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Bigoodi en Italie: Venise et les lacs - mai 2010 English translation pending
Une petite virée en Italie du nord en voiture. Nous sommes 4 adultes, j’ai réservé les hôtels à l’avance : sans surprise par rapport aux messages échangés (prix et prestations conformes aux sites internet).
Bons plans pour Venise 😉: - Pensez à réserver sur internet avant le départ votre carte vaporetto + musée : l’économie en vaut la peine : http://www.hellovenezia.com/jsp/fr/index/index.jsp - Parking : il y a un parking à 5 euros par jour à l’aéroport Marco Polo (le P4)…. Mais là aussi, il vaut mieux le réserver à l’avance car il n’est pas très grand : http://www.marcopolopark.it/...e/en-US/Default.aspx Ensuite, depuis l’aéroport il faut compter environ ½ heure de bus (ligne 5) jusqu’à piazza romale (prix compris dans le forfait de la carte vaporetto, car il s’agit d’un bus ACTV), puis depuis piazza romale, il vous reste le vaporetto jusqu’à votre hôtel (1/2 heure environ pour nous jusqu’au Lido).
Résumé du voyage :
Dimanche : Départ de Lyon par l’autoroute et le tunnel du Fréjus (35€ l’aller simple). Petite halte à sacra di san Michele. Attention, les jours fériés au moins, si vous allez trop loin pour vous garer, vous ne pourrez plus revenir par le même chemin (route en sens unique), et il faudra refaire un très grand tour pour revenir devant l’abaye. Puis 1ère étape à Sirmione, au bord du lac de garde. Il pleut mais c’est mignon. Nous avons réservé à l’hôtel Marconi :🙂🙂🙂🙂 Chambre quadruple avec vue sur le lac, 150€ ttc petits déjeuners inclus pour nous 4. http://www.hotelmarconi.net/default.asp Cet hôtel est top : très bien situé, calme, poste internet à disposition, le petit déjeuner avec vue sur le lac de garde est gargantuesque (notamment, il y a plein de gateaux de toutes sortes pour les gourmands) et l’accueil est tout simplement exceptionnel. Resto La nuova Botte bon et sympa sans plus, 80€ pour 4 avec une bonne petite bouteille de blanc.
Lundi : petite halte à Vérone. C’est un peu difficile de trouver une place de parking, mais une fois que c’est fait, la ville est vraiment très jolie, avec un coup de coeur tout particulier pour la piazza delle Erbe 😮 : à classer sans doute dans mon top 10 des places du monde avec celle de Sienne ou de Trujilo par exemple, mais dans un tout autre genre. Direction Venezia airport : nous nous garons au P4 sans problème et récupérons nos cartes de transports (au RDC à coté des renseignements). C’est parti pour une heure de bus et vaporetto jusqu’au Lido (pas de pb pour caser les valises ni dans l’un ni dans l’autre) L’hotel est à 2 pas de la station vaporetto du Lido, c’est charmant et là aussi, l’accueil est très agréable : Hotel Villa Laguna **** :🙂🙂🙂🙂 Chambre quadruple avec vue sur la lagune, 460€ ttc petits déjeuners inclus pour 3 nuits www.hotelvillalaguna.it Là aussi, les petits dej au bord de la lagune sur baie vitrée avec vue sur la place St Marc sont tip top, et nous avions une baignoire jacuzzi. Par contre, si vous cherchez le calme absolu il vaut mieux éviter : les vaporetto fonctionnent aussi la nuit et on les entend. Mais pour ma part, j’y reviendrais avec plaisir ! 1ère ballade à Venise l’après midi (l’hôtel est à 10 mn de San Marco en Vaporetto). A noter 🤪 : le café place San marco : 5 € le (bon) café + 5 € la musique ! (par personne, pas pour 4…).
Mardi : pas de bol avec le temps, il fait toujours gris et pluvieux. Nous retournons donc sur Venise : marché du Rialto pour commencer puis nous visitons le musée des vêtements (moyen), le superbe musée d’art moderne (à voir), la basilique St marc et le palais des Doges. Guggenheim est fermé le mardi, ce sera pour une autre fois mais le quartier Dorsoduro est moins touristique que San Marco et très plaisant (beaucoup de galeries et artisans). Dîner sur l’ile du Lido (il pleut toujours et nous n’avons pas le courage de repartir sur Venise) resto Parco del rose là aussi sympa avec un très bon accueil, mais pas extraordinaire au niveau gastronomique…(97 € pour 4, menu entrée plat dessert + vin). http://maps.venicexplorer.net/...t_categoria_howmany= Par contre, si vous y êtes un jour où il fait beau, la terrasse sur le jardin semble très agréable.
Mercredi : ce sera notre seul jour de vrai grand beau temps, nous en profitons pour faire un tour sur les iles de la lagune. http://www.campiello-venise.com/lagune.htm L’hotel nous propose gratuitement un bateau taxi jusqu’à la verrerie Vernier avec qui ils ont des accords : vavavoum !!!!!!!!!! C’est plus agréable et plus rapide que le vaporetto 😛😛😛😛! Nous avons droit à une courte démo de verre soufflé et verre sculpté. C’est sympa mais les prix le sont moins : nous n’achèterons rien mais la vendeuse nous laisse repartir avec le sourire quand même, et cela nous auras permis de voir de très très jolis objets de toutes sortes et de tous styles (vase, services, statuettes etc…). Nous poursuivons ensuite la visite de Murano puis partons pour Burano. C’est l’un de mes coups de cœur de ce voyage : les reflets, le linge qui pend, les façades colorées, le calme (comparativement à Venise) : tout m’a séduit ! Fin de journée à Torcello : c’est encore plus tranquille, limite campagnard, et pour ceux qui cherchent le calme, il ya une ou 2 petites auberges qui font bien envie aussi bien pour dormir que pour manger (ce n’était pas l’heure, nous n’avons pas testé !!!). Retour sur Venise par le cannaregio, un quartier populaire et bien sympa, puis dîner au très accueillant Osteria ae sconte : joli décor, mais là non plus, rien d’extraordinaire dans les assiettes (96€ pour 4). http://www.osteriaaesconte.it/
Jeudi : dernière matinée à Venise et dernier petit déj dans notre bel hotel… (snif). Un petit tour jusqu’à la plage (10 mn à pied de l’autre coté de l’ile, longue, mais très peu large) et retour à l’aéroport. Nous prenons le chemin du retour par la route de la riviera du Brenta (canal bordé de jolies villas entre Mira, Stra et padoue). http://www.camarcello.com/...venezia/riviera.html Un petit tour à Padoue (chouette), puis nous remontons direction le lac de come pour rejoindre Bellagio. C’est joli mais les routes sont étroites par endroit et le temps ne s’est guère amélioré. Nous logeons dans un appart sympa pas très loin du centre : Bellagio Appartements *** , 🙂🙂🙂Appartement « Dove nest » avec 2 chambres doubles, 2 salles de bain et cuisine. 160€ ttc pour 4 sans les petits déjeuners http://www.bellagioapartments.it/ Ah enfin ! L’une des bonnes surprises du voyage au niveau restauration : Silvio, il est recommandé par le Michelin et on comprend pourquoi, le service gagnerait à être un peu plus agréable mais le cadre est magnifique (style plutôt chic avec belle vue sur le lac) et les assiettes sont délicieuses pour un prix qui reste correct.🙂🙂🙂🙂(110€ pour 4 : plat + dessert+vin). www.bellagiosilvio.com
Vendredi : « tournée » des lacs aujourd’hui : on redescend sur Come (jolie ville, à voir aussi), puis on remonte Tremezzo, visitons la villa Carlotta et surtout ses splendides jardins en terrasse 8.5€ l’entrée (coup de bol, il fait beau a ce moment là !). http://www.villacarlotta.it/sito/index2.php Un petit crochet par la Suisse pour longer le lac de Lugano (la ville par contre, ne fait pas franchement envie à priori), puis nous voilà à baveno, pour la dernière nuit. B& BLocanda Nelia B&B *** Chambre quadruple avec petite vue sur le lac, 120€ TTC petits déjeuners inclus pour 4 http://www.locandanelia.com/UK/all.html La chambre est très jolie et le resto 🙂🙂🙂🙂 franchement délicieux (124€ pour 4 entrée+plat+dessert+ bon petit rouge local) http://www.ristorantepostabaveno.it/eng/index.html Par contre les petits dej gagneraient à être un peu plus copieux (pas de jus d’orange, mais quel scandale !!!).
Samedi : dernière journée, nous faisons une petite escale à Orta san giulio (très chouette), puis remontons tranquillement vers la France non sans avoir fait provision de parmesan, tomates séchées, huile d’olive et barbera (l’une des appellation du secteur pour le vin). Je pensais revenir par le col du petit st bernard, mais il n’ouvre qu’en juin, tunnel du mont blanc donc (à nouveau 35€) à si j’avais su, j’aurais pris un aller retour (ça revient moins cher). http://www.savoie-route.com/...etat_des_cols-7.html
Mes tops : l’accueil des italiens, Vérone, Venise et le lac de Côme Mes flops : le temps, et le prix de l'essence, encore plus cher qu'en France !
Quelques Infos utiles : La carte et les différents lieux visités : http://maps.google.fr/...259,5.806274&z=8
Budget : un peu plus de 500€ par personne (6 nuits)
Un site sympa pour les renseignements touristiques : http://www.e-venise.com/...vaporetto-venise.htm
et Pour rêver : http://www.360venezia.com/
Bons plans pour Venise 😉: - Pensez à réserver sur internet avant le départ votre carte vaporetto + musée : l’économie en vaut la peine : http://www.hellovenezia.com/jsp/fr/index/index.jsp - Parking : il y a un parking à 5 euros par jour à l’aéroport Marco Polo (le P4)…. Mais là aussi, il vaut mieux le réserver à l’avance car il n’est pas très grand : http://www.marcopolopark.it/...e/en-US/Default.aspx Ensuite, depuis l’aéroport il faut compter environ ½ heure de bus (ligne 5) jusqu’à piazza romale (prix compris dans le forfait de la carte vaporetto, car il s’agit d’un bus ACTV), puis depuis piazza romale, il vous reste le vaporetto jusqu’à votre hôtel (1/2 heure environ pour nous jusqu’au Lido).
Résumé du voyage :
Dimanche : Départ de Lyon par l’autoroute et le tunnel du Fréjus (35€ l’aller simple). Petite halte à sacra di san Michele. Attention, les jours fériés au moins, si vous allez trop loin pour vous garer, vous ne pourrez plus revenir par le même chemin (route en sens unique), et il faudra refaire un très grand tour pour revenir devant l’abaye. Puis 1ère étape à Sirmione, au bord du lac de garde. Il pleut mais c’est mignon. Nous avons réservé à l’hôtel Marconi :🙂🙂🙂🙂 Chambre quadruple avec vue sur le lac, 150€ ttc petits déjeuners inclus pour nous 4. http://www.hotelmarconi.net/default.asp Cet hôtel est top : très bien situé, calme, poste internet à disposition, le petit déjeuner avec vue sur le lac de garde est gargantuesque (notamment, il y a plein de gateaux de toutes sortes pour les gourmands) et l’accueil est tout simplement exceptionnel. Resto La nuova Botte bon et sympa sans plus, 80€ pour 4 avec une bonne petite bouteille de blanc.
Lundi : petite halte à Vérone. C’est un peu difficile de trouver une place de parking, mais une fois que c’est fait, la ville est vraiment très jolie, avec un coup de coeur tout particulier pour la piazza delle Erbe 😮 : à classer sans doute dans mon top 10 des places du monde avec celle de Sienne ou de Trujilo par exemple, mais dans un tout autre genre. Direction Venezia airport : nous nous garons au P4 sans problème et récupérons nos cartes de transports (au RDC à coté des renseignements). C’est parti pour une heure de bus et vaporetto jusqu’au Lido (pas de pb pour caser les valises ni dans l’un ni dans l’autre) L’hotel est à 2 pas de la station vaporetto du Lido, c’est charmant et là aussi, l’accueil est très agréable : Hotel Villa Laguna **** :🙂🙂🙂🙂 Chambre quadruple avec vue sur la lagune, 460€ ttc petits déjeuners inclus pour 3 nuits www.hotelvillalaguna.it Là aussi, les petits dej au bord de la lagune sur baie vitrée avec vue sur la place St Marc sont tip top, et nous avions une baignoire jacuzzi. Par contre, si vous cherchez le calme absolu il vaut mieux éviter : les vaporetto fonctionnent aussi la nuit et on les entend. Mais pour ma part, j’y reviendrais avec plaisir ! 1ère ballade à Venise l’après midi (l’hôtel est à 10 mn de San Marco en Vaporetto). A noter 🤪 : le café place San marco : 5 € le (bon) café + 5 € la musique ! (par personne, pas pour 4…).
Mardi : pas de bol avec le temps, il fait toujours gris et pluvieux. Nous retournons donc sur Venise : marché du Rialto pour commencer puis nous visitons le musée des vêtements (moyen), le superbe musée d’art moderne (à voir), la basilique St marc et le palais des Doges. Guggenheim est fermé le mardi, ce sera pour une autre fois mais le quartier Dorsoduro est moins touristique que San Marco et très plaisant (beaucoup de galeries et artisans). Dîner sur l’ile du Lido (il pleut toujours et nous n’avons pas le courage de repartir sur Venise) resto Parco del rose là aussi sympa avec un très bon accueil, mais pas extraordinaire au niveau gastronomique…(97 € pour 4, menu entrée plat dessert + vin). http://maps.venicexplorer.net/...t_categoria_howmany= Par contre, si vous y êtes un jour où il fait beau, la terrasse sur le jardin semble très agréable.
Mercredi : ce sera notre seul jour de vrai grand beau temps, nous en profitons pour faire un tour sur les iles de la lagune. http://www.campiello-venise.com/lagune.htm L’hotel nous propose gratuitement un bateau taxi jusqu’à la verrerie Vernier avec qui ils ont des accords : vavavoum !!!!!!!!!! C’est plus agréable et plus rapide que le vaporetto 😛😛😛😛! Nous avons droit à une courte démo de verre soufflé et verre sculpté. C’est sympa mais les prix le sont moins : nous n’achèterons rien mais la vendeuse nous laisse repartir avec le sourire quand même, et cela nous auras permis de voir de très très jolis objets de toutes sortes et de tous styles (vase, services, statuettes etc…). Nous poursuivons ensuite la visite de Murano puis partons pour Burano. C’est l’un de mes coups de cœur de ce voyage : les reflets, le linge qui pend, les façades colorées, le calme (comparativement à Venise) : tout m’a séduit ! Fin de journée à Torcello : c’est encore plus tranquille, limite campagnard, et pour ceux qui cherchent le calme, il ya une ou 2 petites auberges qui font bien envie aussi bien pour dormir que pour manger (ce n’était pas l’heure, nous n’avons pas testé !!!). Retour sur Venise par le cannaregio, un quartier populaire et bien sympa, puis dîner au très accueillant Osteria ae sconte : joli décor, mais là non plus, rien d’extraordinaire dans les assiettes (96€ pour 4). http://www.osteriaaesconte.it/
Jeudi : dernière matinée à Venise et dernier petit déj dans notre bel hotel… (snif). Un petit tour jusqu’à la plage (10 mn à pied de l’autre coté de l’ile, longue, mais très peu large) et retour à l’aéroport. Nous prenons le chemin du retour par la route de la riviera du Brenta (canal bordé de jolies villas entre Mira, Stra et padoue). http://www.camarcello.com/...venezia/riviera.html Un petit tour à Padoue (chouette), puis nous remontons direction le lac de come pour rejoindre Bellagio. C’est joli mais les routes sont étroites par endroit et le temps ne s’est guère amélioré. Nous logeons dans un appart sympa pas très loin du centre : Bellagio Appartements *** , 🙂🙂🙂Appartement « Dove nest » avec 2 chambres doubles, 2 salles de bain et cuisine. 160€ ttc pour 4 sans les petits déjeuners http://www.bellagioapartments.it/ Ah enfin ! L’une des bonnes surprises du voyage au niveau restauration : Silvio, il est recommandé par le Michelin et on comprend pourquoi, le service gagnerait à être un peu plus agréable mais le cadre est magnifique (style plutôt chic avec belle vue sur le lac) et les assiettes sont délicieuses pour un prix qui reste correct.🙂🙂🙂🙂(110€ pour 4 : plat + dessert+vin). www.bellagiosilvio.com
Vendredi : « tournée » des lacs aujourd’hui : on redescend sur Come (jolie ville, à voir aussi), puis on remonte Tremezzo, visitons la villa Carlotta et surtout ses splendides jardins en terrasse 8.5€ l’entrée (coup de bol, il fait beau a ce moment là !). http://www.villacarlotta.it/sito/index2.php Un petit crochet par la Suisse pour longer le lac de Lugano (la ville par contre, ne fait pas franchement envie à priori), puis nous voilà à baveno, pour la dernière nuit. B& BLocanda Nelia B&B *** Chambre quadruple avec petite vue sur le lac, 120€ TTC petits déjeuners inclus pour 4 http://www.locandanelia.com/UK/all.html La chambre est très jolie et le resto 🙂🙂🙂🙂 franchement délicieux (124€ pour 4 entrée+plat+dessert+ bon petit rouge local) http://www.ristorantepostabaveno.it/eng/index.html Par contre les petits dej gagneraient à être un peu plus copieux (pas de jus d’orange, mais quel scandale !!!).
Samedi : dernière journée, nous faisons une petite escale à Orta san giulio (très chouette), puis remontons tranquillement vers la France non sans avoir fait provision de parmesan, tomates séchées, huile d’olive et barbera (l’une des appellation du secteur pour le vin). Je pensais revenir par le col du petit st bernard, mais il n’ouvre qu’en juin, tunnel du mont blanc donc (à nouveau 35€) à si j’avais su, j’aurais pris un aller retour (ça revient moins cher). http://www.savoie-route.com/...etat_des_cols-7.html
Mes tops : l’accueil des italiens, Vérone, Venise et le lac de Côme Mes flops : le temps, et le prix de l'essence, encore plus cher qu'en France !
Quelques Infos utiles : La carte et les différents lieux visités : http://maps.google.fr/...259,5.806274&z=8
Budget : un peu plus de 500€ par personne (6 nuits)
Un site sympa pour les renseignements touristiques : http://www.e-venise.com/...vaporetto-venise.htm
et Pour rêver : http://www.360venezia.com/
Se rendre à Bangkok dans trois jours: danger? English translation pending
Bonjour a tous
Je suis actuellement a samui jusqu au 18 mai, date a laquelle je dois prendre l avion pour sejourner 4 jours a bangkok, a l hotel Grand Sumkhumvit - soi 7 je crois.🤪
Je m inquiete bien entendu de la situation sur place mais je souhaite - dans la mesure du possible naturellement - eviter d annuler les 4 nuits a bangkok qui sont deja reglees et non remboursables (je sais, consideration bassement financiere ...😊).
Pouvez vous me dire s il est possible de se rendre sur sukhumvit en taxi depuis l aeroport suvarnabhum ?
La zone est elle secure a ce jour ?😕
Merci a tous de vos reponses rapide ...🙂🙂
Je suis actuellement a samui jusqu au 18 mai, date a laquelle je dois prendre l avion pour sejourner 4 jours a bangkok, a l hotel Grand Sumkhumvit - soi 7 je crois.🤪
Je m inquiete bien entendu de la situation sur place mais je souhaite - dans la mesure du possible naturellement - eviter d annuler les 4 nuits a bangkok qui sont deja reglees et non remboursables (je sais, consideration bassement financiere ...😊).
Pouvez vous me dire s il est possible de se rendre sur sukhumvit en taxi depuis l aeroport suvarnabhum ?
La zone est elle secure a ce jour ?😕
Merci a tous de vos reponses rapide ...🙂🙂
San Francisco: quel quartier pour un hôtel? English translation pending
Bonjour,
je passe 2.5 jours à SFO et je me demande dans quel quartier je pourrais trouver un hotel?
j aurais une voiture de loc.
merci pour vos avis!
Retour de Khao Lak et Phuket (avril ) English translation pending
Khao lak
je viens juste de rentrer de thailande dernier avion avant l'interruption du trafic à cause du volcan !!
Début avril c’est plus la saison sèche mais c’est pas encore la saison des pluies En 15 jours nous avons eu 3 orages 1 le premier soir et 2 le deuxième jour sinon il a fait chaud mais c’était supportable.
A mon avis la ville n’a vraiment rien d’exceptionnel le vrai intérêt c’est la proximité des similans pour la plongée. Les plages sont belles mais pas de restaurant vraiment sympa en bord de plage comme à kho samui.
Un bon plan pour loger si jamais c'est le baan krating resort endroit super plage privée et pas cher un peu en dehors de khao lak mais endroit vraiment magique!
Une super excursion sympa c'est le lac (2h30 de voiture de khao lak = khao sok) artificiel avec un village flottant possibilité de dormir sur place vraiment super! C’est vraiment à faire
Pour la plongée les similans c’est Extraordinaire !!
Phuket
ah Phuket !!! phuket le meilleur voisine avec le pire.
Patong c’est vraiment spécial
Que de la débauche et pour la débauche bars, beuverie, massages (pas thérapeutique), magasin de souvenirs en veux tu en voila, boutiques de mode et vente de montres (pratiquement que du faux Rolex, D&G etc) pour soulager la bourse voire hôtel de passe à tous les étages si tu en as deux (bourses).
Clientèle en majorité sans aucune éducation et plutôt fruste , allemands bedonnant et anglais low class voire blonde russe nouveau riche rouge écrevisse à cause du soleil tous venus pour se défouler et pour dire j’y étais .Aussi quelques égarés qui heureusement donnent une meilleure image de l’Europe mais pas sûr que les thais aient beaucoup d’estime pour nous à la vue de tout ça ! Si cela ne te donne pas envie de vomir il reste le bar ou le restaurant….
Choucroute , burger & Mac donald à gogo ou whisky bas de gamme c’est au choix . Pire les thais commencent à manger comme les européens et avoir les mêmes vices. Après les allemands rondouillard on commence à voir des jeunes thaies grasses comme des sumos à force de boire des sodas et de manger de la M de chez M comme chez M (Donald ou un autre) vive la globalisation.. Même vu des racailles du 93 qui trouvent ça vraiment top !!.La mafia russe file aussi la parfaite entente avec la mafia locale
Enfin pour ceux qui trouveront sur place l'illusion du parfait amour avec une jolie crevette thaie qui parle trois mots d'anglais et qui te sortiras le grand jeux d'autant plus facilement que le porte monnaie est bien garni. Tu seras alors surpris de voir à quelle vitesse la demoiselle (ou celle du 3ième sexe) apprend l'anglais (voir paragraphe suivant) car toi apprendre le thai bon courage. C’est pas gagné d’avance Chaque syllabe = un mot et chaque mot peut avoir cinq sens différents suivant la prononciation « same same but différent ». Il te reste donc à deviner mais là c’est carrément le 6ième l’intuition Il te reste encore le mime mais c’est pas donné à tout le monde.
Dès ton retour tu seras bombardé de mails : chéri tu me manques déjà., mon frère a eu un terrible accident de voiture il est à l’hôpital mais je ne peux pas payer …j’en passe et des meilleures. Savoir quand même que dans tous les bars les mails sont dans la bible pas celle du buddha page de gauche en thai et page de droite en anglais nous vivons une époque moderne. Chaque bar a donc le sien et il existe autant de bars à Patong que de problèmes financiers insolubles sans le secours du farang samaritain.
Ne pas confondre the bitch non plus avec the Beach qui ne coûte que 100 bath pour pouvoir s’allonger c'est-à-dire rien comparé au 30'000 bath de pension que tu a promis de verser chaque mois à ta chérie pour lui éviter de retourner sur le trottoir . Enfin c’est pas le même service juste le parasol et la chaise longue si tu veux un massage il faudra payer un supplément mais au moins ici tout sera politiquement correct.
Saches quand même qu'avant d'avoir reçu ton premier mail chez toi en Europe ta belle créature file déjà le parfait amour avec le touriste suivant avec les mêmes arguments Moyennant trois ou quatre gogos , un belge, un allemand, un francais et un suisse ne soyons pas raciste la demoiselle vit alors très confortablement et fait même vivre tout son village en Isaan ou ailleurs.Ca arrange toute la famille et tout le monde fait semblant de croire que c'est parce que elle à un bon job en tout cas c’est sûr elle se tue pas à la tâche. Rassure toi si t’es tombé dans le panneau Buddha t’apporteras un meilleur Karma dans ta prochaine existence. .
Maintenant si t’es vraiment généreux ou vraiment naif voire les deux tu peux aussi acheter une maison, un commerce à ta dulcinée histoire le jour venu de couler une retraite paisible et assurer tes vieux jours avec ta belle. Là aussi saches que la loi thaie interdit la propriété du sol au farang. Ta dulcinée sera donc propriétaire à 51 % minimum . Seul hic à ton retour la belle vivra avec sa famille et son mari thai qui aura changé la serrure. Tu devras aller dormir à l’hôtel sans possibilité de recours .Tu peux aussi te faire brider les yeux et te faire liposucer (non c’est pas une spécialité du kama sutra thailandais) à bon compte dans une clinique mais le résultat là non plus n’est pas garanti Enfin pour que l’illusion soit parfaite il faudra encore apprendre parfaitement le thai Là c’est une autre paire de manche et même avec la méthode assimil c’est pas gagné d’avance (cf au dessus)
Savoir qu'il y en a plus d'un qui c'est fait avoir et pas forcément que des mecs qui n'ont qu'une bite à la place de la cervelle. La naiveté, l'exploitation humaine c'est ça Phuket Patong .
Einstein disait bien L univers et la connerie humaine sont sans limites quoi que pour l'univers (céleste) on est en asie, mince , j'ai des doute .En tout cas cela plane ras le sol l’essentiel c’est qu’on se marre et qu’on en aie pour son argent. Rassures toi il y en a pour tout le monde et tout le monde sera servi. On rase pas gratis pour autant.
Maintenant si tu fréquentes que le bar parce que tu n’es pas si naïf évites de trop boire et de te mettre à tripoter directement la demoiselle assise à côté de toi cela aussi peut coûter (très) cher ; car tu te trompes la demoiselle est étudiante en vacances chez sa grand-mère et lit la bible tous les jours simplement parce que elle s’intéresse à la culture européenne. Elle s'offusquera déposera plainte chez les ripoux de flics et tu paieras un dédommagement pour l'atteinte à son honneur et naturellement au flic qui t'as évité la prison et trouvé ainsi un arrangement Ah ces asiatiques il savent toujours sauver la face même avec les farangs !!
D’ailleurs pour les flics aussi il n'y a bien sûr aucun bar à putes à Patong. Il font d'ailleurs des contrôles très régulièrement si si je t’ assure .Seules les putes ne portent pas de soutien gorge (tu sais maintenant comment les repérer) Pour le vérifier quand la police débarque à l'improviste pour un contrôle les demoiselles en portent toutes un. Savoir que toutes les filles savent d'avance la date et l'heure des contrôles et l'enlève sitôt après...Si quelqu’un avait le même tuyau pour le tirage du loto moi ça m’arrangerait beaucoup je suis preneur
Moralité A Patong il faut absolument tout voir et tout éviter pour ne pas mourir idiot et dire j’y étais !!! Maintenant heureusement que c’était pas mon premier voyage en thailande car il y a franchement mieux. Certes l’île est paradisiaque et les plages sont belles mais à Phuket le touriste =une cash machine sur deux pattes Partout on veut te vendre quelque chose et tu te fais carrément aborder avec le sourire (commercial celui là) hello where do you come from ? je répondais from the moon... évites de dire from the beach (bitch) car la prononciation pourrait porter à confusion.
Par contre en dehors de Patong (kata, nai harm ou laem singh, kamala ) plein d endroits vraiment sympa et clientèle nettement meilleure . Seul bémol tout étant très largement plus cher qu'ailleurs en thailande. Ici c’est une autre thailande et un autre monde .
Les Plages
Savoir que les plages ne sont pas gardées !! Y a bien des miradors sur les plages mais j'ai jamais vu personne la seule différence avec la maison des esprits c’est que le mirador est plus haut plus grand et n’a pas coca cola avec une paille à l’intérieur donc impossible à confondre. Ca peut à la rigueur servir d'hôtel pour les fauchés mais pour te secourir en cas de pépin y a que le talisman ou la prière
Drapeau rouge = baignade interdite. Ce fut le cas à nai harn avec de très grosses vague et des courant important mais tout le monde se baigne quand même.
J’ai particulièrement aimé laem Shing, kamala et nai harn. Le vrai problème c’est le déplacement car il faut prendre un tuk tuk à chaque fois et là c'est l'arnaque assurée. Transport aussi cher qu’en Europe et impossible de négocier. . Le Phuket gazette a d’ailleurs écrit un article disant que cela commençait à poser problème. Seul hic Les thais de tout le pays accourent pour travailler et exploiter la vache à lait qu’est le touriste alors forcément les rues sont encombrées de tuk tuk à l’arrêt qui attendent le pigeon à longueur de journée et qui crie taxi taxi … Aussi Le tuk tuk man te file gratos (quelle générosité) son numéro de portable pour le retour et cela même si t’es à l’autre bout de l’île et que tu n’auras aucun problème à en trouver un pour revenir .
C’est vrai qu’a 20 euros la course c’est vraiment rentable et comme il n’y a pas de limitation dans le nombre de tuk tuk et qu’il y en a toujours plus il y a forcément plus d’offres que de demandes. Cela ne fait pas baisser les prix pour autant car les thais ont su très habilement résoudre le problème. Entente générale sur les prix. Le maire de Phuket ville a donc récemment réorganisé les transports avec l’aide du syndicat des tuk tuk pour limiter les abus et propose d’instaurer des meters Inutile de dire qu’ils seront aussitôt hors service, pas utilisé, ou trafiqué . Aucun transport en commun d’une plage à l’autre n’est prévu . Aussi rassure toi tout fonctionne exactement comme avant et à la satisfaction générale. Le maire a simplement du se faire cher payer pour ne pas trop réfléchir car les transports publics existent et fonctionnent mais c’est uniquement pour relier les plages à la ville de Phuket c’est donc pour le thai et comme le touriste se déplace de plage en plage soit il passe par la ville avec un monstre détour soit il paie un tuk tuk c’est aussi simple que cela
Seul moyen d'y échapper louer un scooter ou une voiture à tes risques et périls!! Si tu es malin achètes des pétards avant de monter histoire d’éloigner les mauvais esprits car il y a beaucoup de morts chaque semaine ce que confirme le nombre de maisons des esprits sur le bord des routes - Ah ces esprits qui n’arrivent toujours pas à prévoir les dépassements sans visibilité au haut du cote et ce malgré toutes les offrandes dont il font l’objet. J’espère simplement qu’il ne leur viendra jamais à l’idée d être un jour aiguilleur du ciel.
Enfin si par imprudence tu loues une moto avec un casque saches que là aussi c’est de la contre façon même si c’est pas marqué Rolex dessus. Le casque n’offre qu’une protection illusoire surtout face au gros 4x4 qui arrive en face. De toute façon une fois mort ça n’a plus vraiment d’importance alors Rolex ou pas Rolex t’es parti pour l’éternité .
je viens juste de rentrer de thailande dernier avion avant l'interruption du trafic à cause du volcan !!
Début avril c’est plus la saison sèche mais c’est pas encore la saison des pluies En 15 jours nous avons eu 3 orages 1 le premier soir et 2 le deuxième jour sinon il a fait chaud mais c’était supportable.
A mon avis la ville n’a vraiment rien d’exceptionnel le vrai intérêt c’est la proximité des similans pour la plongée. Les plages sont belles mais pas de restaurant vraiment sympa en bord de plage comme à kho samui.
Un bon plan pour loger si jamais c'est le baan krating resort endroit super plage privée et pas cher un peu en dehors de khao lak mais endroit vraiment magique!
Une super excursion sympa c'est le lac (2h30 de voiture de khao lak = khao sok) artificiel avec un village flottant possibilité de dormir sur place vraiment super! C’est vraiment à faire
Pour la plongée les similans c’est Extraordinaire !!
Phuket
ah Phuket !!! phuket le meilleur voisine avec le pire.
Patong c’est vraiment spécial
Que de la débauche et pour la débauche bars, beuverie, massages (pas thérapeutique), magasin de souvenirs en veux tu en voila, boutiques de mode et vente de montres (pratiquement que du faux Rolex, D&G etc) pour soulager la bourse voire hôtel de passe à tous les étages si tu en as deux (bourses).
Clientèle en majorité sans aucune éducation et plutôt fruste , allemands bedonnant et anglais low class voire blonde russe nouveau riche rouge écrevisse à cause du soleil tous venus pour se défouler et pour dire j’y étais .Aussi quelques égarés qui heureusement donnent une meilleure image de l’Europe mais pas sûr que les thais aient beaucoup d’estime pour nous à la vue de tout ça ! Si cela ne te donne pas envie de vomir il reste le bar ou le restaurant….
Choucroute , burger & Mac donald à gogo ou whisky bas de gamme c’est au choix . Pire les thais commencent à manger comme les européens et avoir les mêmes vices. Après les allemands rondouillard on commence à voir des jeunes thaies grasses comme des sumos à force de boire des sodas et de manger de la M de chez M comme chez M (Donald ou un autre) vive la globalisation.. Même vu des racailles du 93 qui trouvent ça vraiment top !!.La mafia russe file aussi la parfaite entente avec la mafia locale
Enfin pour ceux qui trouveront sur place l'illusion du parfait amour avec une jolie crevette thaie qui parle trois mots d'anglais et qui te sortiras le grand jeux d'autant plus facilement que le porte monnaie est bien garni. Tu seras alors surpris de voir à quelle vitesse la demoiselle (ou celle du 3ième sexe) apprend l'anglais (voir paragraphe suivant) car toi apprendre le thai bon courage. C’est pas gagné d’avance Chaque syllabe = un mot et chaque mot peut avoir cinq sens différents suivant la prononciation « same same but différent ». Il te reste donc à deviner mais là c’est carrément le 6ième l’intuition Il te reste encore le mime mais c’est pas donné à tout le monde.
Dès ton retour tu seras bombardé de mails : chéri tu me manques déjà., mon frère a eu un terrible accident de voiture il est à l’hôpital mais je ne peux pas payer …j’en passe et des meilleures. Savoir quand même que dans tous les bars les mails sont dans la bible pas celle du buddha page de gauche en thai et page de droite en anglais nous vivons une époque moderne. Chaque bar a donc le sien et il existe autant de bars à Patong que de problèmes financiers insolubles sans le secours du farang samaritain.
Ne pas confondre the bitch non plus avec the Beach qui ne coûte que 100 bath pour pouvoir s’allonger c'est-à-dire rien comparé au 30'000 bath de pension que tu a promis de verser chaque mois à ta chérie pour lui éviter de retourner sur le trottoir . Enfin c’est pas le même service juste le parasol et la chaise longue si tu veux un massage il faudra payer un supplément mais au moins ici tout sera politiquement correct.
Saches quand même qu'avant d'avoir reçu ton premier mail chez toi en Europe ta belle créature file déjà le parfait amour avec le touriste suivant avec les mêmes arguments Moyennant trois ou quatre gogos , un belge, un allemand, un francais et un suisse ne soyons pas raciste la demoiselle vit alors très confortablement et fait même vivre tout son village en Isaan ou ailleurs.Ca arrange toute la famille et tout le monde fait semblant de croire que c'est parce que elle à un bon job en tout cas c’est sûr elle se tue pas à la tâche. Rassure toi si t’es tombé dans le panneau Buddha t’apporteras un meilleur Karma dans ta prochaine existence. .
Maintenant si t’es vraiment généreux ou vraiment naif voire les deux tu peux aussi acheter une maison, un commerce à ta dulcinée histoire le jour venu de couler une retraite paisible et assurer tes vieux jours avec ta belle. Là aussi saches que la loi thaie interdit la propriété du sol au farang. Ta dulcinée sera donc propriétaire à 51 % minimum . Seul hic à ton retour la belle vivra avec sa famille et son mari thai qui aura changé la serrure. Tu devras aller dormir à l’hôtel sans possibilité de recours .Tu peux aussi te faire brider les yeux et te faire liposucer (non c’est pas une spécialité du kama sutra thailandais) à bon compte dans une clinique mais le résultat là non plus n’est pas garanti Enfin pour que l’illusion soit parfaite il faudra encore apprendre parfaitement le thai Là c’est une autre paire de manche et même avec la méthode assimil c’est pas gagné d’avance (cf au dessus)
Savoir qu'il y en a plus d'un qui c'est fait avoir et pas forcément que des mecs qui n'ont qu'une bite à la place de la cervelle. La naiveté, l'exploitation humaine c'est ça Phuket Patong .
Einstein disait bien L univers et la connerie humaine sont sans limites quoi que pour l'univers (céleste) on est en asie, mince , j'ai des doute .En tout cas cela plane ras le sol l’essentiel c’est qu’on se marre et qu’on en aie pour son argent. Rassures toi il y en a pour tout le monde et tout le monde sera servi. On rase pas gratis pour autant.
Maintenant si tu fréquentes que le bar parce que tu n’es pas si naïf évites de trop boire et de te mettre à tripoter directement la demoiselle assise à côté de toi cela aussi peut coûter (très) cher ; car tu te trompes la demoiselle est étudiante en vacances chez sa grand-mère et lit la bible tous les jours simplement parce que elle s’intéresse à la culture européenne. Elle s'offusquera déposera plainte chez les ripoux de flics et tu paieras un dédommagement pour l'atteinte à son honneur et naturellement au flic qui t'as évité la prison et trouvé ainsi un arrangement Ah ces asiatiques il savent toujours sauver la face même avec les farangs !!
D’ailleurs pour les flics aussi il n'y a bien sûr aucun bar à putes à Patong. Il font d'ailleurs des contrôles très régulièrement si si je t’ assure .Seules les putes ne portent pas de soutien gorge (tu sais maintenant comment les repérer) Pour le vérifier quand la police débarque à l'improviste pour un contrôle les demoiselles en portent toutes un. Savoir que toutes les filles savent d'avance la date et l'heure des contrôles et l'enlève sitôt après...Si quelqu’un avait le même tuyau pour le tirage du loto moi ça m’arrangerait beaucoup je suis preneur
Moralité A Patong il faut absolument tout voir et tout éviter pour ne pas mourir idiot et dire j’y étais !!! Maintenant heureusement que c’était pas mon premier voyage en thailande car il y a franchement mieux. Certes l’île est paradisiaque et les plages sont belles mais à Phuket le touriste =une cash machine sur deux pattes Partout on veut te vendre quelque chose et tu te fais carrément aborder avec le sourire (commercial celui là) hello where do you come from ? je répondais from the moon... évites de dire from the beach (bitch) car la prononciation pourrait porter à confusion.
Par contre en dehors de Patong (kata, nai harm ou laem singh, kamala ) plein d endroits vraiment sympa et clientèle nettement meilleure . Seul bémol tout étant très largement plus cher qu'ailleurs en thailande. Ici c’est une autre thailande et un autre monde .
Les Plages
Savoir que les plages ne sont pas gardées !! Y a bien des miradors sur les plages mais j'ai jamais vu personne la seule différence avec la maison des esprits c’est que le mirador est plus haut plus grand et n’a pas coca cola avec une paille à l’intérieur donc impossible à confondre. Ca peut à la rigueur servir d'hôtel pour les fauchés mais pour te secourir en cas de pépin y a que le talisman ou la prière
Drapeau rouge = baignade interdite. Ce fut le cas à nai harn avec de très grosses vague et des courant important mais tout le monde se baigne quand même.
J’ai particulièrement aimé laem Shing, kamala et nai harn. Le vrai problème c’est le déplacement car il faut prendre un tuk tuk à chaque fois et là c'est l'arnaque assurée. Transport aussi cher qu’en Europe et impossible de négocier. . Le Phuket gazette a d’ailleurs écrit un article disant que cela commençait à poser problème. Seul hic Les thais de tout le pays accourent pour travailler et exploiter la vache à lait qu’est le touriste alors forcément les rues sont encombrées de tuk tuk à l’arrêt qui attendent le pigeon à longueur de journée et qui crie taxi taxi … Aussi Le tuk tuk man te file gratos (quelle générosité) son numéro de portable pour le retour et cela même si t’es à l’autre bout de l’île et que tu n’auras aucun problème à en trouver un pour revenir .
C’est vrai qu’a 20 euros la course c’est vraiment rentable et comme il n’y a pas de limitation dans le nombre de tuk tuk et qu’il y en a toujours plus il y a forcément plus d’offres que de demandes. Cela ne fait pas baisser les prix pour autant car les thais ont su très habilement résoudre le problème. Entente générale sur les prix. Le maire de Phuket ville a donc récemment réorganisé les transports avec l’aide du syndicat des tuk tuk pour limiter les abus et propose d’instaurer des meters Inutile de dire qu’ils seront aussitôt hors service, pas utilisé, ou trafiqué . Aucun transport en commun d’une plage à l’autre n’est prévu . Aussi rassure toi tout fonctionne exactement comme avant et à la satisfaction générale. Le maire a simplement du se faire cher payer pour ne pas trop réfléchir car les transports publics existent et fonctionnent mais c’est uniquement pour relier les plages à la ville de Phuket c’est donc pour le thai et comme le touriste se déplace de plage en plage soit il passe par la ville avec un monstre détour soit il paie un tuk tuk c’est aussi simple que cela
Seul moyen d'y échapper louer un scooter ou une voiture à tes risques et périls!! Si tu es malin achètes des pétards avant de monter histoire d’éloigner les mauvais esprits car il y a beaucoup de morts chaque semaine ce que confirme le nombre de maisons des esprits sur le bord des routes - Ah ces esprits qui n’arrivent toujours pas à prévoir les dépassements sans visibilité au haut du cote et ce malgré toutes les offrandes dont il font l’objet. J’espère simplement qu’il ne leur viendra jamais à l’idée d être un jour aiguilleur du ciel.
Enfin si par imprudence tu loues une moto avec un casque saches que là aussi c’est de la contre façon même si c’est pas marqué Rolex dessus. Le casque n’offre qu’une protection illusoire surtout face au gros 4x4 qui arrive en face. De toute façon une fois mort ça n’a plus vraiment d’importance alors Rolex ou pas Rolex t’es parti pour l’éternité .
Retour de voyage en Thaïlande (avril 2010) English translation pending
tout d'abord merci à ceux qui ont donné leur avis .. ( même beaucoup d'avis 😉 ) au sujet suivant pour rafraichir les mémoires : "histoire d'ouverture de compte en à la Bkk Bank"
Voila je viens de rentée de Thaïlande hier soir 🙁... Après 2 semaines de magie.. merci au volcan d'avoir prolongé mon séjour de 4 jours... Le CANCELED à été comme un miracle...
Decollage de Suisse le samedi à 22h45, arrivé à Bangkok bkk dimanche à 14h15, le vol avait de l'avance... qui a vite été perdu par l'attente à l'immigration..Environ 30 minutes d'attente, rien de bien grave..
J'avais réservé un transfert de Bkk à mon hôtel de Hua Hin par hotelthailand... Pas de problème à ce niveau j'ai été accueilli comme il se doit à l'aéroport..le prix 3'700 bht pour un allé simple... Lors de mon séjour à Hua Hin j'ai pu constater alors que ce prix était légèrement excessif... Après discutions avec le propriétaire d'un petit restaurant, il m'a organisé le retour lui même, et pour 2'000 bht... j'ai séjourné une semaine au Ban Kan Mung Bed and Breakfast ( réservée par la même agence) , et la rien à redire, de la salle de bain spacieuse et propre, à la chambre rien a redire, magnifique...Et avec meme un mini bar... J'ai visiter un 3 étoiles qui n'avait pas la classe de se Bed and Break Fast.. Dans la rue de l'hôtel, j'ai pu également faire la connaissance de David, un Expat Français qui tien un bar resto "le vélo rouge", aller s'y ca vaut le détour.. je regrette d'avoir connu se lieu la veille de mon départ 🙁
la semaine suivante je suis parti ensuite pour Ubon Ratchatani vol interne avec la Thai ( vol réservé quelques jours avant dans un cyber café) à noté qu'il n'y a aucun problème pour embarquer sans numéro de réservation, ou de billet électronique.. Le passport et la carte de crédit qui a payé le vol, suffit pour enregistrée à l'aéroport... (cela peut etre utile de le savoir ou de le rappeler)
Ubon Ratchatani, j'ai pris un taxi transfert pour Si Saget, 900 bht l'aller.. et même prix au retour... j'avais reservé 4 jours au Kessiri Hotel... Assez décevant, mais bon on ne vient pas dans cette région pour passer ses journée à l'hôtel 🤪. J'ai pu découvrir un peu de l'Issan.. je me suis rendu par la suite un jour à PrangKu petit village au sud de Si saget afin de voir la famille de ma copine, et afin de célébré Songkran...
ensuite retour sur Bangkok le vendredi ou j'ai du y rester jusqu'à mardi 😛.. Séjour à l'hôtel Swissotel le Concorde, ou de la, la compagnie Swiss m'informait de la situation pour le départ...
maintenant il n'y a plus qu'a réservé le prochain voyage 😉
Voila je viens de rentée de Thaïlande hier soir 🙁... Après 2 semaines de magie.. merci au volcan d'avoir prolongé mon séjour de 4 jours... Le CANCELED à été comme un miracle...
Decollage de Suisse le samedi à 22h45, arrivé à Bangkok bkk dimanche à 14h15, le vol avait de l'avance... qui a vite été perdu par l'attente à l'immigration..Environ 30 minutes d'attente, rien de bien grave..
J'avais réservé un transfert de Bkk à mon hôtel de Hua Hin par hotelthailand... Pas de problème à ce niveau j'ai été accueilli comme il se doit à l'aéroport..le prix 3'700 bht pour un allé simple... Lors de mon séjour à Hua Hin j'ai pu constater alors que ce prix était légèrement excessif... Après discutions avec le propriétaire d'un petit restaurant, il m'a organisé le retour lui même, et pour 2'000 bht... j'ai séjourné une semaine au Ban Kan Mung Bed and Breakfast ( réservée par la même agence) , et la rien à redire, de la salle de bain spacieuse et propre, à la chambre rien a redire, magnifique...Et avec meme un mini bar... J'ai visiter un 3 étoiles qui n'avait pas la classe de se Bed and Break Fast.. Dans la rue de l'hôtel, j'ai pu également faire la connaissance de David, un Expat Français qui tien un bar resto "le vélo rouge", aller s'y ca vaut le détour.. je regrette d'avoir connu se lieu la veille de mon départ 🙁
la semaine suivante je suis parti ensuite pour Ubon Ratchatani vol interne avec la Thai ( vol réservé quelques jours avant dans un cyber café) à noté qu'il n'y a aucun problème pour embarquer sans numéro de réservation, ou de billet électronique.. Le passport et la carte de crédit qui a payé le vol, suffit pour enregistrée à l'aéroport... (cela peut etre utile de le savoir ou de le rappeler)
Ubon Ratchatani, j'ai pris un taxi transfert pour Si Saget, 900 bht l'aller.. et même prix au retour... j'avais reservé 4 jours au Kessiri Hotel... Assez décevant, mais bon on ne vient pas dans cette région pour passer ses journée à l'hôtel 🤪. J'ai pu découvrir un peu de l'Issan.. je me suis rendu par la suite un jour à PrangKu petit village au sud de Si saget afin de voir la famille de ma copine, et afin de célébré Songkran...
ensuite retour sur Bangkok le vendredi ou j'ai du y rester jusqu'à mardi 😛.. Séjour à l'hôtel Swissotel le Concorde, ou de la, la compagnie Swiss m'informait de la situation pour le départ...
maintenant il n'y a plus qu'a réservé le prochain voyage 😉
Deux semaines dans le sud du Laos English translation pending
Nous sommes partis cette année dans le Sud du Laos, 3 semaines au total, mais 15 jours sur place dans le Sud. Nous étions 2, mon mari et moi, avec un sac à dos. Lors de nos voyages en Thaïlande, nous louons toujours une voiture que mon mari conduit lui-même, mais au Laos, ce n’est pas possible, donc nous voyagerons, comme nous l’avons déjà fait l’année dernière, en transports locaux.
Nous avions l'intention de faire le Sud et le Nord, mais en préparant le voyage, nous n'étions déjà plus très sûrs de faire cela et, une fois sur place, on s'est vite rendu compte que si on le faisait, on allait courir et ne pas vraiment en profiter.
Deux semaines dans le Sud c'était parfait !
Le Nord ce sera pour 2011 !
Pour l’organisation de notre voyage de 2009 (Luang Prabang, Vang Vieng, Vientiane), j’avais pris beaucoup d’infos dans le carnet de voyage d’un membre de VF que j’avais trouvé très bien fait. C’est pour cette raison que je m’inspirerai de la structure de ce carnet de voyage pour la réalisation du mien.
Voici notre itinéraire du 17 février au 10 mars 2010 :
17/02 : départ 18/02 : arrivée à Bkk et train de nuit vers Paksé 19/02 : Paksé 20/02 : Don Khon 21/02 : Don Khon 22/02 : Don Khon 23/02 : Don Khong 24/02 : retour à Paksé 25/02 : plateau des Bolovens 26/02 : plateau des Bolovens 27/02 : plateau des Bolovens 28/02 : Champasak 01/03 : Champasak 02/03 : route vers Attapeu 03/03 : Attapeu 04/03 : retour de Attapeu 05/03 : plateau des Bolovens 06/03 : Paksé puis bus de nuit vers Bkk 07/03 : Bkk 08/03 : Bkk 09/03 : Bkk et retour en Belgique
Les devises :
Le mieux est de prendre des euros en liquide que vous changerez sur place en kips. Ayez aussi quelques dollars et des baths. Ça peut dépanner si par exemple les banques sont fermées et que vous n’avez plus de kips, car on peut parfois payer avec ces monnaies plus facilement qu’avec des euros, surtout pour des petits achats. Attention aux taux de change qui varient parfois fortement d’un endroit à l’autre dans les endroits touristiques.
Payez le visa en dollars : c’est 35 dollars ou 35 € !!!!Le calcul est vite fait ! Mieux vaut payer en $ ! Oubliez les distributeurs Visa /Mastercard : il y en a, mais c’est très désavantageux ! On ne peut obtenir que 700 000 kips (soit environ 65 €) et il y a 20 000 kips de commission sur place (1,80 €) + 5 € de frais de retrait en Belgique : presque 7 € de frais pour obtenir 65 €, j’ai trouvé ça très exagéré. Peut-être existe-t-il des distributeurs où l’on peut enlever plus d’argent…, j’avoue que je n’ai pas réessayé !
Budget :
Billet d’avion réservé en juin 2009 sur le site Opodo. Nous voyagerons avec Swiss air. Billet Bruxelles-Zurich-Bangkok : 615 €/personne.
Sur place : 16 jours au Laos + 4 jours en Thaïlande : On a dépensé au total 953 € répartis comme suit :
Nourriture/boissons : 226 € Logements (17 nuits) : 196 € Visites/Activités : 138 € Transports : 174 € Achats (cadeaux, …) : 84 € Divers : 85 € Visas : 50 €
Total : 2183 €
Logements :
Paksé : Nous avons testé 3 logements à Paksé. Tout d’abord le Paksé Hotel : 220 000 kips petit-déjeuner inclus pour les chambres les moins chères qui sont sans fenêtre (pas trop important car finalement on ne fait qu’y dormir, mais ça me dérange un peu quand même): très bel hôtel avec terrasse sur le toit, mais un peu cher pour notre budget, et puis ça me dérange un peu de n’y croiser que des groupes de français en voyage organisé. Les petit-déj sont extraordinaires : grand choix, jus de fruits, fruits frais, …le tout à volonté. Deuxième hôtel testé : Sabaidee 2 Guest House : 68 000 kips : très déçus de l’accueil et des prestations. Nous n’avons pas vu le patron qui est parait-il très sympa. Petite chambre au rez-de-chaussée avec une fenêtre sur cour et pas très calme la nuit (sdb, eau chaude). Nous voulions y aller car on n’en avait lu que du bien sur ce forum, mais on n’y restera qu’une nuit. Je ne vous conseille pas cet hôtel. Troisième hôtel testé : Sala Champa hôtel : 120 000 kips pour un vaste bungalow avec sdb, eau chaude : celui qui nous a le mieux plu ! Situé à 2 pas du Paksé hôtel dans une rue perpendiculaire. Il possède des chambres et des bungalows. On vous propose des transports ou des excursions. Pas d’arnaque. Il y a aussi un joli petit restaurant.
Don Khon : Pan’s Guest house : 130 000 kips : très agréables bungalows au bord du Mékong (pas tous) d’où l’on peut admirer la vie des gens sur le fleuve. Salle de bain privée, eau chaude, vastes bungalows, terrasse avec hamac. Il y a un restaurant, mais ce n’est pas le meilleur petit-déj que nous ayons eu.
Don Khong : Villa Kan Khong : 60 000 kips : magnifique guest house en teck avec un patron charmant et qui parle français. Vaste chambre avec sdb, eau chaude. Belle terrasse, mais malheureusement il n’y a pas possibilité de prendre le petit-déj sur place.
Paksong : première étape du tour de 3 jours dans le plateau des Bolovens : Borlaven Guest House : 80 000 kips (sdb, eau chaude) est une très belle GH tout en bois, tenue par un garçon charmant et dévoué qui ne parle que quelques mots d’anglais, et située à la sortie de la ville dans la verdure.
Tad Lo : deuxième étape du tour dans le plateau des Bolovens : Tad Lo Lodge : 45 $ petit-déj inclus ! Notre coup de folie du voyage ! Je craque : l’endroit est si beau ! Les chambres sont magnifiques, bien décorées, la salle de bain superbe (la plus belle de tous nos voyages en Asie du sud-est)…..mais il y a des taches sur les draps et sur une couverture, et le petit-déj n’est pas sensationnel. Le patron parle français.
Champasak : Vong Paseud Guest House : 50 000 kips : chambre petite, sdb, eau chaude. Patrons vraiment gentils qui parlent français, peuvent organiser transports, location de mob ou vélos. Resto avec grande terrasse en bord de mékong. Bonne ambiance.
Attapeu : Attapeu Palace hotel : 130 000 kips petit-déj inclus. Très grande chambre, sdb, eau chaude.Hotel immense, impersonnel, personnel qui parle 2 mots d’anglais. On aurait peut-être mieux fait d’aller dans une des nombreuses GH tenues par des vietnamiens et qui sont plus au centre ville.
Bangkok : D§D Inn : 750 baths petit-déj inclus. Chambre moyennement grande, sdb, eau chaude. Parfois bruyant la nuit quand des clients rentrent bourrés, mais pas de bruits de l’extérieur. Personnel accueillant, contrairement à ce que j’avais pu lire ! Faut dire qu’ils n’ont pas les clients les plus faciles en étant situés sur Khao San Road ! Magnifique terrasse avec piscine sur le toit de l’hôtel. Bons petit-déj.
Déplacements :
Aéroport Bkk-Gare Hualamphong :Bus airport express AE4 : 150 b/pers. Ce bus se prend au niveau 1 près de l’entrée n° 8 : là se trouve le comptoir où l’on prend les billets. Durée du trajet : dépend des embouteillages !
Bangkok-Paksé : D’abord Bangkok-Ubon Ratchatani en train couchette : 1 412 baths pour 2 (soit 30 €). J’avais réservé ces billets de train par internet sur le site www.thairailwayticket.com Paiement par carte Visa. Départ de Bkk à 20h30, arrivée à Ubon 8h55. Le train a 1h30 de retard ! On aurait du arriver à 7h30. Taxi jusque gare des bus de Ubon 10 baths/personne. Mini van de Ubon à la frontière : 100 b/pers. Départ 11 h Arrivée à Chong Mek (la frontière) 12h40. Passage de la frontière à pied puis on reprend un mini van jusque Paksé : 100 b/pers. Départ 14h00 et arrivée à Paksé 15h00.
Paksé-Don Khon : Réservons 2 places à l’agence de voyage située dans la rue principale de Paksé, pour Ban Nakasang, qui est l’endroit d’où l’on s’embarque vers Don Khon : 60 000 kips/pers. Bateau de Ban Nakasang à Don Khon : 20 000 kips/pers.
Don Khon-Don Khong : nous louons un bateau juste pour nous 2 : 200 000 kips et 2 h de trajet. C’est plus cher qu’en mini van mais on avait envie de le faire.
Don Khong-Paksé : en bus local 50 000 kips/pers (mais on s’est fait arnaquer, c’était le prix d’un bus vip, plus rapide) + tuk tuk gare des bus-centre de Paksé 20 000 kips/pers (là encore arnaque !). Départ 7h30, arrivée 12h00.
Paksé-Champasak : mini van 55 000 kips/pers., passage du Mékong compris. Départ 8h10, arrivée 9h10.
Champasak-Paksé : Taxi collectif 20 000 kips/p., passage du Mékong compris. Départ 8h00, arrivée 9h10.
Paksé-Attapeu : Bus local 40 000 kips/pers. Départ 9h30, arrivée 15h30. Durée 6h.
Attapeu-Paksé : Bus local 40 000 kips/pers. Départ 7h45, arrivée 13h10. Durée 5h30.
Paksé-Bangkok : Réservons 2 billets à l’agence de voyage pour un bus de nuit : 26 $/pers. Départ de l’agence en mini van à 15h10, arrivée frontière 16h00. Passage de la frontière à pied. A 16h40, les formalités sont terminées. Attendons le bus qui part à 18h00. Arrivée à la gare des bus terminal Nord à Bkk à 4h45. Taxi avec 2 autres passagers du bus vers Khao San Road 100b/pers. Sommes à l’hôtel D§D à 5h30.
Prix de diverses visites et activités :
Location de vélo : 10 000 kips/jour
Location de mobylette : selon les endroits 50 000 ou 100 000 kips/jour.
Excursion de Don Khon aux chutes de Kon Papheng : 90 000 kips/pers.
Bateau pour aller voir les dauphins à Don Khon : 60 000 kips pour le bateau.
Passage du pont et chutes de Lhi Phi sur Don Khon : 20 000 kips/pers.
Entrée + parking mobylette aux chutes du plateau des Bolovens : 8 000 kips/pers à chaque chute.
Entrée temple Wat Phu à Champasak : 30 000 kips/pers.
Entrée parc national Xe Pian : 30 000 kips/pers.
Balade à dos d’éléphant : 120 000 kips/éléphant.
Massage 1h : 35 000 kips.
Consigne dans une guest house : 3 000 kips/sac/jour
Internet : le moins cher : 5 000 kips/heure, le plus cher : 500 kips/minute.
Pour l’organisation de notre voyage de 2009 (Luang Prabang, Vang Vieng, Vientiane), j’avais pris beaucoup d’infos dans le carnet de voyage d’un membre de VF que j’avais trouvé très bien fait. C’est pour cette raison que je m’inspirerai de la structure de ce carnet de voyage pour la réalisation du mien.
Voici notre itinéraire du 17 février au 10 mars 2010 :
17/02 : départ 18/02 : arrivée à Bkk et train de nuit vers Paksé 19/02 : Paksé 20/02 : Don Khon 21/02 : Don Khon 22/02 : Don Khon 23/02 : Don Khong 24/02 : retour à Paksé 25/02 : plateau des Bolovens 26/02 : plateau des Bolovens 27/02 : plateau des Bolovens 28/02 : Champasak 01/03 : Champasak 02/03 : route vers Attapeu 03/03 : Attapeu 04/03 : retour de Attapeu 05/03 : plateau des Bolovens 06/03 : Paksé puis bus de nuit vers Bkk 07/03 : Bkk 08/03 : Bkk 09/03 : Bkk et retour en Belgique
Les devises :
Le mieux est de prendre des euros en liquide que vous changerez sur place en kips. Ayez aussi quelques dollars et des baths. Ça peut dépanner si par exemple les banques sont fermées et que vous n’avez plus de kips, car on peut parfois payer avec ces monnaies plus facilement qu’avec des euros, surtout pour des petits achats. Attention aux taux de change qui varient parfois fortement d’un endroit à l’autre dans les endroits touristiques.
Payez le visa en dollars : c’est 35 dollars ou 35 € !!!!Le calcul est vite fait ! Mieux vaut payer en $ ! Oubliez les distributeurs Visa /Mastercard : il y en a, mais c’est très désavantageux ! On ne peut obtenir que 700 000 kips (soit environ 65 €) et il y a 20 000 kips de commission sur place (1,80 €) + 5 € de frais de retrait en Belgique : presque 7 € de frais pour obtenir 65 €, j’ai trouvé ça très exagéré. Peut-être existe-t-il des distributeurs où l’on peut enlever plus d’argent…, j’avoue que je n’ai pas réessayé !
Budget :
Billet d’avion réservé en juin 2009 sur le site Opodo. Nous voyagerons avec Swiss air. Billet Bruxelles-Zurich-Bangkok : 615 €/personne.
Sur place : 16 jours au Laos + 4 jours en Thaïlande : On a dépensé au total 953 € répartis comme suit :
Nourriture/boissons : 226 € Logements (17 nuits) : 196 € Visites/Activités : 138 € Transports : 174 € Achats (cadeaux, …) : 84 € Divers : 85 € Visas : 50 €
Total : 2183 €
Logements :
Paksé : Nous avons testé 3 logements à Paksé. Tout d’abord le Paksé Hotel : 220 000 kips petit-déjeuner inclus pour les chambres les moins chères qui sont sans fenêtre (pas trop important car finalement on ne fait qu’y dormir, mais ça me dérange un peu quand même): très bel hôtel avec terrasse sur le toit, mais un peu cher pour notre budget, et puis ça me dérange un peu de n’y croiser que des groupes de français en voyage organisé. Les petit-déj sont extraordinaires : grand choix, jus de fruits, fruits frais, …le tout à volonté. Deuxième hôtel testé : Sabaidee 2 Guest House : 68 000 kips : très déçus de l’accueil et des prestations. Nous n’avons pas vu le patron qui est parait-il très sympa. Petite chambre au rez-de-chaussée avec une fenêtre sur cour et pas très calme la nuit (sdb, eau chaude). Nous voulions y aller car on n’en avait lu que du bien sur ce forum, mais on n’y restera qu’une nuit. Je ne vous conseille pas cet hôtel. Troisième hôtel testé : Sala Champa hôtel : 120 000 kips pour un vaste bungalow avec sdb, eau chaude : celui qui nous a le mieux plu ! Situé à 2 pas du Paksé hôtel dans une rue perpendiculaire. Il possède des chambres et des bungalows. On vous propose des transports ou des excursions. Pas d’arnaque. Il y a aussi un joli petit restaurant.
Don Khon : Pan’s Guest house : 130 000 kips : très agréables bungalows au bord du Mékong (pas tous) d’où l’on peut admirer la vie des gens sur le fleuve. Salle de bain privée, eau chaude, vastes bungalows, terrasse avec hamac. Il y a un restaurant, mais ce n’est pas le meilleur petit-déj que nous ayons eu.
Don Khong : Villa Kan Khong : 60 000 kips : magnifique guest house en teck avec un patron charmant et qui parle français. Vaste chambre avec sdb, eau chaude. Belle terrasse, mais malheureusement il n’y a pas possibilité de prendre le petit-déj sur place.
Paksong : première étape du tour de 3 jours dans le plateau des Bolovens : Borlaven Guest House : 80 000 kips (sdb, eau chaude) est une très belle GH tout en bois, tenue par un garçon charmant et dévoué qui ne parle que quelques mots d’anglais, et située à la sortie de la ville dans la verdure.
Tad Lo : deuxième étape du tour dans le plateau des Bolovens : Tad Lo Lodge : 45 $ petit-déj inclus ! Notre coup de folie du voyage ! Je craque : l’endroit est si beau ! Les chambres sont magnifiques, bien décorées, la salle de bain superbe (la plus belle de tous nos voyages en Asie du sud-est)…..mais il y a des taches sur les draps et sur une couverture, et le petit-déj n’est pas sensationnel. Le patron parle français.
Champasak : Vong Paseud Guest House : 50 000 kips : chambre petite, sdb, eau chaude. Patrons vraiment gentils qui parlent français, peuvent organiser transports, location de mob ou vélos. Resto avec grande terrasse en bord de mékong. Bonne ambiance.
Attapeu : Attapeu Palace hotel : 130 000 kips petit-déj inclus. Très grande chambre, sdb, eau chaude.Hotel immense, impersonnel, personnel qui parle 2 mots d’anglais. On aurait peut-être mieux fait d’aller dans une des nombreuses GH tenues par des vietnamiens et qui sont plus au centre ville.
Bangkok : D§D Inn : 750 baths petit-déj inclus. Chambre moyennement grande, sdb, eau chaude. Parfois bruyant la nuit quand des clients rentrent bourrés, mais pas de bruits de l’extérieur. Personnel accueillant, contrairement à ce que j’avais pu lire ! Faut dire qu’ils n’ont pas les clients les plus faciles en étant situés sur Khao San Road ! Magnifique terrasse avec piscine sur le toit de l’hôtel. Bons petit-déj.
Déplacements :
Aéroport Bkk-Gare Hualamphong :Bus airport express AE4 : 150 b/pers. Ce bus se prend au niveau 1 près de l’entrée n° 8 : là se trouve le comptoir où l’on prend les billets. Durée du trajet : dépend des embouteillages !
Bangkok-Paksé : D’abord Bangkok-Ubon Ratchatani en train couchette : 1 412 baths pour 2 (soit 30 €). J’avais réservé ces billets de train par internet sur le site www.thairailwayticket.com Paiement par carte Visa. Départ de Bkk à 20h30, arrivée à Ubon 8h55. Le train a 1h30 de retard ! On aurait du arriver à 7h30. Taxi jusque gare des bus de Ubon 10 baths/personne. Mini van de Ubon à la frontière : 100 b/pers. Départ 11 h Arrivée à Chong Mek (la frontière) 12h40. Passage de la frontière à pied puis on reprend un mini van jusque Paksé : 100 b/pers. Départ 14h00 et arrivée à Paksé 15h00.
Paksé-Don Khon : Réservons 2 places à l’agence de voyage située dans la rue principale de Paksé, pour Ban Nakasang, qui est l’endroit d’où l’on s’embarque vers Don Khon : 60 000 kips/pers. Bateau de Ban Nakasang à Don Khon : 20 000 kips/pers.
Don Khon-Don Khong : nous louons un bateau juste pour nous 2 : 200 000 kips et 2 h de trajet. C’est plus cher qu’en mini van mais on avait envie de le faire.
Don Khong-Paksé : en bus local 50 000 kips/pers (mais on s’est fait arnaquer, c’était le prix d’un bus vip, plus rapide) + tuk tuk gare des bus-centre de Paksé 20 000 kips/pers (là encore arnaque !). Départ 7h30, arrivée 12h00.
Paksé-Champasak : mini van 55 000 kips/pers., passage du Mékong compris. Départ 8h10, arrivée 9h10.
Champasak-Paksé : Taxi collectif 20 000 kips/p., passage du Mékong compris. Départ 8h00, arrivée 9h10.
Paksé-Attapeu : Bus local 40 000 kips/pers. Départ 9h30, arrivée 15h30. Durée 6h.
Attapeu-Paksé : Bus local 40 000 kips/pers. Départ 7h45, arrivée 13h10. Durée 5h30.
Paksé-Bangkok : Réservons 2 billets à l’agence de voyage pour un bus de nuit : 26 $/pers. Départ de l’agence en mini van à 15h10, arrivée frontière 16h00. Passage de la frontière à pied. A 16h40, les formalités sont terminées. Attendons le bus qui part à 18h00. Arrivée à la gare des bus terminal Nord à Bkk à 4h45. Taxi avec 2 autres passagers du bus vers Khao San Road 100b/pers. Sommes à l’hôtel D§D à 5h30.
Prix de diverses visites et activités :
Location de vélo : 10 000 kips/jour
Location de mobylette : selon les endroits 50 000 ou 100 000 kips/jour.
Excursion de Don Khon aux chutes de Kon Papheng : 90 000 kips/pers.
Bateau pour aller voir les dauphins à Don Khon : 60 000 kips pour le bateau.
Passage du pont et chutes de Lhi Phi sur Don Khon : 20 000 kips/pers.
Entrée + parking mobylette aux chutes du plateau des Bolovens : 8 000 kips/pers à chaque chute.
Entrée temple Wat Phu à Champasak : 30 000 kips/pers.
Entrée parc national Xe Pian : 30 000 kips/pers.
Balade à dos d’éléphant : 120 000 kips/éléphant.
Massage 1h : 35 000 kips.
Consigne dans une guest house : 3 000 kips/sac/jour
Internet : le moins cher : 5 000 kips/heure, le plus cher : 500 kips/minute.
Budget pour quinze jours en Thaïlande? English translation pending
Bonsoir à tous,
Nous préparons avec mon amie notre voyage en Thailande les 15 derniers jours d'Août. Nous aimerions savoir combien de budget faut il prévoir pour 15j en sachant que nous aimerions si possible faire Bangkok, Chiang mai, et finir par le sud, phuket, koh phi phi... Nous avons un budget de base un peu serré🤪 300-400e environ. Est-il vrai que de nos jours ce n'est pas suffisant entre les transports, les guest+house, la nourriture, les achats etc...?(nous ne recherchons pas l'hotelerie de luxe... mais nous aimerions nous faire plaisir sans avoir a compter sans cesse!!). Si vous avez aussi des adresses de guest house pas chere et sympa sur bangkok et kho phi phi... Merci d'avance à tous!🙂
Nous préparons avec mon amie notre voyage en Thailande les 15 derniers jours d'Août. Nous aimerions savoir combien de budget faut il prévoir pour 15j en sachant que nous aimerions si possible faire Bangkok, Chiang mai, et finir par le sud, phuket, koh phi phi... Nous avons un budget de base un peu serré🤪 300-400e environ. Est-il vrai que de nos jours ce n'est pas suffisant entre les transports, les guest+house, la nourriture, les achats etc...?(nous ne recherchons pas l'hotelerie de luxe... mais nous aimerions nous faire plaisir sans avoir a compter sans cesse!!). Si vous avez aussi des adresses de guest house pas chere et sympa sur bangkok et kho phi phi... Merci d'avance à tous!🙂
Montage de mon vélo Surly Long Haul Trucker English translation pending
Bonjours,
Je vien de commander un cadre Surly Long Haul Trucker en roue de 700.
Voici mon montage :
Cintre route rond Selle Brooks B17 Porte bagage av et ar Surly Frein shimano CANTILEVE BR-R550R Derailleur av - ar shimano déore Pedalier deore Changement de vitesse au cadre dura ace Levier de frein shimano 600 ( récup comme neuf ) Jante mavic A319 36 troues Moyeux arriere Xt Moyeux av nexus dynamo
Quand pensez vous ? Je me pose encore l'utilité du moyeux avnt dynamo. Un éclairage a pile est il suffisant ?
Merci
Je vien de commander un cadre Surly Long Haul Trucker en roue de 700.
Voici mon montage :
Cintre route rond Selle Brooks B17 Porte bagage av et ar Surly Frein shimano CANTILEVE BR-R550R Derailleur av - ar shimano déore Pedalier deore Changement de vitesse au cadre dura ace Levier de frein shimano 600 ( récup comme neuf ) Jante mavic A319 36 troues Moyeux arriere Xt Moyeux av nexus dynamo
Quand pensez vous ? Je me pose encore l'utilité du moyeux avnt dynamo. Un éclairage a pile est il suffisant ?
Merci
Croatie avec échapées dans d'autres pays d'ex-Yougoslavie English translation pending
Description du sejour :ex pays de la yougoslavie, la croatie presente trois secteurs tres distincts. la peninsule d'istrie, la cote dalmate avec la province de dubrovnik separée par le bras d'acces a la mer de la bosnie, et la partie continentale.
la cote croate se caracterise par la centaine d'iles qui la borde. c'est une cote rocheuse, la montagne arrivant directement dans l'adriatique. ne chercher pas les immenses plages de sable il n'y en a pas, mais la beautee est partout a chaques detour de la route. si vous voulez vous baigner dans les eaux limpides de ce pays n'oubliez pas les sandales platiques.
en croatie il faut de bonnes chaussures partout pour pouvoir profiter de ses parcs superbes de son patrimoine exeptionel (des villes toutes plus belles les unes que les autres, mais pour cela il va vous faloire marcher et le pays n'est pas plat!
des secteurs entiers dans des campagnes reculees portent encore les stigmates du dernier conflit.
les gens de ce pays sont extremement serviables, par deux fois ayant besoin de monnaie pour payer le stationement, il m'a été payé par des croates me disant que tout allait bien. demandant notre chemin , la personne ne sachant pas s'est mis a telephonner un peu partout pour essayer d'avoir notre renseignement. et j'oublie probablement pleins d'autres exemples.
eviter si vous le pouvez l'été il y a enormement de monde et les routes ne sont pas adaptées occasionant d'enormes bouchons., de plus il faisait dejas tres chaud au mois de mai alors l'été...
sur la route n'oubliez pas de respecter le code (meme si les croates ne le font pas vraiment) la police vous demandera de vous acquiter de votre pv immediatement (n'est ce pas jofaro)
la nouriture est delicieuse, fraiche. pas de varieté dans les poissons mais il viennent d'etre pecher.
vous trouverez des chambres a louer un peu partout
nous avions opté pour le camping et mis a part le premier, tous prenaient les camping cheques
http://www.campingcheque.fr/
pour preparer ce voyage j'ai largement utilisé les albums des membres de vacanceo dejas en ligne, et plus particulierement les carnets de vancouver et nicoviet, je les remercie pour le partage.
pour les camping j'ai utilisé ce site
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/
si vous avez un camping car prevoyez un velo ou un scooter vous aurez des dificultees pour vous garer en centre villes ou se trouve les points interessants
le camping sauvage est strictement interdit en croatie
DESCRIPTION DU VOYAGE
jour 1 nous sommes partis avec notre voiture, de gap il nous a fallu 10h pour arrver au camping orsera a vrsar ou nous devions passer les trois premieres nuits
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/istrie/camping-orsera-105181/
jour 2 apres un arret au fjord de lim nous sommes partis pour pula ou nous avons fait une breve visite car beaucoup de dificultees pour le stationement nous avons continué sur la pointe de kamenjack lieux ou vous pouvez faire des ballades a pied ou en velo, un vrai regal; nous y avons mangé au safari bar endroit tres sympa que je vous recommande. puis nous somme revenu sur rovinj que nous avons beaucoup aimé deuxieme nuit a vrsar
jour 3 nous n'avons fait qu'un village de la route des village perchés, celui de groznjan puis retour sur la cote pour la visite de porec en fin d'apres midi visite du village de vrsar en partant a pied du camping troisieme nuit a vrsar
jour 4 route pour rejoindre la cote dalmate. nous avions prevu une etape apres riijeka mais etant encore tot dans la journee nous avons préféré continuer sur zadar afin d'y consacrer plus de temps 2 nuit au camping peros a zaton ou nous avons fait la connaissance de jofaro
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/zadar/autocamp-peros-113270/
jour 5 visite de nin puis nous roulons jusque l'ile de pag, nous n'allons pas plus loin ayant peur de manquer d'essence visite de zadar avant d'aller vagabonder sur la cote deuxieme nuit au camping peros
jour 6 nous rejoignons sibenik ou nous nous installons pour deux nuits au camping solaris
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/%8aibenik/camping-solaris-101020/
l'apres midi nous partons visiter sibenik
jour 7 parc de krka, avant le depart j'avais entendu dire si vous allez a plivic inutile d'aller a krka et bien je ne suis pas d'accord ce parc est superbe diferent de plivic et si vous avez le temps prenez le temps d'aller visiter les parties hautes du parc deuxieme nuit au camping solaris
jour8 split n'est pas loin mais nous choississons tout de meme de changer de camping afin de ne pas faire trop de navettes; larret a primosten charmant petit village puis a trogir trop de monde pour manger a trogir comme nous avions prevu nous allons donc jusqu'au camping storbec a split ou nous avons la plaisir de retrouver jofaro
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/split-dalmatie/camping-stobrec-split-117869/
apres midi, visite de split
jour 9 route pour dubrovnik apres avoir visiter le camping kate qui ne nous plait pas nous nous instalons au camping solitudo pour deux nuits
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/dubrovnik-neretva/camping-camping-solitudo-105275/
apres midi visite de dubrovnik visite des remparts en fin d'apres midi, je vous recomande d'y aller tot la matin ou en fin de journee a cause de la chaleure
jour 10 petit tour au montnegro abolument pas preparé je ne savais meme pas quelle etait la monaie nous sommes alles jusque kotor atention si vous etes en voiture vous devrez vous aquiter d'une taxe ecologique a la frontiere. retour au camping solitudo
jour 11 nous boulversons notre programe; nous demontons la tente avec dans l'iddee de visiter la presqu'ile de peljesac avec ses huitres et son vin reputés pyis continuer jusqu'au plus pres de la frontiere de bosnie; nous decidons de ne pas choisir le camping et de prendre le premier venu; nous le trouverons dans le delta de la meretva, un camping completement a l'abandon mais pleins de charme ou nous avons l'impression de faire du camping sauvage . nous y trouvons la seule plage de sable que nous ayons vu en croatie mais pa tres propre. un petit coin de paradi tout de meme ce camping n'as pas de lien internet et ne prend pas non plus les camping cheques.
jour 12 bosnie herzegovine chute da kravica bagaj mostar un coup de coeur pour ce pays ou du moin la partie herzegovine que nous avons vue. nuit a mostar dans la pension rose (beaucoup de chambres a mostar et je vous recommande 'y passer une soiree ou l'ambiance devient plus intime la journee etant envahie de touristes
http://reservations.bookhostels.com/chambramie.com/hostel.php?HostelNumber=19791
jour 13 retour en croatie et route pour plivic par la montagne instalation pour deux nuits au camping korana
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/karlovac/autocamp-korana-105229/
jour 14 parc de plivic
jour 15 retour
diaporamas en musique
istrie
http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_5082.php
la cote dalmate
http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_5382.php
les parcs de la krka et de plivic
http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_5377.php
bosnie herzegovine
http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_4937.php
la cote croate se caracterise par la centaine d'iles qui la borde. c'est une cote rocheuse, la montagne arrivant directement dans l'adriatique. ne chercher pas les immenses plages de sable il n'y en a pas, mais la beautee est partout a chaques detour de la route. si vous voulez vous baigner dans les eaux limpides de ce pays n'oubliez pas les sandales platiques.
en croatie il faut de bonnes chaussures partout pour pouvoir profiter de ses parcs superbes de son patrimoine exeptionel (des villes toutes plus belles les unes que les autres, mais pour cela il va vous faloire marcher et le pays n'est pas plat!
des secteurs entiers dans des campagnes reculees portent encore les stigmates du dernier conflit.
les gens de ce pays sont extremement serviables, par deux fois ayant besoin de monnaie pour payer le stationement, il m'a été payé par des croates me disant que tout allait bien. demandant notre chemin , la personne ne sachant pas s'est mis a telephonner un peu partout pour essayer d'avoir notre renseignement. et j'oublie probablement pleins d'autres exemples.
eviter si vous le pouvez l'été il y a enormement de monde et les routes ne sont pas adaptées occasionant d'enormes bouchons., de plus il faisait dejas tres chaud au mois de mai alors l'été...
sur la route n'oubliez pas de respecter le code (meme si les croates ne le font pas vraiment) la police vous demandera de vous acquiter de votre pv immediatement (n'est ce pas jofaro)
la nouriture est delicieuse, fraiche. pas de varieté dans les poissons mais il viennent d'etre pecher.
vous trouverez des chambres a louer un peu partout
nous avions opté pour le camping et mis a part le premier, tous prenaient les camping cheques
http://www.campingcheque.fr/
pour preparer ce voyage j'ai largement utilisé les albums des membres de vacanceo dejas en ligne, et plus particulierement les carnets de vancouver et nicoviet, je les remercie pour le partage.
pour les camping j'ai utilisé ce site
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/
si vous avez un camping car prevoyez un velo ou un scooter vous aurez des dificultees pour vous garer en centre villes ou se trouve les points interessants
le camping sauvage est strictement interdit en croatie
DESCRIPTION DU VOYAGE
jour 1 nous sommes partis avec notre voiture, de gap il nous a fallu 10h pour arrver au camping orsera a vrsar ou nous devions passer les trois premieres nuits
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/istrie/camping-orsera-105181/
jour 2 apres un arret au fjord de lim nous sommes partis pour pula ou nous avons fait une breve visite car beaucoup de dificultees pour le stationement nous avons continué sur la pointe de kamenjack lieux ou vous pouvez faire des ballades a pied ou en velo, un vrai regal; nous y avons mangé au safari bar endroit tres sympa que je vous recommande. puis nous somme revenu sur rovinj que nous avons beaucoup aimé deuxieme nuit a vrsar
jour 3 nous n'avons fait qu'un village de la route des village perchés, celui de groznjan puis retour sur la cote pour la visite de porec en fin d'apres midi visite du village de vrsar en partant a pied du camping troisieme nuit a vrsar
jour 4 route pour rejoindre la cote dalmate. nous avions prevu une etape apres riijeka mais etant encore tot dans la journee nous avons préféré continuer sur zadar afin d'y consacrer plus de temps 2 nuit au camping peros a zaton ou nous avons fait la connaissance de jofaro
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/zadar/autocamp-peros-113270/
jour 5 visite de nin puis nous roulons jusque l'ile de pag, nous n'allons pas plus loin ayant peur de manquer d'essence visite de zadar avant d'aller vagabonder sur la cote deuxieme nuit au camping peros
jour 6 nous rejoignons sibenik ou nous nous installons pour deux nuits au camping solaris
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/%8aibenik/camping-solaris-101020/
l'apres midi nous partons visiter sibenik
jour 7 parc de krka, avant le depart j'avais entendu dire si vous allez a plivic inutile d'aller a krka et bien je ne suis pas d'accord ce parc est superbe diferent de plivic et si vous avez le temps prenez le temps d'aller visiter les parties hautes du parc deuxieme nuit au camping solaris
jour8 split n'est pas loin mais nous choississons tout de meme de changer de camping afin de ne pas faire trop de navettes; larret a primosten charmant petit village puis a trogir trop de monde pour manger a trogir comme nous avions prevu nous allons donc jusqu'au camping storbec a split ou nous avons la plaisir de retrouver jofaro
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/split-dalmatie/camping-stobrec-split-117869/
apres midi, visite de split
jour 9 route pour dubrovnik apres avoir visiter le camping kate qui ne nous plait pas nous nous instalons au camping solitudo pour deux nuits
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/dubrovnik-neretva/camping-camping-solitudo-105275/
apres midi visite de dubrovnik visite des remparts en fin d'apres midi, je vous recomande d'y aller tot la matin ou en fin de journee a cause de la chaleure
jour 10 petit tour au montnegro abolument pas preparé je ne savais meme pas quelle etait la monaie nous sommes alles jusque kotor atention si vous etes en voiture vous devrez vous aquiter d'une taxe ecologique a la frontiere. retour au camping solitudo
jour 11 nous boulversons notre programe; nous demontons la tente avec dans l'iddee de visiter la presqu'ile de peljesac avec ses huitres et son vin reputés pyis continuer jusqu'au plus pres de la frontiere de bosnie; nous decidons de ne pas choisir le camping et de prendre le premier venu; nous le trouverons dans le delta de la meretva, un camping completement a l'abandon mais pleins de charme ou nous avons l'impression de faire du camping sauvage . nous y trouvons la seule plage de sable que nous ayons vu en croatie mais pa tres propre. un petit coin de paradi tout de meme ce camping n'as pas de lien internet et ne prend pas non plus les camping cheques.
jour 12 bosnie herzegovine chute da kravica bagaj mostar un coup de coeur pour ce pays ou du moin la partie herzegovine que nous avons vue. nuit a mostar dans la pension rose (beaucoup de chambres a mostar et je vous recommande 'y passer une soiree ou l'ambiance devient plus intime la journee etant envahie de touristes
http://reservations.bookhostels.com/chambramie.com/hostel.php?HostelNumber=19791
jour 13 retour en croatie et route pour plivic par la montagne instalation pour deux nuits au camping korana
http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/karlovac/autocamp-korana-105229/
jour 14 parc de plivic
jour 15 retour
diaporamas en musique
istrie
http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_5082.php
la cote dalmate
http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_5382.php
les parcs de la krka et de plivic
http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_5377.php
bosnie herzegovine
http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_4937.php
New York: transferts de l'aéroport JFK à Manhattan en limousine? English translation pending
Bonjour !
Je pars à NYC la semaine prochaine pour un long Week-End, je serais intéressée pour tester le transfert en limousine, est ce que quelqu'un serait au courant des prix, des sites de réservation ? et si me dire si ça vaut le coup !
merci beaucoup de vos réponses
Climat en Géorgie et en Arménie au mois de février? English translation pending
Je serai en visite ds ces 2 pays en février. Qui pourrait me dire si on ne souffre pas trop des rigueurs du climat en hiver ds ces 2 pays et si les chambres chez l habitant possèdent un minimum de chauffage
Détour pour voir Lee's Ferry avant Page? (États-Unis) English translation pending
Bonjour,
j'hesite sur un point entre Grand Canyon et Page. Est ce que le détour par Lee's Ferry vaut la peine? En effet je compte m'arreter a Horseshoe Bend mais je me demande si je ne devrais pas faire un petit tour a Lee's Ferry avant?
Qu'en pensez vous?
Merci
j'hesite sur un point entre Grand Canyon et Page. Est ce que le détour par Lee's Ferry vaut la peine? En effet je compte m'arreter a Horseshoe Bend mais je me demande si je ne devrais pas faire un petit tour a Lee's Ferry avant?
Qu'en pensez vous?
Merci
Phuket: une agression sur une famille française relance le débat sur les tuk-tuk English translation pending
Une famille de touristes français s'est faite agresser la semaine dernière par un conducteur de tuk-tuk à Phuket, relançant le débat sur ce moyen de locomotion dans l'île d'Andaman, selon une information publiée mardi dans le Phuket Gazette. L'agresseur aurait attaqué la famille le samedi 26 décembre avec un parasol, après que cette dernière se soit garée le long de la plage de Kata, dans la municipalité de Karon, et ait refusé de déplacer son véhicule malgré les interjections de l'homme.
Les lacunes dans développement du réseau de transports publics de l'île ont été l'objet de plaintes depuis de nombreuses années, mais ces derniers mois ont vu une recrudescence de taxis et de gangs de tuk-tuk agressant et extorquant les touristes en leur demandant des prix particulièrement élevés.
L'histoire de cette famille française a notamment suscité de nombreuses réactions, et une pétition circulant depuis quelques jours en ligne a récolté près de 300 signatures afin de demander au gouverneur de la province, Wichai Phraisa-ngop, l'interdiction pure et simple des tuk-tuk à Phuket.
(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) lundi 4 janvier 2010
Voir aussi la pétition en ligne pour l'interdiction des tuk-tuk à Phuket Voir aussi l'article du Phuket Gazette, La TAT inquiète a propos des gangs de tuk-tuk
Voir aussi la pétition en ligne pour l'interdiction des tuk-tuk à Phuket Voir aussi l'article du Phuket Gazette, La TAT inquiète a propos des gangs de tuk-tuk
Mésaventure avec les Visa Gift Cards aux États-Unis English translation pending
Bonjour,
Ayant eu une petite mésaventure (toujours d'actualité) avec les VISA GIFTS CARDS, je me permet de vous alerter à ce sujet.
Les VISA Gifts Cards sont des cartes cadeaux vendues un peu partout aux Etats-Unis. Elle contiennent un montant fixe et son achetées dans les banques et les grandes surfaces.
Ces cartes se comportent comme des cartes de crédit 'non nominatives'. - vous achetez une carte dans un magasin (choisissez le montant à régler à l'achat) - vous ouvrez le paquet, signez au dos ...et vous pouvez les utiliser directement...jusqu'à ce que le solde soit à zéro. - vous pouvez entrer quelques paramètres simples sur internet afin de vérifier le solde de votre compte Ca semble facile non? Pas si sûr!
Au bout de quelques mois de non utilisation, VISA prélèvera 2$ par mois jusqu'à ce que la carte soit vide. Vous pouvez utiliser la VISA Gift Cart partout dans le monde, mais VISA prélèvera 2$ pour chaque transaction réalisée hors USA.
Et maintenant....les emm....euh....problèmes:
Evitez d'utiliser ces cartes dans les stations d'essences automatiques!!! Et soyez conscient qu'il n'y a que très peu de sécurité, pas de code, pas d'adresse de propriétaire (surtout si vous ne vivez pas aux USA)
Bref, j'ai perdu bcp d'argent en tentant de faire lire la carte sur un lecteur d'une pompe à essence automatique d'une station SHELL 1. En passant la carte dans le lecteur de la pompe, celle-ci me demande un NIP code (il ne s'agit en fait pas d'un NIP (numéro postal) mais bien d'un code de sécurité de la carte...que je n'ai pas bien entendu 2. j'annule la transaction (bouton CANCEL) et je retente une 2ème fois 3. nouvelle demande de NIP, je refais CANCEL et j'utilise des billets verts.
Après 2 semaines, je m'aperçois que la station (SHELL pour ne pas la citer) m'a bloqué 150$ Je tente donc de me reconnecter sur internet afin de voir comment contester les transactions
et là, je vois l'enfer administratif: - le formulaire d'enregistrement en ligne n'accepte pas les adresses hors USA - je tente de contacter la hotline, mais j'y passe presque 1 heure en attente et à sélectionner des numéros sans atteindre aucun correspondant - j'ai la possibilité de télécharger un formulaire de plainte à compléter et à renvoyer à une adresse au milieu de nulle part, et il faudra plusieurs mois d'attente
Ensuite je retourne sur le web et je constate que je ne peux plus accéder au formulaire en ligne, ma carte étant considérée comme motif de .... fraude. Voilà comment on perd de l'argent grâce à VISA et SHELL.
Je suis de retour en Europe et évidemment je vais pas me laisser faire et je vais envoyer tous les documents nécessaires afin de réclamer ce qui me revient de droit. Toutefois je vous conseille ardemment d'éviter tout contact avec ces cartes VISA cadeaux, qui n'ont qu'une sécurité toute relative. 🏴☠️
Ayant eu une petite mésaventure (toujours d'actualité) avec les VISA GIFTS CARDS, je me permet de vous alerter à ce sujet.
Les VISA Gifts Cards sont des cartes cadeaux vendues un peu partout aux Etats-Unis. Elle contiennent un montant fixe et son achetées dans les banques et les grandes surfaces.
Ces cartes se comportent comme des cartes de crédit 'non nominatives'. - vous achetez une carte dans un magasin (choisissez le montant à régler à l'achat) - vous ouvrez le paquet, signez au dos ...et vous pouvez les utiliser directement...jusqu'à ce que le solde soit à zéro. - vous pouvez entrer quelques paramètres simples sur internet afin de vérifier le solde de votre compte Ca semble facile non? Pas si sûr!
Au bout de quelques mois de non utilisation, VISA prélèvera 2$ par mois jusqu'à ce que la carte soit vide. Vous pouvez utiliser la VISA Gift Cart partout dans le monde, mais VISA prélèvera 2$ pour chaque transaction réalisée hors USA.
Et maintenant....les emm....euh....problèmes:
Evitez d'utiliser ces cartes dans les stations d'essences automatiques!!! Et soyez conscient qu'il n'y a que très peu de sécurité, pas de code, pas d'adresse de propriétaire (surtout si vous ne vivez pas aux USA)
Bref, j'ai perdu bcp d'argent en tentant de faire lire la carte sur un lecteur d'une pompe à essence automatique d'une station SHELL 1. En passant la carte dans le lecteur de la pompe, celle-ci me demande un NIP code (il ne s'agit en fait pas d'un NIP (numéro postal) mais bien d'un code de sécurité de la carte...que je n'ai pas bien entendu 2. j'annule la transaction (bouton CANCEL) et je retente une 2ème fois 3. nouvelle demande de NIP, je refais CANCEL et j'utilise des billets verts.
Après 2 semaines, je m'aperçois que la station (SHELL pour ne pas la citer) m'a bloqué 150$ Je tente donc de me reconnecter sur internet afin de voir comment contester les transactions
et là, je vois l'enfer administratif: - le formulaire d'enregistrement en ligne n'accepte pas les adresses hors USA - je tente de contacter la hotline, mais j'y passe presque 1 heure en attente et à sélectionner des numéros sans atteindre aucun correspondant - j'ai la possibilité de télécharger un formulaire de plainte à compléter et à renvoyer à une adresse au milieu de nulle part, et il faudra plusieurs mois d'attente
Ensuite je retourne sur le web et je constate que je ne peux plus accéder au formulaire en ligne, ma carte étant considérée comme motif de .... fraude. Voilà comment on perd de l'argent grâce à VISA et SHELL.
Je suis de retour en Europe et évidemment je vais pas me laisser faire et je vais envoyer tous les documents nécessaires afin de réclamer ce qui me revient de droit. Toutefois je vous conseille ardemment d'éviter tout contact avec ces cartes VISA cadeaux, qui n'ont qu'une sécurité toute relative. 🏴☠️
Repartir à zéro et s'ouvrir un commerce aux Philippines? English translation pending
Salut
je travaille dans la com , 2 enfants une femme. tout va bien sauf que j ai envie de tout changer. lol pas femme et enfant . J ai toujours aimé les voyages , je ne connais pas les phil mais j ai vu tant de reportage. crois tu qu il est possible d 'ouvrir un petit truc en bord de mer la bas genre une petite maison d'hote en etant étranger. quoi qu il en soit je sais qu il faut venir sur place pour se faire un avis ( je suis preneur si vous avez des plans de vols pas cher depuis la france) je pense pas que la com puisse etre un plus pour moi la bas. comme la vie est moins cher et que le pays est beau , je me pose cette question en sachant qu il faut eviter le sud...
merci
je travaille dans la com , 2 enfants une femme. tout va bien sauf que j ai envie de tout changer. lol pas femme et enfant . J ai toujours aimé les voyages , je ne connais pas les phil mais j ai vu tant de reportage. crois tu qu il est possible d 'ouvrir un petit truc en bord de mer la bas genre une petite maison d'hote en etant étranger. quoi qu il en soit je sais qu il faut venir sur place pour se faire un avis ( je suis preneur si vous avez des plans de vols pas cher depuis la france) je pense pas que la com puisse etre un plus pour moi la bas. comme la vie est moins cher et que le pays est beau , je me pose cette question en sachant qu il faut eviter le sud...
merci
Carnet de bord d'une croisière sur le Costa Serena du 15 au 22 novembre 2009 English translation pending
😎Ah ! Ouf ! Nous y voilà ! Voilà enfin mon carnet de bord de ma croisière "Dernière Minute" sur le Costa SERENA du 15 au 22 novembre 2009.
Je vous précise que je connaissais toutes les escales. Pour certaines j'ai approfondi mes connaissances des lieux pour d'autres et bien je n'ai rien fait.
Je vous donnerai quand même quelques détails sur des excursions que j'ai effectuées les fois précédentes (en vous le précisant) celà pouvant aider des futures croisièristes.
Le 14/11/09 : INGWILLER/PADOUE
607 prête au départ, vignette Suisse sur le pare brise, valises chargées dans le coffre (tout juste assez grand !) et 4 poids lourds dans l'habitacle, et oui au retour ce sera pire !!!! Pauvre voiture !
7 heures ! Départ d'Ingwiller en Alsace. Le soleil se lève à l'Est, et bien c'est vrai, superbe !
Direction Strasbourg, l'autoroute avec tous les camions traversant l'Alsace, pour la majorité des étrangers qui évitent l'Allemagne et sa taxe camion. Mulhouse/Bale et son aéroport international franco/suisse . La frontière, ce cher douanier regarde si nous avons bien la vignette, sinon ...stop ! Ah, j'ai oublié, le conducteur : Bernard, pas le mien , non mon gendre, pas simple le même prénom. Et bien il connait très bien la route et c'est sans encombre que nous apercevons les premiers sommets suisses recouverts de neige.
Nous longeons le lac des 4 Cantons avec Luzern.
Nous nous arrêtons comme d'habitude juste avant le Tunnel du St Gothard, pour prendre un café et faire la pause technique comme disent les conducteurs de bus .
Il fait un vent incroyable mais il ne fait pas froid. De nombreux camions sont en attente pour passer le tunnel qui fait 17 kms de long. Voilà 1 mois nous étions passés par le col lors de notre retour de Croatie et bien là "Fermé". Le Tunnel est gratuit.
La traversée du Tunnel se fait sans encombre et à Airolo, il pleut.....
Prendre cette route qui traverse la Suisse est toujours un plaisir pour moi. Il y a des paysages superbes mais de nombreux tunnels et des travaux assez fréquents. Nous passons près de Bellinzona et ses 4 chateaux imposants. Un peu plus loin nous apercevons Locarno et le bout du Lac Majeur (un superbe écrin pour les iles Borromées !) et voilà Lugano !
Nous sommes attendus à l'hotel restaurant "El Delfino".
Pourquoi, ici ? Et bien c'est ici que Christelle fait descendre ses groupes lors de leurs passages sur Lugano. Un bel hotel avec une belle vue sur le lac mais pas facile d'accès surtout pour les bus. Nous visitons des chambres. Et on nous invite à passer à table. Le patron vient nous rejoindre. Christelle et lui discutent de "boulot". Pas de soucis pour le repas qui est très bien.
Nous repartons en longeant le lac de Lugano (très beau) et prenons la direction de l'Italie. La frontière à Chiasso est passée sans formalité et nous apercevons le lac de Come. La circulation est fluide et pour une fois les camions sont peu nombreux. Nous continuons notre route : Bergame, Monza, Brescia, Sirmione et le lac de Garde, puis Vérone, célèbre pour ses amants, Roméo et Juliette. Les panneaux autoroutiers nous indiquent le but de notre voyage terrestre : VENISE !
Mais ce soir nous nous arrêterons à PADOUE. Effectivement nous allons être hébergés au "Grand Hotel Italia" à Padoue. Un superbe édifice sur la place de la gare de cette ville italienne connue pour son..... Saint Antoine ! Nous prenons possession de nos chambres : 2 superbes suites ! Encore grace aux connaissances de Christelle et en plus un panier de fruits frais, une bouteille de "champagne italien" et des petits fours secs ! Enfin un avant gout à notre croisière ! Nous partons à la découverte de la ville. Il y a beaucoup de monde de toutes les nationalités dans ce secteur de la gare. Nous allons à pieds à la recherche de .....Saint Antoine et nous le trouvons !
Magnifique édifice, nous entrons il y a un office et l'église est pleine de monde ! L'intérieur est très très beau, mais impossible de faire une seule photo, il y a des gardes partout. Nous repasserons demain avant de partir pour faire des photos de l'extérieur. Maintenant Saint-Antoine, un restaurant SVP !! On trouve ! Miracle ! Des pizzas ! Ma foi fort bonnes et le petit rosé qui vas avec ....aussi.
Nous rentrons à l'hotel. Il est 22 h 30 . Une baignoire avec jets nous tend les bras et plouf !!!
Demain départ vers 9 h 30 car il y a environ 40 kms pour aller à Venise.
Bonne nuit !
Capucine18
1 2 Lever du jour sur l'Alsace
3 4 Montagnes enneigées en Suisse
5 Arrêt technique
6 Entrée du Tunnel du ST Gothard
7 Directions
8 Lugano
9 10 11 L'hotel à Padoue
12 la place de la Gare à Padoue
13 14 c'est typiquement italien : jambon et pates
15 16 et ça aussi !!!!
Ne vous en faite pas la croisière c'est pour demain 😏😏😏
Je vous précise que je connaissais toutes les escales. Pour certaines j'ai approfondi mes connaissances des lieux pour d'autres et bien je n'ai rien fait.
Je vous donnerai quand même quelques détails sur des excursions que j'ai effectuées les fois précédentes (en vous le précisant) celà pouvant aider des futures croisièristes.
Le 14/11/09 : INGWILLER/PADOUE
607 prête au départ, vignette Suisse sur le pare brise, valises chargées dans le coffre (tout juste assez grand !) et 4 poids lourds dans l'habitacle, et oui au retour ce sera pire !!!! Pauvre voiture !
7 heures ! Départ d'Ingwiller en Alsace. Le soleil se lève à l'Est, et bien c'est vrai, superbe !
Direction Strasbourg, l'autoroute avec tous les camions traversant l'Alsace, pour la majorité des étrangers qui évitent l'Allemagne et sa taxe camion. Mulhouse/Bale et son aéroport international franco/suisse . La frontière, ce cher douanier regarde si nous avons bien la vignette, sinon ...stop ! Ah, j'ai oublié, le conducteur : Bernard, pas le mien , non mon gendre, pas simple le même prénom. Et bien il connait très bien la route et c'est sans encombre que nous apercevons les premiers sommets suisses recouverts de neige.
Nous longeons le lac des 4 Cantons avec Luzern.
Nous nous arrêtons comme d'habitude juste avant le Tunnel du St Gothard, pour prendre un café et faire la pause technique comme disent les conducteurs de bus .
Il fait un vent incroyable mais il ne fait pas froid. De nombreux camions sont en attente pour passer le tunnel qui fait 17 kms de long. Voilà 1 mois nous étions passés par le col lors de notre retour de Croatie et bien là "Fermé". Le Tunnel est gratuit.
La traversée du Tunnel se fait sans encombre et à Airolo, il pleut.....
Prendre cette route qui traverse la Suisse est toujours un plaisir pour moi. Il y a des paysages superbes mais de nombreux tunnels et des travaux assez fréquents. Nous passons près de Bellinzona et ses 4 chateaux imposants. Un peu plus loin nous apercevons Locarno et le bout du Lac Majeur (un superbe écrin pour les iles Borromées !) et voilà Lugano !
Nous sommes attendus à l'hotel restaurant "El Delfino".
Pourquoi, ici ? Et bien c'est ici que Christelle fait descendre ses groupes lors de leurs passages sur Lugano. Un bel hotel avec une belle vue sur le lac mais pas facile d'accès surtout pour les bus. Nous visitons des chambres. Et on nous invite à passer à table. Le patron vient nous rejoindre. Christelle et lui discutent de "boulot". Pas de soucis pour le repas qui est très bien.
Nous repartons en longeant le lac de Lugano (très beau) et prenons la direction de l'Italie. La frontière à Chiasso est passée sans formalité et nous apercevons le lac de Come. La circulation est fluide et pour une fois les camions sont peu nombreux. Nous continuons notre route : Bergame, Monza, Brescia, Sirmione et le lac de Garde, puis Vérone, célèbre pour ses amants, Roméo et Juliette. Les panneaux autoroutiers nous indiquent le but de notre voyage terrestre : VENISE !
Mais ce soir nous nous arrêterons à PADOUE. Effectivement nous allons être hébergés au "Grand Hotel Italia" à Padoue. Un superbe édifice sur la place de la gare de cette ville italienne connue pour son..... Saint Antoine ! Nous prenons possession de nos chambres : 2 superbes suites ! Encore grace aux connaissances de Christelle et en plus un panier de fruits frais, une bouteille de "champagne italien" et des petits fours secs ! Enfin un avant gout à notre croisière ! Nous partons à la découverte de la ville. Il y a beaucoup de monde de toutes les nationalités dans ce secteur de la gare. Nous allons à pieds à la recherche de .....Saint Antoine et nous le trouvons !
Magnifique édifice, nous entrons il y a un office et l'église est pleine de monde ! L'intérieur est très très beau, mais impossible de faire une seule photo, il y a des gardes partout. Nous repasserons demain avant de partir pour faire des photos de l'extérieur. Maintenant Saint-Antoine, un restaurant SVP !! On trouve ! Miracle ! Des pizzas ! Ma foi fort bonnes et le petit rosé qui vas avec ....aussi.
Nous rentrons à l'hotel. Il est 22 h 30 . Une baignoire avec jets nous tend les bras et plouf !!!
Demain départ vers 9 h 30 car il y a environ 40 kms pour aller à Venise.
Bonne nuit !
Capucine18
1 2 Lever du jour sur l'Alsace
3 4 Montagnes enneigées en Suisse
5 Arrêt technique
6 Entrée du Tunnel du ST Gothard
7 Directions
8 Lugano
9 10 11 L'hotel à Padoue
12 la place de la Gare à Padoue
13 14 c'est typiquement italien : jambon et pates
15 16 et ça aussi !!!!
Ne vous en faite pas la croisière c'est pour demain 😏😏😏
Retour d'Inde du Sud en novembre 2009 English translation pending
Alors le debut de voyage c etait de l aerooport de tunis carthage le mercredi 11.11.09 avec le vol turkish airlines tunis istanbul vol TK 1132 depart 13.30 arrivee 17.05 ..tres bon vol avec un retard de 30 min c est neccessaire pour la turkish je vois chaque jour ce vol et rarement qu il decolle a l heure ...
Séjour de quinze jours en Australie au mois de février 2010 English translation pending
Bonjour,
Je serai en Australie du 6 février au 20 février 2010 et j'aimerais avoir vos opinions quant à mon projet de voyage. J'arrive à Melbourne par avion et je compte y rester deux jours, ensuite je compte louer une voiture pour aller jusqu'à Uluru's rock et y rester 2 jours. (Je compte 2 jours pour m'y rendre). Ensuite je compte aller à Darwin et visiter les environs en 2 jours environ (je compte 2 jours pour m'y rendre). Enfin retour sur Melbourne avec petite escapade à Sydney si on a le temps. Pensez vous que mon trajet est intéressant et surtout réalisable, y a t'il des coins que j'oublie sur le trajet? Que me conseillez vous? (J'ai vraiment envie de voir Uluru ainsi que la région de Darwin célèbre pour ses crocodiles 🤪
Je serai en Australie du 6 février au 20 février 2010 et j'aimerais avoir vos opinions quant à mon projet de voyage. J'arrive à Melbourne par avion et je compte y rester deux jours, ensuite je compte louer une voiture pour aller jusqu'à Uluru's rock et y rester 2 jours. (Je compte 2 jours pour m'y rendre). Ensuite je compte aller à Darwin et visiter les environs en 2 jours environ (je compte 2 jours pour m'y rendre). Enfin retour sur Melbourne avec petite escapade à Sydney si on a le temps. Pensez vous que mon trajet est intéressant et surtout réalisable, y a t'il des coins que j'oublie sur le trajet? Que me conseillez vous? (J'ai vraiment envie de voir Uluru ainsi que la région de Darwin célèbre pour ses crocodiles 🤪
MOL patron de Ryanair répond aux voyageurs! English translation pending
L'original
http://tpn.vg.no/intervju/index.php?Inr=2055
En francais traduit par yahoo http://fr.babelfish.yahoo.com/...mp;btnTrUrl=Traduire
extrait que j'adore Est-ce que je dois payer pour te poser une question ?
Grande idée ! Envoyez-juste moi 10 euros. Haha ! ! Michael O'Leary
c'est une interview sans concessions , MOL evoque les frais annexes , affirme qu'il ne fera jamais de long courrier , que la sécurité de ses vols est optimale , que les employés(PNC et PNT) sont tous payés de la meme maniere sans distinction de nationalité et qu'ils sont mieux payés que la plupart des compagnies en Europe dont SAS etc. MOL conclu par une belle parole "I want a society where everybody, rich and poor, can afford to fly all across Europe on Ryanair’s very low fares"
Que d'émotions ! MOL IS GOD 🙂
En francais traduit par yahoo http://fr.babelfish.yahoo.com/...mp;btnTrUrl=Traduire
extrait que j'adore Est-ce que je dois payer pour te poser une question ?
Grande idée ! Envoyez-juste moi 10 euros. Haha ! ! Michael O'Leary
c'est une interview sans concessions , MOL evoque les frais annexes , affirme qu'il ne fera jamais de long courrier , que la sécurité de ses vols est optimale , que les employés(PNC et PNT) sont tous payés de la meme maniere sans distinction de nationalité et qu'ils sont mieux payés que la plupart des compagnies en Europe dont SAS etc. MOL conclu par une belle parole "I want a society where everybody, rich and poor, can afford to fly all across Europe on Ryanair’s very low fares"
Que d'émotions ! MOL IS GOD 🙂
Escales de croisière sur le MSC Splendida English translation pending
Bonjour,
Cette année nous avons la chance de faire une croisière pour les fêtes de noël, sur le MSC Splendida escale : Olympie, Athenes, Rhodes, Alexandrie, Heraklion, Messine, Rome.
Nous sommes à la recherche d'information sur ces escales (bateau, bus, taxi).
Merci d'avance🙂🙂🙂🙂
Avec 100 000 Euros, combien de temps puis-je vivre en Thaïlande sans travailler? English translation pending
Bonjour.
Merci de répondre à cette question seulement si vous avez des sources sérieuses. Réponses non sérieuses, s'abstenir, merci.
Si je pars avec 100 000 euro en poche en Thaïlande sans travailler, combien de temps pourrais-je survivre dans ce magnifique pays ? Je précise que je peux me contenter d'avoir une vie simple, sans trop sortir. J'éviterai les restaurants, les boîtes de nuit, boire un verre dans les cafés. Je souhaite avoir une vie simple mais en profiter tout de même de temps à autre.
Sans utopie, avec votre vécu, combien de temps pourrais-je survivre avec cette somme ? Merci.
P.S : Je suis déjà allé en Thaïlande mais pas sassez pour me faire une idée. Il faut y vivre très longtemps pour connaître les bons tuyaux je pense.
Merci de répondre à cette question seulement si vous avez des sources sérieuses. Réponses non sérieuses, s'abstenir, merci.
Si je pars avec 100 000 euro en poche en Thaïlande sans travailler, combien de temps pourrais-je survivre dans ce magnifique pays ? Je précise que je peux me contenter d'avoir une vie simple, sans trop sortir. J'éviterai les restaurants, les boîtes de nuit, boire un verre dans les cafés. Je souhaite avoir une vie simple mais en profiter tout de même de temps à autre.
Sans utopie, avec votre vécu, combien de temps pourrais-je survivre avec cette somme ? Merci.
P.S : Je suis déjà allé en Thaïlande mais pas sassez pour me faire une idée. Il faut y vivre très longtemps pour connaître les bons tuyaux je pense.
Thaïlande: votre expérience sur Earthlodge Khao Sok National Park et Siam Safari? English translation pending
Salut, alors voila je suis intéressé à passer une nuit au Khao Sok national park et j'aimerais bien avoir des commentaires de quelqu'un qui y est allé. Quelqu'un connait?
Merci!
Merci!
Tandem: qu'en pensez-vous? English translation pending
🤪😉 BONSOIR QU EN PENSEZ VOUS ???🏴☠️ http://www.promovelo.fr/boutique/fiche_produit.cfm?ref=136011&type=3&code_lg=lg_fr
Itinéraire de 15 jours en Syrie English translation pending
Bonjour,
J'envisage de partir 15 jours (du 1 au 15 nov 2009) en Syrie pour découvrir ce pays. J'ai commencé à faire un itinéraire mais j'aimerais avoir votre avis pour me dire si je suis trop utopique par rapport à la durée de chacune des visites :
J'ai détaillé chacun des grosses étapes. Maintenant, il se peut que certaines destinations ne soient pas très interessantes. Pourriez vous me les avertir dans ce cas ?
Sinon, je compte partir tout seul la bas. Je précise je suis un Français de 28 ans, brun aux yeux marrons, français de base koi :) Je me demande si c'est dangereux de partir seul la bas ? et si les occidentaux sont bien perçu en Syrie ?
Arrivée à Damas
* Damas : 2 jours - -- Le souk Al-Bzouriyeh La mosquée des Omeyyades Bas as-Salam Le palais d'Azem Le Hammam Nour ed-Din Le khan Assas Pacha La beit Nizam Le Musée archéologique national Balade au mont Kassioun
* Les environs de Damas : 1 jour - -- Seydana et Maloula La source d'Aïn-Fidjé
* Le Hauran : 2 jours - -- Shahba, ville romaine Qanawat et ses temples du 3ième siècle Bosra Le thêatre de Bosra Seydnaya Le monastère de Marmousa. Dormir au monastère de Mar Musa (vue exceptionnelle)
* La route du désert : 1, 5 jours - -- Palmyre (Tadmor) La réserve de Talila
* La vallée de l'Euphrate - -- L'Euphrate Rassafé Raqqa Deiz-ez-Zor Doura-Europos Mari
* Alep : 2 jours - - Les souks La citadelle Le musée des Arts et Traditions populaires Balade vers le Bab en-Nasr Le musée d'Idlib
* La région d'Alep : 1 jour - -- St Siméon Maarat-el-Noman et son musée archéologique Les villes mortes : Sergilla, Al-Bara, Ebla Aïn-Darah
* Le littoral méditerranéen : 1 jour - -- Tartous et l'île d'Arouad L'île d'Arwad Le château d'Al-Marqab Lattaquié Ugarit Le Château de Saladin
* La vallée de l'Oronte : 1 jour - -- Homs - le krak des chevaliers Safita et le Castel Blanc des Templiers Hama Apamée
Retour à Damas pour aéroport
J'envisage de partir 15 jours (du 1 au 15 nov 2009) en Syrie pour découvrir ce pays. J'ai commencé à faire un itinéraire mais j'aimerais avoir votre avis pour me dire si je suis trop utopique par rapport à la durée de chacune des visites :
J'ai détaillé chacun des grosses étapes. Maintenant, il se peut que certaines destinations ne soient pas très interessantes. Pourriez vous me les avertir dans ce cas ?
Sinon, je compte partir tout seul la bas. Je précise je suis un Français de 28 ans, brun aux yeux marrons, français de base koi :) Je me demande si c'est dangereux de partir seul la bas ? et si les occidentaux sont bien perçu en Syrie ?
Arrivée à Damas
* Damas : 2 jours - -- Le souk Al-Bzouriyeh La mosquée des Omeyyades Bas as-Salam Le palais d'Azem Le Hammam Nour ed-Din Le khan Assas Pacha La beit Nizam Le Musée archéologique national Balade au mont Kassioun
* Les environs de Damas : 1 jour - -- Seydana et Maloula La source d'Aïn-Fidjé
* Le Hauran : 2 jours - -- Shahba, ville romaine Qanawat et ses temples du 3ième siècle Bosra Le thêatre de Bosra Seydnaya Le monastère de Marmousa. Dormir au monastère de Mar Musa (vue exceptionnelle)
* La route du désert : 1, 5 jours - -- Palmyre (Tadmor) La réserve de Talila
* La vallée de l'Euphrate - -- L'Euphrate Rassafé Raqqa Deiz-ez-Zor Doura-Europos Mari
* Alep : 2 jours - - Les souks La citadelle Le musée des Arts et Traditions populaires Balade vers le Bab en-Nasr Le musée d'Idlib
* La région d'Alep : 1 jour - -- St Siméon Maarat-el-Noman et son musée archéologique Les villes mortes : Sergilla, Al-Bara, Ebla Aïn-Darah
* Le littoral méditerranéen : 1 jour - -- Tartous et l'île d'Arouad L'île d'Arwad Le château d'Al-Marqab Lattaquié Ugarit Le Château de Saladin
* La vallée de l'Oronte : 1 jour - -- Homs - le krak des chevaliers Safita et le Castel Blanc des Templiers Hama Apamée
Retour à Damas pour aéroport
Avis sur circuit Utah - Wyoming - South Dakota - Colorado en été 2010 English translation pending
Après avoir bossé dessus (mais quel plaisir) je vous soumets ma première version du circuit que je compte (que j'espère! si tout va bien) faire l'été prochain (sans doute fin juin/ début juillet 2010).
D'avance, merci pour toutes les remarques, suggestions que vous pourrez me faire. J'ai essayé de détailler le plus possible, mais bien sûr, rien n'est coulé dans le marbre, le mieux c'est quand même d'aviser sur place (notamment pour les marches dans les parcs). J'aime prendre mon temps et ne pas courir, seule une partie du trajet sera baclée à mon goût mais je pense que je peux difficilement faire autrement sachant que j'ai 2 endroits inamovibles les stars du voyage que sont Yellowstone et Moab! Bon, c'est parti:
Jour 1: Vol Paris - Salt Lake City (Nuit Salt Lake City)
D'après ce que j'ai vu seul Delta Airlines assure des vols directs. Pour la location de voiture on verra plus tard.
Jour 2: Salt Lake City - Jackson (Nuit Jackson)
Le trajet se fera sans doute par l'US89 (via Logan, Montpelier...) plutôt que par l'I15. Ça a l'air plus sympa.
Jour 3: Journée à Grand Teton National Park (Nuit Jackson)
AM: Parcourir les Scenic Drive qui jalonnent le parc: Teton Park Road, Jenny Lake Scenic et Signal Mountain Road PM: Une petite rando, par exemple Taggart Lake (vu dans un carnet de voyages)
Jour 4: Jackson - Yellowstone (Nuit Old Faithful ou West Yellowstone)
AM: West Thumb PM: Old Faithful, Castle Geyser, Morning Glory Pool
Jour 5: Yellowstone (Nuit Old Faithful ou West Yellowstone)
AM: Lower Geyser Basin, Fountain Paint Pots, Grand Prismatic Spring, Midway Geyser Basin PM: Upper Geyser Basin, Biscuit Basin, Emerald Pool, Black Sand Basin
Jour 6: Yellowstone (Nuit Old Faithful ou West Yellowstone)
AM: Firehole Falls, Gibbon River falls, Terrace Spring PM: Monument Geyser Basin, Norris Geyser Basin
Jour 7: Yellowstone (Nuit Gardiner)
AM: Roaring Mountain, Golden Gate, The Hoodoos, Rustic Falls PM: Mammoth Hot Springs
Jour 8: Yellowstone (Nuit Gardiner Ou Canyon Village)
AM: Lower Falls, Upper Falls, Inspiration Point & Artist Point PM: Lamar Valley pour voir les animaux
Jour 9: Yellowstone (Nuit Gardiner Ou Canyon Village)
AM: Sulphur Caldron, Mud Volcano, Yellowstone Lake PM: Hayden Valley pour voir les animaux
Jour 10: Yellowstone - Beartooth Highway - Red Lodge - Cody (Nuit Cody)
Jour 11: Cody - Devil's Tower National Monument (Nuit Hulett)
Jour 12: Hulett - Keystone (Nuit Keystone)
AM: Arrêt à Deadwood PM: Mont Rushmore National Memorial
Jour 13: Journée à Badlands National Park
AM: Badlands Loop Road et une petite marche style Notch Trail PM: Badlands Loop Road puis retour à Keystone via Custer et Custer State Park
Jour 14: Keystone - Estes Park (Nuit Estes Park)
Grosse journée de voiture, on est 2 conducteurs
Jour 15: Estes Park - Moab (Nuit Moab)
Deuxième journée consécutive de voiture, traversée du Rocky Mountain National Park (pas de marche prévue) et UT128
Jour 16: Arches National Park (Nuit Moab)
AM: Park Avenue Viewpoint & Trail, Courthouse Tower Viewpoint, Petrified Dunes Viewpoint, Balances Rock, The Windows, Double Arch PM: (En fin d'après-midi pour laisser passer la vraisemblable grosse chaleur) Delicate Arch Trail
Jour 17: Canyonlands National Park - Island In The Sky (Nuit Moab)
AM: Mesa Arch, Shafer Canyon Overlook, Grand View Point, White Rim Overlook, Green River Overlook PM: (en fin d'aprem) Dead Horse Point State Park
Jour 18: Arches National Park (Nuit Moab)
AM: Sand Dune Arch, Devils Garden Trail PM: Fisher Towers sur UT128
Jour 19: Canyonlands National Park - The Needles (Nuit Moab)
AM: Needles & Anticline Overllok PM: Newspaper Rock, Wooden Shoe Overlook, Pothole Point Trail, Cave Spring, Big Spring Canyon Overlook
Jour 20: Moab - Torrey (Nuit Torrey)
AM: Goblin Valley State Park PM: Goosenecks Overlook + Sunset Point (Capitol Reef National Park)
Jour 21: Capitol Reef National Park (Nuit Torrey)
AM: Hickman Bridge Trail PM: Scenic Drive, Capitol Gorge Trail
Jour 22: Torrey - Escalante (Nuit Escalante)
AM: Burr Trail à Boulder PM: UT12 de Boulder à Escalante
Jour 23: Grand Staircase National Monument (Nuit Escalante)
AM: Hole In The Rock Road jusqu'à Devil's Garden PM: Kodachrome Basin State Park + Cottowood Canyon Road (Grovesnor Arch & Cottonwood Canyon)
Jour 24: Escalante - Salt Lake City (Nuit Salt Lake City)
Jour 25: Vol Salt Lake City - Paris
The End 😛
D'avance, merci pour toutes les remarques, suggestions que vous pourrez me faire. J'ai essayé de détailler le plus possible, mais bien sûr, rien n'est coulé dans le marbre, le mieux c'est quand même d'aviser sur place (notamment pour les marches dans les parcs). J'aime prendre mon temps et ne pas courir, seule une partie du trajet sera baclée à mon goût mais je pense que je peux difficilement faire autrement sachant que j'ai 2 endroits inamovibles les stars du voyage que sont Yellowstone et Moab! Bon, c'est parti:
Jour 1: Vol Paris - Salt Lake City (Nuit Salt Lake City)
D'après ce que j'ai vu seul Delta Airlines assure des vols directs. Pour la location de voiture on verra plus tard.
Jour 2: Salt Lake City - Jackson (Nuit Jackson)
Le trajet se fera sans doute par l'US89 (via Logan, Montpelier...) plutôt que par l'I15. Ça a l'air plus sympa.
Jour 3: Journée à Grand Teton National Park (Nuit Jackson)
AM: Parcourir les Scenic Drive qui jalonnent le parc: Teton Park Road, Jenny Lake Scenic et Signal Mountain Road PM: Une petite rando, par exemple Taggart Lake (vu dans un carnet de voyages)
Jour 4: Jackson - Yellowstone (Nuit Old Faithful ou West Yellowstone)
AM: West Thumb PM: Old Faithful, Castle Geyser, Morning Glory Pool
Jour 5: Yellowstone (Nuit Old Faithful ou West Yellowstone)
AM: Lower Geyser Basin, Fountain Paint Pots, Grand Prismatic Spring, Midway Geyser Basin PM: Upper Geyser Basin, Biscuit Basin, Emerald Pool, Black Sand Basin
Jour 6: Yellowstone (Nuit Old Faithful ou West Yellowstone)
AM: Firehole Falls, Gibbon River falls, Terrace Spring PM: Monument Geyser Basin, Norris Geyser Basin
Jour 7: Yellowstone (Nuit Gardiner)
AM: Roaring Mountain, Golden Gate, The Hoodoos, Rustic Falls PM: Mammoth Hot Springs
Jour 8: Yellowstone (Nuit Gardiner Ou Canyon Village)
AM: Lower Falls, Upper Falls, Inspiration Point & Artist Point PM: Lamar Valley pour voir les animaux
Jour 9: Yellowstone (Nuit Gardiner Ou Canyon Village)
AM: Sulphur Caldron, Mud Volcano, Yellowstone Lake PM: Hayden Valley pour voir les animaux
Jour 10: Yellowstone - Beartooth Highway - Red Lodge - Cody (Nuit Cody)
Jour 11: Cody - Devil's Tower National Monument (Nuit Hulett)
Jour 12: Hulett - Keystone (Nuit Keystone)
AM: Arrêt à Deadwood PM: Mont Rushmore National Memorial
Jour 13: Journée à Badlands National Park
AM: Badlands Loop Road et une petite marche style Notch Trail PM: Badlands Loop Road puis retour à Keystone via Custer et Custer State Park
Jour 14: Keystone - Estes Park (Nuit Estes Park)
Grosse journée de voiture, on est 2 conducteurs
Jour 15: Estes Park - Moab (Nuit Moab)
Deuxième journée consécutive de voiture, traversée du Rocky Mountain National Park (pas de marche prévue) et UT128
Jour 16: Arches National Park (Nuit Moab)
AM: Park Avenue Viewpoint & Trail, Courthouse Tower Viewpoint, Petrified Dunes Viewpoint, Balances Rock, The Windows, Double Arch PM: (En fin d'après-midi pour laisser passer la vraisemblable grosse chaleur) Delicate Arch Trail
Jour 17: Canyonlands National Park - Island In The Sky (Nuit Moab)
AM: Mesa Arch, Shafer Canyon Overlook, Grand View Point, White Rim Overlook, Green River Overlook PM: (en fin d'aprem) Dead Horse Point State Park
Jour 18: Arches National Park (Nuit Moab)
AM: Sand Dune Arch, Devils Garden Trail PM: Fisher Towers sur UT128
Jour 19: Canyonlands National Park - The Needles (Nuit Moab)
AM: Needles & Anticline Overllok PM: Newspaper Rock, Wooden Shoe Overlook, Pothole Point Trail, Cave Spring, Big Spring Canyon Overlook
Jour 20: Moab - Torrey (Nuit Torrey)
AM: Goblin Valley State Park PM: Goosenecks Overlook + Sunset Point (Capitol Reef National Park)
Jour 21: Capitol Reef National Park (Nuit Torrey)
AM: Hickman Bridge Trail PM: Scenic Drive, Capitol Gorge Trail
Jour 22: Torrey - Escalante (Nuit Escalante)
AM: Burr Trail à Boulder PM: UT12 de Boulder à Escalante
Jour 23: Grand Staircase National Monument (Nuit Escalante)
AM: Hole In The Rock Road jusqu'à Devil's Garden PM: Kodachrome Basin State Park + Cottowood Canyon Road (Grovesnor Arch & Cottonwood Canyon)
Jour 24: Escalante - Salt Lake City (Nuit Salt Lake City)
Jour 25: Vol Salt Lake City - Paris
The End 😛
De retour des États-Unis English translation pending
Hello!
Nous venons de rentrer il y a quelques heures à peine! Les valises déjà défaites, et ... pas sommeil (je suis encore à l'heure américaine!)
Par quoi commencer ?
Il y a tellement de choses à raconter😉 (je ferai un Carnet de Voyage, mais ça me prendra un peu de temps: je reprends le travail lundi, par un séminaire d'une semaine, et de surcroit, n'étant pas très douée en informatique, il faudra que ma fille m'aide un peu🤪😄)
En attendant, voici quelques réactions à chaud:
Je suis évidemment enchantée: - par la beauté des paysages - par la gentillesse, la courtoisie et la serviabilité des Américains
Je tiens encore une fois, à remercier très chaleureusement les nombreux membres de ce Forum (ils se reconnaitront😉) qui m'ont -d'une part-suggéré de monter moi-même notre voyage, et ensuite de m'avoir aidée à le faire: très sincèrement, sans VF, nous serions partis avec un TO, et je réalise maintenant à quel point nous serions passés à côté de beaucoup de choses!
los angeles : j'ai adoré! je sais que la plupart de vous n'aimez pas cette ville, mais le peu que j'en ai découvert, m'a donné envie d'y retourner (1 jour et demi, c'est trop juste😕) san francisco que justement la plupart d'entre vous adorez, m'a laissé une curieuse impression: j'avoue ne pas avoir "accrochée" du tout, et pourtant nous y avons passé quasi 3 jours: - arrivée en début d'après midi : grâce au GPS nous avons trouvé notre hôtel immédiatement🙂: nous avons fait la 29 Miles Scenic Drive qui donne un excellent premier apperçu de la ville; le lendemain, je commence à paniquer un peu, en me demandant comment nous allons découvrir cette ville (alors que je venais de prévenir ma troupe que la voiture allait rester au parking de l'hôtel😇!) Finalement, nous décidons de prendre un tour avec les Super Seeing Buses (presque 2H ) et retournons par nous même retrouver (en voiture😄) les endroits qui nous ont interpellé!-Chinatown est effectivement surprenante: les odeurs, l'agitation permanante qui y règne, les boutiques, et les façades... donnent carrémement l'impression d'être en Asie (pour nous qui avons visité la Thailande, c'était assez magique!) - Fisherman's Wharf : ne nous a pas plu du tout : trop de bruit, trop de monde, et les otaries du Pier 39...(l'odeur nous a fait faire demi-tour assez rapidement😇🤪) - le Golden Gate Bridge, en revanche, nous a beaucoup émus (même masqué en partie par le fog😕): nous sommes restés un long moment à le regarder, et à l'admirer... - le Golden Gate Park est sans doute magnifique: nous avons uniquement visité le Japanese Tea Garden, mais il faisait si froid (15°) que sommes partis ailleurs! - Lombard Street est vraiment une curiosité A VOIR ET A FAIRE! nous l'avons empruntée 2 fois en voiture, just for the fun!!! - Toutes ces collines qui montent et descendent, sont effectivement originales et surprenantes (mon mari a loué les bienfaits de la voiture automatique😄) Mais ce qui m'a gênée le plus, c'est que cette ville est totalement concentrée: trop "fermée" à mon goût , comme une sensation d'étouffement: finalement, ça reste une grande ville (alors qu'à Los Angeles, on a vraiment une impression d'ouverture, de voir au loin...) - Union Square m'a fait penser à notre Place Kléber (pour ceux qui connaissent Strasbourg😉): nous avons dîné au "Cheese Cake Factory" après la visite d'Alcatraz: beaucoup de monde, nous avons patienté 3/4 d'heure (mais nous le savions, donc pas de mauvaise surprise); je ne peux que recommander cette adresse (qui se trouve au 8ème étage du Macy's): nourriture excellente et Cheese cake à tomber ; personnel super accueillant de surcroit (le serveur qui s'occupait de nous, Josh, nous a fait beaucoup rire!😎)
Les Parcs:
Grand Canyon: un très grand moment pour nous tous, et moi en particulier, qui en rêvait depuis de nombreuses années Pourtant, comme je l'ai déjà dit dans un précédant post, le jour où nous sommes arrivés, il pleuvait, et l'orage grondait: Grand Canyon dans la brume...ça ne pouvait pas être possible (je m'attendais au Golden Gate Bridge dans la brume, mais surtout pas GC)!!!! le soleil réussit à caresser quelques pans, mais je suis trop frustrée... Le lendemain matin, à la première heure, nous effectuons un survol en hélico, et là, toute trace de deception de la veille disparaît: il y a un soleil magnifique, et la découverte de ce lieu nous enchante totalement: je suis contente que mes ados aient la chance d'être assis à côté du pilote (nous étions dispatchés dans 2 hélicos: mon fils et moi dans l'un, ma fille et mon mari dans un autre); j'observe mon fils (habituellement un peu blasé): il dévore le spectacle, et n'en rate pas une miette: il regarde dans tous les sens😊 En sortant de l'hélico, nous n'avons qu'une envie: y retourner! (Cyrille me dit: "whaouh Maman, ça c'est quelque chose qu'il faut avoir fait au moins une fois dans sa vie") Majestueux Grand Canyon qui nous a vraiment procuré un immense bonheur!
Lake Powell / Antelope Canyon
Nous avons fait une balade en bateau sur ce lac: visite impressionnante surtout lorsque le bateau se faufile dans le canyon; Antelope Canyon: un endroit magique, mais nous n'avons pas vraiment profité car trop de monde; j'ai récemment lu dans un post qu'une personne avait fait cette visite quasi en privé: j'imagine que dans ces conditions, c'est le nec plus ultra!
Horseshoe Bend
Un véritable joyau dans son écrin! Un peu de mal à s'y rendre (Le Tigre, tu m'avais dit "un quart d'heure" pour y aller!!!.. Ombelline a oublié de te préciser qu'elle n'était Pas sportive du tout😄: j'y ai donc mis un peu plus de temps, mais ce qui m'a vraiment compliqué la tâche, c'est le sable, et la chaleur (pourtant nous y avons été vers 8H30- 9H): quand on arrive devant, on ne peut être que Subjugué par une telle beauté! Mon Dieu quel spectacle !(et pourtant je l'ai si souvent regardé en photo...): je reste longtemps à l'admirer et ai vraiment un pincement au coeur à me détacher de cet endroit...
Monument Valley
Un spectacle à lui tout seul! que d'images de westerns qui me reviennent en mémoire!!! Nous prenons sans tarder la Scenic Drive qui permet d'aller admirer au plus près cette curiosité géologique: mon mari a adoré (ça a été son Parc préféré) et les enfants également; le coucher de soleil à partir de la terrasse du View est émouvante (là, je regrette vraiment de n'avoir pas pu trouvé une chambre: je m'y étais prise trop tard🙁) Je crois bien que c'est à Monument Valley que j'ai soudain pensé à ce qu'aurait été un voyage organisé: j'imagine que le bus s'arrête uniquement au Visitor Center (et quid de la scenic drive ??? remarque, on ne l'aurait pas su, mais quel gâchis!!!)
Arches
Ce parc fait partie de mes préférés (la fatigue et le petit dèj qui a trop traîné le matin😠, nous ont fait manquer la première visite que j'avais prévue à Double O Arch, puis Landscape Arch; Nous ne verrons donc que Delicate Arch au coucher de soleil : je le précise ici, cette visite est physiquement éprouvante pour qui n'est pas habitué à marcher (il y a un dénivellé assez important, et pour marcher sur le slick rock, mieux vaut avoir de bonnes chaussures: j'ai croisé plusieurs personnes en tongues ou autres claquettes🤪😇!!! il y a également des gens qui renoncent après le premier tiers de la balade... Moi je savais que ça serait difficile pour moi (bon je précise que je suis diabétique et qu'avec un tel effort je risquais une hypoglycémie) mais j'ai emmené 2 litres d'eau dans mon sac isotherme , du sucre, et je l'ai fait à Mon Rythme: résultat, j'y suis arrivée, totalement essoufflée au bout d'une cinquantaine de minutes, mais la souffrance a disparue sur le champ, à la vue de l'Arche! Comme pour Horseshoe Bend, intérieurement, je me dis que pour voir un tel spectacle, finalement, il faut le mériter! je reste longtemps, et n'arrive pas à détacher mon regard de cette arche si délicate (comme elle porte bien son nom!) Je suis surprise quand Cyrille vient me dire: "Maman, tu as vu les trois filles là avec leurs parents? elles viennent de se plaindre entre elles en disant: " Ouais bon, tout ça pour ça!!! c'est finalement tout pareil, partout la même chose!!!"; je n'en reviens pas: comment peut-on rester insensible devant un tel spectacle! j'enrage intérieurement! et Cyrille qui précise à voix haute "j'ai vraiment envie de leur mettre des gifles"!!! Je réussis à faire abstraction de cette anecdote, m'éloigne un peu, et contemple encore longuement l'arche;
Canyonlands
Après la visite d'Arches la veille, ce parc, parait fade; les paysages sont grandioses, mais il ne me laissera pas un souvenir impérissable (sauf peut-être Dead Horse Point); si c'était à refaire, je zapperai ce parc, au profit d'Arches; d'ailleurs, à l'unanimité générale, après coup, on se dit que si nous avions su, nous serions plutôt retournés à Arches! (un autre voyage s'impose maintenant!)
Capitole Reef
Fruita Valley est vraiment une oasis de fraîcheur, avec ses vergers (nous avons croqué quelques pommes bien savoureuses), et ses biches qui se promènent tranquillement); on se croirait dans "la petite maison de la pairie"!!! Délicieux!
Death Valley
Etrange, Fascinant, Surprenant... une curieuse sensation alors qu'on y arrive en fin d'après-midi: Nous sortons à Zabriskie Point pour le coucher de soleil: la chaleur est incroyable (près de 116°F), mais très supportable: c'est sec ! je ne transpire même pas; ces plis jaunes dans la montagne: on dirait du velours: ça a l'air tout doux; Bon, cette fois ci, mes enfants ne me laissent aucune chance: je resterai bien encore un peu assise à m'imprégner de cette sensation, mais ils grognent tous les deux ("Maman, t'es gentille, mais on ne veut pas mourrir déshydratés🏴☠️"; ben voyons!!! petites natures va!!!) Le lendemain, je tiens ma revanche, en les faisant sortir du lit à 4H30: pas question de rater le lever du jour! Nous empruntons Artist Drive entre 6h et 7h: le spectacle est à la hauteur: des taches de couleur, bleues, vertes, des tons de gris... puis nous nous dirigeons vers Badwater: nous longeons les montagnes : elles sont roses: c'est fascinant! effectivement, c'est au lever du jour qu'il faut admirer ce paysage (rendu encore plus magique par son silence à cette heure-ci: nous n'avons croisé personne!); une fois que le soleil est haut, ce n'est plus pareil;
Bryce Canyon
Je savais qu'il allait me plaire celui-là: mais une fois de plus, le fait de le voir réellement, dépasse tout! Un parc tout en douceur (c'est mon adjectif préféré pour ce parc!) ses couleurs roses, oranges, beiges, et surtout ses étonnants Hoodoos, marquent vraiment et ne peuvent pas laisser indifférent; nous avons passé l'après midi à admirer les différents points de vue, mais pour moi, c'est à Inspiration Point que Bryce est le plus émouvant au coucher du soleil; Nous avons fait une petite balade à cheval le lendemain matin: super, à travers la forêt, et arrivée au tout début des hoodos;
Yosemite Parc
Nous y sommes arrivés par la Tioga Pass, après avoir passé la nuit à Lee Vining; tout de suite après, ça grimpe, et les paysages sont d'une beauté à couper le souffle; les lacs dans leurs écrins de verdure... spectacle ô combien reposant jusquà Tuolume ! après, c'est un peu plus monotone:la route sinue longuement entre les sapins, mais sans arrêt, il y a des sites magnifiques qui nous font nous arrêter! El Capitain, les Brideveil Falls (qui sont presqu'à sec, mais le filet qui subsiste reste impressionnant quand même); en revanche, énormément de monde dans ce parc, donc très difficile de se garer, et très chaud dans la vallée; ce parc est Somptueux !
Voilà les premières impressions! (maintenant je commence à être fatiguée: zut, le retour à l'heure française s'annonce périlleux🤪) J'allais oublier une ville, mais j'y reviendrais plus tard:
las vegas : je vais certainement en étonner plus d'un, mais j'ai carrément détesté! Trop de semblant, tout est faux, copié, kitsch... trop de tapage, et le harcèlement incessant des ces petits gars avec leur cartons vantant des peep-shows... Bon allez, j'ai quand même beaucoup aimé le spectacle des fontaines du Bellagio: ce qui est beau est beau (je peux le reconnaitre😉) Nous avons logé dans une suite rénovée du Flamingo donnant sur le Strip (sur les fontaines😛) Commentaires de mes enfants: Myriam: "Maman, c'est trop beau! j'adoooore Las Vegas" (évidemment elle a 16 ans, et n'a vu que le clinquant, les boutiques, et la galerie du Cesar Palace (en plus, elle est une passionnée d'Italie) Cyrille:"Maman, pourquoi tu nous as emmené là ? Las Vegas c'est pas pour y venir en famille: je reviens ici dans 3 ans (il a 18 ans) avec mes potes pour faire la fête" !!! évidemment, il y a des détails qui ne lui ont pas échappé😄
Mon mari est content d'avoir vu Vegas, mais sans plus!
Nous venons de rentrer il y a quelques heures à peine! Les valises déjà défaites, et ... pas sommeil (je suis encore à l'heure américaine!)
Par quoi commencer ?
Il y a tellement de choses à raconter😉 (je ferai un Carnet de Voyage, mais ça me prendra un peu de temps: je reprends le travail lundi, par un séminaire d'une semaine, et de surcroit, n'étant pas très douée en informatique, il faudra que ma fille m'aide un peu🤪😄)
En attendant, voici quelques réactions à chaud:
Je suis évidemment enchantée: - par la beauté des paysages - par la gentillesse, la courtoisie et la serviabilité des Américains
Je tiens encore une fois, à remercier très chaleureusement les nombreux membres de ce Forum (ils se reconnaitront😉) qui m'ont -d'une part-suggéré de monter moi-même notre voyage, et ensuite de m'avoir aidée à le faire: très sincèrement, sans VF, nous serions partis avec un TO, et je réalise maintenant à quel point nous serions passés à côté de beaucoup de choses!
los angeles : j'ai adoré! je sais que la plupart de vous n'aimez pas cette ville, mais le peu que j'en ai découvert, m'a donné envie d'y retourner (1 jour et demi, c'est trop juste😕) san francisco que justement la plupart d'entre vous adorez, m'a laissé une curieuse impression: j'avoue ne pas avoir "accrochée" du tout, et pourtant nous y avons passé quasi 3 jours: - arrivée en début d'après midi : grâce au GPS nous avons trouvé notre hôtel immédiatement🙂: nous avons fait la 29 Miles Scenic Drive qui donne un excellent premier apperçu de la ville; le lendemain, je commence à paniquer un peu, en me demandant comment nous allons découvrir cette ville (alors que je venais de prévenir ma troupe que la voiture allait rester au parking de l'hôtel😇!) Finalement, nous décidons de prendre un tour avec les Super Seeing Buses (presque 2H ) et retournons par nous même retrouver (en voiture😄) les endroits qui nous ont interpellé!-Chinatown est effectivement surprenante: les odeurs, l'agitation permanante qui y règne, les boutiques, et les façades... donnent carrémement l'impression d'être en Asie (pour nous qui avons visité la Thailande, c'était assez magique!) - Fisherman's Wharf : ne nous a pas plu du tout : trop de bruit, trop de monde, et les otaries du Pier 39...(l'odeur nous a fait faire demi-tour assez rapidement😇🤪) - le Golden Gate Bridge, en revanche, nous a beaucoup émus (même masqué en partie par le fog😕): nous sommes restés un long moment à le regarder, et à l'admirer... - le Golden Gate Park est sans doute magnifique: nous avons uniquement visité le Japanese Tea Garden, mais il faisait si froid (15°) que sommes partis ailleurs! - Lombard Street est vraiment une curiosité A VOIR ET A FAIRE! nous l'avons empruntée 2 fois en voiture, just for the fun!!! - Toutes ces collines qui montent et descendent, sont effectivement originales et surprenantes (mon mari a loué les bienfaits de la voiture automatique😄) Mais ce qui m'a gênée le plus, c'est que cette ville est totalement concentrée: trop "fermée" à mon goût , comme une sensation d'étouffement: finalement, ça reste une grande ville (alors qu'à Los Angeles, on a vraiment une impression d'ouverture, de voir au loin...) - Union Square m'a fait penser à notre Place Kléber (pour ceux qui connaissent Strasbourg😉): nous avons dîné au "Cheese Cake Factory" après la visite d'Alcatraz: beaucoup de monde, nous avons patienté 3/4 d'heure (mais nous le savions, donc pas de mauvaise surprise); je ne peux que recommander cette adresse (qui se trouve au 8ème étage du Macy's): nourriture excellente et Cheese cake à tomber ; personnel super accueillant de surcroit (le serveur qui s'occupait de nous, Josh, nous a fait beaucoup rire!😎)
Les Parcs:
Grand Canyon: un très grand moment pour nous tous, et moi en particulier, qui en rêvait depuis de nombreuses années Pourtant, comme je l'ai déjà dit dans un précédant post, le jour où nous sommes arrivés, il pleuvait, et l'orage grondait: Grand Canyon dans la brume...ça ne pouvait pas être possible (je m'attendais au Golden Gate Bridge dans la brume, mais surtout pas GC)!!!! le soleil réussit à caresser quelques pans, mais je suis trop frustrée... Le lendemain matin, à la première heure, nous effectuons un survol en hélico, et là, toute trace de deception de la veille disparaît: il y a un soleil magnifique, et la découverte de ce lieu nous enchante totalement: je suis contente que mes ados aient la chance d'être assis à côté du pilote (nous étions dispatchés dans 2 hélicos: mon fils et moi dans l'un, ma fille et mon mari dans un autre); j'observe mon fils (habituellement un peu blasé): il dévore le spectacle, et n'en rate pas une miette: il regarde dans tous les sens😊 En sortant de l'hélico, nous n'avons qu'une envie: y retourner! (Cyrille me dit: "whaouh Maman, ça c'est quelque chose qu'il faut avoir fait au moins une fois dans sa vie") Majestueux Grand Canyon qui nous a vraiment procuré un immense bonheur!
Lake Powell / Antelope Canyon
Nous avons fait une balade en bateau sur ce lac: visite impressionnante surtout lorsque le bateau se faufile dans le canyon; Antelope Canyon: un endroit magique, mais nous n'avons pas vraiment profité car trop de monde; j'ai récemment lu dans un post qu'une personne avait fait cette visite quasi en privé: j'imagine que dans ces conditions, c'est le nec plus ultra!
Horseshoe Bend
Un véritable joyau dans son écrin! Un peu de mal à s'y rendre (Le Tigre, tu m'avais dit "un quart d'heure" pour y aller!!!.. Ombelline a oublié de te préciser qu'elle n'était Pas sportive du tout😄: j'y ai donc mis un peu plus de temps, mais ce qui m'a vraiment compliqué la tâche, c'est le sable, et la chaleur (pourtant nous y avons été vers 8H30- 9H): quand on arrive devant, on ne peut être que Subjugué par une telle beauté! Mon Dieu quel spectacle !(et pourtant je l'ai si souvent regardé en photo...): je reste longtemps à l'admirer et ai vraiment un pincement au coeur à me détacher de cet endroit...
Monument Valley
Un spectacle à lui tout seul! que d'images de westerns qui me reviennent en mémoire!!! Nous prenons sans tarder la Scenic Drive qui permet d'aller admirer au plus près cette curiosité géologique: mon mari a adoré (ça a été son Parc préféré) et les enfants également; le coucher de soleil à partir de la terrasse du View est émouvante (là, je regrette vraiment de n'avoir pas pu trouvé une chambre: je m'y étais prise trop tard🙁) Je crois bien que c'est à Monument Valley que j'ai soudain pensé à ce qu'aurait été un voyage organisé: j'imagine que le bus s'arrête uniquement au Visitor Center (et quid de la scenic drive ??? remarque, on ne l'aurait pas su, mais quel gâchis!!!)
Arches
Ce parc fait partie de mes préférés (la fatigue et le petit dèj qui a trop traîné le matin😠, nous ont fait manquer la première visite que j'avais prévue à Double O Arch, puis Landscape Arch; Nous ne verrons donc que Delicate Arch au coucher de soleil : je le précise ici, cette visite est physiquement éprouvante pour qui n'est pas habitué à marcher (il y a un dénivellé assez important, et pour marcher sur le slick rock, mieux vaut avoir de bonnes chaussures: j'ai croisé plusieurs personnes en tongues ou autres claquettes🤪😇!!! il y a également des gens qui renoncent après le premier tiers de la balade... Moi je savais que ça serait difficile pour moi (bon je précise que je suis diabétique et qu'avec un tel effort je risquais une hypoglycémie) mais j'ai emmené 2 litres d'eau dans mon sac isotherme , du sucre, et je l'ai fait à Mon Rythme: résultat, j'y suis arrivée, totalement essoufflée au bout d'une cinquantaine de minutes, mais la souffrance a disparue sur le champ, à la vue de l'Arche! Comme pour Horseshoe Bend, intérieurement, je me dis que pour voir un tel spectacle, finalement, il faut le mériter! je reste longtemps, et n'arrive pas à détacher mon regard de cette arche si délicate (comme elle porte bien son nom!) Je suis surprise quand Cyrille vient me dire: "Maman, tu as vu les trois filles là avec leurs parents? elles viennent de se plaindre entre elles en disant: " Ouais bon, tout ça pour ça!!! c'est finalement tout pareil, partout la même chose!!!"; je n'en reviens pas: comment peut-on rester insensible devant un tel spectacle! j'enrage intérieurement! et Cyrille qui précise à voix haute "j'ai vraiment envie de leur mettre des gifles"!!! Je réussis à faire abstraction de cette anecdote, m'éloigne un peu, et contemple encore longuement l'arche;
Canyonlands
Après la visite d'Arches la veille, ce parc, parait fade; les paysages sont grandioses, mais il ne me laissera pas un souvenir impérissable (sauf peut-être Dead Horse Point); si c'était à refaire, je zapperai ce parc, au profit d'Arches; d'ailleurs, à l'unanimité générale, après coup, on se dit que si nous avions su, nous serions plutôt retournés à Arches! (un autre voyage s'impose maintenant!)
Capitole Reef
Fruita Valley est vraiment une oasis de fraîcheur, avec ses vergers (nous avons croqué quelques pommes bien savoureuses), et ses biches qui se promènent tranquillement); on se croirait dans "la petite maison de la pairie"!!! Délicieux!
Death Valley
Etrange, Fascinant, Surprenant... une curieuse sensation alors qu'on y arrive en fin d'après-midi: Nous sortons à Zabriskie Point pour le coucher de soleil: la chaleur est incroyable (près de 116°F), mais très supportable: c'est sec ! je ne transpire même pas; ces plis jaunes dans la montagne: on dirait du velours: ça a l'air tout doux; Bon, cette fois ci, mes enfants ne me laissent aucune chance: je resterai bien encore un peu assise à m'imprégner de cette sensation, mais ils grognent tous les deux ("Maman, t'es gentille, mais on ne veut pas mourrir déshydratés🏴☠️"; ben voyons!!! petites natures va!!!) Le lendemain, je tiens ma revanche, en les faisant sortir du lit à 4H30: pas question de rater le lever du jour! Nous empruntons Artist Drive entre 6h et 7h: le spectacle est à la hauteur: des taches de couleur, bleues, vertes, des tons de gris... puis nous nous dirigeons vers Badwater: nous longeons les montagnes : elles sont roses: c'est fascinant! effectivement, c'est au lever du jour qu'il faut admirer ce paysage (rendu encore plus magique par son silence à cette heure-ci: nous n'avons croisé personne!); une fois que le soleil est haut, ce n'est plus pareil;
Bryce Canyon
Je savais qu'il allait me plaire celui-là: mais une fois de plus, le fait de le voir réellement, dépasse tout! Un parc tout en douceur (c'est mon adjectif préféré pour ce parc!) ses couleurs roses, oranges, beiges, et surtout ses étonnants Hoodoos, marquent vraiment et ne peuvent pas laisser indifférent; nous avons passé l'après midi à admirer les différents points de vue, mais pour moi, c'est à Inspiration Point que Bryce est le plus émouvant au coucher du soleil; Nous avons fait une petite balade à cheval le lendemain matin: super, à travers la forêt, et arrivée au tout début des hoodos;
Yosemite Parc
Nous y sommes arrivés par la Tioga Pass, après avoir passé la nuit à Lee Vining; tout de suite après, ça grimpe, et les paysages sont d'une beauté à couper le souffle; les lacs dans leurs écrins de verdure... spectacle ô combien reposant jusquà Tuolume ! après, c'est un peu plus monotone:la route sinue longuement entre les sapins, mais sans arrêt, il y a des sites magnifiques qui nous font nous arrêter! El Capitain, les Brideveil Falls (qui sont presqu'à sec, mais le filet qui subsiste reste impressionnant quand même); en revanche, énormément de monde dans ce parc, donc très difficile de se garer, et très chaud dans la vallée; ce parc est Somptueux !
Voilà les premières impressions! (maintenant je commence à être fatiguée: zut, le retour à l'heure française s'annonce périlleux🤪) J'allais oublier une ville, mais j'y reviendrais plus tard:
las vegas : je vais certainement en étonner plus d'un, mais j'ai carrément détesté! Trop de semblant, tout est faux, copié, kitsch... trop de tapage, et le harcèlement incessant des ces petits gars avec leur cartons vantant des peep-shows... Bon allez, j'ai quand même beaucoup aimé le spectacle des fontaines du Bellagio: ce qui est beau est beau (je peux le reconnaitre😉) Nous avons logé dans une suite rénovée du Flamingo donnant sur le Strip (sur les fontaines😛) Commentaires de mes enfants: Myriam: "Maman, c'est trop beau! j'adoooore Las Vegas" (évidemment elle a 16 ans, et n'a vu que le clinquant, les boutiques, et la galerie du Cesar Palace (en plus, elle est une passionnée d'Italie) Cyrille:"Maman, pourquoi tu nous as emmené là ? Las Vegas c'est pas pour y venir en famille: je reviens ici dans 3 ans (il a 18 ans) avec mes potes pour faire la fête" !!! évidemment, il y a des détails qui ne lui ont pas échappé😄
Mon mari est content d'avoir vu Vegas, mais sans plus!
État des routes entre Zagora et Bouizakarne en camping-car au Maroc? English translation pending
Bonjour,
Pouvez vous me confirmer l'état des routes entre Zagora et Bouizakane par Akka - et Oujda et Er Rachidia avec un véhicule camping car. Une réponse sur des bases confirmer serai bien
Slts
Pouvez vous me confirmer l'état des routes entre Zagora et Bouizakane par Akka - et Oujda et Er Rachidia avec un véhicule camping car. Une réponse sur des bases confirmer serai bien
Slts
Plateau du Colorado, juillet 2009 English translation pending
Bonjour à tous,
Pas encore vraiment remise du décalage horaire, j'ai commencé à mettre en ligne notre carnet de voyage. 3 semaines en juillet 2009 (on est rentré il y a 1 semaine) dont 2 avec les Grisemote
Le récit en images ici
Après un premier voyage formidable dans l'ouest américain en 2006, la décision est enfin prise : on (Caroline 16 ans, Arnaud 14 ans, Marion 13 ans, Fred et moi) y retourne! C'est après moult hésitations et tergiversations que Fred, toujours pragmatique, fait définitivement pencher la balance vers l'ouest : profitons du dollar tant qu'il en est encore temps (pas très romantique je l'avoue mais efficace quand on voyage en famille avec 3 zados de 13, 14 et 16 ans)!
Pourquoi tant d'hésitations pour retourner dans une région qui nous avait tellement enthousiasmés 3 ans auparavant? La peur d'être déçus car il n'y aurait plus le « sel de la première fois » tout simplement. On avait eu beaucoup de chance avec la météo et pu visiter plein d'endroits extraordinaires dans des conditions presque idéales (chaleur caniculaire mise à part mais quasi inévitable en juillet). C'est d'ailleurs cette appréhension qui fait que nous retournons rarement 2 fois dans la même région. Et puis il y a tant de choses à découvrir sur la planète Terre!
Bref, nous décidons pour limiter les risques de « déception » de privilégier la découverte d'endroits qui nous sont inconnus avec quelques rares exceptions pour des coins que nous avions perçus comme exceptionnels.
Je me replonge avec délices dans toute la doc dont je dispose : différents sites français, allemands et américains, Photographing the Southwest (3 tomes)de L. Martrès (également rédigé avec l'aide de Philippe Schuler), Canyonlands NP Favorite Jeep Roads and Hiking Trails de D Day, Canyon Hiking Guide to the Colorado plateau de M.R.Kelsey et Hiking and Exploring the Paria River du même auteur, le tout saupoudré de quelques cartes de la série Trails Illustrated Map du National Geographic, avec une bonne dose de sauce Google Earth et de cartes GPS Garmin. Je révise aussi les carnets de voyage des uns et des autres sur VF (merci à vous tous!) Enfin, special thanks to Philippe Schuler, grand ambassadeur de l'ouest américain sur VF, pour sa disponibilité sur le net et au téléphone!
Eplucher tout ça prend un temps fou mais.... j'adooore me promener du fond de mon canapé dans des canyons torrides au milieu des serpents à sonnettes. Depuis ma Lorraine hivernale, j'essaie de rester réaliste dans le choix des rando : la chaleur est un élément à ne surtout pas négliger, la dernière fois nous étions tous les jours aux environs de 40°C voire beaucoup plus, du moins dans les régions de Page et de Moab.
Après une dizaine (!!) de versions le parcours est enfin prêt : nous ferons une boucle à partir de Denver. Afin d'aciduler le voyage, je repère quelques endroits un peu « perdus » ou pas très faciles d'accès. C'est plus fort que moi, je profite vraiment d'un endroit quand il faut au moins un peu « le mériter ».
Coup de théâtre en fin d'automne, Sylvie (grisemote sur VF) m'annonce qu'ils (Sylvie et Gilles et leurs enfants : Thibaut 14 ans, Lucas 13 ans et Robin 8 ans) retournent aussi dans l'ouest!! Départ le 03 juillet comme nous! Eux atterrirons à Phoenix, nous à Denver. Très vite, nous décidons de faire une partie du voyage ensemble : plus on est de fous... J'ai quelques pistes au programme où le fait d'être à 2 voitures ne serait pas une mauvaise idée.
A propos de voiture, nous avons toutes les 2 quelques inquiétudes car les échos concernant « les cheptels » des loueurs ne sont pas formidables : de moins en moins de vrais 4X4, de plus en plus de SUV 2X4. En plus il nous faut une voiture capable d'accueillir chacune 5 personnes avec le matériel de camping, la bouffe et l'eau. Sans vrai gros 4X4, tous nos plans ou presque tombent à l'eau : on croise les doigts et on se ronge un peu les ongles!
Trêve de présentation, voici le récit :
Vend 03/07 Après une bonne nuit de sommeil chez Marie Laure, Achille et leurs enfants (cameroun sur VF, qui nous a gentiment laissé leur maison pendant qu'ils batifolaient en Islande. Merci encore!!) le taxi nous d��pose vers 9h avec nos 130 kg de bagages (sans compter les bagages à main) à l'aéroport de Bruxelles Vols sans histoire jusque Denver (via Londres) où nous atterrissons vers 18H30. Nous récupérons tous (ouf!) nos bagages (pas mal pour British Airways parait-il...), passons laborieusement la douane (1h30!) et prenons la navette jusque Dollar où nous avons réservé un 4X4 catégorie Grand Cherokee en comptant avoir un Dodge Durango comme la dernière fois. Coup de stress sur le parking, il n'y a que 2 petits SUV et sinon que des berlines ou minivans... On repère dans un coin un énorme 4X4 dans lequel faisant abstraction du fourbi qui traîne (la voiture n'est visiblement pas destinée à être louée de suite) je repère THE bouton : 2X4 /4X4 (merci Philippe pour tes explications) Coup d'adrénaline, c'est ce truc là qu'il nous faut, il est grand, haut sur pattes et vraiment 4X4. On se doute bien qu'il ne doit pas être dans la même catégorie que ce qu'on a réservé... J'espère être surclassée gratuitement vu qu'il n'y a sur le parking que des SUV microscopiques mais le manager de l'agence fait venir un SUV plus grand (Jeep Commander) correspondant à la catégorie réservée mais 2X4 et un peu juste comme taille (j'avais pris une galerie mais cette voiture n'avait pas de barres longitudinales permettant de l'adapter facilement) Bref, on explique que c'est trop petit (impossible de dire qu'on veut faire de la piste, l'assurance ne couvrant pas ce genre d'activité) et nous voilà obligés d'aligner 680 $ de plus pour avoir le gros bestiau (prix initial de la loc pour 22 jours : 745 euro, soit en tout 1225 euro!) Glups! Finalement on est soulagé d'avoir trouvé un véhicule adapté à nos projets, il s'en est fallu de peu que tout tombe à l'eau. Ce Chevrolet Suburban, le véhicule perso de la manager est suréquipé : toit ouvrant, caméra de recul, lecteur de DVD, coffre électrique, bip bip à gogo. Tout ça ne sert pas à grand chose mais ça nous console... On a même des portes-skis qu'on démonte rapidement, la bête consomme déjà assez comme ça (en moyenne 16l/100 km!) Les pneus (neige!) sont neufs à l'avant et en bon état à l'arrière. On est paré! Morale de l'histoire : la prochaine fois je ne passe plus par un grossiste (en l'occurrence Airlines Network) mais essaie (je ne sais pas si c'est possible) de louer un modèle précis de véhicule... En route vers notre motel de Castle Rock, 50 km au sud de Denver et au lit! Ouf!
Sam 04/07 Après un ravitaillement à Colorado Springs nous filons vers le sud et l'est en direction de Great Sand Dunes NP. Nous voulons y entrer par la piste de Medano Pass (à l'est du parc) et faisons un arrêt sympathique à Westcliffe, CO où se tient un rassemblement de vieilles voitures. Nous voilà déjà dans l'Amérique rurale et le dépaysement est total. Les paysages sont grandioses et le charme des grands espaces américains agit à nouveau : on est tout émus! Finalement nous quittons la 69 pour la piste de Medano Pass, réputée pour son sable profond dans sa dernière partie, la plus à l'ouest. On traverse un paysage de montagne boisée avec quelques biches : à l'occasion d'un arrêt photo, je suggère à Fred d'appuyer sur cette grande pédale à G que nous n'avions pas remarquée. A quoi peut-elle bien servir? Docile, Fred s'éxécute, l'enfonce un peu, beaucoup, à fond. Rien ne se passe... Boaf, encore un truc inutile sur cette bagnole suréquipée, allons-y... Zut! C'est un frein à main « à pied ». Bah 'y a qu'à l'enlever...La honte! Il a fallu arrêter un américain pour lui demander comment faire (pour les ignares comme nous : il y a un levier invisible soigneusement caché sous le volant à G) La piste traversant une dizaine de gués (faciles ce jour-là) est assez caillouteuse et demande quelques précautions. Soudain au détour d'un virage apparaissent les dunes . Voir tout ce sable là où il n'y avait que forêts, prairies et cimes rocheuses enneigées a quelque chose de magique. La piste devient sableuse, finie la caillasse, nous soufflons un peu. Hélas, un de nos pneus également! La pression diminue régulièrement et dans un dernier soupir pneumatique nous arrivons au terme de la piste. Il nous a fallu ½ h pour trouver le cric (bravo Caroline) avant de pouvoir changer la roue. Elle est crevée sur le flanc et (d'expérience, hum...) nous savons qu'elle n'est pas raisonnablement réparable. Bon on verra ça demain... Nous achetons notre Annual Pass en sortant du parc et roulons juqu'au Great Sand Dunes Lodge (tout près du parc), réservé bien à l'avance sur internet car l'endroit est très prisé en raison de sa vue époustouflante sur les dunes. La soirée se passe tranquillement à observer les effets de lumière sur les dunes et les montagnes qui les encerclent. Nous sortons notre « vaisselle »-en plastique certes- mais faisons tout de même l'objet d'une certaine curiosité amusée des américains qui regardent Fred nous préparer un vrai repas alors qu'eux « s'enfilent » qq hamburgers et des chips, ce qui -soyons juste- leur évitera la corvée de vaisselle. Les chambres du motel sont vraiment les unes sur les autres et j'ai quelques inquiétudes car nos voisines sont un peu bourrées en ce samedi jour de fête nationale mais finalement à 21h30 tout le monde est au lit!
Dim 05/07 Impossible d'ouvrir la voiture avec la télécommande ce matin! La batterie est à plat... Avec ce coffre électrique, tous ces trucs qui sonnent, les lumières qui s'allument pendant 10 minutes à chaque fois qu'on ouvre une porte et toutes les allées et venues d'hier soir à la voiture, encore mal organisés, nous avons vidé la batterie. Ah! l'électronique j'vous jure! Bon avouons que le frigo électrique, laissé branché toute la nuit n'est sans doute pas innocent. Pourtant il y a 3 ans nous le faisions sans problème mais le Durango avait une batterie moins ridicule. Notre voisin de motel nous dépanne en 2 mn et avec le sourire. Le premier marchand de pneu se trouve à Alamosa à 1h de route et rien ne dit qu'il aura la bonne taille. Profitons donc d'abord du parc ! Nous reprenons la piste sableuse sur quelques centaines de mètres et faisons une petite balade dans les dunes après avoir traversé Medano Creek. Puis nous allons un peu en aval, là où je craignais qu'il n'y ait la foule en ce WE du 04 juillet mais c'est très raisonnable. La rivière s'élargit et n'est plus profonde que de quelques centimètres. Ce paysage est vraiment unique au monde et nous a complètement séduits. Quel régal de marcher dans cette eau fraîche, tout droit descendue des montagnes, entre dunes et forêts!
Sur la route du Nouveau Mexique et de ses badlands, nous passons au Wall Mart d'Alamosa qui nous confirme que le pneu n'est pas réparable mais ils n'ont pas la bonne taille. Nous choisissons de continuer, confiants dans l'espoir de pouvoir faire nous même une réparation au moins provisoire, au cas où nous crèverions à nouveau.
En traversant les San Juan Mountains, nous tombons par hasard sur le Cumbres et Toltec Scenic Railway, joli train à vapeur qui serpente dans une verte vallée. Arrivés à Bloomfield (toujours pas de pneu, tout -c'est à dire pas grand-chose- est fermé) nous prenons la 550 vers le sud et décidons d'aller camper à Angel Peak NRA. Un vent chaud peine à donner une vague sensation de fraîcheur alors que nous installons les tentes dans le campground (gratuit, WC, pas d'eau) situé juste au bord d'une falaise qui se prolonge sur des km en surplombant des badlands à perte de vue. Nous avons pour voisins quelques américains et envions leurs tentes uniquement constituées de moustiquaires, bien que le ciel soit un peu menaçant. Le paysage est vraiment étonnant et nous nous arrachons difficilement à sa contemplation pour réparer (avec succès!) notre pneu crevé (on ne s'est pas trimballé pour rien le kit de réparation et le compresseur 12V!) Durant la nuit, le vent tombe et nous parviennent alors le bruit des stations de pompage (sans doute de gaz?). Il y en a un peu partout dans ce coin et sans vent pour les masquer, c'est assez gênant...
Lun 06/07 Ragaillardis par notre succès caoutchoutesque, nous planifions les 2 jours à venir. Après une petite randonnée matinale sur la rim en face d'Angel Peak, nous filons vers le sud voir à quoi ressemblent les badlands de Lybrook, découverts sur le site internet d'un passionné. On reste un peu sur notre faim car du haut de l'amphithéâtre on n'a qu'un aperçu superficiel de l'endroit. J'avais repéré sur Google Earth une piste permettant de descendre au fond de l'amphithéâtre mais celle-ci est interdite, dommage car c'est à mon avis par ce bout-là qu'on peut vraiment apprécier le site. Nous filons donc vers A Shi Sle Pah, autres badlands situés un peu plus au nord qui eux non plus ne se découvrent pas par hasard : GPS absolument indispensable. Là, bien que la lumière soit au zénith et qu'il fasse une chaleur atroce (94°F, finalement on aura plus par la suite mais on n'est pas encore habitué), nous sommes emballés par le site : la piste pour y accéder chemine sur un grand plateau vaguement herbeux et s'arrête enfin « en rase campagne » C'est le « parking » En faisant quelques pas vers le nord, on « tombe » sur un effondrement jonché de hoodoos sculptés dans une bentonite grisâtre totalement infranchissable tant elle est sculptée par l'érosion. C'est un dédale incroyable et, abrutis de chaleur, nous avons eu bien du mal à trouver une issue pour remonter sur le plateau. Nous n'avons visité qu'une infime partie du site et y retournerions volontiers dans des conditions moins extrêmes. Nous sommes tout excités à l'idée de découvrir demain les Bisti Badlands dont Philippe nous a dit qu'ils étaient encore plus beaux qu' A Shi Sle pah. En route (ou plutôt « en piste) vers les Bisti : en chemin, nous rencontrons une svelte éolienne qui tournoie dans le ciel d'azur. Elle brille de mille feux sous les rayons du soleil et semble en pleine forme à côté d'une énorme citerne ronde aux allures de piscine. Y aurait-il de l'eau au milieu de ce désert brûlant? Fébrilement, Fred escalade la citerne pour constater avec délices qu'elle est pleine à ras-bord mais avec déception que ses bords sont coupants.... C'est alors que Caroline avise un gros robinet juché au-dessus d'un abreuvoir attenant. Sans trop d'espoir, elle le tourne et miracle, l'onde jaillit! Youpi! On va pouvoir se laver! C'est inespéré, d'autant qu'on envisage de camper (sauvagement) ce soir aux Bisti. Tout beaux tout propres, nous arrivons finalement sur le parking des Bisti où le sol anthracite dégage une chaleur au moins équivalente à celle dardée par les rayons du soleil : une fournaise! Si on allait jusqu'à Farmington chercher un pneu et … un motel?! Pas de pneu en stock, ils l'auront demain ce qui est parfait puisque nous repasserons dans cette ville. Pour 66 $, petit déjeuner pour 5 inclus, nous passons une (relative) bonne nuit au Rodeway Inn (j'ai du mal avec le bruit des clim...)
La suite bientôt.... Marie
Pas encore vraiment remise du décalage horaire, j'ai commencé à mettre en ligne notre carnet de voyage. 3 semaines en juillet 2009 (on est rentré il y a 1 semaine) dont 2 avec les Grisemote
Le récit en images ici
Après un premier voyage formidable dans l'ouest américain en 2006, la décision est enfin prise : on (Caroline 16 ans, Arnaud 14 ans, Marion 13 ans, Fred et moi) y retourne! C'est après moult hésitations et tergiversations que Fred, toujours pragmatique, fait définitivement pencher la balance vers l'ouest : profitons du dollar tant qu'il en est encore temps (pas très romantique je l'avoue mais efficace quand on voyage en famille avec 3 zados de 13, 14 et 16 ans)!
Pourquoi tant d'hésitations pour retourner dans une région qui nous avait tellement enthousiasmés 3 ans auparavant? La peur d'être déçus car il n'y aurait plus le « sel de la première fois » tout simplement. On avait eu beaucoup de chance avec la météo et pu visiter plein d'endroits extraordinaires dans des conditions presque idéales (chaleur caniculaire mise à part mais quasi inévitable en juillet). C'est d'ailleurs cette appréhension qui fait que nous retournons rarement 2 fois dans la même région. Et puis il y a tant de choses à découvrir sur la planète Terre!
Bref, nous décidons pour limiter les risques de « déception » de privilégier la découverte d'endroits qui nous sont inconnus avec quelques rares exceptions pour des coins que nous avions perçus comme exceptionnels.
Je me replonge avec délices dans toute la doc dont je dispose : différents sites français, allemands et américains, Photographing the Southwest (3 tomes)de L. Martrès (également rédigé avec l'aide de Philippe Schuler), Canyonlands NP Favorite Jeep Roads and Hiking Trails de D Day, Canyon Hiking Guide to the Colorado plateau de M.R.Kelsey et Hiking and Exploring the Paria River du même auteur, le tout saupoudré de quelques cartes de la série Trails Illustrated Map du National Geographic, avec une bonne dose de sauce Google Earth et de cartes GPS Garmin. Je révise aussi les carnets de voyage des uns et des autres sur VF (merci à vous tous!) Enfin, special thanks to Philippe Schuler, grand ambassadeur de l'ouest américain sur VF, pour sa disponibilité sur le net et au téléphone!
Eplucher tout ça prend un temps fou mais.... j'adooore me promener du fond de mon canapé dans des canyons torrides au milieu des serpents à sonnettes. Depuis ma Lorraine hivernale, j'essaie de rester réaliste dans le choix des rando : la chaleur est un élément à ne surtout pas négliger, la dernière fois nous étions tous les jours aux environs de 40°C voire beaucoup plus, du moins dans les régions de Page et de Moab.
Après une dizaine (!!) de versions le parcours est enfin prêt : nous ferons une boucle à partir de Denver. Afin d'aciduler le voyage, je repère quelques endroits un peu « perdus » ou pas très faciles d'accès. C'est plus fort que moi, je profite vraiment d'un endroit quand il faut au moins un peu « le mériter ».
Coup de théâtre en fin d'automne, Sylvie (grisemote sur VF) m'annonce qu'ils (Sylvie et Gilles et leurs enfants : Thibaut 14 ans, Lucas 13 ans et Robin 8 ans) retournent aussi dans l'ouest!! Départ le 03 juillet comme nous! Eux atterrirons à Phoenix, nous à Denver. Très vite, nous décidons de faire une partie du voyage ensemble : plus on est de fous... J'ai quelques pistes au programme où le fait d'être à 2 voitures ne serait pas une mauvaise idée.
A propos de voiture, nous avons toutes les 2 quelques inquiétudes car les échos concernant « les cheptels » des loueurs ne sont pas formidables : de moins en moins de vrais 4X4, de plus en plus de SUV 2X4. En plus il nous faut une voiture capable d'accueillir chacune 5 personnes avec le matériel de camping, la bouffe et l'eau. Sans vrai gros 4X4, tous nos plans ou presque tombent à l'eau : on croise les doigts et on se ronge un peu les ongles!
Trêve de présentation, voici le récit :
Vend 03/07 Après une bonne nuit de sommeil chez Marie Laure, Achille et leurs enfants (cameroun sur VF, qui nous a gentiment laissé leur maison pendant qu'ils batifolaient en Islande. Merci encore!!) le taxi nous d��pose vers 9h avec nos 130 kg de bagages (sans compter les bagages à main) à l'aéroport de Bruxelles Vols sans histoire jusque Denver (via Londres) où nous atterrissons vers 18H30. Nous récupérons tous (ouf!) nos bagages (pas mal pour British Airways parait-il...), passons laborieusement la douane (1h30!) et prenons la navette jusque Dollar où nous avons réservé un 4X4 catégorie Grand Cherokee en comptant avoir un Dodge Durango comme la dernière fois. Coup de stress sur le parking, il n'y a que 2 petits SUV et sinon que des berlines ou minivans... On repère dans un coin un énorme 4X4 dans lequel faisant abstraction du fourbi qui traîne (la voiture n'est visiblement pas destinée à être louée de suite) je repère THE bouton : 2X4 /4X4 (merci Philippe pour tes explications) Coup d'adrénaline, c'est ce truc là qu'il nous faut, il est grand, haut sur pattes et vraiment 4X4. On se doute bien qu'il ne doit pas être dans la même catégorie que ce qu'on a réservé... J'espère être surclassée gratuitement vu qu'il n'y a sur le parking que des SUV microscopiques mais le manager de l'agence fait venir un SUV plus grand (Jeep Commander) correspondant à la catégorie réservée mais 2X4 et un peu juste comme taille (j'avais pris une galerie mais cette voiture n'avait pas de barres longitudinales permettant de l'adapter facilement) Bref, on explique que c'est trop petit (impossible de dire qu'on veut faire de la piste, l'assurance ne couvrant pas ce genre d'activité) et nous voilà obligés d'aligner 680 $ de plus pour avoir le gros bestiau (prix initial de la loc pour 22 jours : 745 euro, soit en tout 1225 euro!) Glups! Finalement on est soulagé d'avoir trouvé un véhicule adapté à nos projets, il s'en est fallu de peu que tout tombe à l'eau. Ce Chevrolet Suburban, le véhicule perso de la manager est suréquipé : toit ouvrant, caméra de recul, lecteur de DVD, coffre électrique, bip bip à gogo. Tout ça ne sert pas à grand chose mais ça nous console... On a même des portes-skis qu'on démonte rapidement, la bête consomme déjà assez comme ça (en moyenne 16l/100 km!) Les pneus (neige!) sont neufs à l'avant et en bon état à l'arrière. On est paré! Morale de l'histoire : la prochaine fois je ne passe plus par un grossiste (en l'occurrence Airlines Network) mais essaie (je ne sais pas si c'est possible) de louer un modèle précis de véhicule... En route vers notre motel de Castle Rock, 50 km au sud de Denver et au lit! Ouf!
Sam 04/07 Après un ravitaillement à Colorado Springs nous filons vers le sud et l'est en direction de Great Sand Dunes NP. Nous voulons y entrer par la piste de Medano Pass (à l'est du parc) et faisons un arrêt sympathique à Westcliffe, CO où se tient un rassemblement de vieilles voitures. Nous voilà déjà dans l'Amérique rurale et le dépaysement est total. Les paysages sont grandioses et le charme des grands espaces américains agit à nouveau : on est tout émus! Finalement nous quittons la 69 pour la piste de Medano Pass, réputée pour son sable profond dans sa dernière partie, la plus à l'ouest. On traverse un paysage de montagne boisée avec quelques biches : à l'occasion d'un arrêt photo, je suggère à Fred d'appuyer sur cette grande pédale à G que nous n'avions pas remarquée. A quoi peut-elle bien servir? Docile, Fred s'éxécute, l'enfonce un peu, beaucoup, à fond. Rien ne se passe... Boaf, encore un truc inutile sur cette bagnole suréquipée, allons-y... Zut! C'est un frein à main « à pied ». Bah 'y a qu'à l'enlever...La honte! Il a fallu arrêter un américain pour lui demander comment faire (pour les ignares comme nous : il y a un levier invisible soigneusement caché sous le volant à G) La piste traversant une dizaine de gués (faciles ce jour-là) est assez caillouteuse et demande quelques précautions. Soudain au détour d'un virage apparaissent les dunes . Voir tout ce sable là où il n'y avait que forêts, prairies et cimes rocheuses enneigées a quelque chose de magique. La piste devient sableuse, finie la caillasse, nous soufflons un peu. Hélas, un de nos pneus également! La pression diminue régulièrement et dans un dernier soupir pneumatique nous arrivons au terme de la piste. Il nous a fallu ½ h pour trouver le cric (bravo Caroline) avant de pouvoir changer la roue. Elle est crevée sur le flanc et (d'expérience, hum...) nous savons qu'elle n'est pas raisonnablement réparable. Bon on verra ça demain... Nous achetons notre Annual Pass en sortant du parc et roulons juqu'au Great Sand Dunes Lodge (tout près du parc), réservé bien à l'avance sur internet car l'endroit est très prisé en raison de sa vue époustouflante sur les dunes. La soirée se passe tranquillement à observer les effets de lumière sur les dunes et les montagnes qui les encerclent. Nous sortons notre « vaisselle »-en plastique certes- mais faisons tout de même l'objet d'une certaine curiosité amusée des américains qui regardent Fred nous préparer un vrai repas alors qu'eux « s'enfilent » qq hamburgers et des chips, ce qui -soyons juste- leur évitera la corvée de vaisselle. Les chambres du motel sont vraiment les unes sur les autres et j'ai quelques inquiétudes car nos voisines sont un peu bourrées en ce samedi jour de fête nationale mais finalement à 21h30 tout le monde est au lit!
Dim 05/07 Impossible d'ouvrir la voiture avec la télécommande ce matin! La batterie est à plat... Avec ce coffre électrique, tous ces trucs qui sonnent, les lumières qui s'allument pendant 10 minutes à chaque fois qu'on ouvre une porte et toutes les allées et venues d'hier soir à la voiture, encore mal organisés, nous avons vidé la batterie. Ah! l'électronique j'vous jure! Bon avouons que le frigo électrique, laissé branché toute la nuit n'est sans doute pas innocent. Pourtant il y a 3 ans nous le faisions sans problème mais le Durango avait une batterie moins ridicule. Notre voisin de motel nous dépanne en 2 mn et avec le sourire. Le premier marchand de pneu se trouve à Alamosa à 1h de route et rien ne dit qu'il aura la bonne taille. Profitons donc d'abord du parc ! Nous reprenons la piste sableuse sur quelques centaines de mètres et faisons une petite balade dans les dunes après avoir traversé Medano Creek. Puis nous allons un peu en aval, là où je craignais qu'il n'y ait la foule en ce WE du 04 juillet mais c'est très raisonnable. La rivière s'élargit et n'est plus profonde que de quelques centimètres. Ce paysage est vraiment unique au monde et nous a complètement séduits. Quel régal de marcher dans cette eau fraîche, tout droit descendue des montagnes, entre dunes et forêts!
Sur la route du Nouveau Mexique et de ses badlands, nous passons au Wall Mart d'Alamosa qui nous confirme que le pneu n'est pas réparable mais ils n'ont pas la bonne taille. Nous choisissons de continuer, confiants dans l'espoir de pouvoir faire nous même une réparation au moins provisoire, au cas où nous crèverions à nouveau.
En traversant les San Juan Mountains, nous tombons par hasard sur le Cumbres et Toltec Scenic Railway, joli train à vapeur qui serpente dans une verte vallée. Arrivés à Bloomfield (toujours pas de pneu, tout -c'est à dire pas grand-chose- est fermé) nous prenons la 550 vers le sud et décidons d'aller camper à Angel Peak NRA. Un vent chaud peine à donner une vague sensation de fraîcheur alors que nous installons les tentes dans le campground (gratuit, WC, pas d'eau) situé juste au bord d'une falaise qui se prolonge sur des km en surplombant des badlands à perte de vue. Nous avons pour voisins quelques américains et envions leurs tentes uniquement constituées de moustiquaires, bien que le ciel soit un peu menaçant. Le paysage est vraiment étonnant et nous nous arrachons difficilement à sa contemplation pour réparer (avec succès!) notre pneu crevé (on ne s'est pas trimballé pour rien le kit de réparation et le compresseur 12V!) Durant la nuit, le vent tombe et nous parviennent alors le bruit des stations de pompage (sans doute de gaz?). Il y en a un peu partout dans ce coin et sans vent pour les masquer, c'est assez gênant...
Lun 06/07 Ragaillardis par notre succès caoutchoutesque, nous planifions les 2 jours à venir. Après une petite randonnée matinale sur la rim en face d'Angel Peak, nous filons vers le sud voir à quoi ressemblent les badlands de Lybrook, découverts sur le site internet d'un passionné. On reste un peu sur notre faim car du haut de l'amphithéâtre on n'a qu'un aperçu superficiel de l'endroit. J'avais repéré sur Google Earth une piste permettant de descendre au fond de l'amphithéâtre mais celle-ci est interdite, dommage car c'est à mon avis par ce bout-là qu'on peut vraiment apprécier le site. Nous filons donc vers A Shi Sle Pah, autres badlands situés un peu plus au nord qui eux non plus ne se découvrent pas par hasard : GPS absolument indispensable. Là, bien que la lumière soit au zénith et qu'il fasse une chaleur atroce (94°F, finalement on aura plus par la suite mais on n'est pas encore habitué), nous sommes emballés par le site : la piste pour y accéder chemine sur un grand plateau vaguement herbeux et s'arrête enfin « en rase campagne » C'est le « parking » En faisant quelques pas vers le nord, on « tombe » sur un effondrement jonché de hoodoos sculptés dans une bentonite grisâtre totalement infranchissable tant elle est sculptée par l'érosion. C'est un dédale incroyable et, abrutis de chaleur, nous avons eu bien du mal à trouver une issue pour remonter sur le plateau. Nous n'avons visité qu'une infime partie du site et y retournerions volontiers dans des conditions moins extrêmes. Nous sommes tout excités à l'idée de découvrir demain les Bisti Badlands dont Philippe nous a dit qu'ils étaient encore plus beaux qu' A Shi Sle pah. En route (ou plutôt « en piste) vers les Bisti : en chemin, nous rencontrons une svelte éolienne qui tournoie dans le ciel d'azur. Elle brille de mille feux sous les rayons du soleil et semble en pleine forme à côté d'une énorme citerne ronde aux allures de piscine. Y aurait-il de l'eau au milieu de ce désert brûlant? Fébrilement, Fred escalade la citerne pour constater avec délices qu'elle est pleine à ras-bord mais avec déception que ses bords sont coupants.... C'est alors que Caroline avise un gros robinet juché au-dessus d'un abreuvoir attenant. Sans trop d'espoir, elle le tourne et miracle, l'onde jaillit! Youpi! On va pouvoir se laver! C'est inespéré, d'autant qu'on envisage de camper (sauvagement) ce soir aux Bisti. Tout beaux tout propres, nous arrivons finalement sur le parking des Bisti où le sol anthracite dégage une chaleur au moins équivalente à celle dardée par les rayons du soleil : une fournaise! Si on allait jusqu'à Farmington chercher un pneu et … un motel?! Pas de pneu en stock, ils l'auront demain ce qui est parfait puisque nous repasserons dans cette ville. Pour 66 $, petit déjeuner pour 5 inclus, nous passons une (relative) bonne nuit au Rodeway Inn (j'ai du mal avec le bruit des clim...)
La suite bientôt.... Marie
Retour de croisière "Adventure of the Seas" dans les Caraïbes English translation pending
ME VOICI DE RETOUR apres un mois passé en Floride dont 1 semaine en croisiere dans les Caraibes sur l'adventure of the seas.
Jusqu'au present je ne connaissais que COSTA CROISIERES, il me semble interessant de comparer ces 2 compagnies dans mon compte rendu
1) LES PAPIERS DE VOYAGES - Sur costa on dispose d'un carnet de voyage pre imprimé avec les papiers necessaires, les descriptions des excursions, et les etiquettes bagages autocollantes avec notre nom et numero de cabine - sur RCI, 9 vulgaires feuilles imprimées, on vous demande de vous pre enregistré en ligne et d'imprimer les papiers, pas d'etiquettes bagages 😠
2) L EMBARQUEMENT - Sur Costa, on dépose immediatement les bagages et ensuite on vous guide vers le hall d'embarquement on vous attribue un numéro et vous attendez votre tour - sur RCI , arrivés a SAN JUAN, on fait la queue dehors !!!! avec les valises !!!!! on arrive ensuite devant un guichet, vous montrez vos papiers et un gars vous imprime des etiquettes valises et vous demande un pour boire !!!!!!!!!!!! j 'ai trouvé ça scandaleux, on attend deja en pleine chaleur avec les valises, s'ils nous donnaient les etiqettes preinmprimées, on n'aurait pas à faire ça !!! la queue continue mais on est debarrassé des valises, on passe nos bagages a main aux detecteurs, puis il faut refaire la queue a un autre guichet , remontrer nos papiers de voyage et enregistrer la carte bleue, ça c bien que ça soit fait tout de suite, avec costa il faut faire la queue dans le bateau un jour de la semaine. Ils vous donnent votre carte d'embarquement, et la on refait la queue pour embarquer, on doit remontrer passeport et carte d'embarquement !!
3) L ARRIVEE A BORD - sur COSTA vous avez droit a du personnel en gant blanc pour vous guider vers votre cabine - sur RCI RIEN ! vous vous debrouillez !
4) LA CABINE Nous avions une cabine avec balcon superieure pour nous 2 et une cabine interieure pour les 3 enfants. Un bon point pour RCI cette fois, les cabines sont plus grandes ! l'exterieure avec balcon est plus grande que sur COSTA, l'interieure aussi, les enfants ont aussi un canapé. J'aime la deco avec le rideau qui separe le coin salon du lit ! curieusement le balcon semble par contre plus petit ???
5) LE BATEAU L'adventuire of the seas est tres beau, la decoration est beaucoup plus sobre que sur COSTA, parfois cela manque un peu de deco notamment dans les couloirs plus jolis chez costa, sinon c'est une affaire de gout, mais il faudrait etre difficile le bateau est tres beau, la royale promenade impressionnante, les piscines plus grandes et plus nombreuses, les jaccuzis egalement tres grands, c'est tres agreable, on peut allonger les jambes sans rencontrer les jambes de la personne d'en face et il y a toujours de la place ! par contre il faut aimer l'eau chaude car c vraiment bouillant ! il y a toujours de la place aux jaccuzis et jamais d'enfants dans ceux qui leur sont interdits contrairement a COSTA ou ce n'est pas respecté !! j'ai adoré aussi l'espace solarium tres calme avec ses 2 jacuzzis les piscines de dehors sont plus animées un groupe de regaae vient jouer frequemment. A NOTER EGALEMENT QUE CERTAINS PISCINES ET JACCUZIS SONT OUVERTS 24H SUR 24 Les activités sont plus nombreuses car le bateau est bien plus grand que le plus grand de chez COSTA, on peut donc faire du mini golf, de l'escalade, aller a la patinoire ect !!! un plus sur ces activités !
6) LA RESTAURATION Le restaurant vivaldi est tres beau, nous avions une table pres d'une fenetre non cachée par les chaloupes commme sur beaucoup de bateaux de COSTA. PAR CONTRE GROSSE SURPRISE QUANT AU MENU, sur COSTA 7 PLATS (entrée, soupe, plat de pates, plat de resistance, salade, fromage, dessert) sur RCI, c'est entrée, plat, dessert !!!!!!!!!!!!!!!!!!! une sacrée difference 🤪 avec des plats qui etaient tous les jours la (exemple la salade cesar en entree !!!!) sinon les plats etaient bons mais on a reclamé du fromage, ils nous l'ont donné mais ct tous les soirs pareil, du brie !! - aucune difference pour les soirées de gala, sur costa c'est parchemin pour le menu et repas aux chandelles sur RCI RIEN ! il ne faut pas s'attendre non plus a une danse des serveurs ou quoi que ce soit tout juste un petit chant...... - le buffet WINDJAMMER offre plus de choix pour le petit dejeuner que sur COSTA par contre pour le midi c'est plutot repetitif, pas de buffet tea time, et JAMAIS UN SEUL BUFFET DE MINUIT, donc aucune vite des cuisines UN GROS POINT NEGATIF POUR RCI - un petit café (le café promùenade ) est ouvert 24h sur 24 pour manger des petites choses ou boire du café
7) LES SOIREES Les danseurs seront quelque peu déçus !!!! beaucoup moins de bars dansants que sur COSTA et plus de jeux assez idiots un plus des parades sur la royale promenade, helas on a vu que la fin c'etait pendant l'heure du repas. Il y a eu une soiree disco sur la royale promenade, quand l'ambiance commencait a monter ils ont arreté, il fallait aller sur le pont piscine pour continuer sur une autre soiree, un peu bizarre ???? les spectacles sont de tres bonne qualité, à noter un véritable orchestre au theatre pour chaque soir quelque soit le spectacle un tres beau spectacle sur glace !! LA SOIREE DU COMMANDANT EST NULLE, aucun cocktail organisé dans la salle de spectacle, juste un petit truc en vitesse sur la royale promenade, comme deja dit precedemment rien au restaurant pour l'occasion, la seule raison pour laquelle on s'habille c pour les photos , c'est un peu dommage !! ça nous a manqué sur COSTA la soirée du commandant est beaucoup plus marquante avec le cocktail et le repas aux chandelles, le magnifique buffet de minuit !
8) LE SERVICE A BORD Nous avons beaucoup profité du balcon, il faut toujours chaud a nimporte quelle heure dans les caraibes, ça c super, on s'est fait livré 3 fois le petit dej sur le balcon, ct divin, il y a plus de choix que sur COSTA pour le petit dej en cabine (oeuf bacon assiettes de fruits ect) la cabine est egalement nettoyée 2 fois par jour mias pas plus (chez costa notre cabinier repassait souvent le midi, mais le service n'est pas aussi attentionné que sur COSTA, aucun rangement alors que sur costa notre cabinere a souvent la gentillesse de remettre un peu d'ordre. De meme le personnel est beaucoup moins souriant. Sinon le service au buffet est bon, ils vous apportent a boire et debarrassent rapidement. Comme deja dit precedemment personne pour vous accueillir a bord et personne non plus pour dire au revoir quand vous partez. Le journal de bord est sommaire, on ne sait jamais quel spectacle on verra le soir, aucune indication concernant la navigation touristique (sur le today de COSTA il est précisé les interets de la navigation et vers quelle heure on sera devant telle ile ou autre) aucune indication concernant l etat de la mer ou la meteo et enfin aucune indication concernant le debarquement lors des escales !!! PENIBLE au début !!! meme quand on prend une excursion !!!
9) LES ESCALES NOUS AVONS ADORE LES CARAIBES !
point positif pour RCI le débarquement est tres rapide, plus rapide que sur COSTA
ARUBA Nous avons pris un mini bus pour faire un petit tour de l'ile, pour 25 dollars par personne, mon plus jeune n'a pas payé, on a ensuite repris un bus pour aller a eagle beach, la plage est magnifique aussi belle que sur une carte postale, nous avons ensuite visité la capitale, ça nous a bien plu
CURACAO IDEM Nous avons repris un minibus pour faire un tour, visite d'une distillerie pour nous vendre du curacao sans grabd interet, puis arret sur quelques points culminants de l'ile, c'est tres coloré plein de toits oranges, nous avons décidé de nous arreté à MAMBO BEACH une plage pardidsiaque, nous avons pu nager et voir des poissons, on voulait aller ensuite au seaquarium mais il nous aurait rester trop peu de temps piour la ville, on est donc revenu a WILLEMSTAD, tres belle capitale aux maisons de toyutes les couleurs, c'est vraiment beau
LA DOMINIQUE Une ile montagneuse et volcanique, nous avons pris un taxi pour une visite privée de la foret tropicale des trafalgar falls et de la emerald pool, c'etait tres tres beau par contre les routes ne sont plus dans un tres bel etat !! et ce que l'on ne vous dit pas c'est que lorsque vous faites un tour privé on vous fait payer 5 dollars par personne l'entree des trafalgar falls et de l emerald pool, un peu l'arnaque !!😠 mais bon ! en plus ils ne sont pas aimables !!!!! sinon toute cette vegetation est vraiment superbe, on a demandé a ce qu'il nous amene sur une plage à la fin. C'etait du sable gris car c'est une ile volcanique mais l'eau etait tres chaude et la aussi on a pu voir des poissons ! vraiment une super escale !!! la capitale ROSEAU ne presente aucun interet GROSSE CERISE SUR LE GATEAU: au départ de la Dominique des dauphins nageaient a coté du bateau tout en faisant des sauts, un magnifique souvenir
ST THOMAS Nous devions arrivés a st THOMAS le matin, helas un passager a eu dans la nuit un gros probleme medical, il a du etre debarqué en GUADELOUPE et de ce fait grosse perte de temps nous sommpes arrivés a st thomas qu'a 13h et au lieu de repartir a 18h, on est reparti a 20h on a pris le telepherique pour avoir une belle vue sur l'ile c'est tres beau, dommage que c'etait nuageux Nous sommes ensuite allés à COKI BEACH pour nous baigner, on a vraiment nagé avec des centaines voire des milliers de poissons, certains minucules d'autres assez gros de pas mal de sortes, c'est un excellent souvenir ! Nous avons ensuite repris le taxi pour voir la fameuse plage tant citée "magen's bay", nous ne sommes restés que 10mn pour prendre des photos et c'est vrai qu'elle est de toute beauté. Nous sommes enfin revenus au bateau, nous avons fait un peu de shopping avant de remonter à bord.
SAN JUAN Nous avions cette fois reservé une excursion avec royal caribbean pour ce dernier jour car il etait tres pratique qu'ils aillent nous porter nos valises à l'aeroport et nous reconduisent aussi a laeroport à la fin de l 'excursion. Nous avons choisi l'excursion dans la foret tropicale ou etait decrite une excursion de 5h dans la foret. La réalité a été malheusement toute autre, apres un trajet de 45mn on arrive dans la foret tres belle avec des cascades, on s'arrete 10mn puis on continue on nous arrete a un autre endroit ou l'on parche 30mn dans la foret, c'est tres bien mais vraiment court, enfin on nous emmene a une sorte de phare qui nous permet de surplomber le paysage tres joli (duree 20mn) et ensuite retour vers l'aeroport !!! pour nous deposer dans un restaurant mexicain minable pendant 1h15 !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! j'etais en colere de ce temps inutile qu'on aurait pu passer dans la foret ! le guide n'a pas eu un centime de pourboire , c'est vraiment du foutage de gueule, cet arret n'etait pas mentionnné dans l'excursion ???? ENSUITE ON NOUS RECONDUIT A LAEROPORT, celui qui a gardé nos valises lui aussi reclame un pourboire ! tous ces pourboires ça m'enerve !!! je me demande bien pourquoi a mon boulot je ne demande pas de pourboire 😎
10) CONCLUSION D'un point de vue rapport qualité prix, COSTA est à mon sens largement superieur notamment pour les familles avec enfants car chez RCI aucune remise pour les enfants qui sont meme supposés payer les pour boires commme les adultes ! Si on avait suivi les recommandations on aurait du payer 350 dollars de pourboires, je trouve ça exhorbitant, on a laissé 150 dollars, je trouve que c deja bien car le service n'est pas aussi bon que sur COSTA. RCI a des avantages surtout concernant les infrastructures du bateau, les cabines plus spacieuses mais le coté festif et chaleureux leur fait cruellement defaut. Nous avons malgré tout beaucoup aimé cette croisiere par ces tres belles escales, les bons moments passés en famille, la cabine et le balcon que j'ai adorés ! C SUR ON RETOURNERA FAIRE UNE CROISIERE DANS LES CARAIBES mais pas forcement sur RCI !
PS N HESITEZ PAS LES FUTURES CROISIERSITES SI VOUS AVEZ DES QUESTIONS, je me ferai un plaisir d'y répondre
1) LES PAPIERS DE VOYAGES - Sur costa on dispose d'un carnet de voyage pre imprimé avec les papiers necessaires, les descriptions des excursions, et les etiquettes bagages autocollantes avec notre nom et numero de cabine - sur RCI, 9 vulgaires feuilles imprimées, on vous demande de vous pre enregistré en ligne et d'imprimer les papiers, pas d'etiquettes bagages 😠
2) L EMBARQUEMENT - Sur Costa, on dépose immediatement les bagages et ensuite on vous guide vers le hall d'embarquement on vous attribue un numéro et vous attendez votre tour - sur RCI , arrivés a SAN JUAN, on fait la queue dehors !!!! avec les valises !!!!! on arrive ensuite devant un guichet, vous montrez vos papiers et un gars vous imprime des etiquettes valises et vous demande un pour boire !!!!!!!!!!!! j 'ai trouvé ça scandaleux, on attend deja en pleine chaleur avec les valises, s'ils nous donnaient les etiqettes preinmprimées, on n'aurait pas à faire ça !!! la queue continue mais on est debarrassé des valises, on passe nos bagages a main aux detecteurs, puis il faut refaire la queue a un autre guichet , remontrer nos papiers de voyage et enregistrer la carte bleue, ça c bien que ça soit fait tout de suite, avec costa il faut faire la queue dans le bateau un jour de la semaine. Ils vous donnent votre carte d'embarquement, et la on refait la queue pour embarquer, on doit remontrer passeport et carte d'embarquement !!
3) L ARRIVEE A BORD - sur COSTA vous avez droit a du personnel en gant blanc pour vous guider vers votre cabine - sur RCI RIEN ! vous vous debrouillez !
4) LA CABINE Nous avions une cabine avec balcon superieure pour nous 2 et une cabine interieure pour les 3 enfants. Un bon point pour RCI cette fois, les cabines sont plus grandes ! l'exterieure avec balcon est plus grande que sur COSTA, l'interieure aussi, les enfants ont aussi un canapé. J'aime la deco avec le rideau qui separe le coin salon du lit ! curieusement le balcon semble par contre plus petit ???
5) LE BATEAU L'adventuire of the seas est tres beau, la decoration est beaucoup plus sobre que sur COSTA, parfois cela manque un peu de deco notamment dans les couloirs plus jolis chez costa, sinon c'est une affaire de gout, mais il faudrait etre difficile le bateau est tres beau, la royale promenade impressionnante, les piscines plus grandes et plus nombreuses, les jaccuzis egalement tres grands, c'est tres agreable, on peut allonger les jambes sans rencontrer les jambes de la personne d'en face et il y a toujours de la place ! par contre il faut aimer l'eau chaude car c vraiment bouillant ! il y a toujours de la place aux jaccuzis et jamais d'enfants dans ceux qui leur sont interdits contrairement a COSTA ou ce n'est pas respecté !! j'ai adoré aussi l'espace solarium tres calme avec ses 2 jacuzzis les piscines de dehors sont plus animées un groupe de regaae vient jouer frequemment. A NOTER EGALEMENT QUE CERTAINS PISCINES ET JACCUZIS SONT OUVERTS 24H SUR 24 Les activités sont plus nombreuses car le bateau est bien plus grand que le plus grand de chez COSTA, on peut donc faire du mini golf, de l'escalade, aller a la patinoire ect !!! un plus sur ces activités !
6) LA RESTAURATION Le restaurant vivaldi est tres beau, nous avions une table pres d'une fenetre non cachée par les chaloupes commme sur beaucoup de bateaux de COSTA. PAR CONTRE GROSSE SURPRISE QUANT AU MENU, sur COSTA 7 PLATS (entrée, soupe, plat de pates, plat de resistance, salade, fromage, dessert) sur RCI, c'est entrée, plat, dessert !!!!!!!!!!!!!!!!!!! une sacrée difference 🤪 avec des plats qui etaient tous les jours la (exemple la salade cesar en entree !!!!) sinon les plats etaient bons mais on a reclamé du fromage, ils nous l'ont donné mais ct tous les soirs pareil, du brie !! - aucune difference pour les soirées de gala, sur costa c'est parchemin pour le menu et repas aux chandelles sur RCI RIEN ! il ne faut pas s'attendre non plus a une danse des serveurs ou quoi que ce soit tout juste un petit chant...... - le buffet WINDJAMMER offre plus de choix pour le petit dejeuner que sur COSTA par contre pour le midi c'est plutot repetitif, pas de buffet tea time, et JAMAIS UN SEUL BUFFET DE MINUIT, donc aucune vite des cuisines UN GROS POINT NEGATIF POUR RCI - un petit café (le café promùenade ) est ouvert 24h sur 24 pour manger des petites choses ou boire du café
7) LES SOIREES Les danseurs seront quelque peu déçus !!!! beaucoup moins de bars dansants que sur COSTA et plus de jeux assez idiots un plus des parades sur la royale promenade, helas on a vu que la fin c'etait pendant l'heure du repas. Il y a eu une soiree disco sur la royale promenade, quand l'ambiance commencait a monter ils ont arreté, il fallait aller sur le pont piscine pour continuer sur une autre soiree, un peu bizarre ???? les spectacles sont de tres bonne qualité, à noter un véritable orchestre au theatre pour chaque soir quelque soit le spectacle un tres beau spectacle sur glace !! LA SOIREE DU COMMANDANT EST NULLE, aucun cocktail organisé dans la salle de spectacle, juste un petit truc en vitesse sur la royale promenade, comme deja dit precedemment rien au restaurant pour l'occasion, la seule raison pour laquelle on s'habille c pour les photos , c'est un peu dommage !! ça nous a manqué sur COSTA la soirée du commandant est beaucoup plus marquante avec le cocktail et le repas aux chandelles, le magnifique buffet de minuit !
8) LE SERVICE A BORD Nous avons beaucoup profité du balcon, il faut toujours chaud a nimporte quelle heure dans les caraibes, ça c super, on s'est fait livré 3 fois le petit dej sur le balcon, ct divin, il y a plus de choix que sur COSTA pour le petit dej en cabine (oeuf bacon assiettes de fruits ect) la cabine est egalement nettoyée 2 fois par jour mias pas plus (chez costa notre cabinier repassait souvent le midi, mais le service n'est pas aussi attentionné que sur COSTA, aucun rangement alors que sur costa notre cabinere a souvent la gentillesse de remettre un peu d'ordre. De meme le personnel est beaucoup moins souriant. Sinon le service au buffet est bon, ils vous apportent a boire et debarrassent rapidement. Comme deja dit precedemment personne pour vous accueillir a bord et personne non plus pour dire au revoir quand vous partez. Le journal de bord est sommaire, on ne sait jamais quel spectacle on verra le soir, aucune indication concernant la navigation touristique (sur le today de COSTA il est précisé les interets de la navigation et vers quelle heure on sera devant telle ile ou autre) aucune indication concernant l etat de la mer ou la meteo et enfin aucune indication concernant le debarquement lors des escales !!! PENIBLE au début !!! meme quand on prend une excursion !!!
9) LES ESCALES NOUS AVONS ADORE LES CARAIBES !
point positif pour RCI le débarquement est tres rapide, plus rapide que sur COSTA
ARUBA Nous avons pris un mini bus pour faire un petit tour de l'ile, pour 25 dollars par personne, mon plus jeune n'a pas payé, on a ensuite repris un bus pour aller a eagle beach, la plage est magnifique aussi belle que sur une carte postale, nous avons ensuite visité la capitale, ça nous a bien plu
CURACAO IDEM Nous avons repris un minibus pour faire un tour, visite d'une distillerie pour nous vendre du curacao sans grabd interet, puis arret sur quelques points culminants de l'ile, c'est tres coloré plein de toits oranges, nous avons décidé de nous arreté à MAMBO BEACH une plage pardidsiaque, nous avons pu nager et voir des poissons, on voulait aller ensuite au seaquarium mais il nous aurait rester trop peu de temps piour la ville, on est donc revenu a WILLEMSTAD, tres belle capitale aux maisons de toyutes les couleurs, c'est vraiment beau
LA DOMINIQUE Une ile montagneuse et volcanique, nous avons pris un taxi pour une visite privée de la foret tropicale des trafalgar falls et de la emerald pool, c'etait tres tres beau par contre les routes ne sont plus dans un tres bel etat !! et ce que l'on ne vous dit pas c'est que lorsque vous faites un tour privé on vous fait payer 5 dollars par personne l'entree des trafalgar falls et de l emerald pool, un peu l'arnaque !!😠 mais bon ! en plus ils ne sont pas aimables !!!!! sinon toute cette vegetation est vraiment superbe, on a demandé a ce qu'il nous amene sur une plage à la fin. C'etait du sable gris car c'est une ile volcanique mais l'eau etait tres chaude et la aussi on a pu voir des poissons ! vraiment une super escale !!! la capitale ROSEAU ne presente aucun interet GROSSE CERISE SUR LE GATEAU: au départ de la Dominique des dauphins nageaient a coté du bateau tout en faisant des sauts, un magnifique souvenir
ST THOMAS Nous devions arrivés a st THOMAS le matin, helas un passager a eu dans la nuit un gros probleme medical, il a du etre debarqué en GUADELOUPE et de ce fait grosse perte de temps nous sommpes arrivés a st thomas qu'a 13h et au lieu de repartir a 18h, on est reparti a 20h on a pris le telepherique pour avoir une belle vue sur l'ile c'est tres beau, dommage que c'etait nuageux Nous sommes ensuite allés à COKI BEACH pour nous baigner, on a vraiment nagé avec des centaines voire des milliers de poissons, certains minucules d'autres assez gros de pas mal de sortes, c'est un excellent souvenir ! Nous avons ensuite repris le taxi pour voir la fameuse plage tant citée "magen's bay", nous ne sommes restés que 10mn pour prendre des photos et c'est vrai qu'elle est de toute beauté. Nous sommes enfin revenus au bateau, nous avons fait un peu de shopping avant de remonter à bord.
SAN JUAN Nous avions cette fois reservé une excursion avec royal caribbean pour ce dernier jour car il etait tres pratique qu'ils aillent nous porter nos valises à l'aeroport et nous reconduisent aussi a laeroport à la fin de l 'excursion. Nous avons choisi l'excursion dans la foret tropicale ou etait decrite une excursion de 5h dans la foret. La réalité a été malheusement toute autre, apres un trajet de 45mn on arrive dans la foret tres belle avec des cascades, on s'arrete 10mn puis on continue on nous arrete a un autre endroit ou l'on parche 30mn dans la foret, c'est tres bien mais vraiment court, enfin on nous emmene a une sorte de phare qui nous permet de surplomber le paysage tres joli (duree 20mn) et ensuite retour vers l'aeroport !!! pour nous deposer dans un restaurant mexicain minable pendant 1h15 !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! j'etais en colere de ce temps inutile qu'on aurait pu passer dans la foret ! le guide n'a pas eu un centime de pourboire , c'est vraiment du foutage de gueule, cet arret n'etait pas mentionnné dans l'excursion ???? ENSUITE ON NOUS RECONDUIT A LAEROPORT, celui qui a gardé nos valises lui aussi reclame un pourboire ! tous ces pourboires ça m'enerve !!! je me demande bien pourquoi a mon boulot je ne demande pas de pourboire 😎
10) CONCLUSION D'un point de vue rapport qualité prix, COSTA est à mon sens largement superieur notamment pour les familles avec enfants car chez RCI aucune remise pour les enfants qui sont meme supposés payer les pour boires commme les adultes ! Si on avait suivi les recommandations on aurait du payer 350 dollars de pourboires, je trouve ça exhorbitant, on a laissé 150 dollars, je trouve que c deja bien car le service n'est pas aussi bon que sur COSTA. RCI a des avantages surtout concernant les infrastructures du bateau, les cabines plus spacieuses mais le coté festif et chaleureux leur fait cruellement defaut. Nous avons malgré tout beaucoup aimé cette croisiere par ces tres belles escales, les bons moments passés en famille, la cabine et le balcon que j'ai adorés ! C SUR ON RETOURNERA FAIRE UNE CROISIERE DANS LES CARAIBES mais pas forcement sur RCI !
PS N HESITEZ PAS LES FUTURES CROISIERSITES SI VOUS AVEZ DES QUESTIONS, je me ferai un plaisir d'y répondre
Improvisation Nomade (9) Pakistan English translation pending
Mauvais présage
Une brise légère inclinait les jeunes pousses de blé dans la plaine. Le printemps rendait son vert à la végétation et le soleil resplendissait sur la route que nous parcourions en vélo pour rallier la frontière pakistanaise distante maintenant de quelques kilomètres seulement. Devant les bureaux de la douane, peu de personnes attendaient. Quelques familles, séparées depuis cinquante ans, comme par le mur de Berlin, et qui, depuis peu, avaient le droit de se rendre visite… La région du Pendjab fut partagée en deux pour créer le Pakistan, un nouvel état regroupant les musulmans de l’Inde, lors de l’indépendance en 1947. Cela ne se fit pas tout seul. En effet, sur cette route, dix à quinze millions de réfugiés traversèrent la frontière, juste tracée sur les cartes d’un manuscrit des bureaux de la Royal British Compagnie, en Angleterre, dans les cris d’assassinats et de brûlés vifs. Cinq cent mille morts. Hindous et musulmans. Tous Indiens pourtant mais qui se déchiraient alors entre eux, malgré les discours de réconciliation du Mahatma Gandhi. Dans les bureaux de la douane, le fonctionnaire inspecta nos passeports et nos visas qui prenaient fin le jour même, puis leur donna un coup de tampon avant de nous laisser libres. Mais, en sortant, le vent enragé s’engouffra par la porte ouverte. Dehors, un ciel nébuleux s’écrasait sur l’horizon violet bourdonnant de tension. Un tourbillon de sable et de pluie balayait l’espace et envolait les tôles arrachées aux toits. Le vent pleurait comme un nouveau-né. Nous n’osâmes pas sortir. L’ouragan nous tenait enfermés dans les bâtiments administratifs de la frontière comme un mauvais présage. La nuit avant la nuit, l’impossibilité de sortir, l’atmosphère d’une frontière militaire colorée d’uniformes, les portes qui s’ouvraient toutes seules et laissaient rugir le vent dans le hall, rendaient nos âmes méfiantes quant à l’avenir et répandaient sur nous l’angoisse et la tristesse de partir… Sans doute avions-nous oublié quelque chose. Peut-être de leur dire adieu. Alors adieu, peuple indien, enfant peureux et sage qui nous a toujours respectés, appris, entraînés dans ses rires et ses joies de tous les jours, quelles que soient les circonstances. Nous reviendrons un jour, mais aujourd’hui, malgré la peur, nous ne pouvons pas faire demi-tour. Devant nous, la tempête s’apprête à nous emporter et derrière, la porte s’est refermée... Si ce temps, arrêté ici, nous est alloué pour, une dernière fois, te rendre hommage, je m’assois dans le coin de ce mur, sur mon sac, et, en attendant que la colère du ciel s’estompe, je pense à toi… Combien de fois m’as-tu fait pleurer de rire, au réveil, avec tes enfantillages, ton insouciance et ta simplicité ? Je te revois chaque journée me parler, négocier et mentir toujours sans sérieux, sans gravité, tout en te méprenant et feignant de ne pas t’en rendre compte. Peuple de l’Inde, heureux tous les jours, sous le soleil, sous la pluie, dans l’opulence comme dans la misère, nous t’avons laissé un peu de nous-mêmes, gisant dans la poussière, contre tout ce que tu nous as donné, appris : à savoir qu’on a tout et qu’il ne tient qu’à nous d’être heureux. Encore merci et adieu. Le cœur chargé de ces émotions qui nous ont secoués et marqués à jamais, nous avons repris la route avec Daoud, mon ami, mon frère, mon compagnon. D’un bond, nous avons franchi la porte et couru sous la pluie et le vent, dans la zone de no man’s land avant d’atteindre les bureaux de la douane pakistanaise. Un autre monde se dessinait déjà à travers les visages que nous ne reconnaissions pas. Puis, le compte à rebours s’enclencha de nouveau, au moment ou le tampon d’entrée s’écrasait sur nos passeports. Un bus grillagé nous emmenait déjà autre part pour nous abandonner dans une ville rendue grise et sale par la pluie, sans chaleur, une pluie dans les rues comme dans notre cœur. Pieds nus, courbés sous la capuche de nos sacs, pataugeant dans la boue, on devait trouver un refuge, un lieu où on serait accueilli et où on pourrait reprendre haleine et confiance. Enfin posés et calmes, nous apercevoir que ce n’était pas plus un mauvais présage qu’un orage. Nous étions au Pakistan.
Apprendre de l’infini en accord avec le temps Pendant cinq jours, nous ne sommes pas sortis de l’hôtel. Ou si peu. Nos rapides passages dans les rues nous ont refroidis. En effet, ce n’est pas l’atmosphère bon enfant de l’Inde. Le sourire est remplacé par la grimace sévère et le mépris. Mais j’espère que nous nous trompons. Il faut apprendre ce nouveau pays, cette atmosphère différente avant de s’y sentir bien. Le choc des civilisations est sensible. Tout le monde nous souriait en Inde pour une raison ou une autre. Personne ne sourit ici. Du moins, personne ne m’a encore souri. Pas de flatterie naïve, de politesse anticipée et de phrase puérile, inutile ou intempestive. Nous sommes revenus chez les hommes fiers et durs. La péninsule est si large qu’il est difficile, en Inde, d’imaginer que cette terre rouge puisse cesser quelque part, pour laisser place à d’autres pays. Les principales frontières sont formées par deux océans immenses de chaque côté et l’Himalaya infranchissable au nord. L’Inde est un monde isolé qui se suffit à lui-même. D’ailleurs, il est difficile de discuter avec la plupart des Indiens qui n’ont en général que très peu d’idée de notre civilisation. Les problèmes internationaux leur échappent le plus souvent. De cinématographie ; ils ne connaissent que la leur. Enfin, poser des questions sur leur culture relève du défit tant elle est confuse et incomparable. À l’inverse, les Pakistanais sont sur la même planète que nous, ils s’intéressent aux même choses, ils ont les mêmes préoccupations et une vision sur le monde entier que les Indiens n’ont pas. Ils ont, par ailleurs, des origines perses en plus d’être ouverts au nord sur les peuples d’Asie centrale et de Chine grâces aux anciennes routes commerciales comme celle de la soie. Enfin, les rapports privilégiés qu’ils entretiennent aujourd’hui avec les Américains, les font pénétrer directement dans le champ international, vers la globalisation. Malick Internet Inn
L’hôtel est situé au carrefour de l’avenue Jinnah et du Régal cinéma. Un petit écriteau au-dessus d’une porte située au fond d’une impasse indique son entrée. D’un côté, le parfum des chapatis brûlants du boulanger. De l’autre, un magasin de type occidental où l’on trouve les choses de chez nous que nous n’avions pas vues depuis longtemps, comme la mayonnaise et le chocolat. En face, les excellentes glaces à la fraise attirent toute la ville dans un magasin spacieux mais toujours bondé. Et qui aurait dit qu’au Pakistan, les barbus, avec leurs turbans sur la tête, aiment à se délecter d’un sorbet ? C’est une image qui, pour moi, semblait contradictoire... Enfin, l’escalier de l’hôtel monte au deuxième étage et vous sort de toute cette agitation. Dans cet hôtel, il n’y que des étrangers et des voyageurs. Une vingtaine de lits. C’est le point de rassemblement de Lahore. La journée, chacun vaque à ses occupations, organise la prochaine étape de son voyage et visite la ville. Le soir, ils préparent de quoi manger et souvent restent ensemble pour bavarder, échanger des renseignements et se donner mutuellement des conseils. L’ambiance est sympa. Venus de tous les horizons, voyageurs acharnés, back packers, globe trotters, travellers, appelez-les comme vous voulez, ils ont tous une expérience de voyage au moins comparable à la nôtre. David, un Suisse que nous avions déjà rencontré à Delhi, a été le premier à brandir les drapeaux lors de la manifestation anti-américaine de Quetta dans le Baloutchistan, avant de se dire finalement, sous les regards menaçants de la population, ce n’est peut être pas ma place… Armand, un Français, aussi grand voyageur que fainéant, barbu et chevelu à l’extrême, musicien passionné, cultivé, beau gosse, est sur la route depuis 4 ans. Julie, son amie, le rejoignait au Pakistan quand nous les avons rencontrés… Michel arrive en vélo de Genève… Bénédicte s’est mis dans la tête, en l’écoutant, de traverser le Karakorum - versant nord-ouest de l’Himalaya avec le 2ème sommet le plus haut du monde - en vélo, pour rejoindre la Chine. Je n’ai jamais eu de nouvelles quant à la réussite de son entreprise mais cette petite blonde est partie pour une sacrée aventure, sans avoir jamais fait de vélo de sa vie sur des distances aussi longues que pentues. Voilà pour les francophones. Ensuite, il y a Tess, la jolie Suédoise qui vient de traverser l’Inde en moto, seule, en 2 ans… Chen, dans son business de pierres précieuses avec Taiwan… Siren, une Norvégienne éprise de langues étrangères… Un couple d’architectes sur les traces des plus anciennes civilisations... Un pigiste danois, avec qui je serais bien parti quelques semaines pour me rendre compte de son travail. Il nous explique par ailleurs que ses articles ne se vendent pas bien, si ils ne décrivent pas uniquement la haine, le scandale et la misère ; Cette infime partie de la réalité qui, une fois répandue par les médias, devient une généralité… Enfin, d’autres encore, comme nous, sans véritable but, si ce n’est de parcourir le monde et de glaner, ici et là, les pièces du puzzle universel. Ensemble, nous échangeons nos expériences, nos idées et nos grandes théories dans des discussions parfois animées. Nous croisons les chemins, les aventures, les pays, les cultures et les anecdotes dans une cohabitation fructueuse. Certes, chacun a son point de vue sur toutes les choses du monde, hélas, personne n’a la science infuse. Les voyageurs se la racontent. Le peu de savoir acquis doit être dit plus haut et plus fort que les autres comme une vérité établie… En m’écartant un peu du groupe, en montant sur le muret qui domine la ville et en sentant le brouhaha sourd qui monte jusqu’ici, je me demande quand même ce que, tous, nous faisons au Pakistan à nous imaginer tout savoir parce qu’on a pris un peu la route… La plupart d’entre nous, comme moi, ne savent même pas quel est le régime politique du pays, ni même le nom du président ou militaire dictateur. Le risque est pourtant réel. La population ne soutient pas, en majorité, le gouvernement imposé par l’armée et sous tutelle américaine. Les talibans, dont les responsables sortent d’écoles théologiques pakistanaises, ont déjà su unifier les différentes ethnies sous les drapeaux d’un islam radical dans le pays voisin. Leurs militants, formés par Al Qaïda, s’assemblent toujours dans les zones tribales incontrôlées par l’état, pour préparer la guerre sainte. Avec nos petits sacs de voyage sur le dos, notre idéalisme sous le bras, nous n’avons pas pleinement conscience des dangers qui nous menacent ici. Nous n’avons jamais connu ni la haine, ni la guerre, ni même la misère. Dans une ambiance désinvolte, ce soir, nous préparons des crêpes… Un journaliste anglais d’origine pakistanaise nous donne sa vision des choses quant à l’histoire et la politique pakistanaise actuelles. Cela nous éclaire un peu. Nous l’écoutons tous religieusement mais bientôt les rigolades reprennent. En bons Gaulois qui se retrouvent, les blagues idiotes fusent et me font rire. Je suis bientôt, moi aussi, décontracté, heureux de retrouver l’esprit français, son humour sarcastique et un peu méprisant. Il ne nous arrivera rien, voilà tout. Et ce n’est pas le moment d’y penser. Quand on se retrouve une bonne tablée de franchouillards aussi loin de son pays, il faut se rappeler d’où l’on vient, revenir aux sources, aux bonnes blagues qui ne font rire que nous. Armand prépare les crêpes mais ses souvenirs se sont dissipés car je ne crois pas qu’en France, elles soient si épicées. Il ne manque que l’apéro pour se sentir chez soi mais l’alcool ne se trouve pas dans les épiceries pakistanaises. Alors que le shit, si. Des joints tournent et me tournent la tête, si bien que je n’ai bientôt plus rien à dire. J’écoute ces gens parler, je les regarde s’agiter, se convaincre. Quand j’ai fumé, les mots sont si légers qu’ils n’ont plus de sens et seules les attitudes me fascinent. Marco est le plus drôle, il parle avec les mains, les bras et tout son corps. Il rejoint la réputation de dragueur qu’ont les Italiens et la petite Coréenne devant lui garde les yeux ronds, fait des « Oh ! » et des « Ah ! » à la façon asiatique si singulière et passe de la fascination au désintérêt sans détourner le regard et sans savoir qu’il peut la tenir ainsi toute la nuit. Sten regarde sa guitare comme si elle avait les cheveux longs, et parfois nous joue quelques accords de ses propres chansons. Je m’aperçois alors que je ne comprends rien à l’anglais des Anglais. J’utilise la langue, parle avec tout le monde mais lui, qui utilise beaucoup d’expressions, j’ai des difficultés à le comprendre… Sauf quand il imite les Français avec ses : « Putain, enculé » et son accent de bourgeois pédant. C’est assez difficile mais passionnant de comparer une personnalité, une idée, un état d’esprit par rapport à une origine. Dire par exemple que les Français se retrouvent dans tel comportement, les Anglais dans tel autre. Un ensemble de généralités qui pourrait caractériser un peuple mais je sens que je vais dire des conneries… Un Japonais vient nous rejoindre. Ils sont discrets les Japonais mais dans un village perdu d’Afrique, vous en trouverez toujours un, car ce sont, et de loin, les plus grands voyageurs de notre époque. Celui-ci, avec son air niais, son sourire figé et ses mouvements de tête pour toujours dire oui, nous fait une démonstration de danse entre acrobatie et lévitation qui me laisse sur le cul. Good night petit Japonais. Good night tout le monde.
Dans la rue
Quelques promenades dans la ville me permettent peu à peu de me familiariser avec son ambiance. Après cette sensation de froid et de méfiance, du fait d’un certain honneur qu’il ne faut pas défier, les Pakistanais se comportent à notre égard avec discrétion et respect, avant d’exprimer intérêt et cordialité. Les discussions s’animent rapidement puisqu’ils sont encore plus curieux et plus intéressés que nous-mêmes. Ce que je prenais pour du mépris, le fait de nous ignorer, était en réalité de la considération. Ils ont moins de préjugés sur nous que nous sur eux. Ils ne nous ignorent pas mais nous matent moins que les Indiens. On ne regarde pas les gens comme des bêtes sauvages, ce que faisaient certains Indiens totalement fascinés par notre présence. Contrairement à ce que j’imaginais d’une ville pakistanaise, Lahore est beaucoup plus occidentalisée que tout ce qu’on a pu voir de l’Inde. Pas de vache dans les rues, pas de mendiant, pas de sans abri, pas de manifestation religieuse tous les jours, d’exubérance à tous les coins de rues. La vie y est plus monotone dans les petites voitures japonaises qui mènent au travail dans les industries à la périphérie de la ville. J’ai aussi entendu des jeunes écouter du rap américain, et de la musique occidentale se diffuse dans les rues commerçantes. Les femmes ne portent pas de bourka ici, à Lahore, et pour certaines jeunes, pas même de voile. Elles conduisent, se promènent entre elles, travaillent dans les administrations et nous retrouvent parfois chez le glacier. Je les sens beaucoup plus épanouies, plus vivantes, plus respectées, plus humaines qu’en Inde où le système les avilit dix fois plus encore. Ici, les femmes croisent notre regard. Pas en Inde ! Par contre, les bus, les restaurants, les mosquées, les salles publiques et tout ce que l’on peut imaginer de lieux sont partagés en deux : un côté pour les hommes seuls et l’autre pour les femmes et les familles. Lahore est la ville moderne et culturelle du pays et donc plus libre que les autres villes visitées où les femmes dans la rue sont encore moins nombreuses. Non mais alors ! Dans les villes plus isolées ou conservatrices comme Quetta, il n’y a pratiquement pas de femme visible. Et si elles sortent, personne ne s’adressera à elles dans la rue. Les hommes n’ont pas le droit de parler aux femmes, m’a-t-on dit, si elles ne sont leur mère ou leur sœur. Et les femmes n’adressent pas la parole aux hommes, si ce n’est, avec respect, à leur mari. Tête basse, elles partent au marché, plus discrètes que les chats. Julie, avec ses longs cheveux blonds dont une mèche s’échappe gracieusement du voile, s’est fait siffler par des jeunes dans la rue, à Quetta justement. Une promenade à ses côtés devient plus menaçante. Les hommes la regardent tous, parfois avec dédain, avec mépris et d’autres fois avec fougue. Pour se rassurer, on pense qu’ils respectent d’une autre manière les femmes et qu’ils n’oseront jamais, ni lui parler, ni la toucher. Aller savoir… Au retour, Armand prend l’un d’eux par la chemise et le secoue jusqu’à ce qu’il s’excuse. « Est-ce que je siffle ta femme dans la rue ? » il crie au gars accroché au bout de ses bras…
Au marché de Landa Bazar, spécialisé dans les affaires d’occasion, nous achetons avec Daoud l’équipement traditionnel complet : la shawar kamiz. Une longue chemise unie, ouverte sur un col brodé, qui tombe sur les genoux d’un pantalon très large où on peut tenir à plusieurs dans les plis et qui se referme aux chevilles comme celui des clowns, sans les couleurs. Ainsi vêtus, nous partons à pied vers le centre de la ville. Les ruelles sont en soie entremêlées d’architecture musulmane des siècles passés. Minuscules et sinueuses, elles nous emmènent sous des arcades de voûtes en céramique, dans les cours dissimulées de mosquées calmes et magnifiques, comme celle de Wazir Khan… Enfin, la porte nord de la vieille ville s’ouvre sur l’étendue qu’entoure le fort, de la même couleur de grès rouge que l’immense mosquée Badshahi, en face, l’une des plus grandes du monde. En direction de la gare, le trafic s’intensifie dans la poussière. Les commerces des rues alternent entre roulements à billes, pneus et tout ce que l’on peut imaginer de pièces de camions. En sortant de l’agitation, dans une petite rue, un canal s’est perdu et tari dans l’huile et les ordures ménagères. Un peu plus loin, la place fleurie devant la pelouse verdoyante d’un monument datant de l’ère britannique contraste avec l’ensemble. Enfin, le petit bureau solitaire et sans bousculade de la extension visa registration nous ouvre ses portes et nous délivre sans palabre une prolongation de visa d’un mois. Nous n’aurons pas fait le déplacement pour rien. L’administration pakistanaise est moins pointilleuse que celle des ses voisins indiens qui, pour la même demande, nous a fait revenir trois fois.
Sur le chemin du retour, dans une rue encombrée, un cheval me mord à l’épaule. La surprise est plus grande que le mal. Nombreux au Pakistan, ces pauvres bêtes ne sont pas ménagées. On les fait travailler avec acharnement. Sans prêter le moindre intérêt à eux avant l’incident, je ne pouvais pas les voir, cachés sous leurs œillères, porter de lourds fardeaux sur leur charrette, se frayer un chemin dans les carrefours pollués, se faire klaxonner par les camions, baver dans l’effort et souffrir sous les coups de fouet… Vivement que les Pakistanais se mettent au nucléaire… Ce soir, notre hôte si généreux, dit-il, et prouvant encore sa notoriété, organise un concert sur la terrasse de l’hôtel. Un chanteur pakistanais reconnu, avec son groupe, nous fait l’honneur de sa présence toute la soirée. Les musiciens excellent et nous offrent un grand moment musical bien que je ne puisse malheureusement pas décrire les nombreuses influences que contiennent ces airs. Le pays commence à me plaire, ses coutumes… comme, le moment tant attendu de jeter les billets sur la vedette jusqu’à la recouvrir. Il a été déçu : les voyageurs que nous sommes comptent les sous comme des diamants… Juste le temps d’arriver à l’heure pour mon rendez-vous, dans une petite rue derrière l’hôtel, avec Meriem… sur Internet. Elle me montre sa frimousse dans la webcam et j’ai envie d’embrasser l’écran. C’est terrible les moyens qu’on a aujourd’hui pour se faire mal. Dans ce sous-sol, où ça pue la sueur d’homme qui a passé trop de temps à s’émouvoir devant l’écran, je m’évade à des milliers de kilomètres pour la retrouver dans un petit village… de l’Himalaya. Elle me raconte ses balades avec un certain Dalaï-lama. Elle essaie de me rendre jaloux, sans doute… Mais plus elles sont chiantes, plus on les aime.
Toutes les femmes n’ont pas cette prestance que tu as, même pas les hommes bien sûr. C’est la vie qui nous fait, notre naissance, notre éducation, notre destin. Le tien déjà a été grand, parfois périlleux, incertain et puis heureux finalement. Il t’a fait toi. Meriem. L’aînée, la voyageuse, l’opiniâtre. Toi qui ne te ménages pas, qui n’offres pas la charité de ton âme, pas même à moi. Que dis-je, surtout pas à moi ! Montrer une larme serait un châtiment. Ne serait-ce qu’un sentiment effleurant ton visage et tu serais blessée à mort dans ton orgueil. Pas de sentiment, ni pour toi-même, ni pour les autres. Un exemple pour moi, dont les traits me trahissent chaque fois. Et d’autres exemples encore qui me laissent émerveillés. Tout cet orgueil sans pourtant de mépris, juste un peu d’arrogance, de cynisme mais surtout d’humour pour justifier les défaillances de notre chair faible, à nous les hommes, à nous qui sommes sensibles. Pourquoi m’as-tu choisi moi qui suis le plus faible de tous les hommes ? Un homme fort tu voulais, tu m’as initié à cela. Montré comme on devient un homme. Un homme fier et sûr de lui, de son mérite. Son mérite juste d’être un homme. Un peu honnête, un peu sage. Juste de quoi être respectable, digne d’estime. Quelqu’un qui peut se regarder dans la glace sans baisser les yeux parce qu’il sait qu’il a fait ce qu’il devait faire et ce qu’il a dit, il n’y avait rien d’autre à dire. Quelqu’un qui se respecte, je le répète. Qui ne passe pas son temps à avoir des remords, des regrets de choses du passé auxquelles il pense. C’est fini le passé, il faut regarder l’avenir. Le regarder avec les yeux de celui qui va escalader une montagne et qui va y arriver parce qu’il en a la détermination. Il le sait. Un pas devant l’autre. Tranquillement mais sûrement. C’est bien ça ce que tu m’as dit. Arrête de penser, arrête de creuser, de dépecer, de remémorer les choses faites. Elles sont faites. On ne reviendra plus dessus, jamais. Relève la tête, avance. Sois fier car cela va t’aider. Un homme doit être fort et ensuite fier. Je veux que tu sois cet homme. Merci, Meriem. Merci de ta confiance. On a tous besoin d’être fort pour quelqu’un, et c’est toujours cette personne qui fait qu’on l’est. Qu’on retrouve l’assurance, la sérénité et la confiance en soi ! Le bonheur est dans la certitude. Pourtant, je ne ressemblerai jamais à ton père…
Pour reprendre mes esprits, dans l’agitation et le bruit des pays de l’Orient, j’ai pris l’habitude de me diriger vers les lieux de culte, quels qu’ils soient, et de me poser dans le silence. C’est toujours un moment utile et agréable où je me retrouve, comme si je sortais la tête de l’eau et que les choses m’apparaissaient, pour un instant, sans trouble. Je me dirige donc vers le premier lieu venu. Une église. Je m’en réjouis en pensant qu’au Pakistan, j’allais être le seul à l’intérieur. Mais ma surprise est grande en entrant. L’église, que dis-je, la cathédrale, souvenir de la reine Victoria, est pleine à craquer, et la musique et les chants à la gloire de Jésus, en latin et en ourdou, montent jusqu’au ciel, avec une ferveur que je n’ai jamais trouvée en France, ni même en Europe… En effet, le Pakistan contient une communauté de chrétiens, évangélisés pendant la colonisation britannique. Ils ne se sont pas tous donné rendez-vous aujourd’hui dans cette église, mais sont présents dans tout le Pakistan, en minorité. Pas plus menacés à Lahore que dans d’autres villes, nous trouverons parfois tout un quartier chrétien avec l’église, le plus souvent récente, en son centre. Et puis, au Pakistan, comme vous allez le voir, il y a toute une panoplie de minorités. Et je dirais même plus : le Pakistan est un regroupement de minorités. Festival soufi
Un bus, un rickshaw et nous voilà de l’autre côté de la ville. Une banlieue au bout d’une grande avenue où les maisons commencent à avoir la couleur du sable et où l’électricité fait défaut. Ici, se déroule un festival en souvenir de prestigieux soufis, philosophes mystiques de l’islam, sur leur propre tombe. Musiciens, danseurs et spectateurs se sont installés à travers le cimetière de la ville, sur les dalles et les tombeaux mortuaires, à la clarté sinistre de la pleine lune. Au fond, une fête foraine avec des manèges artisanaux dans lesquels je ne monterais pour rien au monde. Un tonneau de plusieurs mètres de haut, en tôle, renferme une quantité de fausses blondes et de travestis. En avant pour le spectacle qui consiste à admirer une moto tourner et monter avec la force centrifuge, à l’extrémité du tonneau, au-dessus des strip-teaseuses qui n’en sont pas car elles n’enlèvent rien. Ce ne sont que des potiches. Applaudissements avant de continuer la balade dans la foule à travers les feux de joie et les affiches en ourdou que je ne comprends pas. Je m’installe dans un enclos du cimetière, envahi par la foule, devant un spectacle de percussions où les danseurs entrent progressivement en transe. Je suis seul, Daoud doit être quelque part, ici ou ailleurs, nous nous retrouverons demain, mais j’aurais bien voulu qu’il soit avec moi ce soir. Tout le monde ici roule des joints. Ça fume énormément. Les Pakistanais prennent deux cigarettes, les vident, font le mix et les emplissent ensuite avec dextérité. J’ai beau essayer, je n’y arrive pas. Assis par terre, l’homme âgé à mes côtés m’en offre une. Ils en roulent toujours deux en même temps : une pour eux et une pour le voisin... Derrière moi, quelques gros pachas sont installés sur des coussins. En anglais, ils commencent à me poser des questions, puis pleins de questions sans que je puisse moi-même leur demander quoi que ce soit. Qui suis-je, d’où viens-je et pourquoi t’es là ? Finalement ils me proposent des filles... Comme je ne suis pas intéressé, leur propre intérêt s’atténue et j’en profite pour bouger… Inopinément, je retrouve David, le Suisse. Un coup de chance dans cette cohue. Plusieurs milliers de personnes réunies. On ne peut pas le manquer, remarque. Il est bien grand et bien blanc. Une bonne tête d’occidental avec une guirlande de fleurs autour du cou. On sort. À l’écart de la foule, nous pouvons parler. Incroyable de se retrouver ici, dans les chemins de ce cimetière qui s’étant à perte de vue. Partout, ça grouille. De plus en plus de monde. Ça s’agite, ça se bouscule, ça se bat. On avance en essayant de ne pas se perdre. Là, un bon concert. J’aimerais regarder plus longuement et, pour ne pas être emporté par la foule, je m’accroupis et me tiens le long d’un poteau. Vraiment, un bon concert. En levant la tête, je remarque à côté de moi, au bord du flot houleux formé par la foule, le squat de quelques marginaux. Peut-être des soufis. Ils portent des vêtements comparables aux sâdhus indiens mais ont des têtes et des attitudes de Tsiganes. L’un d’entre eux tient un bâton levé et écarte la foule qui menace, en se bousculant, de tomber sur leurs tapis et leur feu. Me voyant là, tout près de lui, tentant d’échapper au mouvement, il m’invite à m’installer derrière le feu avec eux et me trouve une place entre un soufi travesti et une bande de morveux. Ok pour moi. Je suis avec un ami. Le voici. Il prend place, lui aussi, près du feu. Pendant ce temps, la foule s’épaissit encore dans ce couloir qui se rétrécit juste où les musiciens ont choisi de se placer. Trois ou quatre Tsiganes sont debout avec des bâtons pour les écarter. Tous les gens nous regardent en passant puisque nous sommes en vitrine et parfois avec des regards douteux. A ce moment-là, je sens que le travesti derrière moi est bien près. Je ne veux pas être parano mais il me fait les poches. Un regard pour le tenir tranquille. Cet air flegmatique... Si tu crois que je ne t’ai pas vu venir avec tes grosses mains pleines de doigts… Les gens dans la foule nous regardent parfois avec haine. Je n’en ai plus de doute... Aucun contact, du moins oral, avec les Tsiganes. Ils ne sourient pas. Ils semblent nous protéger. Contre quoi ? Contre qui ? Contre eux ! Sans sourire, sans parole échangée, ils nous offrent l’hospitalité. Déjà quelques joints. Et puis, comme David ne fume pas de tabac mais aimerait bien fumer quand même le bon shiras, le shit afghan et pakistanais. L’un d’eux retourne une tasse, met dessus une braise, roule une paille avec un bout de papier. Puis, il place un morceau de shiras pur sur la braise qui se consume comme de l’encens et on fait tourner la paille. Puis voici les chapatis avec les dals (lentilles) et le curry, puis enfin le tchaï, le même qu’en Inde. À côté le concert continue, terrible, à coup de clarinettes, de tablas et de cuivres. Les gens sont agglutinés, bousculés, écrasés à trois pas de nous, derrière les bâtons des Tsiganes pendant que nous sommes vautrés sur des coussins à manger et fumer gratis ! C’est dommage, au lieu d’être apaisé et profiter pleinement, je stresse. Je n’aime pas le regard que portent certaines personnes sur nous, dans la foule. Peut-être n’aiment-ils pas les Tsiganes. Peut-être ne nous aiment-ils pas nous. Peut-être qu’ils ne nous aiment pas en compagnie des soi-disant soufis. En tout cas, je ne me trouve pas bien brave. Alors parfois, je les fixe moi aussi, durement, et ils baissent le regard. Mais quel regard ! Je n’aime pas ce regard. Je le sens, il faut qu’on se casse ! J’ai un moment de panique, le sentiment d’angoisse se diffuse dans mon corps et une sueur froide parcourt mon dos. Qui, des Tsiganes ou de la foule si fervente à ce festival islamique où nous n’avons rien à foutre, sont les plus dangereux pour deux petits Européens naïfs ? Allez, on bouge. Je tape dans le coude de notre ami suisse qui lui, se trouve très bien, évidemment. Sans doute suis-je peureux ? Enfin, une fois dans la foule, je me sens mieux. Le contact des corps qui se bousculent, même si parfois des poings partent, me rassure. Il n’y a ici, que des hommes. QUE DES HOMMES ! Nous refaisons un tour. Ça va vraiment mieux. Bien content de voir ça. Allez, on retourne dans la furie des percussions, des gens en transe qui tournent toujours plus vite, des feux brûlants où sont balancées des idoles, dans tous les chemins bordés de tombes de cet affreux cimetière. Bientôt minuit. Que va-t-il se passer alors ? Rien, la fête continue, les joints scintillent au-dessus des tombeaux. La foule de plus en plus dense est au comble de l’agitation. Les gens sont surexcités. Jamais vu une foule pareille ! Sur une estrade, un jeune garçon bouge son cul dans un jean serré. Il danse en bougeant ses fesses comme seule le ferait une femme, pour vous dans l’intimité, aguichant les hommes qui le sifflent à ne plus pouvoir. L’homosexualité n’est pas un mythe dans les pays de l’islam. Les femmes sont surveillées et les hommes proches. Perso, j’aime pas trop beaucoup ça. Et pendant que David danse comme un forcené, je me dis qu’il serait raisonnable de rentrer. Trop tard, derrière nous, un énorme bonhomme nous prend un bras à chacun. My friend ! Il gueule. Et ne veut plus nous lâcher. Il rentre dans la foule, qu’il pousse de son gros corps, en nous tirant par les bras, nous fait sauter et danser devant les percussions et nous fait crier Pakistan Zindabad ! Longue vie au Pakistan. Putain, on est tombés sur une bande de lourds. Moi qui voulais passer inaperçu et qui serais bien rentré peinard, sans encombre. Nous voilà accompagnés de ce gros lourdaud avec ses potes qui ont des gueules que je n’aime pas. Ils sont surexcités et me pelotent le cul dans la foule. J’aimerais bien me barrer mais David est encore accroché au gros qui lui tient fermement la main. Il ne peut lui échapper et je sens bien que lui aussi s’agace de se faire peloter le cul… Enfin, comme on grogne fort et qu’on veut partir, ces messieurs décident de nous raccompagner. Super. Putain, ce n’est pas que je n’aie pas confiance mais là, vraiment, je n’ai pas confiance ! Retour dans leur voiture pourrie, avec deux hippopotames et trois espèces de Tsiganes édentés. Évidemment, sur la route, ces cons roulent vite et vont bientôt s’emplafonner dans un dos d’âne qu’ils n’avaient pas vu. Ce n’était pas prévu. Ça calme. Ils sont plus dangereux que des mecs bourrés… Assis entre deux des gars, je sens la pression monter. Au moins 25 ans, sans être mariés et donc puceaux, du moins avec les femmes, ils ont envie de baiser. Me le font comprendre en me montrant leur doigt avant de se le mettre dans le cul. Et, bavant et ricanant de façon cynique, ils me demandent si j’aime ça, les doigts dans le cul. Faut voir leur tête. Ces gars-là sont archi frustrés. Ils vont nous attraper ! Quelle galère, putain, je vais me faire enculer par des gros porcs dans ce putain de pays ! Non, il faut trouver une solution… Que faire… Où mène cette route ? Où nous emmènent-ils ? Ça vous dit une glace, j’demande… silence… Eh ! Ça vous dit une glace ?… deux fois… Et puis c’est un oui général ! On va bouffer une glace avant de baiser, ça c’est cool !
Siren
Je ne sais pas comment s’écrit son nom, exactement. C’est la Norvégienne… Nous sommes restés tous les deux après que tout le monde s’est couché. On fume des clopes en discutant. Elle a trente-deux ans, parle français correctement et dit qu’en Norvège, on est plus libre et plus ouvert. C’est vrai, sans doute. Mais là. Elle a surtout envie de moi. Elle se caresse les épaules, ouvre sa chemise chaque fois d’un bouton de plus et me laisse entrevoir ses seins. On est tous les deux bien près. Qu’est-ce que je fais ? C’est incroyable, je n’ai pas envie de la baiser ! Enfin, si, j’ai envie, on pourrait aller là, juste derrière, sur une couverture avec une petite bougie. Je n’ai qu’à me lever, la prendre par les épaules et lui caresser délicatement les seins. Même pas besoin de l’embrasser. Elle est fine, plutôt jolie fille… Hier, les gros porcs m’ont dégoûté. J’aime pas les mecs parfois. J’aime pas leur esprit basique. J’aime pas baiser les filles. J’aime pas. Elle veut. Je pense à toi, Meriem. Je vois ta gueule dans la webcam. Je pense à demain. À chaque fois que je passe la nuit avec des filles, comme ça, vite fait, j’ai des remords. Surtout quand je bois. Je me sens dégueulasse. Pourtant, c’est ce qu’elles veulent. C’est ça, le pire. Une autre clope… de quoi on pourrait parler ? Elle croit que je n’ose pas. Si je reste là. Près d’elle. Elle va me sauter dessus. Je me lève et articule : « Salut, je vais me coucher. Bonne nuit. »
Balade enturbannée Route d’Islamabad
Des choses que je n’explique pas… Sur la belle autoroute, dans le bus, on nous a passé un film indien dans un genre que je n’avais pas encore vu. Et surtout pas en Inde. Ou alors en privé… Le film peut se résumer ainsi : dernière Audi, Porsche, rencontre, plage et baise ! C’est là le hic. Dans le bus, les barbus rouspètent. Alors on a avancé la scène. Mais les barbus n’ont plus regardé le film. Ils ont prié. Qui regardait alors ? Qui sont les barbus plus barbus que les autres ? Qui aime ces films ? Deux mondes… Ceux qui veulent que ça change. Ceux qui ne veulent surtout pas que ça dégénère. Qui gagnera ? Ça va changer ou pas ? À côté de ça, les Pakistanais ont tellement la foi ! Même s’ils ne sont pas tous pratiquants, ils respectent les règles du Coran qui organisent leur vie de tous les jours. À côté, en Afghanistan, il y a les talibans, Au Pakistan, des groupes islamistes puissants, À Lahore, partout, il y a l’Amérique. On aime l’Amérique à Lahore. Alors, ça va changer ou pas ? Moi, perso, on ne me demande pas mon avis. D’ailleurs, je ne suis pas d’ici et pas musulman mais si on me le demandait, je dirais que j’aime bien les barbus. Ils ont raison. Il y a des choses indécentes. Suis-je extrémiste ? Les gens aiment les films de merde. Ils aiment les films de cul. Mais là, il y a des enfants dans le bus. N’y a-t-il pas de compromis possible entre libéralisme et fondamentalisme ? Être libre sans extrême, ça n’existe pas ? Trouver des limites morales à l’indécence… On a besoin d’eux, de leur sagesse, Que nous nous bornons à dissimuler.
Pakistan Zindabad !
Islamabad
Quartier G7. Ciel bleu clair puis teinte orange de la nuit. Lumières blanches des lampadaires. Pas un souffle de vent. Vastes étendues de jeux, saules et peupliers, enchevêtrés. Pieds de cannabis sauvages, poilus comme des orties. Fontaines, ruisseaux, vallées silencieuses. Chemins recouverts de feuilles. Maisons sans étage. Sans fenêtre. Places comme patio, dissimulées entre les murs, autour d’un eucalyptus. Vendeurs ambulants. Glaces à l’eau. Poussettes. Femmes et filles dans les ruelles. Vieillards silencieux, ridés au coin d’un mur. Tout est tranquille. Atmosphère paisible. Il fait doux, de cette douceur d’un soir printanier. Les enfants courent, crient, chahutent. Les hommes, dans la plaine, jouent au criquet. Sueur, cris, formes discordantes de robes blanches. Glissement de babouches. Ombres de la nuit. Sommeil tranquille. Sérénité. Apaisement… Gronde. Vibre. Là-bas. La montagne. Dieu qui rendra fou la terre, tuera, démolira la vie, fera pleurer les hommes sur les corps meurtris de leurs enfants…
Tremblement de terre au Pakistan
De retour en France, j’apprenais les tristes nouvelles du Pakistan. Aux informations, défilaient les images d’Islamabad ravagée avec des blessés encore enfouis sous les décombres et des morts par dizaines de milliers. Il faut les aider. Le Pakistan connaît aujourd’hui une transformation idéologique qui sort le pays de l’arriération sociale et économique et le mène vers des valeurs que nous prônons, celles de la démocratie, de l’éducation, du respect des droits de l’homme et de l’émancipation des femmes. Si nous sommes solidaires aujourd’hui, plutôt nous que certaines institutions mal venues, ils croiront définitivement en notre sollicitude, en nos valeurs, qui sont celles de l’entraide internationale pour un développement économique à l’échelle mondiale. La balance est prête à basculer en notre faveur. À l’inverse, si nous les laissons tomber, ils se tourneront une nouvelle fois vers Dieu, avec les conséquences que cela implique dans le contexte actuel… Islamabad a été construite dans les cinquante dernières années, à partir de la création du nouvel Etat. Elle n’est heureusement pas une ville très peuplée, ni culturelle, ni historique mais une capitale qui n’existait pas et qu’on a placé volontairement au centre du pays. 500 mille habitants vivaient à Islamabad. Rawalpindi, à 20 km seulement, est une mégapole de plusieurs millions d’habitants qui n’a heureusement pas été touchée. Au moment où j’écris ces lignes, je ne peux pas m’empêcher de revoir la vie tranquille qui se déroulait là-bas. Dans un espace compris entre les rivières et les forêts attelées aux montagnes, Islamabad était une bien jolie ville. Calme, moderne, climat agréable, végétation luxuriante, on y trouvait les plus belles voitures du pays et des hommes d’affaires ayant échangé le costume traditionnel contre la chemise et la cravate. Les différentes zones professionnelles et commerciales, les quartiers résidentiels et présidentiels, les grands hôtels internationaux se partageaient les quartiers, séparés par de vastes boulevards fleuris. Islamabad est détruite aujourd’hui. C’est la deuxième catastrophe au Pakistan depuis que j’ai quitté le pays. La première fut une collision de train qui fit plus de cinq cents morts au mois de juillet. Chaque fois, je suis touché bien plus que si je ne m’y étais jamais rendu. J’ai beaucoup aimé ce pays et ses merveilleux habitants. En France, pendant la catastrophe, j’entendais les gens marmonner qu’ils n’enverraient jamais d’argent là-bas malgré leur compassion car ils craignaient qu’il soit détourné et enrichisse le terrorisme. C’est peut-être encore ce que je penserais si je ne m’y étais pas rendu. Heureusement, les terroristes sont bien peu nombreux par rapport à l’ensemble d’une population dénuée d’ambition guerrière, généreuse comme aucune autre et acharnée au travail pour, comme partout dans le monde, donner à ses enfants une vie décente. Tous ces sourires, cette sincérité, cette générosité m’ont, pour toujours, prouvé que les Pakistanais ne méritaient pas leur triste réputation. Bien sûr, il faut les soutenir ; la population est faite d’hommes, de femmes et d’enfants comme nous, et il n’y aura jamais assez d’argent pour tout reconstruire, organiser et multiplier les infrastructures. La pauvreté, la peur et l’ignorance sont les véritables responsables de la haine. Le gouvernement pakistanais est surveillé de près par la communauté internationale, et l’argent de la banque mondiale leur parvient sous certaines conditions, comme notamment : la chasse aux terroristes, poursuivis, dénoncés et arrêtés tous les jours. Le Pakistan n’est pas un pays conquérant mais un pays en voie de développement. Il faut l’aider.
Peshawar
Notre arrivée à la station de bus est fracassante avec nos visages effarés et perdus sous nos gros sacs, au milieu de tous ces pachtounes enturbannés. Un petit groupe se forme bientôt autour de nous, avec sourires de bienvenue, et nous aide en expliquant au conducteur du rickshaw comment nous emmener à l’hôtel où nous avons rendez-vous avec des voyageurs déjà croisés à Lahore. Le rickshaw traverse la ville puis nous dépose dans la rue indiquée. Un chemin, une cour derrière une boulangerie après un étroit passage où des jeunes jouent au criquet. Une arcade sur l’entrée d’un patio fleuri, des jeans et des tee-shirts qui sèchent sur un bout de nylon : c’est bien là. Nos amis sont installés sur une table en bois brut, gravée de noms, de dates et entourée de fauteuils, sous une pergola de vigne, en cette journée ensoleillée du 1er avril. Derrière, une porte à battants ouvre sur un dortoir où s’enfonce une quinzaine de lits dans la fraîcheur et la pénombre, clairsemée de minuscules fenêtres. Le proprio, un vieux monsieur à la barbe blanche, a des yeux de loup qui nous traversent en silence quand il circule en dandinant son corps bien portant, les mains croisées derrière son dos. Cette personne, à l’allure si sage, vend un peu d’opium et d’héroïne. Juste pour arranger. C’est pourquoi, les deux jeunes Danois qui sont là depuis une semaine n’ont pas décollé de leur lit. Ensuite, ils prendront un avion pour se déchirer avec de la coke en Colombie ou avec du crack en Thaïlande. Chacun son voyage. C’est vrai que le prix de l’héroïne incite à consommer, surtout qu’elle est pure. Et je sais bien que c’est bon, cette merde là. Certains diront que c’est dommage, mais je n’en prendrai pas. Quelques pipes d’opium, déjà, me gardent au lit jusqu’à des heures sans nom… Pour me bouger, je dois faire appel à la gourmandise, attisée par le parfum de spécialités délicieuses que je ne sens pourtant pas, mais que j’imagine tant je sais qu’elles m’attendent. Alors, c’est seulement en sortant de la boulangerie, le menton dans la crème, que j’aperçois la rue, la ville et me dis qu’il est temps de faire autre chose que de rêver… Nous sommes à Peshawar. La première ville en venant de Kaboul, en Afghanistan, par le seul passage praticable : la passe de Kyber dans les montagnes de l’Indu Kuch. Tous les envahisseurs, ainsi que les explorateurs, sont venus de par-là, puis par Peshawar. Des choses incroyables se voient encore ici aujourd’hui, dans cet espace multiculturel : fief des Pathans ou Pachtounes qui sont majoritaires dans la région, Peshawar est une ville d’affluence. Des Penjâbis viennent de la vallée de l’Indus, des Sindhis remontent du port de Karachi au sud, sur la côte de l’océan indien et quelques nomades Baloutches descendent des montagnes arides et désertiques de l’ouest, en direction de l’Iran. Voilà pour les Pakistanais. Ensuite, viennent les ethnies afghanes tout aussi nombreuses. On trouve des Tadjiks aux yeux bridés qui descendent des régions proches de la Chine. Des Hazaras, des Nouristanis et des Ismaéliens du Centre et du Nord-Est de l’Afghanistan. Enfin venus des plaines du nord, les Turkmènes, Kirghizes et Ouzbeks se promènent, eux aussi, dans la ville marchande. Des peuples hétérogènes s’organisent donc ici, largement identifiables grâce à leurs traits et leur costume caractéristique mais aussi, quoique de façon moins visible, par leur langue et leur alphabet. L’ourdou est le langage officiel du Pakistan mais les Baloutches et les Afghans, pour ne citer qu’eux, utilisent l’alphabet arabe et écrivent en farsi. Le Pakistan et l’Afghanistan sont peuplés de minorités ethniques et confessionnelles. Leur Etat ne parvient pas à les cimenter en une unité nationale car toutes luttent encore entre elles, soit pour le pouvoir, soit pour l’indépendance ou encore, même, quelquefois pour la simple légitimité d’exister. Et cela contribue, comme on l’a vu, à renforcer les organisations islamiques, puisque l’islam est le seul drapeau qui puisse les rassembler. Le général Mousharaf, maître actuel du pays, s’est lancé, aux côtés des Etats Unis, dans la guerre contre les talibans et Al Qaïda. Son pouvoir est contesté par une partie de la population, ainsi que l’appui des Etats-Unis, mais il est maintenu au pouvoir grâce à une force armée imposante. Cela lui permet de recevoir l’aide de la communauté internationale et ainsi, de persévérer dans la démocratie, la lutte contre le grand banditisme, le terrorisme et la corruption tout en favorisant le développement économique. Le Pakistan a une croissance annuelle d’environ 6%. La France, en comparaison, a aujourd’hui une croissance de 0, 2%, autant dire nulle. L’Afghanistan, quant à lui, a une croissance en augmentation, mais l’argent provient pour un tiers des dérivés du pavot, sans réelle culture de substitution rentable… Les tirs de mitraillettes qu’on entend la nuit ne nous rassurent pas, même si notre hôte reste tranquille et dit qu’il n’y a pas de danger. Forcément, lui se remplit les poches. Dans le journal, assassinats, règlements de comptes et prises d’otages sont quotidiens. Le grand banditisme, comme partout, n’a pas intérêt à ce que le gouvernement s’impose. Il tente de créer la discorde pour continuer tranquillement ses affaires. Aujourd’hui, c’est la grève. Une nouvelle grève pour protester contre des réformes institutionnelles. Nous préférons ne pas sortir. Ambiance décontracte. Pression diffuse. Pakistan, le 02 avril 2005.
Petite promenade ce matin dans le vieux bazar de Peshawar. Il fait chaud, les ruelles étroites s'effilochent comme des brins de soie de toutes les couleurs. Pour passer plus inaperçu, j'ai mis le déguisement complet avec le chapeau pachtoune et je me promène au hasard du centre ville... Je vois les femmes en bourka choisir leurs strings et leurs petites tenues coquines… Elles ne doivent pas avoir grand chose dessous et puis, on ne voit que leurs yeux, mais quels yeux ! Voici, cachée, l'entrée d'un joli jardin qu’entoure un temple chrétien orthodoxe du XIIIème siècle. Je montre mon passeport. La kalache se baisse. Le sourire du gardien : – Christian ? – Yes, I'm French. – Ok come. Me voilà sur les bancs de ce petit temple dans un silence apaisant, avec un garde du corps, kalachnikov en bandoulière. Mais ici, même les magasins sont parfois protégés par des gardes armés. Et non pas seulement les temples. Ce garde règle seulement l’entrée du lieu. Chrétiens, en effet, nous sommes à l’honneur chez les Pakistanais puisque nous sommes des gens du Livre et Jésus est pour eux, lui aussi, un prophète… Cet après-midi, je vais pousser jusqu’au Smuggler Bazar dans la zone tribale, là où se vend, au kilo, le fameux haschich appelé shiras et, là aussi, où se fabriquent les armes. Alors, j’organiserai leur acheminement, par le réseau de contrebande libanaise, jusqu'en France où je ferai, cet été, mon coup d'Etat. Mais en attendant, je m'achète, au kilo, des fraises délicieuses, les trempe dans la crème et après ça les dévore délicatement une à une. Puis, je sirote une tasse de kawa, le thé vert de Chine aromatisé de cardamomes que j’accompagne d’un de leurs petits pétards tout frais qui rendent si léger et gai. Le tout, de la terrasse qui surplombe la petite place de Saddar Bazar. Pour le coup d'Etat, on verra demain...
La zone tribale
À quelques kilomètres de la ville, une semi-frontière indique le passage dans la zone tribale non administrée par le Pakistan. Elle s’étend jusqu’à la véritable frontière, sur la passe de Kyber, où sont regroupés les réfugiés afghans qui ont fui les talibans aussi bien que les bombardements américains. C’est dans cette zone que sont recrutés les terroristes et organisés des camps d’entraînement. C’est là aussi, tout près, qu’on a encore dernièrement bombardé un village, faisant une vingtaine de morts civils, pour atteindre, d’après un communiqué de presse américain, un des organisateurs des attentats du 11 septembre, qui se cachait là. C’est ici enfin, que sont fabriquées les drogues à base d’opium et les armes, dans des entreprises, et c’est le comble, que nous pouvons visiter… Un petit magasin, tout ce qui il y a de commun, avec en rayons, différents produits. Le patron, chauve et rasé, a une tête de Russe ou au moins de Kazakh. Il est habillé à l’occidental et ne quitte pas son téléphone portable. Pour faire le malin, il me met un kilo de haschich dans une main et un autre d’opium dans l’autre, pour que je goûte, avant de me demander, tout sourire, combien de kilos j’en veux. Après avoir choisi quelques grammes de chaque, que je paye une misère, et bien défoncé par tous les joints que ses acolytes roulent là dedans, le gentil monsieur m’annonce de faire extrêmement attention en sortant, et plus encore à la frontière, si je ne veux pas me retrouver en prison. Des policiers du gouvernement, en civil, se promènent partout et évidemment, choisissent les petits rigolos comme moi, pour leur faire cracher des tunes. Merci du conseil, mec, ça me rassure. Et en plus, vu que j’ai fumé, je n’ai pas du tout tendance à être parano... Il aurait mieux valu ne rien me dire et que j’avise, confronté à la situation, plutôt que d’y penser sans cesse et qu’en fait il n’arrive rien. Je sors du magasin par la porte de derrière, comme on m’indique, et je pars tête basse à travers le marché pour arrêter le premier bus en partance. Je ne fais pas le malin, cela va sans dire, mais enfin me voilà dans le bus et bientôt la frontière est passée. Le gars à côté de moi, un jeune aux yeux bleus avec une grande barbe blonde, me fixe depuis un moment entre consternation et émerveillement, pour finalement me marmonner du fond de la gorge : I’am al Qaïda ! Le pauvre gars n’avait certainement jamais vu d’occidentaux et ne s’attendait pas à en trouver un, assis à côté de lui dans ce bus. Il me sourit maintenant qu’il a craché son morceau, bien que d’une façon un peu troublante… Un espion américain en train de se foutre de ma gueule ?! Comme j’essaie d’entamer la discussion, je me rends compte qu’il ne sait rien dire d’autre en anglais. Mais mes questions attirent l’attention d’un autre gars debout qui, lui, parle parfaitement anglais. Je veux qu’il fasse l’interprète, enthousiasmé que je suis de rencontrer un membre supposé de la fameuse organisation, mais ils s’embrouillent très vite et le jeune étudiant debout a bien trop de questions à me poser pour perdre son temps avec l’autre qui paraît finalement peu intéressant. Je ne sais pas, d’ailleurs, s’il m’apprendrait quelque chose que les médias n’aient pas déjà raconté, amplifié. Je ne sais pas si je n’en sais pas sur Al Quaïda plus que lui-même car la presse ne parle que de ça depuis les attentats. Terrorisme par-ci, islam par-là ! Enfin, il n’a pas de haine puisqu’il me regarde avec un sourire ravi, heureux de me rencontrer, comme si nous devions bientôt disputer une partie de criquet et que nous appartenions chacun au camp opposé. Soit il se fout de ma gueule, soit je ne comprends rien et on nous raconte des conneries. Mais je pense surtout que nous prenons ça trop au sérieux. Ce gars-là n’ira pas poser des bombes dans nos pays. La pression monte à force d’en parler tout le temps, la pression monte comme si on voulait d’autres bombes, comme si on cherchait des ennemis pour nous faire la guerre. Oui, c’est exactement ce que nous faisons car, partout dans le monde, on suit les mêmes informations, qui en rajoutent tout le temps, qui montrent le pire et je me demande si ce n’est pas ça qui nous excite tous… Afghan de Kaboul, l’autre jeune ainsi rencontré, étudie l’informatique dans l’université de Peshawar, avec une petite bourse de l’Etat qui lui permet de louer un appartement où il m’emmène boire le thé. Nous passons la soirée à discuter vivement de tout ce que je viens de vous raconter, si bien qu’il veut m’emmener le lendemain dans sa famille à Kaboul, me promettant qu’il n’y a rien à craindre, que son magnifique pays, encore sous perfusion financière internationale, va sortir du sous-développement grâce à la motivation des jeunes universitaires et surtout, s’ils ne sont pas abandonnés aux mains des extrémistes. J’étais d’accord évidemment pour me rendre à Kaboul avec lui, mais nous avons oublié une chose importante : le visa ! Il n’y a pas moyen de passer la frontière en disant simplement, je vais faire un tour et reviens dans quelques jours. Il faut un tas de paperasses, plusieurs jours d’attente et aussi, une bonne vieille prise de sang !? Quelle idée détestable ces frontières politiques qui séparent des peuples communs et réunissent des ennemis irréconciliables…
À Peshawar, comme partout au Pakistan, on ne peut pas demander un renseignement sans être immédiatement conduits où on veut aller, sans être invité à boire le thé et, toujours, sans possibilité aucune de rendre quoi que ce soit. Hospitalité, solidarité, personne ne vous laissera tomber. Au contraire, chacun prendra un peu de son temps pour vous faciliter les choses, vous aider du mieux qu’il peut… Je cherchais un magasin de chapeau. En voulais un pachtoune, depuis que les médias français ont fait des documentaires sur le commandant Massoud - toujours avec son chapeau - que nous avons financé pour la lutte contre les Soviétiques et ensuite contre les talibans, avant qu’il ne se fasse exécuter la veille des attentats du 11 septembre. Il était l’idole de la résistance afghane, candidat de la démocratie et surtout le plus grand opposant aux talibans contre qui il tentait de rassembler une nouvelle fois le peuple. L’attentat qui l’a tué, le 10 septembre 2001, est une coïncidence qui n’en est pas une… Bref, je voulais ce chapeau, que beaucoup portent ici mais je ne trouvais pas, dans les ruelles commerçantes du centre ville, de magasins qui en vendaient. C’est ainsi que nous avons rencontré un grand monsieur, homme de prestance, dignitaire de la région, qui est venu avec nous à travers la ville, s’est engagé dans les négociations sur le prix du chapeau - je ne sais même plus qui, de nous ou de lui, a payé - puis il nous a emmenés dans une tchaïkhane prendre le thé et discuter paisiblement. Enfin, il voulait nous raccompagner jusqu’à notre hôtel en bus, même si, discrètement, il regardait sa montre. Tout ce temps pris pour nous servir, alors qu’il devait avoir tant de choses importantes à faire, montre à quel point les Pakistanais ne sont pas des barbares comme veut bien le dire la presse, et comme ils sont passés maîtres de l’hospitalité. Nous avons eu bien du mal à lui refuser de nous raccompagner et il nous a serré chaleureusement la main avant de disparaître dans la foule. C’est ainsi chaque fois que vous demandez un renseignement et c’est avec un énorme plaisir qu’on vous répond et vous aide. C’est un devoir pour eux de pratiquer l’hospitalité, c’est exact, mais c’est tellement rentré dans les mœurs qu’ils y prennent un plaisir immense et en obtiennent une satisfaction profonde.
Notre temps à Peshawar est écoulé. Demain matin, nous reprenons la route d’Islamabad pendant que d’autres poursuivent leurs démarches pour se rendre en Afghanistan. Un Argentin, notamment, qui profite de l’hospitalité des mosquées où il dort le plus souvent, pour continuer son apprentissage théologique de l’Islam. J’ai beaucoup de regret de ne pas me rendre en Afghanistan après nous être tant attachés aux Pakistanais. Le voyage promettait d’être exceptionnel car les Afghans que nous voyons et que nous rencontrons semblent eux aussi très chaleureux. Enfin, ce sera pour un autre voyage. Nous ne verrons pas Kaboul, non plus Mazâr-E Charif, Kandahar… Mais, nous verrons Quetta, ensuite les villes légendaires de Chiraz, d’Ispahan en Iran, si demain nous avons notre visa. Et puis on ne peut pas tout voir. Apprendre à se satisfaire ! Apprendre à se satisfaire ! Ça ne rentrera pas !
Retour à Islamabad.
Notre passage dans la capitale, à l’aller, a été rapide. Le temps de déposer notre demande de visa à l’ambassade d’Iran et nous repartions sur la route de Peshawar. Une amie d’une amie d’une amie iranienne a proposé de nous donner ses coordonnées à Téhéran. L’ultime chance de rentrer dans ce pays qui n’accepte pas facilement de donner un visa touristique à des occidentaux, tout en promouvant le tourisme dans les pays arabes davantage susceptibles d’apprécier à sa juste valeur l’art perse… Nous verrons bien et sinon, nous trouverons une autre solution... La prise de sang pour l’Afghanistan… Ou bien, le visa de transit qu’on ne peut normalement pas nous refuser une fois arrivés à la frontière iranienne. Mais ce visa ne nous laissera que sept jours pour traverser le pays, ce qui serait regrettable. Le minibus nous dépose à Rawalpindi sur une vaste plaine où les véhicules motorisés ont remplacé définitivement les caravanes de dromadaires qui y ont pourtant séjourné durant des siècles. Les temps changent. Aujourd’hui, ils changent très vite. Ainsi, tous les voyageurs qui sont passés ici ont vécu une histoire différente, bien que cet itinéraire ait été parcouru et raconté des centaines de fois. En voilà une de plus… Visa iranien obtenu. 5 .000 roupies pour un bout de papier collé sur notre passeport. On s’offre le plus prestigieux restaurant de la ville. Arrivés en taxi devant l’hôtel Palace, nous empruntons l’allée illuminée jusqu’à l’entrée du grand hall où une nuée de pétasses nous ouvrent les portes du luxueux salon. Derrière des fontaines et des lumières tamisées, des hommes traitent leurs affaires. Ces barbus en cravate et lunettes teintées me font penser aux mafieux bulgares affichant sans crainte leurs magouilles et leur fortune. Prière de nous asseoir autour d’une table dignement dressée. Le repas est frugal. Une gorgée d’eau avalée est immédiatement remplacée. Dommage qu’ils ne servent pas de vin. 600 roupies chacun, environ 10 euros pour pas grand-chose. Les kilos égarés le long de ce voyage ne seront pas repris ici. Il faudra attendre de rentrer chez maman…
Retour sur mon lit. Tombent en s’émiettant, virevoltant, les morceaux de peinture du plafond, sur mes mains comme des mots. Sur mes yeux fermés. Mes rêves sont agités. Islamabad est un carrefour. Au nord, en s’enfonçant dans les montagnes, on rejoint Gilgit puis la Chine. Deux semaines, tout au moins. Arrêtés parfois par des éboulements. Des ponts écroulés dans l’écume de la fonte des neiges. Par l’armée. La montagne. Le froid et l’hiver. La boue et la misère. Je ne veux pas aller au nord. J’abandonne Daoud et prends la route de l’ouest. Te rejoindre. Nos chemins ne se croiseront pas, m’as-tu écrit. « Je ne t’attendrai pas. Je n’aime pas attendre. Je suis impatiente... » Et moi, tu me saoules. Je ne vais pas te courir après. Je ne vais pas te rejoindre sur un coup de tête. Nous sommes maintenant séparés depuis un mois. Et encore deux mois minimum de terre inconnue restent à franchir pour tes beaux yeux. Des yeux que je verrai dans les céramiques de Mechhed, dans les eaux pures des oasis, dans les mirages du désert. Ça me suffira. Où sont les belles promesses d’une relation qui devait être libre dans l’espace et dans le temps. Nos chemins ne se croiseront pas, alors. Va te faire foutre si tu n’es pas capable de poireauter sur une chaise longue de la Méditerranée, que je te retrouve nue et bronzée un soir de printemps turc ou grec. Va ton chemin et ne m’écris plus pour me dire que tu t’ennuies de moi, que tu te morfonds de solitude, que tu as envie de me voir maintenant et peut-être plus, bientôt. Crois-tu que je serais assez con pour traverser l’Iran, sans la voir, pour une femme qui m’abandonnera dès qu’elle sera lasse... Oui, je suis assez con. Oui, je prends la route de l’ouest. Le train traverse la moitié du pays, les palmeraies des confluents de l’Indus, le blé vert du printemps dans les plaines, les champs de coton de Faisalabad, les marchés de Sukkur, l’entrée dans les roches dorées du Baloutchistan, les précipices de Sibi, les tunnels, les check points, les barbes et les kalachnikovs. Autant de paysages qui défilent comme les sentiments de mon cœur. Rien de meilleur qu’une ouverture dans un compartiment de train pour les jeter un à un dans l’oubli. En arrivant à Quetta. J’ai changé d’avis. Tu feras bien ce que tu veux. Et moi aussi.
Baloutchistan Quetta.
Daoud est finalement resté avec moi. Armand et Julie, partis quelques jours avant nous, nous accueillent à la gare de cette ville qui nous effrayait tant, dans l’ordonnancement de notre voyage. Depuis Istanbul, nous parlions de la ville des talibans au Pakistan. La ville anti-occidentale… Et puis… Nous y sommes. Quelles gueules ils ont, c’est impressionnant ! Ces regards, ces visages, ce style ! Longs turbans qui tombent, barbes superbement taillées, yeux clairs sur peau tannée, cisaillée, couleur de cendres. Dignes comme des boucs, balafrés, sévères… et puis souriants, une paille dans la bouche sirotant un coca cola ! Une image incrustée dans ma mémoire mais que j’aurais bien voulu montrer au monde qui m’entoure. Ces vieux bougres, taillés dans le roc de la montagne, dont les mains sont plus larges que des pelles, la barbe mouillée par des bulles de coca cola ! Il faut traverser des paysages lunaires, des champs de rocs et de sable, des montagnes hirsutes, déchirées sous un ciel bleu piqué de vautours, pour boire ça ! Du coca cola ! Une terre inhospitalière dans un monde séparé du monde à l’infini des montagnes et du désert. Un canal ensablé et vibrant de moustiques, l’ombre de quelques arbres et le terminus d’une gare suffisent, dans ces lieux, pour établir une ville plus légère qu’un songe dans un cirque de montagnes absolument nues et disproportionnées. Une ville éparse, légère, pleine de répit, où d’innombrables pacotilles arrivées là à mesure des années s’accumulent comme dans un grenier poussiéreux. L’échine de la ville, Jinnah Road, l’avenue principale, semble appartenir à un décor de western avec ses bâtiments sans étage et ses vitrines en bois vernis. Des vieillards enturbannés, de grande prestance, flottent sur des vélos silencieux*. De vieilles roulottes en bois, séchées à craquer par le soleil, promènent des épaisseurs de tissus en forme de femmes dont les yeux sont les fenêtres des prisons. Quetta : 1.800 mètres d’altitude, 200.000 âmes, et quelques chameaux. La Perse dort dans son manteau de sable à 800 km à l’ouest d’un désert hostile. Au nord, une petite route militaire traverse la zone des cultures, s’engage dans une plaine aride puis s’élève jusqu’au col de Kodjak et aux massifs de la frontière afghane. Au nord-est, un embranchement de la voie ferrée gagne Fort Sandeman au pied des Monts du Waziristân. Quelques clans Pathans les habitent avec leurs troupeaux de chèvres et de chameaux qui, la transhumance venue, gagnent la passe de Bolan sur la route du sud et descendent dans les prairies douces de l’automne. Voilà pour les points cardinaux. Rien ne pèse sur la ville solitaire, distante de plusieurs centaines de kilomètres de tout autre rassemblement humain*. Elle vit donc à l’écart du monde, dans une échelle de temps étendue comme le désert, et dont la quiétude est seulement bouleversée lors de tremblements de terre…
À l’heure dite, une douzaine de croyants, tout en barbe et en prière, s’agenouillent sur un carré de pelouse, dans la cour de l’hôtel. Le thé servi, on reprendra la discussion où on l’avait laissée. Daoud et Armand chatouillent la guitare dans la chambre et je l’entends rire. Julie s’est attelée aux Cavaliers de Kessel. J’essaie de faire des ronds de fumée, sans pour autant y parvenir, accoudé à la rambarde de l’étage, tantôt plongé dans l’observation de la montagne, derrière lesquelles le soleil disparaît dans les champs de prières, tantôt dans le théâtre de la rue où quelques bergers nomades, droits sur leur monture et suivis de leurs chèvres, défilent en soulevant la poussière. Poussière aussitôt déposée sur les fruits et légumes de l’épicier iranien, aussitôt soufflée par son boy de dix ans qui ressemble à mon petit frère. Quand je descends prendre le thé, il s’assoit en face de moi, tout sourire, pour partager ses bonbons, partager son plaisir… Il me ramène à des milliers de kilomètres, là où j’ai laissé mon enfance, dans cette petite chambre qui n’aura pas changé, loin derrière ces montagnes où, déjà, la nuit est tombée. Alors, je revois la maison, les rivières, les champs, les forêts qui m’ont vu grandir et qu’il me tarde de redécouvrir. Le voyage m’a montré finalement à quoi ressemblait chez moi, de quoi était faite ma vie et quels étaient les gens qui comptaient pour moi. Par comparaison, avec la distance, on s’éloigne seulement pour mieux voir, pour apprécier davantage ce que nous avions trop vu et trop entendu.
Voyager. Être nomade. Chaque semaine entrer dans une nouvelle atmosphère, découvrir un autre monde. Si longtemps. Tant de fois. Perdus dans les paysages, dans les villes. Survoler les hommes, leur environnement, leurs motivations et leurs âmes. Vivre de leurs illusions. Partager leurs univers. Au moins quelques instants. Mais rien de tout cela ne t’appartient. Ce n’est que la vie des autres. La tienne ne peut être faite de tous ces morceaux qui, ensemble, n’ont aucun sens. Tout s’agite et tu restes là, à contempler. Indifférent. Inutile. L’eau reflète sans même se troubler. Miroir, voleur d’images et d’émotions. Le décor te prête un instant ses couleurs…Devenir invisible. S’oublier. Apprendre de l’infini en accord avec le temps. Et puis rentrer. Rentrer avec tout ce désordre. Avec toutes ces idées. Ces rêves qui seront comme ceux d’un autre…Ce n’est pas un retour, seulement un autre lieu du voyage où l’on est déjà passé. La vie est un voyage. Ce n’est pas un retour mais une nouvelle arrivée. La vie, là-bas, aura changé à jamais. Ce qu’on a connu ne se matérialisera plus. Il n’y a plus rien de stable. Rien, depuis si longtemps, à quoi s’accrocher. Tout se ressemble. Rien ne s’assemble. Tout s’est écroulé. Quelque chose renaîtra derrière. Une nouvelle personne est née…
À qui sait attendre.
Les têtes d’agneaux sont entassées sur une table, tirant la langue aux passants, les yeux clos. À côté, quelques marchands de maigres légumes, d’épices essentielles et de vieilles étoffes dans un marché oublié au fond d’un quartier. Puis des armes, lasses de faire la guerre, qui se reposent allongées les unes contre les autres. Nous sommes au marché du quartier des réfugiés afghans qui sont nombreux dans la ville de Quetta proche de celle de Kandahar. Avec ces armes, autres déserteurs d’une guerre qui n’en finit pas : ceintures, casques, chaussures, drapeaux américains. Puis encore, ici et là, babouches retapées, chemises défraîchies, rapiécés et… broderies, dentelles sur étoffes raffinées, mêlées aux chiffons… Mes yeux ne lâchent plus ce bout de tissu camouflé sous les nippes. Je l’en sors, l’admire, telle une fragile princesse oubliée dans un monde de guerriers. Broderies vraiment fines. Long travail sur un tissu de qualité qui, si nous n’étions pas dans ce taudis, passerait aisément pour de la soie. En fouillant bien, nous dégotons quelques robes uniques au monde. Combien pour celle-ci ? Oh, pas grand-chose. Ce bazar ne vend que les biens de démunis qui ne désirent plus que manger. Le commerçant voisin, avisé des singuliers visiteurs, vient dire bonjour. Assis sur les tapis devant la devanture de planches, nous buvons le thé ensemble en bavardant car ici, le commerce est avant tout une relation sociale. Puis, chacun des commerçants vient nous présenter ce qu’il a de plus beau en robes. Souvent, ce qui leur semble beau ne nous plaît pas et ce que nous choisissons leur paraît dénué de valeur. Finalement, nous achetons cinq robes dentelées, brodées et colorées. Les Afghans sont contents, ils ne pensaient jamais les vendre. Aujourd’hui, à Kandahar, on ne porte plus ce style car il laisse la nuque nue... En France, nous n’en sommes pas là. Elles seront portées avec fierté. Leur prix est moins élevé que celui du nettoyage. Au pressing, l’homme nous dévisage de toute sa moustache. Combien pour nettoyer cette robe ? Il déplie, regarde, réfléchit : « 100 roupies. » « Non, non, c’est plus cher que le prix d’achat, nous en avons cinq alors combien pour le lot ? » « 500 roupies. » Le bougre ne veut rien lâcher. Il est froid et intransigeant. Sur son visage semble marqué, si vous n’êtes pas contents, allez voir ailleurs. Il n’y pas d’ailleurs. On essaie de négocier encore mais il n’y a rien à faire. Ok alors, pour 500 roupies. Mais tachez que ce soit bien fait. « Quand pourrons-nous venir les chercher ? » « Demain. » Le lendemain, nous achetons cinq nouvelles robes en retournant au marché afghan. Les marchands nous les avaient mises de côté après les avoir retrouvées dans leur souk. Discussion, thé, nous retournons ensuite à ce que l’on pourrait appeler le pressing. Le monsieur nous reçoit toujours sans sourire. Les robes ne sont pas prêtes. Combien pour les cinq nouvelles ? 500 roupies de plus, il dit comme si on était vraiment des cons. Pas moyen de négocier à nouveau. Heureusement qu’on ne les a pas payées cher. Nous devons revenir le lendemain. Elles seront prêtes. Nous repoussons donc notre départ. Déjà plus d’une semaine que nous sommes dans cette ville. En attendant, les jeunes du café Internet me font écouter de la musique dans la journée et, le soir, on parle ensemble de tout et de rien mais aussi de politique, de religion alors que ces sujets sont assez tabous. Celui qui tient le café a fait ses études à Karachi, la plus grande ville du pays sur la côte de l’océan indien, qu’il compare à une ville américaine. Puis il est revenu dans sa ville natale où il tente aujourd’hui d’organiser de petites manifestations culturelles autres que religieuses. Une nouvelle personne qui aimerait que ça change mais il sait devoir laisser le temps au temps. Les anciens demeurent ceux qu’on doit avant tout respecter. On ne bouscule pas des mœurs millénaires en une journée. À la fin de sa vie, il énumérera les choses qui auront changé. Et lui-même devra alors être à son tour respecté. Ainsi, rien ne doit aller trop vite, plus vite que le cycle des générations… Pourtant, chez nous, les anciens disent souvent être dépassés. Il est minuit passé quand je le quitte. Le lendemain, nous nous rendons au pressing, nous attendant à trouver les mêmes visages fermés et méprisants. Mais c’est tout le contraire qui arrive. Les robes sont prêtes, emballées très proprement. Nous sommes priés de passer derrière le comptoir du magasin. Alors, on nous paie le thé, l’incontournable joint de haschich et on s’ouvre enfin, jusqu’à nous traduire les messages des infos régionales de la télévision qui se divulguent au moment même. Avant de partir, gênés, nous recevons en cadeau deux shawar kamiz neuves qui valent, chacune d’elle, plus que le prix des robes et des nettoyages réunis… Dernier jour à Quetta
À l’étage enfumé d’une tchaïkhane, dans le brouhaha de voix d’hommes, quelques jeunes chrétiens entreprennent de monopoliser notre attention. Rien ne permet de les différencier des autres personnes avec qui nous bavardons car tous portent la barbe. Ce n’est qu’une fois sortis du bar, alors qu’ils insistent pour nous emmener dans leur quartier, qu’ils nous montrent une petite croix sur leur torse, accrochée au bout d’une chaînette. Nous sommes en effet, nous aussi, chrétiens de culture mais rien ne permet d’affirmer que nous le sommes encore aujourd’hui… Ce serait long de leur expliquer. Nous les suivons donc à travers les rues et allons visiter en premier la petite église qui n’est rien d’autre qu’une salle de classe avec un tas d’ornements peints et dessinés par la population jusqu’au tableau de Jésus qui arbore, ce qui est rare, un grand sourire. Dans la rue, nous partageons une partie de baby-foot avec les gamins du quartier. Il est assez rare en Inde et au Pakistan de trouver des adeptes du football. Il y en avait à Goa seulement, sans doute après la longue présence portugaise. Les footballeurs se ressemblent malgré tout de par le monde. Très vite, la partie se transforme en un match capital de world cup entre la France et le Pakistan. Les jeunes supporters sont au comble de l’agitation et une bagarre de petits poings éclate bientôt entre les enfants, nombreux autour du jeu. Les acclamations pour Zidane résonnent mais trop tard. C’est l’échec ; la France perd. Et il n’y aura pas de match retour cette année. Le calme revient et le championnat de rue pakistanais peut reprendre… L’étage d’une maison de la même rue sert de salle de musique. On nous fait visiter puis nous asseoir, avant de nous servir le thé pour patienter, le temps que des enfants courent chercher des musiciens pour improviser un concert. Toute la rue est au courant de notre présence et les enfants, surtout, se montrent derrière la petite fenêtre pour nous regarder. Le concert est vraiment sympathique. Mélange de musique traditionnelle pakistanaise, de chansons d’églises et…la musique du film Titanic. Original. Original aussi de se trouver ici, adoptés, invités à manger, à dormir et à rester indéfiniment. Un autre regard sur la religion chrétienne laissée à l’abandon dans ce coin du monde. Dans la nuit avancée, nous traversons une dernière fois cette ville pour rejoindre l’hôtel. J’ai le sentiment de les avoir abandonnés. En marchant dans la rue, les images de nos journées se superposent à celles de cette nuit. La ville est nue sous les étoiles, les rues balayées par le vent piquant, le quartier chrétien sans les enfants, le marché afghan sans couleur et sans vie, le boulevard des banques et des hôtels sous la lumière fade des néons. Abandonnés à jamais, puisque demain nous partons.
Khuda hafiz Pakistan.
En quittant Quetta en fin d’après-midi, le soleil effleurait déjà l’horizon et rendait aux roches pourpres la couleur des cendres rougeoyantes. La route s’élançait tel un rail de fête foraine entre les crêtes monumentales, s’ouvrant et se refermant, montait aux cols et dévalait les plaines sans fin. Je regrettais déjà de traverser le désert du Baloutchistan de nuit... Que n’avais-je pas vu : assurément montait aux astres, la Lune, d’une rondeur et d’une clarté qui, du fait de notre altitude, m’hypnotisait comme une prodigieuse illusion. J’ai su alors que ma nuit serait blanche. Plaines de sable, de cendres, roches striées, acérées, géantes, villages confondus, troupeaux dispersés, ombres enturbannées, barbes dessinées. Le tout d’un gris léger et doux sous l’œil fascinant de notre corps céleste. Paysages époustouflants ! Notre bus filait à travers les ornières. Les heures s’écoulaient sans qu’un bâillement ne fasse cligner mes paupières. Mes pensées de clair de Lune emplissaient mon esprit d’une sérénité à toute épreuve. Une nuit d’amour ! Le bleu sombre de la nuit s’éclaircissait déjà en rose humide du matin. Les bras écartés au vent, le visage rafraîchi par les ablutions, je n’étais que béatitude et ma prière à moi n’en était que plus profonde. Un matin de voyage où, plus prompt que le soleil lui-même, j’embrassais cette journée née devant moi. Mon désir de la vivre me brûlait plus encore que les premiers rayons aveuglants du soleil blanc des déserts. Nous rentrions triomphants, ivres de nouvelles connaissances, dans cet énigmatique pays qu’est l’Iran ! Rien ne pouvait me rendre plus vivant et plus libre qu’une telle nuit. Un souvenir me revint alors, une question, une seule, qui fit s’effondrer en moi l’espoir, ce jour-là, avec celle que je souffrais d’aimer : Que vas-tu chercher là-bas que tu n’as pas ici ? Sans rien dire, je suis parti. Les mots ne pourront jamais décrire ne serait-ce que le parfum du vent et son corps remplacer les sensations que j’éprouve en voyageant.
* Nicolas Bouvier
Une brise légère inclinait les jeunes pousses de blé dans la plaine. Le printemps rendait son vert à la végétation et le soleil resplendissait sur la route que nous parcourions en vélo pour rallier la frontière pakistanaise distante maintenant de quelques kilomètres seulement. Devant les bureaux de la douane, peu de personnes attendaient. Quelques familles, séparées depuis cinquante ans, comme par le mur de Berlin, et qui, depuis peu, avaient le droit de se rendre visite… La région du Pendjab fut partagée en deux pour créer le Pakistan, un nouvel état regroupant les musulmans de l’Inde, lors de l’indépendance en 1947. Cela ne se fit pas tout seul. En effet, sur cette route, dix à quinze millions de réfugiés traversèrent la frontière, juste tracée sur les cartes d’un manuscrit des bureaux de la Royal British Compagnie, en Angleterre, dans les cris d’assassinats et de brûlés vifs. Cinq cent mille morts. Hindous et musulmans. Tous Indiens pourtant mais qui se déchiraient alors entre eux, malgré les discours de réconciliation du Mahatma Gandhi. Dans les bureaux de la douane, le fonctionnaire inspecta nos passeports et nos visas qui prenaient fin le jour même, puis leur donna un coup de tampon avant de nous laisser libres. Mais, en sortant, le vent enragé s’engouffra par la porte ouverte. Dehors, un ciel nébuleux s’écrasait sur l’horizon violet bourdonnant de tension. Un tourbillon de sable et de pluie balayait l’espace et envolait les tôles arrachées aux toits. Le vent pleurait comme un nouveau-né. Nous n’osâmes pas sortir. L’ouragan nous tenait enfermés dans les bâtiments administratifs de la frontière comme un mauvais présage. La nuit avant la nuit, l’impossibilité de sortir, l’atmosphère d’une frontière militaire colorée d’uniformes, les portes qui s’ouvraient toutes seules et laissaient rugir le vent dans le hall, rendaient nos âmes méfiantes quant à l’avenir et répandaient sur nous l’angoisse et la tristesse de partir… Sans doute avions-nous oublié quelque chose. Peut-être de leur dire adieu. Alors adieu, peuple indien, enfant peureux et sage qui nous a toujours respectés, appris, entraînés dans ses rires et ses joies de tous les jours, quelles que soient les circonstances. Nous reviendrons un jour, mais aujourd’hui, malgré la peur, nous ne pouvons pas faire demi-tour. Devant nous, la tempête s’apprête à nous emporter et derrière, la porte s’est refermée... Si ce temps, arrêté ici, nous est alloué pour, une dernière fois, te rendre hommage, je m’assois dans le coin de ce mur, sur mon sac, et, en attendant que la colère du ciel s’estompe, je pense à toi… Combien de fois m’as-tu fait pleurer de rire, au réveil, avec tes enfantillages, ton insouciance et ta simplicité ? Je te revois chaque journée me parler, négocier et mentir toujours sans sérieux, sans gravité, tout en te méprenant et feignant de ne pas t’en rendre compte. Peuple de l’Inde, heureux tous les jours, sous le soleil, sous la pluie, dans l’opulence comme dans la misère, nous t’avons laissé un peu de nous-mêmes, gisant dans la poussière, contre tout ce que tu nous as donné, appris : à savoir qu’on a tout et qu’il ne tient qu’à nous d’être heureux. Encore merci et adieu. Le cœur chargé de ces émotions qui nous ont secoués et marqués à jamais, nous avons repris la route avec Daoud, mon ami, mon frère, mon compagnon. D’un bond, nous avons franchi la porte et couru sous la pluie et le vent, dans la zone de no man’s land avant d’atteindre les bureaux de la douane pakistanaise. Un autre monde se dessinait déjà à travers les visages que nous ne reconnaissions pas. Puis, le compte à rebours s’enclencha de nouveau, au moment ou le tampon d’entrée s’écrasait sur nos passeports. Un bus grillagé nous emmenait déjà autre part pour nous abandonner dans une ville rendue grise et sale par la pluie, sans chaleur, une pluie dans les rues comme dans notre cœur. Pieds nus, courbés sous la capuche de nos sacs, pataugeant dans la boue, on devait trouver un refuge, un lieu où on serait accueilli et où on pourrait reprendre haleine et confiance. Enfin posés et calmes, nous apercevoir que ce n’était pas plus un mauvais présage qu’un orage. Nous étions au Pakistan.
Apprendre de l’infini en accord avec le temps Pendant cinq jours, nous ne sommes pas sortis de l’hôtel. Ou si peu. Nos rapides passages dans les rues nous ont refroidis. En effet, ce n’est pas l’atmosphère bon enfant de l’Inde. Le sourire est remplacé par la grimace sévère et le mépris. Mais j’espère que nous nous trompons. Il faut apprendre ce nouveau pays, cette atmosphère différente avant de s’y sentir bien. Le choc des civilisations est sensible. Tout le monde nous souriait en Inde pour une raison ou une autre. Personne ne sourit ici. Du moins, personne ne m’a encore souri. Pas de flatterie naïve, de politesse anticipée et de phrase puérile, inutile ou intempestive. Nous sommes revenus chez les hommes fiers et durs. La péninsule est si large qu’il est difficile, en Inde, d’imaginer que cette terre rouge puisse cesser quelque part, pour laisser place à d’autres pays. Les principales frontières sont formées par deux océans immenses de chaque côté et l’Himalaya infranchissable au nord. L’Inde est un monde isolé qui se suffit à lui-même. D’ailleurs, il est difficile de discuter avec la plupart des Indiens qui n’ont en général que très peu d’idée de notre civilisation. Les problèmes internationaux leur échappent le plus souvent. De cinématographie ; ils ne connaissent que la leur. Enfin, poser des questions sur leur culture relève du défit tant elle est confuse et incomparable. À l’inverse, les Pakistanais sont sur la même planète que nous, ils s’intéressent aux même choses, ils ont les mêmes préoccupations et une vision sur le monde entier que les Indiens n’ont pas. Ils ont, par ailleurs, des origines perses en plus d’être ouverts au nord sur les peuples d’Asie centrale et de Chine grâces aux anciennes routes commerciales comme celle de la soie. Enfin, les rapports privilégiés qu’ils entretiennent aujourd’hui avec les Américains, les font pénétrer directement dans le champ international, vers la globalisation. Malick Internet Inn
L’hôtel est situé au carrefour de l’avenue Jinnah et du Régal cinéma. Un petit écriteau au-dessus d’une porte située au fond d’une impasse indique son entrée. D’un côté, le parfum des chapatis brûlants du boulanger. De l’autre, un magasin de type occidental où l’on trouve les choses de chez nous que nous n’avions pas vues depuis longtemps, comme la mayonnaise et le chocolat. En face, les excellentes glaces à la fraise attirent toute la ville dans un magasin spacieux mais toujours bondé. Et qui aurait dit qu’au Pakistan, les barbus, avec leurs turbans sur la tête, aiment à se délecter d’un sorbet ? C’est une image qui, pour moi, semblait contradictoire... Enfin, l’escalier de l’hôtel monte au deuxième étage et vous sort de toute cette agitation. Dans cet hôtel, il n’y que des étrangers et des voyageurs. Une vingtaine de lits. C’est le point de rassemblement de Lahore. La journée, chacun vaque à ses occupations, organise la prochaine étape de son voyage et visite la ville. Le soir, ils préparent de quoi manger et souvent restent ensemble pour bavarder, échanger des renseignements et se donner mutuellement des conseils. L’ambiance est sympa. Venus de tous les horizons, voyageurs acharnés, back packers, globe trotters, travellers, appelez-les comme vous voulez, ils ont tous une expérience de voyage au moins comparable à la nôtre. David, un Suisse que nous avions déjà rencontré à Delhi, a été le premier à brandir les drapeaux lors de la manifestation anti-américaine de Quetta dans le Baloutchistan, avant de se dire finalement, sous les regards menaçants de la population, ce n’est peut être pas ma place… Armand, un Français, aussi grand voyageur que fainéant, barbu et chevelu à l’extrême, musicien passionné, cultivé, beau gosse, est sur la route depuis 4 ans. Julie, son amie, le rejoignait au Pakistan quand nous les avons rencontrés… Michel arrive en vélo de Genève… Bénédicte s’est mis dans la tête, en l’écoutant, de traverser le Karakorum - versant nord-ouest de l’Himalaya avec le 2ème sommet le plus haut du monde - en vélo, pour rejoindre la Chine. Je n’ai jamais eu de nouvelles quant à la réussite de son entreprise mais cette petite blonde est partie pour une sacrée aventure, sans avoir jamais fait de vélo de sa vie sur des distances aussi longues que pentues. Voilà pour les francophones. Ensuite, il y a Tess, la jolie Suédoise qui vient de traverser l’Inde en moto, seule, en 2 ans… Chen, dans son business de pierres précieuses avec Taiwan… Siren, une Norvégienne éprise de langues étrangères… Un couple d’architectes sur les traces des plus anciennes civilisations... Un pigiste danois, avec qui je serais bien parti quelques semaines pour me rendre compte de son travail. Il nous explique par ailleurs que ses articles ne se vendent pas bien, si ils ne décrivent pas uniquement la haine, le scandale et la misère ; Cette infime partie de la réalité qui, une fois répandue par les médias, devient une généralité… Enfin, d’autres encore, comme nous, sans véritable but, si ce n’est de parcourir le monde et de glaner, ici et là, les pièces du puzzle universel. Ensemble, nous échangeons nos expériences, nos idées et nos grandes théories dans des discussions parfois animées. Nous croisons les chemins, les aventures, les pays, les cultures et les anecdotes dans une cohabitation fructueuse. Certes, chacun a son point de vue sur toutes les choses du monde, hélas, personne n’a la science infuse. Les voyageurs se la racontent. Le peu de savoir acquis doit être dit plus haut et plus fort que les autres comme une vérité établie… En m’écartant un peu du groupe, en montant sur le muret qui domine la ville et en sentant le brouhaha sourd qui monte jusqu’ici, je me demande quand même ce que, tous, nous faisons au Pakistan à nous imaginer tout savoir parce qu’on a pris un peu la route… La plupart d’entre nous, comme moi, ne savent même pas quel est le régime politique du pays, ni même le nom du président ou militaire dictateur. Le risque est pourtant réel. La population ne soutient pas, en majorité, le gouvernement imposé par l’armée et sous tutelle américaine. Les talibans, dont les responsables sortent d’écoles théologiques pakistanaises, ont déjà su unifier les différentes ethnies sous les drapeaux d’un islam radical dans le pays voisin. Leurs militants, formés par Al Qaïda, s’assemblent toujours dans les zones tribales incontrôlées par l’état, pour préparer la guerre sainte. Avec nos petits sacs de voyage sur le dos, notre idéalisme sous le bras, nous n’avons pas pleinement conscience des dangers qui nous menacent ici. Nous n’avons jamais connu ni la haine, ni la guerre, ni même la misère. Dans une ambiance désinvolte, ce soir, nous préparons des crêpes… Un journaliste anglais d’origine pakistanaise nous donne sa vision des choses quant à l’histoire et la politique pakistanaise actuelles. Cela nous éclaire un peu. Nous l’écoutons tous religieusement mais bientôt les rigolades reprennent. En bons Gaulois qui se retrouvent, les blagues idiotes fusent et me font rire. Je suis bientôt, moi aussi, décontracté, heureux de retrouver l’esprit français, son humour sarcastique et un peu méprisant. Il ne nous arrivera rien, voilà tout. Et ce n’est pas le moment d’y penser. Quand on se retrouve une bonne tablée de franchouillards aussi loin de son pays, il faut se rappeler d’où l’on vient, revenir aux sources, aux bonnes blagues qui ne font rire que nous. Armand prépare les crêpes mais ses souvenirs se sont dissipés car je ne crois pas qu’en France, elles soient si épicées. Il ne manque que l’apéro pour se sentir chez soi mais l’alcool ne se trouve pas dans les épiceries pakistanaises. Alors que le shit, si. Des joints tournent et me tournent la tête, si bien que je n’ai bientôt plus rien à dire. J’écoute ces gens parler, je les regarde s’agiter, se convaincre. Quand j’ai fumé, les mots sont si légers qu’ils n’ont plus de sens et seules les attitudes me fascinent. Marco est le plus drôle, il parle avec les mains, les bras et tout son corps. Il rejoint la réputation de dragueur qu’ont les Italiens et la petite Coréenne devant lui garde les yeux ronds, fait des « Oh ! » et des « Ah ! » à la façon asiatique si singulière et passe de la fascination au désintérêt sans détourner le regard et sans savoir qu’il peut la tenir ainsi toute la nuit. Sten regarde sa guitare comme si elle avait les cheveux longs, et parfois nous joue quelques accords de ses propres chansons. Je m’aperçois alors que je ne comprends rien à l’anglais des Anglais. J’utilise la langue, parle avec tout le monde mais lui, qui utilise beaucoup d’expressions, j’ai des difficultés à le comprendre… Sauf quand il imite les Français avec ses : « Putain, enculé » et son accent de bourgeois pédant. C’est assez difficile mais passionnant de comparer une personnalité, une idée, un état d’esprit par rapport à une origine. Dire par exemple que les Français se retrouvent dans tel comportement, les Anglais dans tel autre. Un ensemble de généralités qui pourrait caractériser un peuple mais je sens que je vais dire des conneries… Un Japonais vient nous rejoindre. Ils sont discrets les Japonais mais dans un village perdu d’Afrique, vous en trouverez toujours un, car ce sont, et de loin, les plus grands voyageurs de notre époque. Celui-ci, avec son air niais, son sourire figé et ses mouvements de tête pour toujours dire oui, nous fait une démonstration de danse entre acrobatie et lévitation qui me laisse sur le cul. Good night petit Japonais. Good night tout le monde.
Dans la rue
Quelques promenades dans la ville me permettent peu à peu de me familiariser avec son ambiance. Après cette sensation de froid et de méfiance, du fait d’un certain honneur qu’il ne faut pas défier, les Pakistanais se comportent à notre égard avec discrétion et respect, avant d’exprimer intérêt et cordialité. Les discussions s’animent rapidement puisqu’ils sont encore plus curieux et plus intéressés que nous-mêmes. Ce que je prenais pour du mépris, le fait de nous ignorer, était en réalité de la considération. Ils ont moins de préjugés sur nous que nous sur eux. Ils ne nous ignorent pas mais nous matent moins que les Indiens. On ne regarde pas les gens comme des bêtes sauvages, ce que faisaient certains Indiens totalement fascinés par notre présence. Contrairement à ce que j’imaginais d’une ville pakistanaise, Lahore est beaucoup plus occidentalisée que tout ce qu’on a pu voir de l’Inde. Pas de vache dans les rues, pas de mendiant, pas de sans abri, pas de manifestation religieuse tous les jours, d’exubérance à tous les coins de rues. La vie y est plus monotone dans les petites voitures japonaises qui mènent au travail dans les industries à la périphérie de la ville. J’ai aussi entendu des jeunes écouter du rap américain, et de la musique occidentale se diffuse dans les rues commerçantes. Les femmes ne portent pas de bourka ici, à Lahore, et pour certaines jeunes, pas même de voile. Elles conduisent, se promènent entre elles, travaillent dans les administrations et nous retrouvent parfois chez le glacier. Je les sens beaucoup plus épanouies, plus vivantes, plus respectées, plus humaines qu’en Inde où le système les avilit dix fois plus encore. Ici, les femmes croisent notre regard. Pas en Inde ! Par contre, les bus, les restaurants, les mosquées, les salles publiques et tout ce que l’on peut imaginer de lieux sont partagés en deux : un côté pour les hommes seuls et l’autre pour les femmes et les familles. Lahore est la ville moderne et culturelle du pays et donc plus libre que les autres villes visitées où les femmes dans la rue sont encore moins nombreuses. Non mais alors ! Dans les villes plus isolées ou conservatrices comme Quetta, il n’y a pratiquement pas de femme visible. Et si elles sortent, personne ne s’adressera à elles dans la rue. Les hommes n’ont pas le droit de parler aux femmes, m’a-t-on dit, si elles ne sont leur mère ou leur sœur. Et les femmes n’adressent pas la parole aux hommes, si ce n’est, avec respect, à leur mari. Tête basse, elles partent au marché, plus discrètes que les chats. Julie, avec ses longs cheveux blonds dont une mèche s’échappe gracieusement du voile, s’est fait siffler par des jeunes dans la rue, à Quetta justement. Une promenade à ses côtés devient plus menaçante. Les hommes la regardent tous, parfois avec dédain, avec mépris et d’autres fois avec fougue. Pour se rassurer, on pense qu’ils respectent d’une autre manière les femmes et qu’ils n’oseront jamais, ni lui parler, ni la toucher. Aller savoir… Au retour, Armand prend l’un d’eux par la chemise et le secoue jusqu’à ce qu’il s’excuse. « Est-ce que je siffle ta femme dans la rue ? » il crie au gars accroché au bout de ses bras…
Au marché de Landa Bazar, spécialisé dans les affaires d’occasion, nous achetons avec Daoud l’équipement traditionnel complet : la shawar kamiz. Une longue chemise unie, ouverte sur un col brodé, qui tombe sur les genoux d’un pantalon très large où on peut tenir à plusieurs dans les plis et qui se referme aux chevilles comme celui des clowns, sans les couleurs. Ainsi vêtus, nous partons à pied vers le centre de la ville. Les ruelles sont en soie entremêlées d’architecture musulmane des siècles passés. Minuscules et sinueuses, elles nous emmènent sous des arcades de voûtes en céramique, dans les cours dissimulées de mosquées calmes et magnifiques, comme celle de Wazir Khan… Enfin, la porte nord de la vieille ville s’ouvre sur l’étendue qu’entoure le fort, de la même couleur de grès rouge que l’immense mosquée Badshahi, en face, l’une des plus grandes du monde. En direction de la gare, le trafic s’intensifie dans la poussière. Les commerces des rues alternent entre roulements à billes, pneus et tout ce que l’on peut imaginer de pièces de camions. En sortant de l’agitation, dans une petite rue, un canal s’est perdu et tari dans l’huile et les ordures ménagères. Un peu plus loin, la place fleurie devant la pelouse verdoyante d’un monument datant de l’ère britannique contraste avec l’ensemble. Enfin, le petit bureau solitaire et sans bousculade de la extension visa registration nous ouvre ses portes et nous délivre sans palabre une prolongation de visa d’un mois. Nous n’aurons pas fait le déplacement pour rien. L’administration pakistanaise est moins pointilleuse que celle des ses voisins indiens qui, pour la même demande, nous a fait revenir trois fois.
Sur le chemin du retour, dans une rue encombrée, un cheval me mord à l’épaule. La surprise est plus grande que le mal. Nombreux au Pakistan, ces pauvres bêtes ne sont pas ménagées. On les fait travailler avec acharnement. Sans prêter le moindre intérêt à eux avant l’incident, je ne pouvais pas les voir, cachés sous leurs œillères, porter de lourds fardeaux sur leur charrette, se frayer un chemin dans les carrefours pollués, se faire klaxonner par les camions, baver dans l’effort et souffrir sous les coups de fouet… Vivement que les Pakistanais se mettent au nucléaire… Ce soir, notre hôte si généreux, dit-il, et prouvant encore sa notoriété, organise un concert sur la terrasse de l’hôtel. Un chanteur pakistanais reconnu, avec son groupe, nous fait l’honneur de sa présence toute la soirée. Les musiciens excellent et nous offrent un grand moment musical bien que je ne puisse malheureusement pas décrire les nombreuses influences que contiennent ces airs. Le pays commence à me plaire, ses coutumes… comme, le moment tant attendu de jeter les billets sur la vedette jusqu’à la recouvrir. Il a été déçu : les voyageurs que nous sommes comptent les sous comme des diamants… Juste le temps d’arriver à l’heure pour mon rendez-vous, dans une petite rue derrière l’hôtel, avec Meriem… sur Internet. Elle me montre sa frimousse dans la webcam et j’ai envie d’embrasser l’écran. C’est terrible les moyens qu’on a aujourd’hui pour se faire mal. Dans ce sous-sol, où ça pue la sueur d’homme qui a passé trop de temps à s’émouvoir devant l’écran, je m’évade à des milliers de kilomètres pour la retrouver dans un petit village… de l’Himalaya. Elle me raconte ses balades avec un certain Dalaï-lama. Elle essaie de me rendre jaloux, sans doute… Mais plus elles sont chiantes, plus on les aime.
Toutes les femmes n’ont pas cette prestance que tu as, même pas les hommes bien sûr. C’est la vie qui nous fait, notre naissance, notre éducation, notre destin. Le tien déjà a été grand, parfois périlleux, incertain et puis heureux finalement. Il t’a fait toi. Meriem. L’aînée, la voyageuse, l’opiniâtre. Toi qui ne te ménages pas, qui n’offres pas la charité de ton âme, pas même à moi. Que dis-je, surtout pas à moi ! Montrer une larme serait un châtiment. Ne serait-ce qu’un sentiment effleurant ton visage et tu serais blessée à mort dans ton orgueil. Pas de sentiment, ni pour toi-même, ni pour les autres. Un exemple pour moi, dont les traits me trahissent chaque fois. Et d’autres exemples encore qui me laissent émerveillés. Tout cet orgueil sans pourtant de mépris, juste un peu d’arrogance, de cynisme mais surtout d’humour pour justifier les défaillances de notre chair faible, à nous les hommes, à nous qui sommes sensibles. Pourquoi m’as-tu choisi moi qui suis le plus faible de tous les hommes ? Un homme fort tu voulais, tu m’as initié à cela. Montré comme on devient un homme. Un homme fier et sûr de lui, de son mérite. Son mérite juste d’être un homme. Un peu honnête, un peu sage. Juste de quoi être respectable, digne d’estime. Quelqu’un qui peut se regarder dans la glace sans baisser les yeux parce qu’il sait qu’il a fait ce qu’il devait faire et ce qu’il a dit, il n’y avait rien d’autre à dire. Quelqu’un qui se respecte, je le répète. Qui ne passe pas son temps à avoir des remords, des regrets de choses du passé auxquelles il pense. C’est fini le passé, il faut regarder l’avenir. Le regarder avec les yeux de celui qui va escalader une montagne et qui va y arriver parce qu’il en a la détermination. Il le sait. Un pas devant l’autre. Tranquillement mais sûrement. C’est bien ça ce que tu m’as dit. Arrête de penser, arrête de creuser, de dépecer, de remémorer les choses faites. Elles sont faites. On ne reviendra plus dessus, jamais. Relève la tête, avance. Sois fier car cela va t’aider. Un homme doit être fort et ensuite fier. Je veux que tu sois cet homme. Merci, Meriem. Merci de ta confiance. On a tous besoin d’être fort pour quelqu’un, et c’est toujours cette personne qui fait qu’on l’est. Qu’on retrouve l’assurance, la sérénité et la confiance en soi ! Le bonheur est dans la certitude. Pourtant, je ne ressemblerai jamais à ton père…
Pour reprendre mes esprits, dans l’agitation et le bruit des pays de l’Orient, j’ai pris l’habitude de me diriger vers les lieux de culte, quels qu’ils soient, et de me poser dans le silence. C’est toujours un moment utile et agréable où je me retrouve, comme si je sortais la tête de l’eau et que les choses m’apparaissaient, pour un instant, sans trouble. Je me dirige donc vers le premier lieu venu. Une église. Je m’en réjouis en pensant qu’au Pakistan, j’allais être le seul à l’intérieur. Mais ma surprise est grande en entrant. L’église, que dis-je, la cathédrale, souvenir de la reine Victoria, est pleine à craquer, et la musique et les chants à la gloire de Jésus, en latin et en ourdou, montent jusqu’au ciel, avec une ferveur que je n’ai jamais trouvée en France, ni même en Europe… En effet, le Pakistan contient une communauté de chrétiens, évangélisés pendant la colonisation britannique. Ils ne se sont pas tous donné rendez-vous aujourd’hui dans cette église, mais sont présents dans tout le Pakistan, en minorité. Pas plus menacés à Lahore que dans d’autres villes, nous trouverons parfois tout un quartier chrétien avec l’église, le plus souvent récente, en son centre. Et puis, au Pakistan, comme vous allez le voir, il y a toute une panoplie de minorités. Et je dirais même plus : le Pakistan est un regroupement de minorités. Festival soufi
Un bus, un rickshaw et nous voilà de l’autre côté de la ville. Une banlieue au bout d’une grande avenue où les maisons commencent à avoir la couleur du sable et où l’électricité fait défaut. Ici, se déroule un festival en souvenir de prestigieux soufis, philosophes mystiques de l’islam, sur leur propre tombe. Musiciens, danseurs et spectateurs se sont installés à travers le cimetière de la ville, sur les dalles et les tombeaux mortuaires, à la clarté sinistre de la pleine lune. Au fond, une fête foraine avec des manèges artisanaux dans lesquels je ne monterais pour rien au monde. Un tonneau de plusieurs mètres de haut, en tôle, renferme une quantité de fausses blondes et de travestis. En avant pour le spectacle qui consiste à admirer une moto tourner et monter avec la force centrifuge, à l’extrémité du tonneau, au-dessus des strip-teaseuses qui n’en sont pas car elles n’enlèvent rien. Ce ne sont que des potiches. Applaudissements avant de continuer la balade dans la foule à travers les feux de joie et les affiches en ourdou que je ne comprends pas. Je m’installe dans un enclos du cimetière, envahi par la foule, devant un spectacle de percussions où les danseurs entrent progressivement en transe. Je suis seul, Daoud doit être quelque part, ici ou ailleurs, nous nous retrouverons demain, mais j’aurais bien voulu qu’il soit avec moi ce soir. Tout le monde ici roule des joints. Ça fume énormément. Les Pakistanais prennent deux cigarettes, les vident, font le mix et les emplissent ensuite avec dextérité. J’ai beau essayer, je n’y arrive pas. Assis par terre, l’homme âgé à mes côtés m’en offre une. Ils en roulent toujours deux en même temps : une pour eux et une pour le voisin... Derrière moi, quelques gros pachas sont installés sur des coussins. En anglais, ils commencent à me poser des questions, puis pleins de questions sans que je puisse moi-même leur demander quoi que ce soit. Qui suis-je, d’où viens-je et pourquoi t’es là ? Finalement ils me proposent des filles... Comme je ne suis pas intéressé, leur propre intérêt s’atténue et j’en profite pour bouger… Inopinément, je retrouve David, le Suisse. Un coup de chance dans cette cohue. Plusieurs milliers de personnes réunies. On ne peut pas le manquer, remarque. Il est bien grand et bien blanc. Une bonne tête d’occidental avec une guirlande de fleurs autour du cou. On sort. À l’écart de la foule, nous pouvons parler. Incroyable de se retrouver ici, dans les chemins de ce cimetière qui s’étant à perte de vue. Partout, ça grouille. De plus en plus de monde. Ça s’agite, ça se bouscule, ça se bat. On avance en essayant de ne pas se perdre. Là, un bon concert. J’aimerais regarder plus longuement et, pour ne pas être emporté par la foule, je m’accroupis et me tiens le long d’un poteau. Vraiment, un bon concert. En levant la tête, je remarque à côté de moi, au bord du flot houleux formé par la foule, le squat de quelques marginaux. Peut-être des soufis. Ils portent des vêtements comparables aux sâdhus indiens mais ont des têtes et des attitudes de Tsiganes. L’un d’entre eux tient un bâton levé et écarte la foule qui menace, en se bousculant, de tomber sur leurs tapis et leur feu. Me voyant là, tout près de lui, tentant d’échapper au mouvement, il m’invite à m’installer derrière le feu avec eux et me trouve une place entre un soufi travesti et une bande de morveux. Ok pour moi. Je suis avec un ami. Le voici. Il prend place, lui aussi, près du feu. Pendant ce temps, la foule s’épaissit encore dans ce couloir qui se rétrécit juste où les musiciens ont choisi de se placer. Trois ou quatre Tsiganes sont debout avec des bâtons pour les écarter. Tous les gens nous regardent en passant puisque nous sommes en vitrine et parfois avec des regards douteux. A ce moment-là, je sens que le travesti derrière moi est bien près. Je ne veux pas être parano mais il me fait les poches. Un regard pour le tenir tranquille. Cet air flegmatique... Si tu crois que je ne t’ai pas vu venir avec tes grosses mains pleines de doigts… Les gens dans la foule nous regardent parfois avec haine. Je n’en ai plus de doute... Aucun contact, du moins oral, avec les Tsiganes. Ils ne sourient pas. Ils semblent nous protéger. Contre quoi ? Contre qui ? Contre eux ! Sans sourire, sans parole échangée, ils nous offrent l’hospitalité. Déjà quelques joints. Et puis, comme David ne fume pas de tabac mais aimerait bien fumer quand même le bon shiras, le shit afghan et pakistanais. L’un d’eux retourne une tasse, met dessus une braise, roule une paille avec un bout de papier. Puis, il place un morceau de shiras pur sur la braise qui se consume comme de l’encens et on fait tourner la paille. Puis voici les chapatis avec les dals (lentilles) et le curry, puis enfin le tchaï, le même qu’en Inde. À côté le concert continue, terrible, à coup de clarinettes, de tablas et de cuivres. Les gens sont agglutinés, bousculés, écrasés à trois pas de nous, derrière les bâtons des Tsiganes pendant que nous sommes vautrés sur des coussins à manger et fumer gratis ! C’est dommage, au lieu d’être apaisé et profiter pleinement, je stresse. Je n’aime pas le regard que portent certaines personnes sur nous, dans la foule. Peut-être n’aiment-ils pas les Tsiganes. Peut-être ne nous aiment-ils pas nous. Peut-être qu’ils ne nous aiment pas en compagnie des soi-disant soufis. En tout cas, je ne me trouve pas bien brave. Alors parfois, je les fixe moi aussi, durement, et ils baissent le regard. Mais quel regard ! Je n’aime pas ce regard. Je le sens, il faut qu’on se casse ! J’ai un moment de panique, le sentiment d’angoisse se diffuse dans mon corps et une sueur froide parcourt mon dos. Qui, des Tsiganes ou de la foule si fervente à ce festival islamique où nous n’avons rien à foutre, sont les plus dangereux pour deux petits Européens naïfs ? Allez, on bouge. Je tape dans le coude de notre ami suisse qui lui, se trouve très bien, évidemment. Sans doute suis-je peureux ? Enfin, une fois dans la foule, je me sens mieux. Le contact des corps qui se bousculent, même si parfois des poings partent, me rassure. Il n’y a ici, que des hommes. QUE DES HOMMES ! Nous refaisons un tour. Ça va vraiment mieux. Bien content de voir ça. Allez, on retourne dans la furie des percussions, des gens en transe qui tournent toujours plus vite, des feux brûlants où sont balancées des idoles, dans tous les chemins bordés de tombes de cet affreux cimetière. Bientôt minuit. Que va-t-il se passer alors ? Rien, la fête continue, les joints scintillent au-dessus des tombeaux. La foule de plus en plus dense est au comble de l’agitation. Les gens sont surexcités. Jamais vu une foule pareille ! Sur une estrade, un jeune garçon bouge son cul dans un jean serré. Il danse en bougeant ses fesses comme seule le ferait une femme, pour vous dans l’intimité, aguichant les hommes qui le sifflent à ne plus pouvoir. L’homosexualité n’est pas un mythe dans les pays de l’islam. Les femmes sont surveillées et les hommes proches. Perso, j’aime pas trop beaucoup ça. Et pendant que David danse comme un forcené, je me dis qu’il serait raisonnable de rentrer. Trop tard, derrière nous, un énorme bonhomme nous prend un bras à chacun. My friend ! Il gueule. Et ne veut plus nous lâcher. Il rentre dans la foule, qu’il pousse de son gros corps, en nous tirant par les bras, nous fait sauter et danser devant les percussions et nous fait crier Pakistan Zindabad ! Longue vie au Pakistan. Putain, on est tombés sur une bande de lourds. Moi qui voulais passer inaperçu et qui serais bien rentré peinard, sans encombre. Nous voilà accompagnés de ce gros lourdaud avec ses potes qui ont des gueules que je n’aime pas. Ils sont surexcités et me pelotent le cul dans la foule. J’aimerais bien me barrer mais David est encore accroché au gros qui lui tient fermement la main. Il ne peut lui échapper et je sens bien que lui aussi s’agace de se faire peloter le cul… Enfin, comme on grogne fort et qu’on veut partir, ces messieurs décident de nous raccompagner. Super. Putain, ce n’est pas que je n’aie pas confiance mais là, vraiment, je n’ai pas confiance ! Retour dans leur voiture pourrie, avec deux hippopotames et trois espèces de Tsiganes édentés. Évidemment, sur la route, ces cons roulent vite et vont bientôt s’emplafonner dans un dos d’âne qu’ils n’avaient pas vu. Ce n’était pas prévu. Ça calme. Ils sont plus dangereux que des mecs bourrés… Assis entre deux des gars, je sens la pression monter. Au moins 25 ans, sans être mariés et donc puceaux, du moins avec les femmes, ils ont envie de baiser. Me le font comprendre en me montrant leur doigt avant de se le mettre dans le cul. Et, bavant et ricanant de façon cynique, ils me demandent si j’aime ça, les doigts dans le cul. Faut voir leur tête. Ces gars-là sont archi frustrés. Ils vont nous attraper ! Quelle galère, putain, je vais me faire enculer par des gros porcs dans ce putain de pays ! Non, il faut trouver une solution… Que faire… Où mène cette route ? Où nous emmènent-ils ? Ça vous dit une glace, j’demande… silence… Eh ! Ça vous dit une glace ?… deux fois… Et puis c’est un oui général ! On va bouffer une glace avant de baiser, ça c’est cool !
Siren
Je ne sais pas comment s’écrit son nom, exactement. C’est la Norvégienne… Nous sommes restés tous les deux après que tout le monde s’est couché. On fume des clopes en discutant. Elle a trente-deux ans, parle français correctement et dit qu’en Norvège, on est plus libre et plus ouvert. C’est vrai, sans doute. Mais là. Elle a surtout envie de moi. Elle se caresse les épaules, ouvre sa chemise chaque fois d’un bouton de plus et me laisse entrevoir ses seins. On est tous les deux bien près. Qu’est-ce que je fais ? C’est incroyable, je n’ai pas envie de la baiser ! Enfin, si, j’ai envie, on pourrait aller là, juste derrière, sur une couverture avec une petite bougie. Je n’ai qu’à me lever, la prendre par les épaules et lui caresser délicatement les seins. Même pas besoin de l’embrasser. Elle est fine, plutôt jolie fille… Hier, les gros porcs m’ont dégoûté. J’aime pas les mecs parfois. J’aime pas leur esprit basique. J’aime pas baiser les filles. J’aime pas. Elle veut. Je pense à toi, Meriem. Je vois ta gueule dans la webcam. Je pense à demain. À chaque fois que je passe la nuit avec des filles, comme ça, vite fait, j’ai des remords. Surtout quand je bois. Je me sens dégueulasse. Pourtant, c’est ce qu’elles veulent. C’est ça, le pire. Une autre clope… de quoi on pourrait parler ? Elle croit que je n’ose pas. Si je reste là. Près d’elle. Elle va me sauter dessus. Je me lève et articule : « Salut, je vais me coucher. Bonne nuit. »
Balade enturbannée Route d’Islamabad
Des choses que je n’explique pas… Sur la belle autoroute, dans le bus, on nous a passé un film indien dans un genre que je n’avais pas encore vu. Et surtout pas en Inde. Ou alors en privé… Le film peut se résumer ainsi : dernière Audi, Porsche, rencontre, plage et baise ! C’est là le hic. Dans le bus, les barbus rouspètent. Alors on a avancé la scène. Mais les barbus n’ont plus regardé le film. Ils ont prié. Qui regardait alors ? Qui sont les barbus plus barbus que les autres ? Qui aime ces films ? Deux mondes… Ceux qui veulent que ça change. Ceux qui ne veulent surtout pas que ça dégénère. Qui gagnera ? Ça va changer ou pas ? À côté de ça, les Pakistanais ont tellement la foi ! Même s’ils ne sont pas tous pratiquants, ils respectent les règles du Coran qui organisent leur vie de tous les jours. À côté, en Afghanistan, il y a les talibans, Au Pakistan, des groupes islamistes puissants, À Lahore, partout, il y a l’Amérique. On aime l’Amérique à Lahore. Alors, ça va changer ou pas ? Moi, perso, on ne me demande pas mon avis. D’ailleurs, je ne suis pas d’ici et pas musulman mais si on me le demandait, je dirais que j’aime bien les barbus. Ils ont raison. Il y a des choses indécentes. Suis-je extrémiste ? Les gens aiment les films de merde. Ils aiment les films de cul. Mais là, il y a des enfants dans le bus. N’y a-t-il pas de compromis possible entre libéralisme et fondamentalisme ? Être libre sans extrême, ça n’existe pas ? Trouver des limites morales à l’indécence… On a besoin d’eux, de leur sagesse, Que nous nous bornons à dissimuler.
Pakistan Zindabad !
Islamabad
Quartier G7. Ciel bleu clair puis teinte orange de la nuit. Lumières blanches des lampadaires. Pas un souffle de vent. Vastes étendues de jeux, saules et peupliers, enchevêtrés. Pieds de cannabis sauvages, poilus comme des orties. Fontaines, ruisseaux, vallées silencieuses. Chemins recouverts de feuilles. Maisons sans étage. Sans fenêtre. Places comme patio, dissimulées entre les murs, autour d’un eucalyptus. Vendeurs ambulants. Glaces à l’eau. Poussettes. Femmes et filles dans les ruelles. Vieillards silencieux, ridés au coin d’un mur. Tout est tranquille. Atmosphère paisible. Il fait doux, de cette douceur d’un soir printanier. Les enfants courent, crient, chahutent. Les hommes, dans la plaine, jouent au criquet. Sueur, cris, formes discordantes de robes blanches. Glissement de babouches. Ombres de la nuit. Sommeil tranquille. Sérénité. Apaisement… Gronde. Vibre. Là-bas. La montagne. Dieu qui rendra fou la terre, tuera, démolira la vie, fera pleurer les hommes sur les corps meurtris de leurs enfants…
Tremblement de terre au Pakistan
De retour en France, j’apprenais les tristes nouvelles du Pakistan. Aux informations, défilaient les images d’Islamabad ravagée avec des blessés encore enfouis sous les décombres et des morts par dizaines de milliers. Il faut les aider. Le Pakistan connaît aujourd’hui une transformation idéologique qui sort le pays de l’arriération sociale et économique et le mène vers des valeurs que nous prônons, celles de la démocratie, de l’éducation, du respect des droits de l’homme et de l’émancipation des femmes. Si nous sommes solidaires aujourd’hui, plutôt nous que certaines institutions mal venues, ils croiront définitivement en notre sollicitude, en nos valeurs, qui sont celles de l’entraide internationale pour un développement économique à l’échelle mondiale. La balance est prête à basculer en notre faveur. À l’inverse, si nous les laissons tomber, ils se tourneront une nouvelle fois vers Dieu, avec les conséquences que cela implique dans le contexte actuel… Islamabad a été construite dans les cinquante dernières années, à partir de la création du nouvel Etat. Elle n’est heureusement pas une ville très peuplée, ni culturelle, ni historique mais une capitale qui n’existait pas et qu’on a placé volontairement au centre du pays. 500 mille habitants vivaient à Islamabad. Rawalpindi, à 20 km seulement, est une mégapole de plusieurs millions d’habitants qui n’a heureusement pas été touchée. Au moment où j’écris ces lignes, je ne peux pas m’empêcher de revoir la vie tranquille qui se déroulait là-bas. Dans un espace compris entre les rivières et les forêts attelées aux montagnes, Islamabad était une bien jolie ville. Calme, moderne, climat agréable, végétation luxuriante, on y trouvait les plus belles voitures du pays et des hommes d’affaires ayant échangé le costume traditionnel contre la chemise et la cravate. Les différentes zones professionnelles et commerciales, les quartiers résidentiels et présidentiels, les grands hôtels internationaux se partageaient les quartiers, séparés par de vastes boulevards fleuris. Islamabad est détruite aujourd’hui. C’est la deuxième catastrophe au Pakistan depuis que j’ai quitté le pays. La première fut une collision de train qui fit plus de cinq cents morts au mois de juillet. Chaque fois, je suis touché bien plus que si je ne m’y étais jamais rendu. J’ai beaucoup aimé ce pays et ses merveilleux habitants. En France, pendant la catastrophe, j’entendais les gens marmonner qu’ils n’enverraient jamais d’argent là-bas malgré leur compassion car ils craignaient qu’il soit détourné et enrichisse le terrorisme. C’est peut-être encore ce que je penserais si je ne m’y étais pas rendu. Heureusement, les terroristes sont bien peu nombreux par rapport à l’ensemble d’une population dénuée d’ambition guerrière, généreuse comme aucune autre et acharnée au travail pour, comme partout dans le monde, donner à ses enfants une vie décente. Tous ces sourires, cette sincérité, cette générosité m’ont, pour toujours, prouvé que les Pakistanais ne méritaient pas leur triste réputation. Bien sûr, il faut les soutenir ; la population est faite d’hommes, de femmes et d’enfants comme nous, et il n’y aura jamais assez d’argent pour tout reconstruire, organiser et multiplier les infrastructures. La pauvreté, la peur et l’ignorance sont les véritables responsables de la haine. Le gouvernement pakistanais est surveillé de près par la communauté internationale, et l’argent de la banque mondiale leur parvient sous certaines conditions, comme notamment : la chasse aux terroristes, poursuivis, dénoncés et arrêtés tous les jours. Le Pakistan n’est pas un pays conquérant mais un pays en voie de développement. Il faut l’aider.
Peshawar
Notre arrivée à la station de bus est fracassante avec nos visages effarés et perdus sous nos gros sacs, au milieu de tous ces pachtounes enturbannés. Un petit groupe se forme bientôt autour de nous, avec sourires de bienvenue, et nous aide en expliquant au conducteur du rickshaw comment nous emmener à l’hôtel où nous avons rendez-vous avec des voyageurs déjà croisés à Lahore. Le rickshaw traverse la ville puis nous dépose dans la rue indiquée. Un chemin, une cour derrière une boulangerie après un étroit passage où des jeunes jouent au criquet. Une arcade sur l’entrée d’un patio fleuri, des jeans et des tee-shirts qui sèchent sur un bout de nylon : c’est bien là. Nos amis sont installés sur une table en bois brut, gravée de noms, de dates et entourée de fauteuils, sous une pergola de vigne, en cette journée ensoleillée du 1er avril. Derrière, une porte à battants ouvre sur un dortoir où s’enfonce une quinzaine de lits dans la fraîcheur et la pénombre, clairsemée de minuscules fenêtres. Le proprio, un vieux monsieur à la barbe blanche, a des yeux de loup qui nous traversent en silence quand il circule en dandinant son corps bien portant, les mains croisées derrière son dos. Cette personne, à l’allure si sage, vend un peu d’opium et d’héroïne. Juste pour arranger. C’est pourquoi, les deux jeunes Danois qui sont là depuis une semaine n’ont pas décollé de leur lit. Ensuite, ils prendront un avion pour se déchirer avec de la coke en Colombie ou avec du crack en Thaïlande. Chacun son voyage. C’est vrai que le prix de l’héroïne incite à consommer, surtout qu’elle est pure. Et je sais bien que c’est bon, cette merde là. Certains diront que c’est dommage, mais je n’en prendrai pas. Quelques pipes d’opium, déjà, me gardent au lit jusqu’à des heures sans nom… Pour me bouger, je dois faire appel à la gourmandise, attisée par le parfum de spécialités délicieuses que je ne sens pourtant pas, mais que j’imagine tant je sais qu’elles m’attendent. Alors, c’est seulement en sortant de la boulangerie, le menton dans la crème, que j’aperçois la rue, la ville et me dis qu’il est temps de faire autre chose que de rêver… Nous sommes à Peshawar. La première ville en venant de Kaboul, en Afghanistan, par le seul passage praticable : la passe de Kyber dans les montagnes de l’Indu Kuch. Tous les envahisseurs, ainsi que les explorateurs, sont venus de par-là, puis par Peshawar. Des choses incroyables se voient encore ici aujourd’hui, dans cet espace multiculturel : fief des Pathans ou Pachtounes qui sont majoritaires dans la région, Peshawar est une ville d’affluence. Des Penjâbis viennent de la vallée de l’Indus, des Sindhis remontent du port de Karachi au sud, sur la côte de l’océan indien et quelques nomades Baloutches descendent des montagnes arides et désertiques de l’ouest, en direction de l’Iran. Voilà pour les Pakistanais. Ensuite, viennent les ethnies afghanes tout aussi nombreuses. On trouve des Tadjiks aux yeux bridés qui descendent des régions proches de la Chine. Des Hazaras, des Nouristanis et des Ismaéliens du Centre et du Nord-Est de l’Afghanistan. Enfin venus des plaines du nord, les Turkmènes, Kirghizes et Ouzbeks se promènent, eux aussi, dans la ville marchande. Des peuples hétérogènes s’organisent donc ici, largement identifiables grâce à leurs traits et leur costume caractéristique mais aussi, quoique de façon moins visible, par leur langue et leur alphabet. L’ourdou est le langage officiel du Pakistan mais les Baloutches et les Afghans, pour ne citer qu’eux, utilisent l’alphabet arabe et écrivent en farsi. Le Pakistan et l’Afghanistan sont peuplés de minorités ethniques et confessionnelles. Leur Etat ne parvient pas à les cimenter en une unité nationale car toutes luttent encore entre elles, soit pour le pouvoir, soit pour l’indépendance ou encore, même, quelquefois pour la simple légitimité d’exister. Et cela contribue, comme on l’a vu, à renforcer les organisations islamiques, puisque l’islam est le seul drapeau qui puisse les rassembler. Le général Mousharaf, maître actuel du pays, s’est lancé, aux côtés des Etats Unis, dans la guerre contre les talibans et Al Qaïda. Son pouvoir est contesté par une partie de la population, ainsi que l’appui des Etats-Unis, mais il est maintenu au pouvoir grâce à une force armée imposante. Cela lui permet de recevoir l’aide de la communauté internationale et ainsi, de persévérer dans la démocratie, la lutte contre le grand banditisme, le terrorisme et la corruption tout en favorisant le développement économique. Le Pakistan a une croissance annuelle d’environ 6%. La France, en comparaison, a aujourd’hui une croissance de 0, 2%, autant dire nulle. L’Afghanistan, quant à lui, a une croissance en augmentation, mais l’argent provient pour un tiers des dérivés du pavot, sans réelle culture de substitution rentable… Les tirs de mitraillettes qu’on entend la nuit ne nous rassurent pas, même si notre hôte reste tranquille et dit qu’il n’y a pas de danger. Forcément, lui se remplit les poches. Dans le journal, assassinats, règlements de comptes et prises d’otages sont quotidiens. Le grand banditisme, comme partout, n’a pas intérêt à ce que le gouvernement s’impose. Il tente de créer la discorde pour continuer tranquillement ses affaires. Aujourd’hui, c’est la grève. Une nouvelle grève pour protester contre des réformes institutionnelles. Nous préférons ne pas sortir. Ambiance décontracte. Pression diffuse. Pakistan, le 02 avril 2005.
Petite promenade ce matin dans le vieux bazar de Peshawar. Il fait chaud, les ruelles étroites s'effilochent comme des brins de soie de toutes les couleurs. Pour passer plus inaperçu, j'ai mis le déguisement complet avec le chapeau pachtoune et je me promène au hasard du centre ville... Je vois les femmes en bourka choisir leurs strings et leurs petites tenues coquines… Elles ne doivent pas avoir grand chose dessous et puis, on ne voit que leurs yeux, mais quels yeux ! Voici, cachée, l'entrée d'un joli jardin qu’entoure un temple chrétien orthodoxe du XIIIème siècle. Je montre mon passeport. La kalache se baisse. Le sourire du gardien : – Christian ? – Yes, I'm French. – Ok come. Me voilà sur les bancs de ce petit temple dans un silence apaisant, avec un garde du corps, kalachnikov en bandoulière. Mais ici, même les magasins sont parfois protégés par des gardes armés. Et non pas seulement les temples. Ce garde règle seulement l’entrée du lieu. Chrétiens, en effet, nous sommes à l’honneur chez les Pakistanais puisque nous sommes des gens du Livre et Jésus est pour eux, lui aussi, un prophète… Cet après-midi, je vais pousser jusqu’au Smuggler Bazar dans la zone tribale, là où se vend, au kilo, le fameux haschich appelé shiras et, là aussi, où se fabriquent les armes. Alors, j’organiserai leur acheminement, par le réseau de contrebande libanaise, jusqu'en France où je ferai, cet été, mon coup d'Etat. Mais en attendant, je m'achète, au kilo, des fraises délicieuses, les trempe dans la crème et après ça les dévore délicatement une à une. Puis, je sirote une tasse de kawa, le thé vert de Chine aromatisé de cardamomes que j’accompagne d’un de leurs petits pétards tout frais qui rendent si léger et gai. Le tout, de la terrasse qui surplombe la petite place de Saddar Bazar. Pour le coup d'Etat, on verra demain...
La zone tribale
À quelques kilomètres de la ville, une semi-frontière indique le passage dans la zone tribale non administrée par le Pakistan. Elle s’étend jusqu’à la véritable frontière, sur la passe de Kyber, où sont regroupés les réfugiés afghans qui ont fui les talibans aussi bien que les bombardements américains. C’est dans cette zone que sont recrutés les terroristes et organisés des camps d’entraînement. C’est là aussi, tout près, qu’on a encore dernièrement bombardé un village, faisant une vingtaine de morts civils, pour atteindre, d’après un communiqué de presse américain, un des organisateurs des attentats du 11 septembre, qui se cachait là. C’est ici enfin, que sont fabriquées les drogues à base d’opium et les armes, dans des entreprises, et c’est le comble, que nous pouvons visiter… Un petit magasin, tout ce qui il y a de commun, avec en rayons, différents produits. Le patron, chauve et rasé, a une tête de Russe ou au moins de Kazakh. Il est habillé à l’occidental et ne quitte pas son téléphone portable. Pour faire le malin, il me met un kilo de haschich dans une main et un autre d’opium dans l’autre, pour que je goûte, avant de me demander, tout sourire, combien de kilos j’en veux. Après avoir choisi quelques grammes de chaque, que je paye une misère, et bien défoncé par tous les joints que ses acolytes roulent là dedans, le gentil monsieur m’annonce de faire extrêmement attention en sortant, et plus encore à la frontière, si je ne veux pas me retrouver en prison. Des policiers du gouvernement, en civil, se promènent partout et évidemment, choisissent les petits rigolos comme moi, pour leur faire cracher des tunes. Merci du conseil, mec, ça me rassure. Et en plus, vu que j’ai fumé, je n’ai pas du tout tendance à être parano... Il aurait mieux valu ne rien me dire et que j’avise, confronté à la situation, plutôt que d’y penser sans cesse et qu’en fait il n’arrive rien. Je sors du magasin par la porte de derrière, comme on m’indique, et je pars tête basse à travers le marché pour arrêter le premier bus en partance. Je ne fais pas le malin, cela va sans dire, mais enfin me voilà dans le bus et bientôt la frontière est passée. Le gars à côté de moi, un jeune aux yeux bleus avec une grande barbe blonde, me fixe depuis un moment entre consternation et émerveillement, pour finalement me marmonner du fond de la gorge : I’am al Qaïda ! Le pauvre gars n’avait certainement jamais vu d’occidentaux et ne s’attendait pas à en trouver un, assis à côté de lui dans ce bus. Il me sourit maintenant qu’il a craché son morceau, bien que d’une façon un peu troublante… Un espion américain en train de se foutre de ma gueule ?! Comme j’essaie d’entamer la discussion, je me rends compte qu’il ne sait rien dire d’autre en anglais. Mais mes questions attirent l’attention d’un autre gars debout qui, lui, parle parfaitement anglais. Je veux qu’il fasse l’interprète, enthousiasmé que je suis de rencontrer un membre supposé de la fameuse organisation, mais ils s’embrouillent très vite et le jeune étudiant debout a bien trop de questions à me poser pour perdre son temps avec l’autre qui paraît finalement peu intéressant. Je ne sais pas, d’ailleurs, s’il m’apprendrait quelque chose que les médias n’aient pas déjà raconté, amplifié. Je ne sais pas si je n’en sais pas sur Al Quaïda plus que lui-même car la presse ne parle que de ça depuis les attentats. Terrorisme par-ci, islam par-là ! Enfin, il n’a pas de haine puisqu’il me regarde avec un sourire ravi, heureux de me rencontrer, comme si nous devions bientôt disputer une partie de criquet et que nous appartenions chacun au camp opposé. Soit il se fout de ma gueule, soit je ne comprends rien et on nous raconte des conneries. Mais je pense surtout que nous prenons ça trop au sérieux. Ce gars-là n’ira pas poser des bombes dans nos pays. La pression monte à force d’en parler tout le temps, la pression monte comme si on voulait d’autres bombes, comme si on cherchait des ennemis pour nous faire la guerre. Oui, c’est exactement ce que nous faisons car, partout dans le monde, on suit les mêmes informations, qui en rajoutent tout le temps, qui montrent le pire et je me demande si ce n’est pas ça qui nous excite tous… Afghan de Kaboul, l’autre jeune ainsi rencontré, étudie l’informatique dans l’université de Peshawar, avec une petite bourse de l’Etat qui lui permet de louer un appartement où il m’emmène boire le thé. Nous passons la soirée à discuter vivement de tout ce que je viens de vous raconter, si bien qu’il veut m’emmener le lendemain dans sa famille à Kaboul, me promettant qu’il n’y a rien à craindre, que son magnifique pays, encore sous perfusion financière internationale, va sortir du sous-développement grâce à la motivation des jeunes universitaires et surtout, s’ils ne sont pas abandonnés aux mains des extrémistes. J’étais d’accord évidemment pour me rendre à Kaboul avec lui, mais nous avons oublié une chose importante : le visa ! Il n’y a pas moyen de passer la frontière en disant simplement, je vais faire un tour et reviens dans quelques jours. Il faut un tas de paperasses, plusieurs jours d’attente et aussi, une bonne vieille prise de sang !? Quelle idée détestable ces frontières politiques qui séparent des peuples communs et réunissent des ennemis irréconciliables…
À Peshawar, comme partout au Pakistan, on ne peut pas demander un renseignement sans être immédiatement conduits où on veut aller, sans être invité à boire le thé et, toujours, sans possibilité aucune de rendre quoi que ce soit. Hospitalité, solidarité, personne ne vous laissera tomber. Au contraire, chacun prendra un peu de son temps pour vous faciliter les choses, vous aider du mieux qu’il peut… Je cherchais un magasin de chapeau. En voulais un pachtoune, depuis que les médias français ont fait des documentaires sur le commandant Massoud - toujours avec son chapeau - que nous avons financé pour la lutte contre les Soviétiques et ensuite contre les talibans, avant qu’il ne se fasse exécuter la veille des attentats du 11 septembre. Il était l’idole de la résistance afghane, candidat de la démocratie et surtout le plus grand opposant aux talibans contre qui il tentait de rassembler une nouvelle fois le peuple. L’attentat qui l’a tué, le 10 septembre 2001, est une coïncidence qui n’en est pas une… Bref, je voulais ce chapeau, que beaucoup portent ici mais je ne trouvais pas, dans les ruelles commerçantes du centre ville, de magasins qui en vendaient. C’est ainsi que nous avons rencontré un grand monsieur, homme de prestance, dignitaire de la région, qui est venu avec nous à travers la ville, s’est engagé dans les négociations sur le prix du chapeau - je ne sais même plus qui, de nous ou de lui, a payé - puis il nous a emmenés dans une tchaïkhane prendre le thé et discuter paisiblement. Enfin, il voulait nous raccompagner jusqu’à notre hôtel en bus, même si, discrètement, il regardait sa montre. Tout ce temps pris pour nous servir, alors qu’il devait avoir tant de choses importantes à faire, montre à quel point les Pakistanais ne sont pas des barbares comme veut bien le dire la presse, et comme ils sont passés maîtres de l’hospitalité. Nous avons eu bien du mal à lui refuser de nous raccompagner et il nous a serré chaleureusement la main avant de disparaître dans la foule. C’est ainsi chaque fois que vous demandez un renseignement et c’est avec un énorme plaisir qu’on vous répond et vous aide. C’est un devoir pour eux de pratiquer l’hospitalité, c’est exact, mais c’est tellement rentré dans les mœurs qu’ils y prennent un plaisir immense et en obtiennent une satisfaction profonde.
Notre temps à Peshawar est écoulé. Demain matin, nous reprenons la route d’Islamabad pendant que d’autres poursuivent leurs démarches pour se rendre en Afghanistan. Un Argentin, notamment, qui profite de l’hospitalité des mosquées où il dort le plus souvent, pour continuer son apprentissage théologique de l’Islam. J’ai beaucoup de regret de ne pas me rendre en Afghanistan après nous être tant attachés aux Pakistanais. Le voyage promettait d’être exceptionnel car les Afghans que nous voyons et que nous rencontrons semblent eux aussi très chaleureux. Enfin, ce sera pour un autre voyage. Nous ne verrons pas Kaboul, non plus Mazâr-E Charif, Kandahar… Mais, nous verrons Quetta, ensuite les villes légendaires de Chiraz, d’Ispahan en Iran, si demain nous avons notre visa. Et puis on ne peut pas tout voir. Apprendre à se satisfaire ! Apprendre à se satisfaire ! Ça ne rentrera pas !
Retour à Islamabad.
Notre passage dans la capitale, à l’aller, a été rapide. Le temps de déposer notre demande de visa à l’ambassade d’Iran et nous repartions sur la route de Peshawar. Une amie d’une amie d’une amie iranienne a proposé de nous donner ses coordonnées à Téhéran. L’ultime chance de rentrer dans ce pays qui n’accepte pas facilement de donner un visa touristique à des occidentaux, tout en promouvant le tourisme dans les pays arabes davantage susceptibles d’apprécier à sa juste valeur l’art perse… Nous verrons bien et sinon, nous trouverons une autre solution... La prise de sang pour l’Afghanistan… Ou bien, le visa de transit qu’on ne peut normalement pas nous refuser une fois arrivés à la frontière iranienne. Mais ce visa ne nous laissera que sept jours pour traverser le pays, ce qui serait regrettable. Le minibus nous dépose à Rawalpindi sur une vaste plaine où les véhicules motorisés ont remplacé définitivement les caravanes de dromadaires qui y ont pourtant séjourné durant des siècles. Les temps changent. Aujourd’hui, ils changent très vite. Ainsi, tous les voyageurs qui sont passés ici ont vécu une histoire différente, bien que cet itinéraire ait été parcouru et raconté des centaines de fois. En voilà une de plus… Visa iranien obtenu. 5 .000 roupies pour un bout de papier collé sur notre passeport. On s’offre le plus prestigieux restaurant de la ville. Arrivés en taxi devant l’hôtel Palace, nous empruntons l’allée illuminée jusqu’à l’entrée du grand hall où une nuée de pétasses nous ouvrent les portes du luxueux salon. Derrière des fontaines et des lumières tamisées, des hommes traitent leurs affaires. Ces barbus en cravate et lunettes teintées me font penser aux mafieux bulgares affichant sans crainte leurs magouilles et leur fortune. Prière de nous asseoir autour d’une table dignement dressée. Le repas est frugal. Une gorgée d’eau avalée est immédiatement remplacée. Dommage qu’ils ne servent pas de vin. 600 roupies chacun, environ 10 euros pour pas grand-chose. Les kilos égarés le long de ce voyage ne seront pas repris ici. Il faudra attendre de rentrer chez maman…
Retour sur mon lit. Tombent en s’émiettant, virevoltant, les morceaux de peinture du plafond, sur mes mains comme des mots. Sur mes yeux fermés. Mes rêves sont agités. Islamabad est un carrefour. Au nord, en s’enfonçant dans les montagnes, on rejoint Gilgit puis la Chine. Deux semaines, tout au moins. Arrêtés parfois par des éboulements. Des ponts écroulés dans l’écume de la fonte des neiges. Par l’armée. La montagne. Le froid et l’hiver. La boue et la misère. Je ne veux pas aller au nord. J’abandonne Daoud et prends la route de l’ouest. Te rejoindre. Nos chemins ne se croiseront pas, m’as-tu écrit. « Je ne t’attendrai pas. Je n’aime pas attendre. Je suis impatiente... » Et moi, tu me saoules. Je ne vais pas te courir après. Je ne vais pas te rejoindre sur un coup de tête. Nous sommes maintenant séparés depuis un mois. Et encore deux mois minimum de terre inconnue restent à franchir pour tes beaux yeux. Des yeux que je verrai dans les céramiques de Mechhed, dans les eaux pures des oasis, dans les mirages du désert. Ça me suffira. Où sont les belles promesses d’une relation qui devait être libre dans l’espace et dans le temps. Nos chemins ne se croiseront pas, alors. Va te faire foutre si tu n’es pas capable de poireauter sur une chaise longue de la Méditerranée, que je te retrouve nue et bronzée un soir de printemps turc ou grec. Va ton chemin et ne m’écris plus pour me dire que tu t’ennuies de moi, que tu te morfonds de solitude, que tu as envie de me voir maintenant et peut-être plus, bientôt. Crois-tu que je serais assez con pour traverser l’Iran, sans la voir, pour une femme qui m’abandonnera dès qu’elle sera lasse... Oui, je suis assez con. Oui, je prends la route de l’ouest. Le train traverse la moitié du pays, les palmeraies des confluents de l’Indus, le blé vert du printemps dans les plaines, les champs de coton de Faisalabad, les marchés de Sukkur, l’entrée dans les roches dorées du Baloutchistan, les précipices de Sibi, les tunnels, les check points, les barbes et les kalachnikovs. Autant de paysages qui défilent comme les sentiments de mon cœur. Rien de meilleur qu’une ouverture dans un compartiment de train pour les jeter un à un dans l’oubli. En arrivant à Quetta. J’ai changé d’avis. Tu feras bien ce que tu veux. Et moi aussi.
Baloutchistan Quetta.
Daoud est finalement resté avec moi. Armand et Julie, partis quelques jours avant nous, nous accueillent à la gare de cette ville qui nous effrayait tant, dans l’ordonnancement de notre voyage. Depuis Istanbul, nous parlions de la ville des talibans au Pakistan. La ville anti-occidentale… Et puis… Nous y sommes. Quelles gueules ils ont, c’est impressionnant ! Ces regards, ces visages, ce style ! Longs turbans qui tombent, barbes superbement taillées, yeux clairs sur peau tannée, cisaillée, couleur de cendres. Dignes comme des boucs, balafrés, sévères… et puis souriants, une paille dans la bouche sirotant un coca cola ! Une image incrustée dans ma mémoire mais que j’aurais bien voulu montrer au monde qui m’entoure. Ces vieux bougres, taillés dans le roc de la montagne, dont les mains sont plus larges que des pelles, la barbe mouillée par des bulles de coca cola ! Il faut traverser des paysages lunaires, des champs de rocs et de sable, des montagnes hirsutes, déchirées sous un ciel bleu piqué de vautours, pour boire ça ! Du coca cola ! Une terre inhospitalière dans un monde séparé du monde à l’infini des montagnes et du désert. Un canal ensablé et vibrant de moustiques, l’ombre de quelques arbres et le terminus d’une gare suffisent, dans ces lieux, pour établir une ville plus légère qu’un songe dans un cirque de montagnes absolument nues et disproportionnées. Une ville éparse, légère, pleine de répit, où d’innombrables pacotilles arrivées là à mesure des années s’accumulent comme dans un grenier poussiéreux. L’échine de la ville, Jinnah Road, l’avenue principale, semble appartenir à un décor de western avec ses bâtiments sans étage et ses vitrines en bois vernis. Des vieillards enturbannés, de grande prestance, flottent sur des vélos silencieux*. De vieilles roulottes en bois, séchées à craquer par le soleil, promènent des épaisseurs de tissus en forme de femmes dont les yeux sont les fenêtres des prisons. Quetta : 1.800 mètres d’altitude, 200.000 âmes, et quelques chameaux. La Perse dort dans son manteau de sable à 800 km à l’ouest d’un désert hostile. Au nord, une petite route militaire traverse la zone des cultures, s’engage dans une plaine aride puis s’élève jusqu’au col de Kodjak et aux massifs de la frontière afghane. Au nord-est, un embranchement de la voie ferrée gagne Fort Sandeman au pied des Monts du Waziristân. Quelques clans Pathans les habitent avec leurs troupeaux de chèvres et de chameaux qui, la transhumance venue, gagnent la passe de Bolan sur la route du sud et descendent dans les prairies douces de l’automne. Voilà pour les points cardinaux. Rien ne pèse sur la ville solitaire, distante de plusieurs centaines de kilomètres de tout autre rassemblement humain*. Elle vit donc à l’écart du monde, dans une échelle de temps étendue comme le désert, et dont la quiétude est seulement bouleversée lors de tremblements de terre…
À l’heure dite, une douzaine de croyants, tout en barbe et en prière, s’agenouillent sur un carré de pelouse, dans la cour de l’hôtel. Le thé servi, on reprendra la discussion où on l’avait laissée. Daoud et Armand chatouillent la guitare dans la chambre et je l’entends rire. Julie s’est attelée aux Cavaliers de Kessel. J’essaie de faire des ronds de fumée, sans pour autant y parvenir, accoudé à la rambarde de l’étage, tantôt plongé dans l’observation de la montagne, derrière lesquelles le soleil disparaît dans les champs de prières, tantôt dans le théâtre de la rue où quelques bergers nomades, droits sur leur monture et suivis de leurs chèvres, défilent en soulevant la poussière. Poussière aussitôt déposée sur les fruits et légumes de l’épicier iranien, aussitôt soufflée par son boy de dix ans qui ressemble à mon petit frère. Quand je descends prendre le thé, il s’assoit en face de moi, tout sourire, pour partager ses bonbons, partager son plaisir… Il me ramène à des milliers de kilomètres, là où j’ai laissé mon enfance, dans cette petite chambre qui n’aura pas changé, loin derrière ces montagnes où, déjà, la nuit est tombée. Alors, je revois la maison, les rivières, les champs, les forêts qui m’ont vu grandir et qu’il me tarde de redécouvrir. Le voyage m’a montré finalement à quoi ressemblait chez moi, de quoi était faite ma vie et quels étaient les gens qui comptaient pour moi. Par comparaison, avec la distance, on s’éloigne seulement pour mieux voir, pour apprécier davantage ce que nous avions trop vu et trop entendu.
Voyager. Être nomade. Chaque semaine entrer dans une nouvelle atmosphère, découvrir un autre monde. Si longtemps. Tant de fois. Perdus dans les paysages, dans les villes. Survoler les hommes, leur environnement, leurs motivations et leurs âmes. Vivre de leurs illusions. Partager leurs univers. Au moins quelques instants. Mais rien de tout cela ne t’appartient. Ce n’est que la vie des autres. La tienne ne peut être faite de tous ces morceaux qui, ensemble, n’ont aucun sens. Tout s’agite et tu restes là, à contempler. Indifférent. Inutile. L’eau reflète sans même se troubler. Miroir, voleur d’images et d’émotions. Le décor te prête un instant ses couleurs…Devenir invisible. S’oublier. Apprendre de l’infini en accord avec le temps. Et puis rentrer. Rentrer avec tout ce désordre. Avec toutes ces idées. Ces rêves qui seront comme ceux d’un autre…Ce n’est pas un retour, seulement un autre lieu du voyage où l’on est déjà passé. La vie est un voyage. Ce n’est pas un retour mais une nouvelle arrivée. La vie, là-bas, aura changé à jamais. Ce qu’on a connu ne se matérialisera plus. Il n’y a plus rien de stable. Rien, depuis si longtemps, à quoi s’accrocher. Tout se ressemble. Rien ne s’assemble. Tout s’est écroulé. Quelque chose renaîtra derrière. Une nouvelle personne est née…
À qui sait attendre.
Les têtes d’agneaux sont entassées sur une table, tirant la langue aux passants, les yeux clos. À côté, quelques marchands de maigres légumes, d’épices essentielles et de vieilles étoffes dans un marché oublié au fond d’un quartier. Puis des armes, lasses de faire la guerre, qui se reposent allongées les unes contre les autres. Nous sommes au marché du quartier des réfugiés afghans qui sont nombreux dans la ville de Quetta proche de celle de Kandahar. Avec ces armes, autres déserteurs d’une guerre qui n’en finit pas : ceintures, casques, chaussures, drapeaux américains. Puis encore, ici et là, babouches retapées, chemises défraîchies, rapiécés et… broderies, dentelles sur étoffes raffinées, mêlées aux chiffons… Mes yeux ne lâchent plus ce bout de tissu camouflé sous les nippes. Je l’en sors, l’admire, telle une fragile princesse oubliée dans un monde de guerriers. Broderies vraiment fines. Long travail sur un tissu de qualité qui, si nous n’étions pas dans ce taudis, passerait aisément pour de la soie. En fouillant bien, nous dégotons quelques robes uniques au monde. Combien pour celle-ci ? Oh, pas grand-chose. Ce bazar ne vend que les biens de démunis qui ne désirent plus que manger. Le commerçant voisin, avisé des singuliers visiteurs, vient dire bonjour. Assis sur les tapis devant la devanture de planches, nous buvons le thé ensemble en bavardant car ici, le commerce est avant tout une relation sociale. Puis, chacun des commerçants vient nous présenter ce qu’il a de plus beau en robes. Souvent, ce qui leur semble beau ne nous plaît pas et ce que nous choisissons leur paraît dénué de valeur. Finalement, nous achetons cinq robes dentelées, brodées et colorées. Les Afghans sont contents, ils ne pensaient jamais les vendre. Aujourd’hui, à Kandahar, on ne porte plus ce style car il laisse la nuque nue... En France, nous n’en sommes pas là. Elles seront portées avec fierté. Leur prix est moins élevé que celui du nettoyage. Au pressing, l’homme nous dévisage de toute sa moustache. Combien pour nettoyer cette robe ? Il déplie, regarde, réfléchit : « 100 roupies. » « Non, non, c’est plus cher que le prix d’achat, nous en avons cinq alors combien pour le lot ? » « 500 roupies. » Le bougre ne veut rien lâcher. Il est froid et intransigeant. Sur son visage semble marqué, si vous n’êtes pas contents, allez voir ailleurs. Il n’y pas d’ailleurs. On essaie de négocier encore mais il n’y a rien à faire. Ok alors, pour 500 roupies. Mais tachez que ce soit bien fait. « Quand pourrons-nous venir les chercher ? » « Demain. » Le lendemain, nous achetons cinq nouvelles robes en retournant au marché afghan. Les marchands nous les avaient mises de côté après les avoir retrouvées dans leur souk. Discussion, thé, nous retournons ensuite à ce que l’on pourrait appeler le pressing. Le monsieur nous reçoit toujours sans sourire. Les robes ne sont pas prêtes. Combien pour les cinq nouvelles ? 500 roupies de plus, il dit comme si on était vraiment des cons. Pas moyen de négocier à nouveau. Heureusement qu’on ne les a pas payées cher. Nous devons revenir le lendemain. Elles seront prêtes. Nous repoussons donc notre départ. Déjà plus d’une semaine que nous sommes dans cette ville. En attendant, les jeunes du café Internet me font écouter de la musique dans la journée et, le soir, on parle ensemble de tout et de rien mais aussi de politique, de religion alors que ces sujets sont assez tabous. Celui qui tient le café a fait ses études à Karachi, la plus grande ville du pays sur la côte de l’océan indien, qu’il compare à une ville américaine. Puis il est revenu dans sa ville natale où il tente aujourd’hui d’organiser de petites manifestations culturelles autres que religieuses. Une nouvelle personne qui aimerait que ça change mais il sait devoir laisser le temps au temps. Les anciens demeurent ceux qu’on doit avant tout respecter. On ne bouscule pas des mœurs millénaires en une journée. À la fin de sa vie, il énumérera les choses qui auront changé. Et lui-même devra alors être à son tour respecté. Ainsi, rien ne doit aller trop vite, plus vite que le cycle des générations… Pourtant, chez nous, les anciens disent souvent être dépassés. Il est minuit passé quand je le quitte. Le lendemain, nous nous rendons au pressing, nous attendant à trouver les mêmes visages fermés et méprisants. Mais c’est tout le contraire qui arrive. Les robes sont prêtes, emballées très proprement. Nous sommes priés de passer derrière le comptoir du magasin. Alors, on nous paie le thé, l’incontournable joint de haschich et on s’ouvre enfin, jusqu’à nous traduire les messages des infos régionales de la télévision qui se divulguent au moment même. Avant de partir, gênés, nous recevons en cadeau deux shawar kamiz neuves qui valent, chacune d’elle, plus que le prix des robes et des nettoyages réunis… Dernier jour à Quetta
À l’étage enfumé d’une tchaïkhane, dans le brouhaha de voix d’hommes, quelques jeunes chrétiens entreprennent de monopoliser notre attention. Rien ne permet de les différencier des autres personnes avec qui nous bavardons car tous portent la barbe. Ce n’est qu’une fois sortis du bar, alors qu’ils insistent pour nous emmener dans leur quartier, qu’ils nous montrent une petite croix sur leur torse, accrochée au bout d’une chaînette. Nous sommes en effet, nous aussi, chrétiens de culture mais rien ne permet d’affirmer que nous le sommes encore aujourd’hui… Ce serait long de leur expliquer. Nous les suivons donc à travers les rues et allons visiter en premier la petite église qui n’est rien d’autre qu’une salle de classe avec un tas d’ornements peints et dessinés par la population jusqu’au tableau de Jésus qui arbore, ce qui est rare, un grand sourire. Dans la rue, nous partageons une partie de baby-foot avec les gamins du quartier. Il est assez rare en Inde et au Pakistan de trouver des adeptes du football. Il y en avait à Goa seulement, sans doute après la longue présence portugaise. Les footballeurs se ressemblent malgré tout de par le monde. Très vite, la partie se transforme en un match capital de world cup entre la France et le Pakistan. Les jeunes supporters sont au comble de l’agitation et une bagarre de petits poings éclate bientôt entre les enfants, nombreux autour du jeu. Les acclamations pour Zidane résonnent mais trop tard. C’est l’échec ; la France perd. Et il n’y aura pas de match retour cette année. Le calme revient et le championnat de rue pakistanais peut reprendre… L’étage d’une maison de la même rue sert de salle de musique. On nous fait visiter puis nous asseoir, avant de nous servir le thé pour patienter, le temps que des enfants courent chercher des musiciens pour improviser un concert. Toute la rue est au courant de notre présence et les enfants, surtout, se montrent derrière la petite fenêtre pour nous regarder. Le concert est vraiment sympathique. Mélange de musique traditionnelle pakistanaise, de chansons d’églises et…la musique du film Titanic. Original. Original aussi de se trouver ici, adoptés, invités à manger, à dormir et à rester indéfiniment. Un autre regard sur la religion chrétienne laissée à l’abandon dans ce coin du monde. Dans la nuit avancée, nous traversons une dernière fois cette ville pour rejoindre l’hôtel. J’ai le sentiment de les avoir abandonnés. En marchant dans la rue, les images de nos journées se superposent à celles de cette nuit. La ville est nue sous les étoiles, les rues balayées par le vent piquant, le quartier chrétien sans les enfants, le marché afghan sans couleur et sans vie, le boulevard des banques et des hôtels sous la lumière fade des néons. Abandonnés à jamais, puisque demain nous partons.
Khuda hafiz Pakistan.
En quittant Quetta en fin d’après-midi, le soleil effleurait déjà l’horizon et rendait aux roches pourpres la couleur des cendres rougeoyantes. La route s’élançait tel un rail de fête foraine entre les crêtes monumentales, s’ouvrant et se refermant, montait aux cols et dévalait les plaines sans fin. Je regrettais déjà de traverser le désert du Baloutchistan de nuit... Que n’avais-je pas vu : assurément montait aux astres, la Lune, d’une rondeur et d’une clarté qui, du fait de notre altitude, m’hypnotisait comme une prodigieuse illusion. J’ai su alors que ma nuit serait blanche. Plaines de sable, de cendres, roches striées, acérées, géantes, villages confondus, troupeaux dispersés, ombres enturbannées, barbes dessinées. Le tout d’un gris léger et doux sous l’œil fascinant de notre corps céleste. Paysages époustouflants ! Notre bus filait à travers les ornières. Les heures s’écoulaient sans qu’un bâillement ne fasse cligner mes paupières. Mes pensées de clair de Lune emplissaient mon esprit d’une sérénité à toute épreuve. Une nuit d’amour ! Le bleu sombre de la nuit s’éclaircissait déjà en rose humide du matin. Les bras écartés au vent, le visage rafraîchi par les ablutions, je n’étais que béatitude et ma prière à moi n’en était que plus profonde. Un matin de voyage où, plus prompt que le soleil lui-même, j’embrassais cette journée née devant moi. Mon désir de la vivre me brûlait plus encore que les premiers rayons aveuglants du soleil blanc des déserts. Nous rentrions triomphants, ivres de nouvelles connaissances, dans cet énigmatique pays qu’est l’Iran ! Rien ne pouvait me rendre plus vivant et plus libre qu’une telle nuit. Un souvenir me revint alors, une question, une seule, qui fit s’effondrer en moi l’espoir, ce jour-là, avec celle que je souffrais d’aimer : Que vas-tu chercher là-bas que tu n’as pas ici ? Sans rien dire, je suis parti. Les mots ne pourront jamais décrire ne serait-ce que le parfum du vent et son corps remplacer les sensations que j’éprouve en voyageant.
* Nicolas Bouvier