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Raul Castro demande aux cubains de se serrer la ceinture (3 janvier 2009) English translation pending
by Montoya29 · 2009-01-03 · 41 replies
Salut, j'ai eu tellement mal au coeur quand j'ai lu dans le journal que Raul demande aux cubains de se serrer encore la ceinture, je suis cubaine et il fait seulement 5 ans que j'habite en France, donc j'ai connu le grand "periodo especial" qui n'a vraiment pas fini, j'ai souhaite autant que 2009 saure mieux bon enfin espérons il bien de commencer, BONNE ANNEE A TOUS.
S'installer en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Audze · 2009-01-03 · 85 replies
Tout d'abord permettez nous de vous souhaitez une bonne année 2009. Nous avons le projet en faite de venir s'installer en NC avec notre enfant de 3 ans. Nous aimerions avoir de plus amples renseignements sur cette île magnifique. Mon ami à 41 ans et travaille dans le transport et à travailler également dans le béton pendant une dizaine d'année pour ma part j'ai 31 ans et travaille dans le secteur du tertiaire. Nous avons travaillé ensemble également dans le commerce alimentaire (petit casino sur l'ile de Noirmoutier en France) Nous sommes déjà partis à la Réunion à 2 reprises durant 5 semaines puis 2 semaines. Nous avons un budget de 10 000 € pour venir s'installer sur la NC et nous serons tous les 2 inscrits au chômage car actuellement en CDI. Est ce suffisant comme budget? Nous nous posons plusieurs questions comme : faut il avoir recours un container pour nos affaires ? Est ce que les inscriptions pour les écoles se font facilement, est ce qu'il y du travail dans le transport et commerce ainsi que le tertiaire? Est ce que l'intégration se fait facilement? Pouvons nous trouver un logement facilement? Nous avons un contact d'une personne qui à vécu 2 ans en NC et qui pars s'installer en Février 2009. Vous concernant avez vous trouver un travail rapidement? J'espère que vous pourrez nous lire et nous donner quelques infos et conseils, merci par avance. Et bonne année . Voici notre adresse MSN : ptithulk38@hotmail.com
Hôtel Barcelo Cayo Santa Maria English translation pending
by Gamme · 2009-01-02 · 44 replies
Bonjour,

Est-ce qu'il y a quelqu'un qui a des photos du nouvel hotel Barcelo Cayo Santa Maria qui a ouvert en janvier 2009 ?

Merci !
Image de la France à l'étranger: bien cotée? English translation pending
by Melizande · 2008-12-27 · 364 replies
😉 Une des premières questions que l'on nous pose en voyage c'est " de quel pays es tu ?" Celà semble un paramètre super important pour que l'on nous situe, plus que l'age, le métier, l'état civil etc.. D'après les réactions et commentaires de vos interlocuteurs, avez vous l'impression lors de vos contacts aux 4 coins du monde que la France a une (très) bonne image ?
Récit de voyage à Cuba (novembre/décembre 2008) English translation pending
by Heretic · 2008-12-23 · 30 replies
Bonjour tout le monde, Voici maintenant deux semaines que nous sommes revenus de Cuba...🙂 Ce fût un voyage fantastique, et nous voulions partager cette petite aventure avec un petit compte-rendu : sur ce lien ! Il y a en plus du récit quelques 400 photos 😉

Bonne lecture et bon visionnage !

PS : N'hésitez pas : allez à Cuba, vous en reviendrez enchantés !!!
Destination pour fin janvier avec hôtel tout-inclus? English translation pending
by Eillie · 2008-12-23 · 15 replies
Bonjour, Après 2 heures à fouiller sur le forum, j'ai vraiment besoin de votre aide. Je veux partir avec une amie dans le sud. Nous recherchons une destination pour la fin janvier ou il fait habituellement beau, les plages en sable fin et l'eau turquoise. Un hôtel 5 étoiles, avec un golf à proximité serait parfait. Nous sommes dans la trentaine et nous voulons qu'il y ait de l'animation la nuit (discothèque) et des excursions le jour (rallye en jeep). Nous cherchons un tout inclus.

Nous n'avons regardé plusieurs forfaits-destination : croisières, tout-inclus, mais il y a beaucoup trop de choix pour ce décider... Avez-vous des suggestions?

Merci Eillie
Amener du vin au Maroc English translation pending
by Cocolytche · 2008-12-20 · 93 replies
bonsoir a t on le droit d amener du vin au maroc (je compte amener seulemnt 2ou 3 bouteilles a mes amis) merci
Hôtel Grand Palladium Bavaro English translation pending
by Lindamic · 2008-12-16 · 15 replies
j, aimerais avoir des info sur le grand palladium bavaro je vais la cette hiver.Information général du site merci
"Loger chez l'habitant" à Cuba? English translation pending
by Geniiie · 2008-12-14 · 61 replies
Je pars prochainement pour Varadero, mon premier voyage dans le sud. Je regarde le forum et un peu de tout, je veux vraiment tout savoir!!!

Dans les sujets : CUBA, J'ai remarqué que beaucoup de gens parlent de ''loger chez l'habitant''... Dormir chez un cubain autrement dit? Il te loue une chambre dans sa maison? Je ne suis pas certaine d'avoir compris... et si j'ai bien compris, combien est-ce que ça coûte? c'est légal? qui agence les gens?

Merci beaucoup!!!
Camino de Compostelle: questions sur le Nortes à pied (Espagne) English translation pending
by Lilie82 · 2008-12-12 · 17 replies
Hola peregrinos y todos,

Je pensais trouver plus d'infos sur VF concernant le camino Nortes, zut...🙁

Je pars trotter sur la section Bilbao - Santander debut Janvier (je sais, ce n'est pas la saison).

Bien vu cette discussion, mais elle date de 2007 et parle de la saison estivale:

http://voyageforum.com/...g=compostelle%20nord;

Le site d'Eze http://www.stjacques.fr/...index.php?pagenum=76 bien sur (pas tout le encore), quand meme, me reste 2 petites questions:

1 - Je sais qu'il est fort probable que le temps ne soit pas clement, et la difficulte physique, pas grave, je le sais (j'adore me faire mal en montagne😄). Je voudrais simplement savoir si les sentiers restent praticables sous un temps de crotte, sans avoir besoin de passer par des caminos secondaires, comme il en existe par exemple entre St Jean PDP et Roncesvalles sur le Frances.

2 - La coquille (panneaux indicatifs) est-elle aussi bien indiquee et le marcage est-il aussi clair sur cette partie du Nortes que sur le Frances (j'en doute quand meme)? Juste pour savoir, quitte a me perdre, je prefere le faire de jour... en janvier, les journees sont plus courtes. 🤪 Pour savoir si je dois prevoir pas mal de laps de temps dans mon temps de marche pour me perdre, et donc savoir plus ou moins jusqu'a quelle heure je peux dormir le matin.😇 Je sais, la motivation de cette question parait un peu debile...

Merci d'avance pour vos infos, je passerai peut-etre reposer quelques questions d'ici janvier.

Lilie
Voler avec Cubana? English translation pending
by Soleil520 · 2008-12-11 · 23 replies
Allo, je pars pour Cayo Coco ave CUBANA !! je ne suis pas vraiment rassuré ..es-ce bien !😕

Qui a déjà voyagé avec eux !! 😎

Je pars dimanche ... me répondre rapidement svp ! 😉
Le Bénin en août English translation pending
by Jackfack · 2008-12-06 · 14 replies
Bonjour,

Je voudrai montrer l'Afrique de l'Ouest à mon fils de 11 ans. Comme je connais pas trop mal le Mali, le Burkina et le Togo, je pensai plutôt au Bénin. Disons deux semaines, plutôt le sud.

J'ai deux questions : la pluie au mois d'août au sud du Bénin ? Est-ce un problème ? quand on lit le Lonely Planet sur Cotonou, ils disent "ville dangereuse", ce qu'ils ne disent d'aucune autre ville du guide... Bon, alors, c'est le Chicago de la grande époque ? Surtout la plage ? 🤪 Merci à vous
Habillement à prévoir pour gravir le Piton des Neiges en janvier? (Réunion) English translation pending
by Hémérolys · 2008-12-04 · 19 replies
Un ami envisage de faire 2 jours au Piton des Neiges, et je me renseigne pour lui quant à l'habillement à prévoir? Il fait froid comme si on gravissait une montagne européenne, ou cela n'a rien à voir?! Merci pour lui!
La vie à Cuba English translation pending
by Sdorado · 2008-12-03 · 54 replies
Quel drôle de pays que Cuba ! Un pays a l’envers des autres, comme me disait mon logeur Frankie : tout ce qui est logique chez vous ne l’est pas ici et vice et versa. Je l’ai effectivement vérifié. Franchement j’aimerai pas être cubain et vivre la-bas ! J’ai eu de longues discussions avec lui et sa mère, entre autres, qui était toute cassée la pauvre et a qui il manquait une rangée de dents du a la malnutrition, pas de vitamine. Elle ne se souvient même plus de la dernière fois ou elle a mangé une pomme... Ils ont la vie dure. Il y en a qui se plaignent chez nous mais il faudrait qu’ils aillent faire un petit stage la bas pour revoir tout leur jugement a la baisse, et surtout ceux qui encensent le système socialiste ou communiste de Fidel. A ceux ci Frankie propose un petit « time-share » d’un mois chez lui, il parie qu’ils ne tiendront pas plus d’une semaine. Il m’a tout expliqué, le carnet d’approvisionnement d’un mois qui dure tout juste 7 jours, après débrouilles toi mon gars... avec les moyens du bord... alors toutes les combines sont bonnes ! Donc tout le monde vole tout le monde et le premier a se faire voler, c’est le vieux barbu ! J’ai lu dans une rubrique de ce site consacré aux différentes arnaques, qu’il fallait bien recompter son change, c’en est une de combine. Alors a la guerre comme a la guerre comme on dit et quand on connait la difficulté de la situation on les pardonne. Mais c’est un peu fatiguant de toujours être sur ses gardes. J’ai jamais connu un autre pays au monde ou l’on demandait autant du feu pour allumer sa cigarette. Ils ont même pas d’allumette...! A tel point que dans les maisons, ils laissent le gaz allumé avec les risques que cela encourent. Bon bien sur a cote de ça il y a les bons cotes. Mais est ce que les vrais cubains qui vivent avec 15 cuc et un carnet par mois les vivent vraiment ? Ça c’est la vrai question que nous devrions nous poser. Perso, je ne le crois pas et j’espere sincèrement du fond du cœur qu’il y aura un changement positif dans cette politique aveugle et égoïste et ça pour le bien d’un peuple qui malgré tous ces problème m’a fait une grande impression.
De retour du Cambodge English translation pending
by Jphm · 2008-12-03 · 11 replies
Comme je puise chaque année bcp d'infos sur le site, à mon tour de faire mon topo de retour de voyage au cambodge

Il s'agissait d'un voyage composé d'une mission humanitaire d'une semaine (village au sud ouest de Phnom Penh) suivie d'une semaine de détente (Siem Reap et Battambang)

Les vols : Cathay Pacific : l'aller sans problème mais retour surbooking : donc nuit supplémentaire à l'Intercontinental de Phnom Penh, 150 $ de compensation et accès au Lounge des first à Hong Kong. Les vols en eux mêmes sans retard ni défaut de service, confort très bon pour des classes éco pour un prix A/R facturé il y a 6 mois de 840 € TTC.

Les Hôtels :

Phnom Penh : RENAKSE HOTEL près du Palais Royal pour 40$/nuit compris petit déj : très simple dans ancienne maison coloniale un peu défraîchie mais que j'ai trouvé très sympa, autentique. REGENT PARK près du Palais Royal également pour 55$/nuit, pplus propre, plus international, plus cher, beaucoup moins de charme et d'autenticité. Je reste sur mes préférences des années antérieures soit l'ANISE HOTEL.

Siem Reap : LA NORIA : très sympa très beau cadre très vert, luxuriant, ensemble de bungalow articulé autour d'une piscine de 12mx5m très bonne table aussi, la nuit à 50$. Par contre me suis fait voler un flacon de parfum dans ma chambre : pas cool.

Battambang : L'ASIA HOTEL : 20$/nuit hôtel simple bien pour y dormir après une bonne douche, sans charme particulier.

Les restaurants fréquentés cette année : Phnom Penh : le KMER SURIN : excellente table dans un très joli cadre végétal et coloré, agréable de manger assis dans des coussins à même le sol à l'étage de ce restaurant situé en face l'ANISE HOTEL, non loin du monument de l'indépendance. On mange très bien pour 8$ angkor beer comprise. Le KWEST : restaurant bar d'expat le long du quai sisowat : beau mais un peu trop international à mon goût cuisine avec moins de saveur. repas pour 10$. Le RIVERSIDE BISTROT un peu plus loin que le KWEST, très attirant avec son décors colonial, très mauvaise accueil, mauvais service et facturation d'un plat non commandé mais servi par erreur et non consommé. A Phnom Penh la meilleure cuisine reste pour moi autour des marchés, quelques brochettes de boeuf marinés, poulpes, poulets frits, ....

Siem Reap : Restaurant de la NORIA : excellente cuisine khmère on mange pour 6 - 8 $ Le DEAD FISH TOWER : plus pour son cadre unique que pour sa cuisine : sorte de hangar avec plusieurs plates-formes situées à différentes hauteurs, chaque plate forme accueillant une ou deux tables basses. on s'assoit sur des petits coussins à quelques mètres de hauteurs et l'on peut assister à des spectacles de danses traditionnelles. Les plats et boissons peuvent vous parvenir par l'intermédaire de passes plats ce qui est assez original. Attention en allant aux WC, la passerelle surplombe un bassin où une quinzaine de crocodiles attentent que vous leur envoyez un morceau de viande. Des canards viendront s'approcher de vous pour tenter de vous subsituer un peu de nourriture. Vraiment très original. Petits restaurants autour du marché (old market) notamment un restaurant tout orange en face le AMOK Restaurant qui doit s'appeller " Cuisine traditionnelle" avec un menu à 3.25$ comprenant une bière et le meilleur AMOK jamais mangé au Cambodge.

Battambang : Le Gecko Café sympa, bonne cuisine khmère et possibilité d'un petit massage en fin de repas.

Les bars : la terrasse de l'ANISE HOTEL à Phnom Penh, très très agréable en fin de journée avec sa Angkor Beer à 0.75$ sa végétation et le confort de ses salons, la WHAREHOUSE à Siem Reap près du marché tenu par un américain et sa femme cambodgienne idéal après un bon marché, se vautrer dans ses grands fauteuils en osier et coussins orange au son de vieux strandarts amércains des 70's. L'ISLAND BAR du Night Market à Siem Reap, sorte de grosse paillotte circulaire avec son Barman jongleur et sa bonne musique.

Les transports : classiques tuk tuk et motodop un peu plus chers que les autres années mais bon, le prix du carburant n'est plus le même pour eux non plus, et cela reste bien abordable tout de même.

Le bus entre Phnom Penh et Siem Reap, compagnie PARAMOUNT 10$ le trajet simple : confortable pour 5h de route avec une pause. Le bus retour de Battambang jusqu'à Siem Reap, compagnie plus roots, bus moins confortable (5$ de mémoire) route en chantier, 4h de trajet. Le bateau entre Siem Reap et Battambang 20$ en slow boat : traversée insolite à faire au moins une fois: 7h de promenade au fil de l'eau croisant les villages flottants, une population accueillante, une végétation plus luxuriante vers battambang,

Les Villes (en quelques mots) :

Phnom Penh : son développement s'accentue, beaucoup plus de "blancs", beaucoup plus de prostitution apparente et sollicitante relayées par les chauffeurs de tuk tuk, ("Boom Boom Sir ???)

Siem Reap : assez désert, les patrons de bars, hôtels et restaurants pleurent comme les commerçants du marché très très sollicitants, beaucoup plus que les années passées avec leurs "Buy something siiiiiiir, can discount for You siiiiiir, ...) on sentait le poids de la fermeture de la frontière cambodgienne et thailandaise et le blocus de l'aéroport de Bangkok.

Battambang carrément vidé de tout touriste pour les mêmes raisons

Le reste de mon voyage étant humanitaire il intéressera moins de membres du forum se rendant au cambodge et charchant des infos pratiques.

Bien sûr je reste à la dispo de chacun pour tout complément d'info
Circuit de dix-neuf jours dans les parcs de l'Ouest américain et sur la côte californienne English translation pending
by Angiedeb · 2008-12-02 · 26 replies
Bonjour,

Je viens de finir mon parcours pour cet été : 19 jours (à cheval sur juillet et août 2009) aux USA. Je vous serai reconnaissante de me donner votre avis sur ce circuit car il m'est très difficile de me rendre compte du temps à attribuer à la visite des parcs car nous ne programmons aucune rando, ni promenade, juste des coups d'oeil dans les parcs en les traversant en voiture. Nous sommes une famille de 2 adultes et 4 enfants (17, 16, 14, et 11 ans) et je sais pertinemment qu'ils seront impatients de retourner dans les villes et parcs d'attractions même si cette nature est grandiose.

Nous avons nos billets, il nous reste à réserver nos nuits d'hôtel.

Je suis ouverte pour toutes vos propositions concernant une modif du parcours, un hôtel bien adapté aux familles, des bons plans...

Voici donc la programmation de notre parcours : Jour 1 : NY Jour 2 : NY Jour 3 : NY Jour 4 : NY et Départ LV Jour 5 : LV Jour 6 : GC + MV (combien de temps compter pour GC et pour MV ?) (NUIT MV) Jour 7 : Lake Powell (tour en bateau), BC (combien de temps ?) (NUIT BC) Jour 8 : Retour sur LV (visite LV + Parc d'attraction :Triple Thrills) (NUIT LV) Jour 9 : LV (NUIT LV) Jour 10 : DV + Mammoth Lakes (NUIT MAMMOTH LAKES) Jour 11 : Yosemite + SF (NUIT SAN FRANCISCO) Jour 12 : SF(sur les 3 jours : Alcatraz, Baie, Sausalito, Cable car, Chinatown, Cannery, Golden gate bridge, Lombrad street .... et Jour 13 : SF (Parc d'attraction :California's great america in Santa Clara) Jour 14 : SF (Parc d'attraction : Discovery Kingdom in vallejo) Jour 15 : Monterey Carmel (Mission)+ Hearst Castle (NUIT SAN SIMEON OU ENVIRONS ???) Jour 16 : Santa Barbara (NUIT SANTA BARBARA ou ENVIRONS ???) Jour 17 : Malibu (NUIT MALIBU OU ENVIRONS ???) Jour 18 : Santa Monica (NUIT A SANTA MONICA ou ENVIRONS ???)

Je finis par des plages de la côte, je ne sais pas ce qu'elles valent mais nous aurons besoin de stations balnéaires pour compléter nos vacances avant de rentrer en France alors si vous connaissez de bonnes plages.... Je suis déjà un peu décue de ne pas pouvoir me baigner à cause de la température de l'eau alors j'espère quand même pouvoir profiter du soleil et des belles plages.

Je demande à ceux qui ont fait l'un des 3 parcs d'attraction, ou même les 3, de bien vouloir me dire ce qu'ils en ont pensé.

Merci pour votre aide car le choix du circuit repose complètement sur mes épaules et les intéressés ne manqueront pas de me faire des remarques si je me suis plantée dans l'organisation ou la sélection des sites !!!
Séjour à Las Vegas de quatre jours: hôtels à visiter? English translation pending
by Elena1977 · 2008-12-01 · 12 replies
Bonjour

Je pars à Las Vegas dans peu de temps pour un séjour de 4 jours. Je vais loger au Vénitien hôtel. Nous avons planifié une journée pour voir le Grand Canyon et une soirée pour assister à KA. Le reste du temps sera sans doute la visite des hôtels alors mes questions sont celles-ci: J'aimerais savoir quel hôtels sont à visiter absolument et quelles sont les attractions qui sont incontournables ?

Merci et j'ai hâte de vous lire🙂
Vos bons plans au Cambodge? English translation pending
by Rogerbarthas · 2008-11-25 · 36 replies
Bonjour à tous!

Dans une catégorie haut de gamme quel seraient vos conseils, vos adresses, vos couts de coeur ?

Et dans la catégorie prix moyen : même question ? Idem petit prix ?

Vos plans aussi pour "sortir des sentiers battus" ?

Bien sûr, j'alimente beaucoup ce forum Cambodge mais je suis loin de tout connaitre...alors aidons nous les uns les autres !

Merci!
Chasse du sanglier en Tunisie English translation pending
by Ardillon · 2008-11-21 · 40 replies
Bonsoir, je souhaite connetre des endroits de chasse au sanglier sur la tunisie et à quelle prix ?? Merci A +
Étudier et travailler en Ukraine English translation pending
by Laprivoisier · 2008-11-16 · 14 replies
slt à vous, moi c'est guy et je suis etudiant en comptabilté et finance à l'université de Douala au Cameroun, j'ai fais la demande de visa pour l'Ukraine ou je compte bien y poursuivre mes etudes, mais le problème qui se pose est que j'y suis jamais partir et je voudrais que vous m'en dite un peu plus sur les etudes, la race, les gens, le niveau de vie, bref sur tout l'ukraine en general
Quoi emporter à manger à Cuba? English translation pending
by Chaubin · 2008-11-16 · 47 replies
Je pars le 29 novembre chez ma belle-mère à la havane et comme je pars avec AirCanada et que j'ai droit à 2 valises de 23 kg et bien je voudrais en remplir une de manger. Mais je ne sais pas quoi emporter qui serait utile pour faire à manger là bas.

Si vous pourriez m'aider, j'ai pensé à du riz, des fèves, du jus en poudre, soupe, .......du bouillion de poulet ou de boeuf est-ce qu'ils s'en servent.

Si vous avez des sugestions ils sont les bienvenues.

Merci

Chaubin
Votre restaurant préféré à Bangkok? English translation pending
by Foudasie · 2008-11-14 · 46 replies
Quel est pour vous le meilleur restaurant de Bangkok ? Thaï bien sur, on n’est pas là pour manger une entrecôte avec des frites Sans considération de prix, car un repas de luxe à Bangkok ne sera pas plus cher qu’un routier chez nous Il faut donc en profiter

Je me lance : nous avons bien aimé le « blue éléphant » pour la finesse de sa cuisine 18/20 Et aussi « the face » pour son cadre magnifique, sa déco, ses aquariums, son bar, mais cuisine moyenne par contre 12/20

A vous !
Deux mois au Pérou avec deux enfants (7 et 10 ans) English translation pending
by Calou192 · 2008-11-11 · 7 replies
Bonjour,

L'été prochain, on part 2 mois. C'est un compromis entre "maman" qui voudrait partir bien plus longtemps et "papa" qui trouve que 3 semaines c'est déjà pas mal (mais qui dit toujours en rentrant qu'il aurait bien pris 1 semaine de plus !).

L'idée générale est qu'on va prendre notre temps et profiter des lieux, des gens, se poser de temps en temps, un peu plus que ce qu'on fait d'habitude en tous cas...

Partant de là 2 approches possibles : 1) seulement le Pérou, du nord au sud, ou l'inverse 2) Pérou-sud et un peu de Chili/Bolivie (notamment salar d'Uyuni, désert d'Atacama)

En vrac toutes les questions qu'on se pose :

Amazonie si on va côté Amazonie (Iquitos, Puerto Madonaldo, ou autre), est-ce que ça craint pour le palu ? Il semble que oui. Peut-on vraiment se protéger efficacement contre les moustiques ? Il faut savoir que si nous avons notre anti-moustique personnel, alias Marine, 10 ans, elle n'a aucun anti-moustique et généralement, elle charge ! J'ai vu que les enfants peuvent prendre du malarone : quels sont les effets secondaires ? J'ai cru voir un oedème de Quincke... 😕 Peut-on les tester avant de partir pour savoir s'ils réagiront bien à la malarone ? Qu'en est-il des recherches sur l'Artemisia annua ? Cette plante guérit apparement le paludisme mais n'est pas utilisée en Europe (lobby pharmaceutique ???). mon mari étant anti-compagnie aérienne locale, quel est l'endroit le plus facilement accessible en bus/bateau ? Iquitos, ça me tentait bien, mais ça fait long en bateau, j'hésite...

Trek de l'Inca qui l'a fait avec des enfants ? De quel âge ? Comment ça s'est passé ? En gardent-ils un bon souvenir ou un souvenir désagréable de "marche forcée" ? On envisage de le faire avec un porteur de plus pour porter leurs affaires (et peut-être un peu des notres 😉) le chemin est-il vertigineux ? y a-t-il des ponts de corde à traverser ? Est-ce très en hauteur ? Si quelqu'un a des photos à m'envoyer, je prends ! C'est pour mon mari qui est facilement sujet au vertige. Y a-t-il des passages qui vous ont paru particulièrement dangereux ? Aura-t-on besoin d'encorder les enfants par endroits ?

Nourriture Moi ça va je mange tout 😛 mais les enfants, comment ont-ils trouvé la nourriture ? Ont-ils mangé correctement ou bien est-ce que ça a été la galère pour les faire manger ?

Transport Les transports locaux... quelle est la durée max supportée par les petits voyageurs ? Les prendre me fait pas peur, mais c'est plutôt pour estimer les distances max qu'on fera dans une journée...

Trucs pour les préparer avant le voyage je prévois de prendre des cours d'espagnol avec ma grande fille (elle est toujours frustrée de pas pouvoir parler avec les enfants quand on est à l'étranger) et aussi de revoir toute la série "les cités d'or" avec les documentaires pour préparer le parcours en détail avec eux, qu'ils voient qu'on va marcher dans les traces d'Esteban, Tao et Zia (en partie). d'autres idées ?

Merci, merci !

Pascale

PS: je cherche le guide "Pérou" de Vincent Geus aux éditions La Boussole, apparement en rupture de stock. Si quelqu'un veut bien me le prêter, je rembourse les frais d'envoi, merciiiii !
Cinquante euros pour étendre ces jambes en vol avec Air France English translation pending
by Pacha25 · 2008-11-06 · 140 replies
air france demande 50 euro suplementaire pour avoir des places vers les issues de secour jusqu'ou iront ils??????
Inondations à Hanoï: où trouver des informations? English translation pending
by Jelaurent · 2008-11-02 · 65 replies
Je viens de lire quelques nouvelles sur les inondations à Hanoï. Est-ce que l'un d'entre vous peux m'indiquer l'adresse internet où je peux trouver plus d'informations ?

Merci Laurent

P.S. Un petit bonjour spécial à Patricia et Abalone
Hôtel Wyndham Dominicus Palace Bayahibe English translation pending
by Precillia · 2008-10-30 · 13 replies
bonjour je part en fevrier a l'hotel whndam dominicus palace a bayahibe je voudrais avoir des infos sur cet hotel merci
Vietnam 2004 English translation pending
by Dju · 2008-10-30 · 3 replies
Vendredi 23 Janvier 2004. Le voyage commence par mon réveil à 5h03. Je me lève, me traîne jusqu'à la douche. Sous l'eau mon cerveau est déjà en ébullition. « Que vais je faire? Que va t’il m'arriver? Qui vais je rencontrer? Comment vais je m'en sortir? » Je me sèche, retourne dans ma chambre. Sur mon fauteuil sont posés comme dans la vitrine d'un grand magasin les seules fringues que je vais emporter sur mon dos. Un pantalon d'été clair, un t shirt de la JC, une vieille chemise grise à rayure et une veste de costume « Alain Manoukian » celle que j'avais acheté et porté pour le mariage de ma cousine. Une fois habillé, je porte mon sac à dos à l'épaule et ça y est! Je suis près à partir! Ma mère sous son masque de sérénité me conduit à la gare. Pendant le trajet qui à cette heure ne dure jamais plus de 10 minutes, elle me fait mille recommandations de maman poule. Sur le quai, surprise! Ce grand Dadet de Damien est venu pour me souhaiter un bon voyage. La vérité est sans doute qu'il a son bus à prendre pour monter sur Aix et qu'il en a profité pour passer me faire la bise. On s'embrasse, j'embarque dans mon TGV. Les portes se ferment, ça y est je suis parti pour la deuxième fois de la journée. Le trajet de quatre heures s'écoule trop lentement à mon goût. Le contrôleur est antipathique au possible et m'ôte l'envie de lui demander si je peux voyager en première classe. Je n'arrive donc pas à somnoler confortablement. Paris Charles de Gaules, bus jusqu'au terminal 2A; L'enregistrement se fait très rapidement, n'ayant pas de bagages en soutes le personnel de l'aéroport m'invite à emprunter la file d'attente des first class. Pour passer dans la zone internationale, dans la zone magique du duty free, je dois passer les portiques de sécurité, lever mes baskets encore pourries de boue de la fête de l'huma et mourir d'ennui dans une queue d'une demi heure. Je me promène dans les différents halls pour rejoindre celui de mon embarquement. En chemin j'achète une cartouche de mes chères Lucky strike, un litre d'eau. Je fume quelques cigarettes en attendant d'embarquer. L'écran scintille « boarding », je m'avance, traverse la passerelle, m'engouffre dans la bête d'acier. C'est un vol de la Cathay Pacific, une compagnie basé à Hong Kong. J'y ferais donc une escale avant de me r envoler pour Hanoï. Les charmantes hôtesses me désignent ma place : 46G. Je m'assoit et ai l'agréable surprise de découvrir que nous ne sommes que deux passagers à nous partager une rangée de quatre places. Nous pourrons ainsi somnoler plus confortablement même si j'appréhende l'inconfort que vont me faire subir mes grandes jambes. Durant le voyage je ne pense à rien. Je suis hors de mes contraintes habituelles : c'est sûrement ça être en vacance, ne penser à rien, regarder tout avec émerveillement. Chose étonnante, malgré la splendeur de la chinoise à mon coté, je ne pense à rien de sexuel. Le vol se déroule relativement vite pour un trajet de 14 heures. J'y abuse de « noodle soop », ces soupes en plastiques japonaises tout en regardant des films asiatiques sur l'écran incrusté dans le siège de devant. Nous arrivons finalement avec une heure de retard ce qui me fait rater ma correspondance et je me retrouve à devoir attendre cinq heures avant le prochain vol pour Hanoï. Pour nous faire patienter le service clientèle et non le « service public des usagers » installe les voyageurs en correspondances dans la loge du Plaza. Je sympathise avec un couple de Français qui commencent eux par le Saigon. Val est secrétaire trilingue dans une boite de maquettiste et Fred est commercial. Je profite des douches avant de faire une razzia sur le buffet. Ne jamais laisser passer une occase de se baffrer gratuitement; cela me semble être une devise d'aventurier que j'ai lu quelque part. Je fais un tour dans l'immensité de l'aéroport de Hong Kong, je magasine un petit peu, une montre comme lors de mon réveillon du millénaire à Londres, un cahier et un stylo dont je me servirais pour rédiger mes impressions en live. De retour au Plaza je m'enfile quelques bières. J'embarque finalement sur Vietnam Airlines, l'avion est 4 à 6 fois plus petit mais je reste d'humeur heureuse et rien ne peut me déplaire. Tu vois Maman, même dans une épave volante, je me régale! Épave n'est pas vraiment le bon mot: les hôtesses en tenue traditionnelle sont vraiment excitantes. D'ailleurs l'une d'elles vient de me donner une serviette pas plus grande qu'un mouchoir de poche. C'est chaud et humide comme un gant qui sort du bain et qui a été essoré. On voit la différence entre une grande compagnie mondiale (Cathay pacific) et une nationale en voie de développement (Vietnam airlines): les moyens ne sont pas les même. En tous cas vaut mieux pas que l'avion ait un problème car les consignes n'ont été données qu'en vietnamien et le matériel présenté semble vétuste voir obsolète. Ça y est je suis sur la dernière ligne de départ. Si l'avion décolle et ne s'écrase pas j'arrive à Hanoï dans à peu près une heure (tout est relatif). L'avion entame son décollage sur un air de jazz, c'est du saxo des années 50/60. C'est a ce moment que la fatigue et toute l'excitation me rattrape sous la forme d'un énorme coup de barre. C'est grâce au repas et au remplissage des papier d'entré sur le territoire que je retrouve un peu de pep's. C'est bizarre mais lors du vol de la « Cathay » les hôtesses étaient des employées effectuant une tache pour laquelle elles étaient payées. Dans l'avion pour Hanoï, je développe un sentiment de compagnonnerie, de camaraderie et je suis mal à l'aise lorsqu'elles me servent. Alors que l'avion amorce la descente et que l'on se situe entre mer de nuage et ciel, je suis envahis par un sentiment de béatitude, d'accomplissement de soi. Pourtant je n'ai encore rien fait, ce n'est que le début. Une fois passé les nuages, ma première vision du Vietnam est très vide; des champs et des exploitations agricoles à perte de vue. Le sol assombri par les nuages semble divisé en une infinité de pièces de puzzle aux couleurs ternes. Ce doit être des rizières. Voilà les premiers villages. Du ciel je ne voie qu'une route goudronnée. Le reste n'est que chemin de terre jusqu'à l'intérieur des villages. Je vois des étendus de terres ocre, qu'est ce? Un fleuve. Il a plus le panache d'une couleuvre que celui d'un dragon! Mon camarade l'avion me glisse de brusques mots à l'oreille et me caresse vigoureusement de ses tremblements et de ses secousses pour m'indiquer que nous attaquons l'atterrissage. Je débarque enfin, CA Y EST!!!! Les formalités douanières sont vite expédiées. Je me retrouve entouré de petits bonshommes jaunes qui me parlent tous en même temps dans un vietnamien magnifique. Oups, c'était de l'anglais à la senteur Hanoïenne. L'équipe de gentil rabatteur/racketteur m’agresse agréablement pour me trouver un taxi. Ils tiennent à leur commission et au pourboire que je ne leur donnerai pas. Je me cherche une contenance, j'arrive à esquiver la glu des rabatteurs en m'enfuyant dans les toilettes ou à l'abri d'une cuvette je sors de mon pantalon ma sacoche ventrale ou sont cachés tous mes trésors : Carte bleue, billet retour, traveller's check, passeport, argent liquide... Je ressors des WC en ayant transvasé dans ma poche quelques dollars, de quoi payé le taxi et me débrouillé pour ce soir. Seul, on se sent très seul face aux taxis men. Une fois qu'on a compris qu'ils parlaient anglais, leurs propos deviennent de suite plus accessibles. J'allume la première cigarette sur le sol vietnamien et bois une Tiger attablé devant le guide du routard dans l'aéroport. Un jeune viet vient me taper la tchatche. Il connaît les meilleurs hôtels de la ville, les meilleurs taxis et les meilleurs restaurants... Il faut que je donne l'impression de n'être pas un touriste pour ne pas me faire arnaquer. Il faut que je sois sur de moi et que je donne l'impression de savoir ce que je fais. Je ne sais absolument pas ce que je fais ni ou je vais. Je trouve le nom d'un hôtel dans le guide et je lui montre. Il connaît, bien sur, comme c'est entonnant!! Il me trouve un taxi pour 10 dollars. Direction Hanoï! La conduite est impressionnante. Que de coup de klaxon! Priorité au plus gros véhicule. Ça passe ou ça casse. On a déjà failli écraser deux jeunes en scooter et embrasser un bus. Les alentours de l'aéroport ressemble à une zone industrielle ou commerciale, chaque bâtiment espacé par un terrain vide. En fin une vu d'Hanoï derrière le fleuve. Les maisons avant de rentrer dans la ville étaient très typiques. Dans la ville elles paraissent plus coloniales. J'apprendrais plus tard qu'une loi sur l'urbanisme impose la largeur de tous les immeubles. Les appartements nous donnent tous l'impression de n'être que sur leurs longueurs déjà qu'ils n'ont pas l'air bien grand. Klaxons, Klaxons, Klaxons, lignes continues, je me demande comment ils font pour ne pas se tuer ou tuer les autres. Ici lorsque le jeune est en age de passer le permis, je suis sur que le grand parti communiste du Vietnam le lui offre afin de collectiviser au maximum les moyens de conduite. Le gouvernement a simplement du oublier de rédiger un code de la route. Nous arrivons finalement au milieu des feux d'artifices, des cris devant un hôtel qui n'est pas celui demandé. La rue, les rues, la ville, les gens sont en liesse. C'est le « Tet », le nouvel an vietnamien, la fin de l'année lunaire. Adieux vieille mère, bienvenue jeune mère. J'arrive le dernier soir du réveillon de trois jours. Le taxi essaye de me convaincre sans trop de mal que cet hôtel est équivalent a celui demandé. Le réceptionniste me fait visiter une chambre climatisée avec un grand lit, une baignoire, de l'eau chaude et des toilettes incluses pour la somme me paraissant modique de 10 $. Ça y est j'ai fait mon choix ou plutôt je me suis laisser porter par mon euphorie, je prends donc cette chambre dans cet hôtel qui s'appelle le « Sinh café ». J'exulte d'arriver à me débrouiller seul, comme un grand voyageur, comme un grand aventurier. C'est le COEUR, je me régale, les gens sont géniaux et trop gentils. Je suis parcouru d'un bonheur unique, de joie j'en ai les larmes aux yeux et je ne sais même pas pourquoi. Une fois mon petit sac à dos jeté dans la chambre je redescend à la réception et me fait offrir un thé. Moi qui n'en suis pas grand amateur, sur le moment je le trouve presque meilleur que le thé arabe. Je le qualifie même de meilleur thé du monde. J'apprendrais le lendemain que c'est du Lipton avec du citron et beaucoup de sucre. Juste après j'enchaîne mes expériences gastronomiques avec un café. Mon nouvel meilleur ami : le réceptionniste me le garantit trop fort pour moi. Que nenni, il s'avère doux avec un léger goût de chocolat. Je prends finalement mon courage à deux mains et me jette dans une ballade au milieu des gamins hurleurs. En pleine nuit noire les festivités sont à leurs combles, feu d'artifices, pétards.... Ce sont les premiers pas du nouveau né, je titube ne sachant pas ou aller et n'ayant pas encore trouver le rythme pour marcher au même flot que les passant. Je chemine au ralenti soutenu par mon excitation affrontant l'épuisement des trajets. Je tourne en rond en gardant pour épicentre mon hôtel. Les rues me paraissent petites encombrées par les étaux de fruits de viandes et de phô. Sur un étal j'achète deux pommes et une grappe de raisin pour 50 000 Dongs sans marchander. Explosé de fatigue je rentre me coucher de ce pas il me semble être 18h30. C'est épuisant de voyager. Je me réveille à minuit en pleine forme, putain de décalage horaire! Toujours ce sentiment d'allégresse au cœur. Je lutte pour me rendormir bercer par les hurlements de festivités, les coups de sifflets, les explosions des pétards et des feux d'artifices. Tout à l'heure quand je me lèverais ce sera ma première journée au Vietnam, je vais tout faire pour me régaler.

Plus de bruit mis à part la clim et un klaxon ou deux. Que se passe t'il? Il est 7h20. La douche sous laquelle je me jette me rappelle Cuba. Ici le problème n'est pas l'eau chaude mais d'avoir de la pression. Je descends à la réception boire un thé et j'enchaîne derrière sur une bière « Hanoï ». Mon meilleur ami de service me rend service en me changeant cent euros pour un million huit cent mille Dong. Malgré nos liens d'amitiés fraternel il refuse mon billet de cent car un minuscule coin est manquant. J'apprendrais qu'ici la valeur de l'argent occidental prend en compte l'état des billets. Il me propose aussi de me vendre un billet d'avion lorsque je lui demande comment et ou en acheter un pour Saigon ce soir. En quittant l'hôtel mon pote du jour m'a fait régler « l'expensive » prix de 11 $ pour la nuit, 2 bières et un café. Il a aussi conseillé de visiter la ville à pied puis de rentrer en taxi une fois que je serais perdu. Je lui laisse mon sac et mon passeport que je reviendrais chercher en même temps que mon billet d'avion. Je suis assis sur un banc (c'est con comme phrase si elle s'arrête là), en face d'un lac à Hanoï. Pour arriver jusqu'à ce banc il m'a fallut traverser une rue puis une ruelle puis une autre rue. Tout ça pour dire que ces quelques traversées en dehors des passages cloutés inexistants m'ont énormément appris sur le risque de traverser une autoroute à pied. Mais maintenant je peux le faire les yeux fermés et a cloche pied. Je marche, je me promène, je traîne au long des odeurs, des couleurs des gens. Mes papilles gustatives salivent lorsque je passe devant une bonne femme qui vends de la bouffe. Au long de ma promenade j'ai le déplaisir de croiser pas mal de touriste. Je passe même devant un Sofitel ou un car charge des hollandais. Le bruit ambiant de la rue n'est pas agressif et pour l'heure je ne me suis pas encore confronté à la mendicité que j'appréhende. Par contre les hommes qui passent à mobylette, eux m'interpellent comme si j'étais une grande blonde d'1mètre 80 mais heureusement ce n'est que pour me proposer de m'emmener. J'aimerais pouvoir décrire au pixel près ce que je vois; mais c'est ce que je ressent qui va au delà de toute pixellisation. J'essaie d'être ouvert à tout mais c'est dur. Il faut rester ferme face aux gens qui me suivent sur 50 mètres pour changer un euro. Après une heure ou deux de marche, ce banc a l'air attirant comme un aimant. Je fais l'erreur de m'asseoir. La cible est automatiquement repérée par tous les colporteurs, par tous les marchands... Je rêve d'avoir tatouer sur le front les écriteaux en cuivre qu'on trouve dans les anciennes copropriétés : INTERDIT aux quêteurs, colporteur etc... Celui ci m'aborde en anglais pour me vendre des livres en anglais « of course ». Son argument de vente est : « c'est pas cher!! ». Ce qui est magnifique c'est malgré mes refus, il partira en souriant et en me disant au revoir. Le ciel bien que dégagé est assombri par un semblant de pollution. Lorsque je demande du thé on me fait comprendre que j'aurais de la soupe. Entre le ciel et la soupe il s'est passé un pantalon « Pierre Cardin ». On ne peut que se demander ce que cette phrase veut dire : tout simplement qu'entre le moment ou j'écrivais la première et la deuxième j'ai oublié de noter dans mon carnet de route que je me suis acheter un pantalon. Ça été une expérience assez déconcertante. Les vendeurs essayaient de me convaincre que la coupe était normale et que la taille et le prix correspondait. Je me suis bien sur laissé emporter par le délicieux bagou de mes escroqueurs. Mais revenons au thé à la soupe. En passant devant une délicieuse mémé, je me lance à prendre le risque de retenter une seconde fois l'expérience improbable de boire et surtout d'apprécier du thé. Dans la rue, à même le sol je m'assoie pour commander à la mamie un thé qu'elle me semble faire bouillir dans une marmite. Il s'avère donc que c'est de la soupe. Aventurier jusqu'au bout de mes baskets Nike je me lance. Attablé à une planche supportée par des cagettes je suis assis sur les traditionnels tabourets pour nain en plastiques fluorescents. La marmite posé sur deux quairons est alimentée non pas au gaz mais par quelques braises qu'un ventilo lui alimenté par une rallonge électrique entretien. La soupe m'est enfin servie. Ou plutôt le bouillon m'est enfin servi. Si je pouvais définir ce que je viens de manger vous pèteriez un plomb surtout pour ceux qui savent à quel point je suis difficile et capricieux. De fines tranches de viandes (du moins ça y ressemble), des sortes de vermicelles blanchâtres, les mouches (pas dedans autours), du gazon (des herbes), des brindilles blanches. Tout ça dans un liquide dont la seule définition pourrait être vaseux. Je n'ose même pas évoquer la chose qui ressemble à un mini ver de terre (mais en France comme pour les moucherons en camping ma mère me dirait que c'est plein de protéines). Les baguettes et les cuillères sont entreposées dans un pot, j'en sort deux et une et mange. Au final c'est très bon! Là ou je suis dégoutté c'est quand deux vieux viennent s'asseoir à mes cotés et essuient leurs baguettes et cuillères avant de manger. Je n'y avais pas pensé. Ici on fait sa vaisselle avant d e manger, pas après. Le service est à revoir. Je suis sur que c'est pour ça que « chez mémé » n'est pas dans le guide du routard. Ça magnifique met appelé « phô » mais prononcé « feu »ne m'a coûté que la modique somme de 10 000 Dongs sans doute le prix touristique vu que la mamie ne parlait pas anglais. Je souris en voyant les femmes conduisant les vélos leurs hommes à l'arrière qui pousse avec leur pieds au démarrage. Au fur et à mesure des mes errances je suis interloqué par les logos des marques de fringues, le @ est ici plus à la mode que le Nike ou le coq sportif sur les gilets et les bonnets. De rue en rue, de bières en café je m'interroge sur la nécessité de servir le kawa dans une tasse elle même servit dans un bol. Remarque culturelle : la cagole c'est international. Ici aussi des magasins leurs sont réservés. Bon d'accord ce n'est pas « Pimkie » ou « Jennifer » mais quand même... Un jeune du café précédent ma accompagné jusqu'à internet. (C’est gentil et gratuit) Les cantonniers ne balaient que d'une seule main. (Faut dire vu la taille de leur balai...) It's fun because, les repose pieds sur les mobylettes ne servent qu'aux femmes, elles y posent leurs talons. Je suis maintenant dans le taxi qui me mène à l'aéroport. Je n'affronte que 10 000 risques de mort avant d'y arriver. Elles ont un putain de sourire et un putain de cul. Quand elles sourient leur visage s'illumine. Quand elles bougent du cul ma queue se relève. Dans le fumoir je tape la discute avec un très agréable et très gentil mec en costume. Il m'explique la vie à Ho Chi Minh city, il me donne aussi sa carte et me propose de l'appeler une fois sur place (on verra). Il me dit aussi qu'on écrit Ho Chi Minh mais que ça se prononce Saigon. En attendant dans la salle d'embarquement je déguste une bière Halida et mange un bol de noodle. Soudain je me réveille, je me suis assoupi au dessus de ma soupe et c'est le dernier appel pour mon vol qui me fait sursauter. En levant la tête l'horloge indique 20h06 et mon avion décolle soit disant à 20h10. Une fois à bord, c'est bondé de monde. Une fois décollé, sur l'écran principal, ce n'est pas un film mais la retransmission de la vue depuis la caméra placé à l'avant du cockpit ainsi on pourra voir comment on va mourir en s'écrasant ou en heurtant un dragon volant. Nous commençons à survoler Saigon. Vu de nuit et d'ici c'est une immense araignée fluorescente. C'est impressionnant, la ville semble ne pas avoir de fin, des lumières jusqu'à l'horizon. A la sortie de l'avion je suis de retour à la Havane; la chaleur est étouffante et je retrouve le plaisir de suer au contact de l'air. Pour 50 000 Dongs je me fais trimballer jusqu'à un hôtel en motorbike, je suis très fier de moi sur l'instant par le prix que j'ai obtenue et d'avoir oser me faire chaler à travers la ville. Le road trip est délectant vu la chaleur et le paysage (les filles) qui n’à rien avoir avec Hanoï. Je me fais déposer dans le quartier routard ou je trouve une grande chambre dans un hôtel indiqué par le routard dans le quartier routard. Une fois mon sac à dos jeter sur le lit, je pars à pied faire le tour de gringolandia. Au premier coup d'œil si je devais faire une comparaison entre les deux capitales ennemies, je dirais que H est honorable et S paraît dévergondée. L'air est électrique et le peu de gens non européens sont occidentalisés. Il faut que je m'éloigne dès demain de ce quartier bobo. Si dieu avait un nom ce serait « Saigon Beer Fresh », c'est jouissif sous ce climat de se désaltérer. Ma première impression de S restera quand même très contrasté, ça à l'air beaucoup plus festif et vivant la nuit (mais je suis sur que c'est le coté fictif donné par les touristes). Jusqu'ici je n'ai pas vu un seul truc de repas au sol alors qu'il était plus rare de trouver un resto à H qu'un bol de phô à manger par terre. J'ai l'impression qu'on se fait plus brancher par les vendeurs (mendiant dans le sens qu'ils n'arrêtent pas) qu'à H. C'est quand même fort de se dire: je me descends une bière à Saigon avec de la musique qui tue en arrière fond. J'admire les petits seins qui pointent assis en terrasse du « Allez boo ». Lors d'une pause boisson à H, le barman avait essayé de me convaincre du Metalica. Ici c'est Blues et Soul. L'électricité ambiante se matérialise sous mes yeux sous la forme d'une filade comme on dit au collège. Sauf qu'ici il n'y a pas de pions pour arrêter les collégiens qui se battent. Une fois l'homme à terre le vainqueur continue à lui écraser le tête sur le sol. Comme à l'école une foule fait un cercle au tour de la baston. Mon regard s'égare sur les gens qui passent. Un vieux blanc de 40 ans qui se promène avec un bloc de 18 ans. Le mafieux local qui vient relever les compteurs de ses vendeurs/mendiants. Une engueulade entre deux chicas, elles crient presque aussi fort que les nôtres au milieu de la rue. Lorsque je me rejette un œil vers la baston, le perdant s'est relevé, mais l'attroupement continu. IL a la tête en sang et est près de tomber. Il titube, court au milieu de la rue puis trop loin je le perds de vue. Il revient et monte dans un taxi. Ses collègues essuient le sang. Le taxi refuse de partir tant que son arcade pisse le sang. Toujours attablé et écrivant sur mon carnet de route, je sirote une énième bière lorsqu'un mec vient me brancher. Me voyant seul il m'invite à me joindre à sa table avec son pote. Paul est américain de Seattle et Ryan est canadien de Toronto. La discussion bien sur s'est faite en anglais. Nous éclusons quelques pintes de plus et je les écoute parler du pays. Nous traversons la rue pour rejoindre le bar d'en face ou sur une terrasse au milieu du trottoir nous éclusons de nombreuses autres bières. C'est le dernier soir de Ryan à S. Il a décidé de fêter ça et je n'y vois aucun inconvénient. Nous branchons des espagnols et ils nous rejoignent pour écluser. J'apprendrais plus tard qu'il est normal d'inviter les gens seuls à boire un verre ou à faire la fête. C'est la solidarité des routards entre guillemets. Du moins j'apprendrais aussi plus tard que c'est normal pour les citizen of the world sauf pour les français apparemment. Certainement un peu trop imbibé, je suis mes lascars jusqu'au « Sahara » pour jouer au billard en continuant à tiser. A peine accouder au comptoir les filles commencent à me déclarer leurs flammes, elles me crient par dessus la musique assourdissante « I love you ». L'une d'elle récupère ma carte d'embarquement dans la poche de ma chemise et y écrit « I love you ». A la fin de la nuit je suis le seul homme du bar à ne pas être parti avec une fille/pute. Je sors donc de ce lieu de débauche et à un mètre de là un vietnamien accroupi sur le trottoir m'invite à boire un café traditionnel. Nous discutons un peu, il veut savoir pourquoi je ne ramène pas de fille. En fait c'est le grand frère de ces filles. Il me propose aussi de monter à l'hôtel avec lui. Le café est très fort et très bon mais le filtre en métal laisse passé beaucoup de grains. Je finis par rentrer seul vers 6h30.

Je me réveille avec une barre en acier entre mon front et mon cerveau. Première cuite au Vietnam et elle ne m'a pas coûté plus de 100 000 Dongs. Les 3 paquets et demies de clopes dans la journée n'ont rien fait pour aider à prévenir le mal au crâne. Je tente d'invalider la gueule de bois avec deux aspirines. Je pais la chambre 235 000 Dongs sans rechigner vu le mal à la tête qui me poursuit. Mais je sors mon sac à dos de ma chambre et cherche un autre hôtel. Celui mitoyen s'appelle « Hoang Linh » il fera l'affaire. Ça y est je commence en lançant ma première expédition. Objectif, partir à la recherche de je ne sais pas quoi et le trouver ou tout simplement flâner le nez en l'air sans prêter attention à ma destination. Voler des clichés, des instantanées de vie. Je pars donc et commence en longeant une rivière asséchée, je ne vous raconte pas l'odeur du miasme marécageux. Je ne vous le raconte pas tout simplement parce que je ne connais pas d'adjectif assez fort et que sinon, ça ferait trop marseillais. Des jeunes hommes torses nus travaillent sous le cagnard à couper de longues tiges de cannes à sucres ou de bambou, je ne fais pas encore clairement la différence. Leurs corps brillent de transpiration, pas un pet de graisse et des muscles taillés au couteau. Sur le trottoir je traverse le pont par dessus la pseudo rivière enfumé par le bruit des klaxons et assourdit par les gaz d'échappement. Il fait vraiment chaud et pas un brin d'air. Je m'enfonce dans de petites ruelles les yeux explosés par le spectacle de la vie et de la misère. Les immeubles de bétons sont de moins en moins haut et la peinture de moins en mois présente plus je m'avance dans mon expédition. On peut sentir qu'on est dans les quartiers pauvres. Un je ne sais quoi dans l'attitude des gens ou plutôt un je sais quoi. Je suis de retour à la maison. Marseille me revoilà, les racailles, les yeux qui brillent, les coups d'œil suspicieux. « Mais qui c'est celui là, qu'est ce qu'il fout là? T'es pas chez toi! Oh gringo rentre dépenser tes dollars chez les ploutocrates! » Vu l'état des trottoirs que j'apprendrais à adorer plus tard, il vaut mieux marcher au milieu de la route. Le walkman sur les oreilles je dois vraiment avoir la dégaine d'un américain à Noailles. A même le sol, de grandes et larges plaques de bois noir sur lesquelles on fait cuire la viande à la chaleur du soleil. Je pense, je ne sais pas pourquoi que je ne mangerais pas ici. Sur ma droite, un élevage de coq. J'apprendrais plus tard que le mec leurs peignait les pattes pour les faire combattre. On me dira aussi que certaines fois des lames de rasoirs leurs sont attachées pour accentuer le sang lors des combats. Je me sens tellement à ma place ici que je décide d'étancher ma soif. Sur ma gauche je vois une baraque de type brésilien, le typique bidonville surmonté d'une pancarte Coca cola. Je traverse les débris de trottoir et passe le petit chemin de terre. Ça à l'air d'être un café. Je m'assois sur une sorte de tabouret. Je commande la boisson universelle, surtout celle qui dans toutes les langues est comprise dans le monde entier, d'Éthiopie jusqu'au Bhoutan : le Coca. Les gens sont très accueillants mais le peu de communication est très difficile. Apparemment c'est le vieux style de café ou l'on vous tient compagnie pendant que vous consommez. J'en suis excessivement surpris, croyant qu'ils avaient disparus. J'avais lu leur existence dans le guide du routard de mes grands parents, il y a plus de15 ans. Mais ils n'étaient plus indiqués sur celui qui m'accompagne comme une bible sacrée. La serveuse me demande mon nom et le prononce « Sulé ». Elle trouve mon stylo « number one », c'est rigolo, c'est vrai qu'il brille (mon stylo). 6 femmes jouent à un jeu. Les cartes font la taille de mon pouce voir plus petites. Soudain choc! Nous tentons toujours de communiquer et je commence à comprendre qu'elle est en train d'essayer de se vendre. C'est une charmante jeune fille de 17 ans. Les mots, l'accent, le doute reste possible. Je peux avoir mal compris. Maintenant ils me demandent si je suis gay parce que je refuse de coucher avec elle. Bon ben aucun doute j'ai bien compris. C'est vraiment un autre monde. Je me cherche une contenance en allumant une clope et commandant un autre coca. Eux changent de sujet comme on le fait lors d'un apéro avec une bande de collègue. Voyant ma cicatrice au poignet (causé par un accident de baie vitrée lors de mon adolescence), ils me demandent si j'ai voulu me pendre. Puis retour à un sujet plus lucratif sans doute mais en tout cas leur préféré.. Les signes qu'elle me fait sont très évocateurs : l'index de chaque main se rapprochant plusieurs fois. Une Harley Davidson passe. C'est en les voyant mettre dans une sorte de sac postal de la glace pour la briser à coup de marteau que je commence à me poser des questions sur la propreté des morceaux de glaces dans mon verre. Je me rends compte qu'avec la chaleur, le coca est traître. Trop doux il n'assouvit pas la soif. Pas mal de mouches (mais c'est normal vu la « propreté »ambiante). Le deuxième choc arrive lorsque la serveuse essaie de me refiler sa petite sœur. Et lorsque je refuse, ils me demandent si je suis impuissant parce que je refuse de niquer une gamine de treize ans. Là je n'en peux plus, je me dresse d'un bond, jette 40 000 Dongs sur la tablettes et part en ne me retournant pas sous leurs cris moqueurs. Encore sous le choc de leurs propositions et surtout du naturel de celle ci, je marche vite à travers le quartier désolé par la misère. La chaleur est étouffante. En marchant je me fais brancher par un gars à moto qui insiste pour me chaler. Mourant d'envie de sortir vite de ce lieu, j'accepte et lui montre la carte de mon nouvel hôtel pour qu'il m'y conduise. Il m'expliquera plus tard qu'il s'est inquiété pour moi me voyant seul perdu dans le quartier des drogués shooté à la colle. Eh bé, heureusement que je n'y suis pas passé en pleine nuit, avec le cul que j'ai... Mon nouvel ami baragouine l'anglais, il s'appelle Hué et a une fille de mon age qui fait des études. Une fois passé par le bonheur d'utiliser de vraie toilette, il m'emmène dans un resto ou au troisième étage surplombant la ville je mange les yeux fixés sur la grandeur de la ville. Il faudrait peut être leur dire que le Pepsi ce n'est pas sensé être bleue fluo. 30 000 Dongs les nouilles sautées, c'est cher. Mais, manger en plein air, avec cette ambiance, cette vue et cette magie, ça vaut largement le coup. J'essaie les trois et que ce soit baguettes, cuillères ou fourchette la bouffe est tellement glissante qu'il ne reste rien au moment ou je porte l'instrument à ma bouche. NB : ne jamais essayer la force avec les baguettes. Ce sont elles qui gagnent toujours dans ce cas là car on s'en met partout. Hué me traduit baguette en vietnamien, ça donne quelque chose comme « dûa ». Après cette légère dégustation, je me fais ramener jusqu'à l'hôtel ou je décide de lutter contre la chaleur par une douche suivit d'une sieste. C'était une très mauvaise idée, mouillé et sous cette chaleur je ressors de mon repos abrutisseur encore plus moite et pégueux. Il est temps de me faire raser! Ça fait trois jours que je suis parti de France et à l'époque je ne m'étais pas occupé de mes poils depuis une bonne semaine. Le réception man m'indique un « barber shop » ou plutôt une direction. J'acquiesce et fait semblant d'avoir compris. Je pars donc à pied et bien sur une fois sur l'avenue principale, ne trouve pas le Graal promis. Je fume clopes sur clopes pour compenser les gaz d'échappement des mobylettes. Je finis par me décider et fait signe à un mec sur un scooter. Nous entamons la négociation et je suis étonnement surpris par l'acceptation immédiate des 5 000 Dongs. En moins de 5 minutes nous y sommes. Ce n'est absolument pas kitch. Les murs eux même brillent ou reflètent de lumière. Les sièges sont douillets et peint de fluorescence. Les raseuses/barbières sont 8 et bonnes à se damner. Je ne me rappelle plus le prix, mais ça ne m'a pas semblé excessif pour la France. Ma sublime raseuse m'a proposé plusieurs fois d'aller visiter l'arrière boutique et je cachais mon désarroi sous de grands éclats de rire. D'autres se sont proposées pour me satisfaire ensuite. Malgré ces propositions, le rasage a été ultra professionnel et j'en suis sorti lisse comme un bébé et ravi. On m'expliqua plus tard que les prix des moto-taxi était si bas car ils recevaient une commission des salons en général pour leurs avoir amener un client. De retour à mon QG le « Allez Bo », je mange des nouilles et me réhydrate à grand renfort de « Saigon Beer ». Je ressasse en boucle l'après midi et bloque sur la pédophilie. Quand on en entend parler à la TV ou dans les journaux, on se dit de nombreuse chose sur ce qu'on ferait aux pervers qui viennent ici pour abuser de la misère du monde. Mais ici après coup, je ne sais quoi penser, ces gens n’avaient pas l'air mauvais. Ils ne me semblaient pas vils. Ils ne faisaient qu'essayer de survivre au malheur que leur impose leur classe, leur caste, le système. Mais changeons de sujet et passons à la partie intéressante de la soirée, la bringue. Un jeune est en train d'écrire à la table d'à coté dans un style de journal intime. Je m'invite à ses cotés et nous nous présentons. Kris est très sympa, il est anglais et viens de finir ses études de chirurgien dentiste. Il fait un break de plusieurs mois autour de l'Asie du sud est, avant d'attaquer la vie active. Il me parle de son expérience du Vietnam, d'une somptueuse ville qu'il me conseille de visiter au centre du pays. Il encense le pays par rapport à la Thaïlande. Nous éclusons quelques bières tel les deux gentlemen anglais que nous sommes puis décidons de partir à l'aventure, à la recherche d'un autre endroit ou boire et manger. Nos recherches fort peu fructueuses nous portent finalement dans des petites truelles éclairé par beaucoup d'ombres et un ou deux lampadaires. Nous prenons plaisir à explorer ces ruelles la nuit. Comme les explorateurs que dis je les aventuriers que nous sommes nous prenons plaisir à vagabonder, à cheminer, à errer. Absolument inconscient que les vrais aventuriers avaient un objectif : l'argent et faisaient tout pour y arriver le plus vite possible. Ils ne flânaient pas au clair de lune pour le plaisir de traîner. Finalement nous arrivons dans une gargote, que dis: je un bar! Que dis je: un club! Situé en face de quatre cours de tennis. Nous nous asseyons et j'allume l'une de mes chère cigarette si peu chère ici. Mais le manager du lieue nous invite à déguerpir et fissa. Étonné par son accueil si froid Kris lui en fait expliquer la raison. En fait sans le savoir nous avons pénétré sur un terrain militaire et c'est le club de sport des officiers. Avec notre bagou de jeunes brigands nous arrivons à convaincre le maître d'hôtel de nous servir deux bières. Mais il y met une condition, dès que les nobles capitaines de police auront fini leurs entraînement il faudra déguerpir avant leur venu ici. Effectivement à peine nos canettes entamées et réglées nous nous retrouvons à courir poursuivis par les cris des officiers mécontents que nous ayons osé posé nos fesses sur leurs nobles chaises en plastiques. Un peu plus loin, mon nouveau buddy m'annonce qu'il est affamé. Nos canettes à la mains comme deux clochards des grandes villes ou comme deux étudiants en pharmacie me dit il, nous commençons à trouver un spot ou nous asseoir pour grignoter un petit quelque chose. Nous retournons donc à nos errances. De trottoirs en macadam, de gargotes en barbecue et toujours en pleine rue nous hésitons devant chaque potentiel festins jamais rassurés par l'hygiène, la propreté ou le contenu de ces hypothétiques festins. Notre dévolu se fixe enfin sur une vieille mémé qui porte à ébullition de l'eau sur un feu et s'en sert pour bouillir des œufs. Bof, je ne suis pas un grands amateurs de cette préparation mais mon estomac commençant à me textoter sa présence, je me laisse convaincre par Kris. Nous posons nos délicats arrières trains sur de traditionnels tabourets en plastique pour nain. Les œufs nous sont présentés et mon buddy, avec une cuillère commence à casser la coquille du sien. Là, horreur, damnation, une odeur de souffre nous entoure! Nous cherchons en tournant la tête quel est l'abruti qui nous a jeté une bombe puante dessus mais ne le trouvons pas. L'odeur infecte ne semble pas déranger la mamie qui nous a servi. Après réflexion nous nous rendons compte que ce doux fumet provient de l'œuf. Kris a écopé d'un qui a moisi. J'ouvre le mien et aussitôt nos sinus sont ré attaqués par une odeur digne d'un électeur du front national. Nous signalons bien sur ce fait répétitif à notre cuisinière qui croit que nos exclamations et nos gestes vifs sont des signes de contentement. Heureuse que nous apprécions ses talents gastronomiques, elle nous ressert. Pour ne pas l'offenser, nous retentons l'expérience..... Et, oh surprise, bis repetita! Ce coup ci mon brave compagnon anglais prend même le risque de goûter le contenu noirâtre de l'œuf. Moi révulsé, le cœur au bord des lèvres, je le prends en photo. J'apprendrais plus tard que l'on appelle cela des œufs couvés. Ici ils laissent incubés les œufs puis les font bouillir avant l'éclosion. De nombreux Vietnamiens, Thaïlandais, Cambodgiens, Bamars... encenseront ce mets à mes oreilles. Je ne me laisserais toute fois jamais tenter. On me dira même que c'est comme un bonbon. Il m'est souvent arrivé de manger toutes sortes de douceurs, mais jamais une qui sente la merde. Pour nous remettre, nous courrons vers le quartier touristique et soulageons nos estomacs avec une pizza et des pâtes. Le reste de la soirée est assez flou. En bref je bois, je bois et je bois. Je fume aussi beaucoup de cigarette pour que mes poumons ne soient pas jaloux de mon foie. Lorsque Kris va se coucher. Je passe à un nouvel ami à usage unique. Un hollandais qui est prof d'anglais au Vietnam. D'éclusions en éclusions, je le saoule lui aussi. Je fini ma nuit avec Eddi, un allemand. Très sympa nous enchaînons les pintes de bières jusqu'à 5h du mat en nous promettant de nous retrouver sur la même terrasse le lendemain.

La journée suivante passe vite, trop vite. Avec ma gueule de bois de toute façon, je ne me lève déjà pas vite, ça c'est sur. Je fais un peu de shopping en m'achetant une sacoche. Hier dans un magasin à coté le mec avait essayé de me la vendre pour 450 000, aujourd'hui je la touche à 60 000, comme quoi les prix ici sont ultras volatile. Je traîne ma gueule de bois toute la journée, donc les notes de mon carnet de route sont plutôt confuses, floues et excessivement dans le désordre. Le guide à moto de hier revient pour m'emmener visiter la ville mais je l'envoi chier. Je mes suis rendu compte qu'il m'avait extorqué le prix des pigeons japonais. Je me mets donc à la recherche d'un nouveau chauffeur. Et sous le cagnard, supportant ma tête qui se plait à cogner pour me rappeler sa présence, je jette mon dévolu sur le premier qui baragouine assez bien l'anglais. Tout d'abord je lui demande de me conduire chez un coiffeur. Après de nombreux mimes, beaucoup de gestes qui me semble clair et l'utilisation de tout le dialecte à ma disposition pour expliquer: coiffeur, couper les cheveux, cut the hair, barber, barber shop, il semble comprendre ce que je veux. Il démarre donc et nous voilà en route au milieu d'un embouteillage de scooter. Il me dépose finalement chez un coiffeur. Pas un salon de massage, un vrai coiffeur pour vietnamien (génial!). Dans un taudis en bois ouvert sur la rue. Je m'installe sur le siège en bois inconfortable comme une chaise de torture. Il me met de la poudre blanche sur toute là tête, sûrement du talc. L'intégralité de mes cheveux sont blancs. Il se sert de la poudre comme repaire pour couper, dès qu'il n'y en a plus il est à la bonne longueur de coupe. Bien que assez peu usité comme méthode, ma coupe au final n'est pas complètement ridicule. Je lui règle la somme de 15 000 Dongs. Le nouveau bikerman m'a l'air plus honnête que le précédent. Celui d'hier me convenait jusqu'à ce que mes potes expérimentés de la night me donne les différents tarifs. Jamais plus de 10 000 Dongs pour une course dans la ville et si le trajet est court jamais plus de 5 000. Mon vaillant chauffard me déposera ensuite dans le quartier chinois de « Cholon ». J'y visiterais un temple bouddhiste chinois. Très beau! Mais c'est surtout de traîner dans ces ruelles de terres, aux couleurs invraisemblables. Les odeurs de la villes sont très variés, sometime ça sent l'essence, le vomit, le moisi, la pisse au soleil, la fumée de voiture. Puis on passe dans une rue ou les odeurs sont tellement diverses que l'on est surpris par ce mélange. Les murs des bâtiments sont dans un état de délabrement tel qu'ils paraissent avoir subit un bombardement il y a peu. Puis soudain au milieu de cette déchetterie à la Calcutta on verra pousser une magnifique rose, un splendide immeuble mitoyen avec celui aux murs déchiquetés. Les hommes autours de bières m'invitent à me joindre à eux pour me reposer à l'ombre d'un parasol. Ils boivent de la bière en jouant aux dés. Je refuse en riant leur propositions et demande à mon bikerman de me rentrer. Un peu ça va, mais la misère à l'état brut en plein milieu d'une ville, ça fait un choc assez suffisant pour la journée. Je me fais ramener au « Allez Boo » ou je commande une bière. Un mec passe torse nu dans la rue avec plein de marques dans le dos et sur le torse comme des suçons géants. On m'expliquera plus tard que ces marques hallucinantes sont provoquées par des verres posés sur le corps qu'on fait chauffer. L'air ainsi dilaté aspire la peau à l'intérieur du verre. C'est une vielle médecine ancestrale pour soigner je ne sais toujours pas quoi. Je quitte le bar à la recherche d'un autre hôtel. Je longes la rue principale, remonte l'avenue centrale sur la droite et retourne sur ma droite. Puis je me perds. Au final je me fais brancher par un Vietnamien en costume. Il parle un anglais sans défaut teinté d'un sale accent yankee. Il m'interpelle dans la rue depuis son salon qui est ouvert en grand sur le trottoir. Il m'invite à le rejoindre pour déguster une bière. Ayant dit les mots magiques, je m'assieds avec lui pour partager ce breuvage. Ça première question est en quoi peut il m'être utile? Je le remercie mais lui explique juste ma recherche d'un hôtel pour demain. Il est Américain d'origine vietnamienne propriétaire de quelques biens immobiliers sur Saigon. Il se propose donc automatiquement de me louer une chambre dans l'immeuble ou nous sommes qui est un de ses « Room for rent ». Sa femme me fait visiter la chambre du dernier étages qui me semble ultra convenable même si la douche est sur le palier. J'adore les vieilles tapisseries qui étaient déjà kitch en 70. Je redescends annoncer à mon businessman que je prends sa chambre à partir de demain. Nous marchandons le prix quelques minutes et tombons d'accord pour 8$. Pour célébrer ça il m'offre une phô. Je retourne ensuite dans le quartier routard. Je rentre dans une agence de voyage et en moins de temps qu'il n'en faut pour le taper à la machine, je réserve et paie ma place pour aller visiter le delta du Mékong demain. Ça me coûte 7$ et j'ai rendez vous pour un départ à 8h15. Je n'ai pas intérêt à trop faire la bringue ce soir sinon je vais sans doute le regretter. L'ordre logique des choses se profile. Je retourne m'asseoir à la terrasse de mon antre à alcool préféré. Comme espéré, je sympathise avec Ian un écossais. Nous buvons donc jusqu'à 1h du matin. puis lorsque terrassé par l'alcool il décide d'aller se coucher, je lève l'ancre vers d'autre territoire. Je traverse la rue et m'installe sur la terrasse du « Saï Gon café ». J'y retrouve mon pote de la veille Eddi l'allemand. Il est attablé à l'une de ces tables en aluminium dont l'apparente fragilité ne donne pas confiance pour s'y accouder quand l'on est pas à jeun. Je le rejoins donc et il me présente son guide de la journée, un minot de 10 ans qui ne comprends pas grand chose à l'anglais mais à l'air vif. Le kid déguste un pseudo coca pendant que nous tchatchons comme les gainsbouriens que nous sommes. De clope en clope et de bières en bière, nos discussions sur la vie égrènent le temps. Alors que je finis une pinte et fais signe à la serveuse de nous resservir, je vois que le minot a fini sa bouteille de coca. Je lui en commande donc une autre. Et là, un grand blanc... Eddi et moi restons ébahis. Nous nous regardons certain d'avoir bien compris mais cherchant une dénégation dans le regard de l'autre. Il finit par ouvrir la bouche qu'il a déjà béante d'étonnement et me demande si j'ai bien compris là même chose que lui. Le gamin par signe nous a fait comprendre qu'il voulait bien que l'un d'entre nous aille l'enculer. Nous ignorons immédiatement le pitchounet et nous demandons quelle attitude prendre. Moi je suis d'avis de lui coller deux gifles pour qu'il dégage. Eddi est lui partisan d'ignorer tout simplement le gosse. Nous sommes vraiment mal, notre conversation n'a plus rien de gaie. Nous ne parlons plus que de ça, nous demandant comment nous en sortir pour que l'on ne nous accuse pas de quoique ce soit. Nous commençons donc à psychoter comme des malades. Nous ignorons clairement le môme qui ne trouve rien de mieux à faire que de me tirer par la manche et de recommencer ses gestes cette fois clairement à mon intention. Apparemment le peu d'attention que j'ai eu pour lui en lui offrant un coca l'a convaincu que je devais l'enculer. Là je n'en peu plus, je le repousse sans ménagement et apparemment il comprend et fuit. A 3h30 je rentre me coucher.

Le téléphone sonne à 7h du matin pour me réveiller. Je me lève relativement facilement comparé à la veille et à l'avant veille. Dans les toilettes je commence à me rendre compte que je ne vais vraiment pas bien. Impossible de caguer! Ce n'est pas la mort. J'ai mal au ventre. Je prends deux aspirines pour lutter contre la douleur et descends à l'agence « Kim travel ». J'y poireaute en attendant les différents membres de mon groupe pour la journée. Une fois que tout le monde est là, nous sommes une dizaine. Nous attendons ensuite le guide et le mini bus. Pendant tout ce temps je me meurs de mal au ventre et je fais la queue dans les toilettes de l'agence pour me soulager. A chaque fois que j'en sors sans réussir à chier, je reprends place derrière la porte pour y retourner. Enfin, nous partons. Dans le mini bus, je meurs de mal au ventre. Je transpire, je passe par de nombreuses couleurs comprises entre blanc, vert, jaune... Je tente de lire mais ma position est inconfortable. Je déboucle ma ceinture puis ouvre le premier bouton de mon jean. Après une heure de trajet, nous nous arrêtons pour faire le plein d'essence. Le guide nous invite à nous dégourdir les jambes et je m'auto invite aux toilettes. C'est une petite cabane en bois et au toit en plaque métallique, pour offrir l'option sauna. Le trou creuser à même le sol me semble être un semblant de chiottes et j'ai tellement envie que je me jette dessus. ET là, oh bonheur!! J'y arrive, c'est une libération, c'est mieux que de jouir. Je me vide de liquide. Une nouvelle problématique m'apparaîtra en un manque de papier flagrant.. Un tonneau remplie d'eau croupie avec une casserole qui flotte sur le dessus sert à se nettoyer et à tirer symboliquement la chasse. Je profite de cet espace encore une fois pour remercier le guide du routard d'avoir penser à mettre a la fin de chaque volume quelques pages pour noter ses pensée. Nous reprenons le trajet et arrivons sur un port posé le long du bras d'un fleuve. L'eau est grise, marron, trouble. Nous embarquons sur un bateau et attaquons la traversée. Sur ce bateau, nous sommes des animaux en cages; les autochtones sur les autres bateaux nous regardent alors que nous les prenons en photo. Ils s'amusent à nous voir les photographier en pleine activité commune et normale. Ils ne se rendent pas compte à quel point ils sont beaux et folkloriques pour nous. Dans le groupe, il y a pas mal de japonais. Le paysage est splendide, féerique. Je reste rêveur à le contempler. C'est très beau mais l'ambiance est trop touristique. Je pense que je ne ferais plus jamais ce genre d'excursion, je me débrouillerais tout seul. La chose qui me marque sur les japonais est leur manque de pilosité. Leurs jambes sont imberbes et ridiculement blanches sous ce soleil. On accoste une île au milieu du delta pour changer de bateau. Le nouveau est plus petit. Il nous permettra d'accéder aux petites îles plus facilement. Nous entamons maintenant la visite de Venise. Des petits canaux entourent les îlots. Nous débarquons finalement et passons d'îles en îles par des ponts pour rejoindre une usine que dis je un complexe! C'est donc une fabrique de sucre, de bonbon à base de noix de coco et de vin de riz. J'y bois un thé avec du miel récolté sur place. Un peu plus loin, dans des cages nous découvrons des dizaines de serpents. Cobra, anaconda, boa.... Le guide sort de sa cage une belle bête de plus d'un mètre. IL nous propose de le porter. Je suis ici fière d'annoncer que je suis le seul à avoir osé le faire. Ces peureux de japonais prennent mon appareil pour me prendre en photo. Sur mes épaules, la bestiasse ne bouge pas trop, mais à chacun de ses mouvements, je peux sentir la puissance de ses muscles. Pas vraiment rassuré, je le rends au guide. Nous embarquons sur de minuscules barques très instables pour traverser les canaux qui divisent l'une des 4 grandes îles du Mékong. Pris dans les embouteillages des touristes, nous avançons au ralenti. Ces barques sont propulsées par de jeunes femmes en habits traditionnels qui manient de grandes perches pour nous faire avancer. Je remarque que chaque bateau, du plus petit aux gros porte peint sur sa prou des yeux. On m'explique que c'est pour effrayer les crocodiles avec en plus une connotation religieuse. Je prends un moment avec le guide pour qu'il réponde à quelques de mes questions. _ Bouddha a vécu 800 000 vie. _ Le cercle de vie, ou le cercle de réincarnation, ou la roue. _ 1, 5, 2, 6 sont de bons numéros. _ 9, 4, 8, 3, 7 sont les mauvais numéros. _ Quand on construit, fabrique quoique ce soit au Vietnam, il faut toujours que l'on retrouve à l'intérieur de ce que l'on a battit les bons numéros. _ Les trois couleurs bénéfiques sont le rouge, jaune et le bleu. Nous nous rendons finalement dans un vrai temple bouddhiste. C'est génial parce que les moines ne veulent pas de notre argent. La pagode est magnifique. En sortant de ce lieu sacré, les deux japonais sont en train d'essayer d'attraper un fruit dans un arbre. Mais l'objet de leur désir est trop haut. Les dominants du haut de mon mètre quatre vingt huit je tente moi aussi de sauter pour attraper ce fruit. Mais il s'avère au dessus de mes possibilités. A ce moment là je remarque trois minots. Les orphelins recueillis par le temple sont en train de regarder ces stupides touristes a qui il ne vient même pas à l'idée d'escalader l'arbre pour atteindre leur but. Sans les avertir, ni leurs demander, j'en chope un par la taille et le jette en direction du fruit. Cela n'a du duré qu'une ou deux secondes mais le minot passe de la peur à l'extase aussi vite qu'il retombe dans mes bras. Aussitôt je suis assaillit par une dizaine de gamins qui veulent essayer. Ici dans ce temple ils n'ont pas vraiment l'habitude de jouer avec des adultes. C'est un moment merveilleux, Le sourire de ces enfants me comble d'allégresse. Je suis vraiment heureux de leur faire plaisir en leur faisant faire un truc inhabituel. Après ça nous rentrons en mini bus jusqu'à S. Emboucanage avec le réceptionniste qui m'interdit de rendre ma chambre d'hôtel. Il me dit que j'ai dépassé le check out qui a lieue à 13h au plus tard. Il est 19h. Au final après de très longues négociations et un ton qui monte largement au dessus de la normale marseillaise nous trouvons un accord. Je paie mes six heures dépassées au prix exorbitant de 1$ de l'heure. La fin de la journée et de la soirée est très rapide, je me rends dans la chambre de « Tuan Thâo », la « room for rent » que j'ai découvert hier. J'y bataille avec la clim pendant une sieste de 3 heures. Je vais vite boire et manger et me couche à l'heure scandaleuse de 23h.

J'entame cette nouvelle journée à 10h30. J'ai presque fait le tour du cadran, comme quoi quand le corps réclame on obéit. Je passe ensuite la matinée à essayer de changer mon billet de Cent euros, celui au coin déchiré. Toutes les banques le refusent ainsi que les agences de voyages qui font du change. Je commence un peu à baliser de ne pas pouvoir le changer. Je tente l'expérience du cyclo pouss qui s'avère horrible, trop lent et toute la poussière dan la tête. Je me fais raser dans un boui boui pour 10 000 Dongs. Au final j'arrive à changer mon billet contre 1, 9 millions de Dongs dans une bijouterie au 15A Lê Lôi street. Conseil pour tout le monde allez dans le quartier routard plutôt que dan le quartier français. Je ne sais pas pourquoi mais je suis heureux. Je ne pense jamais à rien, c'est vraiment agréable. Je pars me perdre dans les ruelles. Épuisé par la chaleur je prends quelques minutes pour fumer une clope sur un banc. Là un vieil homme sort de sa boutique pour me taper la discute. C'est un pépé de soixante dix ans. Il me raconte sa vie. C'est un ancien viet cong qui a combattu contre la Corée ou le Japon puis a été traducteur pour la CIA. Il a été condamné à cinq ans de prisons puis s'est échappé à travers le cambodge. Sur un pétrolier il a émigré aux USA ou il a été enseignant. Il me raconte que les tunnels creuser pendant la guerre ne sont pas ceux visité par les touristes car le gabarit des occidentaux ne passait pas. Il me parle en français et j'ai énormément de mal à lui répondre tellement j'ai pris le coup de parler shakespearien. Il me pose ensuite une question bizarre. « Combien d'argent avez vous sur vous pour votre voyage? ». La le peu d'instinct marseillais qu'il me reste se réveille. J'invente, je dis que je suis dan la merde et qu'il ne me reste que 200$ pour finir mon séjour. Et là à l'inverse de ce que j' m'étais imaginé, il se met à ma disposition. Il m'invite à dormir chez lui et me propose que son fils me fasse visité la ville sur son scoot pour que je fasse des économies. Lorsque j'ai la vulgarité de lui demandé combien ça me coûtera, il ne se vexe pas et me dit que je serais son invité. La seule contrainte sera qu'il devra me déclaré au poste de police pour ne pas être ennuyé par les condés locaux. Je refuse finalement son invitation le vague à l'âme. De retour dans ma chambre, je demande au proprio s’il connaît des salons de massages sérieux et pas cher. Il me dit qu'il s'occupe de tout. Il m'appelle une moto taxi, lui donne l'adresse, négocie le prix de l'aller retour et de l'attente sur place et lui dit d'expliquer au patron du salon que je viens de sa part. En route donc... Sur place je laisse mes fringues, mon pognon et mes effets personnels dans un petit coffre en bois dont on me donne la clé. Puis je asse au sauna avant de rentrer dan la chambre de massage. Les espaces de massages sont délimités par de fines cloisons de placo. Au plafond une barre en métal pour que les masseuse puissent se tenir pour masser avec leurs pieds et genoux. Vêtu d'une simple serviette je me fait masser tout le corps par une magnifique jeune fille. Elle s'attaque à tout mon corps, les pieds, les genoux, les jambes, l'aine, les bras, le dos, le torse, le visage, les cheveux, elle me fait craquer tous les os. Elle me masse avec les pieds, les genoux et les mains. C'est tout bonnement génial, même si j'ai énormément de mal à cacher mon érection. De retour dans le quartier animé près de mon QG, je déambule dans les rues en regardant les différents artistes peindre des Jocondes. Je passe la soirée jusqu'à 3h du mat avec un Irlandais, deux hollandais et six anglaises. On finit dans la chambre des hollandais pour fumer de l'herbe.

Je me réveille à une heure de l'après midi. J'achète un billet d'avion pour le lendemain à destination de Da Nang. Lors de mon petit déjeuner qui ressemble beaucoup à un repas, je me fais brancher par un mec en pouss pouss. Il me veut comme client pour me faire visiter la ville. Il me montre un cahier ou tous les touristes qu'il a trimballés se sont exprimés sur son professionnalisme et ses compétences de guide. Je craque et négocie 3 heures avec lui. Il me montrera pas mal de choses intéressantes de Saigon que je ne serais pas allé voir de moi même. La pagode de l'empereur du ciel : CHUA NGOC HOAN ainsi qu'un temple ou une centaine de vietnamiens son en train de faire brûler de l'encens pour prier. Je rentre ensuite faire une sieste avant d'attaquer ma last night in S. Comme à l'accoutumée, ma soirée commence sur la terrasse de mon QG avec une bière et des nouilles au poulet. Ce soir mon premier compagnon de beuverie est un Monsieur. Un vrai routard de l'ancien temps. La tenue à la Indiana Jones, le vieux feutre...etc. C'est un anglais de soixante sept ans. Notre conversation est très enrichissante. Son expérience paraît sans fin. Il a un avis sur tout et a fait pas mal de chose. Ses conseils sur le marchandage sont géniaux. Son opinion sur les gens que l'on rencontre en voyages, qu'ils soient autochtones ou touristes me fait beaucoup réfléchir sur mon sectarisme et mon élitisme. Il vit donc six mois d'été et printemps au royaume uni et le reste du temps il abandonne sa femme et sa famille pour fuir de pays en pays. Il profite au maximum de sa retraite. Je ne sais plus comment, mais sur le moment ses paroles me paraissent prophétiques et il me convint de me laisser tenter, de me laisser séduire par les filles de bar. Après cette rencontre hors du temps, je rentre dans ma « room for rent » ou je règle d'avance ma facture pour pouvoir partir en coup de vent demain. L'addition pour les trois nuits ne me coûte que 24$, ils ne me comptent même pas les quelques bières et coca que j'ai bu. Trop fort! Puis je retourne au « Allez Boo », j'y retrouve les jeunes de la veille et on commence à picoler. Alors qu'ils sont partis, une bagarre éclate entre les serveurs de mon QG et deux blacks. Malgré moi, mes mauvaises habitudes de gentil garçon se matérialisent sous la forme de mon intervention dans la baston. Je n'essais surtout pas de maîtriser l'un d'entre eux, ce serait prendre part au conflit, mais je me place entre deux protagonistes pour empêcher le serveur de tuer le black à coup de bambou. Une fois la baston finit, je sers de médiateur entre le manager du bar et les deux camerounais qui ne parlent pas bien anglais. Au moment ou je quitte le bar, Bertrand( l'un de deux blacks) qui est entraîneur de foot pour l'équipe de Saigon me donne sa carte en m'invitant à venir le voir dans son pays l'an prochain lorsqu'il aura fini son contrat. Tous les serveurs me remercient. Une serveuse me dit même qu'elle me reconnaîtra lors de ma prochaine visite. Et me remercie encore. Je bouge au Sahara ou je rencontre Thao(avec un point d'interrogation sur le o). Je lui paie un ou deux verre et lorsque je quitte le billard vers 1h30 pour rentrer, elle me convainc de la laisser me suivre. Nous faisons l'amour comme si s'était la dernière fois (c'est pas faux soit dit en passant). Nous nous endormons vers 4h30 épuisés.

Les femmes sont toujours moins belles au réveil. Lorsqu'elle me quitte elle ne me demande que mon adresse email et me donne la sienne. Presque la larme à l'œil, je quitte ma chambre, heureux de l'accueil que j'y ais reçu. Je file avec mon sac à dos au « Allez Boo » pour grignoter un morceau et déguster un efferalgan. Là bas je me fais brancher par Kan l'un des serveurs de hier soir qui me remercie encore pour hier soir. Il se propose ensuite de me conduire à l'aéroport sur son scooter pour me faire économiser une course de taxi. J'accepte volontiers séduit par sa prévenance. Le temps passe trop vite, les journées filent entre mes doigts comme de l'eau. Direction Da Nang puis Hoi An sur les conseils de plusieurs routards. J'embarque dans un ridiculement petit avion qui ne sert sans doute qu'aux vols domestiques. Je suis assis à coté d'une très séduisante vietnamienne mais aux traits trop typiques. C'est absofuckintly( comme le dirait Mr Big), depuis le ciel, la vue des alentours de Da Nang est magnifique; les mêmes couleurs qu'Oliver Stone. Le vert des rizières est magnifiquement indescriptible. A l'arrivée, lorsque je récupère mon sac, il est ouvert. Je m'inquiète un peu, le fouille pour voir si quelque chose a disparu ou a été rajouté mais ce n'est pas le cas. Je prends un taxi direct jusqu'à Hoi An. La route en travaux est dans un état lamentable. Des crevasses que nous contournons, des troues énormes en plein milieu, c'est hallucinant. J'arrive finalement à l'hôtel que m'a conseillé un des mes pote de beuverie. Pour 10$ la nuit je m'installe dans un cadre magnifique. L'hôtel est traversé par un petit ruisseau synthétique et je dois passer par un petit pont pour rejoindre ma chambre. L'architecture de nuit est impressionnante et se révélera sublime de jour. La ville, le village a été épargné par les bombardements lors de la guerre. Ce qui lui a permis de conserver une architecture fantastique. Les vieilles maisons, le vieux pont japonais, les rizières et une lumière qui se reflète dans une rivière embellie encore plus l'ensemble que mes yeux essaient de saisir. Maintenant je suis au « Bamboo » bar restaurant (reggae en arrière fond), décoration, cadre magnifique et le must c'est e menue en papier de soie. Quelques spécialités culinaires de la ville et de prix ridicules pour ce niveau de qualité (même au Vietnam). Je suis explosé mais cette ville a l'ai reposante. Ça ressemble à un petit village. Je pense que même les gens les plus réfractaires trouveraient ce lieu magnifique. La serveuse me fait un compliment mi figue mi raisin. Elle vint de me dire que je n'ai pas la dégaine d'un français mais celle d'un anglais. La bouffe est excellente, je déguste du « Cau Lao », une spécialité locale en disant à voix haute « Putain, ce que j'aime la Saigon beer ». Je ne sais pas si en rentrant je me sentirais aussi à l'aise, autant libéré. Je ne sais pas si c'est le pays ou le fait d'avoir l'impression de n'avoir quasiment pas de problème financier. Ici on ne ressent aucune contrainte. Le retour va être difficile! Ce qui est sur c'est que je ne reviendrais qu'avec plus de temps et plus d'argent pour pouvoir me faire encore plus plaisir. Je me lance dans une expérience innovante! Je tente une nouvelle bière : la « Larue » qui se révèle correcte. Les murs de la ville sont envahis par des lézards, des Geckos, des salamandres. Une fois couché je passe la soirée à regarder la chaîne américaine HBO.

Je suis réveillé par l'horrible nuisance sonore des anglais de l'hôtel en train de prendre leur petit déjeuner. Je me lève donc et super motivé, je pars à l'assaut des rues environnantes. Je me fais automatiquement accosté par plusieurs gars qui me gavent vite. Je les ignores superbement concentré sur la musique de mon walkman. Je me laisse finalement convaincre par le moins lourd, le plus sociable de m'accompagner comme guide pour la journée. Et là, oh surprise! En fait je n'avais rien compris à ce qu'il me proposait. En fait pour 50 000 Dongs il m'a loué une motorbike pour la journée. C'est une 110 cm3. Les vitesses se passent au pied sans embrayage. On peut donc démarrer en première comme en quatrième. Pour le repas de midi que je prends vers 14h, je ma laisse séduire par un charmant petit bar restaurant en face de la rivière, c'est magnifique. Derrière le comptoir je peux voir une Vodka locale pour la modique somme de 1Euro70 soit exactement 11 francs. Avant de passer la commande, je rêvasse au soleil. Je regarde passer les cyclo pouss dont la position assise est beaucoup plus basse ici qu'à S. La vie a l'air tellement paisible ici. Sans doute car c'est un paradis pour les touristes. Sur les Zippos qui ont sont soit disant de véritables reliques volés sur les cadavres des soldats yankees sur les champs de bataille je trouve des devises telles que : _ Live by chance _ Love by choice _ Kill by profession Sans rentrer dans une critique immédiate de la stupidité de ces abrutis d'américains, je me demande quelle serait la mienne à l'heure actuelle. _ Profiter de chaque moment au maximum _ Prendre le plus possible de chaque personne que l'on rencontre _ Donner tout ce que l'on peut apporter aux autres Ou plutôt lorsque je suis bourré : _ Boire _ Manger _ Baiser Au choix... Je commande un Cau Lao. Il s'avère correct mais infiniment moins bon que celui de hier soir. Sauf une fois manger qu'il reste au fond du bol un jus qui est excellent. Derrière mois, la cuisine est accessible par tout le monde et le chef cuistot fait des démonstrations culinaires. Je lui demande de me montrer comment faire des rouleaux de printemps. Je me fais donc le mien mais ici la recette est uniquement végétarienne. C'est sympa mais ça ne vaut pas de la viande. Finalement avec la bonne sauce, ils sont excellents. Même pour 1 million d'euros je ne mangerais jamais ce qu'il y a dans mon assiette. Ils appellent ça une salade. C'est vrai qu'il y a quatre tranches de tomates mais le reste ressemble à de la merde d'oiseau. Ça me décide donc à abréger mon repas. Et eux croyant que je ne me suis pas rendu compte du temps qui passe et que je suis en retard me propose d'emballer la merde d'oiseau pour que je la mange plus tard. J'accepte, démarre et jette mon doggy bag dès que je suis hors de vue. Je fais un tour en moto le long de la rivière et des rizières. Je croise des gens qui promènent leurs énormes buffles d'eau comme nous nos chiens. Une baraque en bambou posé sur l'eau m'attire comme un aimant. Je passe la passerelle et m'assieds dans le plus bel endroit du monde. Dans ce cadre fabuleux je suis ému par la beauté du site. En plus j'arrive lors du coucher du soleil, c'est éblouissant, j'en perd mon français. Je tente un beefsteak vietnamien. C'est de fines lamelles de viande frites puis trempées dans des sauces divines accompagné par de fraîches bières. Sur le petit livre d'or du resto, j'écris : Au coucher du soleil, sur la rivière, quand on est assis dans ce restaurant sublime, on est éblouie par l'image qui restera au fond de notre coeur pour l'éternité. C'est bizarre car plus je passe de temps au Vietnam et moins je pense à moi en tant qu'entité. Je me sens esprit vagabondeur et non pas corps physique. Alors que je souhaite régler ce que je dois, je tombe sur les trois femmes jouant aux cartes. L'accueil ayant été des plus convivial je leur demande de m'apprendre les règles et joue avec elle pendant une heure et demi. Je gagne même de l'argent qu'au final j'oublierais volontairement. Pour ne rien gâcher, l'une d'elle en plus d'avoir mon age et d'être très belle semble s'intéresser à moi. Je crois que je viens de passer l'heure et demie la plus géniale de mon voyage. Impossible de redémarrer la moto. Je donne le numéro que m'a laissé le loueur à mes joueuses de cartes qui l'appelle pour moi. Une demi heure plus tard il est là et répare ce qui ne va pas. Le service après vente est de qualité. Je rentre jusqu'au centre ville ou je me laisse tenter par les magasins qui se proposent de faire des vêtements sur mesure en moins de 12 heures. Je commande deux costumes et deux chemises et me fait même faire des chaussures. La femme serpent avec qui je marchande s'avère dure en négociation. Mais au final le prix est ridicule comparait à ce que cela m'aurait coûté en France. La soirée se déroulera en deux parties. Premièrement je jouerais au billard jusqu'à la fermeture légale du bar avec une australienne, une anglaise et une allemande. Dans ces zones exemptes de mafia pour payer les bakchichs aux autorités locales, il est impossible de maintenir un bar ouvert après minuit. A la sortie du billard je me retrouve donc face au rabatteur qui me proposent de me chaler jusqu'à un bar clandestin. Avec Ecki, un allemand nous nous laissons tenter. Nous montons donc tout les deux à l'arrière d'une moto et nus faisons chaler à travers champs ou plutôt à travers rizière jusqu’à une gargotte perdue dans la nuit noire à 5 kms de la ville en pleine campagne. Les murs sont en placo métallique et le bar à l'intérieur est une table sur laquelle sont posés en vrac des bouteilles. Ce lieu très spécial s'appelle le « Fulll moon ». L’ambiance est celle des bars que l'on peut voir dans « El Mariachi ». Nous sympathisons avec Sharon une Islandaise. Puis nous attaquons un jeu qui s'appelle « Rhum Coca » qui s'avèrera pas du tout stratégique au réveil bien que délicieux sur le moment.

Au matin, le mal au crâne, le regard vide et le cœur au bord des lèvres je me traine jusqu'au loueur de scooter, lui emprunte un et file au restau de la veille pour déjeuner les mêmes filets de bœuf qui s'avèrent meilleurs hier. Mais le cadre en plein jour, en fin de matinée avec cette luminosité s'avère magnifique. On ressent d'autres sensations, émerveillement, quiétude... De retour à l'hôtel, la femme serpent avec qui j'ai négocié pendant au moins une heure la veille m'emmène les fringues taillés sur mesure, elles tombent pile poil. Je saute dans un taxi pour Danang et cinq minutes après le départ ordonne au chauffeur ahuri de faire demi tour. Un abruti d'allemand avait posé un sac identique au mien dans le hall de l'hôtel et bien sur attentif comme je le suis, je n'ai pas pris le mien. Ça y est tout est bon. A la vitesse de « Snatch », je remonte dans le taxi, roule en descend, m'enregistre, embarque, décolle, vole, atterris. Et là me revoilà, une grosse semaine plus tard. Hanoï, à nous deux! Cette fois ci je suis expérimenté, tu ne m'auras pas, tu ne m'arnaqueras pas. Je suis près, je suis expérimenté! Dans un taxi pour l'hôtel ou j'avais séjourné en arrivant la première fois. Celui ci s'avère complet. Et là je me fait sans aucun doute roulé par le taxi qu me jettent pour une somme exorbitante dans un autre hôtel. Pour manger, je me décide pour revenir à de la bouffe française. Je suis les conseil de mon guide du routard préféré et me retrouve dans un restau sympa à l'accueil fantastique. Le patron français n'est pas là mais lorsque je raconte mes malheurs au manager, celui ci me donne l'adresse de sa mère. Elle tient une petite guest house pas chère et très familiale. Elle y loue des chambres aux travailleurs asiatiques étrangers. Je rentre dormir dans mon hôtel trop high tech à mon goût.

Je règle ma chambre dès mon réveil et traverse les rues mal imbriquées pour rejoindre ma nouvelle demeure qui d'ailleurs le restera jusqu'à la fin de mon voyage. L'accueil est incompréhensible vu le niveau d'anglais, mais je sens que je vais être à ma place ici. Il n'y a pas de touriste et juste des philippins, des indiens etc... Je décide de m'ouvrir les veines et de manger de la vraie bouffe. En taxi je me rends au « Beaulieu », le restaurant le plus cossu de Hanoi. Couvert « Guy Degrenne », trois serveurs pour moi tout seul. Je commande du foie gras et un médaillon de bœuf argentin en plat de résistance. 7 $ le verre de vin blanc, il a intérêt a être bon. Il l'est(château Rotschild). Je dois reconnaître que dans un restau de ce type, le goût et la saveur des aliments, des plats, des mets est nettement supérieure à la majorité de ce que j'ai goutté en France mis à part les boulettes de ma mémé. Pour le dessert se sera un nom pompeux à base de framboise de Dalat. Le service est irréprochable. Les framboises sont excellentes, le crème et le reste ne me séduisent pas. C'est trop fort avec le café j'ai le choix entre sucre blanc, brun ou sucrette. « Que demande le peuple? », sans doute de pouvoir manger tout simplement. Je passe mon après midi dans le marché de « Dong xuan » J'y marchande longtemps pour six cravates et deux ceinture pour un prix final de 175 000 dongs. De retour à la guest house j'y rencontre un philippin qui enseigne l'anglais dans une école privée. Il gagne 600 $ par mois plus le logement, la nourriture, et les transports en commun offert. Je me lance pour la nuit à l'attaque des bouges Hanoïens. Je passe la soirée dans un karaoké pseudo familial le « son-long ». Autant des biznessmen locaux accompagnés par leurs collaborateurs lèches culs que des familles patriarcales bourgeoise qui chantent a grand renfort de whiskys de luxe. Les trois serveuses sont automatiquement folles de moi et me forcent à chanter Titanic avec elle. Je bois en tapant la tchatche avec un chanteur vietnamien apparemment très célèbre.

Le jour suivant je décide de continuer mes découvertes culinaires et me lance à l'abordage du « café des arts ». Julien Clerc en ambiance, un décor impeccable et des photos de grands jazzmen au mur. Le prix est deux foins inférieurs au « Beaulieu ». Les serveuses sont belles à se damner, pas une beauté de magazine, elles expriment la vie, la joie, le bonheur. Si je les comparais à de la nourriture, ce serait du fois gras. Pour le vin faudra revoir ça. Il est bouchonné, mais ils me le changent vite alors rien à redire. La viande servie copieusement n'est quand même pas aussi goûteuse qu'au « Beaulieu ». La crêpe au chocolat est agrémentée de fines lamelles de noix de coco. Le service n'est pas comparable avec la celui de la veille mais reste d'excellente qualité. Une des serveuses me donne par écrit l'adresse de l'université et j'emprunte un taxi pour m'y rendre. J'y rentre sans difficultés aucune. Au départ mon souhait est juste de rencontrer les étudiants de français pour qu'il me raconte leurs vies. De direction en rencontre je fini par arriver dans le bureau des vices présidents de l'université qui m'offrent un café et me redirige vers le bâtiment des langues. Dans ce grand bâtiment, une longue barre sur trois étages je rencontre le chef de service qui est impressionné par le fait que je sois soit disant envoyé par les vice présidents. Mais il reste rétif à m'introduire auprès des étudiants. Ce sera une professeur qui interviendra dans le couloir et prendra la décision de m'inviter dans son cour. Je participe à deux classes différentes et donne mon avis sur ce que disent les étudiants. Je leurs fait aussi faire des mini sketchs dans lequel je joue le touriste dans plusieurs situations différentes. Le soir je vais manger au »Nam Phuong » 19 Phan Chu Trinh, un luxueux restaurant traditionnel. Le cadre est très agréable mais le bœuf à la noix de coco laisse à désirer.

Le lendemain matin je m'occupe de confirmer mon billet d'avion retour. Je remange au café des arts. De retour à l'université, cette fois on me propose de m'occuper seul d'un cour. Les professeurs restent bien sur pour regarder et m'assister. A la fin du cour des élèves proposent en réponse à ma demande de me faire visiter le vieux centre historique. Je passe le début de soirée à déambuler dans les rues à la recherche d'une borne de retrait. Je fais ainsi la connaissance de deux italiens et d'une croate. Nous allons manger au Say me pub ou nous avons droit à la salle privée. Le repas bien qu'épicé est excellent et nous buvons du bon vin comme il se doit. Mes nouveaux amis m'entraînent ensuite au « Jazz club » ou l'ambiance enfumé et la musique de très grande qualité nous séduit.

Réveil à 8 heures, j'attends les élèves qui arrivent au grand complet. On part dans Hanoï. Parmi eux les six filles sont excitées comme des puces. Ils me font visiter les diverses rues à métier, les pagodes, le lac de l'épée restitué, le pont du soleil levant. Je les invite ensuite à boire un café des croissants. L'une des fille me fait un cadeau : des étrennes, 22 000 dongs pour mes 22 ans et me souhaiter bonheur et santé. Ils ont des centaines de question et j'essaie tant bien que mal d'y répondre. Quand nous nous séparons deux d'entre eux m'accompagne en bus à l'université et m'invite à manger un gâteau à base de farine de riz et de porc. Les enseignants me réinvitent à participer à deux cours. Je quitte finalement l'université sous la pluie. Une élève « Van » me suit en scooter et me demande où je vais. Elle me propose de l'accompagner. Elle me châle donc et me voyant trempé, elle profite de faire le plein pour m'acheter un K-way. Elle finit par m'inviter chez elle ou je lui fait pratiquer pendant deux heures le Français. Je ne m'en rappelais pas mais c'est elle que j'avais rencontrée lors de mon arrivé à l'université et elle m'avait donné à ce moment là son numéro de téléphone. Sous la pluie torrentielle elle me raccompagne finalement à mon taxi. Je l'invite à se joindre à moi et mes trois nouveaux amis pour dîner ce soir. Le soir je rejoins donc les italiens à leur hôtel qui semble très sympa dans le genre bag packer. Nous nous décidons pour un restau chic vietnamiens et somme rejoins par ma petite étudiante. A la sortie de table nous décidons de nous finir au Jazz club et Van rentre chez elle car elle doit se coucher tôt pour aller prier le lendemain matin avec une amie.

Le lendemain je rejoins Van chez elle et elle me fait visiter un de principal lieu historique de la capitale mais c'est fermé. On va donc boire un café. Je la remmène chez elle. Pour ma dernière soirée je rejoins mes acolytes dans un fast food avant d'aller en boite à l'apocalypse now. Nous perdons Linus qui s'en va avec une fille. Puis mes deux dernier compère m'emmène dans une ancienne usine Citroën retaper en boite de nuit.

D'avoir trop jouer à la vodka avec mon compagnon italien je me lève avec une jolie gueule de bois. Dans cinq heures je quitte le Vietnam, un sentiment étrange s'installe en moi. Je n'arrive pas à penser au retour ni à la vie que je vais devoir reprendre. Ça me semble si loin... Même si je ne l'exprime pas comme tout le monde, je suis dégoûté de partir. Ca aura été deux semaines sublimes. Allez Zou maï!

Arrivé à Paris je prends un TGV pour Lyon. C'est étrange de voir à travers la baie vitrée du train un paysage français, ça a quelque chose d'irréel. Je me suis trop habitué au Vietnam.
Égypte: du désert Blanc à... la mer Rouge (2 et fin) English translation pending
by Krikri6792 · 2008-10-28 · 16 replies
La suite de notre voyage en Egypte. Après 4 jours dans le désert occidental (désert des baleines, désert noir, désert blanc et désert d'Akabat), une journée au Caire puis 6 jours au bord de la mer Rouge.

La première partie sur VF est ICI

Pour une version plus complète avec davantage de photos, allez directement ici :

sites.google.com/...buleuxvoyagesegypte/



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Une journée au Caire

J6 (26/09/08) : Le Caire puis vol vers la mer Rouge

Entre désert et mer, une petite journée de transition au Caire que nous voulons culturelle avant tout. Une visite au Musée Egyptien s'impose !

Le déplacement depuis l'hôtel Osiris se fait à pied au grand étonnement des taxis qui nous sollicitent sans cesse par leurs coups de klaxons. Les trottoirs sont plutôt déserts mais les rues toujours aussi dangereuses à traverser : par exemple aucun passage clouté en face du musée, il faut de toute façon courir pour traverser.

Nous arrivons parmi les tous premiers devant la grille du musée peu avant 8h30, bientôt rejoints par des groupes de touristes débarqués de nombreux cars.

9H, c'est l'ouverture et pendant que les groupes guidés piétinent au rez-de-chaussée, nous nous précipitons au premier étage pour avoir pour nous tout seuls les galeries de Toutankhamon.

Nous profitons de ce calme provisoire pour admirer longuement les trésors du pharaon ainsi que les animaux momifiés, les tombeaux royaux de Tanis, les bijoux de l'Egypte Ancienne, les salles consacrées à Yuya et Thuyu…

Au bout d'une heure et demi de visite, alors que la foule est maintenant compacte, que les voix criardes des guides résonnent dans toutes les salles et les couloirs, que la chaleur devient difficilement supportable (pas de climatisation), que nos jambes commencent à gonfler……nous quittons le musée à la recherche d'une activité plus "zen".

Pourquoi pas un petit tour sur le Nil en felouque ? Alors que nous approchons des quais, un premier rabatteur a tôt fait de nous repérer. Il nous propose un tour en bateau à moteur. Non, nous voulons du calme….pas de moteur! En voilà un deuxième qui comprend tout de suite notre demande et nous entraîne vers les felouques.

Nous voudrions faire directement affaire avec le capitaine de la felouque mais rien à faire…d'abord comment aurions-nous fait, puisque le capitaine dormait profondément sur son bateau ? Il a fallu que le gars monte à bord et aille le secouer….et pour cela il s'est octroyé une juteuse commission. Nous avons appris après coup que nous avions payé le double du prix habituel qui est de 50 livres + 10 de backchich. Dire que nous n'avons même pas eu le réflexe de marchander ! Grrr….

Tant pis, nous voilà embarqués pour une petite balade…. au gré du vent, pensions -nous. Mais c'était oublier que ce matin-là il n'y avait pas un souffle de vent sur le Caire. Notre felouque a commencé par être emportée par le courant puis après quelques ronds dans l'eau, a réussi à rejoindre in extrémis la berge au bout d'une heure non sans qu'Hervé prenne la barre pendant que notre capitaine donne quelques coups de pagaie. Mémorable croisière !

Pour nous remettre de cette expérience, rien de tel qu'un excellent repas ! L'hôtel Intercontinental est à deux pas de là et Asma nous avait recommandé son restaurant thaïlandais "Bird Cage" (déjà repéré la veille).

Le midi, le restaurant propose un menu-dégustation, servi sur un panier-plateau. Prix en rapport avec la qualité. Spécialités délicieusement parfumées ! Nous nous régalons !

Après ce très bon repas, nous reprenons le chemin de l'hôtel Osiris. Dans le quartier au pied de l'hôtel, il nous reste deux achats à faire : du karkadé (vite trouvé, les boutiques d'épices ne manquent pas !) et une boîte plastique (pour garder les dattes d'Helal).

Nous arpentons le quartier à la recherche d'un bazar …qui vendrait de la vaisselle ? Parmi les nombreuses boutiques rien de ce type…Nous revenons alors chez notre marchand d'épices qui au fond de son magasin finit par trouver notre bonheur et nous vend sa boîte avec plaisir. Ici il y a toujours une solution à tout !

De retour chez Josiane et Nabil, nous nous attardons avec bonheur sur la terrasse de l'hôtel, chaleureusement décorée. Cool !

Nous profitons pour observer la ville depuis le douzième étage. Panorama impressionnant !

Un zoom sur les toits où sont entassés gravats et autres ordures ! Stupéfiant !

Bon, c'est l'heure de notre taxi pour l'aéroport !

Vol Egyptair pour Marsa Alam dans un avion au trois quart vide !

Transfert à notre hôtel, l'Equinoxe (à 30kms de l'aéroport) que nous découvrirons vraiment le lendemain, il fait nuit à notre arrivée.

Vue sur les toits du Caire

El Nabaa

J7 (27/09/08) : El Nabaa

Tout d'abord, allons à la découverte de notre hôtel situé à 240 kms au sud d'Hurghada et à 30kms au nord de la petite ville de Marsa Alam. Nous avons choisi cet hôtel à cause de sa proximité avec le fameux tombant d'Elphinstone, connu des plongeurs.

Pour le moment, une centaine de chambres réparties dans 2 bâtiments d'un étage, entourés d'un beau jardin….mais le complexe est encore en cours de construction et d'autres bâtiments sont en train de sortir de terre.

Le restaurant

La plage

Tout autour, c'est le désert : l'hôtel le plus proche au nord se trouve à ½ heure de marche. Rien au sud avant 30 kms. L'hôtel est dédié à la plongée, au snorkeling, à la planche à voile et au kite. Si vous cherchez l'animation, fuyez….l'endroit n'est pas pour vous !

Nous, on est venu pour les plaisirs de la mer…alors, allons-y….plongée de réadaptation pour Hervé et premières impressions en palme-masque-tuba pour moi…tout juste devant la plage…sur le "house reef".

Quelques brasses plus tard, me voilà dans une eau à 29 °au milieu des poissons et parmi toutes les espèces, quelques-uns ont tout spécialement retenu mon attention : Baliste à queue jaune, poisson citron, poisson scorpion, bénitier.

Pendant que je nage en surface, Hervé me fait coucou et en profite pour attraper un tétrodon qui "gonfle" comme un ballon puis "dégonfle" à peine relâché.

N'osant pas aller jusqu'au bout du récif, je rate les 3 tortues qu'Hervé aura la chance de voir ! Dommage !

Cette première approche nous laisse une impression plutôt positive. Voyons ce que donnera la plongée sur les récifs au large !

Plage d'El Nabaa

Farniente et plongée

J8 (28/09/08) : El Nabaa (suite)

Hervé a prévu une sortie plongée en bateau et j'ai décidé de l'accompagner afin de voir à quoi ressemblent les fonds plus au large. Alors ce matin, 9h, nous embarquons sur le Wave Rider avec 9 autres plongeurs.

Certains, déjà connaisseurs, proposent d'aller sur le site de "Middle Garden "

Le temps est beaucoup moins calme qu'hier et le vent commence à se lever. Le bateau s'élance et, à peine sorti de la marina, se met à chevaucher les vagues (il n'est pas "Wave Rider" pour rien).

Je ne suis pas vraiment rassurée…et les creux se font de plus en plus profonds (4 à 5 m)….tant et si bien que, tout d'un coup, le bateau change de direction. Eh oui, les conditions sont trop mauvaises, le capitaine a décidé de changer de cap. Va pour "Umm Hal halla", un site plus proche et moins exposé, paraît-il.

Moins exposé….c'est à voir ! Le bateau s'arrête à l'abri mais le vent est toujours fort. Pour preuve : pendant que je regarde les plongeurs se mettre à l'eau, le vent arrache ma serviette de plage (pourtant coincée sous mon sac !) qui atterrit sur les flots et coule à pic aussitôt !

Quelques instants plus tard, c'est le matelas de la banquette du bateau qui passe par-dessus bord…. Mais atterrit heureusement sur le pont inférieur !

De quoi me dissuader d'aller me mettre à l'eau ! Je verrai si les conditions sont meilleures à la deuxième plongée.

Deux heures plus tard, deuxième plongée pour tous ! C'est décidé, cette fois, j'y vais. Dès que le dernier plongeur a sauté, je m'équipe, je descends l'échelle, je mets la tête sous l'eau….et je remonte aussi vite sous le regard étonné du matelot qui venait de me voir descendre. Non, franchement, la mer est trop agitée, je crains de ne rien voir et je renonce !

Les plongeurs sont moyennement satisfaits de leurs plongées. "Umm Hal halla" n'est pas à la hauteur du très beau site de Middle Garden qu'ils espéraient revoir.

Poisson crocodile

Plongée et farniente

J9 (29/09/08) : El Nabaa (suite)

Journée relâche pour Hervé aujourd'hui, c'est donc à deux que nous avons prévu d'explorer le "house reef". Mais il ne faut pas perdre de temps, avec le vent la mer commence déjà à se former !

En effet, la visibilité n'est pas top, le fond a été bien remué ! Cela ne nous arrête pas et nous poursuivons notre exploration bien plus loin qu'hier jusqu'à tomber nez à nez avec trois tortues qui ont l'air d'avoir élu domicile dans les herbiers à la limite du récif.

Hervé descend en apnée et réussit à mettre la tête de la tortue dans la boîte !

Jolie rencontre !

De retour sur la terre ferme, une petite balade s'improvise dans les environs. Objectif : l'hôtel voisin à ½ h de marche en longeant la côte !

Nous goûtons à l'eau de sa piscine, au confort de ses transats, faisons un petit tour sur la plage qui doit être bien agréable par temps calme. Aujourd'hui, le drapeau est rouge, la baignade dangereuse, nous nous contentons de sauter par-dessus les rouleaux au bord….puis préférons la discrétion de l'Equinoxe à l'ambiance "all inclusive" de ce complexe géant fréquenté par des Italiens.

Dans l'après-midi, alors que le vent a un peu molli (encore force 5 à 6 !), Hervé s'essaie à la planche à voile. Un centre de windsurfing, très bien équipé, partage la même plage ! S'étant jusqu'à présent toujours exercé sur des planches d'apprentissage, il ne fait pas le poids sur cette planche pro et passe plus de temps dans l'eau que sur la planche ! Il va falloir qu'il s'entraîne dur !

Poisson porc-épic

J10 (30/09/08)

J'ai décidé de ne pas retenter de sortie bateau et quand je vois le "Wave Rider" prendre la mer ce matin, je me dis que j'ai bien fait ! Montagnes russes assurées ! En revanche, le bateau prend la direction de Garden Middle….de quoi s'attendre à de beaux paysages sous-marins.

Moi, je préfère barboter sur le récif de l'hôtel….mais la visibilité n'est vraiment pas terrible !

En revanche, à Garden, Hervé plonge dans un joli canyon qui valent quelques beaux clichés !

Si les conditions météo s'améliorent, peut-être demain le tombant d'Elphinstone pourra être envisagé.

Raie pastenague

J11 (01/10/08) Dernière journée de plongée pour Hervé aujourd'hui, demain on prend l'avion ! Alors quand je vois ce matin, le bateau prendre la direction de "Garden ", je sais que ses espoirs d'explorer le rocher d'Elphinstone s'envolent!

Encore du vent, beaucoup de vent et sur la plage, déjà des rouleaux ! Pas la peine de mettre les palmes aujourd'hui. Je préfère carrément rester au bord de la piscine. Certes, pas de jolis poissons, mais pas de houle non plus et un cadre certes agréable.

On se croirait en Grèce …

Bon, à défaut d'Elphinstone, cette plongée à Garden North révèle quelques belles surprises !

Poisson empereur

Déjà la fin

J12 (02/09/08) : El Nabaa (fin) et retour au Caire

Dernière journée à El Nabaa en attendant de prendre notre vol ce soir pour le Caire !

Conditions météo identiques aux jours précédents ! Pas génial pour les plongeurs, mais idéal pour les véliplanchistes, enfin pas pour les amateurs (suivez mon regard !) mais pour les pros comme ceux-là !

Petite balade sur la côte à l'affût d'un héron !

Jusqu'au ponton, histoire de jeter un dernier coup d'œil à l'hôtel !

Les doigts de pieds en éventail, c'est pas mal aussi !

Vers 16H30, en plein "tea time", tout d'un coup le rythme s'accélère ! Il faut partir tout de suite ! Tout de suite ??? A peine si on nous laisse le temps de vider notre tasse de thé et avaler un gâteau sec, nous voilà "poussés" dans le minibus vers l'aéroport….avec finalement deux heures d'avance !

Alors que l'aéroport est bondé de touristes en vol charter pour l'Europe, nous sommes à peine une poignée à prendre ce vol intérieur Marsa Alam – Le Caire. Nos quatre mains suffisent à compter le nombre de passagers…..et nous avons l'embarras du choix pour nos places !

Une heure et quelques minutes plus tard, nous revoilà au Caire, 27° (contre 31° il y a dix jours !) Nouvelle nuit au Méridien Héliopolis, parfait !

Pour cette dernière soirée, autant s'offrir un bon repas et dans l'hôtel, il y a plusieurs restaurants. On s'installe dans l'un d'eux et on nous propose de choisir oralement parmi plusieurs propositions. Ca n'a pas l'air d'être du tout ce qui était affiché dans l'entrée.

On comprend rapidement qu'on nous a mis au même régime que le groupe de touristes français qui dînent à la table voisine…c.a. d au menu du jour ! Certes ce n'est pas transcendant, pour preuve, j'ai pris pour dessert une salade de fruits, on me sert une pomme coupée en morceaux dans un peu de jus (!!!) mais on s'est pas ruiné ! Heureusement !

J13 (03/10/08) : Le Caire – Paris

Si le dîner d'hier a été moyen, le petit déjeuner est en revanche excellent !

Mais pas le temps de s'attarder, la navette de l'hôtel nous amène à l'aéroport en début de matinée.

Heureusement que nous avons de l'avance, car dans l'aérogare, c'est le grand bazar ! Une seule file pour tous les vols pour l'Europe….des queues à n'en plus finir pour passer la douane ….attente interminable, de quoi faire craquer certains voyageurs pressés !

Finalement vol sans encombre jusqu'à Paris. Température extérieure 12° et des averses ! Brrr !

Mais, en arrivant à la maison, notre fille nous prépare le dîner….alors c'est encore un peu ….les vacances !

CONCLUSION

Tel que nous l'avions organisé, ce voyage nous a paru bien équilibré et ces deux destinations en une se complétaient parfaitement :

- Opposition entre la chaleur du désert occidental et l'atmosphère plus ventée de la Mer Rouge !

- Opposition entre un circuit plus "actif" dans la première partie et un séjour plus calme dans la seconde.

Nos impressions :

- Sur le désert :

Dans le désert occidental, ce sont les paysages du désert blanc qui sont incontestablement les plus fascinants ! On a adoré !

Un petit bémol pourtant : on a regretté d'y voir affleurer quantité de papiers (mouchoirs et/ou toilette) témoignant de sa sur - fréquentation. Vive les "pit toilets" des déserts américains !

Alors, on gardera tout de même un petit faible pour le désert noir et le désert des baleines, plus confidentiels !

- Sur les plongées :

Je laisse Hervé vous livrer ses commentaires

"La mer Rouge reste certes accessible, proche et toujours ensoleillée, mais au fil des ans l'appauvrissement des fonds est flagrant. Plus de gros du tout, espèces de moins en moins diversifiées, envasement progressif et pousse de végétaux sur le corail. Pour les "vieux plongeurs" la nostalgie des fonds magiques de la mer rouge d'il y a 30 ans est une réalité. Mais ne dramatisons pas, il y a encore de quoi faire des photos et respirer sous l'eau est, pour moi, ce qu'il y a de plus dépaysant sur terre".

Bons futurs séjours en Egypte !

Moeurs et coutumes égyptiennes? English translation pending
by Céjfm · 2008-10-28 · 34 replies
Je suis présentement en cour de recherche pour la possibilité de voyager en Égypte et je cherche des gens qui sont au courant des moeurs et coutumes qui sont présents en 2008 dans certain secteur de l'égypte que se soit dans la basse ou la haute si quelqu'un pourrait m'aider pour mieux comprendre avant de partir ce serait bien aimable🙂
Massacre de dauphins, après tout ce ne sont que des animaux! English translation pending
by Sifaka · 2008-10-28 · 26 replies
�DANEMARK :les feroe

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� CHAQUE ANNEE, CE MASSACRE BRUTAL ET SANGUINAIRE SE REPRODUIT DANS LES ILES FEROE, QUI APPARTIENNENT AU DANEMARK, UN PAYS SUPPOSE 'CIVILISE', MEMBRE DE L'UNION EUROPENNE. DE JEUNES HOMMES Y PARTICIPENT POUR DEMONTRER QU'ILS ONT ATTEINT L'AGE ADULTE (!!)..... �UNE BARBARIE CONTRE LE 'CALDERON', UN DAUPHIN QUI A LA PARTICULARITE DE S'APPROCHER DES GENS PAR CURIOSITE.�

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