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Se rendre de Toulon vers Barcelonnette à pied en octobre: équipement et bons plans? English translation pending
Bonjour,
J'ai une idée qui me trotte depuis quelques temps, je voudrais partir de chez moi (près de Toulon dans le Var) pour me rendre à Barcelonette (Alpes de hte provence) à pied en octobre prochain. J'ai repéré le GR99 qui "monte" vers le Verdon, passant par Signes. Je n'ai pas encore toutes les cartes ign en main pour fignoler le trip.
Je recherche des renseignements : Sur l'équipement nécessaire :Dois je emporter la totale? Tente, matelas, réchaud, etc etc... ainsi que les conditions météo en octobre sur ce parcours
Pour info, je randonne depuis longtemps, y compris en moyenne montagne, j'ai fait également 2 treks au Nepal (annapurna round , base camp) mais je n'ai jamais dormi sous tente! toujours en refuge ou lodge. Pour le portage, je ne compte pas excéder 10kgs. Pensez vous que cela soit réalisable? est ce un bon trip qui s'annonce? Vaut il mieux prévoir ça au printemps ou en été?
Merci de vos conseils avisés 🙂
J'ai une idée qui me trotte depuis quelques temps, je voudrais partir de chez moi (près de Toulon dans le Var) pour me rendre à Barcelonette (Alpes de hte provence) à pied en octobre prochain. J'ai repéré le GR99 qui "monte" vers le Verdon, passant par Signes. Je n'ai pas encore toutes les cartes ign en main pour fignoler le trip.
Je recherche des renseignements : Sur l'équipement nécessaire :Dois je emporter la totale? Tente, matelas, réchaud, etc etc... ainsi que les conditions météo en octobre sur ce parcours
Pour info, je randonne depuis longtemps, y compris en moyenne montagne, j'ai fait également 2 treks au Nepal (annapurna round , base camp) mais je n'ai jamais dormi sous tente! toujours en refuge ou lodge. Pour le portage, je ne compte pas excéder 10kgs. Pensez vous que cela soit réalisable? est ce un bon trip qui s'annonce? Vaut il mieux prévoir ça au printemps ou en été?
Merci de vos conseils avisés 🙂
Visiter Los Angeles ou non? English translation pending
Voilà
De retour d'un trip dans l'ouest, je voulais ouvrir une discussion sur le fait d'aller ou non a LA, et surtout de rester quelques jours làbas; en effet en lisant les divers post, 80% étaient négatifs " grande métropole tentaculaire sans âme, ..........." Je me faisais beaucoup de soucis sur le fait de conduire a LA, de fréquenter des quartiers a risque et sur le fait d'avoir réellement des choses a voir, surtout quand on est fan de cinéma: Je ne regrette donc pas du tour d'avoir prolongé mon séjour a LA, et en plus cela m'a permis de me remettre du décalage horaire.
Et bien oui, il y a beaucoup de choses a voir a LA, je n'y ai passé que 3 jours pleins, mais 1 ou 2 jours de plus n'auraient pas été de trop sortie des hollywood, beverly hills, santa monica, venice beach, et universal studio qui vous prennent déjà au moins 2 jours; il reste encore plein de choses a voir Monter au griffith observatory: superbe, aller visiter les cimetieres de hollywood ou westwood :" marilyn monroe " pour le côté nostalgie, voir downtown et son vieux quartier mexicain, monter jusqu'au sign HOLLYWOOD: oui c'est possible, passadena trés joli au style hispanique; aller voir un match des dodger's ou des laker's au stabbles stadium.
De plus il y a plein de restos et de bar sympa a LA: chez MEL'S DRIVE IN par exemple un vrai diner des années 50, 60.
Pour en finir avec ce post, mes enfants ados ont adorés et la conduite a LA , n'est pas difficile du tout, voir trés agréable, même sur autoroute Il faut arréter de ce faire des films sur l'effroyable los angeles, le seul coyote que j'ai vu en 3 semaines de trip ce trouvé sur les hauteurs de hollywood; un - tout de même le prix des parkings, mais en s'écartant un peu des endroits touristique et en marchant un peu, le prix baisse nettement.
PS: de + aprés le choc LA, le retour a la nature d'un trip dans les parcs de l'ouest est d'autant meilleur et la nature est encore plus belle.
De retour d'un trip dans l'ouest, je voulais ouvrir une discussion sur le fait d'aller ou non a LA, et surtout de rester quelques jours làbas; en effet en lisant les divers post, 80% étaient négatifs " grande métropole tentaculaire sans âme, ..........." Je me faisais beaucoup de soucis sur le fait de conduire a LA, de fréquenter des quartiers a risque et sur le fait d'avoir réellement des choses a voir, surtout quand on est fan de cinéma: Je ne regrette donc pas du tour d'avoir prolongé mon séjour a LA, et en plus cela m'a permis de me remettre du décalage horaire.
Et bien oui, il y a beaucoup de choses a voir a LA, je n'y ai passé que 3 jours pleins, mais 1 ou 2 jours de plus n'auraient pas été de trop sortie des hollywood, beverly hills, santa monica, venice beach, et universal studio qui vous prennent déjà au moins 2 jours; il reste encore plein de choses a voir Monter au griffith observatory: superbe, aller visiter les cimetieres de hollywood ou westwood :" marilyn monroe " pour le côté nostalgie, voir downtown et son vieux quartier mexicain, monter jusqu'au sign HOLLYWOOD: oui c'est possible, passadena trés joli au style hispanique; aller voir un match des dodger's ou des laker's au stabbles stadium.
De plus il y a plein de restos et de bar sympa a LA: chez MEL'S DRIVE IN par exemple un vrai diner des années 50, 60.
Pour en finir avec ce post, mes enfants ados ont adorés et la conduite a LA , n'est pas difficile du tout, voir trés agréable, même sur autoroute Il faut arréter de ce faire des films sur l'effroyable los angeles, le seul coyote que j'ai vu en 3 semaines de trip ce trouvé sur les hauteurs de hollywood; un - tout de même le prix des parkings, mais en s'écartant un peu des endroits touristique et en marchant un peu, le prix baisse nettement.
PS: de + aprés le choc LA, le retour a la nature d'un trip dans les parcs de l'ouest est d'autant meilleur et la nature est encore plus belle.
VTC Arcade Cottage? English translation pending
Bonjour, je suis nouvelle!
Je souhaite m'acheter un VTC dans le but d'aussi bien l'utiliser régulièrement en ville que pour faire des petits treks d'une semaine.
On m'a parlé du VTC Arcade Cottage, que j'ai vu d'occasion chez un loueur (vélo qui parait neuf qui date d'avril qu'il vend 250€ au lieu de 450€ neuf pour cause de fin de saison).
J'ai recherché sur le forum et je n'ai vu aucun article sur cette marque française.
Que pensez vous de cette marque ? Avez vous déja eu des echos? Que me conseillez-vous?
Voici une page où on le décrit, sachant que la version qu'on me propose comporte une fourche suspendue: http://www.lerayonloisir.com/?x_prodid=20&x_rubrique=299&pp=1&x_soldelist=&x_newslist=&x_gondole=&x_promolist=&x_accueil=&motscles=
Merci!
Je souhaite m'acheter un VTC dans le but d'aussi bien l'utiliser régulièrement en ville que pour faire des petits treks d'une semaine.
On m'a parlé du VTC Arcade Cottage, que j'ai vu d'occasion chez un loueur (vélo qui parait neuf qui date d'avril qu'il vend 250€ au lieu de 450€ neuf pour cause de fin de saison).
J'ai recherché sur le forum et je n'ai vu aucun article sur cette marque française.
Que pensez vous de cette marque ? Avez vous déja eu des echos? Que me conseillez-vous?
Voici une page où on le décrit, sachant que la version qu'on me propose comporte une fourche suspendue: http://www.lerayonloisir.com/?x_prodid=20&x_rubrique=299&pp=1&x_soldelist=&x_newslist=&x_gondole=&x_promolist=&x_accueil=&motscles=
Merci!
Bons plans pour chacun des jours d'une semaine à Tokyo? English translation pending
voila je compte passer au moins une semaine à Tokyo pour mon premier voyage au japon et je voulais savoir si vous avez des bon plans à partager pour chaque jours d'une semaine (lundi, mardi, ...)
on m'a deja dit d'aller faire un tour le dimanche apres-midi à harajuku
merci de vos conseils
on m'a deja dit d'aller faire un tour le dimanche apres-midi à harajuku
merci de vos conseils
Change d'euros à l'aéroport de Rio de Janeiro vers 6h00 du matin? English translation pending
Je vais arriver à Rio vers 6h00 du matin et n'ai pour l'instant pas changé d'argent.
Est-ce-que cela sera possible vu l'heure?
Si ce n'est pas le cas que me conseilleriez-vous?
Merci d'avance
Oeilduchien
Oeilduchien
Pas qu'un article, une symphonie de gigantisme, Pékin English translation pending
Chères électrices, chers électeurs,
Face à l'impression qu'un milliard de chinois plébicitent le récit en mode livre rouge, reprenons notre baton de pélerin pour la Grande Marche qu'on agrémentera volontiers d'un avion, d'un train ou d'un bus de telle sorte que je n'y passe pas dix ans à traîner mes semelles nourries aux ampoules plantaires mais deux mois grand maximum, en direction de l'Inde, ligne droite s'abstenir.
Je partage avec la Norvège un dernier petit déjeuner avant que nos horizons ne s'éloignent en cette matinée ensoleillée. Nos maisons mobiles sur les épaules, tous équipés d'un sandwish baguette, nous nous installons dans un vaste parc à proximité de notre déjà ancienne maison fixe. Un banc idéalement situé entre fontaines et arbres toutes feuilles déployées nous offre un emplacement de choix. La conversation tourne autour de nos récents souvenirs, l'ambiance est guillerette. Tout en machant, je regarde l'immeuble qui dépasse de la canopée. Après cinq jours passés à Honk Kong, celui-ci ne me parait pas très grand. En quittant notre banc, je prends soin de compter les étages. Une vingtaine d'étages. Ridicule. La souillure de plus de 60 mètres pourrait être le troisième plus haut batiment parisien mais ici, c'est un brin d'herbe au milieu des bambous de béton, je ne m'en étonne même plus, il est temps de lever le camp.
Une embrassade plus tard, je partage nos souvenirs tout seul en route vers l'aéroport, à quelques battements de portes de métro de là. Particularité locale, j'enregistre mes bagages à mettre en soute alors que je suis encore à l'équivalent métropolitain de Chatelet-Les halles, bien en centre-ville, s'il en est. Ca a l'air de rien mais c'est quand même bien pratique! Jusqu'à l'avion! L'avion, en effet... Je n'en suis pas fier mais j'ai dans les 2000 kilomètres à avaler dans la journée. J'ai rendez-vous à Pékin, et le tout est de ne pas faire patienter mon hote, Dara.
J'ai partagé avec Dara quelques glorieuses semaines, qui sont devenues des mois, qui sont devenus des années, à astiquer de nos fessards les sièges à roulettes de l'institution bancaire extrème orientale qui me fait en quelque sorte l'honneur d'être sur vos écrans aujourd'hui. On a vécu ensemble la faim, la soif et le manque de sommeil, les alertes incendies, les discours de motivation et les chèques pas à créditer sur nos comptes respectifs. Et Dara est parti, à Pékin. Pour apprendre le chinois. Quelques heures par jour. Il y est désormais chez lui puisqu'il y loue son appartement et qu'il y a ses habitudes depuis de nombreux mois déjà. Il y a également emmené sa générosité puisqu'il m'invite à partager tout ça en sa compagnie, lui mon ami mon guide, lui qui possède quand même pas mal de temps libre ce qui, conjugué à la générosité, l'amène même à venir me chercher à l'aéroport. J'en rougis de honte...
L'avion est à l'heure pour le coucher du soleil, à l'heure pour dresser la table de nos retrouvailles. Je pénètre dans l'aérogare à la recherche du visage familier. Il est là, je n'attaque pas Pékin tout seul, merci l'ami! On file chez lui poser toutes mes affaires en prenant le métro rutilant.
Dans le tunnel, alors que nous sommes dans la rame, des écrans me font tiquer à l'extérieur, sur la paroi qui défile à grande vitesse. Les publicitaires chinois, qui ne savent sans doute pas quoi faire de leur argent ou des écrans plasmas qu'ils aident à fabriquer par millions, ont réinventé le dessin animé dans une configuration futuriste. Les écrans qui affichent chacun une image statique différente font naître une courte histoire vantant les mérites d'une lessive. Ils sont fous ces chinois!!! Habiller un tunnel noir d'écrans plats!!! Non mais quand même!!! J'en ai même pas un à la maison!!! Mais que fait la police???
En rejoignant la surface, ma première mission consiste à me souvenir du nom de la station. Suzhoujie, trop facile, ça ne rime avec rien et n'est pas non plus très bien loti pour enfanter des pirouettes mémotechniques. On arpente ensuite le trottoir jusqu'à son immeuble. Tout est propre, carré si on excepte les p'tits vieux qui jouent à une espèce de jeu de dames à même le trottoir. L'immeuble en lui-même est d'un beau gabarit si on est pas trop blasé de Hong Kong, et jouit de quatre ascenseurs protégés en permanence d'un garde à l'extérieur et d'un concierge qui appèle la boite d'acier à ta place. Classe.
Une fois dans l'appartement climatisé, Dara m'attribue le canapé-lit et me confie un jeu de clés. La confiance règne, à tort. A suivre.
Il est 21h, encore assez tôt pour qu'on puisse aller se restaurer à l'extérieur. Ca tombe bien, ni Dara ni moi ne sommes des fondus du four, de la casserole et de la poële. Marchant dans la rue, on passe le long de quelques salons de coiffure. Dara me met en garde, elle peuvent te couper tes cheveux et ton budjet, les salons de coiffure sont parfois des maisons de passes qui s'assument si j'en juge aux vêtements portés par les coiffeuses qui baillent en taillant... une bavette, le client se fait rare ce soir...
On dîne à la mode locale. C'est copieux et goutu. On discute à tout rompre sauf lorsqu'il faut interpeler les serveurs en hurlant, unique façon de les solliciter.
Retour à l'appartement. Là, on en vient à organiser la semaine que j'espère passer ici. Tranquillement d'abord puis assidument. Dara se révèle être un plannificateur hors-pair. Demain, on fait ça, après demain ça, c'est à peine si on couche tout sur papier! Ca me fait un petit choc en terme de routine, moi qui me projète rarement au delà de deux jours, mais c'est plaisant de savoir où on met les pieds étant donné la palette quasi-infinie de sîtes pouvant être qualifiés d'incontournables. Ca fait également un petit choc à mon gentil organisateur quand je mets les freins sur les réveils quotidiens à 8h du matin pour enchainer les visites dès le lever. Les habitudes sont faîtes pour être bousculer, mais dans la limite du sommeil minimum!! On a beau être en Chine, on est pas à l'usine!! Qui plus est, ça tombe aussi bien pour nous deux car le Dara n'est pas non plus homme à fermer les yeux avant 2h du matin. Qui se ressemble s'assemble, à une exception près, Dara a le plus souvent ses cours de 10h à midi, les réveils à 9h seront rarement partagés.
Le premier exemple intervient dès le lendemain. Quand Dara rentre de cours, je suis encore à compter les moutons. C'est peut-être l'effet 1er juillet, peut-être la chaleur ambiante mais comme je ne mets pas de réveil, impossible de me contraindre à la verticalité avant d'avoir usé mes crédits-sommeil jusqu'à l'os. Mais malgré ça, dès le réveil, le troupe de marine est opérationnel. En milieu d'après-midi, on est lancé comme une balle de révolver, Pékin express!! On est contraint à une ballade rapide, ainsi soit-elle, tachons d'en tirer la moelle, la quintescence!!
On commence par un métro vite envoyé avec mon passe muti-voyages qui nous sort à la station Tiananmen Xi (la place du même nom), le nombril de l'Empire, le centre de la toupie, l'oeil du cyclone, la plus grande place du monde. Sitôt la tête dehors, je cherche le placard à balais. Guidé par un Dara qui n'a pas écumé les sîtes touristiques depuis longtemps, cap est mis jusqu'à ce que, sur notre droite se dévoile l'entrée de la Cité Interdite avec son imposant portrait de Mao, et sur notre gauche, de l'autre côté de l'avenue, cette fameuse Place Tiananmen qui tient autant de la place que de la plaine, au bout de laquelle on aperçoit le mausolée du même Mao. On sent qu'ils sont quelques uns dans le pays pour accoucher d'une vitrine pareille!!
Chose surprenante, il n'y a pas de vélos à l'horizon. Il semblerait que mon image romantique de Pékin traversé à vélo par des millions de pékinois ait vécu. Les transports en commun sont efficaces et les voitures pares-chocs contre pares-chocs (NDLR : Ahhhh, je perds ma grammaire!! Où est passé mon pluriel des noms composés!!), pots d'échappement crachant sur un fond de ciel agréablement bleu d'entre quelques nuages.
Nous en faisons le tour en une peu plus de 30 minutes, comptant autour de nous plus de touristes chinois qu'autre chose. C'est que 1er juillet oblige, les chinois commencent à être en période de congés estivaux et que, quand ils débarquent, c'est autrement que un par un. (NDLR : Ca vaut également pour le reste de mon ère chinoise)
Recherchant un peu d'ombre, on poursuit alors dans la large rue qui part dans le prolongement de la place en franchissant au passage deux anciennes "portes" ouvrant plusieurs passages dans lesquels plusieurs éléphants pourraient tenir côte à côte. Si, si, ils doivent être deux ou trois les gars. La rue en question véhicule une étrange atmosphère. Elle est quasiment vide de monde, complètement vide pour les trois quarts qui baignent au soleil. Comme sur la place Tiananmen, on y compte plus de policiers que de passants, qui sont eux mêmes potentiellement des policiers. Toutes les enseignes ne sont pour l'instant que des boutiques-fantomes, toutes à l'aube d'une ouverture toute proche, comme si Dieu avait construit la route en six jours mais qu'on était encore la veille de l'introduction de l'homme. Demain, pour Dieu c'est samedi, le repos est proche. Nous errons tout le long de la rue, un objectif en tête, parfait pour cette fin de journée, un sîte dont j'ai oublié le nom en français mais qui, en anglais, donne quelque chose comme Temple of Heaven Park (littéralement le Parc du Temple du Paradis). Merci le LP de Chine de mille pages en anglais que je me trimballe depuis 9 mois pour te pondre quelque chose de cohérent maintenant!! Le parc, grand de 267 hectares, est une oasis de verdure et de calme. De grandes allées longues d'un kilomètres nous promènent de temples extraordinairements construits et colorés en autels de marbre massif sur plusieurs étages dont le plus bas mesure dans les vingt mètres de diamètre et deux mètres d'épaisseur. L'ensemble est unique et rend l'expérience presque trop belle pour être vraie. Un peu comme ce qui suit.
Pendant la journée, j'ai fait part à Dara de mon envie de changer de chaussures, d'apporter une paix bien méritée à la paire que je porte partout depuis Paris. Ca n'a l'air de rien mais je n'ai qu'une paire, ça prend donc toute son importance. L'important également, c'est que je parviennes à mettre la main sur le même modèle passe-partout à trois bandes que la paire qui va finir en déchèterie. Dara connait un marché local réputé dans les perles, peut-être ont-ils aussi des godillots?
On rentre, c'est la Chine commerçante dans toute sa splendeur. L'impression d'être dans la maison-mère des boutiques où tout est à un ou deux euros pièce. Toute la daube plastique fabriquée localement est également vendue localement, dans une toute autre échelle encore que tout ce qu'on leur importe. Sacs, jouets, électronique bon marché, souvenirs, tout clignote, fait du bruit. Fatigués de la vie s'abstenir. Dans le bazar, gloire à Passe-Partout, un stand de chaussures. Achalandé avec tellement de bon gout que je peux y trouver mon bonheur. La paire souhaitée me tend les bras, ne reste qu'à m'acquitter de l'addition. Dara m'a prévenu, il me couvre dans la négociation. J'entame le bras de fer, en chinglish :
- Bonjour Madame, elles sont bien belles vos chaussures! - Merci jeune homme, quelle politesse! Soyez béni si vous m'achetez quelque chose. - Et bien justement, j'ai aperçu une paire qui, croyez le bien, m'intéresse au plus haut point! - Vous ne pouvez tomber mieux, elles sont à vendre!!! - Combien en demandez-vous? - 700 yuans. 70 euros. - 700 yuans, vous venez d'un futur lointain ou bien??? Elles sont bien belles tes Adadas, il faut bien le reconnaitre, mais 700 yuans? C'est essayer de faire rentrer l'étoile verte dans le trou rectangulaire jaune, ça ne rentre pas, y'a pas moyen!! - Bon, vous me marquez au fer rouge mais soit, puisque c'est vous, je veux bien descendre à 500.
Intervient dara, le vengeur masqué. Je laisse la place à l'expert.
- Bonjour Madame! J'ai cru comprendre que vous demandez 500 yuans à mon ami pour ces Adadas qui n'en sont même pas! Je vous en donne 50! - 50 yuans??? Vous, on peut dire que vous n'avez pas peur de chasser le moustique à la bombe atomique!! 50? T'as cru que je faisais du mécénat? Pour 300 yuans elles sont à vous, c'est me pendre que de descendre plus bas! - Et pourtant... 50 ou rien. - (ennuyée) Attendez un instant, je vais voir si ma copine a un meilleur prix pour vous qui me causez maintenant un ulcère.
Elle s'éloigne et discute avec sa collègue en retournant la tête de temps en temps comme pour vérifier qu'on est toujours là. Elle revient.
- Je crois qu'on a une bonne nouvelle pour vous! La petite souris est passée et a déposé un prix minuscule sous votre oreiller. 200 yuans.
- Brice, on perd notre temps, tu les veux pour 200? Je suis certain qu'elle peut descendre encore, c'est une mascarade. - Si tu le dis. On se casse? - Dans la seconde!
On tourne les talons en s'excusant de la perte de temps occasionnée à notre interlocutrice. Deux mètres plus tard, un cri dépasse du brouhaha environant.
- 100 yuans!!! Vous me faîtes perdre 20 ans d'espérance de vie mais soit! 100 yuans!
Dara assène le coup de grâce.
- Dois-je m'efforcer de redire ce qui a été maintes fois dit? Dois-je m'échiner à reprendre du début? 50 yuans et pas un jiao de plus!! - (dépitée) Je m'incline, maître, n'en jetez plus!! Prenez vos chaussures, disparaissez dans l'instant, et n'éventez jamais la nouvelle!! Adieu étrangers!!
Mon Graal de plastique et de faux cuir sous le bras, nous obtempérons et disparaissons.
A la sortie, on a beau flirter avec les 21h, on a encore juste assez de temps et de force pour retourner s'étonner de la cérémonie de coucher du drapeau géant qui flotte sur Tiananmen, en face de Mao, pour le coucher de soleil. Tous les touristes qui étaient étirés plus tôt sur toute la surface de la place se sont tous rassemblés au même endroit, repoussés en leur centre par les militaires qui protègent un pré-carré interdit sur lequel, si tu marches, tu ne passes pas par la case "Départ" et vas directement en prison. Ici, on est pas là pour rigoler, sensation confortée en étudiant la synchronisation dans les pas des soldats à mesure qu'ils se mettent en place. Un esprit couillon te dira que c'est jouable, mais non, pas là.
La foule est d'abord clairsemée avant de se densifier. Une demie heure avant le moment fatidique, pour ceux qui sont entre les premiers et dizièmes rangs, l'idée même de s'en extirper est vaine. Dara doit faire le guet au douzième rang. La chaleur, un semblant de fatigue, le nombres de téléphones-appareils-photos brandis me confortent dans l'idée de m'attarder au fond de la classe. Sans doute, dans la minute, je ne fais pas un très bon chinois. A l'heure du drapeau, D'autres uniformes arrivent depuis la Cité Interdite, coupant la circulation quelques minutes, avant d'emporter un butin qu'ils ne re-déploieront que le lendemain à l'aube. Nous, gageons qu'on dorme à ce moment là!
Le crépuscule est ce soir synonyme d'énorme coup de pompe. Dans le métro qui nous ramène, on n'est que soupirs. Dara, qui a compris la leçon, ne m'accompagnera pas demain au Palais d'Eté. C'est que ça promet de faire des bornes d'après ce qu'il a déjà vécu, il s'abstient cette fois-ci.
Mais avant de passer directement au lendemain, finissons avec cet interminable 1er juillet. Il nous reste encore à déjeuner/dîner. Il est 22h ou presque, l'estomac gronde. Dara, en fin connaisseur, s'acquitte de sa mission nourissière avec brio. D'abord, on commence par de la restauration rapide, sushi-style. Un petit train de coupettes pleines de sushis, makis, sashimis passe devant tous les mangeurs. Tant que la faim est là, tu n'as qu'à attendre le plat opportun et tendre le bras pour t'en saisir. A ce petit jeu là, je ramène dans la douzaine de coupettes pécheresses par gourmandise. Rassasiés, nous saluons nos hôtes. Avant de nous en retourner grand schtroumf? Pas encore...
Le restaurant de sushis c'était les petits plats dans les grands. Et les grands plats en l'occurence, c'est qu'au même titre que nos centres commerciaux de Navarre et d'ailleurs, le restaurant n'est que l'un des pièces d'un puzzle qu'on appèlera "Centre Commercial - Carrefour". Un carrefour!! Toute la joie de celui qui n'a pas vu un vrai supermarché depuis longtemps! Là encore, je veux bien qu'on m'y oublie toute la nuit!! Au lieu de cela, on achète de quoi remplir le réfrigirateur et les placarts de Dara, des yahourts aux fruits à la glace au litre, des biscuits à plus de biscuits. On achète mais pas sans avoir fait la queue à la caisse pendant près d'une heure!! Si, si, on voit bien qu'ils sont deux ou trois les gars!!
C'est la dernière ascension de cette étape de plaine. Quelques minutes de marche plus tard, on s'avachit comme de rigueur après une journée qui laisse des quadriceps d'octogénaire, l'occasion de s'assurer que "vraiment on a plus faim" en ouvrant quelques saloperies alimentaires sucrées et croustillantes avec des vrais bouts de noisettes si possible. La journée a laissé des traces, Dara ne regrette pas sa décision de rester à l'appartement après ses cours.
La lumière est éteinte avant 3h, c'est mieux. Dara a pris le temps de m'expliquer comment aller au Palais d'Eté s'il me prend l'envie d'y partir avant son retour de cours.
A midi et quelques, force est de constater que non. Comme la veille, c'est le son de la porte d'entrée qui me rappelle (NDLR : Ahhhh, je me rends compte que je perds mon bécherel!! Ahhh, les verbes en -eler!!!!) à l'existence d'un jour nouveau. J'émerge en dégustant le yahourt avec des palets bretons, merci Carrefour qui ferait un fantastique sponsor!! Dara s'affale à son tour de n'avoir pas assez dormi voire fait même une petite sieste qui ne me met pas exactement le coeur à l'ouvrage!
Vers 15h quand même, j'enclenche la deuxième. Grace aux couchers de soleil estivaux donc tardifs, il n'est pas trop tard. Merci les saisons. Merci le timing. Je sors de chez Dara, lui même les doigts de pieds en éventails, à la recherche de l'arrêt de bus. En un rien de temps, il est trouvé. Le bus arrive peu après. A son bord, je reste debout et regarde Pékin défiler. Mon arrêt, impossible de le rater, c'est le terminus. Victoire!
Mon ticket acheté, je rentre dans le complex. Passés quelques batiments forts intéressants nichés dans une forêt de belle tenue, je réalise vite ce que Dara voulait dire par "c'est grand". Je tombe sur un lac long de près de trois bornes dont plus de 100.000 laboureurs ont creusé et aggrandi les contours au XVIIIème siècle. Je parle français???? 100.000!!!!!!!!!!!!!!!! Cent mille bons hommes!!!!!!!!! Pour creuser un lac exclusif à l'empereur, lequel devait bien avoir une tête grosse comme son lac pour avoir des exigences pareilles!!!!!!!!!! Et il a tout fait selon son bon vouloir. Le lac est serti (certi??? c'errethie???) d'îles ainsi que d'un chemin surélevé se parcourant en franchissant quelques ponts aux lignes douces, le tout facilement visible depuis son palais gigantesque qui domine le tout, à la base d'une colline, elle-même forêt couverte de merveilles architecturales. Pour peu qu'à l'époque ils arrosaient également les arbres à la lance à incendie (sic), ça devait être un endroit parfait pour passer les mois caniculaires de juillet et d'Aout qui m'attendent ailleurs qu'entre ces murs. J'y passe facilement près de quatre heures de marche ininterrompue à accélération constante sur la fin pour m'assurer de pouvoir atteindre la sortie avant 20h au lieu de réaliser, à regrets, que cette même sortie est encore à trente minutes en petites foulées. Plein les pattes, fatigué de baptiser en beauté mes apipas, je reprends le bus dans l'autre sens, cette fois en m'asseyant (Trop dur asseyant!! J'ai bon?).
De retour à la maison, Dara est toujours là. Le dîner est une formalité vite expédiée. La soirée est calme voire studieuse. Demain, un nouveau plat de résistance est inscrit au programme : La Cité Interdite, plus si interdite présentement.
Cette fois, je m'autodiscipline. A midi je me réveille, mais à 13h30 je pars!! Révolution!! Dara reste une nouvelle fois à domicile pour potasser et pour éventuellement chercher un travail à Pékin. Il y a de l'installation plus que temporaire dans l'air. Je trouve facilement mon chemin, il est identique à celui emprunté deux jours plus tôt pour voir sa voisine Tiananmen à l'exception qu'aujourd'hui, je reste sur le même trottoir, côté Mao. Car la photo de Mao est en quelque sorte la gardienne de la Cité Interdite qui s'étale juste derrière. Devant le portrait, des douzaines de chinois se prennent en photos, des demies douzaines (mot composé au pluriel, arghhh!!) posent avec moi. A chaque fois, il me remercient en levant le pouce, pour un peu... Euh non, moins qu'un peu, on se croirait au Brésil!
Puis j'entre, difficilement car il faut trouver la bonne file d'attente, mais j'entre, entouré de nuées de parapluies en cette après-midi caniculaire. Ils ne sont toujours pas nombreux au soleil par rapport à la masse mais quand ils y sont, ils sortent casqués. L'entrée donne la mesure et établit une nouvelle référence en termes d'échelle. Le couloir d'entrée qui doit culminé à 8 mètres ne doit mesurer qu'un dixième de la structure entière. A l'intérieur, je m'attends à de la grande largeur, du beau volume, en un mot, du chinois!
En effet, saperlipopette, les empereurs chinois, ils n'ont pas dû souvent déménager avec tout ce qu'ils avaient ici! Des cours comme DES terrains de football, du marbre comme au Taj Mahal (NDLR : disponible en ligne et en article dans environ huit ans), du vertige comme au Grand Canyon (NDLR : disponibilité en ligne et en article in a galaxy far far away), ils avaient de quoi faire, même à vélo!! La Cité Interdite est un chef d'oeuvre de conservation et de restauration; construite à partir du XVème siècle, j'imagine que depuis, si elle a un potager, elle y cultive les superlatifs!! Les trois heures que j'y passent n'auront pas suffit à tout voir même de loin, à l'exception des groupes de visiteurs locaux qui se font guider au drapeau et au mégaphone. Qu'ils soient des groupes de dix ou de trente, dans la quasi-exclusivité des cas, le guide porte à sa bouche un petit micro relié à un haut parleur, lachant au vent comme à quiquonque dans un rayon d'un kilomètre le flot de ses descriptions dans la langue de Lu, et pas les biscuits. Le pas moins vif qu'en entrant, je salue l'auguste demeure impériale et me mets en route vers mon rendez-vous de début de soirée avec Dara qui est encore à plus d'une heure de là mais également pas exactement la porte à côté. La boussole dans la poche, je mets le cap au nord. J'ai alors face à moi le parc Jingshan au milieu duquel se dresse une coline depuis laquelle la vue du ciel sur la Cité Interdite révèle la pleine mesure de la bête.
Je poursuis et passe la Tour aux Tambours, fermée pour cause d'arrivée tardive. Qu'à cela ne tienne, je peux me refaire sur la Tour de la Cloche dont le sommet, atteint à l'issue d'une batterie de marches, renferme une cloche impressionante. Je reste jusqu'à ce que les gardiens me jètent dehors. Il doit y avoir une vie après la cloche, pour moi aussi, l'heure du rendez-vous approche.
Nous devons nous retrouver à la station de métro toute proche. J'y suis à l'heure pile, personne en face. Trente minutes plus tard, rien. Une heure plus tard, toujours rien. Qu'est ce qui ne va pas? Je pourrais aussi bien rentrer me mettre à l'aise à l'appartement mais je sens bien que si je bouge, Dara risque à son tour de faire chou blanc s'il se pointe. Je patiente. Pour une fois, un téléphone portable ne serait pas de trop. Enfin, après une heure et quart de lamentation, le messie arrive et pointe l'incompréhension flagrante dans laquelle nous berçons. Pendant que j'attendais à un endroit, Dara attendais à un autre, heureusement qu'un affreux doute l'a démangé sinon j'attendrais encore...
La nuit tombe sur Pékin et sonne l'heure du weekend. En ce vendredi soir, Dara m'emmène sur les bords des quelques lacs qui s'enfilent les uns derrières les autres en plein centre-ville et autour desquels les bars et restaurants se succèdent avec leurs cortèges d'happy hour. C'est enfin l'occasion de se poser et de déguster quelques cocktails bien mérités du haut d'une terrasse qui domine la rue qui se remplit à mesure que l'heure passe. Vers 22h, quand on choisit de repartir, l'effet fourmilière est à son apogée, même les mobylettes peinent à se frayer un chemin. Que ce soit sur l'eau des lacs où on peut louer des barques ou sur la chaussée, les agoraphobes ne sont pas à la fête!
En route vers le métro pour une nuit réparatrice bienvenue, on s'offre une petite glace autant pour contrer la chaleur qui tarde à s'évaporer dans l'obscurité que pour fêter cette nouvelle journée bien remplie. Demain samedi, Dara n'a pas cours, c'est relache pour tous les deux.
Je me garde de vous révêler l'heure du réveil. Avec Dara, nos horloges biologiques sonnent à l'unisson. La journée est calme et notre stock de vivres se dilapide.
Au soir venu seulement, on décide de mettre le nez dehors, direction le parc olympique. Pour Dara comme pour moi, c'est une première. Si ma visite a pû au moins servir à quelque chose...
On s'extrait du métro. Devant nous, le Cube d'eau fait varier les couleurs. On a vite fait de vérifier que le comité d'organisation n'a pas fait les choses à moitié et que Paris n'a pas eu cette fois non plus les jeux pour une bonne raison : ici plus qu'ailleurs, si on veut faire de la place, on fait de la place!! J'ignore combien de personnes ont vu leur maison rasée afin de créer le parc mais en termes de superficie, ça approche facilement un petit arrondissement! La piscine contournée, le nid d'oiseau s'offre au regard admirateur. Autant merveille technique qu'architecturale, ce n'est pas par sa taille pourtant énorme qu'il impressionne mais plus par sa conception même. Le béton s'entrelasse harmonieusement, l'éclairage subtil magnifie le tout, sans compter les centaines de locaux qui jouent comme des gamins entre les fontaines qui jaillisent sur le parvis. Une atmosphère de vacances et de détente plane. Entre les skateboards futuristes et les amateurs de cerfs-volant, on divague jusqu'à l'heure du dernier métro.
Quasiment jusqu'au lever du coq on entretient la forme du lendemain en oubliant de dormir. De toutes façons, demain c'est sans contraintes ni rencarts, c'est dimanche. Comme chaque nuit, la seule entorse à mon inactivité est une cigarette que je fume sur le trottoir, l'appartement de Dara étant officiellement non fumeur. Il est 2h30 et il n'y a pas foule. Seulement, au milieu du silence, un vrombissement s'amplifie. Je tourne la tête. Au bout de la rue, j'ai l'impression d'assister à l'avènement de l'anarchie arborée. Ca se rapproche. Il n'y a pas un poil de vent dans le bled mais un par un, les arbres s'agitent comme tourmentés par une tempête aussi soudaine qu'inatendue. Les branches se tordent et les feuilles peinent à s'y accrocher. J'aperçois alors un camion avançant à la limite de l'immobilité. Il se rapproche, j'écarquille les yeux devant le spectacle insolite. Sur le toit, les autorités ont eu le gout douteux de monter un canon à eau comme ceux qu'on utilise pour karcheriser les manifestants indisciplinés. Seulement à cette heure entre chien et loup, point de trouble-fêtes, point de moines tibétains à brimer, juste les arbres à arroser. Pékin est tellement sec qu'il faut faire prendre une douche à la couverture végétale qui borde la route. Ils n'y vont pas par quatre chemins! Folie des grandeurs à haute pression! Ils sont fous ces chinois!! Ne sachant si je dois en rire ou en pleurer, je remonte faire part du spectacle à Dara qui lui ne s'en étonne plus. C'est Pékin après tout...
Comme attendu, Dimanche est d'une rare non violence. La seule chose à laquelle je me contraints c'est de chercher pour la reprise du lundi une excursion sur la Grande Muraille. Ma meilleure chance pour cela, c'est de passer par l'intermédiare d'une GH qui se charge de tout organiser de A à Z en sachant que l'option classique de la visiter à Badaling n'est pas dans mes prérogatives ayant entendu que là-bas, la montagne est couverte de publicités suicidant le paysage, cela n'empêchant pas en plus la foule de s'y donner rendez-vous pour une visite le nez dans le sac-à-dos de la personne qui marche devant. Triste perspective quand les panoramas n'ont pas d'égal...
Parti sans l'ami bilingue, je fais chou blanc. J'ai beau avoir sué des litres et des litres, impossible de trouver muraille à mon pied. Je rentre bredouille, tançant Dara de se joindre à moi le lendemain pour que cette mésaventure ne se reproduise pas jour après jour comme ça risque bien d'arriver s'il n'attrape pas mes bouteilles à la mer.
En attendant, la fin d'après-midi se passe dans l'air généreusement climatisé de l'appartement, ce n'est pas un caprice, c'est un besoin.
Et quand un besoin en appelle un autre, le soleil disparu, il faut se restaurer, en bonne compagnie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec des connaissances de l'ami Dara avec qui nous allons partager un peu de nourriture dans un restaurant plus guindé que d'habitude pour nous qui ne sommes pas difficiles dans le choix habituel du chef cuisinier. Nous n'avons beau être que quatre, on nous attribue une pièce à nous tous seuls au centre de laquelle trone une table ronde n'ayant, en dimensions, rien à envier à celle du Roi Arthur. Pourquoi une table si outrageusement grande? Vous ne comprenez rien? On est en Chine!! Si il n'y a pas à manger pour une armée entière, il n'y a pas à manger du tout. Ne comprenant rien au menu, les autres choisissent. Peu de temps après, les serveurs s'agitent. Un plat, deux, trois, la table est pleine, tour de force sachant qu'un autre est à venir... Maintenant il va falloir vider tout ça à la seule force de nos estomacs, le mien étant déjà rassasié rien qu'à la vue du festin!! Deux baguettes chacun n'y suffiront pas!! Effectivement, les hostilités closes, on pourrait encore nourrir quelques boulimiques... La peau du ventre gonflée au point de ne presque plus voir mes pieds, fourré comme une dinde de Noël, je peine à m'extraire de la position assise. Le retour est lent et poussif au point qu'un taxi ne serait pas pour me déplaire. Un taxi, un!!
Pour une fois, Dara comme moi nous écroulons comme pour ne plus jamais nous relever. La nuit est douce et ballonée.
Le réveil est dur et balloné. Dara part en cours à reculons. Je l'attends profitant du temps qui m'est offert pour prendre un bain qui fait de ce jour un jour de fête tant c'est exceptionel!! (NDLR : Ce n'est pas que je ne me lave pas mais une baignoire?!? Depuis le départ, j'en ai vu moins souvent que je n'ai vu de cafards dans mes GH successives!!) Il rentre comme d'habitude vers 12h30, je suis propre comme un soulier verni, ça durera au moins jusqu'à ce qu'on passe la porte vers l'extérieur et une nouvelle sudation accélérée, impression vite vérifiée. Accompagné du local de l'étape, gloire à lui, je m'évertue à accomplir ce qui a échoué la veille. Cet atout dans ma manche, plus rien pour me séparer du mur plus longtemps. Quelques foulées vaillantes plus tard, j'ai mon rendez-vous vers la truculence faîte construction, le plus grand Tétris de l'histoire, la muraille maintes fois rêvée m'attend le lendemain à l'aube. Pour un peu, j'en aurais déjà des fourmis dans les guiboles!! Plus que quelques heures, Rhââ Lovely!!!
Mon sésame en poche, lancés comme des boomerangs, la route s'inverse jusqu'à la climatisation. L'après-midi n'est qu'expectative. La soirée n'est qu'expectative. Le réveil est branché à 5h, tachons juste de l'entendre.
L'activation des sens est instantanée. Vue, j'ai. Ouïe, toucher, odorat, gout pour l'extraordinaire, j'ai. Debout maintenant!! Ce n'est pas parce que la ville dort encore qu'il faut que j'y retourne. Le rendez-vous immancable est à 6h à quelques stations de métro de Suzhoujie, en route!! Encore une fois, Dara, malgré mes recommandations, m'accompagne. C'est d'autant plus gênant que lui ne va pas sur la Grande Muraille!! Vous avez dit consciencieux?
A notre sortie du métro, juste sur le timing, le minibus est déjà là, n'attendant plus que moi. (sic) A peine le temps de me répandre en remerciements nourris que nous prenons la route. Pris dans des bouchons d'ampleur nationale, nous mettons dans les cinq heures pour rejoindre Jinshanling à 120 kilomètres du centre tentaculaire de Pékin. Il est 11h et le soleil tape comme si on était sur Mercure. J'espère que le litre et demi d'eau que je trimballe saura suffir à compenser les dix kilos que je suis en droit de perdre ici. Sur le parking, les bus ne sont pas légions et nous sommes alors le seul groupe à faire la queue. Voyant cela et riche de l'expérience qui me caractérise déjà, je me fais fort de marcher plus vite que tout le monde pour, ô merci, arriver le premier. Le temps de traverser un parc verdoyant, je suis maintenant seul. Hallucinant!! La muraille se dessine au loin et je suis seul!! Et pas qu'au soleil!!!! A l'ombre aussi, personne. Encore plus qu'attendu, les chinois sont tous à Badaling, les fous!!! Les chinois!!!
Le rempart est maintenant face à moi et aux quelques oiseaux qui bravent eux aussi le thermomètre bouillonnant. Sa simple vue est étourdissante. Ne reculant devant aucunes difficultés, les batisseurs fouettés se sont fait fort de faire courrir leur oeuvre sur les sommets de toutes les crêtes qui se présentaient à eux. Ainsi, pour pouvoir enfin poser le pied sur la muraille, il faut encore s'affranchir de la première gageure, la rejoindre! Au sommet d'une côté à l'inclinaison toute népalaise, elle nargue les alentours. Moi, pas longtemps. Essouflé, j'ai beau boire la moitié de mon eau dès cette première série de marches, j'en viens à bout en un temps record grace à mes nouvelles semelles de vent. Telles les sentinelles d'antan, je foule le mur autrement que des yeux, le spectacle est au delà de toutes mes espérances. A perte de vue, le serpent de pierre avale les kilomètres jusqu'à l'horizon, enjambant le terrain montagneux avec une élégance rare. Et dire que j'ai dix kilomètres de décollement de rétines devant moi!! Car c'est bien beau de pouvoir tenir sur la muraille, Mao n'a-t-il pas dit "qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un vrai homme", c'est encore mieux de pouvoir s'acquitter de dix kilomètres de marche sur le dos même du phénomène! Dix kilomètres pendant lesquels je croise en tout et pour tout un groupe en plus de quelques autres marcheurs disséminés le long du parcours. Seul sur l'infini cordon. L'émerveillomètre crève le plafond. Je te renvois au photo pour t'épargner plus de dithyrambisme!!!!!!!!! Et il y avait la place!!!!!!!!!!!!
A l'issue du parcours, complètement émerveillé, je ne suis pourtant pas encore au bout de mes surprises. La Grande Muraille longe un lac qui donne encore un peu plus de cachet à l'ensemble. De l'autre côté de celui-ci se trouve le point de raliement, encore à quatre kilomètres. Or, pour s'affranchir de ces fameux quatre kilomètres, deux options sont possibles. Il y a soit une marche sympathique qui longe l'étendue d'eau, soit une tyrolienne extraterrestre qui part depuis le niveau de la Muraille, survole le lac jusqu'à sa rive opposée. Que croyez-vous qu'il fisse???????????? WHAOUUUUUU!!!!!!!!! Accrochez vos ceintures, prenez une profonde inspiration, serrez les fesses (mouillage de culotte interdit) et gardez les yeux ouverts!!!! En un clin d'oeil, la distance avec le sol passe de zéro à une centaine de mètres au moment d'entamer le survol du lac. Sensations de vitesses, de vertiges, de gratitude, la cerise sur le gateau est en fait une pastèque sur le gateau!!!!! S'il avait fallu un point d'orgue à cette journée dont on pense qu'elles n'existent que dans les contes de fées, c'en est un plus-que-parfait!!!! A l'arrivée, la sensation d'accomplissement est totale. La difficulté de la marche a beau être passée par là, je ne touche plus le sol, malgré la chaleur, je ne suis qu'un immense frisson et les deux heures à attendre les derniers ne viendront en rien atténuer l'exaltation. Si vous ne savez pas quoi faire de vos weekends, la Grande Muraille, pensez-y, vous n'en reviendrez pas.
Dans le minibus du retour, encore plus qu'à l'aller, les bouchons sont le réceptacle parfait de mes ronflements. Au retour à la maison, je suis déshydrater de fatigue, overdosé de plaisir, Dara accueuille un loque... Qu'à cela ne tienne, la farandole de sushis n'est pas si loin. Dans un dernier effort, j'engloutis tout ce qui passe à portée. Au retour définitif à la maison, je fais part à Dara de mon sentiment d'avoir bouclé la boucle pékinoise, le départ est proche, la prochaine étape choisie, Xi'an et son armée de terre cuite qui auront fort à faire pour me maintenir sur les rails délicieux initiés par Pékin.
Dans un dernier souffle, on se souhaite de faire de beaux rêves.
Au matin du 8 juillet, j'émerge en même temps que mon hôte. Me préparant pour aller acheter un billet de train à la gare, je cherche la clé dont je ne me suis servi depuis plus de 24 heures. Dans mes poches, non. Dans mon petit sac, pas plus de succès. Pris de panique, je retourne mes affaires ainsi que l'appartement. Rien à faire, la clé est introuvable. Quand je vous disait que la confiance règnait... La seule chose qu'il ne fallait pas que je perdes, et bien je l'ai perdu... Bien joué l'artiste... Avec des trucs comme ça, je sens qu'il n'est pas encore venu le moment où vous allez me demander de garder vos enfants pour la soirée!!! Après avoir vérifié absolument partout, je fais part de mon désarroi au maître des clés, ce qui le remplit également d'un affolement de belle facture à tel point qu'il annule ses leçons du jour. Ensuite, on reprocède à la fouille méticuleuse de mes affaires. Toutes les poches sont vidées, les moindres recoins exposés au jour. Rien. Vient encore le tour de l'appartement. Chaque tiroir est ouvert, chaque meuble soulevé, en vain. La tension monte. C'est que c'est la clé habituellement dévolue à sa copine et que pour une raison que j'ai oublié, ça la fout, mais alors, plus que mal. Après deux heures d'excavation, on ne peut que constater les dégats, la clé est perdue pour le meilleur et surtout pour le pire. Dara se lance alors dans les procédures d'usage pendant que je tremble pour mon porte-monnaie, une mésaventure relativement similaire m'étant arrivée à Paris et m'ayant laissée sur la paille au grand bonheur de la guilde des serruriers. Le concierge est prévenu et un technicien est attendu. Un technicien? Et oui, à Pékin, si on perd une clé, même si on a un double, on change la serrure!!!!! C'est la stratégie du pire dans toute sa logique.
Deux heures plus tard, le serrurier se pointe, un mécanisme tout neuf sous le bras. En deux coups de perceuse, le tout est installé. En guise de remerciements, Dara se voit attribuer quatre clés. Je me demande à quoi ça peut bien servir puisque si on en perd une, il faut tout changer!! La facture arrive, étonnament bon marchée, je la règle en modissant les collègues parisiens de prendre près de cent fois le prix demandé ici!!!! La situation est clarifiée, la vie reprend son cours. A nous deux la gare!!!!! Dara, sur mes injonctions, reste cette fois à la maison, c'est pas une gare qui va me faire peur. Erreur.
Pour la rejoindre pas de problèmes, le métro local n'a plus de secrets pour moi. En rejoignant la surface, j'ai le batiment face à moi et tremble. Colossal, à l'image des parcs, des monuments, des murailles. Et contrairement à la veille, le moins qu'on puisse dire c'est que je ne suis pas tout seul. Il est dit qu'à n'importe quel moment de l'année, que ce soit le jour, la nuit, l'équinoxe, le solstice, ils sont toujours au moins dix millions de chinois dans les trains. En cette journée déjà bien mal entamée, j'ai l'impression démente que les fameux dix millions ne sont pas dans les trains mais tous à la gare!!! Valise contre valise, nez contre nuque, c'est un parcours du combattant juste pour atteindre l'intérieur sans même parler des guichets. Des guichets justement, il y en a littéralement à perte de vue et ce n'est pas qu'une façon de parler!! La gare de l'ouest ferait passer la gare de Lyon pour une maquette!! Et comme un bonheur ne vient jamais seul, rien mais alors rien n'est écrit dans l'alphabet de nos ancêtres. Des idéogrammes partout si bien que tout devient une mission spéciale.
D'abord trouver quelqu'un qui parle anglais.
- Excuse me, excuse me?
Personne. Je patiente dans la première queue en face de moi. une heure et quart!!! Une heure et quart pour s'entendre dire : dwvslvnksfzeijpoejaojjjjieahbn uononcvaeipnp!! Comment voulez-vous que j'arrive à quelque chose?? Du doigt quand même, la femme que j'ai en face de moi pointe une direction. Je suis. Là, au milieu de ce bazar inextricable, je tombe, ô miracle, sur un couple de gringos. Eux viennent d'acheter leurs billets et connaissent de ce fait la marche à suivre. Sous la file marquée "aopfpojcp", une personne bredouille l'anglais, là voilà ma clé!! Je re-patiente. Une heure.
- Bonjour monsieur. Un aller simple pour Xi'an s'il vous plait. - Pour quand? - Pour ce soir. - Ahhh... Pour ce soir, je n'ai plus de place couchette, plus de place assise, voulez-vous quand même un billet? - Un billet? - Debout. - Debout? Vous êtes tombés dedans quand vous étiez petits ou vous le faîtes exprès? - Si si, debout. - Allons bon, de toutes façons, le plus tôt le mieux. Et puis, ce n'est qu'un trajet de onze heures alors... (NDLR : ONZE HEURES!!!!! DEBOUT!!!) Je prends!!
Je quitte la gare lessivé par la densité infernale de gens au mètre carré à 17h. Trente minutes plus tard, je suis de retour chez Dara.
A peine de temps de se dire convenablement au revoir que je reprends une ultime fois le métro, cette fois chargé de tous mes bagages, idéal aux heures de pointe. Emporté par la foule, nous ne formons qu'un seul corps, j'échoue à la gare une heure avant le départ. Suis mort et Pékin peu!!!!
Face à l'impression qu'un milliard de chinois plébicitent le récit en mode livre rouge, reprenons notre baton de pélerin pour la Grande Marche qu'on agrémentera volontiers d'un avion, d'un train ou d'un bus de telle sorte que je n'y passe pas dix ans à traîner mes semelles nourries aux ampoules plantaires mais deux mois grand maximum, en direction de l'Inde, ligne droite s'abstenir.
Je partage avec la Norvège un dernier petit déjeuner avant que nos horizons ne s'éloignent en cette matinée ensoleillée. Nos maisons mobiles sur les épaules, tous équipés d'un sandwish baguette, nous nous installons dans un vaste parc à proximité de notre déjà ancienne maison fixe. Un banc idéalement situé entre fontaines et arbres toutes feuilles déployées nous offre un emplacement de choix. La conversation tourne autour de nos récents souvenirs, l'ambiance est guillerette. Tout en machant, je regarde l'immeuble qui dépasse de la canopée. Après cinq jours passés à Honk Kong, celui-ci ne me parait pas très grand. En quittant notre banc, je prends soin de compter les étages. Une vingtaine d'étages. Ridicule. La souillure de plus de 60 mètres pourrait être le troisième plus haut batiment parisien mais ici, c'est un brin d'herbe au milieu des bambous de béton, je ne m'en étonne même plus, il est temps de lever le camp.
Une embrassade plus tard, je partage nos souvenirs tout seul en route vers l'aéroport, à quelques battements de portes de métro de là. Particularité locale, j'enregistre mes bagages à mettre en soute alors que je suis encore à l'équivalent métropolitain de Chatelet-Les halles, bien en centre-ville, s'il en est. Ca a l'air de rien mais c'est quand même bien pratique! Jusqu'à l'avion! L'avion, en effet... Je n'en suis pas fier mais j'ai dans les 2000 kilomètres à avaler dans la journée. J'ai rendez-vous à Pékin, et le tout est de ne pas faire patienter mon hote, Dara.
J'ai partagé avec Dara quelques glorieuses semaines, qui sont devenues des mois, qui sont devenus des années, à astiquer de nos fessards les sièges à roulettes de l'institution bancaire extrème orientale qui me fait en quelque sorte l'honneur d'être sur vos écrans aujourd'hui. On a vécu ensemble la faim, la soif et le manque de sommeil, les alertes incendies, les discours de motivation et les chèques pas à créditer sur nos comptes respectifs. Et Dara est parti, à Pékin. Pour apprendre le chinois. Quelques heures par jour. Il y est désormais chez lui puisqu'il y loue son appartement et qu'il y a ses habitudes depuis de nombreux mois déjà. Il y a également emmené sa générosité puisqu'il m'invite à partager tout ça en sa compagnie, lui mon ami mon guide, lui qui possède quand même pas mal de temps libre ce qui, conjugué à la générosité, l'amène même à venir me chercher à l'aéroport. J'en rougis de honte...
L'avion est à l'heure pour le coucher du soleil, à l'heure pour dresser la table de nos retrouvailles. Je pénètre dans l'aérogare à la recherche du visage familier. Il est là, je n'attaque pas Pékin tout seul, merci l'ami! On file chez lui poser toutes mes affaires en prenant le métro rutilant.
Dans le tunnel, alors que nous sommes dans la rame, des écrans me font tiquer à l'extérieur, sur la paroi qui défile à grande vitesse. Les publicitaires chinois, qui ne savent sans doute pas quoi faire de leur argent ou des écrans plasmas qu'ils aident à fabriquer par millions, ont réinventé le dessin animé dans une configuration futuriste. Les écrans qui affichent chacun une image statique différente font naître une courte histoire vantant les mérites d'une lessive. Ils sont fous ces chinois!!! Habiller un tunnel noir d'écrans plats!!! Non mais quand même!!! J'en ai même pas un à la maison!!! Mais que fait la police???
En rejoignant la surface, ma première mission consiste à me souvenir du nom de la station. Suzhoujie, trop facile, ça ne rime avec rien et n'est pas non plus très bien loti pour enfanter des pirouettes mémotechniques. On arpente ensuite le trottoir jusqu'à son immeuble. Tout est propre, carré si on excepte les p'tits vieux qui jouent à une espèce de jeu de dames à même le trottoir. L'immeuble en lui-même est d'un beau gabarit si on est pas trop blasé de Hong Kong, et jouit de quatre ascenseurs protégés en permanence d'un garde à l'extérieur et d'un concierge qui appèle la boite d'acier à ta place. Classe.
Une fois dans l'appartement climatisé, Dara m'attribue le canapé-lit et me confie un jeu de clés. La confiance règne, à tort. A suivre.
Il est 21h, encore assez tôt pour qu'on puisse aller se restaurer à l'extérieur. Ca tombe bien, ni Dara ni moi ne sommes des fondus du four, de la casserole et de la poële. Marchant dans la rue, on passe le long de quelques salons de coiffure. Dara me met en garde, elle peuvent te couper tes cheveux et ton budjet, les salons de coiffure sont parfois des maisons de passes qui s'assument si j'en juge aux vêtements portés par les coiffeuses qui baillent en taillant... une bavette, le client se fait rare ce soir...
On dîne à la mode locale. C'est copieux et goutu. On discute à tout rompre sauf lorsqu'il faut interpeler les serveurs en hurlant, unique façon de les solliciter.
Retour à l'appartement. Là, on en vient à organiser la semaine que j'espère passer ici. Tranquillement d'abord puis assidument. Dara se révèle être un plannificateur hors-pair. Demain, on fait ça, après demain ça, c'est à peine si on couche tout sur papier! Ca me fait un petit choc en terme de routine, moi qui me projète rarement au delà de deux jours, mais c'est plaisant de savoir où on met les pieds étant donné la palette quasi-infinie de sîtes pouvant être qualifiés d'incontournables. Ca fait également un petit choc à mon gentil organisateur quand je mets les freins sur les réveils quotidiens à 8h du matin pour enchainer les visites dès le lever. Les habitudes sont faîtes pour être bousculer, mais dans la limite du sommeil minimum!! On a beau être en Chine, on est pas à l'usine!! Qui plus est, ça tombe aussi bien pour nous deux car le Dara n'est pas non plus homme à fermer les yeux avant 2h du matin. Qui se ressemble s'assemble, à une exception près, Dara a le plus souvent ses cours de 10h à midi, les réveils à 9h seront rarement partagés.
Le premier exemple intervient dès le lendemain. Quand Dara rentre de cours, je suis encore à compter les moutons. C'est peut-être l'effet 1er juillet, peut-être la chaleur ambiante mais comme je ne mets pas de réveil, impossible de me contraindre à la verticalité avant d'avoir usé mes crédits-sommeil jusqu'à l'os. Mais malgré ça, dès le réveil, le troupe de marine est opérationnel. En milieu d'après-midi, on est lancé comme une balle de révolver, Pékin express!! On est contraint à une ballade rapide, ainsi soit-elle, tachons d'en tirer la moelle, la quintescence!!
On commence par un métro vite envoyé avec mon passe muti-voyages qui nous sort à la station Tiananmen Xi (la place du même nom), le nombril de l'Empire, le centre de la toupie, l'oeil du cyclone, la plus grande place du monde. Sitôt la tête dehors, je cherche le placard à balais. Guidé par un Dara qui n'a pas écumé les sîtes touristiques depuis longtemps, cap est mis jusqu'à ce que, sur notre droite se dévoile l'entrée de la Cité Interdite avec son imposant portrait de Mao, et sur notre gauche, de l'autre côté de l'avenue, cette fameuse Place Tiananmen qui tient autant de la place que de la plaine, au bout de laquelle on aperçoit le mausolée du même Mao. On sent qu'ils sont quelques uns dans le pays pour accoucher d'une vitrine pareille!!
Chose surprenante, il n'y a pas de vélos à l'horizon. Il semblerait que mon image romantique de Pékin traversé à vélo par des millions de pékinois ait vécu. Les transports en commun sont efficaces et les voitures pares-chocs contre pares-chocs (NDLR : Ahhhh, je perds ma grammaire!! Où est passé mon pluriel des noms composés!!), pots d'échappement crachant sur un fond de ciel agréablement bleu d'entre quelques nuages.
Nous en faisons le tour en une peu plus de 30 minutes, comptant autour de nous plus de touristes chinois qu'autre chose. C'est que 1er juillet oblige, les chinois commencent à être en période de congés estivaux et que, quand ils débarquent, c'est autrement que un par un. (NDLR : Ca vaut également pour le reste de mon ère chinoise)
Recherchant un peu d'ombre, on poursuit alors dans la large rue qui part dans le prolongement de la place en franchissant au passage deux anciennes "portes" ouvrant plusieurs passages dans lesquels plusieurs éléphants pourraient tenir côte à côte. Si, si, ils doivent être deux ou trois les gars. La rue en question véhicule une étrange atmosphère. Elle est quasiment vide de monde, complètement vide pour les trois quarts qui baignent au soleil. Comme sur la place Tiananmen, on y compte plus de policiers que de passants, qui sont eux mêmes potentiellement des policiers. Toutes les enseignes ne sont pour l'instant que des boutiques-fantomes, toutes à l'aube d'une ouverture toute proche, comme si Dieu avait construit la route en six jours mais qu'on était encore la veille de l'introduction de l'homme. Demain, pour Dieu c'est samedi, le repos est proche. Nous errons tout le long de la rue, un objectif en tête, parfait pour cette fin de journée, un sîte dont j'ai oublié le nom en français mais qui, en anglais, donne quelque chose comme Temple of Heaven Park (littéralement le Parc du Temple du Paradis). Merci le LP de Chine de mille pages en anglais que je me trimballe depuis 9 mois pour te pondre quelque chose de cohérent maintenant!! Le parc, grand de 267 hectares, est une oasis de verdure et de calme. De grandes allées longues d'un kilomètres nous promènent de temples extraordinairements construits et colorés en autels de marbre massif sur plusieurs étages dont le plus bas mesure dans les vingt mètres de diamètre et deux mètres d'épaisseur. L'ensemble est unique et rend l'expérience presque trop belle pour être vraie. Un peu comme ce qui suit.
Pendant la journée, j'ai fait part à Dara de mon envie de changer de chaussures, d'apporter une paix bien méritée à la paire que je porte partout depuis Paris. Ca n'a l'air de rien mais je n'ai qu'une paire, ça prend donc toute son importance. L'important également, c'est que je parviennes à mettre la main sur le même modèle passe-partout à trois bandes que la paire qui va finir en déchèterie. Dara connait un marché local réputé dans les perles, peut-être ont-ils aussi des godillots?
On rentre, c'est la Chine commerçante dans toute sa splendeur. L'impression d'être dans la maison-mère des boutiques où tout est à un ou deux euros pièce. Toute la daube plastique fabriquée localement est également vendue localement, dans une toute autre échelle encore que tout ce qu'on leur importe. Sacs, jouets, électronique bon marché, souvenirs, tout clignote, fait du bruit. Fatigués de la vie s'abstenir. Dans le bazar, gloire à Passe-Partout, un stand de chaussures. Achalandé avec tellement de bon gout que je peux y trouver mon bonheur. La paire souhaitée me tend les bras, ne reste qu'à m'acquitter de l'addition. Dara m'a prévenu, il me couvre dans la négociation. J'entame le bras de fer, en chinglish :
- Bonjour Madame, elles sont bien belles vos chaussures! - Merci jeune homme, quelle politesse! Soyez béni si vous m'achetez quelque chose. - Et bien justement, j'ai aperçu une paire qui, croyez le bien, m'intéresse au plus haut point! - Vous ne pouvez tomber mieux, elles sont à vendre!!! - Combien en demandez-vous? - 700 yuans. 70 euros. - 700 yuans, vous venez d'un futur lointain ou bien??? Elles sont bien belles tes Adadas, il faut bien le reconnaitre, mais 700 yuans? C'est essayer de faire rentrer l'étoile verte dans le trou rectangulaire jaune, ça ne rentre pas, y'a pas moyen!! - Bon, vous me marquez au fer rouge mais soit, puisque c'est vous, je veux bien descendre à 500.
Intervient dara, le vengeur masqué. Je laisse la place à l'expert.
- Bonjour Madame! J'ai cru comprendre que vous demandez 500 yuans à mon ami pour ces Adadas qui n'en sont même pas! Je vous en donne 50! - 50 yuans??? Vous, on peut dire que vous n'avez pas peur de chasser le moustique à la bombe atomique!! 50? T'as cru que je faisais du mécénat? Pour 300 yuans elles sont à vous, c'est me pendre que de descendre plus bas! - Et pourtant... 50 ou rien. - (ennuyée) Attendez un instant, je vais voir si ma copine a un meilleur prix pour vous qui me causez maintenant un ulcère.
Elle s'éloigne et discute avec sa collègue en retournant la tête de temps en temps comme pour vérifier qu'on est toujours là. Elle revient.
- Je crois qu'on a une bonne nouvelle pour vous! La petite souris est passée et a déposé un prix minuscule sous votre oreiller. 200 yuans.
- Brice, on perd notre temps, tu les veux pour 200? Je suis certain qu'elle peut descendre encore, c'est une mascarade. - Si tu le dis. On se casse? - Dans la seconde!
On tourne les talons en s'excusant de la perte de temps occasionnée à notre interlocutrice. Deux mètres plus tard, un cri dépasse du brouhaha environant.
- 100 yuans!!! Vous me faîtes perdre 20 ans d'espérance de vie mais soit! 100 yuans!
Dara assène le coup de grâce.
- Dois-je m'efforcer de redire ce qui a été maintes fois dit? Dois-je m'échiner à reprendre du début? 50 yuans et pas un jiao de plus!! - (dépitée) Je m'incline, maître, n'en jetez plus!! Prenez vos chaussures, disparaissez dans l'instant, et n'éventez jamais la nouvelle!! Adieu étrangers!!
Mon Graal de plastique et de faux cuir sous le bras, nous obtempérons et disparaissons.
A la sortie, on a beau flirter avec les 21h, on a encore juste assez de temps et de force pour retourner s'étonner de la cérémonie de coucher du drapeau géant qui flotte sur Tiananmen, en face de Mao, pour le coucher de soleil. Tous les touristes qui étaient étirés plus tôt sur toute la surface de la place se sont tous rassemblés au même endroit, repoussés en leur centre par les militaires qui protègent un pré-carré interdit sur lequel, si tu marches, tu ne passes pas par la case "Départ" et vas directement en prison. Ici, on est pas là pour rigoler, sensation confortée en étudiant la synchronisation dans les pas des soldats à mesure qu'ils se mettent en place. Un esprit couillon te dira que c'est jouable, mais non, pas là.
La foule est d'abord clairsemée avant de se densifier. Une demie heure avant le moment fatidique, pour ceux qui sont entre les premiers et dizièmes rangs, l'idée même de s'en extirper est vaine. Dara doit faire le guet au douzième rang. La chaleur, un semblant de fatigue, le nombres de téléphones-appareils-photos brandis me confortent dans l'idée de m'attarder au fond de la classe. Sans doute, dans la minute, je ne fais pas un très bon chinois. A l'heure du drapeau, D'autres uniformes arrivent depuis la Cité Interdite, coupant la circulation quelques minutes, avant d'emporter un butin qu'ils ne re-déploieront que le lendemain à l'aube. Nous, gageons qu'on dorme à ce moment là!
Le crépuscule est ce soir synonyme d'énorme coup de pompe. Dans le métro qui nous ramène, on n'est que soupirs. Dara, qui a compris la leçon, ne m'accompagnera pas demain au Palais d'Eté. C'est que ça promet de faire des bornes d'après ce qu'il a déjà vécu, il s'abstient cette fois-ci.
Mais avant de passer directement au lendemain, finissons avec cet interminable 1er juillet. Il nous reste encore à déjeuner/dîner. Il est 22h ou presque, l'estomac gronde. Dara, en fin connaisseur, s'acquitte de sa mission nourissière avec brio. D'abord, on commence par de la restauration rapide, sushi-style. Un petit train de coupettes pleines de sushis, makis, sashimis passe devant tous les mangeurs. Tant que la faim est là, tu n'as qu'à attendre le plat opportun et tendre le bras pour t'en saisir. A ce petit jeu là, je ramène dans la douzaine de coupettes pécheresses par gourmandise. Rassasiés, nous saluons nos hôtes. Avant de nous en retourner grand schtroumf? Pas encore...
Le restaurant de sushis c'était les petits plats dans les grands. Et les grands plats en l'occurence, c'est qu'au même titre que nos centres commerciaux de Navarre et d'ailleurs, le restaurant n'est que l'un des pièces d'un puzzle qu'on appèlera "Centre Commercial - Carrefour". Un carrefour!! Toute la joie de celui qui n'a pas vu un vrai supermarché depuis longtemps! Là encore, je veux bien qu'on m'y oublie toute la nuit!! Au lieu de cela, on achète de quoi remplir le réfrigirateur et les placarts de Dara, des yahourts aux fruits à la glace au litre, des biscuits à plus de biscuits. On achète mais pas sans avoir fait la queue à la caisse pendant près d'une heure!! Si, si, on voit bien qu'ils sont deux ou trois les gars!!
C'est la dernière ascension de cette étape de plaine. Quelques minutes de marche plus tard, on s'avachit comme de rigueur après une journée qui laisse des quadriceps d'octogénaire, l'occasion de s'assurer que "vraiment on a plus faim" en ouvrant quelques saloperies alimentaires sucrées et croustillantes avec des vrais bouts de noisettes si possible. La journée a laissé des traces, Dara ne regrette pas sa décision de rester à l'appartement après ses cours.
La lumière est éteinte avant 3h, c'est mieux. Dara a pris le temps de m'expliquer comment aller au Palais d'Eté s'il me prend l'envie d'y partir avant son retour de cours.
A midi et quelques, force est de constater que non. Comme la veille, c'est le son de la porte d'entrée qui me rappelle (NDLR : Ahhhh, je me rends compte que je perds mon bécherel!! Ahhh, les verbes en -eler!!!!) à l'existence d'un jour nouveau. J'émerge en dégustant le yahourt avec des palets bretons, merci Carrefour qui ferait un fantastique sponsor!! Dara s'affale à son tour de n'avoir pas assez dormi voire fait même une petite sieste qui ne me met pas exactement le coeur à l'ouvrage!
Vers 15h quand même, j'enclenche la deuxième. Grace aux couchers de soleil estivaux donc tardifs, il n'est pas trop tard. Merci les saisons. Merci le timing. Je sors de chez Dara, lui même les doigts de pieds en éventails, à la recherche de l'arrêt de bus. En un rien de temps, il est trouvé. Le bus arrive peu après. A son bord, je reste debout et regarde Pékin défiler. Mon arrêt, impossible de le rater, c'est le terminus. Victoire!
Mon ticket acheté, je rentre dans le complex. Passés quelques batiments forts intéressants nichés dans une forêt de belle tenue, je réalise vite ce que Dara voulait dire par "c'est grand". Je tombe sur un lac long de près de trois bornes dont plus de 100.000 laboureurs ont creusé et aggrandi les contours au XVIIIème siècle. Je parle français???? 100.000!!!!!!!!!!!!!!!! Cent mille bons hommes!!!!!!!!! Pour creuser un lac exclusif à l'empereur, lequel devait bien avoir une tête grosse comme son lac pour avoir des exigences pareilles!!!!!!!!!! Et il a tout fait selon son bon vouloir. Le lac est serti (certi??? c'errethie???) d'îles ainsi que d'un chemin surélevé se parcourant en franchissant quelques ponts aux lignes douces, le tout facilement visible depuis son palais gigantesque qui domine le tout, à la base d'une colline, elle-même forêt couverte de merveilles architecturales. Pour peu qu'à l'époque ils arrosaient également les arbres à la lance à incendie (sic), ça devait être un endroit parfait pour passer les mois caniculaires de juillet et d'Aout qui m'attendent ailleurs qu'entre ces murs. J'y passe facilement près de quatre heures de marche ininterrompue à accélération constante sur la fin pour m'assurer de pouvoir atteindre la sortie avant 20h au lieu de réaliser, à regrets, que cette même sortie est encore à trente minutes en petites foulées. Plein les pattes, fatigué de baptiser en beauté mes apipas, je reprends le bus dans l'autre sens, cette fois en m'asseyant (Trop dur asseyant!! J'ai bon?).
De retour à la maison, Dara est toujours là. Le dîner est une formalité vite expédiée. La soirée est calme voire studieuse. Demain, un nouveau plat de résistance est inscrit au programme : La Cité Interdite, plus si interdite présentement.
Cette fois, je m'autodiscipline. A midi je me réveille, mais à 13h30 je pars!! Révolution!! Dara reste une nouvelle fois à domicile pour potasser et pour éventuellement chercher un travail à Pékin. Il y a de l'installation plus que temporaire dans l'air. Je trouve facilement mon chemin, il est identique à celui emprunté deux jours plus tôt pour voir sa voisine Tiananmen à l'exception qu'aujourd'hui, je reste sur le même trottoir, côté Mao. Car la photo de Mao est en quelque sorte la gardienne de la Cité Interdite qui s'étale juste derrière. Devant le portrait, des douzaines de chinois se prennent en photos, des demies douzaines (mot composé au pluriel, arghhh!!) posent avec moi. A chaque fois, il me remercient en levant le pouce, pour un peu... Euh non, moins qu'un peu, on se croirait au Brésil!
Puis j'entre, difficilement car il faut trouver la bonne file d'attente, mais j'entre, entouré de nuées de parapluies en cette après-midi caniculaire. Ils ne sont toujours pas nombreux au soleil par rapport à la masse mais quand ils y sont, ils sortent casqués. L'entrée donne la mesure et établit une nouvelle référence en termes d'échelle. Le couloir d'entrée qui doit culminé à 8 mètres ne doit mesurer qu'un dixième de la structure entière. A l'intérieur, je m'attends à de la grande largeur, du beau volume, en un mot, du chinois!
En effet, saperlipopette, les empereurs chinois, ils n'ont pas dû souvent déménager avec tout ce qu'ils avaient ici! Des cours comme DES terrains de football, du marbre comme au Taj Mahal (NDLR : disponible en ligne et en article dans environ huit ans), du vertige comme au Grand Canyon (NDLR : disponibilité en ligne et en article in a galaxy far far away), ils avaient de quoi faire, même à vélo!! La Cité Interdite est un chef d'oeuvre de conservation et de restauration; construite à partir du XVème siècle, j'imagine que depuis, si elle a un potager, elle y cultive les superlatifs!! Les trois heures que j'y passent n'auront pas suffit à tout voir même de loin, à l'exception des groupes de visiteurs locaux qui se font guider au drapeau et au mégaphone. Qu'ils soient des groupes de dix ou de trente, dans la quasi-exclusivité des cas, le guide porte à sa bouche un petit micro relié à un haut parleur, lachant au vent comme à quiquonque dans un rayon d'un kilomètre le flot de ses descriptions dans la langue de Lu, et pas les biscuits. Le pas moins vif qu'en entrant, je salue l'auguste demeure impériale et me mets en route vers mon rendez-vous de début de soirée avec Dara qui est encore à plus d'une heure de là mais également pas exactement la porte à côté. La boussole dans la poche, je mets le cap au nord. J'ai alors face à moi le parc Jingshan au milieu duquel se dresse une coline depuis laquelle la vue du ciel sur la Cité Interdite révèle la pleine mesure de la bête.
Je poursuis et passe la Tour aux Tambours, fermée pour cause d'arrivée tardive. Qu'à cela ne tienne, je peux me refaire sur la Tour de la Cloche dont le sommet, atteint à l'issue d'une batterie de marches, renferme une cloche impressionante. Je reste jusqu'à ce que les gardiens me jètent dehors. Il doit y avoir une vie après la cloche, pour moi aussi, l'heure du rendez-vous approche.
Nous devons nous retrouver à la station de métro toute proche. J'y suis à l'heure pile, personne en face. Trente minutes plus tard, rien. Une heure plus tard, toujours rien. Qu'est ce qui ne va pas? Je pourrais aussi bien rentrer me mettre à l'aise à l'appartement mais je sens bien que si je bouge, Dara risque à son tour de faire chou blanc s'il se pointe. Je patiente. Pour une fois, un téléphone portable ne serait pas de trop. Enfin, après une heure et quart de lamentation, le messie arrive et pointe l'incompréhension flagrante dans laquelle nous berçons. Pendant que j'attendais à un endroit, Dara attendais à un autre, heureusement qu'un affreux doute l'a démangé sinon j'attendrais encore...
La nuit tombe sur Pékin et sonne l'heure du weekend. En ce vendredi soir, Dara m'emmène sur les bords des quelques lacs qui s'enfilent les uns derrières les autres en plein centre-ville et autour desquels les bars et restaurants se succèdent avec leurs cortèges d'happy hour. C'est enfin l'occasion de se poser et de déguster quelques cocktails bien mérités du haut d'une terrasse qui domine la rue qui se remplit à mesure que l'heure passe. Vers 22h, quand on choisit de repartir, l'effet fourmilière est à son apogée, même les mobylettes peinent à se frayer un chemin. Que ce soit sur l'eau des lacs où on peut louer des barques ou sur la chaussée, les agoraphobes ne sont pas à la fête!
En route vers le métro pour une nuit réparatrice bienvenue, on s'offre une petite glace autant pour contrer la chaleur qui tarde à s'évaporer dans l'obscurité que pour fêter cette nouvelle journée bien remplie. Demain samedi, Dara n'a pas cours, c'est relache pour tous les deux.
Je me garde de vous révêler l'heure du réveil. Avec Dara, nos horloges biologiques sonnent à l'unisson. La journée est calme et notre stock de vivres se dilapide.
Au soir venu seulement, on décide de mettre le nez dehors, direction le parc olympique. Pour Dara comme pour moi, c'est une première. Si ma visite a pû au moins servir à quelque chose...
On s'extrait du métro. Devant nous, le Cube d'eau fait varier les couleurs. On a vite fait de vérifier que le comité d'organisation n'a pas fait les choses à moitié et que Paris n'a pas eu cette fois non plus les jeux pour une bonne raison : ici plus qu'ailleurs, si on veut faire de la place, on fait de la place!! J'ignore combien de personnes ont vu leur maison rasée afin de créer le parc mais en termes de superficie, ça approche facilement un petit arrondissement! La piscine contournée, le nid d'oiseau s'offre au regard admirateur. Autant merveille technique qu'architecturale, ce n'est pas par sa taille pourtant énorme qu'il impressionne mais plus par sa conception même. Le béton s'entrelasse harmonieusement, l'éclairage subtil magnifie le tout, sans compter les centaines de locaux qui jouent comme des gamins entre les fontaines qui jaillisent sur le parvis. Une atmosphère de vacances et de détente plane. Entre les skateboards futuristes et les amateurs de cerfs-volant, on divague jusqu'à l'heure du dernier métro.
Quasiment jusqu'au lever du coq on entretient la forme du lendemain en oubliant de dormir. De toutes façons, demain c'est sans contraintes ni rencarts, c'est dimanche. Comme chaque nuit, la seule entorse à mon inactivité est une cigarette que je fume sur le trottoir, l'appartement de Dara étant officiellement non fumeur. Il est 2h30 et il n'y a pas foule. Seulement, au milieu du silence, un vrombissement s'amplifie. Je tourne la tête. Au bout de la rue, j'ai l'impression d'assister à l'avènement de l'anarchie arborée. Ca se rapproche. Il n'y a pas un poil de vent dans le bled mais un par un, les arbres s'agitent comme tourmentés par une tempête aussi soudaine qu'inatendue. Les branches se tordent et les feuilles peinent à s'y accrocher. J'aperçois alors un camion avançant à la limite de l'immobilité. Il se rapproche, j'écarquille les yeux devant le spectacle insolite. Sur le toit, les autorités ont eu le gout douteux de monter un canon à eau comme ceux qu'on utilise pour karcheriser les manifestants indisciplinés. Seulement à cette heure entre chien et loup, point de trouble-fêtes, point de moines tibétains à brimer, juste les arbres à arroser. Pékin est tellement sec qu'il faut faire prendre une douche à la couverture végétale qui borde la route. Ils n'y vont pas par quatre chemins! Folie des grandeurs à haute pression! Ils sont fous ces chinois!! Ne sachant si je dois en rire ou en pleurer, je remonte faire part du spectacle à Dara qui lui ne s'en étonne plus. C'est Pékin après tout...
Comme attendu, Dimanche est d'une rare non violence. La seule chose à laquelle je me contraints c'est de chercher pour la reprise du lundi une excursion sur la Grande Muraille. Ma meilleure chance pour cela, c'est de passer par l'intermédiare d'une GH qui se charge de tout organiser de A à Z en sachant que l'option classique de la visiter à Badaling n'est pas dans mes prérogatives ayant entendu que là-bas, la montagne est couverte de publicités suicidant le paysage, cela n'empêchant pas en plus la foule de s'y donner rendez-vous pour une visite le nez dans le sac-à-dos de la personne qui marche devant. Triste perspective quand les panoramas n'ont pas d'égal...
Parti sans l'ami bilingue, je fais chou blanc. J'ai beau avoir sué des litres et des litres, impossible de trouver muraille à mon pied. Je rentre bredouille, tançant Dara de se joindre à moi le lendemain pour que cette mésaventure ne se reproduise pas jour après jour comme ça risque bien d'arriver s'il n'attrape pas mes bouteilles à la mer.
En attendant, la fin d'après-midi se passe dans l'air généreusement climatisé de l'appartement, ce n'est pas un caprice, c'est un besoin.
Et quand un besoin en appelle un autre, le soleil disparu, il faut se restaurer, en bonne compagnie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec des connaissances de l'ami Dara avec qui nous allons partager un peu de nourriture dans un restaurant plus guindé que d'habitude pour nous qui ne sommes pas difficiles dans le choix habituel du chef cuisinier. Nous n'avons beau être que quatre, on nous attribue une pièce à nous tous seuls au centre de laquelle trone une table ronde n'ayant, en dimensions, rien à envier à celle du Roi Arthur. Pourquoi une table si outrageusement grande? Vous ne comprenez rien? On est en Chine!! Si il n'y a pas à manger pour une armée entière, il n'y a pas à manger du tout. Ne comprenant rien au menu, les autres choisissent. Peu de temps après, les serveurs s'agitent. Un plat, deux, trois, la table est pleine, tour de force sachant qu'un autre est à venir... Maintenant il va falloir vider tout ça à la seule force de nos estomacs, le mien étant déjà rassasié rien qu'à la vue du festin!! Deux baguettes chacun n'y suffiront pas!! Effectivement, les hostilités closes, on pourrait encore nourrir quelques boulimiques... La peau du ventre gonflée au point de ne presque plus voir mes pieds, fourré comme une dinde de Noël, je peine à m'extraire de la position assise. Le retour est lent et poussif au point qu'un taxi ne serait pas pour me déplaire. Un taxi, un!!
Pour une fois, Dara comme moi nous écroulons comme pour ne plus jamais nous relever. La nuit est douce et ballonée.
Le réveil est dur et balloné. Dara part en cours à reculons. Je l'attends profitant du temps qui m'est offert pour prendre un bain qui fait de ce jour un jour de fête tant c'est exceptionel!! (NDLR : Ce n'est pas que je ne me lave pas mais une baignoire?!? Depuis le départ, j'en ai vu moins souvent que je n'ai vu de cafards dans mes GH successives!!) Il rentre comme d'habitude vers 12h30, je suis propre comme un soulier verni, ça durera au moins jusqu'à ce qu'on passe la porte vers l'extérieur et une nouvelle sudation accélérée, impression vite vérifiée. Accompagné du local de l'étape, gloire à lui, je m'évertue à accomplir ce qui a échoué la veille. Cet atout dans ma manche, plus rien pour me séparer du mur plus longtemps. Quelques foulées vaillantes plus tard, j'ai mon rendez-vous vers la truculence faîte construction, le plus grand Tétris de l'histoire, la muraille maintes fois rêvée m'attend le lendemain à l'aube. Pour un peu, j'en aurais déjà des fourmis dans les guiboles!! Plus que quelques heures, Rhââ Lovely!!!
Mon sésame en poche, lancés comme des boomerangs, la route s'inverse jusqu'à la climatisation. L'après-midi n'est qu'expectative. La soirée n'est qu'expectative. Le réveil est branché à 5h, tachons juste de l'entendre.
L'activation des sens est instantanée. Vue, j'ai. Ouïe, toucher, odorat, gout pour l'extraordinaire, j'ai. Debout maintenant!! Ce n'est pas parce que la ville dort encore qu'il faut que j'y retourne. Le rendez-vous immancable est à 6h à quelques stations de métro de Suzhoujie, en route!! Encore une fois, Dara, malgré mes recommandations, m'accompagne. C'est d'autant plus gênant que lui ne va pas sur la Grande Muraille!! Vous avez dit consciencieux?
A notre sortie du métro, juste sur le timing, le minibus est déjà là, n'attendant plus que moi. (sic) A peine le temps de me répandre en remerciements nourris que nous prenons la route. Pris dans des bouchons d'ampleur nationale, nous mettons dans les cinq heures pour rejoindre Jinshanling à 120 kilomètres du centre tentaculaire de Pékin. Il est 11h et le soleil tape comme si on était sur Mercure. J'espère que le litre et demi d'eau que je trimballe saura suffir à compenser les dix kilos que je suis en droit de perdre ici. Sur le parking, les bus ne sont pas légions et nous sommes alors le seul groupe à faire la queue. Voyant cela et riche de l'expérience qui me caractérise déjà, je me fais fort de marcher plus vite que tout le monde pour, ô merci, arriver le premier. Le temps de traverser un parc verdoyant, je suis maintenant seul. Hallucinant!! La muraille se dessine au loin et je suis seul!! Et pas qu'au soleil!!!! A l'ombre aussi, personne. Encore plus qu'attendu, les chinois sont tous à Badaling, les fous!!! Les chinois!!!
Le rempart est maintenant face à moi et aux quelques oiseaux qui bravent eux aussi le thermomètre bouillonnant. Sa simple vue est étourdissante. Ne reculant devant aucunes difficultés, les batisseurs fouettés se sont fait fort de faire courrir leur oeuvre sur les sommets de toutes les crêtes qui se présentaient à eux. Ainsi, pour pouvoir enfin poser le pied sur la muraille, il faut encore s'affranchir de la première gageure, la rejoindre! Au sommet d'une côté à l'inclinaison toute népalaise, elle nargue les alentours. Moi, pas longtemps. Essouflé, j'ai beau boire la moitié de mon eau dès cette première série de marches, j'en viens à bout en un temps record grace à mes nouvelles semelles de vent. Telles les sentinelles d'antan, je foule le mur autrement que des yeux, le spectacle est au delà de toutes mes espérances. A perte de vue, le serpent de pierre avale les kilomètres jusqu'à l'horizon, enjambant le terrain montagneux avec une élégance rare. Et dire que j'ai dix kilomètres de décollement de rétines devant moi!! Car c'est bien beau de pouvoir tenir sur la muraille, Mao n'a-t-il pas dit "qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un vrai homme", c'est encore mieux de pouvoir s'acquitter de dix kilomètres de marche sur le dos même du phénomène! Dix kilomètres pendant lesquels je croise en tout et pour tout un groupe en plus de quelques autres marcheurs disséminés le long du parcours. Seul sur l'infini cordon. L'émerveillomètre crève le plafond. Je te renvois au photo pour t'épargner plus de dithyrambisme!!!!!!!!! Et il y avait la place!!!!!!!!!!!!
A l'issue du parcours, complètement émerveillé, je ne suis pourtant pas encore au bout de mes surprises. La Grande Muraille longe un lac qui donne encore un peu plus de cachet à l'ensemble. De l'autre côté de celui-ci se trouve le point de raliement, encore à quatre kilomètres. Or, pour s'affranchir de ces fameux quatre kilomètres, deux options sont possibles. Il y a soit une marche sympathique qui longe l'étendue d'eau, soit une tyrolienne extraterrestre qui part depuis le niveau de la Muraille, survole le lac jusqu'à sa rive opposée. Que croyez-vous qu'il fisse???????????? WHAOUUUUUU!!!!!!!!! Accrochez vos ceintures, prenez une profonde inspiration, serrez les fesses (mouillage de culotte interdit) et gardez les yeux ouverts!!!! En un clin d'oeil, la distance avec le sol passe de zéro à une centaine de mètres au moment d'entamer le survol du lac. Sensations de vitesses, de vertiges, de gratitude, la cerise sur le gateau est en fait une pastèque sur le gateau!!!!! S'il avait fallu un point d'orgue à cette journée dont on pense qu'elles n'existent que dans les contes de fées, c'en est un plus-que-parfait!!!! A l'arrivée, la sensation d'accomplissement est totale. La difficulté de la marche a beau être passée par là, je ne touche plus le sol, malgré la chaleur, je ne suis qu'un immense frisson et les deux heures à attendre les derniers ne viendront en rien atténuer l'exaltation. Si vous ne savez pas quoi faire de vos weekends, la Grande Muraille, pensez-y, vous n'en reviendrez pas.
Dans le minibus du retour, encore plus qu'à l'aller, les bouchons sont le réceptacle parfait de mes ronflements. Au retour à la maison, je suis déshydrater de fatigue, overdosé de plaisir, Dara accueuille un loque... Qu'à cela ne tienne, la farandole de sushis n'est pas si loin. Dans un dernier effort, j'engloutis tout ce qui passe à portée. Au retour définitif à la maison, je fais part à Dara de mon sentiment d'avoir bouclé la boucle pékinoise, le départ est proche, la prochaine étape choisie, Xi'an et son armée de terre cuite qui auront fort à faire pour me maintenir sur les rails délicieux initiés par Pékin.
Dans un dernier souffle, on se souhaite de faire de beaux rêves.
Au matin du 8 juillet, j'émerge en même temps que mon hôte. Me préparant pour aller acheter un billet de train à la gare, je cherche la clé dont je ne me suis servi depuis plus de 24 heures. Dans mes poches, non. Dans mon petit sac, pas plus de succès. Pris de panique, je retourne mes affaires ainsi que l'appartement. Rien à faire, la clé est introuvable. Quand je vous disait que la confiance règnait... La seule chose qu'il ne fallait pas que je perdes, et bien je l'ai perdu... Bien joué l'artiste... Avec des trucs comme ça, je sens qu'il n'est pas encore venu le moment où vous allez me demander de garder vos enfants pour la soirée!!! Après avoir vérifié absolument partout, je fais part de mon désarroi au maître des clés, ce qui le remplit également d'un affolement de belle facture à tel point qu'il annule ses leçons du jour. Ensuite, on reprocède à la fouille méticuleuse de mes affaires. Toutes les poches sont vidées, les moindres recoins exposés au jour. Rien. Vient encore le tour de l'appartement. Chaque tiroir est ouvert, chaque meuble soulevé, en vain. La tension monte. C'est que c'est la clé habituellement dévolue à sa copine et que pour une raison que j'ai oublié, ça la fout, mais alors, plus que mal. Après deux heures d'excavation, on ne peut que constater les dégats, la clé est perdue pour le meilleur et surtout pour le pire. Dara se lance alors dans les procédures d'usage pendant que je tremble pour mon porte-monnaie, une mésaventure relativement similaire m'étant arrivée à Paris et m'ayant laissée sur la paille au grand bonheur de la guilde des serruriers. Le concierge est prévenu et un technicien est attendu. Un technicien? Et oui, à Pékin, si on perd une clé, même si on a un double, on change la serrure!!!!! C'est la stratégie du pire dans toute sa logique.
Deux heures plus tard, le serrurier se pointe, un mécanisme tout neuf sous le bras. En deux coups de perceuse, le tout est installé. En guise de remerciements, Dara se voit attribuer quatre clés. Je me demande à quoi ça peut bien servir puisque si on en perd une, il faut tout changer!! La facture arrive, étonnament bon marchée, je la règle en modissant les collègues parisiens de prendre près de cent fois le prix demandé ici!!!! La situation est clarifiée, la vie reprend son cours. A nous deux la gare!!!!! Dara, sur mes injonctions, reste cette fois à la maison, c'est pas une gare qui va me faire peur. Erreur.
Pour la rejoindre pas de problèmes, le métro local n'a plus de secrets pour moi. En rejoignant la surface, j'ai le batiment face à moi et tremble. Colossal, à l'image des parcs, des monuments, des murailles. Et contrairement à la veille, le moins qu'on puisse dire c'est que je ne suis pas tout seul. Il est dit qu'à n'importe quel moment de l'année, que ce soit le jour, la nuit, l'équinoxe, le solstice, ils sont toujours au moins dix millions de chinois dans les trains. En cette journée déjà bien mal entamée, j'ai l'impression démente que les fameux dix millions ne sont pas dans les trains mais tous à la gare!!! Valise contre valise, nez contre nuque, c'est un parcours du combattant juste pour atteindre l'intérieur sans même parler des guichets. Des guichets justement, il y en a littéralement à perte de vue et ce n'est pas qu'une façon de parler!! La gare de l'ouest ferait passer la gare de Lyon pour une maquette!! Et comme un bonheur ne vient jamais seul, rien mais alors rien n'est écrit dans l'alphabet de nos ancêtres. Des idéogrammes partout si bien que tout devient une mission spéciale.
D'abord trouver quelqu'un qui parle anglais.
- Excuse me, excuse me?
Personne. Je patiente dans la première queue en face de moi. une heure et quart!!! Une heure et quart pour s'entendre dire : dwvslvnksfzeijpoejaojjjjieahbn uononcvaeipnp!! Comment voulez-vous que j'arrive à quelque chose?? Du doigt quand même, la femme que j'ai en face de moi pointe une direction. Je suis. Là, au milieu de ce bazar inextricable, je tombe, ô miracle, sur un couple de gringos. Eux viennent d'acheter leurs billets et connaissent de ce fait la marche à suivre. Sous la file marquée "aopfpojcp", une personne bredouille l'anglais, là voilà ma clé!! Je re-patiente. Une heure.
- Bonjour monsieur. Un aller simple pour Xi'an s'il vous plait. - Pour quand? - Pour ce soir. - Ahhh... Pour ce soir, je n'ai plus de place couchette, plus de place assise, voulez-vous quand même un billet? - Un billet? - Debout. - Debout? Vous êtes tombés dedans quand vous étiez petits ou vous le faîtes exprès? - Si si, debout. - Allons bon, de toutes façons, le plus tôt le mieux. Et puis, ce n'est qu'un trajet de onze heures alors... (NDLR : ONZE HEURES!!!!! DEBOUT!!!) Je prends!!
Je quitte la gare lessivé par la densité infernale de gens au mètre carré à 17h. Trente minutes plus tard, je suis de retour chez Dara.
A peine de temps de se dire convenablement au revoir que je reprends une ultime fois le métro, cette fois chargé de tous mes bagages, idéal aux heures de pointe. Emporté par la foule, nous ne formons qu'un seul corps, j'échoue à la gare une heure avant le départ. Suis mort et Pékin peu!!!!
Retour de croisière sur le MSC Splendida du 24 au 31 juillet 2010 English translation pending
Bonjour,
Je vais faire un petit compte rendu de notre seconde croisière chez MSC.
Nous sommes partie avec nos 2 filles de 6 ans et 4 Ans
Une superbe croisière avec un superbe bateau .
NICE :
Départ de Nice vers 11h30 de l’aéroport , rendez vous au terminal 2 porte A1.
Arrive 11h30 , on nous dit que ces plus porte A1 mais porte A3 , puis le bus arrive mais pas au bon endroit.
Nous partons enfin mais c’est au premier étage et non au Rez de chaussée.
Départ pour GENES , Environ 2h30 de bus sans arrêt et sans toilette , c’est dur pour les enfants.
L’enregistrement c’est fait très rapidement avec les cartes MSC club mais aussi vite que les autres personnes sans enregistrement express.
Prise de la cabine au pont 11 à l’arrière du bateau cote gauche , très belle cabine .
On pose les affaires et petit tour à la cafétéria pour manger un peu , puis piscine et préparation pour le repas du soir (premier service 19h).
Le restaurant LA REGGIA LOWER , très bon service et un chef de rang très sympathique et très efficace .
Mais a notre grande surprise , les packs eau et soda n’existent plus , on vous propose le pack à 109 € .
Le bateau est partie avec beaucoup de retard vers 21 h (Cause accident de la passerelle ), on le sait que le lendemain pas des personnes mais sans plus.
MARSEILLE :
Il y a des navettes payantes pour le centre ville 12€ , mais on a fait plutôt la découverte du bateau.
Petit déjeuner à la cafétéria , les filles veulent aller au mini club .
L’après midi découverte des Piscines et des différents jacuzzis avec les enfants .
BARCELONE :
Nous avons choisie l’excursion MSC pour la découverte de Gaudi pendant que les enfants sont aux miniclub.
Mais malheureusement pas de visite en français car trop peu de français pour cette excursion , on est partie avec les anglais et les allemands.
Visite du Parc Guell , très jolie avec ces mosaïques et ces couleurs particulière , on aperçoit le bateau au loin (environ 1 h de temps libre) , puis visite de la sagrada familla.
Reste 30 minutes pour faire du shopping , retour au bateau.
Première soirée de gala
TUNIS :
Excursion MSC en couple de la Medina et Sidibou said , les filles préfèrent rester au miniclub.
Visite du Zouk, boutique de tapis , boutique de poterie , achat et beaucoup de marchandage , les prix sont exorbitant.
Les marchand ambulant sont sans cesse sur vous , et n’arrête pas d ‘essayer de vous vendre quelque chose.
Sidi bou said est très jolie , maison blanche et bleu .
MALTE ( LA VALETTE).
On est descendu avec nos filles pour faire le tour de la vielle ville , très jolie et très agréable , très propre.
Belle vue sur le bateau en contre bas et pour faire de belle photo du bateau , après midi sur le bateau.
MESSINE :
On a fait le tour de Messine , on est monté jusqu'à l’église en haut tres beau point de vue sur la ville et sur le port puis retour à la place de l’horloge pour 12h.
Pour voir l’animation de l’horloge .
Vers les 18 heures , passage tres prêt du volcan LE STROMBOLI , un grand moment de voir ce volcan avec ces fumeroles et ces anciennes coulées de lave.
Deuxième soirée de gala et le buffet de minuit (Magnifique avec sculpture de glace , beurre , …)
CHIVITAVECHIA
Connaissant déjà Rome( 4 jours l’année dernière ), on a fait le tour de la ville Bord de mer mais impossible de faire la plage car trop de vent et la mer assez mauvaise.
Petit tour au marché et retour au bateau pour une après midi très calme sur le bateau.
Il y a des navettes bus gratuite pour la ville.
Les spectacles sont assez varié et très jolie la durée est assez courte pas plus d’une heure
Nous avons fait de belle rencontre avec des gens très agréable.
L'animation du miniclub etait moins bien qu'avec l'equipe du MSC MUSICA en 2009 , le programme moins varié , matin toboggan , journée quelque theme NINTENDO WII , le soir spectacle avec le miniclub.
Mais un plus visite du pont de commande , mais mais filles n'ont pas voulue faire la visite du pont du commandant .
Pour conclure , une très belle croisière , le bateau est très beau et la réception est magnifique avec les marches de SWAROSKI et l’ ascenseur panoramique. Pour une seconde croisière chez MSC , moins de surprise , animation identique entre les différent bateau . mais restera un beau souvenir.
Salutations
Je vais faire un petit compte rendu de notre seconde croisière chez MSC.
Nous sommes partie avec nos 2 filles de 6 ans et 4 Ans
Une superbe croisière avec un superbe bateau .
NICE :
Départ de Nice vers 11h30 de l’aéroport , rendez vous au terminal 2 porte A1.
Arrive 11h30 , on nous dit que ces plus porte A1 mais porte A3 , puis le bus arrive mais pas au bon endroit.
Nous partons enfin mais c’est au premier étage et non au Rez de chaussée.
Départ pour GENES , Environ 2h30 de bus sans arrêt et sans toilette , c’est dur pour les enfants.
L’enregistrement c’est fait très rapidement avec les cartes MSC club mais aussi vite que les autres personnes sans enregistrement express.
Prise de la cabine au pont 11 à l’arrière du bateau cote gauche , très belle cabine .
On pose les affaires et petit tour à la cafétéria pour manger un peu , puis piscine et préparation pour le repas du soir (premier service 19h).
Le restaurant LA REGGIA LOWER , très bon service et un chef de rang très sympathique et très efficace .
Mais a notre grande surprise , les packs eau et soda n’existent plus , on vous propose le pack à 109 € .
Le bateau est partie avec beaucoup de retard vers 21 h (Cause accident de la passerelle ), on le sait que le lendemain pas des personnes mais sans plus.
MARSEILLE :
Il y a des navettes payantes pour le centre ville 12€ , mais on a fait plutôt la découverte du bateau.
Petit déjeuner à la cafétéria , les filles veulent aller au mini club .
L’après midi découverte des Piscines et des différents jacuzzis avec les enfants .
BARCELONE :
Nous avons choisie l’excursion MSC pour la découverte de Gaudi pendant que les enfants sont aux miniclub.
Mais malheureusement pas de visite en français car trop peu de français pour cette excursion , on est partie avec les anglais et les allemands.
Visite du Parc Guell , très jolie avec ces mosaïques et ces couleurs particulière , on aperçoit le bateau au loin (environ 1 h de temps libre) , puis visite de la sagrada familla.
Reste 30 minutes pour faire du shopping , retour au bateau.
Première soirée de gala
TUNIS :
Excursion MSC en couple de la Medina et Sidibou said , les filles préfèrent rester au miniclub.
Visite du Zouk, boutique de tapis , boutique de poterie , achat et beaucoup de marchandage , les prix sont exorbitant.
Les marchand ambulant sont sans cesse sur vous , et n’arrête pas d ‘essayer de vous vendre quelque chose.
Sidi bou said est très jolie , maison blanche et bleu .
MALTE ( LA VALETTE).
On est descendu avec nos filles pour faire le tour de la vielle ville , très jolie et très agréable , très propre.
Belle vue sur le bateau en contre bas et pour faire de belle photo du bateau , après midi sur le bateau.
MESSINE :
On a fait le tour de Messine , on est monté jusqu'à l’église en haut tres beau point de vue sur la ville et sur le port puis retour à la place de l’horloge pour 12h.
Pour voir l’animation de l’horloge .
Vers les 18 heures , passage tres prêt du volcan LE STROMBOLI , un grand moment de voir ce volcan avec ces fumeroles et ces anciennes coulées de lave.
Deuxième soirée de gala et le buffet de minuit (Magnifique avec sculpture de glace , beurre , …)
CHIVITAVECHIA
Connaissant déjà Rome( 4 jours l’année dernière ), on a fait le tour de la ville Bord de mer mais impossible de faire la plage car trop de vent et la mer assez mauvaise.
Petit tour au marché et retour au bateau pour une après midi très calme sur le bateau.
Il y a des navettes bus gratuite pour la ville.
Les spectacles sont assez varié et très jolie la durée est assez courte pas plus d’une heure
Nous avons fait de belle rencontre avec des gens très agréable.
L'animation du miniclub etait moins bien qu'avec l'equipe du MSC MUSICA en 2009 , le programme moins varié , matin toboggan , journée quelque theme NINTENDO WII , le soir spectacle avec le miniclub.
Mais un plus visite du pont de commande , mais mais filles n'ont pas voulue faire la visite du pont du commandant .
Pour conclure , une très belle croisière , le bateau est très beau et la réception est magnifique avec les marches de SWAROSKI et l’ ascenseur panoramique. Pour une seconde croisière chez MSC , moins de surprise , animation identique entre les différent bateau . mais restera un beau souvenir.
Salutations
Trajet gare de l'Est - gare Montparnasse en métro? English translation pending
bonjour je dois aller a quimper le 02 aout ; j'arrive a la gare de l'est a 14 h et je dois prendre le tgv a 15 h donc comment faire pour trouver le metro et ou acheter le ticket de metro il y a combien de tps entre 2 stations merci je suis en panic c'est la premiere fois ke je voyage seule ;a monparnasse comment trouver le quai???MERCI
Douaniers zélés à Québec (la ville) English translation pending
J'arrive de France. Quel bonheur que ce vol sur Québec pour quelqu'un qui habite la capitale. Malheureusement, je dois dire que les douaniers à l'aéroport de Québec (la ville) sont d'un zèle vraiment exagéré. Pour dire franchement, ils ont l'air de jeunots (pas plus de 30 ans) qui vivent le complexe de toute puissance de l'uniforme. À croire qu'ils ont été refusé à l'académie de police et qu'en recherche de puissance, ils se sont rabattus sur le travail de douanier.
Ils ont tout pouvoir, bien sûr, ils ont l'uniforme, eux!
Allez, il faut chercher les gros méchants trafiquants qui transporteront une bouteille de vin de trop, ou un saucisson illégal.
Ils font leur travail me direz-vous! Franchement, passer au rayons-X les bagages d'une personne sur deux à l'arrivée, c'est totalement fou!
Quand on sait toute la drogue qui entre à la tonne!
Bref, un conseil aux voyageurs, arrivez sur Montréal si vous avez le malheur d'avoir une bouteille de vin de trop.
Sur Québec, la ville, attendez vous a faire affaire avec des bébés douaniers à qui l'uniforme monte carrément à la tete.
Guadeloupe: choisir l'hôtel Fort Royal à Deshaies ou l'hôtel Fleur d'épée à Gosier? English translation pending
Nous prévoyons de partir en Guadeloupe en février 2011. L'agence de voyage nous propose 2 hôtels : l'hôtel Fort Royal à Deshaies ou l'hôtel Fleur d'épée à Gosier.
Si vous avez fréquenté l'un de ces lieux, pourriez-vous nous donner vos avis. Merci.
Litige avec l'agence Expedia English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais vos conseils pour l'écriture d'une lettre de remboursement auprès d'expedia.
J'ai essayé d'acheter un vol avec ma carte bleu visa sur le site expedia.fr, mais la transaction n'a jamais pu se faire. A chaque validation d'achat, je tombais sur la page m'indiquant que la banque n'autorisait pas la transaction, et me conseillant de la contacter.
Ce que je fis, et à ma grande surprise, la premiere transaction a bien été autorisé au nom de Expedia.fr mais je n'ai jamais reçu de mail de confirmation, ni je n'ai aperçu la page m'indiquant la reussite du paiement et donc par la suite toute les informations concernant ma reservation.
Maintenant je me retrouve dans l'impossibilité d'acheter un autre billet alors que je voulais partir dans une semaine.
J'ai appelé le service de consommateur plusieurs fois, ils ont tenté de retrouvé ma reservation sans succes. Maintenant ils m'ont dit de leur envoyer un courrier au service consommateur avec une copie de l'autorisation de transaction, mais je ne sais pas comment formuler le courrier et si je suis en droit d'attendre plus de leur part.
Pour information, j'ai toujours acheté mes vols avec ma carte bleue sur d'autre site, je n'avais jamais eu ce genre de probleme avant.
Alors apres avoir cherché un peu sur internet sur les associations de consommateur, je n'ai pas vu de probleme equivalent aux miens, c'est pourquoi je fais appelle à vous, merci de votre aide.
J'ai peur que cela mette beaucoup de temps pour le remboursement, pouvez m'aidez à faire le courrier, si je dois aussi joindre un exemplaire à une association de consommateur... Quels demarches dois-je faire?
Merci d'avance, Kevin.
J'aimerais vos conseils pour l'écriture d'une lettre de remboursement auprès d'expedia.
J'ai essayé d'acheter un vol avec ma carte bleu visa sur le site expedia.fr, mais la transaction n'a jamais pu se faire. A chaque validation d'achat, je tombais sur la page m'indiquant que la banque n'autorisait pas la transaction, et me conseillant de la contacter.
Ce que je fis, et à ma grande surprise, la premiere transaction a bien été autorisé au nom de Expedia.fr mais je n'ai jamais reçu de mail de confirmation, ni je n'ai aperçu la page m'indiquant la reussite du paiement et donc par la suite toute les informations concernant ma reservation.
Maintenant je me retrouve dans l'impossibilité d'acheter un autre billet alors que je voulais partir dans une semaine.
J'ai appelé le service de consommateur plusieurs fois, ils ont tenté de retrouvé ma reservation sans succes. Maintenant ils m'ont dit de leur envoyer un courrier au service consommateur avec une copie de l'autorisation de transaction, mais je ne sais pas comment formuler le courrier et si je suis en droit d'attendre plus de leur part.
Pour information, j'ai toujours acheté mes vols avec ma carte bleue sur d'autre site, je n'avais jamais eu ce genre de probleme avant.
Alors apres avoir cherché un peu sur internet sur les associations de consommateur, je n'ai pas vu de probleme equivalent aux miens, c'est pourquoi je fais appelle à vous, merci de votre aide.
J'ai peur que cela mette beaucoup de temps pour le remboursement, pouvez m'aidez à faire le courrier, si je dois aussi joindre un exemplaire à une association de consommateur... Quels demarches dois-je faire?
Merci d'avance, Kevin.
Corse: quinze jours sous la tente avec deux garçons (8 et 10 ans) English translation pending
Bonjour a tous,
une voiture, une tente et c'est parti dans 3 semaines pour 15 jours en Corse avec nos 2 loulous. C'est notre première escapade sur l'ile de bauté et nous ne savons pas trop par ou commencer alors je sollicite ceux qui connaissent pour nous guider un peu et ne pas passer à coté de l'essentiel...
objectif : en prendre plein les yeux. Plages, torrents, balades, villages, traditions🙂 contraintes : arrivée et départ de Bastia periode: 3 au 18 aout hebergement recherché : camping familial calme +- piscine, +- à la ferme ?
on envisage de rayonner autour de 3 camps de base différents. quels sont les endroits les plus appropriés pour ne pas passer notre vie sur les routes et profiter de la diversité de l'ile?
une idée de circuit sur 15 jours adapté aux enfants avec 3 régions cibles ?
a priori pas de resa possible dans les camping pour une tente. tous les campings fonctionnent-ils comme ça ?🤪 si vous avez des idées de trucs a voir absolument , de sites magiques en dehors des sentiers battus, n'hésitez pas nous sommes preneurs ! 😉 Merci de vos réponses
une voiture, une tente et c'est parti dans 3 semaines pour 15 jours en Corse avec nos 2 loulous. C'est notre première escapade sur l'ile de bauté et nous ne savons pas trop par ou commencer alors je sollicite ceux qui connaissent pour nous guider un peu et ne pas passer à coté de l'essentiel...
objectif : en prendre plein les yeux. Plages, torrents, balades, villages, traditions🙂 contraintes : arrivée et départ de Bastia periode: 3 au 18 aout hebergement recherché : camping familial calme +- piscine, +- à la ferme ?
on envisage de rayonner autour de 3 camps de base différents. quels sont les endroits les plus appropriés pour ne pas passer notre vie sur les routes et profiter de la diversité de l'ile?
une idée de circuit sur 15 jours adapté aux enfants avec 3 régions cibles ?
a priori pas de resa possible dans les camping pour une tente. tous les campings fonctionnent-ils comme ça ?🤪 si vous avez des idées de trucs a voir absolument , de sites magiques en dehors des sentiers battus, n'hésitez pas nous sommes preneurs ! 😉 Merci de vos réponses
Cheminer entre Porto Douro et Minho Verde (Portugal) English translation pending
quand la canicule frôle les 37° et que les alizés portugais vous narguent, rien de tel que de prendre un vol low-coast à Andrezieux-Bouthéon(aéroport de Saint Etienne) et d'attérrir deux heures plus tard dans l'estuaire du Douro et la patrie de Magellan...
Bonheur du voyage: Joao, portugais de Clermont-Ferrand et la belle Angeles, routarde espagnole et galicienne, partagent de front les trois sièges de votre Boeing 737...
Joao a quitté le Portugal à 17 ans, il y retourne avec sa maman de 88 ans...
Angeles est responsable du Parque Natural do Monte Aloia à quelques kilomètres de TUY en Galice...sur les bords du Rio Minho...
Elle est bronzée comme un brugnon, sèche comme une sportive de l'extrême, son rire sonore vaut toutes les approches du Minho...
Le Minho est la région la plus septentrionale du Portugal, la plus verte et la plus boisée, celle qui relie le Portugal à la Galice, région de toutes les sources et de tous les ruisseaux...
Par 33° degrés à l'ombre, tous ces détails vaudront leur pesant d'or...
Pour le moment Ulysse, Angeles et Joao refont le monde après la défaite du Portugal face à l'Espagne(0-1) Joao est honteux, surtout devant Angeles l'espagnole, qui, d'ailleurs, ne connaît rien de l'actualité sportive... et tombe des nues...
Ulysse feint d'être passionné par cette affreuse actualité...
Les bras d'Angéles frôlent ceux d'Ulysse dans l'étroitesse de la cabine du 737, et c'est un vrai bonheur... d'atterrir à Porto en partageant son regard et son sourire quand les passagers applaudissent le pilote pour le remercier d'avoir fait son boulot: atterrir à Porto...
Bonheur du voyage: Joao, portugais de Clermont-Ferrand et la belle Angeles, routarde espagnole et galicienne, partagent de front les trois sièges de votre Boeing 737...
Joao a quitté le Portugal à 17 ans, il y retourne avec sa maman de 88 ans...
Angeles est responsable du Parque Natural do Monte Aloia à quelques kilomètres de TUY en Galice...sur les bords du Rio Minho...
Elle est bronzée comme un brugnon, sèche comme une sportive de l'extrême, son rire sonore vaut toutes les approches du Minho...
Le Minho est la région la plus septentrionale du Portugal, la plus verte et la plus boisée, celle qui relie le Portugal à la Galice, région de toutes les sources et de tous les ruisseaux...
Par 33° degrés à l'ombre, tous ces détails vaudront leur pesant d'or...
Pour le moment Ulysse, Angeles et Joao refont le monde après la défaite du Portugal face à l'Espagne(0-1) Joao est honteux, surtout devant Angeles l'espagnole, qui, d'ailleurs, ne connaît rien de l'actualité sportive... et tombe des nues...
Ulysse feint d'être passionné par cette affreuse actualité...
Les bras d'Angéles frôlent ceux d'Ulysse dans l'étroitesse de la cabine du 737, et c'est un vrai bonheur... d'atterrir à Porto en partageant son regard et son sourire quand les passagers applaudissent le pilote pour le remercier d'avoir fait son boulot: atterrir à Porto...
3 semaines à La Réunion - mai 2010 English translation pending
Après quelques carnets de voyage sur l'Ouest Américain, je vous propose cette fois-ci un voyage aux antipodes : l'île de la Réunion.
Notre voyage s'est effectué du 23 mai 2010 au 9 juin 2010, soit à peu près 18 jours sur place et 22h de transport aller retour ! Nous avions peu de temps pour organiser le voyage (1 mois) et probablement que certaines choses auraient pu être faites différemment (par exemple ne louer la voiture qu'après avoir fait le tour des 3 cirques à pied) mais nous n'avons rien regretter, vraiment rien ! Nous avons fait le voyage à deux.
Quelques informations pratiques pour commencer :
Budget : 2 000 euros par personne pour 18 jours.
Réservations : faites à l'avance sur internet ou par téléphone. Nous avons principalement loué des chambres d'hôte, des gîtes et quelques hôtels.
Saison et temps : Nous étions là-bas en pleine saison morte (mai - juin), ce qui veut dire qu'il y avait très peu de touristes :-). Le temps fut dans l'ensemble beau hormis 2 jours où il a plu ce qui nous a empêché de faire le trou de fer et Takamaka.
Quelques appréciations sur les endroits où nous avons logé :
Grand îlet : Chez Liane Bonald (chambre d'hôte) : propre, chambre un peu petite.
Roche Plate : Chez Judex Thomas (gîte) : propre mais sommaire.
Marla : Chez Fanélie César (gîte) : très bien. Propre et spacieux.
Hell Bourg : Le relais des Cimes (Hotel) : très bien (réduction avec le guide du routard en plus !)
Bois Court, Plaine des Cafres : L'Estagnon (gîte) : Super. Notre grand coup de coeur du voyage !
La Plaine des Palmistes : Le Conflore du Piton (chambre d'hôte) : moyen sans plus.
Saint Philippe : le domaine du Vacoa (gîte) : très bien. Super propre, confortable et spacieux. Superbe vue pour le petit dej !
Cilaos : Les Aloes (Hotel) : Propriétaire très sympa. A besoin d’être un peu rafraîchi…
Saint Gilles : Novotel (hotel) : piscine en travaux (merci le marteau piqueur !), décoration un peu vieillotte, mais bien placé, bof bof pour le prix dans l’ensemble…
Et aussi une petite carte du parcours (en bleu les routes empruntées, en rouge les endroits où nous avons marché ou roulé (VTT))

Et enfin une petite recap de ce que nous avons fait avec quelques appréciations :
Cascade Niagara (point de vue) : *** (la cascade la plus large que nous avons vu, bon rapport temps passé/plaisir) Bassin Nicole (petite marche, point de vue) : ** (sympa pour commencer et se remettre de l'avion) D51 à travers la plaine des fougères (route) : * (vue panoramique sur la côte Sainte Suzanne) Cascade du voile de la mariée - Cascade Blanche (point de vue) : *** (à coté de la route vers le cirque de Salazie) Col des Boeufs -> La Nouvelle -> Roche Plate (randonnée) : ***** (cirque de Mafate, très longue randonnée) Roche Plate -> Trois roches -> Marla (randonnée) : ***** (cirque de Mafate) Marla -> Plaine des Tamarins -> Col des Boeufs (randonnée) : ***** (cirque de Mafate) Ilet à Vidot -> Grand Sable - Ilet Trou Blanc -> Ilet à Vidot (randonnée) : **** (cirque de Salazie) Hell Bourg (visite) : ** (visite de la ville et ses maisons créoles) Maison Folio (visite) : **** (jardin et maison créole à Hell Bourg, visite intéressante) Bassin la paix - Bassin la mer (randonnée) : *** (vers Abondance) Cratère Rivals et belvédère du cratère Chateaufort (randonnée) : ***** (magnifiques couleurs des coulées de lave, des cratères et des cheminées) Sentier botanique de Notre dame de la paix (petite randonnée) : ** (point de vue remarquable sur la plaine des remparts, marche sans grand intérêt sinon) Plage d'Etang Salé (plage) : ** (plage de sable noir) Croc Parc (visite) : *** (y aller pendant que les crocodiles mangent !) Temple Tamoul de Saint Pierre (visite) : ** (se déchauser dans l'enclos) Plage de Saint Pierre (plage) : * (on y était pour un coucher de soleil) Piton de la Fournaise- Cratère Dolomieu (randonnée) : ***** (montée sur le principal cratère du piton de la fournaise) Eglise de Saint Anne (visite) : ** (eglise démeusurée mais en travaux de rénovation..) Pont suspendu de la rivière de L'est (visite) : * Eglise Sainte Marie des laves de Piton Sainte Rose (visite) : * Anse des cascades (visite, petite marche) : *** Le grand Brulé (visite, route) : *** (coulées de lave descendant jusqu'à la mer) Puit Arabe et pointe de la table, jardin volcanique (petite randonnée) : *** (vacoas, coulée de lave et falaises de lave) Cap méchant (visite) : ** (falaise de lave) Jardin des parfums et des épices (visite) : ***** (visite d'un jardin botanique) Anse de Vincendo (visite, petite ballade) : *** (souffleurs impressionants) Rivière Langevin : cascade noire et cascade des galets (petite ballade, route) : **** Plage de Grande Anse (plage) : *** (plage sympa mais pas vraiment possible de se baigner) Grand Bassin (randonnée) : **** (assez dure, un petit coté Mafate) Cilaos -> Cascade de Bras Rouge -> Bassin Bleu -> Cilaos (randonnée) : ***** Cilaos -> La Chapelle (randonnée) : ***** Col du Taïbit (randonnée) : ***** La ravine Saint Gilles (petite randonnée) : **** (petite rando dans les canaux, raffraichissant) Plage de Boucan Canot (plage) : **** (snorkeling, détente) Plage de l'hermitage (plage) : ***** (snorkeling, magnifique) Descente du Maïdo en VTT (ballade en VTT) : *** (sympa)
Dimanche 23 Mai 2010 - Arrivée - Cascade Niagara - Bassin Nicole - Grand Ilet
Cela fait maintenant 1 mois que l'idée de découvrir la Réunion nous a traversé l'esprit et ca y est nous y sommes ! Aéroport Roland Garros, il est 9h30 en ce dimanche 23 Mai lorsque nous foulons pour la première fois le sol réunionnais. Nous avons choisi de faire l'aller de nuit afin de profiter d'une journée pleine à notre arrivée. Avouons tout de suite que la nuit fut quand même très courte mais l'excitation de cette première journée nous a vite fait oublier la fatigue du voyage.
Nous partons directement chez le loueur de voiture (europcar) pour récupérer la clio que nous avons réservé. Les bagages dans le coffre et nous empruntons la N2 direction Sainte Suzanne. Nous avons en effet décidé de faire le tour de l'île dans le sens des aiguilles d'une montre en intercalant côte et intérieur de l'île.
Premier arrêt au centre commercial du quartier français à l'entrée de Saint Benoit afin de faire des courses. Nous avons en effet prévu de partir 3 jours dans le cirque de Mafate dès le lendemain et nous achetons de quoi nous ravitailler. Tout se passe bien jusqu'à ce que nous repartions du parking de l'hyper. Enfin repartir n'est pas vraiment le mot exact. En effet, nous nous sommes retrouvés bloqués 45 min dans le parking sans pouvoir bouger. Et subitement tout s'est libéré. Incompréhensible ! Mais les 45 min d'attente nous ont permis de comprendre que la voiture que nous avions n'était pas une clio mais une twingo ! Oui j'avoue nous nous sommes pas très perspicaces... Bref retour à l'aéroport. Je demande des explications, sûr de moi, en disant qu'ils avaient fait une erreur. Je leur montre mon Voucher avec une belle Clio en photo et avec le texte en dessous "Clio ou similaire" et là, la fille de l'agence me dit que mon code de réservation correspond à une Twingo ! Elle a raison, on a loué une Twingo pour le prix d'une clio (j'avais vu des locations de twingo bien moins cher mais je voulais un peu plus de reprise pour les montagnes) ! Grrrr merci ebookers !
Bon, nous sommes en vacances, il fait beau...positivons ! On repart direction Sainte Suzanne afin de rejoindre la cascade Niagara pour picniquer. Après plusieurs tentatives (merci les cannes à sucre qui cachent les panneaux de direction !) nous sommes enfin sur place. La cascade, majestueuse, s'offre à nous. Il nous semble difficile d'imaginer ce que cela donnerait en pleine saison des pluies tellement cette cascade est déjà impressionnante. On exagère peut être mais c'est la première du voyage ;-)

Cascade Niagara
Nous empruntons ensuite la D51 afin d'aller aux bassin Nicole et Boeuf. Le parking est facile à trouver et nous commençons la petite ballade qui mène à Bassin Boeuf. Arrivés près de la cascade, nous voyons que nous ne sommes pas seuls. En effet, une dizaine de jeunes femmes est en train de se faire photographier par 4 photographes. Surement des photos pour vanter les charmes de l'île ! :-) Nous sentons que nous dérangeons un peu alors nous repartons en direction de bassin boeuf que finalement nous ne trouverons pas. C'est le début de l'aventure alors nous ne sommes pas encore au top de notre forme coté orientation...

Bassin Nicole

Bassin Nicole
Nous reprenons la route D51 qui mène rapidement vers les hauts de la plaine des fougères. Nous apercevons sur le bord de la route beaucoup de locaux en train de cueillir de petits fruits rouges. Notre curiosité nous fait demander ce que c'est : des goyaviers ! Nous ne connaissions pas et forcément nous goûtons : un léger goût de fraise :-)
La route finalement est fermée tout en haut et nous ne pouvons faire le tour comme prévu. Nous rebroussons chemin afin de revenir sur la N2.

La plaine des fougères au dessus de Sainte Suzanne
Nous empruntons ensuite la route qui mène au cirque de Salazie. Petit arrêt photo à la cascade blanche et la cascade du voile de la mariée.

Cascade Blanche dans le cirque de Salazie

Cascade du voile de la mariée
Le temps est un peu couvert en cette fin de journée et la nuit commence à tomber (il fait nuit à 18h à cette époque de l'année). Nous finissons par arriver à la chambre d'hôte chez Liliane Bonald que nous avions réservé à Grand Ilet. L'accueil est sympa et la chambre correcte. Nous avions réservé le repas mais la propriétaire nous explique qu'elle a des problèmes physiques et que son docteur lui a interdit de faire des efforts en ce moment. Pas grave, nous allons dîner au snack "Grand Ilet" d'à coté. Le propriétaire est super sympa. Il nous donne des conseils pour notre séjour et en plus le repas est très bon. Nous mangeons en accompagnement un "fruit qui peut aussi être un légume". Il me semble que c'était du chouchou mais je ne suis pas sûr.
Lundi 24 Mais 2010 Cirque de Mafate : Col des Boeufs - La Nouvelle - Roche Pate
Nous partons de la maison d'hôte vers 8h et prenons la route qui mène au parking du col des Bœufs. Nous profitons d’un temps plutôt dégagé pour faire chauffer un peu les appareils photos. Quelques nuages remontent du cirque pour couvrir légèrement les sommets du gros morne, du cimendef et de la roche écrite.

Cirque de Salazie avec le Cimendef (sommet à gauche) et la roche écrite (au fond)

Vue sur le cirque de Mafate depuis la route menant au Col des Boeufs
Nous laissons au parking la voiture puisque nous partons pour 3 jours à l’intérieur du cirque de mafate. Il est en effet vivement conseillé de ne pas laisser la voiture sur le parking d’un début de randonnée pour plusieurs jours à cause des risques de vols. Nous faisons les sacs de rando et c'est parti ! La petite montée de 20 min nous conduit au col. La partie Sud du cirque de mafate s’offre à nous avec devant nous la plaine des tamarins et au fond le rempart de mafate avec à sa gauche le grand Bénare et à sa droite le Maïdo. Nous entamons la descente et remarquons qu’il y a pas mal de monde qui remonte de la plaine des tamarins. Mais oui c’est le lundi de pentecôte ! Les réunionnais ont sûrement du profiter de ce week end allongé pour descendre dans le cirque de mafate. Nous descendons tranquillement sur le sentier qui bientôt fait place à un chemin aménagé avec des madriers en bois.

La plaine des Tamarins avec le Gros Morne au fond

La plaine des Tamarins avec le Grand Bénare au fond
Au cours de la descente, kyra pousse un cri : une énorme araignée posée sur sa toile ! Nous pensons avoir découvert L’araignée de l’île et nous la prenons en photo telle une star sur le tapis rouge des marches du festival de Cannes. Que nenni ! Elle ne fut que la première des milliers de ses congénères que nous avons rencontré durant notre séjour. Il y en a partout et la plupart sont aussi grosses que la paume d’une main ! Bref mieux vaut ne pas avoir la phobie des araignées mais si celles-ci sont inoffensives.

Une Nephila Clavipes, impressionnante mais inoffensive

Ilet La Nouvelle avec le rempart de Mafate au fond

Si quelqu'un peut me donner le nom de cet arbre ? :-)
Nous arrivons à l’îlet de La Nouvelle vers 11h30 pour se restaurer à la boulangerie. Vers 12h30 nous reprenons notre route en direction de Roche Plate. Nous descendons les 700m de dénivelé par un sentier qui décrit d’étroits lacets et franchit de petits cours d’eau jusqu’à la rivière des galets que nous atteignons vers 15H. Heureusement il y a des mains courantes dans les passages escarpés.

Le sentier très escarpé décrit des lacets entre deux cascades

Rivière des galets avant la montée du Bronchard
S’en suivent 3 traversées de la rivière et malheureusement sur la première traversée kyra se coince le pied entre deux rochers et bascule en arrière. Résultat : les fesses dans l’eau et un appareil photo qui se prend pour jacques mayol ! Il est bon pour sécher pendant 3 jours.
Nous entamons la montée du Bronchard vers 15h30. Le sommet du bronchard servait autrefois aux esclaves en fuite pour observer les déplacements des troupes de Bronchard, fameux et triste chasseur d’esclaves qui sévissait dans le cirque de Mafate. La montée est assez raide mais moins que la descente que nous venons d’effectuer. Nous atteignons Roche Plate l’église vers 17h10 et nous commençons à sentir une certaine fatigue (mon genou, mes talons et mes cuisses me font mal…). Nous nous mettons en recherche du gîte de randonnée qui au final est le gîte le plus loin, tout au bout de roche Plate ! Il est 17h45, nous sommes partis il y a donc près de 9h et une bonne douche et un bon repas (choux, rougail saucisse, fruit et rhum) vont nous faire du bien. Nous sommes seuls au gîte qui est très propre et fonctionnel (gîte chez Judex Thomas à ne pas confondre avec le gîte Juliette thomas qui était vraiment sale).
Allez au lit maintenant !

L'îlet de Roche Plate est enfin en vue !
Mardi 25 mai 2010 Cirque de Mafate : Roche Plate - 3 Roches - Marla
Nous prenons notre temps ce matin, en profitant de la terrasse ensoleillée qui offre une très belle vue sur le cirque avec en premier plan le bronchard et plus loin la crête des calumets et le morne fourche. Nous assistons au ballet des hélicoptères qui ravitaillent les îlets du cirque car bien sûr il n'y a pas de routes ici.

Vue depuis le gîte sur piton des calumets

Roche¨Plate et le Bronchard en premier plan, le Morne de fourche et le gros morne en arrière plan

Hélicoptère ravitaillant Roche Plate
Nous partons finalement vers 10h en prenant le GR R2 qui conduit à Marla en passant par 3 roches. Le temps prévu est de 5h mais nous savons qu'à notre rythme il nous en faudra beaucoup plus. La randonnée est une suite de montées et descentes.

Voila notre terrain de jeu pour la journée :-)
Nous longeons en première partie le rempart de Mafate puis nous continuons en surplombant la ravière des galets avant d'arriver à 3 Roches vers 13h30. L'endroit est magnifique. La rivière des galets disparait dans une crevasse dont nous ne voyous pas le fond. Le nom de l'endroit vient des 3 gros blocs qui bordent la rive. Nous en profitons pour nous restaurer tout en contemplant ce magnifique lieu. 14h45, il faut penser à repartir si nous ne voulons pas arriver après la tombée de la nuit.

Trois Roches
La seconde partie du parcours offre un décors assez différent avec un paysage totalement érodé avec des champs d'éboulis traversés par la rivière des galets. Il n'y a plus vraiment de végétation. La dernière montée à travers la brêche qui mène sur le plateau de Marla est dure et fatiguante (comme toute dernière montée d'une randonnée ;-) )
De plus, nous continuons dans notre mauvaise habitude : notre gîte est aussi le dernier de l'îlet (donc c'est aussi le premier quand on vient du col du Taïbit) ! Nous avons réservé au gîte César pour cette nuit. C'est vraiment une bonne adresse. Nous dormons dans un petit bungalow privatif. C'est propre et confortable. Il y a 4 autres personnes qui logent dans le gîte ce soir. L'ambiance est plutôt sympa pendant le repas.
Carry poulet, rougail saucisse, gateau aux bananes et punch (rhum ananas) pour ce soir !

La ravine de la rivière des galets

Gîte César à Marla
Mercredi 26 Mai 2010 Cirque de Mafate - Marla - Col des Boeufs - Cirque de Salazie - Hell Bourg
C'est notre dernier jour dans le cirque de Mafate. Le temps est beau ce matin et nous décollons vers 8h45 en direction de la rivière des galets que nous retraversons. Nous empruntons ensuite la variante du GR R1 qui ramène sur la bifurcation conduisant au col des Boeufs. La montée jusqu'à la plaine des Tamarins est raide mais heureusement s'effectue principalement à l'ombre.
La plaine des Tamarins est un endroit très agéable avec sa forêt d'arbres couchés par les vents et son herbe de savane dense. Le gros morne à droite, le morne fourche devant nous et le grand bénare derrière nous, nous continuons jusqu'au col des boeufs où se situe notre voiture. Dans la dernière montée, nous nous sentons pousser des ailes et c'est la première fois depuis le début du voyage que nous montons allègrement sans sentir la fatigue (merci les 2 journées précédentes d'entraînement intensif !). Le temps la haut (1960m quand même) se gâte un peu, les nuages nous traversent de leur humidité. Nous reprenons la voiture, il est 13h45. Merci Mafate pour ces 3 jours magnifiques !

L'école de Marla

Traversée de la rivière des galets en amont

Dans la montée vers la plaine des Tamarins

Sentier dans la Plaine des Tamarins

Dans la montée finale vers le col des boeufs
Nous arrivons dans l'après midi à Hell Bourg, lieu de villégiature de nos deux prochaines nuits. Nous avons réservé une chambre à l'hotel des cîmes. Bon confort et en plus on a une rédution grâce au guide du routard.
Nous décidons de ne rien faire cette après midi, simplement nous reposer ;-)
Un petit poulet coco et une truite au restaurant de l'hotel et au lit !
Jeudi 27 Mai 2010 Cirque de Salazie : Ilet à vidot - Grand Sable - Ilet Trou blanc - Ilet à Vidot
Nous avons aujourd'hui au programme un parcours varié à travers les forêts de filaos et les arbres à goyaviers.
A 9h nous sommes au parking se trouvant au bout de la piste derrière Ilet à Vidot. Un groupe de canyoning se prépare pour descendre la rivière du mat. Nous franchissons la passerelle traversant la rivière puis nous laissons le piton d'Anchaing sur notre droite.

Passerelle au-dessus de la rivière du Mât
Le temps est magnifique ce matin (comme tous les matins depuis notre arrivée) et il commence à faire un peu chaud. Heureusement, après avoir laissé les dernières habitations, le sentier s'engouffre maintenant dans la forêt de filaos.

Avant de rentrer dans la forêt de filaos, nous profitons d'un magnifique ciel bleu

des champs de ?
La montée est régulière (quand même 650 m de dénivelé positif pour cette ballade) et il y a quelques points de vue sur le cirque avec toujours en premier plan le piton d'Anchaing. Nous atteignons un abri où nous décidons de faire une petite pause à l'ombre des filaos. Quelques tec-tec (petits moineaux locaux) nous tiennent compagnie pendant cette pause.

Un tec-tec nous tenant compagnie pendant notre pause
Nous repartons vers 12h en laissant le chemin menant vers le col de la fourche (entrée du cirque de Mafate lorsque l'on vient de Salazie) tout droit, nous bifurquons à gauche direction ilet trou blanc. Le sentier est indiqué comme fermé, nous continuons...nous verrons bien où cela nous mène.

Le chemin se fait de plus en plus humide, nous entendons les cascades descendre du Gros Morne situé à notre droite. Le chemin continue de monter mais les passages se font de plus en plus glissants. Arrivés en haut, nous avons une vue dégagée sur le cirque de Salazie.

Vue depuis la partie haute du sentier
Nous traversons plusieurs cours d'eau et descendons pendant un moment un cours d'eau où il faut légèrement escalader. C'est assez glissant. Des bambous géants poussent le long du sentier. Nous traversons aussi des champs d'arbres à goyaviers. Il y en a partout dans les arbres et par terre. Des tonnes et des tonnes de goyaviers. Le sentier en devient rouge mais surtout très glissant. Il faut faire attention. Nos amies les araignées sont aussi très présentes ici (j'avoue que d'un certain coté c'est pas mal car kyra avance beaucoup plus vite dans ces moments la car elle ne veut pas se faire dévorer par une nephila ;-) ).
Bambous géants, forêt de grand sable
Nous atteingons la rivière du mat que nous traversons par une echelle de bois posée horizontalement entre deux rochers. Une petite pause s'impose afin de faire refroidir nos pieds. Humm c'est super agréable de se rafraîchir les pieds dans l'eau fraîche de la rivière !
Nous repartons après 20 min. Après une dernière montée, nous voici à trou blanc. Quelques maisonnées et des plantations de bananiers et chouchous. Nous sentons que c'est la fin de la ballade. Nous regardons derrière nous et nous avons du mal à savoir par où nous sommes passés. Il nous semble qu'il n'y a que des pitons entourés de forêts infranchissables ! Un chemin large nous permet de rejoindre le parking de la voiture. Il est 15h.

Depuis le chemin après trou blanc
Nous mangeons un peu et observons les équipes de canyoning terminer leur journée. C'est au final une très bonne ballade.
Un petit verre à l'hotel où nous longeons et nous finissons la journée par la visite à pied de la ville de Hell Bourg.

Cimetière très fleuri de Hell bourg

Hell Bourg
Nous dînons "chez Alice". On a trouvé cela très bon. Bonne adresse.
Vendredi 28 Mai 2010 Maison Folio - Bassin la paix - Bassin la mer
Nous quittons l'hotel pour nous rendre à la visite guidée de la Maison Folio à Hell Bourg. Hormis l'aspect traditionnel parfaitement gardé de la maison, c'est principalement pour le jardin que nous sommes là. Nous commençons la visite vers 9h du matin. Nous sommes un peu plus d'une dizaine de personnes. Les informations données par notre guide sont intéressantes même si personnellement je m'y perds assez vite dans les noms de fleurs (je suis d'ailleurs plus vraiment capable d'en sortir un seul...). Nous passons aussi pas mal de temps dans le hangar qui sert à exposer des objets traditionnels de la vie réunionnaise de l'époque. Seul petit bémol à mon goût : un peu trop de temps passé sur l'explication des différents bois utilisés (question de goût bien sûr ;-) ).
Nous quittons la maison Folio vers 11h et rejoignons la côte Est de l'île.



Repas rapide à Saint Benoît et nous enchaînons avec la route qui monte à Takamaka. Le temps est très couvert aujourd'hui et il nous semble qu'il pleut vers takamaka. Cependant, Takamaka constituant une randonnée phare que nous souhaitons faire nous continuons la route jusqu'au bout...pour voir. Il pleuviotte la haut et nous hésitons longtemps avant de repartir. Mais la raison l'emporte car le chemin est parait il très glissant par temps de pluie et malheureusement takamaka avec un temps pareil ne donnera forcément pas grand chose. C'est dommage !
Notre plan B de la journée s'appelle Bassin la paix et Bassin la mer situés au dessus de Beauvallon et vers Abondance. Nous redescendons donc au niveau de la mer pour prendre le chemin de bassin la paix qui conduit à travers les champs de cannes à sucres à un petit parking au bord de la rivière des roches. Nous nous garons ici. Le bassin la paix se situe un peu en contrebas du parking. Il nous faut traverser le pont enjambant la rivière et continer une dizaine de minutes jusqu'à un escalier menant au bord du bassin la paix. Une magnifique et puissante cascade se déverse dans le bassin. Les falaises entourant le bassin sont formées d'orgues basaltiques. Nous prenons quelques photos du bassin lorsque quelques gouttes se mettent à tomber. Nous avons à peine le temps de nous mettre à l'abris que des trombes d'eau nous tombent dessus. Abrités sous un surplomb rocheux nous attendons patiemment que cela se calme (quand même 20 à 30 min). Cela promet pour le reste de la randonnée car le sol est maintenant vraiment détrempé ! Que faire ? Je regarde sur notre guide qui m'indique qu'il existe une possibilté d'accèder à l'autre bassin en passant par Abondance, ce qui éviterait de remonter la rivière des roches par un chemin devenu vraiment impraticable. Concertation...Ok nous passerons par Abondance et nous reprenons la voiture.

La rivière des roches se frayant un passage à travers les roches volcaniques

Bassin la paix

Orgues basaltiques de bassin la paix

Chute d'eau de bassin la paix
Nous laissons la voiture un peu au milieu de nulle part (en espérant qu'elle ne soit pas visitée pendant notre escapade...) en n'étant pas sûr que cela soit vraiment le départ de la ballade.
2 petits chiens viennent alors à notre rencontre et semblent vouloir nous montrer le chemin, peut être un signe que nous sommes finalement au bon endroit ;-) Ils nous suivront sur pratiquement tout le chemin.
Nous traversons une petite rivière et commençons à patauger un peu sur le chemin boueux et ombragé. Cela semble un peu correspondre à la description du livre (la carte est vraiment trop petite pour avoir une bonne idée du chemin à prendre). Bon j'avoue que là commence un épisode peu glorieux d'orientation. Sûr de mon fait (et de mes capacités d'orientation) je fais fi du temps indiqué pour se rendre sur le lieu qui commence à être largement dépassé. Le fait de marcher sous une voute de jamrosat et de traverser 3 cours d'eau pas vraiement indiqués commence à me faire douter...mais par chance nous arrivons quand même sur le point de vue au dessus de bassin la mer ! Bon je me dis qu'il devait y avoir une erreur dans la description du chemin. Nous repartons en continuant par un autre chemin qui me semble être un raccourci, traversons un cours d'eau puis au moment d'entrer sous une voute de jamrosat, je me dis que cet endroit me dit quelque chose. Il me faut bien 5 min pour comprendre qu'on est en train de tourner en rond ! Ce que je prenais pour le chemin de sortie n'était que le chemin emprunté peu de temps avant et qui en réalité était une partie du chemin reliant bassin la paix à bassin la mer (bref on a bien perdu 30 min dans cette affaire et avons eu l'impression d'être dans la 4e dimension : genre le chemin dont on ne trouve jamais la fin et qui ramene toujours au debut ! :-) )

Bassin la mer depuis le point de vue.
Nous avons un peu de mal à repartir d'Abondance à cause des sens interdits (nous faisons 4 fois le même circuit en voiture ! Vraiment pas notre journée en terme d'orientation !). La nuit commence à tomber et il nous reste pas mal de route à faire puisque nous avons réservé une chambre d'hôte à la plaine des caffres. Nous arrivons à 19h15 après avoir traversé l'île d'Est en Ouest par la RN3. Nous logeons à l'Estagnon pour 3 nuits. C'est notre gros coup de coeur du voyage. La chambre est super bien décorée et très confortable et les propriétaires sont super sympas. Une adresse à recommander !
Samedi 29 Mai 2010 - Piton de la fournaise - Cratère Rivals et belvédère du cratère chateaufort
Nous avons programmé 3 jours pour la visite du volcan afin de profiter de ses décors lunaires et surréalistes. En plus, le temps est souvent très variable la haut. Les 3 jours nous permettront d'arbitrer avec d'autres visites en cas de temps vraiment déplorable. Nous essayon de partir assez tôt ce matin (levé à 6h). La route menant à l'enclos Fouqué est magnifique. La route s'élève au dessus de la plaine de cafres, passe par la plaine des remparts puis plonge dans la 1e caldeira, la Plaine des Sables, et enfin remonte vers le rempart de Bellecombe jusqu'au pas de bellecombe qui est la seule entrée de la 2e caldeira (l'enclos Fouqué).
Vue sur la plaine des Cafres depuis la route montant au volcan (Grand Bénare et Piton des neiges au fond)
Petit arrêt entre temps au cartère Commerson mais le temps n'est vraiment pas terrible ce matin. Il pleut et il y a du vent ! Nous sommes un peu interrogatifs sur le reste de la journée mais parait il que le temps change très vite la-haut. Nous continuons... Nous sommes au départ de la randonnée menant au crater rivals à 9h. Le temps ne s'est pas vraiment amélioré et nous partons avec le K-way et quelques interrogations (mais aussi quelques espoirs !) Nous descendons le pas de bellecombe jusqu'à l'enclos Fouqué. Le petit cratère du Formica Leo nous attend plus bas. D'une vingtaine de mètres, coloré et facilement accessible, le Formica Léo s'érode rapidement sous les pas des touristes (dont nous faisons partis bien sûr).
Le Formica Leo au pied du Pas de Bellecombe se découvre légèrement du brouillard
Le chemin indiqué par des tâches de peinture blanche réflechissante se sépare alors en 3 directions (à gauche le cratère Kapor, tout droit le cratère Dolomieu et à droite le cratère Rivals). Nous prenons donc à droite en suivant bien les marques au sol (impératif en cas de brouillard si on ne veut pas se perdre !). Nous marchons à travers les diférentes coulées (graton ou pahoehoe). Progressivement le temps se découvre et le soleil finit par percer. 45 min plus tard, c'est un grand ciel bleu que nous avons au dessus de nos têtes. Super !
Le ciel en se découvrant fait apparaître des arcs-en-ciel sur les coulées de lave
Coulées de lave le long de la paroi du piton de la fournaise
Nous passons à coté de cheminées dont la couleur rouge nous donne l'impression qu'elles déversent encore de la lave ! Le spectacle est à la hauteur de ce que nous attendions.
Eruption de lave ? non des cheminées aux couleurs rougeâtres
Le rempart de Bellecombe au loin
Cheminée
On dirait vraiment que la lave sort de la cheminée
Après 2h30 de marche nous arrivons enfin au cratère Rivals que nous escaladons pour en faire le tour. Je remonte un peu la pente du piton de la fournaise pour faire une photo d'en haut du cratère rivals et me faire un petit plaisir en descendant la pente formée de scories à toute vitesse ;-)
Cratère Rivals
Nous apercevons alors un petit volcan aux couleurs rougeâtres au loin. Nous decidons donc de continuer afin d'aller voir (c'est un peu le "piège" la bas car on aperçoit toujours quelquechose qui nous donne envie d'y aller !). Arrivé au bout le chemin est fermé. Nous sommes au belvédère du cratère chateau fort mais il n'est pas possible d'aller voir le cratère. Il y a des risques d'effondrement sur la partie Sud du cratère dolomieu. Nous faisons donc demi tour.
Petit cratère aux couleurs chatoyantes
Cratère Chateaufort
Sur le chemin revenant au Parking du Pas de Bellecombe nous faisons un petit détour menant à la chapelle de Rosemont (tumulus de lave) qui sert aujourd'hui de toilettes publiques :-( Nous sommes de retour à 15h15 à la voiture et à 15h30 le brouillard revient ! Bon timing :-)
La chapelle de Rosemont devant le piton de la fournaise
Le Formica Leo enfin découvert
Arc-en-ciel sur la plaine des Sables
Sur la route pour retourner au gîte, mes jambes commencent à me brûler...je viens de choper des gros coups de soleil qui m'empêcheront de mettre autre chose qu'un pantalon pendant 5 jours (ça m'apprendra) !
Terrasse de la chambre d'hôte (située à Bois court)
Dimanche 30 Mai 2010 Maison du volcan - Notre Dame de la paix - Etang Salé - Croc Park - Saint Pierre
La pluie n'a pas arrêté de tomber de toute la nuit...nous sommes optimistes quand même (surtout qu'on a plutôt eu de la chance hier) alors levés à 6h ! Malheureusement le temps la haut est vraiment horrible (des trombes d'eau avec un vent pas possible...). Tout le monde est bloti dans le petit refuge. Personne n'ose partir en randonnée. Nous attendons 20 minutres, le temps de voir que rien ne s'améliore...à regret nous redescendons du volcan. Heureusement que la Réunion ne manque pas d'atouts ! Nous en profitons donc pour nous rendre à la Maison du Volcan. Visite d'1h30 vraiment très intéressante (mais pas trop le petit film 3D). Nous prenons ensuite la direction de Notre Dame de la paix pour faire une petite ballade sur le sentier botanique. Le point de vue sur la rivière des remparts est impressionnant mais le sentier nous semble moyennement intéressant (sauf pour ceux qui s'intéresse aux arbres :-) ).
la plaine des remparts
Sentier botanique de Notre Dame de la Paix
Nous redescendons ensuite sur la côte jusqu'à Etang Salé les bains où nous nous restaurons dans un chinois. Puis nous allons marché sur la plage de sable noir d'Etang Salé. Et puisque nous sommes dans le coin, nous décidons d'aller à Croc parc sachant que les crocodiles sont nourris deux fois pas semaine et que justement c'est à 16h le dimanche. Ca tombe bien ! Nous restons dans le parc jusqu'à 16h30. Il y a beaucoup d'enfants qui regardent les yeux grands ouverts les crocodiles dévorer les carcasses de poulet !
plage de sable noir d'Etang Salé les bains
Il attend 16h...
16h...il se rapproche
Sacrée machoire !
Un caméléon femelle (les mâles sont verts), oui c'est pour quoi ?
Le coq se pare de ses plus belles couleurs !
Nous nous dirigeons ensuite vers Saint Pierre pour aller voir un temple Tamoul qu iattire notre attention. Nous nous dechaussons pour pouvoir rentrer dans l'enceinte sacrée du temple. La décoration et les couleurs sont stupéfiantes.
Temple Tamoul à Saint Pierre
Nous finissons enfin par un coucher de soleil sur la plage de Saint Pierre avant de remonter à la chambre d'hôte. Les propriétaires nous offrent l'apéritif en arrivant. Nous devons malheureusement nous absenter car on a réservé dans une crêperie pour finir la soirée.
Plage de Saint Pierre en fin de journée
lundi 31 Mai 2010 - Piton de la fournaise - Cratère Dolmieu - Plaine des Palmistes
C'est aujourd'hui que nous montons sur le volcan ! Alors ce matin petit dej à 6h (je crois qu'on se lève de plus en plus tôt pendant ces vacances !), heureusement kyra ne se plaint pas ;-) . Le temps est plutôt agréable aujourd'hui et nous sommes la haut, prets à partir à 8h50.
Plaine des Sables au matin
Nous redescendons le pas de bellecombe comme avant hier mais en prenant cette fois tout droit une fois dans l'enclos Fouqué. Nous repassons devant la chapelle de Rosemont et entamons la montée du volcan à travers les champs de lave. Bien sûr il y a pas mal de monde à faire l'ascension puisque c'est une des randonnées les plus populaires de l'île. Nous croisons beaucoup de randonneurs qui redescendent, ils ont du se lever super tôt !
Formica Leo en premier plan et le piton de la fournaise au fond
Quelques nuages passent régulièrement et nous avons toujours peur que cela se couvre d'un coup comme avant hier. La montée est plutôt tranquille avec très peu de passages pentus. Une grande partie de la randonnée consiste à longer le cratère en contrebas avec le rempart de bois blanc sur la gauche et le piton de crac en contrebas. Nous arrivons finalement au bord du cratère où il faut faire attention à ne pas s'approcher trop près de la falaise. Le fond du cratère Dolomieu s'est en effet effondré de 300m lors de la dernière éruption et le bord du cratère est devenu très instable. Il est donc interdit de faire le tour du cratère comme auparavant. Nous profitons d'une magnifique vue sur le grand brulé (côte Sud Est de l'île où se déversent les coulées de lave). Le cratère est impressionant avec des falaises qui tombent à pic et des fumerolles qui fument en contrebas du cratère. On sent le monstre qui dort et capable de se réveiller à n'importe quel moment.
Cratères sur la partie nord du volcan
Vue sur le rempart du Bois Blanc et la plaine des Osmondes
Piton de crac
Cratère Dolomieu
Fumerolles au fond du cratère Dolomieu
Nous restons une vingtaine de minutes la haut et nous reprenons le chemin du retour (le panneau indique "2h30" pour rentrer). Finalement nous mettrons un peu moins de 2h. Petite anecdote pour le retour : Nous rentrons tranquillement avec un beau ciel bleu au dessus de nos têtes. Devant nous un couple dont le mari décide de s'éloigner des marques blanches pour couper à travers l'enclos Fouqué et rejoindre le pas de bellecombe en ligne droite. Mais en l'espace de 5 min, le brouillard revient sur la caldeira, nous ne voyons plus à 10m mais comme nous suivons les marques blanches nous n'avons pas de problème pour retrouver la sortie de la caldeira. Nous apercevons alors à ce moment là la femme qui attend son mari. Nous attendons avec elle une vingtaine de minutes et lui prêtons notre portable pour qu'elle puisse le joindre. Apparemment il a réussi à trouver d'autres marques blanches (le sentier menant au cratère Kapor) et finalement arrivera quelques minutes plus tard. Conclusion : ne jamais s'éloigner des marques blanches !
Partie Nord du volcan
Nous sommes de retour à 14h20. Le brouillard recouvre totalement le volcan maintenant. Nous reprenons la voiture et faisons route vers la Plaine des Palmistes où nous dégustons des pains au chocolat :-) Nous logeons au Conflore du Piton, bien mais sans plus. Mais surtout il pleut des cordes, un vrai déluge ! Nous terminons la journée dans un snack bar de la plaine des palmistes, blottis sous une bâche pour éviter la pluie.
Mardi 1e juin 2010 - Trou de fer (raté) - Grand étang (raté) - Saint Benoît - Piton Sainte Rose - Anse des Cascades - Grand Brûlé - Pointe de la table - Saint Philippe
La pluie n'a cessé de tomber pendant toute la nuit et c'est toujours sous une pluie parfois soutenue que nous partons de la chambre d'hôte en direction du Trou de Fer. Pour tout dire, nous ne sommes pas vraiment confiants pour la journée. Mais mon demi coté breton m'incite à insister et à aller voir si la randonnée au trou de fer est quand même possible. Nous prenons donc la route qui traverse la forêt de Bébour. La route menant au départ de la randonnée du Trou de Fer est assez longue et nous laisse le temps de faire mûrir notre réflexion. Il faut dire aussi que les randonneurs habillés d'une cape de pluie que nous croisons au bord de la route nous font pas vraiment envie. Enfin, pour définitivement enterrer notre motivation initiale, le sentier menant au trou de fer est très boueux en cas de pluie. Pire, il y a un fort risque de ne rien voire du tout du trou de fer avec un temps pareil. Ok c'est décidé, nous mettons une croix sur le trou de fer. C'est la première fois du voyage que nous annulons une partie du programme que l'on s'était fixé (cela ne sera pas la dernière fois !). Nous repartons donc en direction de la N3. Sur le chemin, nous prenons en stop 2 randonneurs de toulouse qui ont annulé leur montée sur le piton des neiges vu le temps excécrable d'aujourd'hui. Le plan B de la journée s'appele Grand Etang. Petit problème, Grand Etang se situe pratiquement dans la même zone que le trou de fer...et donc le temps sur la plaine des palmistes est aussi mauvais que dans la forêt de Bébour :-(. Nous empruntons la route menant à travers les champs de canne à sucre jusqu'à l'étang. Le sentier est très boueux (il fallait s'en douter un peu ;-) ). Nous décidons donc de repartir sans tenter l'aventure. Maintenant direction la côte Est de l'île afin de continuer notre petit tour de l'île. Nous redescendons donc vers Saint Benoît puis Saint Anne pour aller voir l'église démesurée qui a un petit coté facteur cheval. Malheureusement, l'église est en travaux avec des échaffaudages sur sa facade. Dommage ! Nous continuons sur la N2 jusqu'au pont suspendu de la rivière de l'Est. Nous y faisons un petit arrêt et sommes accueillis par le gardien du pont (un petit chien qui semble garder le pont :-) ).

Nous traversons ensuite Sainte Rose puis nous arrêtons à la fameuse église Sainte Marie des Laves de Piton Sainte Rose qui a été épargnée par les laves.

Le temps est assez variable mais il ne pleut pas sur la côte, du moins pour l'instant. Nous prenons un shop suey à emporter que nous allons manger à l'anse des cascades sous de magnifiques palmiers. Quelques pluies intermittentes font leur apparition mais rien de méchant. Nous profitons un peu de l'endroit à voir les vagues s'écraser sur les galets de la plage, les pêcheurs rivaliser d'adresse dans les lancers et les jolies cascades descendre des falaises environnantes. Vraiment un endroit super sympa !
Anse des Cascades
La route passe ensuite au milieu des coulées de lave qui ont dévallé les flancs du piton de la fournaise. La végétation essaie de renaître la où elle peut et il se forme des petits ilôts de forêt épargnés par les coulées. La route ondule sur les coulées récemment formées. Nous faisons un petit arrêt à la coulée de 2007 qui est de loin la plus impressionante avec en haut le cratère par lequel la lave s'est échappée jusqu'à la mer.
Coulées de lave se déversant dans la mer
La route se frayant un chemin au milieu des coulées de lave
Même si le temps n'est pas forcément au beau fixe, nous avons quand même envie de nous dégourdir un peu les jambes. Nous allons donc au puit Arabe afin d'aller à la pointe de la table. Cette région s'est formée suite à la coulée de lave de 1986 (25 hectares quand même !) et a été baptisée jardin volcanique. Nous emportons avec nous les Kways qui vont au final nous servir à nous protéger des embruns venus des vagues s'écrasant sur les falaises de lave. Beau spectacle ! La Ballade apporte vraiment quelque chose : forêt de vacoa aux racines particulières (on dirait une mangrove), falaises de lave, coulée de lave formant une autoroute, cascade de lave, végétation poussant là où elle peut. Nous y passons au total 1h30.
Vacoas, pont de lave
Autoroute de lave !
Tunnel de lave
Falaises de lave soumises aux vagues de l'océan
Finalement, nous arrivons assez tôt au gîte (15h30) qui est situé dans la commune de Saint Philippe. Il n'y a personne. Nous appelons le propriétaire qui nous dit que nous pouvons nous installer dans le petit bungalow situé dans le jardin. Le gîte s'appelle "le domaine du vacoa". L'endroit est super sympa avec une magnifique vue sur la mer. De plus, la chambre est très bien décorée, spacieuse et la salle de bain très agréable. Une excellente adresse !
Nous terminons la journée au restaurant "au pays des délices" à Le Baril, commune située pas très loin de Saint Philippe. Très bon.
Mercredi 2 juin 2010 - Cap méchant - jardin des parfums et des épices - les souffleurs de Vincendo - Cascade noire et cascade des Galets - Grande Anse
Aujourd'hui nous poursuivons notre tour de l'île par le Sud. Nous quittons Saint Pilippe pour nous rendre au Cap Méchant. A notre arrivée, vers 9h30, une trentaine de personnes de l'ONF sont en train de jouer à la pétanque et préparent le barbecue. Plutôt cool la vie ! ;-) Nous restons un peu sur les falaises de lave dominant l'ocean en voyant les vagues s'écraser.
Cap méchant

Puis nous repartons pour nous rendre à la visite guidée du jardin des parfums et des épices. Il est 10h30 et la visite va commencer mais nous ne sommes pas seuls...un groupe de retraités s'est joint et nous sommes plus d'une quarantaine ! Arf c'est pas trop notre truc la foule mais on va devoir faire avec .... On a beaucoup aimé la visite et le guide est super sympa et intéressant. L'appareil photo a bien sûr pas mal chauffé pendant la visite ! Quelques photos...
De la vanille


Des bananes ornemantives
Un ti'jacques

De la vanille, des lanternes

Sur le chemin vers la rivière Langevin nous faisons une halte pour acheter des pizzas que nous allons déguster en bord de mer vers Vincendo. Nous croisons alors un caméleon qui traverse la route juste devant nous ! Nous marchons un peu sur les rochers bordant la côte en admirant les souffleurs projeter des gerbes d'eau dans un bruit impressionnant !
Un caméleon mâle
Nous prenons ensuite la route longeant la rivière Langevin afin d'aller voir la cascade noire et la cascade des galets. La route y menant est agréable mais dangereuse (des pierres tombent de temps en temps comme un peu partout sur l'île mais malheureusement une personne est décédée le lendemain à cause d'une pierre de 20kg tombée sur la voiture...)
Vers la cascade Noire
Cascade des Galets
Nous retournons maintenant sur la côte pour aller à la plage de Grande Anse. Il y a de forts rouleaux et la baignade n'est pas vraiment conseillée. Nous restons un peu allongés pour nous reposer. Il n'y a pas grand monde, c'est plutôt sympa. Des gendarmes se prennent en photo entre eux en prenant des positions de playboy, ils viennent sûrement d'être mutés ici ! ;-) En longeant la plage nous arrivons à un bassin naturel où les gens font un peu de snorkeling. Malheureusement nous n'avons pas avec nous le matériel adéquat et il y a des oursins !! Nous repartons donc et retournons au gîte de l'Estagnon. J'ai en effet malheureusement gardé avec moi les clefs de la chambre... Nous les rapportons donc et en profitons pour demander s'il est possible de passer la nuit ici. C'est ok, cool !
Jeudi 3 juin 2010 - Grand Bassin - Route vers Cilaos
En regardant bien la carte de l'île, nous nous apercevons que nous sommes juste à coté de Grand Bassin ! La Ballade semble sympa alors nous décidons de changer nos plans (Nous avions prévu de faire le piton des neiges mais la descente de 1 700 m de dénivellé fait peur à nos genous !!). Nous sommes au départ de la randonnée à 8h30 (qui était en effet à 10 min de notre gîte). Le temps est couvert aujourd'hui. La descente s'effectue tranquillement en profitant de la vue sur l'îlet de Grand Bassin. La ballade a un petit coté Mafate car Grand Bassin n'est en effet accessible qu'à pied ou par hélicoptère. Arrivés en bas, tout est fermé. Au détour d'un champ nous assistons à un spectacle assez surprenant : un hélicoptère essayant de soulever un autre hélicoptère accidenté ! Après plusieurs essais, ils finiront par réussir. Le but de la randonnée est d'arriver à la cascade du voile de la mariée que l'on aperçoit depuis la haut. Nous profitons du spectacle de l'eau tombant du haut de la cascade dans le bassin en contrebas. C'est assez impressionant. Nous finissons par repartir par le même chemin. Il nous faudra un peu moins de 2 heures pour remonter les 670 m de dénivellé. Ouf !
îlet de Grand Bassin en contre-bas
Cascade du voile de la mariée
Dans Grand Bassin
hélicoptère accidenté
hélitroyage d'hélicoptère !
Au dessus du bassin du voile de la mariée
Une longue route nous attend maintenant pour rejoindre Cilaos avec les fameux 400 virages ! Nous finissons par arriver avant la nuit à l'hotel Les Aloes où nous allons passer 3 nuits.
Vendredi 4 juin 2010 - Cilaos - Cascade de Bras Rouge - Bras Rouge - Basin Bleu - Cilaos
Nous partons aujourd'hui pour une ballade à travers les magnifiques paysages du Cirque de Cilaos avec pour point d'orgue la cascade de Bras Rouge. Il est 8h30 quand nous commençons la randonnée qui part près de la maison de tourisme de Cilaos. La randonnée commence par descendre par le Bras des étangs jusqu'à la cascade de Bras Rouge que nous pouvons admirer d'en haut. Gare à la chute ! Puis la ballade surplombe le Bras Rouge qui creuse un canyon à travers le cirque de Cilaos. Il y a des passages vraiment escarpées sur cette partie. A la traversée de Bras Rouge, nous en profitons pour faire la pause casse-croûte, bien méritée car le parcours est plutôt accidenté ! Il est étonnant de voir la couleur marron des eaux de source qui s'oxydent en apparaissant à la surface. Nous reprenons ensuite la marche par une remontée assez longue (1h30) jusqu'à Bassin Bleu. Nouvelle petite pause. Nous sommes de retour vers 15h à Cilaos. Magnifique ballade que nous avons finalement effectué à un rythme assez élevé :-) Nous terminons la journée par une bonne glace et une boisson fraîche :-)

Cascade de Bras Rouge
Vue sur les remparts derrière Cilaos

Filaos ?
Traversée de Bras Rouge
Eau sulfatée
Samedi 5 juin 2010 - Col du Taïbit
Il fait encore très beau ce matin et après avoir bien réflechi la veille sur la ballade du jour, notre choix s'est porté sur la montée du col du Taïbit. Nous prenons la voiture pour effectuer la courte distance jusqu'au départ du sentier menant au col. Il est 9h05 quand nous commençons la montée qui est assez régulière et n'offre pas de difficulté particulière. Après un tiers du trajet nous sommes arrivés à îlet à Salazes. Nous passons devant le "petit salon de thé" de Salazes qui est tenu par les jeunes de l'îlet et dont le thé permet paraît il de décupler ses forces pour la montée ! ;-) Nous faisons un petit détour vers le point de vue de l'îlet (environ 20 min) sur le cirque et les sommet avoisinants. Nous reprenons la montée jusqu'au col après avoir traversé la plaine des fraises. Sur la droite du col, un petit sentier escarpé d'une quarantaine de mètres permet de profiter d'une magnifique vue sur le cirque de mafate (avec Marla en contrebas) et le cirque de Cilaos. Nous nous remémorons notre périble dans le cirque de Mafate en voyant d'en haut tout le chemin parcouru il y a quelques jours. Quelques randonneurs se joignent à nous et nous faisons notre pause casse croûte en profitant de la vue ! Nous effectuons la descente par le même chemin jusqu'à la voiture pendant que le temps se couvre vraiment. Il est 14h20. Nous decidons alors de continuer cette route du bout du monde qui conduit au dernier îlet du cirque de Cilaos : îlet à cordes. Il y a des champs de lentilles partout et souvent au bord du précipice : l'îlet est comme une île perchée au dessus du vide ! Nous finissons par retourner à Cilaos. Resto pas terrible pour finir la journée...
Cialos dans la montée vers le col du Taïbit
Cilaos depuis le sommet du col
Marla depuis la haut !
Cirque de Mafate depuis le col du Taïbit
ïlet la Nouvelle dans le cirque de Mafate
Cirque de Cilaos depuis le col du Taïbit
Le piton des neiges se découvre
Champs de lentilles au bord du précipice
Champs de lentilles avec Cilaos au fond
Champs de lentilles
Dimanche 6 juin 2010 - La Chapelle - Départ vers Saint Gilles les bains.
C'est aujourd'hui notre dernier jour dans le cirque de Cilaos et nous allons nous offrir un dernier petit plaisir : la chapelle. Cette randonnée qui consiste à emprunter le sentier qui mène de Cilaos à îlet à cordes sur sa moitié avant de bifurquer dans la ravine de bras rouge jusqu'à deux falaises rapprochées qui forment un canyon étroit à l'intérieur duquel coule la rivière. La randonnée n'est pas dure en soi mise à part l'arrivée vers la chapelle qui nécessite de négocier des passages d'escalade pour entrer dans le canyon.
Au fond de la chapelle, on entend le mugissement d'une puissante cascade qui se devine un peu dans la pénombre du lieu. Les rayons du soleil pénètrent en effet dans la cavité mais il subsiste une certaine obscurité. Nous restons un peu pour faire quelques photos mais l'eau glacée commence à nous engourdir un peu, nous ressortons donc. Nous reprenons le sentier dans le sens inverse jusqu'à la voiture. Nous sommes de retour a 15h. Notre sejour a Cilaos se termine et nous redescendons sur la côte à Saint Gilles les Bains pour terminer notre sejour.
Depuis la ravine Henri Dijoux
Dans la ravine de Bras Rouge
L'entrée de la chapelle, cascade de la chapelle
Sortie de la Chapelle

Lundi 7 juin 2010 - La ravine Saint Gilles - Plage de l'Hermitage
Nous commençons notre séjour détente pour nous reposer un peu de toutes les marches effectuées à travres l'île. Nous avons décidé pour ces 4 derniers jours de combiner activités ludiques le matin et plage l'après midi (surtout pour le snorkeling). Pour ce matin, c'est la ravine saint gilles qui nous attend. Il n'y a pas grand monde sur le "parking" le long de la route qui permet de rejoindre les canaux de distribution d'eau. La randonnée légèrement aquatique (il faut de temps en temps marcher dans les canaux) permet de rejoindre une cascade dans sa partie basse et un bassin aux couleurs bleues magnifiques dans sa partie haute. Il faut aussi passer à travers 3 tunnels (lampe obligatoire) car le canal longe ou traverse la paroi. C'est au final une ballade très raffraichissante, tres facile et assez ludique. Au retour, nous croisons pas mal de monde alors l'idéal est d'y aller pas trop tard (mais attention quand même à la luminosité). L'apres midi sera consacrée à la plage de l'hermitage avec une grosse partie snorkeling à travers les coraux.
L'arrivée sur la cascade depuis la partie inférieure du canal
Casacade de la ravine Saint Gilles
Marche le long des canaux à travers la végétation luxuriante
Petit passage escarpé
Tunnel à traverser
Bassin aux couleurs bleues surprenantes !
Du haut de la cascade !
Mardi 8 juin 2010 - Le Maïdo - Plage de Boucan Canot
Départ plus tard que d'habitude ce matin pour rejoindre le sommet du Maïdo en voiture. Il y a quelques travaux sur la route et nous devons attendre un peu dans la montée. Le temps la haut est au beau fixe et la vue est degagée sur le cirque de Mafate. Il est agréable de contempler les chemins pris durant 3 jours dans le cirque. Nous remarquons un petit groupe de vttistes qui s'élancent dans ma descente du Maïdo, ça donne envie... Nous redescendons vers Boucan Canot où nous allons passer l'après midi : snorkeling et détente ! :-) Beau temps très agréable, humm ça a du bon aussi le farniente !
Vue sur le cirque de Mafate depuis le Maïdo
Le sommet du bronchard et Roche Plate depuis le Maïdo
Aire de piquenique dans la montée vers le Maïdo
Mercredi 9 juin 2010 - Descente en VTT du Maïdo - Plage de l'Hermitage
D'une idée naît une envie : ca sera VTT pour ce matin ! Nous montons donc en groupe au sommet du Maïdo. Nous sommes un groupe de 10 mais kyra est la seule fille ! Humm pas très cool pour l'homogénéité du groupe. Nous laissons partir les plus aventureux et faisons tranquillement notre descente. Pour nous c'est plus de la ballade que de la descente sportive mais c'est pas grave. Le plaisir viendra des yeux plutôt que de la vitesse. Il est à noter d'ailleurs qu'un des participants finira dans l'ambulance après une mauvaise chute (luxation de l'épaule a priori). Nous pasons sur des chemins pierreux, parfois glissants dans les virages, à travers les champs et au milieu des champs de canne à sucre. L'accompagnateur fait la descente avec nous deux et c'est l'occasion d'en savoir un peu plus sur la vie à la réunion. Il nous aura fallu quand même près de 2h30 pour effectuer les 2 000 mètres de dénivellé jusqu'à la mer. Nous retournons à la plage de l'hermitage pour l'après midi. Snorkeling et farniente. Tiens ca me rappelle le programme d'hier ! ;-)
Tiens l'occasion de présenter kyra en sportive :-)
Aie !
C'est encore loin la mer ?
Bon la ça descend pas mal !
Jeudi 10 juin 2010 - Dernier jour...
Snif c'est la fin de ce merveilleux voyage :-( Notre avion décolle en fin de journée alors nous sommes un peu limités pour aujourd'hui. Nous passerons donc notre journée sur la plage de Boucan Canot (il y a des douches sur la plage) avec un petit détour à éperon pour acheter des souvenirs artisanaux. L'avion nous attend malheureusement (pourquoi le volcan islandais s'est il arrêté ??!! on serait bien resté encore un peu). That's the end !
Pour conclure, je voudrais juste dire que la Réunion est une île magnifique qui se découvre principalement à pied (et donc qui se mérite). Nous avons été enchantés par les paysages, l'ambiance et la gentillesse des gens que nous avons rencontrés !
Notre voyage s'est effectué du 23 mai 2010 au 9 juin 2010, soit à peu près 18 jours sur place et 22h de transport aller retour ! Nous avions peu de temps pour organiser le voyage (1 mois) et probablement que certaines choses auraient pu être faites différemment (par exemple ne louer la voiture qu'après avoir fait le tour des 3 cirques à pied) mais nous n'avons rien regretter, vraiment rien ! Nous avons fait le voyage à deux.
Quelques informations pratiques pour commencer :
Budget : 2 000 euros par personne pour 18 jours.
Réservations : faites à l'avance sur internet ou par téléphone. Nous avons principalement loué des chambres d'hôte, des gîtes et quelques hôtels.
Saison et temps : Nous étions là-bas en pleine saison morte (mai - juin), ce qui veut dire qu'il y avait très peu de touristes :-). Le temps fut dans l'ensemble beau hormis 2 jours où il a plu ce qui nous a empêché de faire le trou de fer et Takamaka.
Quelques appréciations sur les endroits où nous avons logé :
Grand îlet : Chez Liane Bonald (chambre d'hôte) : propre, chambre un peu petite.
Roche Plate : Chez Judex Thomas (gîte) : propre mais sommaire.
Marla : Chez Fanélie César (gîte) : très bien. Propre et spacieux.
Hell Bourg : Le relais des Cimes (Hotel) : très bien (réduction avec le guide du routard en plus !)
Bois Court, Plaine des Cafres : L'Estagnon (gîte) : Super. Notre grand coup de coeur du voyage !
La Plaine des Palmistes : Le Conflore du Piton (chambre d'hôte) : moyen sans plus.
Saint Philippe : le domaine du Vacoa (gîte) : très bien. Super propre, confortable et spacieux. Superbe vue pour le petit dej !
Cilaos : Les Aloes (Hotel) : Propriétaire très sympa. A besoin d’être un peu rafraîchi…
Saint Gilles : Novotel (hotel) : piscine en travaux (merci le marteau piqueur !), décoration un peu vieillotte, mais bien placé, bof bof pour le prix dans l’ensemble…
Et aussi une petite carte du parcours (en bleu les routes empruntées, en rouge les endroits où nous avons marché ou roulé (VTT))

Et enfin une petite recap de ce que nous avons fait avec quelques appréciations :
Cascade Niagara (point de vue) : *** (la cascade la plus large que nous avons vu, bon rapport temps passé/plaisir) Bassin Nicole (petite marche, point de vue) : ** (sympa pour commencer et se remettre de l'avion) D51 à travers la plaine des fougères (route) : * (vue panoramique sur la côte Sainte Suzanne) Cascade du voile de la mariée - Cascade Blanche (point de vue) : *** (à coté de la route vers le cirque de Salazie) Col des Boeufs -> La Nouvelle -> Roche Plate (randonnée) : ***** (cirque de Mafate, très longue randonnée) Roche Plate -> Trois roches -> Marla (randonnée) : ***** (cirque de Mafate) Marla -> Plaine des Tamarins -> Col des Boeufs (randonnée) : ***** (cirque de Mafate) Ilet à Vidot -> Grand Sable - Ilet Trou Blanc -> Ilet à Vidot (randonnée) : **** (cirque de Salazie) Hell Bourg (visite) : ** (visite de la ville et ses maisons créoles) Maison Folio (visite) : **** (jardin et maison créole à Hell Bourg, visite intéressante) Bassin la paix - Bassin la mer (randonnée) : *** (vers Abondance) Cratère Rivals et belvédère du cratère Chateaufort (randonnée) : ***** (magnifiques couleurs des coulées de lave, des cratères et des cheminées) Sentier botanique de Notre dame de la paix (petite randonnée) : ** (point de vue remarquable sur la plaine des remparts, marche sans grand intérêt sinon) Plage d'Etang Salé (plage) : ** (plage de sable noir) Croc Parc (visite) : *** (y aller pendant que les crocodiles mangent !) Temple Tamoul de Saint Pierre (visite) : ** (se déchauser dans l'enclos) Plage de Saint Pierre (plage) : * (on y était pour un coucher de soleil) Piton de la Fournaise- Cratère Dolomieu (randonnée) : ***** (montée sur le principal cratère du piton de la fournaise) Eglise de Saint Anne (visite) : ** (eglise démeusurée mais en travaux de rénovation..) Pont suspendu de la rivière de L'est (visite) : * Eglise Sainte Marie des laves de Piton Sainte Rose (visite) : * Anse des cascades (visite, petite marche) : *** Le grand Brulé (visite, route) : *** (coulées de lave descendant jusqu'à la mer) Puit Arabe et pointe de la table, jardin volcanique (petite randonnée) : *** (vacoas, coulée de lave et falaises de lave) Cap méchant (visite) : ** (falaise de lave) Jardin des parfums et des épices (visite) : ***** (visite d'un jardin botanique) Anse de Vincendo (visite, petite ballade) : *** (souffleurs impressionants) Rivière Langevin : cascade noire et cascade des galets (petite ballade, route) : **** Plage de Grande Anse (plage) : *** (plage sympa mais pas vraiment possible de se baigner) Grand Bassin (randonnée) : **** (assez dure, un petit coté Mafate) Cilaos -> Cascade de Bras Rouge -> Bassin Bleu -> Cilaos (randonnée) : ***** Cilaos -> La Chapelle (randonnée) : ***** Col du Taïbit (randonnée) : ***** La ravine Saint Gilles (petite randonnée) : **** (petite rando dans les canaux, raffraichissant) Plage de Boucan Canot (plage) : **** (snorkeling, détente) Plage de l'hermitage (plage) : ***** (snorkeling, magnifique) Descente du Maïdo en VTT (ballade en VTT) : *** (sympa)
Dimanche 23 Mai 2010 - Arrivée - Cascade Niagara - Bassin Nicole - Grand Ilet
Cela fait maintenant 1 mois que l'idée de découvrir la Réunion nous a traversé l'esprit et ca y est nous y sommes ! Aéroport Roland Garros, il est 9h30 en ce dimanche 23 Mai lorsque nous foulons pour la première fois le sol réunionnais. Nous avons choisi de faire l'aller de nuit afin de profiter d'une journée pleine à notre arrivée. Avouons tout de suite que la nuit fut quand même très courte mais l'excitation de cette première journée nous a vite fait oublier la fatigue du voyage.
Nous partons directement chez le loueur de voiture (europcar) pour récupérer la clio que nous avons réservé. Les bagages dans le coffre et nous empruntons la N2 direction Sainte Suzanne. Nous avons en effet décidé de faire le tour de l'île dans le sens des aiguilles d'une montre en intercalant côte et intérieur de l'île.
Premier arrêt au centre commercial du quartier français à l'entrée de Saint Benoit afin de faire des courses. Nous avons en effet prévu de partir 3 jours dans le cirque de Mafate dès le lendemain et nous achetons de quoi nous ravitailler. Tout se passe bien jusqu'à ce que nous repartions du parking de l'hyper. Enfin repartir n'est pas vraiment le mot exact. En effet, nous nous sommes retrouvés bloqués 45 min dans le parking sans pouvoir bouger. Et subitement tout s'est libéré. Incompréhensible ! Mais les 45 min d'attente nous ont permis de comprendre que la voiture que nous avions n'était pas une clio mais une twingo ! Oui j'avoue nous nous sommes pas très perspicaces... Bref retour à l'aéroport. Je demande des explications, sûr de moi, en disant qu'ils avaient fait une erreur. Je leur montre mon Voucher avec une belle Clio en photo et avec le texte en dessous "Clio ou similaire" et là, la fille de l'agence me dit que mon code de réservation correspond à une Twingo ! Elle a raison, on a loué une Twingo pour le prix d'une clio (j'avais vu des locations de twingo bien moins cher mais je voulais un peu plus de reprise pour les montagnes) ! Grrrr merci ebookers !
Bon, nous sommes en vacances, il fait beau...positivons ! On repart direction Sainte Suzanne afin de rejoindre la cascade Niagara pour picniquer. Après plusieurs tentatives (merci les cannes à sucre qui cachent les panneaux de direction !) nous sommes enfin sur place. La cascade, majestueuse, s'offre à nous. Il nous semble difficile d'imaginer ce que cela donnerait en pleine saison des pluies tellement cette cascade est déjà impressionnante. On exagère peut être mais c'est la première du voyage ;-)

Cascade Niagara
Nous empruntons ensuite la D51 afin d'aller aux bassin Nicole et Boeuf. Le parking est facile à trouver et nous commençons la petite ballade qui mène à Bassin Boeuf. Arrivés près de la cascade, nous voyons que nous ne sommes pas seuls. En effet, une dizaine de jeunes femmes est en train de se faire photographier par 4 photographes. Surement des photos pour vanter les charmes de l'île ! :-) Nous sentons que nous dérangeons un peu alors nous repartons en direction de bassin boeuf que finalement nous ne trouverons pas. C'est le début de l'aventure alors nous ne sommes pas encore au top de notre forme coté orientation...

Bassin Nicole

Bassin Nicole
Nous reprenons la route D51 qui mène rapidement vers les hauts de la plaine des fougères. Nous apercevons sur le bord de la route beaucoup de locaux en train de cueillir de petits fruits rouges. Notre curiosité nous fait demander ce que c'est : des goyaviers ! Nous ne connaissions pas et forcément nous goûtons : un léger goût de fraise :-)
La route finalement est fermée tout en haut et nous ne pouvons faire le tour comme prévu. Nous rebroussons chemin afin de revenir sur la N2.

La plaine des fougères au dessus de Sainte Suzanne
Nous empruntons ensuite la route qui mène au cirque de Salazie. Petit arrêt photo à la cascade blanche et la cascade du voile de la mariée.

Cascade Blanche dans le cirque de Salazie

Cascade du voile de la mariée
Le temps est un peu couvert en cette fin de journée et la nuit commence à tomber (il fait nuit à 18h à cette époque de l'année). Nous finissons par arriver à la chambre d'hôte chez Liliane Bonald que nous avions réservé à Grand Ilet. L'accueil est sympa et la chambre correcte. Nous avions réservé le repas mais la propriétaire nous explique qu'elle a des problèmes physiques et que son docteur lui a interdit de faire des efforts en ce moment. Pas grave, nous allons dîner au snack "Grand Ilet" d'à coté. Le propriétaire est super sympa. Il nous donne des conseils pour notre séjour et en plus le repas est très bon. Nous mangeons en accompagnement un "fruit qui peut aussi être un légume". Il me semble que c'était du chouchou mais je ne suis pas sûr.
Lundi 24 Mais 2010 Cirque de Mafate : Col des Boeufs - La Nouvelle - Roche Pate
Nous partons de la maison d'hôte vers 8h et prenons la route qui mène au parking du col des Bœufs. Nous profitons d’un temps plutôt dégagé pour faire chauffer un peu les appareils photos. Quelques nuages remontent du cirque pour couvrir légèrement les sommets du gros morne, du cimendef et de la roche écrite.

Cirque de Salazie avec le Cimendef (sommet à gauche) et la roche écrite (au fond)

Vue sur le cirque de Mafate depuis la route menant au Col des Boeufs
Nous laissons au parking la voiture puisque nous partons pour 3 jours à l’intérieur du cirque de mafate. Il est en effet vivement conseillé de ne pas laisser la voiture sur le parking d’un début de randonnée pour plusieurs jours à cause des risques de vols. Nous faisons les sacs de rando et c'est parti ! La petite montée de 20 min nous conduit au col. La partie Sud du cirque de mafate s’offre à nous avec devant nous la plaine des tamarins et au fond le rempart de mafate avec à sa gauche le grand Bénare et à sa droite le Maïdo. Nous entamons la descente et remarquons qu’il y a pas mal de monde qui remonte de la plaine des tamarins. Mais oui c’est le lundi de pentecôte ! Les réunionnais ont sûrement du profiter de ce week end allongé pour descendre dans le cirque de mafate. Nous descendons tranquillement sur le sentier qui bientôt fait place à un chemin aménagé avec des madriers en bois.

La plaine des Tamarins avec le Gros Morne au fond

La plaine des Tamarins avec le Grand Bénare au fond
Au cours de la descente, kyra pousse un cri : une énorme araignée posée sur sa toile ! Nous pensons avoir découvert L’araignée de l’île et nous la prenons en photo telle une star sur le tapis rouge des marches du festival de Cannes. Que nenni ! Elle ne fut que la première des milliers de ses congénères que nous avons rencontré durant notre séjour. Il y en a partout et la plupart sont aussi grosses que la paume d’une main ! Bref mieux vaut ne pas avoir la phobie des araignées mais si celles-ci sont inoffensives.

Une Nephila Clavipes, impressionnante mais inoffensive

Ilet La Nouvelle avec le rempart de Mafate au fond

Si quelqu'un peut me donner le nom de cet arbre ? :-)
Nous arrivons à l’îlet de La Nouvelle vers 11h30 pour se restaurer à la boulangerie. Vers 12h30 nous reprenons notre route en direction de Roche Plate. Nous descendons les 700m de dénivelé par un sentier qui décrit d’étroits lacets et franchit de petits cours d’eau jusqu’à la rivière des galets que nous atteignons vers 15H. Heureusement il y a des mains courantes dans les passages escarpés.

Le sentier très escarpé décrit des lacets entre deux cascades

Rivière des galets avant la montée du Bronchard
S’en suivent 3 traversées de la rivière et malheureusement sur la première traversée kyra se coince le pied entre deux rochers et bascule en arrière. Résultat : les fesses dans l’eau et un appareil photo qui se prend pour jacques mayol ! Il est bon pour sécher pendant 3 jours.
Nous entamons la montée du Bronchard vers 15h30. Le sommet du bronchard servait autrefois aux esclaves en fuite pour observer les déplacements des troupes de Bronchard, fameux et triste chasseur d’esclaves qui sévissait dans le cirque de Mafate. La montée est assez raide mais moins que la descente que nous venons d’effectuer. Nous atteignons Roche Plate l’église vers 17h10 et nous commençons à sentir une certaine fatigue (mon genou, mes talons et mes cuisses me font mal…). Nous nous mettons en recherche du gîte de randonnée qui au final est le gîte le plus loin, tout au bout de roche Plate ! Il est 17h45, nous sommes partis il y a donc près de 9h et une bonne douche et un bon repas (choux, rougail saucisse, fruit et rhum) vont nous faire du bien. Nous sommes seuls au gîte qui est très propre et fonctionnel (gîte chez Judex Thomas à ne pas confondre avec le gîte Juliette thomas qui était vraiment sale).
Allez au lit maintenant !

L'îlet de Roche Plate est enfin en vue !
Mardi 25 mai 2010 Cirque de Mafate : Roche Plate - 3 Roches - Marla
Nous prenons notre temps ce matin, en profitant de la terrasse ensoleillée qui offre une très belle vue sur le cirque avec en premier plan le bronchard et plus loin la crête des calumets et le morne fourche. Nous assistons au ballet des hélicoptères qui ravitaillent les îlets du cirque car bien sûr il n'y a pas de routes ici.

Vue depuis le gîte sur piton des calumets

Roche¨Plate et le Bronchard en premier plan, le Morne de fourche et le gros morne en arrière plan

Hélicoptère ravitaillant Roche Plate
Nous partons finalement vers 10h en prenant le GR R2 qui conduit à Marla en passant par 3 roches. Le temps prévu est de 5h mais nous savons qu'à notre rythme il nous en faudra beaucoup plus. La randonnée est une suite de montées et descentes.

Voila notre terrain de jeu pour la journée :-)
Nous longeons en première partie le rempart de Mafate puis nous continuons en surplombant la ravière des galets avant d'arriver à 3 Roches vers 13h30. L'endroit est magnifique. La rivière des galets disparait dans une crevasse dont nous ne voyous pas le fond. Le nom de l'endroit vient des 3 gros blocs qui bordent la rive. Nous en profitons pour nous restaurer tout en contemplant ce magnifique lieu. 14h45, il faut penser à repartir si nous ne voulons pas arriver après la tombée de la nuit.

Trois Roches
La seconde partie du parcours offre un décors assez différent avec un paysage totalement érodé avec des champs d'éboulis traversés par la rivière des galets. Il n'y a plus vraiment de végétation. La dernière montée à travers la brêche qui mène sur le plateau de Marla est dure et fatiguante (comme toute dernière montée d'une randonnée ;-) )
De plus, nous continuons dans notre mauvaise habitude : notre gîte est aussi le dernier de l'îlet (donc c'est aussi le premier quand on vient du col du Taïbit) ! Nous avons réservé au gîte César pour cette nuit. C'est vraiment une bonne adresse. Nous dormons dans un petit bungalow privatif. C'est propre et confortable. Il y a 4 autres personnes qui logent dans le gîte ce soir. L'ambiance est plutôt sympa pendant le repas.
Carry poulet, rougail saucisse, gateau aux bananes et punch (rhum ananas) pour ce soir !

La ravine de la rivière des galets

Gîte César à Marla
Mercredi 26 Mai 2010 Cirque de Mafate - Marla - Col des Boeufs - Cirque de Salazie - Hell Bourg
C'est notre dernier jour dans le cirque de Mafate. Le temps est beau ce matin et nous décollons vers 8h45 en direction de la rivière des galets que nous retraversons. Nous empruntons ensuite la variante du GR R1 qui ramène sur la bifurcation conduisant au col des Boeufs. La montée jusqu'à la plaine des Tamarins est raide mais heureusement s'effectue principalement à l'ombre.
La plaine des Tamarins est un endroit très agéable avec sa forêt d'arbres couchés par les vents et son herbe de savane dense. Le gros morne à droite, le morne fourche devant nous et le grand bénare derrière nous, nous continuons jusqu'au col des boeufs où se situe notre voiture. Dans la dernière montée, nous nous sentons pousser des ailes et c'est la première fois depuis le début du voyage que nous montons allègrement sans sentir la fatigue (merci les 2 journées précédentes d'entraînement intensif !). Le temps la haut (1960m quand même) se gâte un peu, les nuages nous traversent de leur humidité. Nous reprenons la voiture, il est 13h45. Merci Mafate pour ces 3 jours magnifiques !

L'école de Marla

Traversée de la rivière des galets en amont

Dans la montée vers la plaine des Tamarins

Sentier dans la Plaine des Tamarins

Dans la montée finale vers le col des boeufs
Nous arrivons dans l'après midi à Hell Bourg, lieu de villégiature de nos deux prochaines nuits. Nous avons réservé une chambre à l'hotel des cîmes. Bon confort et en plus on a une rédution grâce au guide du routard.
Nous décidons de ne rien faire cette après midi, simplement nous reposer ;-)
Un petit poulet coco et une truite au restaurant de l'hotel et au lit !
Jeudi 27 Mai 2010 Cirque de Salazie : Ilet à vidot - Grand Sable - Ilet Trou blanc - Ilet à Vidot
Nous avons aujourd'hui au programme un parcours varié à travers les forêts de filaos et les arbres à goyaviers.
A 9h nous sommes au parking se trouvant au bout de la piste derrière Ilet à Vidot. Un groupe de canyoning se prépare pour descendre la rivière du mat. Nous franchissons la passerelle traversant la rivière puis nous laissons le piton d'Anchaing sur notre droite.

Passerelle au-dessus de la rivière du Mât
Le temps est magnifique ce matin (comme tous les matins depuis notre arrivée) et il commence à faire un peu chaud. Heureusement, après avoir laissé les dernières habitations, le sentier s'engouffre maintenant dans la forêt de filaos.

Avant de rentrer dans la forêt de filaos, nous profitons d'un magnifique ciel bleu

des champs de ?
La montée est régulière (quand même 650 m de dénivelé positif pour cette ballade) et il y a quelques points de vue sur le cirque avec toujours en premier plan le piton d'Anchaing. Nous atteignons un abri où nous décidons de faire une petite pause à l'ombre des filaos. Quelques tec-tec (petits moineaux locaux) nous tiennent compagnie pendant cette pause.

Un tec-tec nous tenant compagnie pendant notre pause
Nous repartons vers 12h en laissant le chemin menant vers le col de la fourche (entrée du cirque de Mafate lorsque l'on vient de Salazie) tout droit, nous bifurquons à gauche direction ilet trou blanc. Le sentier est indiqué comme fermé, nous continuons...nous verrons bien où cela nous mène.

Le chemin se fait de plus en plus humide, nous entendons les cascades descendre du Gros Morne situé à notre droite. Le chemin continue de monter mais les passages se font de plus en plus glissants. Arrivés en haut, nous avons une vue dégagée sur le cirque de Salazie.

Vue depuis la partie haute du sentier
Nous traversons plusieurs cours d'eau et descendons pendant un moment un cours d'eau où il faut légèrement escalader. C'est assez glissant. Des bambous géants poussent le long du sentier. Nous traversons aussi des champs d'arbres à goyaviers. Il y en a partout dans les arbres et par terre. Des tonnes et des tonnes de goyaviers. Le sentier en devient rouge mais surtout très glissant. Il faut faire attention. Nos amies les araignées sont aussi très présentes ici (j'avoue que d'un certain coté c'est pas mal car kyra avance beaucoup plus vite dans ces moments la car elle ne veut pas se faire dévorer par une nephila ;-) ).
Bambous géants, forêt de grand sable
Nous atteingons la rivière du mat que nous traversons par une echelle de bois posée horizontalement entre deux rochers. Une petite pause s'impose afin de faire refroidir nos pieds. Humm c'est super agréable de se rafraîchir les pieds dans l'eau fraîche de la rivière !
Nous repartons après 20 min. Après une dernière montée, nous voici à trou blanc. Quelques maisonnées et des plantations de bananiers et chouchous. Nous sentons que c'est la fin de la ballade. Nous regardons derrière nous et nous avons du mal à savoir par où nous sommes passés. Il nous semble qu'il n'y a que des pitons entourés de forêts infranchissables ! Un chemin large nous permet de rejoindre le parking de la voiture. Il est 15h.

Depuis le chemin après trou blanc
Nous mangeons un peu et observons les équipes de canyoning terminer leur journée. C'est au final une très bonne ballade.
Un petit verre à l'hotel où nous longeons et nous finissons la journée par la visite à pied de la ville de Hell Bourg.

Cimetière très fleuri de Hell bourg

Hell Bourg
Nous dînons "chez Alice". On a trouvé cela très bon. Bonne adresse.
Vendredi 28 Mai 2010 Maison Folio - Bassin la paix - Bassin la mer
Nous quittons l'hotel pour nous rendre à la visite guidée de la Maison Folio à Hell Bourg. Hormis l'aspect traditionnel parfaitement gardé de la maison, c'est principalement pour le jardin que nous sommes là. Nous commençons la visite vers 9h du matin. Nous sommes un peu plus d'une dizaine de personnes. Les informations données par notre guide sont intéressantes même si personnellement je m'y perds assez vite dans les noms de fleurs (je suis d'ailleurs plus vraiment capable d'en sortir un seul...). Nous passons aussi pas mal de temps dans le hangar qui sert à exposer des objets traditionnels de la vie réunionnaise de l'époque. Seul petit bémol à mon goût : un peu trop de temps passé sur l'explication des différents bois utilisés (question de goût bien sûr ;-) ).
Nous quittons la maison Folio vers 11h et rejoignons la côte Est de l'île.



Repas rapide à Saint Benoît et nous enchaînons avec la route qui monte à Takamaka. Le temps est très couvert aujourd'hui et il nous semble qu'il pleut vers takamaka. Cependant, Takamaka constituant une randonnée phare que nous souhaitons faire nous continuons la route jusqu'au bout...pour voir. Il pleuviotte la haut et nous hésitons longtemps avant de repartir. Mais la raison l'emporte car le chemin est parait il très glissant par temps de pluie et malheureusement takamaka avec un temps pareil ne donnera forcément pas grand chose. C'est dommage !
Notre plan B de la journée s'appelle Bassin la paix et Bassin la mer situés au dessus de Beauvallon et vers Abondance. Nous redescendons donc au niveau de la mer pour prendre le chemin de bassin la paix qui conduit à travers les champs de cannes à sucres à un petit parking au bord de la rivière des roches. Nous nous garons ici. Le bassin la paix se situe un peu en contrebas du parking. Il nous faut traverser le pont enjambant la rivière et continer une dizaine de minutes jusqu'à un escalier menant au bord du bassin la paix. Une magnifique et puissante cascade se déverse dans le bassin. Les falaises entourant le bassin sont formées d'orgues basaltiques. Nous prenons quelques photos du bassin lorsque quelques gouttes se mettent à tomber. Nous avons à peine le temps de nous mettre à l'abris que des trombes d'eau nous tombent dessus. Abrités sous un surplomb rocheux nous attendons patiemment que cela se calme (quand même 20 à 30 min). Cela promet pour le reste de la randonnée car le sol est maintenant vraiment détrempé ! Que faire ? Je regarde sur notre guide qui m'indique qu'il existe une possibilté d'accèder à l'autre bassin en passant par Abondance, ce qui éviterait de remonter la rivière des roches par un chemin devenu vraiment impraticable. Concertation...Ok nous passerons par Abondance et nous reprenons la voiture.

La rivière des roches se frayant un passage à travers les roches volcaniques

Bassin la paix

Orgues basaltiques de bassin la paix

Chute d'eau de bassin la paix
Nous laissons la voiture un peu au milieu de nulle part (en espérant qu'elle ne soit pas visitée pendant notre escapade...) en n'étant pas sûr que cela soit vraiment le départ de la ballade.
2 petits chiens viennent alors à notre rencontre et semblent vouloir nous montrer le chemin, peut être un signe que nous sommes finalement au bon endroit ;-) Ils nous suivront sur pratiquement tout le chemin.
Nous traversons une petite rivière et commençons à patauger un peu sur le chemin boueux et ombragé. Cela semble un peu correspondre à la description du livre (la carte est vraiment trop petite pour avoir une bonne idée du chemin à prendre). Bon j'avoue que là commence un épisode peu glorieux d'orientation. Sûr de mon fait (et de mes capacités d'orientation) je fais fi du temps indiqué pour se rendre sur le lieu qui commence à être largement dépassé. Le fait de marcher sous une voute de jamrosat et de traverser 3 cours d'eau pas vraiement indiqués commence à me faire douter...mais par chance nous arrivons quand même sur le point de vue au dessus de bassin la mer ! Bon je me dis qu'il devait y avoir une erreur dans la description du chemin. Nous repartons en continuant par un autre chemin qui me semble être un raccourci, traversons un cours d'eau puis au moment d'entrer sous une voute de jamrosat, je me dis que cet endroit me dit quelque chose. Il me faut bien 5 min pour comprendre qu'on est en train de tourner en rond ! Ce que je prenais pour le chemin de sortie n'était que le chemin emprunté peu de temps avant et qui en réalité était une partie du chemin reliant bassin la paix à bassin la mer (bref on a bien perdu 30 min dans cette affaire et avons eu l'impression d'être dans la 4e dimension : genre le chemin dont on ne trouve jamais la fin et qui ramene toujours au debut ! :-) )

Bassin la mer depuis le point de vue.
Nous avons un peu de mal à repartir d'Abondance à cause des sens interdits (nous faisons 4 fois le même circuit en voiture ! Vraiment pas notre journée en terme d'orientation !). La nuit commence à tomber et il nous reste pas mal de route à faire puisque nous avons réservé une chambre d'hôte à la plaine des caffres. Nous arrivons à 19h15 après avoir traversé l'île d'Est en Ouest par la RN3. Nous logeons à l'Estagnon pour 3 nuits. C'est notre gros coup de coeur du voyage. La chambre est super bien décorée et très confortable et les propriétaires sont super sympas. Une adresse à recommander !
Samedi 29 Mai 2010 - Piton de la fournaise - Cratère Rivals et belvédère du cratère chateaufort
Nous avons programmé 3 jours pour la visite du volcan afin de profiter de ses décors lunaires et surréalistes. En plus, le temps est souvent très variable la haut. Les 3 jours nous permettront d'arbitrer avec d'autres visites en cas de temps vraiment déplorable. Nous essayon de partir assez tôt ce matin (levé à 6h). La route menant à l'enclos Fouqué est magnifique. La route s'élève au dessus de la plaine de cafres, passe par la plaine des remparts puis plonge dans la 1e caldeira, la Plaine des Sables, et enfin remonte vers le rempart de Bellecombe jusqu'au pas de bellecombe qui est la seule entrée de la 2e caldeira (l'enclos Fouqué).
Vue sur la plaine des Cafres depuis la route montant au volcan (Grand Bénare et Piton des neiges au fond)Petit arrêt entre temps au cartère Commerson mais le temps n'est vraiment pas terrible ce matin. Il pleut et il y a du vent ! Nous sommes un peu interrogatifs sur le reste de la journée mais parait il que le temps change très vite la-haut. Nous continuons... Nous sommes au départ de la randonnée menant au crater rivals à 9h. Le temps ne s'est pas vraiment amélioré et nous partons avec le K-way et quelques interrogations (mais aussi quelques espoirs !) Nous descendons le pas de bellecombe jusqu'à l'enclos Fouqué. Le petit cratère du Formica Leo nous attend plus bas. D'une vingtaine de mètres, coloré et facilement accessible, le Formica Léo s'érode rapidement sous les pas des touristes (dont nous faisons partis bien sûr).
Le Formica Leo au pied du Pas de Bellecombe se découvre légèrement du brouillardLe chemin indiqué par des tâches de peinture blanche réflechissante se sépare alors en 3 directions (à gauche le cratère Kapor, tout droit le cratère Dolomieu et à droite le cratère Rivals). Nous prenons donc à droite en suivant bien les marques au sol (impératif en cas de brouillard si on ne veut pas se perdre !). Nous marchons à travers les diférentes coulées (graton ou pahoehoe). Progressivement le temps se découvre et le soleil finit par percer. 45 min plus tard, c'est un grand ciel bleu que nous avons au dessus de nos têtes. Super !
Le ciel en se découvrant fait apparaître des arcs-en-ciel sur les coulées de lave
Coulées de lave le long de la paroi du piton de la fournaiseNous passons à coté de cheminées dont la couleur rouge nous donne l'impression qu'elles déversent encore de la lave ! Le spectacle est à la hauteur de ce que nous attendions.
Eruption de lave ? non des cheminées aux couleurs rougeâtres
Le rempart de Bellecombe au loin
Cheminée
On dirait vraiment que la lave sort de la cheminéeAprès 2h30 de marche nous arrivons enfin au cratère Rivals que nous escaladons pour en faire le tour. Je remonte un peu la pente du piton de la fournaise pour faire une photo d'en haut du cratère rivals et me faire un petit plaisir en descendant la pente formée de scories à toute vitesse ;-)
Cratère RivalsNous apercevons alors un petit volcan aux couleurs rougeâtres au loin. Nous decidons donc de continuer afin d'aller voir (c'est un peu le "piège" la bas car on aperçoit toujours quelquechose qui nous donne envie d'y aller !). Arrivé au bout le chemin est fermé. Nous sommes au belvédère du cratère chateau fort mais il n'est pas possible d'aller voir le cratère. Il y a des risques d'effondrement sur la partie Sud du cratère dolomieu. Nous faisons donc demi tour.
Petit cratère aux couleurs chatoyantes
Cratère ChateaufortSur le chemin revenant au Parking du Pas de Bellecombe nous faisons un petit détour menant à la chapelle de Rosemont (tumulus de lave) qui sert aujourd'hui de toilettes publiques :-( Nous sommes de retour à 15h15 à la voiture et à 15h30 le brouillard revient ! Bon timing :-)
La chapelle de Rosemont devant le piton de la fournaise
Le Formica Leo enfin découvert
Arc-en-ciel sur la plaine des SablesSur la route pour retourner au gîte, mes jambes commencent à me brûler...je viens de choper des gros coups de soleil qui m'empêcheront de mettre autre chose qu'un pantalon pendant 5 jours (ça m'apprendra) !
Terrasse de la chambre d'hôte (située à Bois court)Dimanche 30 Mai 2010 Maison du volcan - Notre Dame de la paix - Etang Salé - Croc Park - Saint Pierre
La pluie n'a pas arrêté de tomber de toute la nuit...nous sommes optimistes quand même (surtout qu'on a plutôt eu de la chance hier) alors levés à 6h ! Malheureusement le temps la haut est vraiment horrible (des trombes d'eau avec un vent pas possible...). Tout le monde est bloti dans le petit refuge. Personne n'ose partir en randonnée. Nous attendons 20 minutres, le temps de voir que rien ne s'améliore...à regret nous redescendons du volcan. Heureusement que la Réunion ne manque pas d'atouts ! Nous en profitons donc pour nous rendre à la Maison du Volcan. Visite d'1h30 vraiment très intéressante (mais pas trop le petit film 3D). Nous prenons ensuite la direction de Notre Dame de la paix pour faire une petite ballade sur le sentier botanique. Le point de vue sur la rivière des remparts est impressionnant mais le sentier nous semble moyennement intéressant (sauf pour ceux qui s'intéresse aux arbres :-) ).
la plaine des remparts
Sentier botanique de Notre Dame de la PaixNous redescendons ensuite sur la côte jusqu'à Etang Salé les bains où nous nous restaurons dans un chinois. Puis nous allons marché sur la plage de sable noir d'Etang Salé. Et puisque nous sommes dans le coin, nous décidons d'aller à Croc parc sachant que les crocodiles sont nourris deux fois pas semaine et que justement c'est à 16h le dimanche. Ca tombe bien ! Nous restons dans le parc jusqu'à 16h30. Il y a beaucoup d'enfants qui regardent les yeux grands ouverts les crocodiles dévorer les carcasses de poulet !
plage de sable noir d'Etang Salé les bains
Il attend 16h...
16h...il se rapproche
Sacrée machoire !
Un caméléon femelle (les mâles sont verts), oui c'est pour quoi ?
Le coq se pare de ses plus belles couleurs !Nous nous dirigeons ensuite vers Saint Pierre pour aller voir un temple Tamoul qu iattire notre attention. Nous nous dechaussons pour pouvoir rentrer dans l'enceinte sacrée du temple. La décoration et les couleurs sont stupéfiantes.
Temple Tamoul à Saint PierreNous finissons enfin par un coucher de soleil sur la plage de Saint Pierre avant de remonter à la chambre d'hôte. Les propriétaires nous offrent l'apéritif en arrivant. Nous devons malheureusement nous absenter car on a réservé dans une crêperie pour finir la soirée.
Plage de Saint Pierre en fin de journéelundi 31 Mai 2010 - Piton de la fournaise - Cratère Dolmieu - Plaine des Palmistes
C'est aujourd'hui que nous montons sur le volcan ! Alors ce matin petit dej à 6h (je crois qu'on se lève de plus en plus tôt pendant ces vacances !), heureusement kyra ne se plaint pas ;-) . Le temps est plutôt agréable aujourd'hui et nous sommes la haut, prets à partir à 8h50.
Plaine des Sables au matinNous redescendons le pas de bellecombe comme avant hier mais en prenant cette fois tout droit une fois dans l'enclos Fouqué. Nous repassons devant la chapelle de Rosemont et entamons la montée du volcan à travers les champs de lave. Bien sûr il y a pas mal de monde à faire l'ascension puisque c'est une des randonnées les plus populaires de l'île. Nous croisons beaucoup de randonneurs qui redescendent, ils ont du se lever super tôt !
Formica Leo en premier plan et le piton de la fournaise au fondQuelques nuages passent régulièrement et nous avons toujours peur que cela se couvre d'un coup comme avant hier. La montée est plutôt tranquille avec très peu de passages pentus. Une grande partie de la randonnée consiste à longer le cratère en contrebas avec le rempart de bois blanc sur la gauche et le piton de crac en contrebas. Nous arrivons finalement au bord du cratère où il faut faire attention à ne pas s'approcher trop près de la falaise. Le fond du cratère Dolomieu s'est en effet effondré de 300m lors de la dernière éruption et le bord du cratère est devenu très instable. Il est donc interdit de faire le tour du cratère comme auparavant. Nous profitons d'une magnifique vue sur le grand brulé (côte Sud Est de l'île où se déversent les coulées de lave). Le cratère est impressionant avec des falaises qui tombent à pic et des fumerolles qui fument en contrebas du cratère. On sent le monstre qui dort et capable de se réveiller à n'importe quel moment.
Cratères sur la partie nord du volcan
Vue sur le rempart du Bois Blanc et la plaine des Osmondes
Piton de crac
Cratère Dolomieu
Fumerolles au fond du cratère DolomieuNous restons une vingtaine de minutes la haut et nous reprenons le chemin du retour (le panneau indique "2h30" pour rentrer). Finalement nous mettrons un peu moins de 2h. Petite anecdote pour le retour : Nous rentrons tranquillement avec un beau ciel bleu au dessus de nos têtes. Devant nous un couple dont le mari décide de s'éloigner des marques blanches pour couper à travers l'enclos Fouqué et rejoindre le pas de bellecombe en ligne droite. Mais en l'espace de 5 min, le brouillard revient sur la caldeira, nous ne voyons plus à 10m mais comme nous suivons les marques blanches nous n'avons pas de problème pour retrouver la sortie de la caldeira. Nous apercevons alors à ce moment là la femme qui attend son mari. Nous attendons avec elle une vingtaine de minutes et lui prêtons notre portable pour qu'elle puisse le joindre. Apparemment il a réussi à trouver d'autres marques blanches (le sentier menant au cratère Kapor) et finalement arrivera quelques minutes plus tard. Conclusion : ne jamais s'éloigner des marques blanches !

Partie Nord du volcan
Nous sommes de retour à 14h20. Le brouillard recouvre totalement le volcan maintenant. Nous reprenons la voiture et faisons route vers la Plaine des Palmistes où nous dégustons des pains au chocolat :-) Nous logeons au Conflore du Piton, bien mais sans plus. Mais surtout il pleut des cordes, un vrai déluge ! Nous terminons la journée dans un snack bar de la plaine des palmistes, blottis sous une bâche pour éviter la pluie.
Mardi 1e juin 2010 - Trou de fer (raté) - Grand étang (raté) - Saint Benoît - Piton Sainte Rose - Anse des Cascades - Grand Brûlé - Pointe de la table - Saint Philippe
La pluie n'a cessé de tomber pendant toute la nuit et c'est toujours sous une pluie parfois soutenue que nous partons de la chambre d'hôte en direction du Trou de Fer. Pour tout dire, nous ne sommes pas vraiment confiants pour la journée. Mais mon demi coté breton m'incite à insister et à aller voir si la randonnée au trou de fer est quand même possible. Nous prenons donc la route qui traverse la forêt de Bébour. La route menant au départ de la randonnée du Trou de Fer est assez longue et nous laisse le temps de faire mûrir notre réflexion. Il faut dire aussi que les randonneurs habillés d'une cape de pluie que nous croisons au bord de la route nous font pas vraiment envie. Enfin, pour définitivement enterrer notre motivation initiale, le sentier menant au trou de fer est très boueux en cas de pluie. Pire, il y a un fort risque de ne rien voire du tout du trou de fer avec un temps pareil. Ok c'est décidé, nous mettons une croix sur le trou de fer. C'est la première fois du voyage que nous annulons une partie du programme que l'on s'était fixé (cela ne sera pas la dernière fois !). Nous repartons donc en direction de la N3. Sur le chemin, nous prenons en stop 2 randonneurs de toulouse qui ont annulé leur montée sur le piton des neiges vu le temps excécrable d'aujourd'hui. Le plan B de la journée s'appele Grand Etang. Petit problème, Grand Etang se situe pratiquement dans la même zone que le trou de fer...et donc le temps sur la plaine des palmistes est aussi mauvais que dans la forêt de Bébour :-(. Nous empruntons la route menant à travers les champs de canne à sucre jusqu'à l'étang. Le sentier est très boueux (il fallait s'en douter un peu ;-) ). Nous décidons donc de repartir sans tenter l'aventure. Maintenant direction la côte Est de l'île afin de continuer notre petit tour de l'île. Nous redescendons donc vers Saint Benoît puis Saint Anne pour aller voir l'église démesurée qui a un petit coté facteur cheval. Malheureusement, l'église est en travaux avec des échaffaudages sur sa facade. Dommage ! Nous continuons sur la N2 jusqu'au pont suspendu de la rivière de l'Est. Nous y faisons un petit arrêt et sommes accueillis par le gardien du pont (un petit chien qui semble garder le pont :-) ).

Nous traversons ensuite Sainte Rose puis nous arrêtons à la fameuse église Sainte Marie des Laves de Piton Sainte Rose qui a été épargnée par les laves.

Le temps est assez variable mais il ne pleut pas sur la côte, du moins pour l'instant. Nous prenons un shop suey à emporter que nous allons manger à l'anse des cascades sous de magnifiques palmiers. Quelques pluies intermittentes font leur apparition mais rien de méchant. Nous profitons un peu de l'endroit à voir les vagues s'écraser sur les galets de la plage, les pêcheurs rivaliser d'adresse dans les lancers et les jolies cascades descendre des falaises environnantes. Vraiment un endroit super sympa !
Anse des CascadesLa route passe ensuite au milieu des coulées de lave qui ont dévallé les flancs du piton de la fournaise. La végétation essaie de renaître la où elle peut et il se forme des petits ilôts de forêt épargnés par les coulées. La route ondule sur les coulées récemment formées. Nous faisons un petit arrêt à la coulée de 2007 qui est de loin la plus impressionante avec en haut le cratère par lequel la lave s'est échappée jusqu'à la mer.
Coulées de lave se déversant dans la mer
La route se frayant un chemin au milieu des coulées de laveMême si le temps n'est pas forcément au beau fixe, nous avons quand même envie de nous dégourdir un peu les jambes. Nous allons donc au puit Arabe afin d'aller à la pointe de la table. Cette région s'est formée suite à la coulée de lave de 1986 (25 hectares quand même !) et a été baptisée jardin volcanique. Nous emportons avec nous les Kways qui vont au final nous servir à nous protéger des embruns venus des vagues s'écrasant sur les falaises de lave. Beau spectacle ! La Ballade apporte vraiment quelque chose : forêt de vacoa aux racines particulières (on dirait une mangrove), falaises de lave, coulée de lave formant une autoroute, cascade de lave, végétation poussant là où elle peut. Nous y passons au total 1h30.
Vacoas, pont de lave
Autoroute de lave !
Tunnel de lave
Falaises de lave soumises aux vagues de l'océanFinalement, nous arrivons assez tôt au gîte (15h30) qui est situé dans la commune de Saint Philippe. Il n'y a personne. Nous appelons le propriétaire qui nous dit que nous pouvons nous installer dans le petit bungalow situé dans le jardin. Le gîte s'appelle "le domaine du vacoa". L'endroit est super sympa avec une magnifique vue sur la mer. De plus, la chambre est très bien décorée, spacieuse et la salle de bain très agréable. Une excellente adresse !
Nous terminons la journée au restaurant "au pays des délices" à Le Baril, commune située pas très loin de Saint Philippe. Très bon.
Mercredi 2 juin 2010 - Cap méchant - jardin des parfums et des épices - les souffleurs de Vincendo - Cascade noire et cascade des Galets - Grande Anse
Aujourd'hui nous poursuivons notre tour de l'île par le Sud. Nous quittons Saint Pilippe pour nous rendre au Cap Méchant. A notre arrivée, vers 9h30, une trentaine de personnes de l'ONF sont en train de jouer à la pétanque et préparent le barbecue. Plutôt cool la vie ! ;-) Nous restons un peu sur les falaises de lave dominant l'ocean en voyant les vagues s'écraser.
Cap méchant
Puis nous repartons pour nous rendre à la visite guidée du jardin des parfums et des épices. Il est 10h30 et la visite va commencer mais nous ne sommes pas seuls...un groupe de retraités s'est joint et nous sommes plus d'une quarantaine ! Arf c'est pas trop notre truc la foule mais on va devoir faire avec .... On a beaucoup aimé la visite et le guide est super sympa et intéressant. L'appareil photo a bien sûr pas mal chauffé pendant la visite ! Quelques photos...
De la vanille


Des bananes ornemantives
Un ti'jacques
De la vanille, des lanternes
Sur le chemin vers la rivière Langevin nous faisons une halte pour acheter des pizzas que nous allons déguster en bord de mer vers Vincendo. Nous croisons alors un caméleon qui traverse la route juste devant nous ! Nous marchons un peu sur les rochers bordant la côte en admirant les souffleurs projeter des gerbes d'eau dans un bruit impressionnant !
Un caméleon mâleNous prenons ensuite la route longeant la rivière Langevin afin d'aller voir la cascade noire et la cascade des galets. La route y menant est agréable mais dangereuse (des pierres tombent de temps en temps comme un peu partout sur l'île mais malheureusement une personne est décédée le lendemain à cause d'une pierre de 20kg tombée sur la voiture...)
Vers la cascade Noire
Cascade des GaletsNous retournons maintenant sur la côte pour aller à la plage de Grande Anse. Il y a de forts rouleaux et la baignade n'est pas vraiment conseillée. Nous restons un peu allongés pour nous reposer. Il n'y a pas grand monde, c'est plutôt sympa. Des gendarmes se prennent en photo entre eux en prenant des positions de playboy, ils viennent sûrement d'être mutés ici ! ;-) En longeant la plage nous arrivons à un bassin naturel où les gens font un peu de snorkeling. Malheureusement nous n'avons pas avec nous le matériel adéquat et il y a des oursins !! Nous repartons donc et retournons au gîte de l'Estagnon. J'ai en effet malheureusement gardé avec moi les clefs de la chambre... Nous les rapportons donc et en profitons pour demander s'il est possible de passer la nuit ici. C'est ok, cool !
Jeudi 3 juin 2010 - Grand Bassin - Route vers Cilaos
En regardant bien la carte de l'île, nous nous apercevons que nous sommes juste à coté de Grand Bassin ! La Ballade semble sympa alors nous décidons de changer nos plans (Nous avions prévu de faire le piton des neiges mais la descente de 1 700 m de dénivellé fait peur à nos genous !!). Nous sommes au départ de la randonnée à 8h30 (qui était en effet à 10 min de notre gîte). Le temps est couvert aujourd'hui. La descente s'effectue tranquillement en profitant de la vue sur l'îlet de Grand Bassin. La ballade a un petit coté Mafate car Grand Bassin n'est en effet accessible qu'à pied ou par hélicoptère. Arrivés en bas, tout est fermé. Au détour d'un champ nous assistons à un spectacle assez surprenant : un hélicoptère essayant de soulever un autre hélicoptère accidenté ! Après plusieurs essais, ils finiront par réussir. Le but de la randonnée est d'arriver à la cascade du voile de la mariée que l'on aperçoit depuis la haut. Nous profitons du spectacle de l'eau tombant du haut de la cascade dans le bassin en contrebas. C'est assez impressionant. Nous finissons par repartir par le même chemin. Il nous faudra un peu moins de 2 heures pour remonter les 670 m de dénivellé. Ouf !
îlet de Grand Bassin en contre-bas
Cascade du voile de la mariée
Dans Grand Bassin
hélicoptère accidenté
hélitroyage d'hélicoptère !
Au dessus du bassin du voile de la mariéeUne longue route nous attend maintenant pour rejoindre Cilaos avec les fameux 400 virages ! Nous finissons par arriver avant la nuit à l'hotel Les Aloes où nous allons passer 3 nuits.
Vendredi 4 juin 2010 - Cilaos - Cascade de Bras Rouge - Bras Rouge - Basin Bleu - Cilaos
Nous partons aujourd'hui pour une ballade à travers les magnifiques paysages du Cirque de Cilaos avec pour point d'orgue la cascade de Bras Rouge. Il est 8h30 quand nous commençons la randonnée qui part près de la maison de tourisme de Cilaos. La randonnée commence par descendre par le Bras des étangs jusqu'à la cascade de Bras Rouge que nous pouvons admirer d'en haut. Gare à la chute ! Puis la ballade surplombe le Bras Rouge qui creuse un canyon à travers le cirque de Cilaos. Il y a des passages vraiment escarpées sur cette partie. A la traversée de Bras Rouge, nous en profitons pour faire la pause casse-croûte, bien méritée car le parcours est plutôt accidenté ! Il est étonnant de voir la couleur marron des eaux de source qui s'oxydent en apparaissant à la surface. Nous reprenons ensuite la marche par une remontée assez longue (1h30) jusqu'à Bassin Bleu. Nouvelle petite pause. Nous sommes de retour vers 15h à Cilaos. Magnifique ballade que nous avons finalement effectué à un rythme assez élevé :-) Nous terminons la journée par une bonne glace et une boisson fraîche :-)

Cascade de Bras Rouge
Vue sur les remparts derrière Cilaos
Filaos ?
Traversée de Bras Rouge
Eau sulfatéeSamedi 5 juin 2010 - Col du Taïbit
Il fait encore très beau ce matin et après avoir bien réflechi la veille sur la ballade du jour, notre choix s'est porté sur la montée du col du Taïbit. Nous prenons la voiture pour effectuer la courte distance jusqu'au départ du sentier menant au col. Il est 9h05 quand nous commençons la montée qui est assez régulière et n'offre pas de difficulté particulière. Après un tiers du trajet nous sommes arrivés à îlet à Salazes. Nous passons devant le "petit salon de thé" de Salazes qui est tenu par les jeunes de l'îlet et dont le thé permet paraît il de décupler ses forces pour la montée ! ;-) Nous faisons un petit détour vers le point de vue de l'îlet (environ 20 min) sur le cirque et les sommet avoisinants. Nous reprenons la montée jusqu'au col après avoir traversé la plaine des fraises. Sur la droite du col, un petit sentier escarpé d'une quarantaine de mètres permet de profiter d'une magnifique vue sur le cirque de mafate (avec Marla en contrebas) et le cirque de Cilaos. Nous nous remémorons notre périble dans le cirque de Mafate en voyant d'en haut tout le chemin parcouru il y a quelques jours. Quelques randonneurs se joignent à nous et nous faisons notre pause casse croûte en profitant de la vue ! Nous effectuons la descente par le même chemin jusqu'à la voiture pendant que le temps se couvre vraiment. Il est 14h20. Nous decidons alors de continuer cette route du bout du monde qui conduit au dernier îlet du cirque de Cilaos : îlet à cordes. Il y a des champs de lentilles partout et souvent au bord du précipice : l'îlet est comme une île perchée au dessus du vide ! Nous finissons par retourner à Cilaos. Resto pas terrible pour finir la journée...
Cialos dans la montée vers le col du Taïbit
Cilaos depuis le sommet du col
Marla depuis la haut !
Cirque de Mafate depuis le col du Taïbit
ïlet la Nouvelle dans le cirque de Mafate
Cirque de Cilaos depuis le col du Taïbit
Le piton des neiges se découvre
Champs de lentilles au bord du précipice
Champs de lentilles avec Cilaos au fond
Champs de lentillesDimanche 6 juin 2010 - La Chapelle - Départ vers Saint Gilles les bains.
C'est aujourd'hui notre dernier jour dans le cirque de Cilaos et nous allons nous offrir un dernier petit plaisir : la chapelle. Cette randonnée qui consiste à emprunter le sentier qui mène de Cilaos à îlet à cordes sur sa moitié avant de bifurquer dans la ravine de bras rouge jusqu'à deux falaises rapprochées qui forment un canyon étroit à l'intérieur duquel coule la rivière. La randonnée n'est pas dure en soi mise à part l'arrivée vers la chapelle qui nécessite de négocier des passages d'escalade pour entrer dans le canyon.
Au fond de la chapelle, on entend le mugissement d'une puissante cascade qui se devine un peu dans la pénombre du lieu. Les rayons du soleil pénètrent en effet dans la cavité mais il subsiste une certaine obscurité. Nous restons un peu pour faire quelques photos mais l'eau glacée commence à nous engourdir un peu, nous ressortons donc. Nous reprenons le sentier dans le sens inverse jusqu'à la voiture. Nous sommes de retour a 15h. Notre sejour a Cilaos se termine et nous redescendons sur la côte à Saint Gilles les Bains pour terminer notre sejour.
Depuis la ravine Henri Dijoux
Dans la ravine de Bras Rouge
L'entrée de la chapelle, cascade de la chapelle
Sortie de la Chapelle
Lundi 7 juin 2010 - La ravine Saint Gilles - Plage de l'Hermitage
Nous commençons notre séjour détente pour nous reposer un peu de toutes les marches effectuées à travres l'île. Nous avons décidé pour ces 4 derniers jours de combiner activités ludiques le matin et plage l'après midi (surtout pour le snorkeling). Pour ce matin, c'est la ravine saint gilles qui nous attend. Il n'y a pas grand monde sur le "parking" le long de la route qui permet de rejoindre les canaux de distribution d'eau. La randonnée légèrement aquatique (il faut de temps en temps marcher dans les canaux) permet de rejoindre une cascade dans sa partie basse et un bassin aux couleurs bleues magnifiques dans sa partie haute. Il faut aussi passer à travers 3 tunnels (lampe obligatoire) car le canal longe ou traverse la paroi. C'est au final une ballade très raffraichissante, tres facile et assez ludique. Au retour, nous croisons pas mal de monde alors l'idéal est d'y aller pas trop tard (mais attention quand même à la luminosité). L'apres midi sera consacrée à la plage de l'hermitage avec une grosse partie snorkeling à travers les coraux.
L'arrivée sur la cascade depuis la partie inférieure du canal
Casacade de la ravine Saint Gilles
Marche le long des canaux à travers la végétation luxuriante
Petit passage escarpé
Tunnel à traverser
Bassin aux couleurs bleues surprenantes !
Du haut de la cascade !Mardi 8 juin 2010 - Le Maïdo - Plage de Boucan Canot
Départ plus tard que d'habitude ce matin pour rejoindre le sommet du Maïdo en voiture. Il y a quelques travaux sur la route et nous devons attendre un peu dans la montée. Le temps la haut est au beau fixe et la vue est degagée sur le cirque de Mafate. Il est agréable de contempler les chemins pris durant 3 jours dans le cirque. Nous remarquons un petit groupe de vttistes qui s'élancent dans ma descente du Maïdo, ça donne envie... Nous redescendons vers Boucan Canot où nous allons passer l'après midi : snorkeling et détente ! :-) Beau temps très agréable, humm ça a du bon aussi le farniente !
Vue sur le cirque de Mafate depuis le Maïdo
Le sommet du bronchard et Roche Plate depuis le Maïdo
Aire de piquenique dans la montée vers le MaïdoMercredi 9 juin 2010 - Descente en VTT du Maïdo - Plage de l'Hermitage
D'une idée naît une envie : ca sera VTT pour ce matin ! Nous montons donc en groupe au sommet du Maïdo. Nous sommes un groupe de 10 mais kyra est la seule fille ! Humm pas très cool pour l'homogénéité du groupe. Nous laissons partir les plus aventureux et faisons tranquillement notre descente. Pour nous c'est plus de la ballade que de la descente sportive mais c'est pas grave. Le plaisir viendra des yeux plutôt que de la vitesse. Il est à noter d'ailleurs qu'un des participants finira dans l'ambulance après une mauvaise chute (luxation de l'épaule a priori). Nous pasons sur des chemins pierreux, parfois glissants dans les virages, à travers les champs et au milieu des champs de canne à sucre. L'accompagnateur fait la descente avec nous deux et c'est l'occasion d'en savoir un peu plus sur la vie à la réunion. Il nous aura fallu quand même près de 2h30 pour effectuer les 2 000 mètres de dénivellé jusqu'à la mer. Nous retournons à la plage de l'hermitage pour l'après midi. Snorkeling et farniente. Tiens ca me rappelle le programme d'hier ! ;-)
Tiens l'occasion de présenter kyra en sportive :-)
Aie !
C'est encore loin la mer ?
Bon la ça descend pas mal !Jeudi 10 juin 2010 - Dernier jour...
Snif c'est la fin de ce merveilleux voyage :-( Notre avion décolle en fin de journée alors nous sommes un peu limités pour aujourd'hui. Nous passerons donc notre journée sur la plage de Boucan Canot (il y a des douches sur la plage) avec un petit détour à éperon pour acheter des souvenirs artisanaux. L'avion nous attend malheureusement (pourquoi le volcan islandais s'est il arrêté ??!! on serait bien resté encore un peu). That's the end !
Pour conclure, je voudrais juste dire que la Réunion est une île magnifique qui se découvre principalement à pied (et donc qui se mérite). Nous avons été enchantés par les paysages, l'ambiance et la gentillesse des gens que nous avons rencontrés !
Jordanie un après-midi: idées d'activités? English translation pending
Bonjour à tous,
je fais escale en jordanie à l'aeroport d'Amman pendant 9 hrs avant de reprendre l'avion pour Bangkok. Je suis pas très motivé à rester tout ce temps ds l'aeroport. J'hésite à prendre un visa et à sortir de l'aeroport. Auriez vous des idées d'occupation pour un budget raisonnable?
je fais escale en jordanie à l'aeroport d'Amman pendant 9 hrs avant de reprendre l'avion pour Bangkok. Je suis pas très motivé à rester tout ce temps ds l'aeroport. J'hésite à prendre un visa et à sortir de l'aeroport. Auriez vous des idées d'occupation pour un budget raisonnable?
Le Cervin: est-il méconnu? (Suisse) English translation pending
Bonjour,
Je m'interroge sur cette pyramide... Je rentre d'une randonnée glaciaire sur les cimes du Mont Rose. J'ai pu admirer pratiquement toutes les faces du Cervin ! Cette montagne m'impressionne ! Elle s'élance, elle jaillit dans le ciel... Majestueusement !!! Je pense que c'est un des plus beaux sommets alpins. C'est aussi un symbole à mes yeux !
De temps en temps, par curiosité, je parle du Cervin aux gens que je rencontre...
Je suis stupéfait car très peu de gens connaissent cette montagne... C'est très flou dans les esprits ! Alors je dis : "Vous connaissez le chocolat (Toblerone) ? C'est le Cervin sur son emballage !"
Auparavant, je pensais que le Cervin était connu par tout le monde... Comme par exemple la Tour Eiffel !
Maintenant, j'ai l'impression qu'il reste largement méconnu !
Je m'interroge sur cette pyramide... Je rentre d'une randonnée glaciaire sur les cimes du Mont Rose. J'ai pu admirer pratiquement toutes les faces du Cervin ! Cette montagne m'impressionne ! Elle s'élance, elle jaillit dans le ciel... Majestueusement !!! Je pense que c'est un des plus beaux sommets alpins. C'est aussi un symbole à mes yeux !
De temps en temps, par curiosité, je parle du Cervin aux gens que je rencontre...
Je suis stupéfait car très peu de gens connaissent cette montagne... C'est très flou dans les esprits ! Alors je dis : "Vous connaissez le chocolat (Toblerone) ? C'est le Cervin sur son emballage !"
Auparavant, je pensais que le Cervin était connu par tout le monde... Comme par exemple la Tour Eiffel !
Maintenant, j'ai l'impression qu'il reste largement méconnu !
Lyon-Doubs-Marne à vélo English translation pending
bonsoir à toutes et à tous
départ pour 1 mois dans une semaine et je ne sais pas encore où aller !
Pour m'aider dans ma préparation, pourriez-vous me donner quelques informations :
- j'ai cru entendre que la Saône était longée par un chemin de halage. Vrai, faux ? Si ce chemin existe, où le prend-on à Lyon et jusqu'où va-t-il ? Sinon, comment sortir de Lyon sans grimper ?
- qu'en est-il du plateau du Haut Doubs une fois qu'on y est arrivé : est-ce (relativement) plat ? quelle est la route la plus facile pour y arriver ? de Lons le Saunier à Champagnoles, est-ce que ça monte beaucoup et longtemps ? Si vous me découragez, il doit bien y avoir un train.
- pour un circuit qui après me ferait monter plus au nord, est-il plus intéressant de remonter le Rhin et de redescendre par le canal Marne-Rhône ou le contraire ?
Je vous remercie des avis et conseils que vous voudrez bien me donner.
départ pour 1 mois dans une semaine et je ne sais pas encore où aller !
Pour m'aider dans ma préparation, pourriez-vous me donner quelques informations :
- j'ai cru entendre que la Saône était longée par un chemin de halage. Vrai, faux ? Si ce chemin existe, où le prend-on à Lyon et jusqu'où va-t-il ? Sinon, comment sortir de Lyon sans grimper ?
- qu'en est-il du plateau du Haut Doubs une fois qu'on y est arrivé : est-ce (relativement) plat ? quelle est la route la plus facile pour y arriver ? de Lons le Saunier à Champagnoles, est-ce que ça monte beaucoup et longtemps ? Si vous me découragez, il doit bien y avoir un train.
- pour un circuit qui après me ferait monter plus au nord, est-il plus intéressant de remonter le Rhin et de redescendre par le canal Marne-Rhône ou le contraire ?
Je vous remercie des avis et conseils que vous voudrez bien me donner.
Partir travailler en tant que cuisinier à Hô-Chi-Minh-Ville, Vietnam? English translation pending
le bonjour à vous
je désirerai savoir svp si ce job de cuisinier est représenté au sein de la communauté expat
je me doute que ce doit être un job plutôt réservé aux vietnamiens
mais je pense plus particulièrement aux cuisines des hôtels internationaux (Caravelle - Shératon - Continental - Majestic - Rex - Grand Hotel - Royal Garden) ou à de grosses structures et à des postes de chef (c'est le terme consacré
ptite question subsidiaire :
- connaissez vous des expat qui pratiquent ? - connaissez vous des expat qui ont monté leurs affaires ? (et qui pourraient/accepteraient de me renseigner)
merci beaucoup
cordialement
Christophe
je désirerai savoir svp si ce job de cuisinier est représenté au sein de la communauté expat
je me doute que ce doit être un job plutôt réservé aux vietnamiens
mais je pense plus particulièrement aux cuisines des hôtels internationaux (Caravelle - Shératon - Continental - Majestic - Rex - Grand Hotel - Royal Garden) ou à de grosses structures et à des postes de chef (c'est le terme consacré

ptite question subsidiaire :
- connaissez vous des expat qui pratiquent ? - connaissez vous des expat qui ont monté leurs affaires ? (et qui pourraient/accepteraient de me renseigner)
merci beaucoup
cordialement
Christophe
Dans quel quartier de Lisbonne prendre un hébergement: Alfama ou Bairro Alto? English translation pending
Bonjour,
Je pars en octobre à lisbonne pour 5 jours et je n'arrive pas à me décider entre ces 2 quartiers pour loger: alfama ou bairro alto.
J'ai lu beaucoup de choses en faveur de l'alfama, typique et sympa pour sortir le soir
mais j'ai peur que ce soit moins pratique pour accéder aux transports en commun (10 minutes à pieds jusqu'au métro santa apolonia et 15 minutes jusque chiado -en descente!-, il y a bien le tram 28 à proximité mais il semble qu'on peut parfois l'attendre très longtemps) car je voudrais me rendre sans perdre trop de temps (le programme est serré!) à cais so dobre pour visiter belem, cascais, sintra ou encore aller du côté du parc des nations...
Pouvez-vous me dire si le quartier bairro alto est sympa et si, comme j'ai tendance à le penser, il est plus difficile d'accéder depuis l'alfama aux transports pour des visites en dehors du centre ville?
par avance merci de vos conseils!
Fonctionnement des trains en Europe? English translation pending
Bonjour,
je quitte le Québec le 31 juillet pour passer 1 mois en Europe. Je visiterai la Suisse (5 jours dans le nord est) , l'Autriche (1 semaine Tyrol et 4 jours vienne), l'Allemagne ( 1 semaine bavière), la République Tchèque (3 jours en campagne) ainsi que la Suède (4 jours Goteborg).
J'ai comparé les prix des billets à l'unité pour tous mes voyagements en train ainsi que l'achat d'une passe Select Youth 4 pays sur raileurope.ca. L'achat d'une passe de 10 jours de voyagement revient la plus avantageuse, car je voyagerais par train environ 15 journées. Les 10 journées qui coutent les plus cher, je pourrais prendre ma passe, et pour les journées les moins chères, je paierai mon billet à l'unité.
Cependant, j'ai quelques questions sur l'utilisation de la passe et sur le fonctionnement du train en général.
1. Comme la passe est valide seulement un nombre X de journée, où est-ce qu'elle doit se faire valider. Dois-je aller dans un guichet à la gare ou bien c'est un controlleur qui va poinconner l'utilisation d'une journée? 2. Si j'ai la passe, est-ce que je monte directement dans le train et je m'assis où je veux? 3. Il semble que pour certains trains, il faut obligatoirement faire des réservations, mais il semble y avoir des frais. Ces frais ne sont pas couverts par la passe si j'ai bien compris? 4. Est-il préférable de réserver à l'avance, ou bien on peut réserver et payer sur place à la gare avant l'embarquement? 5. Et lorsque l'on a une réservation à l'avance, j'imagine qu'on monte directement dans le train sans besoin de passer à un guichet? 6. Quand j'achèterai un billet à l'unité, comment est-ce que cela fonctionne? J'achète le billet au guichet. Puis, il y a-t-il un contrôle à la gare, ou bien c'est seulement dans le train?
Mes questions peuvent paraître bêtes, mais je préfère être parée à toute éventualité rendue là bas!
merci!
je quitte le Québec le 31 juillet pour passer 1 mois en Europe. Je visiterai la Suisse (5 jours dans le nord est) , l'Autriche (1 semaine Tyrol et 4 jours vienne), l'Allemagne ( 1 semaine bavière), la République Tchèque (3 jours en campagne) ainsi que la Suède (4 jours Goteborg).
J'ai comparé les prix des billets à l'unité pour tous mes voyagements en train ainsi que l'achat d'une passe Select Youth 4 pays sur raileurope.ca. L'achat d'une passe de 10 jours de voyagement revient la plus avantageuse, car je voyagerais par train environ 15 journées. Les 10 journées qui coutent les plus cher, je pourrais prendre ma passe, et pour les journées les moins chères, je paierai mon billet à l'unité.
Cependant, j'ai quelques questions sur l'utilisation de la passe et sur le fonctionnement du train en général.
1. Comme la passe est valide seulement un nombre X de journée, où est-ce qu'elle doit se faire valider. Dois-je aller dans un guichet à la gare ou bien c'est un controlleur qui va poinconner l'utilisation d'une journée? 2. Si j'ai la passe, est-ce que je monte directement dans le train et je m'assis où je veux? 3. Il semble que pour certains trains, il faut obligatoirement faire des réservations, mais il semble y avoir des frais. Ces frais ne sont pas couverts par la passe si j'ai bien compris? 4. Est-il préférable de réserver à l'avance, ou bien on peut réserver et payer sur place à la gare avant l'embarquement? 5. Et lorsque l'on a une réservation à l'avance, j'imagine qu'on monte directement dans le train sans besoin de passer à un guichet? 6. Quand j'achèterai un billet à l'unité, comment est-ce que cela fonctionne? J'achète le billet au guichet. Puis, il y a-t-il un contrôle à la gare, ou bien c'est seulement dans le train?
Mes questions peuvent paraître bêtes, mais je préfère être parée à toute éventualité rendue là bas!
merci!
Petite semaine de randonnée en Irlande au mois d'août: Dingle Way English translation pending
Bonjour à tous.
Je compte me faire une petite semaine de rando en solitaire en Irlande en aout.
Etant une marcheuse "basique" (je fais environ 45 min de marche par jour pour aller au boulot, et un peu de randonnée de 2-3h le week-end, voir plus en vacances), je compte faire entre 10 et 20 km par jour, histoire de pas forcer inutilement. Du coup, comme je ne peux pas partir trop longtemps, je compte couper la péninsule de Dingle entre Cloghane et Dingle et faire le circuit suivant :
- De Camp à Castlegregory - De Castlegregory à Cloghane - De Cloghane à Dingle - De Dingle à Anascaul - De Anascaul à Camp
Ma question principale est donc concernant la partie Cloghane-Dingle : est-ce que l'un d'entre vous l'a déjà fait, qu'est-ce que ça donne en matière de difficulté/distance/temps de parcours, ...? Ensuite, j'ai bien entendu lu les divers sujets sur le sujet 😛, mais si vous avez d'autres conseils (ou de nouveaux conseils) à m'apporter, n'hésitez pas. Je dois admettre que je flippe un peu, ça sera ma première rando en solitaire et je suis une grande angoissée tant que je ne suis pas partie ^^
Merci à tous.
- De Camp à Castlegregory - De Castlegregory à Cloghane - De Cloghane à Dingle - De Dingle à Anascaul - De Anascaul à Camp
Ma question principale est donc concernant la partie Cloghane-Dingle : est-ce que l'un d'entre vous l'a déjà fait, qu'est-ce que ça donne en matière de difficulté/distance/temps de parcours, ...? Ensuite, j'ai bien entendu lu les divers sujets sur le sujet 😛, mais si vous avez d'autres conseils (ou de nouveaux conseils) à m'apporter, n'hésitez pas. Je dois admettre que je flippe un peu, ça sera ma première rando en solitaire et je suis une grande angoissée tant que je ne suis pas partie ^^
Merci à tous.
Voyage entre trois et quatre semaines au Québec en octobre: bonnes adresses ou itinéraires? English translation pending
Bonjour,
Je suis entrain de planifier un voyage au Quebec pour le mois d'Octobre prochain. Je ne sais pas encore si je serai toute seule ou accompagnée mais en gros j'aurai aimé avoir vos conseils sur comment utilisé mon temps au mieux. Je ne sais pas encore exactement combien de temps je vais rester mais entre 3 et 4 semaines à mon avis. J'arrive à Montréal et ensuite je vais à Quebec mais après c'est un peu flou, il y a tellement de choses à voir! C'est dur de choisir sans avoir peur de passé à côté du meilleur! Je voudrai faire du vélo autour du Lac Saint Jean et du Kayak pour voir les Fjords, mais je ne sais pas si il ferait un peu trop froid pou ce genre d'activités?
Voilà si vous avez des itinéraires et des bonnes adresses à donner... Merci d'avance!
Alice 🙂
Je suis entrain de planifier un voyage au Quebec pour le mois d'Octobre prochain. Je ne sais pas encore si je serai toute seule ou accompagnée mais en gros j'aurai aimé avoir vos conseils sur comment utilisé mon temps au mieux. Je ne sais pas encore exactement combien de temps je vais rester mais entre 3 et 4 semaines à mon avis. J'arrive à Montréal et ensuite je vais à Quebec mais après c'est un peu flou, il y a tellement de choses à voir! C'est dur de choisir sans avoir peur de passé à côté du meilleur! Je voudrai faire du vélo autour du Lac Saint Jean et du Kayak pour voir les Fjords, mais je ne sais pas si il ferait un peu trop froid pou ce genre d'activités?
Voilà si vous avez des itinéraires et des bonnes adresses à donner... Merci d'avance!
Alice 🙂
Carte de résidence tunisienne English translation pending
Bonjour à tous!
Étant sur le point de me mariée avec un Algérien vivant en Algérie, je me suis renseignée auprès de l'ambassade de France à Tunis à propos d'un mariage Franco-Algérien. En effet, je vie en France mais dispose aussi de la double nationalité Franco-Tunisienne. Souhaitant pouvoir vivre avec mon futur époux le plus vite possible, sans avoir a patientée plus d'un an, j'ai donc eu l'idée de me mariée en Tunisie au lieu de l'Algérie. Étant sûre de mon choix, j'ai pris les devants & appelée l'ambassade de France à Tunis (désolée de me répétée) afin de savoir si cela est possible. A l'ambassade, on ma dit qu'il étais possible de recevoir le visa dans un délai d'environ une semaine, mais pour cela mon futur époux se doit d'abord de demandée une carte de résidence tunisienne.
J'aimerais savoir comment cela se passe?
S'il en fait la demande, sera t-il dans ce cas tunisien & plus algérien? Combien de temps cela prendrait-il? A t-il besoin d'une carte de résident provisoire ou définitive? Je m'excuse d'avance si vous me trouvez incompréhensible dans ma demande, je suis en grande panique, cela étant nouveau pour moi. Je vous remercie d'avance pour vos réponse tel quel soit. Salutation.
Étant sur le point de me mariée avec un Algérien vivant en Algérie, je me suis renseignée auprès de l'ambassade de France à Tunis à propos d'un mariage Franco-Algérien. En effet, je vie en France mais dispose aussi de la double nationalité Franco-Tunisienne. Souhaitant pouvoir vivre avec mon futur époux le plus vite possible, sans avoir a patientée plus d'un an, j'ai donc eu l'idée de me mariée en Tunisie au lieu de l'Algérie. Étant sûre de mon choix, j'ai pris les devants & appelée l'ambassade de France à Tunis (désolée de me répétée) afin de savoir si cela est possible. A l'ambassade, on ma dit qu'il étais possible de recevoir le visa dans un délai d'environ une semaine, mais pour cela mon futur époux se doit d'abord de demandée une carte de résidence tunisienne.
J'aimerais savoir comment cela se passe?
S'il en fait la demande, sera t-il dans ce cas tunisien & plus algérien? Combien de temps cela prendrait-il? A t-il besoin d'une carte de résident provisoire ou définitive? Je m'excuse d'avance si vous me trouvez incompréhensible dans ma demande, je suis en grande panique, cela étant nouveau pour moi. Je vous remercie d'avance pour vos réponse tel quel soit. Salutation.
Ascension du Stromboli (Sicile) et dormir à Lipari ((îles éoliennes) English translation pending
Bonjour, je logerai sur Lipari mais j'aimerai faire l'ascension du Stromboli à la tombée de la nuit. Mais existe-t-il des bateaux revenant sur lipari après les excursions nocturnes ? Merci
Retour de l'hôtel Sirenis la Salina à Varadero du 30 mai au 6 juin English translation pending
Bonjour !!!!
J'ai passé une magnifique semaine à l'hôtel Sirenis La Salina du 30 mai au 6 juin !
J'ai été agréablement satisfaite d'avoir choisi cet hôtel, mais je dois avouer que j'avais des doutes après avoir lu les nombreux avis sur celui-ci. Donc, je suis parti à Cuba avec zéro attente et j'ai été 100 % satisfaite !!!!! Même mon copain, qui aime habituellement les hôtels 5 étoiles luxueux, a passé un agréable séjour à cet hôtel.
La plage est absolument à coupé le souffle !!!! Elle est très large et il y a beaucoup de place. Il est facilement possible de se trouver un endroit calme et isolé. Il y a de l'animation, aquaforme et musique l'avant midi. L'eau est superbe, calme le matin et un peu plus mouvementé l'après midi. L'eau est de toute beauté, transparente et turquoise !
Les piscines sont très belles. Il y en a deux, une plus tranquille et l'autre avec de l'animation, glissades et un bar dans une caverne !!! Elles sont très propre et il y a plusieurs transat de disponible.
Les chambres sont jolie, assez grande et toujours bien nettoyé. On y retrouve une radio lecteur cd, une télévision, un coffre fort ( 2 pesos par jour), fer et planche à repasser, un parapluie, séchoir, frigo avec de l'eau, liqueur et bière. Cependant, il manque une cafetière, assez difficile de se lever sans son café le matin, et ce, même si on est en vacance, c'est un essentiel !!!!!
Les restaurants sont surprenant ! J'avais tellement peur de mal mangé avec tous les avis que j'avais entendu sur la nourriture Cubaine. Hé bien, j'ai toujours eu le ventre plein !!!! En fait, j'ai très très très bien mangé !!!! Moi qui croyait perdre des kilos à Cuba :( lol Au buffet, il a tout pour tout les goûts. Pour ceux qui n'ont pas peur de gouter à différentes choses, vous ferez de belles découvertes et d'autres moins belles ! Pour les restos à la carte, je suis allé au steak house, japonais et le mexicain. Ils étaient tous bien :) Habituellement, le matin je mangeais une omelette (valeur sure) qui est faite devant vous au buffet. Le midi, un hotdog au snack BBQ sur la plage et le soir je trouvais toujours quelque chose à me mettre sous la dent.
L'hôtel est grand, bien divisé et très bien entretenue. On y retrouve une belles végétations. Seul hic, il n'y a peut-être pas assez de poubelles et de cendrier, ce qui fait que certaines personnes vont jeté leurs déchets par terre :S Il y a un petit train qui passe ... Il faut être chanceux pour qu'il passe près de vous au bon moment !!!! Vous allez devoir marché beaucoup durant votre séjour, mais ça n'a jamais été pénible pour moi ... ( Environ 10- 15 minutes de la plage au lobby) C'est même agréable, car le paysage est magnifique !!! Cependant, si vous avez de la difficulté à vous déplacer ... Je ne vous conseille pas cette hôtel, car le petit train ne passe pas à tout les 10 minutes et il n'y a pas d'ascenseur pour monter aux chambres.
Si vous pouvez apporter des jouets, des bonbons ou vêtements usagés, les gens l'apprécient énormément. Ce ne sont pas les femmes de chambres qui en ont le plus besoins, mais plutôt les gens qui s'occupent de l'entretien. Ou sur la plage, le matin et même dans la journée, il y a des Cubains qui ont besoin de souliers, vêtements, shampoing, pâte à dent, etc. Un matin, je suis allé ramassé des coquillages sur la plage, et j'ai rencontré deux Cubains, ils venaient de La Havane et ils m'ont expliqué que c'était très dispendieux les vêtements là bas. Ils m'ont donné de très beaux coquillages, et pour les remercier je leur ai offert des souliers, vêtements et cosmétiques. Ils étaient tellement heureux !!!! Ils avaient les larmes aux yeux et ils m'ont remercier tellement sincèrement .... Ça m'a vraiment touché :) Alors, si vous avez de vieux vêtements, apporter les aux gens en ville ou sur la plage, vous ferez des heureux, car ils en ont vraiment besoin :)
J'ai fait deux excursions. Le jeep safari et le catamaran. Je recommande les deux !!! Vous passerez de très belles journées !!!!!
Je recommande fortement cet hôtel, vous ne serez pas déçu :)
La plage est absolument à coupé le souffle !!!! Elle est très large et il y a beaucoup de place. Il est facilement possible de se trouver un endroit calme et isolé. Il y a de l'animation, aquaforme et musique l'avant midi. L'eau est superbe, calme le matin et un peu plus mouvementé l'après midi. L'eau est de toute beauté, transparente et turquoise !
Les piscines sont très belles. Il y en a deux, une plus tranquille et l'autre avec de l'animation, glissades et un bar dans une caverne !!! Elles sont très propre et il y a plusieurs transat de disponible.
Les chambres sont jolie, assez grande et toujours bien nettoyé. On y retrouve une radio lecteur cd, une télévision, un coffre fort ( 2 pesos par jour), fer et planche à repasser, un parapluie, séchoir, frigo avec de l'eau, liqueur et bière. Cependant, il manque une cafetière, assez difficile de se lever sans son café le matin, et ce, même si on est en vacance, c'est un essentiel !!!!!
Les restaurants sont surprenant ! J'avais tellement peur de mal mangé avec tous les avis que j'avais entendu sur la nourriture Cubaine. Hé bien, j'ai toujours eu le ventre plein !!!! En fait, j'ai très très très bien mangé !!!! Moi qui croyait perdre des kilos à Cuba :( lol Au buffet, il a tout pour tout les goûts. Pour ceux qui n'ont pas peur de gouter à différentes choses, vous ferez de belles découvertes et d'autres moins belles ! Pour les restos à la carte, je suis allé au steak house, japonais et le mexicain. Ils étaient tous bien :) Habituellement, le matin je mangeais une omelette (valeur sure) qui est faite devant vous au buffet. Le midi, un hotdog au snack BBQ sur la plage et le soir je trouvais toujours quelque chose à me mettre sous la dent.
L'hôtel est grand, bien divisé et très bien entretenue. On y retrouve une belles végétations. Seul hic, il n'y a peut-être pas assez de poubelles et de cendrier, ce qui fait que certaines personnes vont jeté leurs déchets par terre :S Il y a un petit train qui passe ... Il faut être chanceux pour qu'il passe près de vous au bon moment !!!! Vous allez devoir marché beaucoup durant votre séjour, mais ça n'a jamais été pénible pour moi ... ( Environ 10- 15 minutes de la plage au lobby) C'est même agréable, car le paysage est magnifique !!! Cependant, si vous avez de la difficulté à vous déplacer ... Je ne vous conseille pas cette hôtel, car le petit train ne passe pas à tout les 10 minutes et il n'y a pas d'ascenseur pour monter aux chambres.
Si vous pouvez apporter des jouets, des bonbons ou vêtements usagés, les gens l'apprécient énormément. Ce ne sont pas les femmes de chambres qui en ont le plus besoins, mais plutôt les gens qui s'occupent de l'entretien. Ou sur la plage, le matin et même dans la journée, il y a des Cubains qui ont besoin de souliers, vêtements, shampoing, pâte à dent, etc. Un matin, je suis allé ramassé des coquillages sur la plage, et j'ai rencontré deux Cubains, ils venaient de La Havane et ils m'ont expliqué que c'était très dispendieux les vêtements là bas. Ils m'ont donné de très beaux coquillages, et pour les remercier je leur ai offert des souliers, vêtements et cosmétiques. Ils étaient tellement heureux !!!! Ils avaient les larmes aux yeux et ils m'ont remercier tellement sincèrement .... Ça m'a vraiment touché :) Alors, si vous avez de vieux vêtements, apporter les aux gens en ville ou sur la plage, vous ferez des heureux, car ils en ont vraiment besoin :)
J'ai fait deux excursions. Le jeep safari et le catamaran. Je recommande les deux !!! Vous passerez de très belles journées !!!!!
Je recommande fortement cet hôtel, vous ne serez pas déçu :)
Randonnée de quinze jours au Sénégal English translation pending
Bonjour,
J'envisage de réaliser au mois de décembre prochain une randonnée de 15 jours au Sénégal avec 3 amis.
Je voulais savoir si vous aviez déjà réalisé ce genre de voyage.
Connaissez-vous un itinéraire qui vaille la peine d'être parcouru, où nous n'avons pas besoin de guide, ni de louer un 4x4, mais en étant seulement à pied et en autonomie?
Les parcs naturels peuvent-ils être traversés sans guide?
Si possible un parcours sans grande ville à traverser, mais nous pouvons très bien avoir pour point de départ et d'arrivée deux grandes villes, et faire les jonctions avec l'aéroport de Dakar en taxi-brousse
Une carte très détaillée est-elle nécessaire, peut-on la trouver sur place?
Merci beaucoup
Merci beaucoup
Voyage de trois semaines en Guadeloupe English translation pending
Bonjour à tous,
je pars avec mon mari en gwada fin novembre, pour 3 semaines.
je n'arrive pas à bien organiser mon tour : M.G., les Saintes, la Désirade et Basse Terre + Grande Terre.
combien de jours, par quoi commencer, les bons plans hebergements, etc..
Merci de votre aide
Départ pour l'Algérie: ambiance, conseils...? English translation pending
Bonjour, Salam alykoum .....
hey hey je viens vers vous pour vos lumieres 🙂 car je décolle pour l'algerie dimanche après midi
j'explique mon cas : je n'ai jamais pris l'avion et j'ai un grand stress je ne suis même jamais entrée dans un aéroport je pars de Orly c'est grand Orly ?? on monte combien de temps avant dans l'avion ?? il y a souvent des retards ??
j'ai entendu dire qu'il y a des scorpions et des serpents en algerie cest vrai ?? le scorpion est il méchant ?? 😕
si je prends mon baladeur MP4 avec des musiques téléchargées je risque quelque chose ??
si je prend ma nitendo DSi avec ma R4 je risque quelque chose ??
pour l'argent que jaurai qui est a convertir en dinar cela se fait ou ?? en france en algerie ??
la mentalité est elle la meme qu'en france ??
voilà merci de vos réponses et désolée pour toutes ces questions mais aucune questions est bête 😄 !!
bonne soirée a tous
hey hey je viens vers vous pour vos lumieres 🙂 car je décolle pour l'algerie dimanche après midi
j'explique mon cas : je n'ai jamais pris l'avion et j'ai un grand stress je ne suis même jamais entrée dans un aéroport je pars de Orly c'est grand Orly ?? on monte combien de temps avant dans l'avion ?? il y a souvent des retards ??
j'ai entendu dire qu'il y a des scorpions et des serpents en algerie cest vrai ?? le scorpion est il méchant ?? 😕
si je prends mon baladeur MP4 avec des musiques téléchargées je risque quelque chose ??
si je prend ma nitendo DSi avec ma R4 je risque quelque chose ??
pour l'argent que jaurai qui est a convertir en dinar cela se fait ou ?? en france en algerie ??
la mentalité est elle la meme qu'en france ??
voilà merci de vos réponses et désolée pour toutes ces questions mais aucune questions est bête 😄 !!
bonne soirée a tous
Choix d'une tente pour une famille de quatre personnes English translation pending
Bonjour,
Nous partons en camping avec nos enfants de 2,5 ans et 5 ans pour l'été. Pour cela, nous souhaitons investir dans une tente pour 4. Nous avons acheté une tente Lafuma Cuzco 4 au Vieux Campr l'an dernier, mais nous la trouvons un peu limite pour plus de deux-trois jours. Au cous de nos recherches, on a repéré plusieurs modèle dont la Vaude Campo Family ou les Marmot Halo4 et Den4. Est-ce que certains parmi vous ont déjà testé ces tentes? Et sinon, quels sont vos conseils?
En vous remerciant,
A très bientôt
Antoine
Nous partons en camping avec nos enfants de 2,5 ans et 5 ans pour l'été. Pour cela, nous souhaitons investir dans une tente pour 4. Nous avons acheté une tente Lafuma Cuzco 4 au Vieux Campr l'an dernier, mais nous la trouvons un peu limite pour plus de deux-trois jours. Au cous de nos recherches, on a repéré plusieurs modèle dont la Vaude Campo Family ou les Marmot Halo4 et Den4. Est-ce que certains parmi vous ont déjà testé ces tentes? Et sinon, quels sont vos conseils?
En vous remerciant,
A très bientôt
Antoine
Quinze jours à Montréal avec trois enfants (18 mois, 9 et 11 ans): idées de visites? English translation pending
Bonjours à tous, à partir du 20 juillet nous allont passer 15 jours à Laval en famille avec 1 BB de 18 mois et 2 petites filles de 11 et 9 ans. Nous avont déja reservé une voiture. Avez vous des idées de visites etc...