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De Cusco à Puno: vélo ou bus? English translation pending
Bonjour,
Nous partons en mai prochain pour un voyage à vélo de 3,5 mois en famille en Amérique du Sud (Pérou/Bolivie/Paraguay).
Nous débutons à Cusco direction Lac Titicaca, je m'interroge pour faire cette partie à vélo ou avec les vélos dans le bus. A priori c'est relativement plat, donc pour la mise en jambe cela peut etre pas mal (enfant de 10 et 12 ans), parcontre j'ai un peu peur de la circulation et de la monotonie.
Merci d'avance
Corinne
Sortir de l'aéroport d'Ho Chi Minh à vélo English translation pending
Bonjour
Nous serons à Ho Chi Minh en Janvier pour une tournée à vélo. Dès notre arrivée nous aimerions enfourcher nos vélos au départ de l'aéroport pour gagner notre airbnb qui est vers le centre ville. Sur la cart cela n'a pas l'air très compliqué mais en général les abords des aéroports en vélo c'est un peu galère. Quelqu'un aurai t il des infos sur ce sujet ?
Merci d'avance et joyeux noel
Nous serons à Ho Chi Minh en Janvier pour une tournée à vélo. Dès notre arrivée nous aimerions enfourcher nos vélos au départ de l'aéroport pour gagner notre airbnb qui est vers le centre ville. Sur la cart cela n'a pas l'air très compliqué mais en général les abords des aéroports en vélo c'est un peu galère. Quelqu'un aurai t il des infos sur ce sujet ?
Merci d'avance et joyeux noel
Que pensez-vous du moyeu Nexus ou Alfine 8v? (vélo) English translation pending
bonjour à tous ,
que pensez vous des vélos équipés d'un moyeu shimano nexus ou alfine 8 v couplé à un plateau de 42 ou 46 avec chaine ou courroie.
pensez vous que l'on puisse monter partout avec du poids à tiré ( actuellement j'ai 27 v 11-34 et plateau 44-32-22 ?
niveau fiabilité ?
qui a un retour d’expérience de voyage avec ce genre de matos?
merci par avance pour vos réponses
Ludovic
Vélo Sram Rival One English translation pending
Bonjour
Je cible un vélo "gravel" qui me plaît, mais je n'ai aucune idée de ce que vaut le dérailleur proposé :
sram rival one, mono-plateau
Avec onze pignons, est-ce que la chaîne ne va pas être tordue d'un extrême à l'autre ? Quand on a deux plateaux, il y a moins de problèmes d'alignement...
Est-ce que quelqu'un connaît ce groupe ? (Fiabilité)
Merci d'avance !
OvB
Je cible un vélo "gravel" qui me plaît, mais je n'ai aucune idée de ce que vaut le dérailleur proposé :
sram rival one, mono-plateau
Avec onze pignons, est-ce que la chaîne ne va pas être tordue d'un extrême à l'autre ? Quand on a deux plateaux, il y a moins de problèmes d'alignement...
Est-ce que quelqu'un connaît ce groupe ? (Fiabilité)
Merci d'avance !
OvB
Sacoches arrière ou avant avec remorque? English translation pending
Bonjour,
Je tire une remorque chariot 1 place corsaire avec un enfant de 3 ans dedans (je sais, c'est pas malin 😛). Le tout doit bien faire 35 kg. Je vais devoir ajouter des sacoches au velo. Question : est-ce jouable de les mettre a l'arrière, sachant que j'y mettrai des trucs volumineux mais pas trop lourds, type duvets et popote ? Vélo = T700 de Farrhad.
Merci !
Je tire une remorque chariot 1 place corsaire avec un enfant de 3 ans dedans (je sais, c'est pas malin 😛). Le tout doit bien faire 35 kg. Je vais devoir ajouter des sacoches au velo. Question : est-ce jouable de les mettre a l'arrière, sachant que j'y mettrai des trucs volumineux mais pas trop lourds, type duvets et popote ? Vélo = T700 de Farrhad.
Merci !
Matériel d'occasion pour un tour du monde (à vélo) English translation pending
Hello hello petite présentation pour un tout nouveau membre !
Je m'appele Sam, j'ai 22 ans, VTTiste enduro et faisant du velo de route a mes heures perdues. Je boucle une licence cette année en ecole de commerce.
J'ai le projet d'atterir a NY d'ici mi septembre (rien de réservé) pour joindre San francisco en passant par Miami si possible. De la, je descendrais en amerique du sud jusqu'Ushuaia. Pas de limite de temps particuliere.
Deja a priori qu'en pensez vous ?
D'autre part, j'aimerais savoir si des tourdumondistes ou cyclotouristes avaient du matériel à vendre encore de qualité ?
Tout matos qui pourrait m'aider, car budget limité !
Pour info je recois mon fahrrad TX 400 d'occasion (4 ans/1500 kms) tres prochainement équipé de sacoches ortlieb avant/arriere. Donc tout matériel sauf le velo :)
Merci beaucoup !!
Je m'appele Sam, j'ai 22 ans, VTTiste enduro et faisant du velo de route a mes heures perdues. Je boucle une licence cette année en ecole de commerce.
J'ai le projet d'atterir a NY d'ici mi septembre (rien de réservé) pour joindre San francisco en passant par Miami si possible. De la, je descendrais en amerique du sud jusqu'Ushuaia. Pas de limite de temps particuliere.
Deja a priori qu'en pensez vous ?
D'autre part, j'aimerais savoir si des tourdumondistes ou cyclotouristes avaient du matériel à vendre encore de qualité ?
Tout matos qui pourrait m'aider, car budget limité !
Pour info je recois mon fahrrad TX 400 d'occasion (4 ans/1500 kms) tres prochainement équipé de sacoches ortlieb avant/arriere. Donc tout matériel sauf le velo :)
Merci beaucoup !!
Comment me préparer pour le tour de monde à vélo? English translation pending
Bonjour à tous!
Bientôt je vais avoir 15 ans, dons je suis encore très, très, très jeune. Certains dirons même que je suis trop jeune, mais chacun son avis.
J'ai un rêve: faire le tour de monde à vélo. Je sais, que ça paraît cliché et tout, mais c'est vraiment un rêve important pour moi, en plus j'ai un but: faire le tour de monde à 18 ans. J'ai déjà commançé d'accumuler l'argent. Pour l'instant j'en ai pas beaucoup..(évidament!), mais j'ai calculé, que l'argent de poche + l'argent "cadeaux" + le job de surveillante dans le bus penadant 2 ans = environ 3000 euro jusqu'au BAC. J'envisage aussi donner des cour de soutien de math et faire de baby sitting, mais on peut pas savoir comment celà va se passée..donc si vous avez des idées pour gagner de l'argent ou des conseils a me donnés sur le voyage je serai très ravie 🙂
Je compte sur vous! 😉
PS. Désolée pour les fautes de français..c'est ma deuxième langue..😛
PS. Désolée pour les fautes de français..c'est ma deuxième langue..😛
Pompe de qualité pour vélo English translation pending
Bonjour
Pourriez vous me conseiller une petite pompe de qualité. Celle que j'utilise actuellement, une Scott payée pourtant un certain prix, ne me permet pas de dépasser 2.5 bars. Au delà, le joint en contact avec la valve de type Schrader fuit.
Merci pour vos conseils.
Oser le voyage à vélo en novembre en France English translation pending
Bonjour, généralement nous avons tendance, nous les ravagés du voyage à vélo, à ranger nos petites reines (même si elles sont lourdes de grosses sacoches) dès que l'automne pointe le bout de son nez, à moins que nous ne décidions de partir vers des contrées plus chaudes. Cependant, il reste de belles occasions de se faire des gros plaisirs avant que l'hiver ne s'installe sur nos reliefs français ou juste à côté chez nos amis Hélevètes. Cette année j'ai eu, une fois de plus, la chance de "voler" une semaine (même un peu plus) de temps superbe au mois de novembre, et de faire un magnifique voyage entre Vosges, Jura, Suisse et Chamonix. Ce fut d'autant plus merveilleux que je suis parti au moment où la végétation brillait de ses plus belles parures d'automne, tout spécialement autour du lac Léman en Suisse et dans les Alpes vers Chamonix, cependant sans oublier les charmes du Jura et des Vosges..
Je vous livre un "petit" texte sur cette balade à vélo, et si vous le trouvez rébarbatif ou trop long ou les deux à la fois, cela ne doit pas vous empêcher de jeter un coup d’œil aux photos. En particulier on y voit la magnifique face ouest des Drus, connue mondialement, entre autre pour sa voie d'escalade mythique "la Directe Américaine", dont l'ascension est relatée sur le post du deuxième lien.
Ce récit de voyage à vélo a pour but tout simplement de rappeler que le simple mortel à deux roues peut trouver de belles sensations encore tard en saison dans des coins réputés froids. Peut-être que le réchauffement terrestre y est pour quelque chose? Donc n'hésitez pas, il faut continuer à pratiquer le voyage à vélo jusque tard en saison.
mesbaladesetescalades.hautetfort.com/...hamonix...
voyageforum.com/...ost=1333808;#1333808
Luc
Ce récit de voyage à vélo a pour but tout simplement de rappeler que le simple mortel à deux roues peut trouver de belles sensations encore tard en saison dans des coins réputés froids. Peut-être que le réchauffement terrestre y est pour quelque chose? Donc n'hésitez pas, il faut continuer à pratiquer le voyage à vélo jusque tard en saison.
mesbaladesetescalades.hautetfort.com/...hamonix...
voyageforum.com/...ost=1333808;#1333808
Luc
EuroVelo 6 en mai jusqu'à la mer Noire English translation pending
Je prépare un départ à vélo pour faire l eurovelo 6 au depart de Saint Nazaire jusque la mer noire début mai 2016. Je pars seule et j aimerais avoir des conseils sur l'itineraire, comment obtenir les cartes . . et toutes informations sur ce trajet
Est ce possible de camper tout le long du voyage ? Combien faut il compter de temps ?
Merci de vos reponses
Achat d'un nouveau vélo cyclo-rando English translation pending
Bonjour à tous,
voila plusieurs semaine que j'essaie de faire un choix sur un nouveau vélo de randonné. J'ai déjà voyagé avec un vieux VTT que j'avais équipé très simplement (je débute dans la cyclo-rando) environ 1000km.
Mais voilà, les joies d'avoir un vélo à Paris, je me le suis fais volé! 😠
j'aimerais donc investir dans un nouveau vélo, le problème c'est qu'a chaque fois que je cherche des avis sur un vélo, il y a des pour et des contres, alors je me suis dit que chaque situation était différente, et qu'il me fallait des conseils et des avis de pro sur MA situation.
j'aimerais investir dans quelque chose de qualité, l'idée étant de le garder un bon nombre d'année pour des cyclo-rando (d'abord standard, en France, sur chemin, route, piste) mais aussi un trajet Maison -> Travail. Donc je voulais me tourner vers quelque chose de solide, de fiable (car je ne suis pas un AS en mécanique, mais j'y travaille).
Alors à votre avis, est-il plus intéressant avec mon profil d'acheter un VTC standart, qui tourne autour de 400/500€, et de l'équiper ou alors de partir sur un produit complet, autour de 1000 / 1400 € ?
J'ai globalement repéré quelques produits qui reviennent souvent :
Fahrradmanufaktur tx 400 http://www.cyclable.com/742-velo-randonnee-vsf-fahrradmanufaktur-tx-400.html
Genesis tour de fer http://www.cyclable.com/13535-randonneuse-genesis-tour-de-fer.html
Riverside 7 (même si j'ai vu beaucoup d'avis négatif) http://www.decathlon.fr/riverside-7-id_8070411.html
Ortler Grandtourer 2 http://www.bikester.fr/386510.html
Voilà, merci beaucoup à tous, bonne journée
voila plusieurs semaine que j'essaie de faire un choix sur un nouveau vélo de randonné. J'ai déjà voyagé avec un vieux VTT que j'avais équipé très simplement (je débute dans la cyclo-rando) environ 1000km.
Mais voilà, les joies d'avoir un vélo à Paris, je me le suis fais volé! 😠
j'aimerais donc investir dans un nouveau vélo, le problème c'est qu'a chaque fois que je cherche des avis sur un vélo, il y a des pour et des contres, alors je me suis dit que chaque situation était différente, et qu'il me fallait des conseils et des avis de pro sur MA situation.
j'aimerais investir dans quelque chose de qualité, l'idée étant de le garder un bon nombre d'année pour des cyclo-rando (d'abord standard, en France, sur chemin, route, piste) mais aussi un trajet Maison -> Travail. Donc je voulais me tourner vers quelque chose de solide, de fiable (car je ne suis pas un AS en mécanique, mais j'y travaille).
Alors à votre avis, est-il plus intéressant avec mon profil d'acheter un VTC standart, qui tourne autour de 400/500€, et de l'équiper ou alors de partir sur un produit complet, autour de 1000 / 1400 € ?
J'ai globalement repéré quelques produits qui reviennent souvent :
Fahrradmanufaktur tx 400 http://www.cyclable.com/742-velo-randonnee-vsf-fahrradmanufaktur-tx-400.html
Genesis tour de fer http://www.cyclable.com/13535-randonneuse-genesis-tour-de-fer.html
Riverside 7 (même si j'ai vu beaucoup d'avis négatif) http://www.decathlon.fr/riverside-7-id_8070411.html
Ortler Grandtourer 2 http://www.bikester.fr/386510.html
Voilà, merci beaucoup à tous, bonne journée
Les vélos que l'on peut louer à Amsterdam sont-ils adaptés au cyclotourisme? English translation pending
Bonjour
J'ai prévu un circuit à vélo dans le nord de la Hollande en mai prochain. Emmener nos vélos avec nous en TGV suivi d'un Thalys (avec correspondance à paris) s'avère une épouvantable galère 🤪qui me reviendra très cher entre l'obligation d'acheter des housses de transport et trouver un taxi qui accepte les vélos entre deux gares en raison d'une correspondance assez courte. Bref.
Je préfère louer des vélos sur place. Mais pour le moment, on ne me propose que des vélos "hollandais" très lourds, conçus pour la ballade et non pour des trajets de 60/80 km/jour.
Connaissez-vous des loueurs à Amsterdam qui propose ce que je cherche ?
Sinon, quelles sont vos expériences avec ce type de vélo "hollandais" ?
Merci.
J'ai prévu un circuit à vélo dans le nord de la Hollande en mai prochain. Emmener nos vélos avec nous en TGV suivi d'un Thalys (avec correspondance à paris) s'avère une épouvantable galère 🤪qui me reviendra très cher entre l'obligation d'acheter des housses de transport et trouver un taxi qui accepte les vélos entre deux gares en raison d'une correspondance assez courte. Bref.
Je préfère louer des vélos sur place. Mais pour le moment, on ne me propose que des vélos "hollandais" très lourds, conçus pour la ballade et non pour des trajets de 60/80 km/jour.
Connaissez-vous des loueurs à Amsterdam qui propose ce que je cherche ?
Sinon, quelles sont vos expériences avec ce type de vélo "hollandais" ?
Merci.
Porte-bagages avant English translation pending
B'soir
Suite au montage du Surly LHT... "post sur forum"
Je recherche des avis sur ces 2 model de porte bagage AV
http://www.probikeshop.fr/tubus-porte-bagages-avant-duo-noir/84550.html "Discret" au quotidien c'est pas mal
http://www.tubus.com/product.php?xn=16 et celui là ??
Quel est le mieux ? la différence ? Merci
Pascal

http://www.tubus.com/product.php?xn=16 et celui là ??
Quel est le mieux ? la différence ? Merci
Pascal

Remorque Beez English translation pending
Des nouvelles du fabricant de ces remorques ? le site est off depuis pas mal de temps. Existe t, il toujours ?
merci.
Canal du Midi à vélo en mars English translation pending
Bonjour, nous avons le projet de faire le canal du midi à vélo
Les dates arrêtées sont en mars, à partir du 9/3 jusqu'au 17/3....
J'aimerai avoir une idée de la météo dans la région à cette période.......
Merci de vos commentaires'
Cécile
Comment se nomme votre vélo? English translation pending
J'avais déjà posté ce sujet il y a quelques années mais depuis il a certainement du y avoir quelques naissances!
Alors je rentre dans votre intimité :
Comment appelez vous votre vélo, pourquoi et depuis combien de temps dure votre relation ?
Pensez vous vous en séparer un jour ?
Moi le mien s'appelle Bamako en rapport au périple que j'ai fait en 2002 de mon petit village de Dargoire France jusqu'à mon But qui était de rejoindre Bamako au Mali en trois mois.
Donc beaucoup de complicité avec lui et il ne m'a jamais laissez tomber depuis!
www.voyage-vtt.com
www.voyage-vtt.com
Mal au dos - potence reglable English translation pending
Bonjour a tous ,
Je essayerai d'expliquer mon probleme le plus simplemente possible. J'ai deja un ancien velo course auquel j'ai installe toutes les pieces detaches "custom" - a mon preference , pour utilliser au quotiden et aux randonnees. La cadre est 56x56 et mon hauter est 1, 75 , oui je le connais que la cadre est peu grandre pour moi . J'ai deja un potence plonger de 80mm dimension .
Avec ca j'ai deja fait plussieurs petits voyages (environ 500-600km) un randonnee 200 km dans le jours etc etc . Mais les derniers jours j'ai pense de changer mon potence avec un autre reglable en hauteur parce que ma poste de pilotage est beaucoup allongee et apres 50-60 km je commence a avoir mal au dos
Vous croyez que avec une potence reglable ma position sera plus comfortable ? Ca vaut la peine de la changer ? Je vais constater une difference ?
Merci beaucoup en avance
Quels vélos pour débuter en cyclotourisme (en famille)? English translation pending
Bonjour à tous
Il y a quelques semaines, j'ai fait appel à votre expérience pour le choix de notre première destination en cyclotourisme en famille (3 enfants de 9 ans 7 ans et 5 ans)
J'hésitais entre le canal du midi et la loire, mais finalement ce sera le canal de Nantes à Brest au printemps ou été 2015.
Mais voilà, nous ne sommes pas du tout équipés. quels vélos (quelle marque, quel modèle) pourriez-vous nous conseiller pour débuter en cyclotourisme ? faut il acheter préférentiellement un vélo de "trekking", plus solide ? ou bien un vélo non trekking en y apportant quelques modifications ? le but n'est pas d'acheter le "top" mais un vélo fiable quand même. nous sommes vraiment novices ... (mais néanmoins habitués à faire du vélo avec de vieux vélos puisque nous allons travailler en vélo et en faisons régulièrement pendant les vacances) faut il équiper les enfants aussi ou partent ils avec leurs vélos décat% de "base" ? on prendra 2 follow me, l'aîné roule sans problème plusieurs heures.
merci pour vos conseils ! agnès
Mais voilà, nous ne sommes pas du tout équipés. quels vélos (quelle marque, quel modèle) pourriez-vous nous conseiller pour débuter en cyclotourisme ? faut il acheter préférentiellement un vélo de "trekking", plus solide ? ou bien un vélo non trekking en y apportant quelques modifications ? le but n'est pas d'acheter le "top" mais un vélo fiable quand même. nous sommes vraiment novices ... (mais néanmoins habitués à faire du vélo avec de vieux vélos puisque nous allons travailler en vélo et en faisons régulièrement pendant les vacances) faut il équiper les enfants aussi ou partent ils avec leurs vélos décat% de "base" ? on prendra 2 follow me, l'aîné roule sans problème plusieurs heures.
merci pour vos conseils ! agnès
Train pour Hué avec vélo English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un connaît-il les trains (SE.) à destination de Hué au départ de Ninh Binh (ou Nam Dinh) pouvant emmener un vélo ? Mise à part le TN1, certains trains doivent avoir un fourgon à bagages, mais je n'arrive pas à savoir lesquels. Merci pour vos réponses. Cordialement.
Quelqu'un connaît-il les trains (SE.) à destination de Hué au départ de Ninh Binh (ou Nam Dinh) pouvant emmener un vélo ? Mise à part le TN1, certains trains doivent avoir un fourgon à bagages, mais je n'arrive pas à savoir lesquels. Merci pour vos réponses. Cordialement.
Quelle tente pour un long voyage à vélo? English translation pending
Bonjour
Avec mon copain, nous partons en septembre en vélo pour faire Paris Hanoi, en passant par l'Asie Centrale, Mongolie et la Chine.
Nous n'arrivons pas a decider pour la tente. Voici ce que nous pensons être bien:
- tente 3 personnes
- autoportant
- double toit
- de couleur verte
- larges absides
Par contre nous ne savons pas s'il est mieux d'en prendre en igloo ou en tunnel. J'aime bien les tunnels mais elles sont souvent très longues, je me demande si on trouvera toujours de l'espace pour la planter (même si en Asie Centrale ça ne doit pas poser de gros problèmes)
Des voyageurs m'ont conseillée Andromeda II Extreme de chez Exped mais elle est un peu petite et en plus non auto portant D'autres m'ont conseillée the North Face mais elles sont marrons-oranges.
Qu'est ce que vous me conseilleriez? Merci beaucoup
Binh
PS: nous passerions le 1er hiver en Turquie, Georgie, Iran, l'automne suivant en Mongolie puis le 2e hiver en Chine
Par contre nous ne savons pas s'il est mieux d'en prendre en igloo ou en tunnel. J'aime bien les tunnels mais elles sont souvent très longues, je me demande si on trouvera toujours de l'espace pour la planter (même si en Asie Centrale ça ne doit pas poser de gros problèmes)
Des voyageurs m'ont conseillée Andromeda II Extreme de chez Exped mais elle est un peu petite et en plus non auto portant D'autres m'ont conseillée the North Face mais elles sont marrons-oranges.
Qu'est ce que vous me conseilleriez? Merci beaucoup
Binh
PS: nous passerions le 1er hiver en Turquie, Georgie, Iran, l'automne suivant en Mongolie puis le 2e hiver en Chine
Discussion autour du concours photo février 2014 "le Vélo" English translation pending
Pour tous les commentaires autour du concours de la Bicyclette, c'est par ici😎
Le diaporama ici... https://picasaweb.google.com/photosderik/VF201402?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMSxx7Lt9eiDbw&feat=directlink
Le diaporama ici... https://picasaweb.google.com/photosderik/VF201402?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMSxx7Lt9eiDbw&feat=directlink
Les blogs des voyageurs à vélo couché English translation pending
Voilà que me pardonne les calo voyageurs à vélo droit, je ne leur en veut pas du tout, mais :
Si vous êtes septique
- Convaincu que ce n'est pas bien sans avoir essayer
- Convaincu qu'un vélo couché ne grimpe pas, parce que vous l'avez entendu dire, d'un gars qui l'a entendu dire...
- Vous êtes curieux
- Vous roulez déjà à vélo couché mais vous chercher des expériences, du vécu...
- Vous aimez les belles histoires de voyages
- vous êtes à la recherche de confort pour voyager à vélo.
Bref, un blog qui recense tous* les voyages effectués à vélo couché (*presque)
http://voyages-velo-couche.blogspot.fr
il se peut qu'il en manque, merci de me communiquer si vous les connaissez ou si le votre n'y apparait pas.
Merci
Bref, un blog qui recense tous* les voyages effectués à vélo couché (*presque)
http://voyages-velo-couche.blogspot.fr
il se peut qu'il en manque, merci de me communiquer si vous les connaissez ou si le votre n'y apparait pas.
Merci
Itinéraire dans l'est de la Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais depuis la Thailande, longer à vélo la frontière du Cambodge en remontant depuis Chanthaburi ou Trat jusqu'à Ubon Ratchthani, en empruntant bien entendu les petites routes.
Interêt du parcours, possibilités de se loger etc...
Mes dates de séjour, février et mars.
Tous les renseignements sont les bienvenus.
Merci par avance
Traversée sud - nord de la France en VTC English translation pending
bonjour à tous
je prévois pour le mois de juin un petit périple de moins de 10 jours vers mon dpt d'origine à savoir le 76 en partant de mon dépt d'adoption le 84.
j'ai 35 ans, je pratique le vtt depuis 2 ans, j'ai investi dans un rapid 4 de chez giant (poids plume, roue 700 , cadre route mais cintre vtt, un vtc un peu sportif en somme) pour compléter mon entrainement vtt et c est avec ce dernier que je prévois de faire ce voyage.
je me délecte de lire les aventures et conseils de chacun sur ce forum.
que pensez vous de l'itinéraire choisi, pas le plus simple j'en ai conscience mais je veux éviter la vallée du rhone, son mistral et j'ai qq amis à visiter en auvergne et dans le centre de la France.
vos avis, conseils et impressions sont les bienvenus !
guillaume
je prévois pour le mois de juin un petit périple de moins de 10 jours vers mon dpt d'origine à savoir le 76 en partant de mon dépt d'adoption le 84.
j'ai 35 ans, je pratique le vtt depuis 2 ans, j'ai investi dans un rapid 4 de chez giant (poids plume, roue 700 , cadre route mais cintre vtt, un vtc un peu sportif en somme) pour compléter mon entrainement vtt et c est avec ce dernier que je prévois de faire ce voyage.
je me délecte de lire les aventures et conseils de chacun sur ce forum.
que pensez vous de l'itinéraire choisi, pas le plus simple j'en ai conscience mais je veux éviter la vallée du rhone, son mistral et j'ai qq amis à visiter en auvergne et dans le centre de la France.
vos avis, conseils et impressions sont les bienvenus !
guillaume
Comment mettre des pneus 28" slicks sur un VTT? English translation pending
Bonjour tout le monde,
J'ai beau cherché sur le forum pour trouver une discussion qui répond à ma question mais je n'ai pas trouvé, donc je me lance.
En fait, j'ai un VTT KTM supet flite avec fourche rock shock dart 3 et équipé de pneus 26/2.1 avec des freins à disque. Etant donné que je ne fais pratiquement pas de VTT mais surtout de la route et de temps en temps des voyage de quelques jours, je veux changer mes pneus en 28". Je ne veux pas rentré dans la polimique du est ce que 26" est mieux ou c'est les 28", je veux seulement savoir est ce que c'est faisable sans que la roue ne touche car de visu ça me parait très difficile.
Une autre petite question, sur la fourche il n'y a aucun trou pour fixer un garde-boue. Comment faire alors pour installer un et est ce qu'une perforation de la fourche est mauvaise idée.
Je vous remercie d'avance pour vos conseils et vos retour sur experience 🙂
Type de cadre VTT pour voyage à vélo English translation pending
boujous a tous je voudrais savoir le type de cadre vtt faut il pour preparer un voyage a velo merci de me donner des marque de velo et
et des modele de vtt acier qu on peut trouver d'occas
Notre traversée du Sud Lipez à vélo English translation pending
Notre traversée du Sud Lipez à vélo Novembre 2013
Préparer un voyage à travers les déserts de l’Amérique du Sud, pourquoi ? Le Dakar à la télé, entre les camions, les motos et les voitures à fond à travers le désert de l’Atacama, un arrêt sur image, le journaliste focalise sur un cycliste lourdement chargé, qui avance à son rythme à travers ce désert hostile. Pour les coureurs mécanisés trois heures pour monter un col, pour lui, ils réalisent qu’il lui faudra trois jours. Les exigences de base de notre condition humaine se posent de façon immédiate à lui, l’eau les aliments, l’absence d’assistance technique. Quels seront les souvenirs les plus forts et durables que chacun gardera de ce désert le plus vaste et le plus aride du monde ? Ces coureurs privilégiés qui ont besoin de vastes sommes d’argent pour assouvir une passion certes exigeante et exaltante mais pas à la portée de tous, ou alors ce cycliste seul parti avec pas grand-chose, dont l’engagement financier principal aura été le prix du billet d’avion le conduisant d’Espagne en Amérique ? Chacun est libre d’apporter sa propre réponse, en ce qui me concerne je n’hésite pas et je penche pour le cycliste. Cela dit, je trouve les images de course automobile dans ces coins reculés absolument magnifiques et les capacités techniques des ingénieurs prodigieuses. Mais au-delà de ces considérations mécaniques, ma philosophie de la vie me conduit inexorablement à choisir la lenteur et l’engagement physique en autonomie, ce qui rend toute sa grandeur et son immensité à notre planète. Tout l’argent du monde ne permettra jamais d’apporter le bonheur procuré par cette confrontation aux éléments les plus hostiles de notre planète, armé seulement de sa passion et de sa force physique et morale. Ces remarques me semblent primordiales pour comprendre pourquoi on s’engage dans des trajets longs et aléatoires dans les régions les plus hostiles de la planète. La journée il y fait chaud et la nuit il y fait fréquemment moins dix, voire moins. Les destinations de tourisme de masse ne sont pas recherchées, mais au contraire une envie d’apprendre à se connaître face à la nature de notre planète, dans les régions où elle se montre la plus rude et particulièrement inhospitalière. C’est quoi être écologiste ? Vouloir remplacer l’énergie nucléaire par une autre source de production électrique pour assouvir son envie de confort, ou cette aspiration à vivre (momentanément) dans une forme de dénuement face aux rigueurs de notre planète ? Chacun sa définition. Mais j’en conviens l’avion que l’on utilise pour s’y rendre n’est pas très écologique ! Voilà mon état d’esprit lorsque je fais défiler les cartes d’Amérique du Sud sur l’écran de mon ordinateur dans la préparation de mon prochain périple, tout en écoutant des voies splendides de chanteuses canadiennes. Toujours derrière mon bureau, je ressens déjà la sensation de la fatigue dans les jambes, la poussière dans le nez soulevée par un vent brutal et rageur qui règne en maître dans ces régions de dix heures du matin jusqu’à la tombée de la nuit, l’attaque des rayons solaires de longues heures durant à plus de quatre mille mètres d’altitude, exposé aux ultra-violets. Mon envie ne fait que se renforcer à ces pensées, je sais que je vais partir, malgré l’incompréhension de mes proches, qui se sentent abandonnés ne pouvant imaginer toute la puissance de l’envie de vivre qui m’anime et me submerge. Oui les risques, il y en a certainement, la mort par manque d’eau perdu dans la fournaise de sable, l’accident de la route, un vélo c’est vulnérable, une vie est aussi fragile qu’une coquille d’œuf qui se brise, rependant son contenu. La différence, l’œuf ne réfléchit pas, l’homme conscient de sa faiblesse reste aux aguets et avec un peu d’intuition, d’anticipation, de réflexion et d’humilité, de chance, voire de crainte et de peur peut triompher de sa vulnérabilité.
Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée du sud Lipez, désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama, représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve, du fait des longs passages où il faut pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire, qui se situe entre 4000 et 5OOO mètres d’altitude. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement aride, le plus sec du monde. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau. Avant de se lancer dans cette traversée qui dure au minimum une dizaine de jours, toutes ces questions viennent à l’esprit. Bien évidemment le doute naît. Sera-t-on �� la hauteur de l’épreuve ? Avons-nous sérieusement préparé l’itinéraire et anticipé les embûches qui nous attendent ? Les provisions seront-elles suffisantes ? Le matériel de bivouac est-il assez performant pour protéger des grands froids ? La tente sera-t-elle assez résistante contre le vent violent ? Mais voilà, justement ce sont toutes ces questions et ces incertitudes qui font surgir l’envie irrépressible de se confronter à cette immensité désertique. Cela explique pourquoi nous nous retrouvons Flora et moi, après un périple depuis Arica, sur l’île d’Incahuasi au milieu du salar d’Uyuni le plus vaste du monde, prêts à nous lancer dans l’aventure, qui va durer dix jours. En ce lieu extraordinaire où je situe le départ de cette traversée mythique, nous passons une nuit étonnante avec deux cyclistes, qui se trouvent aussi là par le hasard de la route. Le premier, Javier l’Espagnol qui vient justement de vivre cette expérience du sud Lipez et qui en parle avec des trémolos d’effroi dans la voix. Le second, Hugues, l’Anglais passera d’abord par la ville d’Uyuni avant de se tenter l’aventure.
1er jour Île d’Incahuasi à Colcha K 60 km Au matin, nous nous séparons de nos nouveaux amis, bien conscients d’avoir vécu un grand moment de communication entre amoureux de sensations fortes à vélo. Pour nous l’aventure commence par 50 kilomètres à rouler dans l’un des cadres les plus insolites de la planète, la partie sud du salar d’Uyuni. On reste stupéfait au milieu de cette grande étendue blanche entourée de hautes montagnes. Le silence est seulement perturbé par le crissement de nos pneus sur le sel. La vue porte à plus de cent kilomètres. Nous avançons facilement, donc assez rapidement. Presque à regret nous voyons le point de sortie approcher. Nous savourons d’autant plus notre plaisir, que nous savons qu’il s’agit de la partie la plus facile de notre itinéraire. Comment retranscrire ce que nous éprouvons en écoutant nos pneus bruire sur le sel dans cet air immobile du matin, alors que dans quelques heures le vent sera déchaîné, et alors toute quiétude aura déserté ce lieu. C’est tout le corps qui entre en harmonie avec les vibrations des roues en mouvement. La surface est changeante, elle peut être très lisse, plus rugueuse, parsemée de petites aspérités pointues ou faite d’immenses hexagones jusqu’à perte de vue. Cette surface figée s’apparente à la surface d’une mer qui elle aussi au gré des conditions météorologiques prend toutes sortes d’aspects. Nous restons très attentifs, afin de graver au plus profond de notre mémoire toutes ces émotions et sensations qui montent en nous, car la féerie du salar s’interrompt dès qu’on en aborde les confins. La piste de sortie se dessine, tout d’abord comme un fin trait noir dans le lointain. Au fur et à mesure que nous nous en rapprochons ses vraies dimensions se révèlent. Il s’agit d’une large piste surélevée, qui s’étire sur trois kilomètres. En effet, les abords du salar sont mouvants entre sel et sable, qui se disputent la suprématie. Vouloir sortir hors de la piste aménagée contraindrait à des efforts surhumains à pousser son vélo dans des zones inconsistantes. Il est donc bien préférable d’utiliser ce chemin d’accès. Dès que nous l’abordons, nous retrouvons la consistance habituelle des routes de ces coins perdus de Bolivie. Afin de minimiser ses efforts, il est impératif d’avoir l’intuition du passage le moins mauvais à prendre entre sable, tôle ondulée et cailloux. On n’y parvient pas toujours malgré les déplacements de droite et gauche permanents, et l’on se retrouve à forcer comme une bête sur les pédales, cherchant à se dégager d’un banc de sable, ou alors on se retrouve piégé à être secoué fortement sur une succession de vaguelettes, qui se révèlent une véritable entrave à la progression. Parfois il nous faut même pousser nos montures. Mais malgré tout nous avançons. Nous rejoignons le village de Colcha K. Peu avant ce hameau nous doublons un couple de Suisses à vélo, mais de plus ils traînent leurs deux enfants de trois et cinq ans, le plus petit dans une carriole et la plus grande sur un petit vélo accroché derrière celui de sa mère. Tout à fait incroyable, ils sont en train de traverser l’Amérique du sud et comptent aller jusqu’à la Terre de Feu. Le village dans lequel nous entrons est tout en longueur, épousant la forme de la gorge qui l’abrite. Cette première étape a été assez facile en comparaison de ce qui nous attend, bien que nous ayons fait quelques tours et détours en limite de salar à la recherche de la piste la plus praticable. Il est quatorze heures et la chaleur devient pesante. Nous sommes heureux de trouver un logement. Cela nous évite de monter la tente dans la touffeur, le vent et la poussière. Ce village calme nous apparaît comme un havre de paix dans l’enfer de sécheresse et de chaleur de l’Atacama. Nous réalisons clairement que nous sommes à la veille d’un combat d’au moins une semaine pour tracer notre voie à travers ces immensités de sable de lave et de lagunes entourées de hauts volcans. Le moral est bon, Flora a un mental d’acier. C’est probablement son métier de professeur de sport et d’entraîneuse d’une équipe de handball qui permet cela. Je suis bien content de cela, car c’est un atout prépondérant lorsqu’on se lance dans un défi difficile d’être bien accompagné, par quelqu’un qui ne se pose pas de questions et qui fonce et avec d’autant plus d’obstination que la difficulté est grande. Nous montons sur les hauteurs du village. Les immensités du salar d’Uyuni et du sud Lipez nous saisissent par leur beauté, leur étrangeté et aussi par leur hostilité dans cette ambiance de vent et de poussière, pays rude aux contrastes forts dans des espaces vastes difficilement évaluables. Nous ne pouvons nous empêcher de penser que ce désert sans fin nous sommes venus pour le traverser à la force des mollets. Nos certitudes sont un peu ébranlées devant ce spectacle sauvage. Mais pourquoi douter, cette première étape s’est remarquablement bien passée, alors pourquoi pas le reste ? On se pose cependant la question de la solidité de notre constance devant l’adversité à venir. Laissant là nos doutes nous retournons sur la place d’armes du village dans un petit restaurant qui nous sert un superbe poulet accompagné d’une bonne ration de riz. Rien de tel que le ventre bien plein pour arrêter de gamberger. Sur la table d’à côté, alors que nous sommes en train de savourer notre plat, plusieurs personnes arrivent avec une grande carcasse de lama et se mettent à la découper à l’aide de grands couteaux. Nos mines étonnées les font franchement rigoler et c’est avec bonne humeur qu’ils se prêtent au jeu des photos. Mais ce n’est pas particulièrement appétissant pour nous petits occidentaux aux habitudes policées !
Préparer un voyage à travers les déserts de l’Amérique du Sud, pourquoi ? Le Dakar à la télé, entre les camions, les motos et les voitures à fond à travers le désert de l’Atacama, un arrêt sur image, le journaliste focalise sur un cycliste lourdement chargé, qui avance à son rythme à travers ce désert hostile. Pour les coureurs mécanisés trois heures pour monter un col, pour lui, ils réalisent qu’il lui faudra trois jours. Les exigences de base de notre condition humaine se posent de façon immédiate à lui, l’eau les aliments, l’absence d’assistance technique. Quels seront les souvenirs les plus forts et durables que chacun gardera de ce désert le plus vaste et le plus aride du monde ? Ces coureurs privilégiés qui ont besoin de vastes sommes d’argent pour assouvir une passion certes exigeante et exaltante mais pas à la portée de tous, ou alors ce cycliste seul parti avec pas grand-chose, dont l’engagement financier principal aura été le prix du billet d’avion le conduisant d’Espagne en Amérique ? Chacun est libre d’apporter sa propre réponse, en ce qui me concerne je n’hésite pas et je penche pour le cycliste. Cela dit, je trouve les images de course automobile dans ces coins reculés absolument magnifiques et les capacités techniques des ingénieurs prodigieuses. Mais au-delà de ces considérations mécaniques, ma philosophie de la vie me conduit inexorablement à choisir la lenteur et l’engagement physique en autonomie, ce qui rend toute sa grandeur et son immensité à notre planète. Tout l’argent du monde ne permettra jamais d’apporter le bonheur procuré par cette confrontation aux éléments les plus hostiles de notre planète, armé seulement de sa passion et de sa force physique et morale. Ces remarques me semblent primordiales pour comprendre pourquoi on s’engage dans des trajets longs et aléatoires dans les régions les plus hostiles de la planète. La journée il y fait chaud et la nuit il y fait fréquemment moins dix, voire moins. Les destinations de tourisme de masse ne sont pas recherchées, mais au contraire une envie d’apprendre à se connaître face à la nature de notre planète, dans les régions où elle se montre la plus rude et particulièrement inhospitalière. C’est quoi être écologiste ? Vouloir remplacer l’énergie nucléaire par une autre source de production électrique pour assouvir son envie de confort, ou cette aspiration à vivre (momentanément) dans une forme de dénuement face aux rigueurs de notre planète ? Chacun sa définition. Mais j’en conviens l’avion que l’on utilise pour s’y rendre n’est pas très écologique ! Voilà mon état d’esprit lorsque je fais défiler les cartes d’Amérique du Sud sur l’écran de mon ordinateur dans la préparation de mon prochain périple, tout en écoutant des voies splendides de chanteuses canadiennes. Toujours derrière mon bureau, je ressens déjà la sensation de la fatigue dans les jambes, la poussière dans le nez soulevée par un vent brutal et rageur qui règne en maître dans ces régions de dix heures du matin jusqu’à la tombée de la nuit, l’attaque des rayons solaires de longues heures durant à plus de quatre mille mètres d’altitude, exposé aux ultra-violets. Mon envie ne fait que se renforcer à ces pensées, je sais que je vais partir, malgré l’incompréhension de mes proches, qui se sentent abandonnés ne pouvant imaginer toute la puissance de l’envie de vivre qui m’anime et me submerge. Oui les risques, il y en a certainement, la mort par manque d’eau perdu dans la fournaise de sable, l’accident de la route, un vélo c’est vulnérable, une vie est aussi fragile qu’une coquille d’œuf qui se brise, rependant son contenu. La différence, l’œuf ne réfléchit pas, l’homme conscient de sa faiblesse reste aux aguets et avec un peu d’intuition, d’anticipation, de réflexion et d’humilité, de chance, voire de crainte et de peur peut triompher de sa vulnérabilité.
Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée du sud Lipez, désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama, représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve, du fait des longs passages où il faut pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire, qui se situe entre 4000 et 5OOO mètres d’altitude. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement aride, le plus sec du monde. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau. Avant de se lancer dans cette traversée qui dure au minimum une dizaine de jours, toutes ces questions viennent à l’esprit. Bien évidemment le doute naît. Sera-t-on �� la hauteur de l’épreuve ? Avons-nous sérieusement préparé l’itinéraire et anticipé les embûches qui nous attendent ? Les provisions seront-elles suffisantes ? Le matériel de bivouac est-il assez performant pour protéger des grands froids ? La tente sera-t-elle assez résistante contre le vent violent ? Mais voilà, justement ce sont toutes ces questions et ces incertitudes qui font surgir l’envie irrépressible de se confronter à cette immensité désertique. Cela explique pourquoi nous nous retrouvons Flora et moi, après un périple depuis Arica, sur l’île d’Incahuasi au milieu du salar d’Uyuni le plus vaste du monde, prêts à nous lancer dans l’aventure, qui va durer dix jours. En ce lieu extraordinaire où je situe le départ de cette traversée mythique, nous passons une nuit étonnante avec deux cyclistes, qui se trouvent aussi là par le hasard de la route. Le premier, Javier l’Espagnol qui vient justement de vivre cette expérience du sud Lipez et qui en parle avec des trémolos d’effroi dans la voix. Le second, Hugues, l’Anglais passera d’abord par la ville d’Uyuni avant de se tenter l’aventure.
1er jour Île d’Incahuasi à Colcha K 60 km Au matin, nous nous séparons de nos nouveaux amis, bien conscients d’avoir vécu un grand moment de communication entre amoureux de sensations fortes à vélo. Pour nous l’aventure commence par 50 kilomètres à rouler dans l’un des cadres les plus insolites de la planète, la partie sud du salar d’Uyuni. On reste stupéfait au milieu de cette grande étendue blanche entourée de hautes montagnes. Le silence est seulement perturbé par le crissement de nos pneus sur le sel. La vue porte à plus de cent kilomètres. Nous avançons facilement, donc assez rapidement. Presque à regret nous voyons le point de sortie approcher. Nous savourons d’autant plus notre plaisir, que nous savons qu’il s’agit de la partie la plus facile de notre itinéraire. Comment retranscrire ce que nous éprouvons en écoutant nos pneus bruire sur le sel dans cet air immobile du matin, alors que dans quelques heures le vent sera déchaîné, et alors toute quiétude aura déserté ce lieu. C’est tout le corps qui entre en harmonie avec les vibrations des roues en mouvement. La surface est changeante, elle peut être très lisse, plus rugueuse, parsemée de petites aspérités pointues ou faite d’immenses hexagones jusqu’à perte de vue. Cette surface figée s’apparente à la surface d’une mer qui elle aussi au gré des conditions météorologiques prend toutes sortes d’aspects. Nous restons très attentifs, afin de graver au plus profond de notre mémoire toutes ces émotions et sensations qui montent en nous, car la féerie du salar s’interrompt dès qu’on en aborde les confins. La piste de sortie se dessine, tout d’abord comme un fin trait noir dans le lointain. Au fur et à mesure que nous nous en rapprochons ses vraies dimensions se révèlent. Il s’agit d’une large piste surélevée, qui s’étire sur trois kilomètres. En effet, les abords du salar sont mouvants entre sel et sable, qui se disputent la suprématie. Vouloir sortir hors de la piste aménagée contraindrait à des efforts surhumains à pousser son vélo dans des zones inconsistantes. Il est donc bien préférable d’utiliser ce chemin d’accès. Dès que nous l’abordons, nous retrouvons la consistance habituelle des routes de ces coins perdus de Bolivie. Afin de minimiser ses efforts, il est impératif d’avoir l’intuition du passage le moins mauvais à prendre entre sable, tôle ondulée et cailloux. On n’y parvient pas toujours malgré les déplacements de droite et gauche permanents, et l’on se retrouve à forcer comme une bête sur les pédales, cherchant à se dégager d’un banc de sable, ou alors on se retrouve piégé à être secoué fortement sur une succession de vaguelettes, qui se révèlent une véritable entrave à la progression. Parfois il nous faut même pousser nos montures. Mais malgré tout nous avançons. Nous rejoignons le village de Colcha K. Peu avant ce hameau nous doublons un couple de Suisses à vélo, mais de plus ils traînent leurs deux enfants de trois et cinq ans, le plus petit dans une carriole et la plus grande sur un petit vélo accroché derrière celui de sa mère. Tout à fait incroyable, ils sont en train de traverser l’Amérique du sud et comptent aller jusqu’à la Terre de Feu. Le village dans lequel nous entrons est tout en longueur, épousant la forme de la gorge qui l’abrite. Cette première étape a été assez facile en comparaison de ce qui nous attend, bien que nous ayons fait quelques tours et détours en limite de salar à la recherche de la piste la plus praticable. Il est quatorze heures et la chaleur devient pesante. Nous sommes heureux de trouver un logement. Cela nous évite de monter la tente dans la touffeur, le vent et la poussière. Ce village calme nous apparaît comme un havre de paix dans l’enfer de sécheresse et de chaleur de l’Atacama. Nous réalisons clairement que nous sommes à la veille d’un combat d’au moins une semaine pour tracer notre voie à travers ces immensités de sable de lave et de lagunes entourées de hauts volcans. Le moral est bon, Flora a un mental d’acier. C’est probablement son métier de professeur de sport et d’entraîneuse d’une équipe de handball qui permet cela. Je suis bien content de cela, car c’est un atout prépondérant lorsqu’on se lance dans un défi difficile d’être bien accompagné, par quelqu’un qui ne se pose pas de questions et qui fonce et avec d’autant plus d’obstination que la difficulté est grande. Nous montons sur les hauteurs du village. Les immensités du salar d’Uyuni et du sud Lipez nous saisissent par leur beauté, leur étrangeté et aussi par leur hostilité dans cette ambiance de vent et de poussière, pays rude aux contrastes forts dans des espaces vastes difficilement évaluables. Nous ne pouvons nous empêcher de penser que ce désert sans fin nous sommes venus pour le traverser à la force des mollets. Nos certitudes sont un peu ébranlées devant ce spectacle sauvage. Mais pourquoi douter, cette première étape s’est remarquablement bien passée, alors pourquoi pas le reste ? On se pose cependant la question de la solidité de notre constance devant l’adversité à venir. Laissant là nos doutes nous retournons sur la place d’armes du village dans un petit restaurant qui nous sert un superbe poulet accompagné d’une bonne ration de riz. Rien de tel que le ventre bien plein pour arrêter de gamberger. Sur la table d’à côté, alors que nous sommes en train de savourer notre plat, plusieurs personnes arrivent avec une grande carcasse de lama et se mettent à la découper à l’aide de grands couteaux. Nos mines étonnées les font franchement rigoler et c’est avec bonne humeur qu’ils se prêtent au jeu des photos. Mais ce n’est pas particulièrement appétissant pour nous petits occidentaux aux habitudes policées !
France - Asie à vélo: quel est votre budget? English translation pending
Bonsoir amis voyageur 🙂
Voila en vue d'un grand tour de vélo en 2015 France --> Asie ( surement la Chine ou la Mongolie ) en 1 ans ou peut être plus ( cela dépend si woofing or not )
Je demande aux personnes l'ayant deja fait A combien s'élève leur budget total ?
Achat du vélo , vaccin , administratif etc ...+ dépenses quotidienne
Je précise je compte faire en partie que du bivouac ou camping sauvage ..Le reste seront mes dépenses pour les vives
Cordialement Nicolas
Voila en vue d'un grand tour de vélo en 2015 France --> Asie ( surement la Chine ou la Mongolie ) en 1 ans ou peut être plus ( cela dépend si woofing or not )
Je demande aux personnes l'ayant deja fait A combien s'élève leur budget total ?
Achat du vélo , vaccin , administratif etc ...+ dépenses quotidienne
Je précise je compte faire en partie que du bivouac ou camping sauvage ..Le reste seront mes dépenses pour les vives
Cordialement Nicolas
En trike vers Istanbul en trike (vélo couché) English translation pending
Bonjour,
Comme j'interviens dans les sujets des autres, je me me permets mon propre sujet pour mon voyage prévu en mai 2014. Je vais voyager en trike, sans attelage, avec 2 sacoches d'un contenance totale de 55L. avec éventuellement la place pour mettre la tente et sac de couchage sur le porte baggage. (voici le type de sacoches: http://i.imgur.com/OfY2JTb.jpg ) Le trike sera un Catrike Expedition jaune, (donc pas la meme sur les photos des sacoches)
Mon itinéraire n'est pas super fixe, c'est vraiment en fonction des rencontres sur la route, qui sait je atterri ailleurs qu'Istanbul? Je suis dans le sud de la France, je compte traverser la France par les pays de la Loire. (et oui, j'ai jamais vu les chateux de la loire, autant en profiter) Je ferais peut être un saut au pays bas, Rotterdam, car j'ai de la famille la bas.
Ensuite, direction Allemagne, Leipzig, Prague, Budapest, Bucharest, Constanta, Varna, Burgas, Istanbul.
Le retour se ferai par: Sofia, Sarajevo, Zagreb, Venice, Genoa, et de retour a Montpellier!
J'ai prévu une estimation de 10.000km, donc un bon 9 mois, peut être plus, j'ai aucun "raison" de revenir plus tot. Je vends tout mes meubles, électroménager etc.. il va rester 4 carton dans un grange, le reste de mes affaires seront sur le vélo.
En attendant le départ, je continue de travailler, si mon trike arrivait je pouvais aussi m'entrainer un peu! (allé encore 1 mois de patience)
Donc, pour ceux qui ont déja fait ce type de voyage, quelles conseils? J'ai l'intention de m'necomrer au minimum, mais avec une certain luxe, (genre kindle/iPad etc), Je vais m'acheter un chargeur solaire pour les piles des phares/torches, mais aussi pour charger le telephone, l'iPad, le kindle etc..
Des conseils sont le bienvenue, je prends tout!
Comme j'interviens dans les sujets des autres, je me me permets mon propre sujet pour mon voyage prévu en mai 2014. Je vais voyager en trike, sans attelage, avec 2 sacoches d'un contenance totale de 55L. avec éventuellement la place pour mettre la tente et sac de couchage sur le porte baggage. (voici le type de sacoches: http://i.imgur.com/OfY2JTb.jpg ) Le trike sera un Catrike Expedition jaune, (donc pas la meme sur les photos des sacoches)
Mon itinéraire n'est pas super fixe, c'est vraiment en fonction des rencontres sur la route, qui sait je atterri ailleurs qu'Istanbul? Je suis dans le sud de la France, je compte traverser la France par les pays de la Loire. (et oui, j'ai jamais vu les chateux de la loire, autant en profiter) Je ferais peut être un saut au pays bas, Rotterdam, car j'ai de la famille la bas.
Ensuite, direction Allemagne, Leipzig, Prague, Budapest, Bucharest, Constanta, Varna, Burgas, Istanbul.
Le retour se ferai par: Sofia, Sarajevo, Zagreb, Venice, Genoa, et de retour a Montpellier!
J'ai prévu une estimation de 10.000km, donc un bon 9 mois, peut être plus, j'ai aucun "raison" de revenir plus tot. Je vends tout mes meubles, électroménager etc.. il va rester 4 carton dans un grange, le reste de mes affaires seront sur le vélo.
En attendant le départ, je continue de travailler, si mon trike arrivait je pouvais aussi m'entrainer un peu! (allé encore 1 mois de patience)
Donc, pour ceux qui ont déja fait ce type de voyage, quelles conseils? J'ai l'intention de m'necomrer au minimum, mais avec une certain luxe, (genre kindle/iPad etc), Je vais m'acheter un chargeur solaire pour les piles des phares/torches, mais aussi pour charger le telephone, l'iPad, le kindle etc..
Des conseils sont le bienvenue, je prends tout!
450 km dans les Pyrénées à vélo fin mai 2013 English translation pending
Ce premier semestre 2013 restera dans les annales pour ses conditions météorologiques particulièrement exécrables. L’année dernière, nous avions effectué une jolie randonnée à travers les Pyrénées par bon nombre de cols mythiques comme le Tourmalet, Marie Blanque, Aspin et bien d’autres depuis l’Atlantique jusqu’à Montréjeau par un trajet concocté par Jean de l’ordre de 450 kilomètres en 6 jours. Nous avions programmé de terminer en 2013 notre périple en rejoignant la Méditerranée depuis cette dernière ville. A six il n’est pas toujours facile de trouver une date qui convienne à tous. Alors quand le mauvais temps s’en mêle, cela devient la quadrature du cercle. Mais outre l’envie de parcourir cette deuxième partie d’une traversée des Pyrénées, nous voulons vraiment passer une petite semaine ensemble, car nous avons beaucoup de choses à nous raconter sur nos différents voyages effectués, chacun de son côté en ce début d’année. Les prévisions sont catastrophiques, eh bien tant pis, nous partirons quand même !
Nous nous retrouvons tous le dimanche 26 mai au gîte « le Pigeon Voyageur » à quelques deux kilomètres de la gare. Nous arrivons pour deux d’entre nous de Lyon, Evelyne et Luc, un autre du pays basque André, un autre du Béarn Michel, un cinquième de Cannes un deuxième Michel, et pour finir notre gentil concepteur du trajet Jean, qui arrive de l’île de Gomera aux Canaries. Mais il est venu du Portugal à vélo, donc ces 6 jours en direction de la Méditerranée ne seront qu’une formalité.
Les retrouvailles de vieux compagnons de route sont toujours émouvantes. Les grands périples sur tous les continents reviennent en mémoire. Par delà les petites dissensions que la grande promiscuité durant de longues semaines à souffrir le long des routes et des chemins, ces expériences à vélo en dehors du temps et des espaces habituels font naître des amitiés à toute épreuve. En effet dans ces longues errances, soumis aux aléas du climat de la route et du relief, l’âme est mise à nue et l’on dévoile sa vraie nature à l’autre ou aux autres. Dans ces épreuves au long cours il est difficile de tricher, voire impossible. Ses défauts, petits et grands, on les révèle, et c’est pour cela qu’une vraie amitié peut naître, car on est accepté tel que l’on est.
Dans ce gîte nous trouvons d’anciennes revues de montagne, dont l’une d’entre elles, relate la première tentative d’escalade, sur la face est du Mont Valier, haute de 800 mètres, pyramide bien visible de la vallée, qui culmine à 2838 mètres. Cette entreprise s’était terminée par un drame, la chute mortelle des trois protagonistes, sur une paroi redoutable, plus pour son rocher incertain et la difficulté de s’y assurer, que du fait de la technicité de l’escalade. Cela se passait en 1957.
Lundi 27 mai 70km de Montréjeau à Castillons-de-Couserans Sans trop se presser nous prenons la route vers les 8 heures du matin. Contre toutes attentes le temps est assez beau. L’ambiance de ce premier jour est plutôt à la flânerie. Avec les pluies continuelles depuis des mois, la nature explose. Nous n’attendons pas longtemps pour faire notre première pause, café et gâteaux. C’est l’ambiance vacances. On en oublierait presque que nous sommes venus pour faire quelques centaines de kilomètres à vélo. A midi nouvel arrêt casse-croûte dans un petit village. Il ne fait quand même pas très chaud pour une fin de mois de mai. La petite difficulté de la journée se présente, pas si débonnaire, le col d’Aspet, belle rampe qui se termine par un raidillon de cinq kilomètres à 10% de moyenne. Vers les 17 heures nous rentrons dans le village de Castillons et rejoignons notre gîte dénommé « gîte de la Bouche » en plein centre. L’accueil y est de tout premier ordre. Nous y passons une soirée et une nuit excellentes.
Mardi 28 mai 30 km de Castillons à Seix Le temps est franchement maussade et les prévisions pour la journée nous enlèvent toute illusion. A l’ambiance du départ, on sait que ça ne va pas être une partie de plaisir. Il fait froid, quelques degrés. Très vite le ciel très noir commence à se déverser en une pluie glaciale et forte. Les quinze kilomètres de montée jusqu’au pas de la Core sont effectués dans une bourrasque qui s’intensifie au fur et à mesure que nous prenons de l’altitude. Le dernier kilomètre dans le brouillard, le vent et la pluie qui nous cingle le visage, nous donne à penser que la descente va nous transformer en véritables glaçons pas question de s’attendre au sommet, chacun fuit comme il le peut. Pour ma part à la première épingle en contrebas, je m’arrête et me change entièrement malgré le vent et les cataractes. Nous nous regroupons, 15 kilomètres plus bas, au village de Seix dans le premier bistrot que nous rencontrons. Nous sommes tous les 6 en hypothermie, incapables durant deux heures de réfréner les tremblements qui nous secouent des pieds à la tête. Notre étape du jour qui devait faire 80 kilomètres va prendre fin dans ce fond de vallée submergé par une pluie glaciale. Nous ne pourrons donc pas rejoindre notre point de chute prévu à Vicdessos, et nous perdons les arrhes versés, certes pas très importants, 7 euros par personne. Nous trouvons à nous loger dans ce charmant bourg d’Ariège Seix, à l’auberge du Mont Valier. Très bel accueil et belle prestation, les chambres au vieux parquet sont de toute beauté dans leur rusticité. Nous profitons d’une accalmie dans l’après-midi pour aller découvrir le village au travers de ses petites rues et de ses points de vue, en particulier sur son château et son église.
Mercredi 29 mai 75 km Seix à Goulours Ce matin les éléments semblent vouloir nous octroyer un répit. Ce n’est pas à proprement parler le beau temps, mais il ne pleut pas et la route est presque sèche. Départ matinal, car nous devons reprendre au cours de l’étape de ce jour le kilométrage non effectué hier et accomplir l’étape prévue. Heureusement, par un aménagement de l’itinéraire, le trajet ne sera pas hors de portée. Tout commence par une longue montée en direction du col de Port, 1250 mètres. La pente n’est jamais très importante et à bon train nous effectuons ce parcours. Au col une auberge nous tente, et nous y faisons halte. Les conditions météorologiques depuis déjà pas mal de temps ont fait fuir les touristes. Les aubergistes en sont désolés.
En remontant sur nos vélos nous regrettons presque de nous être arrêtés, car la pluie nous rattrape en venant de l’ouest. Mais elle reste active sur le relief et dès que nous avons effectué quelques kilomètres en direction de Tarascon-sur-Ariège, nous trouvons une route sèche. Une belle descente nous conduit au village de Bédeilhac, célèbre pour sa grotte étonnante à plus d’un titre. De là en quelques kilomètres nous sommes à Tarascon, et entreprenons de remonter sur Ax-les-Thermes. Ce parcours entre ces deux agglomérations nous paraît interminable. Une fois dans cette ville, il nous reste une côte de quelques kilomètres qui nous conduit au gîte qui se trouve au lieu-dit la Forge. Lieu magnifique, situé au dessus d’un étang, les propriétaires sont hollandais. Depuis une expérience dans un hôtel tenu par un couple de Hollandais, certes très sympathiques, j’avais quelques inquiétudes quant aux repas. Eh bien, ce soir mes craintes se sont avérées totalement infondées. Le dîner fut superbe, une spécialité dont je ne me souviens pas le nom, mais provenant du Surinam, ancienne colonie hollandaise. Par contre la chambre dans laquelle je me trouvais avec l’un de mes camarades, était traversée en son centre par une énorme poutre, pas très haute, un peu plus d’un mètre au-dessus du sol. Les lits se trouvaient dessous. En nous levant nous avons à plusieurs reprises donné de sérieux coups de boule dedans. Ce fut pour le moins désagréable.
Jeudi 30 mai 85 km de Goulours à Mosset Ce matin le temps n’est pas terrible et les prévisions météo le prévoyaient. Les conditions sont tellement adverses, que certains parmi nous ont émis l’idée de redescendre à Ax-les-Thermes et de prendre le train. Mais manifestement la majorité ne comptait pas se contenter de ce genre de capitulation, et c’est comme cela que nous sommes gaillardement partis à l’assaut du col de la Pradel, qui culmine à 1680 mètres. Dès les premiers tours de roue la pluie est arrivée. La route est adorable, très étroite, elle traverse de grandes forêts qui dans ce matin sombre sont très impressionnantes. Pas une voiture se perturbe le calme du lieu. Rapidement la pluie cède la place à la neige. Cette dernière tombe de plus en plus fort. Les flocons sont eux aussi de plus en plus gros. L’ambiance est franchement hivernale. La neige commence par tenir sur le bord de la route sur l’herbe. Plus nous approchons du sommet du col plus elle prend possession de la chaussée. C’est sur une route complètement enneigée que nous arrivons au point le plus haut. Nous éprouvons un immense plaisir à pédaler dans ces conditions inhabituelles.
Nous basculons en versant nord dans la descente. Du fait de l’orientation l’épaisseur de neige augmente subitement sur cette pente orientée au septentrion. Nous faisons bien attention de ne pas perdre l’équilibre, nous descendons très lentement. En s’enfonçant dans les gorges du Rebenty, dans une zone encaissée sous des escarpements, nous sommes arrêtés par un chasse-neige en pleine action de déblaiement. Plus bas la neige cède à nouveau la place à la pluie. Très rapidement nous sommes trempés. Nous retrouvons les sensations de froid intense que nous avons connues il y a 48 heures. La descente est cependant moins longue, la déperdition chaleur sera donc moindre. Un pont enjambe la rivière. Nous le franchissons, une belle côte bien raide nous attend. Avant de l’attaquer nous nous sustentons sous une légère bruine. L’effort fourni dans cette montée nous réchauffe rapidement. Nous arrivons sur un plateau. Le temps reste maussade, mais la visibilité est bonne. Le paysage est de toute beauté. Avec les pluies qui durent depuis des semaines, la végétation est florissante. On pourrait se croire en Irlande et non dans les Pyrénées orientales, plus très loin de la mer Méditerranée. Un village, un hangar, Jean à la bonne idée de proposer d’y faire arrêt pour le repas de midi. Durant cette halte bien à l’abri d’un toit, la pluie redouble d’intensité. Mais au moment de partir elle faiblit, sans toutefois s’arrêter. Nous rejoignons la vallée de l’Aude que nous descendons sur une dizaine de kilomètres. Une fois encore, un pont, nous le franchissons et entamons la monté du col de Jau. Le panneau indicateur annonce 19 km pour le sommet, ça me donne un petit coup au moral. Je me dis que si ce col est dans les mêmes conditions que le précédent, cela va encore donner lieu à une belle bagarre. Heureusement il n’en sera rien. Le temps s’améliorera un peu, la pluie deviendra intermittente, et la déclivité ne sera pas très importante le long de cette rampe de 19 km. Vers le sommet le vent se fera plus présent. Nous nous abritons au col dans un bâtiment ouvert aux quatre vents. Nous nous lançons sans trop traîner dans une magnifique descente en direction de Mosset. Le froid aux mains est désagréable. Le ciel s’éclaircit, l’altitude diminue rapidement et nos corps se réchauffent. Nous sommes fin mai, et dès le plus petit rayon de soleil l’atmosphère gagne rapidement en chaleur. Les montagnes dans cette fin d’après-midi partiellement ensoleillée prennent des teintes subtiles dans des tons pastel. Le Canigou reste drapé d’un épais manteau nuageux et il ne nous dévoile que ses soubassements. La neige descend incroyablement bas pour un dernier jour du mois de mai. Le village de Mosset, lumineux par un éclairage d’ouest, apparaît tout en longueur sur une crête perpendiculaire à notre axe de descente. Nous le rejoignons rapidement. Une épicerie, proposant des cafés chauds, nous y faisons une halte prolongée. La tenancière très sympathique, nous indique notre gîte, et les prévient, car nos téléphones portables ne passent pas dans ces zones accidentées. Nous profitons collés le long d'un mur du village à l'abri du vent des rayons du soleil qui nous prodiguent une douce chaleur que nos corps apprécient grandement. Nous nous arrachons à ce plaisir et nous rejoignons deux kilomètres sous le village le Domaine Saint Georges, vieille bâtisse au charme certain en pleine nature. Les chambres à trois lits sont spartiates et exigües, mais l’accueil est de tout premier ordre. Le repas du soir excellent dans une salle à manger pleine de charme, en compagnie des propriétaires, sera non seulement excellent, mais particulièrement animé. Il y sera question de champignons, on aura droit de contempler et de humer une partie de la cueillette de morilles de cette année. On y discutera aussi pêche à la truite, comparant les Vosges et les Pyrénées orientales. On aura droit à l’anecdote des gardes pêche, qui surveillaient à la jumelle un pêcheur, en attendant qu’il commette une infraction, afin de lui tomber dessus. En effet, dans les lacs de montagne et les torrents, il est souvent interdit de pêcher avec des vairons comme appât. Notre pêcheur tout au long de l’après-midi avait essayé de prendre au ver une énorme truite de plus de cinq kilos. Cette dernière ne voulait rien savoir. Notre pêcheur en désespoir de cause, ne se résolvant pas à capituler, attrape un vairon et le met à son hameçon. La truite se jette dessus, une bagarre acharnée s’ensuit, qui se termine en défaveur du pêcheur, car le poisson cassa le fil. Mais les gardes n’avaient rien perdu du spectacle. Non seulement notre homme ne ramena pas sa truite, mais il écopa d’une amende, après procès, carabinée, d’un montant de plusieurs milliers d’euros. Avis aux amateurs, ne pas resquiller en matière de pêche à la truite, ou alors bien se planquer !
Vendredi 1 juin Mosset 90 km Saint-Laurent de Cerdans Ce matin, comme les jours précédents, le ciel est bas et gris. Le Canigou reste toujours bien emmitouflé dans sa gangue de nuages. Le départ, après un petit-déjeuner sympathique, se fait sous un début de pluie. Cela augure mal de la journée. Mais rapidement le ciel va se dégager et la pluie prendre fin définitivement. Une longue descente nous conduit à Prades, où nous allons suivre la nationale 116 sur une quinzaine de kilomètres. Nous bifurquons à droite vers le charmant village de Bouleternère. Nous y faisons une pause café dans un estaminet très animé. Ensuite la route en direction du col Fourtou et du col Xalard déroule ses courbes sous nos roues dans une ambiance méditerranéenne. Que cette douce chaleur est agréable après les très mauvaises conditions de ces derniers jours. Notre itinéraire tourne autour du Canigou, avant de plonger, dans une magnifique succession de virages sur 20 kilomètres, en direction de la petite ville thermale d’Amélie-les Bains. Cette ville me rappelle ma traversée des Pyrénées à pied cela fait maintenant sept ans. Que le temps passe vite et les années se précipitent ! Encore quelques kilomètres sur une route très passante. Nous traversons Arles-sur- Tech, lieu de passage du GR10 en direction du Canigou. J’y avais dormi, avant d’attaquer à pied la longue montée vers ce sommet mythique. Un peu plus loin nous prenons une route à la pente régulière, qui en une dizaine de kilomètres nous conduit au camping de Saint-Laurent de Cerdans. Le gérant nous informe que le matin la température était de zéro degré ! Quelques courageux montent au village, éloigné d’un kilomètre, et ramènent les ingrédients du repas du soir, qui sera comme d’habitude très sympathique dans notre vaste mobil home.
Samedi 2 juin 95 km Saint-Laurent de Cerdans à Cerbère Le temps est au beau, mais le vent semble vouloir se mettre de la partie pour la journée. Dans ce coin il est fréquent est assez rageur et se dénomme lorsqu’il vient du nord la tramontane. Pour commencer nous mettons le cap sur l’Espagne, donc au sud et bien évidemment le vent est notre allié. Nous dépassons le village de Coustouges et jute après nous basculons en Espagne. Ce versant des Pyrénées est impressionnant, car constitué de vastes zones sans population. Cette impression on la ressent tout au long de la frontière de la Méditerranée à l’Atlantique. D’ailleurs j’envisage sérieusement un long périple d’au moins mille kilomètres à travers ces coins reculés, où tous les paysages sont possibles.
La route que nous suivons nous conduit en descente douce jusqu’à la mer en une quarantaine de kilomètres. Une fois au bord de l’eau dans la région de la Jonquera, lieu de perdition et de frénésie du sexe, nous changeons de cap et repartons plein nord vers la France. Nous allons vivre un moment de grande émotion. En effet le long de cette route de toute beauté surplombant la mer, le vent va se déchaîner comme rarement je l’ai expérimenté. Une personne rencontrée nous dira que ce matin une pointe de 200 km/h a été enregistrée. Nous sommes ballottés comme des fétus de paille. Cela est dangereux, car lorsque les bourrasques nous bousculent nous pouvons être projetés contre les voitures. Cependant ces dernières, étant aussi très nettement chahutées, roulent avec grande prudence. Avant d’arriver à Port Bou nous traversons deux tunnels. Avec l’effet venturi le souffle qui nous percute est d’une force incroyable. Mais bien que très puissant, il est régulier à l'interieur des ouvrages, nous ne sommes donc pas trop déstabilisés. La sensation est époustouflante, arc-boutés sur les pédales on avance au maximum à cinq à l’heure en déployant des efforts considérables. Nous sommes incapables de nous adresser la moindre parole, tellement ce courant d’air en furie nous assourdit. Expérience étonnante ! Une fois à Port Bou, nous décidons de rejoindre notre point de chute de ce soir par train. Il s’agit de Port-Vendres. Mais les horaires entre Espagne et France ne sont pas compatibles. Nous nous résignons à rejoindre Cerbère à vélo et de là envisager la suite par le rail. La route passe en hauteur le long d’arêtes particulièrement exposées aux rafales. Et justement c’est sur ce tronçon que le vent a été chronométré ce matin à 200. Nous avons une dizaine de kilomètres à parcourir. Très vite nous réalisons que ça va être sportif. Avec le relief tourmenté de la tombée des Pyrénées dans la mer Méditerranée, par grand vent, se crée une aérologie locale complètement anarchique. On passe au détour d’un mouvement de terrain d’un vent très fort dans un sens à un vent de la même puissance mais en sens inverse. Dans une ligne droite bien pentue, je suis poussé puissamment, je ne pédale plus et j’accélère franchement. Sur les premiers mètres cela me fait franchement rire de monter sans pédaler, mais rapidement je me demande jusqu’à quelle vitesse je vais être entraîné. Plus haut je vois un virage, vais-je le prendre ou bien la bourrasque va-t-elle me jeter dans le décor ? Après une centaine de mètres le vent va me lâcher. Un peu plus loin, nous sommes quatre à la fois à être précipités contre le rail de sécurité. S’il n’avait pas été là pour nous arrêter, nous aurions été éjéctés dans la pente raide en caillasse pleine d’épineux, qui descend jusqu'à la mer. Le bouquet final, fut le passage de la frontière, où nous avons rencontré un couple de cyclistes au long cours, une Polonaise et un Irlandais, bien planqués à l’abri du vent. Pour franchir le replat de la frontière, le vent adverse était si puissant, que nous avons dû nous mettre à deux pour faire passer les vélos, l’un accroché au guidon, et l’autre poussant sur les sacoches, moment d’anthologie à deux roues ! Une fois à Cerbère, nous avons pris le train pour rejoindre notre gîte. Lieu tout à fait étonnant en plein centre-ville à proximité du port de Port Vendres. Le propriétaire est artiste peintre et dans la grande salle où nous avons dîné de bons poissons fraîchement pêchés nous avons pu admirer ses nombreuses œuvres, toutes dédiées aux beautés de ce coin de France. Voilà, ainsi ce termine un périple de 450 kilomètres entre passionnés de l’errance à vélo. Nous achevons ainsi notre traversée de la chaîne des Pyrénées que nous avions commencée l’année dernière d’Hendaye à Montréjeau. Il ne nous reste plus qu’à nous donner un nouveau rendez-vous pour une nouvelle aventure, avant que le groupe se disperse.
Lundi 27 mai 70km de Montréjeau à Castillons-de-Couserans Sans trop se presser nous prenons la route vers les 8 heures du matin. Contre toutes attentes le temps est assez beau. L’ambiance de ce premier jour est plutôt à la flânerie. Avec les pluies continuelles depuis des mois, la nature explose. Nous n’attendons pas longtemps pour faire notre première pause, café et gâteaux. C’est l’ambiance vacances. On en oublierait presque que nous sommes venus pour faire quelques centaines de kilomètres à vélo. A midi nouvel arrêt casse-croûte dans un petit village. Il ne fait quand même pas très chaud pour une fin de mois de mai. La petite difficulté de la journée se présente, pas si débonnaire, le col d’Aspet, belle rampe qui se termine par un raidillon de cinq kilomètres à 10% de moyenne. Vers les 17 heures nous rentrons dans le village de Castillons et rejoignons notre gîte dénommé « gîte de la Bouche » en plein centre. L’accueil y est de tout premier ordre. Nous y passons une soirée et une nuit excellentes.
Mardi 28 mai 30 km de Castillons à Seix Le temps est franchement maussade et les prévisions pour la journée nous enlèvent toute illusion. A l’ambiance du départ, on sait que ça ne va pas être une partie de plaisir. Il fait froid, quelques degrés. Très vite le ciel très noir commence à se déverser en une pluie glaciale et forte. Les quinze kilomètres de montée jusqu’au pas de la Core sont effectués dans une bourrasque qui s’intensifie au fur et à mesure que nous prenons de l’altitude. Le dernier kilomètre dans le brouillard, le vent et la pluie qui nous cingle le visage, nous donne à penser que la descente va nous transformer en véritables glaçons pas question de s’attendre au sommet, chacun fuit comme il le peut. Pour ma part à la première épingle en contrebas, je m’arrête et me change entièrement malgré le vent et les cataractes. Nous nous regroupons, 15 kilomètres plus bas, au village de Seix dans le premier bistrot que nous rencontrons. Nous sommes tous les 6 en hypothermie, incapables durant deux heures de réfréner les tremblements qui nous secouent des pieds à la tête. Notre étape du jour qui devait faire 80 kilomètres va prendre fin dans ce fond de vallée submergé par une pluie glaciale. Nous ne pourrons donc pas rejoindre notre point de chute prévu à Vicdessos, et nous perdons les arrhes versés, certes pas très importants, 7 euros par personne. Nous trouvons à nous loger dans ce charmant bourg d’Ariège Seix, à l’auberge du Mont Valier. Très bel accueil et belle prestation, les chambres au vieux parquet sont de toute beauté dans leur rusticité. Nous profitons d’une accalmie dans l’après-midi pour aller découvrir le village au travers de ses petites rues et de ses points de vue, en particulier sur son château et son église.
Mercredi 29 mai 75 km Seix à Goulours Ce matin les éléments semblent vouloir nous octroyer un répit. Ce n’est pas à proprement parler le beau temps, mais il ne pleut pas et la route est presque sèche. Départ matinal, car nous devons reprendre au cours de l’étape de ce jour le kilométrage non effectué hier et accomplir l’étape prévue. Heureusement, par un aménagement de l’itinéraire, le trajet ne sera pas hors de portée. Tout commence par une longue montée en direction du col de Port, 1250 mètres. La pente n’est jamais très importante et à bon train nous effectuons ce parcours. Au col une auberge nous tente, et nous y faisons halte. Les conditions météorologiques depuis déjà pas mal de temps ont fait fuir les touristes. Les aubergistes en sont désolés.
En remontant sur nos vélos nous regrettons presque de nous être arrêtés, car la pluie nous rattrape en venant de l’ouest. Mais elle reste active sur le relief et dès que nous avons effectué quelques kilomètres en direction de Tarascon-sur-Ariège, nous trouvons une route sèche. Une belle descente nous conduit au village de Bédeilhac, célèbre pour sa grotte étonnante à plus d’un titre. De là en quelques kilomètres nous sommes à Tarascon, et entreprenons de remonter sur Ax-les-Thermes. Ce parcours entre ces deux agglomérations nous paraît interminable. Une fois dans cette ville, il nous reste une côte de quelques kilomètres qui nous conduit au gîte qui se trouve au lieu-dit la Forge. Lieu magnifique, situé au dessus d’un étang, les propriétaires sont hollandais. Depuis une expérience dans un hôtel tenu par un couple de Hollandais, certes très sympathiques, j’avais quelques inquiétudes quant aux repas. Eh bien, ce soir mes craintes se sont avérées totalement infondées. Le dîner fut superbe, une spécialité dont je ne me souviens pas le nom, mais provenant du Surinam, ancienne colonie hollandaise. Par contre la chambre dans laquelle je me trouvais avec l’un de mes camarades, était traversée en son centre par une énorme poutre, pas très haute, un peu plus d’un mètre au-dessus du sol. Les lits se trouvaient dessous. En nous levant nous avons à plusieurs reprises donné de sérieux coups de boule dedans. Ce fut pour le moins désagréable.
Jeudi 30 mai 85 km de Goulours à Mosset Ce matin le temps n’est pas terrible et les prévisions météo le prévoyaient. Les conditions sont tellement adverses, que certains parmi nous ont émis l’idée de redescendre à Ax-les-Thermes et de prendre le train. Mais manifestement la majorité ne comptait pas se contenter de ce genre de capitulation, et c’est comme cela que nous sommes gaillardement partis à l’assaut du col de la Pradel, qui culmine à 1680 mètres. Dès les premiers tours de roue la pluie est arrivée. La route est adorable, très étroite, elle traverse de grandes forêts qui dans ce matin sombre sont très impressionnantes. Pas une voiture se perturbe le calme du lieu. Rapidement la pluie cède la place à la neige. Cette dernière tombe de plus en plus fort. Les flocons sont eux aussi de plus en plus gros. L’ambiance est franchement hivernale. La neige commence par tenir sur le bord de la route sur l’herbe. Plus nous approchons du sommet du col plus elle prend possession de la chaussée. C’est sur une route complètement enneigée que nous arrivons au point le plus haut. Nous éprouvons un immense plaisir à pédaler dans ces conditions inhabituelles.
Nous basculons en versant nord dans la descente. Du fait de l’orientation l’épaisseur de neige augmente subitement sur cette pente orientée au septentrion. Nous faisons bien attention de ne pas perdre l’équilibre, nous descendons très lentement. En s’enfonçant dans les gorges du Rebenty, dans une zone encaissée sous des escarpements, nous sommes arrêtés par un chasse-neige en pleine action de déblaiement. Plus bas la neige cède à nouveau la place à la pluie. Très rapidement nous sommes trempés. Nous retrouvons les sensations de froid intense que nous avons connues il y a 48 heures. La descente est cependant moins longue, la déperdition chaleur sera donc moindre. Un pont enjambe la rivière. Nous le franchissons, une belle côte bien raide nous attend. Avant de l’attaquer nous nous sustentons sous une légère bruine. L’effort fourni dans cette montée nous réchauffe rapidement. Nous arrivons sur un plateau. Le temps reste maussade, mais la visibilité est bonne. Le paysage est de toute beauté. Avec les pluies qui durent depuis des semaines, la végétation est florissante. On pourrait se croire en Irlande et non dans les Pyrénées orientales, plus très loin de la mer Méditerranée. Un village, un hangar, Jean à la bonne idée de proposer d’y faire arrêt pour le repas de midi. Durant cette halte bien à l’abri d’un toit, la pluie redouble d’intensité. Mais au moment de partir elle faiblit, sans toutefois s’arrêter. Nous rejoignons la vallée de l’Aude que nous descendons sur une dizaine de kilomètres. Une fois encore, un pont, nous le franchissons et entamons la monté du col de Jau. Le panneau indicateur annonce 19 km pour le sommet, ça me donne un petit coup au moral. Je me dis que si ce col est dans les mêmes conditions que le précédent, cela va encore donner lieu à une belle bagarre. Heureusement il n’en sera rien. Le temps s’améliorera un peu, la pluie deviendra intermittente, et la déclivité ne sera pas très importante le long de cette rampe de 19 km. Vers le sommet le vent se fera plus présent. Nous nous abritons au col dans un bâtiment ouvert aux quatre vents. Nous nous lançons sans trop traîner dans une magnifique descente en direction de Mosset. Le froid aux mains est désagréable. Le ciel s’éclaircit, l’altitude diminue rapidement et nos corps se réchauffent. Nous sommes fin mai, et dès le plus petit rayon de soleil l’atmosphère gagne rapidement en chaleur. Les montagnes dans cette fin d’après-midi partiellement ensoleillée prennent des teintes subtiles dans des tons pastel. Le Canigou reste drapé d’un épais manteau nuageux et il ne nous dévoile que ses soubassements. La neige descend incroyablement bas pour un dernier jour du mois de mai. Le village de Mosset, lumineux par un éclairage d’ouest, apparaît tout en longueur sur une crête perpendiculaire à notre axe de descente. Nous le rejoignons rapidement. Une épicerie, proposant des cafés chauds, nous y faisons une halte prolongée. La tenancière très sympathique, nous indique notre gîte, et les prévient, car nos téléphones portables ne passent pas dans ces zones accidentées. Nous profitons collés le long d'un mur du village à l'abri du vent des rayons du soleil qui nous prodiguent une douce chaleur que nos corps apprécient grandement. Nous nous arrachons à ce plaisir et nous rejoignons deux kilomètres sous le village le Domaine Saint Georges, vieille bâtisse au charme certain en pleine nature. Les chambres à trois lits sont spartiates et exigües, mais l’accueil est de tout premier ordre. Le repas du soir excellent dans une salle à manger pleine de charme, en compagnie des propriétaires, sera non seulement excellent, mais particulièrement animé. Il y sera question de champignons, on aura droit de contempler et de humer une partie de la cueillette de morilles de cette année. On y discutera aussi pêche à la truite, comparant les Vosges et les Pyrénées orientales. On aura droit à l’anecdote des gardes pêche, qui surveillaient à la jumelle un pêcheur, en attendant qu’il commette une infraction, afin de lui tomber dessus. En effet, dans les lacs de montagne et les torrents, il est souvent interdit de pêcher avec des vairons comme appât. Notre pêcheur tout au long de l’après-midi avait essayé de prendre au ver une énorme truite de plus de cinq kilos. Cette dernière ne voulait rien savoir. Notre pêcheur en désespoir de cause, ne se résolvant pas à capituler, attrape un vairon et le met à son hameçon. La truite se jette dessus, une bagarre acharnée s’ensuit, qui se termine en défaveur du pêcheur, car le poisson cassa le fil. Mais les gardes n’avaient rien perdu du spectacle. Non seulement notre homme ne ramena pas sa truite, mais il écopa d’une amende, après procès, carabinée, d’un montant de plusieurs milliers d’euros. Avis aux amateurs, ne pas resquiller en matière de pêche à la truite, ou alors bien se planquer !
Vendredi 1 juin Mosset 90 km Saint-Laurent de Cerdans Ce matin, comme les jours précédents, le ciel est bas et gris. Le Canigou reste toujours bien emmitouflé dans sa gangue de nuages. Le départ, après un petit-déjeuner sympathique, se fait sous un début de pluie. Cela augure mal de la journée. Mais rapidement le ciel va se dégager et la pluie prendre fin définitivement. Une longue descente nous conduit à Prades, où nous allons suivre la nationale 116 sur une quinzaine de kilomètres. Nous bifurquons à droite vers le charmant village de Bouleternère. Nous y faisons une pause café dans un estaminet très animé. Ensuite la route en direction du col Fourtou et du col Xalard déroule ses courbes sous nos roues dans une ambiance méditerranéenne. Que cette douce chaleur est agréable après les très mauvaises conditions de ces derniers jours. Notre itinéraire tourne autour du Canigou, avant de plonger, dans une magnifique succession de virages sur 20 kilomètres, en direction de la petite ville thermale d’Amélie-les Bains. Cette ville me rappelle ma traversée des Pyrénées à pied cela fait maintenant sept ans. Que le temps passe vite et les années se précipitent ! Encore quelques kilomètres sur une route très passante. Nous traversons Arles-sur- Tech, lieu de passage du GR10 en direction du Canigou. J’y avais dormi, avant d’attaquer à pied la longue montée vers ce sommet mythique. Un peu plus loin nous prenons une route à la pente régulière, qui en une dizaine de kilomètres nous conduit au camping de Saint-Laurent de Cerdans. Le gérant nous informe que le matin la température était de zéro degré ! Quelques courageux montent au village, éloigné d’un kilomètre, et ramènent les ingrédients du repas du soir, qui sera comme d’habitude très sympathique dans notre vaste mobil home.
Samedi 2 juin 95 km Saint-Laurent de Cerdans à Cerbère Le temps est au beau, mais le vent semble vouloir se mettre de la partie pour la journée. Dans ce coin il est fréquent est assez rageur et se dénomme lorsqu’il vient du nord la tramontane. Pour commencer nous mettons le cap sur l’Espagne, donc au sud et bien évidemment le vent est notre allié. Nous dépassons le village de Coustouges et jute après nous basculons en Espagne. Ce versant des Pyrénées est impressionnant, car constitué de vastes zones sans population. Cette impression on la ressent tout au long de la frontière de la Méditerranée à l’Atlantique. D’ailleurs j’envisage sérieusement un long périple d’au moins mille kilomètres à travers ces coins reculés, où tous les paysages sont possibles.
La route que nous suivons nous conduit en descente douce jusqu’à la mer en une quarantaine de kilomètres. Une fois au bord de l’eau dans la région de la Jonquera, lieu de perdition et de frénésie du sexe, nous changeons de cap et repartons plein nord vers la France. Nous allons vivre un moment de grande émotion. En effet le long de cette route de toute beauté surplombant la mer, le vent va se déchaîner comme rarement je l’ai expérimenté. Une personne rencontrée nous dira que ce matin une pointe de 200 km/h a été enregistrée. Nous sommes ballottés comme des fétus de paille. Cela est dangereux, car lorsque les bourrasques nous bousculent nous pouvons être projetés contre les voitures. Cependant ces dernières, étant aussi très nettement chahutées, roulent avec grande prudence. Avant d’arriver à Port Bou nous traversons deux tunnels. Avec l’effet venturi le souffle qui nous percute est d’une force incroyable. Mais bien que très puissant, il est régulier à l'interieur des ouvrages, nous ne sommes donc pas trop déstabilisés. La sensation est époustouflante, arc-boutés sur les pédales on avance au maximum à cinq à l’heure en déployant des efforts considérables. Nous sommes incapables de nous adresser la moindre parole, tellement ce courant d’air en furie nous assourdit. Expérience étonnante ! Une fois à Port Bou, nous décidons de rejoindre notre point de chute de ce soir par train. Il s’agit de Port-Vendres. Mais les horaires entre Espagne et France ne sont pas compatibles. Nous nous résignons à rejoindre Cerbère à vélo et de là envisager la suite par le rail. La route passe en hauteur le long d’arêtes particulièrement exposées aux rafales. Et justement c’est sur ce tronçon que le vent a été chronométré ce matin à 200. Nous avons une dizaine de kilomètres à parcourir. Très vite nous réalisons que ça va être sportif. Avec le relief tourmenté de la tombée des Pyrénées dans la mer Méditerranée, par grand vent, se crée une aérologie locale complètement anarchique. On passe au détour d’un mouvement de terrain d’un vent très fort dans un sens à un vent de la même puissance mais en sens inverse. Dans une ligne droite bien pentue, je suis poussé puissamment, je ne pédale plus et j’accélère franchement. Sur les premiers mètres cela me fait franchement rire de monter sans pédaler, mais rapidement je me demande jusqu’à quelle vitesse je vais être entraîné. Plus haut je vois un virage, vais-je le prendre ou bien la bourrasque va-t-elle me jeter dans le décor ? Après une centaine de mètres le vent va me lâcher. Un peu plus loin, nous sommes quatre à la fois à être précipités contre le rail de sécurité. S’il n’avait pas été là pour nous arrêter, nous aurions été éjéctés dans la pente raide en caillasse pleine d’épineux, qui descend jusqu'à la mer. Le bouquet final, fut le passage de la frontière, où nous avons rencontré un couple de cyclistes au long cours, une Polonaise et un Irlandais, bien planqués à l’abri du vent. Pour franchir le replat de la frontière, le vent adverse était si puissant, que nous avons dû nous mettre à deux pour faire passer les vélos, l’un accroché au guidon, et l’autre poussant sur les sacoches, moment d’anthologie à deux roues ! Une fois à Cerbère, nous avons pris le train pour rejoindre notre gîte. Lieu tout à fait étonnant en plein centre-ville à proximité du port de Port Vendres. Le propriétaire est artiste peintre et dans la grande salle où nous avons dîné de bons poissons fraîchement pêchés nous avons pu admirer ses nombreuses œuvres, toutes dédiées aux beautés de ce coin de France. Voilà, ainsi ce termine un périple de 450 kilomètres entre passionnés de l’errance à vélo. Nous achevons ainsi notre traversée de la chaîne des Pyrénées que nous avions commencée l’année dernière d’Hendaye à Montréjeau. Il ne nous reste plus qu’à nous donner un nouveau rendez-vous pour une nouvelle aventure, avant que le groupe se disperse.