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Un long week-end entre Bordighera et Monte-carlo English translation pending
by Tomas3 · 2009-09-16 · 33 replies
Monte-Carlo : un long week-end entre riviera italienne et riviera française : (1)

L’automne est l’occasion de longues escapades autoroutières entre deux « travailler plus… » Il s’agit alors de retrouver mer et nature entre deux plongées de « work alcoolic »…et là, les hebdos de l’automne vous proposent plein d’idées de longs week-ends…

Rien de tel qu’une escapade autoroutière sur la riviera française à cheval sur la riviera italienne : Monte-carlo, Menton, Bordighera, San Remo…

Quand vous avez enfilé vos cinq cents kilomètres d’autoroute sans bouchon( vous êtes en septembre : les juilletistes et les aoûtiens sont rentrés…) seuls les allemands, belges et hollandais retraités s’essaient encore à gagner le grand Sud de la France…

Vous les quittez à l’embranchement d’Aix en Provence, où, désormais, la Montagne Sainte Victoire vous guide avec ses éclairages et ses aspects changeant. : à Salon, elle vous nargue, effilée et austère au soleil de Midi, à Vidauban, elle ressemble plus à un massif du Lubéron fatigué et modeste…(cf. photo)

Heureusement que le Massif de la sainte Baume est là pour durcir le paysage…

Les maures vous semblent longtemps sans reliefs et puis vous débusquez le Massif de l’Estérel et c’est là qu’il s’agit de se poser avant de vous plonger dans les délices des deux rivieras…

Vous dénichez alors un hôtel de charme entre Montauroux et Grasse, surplombant le Lac de Saint Cassien (cf.photo) que vous aurez eu soin de repérer lors de l’un de vos raids précédents : seuls les anglais ont le bon goût d’y demeurer encore( merci, Lonely Planet)

Le soir, vous partagerez avec eux un foie de veau à la provençale et un fromage blanc au coulis de framboise…
Plateau du Colorado, juillet 2009 English translation pending
by Mlefevre · 2009-08-02 · 95 replies
Bonjour à tous,

Pas encore vraiment remise du décalage horaire, j'ai commencé à mettre en ligne notre carnet de voyage. 3 semaines en juillet 2009 (on est rentré il y a 1 semaine) dont 2 avec les Grisemote

Le récit en images ici

Après un premier voyage formidable dans l'ouest américain en 2006, la décision est enfin prise : on (Caroline 16 ans, Arnaud 14 ans, Marion 13 ans, Fred et moi) y retourne! C'est après moult hésitations et tergiversations que Fred, toujours pragmatique, fait définitivement pencher la balance vers l'ouest : profitons du dollar tant qu'il en est encore temps (pas très romantique je l'avoue mais efficace quand on voyage en famille avec 3 zados de 13, 14 et 16 ans)!

Pourquoi tant d'hésitations pour retourner dans une région qui nous avait tellement enthousiasmés 3 ans auparavant? La peur d'être déçus car il n'y aurait plus le « sel de la première fois » tout simplement. On avait eu beaucoup de chance avec la météo et pu visiter plein d'endroits extraordinaires dans des conditions presque idéales (chaleur caniculaire mise à part mais quasi inévitable en juillet). C'est d'ailleurs cette appréhension qui fait que nous retournons rarement 2 fois dans la même région. Et puis il y a tant de choses à découvrir sur la planète Terre!

Bref, nous décidons pour limiter les risques de « déception » de privilégier la découverte d'endroits qui nous sont inconnus avec quelques rares exceptions pour des coins que nous avions perçus comme exceptionnels.

Je me replonge avec délices dans toute la doc dont je dispose : différents sites français, allemands et américains, Photographing the Southwest (3 tomes)de L. Martrès (également rédigé avec l'aide de Philippe Schuler), Canyonlands NP Favorite Jeep Roads and Hiking Trails de D Day, Canyon Hiking Guide to the Colorado plateau de M.R.Kelsey et Hiking and Exploring the Paria River du même auteur, le tout saupoudré de quelques cartes de la série Trails Illustrated Map du National Geographic, avec une bonne dose de sauce Google Earth et de cartes GPS Garmin. Je révise aussi les carnets de voyage des uns et des autres sur VF (merci à vous tous!) Enfin, special thanks to Philippe Schuler, grand ambassadeur de l'ouest américain sur VF, pour sa disponibilité sur le net et au téléphone!

Eplucher tout ça prend un temps fou mais.... j'adooore me promener du fond de mon canapé dans des canyons torrides au milieu des serpents à sonnettes. Depuis ma Lorraine hivernale, j'essaie de rester réaliste dans le choix des rando : la chaleur est un élément à ne surtout pas négliger, la dernière fois nous étions tous les jours aux environs de 40°C voire beaucoup plus, du moins dans les régions de Page et de Moab.

Après une dizaine (!!) de versions le parcours est enfin prêt : nous ferons une boucle à partir de Denver. Afin d'aciduler le voyage, je repère quelques endroits un peu « perdus » ou pas très faciles d'accès. C'est plus fort que moi, je profite vraiment d'un endroit quand il faut au moins un peu « le mériter ».

Coup de théâtre en fin d'automne, Sylvie (grisemote sur VF) m'annonce qu'ils (Sylvie et Gilles et leurs enfants : Thibaut 14 ans, Lucas 13 ans et Robin 8 ans) retournent aussi dans l'ouest!! Départ le 03 juillet comme nous! Eux atterrirons à Phoenix, nous à Denver. Très vite, nous décidons de faire une partie du voyage ensemble : plus on est de fous... J'ai quelques pistes au programme où le fait d'être à 2 voitures ne serait pas une mauvaise idée.

A propos de voiture, nous avons toutes les 2 quelques inquiétudes car les échos concernant « les cheptels » des loueurs ne sont pas formidables : de moins en moins de vrais 4X4, de plus en plus de SUV 2X4. En plus il nous faut une voiture capable d'accueillir chacune 5 personnes avec le matériel de camping, la bouffe et l'eau. Sans vrai gros 4X4, tous nos plans ou presque tombent à l'eau : on croise les doigts et on se ronge un peu les ongles!

Trêve de présentation, voici le récit :

Vend 03/07 Après une bonne nuit de sommeil chez Marie Laure, Achille et leurs enfants (cameroun sur VF, qui nous a gentiment laissé leur maison pendant qu'ils batifolaient en Islande. Merci encore!!) le taxi nous dépose vers 9h avec nos 130 kg de bagages (sans compter les bagages à main) à l'aéroport de Bruxelles Vols sans histoire jusque Denver (via Londres) où nous atterrissons vers 18H30. Nous récupérons tous (ouf!) nos bagages (pas mal pour British Airways parait-il...), passons laborieusement la douane (1h30!) et prenons la navette jusque Dollar où nous avons réservé un 4X4 catégorie Grand Cherokee en comptant avoir un Dodge Durango comme la dernière fois. Coup de stress sur le parking, il n'y a que 2 petits SUV et sinon que des berlines ou minivans... On repère dans un coin un énorme 4X4 dans lequel faisant abstraction du fourbi qui traîne (la voiture n'est visiblement pas destinée à être louée de suite) je repère THE bouton : 2X4 /4X4 (merci Philippe pour tes explications) Coup d'adrénaline, c'est ce truc là qu'il nous faut, il est grand, haut sur pattes et vraiment 4X4. On se doute bien qu'il ne doit pas être dans la même catégorie que ce qu'on a réservé... J'espère être surclassée gratuitement vu qu'il n'y a sur le parking que des SUV microscopiques mais le manager de l'agence fait venir un SUV plus grand (Jeep Commander) correspondant à la catégorie réservée mais 2X4 et un peu juste comme taille (j'avais pris une galerie mais cette voiture n'avait pas de barres longitudinales permettant de l'adapter facilement) Bref, on explique que c'est trop petit (impossible de dire qu'on veut faire de la piste, l'assurance ne couvrant pas ce genre d'activité) et nous voilà obligés d'aligner 680 $ de plus pour avoir le gros bestiau (prix initial de la loc pour 22 jours : 745 euro, soit en tout 1225 euro!) Glups! Finalement on est soulagé d'avoir trouvé un véhicule adapté à nos projets, il s'en est fallu de peu que tout tombe à l'eau. Ce Chevrolet Suburban, le véhicule perso de la manager est suréquipé : toit ouvrant, caméra de recul, lecteur de DVD, coffre électrique, bip bip à gogo. Tout ça ne sert pas à grand chose mais ça nous console... On a même des portes-skis qu'on démonte rapidement, la bête consomme déjà assez comme ça (en moyenne 16l/100 km!) Les pneus (neige!) sont neufs à l'avant et en bon état à l'arrière. On est paré! Morale de l'histoire : la prochaine fois je ne passe plus par un grossiste (en l'occurrence Airlines Network) mais essaie (je ne sais pas si c'est possible) de louer un modèle précis de véhicule... En route vers notre motel de Castle Rock, 50 km au sud de Denver et au lit! Ouf!

Sam 04/07 Après un ravitaillement à Colorado Springs nous filons vers le sud et l'est en direction de Great Sand Dunes NP. Nous voulons y entrer par la piste de Medano Pass (à l'est du parc) et faisons un arrêt sympathique à Westcliffe, CO où se tient un rassemblement de vieilles voitures. Nous voilà déjà dans l'Amérique rurale et le dépaysement est total. Les paysages sont grandioses et le charme des grands espaces américains agit à nouveau : on est tout émus! Finalement nous quittons la 69 pour la piste de Medano Pass, réputée pour son sable profond dans sa dernière partie, la plus à l'ouest. On traverse un paysage de montagne boisée avec quelques biches : à l'occasion d'un arrêt photo, je suggère à Fred d'appuyer sur cette grande pédale à G que nous n'avions pas remarquée. A quoi peut-elle bien servir? Docile, Fred s'éxécute, l'enfonce un peu, beaucoup, à fond. Rien ne se passe... Boaf, encore un truc inutile sur cette bagnole suréquipée, allons-y... Zut! C'est un frein à main « à pied ». Bah 'y a qu'à l'enlever...La honte! Il a fallu arrêter un américain pour lui demander comment faire (pour les ignares comme nous : il y a un levier invisible soigneusement caché sous le volant à G) La piste traversant une dizaine de gués (faciles ce jour-là) est assez caillouteuse et demande quelques précautions. Soudain au détour d'un virage apparaissent les dunes . Voir tout ce sable là où il n'y avait que forêts, prairies et cimes rocheuses enneigées a quelque chose de magique. La piste devient sableuse, finie la caillasse, nous soufflons un peu. Hélas, un de nos pneus également! La pression diminue régulièrement et dans un dernier soupir pneumatique nous arrivons au terme de la piste. Il nous a fallu ½ h pour trouver le cric (bravo Caroline) avant de pouvoir changer la roue. Elle est crevée sur le flanc et (d'expérience, hum...) nous savons qu'elle n'est pas raisonnablement réparable. Bon on verra ça demain... Nous achetons notre Annual Pass en sortant du parc et roulons juqu'au Great Sand Dunes Lodge (tout près du parc), réservé bien à l'avance sur internet car l'endroit est très prisé en raison de sa vue époustouflante sur les dunes. La soirée se passe tranquillement à observer les effets de lumière sur les dunes et les montagnes qui les encerclent. Nous sortons notre « vaisselle »-en plastique certes- mais faisons tout de même l'objet d'une certaine curiosité amusée des américains qui regardent Fred nous préparer un vrai repas alors qu'eux « s'enfilent » qq hamburgers et des chips, ce qui -soyons juste- leur évitera la corvée de vaisselle. Les chambres du motel sont vraiment les unes sur les autres et j'ai quelques inquiétudes car nos voisines sont un peu bourrées en ce samedi jour de fête nationale mais finalement à 21h30 tout le monde est au lit!

Dim 05/07 Impossible d'ouvrir la voiture avec la télécommande ce matin! La batterie est à plat... Avec ce coffre électrique, tous ces trucs qui sonnent, les lumières qui s'allument pendant 10 minutes à chaque fois qu'on ouvre une porte et toutes les allées et venues d'hier soir à la voiture, encore mal organisés, nous avons vidé la batterie. Ah! l'électronique j'vous jure! Bon avouons que le frigo électrique, laissé branché toute la nuit n'est sans doute pas innocent. Pourtant il y a 3 ans nous le faisions sans problème mais le Durango avait une batterie moins ridicule. Notre voisin de motel nous dépanne en 2 mn et avec le sourire. Le premier marchand de pneu se trouve à Alamosa à 1h de route et rien ne dit qu'il aura la bonne taille. Profitons donc d'abord du parc ! Nous reprenons la piste sableuse sur quelques centaines de mètres et faisons une petite balade dans les dunes après avoir traversé Medano Creek. Puis nous allons un peu en aval, là où je craignais qu'il n'y ait la foule en ce WE du 04 juillet mais c'est très raisonnable. La rivière s'élargit et n'est plus profonde que de quelques centimètres. Ce paysage est vraiment unique au monde et nous a complètement séduits. Quel régal de marcher dans cette eau fraîche, tout droit descendue des montagnes, entre dunes et forêts!

Sur la route du Nouveau Mexique et de ses badlands, nous passons au Wall Mart d'Alamosa qui nous confirme que le pneu n'est pas réparable mais ils n'ont pas la bonne taille. Nous choisissons de continuer, confiants dans l'espoir de pouvoir faire nous même une réparation au moins provisoire, au cas où nous crèverions à nouveau.

En traversant les San Juan Mountains, nous tombons par hasard sur le Cumbres et Toltec Scenic Railway, joli train à vapeur qui serpente dans une verte vallée. Arrivés à Bloomfield (toujours pas de pneu, tout -c'est à dire pas grand-chose- est fermé) nous prenons la 550 vers le sud et décidons d'aller camper à Angel Peak NRA. Un vent chaud peine à donner une vague sensation de fraîcheur alors que nous installons les tentes dans le campground (gratuit, WC, pas d'eau) situé juste au bord d'une falaise qui se prolonge sur des km en surplombant des badlands à perte de vue. Nous avons pour voisins quelques américains et envions leurs tentes uniquement constituées de moustiquaires, bien que le ciel soit un peu menaçant. Le paysage est vraiment étonnant et nous nous arrachons difficilement à sa contemplation pour réparer (avec succès!) notre pneu crevé (on ne s'est pas trimballé pour rien le kit de réparation et le compresseur 12V!) Durant la nuit, le vent tombe et nous parviennent alors le bruit des stations de pompage (sans doute de gaz?). Il y en a un peu partout dans ce coin et sans vent pour les masquer, c'est assez gênant...

Lun 06/07 Ragaillardis par notre succès caoutchoutesque, nous planifions les 2 jours à venir. Après une petite randonnée matinale sur la rim en face d'Angel Peak, nous filons vers le sud voir à quoi ressemblent les badlands de Lybrook, découverts sur le site internet d'un passionné. On reste un peu sur notre faim car du haut de l'amphithéâtre on n'a qu'un aperçu superficiel de l'endroit. J'avais repéré sur Google Earth une piste permettant de descendre au fond de l'amphithéâtre mais celle-ci est interdite, dommage car c'est à mon avis par ce bout-là qu'on peut vraiment apprécier le site. Nous filons donc vers A Shi Sle Pah, autres badlands situés un peu plus au nord qui eux non plus ne se découvrent pas par hasard : GPS absolument indispensable. Là, bien que la lumière soit au zénith et qu'il fasse une chaleur atroce (94°F, finalement on aura plus par la suite mais on n'est pas encore habitué), nous sommes emballés par le site : la piste pour y accéder chemine sur un grand plateau vaguement herbeux et s'arrête enfin « en rase campagne » C'est le « parking » En faisant quelques pas vers le nord, on « tombe » sur un effondrement jonché de hoodoos sculptés dans une bentonite grisâtre totalement infranchissable tant elle est sculptée par l'érosion. C'est un dédale incroyable et, abrutis de chaleur, nous avons eu bien du mal à trouver une issue pour remonter sur le plateau. Nous n'avons visité qu'une infime partie du site et y retournerions volontiers dans des conditions moins extrêmes. Nous sommes tout excités à l'idée de découvrir demain les Bisti Badlands dont Philippe nous a dit qu'ils étaient encore plus beaux qu' A Shi Sle pah. En route (ou plutôt « en piste) vers les Bisti : en chemin, nous rencontrons une svelte éolienne qui tournoie dans le ciel d'azur. Elle brille de mille feux sous les rayons du soleil et semble en pleine forme à côté d'une énorme citerne ronde aux allures de piscine. Y aurait-il de l'eau au milieu de ce désert brûlant? Fébrilement, Fred escalade la citerne pour constater avec délices qu'elle est pleine à ras-bord mais avec déception que ses bords sont coupants.... C'est alors que Caroline avise un gros robinet juché au-dessus d'un abreuvoir attenant. Sans trop d'espoir, elle le tourne et miracle, l'onde jaillit! Youpi! On va pouvoir se laver! C'est inespéré, d'autant qu'on envisage de camper (sauvagement) ce soir aux Bisti. Tout beaux tout propres, nous arrivons finalement sur le parking des Bisti où le sol anthracite dégage une chaleur au moins équivalente à celle dardée par les rayons du soleil : une fournaise! Si on allait jusqu'à Farmington chercher un pneu et … un motel?! Pas de pneu en stock, ils l'auront demain ce qui est parfait puisque nous repasserons dans cette ville. Pour 66 $, petit déjeuner pour 5 inclus, nous passons une (relative) bonne nuit au Rodeway Inn (j'ai du mal avec le bruit des clim...)

La suite bientôt.... Marie
Forfait au Cojimar (Cayo Guillermo) déjà acheté: possibilité de changer d'hôtel une fois là? English translation pending
by JulieJudith · 2009-07-19 · 8 replies
Bonjour ! Nous avons un forfait de deux semaines au Villa Cojimar (Cayo Coco) pour la fin de l'été... Les gens en font vraiment une mauvaise critique et nous sommes en train de penser à un plan B, si l'endroit ne nous convient pas.

Y'a t-il quelqu'un parmis vous qui a passé quelques heures là-bas, voire quelques jours... et qui a réussi à se faire transférer ailleurs (en payant un peu plus cher) ? Si oui, comment avez-vous fait, combien ça coûte de plus ?

Merci !
La Martinique: chic ou banane dans l'esprit VF? English translation pending
by Tomas3 · 2008-06-18 · 25 replies
10 jours dans l'isle de Joséphine de Beauharnais, née Tascher de la Pagerie...(arrière petite nièce de Ronsard...)

Avant d'aborder l'une des iles des caraibes les plus chargées de clichés, énumérer les clichés, leur tordre ou non le cou:

cliché NR1 : la Martinique est une destination éculée, (vrai - faux)

cliché NR 2 : le tourisme n'est pas la préoccupation des autochtones, (vrai - faux)

cliché NR 3 : l'ile est un confetti au milieu des caraibes (vrai - faux)

cliché NR 4 : elle a perdu son aspect sauvage qui fait le charme de la Dominique ou de Sainte Lucie (vrai - faux)

cliché NR 5 : c'est une société métissée qui n'est pas accueillante (vrai - faux) cliché NR 6 : le voyage en Martinique doit privilégier la saison sèche (janvier à mai) et non l'hivernage ( juin à décembre ( vrai - faux) cliché NR 7 : les randonnées tropicales sont humides et glissantes, l'hydrométrie provoque une hausse des palpitations cardiaques ( vrai - faux) cliché NR 8 : louer une voiture, louer une moto, louer un bateau, hors de prix et pas adapté, (vrai - faux) cliché NR 9 : le coût de la vie en Martinique est élevé. (vrai - faux) cliché NR 10 : le patrimoine est nul : escalavagisme, société des plantations, békés, créoles, milatres, quarterons, nègres marrons et blancs matignon) (vrai - faux) cliché NR 11 : le racisme en Martinique : apartheid blanc ou apartheid noir ? (vrai - faux) cliché NR 12 : le zouk, jour et nuit ? (vrai - faux) cliché NR 13 : le rhume, au décollage ou à l'atterrissage ? cliché NR 14: ethnologie, botaniste, étude de la faune, nul et ridicule en Martinique, car trop civilisée (vrai - faux) cliché NR 15 : all inclusive pas adapté aux iles tropicales ? (vrai - faux) cliché NR 16 : la gastronomie caribéenne: limitée, pimentée, rudimentaire : (vrai - faux)

cliché NR 17 : le RHUM : ti-punch ou planteur: le whisky fait moins mal à la tête. (vrai - faux) cliché NR 18 : les jus de fruits frais: goyave, corossol, prune de cythère, fruits de la passion, jus de canne, favorisent la culotte de cheval. (vrai- faux) cliché NR 19 : le jus de gingembre est l'apanage des hommes en Martinique (vrai - faux) cliché NR 20: les plages martiniquaises: requins sur le sable ou requins dans les coraux ? (vrai - faux) cliché NR 21 : le tourisme américain, vendu clef en main, est une pollution en Martinique ( vrai - faux ) cliché NR 22 : les variétés de poissons locaux ; vivaneau, vivaneau, et encore vivaneau ( vrai- faux) cliché NR 23 : La martinique, paradis des voyagistes, paradis des routards ? ( vrai - faux) cliché NR 24 : ganga ? roungoune ? horse blanc ? au paradis des rastas, que privilégier ? ( vai - faux) cliché NR 25 : la côte sud est plus belle que la côte ouest, qui est plus belle que la côte est, qui est plus belle que la côte NORD ; ( vrai - faux) cliché NR 26 : la Martinique est trop urbanisée et la pollution automobile y atteind des sommets ( vrai - faux)

si vous avez répondu correctement à toutes ces interrogations, cette rubrique n'est pas pour vous, si, par contre, vous avez des interrogations sur cette suite d'idées reçues, tapez suite sur votre PC favori et encourager le rédacteur à faire tomber vos tabous, vous serez surpris des réponses.
Tout sur le camping dans l'Ouest américain et explications des sites de réservation English translation pending
by Islandword · 2008-05-10 · 58 replies
Bonjour,

Mon compagnon et moi, nous partons aux usa en juin (environ 30 jours de motels et 25 jours de camping) et j'ai des questions à vous poser sur les sites de réservation de camping.

Comme nous le savons, pour camper à Yosemite et au Grand Canyon, il faut réserver plusieurs mois à l'avance.

Pour éviter de s'éparpiller parmis les nombreux messages, je propose que nous regroupons sur ce post toutes les infos nécessaires sur le sujet.

Voici les sites que nous connaissons :

Sites de réservation :

http://koa.com/

http://www.recreation.gov/

Sur ce site : http://www.reserveamerica.com/?topTabIndex=Home, regroupement de tous les campings (nationaux, privés etc) : Federal State County KOA Private)

http://www.woodalls.com/

Dans l'un des messages du forum, j'ai trouvé ce site mais apparemment il y a un bug : http://www.camprrm.com/index-old.htm#White%20Mountain%20Ranger%20District Que pensez vous de ce site ?

Messages du forum sur le sujet : A la 1ère page, 2ème post, vazyvite dit : http://voyageforum.com/...t_americain_D409513/ Dans le parc, c'est ici que ça se passe : http://www.nps.gov/parks.html et ensuite tu choisis le parc et voir "Plan your visit" pour trouver "Camping" .... et tu es renvoyé ici : http://www.reserveusa.com/

A la 1ère page, 4ème post, Mousselliine dit : http://voyageforum.com/...t_americain_D409513/ "Mais pour moi le vrai camping ça se passe dans les parcs nationaux, parcs provinciaux, states parks - là tu es dans la vraie nature. Pas de soirées dansantes, bingos et autres trucs (en camping on veut avoir la paix, juste le silence de la nature), peu de services, jamais de piscine, généralement des douches, mais pas toujours" Question : Les camping nationaux n'ont pas souvent de douche ou pas du tout ? (ce qui n'était pas précisé dans le message ci-dessus) Dans les parcs provinciaux, states parks et campings privés oui ?

A la 1ère page, 17ème post, Sedonax dit : http://voyageforum.com/voyage/etats-unis_camping_dans_ouest_americain_D979549/ dans les parcs et monuments nationaux (National Park et National Monument), pas de douches (trop cher à alimenter et à entretenir, et pas "obligatoire" puisque ces campings seront souvent complets ou presque même sans douches). Mais il ya toujours un point d'eau pour remplir une bassine et se laver dans sa tente. dans les parcs d'état (State Park) payants, généralement des douches. dans les campings privés, toujours des douches (quelquefois à payer en plus du camping de base) en camping sauvage dans le wilderness (autorisé sous certaines conditions dans les terres gérées par le BLM), pas de douches ... mais possibilité d'utiliser ces grosses poches noires avec une mini douchette, à remplir d'eau que l'on fait chauffer au soleil sur le toit de la voiture pendant la randonnée, ou d'utiliser l'eau de la rivière ou du torrent avec un savon biodégradable. Autres infos sur le sujet :

Le camping sauvage

Sedonax a très bien détaillé dans son message : http://voyageforum.com/...etats_unis_D1574659/Jjlasne a écrit : http://voyageforum.com/...arch_string=camping; Je crois que la parking sauvage est interdit que ce soit sur les proprietes privees ou les terres gouvernementales... L' exception serait peut etre les terres de la BLM (www.blm.gov) mais elles sont generalement situees dans les deserts genre Black Rock Canyon (formellement le site de Burning Man) au Nevada. A voir pour les aventureux, les "desert rats" et les chariots a voile sur la playa... http://www.blackrockdesert.org/ Les sites de camping legal sont tres nombreux, varies, plutot bien places et surtout confortables.

Horaires d'arrivée et de départ :A la première page, 5ème post, dommm063 dit : http://voyageforum.com/v.f?post=1510423;search_string=campingPour le camping, vous pouvez arriver à n'importe quelle heure : l'horaire qu'on vous indique (11h ou midi), c'est l'heure à laquelle vous devez partir de votre site et pas conséquent, à laquelle vous pouvez commencer à arriver. Donc pas de souci si vous arrivez à 18h par exemple.

Autres liens :

http://voyageforum.com/...rch_forum=all;mh=25;

Mes questions :

Je ne comprends pas tjrs les sites de réservation et j'aimerais vous poser des questions bêtes. J'ai fait des erreurs de confusions alors vaut mieux être sure pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

D'abord je n'arrive pas à voir sur leurs sites s'il y a des douches ou pas. Quand il y a écrit "No shower" on comprend bien que ça veut dire qu'il n'y a pas de douche. Mais quand cela n'est pas précisé, comment peut-on le savoir ?

Explications des sites de réservation :

Dans celui ci : http://www.recreation.gov/

Traduction en français (à gauche) :

Looking for : All sites / Tous les emplacements Rv sites / Emplacements de rv (camping car ??) Cabins or lookouts (cabing : grosse toile / Lookouts ???) Tent Tente (c'est à dire un emplacement avec une tente, donc pas besoin d'amener une tente ?) Trailer dans le dictionnaire il y a écrit : "lotissement de mobile", ?? Group sites Emplacements de groupe c'est à dire ? Day use Utilisation de jour ??? Horse sites Emplacements de cheval Boat sites Emplacements de bateau

State : L'état (ex : Utah) Near : Lieu (ex : Zion National Park Arrival date : La date d'arrivée Length of stay: Nombres de jours et SEARCH

Je tombe sur cette fenêtre : http://www.recreation.gov/...TabIndex=CampingSpot

available = places diponibles not available = places non disponibles 13.7 distance miles (13, 7 x 1, 6 = 21, 92km) Facility :Liste de services Map : carte de l'emplacement (dans certains lieux, il n'y a même pas de route, cela veut dire qu'il faut marcher à pied jusqu'à la route ? ex : le camping entre Yosemite et Mono Lake : http://www.recreation.gov/...RSO&parkId=70806)

Equip length/ Driveway = Max # of people = ex ici : http://www.recreation.gov/...0349&search=site Il y a écrit Max # of people = 13 personnes et Equip length/ Driveway = 42 Back-In Qu'est ce que cela veut dire ?

Pour comprendre les cartes d'emplacement :



On voit une grande tente et une petite, quelle est la différence entre les deux ?

Le petit dessin du camion, est ce l'emplacement pour le camping car ? Est ce que nous pouvons s'installer avec une voiture et une tente ?

Enfin notre première priorité c'est de trouver un camping avec des douches, la piscine tout ça on s'enfou, nous préférons être dans la nature et avoir un minimum d'espace vital.

En attendant vos réponses, je vous remercie de m'avoir lu

A plus 😉

Les Indiens Lakota, véritable nom des Sioux, ont rompu les traités signés par leurs ancêtres... English translation pending
by Athénais · 2007-12-23 · 382 replies
...Il y a plus de 150 ans



"Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique", a annoncé mercredi dans une conférence de presse le représentant des descendants de Sitting Bull et Crazy Horse, Russel Means. Une délégation de responsables Lakotas a indiqué qu'ils se retiraient unilatéralement des traités signés avec le gouvernement fédéral, certains datant d'il y a plus de 150 ans. Les traités représentent "des mots sans valeur sur du papier sans valeur" et ont été "violés maintes fois afin de voler notre culture, notre terre et nos coutumes", indiquent les responsables de la tribu dans un message adressé au département d'Etat. "Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique et tous ceux qui vivent dans les régions des cinq Etats que comprend notre territoire sont libres de nous rejoindre", a déclaré Russel Means. Ce territoire comprend des régions du Nebraska, du Dakota du sud, du Dakota du nord, du Montana et du Wyoming (nord-ouest des Etats-Unis). "Nous avons signé 33 traités avec les Etats-Unis qui n'ont pas été respectés", a indiqué pour sa part Phyllis Young, une militante de la cause indienne qui a aidé à organiser le première conférence internationale sur les droits des indigènes en 1977. Des leaders Lokotas se sont également rendus en délégations auptrès des ambassades de Bolivie, du Chili, d'Afrique du Sud et du Vénézuela. Ils comptent entreprendre une mission diplomatique dans plusieurs pays au cours des prochains mois, ont-ils annoncé.

Les Lakotas ont été la seule tribu à infliger une défaite à l'armée américaine. Une des leurs figures légendaires, Sitting Bull, est connu pour avoir défait le général Custer à la bataille de Little Big Horn en 1876 dans le Montana. Mais le 29 décembre 1890, l'armée US massacrait 200 Indiens Lakotas, dont des femmes et des enfants, à Wounded Knee.

Le point de vue que je partage: Les lakotas, les navajos, les hopis, et les chumash entre autres (ils sont loin d'être les seuls), n'ont pas perdu leurs cultures qui si elles ne sont pas encore florissantes, du moins sont énergiquement ré-émergentes.

Beaucoup de nations natives redeveloppent leurs langages, comme l'ont fait les grecs et les israéliens au 20e siècle. Ils ouvrent même leurs propres écoles et universités (en collaboration avec des ethnologues et des linguistes). Peu à peu la tutelle abusive du gouvernement fédérale est discréditée, même dans l'esprit de + en + d'américains d'origine européenne. Pas seulement par la continuation des brimades et le parcage en réserve, mais aussi la meilleure connaissance de leur propre histoire nationale cachée (l'internet c'est très pratique et les natifs américains communiquent ces faits maintenant), le vol de million de m3 de pétrole par an appartenant aux navajos, les autres ressources minérales des réserves indiennes exploitées en leur nom, mais dont l'état "oublie" de redistribuer les dividendes aux tribus, les belles vallées californiennes qui appartiennent de droit aux chumahs, et dont la population est si faible (ranches immenses dont les travailleurs habitent "en ville" assez loins), que leur rétrocession ne changerait presque rien pour la société californienne (si, ça changerait énormément pour les énormes "propriétaires"terriens dont, surtout pour les vignobles, certains sont français) :Celle de Santa Inès qui produit tous ces vins et où les chumash sont "autorisés"à exploiter un casino pour subvenir aux besoins de la tribu, mais pas à développer des logements pour remplacer leur bidonvilles, ni à annexer (même au prix du marché ou+) de nouveau terrains vacants (trop de développement c'est pas écolo: l'argument, s'il n'était écœurant de mauvaise fois, aurait de quoi faire sourire de la part de ce fanclub de Bushistes acharnés).celle d'Ojai, un territoire sacré, où le comté de Ventura a eu le culot de vouloir installer une décharge publique quasiment au pied d'un de leurs monticules funéraires ancestraux (On a complètement ignoré leurs objections, mais comme Larry Hagman , qui y a un ranch, a dit niet: la chose ne s'est pas faites ) etc... Je ne crois pas qu'il existe une tribu, sur tout ce continent, (et sur tous les continents, en fait) qui n'ait souffert de spoliation. Il y a peu, le Canada a finalement autorisé une "autonomie" aux Inuits sur leur territoire du Nunavut. Tout à la fois j'espère, et je n'ose espérer, que va venir le temps où tous les peuples indigènes auront ce droit, où une véritable fédération pacifique verra éventuellement le jour à la place des USA, Canada et Mexique, qui donnera toute sa place à tous les peuples d'Amérique du Nord. De ceux qui sont arrivés il y a 10 000 ans, à ceux qui sont arrivés "hier".

Je me prends à rêver qu'un jour, au moyen Orient, en Afrique, partout il en sera ainsi! Joyeux Noël ( en Lakota ) Wanikiya tonpi wowiyuskin / Omaka teca oiyokipi
Le Petit Vieux en Roumanie English translation pending
by Tibouchi · 2005-12-28 · 39 replies
Voici l'histoire du petit Vieux, rencontré lors de mon voyage en Roumanie en compagnie des Barrés de la Lune (nom que se donnent les joyeux lurons du Cabaret de la Lune et qui partent, dans leur vieux bus, apporter de la joie, de la magie, de la gaité dans les villages, les écoles, les orphelinats, où ils font halte).

Le petit vieux On était arrivé la veille dans un petit village des Maramurès, Budesti. Comme souvent, on a fait la fête le soir. Et comme souvent, je suis parti me promener le matin, tout seul.

Il ne fait pas très beau, la pluie menace. Je me balade dans le village, de routes de cailloux en chemins de terre ; je ne sais pas trop où je vais, on verra bien. Le long de la route, de jolies maisons, avec leurs immenses portails en bois.

Comme je m’arrête devant l’une d’elles, toute simple, pour prendre une photo, un petit vieux en sort. Appuyé sur sa canne, il me regarde à travers ses grosses lunettes. Je lui fait comprendre que j’aimerai prendre sa maison en photo, ce qui n’a pas l’air de le déranger. Quelque chose m’intrigue chez ce vieux, sa mine toute triste, ses habits vieux et sales, au contraire des autres villageois.

Arrive une voisine, toute habillée de noir. Une discussion assez animée s’engage. La voisine paraît assez énervée. Je ne comprend pas un mot de leur conversation, mais ce que je vois me laisse perplexe. Le petit vieux se met à pleurer, plutôt à pleurnicher comme un enfant. Il sèche ses larmes, puis, juste après, ne peut s’empêcher de recommencer. Il se mouche dans sa main, s’essuie sur son pantalon. Je ne sais pas quoi faire. Je n’ose pas partir. J’ai envie de le prendre dans mes bras pour le réconforter. Après un moment, la voisine finit par s’en aller.

Tout en pleurant, le petit vieux me fait signe de rentrer dans sa cour. Sur le devant de la maison, entièrement en bois comme la plupart des maisons du village, il y a une sorte de balcon, avec une vieille chaise, un tabouret, quelques outils, une casserole remplie de soupe. Il prend un bol et y verse de la soupe aux haricots, datant de quelques jours d’après son aspect peu appétissant, puis m’invite à rentrer à l’intérieur, dans une pièce sombre. Au fond, un lit recouvert d’une vieille couverture. Sur la droite, une table, un banc contre le mur et une chaise. A gauche, un petit meuble. C’est là tout le mobilier de la pièce. Une ampoule est pendue au plafond, une feuille de journal jaunie empêchant la lumière d’éclairer directement le lit. Sur l’un des murs est accroché un passage de la bible encadré, faisant face à une image de la Vierge sur l’autre mur.

Il m’invite à m’asseoir sur le banc, me donne le bol de soupe, essuie une cuillère sur un vieux torchon sale et me fait signe de manger. J’avale difficilement une cuillerée de soupe froide, mais là, vraiment, je ne peux pas manger ! Avec les mains, je montre que j’ai déjà mangé, que je n’ai plus faim. Il plonge alors une tasse dans une marmite et en sort du lait caillé. Chouette, je me dis, du lait ! ! Las, à la première cuillerée je me rends compte que celui-ci est tout aussi immangeable ! Je me force, avale une seconde cuillerée, puis abandonne à nouveau.

Pendant tout ce temps, le petit vieux (je ne sais même pas son nom !) n’a pas cessé de pleurer et de se moucher, de sécher ses larmes, avant de recommencer. Je comprends qu’il est tout seul, que tout le monde est parti. Il me fait pitié.

Il me fait signe de le suivre dans une seconde pièce. Et là, accrochés au mur et à un fil tendu, des habits traditionnels, des vestes en peau de mouton, des gilets, des chapeaux… Des images du Christ et de la Vierge un peu partout. Je suis étonné devant cette pièce-musée, qui contraste tellement avec le reste de la maison.

Les autres doivent m’attendre au campement, mais j’ai pris ma décision : je vais revenir, si possible avec quelques Barrés de la Lune qui voudront bien me suivre. Je veux offrir à ce vieil homme la seule chose que le Cabaret de la Lune peut lui donner : un petit moment de bonheur, lui faire oublier qu’il est tout seul, le temps d’un morceau de musique et d’une démonstration de jonglage.

De retour à l’école, où on a établit notre squat, les ateliers avec les enfants du village ont commencé. Je raconte mon histoire, les gens ont l’air intéressé, je suis content.

Et en fin d’après-midi, nous repartons en direction de chez mon petit vieux, à une vingtaine de minutes de marche. Nous nous relayons pour porter Marie et sa cheville en vrac.

Nous arrivons enfin devant la maison, où le petit vieux semble nous attendre. Il est étonné de me revoir, avec un petit groupe d’autres français. Puis plus étonné encore quand, par groupe de 3 ou 4, d’autres arrivent, puis d’autres encore, à quelques secondes d’intervalle. En tout, ce sont 18 Barrés de la Lune qui m’ont suivit ! ! Le petit vieux pleure, se mouche dans ses mains, s’essuie sur son pantalon, sèche ses larmes, pleure… Tout de suite, tout le monde est mis dans l’ambiance ! Il commence à pleuvoir et il nous invite à rentrer à l’intérieur. On s’entasse sur le lit, sur le banc, assis par terre, debout contre le mur, il y en a partout. Lui est assis sur le lit, à côté de Ionuû, notre ami et traducteur roumain. On lui offre une bière. Puis, après un moment d’hésitation où tout le monde se regarde, ne sachant pas trop quoi faire, la musique commence. Clarinette, flûte traversière, guitare, trombone ! ! Simon sort ses balles et jongle au milieu du salon. C’est un véritable spectacle privé que nous offrons à notre ami. Petit à petit, ses larmes sèchent et reviennent moins souvent, un timide sourire se dessine même sur son visage ridé. Notre hôte, assis sur son lit, sa bière à la main, discute avec Ionuû. Celui-ci nous explique que sa femme est morte. Il n’a pas d’enfants. Les voisins ne viennent jamais le voir. Il est seul.

La pluie cesse enfin et on sort dans la cour, musique, balles, massues, il y en a partout. Le vieil homme observe cette scène depuis son balcon, les mains appuyées sur la rambarde. Il ne sait plus où tourner la tête. Par le portail apparaît la tête d’une petite fille, qui rentre timidement dans le jardin, suivie par son frère et son père, puis par d’autres voisins attirés par la musique et les massues qu’ils aperçoivent par dessus la barrière. Petit à petit la cour se remplit d’enfants et de parents. Pour la première fois, la maison de notre ami est le centre d’intérêt du quartier. Il n’en croit pas ses yeux, qui ne pleurent plus du tout du coup. Je suis fier de ce cadeau que nous lui offrons. Je crois qu’il s’en souviendra toute sa vie.

Malheureusement, arrive le moment où il faut repartir. Chacun, à tours de rôle, vient dire au revoir à notre ami. Celui-ci embrasse tout le monde, filles comme garçons, à travers ses larmes. Celles-ci, asséchées le temps de notre présence, coulent à nouveau à flot. A mon tour, je le prend dans mes bras. Il ne veut plus me lâcher. Me rappelant alors les quelques mots de roumain appris, je lui dis « Triûi », « Vivez ! », ce que se disent parfois les roumains en trinquant. Il me semble qu’alors ses pleurs se calment quelque peu. Je pars.

Même si je ne comprend pas le roumain, je saisis le sens de ses paroles à ce moment, confirmées plus tard par Ionuû : « Non ! ne partez pas ! restez encore un peu ! ne partez pas ! ! »

Mais pourtant, on le sent, plus on restera, plus le départ sera dur. Et c’est tous les larmes aux yeux et une énorme boule dans la gorge que nous reprenons, lentement, le chemin de l’école. Les voisins, nous voyant partir, retournent à leurs occupations, sans prêter plus d’attention au vieil homme qui pleure, tout seul.

Ceux d’entre nous qui ont le moins peur de montrer leurs émotions, pleurent eux aussi à chaudes larmes. Les autres aimeraient se laisser aller de la même façon. Tous, nous sommes à la fois retournés, et à la fois heureux et fiers de ce que nous avons fait.

Peut-être que grâce à nous, les voisins se souviendront qu’à côté de chez eux, habite un vieil homme seul, chez qui les artistes français sont venus jouer. Peut-être que de temps en temps quelqu’un viendra rendre visite au petit vieux. Peut-être.

Depuis, le Cabaret de la Lune est retourné en Roumanie, et est repassé à Budesti. Malheureusement, je n'ai pas pu fairte partie du voyage cette fois. Les Barrés qui avaient connu le Petit Vieux l'année d'avant ont décidé d'aller lui rendre de nouveau visite. Mais en arrivant devant sa maison, ils ont appris par les voisins que le Petit Vieux était mort peu avant. Il nous reste la fierté de lui avoir donné ce moment de bonheur, qui n'était rien pour nous mais qui a été beaucoup pour lui je crois.

En pièce jointe, les photos illustrant cette histoire.
Il etait une fois... Au Pakistan, Parvat... English translation pending
by Parvat · 2005-05-16 · 59 replies
15 mai 2005

A la frontiere de Mirjaveh, j'attends un peu moins d'une heure le bus pour Quetta. Je bois mon premier chai pakistannais, regarde discretement les hommes comme ils sont fringues... Enfin le bus arrive... Dur dur, mais ca va, personne a cote de moi. J'espere comme va s'arreter pour manger, j'ai rien achete a part a boire... L'air con ne fonctionne qu'a moitie, les rideaux sont fermes, je ne vois quasi rien du paysage, de toute facon, il est le meme sur les rares fois que je regarde derriere les rideaux, du sable, des cailloux, des montagnes rocailleuses au loin, la route est assez bonne... 3 heures apres, ouf, on s'arrete. Mais au milieu du desert, pour... La priere. Deux heures apres, encore un'arret, mais il n'y a qu'une petite echoppe vendant du coca et des biscuits... 2h apres, re stop au coucher du soleil pour la priere. La route devient de plus en plus euh... nids de pouleuse... J'en ai marre de ce bus, une femme et son fils sont a cote de moi, ce trajet n'en finit pas, je compte les bornes kilometriques... Plus que 180 km... Enfin vers 23h trente, on arrive a Quetta. Je prends un taxi, m'enerve car je me fait rouler, de plus l'hotel que j'ai choisi est complet, me voila seule a minuit a chercher un hotel... Mais les receptionnistes sont encore adorables, et viennent avec moi pour plus de securite. Je trouve un moche hotel, a 250 roupies, un boucan de dingue, et ce matin je change. Je vais au Muslim hotel. Simple mais calme avec un p'tit resto a cote. Donc ce matin, je m'installe, et vais faire un tour dans la ville de Quetta. Gravooooos!!!!!!!! J'hallucine non stop!!!! Les camions colores, les rickchaws colores, les bus, les tronches des gens... Afghans, patchounes, aux chapeaux differents, barbus ou non... Genial!!! Je vais a la poste, envoie qques cartes :) et traine dans le bazar... Achete qques trucs que j'enverrai demain avec d'autres choses d'Iran, un des vendeurs est super sympa. Beaut beaut atcha! :) Toutoubidou, je trouve aussi ce que j'aime, gratos, j'en profiterai encore ce soir avant de dormir hehehe... Je tel a Jeanique, lui raconte, et viens sur le net apres avoir pris plein de photos dans les rues... J'hallucine, genial! La vie est bien belle parfois :)

Bon, sorry mais ca fait un bout de temps que je suis sur le net, je continuerai demain... Plein de bonnes choses a tous!!! Vous inquietez pas je vais super bien!!! :D A tout bientot!

P.S: j'apprends par message prive de Pili que Tama n'a pas pu passer la frontiere car il manquait un tampon sur son visa :( Ou es tu??? Je pense bien a toi!!!
Découverte des ethnies minoritaires dans le nord du Vietnam English translation pending
by Apolloroux · 2019-06-19 · 157 replies
Bonjour amis voyageurs,

Voilà déjà un mois que nous sommes rentrés de notre voyage dans le nord du Vietnam . Nous avons adoré ce voyage plein de découvertes et de rencontres.

Pour nous, ce furent nos premiers pas en Asie. Nous avions déjà voyagé aux USA, au Canada et à Cuba mais jamais sur ce continent. Alors cette année, on s’est lancé. Pourquoi le Vietnam ? Et bien parce que j’avais lu de magnifiques carnets concernant ce pays sur ce forum.

Cette année fut l’année des nouveautés car habituellement, je prépare nos voyages seule et nous partons en totale autonomie en voiture de location. Pour le Vietnam, la voiture de location n’est pas possible et faire un tel voyage en transport en commun me paraissait un peu compliqué. Du coup j’ai fait appel à une agence de Hanoï pour nous organiser ce voyage. Après avoir demandé des devis à trois agences, nous avons sélectionné Amica Travel qui nous a donc organisé ce voyage avec guide et chauffeur.

J’ai été immédiatement séduite par le côté rassurant de voyager de cette façon mais d’un autre côté, j’ai été aussi un peu (beaucoup) inquiète quant au fait d’être continuellement accompagnée d’une tierce personne.

En ce qui concerne le trajet, nous l’avons élaboré ensemble, l’organisatrice du voyage et moi-même. Après plusieurs mails échangés ainsi qu’ un contact téléphonique, nous sommes arrivées à ce parcours :

Les 2 premiers jours à Hanoï Jour 3 : Hanoï – Sapa Jour 4 : Sapa Jour 5 : Sapa – Bac Ha Jour 6 : Bac Ha Jour 7 : Bac Ha – Ha Giang Jour 8 : Ha Giang – Dong Van Jour 9 : Dong Van – Bao Lac Jour 10 : Bao Lac – Ba Be Jour 11 : Ba Be Jour 12 : Ba Be – Hanoï Jour 13 : Hanoï – Tam Coc Jour 14 : Tam Coc Jour 15 : Tam Coc – Baie de Lan Ha Jour 16 : Baie de Lan Ha – Cat Ba Jour 17 : Cat Ba Jour 18 : Cat Ba – Hanoï

Les hôtels ont été choisis et réservés par l’agence. Nous avons aussi passé 4 nuits chez l’habitant.

Lors de nos différents échanges, j’avais insisté pour avoir un voyage cool (pas de mode marathon) avec beaucoup d’arrêts photo, des randonnées ainsi que des rencontres avec la population. Nous avons été comblés.

Maintenant je vous emmène découvrir tout cela.

1er jour : mardi 30 avril : le départ

C'est donc le mardi 30 avril très tôt le matin que nous quittons la maison pour nous rendre à Bruxelles afin de prendre le TGV pour Paris.

Arrivés à Paris bien avant le décollage de notre avion nous avons tout le temps pour enregistrer nos bagages et manger un petit morceau. Comme nous n'avions pas pris les visas à l'avance, (nous les achèterons à l'aéroport de Hanoï), on nous demande de montrer notre lettre d'invitation. Pas de problème, nous avons ce qu'il faut.

Nous embarquons donc dans un avion de la compagnie Vietnam Airlines et celui-ci décolle bien à l'heure.



Après un vol parfait de 11 heures nous atterrissons à Hanoï sous un ciel très gris et même pluvieux. La première chose à faire avant de passer la douane est d'aller chercher le visa. Tout va très vite car nous avions déjà rempli les papiers chez nous à la maison. Nous le payons en euros sans problème et nous passons très vite le contrôle. Il nous reste à aller chercher nos bagages. C'est toujours une étape un peu stressante d'autant plus que nos sacs se font un peu attendre. Heureusement, les deux sacs sont enfin là, les vacances peuvent commencer. Avant de sortir de l'aéroport nous passons par le bureau de change afin de changer quelques euros en dongs. Et nous voilà tout à coup millionnaires.

Notre chauffeur est là. Il nous attend avec une pancarte sur laquelle nous lisons notre nom. Comme c'est agréable de se savoir attendus. Pas besoin de chercher un taxi ou autre moyen de transport. Nous apprécions déjà le confort de voyager par agence.

2eme jour : mercredi 1er mai : arrivée à Hanoï

Nous sommes déjà le 2eme jour. Et oui, avec le décalage horaire nous devons avancer nos montres de 5 heures. Nous embarquons avec notre chauffeur direction Hanoï. Nous en avons pour plus ou moins 45 minutes de route avant d'arriver à l'hôtel. Mais à notre grande surprise, nous allons faire une halte dans la ville de Hanoï pour une séance de spa. Je savais que nous irions au spa, cela était bien indiqué dans notre programme mais je pensais que ce serait à l'hôtel. Mais en fait non, c'est dans un institut dans la ville de Hanoï. Ok, cela va nous faire du bien après un voyage quand même un peu fatiguant mais je ne suis pas vraiment à l'aise. En effet, après 11 heures de vol sans possibilité, évidemment, de prendre une douche, je me dis que l'on ne doit plus être très frais. Et bien tant pis, allons -y Heureusement, nous avons quand même la possibilité de nous laver les pieds. C'est déjà ça ! Nous allons ensuite en cabine et c'est parti pour une heure de massage. Un délice, ça dénoue les muscles crispés par ce long trajet. Notre voyage commence bien.

Après cet agréable intermède, notre chauffeur nous amène à l'hôtel. Il est encore tôt et évidemment la chambre n'est pas prête. Elle le sera seulement dans l'après-midi. Ce n'est pas trop grave. Nous pouvons aller nous doucher au spa de l'hôtel et enfiler une tenue plus confortable pour commencer à découvrir la ville de Hanoï. Pour nos deux jours dans la capitale ce sera sans guide. Nous avons hâte de découvrir cette ville millénaire.

Notre hôtel se trouve à quelques minutes à pied du lac Hoan Kiem. Ce lac est situé au cœur de la capitale mais reste un véritable havre de paix à l'abri du tumulte de la ville bien que ses rives sont assez fréquentées par les locaux ainsi que par les touristes. Au sud du lac nous apercevons l'îlot de la tortue





Nous continuons à longer le lac pour arriver au niveau du second îlot appelé îlot de jade sur lequel se dresse le temple Ngoc Son . Pour y accéder nous devons emprunter le pont the Huc . Un joli pont de bois peint en rouge qui contraste merveilleusement bien avec les eaux vertes du lac.



Nous décidons de visiter ce temple bien que ce soit bondé. Voici l'entrée du temple juste après le pont



Des autels du temple





De très jolis bonzaïs ornent les espaces extérieurs du temple





Nous ne nous attardons pas trop car il y a vraiment beaucoup de monde et nous avons hâte de découvrir le vieux quartier de Hanoï qui se trouve à deux pas d'ici. Ce quartier est le cœur historique de la ville et est très animé.





On l’appelle aussi le quartier des 36 corporations car il est composé de rues ayant chacune sa spécialité comme la rue de la chaussure ou la rue de la mercerie.

Pour bien s'imprégner de cette ambiance si particulière nous nous perdons dans les ruelles de ce labyrinthe. Se perdre est un grand mot car nous avons tout de même un plan et nous suivons le tracé d'une promenade proposée dans un guide touristique.

Après seulement quelques pas dans ce quartier je me sens emportée dans un tourbillon de couleurs et d'agitation. Je reste là époustouflée à regarder les gens vivre. Une femme essaye de nous vendre des beignets, une autre tente de nous mettre une palanche sur les épaules puis c'est un autre qui nous interpelle pour un tour en cyclo pousse. Ça fourmille de partout, ça grouille, ça bouge, ça crie, ça klaxonne. La vie est omniprésente, dans les artères principales mais aussi dans les ruelles plus sombres. Je suis étourdie par la frénésie de la ville Les restaurants occupent les trottoirs, les mobylettes aussi. La plupart du temps d’ailleurs le trottoir est inaccessible. Il faut marcher dans la rue.



Ici, c'est la jolie vendeuse d'ananas qui occupe la place.



Les artisans travaillent ou vendent dans la rue











Le marchand de fleurs me regarde, espère peut-être vendre un bouquet.

Ouest Addict #3.2: Me, Myself et… la Mule English translation pending
by Tidju · 2019-03-07 · 54 replies
« tu dors ? »



« dis, tu dors ? »

non, je suis juste profondément endormi. Les nuits d’octobre sont particulièrement chaudes cette année. Mais quelle est cette voix ?

« dis, on y retourne ? » …

J’entrouvre péniblement les paupières. A mes côtés madame dort paisiblement. C’est sans doute un de mes 3 enfants qui n’arrive pas à dormir. Je lance un scan 360° de la chambre avec mon radar visuel…

Rien.

« allez ! On y retourne ??? »

Je sursaute et me retrouve assis dans mon lit. La mule ! ça ne peut être qu’elle ! J’ai été tellement occupé à préparer notre voyage en Namibie pour l’été prochain que je l’avais oubliée – délaissée à l’étable. La mule, c’était juste un personnage que je m’étais inventé pour m’accompagner dans mes « Chroniques d’une folie solitaire ». A présent elle me parle. Comme une petite voix qui me chuchote à l’oreille interne… et dont je ne peux pas me débarrasser. Ca y est : d’addicted à fou, je vire définitivement schizo.

Je me rendors.

« et si tu tentais une nouvelle fois ta chance à la loterie de The Wave ? Si tu y vas le vendredi matin tu pourras participer à 3 tirages – début mars, le BLM est encore fermé le weekend… »

Nom di dju, elle me prend vraiment par les sentiments. Voilà que l’ouest-addiction se remet à bouillonner dans mes veines. Elle me prend par toutes les extrémités du corps, comme une sensation chaude qui se propage lentement d’abord, mais très vite elle explose dans ma poitrine… une longue inspiration haletante et puis je bloque ma respiration. Les souvenirs des périples précédents défilent et se bousculent :

Ouest Addict #3.1 : 2018 Chroniques d’une folie solitaire – ou le live sur le forum Ouest Addict #3 : 2017 Colorado, Utah, Wyoming et South Dakota: 4 états pour un roadtrip ! Ouest Addict #2.2 : 2017 Palm Springs et environs Ouest Addict #2.1 : 2016 quelques jours de plus dans l’Ouest Ouest Addict #2 : 2015 de San Diego à Las Vegas au travers de l’Arizona et l’Utah Ouest Addict #1 : 2014 la Californie

Je n’arrive plus à me rendormir. Allongé sur mon lit, à présent ce sont les lignes de ma West-Wish-List qui s’entrechoquent avec l’image difforme d’une carte sans échelle, dont les distances sont fortement altérées par mon ouest-aliénation.

Il faut que j’y retourne.

Et la mule qui assène dans ma tête « Charge-moi encore ! » … et oh ! je te rappelle que c’est toi qui porte, la mule ! Euh… non non non, la bête de somme c’est moi et uniquement moi. Je me suis de nouveau fait avoir…
Backpacking dans des lieux confidentiels du Southwest English translation pending
by Wavemaster · 2018-04-28 · 50 replies
Le 30 mai 2016 nous avions prévu avec Lysiane de partir en backpacking à reflection canyon malgré 30° annoncés. Nous étions partis à environ 12H du parking après avoir mangé et moi chargé d’environ 20kg pour ne pas manquer d’eau. Au final, je n’ai pas bu assez, nous avons mis 6H pour arriver au point de vue et j’ai eu un début de déshydratation avec beaucoup de crampes, vertiges et incapable de manger. Le retour fut un calvaire le lendemain matin et j’ai tenu grâce en partie au soutien moral de lysiane. Je n’ai pas digéré cet échec et depuis ce temps je pensais à prendre ma revanche. Pour cela il fallait prévoir un voyage plutôt en avril pour avoir des températures acceptables et un niveau du lac au plus bas dans l’année. Lysiane ne pouvant pas partir en avril pour raisons professionnelles il me fallait trouver un partenaire de voyage ayant les mêmes centres d’intérêt. Ayant expliqué mon intention à Olivier celui-ci s’est peu à peu intéressé à la chose et à réussi à convaincre sa compagne et à se convaincre lui-même de laisser sa petite fille pendant une dizaine car le deal était là : ne pas dépasser une dizaine de jour. Ce serait donc un trip axé sur le backpacking sur 8 jours pleins avec au programme 1/ Horse canyon avec ses arches variées, panels de pictogrammes et ruines indiennes sur 2 jours. J’avais voulu faire ce backpacking avec lysiane en septembre dernier mais j’avais du annuler car il faisait trop chaud (39°) et vu qu’il n’y a pas de cours d’eau au delà de Peekaboo , impossible de faire du backpacking par forte chaleur sauf à emporter une quantité d’eau démesurée

2/ Bullet et Sheik canyon dans Grand gulch avec ses ruines et panels de pictogrammes sur 2 jours

3/ The Gulch et lamatine arch sur 2 jours

4/ Reflection canyon sur 2 jours

Pour optimiser le temps sur place, nous avons pris le vol direct paris – salt lake city pour arriver tôt et se rapprocher de Moab au maximum, faire les courses le soir et préparer les sacs pour le premier backpacking car bien entendu ce type de randonnée demande plus de préparatif qu’une randonnée à la journée. Première étape récupérer la voiture chez Hertz et force est de constater qu’il n’y a pas grand-chose sur le parking. Ils me proposent une sante fe que je refuse et une infiniti ix80, un tank 4WD mais qui ne me tente pas du tout. C’est là que des clients arrivent pour rendre une 4 runner et là je saute dessus et indique à l’employé que c’est celle-ci que je veux. Le temps de la laver et elle est à nous. A l’exception de véhicules spécifiques que le rubicon, le 4 runner est sans doute celui avec la meilleure garde au sol, débattement de suspension et de bons angles d’attaque et de fuite. Pour le premier trajet, plutôt que d’aller directement à Moab (4H de route) nous avons coupé la poire en 2 et fait halte à Price.

jour 1: Le premier jour nous sommes partis avant 6H car l’objectif était de démarrer la randonnée vers 10/11H après avoir récupérer le permis au visitor center des Needles. Sur la route halte à Looking glass arch qu’Olivier ne connaissait pas. Impossible d’utiliser mon drone pour cause de vent trop fort. Arrivés au trailhead force est de constater que le vent est fort et glacial donc pas évident de faire les bons choix de vêtement donc il faut prévoir le plus large possible = polaire, coupe vent gore tex et bonnet car la nuit prochaine c’est -6 degré qu’il est prévu !!!!



nous nous chargeons modérément en eau car la températures est autour de 10 / 15 degrés max prévue mais nous ne pouvons pas à priori compter sur une source d’eau sauf à avoir de la chance avec des pools stagnantes

Durant la première partie de sable profond et sables mouvants nous sommes doublés par un pickup avec une caravane sur la benne et quelques centaines de mètres plus loin il sont englués dans les sables mouvants et impossible de sortir de là seuls. Nous avions envisagé de faire les 2,5 premiers miles jusqu’à peekaboo avec le 4 runner mais finalement nous avons pris la bonne décision. Avec le vent et l’alternance de soleil et nuages la températures ressentie varie beaucoup et je ne vais pas arrêter d’enlever et remettre le polaire pour finalement le ranger définitivement dans le sac. En 2014 j’étais allé avec Lysiane jusqu’à Tower ruins (12 miles A/R) mais en day hike il n’était pas possible d’aller jusqu’au bout du canyon. La marche se fait quasi intégralement dans le sable plus ou moins profond donc fatigant et éprouvant pour les chevilles et les tendons.





Après avoir passés les 2 premères arches, skull arch



et paul bunyans potty



aisni qu'une jolie ruine



, nous observons à distance Anchor et gothic arch qui ne sont pas très photogéniques



Le 2ème objectif de la journée est d’aller voir les 2 panels de 11 faces et 13 faces. Le premier se trouve dans trail canyon et j’avais estimé l’endroit d’après les explications de M.Kelsey dans son livre sur canyonlands. Une fois sur place la recherche n’est pas si évidente car ce recoin sur canyon est assez vaste. Nous nous élevons et j’arrive finalement à repérer le panel grâce au 600mm de mon sony RX10M3. Ce panel est très en hauteur et semble très difficile d’accès (pente raide d’éboulis entre autre). Nous nous contenterons donc de vue au zoom qui sert de jumelles



Peu après nous trouvons un raccourci et là nous tombons sur une pool assez imposante qui nous permet de faire le plein en eau. Nous arrivons peu après à un champ de cottonwood qui fera un camp de fortune car les spots ne sont pas légions ( pas de spot de camping officiels comme dans salt creek) .

Direction ensuite le side canyon qui abrite les 13 faces. Là j’ai les coordonnées GPS mais nous mettrons un bon quart d’heure à trouver comment se frayer un chemin dans la végétation en s’éraflant de partout pour accéder au panel qui est bien caché et très bien conservé.



Après 12 miles dans le sable on est un peu fatigué et on se décide à monter le camp sous les cottonwood non loin de là, à l’embouchure de ce side canyon et du canyon principal qui mène à castle et Fortress arch. Il y a pas mal de vent et comme le sol meuble avec le sable il nous faut aller chercher des pierres, rares dans le coin, pour stabiliser les sardines de la tente autoportante que nous allons inaugurer (Big agnes fly creek HV UL3).





Le temps de monter le camp la température baisse vite et on supporte le bonnet et le polaire. Même si le risque de croiser un ours est faible j’accroche tout de même la nourriture en hauteur à un arbre. Heureusement avec la tombée de la nuit , le vente tombe (indiqué par les prev météo) et nous passerons une nuit calme mais glaciale sans beaucoup dormir. Olivier a un duvet donné pour confort à -12° mais malgré cela il a froid. De mon côté j’ai un duvet donné pour -1° confort. J’ai mis un sous vêtement mérinos sur le dessus , un collant pour les jambes , chaussettes grand froid point 6 et bonnet mais au fur et à mesure de l’avancée de la nuit j’aurais de plus en plus froid et je me refuse à mettre le polaire en plus dans le duvet car quand je sortirais je n’aurais plus d’autre couche à ajouter et vais avoir encore plus froid….. en se levant tous les 2 vers 1H le matin pour aller pisser on mesure bien le froid extérieur. Quand on se remet dans le duvet on a la sensation d’avoir chaud mais cela ne dure pas !!!! je vais dormir un peu sur le matin et du coup rater le lever pour aller à castle arch pour le lever de soleil. Tant pis, nous aurons tout de même une belle lumière et pas de vent ce matin là. Cette arche est magnifique mais fragile comme en témoignent les rochers au sol tombés de la partie horizontale. Je ne serais pas surpris qu’elle s’écroule dans quelques années.











Pour fortress arch l’accès est plus facile et très jolie également bien que très différente de castle arch.







Au retour nous passerons par le panel des 9 faces qui est nettement moins bien que les 2 autres.



Cette escapade matinale nous a pris quasiment 5 miles avant retour au camp de base pour remballer et nous mettre en route pour faire le chemin inverse qui fera 13 miles au total donc 25 miles en tout assez fatiguants car je pense qu’entre le poids des sacs (on d’enfonce encore plus dans le sable !!!) et le sable mou cela doit bien rajouter une dizaine de km par rapport à une marche sur terrain dur sans sac lourd.
Je vous invite à découvrir l'archipel des Bermudes English translation pending
by Pinacoladada · 2018-02-26 · 106 replies
Cet archipel est situé dans un coin très isolé de l'Atlantique Nord. Il se compose notamment d'une centaine d'îles dont les sept plus grandes sont habitées. Elles sont reliées entre elles par des ponts.

La plupart des visiteurs se rendent aux Bermudes lors d'une escale d'une journée ou tout au plus quelques jours lorsqu'ils sont en croisière.

C'est pourquoi le douanier a été surpris lorsqu'il a appris que nous y passerions deux semaines, surtout que c'était notre premier séjour à cet endroit.

Nous lui avons mentionné que nous retournions rarement au même endroit et que nous désirions prendre le temps de découvrir les nombreux attraits touristiques qu'offre cette merveilleuse destination.

Il faut dire que les Bermudes possèdent entre autres de magnifiques plages de sable rose qui sont considérées comme faisant partie des plus belles plages au monde.

De plus, les villes d'Hamilton et de St. George's (inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco), sont composées de superbes bâtiments de style colonial.

On y retrouve de nombreux musées ainsi qu'une multitude de forts dont leur position offre de superbes vues panoramiques.

Il s'agit également d'une destination idéale pour les golfeurs ainsi que les amateurs de plongée en apnée et plongée sous-marine.

L'île comprend également plusieurs grottes dont Crystal Cave et Fantasy Cave qui sont vraiment exceptionnelles.

On y retrouve également de nombreux parcs dans lesquels ont été érigés de beaux sentiers de randonnée.

Il y a même un zoo ainsi qu'un aquarium.

Cependant, ce que nous avons retenu de notre voyage aux Bermudes, c'est la gentillesse des bermudiens. Toujours souriants, toujours prêts à nous aider. De plus, la propreté qui règne sur l'île est vraiment remarquable.

Nous avons effectué la location d'un studio sur le site Airbnb. Il était situé dans le bas d'une maison à Southampton, paroisse située au milieu des Bermudes. Nous y avons séjourné à la mi-novembre.

Nous avons été très bien accueillis par notre hôte et celle-ci a toujours été disponible et proactive lorsque nous avions certains besoins.

Le studio était très propre, situé dans un secteur sécuritaire et calme, et possédait toutes les commodités requises. Il était surtout très bien situé, à proximité des plus belles plages de l'île, d'un supermarché, poste à essence, restos, etc.

Pour nous déplacer sur l'île, nous avons loué un scooter chez Elbow Beach Cycles. Il faut dire que la location d'une voiture n'est pas permise.

Aux Bermudes, la conduite se fait à gauche. De plus, une expérience de conduite sur deux roues est exigée lors de la location.

Donc, le conducteur doit effectuer un test de conduite sur un petit parcours avant que la location soit confirmée.

Je profite de l'occasion pour vous mentionner que nous avons eu un excellent service avec cette entreprise familiale. Ce sont d'ailleurs des gens très généreux. Je les recommande hautement.

Le transport en commun est également très développé sur l'île.

Le coût de la vie est élevé aux Bermudes. Nous avons donc la majorité du temps effectué nos achats de nourriture dans les supermarchés. Cependant, nous avons réussi à trouver quelques petits restos qui offraient des prix raisonnables et dont la nourriture était vraiment succulente.

Le dollar utilisé aux Bermudes est le dollar bermudien ainsi que le dollar américain. Ils possèdent la même valeur.

Donc, sans plus tarder, je vous présente les différents attraits touristiques que nous avons visité lors de notre séjour aux Bermudes. Ils ne sont pas présentés par ordre d'importance.

De plus, une vidéo a été créée pour chacun de ces attraits, vous permettant ainsi d'avoir un excellent aperçu de chacun d'entre eux. Une image vaut mille mots. Imaginez une vidéo! :-)

Si vous avez des questions, il me fera plaisir d'y répondre.
Retour sur quatre jours à Lisbonne, en avril 2016 English translation pending
by Wallis06 · 2016-04-20 · 27 replies
Bonjour à tous,

Nous étions à la recherche d'une destination à moins de 3h d'avion, où passer quelques jours pendant les vacances d'avril. Lisbonne s'est imposée assez rapidement : ville ni trop grande, ni trop petite, et vols Easyjet très abordables au départ de Nice .... Nous y avons passé quatre jours pleins en famille avec nos filles de 15 et 17 ans.

Pour le logement, nous sommes passés par Booking pour louer un appartement dans le quartier du Chiado .

Petit inconvénient du vol EasyJet, l'horaire tardif. Nous devions atterrir à presque 23 h, heure locale (Au Portugal, il y a une heure d'avance car eux ne trichent pas sur leur fuseau horaire) mais l'avion est parti avec une demi-heure de retard. Cela nous a fait atterrir un peu avant minuit. J’avais lu, notamment sur des guides que les taxistes lisboètes n'ont pas toujours bonne réputation. Là, franchement, rien à dire ! Un policier dispatchait les clients en fonction de la taille des taxis qui se présentaient. J'ai demandé le prix avant de monter, le taxiste m'a répondu que ce serait 19, 20 €, prix correct, je pense, vu l'heure. Il nous a même fait une petite présentation de la ville dans un anglais du même niveau que le mien (vous avez compris 😉).

Il faut compter 20 min pour le centre ville. Cela étant dit, à cette heure là, pas de bouchons évidemment et de plus, notre chauffeur devait être un ancien coureur de formule 1.

Le propriétaire de l'appartement, nous attendait avec le sourire malgré l'heure tardive. Très bel appartement de deux chambres exactement comme sur les photos et qui s'est avéré très bien situé.

Avant de détailler nos quatre jours sur place (3 à Lisbonne et un à Sintra), je donne le lien vers la version complète avec les infos pratiques sur les transports et les quartiers touristiques : www.deparlemonde.com/nos-voyages/lisbonne/

J1 : Le centre historique Première étape de la journée, passer à la station de métro Rossio pour y acheter une carte Viagem avec un Pass 24 h. Il y a des distributeurs et ils sont assez faciles d'utilisation. Le Pass permet de prendre tous les transports pendant 24 h, à partir de la première heure de son activation et est intéressant si on veut prendre un ascenseur ou un funiculaire. Notre logeur nous ayant fourni des cartes (elles coûtent seulement 50 centimes de toute façon), nous n'avons eu qu'à les charger.

Nous allons ensuite à la place Martim Moniz pour prendre le mythique tram 28. L'arrêt se repère facilement, il suffit de chercher un attroupement de touristes. J'avais lu plusieurs fois qu'il valait mieux le prendre au terminus mais on ne doit pas être les seuls à avoir lu le conseil. Finalement l'attente a été raisonnable (surtout par rapport à ce que nous connaitrons le lendemain ... ) et nous sommes montés dans le deuxième tram avec moins de 20 min d'attente. Les tramways sont indissociables de l'image de Lisbonne qu'ils sillonnent depuis plus d'un siècle. Les touristes adorent le tram 28, les pickpockets adorent les poches des touristes, bref, vous avez compris : PRUDENCE !

L'Islande avec 4 enfants en juin: Où est l'été? English translation pending
by Caperam · 2016-01-23 · 54 replies
Bonjour à tous, nous avons effectué un petit voyage en Islande du 29 mai au 12 juin 2015 avec nos 4 enfants de 7 à 15 ans. Nous avons bien profité des conseils des voyageurs du forum et venons ajouter un petit carnet avec photos pour vous remercier.

Après beaucoup d'hésitations, nous avons choisi d'effectuer ce voyage en camping-car. Nous ne trouvions pas de 4x4 adaptés pour 6 personnes et le prix des logements était prohibitif. Le camping-car a réglé le problème. Nous regrettions à l'avance de ne pas pouvoir emprunter les routes intérieures mais ça n'a pas duré longtemps. En effet, l'été a mis beaucoup de temps à arriver et début juin, toutes ces routes étaient fermées à cause de la neige donc un 4x4 n'aurait pas permis d'aller ailleurs.

Le 29 mai, nous sommes partis de Roissy avec Wow air direction Reykjavik



Nous avons pris possession de notre camping-car à l'aéroport de Keflavik, sous le soleil mais avec un vent violent et après le plein de nourriture au supermarché, nous avons pris la route pour le parc de Thingvellir où nous avons passé la nuit dans un camping assez basique.

nous ne manquerons pas d'espace.

Nous avons découvert le soleil de Minuit pour la première fois... et c'est vraiment surprenant ! Le soleil disparaît un moment mais il fait jour tout le temps.



Vers minuit, le soleil disparaît derrière la montagne

Le 30 mai

Après notre première nuit islandaise, nous partons découvrir le fameux "triangle d'or", quelques sites très proches de Reykjavik et très touristiques. Mais on comprend pourquoi. La première étape, c'est Geysir, le fameux geyser qui a donné son nom à tous les geysers du monde. Celui qui souffle le plus désormais, c'est Strokkur, une fois toutes les 5 à 10 minutes à une quarantaine de mètres maximum.



les lieux au calme



C'est d'abord une magnifique bulle bleue

qui éclate puissamment

et jaillit

A quelques mètres, geysir qui ne jaillit pas tous les jours.



Parfois on se fait même surprendre, les jaillissements s'enchaînent, il faut mieux faire attention au sens du vent !🙂



Le champ géothermique de Geysir

Le froid est mordant mais le ciel est bleu et nous sommes bien couverts, nous restons assez longtemps à profiter du spectacle, contrairement aux groupes qui ne font que passer. Le spectacle est vraiment magnifique.

Ensuite c'est Gullfoss, une double chute d'eau superbe, où nous déjeunons, dans le camping-car sur le parking car si le soleil est présent, la température est très basse. Puis nous descendons jusqu'aux chutes et aux divers point de vue.

Vous voyez les piétons qui font l'échelle?

Puis nous nous arrêtons dans le parc de Thiingvellir en faisant la route du retour, mais il pleut des trombes, nous ne verrons pas grand chose du lieu du premier parlement européen en 930, ni de la faille d'Almannagja, séparation entre la plaque techtonique européenne et la plaque américaine.



En roulant, nous constatons qu'un voyant s'allume anormalement et décidons d'aller chez le loueur pour vérifier. Une fois rassurés, nous repartons plein nord pour entamer notre tour d'Islande par la route N1.

C'est vers 21 h, au sud de Borgarnes, à la recherche d'un camping que le véhicule s'immobilisera totalement, plus aucune réaction, impossible d'avancer puis de démarrer....

Notre vue pour toute la nuit qui se passe sur la route, aucune nouvelle des secours. Nous attendrons le dépannage toute la nuit, nous nous ferons pas mal balader au téléphone par l'assistance. Vers 5 heures, un jeune s'arrêtera pour nous aider (après que nous ayons refusé plusieurs propositions en début de nuit, confiant dans notre loueur), il restera longtemps. Jusqu'à l'intervention de la police qui sera efficace avec son appel téléphonique, une demi heure après, le dépanneur est là et il répare sur place.
Why do we always think that "ELSEWHERE" is better than our own country?
by Jupiteria · 2013-05-16 · 455 replies
As soon as I return to France, I catch myself thinking, "it’s better elsewhere." Wherever we’ve been, I feel this lightness of living—less restriction, less pressure, less sadness—and I start dreaming of somewhere else, of living somewhere else, a simpler life, more authentic, with colors everywhere: markets, clothes, homes...!!! Meeting kindred spirits, genuine people, gentle and kind, and letting go of all this modernism, this technological rat race, the indifference toward others, the confinement, the racism against the elderly in France, against the poor, the weak, the beautiful... fleeing the news, politics, jealousy, meanness, stupidity, greed... And in my moments of clarity, I tell myself that every country, every city has its pros and cons, and that maybe the best of all worlds isn’t down here. But I also remind myself that you have to know how to COME BACK in order to LEAVE again... yet still...!!! IS IT REALLY BETTER ELSEWHERE?😏😏😏
Mes sentiments avant mon deuxième départ en Thaïlande English translation pending
by Montoya25 · 2010-04-30 · 50 replies
Bonjour,

J'avais quelques reflextions et autres pensées à partager la veille de mon départ.

Je repart demain pour 17 jours en Thailande apres un premier périple de trois semaines en Octobre a vitesse grand V, cette fois je vais uniquement dans le nord.Prendre le temps et apprendre.

C'est six mois d'attente qui se terminent, six mois de reprise du quotidien difficile, six mois de solitude presque. Passer l'heuphorie des deux mois d'apres vacances, à parler de tout, à montrer les photos et films à la famille et aux amis, retrouver sa route lorsque l'on rentre seul d'un tel séjour à été tres dur, d'ailleurs la mienne fut simple au bout de trois mois c'etait de repartir sans me dire je vais faire ça ou ça. Il fallait juste que je reparte. Il y a 6 mois j'etait heureux ici, aujourd'hui, j'ai complètement décrocher, je ne me reconnais pas, je ne reconnais plus dans les valeurs des gens. J'ai l'impression d'avoir perdu le "rythme social" de la France. Plus je sors, plus je vais voir des amis et plus je me sens seul dans mon petit monde. Parler de la Thailande aux autres ça les amuses une fois mais pas deux, ce n'est pas la vraie vie. Mais ou est la vraie vie, ou est la réalitée? Je me le demande, je ne sais plus trop quoi penser finalement. Je me sens tellement vivant à l'etranger alors qu'ici quelle routine, quelle socièté de consommation et de paraitre. J'ai un bon boulot mais depuis six mois j'ai vraiment du mal a accepter le monde qui dirige cela. C'etait les vacances peut-etre mais mon oeil amoureux de la planète à vu plusieurs choses qui font changer.

Tout ça pour dire que finalement, quand on voyage, on se sent bien seul, que personne ne comprend le pourquoi d'un voyage. J'ai la chance d'avoir du travail et de pouvoir partir pour faire avancer mon petit monde à ma manière. Mais c'est une goutte d'eau dans ce pays. Je ne sais pas comment je vais revenir de ce nouveau periple mais deja beaucoup de chose on changé. Heureusement que VF est là pour le moral.

Si je pouvais me reveiller dans l'avion demain et ainsi eviter le train pour paris demain.

Je reste bien sur le plus heureux des hommes, à partir de demain soir....
Cinq jours pour découvrir la Sardaigne en scooter English translation pending
by Kisei · 2009-04-20 · 1 reply
Bonjour à tous,

Je fais un compte-rendu détaillé de la (petite) semaine de vacances que je viens de faire en Sardaigne. Je suis parti avec un ami avec pour objectif de faire "le tour" de l'île en scooter/camping. J'ai pu notamment grâce à Sandroli (membre de ce forum), préparer un minimum l'itinéraire dans ses grandes lignes. Mais évidemment, dans ce genre de voyage, rien ne se passe comme prévu et l'itinéraire s'est donc créé au jour le jour:

Dimanche 12 Avril: Je rejoins mon ami vers 13h30 Gare du Nord pour prendre le ter direction Paris-Beauvais. Nous avons pris un aller-retour avec Ryanaire qui nous a coûté 140€ chacun (billets pris environ 3 semaines avant le départ). L'avion décolle à 19h50, donc ça nous laisse du temps pour faire le chemin à pied de la gare de Beauvais jusqu'à l'aéroport de Beauvais-Tillé. Comptez une bonne heure de marche en plein milieu de la zone industrielle pour couvrir la distance. On arrive vers 17h au petit aéroport de Beauvais. Après 1h d'attente, on enregistre le bagage qu'on avait (30€ avec Ryanair) puis à nouveau l'attente. On passe dans la salle d'embarquement et on attend encore. À 19h50, heure supposée du décollage, notre avion n'est même pas encore là. Il arrive finalement juste après et 25 minutes plus tard, on décolle. La rapidité fut au rendez-vous pour faire monter tout le monde et décoller, un bon point pour Ryanair. L'avion est celui d'une compagnie low cost, donc confort minimum, mais pour 2h20 de voyage, on en tient pas trop compte. Rien à signaler pendant le vol. On arrive finalement à Cagliari avec seulement 10 minutes de retard sur l'horaire prévu. Comme prévu, il pleut à notre arrivée, mauvais signe pour la suite. On récupère rapidement le bagage et prenons un taxi pour rejoindre le B&B se situant à Monserrato (ville mitoyenne de Cagliari) que j'avais réservé par Internet quelques jours auparavant. Je l'ai trouvé sur le site iha, adresse que m'a donné Sandroli (encore merci à lui). Notre hôte, Mariano, est très sympa et nous donne toutes les informations que l'on a besoin de savoir pour le lendemain. La chambre double nous coûte 44€, soit 22€ par personne, ce qui est tout à fait convenable. Fatigués, nous nous endormons vers minuit en prévision d'un lever tôt pour être rapidement à pied d'œuvre.

Lundi 13 Avril: Alors, nous n'avions pas prévu une chose: ce lundi-là correspond au lundi de Pâques, ce qui se traduit par de nombreux commerces fermés à Cagliari. Enfin bref, j'y reviendrai. Vers 9h, nous sommes prêts à rejoindre la capitale de la Sardaigne afin de louer un scooter et entamer sans plus tarder notre périple. Notre hôte nous avait dit qu'il peuvrait. Certes le temps était couvert, mais la pluie n'est que très rarement tombée et de manière disparate. Rien de bien gênant donc. J'ai avec moi deux adresses de loueur que nous décidons de tester. Il faut croire que les informations que j'avais récupérées sont fausses car à la première adresse, il n'y aucune trace de loueur, et à la seconde, le loueur n'a pas le nom qu'il devait avoir. La boutique de location qui est à sa place semble fermée. Nous nous rendons à l'office de tourisme pour avoir un plan de la ville et essayer d'obtenir des adresses de loueur de scooter. Les dames très serviables nous seront vraiment utiles tout le long de la journée, notamment pour avoir des plans de la ville et la liste des campings de la région. Enfin concernant les loueurs, c'est moins brillant vu que là où nous sommes redirigés, il n'y a rien du tout. Nous nous retrouvons donc à 12h30 sans avoir ce fameux scooter et réfléchissant à la marche à suivre. Plusieurs options s'offrent à nous: ou bien nous nous rabattons sur une voiture afin de partir de suite, mais c'est quand même moins marrant que le scooter et plus cher, ou bien nous voyageons en bus en revoyant à la baisse nos ambitions de voyage, ou bien nous attendons de voir le lendemain matin pour le scooter. Ce n'est que vers le milieu de l'après-midi que nous optons pour la dernière solution. C'est ainsi que nous passons l'après-midi à nous balader dans Cagliari, principalement autour du centre historique. Le temps s'est entretemps complètement découvert, et nous avons droit au plein soleil et à la chaleur. Que demander de plus ? L'après-midi s'écoule tranquillement entre le bastion de San Rémy, l'église Santa Maria et les remparts. (pardonnez les couleurs bizarres de la photo, j'avais mal réglé l'appareil photo). Le centre historique est vraiment sympa à faire. De plus, à ce moment-là de l'année, il n'y a pas beaucoup de monde, donc on est vraiment tranquille pour parcourir les petites ruelles pleines de caractère de la ville. Vers 17h30, nous redescendons - avec au passage l'achat d'une très bonne glace - vers la Via Roma qui longe le port afin de rejoindre la station de bus. En effet, nous partons à la recherche d'un camping dans les environs facilement accessible en bus. Après avoir récupéré la liste des campings de la province de Cagliari, je commence à en appeler quelques-uns. Certains ne répondent pas (basse saison oblige, tous ne sont pas ouverts) et lorsque je finis par en dégotter un, c'est pour apprendre qu'il n'y a plus de bus qui va jusque là-bas. On se rabat sur un autre camping que l'on sait ouvert et pas trop loin, à l'Est de Cagliari, vers Quartu San'Elena. Le gérant nous répond très gentiment au téléphone et c'est ainsi que nous prenons le bus pour rejoindre le camping. Nous longeons la longue plage près de Cagliari, les marais salants, passons par Quartu San'Elena pour finalement arriver vers 20h au camping après 1 changement de bus. Nous posons nos affaires et partons à la recherche d'une pizzeria censée être toute proche. Car il faut savoir que le camping est quand même assez isolé, au bord d'une route servant surtout aux voitures (i.e. pas de trottoirs). Le gérant, Andréa, nous accueille fort gentiment et nous explique tout le fonctionnement du camping, les horaires de bus du lendemain, etc. S'ensuit un périple sous la pluie, dans les hautes herbes au bord de la route et bientôt dans l'obscurité de la nuit sarde afin de trouver notre lieu de restauration. Après avoir vainement cherché pendant 20 minutes la fameuse pizzeria, je me résigne à appeler l'établissement. À ma grande surprise, la restauratrice se propose de venir nous chercher, ce que j'accepte avec grand plaisir. Nous nous retrouvons tout seul dans la salle de ce petit restaurant familial et sans prétention où les prix des pizzas défient toute concurrence (la margharita à 3, 50€, la 4 saisons à 5, 50€). Nous mangeons et buvons de la bière sarde avec plaisir, charmés par la gentillesse des gens. Finalement, après 3 pizzas et 2 grandes bouteilles de 66cL de bière, nous n'en avons que pour 27€, ce qui est tout à fait correct. Nous rentrons à pied vers 22h30 au camping, bien que la restauratrice ait proposé de nous ramener. La marche à pied nous fait du bien et nous rentrons afin de monter la tente. Vers minuit, nous nous couchons car on veut attraper un bus direct pour Cagliari tôt le lendemain matin. C'est enchantés par notre première journée et motivés pour la suite que nous nous endormons.

Mardi 14 Avril: Lever vers 8h15, après une nuit fraîche, mais assez reposante surtout en comparaison de la nuit suivante. Nous tardons un peu à tout ranger et nous manquons le bus direct pour retourner à Cagliari. Pour info, le camping nous a coûté 18€, soit 9€ par personne, douche chaude incluse. Nous prenons donc le même bus que la veille mais en sens inverse. Tranquillement, nous retournons sur Cagliari en observant le temps changeant à grande vitesse. Heureusement, le soleil finira par vaincre les nuages, et nous auront droit à une journée magnifique. Nous arrivons aux alentours de 10h sur la place centrale et partons à la recherche des loueurs de scooter. Après un premier échec, nous finissons par en trouver un à 11h (enfin !). Le scooter, probablement un 125cc (pas sûr) semble en bon état bien que son compteur affiche déjà 23500km de parcourus. Pour 4 jours de location, cela nous revient à 100€, soit 50€ par personne, kilométrage illimité. La caution est de 800€ (j'y reviendrai...). Bref, à 11h15, après être revenu à l'agence de location pour me refaire expliquer le démarrage du scooter (en bon débutant), nous partons direction Pula, à 30km au Sud-Ouest de Cagliari. Je serai le seul à conduire le scooter pendant tout le voyage, bien qu'on aurait échangé (on n'y a pas spécialement pensé). Je suis donc les panneaux et finit par déboucher sur ce qui semble être un tronçon d'autoroute, ou au moins une voie rapide à en juger par le regard étonné des automobilistes qui nous doublent. Il faut dire qu'avec nos 55km/h, nous n'allons pas très vite. Enfin, ce n'est pas trop grave, cela ne dure qu'une dizaine de kilomètres. La voie se transforme en "nationale" sur laquelle nous avons tout le droit de circuler. Début du périple, il s'agit de ne pas se tromper. Nous nous arrêtons fréquemment, afin de vérifier notre itinéraire mais également afin que je m'habitue à la conduite en scooter. Vers 12h15, nous nous arrêtons à La Maddelena dans une petite pizzeria tranquille. Après cette petite heure de pause et un passage par la plage du coin, nous repartons. La conduite en scooter est grisante, surtout lorsqu'on découvre ce moyen de transport. Alors rajoutez à cela un magnifique soleil et une température idéale en scooter, et vous obtenez un vrai plaisir de conduire. On arrive à Pula dans les alentours de 13h30 je pense, l'heure de la sieste. Les vieux sont sur les bancs en train de regarder les voitures passer et les quelques gens s'activer. La ville est vraiment très jolie avec des bâtiments de toutes les couleurs et une impression d'authenticité, sans doute renforcée par le peu de touristes présents à ce moment-là. Nous nous mettons à la recherche du centre d'informations de la ville pour savoir comment rejoindre les ruines de Nora, objet premier de notre arrêt à Pula. À force de le chercher, nous finissons par déambuler dans les petites rues pleines de charmes de la ville. La chaleur se fait sentir, sans que ce soit trop désagréable. Après s'être baladés une bonne heure, nous décidons de partir à la recherche des ruines en cherchant un panneau qui nous indiquerait le chemin. Auparavant, je fais un saut par La Poste du coin pour acheter des timbres, mais face au monde présent, je bats en retraite. Nous finissons par trouver tant bien que mal la direction de Nora. Après un court voyage de 10 minutes, nous arrivons à la place mitoyenne des ruines. Face à la tranquillité du lieu et aux magnifiques conditions qui s'offrent à nous, nous décidons de nous reposer sur la plage. Je m'endors même un bonne demi-heure face à l'eau claire de la méditerranée. Nous enchainons sur les ruines, conseillées par le guide et par Sandroli. J'achète deux tickets d'entrée (5, 50€ le ticket par personne) plus une carte routière détaillée qui me sera bien utile par la suite. Nous déambulons parmi les ruines de cette cité antique surplomblées par une tour d'origine espagnole il me semble. Cette visite est à faire, même si au final il ne s'agit "que" de ruines donc rien de surprenant par rapport à ce à quoi on pouvait s'attendre. À 18h00, nous reprenons la route, direction Chia afin de voir sa plage soi-disant remarquable. À nouveau le plaisir de conduire, je n'ose pas trop pousser le scooter car le moteur fait quand même pas mal de bruit qu'il m'est impossible de définir comme normal ou non. Par précaution, je reste autour de 50-55Km/h. On croise de très beaux paysages qui semblent avoir été préservés. Les arrêts pour en profiter sont assez fréquents, tout comme les erreurs d'aiguillonages qui nous obligent à faire demi-tour. Nous arrivons enfin à la plage de Chia. Du moins juste à côté car des "travaux" nous bloquent l'accès. Tant pis, nous en profitons pour monter à la torre de Chia qui surplombe les environs. Bien nous prend puisque la vue est magnifique. (la plage visible sur la photo n'est pas à proprement parler la plage de Chia, qui était à côté). L'arrêt dure une bonne demi-heure. Un camping existe à cet endroit, mais après avoir appelé un camping plus éloigné dont la gérante m'affirme qu'ils sont ouverts toute la nuit, nous décidons de pousser jusqu'à Teulada, à 25 kilomètres de Chia. Je prends intentionnellement une route secondaire, la SS21 je crois, qui longe le littoral. Ce fut tout simplement génial. Nous sommes quasiment seuls sur cette petite route qui nous offre des paysages tous plus magnifiques les uns que les autres avec en prime le coucher de soleil. Bref, un vrai sentiment de liberté découle de ces conditions-là. Nous nous arrêtons à une plage magnifique absolument déserte et nous nous risquons même à entrer dans l'eau de la Méditerranée. Sa température nous refroidis néanmoins et nous nous restreignons aux jambes. Néanmoins, avec le soir vient la fraîcheur et l'obscurité et nous finissons par avoir plutôt froid et commençons à être impatient d'arriver à Teulada. Ce qui est fait aux alentours de 21h15. C'est là que je me rends compte que le camping n'est pas à proprement parler à Teulada mais dans une localité proche. Nous décidons de nous restaurer d'abord à Teulada avant de partir chercher le camping. Nous nous arrêtons au premier restaurant visible sur les coups de 21h40. Comme dans de nombreux restaurants que nous verrons tout au long des 4 jours, il y a peu de monde et la famille ou les amis proches se restaurent devant la télévision. Nous commandons une spécialité sarde très bonne (je ne me souviens plus du nom) et prenons notre temps pour manger. La note finale s'élève aux alentours de 35€ pour un premier plat, un second plat chacun et une grande bouteille de bière pour deux. Ce qui est convenable, étant satisfait et repus de mon repas. Au moment du départ, je demande mon chemin au jeune serveur qui tente de m'expliquer comment rejoindre la localité. Malheureusement, mon niveau d'italien ne me permet pas de tout saisir et en fin de compte sa mère nous propose de nous y emmener, elle en voiture et nous à sa suite en scooter. Encore une preuve de la gentillesse des sardes. Après 20 minutes en scooter, transis de froid, nous débouchons sur une route complètement défoncée par des ornières et des nids de poule. Bien que cela ne soit pas du tout son chemin et que la route soit peu pratique, la restauratrice nous emmène devant le camping. Ne sachant comment la remercier tant elle fut gentille, nous nous contentons de répéter "grazie mile" avec de grands sourires sincères. C'est ainsi que nous arrivons à 23h35 devant le fameux camping qui se présente à nous... porte closes ! Je tente d'appeler plusieurs fois, aucune réponse. Je klaxonne, crie, pas de mouvements. Fatigués, firgorifiés, paumés dans un coin perdu à plusieurs bornes de la première ville, nous ne savons pas trop quoi faire. Nous hésitons à faire du camping sauvage vu ce que j'avais entendu sur la manière dont cette pratique était perçue dans la région. Surtout que nous sommes tout près d'un camping. C'est un peu comme si on allait au restaurant avec sa propre nourriture. Néanmoins, l'heure avancée de la nuit nous oblige à opter pour cette solution. L'endroit n'est accessible que par une route très très secondaire qui ne doit pas souvent voir des voitures, et il n'y a qu'une seule habitation en plus du camping. Nous trouvons des buissons qui permettent en partie la tente, que nous montons rapidement, stressés par ce que nous devons faire. Je camoufle tant bien que mal le scooter avec des branchages et finalement à 00h40, je me glisse dans le duvet, pas rassuré du tout. Mon ami est dans le même état que moi, stressé comme tout. La nuit promet d'être mauvaise...

Mercredi 15 Avril: À 4h du matin, après avoir dormir 2 petites heures, un constat s'impose: nous sommes incapables de nous rendormir. La faute à l'espace confiné de la tente conjugué à nos propres inquiétudes. En conséquence, nous nous faisons stresser l'un et l'autre. C'est la première fois que je fais une telle réaction: il m'est impossible de calmer mon cœur et par conséquent de ralentir ma respiration. À chaque bruit dehors, nous sommes aux aguets prêts à réagir au moindre bruit de voiture. Alors même que nous sommes au milieu de nulle part avec un chemin tout défoncé pour arriver jusqu'à nous. Le risque est donc minime mais la raison n'a pas la force de s'imposer ce jour-là. À 5h, transis de froid et de peur (on ne fait pas les fiers), on repars donc direction Teulada pour décider de la suite de notre voyage. Il nous reste à peine deux jours et demi en Sardaigne et deux solutions s'offrent alors à nous: soit nous décidons de rester dans le sud où l'on prendrait notre temps pour bien visiter, ou bien on tente de faire le tour en allant assez vite. Fatigué physiquement et mentalement par cette nuit-cauchemar, je ne me sens pas trop de prendre une décision dans l'immédiat. J'attends au bord d'une station-service désaffectée que le soleil se lève, vers 7h30 je crois. On opte entretemps pour le tour de la Sardaigne, tout en ayant conscience qu'il ne faudra pas trainasser. Après s'être trompé de chemin deux fois, on arrive enfin à trouver la bonne direction à la sortie de Teulada pour remonter vers le nord, vers Oristano dans un premier temps. Il est 8h30, cela fdait déjà 4h que nous sommes debouts, le voyage peut commencer. S'ensuit alors un voyage de toute beauté dans la campagne sarde. Dans une premier temps, nous traversons des paysages montagneux dont la beauté est sublimée par le lever de soleil. Il n'y a toujours personne sur les routes, les virages s'enchainent, la journée est encore devant nous. En bref tout est nickel, ça rattrape tout à fait la nuit que l'on vient de passer. Vers 10h, nous décidons de faire une pause en raison de la fatigue accumulée depuis la veille. Nous prenons alors un petit chemin sur la droite de la route et débouchons sur un petit plateau où se trouve une maison en ruine et une voiture tout défoncée. De là, nous surplombons la vallée. La scène est tout simplement magique: seuls, sous le soleil de 10h, avec une vue magnifique et des éléments irréels (les sièges de voiture posés dans l'herbe). Après 1h de sieste réconfortante, nous repartons tranquillement vers le nord. sur les coups de 11h, nous arrivons à Vallermosa, un petit village. Le temps est magnifique, l'endroit est calme et charmant. On s'arrête prendre un soda et une pâtisserie et sommes étonnés du prix si peu élevés (3, 60€ la bouteille de 1L de Coca et 2 croissants italiens). Après, nous traversons des paysages me rappelant un peu le centre des Etats-Unis (ou l'image qu'on peut avoir des grands espaces américains): de grandes routes droites avec des champs de blé sur les côtés. 13h arrive, la faim et la fatigue nous poussent à faire une pause-déjeuner à Terralba, une petite ville en-dessous d'Oristano. Il fait beau, la place principale est sympathique, mon ami s'accorde même une sieste réparatrice. On repart vers 15h direction Oristano avec un court arrêt à Arborea, une ville créé par Mussolini et dont l'architecture est caractéristique des constructions du Duce. On traverse les plaines fertiles de cette région, puis les marais salants juste avant Oristano. À Oristano, nous nous baladons dans le centre-ville qui subit alors les rayons du soleil qui tape durement. La visite est très agréable et nous sommes surpris des horaires de certaines boutiques: une librairie ouvre ainsi à partir de 16h30 jusqu'à 20h ! L'architecture est agréable, la ballade est reposante. On profite de l'arrêt pour réfléchir au logement de la nuit: auberge de jeunesse à Bosa ou camping à Alghero ? Nous optons pour Alghero tout en sachant qu'il faudra alors nous dépêcher pour éviter d'arriver trop en retard. Vers 17h, nous démarrons direction Bosa où le guide nous promet une plage propre et un coucher de soleil vraiment beau. On quitte les plaines pour revenir à des paysages sur des plateaux. On traverse quelques villages remplis de personnes âgées qui observent l'activité des voitures qui passent. Puis voilà enfin Bosa. Déception quant à la plage tant promise: pour une plage qui devait être la plus propre d'Italie, il y a de nombreux déchets. De même ce soir-là, le coucher de soleil n'est pas aussi époustouflant que prévu. La faute aux nuages qui cachent le soleil descendant. Bosa ville est une petite ville vraiment agréable en cette fin de journée. Les gens sont dans la rue, déambulent autour de la place principale, les enfants jouent à des jeux de balle. On marche un peu tout autour de cette place, prenant les petites rues du centre, longeant la rivière. 20h sonnent et nous devons repartir vers Alghero pour arriver à temps (cette fois-ci !) au camping. On prend la petite route qui longe la côté. Les paysages magnifiques sont assez rapidement recouverts de l'obscurité de la nuit. Un peu comme un remake de la veille, nous nous retrouvons seuls, dans l'obscurité la plus totale, avec un froid assez mordant. Au fond de moi, je redoute d'arriver trop tard au camping mais ce ne sera pas le cas. On arrive à Alghero vers 21h et quelques et partons de suite à la recherche du camping. Après avoir demandé à quelques personnes, on finit par le trouver. C'est avec soulagement que nous plantons la tente puis partons nous restaurer. De retour vers 23h30, nous nous couchons, contents d'avoir un endroit tranquille où nous reposer. Demain il faudra partir tôt si l'on veut finir ce tour de Sardaigne !

jeudi 16 avril : Plus tard.
A Lhasa et c'est l'hiver (Tibet) English translation pending
by Lula · 2007-01-24 · 16 replies
Avant toute chose, je souhaite signaler que pendant tout mon sejour au Tibet, je n ai pu avoir acces aux forums. Je pouvais lire vf et mes messages prives, mais participer n etait pas possible. De nombreux sites internet sont egalement censures. J ai du attendre d etre ici au Nepal pour poster ce texte Un exemple de la Grande Bienveillance de la Chine?

Pourquoi ai-je attendu si longtemps avant de venir ici ? Comme je ne peux voyager qu’en hiver, longtemps mais en hiver, j’avais simplement effacé de mon chemin celui du Tibet. Cette année pourtant, après qlq péripéties désagréables avec un voilier sur lequel j’avais embarqué comme équipière pour 6 mois de navigation entre transatlantiques et charter aux Caraïbes, je décidai donc de me réfugier loin de la mer et de mes désillusions et d aller au Tibet. On est en décembre, c’est la période la plus froide. A Chengdu, je me procure pour qlq euros, 11 euros, chaussures fourrées et veste en duvet, et des sous-vêtements neo-érotiques ... imprimés de Mickey. Et c’est parti. On m’avait dit : « Lhasa est une ville chinoise, il n’y a plus rien de tibétain, et trop de touristes ». Évidemment, il y a les chinois, et les rues nouvelles semblables à toutes celles des villes chinoises. Evidemment je ressens la domination chinoise, cet envahissement pesant, cet étouffement de la culture tibétaine, ce manque de respect des coutumes. Il y a le Potala, rehausse d un drapeau rouge, devant lequel s’étend cette esplanade communiste, et dont la visite enchinoisee se fait en sens inverse de celui des traditions bouddhistes. (Je n’y rentrerai pas par principe, je ne vais quand meme pas payer les chinois pour avoir le droit de voir le Potala! Ce serait un comble). Il y a ces monastères qui se reconstruisent lentement pour effacer les traces des massacres de l’armée rouge, il y a ces caméras devant l’esplanade du BarKhor, il y a ces policiers surveillant partout les pèlerins. Ça fout les boules. Mais on est en décembre et dans le quartier tibétain (je sais, c’est triste de dire quartier tibétain alors qu’on est dans la capitale du Tibet), il y a les… tibétains. Ils sont venus de partout, ils sont là, en costumes traditionnels, en famille, ils sont là en masse. Il y a en a tellement que la kora du Barkhor grouille de monde, un monde qui se bouscule en ânonnant les mantras, en faisant virevolter les moulins à prière. Une foule incroyable se dirige d un seul long mouvement interminable, dans le sens des aiguilles d’une montre, pour tourner autour du monastère principal de la ville. Je me laisse entraîner par le mouvement, je déambule, je tourne, et retourne, combien de fois ? je suis fascinée, ébahie, je nage en pleine hallucination. Je ne m’attendais pas à ça, personne ne m’avait dit, ou montré, personne. Devant l’entrée, les pèlerins les plus fervents, par centaine, s’agglutinent en prière : debout pieds nus sur une espèce de matelas rembourré pour les plus chanceux, directement sur le sol pour d’autres, mains jointes au-dessus de la Tête, puis devant le front, puis devant le cœur, puis à genoux, puis allongés face contre-terre, et hop, ils se relèvent, recommencent et recommencent. On n’entend que le frottement des mains sur le sol, protégées par un bout de carton ou de tissus, et le murmure des prières. De temps en temps, ils s’arrêtent pour contrôler le nombre de leurs inclinaisons grâce à leur mala, espece de chapelet, reprennent leur souffle, et recommencent. Le premier jour, je n’ai pas osé m’approcher. Pour rentrer dans le monastère, il fallait franchir ce mur de prières, tracer un chemin à travers ces gens. Je n’osais pas. Le lendemain, je longe le mur, humblement et je me retrouve à côté d’un moulin à prières imposant, sombre et doré, l’entrée est sensée être à côté. Pourtant la porte est fermée. Accroupie, n’osant pas retourner par le même chemin puisque j’aurais été dans le mauvais sens, je décide de regarder. Les pèlerins défilent sous mon nez, presque en courrant quand ils se tiennent à la poignée de cuivre du moulin, un tour, 2 tours, psalmodiant, murmurant, et me souriant à chaque fois que nos regards se rencontrent. Une femme me prend alors la main, et m’entraîne avec elle. Collée entre un vieillard et elle, les pieds buttant contre les irrégularités du sol et les talons des voisins, maladroite à concilier la vitesse de mon pas et celle de la roue, il n’était pas question de méditation ! A nouveau, ma main est saisie et je suis guidée entre les tapis, m’efforçant de ne pas écraser les mains, de ne pas butter contre un pied, de ne pas importuner une concentration, ma lente avancée m’a emmenée vers sa famille. Je ne sais pas où me mettre. Des enfants aux pommettes pourpres, sales à souhait, la goutte au nez me dévisagent avidement. Un homme, les cheveux gris en pétard, m’accueille avec un large sourire édenté. La femme aborde un manteau tibétain fourré, noir, une manche enlevée sur le côté et noué avec une ceinture, décoré d’un tissu léopard et aux rebords aux dessins traditionnels. Une beauté. C’est alors qu’une jeunette coiffée de tresses ornées de turquoises et d’argent me montre un coussin, bon, plutôt un bout de carton, me fait signe de m’asseoir et me tend un verre de thé au beurre. Aïe ! Le moment est venu de goutter à la spécialité locale. Prudemment, j’avale une gorgée. C’est bouillant. Et j’aime ça ! Et tout mon corps apprécie le liquide que je sens descendre lentement et qui me réchauffe. A cet instant, j’ai l’impression que la place entière me regarde. Tout le monde rigole ou sourit. Les génuflexions se sont arrêtées : mater une touriste paraît bien plus intéressant. Je me rendrai compte plus tard que chez les tibétains, la prière ou la récitation des mantras ou même les prostrations font partie intégrante de la vie et qu’il n’est pas impossible de s’interrompre pour discuter, boire un coup, ou reprendre son souffle. On peut cuisiner, vendre, conduire. Sauf qu’à ce moment-là je ne le sais pas et je me sens tellement gênée que je donnerai cher pour disparaître. Un homme montre ma tasse et dit : « good » en se marrant. « Yes, good ». Aussitôt, on me la remplit encore. Heureusement que j’aime ça ! Une femme alors me tend une thermo, je fais signe que non, pensant que qlq tasses de thé suffisent pour cette fois (par ce froid, moins je mets les fesses a l air, mieux je me porte) et je montre mon bol encore plein. Tout le monde se marre encore une fois, en faisant Non. Bien, y’a un traducteur dans le coin ? Elle me la colle d’office entre les doigts, joint les mains et m’entraîne une fois de plus vers le temple. Dans la thermo, il y a du beurre de yack fondu qui doit être versé dans les larges bougeoirs, alimentant les Buddhas de lumière et chaleur... Nous voilà donc parties, faisant le tour des statues et Tankas, une inclinaison par ci, une autre par là, et je joins les mains et je touche de mon front le rebord de certains chörten, et je frotte ma main à certaines étoffes, un peu de beurre de yack par ici, un peu de riz par là, des jiaos (un dixième de yuan) sont déposés devant presque chaque petit temple, et il y en a ! et on continue, très vite, presque au pas de course. L’essentiel est de passer devant toutes les entités, de ne rien louper, pas de prendre son temps et regarder. Une fois ressortie, je n’ai rien vu. J’ai la téte qui tourne au rythme des moulins à prières que j’ai agités, je nage dans une sorte de béatitude mystique dan laquelle m’a plongé ce parcours de prières et de ferveur auquel je ne m’attendais pas. La femme est heureuse, elle me sourit largement, son visage est serein. Et elle s’en va, agitant la main. Je me trouve un coin au soleil pour regarder, derrière le monastère, derrière les vendeurs, et aussi digérer ce qu’il vient de m’arriver. Raté. 2 secondes à peine s’écoulent et ma voisine ridée de profondes marques burinées, une très vieille femme, commence à me raconter sa vie… j’ai beau lui répondre en français que je ne comprends rien, elle parle et parle, ses beaux yeux malicieux plantés vers les miens. Elle attrape mes tresses, elle touche ma main, elle pointe ses doigts vers mes yeux clairs, retourne à mes bagues indiennes, me les enlève, les essaie, et heureusement pour moi elle a de trop gros doigts et me les remet. Puis elle touche mon pantalon qu’elle trouve visiblement trop léger puisqu’elle me montre en soulevant son manteau tibétain que dessous elle a d’autres nombreuses couches. A mon tour, je la regarde bien, je touche ses cheveux noués en nombreuses nattes, ses turquoises énormes, ses bouts de corail et d’argent cousus en deux longs pendentifs. Magnifique. Sourires, sourires, sourires. On me tape dans le dos. C’est une autre vieille qui me tend un bout bien pourri de carton. Je dois m’asseoir dessus, elle s’en va, n’en a plus besoin. Je le propose à ma voisine qui me fait comprendre que j’en ai plus besoin qu’elle, et que je vais avoir froid au cul si je reste assise ainsi sur la pierre. Je regarde autour de moi. Le soleil me fait mal aux yeux, mais je n’ose pas sortir mes lunettes de soleil ultra-truc : personne n’en porte. Il fait bon, tout le monde est tranquille, les moulins à prière tournent à l’infini, des mioches la goutte au nez jouent par terre, le temps s’est arrêté.
Visites des "tribus" en Afrique et dans le monde en général English translation pending
by Zezettedez · 2019-09-20 · 347 replies
je me pose la question sur les visites aux "tribus" en afrique et dans le monde en general nicolas hulot a ete le premier a faire des emissions a grande ecoute sur la vallee de l omo les himbas les san et autres nous donnant l impression a l epoque que tout ca n etait pas accessible maintenant ca l est des flopees de touristes defilent tous les ans a travers ces musees humains on va se faire les himbas visiter les villages san les autorites des pays interesses se foutent de ces minorites qu ils aimeraient voir disparaitre l afrique en "marche" ce n est pas ces sauvages mais bon si ca amene des touristes pourquoi pas demande t on a ces gens si ils veulent nous voir parce que on les payent d une certaine facon argent petits cadeaux produits de premiere necessite, notre necessite je ne suis pas donneuse de lecons j etais en equateur il y a 30 ans dans les marches ruraux mais je n ai pas ose prendre de photos etant les seuls touristes j etais genee j ai ete dans la vallee de l omo il y a 25 ans quand le to m a dit qu il fallait se munir de billets de 1 birr pour prendre les photos alors la c etait le pompon j admire l inde qui pour des raisons que j ignore interdit l acces a une partie des andaman ou vivent des gens de l age de pierre je prone l interdiction de certaines zones de cette planete y compris l antarctique je ne suis pas militante mais j ai beaucoup voyage depuis 16 ans au botswana je ne bouge plus
Retour sur 15 jours au Cap Vert: Sao Vicente, Santo Antao et Sal English translation pending
by Zazabenji · 2018-03-26 · 85 replies
Bonjour à tous,

Je suis rentrée hier du Cap Vert et souhaitais vous livrer un peu à chaud mes impressions et ressentis. Un carnet de voyage complet verra le jour plus tard... avec photos et infos pratiques (traces gpx notamment)

Tout d'abord, grand merci aux membres actifs du forum (Ptitortue, Snoopy et Willempsie notamment) qui m'ont permis de monter ce voyage de bout en bout, qui ont tous un avis personnel et parfois divergent sur le pays, nous présentant les différentes facettes de celui-ci. A chacun ensuite de trouver ce qui lui correspond. J'aime cette idée du partage. Merci à vous !

Itinéraire : J1-2 : Sao Vicente J3-11 : Santo Antao J12 : Mindelo bis J13-15 : Sal

Le coeur de notre voyage était la rando sur S Antao. S Vicente était une étape incontournable pour se rendre à S Antao. Sal n'avait pour but que de nous offrir des horaires de vol plus confortables pour notre retour en province, et un peu de repos après la rando. Nous n'en attendions rien de précis.

Au global nous avons beaucoup aimé ces 3 iles, habitants, paysages, accueil, gastronomie.

Sao Vicente Elle offre finalement assez peu au visiteur et 2 jours sont suffisants pour la découvrir. Nous y avons passé 2.5j, nous aurions pu supprimer une journée. 1/2j à notre arrivée et 1j au retour de Santo Antao pour découvrir Mindelo. C'était un samedi aprèm, pas grande activité, mais peu de monde pour prendre les photos c'est bien aussi. Heureusement qu'on avait une autre journée au retour pour apprécier l'animation en semaine. Passage à Laginha Beach en fin de journée. 1j pour Salamansa, Baia das Gatas, avec sentier côtier entre les 2. Retour anticipé de Baia pour cause de nuages et fraicheur, annulant toute envie de baignade et pas très photogénique de ce fait. C'était un dimanche, pas grande animation même si j'avais lu que les Capverdiens ont plaisir à s'y retrouver le WE. On a aimé les couleurs des bâtiments sur le front de mer, la simplicité de la ville. En y allant 2 fois on avait l'impression de rentrer chez soi.

Logement : Basic Hotel. Très bon rapport qualité prix. Un peu excentré (10' à pied de Laginha beach / 10' du ferry ou du centre-ville) mais très calme.

Transport depuis / vers l'aéroport : en arrivant nous avons cherché à prendre l'aluguer au rond-point de l'aéroport mais un taxi nous a proposé un tarif sur sa course (600 cve le taxi, contre 1000 tarif officiel), on n'a donc pas hésité. Déposé directement à l'hotel. En partant, aluguer depuis la Praça Estrela (100 cve/p).

Santo Antao Exceptionnelle selon nous ! 9 jours de rando en itinérant, sac au dos mais logements réservés en pension, hotel ou chez l'habitant. Préparation de toutes les randos en amont avec carte et tracés GPX (merci Snoopy !) Les temps de marche comprennent la pause repas de 30' environ.

j1-Morro de Campo > Cha de Morte : Dépose à Morro de Campo par Nelson qui nous a récupéré à l'arrivée du ferry (résa depuis la France pour assurer le coup, et ne pas attendre l'aluguer de 11h depuis Porto Novo) Chouette rando, pas évidente en repérage pour rejoindre la Bordeira de Norte, grosse descente (attention genoux !). 6h de marche. Nous l'avons faite sous une chaleur écrasante et avons bien souffert de celle-ci. Je me demande comment on peut randonner en plein été.... Logement : Residencial Pinto (Nelson et Suzeth). Très bien, propre, spacieux, confortable et bonne table. Nelson ns a vraiment rendu service que ce soit pour nous réserver les logements à venir ou nous déposer à Morro de Campo (moyennant frais).

j2-Cha de Morte > Alto Mira III Petite rando, mais belle montée au col. Vue extra sur Alto Mira pour la descente. 3h de marche. Logement : Amadeu Ramo. Excellent. Nouveau logement super propre et confortable. Vue extra sur les montagnes. Très bon repas. Espace extérieur pour prendre un thé ou se reposer. A recommander

j3-Alto Mira III > Figueira de Baixa par le Salto Preto C'est la rando que j'appréhendais vu les commentaires sur le Salto Preto. En fait, il n'y a que cette montée qui est difficile sur la journée. En démarrant à 8h30 nous sommes restés dans l'ombre pour presque toute la montée, confortable. L'effort est intense mais pas si long que ça, environ 2h30 depuis Alto M. Le reste est très facile jusque Figueira. Nelson nous avait réservé le logement à Figueira de Baixa, mais m'avait confirmé qu'il était à Figueira de Cima... ça nous a juste un peu rallongé la balade... 17 km sur la journée. Logement : Joanna y Miguel. Logement chez l'habitant, très basique, mais chaleureux dans l'accueil. Pas d'eau chaude. Excellent repas. Très peu de possibilités sur le secteur, on était contents de nous trouver chez Joanna !

j4-Figueira de Baixa > Cha de Igreja Très beaux points de vue car la rando ne fait que monter et descendre pour passer d'une vallée à l'autre. Assez fatigante pour moi. Le passage de la plage de galets est effectivement stressant. Bien évaluer le risque en fonction de la montée des vagues et des marées. 6h de marche Logement : Mite e Banana. Très bon rapport qualité-prix. Propre, confortable, bons repas. Accueille les groupes, il est donc bon de réserver !

j5-Cha de Igreja > Ponta do Sol Sentier côtier "classique". Temps mitigé lors de notre passage, les petits villages n'ont pas eu les couleurs que nous espérions. Sentier surtout intéressant dans la partie finale, à partir de Forminguinhas. 6h. Logement : Miranda e Miranda. Super mais même s'il est tenu par des Capverdiens les chambres et le resto n'ont pas de touche capverdienne, ce que j'ai regretté. C'était malgré tout parfait, tant pour la propreté que la qualité des équipements ou les petits déjeuners.

j6-PdS > Cha de Mato > Rba Grande > PdS ce devait étre une journée de repos, mais nous n'avons pas résisté et sommes partis en balade au départ de PDS. Nous avons donc gouté aux joies de la rando sans sac à dos ;-) Aluguer pour Ribeira Grande puis pour Cha de Mato. C'était un samedi, pas d'aluguer sur la route de la Corde avant 11h... nous avons donc patienté... à la capverdienne :-) Magnifique rando malgré le temps très brumeux. Je recommande. Facile et variée. Retour sur PdS par aluguer

j7-PdS > Cova de Paul > Vila das Pombas Aluguer privatisé avec un autre couple pour monter à la Cova, dimanche oblige. Descente par la 101 puis 102 via le Pico de Antonio. Superbe. Un classique mais un Must ! 6h de marche. Logement : Misurino. Situé juste avant le pont pour Vila das Pombas. Très bon rapport qualité prix. Simple, avec SDB partagée mais très propre avec très bon petit déj. Tenue par un Italien.

j8-Vila das Pombas > Pico da Cruz via Sta Isabel Dur, très dur pour moi ! Effort constant, à la différence du Salto Preto où l'effort ne dure "que" 2h. Mais... quels paysages ! Epoustouflant, surtout dans la partie entre Sta Isabel et le Pico. Très frisquet là-haut, prévoir de quoi se couvrir ! 6h de marche Logement : Manuela. Chez l'habitant donc simple sans eau chaude, mais chaleureux, propre avec de très bons repas. Elle fait aussi épicerie pour le ravitaillement.

j9-Pico da Cruz > Janela par la 106 Conditions ensoleillées au départ mais ensuite brume et grosse humidité, le tout avec un vent fort. On a eu bien du mal à profiter et apprécier le paysage ! Mieux en fin de descente. La végétation semble être très variée sur ce secteur, on regrette un peu d'avoir joué de malchance, c'est ainsi. 4h de marche (sans pause lunch). Retour sur Porto Novo par l'aluguer puis ferry pour Mindelo.

Sal 3 jours de farniente au programme, mais on ne se refait pas, on a marché ! j1- Balade sur la plage entre Santa Maria et Ponta Preta. Très joli, venté au possible, avec de très belles vagues... parfait pour le photographe. j2- Aluguer pour Espargos (25') puis marche jusque Pedra Lume, tour des Salines sur la crête. Meilleure vue que depuis le bas, car on aperçoit toutes les nuances de couleurs du sel, et c'est gratuit ! Retour sur Espargos (15 km). Aluguer pour Palmeira (10'). Très joli petit port de pêche. Retour Sta Maria en aluguer j3- Salines derrière Santa Maria. Accès à pied en 10' puis balade jusque la plage des Kite Surfs sur la côte est, et retour Sta Maria. Aprèm plage... quand même !

Sal n'a pour moi rien du Cap Vert. C'est une ile très belle, mais tellement touristique qu'on a eu bien du mal a retrouver l'esprit de Santo Antao ou de Mindelo. Heureusement que nous logions chez un Capverdien, dans le quartier plus "local" de Sta Maria. Aller à Sal et dire "je suis allée au Cap Vert" me semble juste inconcevable. Juste mon avis. J'ai apprécié m'y poser, mais c'était presque comme si j'avais changé de pays.

Excellent logement chez Casa Pau, dans le secteur habitation de Santa Maria, à l'opposé des Resorts. Calme et accueil parfait. très bons petits dej, on recommande !

Transport depuis / vers l'aéroport : Arrivés à 18h30 nous avons tenté de prendre un aluguer en se postant sur la route principale. Peu de passage et surtout, aluguer plein venant d'Espargos. Un taxi s'est arrêté et nous a proposé 400 cve (contre 10€ px officiel), c'était parti ! Pour nous déposer à la guesthouse, il a prix 100 cve de plus. Correct. A savoir, un taxi pour se déplacer dans Sta Maria c'est 200 cve la course. Pour repartir, nous n'avons eu aucun mal à trouver un aluguer à 20h30 pour nous amener à l'aéroport. 100 cve/p.

Ceci est un 1er retour, n'hésitez pas si vous souhaitez plus d'infos.
Traverser une partie du Kirghizistan à cheval? English translation pending
by Douma · 2010-08-12 · 19 replies
Bonjour a vous, voyageurs et voyageuses ayant deja eu le bonheur de fouler les terres de l'Asie Centrale !

Voila notre situation : arrives a Almaty (Kazakhstan) a velo, en train et malheureusement tres recement en prenant un vol interieur faute de trains dans le pays (!), nous allons poursuivre a pied, de Almaty jusqu a Kashgar en Chine.

Nous nous aprettons donc a traverser le Kyrgystan. Nous aimerions faire une partie de cette traversee du pays a cheval.

Malheureusement, les agences proposent generalement des circuits "boucle", et ne peuvent pas nous emmener d'un point a un autre.

Alors, si jamais certains d'entre vous, notamment si vous connaissez un peu l'organisation et les possibilites dans ce pays, peuvent nous donner certains tuyaux, on est preneurs !

Merci par avance a tous ceux qui liront ce message !

Mathilde et Olivier
Quelle route suivre entre Las Vegas et Yellowstone? English translation pending
by Beaba · 2010-04-29 · 9 replies
Salut à tous🙂

Au mois d'aout retour sur les terres de l'ouest avec aterrissage à LAS VEGAS d'où nous partirons en voiture pour YELLOWSTONE (nous avons prévu la route sur 2 jours). J'hésite sur la route à suivre et je me demande si on ne passerait pas plutot par l'ouest de Salt Lake City (en évitant SLC) c'est à dire par WELLS - TWIN FALLS et rentrer par la porte ouest à Yellowstone. Certains ont-ils déjà emprunté cette route où les alentours ? Est-ce que le détour par Craters of the moon vaut le détour si on prend cette route. Ainsi on ressortirai par la porte sud de Yellowstone puis grand téton et direction Moab. Ou faut il mieux passer par SLC (le plus rapide) et commencer par grand teton puis entrer par le sud à Yellowstone ? l'ennui c'est qu'on ressortira par le sud également et que j'aime pas faire 2 fois la même route. J'attends vos conseils ... éclairés... MERCI D'avance BEABA😉
Hôtel Oasis Brisas Santa Lucia à Camaguey English translation pending
by Frizi · 2009-01-19 · 23 replies
Je pars jeudi de cette semaine et je voudrais savoir la température il fait de ce temps la dans ce coin la. Car quand je regarde Météomédia dans les destinations soleil camaguay apparait pas.

Hate de vous donner des nouvelles au retour avec des photos

Frizi
Circuit et trek dans le Moyen Atlas pour juillet English translation pending
by ChristianeD · 2008-04-13 · 9 replies
Je suis en train de programmer un voyage dans le moyen Atlas pour juillet 2008.

La première semaine sera réservée à un trek dans le djebel Ayachi avec une agence locale.

Pour la deuxième semaine, j'aimerais organiser un circuit en remontant de Beni Mellal vers Fès. Auriez-vous des idées de sites ou de lieux à visiter? Quelles sont les villes (ou villages) où cela vaut la peine de s'arrêter? les incontournables? Est-il facile de trouver des transports en commun ou des taxis pour visiter cette région? et au niveau des logements?

Merci pour vos conseils.
Emporter ses guides en tour du monde? English translation pending
by Openzedoor · 2012-03-06 · 21 replies
Bonjour à tous

à quelques semaines de partir pour un périple entre la Nouvelle Zelande et la Thailande, et donc en plein préparatif, me voilà face à une question cruciale concernant ces jolis guides fort utiles pour organiser un voyage mais au combien volumineux et pesants dans un sac à dos, je veux parler des précieux lonely planet ou routard

ne pouvant partir avec l'ensemble de ces guides, que me conseillez vous ? dois je faire qq photocopies ? est il possible d'en racheter sur place ? d'autres suggestions ?

merci de votre retour d'expérience
Croisière sur Costa Luminosa du 26 mars 2012 English translation pending
by Girlfriend · 2011-11-10 · 9 replies
bonjour, J'aimerais connaître vos impressions sur ce navire de croisière en plus de l'itinéraire: Ile Catalina, Tortola(iles vierges Brit.), Antigua, Guadeloupe, Martinique et St-Martin. Faut-il réserver à l'avance le forfait boisson (vin) et cela vaut-il la peine ainsi que les excursions aussi ( pour être assuré d'avoir une place ). J'aurais une autre demande également, quelles sont les plus belles excursions à faire dans chaque île... Un gros merci à l'avance... Girlfriend
Un mois à Bali et Lombok en juillet-août: avion et itinéraire? English translation pending
by Zebulon787 · 2012-04-04 · 24 replies
Bonjour,

Je prévois de me rendre 4 semaines en Indonésie, en routard, de la mi juillet à la mi août.

Je n'ai pas encore pris mes billets d'avion, mais je vois que les prix ont l'air assez élevés🤪, et je ne sais pas quelle est la meilleure solution (meilleur rapport qualité / prix, car le prix est important mais je n'ai pas non plus envie de me taper plein de correspondances et de passer 40 heures de suite dans les avions et les aéroports...😕). Est-ce que je dois prendre mon billet tout de suite, ou j'ai encore 1 ou 2 mois devant moi ?

Je précise que c'est mon 7ème voyage en routard (déjà parti 3 fois en Inde, 2 fois au Népal pour trekker, 1 fois au Cambodge). Les liens pointent vers mes récits de voyage.

J'ai besoin de quelques conseils pour me concocter un itinéraire sympa, préparer mes principales étapes. Cela ne me dérange pas de bouger tous les 2-3 jours si c'est nécessaire pour visiter plein d'endroits, j'ai souvent fait ça dans mes précédents voyages. Pouvez-vous me donner quelques conseils de lieux où aller (avec le nombre de jours conseillé pour y séjourner) ? Sachant que je n'aime pas trop les grandes villes, je préfère la campagne et la montagne, je souhaite passer quelques jours à la plage, plutôt pour l'ambiance apaisante "bord de mer"😎 car je ne pratique ni le surf ni la plongée et je nage peu. Par contre, j'ai envie de faire du vélo. J'aime aussi les petites villes tranquilles et les villages, les temples bouddhistes et hindouistes, et j'aimerais faire 1 ou 2 treks par exemple sur des volcans. Par contre je ne suis pas fan des parcs animaliers ni des zones infestées de moustiques.

Est-il possible et réaliste sur 1 mois d'aller un peu à Java, à Bali et à Lombok ? Quelles sont les principales différences entre ces 3 îles ? Le coût de la vie y est très différent ?

Compte tenu de ces indications, comment répartir au mieux les 30 jours dont je dispose ?

Quelles sont les principales différences entre l'Indonésie et l'Inde ? notamment pour les conditions sanitaires ? (vaccins, moustiques, autres maladies, précautions alimentaires...), les transports et les hébergements ? Faut-il faire un traitement contre le palu, ou bien de bons répulsifs suffisent-ils ? J'ai dans l'idée que l'Indonésie doit ressembler un peu (beaucoup ?) à certaines parties de l'Inde (Kerala), mais je me trompe peut-être...

Merci d'avance !🙂
Madagascar au jour le jour et sa situation English translation pending
by Tamerlan95 · 2009-03-20 · 532 replies
Bonjour!!!!!

Suite de la conversation qui vient d'être fermer!!!!!!

A+😉
Durban-Johannesbourg en camping-car: durée du trajet, visites, campings? English translation pending
by Cathysalvi · 2009-02-28 · 4 replies
je voyage avec deux bébés en camping car de durban à jahannesbourg, combien de temps faut il? quels sont les endroits sympas à visiter sur le trajet? des adresses de campings? MERCI, cathy

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