Vesterdalen, le Svartisen reste néanmoins le deuxième plus grand glacier du pays. Malgré une altitude moyenne de 1 500 mètres et une épaisseur de glace de 600 mètres par endroits, ses nombreux bras descendent jusque dans les vallées et forment ainsi les glaciers les plus bas d'Europe continentale.
Le bras oriental descend ici à 500 mètres d'altitude. Dans quelques semaines, notre parcours nous amènera au niveau du bras occidental de ce même glacier qui lui se jette dans l'océan ou… presque. Mais ça, c'est une autre histoire !
Pour le moment et près avoir contemplé la coulée de glace sous toutes les coutures, il est déjà temps de lui tourner le dos pour amorcer la descente.
Le bateau est à l'heure à 16 h 45. Un quart d'heure, plus tard, nous retrouvons notre cher Pössl.
Notre journée aurait dû s'arrêter là sauf qu'Hervé a une envie irrépressible de pizza. La ville de Mo I Rana n'est pas si loin (euh ! à 30 kilomètres tout de même) et on n'est pas à quelques kilomètres près, alors zou, on y retourne !
Si par la même occasion on pouvait faire laver le linge… Mais à l'office de tourisme, on nous confirme qu'on ne peut pas trouver ce service en ville (ni nulle part en Norvège en général) et que la seule solution est de s'adresser à un camping.
La jeune femme se propose de contacter pour nous les campings des alentours. Le plus proche en direction du nord ne possède pas de lave-linge, le suivant a bien un lave-linge mais pas de sèche-linge. Le troisième offre les deux mais se trouve à 60 kilomètres au nord de Mo I Rana. Bah, on n'est plus à ça près !
Après avoir partagé une pizza "Al Pacino" - bonne, sans plus - c'est reparti pour un tour sur l'E6 sur une portion que nous commençons à connaître sur le bout des doigts, en la parcourant pour la troisième fois depuis ce midi.
C'est donc bien tard que nous posons notre camion sur la pelouse du Krokstrand Camping au terme d'une étape un peu folle qui, en raison de nos multiples va-et-vient, sera aussi la plus longue de tout notre séjour en Norvège. Mais c'est sans regrets car on a passé une journée extra et comme il ne fait jamais nuit…
Distance parcourue dans la journée : 485 kilomètres
Glacier Svartisen

Passage du cercle Arctique et embarquement pour Værøy (îles Lofoten)
J17 : Mercredi 25 juin 2014
Aujourd'hui, notre étape doit nous mener à Bodø, port d'embarquement à destination des îles Lofoten. Comme nous avons déjà bien avancé hier, il nous reste seulement 170 kilomètres à parcourir ce matin. Cool !
Nous attendons beaucoup de notre séjour aux Lofoten auquel nous avons prévu de consacrer sept jours. Alors s'il pouvait faire beau…
Pour le moment, c'est loin d'être gagné. La couleur du ciel se décline dans les nuances de gris et le thermomètre ne dépasse pas 8 degrés à 7 h 30.
Cap toujours plus au nord sur cette même route Arctique !
Les épaisses forêts de pins laissent progressivement la place à des bois plus clairsemés, à des arbres de plus en plus rabougris avant leur disparition complète au profit d'une toundra désolée balayée par les vents et encore partiellement recouverte de neige.
Normal, nous venons de franchir à 700 mètres d'altitude la ligne imaginaire du cercle Arctique, 66° 33'45''N
A partir de maintenant, on verra le soleil rester au-dessus de l'horizon et ne jamais se coucher. C'est ce qu'on appelle le soleil de minuit.
Mais, pour l'instant, il manque à l'appel. Pire encore, voilà que la pluie s'invite, elle aussi. On espérait s'en débarrasser en se dirigeant vers l'ouest à Fauske, mais rien à faire, elle nous suit jusqu'au bout ou… presque.
En effet, à Bodø, le ciel est voilé mais il ne pleut pas. Voilà qui est prometteur !
Il est 11 heures, notre ferry ne part qu'à 16 h 30 mais nous préférons placer immédiatement le camping-car dans la queue. Nous avons choisi l'île de Værøy (un seul départ par jour) comme première destination dans l'archipel des Lofoten au contraire de la plupart des touristes qui vont directement à Moskenes (plusieurs départs par jour).
De ce fait, notre véhicule est le deuxième dans la queue alors que plusieurs files à destination de Moskenes sont déjà complètes.
Jusqu'à 16 h 30, comment s'occupe-t-on, me diriez-vous.
Vu l'heure, on commence par préparer le repas, déjeuner et faire la vaisselle. On en profite aussi pour faire un peu de rangement et de nettoyage. Petite promenade sur le quai pour assister à l'arrivée d'un Express Côtier, ce "paquebot" desservant les principaux ports côtiers de Bergen à Kirkenes. Un spectacle à lui tout seul !
En début d'après-midi, on abandonne Pössl pour aller faire un tour en ville. A notre retour, les files d'attente se sont encore étoffées et l'animation ne manque pas.
A côté de nous, un motard suédois démonte sa machine. Derrière nous des Asiatiques arrivent du centre-ville les bras chargés de course. Plus loin des Français racontent leurs péripéties de voyage à des Belges. Puis les caissiers ne tardent pas à encaisser leur dû, le départ se précise, le ferry se remplit.
Ça y est, le navire lève l'ancre. C'est parti pour plus de six heures de navigation.
La mer très calme au départ finit par se former en cours de traversée. En revanche, bonne nouvelle, le voile nuageux se disloque pour laisser la place à un ciel uniformément bleu et à un soleil radieux.
A 20 heures, quand le ferry fait une escale à Røst, il fait un temps magnifique !
Cet archipel formé de 365 îles et skerries offre un contraste surprenant avec ses voisines plus au nord, très escarpées. A part un léger renflement au centre, l'île principale de Røstlandet, est plate comme une crêpe.
Elle attire 2,5 millions d'oiseaux de mer qui viennent nicher partout, y compris aux abords des habitations. Vers 22 h 30, après 6 heures de roulis et de tangage, nous approchons des côtes deVærøy, éblouis par le soleil encore très haut dans le ciel.
Une fois débarqués, nous regagnons aussitôt la côte nord de l'île où une piste en terre finit en cul-de-sac au niveau d'un petit parking. Deux autres voitures sorties du ferry nous ont déjà devancés. Leurs occupants, deux couples norvégiens, sont en train d'installer leur tente dans la lande.
Quant à nous, nous profitons du soleil de minuit avant de tirer les rideaux pour une bonne nuit pendant laquelle il fait aussi clair qu'en plein jour.
Distance parcourue dans la journée : 180 kilomètres
J18 : Jeudi 26 juin 2014
Yessss, le ciel est toujours bleu, le soleil radieux et malgré un petit vent froid, la journée s'annonce exceptionnellement belle sur Værøy.
Avant 9 heures, alors que nos voisins campeurs dorment encore, nous sommes déjà prêts à randonner.
Île montagneuse d'à peine 8 kilomètres de long, hébergeant 2 000 fois plus d'oiseaux de mer que d'êtres humains, Værøy est réputée pour ses plages de sable blanc, ses crêtes élevées, ses hameaux isolés et sa mer cristalline, à l'écart du reste des Lofoten plus touristiques.
Le ferry vers notre destination suivante, Moskenesøya, ne part qu'à 22 h 45. Nous avons donc toute la journée pour vérifier si Værøy est à la hauteur de sa réputation.
L'itinéraire à pied que nous avons choisi d'emprunter part directement du parking où nous sommes garés en direction du village abandonné de Måstad, situé sur la presqu'île Sud.
Le sentier, longeant le versant nord d'une montagne escarpée culminant à plus de 400 mètres, est malheureusement encore à l'ombre à cette heure-ci. Passant tantôt à flanc de falaise (attention au vertige), tantôt sur des rochers, tantôt sur des galets, il n'est pas aisé à fouler.
Il faut en permanence vérifier où l'on met les pieds si l'on ne veut pas se tordre une cheville ou marcher sur des oeufs ! Une fois l'isthme d'Eidet franchi, nous poursuivons au soleil et profitons de la vue merveilleuse sur la côte Est et les sommets de l'île.
Le chemin est maintenant plus large et grossièrement pavé par endroits. C'est le reliquat d'une tentative de liaison entre Måstad et le reste de l'île, avortée en raison de l'assaut répétitif de la mer.
C'est également cet isthme qui permettait aux pêcheurs d'antan de passer leurs barques de la côte Est à la côte Ouest.
Peu après, on commence à apercevoir le village au loin.
A 11 heures, nous atteignons les premières maisons.
Un panneau indique que ce village de pêcheurs comptait jusqu'à 150 habitants. Pour compléter leurs revenus, ils pratiquaient la chasse aux macareux à l'aide de chiens dressés à cet effet, appelés chiens à macareux (puffin dogs). Il subsiste environ 700 spécimens de cette race, tous issus de l'île.
L'endroit étant inaccessible par la route (seul le chemin de pêcheurs était praticable à pied) et également difficilement accessible par la mer en raison de forts courants et souvent du mauvais temps, le village fut abandonné.
Il ne reste aujourd'hui que quelques résidences secondaires.
De Måstad, on peut tenter l'ascension du Mahornet (431 mètres), une montée réservée aux randonneurs sportifs, précise le guide LP.
Aujourd'hui, on ne se sent pas à la hauteur. La sente, à peine visible et en dévers sur le flanc de la montagne, ne nous inspire pas confiance. On se contente des trois premiers lacets afin de bénéficier d'une vue intéressante sur le village avant d'en rester là.
Le retour par le même itinéraire nous fait découvrir des aspects insolites de cette côte auxquels on n'avait pas prêté attention précédemment.
Ici un profil aquilin tourné vers l'océan…
Là, un flotteur géant, ramené par la mer…
Ici et là, des plages aux eaux cristallines dignes des Seychelles, la chaleur en moins ;-)
Au loin, l'île de Moskenesøya où nous serons dès ce soir.
D'ici là, poursuivons la découverte de Værøy, il est à peine 15 heures. Une carte affichée au niveau du parking permet rapidement de faire un point. Après les 15 kilomètres que nous venons de parcourir, nous cherchons quelque chose de light.
Une balade facile de 2 kilomètres vers le phare de Kvalnes nous convient parfaitement.
Aussitôt vu, aussitôt décidé ! Le camping-car est déplacé jusqu'à l'extrémité opposée de l'île. En cours de route, d'autres belles plages !
A travers une prairie fleurie, c'est l'occasion d'observer cette délicate orchidée, Orchis rouge sang !
Le nez en l'air pour suivre le vol des goélands, le nez par terre pour suivre le sautillement des huitriers pie… Les yeux posés sur la ligne de crête ou rivés sur l'horizon… .. chemin faisant jusqu'au phare, nous goûtons à la solitude de Værøy.
Pour finir, il nous reste à jeter un œil sur Sørland, le village principal de l'île, bien emmitouflés et encapuchonnés en raison d'un vent glacial pendant que les enfants de Værøy en petite tenue, s'amusent à des jeux d'eau dans leur jardin. C'est l'été, finalement !
Frigorifiés, nous finissons pas nous réfugier dans le camping-car et à nous placer dès 19 heures dans la queue pour le ferry de 22 h 45. A cette heure, nous sommes les troisièmes de la file (au final sur une dizaine de véhicules seulement).
Popote, dîner et tâches diverses nous occupent jusqu'au départ du ferry qui, avec près d'une heure de retard, se fait ardemment désirer et par la même nous fera arriver bien tard à Moskenes.
Il est plus d'une heure du matin quand nous stationnons Pössl à l'extrémité Sud de l'île de Moskenesøya, après le village et le tunnel de Å, curieusement en même temps que nos voisins campeurs de la nuit dernière.
Sur le parking de Å, tout le monde dort déjà. Nous nous dépêchons d'en faire autant, après une journée à rallonge… inoubliable.
Værøy a été à la hauteur de nos attentes. Espérons qu'il en sera de même des autres îles des Lofoten !
Distance parcourue dans la journée : 20 km en véhicule et autant à pied !
Village de Måstad à Værøy

Moskenesøy : Des rorbuer de Å à… la plage de Kvalvika
J19 : Vendredi 27 juin 2014
Réveillés en fanfare par le raffut des goélands, notre premier coup d'œil va au ciel. Nous sommes immédiatement rassurés, il fait un temps magnifique.
Les six prochains jours seront consacrés à la traversée des îles Lofoten, du sud au nord. Nous n'aurons plus à utiliser de ferry, les îles sont maintenant toutes reliées entre elles par des ponts ou des tunnels sous-marins. L'E 10 qui les traverse d'un bout à l'autre a été classée route touristique nationale.
Semblables à un dragon marin hérissé, les îles Lofoten se présentent comme une chaîne de montagnes boisées surgie de la mer, entrecoupée de lacs et de fjords abritant des baies aux eaux claires et des villages pittoresques.
Nous sommes pour le moment à Moskenesøy, la plus méridionale des Lofoten, plus précisément à la pointe sud, à proximité du village de Å.
Avant de poursuivre plus loin, un petit tour à pied s'impose pour explorer le bout de la péninsule.
Côté mer s'étend le Vestfjord séparant l'archipel du continent d'où surgissent les contreforts de l'île de Varøy.
L'océan est d'un calme impressionnant et le sentiment de solitude à peine rompu par le joyeux piaillement des goélands et le clapotis de la mer juste ridée.
A l'opposé, côté terre, les pêcheurs commencent à s'activer dans le village de Å (qu'on prononce O) mais à cette heure, la localité reste encore préservée des touristes qui la visitent en nombre tous les jours.
Avec sa rangée de rorbuer rouges (ces cabanes traditionnelles de pêcheurs) le long du rivage, avec ses séchoirs à poisson et sa colonie d'oiseaux de mer, c'est l'un des villages les plus typiques de l'archipel.
Mais Moskenesøy, ce sont également des reliefs escarpés aux sommets desquels la vue est époustouflante. C'est le cas des environs de Reine que l'on admire depuis les hauteurs de Reinebringen. Bien que réputée difficile avec 450 mètres de dénivelé pour 1,3 kilomètre seulement, cette randonnée est notre objectif prioritaire.
Pourtant, au pied de la montée, un panneau va immédiatement semer le doute. Est-ce vraiment prudents de nous lancer sur un terrain aussi difficile ?
Stimulés par les magnifiques panoramas vus en photos, nous attaquons la grimpette avec courage mais très vite le doute refait surface. Le terrain est instable, des pierres se dérobent sous nos pieds, la terre s'effrite à notre passage. La montée est verticale à tel point qu'on a l'impression de faire du sur-place. Même en multipliant les pauses, nous n'arrivons pas à récupérer alors que des jeunes nous dépassent en avalant les dénivelés quatre à quatre. Le moral est dans les chaussettes !
Les difficultés se corsent encore avec un ultime passage scabreux sur les racines d'un arbre laissées à nu par un éboulement de terre. Craignant que la suite ne soit pire, nous abdiquons, préférant ne pas prendre davantage de risques. Tant pis pour Reinebringen et ses vues fabuleuses, on se contentera d'admirer le village d'en bas. On a gravi 200 mètres sur les 450 prévus.
Mais pas question de rester sur un échec. Nous planifions immédiatement une nouvelle randonnée pour l'après-midi tout en veillant à rester plus raisonnables dans nos choix. La plage de Bunes, accessible en 1 heure à pied après une traversée du Reinefjord en bateau, aurait pu convenir mais les horaires du navire ne nous arrangent pas.
C'est alors une autre plage que nous retenons, Kvalvika ou plage de la Baleine, située sur la côte nord de Moskenesøy. Si le point de départ de cette nouvelle balade n'est qu'à quelques kilomètres à vol d'oiseau, la configuration de l'île impose un détour afin de contourner son centre montagneux. En outre, des travaux titanesques sur l'E10 ralentissent considérablement le trafic, réduisant la chaussée à une voie imposant une circulation alternée. Mais nous ne sommes pas pressés, ce sont les vacances ! Ce ralentissement nous permet de profiter encore mieux des paysages.
Les belles vues se succèdent tout au long de cette route touristique nationale.
Les ponts aussi participent à l'harmonie des lieux.
Sur le trajet, Hervé s'arrête pour acheter l'objet indispensable aux Lofoten, une canne à pêche, qu'il espère étrenner dès ce soir.
Mais avant cela, allons voir à quoi ressemble cette fameuse plage. Quatre jeunes Français, rencontrés au départ de la randonnée, nous rassurent en qualifiant le parcours de "très chouette".
Après avoir traversé un terrain tourbeux sur des planches, le sentier prend la direction d'un col, tout en laissant derrière lui un fjord échancré d'où surgit une chaine montagneuse et un chapelet d'îlots.
Au bout d'une demi-heure, si l'on commence à apercevoir la plage, il faut compter une bonne demi-heure de plus pour atteindre l'étendue de sable.
Une fois arrivés, quel plaisir de marcher pieds nus sur le sable. Quant à se baigner, c'est une autre histoire. Avec un vent glacial, le froid ressenti nous paraît inférieur à la douzaine de degrés affichés par le thermomètre. Tremper les orteils dans l'eau est déjà un exploit.
Retour au camping-car à 18 heures après une randonnée de 6 kilomètres en 2 heures et demie, pause sur la plage comprise, avec 200 mètres de dénivelé. Très chouette, effectivement et plage magnifique.
Il nous reste alors à rallier le port de Ramberg, sur l'île de Flakstadøy toute proche, où j'avais repéré une possibilité de stationnement pour la nuit ainsi qu'un point d'approvisionnement en eau.
Quelques pêcheurs, Français de surcroît, sont déjà en train de taquiner le poisson. Il n'en faut pas davantage à Hervé pour déployer sa canne et se joindre à eux. Ni une ni deux, mais huit petites morues mordent à l'hameçon. Les plus petites feront le régal des mouettes, les autres gagneront le réfrigérateur en attendant de passer à la poêle demain midi.
Avec un excellent spot de pêche, un point d'eau disponible à volonté et un lieu de stationnement spacieux, le port de Ramberg sera notre abri pour la nuit.
Distance parcourue dans la journée : 50 km
Plage de Kvalvika

Flakstadøy : Des orques entre Nesland et Nusfjord
J20 : Samedi 28 juin 2014
Avec le maintien du beau temps, nous poursuivons notre découverte des Lofoten, aujourd'hui l'île de Flakstadøy qui comme sa voisine Moskenesøy ne manque pas de sommets panoramiques.
Parmi les randonnées possibles, j'avais sélectionné celles vers Volandstinden, Nesheia ou Hestræva, toutes rangées dans la catégorie "difficulté moyenne" malgré leur dénivelé conséquent. Mais après l'expérience d'hier, nous sommes méfiants. Si elles sont toutes du même acabit que celle d'hier vers Reinebringen…
C'est pour cette raison que nous choisissons finalement de relier Nesland à Nusfjord, un parcours classé facile, sur un sentier de bord de mer. Un itinéraire que nous avions écarté au moment de la préparation, Hervé trouvant qu'il manquait de hauteur.
C'est l'occasion de vérifier si son jugement était fondé.
A 8 h 30, nous sommes déjà à pied d'œuvre dans le village de Nesland et dix minutes plus tard, le village laissé derrière nous, a l'air d'une miniature.
Le sentier suit effectivement le bord de mer. Jusque là, pas de difficulté. En outre, le parcours est au soleil et à l'abri du vent, ce qui est un avantage incontestable.
Ajoutez à cela de belles vues sur l'oc��an ! Ce début est bien plus prometteur qu'il n'y paraissait.
Mais il n'a cependant rien d'une promenade tranquille. De petites montées suivies d'autant de descentes demandent des efforts sans relâche.
Sur une butte, nous nous accordons volontiers une pause devant une mer aussi lisse qu'une nappe d'huile, survolée par quantité d'oiseaux.
Quand, tout à coup, là… au ras de l'eau… Pschiiii ! N'est-ce pas un souffle ?
Pas de doute, c'est un groupe d'orques. D'ailleurs, en prêtant l'oreille et bien qu'elles soient à 200 mètres du rivage, on les entend nettement souffler.
Médusés et tout excités par cette rencontre inattendue, nous suivons leurs gracieuses évolutions. Même les chalutiers en train de pêcher sur le site s'écartent pour les laisser passer.
Quand elles s'éloignent définitivement, nous reprenons le cours de notre randonnée, décidément loin d'être une balade du dimanche.
Bientôt c'est un labyrinthe rocheux qui nous obligera à chercher notre passage, à revenir sur nos pas, à sauter d'un bloc à l'autre avant de nous en extraire par une échelle.
Au bout de deux heures, à l'approche de Nusfjord, la côte rocheuse commence à s'égayer du rouge vif des maisons traditionnelles, d'abord isolées, puis plus serrées autour du port.
Avec ses maisons sur pilotis, ses pontons de bois, ses bateaux de pêche aux couleurs pimpantes, le village est vraiment ravissant. Un véritable tableau de carte postale !
Bref, contrairement à nos a priori, c'est une randonnée qui vaut le coup pour les paysages, les deux beaux villages et surtout pour une possible rencontre avec des mammifères marins. On aurait eu tort de l'écarter !
En tout : 12 kilomètres, 5 heures visite et pauses comprises, 500 mètres de dénivelés cumulés (mine de rien !). Une randonnée, certes facile, mais en raison de deux ou trois difficultés, pas tout à fait une promenade de santé.
En tout cas, à l'issue d'une bonne demi-journée de marche au soleil, nous ressortons avec plaisir short et sandales, l'été norvégien semble de retour.
D'ailleurs même les moutons ressentent le besoin de se rafraîchir les pattes.
Mais, en cours d'après-midi, de retour du côté de Ramberg, l'atmosphère est toute autre : mer agitée, vent et froid +++. Sandales et shorts sont à nouveau rangés.
Alors même que la plage de Ramberg offre tous les attributs d'une grève tropicale, le bonnet de laine est plus approprié que le bonnet de bain.
En revanche, ce temps est idéal pour la pêche et depuis le quai de Ramberg, la prise est aussi bonne que la veille. Deux gros lieus jaunes vont améliorer l'ordinaire et finir à la casserole pour le dîner.
Bien que Ramberg nous plaise beaucoup, nous avons un autre projet pour la fin de soirée : assister au soleil de minuit. Dans cet objectif, il faut trouver un lieu orienté au nord. On n'aura pas à aller bien loin. Peu après la sortie de Ramberg, un spot en bord de mer répond parfaitement à nos attentes. Un motocycliste allemand y a déjà planté sa tente, une voiture y est également garée. Dans notre Pössl, nous leur tiendrons compagnie.
Dans un premier temps, nous restons à l'abri dans le camion, à contempler le ciel que les nuages décorent de traînées d'or. Il est un peu plus de 23 heures.
Vers 23 h 30, nous tentons une courte sortie sous la lumière arctique.
Mais, brrr, le vent est si glacial que nous rajoutons un Kway par-dessus deux vestes polaires et un épais coupe-vent. Malgré toutes ces épaisseurs, le froid nous transperce si bien que notre seul souhait est de vite, vite nous mettre sous la couette sans attendre les douze coups de minuit.
A minuit pile, notre carrosse ne s'est pas transformé en citrouille (ouf !) mais nous avons entendu la voiture garée à côté de nous quitter discrètement les lieux, nous laissant seuls en compagnie du campeur allemand.
Distance parcourue dans la journée : 35 km
Nusfjord

Plongées dans le Vestfjord et pêche à Henningsvær
J21 : Dimanche 29 juin 2014
Si la Norvège est principalement connue pour ses fjords et ses glaciers, elle possède également des fonds sous-marins intéressants, ce qui ne pouvait échapper à mon plongeur de mari.
La plongée avec bouteilles se pratique dans plusieurs régions du pays, notamment dans le Sud autour de Kristiansand, dans l'Ouest autour de Bodø et bien entendu ici, dans l'archipel des Lofoten, plus particulièrement autour de Ballstad sur l'île de Vestvågøy. C'est là que nous avons repéré le centre de plongée "Lofoten Diving" mais n'avons fait aucune réservation.
C'est donc cette direction que nous prenons ce matin afin d'aller aux renseignements et voir s'il est possible de programmer une ou deux plongées dans les prochains jours.
Je ne vous fais pas de long laïus à propos de météo, il fait toujours aussi beau quoique toujours frais (10 degrés seulement en milieu de matinée).
Ballstad se trouvant sur l'île voisine de Vestvågøy, nous passons, comme si de rien n'était, d'une île à l'autre par un tunnel sous-marin.
Au passage, toujours de belles plages mais aussi des pâturages et des exploitations agricoles. Derrière leur enclos, ces belles vaches Highland nous regardent avec curiosité, à moins que ce soit le contraire ;-)
Le centre de plongée est dirigé par Daniel, secondé pour la saison par Robert, un journaliste, photographe et moniteur de plongée suisse. Ils nous réservent un accueil chaleureux.
Daniel propose à Hervé soit de faire une plongée illico et une autre dans l'après-midi soit d'en faire une première cet après-midi et une deuxième demain matin.
Il s'agit bien sûr de plongée en combinaison étanche, une pratique qu'Hervé a déjà pu expérimenter en Islande l'été dernier.
Après réflexion, nous optons pour la deuxième proposition afin de laisser au plongeur le temps de se préparer mentalement à l'exercice. Rendez-vous est pris pour 15 heures.
Entre-temps, nous poussons jusqu'au port de Ballstad. Tourné vers l'industrie du poisson, la localité n'a cependant pas le charme des autres villages précédemment visités.
Dès 14 heures, le plongeur fébrile nous ramène devant le local de plongée. C'est que la préparation demande plus de temps que la plongée elle-même.
Je laisse la parole au plongeur : " Cette première plongée est une plongée de réadaptation sur un site à cinq minutes en bateau. La mer est calme, l'eau à 9 degrés avec une visibilité de 8 à 10 mètres sans courant. En binôme avec Robert, nous flânons tranquillement à 6/8 mètres de profondeur tout en observant poissons et petits organismes marins : nudibranches, étoiles de mer, éponges, lompe en train de couver ses œufs et... un curieux organisme : le cténophore (macroplancton)
Bref, une plongée toute en minutie et en douceur pour une réadaptation réussie".
Au retour, chargé comme un baudet… mais ravi et impatient de renouveler l'expérience demain matin.
La journée a filé à toute vitesse, il est déjà l'heure de trouver un lieu de bivouac pour la nuit. J'avais noté que le stationnement des camping-cars était toléré en surplomb de la magnifique plage d'Uttakleiv. Ce n'est qu'à 20 kilomètres, on s'y rend sur le champ.
La plage est sublime effectivement.
En plus, à l'extrémité du parking, l'ancienne route contournant la montagne est devenue un chemin de randonnée et un excellent prétexte à une belle promenade.
Distance parcourue dans la journée : 90 km
J22 : Lundi 30 juin 2014
Pas de changement côté météo, il fait invariablement beau et toujours frais (11 degrés). Comme d'habitude et bien qu'il soit déjà 8 h 30, nous sommes les premiers à bouger notre camping-car. C'est à croire que les camping-caristes sont adeptes de grasses matinées.
Retour à Ballstad pour une deuxième plongée, aujourd'hui, sur une épave.
Il s'agit d'un bateau de pêche islandais ultra-moderne, le "Gudrun Gisladottir" qui a heurté un rocher dans le détroit de Napp, entre les îles de Flakstadøy et Vestvågøy le 18 juin 2002. Après plusieurs tentatives de remorquage, les pompes de renflouages sont tombées en panne. Les secours ont été obligés de le laisser sombrer. Le bateau coula le lendemain de l'accident, près de Ballstad, à vingt minutes en bateau du centre de plongée. Il repose sur un lit de sable à 40 mètres de fond.
C'est Hervé qui vous conte la suite :
"Après un briefing très détaillé, c'est avec Daniel et un jeune stagiaire norvégien que je fais équipe aujourd'hui pour une plongée plus engagée le long de la coque du navire entre 35 et 40 mètres de profondeur. Tout le matériel est encore sur place. La cabine de pilotage toujours intacte a été investie par des morues et des éponges.
Visibilité 10 à 12 mètres. Pas de courant.
D'une façon générale, ces deux expériences m'ont permis d'approfondir la pratique de la plongée en combinaison étanche que je pense maintenant maîtriser parfaitement ou… presque ! "
A l'issue de la plongée, Hervé s'offre un bain supplémentaire dans un bac d'eau douce, une façon originale de rincer le matériel. Il a l'air d'apprécier !
Après cet intermède "Lofoten under the sea", nous reprenons la découverte terrestre de l'archipel mais à partir de maintenant, en faisant un peu les choses dans le désordre.
En effet, pour ne pas trop solliciter la résistance du plongeur, nous irons d'abord sur l'île de Austvågøy visiter tranquillement Henningsvær cet après-midi avant de revenir demain pour approfondir l'exploration de Vestvågøy.
Nous traversons Austvågøy par la très belle route 815 en passant au pied du Justadtinden que nous gravirons demain. Ensuite, c'est la 816 qui finit de nous conduire à Henningsvær.
Situées sur un étroit promontoire au pied de pics escarpés, les jolies maisons sur pilotis valent au village le surnom de "Venise des Lofoten", une appellation sans doute un peu exagérée mais un lieu agréable et branché où il fait bon flâner entre cafés et galeries d'art.
On y repère, pour le dîner, le restaurant Fiskekrogen qui nous semble bien alléchant jusqu'à ce que… depuis un ponton voisin, Hervé ne fasse une pêche miraculeuse : cinq gros maquereaux (d'un kilo chacun) et beaucoup d'autres s'il avait insisté. Il en donne deux à un touriste luxembourgeois qui l'observait depuis la fenêtre de sa résidence.
Dans ces circonstances, ce sera dîner maison avec au menu… devinez quoi ? Ce dîner et la nuit à venir ont pour décor la plage de Rorvika, à l'intersection de l'E10 et de la 816, alors qu'une brume épaisse commence à couvrir les sommets. Annoncent-ils un changement météo ?
Distance parcourue dans la journée : 110 km
Cténophore

Vestvågøy : du sommet du Justadtinden à la plage d'Eggum
J23 : Mardi 1er juillet 2014
Les nuages d'hier soir ont-ils pris le dessus ? Non, pas du tout, il fait toujours un temps magnifique en ce premier jour du mois de juillet.
Comme je l'avais précisé antérieurement, nous retournons sur nos pas aujourd'hui jusqu'à Justad afin de randonner.
Comme hier, nous reprenons la 815 presque jusqu'à Leknes, ce qui nous permet de revoir ces mêmes paysages à la fois côtiers et montagneux sous un autre angle.
En passant d'une île à l'autre, ce pont très esthétique mérite un court arrêt.
Pour une fois, nous ne sommes pas très matinaux. Le temps de faire le trajet jusqu'à Justad, il est déjà 10 h 45.
Nous avons retenu la randonnée vers les crêtes du Justadtinden pour deux raisons. Bien que ce soit un parcours long (14 km AR pour 900 mètres de dénivelé), il semblait à notre portée car nous sommes meilleurs en endurance qu'en vitesse. L'abandon à Reinebringen a sérieusement ébranlé notre confiance en nous.
L'auteur du site Internet rando-lofoten parle d'un "festival de panoramas", on ne veut pas rater ça, alors zou, en avant !
Pour commencer, le sentier suit tout en douceur la ligne de crêtes. Au bout d'un quart d'heure de marche, déjà un premier aperçu sur une vaste lande avec la petite ville de Leknes en arrière-plan !
Plus on monte, plus la vue s'élargit, dominant maintenant une zone de lacs et de tourbières. Au fond, le Vestfjord et les contreforts des îles voisines.
Ensuite, le parcours se fait plus raide, en traversant une grande prairie d'altitude avant d'atteindre le sommet, malheureusement un peu couvert. Il est 13 heures.
Mais quelques trouées plus claires vont malgré tout nous permettre d'assister au festival de panoramas.
Sur le chemin du retour, un dernier coup d'œil au Justadtinden.
Arrivée au camping-car à 15 h 15.
Bilan : une très belle randonnée, certes longue (14 km aller/retour), avec un dénivelé cumulé de 900 mètres, mais sans difficulté technique, faite en 4 heures et demie pauses comprises (au lieu des 5 à 6 heures annoncées).
Bref, voilà de quoi regonfler notre ego ;-)
La journée étant déjà bien entamée, on peut dès à présent réfléchir à une destination pour la nuit. Parmi les différents repérages que j'avais faits, j'étais particulièrement attirée par la plage d'Eggum, réputée très belle et par ailleurs idéale pour assister au soleil de minuit. C'est à une trentaine de kilomètres, on y fonce illico.
Pour changer un peu, nous traversons cette fois l'île de Vestvågøya par la E10 avant de tourner vers le nord, en direction d'Eggum.
La piste continue après le village et s'arrête en cul-de-sac à l'entrée de la réserve naturelle. C'est là que le stationnement des camping-cars est permis, moyennant 100 couronnes à payer au café du site. Un contrôle est effectué en fin de soirée, resquilleurs s'abstenir !
C'est un très beau spot très prisé, complété par un bel itinéraire de randonnée entre Eggum et Unstad, l'occasion d'une petite marche postprandiale.
Le chemin suit le bord de mer. Pourtant, ce décor, juste en retrait de la côte, pourrait faire croire à un paysage de montagne.
Le clou du parcours reste cependant cette sculpture, faisant partie du projet "Skulpturlanskap", 33 œuvres d'art modernes et originales, se mariant parfaitement avec le paysage, réparties dans toute la région du Nordland.
Celle-ci, intitulée Hode (ou Head) est l'œuvre du Suisse Markus Raetz. A première vue, une simple tête de granit.
Mais, en tournant autour du socle, vous finissez par voir et avoir la tête à l'envers ;-)
C'est donc un peu tourneboulés, la tête remplie d'un festival d'images, que nous nous retirons dans notre camion pour une soirée sous les rayons du soleil de minuit.
Distance parcourue dans la journée : 80 km
Du sommet de Justadtinden

Mont Hoven (Gimsøy) et retour sur le continent
J24 : Mercredi 24 juillet 2014
Cette dernière journée sur les îles Lofoten promet encore d'être radieuse. Pas un nuage dans le ciel, déjà 12 degrés ce matin mais il fera jusqu'à 18 dans la journée. Chic, ça se réchauffe ! Dès 8 heures, c'est parti pour l'île de Gimsøy !
A sa pointe nord se dresse le mont Hoven (368 mètres), une montagne solitaire et facile à gravir, offrant des vues paradisiaques, paraît-il.
Une randonnée facile (4 km, dénivelé 400 mètres, 2 heures).
Sa silhouette massive qui tranche avec les crêtes acérées du reste des Lofoten inspire confiance.
A ses pieds quelques maisons de vacances dans un cadre bucolique et paisible ! Nous sommes séduits !
Le sentier menant au mont débute près du golf en chantier. Pour cette raison, le début est un peu confus. Mais, une fois sur la trace, l'ascension est aisée et le rapport qualité/effort excellent.
Du sommet du mont Hoven, nous contemplons des panoramas époustouflants. Entre rêve et réalité, nous nous imaginons transportés dans un coin du monde plus exotique.
Nous ne connaissons pas (encore) la Nouvelle-Calédonie maisce marais n'a-t-il pas des airs de famille avec le Cœur de Voh rendu célèbre par le photographe Yann Arthus-Bertrand.
Cette anse de sable blond aux eaux cristallines n'a-t-elle pas tous les attributs d'une plage tropicale des Caraïbes ou de l'océan Indien ?
Avec son eau turquoise, dans laquelle on imaginerait volontiers des bancs coralliens, et sa chaîne montagneuse tombant dans l'océan, on se croirait presque en Polynésie.
Il ne manque que la chaleur ? Oui, mais ça se réchauffe, je vous l'assure.
Quand nous nous arrêtons sur l'E10 (peu après le camping de Lingvaer) pour nous amuser avec nos reflets et ceux des montagnes derrière nous, nous sommes déjà en bras de chemise. Nous n'avons pas encore détaché nos bas de pantalon mais ça ne saurait tarder.
"Miroir, mon beau miroir". Cette drôle d'installation fait elle aussi partie du projet "Skulpturlanskap". Sans titre, œuvre de l'artiste américain Dan Graham, elle sublimise les magnifiques paysages des Lofoten où chacun compose son propre tableau. Nous créons le nôtre.
Quelques heures plus tard, en nous promenant dans la petite ville de Svolvær, la tenue des touristes et des locaux ne trompe pas. En arborant sandales, shorts, petites robes et manches courtes, ils signent le retour de la douceur voire de la chaleur en plein midi.
D'ailleurs partout le long des fjords bordant l'E10 puis la Fv 888, les Norvégiens pratiquent le bain de soleil (à défaut du bain tout court pour l'instant).
A la pointe nord de l'île de Austvågøy, peu après Delp sur la rive du Grunnfjord, nous en faisons autant, un long bain de pied et de soleil avant de nous mettre à la recherche du lieu idéal où passer la nuit tout en étant bien orienté pour profiter le plus longtemps possible des rayons du soleil.
Nous n'aurons pas à chercher bien loin. Moins de 10 kilomètres plus loin, au niveau du hameau de Sande, nous nous dirigeons vers l'église et le cimetière en sachant qu'il y a toujours un parking à proximité de ce type de lieu. Après le cimetière, une trace mène à un ancien terrain de sport au bord d'une plage.
L'endroit est parfaitement orienté et aussitôt adopté. Quant à la plage, elle est le domaine de sternes arctiques, très agressives. Nous comprendrons vite à quoi peut bien servir le bâton surmonté d'un casque de chantier planté à l'entrée de la grève. Hervé met le casque, je brandis le bâton pour nous mettre à l'abri des coups de bec des sternes sur nos têtes. Ainsi protégés nous pouvons nous aventurer jusqu'au bord de l'eau.
On pensait rester seuls dans cette péninsule un peu isolée. Que nenni ! L'emplacement de notre camping-car visible depuis la route en attire bientôt deux autres : un petit camping-car rouge conduit par un papy allemand puis un petit combi qui repartira rapidement. Le premier nous tiendra compagnie pour la soirée.
On pensait veiller jusqu'à minuit mais après 22 heures, on s'effondre. Dans notre demi-sommeil, on entend le camping-car rouge démarrer et quitter les lieux sans doute une fois les douze coups de minuits sonnés.
Quant à nous, en ouvrant un œil puis deux à 2 heures du matin, nous ne sommes pas près d'oublier le spectacle qui s'offre alors à nos yeux à présent grands ouverts.
Un dégradé de rose sur un ciel toujours bleu et un soleil malgré l'heure tardive (ou matinale, c'est comme on veut) toujours aussi brillant.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
J25 : Jeudi 3 juillet 2014
Ce matin, c'est une douceur inhabituelle qui nous tire du lit. Surprise, il fait déjà 18 degrés à 8 heures. La hausse des températures a donc bien l'air de se confirmer.
Mais toutes les bonnes choses ayant une fin, c'est aujourd'hui que nous quittons l'archipel des Lofoten pour retrouver le continent.
Ce séjour a dépassé nos attentes avec un temps splendide durant sept jours consécutifs, des paysages montagneux et côtiers sublimes, de magnifiques randonnées et des lieux de bivouac exceptionnels. Ce fut un enchantement permanent !
Alors, en empruntant pour la dernière fois cette route touristique E10 à destination du ferry de Lødingen, c'est avec un brin de nostalgie que nous voyons disparaître les pics escarpés des Lofoten au profit des monts plus arrondis des Vesteralen.
Un nouveau pincement au cœur en embarquant sur le ferry à destination de Bognes et en faisant définitivement nos adieux au grand Nord ! En prenant résolument la direction du sud, il faut nous rendre à l'évidence, notre voyage entre dans sa phase retour. Dans dix jours, nous serons à Hanovre.
Mais d'ici là, il reste encore beaucoup de découvertes à faire.
En ayant privilégié de petites étapes sur les Lofoten et un rythme cool pour notre Pössl, maintenant qu'il faut rentrer, il va falloir mettre les bouchées doubles. Les vacances, c'est fini pour Pössl. Il va devoir rouler car plus de 200 kilomètres nous séparent de notre destination du soir, dans les environs de Bodø.
Dans l'immédiat, c'est facile, il suffit de suivre la file sortie du ferry et de descendre plein sud par la route Arctique (E 6) jusqu'à Fauske.
Au passage, ces dômes granitiques nous font penser aux reliefs de Yosemite (USA)
Le ciel devient tristounet en progressant vers le Sud. Sur la 80, entre Fauske et Bodø où nous sommes déjà passés il y a huit jours, il pleuviote tout comme la dernière fois.
En optant, un peu avant Bodø, pour la fameuse route Côtière (Kystriksveien ou Rv 17), le temps est à peine meilleur. Il ne pleut plus mais il fait gris sur Saltstraumen et les températures sont paradoxalement inférieures à celles de ce matin plus au nord.
C'est ici qu'on peut observer le maelström le plus puissant du monde. Le phénomène est le plus spectaculaire au moment du changement de marée soit entre 21 et 22 heures aujourd'hui.
Dans le détroit de Saltstraumen, long de 3 kilomètres et large de 150 mètres, la marée provoque le déversement d'un fjord dans un autre. Toutes les six heures, 400 millions de mètres cubes d'eau déferlent à une vitesse de 20 nœuds dans un sens, puis dans un autre, créant d'impressionnants remous et tourbillons.
En attendant, nous pensions nous installer au camping en bord de fjord, mais quand nous découvrons à quoi ressemble le camp, une concentration d'une centaine de mobilhomes et de trailers, nous changeons aussitôt d'avis.
Pendant que je profite discrètement de la buanderie du camp, Hervé tire une nouvelle fois le dîner du fjord, à savoir trois beaux lieus qui lui sautent littéralement dans les bras ou… presque !
Après avoir jeté un coup d'œil aux tourbillons du maelström, nous reprenons la route vers 22 heures afin de trouver un lieu de bivouac plus confidentiel. A proximité du hameau de Valnes, à l'écart de la route 17, nous trouvons notre bonheur : un tout petit parking (2 places max) au bord d'une rivière.
Cette étape de transition n'était pas spécialement exaltante mais néanmoins incontournable pour accéder à partir de demain et pour les trois prochains jours aux plus jolis paysages de la route Côtière. Avec le retour du soleil, espérons-le !
Distance parcourue dans la journée : 325 km
Au sommet du mont Hoven

Sur la route Côtière (Rv 17) : le glacier occidental du Svartisen
J26 : Vendredi 4 juillet 2014
Réveillés à 4 heures du matin par un bruit de portières qui claquent, sans doute d'un véhicule ayant partagé notre emplacement sans qu'on sans aperçoive, on en profite pour démarrer la journée à l'aube.
L'étape prévue aujourd'hui sur la route de la Côte va être extrêmement variée en moyens de locomotion. Par conséquent elle risque aussi d'être plus longue que la normale en raison d'éventuels délais d'attente. Nous utiliserons alternativement - le camping-car pour les quelques 230 kilomètres de route - le ferry à deux reprises, en complément de la route - le bateau pour traverser un fjord (le Holandsfjord en l'occurrence) - le vélo pour aller et revenir du débarcadère au point de départ du trail prévu - enfin, nos pieds pour atteindre la base de la langue glaciaire occidentale du Svartisen.
Le premier bateau traversant le Holandsfjord part à 7 h 45. L'embarcadère se trouvant à 130 kilomètres d'ici, il n'est pas trop tôt de partir à 5 heures.
Sur le trajet, le temps est hésitant. Le ciel bleu azur d'où jaillit tel un feu d'artifice un bouquet de nuages vire progressivement au gris maussade.
A Holand, je m'attendais à un quai envahi de cars de touristes. Or nous trouvons un tout petit embarcadère en bois, très mal indiqué et désert.
A 7 h 45, nous sommes les seuls à faire la traversée du fjord, mais peu s'en est fallu qu'on ne rate le départ du bateau. On était pourtant en avance mais l'endroit que j'avais noté était en réalité le centre des visiteurs, à deux kilomètres de l'embarcadère réel. C'est ballot ! Heureusement un habitant du coin nous a remis sur le droit chemin in extremis.
Juste le temps de garer le camion avant de sauter à bord de l'embarcation et déjà on voit le profil du glacier Svartisen apparaître entre deux sommets.
Une fois débarqués sur la rive opposée, il nous reste à contourner le lac glaciaire, un parcours de 3 kilomètres pas particulièrement attrayant alors la commune a prévu des locations de vélos. Il suffit de se servir dans le lot disponible et on paie au retour sur le bateau. Quelques coups de pédale et le tour est joué.
Sur le trajet, pas un chat mais… une famille de moutons, sans doute un peu surprise de nous trouver sur son chemin à cette heure matinale. Les petits, très craintifs, se pressent contre leur mère.
Après avoir laissé maman brebis à ses moutons, intéressons-nous au glacier. En suivant les petits cailloux, nous arrivons en bordure de la langue glaciaire, si près qu'on pourrait la toucher.
Fascinante et d'autant plus impressionnante que nous profitons tout seuls de ce spectacle !
Par un étroit cheminement granitique, nous accédons ensuite à une petite cabane surplombant le lac. De la terrasse le regard balaie l'ensemble du site, ce qui permet de réaliser que ce bras occidental du Svartisen rejoint (presque) la mer. Cette particularité lui vaut d'être le glacier le plus bas d'Europe continentale.
Un dernier coup d'œil à la coulée de glace depuis la rive du lac, après une descente un peu glissante sécurisée par des chaînes et balisée de marques rouges.
A 11 heures, le bateau nous attend pour le retour. Non, pas celui-ci - qui est un voilier privé appartenant à une famille belge de Bruxelles - mais le suivant...
Tiens, y a-t-il un capitaine dans le bateau ? Non ? Heureusement que je suis là pour prendre la barre !
Après cette sympathique excursion, c'est reparti sur la route, mais seulement pour une quinzaine de kilomètres. A Forøy la route 17 cède la place à un ferry qui nous dépose à Agskardet dix minutes pus tard. On remet ça une deuxième fois entre Jektvik et Kilboghamn.
Des passages en ferry très agréables permettant de changer de rythme et d'agrémenter la journée de voyage, d'autant qu'il fait à présent très beau.
La deuxième traversée, plus longue que la première (soixante minutes) se double du passage nord-sud du cercle Arctique. Cette fois, le soleil de minuit, c'est bien fini et la descente vers le sud vraiment confirmée.
Mais aujourd'hui nous n'irons guère plus loin. Vers 17 heures, un peu après Stokkvågen, au pied de ce drôle de sommet en forme de sombrero, nous décidons de nous poser.
J'y avais repéré deux possibilités de stationnement. Après avoir testé les deux, nous finissons par revenir à la première, une aire de pique-nique agréablement située en surplomb du fjord, doublée d'un accès aux rochers pour pouvoir pêcher.
L'activité de la soirée est donc toute trouvée pour Hervé. Tandis qu'il lance sa ligne, je déplie ma chaise pour une délicieuse soirée au bord de l'eau.
Les températures grimpent de jour en jour. Avec 20 degrés au thermomètre en cette fin d'après-midi (bien davantage au soleil), la casquette devient indispensable.
Le pêcheur, ici en pleine action, mettra une nouvelle fois un maquereau dans nos assiettes.
C'est par un bivouac solitaire (aucun autre véhicule ne viendra nous rejoindre) que s'achève cette journée très variée en activités.
Distance parcourue dans la journée : 210 km
Glacier occidental du Svartisen

Helgelandsbrua, Torghatten et Trælneshatten : par monts et par ponts sur la Rv 17
J27 : Samedi 5 juillet
Déjà 20 degrés de bon matin, il flotte sur la côte norvégienne un petit air de côte d'Azur. Alors pas le temps de traîner. Par un si beau temps, nous sommes au volant dès 7 heures en poursuivant la route 17.
Notre destination finale devrait être Brønnøysund, à environ 200 kilomètres.
Mais comme hier notre itinéraire ne se fait pas d'une traite, il comprend aujourd'hui trois passages en ferry. C'est la particularité de cette route Côtière qui zigzague entre les fjords et les îles pour notre plus grand plaisir.
Un plaisir d'autant plus grand qu'avec cette météo exceptionnelle, pas besoin de veste ni de bonnet. C'est cheveux au vent que nous goûtons à la brise marine sur le pont du navire.
De Nesna à Levang, de Tjøtta à Forvik, de Horn à Anddalsvåg : si le premier et le dernier parcours représentent de simples sauts de puce d'une quinzaine de minutes, le deuxième en louvoyant entre îles et îlots pendant une heure est une véritable petite croisière.
Aux ferries il faut aussi ajouter des tunnels et surtout des ponts majestueux, monuments d'ingénierie. C'est le cas du très beau pont de Helgeland enjambant le Leirfjord à Sandnessjøen. Il a tout particulièrement inspiré le photographe qui, pour l'appréhender sous toutes les coutures, multiplie les passages.
Malgré tous ces arrêts, nous finissons bon an mal an par arriver à Brønnøysund en début d'après-midi. Trop tôt pour s'arrêter ? Non, car on a une idée derrière la tête.
A l'extrémité de la péninsule se dresse une montagne percée, Torghatten, que nous avons bien envie de gravir mais pas tout de suite. Il fait 27 degrés, pour le moment beaucoup trop chaud pour marcher. Attendons qu'il fasse plus frais !
Alors si on prenait un bain pour se rafraîchir ? Au pied de Torghatten, le camping du même nom possède une plage bordant un lac artificiel. Nous ne pouvons pas résister malgré une eau un peu boueuse. C'est notre premier véritable bain du séjour mais pas le dernier.
En revanche, sur la pelouse en bord de mer, nous alternons bain de soleil et bain d'ombre jusqu'en soirée.
18 heures, c'est la bonne heure pour gravir la montagne percée. On s'attendait à trouver un petit trou dans une paroi. Or on reste scotchés en découvrant une cavité… un tunnel de 35 mètres de haut, 150 mètres de long et 20 mètres de large.
Véritable fenêtre sur les îles et l'océan…
Si la plupart des promeneurs s'arrêtent à l'entrée de la caverne pour revenir ensuite sur leur pas, une boucle est envisageable.
Nous sommes donc sortis par l'extrémité opposée, descendus par une sente très raide à travers une forêt de bouleaux avant de revenir au parking par le bord de mer. Cette option offre l'avantage de pouvoir admirer la montagne à distance. Superbe !
Une très belle randonnée dans un lieu emblématique de la région, un point de repère visible à des dizaines de kilomètres à la ronde, un lieu mythique, source de contes et de légendes, bref un monument !
En rejoignant plus tard un quai en ville pour la nuit, nous portons un dernier regard à cette montagne sacrée, à l'issue d'une sacrée journée.
Ce soir, on vire la couette tellement il fait chaud. Mais j'ai du mal à dormir entre la chaleur et le vent qui s'est levé en cours de soirée.
A 1 heure du matin, alors que le photographe dort comme un bébé, quelle ne fut ma surprise de voir passer au pied du lit ou presque… le mastodonte Hurtigruten qui fait escale à Brønnøysund toutes les nuits à cette heure-là.
Distance parcourue dans la journée : 190 km.
J28 : Dimanche 6 juillet 2014 Houlà, la chaleur s'installe. Il fait déjà 24 degrés de bon matin et toujours un temps magnifique. C'est parfait car nous avons prévu de randonner dans la matinée avant de continuer notre parcours sur la route Côtière.
La montagne de Trælneshatten, dont le suffixe "hatten" indique un sommet en forme de chapeau, n'a vraisemblablement pas le prestige des pics des Lofoten de sorte qu'Hervé lors de la préparation l'a déclarée "rando moche" et n'est pas très enthousiaste à l'idée de l'entreprendre.
Moi, je suis persuadée qu'au contraire du haut de ses 567 mètres, nous devrions bénéficier d'un panorama exceptionnel sur la montagne percée de Torghatten et les nombreux îlots qui constellent le détroit.
Il ne faut guère plus d'une demi-heure pour rejoindre le point de départ. Pas de chance, les coordonnées que j'avais notées nous conduisent tout droit dans la cour d'une ferme. Mince, mais où est donc le parking ?
Hervé jubile à l'idée que la "rando moche" va tomber à l'eau.
Mais je n'ai pas dit mon dernier mot. Demi-tour et retour sur nos pas de quelques centaines de mètres. Ça y est, cette fois, on y est.
Au fur et à mesure de notre ascension, Hervé révise son jugement pour se rallier à mon opinion.
Oui vraiment, les vues sur la montagne percée de Torghatten, sur les îles du détroit et sur la localité de Brønnøysund valent le déplacement.
Là-haut, autour d'un petit autel en pierre recouvert d'une nappe blanche, autour d'une bougie allumée et d'un bouquet de fleurs des champs, quelques personnes se sont rassemblées. Sont-elles en train de commémorer quelque chose ?
Nous aurons la réponse au cours de la descente en interrogeant un homme qui, lui, est en train de monter, une guitare sur le dos. L'homme est le pasteur de la paroisse, nous sommes le jour du seigneur et il va célébrer l'office du dimanche au sommet de la montagne. D'ailleurs, la file de ses fidèles paroissiens s'étire maintenant tout au long du chemin, certains accompagnés de jeunes enfants alors même que l'aller/retour représente 5 kilomètres, 567 mètres de dénivelé en 3 heures de marche.
Une bonne façon de joindre la foi à l'agréable.
Quant à nous, après nous être bien dépensés et bien sustentés, il va falloir songer à reprendre la route. Notre étape du soir dans les alentours de Steinkjer est encore à plus de 200 kilomètres dont une traversée en ferry entre Vennesund et Holm.
Tout l'après-midi y passe.
Alors, quand la destination approche, nous sommes contents de pouvoir enfin nous poser.
C'est notre deuxième passage dans la région de Steinkjer. A l'aller nous avions passé la nuit sous les sapins de Bølarein. Pour ce deuxième séjour, j'ai choisi Paradisbukta. En norvégien, "bukta" signifie baie. Quant à "paradis", inutile de traduire. Bref, un joli nom pour une base de loisirs et une plage en bord de fjord.
Avec une température ambiante de 28 degrés et une eau de baignade à 22 degrés en surface, ce paradis ne peut mieux tomber. En deux temps trois mouvements, le maillot de bain est enfilé et les brasses enchaînées dans le fjord. Un délice !
A cette heure (19/20 heures) et en cette fin de week-end, il reste encore quelques personnes sur la plage mais quand les derniers baigneurs, promeneurs et pique-niqueurs quittent le site, nous avons ce paradis pour nous tout seuls ou… presque (seulement un autre camping-car sur place).
Distance parcourue dans la journée : 265 km
La montagne percée de Torghatten

De Trondheim à Oslo en passant par le parc national de Dovrefjell
J29 : Lundi 7 juillet 2014 21 degrés à 7 heures et toujours un super temps. C'est inouï ! Aujourd'hui pas de randonnée, enfin si, mais une petite en fin de journée. Dans un premier temps, c'est la visite de Trondheim qui est au programme. A l'aller, nous avions contourné la ville pour éviter d'avoir à parcourir deux fois le même trajet. Cette fois nous comptons bien nous y arrêter.
La troisième plus grande ville du pays étant distante de 120 kilomètres, il vaut mieux y arriver le plus tôt possible. L'entrée en ville avec un camping-car, même de la taille de Pössl, est toujours un peu stressante.
D'ailleurs, il nous faudra presque trois heures pour rejoindre le centre de Trondheim depuis Steinkjer. J'y avais repéré un parking gratuit pour camping-cars mais à cette heure de la matinée, les places occupées depuis la veille n'ont pas encore été libérées. C'est donc sur une place payante que nous sommes obligés de nous garer. A ce compte-là, on aurait pu se garer dans n'importe quelle autre emplacement en centre-ville. Tant pis !
Avec ses rues larges et son centre partiellement piétonnier, la ville est très agréable à visiter et ne manque pas de charme.
De la cathédrale Nidaros, le plus vaste édifice médiéval de Scandinavie…
… jusqu'au quartier historique de Gamle Bybro ("pont de la vieille ville") avec ses pittoresques entrepôts des XVIIIe et XIXe siècles qui rappellent ceux de Bergen, en passant par Torvet, le centre-ville moderne et ses enseignes internationales…
Mine de rien, les kilomètres s'enchaînent sous une chaleur de plus en plus forte, dépassant à présent les 30 degrés. Alors à l'heure de midi, je me verrais bien déjeuner au bord de l'eau. Le quartier de Bakklandet au bord du fleuve Nidalva semble le plus adapté à mes attentes. Malheureusement, nous ne trouvons rien directement au bord de l'eau ou plutôt si… mais trop tard, une fois que nous aurons déjeuné à l'une des tables installées sur le trottoir dans Nedre Bakklandet.
Dommage, le restaurant asiatique "Bryggen Asian Cooking" avait la terrasse dont je rêvais ! Pour une prochaine fois !
Pour le moment, la montée au fort Kristiansten aura définitivement raison de notre résistance. Après la visite du site dominant la ville, nous n'avons qu'une hâte, vite, nous reposer à l'ombre, sur la pelouse du parc de Marinen, au bord du fleuve.
De retour dans un camping-car surchauffé, nous abrégeons le séjour avant le délai fixé par le parcmètre, aspirant à un peu plus de fraîcheur dans les montagnes. Nous serons bientôt servis.
En effet, notre destination du soir est prévue dans les alentours de Dombås, à Hjerkinn exactement, 150 kilomètres plus au sud. En arrivant sur place vers 19 heures, c'est le jour et la nuit avec Trondheim.
Ici fini le ciel bleu ! A plus de 1 000 mètres d'altitude, la chaleur de ces derniers jours est en train de tourner à l'orage et la température plus proche des 15 que des 30 degrés. Nuages menaçants et déjà un peu de pluie couronnent le tableau.
Le parc national de Dovrefjell est connu pour abriter des troupeaux de bœufs musqués. Nous projetons d'aller à leur recherche demain. Nous pourrons soit prendre une navette nous conduisant de Hjerkinn à Snøheim pour tenter d'en approcher par nous-mêmes en sillonnant le coin au hasard, soit nous joindre à un safari guidé dont le rendez-vous est à Hjerkinn, justement.
Il n'est pas nécessaire de réserver d'avance alors nous verrons bien, car la météo n'a pas l'air d'être optimiste pour demain.
Dans l'immédiatement, profitons entre deux averses de grimper vers le point de vue de Snøhetta où un abri très design permet d'admirer le panorama sans souffrir du froid.
Par une piste un peu cahoteuse, Pössl se hisse jusqu'au parking à 1150 mètres. De là nous rejoignons à pieds et par un large sentier le point de vue situé 1 500 mètres plus loin.
Devant nous, un homme et son jeune fils, tout excités, pointent leurs jumelles puis leur index vers un point difficilement visible à l'œil nu.
A plus d'un kilomètre de distance, cette tache pas plus grosse qu'une tête d'épingle… oui, c'est un bœuf musqué !
L'homme, un Norvégien de Trondheim, dit que c'est la première fois qu'il en voit un par ses propres moyens. Jusque là il n'en avait vu que dans le cadre d'un safari guidé.
En zoomant, on peut effectivement voir la bête brouter, tête baissée.
Au sommet, c'est un plaisir de profiter du panorama depuis l'intérieur douillet et très stylisé de cet abri alors que dehors le ciel menace. Deux jeunes Tchèques ont manifestement l'intention de passer la nuit près de la cheminée, devant cette vue exceptionnelle. Ils ont fait le bon choix.
Quant à nous, c'est le parking au pied de la montagne que nous avons choisi pour la nuit tout comme deux camping-cars roumains. De violents orages accompagnés de pluies diluviennes viennent mettre un terme à cette journée de tous les extrêmes.
Le safari aux bœufs musqués tombera-t-il aussi à l'eau ?
J30 : Mardi 8 juillet 2014
Eh, oui, adieu navette, randonnée et safari aux bœufs musqués ! Il a plu toute la nuit et il tombe toujours des seaux d'eau, ce matin. Par conséquent, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors. Une fois n'est pas coutume, les deux autres camping-cars quittent les lieux avant nous.
Nous levons finalement le camp vers 10 h 30 alors que les deux jeunes Tchèques rencontrés hier soir descendent de la montagne, tout trempés. Nous les avançons jusqu'à Hjerkinn avant de filer vers le sud.
En effet, il n'y a rien de plus à faire aujourd'hui que de rouler. Nous décidons donc de rejoindre dès à présent notre destination suivante, aux environs de Gjendesheim, où nous avons prévu de faire demain la mythique randonnée de la crête de Bessengen (avec transfert en bateau, 13 km, 7 à 8 heures de marche, 1 000 mètres de dénivelé). Mais quid de la météo ? On avisera le moment venu.
Pour l'instant, nous poursuivons la E 6 vers Dombas, puis vers Otta avec une météo exécrable. A Otta, les panneaux électroniques annoncent que la route E6 est coupée à hauteur de Ringebu pour cause de flooding. Ah oui, c'est à ce point ?
Nous n'avions pas prévu de passer par Ringebu, ces annonces ne nous concernent donc pas directement mais sur notre itinéraire, la Rv 51, nous feront rapidement le même constat.
En effet, sur les rives du fleuve Otta, le niveau de l'eau a atteint sa cote d'alerte. Mais le pire est à venir.
Dans la vallée de la Sjoa, la rivière du même nom est complètement sortie de son lit.
Près de Gjendesheim, le même cours d'eau a encore gonflé, arrivant tout juste à s'engouffrer sous le pont sur lequel passe la route. Au passage, elle a pris des allures de torrent en furie, prêt à emporter la passerelle en bois sur laquelle quelques inconscients, certains avec des enfants dans les bras admirent les eaux tumultueuses sans réaliser le risque.
Le camping voisin a les pieds dans l'eau. Les randonneurs, tout trempés, sans doute surpris par le mauvais temps en montagne, ont investi le bitume et tentent de revenir à leur point de départ par la route. C'est l'apocalypse ou… presque !
Dans ces conditions, inutile de rester ici jusqu'à demain. Même si le soleil revient, les sentiers risquent de ne pas être praticables. Essayons plutôt de poursuivre en espérant trouver meilleur temps encore plus au sud.
Mais ça ne s'arrange pas tout de suite. A 1 389 mètres d'altitude, le plateau de Jotunheimen est dans la grisaille complète.
Je plains "ledebil" qui officie dans ces conditions ;-) Pour votre information, "ledebil" désigne en norvégien, un véhicule d'escorte de chantier. N'empêche que je plains le gars chargé de la circulation par ce temps.
On continue à suivre la route 51 jusqu'au bout sans entrevoir la moindre éclaircie.
Pourtant, après Fagernes, la pluie cède du terrain. Peut-être l'espoir de pouvoir enfin nous dégourdir les jambes. Pour le moment, seul Hervé se dégourdit les bras en profitant d'une courte éclaircie pour improviser une petite partie de pêche au bord d'un lac.
Il n'aura pas le temps d'attraper autre chose que des algues, déjà un nouvel orage vient contrarier nos plans et nous remettre à nouveau derrière le volant.
Encore plus loin, toujours plus loin, après 400 kilomètres et près de 10 heures passées sur la route, nous sommes au bord de la saturation, il faut absolument nous arrêter.
Nous pensons avoir trouvé le coin idéal sur une aire de repos au bord de la E16. Mais l'endroit a l'air d'être un lieu de rendez-vous un peu louche. Après le dîner, c'est donc une dernière fois aujourd'hui que nous déplaçons Pössl. Nous finissons par le garer sur le parking d'un supermarché de la banlieue d'Oslo. Pas très glamour comme bivouac mais faute de mieux…
Bonne nuit, on va se coucher sans demander notre reste !
Distance parcourue dans la journée : 400 km.
Parc national du Dovrefjell

Une journée à Oslo, visite de la capitale
J31 : Mercredi 9 juillet 2014
Plus de trace de la perturbation d'hier, grand ciel bleu, déjà 19 degrés à 7 heures du matin : la journée promet d'être chaude.
Depuis notre parking en banlieue d'Oslo, il reste une vingtaine de kilomètres à peine pour rejoindre le cœur de la capitale, mais pas sans mal ! Une fois de plus, entrer en ville avec un camping-car, en s'orientant avec un GPS de randonnée à l'écran minuscule dans un embrouillaminis de rocades et d'échangeurs, il y a de quoi frôler la crise de nerfs quand on se retrouve à tourner en rond sur un périphérique souterrain en cherchant vainement une sortie. Quand en plus cette voie vous conduit dans une zone portuaire fermée, c'est la goutte qui fait déborder le vase.
Bref, on est à deux doigts de laisser tomber la visite de la capitale quand, je ne sais par quel miracle, on réussit à retomber sur nos pattes et à trouver une place de stationnement au pied de la forteresse d'Akerhus.
Après avoir alimenté le parcmètre jusqu'à 14 heures (22 €), nous sommes prêts pour la visite de la ville du prix Nobel.
D'ailleurs, c'est l'un des tout premiers points d'intérêt sur notre circuit. Le bâtiment plutôt banal n'a pas tout à fait le prestige du prix qu'il consacre tous les ans.
Comme il est à peine 8 heures, rien n'est encore ouvert en ville, nous nous dirigeons alors vers Strandpromenade (traduisez la promenade de la plage).
Du port jouxtant Radhus (la mairie), une allée en planches, bordée de bars et de restaurants, déserte ou presque à cette heure matinale, mène à la plage en traversant un quartier en pleine mutation où de luxueux ensembles architecturaux sont sortis de terre ces dernières années.
Tout au long de la promenade, quelques œuvres modernes en forme de clins d'œil !
Cousteau prêt à plonger dans le fjord ? Une ancre échouée sur le port ? Des boulets ou des seins canons ? Un renne motorisé ? Les sept nains ? Mais où est Blanche-Neige ?
Après avoir sillonné le quartier de long en large, devant l'office de tourisme, il me vient une idée lumineuse. Les principaux points d'intérêt étant dispersés dans la ville et difficilement accessibles à pied dans la durée que nous nous sommes fixée, si on prenait le bus touristique de Cityseeing ?
L'idée est immédiatement retenue et nous voilà promenés dans les rues d'Oslo à bord d'un bus rouge à l'impériale, des écouteurs sur les oreilles, depuis le palais royal en passant par le tremplin olympique jusqu'à la péninsule de Bygddoy et ses nombreux musées.
Premier hopp off devant le parc Vigeland.
Ce parc dédié aux œuvres du sculpteur préféré des Norvégiens, Gustav Vigeland, est l'un des sites les plus visités de la capitale. Il abrite 322 statues, en granit et en bronze de cet artiste, évoquant l'éventail complet des émotions et des activités humaines.
L'œuvre la plus célèbre, Sinataggen, représente un enfant en colère. La pièce maîtresse du sculpteur, intitulée Monolith, coiffe la colline le plus haute du parc. C'est une colonne de granit haute de 14 mètres, représentant un enchevêtrement de 121 corps luttant pour atteindre le sommet. Etonnant !
Hopp on, c'est reparti pour un petit tour en bus et deuxième hopp off à l'opéra.
Ouvert en 2008, conçu par le cabinet d'architectes local Snøhetta (le même qui est à l'origine de l'abri design du Dovrefjell NP), avec ses façades d'un blanc étincelant, il fait penser à un iceberg flottant sur le fjord Ce magnifique bâtiment qui n'est pas sans nous rappeler celui de Reykjavik est la pièce centrale d'un vaste projet de redéveloppement du front de mer. Il devrait compter parmi les constructions modernes les plus emblématiques en Europe.
De fil en aiguille, l'heure tourne mais Oslo nous plaît, on prolongerait bien encore un peu la balade d'autant que nous n'avons pas encore déjeuné. Il est près de 14 heures, on meurt de faim et on commence à en avoir plein les baskets. On se poserait bien quelque part !
Mais avant tout, pour valider la prolongation, il faut remettre des sous dans la tirelire, euh pardon dans le parcmètre. C'est fou ce qu'il est gourmand ! Allez, voilà de quoi tenir jusqu'à 16 h 30.
Ce délai nous laisse le temps de déjeuner au soleil chez Lekter'n, une péniche sur les quais, avant un nouveau passage sur Strandpromenaden. Les rues sont maintenant noires de monde.
A l'extrémité de la promenade, avec une température de plus de 30 degrés, sur les gradins entourant la plage déserts ce matin, la jeunesse dorée d'Oslo n'hésite pas à plonger dans le fjord entre deux bains de soleil sur les planches.
Le maillot de bains est dans le sac, mais devant les corps parfaits de toute cette jeunesse, j'ai peur de faire tache. Quant à Hervé, c'est sans complexe qu'il enfile son maillot et qu'il se jette à l'eau.
C'est sur ce bain rafraîchissant (pour lui) que se termine notre visite d'Oslo, que nous avons bien appréciée, une ville en bord de mer, également proche de la montagne qui n'est pas sans nous rappeler Vancouver.
Nous ne le savons pas encore, mais Oslo sera aussi notre dernière étape en Norvège.
Pourtant, en quittant la capitale, nous avions l'intention de faire étape à Fredrikstad, dont les guides louent le charme du centre historique.
On espérait aussi pouvoir faire un arrêt technique pour le camping-car sur le trajet. Or non seulement on ne trouve aucune aire de vidange en route mais en plus la ville de Fredrikstad ne nous fait pas l'effet escompté.
Alors quand un camping-cariste néerlandais nous indique une aire de service à Strömstad, nous n'hésitons pas à franchir la frontière dès ce soir.
Les routes s'élargissent, les paysages s'aplatissent, les sapins disparaissent. En entrant en Suède, nous avons manifestement changé de monde !
Alors pour voir un peu à quoi ressemble cette fameuse côte suédoise du Bohüslan, comme nous avons presque 48 heures d'avance sur notre planning prévisionnel, nous en profiterons demain pour faire une excursion en bateau vers les îles Koster.
En attendant, nous stationnons en plein centre-ville de la petite ville côtière de Strömstad, point de départ vers les îles en question. Par cette belle et chaude soirée, le front de mer est très animé, chacun profitant de la douceur jusque tard dans la nuit.
Distance parcourue dans la journée : 180 km
Opéra d'Oslo

Suède : des îles Koster à la réserve naturelle de Kullaberg
J32 : Jeudi 10 juillet 2014
Aujourd'hui au programme les îles Koster, de petites îles sans voiture à découvrir à pied ou à vélo à une demi-heure de bateau de Strömstad, au sein du parc national de Kosterhavets.
Après avoir trouvé un parking longue durée pour notre Pössl, nous embarquons vers les îles sur le bateau de 9 h 50 en même temps qu'une foule de touristes. En effet, la destination est très prisée des Suédois et des Scandinaves en général. En revanche, nous ne repérerons absolument personne parlant une langue étrangère connue.
Le ciel est bleu, la mer est belle, le soleil radieux… on ne peut rêver mieux ;-)
Au bout de trente minutes de navigation à louvoyer entre récifs, îles et îlots rocheux, le bateau fait d'abord escale à Koster Nord puis dix minutes plus tard à Koster Sud.
Avec leurs petites maisons rouges, les îles ne manquent pas de charme
Koster Sud, tout le monde descend et se précipite sur les loueurs de vélos. Pas de panique, il y en aura pour tous. La bicyclette est effectivement le moyen le plus pratique de sillonner cette petite île de 4 à 5 kilomètres de long sur 2 kilomètres de large.
Après avoir enfourché leur destrier, les touristes s'éparpillent tels une nuée de moineaux vers les quatre coins de l'île. Nous commençons par le Nord-Est.
Du débarcadère de Långegärde, nous pédalons bon train en direction de Ekenäs où une première plage nous fait déjà de l'œil. Pour l'instant et en attendant de nous échauffer, nous ne faisons que barboter dans l'eau jusqu'au genou.
A première vue, ces îles ont l'air toutes plates mais ce n'est que pure impression. En réalité, quelques côtes bien senties obligent à forcer sur les pédales (Hervé) ou à pousser sa monture (Krikri).
Alors quand nous atteignons la baie de Kilesand, la baignade devient impérieuse, la sieste aussi, le pique-nique itou !
Après une pause réparatrice, c'est reparti pour quelques tours de roue jusqu'à Kyrkosund puis côté ouest jusqu'à Brevik où de ravissantes petites maisons colorées se serrent autour du port.
De là, encore quelques coups de pédale et nous revoilà au point de départ ou… presque, dans le détroit entre les deux îles, d'où nous observons les nombreux bateaux et leurs occupants ;-)
C'est aussi le moment idéal pour une dernière baignade.
Au pied d'une propriété privée, un thermomètre fixé au ponton indique 32 degrés. En le plongeant dans l'eau, nous avons la surprise d'apprendre qu'elle fait 22 degrés. Dans ces conditions, ce n'est pas étonnant que nous la trouvions si bonne. Elle est plus chaude qu'en Bretagne !
C'est sur cette délicieuse baignade que se termine cette belle et chaude journée dans des îles certes moins prestigieuses que les îles norvégiennes mais non moins authentiques et bien préservées, un archipel ignoré des touristes étrangers mais plébiscité par les connaisseurs scandinaves.
Retour à Strömstad vers 18 heures.
La réussite de la journée ne serait pas complète sans un bon dîner au restaurant. Alors après avoir réglé les tâches d'intendance liées au camping-car, retour sur le front de mer pour un excellent repas de poissons et fruits de mer au "Skagerack Restaurang".
Dernière balade au clair de lune… et nouvelle nuit dans le centre de Strömstad.
Distance parcourue dans la journée : 10 km
J33 : Vendredi 11 juillet 2014
Pössl reprend du service aujourd'hui pour une étape assez chargée (nous souhaitons nous rapprocher de la frontière danoise) mais entrecoupée de quelques points d'intérêt remarquables.
En effet, le parcours se fait sur la E6 (encore et toujours) mais côté suédois c'est une autoroute, ce qui est à la fois un avantage car la vitesse moyenne est bien meilleure qu'en Norvège, mais aussi un inconvénient car le trajet pourrait vite devenir monotone. Pour éviter qu'il ne le devienne, j'ai prévu quelques détours via des chemins de traverse.
Rien à redire côté météo, toujours grand beau temps et déjà 25 degrés à 9 heures.
Première sortie de l'autoroute seulement 30 kilomètres après notre départ. Nous voici à Tanum réputés pour ses célèbres pétroglyphes, des fresques gravées par martelage à la pierre dure sur des dalles de granite à l'époque de l'âge de bronze entre 1800 et 500 avant JC. Afin de les rendre plus visibles aux contemporains, leur tracé a été rehaussé à la peinture rouge.
La fresque la plus emblématique du lieu se trouve à l'entrée du site de Vitlyke (juste en face du musée du même nom) mais afin de garder le meilleur pour la fin, un sentier à travers la forêt nous conduit d'abord sur les hauteurs.
Là, sur la colline, un tumulus funéraire domine la plaine environnante où la vue porte jusqu'à l'océan. Vévé, mon cher Vévé, ne vois-tu rien venir ? Des navires, beaucoup de navires et… des hommes, beaucoup d'hommes
En effet, bateaux et canots sont les motifs les plus fréquents. Vitlyke présente environ 90 bateaux de taille variable de 15 centimètres à 3,6 mètres. Les embarcations servaient non seulement au transport mais étaient aussi utilisées dans le cadre de cultes religieux
Egalement de nombreuses figurations humaines, essentiellement des hommes représentés bras levés, signe de la dimension religieuse des gravures. Ils sont souvent armés d'épées, de haches, d'arcs ou de javelots.
La plus grande fresque, gravée sur une dalle de granite inclinée de 30 à 35 degrés, atteint 7 mètres de haut sur 22 mètres de long.
L'une des gravures les plus remarquables est celle dite "des jeunes mariés" représentant un homme et une femme aux cheveux longs en train de s'embrasser ?
Après cette incroyable balade dans le temps, retour plus terre à terre sur l'autoroute E 6 pour une centaine de kilomètres supplémentaires.
A nouveau on s'en écarte pour faire la pause du déjeuner à Marstrand, une petite ville côtière alliant une partie terrestre et une partie "île". L'île, accessible par un bac, se visite à pied. Elle est aux dires du site scandi.voyage.com, l'un des plus beaux endroits de Suède.
On n'aura pas le temps de le vérifier car on a d'autres projets pour l'après-midi, mais rien que la petite balade jusqu'au port constitue une agréable coupure dans notre journée de voyage. 2063 Après ce court entracte, nouveau retour sur la E 6. On laisse tomber la ville de Göteborg pour donner la priorité à la nature. A 200 kilomètres au sud de Göteborg, la réserve naturelle de Kullaberg a retenu toute notre attention.
Le parc naturel est réputé pour ses falaises vertigineuses, ses étendues balayées par le vent et ses couchers de soleil mémorables. Des sentiers sillonnent la réserve, menant à des grottes et des plages de galets.
Depuis quelques années, au bord d'une de ces plages, une "sculpture" en bois flotté du nom de Nimis entretient la curiosité des visiteurs et crée la controverse auprès de la population et des autorités locales.
N'ayant pas bien approfondi le sujet, nous ne savons pas trop à quoi nous attendre. C'est donc avec un brin d'excitation (et quelques tâtonnements) que nous nous mettons à la recherche de cette fameuse œuvre. Aucune information sur la carte officielle.
Le GPS nous amène à proximité du village d'Arild où quelques locaux nous dévisagent avec suspicion (?)
Après avoir garé Pössl à la croisée d'une piste et d'un sentier de randonnée à la sortie du village, direction la ferme-musée de Himmelstorp en suivant un balisage rouge puis bleu. A hauteur de la ferme, il faut être attentif à l'inscription "N" pour Nimis, peinte en jaune sur une barrière du bâtiment. A travers une belle forêt de feuillus, le sentier longe ensuite la falaise à distance jusqu'à ce qu'une petite sente à peine indiquée descende en pente raide jusqu'à la plage.
Ce que nous découvrons alors est tout simplement stupéfiant.
Bien plus qu'une "sculpture" en bois flotté, nous pénétrons au cœur d'une construction gigantesque faite de 75 tonnes de bois récupéré, un labyrinthe géant menant à des tours d'une quinzaine de mètres de haut pour certaines, dominant la plage et l'océan. Ceux qui ne craignent pas le vertige n'hésitent pas à admirer la vue depuis le sommet.
Mais la création artistique n'est pas du goût de tout le monde dans les environs. Si certains la considèrent comme un bénéfice pour la réserve, d'autres au contraire jugent qu'elle la dénature. Chacun se fera son avis !
Pour la petite histoire, ces constructions sont l'œuvre d'un artiste suédois Lars Vilks qui s'est aussi fait remarquer en 2007 pour les fameux dessins de Mahomet qui ont créés la polémique.
En 1980, l'artiste commence la construction de deux sculptures, Nimis (en bois flotté) et Arx (en pierre). Difficiles d'accès, elles ont été découvertes par les autorités seulement deux années plus tard. Leur destruction est demandée et plusieurs procès ont été intentés contre l'artiste.
En guise de protestation, Lars Vilks déclare en 1986 l'existence et l'indépendance de la micro-nation de Ladonia. Suite à cette démarche, aucune action n'a été menée pour détruire Nimis et Arx.
En tout cas, Nimis nous a littéralement subjugués ! C'est le site le plus incroyable que nous ayons vu au cours de notre voyage.
Encore tout chamboulés par le gigantisme et l'originalité de cette œuvre, nous profitons des derniers rayons de soleil avant de retrouver notre camping-car vers 21 heures
Le village de Arild a l'air charmant, on y ferait bien étape pour la nuit. Ses habitants en revanche, le sont beaucoup moins, plusieurs nous jettent des regards dédaigneux, voire hostiles. Est-ce en raison de notre visite de Nimis, est-ce parce que nous sommes en camping-car ?
Dans ces conditions, on préfère ne pas s'attarder. J'avais noté que le stationnement d'un camping-car était toléré sur le parking du château de Sofiero, à Helsingborg. C'est encore à une petite trentaine de kilomètres mais peu importe, il fait très beau, nous avons tout le temps, nous sommes en vacances !
Sur le trajet, beau coucher de soleil sur un moulin à vent.
Pour la première fois au cours de notre voyage, nous avons besoin d'allumer la lumière à l'intérieur du camping-car au cours du dîner que nous prenons bien tard après une journée intense en émotions et en trajet !
Distance parcourue dans la journée : 465 km
Sur l'île de Koster Sud

Danemark : des canaux de Copenhague aux falaises de Møns Klint
J34 : Samedi 12 juillet 2014
De Helsingborg où nous avons passé la nuit, nous apercevons la côte danoise juste en face. D'ailleurs, en ferry, la ville ne se trouve qu'à 10 kilomètres de sa jumelle Helsingør. Néanmoins, pour ne pas être tributaires des horaires de ferry, nous préférons opter pour la traversée du pont de l'Øresund entre la Suède et le Danemark.
Météo toujours inchangée : grand beau temps, 17 degrés de bon matin.
Après avoir versé 49 euros dans l'escarcelle de la compagnie gestionnaire, la voie est à nous. Soixante mètres au-dessous de nous, les bateaux dans le détroit ont l'air de miniatures.
Après un bref retour sur la terre ferme à hauteur d'un îlot inhabité, le pont enchaîne sur un tunnel de 4 kilomètres.
La fin de parcours vers Copenhague est rapide, la circulation fluide en ce samedi matin. C'est pour une fois sans encombre que nous arrivons au plus près du cœur touristique de la capitale. A 9 h 30, nous alimentons le parcmètre, tout près de Nyhavn, dans un premier temps jusqu'à midi.
Hervé ayant déjà visité Copenhague dans le cadre d'un voyage professionnel, c'est lui qui est chargé de me faire découvrir les principaux points d'intérêt.
D'abord les maisons colorées typiquement danoises qui bordent le vieux canal de Nyhavn, creusé au XVIIIème siècle pour relier le port au centre-ville. Aujourd'hui jalonné de bars et de restaurants, c'est l'un des sites les plus animés et les plus fréquentés.
Visiter Copenhague sans voir la petite Sirène, c'est comme visiter Paris sans la tour Eiffel, c'est impensable. Une foule de touristes jouent des coudes pour approcher la belle et poser à ses côtés. Clic clac, une petite photo et on s'en va.
A travers l'ancienne citadelle du Kastellet, nous rejoignons l'Amalienborg Slot et son palais royal, avant de jeter un œil à l'intérieur en marbre de Marmorkirken.
A l'issue de cette boucle, c'est déjà l'heure de déjeuner. Nous sacrifions à la tradition du smørrebrod, des tartines danoises à base de saumons fumés, harengs marinés et autres spécialités.
Prêts à poursuivre la visite ?
Conquis par le principe du bus à l'impériale testé à Oslo, nous souhaitons réitérer l'expérience, mais optons finalement pour une visite au fil de l'eau par les canaux.
C'est l'occasion de voir l'envers du décor de la petite sirène et plus généralement la ville depuis les canaux.
Mais… en montant dans un bateau semi-couvert (pas facile pour faire des photos), en prenant les dernières places au milieu et non pas près du bord, entourés principalement par des familles accompagnés de petits enfants vite lassés et donc agités et braillards, avec des commentaires distillés au micro et non dans un audioguide, cette croisière devient vite galère. La tête grosse comme une citrouille, on a hâte de retrouver la terre ferme
A peine sortis du bateau, Hervé m'entraîne à l'assaut du ciel admirer la vue depuis le sommet de la flèche en spirale de Vor Frelsers Kirke.
D'abord 400 marches à l'intérieur (facile !) mais quand il faut poursuivre sur une rampe extérieure, je rase les murs avant de faire demi-tour et d'attendre Hervé au pied de l'édifice.
En dépit du vent à faire trembler le sommet, le courageux photographe s'est hissé au sommet pour caresser le globe et me ramener ces images.
C'est par ces vues panoramiques que nous clôturons notre passage à Copenhague alors que le ciel s'assombrit, donnant quelques gouttes au moment où nous quittons la ville.
Pour notre destination du soir, nous n'avons rien prévu de précis. Il nous faut donc trouver un endroit adéquat, de préférence à l'écart de l'autoroute, sur le trajet de la E47 entre Copenhague et Rødby où nous devons prendre demain un ferry pour l'Allemagne.
Après consultation de la carte, un endroit me semble pouvoir correspondre à nos critères : Møns Klint, doté de deux étoiles bleues, correspondant à des paysages "valant le voyage"
Justement, on hésite, ce paysage-là vaut-il vraiment le déplacement de 40 kilomètres depuis l'autoroute (+ autant demain pour en revenir) alors qu'il se met à pleuvoir par intermittence et que nous n'avons strictement aucune idée de ce que peut bien recouvrir le toponyme de "Møns Klint"
Après moultes tergiversations, nous décidons in extremis de faire le détour. A travers une campagne vallonnée, ponctuée de quelques villages aux maisons de briques rouges rappelant un peu le nord de la France, nous atteignons l'extrémité d'une péninsule où la route se termine en cul-de-sac par… un parking à barrière payant.
Sur place, un "Geo Center" sorte de palais de la découverte consacré à la géologie, fermé à cette heure tardive, devant lequel quelques rares familles s'attardent encore sur l'aire de jeux pour enfants.
Mais encore ? Les Møns Klint, en français "les falaises de Møn " sont des falaises de craie blanches, prêtes à s'effriter, plongeant à pic dans les eaux tourmentées de la mer Baltique.
Un ciel chargé de nuages éclairant une plage de galets noirs d'encre donnent à l'ensemble une pointe dramatique.
Un petit air des falaises d'Etretat au bout du Danemark !
A l'arrière-plan, une épaisse forêt de feuillus qui servira de décor à notre bivouac.
Le stationnement des véhicules est interdit la nuit devant le Geo Center mais le parking situé au carrefour précédent ne comporte aucune mention restrictive. C'est donc là que nous déplaçons notre camping-car avant de prendre à nouveau notre dîner à la lumière électrique.
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Quartier de Nyhavn à Copenhague

Allemagne : de Scharbeutz à Hanovre
J35 : Dimanche 13 juillet 2014
C'est notre dernière journée à bord de Pössl, demain à la même heure, nous devrons l'avoir ramené à Hanovre. Ce soir, nous souhaitons nous rapprocher au maximum des bureaux du loueur.
Le ciel est plutôt couvert et reflète bien notre état d'esprit. Nous sommes un peu tristes que le voyage se termine mais décidés à en profiter jusqu'au bout.
Après avoir retrouvé l'autoroute E47 à l'issue du trajet depuis les Møns Klint, celle-ci nous mène tout droit au ferry de Rødby.
Nous n'avons pas de réservation mais embarquons comme une fleur presque immédiatement. A peine arrivés, nous pénétrons dans le ventre du gigantesque navire à destination de Puttgarden en Allemagne à l'issue d'une traversée de 45 minutes.
Alors que la foule se presse dans les boutiques et restaurants hors taxes répartis sur plusieurs étages, nous avons le pont supérieur pour nous tout seuls ou… presque !
Avec un vent à faire bouger les chaises sur le pont, seules les mouettes sont réellement dans leur élément, ne perdant pas une miette du festin.
Une fois en Allemagne, j'espérais pouvoir prendre un dernier bain dans les eaux de la mer Baltique dans la petite ville côtière de Scharbeutz et me payer une petite corbeille à la plage (Korb am Strand) à la façon des baigneurs locaux.
Mais, avec un temps nuageux, 17 degrés seulement et quelques pluies éparses, ce n'est pas le jour idéal pour faire bronzette. Alors c'est depuis la terrasse d'un restaurant italien que nous contemplons le tableau de tous ces petits paniers plantés dans le sable.
A défaut de pouvoir se baigner ou bronzer, on en profite pour arpenter le front de mer animé de la petite ville, richement doté en boulangeries, pâtisseries, salons de thé et autres Konditoreien, devant lesquelles nous ne pouvons résister à quelques spécialités.
Bien blindés, nous affrontons aussitôt après le rythme effréné des autoroutes allemandes avec leur trafic chargé, leur travaux incessants, leur vitesse illimitée et aujourd'hui leurs véhicules tous ou presque décorés de fanions aux couleurs nationales.
Mais quel est donc l'événement pouvant justifier un tel excès de nationalisme ? La réponse nous viendra presque immédiatement de l'autoradio. L'Allemagne dispute ce soir au Brésil la finale de la coupe du Monde de football contre l'Argentine. Déjà de nombreux véhicules affluent vers le cœur des grandes villes de la région alors qu'au-dessus de nos têtes, le ciel s'assombrit d'heures en heures jusqu'à tourner en orages de grêle violents, obligeant les voitures à rouler au pas ou à se réfugier momentanément sous les ponts.
Nous avions pensé finir l'après-midi à Celle, une petite ville connue pour son centre-ville et sa forteresse pittoresques, située à 40 kilomètres au nord-est de Hanovre, mais en raison de cette météo perturbée, nous préférons tracer jusqu'en banlieue proche de Hanovre.
La sortie n° 56 de l'autoroute A7 nous fait passer juste devant la propriété du loueur dans laquelle nous apercevons, au passage, notre SUV rangé bien sagement à la place où on l'avait laissé.
Trois kilomètres plus loin, nous garons Pössl sur le parking désert du lac de Altwarmbüchen. Les Allemands sont déjà tous devant leur poste.
Après avoir dîné en écoutant le tout début de la finale Allemagne-Argentine, nous ne tardons pas à nous coucher. Dans mon demi-sommeil, j'entends en fin de soirée klaxons et hourras au loin. Je murmure alors à l'oreille d'Hervé : "L'Allemagne a dû gagner la finale". "Et c'est pour ça que tu me réveilles ?" me répond-il en grognant.
J36 : Lundi 14 juillet 2014
Aujourd'hui, au lendemain de la victoire de l'Allemagne à la coupe du Monde de football et en cette journée de fête Nationale en France, c'est pour nous tout simplement le jour de la remise de notre camping-car et la fin de nos vacances.
Après une dernière balade au bord du lac sous un ciel maussade, à donner aux cygnes nos restes de pain, notre périple de plus de 7 000 kilomètres s'achève dans les bureaux du loueur.
Après une courte inspection du véhicule suivie de la signature d'un document attestant que nous le rendons sans dommages, Pössl réintègre son garage et nous notre SUV, dans lequel, après 33 jours à conduire en position très haute, nous avons la désagréable sensation de conduire au ras des pâquerettes.
Une fois nos repères retrouvés, il nous reste près de 600 kilomètres à parcourir avant de retrouver nos pénates provisoires en Alsace pendant que la radio serine à longueur de journée que les Allemands sont devenus, cette nuit, Weltmeister... "les maîtres du monde".
Quand à l'approche de la frontière nous entendons la radio diffuser en français, nous réalisons avec un petit pincement au cœur que cette fois c'est vraiment la fin de notre … fabuleux voyage !
FIN – ENDE (en allemand et danois) – ÄNDE (en suédois) – SLUTTEN (en norvégien) !
Distance parcourue dans la journée : 570 km Distance totale parcourue en camping-car : 7 000 km Distance totale de notre parcours de porte à porte depuis chez nous : 9 300 km en 37 jours
Korb am Strand, plage de Scharbeutz

Le mot de la fin
Impressions générales
Nous sommes rentrés, enchantés par la Norvège, par ses fabuleux paysages de fjords, de glaciers, de lacs, de côtes et d'îles ainsi que par la magie du soleil de minuit.
Certes, le voyage a été dense mais nous n'avons que rarement fait des journées de trajet exclusif, nous avons pu tous les jours y ajouter un élément intéressant (visite ou randonnée).
D'ailleurs si l'on considère la vitesse moyenne, le kilométrage moyen sur la partie faite uniquement en camping-car s'élève à un peu plus de 200 kilomètres par jour. En considérant l'ensemble du voyage de porte à porte depuis chez nous, il atteint 250 kilomètres par jour. Ces chiffres sont finalement très voisins de ceux atteints en Islande, en Namibie, voire en Australie.
C'était le prix à payer pour inclure les îles Lofoten et pouvoir y consacrer sept jours, des journées inoubliables pour lesquelles nous ne regrettons pas d'avoir dû rouler un peu plus, à d'autres moments.
Nos coups de cœur
En haut du tableau, bien sûr, les îles Lofoten avec leurs pics escarpés, leurs grandes plages de sable blanc, leurs randonnées exceptionnelles, leurs parties de pêche miraculeuses et leurs fonds sous-marins étonnants.
Tout aussi prestigieuses, les trois premières randonnées faites dans le sud de la Norvège : Kjeragbolten, Preikestolen et Trolltunga. Difficile de dire laquelle est la plus belle, elles sont incontournables, toutes les trois, chacune avec ses particularités.
Ajoutons aussi les randonnées vers les glaciers les plus bas d'Europe continentale, très faciles d'accès et spectaculaires, les routes panoramiques remarquables, les mini-croisières pittoresques dans les fjords, les villes très agréables.
Bref, nous avons TOUT aimé.
Hors catégorie, le prix de l'originalité va sans conteste au site suédois Nimis, cette gigantesque construction de bois flotté, controversée, s'élevant sur une plage, dans la péninsule de Kullaberg.
Coup de chance avec la météo particulièrement clémente cet été dans le nord de l'Europe, ce qui a participé à faire de ce voyage une réussite.
Un regret ? Juste, un petit… ne pas avoir insisté dans la montée de Reinebringen pour mettre dans la boîte l'extraordinaire vue depuis le sommet.
A propos du véhicule
Ce fut indiscutablement le meilleur choix. Le camping-car nous a assuré une grande liberté, nous permettant d'adapter l'itinéraire à la météo même si finalement, avec un temps globalement très beau, nous avons, à deux ou trois exceptions près, respecté notre planning prévisionnel.
Nous avons essentiellement pratiqué le bivouac libre (j'avais repéré auparavant la majorité des sites qui s'y prêtaient) et très peu utilisé les campings (trois ou quatre fois seulement, pour bénéficier d'un lave-linge).
Comme les dimensions du véhicule étaient inférieures à 6 mètres, les tarifs appliqués pour les traversées en ferry étaient les mêmes que pour une simple voiture. Un avantage considérable !
Sa "petite" taille était aussi un atout pour se garer facilement dans les villes, pour se faufiler sur les routes parfois étroites et pour la facilité des manœuvres en général.
Enfin la consommation a été très raisonnable : de l'ordre de 8 à 8,5 litres au 100 kilomètres, pas plus que celle de notre SUV en sachant que le prix du litre de carburant a été de l'ordre de 1,80 euro à 2 euros.
Louer un camping-car est bien plus économique en Allemagne car les locations de plus de 30 jours sont détaxées. L'offre du courtier Cooldrive était très intéressante.
Après une expérience de location de camping-car au Canada qui ne nous avait pas spécialement enthousiasmés, nous sommes conquis, cette fois-ci, et sans être devenus des inconditionnels de ce mode de déplacement sommes prêts à renouveler l'expérience lors un futur voyage dans un pays qui s'y prête.
Les ouvrages et sites Internet utiles Côté papier : Le guide Lonely Planet Norvège Le guide du Routard Norvège qui consacre aussi un chapitre à la côte suédoise. The Rother Walking Guide Norway South (en anglais) m'a finalement peu servi car il répertorie beaucoup de randonnées longues et des parcours sur plusieurs jours, uniquement dans le sud du pays.
Côté Internet : Des récits de voyage et/ou des sites consacrés à la randonnée : Treks et voyages, le site de Julien, très riche en descriptifs de randonnées. Ce sont ses images qui sont à l'origine de notre désir de Norvège. http://trek.uniterre.com/norvege/
Norway Adventure 2009 Web Journal (en anglais) : Le site d'un jeune couple américain, décrivant un voyage en boucle depuis Trondheim, incluant les îles Lofoten, avec beaucoup de randonnées. http://matt.tracz.org/2009/norway/index.html
Invitation de voyage en Norvège, le récit d'une boucle dans le sud du pays à partir de Bergen, dont quelques randonnées. http://voyages.fal38.free.fr/...page=accueil_nor...
Rando-Lofoten : un site consacré aux îles Lofoten en général dont une documentation remarquable sur un grand nombre de randonnées. Il faut s'inscrire pour avoir accès aux détails des randonnées, n'hésitez pas, c'est extrêmement bien fait. http://rando-lofoten.net/index.php/fr/
Scandi-voyage : pour la partie suédoise du voyage. http://www.scandi-voyage.com/iti_sudouest.php
Des sites utiles aux camping-caristes qui m'ont permis de repérer des lieux de bivouac intéressants ainsi que les indispensables aires de service. http://www.campercontact.com/fr/ http://www.campingcar-infos.com/...cib.php?pays=...
Autres outils intéressants : Office de tourisme de Norvège : http://www.visitnorway.com/fr/ Météo : http://www.yr.no/place/Norway/ Carte : http://ut.no/kart/
Belles images et belles histoires Juste pour le plaisir des yeux… Panoramiques des Lofoten (Ronan Michaux) ! http://nanor44.free.fr/pano/tags/Lofoten.html
Pour le plaisir de lire : le Roman de Bergen de Gunnar Staalesen. Au-delà du roman policier, c'est une véritable fresque sociale dépeignant les relations entre plusieurs familles berguéloises, bourgeoiset ouvrières, sur plusieurs générations entre 1900 et 1999.
Un dernier mot… En un seul mot, ce fut un FABULEUX VOYAGE ! Prêts à y retourner ? Oui, oui certainement afin de compléter avec des contrées encore plus au nord.
Voilà, je vous ai tout dit ou… presque. Si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire, nous sommes à votre disposition. Si vous préparez vous-même un voyage en Norvège et que nos données vous ont été utiles, nous serions heureux de le savoir. Si vous avez envie de faire un commentaire, n'hésitez pas ! Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire du livre d'or.
A bientôt pour un autre fabuleux voyage !

Promenade dans le sud des États-Unis English translation pending
Bonjour à tous
à peine rentré je post ce compte rendu pour ceux que cela pourrai aider dans leurs préparatifs😉
Compte tenu de l’expérience plus que positive de l’année passée, cette fois encore, je vais organiser l’intégralité du séjour moi même personnellement tout seul avec l’aide bien sur d’internet, de ses comparateurs de prix, de ses forums et blogs…
Je m’y prends bien à l’avance, afin de limiter au maximum les impairs et autres erreurs de choix. Cette fois ce sera le Sud des Etats unis.
Première étape, planifier l’itinéraire en fonction des points d’intérêts choisis, puis définir les points de chutes en fonction des distances quotidiennes à parcourir, quantifier les nuitées sur un même site, et enfin concrétiser tout cela par les réservations afin de partir le plus tranquille possible.
La trame principale sera :
- laFloride (Miami, Everglades, Key West),
- le Golfe du Mexique et la Louisianne (nouvelle orléans, lafayette, bayous)
- le Texas et ses grandes villes (Houston, San antonio, Austin, Dallas),
- le Tennessee (Memphis, Nashville)
- le parc de Great Smoky mountains,
- les rivages de l’atlantique avec Charleston, pour retourner et finir en Floride (ce qui évite les frais toujours exorbitants d’abandon de véhicule) avec Jacksonville et Orlando (5 nuits de« repos » dans une villa avec piscine s’il vous plait !!)
Pour la voiture, je refais confiance à Alamo qui ne nous ajamais déçu jusqu’à présent, je réserve directement sur le site.
Pour les vols, Paris Miami, Orlando Paris et bien impossible de trouver des vols directs par le biais des comparateurs, ou bien alors les rares propositions font exploser les prix (en vol !!) 😏 donc ce sera via Zurich à l’aller (avec swiss international) et Francfort au retour (avec Lufthansa) soit 570 euros le billet réservé en Janvier pour le départ en Juin(période moins chère évidemment).
Pour les hôtels, j’alternerai via expédia, booking e thotel.com. Ils proposent presque tous les mêmes hôtels à des prix presque similaires, exception faite qu’expédia affichent les prix tous frais inclus. Ma préférence ira vers ce site, car en plus, et ça c’est affaire de choix, on paie d’avance en euro, ce qui pour ma part évite les frais bancaires de paiement en devises et au moins il n’y a pas de surprise avec les éventuelles variations du taux de change, on sait où on va. Cependant, cela peut poser problème en cas d’annulation, plus de démarche à faire, même si les autres de toute façon prennent vos coordonnées bancaires en cas d’annulation tardive, il y a quand même des frais.
Petite précision, ces sites référencient de moins en moins d’hotels à cause de leurs gourmandes commissions, certains professionnels préfèrent renoncer à leurs services…. Ainsi une fois sur place, on s’aperçoit qu’à côté de l’hotel choisi, s’en trouvent bien d’autres similaires dont on ignorait l’existence en consultant seulement les sites ci dessus.
Une fois la validité des passeports et autorisations ESTA vérifiées, il ne me reste plus qu’à changer les devises en quantités suffisantes pour être prêts à partir.(en effet en plus du carburant, de la bouffe et de certains hotels n’ont réglés d’avance qui sont des dépenses« obligatoires » il faut prévoir les visites et surtout les ACHATS)
CA Y EST 2 Juin 2014,11h00 décollage de Roissy. Evidemment, l’escale est dans le sens opposé à la destination, ce qui engendre encore plus de temps de voyage. 18h00 heure locale (moins 6) à Miami, l’immigration américaine toujours aussi tatillonne freine les touristes impatients, résultat 1h15 d’attente debout dans les allées en serpentin (comme à DISNEY ouai ouai !!) pour accéder à l’un des 3 seuls guichets ouverts pour filtrer la totalité des arrivées qui se succèdent et s’entassent. Ensuite, récupération des bagages et salutations des douaniers beaucoup moins zélés que leurs collègues transfrontaliers puis direction Alamo où une fois de plus on peut choisir notre voiture (ce n’est pas toujours le cas) dans la catégorie réservée parmi celles présentes, sauf qu’à cette heure là (20h00) le choix est un peu limité. On commence par charger le coffre d’une passat de nos trois bagages pourtant allégés avant l’inévitable prise de poids, seulement la conception du coffre étant, les charnières buttent sur eux à la fermeture rendant ainsi une bonne partie de l’espace inutilisable !!! Du coup on reprend comme l’année dernière une chevrolet impala qui vient juste d’arriver sur le site, fraîchement shampouinée. Celle là, on sait que si un petit sac glisse au fonds du coffre, il nous faudra physiquement rentrer dedans en entier pour pouvoir le récupérer tant il y a du volume.
Malgré ses 300 CV et sa boite automatique, nous consommerons 8 litres aux 100 kms, sachant qu’en moyenne le litre était à 0,92 dollar soit avec notre taux de change assez intéressant moins de 70 cents d’euros (en moyenne 3,6 dollar le gallon de 3,78 litres, on l’a vu à 3,16 mais aussi à 3,89 !!)
Bien sur à l’accueil, l’employé dévoué d’alamo (qui n’avait de cesse de baratiner les 3 clientes françaises du comptoir voisin, malgré ses 150 kgs apparents) à tenter de nous apeurer et de nous caser pas moins de 2 assurances supplémentaires pour 15 dollars par jour !!!! ce qui pour nous aurai tout simplement augmenter l’addition totale de quasiment 50%……
En revanche, et c’est un point imporant j’ai longuement insisté pour avoir confirmation que le SUN PASS était prévu et inclus. En effet, dans tout ce secteur ( mais aussi la principale autoroute de Floride la Turnpike ) il faut passer à des points de péages entièrement automatisés équipés de portiques (comme pour la merveilleuse future ex écotaxe de chez nous) et aucun moyen de les éviter une fois engagés parfois même sans le savoir ou y avoir fait attention. Les différents forums et blogs sur le sujet consultés avant de partir donnaient des avis divergents. Je confirme la nécessaire vigilance sur ce point car il paraît que les contraventions prélevées par le loueur qui conserve précieusement vos coordonnées bancaires peuvent brutalement réveiller vos hémorroïdes une fois revenus en France.
Rétroviseurs et siège réglés, le voyage peu vraiment commencer. Vu l’heure tardive, direction pour 3 nuits le spring hill suite de Miami (je précise « airport south » car il y en a plusieurs) à 15 minutes de l’aéroport et 18 kms du centre !!. La chambre est grande avec coin cuisine, le petit dej et le parking sont inclus. Ce dernier point est aussi important, car en centre ville le stationnement est difficile et hors de prix.A 21h00 notre premier repas se fait à côté chez Wendys avec ses frites moins industrielles (ouvert 24h/24 comme tous les autres d’ailleurs) puis dodo car pour nous il est presque 4h00. Le ciel est très chargé, que faire demain Everglades ou route des Keys ???
A noter que juste à côté se trouve un hotel « chambria suites » pas vu sur les sites précités (si site, !) peut être tout aussi bien.
2ème jour
Ce matin, la météo de Floride est peu clémentine, c’est très couvert et il pleut. Du coup on décide de faire la route des keys, car on passera pas mal de temps en voiture, alors que dans les éverglades ??? Départ 6h30, après dégustation entre autre, de gaufres cuites nous même. Une fois les embouteillages passés, on attaque.
Cette route « overseas » à 2 voies, à faire aller retour est longue très longue, (en tout 323 miles parcourus dans la journée soit x1,609= plus de 500 kms). Les nombreux ponts beaucoup moins jolis et spectaculaires qu’attendu, la pluie incessante rendent le trajet monotone, faisant passer presqu’inaperçues les nombreuses belles petites plages sauvages bordées de palétuviers et palmiers.
HEUREUSEMENT il y a FINDU…, non je veux dire KEY WEST. En effet, au bout du monde et à peine 90 kms de Cuba (à vol de pélican), cette petite ville agréable, très jolie et typique de part son architecture avec ses arbres rouge flamboyants fait vite oublier le trajet, sous une timide éclaircie qui plus est. L’ambiance pirate des Caraïbes n’est pas loin. 🏴☠️
A Southernmostpoint, on renonce à faire la queue pour la photographie car il faut déjà penser au retour. Et, bien qu’il soit 16h00, une pause s’impose à Key largo chez le célèbre Mrs MC’s kitchen. A la carte et pour 13 dollars je déguste mon premier morceau d’alligator juste poêlé, bien meilleur que ce que j’imaginais. Mais il y a aussi et surtout le fameux« keylime pie » tarte au citron local et vraiment maison :sublime, même pour moi qui ne suis pas un bec sucré, c’est pas peu dire.
Après passage à la chambre, direction miami beach et ses bâtiments art déco. Sur la croisette locale, ocean drive longue de 1,5 kms, hôtels et restaurants plus ou moins guindés se succèdent, quelques blaireaux ne supportant pas l’anonymat font du bruit avec leur mac laren ou autres ferrari, ce n’est pas notre tasse de thé (de café non plus d’ailleurs).
Le diner pique nique se fera en chambre, le besoin de repos se fait déjà sentir….
3ème JOUR
Le soleil revient, tant mieux pour les Everglades où l’on arrive à l’ouverture (9h00) via florida city (1h15 de Miami) et moyennant 10 dollars (par véhicule).
A royal palm, on parcoure gentiment le petit sentier d’Anhinga trail, il y a tellement d’alligators que l’on se demande si on est pas au zoo et on cherche vainement les éventuelles clôtures. Pour une fois que dans une réserve on voit de la faune en quantité cela paraît presque suce pet. La seconde randonnée, si on peut appeler cela comme ça tant c’est court, part du même endroit et se nomme gumbo limbo trail, en cette saison peu devégétation fleurie à admirer, côté faune on aperçoit un strigidae (enfin un hibou quoi) qui a oublié d’aller se coucher (c’est chouette) et surveille une minuscule mare remplie de grenouilles jaunes qui coassent, enfin je croas.
On sort du parc à 11h00 (et oui y a pas forcément grand chose à faire de ce côté sud du parc) pour aller à la ferme aux alligators toute proche. Le tour en airboat inclus dans le prix de l’entrée est plus folklorique qu’autre chose. A part les 4 ou 5 petits crocos ( ou alligators c’est caïman pareil !) « dressés » qui passent leur temps à bronzer dans le chenal en attendant les photographes qui flattent leurs égos, il faut bien dire que le boucan des moteurs (casques protecteurs fournis)n’attire pas les animaux. Le pilote juché sur son siège fait des ronds dans l’eau histoire de mouiller un peu les clients et puis c’est tout. Ensuite on assiste au repas des vieux monstres gloutons du parc qui se bousculent pour happer goulument de bons gros morceaux de viandes crues y compris des travers de porcs entiers. Les spectacles alligator et serpent programmés plus tard en cette saison creuse se priveront de notre présence. A la place on se restaure non loin de là chez gatorgrill au slogan plutôt accrocheur ainsi libellé « vous les avez vu, maintenant goutez les ! »
On se prend donc des wings de gator et 2 gatortacos mais la façon de les cuisiner est moins séduisante que lors de ma première expérience.
Retour à Miami pour continuer notre aperçu de cette ville hispanique voire cubaine: coral gable et le bel hotel baltimore, littlehavana et sa tamiani street avec ses marchands de cigares, coconut grove et sa population noire, et enfin key biscaine où il faut débourser 1,75 dollar pour emprunter le pont et admirer les belles résidences de cette île privilégiée.
4ème JOUR
C’est déjà fini pour Miami qui ne nous laissera pas de souvenir impérissable, direction Tampa, et plus précisément la station balnéaire de treasure island plus calme que Clearwater plus au nord. Il nous faut pour cela traverser la floride d’est en ouest jusqu’à Naples par la route 41, très longue ligne droite de 160 kms limitée à 96 kms heures, c’est des coups à s’endormir au volant. On y longe le nord des Everglades, où tous les 3,4 ou 5 kms on vous propose les plus merveilleuses balades possibles en airboat !!!
Les diverses villes résidentielles traversées sont plutôt du genre huppé, les parkings de plages sont tous payants, il faut dire qu’elles sont belles, immenses et le sable OMO (traduction : plus blanc que blanc !)

Ici une profession semble ne pas souffrir du chômage, c’est celle de jardinier, les propriétaires de résidence semblent en effet accorder beaucoup d’importance à l’entretien de leur domaine très arboré.
Pour le pique nique du midi, l’arrêt se fera sur l’une des belles plages encore peu fréquentées de Sanibel island, (là aussi il faut débourser 6 dollars pour emprunter le pont).
Le treasure hotel bay et marina de treasure island est de taille humaine et correct, pour le diner c’est chez mad beach fish house que ça se passe et ma grande assiette garnie de crevettes, cuisses de grenouille (et oui) et poisson chat frits me coûte que 18 dollars. Au retour on aperçoit un magnifique coucher de soleil tel que ceux que l’on rêve d’immortaliser, mais le temps de se garer et de descendre c’est déjà fini en moins d’une minute, il aquitté pour 24h00 la ligne d’horizon de cet immense golf du Mexique.
Aujourd’hui il n’y a pas eu de pluie, une température de 93°F(soit presque 35°c) et encore des embouteillages partout souvent à cause des omniprésents travaux de voiries.
A noter encore, que depuis notre arrivée, le comportement des automobilistes nous paraît bien différent de ce que nous avions constaté les années précédentes, ici beaucoup moins de discipline et de respect des autres, c’est devenu chacun pour soi, et parfois même on assiste au changement brusque de file pour emprunter sur quelques mètres la file réservée aux entrants histoire de grappiller quelques places dans l’embouteillage…résultat pas moins de 4 accidents sérieux déjà observés, méfiance….
De plus, les Américains qui naissent avec une casquette sur la tête ont maintenant en plus un téléphone greffé à la main, conduire en téléphonant n’est pas interdit, seuls les textos le sont !!!on voit le résultat.
5ème JOUR
Nous continuons notre remontée vers le Nord, en longeant la mer par d’interminables lignes droites toujours aussi limitées pour la vitesse(parfois 55 miles)
A tarpon springs ou bien est ce une autre de toutes ces stations qui s’enchaînent ? j’aperçois l’apparition furtive de deux nageoires caudales à proximité du rivage dans la même direction que nous, j’accélèr ealors un peu l’allure afin de trouver un accès carrossable au bord de l’eau et pouvoir observer cela de plus près. La possibilité s’offre à quelques encablures, ce qui nous laisse le temps de préparer nos objectifs pour l’arrivée de ces 2 dauphins, joggeurs matinaux. Devant les pêcheurs stoïques et visiblement habitués, ils chahutent à quelques mètres seulement du bord, dire que nous ceux qu’on voit sont en captivité à Marineland….(je parle pour les parigos évidemment)
Les belles propriétés démesurées avec accès direct à la mer se succèdent, ici pas de loi littorale semble t’il vu le nombre de chantiers en cours.
A crystal river, on s’arrête à homosassa wildlife parc à 13dollars. Après une mini croisière apaisante de 20 minutes à travers une sorte de bayou (avec commentaires abondants mais en anglais) on rejoint le parc animalier où l’on peut observer une grande variété d’oiseaux, de mammifères, de poissons mais aussi alligators et surtout lamantins en surcharge pondérale.(appelés ici manatee). Le retour à l’entrée peut aussi s’effectuer en petit train plus rapide que le bateau, à notre avis l’arrêt s’impose dans ce parc.
Le capitole de la capitale Tallahassee vaut le détour, tout comme paraît il pour ceux qui ont le temps, son immense et vieille université (FSU) de briques rouge avec son stade gigantesque.
Pour raccourcir un peu l’étape de demain, et aussi faute d’avoir trouvé des propositions sur les comparateurs précités j’ai réservé aubest western plus de Crawfordville (wakulla inn & suites) au sud. Cet hôtel correct avec joli patio, est totalement isolé au milieu de nul part près de l’Apalachicolaforest. Seul en face se trouve un collège, où comme par hasard, ce soir c’est« gradation » (remise des diplômes) événement familial incontournable ici, résultat même en pleine cambrousse les embouteillages que l’on croyait oubliés ressurgissent tel un coche marre. Pour se restaurer il faut parcourir 10 miles avant de rejoindre angelo et son’s à Médart, faute de concurrence c’est grand mais plein, correct sans plus compte tenu du prix (80 dollars à 3 sans boisson).
6ème JOUR
Destination l’un des points forts du séjour, la NouvelleOrléans. On longe toujours le golf dans sa partie Nord et traversons les côtes littorales des états d’alabama et du Mississipi, où ça et là, les stigmates de la dernière catastrophe sont toujours visibles, il faut bien dire que les plates formes pétrolières sont nombreuses.

On oublie pas de reculer nos montres d’une heure, c’es ttoujours ça de gagner sur l’itinéraire. Les petites villes balnéaires traversées sont moins huppées qu’en Floride, cependant les hautes habitations sur pilotis ont leur charme, et les habitants sont de fervents pêcheurs. Chaque point de mise à l’eau des embarcations est saturé par les pickup avec remorques vides en stationnements anarchiques, indiquant que les passionnés sont déjà à l’action malgré l’heure matinale.
On est Samedi et les stations balnéaires de Destin et Fortwalton ont fait le plein.
Environ 675 kms plus loin, on emménage pour 3 nuits au country inn & suites de New orléans. Immense hôtel à l’architecture locale idéalement placé, à seulement quelques minutes du vieux carré, centre névralgique de la ville épargné par Katrina en 2005. Seuls bémols, la salle depetit dej est beaucoup trop petite par rapport à la capacité d’hébergement, le prix du parking quasi obligatoire avec valet à 28 dollars la journée (au lieu des 36 annoncés sur le site), notre chambre correcte au 4° mais située à l’arrière du bâtiment desservi par un seul ascenseur.
Bagages posés on se hâte vers le centre, en croisant plusieurs processions nuptiales précédées de parades musicales, ça y est c’est sur on y est… Mais au french market, à 17h30 ce samedi les exposants remballent déjà… c’est pas bien grave ce ne sont pas les commerces qui manquent, on a que l’embarras du choix pour trouver la plus belle gueule entrouverte d’alligator« taxidermée » ou les toujours existants et fameux biscuits de« aunt Sally’s » déclinés maintenant sous différentes variantes.(Ils existaient déjà il y a plus de 25 ans lors de notre première visite ici).L’esprit vaudou et carnavalesque sont omniprésents
Pour le diner, on se pose chez pontalba en face de jacksonsquare où pour le prix le jumbalaya local composé de 95% de riz n’est pas servi sous son meilleur jour !!!
A la tombée de la nuit Bourbon street en folie est incontournable (le nom vient de la famille… pas de la boisson bande d epoivrots), en effet c’est l’un des rares endroits aux states où vous avez le droit de vous balader dans la rue avec votre boisson alcoolisée à la main sans devoir la cacher hypocritement dans un sachet en papier. Et croyez moi tout le monde le sait, en profite, voir même en abuse. Faut dire que les nombreux estaminets rivalisent d’ingéniosité pour favoriser la tentation en proposant chacun leur verre plus ou moins volumineux et remplis de substances parfois difficiles à définir.(sans les gouter)

7ème JOUR
C’est Dimanche, la météo est moyenne, peut être du monde sur les routes, on décide de laisser la voiture au garage et de continuer la visite. Pour se faire direction le 622 royal street, point de départ de la visite guidée pédestre en français vue sur le routard. (tous les jours à 10h00)D’ailleurs celui-ci nous permet de payer 22 dollars au lieu de 25 par personne.Il s’agit d’une longue promenade commentée de 2h30 avec comme fil conducteur la destinée de la famille de planteurs créoles duparc locoul. La compétence et l’extraordinaire amour de son pays de notre guide dont j’ai oublié le prénom(ancienne juriste et enseignante retraitée) rendent cette sinueuse déambulation réellement intéressante et historiquement enrichissante. Par contre le retour au contemporain est brutal quand au vieux cimetière on nous montre le mausolée construit à l’avance par et pour l’obnubilé Nicolas Cage.
Le midi on mange une muffoletta, sandwich à étages multiples avec beaucoup d’olives vertes au marché français, meilleur paraît il que le traditionnel po boy local. Après midi shopping avec quelques photos quand même de ce bon vieux steamboat Natchez, toujours fidèle au poste et prêt à naviguer sur le mississipi. Dîner pour 90 dollars (ça monte) chez pierre Maspero’s(angle st louis et chartres) avec un copieux plat de crevettes et écrevisses minuscules frites à la panure.

Il est maintenant temps de reposer nos petits petons rudement éprouvés.
8ème JOUR
Pour un tour sur les bayous, mes recherches initiales m’ont orientées vers torres swamp tour à Kraemer (environ 50 miles), attention même le GPS a du mal à trouver, et c’est plutôt mal indiqué. Le patriarche cajun(initialement descendant des acadiens déportés de la nouvelle écosse) es tfrancophone mais c’est son fils brian qui nous fera la visite en anglais, car lui visiblement préfère se réserver pour le lendemain et un car complet de français. Résultat on a une visite privée pour nous trois mais à 75$, ça dure environ 1h30, c’est assez sympa et on obtient toutes les réponses à nos questions. Le « clou » c’est d’attirer les walligators vers nous à coups de shamallows blancs flottants à la surface de l’eau, et ça marche. Sinon rien de bien extraordinaire en complément de nos visites précédentes.
Les cyprès et leur spanish moss sont partout : qu’est ce qui dit ????
Réponse : les cyprès, vous savez les arbres qui ne plient pas face au vent, et bien ils ont tous des quantités de mousse espagnole qui pendouillent de leurs branches, tout comme ceux de floride et ailleurs dans le sud, et cette mousse y a pas encore si longtemps on s’en servait pour faire des matelas des sièges auto ou dans le torchis et oui, c’est ça la culture !!!!!
Pas très loin, on visite oak valley plantation, une des plus célèbre pour 20$ par tête.
Evidemment, impossible de prendre une photo de l’allée bordée de chênes centenaires sans un touriste en plein milieu. On aurai pu choisir pas loin la laura plantation en complément de notre visite guidée de la veille, elle est moins « réputée » et une, c’est déjà pas mal..
La visite en anglais de la maison dure environ 30 mn, (on ne nous a proposé aucun audioguide), ensuite on ajoute les jardins et les maisons des esclaves, mais bon…
(à part peut être pour les sympathisants nostalgiques du général Lee, et encore..)
Nous nous dirigeons ensuite vers la capitale, bâton rouge, où ce lundi à 14h00 nous nous retrouvons dans une ville morte, quasiment pas de circulation, ni de piéton !!!!
On visite librement le plus haut capitole des USA où depuisle 27° étage (sur 34) une belle vue s’offre sur presque rien, tant cette ville est petite. Encore une capitale purement administrative. Une photo tout de même pour la forme du nouveau capitole excentrique à l’allure d’un château médiéval.
Mes deux reines du shopping m’impose un arrêt au rivercenter, mais en réalité ce n’est pas un centre commercial du tout, on ressort aussitôt, non sans avoir payer le parking pour nos 5 minutes sur place. La policière du coin a même été dans l’impossibilité de nous indiquer un endroit dans cette ville pour faire du shopping, elle en était presque gênée, ça veut tout dire !!!!
Pour éviter de refaire le même chemin au retour, je fais un crochet pour longer l’immense lac Ponchartain sur les ponts au dessus des bayous, malheureusement la pluie revient d’une part, et la hauteur des protections latérales gênent la vue d’autre part.
Notre repas du midi ayant été plus que frugal (une boite de ritz et des MM’s), on dîne au « bayou » rue bourbon où je m’offre pour 9$ une demie douzaine d’huîtres locales bien fraîches et là je me dis qu’il y a encore des séquelles de la marée noire, non je plaisante, mais elles sont carrément différentes de chez nous, très laiteuses, couleur jaunâtre et sans eau, bref !!
Les écrevisses, elles, sont toujours aussi microscopiques et cachées par le riz qui coûte pas cher……. Décidément le bouche à oreille est nécessaire ici pour connaître les bonnes tables
On regagne nos pénates en arpentant une dernière fois la rue de la débauche où je vous conseille, comme dans tout le quartier, de faire attention où vous mettez les pieds tant la chaussée et les trottoirs sont défoncés, je ne sais pas si c’est lié mais on a vu un sacré paquets de chevilles avec attelle.(faut dire qu’ajouter aux boissons précédemment évoquées ça doit faire un joli couplé gagnant !!!)
Bien que mardi gras soit loin, les jets de colliers de perles or, vertes ou violettes (aujourd’hui en plastique made in china)continuent depuis les balcons avec leurs fers forgés magnifiques. Normalement les destinataires de la rue doivent montrer une partie d’eux même, no comment….
Où plutôt si, maintenant après réflexion, si ça se trouve ils servent à payer les conso comme au club med… Med, si j’avais su j’aurai fais l’exhibitionniste !!!
J’aurai pas été seul en plus, car « les travailleuses » des sex shops n’hésitent à mettre le nez dehors (et le reste aussi) pour appâter le chaland en cas de chômage technique. Tout ça devant des gosses noirs de 4 ou 5 ans que leur grand frères ont affublés de baskets équipées de rondelles métalliques pour jouer des claquettes et collecter des piécettes….pirouette cacahuète
9ème JOUR
Petite étape vers Lafayette. Passage par Houma et morgan bay soit disant capitale mondiale de la crevette, mais pas grand chose à voir.
Pas facile à trouver, près de new ibéria à avery island, la seule usine tabasco du monde. Bien sur pour accéder à l’ile il faut encore débourser 1 malheureux $. La visite est gratuite et heureusement, 1 mini laïus verbal, puis un petit film, qui tourne au spot publicitaire, et un couloir de 15 mètres qui longe la chaîne de conditionnement de ce liquide de feu qui embrase les organismes à travers toute la planète. Bien sur la boutique est là et bien là, d’ailleurs certains amateurs viennent chercher la sauce miracle en bouteille d’un gallon (les mêmes que celles de Bruce willis dans die hard 3, génial…) à priori les prix sont intéressants, par rapport à ceux que j’ai vu dans les très nombreuses boutiques des pisses en tout genre de New orléans et ailleurs !
Intermède après dégustation une fois revenus chez nous : pas la peine de vous charger avec les sachets de poudre vendus partout et supposés permettre la réalisation du supercocktail »hurricane » : c’est juste du colorant rouge archi sucré !!!!
On renonce à Jungle garden , l’espèce de zoo associé àl’usine, en plus il pleut, snif
Direction Saint martinville, capitale du pays cajun, surnommé le petit Paris, là encore à part quelques jolies bâtisses et la merveilleuse histoire de l’arbre évangeline, pas de quoi fouetter…… aller un chat cajun francophone.
C’est quoi l’arbre évangéline, bon d’accord, une p’tite histoire et au lit !!!
Eh ben voilà :
« dans le poème de Longfellow en 1847, il était unefois évangéline héroïne acadienne qui rencontra Gabriel sous un chêne car elle le prenait pour un gland…..hrrr…hrrr…. hrrr….
En tout cas y paraît que c’est l’arbre le plus photographié aux USA.
Au sud ouest de Lafayette, on a le choix entre acadianvillage ou Vermillion ville, on opte pour ce dernier plébiscité par le routard..( sur présentation 6$ l’entrée au lieu de 10)
et bien qu’est ce que doit être l’autre !!
En effet, bien que l’on soit encore loin de l’heure de fermeture, que nenni concernant les animations en costumes d’époque perpétuant les gestes des artisans d’antan, à part un joueur de musique dans l’école et une fileuse de coton, basta pas plus de musée vivant que de beurre de cacahuètes en branche. La quinzaine de vraies habitations du XIXe peuvent se visiter librement avec un support papier en français, décevant, en tout cas ce jour là.
Lafayette : pas de centre ville, 3 grands axes routiers très larges le long desquels s’agglutine
tout ce qui vit : stations essence, restaurants grandes et moyennes surfaces.
Notre hôtel de la chaine quinta inn, très présente, est moyen et vieillot, siège et moquette tâchés, meubles ébréchés, poignées branlantes, mauvaise insonorisation bref.
Pour le soir, soirée fais dodo obligatoire et paraît il que c’est chez « RANDOL’S » que ça se passe (2320 kaliste saloon road)ouai et ben on devait pas encore y être le bon jour. Certes les habitués du 3ème âge pour la plupart se retrouvent sur la piste de danse devant l’orchestre, lui aussi du 3° âge, rien d’endiablé dans tout cela, arthrose oblige. Pour le repas, l’addition de 95$ (incluant d’office 18% de service, ce qui est rare ici) ne les veaux pas. Meuh….
10èmeJOUR
Destination le Texas, toujours en longeant vous savez quoi ; On passe par abbeville dans la somme où a part l’église de briques rouges y a rien à voir, puis esther, pecan et à cameron surprise :
Ce que n’indiquait pas notre carte michelin imprécise (N°584 échelle ½ 400 000 !!!!!!!!!!!!!), ferry obligatoire et payant en plus 1$, tant pis on mangera pas ce midi !!!!
5 mn de traversée, pour rallier cette région de boccages, prairies humides et pâtures avec troupeaux . En longeant ces bayous, je m’obstine à vouloir voir de mes yeux un vrai alligator dans son milieu naturel, et à force d’obstination, à regarder les bas côtés plutôt que la route déserte ça y est, un museau et 2 yeux dépassent de l’eau, malheureusement, le temps de s’arrêter, le top modèle timide qui n’a pas eu le temps de se recoiffer préfère plonger, mais je vous le jure j’en AI VU UN !!!
Malheureusement sur la route 87 pas de visitor center pour nous accueillir au Texas et surtout nous offrir une carte routière détaillée, en plus un panneau indique que la route pour Galveston est fermée, ce qui impliquerai un détour conséquent pour contourner la baie, pas question de céder, moi je crois ce que je vois et on continue….à nos risques et périls d’augmenter considérablement les miles inutiles.
Beaucoup de raffineries et les séquelles palpables de la dernière cata.
A port Bolivar, nouveau ferry, mais celui là était prévu, et aucune impossibilité de rejoindre Galveston contrairement aux intox précitées, c’est gratuit et durant 20 mn, cerise sur le cheese cake ou plutôt straw on the camel back comme on dit ici, nous sommes accompagnés par des dizaines (voir même plus) de dauphins, en couple, en famille ou entre amis ils sont très heureux d’exciter nos APN.
Galveston, après cette traversée euphorique, est une très belle vraie station balnéaire, avec parc d’attraction et très très jolies maisons particulières, même si parfois la taille de certaines laisse septique..
Houston est immense, (4° plus grande ville des US) en approchant on distingue plusieurs quartiers espacés avec chacun ses gratte ciel. On tente un tour en ville mais la circulation est intense et le thermomètre indique le record de notre séjour 104°F soit 40°C. Pause photo devant la stèle « we love Houston »
On mange mexicain chez Ninfa’s, le vrai, sur Navigation, c’est plein mais grand on commet l’erreur de se gaver de chips généreusement offertes en quantité, résultat, difficultés à terminer nos auges copieusement garnies de victuailles appétissantes, à recommander.
Pour digérer cette bonne pitance, les reines du shopping prennent leur revanche au centre Galleria, 375 boutiques, heureusement ça ferme à 21h00, ouf sauvé par le gong….
11 ème JOUR
Prochaine étape San antonio, on commence par mission trailet la visite furtive de ces 4 anciennes missions plus ou moins bien conservées et pas trop éloignées les unes des autres
(c’est gratuit et ça se visite librement) puis naïvement on tente de prendre possession de notre chambre au best western plus 1103 E commerce street à 14h30 !!!!
Et bien non il est pas 15h00, et aucune chambre double n’est disponible mais c’est sur dans 30 mn elles auront toutes été nettoyées !!!
Je pense que là aussi si j’avais été américain ou si j’avais mieux maîtrisé la langue, cela se serai passé différemment, ce pays change !!!!!le personnel hispanique va causer du tort à tonton Sam, croyez moi.
En tout cas la chambre est très bien, à 130$ elle peut, tonyParker et les spurs jouent ce soir le 4°match de la finale face aux heat de Miami au alamodrome voisin ceci explique peut être cela. Les ruines d’alamo en plein centre ville se visitent rapidement, Davy crocket aurai pu faire un effort !! puis c’est promenade le long de la riverwalk, principal attrait de cette charmante ville surnommée Venise, c’est vrai que la rivière et les arbres apportent ombre et fraîcheur bien agréables. Tous les commerces du joli petit village nommé "la villita" sont bien sur fermés. Les croisières font le plein tout comme les terrasses des restos avec orchestre ambulant de mariachis. On se pose à l’une d’entre elle afaim de déguster chez Joe’s crab shack enfaim un vrai copieux steampot d’écrevisses, un régal. Il y a beaucoup de monde en famille, et l’ambiance est très sympa.
12 ème JOUR
Direction Dallas via Austin soit théoriquement environ 450kms. Au lieu de prendre l’autoroute lancinante, je me suis fais expliquer la veille à l’office du tourisme ( où l’on est toujours remarquablement accueill ipar le personnel du 3° âge et/ou souffrant de handicap) comment emprunter la soit disant fameuse route « devil’s backbone » en fait ici c’est connu sous le nom de route des collines (hill) et notre trajet à travers la campagne va parfois prendre des allures de montagnes russes. Après certains dos d’âne on aperçoit furtivement des biches qui s’aventurent dans les cultures à l’orée des bois, les villages traversés (Wimberley, blanco, Johnson city, marble falls, cedar park)n’offrent pas d’intérêt particulier, à part une certaine vision de la ruralité locale. Ici aussi le long des routes les carcasses de pneux déchiquetés ne se comptent plus, mais il faut y ajouter les cadavres de tatous, animal emblème de l'état , (appelé ici armadillo) leur carapace n'ayant pas résistée aux pare chocs.

A Austin, la capitale « administrative » on visite librement le grand et très beau capitole de granit rose où les débats sont publics, il y a foule. A noter qu'ici en plus des carcasses en lambeaux de pneux le long des routes, on a aussi de nombreux cadavres de tatous, cet animal emblème de l'état, dont la carapace n'a pas résisté aux pare chocs. On zappe Waco tragiquement célèbre pour ne pas arriver trop tard à Fort worth (en réalité à 50 kms à l’ouest de Dallas). Au visitor center« les 2 vieux de service » sont ravis de rencontrer des frenchis s ibien qu’on a le droit aux pin’s et bandanas gratuits, ils nous déconseillent la visite du ranch de la série Dallas et nous recommandent le rodéo !!!
Le country inn & suites pour 2 nuits (2200 mercadodrive) n’est pas loin de l’historique stockyards (live stock exchange) où à 17h00 pétante (rigueur américaine oblige) se déroule quotidiennement « the herd » ou cattle drive c’est-à-dire la mini transhumance d’un troupeau de bêtes à grandes cornes encadré de pseudo cowboys d’une étable à une autre. Les badauds sont nombreux et heureusement que j’ai débarqué mes reines du shooting avant de trouver un stationnement sinon on aurai loupé tous les trois ce défilé de mode purement touristique. (comprenez que moi chauffeur, et ben je l’ai râté à cause des embouteill…)
Le repas burger du soir se fait dans l’ancienne gare reconvertie en commerces à proximité du rodéo couvert dont on a acheté les billets à 43$ (avec coupons de reduc) pour 3. Et bien à nouveau désolé d’affirmer que l’on ne devait pas être là le bon jour, car sans être un spécialiste ni amateur averti de la discipline, c’est le pire spectacle de ce type auquel nous avons assisté, pitoyable, vrai piège à touriste, ceux de bricecanyon et cody étaient bien mieux, encore une déception..
13èmeJOUR
A Dallas et pour 42$ avec coupon , on visite avec audioguide le musée dédié au jour ou Jacky a connu le veuvage. C’est pas inintéressant même si le doute sur la vérité profite à la CIA. La version de la commission Warren est confirmée et Lee harvey oswald reste officiellement le seul coupable puni par Jack ruby…..
Ensuite direction Parker, 25 miles au nord est, (route 75 après plano) car on veut vérifier l’intérêt de Southfork ranch de JR (là aussi42$ avec coupon)
Le trajet obligatoire en petit train sert uniquement à nous empêcher de déambuler librement sur le site. La maison est classique et faitl’objet de réservations pour évènements privés, on nous explique qu’en fait les propriétaires agacés par tout le chahut avait imposé des tournages uniquement extérieurs et en été, de fait en réalité tous les épisodes ont été tournés à Hollywood dans une reconstitution à l’identique !! au final bof, boeuf !!
De retour à Dallas, on examine de près la plus grande sculpture en bronze du monde : à Pioneer park, un troupeau de 50 têtes de longhorns avec cowboys grandeur nature !!!
PUIS on m’impose à nouveau un arrêt à la galleria identique à celle d’Houston, histoire de mettre un terme définitif à la cure d’amaigrissement des bagages.
le repas très gras du soir se fait chez Fred’s texas où à cette heure la moitié de la salle en terrasse est en plein soleil, bof, boeuf , mauvais conseil du routard.
14èmeJOUR
Etape la plus longue du circuit, environ 800 kms pour rallier Memphis au Tennessee, en traversant le petit état d’Arkansas. Malgré encore beaucoup de travaux et camions, la circulation ce Dimanche est fluide, résultat à 16h15, on arrive à l’hôtel Memphis (2625 thousand oaks bd) beaucoup plus loin du centre que ce qui était annonçé sur le site, comptez minimum 15kms (si vous écoutez pas le GPS qui lui indique 24). L’hôtel est beau, la chambre un peu moins, par contre le petit déj est bien et dans une grande salle.
Vu l’heure on tente d’assister à la traction locale au luxueux hôtel Peabody, lui en plein centre ville.(149 union avenue). Chaque jour à 11h00 et 17h00 des dizaines de badauds se pressent dans le hall pour voir quoi ??et bien après un speech de 10 minutes du concierge en chef dans sa belle tenue rouge, les 4 canards qui jouent dans la fontaine centrale du très beau bar font 10 mètres en file indienne sur le tapis rouge lui aussi pour prendre l’ascenseur, voilà ce qui distrait les américains…..c’est presque triste
Tout près de là on rejoint la bourbon street locale, la rue Beale, capitale du blues et du rock and roll. Chaque bar resto a son animation musicale bruyante, pour certains, je ne suis pas sur que l’on puisse appeler ç ade la musique, mais le tintamarre généralisé excite les tympans des très nombreux visiteurs sous très haute surveillance policière. De plus à partir de18h00 environ, pour accéder à ce petit secteur bouclé et rendu aux piétons, il faut franchir les barrages, ouvrir les sacs et passer au détecteur et à la palpation ..
Nous, on mange au blues city café à l’angle beale main, la portion « half » de ribs est très copieuse et difficile à terminer très bon rapport qualité prix. Pour éviter le barrage filtrant, on fait comme de nombreuses personnes y compris non clientes du resto, en sortant directement par la 2° porte dans Beale !!!! efficacité, crédibilité !! Une visite s'impose chez SCHWAB authentique magasin historique. 15èmeJOUR
Au programme l’incontournable visite de l’usine à fric, Graceland, propriété du défunt Elvis. Parking obligatoire à 10$ et entrée à…..37$ par personne, et oui les héritiers ont de beaux jours devant eux.Fouille des sacs bien sur et là nouvelle aberration américaine, le vigile me dit que les caméscopes sont interdits et m’impose la consigne payante évidemment. J’ai beau lui expliquer que tout le monde va filmer avec son téléphone ou son appareil photo, il en convient mais le règlement c’est le règlement même s’il est d’un autre âge !!! tant pis je filmerai avec mon APN comme les autres.
Ce sidi brahim, la maison est vraiment belle, confortablement équipée, sans pour autant tomber dans le kitch ou l’ostentatoire, pas comme les 2 avions privés qui se visitent aussi.
Si vous pensez ne pas avoir assez donné de billets verts, il vous reste la dizaine de boutiques…les rares autres du coin, ayant échappées au monopole, proposent quelques souvenirs similaires un peu moins chers, mais une fois sorti de graceland, pas question d’y rerentrer juste pour les boutiques, cruel dilemme.
Pour cet après midi, il faut tuer le temps car y a vraiment rien d’autre à faire, c’est une petite erreur dans le programme, si j’avais pensé arriver si tôt la veille, on aurai pu poursuivre le périple après graceland.. Mais du temps on va en passer, à quoi, et bien trouver de l’eau en bouteille, après deux superettes du désert saharien, on se rabat sur une oasis nommée ici station d’essence…..On fait un passage devant le motel lorraine transformée en musée où en 1968, i have a dream enfin martin luther roi fut assassiné.
Sur riverfront, les deux vieux bateaux à aube attendent les clients qui se bousculent pas.
Le soir on mange chez « Huey’s » à la déco et bouffe sympas, sur les écrans, au mondial Brésilien, les USA viennent de battre le Ghana 2 à 1 dans la quasi indifférence générale.
16èmeJOUR
Pour rejoindre Nashville, j’ai décidé avec l’aide d’un dépliant local de longer un peu le Mississippi, par une route soit disant« scénic » comme il y en a tant plus ou moins justifiée, mais au final on n’apercevra que très peu et de loin le fleuve mythique. Sur de petites routes tranquilles on traverse plusieurs bleds où les très belles maisons côtoient les mobils homes étriqués stockant à l’extérieur tout le bric à brac. Dans tous les cas, les pelouses sont parfaites et chacun y plante la pancarte de soutien à son candidat pour l’élection au poste de sheriff, bravant ainsi le secret de l’isoloir.
Notre comfort inn près de l’autoroute est à 10 kms du centre, la chambre correcte est petite pour poser nos trois valises qui grossissent. On sillonne les quartiers où les habitants ne connaissent pas la crise, on passe par « la rue des labels de musics » et on ose l’ascension des nombreuses marches desservant le capitole moins beau que les précédents. Enfin on finit avec difficulté par trouver le centiennal park et son beau parthenon de 1867.

On pousse la curiosité jusqu’au gigantesque hôtel Opryland, où les jardins et cascades intérieurs valent le coup d’œil, mais furtif le coup d’œil, en effet le parking obligatoire est gratuit seulement les 20 premières minutes, à partir de la 21ème c’est 21$ plus les taxes !!!!!
Malgré les décibels, nous trouvons le centre ville(Broadway) ressemblant comme deux gouttes de bourbon à celui de Memphis plus agréable. Dîner au wildhorse saloon sera impossible, il y a la queue dehors. Ce sera chez Dick’s last resort, où la serveuse vous affuble d’un chapeau de papier sur lequel elle inscrit une boutade, humour humour quand tu nous tient !
Ici aussi le stationnement est une corvée couteuse, et je renonce à donner une fois de plus 10 ou 15$ forfaitaires pour me garer sur un terre plein provisoirement appelé parking par un « exploitant » à mon avis non déclaré.
Du coup on fait des ronds et petits patapons jusqu’à ce qu’une place le long du trottoir se libère, en effet les parcmètres ne sont payants que jusqu’à 18h00, astuce à connaitre pour éviter de subir encore une aberration US. Le plus drôle c’est de voir les américains au volant de leur grosse bagnole s’essayer au difficile exercice du créneau, eux qui sont habitués à se garer en épi sans manœuvrer.
Comme déjà rencontré épisodiquement, le caissier asiatique zélé d’une superette me demande ma pièce d’identité pour me vendre une bière, (afin d’apaiser mon coup de bar !) devant mon agacement non dissimulé il croit nécessaire de me rappeler que c’est »la règle » peut être, certes, mais en tout cas loin d’être appliquée partout, aberration vous avez dit ????
Sinon à part ça, si vous avez l’intention de ramener un chapeau et ou des bottes c’est ici qu’il faut venir tant l’offre est incroyable, des magasins entiers ne vendent que ça, par contre n’étant pas moi-même intéressé, je suis incapable de vous donner quelconque info sur les tarifs pratiqués.
17ème JOUR
J’ai modifié à la dernière minute le programme, pour pousser plus à l’est voir le parc de great smokys montagne, le plus visité des états unis parait il. De ce fait, direction Asheville au lieu d’Atlanta au Sud, zappant ainsi la visite de la distillerie Jack’s daniel snif snif. Sur la route j’évite de justesse le trépas à un raton laveur suicidaire. Nouveau redécalage horaire, cette fois une heure en plus.
Les arrêts sont obligatoires à Pigeon forge et Gatlinburg, deux petites villes sympas définitivement vouées au tourisme commercial.Boutiques archi bondées par la frénésie d’acheteurs compulsifs et attractions qui se succèdent le long de la route (karting, manèges, believe it or not, titanic, jeux forains, maisons fantômes …) y en a pour tous les gouts oupresque.
A Pigeon, ne ratez pas le plus grand magasin du Sud consacré aux décos de Noel, (Christmas place) nonseulement il est beau mais il est immense on s’y perd, il y a tout et bien plus encore.
A gatlinburg, (parking devenez quoi ?: 10$..) je comptais me rattraper à la whiskyterie (bah oui y a bien des biscuiteries !!)Davy Crockett, malheureusement que des grandes bouteilles en vente et en verre en plus, nos valises n’ont déjà plus besoin de ça !!!
Cette ville est aussi le fief financier de la pulpeuse célèbre Dolly parton, aujourd’hui âgée de 68 printemps, qui y possède hotels et rodéo
On rentre dans le parc (et gratuitement s’il vous plait bizarre, étrange) au 9 millions de visiteurs annuels, boisé à 95% il abrite plus de 10000 espèces végétales et animales dont certaines très rares, ceci est difficile à apprécier en restant sur la route principale, sous la pluie qui s’y invite très souvent. D’ailleurs les épaisses volutes de brumes favorisées par le climat tempéré humide sont à l’origine de son nom. Purée (de pois) quelle culture, décidément c’est comme le beurre de cacahuètes, plus on en a plus on l’étale 😏….Ayant laissé en France notre côté biodiversité, il faut bien dire qu’à part quelques très rares points de vue à peine panoramique sur les forêts denses.(comme à clingmans dome). Y a encore pas de quoi fouetter… Allez une écrevisse à coups de Vuvuzela (c’est le mondial quoi !)
En tout cas, même si le sommet le plus élevé ne dépasse pas 2000 mètres, la température a brutalement chuté pour atteindre 61°F, alors ça fait combien ??? ohlala seulement 16. A Asheville, en Caroline du Nord, malgré la taille du bled, le stationnement laborieux entame encore le budget de 10 malheureux $. L’hotel Country inn & suites (tunnel road) près du centre(heureusement) nous a réservé une belle grande chambre avec frigo écran plat et tout le toutim.
18 ème JOUR
Aujourd’hui, j’ai fondé encore beaucoup d’espoir sur Chimneyrock state park pour justifier le changement d’itinéraire, voire même au final rallonger le circuit d’un jour. Au Sud est d’Asheville, sur la route 64 (oui je sais j’aurai écrit 66 cela aurait fait de l' effet, mais je vais quand même pas vous mentir MDR😕) à 8h30 et pour 15$ par personne on entame la route forestière sinueuse de plusieurs kilomètres pour atteindre l’unique centre d’intérêt ce roc, ce pic, ce cap, cette péninsule pardon je me suis gouru. Ce rocher surgi de la foret, (où à cette heure matinale on peut enfin prendre des photos sans d’autre guignol que nous dessus), offrirait un beau panorama sur la vallée si le temps avait été réellement dégagé. Je ne regrette cependant rien car c’est bien joli, et en plus c’est quand même là que les scènes cultes de mon film lui aussi culte ont été tournées. Pour faire encore quelques clichés, on gravit les nombreux escaliers et le sentier un peu raide sous la température qui monte, un peu de transpiration ça fait pas de mal.
For all the tea of china je n’aurai jamais loupé ça(traduction : pour tout l’or du monde)
400 kms nous séparent de la prochaine étape, Charleston sur la côte atlantique de la Caroline du Sud. Peu avant l’arrivée, il y a la magnolia plantation gardens, son jardin animalier et son tour en bateau sur les marécages, on entame la route d’accès puis au détour d’un virage on aperçoit au loin la demeure coloniale, du coup 3 ou 4 photos pour la cause, et comme l’ensemble des véhicules qui nous précèdent, direction la sortie directe. C’est vrai qu’après un certain nombre de jours et un certain nombre de visites plus ou moins intéressantes, on a tendance à hésiter à sortir les billets verts.Charleston est une belle ville agréable et huppée. Le quartier historique recèle de belles maisons mais comme à Asheville les magasins ferment à 17h30maxi, y compris le marché couvert pourtant bien sympathique. Ici, comme un peu dans toutes les villes au patrimoine historique, de jolis chevaux tirent les calèches, alors que pendant ce temps là surement que chez nous, des ânes tirent à la kalach (dsl mais celle là j’ai pas pu m’en empêcher😠). Au lexington avenue brewery (brasserie) je déguste un bon Ivan’s steampot (huitres chaudes en coquilles, crabes, moules maïs etc..)
Notre hôtel, la quinta inn riverview est en cul de sac face à une belle marina, calme assuré.
19èmeJOUR
Traversée du littoral de la Géorgie pour atteindre Jacksonville en Floride, et la fin programmée de nos congés annuels…..
A Beaufort, je suis déçu, en effet, impossible d’en trouver un ni d’hiver, ni même d’été sacrés Américains.
Savannah et ses nombreux squares ombragés est elle aussi très jolie. Amelia island et fernandina beach plus petites et huppées sont dédiées au passé nostalgique mais surtout commercial et juteux de la piraterie.🏴☠️
A 17h30 notre chambre du Hampton inn de Jacksonville n’est là encore pas prête, alors qu’elle sont normalement libérées avant 10h00, ça commence réellement à bien faire, Barack que se passe t’il dans ton pays ????
A 18h00, dans l’une des plus grande ville US par sa superficie, tout est désert, ni piéton ni circulation. Le seul pôle d’attraction se situe au »landing » (parking…..payant vous vous en doutiez) ses 5 ou 6 restos et son centre commercial déjà fermé évidemment. On mange, enfin façon de parler, au Américan grill le pire resto de tout notre séjour.
20èmeJOUR
A Saint Augustine, la touche Espagnole impose la pause surtout pour la rue piétonne même si la majorité des boutiques n’ouvre qu’à 10 voir 11h00 ce Samedi. Passage rapide par Daytona, vraie station balnéaire touristique, le soleil cogne fort. On souhaite rejoindre Orlando pas trop tard pour contacter physiquement l’agence de location qui ferme à 15h00, afin d’éclaircir sans quiproquo certains points ambigus du contrat de location susceptibles d’alourdir financièrement l’addition déjà un peu salée à notre gout(pratiquement 1000 $ pour 5 nuits)
Seulement voilà, même retardés par les embouteillages monstres, les coordonnées communiquées sont insuffisantes, et nous conduisent à un carrefour gigantesque où on ne trouve pas, tant pis on fera sans. Dommage car j’aurai également eu besoin de bons conseils pour acheter les billets d’accès aux parcs.
Avant de quitter la France j’avais insisté par mail dans mon franglais afin d’obtenir les codes d’accès à la maison, car il devait m’être transmis seulement quelques jours avant notre arrivée, alors que nous nous trouverions déjà aux states et pas sur de pouvoir consulter les mails, d’ailleurs cela s’est vérifié sur place, yahoo me demandant mes codes secrets fournis à la création du compte, et bien évidemment oubliés depuis.
Cette maison de Kissimmee est bien sur dans un lotissement, mais d’autres plus luxueux et moins excentrés ont été croisés. Somme toute le confort est au rendez vous, même si l’ensemble est un peu vieillot et certains détails laissent à résider, non désirer : la sécurité des accès pas assurée, le robinet d’arrivée d’eau situé à l’extérieur difficile à trouver, la moustiquaire protégeant la piscine découpée au cutter, les transat à bout de souffle, l’épuisette épuisée mais cela ne nous empêche pas de sauter dans la piscine dont le chauffage en option à 40$ par jour est parfaitement inutile en cette saison.
(Pour information, réservation faite via booking.com chez florida dream vacation homes, seul interlocuteur, le site se déchargeant de tout le reste). Ensuite, rafraîchis et reguindés par nos plongeons multiples, commence la quête des billets et là c’est la jungle voir la porte ouverte à toutes les arnaques possibles selon moi évidemment, faute d’avoir sérieusement étudié la question avant de partir, le doute s’installe.
On a prévu de faire uniquement les 2 parcs universal qui normalement coutent environ depuis la France 135 euros pour 2 jours. Les points de vente sont nombreux, et la diversité des prix annoncés a de quoi inquiéter, l’un d’entre eux nous parle même de 203 $ en tout et pour 3 !!! par contre à la question de savoir s’il nous délivre les billets tout de suite pour le lendemain, il répond qu’il nous faut aller les chercher dans un autre point sans être sur que ce soit pour demain, une autre au tarif annoncé de 109$ par personne dit qu’elle n’en a plu, la délivrance étant gérée par la centrale !!! bref c’est la fête du slip et le grand n’importe n’a ouaque..On fini par aller dans un point de vente référencé comme officiel, mais les espèces ne sont pas acceptées, la galère continue, compte tenu du montant de la douloureuse, je refuse d’ engraisser ma banque.
A force d’obstination, on trouve plus loin , un autre point de vente référencé dont la seule animatrice accepte les espèces, malgré les risques de braquage évoqués. Au final je dé bourses quelques 630 $ pour les parcs mais aussi le dîner spectacle des pirates : 144$ par personne pour les 2 parcs soit environ 50 euros chaque, et 66$ au lieu de 73 pour le spectacle.Notre interlocutrice nous informe aussi que pour la seule visite également envisagée à Epcot, Disney ne propose aucune réduc si on cumule pas avec d’autres (fo dire que disney propose pas moins de 8 parcs dans le coin en comptant les aquatiques).
21èmeJOUR (déjà)
C’est Dimanche on reporte les parcs par crainte de l’affluence. Orlando, il faut savoir qu’en réalité, la totalité des hébergements particuliers se trouvent dans Kissimmée ou pire encore dans Davenport plus éloigné, la zone est immense, les commerces et autres attraits touristiques eux sont concentrés le long de l’US 192 et d’International drive.C’est d’ailleurs notre objectif du jour : gift shops, outlets, mall et autres flea market (immenses chapiteaux regroupant des centaines d’exposants qui ouvrent progressivement au cours de la journée, dédiés exclusivement au made in china, tee shirt et serviettes de plage meilleur marché).
L’Orlando premium outlet du Nord est blindé, toutes les marques connues sont présentes et vu le nombre de sacs, les clients sont satisfaits, durant cette journée shopping on aura quand même fait 90 kms.
Le pirate dinner n’a rien de spectaculaire, ce n’est rien d ’autre qu’une comédie musicale bon enfant à l’américaine, en attendant l’entrée, 3 buffets mobiles proposent des agapes dans le hall, histoire de patienter bof.. Même si je sympathise avec mon voisin, américain convaincu, dès le début du repas, plus que moyen, cela reste très limite. Il semblerai que seul « médieval times « s’il n’a pas changé depuis la dernière fois (il y a 15 ans) vaille le coup, arabian night était aussi décevant à l’époque.
Ha au fait !!je suis sur que certains d’entre vous voudraient savoir c’est quoi le film culte tourné à chimney rock ???
réponse: Le dernier des Mohicans de 1992 avec Daniel dey lewis…
22èmeJOUR
A 18 miles : island of aventure d’universal, en plus du prix du billet il faut rajouter quoi ??....
Et oui le parking payant à 17$, j’étais sur que vous alliez deviner !!!
Dès l’accès au site desservant les 2 parcs, les sacs sont fouillés, et à l’entrée du parc on nous scanne l’empreinte de l’annulaire, volonté de l’associer au billet individuel valable plusieurs jours ou contrôle officiel relié à l’administration centrale? je ne sais pas car ici de toute façon la CNIL n’a pas sa place, et c’est pas plus mal….(ceci n’engage que moi qui n’ai rien à me reprocher !!)
Il y a foule, une attraction est en panne pour la journée, (les grosses bouées flottantes de bilge rat barges) Hulk fonctionne par intermittence, il fait chaud le ciel est orageux : l’enfer quoi !!!!.
Pour certaines attractions la mise en consigne gratuite avec empreinte est obligatoire pour les sacs, ceux qui paient le billet plus de 260$ sont dispensés de faire la queue avec le petit peuple, quand on les voit ainsi nous doubler sans vergogne on peut légitimement s’interroger sur le socialisme obamanien qui laisse perdurer de telles pratiques, ..
Revenons à nos moutons et brebis volontairement égarées, la dernière attraction harry potter and the forbidden journey est un voyage à sensation très fun dans l’univers du héros
Dragon challenge, montagne russe renversante, me convertit définitivement à la sorcellerie une fois sorti indemne !!
Jurassic park river mouille toujours autant, mais là les consignes protectrices de l’électronique sont payantes !!
Mes accompagnatrices tentent le dudley do right’s ripsawfalls (atchoum) et surtout plouf, elles en ressortent plus d’une heure après complètement trempées. Moi, lassé de les attendre en vain au point« photo » je sirote en plein soleil et â jeun une binouse du plus vieux brasseur du pays, yuengling, résultat j’ai aussi failli faire plouf !!!
Ensuite le monde des marvels nous accueille, avec notamment doctor doom’s fearfall, (propulsé en l’air avec descente par pallier le tout en1 minute à peine) spiderman 3D, et Hulkcoaster redevenu opérationnel, le démarrage est tellement brusque que j’ai à peine le temps d’enclencher ma gopro dissimulée sous ma chemise.
Ensuite c’est shopping et shopping, j’hésite à acheter une baguette magique d’harry potter pour aider à tricher sur le poids à l’enregistrement futur des bagages.
Le repas du soir se fait à la maison, occasion de gouter les cacahuètes bouillies réchauffées au micro onde achetées précédemment comme spécialités des great smokys…et bien cela ressemble à des z’haricots et je suis sur que de nombreuses possibilités d’accommodations culinaires sont possibles pour ce produit inconnu chez nous sous cette forme.
23èmeJOUR
On se décide pour Epcot, 100$ par personne plus vous savez encore quoi à 17$.
25 ans après notre première visite, ce parc entretenu à la thématique immuable et indémodable n’a pas changé ni évolué d’un yota. Ici, à part peut être « test track » qui annoncera jusqu’à 150 minutes d’attente, pas de sensation forte.
Un système fast pass vous permet d’éviter les files d’attente pour 3 attractions maxi, l’ordinateur choisissant pour vous les créneaux horaires de vos passages.
La file orange de space ship earth est supposé offrir plus de sensations fictives du vol intergalactique, the seas of nemo ne peut que séduire les moins de 10 ans, quant au pseudo survol en deltaplane de la californie au soarin, la mis en place des spectateurs prend trop de temps, living with the land, ode à la protection de l’agriculture nous fait traverser des serres où poussent fruits et légumes !! tandis que captain EO, vieuxde 30 ans est un film en 3D avec M. Jackson, journey of imagination withfigment est carrément débile.
Les 11 pavillons dont 5 européens présentent pour nous peu d’intérêt, malgré leur fidèle reproduction architecturale, la promenade« maritime » Norvégienne Maelstrom est banale
La seule chose qui a évolué ici, ce sont les prix, pas un seul chapeau fantaisie à moins de 25$ hors taxe sans parler des chopes« allemandes » avec nain de blanche neige à accrochez vous bien : 230 $ hors taxe !!!! .
Comme les jours précédents, à partir du milieu d’après midi, le ciel noirçit sérieusement et les orages éclatent ça et là.

Ce soir on mange au copieux buffet à volonté chez boston lobster feast à 40$ par personne avec homards, crabes et bien d’autres produits de la mer. La promenade digestive se fait à Disney downtown, immense zone très fréquentée le soir, si c’est le shopping qui vous intéresse, tentez de vous stationner côté East (miracle c’est gratuit) car à l’opposé c’est surtout cinéma, restaurants et le cirque du soleil. Et pour rejoindre à pied marketplace, c’est pas triste entre badauds, poussettes, voiturettes électriques des seniors et ici aussi les travaux, ça devient vite difficile. Le magasin LEGO vaut le détour pour le gigantisme de ses réalisations décoratives, la boutique disney de 5000 m2 déborde. 23H15 : dodo
24èmeJOUR
Parc Universal, sacs fouillés et empreinte vérifiée, il n’y a curieusement pas foule à l’ouverture, du coup on fait sans attendre la montagne russe Rockit particulièrement vertigineuse !!! puis on enchaîne les autres attractions sans trop faire la queue, revanche de la momie, disaster où le public participe réellement à la bande annonce d’un film catastrophe, c’est bien fait, mais un peu long, l’attraction se faisant en 3 phases distinctes.Avec les mens in black on fait mumuse avec un pistolet laser pour tenter de libérer la planète des méchants aliens, j’aurai préféré que mon compteur ne fonctionne pas, vu mon score déplorable (non en fait, il ne fonctionnait pas c’est mieux !!).Simpson ride est bien, shreck 4d un peu vieillot mais drôle, transformers impressionne tandis que « minion » la nouveauté ba je vous dirais pas, parce que les 100 minutes d’attente nous ont démotivés, en effet le parc a enfin fait le plein en milieu d’après midi, certainement des gens en possession de billets à accès multiples et illimités.
On regagne la cambuse pas trop tard afin de profiter une dernière fois de la piscine et surtout essayer de fermer les valises en les pesant et repesant à l’aide de la petite poignée balance relativement précise, verdict :les 23 kgs fatidiques sont presque respectés.
DERNIER JOUR
La maison devant être libéré pour 10h00, j’aurai du peut être choisir un vol retour plus tôt qu’à 20h00 car on va devoir tuer le temps la bagnole pleine à craquer. On sillonne le très cossu quartier célébration, sorte de village privilégié dans la ville.
Chez pirate’s cove on se fait un mini golf bien dessiné et entretenu, puis une dernière collation consistante et graisseuse chez Denny’s, avant de payer 1,25$ pour atteindre l’aéroport assez distant. Je parviens à restituer le réservoir pratiquement vide car on m’a facturé le premier plein à prix d’or (noir évidemment).
Pour patienter, on dépense encore quelques billets verts afin de saturer les bagages cabines.
A cause des orages le décollage est retardé, si bien qu’à Francfort le personnel aéroportuaire nous attend de pied ferme pour nous accompagner rapidement à notre correspondance, et évidemment nos valises, elles n’ont pas été accompagnées, elles nous seront livrées à domicile le lendemain….
Malgré seulement 6h00 de décalage horaire le retour est difficile, les 9200 kms parcourus ont subrepticement affectés les organismes.
Vous l’avez sans aucun doute perçu dès le début de mon récit, parmi les différents voyages effectués aux Etat unis, nous ne conseillerions pas celui ci en premier. L’art et l’histoire n’étant pas nos priorités, il est possible que nous soyons passés trop vite à côté de l’essentiel. Ce qui pour nous est sur en tout cas, c’est que dans cette partie ci du pays la géographie réserve moins de beautés spectaculaires que dans les autres régions. Les grandes villes malgré leur statut de capital ne focalisent que l’administratif (Bâton rouge, Tallahassee, Austin) et sont totalement démunies de toute « âme ». Dallas, Memphis et Nashville sont assez décevantes.
En revanche l’Ouest de la Floride est bien attirante, Keywest, les Everglades, La nouvelle Orléans, les bayous, San antonio et Orlando auront tenus toutes leurs promesses.
Globalement, la population nous a paru moins chaleureuse et courtoise que les années précédentes, la morosité ambiante semble gagner du terrain, situation politique ou économique en cause je ne sais pas, ou bien est ce tout simplement une particularité du Sud ??..
N’hésitez pas à me contacter, si je peux modestement vous renseigner…
Compte tenu de l’expérience plus que positive de l’année passée, cette fois encore, je vais organiser l’intégralité du séjour moi même personnellement tout seul avec l’aide bien sur d’internet, de ses comparateurs de prix, de ses forums et blogs…
Je m’y prends bien à l’avance, afin de limiter au maximum les impairs et autres erreurs de choix. Cette fois ce sera le Sud des Etats unis.
Première étape, planifier l’itinéraire en fonction des points d’intérêts choisis, puis définir les points de chutes en fonction des distances quotidiennes à parcourir, quantifier les nuitées sur un même site, et enfin concrétiser tout cela par les réservations afin de partir le plus tranquille possible.
La trame principale sera :
- laFloride (Miami, Everglades, Key West),
- le Golfe du Mexique et la Louisianne (nouvelle orléans, lafayette, bayous)
- le Texas et ses grandes villes (Houston, San antonio, Austin, Dallas),
- le Tennessee (Memphis, Nashville)
- le parc de Great Smoky mountains,
- les rivages de l’atlantique avec Charleston, pour retourner et finir en Floride (ce qui évite les frais toujours exorbitants d’abandon de véhicule) avec Jacksonville et Orlando (5 nuits de« repos » dans une villa avec piscine s’il vous plait !!)
Pour la voiture, je refais confiance à Alamo qui ne nous ajamais déçu jusqu’à présent, je réserve directement sur le site.
Pour les vols, Paris Miami, Orlando Paris et bien impossible de trouver des vols directs par le biais des comparateurs, ou bien alors les rares propositions font exploser les prix (en vol !!) 😏 donc ce sera via Zurich à l’aller (avec swiss international) et Francfort au retour (avec Lufthansa) soit 570 euros le billet réservé en Janvier pour le départ en Juin(période moins chère évidemment).
Pour les hôtels, j’alternerai via expédia, booking e thotel.com. Ils proposent presque tous les mêmes hôtels à des prix presque similaires, exception faite qu’expédia affichent les prix tous frais inclus. Ma préférence ira vers ce site, car en plus, et ça c’est affaire de choix, on paie d’avance en euro, ce qui pour ma part évite les frais bancaires de paiement en devises et au moins il n’y a pas de surprise avec les éventuelles variations du taux de change, on sait où on va. Cependant, cela peut poser problème en cas d’annulation, plus de démarche à faire, même si les autres de toute façon prennent vos coordonnées bancaires en cas d’annulation tardive, il y a quand même des frais.
Petite précision, ces sites référencient de moins en moins d’hotels à cause de leurs gourmandes commissions, certains professionnels préfèrent renoncer à leurs services…. Ainsi une fois sur place, on s’aperçoit qu’à côté de l’hotel choisi, s’en trouvent bien d’autres similaires dont on ignorait l’existence en consultant seulement les sites ci dessus.
Une fois la validité des passeports et autorisations ESTA vérifiées, il ne me reste plus qu’à changer les devises en quantités suffisantes pour être prêts à partir.(en effet en plus du carburant, de la bouffe et de certains hotels n’ont réglés d’avance qui sont des dépenses« obligatoires » il faut prévoir les visites et surtout les ACHATS)
CA Y EST 2 Juin 2014,11h00 décollage de Roissy. Evidemment, l’escale est dans le sens opposé à la destination, ce qui engendre encore plus de temps de voyage. 18h00 heure locale (moins 6) à Miami, l’immigration américaine toujours aussi tatillonne freine les touristes impatients, résultat 1h15 d’attente debout dans les allées en serpentin (comme à DISNEY ouai ouai !!) pour accéder à l’un des 3 seuls guichets ouverts pour filtrer la totalité des arrivées qui se succèdent et s’entassent. Ensuite, récupération des bagages et salutations des douaniers beaucoup moins zélés que leurs collègues transfrontaliers puis direction Alamo où une fois de plus on peut choisir notre voiture (ce n’est pas toujours le cas) dans la catégorie réservée parmi celles présentes, sauf qu’à cette heure là (20h00) le choix est un peu limité. On commence par charger le coffre d’une passat de nos trois bagages pourtant allégés avant l’inévitable prise de poids, seulement la conception du coffre étant, les charnières buttent sur eux à la fermeture rendant ainsi une bonne partie de l’espace inutilisable !!! Du coup on reprend comme l’année dernière une chevrolet impala qui vient juste d’arriver sur le site, fraîchement shampouinée. Celle là, on sait que si un petit sac glisse au fonds du coffre, il nous faudra physiquement rentrer dedans en entier pour pouvoir le récupérer tant il y a du volume.
Malgré ses 300 CV et sa boite automatique, nous consommerons 8 litres aux 100 kms, sachant qu’en moyenne le litre était à 0,92 dollar soit avec notre taux de change assez intéressant moins de 70 cents d’euros (en moyenne 3,6 dollar le gallon de 3,78 litres, on l’a vu à 3,16 mais aussi à 3,89 !!)
Bien sur à l’accueil, l’employé dévoué d’alamo (qui n’avait de cesse de baratiner les 3 clientes françaises du comptoir voisin, malgré ses 150 kgs apparents) à tenter de nous apeurer et de nous caser pas moins de 2 assurances supplémentaires pour 15 dollars par jour !!!! ce qui pour nous aurai tout simplement augmenter l’addition totale de quasiment 50%……
En revanche, et c’est un point imporant j’ai longuement insisté pour avoir confirmation que le SUN PASS était prévu et inclus. En effet, dans tout ce secteur ( mais aussi la principale autoroute de Floride la Turnpike ) il faut passer à des points de péages entièrement automatisés équipés de portiques (comme pour la merveilleuse future ex écotaxe de chez nous) et aucun moyen de les éviter une fois engagés parfois même sans le savoir ou y avoir fait attention. Les différents forums et blogs sur le sujet consultés avant de partir donnaient des avis divergents. Je confirme la nécessaire vigilance sur ce point car il paraît que les contraventions prélevées par le loueur qui conserve précieusement vos coordonnées bancaires peuvent brutalement réveiller vos hémorroïdes une fois revenus en France.
Rétroviseurs et siège réglés, le voyage peu vraiment commencer. Vu l’heure tardive, direction pour 3 nuits le spring hill suite de Miami (je précise « airport south » car il y en a plusieurs) à 15 minutes de l’aéroport et 18 kms du centre !!. La chambre est grande avec coin cuisine, le petit dej et le parking sont inclus. Ce dernier point est aussi important, car en centre ville le stationnement est difficile et hors de prix.A 21h00 notre premier repas se fait à côté chez Wendys avec ses frites moins industrielles (ouvert 24h/24 comme tous les autres d’ailleurs) puis dodo car pour nous il est presque 4h00. Le ciel est très chargé, que faire demain Everglades ou route des Keys ???
A noter que juste à côté se trouve un hotel « chambria suites » pas vu sur les sites précités (si site, !) peut être tout aussi bien.
2ème jour
Ce matin, la météo de Floride est peu clémentine, c’est très couvert et il pleut. Du coup on décide de faire la route des keys, car on passera pas mal de temps en voiture, alors que dans les éverglades ??? Départ 6h30, après dégustation entre autre, de gaufres cuites nous même. Une fois les embouteillages passés, on attaque.
Cette route « overseas » à 2 voies, à faire aller retour est longue très longue, (en tout 323 miles parcourus dans la journée soit x1,609= plus de 500 kms). Les nombreux ponts beaucoup moins jolis et spectaculaires qu’attendu, la pluie incessante rendent le trajet monotone, faisant passer presqu’inaperçues les nombreuses belles petites plages sauvages bordées de palétuviers et palmiers.
HEUREUSEMENT il y a FINDU…, non je veux dire KEY WEST. En effet, au bout du monde et à peine 90 kms de Cuba (à vol de pélican), cette petite ville agréable, très jolie et typique de part son architecture avec ses arbres rouge flamboyants fait vite oublier le trajet, sous une timide éclaircie qui plus est. L’ambiance pirate des Caraïbes n’est pas loin. 🏴☠️
A Southernmostpoint, on renonce à faire la queue pour la photographie car il faut déjà penser au retour. Et, bien qu’il soit 16h00, une pause s’impose à Key largo chez le célèbre Mrs MC’s kitchen. A la carte et pour 13 dollars je déguste mon premier morceau d’alligator juste poêlé, bien meilleur que ce que j’imaginais. Mais il y a aussi et surtout le fameux« keylime pie » tarte au citron local et vraiment maison :sublime, même pour moi qui ne suis pas un bec sucré, c’est pas peu dire.Après passage à la chambre, direction miami beach et ses bâtiments art déco. Sur la croisette locale, ocean drive longue de 1,5 kms, hôtels et restaurants plus ou moins guindés se succèdent, quelques blaireaux ne supportant pas l’anonymat font du bruit avec leur mac laren ou autres ferrari, ce n’est pas notre tasse de thé (de café non plus d’ailleurs).
Le diner pique nique se fera en chambre, le besoin de repos se fait déjà sentir….
3ème JOUR
Le soleil revient, tant mieux pour les Everglades où l’on arrive à l’ouverture (9h00) via florida city (1h15 de Miami) et moyennant 10 dollars (par véhicule).
A royal palm, on parcoure gentiment le petit sentier d’Anhinga trail, il y a tellement d’alligators que l’on se demande si on est pas au zoo et on cherche vainement les éventuelles clôtures. Pour une fois que dans une réserve on voit de la faune en quantité cela paraît presque suce pet. La seconde randonnée, si on peut appeler cela comme ça tant c’est court, part du même endroit et se nomme gumbo limbo trail, en cette saison peu devégétation fleurie à admirer, côté faune on aperçoit un strigidae (enfin un hibou quoi) qui a oublié d’aller se coucher (c’est chouette) et surveille une minuscule mare remplie de grenouilles jaunes qui coassent, enfin je croas.

On sort du parc à 11h00 (et oui y a pas forcément grand chose à faire de ce côté sud du parc) pour aller à la ferme aux alligators toute proche. Le tour en airboat inclus dans le prix de l’entrée est plus folklorique qu’autre chose. A part les 4 ou 5 petits crocos ( ou alligators c’est caïman pareil !) « dressés » qui passent leur temps à bronzer dans le chenal en attendant les photographes qui flattent leurs égos, il faut bien dire que le boucan des moteurs (casques protecteurs fournis)n’attire pas les animaux. Le pilote juché sur son siège fait des ronds dans l’eau histoire de mouiller un peu les clients et puis c’est tout. Ensuite on assiste au repas des vieux monstres gloutons du parc qui se bousculent pour happer goulument de bons gros morceaux de viandes crues y compris des travers de porcs entiers. Les spectacles alligator et serpent programmés plus tard en cette saison creuse se priveront de notre présence. A la place on se restaure non loin de là chez gatorgrill au slogan plutôt accrocheur ainsi libellé « vous les avez vu, maintenant goutez les ! »On se prend donc des wings de gator et 2 gatortacos mais la façon de les cuisiner est moins séduisante que lors de ma première expérience.
Retour à Miami pour continuer notre aperçu de cette ville hispanique voire cubaine: coral gable et le bel hotel baltimore, littlehavana et sa tamiani street avec ses marchands de cigares, coconut grove et sa population noire, et enfin key biscaine où il faut débourser 1,75 dollar pour emprunter le pont et admirer les belles résidences de cette île privilégiée.
4ème JOUR
C’est déjà fini pour Miami qui ne nous laissera pas de souvenir impérissable, direction Tampa, et plus précisément la station balnéaire de treasure island plus calme que Clearwater plus au nord. Il nous faut pour cela traverser la floride d’est en ouest jusqu’à Naples par la route 41, très longue ligne droite de 160 kms limitée à 96 kms heures, c’est des coups à s’endormir au volant. On y longe le nord des Everglades, où tous les 3,4 ou 5 kms on vous propose les plus merveilleuses balades possibles en airboat !!!
Les diverses villes résidentielles traversées sont plutôt du genre huppé, les parkings de plages sont tous payants, il faut dire qu’elles sont belles, immenses et le sable OMO (traduction : plus blanc que blanc !)

Ici une profession semble ne pas souffrir du chômage, c’est celle de jardinier, les propriétaires de résidence semblent en effet accorder beaucoup d’importance à l’entretien de leur domaine très arboré.
Pour le pique nique du midi, l’arrêt se fera sur l’une des belles plages encore peu fréquentées de Sanibel island, (là aussi il faut débourser 6 dollars pour emprunter le pont).
Le treasure hotel bay et marina de treasure island est de taille humaine et correct, pour le diner c’est chez mad beach fish house que ça se passe et ma grande assiette garnie de crevettes, cuisses de grenouille (et oui) et poisson chat frits me coûte que 18 dollars. Au retour on aperçoit un magnifique coucher de soleil tel que ceux que l’on rêve d’immortaliser, mais le temps de se garer et de descendre c’est déjà fini en moins d’une minute, il aquitté pour 24h00 la ligne d’horizon de cet immense golf du Mexique.
Aujourd’hui il n’y a pas eu de pluie, une température de 93°F(soit presque 35°c) et encore des embouteillages partout souvent à cause des omniprésents travaux de voiries.
A noter encore, que depuis notre arrivée, le comportement des automobilistes nous paraît bien différent de ce que nous avions constaté les années précédentes, ici beaucoup moins de discipline et de respect des autres, c’est devenu chacun pour soi, et parfois même on assiste au changement brusque de file pour emprunter sur quelques mètres la file réservée aux entrants histoire de grappiller quelques places dans l’embouteillage…résultat pas moins de 4 accidents sérieux déjà observés, méfiance….
De plus, les Américains qui naissent avec une casquette sur la tête ont maintenant en plus un téléphone greffé à la main, conduire en téléphonant n’est pas interdit, seuls les textos le sont !!!on voit le résultat.
5ème JOUR
Nous continuons notre remontée vers le Nord, en longeant la mer par d’interminables lignes droites toujours aussi limitées pour la vitesse(parfois 55 miles)

A tarpon springs ou bien est ce une autre de toutes ces stations qui s’enchaînent ? j’aperçois l’apparition furtive de deux nageoires caudales à proximité du rivage dans la même direction que nous, j’accélèr ealors un peu l’allure afin de trouver un accès carrossable au bord de l’eau et pouvoir observer cela de plus près. La possibilité s’offre à quelques encablures, ce qui nous laisse le temps de préparer nos objectifs pour l’arrivée de ces 2 dauphins, joggeurs matinaux. Devant les pêcheurs stoïques et visiblement habitués, ils chahutent à quelques mètres seulement du bord, dire que nous ceux qu’on voit sont en captivité à Marineland….(je parle pour les parigos évidemment)
Les belles propriétés démesurées avec accès direct à la mer se succèdent, ici pas de loi littorale semble t’il vu le nombre de chantiers en cours.
A crystal river, on s’arrête à homosassa wildlife parc à 13dollars. Après une mini croisière apaisante de 20 minutes à travers une sorte de bayou (avec commentaires abondants mais en anglais) on rejoint le parc animalier où l’on peut observer une grande variété d’oiseaux, de mammifères, de poissons mais aussi alligators et surtout lamantins en surcharge pondérale.(appelés ici manatee). Le retour à l’entrée peut aussi s’effectuer en petit train plus rapide que le bateau, à notre avis l’arrêt s’impose dans ce parc.

Le capitole de la capitale Tallahassee vaut le détour, tout comme paraît il pour ceux qui ont le temps, son immense et vieille université (FSU) de briques rouge avec son stade gigantesque.
Pour raccourcir un peu l’étape de demain, et aussi faute d’avoir trouvé des propositions sur les comparateurs précités j’ai réservé aubest western plus de Crawfordville (wakulla inn & suites) au sud. Cet hôtel correct avec joli patio, est totalement isolé au milieu de nul part près de l’Apalachicolaforest. Seul en face se trouve un collège, où comme par hasard, ce soir c’est« gradation » (remise des diplômes) événement familial incontournable ici, résultat même en pleine cambrousse les embouteillages que l’on croyait oubliés ressurgissent tel un coche marre. Pour se restaurer il faut parcourir 10 miles avant de rejoindre angelo et son’s à Médart, faute de concurrence c’est grand mais plein, correct sans plus compte tenu du prix (80 dollars à 3 sans boisson).
6ème JOUR
Destination l’un des points forts du séjour, la NouvelleOrléans. On longe toujours le golf dans sa partie Nord et traversons les côtes littorales des états d’alabama et du Mississipi, où ça et là, les stigmates de la dernière catastrophe sont toujours visibles, il faut bien dire que les plates formes pétrolières sont nombreuses.

On oublie pas de reculer nos montres d’une heure, c’es ttoujours ça de gagner sur l’itinéraire. Les petites villes balnéaires traversées sont moins huppées qu’en Floride, cependant les hautes habitations sur pilotis ont leur charme, et les habitants sont de fervents pêcheurs. Chaque point de mise à l’eau des embarcations est saturé par les pickup avec remorques vides en stationnements anarchiques, indiquant que les passionnés sont déjà à l’action malgré l’heure matinale.
On est Samedi et les stations balnéaires de Destin et Fortwalton ont fait le plein.
Environ 675 kms plus loin, on emménage pour 3 nuits au country inn & suites de New orléans. Immense hôtel à l’architecture locale idéalement placé, à seulement quelques minutes du vieux carré, centre névralgique de la ville épargné par Katrina en 2005. Seuls bémols, la salle depetit dej est beaucoup trop petite par rapport à la capacité d’hébergement, le prix du parking quasi obligatoire avec valet à 28 dollars la journée (au lieu des 36 annoncés sur le site), notre chambre correcte au 4° mais située à l’arrière du bâtiment desservi par un seul ascenseur.
Bagages posés on se hâte vers le centre, en croisant plusieurs processions nuptiales précédées de parades musicales, ça y est c’est sur on y est… Mais au french market, à 17h30 ce samedi les exposants remballent déjà… c’est pas bien grave ce ne sont pas les commerces qui manquent, on a que l’embarras du choix pour trouver la plus belle gueule entrouverte d’alligator« taxidermée » ou les toujours existants et fameux biscuits de« aunt Sally’s » déclinés maintenant sous différentes variantes.(Ils existaient déjà il y a plus de 25 ans lors de notre première visite ici).L’esprit vaudou et carnavalesque sont omniprésents
Pour le diner, on se pose chez pontalba en face de jacksonsquare où pour le prix le jumbalaya local composé de 95% de riz n’est pas servi sous son meilleur jour !!!

A la tombée de la nuit Bourbon street en folie est incontournable (le nom vient de la famille… pas de la boisson bande d epoivrots), en effet c’est l’un des rares endroits aux states où vous avez le droit de vous balader dans la rue avec votre boisson alcoolisée à la main sans devoir la cacher hypocritement dans un sachet en papier. Et croyez moi tout le monde le sait, en profite, voir même en abuse. Faut dire que les nombreux estaminets rivalisent d’ingéniosité pour favoriser la tentation en proposant chacun leur verre plus ou moins volumineux et remplis de substances parfois difficiles à définir.(sans les gouter)

7ème JOUR
C’est Dimanche, la météo est moyenne, peut être du monde sur les routes, on décide de laisser la voiture au garage et de continuer la visite. Pour se faire direction le 622 royal street, point de départ de la visite guidée pédestre en français vue sur le routard. (tous les jours à 10h00)D’ailleurs celui-ci nous permet de payer 22 dollars au lieu de 25 par personne.Il s’agit d’une longue promenade commentée de 2h30 avec comme fil conducteur la destinée de la famille de planteurs créoles duparc locoul. La compétence et l’extraordinaire amour de son pays de notre guide dont j’ai oublié le prénom(ancienne juriste et enseignante retraitée) rendent cette sinueuse déambulation réellement intéressante et historiquement enrichissante. Par contre le retour au contemporain est brutal quand au vieux cimetière on nous montre le mausolée construit à l’avance par et pour l’obnubilé Nicolas Cage.
Le midi on mange une muffoletta, sandwich à étages multiples avec beaucoup d’olives vertes au marché français, meilleur paraît il que le traditionnel po boy local. Après midi shopping avec quelques photos quand même de ce bon vieux steamboat Natchez, toujours fidèle au poste et prêt à naviguer sur le mississipi. Dîner pour 90 dollars (ça monte) chez pierre Maspero’s(angle st louis et chartres) avec un copieux plat de crevettes et écrevisses minuscules frites à la panure.

Il est maintenant temps de reposer nos petits petons rudement éprouvés.
8ème JOUR
Pour un tour sur les bayous, mes recherches initiales m’ont orientées vers torres swamp tour à Kraemer (environ 50 miles), attention même le GPS a du mal à trouver, et c’est plutôt mal indiqué. Le patriarche cajun(initialement descendant des acadiens déportés de la nouvelle écosse) es tfrancophone mais c’est son fils brian qui nous fera la visite en anglais, car lui visiblement préfère se réserver pour le lendemain et un car complet de français. Résultat on a une visite privée pour nous trois mais à 75$, ça dure environ 1h30, c’est assez sympa et on obtient toutes les réponses à nos questions. Le « clou » c’est d’attirer les walligators vers nous à coups de shamallows blancs flottants à la surface de l’eau, et ça marche. Sinon rien de bien extraordinaire en complément de nos visites précédentes.
Les cyprès et leur spanish moss sont partout : qu’est ce qui dit ????

Réponse : les cyprès, vous savez les arbres qui ne plient pas face au vent, et bien ils ont tous des quantités de mousse espagnole qui pendouillent de leurs branches, tout comme ceux de floride et ailleurs dans le sud, et cette mousse y a pas encore si longtemps on s’en servait pour faire des matelas des sièges auto ou dans le torchis et oui, c’est ça la culture !!!!!
Pas très loin, on visite oak valley plantation, une des plus célèbre pour 20$ par tête.
Evidemment, impossible de prendre une photo de l’allée bordée de chênes centenaires sans un touriste en plein milieu. On aurai pu choisir pas loin la laura plantation en complément de notre visite guidée de la veille, elle est moins « réputée » et une, c’est déjà pas mal..La visite en anglais de la maison dure environ 30 mn, (on ne nous a proposé aucun audioguide), ensuite on ajoute les jardins et les maisons des esclaves, mais bon…
(à part peut être pour les sympathisants nostalgiques du général Lee, et encore..)
Nous nous dirigeons ensuite vers la capitale, bâton rouge, où ce lundi à 14h00 nous nous retrouvons dans une ville morte, quasiment pas de circulation, ni de piéton !!!!
On visite librement le plus haut capitole des USA où depuisle 27° étage (sur 34) une belle vue s’offre sur presque rien, tant cette ville est petite. Encore une capitale purement administrative. Une photo tout de même pour la forme du nouveau capitole excentrique à l’allure d’un château médiéval.
Mes deux reines du shopping m’impose un arrêt au rivercenter, mais en réalité ce n’est pas un centre commercial du tout, on ressort aussitôt, non sans avoir payer le parking pour nos 5 minutes sur place. La policière du coin a même été dans l’impossibilité de nous indiquer un endroit dans cette ville pour faire du shopping, elle en était presque gênée, ça veut tout dire !!!!
Pour éviter de refaire le même chemin au retour, je fais un crochet pour longer l’immense lac Ponchartain sur les ponts au dessus des bayous, malheureusement la pluie revient d’une part, et la hauteur des protections latérales gênent la vue d’autre part.
Notre repas du midi ayant été plus que frugal (une boite de ritz et des MM’s), on dîne au « bayou » rue bourbon où je m’offre pour 9$ une demie douzaine d’huîtres locales bien fraîches et là je me dis qu’il y a encore des séquelles de la marée noire, non je plaisante, mais elles sont carrément différentes de chez nous, très laiteuses, couleur jaunâtre et sans eau, bref !!
Les écrevisses, elles, sont toujours aussi microscopiques et cachées par le riz qui coûte pas cher……. Décidément le bouche à oreille est nécessaire ici pour connaître les bonnes tables
On regagne nos pénates en arpentant une dernière fois la rue de la débauche où je vous conseille, comme dans tout le quartier, de faire attention où vous mettez les pieds tant la chaussée et les trottoirs sont défoncés, je ne sais pas si c’est lié mais on a vu un sacré paquets de chevilles avec attelle.(faut dire qu’ajouter aux boissons précédemment évoquées ça doit faire un joli couplé gagnant !!!)
Bien que mardi gras soit loin, les jets de colliers de perles or, vertes ou violettes (aujourd’hui en plastique made in china)continuent depuis les balcons avec leurs fers forgés magnifiques. Normalement les destinataires de la rue doivent montrer une partie d’eux même, no comment….
Où plutôt si, maintenant après réflexion, si ça se trouve ils servent à payer les conso comme au club med… Med, si j’avais su j’aurai fais l’exhibitionniste !!!
J’aurai pas été seul en plus, car « les travailleuses » des sex shops n’hésitent à mettre le nez dehors (et le reste aussi) pour appâter le chaland en cas de chômage technique. Tout ça devant des gosses noirs de 4 ou 5 ans que leur grand frères ont affublés de baskets équipées de rondelles métalliques pour jouer des claquettes et collecter des piécettes….pirouette cacahuète
9ème JOUR
Petite étape vers Lafayette. Passage par Houma et morgan bay soit disant capitale mondiale de la crevette, mais pas grand chose à voir.
Pas facile à trouver, près de new ibéria à avery island, la seule usine tabasco du monde. Bien sur pour accéder à l’ile il faut encore débourser 1 malheureux $. La visite est gratuite et heureusement, 1 mini laïus verbal, puis un petit film, qui tourne au spot publicitaire, et un couloir de 15 mètres qui longe la chaîne de conditionnement de ce liquide de feu qui embrase les organismes à travers toute la planète. Bien sur la boutique est là et bien là, d’ailleurs certains amateurs viennent chercher la sauce miracle en bouteille d’un gallon (les mêmes que celles de Bruce willis dans die hard 3, génial…) à priori les prix sont intéressants, par rapport à ceux que j’ai vu dans les très nombreuses boutiques des pisses en tout genre de New orléans et ailleurs !
Intermède après dégustation une fois revenus chez nous : pas la peine de vous charger avec les sachets de poudre vendus partout et supposés permettre la réalisation du supercocktail »hurricane » : c’est juste du colorant rouge archi sucré !!!!
On renonce à Jungle garden , l’espèce de zoo associé àl’usine, en plus il pleut, snif
Direction Saint martinville, capitale du pays cajun, surnommé le petit Paris, là encore à part quelques jolies bâtisses et la merveilleuse histoire de l’arbre évangeline, pas de quoi fouetter…… aller un chat cajun francophone.
C’est quoi l’arbre évangéline, bon d’accord, une p’tite histoire et au lit !!!
Eh ben voilà :
« dans le poème de Longfellow en 1847, il était unefois évangéline héroïne acadienne qui rencontra Gabriel sous un chêne car elle le prenait pour un gland…..hrrr…hrrr…. hrrr….
En tout cas y paraît que c’est l’arbre le plus photographié aux USA.
Au sud ouest de Lafayette, on a le choix entre acadianvillage ou Vermillion ville, on opte pour ce dernier plébiscité par le routard..( sur présentation 6$ l’entrée au lieu de 10)
et bien qu’est ce que doit être l’autre !!
En effet, bien que l’on soit encore loin de l’heure de fermeture, que nenni concernant les animations en costumes d’époque perpétuant les gestes des artisans d’antan, à part un joueur de musique dans l’école et une fileuse de coton, basta pas plus de musée vivant que de beurre de cacahuètes en branche. La quinzaine de vraies habitations du XIXe peuvent se visiter librement avec un support papier en français, décevant, en tout cas ce jour là.
Lafayette : pas de centre ville, 3 grands axes routiers très larges le long desquels s’agglutine
tout ce qui vit : stations essence, restaurants grandes et moyennes surfaces.
Notre hôtel de la chaine quinta inn, très présente, est moyen et vieillot, siège et moquette tâchés, meubles ébréchés, poignées branlantes, mauvaise insonorisation bref.
Pour le soir, soirée fais dodo obligatoire et paraît il que c’est chez « RANDOL’S » que ça se passe (2320 kaliste saloon road)ouai et ben on devait pas encore y être le bon jour. Certes les habitués du 3ème âge pour la plupart se retrouvent sur la piste de danse devant l’orchestre, lui aussi du 3° âge, rien d’endiablé dans tout cela, arthrose oblige. Pour le repas, l’addition de 95$ (incluant d’office 18% de service, ce qui est rare ici) ne les veaux pas. Meuh….
10èmeJOUR
Destination le Texas, toujours en longeant vous savez quoi ; On passe par abbeville dans la somme où a part l’église de briques rouges y a rien à voir, puis esther, pecan et à cameron surprise :
Ce que n’indiquait pas notre carte michelin imprécise (N°584 échelle ½ 400 000 !!!!!!!!!!!!!), ferry obligatoire et payant en plus 1$, tant pis on mangera pas ce midi !!!!
5 mn de traversée, pour rallier cette région de boccages, prairies humides et pâtures avec troupeaux . En longeant ces bayous, je m’obstine à vouloir voir de mes yeux un vrai alligator dans son milieu naturel, et à force d’obstination, à regarder les bas côtés plutôt que la route déserte ça y est, un museau et 2 yeux dépassent de l’eau, malheureusement, le temps de s’arrêter, le top modèle timide qui n’a pas eu le temps de se recoiffer préfère plonger, mais je vous le jure j’en AI VU UN !!!
Malheureusement sur la route 87 pas de visitor center pour nous accueillir au Texas et surtout nous offrir une carte routière détaillée, en plus un panneau indique que la route pour Galveston est fermée, ce qui impliquerai un détour conséquent pour contourner la baie, pas question de céder, moi je crois ce que je vois et on continue….à nos risques et périls d’augmenter considérablement les miles inutiles.
Beaucoup de raffineries et les séquelles palpables de la dernière cata.
A port Bolivar, nouveau ferry, mais celui là était prévu, et aucune impossibilité de rejoindre Galveston contrairement aux intox précitées, c’est gratuit et durant 20 mn, cerise sur le cheese cake ou plutôt straw on the camel back comme on dit ici, nous sommes accompagnés par des dizaines (voir même plus) de dauphins, en couple, en famille ou entre amis ils sont très heureux d’exciter nos APN.
Galveston, après cette traversée euphorique, est une très belle vraie station balnéaire, avec parc d’attraction et très très jolies maisons particulières, même si parfois la taille de certaines laisse septique..
Houston est immense, (4° plus grande ville des US) en approchant on distingue plusieurs quartiers espacés avec chacun ses gratte ciel. On tente un tour en ville mais la circulation est intense et le thermomètre indique le record de notre séjour 104°F soit 40°C. Pause photo devant la stèle « we love Houston »
On mange mexicain chez Ninfa’s, le vrai, sur Navigation, c’est plein mais grand on commet l’erreur de se gaver de chips généreusement offertes en quantité, résultat, difficultés à terminer nos auges copieusement garnies de victuailles appétissantes, à recommander.
Pour digérer cette bonne pitance, les reines du shopping prennent leur revanche au centre Galleria, 375 boutiques, heureusement ça ferme à 21h00, ouf sauvé par le gong….
11 ème JOUR
Prochaine étape San antonio, on commence par mission trailet la visite furtive de ces 4 anciennes missions plus ou moins bien conservées et pas trop éloignées les unes des autres
(c’est gratuit et ça se visite librement) puis naïvement on tente de prendre possession de notre chambre au best western plus 1103 E commerce street à 14h30 !!!!
Et bien non il est pas 15h00, et aucune chambre double n’est disponible mais c’est sur dans 30 mn elles auront toutes été nettoyées !!!
Je pense que là aussi si j’avais été américain ou si j’avais mieux maîtrisé la langue, cela se serai passé différemment, ce pays change !!!!!le personnel hispanique va causer du tort à tonton Sam, croyez moi.
En tout cas la chambre est très bien, à 130$ elle peut, tonyParker et les spurs jouent ce soir le 4°match de la finale face aux heat de Miami au alamodrome voisin ceci explique peut être cela. Les ruines d’alamo en plein centre ville se visitent rapidement, Davy crocket aurai pu faire un effort !! puis c’est promenade le long de la riverwalk, principal attrait de cette charmante ville surnommée Venise, c’est vrai que la rivière et les arbres apportent ombre et fraîcheur bien agréables. Tous les commerces du joli petit village nommé "la villita" sont bien sur fermés. Les croisières font le plein tout comme les terrasses des restos avec orchestre ambulant de mariachis. On se pose à l’une d’entre elle afaim de déguster chez Joe’s crab shack enfaim un vrai copieux steampot d’écrevisses, un régal. Il y a beaucoup de monde en famille, et l’ambiance est très sympa.

12 ème JOUR
Direction Dallas via Austin soit théoriquement environ 450kms. Au lieu de prendre l’autoroute lancinante, je me suis fais expliquer la veille à l’office du tourisme ( où l’on est toujours remarquablement accueill ipar le personnel du 3° âge et/ou souffrant de handicap) comment emprunter la soit disant fameuse route « devil’s backbone » en fait ici c’est connu sous le nom de route des collines (hill) et notre trajet à travers la campagne va parfois prendre des allures de montagnes russes. Après certains dos d’âne on aperçoit furtivement des biches qui s’aventurent dans les cultures à l’orée des bois, les villages traversés (Wimberley, blanco, Johnson city, marble falls, cedar park)n’offrent pas d’intérêt particulier, à part une certaine vision de la ruralité locale. Ici aussi le long des routes les carcasses de pneux déchiquetés ne se comptent plus, mais il faut y ajouter les cadavres de tatous, animal emblème de l'état , (appelé ici armadillo) leur carapace n'ayant pas résistée aux pare chocs.

A Austin, la capitale « administrative » on visite librement le grand et très beau capitole de granit rose où les débats sont publics, il y a foule. A noter qu'ici en plus des carcasses en lambeaux de pneux le long des routes, on a aussi de nombreux cadavres de tatous, cet animal emblème de l'état, dont la carapace n'a pas résisté aux pare chocs. On zappe Waco tragiquement célèbre pour ne pas arriver trop tard à Fort worth (en réalité à 50 kms à l’ouest de Dallas). Au visitor center« les 2 vieux de service » sont ravis de rencontrer des frenchis s ibien qu’on a le droit aux pin’s et bandanas gratuits, ils nous déconseillent la visite du ranch de la série Dallas et nous recommandent le rodéo !!!
Le country inn & suites pour 2 nuits (2200 mercadodrive) n’est pas loin de l’historique stockyards (live stock exchange) où à 17h00 pétante (rigueur américaine oblige) se déroule quotidiennement « the herd » ou cattle drive c’est-à-dire la mini transhumance d’un troupeau de bêtes à grandes cornes encadré de pseudo cowboys d’une étable à une autre. Les badauds sont nombreux et heureusement que j’ai débarqué mes reines du shooting avant de trouver un stationnement sinon on aurai loupé tous les trois ce défilé de mode purement touristique. (comprenez que moi chauffeur, et ben je l’ai râté à cause des embouteill…)

Le repas burger du soir se fait dans l’ancienne gare reconvertie en commerces à proximité du rodéo couvert dont on a acheté les billets à 43$ (avec coupons de reduc) pour 3. Et bien à nouveau désolé d’affirmer que l’on ne devait pas être là le bon jour, car sans être un spécialiste ni amateur averti de la discipline, c’est le pire spectacle de ce type auquel nous avons assisté, pitoyable, vrai piège à touriste, ceux de bricecanyon et cody étaient bien mieux, encore une déception..
13èmeJOUR
A Dallas et pour 42$ avec coupon , on visite avec audioguide le musée dédié au jour ou Jacky a connu le veuvage. C’est pas inintéressant même si le doute sur la vérité profite à la CIA. La version de la commission Warren est confirmée et Lee harvey oswald reste officiellement le seul coupable puni par Jack ruby…..
Ensuite direction Parker, 25 miles au nord est, (route 75 après plano) car on veut vérifier l’intérêt de Southfork ranch de JR (là aussi42$ avec coupon)
Le trajet obligatoire en petit train sert uniquement à nous empêcher de déambuler librement sur le site. La maison est classique et faitl’objet de réservations pour évènements privés, on nous explique qu’en fait les propriétaires agacés par tout le chahut avait imposé des tournages uniquement extérieurs et en été, de fait en réalité tous les épisodes ont été tournés à Hollywood dans une reconstitution à l’identique !! au final bof, boeuf !!
De retour à Dallas, on examine de près la plus grande sculpture en bronze du monde : à Pioneer park, un troupeau de 50 têtes de longhorns avec cowboys grandeur nature !!!
PUIS on m’impose à nouveau un arrêt à la galleria identique à celle d’Houston, histoire de mettre un terme définitif à la cure d’amaigrissement des bagages.le repas très gras du soir se fait chez Fred’s texas où à cette heure la moitié de la salle en terrasse est en plein soleil, bof, boeuf , mauvais conseil du routard.
14èmeJOUR
Etape la plus longue du circuit, environ 800 kms pour rallier Memphis au Tennessee, en traversant le petit état d’Arkansas. Malgré encore beaucoup de travaux et camions, la circulation ce Dimanche est fluide, résultat à 16h15, on arrive à l’hôtel Memphis (2625 thousand oaks bd) beaucoup plus loin du centre que ce qui était annonçé sur le site, comptez minimum 15kms (si vous écoutez pas le GPS qui lui indique 24). L’hôtel est beau, la chambre un peu moins, par contre le petit déj est bien et dans une grande salle.
Vu l’heure on tente d’assister à la traction locale au luxueux hôtel Peabody, lui en plein centre ville.(149 union avenue). Chaque jour à 11h00 et 17h00 des dizaines de badauds se pressent dans le hall pour voir quoi ??et bien après un speech de 10 minutes du concierge en chef dans sa belle tenue rouge, les 4 canards qui jouent dans la fontaine centrale du très beau bar font 10 mètres en file indienne sur le tapis rouge lui aussi pour prendre l’ascenseur, voilà ce qui distrait les américains…..c’est presque triste
Tout près de là on rejoint la bourbon street locale, la rue Beale, capitale du blues et du rock and roll. Chaque bar resto a son animation musicale bruyante, pour certains, je ne suis pas sur que l’on puisse appeler ç ade la musique, mais le tintamarre généralisé excite les tympans des très nombreux visiteurs sous très haute surveillance policière. De plus à partir de18h00 environ, pour accéder à ce petit secteur bouclé et rendu aux piétons, il faut franchir les barrages, ouvrir les sacs et passer au détecteur et à la palpation ..
Nous, on mange au blues city café à l’angle beale main, la portion « half » de ribs est très copieuse et difficile à terminer très bon rapport qualité prix. Pour éviter le barrage filtrant, on fait comme de nombreuses personnes y compris non clientes du resto, en sortant directement par la 2° porte dans Beale !!!! efficacité, crédibilité !! Une visite s'impose chez SCHWAB authentique magasin historique. 15èmeJOUR
Au programme l’incontournable visite de l’usine à fric, Graceland, propriété du défunt Elvis. Parking obligatoire à 10$ et entrée à…..37$ par personne, et oui les héritiers ont de beaux jours devant eux.Fouille des sacs bien sur et là nouvelle aberration américaine, le vigile me dit que les caméscopes sont interdits et m’impose la consigne payante évidemment. J’ai beau lui expliquer que tout le monde va filmer avec son téléphone ou son appareil photo, il en convient mais le règlement c’est le règlement même s’il est d’un autre âge !!! tant pis je filmerai avec mon APN comme les autres.
Ce sidi brahim, la maison est vraiment belle, confortablement équipée, sans pour autant tomber dans le kitch ou l’ostentatoire, pas comme les 2 avions privés qui se visitent aussi.
Si vous pensez ne pas avoir assez donné de billets verts, il vous reste la dizaine de boutiques…les rares autres du coin, ayant échappées au monopole, proposent quelques souvenirs similaires un peu moins chers, mais une fois sorti de graceland, pas question d’y rerentrer juste pour les boutiques, cruel dilemme.
Pour cet après midi, il faut tuer le temps car y a vraiment rien d’autre à faire, c’est une petite erreur dans le programme, si j’avais pensé arriver si tôt la veille, on aurai pu poursuivre le périple après graceland.. Mais du temps on va en passer, à quoi, et bien trouver de l’eau en bouteille, après deux superettes du désert saharien, on se rabat sur une oasis nommée ici station d’essence…..On fait un passage devant le motel lorraine transformée en musée où en 1968, i have a dream enfin martin luther roi fut assassiné.
Sur riverfront, les deux vieux bateaux à aube attendent les clients qui se bousculent pas.
Le soir on mange chez « Huey’s » à la déco et bouffe sympas, sur les écrans, au mondial Brésilien, les USA viennent de battre le Ghana 2 à 1 dans la quasi indifférence générale.
16èmeJOUR
Pour rejoindre Nashville, j’ai décidé avec l’aide d’un dépliant local de longer un peu le Mississippi, par une route soit disant« scénic » comme il y en a tant plus ou moins justifiée, mais au final on n’apercevra que très peu et de loin le fleuve mythique. Sur de petites routes tranquilles on traverse plusieurs bleds où les très belles maisons côtoient les mobils homes étriqués stockant à l’extérieur tout le bric à brac. Dans tous les cas, les pelouses sont parfaites et chacun y plante la pancarte de soutien à son candidat pour l’élection au poste de sheriff, bravant ainsi le secret de l’isoloir.
Notre comfort inn près de l’autoroute est à 10 kms du centre, la chambre correcte est petite pour poser nos trois valises qui grossissent. On sillonne les quartiers où les habitants ne connaissent pas la crise, on passe par « la rue des labels de musics » et on ose l’ascension des nombreuses marches desservant le capitole moins beau que les précédents. Enfin on finit avec difficulté par trouver le centiennal park et son beau parthenon de 1867.

On pousse la curiosité jusqu’au gigantesque hôtel Opryland, où les jardins et cascades intérieurs valent le coup d’œil, mais furtif le coup d’œil, en effet le parking obligatoire est gratuit seulement les 20 premières minutes, à partir de la 21ème c’est 21$ plus les taxes !!!!!
Malgré les décibels, nous trouvons le centre ville(Broadway) ressemblant comme deux gouttes de bourbon à celui de Memphis plus agréable. Dîner au wildhorse saloon sera impossible, il y a la queue dehors. Ce sera chez Dick’s last resort, où la serveuse vous affuble d’un chapeau de papier sur lequel elle inscrit une boutade, humour humour quand tu nous tient !
Ici aussi le stationnement est une corvée couteuse, et je renonce à donner une fois de plus 10 ou 15$ forfaitaires pour me garer sur un terre plein provisoirement appelé parking par un « exploitant » à mon avis non déclaré.
Du coup on fait des ronds et petits patapons jusqu’à ce qu’une place le long du trottoir se libère, en effet les parcmètres ne sont payants que jusqu’à 18h00, astuce à connaitre pour éviter de subir encore une aberration US. Le plus drôle c’est de voir les américains au volant de leur grosse bagnole s’essayer au difficile exercice du créneau, eux qui sont habitués à se garer en épi sans manœuvrer.
Comme déjà rencontré épisodiquement, le caissier asiatique zélé d’une superette me demande ma pièce d’identité pour me vendre une bière, (afin d’apaiser mon coup de bar !) devant mon agacement non dissimulé il croit nécessaire de me rappeler que c’est »la règle » peut être, certes, mais en tout cas loin d’être appliquée partout, aberration vous avez dit ????
Sinon à part ça, si vous avez l’intention de ramener un chapeau et ou des bottes c’est ici qu’il faut venir tant l’offre est incroyable, des magasins entiers ne vendent que ça, par contre n’étant pas moi-même intéressé, je suis incapable de vous donner quelconque info sur les tarifs pratiqués.
17ème JOUR
J’ai modifié à la dernière minute le programme, pour pousser plus à l’est voir le parc de great smokys montagne, le plus visité des états unis parait il. De ce fait, direction Asheville au lieu d’Atlanta au Sud, zappant ainsi la visite de la distillerie Jack’s daniel snif snif. Sur la route j’évite de justesse le trépas à un raton laveur suicidaire. Nouveau redécalage horaire, cette fois une heure en plus.
Les arrêts sont obligatoires à Pigeon forge et Gatlinburg, deux petites villes sympas définitivement vouées au tourisme commercial.Boutiques archi bondées par la frénésie d’acheteurs compulsifs et attractions qui se succèdent le long de la route (karting, manèges, believe it or not, titanic, jeux forains, maisons fantômes …) y en a pour tous les gouts oupresque.
A Pigeon, ne ratez pas le plus grand magasin du Sud consacré aux décos de Noel, (Christmas place) nonseulement il est beau mais il est immense on s’y perd, il y a tout et bien plus encore.
A gatlinburg, (parking devenez quoi ?: 10$..) je comptais me rattraper à la whiskyterie (bah oui y a bien des biscuiteries !!)Davy Crockett, malheureusement que des grandes bouteilles en vente et en verre en plus, nos valises n’ont déjà plus besoin de ça !!!
Cette ville est aussi le fief financier de la pulpeuse célèbre Dolly parton, aujourd’hui âgée de 68 printemps, qui y possède hotels et rodéo

On rentre dans le parc (et gratuitement s’il vous plait bizarre, étrange) au 9 millions de visiteurs annuels, boisé à 95% il abrite plus de 10000 espèces végétales et animales dont certaines très rares, ceci est difficile à apprécier en restant sur la route principale, sous la pluie qui s’y invite très souvent. D’ailleurs les épaisses volutes de brumes favorisées par le climat tempéré humide sont à l’origine de son nom. Purée (de pois) quelle culture, décidément c’est comme le beurre de cacahuètes, plus on en a plus on l’étale 😏….Ayant laissé en France notre côté biodiversité, il faut bien dire qu’à part quelques très rares points de vue à peine panoramique sur les forêts denses.(comme à clingmans dome). Y a encore pas de quoi fouetter… Allez une écrevisse à coups de Vuvuzela (c’est le mondial quoi !)
En tout cas, même si le sommet le plus élevé ne dépasse pas 2000 mètres, la température a brutalement chuté pour atteindre 61°F, alors ça fait combien ??? ohlala seulement 16. A Asheville, en Caroline du Nord, malgré la taille du bled, le stationnement laborieux entame encore le budget de 10 malheureux $. L’hotel Country inn & suites (tunnel road) près du centre(heureusement) nous a réservé une belle grande chambre avec frigo écran plat et tout le toutim.
18 ème JOUR
Aujourd’hui, j’ai fondé encore beaucoup d’espoir sur Chimneyrock state park pour justifier le changement d’itinéraire, voire même au final rallonger le circuit d’un jour. Au Sud est d’Asheville, sur la route 64 (oui je sais j’aurai écrit 66 cela aurait fait de l' effet, mais je vais quand même pas vous mentir MDR😕) à 8h30 et pour 15$ par personne on entame la route forestière sinueuse de plusieurs kilomètres pour atteindre l’unique centre d’intérêt ce roc, ce pic, ce cap, cette péninsule pardon je me suis gouru. Ce rocher surgi de la foret, (où à cette heure matinale on peut enfin prendre des photos sans d’autre guignol que nous dessus), offrirait un beau panorama sur la vallée si le temps avait été réellement dégagé. Je ne regrette cependant rien car c’est bien joli, et en plus c’est quand même là que les scènes cultes de mon film lui aussi culte ont été tournées. Pour faire encore quelques clichés, on gravit les nombreux escaliers et le sentier un peu raide sous la température qui monte, un peu de transpiration ça fait pas de mal.

For all the tea of china je n’aurai jamais loupé ça(traduction : pour tout l’or du monde)
400 kms nous séparent de la prochaine étape, Charleston sur la côte atlantique de la Caroline du Sud. Peu avant l’arrivée, il y a la magnolia plantation gardens, son jardin animalier et son tour en bateau sur les marécages, on entame la route d’accès puis au détour d’un virage on aperçoit au loin la demeure coloniale, du coup 3 ou 4 photos pour la cause, et comme l’ensemble des véhicules qui nous précèdent, direction la sortie directe. C’est vrai qu’après un certain nombre de jours et un certain nombre de visites plus ou moins intéressantes, on a tendance à hésiter à sortir les billets verts.Charleston est une belle ville agréable et huppée. Le quartier historique recèle de belles maisons mais comme à Asheville les magasins ferment à 17h30maxi, y compris le marché couvert pourtant bien sympathique. Ici, comme un peu dans toutes les villes au patrimoine historique, de jolis chevaux tirent les calèches, alors que pendant ce temps là surement que chez nous, des ânes tirent à la kalach (dsl mais celle là j’ai pas pu m’en empêcher😠). Au lexington avenue brewery (brasserie) je déguste un bon Ivan’s steampot (huitres chaudes en coquilles, crabes, moules maïs etc..)
Notre hôtel, la quinta inn riverview est en cul de sac face à une belle marina, calme assuré.
19èmeJOUR
Traversée du littoral de la Géorgie pour atteindre Jacksonville en Floride, et la fin programmée de nos congés annuels…..
A Beaufort, je suis déçu, en effet, impossible d’en trouver un ni d’hiver, ni même d’été sacrés Américains.
Savannah et ses nombreux squares ombragés est elle aussi très jolie. Amelia island et fernandina beach plus petites et huppées sont dédiées au passé nostalgique mais surtout commercial et juteux de la piraterie.🏴☠️
A 17h30 notre chambre du Hampton inn de Jacksonville n’est là encore pas prête, alors qu’elle sont normalement libérées avant 10h00, ça commence réellement à bien faire, Barack que se passe t’il dans ton pays ????
A 18h00, dans l’une des plus grande ville US par sa superficie, tout est désert, ni piéton ni circulation. Le seul pôle d’attraction se situe au »landing » (parking…..payant vous vous en doutiez) ses 5 ou 6 restos et son centre commercial déjà fermé évidemment. On mange, enfin façon de parler, au Américan grill le pire resto de tout notre séjour.
20èmeJOUR
A Saint Augustine, la touche Espagnole impose la pause surtout pour la rue piétonne même si la majorité des boutiques n’ouvre qu’à 10 voir 11h00 ce Samedi. Passage rapide par Daytona, vraie station balnéaire touristique, le soleil cogne fort. On souhaite rejoindre Orlando pas trop tard pour contacter physiquement l’agence de location qui ferme à 15h00, afin d’éclaircir sans quiproquo certains points ambigus du contrat de location susceptibles d’alourdir financièrement l’addition déjà un peu salée à notre gout(pratiquement 1000 $ pour 5 nuits)
Seulement voilà, même retardés par les embouteillages monstres, les coordonnées communiquées sont insuffisantes, et nous conduisent à un carrefour gigantesque où on ne trouve pas, tant pis on fera sans. Dommage car j’aurai également eu besoin de bons conseils pour acheter les billets d’accès aux parcs.
Avant de quitter la France j’avais insisté par mail dans mon franglais afin d’obtenir les codes d’accès à la maison, car il devait m’être transmis seulement quelques jours avant notre arrivée, alors que nous nous trouverions déjà aux states et pas sur de pouvoir consulter les mails, d’ailleurs cela s’est vérifié sur place, yahoo me demandant mes codes secrets fournis à la création du compte, et bien évidemment oubliés depuis.
Cette maison de Kissimmee est bien sur dans un lotissement, mais d’autres plus luxueux et moins excentrés ont été croisés. Somme toute le confort est au rendez vous, même si l’ensemble est un peu vieillot et certains détails laissent à résider, non désirer : la sécurité des accès pas assurée, le robinet d’arrivée d’eau situé à l’extérieur difficile à trouver, la moustiquaire protégeant la piscine découpée au cutter, les transat à bout de souffle, l’épuisette épuisée mais cela ne nous empêche pas de sauter dans la piscine dont le chauffage en option à 40$ par jour est parfaitement inutile en cette saison.
(Pour information, réservation faite via booking.com chez florida dream vacation homes, seul interlocuteur, le site se déchargeant de tout le reste). Ensuite, rafraîchis et reguindés par nos plongeons multiples, commence la quête des billets et là c’est la jungle voir la porte ouverte à toutes les arnaques possibles selon moi évidemment, faute d’avoir sérieusement étudié la question avant de partir, le doute s’installe.
On a prévu de faire uniquement les 2 parcs universal qui normalement coutent environ depuis la France 135 euros pour 2 jours. Les points de vente sont nombreux, et la diversité des prix annoncés a de quoi inquiéter, l’un d’entre eux nous parle même de 203 $ en tout et pour 3 !!! par contre à la question de savoir s’il nous délivre les billets tout de suite pour le lendemain, il répond qu’il nous faut aller les chercher dans un autre point sans être sur que ce soit pour demain, une autre au tarif annoncé de 109$ par personne dit qu’elle n’en a plu, la délivrance étant gérée par la centrale !!! bref c’est la fête du slip et le grand n’importe n’a ouaque..On fini par aller dans un point de vente référencé comme officiel, mais les espèces ne sont pas acceptées, la galère continue, compte tenu du montant de la douloureuse, je refuse d’ engraisser ma banque.
A force d’obstination, on trouve plus loin , un autre point de vente référencé dont la seule animatrice accepte les espèces, malgré les risques de braquage évoqués. Au final je dé bourses quelques 630 $ pour les parcs mais aussi le dîner spectacle des pirates : 144$ par personne pour les 2 parcs soit environ 50 euros chaque, et 66$ au lieu de 73 pour le spectacle.Notre interlocutrice nous informe aussi que pour la seule visite également envisagée à Epcot, Disney ne propose aucune réduc si on cumule pas avec d’autres (fo dire que disney propose pas moins de 8 parcs dans le coin en comptant les aquatiques).
21èmeJOUR (déjà)
C’est Dimanche on reporte les parcs par crainte de l’affluence. Orlando, il faut savoir qu’en réalité, la totalité des hébergements particuliers se trouvent dans Kissimmée ou pire encore dans Davenport plus éloigné, la zone est immense, les commerces et autres attraits touristiques eux sont concentrés le long de l’US 192 et d’International drive.C’est d’ailleurs notre objectif du jour : gift shops, outlets, mall et autres flea market (immenses chapiteaux regroupant des centaines d’exposants qui ouvrent progressivement au cours de la journée, dédiés exclusivement au made in china, tee shirt et serviettes de plage meilleur marché).
L’Orlando premium outlet du Nord est blindé, toutes les marques connues sont présentes et vu le nombre de sacs, les clients sont satisfaits, durant cette journée shopping on aura quand même fait 90 kms.
Le pirate dinner n’a rien de spectaculaire, ce n’est rien d ’autre qu’une comédie musicale bon enfant à l’américaine, en attendant l’entrée, 3 buffets mobiles proposent des agapes dans le hall, histoire de patienter bof.. Même si je sympathise avec mon voisin, américain convaincu, dès le début du repas, plus que moyen, cela reste très limite. Il semblerai que seul « médieval times « s’il n’a pas changé depuis la dernière fois (il y a 15 ans) vaille le coup, arabian night était aussi décevant à l’époque.
Ha au fait !!je suis sur que certains d’entre vous voudraient savoir c’est quoi le film culte tourné à chimney rock ???
réponse: Le dernier des Mohicans de 1992 avec Daniel dey lewis…
22èmeJOUR
A 18 miles : island of aventure d’universal, en plus du prix du billet il faut rajouter quoi ??....
Et oui le parking payant à 17$, j’étais sur que vous alliez deviner !!!
Dès l’accès au site desservant les 2 parcs, les sacs sont fouillés, et à l’entrée du parc on nous scanne l’empreinte de l’annulaire, volonté de l’associer au billet individuel valable plusieurs jours ou contrôle officiel relié à l’administration centrale? je ne sais pas car ici de toute façon la CNIL n’a pas sa place, et c’est pas plus mal….(ceci n’engage que moi qui n’ai rien à me reprocher !!)
Il y a foule, une attraction est en panne pour la journée, (les grosses bouées flottantes de bilge rat barges) Hulk fonctionne par intermittence, il fait chaud le ciel est orageux : l’enfer quoi !!!!.
Pour certaines attractions la mise en consigne gratuite avec empreinte est obligatoire pour les sacs, ceux qui paient le billet plus de 260$ sont dispensés de faire la queue avec le petit peuple, quand on les voit ainsi nous doubler sans vergogne on peut légitimement s’interroger sur le socialisme obamanien qui laisse perdurer de telles pratiques, ..
Revenons à nos moutons et brebis volontairement égarées, la dernière attraction harry potter and the forbidden journey est un voyage à sensation très fun dans l’univers du héros
Dragon challenge, montagne russe renversante, me convertit définitivement à la sorcellerie une fois sorti indemne !!
Jurassic park river mouille toujours autant, mais là les consignes protectrices de l’électronique sont payantes !!
Mes accompagnatrices tentent le dudley do right’s ripsawfalls (atchoum) et surtout plouf, elles en ressortent plus d’une heure après complètement trempées. Moi, lassé de les attendre en vain au point« photo » je sirote en plein soleil et â jeun une binouse du plus vieux brasseur du pays, yuengling, résultat j’ai aussi failli faire plouf !!!
Ensuite le monde des marvels nous accueille, avec notamment doctor doom’s fearfall, (propulsé en l’air avec descente par pallier le tout en1 minute à peine) spiderman 3D, et Hulkcoaster redevenu opérationnel, le démarrage est tellement brusque que j’ai à peine le temps d’enclencher ma gopro dissimulée sous ma chemise.
Ensuite c’est shopping et shopping, j’hésite à acheter une baguette magique d’harry potter pour aider à tricher sur le poids à l’enregistrement futur des bagages.
Le repas du soir se fait à la maison, occasion de gouter les cacahuètes bouillies réchauffées au micro onde achetées précédemment comme spécialités des great smokys…et bien cela ressemble à des z’haricots et je suis sur que de nombreuses possibilités d’accommodations culinaires sont possibles pour ce produit inconnu chez nous sous cette forme.
23èmeJOUR
On se décide pour Epcot, 100$ par personne plus vous savez encore quoi à 17$.
25 ans après notre première visite, ce parc entretenu à la thématique immuable et indémodable n’a pas changé ni évolué d’un yota. Ici, à part peut être « test track » qui annoncera jusqu’à 150 minutes d’attente, pas de sensation forte.
Un système fast pass vous permet d’éviter les files d’attente pour 3 attractions maxi, l’ordinateur choisissant pour vous les créneaux horaires de vos passages.
La file orange de space ship earth est supposé offrir plus de sensations fictives du vol intergalactique, the seas of nemo ne peut que séduire les moins de 10 ans, quant au pseudo survol en deltaplane de la californie au soarin, la mis en place des spectateurs prend trop de temps, living with the land, ode à la protection de l’agriculture nous fait traverser des serres où poussent fruits et légumes !! tandis que captain EO, vieuxde 30 ans est un film en 3D avec M. Jackson, journey of imagination withfigment est carrément débile.
Les 11 pavillons dont 5 européens présentent pour nous peu d’intérêt, malgré leur fidèle reproduction architecturale, la promenade« maritime » Norvégienne Maelstrom est banale
La seule chose qui a évolué ici, ce sont les prix, pas un seul chapeau fantaisie à moins de 25$ hors taxe sans parler des chopes« allemandes » avec nain de blanche neige à accrochez vous bien : 230 $ hors taxe !!!! .
Comme les jours précédents, à partir du milieu d’après midi, le ciel noirçit sérieusement et les orages éclatent ça et là.

Ce soir on mange au copieux buffet à volonté chez boston lobster feast à 40$ par personne avec homards, crabes et bien d’autres produits de la mer. La promenade digestive se fait à Disney downtown, immense zone très fréquentée le soir, si c’est le shopping qui vous intéresse, tentez de vous stationner côté East (miracle c’est gratuit) car à l’opposé c’est surtout cinéma, restaurants et le cirque du soleil. Et pour rejoindre à pied marketplace, c’est pas triste entre badauds, poussettes, voiturettes électriques des seniors et ici aussi les travaux, ça devient vite difficile. Le magasin LEGO vaut le détour pour le gigantisme de ses réalisations décoratives, la boutique disney de 5000 m2 déborde. 23H15 : dodo
24èmeJOUR
Parc Universal, sacs fouillés et empreinte vérifiée, il n’y a curieusement pas foule à l’ouverture, du coup on fait sans attendre la montagne russe Rockit particulièrement vertigineuse !!! puis on enchaîne les autres attractions sans trop faire la queue, revanche de la momie, disaster où le public participe réellement à la bande annonce d’un film catastrophe, c’est bien fait, mais un peu long, l’attraction se faisant en 3 phases distinctes.Avec les mens in black on fait mumuse avec un pistolet laser pour tenter de libérer la planète des méchants aliens, j’aurai préféré que mon compteur ne fonctionne pas, vu mon score déplorable (non en fait, il ne fonctionnait pas c’est mieux !!).Simpson ride est bien, shreck 4d un peu vieillot mais drôle, transformers impressionne tandis que « minion » la nouveauté ba je vous dirais pas, parce que les 100 minutes d’attente nous ont démotivés, en effet le parc a enfin fait le plein en milieu d’après midi, certainement des gens en possession de billets à accès multiples et illimités.
On regagne la cambuse pas trop tard afin de profiter une dernière fois de la piscine et surtout essayer de fermer les valises en les pesant et repesant à l’aide de la petite poignée balance relativement précise, verdict :les 23 kgs fatidiques sont presque respectés.
DERNIER JOUR
La maison devant être libéré pour 10h00, j’aurai du peut être choisir un vol retour plus tôt qu’à 20h00 car on va devoir tuer le temps la bagnole pleine à craquer. On sillonne le très cossu quartier célébration, sorte de village privilégié dans la ville.
Chez pirate’s cove on se fait un mini golf bien dessiné et entretenu, puis une dernière collation consistante et graisseuse chez Denny’s, avant de payer 1,25$ pour atteindre l’aéroport assez distant. Je parviens à restituer le réservoir pratiquement vide car on m’a facturé le premier plein à prix d’or (noir évidemment).
Pour patienter, on dépense encore quelques billets verts afin de saturer les bagages cabines.
A cause des orages le décollage est retardé, si bien qu’à Francfort le personnel aéroportuaire nous attend de pied ferme pour nous accompagner rapidement à notre correspondance, et évidemment nos valises, elles n’ont pas été accompagnées, elles nous seront livrées à domicile le lendemain….
Malgré seulement 6h00 de décalage horaire le retour est difficile, les 9200 kms parcourus ont subrepticement affectés les organismes.
Vous l’avez sans aucun doute perçu dès le début de mon récit, parmi les différents voyages effectués aux Etat unis, nous ne conseillerions pas celui ci en premier. L’art et l’histoire n’étant pas nos priorités, il est possible que nous soyons passés trop vite à côté de l’essentiel. Ce qui pour nous est sur en tout cas, c’est que dans cette partie ci du pays la géographie réserve moins de beautés spectaculaires que dans les autres régions. Les grandes villes malgré leur statut de capital ne focalisent que l’administratif (Bâton rouge, Tallahassee, Austin) et sont totalement démunies de toute « âme ». Dallas, Memphis et Nashville sont assez décevantes.
En revanche l’Ouest de la Floride est bien attirante, Keywest, les Everglades, La nouvelle Orléans, les bayous, San antonio et Orlando auront tenus toutes leurs promesses.
Globalement, la population nous a paru moins chaleureuse et courtoise que les années précédentes, la morosité ambiante semble gagner du terrain, situation politique ou économique en cause je ne sais pas, ou bien est ce tout simplement une particularité du Sud ??..
N’hésitez pas à me contacter, si je peux modestement vous renseigner…
Itinéraire de 3 semaines en Corée du Sud en transports locaux English translation pending
Voici le résumé de mon voyage en Corée du sud en avril 2014 avec les transports en commun. Comme l'argent est le nerf de la guerre, je vous ai mis tous les prix pour évaluer le coût global du voyage. Pour ceux qui ne veulent pas tout lire, je vous ai mis quelques conseils utiles à la fin.
Jour 1 : Arrivée matinale à l’aéroport de Seoul. Mes vacances commencent. Je demande à l’office du tourisme l’endroit où se trouve le bus pour me rendre directement à Sokcho. D’après des renseignements trouvés sur internet, il y a un bus direct depuis l’aéroport d’Incheon. Je demande à 3 endroits différents car leur anglais n’est pas terrible ni à l’office du tourisme ni même chez les sympathiques étudiants chargés d’aider les touristes. Je sors même ma carte du pays pour être sûre qu’ils aient bien compris où je veux aller. Inutile, je dois d’abord me rendre à la gare routière de Dong-Seoul avec le bus limousine (1h20 16000w11.30€) et là prendre un autre bus pour Sokcho (2h15 17300w 12.2€). A noter qu’à Sokcho, je verrai sur le tableau qu’il y a un bus direct pour Incheon ! Donc, il existe, ce fameux bus. J’ai réservé depuis l’Europe mes 2 premières nuits au House Hostel (www.thehouse-hostel.com) (20000w/nuit14.1€), guesthouse où Yoo, le patron sympa me donne beaucoup d’infos et parle anglais. Avec tout ce qu’il me conseille, il doit penser que je vais rester 1 semaine. La chambre n’est pas prête, il m’envoie donc me balader dans la petite ville jusqu’à 15h. Il drache comme on dit chez moi, je suis sans doute 1 mois trop tôt dans la saison. Je tente malgré tout de trouver une banque, pas si facile avec les inscriptions en coréen. J’ai bien changé un peu d’argent à l’aéroport mais pas assez, le taux étant souvent moins intéressant. Je vais me promener au marché aux poissons, il y a de drôles de bestioles et des moules impressionnantes. Je reviens à l’hôtel frigorifiée et trempée jusqu’aux chaussettes. Ca promet, je n’ai pas prévu tant de vêtements chauds. Avec le décalage horaire et la pluie, je n’ai même plus le courage de partir chercher à manger et je m’écroule sur le lit à couverture chauffante…jusqu’au lendemain à 5h30.
Jour 2 : à 7h, personne au pt dej. Moi qui croyais croiser des routards pour leur demander des tuyaux ! On se sert soi-même : toasts, beurre, confiture, thé… Je pars en bus (1100w 0.80€) vers le Seoraksan NP (3500w 2.5€), dans le bus, au détour de la route, j’aperçois les montagnes enneigées. Je m’extasie autant que 2 touristes de Chine du sud qui découvrent la neige. C’est soleil et ciel bleu aujourd’hui et mes chaussures ont séché. Le bonheur. Dans le parc, il y a dû neiger pendant la nuit et le personnel tente de dégager les chemins principaux. Il est encore relativement tôt. J’admire l’optimisme sud-coréen :certains sont en talons hauts, crocks et même en charentaises pour patauger dans la neige fondue. Je me dirige vers l’Ulsan Bawi, le toit des temples est enneigé, je n’avais jamais vu de temple sous la neige. Dès que je m’éloigne, il n’y a plus personne et la neige est intacte. Je n’ai pas l’intention de grimper au sommet de l’Ulsan Bawi, le chemin est de plus en plus glissant, en plus je suis arrosée par des« clottes » de neige tombant des arbres, je protège mon appareil-photo et je fais demi-tour. Il y a une autre balade qui va vers des cascades que je fais aussi puis je prends le téléphérique (9000w a/r 6.3€). D’en haut, on voit la mer et la ville de Sokcho. Le temps se couvre et il neigeotte. Je rentre à Sokcho. En ville, je tente un resto de fruits de mer, Yoo m’a écrit le nom d’un resto qui sert des plats typiques. Je crois reconnaître le logo du resto, en fait, ce que j’ai reconnu, c’est le terme « restaurant ». Je commande un« hot-pot » (18000w 12.6€) d’après photo et reçois différentes sortes de kimchi (chou à l’ail) et d’épices, du riz puis un caquelon fumant avec un bouillon de légumes et plusieurs fruits de mer. Le plat bouge tout seul ! En fait, certains coquillages ont cuit au fond du bouillon pendant que de grosses huîtres s’agitent au dessus ! J’apprendrai plus tard que ce sont des ormeaux. La patronne rit de ma tête horrifiée, elle décortique les coquillages, pousse au fond ceux du dessus et les coupe avec une grosse paire de ciseaux (ils sont tellement gros que je ne pourrais les avaler d’une pièce). Finalement, c’est très bon, un peu fade mais je n’ai pas osé mettre trop d’épices rouges et je n’en ai pas mis assez à voir la tête de la patronne. J’ai bien demandé si la sauce rouge piquait mais elle a cru que je voulais du plus piquant et m’a ramené une huile au wasabi qui déménage. Après, je vais au marché couvert ainsi que dans la rue principale. C’est nettement plus agréable sous le soleil. Je suis abordée par des étudiants qui me demandent dans un anglais hésitant s’ils peuvent faire un selfie avec moi. Si je comprends bien, il s’agit d’un exercice pour l’école. Au 5e groupe, je me dis qu’ils auront tous la même photo ! J’aurais peut-être dû monnayer ma bobine ?? Court repos dans la chambre et je pars sous le pont au village Abai, sorte de presqu’île qu’on atteint par un bac (400w) où les clients aident le batelier à la manœuvre. Le village est assez désert, il s’agit plus d’une rue pleine de restos. J’ai une adresse dans le lonely planet que j’essaie de trouver grâce au n°tel, les chiffres étant la seule chose écrite dans notre alphabet. Je ne trouve pas le resto et c’est mon instinct qui me guide pour goûter l’autre spécialité de Sokcho qu’est le calamar farci (11000w 8€), c’est délicieux. Il fait froid quand la nuit est tombée et je rêve d’un chocolat chaud.. que je trouve au caffe bene, une chaîne qui sert pâtisseries et cafés. Je paie un prix européen (5500w 3.9€) pour mon chocolat que j’apprécie à sa juste valeur après cette si belle journée qui annonce le début de mes vacances.
J3 : à 8h, beaucoup plus de monde au pt dej, je vais prendre le bus (6300w 4.5€) pour Gagneung où j’ai l’intention de visiter un sous-marin nord-coréen capturé en 1996. La gare routière est loin du centre et la charmante dame de l’office du tourisme parle… chinois et japonais, ce qui ne fait pas mon affaire. Heureusement, dans tout le pays, un n° tel 1330 est disponible en anglais pour les touristes. Je me fais donc expliquer (après plusieurs coups de fil car je change d’idée à plusieurs reprises) que la gare routière est loin du centre, que je devrais prendre un 1er bus vers le centre puis un autre vers le sous-marin qui est sur la côte à plusieurs km au sud de la ville. Les bus sont très peu nombreux. Un train touristique longe la côte jusqu’à Samcheok (prononcer « ça me choque »). Personne ne peut me dire si je pourrai laisser ma valise à la gare routière du centre pour reprendre le train après. Je décide de dormir là mais le quartier est assez tristounet et finalement j’abandonne mon idée de sous-marin et de loger à Gangneug pour aller à Samcheok en bus (5300w 3.7€). A l’office du tourisme de Samcheok, je peux poser plein de questions, la demoiselle devait s’ennuyer, je n’ai croisé aucun touriste. Elle m’envoie à l’international motel tout proche (50000w35.3€), un love-motel, c’est-à-dire un hôtel pour couples illégitimes qui se retrouvent là pour une nuit ou quelques heures. Une immense télé, un pc (qui ne fonctionne pas), un câble pour charger son portable. La chambre est grande mais il n’y a pas de draps, je demande à la dame qui nettoie qui m’explique que je dois m’enrouler dans le couvre-lit. Je regrette de ne pas avoir mon sac à viande. J’espère qu’ils le lavent, ce couvre-lit. Je prends le bus 60 (1600w1.1€) pour me rendre aux grottes de Hwangseongul (4000w), 40 min de route où je pique du nez mais le paysage semble joli quand je réussis à ouvrir un œil. Je prends le monorail (4000w 2.8€ou 7000 a/r) pour monter à l’entrée des grottes qui sont assez kitsch avec des lumières de toutes les couleurs. Je redescends à pied de très nombreux escaliers et rate de justesse le bus (1600w) qui a dû passer 5 min avant l’heure prévue. Il ne reste plus qu’à attendre le suivant pendant 90 min. C’est la rançon quand on n’est pas motorisé. En même temps, je peux comprendre : à l’aller, on était 3, au retour, on est 2. Je soupe d’un plat de pâtes (7500w avec un soda 5.3€) noyées dans une sauce crèmeuse aux fruits de mer dans un Han’s Deli d’où je me fais virer à 21 h, contrairement aux heures d’ouverture sur la porte qui indiquent 22h.
J4 : je me rends au parc Haesindang (bus 1600w + entrée 3000w 2.1€), plus connu sous le nom de parc aux penis ! J’ai fait une grass mat imprévue et me retrouve seule au bord de la route quand le chauffeur me fait signe de descendre. Je descends vers la mer, c’est la bonne direction : le parc est au fond à gauche. Il y a pas mal de familles en ce dimanche ensoleillé, l’endroit est agréable, sur une butte en bord de mer et des pénis, il y en a pour tous les goûts, si je peux dire. L’histoire dit qu’une jeune vierge s’est noyée avant d’avoir connu l’amour et empêchait les pêcheurs d’attraper du poisson. Un pêcheur urinant dans la mer a obtenu du poisson et on a construit toutes sortes de statues pour lui faire plaisir ! Je me dépêche un peu pour ne pas rater le bus (1600w), il n’y en a plus entre 12h05et 14h. A la gare routière, je prends le bus 21-1 (1500w) vers la gare ferrovière de Dong-hae d’où je prends un train normal vers Jeongdorgjin à 2600w 1.8€ (pas le touristique seatrain avec tous les sièges tournés vers la mer quiva de Samcheok à Gangneug pour 15000w). Tout le bord de mer est cerné de barbelés, on est près de la frontière et il faut éviter que des réfugiés n’accostent. Là, je dois prendre un bus (1200w) pour mon sous-marin (non, je ne lâche pas l’affaire). Je me suis fait écrire en coréen l’endroit où je voulais aller : unification park. Un jeune couple cherche avec moi l’arrêt de bus, et on ne trouve pas. Un chauffeur de taxi veut m’emmener et m’attendre pour 20000w. La demoiselle coréenne semble très gênée de me traduire le prix du taxi. On finit par trouver le bus, il y en a 1 par heure et je visite mon sous-marin nord-coréen (3000w 2.1€) ainsi que le navire qui se trouve à côté. Je pensais prendre un taxi pour retourner à la gare mais il n’y en a pas. L’endroit est effectivement assez isolé. Donc ce sera le bus (1200w) J’arrive tout juste à temps à la gare pour attraper le train (2600w) qui me ramène à Samcheok via Dong-hae (1500w). Je n’ai fait qu’une grande partie de ce que propose le train touristique mais je ne trouve pas que la vue soit si belle. Bien sûr, il y a la mer mais aussi des zones plus industrielles. Je soupe d’un plat de pâtes (5500w 3.9€) qui arrive très rouge, le serveur m’explique que c’est très piquant. C’est la bouche anesthésiée que je retourne à l’hôtel. La nuit est très mauvaise. Mes voisins semblent être 4 et discutent, crient et claquent les portes jusqu’à 4h du matin. Finalement, les love-motels attirent sans doute une faune particulière. Je dois me lever à 5h15, c’est curieux, je ne trouve plus le moyen d’arrêter mon réveil pendant que je prends une douche !
J5 : c’est un peu au pif que je vais tôt à la gare routière, je cherche un bus pour Dong-hae (1400w moins cher qu’hier ???) où j’ai un train (11000w 7.8€) pour Andong, qui part à 7h. La gare s’éveille et je trouve un bus. J’ai demandé à l’office du tourisme qu’ils me réservent une chambre au Happy guesthouse (25000w 17.7€), j’y arrive à 11h et la chambre n’est pas prête. Bon, je peux comprendre mais le lendemain, je réalise que je suis la seule cliente dans l’hôtel. On m’offre un délicieux thé au gingembre. Je laisse mes bagages et pars immédiatement au village d’Hahoé, classé par l’Unesco, à 40 min de bus (n° 46 1200w 0.8€). Je commence par le musée des masques (2000w 1.4€) qui sont très bien mis en valeur. Puis le village traditionnel (3000w 2.1€), toujours habité. Je reviens par une belle allée d’arbres en fleurs, bruissant sous les insectes. Au retour, (bus 1200w) je m’arrête dans une fabrique de papier où un charmant Mr m’explique le processus de fabrication. Ils en font plein d’objets en papier mâché. Un groupe de bonzesses en gris fait du shopping, je croyais que c’étaient les ouvrières de l’usine ! Au retour, on m’explique qu’il n’y a pas d’arrêt de bus et que je dois le héler (bus 1200w). Je ne suis pas trop rassurée, au bord d’une route rapide sans aucun endroit pour me planquer. J’ai l’impression d’être sur la bande d’arrêt d’urgence d’une autoroute. La patronne de l’hôtel est arrivée, elle me donne des infos et me conseille un resto dans le marché couvert que j’ai beaucoup de mal à trouver. Il faut dire que c’est dans une allée latérale où il n’y a personne. Je mange un « Korean table » (4000w 2.8€) , toutes sortes de petits plats, dont du maquereau, spécialité du coin. Je mange froid car un couple (à 3 personnes, on remplit quasi tout le resto) essaie de comprendre d’où je viens et ce que je fais là. Avec le portable, ils essaient de se connecter pour avoir une carte de l’Europe mais ne savent pas où est la Belgique. On n’y arrivera pas. La chambre est constituée d’un futon sur ondol (chauffage au sol), la nuit sera chaude et je me sens comme l’huître sur le bouillon. Le défaut des ondol, c’est qu’il n’y a aucune possibilité de réglage.
J6 : je visite le temple (bus 67 1200w) du Dosan Seowon (entrée 1500w 1€), endroit merveilleux d’une académie confucéenne. Curieusement, il est à peine cité dans le lonely planet mais fait 3 étoiles dans le guide vert. Il est à 34 km au nord d’Andong et il n’y a que 4 bus par jour mais il vaut vraiment la peine. J’étais seule à mon arrivée matinale. J’attends le bus retour alors qu’un Mr m’apporte une pâte de riz recouverte de haricots rouges légèrement sucrés en m’expliquant que je dois goûter cette spécialité typique. En tout cas, ça cale ! A l’office du tourisme, on m’a donné les horaires de train pour Daegu. Malheureusement, quand j’arrive à la gare, l’horaire a changé depuis décembre et j’ai raté le train de peu. Donc, je vais prendre un bus pour Daegu (10000w 7€). J’avoue préférer le train que je trouve plus confortable et moins dangereux (le 2er jour, on a eu un accident avec le bus, heureusement pas grave, mais qui nous a retardés). La nouvelle gare routière d’Andong est très loin, à plus de 30 min de bus du centre (1200w) J’ai à nouveau demandé à l’office du tourisme qu’on me réserve la chambre. Arrivée à Daegu, je sais que je dois prendre le bus 814 (1200w) mais dur, dur de trouver l’arrêt. Je rame un peu avec ma valise. J’ai des doutes sur l’hôtel en arrivant : c’est assez glauque, bien que renseigné dans le lonely planet. Je ne comprends pas bien l’intérêt de m’avoir fait traverser la ville pour aller dans cet hôtel. Il s’appelle Rojan, Rozan ou Lausanne selon ce qui est écrit à l’entrée, sur les papiers ou sur les oreillers (25000w 17.6€). Je suis dans un quartier de buildings avec quelques restos simples et beaucoup de love-motels. Je trouve un resto avec un accès internet où je choisis un des 3 plats en photo (7500w 5.3€).
J7 : je vais au temple d’Haeinsa (bus-metro-bus 1200-1200-7100w 6.7€ en tout, idem au retour, j’aurais bien fait de prendre la carte T-money dont je parle plus loin) où on prépare les fêtes de Bouddha qui ont lieu dans quelques semaines. Entrée 3000w. Il y a de la musique et beaucoup de monde, on offre même à manger. Je croise un groupe de Français (mes premiers blancs !) En ville, métro jusqu’au marché médicinal puis musée de la médecine traditionnelle. Passage au Department Store Hyundai chic et cher, passage au -1 où, comme souvent, se concentrent des stands de nourriture. Je choisis différentes sortes de ravioli (5700w 4€). Le soir, je retourne au resto d’hier, Lu, où je prends du porc frit (12000w 8.5€) en montrant l’assiette d’un convive. Je ne savais pas si c’était de la viande ou du poisson mais le serveur a eu une illumination et m’a dit fièrement « pig ». C’est servi avec une sauce gluante, sucrée, c’est bon, bourratif et très hypercalorique. A la télé dans le resto, c’est la « nouvelle star » version locale.
J8 : départ vers Gyeong-ju, (bus 1200w jusqu’à la gare routière puis 4900w 3.5€ ) l’ancienne capitale. Je vais au Show motel car les mails que j’ai envoyés du resto m’ont permis d’apprendre que le Nabhi guesthouse et le traditionnel Sarangchae (c’est un Hanok, une maison traditionnelle où j’aurais voulu loger) n’ont plus de chambres singles. Le Show Motel est un love-motel et ne s’en cache pas : photos de femmes dénudées dans les couloirs… Heureusement que j’ai vu des groupes et des familles sortir. Il est tôt et la chambre n’est pas prête (refrain connu), je fais un peu de cinéma et on me dit d'attendre 30 min. La charmante gérante m’apporte un café pour me faire patienter, je déteste ça, je cherche où m’en débarrasser mais il n’y a qu’une plante verte synthétique et je bois le café jusqu’à la lie ! Je demande un reçu pour la chambre (partout, on paie d’avance) car j’ai lu que depuis début avril, on peut se faire rembourser la tva à l'aéroport(10%), je reçois… 2 brosses à dents. La compréhension est toujours difficile. 15 min plus tard, la chambre est prête : woaow, j’ai une chambre immense avec lit king size, miroirs au plafond, bain à bulles, sofa mauve, frigo, jus offerts, appareil pour nettoyer les verres aux UV (je croyais que c’était un micro-ondes), lumière tamisée à couleur variable, wc chauffant, lit aussi, télé énorme, petites crèmes en tous genres (si tu comprends le coréen, sinon tu risques de mettre du cirage sur ta figure et de la mousse à raser sur tes chaussures), préservatifs et pc avec internet. C’est très kitsch et la nuit ça clignote de partout à l’extérieur, comme à Las Vegas. Il ne manque qu’ un beau mec... mais peut-être que si je demande gentiment....Tout ça pour 50000w 35.3€. La chambre est tellement agréable que j’ai du mal à la quitter. L’après-midi, je vais au temple Bulguksa (bus 1200w) et de là, je prends directement un autre bus (1500w 1 seul par heure et il va partir) pour la grotte Seokguram (entrée 4000w 2.8€). Le chemin à pied vers la grotte est agréable mais il fait frais et il y a du vent, je regrette ma veste. Le Bouddha est derrière une vitre et est un peu éteint, je suis un peu déçue, en plus on le visite à la chaîne. A Bulguksa (entrée 4000w), beaucoup de groupes scolaires, un monde fou, ça me change. C’est un très bel endroit, j’ai beaucoup aimé. Je soupe d’un bibimpad, riz frit avec un œuf, (5000w 3.5€) dans un des nombreux restos près de l’hôtel, ils ont un menu en anglais, ouf.
J9 : le jacuzzi ne fonctionnait pas, je l’explique à la charmante gérante et je reçois… une bouteille d’eau. Je visite les tumuli de Daereung-won (2000w 1.4€) avec entre autres la tombe de Cheonmachong puis le parc Wolseong avec l’ancien observatoire Chemseong-dae, la forêt du coq, le romantique parc Anapji (2000w). Je finis au musée national, gratuit comme quasi tous les musées après avoir traversé les champs de colza où les Coréens se font photographier. A nouveau, beaucoup de groupes scolaires au musée. Je rentre en bus (1200w). Sur photo, je choisis des ravioli genre gyozi japonais et je me retrouve avec des galettes (4500w 3.2€). La restauratrice me montre comment mélanger le chou avec la sauce (je n’aurais pas dû, c’est extrêmement piquant) et rouler agilement le tout, avec les baguettes, dans une galette façon canard laqué. Elle me donne la becquée.
J10 : départ matinal vers Busan (bus 4800w 3.4€), je quitte à regret le show motel. C’est le week-end, le prix des hôtels augmente.Les love motels sont plus chers (90000w) et l’hôtel que j’avais repéré a changé de nom, il est plein. Je me retrouve dans un autre, dans les environs, très bien situé mais pas terrible : Lexus hotel (60000w 42.4€) la chambre sent le tabac, malgré le panneau interdiction de fumer, il y a un cendrier dans la chambre. Il y a des travaux bruyants dans l’immeuble en face. J’arrose mes pieds en me lavant les mains, la tuyauterie n’étant pas raccordée. Le pc est plein de poussière et ne risque pas de fonctionner. Je retourne à la réception car je voudrais vérifier les vols vers Jeju et j’ai besoin d’internet, il n’y a pas de wifi. On me change de chambre, la suivante a une douche moins sophistiquée mais semble un peu plus fraîche et le pc est récent. Mais à nouveau pas de vrais draps ! Je vais au marché aux poissons Jagalchi, je cherche le marché Gukje et je tombe sur un autre marché en me promenant. Je cherche un train touristique qui est sur une île, le paysage devrait être joli avec de belles falaises mais ça semble compliqué d'y arriver. Je grimpe au sommet d’un centre commercial, belle vue vers le port et les ponts. La ville est grise et pas très belle. Elle est très étendue et heureusement, il y a un métro. J’ai acheté un pass (4500w 3.2€) pour la journée. Les gens sont souvent habillés de vêtements de sport « techniques ». On croirait qu’ils vont escalader l’Annapurna. Il y a des chaînes internationales de vêtements de sport type Columbia, Millet, .. mais aussi des magasins sans marque connue (du moins de moi) beaucoup moins chères. L’avantage, c’est que beaucoup de personnes âgées marchent en baskets, et c’est assez sécurisant contre le risque de chutes chez ces personnes frêles et certainement ostéoporotiques. Ces baskets sont très colorées, fluo, de même que les vêtements. Passé un certain âge, les femmes ont toutes une permanente et les cheveux teints, difficile de leur donner un âge. Dans le métro, à plusieurs reprises, des hommes ont voulu me céder leur place dans la zone réservée aux handicapés. Je me demande s’ils ont autant de mal que moi pour définir mon âge mais j’ai brutalement pris un coup de vieux ! Les gens sont adorables mais globalement pas très galants, il m’est arrivé plusieurs bousculades dans le métro et les ascenseurs, les hommes ne laissant spécialement passer les femmes et les ajummas, les dynamiques vieilles dames, savent s’imposer. Une fois qu’on a compris, on laisse passer. Dans la rue, des stands fermés incitent les clients à se faire tirer les cartes. Au sommet d’un autre centre commercial, il y a une sorte de zoo avec des hamsters, des biches, des oiseaux, 3 chiens qu’on promène à tour de rôle pour les faire caresser par les enfants qui en ont peur. Il y a même un très jeune ourson. Que diraient les ligues de défense des animaux ? Je vais faire un tour au plus grand shopping mall du monde (c'est eux qui le disent) où il y a une patinoire, un spa et des milliers de stands luxueux. Tout près, le nouveau Busan cinema center, très design. Le soir, je me promène dans une rue très animée pleine de restos et choisis un bulgogi, un bbq coréen : grillade à table de fines tranches de porc.(8000w 5.6€) Dans le frigo de la chambre, il y a des jus dont un infect goûté auparavant (on dirait un jus de maïs), je vais à la réception essayer de le changer et la vieille dame me donne… 2 préservatifs !!!
J11 : il pleut, je vais au temple de Beo-meosa, au nord de la ville dans les collines, on y accède en métro (j’ai repris un pass à 4500w) puis en bus (1200 et curieusement 1300 au retour). Je discute avec un vieux monsieur qui parle très bien anglais. Je vais faire un tour à la plage de Haeindae, c’est blindé d’hôtels de luxe. En haute saison, ça doit être bourré. Je mange un pajeon (1000w) près de la plage dans une boutique de rue, c’est une délicieuse galette aux oignons et patates douces. Le soir, je prends des ravioli (2000w 1.4€) en rue puis une gaufre au chocolat (2700w 1.9€) dans une chaîne qui se dit belge. Moins sucrée que chez nous mais je suis en manque de chocolat.
J12 : j’ai fait réserver un vol pour l’île de Jeju à l’office du tourisme. J’avais tenté d’aller dans une agence de voyage, renseignée à l’office du tourisme, au 1er étage d’un bâtiment quelconque, je ne l’aurais jamais trouvée; ils dégagent un canapé pour que je puisse m’asseoir face à des instruments de gymnastique mais ils ne me comprennent pas et me proposent un vol assez cher avec Korean. J’ai beau dire low cost company, cela ne va pas. Finalement, c’est l’office de tourisme qui appellera Air Busan.Ce vol a lieu l’après-midi et je profite de la matinée pour me rendre en métro (1300w) au jjimjil-bang, un spa traditionnel : le spa Hurshimchung(8000w 5.6€), le principe : une 1ere pièce où on range ses chaussures dans un casier à clé, la même clé sert pour un autre casier dans une 2e pièce pour laisser ses vêtements. En théorie, on peut laisser ses valeurs à l’accueil mais j’ai tout laissé dans mon sac dans le casier et tout retrouvé. On se retrouve à poil (hommes et femmes séparés), on entre dans sous une belle coupole lumineuse, on se douche (assis comme au Japon) après avoir pris un minuscule carré d’éponge, puis différents bains (dont un fluo au citron, un au café peu odorants) des grottes, saunas, hammam.. où se prélasser. Un endroit avec des jets très puissants qui tombent de haut où une mammy m’explique comment m’installer avant que le jet ne me broie. Je retourne à l’hôtel récupérer ma valise. Métro (1300w) et light rail (1300w) vers l’aéroport. L’employé m’explique que tous les vols sont complets avant de comprendre que j’avais réservé par tél (sans avoir payé). Heureusement, ils retrouvent mon nom. Le vol Busan-Jeju puis Jeju-Seoul me coûte 159000w 112.5€. Mon sac cabine est bloqué au contrôle et passé à l'aspirateur puis le contenu est envoyé dans une machine genre spectromètre, je n’ai jamais vu ça. Ils ont certainement trouvé des poils de mon chien ou de l’eau de Javel du spa ! Ils inscrivent mon nom sur une liste. Bizarre. A Jeju, il faut 1h25 de bus (5500w 3.9€) pour rejoindre le sud de l’île, on dit à l’hôtesse à quel hôtel on va et elle nous dit à quel arrêt descendre. J’ai réservé au Hiking inn à Seogwipo. On s’arrête devant tous les hôtels de luxe. J’ai un peu de mal à trouver l’hôtel , pourtant pas loin de l’arrêt de bus, car il n’est pas sur mon plan. Le gérant est un peu rustre, il faut dire que, depuis la veille, le prix serait passé de 22000 à 25000w 17.6€, contrairement à ce qui est écrit à l’entrée et sur internet. Je reste 3 nuits et ça fait plus de 10 % d’augmentation. Je râle pour le principe, ça n’est quand même pas très cher. Mais je me demande s’il n’essaie pas de mettre la différence dans sa poche. Il est vrai que ce sera corrigé sur internet après quelques jours. La chambre est petite mais lumineuse et au 6e, il y a une terrasse avec une belle vue vers la mer et le coucher de soleil (mais pas d’ascenseur !). Les pc sont en panne mais il y a du wifi et la laundry est gratuite. La journée se termine avec une soupe aux nouilles à 6500w 4.6€ dans un resto chinois des environs.
J13 : je vais visiter les chutes Cheonjiyon (2000w1.4€), assez touristique. Après 2 semaines sans croiser de touristes, cela me change. Tout le monde se prend en photo devant les chutes. Au retour, une touriste asiatique hurle, il y a un serpent dans l’eau. Après, je vais faire un tour en sous-marin (55000w 38.8€) construit par des Finlandais, je n’ai pas réservé mais ils me trouvent une place pour le prochain départ. On descend à – 40 m, là il fait très sombre mais il y a des coraux. A 20m, un plongeur donne à manger aux poissons qui rappliquent tous pour le dîner. Ils doivent connaître l’heure ! On reste 20 à 25 min sous l’eau, c’est un peu l’industrie. Je fais le tour de la presqu’île toute proche, il y a des oiseaux et c’est très joli. Ensuite, je me rends à pied aux autres chutes Jeongbang (2000w), des chutes qui tombent directement dans la mer, ce qui est rare. Je suis fatiguée ce jour-là, mange rapidement un riz frit aux crevettes dans le resto de la veille (6000w 4.2€) et rentre à l’hôtel d’où je tel en Belgique (c’est gratuit via skype à l’hôtel)
J14 : j’ai quelques cartes à envoyer et me rends à la poste. Il y a une immense télé (comme dans beaucoup de lieux publics, banques, gares, …) je vois un morceau bleu flottant sur l’eau et crois d’abord qu’on a retrouvé l’avion de la Malaysian qui a disparu il y a déjà plusieurs semaines puis d’autres images montrent un ferry en train de couler. Je demande à l’employé si cela se passe en Corée mais il ne me comprend pas. J’apprendrai via CNN à l’hôtel qu’il s’agit d’un ferry reliant Seoul à Jeju. Je fais le trajet inverse demain en avion. J’avais repéré le site pour faire le trajet en ferry mais les sites internet ne sont qu’en coréen et je ne comprenais pas les prix très variables. Aujourd’hui, j’ai décidé de me rendre au tunnel de lave de Manjanggul (2000w), au nord-est de l’île. J’ai enfin acheté une carte T-money (cf plus loin). Il s’agit d’un tunnel de 13 km dont on parcourt 1 km dans un boyau creusé lors d’une éruption. C’est « voyage au centre de la terre », on réalise qu’elle bouillonne, notre belle planète. Jules Verne aurait adoré. Il me faut 2 h de bus pour parvenir à un croisement, de là il reste 2.5 km à pied, très peu de voitures passent. Peu avant d’arriver, il y a une sorte de parc d’attraction avec un labyrinthe de verdure, j’entends les enfants rire. Au retour de la visite, je m’apprête à refaire les 2.5 km à pied (il y a un hypothétique bus qui passe rarement) quand une voiture s’arrête et me prend en stop. Une famille avec 2 enfants. Ils ne parlent pas anglais, je leur offre des bonbons Napoléon au citron ramenés de Belgique que les enfants adorent mais le Papa fait la grimace. Ca ne doit pas faire partie de leurs goûts. Ils m’expliquent, désolés, qu’ils tournent au bout de la route dans une autre direction que moi. Nos routes se séparent. Je comptais grimper au sommet de la presqu’île d’Ilchulbong, cette espèce de bol qu’on voit sur les vues aériennes de Jeju mais entretemps, il pleut et je me contente de la prendre en photo de loin. En plus, il est tard. Je rentre à Seogwipo. Je m’achète des beignets de calamars frits en rue (3000w 2.1€) et une glace dans un supermarché. Je rentre dans la chambre où des images terribles passent en boucle sur toutes les chaînes.
J15 : drache nationale, je décide de me rendre quand même au village traditionnel de Seongeup, c’est la même route vers l’est qu’hier. Je manque de rater l’arrêt car le chauffeur en grande discussion m’a oubliée. En général, je me place à l’avant pour que le chauffeur m’indique où descendre. On annonce bien l’arrêt mais il faut arriver à comprendre. Puis je dois changer de bus. Une dame m’emmène au nouvel arrêt puis rebrousse chemin. Cela ne l’a pas dérangée malgré la forte pluie de faire un détour pour me montrer l’arrêt. Toujours l’extrême gentillesse coréenne. Arrivée sur place, je ne trouve pas. Je suis stupide, il y a un parking rempli de cars, je n’ai qu’à suivre le flot de touristes qui en descendent. Il pleut toujours assez fort.C’est plus petit que je n’imaginais, des maisons aux jolis toits de chaume, avec une cuisine et des jarres traditionnelles et les groupes planqués à l’abri de la pluie dans l’espace commun de la maison pour prendre un thé, les statues de grands-pères : personnages typiques de Jeju-do, les Dolharubang . Cela ne valait peut-être pas la longueur du trajet. Je rentre trempée à l’hôtel, le mauvais temps ne donne pas envie de visiter plus. Je retrouve une jeune Bretonne en manque de fromages, croisée la veille. Cela me permet de parler français. En fait, il s’agit d’une jeune femme d’origine coréenne, adoptée en France et qui fait un voyage initiatique dans son pays d’origine. Elle doit avoir encore plus de mal que moi, car, moi, c’est écrit sur ma figure, que je ne parle pas coréen. J’ai choisi de prendre un bus qui traverse l’île du sud au nord, plutôt que d'en faire le tour comme à l'aller, pour passer près du mont Hallasan et avoir de beaux paysages. Malheureusement, à cause de la météo, on est dans le brouillard et on ne voit rien ! Il y a un monde fou à l’aéroport, la ligne Jeju-Seoul est la plus fréquentée du monde, 10 millions de passagers par an, tous les vols ont du retard. Je suis un peu inquiète, j’en ai encore au moins pour 1h de métro entre l’aéroport de Gimpo et mon hôtel à Seoul , le Mini hotel Honk (47600w 33.6€) et vais arriver vers minuit. En fin de compte, il y a même des gens debout dans le métro de Seoul vu la foule à cette heure tardive. Mon hôtel est très bien situé proche de Jongno-3 où se croisent 3 lignes de métro. Une belle volée d’escaliers pour sortir du métro, contrairement à Busan pas d’ascenseurs mais une rampe avec un siège pour chaises roulantes. Cela ne fait pas mon affaire ! Un monsieur m’aide à monter la valise et je dois presque courir pour arriver à le suivre. Ils ont bien ma réservation à l’hôtel (vive booking.com) faite depuis la Belgique, je voulais absolument être dans ce quartier très central. Je décide de repartir chercher quelque chose à grignoter. Je m’étais juste contentée d’un snack à Paris-baguette à l’aéroport (4000w 2.8€). Il faut savoir que toutes les boulangeries ont un nom à consonance française : Paris-croissant, Touslesjours, Le pain de Papa… En rue, c’est encore très animé, des vendeuses préparent des calamars et du porc frit dans des aubettes. Finalement, je fais un tour dans le quartier, je ne me sens pas du tout en insécurité. Le Mc Do local est encore ouvert de même que d’autres commerces. Je rentre à l’hôtel avec un sachet de calamars (3000w 2.1€). La chambre est minuscule. Comme partout, on enlève ses chaussures avant d'entrer, 2 lits jumeaux occupent tout l’espace et le petit frigo se trouve sur…l’appui de fenêtre. Dans la salle de bain, la douche est branchée sur le robinet du lavabo (attention à ne pas oublier de basculer la manette sinon on est arrosé en se lavant les dents) et encore, il semblerait que j’aie réservé une chambre double. Le gérant voudrait me mettre dans une single mais dit que tout est plein. Heureusement. Je jetterai un œil plus tard sur d’autres chambres où les doubles n’ont parfois la place que pour des lits superposés. A Andong, il n’y avait pas de lavabo mais un robinet placé à 20 cm du sol, je me lavais les dents sous la douche par facilité ! Je fais sécher mes affaires sur le 2e lit. Avec la pluie à Jeju, même la valise en toile a percé.
J16 : le premier de mes 4 jours à Seoul, je traverse la rue Insadong, pleine de boutiques de souvenirs, c’est curieux comme ça prend du temps de faire ces quelques centaines de mètres ! J’attaque par le Changdeokgung palace, un des nombreux palais de Seoul, c’est immense. Je prends un pass pour les principaux palais à 10000w 7€. Je profite d’une visite en anglais avec une jolie guide en costume traditionnel.Tout près, il y a le Biwon qui ne se visite qu’avec un guide. Il s’agit du jardin secret avec des arbres magnifiques, très romantique. Je me perds un peu pour trouver l’entrée d’un autre palais et finalement, je me balade dans le quartier. J’ai le temps, j’ai 4 jours entiers à Seoul , dont 1 prévu à Suwon où je n’irai jamais, faute de temps. Je passe à la cinémathèque, c’est amusant de voir les affiches en coréen de célèbres films américains. Dans le même bâtiment, il y a aussi une salle de spectacles et j’ai bien l’intention d’en voir. Pas de poste en anglais à la télé, je consulte ma tablette grâce au wifi et constate qu’en Europe, on parle de la colère des familles qui se plaignent de la lenteur des secours, ce qu’on ne voit absolument pas sur les chaînes coréennes. Petite balade nocturne le long de la rivière romantique, la Cheonggyecheon, et dans le quartier commerçant où toutes les boutiques sont ouvertes. La Corée est réputée pour ses cosmétiques et il y a de nombreuses chaînes qu’on retrouve partout : Faceshop (aucune allusion à son concurrent Body shop !), Aritaum… Je termine par un poulet aux calamars à 9000w 6.4€.
J17 : Je commence assez tôt ma journée par le temple Deoksugung, quand je suis à l’intérieur, je vois passer la relève de la garde à laquelle je vais assister. Les gens se prennent en photo avec les gardes mais gare à celle qui s’approche de trop près et les touche. Un mouvement sec la rappelle à l’ordre ! Les gardiens restent sérieux et stoïques. J’en vois néanmoins un esquisser un sourire lorsqu’un petit garçon costumé est fier de poser avec lui. Peut-être occupera-t-il sa place dans quelques années ? Je passe par l’hôtel de ville, en rue des affiches de propagande pour dépister le cancer du colon. Il y a une copie de la tour de l’observatoire de Gyeong-ju, en me rapprochant je constate qu’elle est faite… en phares de voitures. Excellent recyclage ! Je passe à l’office du tourisme pour acheter un ticket à moitié prix (25000w 17.7€) pour un spectacle traditionnel ce soir : Miso. Je tente de grimper au sommet d’un centre commercial pour avoir une vue de Seoul, je me retrouve dans un étage de bureaux et finalement, ce sera depuis les toilettes que j’aurai une fenêtre vers la ville. En bas de l’immeuble, il y a une colonne où de célèbres chanteurs locaux ont imprimé leur main. Des jeunes s’extasient dans ce passage. Je me rends à pied à Bukchon, quartier traditionnel, moins animé que je ne pensais mais j’y passe quelques heures avant de me rendre au marché de Namdaemun où on trouve de tout. Je fais aussi un peu de shopping souterrain. Il y a de nombreuses boutiques dans les métros et des repas pas chers vite préparés. De là, je vais au spectacle. Miso n’est pas compliqué à suivre, c’est l’histoire d’un gouverneur envoyé sur l’île de Jeju et qui y trompe sa femme.Celle-ci le suit et l’espionne. A la fin, ils se réconcilient. Histoire universelle. Il y a quelques explications en anglais avant le spectacle. Chants, théâtre, danses et jolis costumes. On m’avait dit que les photos étaient interdites et j’ai laissé mon appareil à l’hôtel mais après le spectacle, tout le monde se fait photographier avec les acteurs. Je rentre à pied par la rivière. Je me fais virer de plusieurs restos qui vont fermer et finis au Mc Do local, le Lotteria (menu à 6300w 4.4€)
J18 : je visite le palais de Changgyeonggung puis je veux me rendre au sanctuaire Jongmyo mais j’ai un peu de mal à trouver l’entrée. En fait, j’ai fait le tour par les 3 faces sans entrée. Il ne se visite qu’avec un guide. Je reviendrai demain car je devrais attendre longtemps pour une visite en anglais. Autour, des hommes âgés jouent à un jeu traditionnel, certains font du tai-chi. Je retourne le long de la rivière, il y a une zone où chacun peut écrire un vœu. La rivière faisant plus de 5 km, je ne sais pas où cela se trouve, à l’office du tourisme non plus ! La personne doit téléphoner pour se renseigner. Elle semble très gênée et je me moque gentiment d’elle en disant qu’elle travaille trop pour avoir le temps de visiter sa ville. Je me rends au musée national car je réalise qu’il est fermé demain. Il est dans le sud de la ville et j’y vais en métro. Malheureusement, pas le temps de trop approfondir, ce soir, j’assiste à un spectacle d’arts martiaux, Jump à 25000w. Je pensais que c’était à 20h à 2 pas de mon hôtel mais j’apprends qu’ils ont déménagé récemment et c’est beaucoup plus loin, à 18h. J’ai 3 changements de métro à faire. Mon planning est mis à mal. C’est assez burlesque et le public participe, du moins quand il comprend. L’acteur choisit quelqu’un au premier rang mais la personne ne répond pas, elle est de Hong-Kong. Le suivant est de Singapour ! Il finit par trouver une (jolie) Coréenne. Pour Miso et Jump, j’ai acheté les places les plus chères mais c’est totalement inutile, on voit très bien de partout. Par contre, j’ai essayé de me décaler de quelques places sur la même rangée dans le théâtre et j’ai eu un rappel à l’ordre immédiat. Une personne est arrivée en retard et l’ouvreuse a fait se lever toute la rangée pour que cette personne ait sa place alors qu’il y en avait plein d’autres libres. Le règlement, c’est le règlement ! Je rentre à pied, mange une soupe de nouilles et j’assiste à une veillée devant un temple pour pleurer les lycéens morts dans la catastrophe du ferry.
J19 : visite du shrine Jongmyo puis repérage des derniers achats, je dois encore changer de l’argent et je calcule combien il me faut. A Seoul, il y a des bureaux de change, notamment dans la rue Insadong et au marché de Namdaemun à un taux plus intéressant qu’à la banque. Ailleurs j’ai toujours changé du cash dans les banques. Je n’ai pas utilisé ma carte bancaire dans les distributeurs. A côté de mon hôtel, il y a un magasin de vêtements de sports que je dévaliserai ce soir. Je vais à l’immense palais Gyeongbokgung, le dernier que je voulais voir. A un moment, je me repose sur un banc avant d’attaquer le musée folklorique et une dame âgée se rapproche discrètement, poussée par sa fille qui veut absolument une photo avec moi. J’accepte de bon cœur et nous papotons.. avec les mains. Dans le musée, un groupe de femmes s’extasie devant une vitrine. Je pense qu’il s’agit d’un magnifique Bouddha mais quand elles s’en vont, je m’aperçois que c’est une représentation d’une série de desserts ! Les gourmandes. Un joli petit lac avec un temple octogonal termine ma visite. Je vais au quartier moderne de Gangnam, eh oui, celui de Psy. Buildings modernes, écrans vidéos immenses diffusant des pubs. La journée se termine par du shopping et le rangement de mes achats dans la valise !
J20 : départ en métro vers Incheon, je dévale les nombreux escaliers avec ma très lourde valise. Mon avion est le seul du panneau d’affichage annoncé en retard. C’est à regret que je quitte la Corée. Snif. Adieu la Corée et surtout les très gentils, serviables, adorables Coréens.
Trucs et astuces :
Faites vous traduire en écriture locale quelques phrases types (où est l’arrêt de bus, avez-vous une chambre, puis-je laisser mon sac, quel train…) Ca permet d’engager la conversation avec les locaux qui sont prêts à rendre service malgré l’absence de communication en anglais.
Si vous arrivez tôt en ville, logez dans un love-motel. Ils ne chicanent pas trop pour vous donner la chambre plus tôt (du moins hors saison). Ailleurs, ils refusent systématiquement de donner la chambre avant l’heure officielle de check-in, parfois tout simplement parce que le responsable n’est pas là. Pas de pt dej ni de possibilité de faire laver ses vêtements dans les love-motels.
Louez un vélo pour visiter Gyeong-ju. C’est à peu près plat et il y a des pistes cyclables à l'abri des voitures.
A Jeju, il pourrait être utile de louer une voiture. Les bus vont partout ou presque mais ils ne passent pas tjs très souvent, c’est un gain de temps énorme et permet aussi de loger dans un hôtel plus luxueux mais plus isolé, face à la mer.
Evitez le week-end pour les spas, il y a beaucoup d’enfants (du moins chez les femmes) qui courent et crient. Ce n’est pas vraiment calme.
Le métro : à Busan, 5 lignes, pas très compliqué. A Seoul, beaucoup plus. Pas trop compliqué pourtant. Comme partout, repérez la ligne, le nom de la station où vous allez, un bandeau défile en anglais dans la station et dans le métro. Le bandeau au dessus de la porte quand on attend le métro annonce la direction et le nom de la station suivante plutôt que le terminus de la ligne. Bon à connaître quand on est pressé. A votre station, repérez le n° de la sortie. Certaines stations sont très longues, ont un centre commercial et parfois 15 sorties. 2 sorties peuvent être éloignées de plusieurs centaines de mètres. Dans les brochures touristiques de Seoul, pour les lieux importants, ce n° est souvent indiqué.
2 sites utiles pour les transports en bus :
http://asiaenglish.visitkorea.or.kr/ena/TR/korea_terminal.jsp
http://www.kobus.co.kr/web/eng/index.jsp
Pour utiliser les bus, en entrant par l’avant, vous jetez la monnaie dans un bac devant vous. Si le compte n’est pas juste, le chauffeur rend la monnaie que vous récupérez dans un autre bac à gauche. Si vous n’avez qu’un gros billet (pas trop gros quand même !) il y a aussi une machine qui fait le change.
Plusieurs fois, j’ai remarqué que le mot de passe pour le wifi était le n° tel de l’endroit, s’il est indiqué à l’ext, vous pouvez tjs essayer. C’était peut-être un hasard.
La touche à droite de la barre d’espacement sert à changer l’alphabet sur le clavier. Bon à savoir si vous êtes seul dans la chambre du love-motel avec le pc !
Bien se renseigner à Seoul sur les jours de fermeture des temples et les horaires en anglais de ceux qu’il faut faire en visite en groupe. J’ai beaucoup aimé le musée folklorique dans l’enceinte du palais Gyeongbokgung
Pour ceux qui veulent aller au Spa Hurshimchung : prendre le métro jusqu’à la station Oncheonjang, sortir à la 5, prendre le pont qui surplombe la route (ça évite un long détour), traverser le shopping center par le 1er étage, descendre les escalators, traverser la route et tourner à gauche puis à droite. Le spa est le gros bâtiment à dr qui est relié par une passerelle à l’hôtel Nongshim à g. Entrer dans le bâtiment et prendre l’escalator jusqu’au 1er étage. Vous y êtes. Il faut compter 10-15 min de marche depuis le métro. Sinon, il y a celui plus chic du Spa land au grand shopping mall.
Si vous êtes fauché (ou radin) :
En avril 2014, 1€ vaut 1415 won.
Grimpez au sommet des centres commerciaux pour avoir une vue aérienne gratuite des villes
Descendez au sous-sol des mêmes centres commerciaux pour goûter les spécialités locales, il y a souvent des dégustations.
Prendre une carte T-money pour les transports en commun. Le principe : vous achetez cette carte pour 2500w dans le métro ou un des très nombreux magasins, 7 eleven, C&U. Vous la chargez de quelques dizaines de milliers de wons, soit dans les magasins soit aux appareils automatiques des métros. Dans le métro, on la scanne à l’entrée et à la sortie, le montant est débité selon la distance avec 100w de moins qu’en payant cash. Le transfert métro-bus semble gratuit (je n’en ai pas eu besoin) Dans les bus, on scanne à l’entrée et AUSSI en sortant (ne pas oublier, sinon le montant est débité 2x au paiement suivant), idem pour les 100w de moins mais surtout, si on change de bus, le transfert est gratuit. En payant un bus cash, si on prend une correspondance, il faut repayer. Les 2500w sont donc vite rentabilisés et cela évite d’avoir de la monnaie en poche. La même carte est valable dans plusieurs villes :Busan, Jeju, Seoul.. Elle peut aussi servir à payer de petits achats dans le métro ou pour un hamburger. Si il reste un certain montant le dernier jour, on peut se le faire rembourser avec des frais de 500w (on ne récupère pas les 2500w de départ)
Pour les spectacles, allez au Korea national tourist office le long de la rivière (c’est le seul où on peut acheter ces tickets spéciaux), ils offrent à partir de midi des billets à moitié prix pour le soir même. Il y a aussi un tel gratuit et un accès internet. Metro Jonggak, sortie 5, descendre vers le sud, traverser la rivière et prendre immédiatement à droite sur une centaine de m. L’office du tourisme est au sous-sol du grand building. Il est indiqué sur les plans touristiques.
Pour aller à Seoul depuis l’aéroport d’Incheon, prendre le train Arex : attention, il y a 2 types de trains arex : l’express qui va sans s’arrêter jusqu’à la gare de Seoul station en 43 min et qui coûte 14500w 10.2€ et le train normal (all stop line) qui s’arrête aussi aux 9 stations intermédiaires pour 4050w 2.9€ ! Seul ce 2e peut être payé avec la carte T-money qui, dans ce cas, vous permettra de prendre ensuite le métro sans coût supplémentaire. Le train all stop line met seulement 10 min de plus, mais il y en a toutes les 10 à20 min, contrairement à l’express qui ne circule que toutes les 30 min. Ne pas oublier avant de quitter l’aéroport de prendre un plan de la ville avec le plan du métro à l’office du tourisme et d’acheter une carte T-money (cf plus haut). Si vous êtes vraiment très très très fauché, vous pouvez descendre à Gimpo et prendre une ligne de métro à partir de là, vous gagnerez encore 500w. Si vous êtes chargé, le bus limousine (qui n’a rien d’une limousine, c’est un car classique, confortable) est plus cher, +- 15000w 10.6€ selon la distance entre Incheon et le centre de Seoul.
Achetez le pass (à l’entrée d’un des palais, 10000w, valable 1 mois) pour les 5 palais et sanctuaire à Seoul. C’est rentable dès que vous faites au moins le Changdeokgung avec le Biwon (8000w en visite combinée) et le Gyeongbokgung
Le we, les prix augmentent souvent dans les hôtels (surtout dans les love-motels) Essayer toujours de payer cash dans les hôtels si c’est parfois 10 % de plus par carte bancaire. Essayer de contacter directement les hôtels, les prix sont tjs plus intéressants que de passer par un site de réservations mais ce n’est pas tjs facile, le site de l’hôtel est souvent uniquement en coréen. Tentez d’envoyer un message en anglais si vous trouvez une adresse mail. Hors saison, il n’est pas nécessaire de réserver. Moi, je le faisais juste 1 ou 2 jours avant pour être sûre d’avoir l’hôtel que je voulais. Il ne semble pas habituel de vouloir visiter la chambre avant de l’accepter, j’ai parfois dû choquer un hôtelier.
Le pass à la journée à 4500w pour le métro de Busan est rentable dès le 4e trajet, celui de Seoul est beaucoup plus cher,15000w et permet de faire 20 trajets/j, il ne m’a pas été nécessaire.
Pour le vol vers Jeju, regardez sur internet les prix des différentes compagnies (air busan, air jeju, twayair..) et si vous n’avez pas la possibilité de le réserver par carte bancaire (je n’ai pas voulu utiliser ma carte sur le pc de la chambre), allez demander dans un office du tourisme qu’ils téléphonent à la compagnie aérienne que vous aurez choisie. Moi, j’ai voulu leur demander de chercher sur internet mais ils voulaient appeler Korean airways. J’ai demandé Air Busan moins cher mais n’ai pu comparer.
Voilà, j’espère avoir pu aider ceux qui partiront dans ce beau pays et je remercie aussi les contributeurs qui m’ont aidée à préparer ce voyage.
Jour 1 : Arrivée matinale à l’aéroport de Seoul. Mes vacances commencent. Je demande à l’office du tourisme l’endroit où se trouve le bus pour me rendre directement à Sokcho. D’après des renseignements trouvés sur internet, il y a un bus direct depuis l’aéroport d’Incheon. Je demande à 3 endroits différents car leur anglais n’est pas terrible ni à l’office du tourisme ni même chez les sympathiques étudiants chargés d’aider les touristes. Je sors même ma carte du pays pour être sûre qu’ils aient bien compris où je veux aller. Inutile, je dois d’abord me rendre à la gare routière de Dong-Seoul avec le bus limousine (1h20 16000w11.30€) et là prendre un autre bus pour Sokcho (2h15 17300w 12.2€). A noter qu’à Sokcho, je verrai sur le tableau qu’il y a un bus direct pour Incheon ! Donc, il existe, ce fameux bus. J’ai réservé depuis l’Europe mes 2 premières nuits au House Hostel (www.thehouse-hostel.com) (20000w/nuit14.1€), guesthouse où Yoo, le patron sympa me donne beaucoup d’infos et parle anglais. Avec tout ce qu’il me conseille, il doit penser que je vais rester 1 semaine. La chambre n’est pas prête, il m’envoie donc me balader dans la petite ville jusqu’à 15h. Il drache comme on dit chez moi, je suis sans doute 1 mois trop tôt dans la saison. Je tente malgré tout de trouver une banque, pas si facile avec les inscriptions en coréen. J’ai bien changé un peu d’argent à l’aéroport mais pas assez, le taux étant souvent moins intéressant. Je vais me promener au marché aux poissons, il y a de drôles de bestioles et des moules impressionnantes. Je reviens à l’hôtel frigorifiée et trempée jusqu’aux chaussettes. Ca promet, je n’ai pas prévu tant de vêtements chauds. Avec le décalage horaire et la pluie, je n’ai même plus le courage de partir chercher à manger et je m’écroule sur le lit à couverture chauffante…jusqu’au lendemain à 5h30.
Jour 2 : à 7h, personne au pt dej. Moi qui croyais croiser des routards pour leur demander des tuyaux ! On se sert soi-même : toasts, beurre, confiture, thé… Je pars en bus (1100w 0.80€) vers le Seoraksan NP (3500w 2.5€), dans le bus, au détour de la route, j’aperçois les montagnes enneigées. Je m’extasie autant que 2 touristes de Chine du sud qui découvrent la neige. C’est soleil et ciel bleu aujourd’hui et mes chaussures ont séché. Le bonheur. Dans le parc, il y a dû neiger pendant la nuit et le personnel tente de dégager les chemins principaux. Il est encore relativement tôt. J’admire l’optimisme sud-coréen :certains sont en talons hauts, crocks et même en charentaises pour patauger dans la neige fondue. Je me dirige vers l’Ulsan Bawi, le toit des temples est enneigé, je n’avais jamais vu de temple sous la neige. Dès que je m’éloigne, il n’y a plus personne et la neige est intacte. Je n’ai pas l’intention de grimper au sommet de l’Ulsan Bawi, le chemin est de plus en plus glissant, en plus je suis arrosée par des« clottes » de neige tombant des arbres, je protège mon appareil-photo et je fais demi-tour. Il y a une autre balade qui va vers des cascades que je fais aussi puis je prends le téléphérique (9000w a/r 6.3€). D’en haut, on voit la mer et la ville de Sokcho. Le temps se couvre et il neigeotte. Je rentre à Sokcho. En ville, je tente un resto de fruits de mer, Yoo m’a écrit le nom d’un resto qui sert des plats typiques. Je crois reconnaître le logo du resto, en fait, ce que j’ai reconnu, c’est le terme « restaurant ». Je commande un« hot-pot » (18000w 12.6€) d’après photo et reçois différentes sortes de kimchi (chou à l’ail) et d’épices, du riz puis un caquelon fumant avec un bouillon de légumes et plusieurs fruits de mer. Le plat bouge tout seul ! En fait, certains coquillages ont cuit au fond du bouillon pendant que de grosses huîtres s’agitent au dessus ! J’apprendrai plus tard que ce sont des ormeaux. La patronne rit de ma tête horrifiée, elle décortique les coquillages, pousse au fond ceux du dessus et les coupe avec une grosse paire de ciseaux (ils sont tellement gros que je ne pourrais les avaler d’une pièce). Finalement, c’est très bon, un peu fade mais je n’ai pas osé mettre trop d’épices rouges et je n’en ai pas mis assez à voir la tête de la patronne. J’ai bien demandé si la sauce rouge piquait mais elle a cru que je voulais du plus piquant et m’a ramené une huile au wasabi qui déménage. Après, je vais au marché couvert ainsi que dans la rue principale. C’est nettement plus agréable sous le soleil. Je suis abordée par des étudiants qui me demandent dans un anglais hésitant s’ils peuvent faire un selfie avec moi. Si je comprends bien, il s’agit d’un exercice pour l’école. Au 5e groupe, je me dis qu’ils auront tous la même photo ! J’aurais peut-être dû monnayer ma bobine ?? Court repos dans la chambre et je pars sous le pont au village Abai, sorte de presqu’île qu’on atteint par un bac (400w) où les clients aident le batelier à la manœuvre. Le village est assez désert, il s’agit plus d’une rue pleine de restos. J’ai une adresse dans le lonely planet que j’essaie de trouver grâce au n°tel, les chiffres étant la seule chose écrite dans notre alphabet. Je ne trouve pas le resto et c’est mon instinct qui me guide pour goûter l’autre spécialité de Sokcho qu’est le calamar farci (11000w 8€), c’est délicieux. Il fait froid quand la nuit est tombée et je rêve d’un chocolat chaud.. que je trouve au caffe bene, une chaîne qui sert pâtisseries et cafés. Je paie un prix européen (5500w 3.9€) pour mon chocolat que j’apprécie à sa juste valeur après cette si belle journée qui annonce le début de mes vacances.
J3 : à 8h, beaucoup plus de monde au pt dej, je vais prendre le bus (6300w 4.5€) pour Gagneung où j’ai l’intention de visiter un sous-marin nord-coréen capturé en 1996. La gare routière est loin du centre et la charmante dame de l’office du tourisme parle… chinois et japonais, ce qui ne fait pas mon affaire. Heureusement, dans tout le pays, un n° tel 1330 est disponible en anglais pour les touristes. Je me fais donc expliquer (après plusieurs coups de fil car je change d’idée à plusieurs reprises) que la gare routière est loin du centre, que je devrais prendre un 1er bus vers le centre puis un autre vers le sous-marin qui est sur la côte à plusieurs km au sud de la ville. Les bus sont très peu nombreux. Un train touristique longe la côte jusqu’à Samcheok (prononcer « ça me choque »). Personne ne peut me dire si je pourrai laisser ma valise à la gare routière du centre pour reprendre le train après. Je décide de dormir là mais le quartier est assez tristounet et finalement j’abandonne mon idée de sous-marin et de loger à Gangneug pour aller à Samcheok en bus (5300w 3.7€). A l’office du tourisme de Samcheok, je peux poser plein de questions, la demoiselle devait s’ennuyer, je n’ai croisé aucun touriste. Elle m’envoie à l’international motel tout proche (50000w35.3€), un love-motel, c’est-à-dire un hôtel pour couples illégitimes qui se retrouvent là pour une nuit ou quelques heures. Une immense télé, un pc (qui ne fonctionne pas), un câble pour charger son portable. La chambre est grande mais il n’y a pas de draps, je demande à la dame qui nettoie qui m’explique que je dois m’enrouler dans le couvre-lit. Je regrette de ne pas avoir mon sac à viande. J’espère qu’ils le lavent, ce couvre-lit. Je prends le bus 60 (1600w1.1€) pour me rendre aux grottes de Hwangseongul (4000w), 40 min de route où je pique du nez mais le paysage semble joli quand je réussis à ouvrir un œil. Je prends le monorail (4000w 2.8€ou 7000 a/r) pour monter à l’entrée des grottes qui sont assez kitsch avec des lumières de toutes les couleurs. Je redescends à pied de très nombreux escaliers et rate de justesse le bus (1600w) qui a dû passer 5 min avant l’heure prévue. Il ne reste plus qu’à attendre le suivant pendant 90 min. C’est la rançon quand on n’est pas motorisé. En même temps, je peux comprendre : à l’aller, on était 3, au retour, on est 2. Je soupe d’un plat de pâtes (7500w avec un soda 5.3€) noyées dans une sauce crèmeuse aux fruits de mer dans un Han’s Deli d’où je me fais virer à 21 h, contrairement aux heures d’ouverture sur la porte qui indiquent 22h.
J4 : je me rends au parc Haesindang (bus 1600w + entrée 3000w 2.1€), plus connu sous le nom de parc aux penis ! J’ai fait une grass mat imprévue et me retrouve seule au bord de la route quand le chauffeur me fait signe de descendre. Je descends vers la mer, c’est la bonne direction : le parc est au fond à gauche. Il y a pas mal de familles en ce dimanche ensoleillé, l’endroit est agréable, sur une butte en bord de mer et des pénis, il y en a pour tous les goûts, si je peux dire. L’histoire dit qu’une jeune vierge s’est noyée avant d’avoir connu l’amour et empêchait les pêcheurs d’attraper du poisson. Un pêcheur urinant dans la mer a obtenu du poisson et on a construit toutes sortes de statues pour lui faire plaisir ! Je me dépêche un peu pour ne pas rater le bus (1600w), il n’y en a plus entre 12h05et 14h. A la gare routière, je prends le bus 21-1 (1500w) vers la gare ferrovière de Dong-hae d’où je prends un train normal vers Jeongdorgjin à 2600w 1.8€ (pas le touristique seatrain avec tous les sièges tournés vers la mer quiva de Samcheok à Gangneug pour 15000w). Tout le bord de mer est cerné de barbelés, on est près de la frontière et il faut éviter que des réfugiés n’accostent. Là, je dois prendre un bus (1200w) pour mon sous-marin (non, je ne lâche pas l’affaire). Je me suis fait écrire en coréen l’endroit où je voulais aller : unification park. Un jeune couple cherche avec moi l’arrêt de bus, et on ne trouve pas. Un chauffeur de taxi veut m’emmener et m’attendre pour 20000w. La demoiselle coréenne semble très gênée de me traduire le prix du taxi. On finit par trouver le bus, il y en a 1 par heure et je visite mon sous-marin nord-coréen (3000w 2.1€) ainsi que le navire qui se trouve à côté. Je pensais prendre un taxi pour retourner à la gare mais il n’y en a pas. L’endroit est effectivement assez isolé. Donc ce sera le bus (1200w) J’arrive tout juste à temps à la gare pour attraper le train (2600w) qui me ramène à Samcheok via Dong-hae (1500w). Je n’ai fait qu’une grande partie de ce que propose le train touristique mais je ne trouve pas que la vue soit si belle. Bien sûr, il y a la mer mais aussi des zones plus industrielles. Je soupe d’un plat de pâtes (5500w 3.9€) qui arrive très rouge, le serveur m’explique que c’est très piquant. C’est la bouche anesthésiée que je retourne à l’hôtel. La nuit est très mauvaise. Mes voisins semblent être 4 et discutent, crient et claquent les portes jusqu’à 4h du matin. Finalement, les love-motels attirent sans doute une faune particulière. Je dois me lever à 5h15, c’est curieux, je ne trouve plus le moyen d’arrêter mon réveil pendant que je prends une douche !
J5 : c’est un peu au pif que je vais tôt à la gare routière, je cherche un bus pour Dong-hae (1400w moins cher qu’hier ???) où j’ai un train (11000w 7.8€) pour Andong, qui part à 7h. La gare s’éveille et je trouve un bus. J’ai demandé à l’office du tourisme qu’ils me réservent une chambre au Happy guesthouse (25000w 17.7€), j’y arrive à 11h et la chambre n’est pas prête. Bon, je peux comprendre mais le lendemain, je réalise que je suis la seule cliente dans l’hôtel. On m’offre un délicieux thé au gingembre. Je laisse mes bagages et pars immédiatement au village d’Hahoé, classé par l’Unesco, à 40 min de bus (n° 46 1200w 0.8€). Je commence par le musée des masques (2000w 1.4€) qui sont très bien mis en valeur. Puis le village traditionnel (3000w 2.1€), toujours habité. Je reviens par une belle allée d’arbres en fleurs, bruissant sous les insectes. Au retour, (bus 1200w) je m’arrête dans une fabrique de papier où un charmant Mr m’explique le processus de fabrication. Ils en font plein d’objets en papier mâché. Un groupe de bonzesses en gris fait du shopping, je croyais que c’étaient les ouvrières de l’usine ! Au retour, on m’explique qu’il n’y a pas d’arrêt de bus et que je dois le héler (bus 1200w). Je ne suis pas trop rassurée, au bord d’une route rapide sans aucun endroit pour me planquer. J’ai l’impression d’être sur la bande d’arrêt d’urgence d’une autoroute. La patronne de l’hôtel est arrivée, elle me donne des infos et me conseille un resto dans le marché couvert que j’ai beaucoup de mal à trouver. Il faut dire que c’est dans une allée latérale où il n’y a personne. Je mange un « Korean table » (4000w 2.8€) , toutes sortes de petits plats, dont du maquereau, spécialité du coin. Je mange froid car un couple (à 3 personnes, on remplit quasi tout le resto) essaie de comprendre d’où je viens et ce que je fais là. Avec le portable, ils essaient de se connecter pour avoir une carte de l’Europe mais ne savent pas où est la Belgique. On n’y arrivera pas. La chambre est constituée d’un futon sur ondol (chauffage au sol), la nuit sera chaude et je me sens comme l’huître sur le bouillon. Le défaut des ondol, c’est qu’il n’y a aucune possibilité de réglage.
J6 : je visite le temple (bus 67 1200w) du Dosan Seowon (entrée 1500w 1€), endroit merveilleux d’une académie confucéenne. Curieusement, il est à peine cité dans le lonely planet mais fait 3 étoiles dans le guide vert. Il est à 34 km au nord d’Andong et il n’y a que 4 bus par jour mais il vaut vraiment la peine. J’étais seule à mon arrivée matinale. J’attends le bus retour alors qu’un Mr m’apporte une pâte de riz recouverte de haricots rouges légèrement sucrés en m’expliquant que je dois goûter cette spécialité typique. En tout cas, ça cale ! A l’office du tourisme, on m’a donné les horaires de train pour Daegu. Malheureusement, quand j’arrive à la gare, l’horaire a changé depuis décembre et j’ai raté le train de peu. Donc, je vais prendre un bus pour Daegu (10000w 7€). J’avoue préférer le train que je trouve plus confortable et moins dangereux (le 2er jour, on a eu un accident avec le bus, heureusement pas grave, mais qui nous a retardés). La nouvelle gare routière d’Andong est très loin, à plus de 30 min de bus du centre (1200w) J’ai à nouveau demandé à l’office du tourisme qu’on me réserve la chambre. Arrivée à Daegu, je sais que je dois prendre le bus 814 (1200w) mais dur, dur de trouver l’arrêt. Je rame un peu avec ma valise. J’ai des doutes sur l’hôtel en arrivant : c’est assez glauque, bien que renseigné dans le lonely planet. Je ne comprends pas bien l’intérêt de m’avoir fait traverser la ville pour aller dans cet hôtel. Il s’appelle Rojan, Rozan ou Lausanne selon ce qui est écrit à l’entrée, sur les papiers ou sur les oreillers (25000w 17.6€). Je suis dans un quartier de buildings avec quelques restos simples et beaucoup de love-motels. Je trouve un resto avec un accès internet où je choisis un des 3 plats en photo (7500w 5.3€).
J7 : je vais au temple d’Haeinsa (bus-metro-bus 1200-1200-7100w 6.7€ en tout, idem au retour, j’aurais bien fait de prendre la carte T-money dont je parle plus loin) où on prépare les fêtes de Bouddha qui ont lieu dans quelques semaines. Entrée 3000w. Il y a de la musique et beaucoup de monde, on offre même à manger. Je croise un groupe de Français (mes premiers blancs !) En ville, métro jusqu’au marché médicinal puis musée de la médecine traditionnelle. Passage au Department Store Hyundai chic et cher, passage au -1 où, comme souvent, se concentrent des stands de nourriture. Je choisis différentes sortes de ravioli (5700w 4€). Le soir, je retourne au resto d’hier, Lu, où je prends du porc frit (12000w 8.5€) en montrant l’assiette d’un convive. Je ne savais pas si c’était de la viande ou du poisson mais le serveur a eu une illumination et m’a dit fièrement « pig ». C’est servi avec une sauce gluante, sucrée, c’est bon, bourratif et très hypercalorique. A la télé dans le resto, c’est la « nouvelle star » version locale.
J8 : départ vers Gyeong-ju, (bus 1200w jusqu’à la gare routière puis 4900w 3.5€ ) l’ancienne capitale. Je vais au Show motel car les mails que j’ai envoyés du resto m’ont permis d’apprendre que le Nabhi guesthouse et le traditionnel Sarangchae (c’est un Hanok, une maison traditionnelle où j’aurais voulu loger) n’ont plus de chambres singles. Le Show Motel est un love-motel et ne s’en cache pas : photos de femmes dénudées dans les couloirs… Heureusement que j’ai vu des groupes et des familles sortir. Il est tôt et la chambre n’est pas prête (refrain connu), je fais un peu de cinéma et on me dit d'attendre 30 min. La charmante gérante m’apporte un café pour me faire patienter, je déteste ça, je cherche où m’en débarrasser mais il n’y a qu’une plante verte synthétique et je bois le café jusqu’à la lie ! Je demande un reçu pour la chambre (partout, on paie d’avance) car j’ai lu que depuis début avril, on peut se faire rembourser la tva à l'aéroport(10%), je reçois… 2 brosses à dents. La compréhension est toujours difficile. 15 min plus tard, la chambre est prête : woaow, j’ai une chambre immense avec lit king size, miroirs au plafond, bain à bulles, sofa mauve, frigo, jus offerts, appareil pour nettoyer les verres aux UV (je croyais que c’était un micro-ondes), lumière tamisée à couleur variable, wc chauffant, lit aussi, télé énorme, petites crèmes en tous genres (si tu comprends le coréen, sinon tu risques de mettre du cirage sur ta figure et de la mousse à raser sur tes chaussures), préservatifs et pc avec internet. C’est très kitsch et la nuit ça clignote de partout à l’extérieur, comme à Las Vegas. Il ne manque qu’ un beau mec... mais peut-être que si je demande gentiment....Tout ça pour 50000w 35.3€. La chambre est tellement agréable que j’ai du mal à la quitter. L’après-midi, je vais au temple Bulguksa (bus 1200w) et de là, je prends directement un autre bus (1500w 1 seul par heure et il va partir) pour la grotte Seokguram (entrée 4000w 2.8€). Le chemin à pied vers la grotte est agréable mais il fait frais et il y a du vent, je regrette ma veste. Le Bouddha est derrière une vitre et est un peu éteint, je suis un peu déçue, en plus on le visite à la chaîne. A Bulguksa (entrée 4000w), beaucoup de groupes scolaires, un monde fou, ça me change. C’est un très bel endroit, j’ai beaucoup aimé. Je soupe d’un bibimpad, riz frit avec un œuf, (5000w 3.5€) dans un des nombreux restos près de l’hôtel, ils ont un menu en anglais, ouf.
J9 : le jacuzzi ne fonctionnait pas, je l’explique à la charmante gérante et je reçois… une bouteille d’eau. Je visite les tumuli de Daereung-won (2000w 1.4€) avec entre autres la tombe de Cheonmachong puis le parc Wolseong avec l’ancien observatoire Chemseong-dae, la forêt du coq, le romantique parc Anapji (2000w). Je finis au musée national, gratuit comme quasi tous les musées après avoir traversé les champs de colza où les Coréens se font photographier. A nouveau, beaucoup de groupes scolaires au musée. Je rentre en bus (1200w). Sur photo, je choisis des ravioli genre gyozi japonais et je me retrouve avec des galettes (4500w 3.2€). La restauratrice me montre comment mélanger le chou avec la sauce (je n’aurais pas dû, c’est extrêmement piquant) et rouler agilement le tout, avec les baguettes, dans une galette façon canard laqué. Elle me donne la becquée.
J10 : départ matinal vers Busan (bus 4800w 3.4€), je quitte à regret le show motel. C’est le week-end, le prix des hôtels augmente.Les love motels sont plus chers (90000w) et l’hôtel que j’avais repéré a changé de nom, il est plein. Je me retrouve dans un autre, dans les environs, très bien situé mais pas terrible : Lexus hotel (60000w 42.4€) la chambre sent le tabac, malgré le panneau interdiction de fumer, il y a un cendrier dans la chambre. Il y a des travaux bruyants dans l’immeuble en face. J’arrose mes pieds en me lavant les mains, la tuyauterie n’étant pas raccordée. Le pc est plein de poussière et ne risque pas de fonctionner. Je retourne à la réception car je voudrais vérifier les vols vers Jeju et j’ai besoin d’internet, il n’y a pas de wifi. On me change de chambre, la suivante a une douche moins sophistiquée mais semble un peu plus fraîche et le pc est récent. Mais à nouveau pas de vrais draps ! Je vais au marché aux poissons Jagalchi, je cherche le marché Gukje et je tombe sur un autre marché en me promenant. Je cherche un train touristique qui est sur une île, le paysage devrait être joli avec de belles falaises mais ça semble compliqué d'y arriver. Je grimpe au sommet d’un centre commercial, belle vue vers le port et les ponts. La ville est grise et pas très belle. Elle est très étendue et heureusement, il y a un métro. J’ai acheté un pass (4500w 3.2€) pour la journée. Les gens sont souvent habillés de vêtements de sport « techniques ». On croirait qu’ils vont escalader l’Annapurna. Il y a des chaînes internationales de vêtements de sport type Columbia, Millet, .. mais aussi des magasins sans marque connue (du moins de moi) beaucoup moins chères. L’avantage, c’est que beaucoup de personnes âgées marchent en baskets, et c’est assez sécurisant contre le risque de chutes chez ces personnes frêles et certainement ostéoporotiques. Ces baskets sont très colorées, fluo, de même que les vêtements. Passé un certain âge, les femmes ont toutes une permanente et les cheveux teints, difficile de leur donner un âge. Dans le métro, à plusieurs reprises, des hommes ont voulu me céder leur place dans la zone réservée aux handicapés. Je me demande s’ils ont autant de mal que moi pour définir mon âge mais j’ai brutalement pris un coup de vieux ! Les gens sont adorables mais globalement pas très galants, il m’est arrivé plusieurs bousculades dans le métro et les ascenseurs, les hommes ne laissant spécialement passer les femmes et les ajummas, les dynamiques vieilles dames, savent s’imposer. Une fois qu’on a compris, on laisse passer. Dans la rue, des stands fermés incitent les clients à se faire tirer les cartes. Au sommet d’un autre centre commercial, il y a une sorte de zoo avec des hamsters, des biches, des oiseaux, 3 chiens qu’on promène à tour de rôle pour les faire caresser par les enfants qui en ont peur. Il y a même un très jeune ourson. Que diraient les ligues de défense des animaux ? Je vais faire un tour au plus grand shopping mall du monde (c'est eux qui le disent) où il y a une patinoire, un spa et des milliers de stands luxueux. Tout près, le nouveau Busan cinema center, très design. Le soir, je me promène dans une rue très animée pleine de restos et choisis un bulgogi, un bbq coréen : grillade à table de fines tranches de porc.(8000w 5.6€) Dans le frigo de la chambre, il y a des jus dont un infect goûté auparavant (on dirait un jus de maïs), je vais à la réception essayer de le changer et la vieille dame me donne… 2 préservatifs !!!
J11 : il pleut, je vais au temple de Beo-meosa, au nord de la ville dans les collines, on y accède en métro (j’ai repris un pass à 4500w) puis en bus (1200 et curieusement 1300 au retour). Je discute avec un vieux monsieur qui parle très bien anglais. Je vais faire un tour à la plage de Haeindae, c’est blindé d’hôtels de luxe. En haute saison, ça doit être bourré. Je mange un pajeon (1000w) près de la plage dans une boutique de rue, c’est une délicieuse galette aux oignons et patates douces. Le soir, je prends des ravioli (2000w 1.4€) en rue puis une gaufre au chocolat (2700w 1.9€) dans une chaîne qui se dit belge. Moins sucrée que chez nous mais je suis en manque de chocolat.
J12 : j’ai fait réserver un vol pour l’île de Jeju à l’office du tourisme. J’avais tenté d’aller dans une agence de voyage, renseignée à l’office du tourisme, au 1er étage d’un bâtiment quelconque, je ne l’aurais jamais trouvée; ils dégagent un canapé pour que je puisse m’asseoir face à des instruments de gymnastique mais ils ne me comprennent pas et me proposent un vol assez cher avec Korean. J’ai beau dire low cost company, cela ne va pas. Finalement, c’est l’office de tourisme qui appellera Air Busan.Ce vol a lieu l’après-midi et je profite de la matinée pour me rendre en métro (1300w) au jjimjil-bang, un spa traditionnel : le spa Hurshimchung(8000w 5.6€), le principe : une 1ere pièce où on range ses chaussures dans un casier à clé, la même clé sert pour un autre casier dans une 2e pièce pour laisser ses vêtements. En théorie, on peut laisser ses valeurs à l’accueil mais j’ai tout laissé dans mon sac dans le casier et tout retrouvé. On se retrouve à poil (hommes et femmes séparés), on entre dans sous une belle coupole lumineuse, on se douche (assis comme au Japon) après avoir pris un minuscule carré d’éponge, puis différents bains (dont un fluo au citron, un au café peu odorants) des grottes, saunas, hammam.. où se prélasser. Un endroit avec des jets très puissants qui tombent de haut où une mammy m’explique comment m’installer avant que le jet ne me broie. Je retourne à l’hôtel récupérer ma valise. Métro (1300w) et light rail (1300w) vers l’aéroport. L’employé m’explique que tous les vols sont complets avant de comprendre que j’avais réservé par tél (sans avoir payé). Heureusement, ils retrouvent mon nom. Le vol Busan-Jeju puis Jeju-Seoul me coûte 159000w 112.5€. Mon sac cabine est bloqué au contrôle et passé à l'aspirateur puis le contenu est envoyé dans une machine genre spectromètre, je n’ai jamais vu ça. Ils ont certainement trouvé des poils de mon chien ou de l’eau de Javel du spa ! Ils inscrivent mon nom sur une liste. Bizarre. A Jeju, il faut 1h25 de bus (5500w 3.9€) pour rejoindre le sud de l’île, on dit à l’hôtesse à quel hôtel on va et elle nous dit à quel arrêt descendre. J’ai réservé au Hiking inn à Seogwipo. On s’arrête devant tous les hôtels de luxe. J’ai un peu de mal à trouver l’hôtel , pourtant pas loin de l’arrêt de bus, car il n’est pas sur mon plan. Le gérant est un peu rustre, il faut dire que, depuis la veille, le prix serait passé de 22000 à 25000w 17.6€, contrairement à ce qui est écrit à l’entrée et sur internet. Je reste 3 nuits et ça fait plus de 10 % d’augmentation. Je râle pour le principe, ça n’est quand même pas très cher. Mais je me demande s’il n’essaie pas de mettre la différence dans sa poche. Il est vrai que ce sera corrigé sur internet après quelques jours. La chambre est petite mais lumineuse et au 6e, il y a une terrasse avec une belle vue vers la mer et le coucher de soleil (mais pas d’ascenseur !). Les pc sont en panne mais il y a du wifi et la laundry est gratuite. La journée se termine avec une soupe aux nouilles à 6500w 4.6€ dans un resto chinois des environs.
J13 : je vais visiter les chutes Cheonjiyon (2000w1.4€), assez touristique. Après 2 semaines sans croiser de touristes, cela me change. Tout le monde se prend en photo devant les chutes. Au retour, une touriste asiatique hurle, il y a un serpent dans l’eau. Après, je vais faire un tour en sous-marin (55000w 38.8€) construit par des Finlandais, je n’ai pas réservé mais ils me trouvent une place pour le prochain départ. On descend à – 40 m, là il fait très sombre mais il y a des coraux. A 20m, un plongeur donne à manger aux poissons qui rappliquent tous pour le dîner. Ils doivent connaître l’heure ! On reste 20 à 25 min sous l’eau, c’est un peu l’industrie. Je fais le tour de la presqu’île toute proche, il y a des oiseaux et c’est très joli. Ensuite, je me rends à pied aux autres chutes Jeongbang (2000w), des chutes qui tombent directement dans la mer, ce qui est rare. Je suis fatiguée ce jour-là, mange rapidement un riz frit aux crevettes dans le resto de la veille (6000w 4.2€) et rentre à l’hôtel d’où je tel en Belgique (c’est gratuit via skype à l’hôtel)
J14 : j’ai quelques cartes à envoyer et me rends à la poste. Il y a une immense télé (comme dans beaucoup de lieux publics, banques, gares, …) je vois un morceau bleu flottant sur l’eau et crois d’abord qu’on a retrouvé l’avion de la Malaysian qui a disparu il y a déjà plusieurs semaines puis d’autres images montrent un ferry en train de couler. Je demande à l’employé si cela se passe en Corée mais il ne me comprend pas. J’apprendrai via CNN à l’hôtel qu’il s’agit d’un ferry reliant Seoul à Jeju. Je fais le trajet inverse demain en avion. J’avais repéré le site pour faire le trajet en ferry mais les sites internet ne sont qu’en coréen et je ne comprenais pas les prix très variables. Aujourd’hui, j’ai décidé de me rendre au tunnel de lave de Manjanggul (2000w), au nord-est de l’île. J’ai enfin acheté une carte T-money (cf plus loin). Il s’agit d’un tunnel de 13 km dont on parcourt 1 km dans un boyau creusé lors d’une éruption. C’est « voyage au centre de la terre », on réalise qu’elle bouillonne, notre belle planète. Jules Verne aurait adoré. Il me faut 2 h de bus pour parvenir à un croisement, de là il reste 2.5 km à pied, très peu de voitures passent. Peu avant d’arriver, il y a une sorte de parc d’attraction avec un labyrinthe de verdure, j’entends les enfants rire. Au retour de la visite, je m’apprête à refaire les 2.5 km à pied (il y a un hypothétique bus qui passe rarement) quand une voiture s’arrête et me prend en stop. Une famille avec 2 enfants. Ils ne parlent pas anglais, je leur offre des bonbons Napoléon au citron ramenés de Belgique que les enfants adorent mais le Papa fait la grimace. Ca ne doit pas faire partie de leurs goûts. Ils m’expliquent, désolés, qu’ils tournent au bout de la route dans une autre direction que moi. Nos routes se séparent. Je comptais grimper au sommet de la presqu’île d’Ilchulbong, cette espèce de bol qu’on voit sur les vues aériennes de Jeju mais entretemps, il pleut et je me contente de la prendre en photo de loin. En plus, il est tard. Je rentre à Seogwipo. Je m’achète des beignets de calamars frits en rue (3000w 2.1€) et une glace dans un supermarché. Je rentre dans la chambre où des images terribles passent en boucle sur toutes les chaînes.
J15 : drache nationale, je décide de me rendre quand même au village traditionnel de Seongeup, c’est la même route vers l’est qu’hier. Je manque de rater l’arrêt car le chauffeur en grande discussion m’a oubliée. En général, je me place à l’avant pour que le chauffeur m’indique où descendre. On annonce bien l’arrêt mais il faut arriver à comprendre. Puis je dois changer de bus. Une dame m’emmène au nouvel arrêt puis rebrousse chemin. Cela ne l’a pas dérangée malgré la forte pluie de faire un détour pour me montrer l’arrêt. Toujours l’extrême gentillesse coréenne. Arrivée sur place, je ne trouve pas. Je suis stupide, il y a un parking rempli de cars, je n’ai qu’à suivre le flot de touristes qui en descendent. Il pleut toujours assez fort.C’est plus petit que je n’imaginais, des maisons aux jolis toits de chaume, avec une cuisine et des jarres traditionnelles et les groupes planqués à l’abri de la pluie dans l’espace commun de la maison pour prendre un thé, les statues de grands-pères : personnages typiques de Jeju-do, les Dolharubang . Cela ne valait peut-être pas la longueur du trajet. Je rentre trempée à l’hôtel, le mauvais temps ne donne pas envie de visiter plus. Je retrouve une jeune Bretonne en manque de fromages, croisée la veille. Cela me permet de parler français. En fait, il s’agit d’une jeune femme d’origine coréenne, adoptée en France et qui fait un voyage initiatique dans son pays d’origine. Elle doit avoir encore plus de mal que moi, car, moi, c’est écrit sur ma figure, que je ne parle pas coréen. J’ai choisi de prendre un bus qui traverse l’île du sud au nord, plutôt que d'en faire le tour comme à l'aller, pour passer près du mont Hallasan et avoir de beaux paysages. Malheureusement, à cause de la météo, on est dans le brouillard et on ne voit rien ! Il y a un monde fou à l’aéroport, la ligne Jeju-Seoul est la plus fréquentée du monde, 10 millions de passagers par an, tous les vols ont du retard. Je suis un peu inquiète, j’en ai encore au moins pour 1h de métro entre l’aéroport de Gimpo et mon hôtel à Seoul , le Mini hotel Honk (47600w 33.6€) et vais arriver vers minuit. En fin de compte, il y a même des gens debout dans le métro de Seoul vu la foule à cette heure tardive. Mon hôtel est très bien situé proche de Jongno-3 où se croisent 3 lignes de métro. Une belle volée d’escaliers pour sortir du métro, contrairement à Busan pas d’ascenseurs mais une rampe avec un siège pour chaises roulantes. Cela ne fait pas mon affaire ! Un monsieur m’aide à monter la valise et je dois presque courir pour arriver à le suivre. Ils ont bien ma réservation à l’hôtel (vive booking.com) faite depuis la Belgique, je voulais absolument être dans ce quartier très central. Je décide de repartir chercher quelque chose à grignoter. Je m’étais juste contentée d’un snack à Paris-baguette à l’aéroport (4000w 2.8€). Il faut savoir que toutes les boulangeries ont un nom à consonance française : Paris-croissant, Touslesjours, Le pain de Papa… En rue, c’est encore très animé, des vendeuses préparent des calamars et du porc frit dans des aubettes. Finalement, je fais un tour dans le quartier, je ne me sens pas du tout en insécurité. Le Mc Do local est encore ouvert de même que d’autres commerces. Je rentre à l’hôtel avec un sachet de calamars (3000w 2.1€). La chambre est minuscule. Comme partout, on enlève ses chaussures avant d'entrer, 2 lits jumeaux occupent tout l’espace et le petit frigo se trouve sur…l’appui de fenêtre. Dans la salle de bain, la douche est branchée sur le robinet du lavabo (attention à ne pas oublier de basculer la manette sinon on est arrosé en se lavant les dents) et encore, il semblerait que j’aie réservé une chambre double. Le gérant voudrait me mettre dans une single mais dit que tout est plein. Heureusement. Je jetterai un œil plus tard sur d’autres chambres où les doubles n’ont parfois la place que pour des lits superposés. A Andong, il n’y avait pas de lavabo mais un robinet placé à 20 cm du sol, je me lavais les dents sous la douche par facilité ! Je fais sécher mes affaires sur le 2e lit. Avec la pluie à Jeju, même la valise en toile a percé.
J16 : le premier de mes 4 jours à Seoul, je traverse la rue Insadong, pleine de boutiques de souvenirs, c’est curieux comme ça prend du temps de faire ces quelques centaines de mètres ! J’attaque par le Changdeokgung palace, un des nombreux palais de Seoul, c’est immense. Je prends un pass pour les principaux palais à 10000w 7€. Je profite d’une visite en anglais avec une jolie guide en costume traditionnel.Tout près, il y a le Biwon qui ne se visite qu’avec un guide. Il s’agit du jardin secret avec des arbres magnifiques, très romantique. Je me perds un peu pour trouver l’entrée d’un autre palais et finalement, je me balade dans le quartier. J’ai le temps, j’ai 4 jours entiers à Seoul , dont 1 prévu à Suwon où je n’irai jamais, faute de temps. Je passe à la cinémathèque, c’est amusant de voir les affiches en coréen de célèbres films américains. Dans le même bâtiment, il y a aussi une salle de spectacles et j’ai bien l’intention d’en voir. Pas de poste en anglais à la télé, je consulte ma tablette grâce au wifi et constate qu’en Europe, on parle de la colère des familles qui se plaignent de la lenteur des secours, ce qu’on ne voit absolument pas sur les chaînes coréennes. Petite balade nocturne le long de la rivière romantique, la Cheonggyecheon, et dans le quartier commerçant où toutes les boutiques sont ouvertes. La Corée est réputée pour ses cosmétiques et il y a de nombreuses chaînes qu’on retrouve partout : Faceshop (aucune allusion à son concurrent Body shop !), Aritaum… Je termine par un poulet aux calamars à 9000w 6.4€.
J17 : Je commence assez tôt ma journée par le temple Deoksugung, quand je suis à l’intérieur, je vois passer la relève de la garde à laquelle je vais assister. Les gens se prennent en photo avec les gardes mais gare à celle qui s’approche de trop près et les touche. Un mouvement sec la rappelle à l’ordre ! Les gardiens restent sérieux et stoïques. J’en vois néanmoins un esquisser un sourire lorsqu’un petit garçon costumé est fier de poser avec lui. Peut-être occupera-t-il sa place dans quelques années ? Je passe par l’hôtel de ville, en rue des affiches de propagande pour dépister le cancer du colon. Il y a une copie de la tour de l’observatoire de Gyeong-ju, en me rapprochant je constate qu’elle est faite… en phares de voitures. Excellent recyclage ! Je passe à l’office du tourisme pour acheter un ticket à moitié prix (25000w 17.7€) pour un spectacle traditionnel ce soir : Miso. Je tente de grimper au sommet d’un centre commercial pour avoir une vue de Seoul, je me retrouve dans un étage de bureaux et finalement, ce sera depuis les toilettes que j’aurai une fenêtre vers la ville. En bas de l’immeuble, il y a une colonne où de célèbres chanteurs locaux ont imprimé leur main. Des jeunes s’extasient dans ce passage. Je me rends à pied à Bukchon, quartier traditionnel, moins animé que je ne pensais mais j’y passe quelques heures avant de me rendre au marché de Namdaemun où on trouve de tout. Je fais aussi un peu de shopping souterrain. Il y a de nombreuses boutiques dans les métros et des repas pas chers vite préparés. De là, je vais au spectacle. Miso n’est pas compliqué à suivre, c’est l’histoire d’un gouverneur envoyé sur l’île de Jeju et qui y trompe sa femme.Celle-ci le suit et l’espionne. A la fin, ils se réconcilient. Histoire universelle. Il y a quelques explications en anglais avant le spectacle. Chants, théâtre, danses et jolis costumes. On m’avait dit que les photos étaient interdites et j’ai laissé mon appareil à l’hôtel mais après le spectacle, tout le monde se fait photographier avec les acteurs. Je rentre à pied par la rivière. Je me fais virer de plusieurs restos qui vont fermer et finis au Mc Do local, le Lotteria (menu à 6300w 4.4€)
J18 : je visite le palais de Changgyeonggung puis je veux me rendre au sanctuaire Jongmyo mais j’ai un peu de mal à trouver l’entrée. En fait, j’ai fait le tour par les 3 faces sans entrée. Il ne se visite qu’avec un guide. Je reviendrai demain car je devrais attendre longtemps pour une visite en anglais. Autour, des hommes âgés jouent à un jeu traditionnel, certains font du tai-chi. Je retourne le long de la rivière, il y a une zone où chacun peut écrire un vœu. La rivière faisant plus de 5 km, je ne sais pas où cela se trouve, à l’office du tourisme non plus ! La personne doit téléphoner pour se renseigner. Elle semble très gênée et je me moque gentiment d’elle en disant qu’elle travaille trop pour avoir le temps de visiter sa ville. Je me rends au musée national car je réalise qu’il est fermé demain. Il est dans le sud de la ville et j’y vais en métro. Malheureusement, pas le temps de trop approfondir, ce soir, j’assiste à un spectacle d’arts martiaux, Jump à 25000w. Je pensais que c’était à 20h à 2 pas de mon hôtel mais j’apprends qu’ils ont déménagé récemment et c’est beaucoup plus loin, à 18h. J’ai 3 changements de métro à faire. Mon planning est mis à mal. C’est assez burlesque et le public participe, du moins quand il comprend. L’acteur choisit quelqu’un au premier rang mais la personne ne répond pas, elle est de Hong-Kong. Le suivant est de Singapour ! Il finit par trouver une (jolie) Coréenne. Pour Miso et Jump, j’ai acheté les places les plus chères mais c’est totalement inutile, on voit très bien de partout. Par contre, j’ai essayé de me décaler de quelques places sur la même rangée dans le théâtre et j’ai eu un rappel à l’ordre immédiat. Une personne est arrivée en retard et l’ouvreuse a fait se lever toute la rangée pour que cette personne ait sa place alors qu’il y en avait plein d’autres libres. Le règlement, c’est le règlement ! Je rentre à pied, mange une soupe de nouilles et j’assiste à une veillée devant un temple pour pleurer les lycéens morts dans la catastrophe du ferry.
J19 : visite du shrine Jongmyo puis repérage des derniers achats, je dois encore changer de l’argent et je calcule combien il me faut. A Seoul, il y a des bureaux de change, notamment dans la rue Insadong et au marché de Namdaemun à un taux plus intéressant qu’à la banque. Ailleurs j’ai toujours changé du cash dans les banques. Je n’ai pas utilisé ma carte bancaire dans les distributeurs. A côté de mon hôtel, il y a un magasin de vêtements de sports que je dévaliserai ce soir. Je vais à l’immense palais Gyeongbokgung, le dernier que je voulais voir. A un moment, je me repose sur un banc avant d’attaquer le musée folklorique et une dame âgée se rapproche discrètement, poussée par sa fille qui veut absolument une photo avec moi. J’accepte de bon cœur et nous papotons.. avec les mains. Dans le musée, un groupe de femmes s’extasie devant une vitrine. Je pense qu’il s’agit d’un magnifique Bouddha mais quand elles s’en vont, je m’aperçois que c’est une représentation d’une série de desserts ! Les gourmandes. Un joli petit lac avec un temple octogonal termine ma visite. Je vais au quartier moderne de Gangnam, eh oui, celui de Psy. Buildings modernes, écrans vidéos immenses diffusant des pubs. La journée se termine par du shopping et le rangement de mes achats dans la valise !
J20 : départ en métro vers Incheon, je dévale les nombreux escaliers avec ma très lourde valise. Mon avion est le seul du panneau d’affichage annoncé en retard. C’est à regret que je quitte la Corée. Snif. Adieu la Corée et surtout les très gentils, serviables, adorables Coréens.
Trucs et astuces :
Faites vous traduire en écriture locale quelques phrases types (où est l’arrêt de bus, avez-vous une chambre, puis-je laisser mon sac, quel train…) Ca permet d’engager la conversation avec les locaux qui sont prêts à rendre service malgré l’absence de communication en anglais.
Si vous arrivez tôt en ville, logez dans un love-motel. Ils ne chicanent pas trop pour vous donner la chambre plus tôt (du moins hors saison). Ailleurs, ils refusent systématiquement de donner la chambre avant l’heure officielle de check-in, parfois tout simplement parce que le responsable n’est pas là. Pas de pt dej ni de possibilité de faire laver ses vêtements dans les love-motels.
Louez un vélo pour visiter Gyeong-ju. C’est à peu près plat et il y a des pistes cyclables à l'abri des voitures.
A Jeju, il pourrait être utile de louer une voiture. Les bus vont partout ou presque mais ils ne passent pas tjs très souvent, c’est un gain de temps énorme et permet aussi de loger dans un hôtel plus luxueux mais plus isolé, face à la mer.
Evitez le week-end pour les spas, il y a beaucoup d’enfants (du moins chez les femmes) qui courent et crient. Ce n’est pas vraiment calme.
Le métro : à Busan, 5 lignes, pas très compliqué. A Seoul, beaucoup plus. Pas trop compliqué pourtant. Comme partout, repérez la ligne, le nom de la station où vous allez, un bandeau défile en anglais dans la station et dans le métro. Le bandeau au dessus de la porte quand on attend le métro annonce la direction et le nom de la station suivante plutôt que le terminus de la ligne. Bon à connaître quand on est pressé. A votre station, repérez le n° de la sortie. Certaines stations sont très longues, ont un centre commercial et parfois 15 sorties. 2 sorties peuvent être éloignées de plusieurs centaines de mètres. Dans les brochures touristiques de Seoul, pour les lieux importants, ce n° est souvent indiqué.
2 sites utiles pour les transports en bus :
http://asiaenglish.visitkorea.or.kr/ena/TR/korea_terminal.jsp
http://www.kobus.co.kr/web/eng/index.jsp
Pour utiliser les bus, en entrant par l’avant, vous jetez la monnaie dans un bac devant vous. Si le compte n’est pas juste, le chauffeur rend la monnaie que vous récupérez dans un autre bac à gauche. Si vous n’avez qu’un gros billet (pas trop gros quand même !) il y a aussi une machine qui fait le change.
Plusieurs fois, j’ai remarqué que le mot de passe pour le wifi était le n° tel de l’endroit, s’il est indiqué à l’ext, vous pouvez tjs essayer. C’était peut-être un hasard.
La touche à droite de la barre d’espacement sert à changer l’alphabet sur le clavier. Bon à savoir si vous êtes seul dans la chambre du love-motel avec le pc !
Bien se renseigner à Seoul sur les jours de fermeture des temples et les horaires en anglais de ceux qu’il faut faire en visite en groupe. J’ai beaucoup aimé le musée folklorique dans l’enceinte du palais Gyeongbokgung
Pour ceux qui veulent aller au Spa Hurshimchung : prendre le métro jusqu’à la station Oncheonjang, sortir à la 5, prendre le pont qui surplombe la route (ça évite un long détour), traverser le shopping center par le 1er étage, descendre les escalators, traverser la route et tourner à gauche puis à droite. Le spa est le gros bâtiment à dr qui est relié par une passerelle à l’hôtel Nongshim à g. Entrer dans le bâtiment et prendre l’escalator jusqu’au 1er étage. Vous y êtes. Il faut compter 10-15 min de marche depuis le métro. Sinon, il y a celui plus chic du Spa land au grand shopping mall.
Si vous êtes fauché (ou radin) :
En avril 2014, 1€ vaut 1415 won.
Grimpez au sommet des centres commerciaux pour avoir une vue aérienne gratuite des villes
Descendez au sous-sol des mêmes centres commerciaux pour goûter les spécialités locales, il y a souvent des dégustations.
Prendre une carte T-money pour les transports en commun. Le principe : vous achetez cette carte pour 2500w dans le métro ou un des très nombreux magasins, 7 eleven, C&U. Vous la chargez de quelques dizaines de milliers de wons, soit dans les magasins soit aux appareils automatiques des métros. Dans le métro, on la scanne à l’entrée et à la sortie, le montant est débité selon la distance avec 100w de moins qu’en payant cash. Le transfert métro-bus semble gratuit (je n’en ai pas eu besoin) Dans les bus, on scanne à l’entrée et AUSSI en sortant (ne pas oublier, sinon le montant est débité 2x au paiement suivant), idem pour les 100w de moins mais surtout, si on change de bus, le transfert est gratuit. En payant un bus cash, si on prend une correspondance, il faut repayer. Les 2500w sont donc vite rentabilisés et cela évite d’avoir de la monnaie en poche. La même carte est valable dans plusieurs villes :Busan, Jeju, Seoul.. Elle peut aussi servir à payer de petits achats dans le métro ou pour un hamburger. Si il reste un certain montant le dernier jour, on peut se le faire rembourser avec des frais de 500w (on ne récupère pas les 2500w de départ)
Pour les spectacles, allez au Korea national tourist office le long de la rivière (c’est le seul où on peut acheter ces tickets spéciaux), ils offrent à partir de midi des billets à moitié prix pour le soir même. Il y a aussi un tel gratuit et un accès internet. Metro Jonggak, sortie 5, descendre vers le sud, traverser la rivière et prendre immédiatement à droite sur une centaine de m. L’office du tourisme est au sous-sol du grand building. Il est indiqué sur les plans touristiques.
Pour aller à Seoul depuis l’aéroport d’Incheon, prendre le train Arex : attention, il y a 2 types de trains arex : l’express qui va sans s’arrêter jusqu’à la gare de Seoul station en 43 min et qui coûte 14500w 10.2€ et le train normal (all stop line) qui s’arrête aussi aux 9 stations intermédiaires pour 4050w 2.9€ ! Seul ce 2e peut être payé avec la carte T-money qui, dans ce cas, vous permettra de prendre ensuite le métro sans coût supplémentaire. Le train all stop line met seulement 10 min de plus, mais il y en a toutes les 10 à20 min, contrairement à l’express qui ne circule que toutes les 30 min. Ne pas oublier avant de quitter l’aéroport de prendre un plan de la ville avec le plan du métro à l’office du tourisme et d’acheter une carte T-money (cf plus haut). Si vous êtes vraiment très très très fauché, vous pouvez descendre à Gimpo et prendre une ligne de métro à partir de là, vous gagnerez encore 500w. Si vous êtes chargé, le bus limousine (qui n’a rien d’une limousine, c’est un car classique, confortable) est plus cher, +- 15000w 10.6€ selon la distance entre Incheon et le centre de Seoul.
Achetez le pass (à l’entrée d’un des palais, 10000w, valable 1 mois) pour les 5 palais et sanctuaire à Seoul. C’est rentable dès que vous faites au moins le Changdeokgung avec le Biwon (8000w en visite combinée) et le Gyeongbokgung
Le we, les prix augmentent souvent dans les hôtels (surtout dans les love-motels) Essayer toujours de payer cash dans les hôtels si c’est parfois 10 % de plus par carte bancaire. Essayer de contacter directement les hôtels, les prix sont tjs plus intéressants que de passer par un site de réservations mais ce n’est pas tjs facile, le site de l’hôtel est souvent uniquement en coréen. Tentez d’envoyer un message en anglais si vous trouvez une adresse mail. Hors saison, il n’est pas nécessaire de réserver. Moi, je le faisais juste 1 ou 2 jours avant pour être sûre d’avoir l’hôtel que je voulais. Il ne semble pas habituel de vouloir visiter la chambre avant de l’accepter, j’ai parfois dû choquer un hôtelier.
Le pass à la journée à 4500w pour le métro de Busan est rentable dès le 4e trajet, celui de Seoul est beaucoup plus cher,15000w et permet de faire 20 trajets/j, il ne m’a pas été nécessaire.
Pour le vol vers Jeju, regardez sur internet les prix des différentes compagnies (air busan, air jeju, twayair..) et si vous n’avez pas la possibilité de le réserver par carte bancaire (je n’ai pas voulu utiliser ma carte sur le pc de la chambre), allez demander dans un office du tourisme qu’ils téléphonent à la compagnie aérienne que vous aurez choisie. Moi, j’ai voulu leur demander de chercher sur internet mais ils voulaient appeler Korean airways. J’ai demandé Air Busan moins cher mais n’ai pu comparer.
Voilà, j’espère avoir pu aider ceux qui partiront dans ce beau pays et je remercie aussi les contributeurs qui m’ont aidée à préparer ce voyage.
Quelle route de Arequipa à Yanque via Laguna Las Salinas? English translation pending
Bonjour,
Pour rejoindre Yanque de Arequipa début août, je voudrais faire un crochet par la Laguna Las Salinas, sachant que je serai en voiture 4x4. Je cherche la route la plus agréable et la plus belle et je voudrais avoir vos conseils pour choisir. Je vous présente donc les différentes solutions identifiées.
Solution par défaut de Google Maps : https://goo.gl/maps/Du6v5 Comme vous pouvez le constater, après la Laguna, Google me fait faire une grande boucle au lieu de couper par la piste tracée en jaune. À votre avis, est-ce un bug ? L'accès à cette piste depuis la laguna serait-elle impossible ? Sachant que depuis le nord, Google m'autorise à prendre cette piste, mais ne franchit pas la jonction avec la 34c pour arriver à la Laguna et que sur Google Earth je ne vois aucun obstacle naturel. En toute logique, j'en déduis donc que c'est un bug. Par ailleurs, pouvez-vous me donner une idée de l'état de cette piste et de son intérêt scénique ?
Solution du grand tour : https://goo.gl/maps/JwynH Comme solution alternative, j'ai identifié aussi ce grand tour qui ne pense pas en plein milieu de la réserve naturelle. Est-ce que cette route présente des avantages par rapport à une traversée plus centrale de la réserve, notamment en termes de paysages ou de conditions de roulage ?
Autrement, j'ai aussi repéré une piste qui permet de couper entre El Frayle et la 34A, mais Google Maps ne me permets pas de la prendre jusqu'à la jonction avec la 34A alors qu'aucun obstacle n'apparaît sur Google Earth et que la jonction semble bien exister. Auriez-vous un éclairage sur la question ?
En dehors du choix de trajet, à quelle heure faudrait-il partir à votre avis pour faire tranquillement ce circuit et arriver à Yanque avant le coucher du soleil ?
Enfin, quelles sont les dernières nouvelles concernant le volcan Ubinas ? Les routes envisagées passent-elles dans des zones fermées au public suite à l'entrée en éruption du volcan ?
Merci d'avance pour toutes vos réponses.
Cordialement.
GollumDotNet
Pour rejoindre Yanque de Arequipa début août, je voudrais faire un crochet par la Laguna Las Salinas, sachant que je serai en voiture 4x4. Je cherche la route la plus agréable et la plus belle et je voudrais avoir vos conseils pour choisir. Je vous présente donc les différentes solutions identifiées.
Solution par défaut de Google Maps : https://goo.gl/maps/Du6v5 Comme vous pouvez le constater, après la Laguna, Google me fait faire une grande boucle au lieu de couper par la piste tracée en jaune. À votre avis, est-ce un bug ? L'accès à cette piste depuis la laguna serait-elle impossible ? Sachant que depuis le nord, Google m'autorise à prendre cette piste, mais ne franchit pas la jonction avec la 34c pour arriver à la Laguna et que sur Google Earth je ne vois aucun obstacle naturel. En toute logique, j'en déduis donc que c'est un bug. Par ailleurs, pouvez-vous me donner une idée de l'état de cette piste et de son intérêt scénique ?
Solution du grand tour : https://goo.gl/maps/JwynH Comme solution alternative, j'ai identifié aussi ce grand tour qui ne pense pas en plein milieu de la réserve naturelle. Est-ce que cette route présente des avantages par rapport à une traversée plus centrale de la réserve, notamment en termes de paysages ou de conditions de roulage ?
Autrement, j'ai aussi repéré une piste qui permet de couper entre El Frayle et la 34A, mais Google Maps ne me permets pas de la prendre jusqu'à la jonction avec la 34A alors qu'aucun obstacle n'apparaît sur Google Earth et que la jonction semble bien exister. Auriez-vous un éclairage sur la question ?
En dehors du choix de trajet, à quelle heure faudrait-il partir à votre avis pour faire tranquillement ce circuit et arriver à Yanque avant le coucher du soleil ?
Enfin, quelles sont les dernières nouvelles concernant le volcan Ubinas ? Les routes envisagées passent-elles dans des zones fermées au public suite à l'entrée en éruption du volcan ?
Merci d'avance pour toutes vos réponses.
Cordialement.
GollumDotNet
Des roches rouges de Piana aux... falaises blanches de Bonifacio (Corse) English translation pending
Pour notre septième séjour en Corse, nous avons choisi de revisiter quelques-uns des lieux les plus emblématiques, des Calanche de Piana jusqu'aux falaises de Bonifacio en passant par le golfe de Valinco. Voici le récit de ces dix jours sur l'île de Beauté...
Le récit accompagné de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/site/retourencorse
Ci-dessous le texte seulement accompagné d'une petite sélection de photos.
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Présentation
Pour ces vacances de printemps, nous avons d'abord pensé à la Sardaigne avant de nous raviser pour nous tourner vers une valeur sûre, la Corse et ce…pour la septième fois.
Avec ses sommets imposants, ses torrents limpides et ses magnifiques lacs de montagne, avec ces côtes sauvages et ses criques idylliques, la Corse est à la fois le paradis des randonneurs et celui des amateurs de plages et de mer.
Pour nous, la preuve n'est plus à faire, cela fait longtemps que nous sommes tombés sous son charme !
D'ailleurs, elle n'a presque plus de secrets pour nous, après l'avoir sillonnée de long en large, de la mer à la montagne, à plusieurs reprises entre 1998 et 2004. Mais en dehors de notre dernier séjour réalisé en mai 2007 sur le sentier "Mare a Mare", nous ne gardons qu'un souvenir très ténu de certains lieux.
Le but de ce nouveau séjour est donc de nous rafraîchir la mémoire et de voir ou de revoir quelques-unes des destinations les plus emblématiques de l'île, principalement situées dans le Sud et l'Ouest.
Le voyage est prévu en avion et nous louerons une petite voiture sur place.
D'un précédent séjour en mai, nous avons retenu qu'à cette période le beau temps n'est pas encore garanti et que si nous voulions mettre toutes les chances de notre côté, il était préférable de rester sur le littoral.
C'est pourquoi nous retenons trois étapes où nous passerons à chaque fois trois nuits : à Porto, Tizzano et Bonifacio avec une arrivée et un départ d'Ajaccio.
Dix jours en tout du 28 avril au 8 mai 2014.
Au programme, des randonnées avec, pourquoi pas, des baignades si la météo le permet.
Alors prêts à nous suivre sur les chemins corses ?

Premières senteurs de maquis sur le sentier du Capu Rossu
J1 : Lundi 28 avril 2014
Avec un départ matinal de Paris-Orly, nous bénéficions dès notre arrivée d'une grosse demi-journée. Certes, la météo n'est pas des plus fameuses, il fait gris sur Ajaccio et, sur la montagne, c'est encore pire. A ce compte-là, il nous faut immédiatement renoncer à notre projet initial de revoir le lac de Creno, situé à plus de 1300 mètres d'altitude. Recentrons-nous plutôt sur la côte.
Alors après avoir récupéré notre voiture chez Citer (une DS 3 quasi neuve), fait quelques courses dans le centre commercial de Mezzavia, nous mettons le cap vers le nord-ouest sur la D81 en direction de Porto où nous logerons les trois nuits à venir.
80 kilomètres nous en séparent et sur les routes corses, il faut bien compter deux bonnes heures pour les parcourir. D'autant qu'il est midi et qu'un arrêt pique-nique s'impose dès la sortie d'Ajaccio afin de faire honneur à la charcuterie locale et nous mettre définitivement dans l'ambiance.
A hauteur de Sagone, la route suit les contours du golfe jusqu'à Cargèse. En raison de la météo perturbée, la mer est blanche d'écume si bien qu'on pourrait se croire sur les bords de l'océan à Swakopmund ! Une image étonnante tellement éloignée de la belle Bleue à laquelle on s'attend.
Après un dernier passage dans les terres, nous voilà arrivés à Piana peu après 14 heures. C'est là que nous attend notre première randonnée du séjour… au Capu Rossu.
En ligne de mire, une tour génoise dressée sur une falaise de porphyre rouge surplombant le golfe de Porto.
Sur le parking, des randonneurs se targuent d'avoir fait la balade en un peu plus de deux heures. Le guide Rother indique trois heures et le document du Conservatoire du littoral cinq, nous espérons nous situer dans la moyenne. De fait, nous ne sommes pas là pour battre un record alors mora… mora comme diraient les Malgaches, d'autant qu'il faut remettre notre machine en route.
Entre romarins, cistes et arbousiers, nous suivons le petit sentier rocailleux (en descente… facile !) tout en humant avec bonheur l'air parfumé du maquis et la brise marine chargée d'embruns.
Le spectacle est à la fois sur l'eau avec ces monolithes surgissant des flots et sur la terre avec ces brassées de fleurs garnissant le sentier.
Les asphodèles nous font une véritable haie d'honneur !
Plus loin, des murets nous rappellent, qu'en un temps pas si lointain, le cap aujourd'hui déserté, était habité. Des constructions en pierre appelées casettes servaient au stockage de la paille et du blé et servaient d'abri aux hommes et aux bêtes.
L'une d'entre elles a été rénovée récemment.
Un tunnel végétal qu'on croirait taillé en conséquence offre un peu d'ombre aux randonneurs de passage avant de s'engager dans l'assaut final vers la tour.
Construite sur une falaise de plus de 300 mètres de haut, la tour génoise de Turghiu offre à 360 degrés à la ronde une vue époustouflante sur le paysage environnant avec une impression d'être à l'extrémité du monde…
Dommage que les nuages soient venus obscurcir le tableau.
Mais la descente nous donne l'occasion de quelques jolies vues supplémentaires.
Et après un nouveau passage près de la maisonnette et de son aire de battage, nous sommes de retour à la voiture à 18 heures.
Pari tenu : un peu moins de 4 heures en tout pour 7,7 km et 500 mètres de dénivelé… une belle mise en bouche pour cette première journée corse.
Il n'y a plus qu'à rejoindre Porto en passant par la route des Calanche de Piana, un parcours qui n'a rien à envier à Zion ou à Bryce avec ses énormes colosses de granit rouge. On aura l'occasion d'y repasser alors aujourd'hui sous un ciel à nouveau nuageux on ne s'arrête que brièvement juste avant Porto.
Serrée autour de sa tour génoise usée par les vents et battue par les vagues, au fond d'un golfe extraordinaire taillé à flanc de montagne, toute une palette d'hôtels et de restaurants font de cette "marine" une base idéale pour découvrir la côte et l'arrière-pays.
C'est là que nous posons nos valises à l'hôtel des Flots Bleus dans une petite chambre rénovée, avec une grande terrasse garnie de chaises longues, pile en face de la fameuse tour génoise.
La mer est démontée mais le fracas des vagues est atténué par le double vitrage. Nous pourrons donc dormir sur nos deux oreilles.
Mais avant cela, il est temps de se mettre à table au restaurant tout proche, "la Mer". Le menu se laisse aisément deviner !
Entre l'entrée et le plat, nous abandonnons momentanément notre table pour mettre le coucher de soleil dans la boîte, un des plus beaux de la Méditerranée, dit-on ! Somptueux effectivement !
Kilométrage au compteur au départ : 489 km Distance parcourue dans la journée : 102 km
Tour génoise du Capu Rossu
Dans les Calanche de Piana : du Capu d'Ortu aux Roches bleues
J2 : Mardi 29 avril 2014
La météo prévoit aujourd'hui la plus belle journée de la semaine alors pas d'hésitation, c'est le jour idéal pour entreprendre la randonnée vers le Capu d'Ortu qui, avec ses 1294 mètres d'altitude, est le point culminant des Calanche de Piana.
Estimation : 6 à 7 heures aller-retour.
Pas de grand trajet à faire en voiture, le point de départ se trouve comme hier dans le village voisin, cette fois au stade de Piana.
Altitude de départ : 480 mètres.
A 9 h 45 nous sommes fins prêts ! Pour que le photographe ait un champ d'action facilité, c'est moi qui porte tout (en dehors du matériel photo, bien sûr) : deux vestes, le pique-nique et quatre litres d'eau. Aïe, ça pèse !
A l'extrémité du stade, nous commençons par traverser une jolie pinède piquetée de bleu par le romarin en fleurs. Le sentier prend tout doucement de la hauteur. Le sac à dos me laboure les épaules. Courage !
Une fois sortis de la forêt, le paysage devient plus minéral puis la montée s'intensifie en direction d'Ortu.
A partir de Bocca di Piazza, le sentier disparaît totalement, il faut maintenant s'orienter en suivant les cairns (et aussi la trace du GPS, ça aide !).
Mais en entrant au royaume des taffonis (= gros trous en corse), ces cavités sculptées dans la roche par le vent et l'eau, le parcours devient plus ludique.
En son temps, ces paysages ont inspiré Maupassant dans "Une vie": "… ces surprenants rochers semblaient des arbres, des plantes, des bêtes, des monuments, des hommes, des moines en robe, des diables cornus, des oiseaux démesurés, tout un peuple monstrueux, une ménagerie de cauchemar pétrifié par le vouloir de quelque dieu extravagant".
En voici quelques spécimens :
De pierre en pierre, de caillou en caillou, de cairn en cairn, de marche en marche, on a l'impression de se rapprocher du Capu mais à chaque étage il se dérobe encore un peu plus.
Pourtant, les premières vues sur la mer confirment que nous avons bien avancé ! Cela fait plus de deux heures que nous crapahutons.
Devant nous se présentent plusieurs couloirs rocheux de plus en plus étroits qu'il faut escalader en y mettant les mains. Hervé a pitié de moi et me déleste du sac à dos, je me sens alors légère comme un cabri corse et surmonte allègrement les dernières difficultés.
Nous y sommes enfin ! Il est 13 heures !
A nos pieds, la marine et la plage de Porto ainsi que toute la côte jusqu'au golfe de Girolata et la réserve de Scandola ! Splendide !
Après avoir passé une heure à nous sustenter et nous reposer, il est temps d'amorcer la descente qui s'étire, s'étire… à n'en plus finir.
Heureusement entre les vues panoramiques, les formations rocheuses remarquables et l'observation minutieuse de la flore, il y a de quoi s'occuper.
D'abord les fleurs…Orchidée, Ciste, Crocus
Encore des rochers "minces, ronds, tordus, crochus, difformes, fantastiques…" (Maupassant)
Une fois revenus à Bocca di Piazza, en optant pour la variante via les "Roches Bleues", il nous faut franchir une dernière chaîne de collines puis c'est l'ultime descente à travers une châtaigneraie avant le retour à Piana.
Une procession de pénitents nous coupe la route ;-)
Enfin le stade est en vue. Il est 17 heures. Nous sommes fourbus mais ravis.
Une randonnée exceptionnelle, une des plus belles de Corse selon les guides.
En tout : 13 km, 900 mètres de dénivelé, 7 heures, pauses comprises.
Sur le trajet du retour vers Porto, le chalet des Roches Bleues tombe à pic. Sa terrasse offre une pause rafraîchissante tout en bénéficiant des meilleurs points de vue sur les Calanche.
Plus tard, pour nous requinquer définitivement, nous nous attablons au "Monte Rosso", attirés à la fois par le monde (une salle pleine, c'est bon signe) et par les accords de guitare de Gilbert.
Dans la nuit, la tour génoise brille de mille feux sur fond de soleil couchant.
Distance parcourue dans la journée : 23 km
Taffoni sur le sentier du Capu d'Ortu
De Porto à Piana : Château fort et Bocca Lenzana
J3 : Mercredi 30 avril 2014
Nos muscles gardent la trace des 900 mètres de dénivelé d'hier. Nous ne sommes donc pas mécontents de voir le ciel s'obscurcir ce matin et même quelques gouttes de pluie toucher le sol de notre terrasse, nous donnant le prétexte d'une (petite) grasse matinée.
Une heure plus tard, les nuages se sont disloqués mais devant le temps toujours incertain, nous décidons de ne pas entreprendre de randonnée longue mais plutôt deux courtes, histoire de pouvoir battre en retraite si le temps devenait menaçant. Entre les deux, un retour à l'hôtel sera bienvenu.
Le point de départ, toujours situé entre Porto et Piana, est encore moins éloigné que celui d'hier.
Le sentier de la Tête du Chien au Château Fort est un parcours très fréquenté. Mais si certains s'y lancent endimanchés, il n'est pas aussi aisé que ne le laisse présager le panneau de départ indiquant trente petites minutes seulement.
En effet, on accède au Château fort par un sentier escarpé essentiellement en descente (il faudra donc remonter au retour ;-) à travers une galerie de rochers dont voici un exemplaire :
La Tête de Chien ? Non, j'y verrais plutôt une tête de poule !
Tout au bout, arrivée sur un plateau rocheux où la vue porte à la fois… .. sur le village de Piana joliment lové entre les roches rouges .. sur le Château fort, colosse de pierre pareil à une forteresse se dressant au dessus des flots d'un bleu profond .. sur l'ensemble du golfe de Porto.
Il est presque midi et à nouveau de gros nuages noirs n'augurent rien de bon. On sera mieux sur la terrasse de notre chambre pour observer l'évolution des conditions météorologiques. Finalement, ça s'arrange et en début d'après-midi, il est possible d'envisager une nouvelle sortie.
Après avoir étudié une carte IGN vieille de plus de 10 ans, nous pointons une boucle sur les hauteurs de Porto sans vraiment savoir si ce chemin existe toujours et si nous pourrons mener la randonnée à son terme. Nous partons donc un peu vers l'aventure.
Première difficulté : trouver le point de départ sur la D81 à la sortie de Porto, sur la route en direction de Calvi. Après un faux départ sur un semblant de trace envahie de ronces, nous étions sur le point d'abandonner quand, quelques mètres plus bas, Hervé découvre un accès via une corde.
Eureka, ça ne peut être que là !
Nous nous frayons un chemin entre genêts et cistes de Montpellier. Ces derniers sont couverts d'une sorte de mousse blanche, appelée crachat de coucou, et fabriquée par des larves de Cercopes.
Gloups, nos vêtements absorbent un peu de cette mousse au passage.
Sous ces arbustes, on trouve parfois le Citinet du Ciste qui vit à leurs pieds et le parasite.
Après avoir surplombé la mer pendant un moment, notre sentier débouche sur une voie carrossable presque verticale. On la suit jusqu'à 520 mètres d'altitude.
A cet endroit et comme prévu par notre bonne vieille carte, nous trouvons à droite un large chemin marqué d'un ruban, semblant aller dans la bonne direction.
Il permet une vue différente sur la baie, sur l'envers des Calanche… avant de nous ramener plus vite que prévu sur la fameuse piste carrossable que nous venions de quitter.
Sans plus chercher davantage, nous retournons sur nos pas jusqu'à notre point de départ, essuyant une deuxième fois les crachats de coucou mais découvrant au passage quelques fleurs remarquables.
De gauche à droite : Muscari à toupet (Muscari comosum), Pancrace d'Illyrie (Pancratium illyricum) Cyclamen sauvage (Cyclamen repandum) Hélianthème à gouttes (Tuberaria guttara)
Conclusion : le terrain a dû être modifié depuis l'édition de notre carte. Voici le tracé de notre balade (en rose l'aller, en jaune le retour) par rapport à celui envisagé (trace en noir).
Finalement, nous ne sommes pas mécontents d'en avoir parcouru une version raccourcie (deux heures en tout) car l'originale aurait sans doute été trop longue.
Pour clore l'après-midi, nous poussons en voiture jusqu'à la plage de Bussaghia aperçue depuis les hauteurs de Bocca Lenzana, une plage de galets roulés par les vagues.
La paillotte de plage n'étant pas encore opérationnelle, retour à Porto pour un verre chez le glacier des Flots Bleus.
Notre séjour à Porto s'achève par un nouveau dîner au Monte Rosso surtout pour les talents musicaux de Gilbert. Demain, route vers le golfe de Valinco et Tizzano.
Le Château fort

Premier mai au Capu di Muru
J4 : Jeudi 1er mai 2014
Grand ciel bleu ce matin. Dommage que ce début de matinée soit prévu pour rouler. En effet, après un dernier coup d'œil sur les roches rouges de Piana, nous prenons la route dès 8 h 30 pour rejoindre le golfe de Valinco.
Dernière image des Calanche ! On distingue les premiers bateaux menant les touristes vers la réserve de Scandola. Cloués au port depuis trois jours en raison de la météo, ils sont à nouveau de sortie.
Ce soir, nous sommes attendus à Tizzano mais avant, nous voulons prendre le temps de découvrir le Capu di Muru, élancé entre le golfe d'Ajaccio et celui de Valinco. C'est un coin que nous n'avions encore jamais exploré lors de nos précédents séjours. Après en avoir vu des photos, il était impensable de ne pas y faire un détour.
Il est presque midi quand nous atteignons le parking, déjà saturé, de Cascionu. Précisons qu'il fait très beau, que nous sommes le premier mai et que le stationnement ne comprend pas plus de 5 ou 6 places. En saison, ça doit être infernal !
Après un rapide pique-nique à l'ombre d'un énorme eucalyptus (c'est déjà ça de moins à porter), nous nous mettons en route vers le premier point d'intérêt du cap : sa tour génoise.
Achevée en 1599, elle fait partie d'un ensemble de six unités défensives réalisées au XVIème siècle sur la demande des populations alentours.
Sa terrasse sommitale offre au promeneur un belvédère de premier choix avec un panorama exceptionnel sur le golfe d'Ajaccio (on devine la capitale corse au loin) et sur la mer aux eaux turquoises en contrebas.
Si la plupart des randonneurs se contentent de visiter la tour et puis s'en vont, le cap offre bien plus d'attraits à ceux qui poursuivent la balade.
Alors bien sûr, nous poursuivons ;-)… vers la Casa di Capu Muru d'abord, une belle bâtisse qui servait de logis à des agriculteurs et où l'on fabriquait autrefois du fromage.
Un peu plus loin, des amateurs d'ornithologie nous mettent sur la voie de… ces Guêpiers d'Europe au plumage chatoyant. Sans eux et leur appareil photo à rallonges, nous serions passés à côté.
Quittant maintenant la crête par un défilé rocheux livré au maquis , nous trouvons en bord de mer un univers aride et fantasmagorique, peuplé de taffoni étranges, modelés par la force du vent et de la mer.
Notre imagination vagabonde au gré des chaos rocheux. Marteau ? Bateau échoué ? Champignon ? Monstres ? Profils inquiétants ? Foule de curieux ?
Seul, à l'horizon, la légèreté d'une voile, apporte un peu de douceur à ce monde brut de granit.
Au pied du phare, dans cette ambiance tourmentée, les pêcheurs ont construit une chapelle et sont allés jusqu'à planter oratoires et crucifix au sommet des rochers les plus escarpés afin que la Madonuccia les protège du naufrage. Un lieu de paix et de recueillement témoignant de la ferveur de la population locale !
Le sentier poursuit ensuite plus classiquement le long de la côte, dévoilant de petites criques rocheuses aux eaux cristallines. J'ai hâte de m'y baigner.
Mais la sente à peine visible menant à la Cala di Muru n'est pas facile à trouver. Sa balise toute rouillée cachée dans un fouillis d'arbustes a dû induire en erreur plus d'un promeneur. Nous finissons néanmoins, après quelques égarements, à atteindre la plage bien cachée, ramenant au passage d'autres randonneurs sur la voie.
Au bord de l'eau, de petites touches noires retiennent notre attention. De loin, on dirait des moules !
Des moules ? Pas vraiment !
En y regardant de plus près, elles ressemblent à de petits radeaux à voile.
Nous l'apprendrons plus tard, ce sont des vélelles, des cousines des méduses, en fait une colonie de polypes spécialisés. Elles s'échouent par centaines sur les plages au printemps et au début de l'été dégageant une odeur certaine.... La Corse ainsi que les côtes italiennes ont dû faire face à un phénomène de recrudescence en ce début mai.
En tout cas, cela ne nous a empêchés de prendre en ce premier mai notre premier bain de mer de l'année. L'eau était fraîche (14/15 degrés), température comparable à celle de Bretagne en plein été. Après plusieurs heures de marche, ça fait un bien fou.
Bien détendus, nous pouvons attaquer la fin de la randonnée. Et pour ce final, il valait mieux être d'attaque. Le guide Rother avait prévenu que le chemin était embroussaillé, c'est peu dire, il est complètement envahi. J'ai beau marcher les bras en l'air, je me fais lacérer tous les membres par les buissons.
Mais ce final un peu délicat n'a pas réussi à entacher le caractère exceptionnel de la randonnée. Nous avons été conquis par le Capu di Muru, par sa tour, ses amas rocheux, et sa plage bien cachée. Encore une superbe journée !
En tout 10 km, 250 mètres de dénivelé, 5 heures, pauses et baignade comprises.
Il nous faudra encore deux bonnes heures pour rejoindre Tizzano. Que les petits trajets corses sont longs !
Mais à l'hôtel du Golfe nous serons choyés. Dès notre arrivée, Gilles le patron attrape nos deux valises pour les monter au premier étage où se trouve notre chambre (des habitudes perdues autre part).
Une chambre douillette équipée d'un frigo (un excellent point !) avec balcon et vue sur le golfe de Valinco (au premier plan, une nappe de vélelles).
Pour le dîner, Gilles nous recommande le restaurant "Chez Antoine" dans le village, un excellent choix, aussi bien pour le service que pour le cadre et le contenu des assiettes. Macarons à la framboise en dessert… On reviendra !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 185 km
Près du Capu di Muru
De Tizzano à Senetosa et à Cala di Conca par le sentier du littoral
J5 : Vendredi 2 mai 2014
Je pressentais que nous allions être choyés à Tizzano. Notre impression se confirme dès le petit déjeuner. Pour le même prix que celui servi à Porto (en Corse, les petits déjeuners ne sont pas compris dans le prix de la nuitée), il est plus consistant, plus varié et les produits proposés sont de bien meilleure qualité.
En revanche, côté météo, c'est plutôt tristounet ce matin. Les nuages, cantonnés à l'intérieur de l'île jusqu'à présent, sont en train de déborder sur le littoral, donnant même un peu de pluie.
Mais finalement le proverbe islandais "si le temps ne te plaît pas, attends cinq minutes" pourrait tout autant s'appliquer dans le cas présent. Il a suffi d'attendre un peu et effectivement… vers 10 heures, le soleil pointe son nez.
Inutile de faire beaucoup de route, la randonnée prévue débute à Tizzano. Nous aurions même pu partir de l'hôtel mais un petit préacheminement en voiture nous fait économiser deux fois trois quarts d'heures de marche, ce qui n'est pas rien dans une randonnée estimée à 16 kilomètres.
Après avoir garé notre petite DS sur le parking de la paillotte de la Cala di Barcaju nous commençons notre parcours pédestre.
Là encore nous aurions pu poursuivre jusqu'au parking récemment aménagé par le Conservatoire du littoral, ce même gestionnaire ayant un peu brouillé les pistes au départ en modifiant les accès (par rapport aux indications lues dans le Rother)
Bref, après quelques tâtonnements, nous voilà sur la bonne voie en compagnie d'un autre couple bien content de profiter de notre documentation. En fonction de nos arrêts photo réciproques, ils vont nous devancer ou nous suivre un bon moment.
Dès le début, cette jolie plage va nous retenir un instant, notamment pour ce dallage évoquant le "pavé d'église " islandais de Kirkjubaejarklaustur. Mais les gourmands pourraient aussi y voir des petits pains carrés farinés ;-)
A la Cala Longa, première difficulté du parcours. Au fond de cette crique sableuse, il s'agit de traverser une accumulation de posidonies baignant dans l'eau de mer. Le passage est délicat si l'on veut éviter de mouiller ses chaussettes. Nos corandonneurs abdiquent. A partir de ce moment-là, nous poursuivons seuls et ne verrons plus personne jusqu'au retour à ce point précis dans l'après-midi.
Pourtant, c'est là que commence la partie la plus intéressante… avec tous ces guetteurs de pierre jalonnant l'itinéraire : à terre, le fantôme à la cagoule et l'ours, en mer l'écueil de la dent du bandit et le rocher de la tortue, indique le document du Conservatoire du littoral.
Le fantôme à la cagoule, serait-ce celui-ci ?
Ou bien celui-là ?
En tout cas, il n'y a pas d'erreur possible pour le rocher à la tortue, c'est sans hésitation celui-ci !
Quant à l'écueil de la dent du bandit, nous ne l'avons pas vu, à moins que ce soit celui-là. Moi, il m'évoque plutôt un monstre marin pataugeant dans les flots.
Surplombant le monstre des mers, on aperçoit maintenant le phare de Senetosa, original par ses deux tours blanches culminant à une quinzaine de mètres de hauteur. Allumé en 1892 et éclairant à 22 miles vers le large la route maritime entre le golfe d'Ajaccio et Bonifacio, il a connu jusqu'en 2008 plusieurs générations de gardiens.
Nous dépassons le cap, poursuivant le long de cette côte rocheuse très découpée.
A l'approche de la Cala di Conca, le maquis prend des airs de jardin d'agrément aux buissons bien taillés. Est-ce l'œuvre d'un jardinier zélé du Conservatoire du littoral ou tout simplement celle de Dame Nature ? Bluffant en tout cas.
Une pause à Conca est alors bienvenue. Il est déjà 14 heures. Après notre pique-nique, nous laissons notre baguette de pain rassise aux goélands mais c'est un corbeau qui en profite.
Le sentier du littoral continue jusqu'à Campomoro, encore une quinzaine de kilomètres en plus, mais pour nous, il est l'heure de faire demi-tour.
Le retour se fait par la variante U Truonu, à distance de la côte, nous permettant de monter jusqu'à la tour de Senetosa. Construite en 1609 et dirigée traditionnellement par des notables sartenais accompagnés de quelques soldats, elle sera abandonnée en 1713 pour ne servir que de signal.
Hervé combat son vertige en grimpant par une échelle de fer jusqu'au sommet afin de nous ramener cette vue sur les alentours.
Après nous être focalisés sur la côte à l'aller, nous prenons à présent le temps d'explorer les zones humides cachées derrière les cordons dunaires pour y découvrir iris et orchidées sauvages.
Après toutes ces découvertes reste à réitérer l'exploit d'hier, nous tremper dans l'eau de la Cala di Murta Spana, sous l'œil ébahi de quelques touristes encapuchonnés. Avec tous ces kilomètres dans les jambes, nous avons bien chauffé et cette baignade tombe à point pour faire baisser notre température corporelle. L'eau est délicieuse !
En tout : 17,5 km avec 500 mètres de dénivelé, 7 heures en tout dont 5 heures et demie de marche effective.
Après avoir pris l'apéro offert par le patron, comme tous les soirs, il est l'heure de nous enquérir d'un lieu pour dîner.
Puisque "chez Antoine" nous a donné entière satisfaction hier, pourquoi changer ? Le seul petit changement concerne l'emplacement de notre table. Si hier il était supportable de s'attabler en terrasse, ce soir un petit vent frais nous fait opter pour la salle. Le dîner, lui, est toujours à la hauteur ! Jamais deux sans trois ? On avisera demain.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 7 km
Sur le sentier de Tizzano à la Cala di Conca
L'Uomo di Cagna et les menhirs de Cauria
J6 : Samedi 3 mai 2014
Ce matin, le très beau temps sur la côte laisse espérer des conditions similaires dans l'arrière-pays alors profitons-en. Dès 9 heures, direction le village de Monaccia d'Aullène puis le hameau de Giannuccio à 50 km de notre base. Nous espérions trouver du ravitaillement sur le trajet mais rien. Tant pis, il nous reste bien quelques friandises à grignoter, ça devrait suffire.
Nous sommes tout étonnés d'être les premiers sur le parking, d'autant que nous sommes samedi. Il est sans doute encore un peu tôt.
Le but de cette journée est de revoir l'Uomo di Cagna, un énorme bilboquet rocheux, un "Balanced Rock" corse, en équilibre instable à 1217 mètres d'altitude, visible à des kilomètres à la ronde et point de repère autrefois pour la navigation.
Une randonnée que nous avions déjà réalisée en 1998 avec nos enfants alors âgés de 10 et 13 ans. Plus de 15 ans plus tard, c'est l'occasion de vérifier si contrairement à nous l'Uomo n'a pas changé.
Altitude de départ : 470 mètres.
Contrairement au littoral, le ciel est ici légèrement voilé.
La montée est douce sur un sentier bien tracé, se faufilant à l'ombre des bruyères et des chênes verts. A nos pieds, le village de Giannucio.
Déjà, plusieurs rochers révèlent les silhouettes insolites d'une ménagerie rocheuse et d'un peuple de pierre qui annoncent leur maître commun, le fameux Uomo.
Ici, une armée de cavaliers casqués veille sur son roi.
Là, c'est le loup du Petit Chaperon rouge qui monte la garde.
Au bout d'une heure, le sentier pénètre sous les pins maritimes tandis qu'au loin on aperçoit déjà le rocher vacillant.
Au sortir de la pinède, la partie se corse. L'Uomo se mérite et le parcours final est semé d'embûches.
D'abord, des blocs rocheux disséminés dans un enchevêtrement d'arbustes qu'il faut franchir en s'aidant des mains. Autant ranger les bâtons de marche, ils nous handicapent plus qu'autre chose. Certains troncs sont complètement lisses à force que les randonneurs s'y agrippent.
A ce stade, un message d'encouragement ne fait pas de mal !
Puis les arbres se raréfient, la végétation se rabougrit. Nous entrons dans un monde minéral dominé par l'Uomo di Cagna.
Mais s'en approcher réclame encore quelques efforts supplémentaires.
Non, nous n'y sommes pas encore. Celui-ci n'est qu'un de ses subalternes.
Finalement, le balisage nous conduit d'abord de l'autre côté de la crête jusqu'à un portail rocheux. Nous sommes les premiers sur le site. Il est près de 13 heures.
Profitons-en pour manger un petit morceau, surtout qu'entre temps, le ciel s'est couvert et qu'il commence à pleuvioter.
C'est à ce moment-là qu'une famille avec deux enfants accompagnée d'un chien nous rejoint.
Le père et sa fille tentent de se rapprocher de la tête de l'Uomo. Rappelons que la première ascension de l'Uomo (avec des cordes) date de 1970 seulement.
Quant à nous, en raison des nuages qui progressent, nous préférons ne pas insister et rebrousser chemin au plus vite, nous contentant de lui tirer le portrait au téléobjectif.
Pourtant, en 1998, je posais juste sous son épaule !
Bilan : il n'a pas pris une ride. Quant à moi, c'est une autre histoire ;-)
A 15 h 15, nous sommes de retour à la voiture, ravis d'avoir pu refaire cette randonnée après tant d'années.
En tout : 10 km, 850 mètres de dénivelé et 5 heures pauses comprises.
Comme il est encore tôt, je persuade Hervé de faire un arrêt sur le trajet du retour au site mégalithique du plateau de Cauria, non loin de Tizzano. Il accepte à condition qu'il n'y ait pas de marche à faire. Juste des arrêts photo, lui ai-je promis.
Il faut quand même marcher un peu, près cinq kilomètres en tout, mais chut… faut pas le dire !
Arrivé au parking, il rouspète un peu puis finit par m'emboîter le pas pour voir à quoi ressemblent ces pierres mégalithiques.
Ma foi, sans être renversants, ils ont une bonne bouille et offrent une caution culturelle à ce séjour essentiellement tourné vers la nature.
Mais finalement plus que les pierres, ce sont des arbres remarquables dans un environnement bucolique qui vont nous inspirer.
Un chêne taillé par le vent !
Un autre noyé dans une mer d'asphodèles !
Enfin ce magnifique chêne-liège !
C'est sur ces images de colosses que nous rentrons à Tizzano. Comme hier, Gilles nous offre l'apéritif, accompagné de fèves crues fraîchement cueillies (surprenant mais très bonnes !)
Mais contrairement aux soirs précédents, nous faisons faux-bond à Antoine en choisissant son voisin mitoyen, l'Escale. Un dîner express avec formule veau aux olives et tarte aux pommes (une cuisine familiale pour un bon rapport qualité/prix) qui nous permet d'assister à notre retour aux dernières lueurs du soleil couchant.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 115 km
L'Uomo di Cagna
Du sentier des Bruzzi aux falaises de Bonifacio
J7 : Dimanche 4 mai 2014
Il est temps de quitter Tizzano pour une nouvelle étape. Pour les trois prochaines nuits, nous avons une réservation à Bonifacio, ville incontournable de l'Extrême Sud corse que nous prendrons plaisir à revoir.
Moins de 70 kilomètres nous en séparent mais en cours de route, nous comptons emprunter quelques chemins de traverse.
C'est ainsi qu'à hauteur de Pianotolli, nous prenons la direction de la mer afin de rejoindre la presqu'île faisant face aux îles des Bruzzi où le Conservatoire du littoral a balisé un circuit de randonnée de deux heures.
A 10 h 15 nous sommes à pied d'œuvre. Il fait beau malgré la présence de quelques nuages.
Très vite, le regard permet d'embrasser le spectacle de cette péninsule déchiquetée où cistes et arbousiers dégringolent jusqu'à la mer.
Chaque baie rocheuse nous dévoile son lot de surprises.
Ici… un genévrier solitaire tente de résister tel un désespéré aux assauts du vent et des vagues.
Là… Vénus de granite et destrier sauvage ont investi cet écueil protégé.
Puis, au détour du sentier, quelle ne fut notre surprise de rencontrer la même famille qu'hier à l'Uomo di Cagna. Il faut croire que la Corse est petite.
Alors qu'ils se posent sur la plage pour pique-niquer, nous pressons le pas, le ciel se couvre de plus en plus sur l'arrière-pays. Des coups de tonnerre annonciateurs d'orage résonnent dans la montagne.
Nous terminons le parcours au pas de course et sous la pluie. En arrivant à la voiture, nous échappons de justesse au déluge.
Bien calfeutrés dans notre voiture, nous poursuivons sous des trombes d'eau en direction de Bonifacio, jusqu'à l'Ermitage de la Trinité qui devait être le point de départ de notre balade de l'après-midi.
Il pleut toujours. Nous hésitons… avant d'annuler purement et simplement cette deuxième randonnée.
Mais avant de quitter l'ermitage, nous ne manquons pas de profiter de la très belle vue qu'offre le site sur la Ville Haute de Bonifacio. Le bâtiment à plusieurs étages qui se détache à droite sur la photo, c'est l'hôtel Santa Teresa que nous avons retenu. 795 C'est finalement là que nous nous replions en attendant que la pluie cesse.
Waouh ! Très bel hôtel dans la Ville Haute. Chambre design, très cosy, avec balcon et vue sur les falaises jusqu'au phare de Pertusato. Nous adorons !
Mais déjà les dernières gouttes de pluie font place à un ciel de plus en plus bleu, nous arrachant très vite à notre chambre.
C'est parti pour une nouvelle découverte de la "capitale pittoresque de la Corse" avec ses falaises crayeuses, taillées par le vent et les embruns, sur lesquels les Génois ont construit un fort et toute une ville fortifiée, ceinte par trois kilomètres de remparts.
Et au pied de la ville, un fjord, un goulet, bref une calanque qui fait de Bonifacio un des plus beaux mouillages de Méditerranée.
Une cité à ne pas manquer !
Nul besoin d'aller bien loin pour jouir des meilleures vues.
Juste à côté de l'hôtel, la promenade St François permet de balayer du regard les falaises blanches jusqu'à la pointe Sud de la Corse.
A l'opposé, le chemin de ronde fait face au phare de la Madonetta, trônant fièrement à l'entrée du port.
Puis la balade se poursuit dans la vieille ville au gré des ruelles et des placettes, entre églises et chapelles, entre bastion et citadelle, entre remparts et fortifications jusqu'au soir.
Enfin, au hasard d'une rue, dans une petite maison accrochée à la falaise, une petite salle à manger de six tables chez U Castillè nous tente vraiment. En réservant la seule table près de la fenêtre, nous prenons le temps d'apprécier le dîner tout en profitant de la vue.
Ce séjour à Bonifacio s'annonce sous le meilleur jour !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 74 kilomètres.
Sur le sentier des Bruzzi
Du sommet de la Vacca Morta aux plages de Porto-Vecchio
J8 : Lundi 5 mai 2014
Un hôte un peu particulier s'invite à notre table de petit déjeuner, quémandant quelques miettes par la fenêtre ouverte.
Soleil et ciel bleu de bon matin nous incitent à privilégier une randonnée en montagne, près du petit village de L'Ospédale, à 50 kilomètres de Bonifacio.
Comme nous ne serons pas loin de Porto-Vecchio, il est prévu au retour de passer par l'une des plus belles plages de la région, celle de Palombaggia.
Mais tout d'abord, mettons le cap sur L'Ospédale et sa Punta di a Vacca Morta. C'est une randonnée que nous pensons déjà avoir faite en 2002 : on en garde une impression générale positive bien que l'on ne se souvienne pas vraiment des détails.
Alors c'est à la fois pour tester notre mémoire et la rafraîchir que nous l'entreprenons.
Le village de L'Ospédale ne nous est pas inconnu. En effet en le traversant il apparaît clairement que nous sommes déjà passés par là.
Mais à l'époque on a dû débuter la randonnée au refuge local en se contenant d'un aller/retour à la Punta di a Vacca Morta. Aujourd'hui en revanche, nous avons prévu une variante en boucle proposée par le guide Rother dont le point de départ se trouve au col de Mela.
Le col culmine à plus de 1000 mètres, c'est l'altitude de départ la plus élevée de toutes nos randonnées du séjour.
Un petit pull n'est pas de trop au démarrage, pull qui sera rapidement remisé au fond du sac dès que le soleil va prendre un peu de hauteur.
La progression est agréable, presque sans effort, entre pins, maquis et bouquets d'hellébores.
C'est ainsi qu'au bout d'une heure nous voyons déjà se profiler la croix sommitale.
Là-haut, la vue est incroyable : à l'est le golfe de Porto-Vecchio, au nord le barrage de L'Ospédale et le massif de Bavella et à l'ouest le golfe de Valinco.
Au loin, les plus hauts sommets de l'île sont encore enneigés.
Vue sur le lac de retenue de L'Ospédale (au premier plan) et le golfe de Porto-Vecchio à l'arrière-plan.
Finalement, une randonnée facile avec un excellent rapport panorama/difficulté qui la rend accessibles aux familles, nombreuses sur place ce jour-là.
On se bouscule presque au sommet !
Quant à nous, il nous reste à boucler le tour en commençant par une descente raide et pierreuse jusqu'au refuge de Cartalavonu. De là, nous longeons la route pendant un kilomètre avant de traverser une pinède par le "sentier des taffoni".
Dans la forêt, le sous-bois est tapissé de cyclamens et de violettes.
Retour au col de Mela à 13 h 30. Bilan : 8 kilomètres, 400 mètres de dénivelé, 3 heures pauses comprises.
La température en forêt ne dépassant pas 14 à 15 degrés, nous sommes impatients d'aller nous réchauffer sur le littoral. Au fil de la descente entre L'Ospédale et Porto-Vecchio, nous voyons le thermomètre grimper à vue d'œil pour finalement afficher 23 degrés en bord de mer.
Le projet de l'après-midi est de se baigner et de se poser sur l'une des plus belles plages de Porto-Vecchio voire de la Corse, en tout cas notre préférée, celle de Palombaggia.
Mais les accès aux plages ont dû être modifiés en dix ans. Nous avons un peu de mal à reconnaître les lieux, surtout que cette fois-ci nous arrivons par l'accès sud de la route de Picovaggia alors qu'habituellement nous accédions par le nord.
Finalement, nous nous sommes arrêtés à la plage de Tamaricciu, sublime par ailleurs, sans doute aussi belle que sa voisine Palombaggia.
Pins parasols et rotonde, plage de sable blanc et côte rocheuse abritée, eaux turquoises, déployés en contrebas d'un maquis serré contribuent à faire de ce site un endroit absolument idyllique.
Dans ce contexte, impossible de résister ! Le photographe abandonne aussitôt son appareil pour se jeter à l'eau. J'en fais de même… après avoir rangé l'appareil photo ;-)
Puis après la baignade, une petite séance de bronzette ne fait pas de mal, histoire de renouveler son stock de vitamine D après l'hiver.
Enfin, avant le retour à Bonifacio, nous avions envie de revoir la plage de Rondinara, dont nous gardions le souvenir d'une magnifique plage toute ronde. Elle est certes très belle aussi, mais un cran au-dessous de celle de Tamaricciu.
Allez, pour finir en beauté, une dernière vue de Tamaricciu… pour le plaisir des yeux !
Une très belle journée estivale qui se finit sur les Terrasses d'Aragon à goûter des spécialités corses : raviolis au brocciu et fiadone !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 121 km
Plage de Tamaricciu (Porto-Vecchio)
Bonifacio : du col St Roch au phare de Pertusato
Mardi 6 mai 2014
Aujourd'hui matinée sans voiture : nous partons directement depuis notre hôtel.
Après avoir rejoint le col St Roch au pied du Bastion, nous empruntons le chemin qui s'étire en bordure de falaise et file jusqu'au sémaphore, puis jusqu'au phare.
C'est une balade que nous avons sans doute déjà faite en novembre 2002 mais au printemps elle présente un intérêt différent, tout en offrant des vues fabuleuses sur Bonifacio.
Dès le début du sentier, la ville se laisse admirer dans la lumière matinale.
Puis un peu plus loin, c'est le "Grain de sable" qui se dore au soleil ! Morceau décroché de la falaise et planté dans la mer, il est devenu un îlot.
Toujours aussi attrayante d'encore plus loin !
Pourtant à cette distance, avec un coup de zoom, l'hôtel Santa Teresa semble tout proche.
Après avoir dépassé le sémaphore, cap sur la pointe extrême de la Corse, le Capu Pertusatu où nous sommes étonnamment… seuls !
Mais plus que le cap ou le phare, c'est la plage en contrebas qui nous attire, celle de St Antoine.
Plutôt que d'y accéder en faisant le tour, Hervé nous fait passer au plus direct, par une descente un peu scabreuse à flanc de falaise. Heureusement qu'il y a quelques racines pour s'agripper !
La plage est merveilleuse et ce navire de pierre échoué donne un cachet supplémentaire à ce ruban de sable.
Nous nous attardons les pieds dans l'eau pendant un long moment. La Sardaigne semble si proche qu'on pourrait presque la toucher et les îles Lavezzi sont à un jet de pierre. L'endroit est paisible, la mer calme, le sable doux, l'eau claire… c'est le bonheur !
Une douce rêverie qu'il va être dur d'interrompre pour reprendre le chemin du retour sur lequel les promeneurs se suivent maintenant en file indienne ou… presque !
Quant à nous, nous en profitons pour observer les fleurs qui se déclinent en bouquets roses et jaunes de part et d'autre du sentier.
En jaune et rose, toute un assortiment de variétés !
Enfin, à l'approche de la ville, une dernière vue sur ces maisons typiques agglutinées à la falaise et dont on se demande par quel mystère elles tiennent toujours.
Une très belle randonnée, absolument incontournable lors d'un séjour à Bonifacio.
En tout 10 km, 300 mètres de dénivelé, 4 heures et demie depuis notre hôtel, pauses comprises.
Avec 24 degrés à l'ombre, quoi de mieux qu'un coin de plage pour l'après-midi. Alors direction Piantarella (en voiture) puis la plage de Petit Sperone (à pied) pour un repos bien mérité.
On se croirait presque en été !
On ne peut pas quitter Bonifacio sans goûter la spécialité locale, les fameuses aubergines à la bonifacienne. Alors en entrant au Stella d'Oro, le choix du plat est vite fait et nous ne le regretterons pas !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 18 km
Plage de St Antoine (Bonifacio)
Un dernier détour à Campomoro avant le retour à Ajaccio
J10 : Mercredi 7 mai 2014
Toutes les bonnes choses ont une fin, c'est déjà le dernier jour de notre équipée corse. Avant le retour à Ajaccio en début d'après-midi, nous disposons d'un peu de temps à consacrer à une dernière randonnée mais compte tenu des temps de trajet il ne faudrait pas excéder deux heures de marche.
Ça tombe bien, dans ma sélection de balades, il y en a une qui fait pile cette durée… à la pointe de Campomoro à mi-parcours entre Bonifacio et Ajaccio. Alors en route !
Si le début du trajet vers Campomoro se fait sur la N196 très roulante, la suite est une succession de petites routes étroites et sinueuses typiquement corses.
Au bout d'une heure et demie, la pointe rocheuse coiffée de sa tour génoise massive s'offre enfin au regard.
Un village attachant, une belle plage de sable, quelques barques de pêcheurs, quelques voiles multicolores : le décor est planté. Les chaussures sont aussitôt enfilées pour fouler les derniers arpents corses.
En faisant le tour de la pointe, le contraste entre les paysages est saisissant : à l'est, bien à l'abri de la forteresse génoise, le maquis s'élève à la recherche de lumière alors qu'à l'ouest, tournée vers le large, la végétation n'a pas loisir à grandir.
Là, dans l'anse des Génois, ce sont toujours ces fameux taffonis qui règnent en maîtres, offrant au promeneur leurs silhouettes tourmentées.
Bien que la balade se poursuive indéfiniment le long du littoral, il est temps pour nous de l'interrompre en coupant par les terres via la boucle I Pozzi qui, entre murets et bergeries, nous livre les clés d'un passé agricole datant d'une centaine d'années .
Nous sommes pile dans les temps. Après un pique-nique sur la plage, suite du trajet en voiture vers Ajaccio où nous avons prévu d'arriver vers 15 heures.
Au col St Georges, nous reconnaissons l'auberge dans laquelle nous avions fait étape sur le Mare a Mare en 2007.
A 15 h 30, nous nous garons devant l'hôtel San Carlu à Ajaccio : pari (presque !) tenu !
En face de la Citadelle, tout près des quais et à deux pas de la vieille ville, l'hôtel San Carlu est extrêmement bien situé et la chambre à notre goût.
De la citadelle, possession militaire, nous ne verrons pas un seul occupant mais assistons amusés au manège des ânes et aux acrobaties des chèvres dans le fossé qui l'entoure ;-)
La fin de l'après-midi nous laisse le temps de flâner sur le bord de mer, de nous perdre dans les petites ruelles de la vieille ville avant de trouver une bonne table pour ce soir.
Parmi les suggestions de notre réceptionniste, aucune ne nous inspire et c'est au feeling que nous choisissons le Bosco… nous avons bien fait !
Demain, retour sur le continent avec dans nos valises quelques confitures dont les parfums de figue, de myrte, de clémentine et de cédrat permettront tels des madeleines de Proust de prolonger le voyage pendant quelques temps encore.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 157 km Distance totale sur l'ensemble du séjour : 850 km
Sur la pointe de Campomoro

Le mot de la fin
Impressions générales
Cela fait longtemps que nous sommes fans de la Corse, ce nouveau voyage n'a fait que renforcer notre sentiment. Nous avons adoré et n'avons qu'une hâte, y retourner !
Le temps a été agréable pendant ces dix jours même si par moments le soleil a parfois joué à cache-cache avec les nuages. Au final il n'y a eu que quelques heures de pluie qui ont eu peu d'impact sur nos activités.
Le choix de trois destinations pour dix jours a été parfait. On a pu réellement se poser à chaque fois deux journées pleines pour profiter des environs.
Nos coups de cœur
Tout, tout, tout !
Porto pour les roches rouges des calanques, Les sentiers littoraux du Capu Muru, de Senetosa et de Campomoro pour leurs tours génoises, leur maquis et leurs taffonis, L'Uomo di Cagna pour les souvenirs et le paysage, Bonifacio pour ses falaises blanches Porto-Vecchio pour ses plages idylliques La flore printanière à son apogée partout !
Un regret ?
Pas vraiment ! On savait que début mai nous avions peu de chance de pouvoir nous aventurer au centre de l'île. Le choix de rester sur le littoral a été payant.
Il faudra incontestablement revenir, la Corse a encore tant de merveilles à offrir… et nous sommes loin d'avoir épuisé tout notre guide de randonnées ;-)
A propos du véhicule, de l'itinéraire
Avec seulement 850 kilomètres en 10 jours, nous avons opté pour un parcours tranquille.
La petite DS3 était donc suffisante. Côté consommation elle était plutôt économe avec une consommation d'à peine 50 litres avec une conduite apaisée pour l'ensemble du voyage.
A propos des hébergements
Ils ont tous parfaitement répondu à nos attentes : belle situation, charme et qualité.
Néanmoins, petit coup de gueule pour le Santa Teresa à Bonifacio dont le prix du petit déjeuner est vraiment excessif.
En revanche, coup de chapeau pour l'hôtel du Golfe à Tizzano où en plus de la situation de l'hôtel, du confort de la chambre, de la qualité du petit déjeuner à prix raisonnable, nous avons eu un accueil sincère et chaleureux.
Ouvrages et sites Internet utiles
Ouvrages :
Pour randonner en Corse, l'indispensable petit livre rouge… le guide Rother référençant 75 randonnées entre mer et montagne.
Sites Internet : Le site de Jérôme Rattat présentant de magnifiques photos issues de ses voyages en Corse.
Le site du Conservatoire du littoral avec des documents PDF à télécharger sur les sites classés par le gestionnaire.
Le site de la Réserve naturelle des Bouches de Bonifacio avec des documents PDF à télécharger décrivant les sentiers de cette réserve.
Le site RandoGPS avec des traces GPS en France en général, Corse y compris.
Un dernier mot…
Quand est-ce qu'on y retourne ?
En attendant : un nouveau fabuleux voyage se profile ! Rendez-vous dans quelques semaines en terre Viking ;-) Départ le 9 juin pour la Norvège !
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesnorvege/
Astérolides maritimes
Le récit accompagné de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/site/retourencorse
Ci-dessous le texte seulement accompagné d'une petite sélection de photos.
...........................................................................................................................................................Présentation
Pour ces vacances de printemps, nous avons d'abord pensé à la Sardaigne avant de nous raviser pour nous tourner vers une valeur sûre, la Corse et ce…pour la septième fois.
Avec ses sommets imposants, ses torrents limpides et ses magnifiques lacs de montagne, avec ces côtes sauvages et ses criques idylliques, la Corse est à la fois le paradis des randonneurs et celui des amateurs de plages et de mer.
Pour nous, la preuve n'est plus à faire, cela fait longtemps que nous sommes tombés sous son charme !
D'ailleurs, elle n'a presque plus de secrets pour nous, après l'avoir sillonnée de long en large, de la mer à la montagne, à plusieurs reprises entre 1998 et 2004. Mais en dehors de notre dernier séjour réalisé en mai 2007 sur le sentier "Mare a Mare", nous ne gardons qu'un souvenir très ténu de certains lieux.
Le but de ce nouveau séjour est donc de nous rafraîchir la mémoire et de voir ou de revoir quelques-unes des destinations les plus emblématiques de l'île, principalement situées dans le Sud et l'Ouest.
Le voyage est prévu en avion et nous louerons une petite voiture sur place.
D'un précédent séjour en mai, nous avons retenu qu'à cette période le beau temps n'est pas encore garanti et que si nous voulions mettre toutes les chances de notre côté, il était préférable de rester sur le littoral.
C'est pourquoi nous retenons trois étapes où nous passerons à chaque fois trois nuits : à Porto, Tizzano et Bonifacio avec une arrivée et un départ d'Ajaccio.
Dix jours en tout du 28 avril au 8 mai 2014.
Au programme, des randonnées avec, pourquoi pas, des baignades si la météo le permet.
Alors prêts à nous suivre sur les chemins corses ?

Premières senteurs de maquis sur le sentier du Capu Rossu
J1 : Lundi 28 avril 2014
Avec un départ matinal de Paris-Orly, nous bénéficions dès notre arrivée d'une grosse demi-journée. Certes, la météo n'est pas des plus fameuses, il fait gris sur Ajaccio et, sur la montagne, c'est encore pire. A ce compte-là, il nous faut immédiatement renoncer à notre projet initial de revoir le lac de Creno, situé à plus de 1300 mètres d'altitude. Recentrons-nous plutôt sur la côte.
Alors après avoir récupéré notre voiture chez Citer (une DS 3 quasi neuve), fait quelques courses dans le centre commercial de Mezzavia, nous mettons le cap vers le nord-ouest sur la D81 en direction de Porto où nous logerons les trois nuits à venir.
80 kilomètres nous en séparent et sur les routes corses, il faut bien compter deux bonnes heures pour les parcourir. D'autant qu'il est midi et qu'un arrêt pique-nique s'impose dès la sortie d'Ajaccio afin de faire honneur à la charcuterie locale et nous mettre définitivement dans l'ambiance.
A hauteur de Sagone, la route suit les contours du golfe jusqu'à Cargèse. En raison de la météo perturbée, la mer est blanche d'écume si bien qu'on pourrait se croire sur les bords de l'océan à Swakopmund ! Une image étonnante tellement éloignée de la belle Bleue à laquelle on s'attend.
Après un dernier passage dans les terres, nous voilà arrivés à Piana peu après 14 heures. C'est là que nous attend notre première randonnée du séjour… au Capu Rossu.
En ligne de mire, une tour génoise dressée sur une falaise de porphyre rouge surplombant le golfe de Porto.
Sur le parking, des randonneurs se targuent d'avoir fait la balade en un peu plus de deux heures. Le guide Rother indique trois heures et le document du Conservatoire du littoral cinq, nous espérons nous situer dans la moyenne. De fait, nous ne sommes pas là pour battre un record alors mora… mora comme diraient les Malgaches, d'autant qu'il faut remettre notre machine en route.
Entre romarins, cistes et arbousiers, nous suivons le petit sentier rocailleux (en descente… facile !) tout en humant avec bonheur l'air parfumé du maquis et la brise marine chargée d'embruns.
Le spectacle est à la fois sur l'eau avec ces monolithes surgissant des flots et sur la terre avec ces brassées de fleurs garnissant le sentier.
Les asphodèles nous font une véritable haie d'honneur !
Plus loin, des murets nous rappellent, qu'en un temps pas si lointain, le cap aujourd'hui déserté, était habité. Des constructions en pierre appelées casettes servaient au stockage de la paille et du blé et servaient d'abri aux hommes et aux bêtes.
L'une d'entre elles a été rénovée récemment.
Un tunnel végétal qu'on croirait taillé en conséquence offre un peu d'ombre aux randonneurs de passage avant de s'engager dans l'assaut final vers la tour.
Construite sur une falaise de plus de 300 mètres de haut, la tour génoise de Turghiu offre à 360 degrés à la ronde une vue époustouflante sur le paysage environnant avec une impression d'être à l'extrémité du monde…
Dommage que les nuages soient venus obscurcir le tableau.
Mais la descente nous donne l'occasion de quelques jolies vues supplémentaires.
Et après un nouveau passage près de la maisonnette et de son aire de battage, nous sommes de retour à la voiture à 18 heures.
Pari tenu : un peu moins de 4 heures en tout pour 7,7 km et 500 mètres de dénivelé… une belle mise en bouche pour cette première journée corse.
Il n'y a plus qu'à rejoindre Porto en passant par la route des Calanche de Piana, un parcours qui n'a rien à envier à Zion ou à Bryce avec ses énormes colosses de granit rouge. On aura l'occasion d'y repasser alors aujourd'hui sous un ciel à nouveau nuageux on ne s'arrête que brièvement juste avant Porto.
Serrée autour de sa tour génoise usée par les vents et battue par les vagues, au fond d'un golfe extraordinaire taillé à flanc de montagne, toute une palette d'hôtels et de restaurants font de cette "marine" une base idéale pour découvrir la côte et l'arrière-pays.
C'est là que nous posons nos valises à l'hôtel des Flots Bleus dans une petite chambre rénovée, avec une grande terrasse garnie de chaises longues, pile en face de la fameuse tour génoise.
La mer est démontée mais le fracas des vagues est atténué par le double vitrage. Nous pourrons donc dormir sur nos deux oreilles.
Mais avant cela, il est temps de se mettre à table au restaurant tout proche, "la Mer". Le menu se laisse aisément deviner !
Entre l'entrée et le plat, nous abandonnons momentanément notre table pour mettre le coucher de soleil dans la boîte, un des plus beaux de la Méditerranée, dit-on ! Somptueux effectivement !
Kilométrage au compteur au départ : 489 km Distance parcourue dans la journée : 102 km
Tour génoise du Capu Rossu

Dans les Calanche de Piana : du Capu d'Ortu aux Roches bleues
J2 : Mardi 29 avril 2014
La météo prévoit aujourd'hui la plus belle journée de la semaine alors pas d'hésitation, c'est le jour idéal pour entreprendre la randonnée vers le Capu d'Ortu qui, avec ses 1294 mètres d'altitude, est le point culminant des Calanche de Piana.
Estimation : 6 à 7 heures aller-retour.
Pas de grand trajet à faire en voiture, le point de départ se trouve comme hier dans le village voisin, cette fois au stade de Piana.
Altitude de départ : 480 mètres.
A 9 h 45 nous sommes fins prêts ! Pour que le photographe ait un champ d'action facilité, c'est moi qui porte tout (en dehors du matériel photo, bien sûr) : deux vestes, le pique-nique et quatre litres d'eau. Aïe, ça pèse !
A l'extrémité du stade, nous commençons par traverser une jolie pinède piquetée de bleu par le romarin en fleurs. Le sentier prend tout doucement de la hauteur. Le sac à dos me laboure les épaules. Courage !
Une fois sortis de la forêt, le paysage devient plus minéral puis la montée s'intensifie en direction d'Ortu.
A partir de Bocca di Piazza, le sentier disparaît totalement, il faut maintenant s'orienter en suivant les cairns (et aussi la trace du GPS, ça aide !).
Mais en entrant au royaume des taffonis (= gros trous en corse), ces cavités sculptées dans la roche par le vent et l'eau, le parcours devient plus ludique.
En son temps, ces paysages ont inspiré Maupassant dans "Une vie": "… ces surprenants rochers semblaient des arbres, des plantes, des bêtes, des monuments, des hommes, des moines en robe, des diables cornus, des oiseaux démesurés, tout un peuple monstrueux, une ménagerie de cauchemar pétrifié par le vouloir de quelque dieu extravagant".
En voici quelques spécimens :
De pierre en pierre, de caillou en caillou, de cairn en cairn, de marche en marche, on a l'impression de se rapprocher du Capu mais à chaque étage il se dérobe encore un peu plus.
Pourtant, les premières vues sur la mer confirment que nous avons bien avancé ! Cela fait plus de deux heures que nous crapahutons.
Devant nous se présentent plusieurs couloirs rocheux de plus en plus étroits qu'il faut escalader en y mettant les mains. Hervé a pitié de moi et me déleste du sac à dos, je me sens alors légère comme un cabri corse et surmonte allègrement les dernières difficultés.
Nous y sommes enfin ! Il est 13 heures !
A nos pieds, la marine et la plage de Porto ainsi que toute la côte jusqu'au golfe de Girolata et la réserve de Scandola ! Splendide !
Après avoir passé une heure à nous sustenter et nous reposer, il est temps d'amorcer la descente qui s'étire, s'étire… à n'en plus finir.
Heureusement entre les vues panoramiques, les formations rocheuses remarquables et l'observation minutieuse de la flore, il y a de quoi s'occuper.
D'abord les fleurs…Orchidée, Ciste, Crocus
Encore des rochers "minces, ronds, tordus, crochus, difformes, fantastiques…" (Maupassant)
Une fois revenus à Bocca di Piazza, en optant pour la variante via les "Roches Bleues", il nous faut franchir une dernière chaîne de collines puis c'est l'ultime descente à travers une châtaigneraie avant le retour à Piana.
Une procession de pénitents nous coupe la route ;-)
Enfin le stade est en vue. Il est 17 heures. Nous sommes fourbus mais ravis.
Une randonnée exceptionnelle, une des plus belles de Corse selon les guides.
En tout : 13 km, 900 mètres de dénivelé, 7 heures, pauses comprises.
Sur le trajet du retour vers Porto, le chalet des Roches Bleues tombe à pic. Sa terrasse offre une pause rafraîchissante tout en bénéficiant des meilleurs points de vue sur les Calanche.
Plus tard, pour nous requinquer définitivement, nous nous attablons au "Monte Rosso", attirés à la fois par le monde (une salle pleine, c'est bon signe) et par les accords de guitare de Gilbert.
Dans la nuit, la tour génoise brille de mille feux sur fond de soleil couchant.
Distance parcourue dans la journée : 23 km
Taffoni sur le sentier du Capu d'Ortu

De Porto à Piana : Château fort et Bocca Lenzana
J3 : Mercredi 30 avril 2014
Nos muscles gardent la trace des 900 mètres de dénivelé d'hier. Nous ne sommes donc pas mécontents de voir le ciel s'obscurcir ce matin et même quelques gouttes de pluie toucher le sol de notre terrasse, nous donnant le prétexte d'une (petite) grasse matinée.
Une heure plus tard, les nuages se sont disloqués mais devant le temps toujours incertain, nous décidons de ne pas entreprendre de randonnée longue mais plutôt deux courtes, histoire de pouvoir battre en retraite si le temps devenait menaçant. Entre les deux, un retour à l'hôtel sera bienvenu.
Le point de départ, toujours situé entre Porto et Piana, est encore moins éloigné que celui d'hier.
Le sentier de la Tête du Chien au Château Fort est un parcours très fréquenté. Mais si certains s'y lancent endimanchés, il n'est pas aussi aisé que ne le laisse présager le panneau de départ indiquant trente petites minutes seulement.
En effet, on accède au Château fort par un sentier escarpé essentiellement en descente (il faudra donc remonter au retour ;-) à travers une galerie de rochers dont voici un exemplaire :
La Tête de Chien ? Non, j'y verrais plutôt une tête de poule !
Tout au bout, arrivée sur un plateau rocheux où la vue porte à la fois… .. sur le village de Piana joliment lové entre les roches rouges .. sur le Château fort, colosse de pierre pareil à une forteresse se dressant au dessus des flots d'un bleu profond .. sur l'ensemble du golfe de Porto.
Il est presque midi et à nouveau de gros nuages noirs n'augurent rien de bon. On sera mieux sur la terrasse de notre chambre pour observer l'évolution des conditions météorologiques. Finalement, ça s'arrange et en début d'après-midi, il est possible d'envisager une nouvelle sortie.
Après avoir étudié une carte IGN vieille de plus de 10 ans, nous pointons une boucle sur les hauteurs de Porto sans vraiment savoir si ce chemin existe toujours et si nous pourrons mener la randonnée à son terme. Nous partons donc un peu vers l'aventure.
Première difficulté : trouver le point de départ sur la D81 à la sortie de Porto, sur la route en direction de Calvi. Après un faux départ sur un semblant de trace envahie de ronces, nous étions sur le point d'abandonner quand, quelques mètres plus bas, Hervé découvre un accès via une corde.
Eureka, ça ne peut être que là !
Nous nous frayons un chemin entre genêts et cistes de Montpellier. Ces derniers sont couverts d'une sorte de mousse blanche, appelée crachat de coucou, et fabriquée par des larves de Cercopes.
Gloups, nos vêtements absorbent un peu de cette mousse au passage.
Sous ces arbustes, on trouve parfois le Citinet du Ciste qui vit à leurs pieds et le parasite.
Après avoir surplombé la mer pendant un moment, notre sentier débouche sur une voie carrossable presque verticale. On la suit jusqu'à 520 mètres d'altitude.
A cet endroit et comme prévu par notre bonne vieille carte, nous trouvons à droite un large chemin marqué d'un ruban, semblant aller dans la bonne direction.
Il permet une vue différente sur la baie, sur l'envers des Calanche… avant de nous ramener plus vite que prévu sur la fameuse piste carrossable que nous venions de quitter.
Sans plus chercher davantage, nous retournons sur nos pas jusqu'à notre point de départ, essuyant une deuxième fois les crachats de coucou mais découvrant au passage quelques fleurs remarquables.
De gauche à droite : Muscari à toupet (Muscari comosum), Pancrace d'Illyrie (Pancratium illyricum) Cyclamen sauvage (Cyclamen repandum) Hélianthème à gouttes (Tuberaria guttara)
Conclusion : le terrain a dû être modifié depuis l'édition de notre carte. Voici le tracé de notre balade (en rose l'aller, en jaune le retour) par rapport à celui envisagé (trace en noir).
Finalement, nous ne sommes pas mécontents d'en avoir parcouru une version raccourcie (deux heures en tout) car l'originale aurait sans doute été trop longue.
Pour clore l'après-midi, nous poussons en voiture jusqu'à la plage de Bussaghia aperçue depuis les hauteurs de Bocca Lenzana, une plage de galets roulés par les vagues.
La paillotte de plage n'étant pas encore opérationnelle, retour à Porto pour un verre chez le glacier des Flots Bleus.
Notre séjour à Porto s'achève par un nouveau dîner au Monte Rosso surtout pour les talents musicaux de Gilbert. Demain, route vers le golfe de Valinco et Tizzano.
Le Château fort

Premier mai au Capu di Muru
J4 : Jeudi 1er mai 2014
Grand ciel bleu ce matin. Dommage que ce début de matinée soit prévu pour rouler. En effet, après un dernier coup d'œil sur les roches rouges de Piana, nous prenons la route dès 8 h 30 pour rejoindre le golfe de Valinco.
Dernière image des Calanche ! On distingue les premiers bateaux menant les touristes vers la réserve de Scandola. Cloués au port depuis trois jours en raison de la météo, ils sont à nouveau de sortie.
Ce soir, nous sommes attendus à Tizzano mais avant, nous voulons prendre le temps de découvrir le Capu di Muru, élancé entre le golfe d'Ajaccio et celui de Valinco. C'est un coin que nous n'avions encore jamais exploré lors de nos précédents séjours. Après en avoir vu des photos, il était impensable de ne pas y faire un détour.
Il est presque midi quand nous atteignons le parking, déjà saturé, de Cascionu. Précisons qu'il fait très beau, que nous sommes le premier mai et que le stationnement ne comprend pas plus de 5 ou 6 places. En saison, ça doit être infernal !
Après un rapide pique-nique à l'ombre d'un énorme eucalyptus (c'est déjà ça de moins à porter), nous nous mettons en route vers le premier point d'intérêt du cap : sa tour génoise.
Achevée en 1599, elle fait partie d'un ensemble de six unités défensives réalisées au XVIème siècle sur la demande des populations alentours.
Sa terrasse sommitale offre au promeneur un belvédère de premier choix avec un panorama exceptionnel sur le golfe d'Ajaccio (on devine la capitale corse au loin) et sur la mer aux eaux turquoises en contrebas.
Si la plupart des randonneurs se contentent de visiter la tour et puis s'en vont, le cap offre bien plus d'attraits à ceux qui poursuivent la balade.
Alors bien sûr, nous poursuivons ;-)… vers la Casa di Capu Muru d'abord, une belle bâtisse qui servait de logis à des agriculteurs et où l'on fabriquait autrefois du fromage.
Un peu plus loin, des amateurs d'ornithologie nous mettent sur la voie de… ces Guêpiers d'Europe au plumage chatoyant. Sans eux et leur appareil photo à rallonges, nous serions passés à côté.
Quittant maintenant la crête par un défilé rocheux livré au maquis , nous trouvons en bord de mer un univers aride et fantasmagorique, peuplé de taffoni étranges, modelés par la force du vent et de la mer.
Notre imagination vagabonde au gré des chaos rocheux. Marteau ? Bateau échoué ? Champignon ? Monstres ? Profils inquiétants ? Foule de curieux ?
Seul, à l'horizon, la légèreté d'une voile, apporte un peu de douceur à ce monde brut de granit.
Au pied du phare, dans cette ambiance tourmentée, les pêcheurs ont construit une chapelle et sont allés jusqu'à planter oratoires et crucifix au sommet des rochers les plus escarpés afin que la Madonuccia les protège du naufrage. Un lieu de paix et de recueillement témoignant de la ferveur de la population locale !
Le sentier poursuit ensuite plus classiquement le long de la côte, dévoilant de petites criques rocheuses aux eaux cristallines. J'ai hâte de m'y baigner.
Mais la sente à peine visible menant à la Cala di Muru n'est pas facile à trouver. Sa balise toute rouillée cachée dans un fouillis d'arbustes a dû induire en erreur plus d'un promeneur. Nous finissons néanmoins, après quelques égarements, à atteindre la plage bien cachée, ramenant au passage d'autres randonneurs sur la voie.
Au bord de l'eau, de petites touches noires retiennent notre attention. De loin, on dirait des moules !
Des moules ? Pas vraiment !
En y regardant de plus près, elles ressemblent à de petits radeaux à voile.
Nous l'apprendrons plus tard, ce sont des vélelles, des cousines des méduses, en fait une colonie de polypes spécialisés. Elles s'échouent par centaines sur les plages au printemps et au début de l'été dégageant une odeur certaine.... La Corse ainsi que les côtes italiennes ont dû faire face à un phénomène de recrudescence en ce début mai.
En tout cas, cela ne nous a empêchés de prendre en ce premier mai notre premier bain de mer de l'année. L'eau était fraîche (14/15 degrés), température comparable à celle de Bretagne en plein été. Après plusieurs heures de marche, ça fait un bien fou.
Bien détendus, nous pouvons attaquer la fin de la randonnée. Et pour ce final, il valait mieux être d'attaque. Le guide Rother avait prévenu que le chemin était embroussaillé, c'est peu dire, il est complètement envahi. J'ai beau marcher les bras en l'air, je me fais lacérer tous les membres par les buissons.
Mais ce final un peu délicat n'a pas réussi à entacher le caractère exceptionnel de la randonnée. Nous avons été conquis par le Capu di Muru, par sa tour, ses amas rocheux, et sa plage bien cachée. Encore une superbe journée !
En tout 10 km, 250 mètres de dénivelé, 5 heures, pauses et baignade comprises.
Il nous faudra encore deux bonnes heures pour rejoindre Tizzano. Que les petits trajets corses sont longs !
Mais à l'hôtel du Golfe nous serons choyés. Dès notre arrivée, Gilles le patron attrape nos deux valises pour les monter au premier étage où se trouve notre chambre (des habitudes perdues autre part).
Une chambre douillette équipée d'un frigo (un excellent point !) avec balcon et vue sur le golfe de Valinco (au premier plan, une nappe de vélelles).
Pour le dîner, Gilles nous recommande le restaurant "Chez Antoine" dans le village, un excellent choix, aussi bien pour le service que pour le cadre et le contenu des assiettes. Macarons à la framboise en dessert… On reviendra !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 185 km
Près du Capu di Muru

De Tizzano à Senetosa et à Cala di Conca par le sentier du littoral
J5 : Vendredi 2 mai 2014
Je pressentais que nous allions être choyés à Tizzano. Notre impression se confirme dès le petit déjeuner. Pour le même prix que celui servi à Porto (en Corse, les petits déjeuners ne sont pas compris dans le prix de la nuitée), il est plus consistant, plus varié et les produits proposés sont de bien meilleure qualité.
En revanche, côté météo, c'est plutôt tristounet ce matin. Les nuages, cantonnés à l'intérieur de l'île jusqu'à présent, sont en train de déborder sur le littoral, donnant même un peu de pluie.
Mais finalement le proverbe islandais "si le temps ne te plaît pas, attends cinq minutes" pourrait tout autant s'appliquer dans le cas présent. Il a suffi d'attendre un peu et effectivement… vers 10 heures, le soleil pointe son nez.
Inutile de faire beaucoup de route, la randonnée prévue débute à Tizzano. Nous aurions même pu partir de l'hôtel mais un petit préacheminement en voiture nous fait économiser deux fois trois quarts d'heures de marche, ce qui n'est pas rien dans une randonnée estimée à 16 kilomètres.
Après avoir garé notre petite DS sur le parking de la paillotte de la Cala di Barcaju nous commençons notre parcours pédestre.
Là encore nous aurions pu poursuivre jusqu'au parking récemment aménagé par le Conservatoire du littoral, ce même gestionnaire ayant un peu brouillé les pistes au départ en modifiant les accès (par rapport aux indications lues dans le Rother)
Bref, après quelques tâtonnements, nous voilà sur la bonne voie en compagnie d'un autre couple bien content de profiter de notre documentation. En fonction de nos arrêts photo réciproques, ils vont nous devancer ou nous suivre un bon moment.
Dès le début, cette jolie plage va nous retenir un instant, notamment pour ce dallage évoquant le "pavé d'église " islandais de Kirkjubaejarklaustur. Mais les gourmands pourraient aussi y voir des petits pains carrés farinés ;-)
A la Cala Longa, première difficulté du parcours. Au fond de cette crique sableuse, il s'agit de traverser une accumulation de posidonies baignant dans l'eau de mer. Le passage est délicat si l'on veut éviter de mouiller ses chaussettes. Nos corandonneurs abdiquent. A partir de ce moment-là, nous poursuivons seuls et ne verrons plus personne jusqu'au retour à ce point précis dans l'après-midi.
Pourtant, c'est là que commence la partie la plus intéressante… avec tous ces guetteurs de pierre jalonnant l'itinéraire : à terre, le fantôme à la cagoule et l'ours, en mer l'écueil de la dent du bandit et le rocher de la tortue, indique le document du Conservatoire du littoral.
Le fantôme à la cagoule, serait-ce celui-ci ?
Ou bien celui-là ?
En tout cas, il n'y a pas d'erreur possible pour le rocher à la tortue, c'est sans hésitation celui-ci !
Quant à l'écueil de la dent du bandit, nous ne l'avons pas vu, à moins que ce soit celui-là. Moi, il m'évoque plutôt un monstre marin pataugeant dans les flots.
Surplombant le monstre des mers, on aperçoit maintenant le phare de Senetosa, original par ses deux tours blanches culminant à une quinzaine de mètres de hauteur. Allumé en 1892 et éclairant à 22 miles vers le large la route maritime entre le golfe d'Ajaccio et Bonifacio, il a connu jusqu'en 2008 plusieurs générations de gardiens.
Nous dépassons le cap, poursuivant le long de cette côte rocheuse très découpée.
A l'approche de la Cala di Conca, le maquis prend des airs de jardin d'agrément aux buissons bien taillés. Est-ce l'œuvre d'un jardinier zélé du Conservatoire du littoral ou tout simplement celle de Dame Nature ? Bluffant en tout cas.
Une pause à Conca est alors bienvenue. Il est déjà 14 heures. Après notre pique-nique, nous laissons notre baguette de pain rassise aux goélands mais c'est un corbeau qui en profite.
Le sentier du littoral continue jusqu'à Campomoro, encore une quinzaine de kilomètres en plus, mais pour nous, il est l'heure de faire demi-tour.
Le retour se fait par la variante U Truonu, à distance de la côte, nous permettant de monter jusqu'à la tour de Senetosa. Construite en 1609 et dirigée traditionnellement par des notables sartenais accompagnés de quelques soldats, elle sera abandonnée en 1713 pour ne servir que de signal.
Hervé combat son vertige en grimpant par une échelle de fer jusqu'au sommet afin de nous ramener cette vue sur les alentours.
Après nous être focalisés sur la côte à l'aller, nous prenons à présent le temps d'explorer les zones humides cachées derrière les cordons dunaires pour y découvrir iris et orchidées sauvages.
Après toutes ces découvertes reste à réitérer l'exploit d'hier, nous tremper dans l'eau de la Cala di Murta Spana, sous l'œil ébahi de quelques touristes encapuchonnés. Avec tous ces kilomètres dans les jambes, nous avons bien chauffé et cette baignade tombe à point pour faire baisser notre température corporelle. L'eau est délicieuse !
En tout : 17,5 km avec 500 mètres de dénivelé, 7 heures en tout dont 5 heures et demie de marche effective.
Après avoir pris l'apéro offert par le patron, comme tous les soirs, il est l'heure de nous enquérir d'un lieu pour dîner.
Puisque "chez Antoine" nous a donné entière satisfaction hier, pourquoi changer ? Le seul petit changement concerne l'emplacement de notre table. Si hier il était supportable de s'attabler en terrasse, ce soir un petit vent frais nous fait opter pour la salle. Le dîner, lui, est toujours à la hauteur ! Jamais deux sans trois ? On avisera demain.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 7 km
Sur le sentier de Tizzano à la Cala di Conca

L'Uomo di Cagna et les menhirs de Cauria
J6 : Samedi 3 mai 2014
Ce matin, le très beau temps sur la côte laisse espérer des conditions similaires dans l'arrière-pays alors profitons-en. Dès 9 heures, direction le village de Monaccia d'Aullène puis le hameau de Giannuccio à 50 km de notre base. Nous espérions trouver du ravitaillement sur le trajet mais rien. Tant pis, il nous reste bien quelques friandises à grignoter, ça devrait suffire.
Nous sommes tout étonnés d'être les premiers sur le parking, d'autant que nous sommes samedi. Il est sans doute encore un peu tôt.
Le but de cette journée est de revoir l'Uomo di Cagna, un énorme bilboquet rocheux, un "Balanced Rock" corse, en équilibre instable à 1217 mètres d'altitude, visible à des kilomètres à la ronde et point de repère autrefois pour la navigation.
Une randonnée que nous avions déjà réalisée en 1998 avec nos enfants alors âgés de 10 et 13 ans. Plus de 15 ans plus tard, c'est l'occasion de vérifier si contrairement à nous l'Uomo n'a pas changé.
Altitude de départ : 470 mètres.
Contrairement au littoral, le ciel est ici légèrement voilé.
La montée est douce sur un sentier bien tracé, se faufilant à l'ombre des bruyères et des chênes verts. A nos pieds, le village de Giannucio.
Déjà, plusieurs rochers révèlent les silhouettes insolites d'une ménagerie rocheuse et d'un peuple de pierre qui annoncent leur maître commun, le fameux Uomo.
Ici, une armée de cavaliers casqués veille sur son roi.
Là, c'est le loup du Petit Chaperon rouge qui monte la garde.
Au bout d'une heure, le sentier pénètre sous les pins maritimes tandis qu'au loin on aperçoit déjà le rocher vacillant.
Au sortir de la pinède, la partie se corse. L'Uomo se mérite et le parcours final est semé d'embûches.
D'abord, des blocs rocheux disséminés dans un enchevêtrement d'arbustes qu'il faut franchir en s'aidant des mains. Autant ranger les bâtons de marche, ils nous handicapent plus qu'autre chose. Certains troncs sont complètement lisses à force que les randonneurs s'y agrippent.
A ce stade, un message d'encouragement ne fait pas de mal !
Puis les arbres se raréfient, la végétation se rabougrit. Nous entrons dans un monde minéral dominé par l'Uomo di Cagna.
Mais s'en approcher réclame encore quelques efforts supplémentaires.
Non, nous n'y sommes pas encore. Celui-ci n'est qu'un de ses subalternes.
Finalement, le balisage nous conduit d'abord de l'autre côté de la crête jusqu'à un portail rocheux. Nous sommes les premiers sur le site. Il est près de 13 heures.
Profitons-en pour manger un petit morceau, surtout qu'entre temps, le ciel s'est couvert et qu'il commence à pleuvioter.
C'est à ce moment-là qu'une famille avec deux enfants accompagnée d'un chien nous rejoint.
Le père et sa fille tentent de se rapprocher de la tête de l'Uomo. Rappelons que la première ascension de l'Uomo (avec des cordes) date de 1970 seulement.
Quant à nous, en raison des nuages qui progressent, nous préférons ne pas insister et rebrousser chemin au plus vite, nous contentant de lui tirer le portrait au téléobjectif.
Pourtant, en 1998, je posais juste sous son épaule !
Bilan : il n'a pas pris une ride. Quant à moi, c'est une autre histoire ;-)
A 15 h 15, nous sommes de retour à la voiture, ravis d'avoir pu refaire cette randonnée après tant d'années.
En tout : 10 km, 850 mètres de dénivelé et 5 heures pauses comprises.
Comme il est encore tôt, je persuade Hervé de faire un arrêt sur le trajet du retour au site mégalithique du plateau de Cauria, non loin de Tizzano. Il accepte à condition qu'il n'y ait pas de marche à faire. Juste des arrêts photo, lui ai-je promis.
Il faut quand même marcher un peu, près cinq kilomètres en tout, mais chut… faut pas le dire !
Arrivé au parking, il rouspète un peu puis finit par m'emboîter le pas pour voir à quoi ressemblent ces pierres mégalithiques.
Ma foi, sans être renversants, ils ont une bonne bouille et offrent une caution culturelle à ce séjour essentiellement tourné vers la nature.
Mais finalement plus que les pierres, ce sont des arbres remarquables dans un environnement bucolique qui vont nous inspirer.
Un chêne taillé par le vent !
Un autre noyé dans une mer d'asphodèles !
Enfin ce magnifique chêne-liège !
C'est sur ces images de colosses que nous rentrons à Tizzano. Comme hier, Gilles nous offre l'apéritif, accompagné de fèves crues fraîchement cueillies (surprenant mais très bonnes !)
Mais contrairement aux soirs précédents, nous faisons faux-bond à Antoine en choisissant son voisin mitoyen, l'Escale. Un dîner express avec formule veau aux olives et tarte aux pommes (une cuisine familiale pour un bon rapport qualité/prix) qui nous permet d'assister à notre retour aux dernières lueurs du soleil couchant.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 115 km
L'Uomo di Cagna

Du sentier des Bruzzi aux falaises de Bonifacio
J7 : Dimanche 4 mai 2014
Il est temps de quitter Tizzano pour une nouvelle étape. Pour les trois prochaines nuits, nous avons une réservation à Bonifacio, ville incontournable de l'Extrême Sud corse que nous prendrons plaisir à revoir.
Moins de 70 kilomètres nous en séparent mais en cours de route, nous comptons emprunter quelques chemins de traverse.
C'est ainsi qu'à hauteur de Pianotolli, nous prenons la direction de la mer afin de rejoindre la presqu'île faisant face aux îles des Bruzzi où le Conservatoire du littoral a balisé un circuit de randonnée de deux heures.
A 10 h 15 nous sommes à pied d'œuvre. Il fait beau malgré la présence de quelques nuages.
Très vite, le regard permet d'embrasser le spectacle de cette péninsule déchiquetée où cistes et arbousiers dégringolent jusqu'à la mer.
Chaque baie rocheuse nous dévoile son lot de surprises.
Ici… un genévrier solitaire tente de résister tel un désespéré aux assauts du vent et des vagues.
Là… Vénus de granite et destrier sauvage ont investi cet écueil protégé.
Puis, au détour du sentier, quelle ne fut notre surprise de rencontrer la même famille qu'hier à l'Uomo di Cagna. Il faut croire que la Corse est petite.
Alors qu'ils se posent sur la plage pour pique-niquer, nous pressons le pas, le ciel se couvre de plus en plus sur l'arrière-pays. Des coups de tonnerre annonciateurs d'orage résonnent dans la montagne.
Nous terminons le parcours au pas de course et sous la pluie. En arrivant à la voiture, nous échappons de justesse au déluge.
Bien calfeutrés dans notre voiture, nous poursuivons sous des trombes d'eau en direction de Bonifacio, jusqu'à l'Ermitage de la Trinité qui devait être le point de départ de notre balade de l'après-midi.
Il pleut toujours. Nous hésitons… avant d'annuler purement et simplement cette deuxième randonnée.
Mais avant de quitter l'ermitage, nous ne manquons pas de profiter de la très belle vue qu'offre le site sur la Ville Haute de Bonifacio. Le bâtiment à plusieurs étages qui se détache à droite sur la photo, c'est l'hôtel Santa Teresa que nous avons retenu. 795 C'est finalement là que nous nous replions en attendant que la pluie cesse.
Waouh ! Très bel hôtel dans la Ville Haute. Chambre design, très cosy, avec balcon et vue sur les falaises jusqu'au phare de Pertusato. Nous adorons !
Mais déjà les dernières gouttes de pluie font place à un ciel de plus en plus bleu, nous arrachant très vite à notre chambre.
C'est parti pour une nouvelle découverte de la "capitale pittoresque de la Corse" avec ses falaises crayeuses, taillées par le vent et les embruns, sur lesquels les Génois ont construit un fort et toute une ville fortifiée, ceinte par trois kilomètres de remparts.
Et au pied de la ville, un fjord, un goulet, bref une calanque qui fait de Bonifacio un des plus beaux mouillages de Méditerranée.
Une cité à ne pas manquer !
Nul besoin d'aller bien loin pour jouir des meilleures vues.
Juste à côté de l'hôtel, la promenade St François permet de balayer du regard les falaises blanches jusqu'à la pointe Sud de la Corse.
A l'opposé, le chemin de ronde fait face au phare de la Madonetta, trônant fièrement à l'entrée du port.
Puis la balade se poursuit dans la vieille ville au gré des ruelles et des placettes, entre églises et chapelles, entre bastion et citadelle, entre remparts et fortifications jusqu'au soir.
Enfin, au hasard d'une rue, dans une petite maison accrochée à la falaise, une petite salle à manger de six tables chez U Castillè nous tente vraiment. En réservant la seule table près de la fenêtre, nous prenons le temps d'apprécier le dîner tout en profitant de la vue.
Ce séjour à Bonifacio s'annonce sous le meilleur jour !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 74 kilomètres.
Sur le sentier des Bruzzi

Du sommet de la Vacca Morta aux plages de Porto-Vecchio
J8 : Lundi 5 mai 2014
Un hôte un peu particulier s'invite à notre table de petit déjeuner, quémandant quelques miettes par la fenêtre ouverte.
Soleil et ciel bleu de bon matin nous incitent à privilégier une randonnée en montagne, près du petit village de L'Ospédale, à 50 kilomètres de Bonifacio.
Comme nous ne serons pas loin de Porto-Vecchio, il est prévu au retour de passer par l'une des plus belles plages de la région, celle de Palombaggia.
Mais tout d'abord, mettons le cap sur L'Ospédale et sa Punta di a Vacca Morta. C'est une randonnée que nous pensons déjà avoir faite en 2002 : on en garde une impression générale positive bien que l'on ne se souvienne pas vraiment des détails.
Alors c'est à la fois pour tester notre mémoire et la rafraîchir que nous l'entreprenons.
Le village de L'Ospédale ne nous est pas inconnu. En effet en le traversant il apparaît clairement que nous sommes déjà passés par là.
Mais à l'époque on a dû débuter la randonnée au refuge local en se contenant d'un aller/retour à la Punta di a Vacca Morta. Aujourd'hui en revanche, nous avons prévu une variante en boucle proposée par le guide Rother dont le point de départ se trouve au col de Mela.
Le col culmine à plus de 1000 mètres, c'est l'altitude de départ la plus élevée de toutes nos randonnées du séjour.
Un petit pull n'est pas de trop au démarrage, pull qui sera rapidement remisé au fond du sac dès que le soleil va prendre un peu de hauteur.
La progression est agréable, presque sans effort, entre pins, maquis et bouquets d'hellébores.
C'est ainsi qu'au bout d'une heure nous voyons déjà se profiler la croix sommitale.
Là-haut, la vue est incroyable : à l'est le golfe de Porto-Vecchio, au nord le barrage de L'Ospédale et le massif de Bavella et à l'ouest le golfe de Valinco.
Au loin, les plus hauts sommets de l'île sont encore enneigés.
Vue sur le lac de retenue de L'Ospédale (au premier plan) et le golfe de Porto-Vecchio à l'arrière-plan.
Finalement, une randonnée facile avec un excellent rapport panorama/difficulté qui la rend accessibles aux familles, nombreuses sur place ce jour-là.
On se bouscule presque au sommet !
Quant à nous, il nous reste à boucler le tour en commençant par une descente raide et pierreuse jusqu'au refuge de Cartalavonu. De là, nous longeons la route pendant un kilomètre avant de traverser une pinède par le "sentier des taffoni".
Dans la forêt, le sous-bois est tapissé de cyclamens et de violettes.
Retour au col de Mela à 13 h 30. Bilan : 8 kilomètres, 400 mètres de dénivelé, 3 heures pauses comprises.
La température en forêt ne dépassant pas 14 à 15 degrés, nous sommes impatients d'aller nous réchauffer sur le littoral. Au fil de la descente entre L'Ospédale et Porto-Vecchio, nous voyons le thermomètre grimper à vue d'œil pour finalement afficher 23 degrés en bord de mer.
Le projet de l'après-midi est de se baigner et de se poser sur l'une des plus belles plages de Porto-Vecchio voire de la Corse, en tout cas notre préférée, celle de Palombaggia.
Mais les accès aux plages ont dû être modifiés en dix ans. Nous avons un peu de mal à reconnaître les lieux, surtout que cette fois-ci nous arrivons par l'accès sud de la route de Picovaggia alors qu'habituellement nous accédions par le nord.
Finalement, nous nous sommes arrêtés à la plage de Tamaricciu, sublime par ailleurs, sans doute aussi belle que sa voisine Palombaggia.
Pins parasols et rotonde, plage de sable blanc et côte rocheuse abritée, eaux turquoises, déployés en contrebas d'un maquis serré contribuent à faire de ce site un endroit absolument idyllique.
Dans ce contexte, impossible de résister ! Le photographe abandonne aussitôt son appareil pour se jeter à l'eau. J'en fais de même… après avoir rangé l'appareil photo ;-)
Puis après la baignade, une petite séance de bronzette ne fait pas de mal, histoire de renouveler son stock de vitamine D après l'hiver.
Enfin, avant le retour à Bonifacio, nous avions envie de revoir la plage de Rondinara, dont nous gardions le souvenir d'une magnifique plage toute ronde. Elle est certes très belle aussi, mais un cran au-dessous de celle de Tamaricciu.
Allez, pour finir en beauté, une dernière vue de Tamaricciu… pour le plaisir des yeux !
Une très belle journée estivale qui se finit sur les Terrasses d'Aragon à goûter des spécialités corses : raviolis au brocciu et fiadone !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 121 km
Plage de Tamaricciu (Porto-Vecchio)

Bonifacio : du col St Roch au phare de Pertusato
Mardi 6 mai 2014
Aujourd'hui matinée sans voiture : nous partons directement depuis notre hôtel.
Après avoir rejoint le col St Roch au pied du Bastion, nous empruntons le chemin qui s'étire en bordure de falaise et file jusqu'au sémaphore, puis jusqu'au phare.
C'est une balade que nous avons sans doute déjà faite en novembre 2002 mais au printemps elle présente un intérêt différent, tout en offrant des vues fabuleuses sur Bonifacio.
Dès le début du sentier, la ville se laisse admirer dans la lumière matinale.
Puis un peu plus loin, c'est le "Grain de sable" qui se dore au soleil ! Morceau décroché de la falaise et planté dans la mer, il est devenu un îlot.
Toujours aussi attrayante d'encore plus loin !
Pourtant à cette distance, avec un coup de zoom, l'hôtel Santa Teresa semble tout proche.
Après avoir dépassé le sémaphore, cap sur la pointe extrême de la Corse, le Capu Pertusatu où nous sommes étonnamment… seuls !
Mais plus que le cap ou le phare, c'est la plage en contrebas qui nous attire, celle de St Antoine.
Plutôt que d'y accéder en faisant le tour, Hervé nous fait passer au plus direct, par une descente un peu scabreuse à flanc de falaise. Heureusement qu'il y a quelques racines pour s'agripper !
La plage est merveilleuse et ce navire de pierre échoué donne un cachet supplémentaire à ce ruban de sable.
Nous nous attardons les pieds dans l'eau pendant un long moment. La Sardaigne semble si proche qu'on pourrait presque la toucher et les îles Lavezzi sont à un jet de pierre. L'endroit est paisible, la mer calme, le sable doux, l'eau claire… c'est le bonheur !
Une douce rêverie qu'il va être dur d'interrompre pour reprendre le chemin du retour sur lequel les promeneurs se suivent maintenant en file indienne ou… presque !
Quant à nous, nous en profitons pour observer les fleurs qui se déclinent en bouquets roses et jaunes de part et d'autre du sentier.
En jaune et rose, toute un assortiment de variétés !
Enfin, à l'approche de la ville, une dernière vue sur ces maisons typiques agglutinées à la falaise et dont on se demande par quel mystère elles tiennent toujours.
Une très belle randonnée, absolument incontournable lors d'un séjour à Bonifacio.
En tout 10 km, 300 mètres de dénivelé, 4 heures et demie depuis notre hôtel, pauses comprises.
Avec 24 degrés à l'ombre, quoi de mieux qu'un coin de plage pour l'après-midi. Alors direction Piantarella (en voiture) puis la plage de Petit Sperone (à pied) pour un repos bien mérité.
On se croirait presque en été !
On ne peut pas quitter Bonifacio sans goûter la spécialité locale, les fameuses aubergines à la bonifacienne. Alors en entrant au Stella d'Oro, le choix du plat est vite fait et nous ne le regretterons pas !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 18 km
Plage de St Antoine (Bonifacio)

Un dernier détour à Campomoro avant le retour à Ajaccio
J10 : Mercredi 7 mai 2014
Toutes les bonnes choses ont une fin, c'est déjà le dernier jour de notre équipée corse. Avant le retour à Ajaccio en début d'après-midi, nous disposons d'un peu de temps à consacrer à une dernière randonnée mais compte tenu des temps de trajet il ne faudrait pas excéder deux heures de marche.
Ça tombe bien, dans ma sélection de balades, il y en a une qui fait pile cette durée… à la pointe de Campomoro à mi-parcours entre Bonifacio et Ajaccio. Alors en route !
Si le début du trajet vers Campomoro se fait sur la N196 très roulante, la suite est une succession de petites routes étroites et sinueuses typiquement corses.
Au bout d'une heure et demie, la pointe rocheuse coiffée de sa tour génoise massive s'offre enfin au regard.
Un village attachant, une belle plage de sable, quelques barques de pêcheurs, quelques voiles multicolores : le décor est planté. Les chaussures sont aussitôt enfilées pour fouler les derniers arpents corses.
En faisant le tour de la pointe, le contraste entre les paysages est saisissant : à l'est, bien à l'abri de la forteresse génoise, le maquis s'élève à la recherche de lumière alors qu'à l'ouest, tournée vers le large, la végétation n'a pas loisir à grandir.
Là, dans l'anse des Génois, ce sont toujours ces fameux taffonis qui règnent en maîtres, offrant au promeneur leurs silhouettes tourmentées.
Bien que la balade se poursuive indéfiniment le long du littoral, il est temps pour nous de l'interrompre en coupant par les terres via la boucle I Pozzi qui, entre murets et bergeries, nous livre les clés d'un passé agricole datant d'une centaine d'années .
Nous sommes pile dans les temps. Après un pique-nique sur la plage, suite du trajet en voiture vers Ajaccio où nous avons prévu d'arriver vers 15 heures.
Au col St Georges, nous reconnaissons l'auberge dans laquelle nous avions fait étape sur le Mare a Mare en 2007.
A 15 h 30, nous nous garons devant l'hôtel San Carlu à Ajaccio : pari (presque !) tenu !
En face de la Citadelle, tout près des quais et à deux pas de la vieille ville, l'hôtel San Carlu est extrêmement bien situé et la chambre à notre goût.
De la citadelle, possession militaire, nous ne verrons pas un seul occupant mais assistons amusés au manège des ânes et aux acrobaties des chèvres dans le fossé qui l'entoure ;-)
La fin de l'après-midi nous laisse le temps de flâner sur le bord de mer, de nous perdre dans les petites ruelles de la vieille ville avant de trouver une bonne table pour ce soir.
Parmi les suggestions de notre réceptionniste, aucune ne nous inspire et c'est au feeling que nous choisissons le Bosco… nous avons bien fait !
Demain, retour sur le continent avec dans nos valises quelques confitures dont les parfums de figue, de myrte, de clémentine et de cédrat permettront tels des madeleines de Proust de prolonger le voyage pendant quelques temps encore.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 157 km Distance totale sur l'ensemble du séjour : 850 km
Sur la pointe de Campomoro

Le mot de la fin
Impressions générales
Cela fait longtemps que nous sommes fans de la Corse, ce nouveau voyage n'a fait que renforcer notre sentiment. Nous avons adoré et n'avons qu'une hâte, y retourner !
Le temps a été agréable pendant ces dix jours même si par moments le soleil a parfois joué à cache-cache avec les nuages. Au final il n'y a eu que quelques heures de pluie qui ont eu peu d'impact sur nos activités.
Le choix de trois destinations pour dix jours a été parfait. On a pu réellement se poser à chaque fois deux journées pleines pour profiter des environs.
Nos coups de cœur
Tout, tout, tout !
Porto pour les roches rouges des calanques, Les sentiers littoraux du Capu Muru, de Senetosa et de Campomoro pour leurs tours génoises, leur maquis et leurs taffonis, L'Uomo di Cagna pour les souvenirs et le paysage, Bonifacio pour ses falaises blanches Porto-Vecchio pour ses plages idylliques La flore printanière à son apogée partout !
Un regret ?
Pas vraiment ! On savait que début mai nous avions peu de chance de pouvoir nous aventurer au centre de l'île. Le choix de rester sur le littoral a été payant.
Il faudra incontestablement revenir, la Corse a encore tant de merveilles à offrir… et nous sommes loin d'avoir épuisé tout notre guide de randonnées ;-)
A propos du véhicule, de l'itinéraire
Avec seulement 850 kilomètres en 10 jours, nous avons opté pour un parcours tranquille.
La petite DS3 était donc suffisante. Côté consommation elle était plutôt économe avec une consommation d'à peine 50 litres avec une conduite apaisée pour l'ensemble du voyage.
A propos des hébergements
Ils ont tous parfaitement répondu à nos attentes : belle situation, charme et qualité.
Néanmoins, petit coup de gueule pour le Santa Teresa à Bonifacio dont le prix du petit déjeuner est vraiment excessif.
En revanche, coup de chapeau pour l'hôtel du Golfe à Tizzano où en plus de la situation de l'hôtel, du confort de la chambre, de la qualité du petit déjeuner à prix raisonnable, nous avons eu un accueil sincère et chaleureux.
Ouvrages et sites Internet utiles
Ouvrages :
Pour randonner en Corse, l'indispensable petit livre rouge… le guide Rother référençant 75 randonnées entre mer et montagne.
Sites Internet : Le site de Jérôme Rattat présentant de magnifiques photos issues de ses voyages en Corse.
Le site du Conservatoire du littoral avec des documents PDF à télécharger sur les sites classés par le gestionnaire.
Le site de la Réserve naturelle des Bouches de Bonifacio avec des documents PDF à télécharger décrivant les sentiers de cette réserve.
Le site RandoGPS avec des traces GPS en France en général, Corse y compris.
Un dernier mot…
Quand est-ce qu'on y retourne ?
En attendant : un nouveau fabuleux voyage se profile ! Rendez-vous dans quelques semaines en terre Viking ;-) Départ le 9 juin pour la Norvège !
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesnorvege/
Astérolides maritimes
