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Colombie du 18 octobre au 11 novembre 2019 English translation pending
by Chapardeur · 2020-02-13 · 0 replies
COLOMBIE

itinéraire de 24 jours en Colombie, du 18 octobre au 11 novembre 2019.

BOGOTA 2 jours - LA MACARENA 4 jours - MEDELLIN et GUATAPE 3 jours - SALENTO 3 jours - CALI 2 jours - POPAYAN 2 jours - SAN AGUSTIN 3 jours - TATACOA 3 jours - BOGOTA 1 jour -

Il faut bien l'avouer, j'ai hésité à partir en Colombie. Un peu parce que je ne suis toujours pas très au point en espagnol (en fait, je suis proche du niveau zéro) et que je n'ai pas beaucoup progressé depuis l'an dernier au Guatemala. Un peu aussi à cause du ramdam que tout le monde fait autour de la sécurité dans le pays et particulièrement à Bogota. Cela s'est un peu calmé depuis la signature d'un accord de paix entre le gouvernement et les FARC mais maintenant que cet accord a été révoqué et que la population veut que ceux qui l'ont terrorisée pendant des années soient punis, il y a comme une incertitude sur l'avenir politique du pays, et donc sa stabilité. Néanmoins, la situation sécuritaire n'est pas aussi dégradée que dans le passé, et le tourisme reprend sérieusement du poil de la bête. Donc, revenons à nos moutons : je veux voir le Caño Cristales, cette rivière aux eaux cristallines dans laquelle s’épanouissent des plantes aux couleurs flamboyantes sur un fond de roches multicolores et de sable jaune. Ca fait des années maintenant que je regarde des reportages sur ce site incroyable, et à chaque fois, je me dis qu'un jour, j'irai là-bas… même si c'est un pari risqué, car à la saison des pluies, période de floraison des plantes aquatiques à l’origine du phénomène, on peut ne rien voir du tout si le ciel reste nuageux. Le spectacle a besoin que le soleil darde ses rayons magiques dans la rivière… Maintenant, le reste du programme reste aussi à déterminer : le nord du pays, ou le sud ? 3 semaines me paraissent un peu juste pour parcourir ce territoire grand comme deux fois la France. Je veux prendre mon temps, m'installer à l'auberge comme si j'allais y rester toute ma vie, me balader sans avoir une longue liste de choses à faire ou à voir dans un créneau horaire limité, goûter tranquillement aux lieux que je découvre, en ajoutant, pourquoi pas, un café, une bière ou une glace. J’ai donc le choix entre le nord et la beauté de petites villes coloniales, les caraïbes, la ciudad perdida et Carthagène des indes ou bien le sud avec le café de Salento, la sulfureuse Medellin, les statues pré-colombiennes de San Agustin et le désert de la Tatacoa ? J'ai comme l'impression que le sud est moins visité... top là, ce sera le sud, là où le temps dure longtemps, dit la chanson…

Le 18 octobre, vol Air Europa pour Madrid, puis Bogota. Il est environ 18h quand je débarque à Bogota, et le passage devant les guichets de la police des frontières se fait très rapidement. Pas de photo, pas d'empreinte, pas de formulaire interminable dans une langue mystérieuse (l'espagnol). Ensuite, recherche désespérée d'un distributeur de billets dans l'aéroport, pour payer le taxi mais puisque je ne trouve rien, je me décide à changer 50 euros, et je verrai plus tard en ville pour retirer vraiment des sous. Direction l'hôtel que j'ai reservé sur internet et j'irai ensuite faire un tour pour dîner. Ce sera tout pour aujourd'hui. C’est le matin et je pars à la découverte du quartier, La Candelaria. Tout y semble tranquille, les petites rues pavées sont pentues et bordées de jolies maisons colorées. Parfois, des odeurs de croissants chauds et de café s’échappent de petites échoppes où s’entasse toute une population d’ouvriers et d’habitués. Beaucoup de street-art et de fresques murales s’affichent un peu partout, sur les portes ou sur les façades des maisons et des immeubles Du coup, ça agrémente beaucoup mes déambulations à la découverte de la ville. Bien-sûr, je ne me suis pas aventuré dans les quartiers chauds, je suis resté sagement dans le centre sécurisé. J’ai poussé jusqu’au grand marché central mais guère plus loin. Un tour à Zipaquira pour visiter la cathédrale de sel, à bord d’un train touristique depuis la gare de la Sabena, puis un saut en téléphérique sur le Cerro de Monserrate qui domine la ville, plus un musée ou deux, ainsi finit ma découverte de Bogota.

A La Macarena, tout change. L’arrivée à bord d’un petit avion de 20 places sur une piste herbeuse quasiment en pleine ville me met dans l’ambiance « bout du monde » qui m’attend . Cette bourgade perdue dans une vaste zone de prairies et de forêts, au bord du rio Guayabero, est la tranquillité même. Ce n’est peut-être qu’une apparence trompeuse, car de nombreux militaires armés sillonnent les quelques rues commerçantes, mais enfin, comparée à Bogota, on s’y sent libre et sans appréhension. Cela dit, la région, libérée depuis peu de l’occupation des FARC est maintenant en effervescence à cause de la déforestation et de l’accaparement des terres de groupes qui voient ici l’opportunité facile d’un enrichissement ou d’une nouvelle vie. Les journaux et la télé en parlent, mais la population vaque à ses occupations et rien ne transparaît. Dès l’arrivée et votre sortie de l’avion, vous êtes pris en charge par votre guide qui constitue votre groupe, vous conduit à votre hôtel et au centre d’information sur la rivière. Après le déjeuner en compagnie de mes équipiers avec lesquels je fais connaissance, on rassemble quelques affaires, une serviette et un maillot de bain, et on rejoint le bord du rio Guayabero. De là, une pirogue nous conduit sur l’autre rive, au départ du chemin de El Mirador, qui grimpe bien et se poursuit par la découverte du Cañolito, un des bras du Caño Cristales. Voici donc ces fleurs incroyables, c'est beau, c'est stupéfiant. Il fait super chaud, l’atmosphère est humide, le soleil est de plomb. Néanmoins, le ciel se couvre progressivement de nuages noirs et notre baignade dans une petite dépression rocheuse de la rivière se termine sous la pluie. La rentrée en pirogue à la Macarena se fait à la nuit tombée, le soleil se couchant tôt sous ces latitudes tropicales. Le reste du séjour à Caño Cristales va se dérouler toujours de ma même manière : on prend une pirogue, on se fait déposer quelque part sur le parcours de la rivière, et on la longe en marchant sur une rive ou l’autre. La pluie est parfois au rendez-vous, normal à cette saison, mais quand le soleil revient, le spectacle est toujours saisissant. Le quatrième et dernier jour, on part sur une zone beaucoup moins intéressante, quoique jolie, le Caño Pierras. Franchement, j’aurais préféré retourner sur le Cañolito, par exemple, mais la répartition des touristes sur les sites obéit à une règle. Si je dois y retourner un jour, je préciserai que je ne veux consacrer mon temps qu’à la rivière aux couleurs et pas à des endroits d’un intérêt moyen choisis pour faire patienter les touristes en attendant l’heure du départ. Justement, le départ de mon avion pour Bogota est prévu à 15h. Mais comme des pluies diluviennes s’abattent sur la Macarena, notre petit avion de 20 place reste cloué au sol en attendant une accalmie. Vers 16h30, une fenêtre météo lui permet enfin de décoller. A l’heure ou il atterrit à Bogota, je suis censé me trouver à l’embarquement de mon vol pour Medellin. Et le terminal n’est pas à la porte d’à côté, il faut prendre un bus. Bref, prendre une marge de 2 heures lorsqu’on vient de La Macarena, ce n’est pas suffisant. Heureusement pour moi, mon vol a été annulé et je suis reporté sur le vol de 22h. Ca me convient tout à fait, j’ai fait une résa dans une petite AJ, le Grand Hostel Medellin, et je n’aurai qu’à prendre un taxi à l’arrivée pour m’y rendre. Bon, à Medellin, ce qui a surtout marqué mon séjour, c’est bien sûr la comuna 13. Au départ, j’ai rejoint la sortie du métro San Javier et je me suis joint à un groupe d’une vingtaine de personnes. La visite sera en anglais, je suis le seul Frenchie. A mon avis, le guide nous abreuve de trop d’explications par rapport au temps consacré à la découverte du quartier. Donc, Lorsque la sortie prend fin vers 13h et que le guide ramène tout le monde au métro, je m’échappe pour faire ma propre visite de la comuna 13. Au petit resto où je m’arrête le temps d’une averse, pour me restaurer, on s’inquiète de me savoir seul et on me conseille d’être sur mes gardes. J’ai erré plus de 2 heures dans les ruelles ou les escaliers du quartier, en m’arrêtant souvent pour photographier les magnifiques fresques ultra-colorées, et je n’ai rencontré aucun problème tout en restant très vigilant, bien sûr. Medellin, c’est aussi la ville de Botero, et un petit tour sur la place qui porte son nom, où s’alignent une bonne vingtaine de ses statues s’impose. Au petit matin, la place est tranquille, bien éclairée et très photogénique. Le quartier, lui, est plutôt sale et mal fréquenté. Le lendemain, dans le bus qui m’emmène à Guatapé, mes piètres notions d’espagnol ne découragent pas un groupe de jeunes colombiens sympathiques d’engager une conversation avec moi, pauvre voyageur esseulé venu d’un pays pour eux fort exotique. Ils connaissent nos gilets jaunes, ils font le parallèle avec le soulèvement des étudiants au chili. Guatapé, enfin ! Ce village est dans toutes les émissions de voyage et dans tous les livres consacrés à la Colombie. Ses fresques sculptées sur des maisons multicolores ont fait sa réputation et les Colombiens y viennent nombreux en visite, un peu comme nous on va au mont Saint-Michel. Il y a des tas de choses à faire ici, avec la proximité du lac. Baignades, promenades en bateau, excursions à cheval, etc. J’ai préféré me promener dans les rues en admirant les jolies maisons aux joyeuses couleurs. Les bas reliefs racontent un peu la vie de ceux qui vivent à l’intérieur, celle du chien curieux qui surveille la rue, du cultivateur et sa nombreuse progéniture ou du musicien et son saxophone. Le parque central, où les familles et les vieux colombiens à chapeau de cow-boys viennent boire un café, est aussi un incontournable d’une visite à Guatapé. C’est d’ailleurs la première fois que je bois des cafés si tard dans la journée, mais c’est ce que font les locaux, alors je me suis mis au diapason. Et je dois avouer que je n’ai pas moins bien dormi que d’habitude. Faut dire que j’étais bien crevé de ma journée, en partie à cause de ma grimpée sur le pain de sucre local, le Peñon de Guatapé. Un rocher de 220 mètres de haut, dont on atteint le sommet après une bonne grosse volée de marches. Pour gagner Salento, dans la région du café, je dois retourner à Medellin, en partant de très bonne heure. La route est longue jusque là-bas, j’ai donc de quoi boire et grignoter dans le bus. Il fait quasiment nuit quand j’atteins Salento mais j’ai pris la précaution, comme souvent, de réserver une chambre, que j’ai choisie dans une plantation de café à la sortie de la ville, la finca don Eduardo. Après une journée passée dans le bus, j’ai un peu envie de me dégourdir les guiboles, même si la nuit est tombée. Salento est une ville faite pour la promenade après la tombée du jour. Les lumières des lampadaires éclairent les maisons à l’architecture coloniale et les bars, les restaurants, les épiceries sont ouverts. L’ambiance de la grande rue est joyeuse et animée, avec quelques établissements plus attractifs, tel le grand billard entièrement ouvert sur la rue, où les colombiens se pressent car c’est un jeu qu’ils adorent et qu’on voit dans toutes les villes. Dehors, les vieux s’assoient sur les bancs publics et papotent gentiment, les jeunes vont tout droit au bout de la rue, au club branché et son concert en plein air. Le matin de très bonne heure, je suis le premier sur le parque central pour le départ de la première billie, cette jeep qui sert de taxi collectif pour aller au parc de la vallée de la cocora. Il n’est pas 7h30 et je suis au départ du chemin. C’est un parcours de 13kms en boucle, vraiment facile à suivre, il n’y a aucun besoin d’engager un guide. Partout dans ce paysage de collines verdoyantes, on admire les fameux cocotiers de plus de 60m de haut. Tout en haut du chemin, on atteint la ferme des colibris, où l’on peut se restaurer. En redescendant, on longe la jolie rivière qui coule dans une gorge boisée et vous ramène au point de départ. Sur le parking, les jeeps billies retournent sur SALENTO au rythme des arrivées des randonneurs. CALI et sa mauvaise réputation. Le cartel de Medellin a été démantelé, celui de Cali continue de prospérer, lui. L’image de cette grande agglomération de plus de 2 millions d’habitants souffre de cette étiquette de « ville de la drogue » et de sa délinquance. J’ai pourtant choisi de m’y arrêter, car bien que je ne sois pas spécialement amateur de salsa, la danse à laquelle on voue un véritable culte ici, et qui redore un peu son blason, je suis curieux de connaître sa vie, sa physionomie, son atmosphère. A la maison violette, je me sens chez moi, l’accueil est gentil et le quartier, installé sur une des collines de la ville, est constellé de petits bars et de restos sympas. A CALI succède POPAYAN la blanche, la belle cité historique. J’ai bien failli ne pas y arriver, car l’assassinat par les FARC d’une députée indigène et de quatre de ses gardes du corps fait souffler un vent de révolte dans la région. Comme en 2016, les populations indigènes ont menacé de couper la panaméricaine à toute circulation, en représaille à l’inaction du gouvernement devant ces crimes qui se répètent. Mais maintenant que j’y suis, je savoure l’atmosphère de ses rues en damier, de ses petits commerces, de ses églises somptueuses. La ville est un régal pour le photographe amateur que je suis. Le temps est parfois pluvieux, le fond de l’air est frais et je suis souvent réfugié sous les arcades, dans un bar ou un resto lorsque s’abattent les violentes averses qui transforment les rues en marécages.

La ville est aussi le point de départ pour un petit tour à Silvia, le village des Guambianos. Le jour de marché est le mardi, et il est réputé dans toute la région. Comme on est dimanche, je ne le verrai pas, mais je vais quand même y aller jeter un coup d’oeil. Par chance, c’est jour de fête, le parque central est couvert de stands de nourriture et de tissus, les guambianos costumés se baladent tranquillement et bavardent en attendant le spectacle qui doit se tenir sur la grande scène installée sur le côté de la place. Hélas, de méchants nuages noirs s’amoncellent au-dessus de nos têtes, et la pluie s’abat soudain avec violence sur Silvia. Tout le monde coure se mettre aux abris (la plupart dans l’immense église) et moi, je me retrouve coincé dans une entrée de garage avec deux gambianos sympas en costume traditionnel, qui ne prennent pas la situation au tragique. Mais le violent orage s’est transformé en pluie continue, la fête tourne à la débandade, les commerçants remballent leurs étals, les bus se remplissent et chacun rentre chez soi. La route, ou plutôt la piste de Popayan à San Agustin est carrément épouvantable. Des ornières de boue, des croisements au centimètre en font le pire itinéraire que j’ai pu emprunter jusqu’ici. Quasiment 5 heures pour rejoindre San Agustin, le mauvais temps était un peu de la partie. San Agustin, c’est d’abord un site archéologique très mystérieux. On y a réuni là de grandes statues découvertes dans la région, témoins d’une civilisation dont on ne connaît même pas le nom. On sait si peu de choses du peuple qui vénérait ces statues que tout le monde y va de sa petite théorie perso et qu’au final, ce qu’il faut en conclure, c’est qu’on ne sait rien du tout. Le musée du site est vraiment à visiter, car on y trouve notamment de vieilles photos prises lors de la découverte des différentes statues. Dans le coin de San Agustin, il y a pas mal de jolies balades à faire, comme aller admirer la Chaquira, une statue située en bordure d’une gorge impressionnante. Il y a aussi El Estrecho, l’endroit où le tumultueux Rio Magdalena se resserre pour passer dans un goulet étroit de seulement 2 mètres. Mon voyage se termine bientôt, et je vais terminer avec le magnifique désert de la Tatacoa. À Villa vieja, il n’y a pas grand-chose à voir, mais cette petite bourgade est une étape obligée pour prendre un transport jusqu’au désert. J’y passe une nuit, dans un petit hôtel basique (mais avec piscine) pour embrayer demain matin à l’aube sur un rickshaw qui m’emènera là-bas. Le soleil vient de se lever et je suis déjà dans les dunes rouges du désert de la Tatacoa. Pendant deux journées, mais seulement le matin de très bonne heure (6h-10h) et en fin d’après-midi, j’arpente sans guide ce territoire qui n’est pas si immense que ça. Mon petit hôtel, le Tranquilidad, est au bord de la piste du désert rouge et 300 mètres plus loin, il y a une piscine publique qui me permet d’attendre tranquillement la fin des heures chaudes. Le désert gris, à quelques kms de là, vaut le coup d’oeil, mais il est moins photogénique, faut bien l’avouer. Surtout si on ne le découvre qu’après 10h ou avant 16h30. A Villa vieja, le dimanche, il n’y a pas de bus régulier pour gagner Neiva. Mais sur le Parque central, tôt le matin, des taxis collectifs font le même office. Et à Neiva, à la gare routière, aucun problème pour trouver le bus de Bogota, l’ultime étape de mon voyage.

Maintenant, parlons gros sous :

Ma plus maousse dépense, c’est évidemment Caño Cristales. J’ai réservé sur internet avec Cristales Aventura Tours, 4 jours sur place, tout compris, pour 600 euros. Pour ce prix, vous avez le vol de Bogota à La Macarena (A/R), l’hôtel qui n’est pas grand luxe, juste une chambre individuelle avec douche, la nourriture et les transports en pirogue ou en 4x4. Bref, tout est compris, vous n’avez rien à payer sur place, sauf la petite bière du soir si vous aimez vous détendre.

Pour le reste du pays, vous serez surpris des prix vraiment très raisonnables :

L’hébergement : j’ai rarement dépensé plus de 50 000 pesos (14 euros), sauf quand j’ai vraiment été coincé et que j’ai du allonger jusqu’à 100 000 pesos. Je ne peux recommander tous mes hébergements, mais j’ai bien aimé celui de Salento, à la Finca Don Eduardo, de San Agustin, à la Casa de François ou mon petit hôtel Tranquilidad au désert de la Tatacoa, pourtant très très basique.

Les transports : tout dépend de la distance, évidemment, mais de toute façon cela ne côute pas très cher. Par exemple, l’avion entre Bogota et Medellin m’a coûté 43 euros. Le taxi de l’aéroport de Medellin à la ville (25 km, et à 23h30, donc c’est plus cher) 80 000 pesos (21 euros). Le bus Medellin-Guatape 15000 pesos (4 euros). Un TukTuk de Villa Vieja au désert de la Tatacoa (8km) coûte environ 15000 Pesos (4 euros) aussi. Donc globalement, pas de grosses dépenses sur le poste transports.

Voilà, si j'ai oublié quelque-chose, laissez moi un message, je vous répondrai si j'ai la réponse.

Et n'oubliez pas de jeter un coup d'oeil à ma galerie sur FLICKR en recherchant mon pseudo « Kalzennyg », album Colombie.

Bon voyage à tous !
Oman, le pays des Mille et Une Merveilles English translation pending
by Rouquine38 · 2020-01-29 · 539 replies
Qui n’a jamais eu envie de vivre les aventures de Sindbad le marin, qui n’a jamais rêvé de Shéhérazade lors de ses lectures des contes Les Mille et Une Nuits? Ou encore de la reine de Saba...

Eh bien! En parcourant le Sultanat d’Oman, nous allons à leur recherche ou plutôt découvrir ce pays des Mille et Une Merveilles décrites dans les célèbres contes persans dont a fait partie l’actuel Sultanat.

Voici l’itinéraire prévu pour ces deux semaines :

21/12 Lyon – Mascate 22/12 Mascate 23/12 Mascate – Wadi Tiwi 24/12 Wadi Shab – Sour 25/12 Ras Al Jinz – Wadi Bani Kalid 26/12 Wahiba Sands 27/12 Sugar Dunes – Sanctuaire Oryx 28/12 Mirbat 29/12 Wadi Darbat – Salalah 30/12 Mughsayl – Rakyut 31/12 Rub Al Khali - Haima 01/01 Jabreen - Nizwa 02/01 Tanuf - Bahla – Jebel Shams 03/01 Jebel Shams – Al Hamra - Misfat 04/01 Bilad Sayt – Wadi Bani Awf – Mascate 05/01 Mascate - Lyon

Montagnes, Wadis, déserts et plages, chacun y trouvera son bonheur. Voici un petit aperçu de ce qui vous attend.













Alors si vous voulez bien me suivre...
Tahiti - Croisière aux Iles Marquises et Huahine English translation pending
by Lilevis · 2020-01-26 · 96 replies
Bonjour tout le monde

Je viens partager avec vous le magnifique voyage que nous avons fait en Polynésie Française du 3 au 23 Novembre 2019

Depuis de très nombreuses années nous avions envie d’aller en Polynésie Française, mais le nombre d’heures de voyage pour y arriver ainsi que le décalage horaire nous rebutait un peu, voir beaucoup. L’an passé nous avons fait 18 heures de voyage ça c’est très bien passé, alors pourquoi pas aller en Polynésie.

Des personnes rencontrées au cours de nos différents voyages, nous parlaient d’une croisière qu’ils avaient faite aux Iles Marquises sur un cargo mixte L’Aranui et qu’ils en étaient revenus enchantés. Une croisière sur ce bateau nous tentait bien. Régulièrement on reparlait de ce voyage, donc courant 2018 je ressors donc les guides, me renseigne sur le trajet du bateau, sa durée, etc.. Nous aimerions aussi passer 4 nuits et 3 jours pleins à Papeete pour nous remettre du voyage, du décallage horaire, visiter l’île tranquillement, ensuite nous ferions la croisière aux Iles Marquises et finirions par 2 nuits et une journée complète à Huahine. Yapuka à articuler tout ça.

Début Octobre 2018 je me renseigne auprès de Voyageurs du Monde pour avoir un devis. nous pensions faire ce voyage en Septembre 2019 mais il n’y avait plus de place dans la catégorie de cabine que je voulais, ce sera donc pour début Novembre 2019. Bon nous allons casser la tirelire, mais c’est maintenant où jamais.

Voilà notre trajet

Paris – Papeete (Tahiti) Iles de la Société Papeete Vallée de la Papenoo Tour de l’ile Embarquement sur l’Aranui Fakarava Iles des Tuamotu En mer Hiva Oa – Tahuata Iles Marquises Fatu Hiva (Omoa-Hananave) Hiva Oa – (Tahuata (plage) Ua Huka (Vaipaee – Hokatu) Nuku-Hiva Ua Pou En mer Rangiroa Iles Tuamotu Bora-Bora Iles de la Société Papeete – Huahine Huahine Huhaine – Papeete Papeete - Paris

Pour plus de photos c'est ici.

à suivre
Comment visiter Pompei? English translation pending
by Girardsebas · 2020-01-25 · 28 replies
Bonjour, nous allons visiter Pompéi en mai 2020. J'aimerais avoir vos conseils sur la manière de visiter le site... nous suggéré vous de faire la visite par nous même en utilisant le guide papier, de louer les audio-guides ou de prendre une visite guidée (get your guide ou Viator) ?
La péninsule du Yucatan en trois semaines: un voyage inoubliable! English translation pending
by Hazel71 · 2020-01-16 · 56 replies
Après des mois de repérage sur internet, beaucoup d'infos piochées sur ce forum entre autres, il me parait normal de faire un retour sur notre magnifique voyage ici.

Je vais donc tenter de retranscrire ce que nous avons vécu en y ajoutant nos bonnes adresses et des réponses aux questions que je me suis posées en préparant.

C'est mon premier carnet alors soyez indulgents 😉.

Notre voyage s'est déroulé du 20 décembre au 10 janvier, en famille, avec 2 filles de 12 et 13 ans 1/2. Nous avions déjà voyagé loin (Guadeloupe, Martinique...), mais c'était la première fois dans un pays non francophone.

Il était important pour nous de pouvoir nous exprimer un minimum dans la langue du pays. Aucun de nous n'ayant appris l'espagnol à l'école, nous avons opté pour un apprentissage des bases via une application : Mondly Spanish. Nous nous y sommes pris 11 mois à l'avance et je dois avouer que même si nous n'étions pas tout à fait au point, cela nous a bien aidé !

Concernant les vols, nous nous y sommes pris 1 an à l'avance et avons trouvé le meilleur prix (730€/personne) en partant de Bâle-Mulhouse et en passant par Air France. A l'aller nous avons eu 2 escales (Paris et Mexico) et au retour 1 seule escale à Paris. Tout s'est parfaitement bien enchainé et nous n'avons pas du tout eu besoin de nous soucier de nos bagages, on les a déposées à Bâle et récupérées à Cancun (et inversement pour le retour).

Concernant le change, nous avions prévu des espèces que nous avons changées en partie à l'aéroport de Mexico (1€ = 20,40 pesos) et pour l'autre partie dans une petite guitoune à Tulum (le long de la grande avenue, à côté d'une station service - 1€ = 20,20 pesos). Le reste de l'argent dont nous avions besoin a été retiré dans des distributeurs (à Campêche aucun soucis et à Valladolid plus compliqué...3 distributeurs pour réussir à avoir le montant que nous voulions - et donc 3 x des frais de banque en France !).

Voilà pour les bases, maintenant place au voyage !

Retour en Amérique Centrale: Guatemala et Honduras English translation pending
by Vaikeaiti · 2020-01-15 · 14 replies
INTRO

Décidément nous sommes des inconditionnels de l' Amérique centrale où nous sommes allés maintes fois ( Guatemala il y a 12 ans environ, Panama ensuite, puis Nicaragua, Salvador, Costa Rica et cette année donc, le Honduras principalement même si nous passons quelques jours au Guatemala à l' arrivée et avant de quitter le pays, principalement sur la côte caribéenne. C' est avec notre ami R., à la tête d'une petite agence francophone de tourisme réceptif à San Salvador que nous avons fait nos deux derniers voyages, au Salvador et au Costa Rica, et c'est lui qui a imaginé ce circuit à partir de ses expériences personnelles. En effet, le Salvador étant un très petit pays, il a l' habitude d' organiser des voyages trans-frontières du genre Salvador / Nicaragua ou Salvador / Guatemala ou Salvador / Honduras. Cette fois ce sera Guatemala / Honduras; tout simplement parce que nous avons trouvé des billets d'avion à prix vraiment compétitifs - et vols directs en continuation - à partir de LAX vers Guatemala Ciudad. R. vient donc nous cueillir à l' aéroport international de Guatemala City ( ou GUA ) et nous repartirons de cette même capitale vers la Californie. Le Guatemala, comme je l' ai indiqué, nous y sommes allés une fois déjà il y a une douzaine d'années, un beau circuit laissant volontairement de côté la capitale pour se concentrer sur Antigua, le Peten, Tikal, et la partie ouest montagneuse autour de Chichicastenango. le tout centré sur la visite de centres archéologiques maya majeurs ( avec une incursion à Copan au Honduras comprise dans la prestation globale ). Une petite partie de notre séjour se passant au Guatemala, je parlerai des régions et endroits visités, mais sans m' étendre. L' idée générale est quand même de consacrer ce carnet au Honduras, pays aussi méconnu que le Salvador auquel j' ai consacré un carnet il y a 3 ans.

Le Honduras est un pays à faible visibilité touristique et de mauvaise réputation, montré du doigt comme le Salvador ou le Guatemala et mis à l' index pour son insécurité chronique. Bien sur le Honduras n' est pas Singapour mais on a tendance à exagérer et à dramatiser comme toujours Disons qu' il y a une façon de voyager dans ces pays d ' Amérique Centrale, des quartiers à éviter dans les capitales et des règles de vigilance élémentaire à respecter, comme dans beaucoup d'autres pays. Après quelques hésitations donc, va pour le Honduras, nous avons décidé avec R. d' y passer environ une semaine de découverte plus culturelle que balnéaire. L' un de ses amis honduriens, travaillant dans la police touristique, nous accompagne pendant la découverte des régions du Honduras visitées, de Omoa où il va nous rejoindre - rendez-vous à la forteresse - jusqu'à Santa Rosa de Copan. Nous repassons la frontière dans l' autre sens ensuite.

Vous allez penser, pourquoi le Honduras ? Justement parce qu'il est peu visité ( sauf les îles côté Caraïbes du genre Roatan qui - comme Cancun au Mexique - sont fréquentées par la jeunesse américaine et canadienne en quête de soleil et de sensations fortes ) et conserve une réelle authenticité.

UN PEU DE GEOGRAPHIE On sera surpris d' apprendre que le Honduras est le second plus grand pays d'Amérique centrale après le Nicaragua, de la taille de la Bulgarie. La côte caribéenne est immensément longue, s'étirant sur plus 750 kilomètres. Autre surprise de taille : le pays n' est pas - ou alors très peu - soumis aux tremblements de terre ni aux éruptions de volcans intempestives. Le relief du pays est tout à fait unique : en effet, les montagnes ne s'étendent pas du nord au sud, mais se chevauchent et se croisent dans tous les sens. Il existe un seul fleuve d'importance, le Rio Coco qui fait frontière avec le Nicaragua. Tiens, encore une surprise ! Le Honduras a davantage de forêts nuageuses et pluvieuses que le Costa Rica, champion du tourisme écolo dans l' Isthme. Le patrimoine naturel est donc riche et varié, et pourtant on ne peut pas parler de politique de conservation et de protection de l' environnement. Les gouvernements successifs sont plus intéressés par ce que peut rapporter la coupe intensive des arbres et la plantations de palmiers à huile africains, une véritable plaie partout en Amérique centrale, y compris dans le soit-disant vertueux Costa Rica ! L' agro-business américain et canadien est omniprésent et contrôle de larges étendues du territoire national. Les mauvaises habitudes perdurent donc, des écologistes ont été carrément assassinés dans le passé, l' écologie n' est pas au programme. Il faut dire qu'il y a des problèmes sociaux et économiques à régler d'urgence, et que l' écologie n' est pas l' urgence nationale.

La faune est la même que dans les pays avoisinants : jaguars, tapirs, paresseux, fourmiliers, singes, tatous, agoutis ( ou ' guatousas ' en espagnol ), coatis, pécaris, chauves-souris, cervidés, iguanes, reptiles de toutes sortes dont certains très venimeux comme le serpent-corail ( ou ' terciopelo ' ). Le lamantin est la star des eaux douces honduriennes. l' ara et le toucan sont les stars de la canopée.

UN PEU D'HISTOIRE

Je ne vais pas m' étendre plus que nécessaire sur l' histoire du Honduras, aussi catastrophique, chaotique et pleine de rebondissements et de drames divers que celle des pays limitrophes, et celle, plus généralement de la Grande Région allant du sud du Mexique au nord à la Colombie. Ce pays, le Honduras - mot qui signifie " profondeurs " en espagnol - fut découvert en 1502 par Christophe Colomb qui lui attribua ce nom, très probablement en raison de la profondeur des eaux aux abords de la côte. Les indigènes furent décimés par les colonisateurs espagnols et leurs richesses pillées. Contrairement aux pays voisins où fut créée une monoculture ( du café, de la canne à sucre et de l' élevage ), source de richesses et favorisant l' émergence d'une classe sociale aisée, le Honduras resta à l' écart de ce changement social, devenant par là un maillon faible soumis à des politiques étrangères centro - américaines et nord - américaines contradictoires, agressives et belliqueuses. Pedro de Alvarado - déjà " pacificateur " du Guatemala voisin - parviendra à conquérir le territoire en 1539 après avoir fait assassiner tous les opposants à la politique coloniale d'expansion, en particulier le lenca / maya Lempira, héros de son peuple indigène. Comayagua devient capitale du pays en 1540. On saute les siècles et on se retrouve au début du 19ème siècle en compagnie de Francisco Morazan, héros national et l' un des pères de l' Amérique centrale aux côté de Bolivar, et qui initia un projet grandiose d'union amérindienne. Libéral et laïc, il perdra la bataille contre les conservateurs, sera forcé à l' exil au Costa Rica, tentera le destin en revenant au Honduras où il finira exécuté en 1842. A partir de là, le pays sombre dans le chaos politique. L' anarchie et la révolution permanente amène au pouvoir des dictateurs nationalistes et conservateurs empêchant toute avancée sociale ou économique. En même temps, il faut lutter sans cesse contre les tentatives d'annexion territoriale des Anglais côté Caraïbes et des Américains dans toute la région. En 1880, alors que le pays est passé sous la coupe de libéraux tout aussi tyranniques que leurs opposants conservateurs, Tegucigalpa devient la nouvelle capitale, tout simplement parce que l'on a découvert des gisements d'argent et commencé à forer frénétiquement dans les environs de ce qui est à l' époque un gros village ! Et puis le président de l' époque a choisi Tegucigalpa contre Comayagua sur un coup de tête ! Le chaos continue. Les gouvernements, bousculés par les uns et les autres, tombent et changent sans cesse. On laisse s'installer d' énormes sociétés telles la United Fruit Company ou Cuyamel ou encore la Standard Fruit Company qui vont devenir des états dans l' Etat et soumettre le pays aux interêts puissants des pays étrangers voisins, en particulier les Etats-Unis. Le Honduras devient une république bananière où les compagnies bananières nomment les présidents, toujours conservateurs, dociles, soumis, corruptibles et vite corrompus. Les escarmouches entre pays voisins vont continuer pendant des décennies tandis que les riches conservateurs, l' Eglise Catholique et l' Armée tiennent le Honduras dans une main de fer et vont soutenir l' installation au pouvoir suprême de militaires reconvertis peu recommandables. Cependant, ils ne seront jamais aussi sanguinaires qu' au Nicaragua soumis et pillé par le dictateur Somoza pendant plus de 30 ans. " Nicaragua es mi finca ', avait-il coutume de dire !

Les civils reviennent au pouvoir en 1981, mais, c'est, hélas, pour le pire, car la CIA américaine choisit le Honduras comme terre d'entraînement pour les ' contras ' - ou brigades contre-révolutionnaires - dans la lutte sans merci contre les Sandinistas qui viennent de renverser Somoza au Nicaragua... et vont , à leur tour - et jusqu'à ce jour, hélas ! - mettre leur pays exsangue sous contrôle dictatorial. Pauvres Nicaraguayens, finalement plus à plaindre encore que leurs proches voisins ! Présidents - et partis - conservateurs et parfois libéraux se succèdent au pouvoir. La lutte contre l' insécurité - et contre les ' maras ', des gangs ayant fui les Etats-Unis sous l' ère Clinton pour se réfugier dans la région de San Pedro Sula - devient une priorité. Le libre-échange aussi. Il y aura encore des soubresauts politiques. Un coup d'état fomenté par l' armée en juin 2009 dépose le président Zelaya jugé trop social voire socialiste et trop engagé dans la lutte contre la criminalité et les narco-trafiquants qui gêne des gens de pouvoir car elle souligne combien le pays est gangrené par la corruption au niveau le plus élevé. Un comble ! Est nommé à sa place Sosa, un conservateur de centre-droit à l' échine plus souple et qui ne menace pas les interêts des grosses sociétés étrangères dans le pays. C' est lui qui changera de capitale. Des journalistes sont assassinés, les élections sont alors contestées par de nombreux pays.

C' est actuellement Juan Orlando Hernandez, ancien avocat, qui dirige le pays, et ce depuis janvier 2014. Les rapports du pays avec les Etats-Unis se sont fortement dégradés alors que le frère du président vient d'être arrêté aux Etats-Unis pour complicité avec les narco-trafiquants de son pays et pour blanchiment d'argent. Le président Trump, à sa manière brutale, exige une coopération du Honduras - et de son président - dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En attendant des résultats concluants, le pays a été mis sur une liste noire.

ECONOMIE Le Honduras est l' un des pays les plus pauvres du monde : taux de chômage élevé, salaires bas, lois sociales quasi inexistantes, impôt sur le revenu inexistant, dépendance extrême aux aléas de la demande et de l' offre internationales sur le marché des matières premières ( argent, zinc, plomb, houille, cuivre ) et des produits agricoles, catastrophes naturelles telles l' ouragan Mitch en 1998 qui a mis l' économie du Honduras à genoux pour des années. Le Honduras est aussi un paradis fiscal pour les grosses entreprises nord-américaines et les industries de sous-traitance - ou ' maquilas ' - tenues par des Nord-Américains, des Chinois et des Coréens. Sous couvert de créer beaucoup d'emplois, pour des salaires de misère, les grosses sociétés étrangères sont exonérées d' impôt sur le revenu pour 30 ans. Scandaleux sans doute, mais c'est ainsi que vont les choses en Amérique Centrale !

LE HONDURAS UN PAYS METISSE

90% de la population est métissée , à la fois espagnole et amérindienne. Il y a aussi des Noirs, anciens esclaves venus de la Jamaïque et de Grand Cayman, des Garifunas aux racines amérindiennes ( caribes et africaines ) venus de l' île de St Vincent, des Blancs, des Turcs, Libanais et Syriens, des Asiatiques, des indigènes. Ces derniers ont beaucoup souffert au cours des siècles passés : 500 ans de tyrannie culturelle, économique et sociale et, à la clé, un génocide qui est reconnu désormais par la communauté internationale. Parmi les peuples indigènes, le plus remarquable est sans doute celui des Lencas qui sont plus de 100.000 actuellement. On les trouvera dans le département d' Intibuca, capitale La Esperanza, qui demeure le foyer actuel d'une culture lenca qui veut désormais s'affirmer. Egalement, les Chortis ( environ 5000 ) qui vivent dans les montagnes de l' Ouest, les Pipils proches de la frontière du Salvador ( et massacrés dans les année 30 ), les Jicaques ou Tolupanes qui sont, semble-t-il, originaires du Mexique, parlent une langue proche de celle des Sioux, et se rencontrent dans le département de Yoro, les Misquitos, les Pech et les Tawahkas qui peuplent la Mosquitie. Enfin il y a les Garifunas, métissés d'indigènes caribes des îles antillaises et de Noirs africains importés d'Afrique aux temps de l' esclavage par les Britanniques. A noter que les Français soutinrent les Garifunas dans leur dernière bataille contre les Anglais en 1795, non sans arrière-pensées politiques. Finalement ce furent les Anglais qui soumirent les Garifunas et décidèrent in fine de les déporter tous vers l' île de Roatan.

DETAILS PRATIQUES Le climat : janvier et février sont les mois idéaux pour visiter le Honduras, et, d'une manière générale, toute l' Amérique centrale. Températures agréables, voire fraîches le matin en montagne. Entre 13 et 26°. Plus chaudes sur la côte caribéenne dans le centre. Risques de mauvais temps malgré la ' bonne ' saison, côté atlantique.

ARGENT

La monnaie locale est le lempira, mais il est conseillé de se munir de dollars américains, surtout des petites coupures ( de 1, 5, 10, 20 ) et quelques grosses coupures ( 50 et 100 pour les hôtels en particulier ), et de changer au fur et à mesure. On peut changer dollars et euros dans les banques. Service lent, et queues. Eviter les distributeurs en extérieur. On peut aussi payer directement en USD les notes d' hôtels ou de B&B par exemple. Personnellement, je garde ma carte de crédit à portée au cas où mais je paie tout en dollars. C 'est notre ami R. qui nous sert de banque pour les quetzals au Guatemala et les lempiras au Honduras. Qui dit argent dit faire attention sans devenir paranoïaque ! Une vigilance permanente s'impose et il convient de ne pas grossièrement afficher son aisance financière - ou ses bijoux - dans la rue. Il faut être discret et respectueux des locaux, comme partout. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité en Amérique centrale précédemment. Ce sera de même ici au Honduras sauf au centre -ville de Tegucigalpa. . HOTELS Attention ! Les lits doubles - ou matrimoniaux comme on dit ici - sont en 150 de large, c'est à dire étroits pour des couples. Il vaut mieux demander des lits jumeaux qui sont tous les deux en 140. Différence minime, il est préférable de le savoir avant de faire des réservations en ligne.

ROUTES : Très peu de signalisation, genre panneaux de limitation de vitesse. C 'est normalement 90 km/h sur la route, y compris les 4 voies qui ne sont pas tout le temps séparées en deux fois deux voies. Parc automobile en état correct, sans plus. Beaucoup de voitures et de bus déglingués. A noter que beaucoup de voitures sont achetées accidentées aux Etats-Unis et transportées par camion au Honduras ( idem dans les pays limitrophes ) pour y être réparées et revendues. Mon conseil : Ne pas conduire soi-même, ni louer de voiture au Honduras mais payer les services d' un chauffeur ( et guide à l' occasion ). Cela évite bien des soucis.

DOCUMENTATION PERSONNELLE Il existe un guide Petit Fûté 2019 du Guatemala. Rien en revanche en ce qui concerne le Honduras, oublié par la sphère touristique. Deux bonnes cartes routières à emporter : Guatemala National Geographic Honduras International Travel Maps On peut acheter les deux en ligne sur Amazon, ainsi que le ou les guides.

NOTRE PERIPLE

Guatemala - Honduras - Guatemala Le séjour de 10 jours tout compris pour deux ( incluant une location de voiture du genre SUV, une Nissan Morano ), toutes les visites, une longue excursion en lancha sur le Rio Dulce ( et vers Livingston ) au Guatemala caribéen nous a été facturé 2300 USD par notre ami R. On peut facilement rajouter à ce voyage la visite à Copan, et compter une nuit de plus sur place au Honduras. Plutôt en fin de séjour quand on se trouve du côté de Santa Rosa de Copan. Les nuits d'hôtel sont en sus. Compter environ 45 à 70 USD pour une chambre standard ou supérieure. Le prix moyen d'un repas est de 12 USD ( 10 euros ), sans entrée ni dessert ni fromage. Petits déjeuners roboratifs avec oeufs et haricots noirs pour ceux qui aiment. Ou alors crêpes et fruits. Yaourts et lait à acheter dans les supermarchés. Le Honduras n' est pas une destination aussi coûteuse que le Costa Rica, champion en la matière ( surtout quand il s'agit de visites de parcs nationaux ). Mais rien n' est donné tout de même. Les étrangers paient davantage dans les musées ou les parcs naturels que les nationaux, environ 3 fois plus.

Départ mercredi 15 janvier de PPT, Tahiti.

1er jour, mercredi 15 janvier

Vol PPT - LAX - sur Air France ( vol facturé 420 euros AR par personne et acheté en octobre ). Puis LAX -GUA sur Delta Airlines ( DL ), vol de nuit facturé 700 USD AR en First Class ( grosse promo ) , quittant LAX à 23 h 55 et atterrissant le lendemain matin 16 janvier à Guatemala City vers 7 heures avec une demi-heure de retard. Il faut dire que l' embarquement à Los Angeles ( Terminal Delta ) est assez chaotique et retardé par le nombre impressionnant de personnes plus ou moins âgées mais corpulentes et à mobilité réduite arrivant à l' enregistrement en fauteuil roulant ! Une spécialité de ces vols sur l' Amérique centrale ! Les fauteuils sont souvent poussés par des employés américains plus âgés et plus mal en point que ceux qu'ils poussent jusqu'à la porte de l' avion et aident à s'extirper de leur siège ... Les sourds qui aident les aveugles en quelque sorte !! A noter qu' une majorité de vols quittant la Californie pour le Mexique ou l' Amérique centrale en fin de journée sont en fait des vols de nuit, quittant les Etats-Unis entre 22H 30 et minuit.



Arrivée sur Ciudad de Guatemala 6 H45 du matin



Ciudad de Guatemala vue d'avion au petit matin

2ème jour : jeudi 16 janvier

Aéroport International - Guatemala City - Rio Dulce

R. nous attend, fidèle à l' heure dite. Personne dans l' aéroport à part le personnel, c'est le premier vol qui atterrit au petit matin; nous sommes sortis en 10 mn. Et nous allons prendre la route de Rio Dulce sur la côte caribéenne immédiatement. Mais avant cela il faut traverser toute la capitale et ce n' est pas une mince affaire ! Guate est une mégalopole de plus de 3 millions d'habitants, située sur de hauts plateaux à 1500 m d'altitude. C 'est la capitale du pays depuis la fin du 18ème siècle, après avoir remplacé Antigua, toute proche à 40 kms seulement, détruite par une éruption volcanique violente. C 'est une ville construite sans plan d'ensemble, et on s' y perd facilement même avec un GPS, sans parler des embouteillages qui bloquent la circulation pendant des heures matin et soir. Elle est en proie à de graves problèmes chroniques de pollution, pauvreté et violence, mais comme d'autres dans la région ou ailleurs dans le monde ( à Manille aux Philippines par exemple ). On peut se passer d'un séjour à Guatemala City qui n' est pas une ville renversante, lors d'un voyage dans le pays ; on peut aussi décider d'y passer deux jours / 1 nuit, et de visiter son centre historique par exemple, rénové récemment. Les derniers gouvernements prétendent faire des efforts et prendre la mesure des problèmes mais il n' ont pas de baguette magique ! Comment - alors que cela n' a jamais été fait - remédier sérieusement à l' abandon social d'une immense partie de la population par les pouvoirs publics? Et où trouver les fonds ? La corruption rampante ne permet généralement pas de faire aboutir les projets ambitieux, souvent financés par des fonds internationaux. Affaire à suivre donc ... Il ne faut sans doute pas rêver !

Nous nous retrouvons rapidement sur une route à 4 voies qui file vers l' est, dans un paysage très montagneux tout d'abord, avec vallées encaissées et mamelons en suite verdoyants. Puis les montagnes et collines laissent la place à une région de cultures : palmiers à huile, bananeraies, plantations d'ananas, prairies dédiées à l' élevage de vaches bien nourries par une herbe verte et haute, qui laisse penser qu'il pleut beaucoup dans la région. D 'ailleurs nous continuons sous la pluie pendant une heure, puis au plus près de Rio Dulce ( appellation qui concerne à la fois la rivière qui s' écoule du Lac Izabal et la bourgade située à la naissance du Rio Dulce et dont le nom officiel est Relleno - Fronteras ). Le temps est à la pluie. Nous avons réservé deux nuits à l' hôtel Tortugal inaccessible par la route, mais que l'on rejoint du village en ' lancha ' en 5 mn . Nous nous y installons rapidement puis reprenons un bateau pour une courte échappée vers le Castillo San Felipe construit par les Espagnols à l' entrée du lac pour protéger cette voie d'accès stratégique contre les pirates ainsi que contre des prétendants anglais, hollandais et français forcément malintentionnés !.







Retour à l' hôtel pour une soirée tranquille et une nuit moins agitée que la nuit presque blanche passée dans l' avion. La durée du vol entre LAX et GUA n ' est que de 4 heures 20 mn et on n' a pas vraiment le temps de se reposer.



Hôtel Tortugal

Il se remet à pleuvoir fort en début de soirée et il va pleuvoir sans arrêt toute la nuit. Espérons que notre remontée du Rio Dulce en lancha n' est pas compromise...

3 ème jour : vendredi 17 janvier

Vellena-Fronteras - Rio Dulce - Livingston - Rio Dulce - Vellena-Fronteras

Miraculeusement, la pluie cesse brutalement au petit matin. Le ciel uniformément gris commence à blanchir à l' horizon et quelques taches de bleu apparaissent. Il va faire plutôt beau, selon notre lanchero, et la température va remonter... Il a raison et nous avons de la chance car est prévue une remontée du Rio Dulce vers Livingston, une balade d' environ 60 kilomètres AR. La pluie aurait tout gâché, il aurait sans doute fallu annuler l' excursion.

Tortugal Hôtel Hôtel en bambou, avec marina, accessible uniquement en bateau du village ( 5 mn de traversée ). Nous avions une chambre supérieure à 80 dollars la nuit. Heureusement car les autres chambres n' étaient pas terribles. Insonorisation exécrable. Repaire d' Américains plutôt âgés en bateau et en goguette, très bruyants. Etablissement dans le style écolo-bobo à l' américaine qui agace à la longue. Petit déjeuner pas à la hauteur. Mauvais rapport qualité-prix.

Départ à 8 h 30. Nous allons couvrir le trajet aller en plus de 3 heures avec beaucoup d'arrêts, et de découverte-nature surtout dans la première partie, celle où nous logeons à l' hôtel Tortugal, proche du Castillo San Felipe qui garde l' entrée du lac. Nous allons naviguer vers la mer, c'est à dire dans l' autre sens. Le Rio Dulce est large et il s'évase encore plus sur une vingtaine de kilomètres pour devenir une étendue d'eau de grande largeur, avec des îles, certaines seulement îles aux oiseaux où se rassemble une avifaune riche et variée, et des bras secondaires, domaine d'une mangrove épaisse et luxuriante, et de vastes tapis de nénuphars sur lesquelles évoluent gracieusement des jacanas. Hormis ces derniers, on peut voir, par centaines, des hérons blancs et gris, des cormorans et surtout des pélicans qui évoluent non seulement sur le fleuve mais aussi aux abords de l' embouchure du fleuve, là où eau salée et eau douce se mélangent et où évoluent suffisamment de poissons pour nourrir tous ces oiseaux voraces. Sur les parties hautes des arbres poussant sur ces îlots, on aperçoit également des iguanes de belle taille, orangés ( des mâles ) et dont les arêtes dorsales sont hérissées de piquants redoutables. Ils prennent le soleil revenu après une nuit de pluie battante. Le fleuve , à cet endroit, a changé de couleur, et est devenu limoneux. La navigation est ralentie par des branches et des troncs d'arbres qui flottent parfois entre deux eaux. Au plus près du village de Vellena-Fronteras, les premières îles abritent de luxueuses et vastes retraites appartenant à de riches guatémaltèques et quelques américains aussi fortunés. On les reconnaît aux pelouses parfaitement entretenues et vertes, aux marinas privées et aux hangars à bateaux abritant des yachts de belle taille. L'une a un zoo privé avec singes et aras, une autre un héliport avec hélicoptère prêt à décoller. Notre lanchero nous apprend qu'il y a un aérodrome tout proche qui permet des liaisons rapides avec la capitale distante de 400 kilomètres. Peu à peu, le fleuve qui s'étalait à l'infini, se resserre et on entre dans une sorte de canyon, pas trop encaissé tout de même. Le fleuve serpente paresseusement entre des falaises de calcaire recouvertes de verdure et d'arbres au contact de l' eau, sur lesquels sont perchés des dizaines d'oiseaux.











On arrive vers midi à Livingston, ville de 8000 habitants qui sommeille un peu à l' embouchure du Rio Dulce. Ville typique de la côte caraïbe de tous ces pays d'Amérique Centrale, un peu oubliée par le pouvoir central qui regarde plutôt côté pacifique, multi-ethnique aussi. Les amérindiens côtoient les mayas dont la gent féminine a gardé et porte le costume traditionnel à savoir longue jupe et chemisier-caracot, et les Garifunas, issus d' anciens métissages entre les derniers indiens caraïbes et les esclaves ayant fui l' enfer des plantations ou ayant été déportés vers les îles honduriennes comme Roatan ou les côtes du Honduras et du Guatemala par les anglais quand leur présence devint inutile et encombrante. Livingston fut créée au début du 18ème siècle et connut une période d'abondance et de richesse en devenant le principal port guatémaltèque à exporter la richesse du pays, à savoir le café. Cette période est terminée et la ville vivote de la pêche et surtout du tourisme. Quelques jolis hôtels de style colonial et surtout une ambiance très caribe attirent des visiteurs toute l' année. On rajoutera au tableau un patrimoine architectural un peu délabré voire lépreux, beaucoup de petits restaurants Garifunas, une nourriture typée ( bananes plantain, riz coco, gâteaux coco ), des habitants souriants et aimables. Livingston est une agréable surprise, car la ville n' est pas considérée comme une destination touristique incontournable. Encore une erreur de jugement ! Car Livingston, c'est vraiment une autre facette du Guatemala. Elle mérite ses trois étoiles.

L'un des lavoirs publics municipaux









Au retour en lancha vers notre hôtel, nous allons nous arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de fleuve, goûter la spécialité locale, à savoir une soupe de poissons et de petits crabes du fleuve agrémentée de crevettes d'estuaire, puis faire une seconde halte là où se trouvent des sources chaudes et soufrées en bord de fleuve. Nom de l' endroit : Agua Caliente. Bien nommé donc. Bref, nous avons beaucoup apprécié cette excursion tout à fait exceptionnelle par sa durée et les lieux parcourus et visités. Curieusement , la remontée du Rio Dulce est mal notée dans des guides du genre Petit Futé, on se demande pourquoi, seulement une étoile. Mauvaise appréciation car la balade vaut trois étoiles au moins uniquement pour le Rio Dulce en tant que tel. Le Rio Dulce et Livingston sont notre premier coup de coeur du voyage.

Nous arrivons à l' hôtel sous une pluie battante qui va durer une heure et se calmer rapidement. Climat typiquement tropical de ces régions avec une grosse averse en fin de journée. Tropical mais pas trop chaud. Et puis, heureuse surprise, pas de moustiques. Dans la nuit, une autre averse très violente, puis plus rien jusqu'au matin. On se réveille avec nuages et soleil, et chaleur revenue. La journée s'annonce prometteuse, elle le sera moins que prévu. Le ciel va se couvrir de nouveau mais sans qu'il pleuve comme sur la côte même.

4ème jour : samedi 18 janvier

Rio Dulce - Frontière du Honduras - Omoa - San Pedro Sula

Nous démarrons à huit heures, direction la frontière du Honduras, à environ 50 kilomètres de là. Peu de circulation, on roule facilement, et puis, alors que l'on se rapproche de la frontière, la route devient mauvaise. Elle est en réparation, il semble être question de la re-goudronner... En attendant, elle est truffée de nids-de-poule et le goudron a disparu par plaques sur des dizaines de mètres. Vraiment inattendu ! Paysage de collines et de prairies verdoyantes dédiées à l' élevage, mais aussi aux palmeraies et bananeraies à perte de vue le long de la route. Arrivée au poste-frontière qui, heureusement regroupe les deux douanes. Il y a peu de monde et nous passons tous les trois en dix minutes les formalités de sortie du Guatemala et d'entrée au Honduras. Coût du passage : 3 dollars américains par personne. ( il vaut mieux les avoir sous la main, cela va plus vite, en liquide et compte rond ). On repart sur une très belle route, lisse, refaite de neuf et bien signalisée. Quel changement ! La réfection des principaux axes routiers du pays est l' une des seules promesses présidentielles tenues à ce jour. Ceci étant, le réseau secondaire hondurien est abîmé et la circulation y est ralentie.

Notre première étape va être Omoa, village de pêcheurs et bourgade caraïbe qui vaut surtout par son imposante forteresse espagnole ou Castillo de San Fernando ( en l' honneur du Roi Ferdinand VI d'Espagne ), construite de 1752 à 1775. A l' époque, la mer venait lécher les murailles, ce qui n' est plus le cas aujourd'hui. Comme d'autres constructions militaires espagnoles de la Grande Région , la forteresse dut subir les assauts des anglais dont les plans étaient de contrôler toute la côte du Nicaragua au Mexique. Ils parvinrent à vaincre les Espagnols et à s'emparer de la forteresse mais furent vaincus lors d'une seconde attaque, cette fois par les espagnols bien décidés à reprendre cette place-forte. On dit que des trésors sont enfouis dans la mer aux abords du village, ce qui ne manque pas de susciter de l' interêt chez les chercheurs de trésors, d'autant qu'un butin de pièces d'or fut découvert en 1972. Omoa n' a pas d'étoiles dans les guides, elle en mérite deux ou trois pour son imposante forteresse. et puis nous y avons très bien déjeuné en bord de plage. Ce gros village est donc à découvrir et non à éviter, surtout quand on vient du Guatemala côté caraïbe, comme c'était notre cas. C 'est à Omoa que nous retrouvons Alexi, originaire de San Pedro Sula et policier dans la vie. Il a quelques jours de congé et vient découvrir son pays avec nous. D' ailleurs c'est lui qui va conduire la voiture à partir de maintenant. Sa présence sera rassurante, il veille sur nous. Et puis, réflexe professionnel oblige, il est déjà aller repérer l' endroit où se trouve notre prochain hôtel à San Pedro Sula. Et puis nous roulons portes verrouillées... comme tout le monde, semble-t-il.







Après déjeuner, nous prenons la route de San Pedro Sula où nous faisons étape. Pas de chance, nous sommes samedi et le musée est fermé. SPS est une ville moderne et vivante aux larges avenues fleuries, aux rues propres et bien tenues, du moins les axes principaux. C 'est la capitale industrielle et commerciale du pays. Fondée en 1536 par Pedro de Alvarado sous le nom de ' Villa de San Pedro de Puerto Caballos ', San Pedro Sula ( ' sula ' en dialecte local indigène signifie ' vallée des oiseaux ' ), ville coloniale par excellence, se développa rapidement pour devenir l' étape incontournable du transport passagers et marchandises vers l' Europe ainsi qu'un carrefour entre Guatemala et Nicaragua. Elle fut attaquée et détruite par les pirates, puis finit par renaître à la prospérité grâce à l' industrie bananière. Il ne reste rien de son passé colonial et pas grand chose de son passé archéologique excepté au Musée. Des fouilles ont montré qu'une civilisation ancienne, antérieure d 'un millénaire à celle découverte à Copan - existait sur le site de la ville actuelle, après découvertes de statues anthropomorphiques en basalte évoquant l' ère olmèque, la mère de toutes les civilisations en Amérique centrale. SPS est aujourd'hui un centre majeur de ' maquilas ' - ou industries de sous-traitance - sous contrôle principalement nord-américain. SPS vaut, à l' occasion, une visite d'une demi-journée pour son musée ( fermé le samedi et le dimanche, hélas ), ainsi que pour sa minuscule place centrale flanquée d'une cathédrale dans laquelle on admirera les fresques religieuses moderne de style populaire réaliste qu' est en train de réaliser un peintre local avec beaucoup de talent. Des immeubles en mauvais état, de piètre construction années 70 et sans grâce encadrent malheureusement la cathédrale et gâchent l' ensemble. SPS - comme la capitale Tegucigalpa - est marquée par sa mauvaise réputation en matière de sécurité. Qu' en penser ? Retour à l' hôtel pour la nuit.

Guanacaste Hotel : 55 dollars la nuit. Bien situé, dans un quartier tranquille. Construit comme comme un bunker ou une prison de haute sécurité, au choix. Du jamais vu dans le genre ! Chambre au calme. Bonne climatisation. Mais ensemble vieillot, style années 70. Les peintures sont d'origine, la salle de bain aussi et tout cela date terriblement. Et puis personnel indolent peu professionnel . Rien n' était prêt pour le petit déjeuner quand nous sommes arrivés en salle. Celle-ci, sur le toit, n' avait même pas été balayée le soir précédent. En fait, il n' y avait que nous quatre dans l' hôtel, plus le veilleur de nuit effondré et endormi. Nous avons donc petit-déjeuné en extérieur. Pas terrible donc... Etablissement à éviter. Je dirais même : SPS à éviter ! C 'est une perte de temps dans un itinéraire serré, il vaut mieux voir autre chose.

Et l' on passe à la page 2 du carnet.....
Transports aux environs de Xian English translation pending
by Cmelinand · 2020-01-02 · 26 replies
bonjour, j'ai l'intention de me rendre prochainement à Xian afin de visiter outre l'armée de terre cuite, les divers tombeaux impériaux (quinling, maoling, zhaoling, etc). ainsi que le temple de famen. Pour des raisons de timing et notamment pour arriver à la première heure à l'armée de terre cuite avant l'arrivée de la foule, j'envisage d'utiliser le taxi plutot que le bus. Mais j'ai cru comprendre qu'il y avait pénurie de taxi à Xian et qu'il était difficile d'en reserver. Quelqu'un peut il m'éclairer? Merci
De Vadodara (Gujarat) à Jaipur (Rajasthan) English translation pending
by Aleph240758 · 2019-12-21 · 186 replies
Le vol Toulouse -Mumbai avec la Lufthansa s'est bien passé et nous arrivons même une demi heure en avance . L'enregistrement du e-visa de 5 ans se fait sans problème. Mon sac récupéré, je m'installe dans le hall pour attendre mon train qui part de la gare Bandra qui n'est pas très loin de l'aéroport. J'ai eu une bonne idée d'attendre à l'aéroport car cette gare est très petite , et les personnes présentes sont étendues au sol et dorment. Mon train pour Vadodara part à 05h10 et est à l'heure. J'ai réservé un billet en 2ème classe ce qui me permet d'avoir une couchette et de bien me reposer pour arriver en forme à Vadodara à 10h45. J'ai réservé une chambre à l'hôtel 7 apple qui est à moins de 2 kms de la gare. Cet hôtel est accueillant, propre avec un restaurant et un supermarché . Une fois bien installée, douchée je pars découvrir cette ville . Je pars à pieds avec l'aide de google maps à la recherche d'un bureau de change. De là, je prends un rickshaw qui me conduit au Palais Laxmi Vilas.(entrée 500rs ). Ce palais a été construit en 1890 par le Maharaja Sayajirao Gaekwad III et ce sur un ancien palais, de style indo-saracenic, et il fait quatre fois le Bukingham Palace. Il est interdit de faire des photos à l'intérieur et uniquement avec le téléphone à l'extérieur. C'est le plus grand palais de l'Inde avec 170 chambres et plusieurs ascenseurs.

en arrivant dans le parc du palais nous tombons sur cette façade qui donne envie d'en voir un peu plus



sur le coté



à la sortie





la vue sur les jardins et le terrain de golf où l'on ne peut pas accéder











la vue d'ensemble tout de même ...ça jette



La visite terminée je quitte le parc et au bout d'un petit moment je réalise que je n'ai pas vu le baori. Je reviens donc sur mes pas à sa recherche , je vais demander au guichet et on ne peux plus y accéder car il est en travaux. dommage. Je trouve dans la rue des stands où l'on peut manger des omelettes et je m'y arrête avant de rentrer me reposer à l'hôtel. La première journée a bien commencé et je me sens bien à Vadodara .
California! Nevada! Utah! Oh!
by Valmichel86 · 2019-12-11 · 134 replies
After my trip to Oregon in 2018 (see Travel Journal "Oregon and Only Oregon"), I vaguely intended to return to the West (the western USA, of course—the west of France is where I almost live) someday, later... with no specific date or plan.

November 2018, I stumbled upon a promotion for round-trip flights from Paris to San Francisco. Well, I *stumbled*—they must’ve collected some "data" on me to make sure this deal crossed my path. And it worked! My ESTA was still valid, and two days later, it was decided: May 13, 2019 (departure from Paris) to June 15, 2019 (return to Paris).

The travel style? Just like last year: low-budget trip, rental car, and accommodation only in campgrounds, with no reservations to stay as free as possible.

Exceptions? 3 nights in a youth hostel upon arrival in downtown San Francisco, and 1 night on the way back (right before flying) in Montara, near Pacifica—a spot that seemed well-located for driving back to the airport in the middle of the night.

Now, to sketch out the rough itinerary. Here’s what it looked like after the trip:

Westernmost point: Montara Lighthouse on the coast, 30 km south of San Francisco (California); Easternmost point: Zion National Park (Utah). Northernmost point: Reno (Nevada). Southernmost point: Spring Mountain Ranch State Park in Blue Diamond, near Las Vegas (Nevada).

Another view:



I’ll be spending 33 days in this little area! I’m a slow traveler.

Meanwhile, I realized that in some places I wanted to visit (Las Vegas and National Parks), it was better to book ahead. So, I added to my reservations: - 2 nights in a hostel in Las Vegas - 6 nights of camping in the national parks (2 at Zion NP, 2 at Yosemite NP, 2 at Sequoia-Kings Canyon NP). Between all these dated stops, it’s a choose-your-own-adventure from the ideas I found.

I’m also a slow writer—slow writer, slow traveler—so it’ll take me a while to wrap this up. I’ll start tomorrow.
10 jours dans le Telangana et l'Andhra Pradesh English translation pending
by Enrick · 2019-12-07 · 47 replies
Comme promis voici le retour des 10 jours passés dans le Telangana et l'Andhra Pradesh.

Hyderabad 1er jour. Partis de Mysore à 14h50 , nous arrivons à Hyderabad à 5h50 . Comme tous les trains que nous aurons pris celui a été à l'heure à 20 minutes près. J'ai hâte de découvrir cette région. La gare est très propre et bien sûr très animée. On cherche le comptoir des autoricshaws prepaid, qui se trouve à gauche en sortant de la gare. Des chauffeurs nous proposent la course a 50 r quel que soit l'hôtel, un autre 20 r si on va dans le sien. Non, on veut le prepaid. On nous indique le comptoir, fermé à cette heure ci. Je ne sais pas à quelle heure il ouvre. Un jeune homme demande si on a besoin d'aide. Il cherche notre hôtel, le Geetanjani, quartier Habid, sur son portable et traduit a un chauffeur l'adresse exacte. Merci. J'avais lu que les gens sont particulièrement sympas et aidants à Hyderabad. J'ai bien une carte SIm indienne dans mon portable mais pas de connexion internet. En plus Je n'arrive pas à l'utiliser ici. Elle m'a été donnée à Pondicherry. Habids road est immense. Notre hôtel est dans une impasse donnant sur une rue perpendiculaire. Nous serons plus au calme. Enfin c'est ce que nous croyons jusqu'à ce qu'on voit la chambre qui donne sur une carrière. Nous pensons nous accommoder du bruit des burins, nous regardons les gars tailler les pierres, encore une fois les conditions de travail nous effarent. Zéro protection dans ces nuages de poussières, les projections des éclats de pierre. Quand les machines outils se mettent en marche nous demandons à changer de chambre. De celle d'en face nous n'entendons plus rien.



Chambre a 1000 r la nuit. Très confortable et propre. Literie super. Pas de supplément pour le early check in nous marmonne le gars bougon de l'accueil mal réveillé. J'ai rdv dans la matinée avec une jeune expat qui travaille avec des associations locales. Nous passons la journée ensemble et rencontrons des gens formidables. Le midi elle nous emmène dans un resto goûter le fameux Hyderabad biryani. Il paraît que ce sont les meilleurs de toute l'Inde. Mon ami se régale, moi qui ne supporte pas les épices, je ne prends qu'un aloo paratha. Le traffic est intense le matin entre 9h et 11h, et l'a.midi à partir de 16h. Nous rentrons dans les embouteillages, ce qui nous donne tout le temps de bien observer la vie dans les rues, et de laisser décanter toutes les émotions de cette journée, de ces rencontres. Cette ville nous plait, bien qu'elle soit fatigante. Je trouve que ça klaxonne un peu moins qu'ailleurs.Je ressens un peu la même chose qu'à ma première arrivée à Ahmedabad. Le contact avec les gens est facile, agréable, ils sont particulièrement aidants, nous ne sommes pas sollicités, sauf par les chauffeurs et encore, ils insistent peu. Demain nous visitons Fort Golgonde.
Six-week trip to Mexico
by GeorgesOZ · 2019-12-05 · 227 replies
I recently took a six-week trip to Mexico with Y, my Thai partner. To be precise, we spent 43 days there plus a final half-day before heading to Mexico City Airport for our return flight to Europe.

I’d already been to Mexico about 40 years ago! But that was only for a week or so, between Mérida and the Belize border.

First off, I should mention that I’ve never seen a beach in Mexico. I say this because discussions about Mexico always seem to revolve around the Costa / Riviera Maya.

Let’s start with an overview of the trip. Our itinerary can be split into two halves:

- First half: Querétaro, San Miguel de Allende, Morelia, Guanajuato, Mexico City “CDMX” (the capital). - Second half: Palenque, San Cristóbal de Las Casas, Chiapa de Corzo, Oaxaca, Puebla, Cholula, and finally Mexico City CDMX.

To move from one part of the trip to the other, we took a flight from Mexico City CDMX to Villahermosa, then a bus to Palenque.

In six weeks, we visited maybe a quarter or a fifth of the country (see the attached maps). Mexico is about three times the size of France! And when I say “visited,” it was really just a quick stop—enough to get a first impression. I understand that some people can only spend one or two weeks on vacation in a given country, but that’s not my idea of travel. Personally, I’d say a country as rich in every way as Mexico deserves several months of travel before you can say you’ve “seen” it.

In my next post, I’ll break down the expenses. That might help future travelers plan their trips. You don’t go to a country for several weeks (or more) without thinking about the budget! Besides, one of those future travelers to Mexico is us—we were so thrilled by Mexico that we’re definitely going back.
Itinéraire en voiture (4x4) pour le sud du Pérou English translation pending
by Ticapi · 2019-12-04 · 24 replies
Bonjour,

Nous sommes en train de préparer notre itinéraire pour notre prochain voyage. Petite précision, nous louerons une voiture (4x4) à Arequipa et la rendrons à Cusco. Nous aimons marcher, la nature et les beaux paysages. Nous avons volontairement exclu Lima de notre itinéraire, nous ne sommes pas très ville et les visites à Arequipa et Cusco seront suffisantes pour nous.

Nous ne réserverons pas toutes les nuitées, notamment les J11 à J14, afin d'avoir un peu de liberté. Les trajets en bateau pour les îles sur le lac Titicaca se feront en bateau privatif, afin de ne pas dépendre des horaires.

Voici l'itinéraire envisagé:

J1 Vol Genève – Lima, nuit Lima

J2 Vol Lima - Arequipa, visite Arequipa, nuit Arequipa

J3 Visite Arequipa, prise en charge de la voiture fin de journée, nuit Arequipa,

J4 Route via réserve Aguada Salinas Blancas, stops laguna Salinas, laguna El Frayle, Bosque de Piedras Puruña, nuit Yanque

J5 Route pour Madrigal, randonnée forteresse Chimpa, ruines incas de Kallimarca, nuit Cabanaconde

J6 Descente dans le canyon direction Sangalle, randonnée via Malata, Coshñirhua, nuit San Juan de Chuccho

J7 Montée du canyon depuis San Juan de Chuccho, points de vue Cruz del Condor, route pour la laguna Murcurca, nuit Cabanaconde

J8 Route direction Imata, arrêt aux formations rocheuses peu avant Imata, continuation pour la laguna Lagunillas, petite randonnée au bord de la laguna, visite du site Sillustani, nuit Llachon

J9 Le matin, bateau pour les îles Uros Titinos, après-midi randonnée sur la presque-île de Capachica, nuit Llachon

J10 Bateau pour l’île de Taquile, grimper les 532 marches, randonnée sur l’île, dans l’après-midi transfert pour l’île Amantani, nuit Amantani

J11 Randonnée sur l’île Amantani, début après-midi retour à Llachon, route pour Lampa, nuit Lampa

J12 Route pour la forêt de Puya Raimondi et le canyon Tinajani, nuit San Pedro ???

J13 Route pour le site de Palcayo, randonnée, nuit San Pedro ???

J14 Randonnée Waqrapukara, nuit proche de la montagne Vinicunca

J15 Randonnée Vinicunca, route pour Pisac, nuit Pisac

J16 Visite des ruines de Pisac et du marché, nuit Pisac

J17 Visite de Moray et les salines en terrasse de Mara, train pour Aguas Calientes, nuit Aguas Calientes

J18 Visites Machu Picchu, retour Ollantaytambo, nuit Ollantaytambo

J19 Visite Ollantaytambo, route pour Cusco, visite Cusco, nuit Cusco

J20 Visite de Cusco, nuit Cusco

Ve 05 et 06.06. Vols Cusco – Lima – Madrid-Genève

Qu'en pensez-vous?

Carmen
Un "Esta" bientôt nécessaire pour se rendre au Royaume-Uni? English translation pending
by VoyageForum · 2019-12-04 · 401 replies
Visiblement, les autorités britanniques auraient dans l'idée de mettre en place un système d'Esta identique à celui existant pour les USA pour tous les voyageurs actuellement dispensés de visa (y compris donc les ressortissants de l'U.E.) souhaitant se rendre dans le pays une fois le Brexit effectif (s'il le devient un jour...). Lire la suite...
Itinéraire 15 jours en Israël/Palestine en mars-avril English translation pending
by Martine532 · 2019-12-02 · 4 replies
Bonjour, Nous partons pour 15 jours en Israel du 24 mars 2020 au 8 avril 2020😉 Les billets d'avion sont pris , maintenant il faut s'organiser . J'ai prévu l'itinéraire suivant mais j'ai besoin de vos conseils et avis §§

J1: Mardi 24 mars 2020 vol vers Tel-Aviv (arrivée à 12h55), route vers Jérusalem Nuit à Jésuralem

Question : Est-il mieux de louer une voiture à l’aéroport ? ou bien aller à Jerusalemn en TC et louer la voiture à notre départ de Jérusalem sachant que nous devrons la rendre au retour à l’aeroport de Tel Aviv

J2 Mercredi 25 mars 2020 Jérusalem: Nuit à Jésuralem.

J3 Jeudi 26 mars 2020 Jérusalem Aller/retour en prenant le bus pour Bethléem Nuit à Jerusalem Question : Est-il possible faire cela dans la journée ou bien faut-il compter plutôt ½ journée ?

J4 Vendredi 27 mars 2020 Jerusalem Question Quel quartier à privilégier le vendredi ? Quel quartier à éviter car tout est fermé ? Nuit à Jésuralem

J5 Samedi 28 mars 2020 Départ pour Massada/mer morte

Nuit à Massada Question Où dormir à Massada ou dans les environs ?

J6 Dimanche 29 mars 2020 Massada/Mer morte

J7 Lundi 30 mars 2020 Départ pour Tibériade

Question Est il judicieux de rester plusieurs nuits sur Tibériade et de rayonner dans la région à partir de là (Nazareth, Safed, réserve de hula Tabgha ? Capharnaüm, Mont des béatitudes, Tsfat, , ou bien il faut mieux changer de lieu et d’hébergement chaque jour ?)

Nuit à ?

J8 Mardi 31 mars 2020 Tibériade et ses environs

Nuit à ?

J9 Mercedi 1 avril 2020 Tibériade et ses environs

Nuit à ?

J10 Jeudi 2 avril 2020 Tibériade et ses environs

Nuit à ?

J11 Vendredi 3 avril 2020 départ pour Akko ou Haifa ou Cesaré

Nuit ?

Question Est il judicieux de rester plusieurs nuits sur Akko et de rayonner dans la région à partir de là (Haifa, Cesaré) ou bien il faut mieux changer de lieu et d’hébergement chaque jour ?)

J12 Samedi 4 avril 2020 Akko/Haifa/Cesaré

Nuit ?

J13 Dimanche 5 avril 2020 départ pour Tel Aviv

Nuit à Tel Aviv

J14 Lundi 6 avril 2020 Tel Aviv

Nuit à Tel Aviv

J15 Mardi 7 avril 2020

Question Il me semble que 2 jours “plein’ à Tel Aviv c’est suffisant (d’autant plus qu’avec la journée du retour cela fait ½ journée en plus) . J’ai donc une journée à rajouter sur un autre lieu, à votre avis où cela serait le plus judicieux

J16 Mercredi 8 avril 2020 Retour vers Paris vol prévu à 19h10

Merci pour votre aide
Crète... un parcours en zigzags dans l'ouest de l'île English translation pending
by Krikri6792 · 2019-11-27 · 7 replies
Joli mois de mai en Crète entre plages et lagons, gorges et arrière-pays mais aussi chapelles et monastères, sites antiques, villages typiques, routes panoramiques et partout à cette saison... des fleurs ! Circuit en voiture + randonnées quotidiennes.

Le récit complet avec toutes les photos et cartes se trouve ici :

sites.google.com/...abuleuxvoyagescrete/

Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.

Bonne découverte ! 🙂



Présentation

De la Crète je m'étais fait jusqu'à présent une idée fausse, imaginant ses côtes bétonnées et urbanisées comme celles des îles Baléares ou Canaries. J'avais par conséquent toujours écarté la destination.

Ce n'est que très récemment, sur la recommandation de deux couples d'amis (notamment Kashtin), que je me suis véritablement intéressée aux attraits de cette île grecque.

J'ai alors découvert des paysages insoupçonnés, depuis les plages du Nord baignées de soleil aux canyons déchiquetés s'ouvrant sur la côte sud tout en criques et falaises. Dans l'arrière-pays, des villages lovés au creux de belles vallées, entre collines arrondies et sommets enneigés culminant à plus de 2000 mètres. Bref de quoi contenter les amateurs de mer et de montagne que nous sommes !

C'est décidé, la Crète sera au programme de nos vacances de mai 2019.

Encore fallait-il déterminer si en quinze jours notre circuit devait englober toute l'��le ou seulement une partie. De façon générale, notre philosophie étant d'en voir moins mais mieux, le choix s'est rapidement imposé, nous n'en parcourrons qu'une partie.

Oui mais… l'Est ou l'Ouest ?

C'est le blog de Viinz qui m'a définitivement convaincue, ce sera l'Ouest !

M'inspirant très largement du récit susmentionné à la fois pour le choix des étapes, des lieux d'hébergement et des activités, j'établis le planning suivant, nous permettant de rayonner depuis cinq bases en faisant la part belle aux randonnées sur le littoral et dans l'arrière-pays. 4 nuits près de Kissamos 4 nuits près de Sougia 3 nuits près de Chania 3 nuits près de Chora Sfakion 2 nuits au sud de Rethymnon

Au final, un parcours tout en zigzags dont on se rend encore mieux compte sur une carte.

Le vol est réservé auprès de la compagnie Transavia par l'intermédiaire de laquelle nous retenons également une petite voiture auprès d'un loueur local, Sur Price, en espérant néanmoins de ne pas avoir de mauvaise surprise. 😉

Voilà tout est prêt ! Il ne reste plus qu'à vérifier sur le terrain la pertinence de nos choix.

Départ le 9 mai, retour le 25 mai 2019.

Lauriers roses

Arrivée en Crète et route vers l'Ouest J1 : Jeudi 9 mai 2019

Après un départ matinal de Paris-Orly (6 heures du mat'), Transavia nous offre le luxe d'atterrir à 10 h 10 à Héraklion, avec trente minutes d'avance sur l'horaire prévu. Des minutes précieuses qui vont nous permettre de récupérer dans la foulée bagages et voiture.

Comme craint, le loueur Sur Price veut d'abord nous refourguer un véhicule sale aux phares complètement dépolis et jaunis. Nous refusons fermement et finissons par avoir une Skoda un peu moins pourrie que la précédente mais pas de première jeunesse non plus (73000 kilomètres au compteur). Elle s'avérera néanmoins très agréable à conduire.

A peine cinquante minutes après notre atterrissage, nous voilà déjà prêts à prendre la route. 180 kilomètres nous séparent de notre destination du soir dans la région de Kissamos.

Attendus sur place vers 16 heures, nous avons tout le temps de flâner et prévoyons de ce fait une halte à mi-distance, à Rethymnon.

Par conséquent cap à l'ouest par la E75 sur un parcours tout en couleurs entre les bas-côtés fleuris de lauriers roses et de genêts, le flanc des collines recouvertes d'oliviers, le bleu de la mer quand la route s'en rapproche et, sur le toit de l'île, les sommets encore enneigés des Montagnes blanches.

Côté conduite, il faut immédiatement se faire au mode local qui consiste, sur les routes à double sens, à se rabattre sur la voie d'arrêt d'urgence quand un véhicule plus rapide souhaite doubler.

Les nombreux petits oratoires sur le bord des routes ont-ils un lien avec cette conduite fantaisiste ?

Après une heure et quart de trajet, la pause à Réthymnon est bienvenue, avec une assiette de calamars frits dégustés en bord de mer suivie d'une petite balade dans le port vénitien jusqu'au phare construit par les Turcs au XVIe siècle.

Ainsi requinqués, c'est reparti pour une heure trente de plus. Arrivés à 15 h 30, nous nous accordons une demi-heure pour faire quelques courses avant de donner rendez-vous à la propriétaire qui doit nous conduire à notre "Cretan Home".

Dans l'arrière-pays de Kissamos, à Lousakies, au bout d'un chemin de terre, au milieu de champs d'oliviers, voici notre pied-à-terre pour les quatre prochaines nuits. On ne peut trouver plus perdu comme endroit !

L'intérieur est rustique, un peu humide en ce début de saison, mais le cadre est superbe et nous sommes les seuls occupants.

Un environnement dont on va quand même s'arracher en fin d'après-midi, histoire d'aller voir la mer. En passant par Kissamos, on découvre sa situation privilégiée, étagée sur plusieurs niveaux jusqu'à l'océan.

En revanche, petite déception à Falassarna où un vent fort et une mer agitée ne nous permettent pas d'apprécier à sa juste valeur la longue plage sablonneuse, réputée pour être l'une des plus belles de l'Ouest crétois.

Bah, on va se rattraper dans les deux jours à venir avec les magnifiques lagons d'Elafonissi et de Balos !

Distance parcourue dans la journée : 210 kilomètres

Petit oratoire

Plages d'Elafonissi et Kedrodasos J2 : Vendredi 10 mai 2019

Parmi les points d'intérêt de cette région de l'Ouest figure l'incontournable plage d'Elafonissi qui se trouve à 44 kilomètres de notre camp de base, soit une heure par l'itinéraire le plus rapide. Pour y arriver, deux possibilités, soit par la route de l'intérieur, soit par celle de la côte. Nous décidons d'emprunter la première à l'aller et la seconde au retour.

Censé être le trajet le plus direct, sur un axe principal indiqué en rouge sur notre carte, il ne s'avérera pas aussi rapide que prévu. Nous l'expérimenterons à de nombreuses reprises en Crète, les chaussées sont souvent abîmées, avec des travaux en cours suite à des affaissements ou des éboulements.

Si l'on y ajoute les arrêts pour profiter de quelques points d'intérêt, toute (ou presque) la matinée y passe.

Avec l'entrée dans les gorges de Topolia, la route, grimpant jusqu'à 561 mètres d'altitude entre parois orangées et canyon verdoyant, devient panoramique, offrant mille occasions de s'arrêter pour le cadre et la vue.

Plus loin, quand notre itinéraire rejoint le bord de mer, c'est un monastère haut perché qui retient notre attention. C'est au terme de 98 marches que nous accédons à Moni Chrysoskalitissas, vieux de mille ans, dont le nom signifie "escalier d'or".

Nous n'avons pas trouvé la marche en or (elle ne serait visible qu'aux croyants à l'âme pure !) mais en revanche une magnifique mosaïque composée de deux paons réunis autour d'un calice.

Depuis l'esplanade au sommet du monastère, nous avons surtout apprécié la vue sur une belle crique rocheuse aux eaux turquoise qui donnent très envie d'y faire immédiatement un plongeon. Alors quand est-ce qu'on se baigne ?

Pour l'instant poursuivons cinq kilomètres de plus jusqu'au rivage d'Elafonissi au bout duquel l'île du même nom forme un étroit isthme de sable blanc créant une double plage de toute beauté.

L'endroit attire en saison une foule de visiteurs friands de transats et de parasols. Aujourd'hui la pression est toute relative, d'autant qu'un vent froid balaie les dunes, nous obligeant à enfiler pulls et coupe-vents et à repousser aux calendes grecques nos envies de baignade.

Alors ce n'est pas tant pour fuir les touristes que pour nous réchauffer que nous prenons la direction de l'est pour une petite marche de cinq kilomètres aller/retour vers la plage de Kedrodasos.

Nous suivons le sentier E4, une sorte de GR traversant l'île d'ouest en est que nous aurons l'occasion de croiser maintes fois par la suite, entre rocailles et garrigue fleurie.

Kedro signifie "cèdre" en grec ou plus justement genévrier. Quelques spécimens tortueux jalonnent le parcours.

Ici ni transat ni parasol, mais un croissant de sable blanc rose ourlé de genévriers auquel des dalles rocheuses lisses offrent un accès facile à l'eau.

Nous n'y tremperons pourtant pas plus que les orteils.

C'est sur la route du retour, non loin du monastère visité ce matin, que nous trouvons enfin les conditions idéales pour nous immerger.

Voulolimni, un ancien cratère ceinturé de rochers formant un petit lac salé, n'est pas à proprement parler une plage mais une sorte de piscine naturelle pour les habitants du coin. C'est le moment ou jamais : l'endroit est à nous tout seuls, abrité du vent, l'eau calme, le bain frais mais revigorant. Un bon coup de fouet pour la fin de l'après-midi !

Car pour le retour, une variante plus longue qu'à l'aller, à la fois en durée et en distance, nous attend. A Kefali, nous optons pour un itinéraire entre mer et montagne passant par des villages parmi les plus pittoresques et les moins visités de l'ouest de la Crète. Réputée pour ses oliviers et ses châtaigniers, la région est l'une des plus verdoyantes et des plus fertiles de l'île.

Un parcours magnifique, quand soudain au détour d'un virage, peu avant Keramoti, la route est coupée suite à un gigantesque éboulement, nous obligeant à rebrousser chemin jusqu'à Kefali pour reprendre le trajet classique via Topolia comme à l'aller.

Malgré ce léger contretemps, la journée a été une réussite. Coup d'œil sur une gorge, visite d'un monastère, balade sur une plage de rêve, passage par des villages pittoresques et sur des routes panoramiques : voilà un concentré de Crète dont il ne nous reste plus qu'à dérouler le programme en détail dans la suite de notre séjour.

Nous espérons finir la journée en beauté par un bon dîner au restaurant. Mauvaise pioche, repas sans intérêt dans l'une des tavernes du centre-ville de Kissamos.

Distance parcourue dans la journée : 160 kilomètres

Elafonissi

Péninsules de Gramvoussa et Rodopos, du lagon de Balos au sentier côtier de Nopigia J3 : Samedi 11 mai 2019

Encore une plage d'exception à notre programme, à 20 kilomètres seulement de notre hébergement. Mais pas la porte à côté quand même car il faut compter une bonne heure de trajet.

En effet, le lagon de Balos, situé sur la péninsule de Gramvoussa, à la pointe nord-ouest de la Crète, n'est accessible que par un chemin carrossable très accidenté de 12 kilomètres débutant après le village de Kalyviani où l'on s'acquitte d'un petit droit de passage.

La piste peu roulante traverse sur son flanc Est la presqu'île inhabitée, couverte d'une garrigue clairsemée, qui s'étire dans la mer Egée tel un doigt tendu.

Cahin caha, elle mène à un parking garni de trois ou quatre véhicules seulement à cette heure pourtant pas si matinale, il est 10 heures.

Pour l'instant, c'est le mont Geroskinos qui retient notre attention. Le lagon n'est pas encore visible à ce stade. Il reste à parcourir à pied un peu plus d'un kilomètre sur 155 mètres de dénivelé pour atteindre le bord de mer.

Mais un quart d'heure plus tard, arrivés à un point de vue, c'est déjà le choc ! En face de nous, le cap Tigani recouvert d'une falaise tabulaire aux allures de poêle à frire (tigani = poêle) relié à la péninsule par un isthme (le manche de la poêle) délimitant une lagune aux cinquante nuances de turquoise bordée de deux magnifiques croissants de plage.

Le spectacle est continu tout au long du sentier maintenant en escalier descendant jusqu'aux dunes et au rivage.

Arrivés au bord de l'eau, avec à peine une dizaine de personnes sur le site, ce n'est pas encore la foule. L'eau cristalline nous invite à la baignade, même si elle est plus fraîche que la veille à Voulolimni. Les transats et les parasols nous tendent aussi les bras pour un petit moment de farniente, néanmoins payant même en ce début de saison.

Mais plus l'heure tourne plus les touristes se font nombreux.

11 h 30, il est temps pour nous de lever le camp. La file des visiteurs est maintenant continue sur le sentier, l'aire de stationnement pleine à craquer et les voitures à la queue leu leu sur la piste.

Les seules à apprécier tout ce monde, ce sont les chèvres qui ont pris leurs quartiers sur, sous et près des voitures sur le parking.

Nous mettons alors le cap vers la péninsule voisine de Rodopos, beaucoup moins prisée. C'est là que j'ai retenu la randonnée n°3 du guide Rother, reliant le camping de Nopigia à la plage de Ravdoucha.

Le sentier côtier rocailleux va rapidement prendre de la hauteur, nous livrant de très belles vues de la baie de Kissamos jusqu'à la péninsule de Gramvoussa (où nous étions ce matin) juste en face.

Si les pentes sont majoritairement recouvertes de xérophytes épineux en coussinets, nous y trouvons aussi des cistes de Crète (Cistus creticus), reconnaissables à leur air un peu froissé, ainsi que de majestueuses serpentaires, des plantes de la famille des aracées pouvant atteindre un mètre de haut.

Au bout d'une heure et demie, on finit par apercevoir en contrebas le but de notre randonnée, le long embarcadère de Ravdoucha auprès duquel sont regroupées quelques maisons.

Maintenant à nos pieds la plage de galets de Ravdoucha où se trouve aussi la taverne Wave on the Rocks, but ultime de notre balade.

Des promeneurs nous ayant prévenus que l'établissement était fermé, inutile de pousser aussi loin, la tonnelle ombragée de cette autre adresse fera tout autant l'affaire pour nous désaltérer avant le retour par le même itinéraire.

En cours de route, nous ramassons quelques tiges de roseaux pour faire office de bâtons de marche, ayant oublié les nôtres en France.

Retour à Lousakies au terme d'une journée encore bien remplie.

Distance parcourue dans la journée : 60 kilomètres.

Lagon de Balos

Des gorges de Sirikari au site antique de Polyrinia J4 : Dimanche 12 mai 2019

En dehors du littoral, les paysages caractérisant le mieux l'arrière-pays crétois sont les gorges, dont les plus célèbres, les gorges de Samaria, figurent bien sûr à notre programme par la suite.

Aujourd'hui, pour nous mettre en jambe, nous avons retenu un objectif plus modeste et moins couru, la gorge de Tsichliana, dont le point de départ se situe à proximité de Sirikari, à une vingtaine de kilomètres de "notre maison crétoise".

Il s'agit de la randonnée n°5 du guide Rother, indiquée en bleu, donc facile, avec 300 mètres de dénivelé pour 7 kilomètres et 2 h 45 AR que nous prévoyons de "muscler" un peu en lui ajoutant une extension jusqu'au site antique de Polyrinia.

Mais avant de rallier Sirikari, petit détour jusqu'à Potamida afin de découvrir ces étonnantes cheminées de fée plantées au beau milieu des champs. Avec leurs robes évasées et pelées, elles détonnent dans ce paysage par ailleurs très vert.

Poursuite donc vers les gorges de Sirikari noyées elles aussi dans la verdure !

A partir de la chapelle Agios Constantinos où nous avons garé notre voiture, nous descendons dans une pente d'abord escarpée puis plus douce en prenant soin de refermer derrière nous le portail de plusieurs enclos.

Nous ne tardons pas à arriver à un torrent dont on entend le grondement bien avant d'apercevoir le cours d'eau.

Nous suivons alors la rivière, à l'ombre d'une grande variété d'arbres (platanes, érables, figuiers, arbousiers et oliviers), sur un ancien sentier muletier bien tracé. A défaut de mules 😛 ce sont une chèvre et son petit qui nous ouvrent la voie.

Moins d'une heure après notre départ apparaissent les premières falaises orangées au-dessus desquelles tournoie une armada de vautours.

Peu après, nous atteignons le point le plus étroit des gorges, juste avant une aire de pique-nique récemment restaurée grâce aux fonds de l'Union européenne.

Le plus beau passage de la gorge de Tsichliana est à présent derrière nous. La randonnée initiale se termine quelques centaines de mètres plus loin, sur un ancien pont à arches.

A partir de là, nous prolongeons notre balade d'une heure supplémentaire jusqu'à Polyrinia, tantôt par un chemin carrossable, tantôt par la route

Sur les coups de midi, nous atteignons le village fortifié au sommet duquel se trouvent de modestes vestiges d'une acropole antique.

Mais plus que les ruines, c'est la vue, à la fois sur la montagne, sur la vallée et jusqu'à la mer, qui vaut principalement le détour, sans oublier les ombrelles jaunes des férules qui illuminent le tableau.

Après deux jus d'orange pressée chacun (il faut bien ça pour recharger les batteries), un pique-nique à l'ombre d'une chapelle, une trempette de pieds dans le torrent, nous espérons être d'attaque pour juguler la remontée sportive entre la rivière Tsichliana et le parking sous le soleil accablant de ce début d'après-midi.

Les cent derniers mètres de dénivelé sont harassants, mais heureusement à l'ombre. Des clémentines bien juteuses nous attendent dans la glacière de la voiture, j'en salive d'avance ! Nous pouvons enfin les déguster peu après 15 heures.

Fin d'une randonnée de 14 km AR avec 450 mètres de dénivelé en 4 heures (sans les pauses), dans un site moins prestigieux que les jours précédents, dans des gorges de taille modeste (par rapport à d'autres à découvrir plus tard) mais grâce à la présence de nombreuses fleurs sauvages, un très beau parcours tout de même et surtout un bel entraînement pour les randonnées à venir.

Pour finir la journée, j'aurais aimé explorer la portion de route au nord de Keramoti, là où nous avions trouvé la voie coupée il y a quelques jours. Mais pour y arriver, le GPS nous a fait errer dans des routes sans issue ou se transformant en piste, ce qui est très fréquent en Crète. De guerre lasse, nous décidons de retourner à Kissamos par le même itinéraire que ce matin pour finir la journée sur notre terrasse.

Demain nous partons vers d'autres horizons !

Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.

Vue depuis l'acropole de Polyrinia

Autour de Sougia, de l'antique Lissos à la grotte de Polifimos J5 & J6 : Lundi 13 et mardi 14 mai 2019

Ça y est, notre séjour près de Kissamos s'achève, avec des souvenirs déjà plein la tête.

Dès 9 heures, nous faisons route vers notre étape suivante, située sur la côte sud, près de Sougia. Passage par Kissamos et Topolia que nous commençons à bien connaître. Après Mili, la route s'élève jusqu'à 850 mètres, toisant de haut les champs d'éoliennes qui tournent à plein régime, un étage plus bas.

Le vent est aussi au rendez-vous sur la côte, ce qui empêche les températures de dépasser la vingtaine de degrés malgré un soleil généreux.

Sur les coups de 11 heures, au terme d'une soixantaine de kilomètres, nous voici arrivés à Moni (qui signifie "monastère"), à 4 petits kilomètres de Sougia et du bord de mer.

Et c'est justement dans la Monastery Guesthouse que nous avons réservé les quatre nuits suivantes. Construit en pierre et en bois, l'établissement comprend des chambres d'hôtel flambant neuves très récemment ouvertes et, dans la partie plus ancienne, des appartements alliant matériaux traditionnels (parquets, poutres apparentes) et éléments de décoration modernes. Un style rustique chic qui nous séduit immédiatement !

Depuis notre terrasse, la vue donne sur le massif des Lefka Ori au cœur duquel se trouve le plateau d'Omalos, point de départ des gorges de Samaria, que nous avons bien l'intention de parcourir prochainement. Notre hôtesse nous prévient que le canyon est encore fermé, mais que son ouverture devrait intervenir d'un jour à l'autre. A suivre donc !

En attendant, c'est le bord de mer que nous souhaitons découvrir, en randonnant de Sougia à Lissos, une baie uniquement accessible à pied ou avec un petit bateau. La randonnée correspond à l'itinéraire 16 du guide Rother.

Il est 13 h 45 quand nous commençons notre balade dans le port de Sougia alors que la plupart des promeneurs sont déjà sur le chemin du retour.

Après contournement de quelques gros rochers et de plusieurs passages étroits, nous arrivons rapidement dans la gorge de Lissos, sauvage et romantique, avec ses jolis massifs de lauriers roses en guise de haie d'honneur.

C'est par un ancien chemin muletier que nous accédons ensuite à un large plateau couvert d'une garrigue très odorante. Au loin, quelques névés font de la résistance sur les bien nommées montagnes Blanches.

Bientôt, la petite baie de Lissos est à portée de vue.

Mais qu'on ne s'y trompe pas, il y a 120 mètres de dénivelé entre le haut du plateau et la plage. Le début de la descente est marqué d'un drapeau grec peint sur la falaise en guise de repère.

Une fois arrivés, la plage de galets est moins accueillante qu'elle n'y paraissait d'en haut. En tout cas, il n'est pas question de se baigner, la mer est beaucoup trop agitée.

Cela nous laisse le temps d'explorer les alentours, notamment le site archéologique de l'antique Lissos mis à jour dans les années 1950. En effet, dans cette vallée, loin de tout, se trouvait jadis, à la basse époque hellénistique, une station thermale. Des mosaïques à formes géométriques et motifs d'oiseaux témoignent de ce passé révolu.

Il reste à nous coltiner la remontée, moins pénible qu'escomptée. Quand on aperçoit le drapeau grec peint sur la paroi, la partie est gagnée. Il ne reste alors qu'à retraverser le plateau et la gorge.

Pour les plus endurants qui souhaiteraient faire une boucle, il est possible de combiner les itinéraires 16 et 17 du Rother, c'est-à-dire qu'une fois de retour au niveau de la gorge il faut remonter sur un autre plateau pour arriver à Sougia par le haut.

Nous, on se contente des 7,4 kilomètres effectués en 3 heures, pauses comprises, avec 310 mètres de dénivelé. Il faut garder des forces pour les prochains jours !

Demain, justement, nous avons réservé une dépose en bateau au cap Tripiti pour un retour à pied de 8 kilomètres et un dénivelé de 850 mètres entre le cap et Sougia… si Dieu le veut !

En attendant, dîner sur notre terrasse dans ce magnifique cadre des montagnes Blanches. Petite pluie en soirée.

Distance parcourue dans la journée : 80 kilomètres

Le lendemain…

Un ciel couvert, quelques gouttes de pluie et surtout une mer agitée conduisent le Captain George à annuler la sortie en bateau, alors que nous sommes sur le point de quitter notre hôtel à 8 heures.

Zut, il faut trouver une alternative au pied levé !

L'aller-retour entre Sougia et le cap Tripiti, représentant plus de 15 kilomètres en 6 heures et demie de marche avec 850 mètres de dénivelé à la montée et à la descente, nous semble inenvisageable.

Notre hôtesse nous suggère d'en parcourir une partie et de faire demi-tour dès qu'il nous plaira.

Nous suivons partiellement sa recommandation. Néanmoins, après avoir consulté notre documentation et afin de nous fixer un but, nous décidons de nous inspirer de l'itinéraire 19 du guide Rother en le limitant à un aller-retour entre Sougia et la grotte de Polifimos.

8 h 20, ça y est, c'est parti en direction du cap Tripiti sur un parterre fleuri en surplomb de la mer.

Au bout d'une heure et quart environ, nous quittons l'itinéraire menant au cap pour grimper dans les hauteurs tout en profitant de larges vues sur toute la côte Sud.

A l'approche de la cavité, gare au cheval de mer géant qui en défend l'entrée 😉 Ouf, totalement inoffensif, il nous laisse investir les lieux. L'intérieur est très vaste et garni de nombreuses concrétions.

C'est là, selon la légende, que vivait le cyclope Polyphème, un berger qui aurait capturé Ulysse et ses compagnons et aurait dévoré plusieurs hommes. Ulysse a fini par enfoncer un pieu en bois dans l'œil du cyclope pendant son sommeil et est parvenu à s'enfuir.

Après une petite pause, nous laissons la grotte mythique derrière nous pour être de retour à Sougia sur les coups de midi, à l'issue d'un parcours d'une douzaine de kilomètres en 3 heures 45 et 280 mètres de dénivelé.

Au final, une chouette balade alliant panorama, géologie et mythologie, une alternative intéressante pour qui ne veut pas aller jusqu'au cap Tripiti.

Le ciel de plus en plus bas n'incite guère à sortir dans l'après-midi, sauf pour explorer brièvement les alentours et le village de Moni.

En soirée, dîner à la taverne Rebetika à Sougia… bof, pas terrible !

Distance parcourue dans la journée : 23 kilomètres.

Vers Lissos

Autour de Sougia, des gorges de Figou à la ville de Paleochora J7 : Mercredi 15 mai 2019

Initialement, nous avions prévu de prendre le bus à 7 heures du matin jusqu'au village de Agia Irini. De là, nous voulions combiner les itinéraires 20 et 21 du guide Rother, à savoir parcourir les gorges de Figou puis enchaîner avec celles d'Agia Irini pour arriver à Moni (4 à 5 heures de marche en aller simple).

Mais une météo incertaine va une nouvelle fois contrarier nos plans et limiter nos ambitions.

Nous finissons par prendre la direction du village d'Agia Irini, mais en voiture et à 10 heures du matin seulement, après moult hésitations. Il fait 17 degrés à Sougia mais seulement 9 à Agia Irini avec de petites averses. Brr !

Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les gorges d'Agia Irini, nous contentant de la petite boucle de 2 heures à travers la gorge de Figou.

Figou signifie "fuite" et fait référence à un événement survenu en 1821, date à laquelle un grand nombre de femmes et d'enfants ont trouvé refuge ici pour être à l'abri des Turcs.

Tout comme l'ont sans doute fait les réfugiés de l'époque, nous suivons un ancien kalderimi (sentier muletier) qui monte en douceur vers un col à 842 mètres.

Mais contrairement aux fugitifs de l'époque, nous prenons tout le temps d'admirer la vue très dégagée sur les pentes environnantes couvertes d'anciennes terrasses.

C'est en nous retournant pour évaluer la distance parcourue que nous réalisons le travail titanesque des Anciens pour soutenir et empierrer cette voie.

Changement de décor après le col alors que nous amorçons la descente dans une cuvette qui se rétrécit petit à petit, comme un entonnoir. Le sentier parfois accidenté se faufile alors au milieu de gros rochers rendus glissants par une petite pluie fine.

Près des ruines d'un ancien poste de garde des résistants crétois, nous débouchons à l'entrée des gorges d'Agia Irini. S'il avait fait beau, nous aurions poursuivi dans ces dernières, mais vu la météo, nous préférons en rester là et fermer la boucle en revenant à notre point de départ.

Comme prévu, nous avons mis deux heures pour effectuer ces 5,1 kilomètres avec 300 mètres de dénivelé, dans des gorges très jolies et très peu fréquentées.

La météo se dégrade encore un peu plus dans l'après-midi. Qu'en est-il 15 kilomètres plus à l'est ? Pas mieux ! C'est sous une petite pluie persistante que nous visitons Paleochora.

Le soleil fait néanmoins son retour en soirée, ce qui est de bon augure pour demain. Notre hôtesse nous annonce que les gorges de Samaria viennent d'ouvrir. Parfait !

Distance parcourue dans la journée : 92 kilomètres.

Gorges de Figou

Des gorges de Samaria au fort turc d'Agia Roumeli J8 : Jeudi 16 mai 2019

Les gorges de Samaria constituent un incontournable de la Crète, mais de par leur situation au centre de l'île il n'est pas facile de les intégrer à un circuit. En effet, il s'agit d'un parcours linéaire de 16 kilomètres de long avec 1200 mètres de dénivelé entre le plateau d'Omalos au cœur des Montagnes blanches et la petite localité d'Agia Roumeli sur la côte sud qui, elle, n'est pas reliée au réseau routier.

Il faut par conséquent prévoir des liaisons en bus et/ou en ferry pour atteindre l'une ou l'autre des extrémités du parcours.

Depuis Sougia par exemple, il est possible de prendre un bus à 7 heures du matin qui arrive vers 9 heures à Xyloskalo, l'entrée du parc national de Samaria. La descente à pied jusqu'au bord de mer prend 5 à 7 heures. Pour le retour, il faut prendre en fin de journée le ferry entre Agia Roumeli et Sougia.

On pourrait aussi rejoindre Xyloskalo en voiture, mais dans ce cas c'est pour le retour qu'il faut enchaîner ferry (entre Agia Roumeli et Sougia) et bus (de Sougia à Xyloskalo).

Ces solutions sont valables si l'on veut faire l'intégralité des 16 kilomètres de descente.

Car il existe aussi une version "allégée" des gorges de Samaria qui consiste à les remonter depuis la mer entre Agia Roumeli et les Portes de Fer, soit la partie la plus belle, en deux heures environ l'aller-retour. Dans ce cas, pour rejoindre Agia Roumeli, inutile de partir très tôt, un ferry au départ de Sougia à 9 h 15 atteint Agia Roumeli une heure plu tard.

C'est l'option que nous avons retenue. Nous la complèterons avec une extension vers les ruines d'une forteresse turque dominant la baie d'Agia Roumeli. Cela correspond à la combinaison des parcours 22 et 23 du guide Rother.

La journée commence par conséquent par une merveilleuse promenade en bateau le long de la côte, entre Sougia et Agia Roumeli via le cap Tripiti, l'occasion pour nous de revoir depuis la mer les paysages de falaises que nous avons arpentées hier.

Arrivés à Agia Roumeli, nous nous dirigeons rapidement vers un torrent mugissant que nous suivrons jusqu'à l'entrée du parc national. A cette heure, la plupart des randonneurs en provenance de Xyloskalo sont encore dans les hauteurs. Nous profitons donc de ce calme relatif avant leur arrivée en nombre, en général à partir de midi.

Une fois dans le parc, nous franchissons à plusieurs reprises le cours d'eau bordé de lauriers roses, de pins de Calabre et de cyprès sur des passerelles rudimentaires. Le débit et la hauteur de l'eau à peine inférieure à celle des passerelles expliquent sans doute pourquoi l'accès n'est possible que depuis un jour ou deux.

Au fil de notre progression, les parois du canyon se rapprochent.

C'est sur un chemin de planches que nous franchissons les Portes de Fer, ce passage où le lit de la rivière ne fait plus que trois mètres de large entre des parois verticales s'élevant jusqu'à 300 mètres de haut. Impressionnant !

Néanmoins, il est un peu tôt pour profiter de l'éclairage optimal de la gorge. En attendant que le soleil arrive au zénith, nous poursuivons vers l'amont jusqu'à l'aire de repos de Christos et encore un peu plus loin.

Là, devant les eaux turquoise de la rivière, tout en dégustant nos sandwichs, nous observons avec amusement le profil des randonneurs qui commencent à arriver à la queue leu leu depuis les hauteurs de Xyloskalo. Nous leur emboîtons le pas pour revenir aux Portes de Fer et assister maintenant à l'entrée progressive du soleil dans le canyon.

Pour le moment, ce sont deux mules qui jouent les vedettes, remontant le cours d'eau afin d'offrir leur assistance à quelque marcheur épuisé.

Ça y est, il est presque 13 heures, la lumière inonde à présent la gorge. Nous tournons alors le dos aux Portes de Fer pour quitter le canyon, mais contrairement à la quasi-totalité des randonneurs impatients de rallier l'embarcadère au plus vite après 16 kilomètres dans les jambes et dans les genoux, nous profitons de notre relative fraîcheur pour amorcer une extension dans les hauteurs.

Pour ce faire, nous grimpons à flanc de montagne en direction d'un fort en ruines, 220 mètres au-dessus de la mer.

Plus on monte, plus la vue sur la zone de l'embouchure des gorges de Samaria est belle. Elle devient encore plus spectaculaire un étage plus haut quand nous atteignons la crête rocheuse d'où quelques pas nous séparent de la forteresse du Kastro.

Depuis les vestiges du fort, on contemple Agia Roumeli et sa longue plage de galets à nos pieds.

En revanche, la descente sur le versant opposé dans un éboulis rocheux est raide et délicate. Pas le temps de lever le nez sous peine de se tordre une cheville !

Les ferrys sont déjà ancrés dans le port, même si leur départ n'est prévu qu'à 17 h 30. De retour à l'embarcadère vers 15 h 30, nous avons tout loisir de flâner dans le village, de passer du café au glacier, de la plage au port, sans oublier baignade et bain de soleil.

Une magnifique journée qui se termine par une ultime promenade en bateau.

Notre séjour dans la région de Sougia s'achève avec un bilan toujours très enthousiaste.

Distance parcourue dans la journée : 12 kilomètres.

Portes de Fer

La suite se trouve dans le post 2 !
Un mois dingue en Bolivie et au Pérou English translation pending
by Patbill · 2019-11-26 · 184 replies
Voici le récit de notre extra voyage d’1 mois en Bolivie- Perou sac à dos, mon pote Christian et moi, Patrick (chacun 58 ans)

Tout d’abord le circuit fait en juillet 2017- oui je sais j’ai mis du temps à cette mise en ligne mais depuis j’ai été au Myanmar, Canada, Oman, Vietnam. Et maintenant que notre futur trip en Namibie l’été prochain est booké, je me lance dans ce retour arrière de 2 ans. Après énormément de recherches sur de nombreux blogs perso, carnets de voyages et forum de voyages, on a finalisé notre circuit :

J1 : départ de Bruxelles J2 :arrivée La Paz- transfert le soir sur Uyuni J3 :Uyuni-Tupiza J4 :Tupiza J5 :Tupiza- sud Lipez J6 :sud Lipez J7 :sud Lipez J8 :sud Lipez- Uyuni-La Paz J9 :La Paz-Rurrenabaque J10 :Amazonie J11 :Amazonie J12 :Amazonie J13 :Amazonie J14 :Amazonie J15 :Amazonie-Rurrenabaque J16 :Rurrenabaque-La Paz- Copacabana J17 :Copacabana-isla del sol J18 :isla del sol-Puno J19 :Puno- Cusco J20 :Cusco J21 :Cusco-Ollantaytambo J22 :Ollantaytambo- Pisac J23 :Pisac- Cusco J24 :inca trail J25 :inca trail J26 :inca trail J27 :Machu picchu- Cusco J28:Cusco J29 :Cusco-La paz J30 :La Paz- départ J31 :arrivée

Les bas-reliefs d'Angkor Vat English translation pending
by Schnacke67 · 2019-11-22 · 30 replies
LES BAS-RELIEFS D'ANGKOR VAT PREMIERE PARTIE SOURCES - "Le Cambodge, le groupe d'Angkor et l'histoire" d'Etienne Aymonier – Edité en 1904 (Tome III) - "Guide Aux Ruines d'Angkor" de Jean Commaille – Edité en 1916 - "Les monuments du groupe d'Angkor" de Maurice Glaize – Edité en 1944 - "Angkor cité khmère" de Claude Jacques - "Le guide des temples d'Angkor" de Michel Petrotchenko

VISITE DES BAS-RELIEFS D'ANGKOR VAT

- La galerie des bas-reliefs se trouve au premier étage. Ces bas-reliefs ont été sculptés sur une longueur d'environ 600 m. et sur une hauteur de plus de 2 m – soit 8 panneaux – ainsi que dans deux pavillons d'angle : Nord-Ouest et Sud-Ouest.

- Je conseille de visiter ces bas-reliefs dans le sens inverse des aiguilles d'une montre car les descriptions de Maurice Glaize, Claude Jacques et de Michel Petrotchenko se font dans ce sens.

- Une description très détaillée de ces bas-reliefs leur sera très utile. Pour cela je leur conseille deux livres : "Angkor cité khmère" : description très détaillée mais pas assez "aérée" ce qui rend difficile la compréhension des scènes décrites. "Le guide des temples d'Angkor" : description également très complète, avec des schémas détaillés qui permettent de bien repérer les endroits particuliers.

- Suryavarman II qui a régné de 1113 - 1150 est le roi constructeur d'Angkor Vat. Nous ne savons pas combien de temps il a fallu pour cette construction, peut-être le temps de son règne ? A sa mort les bas-reliefs n'étaient pas terminés.

Nous savons par une inscription que deux panneaux ont été sculptés au milieu du 16ème siècle : - Victoire de Vishnu sur les Asuras : selon Claude Jacques ce panneau aurait été sculpté entre 1546 et 1564 - Victoire de Krishna sur l'asura Bana

LES BAS-RELIEFS A VOIR J'ai retenu quatre bas-reliefs, lesquels à mon avis, méritent une attention particulière :

1°) GALERIE HISTORIQUE, SURYAVARMAN II - La première section : on peut voir Suryavarman II qui donne ses instructions aux dignitaires agenouillés devant lui – Derrière le roi, un groupe de prêtres et une rangée de soldats - D'autres soldats escortent la procession qui emmène les princesses - Les jeunes femmes sont transportées dans des chariots tirés par des soldats – un nain accompagne une des princesses - Les troupes partent rejoindre la procession.

- La seconde section : l'armée khmère en procession, sur une longueur de plus de 90 mètres. Le roi Suryavarman II (sur le douzième éléphant) dont son statut royal est exprimé par sa taille, qui est supérieure à celle des 19 généraux qui l'entourent.

- Ces généraux sont représentés, montés sur des éléphants revêtus de leur harnachement de parade. Leurs rangs se reconnait au nombre de parasols qui les entourent. - Le nom de chacun des personnages nous a été livré par de petites inscriptions gravées sur le bas-relief. Le roi est identifié sous le nom de Paramavishnuloka, son nom posthume qui l'identifie à son dieu après la mort. Ceci indique peut-être que le roi est représenté ici sur le chemin des Paradis illustrant le bas-relief de la galerie suivante "Les cieux et les enfers".

- Le registre inférieur : montre une procession de cavaliers et de fantassins, un groupe de prêtres suit – un groupe de musiciens et des porteurs de bannières précèdent l'arche ou urne, qui contenait, croit-on, le feu sacré

- Partie droite (fin du bas-relief) : identifié au 20ème siècle par une petite inscription, un général d'un régiment, cette inscription a, depuis, fait l'objet d'un acte de vandalisme

- Rompant avec l'alignement strict observé par les troupes khmères, des soldats siamois semblent moins disciplinés.

2°) LE BARATTAGE DE LA MER DE LAIT Ce grand mythe hindou de la Création tirée du Bhâgavata-Pourâna est ici spectaculairement réalisé sur ce panneau long de 49 m.

A noter que dans la représentation d'Angkor Vat on peut voir les personnages suivants : Ravana, Hanuman ou Sugriva ? Or ceux-ci sont des personnages d'une autre légende le Ramayana. Il s'agit donc d'un ajout khmer. La version khmère du Ramayana se nomme le Reamker, voir
http://vorasith.online.fr/cambodge/

Voici un résumé de ce barattage de la mer de lait : L'amrita, nectar garantissant l'immortalité, n'avait pas resurgi de l'océan cosmique (l'Océan ou Mer de lait) lors d'un des cycles de création d'un monde nouveau. Ceci constituait une grave menace pour l'ordre établi, car les Dévas (dieux) avaient besoin de ce nectar pour maintenir leur supériorité sur les Asuras (démonsou anti-dieux. Il fut donc décidé de baratter l'Océan cosmique pour récupérer l'amrita.

Cette tâche formidable nécessitait la participation des dieux, mais ceux-ci ne suffisaient pas. Vishnu s'assura de la collaboration des asuras en leur promettant, en cas de succès, une part de la liqueur d'immortalité. Les dieux n'acceptèrent ce plan que lorsque Vishnu leur promit qu'une fois l'amrita récupérée, il interviendrait pour que les asuras ne puissent pas en boire une goutte.

On arracha le Mont Mandara pour servir de baratte. Le naga géant Vasuki qui reposait au fond de l'océan, fut réquisitionné pour servir de corde géante, enroulée autour du Mont le Mandara. En tirant tour à tour sur le corps de Vâsuki, les devas et les asuras font tourner la montagne pendant 1000 ans pour baratter la mer cosmique pour produire de cette façon l'amrita. L'entente entre les dieux et les asuras cessa dès que l'amrita apparut : les dieux ne tinrent pas leur promesse d'en donner la moitié aux asuras qui dès lors tentèrent de la voler...

Le barattage fit également surgir de nombreuses créatures de l'océan dont les apsaras : les inscriptions disent qu'elles étaient la récompense des guerriers morts héroïquement au combat. Il s'agit de danseuses célestes.

La représentation du barattage - A gauche on voit Ravana, à dix têtes, qui tient les cinq têtes du naga Vasuki. Dans le bas du panneau, Vasuki est représenté à nouveau, reposant sur le fond de l'océan. - On voit ensuite 92 assuras qui tiennent dans les bras le naga Vasuki. - Au centre on voit Vishnou qui contrôle la manœuvre. Les opinions divergent sur l'identité du dieu de plus petite taille qui vole au-dessus de Vishnu (une seconde représentation de Vishnu ? Indra ?) - L'avatar de Vishnu, la tortue Kurma, empêche la montagne-pivot de sombrer dans l'océan. - A droite on voit 88 dévas qui tiennent le naga Vazuki. - En haut du panneau on voit les apsaras qui dansent - A la fin du panneau, c'est un singe, pas un dieu comme ce devrait être le cas, qui tire la queue de Vasuki, ici également les experts ne s'accordent pas sur son identité : Hanuman ? Sugriva ?

Nota : après le Barattage de la mer de lait, sur le mur il y a une inscription du début du XVIIIème siècleracontant la construction du chedei, monument funéraire, aujourd'hui ruiné, juste en dehors de la galerie. (Claude Jacques).

Jacques
Îles Canaries (La Palma) - Novembre 2019 English translation pending
by Nancy · 2019-11-15 · 10 replies
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage.

Nous avons été conquis par les Canaries. Pour notre 3ème voyage, après Ténérife, La Gomera et Lanzarote, nous découvrons cette année La Palma. Formule identique à l’an dernier : un seul point de chute, une voiture de location et on rayonne. Voyage axé sur la randonnée. On rentre une fois de plus enchantés, prêts à poursuivre notre découverte de cet archipel magique, voire à revenir à La Palma qui, pour l’instant, est notre île préférée.

NOTRE SEJOUR DE 10 JOURS :

Ven 1er Nov – Vol Iberia Paris Orly/Santa Cruz de la Palma via Madrid – Arrivée à 13h50 - 10 nuits à Los Cancajos Sam – Cubo de la Galga (rando) - Santa Cruz de la Palma Dim – Fuencaliente : Volcan San Antonio & Teneguía (rando) – Le phare et les salines Lun – La Route des Volcans (rando) Mar – Puerto Naos – El Remo – El Paso – Eglise de la Virgen de Las Nieves - Santa Cruz Mer – Los Tilos : la Cascada & le Mirador del Espigón Atravesado (rando) – Charco Azul – La Fajana - LP4 : Roque de los Muchachos & observatoires Jeu – Zarza : Caldera de Agua (rando) – Tijarafe : baie des pêcheurs Ven – Las Tricias (rando) – Puerto de Tazacorte – Mirador de la Cumbrecita (rando) Sam – PN de la Caldera de Taburiente : de los Brecitos au Barranco de las Angustias (rando) Dim – Los Llanos – Zarza : musée et parc – Playa Nogales Lun 11 Nov – Vol Iberia – Départ à 14h30

BUDGET :

Dépenses préalables : Vols Iberia : 356 € l’A/R

Dépenses sur place : Location de voiture : 170 € Essence : 108 € Hébergement : 1 017 € + 66 € d’extra Autres : 380 €

Budget total tout compris (pour nous 2, hors achats de souvenirs perso) : 2 450 €

GUIDES : Lonely Planet – Canaries – 3è édition Très décevant. Inutile. Guide du Routard – Canaries 2020 Bien plus complet que le LP. Quelques infos intéressantes sur les plus belles randos. La Palma – Rother Walking Guide De Klaus & Annette Wolfsperger – En anglais Le classement (intérêt et difficulté) des randos nous a permis de faire nos choix. Walk ! La Palma – Discovery Walking Guide De Charles Davis et Jan Kostura - En anglais Guide associé à la carte, bien pratique. Description très précise des randos. La Palma Tour & Trail Map Carte associée au guide précédent (1/40 000) Internet www.salutilescanaries.com/la-palma/

VOLS : Vols réguliers sur Iberia, avec escale à Madrid. Long et inconfortable.

LOCATION DE VOITURE : www.cicar.com Comme lors de nos 2 précédents voyages, nous passons par cette compagnie locale très réputée. Réservation via internet d'une Opel Corsa pour 10 jours – 170 € tout inclus, km illimité. Paiement au moment de la prise en charge à l’aéroport – Formalités réduites au minimum. Permis de conduire national suffisant. Excellente voiture – Aucun souci – Je recommande vivement cette compagnie tout à fait fiable.

Le réseau routier est excellent et la circulation réduite. La LP1 est la route du Nord, la LP2, celle du Sud. La LP3 traverse l’île en passant par le Visitor Center du PN de la Caldera de Taburiente. Enfin, la LP4 est la route de montagne qui dessert les observatoires et Roque de Los Muchachos. En 10 jours, on a parcouru ces routes plusieurs fois, toujours avec bonheur. Rouler n’est pas une contrainte. Prévoyez une moyenne de 40-50 km/h. L’essence est moins chère qu’en France (1,17€/l).

Pensez à télécharger la carte de La Palma dans l’application GoogleMaps pour pouvoir l’utiliser hors connexion.

HOTEL : Réservé directement sur leur site.

Hôtel H10 Taburiente Playa à Breña Baja www.h10hotels.com/...h10-taburiente-playa 10 nuits en ½ pension : 1070 € + 66 € d’extras (boissons lors du dîner) Notre expérience l’an dernier à Lanzarote dans cette chaîne d’hôtels nous avait tant plu que nous avons réitéré ici. Celui-ci a moins de charme que celui de Lanzarote. Pour autant, il correspond à ce qu’on cherchait : bien situé entre l’aéroport et Santa Cruz sur la jolie côte de Los Cancajos, petit déj buffet, chambre confortable, belle vue sur la mer et sur Santa Cruz, parking. Le surcoût pour la ½ pension est dérisoire. Et ça ne nous a pas empêchés de manger ailleurs, nous nous contentions alors de quelques fruits frais en toute fin de soirée. La plage (sable noir) de Los Cancajos est à 10 minutes à pied. Attention : à cette époque, la clientèle est composée principalement de retraités allemands. En résumé : un grand complexe, sans aucune âme canarienne, mais très pratique dès lors qu’on a une voiture.

Il n’est pas idiot d’envisager 2 points de chute. L’île n’est pas très grande mais les routes de montagne sont longues à parcourir. Sur la côte Est, Santa Cruz ou Los Cancajos sont de bonnes options (on n’a pas regretté notre choix). Sur la côte Ouest, on a beaucoup aimé Puerto de Tazacorte. Los Llanos de Aridane, charmante petite ville, peut également être une bonne idée. Assurez-vous toujours d’avoir une place de parking, c’est parfois un peu galère. Cela étant dit, pour 10 jours, on a bien apprécié de se poser. Et, certes, on a refait les mêmes routes plusieurs fois, mais, quel bonheur ! Rouler fait ici partie du voyage. Et si c’était à refaire (oui, oui, on l’envisage !), on referait tout pareil.

REPAS : Quelques adresses sympa (GoogleMaps les connait) :

Chipi Chipi (à l’Ouest de Santa Cruz juste avant l’église de la Virgen de las Nieves) Un petit restaurant original dans un cadre bien agréable. Ancora (sur la LP1, au Sud de Puntagorda) On est tombé dessus par hasard. Une carte originale. On choisit un curry (de langoustines pour l’un, de poulet pour l’autre) cuit dans une grosse boule de pain. Délicieux. Le vin est également très bon (1,80€ le verre !) Kiosko Teneguia (Puerto de Tazacorte) Plusieurs restaurants animent ce bord de mer. Cadre très agréable. Belle carte de poissons et de fruits de mer.

Partout, les prix sont très raisonnables. De quoi se faire plaisir sans compter !

LE SEJOUR : Cette fois, nous étions partis pour randonner. On n’a pas été déçus. L’île est extraordinaire : des paysages variés, allant de la forêt luxuriante du Nord Est aux étendues lunaires des volcans du Sud, en passant par la caldera de Taburiente au centre avec ses parois verticales et ses pics acérés. Les sentiers de randonnées sillonnent l’île. Il y en a partout. Le balisage est très bien fait, les sentiers sont propres. Le seul problème qu’il reste à régler c’est de choisir lesquels parcourir. En osant prendre parti, le guide Rother et le Guide du Routard nous ont bien aidés. On a suivi leurs conseils, sans regret.

Les randonnées : Je ne vais pas les décrire, juste donner quelques impressions personnelles. J’indique les références Rx pour le guide Rother Walking Guide et Dx pour le guide Discovery Walking Guide. Les durées que j’indique sont pauses comprises. On marche tranquillou et on fait souvent des photos.

· Cubo de la Galga (R10 et D26) – 2h45 Boucle - Belle forêt - Pour une bonne mise en jambe. Quelques petites hésitations pour finir la boucle. Suivez les indications du guide Discovery. · Volcan San Antonio & Teneguía (R51 et D10) – 0h30 + 2h30 5€/p pour accéder au Visitor Center et pouvoir faire le tour du volcan San Antonio (0h30 la boucle). Ensuite, l’accès au volcan Teneguia est un A/R (2h30) dans un paysage lunaire, à découvert de bout en bout. · La Route des Volcans (R50 et D8) – 6h Un must quidemande un tout petit peu d’organisation. C’est une longue descente de 17 kms, il faut donc organiser son transport. Nous sommes descendus en voiture à Los Canarios, nous y avons garé notre voiture derrière l’église (petit parking et arrivée de la rando. Remarquez la jolie statue en bronze qui nous est dédiée, à nous randonneurs !). Ensuite, un taxi nous a montés jusqu’au Refuge d’El Pilar (point de départ). Il ne nous restait plus qu’à descendre pour retrouver notre voiture. Réservation du taxi quelques jours plus tôt ici : www.taxilapalma.com/...alma-canary-islands/ 38€ pour nous 2. 45 minutes de trajet. Nous avions réservé à 8h45. Rendez-vous nous était donné au Bar Parada (GoogleMaps le connait) à Los Canarios, à quelques dizaines de mètres de l’église où nous nous sommes garés. Super pro, confirmation par email puis par WhatsApp. La rando est très agréable. Les 5 premiers kms grimpent (500m) à couvert sur un tapis moelleux d’aiguilles de pin. Seules les 10 dernières minutes sont éprouvantes sur un sentier plus raide de pouzzolane qui roule sous les pieds. Ensuite, on descend dans un paysage minéral, très dégagé, à travers les volcans. Les pins canariens vert fluo se détachent merveilleusement sur le sol de poudre noire. Magnifique rando ! Pas de point d’eau sur le sentier. Bien peu de monde. Très bien fléchée. · Los Tilos : la Cascada & le Mirador del Espigón Atravesado (hors guides) – 0h15 + 2h Nous avions prévu de faire la grande rando de la Casa del Monte jusqu’au Visitor Center de Los Tilos (R12 et D25). Malheureusement, la rando était fermée en raison d’éboulement … Sur les conseils du gentil ranger aussi dépité que nous, nous nous sommes “rabattus” sur 2 petites randos, d’ailleurs décrites dans le GdR. Le plan affiché au VC est suffisant. La Cascada (0h15) : petite balade, bien courte mais superbe avec tunnel, levada et jolie cascade au bout. Le Mirador del Espigón Atravesado (2h) :c’est la fin de la grande rando qu’on a ratée. Donc, ici, juste un A/R. Un bon aperçu de la laurisylve et un joli point de vue pour finir. Ces 2 randos ont suffi à effacer notre frustration. · Roque de los Muchachos – 1h ou plus … Pas vraiment une rando, plutôt une petite balade avec de superbes vues sur la caldera. Poussez jusqu’au bout du sentier de pierres. En redescendant en voiture, ne manquez pas de vous approcher d’un observatoire. C’est très impressionnant. · Zarza : Caldera de Agua (R24 et D20) – 2h30 Il pleuvait légèrement quand nous avons démarré. Qu’importe, nous étions quasiment toujours à couvert. Je vous conseille de suivre cette boucle dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, en allant d’abord vers Don Pedro (comme décrit dans le guide Discovery et non comme le Rother). Histoire de garder le plus beau pour la fin. Attention, au point Wp.7 (toujours du guide Discovery), il faut entrer dans la forêt et 20 mètres plus bas, il faut poursuivre tout droit malgré la pierre qui porte une croix et qui aurait tendance à nous en dissuader. Sans doute, une farce de petits malins qui l’ont déplacée (et non, nous ne sommes pas revenus pour la remettre à sa place). On retrouve des marques jaunes et blanches un peu plus bas. Le reste est sans problème. · Las Tricias (R30 et D15) – 2h30 Petite boucle qui permet d’admirer des dragonniers et des abris sous roche. Rando courte mais passionnante. Les dragos sur fond de mer bleue sont très photogéniques. · Mirador de la Cumbrecita (R61 et D31) – 1h30 Il faut réserver sa place de parking (gratuit). Ici : www.reservasparquesnacionales.es/...&cen=4&... Sans imprimante, il m’a suffi de montrer sur mon smartphone le numéro de résa à la barrière. Nous avons fait la petite boucle qui passe par Lomo de las Chozas et Los Roques. · PN de la Caldera de Taburiente : de los Brecitos au Barranco de las Angustias (R55 et D34+33) – 5h30 C’est une longue descente depuis le Mirador de los Brecitos jusqu’à la sortie du Barranco (gorges) de las Angustias. On se gare au parking de la Calle la Viña (GoogleMaps connait “Salida excursion taburiente”) sur la LP214. Entre 8h et 13h, des taxis attendent pour monter les randonneurs à Los Brecitos. Réservation inutile. Nous avions néanmoins vérifié la veille au VC de la Caldera de Taburiente que le service était assuré. Nous arrivons donc vers 8h20, garons notre voiture et embarquons aussitôt dans un taxi avec un autre couple. 51€ à partager. 30 minutes de grimpette sur une route en lacets impressionnante pour arriver au Mirador de Los Brecitos. À partir de là, on suit les panneaux verts “Acampada”, zone de camping qu’on atteint en 1h40. A la Playa de Taburiente, il faut traverser le ruisseau pour arriver au camping. Montez vers les toilettes et le VC. Les panneaux verts indiquent maintenant “Barranco de las Angustias”. Il nous faudra 3h30 pour retrouver le parking, à sortie de ce barranco. Sur cette seconde partie, le sentier passe parfois dans le lit du ruisseau, parfois sur la rive droite, parfois sur la rive gauche. On s’y perd un peu mais sachez que si le niveau de l’eau le permet, vous pouvez rester dans le lit jusqu’au bout. À noter : juste après Dos Aguas, la traversée du ruisseau sur les pierres peut être plus hasardeuse. N’hésitez pas à vous déchausser et à passer à gué, l’eau n’est pas froide ! Le petit détour jusqu’à le cascada colorada est incontournable mais un poil décevant … Le manque d’eau a fait perdre un peu d’intérêt à ce site.

Aucune de ces randos ne nous a déplu. Elles ont toutes de l’intérêt. Si je devais en éliminer une, ce serait Cubo de la Galga (qui n’apporte pas grand-chose de plus par rapport aux randos dans Los Tilos). Le point de vue à Roque de Los Muchachos est beaucoup plus impressionnant que celui de la Cumbrecita. Mais l’un n’empêche pas l’autre. D’un point de vue physique, aucune difficulté particulière. Les longues descentes peuvent être un peu éprouvantes pour les genoux.

Les petits villages : Qu’ils sont beaux ces petits hameaux, ces petits villages, ces centres-villes, toujours colorés, alternant les couleurs vives et pastels. Les églises blanches avec des pierres d’angle volcaniques apparentes se détachent sur le ciel bleu. Il fait bon se promener dans ces bourgs, même si on les trouve parfois un peu endormis. Tijarafe : nous sommes descendus jusqu’à l’ancien port. La route en voiture est vertigineuse, raide et étroite. Mais évidemment extraordinaire. Depuis le parking, 10-15 minutes de marche conduisent au petit port où une vingtaine de petites maisons ont été construites sous la roche, tout au bord de l’eau. Très impressionnant et très mignon. El Paso : musée de la soie. Un petit intermède bien sympa entre 2 randos. Dans l’atelier, nous avons eu la chance d’avoir une dame qui nous a donné quelques explications en français. Zarza : parc archéologique. Une petite vidéo en français explique la découverte des pétroglyphes. Le musée est un peu vieillot mais le parc nous permet de découvrir in situ quelques beaux pétroglyphes. Los Llanos : le musée archéologique est fermé le dimanche, contrairement aux indications du GdR. Dommage ! Mais que le centre-ville est mignon. Santa Cruz : une jolie petite ville accrochée à la montagne. De beaux balcons et comme partout, de belles façades colorées.

Les plages : Elles sont toutes de sable noir, plus ou moins fin. La mer est souvent agitée de gros rouleaux qui viennent mourir sur la plage ou s’écraser contre des rochers aussi noirs que le sable. Écume blanche crémeuse, eaux aux reflets turquoise, sable et rochers noirs et parfois végétation verte. Tout est dit ! Playa Nogales : extraordinaire. Totalement sauvage. C’est un endroit qui se mérite. À partir d’un petit parking sur les hauteurs, la plage est desservie par un long sentier de marches, long mais splendide. Et l’arrivée sur la plage est incroyable. Ne ratez pas cet endroit magnifique (même sans vous y baigner car la mer y est dangereuse). Charco Azul : l’homme a aidé la nature à créer de petits bassins qui invitent à la baignade. C’est fait avec goût et mesure, le résultat est vraiment sympa. Un petit restau dans la falaise permet d’apprécier le lieu autrement. Fajana : là encore, des piscines naturelles mais, ici, c’est nettement moins réussi. Puerto de Tazacorte : longue et belle plage même s’il y a du monde. Le paseo qui la borde est très agréable, animé et coloré. On attend impatiemment que la place soit restaurée. Malgré la difficulté pour se garer, on a adoré cet endroit où on est revenu 3 fois. Puerto Naos : affreux ! Tout est factice. Et la falaise derrière n’est même pas belle. Los Cancajos : 3 criques se succèdent desservies en partie par une promenade de bois. Fuencaliente : ne manquez pas les salines, tout au Sud de l’île. Quelques panneaux explicatifs rendent la petite boucle très intéressante.

SI C’ÉTAIT À REFAIRE : Il est loin d’être exclus que nous revenions à La Palma. Et dans ce cas, on ne changerait rien à l’organisation, on ferait juste d’autres randos. Vous l’avez compris : 10 jours complets, ce n’est pas de trop sur cette très belle île. Quelques petits regrets : nous ne sommes pas remontés aux observatoires de nuit. Et pourtant, nous sommes des passionnés d’astronomie. Mais on n’a pas eu la témérité de conduire de nuit sur la bien tortueuse LP4. Sans doute aurions-nous dû envisager un tour organisé. Nous avons également raté la Cueva de Belmaco au sud de Mazo. C’est fermé le dimanche et c’était bien noté. Notre faute, pas très fière … Raté aussi le musée de Los Llanos. Mais, là, ce n’était pas notre faute. Aucun doute, il faut que nous revenions.

DIVERS : L’accueil : très amical et très souriant. La carte bancaire : bien acceptée. Le climat à cette époque : agréable : 18-27°. Nous avons eu pas mal de pluie, surtout sur la côte Est. Nous avons toujours réussi à y échapper en changeant de région. L’île est petite et le permet facilement. Vêtements : pour randonner, de bonnes chaussures de marche. Les sandales ne suffisent pas sur la pouzzolane. Prévoyez un petit gilet pour le soir. L’affluence touristique à cette époque : peu de monde. Même sur les randos les plus courues. Les problèmes de santé : aucun Les moustiques : aucun Photos : ràs Électricité : pas besoin d’adaptateur L'artisanat : encore un lézard pour ce qui devient une collection.

On a beaucoup aimé : 🙂 La variété des paysages La quantité, la variété, la propreté et le balisage des randonnées La beauté et la qualité des routes Playa Nogales Puerto de Tazacorte La LP4 avec le mirador de Roque de los Muchachos et les observatoires : la nature et la science à leur paroxysme.

On a moins aimé : 🤪 Puerto Naos

En conclusion : Cette île réunit toutes les conditions pour faire la joie des randonneurs : diversité du paysage, quantité, propreté et excellent balisage des sentiers et climat idéal. Elle mérite au moins une semaine.
Situation actuelle en Israël: un peu d'inquiétude English translation pending
by Lysa74 · 2019-11-12 · 14 replies
Bonjour, si vous êtes sur place, merci de nous dire comment cela se passe. Nous partons bientôt, un peu d'inquiétude...
Autumn trip from Puglia to Naples via Basilicata...
by Brigitte42 · 2019-11-11 · 183 replies
Hi everyone!!!

I’m finally getting around to writing about this 20-day trip to southern Italy: we didn’t travel this summer, and luckily, we found beautiful light and dreamy weather there at the end of September.

First, here’s the context of the trip: we’re both "confirmed seniors" but still curious and alert enough to enjoy the itinerary we’d imagined! We wanted a mix of discoveries—culture, cities, and nature—with guaranteed sunshine and the occasional short hike... We’re flying to Naples, round-trip, because the flight times work better for us. We rented a car online, picked it up at the airport (details to come... and it won’t be the highlight of the trip!), and booked our hotels in advance.

A quick overview of the itinerary: leaving Naples on September 15th, early in the morning, we’ll drive straight across the boot of Italy to Bari. After 11 days in Puglia, we’ll head back toward our starting point, taking our time: Matera in Basilicata, Maratea by the sea, and finally Paestum with its incredible temples.

Day 1: Brussels-Naples flight (Brussels Airlines) went smoothly; it landed an hour early, and we were thrilled, thinking we could use that time for a quick visit or two... Everything went well until we left the airport. We took the shuttle to the car rental offices, and at first glance, we realized this wouldn’t be smooth sailing!!! In front of every office (they’re side by side), there were already lines and kids sitting on suitcases—everyone looked exhausted... We resigned ourselves to waiting: nothing moved until tempers flared at the counters, and two people nearly came to blows. Things sped up a little, and after 2 (two...) hours of waiting, we finally got our chariot: a black Fiat Tipo, dirty, with a few dents and scratches that we made sure to note in the contract... but it ran!

Off to Bari, then: no time for sightseeing along the way! From there, we headed straight to our hotel in the countryside near Polignano a Mare.



A recurring detail: this happened constantly during our travels. We’d installed our own GPS, fully updated... In recent years, many dirt roads have become drivable, and lots of hotels and hostels have opened in the outskirts of towns. It was extremely rare for our ‘guide’ to recognize the street—let alone the number—we entered. Often, we got by calling the hotel reception: it might seem like a small thing, but it happened so often it became frustrating. In hindsight, it seems like without Google Maps, we’d have been lost!

Anyway, we were beautifully settled, with a terrace overlooking olive groves and the sea in the distance: all was well.



To be continued...
De Tijuana à Los Cabos, road trip de 16 jours en Basse Californie English translation pending
by Corserandos · 2019-11-07 · 30 replies
Bonjour,

Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un séjour de 16 jours effectué du 29 avril au 14 mai 2019.

Participants: 2 adultes (63 et 65 ans) Organisation : nous-mêmes en nous basant sur des carnets de voyage, des programmes d’agence, le Lonely Planet en anglais (Baja California et Los Cabos, seul guide un peu complet). Réservation d’hôtels par internet ou par mail. Déplacements : voiture de location. Climat : frais et venteux dans le nord et le long du Pacifique, chaud et sec dans le sud et le long de la mer de Cortes. Formalités / santé :

- Pas de visa nécessaire. - Pas de vaccin à prévoir. Divers :

- Electricité : les prises sont les mêmes qu’aux Etats-Unis (deux fiches plates). Voltage : 110/140 volts. - Décalage horaire avec la France : 9h en Baja California nord - 8h en Baja California sud. - La saison pour l’observation des baleines, parmi les meilleures du monde, s’étend de janvier à avril. Conseils :

- L'eau du robinet est dite potable mais mieux vaut ne pas la boire. - Avoir deux permis de conduire internationaux (gratuits). - Avoir une bonne carte routière et télécharger les cartes sur openstreetmap. - Un 4/4 est inutile pour ce circuit. Nous avons opté pour un SUV, un peu plus haut que les berlines. Il est clair que si on veut sortir complètement des sentiers battus pour aller découvrir des sites uniquement accessibles par pistes, un 4/4 est indispensable.

- Faire le plein d’essence dès qu’il y a une station car il peut ne pas y en avoir sur plus de 200 kilomètres. - Se méfier des nids de poule, des topes (ralentisseurs) mal ou pas signalés et des troupeaux en liberté le long des routes.



- Se laisser dépasser par les camions qui roulent très vite plutôt que de les avoir dans le dos. - De manière générale, il est préférable de ne pas circuler la nuit. Comme partout dans le monde, il vaut mieux ne rien laisser dans la voiture le soir et se garer dans des endroits éclairés et dans les parkings des hôtels. - Avoir toujours un stock d’eau dans la voiture et quelques provisions (éventuellement dans une petite glacière dont on renouvelle la glace régulièrement dans les supermarchés comme Oxxo). On peut ne pas trouver de restaurant pendant des heures (hors saison en tout cas).

- Avoir suffisamment d’argent liquide, les cartes de crédit ne fonctionnant pas partout. - Prévoir des pourboires de 10 à 15% dans les hôtels et les restaurants.

Nos coups de cœur : - en général, la géologie de la région - la vallée de los Cirios - Bahia de los Angeles - les salines de Guerrero Negro - San Ignacio, son oasis et sa mission - les plages de Bahia Concepcion (Santispac, El Coyote et El Requeson) - la Sierra Giganta et la mission San Javier (Loreto) - l’excursion en bateau à l’île Espiritu Santo (La Paz) - la vieille ville de San Jose del Cabo

Nos bonnes surprises - l’état des routes bien meilleur qu’espéré - la sécurité, en tout cas hors saison. Aucune agressivité, les Mexicains sont très aimables et toujours prêts à aider. - la nourriture tout à fait correcte et n’entraînant pas de troubles digestifs majeurs

Nos regrets ou déceptions : - ne pas avoir pu faire d’excursion pour voir les peintures rupestres - ne pas avoir pu faire de snorkeling à Cabo Pulmo - le manque de jolies villes (les villes traversées sont très laides et n’ont aucune âme) - les promenades sur les malecons n’ont jamais été à la hauteur de nos attentes, surtout à La Paz dont on dit que c’est le plus beau de Basse Californie - La Paz, grande ville peu séduisante - Cabo San Lucas : à fuir

Bilan - Très beau voyage hors des sentiers battus, avec des paysages assez époustouflants. Un petit bémol en ce qui me concerne est le manque de variété (alternance de désert et de plage, peu de jolis villages et manque de visites culturelles), peut-être dû en partie au fait que nous n’avons pas pu faire de visites de grottes de peintures rupestres et que nous n’étions pas à la saison de l’observation des baleines (choix délibéré). - Le fait d’être hors-saison était très agréable et nous a permis de très bien profiter des sites mais il avait aussi ses inconvénients, comme la difficulté d’organiser des excursions accompagnées.

Jour 1 : Bruxelles – Paris – Mexico - Tijuana a.m. : - train pour Paris CDG p.m. : - vol Paris – Mexico - vol Mexico – Tijuana

Train pour Paris CDG. Vol de 11h30 entre Paris et Mexico (Air France – A380). L’aéroport de Mexico est vieux et délabré. Quand on est en transit, il faut récupérer ses bagages et les déposer au fond de la zone de réception des bagages sur un tapis roulant réservé aux correspondances. Douane très rapide. Il ne faut surtout pas se précipiter sur le premier bureau de change dans la zone des bagages où le taux est beaucoup moins intéressant qu’ailleurs. On marche des kilomètres et on prend un train pour accéder à la zone 2 des vols domestiques. Complètement épuisés, on se dit qu’on aurait peut-être mieux fait de loger à côté de l’aéroport de Mexico et de prendre le vol de Tijuana le lendemain. Vol de +/- 3h30 pour Tijuana (Aeromexico) qui nous semble interminable et inconfortable. L’aéroport de Tijuana, par contre, est très moderne et propre. On a rapidement nos bagages. Pas de navette pour aller à l’hôtel. On prend donc un taxi (200 pesos). On se couche à 11 p.m. (heure locale), soit 8 a.m. pour nous ! Nuit à Tijuana (aéroport) Hôtel Hampton Inn, grand hôtel moderne, très confortable, excellente literie, très bonne douche. On ne retiendra pas la vue (entrepôt et chantier) mais bien les superbes photos noir et blanc de Basse Californie.

Jour 2 : Tijuana – San Quintin (6h45) a.m. : - prise de possession de la voiture de location à l’aéroport - route vers Ensenada p.m. : - arrêt à la Bufadora et déjeuner. - route vers San Quintin - nuit à San Quintin

Petit déjeuner à l’hôtel, correct sauf le pain. A 9h, la navette de l’hôtel nous conduit à l’aéroport pour prendre possession de la voiture de location. Service horriblement lent mais personnel très aimable et souriant ne parlant quasiment que l’espagnol. Départ à 10h30 et route vers Ensenada. Les quartiers de Tijuana que nous traversons ne donnent vraiment pas envie de s’attarder. Au niveau de la frontière, on se croirait à Calais avec les files interminables de camions. On longe l’impressionnant mur de fer séparant le Mexique et les USA. Il est constitué d’une énorme grille à laquelle on est en train d’accoler des panneaux métalliques. Tout cela est doublé quelques mètres plus loin par un grillage surmonté de fils de fer barbelés. Clochards ou migrants y vivent sous les ponts dans un état souvent très avancé.



Comme il pleut, on regrette encore moins de ne pas s’attarder ici. La scenic road longe la côte … mais quelle déception ! C’est très construit et mal, beaucoup de bâtiments sont en ruines ou abandonnés. Ce n’est qu’à proximité d’Ensenada que la côte devient plus belle. On fait d’ailleurs un petit arrêt à un point de vue sur une côte sauvage avec falaises et iles au loin. Il fait meilleur et le soleil apparaît.



Vers 13h15, après avoir fait un petit détour, on s’arrête à la Buffadora, un site très touristique au sud d’Ensenada, au bout d’une péninsule. L’endroit est complétement paumé.



On n’avait encore vu quasi aucun touriste, mais là, c’est la foule, dans une rue interminable bordée de boutiques et de petits restos. Et on est hors saison ! Cela s’explique par le fait qu’Ensenada accueille de gros bateaux de croisière.



On arrive enfin à la bufadora, sorte de geyser où l’eau de mer s’engouffre dans une bouche et jaillit de manière inégale.





Les gens se font photographier devant les grandes lettres colorées de ENSENADA. Il semble y en avoir de pareilles dans toutes les villes.



Ça ne vaut peut-être pas le détour mais ça fait un divertissement amusant pour couper la route. C’est tout de même le 2ème plus grand geyser marin du monde. On renonce à un chic resto conseillé dans le Lonely Planet pour manger dans un petit établissement, chez Dona Chuy, où tout est étalé sur un comptoir ouvert sur la rue. Très animé et bon. On y mange des grands coquillages remplis de grosses crevettes chauds et gratinés et des tacos de poisson, tout ça assez bon. Service agréable.



On se laisse déjà tenter par des hamacs/fauteuils très sympas (20 $ pièce après avoir marchandé). On nous en proposera plus tard des moins chers évidemment (10 $) mais notre vendeur était très sympa et parlait français. On reprend la route à 14h35 après s’être bien amusés. Encore une fois, on se dit qu’il ne faut pas se précipiter sur les premières choses qu’on nous propose, comme ici le parking qui est beaucoup plus cher à l’entrée que plus loin.



Enormément de fleurs le long de la route. Après Ensenada, il y a aussi beaucoup de serres avec des légumes mais aussi des fleurs. La route est pleine de trous dont il faut se méfier. Ce n’est pas pour rien qu’il y a tant de vendeurs de pneus le long de la route.



Les camions roulent très vite et il vaut mieux les laisser passer que de les avoir dans le dos. On suit la route des vins et on commence à voir des vignes.







Le relief change et la route passe entre de raides collines bien vertes. Des travaux sur la route nous font perdre beaucoup de temps, heureusement dans un bel endroit. Beaucoup d’oliviers dont on fait la récolte et aussi des cultures de cactus. Sur les collines, on aperçoit parfois de curieux agaves. La route devient vraiment très belle jusqu’à San Antonio del Mar où le paysage redevient plus plat. Enormément de cultures. Mais où va-t-on chercher l’eau, les rivières sont à sec déjà fin avril ? Arrivée à San Quintin vers 18h30. L’hôtel Jardines Baja n’est pas facile à trouver. Il faut prendre la direction de l’hôtel Old Mill, puis la 1ère route non macadamisée à gauche. Comme on s’est trompé, on est allé jusqu’au bout, à un assez bel endroit de bras de mer sur fond de petits volcans aux cratères bien marqués. Etonnant.





Dîner au restaurant de l’hôtel, assez bon. Beaucoup d’Américains ici. Nuit à San Quintin. Hôtel Jardines Baja, superbes jardins sophistiqués et fleuris, jolis patios et terrasses très conviviaux. Grande chambre malheureusement très sombre, normalement équipée. Salle de bain vieillotte mais correcte. Calme absolu.



Itinéraire d'un mois en train et voiture au Japon English translation pending
by Planete5256 · 2019-11-07 · 28 replies
bonjour, nous envisageons de partir quasi un mois au japon de mi mai à mi juin 2020. Notre fils étant sur place nous souhaitons bien sur lui rendre visite. Il est dans sur l'ile d'Okaido, mais nous voulons en profiter pour visiter les incontournables de ce pays, une première pour nous. J'ai bien sur regarde les brochures touristiques mais j'avoue ne pas savoir par ou commencer. Je pense que nous arriverons à Tokyo en premier. mais après dans quel sens cela est il le plus judicieux (selon les sites incontournables ) (monter sur le nord ou descendre vers le sud avant de remonter sur Okaido pour repartir ensuite en direction de Tokyo ? nous aimerions utiliser les transports en train et louer une voiture pour avoir plus de liberté. Nous sommes plutôt nature que ville mais il y a des villes à ne pas manquer non ? Que me conseillez vous au vu de vos expériences japonaises ? merci à tous.
Y a-t-il plus de monde le week-end aux temples d'Angkor? English translation pending
by Bromovol · 2019-11-04 · 34 replies
Bonjour, Y a t'il plus de monde pour visiter le temple d'Angkor à Siem Reap le samedi et le dimanche ? J'ai vu un billet d'avion pas cher mais il me fait arriver pour la visite du temple d'Angkor un samedi et un dimanche. Merci pour votre réponse rapide car j'hésite à le prendre. Bromovol
Rêveries d'une promeneuse solitaire à Malte English translation pending
by MirandaMouse · 2019-11-03 · 40 replies
Comme il faut une première à tout, je vous conterai ici mon premier voyage en solo ! Cela faisait plusieurs années que je souhaitais découvrir cet archipel, et j'ai profité de l'ouverture de la ligne Beauvais-Malte pour planifier ce séjour. Il ne devait pas s'effectuer seule, mais la vie fait que... et au final j'ai plutôt apprécié cette petite escapade solitaire bienvenue dans une période un peu particulière de ma vie !

Les détails pratiques pour commencer (la suite viendra plus tard). Voyage du 4 au 11 octobre, après le gros de la période touristique, mais avec des températures encore agréables. Hélas, la météo fut mitigée, mais à cette période, je m'y attendais. Et à part une journée plutôt gâchée par la pluie, ça allait.

Vol AR à 64€ avec Ryanair, acheté deux mois avant environ. Hébergement : chambre chez l'habitant dans la ville de Msida, pour 230€/semaine. Trouver un logement fut la partie la plus moins simple. Malte étant une île et le tourisme s'étant bien développé, les hébergements sont assez chers, du moins plus que ce que j'ai l'habitude de payer même dans les grandes capitales.

Je ne souhaitais pas résider à Sliema (la zone hôtelière), car pas envie d'effectuer tous les jours le trajet jusqu'à La Valette en bus. Je souhaitais justement le rapprocher le plus possible de La Valette. Pas trop grand-chose dans la ville ou à proximité immédiate qui me convenait.

Au final j'étais satisfaite de mon logement : 5 minutes à pied des arrêts de bus, bus très fréquents pour La Valette, et 5 minutes de trajet jusqu'à la gare routière à l'entrée de la capitale. Grande chambre d'environ 15 m2 (plus que chez moi 😛) avec salle d'eau indépendante. Accès à la cuisine (m'en suis servie pour le déjeuner) et hôte très sympathique et aidant. Il est venu me chercher à l'aéroport et m'a également raccompagnée.

Msida n'est cependant pas un coin animé. J'étais près de la marina, avec quelques resto à 10 minutes de marche, ouf !

Bref, assez satisfaite de mon expérience logement chez l'habitant.

Sur place, j'ai choisi de prendre la carte de transport (Tallinja) de 12 trajets pour 15€. J'ai utilisé tous les trajets et ce fut suffisant, mais du coup après mes excursions j'ai dîné à Msida pour m'éviter d'aller à La Valette et revenir. Il existe une carte illimitée à la semaine pour 21€. Un trajet en bus est de 2€, payable directement au chauffeur.

Les visites effectuées : - La Valette of course ! Balade dans les rues, tour des remparts, jardins Barraka, cathédrale, grand palais (déçue), Casa Rocca Piccola, musée des Beaux-Arts...

- Les 3 Cités : juste en face de La Valette, agréable balade, surtout dans Vittoriosa, visite du fort (surtout pour admirer la vue). Très jolies ! Sympa la balade en ferry pour y aller 😛

- Mdina et Rabat : les anciennes cités du centre de l'île. Mdina très jolie mais trop trop touristique... que des groupes, des calèches... mouais. J'imagine en été... Visite de la cathédrale et son musée (billet combiné obligatoire à 10€) Rabat moins jolie mais mignonne quand même, plus authentique... visite de la maison romaine et des catacombes, églises...

- Marsaxlokk : petit port de pêche et image de carte postale ! j'ai pris le temps de flâner, c'est petit, on peut vite en faire le tour. Rien de spécial à visiter sur place. Balade en bateau possible mais pas motivée !

- Le palais Parisio : j'avais vu ce palais dans un documentaire et il était bien noté sur le Routard. J'avoue ne pas m'être renseignée outre mesure. Joli (faut aimer le baroque par contre), mais pour 15€, je m'attendais au "Versailles maltais", donc plutôt déçue car c'est tout petit. Enfin, c'était la journée de tempête, je cherchais une visite intérieure, je pensais y passer plus de temps. Tant pis... faut bien une journée un peu ratée dans un voyage 😛

Nourriture : Le plat maltais typique est le ragout de lapin mais je n'ai pas testé ! Sinon, on trouve surtout de la cuisine italienne (mais moins bien qu'en Italie) ou de la "world food". Pas mal de restos de poisson frais à Marsaxlokk mais je n'y étais pas au moment des repas 😕 J'ai gouté à la tourte de "lampuki", le poisson local de saison (sorte de petite dorade), très bonne !

Prix : Les prix des restos sont légèrement inférieurs à ceux de la France on va dire. C'est plus cher à la Valette. Prévoir donc en conséquence. J'ai surtout mangé des pâtes, une pizza, un burger (très bon). Il est possible de manger sur le pouce des spécialités locales pour trois fois rien ! Goutez les pastizzi, les espèce de friands à la ricotta, viande ou purée de pois-chiches, ou la version "tourte", pour 50 cts pièce ! J'ai fait des courses au Lidl, tout était deux fois moins cher que dans l'équivalent français.

Les boissons sont moins chères : 3-4€ la pinte de bière locale (la Cisk est la plus connue), 1-2€ un cappuccino (aussi bons qu'en Italie !), 2€ les sodas environ (de mémoire, j'en ai pas bu !)

Les visites par contre ne sont pas données, on sent un peu l'usine à cash touristique... 10€ la co-cathédrale, autant pour le Grand palais (à moitié en travaux ! déception !), le fort de Vittoriosa, 15€ le palais Parisio... Puis quelques visites pas trop chères (5€ les catacombes de Rabat).

Accueil : Fait agréable, tout le monde parle anglais, donc pas de problème de compréhension ! Tout est indiqué en anglais également. J'ai trouvé les gens plutôt sympathiques avec moi, rien à signaler donc.

Avant d'entamer le carnet à proprement parler, je dois donc dire que j'ai apprécié cette destination et que je compte y retourner un jour compléter mes visites et passer également deux jours à Gozo (volontairement zappée cette fois-ci).

Il s'agit d'un séjour "cool", dans l'idée de visiter tranquillement et de ne pas faire plus d'une excursion par jour, ni de jouer la course contre la montre. J'avais besoin de me détendre, j'ai vu l'essentiel de ce que je voulais voir, il s'agit d'une première approche !

Liban et Jordanie en octobre 2019 English translation pending
by Airesuradour · 2019-11-03 · 3 replies
Bonjour à tous, J'ai puisé pas mal d'infos sur ce forum. En retour, peut-être ce récit aidera certains d'entre vous. Nous avons donc visité le Liban et la Jordanie du 10. au 28.10.2019. Nous avons profité que notre fille travaille depuis plus de 2 ans à Beyrouth pour bénéficier de sa connaissance du pays et des ...restaurants. Malheureusement "les évênements" ont contrarié nos plans. Puis, de Beyrouth nous avons pris un avion pour Amman. Nous avions loué une voiture via le GDR..rentalcars et Dollar pour un prix modique. Nous sommes un couple de 71 et 62 ans. Si j'ai été un grand randonneur avec beaucoup de payx à mon actif, des ennuis au genou m'ont obligé à changer mon mode de voyager. Mon épouse, quant à elle n'est pas du tout sportive ; ce qui ne l'a pas empêché de crapahuter à Petra et dans le Wadi Rum. Donc ci-dessous un récit "à chaud" avec quelques adresses qu'on a trouvées intéressantes. N'hésitez à nous questionner.............

LIBAN –JORDANIE 10.10.2019/28.10.2019

Jeudi 10.10.2019 : AIRE-ATHENES On est à 9h45 à l’aéroport de Bordeaux pour un décollage à l’heure (11h35) avec Aegean Airlines…repas minable ! 26°C en arrivant à Athènes où Christine nous attend à l’endroit prévu. On passe un bon moment dans leur nouvel appartement. A 22h30 on a les cartes d’embarquement…c’est pratique d’habiter près de l’aéroport. VENDREDI 11.10.2019 : BEYROUTH Vol sans problème et qui nous a semblé rapide. A 1H50 on arrive à Beyrouth. Il fait encore chaud (25°C), Cindy nous récupère et via Uber on atteint son appartement d’Hamra en 20’. A 3h du matin on est enfin au lit. A 9h40 on est debout..à priori ici il n’y a pas besoin de regarder la météo. On récupére la voiture de location, une Honda. Dans une circulation démente, Cindy se débrouille plutôt bien (l’habitude de la Thailande ?). Ici les flics français s’en donneraient à cœur joie tant il y a d’infractions…90% des conducteurs sont au télephone…l’usage du clignotant est inconnu. On a prévu de visiter les grottes de Jeita. Ce n’est pas très loin (rien n’est vraiment loin dans ce petit pays..à peine plus grand que la Gironde..mais dont toute la population semble se regrouper sur la côte). On est pris dans des embouteillages monstres. Cela dit les grottes sont splendides. J’ai craint un peu pour mon genou mais ça va. On repart dans les bouchons pour Byblos..l’une des plus vieilles villes du monde. Il est 16h15 lorsqu’on se met enfin à table…au Pheniqia..(on n’est pas les derniers à manger !) excellent repas pour 41$ car ici on paie aussi en $..On visite ensuite le château avec de superbes vues sur la mer et le mini port où l’on assiste au coucher de soleil. Retour de nuit et c’est sportif !!! Bien sûr on n’a pas faim le soir. On est fatigués..on regarde TF1 la 1°mi-temps de France-Islande…tellement nul que l’on va se coucher.

SAMEDI 12.10.2019 : BEYROUTH le match France-Angleterre de la coupe du monde du rugby ayant été annulé pour cause de typhon.., on part visiter down town, le marché souk el tayeb où on achète 2 pots de miel puis on part manger dans le quartier Mar Mikhael, plus populaire . Au restaurant Tawlet, on teste tout le buffet..tout est bien bon…avec une mention pour le gateau à la pistache. 30$ par personne. La vie au Liban n’est pas bon marché. On part au sud, vers Saida en passant par Damour et on commence à monter, car, un peu comme sur la côte d’azur, la montagne tombe dans la mer. On visite le château de Beit Ennedine et au retour on s’arrête à Dar el Amar où il y a l’enterrement d’un personnage « important ». Retour sur Hamra juste avant les bouchons et le coucher de soleil sur Raouché. Superbe. Cindy nous fait découvrir son quartier et on fait quelques achats dans un supermarché ….qui ne vend pas d’alcool. Il fait nuit et on n’a pas envie de ressortir. On en profite pour acheter nos Jordan Pass… 218 euros..c’est pas donné ! Encore une superbe journée. Bien fatigués ! demain on doit partir tôt.

DIMANCHE 13.10.2019 : BEYROUTH-TYR/SAïDA On part à 9h et il fait déjà bien chaud. Arrêt pour le petit déjeuner chez Chamsine, adresse très connue des Libanais…il y a la queue. C’est plutôt dangereux de sortir de leur parking vu la conduite démente ! A Tyr nous retrouvons la mer. C’est le fief du Hezbollah. La mer est bien chaude et calme. On quitte à 13h…trop chaud ! on voit les ruines et le port de Tyr et on fait un arrêt à Saïda : le château (ce qu’il en reste !) et le musée du savon où Sline fait ses achats. On voit aussi le caravansérail et on prend un pot sur un bateau face au chateau. Ici il faut se méfier car il y a toujours quelqu’un qui parle français. Effectivement les voisins comprennent…On discute avec eux : la fille est franco-marocaine et son mari Libanais. Du coup on prend du retard et on est pris dans les bouchons. Bien fatigués on restitue la Honda et après un petit repos à l’appartement on part manger au resto Abo Hassan situé au bout de la rue de Cindy. Encore de trop grosses portions ! mais c’est sain avec de bons légumes. On ne fait pas de vieux os. A 22h on est au lit de toute façon Cindy se lève à 6h pour le travail.

LUNDI 14.10.2019 : BEYROUTH Je me lève à 8h… On traîne un peu..on souffle ! On va visiter l’école internationale où travaille Cindy et rencontrer son équipe. Aujourd’hui il fait encore plus chaud (35°C), et nous remontons la corniche jusqu’au rocher de Raouché. On se pose au Bayrock. Si la vue est superbe, le repas ne l’est pas. C’est cher ! On retrouve Cindy à 15h30 direction « l’artisan du Liban » pour quelques achats. Je vois mes premiers réfugié Syriens…des petits mendiants. Maintenant on commence à bien se repérer dans ce quartier d’Hamra. On a marché 7km. Cindy commande sur une application un repas et on dîne à la maison. Elle a même du vin Libanais…pas mauvais du tout ! A la tv il y a le match de qualification France-Turquie. Je suis rugby mais je regarde quand même. Je suis affligé par les supporters Turcs qui sifflent les français à chaque fois qu’ils ont le ballon. Ca se joue pourtant à Paris.

MARDI 15.10 : BEYROUTH On dort par à coup. Il n’y a pourtant qu’une heure de décalage. Il fait un peu gris (1°jour où on ne voit pas le soleil le matin). Il fait quand même 28°C à 10h. On a prévu de se rendre à la piscine de l’hotel Riviera qui fait une promo pour son dernier jour d’ouverture (13.5$). A Beyrouth il n’est pas question d’aller se baigner dans la mer…trop polluée ! Les Libanais n’ont vraiment pas la fibre écolo ! quel dommage dans un si beau pays que ce soit si sale. A 19h on part avec Christophe, un copain franco-américain pour le T-Martucha, un resto qu’ils connaissent bien dans Hamra. On y mange bien. Demain on part en excursion de bonne heure. Comme Cindy travaille, il n’est pas question de louer une voiture dans cette circulation anarchique : j’ai pourtant conduit en Thailande où elle travaillait avant et en plus la conduite était à gauche…….!

MERCREDI 16.10 : BEYROUTH-BAALBECK Lever à 6h. A 7h45 une navette nous amène jusqu’à l’agence NAKHAL. Départ en bus pour Anjar dans la plaine de la Bekaa. Pour cela il faut d’abord passer la chaîne du mont Liban. On reste à 800m d’altitude et il fait chaud. On observe pas mal de camps de réfugiés Syriens : la frontière n’est qu’à quelques km. On traverse Baalbek où se prépare une commémoration de l’achoura pour les chiites résultat un méga embouteillage avec le bus. Le site est superbe. On s’arrête ensuite à Zahlé dans le resto Arabi et on y mange très bien. Puis un arrêt au château Ksara où on achète 2 bouteilles de rouge. La plaine de la Bekaa est en fait assez étroite et les monts Anti-liban la sépare de la Syrie. Retour sur Beirut et sa circulation infernale. A 18h10 on est à l’appartement. Une très bonne journée bien que le prix de l’excursion (95$ chacun) soit assez élevé.mais on n’a pas vraiment le choix…. Demain on recommence…. JEUDI 17.10 : BEYROUTH-TRIPOLI Lever tôt (6h). On rejoint le Crown Plazza où un shutle nous récupére pour l’excursion Nord Liban. Dans le bus on est 14 avec la même guide qu’hier. On peut apprécier les embouteillages pour ceux qui vont travailler. On n’est pas impressionné par le château St Gilles (on a quand même mieux en France !), ni par le souk ni par le hamman. Sline doit se « déguiser » pour entrer dans une mosquée qui n’a pas trop d’intérêt. Bref on est un peu déçus par rapport au prix (90$ chacun), surtout si on compare avec la journée d’hier. On s’arrête ensuite au musée Nadu..sans grand intérêt pour nous. A Batroun on s’arrête au resto en bord de mer…spécialités de poissons. Après les mezzés on a droit à du bar grillé…pas mal du tout. On est de retour assez tôt à 17h15. Journée assez mitigée. On ne peut recommander cette excursion qui manque singulièrement d’intérêt. Cindy a réservé une voiture 2 jours et comme elle ne travaille pas demain elle a prévu Bcharé et les fameux cèdres en montagne. .au Nord du Liban.

VENDREDI 15.10 : BEYROUTH Lever dès 7h car on a rdv avec Christophe pour récupérer la voiture. Cindy reçoit des messages alarmants de son équipe : routes coupées, feux sur les autoroutes. On tente quand même l’aventure et effectivement on aperçoit de loin des fumées, puis on voit l’armée : des auto- mitrailleuses qui prennent place. Bref, au bout de quelques km on décide de rentrer à la maison et c’est plus prudent. Quel fiasco ! On espère que demain la situation sera redevenue normale car nous partons en Jordanie ! donc on s’occupe, on lit, on potasse le GDR Jordanie. A midi on part manger avec Christophe au café Mezian….dans Hamra…un couscous ! on voit les dégâts : arbres arrachés, poubelles incendiées, panneaux de signalisation sciés ! Avec Cindy on part voir le coucher de soleil à Raouché et voir la situation. Des manifestants font brûler des poubelles et bloquent les voies. On soupe à la maison et on est inquiet des nouvelles à la TV, et sur whatsapp.

SAMEDI 16.10 : AEROPORT D’AMMAN-MER MORTE On se réveille à 7h et Cindy nous fait presser car elle est inquiéte. Comme elle a toujours la voiture de location louée 2 jours, elle nous emmène à l’aéroport. On passe assez facilement les barrages. Effectivement ça a dû barder ! On arrive avec près de 5h d’avance. L’armée entoure l’aéroport et Cindy est soulagée. Elle doit y revenir cette nuit pour partir à Dubrovnik. On arrive à AMMAN via la compagnie MEA à l’heure. Retrait de 250 dinars chacun à l’ATM, c’est le maximum autorisé . (commission de 5 dinars !) On prend possession de la voiture de location chez Dollar. Surprise : c’est une automatique alors que j’avais insisté sur une manuelle. Le gars de l’agence est serviable et m’explique le maniement. Il me donne la direction de MADABA….pas suffisamment bien car on s’égare et on perd quasiment une heure ! On arrive juste à temps sur la mer morte via le mont Nero pour admirer le coucher de soleil sur Israel… On est passé par des paysages bibliques où les bergers et leurs moutons semblent eux aussi d’époque. Je n’arrive pas à trouver l’éclairage sur cette Chevrolet !!! on arrive au Dead Sea Spa hotel : ensemble superbe, chambres aussi. Hélas le buffet ne sera pas à la hauteur. Le prix est excessif (43 dinars soit 57 euros que l’on paie par CB). De même les bières sont trop chères. Ici il fait beaucoup plus chaud qu’à Beirut. On a Cindy sur whattsapp : très inquiète car son école risque d’annuler le voyage. Il y aurait eu un mort sur la route de l’aéroport….

DIMANCHE 20.10 : MER MORTE-DANA On dort bien ici. Le PDJ est bien puis direction la mer morte…à 100m. On ne s’y enfonce pas je confirme ! Je me couvre de boue, c’est marrant. On teste l’une des piscines, le cadre est merveilleux avec Israel en fond. Peut-être Massada où l’on était l’an dernier. En tout cas on n’est qu’à 36km de Jerusalem.. Je règle avec ma CB l’hotel et avec les 2 bières ça fait 80 dinars. Sline est partie à la boutique…si les prix sont alignés sur le reste, on a du souci à se faire ! Vers 13h on part vers Dana. La route suit la mer Morte pendant 50km au moins et offre de belles vues. La température monte à 34°C. Route abimée par endroits. On commence à monter dur vers Al Tafilah. Du coup on tombe à 21°C. On arrive à Dana. Il y a au moins 150km. Le Tower hotel est folklo et pas du tout recommandable aux handicapés ! On paie 53 dinars (32 pour la chambre, 14 pour le repas du soir et 7 pour les PDJ)…en cash. A quelques dizaines de mètres on a un panorama superbe sur la vallée..de Dana ! La wifi est minable. A 20h c’est le repas : on ne relèvera pas la nuit pour en reprendre !! il y a du monde. On a même droit à des musiciens. On est cependant au lit à 21h. Il fait frais à cette altitude et on apprécie le polaire.

LUNDI 21.10 : DANA-PETRA La nuit a été calme dans ce petit village. Même pas réveillés par le muezzin mais par des chiens qui ont mis le bazar. PDJ folklo pour rester dans le ton : on suppose avoir bu du café , pas de beurre …vraiment pas terrible ! Direction Petra via Shabak, vite fait malgré des panneaux d’indication pas faciles à interpréter. A 9H50 on prend possession de notre chambre…mieux qu’à Dana. On descend à pied au site. Ca ne parait pas mais il y a de la pente ! 1km4 d’après l’application « santé ». On commence la visite de ce site mondialement connu et qui ne nous déçoit pas. Sline faiblit et au Théâtre on fait ½ tour. Il fait 25°C mais l’air est frais. Il y a quand même beaucoup de monde. 7.5km sans avoir eu mal au genou !!! On a besoin de repos car il faut l’avouer : c’est fatiguant. On doit être près d’une mosquée car on l’entend un peu trop bien…Repas à El Arabi, une reco du GDR…bien mais on en a pris trop !! on ne finit pas ! pas bien. Le tout pour 25 dinars. On tente une petite balade mais on est trop crevés et au lit de bonne heure..comme tout le monde ! MARDI 22.10 : PETRA Nuit bruyante car le muezzin commence à 4h44.. puis un autre et pour finir à 6h. A partir de là, des groupes sortent, s’interpellent…Donc à7h30 on prend un PDJ…moyen mais avec du nescafé au moins. A 8H40 on gare la voiture (avec difficulté) à proximité du site. Le matin, bien sûr, les couleurs sont différentes. On atteint les tombes royales où des groupes s’amusent à chanter des airs d’opéra. En allant vers l’église Byzantine, on perçoit des chants religieux à la blue chapel. En fait, c’est un pèlerinage chrétien français. Le prêtre dit la messe. C’est vraiment pas banal. On assiste donc à la messe puis on quitte ce groupe pour Basin Point : le point ultime de ce qui est faisable pour nous à pied. C’est sûr que j’aurai aimé aller au Monastère d’où on a une vue extra..mais il y a 788 marches et je suis déjà heureux d’avoir pu faire tout ça sans problème. On revient tranquillement, en faisant des pauses et profitant de cet endroit. Sline a tenu bon et a fait …9.3km !! On rentre à l’hotel bien fourbus. Il nous faut déjà préparer nos bagages pour le Wadi Rum. 18h08, le muezzin fait fort !! Je constate qu’on a pas encore vu un moustique depuis notre départ. A Aire, on est infesté !! en plus ce sont des moustiques tigres. Je règle (58 dinars, dont 46 pour la chambre). On repart manger à El Arabi pour 15D cette fois. On a un gros problème car on part très tôt et je n’ai toujours pas trouvé comment mettre les phares !

MERCREDI 23.10 : PETRA-WADI RUM Encore une nuit difficile A 5h25 c’est le muezzin qui semble appeler à partir de notre chambre. PDJ et en chargeant les valises dans la voiture je demande au hasard au voisin s’il peut m’aider pour les phares. Bonne pioche !! il a été plus malin que moi pour trouver la manette à hauteur de mon genou gauche…A 7h on démarre et il fait jour. Par précaution je prends de l’essence 90 pour 16.5d. C’est désertique et il y a peu d’indication avant d’arriver sur l’autoroute du désert où le paysage devient grandiose. A 8h45 on est au visitor’s center et à 9h30 chez Rumstars au bout du village. On paie 65d chacun. On sera 6 dans la jeep : 2 anglais et 4 français. A 10h on démarre et un 1°stop à Lawrence spring qu’on ne monte pas….De plus sur le GDR il est dit que c’est peu intéressant. On fera tous les autres spots proposés…certains vraiment sportifs. Mais Sline et mon genou tiennent. Au camp de base dans le désert on a un lunch…pas terrible. Break de 1/2h puis c’est reparti : escalade, marche dans le désert. Pour le coucher de soleil, il commence à faire frais on est content d’avoir nos polaires. Il fait nuit lorsqu’on prend possession des « chambres »… assez super surtout la fenêtre sans rideau. Les baies vitrées donnent sur le désert et son clair de lune. Quelle journée magnifique !! Repas un peu tristounet, pas de chant ni de danse ..pas d’ambiance. Dommage. A 20h30 on est au lit. On a pu observer les étoiles mais pas filantes….

JEUDI 24.10 : WADI RUM-AQABA Sline me réveille à 3h38…. ! pour une fois qu’on n’avait pas la mosquée !! Il fait vraiment froid dans le désert et on se serre sous la couette. Bien sûr sans volets le jour nous réveille. Pas beaucoup d’amateurs pour la douche froide ! PDJ pas terrible. On nous ramène pour 8h40 au village. Direction Aqaba. Le soleil chauffe et après 1h15 de route excellente on découvre la mer Rouge, Eilat d’abord (eh oui !) puis Aqaba. Il fait 27°C. Notre hotel (Bedouin Garden village) est situé à 7km de l’Arabie Saoudite et à 13km d’Aqaba. En face, c’est l’Egypte (Taba où notre fils Yoann a travaillé au club Med) et Israel. En traversant la route on est à la mer Rouge qui est en fait super bleue !! et parait très propre. Nombreux plongeurs. On mange à l’hotel (18D) puis la sieste qui s’impose. On admire un super coucher de soleil. Sline s’est bien reposée. Je râle car la wifi est vraiment déficiente. Les news du Liban sont mauvaises…tout comme le repas…abominable ! Heureusement on discute avec de jeunes Belges bien sympas.

VENDREDI 25.10 : AQABA Une assez bonne nuit. La chambre est petite mais il n’y a pas de mosquée aux alentours. PDJ bien car il y a de l’omelette/tomates/oignons/poivrons…pour le reste c’est toujours pareil. On prend notre temps car c’est la journée « décompression ». On essaie de voir les coraux et les poissons mais même en s’avançant assez loin on ne verra rien. A 12h30 on revient car il fait vraiment très chaud. Comme c’est vendredi les Jordaniens ont envahi la plage en famille et montent leur BBQ. On mange au resto, peu, vu la chaleur. Sieste. On a un problème avec l’heure mais on se rend compte que la Jordanie a changé d’heure dans la nuit. On se retrouve avec la même heure qu’en France. En voiture on va vers la frontière de l’Arabie puis dans le centre ville. Beaucoup de familles sur le bord de mer. La nuit nous surprend…mais heureusement je sais comment fonctionne les phares. A l’hotel on peut avoir Cindy à Dubrovnik. Vu les problèmes au Liban, on essaie de mettre au point différents plans pour notre retour dimanche. C’est un peu stressant. On remange au même endroit…on commence à en avoir marre de leur pain et…des frites. SAMEDI 26.10 : AQABA-MADABA PDJ sympa car il y a de l’omelette à volonté. On avait payé 73D l’hébergement et on paie 57D par CB pour les repas : on prend 2D de com pour la CB ! A 8h40 on quitte ce lieu reposant. Plein d’essence (16D).. la voiture ne semble pas consommer beaucoup. On entreprend la longue remontée vers la mer morte en suivant la frontière Israelienne. Peu de monde. On monte aussi à 32°C. Bizarrement le ciel se voile et le paysage sur la mer Morte est décevant. On monte au Panorama Complex. On peut manger dehors vu l’altitude et le temps..Il ne fait plus que 24°C. On mange bien pour 36D : l’agneau et le Kebab étaient excellents. Notre meilleur repas en Jordanie. Arrivée sur Madaba et on trouve enfin, après avoir galéré, l’hotel Moab land en plein centre. Je règle en avance : 33D avec les PDJ. La chambre avec balcon est bien mais il faut monter sans ascenseur…Très propre. En face c’est l’église orthodoxe St Georges. On se balade et on se retrouve à St John pour la messe !!! décidemment ! On visite aussi les fondations : superbes. Pour finir et comme on en a un peu marre de la nourriture locale on prend une pizza qu’on ne peut finir. Je donnerai ce qui reste à un mendiant :le premier qu’on voit en Jordanie. Encore bien fatigués on est dans notre chambre de bonne heure.

DIMANCHE 25.10 : MADABA-BEYROUTH Réveillés encore par la mosquée….GGRRrr !! puis à 7h les cloches de St Georges…bon PDJ avec des œufs frits.. On range les valises. Cindy est rentrée de l’aéroport de Beyrouth mais on ne sait pas si ce sera la même chose pour nous car les manifestants ont décidé une chaîne humaine qui va du nord au sud…en passant donc par l’aéroport. Inch’allah…On visite le parc archéologique et l’église St Georges. Direction l’aéroport d’Amman. Malgré Google maps on a encore des problèmes..d’abord on a une indication puis plus rien !! On arrive à 11h45 pour rendre la voiture : on a fait 1000km. Les formalités se font elles aussi sans problème. Le duty free est un peu minable. Il nous reste des dinars qu’on change (mal) pour 45 euros. On mange un big tasty (eh oui c’est la honte!) car il n’y a pas vraiment le choix ici : seulement 3 endroits pour manger. On décolle même en avance de 10mn dans un avion à ½ rempli. Peu de monde à l’aéroport de Beyrouth mais Cindy qui a commandé un Uber . Peu de circulation aussi. Repas léger et on se repose un peu…Déjà minuit. LUNDI 26.10 : BEYROUTH-ATHENES-AIRE Malgré une rue barrée du côté des ambassades on n’a pas de problème pour atteindre l’aéroport qui semble fonctionner normalement. L’attente est longue mais vu que les barrages reprendront de plus belle, il semble qu’on avait choisi la bonne solution. Attente de 6h à Athènes. ..pour passer le temps, jJe pars avec ma petite valise en métro jusqu’à Monastiraki. Il faut payer 10euros mais vu mon âge ce sera 5 ! Bizarrement tout est fermé (en fait c’est le « Ochi day » jour férié. Pour le retour, les guichets sont fermés et les distributeurs ne fonctionnent pas. Je suis donc obligé de frauder. Bien entendu je me fais contrôler à la sortie. Miracle, je ne suis pas sanctionné (j’avais l’air particulièrement décidé et sûr de moi… !!). On arrive à Bordeaux avoir très peu dormi…mais à l’heure ! Tout s’enchaîne bien : récupération des bagages, de la voiture et à 17h20 on est à la maison. Il va falloir faire un bilan de ce voyage d’où je reviens avec un genou pratiquement guéri… N'hésitez pas à nous questionner...........
Tour of Sardinia by camper van
by Danièle23 · 2019-10-29 · 12 replies
We’re wrapping up our Sardinia tour by camper van. We stayed for 5 weeks, covered 2,150 km on this island, and will leave with mixed feelings!! While the island is beautiful—especially for those who love beaches and all kinds of water sports—it’s also appealing for history buffs and archaeology enthusiasts. The mountains, scenic roads, and small villages are really lovely too. That said, driving here can be pretty hazardous. Locals don’t respect speed limits or road rules, they roll through stops, zoom out of side streets, and often overtake without proper visibility. On top of that, the quality of roads and highways is really disappointing!! And service areas, whether paid or free, are few and far between and often poorly maintained. One last thing: we’d heard Sardinians were welcoming... I don’t know if it’s because they’ve "endured" waves of tourists from all over during the summer months, but unfortunately, we didn’t find that to be true. Most seemed rather gloomy or even unwelcoming, with just a few exceptions saving Sardinia’s reputation!! It’s a real shame for an island with so much potential. I think a serious review of how tourism is managed would be worth considering. That aside, we did notice some efforts and goodwill that were nice to see.
Here and there... my walks in the land of pralines, couques, and gosettes..
by Moushika · 2019-10-26 · 178 replies
Hello,

It often happens that we're asked what to visit in Belgium. And the answers usually point to Bruges, Ghent, Antwerp, and Brussels—and rightly so, as these cities are well worth visiting ;). However, Belgium, though small, isn’t just limited to these four cities.

I live in one of them (Brussels), enjoy spending time in the other three, but I’d like to highlight some lesser-known spots that could add to the trip for those who want to see a bit more or something different. Between trips, I like exploring one or two corners of the country where I live.

Hence the idea for a travel journal of walks.

Most of the places I’ll talk about can be visited as a day trip from Brussels, whether by public transport or car.

In chronological order of the topics covered:

- The Gileppe Dam (Liège province) - message 2, page 1 - The Domaine de La Hulpe (Walloon Brabant) - message 3, page 1 - Mechelen (Antwerp province) - message 4, page 1 - The coast - message 5, page 1 - The Westhoek, from De Panne - message 6, page 1 - The Zwin, from Knokke - message 7, page 1 - Lier (between Mechelen and Antwerp) - message 8, page 1 - Mons (Hainaut) - message 9, page 1 - The Florenville region - message 12, page 1 - The East Cantons - message 13, page 1 - Dinant - message 18, page 1 - The Japanese garden in Hasselt - message 24, page 2 - Leuven - message 29, page 2 - Louvain-la-Neuve - message 32, page 2 - Ostend - message 42 (page 3) and message 166 (page 9) - The floralies of Groot-Bijgaarden - message 43, page 3 - Halle Forest - message 44, page 3 - Pralines - message 54, page 3 - Charleroi - message 68, page 4 - Namur - message 92, page 5 - Le Bois du Cazier (Marcinelle) - message 95, page 5 - Couques and gosettes - message 96, page 5 - Liège - message 99, page 5 - Tournai - message 115, page 6 - Oudenaarde - message 121, page 7 - Meise Botanical Garden - message 124, page 7 - Tongeren - message 125, page 7 - Beersel Castle (Flemish Brabant) - message 126, page 7 - Brussels in lockdown (messages 150 and 154, page 8) - Notre-Dame à la Rose Hospital in Lessines (messages 161 and 162, page 9) - Westende (message 167, page 9) I’ll keep updating this list as the journal progresses...
L'Abruzzo, une région qui mérite d'être découverte English translation pending
by Valmichel86 · 2019-10-08 · 55 replies
Jour1 : dimanche 25 août 2019 Introduction J'avais pensé appeler ce carnet "l'Abruzzo, une région qui gagne à être connue", mais ce titre est déjà pris par un carnet sur la région voisine "les Marches" (le Marche) rédigé il y a quelques années ; ce sera donc "l'Abruzzo, une région qui mérite d'être découverte". L'Abruzzo, nous n'en entendons parler que quand un malheur (tremblement de terre) est arrivé. C'est une région d'Italie centrale avec une façade sur l'Adriatique, la région où l'Apennin est le plus haut. J'y ai voyagé du 25 août 2019 (arrivée dans la région) au 28 septembre 2019 (départ de la région) en caravane. Pour les personnes tentées par le voyage de septembre en camping, il y a une seule précaution à prendre ; les campings commencent à fermer dès les premiers jours de septembre, peu sont ouverts après le 15 Septembre. Renseignez-vous sur les dates de fermeture de façon à bien savoir ce qui sera ouvert la seconde quinzaine du mois. Je n'établis pas de programme journalier à l'avance ; je prépare le voyage à l'aide d'internet en constituant une liste de points d'intérêt ; sur place, je vais dans les offices de tourisme (IAT : Informazioni e Accoglienza Turistiche), en général assez bien signalés en Italie, pour me documenter. Je décide le soir le programme du lendemain (forme d'improvisation).

Première demi-journée Je suis la "via adriatica" (SS16) qui longe toute la côte et je vais aller jusqu'à Pineto (20 kms au nord de Pescara) au camping "Pineto beach" (un nom pas très italien). J'arrive juste à temps pour m'installer avant l'heure de la sieste, moment de la journée pendant lequel il est interdit de s'installer sur les emplacements. Ayant beaucoup roulé, ce sera une demi-journée de récupération. Je vais trouver la piscine,



tester la plage.



Puis je vais aller en vélo jusqu'au pays (Pineto) pour une promenade (plage : "lidi", "Via D'Annunzio" : la rue commerçante) et des courses ; ce sera tout pour la journée. Je posterai un message par jour de voyage ; j'utiliserai beaucoup la fonction "modifier" pour ne pas perdre, pour compléter et pour corriger ce que j'aurai fait. Les photos seront celles prises le jour du récit ; je tricherai pour quelques unes (endroits où je suis allé plusieurs fois, meilleures conditions). Exemple : les 2 photos ci-dessus prises un matin quelques jours plus tard.
Itinéraire de 40 jours au Sri Lanka en été English translation pending
by Maxicool · 2019-10-06 · 5 replies
Bonjour,

nous venons de réserver nos vols pour l'été prochain :

ALLER Bruxelles (06h05) le mercredi 8 juillet – Francfort (07h05) – Vol 1h00 Francfort (10h05) – Muscat (19h50) – Vol 07h45 Muscat (21h50) – Colombo (03h25) – Vol 04h05 – Arrivée le jeudi 9 juillet au matin

RETOUR Colombo (09h25) le lundi 17 août - Muscat (12h00) – Vol 04h05 Muscat (14h45) - Munich (18h50) – Vol 06h05 Munich (21h25) - Bruxelles (22h45) – Vol 01h20

Prix : 598 € / adulte et 577 € / enfant (ça ne me semble pas excessif).

Nous voyageons en famille (avec 2 filles de 9 et 12 ans). Transports en commun, sacs à dos et (tout) petit budget.

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J'ai trouvé les dates des Poya pour 2020 (que j'espère exactes) :

https://publicholidays.lk/poya-day/ Samedi 4 juillet 2020 : Esala Poya day Lundi 3 août 2020 : Nikini Poya day Festival de Kandy (10 jours avant Nikini Poya) : du 25 juillet au 03 août (en principe) Jaffna (Nallur Festival) : 25 jours du 10 juillet au 03 août (24ème jour : char, 25ème jour : mortifications) Kataragama Perahera (15 jours avant Esala Poya) : du 26 juin au 6 juillet (jour de Poya) en principe

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Je commence donc à imaginer un itinéraire sur ces 40 jours (je me suis largement inspiré de celui de Yan55, des remarques de Schischi et d'autres membres, et de commentaires piochés à droite et à gauche sur X blogs). Les concernés reconnaitront sans doute certains des passages que j'ai copié/collé (je remercie au passage tout le monde pour toutes ces informations) pour ne pas les oublier.

Voilà l'itinéraire envisagé :

J1 (jeudi 09.07) – Arrivée à Colombo – Journée à Negombo Taxi aéroport Colombo - Negombo : 1400 Rps (en 2016) – 1540 Rps (en 2013, achat ticket dans le hall) Bus local n°240 aéroport – Negombo : 24 Rs (trajet 20 minutes, de 6h00 à 19h00) Tuk-tuk aéroport – Negombo : 500 Rs

J2 (Vend 10.07) – Prolongation visa Colombo & journée à Colombo Guide Michelin : Quartier du fort ** (01h30) - Quartier du Pettah ** (01h30) - Temple de Gangarayama : ** (0h30) Bureau d'immigration à Sri subhutipura road, Battaramulla : 7550 Rps pour nous deux (23€ chacun) 2016

J3 (Sam 11.07) – Bus direct Negombo – Anuradhapura Bus de Colombo, via Negombo et Puttalam (350 à 500 Rs, trajet 06h00, bus n°4) Temple de l’arbre de Bodhi (200 Rs), Isurumuniya Vihara (200 Rs), entrée non comprise dans le billet de demain

J4 (Dim 12.07) – Site antique Anuradhapura (site sur 10 km) Location vélos (300 – 500 Rs / jour) ou tuk-tuk ( ?? 5000 Rps / jour) Entrée : adulte 25 $ / enfant 12,50 $ Guide Michelin : Dagoba Jetavanarama *** (1h00) – Anuradhapura : *** - Abhayagiriya*** - dagoba Thuparama ** Temple Ruwanwelisaya, pierre de lune du palais Mahasena, jardins et bain royaux… Vendredi, samedi, dimanche : nombreux locaux en train de prier = atmosphère +++

J5 (Lundi 13.07) – Mihintale (A/R depuis Anuradhapura, à 13 km) Bus (30 Rs / pers.) en 30 minutes, depuis la nouvelle gare routière / Entrée : 500 Rps. Guide Michelin : Mihintale ** Lieu associé à l'introduction du bouddhisme au Sri Lanka, + ou - 2500 marches pour y arriver, jamais de marches identiques, bouillantes à certains endroits et pieds nus (/!\ chaussettes) ! Ascension en 30 minutes environ.

J6 (Mardi 14.07) – Train Anuradhapura – Jaffna Train : 500 Rs en 2de classe / 130 Rs en 3ème classe – Trajet en 3h30 Jaffna : temple hindou "Nallur Kandas Wany Kovil" Les découvertes sont nombreuses : partir explorer les ruines de la vieille ville, se promener sur les remparts du fort de Jaffna, admirer la bibliothèque dévastée, contempler les ruines du Palais Royal Manthri Manai ou partager un rice and curry avec un habitant. Arrêt aux marchés de légumes situés au centre-ville, le marché de poissons est également assez dépaysant =).

J7 (Merc 15.07) – VELO (jusque l’île de Velanaï) Location vélo : 350 Rps / jour

Chaussée sur l'eau qui relie l'île de Velanai. Après 11 km au milieu des marais : arrivée à Chatty Beach. Belle plage où il n'y a personne (le w-e, il y a plein de monde, en revanche). Déjeuner sous notre petit kiosque (rice and curry 200 Rps).

J8 (Jeudi 16.07) – Péninsule de Jaffna (balade en tuk-tuk ou scooter, sur la journée) https://unpasseportencavale.com/jaffna-capitale-du-nord/ https://www.mylittleroad.com/2015/11/jaffna-nord-sri-lanka/

Location scooter : Sri Lanka Click : 2000 Rs / jour (avec informations sur la région) – LP p.292 Temple hindou Naguleswaram Shiva Kovil (un des 5 temples sur l’île construit en l’honneur de Shiva) Source de Keerimalai Valvettiturai (VVT) : bourg de pêcheurs Route côtière vers Point Pedro (temple bouddhiste de Dambakola sur la route). Nombreux villages en route. A quelques kilomètres de Point Pedro, un autre temple hindou (temple de Vallipuram dédié au dieu Vishnu). Ruines de Kantadorai (une vingtaine de petites dagobas au milieu d’une palmeraie luxuriante) Manalkadu Beach, sur la côte Est de Point Pedro

J9 (Vend 17.07) – Bus pour Kurikadduwam (depuis Jaffna) puis bateau pour l’île de Nainativu Guide Michelin : île de Nainativu ** Tour au marché, puis bus 776 pour Kurikadduwam (KKD) qui part à 10h env. (1h de trajet – 70 Rs) pour embarquer pour l'île de Nainativu (15 minutes de ferry – 30 Rs, de 07h30 à 16h30 toutes les ½ heure). Aller au grand temple Naga Pooshani Amman Kovil, pour assister à la puja de la mi-journée. https://www.mylittleroad.com/2015/11/jaffna-nord-sri-lanka/

J10 (Sam 18.07) - Ile de Delft (depuis Jaffna) – Traversée en 1h00 Guide Michelin : île de Delft ** Il faut prendre le bus de 6h30 pour avoir le bateau (85 Rs) qui part à 8h00 de Kurikadduwam (KKD). Visite de l'île en tuk-tuk (1500 rps pour la balade avec arrêt à la plage à la fin de la visite) : baobab géant, pierre qui pousse, pigeonnier hollandais, grand réservoir et ses petits chevaux, empreinte du pied d'Adam. Bateau à 14h30. Au retour, se dépêcher pour avoir une place assise dans le bus qui rentre à Jaffna (85 Rs). Nallur Festival : 25 jours du 10 juillet au 03 août Nallur Kandaswamy Kovil : puja de 17h00 et 18h45

J11 (Dim 19.07) – Bus Jaffna – Trincomalee (trajet 06h00-07h00) – 350 Rs (5 bus/jour) Tuk-tuk Trincomalee – Uppuveli (6 km au nord, 250 Rs) Se lever tôt pour prendre le bus pour Trincomalee (départ à 7h). Pour avoir une place assise, arriver 30mn avant.

J12 (Lundi 20.07) – Plage Uppuveli Guide Michelin : Nilavelli – Uppuvelli ** La plage est longue et belle, la mer est agréable et pas dangereuse. Tout au bout : bungalow avec terrasse privée, hamacs, eau chaude (2500 rps) : French Garden Dive Paradise.

?? (LP 278) - Marble Beach (à 17 km), une jolie plage située dans la baie de Trincomalee Fréquentée essentiellement par les locaux. Le site appartient encore à l'armée, transformé en complexe de vacances. Accès payant (25 Rs) + parking 20 Rs. Baignade sans crainte (pas de vagues, eau très claire). Des familles viennent s'y baigner en fin de journée. https://www.google.fr/maps/place/Marble+Beach+Airforce+Resort/@8.639944,81.1389167,11.12z/data=!4m8!3m7!1s0x0:0x39992744da18fded!5m2!4m1!1i2!8m2!3d8.512288!4d81.2095468

J13 (Mardi 21.07) – Journée à Trincomalee Guide Michelin : Temple de Koneswaram * - Musée naval * Kali Kovil, très coloré avec ses magnifiques sculptures des divinités hindoues (/!\ baleines observables, prévoir jumelles), Kandasamy Kovil, cimetière colonial, Dutch bay (plage déserte, promenade jusqu'à la colline du Fort Frédérick (peu d’intérêt), Manayawadi Cove, Konesvaram Kovil (belle promenade, moustiques). Marché aux poissons (matin) et aux fruits. Plage Trincomalee : agréable pour une promenade au coucher de soleil mais pas pour une baignade Dutch Bay Beach Cottages 294, Dyke Street, Trincomalee 31000, Sri Lanka https://goo.gl/maps/nvyDbfn6Y7P2= plage agréable

J14 (Merc 22.07) – Bus Uppuveli – Batticaloa (trajet 4h00, bus toutes les 30 minutes, 200 Rs) Guide Michelin : cap de Kalkudah * Balade à pied le long de la lagune jusqu'au fort, puis dans les rues, jusqu'à la cathédrale Ste Mary, tout bleue.

J15 (Jeudi 23.07) – Visite Batticaloa & plage de Kallady Balade dans le vieux Batticaloa (église St Anthony, temple hindou "Anipandi Sitivigniswara Alayar", marché). Balade jusqu'à l'Imperial salon (salon de coiffure kitsch et coloré)

Après-midi : balade jusqu'à la plage de Kallady (après avoir traversé le pont de Kallady au-dessus de la lagune, il suffit de marcher 1 km et on y arrive). ?? location de vélos pour chercher une belle plage un peu plus loin

J16 (Vend 24.07) – Bus Batticaloa – Polonnaruwa (trajet 2h00), 130 Rs, départ à 08h30 Balade à pied le long du lac jusqu'à la statue du roi Parakrama Bahu et le dagoba bibliothèque, monuments situés en dehors du site archéologique payant (de demain).

J17 (Sam 25.07) – Site antique Polonnaruwa (à vélo) Entrée du site : adulte 25 $ / enfant 12,50 $ Location de vélos (200 à 350 Rps / vélo) Guide Michelin : Temple du rocher (Gal Vihara) *** - Polonnaruwa *** - Terrasse de la relique de la Dent *** – Citadelle ** - Monastère des crémations : ** (0h30) Belles allées pavées où il est facile de pédaler. Visite tout le matin. Très agréable à vélo. Après-midi : visite du musée archéologique (ou safari Minneriya ??).

?? Journée supplémentaire / safari ?? Safari dans le parc de Minneriya (89 km2) e fin d’aprs-midi Adulte 15 $ - Enfant 8 $ - Frais service 8$ - Taxe Jeep 250 Rs – Taxe globale 15% Location Jeep : 3000 (18 $) à 4500 Rs (25 $) à l’entrée du parc>> 63 $ + Jeep (18/25 $) + 10% (2 $)

J18 (Dim 26.07) – Trajet jusque Sigiriya (voir LP p. 224) Trajet jusque Kaduruwela : Tuk-Tuk (250 Rs) ou bus (20 Rs) De Kaduruwela : bus (direction Dambulla) jusque Inamaluwa Junction De Inamaluwa Junction : Tuk-tuk jusqu'à Sigiriya (500 Rs) Guide Michelin : Sigiriya – Palais suspendu *** (1h00) – Balade Pidurangala Temple Rocher du lion (Sigiriya) : entrée exagérée par rapport à ce qu'il y a à voir : adulte 30$ / enfant 15 $ (6-12 ans)

Si ascension au crépuscule, le dimanche 26.07 : possible de gagner une journée.

J19 (Lundi 27.07) – Ascension du rocher de Pidurangala (LP p. 224) – Pidurangala Rock Entrée : 500 Rps – Superbe vue sur le rocher du lion (ascension en 20 minutes) Ne pas oublier une lampe de poche si vous y allez pour le coucher du soleil. Il n'y a que quelques routards qui le font.

J20 (Mardi 28.07) – Bus A/R pour Dambulla à 15 km (toutes les 30’, trajet 45 mm, 30 Rs) Guide Michelin : Temple d’Or ** (0h30) Temples troglodytiques (caves de Dambulla) : 5 grottes, richement décorées, 150 représentations de Bouddha Entrée : adulte 10 $ / enfant 5 $ - Consigne : sac 100 LKR / chaussures : 25 LKR / paire. Temps de visite : 2 à 3h00 Un peu plus loin : « Dambulla Vegetable Market », un énorme marché de gros pour fruits et légumes, un moyen sympa de découvrir les différentes variétés du Sri Lanka.

J21 (Merc 29.07) – Bus Sigiriya – Kandy (Alt. 500 m.) Bus Sigiriya – Dambulla (dès 6h30, ttes les ½ heure, 40 Rs, 45 minutes) puis Dambulla – Kandy (100 Rs, ttes les ½ heure, trajet 02h00, à prendre devant la gare routière, pas sûr d’avoir une place assise car « bus de passage »). ?? Trajet en bus direct de Sigiriya (250 Rs, ttajet en 2h30). Guide Michelin : Palais de la relique de la Dent ** Festival de Kandy : du 25 juillet au 03 août 2020 (en principe)

Visite du temple hindou (rue Kotugodella). Au bout du temple hindou, dagoba bouddhiste. Temple de la Dent (1500 Rs). Puja : 5h30 à 6h45 – 9h30 à 11h00 – 18h30 à 20h00

J22 (Jeudi 30.07) – Kandy Grand Bouddha & tour du lac (4 km), balade sur hauteurs de Kandy Guide Michelin : Temples des dieux ** – Complexe royal ** – Jardins botaniques ** Balade à pied jusqu'à la statue du bouddha géant qui domine la ville (200 Rps/pers), beau point de vue de là-haut, puis nous faisons tout le tour du lac. Fin d'après-midi : grande balade sur les hauts de Kandy (par la Rajapihilla Mawatha, montée jusqu'au belvédère situé face au restaurant Senani où il y a un beau point de vue). Nous continuons à suivre cette rue qui longe les crêtes qui dominent Kandy et nous arrivons au "Helga's folly", resto/bar étonnant au décor exubérant puis, en continuant toujours la rue, nous redescendons au bout du lac, longeons la rive jusqu'au Temple de la Dent et arrivons ainsi en ville pour dîner dans notre petit resto habituel.

J23 (Vend 31.07) – Environs de Kandy Temple Devale d’Embekka (bus n° 643, 38 Rs) jusqu’au village puis 1 km dans la campagne De ce temple, 3 km de marche par les rizières pour aller au temple de Lankatilake (300 Rs) De ce temple, bus n°644, arrêt aux Jardins botaniques de Peradeniya (adulte 1500 Rs / enfant 750 Rs) Jardins ouverts jusque 17h00. Retour en bus à Kandy Festival de Kandy : du 25 juillet au 03 août 2020 (en principe)

J24 (Sam 01.08) – Train Kandy – Haputale Trajet en 6h00, 5 trains/jour, 2de 210 Rs / 3ème 115 Rs Fameux train de Kandy à Ella via Nuwala Elya (gare de Nanu Oya) = sens classique Prendre le train en partant de Badulla (sens inverse) en 3ème classe (pas de résa, prendre les billets avant le train) Le côté droit est plus joli que le gauche dans le sens nord-sud

J25 (Dim 02.08) – Démarrer tôt 7h00 - Balade vers le Lipton’s Seat Minibus jusqu’à la Dambatenne Tea Factory, puis tuk-tuk jusqu’au Lipton Seat (500 Rs), puis descente à pied (7 km) jusqu’à la Tea Factory. Visite de la fabrique. Bus retour. Remarque : visite de Dambenne factory décevante : bâclée en moins de 10 minutes sans aucune dégustation. Guide Michelin : Lipton’s Seat **

J26 (Lundi 03.08) – Randonnée autour d’Haputale

(v1) Grande balade à pied : nous prenons la direction opposée à la ville, jusqu'au Monastère des Bénédictins et, près de l'entrée, à gauche, nous empruntons un petit sentier qui part dans la forêt parmi les grands arbres et les fougères arborescentes. Par moments, nous traversons des clairières plantées d'eucalyptus puis nous cheminons le long d'un chemin de crêtes. En bas, se déroule la voie ferrée. Nous ne rencontrons qu'un homme qui ramasse du bois mort. La vue est magnifique, nous dominons les plantations de thé et les villages. Puis le chemin descend jusqu'à la voie ferrée. Nous arrivons juste pour voir passer le train venant d'Haputale. Ensuite, nous suivons les rails pendant 1,5km et arrivons à la petite gare d'Idalgaschinna. Le train va arriver dans quelques minutes, c'est un train qui aurait dû passer il y a plus d'une heure mais il est très en retard. Nous le prenons pour rentrer à Haputale, il est bondé et très lent... Ce fut une vraiment belle promenade. La région est magnifique et Haputale un village très authentique où l'on se sent bien... (v2) Haputale, balade balisée au Prabhawa view point (BenCasto, forum le Routard)

Lors de mon dernier séjour à Haputale, mon hôte qui fait partie du conseil municipal m'a demandé de l'aider à baliser un sentier qui mène à un petit temple au-dessus du village. La balade a été inaugurée il y a 2 ans (2016) mais n'avait pas été fléchée. J'ai donc participé avec lui au fléchage et je souhaite en faire profiter les marcheurs de passage à Haputale qui sont interessés. C'est très simple, vous sortez du village en direction de Dambatene à pied et juste à la borne km 2 sur votre gauche vous trouvez un panneau qui marque le début de la montée. Le panneau indique Prabhawa view point et Surangamuni kovil. Vous n'avez qu'à suivre les flèches blanches jusqu'au plateau, c'est assez simple , 1.5km mais en montée. En moyenne, l'aller et retour font une ballade de trois heures, à faire le matin. Ceux qui connaissent Haputale savent que la brume arrive à mi-journée. La vue, le matin, est assez dégagée et n'a rien à envier au Lipton Seat (le ticket office, le parking et la foule en moins...). Attention, j’aime le Lipton Seat mais pas le point en lui-même, juste prendre le bus d'Haputale et à l’arrivée à l'usine au village de Dambatene, monter en tuk-tuk et au ticket office je rentre jusqu'à Haputale à pied, c'est aussi une bien belle marche.

Revenons à mon sujet. Sur le chemin menant au plateau vous rencontrerez sûrement des Tamoules ramassant le thé avec leur contremaître et quelque chiens. Le but de la balade est un petit kovil dédié à Suramgamuni (temple hindu) mais sans prétention situé au bord de la falaise qui surplombe le village. Le temple est très simple et n'est pas le sujet de mon post non juste la promenade et la vue sur la belle vallée de Dambatene.et le village d'Haputale Le panorama est incroyable avec le jeu des nuages dans le bleu du ciel, les teintes de vert des plantations et le sentier très sympa , c'est gratuit, paisible et faisable avec des enfants. Je vous souhaite une belle ballade dans ces plantations de thé qui font la réputation d'Haputale (avec sa brume)

J27 (Mardi 04.08) - Journée à Belihul Oya (rizières en terrasses) Bus A/R depuis Haputale (52 Rs, trajet 1h00)

J28 (Merc 05.08) – Train Haputale – Ella (sens classique) : 2de 50 Rs / 3ème 25 Rs (trajet 1h00) Balade Little Adams’ Peak (317 marches : montée en une heure). Visite de l’Uva Halpewaththa Tea Factory (à 5 km au nord) ?? – Ella - Visite Amba Estate (visite guidée plantations thé, cannelle, fruits & fabrique en 2h00, tlj. à 11h00) 40’ de trajet depuis Ella en tuk-tuk

J29 (Jeudi 06.08) – Ascension de Ella Rock

https://www.tripadvisor.fr/Attraction_Review-g1051532-d12187687-Reviews-Amba_Estate-Bandarawela_Uva_Province.html (v1) Suivre d'abord la voie ferrée assez longtemps jusqu'à un pont noir, ensuite il faut tourner à gauche près d'un petit sanctuaire. On débouche dans une gargote puis on emprunte un petit chemin jusqu'à un autre pont qui enjambe les petites Rawana falls, après il faut tourner à droite et traverser une plantation de thé en prenant la direction du haut (si l'on va vers le bas, on aboutit dans des jardins potagers. Les paysans du coin s'improvisent souvent guides moyennant une petite rémunération). Une fois en haut de la plantation de thé, il faut tourner à gauche et on arrive à un petit bois d'eucalyptus. A partir de là, la montée devient de plus en plus raide parmi les roches. Arrivés enfin au sommet, après une rude grimpette, nous sommes en eau mais ça vaut la peine car la vue est très belle. Après un bon moment passé au sommet, il faut redescendre. Le long de la voie ferrée, en bas, il y a des petites gargotes où l'on peut se restaurer ou boire un jus de fruit.

(v2) Il faut compter 4 bonnes heures pour l'aller-retour. Côté matos, de l'eau et 2 bons litres par personne, parce qu’à moins de randonner avec un parasol, le soleil n'a pas franchement prévu de vous épargner. Vous agrémentez votre attirail d'un appareil photo d'une paire de shoes tout terrain et en route. La rando commence à la gare « Ella Railway », normalement là où vous êtes arrivés. Suivez le chemin de fer direction Bandarawella, soyez prudent, si vous entendez, un truc qui fait : « Tchou-tchou », qui pèse des tonnes et qui fait super mal si on le prend dans la gueule, c'est le train. Après 45 minutes, vous passerez un pont de fer, prendre tout de suite à gauche. Tournez à gauche à la guitoune, empruntez le pont sous lequel coule de petites chutes. Vous voilà dans le thé, y a plusieurs chemins et tous sont bons tant que vous arrivez à une cabane où il s'y vend des King Coconut à 100 Rupee. Maintenant, même un acteur de la série Scream ne pourrait pas se perdre, y a qu'un chemin, il monte certes, mais c'est le seul. La difficulté va crescendo et les derniers mètres avant de toucher le Graal risquent de fâcher quelques mollets. Mais ce serait la loose que de s'arrêter si près du but. Arrivé au sommet, si votre gourde est à sec, il y a la possibilité de s'offrir un thé auprès du vendeur du coin. Maintenant, perché sur les hauteurs, y a plus qu'à savourer. Si vous êtes fatigué de contempler cet horizon depuis ce perchoir, sachez que vous pouvez en changer. En traversant la forêt, vous arriverez à un second point de vue qui offre une vue plongeante et direct sur la cascade de Ravana. Pour le retour, rien de compliqué, c'est comme l'aller, mais à l'envers.

J30 (Vendredi 07.08) – Bus Ella – Wellawaya (trajet en 1h00, partir tôt, 67 Rs) Visite Buduruwagala à 5km (Tuk-Tuk 700 Rs A/R) : 7 bouddhas géants dans falaise. Entrée 300 Rs Guide Michelin : Wellawaya – Buduruvegala ** Si possible, trajet jusque Tissamaharama Bus Wellawaya – Tissamaharama (92 Rs) via Pannegamanuwa

?? Journée supplémentaire à Ella SI safari, l’après-midi Safari dans le parc de Uda Walawe (308 km2) Adulte 15 $ - Enfant 8 $ - Frais service 8$ - Taxe Jeep 250 Rs – Taxe globale 15% Location Jeep : 3800 Rs (20 $) à l’entrée du parc>> 63 $ + location Jeep

J31 (Sam 08.08) – Trajet jusque Tissamaharama Bus Wellawaya – Tissamaharama (92 Rs) via Pannegamanuwa Journée à Tissamaharama

J32 (Dim 09.08) – Tissamaharama Kataragama Perahera : du 26 juin au 6 juillet (jour de Poya) en principe (??) Kataragama (ville sainte) Visite de Kataragama (bus 37 Rs, trajet en 30 minutes, toutes les 20 minutes

J33 (Lundi 10.08) – Bus Tissamaharama – Tangalla (101 Rs, trajet en 2h00)

Tuk-tuk vers Madilla Beach Plus sauvage et moins touristique que le reste de la côte du sud et de l'ouest (Mirissa, Weligama, Hikkaduwa) Tarifs plutôt chers, car très touristique. Belle plage large mais mer très agitée par de gros rouleaux et assez dangereuse. A certains endroits, comme devant le Blue Horizon, des enrochements ont été installés faisant office de brise-lames, ce qui permet de se baigner sans danger.

J34 (Mardi 11.08) – Tangalla Farniente

J35 (Merc 12.08) – Visite du Mulkirigala Rock Temple (16 km Tangalla) Entrée : 500 Rs Guide Michelin : Tangalla – Mulgirigalla ** Bus pour Beliatta + autre bus vers Middeniya. Descendre à Mulkirigala Junction Marcher environ 1 km pour arriver au temple (série de grottes ornées de bouddhas et de fresques). Retour en bus. Après-midi farniente

J36 (Jeudi 13.08) – Route vers Midigama Beach Bus Tangalla – Matara (58 Rs, trajet 1h30) ou bus pour Galle (107 Rs, 2h00, descendre à Midigama) Bus Matara – Midigama puis tuk tuk vers Midigama Beach

!! POSSIBLE !! Visite de la Handunugoda Tea Estate Plantation située à 6 km de la route côtière, visite gratuite Après-midi farniente

J37 (Vend 14.08) – Visite de Galle Train A/R ou Bus A/R (35 Rs x2) Guide Michelin : Monastère Purvarama de Kataluva *** - Fort de Galle **

J38 (Sam 15.08) – Journée à Mirissa Bus à prendre sur la route (15 Rs, 15 minutes) COCONUT TREE HILL Une petite colline cachée à l’est de Mirissa beach. Depuis son sommet, admirer un merveilleux coucher de soleil. SECRET BEACH Située à l’Ouest de Mirissa cette petite plage est une véritable merveille cachée des yeux de tous. TURTLE BAY Snorkelling (plage accessible à pied depuis Mirissa). Location masques et tubas au Turtle Bay Restaurant (300 Rs)

J39 (Dim 16.08) – Retour vers Negombo Train à la gare de Midigama pour Colombo (2d 180 Rs – 3ème 100 Rs, trajet en 04h00 environ). Superbe trajet ! 13h00 : train pour Negombo (arrivée à 14h45 env.)

J40 (Lundi 17.08) – VOL RETOUR au MATIN

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Bref, un itinéraire assez classique, je pense : 1/4 dans le nord, 1/4 dans le triangle culturel, 1/4 dans les montagnes et 1/4 sur les côtes (à peu de chose près).

Merci de vos avis ! Dites moi ce qui ne va pas ou ce qui vous semble bizarre... Ce que vous retireriez ou ajouteriez. Merci d'avance pour les conseils.

Nous hésitons à intégrer un safari (car les avis sont souvent très tranchés, car le prix nous semble bien élevé, car les jeeps à la "queuleuleu" nous rend assez sceptique et heurte un peu nos convictions sur le bien-être des animaux dans ces parcs).

Maxicool
Voyage en Namibie en octobre 2018 English translation pending
by Lilevis · 2019-09-29 · 47 replies
Bonsoir tout le monde



En Octobre 2018 nous avons fait un superbe voyage en Namibie entre déserts, safaris, et observations animalières. Nous ne l’avons pas fait en individuel comme c’est le cas sur ce forum mais j’ai quand même envie de le partager avec vous. Etant conscients que le montage, repliage de la tente sur le toit ce n’était pas pour nous, que nous n’avions jamais conduit sur piste ni même un 4 /4, mais surtout que si nous crevions nous n’aurions pas la force de changer la roue, nous avons opté pour un safari organisé par une agence en France que nous connaissions et ne l’avons pas regretté. Pour convenance personnelle nous sommes partis de Londres et retour à Paris. Nous retrouvons donc certains de nos co-équipiers à Londres, d'autres a Johannesburg et les 2 derniers à Windhoeck. Nous sommes 14 personnes répartis en deux 4/4 y compris nos deux Chauffeurs-Guides francophones et une Accompagnatrice. Nous logeons en bungalow.

Si notre circuit vous intéresse vous pouvez voir le récit complet avec photos ici

Bristol - Londres - JohannesburgWindhoek - Omaruru Omaruru - Mushara Bush camps (près entrée est du parc National d'Etosha) Parc National d'Etosha (Okaukuejo Lodge) Parc National d'Etosha - Hobatère Lodge (sortie Ouest du Parc) Hobatere Lodge -Epupa Falls Epupa Falls et les alentours(visite Himbas chutes) Epupa Epupa - Palmwag - Grooteberg Lodge Grootberg Lodge - Twyfelfontein Twyfelfontein - Swakopmund Swakopmund - Wallis Bay - Swakopmund Swakopmund - Sesriem - Sossus Lodge Désert du Namib (Sossus Lodge) Sossus Lodge - Windhoek Windhoek - Paris

7 Octobre

Bristol – Londres – Johannesburg

A Londres nous retrouvons 3 de nos compagnons de voyage partis de Paris ainsi que Caroline notre Guide.Nous voyageons sur un A380, c’est une première pour nous deux. Nous avons réservé des places duo au 1er étage. Ce qui est bien du côté hublot, c’est qu’ il y a un grand coffre où l’on peut mettre ses affaires. Il y a aussi un peu plus de place pour les jambes. Notre avion décolle à 19 h 05. Peu après le décollage on nous sert une boisson, jus de fruits ou autres, puis le dîner. C’est parti pour 12 heures de vol pour Johannesburg notre escale avant d’arriver à Windhoek.

8 Octobre

Johannesburg - Windhoek -Omaruru

Petit à petit tout le monde s’éveille et on nous sert le petit déjeuner.Nous arrivons à Johannesburg à 8 h 10 mn. heure locale. Notre avion pour Windhoek est à midi. Nous retrouvons nos compagnons de voyage.

Nous arrivons à 14 h 00 à Windhoek, il fait gris. Il y a du monde pour passer les formalités, pour mes compagnons de voyage c’est rapide, mais pour moi c’est plus long, je ne sais pas pourquoi, enfin il tamponne mon passeport, ouf je peux rejoindre les autres. A la sortie de l’aéroport les 2 dernières personnes du groupe nous attendent ainsi que nos 2 Chauffeurs –Guides Blandine et Rédemptus. Tout le monde se présente et nous montons dans les deux 4×4 direction Omaruru.

C’est parti pour Omaruru notre étape de ce soir. Premier arrêt au marché artisanal de Okahandja. A peine arrivés tout le monde veut nous attirer à son stand, c’est notre première journée en Namibie je voulais juste regarder tranquillement ce qu’ils vendaient.

Vers 18 h 45 mn, nous prenons la piste vers Omaruru avec un magnifique soleil couchant.

Dîner et nuit à Omaru Game Lodge. Il est situé dans une réserve privée à 15 km au Nord-Est d’Omaruru. Il est construit en style africain avec un toit de chaume. Les chambres et le restaurant sont organisés autour d’un point d’eau. Très beau lodge et très bon repas.Quelques animaux sont là, zèbres, oryx, etc. quel spectacle !



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