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Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2) English translation pending
Suite de la première partie qui se trouve là.
Samedi 9 Août : Sesfontein-Purros
Le trajet entre Twyfelfontein et Sesfontein ayant été assez long avec une piste pas toujours en bon état, nous nous disons que finalement nous n’irons pas à Purros mais consacrerons les deux jours prévus à une ballade dans le coin puis à la recherche des éléphants du désert à partir du fort de Sesfontein.
C’est donc en prenant tout notre temps (mais en se levant quand même à 6 heures), que nous remontons le lit de la rivière en amont du campsite et nous re-baignons dans la piscine (nettement plus fraîche le matin comme je l’ai déjà laissé entendre). La partie juste au dessus de la cascade est formée de sortes de canaux qui serpentent entre les rochers, amusant ; plus loin, c’est plus classique.

Puis, nous allons au fort de Sesfontein pour y loger au cas improbable où il resterait des chambres de libres (ce qui, bien sûr, n’est pas le cas) ou à défaut s’installer sur leur campsite. Malheur! Celui-ci a fermé depuis un an! Petit tour dans la « ville » et ses alentours pour trouver un autre campsite. Il y en a deux et trois, mais l’ensemble n’est vraiment pas engageant : la ville est très poussiéreuse et comme il y a beaucoup de vent, je vous laisse imaginer le tableau. Non, vraiment, je ne me vois pas passer là mon après-midi, sans parler du déjeuner, du dîner et du petit-déjeuner. Sentiment partagé par l’autre autorité parentale de la voiture. C’est décidé : nous allons donc bien finalement à Purros! Un peu inquiets quand même car il est déjà 13 heures et nous avons encore le ventre vide : mieux vaut ne pas crever!
Le début de la piste est très bon et nous nous demandons si elle ne vient pas récemment d'être refaite, comme d’autres sur lesquelles nous sommes passés, mais cela ne dure pas. Au bout de quelques kilomètres, la piste se dégrade franchement : elle devient très rocailleuse, puis se fait tortueuse avec des virages n'offrant aucune visibilité alors que deux voitures ne peuvent passer de front. Certes, la piste n'est que peu fréquentée, mais quand même.... Après la rocaille, c'est le tour du sable. Par endroits, la piste arrive à combiner sable profond et tôle ondulée!!! On en vient presque à regretter la rocaille. Conduire sur ce genre de piste demande une attention très soutenue.
Finalement, nous mettrons, hors pause repas, trois heures pour arriver à destination. En chemin, nous croisons une famille d’autruches : deux adultes et une vingtaine de rejetons. L’un des adultes s'est mis, tel un agent de circulation, en travers de la piste le temps pour les autruchons de la traverser puis referme la marche. Nous nous extasions devant cette organisation et nous nous demandons si (et si oui, comment) elles ont compris que la route était dangereuse. Que l'on se rassure tout de suite: elles n'ont rien compris du tout ; le lendemain c'est en courant le long de la route devant la voiture qu'elles rechercheront à nous échapper!
A l’arrivée, la chaleur est accablante : on n’ose imaginer ce que cela doit être en été! L’emplacement est grand, bien ombragé et bien isolé ; on pourrait oublier que l'on est dans un camping : on ne voit pas ses voisins!
Que dire de Purros ? Que les paysages sont magnifiques; qu'il s'en dégage une ambiance très particulière rencontrée nulle part ailleurs comme si on était hors du temps, hors du monde presque, assez indescriptible. Les maisons sont dispersées au sein d'une vaste plaine. Nous nous apercevons le lendemain que la plupart sont abandonnées. L'explication nous sera donnée plus tard : Purros est un village Himba, donc quasi-vide en cette saison sèche, les Himbas remontant plus au nord pour se rapprocher de l'eau.


Pour cette nuit nous mixons au sein des tentes parents et enfants au cas où des éléphants viendraient dans le campsite la nuit. Ce ne sera pas le cas mais nous entendrons barrir tout au long de la nuit
Samedi 9 Août : Sesfontein-Purros
Le trajet entre Twyfelfontein et Sesfontein ayant été assez long avec une piste pas toujours en bon état, nous nous disons que finalement nous n’irons pas à Purros mais consacrerons les deux jours prévus à une ballade dans le coin puis à la recherche des éléphants du désert à partir du fort de Sesfontein.
C’est donc en prenant tout notre temps (mais en se levant quand même à 6 heures), que nous remontons le lit de la rivière en amont du campsite et nous re-baignons dans la piscine (nettement plus fraîche le matin comme je l’ai déjà laissé entendre). La partie juste au dessus de la cascade est formée de sortes de canaux qui serpentent entre les rochers, amusant ; plus loin, c’est plus classique.

Puis, nous allons au fort de Sesfontein pour y loger au cas improbable où il resterait des chambres de libres (ce qui, bien sûr, n’est pas le cas) ou à défaut s’installer sur leur campsite. Malheur! Celui-ci a fermé depuis un an! Petit tour dans la « ville » et ses alentours pour trouver un autre campsite. Il y en a deux et trois, mais l’ensemble n’est vraiment pas engageant : la ville est très poussiéreuse et comme il y a beaucoup de vent, je vous laisse imaginer le tableau. Non, vraiment, je ne me vois pas passer là mon après-midi, sans parler du déjeuner, du dîner et du petit-déjeuner. Sentiment partagé par l’autre autorité parentale de la voiture. C’est décidé : nous allons donc bien finalement à Purros! Un peu inquiets quand même car il est déjà 13 heures et nous avons encore le ventre vide : mieux vaut ne pas crever!
Le début de la piste est très bon et nous nous demandons si elle ne vient pas récemment d'être refaite, comme d’autres sur lesquelles nous sommes passés, mais cela ne dure pas. Au bout de quelques kilomètres, la piste se dégrade franchement : elle devient très rocailleuse, puis se fait tortueuse avec des virages n'offrant aucune visibilité alors que deux voitures ne peuvent passer de front. Certes, la piste n'est que peu fréquentée, mais quand même.... Après la rocaille, c'est le tour du sable. Par endroits, la piste arrive à combiner sable profond et tôle ondulée!!! On en vient presque à regretter la rocaille. Conduire sur ce genre de piste demande une attention très soutenue.
Finalement, nous mettrons, hors pause repas, trois heures pour arriver à destination. En chemin, nous croisons une famille d’autruches : deux adultes et une vingtaine de rejetons. L’un des adultes s'est mis, tel un agent de circulation, en travers de la piste le temps pour les autruchons de la traverser puis referme la marche. Nous nous extasions devant cette organisation et nous nous demandons si (et si oui, comment) elles ont compris que la route était dangereuse. Que l'on se rassure tout de suite: elles n'ont rien compris du tout ; le lendemain c'est en courant le long de la route devant la voiture qu'elles rechercheront à nous échapper!A l’arrivée, la chaleur est accablante : on n’ose imaginer ce que cela doit être en été! L’emplacement est grand, bien ombragé et bien isolé ; on pourrait oublier que l'on est dans un camping : on ne voit pas ses voisins!
Que dire de Purros ? Que les paysages sont magnifiques; qu'il s'en dégage une ambiance très particulière rencontrée nulle part ailleurs comme si on était hors du temps, hors du monde presque, assez indescriptible. Les maisons sont dispersées au sein d'une vaste plaine. Nous nous apercevons le lendemain que la plupart sont abandonnées. L'explication nous sera donnée plus tard : Purros est un village Himba, donc quasi-vide en cette saison sèche, les Himbas remontant plus au nord pour se rapprocher de l'eau.


Pour cette nuit nous mixons au sein des tentes parents et enfants au cas où des éléphants viendraient dans le campsite la nuit. Ce ne sera pas le cas mais nous entendrons barrir tout au long de la nuit
Climat à Chicoutimi en novembre/décembre? English translation pending
Bonjour,
Je viens 2 mois en stage à Chicoutimi en Novembre et Décembre.
Je suis à la recherche d'un maximum d'informations sur la météo et le climat à cette période.
Je viens du Sud de la France et j'ai donc peur de la différence de climat !
Quelle température est-ce que je risque d'avoir en novembre ? Quel équipement puis je prendre pour limiter au maximum le froid ? Ai je besoin de grosse chaussure ? de collant ?....
Les questions peuvent être bêtes mais je vais vraiment dans l'inconnu.
Merci d'avance de vos éclaircissements
Guillaume
Document mis à jour sur les démarches d'un mariage entre Cubain(ne) et Canadien(ne) English translation pending
Bonjour!
J'ai fait de légères modifications au document en ligne sur les démarches de mariage entre Cubain et Canadien.
À l'avenir lorsque je ferai des modifications je ne partirai pas une nouvelle discussion, je vais juste mettre un message sur la présente discussion, alors si vous voulez être mis au courant, mettez cette discussions dans vos "discussions surveillées".
Bonne chance dans vos démarches! 😎
J'ai fait de légères modifications au document en ligne sur les démarches de mariage entre Cubain et Canadien.
À l'avenir lorsque je ferai des modifications je ne partirai pas une nouvelle discussion, je vais juste mettre un message sur la présente discussion, alors si vous voulez être mis au courant, mettez cette discussions dans vos "discussions surveillées".
Bonne chance dans vos démarches! 😎
Déménager à Montpellier English translation pending
Bonjour je suis nouvelle dans le forum!
je voudrais savoir si quelqu'un connais montpellier, car je demenage dans 1 mois svp.
je voudrai savoir quels sont les communes ou il y a plus des commerces, qui sont vraiment a cote de montpellier, pour le transport etc.
je suis nounou est ce qu'on trouve facilment le travail?
Bataille au Kruger English translation pending
http://fr.youtube.com/watch?v=LU8DDYz68kM
Ca m'a pris 1.30h a telecharger (pas d'adsl ici), mais ca vaut vraiment le coup. La prise de la Bastille version Kruger. Les humains ont beaucoup a apprendre de cette video, suffit juste de surmonter ses peurs.
Ca m'a pris 1.30h a telecharger (pas d'adsl ici), mais ca vaut vraiment le coup. La prise de la Bastille version Kruger. Les humains ont beaucoup a apprendre de cette video, suffit juste de surmonter ses peurs.
Trouver un poste à Nouméa? English translation pending
Bonjour,
je suis actuellement institutrice en France (suppléante dans l'enseignement catholique, donc non titulaire); je souhaitais savoir si il était possible de trouver un poste à Nouméa avec ce statut, et si quelqu'un avait déjà tenté l'aventure? Je voulais aussi savoir si le concours d'entrée dans le public était plus facile à décrocher à Nouméa que dans mon académie (Nantes) où cela devient un vrai parcours du combattant et des années de perdues.... Je serais ravie de vous lire, toutes réponses et témoignages sont évidemment les bienvenues...
à bientôt,
Marie
je suis actuellement institutrice en France (suppléante dans l'enseignement catholique, donc non titulaire); je souhaitais savoir si il était possible de trouver un poste à Nouméa avec ce statut, et si quelqu'un avait déjà tenté l'aventure? Je voulais aussi savoir si le concours d'entrée dans le public était plus facile à décrocher à Nouméa que dans mon académie (Nantes) où cela devient un vrai parcours du combattant et des années de perdues.... Je serais ravie de vous lire, toutes réponses et témoignages sont évidemment les bienvenues...
à bientôt,
Marie
Touristes tués en Mauritanie (24 décembre 2007) English translation pending
Suite a l assassinat des touristes francais ce lundi ds la région de Aleg, pensez- vous qu il y aura des conséquences pour passage à la frontière ou autres?
Patagonie: émotions à l'état brut (Argentine et Chili) English translation pending
Me voici de retour, complètement émerveillé ... Il me faudra longtemps pour atterrir.
Ce fut un extraordinaire voyage que nous préparions depuis plusieurs années. Presque tout un mois en Argentine et au Chili, plus de 10 000 km dans ces immenses pays, du Nord au Sud et du Sud au Nord, avec quelques zig-zag d'Ouest en Est, à travers les Andes. Dix avions, des mini-bus et des bateaux sans les compter, et quelques millimètres de semelles de chaussures.
Après Buenos-Aires, ses quartiers typiques et ses tangos sensuels, direction plein Sud vers la péninsule Valdes.
Les habitants des lieux étaient au rendez-vous : dans la baie de Puerto Pyramides, des monstres de 30 tonnes, les baleines et leurs baleineaux, ont batifolé autour de nous comme des truites dans un vivier (une amie en a pleuré d'émotion). A Punta Tombo, nous avons passé la matinée dans la plus grande colonie de manchots du monde : 300 000 petits clowns en smoking déambulant autour de nous. On pouvait presque les toucher ! Sous le soleil mais dans un froid mordant, des terriers, des nids, des oeufs partout, c'est tout un petit monde affairé et confiant qui se dandine. On est un peu gènés d'être chez eux, on fait de notre mieux pour se rendre invisibles, mais c'est difficile. Non loin de là, à Caleta Valdes, les troupeaux d’éléphants de mer ronflaient sur la plage. Là, on est restés à distance, car ces messieurs font quatre tonnes et ces dames une tonne, et si ces gens-là ne sont pas des sprinters, ils ont la dent facile, même entre-eux : certains avaient d’horribles plaies sur les flancs, le genre de morsure qui vous arrache 4 kilos de viande d’un seul coup !
Plein Sud ensuite avec les immenses étendues de la Patagonie. Là, c’est le monde des "estancias" grandes comme un département français, avec 400 000 têtes de bétail en liberté et des gauchos burinés, tout droit sortis de la légende. On s’y est arrêtés plusieurs fois, on y mange midi et soir d'énormes et savoureuses pièces de boeuf grillé qui font oublier ce que veut dire le mot "viande" chez nous ! (le luxe là-bas, ce sont les légumes).
Et puis toujours plus au Sud, à travers les steppes où ne peut vivre qu’un mouton à l’hectare, jusqu'au mythique détroit de Magellan, puis encore plus Sud, tant qu’il y a de la terre, jusqu’à ce qu’on appelle là-bas « la fin del mundo », la Terre de Feu, Ushuaïa, le canal de Beagle sur lequel nous avons pris les bateaux du bout du monde, car une fois arrivé là, on ne peut pas s'arrêter au bord du quai ... Montagnes enneigées, froid mordant sous un pâle soleil dans ces fjords grandioses et désolés, colonies de lions de mer et de cormorans sur les îlots battus par les vents et les tempêtes. Belles randonnées à pied dans le Parc National de la Tierra del Fuego, parmi les oies sauvages et les renards, là où les arbres poussent comme des drapeaux déchirés par le vent, là où la forêt n’est plus qu’un incroyable enchevêtrement de troncs brisés, éclatés, couchés, pourris, des morts servant de lit aux arbres vivants et torturés …
Remontée vers le Nord : un saut de puce en avion (700 km, c’est la porte à côté en Argentine) et nous voici à El Calafate, porte d’entrée du Parc National Los Glaciares, grand comme la Suisse. Il n’y a plus guère de routes ici : navigation au coeur des Andes sur le gigantesque Lago Argentino, rencontre des premiers icebergs monumentaux 35 km avant d'atteindre les glaciers ... et puis soudain, dans le froid qui pétrifie le corps malgré un soleil éclatant, le choc, comme une hallucination : partout les fronts glaciaires, gigantesques, démesurés, faramineux, 5 km de large et 70 m de haut, la hauteur d'immeubles de 25 étages de glace pure, parfois blanche, parfois d'un bleu irréel ... Des fracas de tonnerre, des écroulements de montagnes de glace toutes les cinq minutes. Le plus grand de tous, le Perito Moreno, est un des seuls glaciers au monde qui ne régresse pas, mais au contraire avance puissamment. Sa démesure et sa majesté resteront à jamais gravées dans nos mémoires. Dieu, que la Terre est belle ! Nous étions muets d’émotion, les yeux embués … (non, c’était peut-être le froid …).
Traversée des Andes vers le Chili ensuite, en minibus tout terrain par les pistes sauvages, au milieu des troupeaux de guanacos (des camélidés proches du lama) et de nandous (sortes d'autruches). Au bout de la piste, une fois passée la frontière chilienne, une des plus grandes émotions de notre vie nous attendait au Parc National Torres del Paine. Les phénoménales aiguilles de granit ("las Torres" = "les tours") triomphaient dans l'azur avec leurs panaches fumants de cristaux de glace ... Mais comment la Terre peut-elle être aussi belle ?!! Ici aussi, nous avons eu une chance insolente pour le temps : notre guide local nous a dit que certains attendaient parfois une semaine pour voir se dégager les géants de pierre …
Vers le Sud à nouveau, plein Sud pour la suite, pour parcourir les "canaux" de la Patagonie chilienne, un dédale de fjords et d'îlots qui constituent la côte de l'extrême Sud-Ouest du Chili. Six cents kilomètres sans route ni piste, avec d'un côté le Pacifique, de l'autre la calotte glaciaire patagonienne, toute en longueur comme ce pays en forme de haricot vert. Bateau, donc, de nouveau, à partir de Puerto Natales, petit port oublié aux maisons de vieille tôle peintes de couleurs vives, des bateaux du bout du monde, des marins rudes aux tronches patibulaires, une navigation dure sur l'interminable fjord de "Ultima Espéranza" dont le nom à lui seul est toute une histoire. Rivages glacés ou vécurent presque nus, jusqu'au début du 20ème siècle, les derniers indiens Alakalufs, le corps enduit de graisse de phoque. Navigation sans but vers l’impasse des grands glaciers étincelants au bord desquels, en ce début d'été austral, les buissons se couvraient de fleurs rouges et jaunes.
Mini-bus ensuite, jusqu'à Punta Arenas, sur le détroit de Magellan, juste pour y rejoindre un petit aéroport et encore un avion qui nous a remontés 1400 km plus au Nord, à Puerto Montt, sur la côte Pacifique, près de l'île de Chiloe. Et de là, dès le lendemain, une incroyable traversée des Andes chiliennes dans le sens Ouest-Est, depuis le Pacifique jusqu'à la frontière avec l'Argentine. Un itinéraire sans doute parmi les plus fabuleux de la planète, que je suivais du doigt sur les cartes depuis des années (je suis accro-dépendant aux cartes). Une piste en pointillés, composée de sept sections alternativement marron et en petits tirés bleus : quatre sections "terrestres" et trois sections "lacustres", une alternance de passages de piste et de navigation sur de grandes vallées glaciaires devenues des lacs, au coeur des Andes. Entre les grands volcans enneigés aux formes parfaites, un enchantement de longs miroirs d'eau calme où le bateau avance lentement, avant de confier sa cargaison humaine et matérielle à un camion et un minibus tout terrain, prisonniers à jamais de leur portion de piste, et ainsi de suite jusqu'au prochain lac, la prochaine piste, le prochain camion, le prochain lac, le prochain bateau …
Retour à Puerto Montt, ses marchés de poissons et de coquillages, puis un nouvel envol vers le Nord (le haricot vert est si long !) jusqu'à Santiago, la capitale chilienne où nous avons au début attrapé un peu le vertige avec ce retour brutal à la modernité. Mais pas longtemps, car vite repartis en balade vers la côte Pacifique : Valparaiso le port mythique où faisaient relâche les cap-horniers. Ses collines abruptes, ses maisons de couleurs vives, ses incroyables funiculaires brinqueballants. J’ai adoré Valparaiso ! Non loin de là, visite à Isla Negra et à la maison de Pablo Neruda, vaisseau ancré à terre où rode encore l'âme du poête amoureux du Pacifique et de la liberté. Liberté qu’il défendit jusqu’à son dernier souffle dans son pays martyrisé. Pablo, j’ai récité tes vers sur place, chez toi, j’étais ému.
A Santiago, encore un avion et un autre saut de puce de 1600 km vers ke Nord et nous voici à San Pedro de Atacama, près de la frontière avec la Bolivie. Notre voyage s’est terminé là, quatre jours dans le désert le plus aride de la planète. Des reliefs incroyables, des dunes immenses, des falaises vertigineuses, des gorges défiant toute proportion, des couleurs irréelles, des sculptures de pierre et de sel, des "salares" (lacs de sel) grands comme un département français. Un autre monde, une autre planète … Un matin, nous sommes allés voir à 4300 m d’altitude les dizaines de geysers du Tatio qui s’éveillent tous ensemble lorsque le jour se lève. Partis à 4 h 30 du matin, nous sommes arrivés sur place après deux heures de piste, dans le noir glacé, un quart d’heure avant que ne débute cet hallucinant spectacle. Les geysers du Tatio ne ressemblent pas aux geysers d’Islande. Ici, point de jaillissement périodique et brutal. Ce sont des geysers calmes et continus, fumant et jaillissant tout doucement, sans interruption, à quelques mètres de hauteur. Il y en a partout, sur 10 000 ha, tout un immense bassin intramontagnard qui fume, qui crachotte, glougloutte et bouillonne de partout. Des mares de boue en ébullition, des vasques de plusieurs mètres animées d’un gros champignon bouillant et continu d’un mètre de hauteur, des trous et des ruisseaux aux couleurs rouges, mauves, vertes, blanches, des cristaux de soufre, de sel et de magnésium. Aucune limite, aucune protection, on marche où on veut … et où on peut, ça fume à gauche, ça bout à droite, ça glougloutte droit devant dans la vapeur, il faut être attentif ! (quatre morts ces dernières années). Il ne faut pas s'agiter, non plus : à cette altitude, le moindre effort est une épreuve, manger un sandwich est épuisant.
Dans le désert d’Atacama, c’est Natalia ("Nati") qui nous a guidés pendant ces quatre jours. On l’adore, Nati, elle est jeune, métis, sauvage, brute, "indómita" (indomptable), comme elle dit d’elle-même. Ses cheveux noirs ignorent le peigne, ses baskets sont trouées et ses lacets perpétuellement défaits. Elle nous a fait partager ses plus beaux secrets, ses passions, ses émotions. Chaque soir, elle nous a emmenés voir le coucher de soleil dans un site différent, en haut de promontoires comme des proues de vaisseaux de pierre devant ces fabuleux paysages qui s’embrasaient sous nos yeux en quelques minutes, comme si un peintre fou avait allumé la mèche. Le soir de l’adieu, elle nous a dit : « Ce soir, je vous promets un coucher de soleil comme vous n’en avez jamais rêvé : au milieu du salar, vous allez voir tout autour de nous les grands volcans de 6000 mètres s’embraser les uns après les autres, et aux derniers rayons du soleil, les flamands roses vont s’envoler juste devant nous et passer comme des bâtons ailés au dessus de nos têtes, pour disparaître dans le noir … Ça s’est passé exactement comme elle avait dit … Elle était assise, immobile, silencieuse, rayonnante. Nous aussi, muets d’émotion devant l’incendie fulgurant du paysage et les dégradés de couleurs allant du bleu turquoise au rouge sang et au mauve profond. Au milieu du lac de sel, au centre du désert des déserts, la sècheresse était la plus incroyable du monde. Pour arriver là, nous avions consommé une petite bouteille d’eau toutes les demi-heures, mais à ce moment là, nos yeux étaient humides …
Chris.
P.S. ... Après plusieurs mois (... il fallait laisser décanter tout ça ...) nous avons mis en ligne quelques diaporamas de ce grand voyage. Vous trouverez les liens, classés par grandes parties du voyage, ici : http://voyageforum.com/v.f?post=1710161#1710161
Chris et MF.
Ce fut un extraordinaire voyage que nous préparions depuis plusieurs années. Presque tout un mois en Argentine et au Chili, plus de 10 000 km dans ces immenses pays, du Nord au Sud et du Sud au Nord, avec quelques zig-zag d'Ouest en Est, à travers les Andes. Dix avions, des mini-bus et des bateaux sans les compter, et quelques millimètres de semelles de chaussures.
Après Buenos-Aires, ses quartiers typiques et ses tangos sensuels, direction plein Sud vers la péninsule Valdes.
Les habitants des lieux étaient au rendez-vous : dans la baie de Puerto Pyramides, des monstres de 30 tonnes, les baleines et leurs baleineaux, ont batifolé autour de nous comme des truites dans un vivier (une amie en a pleuré d'émotion). A Punta Tombo, nous avons passé la matinée dans la plus grande colonie de manchots du monde : 300 000 petits clowns en smoking déambulant autour de nous. On pouvait presque les toucher ! Sous le soleil mais dans un froid mordant, des terriers, des nids, des oeufs partout, c'est tout un petit monde affairé et confiant qui se dandine. On est un peu gènés d'être chez eux, on fait de notre mieux pour se rendre invisibles, mais c'est difficile. Non loin de là, à Caleta Valdes, les troupeaux d’éléphants de mer ronflaient sur la plage. Là, on est restés à distance, car ces messieurs font quatre tonnes et ces dames une tonne, et si ces gens-là ne sont pas des sprinters, ils ont la dent facile, même entre-eux : certains avaient d’horribles plaies sur les flancs, le genre de morsure qui vous arrache 4 kilos de viande d’un seul coup !
Plein Sud ensuite avec les immenses étendues de la Patagonie. Là, c’est le monde des "estancias" grandes comme un département français, avec 400 000 têtes de bétail en liberté et des gauchos burinés, tout droit sortis de la légende. On s’y est arrêtés plusieurs fois, on y mange midi et soir d'énormes et savoureuses pièces de boeuf grillé qui font oublier ce que veut dire le mot "viande" chez nous ! (le luxe là-bas, ce sont les légumes).
Et puis toujours plus au Sud, à travers les steppes où ne peut vivre qu’un mouton à l’hectare, jusqu'au mythique détroit de Magellan, puis encore plus Sud, tant qu’il y a de la terre, jusqu’à ce qu’on appelle là-bas « la fin del mundo », la Terre de Feu, Ushuaïa, le canal de Beagle sur lequel nous avons pris les bateaux du bout du monde, car une fois arrivé là, on ne peut pas s'arrêter au bord du quai ... Montagnes enneigées, froid mordant sous un pâle soleil dans ces fjords grandioses et désolés, colonies de lions de mer et de cormorans sur les îlots battus par les vents et les tempêtes. Belles randonnées à pied dans le Parc National de la Tierra del Fuego, parmi les oies sauvages et les renards, là où les arbres poussent comme des drapeaux déchirés par le vent, là où la forêt n’est plus qu’un incroyable enchevêtrement de troncs brisés, éclatés, couchés, pourris, des morts servant de lit aux arbres vivants et torturés …
Remontée vers le Nord : un saut de puce en avion (700 km, c’est la porte à côté en Argentine) et nous voici à El Calafate, porte d’entrée du Parc National Los Glaciares, grand comme la Suisse. Il n’y a plus guère de routes ici : navigation au coeur des Andes sur le gigantesque Lago Argentino, rencontre des premiers icebergs monumentaux 35 km avant d'atteindre les glaciers ... et puis soudain, dans le froid qui pétrifie le corps malgré un soleil éclatant, le choc, comme une hallucination : partout les fronts glaciaires, gigantesques, démesurés, faramineux, 5 km de large et 70 m de haut, la hauteur d'immeubles de 25 étages de glace pure, parfois blanche, parfois d'un bleu irréel ... Des fracas de tonnerre, des écroulements de montagnes de glace toutes les cinq minutes. Le plus grand de tous, le Perito Moreno, est un des seuls glaciers au monde qui ne régresse pas, mais au contraire avance puissamment. Sa démesure et sa majesté resteront à jamais gravées dans nos mémoires. Dieu, que la Terre est belle ! Nous étions muets d’émotion, les yeux embués … (non, c’était peut-être le froid …).
Traversée des Andes vers le Chili ensuite, en minibus tout terrain par les pistes sauvages, au milieu des troupeaux de guanacos (des camélidés proches du lama) et de nandous (sortes d'autruches). Au bout de la piste, une fois passée la frontière chilienne, une des plus grandes émotions de notre vie nous attendait au Parc National Torres del Paine. Les phénoménales aiguilles de granit ("las Torres" = "les tours") triomphaient dans l'azur avec leurs panaches fumants de cristaux de glace ... Mais comment la Terre peut-elle être aussi belle ?!! Ici aussi, nous avons eu une chance insolente pour le temps : notre guide local nous a dit que certains attendaient parfois une semaine pour voir se dégager les géants de pierre …
Vers le Sud à nouveau, plein Sud pour la suite, pour parcourir les "canaux" de la Patagonie chilienne, un dédale de fjords et d'îlots qui constituent la côte de l'extrême Sud-Ouest du Chili. Six cents kilomètres sans route ni piste, avec d'un côté le Pacifique, de l'autre la calotte glaciaire patagonienne, toute en longueur comme ce pays en forme de haricot vert. Bateau, donc, de nouveau, à partir de Puerto Natales, petit port oublié aux maisons de vieille tôle peintes de couleurs vives, des bateaux du bout du monde, des marins rudes aux tronches patibulaires, une navigation dure sur l'interminable fjord de "Ultima Espéranza" dont le nom à lui seul est toute une histoire. Rivages glacés ou vécurent presque nus, jusqu'au début du 20ème siècle, les derniers indiens Alakalufs, le corps enduit de graisse de phoque. Navigation sans but vers l’impasse des grands glaciers étincelants au bord desquels, en ce début d'été austral, les buissons se couvraient de fleurs rouges et jaunes.
Mini-bus ensuite, jusqu'à Punta Arenas, sur le détroit de Magellan, juste pour y rejoindre un petit aéroport et encore un avion qui nous a remontés 1400 km plus au Nord, à Puerto Montt, sur la côte Pacifique, près de l'île de Chiloe. Et de là, dès le lendemain, une incroyable traversée des Andes chiliennes dans le sens Ouest-Est, depuis le Pacifique jusqu'à la frontière avec l'Argentine. Un itinéraire sans doute parmi les plus fabuleux de la planète, que je suivais du doigt sur les cartes depuis des années (je suis accro-dépendant aux cartes). Une piste en pointillés, composée de sept sections alternativement marron et en petits tirés bleus : quatre sections "terrestres" et trois sections "lacustres", une alternance de passages de piste et de navigation sur de grandes vallées glaciaires devenues des lacs, au coeur des Andes. Entre les grands volcans enneigés aux formes parfaites, un enchantement de longs miroirs d'eau calme où le bateau avance lentement, avant de confier sa cargaison humaine et matérielle à un camion et un minibus tout terrain, prisonniers à jamais de leur portion de piste, et ainsi de suite jusqu'au prochain lac, la prochaine piste, le prochain camion, le prochain lac, le prochain bateau …
Retour à Puerto Montt, ses marchés de poissons et de coquillages, puis un nouvel envol vers le Nord (le haricot vert est si long !) jusqu'à Santiago, la capitale chilienne où nous avons au début attrapé un peu le vertige avec ce retour brutal à la modernité. Mais pas longtemps, car vite repartis en balade vers la côte Pacifique : Valparaiso le port mythique où faisaient relâche les cap-horniers. Ses collines abruptes, ses maisons de couleurs vives, ses incroyables funiculaires brinqueballants. J’ai adoré Valparaiso ! Non loin de là, visite à Isla Negra et à la maison de Pablo Neruda, vaisseau ancré à terre où rode encore l'âme du poête amoureux du Pacifique et de la liberté. Liberté qu’il défendit jusqu’à son dernier souffle dans son pays martyrisé. Pablo, j’ai récité tes vers sur place, chez toi, j’étais ému.
A Santiago, encore un avion et un autre saut de puce de 1600 km vers ke Nord et nous voici à San Pedro de Atacama, près de la frontière avec la Bolivie. Notre voyage s’est terminé là, quatre jours dans le désert le plus aride de la planète. Des reliefs incroyables, des dunes immenses, des falaises vertigineuses, des gorges défiant toute proportion, des couleurs irréelles, des sculptures de pierre et de sel, des "salares" (lacs de sel) grands comme un département français. Un autre monde, une autre planète … Un matin, nous sommes allés voir à 4300 m d’altitude les dizaines de geysers du Tatio qui s’éveillent tous ensemble lorsque le jour se lève. Partis à 4 h 30 du matin, nous sommes arrivés sur place après deux heures de piste, dans le noir glacé, un quart d’heure avant que ne débute cet hallucinant spectacle. Les geysers du Tatio ne ressemblent pas aux geysers d’Islande. Ici, point de jaillissement périodique et brutal. Ce sont des geysers calmes et continus, fumant et jaillissant tout doucement, sans interruption, à quelques mètres de hauteur. Il y en a partout, sur 10 000 ha, tout un immense bassin intramontagnard qui fume, qui crachotte, glougloutte et bouillonne de partout. Des mares de boue en ébullition, des vasques de plusieurs mètres animées d’un gros champignon bouillant et continu d’un mètre de hauteur, des trous et des ruisseaux aux couleurs rouges, mauves, vertes, blanches, des cristaux de soufre, de sel et de magnésium. Aucune limite, aucune protection, on marche où on veut … et où on peut, ça fume à gauche, ça bout à droite, ça glougloutte droit devant dans la vapeur, il faut être attentif ! (quatre morts ces dernières années). Il ne faut pas s'agiter, non plus : à cette altitude, le moindre effort est une épreuve, manger un sandwich est épuisant.
Dans le désert d’Atacama, c’est Natalia ("Nati") qui nous a guidés pendant ces quatre jours. On l’adore, Nati, elle est jeune, métis, sauvage, brute, "indómita" (indomptable), comme elle dit d’elle-même. Ses cheveux noirs ignorent le peigne, ses baskets sont trouées et ses lacets perpétuellement défaits. Elle nous a fait partager ses plus beaux secrets, ses passions, ses émotions. Chaque soir, elle nous a emmenés voir le coucher de soleil dans un site différent, en haut de promontoires comme des proues de vaisseaux de pierre devant ces fabuleux paysages qui s’embrasaient sous nos yeux en quelques minutes, comme si un peintre fou avait allumé la mèche. Le soir de l’adieu, elle nous a dit : « Ce soir, je vous promets un coucher de soleil comme vous n’en avez jamais rêvé : au milieu du salar, vous allez voir tout autour de nous les grands volcans de 6000 mètres s’embraser les uns après les autres, et aux derniers rayons du soleil, les flamands roses vont s’envoler juste devant nous et passer comme des bâtons ailés au dessus de nos têtes, pour disparaître dans le noir … Ça s’est passé exactement comme elle avait dit … Elle était assise, immobile, silencieuse, rayonnante. Nous aussi, muets d’émotion devant l’incendie fulgurant du paysage et les dégradés de couleurs allant du bleu turquoise au rouge sang et au mauve profond. Au milieu du lac de sel, au centre du désert des déserts, la sècheresse était la plus incroyable du monde. Pour arriver là, nous avions consommé une petite bouteille d’eau toutes les demi-heures, mais à ce moment là, nos yeux étaient humides …
Chris.
P.S. ... Après plusieurs mois (... il fallait laisser décanter tout ça ...) nous avons mis en ligne quelques diaporamas de ce grand voyage. Vous trouverez les liens, classés par grandes parties du voyage, ici : http://voyageforum.com/v.f?post=1710161#1710161
Chris et MF.
Vivre à Madagascar ou au Mozambique? English translation pending
Salut à tous,
Ce message s'adresse plus particulièrement aux résidents européens qui vivent dans l'un de ces deux pays. Nous envisageons éventuellement d'aller vivre là-bas, mais nous interrogeons sur la vie au quotidien. Si nous aimons bien sûr découvrir d'autres cultures que la notre, nous savons aussi que cette différence là peut être vécu différemment au quotidien.
Vos avis nous intéressent donc,
Merci à vous,
Sam et clo.
Ce message s'adresse plus particulièrement aux résidents européens qui vivent dans l'un de ces deux pays. Nous envisageons éventuellement d'aller vivre là-bas, mais nous interrogeons sur la vie au quotidien. Si nous aimons bien sûr découvrir d'autres cultures que la notre, nous savons aussi que cette différence là peut être vécu différemment au quotidien.
Vos avis nous intéressent donc,
Merci à vous,
Sam et clo.
Que faire en une semaine au Sénégal? English translation pending
Bonjour,
avec mon fiancè, on part une semaine au senegal en decembre. on n'a prit que l'avion car l'idée de sejour formule tout compris ne nous plait pas. pour ceux qui connaissent le senegal, que nous conseilliez vous ? combien de temps faut t'il prévoir entre chaque principales villes ? peux ton prendre les bus pour s'y rendre ? que faut t'il éviter ? et surtout est ce que ce voyage en sac à dos n'est pas dangereux ? merçi pour vos conseils. helene
avec mon fiancè, on part une semaine au senegal en decembre. on n'a prit que l'avion car l'idée de sejour formule tout compris ne nous plait pas. pour ceux qui connaissent le senegal, que nous conseilliez vous ? combien de temps faut t'il prévoir entre chaque principales villes ? peux ton prendre les bus pour s'y rendre ? que faut t'il éviter ? et surtout est ce que ce voyage en sac à dos n'est pas dangereux ? merçi pour vos conseils. helene
Mariage avec une Philippine au Québec? English translation pending
Bonjour à Tous,
C'est mon premier message ici sur ce forum.
🙂 Je tiens deja à remercier les personnes qui ont posté des messages sur le Philippines car ils m'ont beaucoup servi pour préparer mon voyages aux Philippines.
Voila mon message; je discute depuis le début de l'année avec une philippines depuis Montréal et je suis partis 2 semaine fin octobre pour la rencontrer aux Philippines. je suis un français installé à Montreal depuis 2ans. j'ai un permis de travail de 3 ans renouvelable.
Cela c'est merveilleusement bien passé et j'en ai profité pour faire un petit tour dans les Visayas pour découvrir une partie de ce superbe pays 😎, ainsi que sa famille et ses amis...
Manille Masbate Cebu Bohol Malapascua Masbate Manille
J'ai déja hate de repartir...
Maintenant les choses serieuses commencent! 😮 Je désire vivre avec elle à Montréal 😄 (fallais s'y attendre!). Je recherche des témoignages de Quebequois qui ont reussi cet explois car cela à l'air très (trop!) ardu!😕 Je suis pret à me marier demain pour arranger les choses, mais où? au Canada? en France? aux Philippines?
Y a t'il d'autres solutions plus efficasse que le mariage (étude, resident permanent, job, etc...) pour qu'elle soit à mes cotés?
Tout cela à l'air tellement compliqué! je suis désespéré! 😕 Y a t'il une une personne sur ce forum qui vit au Quebec et qui est (qui a été) dans ma situation? Tous conseils, informations, liens sont les bienvenue!
En attendant une réponse, Merci et bonne journée à vous...
Ulrick
Photo: iles de Malapascua (Cebu) (video et d'autres photos prochainement)

🙂 Je tiens deja à remercier les personnes qui ont posté des messages sur le Philippines car ils m'ont beaucoup servi pour préparer mon voyages aux Philippines.
Voila mon message; je discute depuis le début de l'année avec une philippines depuis Montréal et je suis partis 2 semaine fin octobre pour la rencontrer aux Philippines. je suis un français installé à Montreal depuis 2ans. j'ai un permis de travail de 3 ans renouvelable.
Cela c'est merveilleusement bien passé et j'en ai profité pour faire un petit tour dans les Visayas pour découvrir une partie de ce superbe pays 😎, ainsi que sa famille et ses amis...
Manille Masbate Cebu Bohol Malapascua Masbate Manille
J'ai déja hate de repartir...
Maintenant les choses serieuses commencent! 😮 Je désire vivre avec elle à Montréal 😄 (fallais s'y attendre!). Je recherche des témoignages de Quebequois qui ont reussi cet explois car cela à l'air très (trop!) ardu!😕 Je suis pret à me marier demain pour arranger les choses, mais où? au Canada? en France? aux Philippines?
Y a t'il d'autres solutions plus efficasse que le mariage (étude, resident permanent, job, etc...) pour qu'elle soit à mes cotés?
Tout cela à l'air tellement compliqué! je suis désespéré! 😕 Y a t'il une une personne sur ce forum qui vit au Quebec et qui est (qui a été) dans ma situation? Tous conseils, informations, liens sont les bienvenue!
En attendant une réponse, Merci et bonne journée à vous...
Ulrick
Photo: iles de Malapascua (Cebu) (video et d'autres photos prochainement)

Cherche petite mission humanitaire en Afrique en août 2007 English translation pending
Bonjour tout le monde, tout d'abord merci pour tout vos conseils sur ce forum.
J'ai 17 ans, bientôt 18 ( en Mars ). Depuis 2 ans, mon objectif est de partir bénévolement a travers le monde pour apporter aux personnes ma culture et mon aide.
Pour moi, l'aide humanitaire est très important. Je sais que je suis encore jeune mais cela peut être que bénéfique pour moi.
J'aurai aimé partir 1 mois donc, en Afrique, continent qui me passionne, sachant que je suis animateurs, je peux m'occuper d'enfants, mais tout travail m'interesse. Je suis quelqu'un de travailleur, de concencieu et de sérieu.
Je n'ai aucune piste c'est pour cela que j'aimerai que vous m'indiquiez par ou commencer.
Merci beaucoup d'avance. 🙂
J'ai 17 ans, bientôt 18 ( en Mars ). Depuis 2 ans, mon objectif est de partir bénévolement a travers le monde pour apporter aux personnes ma culture et mon aide.
Pour moi, l'aide humanitaire est très important. Je sais que je suis encore jeune mais cela peut être que bénéfique pour moi.
J'aurai aimé partir 1 mois donc, en Afrique, continent qui me passionne, sachant que je suis animateurs, je peux m'occuper d'enfants, mais tout travail m'interesse. Je suis quelqu'un de travailleur, de concencieu et de sérieu.
Je n'ai aucune piste c'est pour cela que j'aimerai que vous m'indiquiez par ou commencer.
Merci beaucoup d'avance. 🙂
Volunteering with street children in Burkina Faso
Hi everyone,
After 8 months of volunteering in Tanzania at a center for street children, I’d like to go back for a year in the same kind of role—this time in Burkina. So I’m looking for contacts in this field, in Ouaga or elsewhere. I’m *super* motivated! It’s been over two years since I got back from Tanzania, and I’m starting to feel restless! Thanks so much!! Emmanuelle.
After 8 months of volunteering in Tanzania at a center for street children, I’d like to go back for a year in the same kind of role—this time in Burkina. So I’m looking for contacts in this field, in Ouaga or elsewhere. I’m *super* motivated! It’s been over two years since I got back from Tanzania, and I’m starting to feel restless! Thanks so much!! Emmanuelle.
Récit de voyage en Namibie English translation pending
Nous venons de passer 19 jours en Namibie et garderons un souvenir intense et heureux de ce voyage. Suite aux commentaires lus sur ce forum et après avoir consulté plusieurs agences nous avons fait nos réservations par l’intermédiaire de Chameleon safaris et tout a été organisé rapidement et efficacement en quelques jours fin mai (par échange de mail avec Christine déjà citée fréquemment ici). La voiture avec tente sur le toit a été louée auprès d’ASCO qui s’est montré également très efficace : voiture en très bon état et bien équipée, équipe accueillante qui a pris le temps de bien nous expliquer toutes les conditions de location et aussi l’utilisation du véhicule et de ses accessoires (passage en 4*4, montage et démontage des tentes).
Nous avons parcouru environ 4300 kms dont la majeure partie sur pistes sans aucun incident. La qualité des pistes est excellente mais nécessite cependant une attention constante notamment dans le nord du fait de la présence de nombreux radiers. La capacité des 2 réservoirs (150l) et le réseau de stations service dans les régions parcourues étaient largement suffisants.
L’hébergement a été partagé entre campings (ce qui permet de profiter de quelques sites exceptionnels (Epupa, Spitzkoppe, Palmwag en particulier) et bungalows pour profiter d’un peu plus de confort. Nous avons très rapidement calqué nos horaires de voyage sur le soleil pour profiter des lumières matinales qui sont vraiment magiques. En juillet, les températures diurnes sont très agréables et le soleil omniprésent, sauf près de l’océan où les nuages voilaient le ciel, en particulier le matin. Les soirées et les nuits assez fraîches nécessitent quand même d’emporter pantalons et pull-overs chauds.
Voici un descriptif rapide : Jour 1 : arrivée à Windhoek via Johannesbourg en fin de matinée. Accueil par ASCO à l’aéroport et transfert en ville. Prise en charge de la voiture, passage à la banque, visite du supermarché pour le ravitaillement. Hébergement chez Chameleon guesthouse : havre de calme à 2 pas du centre ville. Première approche du climat namibien hivernal : soleil intense dans la journée, mais froid vif dès la tombée du jour. Jour 2 : route vers Waterberg. Paysage assez plat, animé cependant de quelques collines et d’arbustes clairsemés. En fin d’après midi, courte randonnée vers le plateau pour profiter du coucher de soleil et des rochers aux couleurs multiples rayonnant sous le soleil rasant. Pintades, mangoustes et quelques dik dik animent les alentours de bungalows. Jour 3 : réveil par les babouins qui viennent dévaliser les poubelles voisines. Route vers Etosha. Au passage halte à Tsumeb, petite ville tranquille aux villas fleuries. A peine entrés dans le parc d’Etosha, surprise, un éléphant traverse la route, puis une girafe, puis des antilopes: Fascinés, il nous faudra du temps pour rejoindre le camp de Namutoni. Le soir, observation au point d’eau sans succès : juste quelques oiseaux et chacals ; mais quel coucher de soleil avec l’horizon qui s’embrase en quelques instants ! Jour 4 : départ dès l’ouverture du camp pour le tour du Fischer’s pan à l’ambiance paisible en ce début de journée. Route vers Halali avec de multiples haltes aux points d’eau. Nous passons une bonne partie de l’après-midi et de la soirée au point d’eau d’Halali fréquenté par une faune variée : oryx, antilopes et nombreux zèbres, éléphants, rhinocéros, phacochère, hyène et les inévitables chacals. Jour 5 : poursuite de l’exploration du parc d’Etosha, en particulier le long du grand pan, immense étendue éblouissante de blancheur. Les animaux sont toujours très présents mais nous n’aurons pas la chance d’apercevoir de lions. Installation à Okaukuejo et observation du point d’eau très fréquenté (par les animaux et les touristes). Jour 6 : nous quittons le parc vers Kamanjab par une route droite et monotone. Installation au camping de Cheetah farm en fin de matinée. Dans l’après midi, séquence émotion : le propriétaire nous propose d’assister au repas des guépards, 3 fauves apprivoisés qui vivent à la ferme et qui ronronnent quand nous les caressons. Après, c’est le départ dans le pick-up pour découvrir les guépards de la réserve (ceux là ne sont pas vraiment domestiqués) qui se disputent les morceaux de viande imposants qui leur sont distribués : même si tout ceci est un peu organisé, le spectacle des fauves au milieu de la savane dorée sous le soleil de fin de journée est magnifique. Jour 7 : route vers Opuwo. Nous apercevons de plus en plus de troupeaux au bord de la route et quelques maisons en torchis avec leurs toits de tôle. A Opuwo, petite ville poussiéreuse, c’est « le choc des cultures » entre femmes himbas aux seins nus, hereros en robes colorées et chapeaux traditionnels et les jeans ou autres robes courtes. Jackie, un français nous accueille dans ses bungalows et animera la soirée de sa verve méridionale. Jour 8 : « queen Elisabeth » nous emmène visiter son village himba. Après avoir déposé les quelques présents achetés la veille au supermarché (farine de mil, tabac, biscuits et bonbons) nous pouvons observer la vie quotidienne de cette tribu. Certaines jeunes femmes sont visiblement ravies de voir leur photo sur l’écran de notre appareil numérique et nous montrent leurs soins de beauté : enduit ocre sur le corps, préparation d’un « déodorant » à base de plantes. Quelle plongée émouvante dans le temps quand nous découvrons leur mode de vie hérité de traditions ancestrales et que de questions nous trottent dans la tête sur la façon dont ces tribus vivent l’arrivée des touristes. Nous prenons ensuite la direction d’Epupa : la piste ne pose pas de difficultés si ce n’est la multitude de radiers qu’il convient de négocier doucement et une traversée de village dans le sable profond où le 4*4 s’avère nécessaire. La découverte de la rivière Kunene bordée de ses baobabs et de ses palmiers au milieu de ces collines désertiques est un ravissement. Le camping communautaire est équipé simplement mais les emplacements au bord de la rivière sont nettoyés chaque jour et offrent l’ombre agréable des palmiers : un endroit idéal pour se reposer. Jour 9 : agréable journée sans voiture. Le matin nous partons seuls pour une petite randonnée le long de la rivière en aval des chutes dans un paysage plaisant au milieu de roches volcaniques noirâtres et de petites plages de sable fin. Dans l’après-midi nous partons accompagnés d’un guide local au look rasta (et admirateur de Bob Marley) à la recherche des crocodiles qui restent cachés ; il nous fait cependant découvrir quelques singes et quelques oiseaux perchés dans les arbres. Jour 10 : longue étape de voiture vers Palmwag (environ 7h30 de route) qui nous laisse peu de temps pour l’exploration. Le départ matinal nous permet d’apercevoir de nombreux dik dik. Au fur et à mesure de la progression vers le sud le paysage devient de plus en plus aride : la route présente un aspect de montagnes russes bordées de collines à la maigre végétation. Au passage du très raide Joubert pass, la savane dorée par le soleil rasant est dominée par des montagnes rougeoyantes. Peu avant Palmwag, bénéficiant des derniers rayons du soleil nous avons la surprise de découvrir au bord de la route des girafes puis des éléphants du désert. Jour 11 : courte étape dans un paysage extraordinaire qui nous invite à la photo après chaque virage. C’est une succession de montagnes tabulaires ocre au milieu de la savane lumineuse. Nous visitons la forêt pétrifiée avec un guide Damara sympathique qui nous fait une démonstration de sa langue à « clic ». En fin d’après midi nous allons visiter les gravures de Twyfelfontein : la visite est extrêmement décevante avec une guide visiblement peu motivée et qui nous laisse le temps minimum pour observer. D’autre part il faut choisir entre 2 circuits sans avoir véritablement d’explication. Jour 12 : décidément, nous ne nous lassons pas de ces paysages de savane dans la lumière matinale et la route nous apparaît rarement monotone malgré l’absence de relief. Après Uis, apparaît à l’horizon la pyramide du Spitzkoppe au pied duquel nous ferons étape. Nous installons notre campement au milieu de blocs rocheux à la couleur rose prononcée avec une vue directe sur la montagne dont les grandes dalles rocheuses sont une invitation à l’escalade. Nous partons ensuite pour une petite randonnée vers Bushman paradise, mais un peu tard pour bénéficier du soleil couchant. L’ambiance du bivouac est exceptionnelle et nous prenons un plaisir rare à observer un ciel constellé d’une myriade d’étoiles. Jour 13 : debout dès les premières lueurs nous ne voulons pas manquer l’embrasement du Spitzkoppe. Les quelques minutes qui suivent le moment où le soleil frappe la montagne sont magiques. Avant de reprendre la route nous jouons à cache cache avec le soleil dans les roches qui entourent le « bridge » et dont la couleur varie en fonction de l’incidence du soleil. C’est ensuite une longue route droite, plate, monotone dans un paysage de plus en plus dénudé vers l’océan. L’atmosphère est par moment irréelle avec de nombreux mirages. Quelques kilomètres avant Henties Bay le ciel se voile : nos premiers nuages depuis l’arrivée en Namibie. Nous faisons un petit tour rapide dans Henties Bay, cité balnéaire aux constructions colorées mais sans charme, avant d’emprunter la route de sel vers Cape Cross. Le spectacle de ces milliers d’otaries étendues sur le sable où les rochers est surprenant et amusant. En direction de Swakopmund nous longeons plusieurs stations balnéaires qui nous paraissent anachroniques au milieu de ce paysage désertique. Jour 14 : suivant les conseils du Petit Futé nous rejoignons Walvis Bay et demandons à l’agence Mola Mola s’il est possible d’organiser une excursion à Sandwich Harbour. En 3/4 d’heure le 4*4 et son chauffeur sont prêts (y compris une copieuse collation pour midi) et nous voilà partis pour une excursion inoubliable. Notre guide est un grand connaisseur de la faune et de la flore du désert et tout au long de la journée il nous fournira de nombreuses explications sur la vie insoupçonnable de ces grands espaces de dunes. L’accès est conditionné par les horaires des marées et nécessite une grande maîtrise de la conduite sur terrain sablonneux. Pour bénéficier d’une vue panoramique vers les lagunes entourées d’un mince cordon de verdure nous grimpons sur la longue arête d’une grande dune avant de nous « éclater » dans une descente directe dans la pente sablonneuse. Au retour, notre guide nous montre toute sa maîtrise du véhicule et son sens de l’orientation en louvoyant au milieu de ces espaces de dunes à l’infini. Jour 15 : avant d’atteindre les montagnes du Naukluft il faut à nouveau traverser une longue zone aride et plate durant une bonne centaine de kilomètres. A partir de Kuiseb Pass le paysage devient beaucoup plus attrayant d’autant plus que la couverture nuageuse laisse passer par intermittences les rayons du soleil qui teintent les montagnes de couleurs variées du blanc à l’ocre en passant par le vert pâle. Un arrêt rapide à Solitaire nous permet de déguster un « apple pie » conforme à la réputation. Le camping de Naukluft est sommaire mais le cadre sauvage au fond d’une longue vallée étroite. Jour 16 : la matinée est consacrée à une randonnée sur l’Olive trail. Le parcours est attrayant avec, depuis le plateau, de larges vues sur les massifs environnants. La descente dans le lit de la rivière asséchée permet de découvrir une végétation riche et variée et des falaises aux raides parois de pierre rouge. Une petite chaîne à la fin du parcours permet de surplomber sans difficulté une vasque d’eau croupie, mais peut impressionner des personnes non habituées. Nous reprenons ensuite la route vers Sesriem entre des massifs montagneux aux couleurs toujours aussi variées. Le camping de Sesriem bénéficie d’une situation privilégiée avec de grands emplacements sous des acacias impressionnants. Il est dommage que l’entretien laisse à désirer. La foule des touristes nous surprend après toutes ces journées plutôt calmes. Jour 17 : la course pour arriver les premiers sur les dunes ne nous tente pas et nous quittons le camping vers 7h pour rejoindre Sossusvlei. La route (refaite à neuf) s’enfonce au milieu d’une mer de dunes aux contrastes entre l’ombre et la lumière saisissants. Une courte randonnée nous mène, comme tout le monde ou presque, sur la dune surplombant la cuvette de Sossusvlei, encore remplie d’eau puis vers Deadvlei où nous sommes saisis par ce spectacle irréel d’arbres secs qui se détachent sur l’ocre des dunes et le blanc éblouissant du lac asséché. En fin d’après midi nous explorons le canyon de Sesriem qui s’illumine progressivement au soleil couchant. Jour 18 : le retour vers Windhoek approche malheureusement. La route vers le Kalahari nous semble moins attrayante (peut être est ce la perspective de quitter bientôt ce pays fascinant). Nous faisons une étape très confortable à l’Anib lodge près de Mariental et passons une après-midi de repos au bord de la piscine. Jour 19 : c’est à nouveau la grande route goudronnée et monotone vers Windhoek. A l’approche de la capitale, le paysage s’anime et les massifs montagneux font à nouveau leur apparition. L’après midi est consacrée à quelques pas dans la vile et à des achats avant de rejoindre Chameleon guesthouse pour une dernière étape namibienne.
Pour les photos voir notre site web http://mjpgouret.free.fr
Voici un descriptif rapide : Jour 1 : arrivée à Windhoek via Johannesbourg en fin de matinée. Accueil par ASCO à l’aéroport et transfert en ville. Prise en charge de la voiture, passage à la banque, visite du supermarché pour le ravitaillement. Hébergement chez Chameleon guesthouse : havre de calme à 2 pas du centre ville. Première approche du climat namibien hivernal : soleil intense dans la journée, mais froid vif dès la tombée du jour. Jour 2 : route vers Waterberg. Paysage assez plat, animé cependant de quelques collines et d’arbustes clairsemés. En fin d’après midi, courte randonnée vers le plateau pour profiter du coucher de soleil et des rochers aux couleurs multiples rayonnant sous le soleil rasant. Pintades, mangoustes et quelques dik dik animent les alentours de bungalows. Jour 3 : réveil par les babouins qui viennent dévaliser les poubelles voisines. Route vers Etosha. Au passage halte à Tsumeb, petite ville tranquille aux villas fleuries. A peine entrés dans le parc d’Etosha, surprise, un éléphant traverse la route, puis une girafe, puis des antilopes: Fascinés, il nous faudra du temps pour rejoindre le camp de Namutoni. Le soir, observation au point d’eau sans succès : juste quelques oiseaux et chacals ; mais quel coucher de soleil avec l’horizon qui s’embrase en quelques instants ! Jour 4 : départ dès l’ouverture du camp pour le tour du Fischer’s pan à l’ambiance paisible en ce début de journée. Route vers Halali avec de multiples haltes aux points d’eau. Nous passons une bonne partie de l’après-midi et de la soirée au point d’eau d’Halali fréquenté par une faune variée : oryx, antilopes et nombreux zèbres, éléphants, rhinocéros, phacochère, hyène et les inévitables chacals. Jour 5 : poursuite de l’exploration du parc d’Etosha, en particulier le long du grand pan, immense étendue éblouissante de blancheur. Les animaux sont toujours très présents mais nous n’aurons pas la chance d’apercevoir de lions. Installation à Okaukuejo et observation du point d’eau très fréquenté (par les animaux et les touristes). Jour 6 : nous quittons le parc vers Kamanjab par une route droite et monotone. Installation au camping de Cheetah farm en fin de matinée. Dans l’après midi, séquence émotion : le propriétaire nous propose d’assister au repas des guépards, 3 fauves apprivoisés qui vivent à la ferme et qui ronronnent quand nous les caressons. Après, c’est le départ dans le pick-up pour découvrir les guépards de la réserve (ceux là ne sont pas vraiment domestiqués) qui se disputent les morceaux de viande imposants qui leur sont distribués : même si tout ceci est un peu organisé, le spectacle des fauves au milieu de la savane dorée sous le soleil de fin de journée est magnifique. Jour 7 : route vers Opuwo. Nous apercevons de plus en plus de troupeaux au bord de la route et quelques maisons en torchis avec leurs toits de tôle. A Opuwo, petite ville poussiéreuse, c’est « le choc des cultures » entre femmes himbas aux seins nus, hereros en robes colorées et chapeaux traditionnels et les jeans ou autres robes courtes. Jackie, un français nous accueille dans ses bungalows et animera la soirée de sa verve méridionale. Jour 8 : « queen Elisabeth » nous emmène visiter son village himba. Après avoir déposé les quelques présents achetés la veille au supermarché (farine de mil, tabac, biscuits et bonbons) nous pouvons observer la vie quotidienne de cette tribu. Certaines jeunes femmes sont visiblement ravies de voir leur photo sur l’écran de notre appareil numérique et nous montrent leurs soins de beauté : enduit ocre sur le corps, préparation d’un « déodorant » à base de plantes. Quelle plongée émouvante dans le temps quand nous découvrons leur mode de vie hérité de traditions ancestrales et que de questions nous trottent dans la tête sur la façon dont ces tribus vivent l’arrivée des touristes. Nous prenons ensuite la direction d’Epupa : la piste ne pose pas de difficultés si ce n’est la multitude de radiers qu’il convient de négocier doucement et une traversée de village dans le sable profond où le 4*4 s’avère nécessaire. La découverte de la rivière Kunene bordée de ses baobabs et de ses palmiers au milieu de ces collines désertiques est un ravissement. Le camping communautaire est équipé simplement mais les emplacements au bord de la rivière sont nettoyés chaque jour et offrent l’ombre agréable des palmiers : un endroit idéal pour se reposer. Jour 9 : agréable journée sans voiture. Le matin nous partons seuls pour une petite randonnée le long de la rivière en aval des chutes dans un paysage plaisant au milieu de roches volcaniques noirâtres et de petites plages de sable fin. Dans l’après-midi nous partons accompagnés d’un guide local au look rasta (et admirateur de Bob Marley) à la recherche des crocodiles qui restent cachés ; il nous fait cependant découvrir quelques singes et quelques oiseaux perchés dans les arbres. Jour 10 : longue étape de voiture vers Palmwag (environ 7h30 de route) qui nous laisse peu de temps pour l’exploration. Le départ matinal nous permet d’apercevoir de nombreux dik dik. Au fur et à mesure de la progression vers le sud le paysage devient de plus en plus aride : la route présente un aspect de montagnes russes bordées de collines à la maigre végétation. Au passage du très raide Joubert pass, la savane dorée par le soleil rasant est dominée par des montagnes rougeoyantes. Peu avant Palmwag, bénéficiant des derniers rayons du soleil nous avons la surprise de découvrir au bord de la route des girafes puis des éléphants du désert. Jour 11 : courte étape dans un paysage extraordinaire qui nous invite à la photo après chaque virage. C’est une succession de montagnes tabulaires ocre au milieu de la savane lumineuse. Nous visitons la forêt pétrifiée avec un guide Damara sympathique qui nous fait une démonstration de sa langue à « clic ». En fin d’après midi nous allons visiter les gravures de Twyfelfontein : la visite est extrêmement décevante avec une guide visiblement peu motivée et qui nous laisse le temps minimum pour observer. D’autre part il faut choisir entre 2 circuits sans avoir véritablement d’explication. Jour 12 : décidément, nous ne nous lassons pas de ces paysages de savane dans la lumière matinale et la route nous apparaît rarement monotone malgré l’absence de relief. Après Uis, apparaît à l’horizon la pyramide du Spitzkoppe au pied duquel nous ferons étape. Nous installons notre campement au milieu de blocs rocheux à la couleur rose prononcée avec une vue directe sur la montagne dont les grandes dalles rocheuses sont une invitation à l’escalade. Nous partons ensuite pour une petite randonnée vers Bushman paradise, mais un peu tard pour bénéficier du soleil couchant. L’ambiance du bivouac est exceptionnelle et nous prenons un plaisir rare à observer un ciel constellé d’une myriade d’étoiles. Jour 13 : debout dès les premières lueurs nous ne voulons pas manquer l’embrasement du Spitzkoppe. Les quelques minutes qui suivent le moment où le soleil frappe la montagne sont magiques. Avant de reprendre la route nous jouons à cache cache avec le soleil dans les roches qui entourent le « bridge » et dont la couleur varie en fonction de l’incidence du soleil. C’est ensuite une longue route droite, plate, monotone dans un paysage de plus en plus dénudé vers l’océan. L’atmosphère est par moment irréelle avec de nombreux mirages. Quelques kilomètres avant Henties Bay le ciel se voile : nos premiers nuages depuis l’arrivée en Namibie. Nous faisons un petit tour rapide dans Henties Bay, cité balnéaire aux constructions colorées mais sans charme, avant d’emprunter la route de sel vers Cape Cross. Le spectacle de ces milliers d’otaries étendues sur le sable où les rochers est surprenant et amusant. En direction de Swakopmund nous longeons plusieurs stations balnéaires qui nous paraissent anachroniques au milieu de ce paysage désertique. Jour 14 : suivant les conseils du Petit Futé nous rejoignons Walvis Bay et demandons à l’agence Mola Mola s’il est possible d’organiser une excursion à Sandwich Harbour. En 3/4 d’heure le 4*4 et son chauffeur sont prêts (y compris une copieuse collation pour midi) et nous voilà partis pour une excursion inoubliable. Notre guide est un grand connaisseur de la faune et de la flore du désert et tout au long de la journée il nous fournira de nombreuses explications sur la vie insoupçonnable de ces grands espaces de dunes. L’accès est conditionné par les horaires des marées et nécessite une grande maîtrise de la conduite sur terrain sablonneux. Pour bénéficier d’une vue panoramique vers les lagunes entourées d’un mince cordon de verdure nous grimpons sur la longue arête d’une grande dune avant de nous « éclater » dans une descente directe dans la pente sablonneuse. Au retour, notre guide nous montre toute sa maîtrise du véhicule et son sens de l’orientation en louvoyant au milieu de ces espaces de dunes à l’infini. Jour 15 : avant d’atteindre les montagnes du Naukluft il faut à nouveau traverser une longue zone aride et plate durant une bonne centaine de kilomètres. A partir de Kuiseb Pass le paysage devient beaucoup plus attrayant d’autant plus que la couverture nuageuse laisse passer par intermittences les rayons du soleil qui teintent les montagnes de couleurs variées du blanc à l’ocre en passant par le vert pâle. Un arrêt rapide à Solitaire nous permet de déguster un « apple pie » conforme à la réputation. Le camping de Naukluft est sommaire mais le cadre sauvage au fond d’une longue vallée étroite. Jour 16 : la matinée est consacrée à une randonnée sur l’Olive trail. Le parcours est attrayant avec, depuis le plateau, de larges vues sur les massifs environnants. La descente dans le lit de la rivière asséchée permet de découvrir une végétation riche et variée et des falaises aux raides parois de pierre rouge. Une petite chaîne à la fin du parcours permet de surplomber sans difficulté une vasque d’eau croupie, mais peut impressionner des personnes non habituées. Nous reprenons ensuite la route vers Sesriem entre des massifs montagneux aux couleurs toujours aussi variées. Le camping de Sesriem bénéficie d’une situation privilégiée avec de grands emplacements sous des acacias impressionnants. Il est dommage que l’entretien laisse à désirer. La foule des touristes nous surprend après toutes ces journées plutôt calmes. Jour 17 : la course pour arriver les premiers sur les dunes ne nous tente pas et nous quittons le camping vers 7h pour rejoindre Sossusvlei. La route (refaite à neuf) s’enfonce au milieu d’une mer de dunes aux contrastes entre l’ombre et la lumière saisissants. Une courte randonnée nous mène, comme tout le monde ou presque, sur la dune surplombant la cuvette de Sossusvlei, encore remplie d’eau puis vers Deadvlei où nous sommes saisis par ce spectacle irréel d’arbres secs qui se détachent sur l’ocre des dunes et le blanc éblouissant du lac asséché. En fin d’après midi nous explorons le canyon de Sesriem qui s’illumine progressivement au soleil couchant. Jour 18 : le retour vers Windhoek approche malheureusement. La route vers le Kalahari nous semble moins attrayante (peut être est ce la perspective de quitter bientôt ce pays fascinant). Nous faisons une étape très confortable à l’Anib lodge près de Mariental et passons une après-midi de repos au bord de la piscine. Jour 19 : c’est à nouveau la grande route goudronnée et monotone vers Windhoek. A l’approche de la capitale, le paysage s’anime et les massifs montagneux font à nouveau leur apparition. L’après midi est consacrée à quelques pas dans la vile et à des achats avant de rejoindre Chameleon guesthouse pour une dernière étape namibienne.
Pour les photos voir notre site web http://mjpgouret.free.fr
Conseils pour trouver un boulot à Londres English translation pending
** TROUVER UN BOULOT A LONDRES – LES CONSEILS DE L’ONCLE VLAD 😉** / (Février 2006)
Bonjour à tous,
Envie d’aventure, de changement, pas de perspective de boulot ou de carrière en France (ou ailleurs), envie d’améliorer votre anglais ? Bref vous avez décidé de faire le grand saut, et vous voulez venir à Londres. Mais vous ne savez pas comment faire pour trouver un boulot avec votre niveau d’anglais débutant, comment se préparer, où aller, comment éviter les arnaques, etc…..
Cela fait trois mois que je survole les différents blogs et forums sur le sujet, et vu que personne n’a encore créer un guide ‘CONSEILS POUR TROUVER UN TRAVAIL A LONDRES’, qui résume les bons conseils donnés ici et là, je vous propose ce qui suit pour vous aider et répondre à ces questions. Libre à vous d’en tenir compte ou non! Et de rajouter vos PROPRES conseils sur ce blog/FORUM.
J’ai 30 ans, je suis parti de France avec ma petite licence d’économie sous le bras il y a 8 ans de cela. J’avais un anglais scolaire (niveau bac), et ne connaissais personne à Londres. J’ai galéré financièrement les premiers mois, tout comme ceux qui arrivent dans ces conditions. Mais cela a été largement compensé par la richesse des rencontres et la superbe vie sociale des premiers mois. Depuis j’ai changé de job 8 fois (de mon plein gré) afin de progresser, et je vis très bien ici.
Il devrait vous rester très peu de questions, une fois lu tout ce qui suit. Et pour ceux qui veulent en savoir plus, rendez-vous sur mon site web www.evaultfirst.com. Vous y trouverez plus d’info sur mon livre "ENFIN UN BOULOT !" (à Londres biensur !!) de Vladimir Cordier, j’y raconte mon parcours plein d’anecdotes, de constatations et de conseils pour s’en sortir dans la jungle Londonienne. N’hésitez pas à me faire de la pub ou à le commander. LAISSEZ UN MESSAGE SUR CE BLOG SI VOUS TROUVEZ LES INFOS CI-DESSOUS UTILES !!!
L’Oncle Vlad vous souhaite bonne chance et bonne aventure! "Il vaut mieux tenter l’aventure que d’avoir des regrets toute sa vie !" (dans la mesure du raisonnable biensur).
Et si vous ne deviez retenir que 2 choses : • Préparez tout avant de partir / Ayez un plan d’actions : Réservez une auberge de jeunesse à Londres pour les premiers jours, prenez 1000 Euros minimum en traveller chèques, faites une liste des magasins/agences que vous démarcherez une fois sur place ou avec qui vous avez déjà pris contact. Ayez un guide de Londres dans votre sac à dos avec plan de la ville et du métro. Un projet a plus de chances de réussir s’il est bien préparé et documenté au préalable. Vous n’iriez pas acheter un lecteur DVD sans avoir fait le tour des offres disponibles ! Ici il s’agit de vous, pas d’un lecteur DVD, donc un petit peu d’efforts avant de partir est la moindre des choses. • Une fois sur place : Achetez un téléphone à carte anglais, pour communiquer avec les employeurs et qu’ils aient un numéro anglais où vous joindre.
Maintenant prenez votre respiration, c’est long et détaillé, mais gratuit !
***** A IMPRIMER ET A CONSERVER ******
* OBJECTIF/ DUREE DU SEJOUR * Primo: Identifiez la durée pour laquelle vous venez à Londres, et les raisons pour lesquelles vous y venez.
Si vous venez pour quelques mois et dans l’espoir de décrocher un vrai boulot à Londres, ce qui suit est pour vous. Si vous venez juste pour une courte période, 2/3 mois, histoire d’avoir un petit dépaysement, une petite expérience ou tâter le terrain, ce qui suit ne s’applique pas entièrement à vous (sorry!)
* CHERCHER UN EMPLOI SUR PLACE * A moins que vous ne soyez déjà bilingue, avec un diplôme en IT (informatique), Finance, etc., ou issu d’une école de commerce ou école/fac d’ingénieur, vous n’aurez sûrement aucun contact ou aucune convention de stage ou offre d’emploi qui vous attendra à Londres. Il va donc falloir trouver:
1. Un logement temporaire pour les premiers jours/semaines (Auberge de jeunesse recommandé) 2. Un ‘premier’ boulot tremplin (qui permettra de décrocher un logement permanent, ouvrir un compte en banque, obtenir un numéro de sécu. social anglais = National Insurance Number)
Vous avez trois façons de procéder pour réussir cela:
1. Envoyer des centaines de CV en lignes, répondre aux annonces depuis la France. Taux de réussite, très, très faible, à moins que vous ayez une spécialité/expérience rare.
2. Contacter depuis la France des ’agences de placement’ clef en main, qui vous proposent un logement et un boulot à votre arrivée. Ce ne sont pas les agences qui manquent. Mais il faut payer pour leurs services (une avance, puis le reste sur place. Facture totale: entre £300 et £600 environ), et rien n’est garanti. Si vous choisissez cette option, renseignez-vous sur les blogs/forums/Internet, sur la crédibilité de ces agences. Beaucoup de jeunes passés par là disent qu’on leur a menti et se sont retrouvés dans des logements minables, loin de tout (transports..), et à faire des petits boulots de serveur au fin fond de Londres (aéroports..). Jobs qu’ils auraient pu trouver par eux-mêmes sans rien payer, depuis Londres. Et biensur, vous ne pourrez jamais récupérer votre argent, donc utilisez votre bon sens et renseignez-vous un max. Toutefois, certaines personnes se sont également dites satisfaites de leurs services. Il n’existe à ma connaissance aucune ‘accréditation’ et aucun système de notation pour ce type d’agences. Donc vigilance! Toutefois, le Centre Charles Péguy* sur Leicester Square à Londres, bien établi et respecté, peut s’avérer utile et ne charge que £50 environ, pour aide à la réalisation de CVs, accès à des ordinateurs, consulter des annonces…
3. Aussi, le meilleur conseil que tout le monde s’accorde à donner est qu’il faut chercher depuis Londres. En effet, les employeurs sont plus intéressés par des candidats qu’ils ont à portée de main. Et là vous n’êtes pas seuls. Les italiens, les grecques, les espagnols, les allemands, les jeunes des pays de l’Est…., ont tous un marché de l’emploi identique ou pire que celui de la France, donc ils viennent aussi ici chercher du boulot.
* DE COMBIEN AURAI-JE BESOIN POUR VIVRE ? * Comptez entre £300 et £500 minimum par mois pour une chambre en collocation (factures eau/élétricité/gaz/impôts locaux inclus ou non)(comptez également de 2 semaines à 1 mois de deposit. Garanti/avance pour votre loyer que le propriétaire vous rendra à votre départ) Comptez £80 pour votre transport par mois Comptez £80 de budget nourriture par mois Comptez £150 de budget sorti par mois (ciné/bars/boites de nuit/resto) Comptez £20 de budget mobile phone/appel France… Fringues/cadeaux/voyages – s’il vous reste de l’argent !
Biensur, selon vos attentes, où vous habitez à Londres (le bus est moins cher que le métro) et votre mode de vie, le budget minimum de £800 par mois ci-dessus variera. Il n’est indiqué qu’à titre indicatif, comme toutes les autres infos d’ailleurs.
Pour info, £15 000 de salaire annuel est un minimum pour juste ‘survivre’ à Londres. En dessous de ça, la vie va être très précaire.
* OU/COMMENT AMELIORE-T-ON VRAIMENT SON ANGLAIS ? * Si votre objectif est d’améliorer votre anglais, sachez que ce n’est pas au travers de vos premiers petits boulots et collègues qu’il progressera. Non, ce sera grâce à votre vie en collocation, à vos sorties au pub, à votre intégration/immersion dans la vie anglaise au travers de la télé, la radio, le sport…
En effet, le fait de servir des sandwichs ou de laver des assiettes avec d’autres étrangers qui maîtrisent aussi bien l’anglais que vous, ça ne le fait pas vraiment.
Toutefois, la vie étant tellement chère à Londres, les jeunes professionnels anglais/australiens/sud-africains… souvent bardés de dettes afin de repayer l’emprunt souscrit pour payer leurs études, ou afin de mettre de l’argent de côté, optent pour la collocation. (Friends/L’Auberge Espagnole…, pas besoin de vous faire un dessin). Donc vous partagerez sûrement votre premier logement (chacun sa chambre dans un appart. ou une maison) avec un Anglophone et plusieurs européens et/ou sud américains!
* QUEL PREMIER PETIT BOULOT ? * Si vous parlez et écrivez l’anglais comme une vache espagnole, que vous soyez très diplômé ou non ne fera pas de grande différence. Vous serez tous logés à la même enseigne au début. Allez sur les sites web des agences citées un peu plus bas, pour avoir une idée des salaires.
Serveur/cuistot: Si vous voulez faire carrière dans la restauration/hôtellerie, ce ne sont pas les boulots qui manquent. Mais les horaires sont durs, et la paie dérisoire. Mais il y a de vraies possibilités de progression dans le management pour ceux qui sont bons et n’ont pas peur de remonter leurs manches les premiers mois. Faites vos preuves, le reste viendra tout seul. Vous prendrez confiance en vous au fur et à mesure que votre anglais progressera. Vous pourrez ensuite changer d’employeur sans problème, ou être promu!
C’est sûrement le genre de boulot qui attendra aussi ceux dont le niveau d’anglais est vraiment très bas.
Fille au pair: Si vous voulez être logé, nourri, blanchi et avoir un peu d’argent de poche, cela peut être une option. Faites des recherches sur Internet pour trouver des agences. Appelez-les…
Vendeur/vendeuse: Les boutiques de fringue, de gadgets… ce n’est pas ce qui manque. Tentez votre chance.
Manutentionnaire: Travailler de nuit ou de jour pour approvisionner les rayons des supermarchés. C’est précaire, mais au moins vous êtes ici. C’est ce qui est autour qui compte. Vous pouvez également travailler sur des chantiers ….
Si les métiers ci dessus ne sont qu’un tremplin, et non votre corps de métier, restez-y quelques mois maximum, ensuite bougez. Votre anglais parlé et écrit (très important) devrait être à niveau.
Décoration/artisanat: Les français sont réputés pour leur savoir faire en matière de travaux d’intérieur, de rénovation…. Si vous êtes doué, essayez de décrocher un job dans ce secteur. Beaucoup de gens font refaire l’intérieur de leur appartement et des sociétés se spécialisent dans ces métiers! Cela peut même bien payé. De même si vous êtes boulanger, sommelier…
Télémarketeurs/telesales: Alors là attention, il s’agit de mon favori! Ca j’ai fait et je connais très bien. Non seulement on ne vous demandera pas un niveau d’anglais super, mais on vous payera plus qu’un anglais car vous travaillerez en ‘français!!!’. Comptez de £5 à £6 de l’heure. Ce qui est très bas, mais ça paye autant que de bosser dans un pub, et le fait d’être capable de décrocher des informations, des rendez-vous, ou de vendre par téléphone fait bien sur un CV, en plus vous vous servez d’un ordinateur. Pensez employabilité, qu’est ce que vous faites maintenant vous donne comme possibilités pour plus tard?
Bref vous appelez la France depuis Londres pour faire des études de marché ou vendre quelque chose. Toutefois sachez que beaucoup d’étudiants font ce type de jobs, car les horaires sont flexibles, voir à la carte, donc les places sont chères. Et si vous n’êtes pas bon, ou ponctuel, les jours ou il n’y pas d’étude à faire ou peu, les plus fidèles employés seront favorisés et vous serez bon à trouver un autre emploi.
Export/import: Maintenant que vous maîtrisez un peu plus l’anglais, vous devez chercher à utiliser le français comme ‘avantage comparatif’ pour progresser. Il y a plein de petits boulots entre £12 500 et £17 000 par an, en tant qu’assistant ou ‘executive’ dans ce secteur. Vous êtes formé sur le tas (j’ai fait ça moi même à mes débuts), tant que vous êtes à peu prêt bilingue (ou plus), savez vous servir d’un ordinateur et avez un minimum de diplômes.
Assistant/prof./cours de langue: Là le marché est hyper saturé, et beaucoup de gens sont déjà établis depuis longtemps avec leur clientèle. Mais rien ne vous empêche de démarcher les écoles de langues.
Support informatique/IT (Information Technology): Ici pareil, si vous pouvez passer un entretien en anglais, la demande de personnel en support bilingue, avec des connaissances/qualifications Microsoft/SQL/Java/Sun/Citrix……… vous donnera un bon boulot.
Commercial/vente: Pour ceux tentés par la vente, idem, vous pouvez être représentant pour des produits anglais sur le marché français, ou des produits français sur le marché anglais, américain… depuis Londres.
Métiers de back-office en banque/finance: Une bonne présentation, une bonne maîtrise des outils informatiques et de l’anglais (les langues étrangères étant un avantage) vous ouvriront les portes de la City. Commencez avec un boulot au bas de l’échelle, vous serez formé si vous êtes apprécié. Le reste dépendra de vous.
Boulots administratifs (clerk)/centre d’appels(call centre)/standardiste bilingue (receptionist)/secrétaire bilingue (PA en anglais): Répondre aux clients, faire de la paperasserie…., voilà une autre façon de mettre un pied dans une entreprise, pour autant que votre niveau d’anglais soit correct.
* AGENCES/SITE WEBS/JOURNAUX POUR JOBS SUR LONDRES *
“Evening Standard” (40p.), quotidien en vente partout à Londres “TNT magazine”: hebdomadaire gratuit à la sortie de certaines stations de métro
Bureau Emploi du Consulat Général de France à Londres : www.emploiformation.org.uk
Centre d’Echanges Internationaux (CEI) : www.cei-frenchcentre.com (Centre Charles Péguy*)
Centre Information et Documentation Jeunesse : www.cidj.com
First Language Europe : www.flagency.com
International Career Vision : www.in-cv.com
Le Bon Chef : www.lebonchef.com
Mise en Place : www.miseenplaceuk.com
Caterer : www.caterer.com
Eurolondon : www.eurolondon.com
People First : www.people-first.demon.co.uk
Cyber Emploi : www.cyber-emploi-centre.com
Go Job Site : www.gojiobsite.co.uk
Gum Tree : www.gumtree.co.uk
Monster : www.monster.co.uk
Language Jobs : www.Languagejobs4u.com
* ATTITUDE/PROFIL/MORAL * Il faut être réaliste, beaucoup jetterons l’éponge et rentreront au pays déçus après quelques semaines seulement. Certains avec plus ou moins de bons moments en tête, mais les poches vides. La vie est chère et dure ici, et la compétition réelle. C’est pour cela que je répète qu’il faut vous préparer avant de partir, et savoir ce que vous allez faire en arrivant ici. Quel est votre but ? Renseignez-vous sur les salaires, les loyers, les offres, etc. avant de partir, au risque d’être déçu une fois sur place ou de perdre du temps et de l’argent, beaucoup d’argent !
En plus d’un caractère volontaire et d’une attitude débrouillarde, il faut une grande part de chance, en grande partie due aux rencontres. D’autres jeunes (du monde entier) que vous serez amenés à rencontrer, se feront un plaisir de vous refiler des tuyaux et bons plans petits boulots et logements, l’entraide marche bien ici, donc ne négligez pas l’aspect social et les sorties.
* COMMENT VENIR * Si vous bénéficiez de tarifs jeunes ou étudiants, checkez les offres d’EUROLINES (bus/bateau). C’est long, mais économique au départ de Paris, et vous ferez une partie de la traversé en bateau! Checkez également les tarifs de compagnies aériennes comme Ryanair, ou Easyjet, et l’Eurostar biensur.
* LES GRANDS PLUS DU SYSTEME BRITANNIQUE * MERITOCRATIE & INTEGRATION: Ici les gens sont embauchés pour leur expérience et sont promus au mérite, quelle que soit leur nationalité. Par conséquent les diplômes sont beaucoup moins importants qu’en France. Si vous avez étudié, cela veut dire pour les anglais que vous serez ‘sérieux’, vous saurez comprendre, et pourrez vous adapter. Il n’est pas rare de voir des gens avec un diplôme en histoire ou psychologie travailler dans des banques, par exemple.
Faites vos preuves d’abord et le reste suivra. Mais les débuts sont durs et précaires, la sélection se fait ainsi.
L’EUROPE : Tout ressortissant de l’union européenne peut venir et rester à vie s’il le désire, donc pas de problème de visa.
BESOIN EN LANGUES ETRANGERES : Et vu que les anglais ne sont pas réputés pour leur connaissance et leur pratique des langues étrangères. Tirez votre épingle du jeu, et mettez vos langues en avant.
* LES GRANDS MOINS DU SYSTEME BRITANNIQUE * CONCURRENCE : Tout le monde croit que c’est l’Eldorado, par conséquent vous ne serez pas les seuls. On estime à 300 000 le nombre de français vivant au Royaume-Uni. Ajoutez à cela les australiens, sud-africains, néo-zélandais, et autres immigrés des pays européens et de l’Est, plus les britanniques biensur, et vous vous sentez tout de suite moins seul.
SANTE : Mieux vaut être en bonne santé, car même si le GP (General Practitioner = médecin) est gratuit, les médicaments sont payants (selon les cas) et les listes d’attentes des hôpitaux gratuits se comptent en mois ! Pus d’infos et de bons plans dans mon livre à ce sujet, notamment à propos du dispensaire français, qui fournit des soins de qualité avec du staff qualifié et francophone, à des prix imbattables.
ALLOC. CHOMAGE : Mieux vaut avoir un emploi, car avec £50 max. par semaine (sous conditions) d’allocations chômages, vous n’irez pas bien loin.
ALORS ……………………………………… PRET A PARTIR ? 🤪
Bonjour à tous,
Envie d’aventure, de changement, pas de perspective de boulot ou de carrière en France (ou ailleurs), envie d’améliorer votre anglais ? Bref vous avez décidé de faire le grand saut, et vous voulez venir à Londres. Mais vous ne savez pas comment faire pour trouver un boulot avec votre niveau d’anglais débutant, comment se préparer, où aller, comment éviter les arnaques, etc…..
Cela fait trois mois que je survole les différents blogs et forums sur le sujet, et vu que personne n’a encore créer un guide ‘CONSEILS POUR TROUVER UN TRAVAIL A LONDRES’, qui résume les bons conseils donnés ici et là, je vous propose ce qui suit pour vous aider et répondre à ces questions. Libre à vous d’en tenir compte ou non! Et de rajouter vos PROPRES conseils sur ce blog/FORUM.
J’ai 30 ans, je suis parti de France avec ma petite licence d’économie sous le bras il y a 8 ans de cela. J’avais un anglais scolaire (niveau bac), et ne connaissais personne à Londres. J’ai galéré financièrement les premiers mois, tout comme ceux qui arrivent dans ces conditions. Mais cela a été largement compensé par la richesse des rencontres et la superbe vie sociale des premiers mois. Depuis j’ai changé de job 8 fois (de mon plein gré) afin de progresser, et je vis très bien ici.
Il devrait vous rester très peu de questions, une fois lu tout ce qui suit. Et pour ceux qui veulent en savoir plus, rendez-vous sur mon site web www.evaultfirst.com. Vous y trouverez plus d’info sur mon livre "ENFIN UN BOULOT !" (à Londres biensur !!) de Vladimir Cordier, j’y raconte mon parcours plein d’anecdotes, de constatations et de conseils pour s’en sortir dans la jungle Londonienne. N’hésitez pas à me faire de la pub ou à le commander. LAISSEZ UN MESSAGE SUR CE BLOG SI VOUS TROUVEZ LES INFOS CI-DESSOUS UTILES !!!
L’Oncle Vlad vous souhaite bonne chance et bonne aventure! "Il vaut mieux tenter l’aventure que d’avoir des regrets toute sa vie !" (dans la mesure du raisonnable biensur).
Et si vous ne deviez retenir que 2 choses : • Préparez tout avant de partir / Ayez un plan d’actions : Réservez une auberge de jeunesse à Londres pour les premiers jours, prenez 1000 Euros minimum en traveller chèques, faites une liste des magasins/agences que vous démarcherez une fois sur place ou avec qui vous avez déjà pris contact. Ayez un guide de Londres dans votre sac à dos avec plan de la ville et du métro. Un projet a plus de chances de réussir s’il est bien préparé et documenté au préalable. Vous n’iriez pas acheter un lecteur DVD sans avoir fait le tour des offres disponibles ! Ici il s’agit de vous, pas d’un lecteur DVD, donc un petit peu d’efforts avant de partir est la moindre des choses. • Une fois sur place : Achetez un téléphone à carte anglais, pour communiquer avec les employeurs et qu’ils aient un numéro anglais où vous joindre.
Maintenant prenez votre respiration, c’est long et détaillé, mais gratuit !
***** A IMPRIMER ET A CONSERVER ******
* OBJECTIF/ DUREE DU SEJOUR * Primo: Identifiez la durée pour laquelle vous venez à Londres, et les raisons pour lesquelles vous y venez.
Si vous venez pour quelques mois et dans l’espoir de décrocher un vrai boulot à Londres, ce qui suit est pour vous. Si vous venez juste pour une courte période, 2/3 mois, histoire d’avoir un petit dépaysement, une petite expérience ou tâter le terrain, ce qui suit ne s’applique pas entièrement à vous (sorry!)
* CHERCHER UN EMPLOI SUR PLACE * A moins que vous ne soyez déjà bilingue, avec un diplôme en IT (informatique), Finance, etc., ou issu d’une école de commerce ou école/fac d’ingénieur, vous n’aurez sûrement aucun contact ou aucune convention de stage ou offre d’emploi qui vous attendra à Londres. Il va donc falloir trouver:
1. Un logement temporaire pour les premiers jours/semaines (Auberge de jeunesse recommandé) 2. Un ‘premier’ boulot tremplin (qui permettra de décrocher un logement permanent, ouvrir un compte en banque, obtenir un numéro de sécu. social anglais = National Insurance Number)
Vous avez trois façons de procéder pour réussir cela:
1. Envoyer des centaines de CV en lignes, répondre aux annonces depuis la France. Taux de réussite, très, très faible, à moins que vous ayez une spécialité/expérience rare.
2. Contacter depuis la France des ’agences de placement’ clef en main, qui vous proposent un logement et un boulot à votre arrivée. Ce ne sont pas les agences qui manquent. Mais il faut payer pour leurs services (une avance, puis le reste sur place. Facture totale: entre £300 et £600 environ), et rien n’est garanti. Si vous choisissez cette option, renseignez-vous sur les blogs/forums/Internet, sur la crédibilité de ces agences. Beaucoup de jeunes passés par là disent qu’on leur a menti et se sont retrouvés dans des logements minables, loin de tout (transports..), et à faire des petits boulots de serveur au fin fond de Londres (aéroports..). Jobs qu’ils auraient pu trouver par eux-mêmes sans rien payer, depuis Londres. Et biensur, vous ne pourrez jamais récupérer votre argent, donc utilisez votre bon sens et renseignez-vous un max. Toutefois, certaines personnes se sont également dites satisfaites de leurs services. Il n’existe à ma connaissance aucune ‘accréditation’ et aucun système de notation pour ce type d’agences. Donc vigilance! Toutefois, le Centre Charles Péguy* sur Leicester Square à Londres, bien établi et respecté, peut s’avérer utile et ne charge que £50 environ, pour aide à la réalisation de CVs, accès à des ordinateurs, consulter des annonces…
3. Aussi, le meilleur conseil que tout le monde s’accorde à donner est qu’il faut chercher depuis Londres. En effet, les employeurs sont plus intéressés par des candidats qu’ils ont à portée de main. Et là vous n’êtes pas seuls. Les italiens, les grecques, les espagnols, les allemands, les jeunes des pays de l’Est…., ont tous un marché de l’emploi identique ou pire que celui de la France, donc ils viennent aussi ici chercher du boulot.
* DE COMBIEN AURAI-JE BESOIN POUR VIVRE ? * Comptez entre £300 et £500 minimum par mois pour une chambre en collocation (factures eau/élétricité/gaz/impôts locaux inclus ou non)(comptez également de 2 semaines à 1 mois de deposit. Garanti/avance pour votre loyer que le propriétaire vous rendra à votre départ) Comptez £80 pour votre transport par mois Comptez £80 de budget nourriture par mois Comptez £150 de budget sorti par mois (ciné/bars/boites de nuit/resto) Comptez £20 de budget mobile phone/appel France… Fringues/cadeaux/voyages – s’il vous reste de l’argent !
Biensur, selon vos attentes, où vous habitez à Londres (le bus est moins cher que le métro) et votre mode de vie, le budget minimum de £800 par mois ci-dessus variera. Il n’est indiqué qu’à titre indicatif, comme toutes les autres infos d’ailleurs.
Pour info, £15 000 de salaire annuel est un minimum pour juste ‘survivre’ à Londres. En dessous de ça, la vie va être très précaire.
* OU/COMMENT AMELIORE-T-ON VRAIMENT SON ANGLAIS ? * Si votre objectif est d’améliorer votre anglais, sachez que ce n’est pas au travers de vos premiers petits boulots et collègues qu’il progressera. Non, ce sera grâce à votre vie en collocation, à vos sorties au pub, à votre intégration/immersion dans la vie anglaise au travers de la télé, la radio, le sport…
En effet, le fait de servir des sandwichs ou de laver des assiettes avec d’autres étrangers qui maîtrisent aussi bien l’anglais que vous, ça ne le fait pas vraiment.
Toutefois, la vie étant tellement chère à Londres, les jeunes professionnels anglais/australiens/sud-africains… souvent bardés de dettes afin de repayer l’emprunt souscrit pour payer leurs études, ou afin de mettre de l’argent de côté, optent pour la collocation. (Friends/L’Auberge Espagnole…, pas besoin de vous faire un dessin). Donc vous partagerez sûrement votre premier logement (chacun sa chambre dans un appart. ou une maison) avec un Anglophone et plusieurs européens et/ou sud américains!
* QUEL PREMIER PETIT BOULOT ? * Si vous parlez et écrivez l’anglais comme une vache espagnole, que vous soyez très diplômé ou non ne fera pas de grande différence. Vous serez tous logés à la même enseigne au début. Allez sur les sites web des agences citées un peu plus bas, pour avoir une idée des salaires.
Serveur/cuistot: Si vous voulez faire carrière dans la restauration/hôtellerie, ce ne sont pas les boulots qui manquent. Mais les horaires sont durs, et la paie dérisoire. Mais il y a de vraies possibilités de progression dans le management pour ceux qui sont bons et n’ont pas peur de remonter leurs manches les premiers mois. Faites vos preuves, le reste viendra tout seul. Vous prendrez confiance en vous au fur et à mesure que votre anglais progressera. Vous pourrez ensuite changer d’employeur sans problème, ou être promu!
C’est sûrement le genre de boulot qui attendra aussi ceux dont le niveau d’anglais est vraiment très bas.
Fille au pair: Si vous voulez être logé, nourri, blanchi et avoir un peu d’argent de poche, cela peut être une option. Faites des recherches sur Internet pour trouver des agences. Appelez-les…
Vendeur/vendeuse: Les boutiques de fringue, de gadgets… ce n’est pas ce qui manque. Tentez votre chance.
Manutentionnaire: Travailler de nuit ou de jour pour approvisionner les rayons des supermarchés. C’est précaire, mais au moins vous êtes ici. C’est ce qui est autour qui compte. Vous pouvez également travailler sur des chantiers ….
Si les métiers ci dessus ne sont qu’un tremplin, et non votre corps de métier, restez-y quelques mois maximum, ensuite bougez. Votre anglais parlé et écrit (très important) devrait être à niveau.
Décoration/artisanat: Les français sont réputés pour leur savoir faire en matière de travaux d’intérieur, de rénovation…. Si vous êtes doué, essayez de décrocher un job dans ce secteur. Beaucoup de gens font refaire l’intérieur de leur appartement et des sociétés se spécialisent dans ces métiers! Cela peut même bien payé. De même si vous êtes boulanger, sommelier…
Télémarketeurs/telesales: Alors là attention, il s’agit de mon favori! Ca j’ai fait et je connais très bien. Non seulement on ne vous demandera pas un niveau d’anglais super, mais on vous payera plus qu’un anglais car vous travaillerez en ‘français!!!’. Comptez de £5 à £6 de l’heure. Ce qui est très bas, mais ça paye autant que de bosser dans un pub, et le fait d’être capable de décrocher des informations, des rendez-vous, ou de vendre par téléphone fait bien sur un CV, en plus vous vous servez d’un ordinateur. Pensez employabilité, qu’est ce que vous faites maintenant vous donne comme possibilités pour plus tard?
Bref vous appelez la France depuis Londres pour faire des études de marché ou vendre quelque chose. Toutefois sachez que beaucoup d’étudiants font ce type de jobs, car les horaires sont flexibles, voir à la carte, donc les places sont chères. Et si vous n’êtes pas bon, ou ponctuel, les jours ou il n’y pas d’étude à faire ou peu, les plus fidèles employés seront favorisés et vous serez bon à trouver un autre emploi.
Export/import: Maintenant que vous maîtrisez un peu plus l’anglais, vous devez chercher à utiliser le français comme ‘avantage comparatif’ pour progresser. Il y a plein de petits boulots entre £12 500 et £17 000 par an, en tant qu’assistant ou ‘executive’ dans ce secteur. Vous êtes formé sur le tas (j’ai fait ça moi même à mes débuts), tant que vous êtes à peu prêt bilingue (ou plus), savez vous servir d’un ordinateur et avez un minimum de diplômes.
Assistant/prof./cours de langue: Là le marché est hyper saturé, et beaucoup de gens sont déjà établis depuis longtemps avec leur clientèle. Mais rien ne vous empêche de démarcher les écoles de langues.
Support informatique/IT (Information Technology): Ici pareil, si vous pouvez passer un entretien en anglais, la demande de personnel en support bilingue, avec des connaissances/qualifications Microsoft/SQL/Java/Sun/Citrix……… vous donnera un bon boulot.
Commercial/vente: Pour ceux tentés par la vente, idem, vous pouvez être représentant pour des produits anglais sur le marché français, ou des produits français sur le marché anglais, américain… depuis Londres.
Métiers de back-office en banque/finance: Une bonne présentation, une bonne maîtrise des outils informatiques et de l’anglais (les langues étrangères étant un avantage) vous ouvriront les portes de la City. Commencez avec un boulot au bas de l’échelle, vous serez formé si vous êtes apprécié. Le reste dépendra de vous.
Boulots administratifs (clerk)/centre d’appels(call centre)/standardiste bilingue (receptionist)/secrétaire bilingue (PA en anglais): Répondre aux clients, faire de la paperasserie…., voilà une autre façon de mettre un pied dans une entreprise, pour autant que votre niveau d’anglais soit correct.
* AGENCES/SITE WEBS/JOURNAUX POUR JOBS SUR LONDRES *
“Evening Standard” (40p.), quotidien en vente partout à Londres “TNT magazine”: hebdomadaire gratuit à la sortie de certaines stations de métro
Bureau Emploi du Consulat Général de France à Londres : www.emploiformation.org.uk
Centre d’Echanges Internationaux (CEI) : www.cei-frenchcentre.com (Centre Charles Péguy*)
Centre Information et Documentation Jeunesse : www.cidj.com
First Language Europe : www.flagency.com
International Career Vision : www.in-cv.com
Le Bon Chef : www.lebonchef.com
Mise en Place : www.miseenplaceuk.com
Caterer : www.caterer.com
Eurolondon : www.eurolondon.com
People First : www.people-first.demon.co.uk
Cyber Emploi : www.cyber-emploi-centre.com
Go Job Site : www.gojiobsite.co.uk
Gum Tree : www.gumtree.co.uk
Monster : www.monster.co.uk
Language Jobs : www.Languagejobs4u.com
* ATTITUDE/PROFIL/MORAL * Il faut être réaliste, beaucoup jetterons l’éponge et rentreront au pays déçus après quelques semaines seulement. Certains avec plus ou moins de bons moments en tête, mais les poches vides. La vie est chère et dure ici, et la compétition réelle. C’est pour cela que je répète qu’il faut vous préparer avant de partir, et savoir ce que vous allez faire en arrivant ici. Quel est votre but ? Renseignez-vous sur les salaires, les loyers, les offres, etc. avant de partir, au risque d’être déçu une fois sur place ou de perdre du temps et de l’argent, beaucoup d’argent !
En plus d’un caractère volontaire et d’une attitude débrouillarde, il faut une grande part de chance, en grande partie due aux rencontres. D’autres jeunes (du monde entier) que vous serez amenés à rencontrer, se feront un plaisir de vous refiler des tuyaux et bons plans petits boulots et logements, l’entraide marche bien ici, donc ne négligez pas l’aspect social et les sorties.
* COMMENT VENIR * Si vous bénéficiez de tarifs jeunes ou étudiants, checkez les offres d’EUROLINES (bus/bateau). C’est long, mais économique au départ de Paris, et vous ferez une partie de la traversé en bateau! Checkez également les tarifs de compagnies aériennes comme Ryanair, ou Easyjet, et l’Eurostar biensur.
* LES GRANDS PLUS DU SYSTEME BRITANNIQUE * MERITOCRATIE & INTEGRATION: Ici les gens sont embauchés pour leur expérience et sont promus au mérite, quelle que soit leur nationalité. Par conséquent les diplômes sont beaucoup moins importants qu’en France. Si vous avez étudié, cela veut dire pour les anglais que vous serez ‘sérieux’, vous saurez comprendre, et pourrez vous adapter. Il n’est pas rare de voir des gens avec un diplôme en histoire ou psychologie travailler dans des banques, par exemple.
Faites vos preuves d’abord et le reste suivra. Mais les débuts sont durs et précaires, la sélection se fait ainsi.
L’EUROPE : Tout ressortissant de l’union européenne peut venir et rester à vie s’il le désire, donc pas de problème de visa.
BESOIN EN LANGUES ETRANGERES : Et vu que les anglais ne sont pas réputés pour leur connaissance et leur pratique des langues étrangères. Tirez votre épingle du jeu, et mettez vos langues en avant.
* LES GRANDS MOINS DU SYSTEME BRITANNIQUE * CONCURRENCE : Tout le monde croit que c’est l’Eldorado, par conséquent vous ne serez pas les seuls. On estime à 300 000 le nombre de français vivant au Royaume-Uni. Ajoutez à cela les australiens, sud-africains, néo-zélandais, et autres immigrés des pays européens et de l’Est, plus les britanniques biensur, et vous vous sentez tout de suite moins seul.
SANTE : Mieux vaut être en bonne santé, car même si le GP (General Practitioner = médecin) est gratuit, les médicaments sont payants (selon les cas) et les listes d’attentes des hôpitaux gratuits se comptent en mois ! Pus d’infos et de bons plans dans mon livre à ce sujet, notamment à propos du dispensaire français, qui fournit des soins de qualité avec du staff qualifié et francophone, à des prix imbattables.
ALLOC. CHOMAGE : Mieux vaut avoir un emploi, car avec £50 max. par semaine (sous conditions) d’allocations chômages, vous n’irez pas bien loin.
ALORS ……………………………………… PRET A PARTIR ? 🤪
Que vous suggère l'Afrique? English translation pending
On dit souvent "L'AFRIQUE"....
C'est quoi, pour vous qui la connaissez, l'Afrique? Que vous suggère ce continent?
C'est quoi, pour vous qui la connaissez, l'Afrique? Que vous suggère ce continent?
Comment obtenir un visa de travail en Inde? English translation pending
Bonjour,
Pouvez-vous me donner quelques renseignements pour obtenir un visa de travail pour l'Inde ? Et est-il possible de transformer un visa touristique en visa de travail ? Si oui doit-on revenir en France ?
Merci pour toute votre aide précieuse
Zaahra
Pouvez-vous me donner quelques renseignements pour obtenir un visa de travail pour l'Inde ? Et est-il possible de transformer un visa touristique en visa de travail ? Si oui doit-on revenir en France ?
Merci pour toute votre aide précieuse
Zaahra
Hôtel Club Fanara Sharm el Sheick: animation, langue parlée et bons plans English translation pending
BONJOUR
JE SOUHAITERAIS ME RENDRE DANS L HOTEL CLUB FANARA EN EGYPTE QUELQU UN POURRAIT IL ME RENSEIGNER SUR CET ENDROIT. savoir si l'endroit est sympa si l'on y mange bien et surtout si l'on parle français au niveau des animations. Le club de plongée est il dans l'enceinte de l'hôtel et le français y est-il langue utilisée? Y a t il beaucoup de russes ? merci à vous de me renseigner quelque soit l'info elle est la bienvenue.
JE SOUHAITERAIS ME RENDRE DANS L HOTEL CLUB FANARA EN EGYPTE QUELQU UN POURRAIT IL ME RENSEIGNER SUR CET ENDROIT. savoir si l'endroit est sympa si l'on y mange bien et surtout si l'on parle français au niveau des animations. Le club de plongée est il dans l'enceinte de l'hôtel et le français y est-il langue utilisée? Y a t il beaucoup de russes ? merci à vous de me renseigner quelque soit l'info elle est la bienvenue.
Travailler chez Airbus à Toulouse English translation pending
Bonjour,
Je travaille présentement chez Bombardier dans la province de Québec et je vais être mise à pied sous peu,
une firme de placement européenne m'offre un emploi temporaire de 6 mois à 1 ans et demi chez Airbus.
Ils m'offrent 16 à 20 $ / heure canadiens bien entendu, et 90 $ de dépenses en logement et bouffe / jour.
Je me demande comment est le coût de la vie là-bas et si c'est un salaire raisonnable.
Svp j'ai besoin d'une réponse vite parce que c'est pour très bientôt.
Merci!
Je travaille présentement chez Bombardier dans la province de Québec et je vais être mise à pied sous peu,
une firme de placement européenne m'offre un emploi temporaire de 6 mois à 1 ans et demi chez Airbus.
Ils m'offrent 16 à 20 $ / heure canadiens bien entendu, et 90 $ de dépenses en logement et bouffe / jour.
Je me demande comment est le coût de la vie là-bas et si c'est un salaire raisonnable.
Svp j'ai besoin d'une réponse vite parce que c'est pour très bientôt.
Merci!
Aventures indiennes: 2 200 km en Enfield à travers le Kerala, le Tamil Nadu et le Karnataka English translation pending
Avertissement le texte ci-dessous est tiré de ma page Facebook au gré de parutions périodiques. Il peut donc s'en ressentir quelques trous dans le suivi du récit ... Par ailleurs, il s'agit ici de mon premier voyage en Inde, quel es spécialistes et autres habitués de cet incroyable pays me pardonnent de mes imprécisions.
Incredible India ! Bon j’ai rien inventé c’est carrément le slogan de l’office du tourisme indien. Mais faut reconnaître qu’ils ont tapé juste. L’Inde intrigue, l’Inde fascine, l’Inde fait peur, l’Inde. Déjà à l’atterrissage de notre vol Emirates. L’immigration. Les fonctionnaires sont souriants, te souhaitent la bienvenue et t’invitent dans un gros fauteuil confortable, presque comme un ami, pour les formalités. Le numéro de ton visa est peu lisible sur ta photocopie ? Pas grave, l’officier sourit de ses dents blanches et fait les recherches lui-même. Une fois les sacs récupérés, est-ce que Arafat sera là ? Arafat c’est celui qui va nous louer deux Enfield 500 pour 18 jours. Pas de site internet, juste une communication via WhatsApp. Et oui il est là, avec un panneau, parmi la foule qui attend un proche ou un touriste, tout sourire lui aussi. Il nous confie au chauffeur qui va nous emmener à Fort Cochin, quelque 40 km plus loin. Et nous faisons connaissance avec la circulation indienne dans la périphérie de Ernakulam, la grande ville qui compose aussi Cochin. Ici il n’y a qu’une règle à connaître : c’est qu’il n’y en a pas, de règles. Le danger est permanent et il peut venir de partout. Une bonne heure, c’est qu’il nous faudra pour atteindre le Fresh Choice, le petit restaurant que tient Arafat en plus de la location de motos et d’autres services touristiques. Un léger repas, du thé, mais il nous importe de voir les brêles. Elles ont vécu, la route les a un peu cabossées. Mais Arafat a fait ça bien. Sachant qu’on part pour environ 2500 km, il a mis des pneus neufs et a changé le kit chaîne. Recommandations, change d’argent, installation d’un chargeur USB sur la batterie. C’est l’heure de prendre la route, par la coastal Road, direction sud. Un bonheur de route. Bordée de palmiers, paisible. La moto nous permet de prendre de minuscules chemins et de nous retrouver au cœur des villages, à nous voir accueilli par les larges sourires des Keralais. Dieu que les femmes sont belles ici, avec leurs longs cheveux noirs, leur sari coloré, leurs dents blanches contrastants avec le teint foncé de leur peau. Il règne aussi une odeur étrange, agréable mais étrange. Un mélange d’épices, de lessive ou de savon, une moiteur olfactive à laquelle on identifie ce sous-continent indien. Les spécialistes de l’Inde disent que le Kerala est un état à part dans l’immensité du pays. Sans doute, tout comme le Ladakh parcouru en 2017. Mais quelles couleurs, quels sourires, quelles routes (bonnes à notre grande surprise). Le point commun au reste de l’Inde est sans doute le comportement des chauffeurs de bus. Ces gars-là sont des malades, des grands malades, des fous. Ici tu apprends très vite que ta vie dépend de la rapidité à comprendre que face à un bus, tu ne cherches pas la confrontation. Tu t’inclines, tu te pousses. Fin d’après-midi au bord de la mer d’Arabie, le long de la plage d’Allepey. Un lassi aux ananas frais, une petite brise du large. Et cette odeur, encore et toujours. Cette Incredible odeur...
L’eau. Toute la vie autour d’Allepey est conditionnée par l’eau. Vous avez sans doute entendu parler des backwater du Kerala. Mais saviez-vous qu’ils sont composés de plus de 1500 kilomètres de canaux, de lacs et de divers plans d’eau, alimentés par plus de 40 fleuves qui descendent des montagnes ? 1500 kilomètres !!!! On y vit sur les bords (et parfois dessus) on y fait la lessive, on s’y lave, on y pêche, on y navigue pour aller au travail ou à l’école. L’eau. Aujourd’hui, Biju le boss de la Bella Homestay, nous a organisé un tour à la journée sur les labyrinthes des canaux. Le tuktuk est pile à l’heure pour nous emmener au terminal des bateaux pour s’enfoncer dans les terres, mais sur l’eau, quel paradoxe. Un bateau genre mouette genevoise mais taille XXL, avec un gros diesel bien fumant comme moteur. Un moteur qui ne démarre pas tout de suite, crachotant quelques hoquets avant de caler. Un homme descend dans la cale avec un tournevis, deux ou trois coups par-ci par-là et ça démarre dans l’hilarité générale. Ce bateau, c’est celui qui transporte les Indiens et nous sommes donc en compagnie des habitants du coin. Regards, sourires. L’activité ici, c’est d’emporter des touristes sur l’eau, peu importe l’embarcation. Cela va même jusqu’aux bateaux privatifs presque luxueux (pour les standards indiens) avec cabine pour y passer la nuit. Sans doute un peu trop aseptisé, mais pourquoi pas pour ceux qui aiment ça. Pour nous ce sera plus modeste, avec environ 5 heures en canoë conduit par un gars du coin. L’avantage du canoë est de pouvoir prendre les petits canaux, la où les grosses embarcations ne peuvent accéder. Et on y voit la vie sur les berges, la lessive des femmes, les pêcheurs ou simplement les habitants devant leurs (belles) maisons. Ici, certaines habitations sont construites sur une digue d’à peine 5-6 mètres de large séparant deux plans d’eau. Mieux qu’une moto sur la terre ferme, ici c’est une barque que chacun se doit de posséder. Les backwater abritent de nombreux villages, avec leurs petits commerces et leurs écoles. Ici, on amène ses enfants aux cours (en uniforme) en bateau. Ils sont nombreux à courir, crier et se chamailler sur les berges les gosses du coin. Des enfants d’une beauté extrême, tout sourire, autant que leur maman. Comme ailleurs, tout est couleur sur ces eaux. Les plantes aquatiques d’un beau vert, les barques multicolores et même les libellules qui sont rouges ! Afin de faire profiter les familles locales, celle qui s’occupe de nous va nous préparer à manger dans leur (très) modeste demeure. Un thali (plusieurs plats différents sur une feuille de bananier) composé de riz, de pois chiches aux épices locales, un chutney de mangue et quelques autres mets dont nous n’avons pu savoir ce que c’était faute de compréhension mutuelle. Et évidemment c’était délicieux. Retour à Allepey à nouveau par le bateau officiel, à nouveau avec les gens du coin. Allepey. Une petite ville côtière, sans charme ni monuments particuliers si ce n’est deux petits temples. Une plage aussi, non surveillée et pas nettoyée. Mais on s’y sent bien au coucher de soleil et sans doute pour y faire trempette dans les flots de la mer d’Arabie. Ou pour y boire un chaï, un lassi ou un jus de fruit frais sous la brise. Dire qu’Allepey a du charme serait mentir. Mais la magie du Kerala opère. Ça grouille, ça vit, ça bouge, sur les routes avec les innombrables tuktuk, bus et voitures, sur leurs bords avec les commerces en tout genre, de l’étal de fruit au commerce d’or, avec la foule en constant mouvement. Les gens nous regardent, nous dévisagent parfois, mais jamais avec agressivité ou malhonnêteté. Nous sommes loin des clichés qui nous effrayaient au sujet de l’Inde. Pour l’instant. Soyons complet sur Allepey. Nous avons trouvé refuge à la Bella Homestay. Un petit havre de paix et de calme, un accueil à la fois discret et chaleureux. Et une chambre hyper propre et confortable. L’eau, et une journée sans moto. Mais demain nous reprenons la route direction les ghats, à savoir les montagnes dans lesquelles nous allons rouler durant les 3 prochains jours. Ce sera nos premières vraies expériences sur les routes indiennes, j’y consacrerai quelques lignes... Je reconnais, j’ai mis du temps à inscrire l’Inde sur ma liste. Que de clichés, que de préjugés. Une fois encore, sans doute que le Kerala ne reflète pas la réalité plus difficile de quelques autres villes comme Calcutta ou Benares, une première approche en douceur en quelque sorte. Mais ici les sens et les émotions surgissent. Et je sens que cela va continuer.
Petite leçon de conduite motocycliste à l’indienne ... Comme vous le savez évidemment, en Inde on roule à gauche héritage britannique oblige. Première habitude à prendre. Si tu veux additionner les kilomètres en sécurité, il est d’ailleurs FORTEMENT recommandé de rester le plus à gauche possible, soit contre le bord de la route. Pourquoi ? Parce que dans la chaîne alimentaire des routes locales, le plus gros passe avant les autres et ainsi de suite jusqu’en bas. Quelle que soit la situation. Vous comprendrez donc facilement qu’à part les vélos et les piétons, les motos ne font peur à personne. Revenons à la position sur la route. Pourquoi à l’extrême gauche ? Parce qu’en face ça dépasse à tout va. Les bus dépassent les camions et les voitures dépassent les bus qui dépassent les camions. Vous voyez pourquoi il vaut mieux être tout au bord ? Deuxième règle : ne t’arrête jamais aux carrefours ou aux intersections. Si tu mets le pied par terre t’es foutu, tu vas rester coincé là. Le truc c’est de rester en mouvement, de toujours avancer, même au pas, et dès que tu vois ou tu sens un trou tu t’insères. Ça peut foutre la trouille au début mais ça marche nickel quand t’as compris le truc. Le problème c’est que tout le monde fait pareil. Genre t’es sur une grande route et t’as une plus petite voie qui arrive sur ta gauche et bien, le tuktuk ou la moto qui arrive va venir sur ta trajectoire sans même te jeter un coup d’œil. Troisième règle essentielle : le klaxon est ton assurance-vie. Ici les rétroviseurs font une chouette décoration sur les véhicules mais à part ça ... en gros, si t’es un bon conducteur indien tu te dois de klaxonner au minimum toutes les 8-10 secondes parfois plus dans les villes ou les endroits où il y a plus de monde. Klaxonner, juste pour dire que tu es là et que tu arrives. Pigé ? Alors ça peut faire peur, mais franchement on s’y fait vite, il faut juste ne jamais relâcher son attention, parce que le danger peut surgir n’importe quand et de n’importe où... mais revenons à notre road trip. Ce matin, nous sortons sans souci de Allepey par une route rectiligne et rapide, bordée de rizières. Ça roule assez vite et il faut bien garder l’œil sur ce qui arrive en face (voir ci-dessus). Nous avions téléchargé l’application Maps.me et les cartes de l’Inde du sud, impressionnant ! Avec encore un petit chargeur USB et un support pour l’IPhone sur le guidon, nous sommes complètement autonomes et la précision des informations nous conduits sans souci sur les bonnes routes. Nous avions décidé volontairement de ne pas prendre la voie rapide vers Kumily, dans les montagnes, pour prendre des détours sur des voies de moindre importance. Rapidement, le paysage devient vallonné, les courbes se multiplient, la circulation diminue. Au moment de dépasser un tuktuk, je m’aperçois que mon klaxon est mort. Damned (voir ci-dessus). Mais dans ce pays, les ateliers, ou plutôt les cahuttes, qui bricolent les deux roues sont légion. Et je ne mets que quelques kilomètres à trouver un gars qui va me réparer tout ça. Ça démonte le phare où se trouve un fusible du klaxon (...), ça change une pièce, ça ressert des connexions... et ça marche. 50 petites roupies pour 20 minutes de boulot efficace (70 cts, oui je sais c’est moins cher que chez HD...). Au hasard de la route, nous nous retrouvons au cœur d’une fête visiblement religieuse aux abords d’un temple. Que des hommes, torse et pieds nus, le visage et quelques parties du corps peintes. On les prend bien sûr en photo, mais eux aussi ! Toujours au hasard des routes, nous trouvons un family restaurant pour notre lunch. Alors là, c’est un peu galère parce que personne n’y parle anglais. Alors on y va au bol et on se retrouve avec une table trop petite pour contenir tout ce qu’on nous apporte... les saveurs sont là, le feu aussi. En Inde, on ne mange pas avec des services, mais avec la main, la droite. La gauche est réservée pour des pratiques plutôt impures. Alors la règle est qu’avant tout repas on va généreusement se laver les mains aux lavabos qui sont toujours à proximité de la salle à manger. Ceci dit pas si facile de manger du riz et toutes ces succulentes sauces avec ses doigts, il reste un peu de pratique à obtenir. Kumily se rapproche, notre GPS nous indiquait une étape de 155 kilomètres aujourd’hui. Mais sur les routes indiennes et en moto, 155 kilomètres c’est minimum 4 heures de routes, sans compter les arrêts. L’après-midi est donc entamée lorsque Kumily est en vue. Cette petite ville est perchée à 900 mètres et l’air moite et chaud des plaines laisse la place à une “fraîcheur” bienvenue. C’est aussi le début des collines de plantations de thé. D’ailleurs au détour d’un virage, un groupe de femmes ramasse les jeunes feuilles qui dépassent du haut des buissons. Elles ne sont pas loin de la route et nous grimpons la pente pour aller à leur rencontre. Un pur moment de fraîcheur au vu de leurs sourires éclatants et de leurs rires bruyants lorsqu’on parle de nos prénoms ou de nos enfants. Petite séance photos et selfies, merci Mesdames pour cette bonne humeur malgré votre dur labeur. Kumily. Bruyante, poussiéreuse, indienne... certains y viennent pour aller à la rencontre des animaux dans la réserve voisine de Periyar, mais il faut avoir le temps que nous n’avons pas pris pour cette étape. Tradition oblige, passage chez le barbier. Jamais, jamais je n’emmène de quoi me raser en voyage. Et le barbier de Kumily ne m’aura pas déçu. Soirée plus fraîche et à la lumière tamisée sur le rooftop de notre Homestay, petite musique d’ambiance. L’Inde est bruyante, grouillante, mais également spirituelle et relaxante sous certains aspects. Une culture compliquée, mais que nous essayons d’apprivoiser au mieux pendant ce très court séjour. Demain cap sur Munnar, au cœur des plantations de thé, toujours en altitude des ghâts. Quel trip, sur la route, mais aussi dans le coeur et la tête.
Fantastique. Fantastique et galère un peu quand même. La route entre Kumily et Munnar est une voie qui circule dans les montagnes, appelées ici les ghats. Des reliefs couverts de végétation en tout genre, mais si verte, si dense. Le bitume est parfait, la route est toute en courbes, un virage tous les 30-40 mètres, le tout avec un très faible trafic. A la limite de l’orgasme de l’asphalte, du kamasutra du bitume, tant rouler dans ces paysages paisibles et splendides amène un plaisir indescriptible. Nous traversons régulièrement de petites villes ou villages moins animés que les cités des plaines, des rues colorées par les saris des des femmes, par les murs des maisons ou par des nombreux panneaux publicitaires qui ornent les commerces. La vitesse de croisière est rassurante, un petit 40 km/h qui nous permet de lever les yeux pour en prendre plein. Jusqu’au moment où. Au moment où une voiture freine et s’arrête en face de moi dans sa voie. Mais pourquoi ??? Devant l’absence de danger apparent, je freine à peine, continuant à avancer. Sauf que là, juste devant moi un serpent d’au moins 2,50 mètres traverse la chaussée en ondulant en S. Plus le temps de l’éviter... et je passe à moins de 50 centimètres de sa tête, j’ai même vu ses yeux tellement il était prêt de mon mollet ... Galère. Oui quand même. Parce que la route Kumily-Munnar est en réfection. Alors des détours sont signalés. Des détours qui nous poussent sur des tronçons défoncés, des chemins étroits, dans des pentes dignes de la Streif et surtout qui rallongent le temps de route que nous avions prévu. De 4 heures, nous sommes passés à 6,5 heures. Galère. Parce que mon Enfield tousse sérieusement depuis quelques kilomètres, comme si le carburateur était bouché. Et elle pousse même à s’éteindre au ralenti sans vouloir redémarrer. Mais comme il y a un mécano dans tous villages, je prends cette précaution de m’arrêter. Et ce sont bientôt trois spécialistes qui se penchent sur le cas de la malade. Ca cherche, ça vide le carbu, ça ressert un truc à la sortie de l’échappement et après 30 minutes ça a l’air de fonctionner. Payer ? Même pas, le sourire et “je vous ai rendu service Sir, c’est mon plaisir”... Munnar est en vue, des paysages à couper le souffle au cœur des plantations de thé. Des buissons quasi à perte de vue, même dans les pentes assez raides des coteaux. La route est redevenue belle, l’asphalte est neuf. Le bonheur est de retour, même si les fusibles de la moto continuent de lâcher ce qui me prive de mon klaxon, un élément essentiel ici. 30 kilomètres après Munnar, toujours au cœur de cette si belle nature au cœur des ghats, nous trouvons la Pavithra Riverview Homestay, en contrebas du village de Lakkam. Une petite pension familiale au bord des champs de thé, dans un décor fantastique, à l’accueil si chaleureux. Shankar est au soin pour ses visiteurs. Il nous amène le thé sur le petit toit qui surplombe une partie de la maison. Un toit face à la vallée, une vue magnifique sur la nature environnante. Et toujours ce sourire si éclatant. Juste au-dessous de la pension, un chemin part au cœur des plantations où il serait possible de se balader durant des heures. Quel labeur de cueillir les jeunes pousses sur les buissons. La Pavithra, dans un petit village du Kerala, nous y prendrons notre repas du soir, garanti pas épicé et qui pourtant brûle le bord des lèvres. La Pavithra, une chambre simple, avec douche et WC, le tout très propre, une nuit calme, bercée par le bruit reposant de la rivière sous nos fenêtres. L’Inde, loin de la frénésie des villes. Munnar et ses environs. Nous y passerons encore demain, avant d’avancer dans ce périple indien si attachant. On savait que le dépaysement serait garanti. Il est non seulement garanti, mais total. Munnar, part II. A la Pavithra le petit-déjeuner se prend sur le toit, dès que le soleil pointe vers 08h30. La vue y est bien sûr splendide au matin et la nourriture que Shankar nous apporte réjouit nos estomacs. Shankar veut développer sa petite affaire, alors il nous demande ce que nous les occidentaux mangeons le matin. Nous lui parlons de Muesli, de miel, de fruits, de yaourt.. il enregistre, prend des notes, sûr, il sait se débrouiller le garçon. Ce même Shankar nous donne l’adresse d’un de ses frères à Munnar, lequel pourrait nous aider à résoudre mon problème de fusibles qui lâchent. Sur place, on obtient l’adresse d’un mécano et un chauffeur de tuktuk qui écoutait la conversation de loin, mais d’assez près pour flairer la course, nous propose de le suivre pour être certains de trouver. Problème, le gars est mécano mais ne fait pas les pannes électriques. Alors le chauffeur nous amène à l’autre bout de la petite ville chez un autre mécano qui lui ne fait que l’électricité. On lui explique le souci, il hoche la tête. Il va voir. Du coup, on lui laisse la moto et nous partons voir Munnar, son marché aux fruits et légumes coloré comme d’habitude, ses petites boutiques marchandes, ses stands de rue, ses gargotes, sa foule bigarrée. Une petite ville bruyante, animée et poussiéreuse, indienne, au cœur des montagnes. La moto est prête, un bon bout du faisceau a été refait et il me montre même les photos de ce qui était défectueux. A un prix dérisoire pour nous évidemment. Les environs de Munnar sont magnifiques. Plantations de thé, cascades et même deux lacs artificiels où les indiens vont en famille. Bien kitsch évidemment, mais on y croise la vie locale. C’est donc là que nous allons, voir les jeunes couples se tenir pudiquement par la main, les enfants réclamer des jouets dans les stands qui bordent l’endroit. L’après-midi est bien entamée lorsque nous retournons à la Pavithra dans le village de Lakkam. Il y a une belle cascade derrière le village et en moins de 30 minutes, nous voilà au pied de chutes, malgré le peu d’eau vu la saison. Shankar et sa famille nous ont concocté un autre excellent repas ce soir, et pas épicé cette fois, partagé avec quelques autres voyageurs au long cours. Échanges et partages d’expérience autour d’une table indienne. Munnar et sa région. A voir, à respirer, à goûter, à ressentir.
La route qui redescend sur les plaines comporte un tronçon privé vu qu’elle traverse de part en part une plantation de thé. Évidemment elle est ouverte à tous, mais il y a tout de même une barrière et son préposé à chaque extrémité de la propriété qui pourrait fermer ce tronçon de quelques kilomètres et bloquer ainsi l’accès à Munnar depuis le nord-est. Original. Vu que nous traversons une plantation, les paysages sont juste féeriques. Du vert à gauche, à droite, en-dessous et en-dessous. Des buissons de thé à perte de vue sur les pentes de ces ghats. Une splendeur. Quelques kilomètres à peine, les chutes d’eau de Lakkam sont annoncées. Un arrêt obligatoire. Les singes sont là, prêts à chiper tout ce qui leur passera à portée de main, surtout de la nourriture. Une petite marche d’approche et nous voilà au pied des cascades. Des familles indiennes sont déjà là, dans l’eau fraîche de quelques gouilles. Les femmes se baignent entièrement habillées contrairement aux hommes et aux enfants. Sourires de bienvenue et les moins timides d’entre eux nous font signe d’aller dans l’eau ! On ne peut pas rater ça. Hop, en slip et c’est parti pour une baignade matinale rafraîchissante. Évidemment et comme toujours, on vient nous demander d’où nous venons, où nous allons, le dialogue est facile avec les Indiens tant ils sont curieux face à un occidental. Reprise de la route, direction les plaines du Tamil Nadu voisin, avec pour but final la ville d’altitude de Kodaikanal sur l’autre versant des ghats. La température remonte au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude pour devenir vraiment chaude. Les paysages perdent de leur verdure pour être remplacés par une nature plus sèche, plus jaunie. Nous ne sommes pas des connaisseurs de l’Inde, mais après avoir traversé quelques villages, nous sentons une différence avec le Kerala voisin. Plus rustique, plus rude, plus pauvre sans doute, le Tamil Nadu s’apparente plus à l’idée que nous nous faisions de cet énorme pays. Le contact avec les gens y est moins facile. Non pas qu’ils soient moins souriants ou moins aimables, mais il est plus difficile de rencontrer des locaux parlant anglais, ce qui limite forcément les contacts lorsque nous nous arrêtons pour boire un thé ou demander une direction pour confirmer notre GPS. Un GPS qui nous sort régulièrement des sentiers battus pour nous faire prendre de petites routes à travers les campagnes, passant parfois au cœur de villages dont les habitants sont ébahis de voir des Blancs à moto traverser leur monde. Aucune agressivité pourtant, juste ces regards appuyés et parfois déstabilisants. Bien que moins verdoyants, les paysages demeurent fantastiques, il y a toujours quelque chose à voir, dans les champs, sur le bord des routes, dans les villages. L’humain est partout ici, plus d’un milliard d’individus, alors impossible de rouler quelques minutes sans croiser des gens. Et le spectacle est continu, toujours ces saris en couleur chez les femmes ou les habits typiques des paysans. Dépaysement total, abandon de nos codes, de nos vérités ou de nos certitudes. Nous sommes en Inde. Les contreforts des ghats apparaissent, nous entamons la longue montée vers Kodaikanal. Une route tournante, évidemment splendide. Nous rattrapons souvent quelques camions ou bus, qui ne sont pas faciles à dépasser car ils ne laissent pas d’ouverture. A toi de te débrouiller, voire de prendre quelques risques infimes. Il n’est pas rare non plus de voir des véhicules arrêtés sur le bord de la route avec un ou des passagers vomissant sur le bas-côté. L’Indien des plaines n’aime pas les virages. A mi-montée, arrêt à une gargote dans un virage. Thés noirs, beignets de légumes, pause pour les fesses. Les bus s’y arrêtent aussi, faisant le beurre du tenancier. Alors bien sûr, quatre Blancs là au milieu ça attire les regards. Kodaikanal est en vue, perchée à ses 2000 mètres d’altitude. Un village pour l’Inde, une petite ville pour nous. Les habitants aisés des plaines viennent y prendre la fraîcheur et la relative pureté de l’air. Quelques activités ici, comme la balade en minuscule bateau à pédales sur un petit lac au centre de la bourgade. Un lac entouré d’une petite route où les couples circulent en tandem, où les enfants font une balade sur des chevaux dociles devant leurs parents qui mitraillent la scène avec des dizaines de photos. Des stands aussi, de nourriture bien sûr. Notamment celui des succulents pois chiches cuits mélangés à des oignons, du riz soufflés, des épices, le tout servi dans un cône de papier prélevé dans un journal ou un magazine et que tu te débrouilles de manger avec les doigts. Des articles et jouets encore, tous plus kitsch les uns que les autres. Il faut que cela soit clinquant, fluo de préférence. Bref, une bien belle activité autour de ce lac, de belles scènes de rue. La chance. La chance que nous sommes dimanche et que nous croisons une sorte de procession chrétienne, où les fidèles portent de lourdes et énormes décors à la gloire de Dieu. La foule suit le cortège au son de tambours, de trompettes et de clarinettes. Un cortège festif et coloré. Nous aurons aussi été sur la promenade à flanc de montagne de Coaker’s Walk. On y verrait les plaines du Tamil Nadu à des dizaines de kilomètres. S’il n’y avait pas cette forte brume qui empêche toute vue spectaculaire. Le spectacle est plutôt sur la promenade elle-même. Les jeunes Indiens viennent s’y prendre en photo. Les filles adoptant plutôt des positions glamour mettant en valeur leur beauté, alors que les garçons se la jouent plus macho, lunettes de soleil et peu de sourire. Le tout sans gêne devant tout le monde. Ah cette Inde, ses paysages qui fascinent autant que ses habitants, que ses épisodes de vie, que ses scènes de rue. Kodaikanal, rien d’exceptionnel au final, juste le plaisir d’y être venu et d’observer.
Malgré l’altitude et la fraîcheur à l’ombre, dès que le soleil apparaît sur Kodaikanal, la température augmente rapidement. Ce qui n’empêche pas l’Indien des plaines de porter bonnet et veste chaude d’ailleurs. Depuis le début de ce trip c’est l’application Maps.me qui nous guide sur les routes indiennes. Et il faut bien reconnaître que les concepteurs de cette application gratuite ont sacrément bien bossé. Tiens prenons aujourd’hui par exemple. Notre but du jour est Madurai, une ville de province du Tamil Nadu, à quelque 130 kilomètres de Kodaikanal. On va être franc, on n’a clairement aucune idée du chemin à prendre pour s’y rendre, d’autant plus qu’en Inde à part sur les très grands axes, les panneaux routiers font figure d’absents. Alors on s’en remet à Maps.me. Et là, et dieu sait comment, ce GPS a dû sentir que nous n’en avions pas encore assez de ces petites routes dans les ghats. Car au lieu de nous amener au plus vite sur les grands axes de la plaine, il nous a embarqués sur des chemins de travers le plus longtemps possible. Petites routes, parfois pistes, à travers des villages d’un autre temps où la rudesse de la vie se lit sur certains visages burinés, à travers les forêts d’eucalyptus. Nous faisons confiance et suivons à l’aveugle le tracé sur nos téléphones portables arnachés au guidon. Une chance. Que dis-je, un privilège. Quel touriste vient dans ces coins isolés des montagnes du Tamil Nadu ? Pas beaucoup à voir la mine et les regards surpris des personnes croisées lors de ces quelques dizaines de kilomètres. Et lorsque nous avons un doute lors d’une intersection, il suffit d’arrêter une moto et la vieille dame qui monte en amazone à l’arrière nous indique la direction dans son dialecte local, tout sourire, alors que son mari ajoute que nous devons être prudents sur ces petites routes. La dernière descente, à flanc de montagne, sera mémorable de beauté avec une vue incroyable sur les plaines du Tamil Nadu en contrebas. Enfin un village, avec des commerces, un arrêt de bus. Il fait chaud désormais, chaud et soif. Il est temps de faire une pause après une conduite tout de même éprouvante durant quelque 60 kilomètres. Une gargote de bord de route, un avant-toit qui procure un peu d’ombre, un préposé au thé, quelques beignets de légumes qui viennent d’être frits, c’est là qu’il faut s’arrêter. Et on ne le regrettera pas. Évidemment, les personnes présentes veulent savoir d’où on vient, où on va, à qui sont les motos. Et voilà qu’on nous offre une tournée de ... concombres frais achetés au vendeur de rue 10 mètres plus loin, coupés en deux dans le sens de la longueur avec un peu de sel pimenté. La fraîcheur du légume face à la légère brûlure du piment. « Welcome to India » nous dit-on avec toujours ce sourire désormais traditionnel. Thés noirs, chaud et sucré, les petits beignets, les concombres de bienvenue, la pause s’est transformée en repas de midi. Il est temps de reprendre la route et au moment de payer, le patron des lieux nous dit que nous sommes ses invités avec de longues poignées de main. Ce n’était pas une pause en fait, mais une leçon. Une leçon de vie et d’accueil. Il reste tout de même quelques dizaines de kilomètres jusqu’à Madurai. Avalés sur des voies rapides. Une autoroute même, mais à la indienne. A savoir que des motos roulent à contresens sur la bande d’arrêt, que des piétons la traversent et que même des vélos l’empruntent. L’arrivée à Madurai est assez épique. On ne rentre pas dans une ville indienne de plus d'un million d’habitants sans devoir affronter sa circulation frénétique, archaïque et anarchique. Encore plus qu’ailleurs, aucune règle n’a cours aux abords de Madurai. Ça force, ça pousse, ça bouchonne, ça bataille et évidemment ça klaxonne. En permanence. Redoublement d’attention, concentration, celui qui aura piloté ici est paré pour bon nombre d’éventualités. Le Moskva Hotel est non seulement à une distance raisonnable du fameux temple Sri Meenakshi, mais il a aussi un petit garage souterrain pour éviter de laisser les motos à la rue. Les motos, dont la mienne a toujours ce foutu problème de fusibles qui lâchent. Mais la aussi, le Moskva est tout près d’un atelier Enfield. Alors le réceptionniste m’y amène comme passager sur son scooter et je reviendrai y poser la moto. Moto prise en charge tout de suite, avec un changement d’un bout du faisceau électrique défectueux dans le pare-boue arrière. Demain visite de la ville et surtout du temple. A pied, ça reposera nos fesses endolories. Madurai. Notre première grande ville indienne. Un cocktail local dont les ingrédients sont bruit, pollution, foule, klaxons, poussière. Le tout bien secoué et servi chaud. Madurai en Inde. Une ville qui fourmille, en perpétuel mouvement, des rues parfois de terre, des scènes de rue tous les mètres. Aucun charme particulier, mais une ambiance particulière. La ville semble être découpée en zone d’activités. Le Moskva Hotel où nous logeons est dans la zone des pièces détachées pour les véhicules. Des échoppes, de minuscules ateliers, à même la rue, sans aucun standard de sécurité, à la débrouille totale. Un fouillis indescriptible. Et pourtant extraordinaire. La où nous trions, jetons, gaspillons, ici tout se conserve dans un coin, tout se répare, tout sert à quelque chose. Dans d’autres zones, ce sont les textiles, les pneus, l’outillage ou encore les cartes de vœux ou d’anniversaire (...). Tu cherches quelque chose de particulier, choisis ton quartier. Il s’était injuste de dire que la ville est sale. Poussiéreuse oui, mais sale non. Les scènes de rue disait-on. Comme les vaches en plein carrefour. Comme cet artisan qui repasse des chemises avec son fer à charbon. Comme les gens qui prient un dieu peint sur un mur. Madurai, le spectacle est permanent, comme le bruit. Les mendiants se sont comptés sur les doigts d’une seule main, les sourires eux, étaient innombrables. Mais si on vient à Madurai, c’est pour visiter le temple du Sri Meenakshi, un des plus célèbre d’Inde du sud. un temple érigé il y a plusieurs siècles en l’honneur de la déesse Shiva. Une splendeur architecturale avec ses tours ornées de milliers de statues colorées. Les Indiens y viennent en pèlerinage pour prier, de loin parfois, les touristes y viennent pour en prendre plein les yeux. Certaines parties intérieures sont réservées à ces pèlerins, puisque les non hindous ne peuvent y pénétrer. Le temple se visite pieds nus et les jambes couvertes, tout y est superbe. Sans photo malheureusement, appareil et téléphone y étant scrupuleusement interdits. Madurai, le détour en valait vraiment la peine. Dernière soirée ici, dernier plaisir à Madurai : un excellent repas sur le roof top du Suprême Hôtel. A l’air et au-dessus des toits de la ville. Madurai. On a adoré.
Sortir de Madurai n’a pas été si compliqué finalement. Peut-être que nous nous habituons à cette conduite indienne, toute en fluidité, sans véritable règle ? Direction nord aujourd’hui pour la petite ville de Palani, toujours au Tamil Nadu. C’est notre ami Shankar qui nous avait conseillés de faire un stop à cet endroit plutôt que dans la grande ville de Coimbatore. Palani, des maisons, ses commerces, sa population, au pied du Murugan Temple perché sur la colline 600 marches plus haut. Un temple de pèlerinage pour les Hindous, où l’on monte les escaliers de pierre, parfois brûlants sous le soleil, à pieds nus. Nous sommes les seuls Blancs à l’horizon et notre présence étonne. Mais comme partout, les sourires éclairent les visages. Étonnement sans aucun doute, Palani n’est pas sur l’itinéraire des guides et autres tour operator. Du coup, l’occidental s’y fait rare. Et c’est bien ce qui fait le charme de cette ville où nous sommes plongés au cœur de la culture et la religion locales, sans artifice ni intérêt touristique. Difficile de se faire comprendre ici, car quasi rien n’est indiqué en anglais. Comment monter au temple, doit-on acheter des tickets, comment cela fonctionne-t-il ? Notre désarroi doit se voir à des kilomètres à la ronde, puisqu’un vendeur ambulant de jouets vient nous expliquer, dans sa propre langue et à grands renforts de gestes équivoques, que nous devons laisser nos chaussures à une consigne avant d’entamer la longue montée. Nous comprenons aussi que l’accès au temple est gratuit. Décidément ces Indiens sont particulièrement accueillants avec le touriste perdu dans les méandres de la culture locale. Gravir 600 marches n’est pas si simple avec la chaleur du Tamil Nadu comme accompagnante. Certains portent de jeunes enfants, quelques femmes transportent de lourds sacs de nourriture en équilibre sur la tête, nous ne sommes pas les pires lotis. La mode ici pour les hommes c’est le selfie avec le premier Blanc que l’on croise. Alors durant la montée, nous sommes sollicités à de nombreuses reprises pour finir sur les cartes mémoire de smartphones. Et quand il s’agit d’un groupe, évidemment que chacun veut sa photo, avec son appareil à lui, ça prend donc un peu de temps. Les filles, elles, sont moins hardies, elles se contentent de grands sourires et de signes de la main. On se sent bien dans cette Inde, chaleureuse et accueillante, on en oublie cette poussière constante, la pollution des véhicules et les déchets qui jonchent le bord des routes et chemins. Évidemment que depuis le Murugan Temple la vue est splendide sur la campagne environnante 600 marches sous nous. Sur cette esplanade, les codes sont incompréhensibles pour nous. Plusieurs entrées, des gens couchés au sol qui attendent dieu sait quoi, certains amènent des offrandes d’autres pas, toute la complexité indienne sur cette colline. Alors nous y allons à la chance, on rentre là où l’on pense pouvoir, on suit des pèlerins, on regarde et on observe discrètement. Toujours sans réellement comprendre. Et on se pose à l’ombre, pour contempler le spectacle des gens. Leurs habits colorés, leurs mimiques, leurs yeux si noirs et leurs sourires si éclatants. On ne s’en lasse pas. Retour à notre logement du soir à deux pas de la montée vers le temple, au cœur des petits stands de rue. Le Patthia Naidu Palace, un petit hôtel local tout simple et bon marché, rien d’un Palace, mais rien du tout. Mais qui est au petit soin pour nous. Le soir tombe sur Palani, l’animation se fait plus discrète. Un petit air souffle sur les plaines du Tamil Nadu. On est bien. Nouvelle étape et une longue. Un peu plus de 170 kilomètres direction nord pour rejoindre la station de Coonoor, dans le massif des Nigrilis à plus de 1800 mètres. Retour dans les montagnes. 170 kilomètres de moto en Inde, c’est un minimum de 6 heures, arrêts compris. Une fois n’est pas coutume, le GPS choisit lui-même notre tracé du jour. Un savant mélange de routes de campagne, de traversées de village et même d’une grande ville (Tirrupur), d’autoroute que nous aurons prise durant un kilomètre à contresens (sans que les autres usagers n’y trouvent quoi que ce soit d’anormal) ayant raté un embranchement. Un cocktail de Tamil Nadu l’espace d’une journée. Des arrêts aussi, pour reposer l’arrière-train qui encaisse sans trop sourciller les bosses, dos d’âne, malformations et autres imperfections chroniques des routes indiennes. Une première pause dans une petite échoppe de bord de route pour ce qui est devenu la tradition : un thé, chaud et sucré, soit noir pour deux d’entre nous, soit au lait pour les deux autres. Et c’est alors que notre regard tombe sur un plat de pois chiches aux épices Masala. Mettez-en une soucoupe svp. La femme derrière le comptoir ne parle pas l’anglais, alors ce sont les clients de la petite salle qui vont traduire. Nous voilà à nouveau au centre des attentions. Et pendant qu’on y est, rajoutez-nous de cette friture d’oignons qui a l’air si bonne et que vous venez de nous faire goûter, merci Madame. Une première pause qui se termine par une tournée de selfies, casque et lunettes de soleil sur la tête, prêts au départ. Une seconde pause dans une petite ville cette fois, avec encore une série de thé, accompagnée de fruits achetés sur le stand d’à côté. Melon mûr à souhait, mandarines juteuses, de beaux et bons fruits locaux. Il faut avouer que les fruits sont une des seule nourriture qui n’emporte pas la bouche par le feu des épices, notamment du piment. Les Indiens s’y mettent déjà le matin au petit-déjeuner (pas aux fruits, mais bien au piment), alors une petite pause doucereuse et sucrée dans la tourmente des plats épicés , ça ne peut que faire du bien. Les contreforts de la montagne arrivent et avec eux, le début de la montée. La vitesse va ralentir et la conduite va se faire plus difficile. Nous sommes pris entre deux feux. Se faire dépasser par les voitures qui grimpent pied au plancher et tenter de dépasser les bus et camions qui subissent la pente, le tout en ne prenant aucun risque. Car à la descente, les bus et camions n’ont rien à envier aux voitures. Ça roule à fond et ça coupe sérieusement les virages. Une odeur de caoutchouc brulé prouve que les freins sont sacrément sollicités. Nous avions lu qu’il fallait être fou pour conduire des motos en Inde. Mais voyager dans ces bus qui ne connaissent aucune limite doit être tout autant périlleux si ce n’est plus, vu leur état. Coonoor est en vue, l’air y est frais évidemment, moins moite. On y reste demain encore avant de rouler vers notre seconde grande ville : Mysore, dans l’état du Karnakata. Le soleil est toujours au rendez-vous, on va en prendre plein les yeux. Une fois de plus.
Un jour et demi à Coonoor. Retour donc dans les montagnes, au cœur des Nigrilis dans les Western Ghats. Une petite ville d’altitude, animée comme il se doit, mais surtout au cœur d’une région superbe où les plantations de thé occupent le terrain. A Coonoor même, il n’y a pas grand chose à faire. Son marché couvert et quotidien peut-être, où l’on trouve de tout, fruits et légumes, textiles, nécessaires de maison, outillage, épices, fleurs, bref de tout. Un endroit vivant et odorant (souvent très agréable ne nous méprenons pas) au gré des étals. Mais ce qui vaut la peine à Coonoor, c’est partir se balader aux environs en moto. Au belvédère de Dolphin’s Nose par exemple. Bien sûr que la vue sur les montagnes environnantes et plus loin sur les plaines du Tamil Nadu est impressionnante. Mais ce qui fait son charme à ce nez de dauphin, ce sont les 11 kilomètres de route pour s’y rendre. Une petite route, parfois à flancs de montagne, coincée entre les buissons verts des théiers de part et d’autre de la chaussée, sinuant dans une nature préservée et bien sûr splendide. La brume au loin rend la lumière plus tamisée, mais les monts aux alentours se découpent dans le bleu du ciel. Un bonheur total que ce mélange de couleurs. C’est bien entendu un peu l’attraction du coin, alors on y est pas seul sur cette route. Prudence. En arrivant à son terme, les chalands attendent le voyageur avec leurs petits stands proposant des boissons, de la nourriture simple ou des bricoles à acheter. Mais il n’y a pas que les chalands qui se réjouissent de la venue des touristes. Les singes aussi. Toujours prêts à chaparder ce qui traîne à portée de main, quitte à se montrer assez entreprenant. Malgré cela, la vue vaut la peine depuis Dolphin’s Nose. Sur le chemin du retour, une manufacture de thé propose des visites expliquant les différentes étapes depuis la cueillette jusqu’à votre tasse du petit-déjeuner. Une usine installée là par les Britanniques au siècle dernier. Et les infrastructures n’ont pas vraiment changé depuis. Une autre visite à faire, le Sim’s Park, un jardin botanique à l’indienne, beaux arbres et plantes diverses, où une petite gouille permet à quelques pédalos de promener des touristes, quasi exclusivement Indiens. Car ici encore, le Blanc est rare. Rien d’exceptionnel donc, juste un moment paisible en nature, loin du bruit. Coonoor « centre », on y est allé pour changer de l’argent. Un seul bureau pour avoir des Roupies car les banques n’en fournissent pas. Un peu dur à trouver car cet office est perdu au milieu des dizaines d’autres commerces de la ville. Et visiblement peu savent qu’on peut y faire du change.Les dollars que nous amenons sont scrutés, ils se doivent d’être impeccables. Deux billets nous seront d’ailleurs refusés, à cause d’une petite tache dans un coin. Ce qui paraît être une formalité prend au final pas loin d’une heure. Et quand un couple d’Indiens rentre dans le bureau et veut changer un billet de 1000 francs suisses, nous n’y croyons pas nos yeux. Un couple en voyage de noces, dont l’époux habite à Bâle. Le monde est soudainement petit. Nous aurions pu manger a notre guesthouse, mais nous avons trouvé un petit resto familial dans la rue principale de la ville. Une petite échoppe sans prétention, tenue par un couple, mais qui prépare du poulet de différentes façons (toutes bien épicées), ainsi que plusieurs variétés de riz frit et de nouilles sautées. A peine arrivés qu’on nous trouve une place dans l’espace très restreint de l’endroit. Un accueil chaleureux, où l’on se sent rapidement bien, malgré que personne n’y parle vraiment l’anglais. Coonoor, l’immersion indienne. Dans l’assiette et dans l’ambiance. Retour de nuit à notre guesthouse, sur les hauteurs de la ville à quelque 5 kilomètres. On s’était promis de limiter les trajets de nuit. Exception. Mais c’est vrai, on n’y voit pas grand chose et les dangers sont les mêmes qu’en pleine journée, sauf qu’on ne les voit plus ! Coonoor ou la fin du périple en montagne. Retour demain dans les plaines chaudes et moites. Et passage dans l’état du Karnataka, direction Mysore et son palais. Nul doute qu’on n’y verra aucune différence. Les sourires seront toujours présents nous y serons parfaitement accueillis. Comme partout.
L’air est frais au petit matin dans les Nigrilis. Quel contraste avec les plaines où la température ne fraîchit même pas vraiment la nuit. Avant de partir vers le nord, petit coup de chapeau tout de même aux autorités locales. Toute cette région de montagne des Nigrilis est Plastic Free. Alors, à voir ce qui traîne encore par terre, la mesure ne doit pas être si ancienne. Néanmoins, ici on emballe dans du papier journal et on te donne un petit sac de coton pour embarquer tes courses du marché. Même les pailles des Lassis sont en carton ! Bref, l’Inde le fait et y arrive. Pas comme chez nous... comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Direction donc Mysore, par les routes de montagnes pour sortir du massif. Après Wellington la militaire (une importante garnison de l’armée indienne est stationnée là), voici Ooty la célèbre. Une station assez huppée des Nigrilis, où les hôtels et autres lieux de villégiature vantent leurs chambres luxueuses. Ooty, très en vogue auprès des classes aisées à ce qu’il se dit. Une seule route, bien sinueuse en plus, et surtout bien encombrée. Un véritable défi lorsqu’on se retrouve collé derrière un camion, avec un bus qui pousse derrière. On ne le dira jamais assez, les chauffeurs de bus indiens, c’est du lourd. Vitesse excessive, dépassement téméraire, aucun fairplay ni considération pour les autres, en voir un dans le rétroviseur de la moto rend nerveux. La descente sur la plaine est longue et la route n’est pas toujours en bon état. Quelques tronçons qui n’ont pas encore vu d’asphalte, trous voire cratères, dos d’âne (particulièrement efficaces), il convient d’être prudent. Heureusement, l’Enfield 500 n’est pas une machine qui incite à mettre du gaz. Un couple d’enfer, une maniabilité incroyable et malgré tout c’est du solide. Parce que des trous et des dos d’âne, on en a ramassé quelques dizaines depuis le départ. Peu avant d’atteindre le plat des plaines, nous traversons une incroyable forêt d’eucalyptus, des arbres géants et droits comme des i. A se sentir soudainement petit au milieu des ces messieurs de bois. Mais le meilleur reste à venir. Il est temps de dire au revoir aux ghats, à ces montagnes aux si belles routes. Une autre Inde que celle des villes et des campagnes. Des paysages majestueux, des courbes douces, de la fraîcheur. Du plaisir intense. L’air s’est considérablement réchauffé maintenant. Une grande porte annonce la Mudumalai Tiger Reserve que la route traverse de part en part. Une route incroyablement belle au milieu d’arbres splendides. Les employés de la réserve brûlent les abords directs de la chaussée, sans doute pour éviter que certains animaux s’en approchent. Singe, biches, petits cervidés et même un éléphant traversant la route, le tout dans leur habitat. Pas de tigre bien sûr, si félins il y a encore dans le coin, nul doute qu’ils restent à l’abri des regards. Le Karnataka est en vue. Pas de réelle transition car une autre réserve, celle de Bandipur, prend immédiatement le relais pour quelques superbes kilomètres de plus. Notre pain blanc mangé, la suite du trajet se fait sur des voies rapides et même une autoroute, que les automobilistes et camions paient, mais pas les deux roues. Toujours cette autoroute où l’on peut se retrouver en présence d’une vache sur le terre-plein central. Et comme d’habitude des motos en contresens, des tracteurs, des vélos et des piétons qui la traversent. Une autoroute indienne. Comme aux abords de toute les grandes villes en Inde, la circulation devient anarchique au fur et à mesure que Mysore approche. Redoublement d’attention, rester sagement dans sa voie et être attentif à tout ce qui se présente. Les mots d’ordre à suivre pour arriver à bon port. Le bon port à Mysore, c’est le Mannar’s Residency, pas loin des deux attractions que nous sommes venus voir ici. Pas le temps d’enlever les casques que le préposé qui gère le trottoir devant l’immeuble nous fait signe de le suivre. Les motos seront mises à l’abri dans un parking fermé au sous-sol. Les chambres sont prises, la douche nous a requinqués, départ pour le Devarja Market, à quelques minutes à pied. Principalement fleurs, fruits et légumes, ce qui surprend ici, c’est l’effort pour présenter un étal esthétiquement accueillant. A l’image du pays, tout y est coloré dans ce marché. Alors oui, ici on voit du touriste occidental, et on nous sollicite. Mais un refus poli et souriant permet de ne pas être harcelé. Balade dans les rues et ruelles de Mysore. Plus qu’ailleurs, le nombre de vaches vivant au cœur de la ville est impressionnant. A qui sont-elles ? Les commerçants leur donnent de l’eau dans des seaux, voire de la nourriture, ce qui leur évite de faire les poubelles. Par contre, elles sont totalement indépendantes et se promènent la où elles veulent, traversent les carrefours et grandes avenues. Sujet de vénération, une jeune femme la touche et se signe, non pas de la Croix bien sûr, mais d’un autre mouvement à caractère religieux. Demain, suite de la visite de Mysore. On continuera de répondre à la sempiternelle question « hello, where are you from ? ». Une autre journée en Inde. La visite de Mysore. Une ville de province, à peine 1,5 millions d’âmes vivant ici. Difficile de dire que c’est une belle ville, mais disons qu’il y a des choses à y voir, une ambiance, du spectacle de rue (mais comme partout). Première étape, vu que le Devarja Market a déjà été visité hier, le fameux et célèbre palais de Mysore. Un palais, celui d’un Maharadja, pas un temple religieux. Un édifice d’une splendeur inouïe, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, au cœur de la ville. Une visite à pieds nus, traversant une partie du palais, mais une partie magnifique. Ils avaient bon goût les Maharadjas du coin ! On y reviendra ce soir, car un spectacle sons et lumière vient égayer ce lieu splendide chaque soir de la semaine. En prenant un tuktuk, on apprend que Mysore abrite quelques ateliers fabriquant d’excellentes huiles essentielles. Évidemment que notre chauffeur en connaît une, où il touchera une commission pour un peu que nous y fassions quelques achats. Et nous en ferons, car ces huiles aux vertus indéniables sont bien plus chères chez nous. En Inde, le textile est roi. Alors, chemises, tshirts, blouses, robes, bref tout ce qui touche à l’habillement vaut la peine de s’y pencher. Quelques achats plus tard, un petit lassi dans une échoppe nous rafraîchira. Il suffit de se poser dans la rue, là où il y a du trafic et de la vie. Se poser et observer. Que de scènes de rue, que de visages, que de couleurs, que de dépaysement. Tout est sujet à étonnement, à découverte, à émotions. L’Inde se vit avec les yeux, avec le nez, mais aussi et peut-être surtout avec le coeur. On le savait, soit on aime, soit on déteste. Le milieu n’existe pas. Mais là, c’est bon, notre choix est fait. La nuit tombe il est temps de retourner au palais. 19 heures pile, des milliers d’ampoules s’allument pour une féerie de lumières sur le palais de Mysore. Des musiciens jouent des airs traditionnels indiens au pied du palais, rediffusés par des haut-parleurs puissants. Une féerie. Un rooftop. L’endroit idéal pour la dernière soirée à Mysore. Un rooftop à la brise rafraichissante et un magnifique buffet de bon nombres de plats différents, tous bien épicés et parfois brûlants, mais que de saveurs. L’endroit idéal pour terminer cette étape incontournable et inoubliable. Mysore, son marché, son palais, ses rencontres, on en voudrait encore. Fascinante Inde.
L’Inde n’est pas une lève-tôt. Les rues de Mysore sont calmes en ce début de matinée, la circulation y est encore parsemée. Ça tombe bien, car il nous faut sortir de la ville. Direction retour vers le Kerala, retour vers la côte à quelque 200 kilomètres vers l’ouest. 200 kilomètres. En Suisse, à peine 2 heures. Ici, environ 6 à 7 heures en fonction des arrêts. Pour une fois, nous n’avons pas laissé notre GPS nous conduire, on lui a un peu forcé la main pour passer sur des voies moins rapides, de plus petites routes. Et on va être gâtés. Tout commence par la traversée de campagnes, de villages ruraux, des lieux d’un autre temps, où justement ce temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur les gens. Tout semble s’y dérouler sur un rythme indolent. Certains sont assis sur le bord de la route, devant une maison, sur un vélo, à attendre dieu sait quoi. Dans ces campagnes, nous sommes loin des palais de Maharadjas, loin des fastes. L’Inde rural, des tracteurs si anciens qu’ils n’ont plus d’âge et pour les moins fortunés, une vache pour labourer. Des habitations réduites au strict minimum : fournir un toit, une protection. Et pourtant cette Inde là, vue depuis nos Enfield, nous envoûte aussi, tant le décalage est puissant. Une autre réserve animalière et forestière, la Nagarahole Tiger Reserve, se met sur notre chemin. Pas de chance aujourd’hui, ni tigre, ni éléphant, seuls quelques cervidés et singes sur le bord des routes. Mais une route sinueuse est splendide au cœur d’une nature préservée et respectée. Cela fait plusieurs dizaines de kilomètres que nous sommes partis, la réserve ne permettait aucun arrêt puisqu’on n’y croise aucun village. Des habitations sont en vue, quelques petits commerces aussi. Un village de campagne, sans grande activité visible. Un petit resto tout simple, quelques tables et tabourets en plastique. Mais du thé, comme partout, deux assiettes de Byriani (riz et poulet), 2 beignets de banane et surtout des sourires, des questions, du contact. Ici tu manges et bois pour quelques francs et c’est toujours bon. Mais autant que le repas et son prix, c’est cet accueil indien qui fait la différence. Peu importe les tabourets en plastique, peu importe la grande simplicité des lieux, tu t’y sens bien dans ces gargotes. Depuis le début du périple, Maps.me nous la jouait sérieux, mais voilà, il fallait qu’il fasse son taquin. Au détour d’une belle route, il nous indique une voie plus petite, peu asphaltée. Alors on se dit que la voie en question est un raccourci de quelques centaines de mètres. Peu d’asphalte s’est transformé en piste de terre. Petite voie est devenue chemin pédestre étroit. À trous, flaques de boue, bosses et autres réjouissances pour un fessier déjà bien endolori par les nombreuses heures passées sur la selle. Une heure. Il a fallu une heure pour retrouver une route digne de ce nom. Alors certes, j’avoue, on se demandait quand et comment on sortirait de cet endroit (en fait on était carrément paumé). Mais après coup on a bien ri. Sacré Maps.me. La journée de la vache. Plus que tout autre jour, nous en avons vu des dizaines. Tiens, cela a commencé ce matin alors que je sortais devant notre hôtel de Mysore, une belle vache était en train de se faire traire. En pleine ville et en pleine rue... puis dans les champs, les villages et surtout sur la route. Et on ne sait jamais ce qui se passe entre leurs cornes, à ces bovidés indiens. L’idée de traverser devant la moto leur prend souvent et voir une vache sur ou au bord de la route incite à la plus grande prudence. Les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de Kozhikode (appelée aussi Calicut) sont une succession de petites villes, sur des routes où la circulation est dense et parfois périlleuse. Rester concentré malgré la fatigue. Le GPS ne nous fera pas d’autres facéties, il a eu sa dose du jour, et nous emmène directement au Calicut Inn, un hotel absolument correct sur une grande avenue. Un demi-million d’habitants dans cette ville, mais une impression qu’ils sont tous dans les rues en cette fin d’après-midi ! Un tuktuk, et qui mettra le compteur s’il vous plaît, nous emmène sur Kozhikode Beach, le soleil s’y couche dans la mer. Des centaines de gens, de familles, assis dans le sable ou marchant à la limite de l’eau, prenant juste du bon temps. Malgré une eau très chaude, personne ne se baigne. Les petits stands sont également présents, proposant du thé évidemment, mais aussi d’autres spécialités locales. Telles que du chou fleur frit ou des petits œufs (de caille ?) en sauce bien relevée.il faut goûter. Et c’est évidemment très bon. Le gars qui tient le stand nous demande évidemment d’où l’on vient et semble même assez fier d’avoir servi des Suisses ! Il proposait aussi des moules passées dans la friture, mais là j’avoue ne pas avoir osé. Balade le long de cette longue plage et pas un Blanc à l’horizon. Alors évidemment, on nous toise, on nous sourit, on nous fait des signes amicaux. Et on nous demande de poser pour des selfies. Encore et toujours. On surprend souvent les moins téméraires à faire semblant de prendre une photo dans notre direction pour nous avoir en cliché ! Il ne reste que peu de kilomètres, peu de nuits, peu à vivre de ce périple en Enfield dans ce pays envoûtant. On va en profiter jusqu’à la dernière seconde.
Kozhikode le matin, comme très souvent depuis le début de notre périple, c’est assez tranquille. Nous avons atteint la côte, le but maintenant c’est de redescendre vers la ville où tout a commencé, Kochi. L’avantage d’avoir la mer à proximité fait qu’elle nous sert de guide, de fil conducteur, de repère. Alors on rejoint Kozhikode Beach et on va rester le plus longtemps possible le long des plages, quelle que soit la taille de la route ou du chemin. D’ailleurs assez rapidement, la route qui descend vers le sud s’écarte de la mer. Qu’à cela ne tienne, on prend les petits chemins qui s’immiscent dans les villages ou les habitations plus proches de l’eau. Et on rejoint le bord, sur des voies parfois pas plus larges qu’un trottoir. Nous roulons désormais au Kerala, depuis hier déjà. Ce n’est pas faire injure aux habitants du Tamil Nadu et du Karnataka que de dire que le Kerala reste une expérience à part. Plus qu’ailleurs, les gens nous saluent, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient. Une sorte de marque de fabrique. S’il fallait ne retenir qu’une chose de ce périple en moto, ce serait avant les paysages, avant le dépaysement total, avant ces cinglés de chauffeurs de bus, oui bien avant, ce serait cette gentillesse qui anime le peuple indien. Partout, vraiment partout, nous avons été reçus par des sourires et des témoignages d’accueil extraordinaires. Et au Kerala tout particulièrement. Exemple aujourd’hui : nous suivions la grande route un peu encombrée, lorsque deux jeunes en scooter viennent à ma hauteur, en me disant de prendre une petite rue sur la droite pour rejoindre le bord de la mer. Et ils passent devant, me montrent la voie, m’accompagnent sur plusieurs kilomètres en me vantant la beauté de ce littoral indien. Ils pousseront jusqu’à nous ramener sur la grande route en m’indiquant le chemin à prendre pour continuer notre route, avant de partir dans la direction opposée, tout sourire et le pouce en l’air en guise de d’adieu avec un « welcome to India » ! Alors oui, nous pouvons voir la pauvreté extrême, la misère parfois, la pollution permanente dans les villes, les déchets dans les rues ou aussi la nature, la poussière qui pénètre tout jusqu’aux pores de la peau, oui nous pouvons voir et ressentir cette Inde. Mais la gentillesse de son peuple occulte cette vision. Retour sur notre périple du jour. Quelque part sur un de ces petits chemins le long des plages, nous croisons des pêcheurs qui réparent leurs filets, à l’abri du soleil sous de grandes bâches. Arrêt photos, on descend des motos pour aller voir. Le dialogue est compliqué, l’anglais n’est pas la langue commune. Par contre, pour les selfies, là, aucun souci, on se comprend vite. Plus loin, ce sont une bande de jeunes qui nous stoppe pour des photos, avec de grands éclats de rire. Les plages, oui nous en apercevons quelques-unes le long de la mer. Mais étrangement, la majeure partie de ce littoral est composé d’une haute et hideuse digue faite de gros cailloux. Sans doute une digue de protection pour de fortes marées ou lors de gros mauvais temps quand la mer peut se déchaîner. Et il semblerait que les indiens ne soient pas plus attirés par le côté balnéaire que ça. Bref, si vous cherchez eau et plage idylliques, ce n’est pas sur cette côte qu’il faudra choisir votre destination. Le soleil frappe sérieusement et malgré la proximité de l’eau, aucune brise. Alors quand un cabanon en bois proposant quelques rafraîchissement apparaît, le stop est obligatoire. Une dizaine de jeunes sont là et entament une conversation avec nous. Pas de thé dans cette gargote, mais une autre spécialité locale. Un bloc de glace, à râper avec une sorte de rabot pour l’émietter, que l’on recouvre d’ingrédients soit salés, soit sucrés. Nous goûterons au deux, franchissant au passage quelques règles de prudence quant à l’origine du bloc de glace. Les jeunes sont visiblement heureux que des touristes s’arrêtent dans leur petit univers local. Poignées de main au moment de partir, des bye-bye et évidemment des ... sourires ! Rouler au bord de la mer nous éloigne aussi parfois des voies rapides. Et pour éviter un détour, c’est un bac qui va nous faire traverser un petit bras de mer. Acheter les billets est une expérience en soi, la préposée aux tickets ne parle que la langue locale. A coups de gestes et en montrant les motos, nous tendons un billet de 100 roupies (1,40 CHF) et nous recevons deux tickets et de la monnaie. 15 centimes le passage. Pour la moto et deux personnes. Évidemment, nous serons les seuls blancs de l’embarcation et le fait d’être en moto intrigue l’Indien. Guruvayur. Notre but du jour. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut changer de l’argent pour finir le périple. En Inde, les banques ne proposent pas de change. Il faut aller dans les échoppes spécialisées ou alors utiliser les DAB (appelés ATM ici comme dans tous les pays anglophones). C’est à Chavakkad que nous trouverons un office de change. Contrairement à la transaction faite à Coonoor, tout va vite et nous repartons avec quelques milliers de roupies. Guruvayur donc. Une étape choisie pour visiter son temple assez célèbre dans le coin. Sauf que. Sauf qu’il est interdit aux non-hindous. Soit, pas de temple. Un tuktuk nous conduira donc à Chavakkad Beach que l’on s’attendait à trouver assez touristique, comme Kozhikode Beach. Mais Chavakkad Beach en fin d’après-midi, c’est essentiellement le retour des pêcheurs, dont les grandes barques sont tirées sur la plage par de puissants tracteurs. Un véritable spectacle. Le poisson est amené dans le sable, posé au sol, et commence alors une sorte de vente à la criée à même la plage. Nous ne comprenons pas tout, certains prennent des notes, d’autres téléphonent, des transactions se font. Un spectacle local, la vie et l’activité des pêcheurs, sur une plage du sud de l’Inde. Nous y boirons un ultime thé dans un food truck Mercedes qui a dû retrouver une seconde jeunesse en Inde alors qu’un soleil rougeâtre se couche dans les flots de la mer d’Arabie. Avant de revenir dans la nuit à Guruvayur. Repas dans un petit resto, passage chez le barbier. Demain retour sur Kochi, les heures se comptent pour le retour vers la froide Europe. Froide en température, mais froide aussi dans les gens. Autant l’arrivée en Inde demandait une préparation à l’affronter, autant le retour ne va pas être simple.
L’ultime étape. Le retour sur Kochi, lieu du départ il y a 17 jours. 2000 kilomètres, nous avons roulé quasi 2000 kilomètres sur une Royal Enfield dans le sud de l’Inde, sans guide ni assistance. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce constat, mais jamais je n’aurais imaginé un tel périple. Cela paraissait un peu fou, téméraire, alors que 17 jours plus tard, nous nous sommes habitués à ces conditions si particulières sur les routes indiennes, à cette nourriture pimentée dès le matin ou encore au spectacle quotidien de la vie dans ce pays si peuplé. Il est des voyages qui te réjouissent sur l’instant présent sans laisser de trace ensuite et d’autres qui te touchent au cœur de ta poitrine. Cette Inde du sud en moto aura été un de ceux-là. Mais revenons à l’itinéraire du jour. Tout comme hier, dès le départ de Guruvayur, nous ciblons le bord de mer et les petites routes. Il est finalement assez facile de rouler sur la route la plus proche de l’eau car la moto à l’avantage de passer partout. Le problème, c’est que la plage et même l’eau, on ne la voit pas. Toujours cette digue d’énormes cailloux qui a été construite tout le long de la côte, sur des kilomètres et des kilomètres, sans doute pour protéger les habitations installées en bord de mer. Ce qui se comprend, mais du coup l’intérêt d’être au bord de l’eau diminue à vitesse grand V. Au nord de Fort Cochin se trouve l’île toute en longueur de Vypin. Une île sur laquelle on retrouve un grand nombre de Homestay, voire de resorts assez luxueux. La plupart, voire presque tous, propose des soins ayurvédiques. Et heureusement, car les plages de Vypin ne sont guère entretenues, il y a toujours cette digue et l’eau n’est pas très encourageante (peut-être est-ce le sable qui brasse et qui lui donne cette couleur vert-brun ?). De plus, l’activité sur l’île semble être assez limitée, donc une fois dans ton resort, tu y restes. Autant être là-bas en cure du coup. Il y a deux façons de rejoindre Fort Cochin depuis Vypin Island. Affronter la circulation et passer via Ernakulam, une grande ville attenante à notre destination, ou prendre un ferry fatigué pour franchir le bras de mer qui sépare l’île de la ville. Le ferry. C’est la cohue et l’anarchie pour y monter, ça force de tous les côtés, il ne faut pas manquer sa place sous peine de devoir attendre le suivant. 10-15 minutes de traversée à peine et nous voilà en ville, à quelques minutes de rendre nos machines. Mais d’abord, cap sur notre ultime Homestay, chez Robin, pour décharger les sacs et nous installer avant la restitution. Une chambre simple mais fonctionnelle, parfaitement propre, un proprio très sympa, prix 600 roupies (env 8,50 CHF). Nous retrouvons Arafat, notre loueur d’Enfield. « Hello my friend ! ». Il est quand même assez ébahi du tour que l’on a fait. Un loueur honnête, il me rembourse les réparations faites en route (j’avais gardé les factures) et un jour de trop de location. On se quitte bons amis, au revoir madame Enfield, toi qui m’auras fait découvrir ce fantastique pays et que l’on aura pas ménagée. Fort Cochin. En une heure, j’aurai vu plus de touristes blancs que pendant les 17 derniers jours réunis. Une ville à l’architecture plus européenne, au vu des diverses vagues de colons qui sont passés dans le coin, notamment les Portugais et les Hollandais au temps des comptoirs. Retour du tourisme, retour de ses effets. Les prix sont au minimum deux fois plus élevés qu’ailleurs, l’Indien y est tout de même un peu moins accueillant ou tout du moins son coté business et intéressé apparaît bien plus nettement. On aura le temps de la parcourir demain, avant notre vol de nuit. Mais on a déjà repéré un endroit où tu achètes ton poisson ou tes crevettes pêchés du jour et tu vas te les faire griller au stand d’à côté. Une bonne manière de terminer le séjour. Fort Cochin donc. De petits bâtiments restés dans le style colonial, un quartier de maisons par religion (chrétienne, musulmane et hindoue), des églises, une synagogue, des mosquées, des temples, le tout sans problème apparent. Tout du moins pour les touristes que nous sommes. Des restaurants, plein de restaurants, qui servent de la nourriture plus occidentalisée (et surtout plus chère). Des guesthouse, des Homestay, bref vous l’aurez compris, Fort Cochin vit au rythme des touristes. Même les chauffeurs de tuktuk sont limite insistants. Il faut dire qu’ils sont nombreux et que la concurrence est rude pour harponner le touriste. D’ailleurs, ils proposent tous un tour de ville avec les principales attractions pour un prix dérisoire. Mais le vrai prix à payer, c’est la visite de toutes les boutiques où ils vont t’amener. Et où les commerçants essayeront de te vendre un truc. Les chauffeurs, eux, s’en balancent que tu achètes quelque chose ou pas. Ils toucheront un coupon des commerçants qu’ils convertiront en Roupies. On avoue, on l’a fait, on avait du temps à tuer. Le parfait piège à touristes. Et dire que toutes ces boutiques vendent exactement les mêmes articles. Le soir, la populace et les touristes se retrouvent sur la jetée des Chinese Fishing Net afin d’admirer le coucher du soleil. Des filets que les pêcheurs du coin abaissent dans l’eau pour attraper ce qui passe. Une méthode qui est surtout devenue une attraction touristique en fin de journée. Des stands, de la nourriture, de l’animation, un bon moment à passer. C’est là que tu peux acheter ton poisson ou tes crevettes et te le faire griller. Un bon deal. L’ennemi numéro 1 à Fort Cochin, c’est le moustique. La ville est entourée d’eau et même au milieu des rues, il n’est pas rare de rencontrer un petit canal aux eaux noirâtres et quasi stagnantes. Alors dès la nuit tombée, il vaut mieux ne pas avoir oublié son spray, parce que ça attaque et ça pique sans relâche. Ce bon Robin nous a organisé le transport en taxi jusqu’à l’aéroport qui est tout de même à une heure de route. Un immense édifice, neuf et quasi vide vu le peu d’avions qui posent ici. Comme à l’aller, un vol qui va transiter par Dubai avant de rejoindre la Suisse. Cette fois, ça sent vraiment la fin d’un périple extraordinaire. La moto. Quelle que soit sa marque, sa cylindrée, un voyage en moto aura toujours une saveur spéciale. Quel autre type de voyage te procure autant de plaisir, de découvertes, de liberté, de choix ? Parcourir l’Inde du sud au guidon de nos Enfield a été une sacré aventure. Chemins de traverse, routes de montagne, pistes, traversées de villes et de villages, paysages fabuleux, scènes de vie, rencontres sur et au bord de la route, arrêts pour des pauses thé, des sourires, encore des sourires, cette gentillesse du peuple indien... une sacré aventure. Que l’on n’est pas prêt d’oublier. Incredible India ...
Incredible India ! Bon j’ai rien inventé c’est carrément le slogan de l’office du tourisme indien. Mais faut reconnaître qu’ils ont tapé juste. L’Inde intrigue, l’Inde fascine, l’Inde fait peur, l’Inde. Déjà à l’atterrissage de notre vol Emirates. L’immigration. Les fonctionnaires sont souriants, te souhaitent la bienvenue et t’invitent dans un gros fauteuil confortable, presque comme un ami, pour les formalités. Le numéro de ton visa est peu lisible sur ta photocopie ? Pas grave, l’officier sourit de ses dents blanches et fait les recherches lui-même. Une fois les sacs récupérés, est-ce que Arafat sera là ? Arafat c’est celui qui va nous louer deux Enfield 500 pour 18 jours. Pas de site internet, juste une communication via WhatsApp. Et oui il est là, avec un panneau, parmi la foule qui attend un proche ou un touriste, tout sourire lui aussi. Il nous confie au chauffeur qui va nous emmener à Fort Cochin, quelque 40 km plus loin. Et nous faisons connaissance avec la circulation indienne dans la périphérie de Ernakulam, la grande ville qui compose aussi Cochin. Ici il n’y a qu’une règle à connaître : c’est qu’il n’y en a pas, de règles. Le danger est permanent et il peut venir de partout. Une bonne heure, c’est qu’il nous faudra pour atteindre le Fresh Choice, le petit restaurant que tient Arafat en plus de la location de motos et d’autres services touristiques. Un léger repas, du thé, mais il nous importe de voir les brêles. Elles ont vécu, la route les a un peu cabossées. Mais Arafat a fait ça bien. Sachant qu’on part pour environ 2500 km, il a mis des pneus neufs et a changé le kit chaîne. Recommandations, change d’argent, installation d’un chargeur USB sur la batterie. C’est l’heure de prendre la route, par la coastal Road, direction sud. Un bonheur de route. Bordée de palmiers, paisible. La moto nous permet de prendre de minuscules chemins et de nous retrouver au cœur des villages, à nous voir accueilli par les larges sourires des Keralais. Dieu que les femmes sont belles ici, avec leurs longs cheveux noirs, leur sari coloré, leurs dents blanches contrastants avec le teint foncé de leur peau. Il règne aussi une odeur étrange, agréable mais étrange. Un mélange d’épices, de lessive ou de savon, une moiteur olfactive à laquelle on identifie ce sous-continent indien. Les spécialistes de l’Inde disent que le Kerala est un état à part dans l’immensité du pays. Sans doute, tout comme le Ladakh parcouru en 2017. Mais quelles couleurs, quels sourires, quelles routes (bonnes à notre grande surprise). Le point commun au reste de l’Inde est sans doute le comportement des chauffeurs de bus. Ces gars-là sont des malades, des grands malades, des fous. Ici tu apprends très vite que ta vie dépend de la rapidité à comprendre que face à un bus, tu ne cherches pas la confrontation. Tu t’inclines, tu te pousses. Fin d’après-midi au bord de la mer d’Arabie, le long de la plage d’Allepey. Un lassi aux ananas frais, une petite brise du large. Et cette odeur, encore et toujours. Cette Incredible odeur...
L’eau. Toute la vie autour d’Allepey est conditionnée par l’eau. Vous avez sans doute entendu parler des backwater du Kerala. Mais saviez-vous qu’ils sont composés de plus de 1500 kilomètres de canaux, de lacs et de divers plans d’eau, alimentés par plus de 40 fleuves qui descendent des montagnes ? 1500 kilomètres !!!! On y vit sur les bords (et parfois dessus) on y fait la lessive, on s’y lave, on y pêche, on y navigue pour aller au travail ou à l’école. L’eau. Aujourd’hui, Biju le boss de la Bella Homestay, nous a organisé un tour à la journée sur les labyrinthes des canaux. Le tuktuk est pile à l’heure pour nous emmener au terminal des bateaux pour s’enfoncer dans les terres, mais sur l’eau, quel paradoxe. Un bateau genre mouette genevoise mais taille XXL, avec un gros diesel bien fumant comme moteur. Un moteur qui ne démarre pas tout de suite, crachotant quelques hoquets avant de caler. Un homme descend dans la cale avec un tournevis, deux ou trois coups par-ci par-là et ça démarre dans l’hilarité générale. Ce bateau, c’est celui qui transporte les Indiens et nous sommes donc en compagnie des habitants du coin. Regards, sourires. L’activité ici, c’est d’emporter des touristes sur l’eau, peu importe l’embarcation. Cela va même jusqu’aux bateaux privatifs presque luxueux (pour les standards indiens) avec cabine pour y passer la nuit. Sans doute un peu trop aseptisé, mais pourquoi pas pour ceux qui aiment ça. Pour nous ce sera plus modeste, avec environ 5 heures en canoë conduit par un gars du coin. L’avantage du canoë est de pouvoir prendre les petits canaux, la où les grosses embarcations ne peuvent accéder. Et on y voit la vie sur les berges, la lessive des femmes, les pêcheurs ou simplement les habitants devant leurs (belles) maisons. Ici, certaines habitations sont construites sur une digue d’à peine 5-6 mètres de large séparant deux plans d’eau. Mieux qu’une moto sur la terre ferme, ici c’est une barque que chacun se doit de posséder. Les backwater abritent de nombreux villages, avec leurs petits commerces et leurs écoles. Ici, on amène ses enfants aux cours (en uniforme) en bateau. Ils sont nombreux à courir, crier et se chamailler sur les berges les gosses du coin. Des enfants d’une beauté extrême, tout sourire, autant que leur maman. Comme ailleurs, tout est couleur sur ces eaux. Les plantes aquatiques d’un beau vert, les barques multicolores et même les libellules qui sont rouges ! Afin de faire profiter les familles locales, celle qui s’occupe de nous va nous préparer à manger dans leur (très) modeste demeure. Un thali (plusieurs plats différents sur une feuille de bananier) composé de riz, de pois chiches aux épices locales, un chutney de mangue et quelques autres mets dont nous n’avons pu savoir ce que c’était faute de compréhension mutuelle. Et évidemment c’était délicieux. Retour à Allepey à nouveau par le bateau officiel, à nouveau avec les gens du coin. Allepey. Une petite ville côtière, sans charme ni monuments particuliers si ce n’est deux petits temples. Une plage aussi, non surveillée et pas nettoyée. Mais on s’y sent bien au coucher de soleil et sans doute pour y faire trempette dans les flots de la mer d’Arabie. Ou pour y boire un chaï, un lassi ou un jus de fruit frais sous la brise. Dire qu’Allepey a du charme serait mentir. Mais la magie du Kerala opère. Ça grouille, ça vit, ça bouge, sur les routes avec les innombrables tuktuk, bus et voitures, sur leurs bords avec les commerces en tout genre, de l’étal de fruit au commerce d’or, avec la foule en constant mouvement. Les gens nous regardent, nous dévisagent parfois, mais jamais avec agressivité ou malhonnêteté. Nous sommes loin des clichés qui nous effrayaient au sujet de l’Inde. Pour l’instant. Soyons complet sur Allepey. Nous avons trouvé refuge à la Bella Homestay. Un petit havre de paix et de calme, un accueil à la fois discret et chaleureux. Et une chambre hyper propre et confortable. L’eau, et une journée sans moto. Mais demain nous reprenons la route direction les ghats, à savoir les montagnes dans lesquelles nous allons rouler durant les 3 prochains jours. Ce sera nos premières vraies expériences sur les routes indiennes, j’y consacrerai quelques lignes... Je reconnais, j’ai mis du temps à inscrire l’Inde sur ma liste. Que de clichés, que de préjugés. Une fois encore, sans doute que le Kerala ne reflète pas la réalité plus difficile de quelques autres villes comme Calcutta ou Benares, une première approche en douceur en quelque sorte. Mais ici les sens et les émotions surgissent. Et je sens que cela va continuer.
Petite leçon de conduite motocycliste à l’indienne ... Comme vous le savez évidemment, en Inde on roule à gauche héritage britannique oblige. Première habitude à prendre. Si tu veux additionner les kilomètres en sécurité, il est d’ailleurs FORTEMENT recommandé de rester le plus à gauche possible, soit contre le bord de la route. Pourquoi ? Parce que dans la chaîne alimentaire des routes locales, le plus gros passe avant les autres et ainsi de suite jusqu’en bas. Quelle que soit la situation. Vous comprendrez donc facilement qu’à part les vélos et les piétons, les motos ne font peur à personne. Revenons à la position sur la route. Pourquoi à l’extrême gauche ? Parce qu’en face ça dépasse à tout va. Les bus dépassent les camions et les voitures dépassent les bus qui dépassent les camions. Vous voyez pourquoi il vaut mieux être tout au bord ? Deuxième règle : ne t’arrête jamais aux carrefours ou aux intersections. Si tu mets le pied par terre t’es foutu, tu vas rester coincé là. Le truc c’est de rester en mouvement, de toujours avancer, même au pas, et dès que tu vois ou tu sens un trou tu t’insères. Ça peut foutre la trouille au début mais ça marche nickel quand t’as compris le truc. Le problème c’est que tout le monde fait pareil. Genre t’es sur une grande route et t’as une plus petite voie qui arrive sur ta gauche et bien, le tuktuk ou la moto qui arrive va venir sur ta trajectoire sans même te jeter un coup d’œil. Troisième règle essentielle : le klaxon est ton assurance-vie. Ici les rétroviseurs font une chouette décoration sur les véhicules mais à part ça ... en gros, si t’es un bon conducteur indien tu te dois de klaxonner au minimum toutes les 8-10 secondes parfois plus dans les villes ou les endroits où il y a plus de monde. Klaxonner, juste pour dire que tu es là et que tu arrives. Pigé ? Alors ça peut faire peur, mais franchement on s’y fait vite, il faut juste ne jamais relâcher son attention, parce que le danger peut surgir n’importe quand et de n’importe où... mais revenons à notre road trip. Ce matin, nous sortons sans souci de Allepey par une route rectiligne et rapide, bordée de rizières. Ça roule assez vite et il faut bien garder l’œil sur ce qui arrive en face (voir ci-dessus). Nous avions téléchargé l’application Maps.me et les cartes de l’Inde du sud, impressionnant ! Avec encore un petit chargeur USB et un support pour l’IPhone sur le guidon, nous sommes complètement autonomes et la précision des informations nous conduits sans souci sur les bonnes routes. Nous avions décidé volontairement de ne pas prendre la voie rapide vers Kumily, dans les montagnes, pour prendre des détours sur des voies de moindre importance. Rapidement, le paysage devient vallonné, les courbes se multiplient, la circulation diminue. Au moment de dépasser un tuktuk, je m’aperçois que mon klaxon est mort. Damned (voir ci-dessus). Mais dans ce pays, les ateliers, ou plutôt les cahuttes, qui bricolent les deux roues sont légion. Et je ne mets que quelques kilomètres à trouver un gars qui va me réparer tout ça. Ça démonte le phare où se trouve un fusible du klaxon (...), ça change une pièce, ça ressert des connexions... et ça marche. 50 petites roupies pour 20 minutes de boulot efficace (70 cts, oui je sais c’est moins cher que chez HD...). Au hasard de la route, nous nous retrouvons au cœur d’une fête visiblement religieuse aux abords d’un temple. Que des hommes, torse et pieds nus, le visage et quelques parties du corps peintes. On les prend bien sûr en photo, mais eux aussi ! Toujours au hasard des routes, nous trouvons un family restaurant pour notre lunch. Alors là, c’est un peu galère parce que personne n’y parle anglais. Alors on y va au bol et on se retrouve avec une table trop petite pour contenir tout ce qu’on nous apporte... les saveurs sont là, le feu aussi. En Inde, on ne mange pas avec des services, mais avec la main, la droite. La gauche est réservée pour des pratiques plutôt impures. Alors la règle est qu’avant tout repas on va généreusement se laver les mains aux lavabos qui sont toujours à proximité de la salle à manger. Ceci dit pas si facile de manger du riz et toutes ces succulentes sauces avec ses doigts, il reste un peu de pratique à obtenir. Kumily se rapproche, notre GPS nous indiquait une étape de 155 kilomètres aujourd’hui. Mais sur les routes indiennes et en moto, 155 kilomètres c’est minimum 4 heures de routes, sans compter les arrêts. L’après-midi est donc entamée lorsque Kumily est en vue. Cette petite ville est perchée à 900 mètres et l’air moite et chaud des plaines laisse la place à une “fraîcheur” bienvenue. C’est aussi le début des collines de plantations de thé. D’ailleurs au détour d’un virage, un groupe de femmes ramasse les jeunes feuilles qui dépassent du haut des buissons. Elles ne sont pas loin de la route et nous grimpons la pente pour aller à leur rencontre. Un pur moment de fraîcheur au vu de leurs sourires éclatants et de leurs rires bruyants lorsqu’on parle de nos prénoms ou de nos enfants. Petite séance photos et selfies, merci Mesdames pour cette bonne humeur malgré votre dur labeur. Kumily. Bruyante, poussiéreuse, indienne... certains y viennent pour aller à la rencontre des animaux dans la réserve voisine de Periyar, mais il faut avoir le temps que nous n’avons pas pris pour cette étape. Tradition oblige, passage chez le barbier. Jamais, jamais je n’emmène de quoi me raser en voyage. Et le barbier de Kumily ne m’aura pas déçu. Soirée plus fraîche et à la lumière tamisée sur le rooftop de notre Homestay, petite musique d’ambiance. L’Inde est bruyante, grouillante, mais également spirituelle et relaxante sous certains aspects. Une culture compliquée, mais que nous essayons d’apprivoiser au mieux pendant ce très court séjour. Demain cap sur Munnar, au cœur des plantations de thé, toujours en altitude des ghâts. Quel trip, sur la route, mais aussi dans le coeur et la tête.
Fantastique. Fantastique et galère un peu quand même. La route entre Kumily et Munnar est une voie qui circule dans les montagnes, appelées ici les ghats. Des reliefs couverts de végétation en tout genre, mais si verte, si dense. Le bitume est parfait, la route est toute en courbes, un virage tous les 30-40 mètres, le tout avec un très faible trafic. A la limite de l’orgasme de l’asphalte, du kamasutra du bitume, tant rouler dans ces paysages paisibles et splendides amène un plaisir indescriptible. Nous traversons régulièrement de petites villes ou villages moins animés que les cités des plaines, des rues colorées par les saris des des femmes, par les murs des maisons ou par des nombreux panneaux publicitaires qui ornent les commerces. La vitesse de croisière est rassurante, un petit 40 km/h qui nous permet de lever les yeux pour en prendre plein. Jusqu’au moment où. Au moment où une voiture freine et s’arrête en face de moi dans sa voie. Mais pourquoi ??? Devant l’absence de danger apparent, je freine à peine, continuant à avancer. Sauf que là, juste devant moi un serpent d’au moins 2,50 mètres traverse la chaussée en ondulant en S. Plus le temps de l’éviter... et je passe à moins de 50 centimètres de sa tête, j’ai même vu ses yeux tellement il était prêt de mon mollet ... Galère. Oui quand même. Parce que la route Kumily-Munnar est en réfection. Alors des détours sont signalés. Des détours qui nous poussent sur des tronçons défoncés, des chemins étroits, dans des pentes dignes de la Streif et surtout qui rallongent le temps de route que nous avions prévu. De 4 heures, nous sommes passés à 6,5 heures. Galère. Parce que mon Enfield tousse sérieusement depuis quelques kilomètres, comme si le carburateur était bouché. Et elle pousse même à s’éteindre au ralenti sans vouloir redémarrer. Mais comme il y a un mécano dans tous villages, je prends cette précaution de m’arrêter. Et ce sont bientôt trois spécialistes qui se penchent sur le cas de la malade. Ca cherche, ça vide le carbu, ça ressert un truc à la sortie de l’échappement et après 30 minutes ça a l’air de fonctionner. Payer ? Même pas, le sourire et “je vous ai rendu service Sir, c’est mon plaisir”... Munnar est en vue, des paysages à couper le souffle au cœur des plantations de thé. Des buissons quasi à perte de vue, même dans les pentes assez raides des coteaux. La route est redevenue belle, l’asphalte est neuf. Le bonheur est de retour, même si les fusibles de la moto continuent de lâcher ce qui me prive de mon klaxon, un élément essentiel ici. 30 kilomètres après Munnar, toujours au cœur de cette si belle nature au cœur des ghats, nous trouvons la Pavithra Riverview Homestay, en contrebas du village de Lakkam. Une petite pension familiale au bord des champs de thé, dans un décor fantastique, à l’accueil si chaleureux. Shankar est au soin pour ses visiteurs. Il nous amène le thé sur le petit toit qui surplombe une partie de la maison. Un toit face à la vallée, une vue magnifique sur la nature environnante. Et toujours ce sourire si éclatant. Juste au-dessous de la pension, un chemin part au cœur des plantations où il serait possible de se balader durant des heures. Quel labeur de cueillir les jeunes pousses sur les buissons. La Pavithra, dans un petit village du Kerala, nous y prendrons notre repas du soir, garanti pas épicé et qui pourtant brûle le bord des lèvres. La Pavithra, une chambre simple, avec douche et WC, le tout très propre, une nuit calme, bercée par le bruit reposant de la rivière sous nos fenêtres. L’Inde, loin de la frénésie des villes. Munnar et ses environs. Nous y passerons encore demain, avant d’avancer dans ce périple indien si attachant. On savait que le dépaysement serait garanti. Il est non seulement garanti, mais total. Munnar, part II. A la Pavithra le petit-déjeuner se prend sur le toit, dès que le soleil pointe vers 08h30. La vue y est bien sûr splendide au matin et la nourriture que Shankar nous apporte réjouit nos estomacs. Shankar veut développer sa petite affaire, alors il nous demande ce que nous les occidentaux mangeons le matin. Nous lui parlons de Muesli, de miel, de fruits, de yaourt.. il enregistre, prend des notes, sûr, il sait se débrouiller le garçon. Ce même Shankar nous donne l’adresse d’un de ses frères à Munnar, lequel pourrait nous aider à résoudre mon problème de fusibles qui lâchent. Sur place, on obtient l’adresse d’un mécano et un chauffeur de tuktuk qui écoutait la conversation de loin, mais d’assez près pour flairer la course, nous propose de le suivre pour être certains de trouver. Problème, le gars est mécano mais ne fait pas les pannes électriques. Alors le chauffeur nous amène à l’autre bout de la petite ville chez un autre mécano qui lui ne fait que l’électricité. On lui explique le souci, il hoche la tête. Il va voir. Du coup, on lui laisse la moto et nous partons voir Munnar, son marché aux fruits et légumes coloré comme d’habitude, ses petites boutiques marchandes, ses stands de rue, ses gargotes, sa foule bigarrée. Une petite ville bruyante, animée et poussiéreuse, indienne, au cœur des montagnes. La moto est prête, un bon bout du faisceau a été refait et il me montre même les photos de ce qui était défectueux. A un prix dérisoire pour nous évidemment. Les environs de Munnar sont magnifiques. Plantations de thé, cascades et même deux lacs artificiels où les indiens vont en famille. Bien kitsch évidemment, mais on y croise la vie locale. C’est donc là que nous allons, voir les jeunes couples se tenir pudiquement par la main, les enfants réclamer des jouets dans les stands qui bordent l’endroit. L’après-midi est bien entamée lorsque nous retournons à la Pavithra dans le village de Lakkam. Il y a une belle cascade derrière le village et en moins de 30 minutes, nous voilà au pied de chutes, malgré le peu d’eau vu la saison. Shankar et sa famille nous ont concocté un autre excellent repas ce soir, et pas épicé cette fois, partagé avec quelques autres voyageurs au long cours. Échanges et partages d’expérience autour d’une table indienne. Munnar et sa région. A voir, à respirer, à goûter, à ressentir.
La route qui redescend sur les plaines comporte un tronçon privé vu qu’elle traverse de part en part une plantation de thé. Évidemment elle est ouverte à tous, mais il y a tout de même une barrière et son préposé à chaque extrémité de la propriété qui pourrait fermer ce tronçon de quelques kilomètres et bloquer ainsi l’accès à Munnar depuis le nord-est. Original. Vu que nous traversons une plantation, les paysages sont juste féeriques. Du vert à gauche, à droite, en-dessous et en-dessous. Des buissons de thé à perte de vue sur les pentes de ces ghats. Une splendeur. Quelques kilomètres à peine, les chutes d’eau de Lakkam sont annoncées. Un arrêt obligatoire. Les singes sont là, prêts à chiper tout ce qui leur passera à portée de main, surtout de la nourriture. Une petite marche d’approche et nous voilà au pied des cascades. Des familles indiennes sont déjà là, dans l’eau fraîche de quelques gouilles. Les femmes se baignent entièrement habillées contrairement aux hommes et aux enfants. Sourires de bienvenue et les moins timides d’entre eux nous font signe d’aller dans l’eau ! On ne peut pas rater ça. Hop, en slip et c’est parti pour une baignade matinale rafraîchissante. Évidemment et comme toujours, on vient nous demander d’où nous venons, où nous allons, le dialogue est facile avec les Indiens tant ils sont curieux face à un occidental. Reprise de la route, direction les plaines du Tamil Nadu voisin, avec pour but final la ville d’altitude de Kodaikanal sur l’autre versant des ghats. La température remonte au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude pour devenir vraiment chaude. Les paysages perdent de leur verdure pour être remplacés par une nature plus sèche, plus jaunie. Nous ne sommes pas des connaisseurs de l’Inde, mais après avoir traversé quelques villages, nous sentons une différence avec le Kerala voisin. Plus rustique, plus rude, plus pauvre sans doute, le Tamil Nadu s’apparente plus à l’idée que nous nous faisions de cet énorme pays. Le contact avec les gens y est moins facile. Non pas qu’ils soient moins souriants ou moins aimables, mais il est plus difficile de rencontrer des locaux parlant anglais, ce qui limite forcément les contacts lorsque nous nous arrêtons pour boire un thé ou demander une direction pour confirmer notre GPS. Un GPS qui nous sort régulièrement des sentiers battus pour nous faire prendre de petites routes à travers les campagnes, passant parfois au cœur de villages dont les habitants sont ébahis de voir des Blancs à moto traverser leur monde. Aucune agressivité pourtant, juste ces regards appuyés et parfois déstabilisants. Bien que moins verdoyants, les paysages demeurent fantastiques, il y a toujours quelque chose à voir, dans les champs, sur le bord des routes, dans les villages. L’humain est partout ici, plus d’un milliard d’individus, alors impossible de rouler quelques minutes sans croiser des gens. Et le spectacle est continu, toujours ces saris en couleur chez les femmes ou les habits typiques des paysans. Dépaysement total, abandon de nos codes, de nos vérités ou de nos certitudes. Nous sommes en Inde. Les contreforts des ghats apparaissent, nous entamons la longue montée vers Kodaikanal. Une route tournante, évidemment splendide. Nous rattrapons souvent quelques camions ou bus, qui ne sont pas faciles à dépasser car ils ne laissent pas d’ouverture. A toi de te débrouiller, voire de prendre quelques risques infimes. Il n’est pas rare non plus de voir des véhicules arrêtés sur le bord de la route avec un ou des passagers vomissant sur le bas-côté. L’Indien des plaines n’aime pas les virages. A mi-montée, arrêt à une gargote dans un virage. Thés noirs, beignets de légumes, pause pour les fesses. Les bus s’y arrêtent aussi, faisant le beurre du tenancier. Alors bien sûr, quatre Blancs là au milieu ça attire les regards. Kodaikanal est en vue, perchée à ses 2000 mètres d’altitude. Un village pour l’Inde, une petite ville pour nous. Les habitants aisés des plaines viennent y prendre la fraîcheur et la relative pureté de l’air. Quelques activités ici, comme la balade en minuscule bateau à pédales sur un petit lac au centre de la bourgade. Un lac entouré d’une petite route où les couples circulent en tandem, où les enfants font une balade sur des chevaux dociles devant leurs parents qui mitraillent la scène avec des dizaines de photos. Des stands aussi, de nourriture bien sûr. Notamment celui des succulents pois chiches cuits mélangés à des oignons, du riz soufflés, des épices, le tout servi dans un cône de papier prélevé dans un journal ou un magazine et que tu te débrouilles de manger avec les doigts. Des articles et jouets encore, tous plus kitsch les uns que les autres. Il faut que cela soit clinquant, fluo de préférence. Bref, une bien belle activité autour de ce lac, de belles scènes de rue. La chance. La chance que nous sommes dimanche et que nous croisons une sorte de procession chrétienne, où les fidèles portent de lourdes et énormes décors à la gloire de Dieu. La foule suit le cortège au son de tambours, de trompettes et de clarinettes. Un cortège festif et coloré. Nous aurons aussi été sur la promenade à flanc de montagne de Coaker’s Walk. On y verrait les plaines du Tamil Nadu à des dizaines de kilomètres. S’il n’y avait pas cette forte brume qui empêche toute vue spectaculaire. Le spectacle est plutôt sur la promenade elle-même. Les jeunes Indiens viennent s’y prendre en photo. Les filles adoptant plutôt des positions glamour mettant en valeur leur beauté, alors que les garçons se la jouent plus macho, lunettes de soleil et peu de sourire. Le tout sans gêne devant tout le monde. Ah cette Inde, ses paysages qui fascinent autant que ses habitants, que ses épisodes de vie, que ses scènes de rue. Kodaikanal, rien d’exceptionnel au final, juste le plaisir d’y être venu et d’observer.
Malgré l’altitude et la fraîcheur à l’ombre, dès que le soleil apparaît sur Kodaikanal, la température augmente rapidement. Ce qui n’empêche pas l’Indien des plaines de porter bonnet et veste chaude d’ailleurs. Depuis le début de ce trip c’est l’application Maps.me qui nous guide sur les routes indiennes. Et il faut bien reconnaître que les concepteurs de cette application gratuite ont sacrément bien bossé. Tiens prenons aujourd’hui par exemple. Notre but du jour est Madurai, une ville de province du Tamil Nadu, à quelque 130 kilomètres de Kodaikanal. On va être franc, on n’a clairement aucune idée du chemin à prendre pour s’y rendre, d’autant plus qu’en Inde à part sur les très grands axes, les panneaux routiers font figure d’absents. Alors on s’en remet à Maps.me. Et là, et dieu sait comment, ce GPS a dû sentir que nous n’en avions pas encore assez de ces petites routes dans les ghats. Car au lieu de nous amener au plus vite sur les grands axes de la plaine, il nous a embarqués sur des chemins de travers le plus longtemps possible. Petites routes, parfois pistes, à travers des villages d’un autre temps où la rudesse de la vie se lit sur certains visages burinés, à travers les forêts d’eucalyptus. Nous faisons confiance et suivons à l’aveugle le tracé sur nos téléphones portables arnachés au guidon. Une chance. Que dis-je, un privilège. Quel touriste vient dans ces coins isolés des montagnes du Tamil Nadu ? Pas beaucoup à voir la mine et les regards surpris des personnes croisées lors de ces quelques dizaines de kilomètres. Et lorsque nous avons un doute lors d’une intersection, il suffit d’arrêter une moto et la vieille dame qui monte en amazone à l’arrière nous indique la direction dans son dialecte local, tout sourire, alors que son mari ajoute que nous devons être prudents sur ces petites routes. La dernière descente, à flanc de montagne, sera mémorable de beauté avec une vue incroyable sur les plaines du Tamil Nadu en contrebas. Enfin un village, avec des commerces, un arrêt de bus. Il fait chaud désormais, chaud et soif. Il est temps de faire une pause après une conduite tout de même éprouvante durant quelque 60 kilomètres. Une gargote de bord de route, un avant-toit qui procure un peu d’ombre, un préposé au thé, quelques beignets de légumes qui viennent d’être frits, c’est là qu’il faut s’arrêter. Et on ne le regrettera pas. Évidemment, les personnes présentes veulent savoir d’où on vient, où on va, à qui sont les motos. Et voilà qu’on nous offre une tournée de ... concombres frais achetés au vendeur de rue 10 mètres plus loin, coupés en deux dans le sens de la longueur avec un peu de sel pimenté. La fraîcheur du légume face à la légère brûlure du piment. « Welcome to India » nous dit-on avec toujours ce sourire désormais traditionnel. Thés noirs, chaud et sucré, les petits beignets, les concombres de bienvenue, la pause s’est transformée en repas de midi. Il est temps de reprendre la route et au moment de payer, le patron des lieux nous dit que nous sommes ses invités avec de longues poignées de main. Ce n’était pas une pause en fait, mais une leçon. Une leçon de vie et d’accueil. Il reste tout de même quelques dizaines de kilomètres jusqu’à Madurai. Avalés sur des voies rapides. Une autoroute même, mais à la indienne. A savoir que des motos roulent à contresens sur la bande d’arrêt, que des piétons la traversent et que même des vélos l’empruntent. L’arrivée à Madurai est assez épique. On ne rentre pas dans une ville indienne de plus d'un million d’habitants sans devoir affronter sa circulation frénétique, archaïque et anarchique. Encore plus qu’ailleurs, aucune règle n’a cours aux abords de Madurai. Ça force, ça pousse, ça bouchonne, ça bataille et évidemment ça klaxonne. En permanence. Redoublement d’attention, concentration, celui qui aura piloté ici est paré pour bon nombre d’éventualités. Le Moskva Hotel est non seulement à une distance raisonnable du fameux temple Sri Meenakshi, mais il a aussi un petit garage souterrain pour éviter de laisser les motos à la rue. Les motos, dont la mienne a toujours ce foutu problème de fusibles qui lâchent. Mais la aussi, le Moskva est tout près d’un atelier Enfield. Alors le réceptionniste m’y amène comme passager sur son scooter et je reviendrai y poser la moto. Moto prise en charge tout de suite, avec un changement d’un bout du faisceau électrique défectueux dans le pare-boue arrière. Demain visite de la ville et surtout du temple. A pied, ça reposera nos fesses endolories. Madurai. Notre première grande ville indienne. Un cocktail local dont les ingrédients sont bruit, pollution, foule, klaxons, poussière. Le tout bien secoué et servi chaud. Madurai en Inde. Une ville qui fourmille, en perpétuel mouvement, des rues parfois de terre, des scènes de rue tous les mètres. Aucun charme particulier, mais une ambiance particulière. La ville semble être découpée en zone d’activités. Le Moskva Hotel où nous logeons est dans la zone des pièces détachées pour les véhicules. Des échoppes, de minuscules ateliers, à même la rue, sans aucun standard de sécurité, à la débrouille totale. Un fouillis indescriptible. Et pourtant extraordinaire. La où nous trions, jetons, gaspillons, ici tout se conserve dans un coin, tout se répare, tout sert à quelque chose. Dans d’autres zones, ce sont les textiles, les pneus, l’outillage ou encore les cartes de vœux ou d’anniversaire (...). Tu cherches quelque chose de particulier, choisis ton quartier. Il s’était injuste de dire que la ville est sale. Poussiéreuse oui, mais sale non. Les scènes de rue disait-on. Comme les vaches en plein carrefour. Comme cet artisan qui repasse des chemises avec son fer à charbon. Comme les gens qui prient un dieu peint sur un mur. Madurai, le spectacle est permanent, comme le bruit. Les mendiants se sont comptés sur les doigts d’une seule main, les sourires eux, étaient innombrables. Mais si on vient à Madurai, c’est pour visiter le temple du Sri Meenakshi, un des plus célèbre d’Inde du sud. un temple érigé il y a plusieurs siècles en l’honneur de la déesse Shiva. Une splendeur architecturale avec ses tours ornées de milliers de statues colorées. Les Indiens y viennent en pèlerinage pour prier, de loin parfois, les touristes y viennent pour en prendre plein les yeux. Certaines parties intérieures sont réservées à ces pèlerins, puisque les non hindous ne peuvent y pénétrer. Le temple se visite pieds nus et les jambes couvertes, tout y est superbe. Sans photo malheureusement, appareil et téléphone y étant scrupuleusement interdits. Madurai, le détour en valait vraiment la peine. Dernière soirée ici, dernier plaisir à Madurai : un excellent repas sur le roof top du Suprême Hôtel. A l’air et au-dessus des toits de la ville. Madurai. On a adoré.
Sortir de Madurai n’a pas été si compliqué finalement. Peut-être que nous nous habituons à cette conduite indienne, toute en fluidité, sans véritable règle ? Direction nord aujourd’hui pour la petite ville de Palani, toujours au Tamil Nadu. C’est notre ami Shankar qui nous avait conseillés de faire un stop à cet endroit plutôt que dans la grande ville de Coimbatore. Palani, des maisons, ses commerces, sa population, au pied du Murugan Temple perché sur la colline 600 marches plus haut. Un temple de pèlerinage pour les Hindous, où l’on monte les escaliers de pierre, parfois brûlants sous le soleil, à pieds nus. Nous sommes les seuls Blancs à l’horizon et notre présence étonne. Mais comme partout, les sourires éclairent les visages. Étonnement sans aucun doute, Palani n’est pas sur l’itinéraire des guides et autres tour operator. Du coup, l’occidental s’y fait rare. Et c’est bien ce qui fait le charme de cette ville où nous sommes plongés au cœur de la culture et la religion locales, sans artifice ni intérêt touristique. Difficile de se faire comprendre ici, car quasi rien n’est indiqué en anglais. Comment monter au temple, doit-on acheter des tickets, comment cela fonctionne-t-il ? Notre désarroi doit se voir à des kilomètres à la ronde, puisqu’un vendeur ambulant de jouets vient nous expliquer, dans sa propre langue et à grands renforts de gestes équivoques, que nous devons laisser nos chaussures à une consigne avant d’entamer la longue montée. Nous comprenons aussi que l’accès au temple est gratuit. Décidément ces Indiens sont particulièrement accueillants avec le touriste perdu dans les méandres de la culture locale. Gravir 600 marches n’est pas si simple avec la chaleur du Tamil Nadu comme accompagnante. Certains portent de jeunes enfants, quelques femmes transportent de lourds sacs de nourriture en équilibre sur la tête, nous ne sommes pas les pires lotis. La mode ici pour les hommes c’est le selfie avec le premier Blanc que l’on croise. Alors durant la montée, nous sommes sollicités à de nombreuses reprises pour finir sur les cartes mémoire de smartphones. Et quand il s’agit d’un groupe, évidemment que chacun veut sa photo, avec son appareil à lui, ça prend donc un peu de temps. Les filles, elles, sont moins hardies, elles se contentent de grands sourires et de signes de la main. On se sent bien dans cette Inde, chaleureuse et accueillante, on en oublie cette poussière constante, la pollution des véhicules et les déchets qui jonchent le bord des routes et chemins. Évidemment que depuis le Murugan Temple la vue est splendide sur la campagne environnante 600 marches sous nous. Sur cette esplanade, les codes sont incompréhensibles pour nous. Plusieurs entrées, des gens couchés au sol qui attendent dieu sait quoi, certains amènent des offrandes d’autres pas, toute la complexité indienne sur cette colline. Alors nous y allons à la chance, on rentre là où l’on pense pouvoir, on suit des pèlerins, on regarde et on observe discrètement. Toujours sans réellement comprendre. Et on se pose à l’ombre, pour contempler le spectacle des gens. Leurs habits colorés, leurs mimiques, leurs yeux si noirs et leurs sourires si éclatants. On ne s’en lasse pas. Retour à notre logement du soir à deux pas de la montée vers le temple, au cœur des petits stands de rue. Le Patthia Naidu Palace, un petit hôtel local tout simple et bon marché, rien d’un Palace, mais rien du tout. Mais qui est au petit soin pour nous. Le soir tombe sur Palani, l’animation se fait plus discrète. Un petit air souffle sur les plaines du Tamil Nadu. On est bien. Nouvelle étape et une longue. Un peu plus de 170 kilomètres direction nord pour rejoindre la station de Coonoor, dans le massif des Nigrilis à plus de 1800 mètres. Retour dans les montagnes. 170 kilomètres de moto en Inde, c’est un minimum de 6 heures, arrêts compris. Une fois n’est pas coutume, le GPS choisit lui-même notre tracé du jour. Un savant mélange de routes de campagne, de traversées de village et même d’une grande ville (Tirrupur), d’autoroute que nous aurons prise durant un kilomètre à contresens (sans que les autres usagers n’y trouvent quoi que ce soit d’anormal) ayant raté un embranchement. Un cocktail de Tamil Nadu l’espace d’une journée. Des arrêts aussi, pour reposer l’arrière-train qui encaisse sans trop sourciller les bosses, dos d’âne, malformations et autres imperfections chroniques des routes indiennes. Une première pause dans une petite échoppe de bord de route pour ce qui est devenu la tradition : un thé, chaud et sucré, soit noir pour deux d’entre nous, soit au lait pour les deux autres. Et c’est alors que notre regard tombe sur un plat de pois chiches aux épices Masala. Mettez-en une soucoupe svp. La femme derrière le comptoir ne parle pas l’anglais, alors ce sont les clients de la petite salle qui vont traduire. Nous voilà à nouveau au centre des attentions. Et pendant qu’on y est, rajoutez-nous de cette friture d’oignons qui a l’air si bonne et que vous venez de nous faire goûter, merci Madame. Une première pause qui se termine par une tournée de selfies, casque et lunettes de soleil sur la tête, prêts au départ. Une seconde pause dans une petite ville cette fois, avec encore une série de thé, accompagnée de fruits achetés sur le stand d’à côté. Melon mûr à souhait, mandarines juteuses, de beaux et bons fruits locaux. Il faut avouer que les fruits sont une des seule nourriture qui n’emporte pas la bouche par le feu des épices, notamment du piment. Les Indiens s’y mettent déjà le matin au petit-déjeuner (pas aux fruits, mais bien au piment), alors une petite pause doucereuse et sucrée dans la tourmente des plats épicés , ça ne peut que faire du bien. Les contreforts de la montagne arrivent et avec eux, le début de la montée. La vitesse va ralentir et la conduite va se faire plus difficile. Nous sommes pris entre deux feux. Se faire dépasser par les voitures qui grimpent pied au plancher et tenter de dépasser les bus et camions qui subissent la pente, le tout en ne prenant aucun risque. Car à la descente, les bus et camions n’ont rien à envier aux voitures. Ça roule à fond et ça coupe sérieusement les virages. Une odeur de caoutchouc brulé prouve que les freins sont sacrément sollicités. Nous avions lu qu’il fallait être fou pour conduire des motos en Inde. Mais voyager dans ces bus qui ne connaissent aucune limite doit être tout autant périlleux si ce n’est plus, vu leur état. Coonoor est en vue, l’air y est frais évidemment, moins moite. On y reste demain encore avant de rouler vers notre seconde grande ville : Mysore, dans l’état du Karnakata. Le soleil est toujours au rendez-vous, on va en prendre plein les yeux. Une fois de plus.
Un jour et demi à Coonoor. Retour donc dans les montagnes, au cœur des Nigrilis dans les Western Ghats. Une petite ville d’altitude, animée comme il se doit, mais surtout au cœur d’une région superbe où les plantations de thé occupent le terrain. A Coonoor même, il n’y a pas grand chose à faire. Son marché couvert et quotidien peut-être, où l’on trouve de tout, fruits et légumes, textiles, nécessaires de maison, outillage, épices, fleurs, bref de tout. Un endroit vivant et odorant (souvent très agréable ne nous méprenons pas) au gré des étals. Mais ce qui vaut la peine à Coonoor, c’est partir se balader aux environs en moto. Au belvédère de Dolphin’s Nose par exemple. Bien sûr que la vue sur les montagnes environnantes et plus loin sur les plaines du Tamil Nadu est impressionnante. Mais ce qui fait son charme à ce nez de dauphin, ce sont les 11 kilomètres de route pour s’y rendre. Une petite route, parfois à flancs de montagne, coincée entre les buissons verts des théiers de part et d’autre de la chaussée, sinuant dans une nature préservée et bien sûr splendide. La brume au loin rend la lumière plus tamisée, mais les monts aux alentours se découpent dans le bleu du ciel. Un bonheur total que ce mélange de couleurs. C’est bien entendu un peu l’attraction du coin, alors on y est pas seul sur cette route. Prudence. En arrivant à son terme, les chalands attendent le voyageur avec leurs petits stands proposant des boissons, de la nourriture simple ou des bricoles à acheter. Mais il n’y a pas que les chalands qui se réjouissent de la venue des touristes. Les singes aussi. Toujours prêts à chaparder ce qui traîne à portée de main, quitte à se montrer assez entreprenant. Malgré cela, la vue vaut la peine depuis Dolphin’s Nose. Sur le chemin du retour, une manufacture de thé propose des visites expliquant les différentes étapes depuis la cueillette jusqu’à votre tasse du petit-déjeuner. Une usine installée là par les Britanniques au siècle dernier. Et les infrastructures n’ont pas vraiment changé depuis. Une autre visite à faire, le Sim’s Park, un jardin botanique à l’indienne, beaux arbres et plantes diverses, où une petite gouille permet à quelques pédalos de promener des touristes, quasi exclusivement Indiens. Car ici encore, le Blanc est rare. Rien d’exceptionnel donc, juste un moment paisible en nature, loin du bruit. Coonoor « centre », on y est allé pour changer de l’argent. Un seul bureau pour avoir des Roupies car les banques n’en fournissent pas. Un peu dur à trouver car cet office est perdu au milieu des dizaines d’autres commerces de la ville. Et visiblement peu savent qu’on peut y faire du change.Les dollars que nous amenons sont scrutés, ils se doivent d’être impeccables. Deux billets nous seront d’ailleurs refusés, à cause d’une petite tache dans un coin. Ce qui paraît être une formalité prend au final pas loin d’une heure. Et quand un couple d’Indiens rentre dans le bureau et veut changer un billet de 1000 francs suisses, nous n’y croyons pas nos yeux. Un couple en voyage de noces, dont l’époux habite à Bâle. Le monde est soudainement petit. Nous aurions pu manger a notre guesthouse, mais nous avons trouvé un petit resto familial dans la rue principale de la ville. Une petite échoppe sans prétention, tenue par un couple, mais qui prépare du poulet de différentes façons (toutes bien épicées), ainsi que plusieurs variétés de riz frit et de nouilles sautées. A peine arrivés qu’on nous trouve une place dans l’espace très restreint de l’endroit. Un accueil chaleureux, où l’on se sent rapidement bien, malgré que personne n’y parle vraiment l’anglais. Coonoor, l’immersion indienne. Dans l’assiette et dans l’ambiance. Retour de nuit à notre guesthouse, sur les hauteurs de la ville à quelque 5 kilomètres. On s’était promis de limiter les trajets de nuit. Exception. Mais c’est vrai, on n’y voit pas grand chose et les dangers sont les mêmes qu’en pleine journée, sauf qu’on ne les voit plus ! Coonoor ou la fin du périple en montagne. Retour demain dans les plaines chaudes et moites. Et passage dans l’état du Karnataka, direction Mysore et son palais. Nul doute qu’on n’y verra aucune différence. Les sourires seront toujours présents nous y serons parfaitement accueillis. Comme partout.
L’air est frais au petit matin dans les Nigrilis. Quel contraste avec les plaines où la température ne fraîchit même pas vraiment la nuit. Avant de partir vers le nord, petit coup de chapeau tout de même aux autorités locales. Toute cette région de montagne des Nigrilis est Plastic Free. Alors, à voir ce qui traîne encore par terre, la mesure ne doit pas être si ancienne. Néanmoins, ici on emballe dans du papier journal et on te donne un petit sac de coton pour embarquer tes courses du marché. Même les pailles des Lassis sont en carton ! Bref, l’Inde le fait et y arrive. Pas comme chez nous... comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Direction donc Mysore, par les routes de montagnes pour sortir du massif. Après Wellington la militaire (une importante garnison de l’armée indienne est stationnée là), voici Ooty la célèbre. Une station assez huppée des Nigrilis, où les hôtels et autres lieux de villégiature vantent leurs chambres luxueuses. Ooty, très en vogue auprès des classes aisées à ce qu’il se dit. Une seule route, bien sinueuse en plus, et surtout bien encombrée. Un véritable défi lorsqu’on se retrouve collé derrière un camion, avec un bus qui pousse derrière. On ne le dira jamais assez, les chauffeurs de bus indiens, c’est du lourd. Vitesse excessive, dépassement téméraire, aucun fairplay ni considération pour les autres, en voir un dans le rétroviseur de la moto rend nerveux. La descente sur la plaine est longue et la route n’est pas toujours en bon état. Quelques tronçons qui n’ont pas encore vu d’asphalte, trous voire cratères, dos d’âne (particulièrement efficaces), il convient d’être prudent. Heureusement, l’Enfield 500 n’est pas une machine qui incite à mettre du gaz. Un couple d’enfer, une maniabilité incroyable et malgré tout c’est du solide. Parce que des trous et des dos d’âne, on en a ramassé quelques dizaines depuis le départ. Peu avant d’atteindre le plat des plaines, nous traversons une incroyable forêt d’eucalyptus, des arbres géants et droits comme des i. A se sentir soudainement petit au milieu des ces messieurs de bois. Mais le meilleur reste à venir. Il est temps de dire au revoir aux ghats, à ces montagnes aux si belles routes. Une autre Inde que celle des villes et des campagnes. Des paysages majestueux, des courbes douces, de la fraîcheur. Du plaisir intense. L’air s’est considérablement réchauffé maintenant. Une grande porte annonce la Mudumalai Tiger Reserve que la route traverse de part en part. Une route incroyablement belle au milieu d’arbres splendides. Les employés de la réserve brûlent les abords directs de la chaussée, sans doute pour éviter que certains animaux s’en approchent. Singe, biches, petits cervidés et même un éléphant traversant la route, le tout dans leur habitat. Pas de tigre bien sûr, si félins il y a encore dans le coin, nul doute qu’ils restent à l’abri des regards. Le Karnataka est en vue. Pas de réelle transition car une autre réserve, celle de Bandipur, prend immédiatement le relais pour quelques superbes kilomètres de plus. Notre pain blanc mangé, la suite du trajet se fait sur des voies rapides et même une autoroute, que les automobilistes et camions paient, mais pas les deux roues. Toujours cette autoroute où l’on peut se retrouver en présence d’une vache sur le terre-plein central. Et comme d’habitude des motos en contresens, des tracteurs, des vélos et des piétons qui la traversent. Une autoroute indienne. Comme aux abords de toute les grandes villes en Inde, la circulation devient anarchique au fur et à mesure que Mysore approche. Redoublement d’attention, rester sagement dans sa voie et être attentif à tout ce qui se présente. Les mots d’ordre à suivre pour arriver à bon port. Le bon port à Mysore, c’est le Mannar’s Residency, pas loin des deux attractions que nous sommes venus voir ici. Pas le temps d’enlever les casques que le préposé qui gère le trottoir devant l’immeuble nous fait signe de le suivre. Les motos seront mises à l’abri dans un parking fermé au sous-sol. Les chambres sont prises, la douche nous a requinqués, départ pour le Devarja Market, à quelques minutes à pied. Principalement fleurs, fruits et légumes, ce qui surprend ici, c’est l’effort pour présenter un étal esthétiquement accueillant. A l’image du pays, tout y est coloré dans ce marché. Alors oui, ici on voit du touriste occidental, et on nous sollicite. Mais un refus poli et souriant permet de ne pas être harcelé. Balade dans les rues et ruelles de Mysore. Plus qu’ailleurs, le nombre de vaches vivant au cœur de la ville est impressionnant. A qui sont-elles ? Les commerçants leur donnent de l’eau dans des seaux, voire de la nourriture, ce qui leur évite de faire les poubelles. Par contre, elles sont totalement indépendantes et se promènent la où elles veulent, traversent les carrefours et grandes avenues. Sujet de vénération, une jeune femme la touche et se signe, non pas de la Croix bien sûr, mais d’un autre mouvement à caractère religieux. Demain, suite de la visite de Mysore. On continuera de répondre à la sempiternelle question « hello, where are you from ? ». Une autre journée en Inde. La visite de Mysore. Une ville de province, à peine 1,5 millions d’âmes vivant ici. Difficile de dire que c’est une belle ville, mais disons qu’il y a des choses à y voir, une ambiance, du spectacle de rue (mais comme partout). Première étape, vu que le Devarja Market a déjà été visité hier, le fameux et célèbre palais de Mysore. Un palais, celui d’un Maharadja, pas un temple religieux. Un édifice d’une splendeur inouïe, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, au cœur de la ville. Une visite à pieds nus, traversant une partie du palais, mais une partie magnifique. Ils avaient bon goût les Maharadjas du coin ! On y reviendra ce soir, car un spectacle sons et lumière vient égayer ce lieu splendide chaque soir de la semaine. En prenant un tuktuk, on apprend que Mysore abrite quelques ateliers fabriquant d’excellentes huiles essentielles. Évidemment que notre chauffeur en connaît une, où il touchera une commission pour un peu que nous y fassions quelques achats. Et nous en ferons, car ces huiles aux vertus indéniables sont bien plus chères chez nous. En Inde, le textile est roi. Alors, chemises, tshirts, blouses, robes, bref tout ce qui touche à l’habillement vaut la peine de s’y pencher. Quelques achats plus tard, un petit lassi dans une échoppe nous rafraîchira. Il suffit de se poser dans la rue, là où il y a du trafic et de la vie. Se poser et observer. Que de scènes de rue, que de visages, que de couleurs, que de dépaysement. Tout est sujet à étonnement, à découverte, à émotions. L’Inde se vit avec les yeux, avec le nez, mais aussi et peut-être surtout avec le coeur. On le savait, soit on aime, soit on déteste. Le milieu n’existe pas. Mais là, c’est bon, notre choix est fait. La nuit tombe il est temps de retourner au palais. 19 heures pile, des milliers d’ampoules s’allument pour une féerie de lumières sur le palais de Mysore. Des musiciens jouent des airs traditionnels indiens au pied du palais, rediffusés par des haut-parleurs puissants. Une féerie. Un rooftop. L’endroit idéal pour la dernière soirée à Mysore. Un rooftop à la brise rafraichissante et un magnifique buffet de bon nombres de plats différents, tous bien épicés et parfois brûlants, mais que de saveurs. L’endroit idéal pour terminer cette étape incontournable et inoubliable. Mysore, son marché, son palais, ses rencontres, on en voudrait encore. Fascinante Inde.
L’Inde n’est pas une lève-tôt. Les rues de Mysore sont calmes en ce début de matinée, la circulation y est encore parsemée. Ça tombe bien, car il nous faut sortir de la ville. Direction retour vers le Kerala, retour vers la côte à quelque 200 kilomètres vers l’ouest. 200 kilomètres. En Suisse, à peine 2 heures. Ici, environ 6 à 7 heures en fonction des arrêts. Pour une fois, nous n’avons pas laissé notre GPS nous conduire, on lui a un peu forcé la main pour passer sur des voies moins rapides, de plus petites routes. Et on va être gâtés. Tout commence par la traversée de campagnes, de villages ruraux, des lieux d’un autre temps, où justement ce temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur les gens. Tout semble s’y dérouler sur un rythme indolent. Certains sont assis sur le bord de la route, devant une maison, sur un vélo, à attendre dieu sait quoi. Dans ces campagnes, nous sommes loin des palais de Maharadjas, loin des fastes. L’Inde rural, des tracteurs si anciens qu’ils n’ont plus d’âge et pour les moins fortunés, une vache pour labourer. Des habitations réduites au strict minimum : fournir un toit, une protection. Et pourtant cette Inde là, vue depuis nos Enfield, nous envoûte aussi, tant le décalage est puissant. Une autre réserve animalière et forestière, la Nagarahole Tiger Reserve, se met sur notre chemin. Pas de chance aujourd’hui, ni tigre, ni éléphant, seuls quelques cervidés et singes sur le bord des routes. Mais une route sinueuse est splendide au cœur d’une nature préservée et respectée. Cela fait plusieurs dizaines de kilomètres que nous sommes partis, la réserve ne permettait aucun arrêt puisqu’on n’y croise aucun village. Des habitations sont en vue, quelques petits commerces aussi. Un village de campagne, sans grande activité visible. Un petit resto tout simple, quelques tables et tabourets en plastique. Mais du thé, comme partout, deux assiettes de Byriani (riz et poulet), 2 beignets de banane et surtout des sourires, des questions, du contact. Ici tu manges et bois pour quelques francs et c’est toujours bon. Mais autant que le repas et son prix, c’est cet accueil indien qui fait la différence. Peu importe les tabourets en plastique, peu importe la grande simplicité des lieux, tu t’y sens bien dans ces gargotes. Depuis le début du périple, Maps.me nous la jouait sérieux, mais voilà, il fallait qu’il fasse son taquin. Au détour d’une belle route, il nous indique une voie plus petite, peu asphaltée. Alors on se dit que la voie en question est un raccourci de quelques centaines de mètres. Peu d’asphalte s’est transformé en piste de terre. Petite voie est devenue chemin pédestre étroit. À trous, flaques de boue, bosses et autres réjouissances pour un fessier déjà bien endolori par les nombreuses heures passées sur la selle. Une heure. Il a fallu une heure pour retrouver une route digne de ce nom. Alors certes, j’avoue, on se demandait quand et comment on sortirait de cet endroit (en fait on était carrément paumé). Mais après coup on a bien ri. Sacré Maps.me. La journée de la vache. Plus que tout autre jour, nous en avons vu des dizaines. Tiens, cela a commencé ce matin alors que je sortais devant notre hôtel de Mysore, une belle vache était en train de se faire traire. En pleine ville et en pleine rue... puis dans les champs, les villages et surtout sur la route. Et on ne sait jamais ce qui se passe entre leurs cornes, à ces bovidés indiens. L’idée de traverser devant la moto leur prend souvent et voir une vache sur ou au bord de la route incite à la plus grande prudence. Les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de Kozhikode (appelée aussi Calicut) sont une succession de petites villes, sur des routes où la circulation est dense et parfois périlleuse. Rester concentré malgré la fatigue. Le GPS ne nous fera pas d’autres facéties, il a eu sa dose du jour, et nous emmène directement au Calicut Inn, un hotel absolument correct sur une grande avenue. Un demi-million d’habitants dans cette ville, mais une impression qu’ils sont tous dans les rues en cette fin d’après-midi ! Un tuktuk, et qui mettra le compteur s’il vous plaît, nous emmène sur Kozhikode Beach, le soleil s’y couche dans la mer. Des centaines de gens, de familles, assis dans le sable ou marchant à la limite de l’eau, prenant juste du bon temps. Malgré une eau très chaude, personne ne se baigne. Les petits stands sont également présents, proposant du thé évidemment, mais aussi d’autres spécialités locales. Telles que du chou fleur frit ou des petits œufs (de caille ?) en sauce bien relevée.il faut goûter. Et c’est évidemment très bon. Le gars qui tient le stand nous demande évidemment d’où l’on vient et semble même assez fier d’avoir servi des Suisses ! Il proposait aussi des moules passées dans la friture, mais là j’avoue ne pas avoir osé. Balade le long de cette longue plage et pas un Blanc à l’horizon. Alors évidemment, on nous toise, on nous sourit, on nous fait des signes amicaux. Et on nous demande de poser pour des selfies. Encore et toujours. On surprend souvent les moins téméraires à faire semblant de prendre une photo dans notre direction pour nous avoir en cliché ! Il ne reste que peu de kilomètres, peu de nuits, peu à vivre de ce périple en Enfield dans ce pays envoûtant. On va en profiter jusqu’à la dernière seconde.
Kozhikode le matin, comme très souvent depuis le début de notre périple, c’est assez tranquille. Nous avons atteint la côte, le but maintenant c’est de redescendre vers la ville où tout a commencé, Kochi. L’avantage d’avoir la mer à proximité fait qu’elle nous sert de guide, de fil conducteur, de repère. Alors on rejoint Kozhikode Beach et on va rester le plus longtemps possible le long des plages, quelle que soit la taille de la route ou du chemin. D’ailleurs assez rapidement, la route qui descend vers le sud s’écarte de la mer. Qu’à cela ne tienne, on prend les petits chemins qui s’immiscent dans les villages ou les habitations plus proches de l’eau. Et on rejoint le bord, sur des voies parfois pas plus larges qu’un trottoir. Nous roulons désormais au Kerala, depuis hier déjà. Ce n’est pas faire injure aux habitants du Tamil Nadu et du Karnataka que de dire que le Kerala reste une expérience à part. Plus qu’ailleurs, les gens nous saluent, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient. Une sorte de marque de fabrique. S’il fallait ne retenir qu’une chose de ce périple en moto, ce serait avant les paysages, avant le dépaysement total, avant ces cinglés de chauffeurs de bus, oui bien avant, ce serait cette gentillesse qui anime le peuple indien. Partout, vraiment partout, nous avons été reçus par des sourires et des témoignages d’accueil extraordinaires. Et au Kerala tout particulièrement. Exemple aujourd’hui : nous suivions la grande route un peu encombrée, lorsque deux jeunes en scooter viennent à ma hauteur, en me disant de prendre une petite rue sur la droite pour rejoindre le bord de la mer. Et ils passent devant, me montrent la voie, m’accompagnent sur plusieurs kilomètres en me vantant la beauté de ce littoral indien. Ils pousseront jusqu’à nous ramener sur la grande route en m’indiquant le chemin à prendre pour continuer notre route, avant de partir dans la direction opposée, tout sourire et le pouce en l’air en guise de d’adieu avec un « welcome to India » ! Alors oui, nous pouvons voir la pauvreté extrême, la misère parfois, la pollution permanente dans les villes, les déchets dans les rues ou aussi la nature, la poussière qui pénètre tout jusqu’aux pores de la peau, oui nous pouvons voir et ressentir cette Inde. Mais la gentillesse de son peuple occulte cette vision. Retour sur notre périple du jour. Quelque part sur un de ces petits chemins le long des plages, nous croisons des pêcheurs qui réparent leurs filets, à l’abri du soleil sous de grandes bâches. Arrêt photos, on descend des motos pour aller voir. Le dialogue est compliqué, l’anglais n’est pas la langue commune. Par contre, pour les selfies, là, aucun souci, on se comprend vite. Plus loin, ce sont une bande de jeunes qui nous stoppe pour des photos, avec de grands éclats de rire. Les plages, oui nous en apercevons quelques-unes le long de la mer. Mais étrangement, la majeure partie de ce littoral est composé d’une haute et hideuse digue faite de gros cailloux. Sans doute une digue de protection pour de fortes marées ou lors de gros mauvais temps quand la mer peut se déchaîner. Et il semblerait que les indiens ne soient pas plus attirés par le côté balnéaire que ça. Bref, si vous cherchez eau et plage idylliques, ce n’est pas sur cette côte qu’il faudra choisir votre destination. Le soleil frappe sérieusement et malgré la proximité de l’eau, aucune brise. Alors quand un cabanon en bois proposant quelques rafraîchissement apparaît, le stop est obligatoire. Une dizaine de jeunes sont là et entament une conversation avec nous. Pas de thé dans cette gargote, mais une autre spécialité locale. Un bloc de glace, à râper avec une sorte de rabot pour l’émietter, que l’on recouvre d’ingrédients soit salés, soit sucrés. Nous goûterons au deux, franchissant au passage quelques règles de prudence quant à l’origine du bloc de glace. Les jeunes sont visiblement heureux que des touristes s’arrêtent dans leur petit univers local. Poignées de main au moment de partir, des bye-bye et évidemment des ... sourires ! Rouler au bord de la mer nous éloigne aussi parfois des voies rapides. Et pour éviter un détour, c’est un bac qui va nous faire traverser un petit bras de mer. Acheter les billets est une expérience en soi, la préposée aux tickets ne parle que la langue locale. A coups de gestes et en montrant les motos, nous tendons un billet de 100 roupies (1,40 CHF) et nous recevons deux tickets et de la monnaie. 15 centimes le passage. Pour la moto et deux personnes. Évidemment, nous serons les seuls blancs de l’embarcation et le fait d’être en moto intrigue l’Indien. Guruvayur. Notre but du jour. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut changer de l’argent pour finir le périple. En Inde, les banques ne proposent pas de change. Il faut aller dans les échoppes spécialisées ou alors utiliser les DAB (appelés ATM ici comme dans tous les pays anglophones). C’est à Chavakkad que nous trouverons un office de change. Contrairement à la transaction faite à Coonoor, tout va vite et nous repartons avec quelques milliers de roupies. Guruvayur donc. Une étape choisie pour visiter son temple assez célèbre dans le coin. Sauf que. Sauf qu’il est interdit aux non-hindous. Soit, pas de temple. Un tuktuk nous conduira donc à Chavakkad Beach que l’on s’attendait à trouver assez touristique, comme Kozhikode Beach. Mais Chavakkad Beach en fin d’après-midi, c’est essentiellement le retour des pêcheurs, dont les grandes barques sont tirées sur la plage par de puissants tracteurs. Un véritable spectacle. Le poisson est amené dans le sable, posé au sol, et commence alors une sorte de vente à la criée à même la plage. Nous ne comprenons pas tout, certains prennent des notes, d’autres téléphonent, des transactions se font. Un spectacle local, la vie et l’activité des pêcheurs, sur une plage du sud de l’Inde. Nous y boirons un ultime thé dans un food truck Mercedes qui a dû retrouver une seconde jeunesse en Inde alors qu’un soleil rougeâtre se couche dans les flots de la mer d’Arabie. Avant de revenir dans la nuit à Guruvayur. Repas dans un petit resto, passage chez le barbier. Demain retour sur Kochi, les heures se comptent pour le retour vers la froide Europe. Froide en température, mais froide aussi dans les gens. Autant l’arrivée en Inde demandait une préparation à l’affronter, autant le retour ne va pas être simple.
L’ultime étape. Le retour sur Kochi, lieu du départ il y a 17 jours. 2000 kilomètres, nous avons roulé quasi 2000 kilomètres sur une Royal Enfield dans le sud de l’Inde, sans guide ni assistance. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce constat, mais jamais je n’aurais imaginé un tel périple. Cela paraissait un peu fou, téméraire, alors que 17 jours plus tard, nous nous sommes habitués à ces conditions si particulières sur les routes indiennes, à cette nourriture pimentée dès le matin ou encore au spectacle quotidien de la vie dans ce pays si peuplé. Il est des voyages qui te réjouissent sur l’instant présent sans laisser de trace ensuite et d’autres qui te touchent au cœur de ta poitrine. Cette Inde du sud en moto aura été un de ceux-là. Mais revenons à l’itinéraire du jour. Tout comme hier, dès le départ de Guruvayur, nous ciblons le bord de mer et les petites routes. Il est finalement assez facile de rouler sur la route la plus proche de l’eau car la moto à l’avantage de passer partout. Le problème, c’est que la plage et même l’eau, on ne la voit pas. Toujours cette digue d’énormes cailloux qui a été construite tout le long de la côte, sur des kilomètres et des kilomètres, sans doute pour protéger les habitations installées en bord de mer. Ce qui se comprend, mais du coup l’intérêt d’être au bord de l’eau diminue à vitesse grand V. Au nord de Fort Cochin se trouve l’île toute en longueur de Vypin. Une île sur laquelle on retrouve un grand nombre de Homestay, voire de resorts assez luxueux. La plupart, voire presque tous, propose des soins ayurvédiques. Et heureusement, car les plages de Vypin ne sont guère entretenues, il y a toujours cette digue et l’eau n’est pas très encourageante (peut-être est-ce le sable qui brasse et qui lui donne cette couleur vert-brun ?). De plus, l’activité sur l’île semble être assez limitée, donc une fois dans ton resort, tu y restes. Autant être là-bas en cure du coup. Il y a deux façons de rejoindre Fort Cochin depuis Vypin Island. Affronter la circulation et passer via Ernakulam, une grande ville attenante à notre destination, ou prendre un ferry fatigué pour franchir le bras de mer qui sépare l’île de la ville. Le ferry. C’est la cohue et l’anarchie pour y monter, ça force de tous les côtés, il ne faut pas manquer sa place sous peine de devoir attendre le suivant. 10-15 minutes de traversée à peine et nous voilà en ville, à quelques minutes de rendre nos machines. Mais d’abord, cap sur notre ultime Homestay, chez Robin, pour décharger les sacs et nous installer avant la restitution. Une chambre simple mais fonctionnelle, parfaitement propre, un proprio très sympa, prix 600 roupies (env 8,50 CHF). Nous retrouvons Arafat, notre loueur d’Enfield. « Hello my friend ! ». Il est quand même assez ébahi du tour que l’on a fait. Un loueur honnête, il me rembourse les réparations faites en route (j’avais gardé les factures) et un jour de trop de location. On se quitte bons amis, au revoir madame Enfield, toi qui m’auras fait découvrir ce fantastique pays et que l’on aura pas ménagée. Fort Cochin. En une heure, j’aurai vu plus de touristes blancs que pendant les 17 derniers jours réunis. Une ville à l’architecture plus européenne, au vu des diverses vagues de colons qui sont passés dans le coin, notamment les Portugais et les Hollandais au temps des comptoirs. Retour du tourisme, retour de ses effets. Les prix sont au minimum deux fois plus élevés qu’ailleurs, l’Indien y est tout de même un peu moins accueillant ou tout du moins son coté business et intéressé apparaît bien plus nettement. On aura le temps de la parcourir demain, avant notre vol de nuit. Mais on a déjà repéré un endroit où tu achètes ton poisson ou tes crevettes pêchés du jour et tu vas te les faire griller au stand d’à côté. Une bonne manière de terminer le séjour. Fort Cochin donc. De petits bâtiments restés dans le style colonial, un quartier de maisons par religion (chrétienne, musulmane et hindoue), des églises, une synagogue, des mosquées, des temples, le tout sans problème apparent. Tout du moins pour les touristes que nous sommes. Des restaurants, plein de restaurants, qui servent de la nourriture plus occidentalisée (et surtout plus chère). Des guesthouse, des Homestay, bref vous l’aurez compris, Fort Cochin vit au rythme des touristes. Même les chauffeurs de tuktuk sont limite insistants. Il faut dire qu’ils sont nombreux et que la concurrence est rude pour harponner le touriste. D’ailleurs, ils proposent tous un tour de ville avec les principales attractions pour un prix dérisoire. Mais le vrai prix à payer, c’est la visite de toutes les boutiques où ils vont t’amener. Et où les commerçants essayeront de te vendre un truc. Les chauffeurs, eux, s’en balancent que tu achètes quelque chose ou pas. Ils toucheront un coupon des commerçants qu’ils convertiront en Roupies. On avoue, on l’a fait, on avait du temps à tuer. Le parfait piège à touristes. Et dire que toutes ces boutiques vendent exactement les mêmes articles. Le soir, la populace et les touristes se retrouvent sur la jetée des Chinese Fishing Net afin d’admirer le coucher du soleil. Des filets que les pêcheurs du coin abaissent dans l’eau pour attraper ce qui passe. Une méthode qui est surtout devenue une attraction touristique en fin de journée. Des stands, de la nourriture, de l’animation, un bon moment à passer. C’est là que tu peux acheter ton poisson ou tes crevettes et te le faire griller. Un bon deal. L’ennemi numéro 1 à Fort Cochin, c’est le moustique. La ville est entourée d’eau et même au milieu des rues, il n’est pas rare de rencontrer un petit canal aux eaux noirâtres et quasi stagnantes. Alors dès la nuit tombée, il vaut mieux ne pas avoir oublié son spray, parce que ça attaque et ça pique sans relâche. Ce bon Robin nous a organisé le transport en taxi jusqu’à l’aéroport qui est tout de même à une heure de route. Un immense édifice, neuf et quasi vide vu le peu d’avions qui posent ici. Comme à l’aller, un vol qui va transiter par Dubai avant de rejoindre la Suisse. Cette fois, ça sent vraiment la fin d’un périple extraordinaire. La moto. Quelle que soit sa marque, sa cylindrée, un voyage en moto aura toujours une saveur spéciale. Quel autre type de voyage te procure autant de plaisir, de découvertes, de liberté, de choix ? Parcourir l’Inde du sud au guidon de nos Enfield a été une sacré aventure. Chemins de traverse, routes de montagne, pistes, traversées de villes et de villages, paysages fabuleux, scènes de vie, rencontres sur et au bord de la route, arrêts pour des pauses thé, des sourires, encore des sourires, cette gentillesse du peuple indien... une sacré aventure. Que l’on n’est pas prêt d’oublier. Incredible India ...
Le Festival International du film de Marrakech dévoile les 80 films de sa sélection officielle... English translation pending
Enfin Marrakech ouvrira ses portes aux cinéphiles à l'occasion du Festival International du Film qui a été créé en 2001 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour promouvoir les arts et le cinéma au Maroc. Annulée en 2017, la 17e édition du Festival International du Film de Marrakech (FIFM) aura lieu cette année, Le festival se tiendra du vendredi 30 novembre au 8 décembre 2018.
Robert De Niro sera l'invité d'honneur, décrit comme le "monstre sacré du cinéma mondial" est un acteur, producteur et réalisateur américain. Reconnu pour ses nombreux films tels que Mean Streets, Taxi Driver, The Godfather 2, Il était une fois en Amérique, Brésil, Heat, Backdraft, The Untouchables, Angel Heart, Mission, Raging Bull, The Free, Casino, The Naked Nerves, Frankenstein, Jackie Brown, Mafia Blues, Sleepers, Voyage au bout de l'enfer, 1900, The Irishman.
De Niro a remporté de nombreux prix tels que l'Oscar du meilleur acteur, l'Oscar du meilleur second rôle et deux Golden Globe (dont un pour toute sa carrière en 2011).
Reconnu pour ses nombreux films tels que Mean Streets, Taxi Driver, The Godfather 2, Il était une fois en Amérique, Brésil, Heat, Backdraft, The Untouchables, Angel Heart, Mission, Raging Bull, The Free, Casino, The Naked Nerves, Frankenstein, Jackie Brown, Mafia Blues, Sleepers, 1900 or The Irishman. De Niro a remporté de nombreux prix tels que l'Oscar du meilleur acteur, l'Oscar du meilleur second rôle et deux Golden Globe (dont un pour toute sa carrière en 2011).
FILMS HOLLYWOODIENS ONT ÉTÉ TOURNÉS AU MAROC?
De nombreux cinéphiles du monde entier ont vu une partie considérable du territoire et des paysages marocains dans les films hollywoodiens. Le pays est devenu un lieu de tournage majeur, c'est partout dans les films américains.
OTHELLO (1951)
L'adaptation cinématographique d'Othello de William Shakespeare par Orson Welles est l'un des premiers classiques tournés au Maroc. Le film s'ouvre sur une scène à Essaouira, combinant forteresses et forteresses aux murs et remparts fortifiés. La Tragédie d'Othello : Le Maure de Venise comprend d'autres scènes qui ont été tournées dans les ruelles labyrinthiques et les passages étroits de ce lieu côtier populaire. Aujourd'hui, l'une des places de la ville porte le nom du célèbre directeur ; il y a même une plaque au milieu de la place dédiée à sa mémoire.
L'HOMME QUI EN SAVAIT TROP (1956)
Le meilleur réalisateur anglais, Alfred Hitchcock, ouvre son film à suspense L'homme qui en savait trop avec une scène d'un bus entrant dans le portail de Bab Doukkkala, un repère historique dans la ville de Marrakech. Hitchcock montre le même bus qui passe par Bab El Khemis, un marché aux puces très animé rempli d'un tas de vieux déchets et de trésors cachés. Durant leur séjour, le Dr Benjamin (James Stewart) et son épouse Joséphine "Jo" (Doris Day) séjournent dans le luxueux hôtel La Mamounia. (Winston Churchill séjournait toujours dans cet hôtel et passait beaucoup de temps à Marrakech.) Le "maître du suspense", Alfred Hitchcock, a également utilisé la charmante place Jemaa el-Fnaa comme décor pour son film. Le film montre comment la famille McKenna tombe accidentellement sur un assassinat sur la place mondialement connue et animée.
LAWRENCE D'ARABIE (1962) Lawrence d'Arabie est un chef-d'œuvre basé sur la vie de T. E. Lawrence. Le film est réalisé par David Lean et met en vedette les deux acteurs légendaires, Peter O'Toole et Omar Sharif. Certaines des scènes du film ont été tournées dans le magnifique village marocain d'Ait Benhaddou, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Une autre scène épique filmée au Maroc est le massacre de l'armée turque. L'HOMME QUI SERAIT ROI (1975) The Man Who Would Be King est l'adaptation en 1975 par John Huston de la nouvelle éponyme de Rudyard Kipling. Le film met en vedette Sir Sean Connery, le meilleur James Bond de tous les temps, et l'icône du cinéma britannique, Sir Michael Caine. Ce film extraordinaire a été tourné principalement au Maroc. La scène où Danny et Peachy offrent leurs services en tant que conseillers au chef du village fictif'Er-Heb' a été filmée à Tagadirt n'Bour, un village dans la région d'Al-Haouz. La bataille avec le village'Bashkai' se déroule à Tifoultoute, une arène désertique près de Ouarzazate.
LE JOYAU DU NIL (1985) The Jewel of the Nile est un film d'aventure, d'action, d'amour et de comédie mettant en vedette Michael Douglas, Kathleen Turner et Danny DeVito. Certaines scènes du film ont été tournées dans la ville de Meknès et dans les environs de Ouarzazate. L'avion de chasse F-16 que Jack Colton (Michael Douglas), Joan Wilder (Kathleen Turner) et Al-Julhara (Avner Eisenberg) utilisent pour fuir dans le désert, est toujours exposé aux studios Atlas Corporation à Ouarzazate. La scène du jet a été filmée dans un village fortifié à Ait Benhaddou.
LA MOMIE (1999) The Mummy, mettant en vedette Brendan Fraser et Rachel Weisz, lauréate d'un Oscar, est un remake du film d'horreur classique de 1932 du même nom. Le film se passe en Egypte, mais tourné principalement au Maroc. Dans le sud-est du désert marocain, tout un décor a été construit pour la ville égyptienne fictive, Hamunaptra. Le décor de cette ville fictive a été construit dans un cratère volcanique endormi près de la ville oasis de la vie réelle, Erfoud. Deux ans plus tard, deux ans plus tard, "La momie revient" au Maroc, la suite du film à succès de Stephen Sommers en 1999. Non loin d'Erfoud, les dunes du désert de l'Erg Chebbi sont utilisées comme un double pour le désert égyptien. ALEXANDER (2004) Alexander d'Oliver Stone est un drame historique mettant en vedette Colin Farrell, Angelina Jolie, Anthony Hopkins, Jared Leto et Val Kilmer. Les zones autour d'Essaouira ont servi de toile de fond pittoresque aux montagnes macédoniennes, aux petits bassins, aux terres agricoles et aux rivières. La scène du marché aux chevaux macédonien où le jeune Alexandre (Connor Paolo) surprend tout le monde en apprivoisant et soumettant Bucephalus, a été tournée près d'Essaouira. La grande bataille de Gaugamela où Alexandre (Colin Farrell) bat l'empereur persan Darius III a été filmé dans un désert près de Marrakech. Les portes majestueuses par lesquelles Alexandre le Grand fait son entrée triomphale dans Babylone ont été construites à Marrakech. BABEL (2006) Babel est un drame multi-narratif réalisé par Alejandro González Iñárritu et écrit par Guillermo Arriaga. Il met en vedette un mélange éclectique d'acteurs de différentes parties du monde ; Brad Pitt, Cate Blanchett, Adriana Barraza, Gael Garcia Bernal, Rinko Kikuchi, Koji Yakusho et Driss Roukhe. La production cinématographique est elle-même une sorte de tour Babel tournée dans de nombreux endroits dans le monde. Une partie du film a été tournée au Maroc, dans un lointain village berbère situé dans les montagnes de l'Atlas, Taguenzalt. PRINCE DE PERSE : LES SABLES DU TEMPS (2010) Prince of Persia : The Sands of Time est réalisé par Mike Newell et produit par Jerry Bruckheimer. Penny Rose, qui a également été la créatrice des costumes de Pirates des Caraïbes, a travaillé sur cette adaptation de jeu vidéo-franchise. Le film met en vedette Jake Gyllenhaal, Gemma Arterton, Ben Kingsley et Alfred Molina. Les paysages spectaculaires des montagnes, vallées et déserts marocains ont servi de toile de fond à un plus grand nombre de scènes. Une grande partie du plateau de tournage a été construite dans des endroits du Maroc, notamment à Merzouga, Erfoud, Ouarzazate, Tameslouht, Oukaimeden et Marrakech. De nombreux artisans et artistes locaux ont participé à la création et à la fabrication d'accessoires et de costumes, dont le poignard qui libère les sables du temps et l'armure du Prince Dastan. CRÉATION (2010) Inception, la superproduction de science-fiction de Christopher Nolan, est un thriller à la fois époustouflant et époustouflant de "rêve dans un rêve". Nolan assemble une distribution très remarquable comprenant Leonardo DiCaprio, Joseph Gordon-Levitt, Tom Hardy, Ellen Page, Ken Watanabe, Marion Cotillard et Michael Caine. La séquence de poursuite à pied avec Cobb (Leonardo DiCaprio) a été filmée dans les ruelles étroites et les souks animés de Tanger. La ville du nord du Maroc a doublé sous le nom de Mombasa, au Kenya SNIPER AMÉRICAIN (2014) American Sniper est un biopic de 2014 basé sur les mémoires du sniper le plus meurtrier de l'histoire militaire américaine. Ce film de guerre qui a généré les revenus les plus élevés de tous les temps a été réalisé par Clint Eastwood et a mis en vedette Bradley Cooper dans le rôle de feu Chris Kyle. Les scènes en Irak sont en fait tournées à Rabat, la capitale du Maroc. Certaines parties des quartiers de la ville sont transformées pour ressembler à la ville irakienne dévastée et délabrée de Fallujah, car il était trop dangereux pour l'équipe de production de tourner en Irak. MISSION : IMPOSSIBLE - NATION VOYOU (2015) Mission : Impossible - Rogue Nation est un film d'action, d'aventure et d'espionnage mettant en vedette Tom Cruise, agent du FMI, Ethan Hunt. Le film a des séquences spectaculaires tournées dans de nombreux endroits à travers le Maroc. La scène de chasse où l'agent Hunt (Tom Cruise) et Benji (Simon Pegg) conduisent une BMW M3 et sont poursuivis par des membres du Syndicat a été tournée près de la Kasbah des Udayas à Rabat, un monument du 12ème siècle. La poursuite se poursuit dans les rues étroites du quartier Derb Sultan à Casablanca et se termine par un saut périlleux BMW M3 juste en face de la célèbre mosquée Hassan II, la plus grande du Maroc. L'autre scène où Ethan Hunt poursuit Ilsa sur l'autoroute a été filmée sur l'autoroute A7 Casablanca-Agadir et dans les virages serrés de l'Atlas près de Marrakech.
LAWRENCE D'ARABIE (1962) Lawrence d'Arabie est un chef-d'œuvre basé sur la vie de T. E. Lawrence. Le film est réalisé par David Lean et met en vedette les deux acteurs légendaires, Peter O'Toole et Omar Sharif. Certaines des scènes du film ont été tournées dans le magnifique village marocain d'Ait Benhaddou, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Une autre scène épique filmée au Maroc est le massacre de l'armée turque. L'HOMME QUI SERAIT ROI (1975) The Man Who Would Be King est l'adaptation en 1975 par John Huston de la nouvelle éponyme de Rudyard Kipling. Le film met en vedette Sir Sean Connery, le meilleur James Bond de tous les temps, et l'icône du cinéma britannique, Sir Michael Caine. Ce film extraordinaire a été tourné principalement au Maroc. La scène où Danny et Peachy offrent leurs services en tant que conseillers au chef du village fictif'Er-Heb' a été filmée à Tagadirt n'Bour, un village dans la région d'Al-Haouz. La bataille avec le village'Bashkai' se déroule à Tifoultoute, une arène désertique près de Ouarzazate.
LE JOYAU DU NIL (1985) The Jewel of the Nile est un film d'aventure, d'action, d'amour et de comédie mettant en vedette Michael Douglas, Kathleen Turner et Danny DeVito. Certaines scènes du film ont été tournées dans la ville de Meknès et dans les environs de Ouarzazate. L'avion de chasse F-16 que Jack Colton (Michael Douglas), Joan Wilder (Kathleen Turner) et Al-Julhara (Avner Eisenberg) utilisent pour fuir dans le désert, est toujours exposé aux studios Atlas Corporation à Ouarzazate. La scène du jet a été filmée dans un village fortifié à Ait Benhaddou.
LA MOMIE (1999) The Mummy, mettant en vedette Brendan Fraser et Rachel Weisz, lauréate d'un Oscar, est un remake du film d'horreur classique de 1932 du même nom. Le film se passe en Egypte, mais tourné principalement au Maroc. Dans le sud-est du désert marocain, tout un décor a été construit pour la ville égyptienne fictive, Hamunaptra. Le décor de cette ville fictive a été construit dans un cratère volcanique endormi près de la ville oasis de la vie réelle, Erfoud. Deux ans plus tard, deux ans plus tard, "La momie revient" au Maroc, la suite du film à succès de Stephen Sommers en 1999. Non loin d'Erfoud, les dunes du désert de l'Erg Chebbi sont utilisées comme un double pour le désert égyptien. ALEXANDER (2004) Alexander d'Oliver Stone est un drame historique mettant en vedette Colin Farrell, Angelina Jolie, Anthony Hopkins, Jared Leto et Val Kilmer. Les zones autour d'Essaouira ont servi de toile de fond pittoresque aux montagnes macédoniennes, aux petits bassins, aux terres agricoles et aux rivières. La scène du marché aux chevaux macédonien où le jeune Alexandre (Connor Paolo) surprend tout le monde en apprivoisant et soumettant Bucephalus, a été tournée près d'Essaouira. La grande bataille de Gaugamela où Alexandre (Colin Farrell) bat l'empereur persan Darius III a été filmé dans un désert près de Marrakech. Les portes majestueuses par lesquelles Alexandre le Grand fait son entrée triomphale dans Babylone ont été construites à Marrakech. BABEL (2006) Babel est un drame multi-narratif réalisé par Alejandro González Iñárritu et écrit par Guillermo Arriaga. Il met en vedette un mélange éclectique d'acteurs de différentes parties du monde ; Brad Pitt, Cate Blanchett, Adriana Barraza, Gael Garcia Bernal, Rinko Kikuchi, Koji Yakusho et Driss Roukhe. La production cinématographique est elle-même une sorte de tour Babel tournée dans de nombreux endroits dans le monde. Une partie du film a été tournée au Maroc, dans un lointain village berbère situé dans les montagnes de l'Atlas, Taguenzalt. PRINCE DE PERSE : LES SABLES DU TEMPS (2010) Prince of Persia : The Sands of Time est réalisé par Mike Newell et produit par Jerry Bruckheimer. Penny Rose, qui a également été la créatrice des costumes de Pirates des Caraïbes, a travaillé sur cette adaptation de jeu vidéo-franchise. Le film met en vedette Jake Gyllenhaal, Gemma Arterton, Ben Kingsley et Alfred Molina. Les paysages spectaculaires des montagnes, vallées et déserts marocains ont servi de toile de fond à un plus grand nombre de scènes. Une grande partie du plateau de tournage a été construite dans des endroits du Maroc, notamment à Merzouga, Erfoud, Ouarzazate, Tameslouht, Oukaimeden et Marrakech. De nombreux artisans et artistes locaux ont participé à la création et à la fabrication d'accessoires et de costumes, dont le poignard qui libère les sables du temps et l'armure du Prince Dastan. CRÉATION (2010) Inception, la superproduction de science-fiction de Christopher Nolan, est un thriller à la fois époustouflant et époustouflant de "rêve dans un rêve". Nolan assemble une distribution très remarquable comprenant Leonardo DiCaprio, Joseph Gordon-Levitt, Tom Hardy, Ellen Page, Ken Watanabe, Marion Cotillard et Michael Caine. La séquence de poursuite à pied avec Cobb (Leonardo DiCaprio) a été filmée dans les ruelles étroites et les souks animés de Tanger. La ville du nord du Maroc a doublé sous le nom de Mombasa, au Kenya SNIPER AMÉRICAIN (2014) American Sniper est un biopic de 2014 basé sur les mémoires du sniper le plus meurtrier de l'histoire militaire américaine. Ce film de guerre qui a généré les revenus les plus élevés de tous les temps a été réalisé par Clint Eastwood et a mis en vedette Bradley Cooper dans le rôle de feu Chris Kyle. Les scènes en Irak sont en fait tournées à Rabat, la capitale du Maroc. Certaines parties des quartiers de la ville sont transformées pour ressembler à la ville irakienne dévastée et délabrée de Fallujah, car il était trop dangereux pour l'équipe de production de tourner en Irak. MISSION : IMPOSSIBLE - NATION VOYOU (2015) Mission : Impossible - Rogue Nation est un film d'action, d'aventure et d'espionnage mettant en vedette Tom Cruise, agent du FMI, Ethan Hunt. Le film a des séquences spectaculaires tournées dans de nombreux endroits à travers le Maroc. La scène de chasse où l'agent Hunt (Tom Cruise) et Benji (Simon Pegg) conduisent une BMW M3 et sont poursuivis par des membres du Syndicat a été tournée près de la Kasbah des Udayas à Rabat, un monument du 12ème siècle. La poursuite se poursuit dans les rues étroites du quartier Derb Sultan à Casablanca et se termine par un saut périlleux BMW M3 juste en face de la célèbre mosquée Hassan II, la plus grande du Maroc. L'autre scène où Ethan Hunt poursuit Ilsa sur l'autoroute a été filmée sur l'autoroute A7 Casablanca-Agadir et dans les virages serrés de l'Atlas près de Marrakech.
Self-drive Tanzania in July - August 2018
Hi everyone,
Here’s a recap of our self-drive trip in Tanzania.
Tanzania is a stunning country, but it’s changing fast, which means that any self-drive info you gather in advance might be outdated by the time you travel.
Still, here’s some info for future self-drivers.
The vehicle: After lots of research, thinking, and calculations, we had our 4x4 with roof tents shipped from South Africa through our rental company of two years, Safari4x4Hire. The price for 31 days came to $247.00 per day. That’s cheaper than some Tanzanian rental companies (Shawsafaris: $380.00 per day, total with 18% tax) and just a little more expensive than others (Tanzanian Pionners), but with the guarantee of having a well-maintained and reliable vehicle. You can check out the discussion I started: here
Traffic: The speed limit is 80 km/h on roads and 50 km/h in villages. Watch out—there are lots of police checks at village entrances (speed radar). In villages and towns, also be careful with minibuses, which are everywhere and stop and start without signaling. As for paved roads, most are in good condition, and many tracks are brand new or being renovated (the Chinese are in the area!).
Campsites: It’s very easy to find a spot in Tanzanian campsites (few self-drivers), so no need to book in advance (we were often alone in campsites outside the parks). Inside the parks, it’s easy to book public campsites at the gates. With roof tents, the downside is that sites are usually designed for travelers with ground tents, but we always found space for our vehicle. Another downside is making a fire—it’s nearly impossible to find wood (Tanzanians don’t usually make fires for cooking or ambiance). Campsite prices outside the parks range from $5.00 to $15.00 (price with 18% tax). I’ll list the prices for campsites inside the parks below.
Food: There are very few supermarkets in Tanzania, and prices can be steep if you’re not careful (European brands). For fruits and vegetables, you can easily find roadside vendors. For other groceries, you can shop at supermarkets (Dar es Salaam, Arusha). In Arusha, there’s a brand-new Shoppers Supermarket—clean and well-stocked—and for meat, don’t hesitate to visit the Meat King butcher. It’s also often possible to eat well at campsites with restaurants for around $10.00 (price with 18% tax).
Some other info: 1. At gas stations, you almost always pay in cash, usually in Tanzanian shillings.
2. Park entries, campsites, and Ngorongoro are paid with a card (Visa, etc.) directly at the gates. Exception: Selous, where you need a permit in advance (we didn’t have one when we arrived at the north gate, but we were still able to enter thanks to the kindness of the gate attendant).
3. Watch out—some regions outside the parks have a tax: the Wildlife Management Fee. Payment is a bit unclear: - For Lake Chala, we paid at the gate in cash. - For Lake Natron, you can’t pay at the gate—we had to arrange it with the campsite. - For the area between Tarangire Gate and Lake Burungi (to reach a campsite), you can’t pass the gate without paying in Arusha first.
4. For divers, you can do amazing dives in Pangani with Kasa Divers.
Park entry and campsite prices in July/August 2018:
Saadani National Park:
Park entry per person: $30 + 18% (for 24 hours)
Park entry for vehicle (under 2000 kg): $40 + 18% (for 24 hours)
Night at Public Campsite per person: $30 + 18%
Arusha National Park:
Park entry per person: $45 + 18% (for 24 hours)
Park entry for vehicle (under 2000 kg): $40 + 18% (for 24 hours)
We slept outside the park.
Serengeti National Park:
Park entry per person: $60 + 18% (for 24 hours)
Park entry for vehicle (under 2000 kg): $40 + 18% (for 24 hours)
Night at Public Campsite per person: $30 + 18%
We couldn’t get a night in a Special Campsite.
Ngorongoro Conservation Area:
Park entry per person: $60 + 18% (for 24 hours)
Park entry for vehicle (under 2000 kg): $40 + 18% (for 24 hours)
Night at Public Campsite per person: $30 + 18%
Night at Special Campsite per person: $60 + 18%
Descent into the crater for vehicle: $250 + 18% (you don’t need a guide to go into the crater).
Tarangire National Park:
Park entry per person: $45 + 18% (for 24 hours)
Park entry for vehicle (under 2000 kg): $40 + 18% (for 24 hours)
Night at Public Campsite per person: $30 + 18%
Ruaha National Park:
Park entry per person: $30 + 18% (for 24 hours)
Park entry for vehicle (under 2000 kg): $40 + 18% (for 24 hours)
Night at Public Campsite per person: $30 + 18%
Selous Game Reserve:
Park entry per person: $75 + 18% (for 24 hours)
Park entry for vehicle (under 2000 kg): $50 + 18% (for 24 hours)
Night at public campsite per person: $30 + 18% (You don’t need a guide to visit Selous, but a GPS with the Tracks4Africa map is essential—there are lots of tracks).
Conclusion: We loved the northern parks, but they’re really crowded, especially with safari vehicles (though that does make it easier to spot wildlife—just follow the cars). Still, we preferred the southern parks—they’re wilder, less crowded, and almost no safari vehicles. In the campsites, you can often find yourself alone (just how we like it 😏!). But both north and south have amazing wildlife and friendly people!
If you’re interested in more info about Tanzania, I’d be happy to help.
Here’s a recap of our self-drive trip in Tanzania.
Tanzania is a stunning country, but it’s changing fast, which means that any self-drive info you gather in advance might be outdated by the time you travel.
Still, here’s some info for future self-drivers.
The vehicle: After lots of research, thinking, and calculations, we had our 4x4 with roof tents shipped from South Africa through our rental company of two years, Safari4x4Hire. The price for 31 days came to $247.00 per day. That’s cheaper than some Tanzanian rental companies (Shawsafaris: $380.00 per day, total with 18% tax) and just a little more expensive than others (Tanzanian Pionners), but with the guarantee of having a well-maintained and reliable vehicle. You can check out the discussion I started: here
Traffic: The speed limit is 80 km/h on roads and 50 km/h in villages. Watch out—there are lots of police checks at village entrances (speed radar). In villages and towns, also be careful with minibuses, which are everywhere and stop and start without signaling. As for paved roads, most are in good condition, and many tracks are brand new or being renovated (the Chinese are in the area!).
Campsites: It’s very easy to find a spot in Tanzanian campsites (few self-drivers), so no need to book in advance (we were often alone in campsites outside the parks). Inside the parks, it’s easy to book public campsites at the gates. With roof tents, the downside is that sites are usually designed for travelers with ground tents, but we always found space for our vehicle. Another downside is making a fire—it’s nearly impossible to find wood (Tanzanians don’t usually make fires for cooking or ambiance). Campsite prices outside the parks range from $5.00 to $15.00 (price with 18% tax). I’ll list the prices for campsites inside the parks below.
Food: There are very few supermarkets in Tanzania, and prices can be steep if you’re not careful (European brands). For fruits and vegetables, you can easily find roadside vendors. For other groceries, you can shop at supermarkets (Dar es Salaam, Arusha). In Arusha, there’s a brand-new Shoppers Supermarket—clean and well-stocked—and for meat, don’t hesitate to visit the Meat King butcher. It’s also often possible to eat well at campsites with restaurants for around $10.00 (price with 18% tax).
Some other info: 1. At gas stations, you almost always pay in cash, usually in Tanzanian shillings.
2. Park entries, campsites, and Ngorongoro are paid with a card (Visa, etc.) directly at the gates. Exception: Selous, where you need a permit in advance (we didn’t have one when we arrived at the north gate, but we were still able to enter thanks to the kindness of the gate attendant).
3. Watch out—some regions outside the parks have a tax: the Wildlife Management Fee. Payment is a bit unclear: - For Lake Chala, we paid at the gate in cash. - For Lake Natron, you can’t pay at the gate—we had to arrange it with the campsite. - For the area between Tarangire Gate and Lake Burungi (to reach a campsite), you can’t pass the gate without paying in Arusha first.
4. For divers, you can do amazing dives in Pangani with Kasa Divers.
Park entry and campsite prices in July/August 2018:
Saadani National Park:
Park entry per person: $30 + 18% (for 24 hours)
Park entry for vehicle (under 2000 kg): $40 + 18% (for 24 hours)
Night at Public Campsite per person: $30 + 18%
Arusha National Park:
Park entry per person: $45 + 18% (for 24 hours)
Park entry for vehicle (under 2000 kg): $40 + 18% (for 24 hours)
We slept outside the park.
Serengeti National Park:
Park entry per person: $60 + 18% (for 24 hours)
Park entry for vehicle (under 2000 kg): $40 + 18% (for 24 hours)
Night at Public Campsite per person: $30 + 18%
We couldn’t get a night in a Special Campsite.
Ngorongoro Conservation Area:
Park entry per person: $60 + 18% (for 24 hours)
Park entry for vehicle (under 2000 kg): $40 + 18% (for 24 hours)
Night at Public Campsite per person: $30 + 18%
Night at Special Campsite per person: $60 + 18%
Descent into the crater for vehicle: $250 + 18% (you don’t need a guide to go into the crater).
Tarangire National Park:
Park entry per person: $45 + 18% (for 24 hours)
Park entry for vehicle (under 2000 kg): $40 + 18% (for 24 hours)
Night at Public Campsite per person: $30 + 18%
Ruaha National Park:
Park entry per person: $30 + 18% (for 24 hours)
Park entry for vehicle (under 2000 kg): $40 + 18% (for 24 hours)
Night at Public Campsite per person: $30 + 18%
Selous Game Reserve:
Park entry per person: $75 + 18% (for 24 hours)
Park entry for vehicle (under 2000 kg): $50 + 18% (for 24 hours)
Night at public campsite per person: $30 + 18% (You don’t need a guide to visit Selous, but a GPS with the Tracks4Africa map is essential—there are lots of tracks).
Conclusion: We loved the northern parks, but they’re really crowded, especially with safari vehicles (though that does make it easier to spot wildlife—just follow the cars). Still, we preferred the southern parks—they’re wilder, less crowded, and almost no safari vehicles. In the campsites, you can often find yourself alone (just how we like it 😏!). But both north and south have amazing wildlife and friendly people!
If you’re interested in more info about Tanzania, I’d be happy to help.
De la côte californienne à l'Apache Trail après un "petit" détour au Nouveau-Mexique et Sud Colorado English translation pending
Bonjour à tous,
Le road trip dans l'Ouest USA, on adore. 😏
La lecture de nombreux carnets et blogs des participants à ce forum m'a été très utile pour construire ce voyage qui est notre 4ème road trip dans l'Ouest. Je vous remercie tous et, à mon tour, je vous présente mon circuit qui s'est déroulé du 24 juin au 20 juillet 2016.
Nous avons souhaité - varier les paysages : mer, déserts, montagnes ; - découvrir le Nouveau-Mexique (tout du moins, une partie) ; - alterner visites dans les villes, randonnées pédestres, et autres activités ; - essayer de passer par tous les tronçons de la route 66 de notre itinéraire.
Voici notre itinéraire : 24/06 : vol Paris > San Francisco 25/06 : San Francisco > Monterey 26/06 : Monterey > Big-Sur 27/06 : Big-Sur > Morro Bay 28/06 : Morro Bay > Santa Barbara 29/06 : Santa Barbara > Yucca Valley 30/06 : Yucca Valley > Kingman 01/07 : Kingman > Sedona 02/07 : secteur de Sedona 03/07 : Sedona > Holbrook 04/07 : Holbrook > Albuquerque 05/07 : Albuquerque > Santa Fe 06/07 : les environs de Santa Fe 07/07 : Santa Fe > Taos 08/07 : Taos 09/07 : Taos > Great Sand Dunes NP 10/07 : Great Sand Dunes NP > Durango 11/07 : train Durango > Silverton 12/07 : Durango > Ouray 13/07 : Ouray > Cortez 14/07 : Cortez > Monument Valley 15/07 : Monument Valley > Page 16/07 : secteur de Page 17/07 : Page > Tuba City 18/07 : Tuba City > Mesa 19/07 : Apache Trail 20/07 : vol du retour
Nous sommes partis à trois : mon mari (Yann), moi-même (Christine) et une amie (Sylvie).
Nous avons pris un vol direct Paris > San Francisco en réservant sur le site de la compagnie aérienne Delta Airlines. Mais, ce vol était opéré par Air France et le stress est monté quand nous avons eu connaissance du préavis de grève qui démarrait précisément le 24 Juin.
Heureusement, 48 h avant le départ, notre vol a été confirmé !
Une fois installés à bord, il a fallu attendre 1 h 30 avant que l'avion ait l'autorisation de décoller. Là, je me suis dit : "Avec un vol direct, nous sommes tranquilles, même si nous atterrissons avec un retard important. Si nous avions eu une escale, nous aurions pu manquer le 2ème avion".
Après un vol d'une dizaine d'heures, nous nous dirigeons vers San Francisco
Comme je suis à côté d'un hublot, je photographie le paysage. Je discute avec ma voisine de derrière. Je lui demande si elle reconnaît les montagnes et le lac qui sont en dessous. Mais, elle ne trouve pas. Quelqu'un pourrait-il me dire quel est ce lac situé entre les deux montagnes au sommet enneigé ?
Je continue de photographier l'approche vers San Francisco. Je vois ceci :

Je suis étonnée de voir ce type de paysage. J'ai l'impression que ce sont des marais salants.
Comme nous sommes dans un A 380, je crains que le passage au Service de l'Immigration soit très long. Notre amie, Sylvie, n'est pas revenue aux USA depuis une vingtaine d'années et elle ne peut donc pas utiliser les bornes APC. Nous marchons le plus vite possible de façon à arriver dans les premiers. Et, oh miracle ! Il n'y a quasiment personne devant nous et je remarque les nombreux guichets. Nous mettrons à peine 5 minutes pour passer le Service de l'Immigration. C'est la 1ère fois que c'est si rapide.
Nous prenons le métro aérien qui permet d'accéder aux agences des loueurs. Nous nous présentons au comptoir d'Alamo. Il n'y a qu'une famille devant nous. Nous aurons une Santa Fe Hyundai. Elle est bien. Le coffre est grand. Le GPS est inclus dans le forfait. C'est parti, youpi, le road trip commence. La 1ère étape, c'est notre hôtel : le "Comfort Inn & Suites San Francisco Airport North".
Nous sommes déjà venus plusieurs fois à San Francisco et, pour ce circuit, nous n'avions prévu qu'une seule nuitée. Ce n'était donc pas gênant de dormir à l'extérieur de la ville. La chambre est très bien. Après avoir monté les bagages, nous partons visiter un quartier de San Francisco où nous n'étions pas encore allés lors des précédents road trips : Mission District. Nous voulions surtout découvrir les "murals".
A tout à l'heure !
Le road trip dans l'Ouest USA, on adore. 😏
La lecture de nombreux carnets et blogs des participants à ce forum m'a été très utile pour construire ce voyage qui est notre 4ème road trip dans l'Ouest. Je vous remercie tous et, à mon tour, je vous présente mon circuit qui s'est déroulé du 24 juin au 20 juillet 2016.
Nous avons souhaité - varier les paysages : mer, déserts, montagnes ; - découvrir le Nouveau-Mexique (tout du moins, une partie) ; - alterner visites dans les villes, randonnées pédestres, et autres activités ; - essayer de passer par tous les tronçons de la route 66 de notre itinéraire.
Voici notre itinéraire : 24/06 : vol Paris > San Francisco 25/06 : San Francisco > Monterey 26/06 : Monterey > Big-Sur 27/06 : Big-Sur > Morro Bay 28/06 : Morro Bay > Santa Barbara 29/06 : Santa Barbara > Yucca Valley 30/06 : Yucca Valley > Kingman 01/07 : Kingman > Sedona 02/07 : secteur de Sedona 03/07 : Sedona > Holbrook 04/07 : Holbrook > Albuquerque 05/07 : Albuquerque > Santa Fe 06/07 : les environs de Santa Fe 07/07 : Santa Fe > Taos 08/07 : Taos 09/07 : Taos > Great Sand Dunes NP 10/07 : Great Sand Dunes NP > Durango 11/07 : train Durango > Silverton 12/07 : Durango > Ouray 13/07 : Ouray > Cortez 14/07 : Cortez > Monument Valley 15/07 : Monument Valley > Page 16/07 : secteur de Page 17/07 : Page > Tuba City 18/07 : Tuba City > Mesa 19/07 : Apache Trail 20/07 : vol du retour
Nous sommes partis à trois : mon mari (Yann), moi-même (Christine) et une amie (Sylvie).
Nous avons pris un vol direct Paris > San Francisco en réservant sur le site de la compagnie aérienne Delta Airlines. Mais, ce vol était opéré par Air France et le stress est monté quand nous avons eu connaissance du préavis de grève qui démarrait précisément le 24 Juin.
Heureusement, 48 h avant le départ, notre vol a été confirmé !
Une fois installés à bord, il a fallu attendre 1 h 30 avant que l'avion ait l'autorisation de décoller. Là, je me suis dit : "Avec un vol direct, nous sommes tranquilles, même si nous atterrissons avec un retard important. Si nous avions eu une escale, nous aurions pu manquer le 2ème avion".
Après un vol d'une dizaine d'heures, nous nous dirigeons vers San Francisco

Comme je suis à côté d'un hublot, je photographie le paysage. Je discute avec ma voisine de derrière. Je lui demande si elle reconnaît les montagnes et le lac qui sont en dessous. Mais, elle ne trouve pas. Quelqu'un pourrait-il me dire quel est ce lac situé entre les deux montagnes au sommet enneigé ?

Je continue de photographier l'approche vers San Francisco. Je vois ceci :


Je suis étonnée de voir ce type de paysage. J'ai l'impression que ce sont des marais salants.
Comme nous sommes dans un A 380, je crains que le passage au Service de l'Immigration soit très long. Notre amie, Sylvie, n'est pas revenue aux USA depuis une vingtaine d'années et elle ne peut donc pas utiliser les bornes APC. Nous marchons le plus vite possible de façon à arriver dans les premiers. Et, oh miracle ! Il n'y a quasiment personne devant nous et je remarque les nombreux guichets. Nous mettrons à peine 5 minutes pour passer le Service de l'Immigration. C'est la 1ère fois que c'est si rapide.
Nous prenons le métro aérien qui permet d'accéder aux agences des loueurs. Nous nous présentons au comptoir d'Alamo. Il n'y a qu'une famille devant nous. Nous aurons une Santa Fe Hyundai. Elle est bien. Le coffre est grand. Le GPS est inclus dans le forfait. C'est parti, youpi, le road trip commence. La 1ère étape, c'est notre hôtel : le "Comfort Inn & Suites San Francisco Airport North".
Nous sommes déjà venus plusieurs fois à San Francisco et, pour ce circuit, nous n'avions prévu qu'une seule nuitée. Ce n'était donc pas gênant de dormir à l'extérieur de la ville. La chambre est très bien. Après avoir monté les bagages, nous partons visiter un quartier de San Francisco où nous n'étions pas encore allés lors des précédents road trips : Mission District. Nous voulions surtout découvrir les "murals".
A tout à l'heure !
Balade de trois semaines dans le Sud marocain en compagnie de la pluie du vent, et...ouf... le soleil English translation pending
bonjour à tous ,
Jour1, jour2, jour3 ...auberge retenue, trajet fixé , ce n'est pas pour moi en général .
J'avais bien essayé de me fixer des objectifs , en premier la vallée du Zat , une balade autour de Telouet, et la vallée du M'Goun pour essayer de voir les gorges ; Dès le premier jour , maraboutage du programme , j'arrive à Aït Ourir , le Tichka est fermé , le Zat est dans tous ses états . Impressionnant .

Le lendemain , toujours fermé , qu'importe je décide de repartir sur MK pour passer par le Tizi n'Test , que nenni , des clients de l'hôtel me montrent des photos de la route , elle est aussi fermée . J'attendrais donc, en soirée le Tichka rouvre , mais il est tros tard, j'essaie tout de même la vallée du Zat , ça passe mais pas question d'aller aux sources .... Je me contenterais de cet aller retour . Le soleil fait une timide apparition .

En revenant un beau paysage , un soleil timide , mais un vent costaud .



Le soir, en consultant VF un cycliste m'apprendra que le maraboutage continue , adieu Telouet la route n'est pas praticable pour le moment . Merci pour ses conseils qui m'ont été bien utiles et à Cambrousse qui a suivi mes premiers pas du fond de son lit de rééducation, en m'encourageant 😉 A plus tard pour la suite .
Jour1, jour2, jour3 ...auberge retenue, trajet fixé , ce n'est pas pour moi en général .

J'avais bien essayé de me fixer des objectifs , en premier la vallée du Zat , une balade autour de Telouet, et la vallée du M'Goun pour essayer de voir les gorges ; Dès le premier jour , maraboutage du programme , j'arrive à Aït Ourir , le Tichka est fermé , le Zat est dans tous ses états . Impressionnant .

Le lendemain , toujours fermé , qu'importe je décide de repartir sur MK pour passer par le Tizi n'Test , que nenni , des clients de l'hôtel me montrent des photos de la route , elle est aussi fermée . J'attendrais donc, en soirée le Tichka rouvre , mais il est tros tard, j'essaie tout de même la vallée du Zat , ça passe mais pas question d'aller aux sources .... Je me contenterais de cet aller retour . Le soleil fait une timide apparition .

En revenant un beau paysage , un soleil timide , mais un vent costaud .



Le soir, en consultant VF un cycliste m'apprendra que le maraboutage continue , adieu Telouet la route n'est pas praticable pour le moment . Merci pour ses conseils qui m'ont été bien utiles et à Cambrousse qui a suivi mes premiers pas du fond de son lit de rééducation, en m'encourageant 😉 A plus tard pour la suite .
Cuba: "I love democracy" sur Arte le 15 janvier 2013 English translation pending
Sur Arte ce soir 15 janvier 2013 , excellent documentaire , qui parle clairement de la situation à Cuba actuellement , à voir, sera certainement enregistré sur Arte ...je vous le recommande ...🙂
Trois semaines en Afrique du Sud, du Cap au parc Kruger, possible? English translation pending
Bonjour,
Nous projettons, avec mon compagnon, de partir pour nouvel an en AdS. Nous voudrions commencer au Cap, louer une voiture et visiser la région autour et notamment aller à Ste Lucie. Nous souhaiterions ensuite prendre un vol pour Johannesburg, louer une autre voiture, afin de nous rendre au parc Kruger. Et si possible faire aussi une escale au Lesotho. Est-ce trop compliqué en terme de distance sur 3 semaines de faire ses étapes? Y a-t-il d'autres choses à ne pas manquer dans le pays? Comment puis-je organiser mon itinéraire pour que nous fassions les choses essentielles en 20 jours? Nous avons dejà fait 3000km dans l'Ouest Américain en 2 semaines, nous n'avons pas peur des km!
Merci :-)
Nous projettons, avec mon compagnon, de partir pour nouvel an en AdS. Nous voudrions commencer au Cap, louer une voiture et visiser la région autour et notamment aller à Ste Lucie. Nous souhaiterions ensuite prendre un vol pour Johannesburg, louer une autre voiture, afin de nous rendre au parc Kruger. Et si possible faire aussi une escale au Lesotho. Est-ce trop compliqué en terme de distance sur 3 semaines de faire ses étapes? Y a-t-il d'autres choses à ne pas manquer dans le pays? Comment puis-je organiser mon itinéraire pour que nous fassions les choses essentielles en 20 jours? Nous avons dejà fait 3000km dans l'Ouest Américain en 2 semaines, nous n'avons pas peur des km!
Merci :-)
Circuit en Namibie en novembre 2013 budget, nourriture, essence...? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons à la mi-novembre pour un circuit en Namibie de 15 jours. Nos hébergements sont réservés et payés.
Nous avons juste quelques interrogations sur le budget à prévoir pour la nourriture, l'essence... Les informations que j'ai dénichées sur le forum datent un peu et certaines m'ont semblé contradictoires...
Combien faut-il compter pour un repas dans un lodge ? Comment s'organiser sur les repas de midi ? Des courses dans une superette ou au marché et déjeuner sur le pouce au bord de la route ? Je crois que certains lodges proposent aussi des paniers piquenique ?
Et pour l'essence et environ 3000 km en 2x4 ?
J'ai bien compris que les distributeurs de billets ne courent ni les rues ni les gravel roads... Il vaut mieux partir avec un peu d'argent sur soi, ou peut-on se fier aux distributeurs à billets de l'aéroport de Windhoek et de Swakopmund ? Et enfin, c'est là que j'ai lu des choses contradictoires : Peut on régler avec une carte Visa dans les lodges ? dans les magasins ? les entrées aux parcs ? etc.
Merci à tous les passionné(e)s de ce forum qui nous ont donné envie de découvrir la Namibie ! Et merci aussi à tous ceux qui prendront le temps de nous répondre !🙂
Nous partons à la mi-novembre pour un circuit en Namibie de 15 jours. Nos hébergements sont réservés et payés.
Nous avons juste quelques interrogations sur le budget à prévoir pour la nourriture, l'essence... Les informations que j'ai dénichées sur le forum datent un peu et certaines m'ont semblé contradictoires...
Combien faut-il compter pour un repas dans un lodge ? Comment s'organiser sur les repas de midi ? Des courses dans une superette ou au marché et déjeuner sur le pouce au bord de la route ? Je crois que certains lodges proposent aussi des paniers piquenique ?
Et pour l'essence et environ 3000 km en 2x4 ?
J'ai bien compris que les distributeurs de billets ne courent ni les rues ni les gravel roads... Il vaut mieux partir avec un peu d'argent sur soi, ou peut-on se fier aux distributeurs à billets de l'aéroport de Windhoek et de Swakopmund ? Et enfin, c'est là que j'ai lu des choses contradictoires : Peut on régler avec une carte Visa dans les lodges ? dans les magasins ? les entrées aux parcs ? etc.
Merci à tous les passionné(e)s de ce forum qui nous ont donné envie de découvrir la Namibie ! Et merci aussi à tous ceux qui prendront le temps de nous répondre !🙂
Retrait aux distributeurs DAB par carte bancaire au Cameroun? English translation pending
voici que se profile mon deuxième voyage au cameroun ...le premier était en 2007 , et à cette époque j'ai eu des difficultés pour retirer de l'argent avec ma carte mastercard ....qu'en est-il aujourd'hui ? les DAB acceptent-ils ce genre de carte à présent ? à l'époque j'avais déjà posé cette question, on m'avait affirmé que je n'aurais aucune difficulté !!!
merci de vos éventuels renseignements , je n'aimerais pas du tout me retrouver dans la même galère qu'il y a 4 ans , et je ne voudrais pas non plus voyager avec trop de liquidités sur moi ....
véro
[Tutoriel] Procédure à suivre pour un visa F1 (Etats-Unis)) English translation pending
Bonsoir à tous, j'ai eu l'occasion il y a peu d'entreprendre des démarches pour l'obtention d'un visa F1 (visa d'études) pour les Etats-Unis. La démarche est longue et parfois laborieuse, et les informations sont parfois bien cachées sur la toile donc je vais résumer ce que j'ai du faire dans l'espoir que ça pourra aider de futurs galériens en la matière.
1) L'université
Tout d'abord il faut entamer les démarches auprès de l'université qui vous accueillera. La plupart du temps pour postuler auprès d'une telle institution, il faut le faire au travers d'un partenariat avec votre école/fac, ou bien tenter en dehors de tout partenariat. Les documents demandés sont le plus souvent les relevés de notes, des lettres de recommandation, un professional statement (une lettre de motiv en quelque sorte, vous trouverez plus de détail à ce sujet en tapant ça sur google notre ami à tous), un document "financial support" qui permet de montrer que vous disposez d'assez d'argent pour vivre le temps de vos études là bas et enfin il faut passer soit le TOEFL, soit le GRE, soit les deux (ce sont des tests d'anglais, préparez les bien parce que c'est pas donné financièrement). Les procédures "d'application" se font souvent sur internet. A la suite de quoi le département d'étude qui vous concerne analyse votre dossier et vous rend une décision. Si celle-ci est positive, vous recevrez sous peu un courrier contenant le précieux I-20. c'est un document indispensable pour une demande de visa, il assure que vous serez bien accueilli par l'université en question, et que vous disposez des fonds suffisants pour assurer votre scolarité là bas.
2) Les papiers et formalités administratives
Plusieurs documents sont à fournir, et divers choses sont à faire avant de prendre votre rendez vous à l'ambassade (je viendrai sur ce point en troisième partie).
- Tout d'abord payer la taxe SEVIS (200$), elle est à payer sur internet (tapez taxe sevis sur google et vous trouverez facilement le site).
- Aller à la poste et payer en mandat compte 105€ pour les frais administratifs (oui le papier coute très cher!), le n° de compte est le 2006L. Surtout gardez le récépissé car il faudra le donner à l'ambassade, il servira de preuve de paiement !
- Remplir le formulaire DS-160 sur internet, sauvegardez souvent car la connexion est très poussive, et prévoyez pas mal de temps (au moins 1h) pour le remplir sereinement. Voisi le lien :
https://ceac.state.gov/genniv/
- Photo : il faut un format particulier donc n'hésitez pas à aller chez un photographe professionnel (il connaitra les contraintes), vous pouvez uploader une phot numérique au début de la démarche du DS-160 (voici les caractéristiques techniques : http://french.france.usembassy.gov/photos.html) cela vous épargnera d'en fournir une réelle à l'ambassade.
- Formulaire I-20 signé
- Éventuellement une copie du financial support (mais ça c'est optionnel)
- Passeport et carte d'identité
- Une enveloppe chronopost sur affranchie à vos nom et adresse
3) Le rendez vous
Tout d'abord il faut prendre rendez vous (prenez vous y le plus tôt possible), parfois les délais sont longs donc vraiment faites attention à cela. Il est possible de téléphoner ou de procéder sur internet pour prendre rendez vous : http://www.usvisa-france.com/visa-web/index.jsp?locale=fr_FR
Le rendez vous coute 15 euros à payer par carte bancaire que ce soit via internet ou par téléphone, et lorsque vous avez payé sur internet, inutile de tenter de téléphoner par la suite vous serez obligé de payer 15€. Les rendez vous n'ont lieu que le matin.
Arrivez un peu avant l'heure de votre rendez vous avec votre convocation. L'ambassade se trouve place de la concorde au métro concorde. Il vous faudra passer les postes de sécurité, puis on vous donnera un numéro. Vous aurez le droit d'attendre dans une salle plus ou moins bondée jusqu'à ce que que votre numéro soit appelé (ne loupez pas ce moment !), vous vous rendrez au guichet indiqué et donnerez vos papiers, puis on vous demandera d'attendre qu'on vous appelle une seconde fois. Lors du second appel, l'officier diplomatique vous posera quelques questions en anglais, discutera un peu et vous annoncera si c'est ok. Pour ma part il m'a dit que c'était bon et que j'obtiendrai le visa sous trois jours dans l'enveloppe chronopost que vous aurez fournie. Ah oui, on vous rendra le document I-20 car vous en aurez besoin à la douane, conservez le précieusement.
ATTENTION ! WARNING ! Evitez les sacs un temps soit peu volumineux, j'ai une amie à qui on a refusé l'entrée parce qu'elle avait un sac trop gros (ce n'était pas une valise), ne venez donc qu'avec vos documents.
Bon je crois n'avoir rien oublié et j'espère que cela aidera certains, n'hésitez pas si vous avez des questions !
1) L'université
Tout d'abord il faut entamer les démarches auprès de l'université qui vous accueillera. La plupart du temps pour postuler auprès d'une telle institution, il faut le faire au travers d'un partenariat avec votre école/fac, ou bien tenter en dehors de tout partenariat. Les documents demandés sont le plus souvent les relevés de notes, des lettres de recommandation, un professional statement (une lettre de motiv en quelque sorte, vous trouverez plus de détail à ce sujet en tapant ça sur google notre ami à tous), un document "financial support" qui permet de montrer que vous disposez d'assez d'argent pour vivre le temps de vos études là bas et enfin il faut passer soit le TOEFL, soit le GRE, soit les deux (ce sont des tests d'anglais, préparez les bien parce que c'est pas donné financièrement). Les procédures "d'application" se font souvent sur internet. A la suite de quoi le département d'étude qui vous concerne analyse votre dossier et vous rend une décision. Si celle-ci est positive, vous recevrez sous peu un courrier contenant le précieux I-20. c'est un document indispensable pour une demande de visa, il assure que vous serez bien accueilli par l'université en question, et que vous disposez des fonds suffisants pour assurer votre scolarité là bas.
2) Les papiers et formalités administratives
Plusieurs documents sont à fournir, et divers choses sont à faire avant de prendre votre rendez vous à l'ambassade (je viendrai sur ce point en troisième partie).
- Tout d'abord payer la taxe SEVIS (200$), elle est à payer sur internet (tapez taxe sevis sur google et vous trouverez facilement le site).
- Aller à la poste et payer en mandat compte 105€ pour les frais administratifs (oui le papier coute très cher!), le n° de compte est le 2006L. Surtout gardez le récépissé car il faudra le donner à l'ambassade, il servira de preuve de paiement !
- Remplir le formulaire DS-160 sur internet, sauvegardez souvent car la connexion est très poussive, et prévoyez pas mal de temps (au moins 1h) pour le remplir sereinement. Voisi le lien :
https://ceac.state.gov/genniv/
- Photo : il faut un format particulier donc n'hésitez pas à aller chez un photographe professionnel (il connaitra les contraintes), vous pouvez uploader une phot numérique au début de la démarche du DS-160 (voici les caractéristiques techniques : http://french.france.usembassy.gov/photos.html) cela vous épargnera d'en fournir une réelle à l'ambassade.
- Formulaire I-20 signé
- Éventuellement une copie du financial support (mais ça c'est optionnel)
- Passeport et carte d'identité
- Une enveloppe chronopost sur affranchie à vos nom et adresse
3) Le rendez vous
Tout d'abord il faut prendre rendez vous (prenez vous y le plus tôt possible), parfois les délais sont longs donc vraiment faites attention à cela. Il est possible de téléphoner ou de procéder sur internet pour prendre rendez vous : http://www.usvisa-france.com/visa-web/index.jsp?locale=fr_FR
Le rendez vous coute 15 euros à payer par carte bancaire que ce soit via internet ou par téléphone, et lorsque vous avez payé sur internet, inutile de tenter de téléphoner par la suite vous serez obligé de payer 15€. Les rendez vous n'ont lieu que le matin.
Arrivez un peu avant l'heure de votre rendez vous avec votre convocation. L'ambassade se trouve place de la concorde au métro concorde. Il vous faudra passer les postes de sécurité, puis on vous donnera un numéro. Vous aurez le droit d'attendre dans une salle plus ou moins bondée jusqu'à ce que que votre numéro soit appelé (ne loupez pas ce moment !), vous vous rendrez au guichet indiqué et donnerez vos papiers, puis on vous demandera d'attendre qu'on vous appelle une seconde fois. Lors du second appel, l'officier diplomatique vous posera quelques questions en anglais, discutera un peu et vous annoncera si c'est ok. Pour ma part il m'a dit que c'était bon et que j'obtiendrai le visa sous trois jours dans l'enveloppe chronopost que vous aurez fournie. Ah oui, on vous rendra le document I-20 car vous en aurez besoin à la douane, conservez le précieusement.
ATTENTION ! WARNING ! Evitez les sacs un temps soit peu volumineux, j'ai une amie à qui on a refusé l'entrée parce qu'elle avait un sac trop gros (ce n'était pas une valise), ne venez donc qu'avec vos documents.
Bon je crois n'avoir rien oublié et j'espère que cela aidera certains, n'hésitez pas si vous avez des questions !
Possibilités d'emploi saisonnier aux Émirats Arabes Unis? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais me renseigner sur les possibilités offertes aux Emirats sur les offres d'emploi pour jeunes citoyens français (entre autre) dans les firmes françaises installées sur place ou même les entreprises locales. En effet je souhaiterais me mettre en contact avec des français déjà sur place dans l'espoir de pouvoir exercer un "job d'été" aux UAE et d'ajouter ainsi une expérience à l'international sur mon CV.
Merci ! :)
Je souhaiterais me renseigner sur les possibilités offertes aux Emirats sur les offres d'emploi pour jeunes citoyens français (entre autre) dans les firmes françaises installées sur place ou même les entreprises locales. En effet je souhaiterais me mettre en contact avec des français déjà sur place dans l'espoir de pouvoir exercer un "job d'été" aux UAE et d'ajouter ainsi une expérience à l'international sur mon CV.
Merci ! :)