Results for "Termez+|+6+>+182"
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Voler avec Ural Airlines English translation pending
Bonsoir
Je lis que cette compagnie se développe en ouvrant cet été des lignes Moscou / Nice et Moscou / Montpellier. Un retour d'expérience svp (j'ai lu les avis sur skytrax et flight report).
Merci.
Je lis que cette compagnie se développe en ouvrant cet été des lignes Moscou / Nice et Moscou / Montpellier. Un retour d'expérience svp (j'ai lu les avis sur skytrax et flight report).
Merci.
Transfert de Rassada Pier à Kata Beach English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars fin février 2019 à Phuket pour 2 semaines. Je vais passer 5 nuits à Patong avant d'aller à Koh Yao Noï (2 nuits) puis Koh Phi Phi (2 nuits) et enfin revenir sur Phuket, à Kata précisément. Je sollicite votre aide pour obtenir des renseignements sur le trajet de Koh phi phi en ferry mais aussi du port Rassada Pier jusqu'à Kata beach. Afin d'éviter de prendre trop d'argent sur moi, j'aurais préféré réserver un maximum de choses avant en France et notamment les trajets en ferry. Pensez-vous que c'est une bonne idée en termes de prix. De plus, savez-vous comment aller de Rassada Pier jusqu'à Kata beach (réservation avec le ferry, ...)? Merci beaucoup par avance pour toutes les informations utiles que vous me fournirez.
Nikedu44.
Je pars fin février 2019 à Phuket pour 2 semaines. Je vais passer 5 nuits à Patong avant d'aller à Koh Yao Noï (2 nuits) puis Koh Phi Phi (2 nuits) et enfin revenir sur Phuket, à Kata précisément. Je sollicite votre aide pour obtenir des renseignements sur le trajet de Koh phi phi en ferry mais aussi du port Rassada Pier jusqu'à Kata beach. Afin d'éviter de prendre trop d'argent sur moi, j'aurais préféré réserver un maximum de choses avant en France et notamment les trajets en ferry. Pensez-vous que c'est une bonne idée en termes de prix. De plus, savez-vous comment aller de Rassada Pier jusqu'à Kata beach (réservation avec le ferry, ...)? Merci beaucoup par avance pour toutes les informations utiles que vous me fournirez.
Nikedu44.
Quinze jours en Croatie avec ma fille English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Ma fille de 7 ans et moi-même partons pour 15 jours en Croatie cet été. Nous arrivons à Split pour repartir de Dubrovnik. Les billets d'avion sont achetés ainsi que la réservation des locations pour les logements.
Notre itinéraire est en cours d'acheminement : J1 : arrivée à Split. Nous regagnons Pakostane (lieu choisi qui nous permet d'être bien placé pour les visites que je souhaite) Nous y restons 1 semaine. J2 : Visite de Zadar + découverte des alentours. J3 : Cascades de Krka + visite de Sibenik. J4 : A VOIR... J5 : Journée aux lacs de Plitvice J6 : Visite de Split J7 : Iles des Kornatis (parc national) J8 : Départ pour Orasac, petit village à côté de Dubrovnik pour y séjourner 1 semaine. J9 : A VOIR dans les alentours, Trsteno... plage... J10 : Visite de Dubrovnik J11 : Ile de Mjlet J12 : EN RECHERCHE J 13 : Ile de Korcula J14 : EN RECHERCHE... LES BOUCHES DE KOTOR PEUT ETRE? J15 : Départ Dubrovnik... Retour à Bordeaux.
Dans un premier temps, pensez vous que ce premier jet est concevable avec ma fille, sachant que je souhaite prendre le temps de découvrir les beautés architecturales de ce pays, et allier visites et farniente?
Dans un second temps, il me faut louer une voiture. C'est une grande première pour moi. Je n'y connais donc rien en terme de location de véhicule. Quels concessionnaires automobiles me conseillez vous?
Merci à vous d'avoir pris le temps de me lire. En l'attente de pouvoir faire de même, je vous souhaite une bonne soirée.
Stella.
🙂
Ma fille de 7 ans et moi-même partons pour 15 jours en Croatie cet été. Nous arrivons à Split pour repartir de Dubrovnik. Les billets d'avion sont achetés ainsi que la réservation des locations pour les logements.
Notre itinéraire est en cours d'acheminement : J1 : arrivée à Split. Nous regagnons Pakostane (lieu choisi qui nous permet d'être bien placé pour les visites que je souhaite) Nous y restons 1 semaine. J2 : Visite de Zadar + découverte des alentours. J3 : Cascades de Krka + visite de Sibenik. J4 : A VOIR... J5 : Journée aux lacs de Plitvice J6 : Visite de Split J7 : Iles des Kornatis (parc national) J8 : Départ pour Orasac, petit village à côté de Dubrovnik pour y séjourner 1 semaine. J9 : A VOIR dans les alentours, Trsteno... plage... J10 : Visite de Dubrovnik J11 : Ile de Mjlet J12 : EN RECHERCHE J 13 : Ile de Korcula J14 : EN RECHERCHE... LES BOUCHES DE KOTOR PEUT ETRE? J15 : Départ Dubrovnik... Retour à Bordeaux.
Dans un premier temps, pensez vous que ce premier jet est concevable avec ma fille, sachant que je souhaite prendre le temps de découvrir les beautés architecturales de ce pays, et allier visites et farniente?
Dans un second temps, il me faut louer une voiture. C'est une grande première pour moi. Je n'y connais donc rien en terme de location de véhicule. Quels concessionnaires automobiles me conseillez vous?
Merci à vous d'avoir pris le temps de me lire. En l'attente de pouvoir faire de même, je vous souhaite une bonne soirée.
Stella.
🙂
Application MyCosta Mobile pour communiquer sur le bateau English translation pending
Bonjour,
Nous partons en fin de semaine en croisière sur le costa diadema. Problème nous avons 2 cabines diamétralement à l'opposé ! La première à l'avant du bateau au pont 11 et la seconde à l'arrière du bateau au pont 2. Cela risque donc d'être compliqué pour se retrouver. MAIS j'ai découvert en naviguant sur le site qu'il y avait une application "mycosta mobile" permettant justement aux passagers du navire de se contacter. Quelqu'un a t'il un retour d'expérience ? Il est dit que c'est gratuit : est-ce vraiment le cas car j'ai un forfait 2 euros de free et je ne voudrais pas me retrouver avec un dépassement de forfait à mon retour. Merci pour votre aide (si réponse il y a, n'employez surtout pas de termes techniques, je suis absolument nulle en technologie et téléphonie !)🤪
Voyage en camping-car avec 2 enfants Canada - Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes un couple avec 2 enfants et nous partons en Septembre 2019 pour un voyage dont on rêve depuis tres longtemps.
Nous avons besoin d'aide pour plusieurs points essentiels à notre voyage:
L'achat d'un camping car sur place est-il une bonne option ou est-il plus raisonnable de l'acheté en France et de le faire venir par cargot? Le carburant est-il au même prix qu'en France? Un permis international est-il suffisant pour une année de voyage? Peut-on obtenir un visa/permis de sejour d'un an pour les Etats Unis? Que doit on envisager en terme d'assurance? Vehicule? Tout risque? Medical?
Merci infiniment aux routards qui prendront le temps de me répondre.
Belle journée
Nous sommes un couple avec 2 enfants et nous partons en Septembre 2019 pour un voyage dont on rêve depuis tres longtemps.
Nous avons besoin d'aide pour plusieurs points essentiels à notre voyage:
L'achat d'un camping car sur place est-il une bonne option ou est-il plus raisonnable de l'acheté en France et de le faire venir par cargot? Le carburant est-il au même prix qu'en France? Un permis international est-il suffisant pour une année de voyage? Peut-on obtenir un visa/permis de sejour d'un an pour les Etats Unis? Que doit on envisager en terme d'assurance? Vehicule? Tout risque? Medical?
Merci infiniment aux routards qui prendront le temps de me répondre.
Belle journée
Quel moyen idéal de déplacement au Sri Lanka? English translation pending
Bonjour à tous,
mon message s'adresse ceux qui sont revenus récemment d'une ballade au Sri Lanka. Apres avoir longuement lus et relus les commentaires des uns et des autres je ne suis pas plus avancés pour savoir quel est le moyen le plus avantageux de parcourir le pays pour en ressentir toutes les sensibilités et ne pas voir le déjà vu !!(à savoir hors des sentiers battus). location avec chauffeur?ou sans chauffeur? /indépendant? ou agence ?.Les avis sont partagés..;Le train semble t'il un autre moyen ou peut être panacher?
Nous partons pour 3 semaines sac à dos..est ce suffisant pour y faire le tour au rythme du pays?.
Merci de nous faire partager vos experiences
Thierry
Location 4x4 de Tuléar pour Salary English translation pending
Bonjour,
Merci de m'indiquer des bons plans pour un transfert 4x4 vers Salary depuis Tulear.
Cordialement
Pass entrée Parcs Canada / Parcs Sépaq English translation pending
Bonjour,
Je suis en train d'organiser mon circuit pour l'automne 2019, j'essaye d'estimer le budget pour les visites des parcs. Je suis un peu perdu car j'avais pensé dans un premier temps car j'avais pensé que la carte illimitée à 136,40$ (pour 4) vue sur Parc Canada me donnait l'illimité sur tout les parcs. Or je viens de me rendre compte de la subtilité entre parc canada et la SEPAQ.
Je compte faire les Milles Iles, le parc Algonquin, la Mauricie, les Hautes Gorges de la Rivière Malbaie, le Saguenay, Cantons de l'Est (Mont Orford), voire peut être d'autres... On est d'accord du coup qu'il sera plus économique de tout acheter en individuel pour chaque parc ?
Merci d'avance
Je suis en train d'organiser mon circuit pour l'automne 2019, j'essaye d'estimer le budget pour les visites des parcs. Je suis un peu perdu car j'avais pensé dans un premier temps car j'avais pensé que la carte illimitée à 136,40$ (pour 4) vue sur Parc Canada me donnait l'illimité sur tout les parcs. Or je viens de me rendre compte de la subtilité entre parc canada et la SEPAQ.
Je compte faire les Milles Iles, le parc Algonquin, la Mauricie, les Hautes Gorges de la Rivière Malbaie, le Saguenay, Cantons de l'Est (Mont Orford), voire peut être d'autres... On est d'accord du coup qu'il sera plus économique de tout acheter en individuel pour chaque parc ?
Merci d'avance
Voyage 2 mois Égypte / Libye English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaite partir 2 mois en Egypte (Avril/Mai), et visiter le pays avec un budget restreint. Je ne compte pas faire d'activités touristique, je voudrais juste vivre 2 mois "localement" J'ai eu l'idée aussi de faire un saut en Lybie est ce possible d'après vous?
J'aimerai savoir quel budget je devrais prévoir pour manger, dormir et me déplacer à moindre coût. Si il était possible de voyager aisément avec 15-20 euros par jours (nuit d’hôtel bas de gamme, et 2 repas par jours, et quelques déplacements peu onéreux).
Et enfin si il a des choses que je dois savoir ou des conseils à me donner car j'ai 22 ans et c'est mon premier "grand" voyage et sachant que je compte arpenter plutôt les vieilles ruelles des villes et les zones isolées que tous les sites touristiques ? 🙂
Merci d'avoir pris le temps de lire mon post !! Tom
Je souhaite partir 2 mois en Egypte (Avril/Mai), et visiter le pays avec un budget restreint. Je ne compte pas faire d'activités touristique, je voudrais juste vivre 2 mois "localement" J'ai eu l'idée aussi de faire un saut en Lybie est ce possible d'après vous?
J'aimerai savoir quel budget je devrais prévoir pour manger, dormir et me déplacer à moindre coût. Si il était possible de voyager aisément avec 15-20 euros par jours (nuit d’hôtel bas de gamme, et 2 repas par jours, et quelques déplacements peu onéreux).
Et enfin si il a des choses que je dois savoir ou des conseils à me donner car j'ai 22 ans et c'est mon premier "grand" voyage et sachant que je compte arpenter plutôt les vieilles ruelles des villes et les zones isolées que tous les sites touristiques ? 🙂
Merci d'avoir pris le temps de lire mon post !! Tom
Une semaine en Bretagne à vélo: quel itinéraire? English translation pending
Bonjour,
je suis bretonne (de Saint-Brieuc) et j'aimerais découvrir la Bretagne sud à vélo cet été pendant environ une semaine (je suis assez flexible), que je connais très peu... Je suis débutante en vélo mais là n'est pas vraiment la question. Au delà du matériel à prévoir etc, je me pose d'abord la question d'où aller ! Je ne sais pas vraiment quel itinéraire préparer. Je pensais faire soit Saint-Nazaire --> Lorient, soit Douarnenez --> Lorient (dans un sens ou dans l'autre), donc soit la partie ouest, soit la partie est de la côte bretonne sud !
L'idée étant de longer la côte, je compte prendre mon temps pour profiter du paysage et de tout ce qu'il y a à voir (40-50km par jour max je pense) !
Du coup, j'aimerais savoir si certains d'entre vous ont déjà voyagé sur la côte sud, et ce que vous me conseillez en termes d'itinéraire, quel coin privilégier...
Egalement si y a des endroits à ne pas louper et des choses à voir absolument :D
Merci d'avance ! Albane
je suis bretonne (de Saint-Brieuc) et j'aimerais découvrir la Bretagne sud à vélo cet été pendant environ une semaine (je suis assez flexible), que je connais très peu... Je suis débutante en vélo mais là n'est pas vraiment la question. Au delà du matériel à prévoir etc, je me pose d'abord la question d'où aller ! Je ne sais pas vraiment quel itinéraire préparer. Je pensais faire soit Saint-Nazaire --> Lorient, soit Douarnenez --> Lorient (dans un sens ou dans l'autre), donc soit la partie ouest, soit la partie est de la côte bretonne sud !
L'idée étant de longer la côte, je compte prendre mon temps pour profiter du paysage et de tout ce qu'il y a à voir (40-50km par jour max je pense) !
Du coup, j'aimerais savoir si certains d'entre vous ont déjà voyagé sur la côte sud, et ce que vous me conseillez en termes d'itinéraire, quel coin privilégier...
Egalement si y a des endroits à ne pas louper et des choses à voir absolument :D
Merci d'avance ! Albane
Transports en commun à San Francisco English translation pending
Bonjour,
Je viens de finaliser ma dernière réservation d'hôtel pour notre road-trip de l'été prochain dans l'ouest américain, à San Francisco (Youpi !!!!!!)
Les hôtels de centre-ville étant au choix insalubres ou à des prix prohibitifs, nous avons choisi de nous excentrés. Nous avons donc choisi un hôtel situé à proximité d'une station du BART, qui, d'après nos infos, nous permettra de rejoindre le centre-ville en 20-30 min (station San Bruno). Nous avons prévu une demi-journée de visite à pied / transports en commun, avec l'objectif de rejoindre le Pier 39, l'après-midi, pour aller visiter Alcatraz. Ainsi, j'aurais souhaité avoir des conseils avisés pour circuler en transports en commun dans SF, en partant de cette station de départ (San Bruno) : existe-il une carte de transport incluant le Bart et les autres modes de transports (métro, cable-car, bus) et, si oui, à quel prix ? A quel endroit est-ce le plus simple de faire la correspondance entre le BART et les autres modes de transport pour rejoindre le quartier de Fisherman'swarf ? Quelle est la ligne de cable-car la plus sympa à faire ?
Et enfin, si vous avez des conseils à me donner en terme de visites, accessibles à pied ou en transports en commun, je suis preneuse, sachant que la veille, nous avons programmé une visite en voiture des points majeurs de la ville en suivant la 49 miles scenic drive.
Deux jours à Hiroshima English translation pending
Bonjour,
Je ne suis jamais allé au Japon, du coup je suis perdu et me permets de faire appel à des gens qui savent ;-)
j'ai une opportunité d'aller à Hiroshima pour la visite d'une exposition, au musée d'Arts. Histoire de ne pas y aller que pour une seule exposition 😕, je pensais, au minimum, ajouter la visite du musée du Mémorial de la paix. J'aimerais aussi peut-être voir le Itsukushima Floating Torii Gate car cela semble être un incontournable, si la météo le permet.
De plus, j'aimerais voir un lieu d'artisanat ou de calligraphie, et aller dans des endroits un peu traditionnels pour la nourriture, ou en général, s'il y en a ...
Comme je n'ai pas beaucoup de temps, il se pourrait que je ne reste que 2 jours, sauf si vous me conseillez un programme d'enfer qui nécessiterait 3 jours 🙂
En fait, mon créneau serait au mois de mars, autour du week-end du 17, donc pas la meilleure époque en terme de qualité météorologique.
Voilà, y aurait-il de bonnes âmes pour me donner des conseils sur ce qu'il serait intéressant de visiter, là où il serait judicieux de résider et de se restaurer ?
Ah, également pour le voyage ... vaut-il mieux s'arrêter à Tokyo et prendre le train pour Hiroshima ou faire escale à Tokyo et poursuivre en avion jusqu'à Hiroshima ? Apparemment le train c'est 5h et quelque ? Ca fait un peu long non ? Ce sera pour un départ de Paris. Des pistes/infos sur les companies aériennes peuvent m'être précieuses aussi, même si au final je n'aurai peut-être pas le choix de la compagnie.
Au niveau budget et bien comme tout le monde je fais attention, mais je ne cherche pas les économies à tout prix.
Merci infiniment par avance de votre aide! Dans l'attente de vous lire 🙂 Michel.
Je ne suis jamais allé au Japon, du coup je suis perdu et me permets de faire appel à des gens qui savent ;-)
j'ai une opportunité d'aller à Hiroshima pour la visite d'une exposition, au musée d'Arts. Histoire de ne pas y aller que pour une seule exposition 😕, je pensais, au minimum, ajouter la visite du musée du Mémorial de la paix. J'aimerais aussi peut-être voir le Itsukushima Floating Torii Gate car cela semble être un incontournable, si la météo le permet.
De plus, j'aimerais voir un lieu d'artisanat ou de calligraphie, et aller dans des endroits un peu traditionnels pour la nourriture, ou en général, s'il y en a ...
Comme je n'ai pas beaucoup de temps, il se pourrait que je ne reste que 2 jours, sauf si vous me conseillez un programme d'enfer qui nécessiterait 3 jours 🙂
En fait, mon créneau serait au mois de mars, autour du week-end du 17, donc pas la meilleure époque en terme de qualité météorologique.
Voilà, y aurait-il de bonnes âmes pour me donner des conseils sur ce qu'il serait intéressant de visiter, là où il serait judicieux de résider et de se restaurer ?
Ah, également pour le voyage ... vaut-il mieux s'arrêter à Tokyo et prendre le train pour Hiroshima ou faire escale à Tokyo et poursuivre en avion jusqu'à Hiroshima ? Apparemment le train c'est 5h et quelque ? Ca fait un peu long non ? Ce sera pour un départ de Paris. Des pistes/infos sur les companies aériennes peuvent m'être précieuses aussi, même si au final je n'aurai peut-être pas le choix de la compagnie.
Au niveau budget et bien comme tout le monde je fais attention, mais je ne cherche pas les économies à tout prix.
Merci infiniment par avance de votre aide! Dans l'attente de vous lire 🙂 Michel.
Côte ouest des États-Unis à vélo en automne English translation pending
Bonsoir,
Je projette un voyage de deux mois à vélo cet Automne (mi-Septembre mi Novembre) depuis Vancouver jusqu'à ... telle est la question. J'hésite à repartir de San Francisco ou Los Angeles. En effet, si j'ai envie de prendre un peu mon temps au Nord j'aimerai aussi profiter de la Californie. L'idée est de poser mon vélo quelque part pour ensuite rejoindre l'intérieur des terres.Si dans un premier temps je projetais le Yosémite, n'est ce pas trop tard à cette période? (froid, neige ?) La vallée de la mort est elle envisageable en terme de temps et de kilométrages ? Tout avis me sera précieux.... et éventuellement tuyaux ou autres. Merci pour toutes vos réponses
Je projette un voyage de deux mois à vélo cet Automne (mi-Septembre mi Novembre) depuis Vancouver jusqu'à ... telle est la question. J'hésite à repartir de San Francisco ou Los Angeles. En effet, si j'ai envie de prendre un peu mon temps au Nord j'aimerai aussi profiter de la Californie. L'idée est de poser mon vélo quelque part pour ensuite rejoindre l'intérieur des terres.Si dans un premier temps je projetais le Yosémite, n'est ce pas trop tard à cette période? (froid, neige ?) La vallée de la mort est elle envisageable en terme de temps et de kilométrages ? Tout avis me sera précieux.... et éventuellement tuyaux ou autres. Merci pour toutes vos réponses
Îles Açores ou Canaries pour 10 jours en avril? English translation pending
Bonjour,
je projette un petit voyage d'une dizaine de jours en avril 2020 (oui oui je m y prend en avance...je rêve...), combinant :
1. le dépaysement
2. un budget pas dément (j'avais envisagé le Japon pour le 1. mais le 2. sera pas respecté :D )
3.peut être avec un enfant de 2 ans et demi (on l'emmène ou on se fait des vacances déconnection??! :) )
J'ai pensé aux deux archipels cités dans le titre, qu'en pensez vous en terme de paysages, culture, visites, et est ce accessible (facilement) avec un enfant? Quid du climat à cette époque? Quelles différences et points communs à ces archipels?
Merci pour vos divers retours d'expériences et conseils !
J'ai pensé aux deux archipels cités dans le titre, qu'en pensez vous en terme de paysages, culture, visites, et est ce accessible (facilement) avec un enfant? Quid du climat à cette époque? Quelles différences et points communs à ces archipels?
Merci pour vos divers retours d'expériences et conseils !
Parcs d'Orlando et billets les moins chers? English translation pending
bonjour,
ou puis-je trouver des tickets pour les parcs moins chers a Orlando ?
Merci d'avance.
ou puis-je trouver des tickets pour les parcs moins chers a Orlando ?
Merci d'avance.
Hésitons sur la Dalmatie ou l'Istrie pour 15 jours English translation pending
Bonjour
j'ai besoin de votre aide et vos conseils. Nous partons du 7 au 21 aout en croatie. Dilemne, nous hésitons beaucoup entre la Dalmatie (split et ses environs, lacs, petites iles) et l'Istrie plus rurale apparemment, et moins de plages, mais apparemment belle aussi comme région;
Nous aimerions un mélange entre visite culturelles, beaux paysages et farniente sur de belles plages (ce qui apparemment n'est pas forcément vrai en terme de belles plages en Istrie)
Apparemment, les 2 coins sont trés touristiques, donc pas faciles de choisir.
Dans les 2 cas, je pense que nous devons louer une voiture, mais peut-être est-ce plus facile de circuler avec les transports locaux en Dalmatie.
Nous avions prévu Vis au départ, mais nous avons peur de nous ennuyer sur la durée (15 jrs).
Du coup, notre choix s'était porté sur Pula et ses environs. Est-ce que cette région vaut vraiment le détour ? avez vous des avis ? quelqu'un a t'il fait les 2 régions ,
Merci, pour votre aide précieuse.
j'ai besoin de votre aide et vos conseils. Nous partons du 7 au 21 aout en croatie. Dilemne, nous hésitons beaucoup entre la Dalmatie (split et ses environs, lacs, petites iles) et l'Istrie plus rurale apparemment, et moins de plages, mais apparemment belle aussi comme région;
Nous aimerions un mélange entre visite culturelles, beaux paysages et farniente sur de belles plages (ce qui apparemment n'est pas forcément vrai en terme de belles plages en Istrie)
Apparemment, les 2 coins sont trés touristiques, donc pas faciles de choisir.
Dans les 2 cas, je pense que nous devons louer une voiture, mais peut-être est-ce plus facile de circuler avec les transports locaux en Dalmatie.
Nous avions prévu Vis au départ, mais nous avons peur de nous ennuyer sur la durée (15 jrs).
Du coup, notre choix s'était porté sur Pula et ses environs. Est-ce que cette région vaut vraiment le détour ? avez vous des avis ? quelqu'un a t'il fait les 2 régions ,
Merci, pour votre aide précieuse.
Deux ou trois mois au Chili English translation pending
Bonjour
Je suis démangé par une envie folle de visiter le Chili d'un bout à l'autre. Retraité, je ne suis pas tenu à une période particulière, ni très limité dans le temps (si ce n'est par mes finaces, mais c'est une autre affaire...). Du coup, je me dis que trois mois seraient sans doute l'idéal... mais qu'en étant "raisonnable", deux mois (au minimum) seraient peut-être suffisants (en ne prétendant évidemment pas TOUT voir). Problème : vu l'étendue du pays du nord au sud, les climats y sont très différents selon les régions. D'après ce que je sais, certaines parties offrent le beau temps à peu près toute l'année, d'autres seulement en été (au sens large du terme) et d'autres (l'extrême sud)... à peu près jamais ! D'où ma, ou plutôt mes questions :
1) Que pensent ceux et celles qui connaissent le Chili de cette durée (disons entre 2 et 3 mois) ?
2) Dans quel "ordre" faire l'itinéraire (en voiture de location, car, train, avion...) et à quelle(s) période(s) pour bénéficier à peu près partout d'un temps sinon estival, du moins le plus agréable possible ?
Merci d'avance pour vos avis.
Découverte de l'Italie English translation pending
Bonjour
Ma femme et moi , souhaiterions découvrir l'Italie pendant 1 semaine au mois d'Avril .
Nous partirions de Lyon en voiture , et souhaiterions éviter les grandes villes comme Rome , Milan ou Turin , pour privilégier les petites villes et/ou villages plus typiques ; pourriez-vous me conseiller un itinéraire ?
D'avance , merci pour vos réponses .
Hôtels à Munnar, Madurai et Tanjore English translation pending
Bonjour ,
Je pars en Inde du Sud en février.
Je rode sur les sites Booking et le forum mais rien de bien concret niveau hôtel pour ces villes .
Je cherche du budget moyen 50- 70 euros pour 4 personnes dont deux enfants dans ces villes . Avez vous des adresses "de charme " à recommander ?
Merci
Paul
Les Australes: un archipel singulier et méconnu English translation pending
A A la découverte de RAIVAVAE, l' île de passion
INTRO
Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.
Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.
Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !
Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.
UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.
RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.
NOTRE ESCAPADE
Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.


Vendredi 18 janvier
Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !

Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.
Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.
La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.
Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.












Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.
Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !
La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.
Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.
Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.
Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !
L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.
Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.
Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.
Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.
On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.
Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.
Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.
Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.
Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.
ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.
On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.
Moana
PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
INTRO
Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.
Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.
Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !
Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.
UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.
RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.
NOTRE ESCAPADE
Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.


Vendredi 18 janvier
Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !

Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.
Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.
La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.
Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.












Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.
Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !
La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.
Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.
Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.
Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !
L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.
Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.
Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.
Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.
On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.
Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.
Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.
Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.
Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.
ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.
On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.
Moana
PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
Gaza à partir du territoire israélien English translation pending
Bonjour, peut on rentrer à Gaza à partir du territoire israelien pour un ressortissant français. merci par avance pour vos réponses.
Ushuaïa ou pas English translation pending
Bonjour , nous préparons notre voyage pour l'Argentine pendant les vacances de Noël 2019 ..nous pensons faire Buenos aires / bariloche / ek calfaté/ et ushuia mais on hésite un peu pour ushuia peut être faire Salta à la place ...des avis svp ushuia ou pas 😉😉😖😖😖merci pour vos renseignements et si vous avez des pistes pour les excursions organisés mais en petit comité bonne journée
Croisière Hurtigruten aller-retour Bergen - Kirkenes sur le MS Spitsbergen English translation pending
Bonjour,
Je dois réaliser avec mon mari une croisière aller retour Bergen Kirkenes sur le MS Spitsbergen du 4 au 15 octobre 2019.
L'un(e) ou l'autre d'entre vous a-t-il déjà voyagé sur ce navire et qu'en avez-vous pensé ? Avez-vous des conseils pratiques liés à la navigation sur ce paquebot en particulier ?
Quels conseils me donneriez-vous en terme d'habillement pour un voyage à cette période de l'année ?
J'ai trouvé beaucoup d'indications sur internet et dans la brochure Hurtigruten sur les escales mais pas grand chose sur Kirkenes. Y-a-t-il des choses intéressantes à y faire lors de l'escale prévue avant le retour vers le sud.
Merci par avance de vos réponses à mes différentes interrogations.
Choix entre passeport américain ou français pour un bébé English translation pending
Bonjour,
Ma femme qui est américaine et moi avons donné naissance à un petit loup. Nous ne sommes pas encore mariés.
Elle veut lui procurer le passeport américain pour pouvoir voyager facilement aux US. Le problème c'est que pour moi, qui dit passeport américain, dit automatiquement citoyenneté américaine et numéro SS. Je ne pense pas qu'on ne puisse faire au consulat que le passeport ? Cela va de pair ?
Ainsi vient la question de l'obtention ou non de la citoyenneté américaine. A terme, c'est de rester en France, donc à part éviter la queue à JFK (elle habite à NY), je ne vois pas ce qu'apporte en plus le passeport américain que celui français. D'autant plus qu'au niveau fiscal, notre fils devra déclarer ses revenus au fisc américain quelle que soit le pays où il s'installe et avec la Foreign Account Tax Compliance Act, c'est encore pire.
De plus, j'ai entendu que les banques n’acceptent plus les bi-nationaux car trop de formalités à envoyer au fisc américain.
Je me demande ainsi sur le long terme, quand il aura l'âge adulte, sa nationalité américaine va poser des problèmes.
Qu'en pensez-vous ?
Qu'en pensez-vous ?
Inquiétudes sur voyage en France et à Londres English translation pending
Bonjour amis voyageurs,
Nous partons de Montréal le 21 mars prochain pour 11 jours où nous passerons 3 jours à Paris, 3 jours en Normandie et 5 jours à Londres. Mais nous avons des inquiétudes, compte tenu de la crise intérieure (gilet jaune) qui ébranle Paris et de la crise qui risque également de secouer Londres dans le dossier du Brexit. A-t-on raison de s’inquiéter ? Devrait-on reporter ce voyage à un moment plus approprié en terme de climat social ? Je sens ma conjointe très inquiète, elle ne semble pas avoir hâte de partir.
Itinéraire Anti-Atlas English translation pending
Bonjour à toute la communauté,
Je m'en remets à vos bons conseils et vos suggestions d'itinéraire sur ce que je compte faire cette année. L'an dernier, nous avons voyagé avec mon conjoint et nos deux filles essentiellement du côté de Taghazout, sidi ifni, mirleft, (surf) tiznit et l'oasis de tighmart. Nous étions sans voiture et nous avons pris le temps avec les bus, le stop et les taxis. Cette année, c'est un peu différent, je pars avec ma mère et mes filles avec une voiture de location pendant une semaine en février. c'est un peu pour sa retraite et qu'elle profite de ses petites filles. J'ai donc prévu une arrivée à Agadir puis nous filons directement 2 nuits à Taroudant. Ensuite, je n'arrive pas évaluer ce qui est possible de faire pour que cela soit plaisant pour tout le monde. j'ai en tête de visiter les greniers mais lesquels me conseiller vous? je n'ai pas remis les pieds à Tafraoute depuis 10 ans et pourquoi pas l'inclure cette année... bon c'est une ébauche, et vu que c'est aussi une première en voiture de lc au Maroc, je ne sais pas trop ce qui est faisable en termes de KM, visite, distance, hébergement sympas... mille merci pour vos retours, Sonia
Je m'en remets à vos bons conseils et vos suggestions d'itinéraire sur ce que je compte faire cette année. L'an dernier, nous avons voyagé avec mon conjoint et nos deux filles essentiellement du côté de Taghazout, sidi ifni, mirleft, (surf) tiznit et l'oasis de tighmart. Nous étions sans voiture et nous avons pris le temps avec les bus, le stop et les taxis. Cette année, c'est un peu différent, je pars avec ma mère et mes filles avec une voiture de location pendant une semaine en février. c'est un peu pour sa retraite et qu'elle profite de ses petites filles. J'ai donc prévu une arrivée à Agadir puis nous filons directement 2 nuits à Taroudant. Ensuite, je n'arrive pas évaluer ce qui est possible de faire pour que cela soit plaisant pour tout le monde. j'ai en tête de visiter les greniers mais lesquels me conseiller vous? je n'ai pas remis les pieds à Tafraoute depuis 10 ans et pourquoi pas l'inclure cette année... bon c'est une ébauche, et vu que c'est aussi une première en voiture de lc au Maroc, je ne sais pas trop ce qui est faisable en termes de KM, visite, distance, hébergement sympas... mille merci pour vos retours, Sonia
Développement en mode "cyclo-sport"? English translation pending
Salut,
Je suis essentiellement habitué à rouler pas trop vite, bien chargé et avec des développements très court, genre du 22-34 sur ma mule en 26". Je roule aussi en 22-30 avec une randonneuse plus légère en 650b et que je charge relativement moins.
Là, je suis en train de me monter un vélo de course (un joli cadre Bertin en columbus bien léger). J'ai mis en double plateau dont le petit a 35 dents.
J'hésite pour la cassette (je suis en 9 vit). Pour le moment, j'en ai mis une en 28 dents. J'hésite à mettre 30.
Je me rends pas trop compte en fait. Pour info, c'est pour enchaîner les cols alpins (peut-être même faire un brevet avec un copain du genre la Marmotte). Et j'aime bien mouliner pour préserver mes genoux. Je roulerai presque pas chargé mais avec un peu d'eau quand même, peut-être même une petite sacoche de bike-packing, je sais pas trop encore.
Si vous avez des conseils en terme de développement ou même des conseils pratiques sur cette pratique là que je m'aborde à explorer, je serai bien preneur et reconnaissant. :)
Merci beaucoup !
Matt
Je suis essentiellement habitué à rouler pas trop vite, bien chargé et avec des développements très court, genre du 22-34 sur ma mule en 26". Je roule aussi en 22-30 avec une randonneuse plus légère en 650b et que je charge relativement moins.
Là, je suis en train de me monter un vélo de course (un joli cadre Bertin en columbus bien léger). J'ai mis en double plateau dont le petit a 35 dents.
J'hésite pour la cassette (je suis en 9 vit). Pour le moment, j'en ai mis une en 28 dents. J'hésite à mettre 30.
Je me rends pas trop compte en fait. Pour info, c'est pour enchaîner les cols alpins (peut-être même faire un brevet avec un copain du genre la Marmotte). Et j'aime bien mouliner pour préserver mes genoux. Je roulerai presque pas chargé mais avec un peu d'eau quand même, peut-être même une petite sacoche de bike-packing, je sais pas trop encore.
Si vous avez des conseils en terme de développement ou même des conseils pratiques sur cette pratique là que je m'aborde à explorer, je serai bien preneur et reconnaissant. :)
Merci beaucoup !
Matt
Croisière Costa Dadiema en Méditerranée du 2 juin 2019 English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons en famille pour une croisière en Méditerranée le 02/06/2019 sur le Costa Diadema. Nous faisons le circuit suivant : Marseille ; Barcelone, Palma, Cagliari, Civitavecchia , Savone et Marseille.
Nous aimerions avoir des idées d'excursions avec Costa ou pas sur les différentes escales de cette croisière à faire/voir, en sachant que nous avons un petit garçon qui aura un peu + de 2 ans et demi... Nous voulons éviter les endroits où il y a trop de monde et trop éloigné en terme de trajet bus.
Merci d'avance pour vos partages d'expériences
A vous lire, Aurélie
Nous partons en famille pour une croisière en Méditerranée le 02/06/2019 sur le Costa Diadema. Nous faisons le circuit suivant : Marseille ; Barcelone, Palma, Cagliari, Civitavecchia , Savone et Marseille.
Nous aimerions avoir des idées d'excursions avec Costa ou pas sur les différentes escales de cette croisière à faire/voir, en sachant que nous avons un petit garçon qui aura un peu + de 2 ans et demi... Nous voulons éviter les endroits où il y a trop de monde et trop éloigné en terme de trajet bus.
Merci d'avance pour vos partages d'expériences
A vous lire, Aurélie
Panneau solaire pour pile AA (à vélo) English translation pending
bonjour les voyageurs
je cherche ce genre de multi panneau solaire ( voir photo ) pour pile AA
apparemment ce type de chargeur ne fonctionne que pour les tablettes - téléphones et batteries externes
ou .. existe-t-il un adapteur ??
meeeeeeeeeeeeeerci pour vos précieuses infos !!
janick
je cherche ce genre de multi panneau solaire ( voir photo ) pour pile AA
apparemment ce type de chargeur ne fonctionne que pour les tablettes - téléphones et batteries externes
ou .. existe-t-il un adapteur ??
meeeeeeeeeeeeeerci pour vos précieuses infos !!
janick
Cherche bénévolat humanitaire en Afrique English translation pending
Bonjour je suis malienne âgée de 24 ans.
Je souhaiterai faire du benevolat pour apporter mon aide à ceux qui en ont besoin.et aussi découvrir de nouvelles cultures.
Je suis une passionnée de l'humanitaire, j'adore aider mon entourage, .
Espérant que mon poste plaira à quelqu'un qui me permettra de réaliser mon rêve.