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Prudence sur les pistes des parcs au Botswana English translation pending
Bonjour,
A plusieurs reprises sur ce forum ( je pense à Vinnylove) il a été question de faire preuve de la plus grande prudence sur les pistes qui traversent Savuti, Moremi etc.
Voici la triste mésaventure arrivée en septembre à un couple de Sud africains partis en balade au Botswana
03-10-11 http://www.4x4community.co.za/...owthread.php?t=95614
Cela fait froid dans le dos... 🤪 🏴☠️
Sur ce même forum on commente également les terribles feux qui brûlèrent quantité d'hectares du parc Naukluft entre la Tsondab River, Solitaire, Kuiseb River, Gaub Pass, Rostock Ritz, C14 par où chacun de nous est passé... ( en plus de ceux encore plus terribles du parc d'Etosha )
http://www.4x4community.co.za/...owthread.php?t=96297
Les pluies exceptionnelles de cette année firent pousser une épaisse couverture herbeuse qui après la sécheresse était une aubaine pour le feu. C'est dommage que les excès de la pluie tant attendue amènent des excès de feux galopants ! 🤪
A plusieurs reprises sur ce forum ( je pense à Vinnylove) il a été question de faire preuve de la plus grande prudence sur les pistes qui traversent Savuti, Moremi etc.
Voici la triste mésaventure arrivée en septembre à un couple de Sud africains partis en balade au Botswana
03-10-11 http://www.4x4community.co.za/...owthread.php?t=95614
Cela fait froid dans le dos... 🤪 🏴☠️
Sur ce même forum on commente également les terribles feux qui brûlèrent quantité d'hectares du parc Naukluft entre la Tsondab River, Solitaire, Kuiseb River, Gaub Pass, Rostock Ritz, C14 par où chacun de nous est passé... ( en plus de ceux encore plus terribles du parc d'Etosha )
http://www.4x4community.co.za/...owthread.php?t=96297
Les pluies exceptionnelles de cette année firent pousser une épaisse couverture herbeuse qui après la sécheresse était une aubaine pour le feu. C'est dommage que les excès de la pluie tant attendue amènent des excès de feux galopants ! 🤪
Trois mois en Australie: partir vers le Nord ou le Sud? English translation pending
Salut,
Au cours d'un congé sabbatique, je passe 3 mois en Australie, de début décembre à début mars.
Je rejoins à Sydney une amie qui est également en cours de grand voyage.
Le truc c'est que je pensais partir d'abord vers le nord, en longeant la côte puis bifurquer vers le Centre Rouge pour arriver jusque Darwin puis, si le timing le permet, redescendre pour la Tasmanie. Mon amie, souhaite faire l'inverse : commencer par le sud pour remonter vers le nord.
Question climat : que nous conseillez-vous ? D'abord le sud ou le nord ? Le truc c'est qu'il y a la mousson au nord si j'ai bien compris, et que le Centre Rouge est super chaud en été.
Merci d'avance pour vos conseils !
Au cours d'un congé sabbatique, je passe 3 mois en Australie, de début décembre à début mars.
Je rejoins à Sydney une amie qui est également en cours de grand voyage.
Le truc c'est que je pensais partir d'abord vers le nord, en longeant la côte puis bifurquer vers le Centre Rouge pour arriver jusque Darwin puis, si le timing le permet, redescendre pour la Tasmanie. Mon amie, souhaite faire l'inverse : commencer par le sud pour remonter vers le nord.
Question climat : que nous conseillez-vous ? D'abord le sud ou le nord ? Le truc c'est qu'il y a la mousson au nord si j'ai bien compris, et que le Centre Rouge est super chaud en été.
Merci d'avance pour vos conseils !
InchaAllaH - Petite histoire du Sénégal English translation pending
« Tu vois, si on avait une ambulance … ».
Les petites histoires en général commencent toutes par des petites phrases. Celle-ci ne déroge pas à la règle, ce ne sont que quelques mots aussi simple que bonjour ou que As-Salamu Alaykum. Je suis désolé, j’essaye pourtant de donner un sourire à mes textes mais ces lettres s’alignent, s’entêtent, se répètent et résonnent dans ma tête. Sur la feuille blanche muette je ne vais pas vous raconter l’éternité de mon mal-être, juste vous conter le monde et ses formes imparfaites.
C’était un lundi matin, peut-être un mardi. Ce qui est sur et certain c’est que ça aurait pu être n’importe quel jour de la semaine tant les jours se ressemblent au Fouta[1]. Benoît, l’infirmier de Gawdé Bofé, travaille au dispensaire et fait les consultations avec Rugy, la matrone. Une matrone, c’est une femme que l’on forme au village pour pallier au manque de sages-femme au Sénégal. A l’issue de ces 6 mois de formation, elle peut faire les accouchements et assister l’infirmier dans les soins de base. En vérité, elle sait presque tout faire car les urgences ne laissent pas le choix que de se former « sur le tas ».
Abù, le président de l’association des jeunes du village, et moi, sommes chez Benoît. Le matin on se retrouve souvent tous les deux, on discute des projets pour le village, on débat sur l’actualité, bref, on refait le monde comme on peut et surtout avec le peu qu’on a … et ce qu’on a le plus, c’est la parole.
Aujourd’hui, Benoît a beaucoup de patients, surtout des femmes et des enfants. En général, les débuts de semaine sont difficiles. Benoît prend son jour de congé le dimanche, alors dès le lundi, les malades sont nombreux à attendre devant les vieilles portes en ferraille du dispensaire et à s’asseoir sur les bancs en bois. Ceux qui n’ont plus de place restent debout ou reviendront plus tard, peut-être en soirée ou le lendemain.
Mais des cris et des pleurs interrompent notre reconstruction du monde. Une charrette tirée par deux ânes arrive à toute vitesse. Dessus, une femme qui souffre et crie en se tenant le ventre, avec deux hommes, son mari et son frère. De chez Benoît, on entend du bruit. Abù et moi sortons de nos illusions et nous précipitons au dispensaire. De l’agitation, les autres patients s’affolent, car ici, tout le monde se connaît. D’ailleurs même nous on les connaît ces gens-là. La charrette vient de Niarwal, un village à 10 km de Gawdé Bofé, plus loin dans la brousse. Je me souviens qu’avec Abù on était parti là-bas la semaine dernière pour rendre visite au chef du village, Demba BA. Et la femme enceinte qui était chez lui, que j’avais salué et félicité, c’est elle qui vient juste d’arriver.
Je me revois la piste entre les deux villages, et ce jour là avec Abù, on avait crevé une roue à cause des nids de poule et des épines. Obligé de téléphoner à un villageois pour nous en amener une autre et continuer notre chemin. Heureusement ce jour là, on avait pas une femme enceinte avec nous …
On aide Benoît à porter la femme dans la petite salle d’accouchement du dispensaire. Les deux lits sont heureusement vides aujourd’hui, il n’y a pas eu d’autre accouchement les jours passés, parfois ce n’est pas le cas, il faut alors improviser, mettre des matelas dehors …
C’est dommage parce qu’une ONG française avait construit une maternité il y a quelques années mais ils avaient oublié d’amener l’équipement qui va avec. Ce n’est qu’un bâtiment qui, aujourd’hui prend l’eau et sert à stocker le matériel de construction : pelles, ciment, truelles et quelques fils de fer. Au moins, ça sert à quelque chose.
Avec Abù on sort de la salle, et on laisse Benoît et Rugy faire leur travail. On attend tous anxieux sur les bancs du dispensaire. On était en train de refaire le monde et voilà que la réalité nous remet les pieds sur terre … Pourtant ça arrive souvent ici, et on commence à s’habituer, on était même en train de parier sur le prénom du petit : Benoît, David, Abù si c’est un garçon, peut-être Rugy ou Panda si c’est une fille.
Mais alors que l’on s’attendait à entendre les cris du nouveau né, toujours rien. Au bout d’un moment, je me lève et calmement je vais à l’intérieur voir comment ça se passe. Benoît ouvre la porte et se rue dehors presque en me bousculant. Il regarde Abù et lui dit : « Va chercher ta charrette vite ! ». L’infirmier n’avait pas besoin de rajouter quelques mots inutiles, tout le monde sait ce que sa sous-entend : « accouchement compliqué, évacuation vers l’hôpital de Bakel ». Le seul problème, c’est qu’au village il n’y a pas de véhicule, et que la route goudronnée est à 4 km, le seul moyen est d’emmener la femme sur la charrette jusqu’à la route et de prier pour qu’une voiture passe par là et accepte de l’évacuer vers Bakel, à 30 km d’ici,
InchaAllaH.
Abù connaît le métier, il sait ce qu’il doit faire. A défaut d’un véhicule au village, c’est lui qui fait office d’ambulancier, et il en a déjà vu de toutes les couleurs. Un matin justement, il me racontait que parfois les femmes accouchaient sur la charrette pendant le trajet, la faute aux secousses. Mais moins drôle, certaines décèdent aussi sur la charrette avant d’atteindre la route et l’hôpital. Abù me raconte ça comme une banale routine, et en fait ça l’est bien une routine.
On place la femme délicatement sur la charrette. Abù avait mis deux matelas en mousse pour amortir les chocs sur la piste. Rugy et moi nous partons avec lui. Benoît reste au dispensaire s’occuper des autres patients mais je sais qu’il appellera dans quelques minutes pour prendre des nouvelles.
Et c’est parti pour 4 km de piste parsemée de bosses, de nids de poule, de sable, et tout son lot de souffrances pour la femme enceinte. En tant normal, même nous on souffre de ce petit voyage entre le village et le goudron, alors avec une malade à nos côtés ..
Tout le long du chemin, elle s’en remettra à Dieu « AllaH Ouakbar, AllaH Ouakbar … », et nous aussi c’est à Lui que nous pensons à ce moment là.
Le pire c’est que l’on ne sait pas ce qui nous attends une fois arrivé à la route. Parfois, quand on veut voyager, on peut attendre 2 heures ici le temps qu’une voiture arrive, d’autres fois 5 minutes, il n’ y a pas de règle. D’habitude, on s’en fiche, mais aujourd’hui c’est le moment d’avoir un peu de chance. On arrive à la route : rien. Même pas l’ombre d’une vache, c’est pour dire.
Abù décide de remonter la route vers Thianiaf, une petite ville à encore 3 km, il y a un garage, on trouvera forcément une voiture là-bas. Au bout d’1 km, j’entends un bruit, je dis à Abù qu’une voiture arrive, il gare la charrette sur le côté et se met au milieu de la route, malheureusement c’est un 4x4. Je dis malheureusement car avec Abù, quand on voyage tous les deux, les 4x4 sont les seuls à ne jamais s’arrêter. On avait coutume de dire en Pulaar, la langue locale, « Auto mawdo, bernde toccocel » qui signifie en français « grosse voiture, petit cœur ». Autant pour moi, avec notre ambulancier en plein milieu de la route, le chauffeur n’avait pas d’autre choix que de s’arrêter. C’est notre jour de chance, à l’intérieur du véhicule, le préfet de Bakel qui était en déplacement et rentre à sa préfecture. Il accepte d’emmener la femme à l’hôpital.
Ca ne se passe pas toujours comme ça. C’est déjà arrivé qu’Abù arrête une voiture et que le conducteur refuse moyennant finance. Alors il négocie le prix du transport et sort quelques billets de sa poche, c’est triste mais le temps presse. On a pas le temps de se mettre en colère dans ces moments là.
La voiture démarre et tous les trois on reste planter là à regarder le véhicule jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon. La tension redescend et on a comme l’impression de respirer à nouveau.
On se regarde sans savoir quoi se dire, puis Abù me lance : « Tu vois, si on avait une ambulance … ». A mon tour, je regarde Abù et Rugy puis leur dit : « On aura cette ambulance, InchaAllaH ». Et tout le monde de répéter :
« InchaAllaH »
Plus tard, on apprendra par Benoît que la femme est arrivée juste à temps à l’hôpital de Bakel, elle est en bonne santé et elle a accouché d’une petite fille, elle s’appelle Rugy et se porte bien. Finalement, on avait quand même gagner notre pari. Elle rentrera au village dans quelques jours quand elle retrouvera ses forces. Pour elle, c’est bon, la pièce est tombée du bon côté, mais pour d’autres …
On pense d’ailleurs à la femme de notre ami Toussé qui, une fois évacuée à Bakel, a du être ré évacué à l’hôpital d’Ourrossogui à plus de 150 km car les médecins ne pouvaient rien faire. Elle est décédée dans une ambulance entre les deux hôpitaux à Dundé, un petit village sur la route. Et on pourrait en citer beaucoup d’autres, Mariam, Maïmouna, Djeynaba, Kadia …
Après cette histoire, avec Abù on a décidé d’arrêter de refaire le monde avec notre bouche, et on est parti avec sa charrette sillonner les 12 villages que prend en charge le dispensaire pour recenser les femmes décédées en évacuation et discuter avec les chefs de village du projet de l’ambulance. Plus tard, on rencontrera le médecin chef de Kanel et on se rendra même à Dakar commencer à négocier les véhicules.
Cette ambulance, on ne l’a pas encore mais aujourd’hui, avec Abù, quand on se parle au téléphone on a toujours en tête cette petite phrase « On aura cette ambulance,
InchaAllaH … ».
Par David DUPUY
[1] Fouta Toro (ou Fuuta Tooro) : Nom d’un grand royaume édifié au XVIème siècle et situé au Nord du Sénégal dans la Vallée du Fleuve.
Les petites histoires en général commencent toutes par des petites phrases. Celle-ci ne déroge pas à la règle, ce ne sont que quelques mots aussi simple que bonjour ou que As-Salamu Alaykum. Je suis désolé, j’essaye pourtant de donner un sourire à mes textes mais ces lettres s’alignent, s’entêtent, se répètent et résonnent dans ma tête. Sur la feuille blanche muette je ne vais pas vous raconter l’éternité de mon mal-être, juste vous conter le monde et ses formes imparfaites.
C’était un lundi matin, peut-être un mardi. Ce qui est sur et certain c’est que ça aurait pu être n’importe quel jour de la semaine tant les jours se ressemblent au Fouta[1]. Benoît, l’infirmier de Gawdé Bofé, travaille au dispensaire et fait les consultations avec Rugy, la matrone. Une matrone, c’est une femme que l’on forme au village pour pallier au manque de sages-femme au Sénégal. A l’issue de ces 6 mois de formation, elle peut faire les accouchements et assister l’infirmier dans les soins de base. En vérité, elle sait presque tout faire car les urgences ne laissent pas le choix que de se former « sur le tas ».
Abù, le président de l’association des jeunes du village, et moi, sommes chez Benoît. Le matin on se retrouve souvent tous les deux, on discute des projets pour le village, on débat sur l’actualité, bref, on refait le monde comme on peut et surtout avec le peu qu’on a … et ce qu’on a le plus, c’est la parole.
Aujourd’hui, Benoît a beaucoup de patients, surtout des femmes et des enfants. En général, les débuts de semaine sont difficiles. Benoît prend son jour de congé le dimanche, alors dès le lundi, les malades sont nombreux à attendre devant les vieilles portes en ferraille du dispensaire et à s’asseoir sur les bancs en bois. Ceux qui n’ont plus de place restent debout ou reviendront plus tard, peut-être en soirée ou le lendemain.
Mais des cris et des pleurs interrompent notre reconstruction du monde. Une charrette tirée par deux ânes arrive à toute vitesse. Dessus, une femme qui souffre et crie en se tenant le ventre, avec deux hommes, son mari et son frère. De chez Benoît, on entend du bruit. Abù et moi sortons de nos illusions et nous précipitons au dispensaire. De l’agitation, les autres patients s’affolent, car ici, tout le monde se connaît. D’ailleurs même nous on les connaît ces gens-là. La charrette vient de Niarwal, un village à 10 km de Gawdé Bofé, plus loin dans la brousse. Je me souviens qu’avec Abù on était parti là-bas la semaine dernière pour rendre visite au chef du village, Demba BA. Et la femme enceinte qui était chez lui, que j’avais salué et félicité, c’est elle qui vient juste d’arriver.
Je me revois la piste entre les deux villages, et ce jour là avec Abù, on avait crevé une roue à cause des nids de poule et des épines. Obligé de téléphoner à un villageois pour nous en amener une autre et continuer notre chemin. Heureusement ce jour là, on avait pas une femme enceinte avec nous …
On aide Benoît à porter la femme dans la petite salle d’accouchement du dispensaire. Les deux lits sont heureusement vides aujourd’hui, il n’y a pas eu d’autre accouchement les jours passés, parfois ce n’est pas le cas, il faut alors improviser, mettre des matelas dehors …
C’est dommage parce qu’une ONG française avait construit une maternité il y a quelques années mais ils avaient oublié d’amener l’équipement qui va avec. Ce n’est qu’un bâtiment qui, aujourd’hui prend l’eau et sert à stocker le matériel de construction : pelles, ciment, truelles et quelques fils de fer. Au moins, ça sert à quelque chose.
Avec Abù on sort de la salle, et on laisse Benoît et Rugy faire leur travail. On attend tous anxieux sur les bancs du dispensaire. On était en train de refaire le monde et voilà que la réalité nous remet les pieds sur terre … Pourtant ça arrive souvent ici, et on commence à s’habituer, on était même en train de parier sur le prénom du petit : Benoît, David, Abù si c’est un garçon, peut-être Rugy ou Panda si c’est une fille.
Mais alors que l’on s’attendait à entendre les cris du nouveau né, toujours rien. Au bout d’un moment, je me lève et calmement je vais à l’intérieur voir comment ça se passe. Benoît ouvre la porte et se rue dehors presque en me bousculant. Il regarde Abù et lui dit : « Va chercher ta charrette vite ! ». L’infirmier n’avait pas besoin de rajouter quelques mots inutiles, tout le monde sait ce que sa sous-entend : « accouchement compliqué, évacuation vers l’hôpital de Bakel ». Le seul problème, c’est qu’au village il n’y a pas de véhicule, et que la route goudronnée est à 4 km, le seul moyen est d’emmener la femme sur la charrette jusqu’à la route et de prier pour qu’une voiture passe par là et accepte de l’évacuer vers Bakel, à 30 km d’ici,
InchaAllaH.
Abù connaît le métier, il sait ce qu’il doit faire. A défaut d’un véhicule au village, c’est lui qui fait office d’ambulancier, et il en a déjà vu de toutes les couleurs. Un matin justement, il me racontait que parfois les femmes accouchaient sur la charrette pendant le trajet, la faute aux secousses. Mais moins drôle, certaines décèdent aussi sur la charrette avant d’atteindre la route et l’hôpital. Abù me raconte ça comme une banale routine, et en fait ça l’est bien une routine.
On place la femme délicatement sur la charrette. Abù avait mis deux matelas en mousse pour amortir les chocs sur la piste. Rugy et moi nous partons avec lui. Benoît reste au dispensaire s’occuper des autres patients mais je sais qu’il appellera dans quelques minutes pour prendre des nouvelles.
Et c’est parti pour 4 km de piste parsemée de bosses, de nids de poule, de sable, et tout son lot de souffrances pour la femme enceinte. En tant normal, même nous on souffre de ce petit voyage entre le village et le goudron, alors avec une malade à nos côtés ..
Tout le long du chemin, elle s’en remettra à Dieu « AllaH Ouakbar, AllaH Ouakbar … », et nous aussi c’est à Lui que nous pensons à ce moment là.
Le pire c’est que l’on ne sait pas ce qui nous attends une fois arrivé à la route. Parfois, quand on veut voyager, on peut attendre 2 heures ici le temps qu’une voiture arrive, d’autres fois 5 minutes, il n’ y a pas de règle. D’habitude, on s’en fiche, mais aujourd’hui c’est le moment d’avoir un peu de chance. On arrive à la route : rien. Même pas l’ombre d’une vache, c’est pour dire.
Abù décide de remonter la route vers Thianiaf, une petite ville à encore 3 km, il y a un garage, on trouvera forcément une voiture là-bas. Au bout d’1 km, j’entends un bruit, je dis à Abù qu’une voiture arrive, il gare la charrette sur le côté et se met au milieu de la route, malheureusement c’est un 4x4. Je dis malheureusement car avec Abù, quand on voyage tous les deux, les 4x4 sont les seuls à ne jamais s’arrêter. On avait coutume de dire en Pulaar, la langue locale, « Auto mawdo, bernde toccocel » qui signifie en français « grosse voiture, petit cœur ». Autant pour moi, avec notre ambulancier en plein milieu de la route, le chauffeur n’avait pas d’autre choix que de s’arrêter. C’est notre jour de chance, à l’intérieur du véhicule, le préfet de Bakel qui était en déplacement et rentre à sa préfecture. Il accepte d’emmener la femme à l’hôpital.
Ca ne se passe pas toujours comme ça. C’est déjà arrivé qu’Abù arrête une voiture et que le conducteur refuse moyennant finance. Alors il négocie le prix du transport et sort quelques billets de sa poche, c’est triste mais le temps presse. On a pas le temps de se mettre en colère dans ces moments là.
La voiture démarre et tous les trois on reste planter là à regarder le véhicule jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon. La tension redescend et on a comme l’impression de respirer à nouveau.
On se regarde sans savoir quoi se dire, puis Abù me lance : « Tu vois, si on avait une ambulance … ». A mon tour, je regarde Abù et Rugy puis leur dit : « On aura cette ambulance, InchaAllaH ». Et tout le monde de répéter :
« InchaAllaH »
Plus tard, on apprendra par Benoît que la femme est arrivée juste à temps à l’hôpital de Bakel, elle est en bonne santé et elle a accouché d’une petite fille, elle s’appelle Rugy et se porte bien. Finalement, on avait quand même gagner notre pari. Elle rentrera au village dans quelques jours quand elle retrouvera ses forces. Pour elle, c’est bon, la pièce est tombée du bon côté, mais pour d’autres …
On pense d’ailleurs à la femme de notre ami Toussé qui, une fois évacuée à Bakel, a du être ré évacué à l’hôpital d’Ourrossogui à plus de 150 km car les médecins ne pouvaient rien faire. Elle est décédée dans une ambulance entre les deux hôpitaux à Dundé, un petit village sur la route. Et on pourrait en citer beaucoup d’autres, Mariam, Maïmouna, Djeynaba, Kadia …
Après cette histoire, avec Abù on a décidé d’arrêter de refaire le monde avec notre bouche, et on est parti avec sa charrette sillonner les 12 villages que prend en charge le dispensaire pour recenser les femmes décédées en évacuation et discuter avec les chefs de village du projet de l’ambulance. Plus tard, on rencontrera le médecin chef de Kanel et on se rendra même à Dakar commencer à négocier les véhicules.
Cette ambulance, on ne l’a pas encore mais aujourd’hui, avec Abù, quand on se parle au téléphone on a toujours en tête cette petite phrase « On aura cette ambulance,
InchaAllaH … ».
Par David DUPUY
[1] Fouta Toro (ou Fuuta Tooro) : Nom d’un grand royaume édifié au XVIème siècle et situé au Nord du Sénégal dans la Vallée du Fleuve.
Etat de la piste 32 à Madagascar? English translation pending
BONJOUR
RECHERCHE RENSEIGNEMENTS SUR ETAT DE LA PISTE 32 A MADA
DEPART DE MORAMANGA DIRECTION AMPANDRIAKILANDY ESTIMATION 700 KM ET RECUPERATION DE LA NATIONAL 6 POUR DIEGO
JE PART LE 18 NOV EN BECANE POUR CETTE PISTE
MERCI DES RENSEIGNEMENTS
RECHERCHE RENSEIGNEMENTS SUR ETAT DE LA PISTE 32 A MADA
DEPART DE MORAMANGA DIRECTION AMPANDRIAKILANDY ESTIMATION 700 KM ET RECUPERATION DE LA NATIONAL 6 POUR DIEGO
JE PART LE 18 NOV EN BECANE POUR CETTE PISTE
MERCI DES RENSEIGNEMENTS
Récit de mon voyage en Thaïlande (janvier-février 2011) English translation pending
Bonjour à tous!
Je prends enfin le temps de présenter le compte rendu de mon voyage en Thaïlande en espérant que ce dernier puisse aider certains d'entre vous. J'avais promis de compléter cette page, et c'est avec plaisir que je fais l'exercice aujourd'hui.
Destination : Thaïlande. Moment : Janvier et Février 2011.
Le 21 janvier, après un avion manqué au Japon, nous arrivons finalement à Bangkok. Nous y passons 3 jours. Nous visitons le grand palais et le Wat Pho et nous sommes comblés par tant de beauté. Nous marchons dans les rues et se payons une petite balade sur le fleuve pour voir la ville sous cet angle. Nous visitons les marchés et traversons les ruelles avec grand plaisir, tout en se laissant imprégner par la culture Thaï. Le soir, nous visitons différents quartiers pour voir la vie nocturne. Super!
Le 24 janvier, nous quittons Bangkok pour Kanchanbouri. Nous visitons le marché flottant, le pont de la rivière Kwai et le musée après avoir décidé de se joindre à un groupe pendant une journée... Nous n'apprécions pas du tout cette activité. Nous allons ensuite au temple du tigre avec le groupe. Nous nous rendons vite compte qu'il s'agit d'une attraction visant à prendre des photos avec ces animaux magnifiques. Encore une fois, nous sommes confrontés dans nos valeurs et nous n'apprécions pas beaucoup (voyage de groupe, vraiment pas pour nous...; animaux visiblement drogués, plutôt choquants...). La journée se termine enfin. Nous gagnons une maison flottante où nous avons choisi de passer la nuit. Vraiment chouette! Nous faisons la connaissance d'un groupe de français sur place. C'est la fête!😏
Le lendemain (25), nous partons pour le parc d'Erawan en petite fourgonnette avec le reste de la maisonnée. Nous y passons une demi-journée. Le parc est absolument splendide! Nous sommes émerveillés par les bassins d'eau turquoise et limpide qui coulent de cascades en cascades. Après un peu de marche en montagne et beaucoup de baignade, nous quittons ce parc féérique pour Ayhuttaya.
Nous prenons le train. À la gare, un tuk-tuk nous attend. Nous avions pris entente avec notre guesthouse. Le lendemain (26), nous visitons la ville à vélo (vraiment très intéressant!). Nous regardons les enfants jouer dans les cour d'école, nous cassons la croûte chez une vieille dame qui nous offre la soupe et nous repartons sur notre monture. Le soir venu, nous demandons à une dame de nous faire visiter la ville à partir du fleuve. Moyennant quelques dollars, elle accepte. Notre balade sur l'eau est magnifique au coucher du soleil! Les temples sont presques tous en bordure de l'eau et la dame s'arrête pour nous permettre d'y descendre ou de prendre quelques photos. C'était beau et relaxant. Je le recommande. Vous n'avez qu'à vous présenter à un quai de la ville et à négocier ou à demander à votre guesthouse.
Le 27 janvier, nous partons pour Sukkothai. Nous prenons l'autobus. À Sukkothai, nous choisissons de visiter les temples à mobylette. Les temples sont différents ici. Ils ont pour la plupart été restaurés. Le soir venu, nous choisissons de nous faire masser. Une fois le massage commencé, on réalise que mon conjoint se fait masser (ou plutôt plier en quatre) par un Ladyboy et non une femme. Sa voix est si grave que c'est plus qu'évident... Nous sommes très ouverts et nous n'y voyons aucune objection, mais lorsque nous le réalisons, nous avons envi de rire... Suite à notre massage, nous entendons une fête dans les rues de la ville. Nous constatons qu'il s'agit d'un festival de Ladyboy, en robe de soirée. Nous voyons la masso de mon homme arriver en robe à paillette... Enfin, Sukkothai était une ville plutôt inattendue. Le parc était bien, par contre, nous avons davantage apprécié Ayuthaya. Nous quittons Sukkothai le 29 janvier. Nous partons pour Chang Mai.
A Chang Mai, nous prenons une journée pour visiter la ville, mais dès le surlendemain, nous laissons la ville pour un trek de 3 jours. Le 31 janvier, nous quittons donc avec un petit groupe pour un trekking dans la brousse. Nous y faisons la connaissance de 2 belges, 2 américains, 2 norvégiens et notre guide, un jeune Thaï fort sympathique. Pendant le trek, nous marchons en montagne, mangeons chez des gens qui nous accueillent chez eux et faisons la rencontre des peuples qui vivent en montagnes. Nous dormons dans des huttes, sous un moustiquaire, à même le sol. Paysage : beau (chute, rizière, jungle). Nourriture : correcte. Confort : assez mauvais (dépêchez-vous de choisir votre "lit" car vous pourriez avoir celui qui inclu deux trois planches inégales qui vous remontent dans le dos...). Plaisir : garanti, si un bon groupe. Rencontres : extraordinaires. Le soir venu, nous discutons autour d'un feu et parlons de la culture de chacun. Nous jouons aux cartes, apprenons à jouer les instruments de musique locaux et buvons du Thaï whisky...😉 Seul hic du trek, une des voyageuse n'étant vraiment pas en forme, le guide nous fait prendre un raccourci beaucoup moins intéressant. Puis, il finit par faire venir un ami pour les raccompagner, car nous en avons un peu marre de nous trainer les pieds... Avis aux vraiment mal en point qui veulent se joindre à un groupe : mesurer vos capacités SVP.
Le 2 février, nous terminons notre trek en nous baignons sur une petite plage déserte. Ensuite, nous descendons une rivière en bamboo rafting et le guide nous raccompagne à nos guesthouses respectifs. Conclusion : très bonne expérience. Suggestion : Faire un trek encore plus au nord. Selon notre guide, encore plus intéressant et pour avoir vu les paysages par la suite, je le crois.
Le 3 février, nous passons une autre journée à Chang Mai. Le lendemain, nous montons vers Pai en fourgonnette, (plus au nord).
Le 5 février, arrivée à Pai. Nous aimons beaucoup l'ambiance de ce petit village. Par contre, il fait frais les matins et le soir. Pai est une ville de fête le soir, où on peut relaxer le jour. Nous y louons une moto et décidons de faire le route qui se rend à Mae Hong Son. MAGNIFIQUE!😎 Route sinueuse, en montagnes, culture à flanc de montagnes, verdure partout, grottes, petits villages dans les vallées : absolument nous. Le soir venu, nous revenons à Pai, mais nous décidons de garder la moto et de monter encore plus au nord dès le lendemin. Notre balade nous mènera jusqu'à la frontière birmane. Les paysages sont à couper le souffle et là, les touristes se font rare. Les enfants courent à notre suite dans la rue en nous saluant, rien n'est traduit en anglais et les gens nous arrêtent pour nous toucher et nous prendre en photo. Pas la Thaïlande habituelle...
Vers le 7 février en soirée, nous revenons vers Pai, après avoir eu un ennui avec notre moto. Une chance qu'un gentil villageois a accepté de nous aider... et ce... sans nous comprendre et nous connaître bien sûr... Avec plusieurs signes et un peu d'entraide, nous avons fini par réparer la bécane et avons repris la route. Merci à cet homme extraordinaire de qui nous gardons un très bon souvenir!
Le 9 février, retour à Chang Mai (en moto de Pai). Nous prenons le train de nuit pour les îles. Vers 4 hrs du matin, soit avec 1h30 de retard environ, nous arrivons à destination. Nous prenons le traversion pour Koh Tao et y passerons 4 jours. Nous avons mangé dans le train et tout était OK.
A Koh Tao, nous décidons de compléter nos cours de plongée sous-marine. Nous obtenons nos cartes OWD Padi. Nous mangeons sur la plage et profitons de notre nouveau sport, que nous adorons. Nous quittons cette île le coeur un peu gros, car nous commençions à y trouver nos repères et les restaurateurs nous reconnaissaient. Ils discutaient avec nous le matin... Nous quittons néanmoins Koh Tao pour Krabi.
Vers le 14 février, nous arrivons donc à Krabi. Nous faisons le tour en mobylette et visitons le temple du tigre. Nous entrepenons une ascension de je ne sais plus combien de marches (environ 1000 / 1500) sous un soleil tapant, sans eau. Bravo champions! Nous en payons le prix, mais sommes satisfaits de la vue une fois sur place, c'est très beau! Le soir, il y a des restos et des marchés. Le lendemain, nous partons faire du kayak dans la forêt de mangrove. Très très beau! Constat : activités intéressantes, mais la ville est très peu attrayante. Nous avons moins apprécié Krabi que les autres endroits. Les plages sont plutôt décevantes et la ville aussi...Enfin, tous les goûts sont dans la nature.
Le 17 février, nous partons pour Koh Lanta. À Koh Lanta, nous restons 3 jours. Nous louons une mobylette, visitons le parc national et trainons sur la plage. Nous en profitons aussi pour plonger, notre nouveau sport. Nous plongeons sur "Huang Duang" et adorons notre expérience. Notre guide nous fait bien rire. Koh Lanta est franchement relaxe et agréable comme île. C'est bien, surtout en famille. C'est une île majoritairement musulmane. Nous entendons la messe musulmane de notre chambre et sommes seuls sur la plage. (Vous pouvez faire du kayak dans la forêt de mangrove à Koh Lanta).
Vers le 20 février, nous quittons Koh Lanta en traversier pour se rendre à Koh Phi Phi. Cette île est magnifique, mais vraiment très très touristique. Néanmoins, on ne regrette aucunement notre séjour et c'est un de nos coups de coeur pour les paysages. Falaises à flanc de montagnes, plongées superbes (épave du King cruiser), Maya Bay, croisière du Bamboo island, Kayak, randonnées pédestres, que d'activités et de plaisir!
Le 24 février, nous quittons cette île pour rejoindre Phuket, d'où nous devons prendre notre avion pour Bangkok. Nous sommes assaillis par les vendeurs de toute sorte et là, nous battons les records du tourisme. Les néons, les buildings, le béton, tout ce qu'on déteste réuni... Nous y passons 1 journée et demie. Le soir venu, nous rencontrons quand même un groupe d'Allemands et autres en faisant la fête dans un bar. Nous prenons plusieurs verres et passons une très belle soirée, entourés de ladyboys qui se déhanchent à même la rue...🤪 Weird... Conclusion : Phuket= drôle pour une soirée, mais vraiment trop touristique et non représentative de la culture Thaï à mon goût. Belles plages, mais bondées...Par contre, possibilité d'organiser beaucoup d'activités.
Le lendemain, nous reprenons l'avion pour Bangkok, puis l'avion pour Montréal. Les douches de la gare nous sont utiles et sont relativement propres. Nous laissons nos sacs en cosigne quelques heures le temps de faire une dernière virée de la ville et mangeons notre dernier Green Curry.
Retour à Montréal le 1 mars.
Voilà, j'espère que ce long compte rendu pourra éclairer certains voyageurs et leur donner envi de visiter ce charmant pays qu'est la Thaïlande. Prochaine destination : Inde. Date : Janvier-Février 2012. Compte rendu à venir.
Geneviève, une passionnée de voyage.
Le 24 janvier, nous quittons Bangkok pour Kanchanbouri. Nous visitons le marché flottant, le pont de la rivière Kwai et le musée après avoir décidé de se joindre à un groupe pendant une journée... Nous n'apprécions pas du tout cette activité. Nous allons ensuite au temple du tigre avec le groupe. Nous nous rendons vite compte qu'il s'agit d'une attraction visant à prendre des photos avec ces animaux magnifiques. Encore une fois, nous sommes confrontés dans nos valeurs et nous n'apprécions pas beaucoup (voyage de groupe, vraiment pas pour nous...; animaux visiblement drogués, plutôt choquants...). La journée se termine enfin. Nous gagnons une maison flottante où nous avons choisi de passer la nuit. Vraiment chouette! Nous faisons la connaissance d'un groupe de français sur place. C'est la fête!😏
Le lendemain (25), nous partons pour le parc d'Erawan en petite fourgonnette avec le reste de la maisonnée. Nous y passons une demi-journée. Le parc est absolument splendide! Nous sommes émerveillés par les bassins d'eau turquoise et limpide qui coulent de cascades en cascades. Après un peu de marche en montagne et beaucoup de baignade, nous quittons ce parc féérique pour Ayhuttaya.
Nous prenons le train. À la gare, un tuk-tuk nous attend. Nous avions pris entente avec notre guesthouse. Le lendemain (26), nous visitons la ville à vélo (vraiment très intéressant!). Nous regardons les enfants jouer dans les cour d'école, nous cassons la croûte chez une vieille dame qui nous offre la soupe et nous repartons sur notre monture. Le soir venu, nous demandons à une dame de nous faire visiter la ville à partir du fleuve. Moyennant quelques dollars, elle accepte. Notre balade sur l'eau est magnifique au coucher du soleil! Les temples sont presques tous en bordure de l'eau et la dame s'arrête pour nous permettre d'y descendre ou de prendre quelques photos. C'était beau et relaxant. Je le recommande. Vous n'avez qu'à vous présenter à un quai de la ville et à négocier ou à demander à votre guesthouse.
Le 27 janvier, nous partons pour Sukkothai. Nous prenons l'autobus. À Sukkothai, nous choisissons de visiter les temples à mobylette. Les temples sont différents ici. Ils ont pour la plupart été restaurés. Le soir venu, nous choisissons de nous faire masser. Une fois le massage commencé, on réalise que mon conjoint se fait masser (ou plutôt plier en quatre) par un Ladyboy et non une femme. Sa voix est si grave que c'est plus qu'évident... Nous sommes très ouverts et nous n'y voyons aucune objection, mais lorsque nous le réalisons, nous avons envi de rire... Suite à notre massage, nous entendons une fête dans les rues de la ville. Nous constatons qu'il s'agit d'un festival de Ladyboy, en robe de soirée. Nous voyons la masso de mon homme arriver en robe à paillette... Enfin, Sukkothai était une ville plutôt inattendue. Le parc était bien, par contre, nous avons davantage apprécié Ayuthaya. Nous quittons Sukkothai le 29 janvier. Nous partons pour Chang Mai.
A Chang Mai, nous prenons une journée pour visiter la ville, mais dès le surlendemain, nous laissons la ville pour un trek de 3 jours. Le 31 janvier, nous quittons donc avec un petit groupe pour un trekking dans la brousse. Nous y faisons la connaissance de 2 belges, 2 américains, 2 norvégiens et notre guide, un jeune Thaï fort sympathique. Pendant le trek, nous marchons en montagne, mangeons chez des gens qui nous accueillent chez eux et faisons la rencontre des peuples qui vivent en montagnes. Nous dormons dans des huttes, sous un moustiquaire, à même le sol. Paysage : beau (chute, rizière, jungle). Nourriture : correcte. Confort : assez mauvais (dépêchez-vous de choisir votre "lit" car vous pourriez avoir celui qui inclu deux trois planches inégales qui vous remontent dans le dos...). Plaisir : garanti, si un bon groupe. Rencontres : extraordinaires. Le soir venu, nous discutons autour d'un feu et parlons de la culture de chacun. Nous jouons aux cartes, apprenons à jouer les instruments de musique locaux et buvons du Thaï whisky...😉 Seul hic du trek, une des voyageuse n'étant vraiment pas en forme, le guide nous fait prendre un raccourci beaucoup moins intéressant. Puis, il finit par faire venir un ami pour les raccompagner, car nous en avons un peu marre de nous trainer les pieds... Avis aux vraiment mal en point qui veulent se joindre à un groupe : mesurer vos capacités SVP.
Le 2 février, nous terminons notre trek en nous baignons sur une petite plage déserte. Ensuite, nous descendons une rivière en bamboo rafting et le guide nous raccompagne à nos guesthouses respectifs. Conclusion : très bonne expérience. Suggestion : Faire un trek encore plus au nord. Selon notre guide, encore plus intéressant et pour avoir vu les paysages par la suite, je le crois.
Le 3 février, nous passons une autre journée à Chang Mai. Le lendemain, nous montons vers Pai en fourgonnette, (plus au nord).
Le 5 février, arrivée à Pai. Nous aimons beaucoup l'ambiance de ce petit village. Par contre, il fait frais les matins et le soir. Pai est une ville de fête le soir, où on peut relaxer le jour. Nous y louons une moto et décidons de faire le route qui se rend à Mae Hong Son. MAGNIFIQUE!😎 Route sinueuse, en montagnes, culture à flanc de montagnes, verdure partout, grottes, petits villages dans les vallées : absolument nous. Le soir venu, nous revenons à Pai, mais nous décidons de garder la moto et de monter encore plus au nord dès le lendemin. Notre balade nous mènera jusqu'à la frontière birmane. Les paysages sont à couper le souffle et là, les touristes se font rare. Les enfants courent à notre suite dans la rue en nous saluant, rien n'est traduit en anglais et les gens nous arrêtent pour nous toucher et nous prendre en photo. Pas la Thaïlande habituelle...
Vers le 7 février en soirée, nous revenons vers Pai, après avoir eu un ennui avec notre moto. Une chance qu'un gentil villageois a accepté de nous aider... et ce... sans nous comprendre et nous connaître bien sûr... Avec plusieurs signes et un peu d'entraide, nous avons fini par réparer la bécane et avons repris la route. Merci à cet homme extraordinaire de qui nous gardons un très bon souvenir!
Le 9 février, retour à Chang Mai (en moto de Pai). Nous prenons le train de nuit pour les îles. Vers 4 hrs du matin, soit avec 1h30 de retard environ, nous arrivons à destination. Nous prenons le traversion pour Koh Tao et y passerons 4 jours. Nous avons mangé dans le train et tout était OK.
A Koh Tao, nous décidons de compléter nos cours de plongée sous-marine. Nous obtenons nos cartes OWD Padi. Nous mangeons sur la plage et profitons de notre nouveau sport, que nous adorons. Nous quittons cette île le coeur un peu gros, car nous commençions à y trouver nos repères et les restaurateurs nous reconnaissaient. Ils discutaient avec nous le matin... Nous quittons néanmoins Koh Tao pour Krabi.
Vers le 14 février, nous arrivons donc à Krabi. Nous faisons le tour en mobylette et visitons le temple du tigre. Nous entrepenons une ascension de je ne sais plus combien de marches (environ 1000 / 1500) sous un soleil tapant, sans eau. Bravo champions! Nous en payons le prix, mais sommes satisfaits de la vue une fois sur place, c'est très beau! Le soir, il y a des restos et des marchés. Le lendemain, nous partons faire du kayak dans la forêt de mangrove. Très très beau! Constat : activités intéressantes, mais la ville est très peu attrayante. Nous avons moins apprécié Krabi que les autres endroits. Les plages sont plutôt décevantes et la ville aussi...Enfin, tous les goûts sont dans la nature.
Le 17 février, nous partons pour Koh Lanta. À Koh Lanta, nous restons 3 jours. Nous louons une mobylette, visitons le parc national et trainons sur la plage. Nous en profitons aussi pour plonger, notre nouveau sport. Nous plongeons sur "Huang Duang" et adorons notre expérience. Notre guide nous fait bien rire. Koh Lanta est franchement relaxe et agréable comme île. C'est bien, surtout en famille. C'est une île majoritairement musulmane. Nous entendons la messe musulmane de notre chambre et sommes seuls sur la plage. (Vous pouvez faire du kayak dans la forêt de mangrove à Koh Lanta).
Vers le 20 février, nous quittons Koh Lanta en traversier pour se rendre à Koh Phi Phi. Cette île est magnifique, mais vraiment très très touristique. Néanmoins, on ne regrette aucunement notre séjour et c'est un de nos coups de coeur pour les paysages. Falaises à flanc de montagnes, plongées superbes (épave du King cruiser), Maya Bay, croisière du Bamboo island, Kayak, randonnées pédestres, que d'activités et de plaisir!
Le 24 février, nous quittons cette île pour rejoindre Phuket, d'où nous devons prendre notre avion pour Bangkok. Nous sommes assaillis par les vendeurs de toute sorte et là, nous battons les records du tourisme. Les néons, les buildings, le béton, tout ce qu'on déteste réuni... Nous y passons 1 journée et demie. Le soir venu, nous rencontrons quand même un groupe d'Allemands et autres en faisant la fête dans un bar. Nous prenons plusieurs verres et passons une très belle soirée, entourés de ladyboys qui se déhanchent à même la rue...🤪 Weird... Conclusion : Phuket= drôle pour une soirée, mais vraiment trop touristique et non représentative de la culture Thaï à mon goût. Belles plages, mais bondées...Par contre, possibilité d'organiser beaucoup d'activités.
Le lendemain, nous reprenons l'avion pour Bangkok, puis l'avion pour Montréal. Les douches de la gare nous sont utiles et sont relativement propres. Nous laissons nos sacs en cosigne quelques heures le temps de faire une dernière virée de la ville et mangeons notre dernier Green Curry.
Retour à Montréal le 1 mars.
Voilà, j'espère que ce long compte rendu pourra éclairer certains voyageurs et leur donner envi de visiter ce charmant pays qu'est la Thaïlande. Prochaine destination : Inde. Date : Janvier-Février 2012. Compte rendu à venir.
Geneviève, une passionnée de voyage.
De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée - Sénégal English translation pending
De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée
« Bismillah »[1] dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres. Nous voici partis pour une trentaine de minutes le temps de rejoindre ce petit coin de paradis, ce caillou chargé d’Histoire qu’est l’île de Gorée.
Sur le bateau, Abù regarde la mer et ses vagues, l’horizon et son infini. Quant à moi, c’est lui que je regarde. Je le sens impressionné par cette immensité bleue qu’il a rarement, voir jamais, l’occasion de voir lorsqu’il se trouve dans son village natal au fin fond du Sénégal, dans la région du Fouta[2] où la pluie est incertaine et où le vent balaye la poussière. Calé à l’arrière du navire, il observe l’océan qui vomit ses énormes cargos conteneurs dans le port de Dakar. Puis il prend mon appareil photo pour immortaliser l’instant, il sait que je lui ramènerai tous ces bons moments sur papier à mon prochain voyage. Aujourd’hui, je suis heureux, c’est une petite sortie que l’on s’était promise il y’ a trois mois lorsque l’on se trouvait tous les deux au village un après-midi de forte chaleur …
Ce jour-là, le moindre mouvement pouvait remplir tout un canari de notre transpiration, même nos langues étaient fatiguées de raconter leurs banales histoires. Alors, nous nous retrouvons chez Benoît, l’infirmier du village, qui est mon ami et avec qui je vis au village.
Il y’a là Benoît, Sékou l’instituteur des petits, Adama le puiseur d’eau, Fundé le tailleur, Abù et moi.
Toujours les mêmes, toujours la même routine qui chaque jour se répète. Mais cette routine, nous l’apprécions, on la partage en communauté et chacun apporte sa petite différence pour ne pas qu’on puisse s’en lasser. Souvent, on se retrouve ici entre 14h et 17h en attendant que le soleil s’épuise et que l’on reprenne tranquillement nos activités.
Je branche la télévision, les autres installent les nattes et les matelas, puis on amène la glacière au fond de laquelle 2 glaces dans un sachet plastique attendent leur tour. Adama allume le gaz et commence à laver deux petits verres, c’est bientôt l’heure du thé !
On tombe sur la RTS (Radio Télévision Sénégalaise) qui projette un documentaire sur l’Histoire de l’île de Gorée durant la période esclavagiste. Je revois certains lieux où j’étais allé l’année précédente, notamment la célèbre maison des esclaves, mondialement connue. Dans le petit écran, c’est Joseph Ndiaye, le charismatique conservateur de la maison, qui montre les chaînes que les esclaves portaient aux pieds et aux mains. J’aurais aimé le rencontrer mais malheureusement il est décédé quelques mois avant que je visite l’île.
C’était l’Histoire douloureuse du Sénégal, de toute l’Afrique et de l’Occident qui était là sous nos yeux. Au Sénégal, on enseigne cette Histoire à l’école primaire puis ensuite au collège et au lycée. Le problème est que de nombreux Sénégalais ne connaissent pas leur propre Histoire, surtout cette période qui dura plus de 400 ans et qui encore aujourd’hui a laissé des marques indélébiles dans la conscience collective. Ici, en France, le monde est à notre disposition. L’accès aux moyens d’information et de communication est relativement facile et permet de faire des recherches sur n’importe quel sujet. Aujourd’hui, un Sénégalais m’en apprendra plus que je connais sur la prise de la Bastille et l’appel du Général de Gaule, et dans la même discussion je lui apprendrais la découverte de l’Amérique par l’empire Mandingue au XIVème siècle et l’épopée d’El Hadj Oumar Tall d’Alwar jusqu’à Bandiagara.
C’est vrai que l’époque change. Maintenant, on ne peut pas voir un village, même en pleine brousse, dont les habitants n’écoutent pas la radio. Mais avoir la radio ou la télé n’est pas suffisant, encore faut-il savoir décrypter ce que l’on écoute et décoder les informations, difficile pour quelqu’un qui n’a jamais été à l’école.
C’est le cas d’Abù. Il n’a jamais fait les bancs. Contrairement à ses enfants, il ne connaît pas ce que l’école enseigne dans les manuels scolaires, mais ce que la vie dévoile à travers les expériences du quotidien, il pourrait en écrire des pages et des pages, s’il savait écrire … Oui, Abù ne sait ni lire ni écrire, mais il parle parfaitement le français ainsi que de nombreuses langues Africaines grâces à ces innombrables voyages au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Congo et j’en passe. Cela lui a donné une grande curiosité sur tout ce qui l’entoure et une ouverture d’esprit que j’ai rarement vu. Il s’intéresse à l’actualité et à l’histoire, et le documentaire de la RTS tombait à point.
Pendant le reportage, il était choqué par les images des hommes, des femmes et des enfants enchaînés, les fers aux pieds, aux cous et aux mains, et jetés comme du bétail dans la cale d’un navire négrier. « Ah, ça c’est grave ! » répète Abù. Monsieur Touré, l’instituteur, commence à expliquer l’Histoire de l’esclavage et ce qu’il s’est passé à Gorée. Lorsqu’il est à Dakar, il s’y rend souvent avec ses amis pour prendre un peu de repos et profiter de la tranquillité. Ma parole court après la sienne, et j’enchaîne sur ce que j’ai pu voir là-bas pendant qu’Abù continue ses exclamations « Vraiment, ça c’est très grave ! ».
« Abù, quand nous serons tous les deux à Dakar, on ira visiter la maison des esclaves, tu verras ça de tes propres yeux ».
3 mois après, on s’était rejoint à la capitale, Dakar, et un dimanche nous décidons de nous rendre à Gorée et d’y passer la journée. Abù était content de pouvoir enfin découvrir cette île dont je lui avais tant parlé, et moi heureux de prendre une journée de repos, nous avions passé deux semaines épuisantes à vadrouiller dans la ville pour les projets du village. On s’habille avec nos boubous, on prend l’appareil photo et nous quittons Ouakam, direction le port.
A l’embarquement, il n’y a personne, tout le monde est déjà dans le bateau, le départ est dans quelques minutes seulement. Pour se rendre sur l’île, plusieurs tarifs sont appliqués : il y a un tarif pour les habitants de l’île, un tarif pour les Sénégalais, un tarif pour les Africains, et encore un autre pour les étrangers. Et bien sur, celui pour les étrangers est nettement supérieur, le triple de celui d’un résident Sénégalais pour tout dire. J’avais expliqué à Abù les différences de prix avant de venir, et il n’avait pas trouvé ça normal « on est tous pareil, pourquoi tu devrais payer plus cher .. ». Arrivé devant la dame qui vend les tickets, il lui pose la question « lui, il reste la moitié de l’année au Sénégal, il n’est plus blanc, ce n’est plus un étranger, il est avec nous maintenant ». Elle ne veut rien savoir, et c’est normal, ce n’est pas elle qui décide. On prend les tickets, on monte dans le bateau …
On pose déjà le pied sur l’île, la traversée était trop courte, on aurait aimé avoir plus de temps pour observer la mer et sentir son vent frais sur nos boubous. De toute façon, nous aurons droit à une seconde chance au retour, maintenant on va profiter un peu de ce minuscule caillou qu’est Gorée.
J’ai un bon ami sur l’île, Abdou Diallo. Il est d’origine Peul et tient une boutique de souvenirs près de l’embarcadère, juste en face des restaurants qui dressent leur auvent pour accueillir les touristes. Ca fait deux ans que je ne l’ai pas vu, deux ans que je ne suis pas retourné sur l’île aussi. La dernière fois, j’y avais passé deux nuits, et c’est dans la boutique d’Abdou que j’étais resté dormir, sur une simple natte, éclairé par des bougies, au milieu des tableaux, des jembés, des statuettes, et bien sûr avec une grande photo du Cheikh Ahmadou Bamba[3] qui gardait la boutique et veillait sur moi. Avant de se coucher, Abdou m’avait emmené chez un ami à lui, un artiste qui vivait sur les hauteurs de l’île dans les anciens bunkers souterrains des colons français. C’est comme ça que j’avais découvert que pour véritablement connaître Gorée, il fallait au moins y rester le soir et la nuit. Après la navette de 20h, la quasi-totalité des touristes ont quitté l’île, laissant place à la vie paisible des îliens et aux chants des Baye-Fall qui entourent le caillou d’une spiritualité envoûtante. Justement, ce soir-là, c’était celui où les cérémonies religieuses des Baye-Fall avaient lieu. Il y en avait une en bas de l’île, et une en haut. Nous avons fait les deux. C’était fort, la lune était pleine, et on entendait la mer aiguiser les rochers et s’abattre avec puissance sur la falaise. Au milieu des bruits de la terre s’élevait la voix des Hommes comme un orchestre qui jouerait à l’unisson une symphonie et dont chacun maîtriserait à la perfection son instrument. Nous avons chanté, dansé, puis sommes rentrés à la boutique à une heure où seule les ombres peuplent l’île.
J’avais vraiment envie de revoir Abdou et de le présenter à Abù. Je reconnais la boutique, toujours au même endroit, toujours les mêmes souvenirs. On entre et Abdou me reconnaît, un large sourire se dégage de son visage. On se donne les dernières nouvelles, il me demande si mon père se porte bien et à mon tour je demande des nouvelles de la famille, de son commerce. Il répond que ça va en ce moment, il y a un peu de monde qui arrive et les affaires fonctionnent. Ce que j’aime avec Abdou, c’est qu’il n’a pas le tempérament du commerçant agressif qui souhaite à tout prix vendre quelque chose. Il est calme, posé, prend le temps de discuter, la stratégie est sûrement meilleure car finalement on y revient !
Il discute avec Abù, bien évidemment du Fouta, et tous les deux commencent une série de questions propres aux Pulaar des villages, qui pourraient durer une éternité « Comment va la famille ? et ta femme ? et les enfants ? et la santé ? et le travail ? et l’argent ? et la chaleur ? » … Au bout de dix minutes de points d’interrogations, les présentations sont faites.
Nous expliquons à Abdou que nous ne restons pas longtemps chez lui, on veut se promener, visiter l’île et repartir le soir sur la terre ferme. Il demande si nous passerons à la maison des esclaves, et lui répondons que oui, dans l’après-midi nous nous rendrons là-bas. « Alors venez ! » nous dit-il. La maison est à 200 mètres de sa boutique. On emprunte une petite ruelle sur la droite, j’aperçois déjà un peu plus loin la statuette de l’esclave affranchi qui brise ses chaînes et sa femme qui, heureuse de le retrouver, le serre bien fort dans ses bras, j’ai toujours beaucoup d’émotion en la voyant. Nous arrivons tous les trois devant la porte de la maison des esclaves « Le Peuple Sénégalais a su garder l’actuelle maison des esclaves afin de rappeler à tout Africain qu’une partie de lui même a transité par ce sanctuaire », signé Joseph Ndiaye, Tonton Jo comme on le nomme avec affection.
Abdou frappe et le gardien nous ouvre. Il lui explique en Wolof que nous sommes ses amis, que nous reviendrons visiter la maison cet après-midi et qu’il faudra nous appliquer le « tarif spécial ». Abdou se retourne et nous dit « c’est bon, allez vous promener, repasser me saluer ce soir avant votre départ ».
On continue la ruelle, ça commence sérieusement à monter. Nous finissons par arriver tout en haut de l’île, c’est un beau jour aujourd’hui il n’y a pas beaucoup de monde, juste quelques touristes qui se baladent, se prennent en photo avec la mer en arrière plan, ou qui se font quelque peu chahuter par les commerçants. Nous avec Abù, nous passons inaperçu, enfin .. avec nos boubous, notre grand foulard blanc, les gens nous regardent, les blancs comme les noirs, mais les vendeurs nous laissent tranquilles ne sachant pas véritablement à qui ils ont affaire. Parfois même, nous entendant communiquer en Pulaar, on vient nous demander qui nous sommes et ce que nous faisons là, juste pour satisfaire la curiosité Sénégalaise et histoire de passer le temps en bavardant quelques minutes.
Il faut savoir que sur l’île, la majorité des commerçants sont des Dakarois, ils tiennent des petites boutiques ou des cabanes en bois un peu partout, avec des souvenirs, et à l’affût du moindre touriste qui s’en approcheraient. Ils arrivent le matin et reprennent la navette du soir pour retourner chez eux à la capitale. Les îliens, qui sont pour la plupart des artistes, se plaignent de leur présence car les Dakarois ne sont pas originaires de Gorée, ou du moins n’y vivent pas en permanence et, selon eux, ils dénaturent l’île en agressant les touristes et en faisant du forcing dans la vente. Ce qui est vrai, d’où l’intérêt de rester sur l’île une fois la nuit tombée. Comme on dit, la nuit, tous les chats sont gris. Et tous les hommes sont noirs.
Abù se dirige vers un énorme canon en fer rouillé positionné face à la mer, je le suis. Comme à son habitude, il me dit une phrase que j’ai souvent l’occasion d’entendre dans sa bouche « Ca, ce n’est pas petit hein ? ». C’est sur, il ne fallait pas se trouver en face. En fait, ce canon n’aura servi qu’à couler un navire Anglais dont l’épave doit encore se trouver sous les eaux aujourd’hui. Les Français en quittant l’île ont saboté le canon de façon à ce que personne ne puisse s’en resservir par la suite. J’admire l’océan, et profite d’une rafale de vent qui s’abat sur mon visage. Je me rappelle un verset du Coran que j’ai lu la veille avant de m’endormir :
« Il envoie les vents comme précurseurs de ses grâces nous faisant descendre du ciel l'eau pure, qui fait revivre une contrée mourante et désaltère un nombre infini d'hommes et d'animaux. » (Sourate 25, Verset 50-51)
Je me retourne, Abù n’est plus là. Puis j’entends sa voix « Prends une photo, je suis là ! ». Il était monté tout en haut du canon, comme le font tous les touristes de passage. « C’est toi qui à l’appareil ! ». Il me le lance et on fait une petite séance photo. Les photos d’Abù, c’est comme les titres des livres pour enfants : Abù à Gorée, Abù dans son champ, Abù sur la charrette, Abù se promène, Abù prépare le thé, Abù joue aux cartes … j’ai toute la collection.
Sur la place, une femme solitaire nous regarde, elle n’a pas l’air d’être de l’île, elle est habillée en pagne, en tissu traditionnel avec un foulard autour du cou. Sur sa tempe, je reconnais les marques des Peuls, deux petits traits parallèles qui forment le chiffre 11. Je vais la saluer « No’Mbaada ? Ada Seli ? »[4]. Surprise, elle me répond dans sa langue, en Pulaar. C’est gagné ! Elle se nomme Sala. Abù redescend puis on discute avec elle. Elle explique qu’elle est originaire de la région de Matam et vit maintenant sur Dakar, son mari, lui, est parti travailler en Italie, et donc, elle profite de son temps libre pour visiter Gorée. Elle nous pose des tas de questions sur ce qui nous amène ici, et moi où est-ce que j’ai appris le Pulaar, et comment j’ai connu Abù. C’est une bonne rencontre, elle restera avec nous presque toute la journée et fatiguée, repartira à Dakar un peu plus tôt que nous. Nous sommes trois maintenant à découvrir ou re-découvrir l’île.
On s’approche de la falaise et en contrebas nous apercevons une femme étendre le linge, un fil tendu entre deux arbres, d’un côté la pierre et de l’autre la mer, l’espace n’est pas très large mais on suppose qu’il y a une famille qui vit là tout en bas. C’est déstabilisant, on ne sait même pas par quel chemin y accéder, comme si les habitants s’étaient appropriés cette toute petite île en cultivant une parcelle de vie dans ses moindres recoins. Les anciens blockaus, les souterrains, la falaise, tout a été réquisitionné pour y vivre en paix. L’île de Gorée, c’est comme un iceberg, il y a une partie émergée, celle que l’on veut bien nous montrer aux premiers abords, la partie que les touristes connaissent sur le bout de leur doigt, puis la partie immergée, celle, plus intime, où les îliens font leur vie paisible en harmonie avec la mer et le soleil, dans la tranquillité et à l’écart du chahut des touristes.
On finit par redescendre, la faim commence à se faire sentir. On décide tous les trois de manger dans les gargotes en face de la boutique de chez Abdou, on ne sera pas loin de la maison des esclaves pour la visite de 14h. Nous passons à la boutique inviter notre ami mais il est occupé avec des Toubabs, alors nous le laissons à ses affaires et filons manger. Nous qui avions l’habitude de manger un plat pour 500 cfa[5], ici le prix est multiplié par 4 ! mais on l’accepte, après tout, c’est comme partout, dès qu’il y a des touristes et de l’argent, les prix enflent, c’est la marche du monde même si la direction est mauvaise. On s’enfile un mafé sans le déguster, pourtant on sait qu’après un mafé, logiquement c’est sieste obligatoire, mais gourmandise quand tu nous tiens …
On repart, et comme prévu c’est difficile, le ventre est lourd, mais on se presse tout de même de se rendre devant la maison des esclaves. Nous ne sommes pas les premiers devant la porte, il n’est pas encore tout à fait l’heure et des visiteurs attendent déjà. Ca parle Anglais, Chinois, Français, Wolof, malgré le peu de monde aujourd’hui, de nombreuses nationalités sont représentées démontrant l’intérêt des étrangers pour ce lieu historique de l’île.
On s’assoit, on attend, le mafé nous pèse sur l’estomac ! J’en profite pour raconter à Abù la dernière fois que j’ai visité la maison il y a deux ans. J’attendais au même endroit, adossé contre le mur d’un côté de la ruelle, j’étais seul et en avance. A côté de moi, il y avait le gardien de la maison qui était assis sur sa chaise juste en face de la porte et attendait les visiteurs. On ne pouvait pas s’y méprendre, cet homme était bien la personne chargée de faire entrer les touristes et de leur vendre les tickets. Mais un couple de français s’approche rapidement, ils s’adressent à moi sans me saluer et surtout sans regarder le gardien. « A quelle heure ouvre la maison ? ». Je leur dis bonjour pour leur signifier qu’ici nous ne sommes pas en France, on salue les gens avant de s’adresser à eux, puis leur réponds qu’elle ouvre à 14h, qu’il faut patienter un peu. « Mais, c’est une visite guidée ? ». Là je regarde le gardien qui ne bouge toujours pas, puis je dis au couple « Vous savez, l’homme qui est là sur sa chaise, peut-être vous ne l’avez pas remarqué mais c’est lui qui doit vous renseigner. Regardez-moi, j’ai l’air de travailler à la maison des esclaves ? ». Puis l’homme leur répond « la visite guidée est à 15h ». Le couple repart, sans nous saluer, en se plaignant qu’ils n’aient pas le temps pour faire la visite et que c’est inadmissible qu’ils ne fassent pas de visite guidée à 14h. Je souris me disant que ces gens-là ne doivent pas être heureux, ça m’a toujours fait rire ce type de comportement, mais ça me renvoie aussi à la vie occidentale que j’avais laissé de côté depuis 5 mois, et je me dis que bientôt je dois y retourner. Je regarde le gardien et lui lance « c’est toujours comme ça ? ». « Pas toujours, mais en tout cas, c’est très souvent comme ça ». « Parfois, j’ai honte de voir mon peuple se comporter de cette façon ». « Et oui » dit-il, n’ayant pas l’air de trop s’en préoccuper, la situation étant plutôt banale et quasi habituelle pour lui.
14h ! Les portes s’ouvrent, le gardien nous reconnaît. Avec Sala à nos côtés, nous sommes une personne de plus que ce matin mais ça ne pose pas de problème. « Allez-y entrez, pour vous c’est bon ». On le remercie chaudement, et Abù me dit « Alors c’était ça le tarif spécial ! ». Et dire que j’entends souvent les voyageurs se plaindre qu’au Sénégal les blancs sont des portefeuilles sur patte. Dernière touche d’humour avant d’entrer dans l’une des pages les plus terribles de l’Histoire de l’humanité dont un célèbre artiste disait que la moitié de cette histoire n’avait pas encore été écrite. C’est vrai, on pourrait aussi ajouter que l’autre moitié a bien été écrite, mais par les vainqueurs. Ca me rappelle un proverbe Sénégalais « Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur ». Mais la maison des esclaves est la preuve que les lions ont trouvé leurs historiens. Joseph Ndiaye n’était pas historien mais le conservateur de la maison durant plus de trente ans jusqu’à son décès en 1999 à l’âge de 87 ans. Il s’est battu sans relâche pour faire connaître le patrimoine historique de Gorée, et surtout l’épisode de la traite négrière. Il racontait avec passion les douleurs de l’esclavage et l’enfer des noirs détenus dans les cellules de la maison. Grâce à son combat pour la préservation de la mémoire, l’UNESCO décide en 1990 de restaurer la maison, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui, un véritable lieu de mémoire et de pèlerinage pour les descendants d’esclaves et les millions de visiteurs à travers le monde.
Nous avons décidé de ne pas faire la visite guidée, Sala qui nous accompagne depuis notre arrivée ne parle que le Pulaar, alors j’improvise, je lui explique brièvement les différents lieux que l’on voit en essayant de me souvenir de ma dernière visite, puis traduit ce qui est écrit sur les panneaux des cellules. « Cellule homme », « Cellule femme », « Cellule enfant ». Il pouvait y avoir jusqu’à 200 esclaves en même temps dans la maison, et les familles étaient séparées avant de partir pour les Amériques. L’attente était parfois de trois mois avant d’embarquer sur les voiliers.
On rejoint Abù devant un renfoncement dans un mur. Celui-ci s’enfonce sur quelques mètres mais on ne voit pas le bout, il y fait tout noir. Au-dessus, un petit panneau indique « Cellule des récalcitrants ». J’explique à Abù ce qui est écrit sur le panneau et lui dis « Nelson Mandela est venu ici, il est entré dans ce trou, ses gardes du corps voulaient l’en empêcher mais il y est tout de même allé. Il est resté 5 minutes tout au fond, puis lorsqu’il est sorti, ses yeux étaient pleins de larmes ». Abù y va lui aussi, je ne le vois plus, ne l’entends plus, puis quand il sort, ses yeux aussi sont rouges, de tristesse, peut-être de colère.
Nous nous trouvons maintenant entre deux murs étroits. Au bout, une porte que l’on ne peut pas franchir, la mer nous barrant le chemin. « C’est la porte du voyage sans retour, si tu passais par-là, tu n’y revenais jamais ».
« Ca c’est grave ». C’est le moment le plus intense de la visite. Nous sommes face à la dure réalité de l’esclavage et de la condition d’esclave. On tente d’imaginer mais l’inhumanité est inimaginable. Les esclaves embarquaient d’ici sous un numéro de matricule, ils perdaient à tout jamais leurs noms Africains. Nous restons là quelques minutes, et Abù s’isole une fois de plus face à la mer. Je le laisse.
En sortant de ces murs, nous respirons enfin. C’est comme un sentiment d’étouffement, comme si la respiration s’était arrêtée l’espace de quelques minutes. On monte l’escalier et en haut nous découvrons une salle d’exposition dans laquelle sont mis en évidence des documents d’archives, des panneaux explicatifs, des objets témoignant de la vie d’esclave, des chaînes, des fers, des masques en ferrailles, les fusils des colons. Avec Sala on fait le tour de la salle, on regarde les images d’époque puis elle montre du doigt un dessin sûrement réalisé par un colon : un esclave pendu et à côté de lui un esclavagiste qui le fouette.
Nous avons visité la maison des esclaves, et nous la quittons comme on quitterait un cimetière, en silence et le regard baissé. Je me souviens alors d’une parole que le guide avait prononcé à la fin de la visite guidée la dernière fois que j’étais venu « La visite s’achève maintenant, cette maison est un lieu de mémoire, mais surtout n’oublions pas que, jusqu’à aujourd’hui, l’esclavage continue et n’a pas encore été aboli ». C’était vrai, les formes avaient changé, mais c’était toujours les mêmes qui mangeaient à leur faim, et toujours les mêmes qui se contentaient des miettes tombées de leur table.
En sortant de la maison, une sonnerie retentit, c’est mon téléphone. Je réponds « Salamou Alaykum ». C’est Simon, l’Italien que j’avais rencontré sur Dakar il y a quelques jours, j’avais oublié que lui aussi venait sur l’île ce jour-là. Il me dit qu’il est arrivé, qu’il est tout en haut, dans la maison de Maha, un habitant de Gorée qui a ouvert quelques chambres d’hôtes. « On arrive ».
Abù me dit qu’avant de rejoindre Simon, il veut voir la mosquée et y faire quelques prières. Très bonne idée, j’y étais allé la dernière fois mais je ne me souviens plus du tout où elle se trouve. On remonte la ruelle et nous passons devant l’église. En plaisantant je dis à Abù « c’est ici, tu peux aller prier », puis il me répond « ah ! ça c’est la mosquée des Chrétiens ».On finit par demander à la première personne qui passe où est-ce qu’ils l’ont mis, l’île n’est pourtant pas très grande. On nous indique une direction, celle de la mer, je me dis que Dieu ne doit pas être très loin, et je commence à me souvenir maintenant.
Sala me taquine en me disant « Tu as vu ce que tes blancs ont fait, ils ont mis l’église bien en évidence au milieu de l’île alors que la mosquée est cachée ».
Je souris, c’était bien vu de sa part « C’est vrai, mais regarde, qui a la plus belle vue ? ».
« La mosquée, a haali gonga ! »[6], Sala rigole.
En effet, la mosquée de l’île de Gorée vaut le détour. C’est la plus ancienne mosquée en pierre du pays. Un peu à l’écart du reste de l’île, elle surplombe et domine la mer, l’endroit est vraiment magnifique et préservé des touristes, AllaH n’intéresse personne. C’est la partie de l’île qui pourtant me touche le plus, où l’on ressent cette présence que pas même le plus grand des marabouts pourraient expliquer, comme cette brise que l’on sent sur notre peau mais que l’on ne voit jamais.
A l’intérieur, quelques personnes sont assises en train de lire le Coran. Un homme nous aperçoit, se lève et s’approche de nous. Il nous salue et se présente, c’est l’Imam. Il dit que nous sommes les bienvenus ici et nous parle bien évidemment de religion. « En ce moment, nous avons la visite de Frères Américains, ils sont venus se ressourcer ici et apprendre la religion avec nous ». En effet, un monsieur assez âgé avec une longue barbe blanche vient à son tour nous saluer sur le seuil de la mosquée. Il me fait penser à un vieil ermite, un enfant dans un corps de vieillard. Son regard est rieur et son sourire modeste est accroché à ses lèvres, comme s’il avait atteint la plénitude de Dieu et qu’il goûtait aux prémices du Paradis. Malheureusement, j’ai perdu mon Anglais et je ne pourrais pas très bien communiquer avec lui, mais nous restons à discuter un peu avec l’Imam, remercions tout le monde de l’accueil puis finissons par les quitter.
Sala commence à être fatiguée, elle dit qu’elle veut rentrer sur Dakar. Nous la raccompagnons au port, mais il faut attendre un peu, la navette est dans 30 minutes. Elle part avec Abù sur la plage, et se mettent les pieds dans l’eau au milieu des jeunes qui se baignent ou regardent passer les demoiselles. Le bateau approche, on salue Sala, on échange les numéros de téléphone. C’était vraiment une bonne rencontre, et maintenant on va se sentir seul sans une présence féminine à nos côtés. « Yo AllaH adu Jaam Sala »[7].
Je commence à avoir mal aux jambes, l’île est petite mais tout de même ça monte et ça descend ! Nous remontons l’île pour rejoindre Simon, notre ami Italien. Il est là avec une Anglaise qui est en stage dans une ONG sur Dakar, et un jeune Français qui a parcouru une bonne partie de l’Afrique à pied, de l’Ethiopie jusqu’au Sénégal. L’échange risque d’être intéressant, et ça fait longtemps que je n’ai pas discuté avec des occidentaux, pour le peu que j’en vois lorsque je suis au Fouta …
Maha est très cultivé, il nous parle en français et parfois traduit en Anglais pour la jeune fille. On refait le monde avec lui, on discute du Sénégal, de l’Afrique, de l’Occident, du monde et ses problèmes, de la vie et sa beauté. On se sent bien ici, à l’ombre avec un peu d’air frais. La femme de Maha nous apporte quelques gâteaux qu’elle vient de préparer et sa Maman vient s’asseoir à nos côtés pour nous écouter et sûrement passer son temps. Maha a ouvert des chambres d’hôtes il y a quelques années pour les visiteurs de passage sur l’île, il me dit que ça marche plutôt bien. C’est évident, l’endroit est charmant, les chambres sont parfaites, et puis Maha connaît beaucoup de choses sur son île et sa culture.
Un peu plus haut, juste au-dessus de l’endroit où nous nous trouvons, Maha possède un jardin potager et botanique où ils cultivent des plantes qu’il garde et revend. Son jardin est superbe et on voit qu’il l’entretient à la sueur de son front. Il a une collection impressionnante qu’il cultive dans des fonds de bouteilles plastiques. C’est un passionné, il commence à nous faire une visite de son jardin et en passant devant chaque plante, explique ses propriétés médicinales. Abù reconnaît certaines plantes de son enfance, il faut dire qu’il a baigné dedans, sa mère a un don pour guérir les maux par les plantes. Beaucoup de ces herbes ont disparu de la région du Fouta à cause du réchauffement climatique, du désert qui gagne chaque jour du terrain. Mais Maha affirme que toutes ces plantes peuvent encore pousser au Fouta si on en prend soin. Il récolte quelques graines d’un arbre que l’on appelle dans son langage populaire le « Neverdie » (de l’Anglais, le « ne meurt jamais ») et en donne à Abù, « Tu essaieras ça quand tu rentreras chez toi ». C’est un arbre dont nous avions déjà eu l’occasion de discuter à Bakel lorsque nous avions rencontré notre ami Idrissa, président d’une ONG Sénégalaise Eden Bakel. « Depuis que j’ai cet arbre chez moi, les femmes font la queue pour avoir ses fruits, c’est impressionnant les qualités qu’il possède ». Selon la tradition, les feuilles du Neverdie soigneraient plus de 300 maladies, mais Idrissa en parle surtout pour ses propriétés en faveur des diabétiques. Elles contiendraient deux fois plus de vitamine qu’une orange, des protéines et du calcium, ainsi que du fer .. bref, un produit particulièrement utilisé dans les programmes de malnutrition.
Il est 19h, on s’est un peu attardé, nous sommes les derniers chez Maha, Simon et le jeune français sont déjà partis. Nous remercions Maha et lui souhaitons beaucoup de bonheur à lui et sa famille en promettant que l’année prochaine nous reviendrons le saluer. Une fois de plus, nous redescendons l’île en passant dire au revoir à Abdou et en lui faisant la même promesse. Sur le quai d’embarquement, il commence à faire frais. En face de nous, il reste toute une partie de l’île que nous n’avons pas faite. On voit le fort d’Estrées aménagé par les français au XIXème siècle. D’abord construit pour se protéger, ce fut ensuite une prison, puis aujourd’hui le musée Historique du Sénégal à Gorée.
« Abù, on a même pas eu le temps d’aller là-bas ».
Mais il n’est plus à côté de moi, il regarde les pêcheurs Italiens assis à l’entrée du quai. L’espace d’un instant, j’ai l’impression d’être sur une île de Bretagne, surtout que le vent commence à souffler et qu’avec mon boubou j’ai froid. Le bateau approche, nous montons tous les deux en silence, la fatigue se ressent. Puis quand tous les passagers sont à bord, nous quittons l’île de Gorée pour retrouver le monde bruyant de la capitale.
« Bismillah » dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres
Par Dawud David DUPUY
[1] « Au Nom de Dieu »
[2] Fouta-Toro ou Fuuta Tooro: région du Nord du Sénégal située entre Dagana et Bakel, autrefois royaume du Tékrour. C’est la région la plus anciennement peuplée du Sénégal d’où partira l’ensemble des Peuples du pays. Aujourd’hui, ses habitants sont pour la majorité des Peuls et des Toucouleurs (Haal Pulaar).
[3] Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké est un théologien Musulman né en 1853 et décédé en 1927. Il deviendra l’une des figures les plus importantes de l’Islam au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, et fondera la confrérie des Mourides. Partout au Sénégal, on peut voir des peintures le représentant et le glorifiant en tant que Khadimou Rassoul « Serviteur du Prophète ».
[4] « Comment ça va ? » - « Tu es en bonne santé ? », traduit du Pulaar.
[5] Moins d’1 euro.
[6] « La mosquée, tu as dis la Vérité ! », traduit du Pulaar.
[7] « Que Dieu te donne la Paix Sala », traduit du Pulaar.
« Bismillah »[1] dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres. Nous voici partis pour une trentaine de minutes le temps de rejoindre ce petit coin de paradis, ce caillou chargé d’Histoire qu’est l’île de Gorée.
Sur le bateau, Abù regarde la mer et ses vagues, l’horizon et son infini. Quant à moi, c’est lui que je regarde. Je le sens impressionné par cette immensité bleue qu’il a rarement, voir jamais, l’occasion de voir lorsqu’il se trouve dans son village natal au fin fond du Sénégal, dans la région du Fouta[2] où la pluie est incertaine et où le vent balaye la poussière. Calé à l’arrière du navire, il observe l’océan qui vomit ses énormes cargos conteneurs dans le port de Dakar. Puis il prend mon appareil photo pour immortaliser l’instant, il sait que je lui ramènerai tous ces bons moments sur papier à mon prochain voyage. Aujourd’hui, je suis heureux, c’est une petite sortie que l’on s’était promise il y’ a trois mois lorsque l’on se trouvait tous les deux au village un après-midi de forte chaleur …
Ce jour-là, le moindre mouvement pouvait remplir tout un canari de notre transpiration, même nos langues étaient fatiguées de raconter leurs banales histoires. Alors, nous nous retrouvons chez Benoît, l’infirmier du village, qui est mon ami et avec qui je vis au village.
Il y’a là Benoît, Sékou l’instituteur des petits, Adama le puiseur d’eau, Fundé le tailleur, Abù et moi.
Toujours les mêmes, toujours la même routine qui chaque jour se répète. Mais cette routine, nous l’apprécions, on la partage en communauté et chacun apporte sa petite différence pour ne pas qu’on puisse s’en lasser. Souvent, on se retrouve ici entre 14h et 17h en attendant que le soleil s’épuise et que l’on reprenne tranquillement nos activités.
Je branche la télévision, les autres installent les nattes et les matelas, puis on amène la glacière au fond de laquelle 2 glaces dans un sachet plastique attendent leur tour. Adama allume le gaz et commence à laver deux petits verres, c’est bientôt l’heure du thé !
On tombe sur la RTS (Radio Télévision Sénégalaise) qui projette un documentaire sur l’Histoire de l’île de Gorée durant la période esclavagiste. Je revois certains lieux où j’étais allé l’année précédente, notamment la célèbre maison des esclaves, mondialement connue. Dans le petit écran, c’est Joseph Ndiaye, le charismatique conservateur de la maison, qui montre les chaînes que les esclaves portaient aux pieds et aux mains. J’aurais aimé le rencontrer mais malheureusement il est décédé quelques mois avant que je visite l’île.
C’était l’Histoire douloureuse du Sénégal, de toute l’Afrique et de l’Occident qui était là sous nos yeux. Au Sénégal, on enseigne cette Histoire à l’école primaire puis ensuite au collège et au lycée. Le problème est que de nombreux Sénégalais ne connaissent pas leur propre Histoire, surtout cette période qui dura plus de 400 ans et qui encore aujourd’hui a laissé des marques indélébiles dans la conscience collective. Ici, en France, le monde est à notre disposition. L’accès aux moyens d’information et de communication est relativement facile et permet de faire des recherches sur n’importe quel sujet. Aujourd’hui, un Sénégalais m’en apprendra plus que je connais sur la prise de la Bastille et l’appel du Général de Gaule, et dans la même discussion je lui apprendrais la découverte de l’Amérique par l’empire Mandingue au XIVème siècle et l’épopée d’El Hadj Oumar Tall d’Alwar jusqu’à Bandiagara.
C’est vrai que l’époque change. Maintenant, on ne peut pas voir un village, même en pleine brousse, dont les habitants n’écoutent pas la radio. Mais avoir la radio ou la télé n’est pas suffisant, encore faut-il savoir décrypter ce que l’on écoute et décoder les informations, difficile pour quelqu’un qui n’a jamais été à l’école.
C’est le cas d’Abù. Il n’a jamais fait les bancs. Contrairement à ses enfants, il ne connaît pas ce que l’école enseigne dans les manuels scolaires, mais ce que la vie dévoile à travers les expériences du quotidien, il pourrait en écrire des pages et des pages, s’il savait écrire … Oui, Abù ne sait ni lire ni écrire, mais il parle parfaitement le français ainsi que de nombreuses langues Africaines grâces à ces innombrables voyages au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Congo et j’en passe. Cela lui a donné une grande curiosité sur tout ce qui l’entoure et une ouverture d’esprit que j’ai rarement vu. Il s’intéresse à l’actualité et à l’histoire, et le documentaire de la RTS tombait à point.
Pendant le reportage, il était choqué par les images des hommes, des femmes et des enfants enchaînés, les fers aux pieds, aux cous et aux mains, et jetés comme du bétail dans la cale d’un navire négrier. « Ah, ça c’est grave ! » répète Abù. Monsieur Touré, l’instituteur, commence à expliquer l’Histoire de l’esclavage et ce qu’il s’est passé à Gorée. Lorsqu’il est à Dakar, il s’y rend souvent avec ses amis pour prendre un peu de repos et profiter de la tranquillité. Ma parole court après la sienne, et j’enchaîne sur ce que j’ai pu voir là-bas pendant qu’Abù continue ses exclamations « Vraiment, ça c’est très grave ! ».
« Abù, quand nous serons tous les deux à Dakar, on ira visiter la maison des esclaves, tu verras ça de tes propres yeux ».
3 mois après, on s’était rejoint à la capitale, Dakar, et un dimanche nous décidons de nous rendre à Gorée et d’y passer la journée. Abù était content de pouvoir enfin découvrir cette île dont je lui avais tant parlé, et moi heureux de prendre une journée de repos, nous avions passé deux semaines épuisantes à vadrouiller dans la ville pour les projets du village. On s’habille avec nos boubous, on prend l’appareil photo et nous quittons Ouakam, direction le port.
A l’embarquement, il n’y a personne, tout le monde est déjà dans le bateau, le départ est dans quelques minutes seulement. Pour se rendre sur l’île, plusieurs tarifs sont appliqués : il y a un tarif pour les habitants de l’île, un tarif pour les Sénégalais, un tarif pour les Africains, et encore un autre pour les étrangers. Et bien sur, celui pour les étrangers est nettement supérieur, le triple de celui d’un résident Sénégalais pour tout dire. J’avais expliqué à Abù les différences de prix avant de venir, et il n’avait pas trouvé ça normal « on est tous pareil, pourquoi tu devrais payer plus cher .. ». Arrivé devant la dame qui vend les tickets, il lui pose la question « lui, il reste la moitié de l’année au Sénégal, il n’est plus blanc, ce n’est plus un étranger, il est avec nous maintenant ». Elle ne veut rien savoir, et c’est normal, ce n’est pas elle qui décide. On prend les tickets, on monte dans le bateau …
On pose déjà le pied sur l’île, la traversée était trop courte, on aurait aimé avoir plus de temps pour observer la mer et sentir son vent frais sur nos boubous. De toute façon, nous aurons droit à une seconde chance au retour, maintenant on va profiter un peu de ce minuscule caillou qu’est Gorée.
J’ai un bon ami sur l’île, Abdou Diallo. Il est d’origine Peul et tient une boutique de souvenirs près de l’embarcadère, juste en face des restaurants qui dressent leur auvent pour accueillir les touristes. Ca fait deux ans que je ne l’ai pas vu, deux ans que je ne suis pas retourné sur l’île aussi. La dernière fois, j’y avais passé deux nuits, et c’est dans la boutique d’Abdou que j’étais resté dormir, sur une simple natte, éclairé par des bougies, au milieu des tableaux, des jembés, des statuettes, et bien sûr avec une grande photo du Cheikh Ahmadou Bamba[3] qui gardait la boutique et veillait sur moi. Avant de se coucher, Abdou m’avait emmené chez un ami à lui, un artiste qui vivait sur les hauteurs de l’île dans les anciens bunkers souterrains des colons français. C’est comme ça que j’avais découvert que pour véritablement connaître Gorée, il fallait au moins y rester le soir et la nuit. Après la navette de 20h, la quasi-totalité des touristes ont quitté l’île, laissant place à la vie paisible des îliens et aux chants des Baye-Fall qui entourent le caillou d’une spiritualité envoûtante. Justement, ce soir-là, c’était celui où les cérémonies religieuses des Baye-Fall avaient lieu. Il y en avait une en bas de l’île, et une en haut. Nous avons fait les deux. C’était fort, la lune était pleine, et on entendait la mer aiguiser les rochers et s’abattre avec puissance sur la falaise. Au milieu des bruits de la terre s’élevait la voix des Hommes comme un orchestre qui jouerait à l’unisson une symphonie et dont chacun maîtriserait à la perfection son instrument. Nous avons chanté, dansé, puis sommes rentrés à la boutique à une heure où seule les ombres peuplent l’île.
J’avais vraiment envie de revoir Abdou et de le présenter à Abù. Je reconnais la boutique, toujours au même endroit, toujours les mêmes souvenirs. On entre et Abdou me reconnaît, un large sourire se dégage de son visage. On se donne les dernières nouvelles, il me demande si mon père se porte bien et à mon tour je demande des nouvelles de la famille, de son commerce. Il répond que ça va en ce moment, il y a un peu de monde qui arrive et les affaires fonctionnent. Ce que j’aime avec Abdou, c’est qu’il n’a pas le tempérament du commerçant agressif qui souhaite à tout prix vendre quelque chose. Il est calme, posé, prend le temps de discuter, la stratégie est sûrement meilleure car finalement on y revient !
Il discute avec Abù, bien évidemment du Fouta, et tous les deux commencent une série de questions propres aux Pulaar des villages, qui pourraient durer une éternité « Comment va la famille ? et ta femme ? et les enfants ? et la santé ? et le travail ? et l’argent ? et la chaleur ? » … Au bout de dix minutes de points d’interrogations, les présentations sont faites.
Nous expliquons à Abdou que nous ne restons pas longtemps chez lui, on veut se promener, visiter l’île et repartir le soir sur la terre ferme. Il demande si nous passerons à la maison des esclaves, et lui répondons que oui, dans l’après-midi nous nous rendrons là-bas. « Alors venez ! » nous dit-il. La maison est à 200 mètres de sa boutique. On emprunte une petite ruelle sur la droite, j’aperçois déjà un peu plus loin la statuette de l’esclave affranchi qui brise ses chaînes et sa femme qui, heureuse de le retrouver, le serre bien fort dans ses bras, j’ai toujours beaucoup d’émotion en la voyant. Nous arrivons tous les trois devant la porte de la maison des esclaves « Le Peuple Sénégalais a su garder l’actuelle maison des esclaves afin de rappeler à tout Africain qu’une partie de lui même a transité par ce sanctuaire », signé Joseph Ndiaye, Tonton Jo comme on le nomme avec affection.
Abdou frappe et le gardien nous ouvre. Il lui explique en Wolof que nous sommes ses amis, que nous reviendrons visiter la maison cet après-midi et qu’il faudra nous appliquer le « tarif spécial ». Abdou se retourne et nous dit « c’est bon, allez vous promener, repasser me saluer ce soir avant votre départ ».
On continue la ruelle, ça commence sérieusement à monter. Nous finissons par arriver tout en haut de l’île, c’est un beau jour aujourd’hui il n’y a pas beaucoup de monde, juste quelques touristes qui se baladent, se prennent en photo avec la mer en arrière plan, ou qui se font quelque peu chahuter par les commerçants. Nous avec Abù, nous passons inaperçu, enfin .. avec nos boubous, notre grand foulard blanc, les gens nous regardent, les blancs comme les noirs, mais les vendeurs nous laissent tranquilles ne sachant pas véritablement à qui ils ont affaire. Parfois même, nous entendant communiquer en Pulaar, on vient nous demander qui nous sommes et ce que nous faisons là, juste pour satisfaire la curiosité Sénégalaise et histoire de passer le temps en bavardant quelques minutes.
Il faut savoir que sur l’île, la majorité des commerçants sont des Dakarois, ils tiennent des petites boutiques ou des cabanes en bois un peu partout, avec des souvenirs, et à l’affût du moindre touriste qui s’en approcheraient. Ils arrivent le matin et reprennent la navette du soir pour retourner chez eux à la capitale. Les îliens, qui sont pour la plupart des artistes, se plaignent de leur présence car les Dakarois ne sont pas originaires de Gorée, ou du moins n’y vivent pas en permanence et, selon eux, ils dénaturent l’île en agressant les touristes et en faisant du forcing dans la vente. Ce qui est vrai, d’où l’intérêt de rester sur l’île une fois la nuit tombée. Comme on dit, la nuit, tous les chats sont gris. Et tous les hommes sont noirs.
Abù se dirige vers un énorme canon en fer rouillé positionné face à la mer, je le suis. Comme à son habitude, il me dit une phrase que j’ai souvent l’occasion d’entendre dans sa bouche « Ca, ce n’est pas petit hein ? ». C’est sur, il ne fallait pas se trouver en face. En fait, ce canon n’aura servi qu’à couler un navire Anglais dont l’épave doit encore se trouver sous les eaux aujourd’hui. Les Français en quittant l’île ont saboté le canon de façon à ce que personne ne puisse s’en resservir par la suite. J’admire l’océan, et profite d’une rafale de vent qui s’abat sur mon visage. Je me rappelle un verset du Coran que j’ai lu la veille avant de m’endormir :
« Il envoie les vents comme précurseurs de ses grâces nous faisant descendre du ciel l'eau pure, qui fait revivre une contrée mourante et désaltère un nombre infini d'hommes et d'animaux. » (Sourate 25, Verset 50-51)
Je me retourne, Abù n’est plus là. Puis j’entends sa voix « Prends une photo, je suis là ! ». Il était monté tout en haut du canon, comme le font tous les touristes de passage. « C’est toi qui à l’appareil ! ». Il me le lance et on fait une petite séance photo. Les photos d’Abù, c’est comme les titres des livres pour enfants : Abù à Gorée, Abù dans son champ, Abù sur la charrette, Abù se promène, Abù prépare le thé, Abù joue aux cartes … j’ai toute la collection.
Sur la place, une femme solitaire nous regarde, elle n’a pas l’air d’être de l’île, elle est habillée en pagne, en tissu traditionnel avec un foulard autour du cou. Sur sa tempe, je reconnais les marques des Peuls, deux petits traits parallèles qui forment le chiffre 11. Je vais la saluer « No’Mbaada ? Ada Seli ? »[4]. Surprise, elle me répond dans sa langue, en Pulaar. C’est gagné ! Elle se nomme Sala. Abù redescend puis on discute avec elle. Elle explique qu’elle est originaire de la région de Matam et vit maintenant sur Dakar, son mari, lui, est parti travailler en Italie, et donc, elle profite de son temps libre pour visiter Gorée. Elle nous pose des tas de questions sur ce qui nous amène ici, et moi où est-ce que j’ai appris le Pulaar, et comment j’ai connu Abù. C’est une bonne rencontre, elle restera avec nous presque toute la journée et fatiguée, repartira à Dakar un peu plus tôt que nous. Nous sommes trois maintenant à découvrir ou re-découvrir l’île.
On s’approche de la falaise et en contrebas nous apercevons une femme étendre le linge, un fil tendu entre deux arbres, d’un côté la pierre et de l’autre la mer, l’espace n’est pas très large mais on suppose qu’il y a une famille qui vit là tout en bas. C’est déstabilisant, on ne sait même pas par quel chemin y accéder, comme si les habitants s’étaient appropriés cette toute petite île en cultivant une parcelle de vie dans ses moindres recoins. Les anciens blockaus, les souterrains, la falaise, tout a été réquisitionné pour y vivre en paix. L’île de Gorée, c’est comme un iceberg, il y a une partie émergée, celle que l’on veut bien nous montrer aux premiers abords, la partie que les touristes connaissent sur le bout de leur doigt, puis la partie immergée, celle, plus intime, où les îliens font leur vie paisible en harmonie avec la mer et le soleil, dans la tranquillité et à l’écart du chahut des touristes.
On finit par redescendre, la faim commence à se faire sentir. On décide tous les trois de manger dans les gargotes en face de la boutique de chez Abdou, on ne sera pas loin de la maison des esclaves pour la visite de 14h. Nous passons à la boutique inviter notre ami mais il est occupé avec des Toubabs, alors nous le laissons à ses affaires et filons manger. Nous qui avions l’habitude de manger un plat pour 500 cfa[5], ici le prix est multiplié par 4 ! mais on l’accepte, après tout, c’est comme partout, dès qu’il y a des touristes et de l’argent, les prix enflent, c’est la marche du monde même si la direction est mauvaise. On s’enfile un mafé sans le déguster, pourtant on sait qu’après un mafé, logiquement c’est sieste obligatoire, mais gourmandise quand tu nous tiens …
On repart, et comme prévu c’est difficile, le ventre est lourd, mais on se presse tout de même de se rendre devant la maison des esclaves. Nous ne sommes pas les premiers devant la porte, il n’est pas encore tout à fait l’heure et des visiteurs attendent déjà. Ca parle Anglais, Chinois, Français, Wolof, malgré le peu de monde aujourd’hui, de nombreuses nationalités sont représentées démontrant l’intérêt des étrangers pour ce lieu historique de l’île.
On s’assoit, on attend, le mafé nous pèse sur l’estomac ! J’en profite pour raconter à Abù la dernière fois que j’ai visité la maison il y a deux ans. J’attendais au même endroit, adossé contre le mur d’un côté de la ruelle, j’étais seul et en avance. A côté de moi, il y avait le gardien de la maison qui était assis sur sa chaise juste en face de la porte et attendait les visiteurs. On ne pouvait pas s’y méprendre, cet homme était bien la personne chargée de faire entrer les touristes et de leur vendre les tickets. Mais un couple de français s’approche rapidement, ils s’adressent à moi sans me saluer et surtout sans regarder le gardien. « A quelle heure ouvre la maison ? ». Je leur dis bonjour pour leur signifier qu’ici nous ne sommes pas en France, on salue les gens avant de s’adresser à eux, puis leur réponds qu’elle ouvre à 14h, qu’il faut patienter un peu. « Mais, c’est une visite guidée ? ». Là je regarde le gardien qui ne bouge toujours pas, puis je dis au couple « Vous savez, l’homme qui est là sur sa chaise, peut-être vous ne l’avez pas remarqué mais c’est lui qui doit vous renseigner. Regardez-moi, j’ai l’air de travailler à la maison des esclaves ? ». Puis l’homme leur répond « la visite guidée est à 15h ». Le couple repart, sans nous saluer, en se plaignant qu’ils n’aient pas le temps pour faire la visite et que c’est inadmissible qu’ils ne fassent pas de visite guidée à 14h. Je souris me disant que ces gens-là ne doivent pas être heureux, ça m’a toujours fait rire ce type de comportement, mais ça me renvoie aussi à la vie occidentale que j’avais laissé de côté depuis 5 mois, et je me dis que bientôt je dois y retourner. Je regarde le gardien et lui lance « c’est toujours comme ça ? ». « Pas toujours, mais en tout cas, c’est très souvent comme ça ». « Parfois, j’ai honte de voir mon peuple se comporter de cette façon ». « Et oui » dit-il, n’ayant pas l’air de trop s’en préoccuper, la situation étant plutôt banale et quasi habituelle pour lui.
14h ! Les portes s’ouvrent, le gardien nous reconnaît. Avec Sala à nos côtés, nous sommes une personne de plus que ce matin mais ça ne pose pas de problème. « Allez-y entrez, pour vous c’est bon ». On le remercie chaudement, et Abù me dit « Alors c’était ça le tarif spécial ! ». Et dire que j’entends souvent les voyageurs se plaindre qu’au Sénégal les blancs sont des portefeuilles sur patte. Dernière touche d’humour avant d’entrer dans l’une des pages les plus terribles de l’Histoire de l’humanité dont un célèbre artiste disait que la moitié de cette histoire n’avait pas encore été écrite. C’est vrai, on pourrait aussi ajouter que l’autre moitié a bien été écrite, mais par les vainqueurs. Ca me rappelle un proverbe Sénégalais « Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur ». Mais la maison des esclaves est la preuve que les lions ont trouvé leurs historiens. Joseph Ndiaye n’était pas historien mais le conservateur de la maison durant plus de trente ans jusqu’à son décès en 1999 à l’âge de 87 ans. Il s’est battu sans relâche pour faire connaître le patrimoine historique de Gorée, et surtout l’épisode de la traite négrière. Il racontait avec passion les douleurs de l’esclavage et l’enfer des noirs détenus dans les cellules de la maison. Grâce à son combat pour la préservation de la mémoire, l’UNESCO décide en 1990 de restaurer la maison, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui, un véritable lieu de mémoire et de pèlerinage pour les descendants d’esclaves et les millions de visiteurs à travers le monde.
Nous avons décidé de ne pas faire la visite guidée, Sala qui nous accompagne depuis notre arrivée ne parle que le Pulaar, alors j’improvise, je lui explique brièvement les différents lieux que l’on voit en essayant de me souvenir de ma dernière visite, puis traduit ce qui est écrit sur les panneaux des cellules. « Cellule homme », « Cellule femme », « Cellule enfant ». Il pouvait y avoir jusqu’à 200 esclaves en même temps dans la maison, et les familles étaient séparées avant de partir pour les Amériques. L’attente était parfois de trois mois avant d’embarquer sur les voiliers.
On rejoint Abù devant un renfoncement dans un mur. Celui-ci s’enfonce sur quelques mètres mais on ne voit pas le bout, il y fait tout noir. Au-dessus, un petit panneau indique « Cellule des récalcitrants ». J’explique à Abù ce qui est écrit sur le panneau et lui dis « Nelson Mandela est venu ici, il est entré dans ce trou, ses gardes du corps voulaient l’en empêcher mais il y est tout de même allé. Il est resté 5 minutes tout au fond, puis lorsqu’il est sorti, ses yeux étaient pleins de larmes ». Abù y va lui aussi, je ne le vois plus, ne l’entends plus, puis quand il sort, ses yeux aussi sont rouges, de tristesse, peut-être de colère.
Nous nous trouvons maintenant entre deux murs étroits. Au bout, une porte que l’on ne peut pas franchir, la mer nous barrant le chemin. « C’est la porte du voyage sans retour, si tu passais par-là, tu n’y revenais jamais ».
« Ca c’est grave ». C’est le moment le plus intense de la visite. Nous sommes face à la dure réalité de l’esclavage et de la condition d’esclave. On tente d’imaginer mais l’inhumanité est inimaginable. Les esclaves embarquaient d’ici sous un numéro de matricule, ils perdaient à tout jamais leurs noms Africains. Nous restons là quelques minutes, et Abù s’isole une fois de plus face à la mer. Je le laisse.
En sortant de ces murs, nous respirons enfin. C’est comme un sentiment d’étouffement, comme si la respiration s’était arrêtée l’espace de quelques minutes. On monte l’escalier et en haut nous découvrons une salle d’exposition dans laquelle sont mis en évidence des documents d’archives, des panneaux explicatifs, des objets témoignant de la vie d’esclave, des chaînes, des fers, des masques en ferrailles, les fusils des colons. Avec Sala on fait le tour de la salle, on regarde les images d’époque puis elle montre du doigt un dessin sûrement réalisé par un colon : un esclave pendu et à côté de lui un esclavagiste qui le fouette.
Nous avons visité la maison des esclaves, et nous la quittons comme on quitterait un cimetière, en silence et le regard baissé. Je me souviens alors d’une parole que le guide avait prononcé à la fin de la visite guidée la dernière fois que j’étais venu « La visite s’achève maintenant, cette maison est un lieu de mémoire, mais surtout n’oublions pas que, jusqu’à aujourd’hui, l’esclavage continue et n’a pas encore été aboli ». C’était vrai, les formes avaient changé, mais c’était toujours les mêmes qui mangeaient à leur faim, et toujours les mêmes qui se contentaient des miettes tombées de leur table.
En sortant de la maison, une sonnerie retentit, c’est mon téléphone. Je réponds « Salamou Alaykum ». C’est Simon, l’Italien que j’avais rencontré sur Dakar il y a quelques jours, j’avais oublié que lui aussi venait sur l’île ce jour-là. Il me dit qu’il est arrivé, qu’il est tout en haut, dans la maison de Maha, un habitant de Gorée qui a ouvert quelques chambres d’hôtes. « On arrive ».
Abù me dit qu’avant de rejoindre Simon, il veut voir la mosquée et y faire quelques prières. Très bonne idée, j’y étais allé la dernière fois mais je ne me souviens plus du tout où elle se trouve. On remonte la ruelle et nous passons devant l’église. En plaisantant je dis à Abù « c’est ici, tu peux aller prier », puis il me répond « ah ! ça c’est la mosquée des Chrétiens ».On finit par demander à la première personne qui passe où est-ce qu’ils l’ont mis, l’île n’est pourtant pas très grande. On nous indique une direction, celle de la mer, je me dis que Dieu ne doit pas être très loin, et je commence à me souvenir maintenant.
Sala me taquine en me disant « Tu as vu ce que tes blancs ont fait, ils ont mis l’église bien en évidence au milieu de l’île alors que la mosquée est cachée ».
Je souris, c’était bien vu de sa part « C’est vrai, mais regarde, qui a la plus belle vue ? ».
« La mosquée, a haali gonga ! »[6], Sala rigole.
En effet, la mosquée de l’île de Gorée vaut le détour. C’est la plus ancienne mosquée en pierre du pays. Un peu à l’écart du reste de l’île, elle surplombe et domine la mer, l’endroit est vraiment magnifique et préservé des touristes, AllaH n’intéresse personne. C’est la partie de l’île qui pourtant me touche le plus, où l’on ressent cette présence que pas même le plus grand des marabouts pourraient expliquer, comme cette brise que l’on sent sur notre peau mais que l’on ne voit jamais.
A l’intérieur, quelques personnes sont assises en train de lire le Coran. Un homme nous aperçoit, se lève et s’approche de nous. Il nous salue et se présente, c’est l’Imam. Il dit que nous sommes les bienvenus ici et nous parle bien évidemment de religion. « En ce moment, nous avons la visite de Frères Américains, ils sont venus se ressourcer ici et apprendre la religion avec nous ». En effet, un monsieur assez âgé avec une longue barbe blanche vient à son tour nous saluer sur le seuil de la mosquée. Il me fait penser à un vieil ermite, un enfant dans un corps de vieillard. Son regard est rieur et son sourire modeste est accroché à ses lèvres, comme s’il avait atteint la plénitude de Dieu et qu’il goûtait aux prémices du Paradis. Malheureusement, j’ai perdu mon Anglais et je ne pourrais pas très bien communiquer avec lui, mais nous restons à discuter un peu avec l’Imam, remercions tout le monde de l’accueil puis finissons par les quitter.
Sala commence à être fatiguée, elle dit qu’elle veut rentrer sur Dakar. Nous la raccompagnons au port, mais il faut attendre un peu, la navette est dans 30 minutes. Elle part avec Abù sur la plage, et se mettent les pieds dans l’eau au milieu des jeunes qui se baignent ou regardent passer les demoiselles. Le bateau approche, on salue Sala, on échange les numéros de téléphone. C’était vraiment une bonne rencontre, et maintenant on va se sentir seul sans une présence féminine à nos côtés. « Yo AllaH adu Jaam Sala »[7].
Je commence à avoir mal aux jambes, l’île est petite mais tout de même ça monte et ça descend ! Nous remontons l’île pour rejoindre Simon, notre ami Italien. Il est là avec une Anglaise qui est en stage dans une ONG sur Dakar, et un jeune Français qui a parcouru une bonne partie de l’Afrique à pied, de l’Ethiopie jusqu’au Sénégal. L’échange risque d’être intéressant, et ça fait longtemps que je n’ai pas discuté avec des occidentaux, pour le peu que j’en vois lorsque je suis au Fouta …
Maha est très cultivé, il nous parle en français et parfois traduit en Anglais pour la jeune fille. On refait le monde avec lui, on discute du Sénégal, de l’Afrique, de l’Occident, du monde et ses problèmes, de la vie et sa beauté. On se sent bien ici, à l’ombre avec un peu d’air frais. La femme de Maha nous apporte quelques gâteaux qu’elle vient de préparer et sa Maman vient s’asseoir à nos côtés pour nous écouter et sûrement passer son temps. Maha a ouvert des chambres d’hôtes il y a quelques années pour les visiteurs de passage sur l’île, il me dit que ça marche plutôt bien. C’est évident, l’endroit est charmant, les chambres sont parfaites, et puis Maha connaît beaucoup de choses sur son île et sa culture.
Un peu plus haut, juste au-dessus de l’endroit où nous nous trouvons, Maha possède un jardin potager et botanique où ils cultivent des plantes qu’il garde et revend. Son jardin est superbe et on voit qu’il l’entretient à la sueur de son front. Il a une collection impressionnante qu’il cultive dans des fonds de bouteilles plastiques. C’est un passionné, il commence à nous faire une visite de son jardin et en passant devant chaque plante, explique ses propriétés médicinales. Abù reconnaît certaines plantes de son enfance, il faut dire qu’il a baigné dedans, sa mère a un don pour guérir les maux par les plantes. Beaucoup de ces herbes ont disparu de la région du Fouta à cause du réchauffement climatique, du désert qui gagne chaque jour du terrain. Mais Maha affirme que toutes ces plantes peuvent encore pousser au Fouta si on en prend soin. Il récolte quelques graines d’un arbre que l’on appelle dans son langage populaire le « Neverdie » (de l’Anglais, le « ne meurt jamais ») et en donne à Abù, « Tu essaieras ça quand tu rentreras chez toi ». C’est un arbre dont nous avions déjà eu l’occasion de discuter à Bakel lorsque nous avions rencontré notre ami Idrissa, président d’une ONG Sénégalaise Eden Bakel. « Depuis que j’ai cet arbre chez moi, les femmes font la queue pour avoir ses fruits, c’est impressionnant les qualités qu’il possède ». Selon la tradition, les feuilles du Neverdie soigneraient plus de 300 maladies, mais Idrissa en parle surtout pour ses propriétés en faveur des diabétiques. Elles contiendraient deux fois plus de vitamine qu’une orange, des protéines et du calcium, ainsi que du fer .. bref, un produit particulièrement utilisé dans les programmes de malnutrition.
Il est 19h, on s’est un peu attardé, nous sommes les derniers chez Maha, Simon et le jeune français sont déjà partis. Nous remercions Maha et lui souhaitons beaucoup de bonheur à lui et sa famille en promettant que l’année prochaine nous reviendrons le saluer. Une fois de plus, nous redescendons l’île en passant dire au revoir à Abdou et en lui faisant la même promesse. Sur le quai d’embarquement, il commence à faire frais. En face de nous, il reste toute une partie de l’île que nous n’avons pas faite. On voit le fort d’Estrées aménagé par les français au XIXème siècle. D’abord construit pour se protéger, ce fut ensuite une prison, puis aujourd’hui le musée Historique du Sénégal à Gorée.
« Abù, on a même pas eu le temps d’aller là-bas ».
Mais il n’est plus à côté de moi, il regarde les pêcheurs Italiens assis à l’entrée du quai. L’espace d’un instant, j’ai l’impression d’être sur une île de Bretagne, surtout que le vent commence à souffler et qu’avec mon boubou j’ai froid. Le bateau approche, nous montons tous les deux en silence, la fatigue se ressent. Puis quand tous les passagers sont à bord, nous quittons l’île de Gorée pour retrouver le monde bruyant de la capitale.
« Bismillah » dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres
Par Dawud David DUPUY
[1] « Au Nom de Dieu »
[2] Fouta-Toro ou Fuuta Tooro: région du Nord du Sénégal située entre Dagana et Bakel, autrefois royaume du Tékrour. C’est la région la plus anciennement peuplée du Sénégal d’où partira l’ensemble des Peuples du pays. Aujourd’hui, ses habitants sont pour la majorité des Peuls et des Toucouleurs (Haal Pulaar).
[3] Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké est un théologien Musulman né en 1853 et décédé en 1927. Il deviendra l’une des figures les plus importantes de l’Islam au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, et fondera la confrérie des Mourides. Partout au Sénégal, on peut voir des peintures le représentant et le glorifiant en tant que Khadimou Rassoul « Serviteur du Prophète ».
[4] « Comment ça va ? » - « Tu es en bonne santé ? », traduit du Pulaar.
[5] Moins d’1 euro.
[6] « La mosquée, tu as dis la Vérité ! », traduit du Pulaar.
[7] « Que Dieu te donne la Paix Sala », traduit du Pulaar.
Canal des Pangalanes (Madagascar) à VTT en avril-mai 2012 English translation pending
Je projette un voyage à MADA vers avril mai 2012, 2 semaine aux abords du canal des pangalanes en VTT et la semaine suivante à tana pour visiter les digues et les collines qui bordent la ville (toujours en VTT).
J'ai une expérience de MADA ( trois séjours, TANA, DIEGO et ANTSIRABE en 2010).
Pour le moment je suis seul sur ce projet, éventuellement je cherche une personne intérressé pour faire ce voyage avec moi. Toutes les expériences de voyages avec des locations de vtt à l'est de mada me seront utiles.
En espérant que le partage de vos expériences viendront enrichir mon projet.
Jean Michel
J'ai une expérience de MADA ( trois séjours, TANA, DIEGO et ANTSIRABE en 2010).
Pour le moment je suis seul sur ce projet, éventuellement je cherche une personne intérressé pour faire ce voyage avec moi. Toutes les expériences de voyages avec des locations de vtt à l'est de mada me seront utiles.
En espérant que le partage de vos expériences viendront enrichir mon projet.
Jean Michel
Avis sur chauffeur-guide à Madagascar? English translation pending
Bonjour,
Apres avoir parcouru le forum, j'ai pu voir que quelques membres recommandaient entre autres Rivo et Haja (mandresyarivo@yahoo.fr et Hajaguide@yahoo.fr) .
Cela etant je me mefie de la pub deguisée et voudrais savoir si certains d'entre vous avez deja eu recours a leurs services ?
Je les ai contactés et les prix proposés pour un itineraire de 15j sur la RN7 correspondent a ce que j'ai pu voir par ailleurs sur le forum (28Euros/j)
Merci d'avance Tibo
Apres avoir parcouru le forum, j'ai pu voir que quelques membres recommandaient entre autres Rivo et Haja (mandresyarivo@yahoo.fr et Hajaguide@yahoo.fr) .
Cela etant je me mefie de la pub deguisée et voudrais savoir si certains d'entre vous avez deja eu recours a leurs services ?
Je les ai contactés et les prix proposés pour un itineraire de 15j sur la RN7 correspondent a ce que j'ai pu voir par ailleurs sur le forum (28Euros/j)
Merci d'avance Tibo
Séjour d'un mois aux Philippines l'été prochain English translation pending
Bonjour
Chaque année, nous partons pour une destination différente et la prochaine sera les Philippines ( j'y pense depuis un certain temps déjà et les posts que j'ai lus ici ou ailleurs m'ont confortée dans cette idée). Je vais essayer de faire court mais précis , autant que possible. Tout d'abord , les dates de voyage : juillet 2012. Certes, c'est loin mais je procède comme ça habituellement, histoire de bien préparer mon voyage et de bien m'en imprégner. Je voyage avec mon fils qui aura 12 ans à ce moment-là et je fais toujours en sorte de prévoir des activités accessibles pour lui. Généralement, je ne soumets pas mon itinéraire, mais là, c'est vraiment l'inconnue totale et compte tenu de la multitude d'iles et de spots , je veux être sûre de mon choix . C'est donc aux connaisseurs que je m'adresse. Voici mon parcours ( 1er jet , non figé ):
J1 au J4 : Manille ( voir ce qui est possible de faire aux alentours ) J4 au J11 : Bohol et là, besoin de renseignements concernant les différentes activités ( hors plongée) ainsi que les tarifs J11 au J21: Boracay ( juste du balnéaire à moins qu'il y ait des incontournables ?) J21 au J30 : Palawan / El Nido : où loger , qu'y voir , comment se déplacer ? J30 au J31 : Manille puis retour en France
Concernant mon budget , je pars sur 4000€ ( vol international + vols internes inclus). Pour ce qui est de mes envies et celles de mon fils , les critères suivants sont nécessaires pour un voyage parfait : - de beaux paysages - le contact avec les locaux le plus possible ( éventuellement, coucher chez l'habitant, aller voir les ethnies et leur apporter des vêtements ou des jouets ... Bref, vous voyez ce que je veux dire). - de belles plages parce qu'on aime être dans la carte postale - des hôtels ou Gh sympas , pas nécessairement 5* mais un minimum de confort ( hormis si on couche chez l'habitant auquel cas on s'adapte ) - pas de trecks parce qu'on n'est pas des sportifs et que mon fils est encore une petite crevette malgré son âge ( après, on n'est pas contre une petite marche mais pas pendant des heures, on n'est pas sportifs, je le répète) - du culturel parce qu'on aime ça et le contact avec des animaux si c'est faisable .
Voilà, je crois que j'ai fait le tour de ce que nous recherchons . Maintenant, à vous de me dire si mon itinéraire me le permettra. Rien n'est encore booké, donc les changements peuvent se faire sans problème. Merci d'avance pour votre aide . A bientôt
Chaque année, nous partons pour une destination différente et la prochaine sera les Philippines ( j'y pense depuis un certain temps déjà et les posts que j'ai lus ici ou ailleurs m'ont confortée dans cette idée). Je vais essayer de faire court mais précis , autant que possible. Tout d'abord , les dates de voyage : juillet 2012. Certes, c'est loin mais je procède comme ça habituellement, histoire de bien préparer mon voyage et de bien m'en imprégner. Je voyage avec mon fils qui aura 12 ans à ce moment-là et je fais toujours en sorte de prévoir des activités accessibles pour lui. Généralement, je ne soumets pas mon itinéraire, mais là, c'est vraiment l'inconnue totale et compte tenu de la multitude d'iles et de spots , je veux être sûre de mon choix . C'est donc aux connaisseurs que je m'adresse. Voici mon parcours ( 1er jet , non figé ):
J1 au J4 : Manille ( voir ce qui est possible de faire aux alentours ) J4 au J11 : Bohol et là, besoin de renseignements concernant les différentes activités ( hors plongée) ainsi que les tarifs J11 au J21: Boracay ( juste du balnéaire à moins qu'il y ait des incontournables ?) J21 au J30 : Palawan / El Nido : où loger , qu'y voir , comment se déplacer ? J30 au J31 : Manille puis retour en France
Concernant mon budget , je pars sur 4000€ ( vol international + vols internes inclus). Pour ce qui est de mes envies et celles de mon fils , les critères suivants sont nécessaires pour un voyage parfait : - de beaux paysages - le contact avec les locaux le plus possible ( éventuellement, coucher chez l'habitant, aller voir les ethnies et leur apporter des vêtements ou des jouets ... Bref, vous voyez ce que je veux dire). - de belles plages parce qu'on aime être dans la carte postale - des hôtels ou Gh sympas , pas nécessairement 5* mais un minimum de confort ( hormis si on couche chez l'habitant auquel cas on s'adapte ) - pas de trecks parce qu'on n'est pas des sportifs et que mon fils est encore une petite crevette malgré son âge ( après, on n'est pas contre une petite marche mais pas pendant des heures, on n'est pas sportifs, je le répète) - du culturel parce qu'on aime ça et le contact avec des animaux si c'est faisable .
Voilà, je crois que j'ai fait le tour de ce que nous recherchons . Maintenant, à vous de me dire si mon itinéraire me le permettra. Rien n'est encore booké, donc les changements peuvent se faire sans problème. Merci d'avance pour votre aide . A bientôt
Destination africaine pour deux filles en voyage sac à dos? English translation pending
Bonjour,
Bon c'est pas évident car j'ai bien regardé pas mal de messages et sujets de ce site, mais tout lire et faire le tri est dur dur... Voilà, je devais partir visiter la Guinée, mais des soucis font que c'est mort pr ce pays... Pourriez vous m'éclairer et me dire ds quels pays 2 filles pourraient voyager un peu à l'arrache, au grès des rencontres, avec sac a dos et tente (pr le cas ou) sur le dos...?? Je sais qu'en Guinée il y avait des tas de choses à voir et des gens accueillant (j'y suis déjà allée mais je n'ai pas tout visité...), mais du coup pr les autres pays....?? Voilà... si qqun se sent de me donner qques conseils...?? MERCI BCP!!!! ;)
Logements chez l'habitant à Madagascar? English translation pending
bonjour a tous, et toute.
j'envisage un voyage de trois mois courant 2012 a madagascar.
je souhaiterais trouver a loger chez l'habitant, pour des raisons financiere tout d'abord, et ensuite, pour etre au plus pres de la population locale, de ses coutumes, de ses us, et enfin, pour avoir un pied a terre voir plusieurs.
ma destination premiere sera tres certainement teluar, et ensuite, fianarantsoa.
quelqu'un ici a deja eut la possibilite de trouver a habiter chez l'habitant??quels sont les imperatifs conseillés??etc...
quelles regle a tenir face au habitants?
le francais est il compris partout?etc...
merci de m'aider a preparer mon voyage afin qu'il se passe dans les meilleurs conditions, et avec les conseils les plus avises.
merci de vos reponses
amicalement
jean-pierre
Horaires du consulat mauritanien à Rabat English translation pending
Bonjour,
Les horaires du consulat mauritanien à Rabat mis en place durant la période du Ramadan ... fonctionnent encore !!! Malgré la fin du Ramadan ... Prévoyez donc 48 heures d'attente. A ce compte-là, il est presque plus pertinent d'effectuer sa demande de visa en France. Même s'il est deux fois plus cher. N'hésitez pas à me contacter pour un certificat d'hébergement.
Cordialement, olivia
Les horaires du consulat mauritanien à Rabat mis en place durant la période du Ramadan ... fonctionnent encore !!! Malgré la fin du Ramadan ... Prévoyez donc 48 heures d'attente. A ce compte-là, il est presque plus pertinent d'effectuer sa demande de visa en France. Même s'il est deux fois plus cher. N'hésitez pas à me contacter pour un certificat d'hébergement.
Cordialement, olivia
Nouvelle-Calédonie: matériel de camping, colocation aux alentours de Nouméa? English translation pending
Bonjour a tous, on part a deux en nouvelle calédonie, dans un premier temps, nous comptons aller a l'auberge de jeunesse comme tout le monde, mais après découvrir l'ile et ses locaux par le biais du camping. Faut-il emmener tout le matériel de camping ou seulement qq truc, voir rien du tout, savoir si on trouve tout le matériel et si au quel cas il est valable de le transporter?merci
Autre sujet on aimerai trouver une collocation aux alentours de nouméa (plus facile pour le travail :frigoriste depuis 8ans) si vous avez des plans? pour je pense mi decembre, a voir...
merci a tous ceux qui lisent et répondent à mes interogations.
Suggestion de parcours de deux semaines à Madagascar English translation pending
Salut!
Nous allons partir a Madagascar dans une semaine, et je commence a reflechir a notre parcours... un peu tard 😇
On part 2 semaines et on n'aura donc pas le temps de visiter toute l'ile, comme on aime la plongee et la plage de facon generale, on privilegie les spots nord ouest (Nosy Be) et l'est (Sainte-Marie). Evidemment on souhaite visiter les parcs naturels et autres, on ne vient pas que pour la plage...
Je pensais faire la boucle suivante: - partir de Tana vers l'Est et faire une pause a la reserve Analamazaotra (1 journee?) - puis continuer vers la cote et remonter jusqu’à l'ile Sainte-Marie et l'ile aux nattes (2/3 jours) - apres j'aurai bien continuer vers le Nord mais j'ai cru comprendre que les routes n'etaient pas facilement pratiquable... l'idee c'était de remonter jusqu’à la hauteur de Diego Suarez et visiter la montagne d'ambre et la reserve de l'ankarava. - puis descendre jusqu’à Nosy Be pour une bonne pause de plusieurs jours pour un programme plage/plongees 😎 On m'a parle de l'ile de nosy sakatia, il parait que c'est un vrai petit paradis!
- 3 possibilitees pour finir le voyage en beauté 1- descendre par un vol direct a Tana (pas top) 2- ferry jusqu’à Majunga (mais je ne sais pas si les ferrys circulent toujours) puis retour a Tana avec une halte au parc Ankarafantsika 3- pareil que 2 saufs qu'on fait tout par la route (j'ai cru comprendre que c'était assez long...🤪)
Voila, si vous avez des suggestions, je serai ravi de les lire Merci d'avance
Nous allons partir a Madagascar dans une semaine, et je commence a reflechir a notre parcours... un peu tard 😇
On part 2 semaines et on n'aura donc pas le temps de visiter toute l'ile, comme on aime la plongee et la plage de facon generale, on privilegie les spots nord ouest (Nosy Be) et l'est (Sainte-Marie). Evidemment on souhaite visiter les parcs naturels et autres, on ne vient pas que pour la plage...
Je pensais faire la boucle suivante: - partir de Tana vers l'Est et faire une pause a la reserve Analamazaotra (1 journee?) - puis continuer vers la cote et remonter jusqu’à l'ile Sainte-Marie et l'ile aux nattes (2/3 jours) - apres j'aurai bien continuer vers le Nord mais j'ai cru comprendre que les routes n'etaient pas facilement pratiquable... l'idee c'était de remonter jusqu’à la hauteur de Diego Suarez et visiter la montagne d'ambre et la reserve de l'ankarava. - puis descendre jusqu’à Nosy Be pour une bonne pause de plusieurs jours pour un programme plage/plongees 😎 On m'a parle de l'ile de nosy sakatia, il parait que c'est un vrai petit paradis!
- 3 possibilitees pour finir le voyage en beauté 1- descendre par un vol direct a Tana (pas top) 2- ferry jusqu’à Majunga (mais je ne sais pas si les ferrys circulent toujours) puis retour a Tana avec une halte au parc Ankarafantsika 3- pareil que 2 saufs qu'on fait tout par la route (j'ai cru comprendre que c'était assez long...🤪)
Voila, si vous avez des suggestions, je serai ravi de les lire Merci d'avance
Voyage à pied du Mont Kenya à Dadaab, seul English translation pending
Salut,
je serai au Kenya pour une durée approximative de 8mois à un an à partir de novembre, je voyagerai seul et à pied. Je n'ai pas voulu avoir recours à un guide ou à un quelconque moyen de transport motorisé.
Je voulais savoir si quelqu'un avait déjà fait la route à pied en partant du Mont Kenya jusqu'au camp de réfugiés de Dadaab en passant par la route B9 puis par la C83. Si c'était d'après ceux qui y sont déjà allé, réalisable. Si il y a plusieurs village sur la route, des possibilité de ravitaillement etc. Et d'abord et avant tout si il y réellement moyen d'aller voir seul aux alentours du camp ou si la sécurité était vraiment restreinte et les none locaux et les nons ONG y était proscrit. Je ne parle pas de pénétré le camp mais bien d'aller voir par moi-même, aux alentours.
Merci.
je serai au Kenya pour une durée approximative de 8mois à un an à partir de novembre, je voyagerai seul et à pied. Je n'ai pas voulu avoir recours à un guide ou à un quelconque moyen de transport motorisé.
Je voulais savoir si quelqu'un avait déjà fait la route à pied en partant du Mont Kenya jusqu'au camp de réfugiés de Dadaab en passant par la route B9 puis par la C83. Si c'était d'après ceux qui y sont déjà allé, réalisable. Si il y a plusieurs village sur la route, des possibilité de ravitaillement etc. Et d'abord et avant tout si il y réellement moyen d'aller voir seul aux alentours du camp ou si la sécurité était vraiment restreinte et les none locaux et les nons ONG y était proscrit. Je ne parle pas de pénétré le camp mais bien d'aller voir par moi-même, aux alentours.
Merci.
Madagascar et Diego: insécurité? English translation pending
bonjour
pourriez vous me dire , a ceux qui ont été sur l ile rouge recemment si il y a toujours autant de probleme d insecurité sur diego et tana en general
j envisage d y aller pour quelques mois mais suis trés hesitant sur ce point
d autre part j ai vu sur sur le site d air mada des billet aller retour tana diego a 275 euros , trés cher donc
est ce vraiment cela
merci
Programme sur un mois à Madagascar English translation pending
Bonjour,
Je viens vous soumettre mon autre programme sur un mois - Descente de la tsihiribina et tsingys de bemahara :organisation à Antsirabé - Descendre la côte de Morondava à Tuléar en plusieurs étapes....mon souhait est de m’arrêter à Belo/mer, aller à Morombé, puis andavaoaka; puis Salary et enfin Ifaty.Je pense rester 2 jours mini ds chaque localité mais comment sur le terrain s'y rendre?Je suis seule et ne peux m'offrir le 4/4 à moins de le partager avec des gens qui désirent faire ce trajet - une vingtaine de jours me sont nécessaire pour faire ce trip, me semble-t-il....Mais vous allez me le dire - Il me reste un peu de temps et j'aurai aimé envisagé le grand sud via Fort Dauphin.En faire un bout jusqu'à Itampolo et remonter sur Tulear pour prendre l'avion via Tana....
Est-ce possible?et surtout avec quel moyen de locomotion tout du long
Merci à vous et à bientôt Je pars le 11 Octobre
Je viens vous soumettre mon autre programme sur un mois - Descente de la tsihiribina et tsingys de bemahara :organisation à Antsirabé - Descendre la côte de Morondava à Tuléar en plusieurs étapes....mon souhait est de m’arrêter à Belo/mer, aller à Morombé, puis andavaoaka; puis Salary et enfin Ifaty.Je pense rester 2 jours mini ds chaque localité mais comment sur le terrain s'y rendre?Je suis seule et ne peux m'offrir le 4/4 à moins de le partager avec des gens qui désirent faire ce trajet - une vingtaine de jours me sont nécessaire pour faire ce trip, me semble-t-il....Mais vous allez me le dire - Il me reste un peu de temps et j'aurai aimé envisagé le grand sud via Fort Dauphin.En faire un bout jusqu'à Itampolo et remonter sur Tulear pour prendre l'avion via Tana....
Est-ce possible?et surtout avec quel moyen de locomotion tout du long
Merci à vous et à bientôt Je pars le 11 Octobre
Change d'argent tôt le matin à Bishkek? (Kirghizistan) English translation pending
Bonsoir,
Nous arrivons à 5 Heures du mat à Bishkek et désirons partir à Karakol directement.
Où peut_on changer de l'argent tôt le matin à Bishkek ?
A l'aéroport, est-ce que cela vaut le coup ?
Le taux est-il le même à Karakol qu'à Bishkek ?
Où fat-il prendre un taxi partagé à Bishkek pour Karakol ?
Merci pour tous ces renseignements -
Organisation de voyage à budget très réduit à Madagascar: logement, transport...? English translation pending
Bonjour à tous et merci par avance pour votre aide.
Je pars dans 1 mois pour Madagascar et je commence à préparer mon périple. Arriver à Tana dans la nuit du 9 au 10, puis je pense prendre un avion aussitôt pour Nosy be quelques jours mais là bas où dormir?pour que ce soit le plus authentique possible et que visiter de vraiment intéressant.
Ensuite j'aimerais remonter la côte nord jusqu'à Diego , aller voir le lac sacré. je pensais trouver une voiture avec chauffeur pour m'y amener.
Redescendre la côte Est en faisant des escales (si vous en avez à me recommander) (je pensais encore prendre 1 voiture avec chauffeur) et terminer en allant sur l'île sainte marie où j'aimerai plonger et visiter bien sûr.
Et terminer mon voyage par 2 ou 3 jours max sur Tana retour prévu le 25 milieu d’après-midi.
Je suis preneuse de tout vos conseils et vos contacts pour logement, transports....Idéalement à budget très réduit, sachant que dans mes voyages j'aime bcp m’imprégner aux max de la culture local (nourriture, rythme de vie...)
Merci de votre aide pour ses futurs vacances rythmés au top
Je pars dans 1 mois pour Madagascar et je commence à préparer mon périple. Arriver à Tana dans la nuit du 9 au 10, puis je pense prendre un avion aussitôt pour Nosy be quelques jours mais là bas où dormir?pour que ce soit le plus authentique possible et que visiter de vraiment intéressant.
Ensuite j'aimerais remonter la côte nord jusqu'à Diego , aller voir le lac sacré. je pensais trouver une voiture avec chauffeur pour m'y amener.
Redescendre la côte Est en faisant des escales (si vous en avez à me recommander) (je pensais encore prendre 1 voiture avec chauffeur) et terminer en allant sur l'île sainte marie où j'aimerai plonger et visiter bien sûr.
Et terminer mon voyage par 2 ou 3 jours max sur Tana retour prévu le 25 milieu d’après-midi.
Je suis preneuse de tout vos conseils et vos contacts pour logement, transports....Idéalement à budget très réduit, sachant que dans mes voyages j'aime bcp m’imprégner aux max de la culture local (nourriture, rythme de vie...)
Merci de votre aide pour ses futurs vacances rythmés au top
Rallier le Ghana par bateau depuis la France? English translation pending
Bonjour,
J'aimerai savoir si il est possible de rallier le Ghana par bateau depuis la France, sachant que j'aurai mon bébé avec moi? La seule fois où j'ai pris l'avion j'avais 3 ans... Maintenant j'en ai 30 et j'avoue que prendre l'avion me fait peur. Merci pour vos réponses.
Safaris au Kenya et en Tanzanie du 20 octobre au 5 novembre 2011 English translation pending
Bonjour,
je viens d'acheter des billet d'avion vers nairobi du 20/10 au 5/11/11. je souhaiterais visiter le masai mara et surtout, aller en tanzanie pour les parcs du nord (serengeti, ngorongoro, tarangire et lac natron)
connaissez-vous des bons plans pour boucler ce programme ? y-a-t-il des safaris en vente à nairobi qui le proposent à un prix abordable ?
est-ce qu'il vaut mieux prendre un vol domestique pour arusha et scinder les deux safaris (un pour le kenya et un autre pour la tanzanie) ?
je viens d'acheter des billet d'avion vers nairobi du 20/10 au 5/11/11. je souhaiterais visiter le masai mara et surtout, aller en tanzanie pour les parcs du nord (serengeti, ngorongoro, tarangire et lac natron)
connaissez-vous des bons plans pour boucler ce programme ? y-a-t-il des safaris en vente à nairobi qui le proposent à un prix abordable ?
est-ce qu'il vaut mieux prendre un vol domestique pour arusha et scinder les deux safaris (un pour le kenya et un autre pour la tanzanie) ?
Billet tour du monde pour un voyage uniquement en Asie et Océanie English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je prépare actuellement un voyage de six mois en Asie et Océanie et aimerais savoir s’il est possible de prendre un billet tour du monde si l’on ne fait pas le tour du globe ? J’envisage partir dans un ou deux pays d’Asie du sud-est, puis Malaisie, Indonésie, Australie et revenir éventuellement par l’île maurice, où habite mon frère. Avec ce scénario je « change de direction » à la fin de mon voyage, quelqu’un a-t-il déjà réservé un billet TDM avec ce type de scénario, si oui, par quel agence ?
Merci d’avance pour vos réponses !
Je prépare actuellement un voyage de six mois en Asie et Océanie et aimerais savoir s’il est possible de prendre un billet tour du monde si l’on ne fait pas le tour du globe ? J’envisage partir dans un ou deux pays d’Asie du sud-est, puis Malaisie, Indonésie, Australie et revenir éventuellement par l’île maurice, où habite mon frère. Avec ce scénario je « change de direction » à la fin de mon voyage, quelqu’un a-t-il déjà réservé un billet TDM avec ce type de scénario, si oui, par quel agence ?
Merci d’avance pour vos réponses !
Un mois à Madagascar en indépendant English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis un jeune thésard (cad budget raisonable 😛) et j'aurais aimé avoir l'avis des connaisseurs de Madagascar sur mon itinéraire d'un mois à Mada en septembre.
Je pars avec ma copine et à priori on a pas prévu d'utiliser l'avion et louer une jeep avec chauffeur est bien entendu trop cher.
Après avec terminé la lecture du lonely (ma copine a le petit futé, ne vous inquiétez pas), je commence à me demander si ce voyage risque pas d'être un peu galère.
D'habitude je suis habitué à des pays ou les transports en communs permettent quand même de relier la grande majorité du pays (Amérique du Sud etc.) alors que la... il y a pas mal de passage ou la jeep semble obligatoire.
Logiquement j'ai fait une croix sur toute la partie au sud de Tuléar (Fort dauphin etc.) et je commence peut etre à envisager un aller simple en avion même si ça me réjouit pas trop.
Dans l'idéal j'aurais aimé faire la boucle Tsibirihna-Tsingys-Morondova-Tular-RN7-Tana en 3 semaines et garder une semaine paisible pour Sainte Marie mais il semble que se déplacer à Mada hors RN7 soit plus compliqué que je ne m'y attendais et je vais devoir surement dire bye bye à Sainte Marie :(
Je me demandais si vous pourriez me donner quelques infos sur certaines étapes de mon voyage: - Tsibirinha ou Manambolo? A votre avis lequel des deux vaut plus le coup? Lequel est plus facile à organiser en indépendent, à deux. Est ce que prendre le manambolo permet de rejoindre les tsnigy plus rapidemement? Bref faire le Manambolo au lieu de tsibirinha pour éviter le trajet aller en jeep Bélo aux Tsingys, ça a un intérêt? Les guides parlent bcp de locations de jeep ou circuits de Morondava pour aller aux grands tsingy en 4X4. Quid des gens qui arrivent à Belo par la Tsiribinha?! y a vraiment rien de proposé à Belo? Même question pour le retour à Morondava.
- Morondava Tuléar Si j'ai bien compris, sans 4X4 c'est de la folie. Pas de chance, on aura pas de 4X4, et l'avion pour Tuléar est pas très régulier ni bon marché... Auriez vous des conseils pour rejoindre Tuléar de manière agréable? Imaginons qu'on envisage une portion du voyage par bateau, conseillez vous de faire la portion Morondova-Morombe ou Morombe-Tuléar? Quelqu'un aurait plus d'infos sur les jours de départs des taxis brousse sur ce trajet?
- Tuléar Ici je compte aller à Anakao, moins touristique qu'Ifaty parait il. Auriez vous des conseils de spots de plongée/snorkeling?
- Les parcs (Isalo) Il semblerait qu'il soit préférable d'être motorisé pour l'accès au parc afin de ne pas perdre tro pde temps en marche en direction du parc. Il n'a a vraiment pas moyen de s'arranger pour trouver des véhicules s'y rendant? Quelles boucles conseillez vous dans l'Isalo
(Andrigitra) Est ce vrai qu'il y pleut trèèès souvent? On m'a parlé d'un parc moins dépaysant que les autres (plus montagnard. Je viens de la région grenobloise) et difficile d'accès. pourtant les guides le décrivent comme moins touristiques et plus impressionant que l'Isalo. Qu'en pensez vous?
(Ranomafana) Même question au sujet de la pluie. Sinon parmi ces trois parcs, quels seraient les 2 de votre choix et pourquoi?
- FCE Pour le moment, ma copine ne veut pas y aller car cela semble trop long, rien à faire et peu d'intérêt. pourtant la lecture de ce forum en donne de très bon échos. Vous confirmez que c'est bien? 😉
Voila ça c'était pour la boucle. maintenant imaginons que je prenne un aller de Tana pour Sainte Marie et qu'on rentre a Tana par taxi brousse, ça vous semble faisable en...5jours, 1 semaine? Si oui, ça serait possible de faire la boucle décrite précédement en coupant dans le lard?
Plus général: Sauriez vous qui contacter comme agences pour les 4X4 de locations à vide rentrant à l'agence initiale? Est ce utile d'emmener un tel portable?
Tout autre conseil est le bienvenue!
Désolé pour l'avalanche de question et merci d'avances pour vos tuyaux! C'est pas évident de savoir comment ça se passe sur place d'ici!
Eric
Je suis un jeune thésard (cad budget raisonable 😛) et j'aurais aimé avoir l'avis des connaisseurs de Madagascar sur mon itinéraire d'un mois à Mada en septembre.
Je pars avec ma copine et à priori on a pas prévu d'utiliser l'avion et louer une jeep avec chauffeur est bien entendu trop cher.
Après avec terminé la lecture du lonely (ma copine a le petit futé, ne vous inquiétez pas), je commence à me demander si ce voyage risque pas d'être un peu galère.
D'habitude je suis habitué à des pays ou les transports en communs permettent quand même de relier la grande majorité du pays (Amérique du Sud etc.) alors que la... il y a pas mal de passage ou la jeep semble obligatoire.
Logiquement j'ai fait une croix sur toute la partie au sud de Tuléar (Fort dauphin etc.) et je commence peut etre à envisager un aller simple en avion même si ça me réjouit pas trop.
Dans l'idéal j'aurais aimé faire la boucle Tsibirihna-Tsingys-Morondova-Tular-RN7-Tana en 3 semaines et garder une semaine paisible pour Sainte Marie mais il semble que se déplacer à Mada hors RN7 soit plus compliqué que je ne m'y attendais et je vais devoir surement dire bye bye à Sainte Marie :(
Je me demandais si vous pourriez me donner quelques infos sur certaines étapes de mon voyage: - Tsibirinha ou Manambolo? A votre avis lequel des deux vaut plus le coup? Lequel est plus facile à organiser en indépendent, à deux. Est ce que prendre le manambolo permet de rejoindre les tsnigy plus rapidemement? Bref faire le Manambolo au lieu de tsibirinha pour éviter le trajet aller en jeep Bélo aux Tsingys, ça a un intérêt? Les guides parlent bcp de locations de jeep ou circuits de Morondava pour aller aux grands tsingy en 4X4. Quid des gens qui arrivent à Belo par la Tsiribinha?! y a vraiment rien de proposé à Belo? Même question pour le retour à Morondava.
- Morondava Tuléar Si j'ai bien compris, sans 4X4 c'est de la folie. Pas de chance, on aura pas de 4X4, et l'avion pour Tuléar est pas très régulier ni bon marché... Auriez vous des conseils pour rejoindre Tuléar de manière agréable? Imaginons qu'on envisage une portion du voyage par bateau, conseillez vous de faire la portion Morondova-Morombe ou Morombe-Tuléar? Quelqu'un aurait plus d'infos sur les jours de départs des taxis brousse sur ce trajet?
- Tuléar Ici je compte aller à Anakao, moins touristique qu'Ifaty parait il. Auriez vous des conseils de spots de plongée/snorkeling?
- Les parcs (Isalo) Il semblerait qu'il soit préférable d'être motorisé pour l'accès au parc afin de ne pas perdre tro pde temps en marche en direction du parc. Il n'a a vraiment pas moyen de s'arranger pour trouver des véhicules s'y rendant? Quelles boucles conseillez vous dans l'Isalo
(Andrigitra) Est ce vrai qu'il y pleut trèèès souvent? On m'a parlé d'un parc moins dépaysant que les autres (plus montagnard. Je viens de la région grenobloise) et difficile d'accès. pourtant les guides le décrivent comme moins touristiques et plus impressionant que l'Isalo. Qu'en pensez vous?
(Ranomafana) Même question au sujet de la pluie. Sinon parmi ces trois parcs, quels seraient les 2 de votre choix et pourquoi?
- FCE Pour le moment, ma copine ne veut pas y aller car cela semble trop long, rien à faire et peu d'intérêt. pourtant la lecture de ce forum en donne de très bon échos. Vous confirmez que c'est bien? 😉
Voila ça c'était pour la boucle. maintenant imaginons que je prenne un aller de Tana pour Sainte Marie et qu'on rentre a Tana par taxi brousse, ça vous semble faisable en...5jours, 1 semaine? Si oui, ça serait possible de faire la boucle décrite précédement en coupant dans le lard?
Plus général: Sauriez vous qui contacter comme agences pour les 4X4 de locations à vide rentrant à l'agence initiale? Est ce utile d'emmener un tel portable?
Tout autre conseil est le bienvenue!
Désolé pour l'avalanche de question et merci d'avances pour vos tuyaux! C'est pas évident de savoir comment ça se passe sur place d'ici!
Eric
Antalaha - Diego Suarez, deux semaines en octobre English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'apprête à partir 3 semaines en octobre pour Madagascar. Mon ami et moi avons prévus 2 semaines de visites et une semaine de plage sur les îles aux alentours de Nosy be. J'ai réalisé un itinéraire mais je n'arrive pas à savoir si il est vraiment réalisable. Si vous pouviez me donner votre avis et/ou suggestions ?
Jour 1 : vol de Tana à Antalaha (arrivée prévu vers 16h à Antalaha), puis trajet vers Sambava le même jour. Est ce réalisable ?? y a t il plusieurs TB par jour? ou plutôt un tous les 3-4 jours ?
Jour 2 : Sambava - Andapa pour trouver un hôtel proche du parc de Marojejy (suggestion d'hôtel pour Marojejy bienvenue)
Jour 3 : Marojejy, parcours de 3 jours dans le parc puis retour à Andapa pour la nuit. Je sais qu'il faut trouver un guide pour le parc, auriez vous un bon plan à me proposer ?
Jour 6 : Trajet Andapa - Vohemar. Est ce réalisable en une journée ?
Jour 7 : Trajet Vohemar - Ambilobe. (y a t il qq chose à voir ? à part la route qui semble sinueuse ?)
Jour 8 : Ambilobe - Diego suarez
Jour 9 : Les 3 baies de Diego
Jour 10 : Mer d'emeraude à Diego
Jour 11 : A/R (depuis Diego) dans la journée pour le Parc d'Ambre
Jour 12 : Parc de l'Ankarana A/R dans la journée depuis Diego
Jour 13 : les Tsingy rouges, A/R depuis Diego dans la journée
Jour 14 : trajet direction le nord-ouest pour trouver une île au calme, pas trop cher, aux alentours de nosy be (si vous avez une île à conseiller pour fuir la masse de touristes, je suis preneuse!)
Nous avons ensuite prévu 5 jours de plages sur cette île. Sachant que ces jours sont également des jours de sécurité, pouvant être supprimés en fonction des imprévus lors du voyage.
Cet itinéraire compte tout de même 5 jours de trajet sur les 8 premiers jours. Cela me parait vraiment énorme. Auriez-vous des suggestions pour rendre les 5 jours de trajets plus agréables ? des visites à ajouter ? une modifocation de mon itinéraire ?
Merci d'avance,
Laetitia
Je m'apprête à partir 3 semaines en octobre pour Madagascar. Mon ami et moi avons prévus 2 semaines de visites et une semaine de plage sur les îles aux alentours de Nosy be. J'ai réalisé un itinéraire mais je n'arrive pas à savoir si il est vraiment réalisable. Si vous pouviez me donner votre avis et/ou suggestions ?
Jour 1 : vol de Tana à Antalaha (arrivée prévu vers 16h à Antalaha), puis trajet vers Sambava le même jour. Est ce réalisable ?? y a t il plusieurs TB par jour? ou plutôt un tous les 3-4 jours ?
Jour 2 : Sambava - Andapa pour trouver un hôtel proche du parc de Marojejy (suggestion d'hôtel pour Marojejy bienvenue)
Jour 3 : Marojejy, parcours de 3 jours dans le parc puis retour à Andapa pour la nuit. Je sais qu'il faut trouver un guide pour le parc, auriez vous un bon plan à me proposer ?
Jour 6 : Trajet Andapa - Vohemar. Est ce réalisable en une journée ?
Jour 7 : Trajet Vohemar - Ambilobe. (y a t il qq chose à voir ? à part la route qui semble sinueuse ?)
Jour 8 : Ambilobe - Diego suarez
Jour 9 : Les 3 baies de Diego
Jour 10 : Mer d'emeraude à Diego
Jour 11 : A/R (depuis Diego) dans la journée pour le Parc d'Ambre
Jour 12 : Parc de l'Ankarana A/R dans la journée depuis Diego
Jour 13 : les Tsingy rouges, A/R depuis Diego dans la journée
Jour 14 : trajet direction le nord-ouest pour trouver une île au calme, pas trop cher, aux alentours de nosy be (si vous avez une île à conseiller pour fuir la masse de touristes, je suis preneuse!)
Nous avons ensuite prévu 5 jours de plages sur cette île. Sachant que ces jours sont également des jours de sécurité, pouvant être supprimés en fonction des imprévus lors du voyage.
Cet itinéraire compte tout de même 5 jours de trajet sur les 8 premiers jours. Cela me parait vraiment énorme. Auriez-vous des suggestions pour rendre les 5 jours de trajets plus agréables ? des visites à ajouter ? une modifocation de mon itinéraire ?
Merci d'avance,
Laetitia
Commodités autour de Wassadou (Niokolo Koba) English translation pending
Bonjour,
Je vais faire un petit trip au Sénégal oriental afin d'explorer le parc national de Niokolo Koba et éventuellement le pays bassari. Je pense qu'on va se tourner vers le fameux campement Wassadou. J'ai néanmoins une petite question compte tenu des prix pratiqués par le campement sur la nourriture (10 € le repas !!!) et les bouteilles d'eaux.
Y-a-t-il à proximité du campement, au village de Wassadou en tant que tel, une petite gargotte type "épicerie" où il est possible d'acheter de l'eau en bouteille ainsi que des denrées alimentaires ? Voire meme de petites échoppes "de rue" qui proposent de la nourriture, puisque le coin semble être quand même un minimum touristique ?
merci pour les réponses !
Je vais faire un petit trip au Sénégal oriental afin d'explorer le parc national de Niokolo Koba et éventuellement le pays bassari. Je pense qu'on va se tourner vers le fameux campement Wassadou. J'ai néanmoins une petite question compte tenu des prix pratiqués par le campement sur la nourriture (10 € le repas !!!) et les bouteilles d'eaux.
Y-a-t-il à proximité du campement, au village de Wassadou en tant que tel, une petite gargotte type "épicerie" où il est possible d'acheter de l'eau en bouteille ainsi que des denrées alimentaires ? Voire meme de petites échoppes "de rue" qui proposent de la nourriture, puisque le coin semble être quand même un minimum touristique ?
merci pour les réponses !
Traversée en boutre de Manompana à Sainte-Marie (Madagascar) English translation pending
bonjour,
j'ai cru lire qu'il était possible de se rendre à ste marie depuis manompana en boutre (environ 3 H ?). Quelqu'un auraitil déjà fait ce trajet ? est-ce dangereux ? Je pense effectuer ce trajet la semaine prochaine . Il est vrai que la laison depuis soan... ivongo fait un peu peur (d'après les commentaires). Comme je n'ai pas le budget pour l'avion je pensais à la traversée depuis manompana : qu'en pensez vous ?
Circuit Tana- Majunga English translation pending
Bonjour,
Pour mon premier séjour ( 16 jours debut Novembre)à Madagascar , je projete avec mon épouse d 'aller à Majunga . Un ami m'a parlé de l'hotel Zahia en bord de mer mais je ne le trouve pas sur internet (je ne suuis pas sûr de l'orthographe). Quelqu"un connait il cet hotel , il a peut etre changé de nom ?
Sinon J'aimerai faire une étape de 2 ou 3 jours entre Tana et Majunga , avec séjour dans hotel sympa et visite d'une reserve ou ballade dans parc naturel.
Je suis preneur de toute suggestion ou recommendation de lieu à visiter etd 'hebergement sympa ? pour des vacances tranquilles d'un couple de la cinquantaine.
Merci d'avance.
JC
Au secours tout semble plein au parc Kruger! English translation pending
Bonjour!
Là je stresse! En effet, j'ai jamais eu l'habitude de réserver mes logements à l'avance, mais en me promenant sur les sites, j'ai cru comprendre que pour le Kruger, il faut réserver à l'avance....Et oh! Mauvaise surprise, sur le site sanparks, je n'arrive quasiment pas à trouver de logements pour la 1ère semaine d'octobre. Ma question est: Suis-je dans de beaux draps, car si le site dit que c'est plein, c'est que c'est vraiment plein, ou bien ai-je encore la possibilité de réserver plus tard? J'imagine qu'il est inconcevable de réserver à notre arrivée au parc....
Aidez-moiiiii!!🏴☠️
Aidez-moiiiii!!🏴☠️
Avis sur chauffeur à Madagascar English translation pending
Hello,
Je suis actuellement en contact avec Naina ANDRIAMANDIMBISOA pour faire la traditionnelle RN7.
J'ai trouvé un bon commentaire à son sujet sur un autre forum mais, comme sur internet deux avis valent mieux qu'un, quelqu'un le connaît-il ou a-t-il déjà voyagé avec lui?
Merci d'avance pour vos réponses et retour d'expériences
Je suis actuellement en contact avec Naina ANDRIAMANDIMBISOA pour faire la traditionnelle RN7.
J'ai trouvé un bon commentaire à son sujet sur un autre forum mais, comme sur internet deux avis valent mieux qu'un, quelqu'un le connaît-il ou a-t-il déjà voyagé avec lui?
Merci d'avance pour vos réponses et retour d'expériences
Cherche un chauffeur pour ramener ma voiture Peugeot 406 à Nouakchott English translation pending
bonjour, la communauté je recherche une personne qui est capable de me ramené ma voiture de angers a nouakchott(mauritanie) pour le 15 setptembre je prends en charge l'intégralité des frais jusqu'a destination pour plus de renseignement vous pouvez me contacter au 0950685564 MERCI DE VOTRE COMPREHENSION ET RECEVEZ MES SALUTATIONS LES MEILLEURS