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Avis sur circuit dans l'ouest et est des Etats-Unis en trente jours? English translation pending
by Krolaiine · 2010-04-14 · 46 replies
Bonjour à tous, voyageurs de l'extrême,

Cela fait un petit moment que je parcours votre site pour préparer mon voyage, et j'ai (enfin !) une idée du trajet. Nous partons, mon ami et moi, 30 jours, moitié côté ouest, moitié côté est !

Un des grands regrets de ce trajet est la non-visite de YellowStone, mais c'est particulièrement ardu de le caser dans ce voyage... Les deux autres regrets : Savannah et Charleston, ainsi que la Louisiane...

Il y a trois jours de vide dans le programme (ci-dessous) à répartir dans l'ouest, mais nous ne savons trop comment... Une idée de comment les répartir ? Quelle visite prolonger? Ajouter? Enlever?

Jour 1 - Avion Bruxelles --> Los Angeles Jour 2 - Los Angeles Jour 3 - Las Vegas Jour 4 - Grand Canyon Jour 5 - Grand Canyon de Chelly Jour 6 - Monument Valley Jour 7 - Arches National Park Jour 8 - Capitol Reef National Park Jour 9 - Bryce Canyon Jour 10 - Las Vegas Jour 11 - Death Valley Jour 12 - Yosemite National Park Jour 13 - San Francisco Jour 14 - San Francisco Jour 15 : ? Jour 16 : ? Jour 17 : ? Jour 18 : Key West Jour 19 : Everglades Jour 20 : Miami Jour 21 : Kennedy Space Center Jour 22 : Orlando (Disney World : un des parcs à définir) Jour 23 : Orlando (Universal Orlando : certainement Universal Studios) Jour 24 : Washington DC Jour 25 : New-York Jour 26 : New-York Jour 27 : New-York Jour 28 : New-York Jour 29 : Chicago Jour 30 : Chicago
Croatie et Roumanie: les incontournables? English translation pending
by Kkay · 2010-01-03 · 12 replies
Si quelqu'un à des renseignements pertinents concernants ces 2 pays, ex. quoi absolument ne pas manquer, gîtes ou chambres à petits prix etc., j'apprécierais les recevoir, nous quittons le 24 mars 2010 pour environ 10 semaines (voyage sacs à dos)
Les photos c'est pas fini English translation pending
by Chinois · 2008-10-29 · 504 replies
on continue .... 😛.

dans quel célèbre ensemble religieux cette photo a - t -elle été prise ?

😮 c'est... très classique...
Roumanie ou Bulgarie pour pas cher en août? English translation pending
by Antonin3638 · 2007-06-28 · 16 replies
Bonjour

Je souhaite partir la première quinzaine d'aout soit en Roumanie soit en Bulgarie. Je voudrais faire un tour du pays en dépensant aussi peu que possible. Je n'ai pas de voiture et je pense partir seul, en bus ou train. Que pensez-vous du pass interrails pour bouger en train ? Le réseau ferré est-il suffisamment dense ? Et pour dormir sur place, je crois qu'on peut compter sur les chambres chez l'habitant non ?

Je n'ai pas encore d'idées d'itinéraire car je ne connais pas (encore) du tout ces pays. Je que je veux faire c'est rester 10-15 jours dans un seul pays, tout en vadrouillant un peu partout (Mer noire, capitale, montagne...) pour revenir avec plein d'images dans la tete.

Si quelqu'un a une expérience à faire partager ça m'intéresse beaucoup, merci d'avance !
Roumanie: bons plans et conseils English translation pending
by Marion33 · 2007-04-08 · 8 replies
Bonjour, Je pars en Roumanie avec une copine aux mois de juillet et aout. Nous avons un très petit budget. Nous aimerions donc savoir si vous connaissez des hebergements vraiment pas chers (nous avons pensé à prendre une tente, mais comme nous serons à pieds, on ne sait pas trop finalement...). Mais surtout on aimerait avoir des idées de trajets, les endroits où il faut absolument passer, les plans rando, les gens à aller voir, les petits villages du transylvanie où on peut faire la fête, les plages de la mer du nord qui valent le coup à cette saison, les endroits où on ne trouvera pas trop de touriste. Bref, on aimerait aller à la rencontre de la roumanie et des roumains, quelqu'un pourrait-il nous guider mieux que les guides que tous les monde achète ? Merci d'avance, Marion
Itinéraire en République Tchèque et Pologne pour mai English translation pending
by Racoon · 2007-02-01 · 12 replies
Bonjour à tous,

nous sommes présentement en train de préparer notre voyage pour la République Tchèque et la Pologne pour le mois de Mai prochain. Est-ce que vous auriez des idées/commentaires sur les villes et attractions particulières qu'il ne faut surtout pas manquer?

Aussi, est-ce plus profitable de s'établir dans une ville et de visiter tous les attraits aux alentours pendant quelques jours, et ainsi sauver du temps quant à la recherche d'endroit où dormir, ou s'il est préférable de se déplacer régulièrement avec nos baguages, pour avancer dans notre itinéraire?

Merci à l'avance pour vos réponses!

Racoon
Départ imminent et imprévu pour la Slovaquie English translation pending
by FranckyTheOn · 2005-09-03 · 58 replies
Bonjour à tous... Ayant déjà posté un msg dans le topic Bratislava, mais finalement, je me rends compte qu'il vaut mieux que j'en crée un nouveau !

Donc voici le topo : j'envisage de partir +/-8jours en Slovaquie. Départ prévu normalement en train (sauf si trop cher, alors voiture).

N'ayant toujours pas terminé mes examens de seconde sess....(etudes, quand tu nous tiens !🏴‍☠️), je n'ai encore RIEN prévu. Je pars le 9, et termine mes examens le 6 (3 jours, c'est bien assez non ? ^^).

Je voulais donc vous demander quelques petits renseignements. Premièrement, concernant le trajet en train, avez-vous un bon site internet à me conseiller pour l'achat des billets ?

Administrativement, que faut-il que j'emporte avec moi ? S'il faut un passeport, c'est foutu.... Je n'ai qu'une carte d'identité....(belge). Apparement, ce serait bon la carte d'identité ?

Que me conseillez vous comme région à visiter ?

A première vue, j'envisageais d'arriver à Bratslava et de passer la première nuit et dernière nuit dans la capitale (près du train quoi 😛)

Sinon, je suis fanna de randonnée (modéré, je suis etudiant, j'aime la bière, et mon ptit bout de gras a du mal à faire des efforts....😄😄) Mais j'ai tout de meme fait l'an passé toute l'irlande à pied (et en stop, bien sur 😎).

Le stop la bas ? Est-ce risqué ? pratique ? impossible ?

Parlent-ils anglais ? Car .... moi et la langue slovaque, on s'évite un peu par moment....🤪🤪

Je ne vous demande pas de préparer mon voyage à ma place (enfin, si vous insistez, je ne vous retiens pas hein ^^), mais juste de me rassurer pour les quelques interrogatives qui subsistent....

Je ne suis pas bien vieux et découvre à peine les joies du voyage avec sac a dos et tente, sans savoir où dormir.... ni savoir où aller ^^. (21 ans).

Donc voila, j'espère que vous me ferez profiter de votre expérience, afin que je profite un maximum de mon séjour en territoire slovaque !

Si vous avez aussi quelques anecdotes sur votre voyage..... 😉😉 allez-y ! dites moi tout !!!

Merci d'avance,

Francky

ps: je suis désolé si un tel post existe deja, j'ai vaguement fait une recherche, mais pris par le temps.... enfin, vous comprendrez j'espère !
Randonnée dans le paradis slovaque English translation pending
by Isadm · 2010-04-15 · 14 replies
bonjour,

j'organise la visite du paradis slovaque cet ete en famille. je cherche des infos sur les meilleurs chemins de rando du parc, un bon coin pour dormir en camping car en bivouac et un avis sur l'interet reel de ce parc. nous serons avec 3 enfants qui aiment marcher et n'ont pas le vertige.

merci de me faire par de vos experiences isadm
Voyager en France à pied d'Ouest en Est English translation pending
by MaBaoLuo · 2008-08-29 · 3 replies
Bonjour, Je compte rattraper l’été prochain tout le temps perdu à avoir fui la nature et retrouver mon grand ami d’adolescence avec qui j’ai partagé tant de belles randonnées.

Le but : traverser la France à pieds d’ouest en est. La méthode : ni portable ni internet, juste un ami et une tente, suivre les chemins qui nous plaisent, aller de bois en village, de ruisseau en colline, en suivant l’est sans trop de plan. Train de retour pour Pau à la première gare après craquage psychologique ; si pas de craquage cap sur le grand Sud-Est. Le budget : en conséquence. Sandwich et tomate le midi, plus chaud le soir. Tabler sur 20 euros par jour en moyenne. La période : août – septembre 2009, à confirmer (juin juillet aurait peut-être été mieux mais ce n’est pas faisable). Au départ je voulais partir de La Rochelle et rejoindre Marseille, pour symboliquement aller « d’une côte à l’autre » ; mais tout le monde m’a certifié que marcher en Charentes c’était chiant à mourir ; et je n’ai jamais vu les Alpes. On se dirige donc plutôt vers un : Dordogne – Lot / Corrèze – Cantal – (Aveyron) – Lozère – Ardèche – Drôme, puis on verra en fonction de la fatigue ou de l’envie du moment (plus de montagne ? la Camargue ? Menton ?). Ca laisse la place pour les noms évocateurs : Quercy, Cévennes, Causses, Aubrac, Chemin de Stevenson...

Que pensez-vous de ce trajet ? Est-ce que nous ratons des épisodes randos fabuleux sur le chemin ? Le but n’est pas forcément de ne bouffer que du dénivellé (on est suffisamment rodé niveau Pyrénées) ; plutôt d’apprécier le patrimoine rural, la gastronomie (d’où étape Cantal), les églises, les sous-bois. Avec un gros morceau volcans au milieu quand même ! Toute recommandation, mise en garde, carnet de voyage est le bienvenu.

Il nous reste dix mois pour affiner grâce à vous. Un compte rendu poétique sera posté en récompense, l’an prochain 😏 Merci d'avance à tout le monde

Pablo
Idées de circuit nature depuis Saint-Pétersbourg pour une première en Russie English translation pending
by Evelilicy · 2018-11-21 · 5 replies
Bonjour, Un voyage en Russie semble se dessiner pour nous pour l'été prochain, durant 3 à 4 semaines. Nous sommes une famille de 4 (enfants de 11 et 15 ans).

Nous pratiquons les échanges de maisons et sommes actuellement en discussion avec une famille de SPb, pour échanger avec eux durant 1 à 2 semaines. Notre idée serait de passer 1 semaine à SPb, puis d'aller faire un circuit d'une semaine vers le lac Onega, en utilisant leur voiture. La famille semble frileuse à l'idée de nous prêter leur voiture pour aller en Carélie, elle nous indique que les routes sont en mauvais état, et qu'ils n'ont qu'une voiture ordinaire qui pourrait être endommagée. Les routes sont-elles si mauvaises en allant vers Petrozavodsk? Comme nous ne sommes pas non plus de grand aventuriers, nous aimerions construire un itinéraire "carrossable" pour 7 jours environ. Auriez vous des idées? Bien sur nous aimerions inscrire à notre programme le progost de Khiji (sera-t-il toujours en travaux??).

J'ai parcouru quelques carnets de voyages, je vais retourner les lire pour glaner quelques infos et idées, maintenant que le projet semble se concrétiser.

Le reste de notre voyage se déroulera probablement de façon très classique par 1 semaine à Moscou et quelques jours à parcourir l'anneau d'or...
Liaison Chaiten - île de Chiloé? (Chili) English translation pending
by Derf69 · 2011-12-04 · 7 replies
Bonjour à tous,

en vadrouille pendant 3 semaines en Patagonie en février - mars 2012, je souhaiterais néanmoins me rendre sur l'île de Chiloé qui semble vivement recommandée par le plus grand nombre, puis repartir par Puerto Montt vers Santiago d'où je dois décoller.

J'arriverais au Chili par Chile Chico, liaison vers Coihaique, et là j'ai un doute! Comment me rendre au plus simple à Chiloe?

Le site NavierAustral semble dire que début mars, il n' y a pas grand chose qui répondrait à mon besoin...J'envisageais de partir de Chaiten vers Quellon, voire Castro. Avez-vous déjà fait cet itinéraire? Qu'est-ce qui vous semble le plus raisonnable? Quelle serait la fréquence des traversées?

Merci pour votre aide, et pour toute suggestion que vous pourriez me faire sur cette portion du voyage entre Chile Chico et Puerto Montt!
Trois petites semaines à l'ouest des États-Unis (retour) English translation pending
by Sylbau · 2013-06-11 · 40 replies
De retour des USA, je vous fais partager mon carnet de voyage (juste retour des choses car c'est surtout grâce à ce forum que j'ai préparé ce voyage) Nous avons voyagé 3 petites semaines de l'Oregon à Seattle puis la route 101, San Francisco, Yosemite, Death Valley, Joshua tree, Los Angeles... Notre fille Zoé qui a 16 ans passe une année scolaire dans l'Oregon, l'occasion était trop belle de la retrouver et de partir à la découverte de ce grand pays. Je ne publie pas tout d'un coup.. pour que ce ne soit pas indigeste mais si vous êtes du genre à ne pas aimer les feuilletons, vous pouvez trouver la suite des aventures dans mon blog (rassurez vous, ça finit bien 😉). Pour les autres, la suite très bientôt . et je vais essayer d'ajouter en plus de ce qui est sur le blog quelques petites adresses et prix

Dimanche 5 mai 2013 Depuis presque 9 mois, une partie de notre tête, de notre vie, est dans l'Oregon où notre fille Zoé passe presque 1 an pour son plus grand bonheur. C'était trop tentant d'aller lui faire un petit coucou et d'en profiter pour découvrir ce grand pays où nous ne sommes jamais allés. 3 petites semaines pour en profiter... et vous raconter. C'est bizarre le temps. On part un matin à 10 h de Paris; on fait 13h30 d'avion + 3 h d'escale à Londres et on est à 17 h à Los Angeles... est ce que si on voyageait chaque jour vers l'ouest, on remonterait le temps et on reviendrait à la date du départ ? (ce serait pratique pour les congés... Mais quand même, c'est loin l'Amérique !

Vols sans encombre et passage à l'immigration américaine avec une queue énorme de voyageurs devant les guérites. on se voit déjà bloqués là pour 3 h mais en bons français, on resquille un peu en changeant de file et on s'en sort en 1 h. Empreintes, questions basiques sur les motifs du voyage et nous voilà estampillés" accepted". Thank you Sir. Normalement il faut encore faire la queue pour la douane (1 h) mais un ange gardien nous ouvre une barrière et nous fait sortir directement. Re-thank you Sir !

J'ai eu la bonne idée (on n'est jamais mieux félicité que par soi-même) de louer une voiture pour notre petite nuit à Los Angeles. 49 $ = 1 fois1/2 moins cher que le taxi pour aller à Santa Monica où nous logeons et on va pouvoir se ballader un peu. Notre premier contact avec un autochtone chez AVIS est plutôt sympa "bonjour"; il nous parle de vins français, plaisante, et nous donne notre petite Chevrolet automatique qu'Eric peine un peu à prendre en main. (je sais, la photo est de traviole mais 9 h de décalage horaire, ça vous tourne la tête...😉

Le soir on veut aller se promener dans Santa Monica et on cherche à se garer mais les parcmétres sont bizarres et peu explicites, on part voir comment font les autres voitures et en se retournant on voit un grosse voiture de police garée à côté de la Chevrolet et un policier en train de faire des photos des plaques. On court (enfin je cours...) "please Sir" et il nous regarde fixement quelques secondes sans rien dire. Eric essaye d'expliquer le problème et le policeman répond que c'est impossible de se garer là - on est mal, on imagine deja le sabot et autre amende ...mais il finit par dire "vous êtes français ?" et il remonte dans sa voiture. OUF ! Thank you Sir !
Retour en Indonésie: itinéraire et plongée English translation pending
by LudovicM · 2019-04-23 · 19 replies
Bonjour à tous,

j'ai effectué en 2018 un voyage de 3 semaines à Bali avec viste du centyre, du nord et une étape sur Java pour le Kawa Ijen. J'envisage d'y retourner sur 15 jours avec 3 jours à Amed (Nous avons adoré l'endroit), 3 jours sur les Gili que nous n'avions pas pu faire à cause d'un tremblements de terre.

Nous hésitons ensuite pour le reste et j'ai besoin de vos conseils. Sur une semaine que faut-il faire : - Rester sur Lombok - Partir sur Flores - Partir sur le nord Sulawesi

Nous faisons de la plongée et donc cela doit être pris en compte dans notre choix mais nous voulons aussi aller à la rencontre de la population et de la culture.

Merci pour vos avis
USA: Floride, retour à Key West English translation pending
by Jemaflor · 2018-06-15 · 15 replies


D'une première visite à Key West en 2012 *, j'avais gardé en mémoire d'excellents souvenirs … j'y suis retourné en avril dernier et avec beaucoup de plaisir j'ai retrouvé l'ambiance et le charme de cette île du bout des USA. Mais durant ce récent week-end sur place, je me suis attaché à compléter ma connaissance de cette île. Mes balades m'ont donc plus particulièrement conduit dans quelques lieux négligés lors de mon premier voyage. Ce sont ces quelques visites que je me propose de partager dans ce récit, illustré par de nombreuses photos. Bonne balade virtuelle sur l'île de Key West.

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Au 907 Whitehead Street, une célèbre résidence … d'écrivain à succès



En 2012, je me souviens être passé devant cette élégante maison coloniale mais la grille était fermée, une pancarte suspendue à l'entrée indiquait : « Closed ». Dommage pour nous, il était trop tard pour la visite, les heures d'ouvertures étaient terminées ! A l'époque, je m'étais bien promis que si par un heureux hasard, un de mes périples me ramenait un jour ou l'autre vers Key West, la visite de cette fameuse habitation serait une de mes priorités. Du souhait à la réalisation ... me voici en cette après-midi devant l'entrée du 907 Whitehead Street et cette fois, la porte est bien ouverte.

Mais pourquoi un tel intérêt pour cette bâtisse ? Certes, elle a du charme avec son architecture coloniale typique des îles, mais il y a un plus … en effet, c'est ici qu'a vécu pendant quelques années Ernest Hemingway, prix Nobel de littérature en 1954. On savait que l'homme avait du talent en tant qu'écrivain, on constate qu'il avait aussi du goût pour les belles demeures. C'est en 1931 que le romancier, journaliste et grand voyageur jeta son dévolue sur cette habitation. Elle avait été construite pour un riche armateur mais son entretien laissait à désirer … qu'à cela ne tienne ! Ernest Hemingway accompagné de Pauline (son épouse du moment, il en a eu 4 !) entrepris des travaux de rénovation de la maison ainsi que du grand jardin tropical qui l'entoure. Ils firent même creuser une piscine dans le sol en corail et aussi une cave à vin sous la maison, des aménagements peu courants sur l'île de Key West dans ces années-là.

La visite ce cette habitation vous fait passer de pièce en pièce … du salon à la salle à manger, de la vaste chambre du couple à celle des enfants. On y retrouve l'atmosphère surannée et paisible dans laquelle vivait à l'époque la famille de l'écrivain. La décoration ainsi que l'ameublement ont été conservés en l'état. Des lustres en cristal ornent les plafonds et un mobilier raffiné, principalement de style espagnol 17ème, meuble les pièces.



Bien sûr, c'est le bureau dans lequel écrivait l'auteur qui est le clou de la visite. Pour le découvrir il faut quitter la construction principale pour se rendre dans une autre bâtisse située juste à l'arrière de la maison de maître. A l'époque Hemingway avait aménagé cet atelier de jardin pour en faire sa pièce d'écriture. Il avait fait réaliser une passerelle qui y menait directement depuis la façade arrière de la maison, c'était plus pratique … De nos jours, il faut emprunter un petit escalier métallique pour monter à l'étage et se retrouver dans l'antre de l'écrivain. Sa machine à écrire est posée sur la table … il ne reste plus qu'à imaginer Ernest Hemingway en pleine création littéraire face aux touches de sa machine à écrire.



L'auteur écrivait ici principalement le matin … plusieurs de ses célèbres ouvrages ont été écrits dans cette pièce : « Pour qui sonne le glas », « Les neiges du Kilimandjaro », « Le soleil se lève aussi » …. Quant aux après-midi, Hemingway les consacrait à la détente, Key West avec son environnement enchanteur s'y prête à merveille. L'auteur était également un féru amateur de pêche au gros. Sur les murs et dans les vitrines de l'habitation de nombreux souvenirs concernant Hemingway ont été rassemblés … Mon regard va se poser avec beaucoup d'intérêt sur des objets et des photos du grand voyageur qu'était le grand Ernest.



Ici, des évocations liées aux séjours espagnols de l'auteur : Pampelune, les arènes et les corridas dont l'auteur était aussi un passionné … et voilà que me reviennent en mémoire des souvenirs de voyage justement à Pampelune. C'était en septembre dernier et je me souviens d'une statue représentant Hemingway, trônant juste devant les grandes arènes de la ville. Ernest Hemingway était un grand voyageur, c'est ainsi que l'on retrouve quelques souvenirs de ses passages de part le monde … comme aussi à La Havane où j'ai le souvenir de la « Bodeguita del Medio » dans Habana Viejo où il avait ses habitudes avec son pêché mignon : le daïquiri !



De l'intérieur ... à l'extérieur, et l'on se met à longer chaque côté de l'habitation en profitant des terrasses balcons avec vue imprenable sur la végétation luxuriante du jardin tropical : une profusion de palmiers, de flamboyants, de banians, d'hibiscus et de bougainvilliers en fleurs.

Dans cette villa ainsi que dans les allées du jardin, d'autres curiosités attirent immanquablement les visiteurs. Eux aussi sont liés à l'illustre écrivain mais pour le moins, ils sont vraiment inattendus … Je veux évoquer maintenant les descendants des chats du bon Ernest. L'homme était très attaché à ces doux animaux de compagnie et dans un de ses textes il a même écrit cette phrase : « Le chat est d'une honnêteté absolue : les êtres humains cachent, pour une raison ou une autre, leurs sentiments. Les chats non. ». Un vraie déclaration d'amour ! Partout dans les pièces de la maison ainsi que dans le parc on croise au cours de la visite de nombreux chats. Là, sur le lit de la chambre de l'écrivain ou ici au pied d'un bougainvillier. Il y en aurait actuellement une soixantaine, autant qu'à l'époque de l'écrivain. Et parmi tous ces félins, une trentaine est « polydactil ». Non, ce n'est pas une race de chats qui ne nous est pas familière mais le nom donné aux chats possédant des pattes à six griffes. Le résultat d'un caractère génétique qui s'est transmis de générations en générations … et à l'origine, on trouve un des fameux chats d'Hemingway. Sans doute fiers de leur anatomie originale ou trop agacés par la curiosité répétées des visiteurs, ces chats aux six griffes ne laissent pas facilement photographier leurs étranges pattes, tant pis pour moi ! En tout cas celui-là a bien six griffes, si, si ... mais à observer la façon dont il se gratte, on imagine qu'il a aussi des puces !



Le couple Hemingway s'amusait à donner à leurs chats des noms de célébrités : écrivains ou acteurs de cinéma ? Il y a eu ainsi un Shakespeare ou une Kim Novak. D'ailleurs on peut voir au fond du jardin sa tombe, pas celle de l'actrice mais celle de la chatte du même nom, elle est en première ligne dans le cimetière des chats de la propriété.



Avant de quitter l'élégante villa coloniale, je fais un dernier tour le long de la véranda qui entoure l'ensemble de l'habitation. Sur la partie exposée côté sud, je tombe une nouvelle fois sous le charme de la vue. De là, elle s'étend au-delà du jardin d'agrément en effet, comme semblant émergé au-dessus des arbres, le phare de Key West pointe sa lanterne. Une vue séduisante et privilégiée très appréciable même si ce n'est pas une vue sur la mer.



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Le point culminant de Key West, vu d'en bas, de l'intérieur et d'en haut ...



J'avais en mémoire le souvenir de cette haute colonne dont la lanterne domine ainsi la cime des arbres et une grande partie de l'île. Un phare s'observe d'abord depuis le sol (ou depuis le large) mais il est également intéressant de profiter d'un tel belvédère pour admirer le panorama alentour ... ce que je n'avais pas fait lors de mon précédent séjour. Le moment est donc venu de combler cette lacune. D'un pas bien décidé, voilà que je pénètre dans le phare. L'intérieur, à l'image de la peinture extérieure, s'avère tout en noir et blanc : des murs clairs contrastent avec l'escalier central, un colimaçon sans fin de couleur sombre.





88 marches sont à gravir si l'on veut atteindre la lanterne et surtout la plateforme perchée tout en haut. Le fameux point culminant de Key West plafonne à seulement 30 mètres de hauteur ! La récompense de l'ascension, elle est maintenant à portée de vue : un panorama à 360° sur Key West. Une petite brise de mer bien appréciable vous attend à la sortie alors que l'on commence déjà à contempler le paysage.



La perspective vers le sud est la première à attirer mon regard avec en toile de fond un splendide horizon bleu marine. Là où on l'aperçoit une tour de structure métallique (une base militaire) était situé à l'origine le premier phare de Key West. Un phare en bois qui n'a pas longtemps résisté aux assauts de l'ouragan de 1846 ! L'emplacement du phare actuel, plus à l'écart du bord de mer et donc des déferlantes a été édifié en 1847 et en dur, avec des briques, c'était plus sûr afin de mieux résister aux intempéries. En 1894 des travaux l'on fait « grandir » de quelques mètres de hauteur passant ainsi de 22 mètres à pratiquement 30. La raison ? Son faisceau n'était, paraît-il, pas suffisamment visible depuis la mer. Une mer parsemée tout autour des côtes de l'île de dangereux récifs … responsables de nombreux naufrages !



Depuis ce mirador, on se plaît à balayer des yeux la vue des environs : un patchwork composé de constructions hétéroclites. Alternent ainsi des résidences contemporaines et des maisons traditionnelles en bois, des églises avec clocher et des toits terrasses … le tout agrémenté d'une végétation bien présente. En contrebas, il y a une villa que je cherche des yeux, celle où a résidé quelques temps Ernest Hemingway … ça y est, je la distingue bien au milieu de son parc, c'est bien elle avec ses galeries extérieures et ses murs aux tons chauds.



Dans le jardin attenant au phare, la visite se poursuit par un passage dans l'ancienne maison des gardiens de ce lighthouse. Une collection d'objets y est présentée entre souvenirs de ses occupants, instruments de mesure et histoire maritime des Keys.



Dans ce qui est devenu un petit musée, on peut y voir (entre autres …) des photos du phare de Key West (première version) avec ses 22 mètres (en 1880) ainsi que le phare d'une autre île, Sand Key, dont l'architecture est bien différente.

Bordeaux, Lyon, et Toulouse en trois semaines English translation pending
by Izoux · 2017-07-21 · 49 replies
Bonjour, mon amoureux et moi prévoyons un voyage en France en mai prochain, nous sommes des jeunes aînés de 65 ans. Voici un profil sommaire j'Adore les VILLES, l'architecture les ruelles les passages, un café tout en regardant les gens Vivre et la glace à la pistache , et tout cela sans voiture, que le bus ou le train, ce que je connais de la France , Paris , la Provence .la Côte d'Azur et le Languedoc. Trois villes pour trois semaines une semaine dans chacune d'elles , pour avoir suffisamment de temps pour une escapade dans les environs.pas de grands espaces, de ce côté le. Québec nous comble et j'en connais tout les secrets.Villes où ils fait bon vivre , nous n'avons pas un budget faramineux , donc les distances raisonnables.Instinctivement j'ai pensé à trois villes Bordeaux, Lyon, et Toulouse, mais je n'en connais pas plus que des images sur ma petite tablette .Vous croyez que mon choix est judicieux suffisamment por y passer une semaine dans chacune d'elles et ses environs ? Je suis vraiment ouverte à toutes les propositions !

Wow je crois bien qu'il s'agit de la question la plus longue.....Grand merci de votre écoute.j'attendrai avec impatience vos commentaires
Ouzbékistan, sur la Route de la Soie English translation pending
by Vazyvite · 2012-07-22 · 204 replies
Bonjour,

Cela faisait des années que c'était au programme et enfin nous allons en Ouzbékistan. 😎 Encore le genre de pays qui fait écarquiller les yeux quand tu annonces la nouvelle. - Euh, c'est où exactement ? - C'est pas en guerre en ce moment ?

La décision est prise assez tard et j'ai juste le temps d'avoir un vol encore acceptable. Donc, grande 1ère pour nous, on va faire le circuit avec un guide et chauffeur. Je détermine le circuit et ils se débrouillent pour broder autour. J'ai pas le temps de m'en occuper et on va tester le concept 😛

Programme : 1er Mai : Départ Paris à 21h00 et arrivée le lendemain à 6h30. 2 Mai : Tachkent avec quelques visites et avion le soir vers Ourgentch et Khiva 3 Mai : Khiva 4 Mai : Route infernale vers Boukhara. 😕 5 Mai : Boukhara 6 Mai : Boukhara 7 Mai : Route vers Samarcande + Régistan 8 Mai : Samarcande 9 Mai : Aller-Retour vers Chakhrisabz 10 Mai : Samarcande + train vers Tachkent 11 Mai : Tachkent + retour Paris

La Route de la Soie nous a toujours fait rêver et nous l'avons croisé à plusieurs reprises. En Chine, en Iran, à Istanbul ou Venise, cette voie commerçante a transporté tant de découvertes entre l'orient et l'occident comme le papier par exemple dont Samarcande sera l'un des principaux fabricants dans le monde musulman.

Vu le temps réduit, nous avons donc zappé la partie montagneuse ou la mer d'Aral. Nous ne ferons que les villes et c'est cette partie historique et architecturale qui nous intéresse. Bref, au niveau prix, etc .. je ne vais pas pouvoir donner d'informations sauf que c'est pas cher 😏 Souvent décriée, la nourriture a été une excellente surprise ! La formule accompagnée y est sans doute pour quelque chose avec le conseil des guides et le fait de manger dans des guesthouses, souvent isolées et pas fréquentées par des individuels. Ce sont des maisons dans des zones résidentielles qui accueillent les groupes et les guides avec des couples.



Nous avons mangé pas mal de soupes, des raviolis, pâtes etc ... Un petit arrière-goût d'huile de coton parfois mais c'était souvent bon et très bien présenté.

Ci-dessous du Lagman avec des pâtes

Du Chou farci 😛

Le Chivit-Oshi aux pâtes vertes :



Les gros raviolis, Manti :

Sinon, la spécialité la plus facile reste la brochette, le chackliyk ....

Ce qu'on va aussi découvrir, ce sont les dîners à la Vodka !

Ici ça se boit tout au long du repas ... comme de la bière ou du vin. Les uns n'empêchent pas les autres d'ailleurs ! Pour un pays soit-disant musulman, ça carbure sec. On trouve de la bière, du vin et des dizaines de marques de vodka.



La bouteille de 50 cl est entre 4.000 et 8.000 soums soit 1,5€ et 3€. La bière en 33 cl est à 2 ou 3.000 pour comparer 😮

Donc tu comprendras qu'il n'y a aucune contrainte pour les vêtements de ces dames non plus ! Vous pouvez mettre des jupes, des débardeurs ... tout passe. Même dans les mosquées. Les femmes ouzbek, jeunes ou + âgées, y vont à fond sur la couleur et les pailletes. Faut que ça brille et que ça pique les yeux !





Pour changer ses euros, pas de soucis. A l'hôtel ou dans les bazars, on obtient parfois 50% de plus que le cours officiel. Exemple : Cours est à 2.400 soums pour 1€ et tu as minimum 3.000 soums au bazar. C'est assez rare qu'on ait plus que le cours officiel. Par contre, le + gros billet est de 1.000 soums ce qui fait pas lourd. Donc quand tu changes 100€ tu récupéres minimum 300.000 soums et donc 3 liasses de 100 billets ! T'as toujours l'impression d'avoir dévalisé une banque et tu te retrouves parfois comme un couillon quand tu achètes quelque chose. Souvent t'es fier d'avoir une grosse liasse dans les poches, prêt à acheter la 1/2 du Monde, et au final, t'arrives même pas à te payer 2 cocas 😛 Donc toujours avoir des euros en poche et ne pas se laisser emporter par la tailles des liasses.
Retour de la croisière "7 capitales, 7 visions d'Europe" sur le Costa Magica du 27 juin au 7 juillet English translation pending
by Tori7 · 2011-07-08 · 118 replies
7 capitales 7 visions d’europe Costa Magica 27 Juin 7 juillet

Tout d’abord une très belle croisère, tant le bateau que le circuit, et que n’a pas entachée une météo quelquefois moins bonne. Mes infos sur les escales sont destinées plus à ceux qui visitent par eux-mêmes.

Embarquement au havre arrivée en voiture parking au port (manuport) indiqué par costa 80€ un parking couvert dans un hangar à proximité du terminal. On dépose les bagages au terminal avant de mettre la voiture au parking. Une navette ramène au terminal mais le trajet à pied prend moins de 10mn.

Le bateau : Belle décoration, mais plus conçu pour la méditerranée et les pays avec le soleil. La piscine centrale où se trouve l’animation en plein air ne peut pas être couverte par un toit amovible, ce qui impose de transférer toutes les animations dans les salons intérieurs en cas de mauvais temps. La piscine à l’arrière peut être fermée par un toit amovible et est utilisable même par mauvais temps.

La restauration et personnel: Excellente et d’un niveau supérieure à la moyenne de ce que l’on trouve sur ces bateaux. Le personnel comme d’habitude serviable et professionnel.

Les spectacles : Plusieurs spectacles d’un très très bon niveau. Très satisfaisant dans l’ensemble.

Les croisiéristes : 440 francophones sur 2500/ 2700 personnes. A noter que le nombre de francophone montent parfois à 800. Sinon des italiens, des allemands, des néerlandais, des anglophones et d’autres nationalités (russes, coréens…) en plus petit nombre. Donc une grande diversité.

La météo : Le temps a été moyen (d’où les remarques précédentes sur le bateau). Mais le temps n’a pas empêché de faire les visites. Temps superbe au Havre ainsi qu’à Douvres (près de 30°). Un orage en fin de visite le soir à Douvres. Amsterdam pluie et vent à l’arrivée et pendant le début de matinée. Beau temps par la suite Copenhague comme à Amsterdam Hambourg temps correct. Oslo temps correct et température agréable. Une des plus belles journées avec Douvres. Edimbourg beau temps le matin, léger crachin l’après midi par intermittence.

La mer : une demi journée de mer forte entre Hambourg et Copenhague. Mer agitée mais sans plus le reste du temps. En revanche pas mal de vent pendant les journées en mer. Ce qui limitait la présence en extérieure. Toutes les animations ont du être faites en intérieur les jours de mer.

Le circuit : Très bien conçu avec des escales longues permettant de visiter. De plus le bateau était presque toujours remarquablement placé lors de l’accostage.

Les monnaies : Je n’ai jamais changé d’argent : paiement par carte bancaire (vérifié les conditions de votre banque : frais fixes par paiement 1 € pour ma banque) ou aussi en €.

Les excursions : Je n’en ai fait qu’une, celle de Canterbury à Douvres. Bonne organisation, guide francophone. Les personnes à notre table, qui en prenaient, semblaient satisfaites. Infos sur les escales

Douvres : Une navette conduit au centre ville et au fort qui domine la ville si l’on veut.

Amsterdam : (déjà visité lors d’une précédente croisière)Accostage au terminal de croisière situé à 15mn de la gare centrale. Donc localisation idéale pour visiter par soi même. On trouve pas mal d’informations au terminal de croisière. Dans le hall un stand vend des croisières sur les canaux d’une heure ; des infos sur le site
http://www.amsterdamcitytours.com/ Nous avons pris, à ce stand, un billet pour la journée (20€) sur les bateaux hop on hop off on monte et descend comme on veut) 4 circuits. Lien ci-dessous. Faire attention aux horaires. http://www.canal.nl/bus/en/ A noter que l’on peut aussi louer des bicyclettes. Amsterdam se visite bien à pied, mais une solution du type que l’on a pris permet de limiter les déplacements et une visite sur les canaux vaut la peine.

Hambourg Beaucoup de croisièristes prennent une excursion pour Lübeck (proche de Hambourg) ou Berlin (mais 8 heures de car et retour à minuit). Connaissant ces deux villes nous avons visité Hambourg

Le terminal de croisière, bien placé, est petit et aucune information n’est donnée. Pas même des cartes de Hambourg. Plusieurs moyens pour se déplacer : Navette costa 10€ elle dépose au terminal des bus, à coté de la gare centrale. Localisation à proximité du centre ville. Les transports publiques de la ville avec une carte pour trajet illimité (moins de 10€), des arrêts à 50m du terminal facile à trouver. Les bus hop on hop off (renseignement quel que soit la ville sur le site viator). L’arrêt se situe à 15mn à pied du terminal.

Copenhague Accostage au nouveau quai Langelinie à 10mn à pied de la petite sirène. Localisation idéale. L’autre point d’accostage se situe à 3 km plus loin au terminal (Le Luminosa y était). 6 bateaux de croisière dont 4 gros étaient en ville ce jour là. D’où beaucoup de monde. La ville se visite très bien seul. Nous avons pris les bus hop on hop off (présent devant le bateau) paiement par carte 18€ ou en cash en euro. Fréquence des bus toutes les 10 mn (compte tenu du nombre de bateaux). Il existe des bateaux hop on hop off, mais certains pas couverts et il pleuvait le matin. Paiement en ville en euros acceptés souvent, mais avec un taux de change variable. Le lieu d’accostage peut changer. Le site ci-dessous donne le lieu d’accostage des bateaux

http://www.cmport.com/en-GB/Ships%20in%20Port/Cruise%20Ships/Calls%20Calendar.aspx

Oslo

Accostage en ville devant le château et dans le centre ville. La ville se visite très bien à pied. Un petit terminal de croisière avec un office du tourisme où il est possible d’acheter l’Oslo pass (230 NOK mais facturé 184 couronnes norvégiennes soit 15 €). L’avantage est qu’elle donne accès gratuitement à quasiment tous les musées en plus des transports en commun (y compris le bateau pour les musées de bigdoy). Infos sur le site ci dessous

http://www.visitoslo.com/en/the-oslo-pass.49104.en.html

Il est aussi possible de prendre les bus hop on hop off devant le bateau. Très facile d’aller au parc Vigeland en 10mn par le Tram n°12 qui passe devant l’hotel de ville. Dans les magasins du terminal les euros sont acceptés sans problème. C’est la ville où nous avons eu la plus belle journée à part Douvres . Le soir, ne pas manquer la très belle descente du fjord

Edimbourg

Le bateau n’est pas à quai il se situe à coté des ponts sur le Forth et l’on descend en chaloupe au très petit port de Queensferry. Une navette costa 12€ dépose du port dans le centre d’Edimbourg (Waterloo place à coté de Princess street). Difficile de rejoindre Edimbourg par ses propres moyens. Nous avons visité à pied, mais la topographie des lieux peut fatiguer (on monte et on descend). Des bus hop on hop off partent à proximité du lieu où l’on est déposé (200m environ). Aller vers Princess street , ils sont faciles à trouver en contre bas de princess street.

En espérant que cela pourra vous être utile.
Norvège 2009: partie 1 de Rouen aux îles Lofoten English translation pending
by Jjmmsa · 2010-08-22 · 3 replies
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR

1ère Partie - ROUEN - ÎLES LOFOTEN

Genèse du voyage L'idée de ce voyage estival en Norvège s'est imposée d'elle-même lors de la croisière que nous avions réalisée sur l'Hurtigruten, l'express côtier de Norvège, fin décembre 2008 et début janvier 2009 entre Bergen et Kirkenes.

Nous étions curieux de connaitre les conditions de luminosité à cette période de l'hiver dans les hautes latitudes et n'avons pas été déçus. De Bergen jusqu'à Bodø, une météo et des périodes de jour à peu près équivalentes à celles que nous connaissons dans le nord de la France à la même époque, avec une infime couche de neige à partir du 3ème jour. Mais une fois franchi le Cercle Polaire Arctique (66° 33' de latitude Nord), et arrivés à Bodø, changement radical d'ambiance, pénombre à partir de 14 h 00, nuit totale vers 15 h 30, et une épaisse couche de neige fraîche dès l'arrivée aux îles Lofoten.

A partir de là, nous progresserons vers le Nord en traversant des paysages enveloppés d'une lumière étrangement bleuâtre, à la fois douce et électrique, réfléchie par la neige qui recouvre tout. Ce bleu blafard devenu omniprésent rend les paysages irréels. Et dans le brouillard, sous les grains de pluie ou de neige, les montagnes bleutées, un ciel cendré et une mer plombée et confuse se fondent en des limites mouvantes et incertaines.

Et il faut faire vite, la brièveté des périodes de jour relatif impose de ne rien perdre de ces bouts de paysages faiblement éclairés. Autant que faire se peut, J-J passe de longs moments sur la coursive extérieure du pont 6 complètement emmitouflé pour se protéger du froid et du vent mordant, le plus souvent à l'avant du MS Trollfjord, à regarder, scruter ou contempler cette fantasmagorie naturelle en perpétuelle évolution.

Nous voulions voir l'hiver dans les régions septentrionales, nous avons donc été gâtés par la luminosité et la météo qui étaient les vedettes de ce voyage hivernal. Mais très vite, sur la coursive du pont 6 du MS Trollfjord est arrivé un profond sentiment de frustration… Ces paysages mystérieux, si beaux sous la neige et dans la pénombre, devraient sans aucun doute être splendides et grandioses sous la lumière estivale.

Les slaloms entre les îles, la vue des côtes escarpées, les arrivées dans les ports, l'été cela doit avoir aussi son charme…

Refaire la même croisière l'été, idéalement en juin ! Pourquoi pas l'été prochain ? Et pourquoi pas en sens inverse, de Kirkenes à Bergen pour avoir une autre vision des choses ? Et quitte à faire un si long voyage, pourquoi ne pas le compléter par un circuit en voiture et visiter l'intérieur du pays ? Pourquoi pas ?

Début janvier 2009, à peine débarqués à Kirkenes, nous savions que nous reviendrons rapidement visiter la Norvège.

Généralités Restait à mettre au point les modalités d'un tel voyage :

· En étudiant la brochure d'Hurtigruten, nous avons compris que dans le sens nord-sud, Kirkenes-Bergen, le transport de la voiture était compris dans le prix du billet des passagers, ce qui incitait forcément à faire le trajet dans ce sens.

· Une escapade au Cap Nord trouvait ainsi sa justification par le fait d'avoir à se rendre à Kirkenes, aux confins du pays.

· Vu les coûts prohibitifs de l'hôtellerie et la restauration en Norvège, le camping s'imposait.

· Et puisqu'il fallait camper, pourquoi ne pas utiliser et transformer le Renault Espace en mini camping-car, alliant ainsi logement, autonomie et indépendance… et économie ?

Et les cogitations ont réellement commencé en mars 2009...

Durée du voyage Avant toute connaissance approfondie des hauts-lieux de la Norvège touristique, l'idée de base était de rejoindre Oslo, puis le fjord de Geiranger, parcourir les îles Lofoten et gagner le Cap Nord avant de se rendre à Kirkenes et embarquer sur l'Hurtigruten. Au retour après Bergen, l'idée était de rejoindre le sud de la Norvège avant de traverser vers le Danemark.

Combien de temps pour réaliser un si vaste programme ? A priori, 3 semaines pour arriver à Kirkenes, 1 semaine à bord de l'Hurtigruten jusqu'à Bergen, 1 semaine pour redescendre à Rouen, donc 5 semaines.

Garde-robe et bagages Premier casse-tête ! Comment s'habiller pour vivre dans des conditions précaires pour une longue durée dans des régions à la météo aussi capricieuse. Nous avons donc prévu les mêmes parkas, sweats polaires et bonnets que l'hiver précédent (et ils nous ont bien servis), des T-sirts et bermudas (ils nous ont servis aussi, mais beaucoup moins), des vêtements de pluie, pulls, avec les changes indispensables, etc, etc… sans négliger les chaussures de randonnée, …mais nous avons oublié les gants !

De plus, nous ne pouvions avoir l'air de campeurs à bord de l'Hurtigruten, nous avions également besoin d'une garde-robe plus élaborée, sans pour autant être grand chic, pour une semaine.

Autant dire que le poids et surtout le volume de ces bagages risquait d'être conséquent. Résultat : une grande valise rigide, 3 ou 4 bagages souples et quantité d'autres petits sacs… rien que pour l'habillement !

En pratique, les bagages les plus usuels restaient dans l'habitacle durant la journée et devaient être transférés tous les soirs sur les sièges avant. La manutention bi-quotidienne de ces bagages ne restera pas le meilleur souvenir de ce voyage.

Heureusement, l'emprunt d'un grand coffre de toit a permis de stocker tout ce qui n'était pas d'utilisation quotidienne, ainsi que la literie (couette, drap, oreillers).

Aménagement de l'habitacle de l'Espace Le problème a priori le plus ardu à résoudre était l'aménagement de l'Espace en un véhicule à tout faire, suffisamment pratique pour faire du tourisme et surtout pour y vivre dans des conditions rustiques (pique-nique, camping), et climatiques incertaines (pluie, froid, vent, etc).

· Une fois les sièges passagers débarqués, il reste dans l'Espace un vaste plancher parfaitement plan de 2.20 m de long et de 1.17 m de large (minimum au niveau du passage des roues AR).

· Sur ce plancher, 7 caisses en plastique de 0.60 x 0.40 m et 0.23 m de hauteur, pour stocker toute l'alimentation emmenée depuis la France.

· Sur ces caisses judicieusement disposées, un "sommier" amovible en trois parties réalisé en contreplaqué de 13 mm d'épaisseur.

· Un matelas gonflable de 1.90 m de long et 1.16 m de large (juste la dimension du passage de roues), opportunément trouvé chez Décathlon.

· Acquisition d'un gonfleur électrique 12 v raccordé sur une prise allume-cigare permettant de gonfler le matelas sans fatigue en moins de deux minutes.

· Réalisation de "rideaux" en tissu occultant tendus sur des tiges souples en fibre de verre assurant une protection vis-à-vis des éventuels indiscrets et aussi une pénombre illusoire au cours des nuits estivales sous les hautes latitudes.



Aménagement extérieur de l'Espace On peut aussi penser qu'une fois ouvert, le vaste hayon arrière de l'Espace prolonge efficacement l'habitacle. C'est en partie en partie exact, à condition que la pluie ne tombe que verticalement et encore… Pour que cela soit réellement confortable, le mieux serait de s'équiper d'un auvent recouvrant entièrement le hayon et débordant largement sur le pavillon (le toit) de l'Espace, avec des joues latérales fixées au sol par des piquets. Rien de tel n'existe dans le commerce.

Fort opportunément, une de nos relations nous procure ce que nous cherchons ou du moins, quelque chose d'approchant. Renault avait commercialisé une série limitée de Kangoo, dénommée "Décathlon" et fournissait avec cette voiture quelques gadgets, dont un abri léger à fixer sur le hayon afin de donner un aspect baroudeur à ce véhicule. Très bien, sauf que le concepteur de cet abri n'a pas été efficacement jusqu'au bout de la bonne idée : un échantillonnage trop léger des tissus et surtout une absence évidente d'étanchéité à la pluie. Si les 3 côtés de cet abri offraient une bonne protection, il n'en était pas ainsi au niveau de la toiture… Néanmoins cet abri, bricolé pour notre Espace, sera surtout utile les jours de vent pour protéger la cuisinière devant ses fourneaux et nous n'aurons pas à regretter de l'avoir emmené.

Restait à résoudre l'étanchéité supérieure de l'installation en cas de pluie violente ou prolongée. Pas d'autre solution que de recouvrir l'ensemble d'une grande bâche en plastique bleu du plus bel effet, elle aussi tendue sur des piquets. Peu esthétique, mais efficace ! Nous n'aurons qu'à nous servir une seule fois de cette bâche sur la route du retour au Danemark.



Matériel Pour le reste, nous avons utilisé le matériel du campeur lambda :

· Une table pliante et deux fauteuils pliants.

· Un réchaud 2 feux et 2 bouteilles de gaz de 2.5 kg (1 seule aurait suffit).

· Une glacière (réfrigérée à l'aide d'une bouteille d'eau que l'on a fait congeler 2 ou 3 fois dans les campings, de moins en moins nécessaire à mesure que nous montions vers le nord !).

· Deux vaches à eau de 10 l, utiles surtout pour la vaisselle des pique-niques du midi et lors des soirées passées en camping sauvage.

· Une valise à pique-nique très pratique pour ranger et protéger toute la vaisselle.

Alimentation Tout, absolument tout a été acheté en France, et globalement l'intendante avait fort bien calculé ses quantités. Cela était réparti dans les différentes caisses en plastique (petit-déjeuner, plats de résistance, dessert, etc…).

La totalité du ravitaillement intégralement fait en France se justifiait pour deux raisons :

· Les coûts prohibitifs généralement pratiqués en Norvège (exemple : fruits vendus à la pièce pour le prix du kilo en France).

· Les étiquetages étant uniquement en norvégien, cela évitait les déconvenues lors de la consommation de produits qui ne correspondent pas obligatoirement à nos goûts.

Nous n'avons complété notre ravitaillement que par du pain (genre pain de mie), que l'on tranche soi-même dans les nombreuses supérettes, et aussi l'achat de pavés de saumon (très bon et relativement abordable, de même que les crevettes en vrac surgelées.

Côté conservation, peu de problèmes, même avec les légumes frais, les fruits et les œufs. Nous avions une glacière que l'on a tenté de refroidir les premiers jours avec une bouteille d'eau glacée dont nous renouvelions la congélation dans les frigos des terrains de camping. Pratique de moins en moins nécessaire au fur et à mesure que nous montions vers le nord et dont nous nous sommes complètement dispensés ensuite (au Cap Nord, il faisait plus chaud dans la glacière qu'à l'intérieur de la voiture… !).

Production d'électricité Un aussi long voyage supposait la prise de nombreuses photos ou vidéos et nous risquions d'être confrontés aux difficultés de recharge des batteries dans des lieux isolés. Nous ne pouvions pas être tributaires que des prises de courant disponibles à rechercher dans des lieux publics. Il nous fallait notre autonomie et notre indépendance électrique.

Nous devions aussi embarquer l'ordinateur portable pour envoyer quelques mails et transférer photos et vidéos pour éviter la saturation des cartes mémoire. Face à l'étendue des besoins électriques, nous nous sommes donc équipés d'un convertisseur de courant 12v/220v de 300 ampères capable de supporter la recharge de l'ordinateur, l'appareil photo, le caméscope et les 2 téléphones portables ! La gestion de la charge de ces différents appareils sera une préoccupation constante durant tout ce voyage

Internet Dès mars 2009, J-J a surfé de longues heures sur la toile pour rassembler le maximum de renseignements pratiques sur le trajet prévu. Ces heures passées en amont ont grandement facilité la réussite du périple.

· Au XXIème siècle, Internet est devenu un outil indispensable pour la préparation de n'importe quel voyage car on y trouve, rien que sur les sites en français quantité d'informations historiques, géographiques, culturelles, humaines concernant le pays à visiter. Les guides papier (Michelin, Routard, etc…), gardant leur utilité au niveau de l'information locale plus détaillée.

· Les sites en anglais sont innombrables et permettent d'accéder à davantage d'informations. La pratique d'un anglais scolaire basique permet néanmoins de naviguer sur ces sites, d'y trouver et d'interpréter le minimum de ces informations, surtout utile pour tout ce qui concerne l'hébergement, les transports, etc…

· La pratique du norvégien aurait été un plus… La consultation de sites en norvégien, donc sans traduction anglaise (et encore moins française), est surtout inécessaire pour la connaissance des horaires et des tarifs des nombreux ferries locaux. Beaucoup de termes s'apparentent à l'anglais ou l'allemand, en mélangeant les deux et après quelques temps, on arrive à s'y retrouver.

· La lecture des forums de voyage, des multiples sites personnels ou de blogs créés par de nombreux camping-caristes à été fort utile. Une vraie mine d'or, tant chacun a sa façon spécifique de voyager, d'insister sur ses points d'intérêt propres (itinéraires, paysages, excursions, rencontres, musées, alimentation, etc…). Il y a toujours quelque chose de positif à retirer de la lecture et la synthèse de tous ces récits, ce qui à permis de peaufiner notre trajet en fonction.

· La consultation de Google Earth est très intéressante. Ce site permet de comprendre la géographie du pays en détail. En superposant les routes sur la vue satellite et en ouvrant les nombreuses photos Panoramio qui sont annexées, on imagine très bien quel itinéraire on va emprunter.

· Internet nous a également été utile pour choisir et réserver les traversées en ferry entre le Danemark et la Suède à l'aller et entre la Norvège et le Danemark au retour

Road book L'itinéraire prévisionnel à d'abord été établi à l'aide d'une carte d'une carte éditée par l'I.G.N. au 1/850.000, complétée par une carte touristique de la Norvège. La consultation du site Via Michelin permettait de déterminer rapidement la longueur et les temps de parcours des différentes étapes. Très vite, on comprend que la connaissance des horaires des ferries locaux détermine l'organisation de l'étape du jour sur certains trajets.

Ce road book comprenait par jour :

· La longueur de l'étape et sa durée prévisionnelle y compris pour les points de passage intermédiaires ou caractéristiques.

· Les sites ou ville à visiter y compris les coûts des visites.

· Les ouvrages à péages (tunnels ou ponts, assez nombreux), et le coût du passage.

· Les ferries avec horaires, durée de traversée et coût.

Arrivés sur place, ce document nous a bien aidé à anticiper l'itinéraire et nous a évité de commettre bien des erreurs de trajet (le G.P.S. nous a également bien servi).

L'élaboration de ce road book devait sans doute être bien faite, car au final le programme a été respecté presque à la lettre. Nous avons fait tout le parcours sans flâner, mais sans jamais nous presser.

Jour 1 - Ma 16/06/2009 - Rouen - Århus (DK)

Donc, nous avons quitté Rouen à 5 h 20, cap sur Århus au Danemark que nous voulions atteindre dans la soirée, soit environ 1.300 km à parcourir essentiellement sur autoroute.

Nelly a conduit jusqu’à Liège que l'on atteint à 09 h 30. Ensuite, J-J a repris le volant pour traverser l’Allemagne. Les autoroutes allemandes sont gratuites, mais on n’en a que pour son argent… La vitesse n’y est en principe pas limitée… sauf signalisation contraire, sauf ralentissement et bouchons, sauf travaux, si bien qu’on n’y roule pas si vite que cela.

Et s’il existe un enfer autoroutier, c’est entre Brème et Hambourg (125 km). Des zones de travaux de 6 kms de long en alternance, avec des voies réduites au plus strict minimum pour le passage d’un camion et d’une voiture avec peu d’espace entre chaque. Dantesque et hyper stressant. Il faut qu’il n’arrive rien sinon cela doit vite tourner à la catastrophe comme on l’a vu dans l’autre sens, avec des bouchons monstrueux sur plusieurs dizaines de kms.

Traverser l'Allemagne sur ces autoroutes infernales (650 km), nous a paru pénible et très dangereux, aussi nous étions bien contents de passer la frontière danoise à 16 h 45. Au Danemark, tout devenait plus calme, peu de circulation, l’autoroute passé à la serpillère et toute la campagne époussetée et passée au peigne fin… Trop propre !

18 h 50, nous sommes fourbus lorsque nous arrivons au camping Blommenhaven à Højbjerg, à 5 km au sud d'Århus. Camping calme dans les bois et en bord de mer.

Nous avions trouvé ce camping sur Internet et le GPS nous a guidés dans un dédale de petites rues dans une banlieue résidentielle avant d'arriver au but. La technologie nous a bien facilité la vie ce soir là, car la recherche de ce terrain aurait été vraisemblablement laborieuse vu notre état de fatigue l'arrivée. Un souci de moins !

Bilan de la journée : 13 h 30 de route et 1.280 kms. Ca fait du bien quand ça s’arrête !!!

Quoi que ! Il a fallu organiser le campement ! Tout retrouver ce qui était tout bien rangé, c'est-à-dire tout soulever et tout fouiller 2 fois avant de mettre la main sur quoi que ce soit ! Galère !

Dans ce camping nous avons découvert et utilisé la cuisine et la salle à manger collectives qui sont de rigueur dans tous les campings scandinaves. Nelly à pu préparer tranquillement le dîner.

Nous avons surtout passé la soirée a essayer d'y voir clair dans notre organisation et à cogiter sur un rangement cohérent du matériel, des bagages, des vivres, de la vaisselle, de la literie sans avoir à tout remuer systématiquement deux fois. L'ampleur de la tâche est démoralisante et avec la fatigue J-J a l'impression que cela ne sera jamais résolu. Pas facile, la vie de nomade !

Jour 2 - Me 17/06/2009 - Århus (DK) - Varberg (S)

07 h 00, réveil après une première nuit plutôt frisquette. En fait, on n’a pas beaucoup dormi ! C'est qu'il a fallu trouver nos marques dans notre Espace. La première cause du froid lors du sommeil provenait du matelas pneumatique. En interposant une mince couverture isolante, le problème a été résolu efficacement dès la nuit suivante.

Nous nous réveillons à l'ombre de grands arbres… Aussitôt, nous déplaçons l'Espace sur un emplacement ensoleillé plus agréable pour prendre le petit-déjeuner, et nous nous réchauffons doucement.

09 h 15, départ du camping après avoir tout rangé dans la voiture. Pas évident d'être efficace. Direction Århus.

10 h 00, visite de Gamle By. A peine à l'écart du centre ville, il s'agit d'un village ancien reconstitué à l'aide de bâtiments traditionnels démontés, transportés et réunis en un même lieu. L'ensemble est fort bien réussi. Sous prétexte de la sauvegarde d'un patrimoine ancien de grande valeur, les concepteurs ont transformé chaque boutique, atelier ou habitation en un musée de l'artisanat et des traditions danoises. Tout ce qui faisait la vie d'un village ancien est ainsi présenté et mis en valeur, parfois avec le concours de personnes en costume d'époque qui fabriquent, travaillent, vendent ou expliquent en situation, comme la boulangère, le tonnelier et même le pasteur… Très intéressant. Nous y resterons une bonne partie de la matinée.

Ensuite, nous avons le temps de faire un détour par le village de Ebeltoft sur la presqu'île de Molls. Nous parcourons ainsi la rue principale d'un village qui a gardé un cachet rustique, une rue typique et animée bordée de jolies façades colorées.

12 h 40, nous gagnons Grenaa, où nous devons prendre le ferry pour la Suède. Nous sommes en avance et pique-niquons sur l'aire d'embarquement avant de passer.

Nous avions réservé notre passage par Internet, aussi les formalités sont réduites à leur plus simple expression. Internet, le G.P.S., l'espace Schengen et l'euro (dans une moindre mesure dans les pays scandinaves), facilitent bien la vie des voyageurs en Europe…

14 h 00, nous embarquons à bord du ferry Stena Nautica, qui visiblement commence à dater (1986), même s'il a tété rénové en 2002. Peu de monde à bord, la traversée s'annonce tranquille.

14 h 25, appareillage de Grenaa. Il fait un temps splendide, inespéré pour la région, grand soleil et chaleur tout l'après-midi, pas de vent apparent. Nous profitons d'autant plus du sun deck pendant les quatre heures que dure la traversée qu'il y a peu de monde à bord.

18 h 40, débarquement à Varberg en Suède après une traversée de rêve.

19 h 00, arrivée au camping de Geteröns, à 4 km au nord du port. Très pratique ! Encore un camping repéré depuis longtemps sur Internet. Il s'agit d'un vaste terrain plat sans arbres, occupé essentiellement par des grosses caravanes sédentaires, pratique courante en Scandinavie.

Nous discutons en mauvais anglais avec notre voisin qui nous indique qu'il y aura du vent et de la pluie durant la nuit. A peine avons-nous terminé la discussion que le ciel si bleu jusque là se voile très rapidement et que le vent se lève.

Nous installons l'auvent Décathlon sur le hayon de l'Espace pour que Nelly puisse cuisiner dans les meilleures conditions. Notre installation intrigue, puis fait sourire les quelques campeurs qui passent devant nous. Nous dinons rapidement sous l'auvent car il ne fait pas bien chaud. Vu le temps qui s’annonce, une p’tite soupe et au lit ! Encore faut-il se retrouver dans notre amoncellement de matériel à l'intérieur de la voiture ! La technique n'est pas encore bien rodée.

21 h 00, coucher. Nelly regarde un film sur l'ordinateur…

Jour 3 - Je 18/06/09 - Varberg (S) - Oslo (N)

A 4 h, il fait grand jour, la pluie se met à tomber et le vent se renforce, mais bien au chaud sous la couette, quel confort !

09 h 00, le vent et la pluie qui l'accompagne ne nous ont pas incité à sortir rapidement de sous la couette. Vu la météo, nous préparons le petit déjeuner dans la cuisine collective et le consommons dans la salle commune à disposition dans le camping. Pratique !

Ensuite, autoroute en Suède. Paysages vallonnés et verdoyants très agréable à regarder : forêts de sapins, champs, etc… sauf que l’on roule sous les grains et les averses, ce qui nous gâche un spectacle qui aurait pu être agréable.

12 h 45, passage de la frontière norvégienne à Svinnesund et aussitôt, premier poste de péage routier. Des douaniers très laxistes regardent stoïquement les voitures et les camions passer… Nous faisons nos premiers tours de roues en Norvège en suivant la route E6 (laquelle route se termine à… Kirkenes, 2 700 km plus loin !).

15 h 00, arrivée à Oslo au camping Ekeberg (encore trouvé sur Internet et guidé par le G.P.S.), par un temps qui semble vouloir s’améliorer. Nous choisissons notre emplacement et empruntons le bus 74 pour nous rendre en ville et qui nous dépose devant le théâtre.

Oslo n’étant pas le but de notre voyage, nous n’y consacrons que la fin de l’après-midi, pour faire une rapide tour sur les quais du nouveau quartier d'Aker Brygge avec ses boutiques et ses terrasses surplombant le port.

Nous visitons le parc Vigeland, célébrissime et immanquable par ses multiples statues de bronze ou de pierre d’hommes, femmes et enfants dans le plus simple appareil, qui symbolisent tous les moments de la vie, de l’enfance à la vieillesse. On aime ou on n’aime pas. Tout cela se termine sur un promontoire où se dresse un gigantesque phallus constitué de corps nus emmêlés. On vous le dit, c’est un must d’Oslo !

Ensuite, découverte du nouvel opéra d’Oslo. Construit au bord du fjord, c’est un bâtiment tout blanc, à l’architecture ultramoderne et audacieuse symbolisant un iceberg, inauguré en 2008. Surprenant mais très réussi. On peut marcher sur les différents plans inclinés assez raides des toitures. Ca vaut le détour !

Une foule endimanchée se précipite à l'intérieur, nous y pénétrons aussi. Ce soir (19 h 00), on joue Elektra de Richard Strauss. Beaucoup de monde autour des différents bars du hall d'entrée et chacun y va de sa coupe avant d'assister au spectacle. Apparemment, c'est l'habitude.

20 h 00, retour au camping Ekeberg. Le ciel se dégage. Ce soir, c'est repas au soleil ! On a quand même gardé la polaire !

Oslo - L'Hôtel de Ville - Le parc de Vigeland

Jour 4 - Ve 19/06/2009 - Oslo - Lillehammer - Lom



04 h 00, le soleil ne doit pas être loin de se lever.

9 h 15, départ d’Oslo par la route E6, route à 2 fois 2 voies sur les premiers kilomètres où l'on roule à bonne allure. Puis, beaucoup de zones de travaux pour prolonger cette voie rapide. Ensuite, nous roulons sur route nationale à double sens, limitée à 80 km/h comme dans tout le pays. Les Norvégiens sont très calmes au volant, ça ne roule jamais très vite, les distances entre véhicules sont telles qu'il est rarissime de pouvoir doubler.

La conduite est plutôt tranquille et finalement, par la force des choses, on finit par conduire comme les autochtones… parce qu'il est impossible d'aller plus vite qu'eux ! Les piétons sont rois : avant même d'avoir l'intention de traverser un carrefour les voitures sont déjà arrêtées pour les laisser passer. Surprenant au début !

11 h 45, arrivée à Lillehammer (où se sont déroulés les Jeux Olympiques d’hiver de 1994). Rapide parcours dans cette agglomération sans cachet particulier, si ce n’est une grande église de style néo-gothique en briques que nous ne pourrons pas visiter à cause d'un service d'inhumation.

Nous arpentons la rue principale Storgata. Il y souffle un vent frisquet, nous sommes en blouson et les autochtones en t-shirt… Au bout de la rue, un marché avec plusieurs vendeurs de produits… français, vendus à des prix norvégiens ! Nous y achetons à prix d’or, une baguette, vendue comme française…

13 h 15, pique-nique à l'écart de la route E6, près du parc d'attractions de Hunderfossen. En fouinant, nous nous installons dans une zone boisée, au soleil et au bord d'un petit étang. Un bel endroit entouré de plusieurs huttes aux toits faits en terre et en mousse. Bucolique à souhait ! Jusque là, nous avions privilégié la route aux paysages. A partir de maintenant, on va se calmer un peu et entrer dans le vif du sujet.

L’après-midi sera donc consacré à la découverte de plusieurs églises dites "en bois debout", spécialité de cette région de la Norvège intérieure. Ce sont des églises datant du Moyen-âge (un peu restaurées), entièrement construites en bois y compris la couverture en lauzes de couleur sombre.

15 h 00, arrêt à Ringebu pour visiter la première de ces églises, un édifice imposant construit à flanc de colline et entouré de son petit cimetière. Nous visitons l'intérieur où il fait très sombre. Peu de fenêtres et des murs en bois goudronné ne favorisent pas la mise en valeur de la décoration.

Arrêt pour voir l'église de Sor-Fron, curieux édifice octogonal datant de 1787, avec un très joli porche. Eglise malheureusement fermée.

Malgré tous nos renseignements, nous n'avons pas été assez malins pour trouver l'église octogonale de Otta. En la cherchant, nous nous trompons de route et nous arrêtons en bordure de la E6 devant l'église toute blanche de Selsverket. Fermée, elle aussi !

17 h 50, à l'écart de l'itinéraire initialement prévu, nous traversons le village de Sel et suivons une petite route sinueuse qui nous mène à Vagamo, où s'élève une magnifique église en bois debout au milieu de son traditionnel cimetière. Très belle église… fermée !

En principe, Vagamo était notre étape du soir, mais visiblement l'unique camping du village ne semblait pas prêt à nous accueillir, quasi désert et de plus, en travaux. Nous poursuivons notre chemin.

18 h 30, arrivée à Lom au camping Nordal Turistheim, assez mal organisé, en bord de route et surplombant une zone d'activités. Nous nous en satisferons, c'est le seul à plusieurs kilomètres à la ronde, et nous nous installons pour la soirée et la nuit.

Après le repas, nous admirons la dernière église en bois debout de la journée à quelques pas de notre camping par une belle soirée ensoleillée. Un très bel édifice, les murs en bois et la toiture en lauze prennent des couleurs chaudes sous le soleil qui décline. Beaucoup de sculptures sur les poteaux et les linteaux arrondis. Vestiges de paganisme, des têtes de dragons ornent également le faîtage de la toiture. Et si ce soir, l'église est ouverte, c'est pour un office et non pour les touristes que nous sommes… Décidément, nous n'aurons pas eu de chance avec la visite des églises aujourd'hui !

Une fête ou une foire se termine dans le centre du petit village, nous parcourons les quelques stands où l'on nous propose du saucisson d'élan ou de renne. Non, non, pas ce soir, merci…

De retour au camping, la vie commence à s’améliorer, le rangement de la nourriture et des vêtements s’organise et les manutentions deviennent moins fastidieuses. Et la météo nous devient globalement de plus en plus favorable.

Jour 5 - Sa 20/06/2009 - Lom - Geiranger - Valldal



Depuis notre arrivée en Norvège, été oblige, nous ne connaissons plus l'obscurité. A 01 h 40, cette nuit, il faisait… grand jour ! Pour peu que le soleil brille dès le matin, cela chauffe rapidement dans le Home Espace, donc ce matin, lever à 7 h 15.

Petit-déjeuner en terrasse et départ à 9 h 15 pour une journée importante du tourisme norvégien : la découverte du fjord de Geiranger, localement dénommé "le plus beau site naturel du monde".

Mais avant cela, il nous faut traverser l'une des régions les plus froides de Norvège (les nombreuses plaques de neige sur les bas côtés de la route l'attestent), puis franchir un plateau aride parsemé de petits lacs, pour enfin parvenir à 1 000 m d’altitude et trouver un grand lac encore complètement gelé et cerné de sommets enneigés. Spectaculaire !

La réputation de la région n'est pas usurpée, aussi lorsque nous sortons de la voiture pour contempler les reflets bleutés de la glace du lac Djupvatn, nous sommes complètement frigorifiés et transis par une petite pluie bien piquante. Pourtant le paysage mériterait que l'on s'y attarde davantage. Toute la surface de ce lac est prise par la glace, la neige recouvre tout jusqu'aux berges, et nous ne sommes qu'à mille mètres d'altitude ! Nous nous refugions quelques instants dans le chalet situé à l'extrémité du lac, où nous trouvons une douce chaleur et où Nelly a déjà repéré sa première boutique de souvenirs…

En face du chalet et à l’écart du trajet, une piste à péage grimpe en lacets serrés et escarpés jusqu'à 1 500 mètres vers le sommet de Dalsnibba, d'où l'on a, paraît-il, une vue grandiose. Les nuages nous rattrapent durant l'ascension et surtout masquent partiellement les sommets environnants couverts de neige, ce qui ne présage rien de bon lorsque nous serons arrivés sur place.

A cause du brouillard, le paysage évolue à chaque seconde et dans le dernier virage les nuages se dispersent quelque peu, nous laissant entrevoir quelques bribes de paysage montagneux.

11 h 15, arrivés à Dalsnibba, en quittant l'Espace, nous sommes surpris. La température est basse, certes, mais nous nous attendions à pire. L'absence de vent, quelques timides rayons de soleil qui filtrent à travers les nuages font que c'est tout à fait supportable. Finalement, l'atmosphère est plus agréable ici qu'auprès du lac Djupvatn, 500 mètres plus bas.

D'une vaste plateforme, nous contemplons un paysage mouvant, changeant en quelques secondes au gré du passage des nuages ou des bancs de brume qui s'effilochent… Des hautes montagnes acérées, des névés sporadiques, les innombrables lacets de la R63 qui serpentent en contrebas et que nous emprunterons dans un moment.

On ne s'y attendait plus, alors que nous sommes encore à l'ombre des nuages, nous pouvons contempler 1.500 m plus bas l'extrémité du fameux fjord de Geiranger inondé de soleil. Magique ! Vu d'ici, il ressemble plus à un lac bleuté serti dans un écrin de montagnes abruptes. Nous restons un bon moment subjugués, planant au dessus de la nature, dominant un paysage en perpétuel mouvement.

L'endroit est fréquenté. Nous devisons un bon moment avec un Français établi à Lillehammer, qui est en excursion avec un groupe d'apprentis d'une école hôtelière. Soudain, dans cet endroit calme et propre à la méditation, nous sommes intrigués par un long grondement sourd qui enfle à mesure. Une grosse moto surgit sur le parking dans une pétarade caractéristique des Harley-Davidson et pilotée par un biker pur jus. Une moto, puis deux, trois, dix, cent, deux cent peut-être, menées par des bikers de circonstance… Toutes les Harley de Norvège sont au rendez-vous. La "Horde Sauvage" investit tout le site dans un énorme tintamarre, les rois de la poignée de gaz provoquent le ronflement des moteurs et les groupes de motards s'invectivent gentiment.

Il est temps de quitter les lieux. Nous reprenons la piste. A la descente, les ravins qui la bordent sont encore plus impressionnants et dans les derniers virages la vue sur le lac gelé est splendide. Un à un, nous enfilons les lacets serrés de la R63 que nous dominions il y a quelques instants du plateau de Dalsnibba et descendons vers Geiranger. Les virages serrés nous laissent quelques splendides échappées sur le fond du fjord.

12 h 15, au cours de la descente, nous pique-niquons sur un promontoire dominant le fjord : un vrai site de carte postale, grandiose ! De ce promontoire, maintenant sous le soleil, nous dominons le petit village et l'extrémité du fjord. De hautes montagnes tombent à-pic, de part et d'autre du fjord argenté. Un paquebot blanc est déjà ancré et un navire Hurtigruten glisse lentement, sans bruit vers son escale, suivi d'un autre paquebot.

Nous restons ainsi un long moment à contempler "le plus beau site naturel du monde". C'est à peine exagéré ! Il fait beau, la température est agréable et l'atmosphère est limpide…

Le village de Geiranger est plutôt touristique et c’est le week-end… autant dire très fréquenté. Beaucoup de Norvégiens sont en promenade et les "bikers" redescendus de Dalsnibba se télescopent avec les croisiéristes des paquebots qui partent en excursion à terre. Un joli désordre !

Nous embarquons sur une vedette touristique qui en 1 h 30, nous permet de voir la partie la plus spectaculaire du fjord et nous ne serons pas déçus. Une navigation somptueuse et grandiose entre des berges quasi verticales, des sommets encore enneigés ; plusieurs belles cascades dévalent les parois sur plusieurs centaines de mètres, tout cela dans un jeu d'ombres et de lumières, de contre-jours ou de couleurs incertaines.

16 h 00, nous reprenons l'Espace. A la sortie du village de Geiranger, nous mettons cap au nord en escaladant "la route des Aigles" qui grimpe de 600 m en 11 virages en épingle à cheveux pour sortir du fjord. Un promontoire marque le point haut de la route : encore une vue à couper le souffle sur la dernière courbe du fjord. Sublime… Et les bateaux qui naviguent nous paraissent bien petits…

Puis, lente redescente vers un autre fjord pour emprunter à 17 h 15 le 1er ferry de notre voyage. Nous attendons quelques minutes à Linge pour traverser le Nordalsfjord en 15 minutes. A peine le temps de descendre de voiture…

17 h 45, nous nous posons au camping d'Uritun, petit terrain tranquille et rustique à la sortie de Valdall. Ambiance familiale, cadre rural au cœur d’une vallée agricole où l’on ne cultive que des fraisiers en plein champ ; ils sont à peine en fleurs !

19 h 00, apéritif, mais un petit vent frais nous oblige à monter l'abri Décathlon pour que Nelly puisse préparer son repas confortablement et ce soir, c'est sérieux, c'est crêpes !

21 h 00, promenade digestive aux abords du camping.

Le lac Djupvatn Le Fjord de Geiranger

Jour 6 - Di 21/06/2009 - Valldal - Trollstigen - Bæverfjord



Départ du camping de Valldal à 10 h 15. Au bout de quelques kilomètres, arrêt sur un pont face à la chute d’une large rivière dans un éboulis de roches. Une petite maison (en réalité, une mini centrale électrique), est coincée entre les rochers et la cascade. Nous discutons avec quelques membres d’un groupe de français voyageant dans un bus suédois et qui se sont arrêtés en même temps que nous.

Puis, nouvel arrêt aux chutes de Gudbrand. Un torrent tumultueux s’encastre sous la roche dans une gorge très étroite avant de disparaître sous terre. L'aménagement du site est en cours. Tous les cheminements et les garde-corps sont en acier, étrange ! Quel sera le résultat final dans plusieurs mois ?

Nous nous élevons en altitude vers un plateau en suivant une vallée glaciaire quasi désertique enserrée entre des sommets enneigés, entrecoupée de petits lacs. Un ciel pur et une atmosphère limpide, font que la vue porte loin, ce qui augmente encore l’aspect grandiose et les dimensions impressionnantes du site. Epoustouflant !

11 h 30, arrêt au plateau de Stigrøra, qui en fait est un col à 852 m d’altitude. De là, part un chemin menant à un belvédère devenu un site touristique incontournable d’où l’on domine "l’Echelle des Trolls". C'est une route escarpée, ouverte en 1936 mais fermée en hiver, qui en une douzaine de virages en épingle à cheveux escalade littéralement la montagne (pente à 11 ou 12 %, par endroits). Les croisements sont souvent difficiles entre les camping-cars et les nombreux bus de tourisme qui fréquentent l’itinéraire. Là encore, époustouflant !

Du belvédère, très fréquenté, nous disposons d'une vue panoramique sur la longue vallée glaciaire qui mène à Andalsnes. En cours de visite, nous discutons un bon moment avec 3 angevins voyagent en 4x4 (style RAV 4), et qui logent en hytter. Ils redescendent du Cap Nord, où ils ont eu un temps magnifique.

12 h 15, nous empruntons donc cette route escarpée à la descente, et faisons un court arrêt devant la cascade de Stigfossen (haute de 180 m). En quelques coups de volant et pied sur le frein, nous nous retrouvons dans la vallée, au pied de la montagne. Et vu d'en bas, ce n'est pas la montagne mais un véritable mur de 550 mètres de haut que nous venons de dégringoler !

13 h 00, pique-nique en bas de l’échelle des Trolls.

14 h 30, second ferry du voyage entre Afarnes et Sølnes pour traverser le Langfjord. 15 h 00, arrivée à Molde, petite ville agréable au bord d’un large fjord où nous avions fait escale en fin d’après-midi l’hiver dernier. Beau panorama sur les sommets enneigés de l’autre coté du fjord. Nous arpentons la rue principale, comme nous l'avions fait l'hiver dernier ; de jour, tout est si différent. Puis, promenade à pied sur les quais jusqu’à l'Aker Stadion (où doit se dérouler un match de football, ce soir), et le Rica Hôtel, bâtiment contemporain en forme de voile.

17 h 00, arrivée à Kanestraum, le ferry vient juste de partir sous notre nez. L'attente ne sera pas trop longue, une demi-heure. L'endroit est isolé, une minuscule boutique (épicerie, journaux, confiserie), essaie de vivre du trafic des ferries…

Notre bac arrive… Désormais, c'est Nelly qui embarque l'Espace sur les ferries. Le prix des traversées est toujours un forfait voiture et chauffeur compris, les passagers supplémentaires paient séparément. Mais les passagers retraités de plus de 67 ans ne paient que 50% du tarif. En dépit de son jeune âge mais grâce aux cheveux blancs, J-J se permet de gratter quelques couronnes norvégiennes à chaque passage. Malin ! On se demande quand même si les Norvégiens dans leur honnête candeur, peuvent se douter de la filouterie de quelques étrangers astucieux. Nous n'en sommes même pas sûrs !

En 20 minutes nous traversons le Halsafjord et arrivons à Halsa. Un débarcadère au bout d'une route, rien d'autre. Juste après, la route E39 vers Trondheim semble barrée et nous prenons une déviation par la R65, ce qui nous vaut un détour conséquent.

18 h 00, nous nous installons au camping de Bæverfjord, petit terrain paisible et pas cher. La responsable ne parle que norvégien, pas facile de se comprendre.

19 h 00, dîner. La soirée est agréable, ensoleillée. Nous faisons une courte promenade au bout du fjord près du camping. Mais le terrain est marécageux et nous faisons rapidement demi-tour.

La traversée du Halsafjord en ferry

Jour 7 - Lu 22/06/2009 - Bæverfjord - Trondheim - Vegset

A 05 h 00, le soleil brille, largement au-dessus des montagnes environnantes.

Route 65 vers Trondheim en suivant une longue vallée où règne une forte activité agricole.

11 h 00, arrivée à Trondheim, 3ème ville de Norvège que nous avions déjà visitée l’hiver dernier. Cette fois-ci, le beau temps règne et il fait même chaud. Autant, cette ville était déserte en décembre, autant elle est animée aujourd’hui. Il y a déjà bien du monde aux terrasses des cafés de la rue principale, Munkegata.

Stationnement en centre ville, sur Dronningensgata, juste à côté de la bibliothèque municipale. Pas fait exprès, mais cela tombe bien ! Nous commençons donc par essayer d’envoyer un mail, gratuit depuis cette bibliothèque.

Il faut d’abord trouver un ordinateur libre, puis se familiariser avec les menus et commandes de l’ordi en norvégien, et ensuite taper le message sur un clavier qwerty, sans accents, sans apostrophes, sans cédilles, mais avec des caractères norvégiens inhabituels, tels que ø, æ, å, Ø, Æ, Å. Mais, on a réussi et le message est bien parvenu à tous ses destinataires.

Nelly est en manque et veut absolument trouver une boulangerie pour y acheter du pain : gageure en Norvège, où nous n’avons pas encore vu ce genre de boutique. Près du marché, nous pénétrons sans conviction dans une galerie marchande. Et, bien en vue au milieu de cette galerie… une boulangerie-viennoiserie vend… des "baguettes françaises" (écrit tel quel sur les étiquettes), mais le prix, lui, reste norvégien ! Et même la vendeuse s’exprime en français.

Avec l’Espace, nous nous déplaçons dans le quartier de Bakklandet. Pique-nique ensoleillé sur un terre-plein sur la rivière Nidelva, face aux entrepôts multicolores. Au même endroit, le 31 Décembre, nous étions sous les bourrasques de neige fondue.

Passage sur le vieux pont Gamlebybru, puis montée à la forteresse de Kristiansten Festning, construction blanche et massive. Depuis les talus en herbe, quelques points de vue sur la ville et le fjord.

Retour à la voiture par les rues de Nedre Bakklandet, bordées de maisons anciennes et colorées.

15 h 00, repris la route par la E6 via Levanger et Steinkjer au fond du fjord de Trondheim.

Poursuite sous une averse orageuse en longeant le lac de Snåsa,

18 h 10, au bout du lac, nous trouvons le camping de Vegset. Personne à la réception, entrée libre, le gérant passera plus tard… Il y a même un tableau avec les clés des hytter à disposition avec une boite à lettres pour déposer l’argent le lendemain matin… Installez-vous ! C’est la Norvège…

Mais l’orage menace… D’où une grosse hésitation pour installer notre campement. Avant toute décision, petite balade dans le camping et sur les bords du lac. Dans le camp, il y a beaucoup de caravanes avec des avancées, des auvents en dur, terrasses en bois, etc… dénotant un aménagement en plusieurs phases. Sans doute une astuce pour contourner un règlement particulier ?

19 h 30, début de l’orage. Finalement, on se réfugie dans une hytte (280 NOK) pour 4 personnes. Un peu sombre, équipée d’un frigo, four électrique et 2 plaques chauffantes, chauffage électrique que l’on n’a pas utilisé, éclairage et prises de courant. Couvertures et oreillers. Mais pas d’eau, il faut utiliser les installations communes, (sans doute à cause du gel en hiver).

Pendant que l’orage se déchaîne, on est au sec et l’on dîne sur une vraie table. De plus, on a pu recharger tous les appareils électriques à bloc.

Finalement, ce choix s’avérera judicieux, car le lendemain matin, il pleut encore.

Trondheim - Les anciens hangars sur les rives de la Nidelva

Jour 8 - Ma 23/06/2009 - Vegset - Brønnøysund - Thorghatten



Il a plu toute la nuit. Réveil à 07 h 30. Il crachine et la visibilité est mauvaise. On regrette encore moins d’avoir choisi la hytte. P’tit dej à l’abri, puis rangement dans l’Espace de toutes les caisses qu’on avait du sortir. Finalement, la hytte c’est contraignant ; et en plus il faut nettoyer la hutte.

A 08 h 30, le gérant du camping vient réclamer son dû. Nous redéposerons la clé au tableau en partant !

Départ vers Grong, puis bifurqué par la R775, toute petite route étroite et sinueuse. Nous slalomons au ralenti entre les moutons éparpillés sur la chaussée et les accotements. Imprévisible et dangereux, surtout à la sortie des virages, ces animaux n’ont vraiment pas conscience du danger !

A Høylandet, nous rejoignons la R17, la route côtière touristique (Kystriksveien), que l’on va suivre jusqu’à Bodø pendant près de 600 km.

Paysages vallonnés, rivières, belles forêts de sapins, fonds de fjords sous la pluie intermittente rendant les vues bouchées.

12 h 30, arrivée sous la pluie à Holm pour prendre le 4ème bac du voyage. A cause de la pluie, pique-nique dans la voiture dans la file d’attente. Traversée du Bindalsfjord jusqu’à Vennesund en 20 minutes sur un gros ferry, 4 files de véhicules, grands salons, boutique bien achalandée, cafétéria où tous les Norvégiens mangent des hot-dogs faits de grosses saucisses genre Francfort. Le temps encore bouché nous empêche de gambader sur le pont extérieur

En débarquant du ferry, la visibilité semble vouloir s’améliorer doucement. Le paysage change aussi, devient plus maritime et pourrait rappeler certains coins de Bretagne nord.

14 h 30, arrêt à Vik pour visiter par hasard une église en bois (et miracle, elle est ouverte !). L’extérieur est couleur blanc et caramel. On a pu visiter l'intérieur peint en rose et mauve, décoration minimaliste, orgue contemporain, et une belle galerie de portraits des anciens pasteurs.

15 h 30, arrivée à Brønnøysund. Ville et port tout en longueur sans cachet exceptionnel. Quelques courses dans un supermarché, avec de super prix… surtout les fruits. On a eu bien raison de faire le maximum de ravitaillement au départ de France !

Sur le port, Nelly visite une petite galerie marchande, pendant que J-J regarde l'arrivée par le nord du MS Lofoten d’Hurtigruten.

17 h 00, arrivée au site de Torghatten et installation au camping du même nom au pied du rocher. Nous trouvons un emplacement exceptionnel en bord du sund avec une jolie vue sur les sommets du continent. Idéal… sauf que le gérant du camp vient allumer un feu de camp à notre vent, sans doute pour célébrer la Saint-Jean, mais est-ce la vraie raison ?

Sans tout comprendre, nous préférons déménager pour ne pas être enfumés, et trouvons un autre endroit près d’une mini-plage. Beaucoup de camping-cars en passagers.

18 h 00, marche vers le trou du rocher de Torghatten. Ce gigantesque trou est une curiosité géologique creusée par la mer dans des temps immémoriaux. Il traverse de part et d'autre un immense rocher en forme de chapeau de gendarme. Inhabituel, ici, on ne tombe pas dans le trou, on y monte ! 125 m à gravir dans la caillasse avant de pénétrer dans le fameux trou, qui fait 160 m de long, 20 de large et 30 de hauteur. Il faut redescendre un escalier en bois pour atteindre la base d'une vaste salle, et vers le sud il y a une jolie vue sur un semis d’îles basses à perte de vue et une ferme isolée en 1er plan.

21 h 00, balade à pied aux abords du camping au fond d’une anse. Nous repérons de nombreux bigorneaux, on s’équipera mieux la prochaine fois. Les nuages se déchirent et l’on comprend que le soleil n’est pas pressé de se coucher…

Jour 9 - Me 24/06/2009 - Thorghatten - Nesna

Grand soleil dès le matin.

Peu après Brønnøysund, ferry entre Horn et Anddalsvåg pour traverser le Vellfjord avec un peu d’attente. Continuation sur la R17.

11 h 30, arrivée à Fjorvik et attente du second ferry de la journée. Promenade à pied sur le port de plaisance et dans le hameau.

12 h 05, ferry pour Tjøtta. Très agréable traversée d’une heure dans un enchevêtrement d’îles et d’îlots, sous un ciel sans nuage, un chaud soleil et une forte luminosité. L'eau du fjord est d'un bleu intense, inimaginable pour la région. Passé tout le temps sur le pont pour admirer un paysage magnifique : une grande île de roche rouge, d’autres vert sombre, plantées de sapins, et la face orientale du massif des 7 Sœurs en arrière-plan. Discuté avec un couple de Liégeois, vus à Torghatten, qui circulent dans un gros camping-car gris et qui font leur deuxième voyage en Norvège.

Pique-nique peu après Tjøtta, juste au bord du Velsnfjord avec de jolies montagnes en arrière-plan. Un endroit très calme propice au repos.

Arrêt à la nécropole russe (2ème guerre mondiale), minimaliste.

Arrêt à l’église médiévale d'Alstahaug construite en pierre dans un très joli cadre verdoyant près de la mer. A l'intérieur, belle chaire et tableaux en bois sculpté et polychrome. Curieux clocher à bulbe. Comme souvent en Norvège, cimetière bucolique et bien entretenu autour de l’église, avec quelques "pierres" tombales en fonte. Très bel ensemble.

Longé le versant occidental du massif des 7 Sœurs avant d’arriver à Sandnessjøen, petite ville vite visitée : la rue principale et le port sont d’un intérêt réduit.

Passage sur le haut pont à haubans de Helgelandbru (devenu gratuit) franchissant l’étroit Leirfjord.

17 h 00, 3ème ferry du jour à Levang pour rejoindre Nesna. A l'embarcadère de Levang, cadre typique de Norvège avec des huttes de pêcheurs rouge sang construites sur pilotis. Traversée du Ranafjord en longeant des côtes verdoyantes parsemées de grosses exploitations agricoles en bordure du fjord. L'activité est intense, c'est la période des foins. Belles montagnes enneigées dans le lointain. Cadre splendide.

Installation au camping de Nesna, intégré dans un motel-centre de vacances (!?), à faible distance du village et du débarcadère du ferry, et en bordure de fjord. Accueil sympathique. Parties communes bien équipées, cuisine, salle de repos et de télé. Terrain très agréable.

Pêche aux bigorneaux devant le campement, belle récolte. Après le repas de bigorneaux et de crêpes, promenade à pied jusqu’à l’église du village et au port, toujours sous le soleil.

Transfert des photos et des films dans la salle télé du camping.

22 h 50, le soleil qui brille toujours passe derrière les montagnes et nous nous couchons au grand jour. En fait, nous sommes à 120 km du Cercle polaire et il n’y a maintenant plus de nuit.

En résumé, une journée exceptionnelle.

Le Velsnfjord

Jour 10 - Je 25/06/2009 - Nesna - Svartisen - Reipa



Grande luminosité durant toute la nuit. 06 h 45, réveil sous un grand soleil et déjà (!) la chaleur.

08 h 20, tenue vestimentaire d'été (T-shirt et bermuda), départ et trajet par une route longeant des fjords tranquilles donnant de beaux reflets dans l'eau calme ainsi que des cimes enneigées en arrière-plan, (Sjonafjord).

10 h 00, arrivée à Kilboghamn, soit un parcours de 90 km en 1 heure 50 ! Il ya déjà une longue file de voitures et un bus pour emprunter un ferry qui paraît bien petit. Suspense, jusqu'à ce qu'arrive notre tour. Montera, montera pas ? Finalement, on rentre, mais de justesse ! Le bac suivant était 2 heures plus tard.

Toujours du très beau temps, mais bizarrement, un petit vent frisquet oblige à trouver un abri sur le pont du ferry. Belle navigation de 70 minutes en slalomant entre de nombreuses îles. Passage du Cercle Polaire (annoncé par l'équipage), et devant la boule métallique marquant le lieu : 66°33' N immortalisée par tous les photographes du bord.

Débarquement à Jetvik, puis pique-nique express au fond du beau Tongsfjord, chassés par un vent glacial et surtout des mouches très agressives.

Toujours sous un franc soleil, courte traversée du Skardsfjord, entre Ågskardet et Forøy. Du ferry, on a quelques vues sur le sommet du glacier Svartisen.

Arrêt à Braset sur le Hollandsfjord, pour plusieurs points de vue sur l'Engabreen, bras du glacier Svartisen se jetant pratiquement dans le fjord. Pris une vedette pour traverser le fjord et rejoindre la base de l'Engabreen, mais il reste 3,6 Km à faire à pied avant d'y parvenir. Chemin très facile au début, malgré la forte chaleur (eh, oui !), devenant plus difficile au pied du glacier sur la roche polie et lissée au fil des siècles par l'avancée du glacier. Il y a même des chaînes pour s'agripper à la montée. Dur ! Finalement, on cale en cours de route, aussi à cause de la chaleur. (Ce sera en réalité, la journée la plus chaude de ce voyage).

On a toutefois de très belles vues du glacier et du fjord qui brillent de mille éclats sous le soleil. ("Le soleil fait pétiller la mer", dixit Nelly). C'est vraiment magnifique. Sans toucher la glace, nous en sommes assez près et malgré tout, cette balade devait être faite.

Retour à la voiture et poursuite en empruntant les tunnels de Glomfjord. Trois tunnels à la suite de 7 km,1 km et 2 km de long avant d'arriver à Ørnes.

Camping à Reipa, 5 km après Ørnes, dans un terrain quasiment vide, exposé au vent et à l'ombre des montagnes avoisinantes, donc très froid.

Promenade à pied sur une grève des environs.

23 h 30, le soleil brille nettement au-dessus de l'horizon entre les 2 montagnes au nord du camp.

Le terrain de camping de Reipa

Jour 11 - Ve 26/06/2009 - Reipa - Bodø - Å i Lofoten

Toujours du grand soleil au réveil

09 h 45, départ du camping. Nombreux arrêts le long des fjords, notamment à Storvik et sa longue plage de sable (mer bleue intense), et au lac de Valnes, avec quelques abris colorés et plusieurs barques échouées sur les berges.

12 h 00, arrêt au pont de Saltstraumen pour voir les courants entrant ou sortant du Skjerstadfjord, par un goulet de 150 m de large (± 400 millions de m3/h à 28 nœuds aux plus fortes marées). Descente à pied sous le pont sur la rive est. Nous arrivons à la fin du jusant, donc rien d'extraordinaire, mais en un quart d'heure le flot arrive et le phénomène s'accélère. L'eau défile alors très vite et bruyamment ; marmites et tourbillons sont en évolution permanente : impressionnant. Pique-nique sur place accompagnés de nombreux pêcheurs ou curieux venus, comme nous, regarder l'eau passer.

Nous montons à pied sur le pont pour avoir une vue d'ensemble du phénomène et ne sommes pas déçus, c'est encore plus spectaculaire, surtout de voir à quelle vitesse l'eau rentre dans ce fjord. De plus, très beau panorama sur l'amont du fjord et les montagnes enneigées vers le sud.

Fin de la route 17 à Løding, un très bel itinéraire de près de 600 km réalisé en 3 jours ½ et qui méritait d'être fait, bien mis en valeur par une météo exceptionnelle.

15 h 45, arrivée à Bodø à l'embarcadère du ferry pour Moskenes (Lofoten). Sur le vaste terre-plein, déjà beaucoup de monde à attendre sur 6 files. Il semble que suite à une avarie, le ferry de 15 h 00 ait deux heures de retard, et que la file d'attente soit en conséquence ! Nous n'avons pas réservé notre passage. Donc, suspense et patience !

Le MS Trollfjord d'Hurtigruten est à quai. Nous étions à cette même escale le 1er Janvier dernier, mais sous une météo et une luminosité bien différente.

16 h 30 Petit tour rapide en ville. Peu d'intérêt, ce que nous savions déjà.

17 h 00, retour à l'embarcadère. Un ferry vient d'arriver (celui de 15 h 00 ?), beaucoup d'incertitude pour embarquer normalement dessus. Cela ne semble pas organisé ou bien c'est la panique parmi le personnel chargé de l'embarquement.

Ce sont les vacances, c'est aussi le week-end et il y a affluence. L'énervement grandit parmi les passagers, d'autant qu'après ce ferry, le suivant est à 00 h 45 !!!. C'est la grande valse-hésitation sur le terre-plein, et à cause de la panique générale du personnel, la montée des véhicules se fait au compte-gouttes, allongeant encore la durée du désordre.

18 h 00, ça y est ! Nous sommes parmi les tous derniers à embarquer sur le catmaran MS Bodø. C'est vraiment passé de justesse. Les 5 files de véhicules sont remplies. A l'intérieur, dans le grand salon une longue queue se forme instantanément à la cafétéria bien avant le départ. Ensuite, la plupart des passagers s'installent et mangent. Nous pique-niquerons également à bord et Nelly s'offrira une glace.

18 h 15, appareillage. A peine virées les îles à la sortie du port que l'on aperçoit déjà les Lofoten à l'horizon… soit une visibilité proche de 90 km !

Ciel toujours clair, temps calme, mer plate. Traversée agréable à une vitesse de 16 nœuds (soit 29 km/h), donc, pas très chaud sur le pont extérieur en fin de journée. Vers l'arrière, vues sur les montagnes enneigées du continent norvégien, et se rapprochant, "le Mur des Lofoten", fait de montagnes escarpées, paraît infranchissable.

21 h 30, arrivée à Moskenes, petit port tranquille au sud de l'archipel. En contre-jour, les montagnes ont des reflets très sombres dans les eaux du port. L'éclairage est très contrasté, aussi de beaux reflets des bateaux et des rorbuer.

21 h 50, arrivée à Å i Lofoten et installation au camping de Moskenesstraumen à l'extrémité du village. Le Guide du Routard avait raison, pas terrible ! Accueil minimaliste. Cher pour le peu de prestations offertes, nous sommes installés sur un terre-plein exigu et tristounet, coincés entre 2 camping-cars.

Balade à pied jusqu'à l'extrémité du camping (inaccessible aux véhicules), où le site est plus grandiose et sauvage. Nous partons explorer le village et marcher autour du port au milieu des rorbuer rouge sang, bâtis sur pilotis. Ces rorbuer semblent fréquentés par des amateurs de pêche sportive qui ramènent de belles prises : flétans énormes et autres qu'ils découpent ensuite sur place. Storvik - Å i Lofoten

Jour 12 - Sa 27/06/2009 - Å - Svolær - Handelsand

Petit déjeuner dans la salle commune du camping face à la mer.

08 h 45, départ du camping et déjà arrêtés quelques centaines de mètres plus loin pour photos et films du port de Å, avec ses rorbuer multicolores, des petits chalutiers et les montagnes acérées et à pic en arrière-plan, le tout accompagné par les cris stridents des mouettes. Ce village est la carte postale des Lofoten.

Puis, au port de Reine, les rorbuer rouge sang se détachent des eaux bleues du port et contrastent, là encore, avec les montagnes tombant à-pic brutalement dans la mer. Typique ! Ensuite, arrêt à Hamnøy.

10 h 15, Flakstad, immense plage de sable blanc baignée par une mer turquoise avec montagnes en arrière plan. Paysage surréaliste, inimaginable à cette latitude, et pourtant bien réel. Il ne manque que les cocotiers pour que ce site soit paradisiaque. Résultat, personne, absolument personne sur cette longue plage, si ce n'est 1 ou 2 couples d'huitriers-pie qui courent avec nous sur le sable en lançant des cris stridents.

10 h 30, à l'écart de la route, le port sauvegardé de Nusfjord, là encore, cliché des Lofoten. Péage de 5.50 € par personne (un peu exagéré), pour l'entretien et la conservation du site. Rorbuer jaune et rouge sur pilotis autour d'un petit port en fer à cheval. Dans quelques bâtiments d'époque, espace muséographique concernant la pêche, le travail de la morue et tous les métiers s'y rapportant. Boutique de souvenirs dans une échoppe restée dans son état d'origine. Site très visité.

Arrêt au panorama de Felsa, sur un tertre à l'écart de la route. Vaste point de vue sur une large vallée verdoyante.

12 h 00, détour par la plage d'Haukland, sur la côte nord de l'archipel. Malheureusement, d'épais nuages et du vent fort arrivent sur place en même temps que nous, difficile de rester. Franchement dommage, car c'est une belle plage de sable blanc.

A proximité, et après être passés sous un tunnel, pique-nique sur la plage d'Utakleiv. Ecourté à cause du temps très maussade et du vent froid. Encore dommage, car nous avions une très belle et longue plage face à nous.

13 h 00, passage à Stamsund, courte escale Hurtigruten de l'hiver dernier que nous avons bien du mal à reconnaitre. Retour du beau temps et poursuite par la R815 sur la côte sud de l'archipel par Valberg, dans de beaux paysages de montagnes tombant brutalement dans des plaines marécageuses.

Visite du port de Henningsvær, situé sur une île et accessible par un pont à voie unique réglé par des feux tricolores. Sur fond de montagne abrupte, un port tout en longueur entouré de constructions blanches sur pilotis.

16 h 00, arrêt à Kabelvåg, où se déroule un rassemblement de vieux gréements locaux, ainsi qu'une fête populaire sur la place du village. Une animation que nous n'avons jamais retrouvée ailleurs en Norvège. Les gens sur des tables et des bancs au milieu de la place mangent du poisson ou des crevettes. Un groupe joue de la musique sous un kiosque. Nous achetons 1 litre de crevettes pour le dîner.

A la sortie du village, une très belle église en bois peint en marron est en cours de restauration.

18 h 30, Svolvær. Nous assistons à l'arrivée du MS Polarlys d'Hurtigruten qui débarque son lot de touristes pour des excursions dans l'archipel. Difficile de reconnaitre de jour l'escale faite de nuit et sous la neige l'hiver dernier.

La géographie se prête à l'observation du soleil de minuit et nous voudrions faire du camping sauvage sur la côte nord pour cela. Il fait beau, bien que le ciel ait l'air de se couvrir légèrement et qu'un vent frisquet commence à souffler. Ce soir, nous pique-niquons avant de trouver l'endroit idéal : repas de crevettes.

Plus nous roulons vers la côte nord, plus le temps se couvre. Arrivés à Laukvik, il bruine ! De plus, de la route, nous ne trouvons pas d'accès commode vers la plage ; de toute façon, le soleil à minuit paraît bien compromis.

21 h 00, dépités, nous poursuivons notre itinéraire vers Fiskebol par une petite route qui se transforme vite en piste en traversant des paysages désertiques pendant plusieurs kilomètres. Dans la grisaille, rien pour accrocher le regard, pas une maison, pas une voiture, rien ! Difficile de trouver un endroit sympathique et sûr dans un tel désert pour camper.

21 h 30, en roulant, sur la gauche et bien à l'écart de la route, une petite église isolée et à côté les toits de 2 camping-cars. A gauche toute ! Au bout du chemin, au pied de l'église, une petite place en herbe où stationnent pour la nuit 2 camping-cars immatriculés dans l'Orne.

Installation rapide du campement sous le crachin et café bien chaud.

22 h 30, le temps se dégage timidement. Marche à pied vers le rivage, l'horizon vers le nord rosit à peine. Le soleil reste bien caché derrière les nuages. Raté !

Retour à la voiture pour notre première nuit dans la nature. Aussi, nous pensons que près de l'église, il ne devrait rien nous arriver...

A suivre…

2ème Partie -- 3ème Partie -- 4ème Partie
Patrimoine architectural religieux en France English translation pending
by Lolieditca · 2018-02-20 · 16 replies
Cathédrales, Eglises, Abbayes, Basiliques, le patrimoine architectural religieux est très important en France, quel site oublié, mériterait à vos yeux de figurer dans cette petite liste :

Critères : 1) Vues Extérieures de l’Edifice 2) Architecture Intérieure 3) Vitraux 4) Originalité

***** Notre Préférée : Abbaye du Mt St Michel 50

**** Nos Incontournables: Cathédrale de Strasbourg 68 / Notre Dame de Paris 75 / Cathédrale de Rouen 76 Cathédrale de Chartres 28 / Cathédrale du Puy-en-Velay et Saint-Michel d’Aiguilhe 43 Cathédrale d’Albi 81 / Eglise Russe Orthodoxe Saint Nicolas de Nice 06 Cathédrale de Metz 57 / Notre Dame de la Garde Marseille 13 / Cathédrale de Reims 51 Cathédrale d’Amiens 80 / Basilique Saint Sernin Toulouse 31 / Monastère de Brou 01 Basilique du Sacré Cœur Montmartre 75 / Couvent des Jacobins Toulouse 31 Hospices de Beaune 21 / Abbaye de Sénanque 84 / Eglise La Majore Marseille 13 Sanctuaire Notre Dame de Rocamadour 46

*** Nos Très Intéressants : Cathédrale Saint-Front de Périgueux 24 / Eglise Notre Dame de Foy de Conques 12 Abbaye de Jumièges 76 / Basilique de Lisieux 14 / Cathédrale de Bourges 18 Eglise Saint-Jean-Baptiste Saint-Jean-de-Luz 64 / Notre Dame de Fourvières de Lyon 69 Cathédrale de Béziers 34 / Cathédrale de Beauvais 60 / Cathédrale de Sées 61 Eglise Sainte Trophime d’Arles 13 / Cathédrale Saint Pierre de Montpellier 34 Notre Dame de la Vieille Charité Marseille 13 / Campanile de La Porta 2B Cathédrale Saint Jean Lyon 69 / Prieuré de Serrabonne 66 / Abbaye du Bec-Hellouin 27 Eglise Notre Dame de Nantes 44 / Eglise de Saint Guilhem Le Désert 34 Cathédrale Saint André de Bordeaux 33

** Nos Complémentaires : Basilique Saint Epvre de Nancy 54 / Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne 64 Abbaye de Silvacane La Roque-d'Anthéron 13 / Abbaye du Thoronet 83 Cathédrale Saint-Martin de Colmar 67 / Cathédrale Notre Dame de Rodez 12 Cathédrale de Rennes 35 / Cathédrale Saint Etienne de Limoges 87 Eglise de Moustiers-Sainte-Marie 04 / Eglise Sainte Marie du Menez Hom 29 Temple Neuf de Metz 57 / Abbaye St Michel Frigolet 13 / Eglise d’Ainhoa 64 Abbatiale Saint Ouen de Rouen 76 / Cathédrale de Saint Bertrand de Comminges 31 Abbaye des Vaux de Cernay 78 / Abbaye de Mortemer 76 / Abbaye de Montmajour 13 Cathédrale Sainte-Marie-de-l ‘Assomption dite La Canonica Lucciana 2B Cathédrale Saint-Gatien Tours 37

Merci de vos contributions éventuelles.
2 weeks in the Cyclades
by Muriel18 · 2025-06-09 · 123 replies
Hi everyone!

Blue skies (lots of them), whitewashed villages with steep alleyways, hundreds of churches, and... thousands of stairs? Welcome to the Cyclades! 🙂

We’d been dreaming about this for a while, but in July-August—with the crowds—no way! Now that I can travel outside school holidays, the Cyclades are back on the agenda. And so begins a loooong period of planning and second-guessing, with countless itinerary changes: the Cyclades, yes, but which ones? I was fixated on Folegandros (we won’t be going after all) and really wanted to visit Delos. So, for this first trip, it’ll be: Mykonos (and Delos)-Naxos-Amorgos-Santorini.

Saturday 24/05: Departure from Orly on a Transavia flight, arriving in Mykonos in the late afternoon. We found a hotel that offers free transfers (pretty rare and not insignificant—it’s 25 € each way for just a few kilometers 😠) and at a reasonable price (83 € per night for B&B). Time for dinner already: Greek salad and souvlaki (we’re in Greece, right?)

(Okay, this is actually a dakos with Naxos cheese, but I don’t have a photo of a Greek salad 😏).
Trop bref séjour en Lituanie English translation pending
by Anjuvani · 2016-04-26 · 16 replies
Ce n'est pas un pays que j'aurais choisi pour faire du tourisme et pourtant ...!!! Nous y sommes allés pour voir nos petit-fils étudiants en stage Erasmus à Kaunas et de ce fait en avons profité pour découvrir avec eux le pays, terrains vallonnés, des forêts de bouleaux, beaucoup de verdure. Vilnius est une agréable ville ancienne avec de très belles églises . Kaunas, à une centaine de kilomètres est une ville plus petite mais qui possède la plus grande université du pays, nous avons été surpris par la taille du Campus !!! A Klaipéda, 3e ville du pays, sur la Baltique, nous avons pris un ferry (à peine 10') pour l'isthme de Courlande, une belle route bordée de forêts nous a conduits à Nida, petite station balnéaire coquette avec de jolies maisons en bois très colorées, nous avons eu la chance de la voir sous le soleil ... Près de Vilnius nous avons visité le petit village de Trakai avec son chateau " d'opérette " bâti sur une ile. Bref ! un petit séjour que nous ne regrettons pas !
Week-end dans une ville de France English translation pending
by Hartnett · 2015-04-20 · 10 replies
Bonjour à tous et à toutes,

Je sollicite vos lumières et vos conseils car je voudrais faire un petit week-end dans une ville de France pour fêter mon anniversaire. ça sera pour la mi-juillet. Mes centres d'intérêt sont : les vielles pierres, les beaux monuments, l'architecture, les belles églises, les lieux calmes, une gastronomie intéressante et pourquoi pas un musée... J'ai quelques idées mais je n'arrive pas à choisir (j'habite Paris) : Rennes, Caen, Amiens, Metz, Nancy, Strasbourg ou Lille.

Je vous remercie.
4,000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (4ème partie, Pologne) English translation pending
by Lucbertrand · 2009-11-01 · 3 replies
Pologne 14 août 01septembre 1250km

Encore vingt kilomètres et la jolie ville de Zakopane déroule sa magnifique architecture de bois. Nous sommes à la veille des fêtes du 15 août, une foule immense a envahi le lieu. Après nous être installés dans un camping vraiment bondé, nous partons à la découverte de cette station de montagne réputée. La rue principale est envahie d'une masse humaine compacte. De nombreux groupes folkloriques locaux chantent sur les places. Certains ont du succès car leurs représentations sont mélodieuses. La Pologne est le premier pays depuis notre départ qui n'est pas à l'euro. Nous devons donc nous préoccuper de nous pourvoir en zlotis, ce qui ne pose aucun problème, les distributeurs automatiques étant nombreux. L'ambiance dans cette petite ville au cœur des Tatras est sympathique malgré l'affluence. La soirée nous laisse un souvenir délicieux.

Au matin, du fait de la densité dans le camping, nous n'avons qu'une envie, vite partir. A la sortie de la ville je demande un renseignement à une vieille dame, qui parle un allemand parfait. En bordure de route une grande église à l'architecture originale lance à l'assaut du ciel son clocher profilé. Une foule compacte s'y presse pour l'office qui va commencer. Sur le parvis est érigée une imposante statue à la mémoire de Jean Paul II.

Cette région a un charme fou du fait de son architecture, mise dans un cadre naturel de grande beauté. En particulier le village de Chocholow est une splendeur, ensemble de maisons dont les murs sont constitués de grosses poutres à section carrée.

Nous perdons vite de l'altitude. Aujourd'hui j'éprouve un grand plaisir à pédaler. Notre destination est la petite ville de Makow. Après quelques détours et erreurs d'itinéraire sur des petites routes, nous y arrivons. Le camping est particulièrement agréable, très peu cher, 2, 5 euros par jour et d'un calme absolu. La tenancière gentille, parle correctement l'allemand. Ce sera la plus grande halte de notre voyage. Le séjour se prolongera trois jours et quatre nuits.

En effet cette petite ville fournit un point de départ idéal pour visiter Cracovie et Auschwitz. Ces visites, nous les ferons en prenant le car , ce qui nous évitera des déplacements à vélo dans des lieux où le trafic est très important, tout en conservant notre logement à prix modique.

Cracovie, pittoresque ville au passé riche, exerce une telle séduction que les multiples envahisseurs ne l'ont jamais détruite. Ils ont préféré s'y installer. Durant la deuxième guerre mondiale, le gauleiter tristement célèbre Frank avait élu domicile dans le château de Wawel. Notre visite de la ville commence par un café pris sur la place centrale, d'où nous pouvons assister à l'appel au clairon, répété à chacun des points cardinaux, qui ponctue chaque heure du haut de l'horloge. En effet cette tradition remonte à plusieurs siècles, depuis que le guetteur de la ville s'était fait surprendre et égorger par des envahisseurs, qui de ce fait avaient pris la ville par surprise. Nous déambulons à travers les vieilles rues, visitons une multitude de magnifiques églises ainsi que deux musées et allons déjeuner dans un petit restaurant un peu en retrait du flot touristique, très important en ce mois d'août. En fin d'après-midi nous reprenons le bus pour Makow, situé à 60 kilomètres.

Le lendemain de la même façon nous partons pour Auschwitz et Birkenau. Nous participons à la visite guidée avec un groupe de Français. Ce site est le symbole le plus connu du régime nazi et de sa folie d'anéantissement. Mais aussi impressionnant que soit le lieu, la médiatisation importante, bien compréhensible, il faut que tout le monde se souvienne, j'en garde malheureusement presque le souvenir d'une place qui doit faire partie du programme d'un voyage touristique au même titre que d'autres curiosités. La grande cohorte de touristes, dont nous faisons partie, désacralise en quelque sorte le site. Je serai beaucoup plus touché par d'autres lieux, en dehors des circuits classiques, donc moins fréquentés comme Majdanek ou Tréblinka.

J'ai profité de ces trois jours d'arrêt à Makow pour aller aux champignons dans les forêts polonaises. Une matinée seul à arpenter de grandes futaies me procure un réel plaisir. La récolte n'est pas fabuleuse, cependant quelques cepes, girolles et russules verdoyantes donneront matière à une excellente omelette. Au camping un groupe de Lyonnais se sont installés pour une quinzaine de jours et rayonnent en voiture dans les environs. Je me propose de les inviter à mon retour en France.

Avec une petite pointe de mélancolie je quitte ce lieu qui nous a été si agréable. Mais rapidement les mollets vont parler, ne laissant plus de place aux états d'âme . En effet, pour éviter la circulation, nous partons par de petites routes à travers les derniers contreforts accidentés avant les grandes plaines polonaises. Quelques côtes carabinées exigent des efforts soutenus et violents. Logiquement, en contre-partie les descentes apportent quelques moments de réjouissance, qu'il faut goûter avec modération. En effet, le revêtement de la route n'est pas mauvais, mais dans ces coins reculés, on n'est jamais à l'abri d'une surprise dans un virage. Dans ces cas-là, il est indispensable d'être en mesure de réagir avec célérité. Et justement, la vitesse avec plus de vingt kilogrammes de bagages entraîne une immense inertie sur l'action des freins. Cependant, malgré ce danger, je ne résiste pas au plaisir d'appuyer avec ardeur sur les pédales, grand braquet engagé dans une forte descente. Je bats mon record de vitesse, atteignant 74, 18km/h. A cette allure, il est étonnant de ne pas avoir vraiment une sensation de vitesse. Les sacoches, rabaissant le centre de gravité, doivent stabiliser la monture. Mais, ne pas se laisser griser, sur cette petite route de montagne au milieu des sapins, un virage serré sur la gauche m'attend au bas de la côte. Prudemment j'anticipe et me mets en posture de l'engager en toute sécurité.

La Pologne, sera le pays dans lequel nous séjournerons le plus longtemps. Nous allons en effectuer la traversée du sud au nord. De ces grandes plaines que nous abordons, même si elles ne présentent pas de caractéristiques, propres à attirer un tourisme de masse, il se dégage un charme fou. Le temps pratiquement toujours clément et la gentillesse des habitants rendent ce passage attrayant et agréable. Pédaler dans de grands espaces plats à vive allure procure une espèce de béatitude. Tous les soirs regarder la carte et constater que la distance se creuse, futilité démontrant une certaine vanité, mais tant pis cela procure un grand plaisir.

Parfois il nous arrive de nous retrouver durant de longues distances sur des routes au fort trafic. De gros camions lancés à toute vitesse nous frôlent. Pour abréger le calvaire, le réflexe est d' appuyer encore plus sur les pédales. Cependant, souvent des petites routes nous conduisent à travers la campagne paisible. Elle ressemble généralement à ce que l'on pourrait rencontrer en France, mais la curiosité n'en est pas moins avivée. Et puis les Polonais sont tellement serviables. On nous avait toujours vanté leur gentillesse. Nous la constatons chaque jour. Si nous nous arrêtons sur le bord de la chaussée dans un village, immédiatement la première personne croisée s'empresse de nous demander si nous cherchons notre chemin. Sous l'impulsion de Jean nous apprenons quelques mots dans la langue de chaque nouveau pays que nous abordons. D'être capable de dire bonjour, merci et au revoir, déclenche toujours un sourire amical. Les Polonais n'en sont vraiment pas avares.

Et puis cette grande plaine est ponctuée de lieux particuliers, naturels ou non. De jolies villes, je pense à Sandomiers et Lublin, de beaux fleuves comme la Vistule ou le Niemen et beaucoup de grands lacs tout particulièrement en Masurie. Et bien évidemment les traces de la deuxième guerre mondiale sont prégnantes.

Sur notre route, nous avons croisé Majdanek, le plus vaste camp de concentration. Le choc fut à la hauteur du spectacle. Par un dimanche après-midi pluvieux, sous un ciel bas uniformément sombre, au détour de la banlieue de Lublin, sans transition cet immense espace s'est ouvert, un peu en contre-bas dans une petite dépression. D'un regard nous avons une vue d'ensemble de ce paysage de mort. Un immense champ clos par des barbelés, entouré de miradors. A l'intérieur, se blottissent les baraquements, le tout bien mouillé par la pluie. La couleur noire est de loin celle qui prédomine. Le côté presque artisanal de cet ensemble, est la première chose qui nous frappe. De toute évidence, il fallait construire vite, la population concentrationnaire augmentant de façon exponentielle en fonction de l'expérience acquise par les nazis en matière de rafle. La quasi absence de touristes, seulement quelques Polonais, accentue la sensation de malaise face au caractère lugubre et inquiétant du lieu. Cette vision me choque à tel point que ma gorge se serre et mon rythme cardiaque se modifie. Je respire comme dans un étau, à inspirations mesurées. Cette émotion me surprend, me fauche littéralement dès le premier contact, je suis interloqué. Ce choc je ne m'y attendais pas, car ayant visité Auschwitz et Birkenau, je pensais m'être un peu blindé face à ces horreurs de notre histoire européenne récente. Eh bien non! Comme médusé je m' avance sur l'esplanade supportant le monument commémoratif. Il est gigantesque, massif, très sombre, de forme tarabiscotée. Il s'en dégage de l'effroi, une tristesse infinie. Je me demande s'il ne s'agit pas des portes de l'enfer. Comme ayant pris un coup de massue sur la tête, le regard presque hagard, je contemple apathique, le cerveau en léthargie, les deux cent soixante dix hectares de ce lieu concentrationnaire. Les faubourgs de Lublin dominent cette place de mort. Si à l'époque la ville avait déjà cette configuration, tout ce qui se passait dans ce camp d'extermination était visible de l'extérieur, même avec un périmètre de sécurité. Lentement, nous descendons l'escalier de l'esplanade, puis toujours sous le coup du saisissement, nous entreprenons le tour du réseau barbelé à vélo. Cette impression de construction artisanale, précaire constituée de matériaux légers, est vraiment troublante, bouleversante. Nous pénétrons ensuite dans l'enceinte du camp, puis dans un baraquement où s'entassaient de cinq à huit cents personnes. On a du mal à s'imaginer la scène. Ensuite nous nous enfonçons dans le bloc crématoire constitué de ses pièces aux fonctions bien déterminées, la salle douche où l'on entassait lesvictimes pour les soumettre au ziclon B, les fours crématoires, les pièces de dépeçage. Puis nous allons visiter les derniers bâtiments hors des barbelés, où se situe le musée retraçant l'histoire du camp. Cette visite de plus de deux heures, nous laissera un véritable traumatisme. Même maintenant, plus de deux mois après, alors que je couche cette expérience sur le papier, j'ai encore le cœur qui change de rythme et je déglutis avec difficulté en me remémorant ce spectacle d'apocalypse. Monument commémorant les victimes de Majdanek

Immensité du lieu

Pas besoin d'explication, la preuve de l'horreur absolue

Ziklon B

Plan du camp Dans un bâtiment de ce type en planches jusqu'à 800 personnes enfermées dans la plus totale inhumanité Je suis à vélo cette immense ligne de barbelés en prise aux émotions les plus accablantes

Le temps bas accentue l'immense tristesse du lieu

Treblinka, autre lieu témoignant de la folie des hommes, m'a laissé un sentiment quelque peu différent. Des infrastructures concentrationnaires, il ne reste rien. Seule une immense clairière porte témoignage de ce qui s'est passé dans ce recoin de forêt caché. Le premier nom qui me vient à l'esprit c'est celui de Martin Gray et son livre qui a fait sensation il y a une trentaine d'années «Au nom de tous les miens». Je me remémore aussi le terrible livre « Treblinka», qui relate la révolte du camp, qui a conduit à sa destruction par les SS. Il s'en était fallu de peu qu'elle ne réussisse. Une ligne téléphonique non coupée a permis au commandant du camp d'appeler de l'aide extérieure.

On y accède par une route pavée. Le lieu est paisible. Une contribution faible est demandée pour se rendre dans la clairière. Là des milliers de pierres levées symbolisent et appellent à ne pas oublier les femmes, les enfants et les hommes qui furent exterminés ici. Certaines grosses pierres, et elles sont nombreuses, portent le nom de villes où d'importantes rafles furent conduites. En ce lieu, aucun bruit ne trouble le silence du souvenir. De loin en loin, furtivement quelques personnes se recueillent. En lisière de forêt quelques grands panneaux explicatifs complétés de photos d'époque retracent l'histoire du camp. Les photos des tortionnaires, figés dans leur conviction de mort, jettent un regard éternel sur la scène de leurs montreuses exactions. Cette symbolisation, à travers cette foule de pierres pointues levées, figées dans l'éternité de leur nature minérale, apporte comme une rédemption. On en ressent un allègement de l'âme face à la pesanteur des idées qui nous assaillent. Pierres levées, seuls restes de ce camp détruit par les Allemands après la rébellion qui échoua de peu

Chaque pierre symbolise une ville où des rafles ont eu lieu

Un silence absolu dans ce terrible lieu au nom de Treblinka

En quittant ce site, nous tombons sur un gigantesque chantier de construction de route qui nous oblige à un détour de plusieurs dizaines de kilomètres. Cet immense travail en cours, sur fonds européens est tout un symbole. En effet nous longeons une voie ferrée renversée, qui va disparaître à jamais sous peu. Il s'agit des rails qui conduisaient les trains de déportés au camp. Impression étrange que de longer cette voie ferrée renversée sur le bord du talus en attente de sa destruction. Au cours de ce détour à travers de petits chemins, un bruit attire mon attention, un bruit de réacteur, mais je ne vois rien dans le ciel, pourtant ce sifflement caractéristique d'avion de combat persiste. Je m'arrête et scrute avec attention le ciel. Je découvre deux F16 qui s'entraînent très haut en altitude. Là aussi le symbole est fort, l'armée de l'air polonaise s'exerçant au-dessus de ces régions. La voie ferrée du camp disparaît

Le dernier lieu ayant trait à la deuxième guerre mondiale que nous avons visité, le repère du loup en Masurie. Le PC d'Hitler caché au fond de la forêt polonaise. Un amoncellement incroyable de gros bunkers, dans lesquels Hitler et ses principaux collaborateurs sont restés cachés pendant plus de trois ans. Le lieu est austère. Le bunker dans lequel habitait Hitler dégage une impression de folie. Le logement de Bormann, son ange noir était localisé juste à côté. L'endroit est visité par beaucoup de monde. Nous y avons vu principalement des Polonais et des Allemands. Très impressionnant de voir les ruines de la salle dans laquelle l'attentat du mois de juillet 1944 contre le dictateur échoua, ce dernier ayant été de façon incroyable seulement légèrement blessé.







Mais heureusement en Pologne, on ne trouve pas uniquement les traces de ce passé douloureux. Ce sont ces deux belles villes que nous avons visitées, Sandomierz et Lublin.

La première de ces localités est perchée sur une colline. Une magnifique place centrale en pente, c'est assez rare. Nous nous y sommes installés un long moment profitant de la quiétude du lieu et de l'esthétique de l'architecture environnante où différents styles se côtoient. Un joli point de vue permet un panorama étendu sur la Vistule. Plus loin, nous serons amenés à traverser ce fleuve sur un bac archaïque dans un lieu improbable, en l'absence de tout autre passager. Sandomierz

La seconde, Lublin, dénommée la Jérusalem de la Pologne est une ville magnifique, où le centre historique est de toute beauté. Les façades peintes donnent un cachet remarquable à cette cité. Nous n'y avons effectué qu'une visite rapide en soirée après une étape de plus de cent vingt kilomètres. Après des parcours de cette longueur, bien que je n'éprouve pas de grande fatigue, je ne suis pas totalement disponible pour arpenter et visiter un lieu, aussi intéressant soit-il. Cela fait partie des contraintes du voyage à vélo, qui par ailleurs présente beaucoup de points positifs. Lublin

La Pologne c'est aussi ces nuées de lacs, immenses pour certains. La Masurie en compte des centaines. Ils sont reliés les uns aux autres par un réseau de canaux et d'écluses, qui donne un côté très pittoresque au paysage. Dans cette magnifique région nous y avons séjourné cinq jours. Sur certaines portions de route, nous pensions à la course cycliste Paris-Roubaix, car la chaussée est pavée. À vélo avec les sacoches, l'expérience prend des allures d'aventure! On essaye de rouler en bordure de route, car souvent une étroite bande de sable de quelques centimètres de large s'est créée entre les pavés et l'herbe. Il n'en faut pas plus pour limiter les vibrations qu'occasionne ce type de revêtement. Les campings en bordure d'étang sont adorables, parfois blottis dans la forêt, ou bien s'étalant sur de belles prairies. On peut pour un prix dérisoire louer un bungalow, ce que nous faisons les jours pluvieux. Ces petites constructions de bois ont beaucoup de charme. Souvent elles sont implantées un peu en hauteur, offrant un spectacle magnifique sur les plans d'eau, modestes ou grands. De charmantes villes de villégiature s'étalent en bordure de lacs. Je pense particulièrement à la belle Mikolajki.

La Pologne c'est surtout la gentillesse des gens. Comme je l'ai déjà mentionné, dès que nous nous arrêtions dans un petit village, on venait à notre aide. À vélo aussi, plusieurs fois nous avons été accompagnés par des personnes qui nous ramenaient sur notre itinéraire ou nous conduisaient à un camping ou un hôtel. C'est aussi toutes ces petites épiceries dans de minuscules villages où bien que le contact ne soit pas évident du fait de la barrière de la langue, tout se passe avec des sourires. traversée sur un bac improbable dans un coin en dehors des cartes

A plusieurs reprises le soir nous avons mangé au restaurant. Généralement nous étions les seuls clients, ce qui était étonnant. Là aussi pour un prix faible la prestation était généralement de qualité.

Nos derniers kilomètres en Pologne nous les parcourons en longeant l'enclave russe de Kaliningrad. Bien que dans ces paysages campagnards nous ne distinguions rien de particulier, cela donne un petit côté mystérieux. Et puis après 18 jours dans ce beau pays, arrive un matin où il faut le quitter. Par un chemin de terre nous entrons en Lituanie. Une vieille barrière tordue et jetée à même le bord de la chaussée nous rappelle qu'il y a eu une frontière. Un peu plus loin un vieux réseau électrifié à l'abandon remémore qu'ici commençait l'Union Soviétique. Aujourd'hui par une jolie matinée, seul ce petit chemin désert nous invite à pénétrer en Lituanie.

Il n'y a pas si longtemps à cet emplacement entre Pologne et URSS il y avait des réseaux barbelés et le passage sans doute interdit, pourtant il s'agissait d'alliés du pacte de Varsovie. Maintenant on passe sans entrave et sans douanier entre deux pays de l'Union Européenne la Pologne et la Lituanie.
Nord de l'Éthiopie de Bahar Dar à Lalibela English translation pending
by Volcoch · 2019-02-07 · 3 replies
Lorsque nous avons décidé de faire ce voyage au nord de l'Éthiopie, nous savions que le pays avait un riche passé historique et culturel. De même nous savions qu'une partie du territoire était constitué de hauts plateaux mais la beauté du relief nous a surpris, bref un étonnement constant tout au long de notre parcours. Une arrivée à Addis pour une visite de la ville et de quelques lieux à voir (musées et églises) et aussi dire bonjour à notre vieille amie Lucy. Le lendemain débute notre périple à travers cette étonnante Éthiopie, premier contact avec les églises sur le lac Tana. L'Ethiopie est l'un des premiers pays a avoir adopté le christianisme. La religion orthodoxe est présente partout dans le pays (au moins au nord) et les églises construites à travers les siècles ont toutes des particularités à découvrir, qu'elles soient faites de bois ou directement taillées dans la roche. Elles jalonnent notre parcours de Bahar Dar à Lalibela et sont toutes plus typiques les unes que les autres. De plus, les paysages des hauts plateaux éthiopiens sont à couper le souffle, avec une mention spéciale pour le parc du Simien qui non seulement offre de superbes vues mais propose aussi de faire connaissance avec les Geladas, des singes herbivores qui ne sont ni craintifs ni agressifs envers les humains même si les canines des mâles dominants restent toutefois impressionnantes. L'histoire aussi est très présente et remonte à deux mille ans dans la ville d'Aksoum. On retrouve aussi de nombreux témoignages historiques à Gondar, siège des rois éthiopiens au 17 siècle ainsi qu'à Addis Abeba à travers le dernier roi Éthiopien à savoir 'Tafari Makonnen' plus connu sous le nom d'Haïle Selassie promu Dieu pour les rastas de Jamaïque. D'un point de vue gastronomique, il ne faut pas oublier deux spécialités éthiopiennes que sont le café, que l'on peut déguster un peu partout et bien sûr l'Ingera une galette faite à base de teff et qui accompagne presque tous les plats. Bref, un voyage empli de découvertes au contact d'un peuple accueillant et d'une grande gentillesse qui nous a donné envie de découvrir le sud de ce pays étonnant.

Lieu d'hébergement à Goa English translation pending
by Dominit · 2018-12-15 · 11 replies
Bonjour, Nous partons en février en Inde du Sud. Nous arrivons à Goa et comptons y passer 5 nuits. Mais dans quel secteur ? Nous voulons faire une visite culturelle de la ville (églises, vieilles demeures portugaise, tout en profitant des plages. Alors, quel est le meilleur choix selon vous, hébergement sur une plage (et laquelle) et transport local pour les visites ou bien être en ville et faire le trajet inverse. Nous ne sommes pas particulièrement des noctambules.

Merci de nous éclairer sur ce point. Vos conseils seront les bienvenus !

Dominique
Projet de voyage en Norvège en juillet English translation pending
by Age13 · 2018-10-27 · 3 replies
Bonjour

Nous envisageons un voyage en Norvege en juillet 2019. Celui ci pourrait s'articuler ainsi avec une arrivée à l' aeroport d'Oslo :

- 1er partie : Oslo, sud de la Norvege sur 8 à 10 jours environ. prise d'une voiture de location dés la sortie d el'aeroport.

- 2eme partie : Retour aeroport d'Oslo pour vol vers Tromso. A nouveau on recupere une voiture d e location en sortant de l'aeroport. puis route jusqu'au Cap Nord. (sur 7 à10 jours environ). Retour sur Tromso via l'express cotier depuis Hammerfest. (Hurtigruten express cotier).

Depuis Tromso vol retour pour la France.

Que pensez vous de ce genre de projet ?

quoi modifié ? quoi voir absolument ?

Est il realisable facilement pour des personnes ne parlant pas un mot de norvegien et à l'anglais parlé limité ? (je lis l'anglais sans trop de souçis mais l'anglais parlé c'est different...).

merci à tous.
Quel quartier pour se loger à Budapest? English translation pending
by Papillon83 · 2018-05-30 · 40 replies
bonjour je souhaiterais avoir des conseils en matière d'hébergement pour une semaine à Budapest il y a plusieurs arrondissements que conseillez vous pour être à proximité des sites à visiter et des moyens de transports ? Plutôt un quartier calme et sécure il y a beaucoup d'auberge de jeunesse mais ce serait plutôt soit une chambre d'hôte type airbnb soit un studio qui serait plus dans mes critères si vous avez des adresses sachant que mon budget est de 50e par nuit à 2 environ

Autres questions est ce que la Budapest card est intéressante si on ne fait que le parlement, quelques églises (je ne sais pas si elles sont comprises) une croisière sur le danube et on utilise les transports en commun ?

si vous avez aussi des conseils de visites en dehors des sentiers battus connus je suis preneuse merci d'avance
8 jours en randonnée à vélo sur le Rhin English translation pending
by Lulukat · 2017-08-01 · 1 reply
2 filles en randonnée à vélo de Huningue à Lauterbourg

« ...Cigogne, aux vieilles tours fidèle, Oh ! vole et monte à tire-d'aile De l'église à la citadelle, Du haut clocher au grand donjon.. » (Victor Hugo - Attente)

Depuis les années 1960, les mythiques cigognes d'Alsace ont déserté les plaines et se montrent plus rarement au sommet des églises ou des citadelles à tel point que des programmes de réintroduction ont été décidés. On en rencontre parfois au détour d'un chemin, picorant au milieu des blés ou se la coulant douce dans de grands nids douillets en haut des édifices religieux ou sur les cheminées des maisons, maculant les toitures du blanc de leurs fientes ; ou encore, improbable rencontre, une cigogne égarée dans un village, prête à emprunter une voiture !



Fatigué et quelque peu surchauffé par la longue traversée de deux jours d’Ouest en Est, Arnaldur le petit camion décide de poser sa vieille carcasse à Huningue, près de Bâle pendant que ses deux joyeuses conductrices, chargées comme des ânes bâtés, partent pour une nouvelle aventure à vélo de plus de 400 kms le long du Rhin, avec étape culturo-gastronomique de 2 jours à Strasbourg et quelques incursions en Allemagne juste pour le plaisir de rajouter quelques kilomètres et quelques côtes au compteur d'un parcours extrêmement plat.

Comme mise en bouche et mise en train avant le départ, une petite excursion à Bâle s'impose. Bâle est distante de quelques kilomètres par la passerelle des 3 Pays. Pourquoi ce nom me direz-vous ? La plus longue passerelle au monde exclusivement réservée aux piétons et aux cyclos, inaugurée en 2007, est située, comme son nom l'indique, à la frontière des 3 pays que sont l'Allemagne, la France et la Suisse. Voies en site propre ou voies partagées bien matérialisées, panneaux indicatifs, ici en Suisse, tout est fait pour que le cycliste circule en toute sécurité et en toute sérénité. Alors, allons faire un petit tour chez nos amis suisses. Tschuss !

En dehors des pistes cyclables, Bâle est étonnante pour :

la magnificence du Rathaus (Hôtel de ville, pour ceux et celles qui ne pipent pas un mot d'allemand ou pour ceux et celles dont le lycée est un lointain souvenir - pour rappel, Bâle est situé en Suisse alémanique), la beauté de la vieille ville, les rues piétonnes; le Rhin, large, propre et majestueux où des dizaines de personnes se laissent dériver par le courant. Le principe ? Remonter à pied la large avenue piétonne sur un ou deux kilomètres en portant un sac « bouée » (un sac étanche où mettre ses vêtements, sac qui se gonfle quand on le ferme et peut servir de bouée pour les moins téméraires), se mettre à l'eau et se laisser porter par le fleuve jusqu'à l'arrivée, un truc de fou mais génial; les petits bateaux à fond plat reliés à un câble qui permettent de traverser le fleuve à la seule force du courant; les prix...prohibitifs ! Le petit café sur la place du marché à 4,50CHF (soit 4€), sans parler du coût de tous les produits alimentaires, aïe aïe aïe !

Après cette brève escapade précédée d'une petite virée de repérage (40 kms quand même), c'est le jour J. Le camion est stationné juste devant le camping de Huningue, tous volets tirés dans l'attente de nos retrouvailles dans 8 jours. Les pneus sont bien gonflés, les sacoches bien accrochées, les filles équipées, tenue moulante et couche culotte de rigueur, casque hyper sexy. On repasse au pied de la passerelle puis on longe le parc des eaux vives, paradis des amateurs de canoë kayak et c'est parti les kikis par le canal de Huningue !



Etape 1 Huningue Ottmarsheim 45 kms

Très vite, nous pénétrons dans le parc de la petite Camargue Alsacienne. C'est un bel espace protégé où batifolent une multitude d'oiseaux et où étangs et mares foisonnent. Au détour d'un chemin, la pisciculture impériale construite sous Napoléon 3 se dresse au milieu des bois. Il n'y a pas âme qui vive ici, il parait qu'on entend le croassement des grenouilles et le gazouillement des oiseaux. Enfin, c'est ce qu'on me dit et je le crois sur parole !



Le soleil est un compagnon de virée bien agréable pour musarder sur les chemins de halage qui mènent jusqu'à la grande usine hydroélectrique de Kembs et de ses deux immenses écluses construites par Le Corbusier et par Niffer à la liaison du grand canal d'Alsace.

La vélo-route s'écarte pour onduler à travers la campagne jusqu'au château de Hombourg, on devrait même dire jusqu'aux châteaux : d'un côté, une bâtisse remarquable qui accueille un golf et à proximité le château Burrus, bâti comme un véritable château médiéval par l'industriel Maurice... Burrus. Au diable les varices (l'avarice) !

Les premières maisons à colombages typiquement alsaciennes se détachent dans un ciel si gris qu’un canard s'est perdu. C'est le terminus de l'étape à Ottmarsheim et son chef d’œuvre d'art roman, une église en pierre calcaire de forme octogonale magnifiée par une immense tour, avec des voûtes intérieures ornées de superbes fresques colorées.



Etape 2 Ottmarsheim Biesheim 70 kms

L'étape débute sous un chaleureux soleil qui malheureusement se voile la face assez rapidement. En direction de Neuf-Brisach, un embranchement sur la droite permet de découvrir l'église de Bantzenhein puis après la traversée de Chalampé de rejoindre l'autre rive du fleuve en Allemagne pour faire un petit tour sur une île située entre le Rhin et le grand canal d'Alsace. Ce qui ne devait être qu'une petite escapade joyeuse devient un cauchemar. Le ciel vire au gris très foncé prélude sympathique à un orage carabiné qui nous balance des trombes d'eau qui nous transpercent jusqu'aux os. Aucun hangar, aucune cabane, rien pour se mettre à l'abri, le tonnerre gronde et les éclairs nous poussent aux fesses. Jamais pédalé aussi vite !

On se change sous un abribus (c'est tout ce qu'on a trouvé) devant les sourires goguenards de flics allemands en faction sur le parking voisin et bien au sec dans leur voiture, EUX. Nous poursuivons côté allemand, par des chemins boisés et ...humides avant de retraverser le Rhin vers Fessenheim, son usine hydroélectrique aux turbines géantes, ses écluses impressionnantes et sa jolie...centrale nucléaire. Accueil chaleureux (radioactif?) garanti par les défenseurs du nucléaire ! Plus original, à l'entrée du village, un petit musée est consacré à Victor Schoelcher, le père de l'abolition de l'esclavage.

C'est par la porte de Strasbourg qu'on pénètre dans Neuf-Brisach, une superbe citadelle encerclée par les immenses doubles fortifications de Vauban, construites sur ordre du Roi Soleil (qui est revenu - le soleil, pas le Roi !), un vrai chef d’œuvre. Mais Neuf-Brisach brise menu notre enthousiasme : mon pneu arrière est crevé, on ne trouve aucun réparateur vélo dans le secteur et j'ai oublié ma chambre à air de rechange.



Étape 3 : Biesheim Rhinau 65 kms

Quelques kilomètres après le départ, il faut pratiquer une nouvelle opération chirurgicale sur mon vélo. Mon poids (chiche?) ajouté à celui des sacoches a réveillé le petit caillou encore fiché dans mon pneu et responsable de la crevaison la veille. Conclusion : redémontage de roue, trempage de chambre à air dans le ruisseau tout proche, pose de rustine, remontage de roue et mine affligée de ma partenaire...Aléas de l'usage du cyclopède ! La véloroute est ensuite juste bucolique.

Par de petits chemins champêtres, elle suit le canal de Neuf Brisach puis l'ancien canal du Rhône au Rhin, fréquenté aujourd'hui par les vélos, par quelques canards pacifiques qui jouissent ici d'une relative quiétude et par quelques pêcheurs tout aussi tranquilles. Faut dire que le canal regorge de poissons. Ici ou là, quelques casemates jalonnent le chemin.



On est sur la ligne Maginot ! D'ailleurs, le fameux Maginot a sa statue au mémorial de Marckolsheim. Est ce qu'il la mérite le Dédé, à l'origine de la fameuse ligne si dissuasive et infranchissable que les Allemands l'ont passée les doigts dans le nez et la fleur au fusil ? On aurait mieux fait de ressortir Vauban de sa tombe !

Quelques coups de pédale et quelques virages plus loin, les « Jardins de Gaïa » (une entreprise de thé bio) sont posés là comme une invitation au voyage, au beau milieu d'une zone artisanale sans aucun charme. Bluffants ces jardins zen où se délecter les papilles !

Plus loin, c'est l’étonnante église de Neunkirch, haut lieu de pèlerinage alsacien (faut voir l'immense oratoire), plus blanche même que l’immatriculée contraception (immaculée conception, pardon!). Y a pas un chat dans le bourg, pas plus que de pèlerins ! On se croirait seules au monde et sans doute que nous le sommes, les bêtes. On passe au petit port de Boofzheim et on atteint Rhinau au bord du grand canal d'Alsace, terminus de l'étape.



Étape 4 : Rhinau Strasbourg 65 kms

Ce matin, le ciel est aussi gris que mes cheveux, si gris que le canard de tout à l'heure s'est pendu. Tire la bobinette et la chevillette cherra, disait le loup au petit chaperon rouge. Enfilons les capelines et le ciel s'ouvrira, nous disons-nous aussitôt avant de bifurquer vers le château d'Osthouse, de prolonger à la force de nos mollets galbés et puissants jusqu'à Erstein où De Gaulle et Leclerc, nous apprend-on, ont suivi la messe de minuit le 24 décembre 1944 et que ça nous fait une belle jambe .Tout ça avant que nous ne soyons à deux doigts de nous faire catapulter les 4 fers en l'air par un automobiliste pas content de nous voir rouler en sens interdit !

Il pleut comme vache qui pisse mais les cygnes sur le canal sont imperturbables et nous, nous gardons notre appétit, notre sourire humide mais joyeux et restons optimistes. Mais que nenni, la pluie est notre compagne de route toute la journée. On trace fièrement à vitesse grand V sur la véloroute qui longe le canal jusqu'à l'entrée de la capitale alsacienne où l'on se retrouve de plein pied dans la civilisation.

Etape 5 Strasbourg

Strasbourg, capitale de l'Europe, même dans la grisaille, présente un florilège de petits bijoux : la cathédrale Notre Dame, incontournable, le palais des Rohan, la petite France, les anciens ponts couverts, la Neustadt, le parc de l'Orangerie, le barrage Vauban, etc. et plus modernes, les différents édifices de l'Union Européenne. Sans parler de la gastronomie ! A pied ou à vélo (600 kms de pistes cyclables), elle mérite amplement d'être arpentée et de mouiller la chemise. La tour de la cathédrale culmine à 142 m et quand on ose grimper les 332 marches qui mènent à la passerelle (hein Marie ?), on a une vision magistrale de la ville à 360°. Même les cloches qui sonnent ont une autre tonalité (enfin, c'est ce qu'on m'a dit, moi, je ne suis pas montée).



La petite France est un quartier très pittoresque, un petit joyau à lui tout seul avec ses canaux et ses maisons à colombage. En atteste les touristes plus nombreux qu'ailleurs qui s’y agglutinent.

A proximité, le barrage Vauban ((Vauban, toujours Vauban!) et les anciens ponts couverts - qui ne le sont plus vraiment, sont beaux à en tomber raides !



Le quartier européen, moderne voire futuriste, situé à la périphérie de la ville, est gigantesque (y a des euros qui se perdent!). C'est dimanche, il y a beaucoup moins d'effervescence qu'en semaine où élus, assistants, secrétaires, interprètes...tirés à quatre épingles, arpentent couloirs et salles de conférences. Ironie quand même que l'immense bâtiment qui abrite la cour européenne des droits de l'homme quand on connaît l'opposition de certains pays à ouvrir leurs frontières aux réfugiés. Certains d'entre eux campent depuis des années devant cette cour juste dans l'espoir de voir enfin leurs droits reconnus...sans succès.

Etape 6 Strasbourg Stattmatten 68 kms

Après 1 jour et ½ à Strasbourg à arpenter les différents quartiers, après avoir dégusté de bons produits liquides ou solides (ah ! le bibeleskaes, fromage blanc alsacien accompagné de pommes de terre et de jambon), on se remet en selle sans gémir. C'est une étape campagnarde et ensoleillée, agrémentée par le château de Pourtalès, la grande écluse à poisson de Gambsheim et par le village de Sessenheim où Goethe est une icône. Tout ça pourquoi ? Parce qu'étudiant à Strasbourg, venu passer quelques jours avec un copain dans le village, il s’amouracha de Frédérique Brion, la fille du pasteur du village qui du coup est devenue elle aussi la star de la commune (elle a même une rue à son nom, c'est dire !). On a donc : le circuit Goethe, la grange de Goethe, le tumulus de Goethe, le musée Goethe. A part ça, pas grand monde, pas un café ouvert, pas une épicerie, un seul resto fermé le lundi...juste une bonne boulangerie qui dépanne bien en cas de petit creux - c'est le cas) et à l'entrée du bourg une collection originale de vieux tacots Citroën.



Etape 7 Stattmatten Munchausen via Rastatt 71 kms

Que de soleil encore ! Cette avant-dernière étape étant assez courte, vélos, sacoches et fifilles traversent sa majesté le Rhin par le bac pour une nouvelle incursion en territoire allemand, vers Rastatt et le château de Louis-Guillaume de Bade, rose comme un flamand (le château, pas Louis !).

A quelques kilomètres de là, le fameux Louis-Guillaume, riche et néanmoins très amoureux de son épouse Sybilla Augusta, eut la délicate attention de lui construire dans un étonnant parc à l’anglaise, un autre palais plus grandiose encore, appelé sans ironie le château de la favorite. On peut y rencontrer des créatures très pacifiques et des allemands en goguette.



La route serpente par de petites routes campagnardes. On retraverse le Rhin pour rejoindre Munchausen par le delta de la Sauer. Les travaux de modification du cours du fleuve ont métamorphosé le delta, composé de forêts de saules blancs et de prairies humides. C'est un paradis pour la faune (oh ! un cygne noir) et pour les pêcheurs qui se déplacent sur des barques à fond plat.

Etape 8 Munchausen Lauterburg via Berg 42 kms

C'est la dernière étape de la randonnée avant de nouvelles aventures, une étape tranquille sans grand intérêt culturel, mais le Rhin reste notre fidèle compagnon un bon moment avant que la colline de Berg propose quelques petites montées que nous n'avons jamais eues jusque là : la véloroute du Rhin, dans sa partie alsacienne, est plate comme une planche à pain. Retour au point de départ par le train.

Tout commence bien, installation confortable dans le TER au départ de la minuscule gare de Lauterburg puis ça devient vite épique. Au changement de train à Strasbourg, on a 15' : pas d’ascenseur pour les vélos, on se résout à un passage périlleux par l'escalator, on arrive ric-rac sur le quai, on escalade le wagon par 3 marches super hautes, on pose les vélos comme on peut dans un coin et on s'assoit fourbues et dégoulinantes. La descente en gare de Saint Louis près de Bâle est tout aussi rocambolesque ! Tout ça pour dire que rien n'est vraiment fait pour le transport des randonneurs à vélo, ça change de certains autres pays...

Hébergement  Als hôtel à Ottmarsheim Citotel la clef des champs à Biesheim Chambre d'hôtes chez Clémence à Rhinau City résidence Strasbourg Chambre d'hôtes chez Meg à Stattmatten Gîte d'accueil pays rhénan à Munchhausen
Escale à Olden en Norvège English translation pending
by Nicodom71 · 2017-04-15 · 13 replies
Bonjour,

Nous allons faire une croisière en aout qui nous emmènera à Bergen, Geiranger, andalnes, olden, stavanger et bremerhaven.

J'ai trouvé bcp d'infos sur le forum sauf pour Olden ... j'aimerais savoir s'il est possible de faire cette escale sans passer par les excursions costa.

merci pour vos retours
Les incontournables de Franche-Comté English translation pending
by Popeline · 2014-05-28 · 13 replies
Bonjour,

Je serai en France en septembre prochain afin de visiter une petite partie de Champagne-Ardenne, de l'Alsace, la Franche-Comté et finalement de Lyon.

J'aimerais que l'on me donne quels sont les incontournables dans la région de Franche-Comté. Nous sommes friands de vieux villages, de beaux paysages. Les musées et églises ne sont pas nos intérêts.

Merci beaucoup

Popeline

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