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Où aller en Corse? English translation pending
Je souhaite partir en Corse cet été mais je ne sais pas quel coin choisir?j'y vais surtout pour le soleil, la plage et les sorties :-D merci à vous pour ces renseignements
Où aller dans le sud de la France pour faire la fête? English translation pending
Bonjour :)
Voilà je m'adresse à vous pour des conseils pour partir en vacances cette année avec un pot.
Nous venons de Suisse mais la distance gène pas du tout et nous cherchons une destination pour, biensur, faire la fête non-stop pendant 2 semaines sans trop utilisé d'argent :)
J'ai déjà regardé un ou deux topics et je vois souvent les mêmes régions qui sont des destinations agréables pour des jeunes.
- Antibes ( Juan-Les-Pins ) - St-tropez - Cap D'Ague etc...
Voilà ma question est la suivante: Avez-vous d'autre destinations ou... des conseils sur des camping, hôtels pas cher et biensur accès à la mer et ville à pieds :)
Je vous remercie d'avance pour vos réponse, et je vous souhaite une agréable journée =)
Voilà je m'adresse à vous pour des conseils pour partir en vacances cette année avec un pot.
Nous venons de Suisse mais la distance gène pas du tout et nous cherchons une destination pour, biensur, faire la fête non-stop pendant 2 semaines sans trop utilisé d'argent :)
J'ai déjà regardé un ou deux topics et je vois souvent les mêmes régions qui sont des destinations agréables pour des jeunes.
- Antibes ( Juan-Les-Pins ) - St-tropez - Cap D'Ague etc...
Voilà ma question est la suivante: Avez-vous d'autre destinations ou... des conseils sur des camping, hôtels pas cher et biensur accès à la mer et ville à pieds :)
Je vous remercie d'avance pour vos réponse, et je vous souhaite une agréable journée =)
Voyage en Inde avec Jet Airways English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons en Inde demain avec Jetairways en passant par Bruxelles en prenant le Thalys à Gare du Nord, seulement voilà je n'arrive pas à m'enregistrer en ligne sur le site Jetairways, meme en essayant avec différents navigateur, est que quelqu'un a connu les memes difficultés pour s'enregistrer en ligne ?
Cordialement,
Pascal.
Premier voyage en camping-car en avril, direction: la Côte d'Azur English translation pending
Bonjour à tous
Effectivement , nous envisageons de descendre dans le Sud après Paques
Que pouvez-vous nous conseiller ? Circuits, stationnements etc
Nous aurons les vélos et sommes intéressés par l'arrière- pays comme par la côte
enfin tout ce qui est accessible!!sans problème!!
Je me suis procurée le guide des campings ACSI qu'en pensez-vous , autre solutions??
Avec vos retours, je pourrai commencer à tracer le circuit
merci encore
Effectivement , nous envisageons de descendre dans le Sud après Paques
Que pouvez-vous nous conseiller ? Circuits, stationnements etc
Nous aurons les vélos et sommes intéressés par l'arrière- pays comme par la côte
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Avec vos retours, je pourrai commencer à tracer le circuit
merci encore
Qui a testé la classe affaires d'Emirates? English translation pending
Bonjour,
Nous partons l'année prochaine en Nouvelle Zélande, Australie et Nouvelle Calédonie, donc la classe affaire s'impose compte tenue du nombre d'heure de voyage.
Le prix entre Emirates et Air France en classe affaire est du simple au double et le voyage peut se faire intégralement en A380 donc sur le papier tout semble positif.
Quelqu'un a-t-il déjà testé?
merci d'avance
Compte rendu d'un séjour de dix-huit jours en Sicile orientale et îles Eoliennes du 4 au 22 février 2013 English translation pending
Compte rendu d’un séjour de 18 jours en Sicile orientale et îles Eoliennes du 4 au 22 février 2013
Budget total pour 2 personnes : 2517 € Avion Strasbourg-(Rome)-Catane (Air-France/Alitalia) AR : 468 € Transports sur place (bateaux, bus, location auto) : 237 € Hôtels /location (18 nuits) : 1004 € Restaurants et nourriture : 624 € Divers : 184 €
04/02 Atterrissage à Catane sous un ciel gris et chargé dans l’après-midi. A la sortie de l’aéroport, nous attendons pendant ¾ d’heure le bus de la Cie SAIS qui va nous emmener par l’autoroute jusqu’à Messine en 1h30 là, sur la même place, la correspondance avec le bus (Giuntabus) pour Milazzo se fait sans problème, nous attendons 30 mn et repartons pour Milazzo où nous arrivons 1h plus tard. Nous nous installons au B&B Rei Umberto à 10 minutes du port : excellente adresse, le patron est très accueillant, la chambre est d’une propreté méticuleuse avec tout le confort et un plus : un design très épuré et sobre de plus le petit déjeuner est très complet (qualité et quantité). 05/02 Beau temps et ciel bleu, nous prenons l’aliscafi qui part de Milazzo à 9h30 en direction de Vulcano et Lipari que nous atteignons 1h plus tard. Installation à la Résidence la Giara située tout près du port, une dizaine de beaux studios (avec cuisine) s’éparpillent autour d’un beau jardin et d’une piscine. Après le déjeuner pris sur notre terrasse au soleil, nous prenons le bus local pour le village de Quatropani situé sur l’autre côté de l’île face à Salina. De là nous partons à pied sur la route, heureusement très peu fréquentée à cette saison, en direction du village d’Acquacalda situé au bord de la mer sur la côte Nord. Le panorama sur les îles environnantes est magnifique puisque l’on voit successivement, Salina, Alicudi et Filicudi puis Panarea et Stromboli. En quittant Acquacalda, nous passons devant les mines d’obsidienne, puis devant les mines de pierre ponce inexploitées depuis l’inscription de l’île au patrimoine mondial de l’UNESCO il est vrai que le paysage minier est moins beau de ce côté, puis nous arrivons à Canneto, petite ville balnéaire lovée au bord d’un beau golfe, d’où nous reprenons le bus pour Lipari proche de 4 km, après 2h 30 de marche. 06/02 Temps gris, de gros nuages courent dans le ciel. Au port où nous sommes allés nous renseigner, le départ des aliscafi vers les autres îles est pour l’instant maintenu mais sans garantie pour le reste de la journée. Nous décidons d’aller jusqu’à l’île de Vulcano située tout près de Lipari. Nous partons à 9h15 et y sommes 15 mn plus tard. Nous quittons la petite ville de Vulcano encore endormie, et trouvons sans peine le chemin bien indiqué qui grimpe à gauche depuis la route principale vers le cratère. Il y a à peu près 300m de dénivelé pour atteindre la partie la plus basse du cratère et la montée est régulière et sans danger. Le vent s’est levé et souffle vers le N-E repoussant les fumerolles du cratère dans cette même direction. En évitant de se placer sous le vent, on peut approcher les fumerolles qui jaillissent de touts petits cratères jaunis et blanchis par les émanations de soufre à l’odeur caractéristique d’œufs pourris. Pour éviter toute intoxication, il nous faut ensuite les contourner en descendant un peu dans le cratère avant de remonter ensuite par un chemin en forte pente vers le bord le plus élevé du cratère d’où la vue sur les alentours et le volcan est magnifique. Nous redescendons vers le port et attendons le passage de l’aliscafi pour retourner sur Lipari. A cette saison l’île de Vulcano parait presque abandonnée avec toutes ces installations fermées : restaurants, hôtels, bars, villas etc. Nous retournons sur Lipari pour déjeuner puis décidons d’aller visiter le musée archéologique de Lipari, vu le temps maussade qui se maintient. Nous ne serons pas déçus mais bien au contraire émerveillés et surpris par la richesse de ce musée. Grâce à la situation géographique exceptionnelle de Lipari et à ses richesse naturelles (entre autres les mines de pierre ponce et d’obsidienne) l’ile a été occupée et convoitée depuis les temps les plus anciens. Il en est résulté une masse considérable d’objets qui s’échelonnent depuis le néolithique jusqu’à nos jours. De plus grâce au transport éolitithique, une masse considérable d’objets ont été concentrés et ensevelis par strates successives dans une zone géographique restreinte. Parmi toutes ces richesses, nous avons retenu une superbe collection de vases grecs de différentes époques et de lampes à huile, une autre collection étonnante de masques de théâtre grec, sans oublier les amphores récupérées dans la mer. Une autre partie du musée, tout aussi intéressante est consacrée à la vulcanologie. 07/12 Temps gris, nous partons nous promener en ville en poussant jusqu’au petit port de Marina Corta, c’est le port des pêcheurs de la ville et quel que soit le temps il y a toujours des pêcheurs en train de remailler leurs filets ou de parler de politique, surtout que nous sommes en période préélectorale en ce moment ici en Italie ! Vers 10h nous décidons de prendre le bus en direction du belvédère des Quattrocchi malgré une violente averse de grêle au moment du départ. Heureusement l’averse est de courte durée et quand nous arrivons au belvédère il fait de nouveau beau. La vue superbe embrasse toute la partie sud au-delà de Lipari, en direction des fariglioni (pitons rocheux dans la mer) et de Vulcano et vers l’Ouest en direction des îles Filicudi et Alicudi. Nous remontons à pied la route en direction de Piano Conte et prenons l’embranchement qui descend aux thermes de San Calogero par une belle route qui domine la mer et serpente entre les vergers, la vigne et les figuiers de barbarie. Retour par la même route pour reprendre le bus au belvédère de Quattrocchi. Dîner à l’excellent restaurant Il Filipino. 08/02 Les conditions météo ne s’améliorant pas nous annulons notre projet d’aller sur Stromboli pour partir d’abord sur l’île de Salina plus proche. Le problème de Stromboli est que l’on peut y rester bloqué pour plusieurs jours si de mauvaises conditions météo empêchent les hydroglisseurs d’accoster, risque que nous ne voulons pas prendre. Après avoir fait quelques courses alimentaires chez Pina, la sympathique épicière qui tient un commerce de produits locaux et de légumes dans la rue principale de Lipari, nous prenons l’aliscafi de 13h30 qui nous amène au port de Santa Marina à Salina en ½ heure. Ayant réservé un studio il y a plus d’un mois, nous sommes attendus et on nous emmène au studio situé au N-E de Santa Maria à 5mn du centre de la petite ville. C’est un petit appartement dans une villa à l’architecture typique des éoliennes avec cuisine, sdb et chambre à coucher, une grande terrasse couverte donne sur la mer et les îles de Stromboli et Panarea. Seul problème une clim réversible dans la chambre à coucher insuffisante pour réchauffer tout un appartement à cette saison où il fait encore bien froid, la preuve est qu’un beau tapis blanc d’un mélange de neige et de grêle a tapissé l’île le lendemain matin. La petite ville de Salina est toute petite et bien calme à cette saison. Heureusement que les commerces de base sont ouverts : superette, boulanger et boucher, pour nous permettre de faire nos courses. 09/02 Toujours le même temps incertain, pas suffisamment pour nous empêcher de partir à pied en direction du village de Lingua à la pointe Sud de l’île en empruntant la route. Ici aussi tout est fermé mais on imagine le monde et le bruit en haute saison. Balade le long de la lagune, une ancienne saline qui a donné le nom à cette île et retour vers Santa Marina en 40 mn environ. 10/02 « Bis repetitam » pour la météo, nous partons cette fois à pied en direction de la pointe nord, le Cap Faro d’où l’on voit bien les îles de Stromboli et Panarea, retour sous une pluie battante. 11/02 Enfin du soleil, nous prenons le bus pour le village de Pollara, là où a été tourné le film « le facteur ». Le bus nous laisse dans le bas du village, il ne nous reste plus qu’à remonter du fond du cratère où sont éparpillées les maisons du village vers le col puis de redescendre vers le village de Malfa pour y reprendre le bus (2h). Le paysage est très beau et sauvage avec ce relief volcanique très marqué et la vue depuis la route sur la campagne environnante est magnifique. Nous reprenons l’aliscafi pour Lipari. Le soir nous assisterons au défilé de carnaval avec de très beaux chars bien décorés, illuminés et sonorisés, entourés d’une foule de « lipariotes » en goguette, dansant et chantant, très bonne ambiance. 12/02 Retour sur Milazzo, balade vers le château et dans la vieille ville bon dîner chez « Casalingua » 13/02 Nous devons retrouver nos amis Marie-Claire et Daniel à l’aéroport de Catane vers 15h Pour ce faire nous prenons comme à l’aller mais en sens inverse le bus de Milazzo à Messine puis Messine à l’aéroport de Catan. En attendant l’atterrissage de l’avion nous allons régler les papiers pour la voiture de location. ½ h plus tard nous partons tous les 4 en direction de Syracuse sous un beau soleil. Nous avons réservé 2 chambres à l’hôtel « Villa dei Papiri » situé dans un superbe domaine à la campagne à 7 km de Syracuse, difficile à atteindre sans mon GPS. Bel endroit entouré d’orangers, de citronniers avec des chambres meublées de style rustique mais avec tout le confort. Les chambres groupées par quatre dans de petits bâtiments sont éparpillées dans le grand terrain qui entoure la maison de maître qui sert de salle à manger. Nous partons découvrir Ortygia, le vieux Syracuse qui occupe la péninsule. C’est un mélange de vieux palais et d’églises pas tous en très bon état et de ruelles plutôt miteuses en dehors des endroits très touristiques comme la piazza del Duomo. Nous dînons dans une trattoria populaire « Mariano » qui a du succès pour l abondance et la qualités des plats et qu’affectionnent aussi les locaux, prix doux surtout ici à Syracuse ville très touristique. 14/02 Somptueux petit déjeuner servi dans la grande maison de maître. Nous repartons pour Syracuse mais pour visiter d’abord le parc archéologique, autre visite incontournable de Syracuse. Le temps est superbe ce matin et le soleil met en valeur le magnifique théâtre grec et le parterre de fleurs jaunes qui tapissent le lieu. Nous passons ensuite aux carrières avec la fameuse « oreille de Denys ». Nous terminons par l’amphithéâtre romain. Retour à Ortygia pour compléter sous pluie et soleil la visite commencée hier soir. On en a retenu la belle place du Duomo, le Duomo lui-même avec le réemploi des anciennes colonnes du temple antique d’Athéna. Le soir dîner à la « Foglia » prix cher et portion congrue. 15/02 Beau ciel bleu, nous partons en direction de la ville de Noto, superbe ville baroque entièrement reconstruite à la suite du terrible tremblement de terre de 1693. A chaque coin de rue, une église ou un palais baroque de plus le soleil met en valeur la chaude couleur miel des pierres calcaires utilisées pour la construction. Pique-nique dans la campagne environnante sous le soleil. Nous enchaînons ensuite avec Modica également reconstruite après le tremblement de 1693, moins riche que Noto mais qui compense grâce à sa spécialité de chocolat artisanal, avis aux gourmands ! Nous continuons vers Raguse où nous nous installons à la Locanda Don Serafino en pleine vieille ville : rien à redire, c’est un **** obtenus à prix malin. Première balade dans la soirée dans Ragusa ibla (la ville basse), bien mise en valeur avec un éclairage adéquat qui sculpte bien les différents monuments. Excellent dîner au restaurant « Il Barocco », plats goûteux et très copieux. 16/02 Après le petit déjeuner buffet complet nous allons découvrir la ville entrevue hier soir. Il a plu toute la nuit mais le ciel s’éclaircit. Visite du Duomo, belle construction baroque aux belles proportions, on y accède en passant une très belle grille en fer forgé. Plus loin l’église San Giuseppe toute aussi belle et surtout remarquable par son intérieur de forme ovale. Nous avons ensuite la chance de pouvoir visiter le « Circolo de conversazione », palais privé réservé aux membres cotisants et dont plusieurs salles possèdent de très beaux plafonds peints. Nous terminons par le beau jardin qui offre une belle vue sur la campagne. L’après-midi nous allons visiter l’autre partie de la ville, Ragusa Alta, la rivale de Ragusa Ibla, pour ce faire il nous faut grimper les ruelles en escaliers pour arriver à la ville haute, un peu moins riche que la basse, on y trouve par contre des bâtiments de style mussolinien comme la Poste, assez caractéristique. Bon dîner à Ragusa Ibla au restaurant « Il giardino ». 17/02 Départ pour Caltagirone, connue pour les céramiques qui revêtent les 142 contremarches qui mènent à la Chiesa Santa Maria delle Scale. De part et d’autres de cette rue toute en escalier, les artisans vendeurs de céramique sont légion. Nous continuons vers Piazza Armerina, l’étape de ce soir, mais avant nous nous arrêtons pour revoir les magnifiques mosaïques romaines de la Villa Casale toute proche. Nous avions un souvenir mitigé des conditions de visite il y a 30 ans avec des groupes scolaires indisciplinés et excessivement bruyants. Là, un seul groupe d’adultes de 20 personnes et nous, autant dire quasiment seul pour un site de cette réputation, le pied ! 3500 m2 de mosaïques en excellent état, c’est exceptionnel. Retour à Piazza Armerina et installation en pleine nature à 1km du centre ville à l’hôtel Trigona qui appartient toujours à la famille du noble, bienfaiteur de la ville. Belle chambre, accueil très sympathique de la part des propriétaires, et très bon dîner de spécialités locales, le tout, chambre et repas pour un prix très doux. 18/02 Temps gris et pluvieux, nous allons néanmoins visiter la vieille ville de Piazza Armerina, avec comme toujours, églises et palais au programme. Enna que nous pensions également visiter est dans la purée de pois la plus totale, nous repartons par des petites routes à destination de Taormine en contournant l’Etna par l’Ouest. Les paysages sont très variés, passant de beaux vergers à des terres plus hostiles marquées par la lave et des terres noires où sont plantés des figuiers de barbarie. A certains endroits nous longeons de véritables déchetteries en plein air, des tas d’immondices trainent le long des routes, on se croirait à Naples au moment des grèves des éboueurs! l’Etna restera invisible toute la journée. Arrivée à la ville côtière de Giardini-Naxos, nous nous installons à l’hôtel « Cantone del faro », dans un environnement mitigé, coincé entre la gare, la mer et des constructions grises et inachevées. Dîner honnête dans une pizzeria sur le bord de mer. 19/02 Nous montons à Taormine et nous nous garons dans le silo à l‘entrée (attention tarif élevé : 8€ pour 3h) mais avons-nous vraiment le choix ? nous débutons la visite par la rue principale dévolue au « big business », donc magasins de luxe, de souvenirs avec des articles kischissimes, restaurants, bars, hôtels, etc. Heureusement il y a quelques beaux monuments, palais, églises et quelques places agréables pour compenser, mais c’est surtout la vue magnifique qui a fait la réputation de Taormine et son splendide théâtre grec dont les gradins sont tournés vers la mer et l’Etna (bien ennuagé ce matin). Nous quittons Taormine pour aller pas très loin d’ici à Fiumefreddo où nous avons réservé des chambres dans un hôtel situé dans un grand verger d’agrumes et de serres consacrées à l’horticulture : Ficus, Strelitzia, Bougainvillées etc. Nous en profitons pour visiter l’exploitation et faire le plein d’agrumes, c’est gratuit, les prix sont tellement bas que les fruits ne sont plus ramassés nous confie le gérant !!! Une petite éclaircie nous pousse à aller voir l’Etna de plus près en empruntant la route qui mène jusqu’au refuge Provenzana. Après avoir émergé de la brume, la route s’élève dans un paysage blanc de neige et nous pouvons enfin voir l’Etna et son panache de fumée. Il fait bien froid ici à 1800m d’altitude. En redescendant en direction de la ville de Giara nous commençons à rouler sur un léger tapis de cendres qui va un plus loin se transformer en un vrai tapis noir de scories que les gens un peu partout balaient. Tout est recouvert de noir ! Il s’agit de la zone sur laquelle les vents dominants ont soufflé de grosses quantités de scories crachées par le volcan, ça fait bizarre ! 20/02 Au moment du petit déjeuner, on nous apprend que l’Etna cette nuit à violemment craché du feu, si on avait su… Nous quittons Fiumefreddo pour notre dernière étape à Nicolosi. Nous ferons un crochet pour aller voir les petites villes situées sur la cote comme Acireale, Aci Castello et Aci Trezza. Accueil très convivial d’Angela la propriétaire du B&B Etna House à Nicolosi. Le temps n’étant pas trop défavorable nous décidons de monter vers l’Etna par la route qui mène au refuge Sapienza et effectivement même si la météo n’est pas au top nous voyons bien l’Etna et les gros nuages de fumée blanche (aurions-nous un nouveau Pape ?) qu’il rejette. Tout autour de nous la neige a recouvert la quasi-totalité des environs, il fait 1°. L’immense parking est vide et les « marchands du temple » sont aux abonnés absents, ils reviendront dès que la saison aura démarré. Retour à Nicolosi. 21/02 Somptueux petit déjeuner préparé par Angela, tant en qualité qu’en quantité. Dernier jour consacré à la visite de Catane. Nous descendons vers le centre ville et allons nous garer dans un parking gardé près de la place Stesicoro. Catane nous a réservé une belle surprise dans la mesure où ne nous attendions pas à voir d’aussi beaux monuments comme le très beau théâtre grec, le château d’Ursino, la très belle église Saint Agathe du monastère, œuvre majeure de Vaccarini, les bâtiments de l’université dont le superbe monastère baroque des Bénédictins et l’étrange église inachevée San Nicolo d’Arena. Nous n’avons pas non plus manqué le très vivant marché aux poissons. Pour reposer nos pieds malmenés par plusieurs heures de déambulation nous nous arrêterons dans une pâtisserie pour déguster des cassatas, friandises incontournables de la Sicile. Puis c’est la remontée en voiture vers Nicolosi qui s’avère périlleuse à la suite d’un orage violent qui s’abat sur la ville au même moment. Nous roulons dans des rues et routes transformées en rivières bouillonnantes, de plus nous sommes à contre courant remontant des rivières qui coulent avec violence dans le sens de la pente. Un peu partout des voitures en panne arrêtées en plein milieu de la chaussée rendent encore plus difficile une conduite déjà suffisamment problématique. Ce n’est qu’en arrivant à Nicolosi, 9 km plus haut que la situation se calme. Nous verrons le soir même à la télévision italienne des images impressionnantes de ces inondations dans le bas de la ville. Excellent dîner dédié aux champignons au restaurant Nuevo Tukano. 22/02 Départ de l’aéroport de Catane pour Rome et Strasbourg dans la matinée, un superbe soleil éclaire l’Etna complètement dégagé ce matin, on reviendra… Remarques Budget : l’Italie reste un pays cher même si le coût de l’hébergement en basse saison permet de faire quelques économies. Les trajets en hydroglisseurs sont également assez élevés (120 € à deux pour notre périple dans les trois îles au départ de Milazzo). Dans les restaurants, l’addition monte vite si on choisit du vin en bouteille dep lus les couverts et le pain sont payants .Les denrées alimentaires achetées en superette sont aussi chères que chez nous, même quand il s’agit de produits frais cultivés sur place. Pour les conducteurs français, intégrer le fait que le conducteur sicilien interprète les règles du code de la route à sa façon: - ligne blanche = on peut doubler sans problème - Limitation de vitesse = invisible aux yeux des Siciliens - Les emplacements de parking = la seule façon pour les Siciliens de se garer est de se mettre en épi sur des emplacements non prévus avec comme résultat d’empiéter et sur la chaussée et de bloquer le passage des piétons sur le trottoir. - Le panneau stop = si la manœuvre pour forcer le passage échoue, alors seulement on accepte de stopper. On a bien aimé : - la cuisine sicilienne savoureuse et parfumée - les Siciliens ouverts et attentionnés - L’île de Lipari, le village de Pollara, le parc archéologique de Syracuse, la ville de Noto et de Raguse (Ragusa Ibla), les mosaïques de la Villa Casale, le théâtre de Taormine, l’Etna et Catane. On a moins aimé : - Le climat de ce mois de février (pluvieux, froid et humide) Quelques rares journées ensoleillées. - Les tas d’ordures visibles dans la campagne - Le chauffage déficient ou sous-dimensionné pour certains hébergements. - Le coût de la vie (voir plus haut)
Pour ceux qui voudraient voir quelques photos, cliquer sur ce lien qui pointe vers l’album. https://picasaweb.google.com/104736052213818628373/SicileFevrier2013?authuser=0&authkey=Gv1sRgCLzw49jjoaupwgE&feat=directlink
Budget total pour 2 personnes : 2517 € Avion Strasbourg-(Rome)-Catane (Air-France/Alitalia) AR : 468 € Transports sur place (bateaux, bus, location auto) : 237 € Hôtels /location (18 nuits) : 1004 € Restaurants et nourriture : 624 € Divers : 184 €
04/02 Atterrissage à Catane sous un ciel gris et chargé dans l’après-midi. A la sortie de l’aéroport, nous attendons pendant ¾ d’heure le bus de la Cie SAIS qui va nous emmener par l’autoroute jusqu’à Messine en 1h30 là, sur la même place, la correspondance avec le bus (Giuntabus) pour Milazzo se fait sans problème, nous attendons 30 mn et repartons pour Milazzo où nous arrivons 1h plus tard. Nous nous installons au B&B Rei Umberto à 10 minutes du port : excellente adresse, le patron est très accueillant, la chambre est d’une propreté méticuleuse avec tout le confort et un plus : un design très épuré et sobre de plus le petit déjeuner est très complet (qualité et quantité). 05/02 Beau temps et ciel bleu, nous prenons l’aliscafi qui part de Milazzo à 9h30 en direction de Vulcano et Lipari que nous atteignons 1h plus tard. Installation à la Résidence la Giara située tout près du port, une dizaine de beaux studios (avec cuisine) s’éparpillent autour d’un beau jardin et d’une piscine. Après le déjeuner pris sur notre terrasse au soleil, nous prenons le bus local pour le village de Quatropani situé sur l’autre côté de l’île face à Salina. De là nous partons à pied sur la route, heureusement très peu fréquentée à cette saison, en direction du village d’Acquacalda situé au bord de la mer sur la côte Nord. Le panorama sur les îles environnantes est magnifique puisque l’on voit successivement, Salina, Alicudi et Filicudi puis Panarea et Stromboli. En quittant Acquacalda, nous passons devant les mines d’obsidienne, puis devant les mines de pierre ponce inexploitées depuis l’inscription de l’île au patrimoine mondial de l’UNESCO il est vrai que le paysage minier est moins beau de ce côté, puis nous arrivons à Canneto, petite ville balnéaire lovée au bord d’un beau golfe, d’où nous reprenons le bus pour Lipari proche de 4 km, après 2h 30 de marche. 06/02 Temps gris, de gros nuages courent dans le ciel. Au port où nous sommes allés nous renseigner, le départ des aliscafi vers les autres îles est pour l’instant maintenu mais sans garantie pour le reste de la journée. Nous décidons d’aller jusqu’à l’île de Vulcano située tout près de Lipari. Nous partons à 9h15 et y sommes 15 mn plus tard. Nous quittons la petite ville de Vulcano encore endormie, et trouvons sans peine le chemin bien indiqué qui grimpe à gauche depuis la route principale vers le cratère. Il y a à peu près 300m de dénivelé pour atteindre la partie la plus basse du cratère et la montée est régulière et sans danger. Le vent s’est levé et souffle vers le N-E repoussant les fumerolles du cratère dans cette même direction. En évitant de se placer sous le vent, on peut approcher les fumerolles qui jaillissent de touts petits cratères jaunis et blanchis par les émanations de soufre à l’odeur caractéristique d’œufs pourris. Pour éviter toute intoxication, il nous faut ensuite les contourner en descendant un peu dans le cratère avant de remonter ensuite par un chemin en forte pente vers le bord le plus élevé du cratère d’où la vue sur les alentours et le volcan est magnifique. Nous redescendons vers le port et attendons le passage de l’aliscafi pour retourner sur Lipari. A cette saison l’île de Vulcano parait presque abandonnée avec toutes ces installations fermées : restaurants, hôtels, bars, villas etc. Nous retournons sur Lipari pour déjeuner puis décidons d’aller visiter le musée archéologique de Lipari, vu le temps maussade qui se maintient. Nous ne serons pas déçus mais bien au contraire émerveillés et surpris par la richesse de ce musée. Grâce à la situation géographique exceptionnelle de Lipari et à ses richesse naturelles (entre autres les mines de pierre ponce et d’obsidienne) l’ile a été occupée et convoitée depuis les temps les plus anciens. Il en est résulté une masse considérable d’objets qui s’échelonnent depuis le néolithique jusqu’à nos jours. De plus grâce au transport éolitithique, une masse considérable d’objets ont été concentrés et ensevelis par strates successives dans une zone géographique restreinte. Parmi toutes ces richesses, nous avons retenu une superbe collection de vases grecs de différentes époques et de lampes à huile, une autre collection étonnante de masques de théâtre grec, sans oublier les amphores récupérées dans la mer. Une autre partie du musée, tout aussi intéressante est consacrée à la vulcanologie. 07/12 Temps gris, nous partons nous promener en ville en poussant jusqu’au petit port de Marina Corta, c’est le port des pêcheurs de la ville et quel que soit le temps il y a toujours des pêcheurs en train de remailler leurs filets ou de parler de politique, surtout que nous sommes en période préélectorale en ce moment ici en Italie ! Vers 10h nous décidons de prendre le bus en direction du belvédère des Quattrocchi malgré une violente averse de grêle au moment du départ. Heureusement l’averse est de courte durée et quand nous arrivons au belvédère il fait de nouveau beau. La vue superbe embrasse toute la partie sud au-delà de Lipari, en direction des fariglioni (pitons rocheux dans la mer) et de Vulcano et vers l’Ouest en direction des îles Filicudi et Alicudi. Nous remontons à pied la route en direction de Piano Conte et prenons l’embranchement qui descend aux thermes de San Calogero par une belle route qui domine la mer et serpente entre les vergers, la vigne et les figuiers de barbarie. Retour par la même route pour reprendre le bus au belvédère de Quattrocchi. Dîner à l’excellent restaurant Il Filipino. 08/02 Les conditions météo ne s’améliorant pas nous annulons notre projet d’aller sur Stromboli pour partir d’abord sur l’île de Salina plus proche. Le problème de Stromboli est que l’on peut y rester bloqué pour plusieurs jours si de mauvaises conditions météo empêchent les hydroglisseurs d’accoster, risque que nous ne voulons pas prendre. Après avoir fait quelques courses alimentaires chez Pina, la sympathique épicière qui tient un commerce de produits locaux et de légumes dans la rue principale de Lipari, nous prenons l’aliscafi de 13h30 qui nous amène au port de Santa Marina à Salina en ½ heure. Ayant réservé un studio il y a plus d’un mois, nous sommes attendus et on nous emmène au studio situé au N-E de Santa Maria à 5mn du centre de la petite ville. C’est un petit appartement dans une villa à l’architecture typique des éoliennes avec cuisine, sdb et chambre à coucher, une grande terrasse couverte donne sur la mer et les îles de Stromboli et Panarea. Seul problème une clim réversible dans la chambre à coucher insuffisante pour réchauffer tout un appartement à cette saison où il fait encore bien froid, la preuve est qu’un beau tapis blanc d’un mélange de neige et de grêle a tapissé l’île le lendemain matin. La petite ville de Salina est toute petite et bien calme à cette saison. Heureusement que les commerces de base sont ouverts : superette, boulanger et boucher, pour nous permettre de faire nos courses. 09/02 Toujours le même temps incertain, pas suffisamment pour nous empêcher de partir à pied en direction du village de Lingua à la pointe Sud de l’île en empruntant la route. Ici aussi tout est fermé mais on imagine le monde et le bruit en haute saison. Balade le long de la lagune, une ancienne saline qui a donné le nom à cette île et retour vers Santa Marina en 40 mn environ. 10/02 « Bis repetitam » pour la météo, nous partons cette fois à pied en direction de la pointe nord, le Cap Faro d’où l’on voit bien les îles de Stromboli et Panarea, retour sous une pluie battante. 11/02 Enfin du soleil, nous prenons le bus pour le village de Pollara, là où a été tourné le film « le facteur ». Le bus nous laisse dans le bas du village, il ne nous reste plus qu’à remonter du fond du cratère où sont éparpillées les maisons du village vers le col puis de redescendre vers le village de Malfa pour y reprendre le bus (2h). Le paysage est très beau et sauvage avec ce relief volcanique très marqué et la vue depuis la route sur la campagne environnante est magnifique. Nous reprenons l’aliscafi pour Lipari. Le soir nous assisterons au défilé de carnaval avec de très beaux chars bien décorés, illuminés et sonorisés, entourés d’une foule de « lipariotes » en goguette, dansant et chantant, très bonne ambiance. 12/02 Retour sur Milazzo, balade vers le château et dans la vieille ville bon dîner chez « Casalingua » 13/02 Nous devons retrouver nos amis Marie-Claire et Daniel à l’aéroport de Catane vers 15h Pour ce faire nous prenons comme à l’aller mais en sens inverse le bus de Milazzo à Messine puis Messine à l’aéroport de Catan. En attendant l’atterrissage de l’avion nous allons régler les papiers pour la voiture de location. ½ h plus tard nous partons tous les 4 en direction de Syracuse sous un beau soleil. Nous avons réservé 2 chambres à l’hôtel « Villa dei Papiri » situé dans un superbe domaine à la campagne à 7 km de Syracuse, difficile à atteindre sans mon GPS. Bel endroit entouré d’orangers, de citronniers avec des chambres meublées de style rustique mais avec tout le confort. Les chambres groupées par quatre dans de petits bâtiments sont éparpillées dans le grand terrain qui entoure la maison de maître qui sert de salle à manger. Nous partons découvrir Ortygia, le vieux Syracuse qui occupe la péninsule. C’est un mélange de vieux palais et d’églises pas tous en très bon état et de ruelles plutôt miteuses en dehors des endroits très touristiques comme la piazza del Duomo. Nous dînons dans une trattoria populaire « Mariano » qui a du succès pour l abondance et la qualités des plats et qu’affectionnent aussi les locaux, prix doux surtout ici à Syracuse ville très touristique. 14/02 Somptueux petit déjeuner servi dans la grande maison de maître. Nous repartons pour Syracuse mais pour visiter d’abord le parc archéologique, autre visite incontournable de Syracuse. Le temps est superbe ce matin et le soleil met en valeur le magnifique théâtre grec et le parterre de fleurs jaunes qui tapissent le lieu. Nous passons ensuite aux carrières avec la fameuse « oreille de Denys ». Nous terminons par l’amphithéâtre romain. Retour à Ortygia pour compléter sous pluie et soleil la visite commencée hier soir. On en a retenu la belle place du Duomo, le Duomo lui-même avec le réemploi des anciennes colonnes du temple antique d’Athéna. Le soir dîner à la « Foglia » prix cher et portion congrue. 15/02 Beau ciel bleu, nous partons en direction de la ville de Noto, superbe ville baroque entièrement reconstruite à la suite du terrible tremblement de terre de 1693. A chaque coin de rue, une église ou un palais baroque de plus le soleil met en valeur la chaude couleur miel des pierres calcaires utilisées pour la construction. Pique-nique dans la campagne environnante sous le soleil. Nous enchaînons ensuite avec Modica également reconstruite après le tremblement de 1693, moins riche que Noto mais qui compense grâce à sa spécialité de chocolat artisanal, avis aux gourmands ! Nous continuons vers Raguse où nous nous installons à la Locanda Don Serafino en pleine vieille ville : rien à redire, c’est un **** obtenus à prix malin. Première balade dans la soirée dans Ragusa ibla (la ville basse), bien mise en valeur avec un éclairage adéquat qui sculpte bien les différents monuments. Excellent dîner au restaurant « Il Barocco », plats goûteux et très copieux. 16/02 Après le petit déjeuner buffet complet nous allons découvrir la ville entrevue hier soir. Il a plu toute la nuit mais le ciel s’éclaircit. Visite du Duomo, belle construction baroque aux belles proportions, on y accède en passant une très belle grille en fer forgé. Plus loin l’église San Giuseppe toute aussi belle et surtout remarquable par son intérieur de forme ovale. Nous avons ensuite la chance de pouvoir visiter le « Circolo de conversazione », palais privé réservé aux membres cotisants et dont plusieurs salles possèdent de très beaux plafonds peints. Nous terminons par le beau jardin qui offre une belle vue sur la campagne. L’après-midi nous allons visiter l’autre partie de la ville, Ragusa Alta, la rivale de Ragusa Ibla, pour ce faire il nous faut grimper les ruelles en escaliers pour arriver à la ville haute, un peu moins riche que la basse, on y trouve par contre des bâtiments de style mussolinien comme la Poste, assez caractéristique. Bon dîner à Ragusa Ibla au restaurant « Il giardino ». 17/02 Départ pour Caltagirone, connue pour les céramiques qui revêtent les 142 contremarches qui mènent à la Chiesa Santa Maria delle Scale. De part et d’autres de cette rue toute en escalier, les artisans vendeurs de céramique sont légion. Nous continuons vers Piazza Armerina, l’étape de ce soir, mais avant nous nous arrêtons pour revoir les magnifiques mosaïques romaines de la Villa Casale toute proche. Nous avions un souvenir mitigé des conditions de visite il y a 30 ans avec des groupes scolaires indisciplinés et excessivement bruyants. Là, un seul groupe d’adultes de 20 personnes et nous, autant dire quasiment seul pour un site de cette réputation, le pied ! 3500 m2 de mosaïques en excellent état, c’est exceptionnel. Retour à Piazza Armerina et installation en pleine nature à 1km du centre ville à l’hôtel Trigona qui appartient toujours à la famille du noble, bienfaiteur de la ville. Belle chambre, accueil très sympathique de la part des propriétaires, et très bon dîner de spécialités locales, le tout, chambre et repas pour un prix très doux. 18/02 Temps gris et pluvieux, nous allons néanmoins visiter la vieille ville de Piazza Armerina, avec comme toujours, églises et palais au programme. Enna que nous pensions également visiter est dans la purée de pois la plus totale, nous repartons par des petites routes à destination de Taormine en contournant l’Etna par l’Ouest. Les paysages sont très variés, passant de beaux vergers à des terres plus hostiles marquées par la lave et des terres noires où sont plantés des figuiers de barbarie. A certains endroits nous longeons de véritables déchetteries en plein air, des tas d’immondices trainent le long des routes, on se croirait à Naples au moment des grèves des éboueurs! l’Etna restera invisible toute la journée. Arrivée à la ville côtière de Giardini-Naxos, nous nous installons à l’hôtel « Cantone del faro », dans un environnement mitigé, coincé entre la gare, la mer et des constructions grises et inachevées. Dîner honnête dans une pizzeria sur le bord de mer. 19/02 Nous montons à Taormine et nous nous garons dans le silo à l‘entrée (attention tarif élevé : 8€ pour 3h) mais avons-nous vraiment le choix ? nous débutons la visite par la rue principale dévolue au « big business », donc magasins de luxe, de souvenirs avec des articles kischissimes, restaurants, bars, hôtels, etc. Heureusement il y a quelques beaux monuments, palais, églises et quelques places agréables pour compenser, mais c’est surtout la vue magnifique qui a fait la réputation de Taormine et son splendide théâtre grec dont les gradins sont tournés vers la mer et l’Etna (bien ennuagé ce matin). Nous quittons Taormine pour aller pas très loin d’ici à Fiumefreddo où nous avons réservé des chambres dans un hôtel situé dans un grand verger d’agrumes et de serres consacrées à l’horticulture : Ficus, Strelitzia, Bougainvillées etc. Nous en profitons pour visiter l’exploitation et faire le plein d’agrumes, c’est gratuit, les prix sont tellement bas que les fruits ne sont plus ramassés nous confie le gérant !!! Une petite éclaircie nous pousse à aller voir l’Etna de plus près en empruntant la route qui mène jusqu’au refuge Provenzana. Après avoir émergé de la brume, la route s’élève dans un paysage blanc de neige et nous pouvons enfin voir l’Etna et son panache de fumée. Il fait bien froid ici à 1800m d’altitude. En redescendant en direction de la ville de Giara nous commençons à rouler sur un léger tapis de cendres qui va un plus loin se transformer en un vrai tapis noir de scories que les gens un peu partout balaient. Tout est recouvert de noir ! Il s’agit de la zone sur laquelle les vents dominants ont soufflé de grosses quantités de scories crachées par le volcan, ça fait bizarre ! 20/02 Au moment du petit déjeuner, on nous apprend que l’Etna cette nuit à violemment craché du feu, si on avait su… Nous quittons Fiumefreddo pour notre dernière étape à Nicolosi. Nous ferons un crochet pour aller voir les petites villes situées sur la cote comme Acireale, Aci Castello et Aci Trezza. Accueil très convivial d’Angela la propriétaire du B&B Etna House à Nicolosi. Le temps n’étant pas trop défavorable nous décidons de monter vers l’Etna par la route qui mène au refuge Sapienza et effectivement même si la météo n’est pas au top nous voyons bien l’Etna et les gros nuages de fumée blanche (aurions-nous un nouveau Pape ?) qu’il rejette. Tout autour de nous la neige a recouvert la quasi-totalité des environs, il fait 1°. L’immense parking est vide et les « marchands du temple » sont aux abonnés absents, ils reviendront dès que la saison aura démarré. Retour à Nicolosi. 21/02 Somptueux petit déjeuner préparé par Angela, tant en qualité qu’en quantité. Dernier jour consacré à la visite de Catane. Nous descendons vers le centre ville et allons nous garer dans un parking gardé près de la place Stesicoro. Catane nous a réservé une belle surprise dans la mesure où ne nous attendions pas à voir d’aussi beaux monuments comme le très beau théâtre grec, le château d’Ursino, la très belle église Saint Agathe du monastère, œuvre majeure de Vaccarini, les bâtiments de l’université dont le superbe monastère baroque des Bénédictins et l’étrange église inachevée San Nicolo d’Arena. Nous n’avons pas non plus manqué le très vivant marché aux poissons. Pour reposer nos pieds malmenés par plusieurs heures de déambulation nous nous arrêterons dans une pâtisserie pour déguster des cassatas, friandises incontournables de la Sicile. Puis c’est la remontée en voiture vers Nicolosi qui s’avère périlleuse à la suite d’un orage violent qui s’abat sur la ville au même moment. Nous roulons dans des rues et routes transformées en rivières bouillonnantes, de plus nous sommes à contre courant remontant des rivières qui coulent avec violence dans le sens de la pente. Un peu partout des voitures en panne arrêtées en plein milieu de la chaussée rendent encore plus difficile une conduite déjà suffisamment problématique. Ce n’est qu’en arrivant à Nicolosi, 9 km plus haut que la situation se calme. Nous verrons le soir même à la télévision italienne des images impressionnantes de ces inondations dans le bas de la ville. Excellent dîner dédié aux champignons au restaurant Nuevo Tukano. 22/02 Départ de l’aéroport de Catane pour Rome et Strasbourg dans la matinée, un superbe soleil éclaire l’Etna complètement dégagé ce matin, on reviendra… Remarques Budget : l’Italie reste un pays cher même si le coût de l’hébergement en basse saison permet de faire quelques économies. Les trajets en hydroglisseurs sont également assez élevés (120 € à deux pour notre périple dans les trois îles au départ de Milazzo). Dans les restaurants, l’addition monte vite si on choisit du vin en bouteille dep lus les couverts et le pain sont payants .Les denrées alimentaires achetées en superette sont aussi chères que chez nous, même quand il s’agit de produits frais cultivés sur place. Pour les conducteurs français, intégrer le fait que le conducteur sicilien interprète les règles du code de la route à sa façon: - ligne blanche = on peut doubler sans problème - Limitation de vitesse = invisible aux yeux des Siciliens - Les emplacements de parking = la seule façon pour les Siciliens de se garer est de se mettre en épi sur des emplacements non prévus avec comme résultat d’empiéter et sur la chaussée et de bloquer le passage des piétons sur le trottoir. - Le panneau stop = si la manœuvre pour forcer le passage échoue, alors seulement on accepte de stopper. On a bien aimé : - la cuisine sicilienne savoureuse et parfumée - les Siciliens ouverts et attentionnés - L’île de Lipari, le village de Pollara, le parc archéologique de Syracuse, la ville de Noto et de Raguse (Ragusa Ibla), les mosaïques de la Villa Casale, le théâtre de Taormine, l’Etna et Catane. On a moins aimé : - Le climat de ce mois de février (pluvieux, froid et humide) Quelques rares journées ensoleillées. - Les tas d’ordures visibles dans la campagne - Le chauffage déficient ou sous-dimensionné pour certains hébergements. - Le coût de la vie (voir plus haut)
Pour ceux qui voudraient voir quelques photos, cliquer sur ce lien qui pointe vers l’album. https://picasaweb.google.com/104736052213818628373/SicileFevrier2013?authuser=0&authkey=Gv1sRgCLzw49jjoaupwgE&feat=directlink
Quelle île ou quelle plage après une visite d'Angkor? English translation pending
Bonjour,
En mars prochain (2014), nous souhaitons visiter les temples d'angkor avec notre fils qui aura 8 ans puis nous aimerions nous reposer sur une jolie plage de sable blanc, aux eaux turquoise et s'il y a en plus des poissons, ce serait l'idéal!!
mais j'ai du mal à trouver cette plage!!...Nous avons déjà été aux maldives et du coup, la comparaison est difficile!
Nous avons déjà visité la thaîlande du nord au sud et nous avions fini par ao nang/krabi où nous avions été peu emballé par les plages...
cette fois, je ne sais pas si je dois m'orienter vers les plages de la malaisie, du cambodge, du vitenan ou de la thaîlande ?
j'étais mballé par les photos de koh lipe mais je lis beaucoup d'avis récents très négatifs: bondé, bruyant...dommange car le snorkeling y avait l'air sympa...
Donc, je suis preneuse d'infos et d'avis pour m'aider à trouver une destination plage qui nous conviendrait.
merci
En mars prochain (2014), nous souhaitons visiter les temples d'angkor avec notre fils qui aura 8 ans puis nous aimerions nous reposer sur une jolie plage de sable blanc, aux eaux turquoise et s'il y a en plus des poissons, ce serait l'idéal!!
mais j'ai du mal à trouver cette plage!!...Nous avons déjà été aux maldives et du coup, la comparaison est difficile!
Nous avons déjà visité la thaîlande du nord au sud et nous avions fini par ao nang/krabi où nous avions été peu emballé par les plages...
cette fois, je ne sais pas si je dois m'orienter vers les plages de la malaisie, du cambodge, du vitenan ou de la thaîlande ?
j'étais mballé par les photos de koh lipe mais je lis beaucoup d'avis récents très négatifs: bondé, bruyant...dommange car le snorkeling y avait l'air sympa...
Donc, je suis preneuse d'infos et d'avis pour m'aider à trouver une destination plage qui nous conviendrait.
merci
Se rendre aux îles Sanguinaires depuis Ajaccio? English translation pending
bonjour
je passe quelques heures à ajaccio lors dune escale et je voudrais savoir si on peut arriver aux panorama des îles sanguinaires à pied en partant du centre ? quelle est la distance et y a t il un chemin praticable ? quelqu'un a t il déjà pris le petit train touristique et cela en vaut il la peine justement pour voir les îles ?
merci d'avance
je passe quelques heures à ajaccio lors dune escale et je voudrais savoir si on peut arriver aux panorama des îles sanguinaires à pied en partant du centre ? quelle est la distance et y a t il un chemin praticable ? quelqu'un a t il déjà pris le petit train touristique et cela en vaut il la peine justement pour voir les îles ?
merci d'avance
Itinéraire en Grèce pour un groupe English translation pending
Bonjour. J'aurais besoin de vos avis et conseils pour un voyage en Grèce en juillet 2014. Nous serons un grand groupe (50 personnes environ, en autocar nolisé). Nous sommes un orchestre alors nous allons jumeler concerts (3-4) et visites sur 2 semaines. L'itinéraire auquel j'ai songé est le suivant:
Jour 2: Arrivée en avion à Athènes. Bus vers Thessalonique. Jour 3: Visite de Thessalonique. Jour 4: Plage d'Asprovalta et Thessalonique. Jour 5: Météores et bus vers Delphes. Jour 6: Visite de Delphes et bus vers Patras. Jour 7: Excursion à Zante (ferry à Killini). Jour 8: Visite d'Olympie. Bus vers Nauplie. Jour 9: Excursion à Sparte et Mystra. Retour à Nauplie. Jour 10: Visite de Nauplie et Épidaure. Jour 11: Visite de Mycènes et Corinthe. Bus vers Athènes. Jour 12-14: Athènes. Jour 15: Excursion à Hydra. Jour 16: Départ en avion d'Athènes.
3 nuits à Thessalonique 1 nuit à Delphes 2 nuits à Patras 3 nuits à Nauplie 5 nuits à Athènes
Je suis conscient que cela fait beaucoup de transports en autocar, mais étant donné que nous sommes un orchestre avec plusieurs gros instruments de musique, nous essaierons de demeurer le plus possible sur le continent.
Est-ce que la plage d'Asprovalta vaut le coup? Sinon y aurait-il une autre belle plage que vous me recommanderiez dans les environs de Thessalonique?
Pour l'île de Zante j'envisageais le circuit en bateau à la plage de Navagio et aux Caves bleues. Est-ce que cette activité est envisageable pour un groupe de 50 personnes et est-ce que ça vaut la peine de faire le trajet depuis Patras? Et l'été j'ai cru lire sur internet qu'il y avait un ferry Patras-Zante. Quelqu'un aurait de l'information à ce sujet?
Étant donné que nous faisons déjà beaucoup de bus, est-ce que la visite de Sparte et Mystra vaut le 3h30 d'autocar aller-retour de Nauplie?
Voilà! Si vous avez des suggestions d'hôtels et de lieux à visiter, ce serait aussi très apprécié!
Merci beaucoup!
Jour 2: Arrivée en avion à Athènes. Bus vers Thessalonique. Jour 3: Visite de Thessalonique. Jour 4: Plage d'Asprovalta et Thessalonique. Jour 5: Météores et bus vers Delphes. Jour 6: Visite de Delphes et bus vers Patras. Jour 7: Excursion à Zante (ferry à Killini). Jour 8: Visite d'Olympie. Bus vers Nauplie. Jour 9: Excursion à Sparte et Mystra. Retour à Nauplie. Jour 10: Visite de Nauplie et Épidaure. Jour 11: Visite de Mycènes et Corinthe. Bus vers Athènes. Jour 12-14: Athènes. Jour 15: Excursion à Hydra. Jour 16: Départ en avion d'Athènes.
3 nuits à Thessalonique 1 nuit à Delphes 2 nuits à Patras 3 nuits à Nauplie 5 nuits à Athènes
Je suis conscient que cela fait beaucoup de transports en autocar, mais étant donné que nous sommes un orchestre avec plusieurs gros instruments de musique, nous essaierons de demeurer le plus possible sur le continent.
Est-ce que la plage d'Asprovalta vaut le coup? Sinon y aurait-il une autre belle plage que vous me recommanderiez dans les environs de Thessalonique?
Pour l'île de Zante j'envisageais le circuit en bateau à la plage de Navagio et aux Caves bleues. Est-ce que cette activité est envisageable pour un groupe de 50 personnes et est-ce que ça vaut la peine de faire le trajet depuis Patras? Et l'été j'ai cru lire sur internet qu'il y avait un ferry Patras-Zante. Quelqu'un aurait de l'information à ce sujet?
Étant donné que nous faisons déjà beaucoup de bus, est-ce que la visite de Sparte et Mystra vaut le 3h30 d'autocar aller-retour de Nauplie?
Voilà! Si vous avez des suggestions d'hôtels et de lieux à visiter, ce serait aussi très apprécié!
Merci beaucoup!
Voyager avec un bébé de 13 mois en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous et toutes,
- tout d'abord je vous remercie tous et toutes de votre aide et infos qui m'ont permis déffectuer un très bon séjour avec mon compagnon en thaillande en septembre 2011. grâce à vous nous avons pu trouver les infos utiles à notre voyage.
- cette année je viens encore vers vous, car nous voulons partir cette fois en thaillande avec notre bébé qui aura 13 mois.
- Nous avons choisi la region de punket , krabi, et phiphi, est ce que fin Novembre" à décembre pour un mois, est la bonne saison ?
- quelle est la compagnie la plus adaptée pour voyager avec un bébé , car on se pose la question au niveau confort, s'il aura un berceau durant le voyage, ou bébé restera sur nos genoux durant les 11h de vol ?
nous avons déjà regardé sur certains vol et ils disent " bébé sur les genoux " trop fatiguant pour le bébé et nous, car en janvier nous avons été à l'ile de la Reunion et à l'aller les employés de corsair nous ont dit que bébé aurait son berceau, et une fois dans l'avion , nous l'avons eu sur nos genoux durant tout le vol, 10h50mm. au retour ça été car nous avons manifesté notre colère et indignation .
- quelle est la compagnie rassurante qui a de bons tarifs avec bébé. la thai airways facture carrement bébé sur les genoux à 477 E le billet " hallucinant "
- bon si quelqu'un a des infos sur ces questions elles sont les bien venues.
merci de votre aide et bonne journée.
Zouban
- tout d'abord je vous remercie tous et toutes de votre aide et infos qui m'ont permis déffectuer un très bon séjour avec mon compagnon en thaillande en septembre 2011. grâce à vous nous avons pu trouver les infos utiles à notre voyage.
- cette année je viens encore vers vous, car nous voulons partir cette fois en thaillande avec notre bébé qui aura 13 mois.
- Nous avons choisi la region de punket , krabi, et phiphi, est ce que fin Novembre" à décembre pour un mois, est la bonne saison ?
- quelle est la compagnie la plus adaptée pour voyager avec un bébé , car on se pose la question au niveau confort, s'il aura un berceau durant le voyage, ou bébé restera sur nos genoux durant les 11h de vol ?
nous avons déjà regardé sur certains vol et ils disent " bébé sur les genoux " trop fatiguant pour le bébé et nous, car en janvier nous avons été à l'ile de la Reunion et à l'aller les employés de corsair nous ont dit que bébé aurait son berceau, et une fois dans l'avion , nous l'avons eu sur nos genoux durant tout le vol, 10h50mm. au retour ça été car nous avons manifesté notre colère et indignation .
- quelle est la compagnie rassurante qui a de bons tarifs avec bébé. la thai airways facture carrement bébé sur les genoux à 477 E le billet " hallucinant "
- bon si quelqu'un a des infos sur ces questions elles sont les bien venues.
merci de votre aide et bonne journée.
Zouban
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 2ème partie (Transat de Saint-Nazaire à Fort de France) English translation pending
DEPART DE SAINT-NAZAIRE
Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée
08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.
15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.
16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.
Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.
17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…
18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…
Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.
Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…
Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.
A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.
L'ATLANTIQUE
Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée
Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.
A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.
A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…
08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.
L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.
Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.
En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.
Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.
J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.
Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.
DES BOÎTES, DES BOÎTES…
Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée
Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.
Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.
Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..
Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.
Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.
Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.
Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !
Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.
Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !
Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.
DÉJÀ LES AÇORES !
Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.
Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.
Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.
Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.
11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.
13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.
16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.
L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.
QUE FAIRE A BORD ?
Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée
Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.
Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.
La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.
Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?
Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'équipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !
Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.
L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.
Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.
Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.
Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).
LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)
Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée
00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.
Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.
Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.
En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…
Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.
Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.
19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !
Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.
Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !
Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !
SOUS LE TROPIQUE
Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée
00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.
Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.
Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.
De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).
Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.
17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.
DE L'AUTRE CÔTÉ
Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée
Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.
Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.
Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.
C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.
Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !
Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.
J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…
De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !
LA GUADELOUPE
Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !
04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.
Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !
Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).
Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.
Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !
Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.
Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.
Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.
Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !
FORT DE FRANCE
Mercredi 05 Décembre 2012
Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !
Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.
Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.
06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !
La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.
En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…
1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;
Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée
08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.
15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.
16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.
Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.
17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…
18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…
Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.
Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…
Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.
A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.
L'ATLANTIQUE
Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée
Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.
A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.
A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…
08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.
L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.
Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.
En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.
Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.
J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.
Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.
DES BOÎTES, DES BOÎTES…
Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée
Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.
Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.
Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..
Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.
Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.
Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.
Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !
Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.
Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !
Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.
DÉJÀ LES AÇORES !
Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.
Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.
Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.
Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.
11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.
13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.
16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.
L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.
QUE FAIRE A BORD ?
Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée
Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.
Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.
La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.
Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?
Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'équipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !
Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.
L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.
Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.
Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.
Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).
LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)
Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée
00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.
Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.
Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.
En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…
Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.
Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.
19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !
Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.
Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !
Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !
SOUS LE TROPIQUE
Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée
00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.
Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.
Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.
De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).
Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.
17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.
DE L'AUTRE CÔTÉ
Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée
Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.
Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.
Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.
C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.
Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !
Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.
J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…
De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !
LA GUADELOUPE
Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !
04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.
Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !
Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).
Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.
Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !
Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.
Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.
Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.
Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !
FORT DE FRANCE
Mercredi 05 Décembre 2012
Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !
Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.
Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.
06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !
La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.
En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…
1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;
Que faire et voir en Floride avec deux enfants de 8 et 14 ans? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous voudrions partir pour les prochaines vacances de Pâques (du 1er au 9 Mai prochain) en Floride et malgré tout ce que j'ai pu lire, j'ai encore du mal à me faire une idée de ce qu'il y a d'intéressant à faire en si peu de temps !
Ok pour faire un parc à Orlando mais lequel ? je pensais à Magic Kindom mais il est identique à notre Disney donc merci je connais !
Par contre, 1 maxi 2 parcs.
Et ou dormir à Orlando ?
Ensuite, est-ce que Miami vaut la peine sachant qu'on aimerait bien aussi passer un peu de temps à patouiller dans l'eau. Idem, où dormir ? je me demandais s'il ne serait pas mieux de louer un appartement.
Enfin Keys ou Everglades ? j'ai encore du mal à me faire une idée de leur intérêts.
J'espère que vous pourrez m'aider à me décider.
Merci pour votre attention et à bientot !
Merci pour votre attention et à bientot !
Splendida à Villefranche-sur-Mer au lieu de Marseille English translation pending
Bonjour, en préparation de notre croisière au départ de Gênes le 9/3, je suis un petit peu le Splendida.Et aujourd'hui il n'est pas arrivé à Marseille pour son escale , voir plutôt débarquement et embarquement pour certains d'entre nous à cette date!
Il est en rade dans le port de Villefranche sur Mer.Il y à 3 semaines il était à Saint - Tropez...à suivre donc et peut être préparer d'autres escales au cas où!!!!
Itinéraire en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
je prépare un voyage en Asie (Chien et Thailande).
J'arriverai à la fin juin en Thailande pour y rester environ 14 jours. Je pensais faire une semaine plus de temples et villes et une semaine de plage.
Je sais que nous serons là-bas pendant les pluies, je me demandais si c'était assez grave pour éviter des endroits. Nous aurions aimé aller à Phoquet et Kho phi phi. Est-ce trop pluvieux et venteux? Devrions-nous éviter?
Même chose pour Ko Samui
J'aimerais faire Bangkok, Ayutthat (y aller avec un bateau sur le Chao Phraya Express), puis Lop Buri et ensuite le parc national Khao Yai. (itinéraire pour la partie temples et villes)
J'aurais aimé ajouter le nord des plaines centrales, mais je crois que le temps ne me le permet pas... vous en pensez quoi?
Ensuite je descendrais vers le sud-ouest:
Arrêt à Damnoen Saduak (voir le marché flottant), puis me rendre vers Ko Samui, Phoquet et Kho phi phi.
Mes questions:
est-ce que j'oublie des endroits à ne pas manquer? Est-ce que mon itinéraire est logique (déplacement, temps, variété d'activité, etc.) ? Est-ce que vous avez des moyens de transport à suggérer? (le bus de nuit?) Connaissez-vous des prix? Où acheter les billets? Devrais-je enlever des endroits? considérant la température, vous diriez quoi?
Je dois reprendre l'avion de la thai vers la Chine par la suite.
Je me demandais aussi les souvenir cool à rapporter de la Thai. et autre chose intéressante (comme la vanille de la république dominicaine...)
Voici ma situation: habitué de voyage, mais en amerique du sud où il parle espagnol (moi aussi). très petit budget donc hostel et autres je parle très bien anglais J'aime les excursion, la marche et les sports. J'aime danser, mais je ne veux pas une expérience de bar touristique, je veux vivre la culture.
Merci d'avance
Je sais que nous serons là-bas pendant les pluies, je me demandais si c'était assez grave pour éviter des endroits. Nous aurions aimé aller à Phoquet et Kho phi phi. Est-ce trop pluvieux et venteux? Devrions-nous éviter?
Même chose pour Ko Samui
J'aimerais faire Bangkok, Ayutthat (y aller avec un bateau sur le Chao Phraya Express), puis Lop Buri et ensuite le parc national Khao Yai. (itinéraire pour la partie temples et villes)
J'aurais aimé ajouter le nord des plaines centrales, mais je crois que le temps ne me le permet pas... vous en pensez quoi?
Ensuite je descendrais vers le sud-ouest:
Arrêt à Damnoen Saduak (voir le marché flottant), puis me rendre vers Ko Samui, Phoquet et Kho phi phi.
Mes questions:
est-ce que j'oublie des endroits à ne pas manquer? Est-ce que mon itinéraire est logique (déplacement, temps, variété d'activité, etc.) ? Est-ce que vous avez des moyens de transport à suggérer? (le bus de nuit?) Connaissez-vous des prix? Où acheter les billets? Devrais-je enlever des endroits? considérant la température, vous diriez quoi?
Je dois reprendre l'avion de la thai vers la Chine par la suite.
Je me demandais aussi les souvenir cool à rapporter de la Thai. et autre chose intéressante (comme la vanille de la république dominicaine...)
Voici ma situation: habitué de voyage, mais en amerique du sud où il parle espagnol (moi aussi). très petit budget donc hostel et autres je parle très bien anglais J'aime les excursion, la marche et les sports. J'aime danser, mais je ne veux pas une expérience de bar touristique, je veux vivre la culture.
Merci d'avance
Orlando: étape incontournable avec enfant? English translation pending
Bonjour,
nous partons 10 jours en Floride en avril avec notre fils de 4 ans . il s'agit de notre premier voyage aux USA. J'ai beaucoup d'interrogations quant à aller visiter les parcs à thème. Ce n'est pas notre tasse de thé mais nous voulons aussi faire plaisir à notre fils. quel parc me conseillez vous ? Est ce que ce n'est pas trop ressemblant avec disneyland paris ? Nous ne voulons y rester que 2 jours au maximum. Et à part Orlando que me conseillez vous ? Nous voulons allier visites et découvertes balnéaires. Nous logerons à Boca raton à 1h de miami. Merci pour vos bons conseils. Laetitia
nous partons 10 jours en Floride en avril avec notre fils de 4 ans . il s'agit de notre premier voyage aux USA. J'ai beaucoup d'interrogations quant à aller visiter les parcs à thème. Ce n'est pas notre tasse de thé mais nous voulons aussi faire plaisir à notre fils. quel parc me conseillez vous ? Est ce que ce n'est pas trop ressemblant avec disneyland paris ? Nous ne voulons y rester que 2 jours au maximum. Et à part Orlando que me conseillez vous ? Nous voulons allier visites et découvertes balnéaires. Nous logerons à Boca raton à 1h de miami. Merci pour vos bons conseils. Laetitia
Le paquebot Carnival Triumph en panne au large du Mexique English translation pending
Circuit de quinze jours en Thaïlande (Bangkok, Chiang Mai et îles) en février 2013 English translation pending
Bonjour ,
Nous sommes 2 jeunes de 25 ans de Montpellier et nous partons en Thaïlande dans 3 jours le Jeudi 14/02, j'ai vraiment besoin de votre aide pour finaliser notre programme; je souhaite avoir votre avis sur tout ce qui est souligné dans ce long message.
15/02 Arrivée à Bangkok à 14h30. Rejoindre le centre historique en taxi ou train? Que visiter après 16h? repas et GH à Banglanphu 16/02/ Bangkok : Ko Ratanakosin / Chao Praya River Express: Wat Phra Kaew et Grand palais (350B, 8h30-15h30), Wat Pho (50B, 8h-21h), massage à école de massage (250B), Wat Arun (50B, 8h30-16h30), musée national ?(200B, 9h-15h 30) Dusit: Palais Vimnameck ? (9h30-16h, gratuit avec ticket du grand palais, VG 40 min) /chao praya tourist boat avec Thewetflowermarket ? 17/02: Bangkok : Balades sur les klonghs en long-tail boat (2h : 1500B), musée des barges royales vers thomburi (9h-17h), marchés flottants lequel choisir: Wat sai floating market , Taling Chan ou Chatuchak?, maison de Jim thompsons à visiter? (100B, 9h-17h, 1VG/20min) ? tourBaiyokee II ? (309m, 250B), passer à Chinatown en fin de journée 18/02: Chutes d'Erawan: conseillez vous cette étape? Départ BKK (Sai Tai Mai) pour Kanchanaburi/ bus :1 ttes 15 min 4h-20h, 2h, 90B Kanchanaburi : Erawan/ bus= 65km, 1h30, 8h-17h20 : 1 ttes 50 min dernier départ à 16h 50B ou taxi 1200B/j A/R soit 30 euros (se faire déposer a Ganesha au retour) Arrivée à Erawan à 9h30, départ à 15h30 Arrivée à 17h à Ganesha Park à Thong Pha Phum (100 km au Nord de Kan) 19/02: Ganesha Park : 2000 B/pers (50E) journée avec les éléphants monter a cru et bain: j' attend la réponse de Francois Collier: quel autre park vers Chang Mai me conseillez vous si cette étape n'est pas possible? (prestation semblable et prix équivalent) +Comment retourner à BKK ? Départ le soir de BKK (Morchit) pour Chang Mai/bus? ex: 23h/ 8h, 518B (13E) ou avion 100E A/R 20/02: Chang Mai : Wat doi Suthep, temples, massage, night bazaar, mae sa butterfly & orchids farm, mae sa waterfalls pour petite balade, mae sa elephant camp si pas possible a Ganesha (ou Baan Chang Elephant Park ou Patara semblent bien mais très chers) 21/02: Trek: Quel trek peut on faire en 2 jours avec un guide pour voir: rizières, cascades, animaux, tribus des montagnes (ou 3 jours si suppression d'Erawan et Ganesha) vers Mae Hong Song ? Doi Inthanon? ou Parc national du Doi Suthep? 22/02: Trek Départ pour Phuket/ avion ou train de nuit ou bus? /bus: durée 9h30,700B CM-BKK BKK-Phuket? ou /Avion CM-BKK et BKK-Phuket le soir (100 E A/R) ou samedi 23 le matin (112E A/R) 2 options: laquelle choisir? Andaman au sud ouest: Ko Phi Phi, Ko lanta et Krabi ou îles surin? Golfe de Thailande au sud est : Ko Samui Ko phangan, Ko Tao 23/03 Phuket directement : Ko phi phi : 24/02 Ko Phi Phi (bungalows sur la plage env 700B) 25/02 journée Ko Lanta (1h de Ko phi phi: 400 B) 26/02 Ko Samui 27/02 Ko Samui 28/02 journée Ko Phangan 01/03 Ko Tao: snorkeling + plongée++ 02/03 Ko Tao 03/03 retour /avion Phuket- Bangkok ? ex: 6h45 : 8h05 ou /bus de Surat Thami Journée à BKK: Marché du weekend de Chatuchak et sites pas visités les 2 permiers jours 04/03 Départ à 00:30 de Bangkok pour Paris
J'espère que l'un de vous pourra m'apporter son aide, je vous remercie par avance d'avoir lu ce long message, Aurélie
15/02 Arrivée à Bangkok à 14h30. Rejoindre le centre historique en taxi ou train? Que visiter après 16h? repas et GH à Banglanphu 16/02/ Bangkok : Ko Ratanakosin / Chao Praya River Express: Wat Phra Kaew et Grand palais (350B, 8h30-15h30), Wat Pho (50B, 8h-21h), massage à école de massage (250B), Wat Arun (50B, 8h30-16h30), musée national ?(200B, 9h-15h 30) Dusit: Palais Vimnameck ? (9h30-16h, gratuit avec ticket du grand palais, VG 40 min) /chao praya tourist boat avec Thewetflowermarket ? 17/02: Bangkok : Balades sur les klonghs en long-tail boat (2h : 1500B), musée des barges royales vers thomburi (9h-17h), marchés flottants lequel choisir: Wat sai floating market , Taling Chan ou Chatuchak?, maison de Jim thompsons à visiter? (100B, 9h-17h, 1VG/20min) ? tourBaiyokee II ? (309m, 250B), passer à Chinatown en fin de journée 18/02: Chutes d'Erawan: conseillez vous cette étape? Départ BKK (Sai Tai Mai) pour Kanchanaburi/ bus :1 ttes 15 min 4h-20h, 2h, 90B Kanchanaburi : Erawan/ bus= 65km, 1h30, 8h-17h20 : 1 ttes 50 min dernier départ à 16h 50B ou taxi 1200B/j A/R soit 30 euros (se faire déposer a Ganesha au retour) Arrivée à Erawan à 9h30, départ à 15h30 Arrivée à 17h à Ganesha Park à Thong Pha Phum (100 km au Nord de Kan) 19/02: Ganesha Park : 2000 B/pers (50E) journée avec les éléphants monter a cru et bain: j' attend la réponse de Francois Collier: quel autre park vers Chang Mai me conseillez vous si cette étape n'est pas possible? (prestation semblable et prix équivalent) +Comment retourner à BKK ? Départ le soir de BKK (Morchit) pour Chang Mai/bus? ex: 23h/ 8h, 518B (13E) ou avion 100E A/R 20/02: Chang Mai : Wat doi Suthep, temples, massage, night bazaar, mae sa butterfly & orchids farm, mae sa waterfalls pour petite balade, mae sa elephant camp si pas possible a Ganesha (ou Baan Chang Elephant Park ou Patara semblent bien mais très chers) 21/02: Trek: Quel trek peut on faire en 2 jours avec un guide pour voir: rizières, cascades, animaux, tribus des montagnes (ou 3 jours si suppression d'Erawan et Ganesha) vers Mae Hong Song ? Doi Inthanon? ou Parc national du Doi Suthep? 22/02: Trek Départ pour Phuket/ avion ou train de nuit ou bus? /bus: durée 9h30,700B CM-BKK BKK-Phuket? ou /Avion CM-BKK et BKK-Phuket le soir (100 E A/R) ou samedi 23 le matin (112E A/R) 2 options: laquelle choisir? Andaman au sud ouest: Ko Phi Phi, Ko lanta et Krabi ou îles surin? Golfe de Thailande au sud est : Ko Samui Ko phangan, Ko Tao 23/03 Phuket directement : Ko phi phi : 24/02 Ko Phi Phi (bungalows sur la plage env 700B) 25/02 journée Ko Lanta (1h de Ko phi phi: 400 B) 26/02 Ko Samui 27/02 Ko Samui 28/02 journée Ko Phangan 01/03 Ko Tao: snorkeling + plongée++ 02/03 Ko Tao 03/03 retour /avion Phuket- Bangkok ? ex: 6h45 : 8h05 ou /bus de Surat Thami Journée à BKK: Marché du weekend de Chatuchak et sites pas visités les 2 permiers jours 04/03 Départ à 00:30 de Bangkok pour Paris
J'espère que l'un de vous pourra m'apporter son aide, je vous remercie par avance d'avoir lu ce long message, Aurélie
Cyclo-camping en Corse en mai-juin 2014 English translation pending
Je prévois faire un voyage de cyclo-camping en Corse en mai-juin 2014 (4 semaines dont 3 en Corse), nous serons possiblement 2. Si d'autres "duo" veulent se joindre à nous, faites-nous signe.
Vol Montréal (et oui, je suis de Québec)--Nice, traversée à Bastia, Cap-Corse et tout le reste possiblement jusqu'à Ajaccio. Retour sur Toulon.
On fera çà pas pressé pour profiter au maximum de la Corse.
Connaissez-vous des campings et des routes à ne pas manquer? Aussi, campings et routes à éviter?
Merci pour vos renseignements!
Vol Montréal (et oui, je suis de Québec)--Nice, traversée à Bastia, Cap-Corse et tout le reste possiblement jusqu'à Ajaccio. Retour sur Toulon.
On fera çà pas pressé pour profiter au maximum de la Corse.
Connaissez-vous des campings et des routes à ne pas manquer? Aussi, campings et routes à éviter?
Merci pour vos renseignements!
Visa pour la Thaïlande depuis l'Inde English translation pending
Bonjour,
Je pars en Inde cet été et je souhaite une fois sur place, prendre l'avion pour la Thailande. Où dois je faire ma demande de visa? En France? en Inde? Pouvez vous me donner des infos?
Aussi, que me conseillez vous? Acheter un billet multi destinations depuis la france ou achater mon billet depuis l'Inde? Qu'est ce qui sera meilleur marché?
J'attends vos réponses! 😉
Quand réserver ses billets d'avion pour la Thaïlande en décembre 2016? English translation pending
Bonjour à tous!😉
Petite nouvelle sur ce forum, je viens vous demander conseil concernant les vols de paris pour bangkok. Après avoir regardé plusieurs comparateur de vols, je trouve le prix des billets déja assez cher (800 à 1000euros par personne) pour un voyage entre le 30 novembre et le 14 decembre 2013, et d'autre sites n'ont pas encore l'air d'avoir planifié les cols pour cette période... est ce trop tot? quelle est la meilleure période pour réserver à des prix plus attractifs? par ailleurs quelles compagnie conseillez vous?
Merci d'avance pour tous les conseils que vous pourrez me fournir!
Petite nouvelle sur ce forum, je viens vous demander conseil concernant les vols de paris pour bangkok. Après avoir regardé plusieurs comparateur de vols, je trouve le prix des billets déja assez cher (800 à 1000euros par personne) pour un voyage entre le 30 novembre et le 14 decembre 2013, et d'autre sites n'ont pas encore l'air d'avoir planifié les cols pour cette période... est ce trop tot? quelle est la meilleure période pour réserver à des prix plus attractifs? par ailleurs quelles compagnie conseillez vous?
Merci d'avance pour tous les conseils que vous pourrez me fournir!
Une semaine en Corse du Sud English translation pending
bonjour,
Je vais partir en corse du sud du 6 au 14 aout. Arrivée a ajaccio je 6 AM et retour le 14/08 au soir. J'aimerai faire un petit circuit (ajaccio, propriano, bonifacio, l'interieur...) Que me conseillez-vous? Quant à l'hébergement, connaissez-vous des adresses sympas, atypiques, sans dépenser un bras pour autant!!!
Merci à tous
Taux de change euro - bath dans les mois à venir English translation pending
bonjour a yous
nous envisageons d acheter un bien en thalande pensez vous que le bath va progresser durant les mois a venir face a leuro
merci de me conseiller
cordialement
guy
Projet de voyage en août: où aller? English translation pending
Bonjour !
J'ai besoin de conseils, mon amoureux et moi avons trois semaines de vacances en août et nous voulons en profiter pour faire notre premier voyage en dehors de l'Europe, nous avons 22 et 25 ans, nous cherchons la chaleur, la plage, de beaux paysages et des endroits sympas à visiter, le tout avec un budget assez restreint (être une étudiante en stage n'est pas très lucratif). Nous avons envie de dépaysement et de découverte, alors quelle(s) destination(s) nous conseilleriez vous, et quel mode d'hébergement ?
J'ai besoin de conseils, mon amoureux et moi avons trois semaines de vacances en août et nous voulons en profiter pour faire notre premier voyage en dehors de l'Europe, nous avons 22 et 25 ans, nous cherchons la chaleur, la plage, de beaux paysages et des endroits sympas à visiter, le tout avec un budget assez restreint (être une étudiante en stage n'est pas très lucratif). Nous avons envie de dépaysement et de découverte, alors quelle(s) destination(s) nous conseilleriez vous, et quel mode d'hébergement ?
Malaysia Airlines rejoint l'alliance Oneworld English translation pending
La compagnie aérienne malaise fait désormais partie officiellement de l'alliance Oneworld (American, Beitish Airways...), devenant ainsi son douzième membre et le troisième en Asie.
Lire la suite...
Où partir en Sardaigne pour quinze jours de plages, restaurants...? English translation pending
Bonjour! Nous sommes un jeune couple et nous souhaitons partir en Sardaigne cet été.
On recherche de belles plages, si possible de sable, avec un centre ou on peut manger des glaces, restos... Enfin comme la cote d'azur mais en sardaigne!
Que ce soit assez animé, mais pas non plus Ibiza!
On compte faire du camping
On aura pas de voiture donc on chercher vraiment un endroit ou il y aura plages, petit centre ville, quelque chose de touristique quoi
D'apres quelques recherches il y aurait la Costa Smeralda ou la Costa Rei?
Mais Apres, une fois qu'on a choisit le coin, auriez vous une ville, enfin un endroit ou aller précisement? On recherche vraiment une station balnéaire mais ou aller? C'est très flou!
Merci beaucoup de vos réponses, on aimerait réserver rapidement 😄
Partir à Oman avec sac à dos English translation pending
bonjour , j'aimerais connaitre les expériences de ceux qui sont partis à OMAN sans agence avec sac à dos, et éventuellement toile de tente. est-il nécessaire de louer une voiture ? Au niveau hébergement , existe t'il des guest house pour petit budget ?
Nous partirions 2 à 3 semaine en août, merci d'avance pour vos infos
Visa et vol Emirates pour la Thaïlande English translation pending
Bonsoir à tous,
Voilà, j'ai besoin de vos lumières. Je part avec un ami lundi pour la Thaïlande, avec la compagnie Emirate.
Moi, je reste moins de 30 jours, donc pas de problème avec le visa, par contre mon ami lui reste plus de 30 jours et n'a pas prévu d’extension de visa.
Peut-il se faire refouler à l'embarquement avec Emirate?
Sinon peut-il réserver un vol vers la Malaisie et le présenter lundi?
Merci de votre aide
L'Indonésie parie sur l'essor du "tourisme-charia" English translation pending
Le ministère du Tourisme veut surfer sur la vague du tourisme islamique. Au programme : cuisine halal, sans porc ni alcool, et séparation hommes-femmes.
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Vol Paris - Phuket avec Malaysia Airlines English translation pending
En fait Malaysia Airlines ne serait-elle pas la meilleure compagnie aérienne pour le vol Paris Phuket direct , de par ses prix , ses Airbus 380 et son escale relativement courte à Kuala Lampur ?.
Joboker 44
Île en Thaïlande au mois d'août English translation pending
Bonjour,
Après un séjour au Cambodge, nous serons 10 à 15 jours en Thaïlande durant la 1è quinzaine du mois d'août 2013.
Nous pensons rester une petite semaine à Bangkok (que nous ne connaissons pas) et prendre 3 ou 4 jours de repos au bord de la mer, si possible sur une île "paradisiaque", facilement et rapidement accessible depuis Bangkok, avant de rentrer en France.
Merci de me conseiller sur la destination possible en cette période de mousson, en sachant que nous recherchons le calme et la beauté des paysages.