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Retour du Ifa Villas Bavaro (Punta Cana) du 26 avril au 11 mai 2006 English translation pending
Ifa Bavaro Ocean @ République Dominicaine – Punta Cana du 26 avril au 11 mai 2006
Photos (650 !) sur www.tobelaw.com dès lundi 15 mai ;-)
Me voici rentrer de ce magnifique voyage, le troisième déjà dans ce pays paradisiaque…et je ne m’en lasse vraiment pas !!!
Pour nous reconnaître : Photo img_1212, à gauche c’est mon pote Piwi et à droite c’est moi Law ;o)
Le trajet :
Tour opérateur et compagnie aérienne Jetair, rien à redire, avion récent, très propre, très bon service à bord et aucun retard, seul petit défaut, les écouteurs qui ne fonctionnaient pas, mais bon, vu que l’on a dormi tout le trajet, cela ne nous a pas du tout dérangés :o)
L’hôtel :
Nous logions à l’hôtel Ifa Bavaro, composé lui-même de 3 hôtels, la partie villas (petits bungalows implantés dans un immense complexe, partie la plus éloignée de la plage, environ 15min à pied mais il y a une navette toutes les 10 minutes pour les plus fénéants ;o) c’est également cette partie là qui possède la plus belle piscine avec un bar au dessus et qui possède également la scène d’animations du soir, les 3 restaurants à la carte, un magasin de souvenirs et un bar bien sympa. La partie village, petits blocs (chambres) d’un seul étage également implanté dans un superbe complexe qui accueille la réception, une piscine avec bar à l’intérieur et cascades d’eau, un restaurant buffet, les serviettes de bain, la salle de sport et quelques petits magasins. La partie ocean où nous logions, elle se trouve juste à côté de la plage, petits blocs de deux étages, une petite piscine (mais l’eau la plus chaude du complexe !), le second restaurant buffet, un bar et une boutique de souvenirs.
La plage est immense et vraiment magnifique, la plus belle que j’ai vu en République Dominicaine, très large et propre, elle se compose d’un terrain de beach-football, un terrain de beach-volley, des jeux en tout genre comme la pétanque, la scène d’animation de la plage, deux zones de baignade (malheureusement pas très grandes, mais assez que pour y faire quelques belles rencontres aquatiques !), la zone de sports aquatiques, des chaises-longues en suffisance (pas besoin de se lever tôt ! sauf pour ceux qui veulent un peu d’ombre sous les cocotiers), la discothèque qui sert en journée de bar et de restaurant snack. De part et d’autre de la plage, il y a des boutiques de souvenirs, tenus par les locaux, uniquement pour ceux qui veulent faire de la négociation ;o)
Niveau animation, j’ai trouvé cela vraiment sympa, ils sont pas chiants, sauf avec les jolies filles… c’est pas très varié, surtout en deux semaines, stretching, volley, foot, aquagym, salsa… le meilleur était le concours d’alcool sur la plage, en pleine après-midi ensoleillée, je voulais pas y participer à la bière alors j’ai attaqué au rhum-punch :-P J’étais dans un bel état après ;-) Je suis quand même arrivé en demi-finale ;o)
Niveau nourriture, là franchement, c’était vraiment médiocre… même les restaurants à la carte ne sont pas très bons… le buffet est toujours composé des mêmes choses, mais bon, au prix auquel nous sommes partis pour 15 jours, on a pas à se plaindre ;-)
Les chambres étaient correctes, pas très récentes mais on y dormait très bien et c’était confortable, la terrasse donnait sur la plage et la mer, que demander de plus ? ;-) Concernant les excursions, nous sommes pas mal sortis de l’hôtel, la première escapade consistait à aller visiter la fabrique de cigares DON LUCAS à Punta Cana tenue par des belges, le tout entièrement gratuit, y compris le transport et sans obligation d’acheter leurs produits, mais comme on y allait pour cela, on a pas résisté ;o)
La seconde était une sortie dans une véritable discothèque, le Mangu disco-bar, située à +- 6km de notre hôtel, juste à côté de l’hôtel Grand Flamenco, c’est en taxi que nous y sommes allé (10 dollars US l’aller, 12 dollars US le retour), deux étages, le rez réservé pour la musique locale et le rnb alors que le second était lui réservé à la musique électronique, de la bonne house/techno comme on peut l’écouter dans les meilleurs clubs d’Europe, un pied d’enfer quand on sait que l’on se trouvait à presque 10.000km de chez nous :-D Juste dommage qu’il y ai un peu trop de dominicains et dominicaines qui sont là uniquement dans le but de vendre leur corps aux occidentaux…
Troisième sortie, Higuey, la ville là plus proche de Punta Cana, environ 50km, nous sommes partis à l’aventure, en prenant le bus local, appelé le Gua-Gua, très typique et vraiment sans aucun danger, nous y avons fait la connaissance de Jesus, un dominicain parlant parfaitement la langue de Molière et qui nous a proposé, pour quelques sous, d’être notre guide sur place et nous n’avons pas regrettés de l’avoir prit avec nous ! Il nous a montré les coins typiques de la ville, la nouvelle et l’ancienne cathédrale, le centre et son marché très local, sur lequel on peut trouver des animaux, des fruits et légumes mais surtout de la viande et du poisson, à même presque le sol.. âmes sensibles s’abstenir ! Sans oublier la visite d’un fabriquant de tableaux typique, étant donné qu’il se situait dans une impasse assez glauque, je doute fortement que l’on s’y soit aventuré sans notre guide Jesus :-/ Pour info, l’aller-retour nous a coûté environ 6 dollars US par personne… c’est presque 10 fois moins que le prix proposé par l’hôtel pour cette excursion !!
Quatrième sortie, à environ 1km de l’hôtel, au Jellyfish, en bout de plage pour une fête en pleine après-midi, remplie de musique électronique à l’européenne, tous les dimanches de 16h à 21h les bass s’entendent jusqu’aux hôtels voisins pour le plus grand bonheur des touristes en soif de bonne musique. Un dj, un batteur, le tout en vs, accompagné d’alcool qui coule à flot et nous voilà occupés à danser sur une plage de sable fin et blanc à 10m de la mer turquoise ! Et pour les fatigués, il reste les hamacs entre deux cocotiers :o)
Cinquième aventure, Plaza Bavaro, un soit-disant centre commercial sis à 6km… plutôt un attrape touristes… des boutiques comme on en trouve sur la plage avec dans chacune d’entre elles, les mêmes souvenirs…décevant mais bon, là encore comme nous y sommes allés en Gua-Gua, cela ne nous a coûté que 3 dollars US par personne ;o)
Sixième sortie de l’hôtel, direction un bar discothèque sur la plage, l’Huracan Café, à environ 3km de notre logement temporaire, vraiment superbe ! Un bar et une piste de danse sur la plage, comme au Jellyfish, avec de la musique techno toute la nuit ! Un plaisir pour les oreilles comme pour les yeux, hallucinant de se dire qu’on se trouve très loin de chez nous et pourtant, nous y étions ! L’aller s’est fait en taxi (8 dollars US) alors que le retour s’est fait à pied, en pleine nuit, en longeant la mer ;-)
Septième et dernière sortie de l’hôtel, retour au Jellyfish pour une seconde après-midi musicale, idem à la 4ème ;-)
Que les futurs vacanciers se rassurent, ce pays n’est nullement plus dangereux qu’un autre, il y a certes des coins à éviter mais en se renseignant bien, il n’y a aucun risque ;-) Attention néanmoins si vous êtes seulement des filles, mieux vaut être accompagnées par un ou plusieurs hommes, histoire de ne pas être embêté par des dominicains en quête d’aventure ;-)
Concernant les rencontres, nous avons passé la première semaine en compagnie de Nath (Inani sur le forum !) et Rébecca, deux françaises, mère et fille, venant d’Antibes, dans le sud de l’hexagone, deux filles géniales, on s’est marré comme des petits fous avec elles ! Les 5 premières sorties de l’hôtel se sont d’ailleurs faites avec elles, pour sur on se reverra ! PS : Allez vous FCLC :o) Heinnn :o)) Sur les photos, ce sont les deux premières filles avec les tresses ;-)
La deuxième semaine a été remplie de rencontres très intéressantes, nous y avons rencontré deux couples de Québécois, Mélanie et Kevin ainsi que Josiane et Dominic, des vrais petits rigolos, on a pas raté une seule fois l’apéro et avons appris pleins de mots de chez eux… ;-) Photo img_1743 entre autre ;-)
Rencontré également avec deux filles de Chartes, dans le sud de Paris, Amandine et Charlotte, assez fofolles, il a fallu les comprendre au début…ensuite on s’est éclate à l’Huracan Café, même po peur de rentrer à pieds hein ;-) Photo img_1719 entre autre ;-)
Une autre très chouette rencontre était celle de Ronny & Sara, deux allemands supers cool, gros fétards également, on a pas mal bu de vitaminas ensemble ;-) Photo img_1837 en exemple.
Sans oublier Caro, une bretonne venue retrouver ses parents en vacances, elle venait d’arriver et nous on parait… photo img_2042 Whouw que t’es blanche !!! ;o) Et également Virginie et Stéphanie, les deux sœurs de Bordeaux, dommage également qu’on partait le lendemain, z’étiez toutes supers sympas ! Photo img_2058
Sans oublier Marc de Lyon, qui m’a battu de justesse au concours d’alcool sur la plage, photo img_1742 Philippe le polyglotte de l’hôtel photo img_1728 et également Jasmine l’animatrice toujours en forme ! Photo img_1326 entre autre
Mais mon coup de cœur va à Maëva et Elodie, les deux toulousiennes à l’accent craqueur ;-) J’envoie d’ailleurs de gros gros bisous à Elodie de la part du regard qui t’a envoûté ;-) J’avoue, elle me manque… Photo img_1941 entre autre ;-) Bon prochaines vacances, dans le sud ;-)
Vous me manquez toutes et tous, sincèrement !!!!
Les moments fort des vacances :
- La prise d’alcool et de calmants dans l’avion pour dormir, on se réveillait plus :-P - La rencontre avec Nath et Rébé et notre première soirée on the beach avec les vitamines ;-) - La fabrication de cigares, j’ai même pu m’y adonner ;-) - La drague de Piwi, trop fort, que des bons moments J - Le Mangu disco-bar, à 10000 km écouter de la musique comme çà c’est plus qu’un rêve !!! - Le ski nautique où on s’est prit quelques gamelles ;-) - Les séances photos au coucher du soleil :o) - La ville d’Hyguey, son marché et ses diversités J - Les soirées sur la plage, juste à côté de la plage, rhoooo j’en reviens toujours pas !!! - Les gueules de bois du lendemain, où je tenais plus assis sur la chaise longue ;-) - Les négociations qui duraient des heures… - Les américaines qui disaient plus bonjour le lendemain lolll - Le concours d’alcool sur la plage, quelle descente cette anglaise !!! - Les délires de fou avec Nath, Rébé, les Québécois, les parisiennes, les toulousiennes, les allemands… - La soirée à la disco jusqu’à 4h du mat à boire… la pauvre serveuse à du faire 4 allers-retours pour récupérer tous les verres :o) - Le piment qu’on a mangé au restaurant mexicain… çà brûle encore J - L’île de Saona… qui se passe de tout commentaire… - Sans oublier la rencontre avec Toulouse… ;-)
Voilà je déprime… je suis pas fais pour vivre ici… si quelqu’un à un bon plan pour partir là bas, je pars de suite !!!! ;o)
Photos (650 !) sur www.tobelaw.com dès lundi 15 mai ;-)
Me voici rentrer de ce magnifique voyage, le troisième déjà dans ce pays paradisiaque…et je ne m’en lasse vraiment pas !!!
Pour nous reconnaître : Photo img_1212, à gauche c’est mon pote Piwi et à droite c’est moi Law ;o)
Le trajet :
Tour opérateur et compagnie aérienne Jetair, rien à redire, avion récent, très propre, très bon service à bord et aucun retard, seul petit défaut, les écouteurs qui ne fonctionnaient pas, mais bon, vu que l’on a dormi tout le trajet, cela ne nous a pas du tout dérangés :o)
L’hôtel :
Nous logions à l’hôtel Ifa Bavaro, composé lui-même de 3 hôtels, la partie villas (petits bungalows implantés dans un immense complexe, partie la plus éloignée de la plage, environ 15min à pied mais il y a une navette toutes les 10 minutes pour les plus fénéants ;o) c’est également cette partie là qui possède la plus belle piscine avec un bar au dessus et qui possède également la scène d’animations du soir, les 3 restaurants à la carte, un magasin de souvenirs et un bar bien sympa. La partie village, petits blocs (chambres) d’un seul étage également implanté dans un superbe complexe qui accueille la réception, une piscine avec bar à l’intérieur et cascades d’eau, un restaurant buffet, les serviettes de bain, la salle de sport et quelques petits magasins. La partie ocean où nous logions, elle se trouve juste à côté de la plage, petits blocs de deux étages, une petite piscine (mais l’eau la plus chaude du complexe !), le second restaurant buffet, un bar et une boutique de souvenirs.
La plage est immense et vraiment magnifique, la plus belle que j’ai vu en République Dominicaine, très large et propre, elle se compose d’un terrain de beach-football, un terrain de beach-volley, des jeux en tout genre comme la pétanque, la scène d’animation de la plage, deux zones de baignade (malheureusement pas très grandes, mais assez que pour y faire quelques belles rencontres aquatiques !), la zone de sports aquatiques, des chaises-longues en suffisance (pas besoin de se lever tôt ! sauf pour ceux qui veulent un peu d’ombre sous les cocotiers), la discothèque qui sert en journée de bar et de restaurant snack. De part et d’autre de la plage, il y a des boutiques de souvenirs, tenus par les locaux, uniquement pour ceux qui veulent faire de la négociation ;o)
Niveau animation, j’ai trouvé cela vraiment sympa, ils sont pas chiants, sauf avec les jolies filles… c’est pas très varié, surtout en deux semaines, stretching, volley, foot, aquagym, salsa… le meilleur était le concours d’alcool sur la plage, en pleine après-midi ensoleillée, je voulais pas y participer à la bière alors j’ai attaqué au rhum-punch :-P J’étais dans un bel état après ;-) Je suis quand même arrivé en demi-finale ;o)
Niveau nourriture, là franchement, c’était vraiment médiocre… même les restaurants à la carte ne sont pas très bons… le buffet est toujours composé des mêmes choses, mais bon, au prix auquel nous sommes partis pour 15 jours, on a pas à se plaindre ;-)
Les chambres étaient correctes, pas très récentes mais on y dormait très bien et c’était confortable, la terrasse donnait sur la plage et la mer, que demander de plus ? ;-) Concernant les excursions, nous sommes pas mal sortis de l’hôtel, la première escapade consistait à aller visiter la fabrique de cigares DON LUCAS à Punta Cana tenue par des belges, le tout entièrement gratuit, y compris le transport et sans obligation d’acheter leurs produits, mais comme on y allait pour cela, on a pas résisté ;o)
La seconde était une sortie dans une véritable discothèque, le Mangu disco-bar, située à +- 6km de notre hôtel, juste à côté de l’hôtel Grand Flamenco, c’est en taxi que nous y sommes allé (10 dollars US l’aller, 12 dollars US le retour), deux étages, le rez réservé pour la musique locale et le rnb alors que le second était lui réservé à la musique électronique, de la bonne house/techno comme on peut l’écouter dans les meilleurs clubs d’Europe, un pied d’enfer quand on sait que l’on se trouvait à presque 10.000km de chez nous :-D Juste dommage qu’il y ai un peu trop de dominicains et dominicaines qui sont là uniquement dans le but de vendre leur corps aux occidentaux…
Troisième sortie, Higuey, la ville là plus proche de Punta Cana, environ 50km, nous sommes partis à l’aventure, en prenant le bus local, appelé le Gua-Gua, très typique et vraiment sans aucun danger, nous y avons fait la connaissance de Jesus, un dominicain parlant parfaitement la langue de Molière et qui nous a proposé, pour quelques sous, d’être notre guide sur place et nous n’avons pas regrettés de l’avoir prit avec nous ! Il nous a montré les coins typiques de la ville, la nouvelle et l’ancienne cathédrale, le centre et son marché très local, sur lequel on peut trouver des animaux, des fruits et légumes mais surtout de la viande et du poisson, à même presque le sol.. âmes sensibles s’abstenir ! Sans oublier la visite d’un fabriquant de tableaux typique, étant donné qu’il se situait dans une impasse assez glauque, je doute fortement que l’on s’y soit aventuré sans notre guide Jesus :-/ Pour info, l’aller-retour nous a coûté environ 6 dollars US par personne… c’est presque 10 fois moins que le prix proposé par l’hôtel pour cette excursion !!
Quatrième sortie, à environ 1km de l’hôtel, au Jellyfish, en bout de plage pour une fête en pleine après-midi, remplie de musique électronique à l’européenne, tous les dimanches de 16h à 21h les bass s’entendent jusqu’aux hôtels voisins pour le plus grand bonheur des touristes en soif de bonne musique. Un dj, un batteur, le tout en vs, accompagné d’alcool qui coule à flot et nous voilà occupés à danser sur une plage de sable fin et blanc à 10m de la mer turquoise ! Et pour les fatigués, il reste les hamacs entre deux cocotiers :o)
Cinquième aventure, Plaza Bavaro, un soit-disant centre commercial sis à 6km… plutôt un attrape touristes… des boutiques comme on en trouve sur la plage avec dans chacune d’entre elles, les mêmes souvenirs…décevant mais bon, là encore comme nous y sommes allés en Gua-Gua, cela ne nous a coûté que 3 dollars US par personne ;o)
Sixième sortie de l’hôtel, direction un bar discothèque sur la plage, l’Huracan Café, à environ 3km de notre logement temporaire, vraiment superbe ! Un bar et une piste de danse sur la plage, comme au Jellyfish, avec de la musique techno toute la nuit ! Un plaisir pour les oreilles comme pour les yeux, hallucinant de se dire qu’on se trouve très loin de chez nous et pourtant, nous y étions ! L’aller s’est fait en taxi (8 dollars US) alors que le retour s’est fait à pied, en pleine nuit, en longeant la mer ;-)
Septième et dernière sortie de l’hôtel, retour au Jellyfish pour une seconde après-midi musicale, idem à la 4ème ;-)
Que les futurs vacanciers se rassurent, ce pays n’est nullement plus dangereux qu’un autre, il y a certes des coins à éviter mais en se renseignant bien, il n’y a aucun risque ;-) Attention néanmoins si vous êtes seulement des filles, mieux vaut être accompagnées par un ou plusieurs hommes, histoire de ne pas être embêté par des dominicains en quête d’aventure ;-)
Concernant les rencontres, nous avons passé la première semaine en compagnie de Nath (Inani sur le forum !) et Rébecca, deux françaises, mère et fille, venant d’Antibes, dans le sud de l’hexagone, deux filles géniales, on s’est marré comme des petits fous avec elles ! Les 5 premières sorties de l’hôtel se sont d’ailleurs faites avec elles, pour sur on se reverra ! PS : Allez vous FCLC :o) Heinnn :o)) Sur les photos, ce sont les deux premières filles avec les tresses ;-)
La deuxième semaine a été remplie de rencontres très intéressantes, nous y avons rencontré deux couples de Québécois, Mélanie et Kevin ainsi que Josiane et Dominic, des vrais petits rigolos, on a pas raté une seule fois l’apéro et avons appris pleins de mots de chez eux… ;-) Photo img_1743 entre autre ;-)
Rencontré également avec deux filles de Chartes, dans le sud de Paris, Amandine et Charlotte, assez fofolles, il a fallu les comprendre au début…ensuite on s’est éclate à l’Huracan Café, même po peur de rentrer à pieds hein ;-) Photo img_1719 entre autre ;-)
Une autre très chouette rencontre était celle de Ronny & Sara, deux allemands supers cool, gros fétards également, on a pas mal bu de vitaminas ensemble ;-) Photo img_1837 en exemple.
Sans oublier Caro, une bretonne venue retrouver ses parents en vacances, elle venait d’arriver et nous on parait… photo img_2042 Whouw que t’es blanche !!! ;o) Et également Virginie et Stéphanie, les deux sœurs de Bordeaux, dommage également qu’on partait le lendemain, z’étiez toutes supers sympas ! Photo img_2058
Sans oublier Marc de Lyon, qui m’a battu de justesse au concours d’alcool sur la plage, photo img_1742 Philippe le polyglotte de l’hôtel photo img_1728 et également Jasmine l’animatrice toujours en forme ! Photo img_1326 entre autre
Mais mon coup de cœur va à Maëva et Elodie, les deux toulousiennes à l’accent craqueur ;-) J’envoie d’ailleurs de gros gros bisous à Elodie de la part du regard qui t’a envoûté ;-) J’avoue, elle me manque… Photo img_1941 entre autre ;-) Bon prochaines vacances, dans le sud ;-)
Vous me manquez toutes et tous, sincèrement !!!!
Les moments fort des vacances :
- La prise d’alcool et de calmants dans l’avion pour dormir, on se réveillait plus :-P - La rencontre avec Nath et Rébé et notre première soirée on the beach avec les vitamines ;-) - La fabrication de cigares, j’ai même pu m’y adonner ;-) - La drague de Piwi, trop fort, que des bons moments J - Le Mangu disco-bar, à 10000 km écouter de la musique comme çà c’est plus qu’un rêve !!! - Le ski nautique où on s’est prit quelques gamelles ;-) - Les séances photos au coucher du soleil :o) - La ville d’Hyguey, son marché et ses diversités J - Les soirées sur la plage, juste à côté de la plage, rhoooo j’en reviens toujours pas !!! - Les gueules de bois du lendemain, où je tenais plus assis sur la chaise longue ;-) - Les négociations qui duraient des heures… - Les américaines qui disaient plus bonjour le lendemain lolll - Le concours d’alcool sur la plage, quelle descente cette anglaise !!! - Les délires de fou avec Nath, Rébé, les Québécois, les parisiennes, les toulousiennes, les allemands… - La soirée à la disco jusqu’à 4h du mat à boire… la pauvre serveuse à du faire 4 allers-retours pour récupérer tous les verres :o) - Le piment qu’on a mangé au restaurant mexicain… çà brûle encore J - L’île de Saona… qui se passe de tout commentaire… - Sans oublier la rencontre avec Toulouse… ;-)
Voilà je déprime… je suis pas fais pour vivre ici… si quelqu’un à un bon plan pour partir là bas, je pars de suite !!!! ;o)
Balade de trois semaines en Italie au mois d'août... English translation pending
Bonjour Bonjour !
Comme indiqué dans le titre nous allons partir en Italie pour 3 semaines, au mois d'aout (oui c'est pas la meilleur période mais c'est la seule possible pour nous). Quand je dis nous, je parles de moi et d'au moins 2 autres personnes, autrement dit 3 jeunes, et comme chacun sait, qui dit jeune, dit sans argent 😕. ça, c'est le premier problème (mais on y reviendra^^)
Le Plan : découvrir au moins 4 grandes villes Italiennes, faire des rencontre, se balader dans de beau paysages etc... Pour le moment nous pensons faire dans l'ordre... Départ début aout de la région Rhone-Alpes --> Venize (disons 4 jours) --> Rome (environ 4 jours aussi) --> Naples (location d'un petit quelque chose pendant une semaine, permet de se poser un peu, d'aller à la mer si on en a marre de la culture, et oui, faut pas l'oublier, nous sommes jeunes et insouciants 😊) --> Florence (disons 4 jours aussi, faire cette ville en dernier permet de couper un peu le trajet du retour).
Le moyen de locomotion : la voiture
Hébergement : dans la voiture (sauf a naples, ça nous permettra de prendre une petite douche)
Budget : Infiniment limité (haha), non, en gros : le moins cher possible, quitte a dormir dans la voiture et bouffer du sandwich o jambon a tous les repas.--
Voila, ça c'est le projet de base, cela dit ce n'est que le projet d'un petit français qui n'a jamais mis les pied en Italie, qui ne parle pas un mot d'italiens et ne connait les villes et régions qu'il s'apprete à parcourir que par la télévision ou internet, hors comme je ne suis pas fou (pas complètement) j'ai quelques questions :qu'est-ce que vous pensez du parcour? des villes choisies?dormir dans la voiture? bonne ou mauvaise idée? (question douche ça pose peut-être un petit problème mais bon, au pire on se paiera une nuit en camping toutes les semaines pour se laver)avez vous des bonnes adresses à me donner? visites touristiques, moins touristiques, paysages pitoresques etc...avez vous des expériences, anecdotes ou autre à partager? en gros : donnez avis et conseils et ne soyez pas radin !
Merci pour les conseils et Merci de m'avoir lut en entier.
Comme indiqué dans le titre nous allons partir en Italie pour 3 semaines, au mois d'aout (oui c'est pas la meilleur période mais c'est la seule possible pour nous). Quand je dis nous, je parles de moi et d'au moins 2 autres personnes, autrement dit 3 jeunes, et comme chacun sait, qui dit jeune, dit sans argent 😕. ça, c'est le premier problème (mais on y reviendra^^)
Le Plan : découvrir au moins 4 grandes villes Italiennes, faire des rencontre, se balader dans de beau paysages etc... Pour le moment nous pensons faire dans l'ordre... Départ début aout de la région Rhone-Alpes --> Venize (disons 4 jours) --> Rome (environ 4 jours aussi) --> Naples (location d'un petit quelque chose pendant une semaine, permet de se poser un peu, d'aller à la mer si on en a marre de la culture, et oui, faut pas l'oublier, nous sommes jeunes et insouciants 😊) --> Florence (disons 4 jours aussi, faire cette ville en dernier permet de couper un peu le trajet du retour).
Le moyen de locomotion : la voiture
Hébergement : dans la voiture (sauf a naples, ça nous permettra de prendre une petite douche)
Budget : Infiniment limité (haha), non, en gros : le moins cher possible, quitte a dormir dans la voiture et bouffer du sandwich o jambon a tous les repas.--
Voila, ça c'est le projet de base, cela dit ce n'est que le projet d'un petit français qui n'a jamais mis les pied en Italie, qui ne parle pas un mot d'italiens et ne connait les villes et régions qu'il s'apprete à parcourir que par la télévision ou internet, hors comme je ne suis pas fou (pas complètement) j'ai quelques questions :qu'est-ce que vous pensez du parcour? des villes choisies?dormir dans la voiture? bonne ou mauvaise idée? (question douche ça pose peut-être un petit problème mais bon, au pire on se paiera une nuit en camping toutes les semaines pour se laver)avez vous des bonnes adresses à me donner? visites touristiques, moins touristiques, paysages pitoresques etc...avez vous des expériences, anecdotes ou autre à partager? en gros : donnez avis et conseils et ne soyez pas radin !
Merci pour les conseils et Merci de m'avoir lut en entier.
Retour de l'hôtel Casa del Mar Bayahibe English translation pending
Comme promis, je m’attelle au compte rendu de mon séjour du 31 mars au 7 avril 2006 au Casa Del Mare.
Ce séjour a été merveilleux grâce à la contribution de plusieurs facteurs, entre autres:
L’hôtel, qui était très bien, mais j’y reviendrai plus tard.
Mes amis de Paris fidèles compagnons de nos escapades qui avaient répondu présent
Les différentes rencontres et échanges, toujours aussi enrichissants, avec des personnes de plusieurs pays et divers hôtels de Bayahibé (je citerai leur prénom plus tard)
Et enfin, Pierre Alain et notre Patricia sans qui, notre séjour n’aurait pas eu du tout la même saveur.
Information préliminaire hormis quelques petits aménagements du bâtiment central PAS DE TRAVAUX D’extension AU CASA POUR LE MOMENT !!!
1er jour : départ de l’aéroport de St Exupery avec la compagnie Star AirLines et le groupe Marsans. Embarquement à l’heure prévue, installation dans l’avion, le commandant de bord nous presse car il y a un créneau de 10 mn à saisir pour s’envoler. On se dépêche tout heureux de partir aussi vite. 10 mn se passent et on ne bouge toujours pas. Le commandant prend le micro et nous annonce qu’il y a eu un débord en carburant lors du remplissage, que nous avons une grosse flaque sur le tarmac et que notre avion, sécurité oblige, ne peut pas décoller dans ces conditions. Donc, nous sommes débarqués pour une heure dans la salle de transit, le temps que les pompiers nettoient le sol : in fine nous prenons 2 heures de retard. Nous finissons tout de même par décoller, on arrive 10 h plus tard à Bayahibé sous la pluie, avec le décalage il est environ 19h heure locale, on prend notre chambre, on va manger et dodo.
2ème jour :5 heure du mat, les yeux grands ouverts, on se précipite à la fenêtre pour voir le temps : nuageux, mais chaud. 7 heure direction le peti’dèj. C’est quelque chose ! Il y trop de choix, on ne sait pas par où commencer. Après cet excellent intermède, départ par la plage pour Bayahibé afin de faire la rencontre de Pierre Alain et de Patricia. On sympathise très vite et nous organisons nos excursions pour les jours à venir. Naturellement, une mamaruana vient émoustiller notre gosier ainsi qu’une fameuse pina colada. Ça commence fort !! L’après-midi se passe au bord de la magnifique plage de l’hôtel, bien assez grande où les animations se succèdent au rythme du meringué. A cette période de l’année nous n’avons pas eu le sentiment d’être les uns sur les autres.
3ème jour : Rendez-vous chez P-A pour le BUGGY : C’est une activité nouvelle proposée par Jean et c’est géniale. La ballade dure 3 heures pour 27 km. A faire ! On s’amuse comme des fous. Il ne faut pas craindre les bains de boue, mais ne dit-on pas qu’il n’y a rien de mieux pour la peau !!! Voici quelques petits conseils qui vous permettront d’apprécier encore d’autant mieux cette excursion : Prévoir un grand sac plastique pour protéger votre sac à dos de la boue. Utiliser les lunettes qui sont proposées avec le buggy, elles vous protègeront mieux de la poussière pour certaines portions de routes sèches que vos propres lunettes de soleil pas assez hermétiques. Amenez des vieux vêtements et de vieilles chaussures, des sandalettes, voire même des claquettes de plages, peuvent faire éventuellement l’affaire. Ne pas oublier de se badigeonner de crème solaire.
Durant cette ballade vous visiterez les champs de canne à sucre, les villages dominicains et haïtiens, une école, une exploitation de canne à sucre, des cases réservée aux combats de coqs. Vous échangerez avec les habitants, vous vous baignerez dans le fleuve Chavron (prévoir une serviette de bains) et surtout vous roulerez à fond la caisse dans des chemins envahis de grosses flaques qui vous donneront un air de couleur locale. Les buggy ne sont pas trop tapent fesses, ils possèdent de bons amortisseurs, et procurent de bonnes sensations. Durant cette excursion nous avons fait la connaissance d’Yvon et d’Isabelle avec qui nous nous sommes bien entendus et avons par la suite partagé d’autres moments de notre séjour.
4ème jour : le meilleur !!! SAONA, si vous passez par Patricia, une merveille. Comme la veille rendez-vous à 9 h chez P- A, là on retrouve un jeune couple comme nous de lyonnais ainsi que 8 autres vacanciers dont Benoit1 et sa femme Stéphanie venus d’un hôtel voisin, avec qui nous avons tout de suite sympathisé. Nous voilà partis vers le bateau de Captain Pat, on monte à bord, et en route à grande vitesse pour Saona. A grande vitesse pas pour longtemps. Le Bateau à fait un caprice, une hélice ne fonctionnait plus donc retour au port. Nous voilà tout décontenancés, Pat parle de reporter la ballade… mais magie de la Rép Dom, un capitaine dominicain propose de louer son bateau à Pat. Ce bateau de 400 CV nous a permis de rattraper le temps perdu. Après 3 /4 d’heure de mer, nous accostons sur la plage du seul village de Saona, Mano Ruan, un pittoresque petit village de pêcheurs aux couleurs bigarés. Après quelques mn, nous remontons sur le bateau pour rejoindre la plage du docteur. Alors là, on reste médusé par la beauté de cette île, un paradis sur terre, le sable blanc, la mer bleu lagon, les cocotiers dorées, si le paradis existe il doit être comme ça. Pendant que Patricia s’occupait à faire cuire les langoustes, nous nagions avec masques et tubas en observant les poissons multicolores à travers les coraux dans une eau à 30 degrés. Après un copieux repas tous réunis sur le sable, et plus de 3 heures passées sur cette île paradisiaque, nous sommes remontés à bord du bateau pour rejoindre la piscine naturelle et ses grosses étoiles de mer, faire le baptême du rhum et observer les poissons et les mouettes rillieuses. Voilà, la journée touchait à sa fin. Seule point noir pour mon mari, P-A lui apprenait au moment de débarquer sur la plage que Lyon avait perdu contre le AC Milan. N’oubliez pas de vous protéger avec une crème solaire indice 60, surtout au niveau du front, des lèvres et des oreilles car la vitesse du bateau fait que nos fronts sont dégagés et le soleil en profite !!! Au retour, dans l’avion, des vacanciers ont été déçus de leur excursion à Saona qui a duré pour certains seulement 25 mn sur la plage et qui leur a coûté bien plus chère !!
5ème jour : Journée consacrée aux achats à La Romana et à la visite de Altos de Chavon. Patricia nous a organisé cette excursion sur mesure. Après le traditionnel rdv chez Pierre Alain, nous montons dans un Guagua (phonétiquement :gouagoua) conduit par Eugène. Avec nous 4 il y avait Benoit et Sptéfanie ainsi que 2 cousins canadiens dont je vous parlerai plus tard. Altos de Chavon est un très joli village que nous avons visité avec un jeune guide dominicain connu de Pat. Puis ce fut la visite de La Romana. Le peu que nous avons vu ne m’a pas emballé. Nous avons fait nos achats dans une grande surface assez similaire aux notres et nous avons terminé notre ballade par une visite à Imagine petite bijouterie de Larimar et d’Ambre près du Domincus. Inutile de préciser que cette visite là a bien plu aux femmes du groupe ainsi qu’a nos 2 canadiens qui ont minutieusement choisi des cadeaux pour leur épouse qui étaient restées à bronzer au Casa del mar
Le 6ème et 7 ème jours nous sommes restés à l’hôtel pour nous faire bronzer, profiter du tout inclus et préparer nos valises pour la plus grande des excusions de notre séjour, mais pas la plus belle !! La veille de notre départ nous sommes allés voir une dernière fois Pierre Alain et Patricia, en chemin en traversant le village nous sommes tombés sur un personnage complément atypique. Il s’est présenté comme étant Jean Le Peintre, nous avons passé un agréable moment à l’écouter, nous avons par la suite visité son atelier, des tableaux aussi magnifiques les uns que les autres y étaient exposés. Petite anecdote : au moment de dire au revoir à P-A et Patricia, au cours d’une discution, il s’étonne de ne pas avoir eu de nouvelles de Baguera !! Je leur apprend donc que Baguera, c’était moi .
Quelques commentaires sur l’hôtel : Nous étions au rez-de-chaussée du bloc 5, la salle de bain était un peu vieillotte, l’eau pas toujours chaude même au petit matin, l’insonorisation fidèle à sa réputation, mais tout ça n’est vraiment pas grave. Seul petit bémol, soyez vigilant car l’approvisionnement des boissons alcoolisées est parfois volontairement oublié. Ce n’est qu’en discutant avec nos amis Normand le 6ème jour que nous avons appris que nous avions droit à une bouteille de Rhum et 2 bières par jours. Nous avons donc signalé ce petit oubli et dans la journée Maria notre femme de chambre nous a apporté 4 bouteilles de rhum et 2 bières. Le parc de l’hôtel est superbe, le Spa très reposant. Tout l’hôtel est agrémenté de pelouses verdoyantes, de fleurs multicolores, et de divers animaux. Les restaurants sont très achalandés, nous avons essayé le Da Mario en compagnie d’Yvon et d’Isabelle et un autre soir avec nos amis canadiens : José et sa femme Linda, ainsi que leurs amis Céline et son mari. Ce fut une excellente soirée passée à comparer nos coutumes et nos expressions respectives. C’est le Word café qui a eu notre préférence. Nous n’avons pas essayé l’Asia. N’hésitez pas à boire les cafés instantanés au distributeur du bar de la piscine et de la plage, c’est un délice surtout celui à la vanille.
Voilà, j’espère que ce compte rendu permettra à certain d’améliorer leur séjour et à d’autre de se replonger dans l’ambiance de leurs vacances passées.
Je remercie Gérard et Marie-Françoise, nos amis de Paris, Yvon et Isabelle nos amis Normand, nos cousins canadiens et bien sur Pierre Alain et Patricia qui ont partagé ce séjour avec nous.
Information préliminaire hormis quelques petits aménagements du bâtiment central PAS DE TRAVAUX D’extension AU CASA POUR LE MOMENT !!!
1er jour : départ de l’aéroport de St Exupery avec la compagnie Star AirLines et le groupe Marsans. Embarquement à l’heure prévue, installation dans l’avion, le commandant de bord nous presse car il y a un créneau de 10 mn à saisir pour s’envoler. On se dépêche tout heureux de partir aussi vite. 10 mn se passent et on ne bouge toujours pas. Le commandant prend le micro et nous annonce qu’il y a eu un débord en carburant lors du remplissage, que nous avons une grosse flaque sur le tarmac et que notre avion, sécurité oblige, ne peut pas décoller dans ces conditions. Donc, nous sommes débarqués pour une heure dans la salle de transit, le temps que les pompiers nettoient le sol : in fine nous prenons 2 heures de retard. Nous finissons tout de même par décoller, on arrive 10 h plus tard à Bayahibé sous la pluie, avec le décalage il est environ 19h heure locale, on prend notre chambre, on va manger et dodo.
2ème jour :5 heure du mat, les yeux grands ouverts, on se précipite à la fenêtre pour voir le temps : nuageux, mais chaud. 7 heure direction le peti’dèj. C’est quelque chose ! Il y trop de choix, on ne sait pas par où commencer. Après cet excellent intermède, départ par la plage pour Bayahibé afin de faire la rencontre de Pierre Alain et de Patricia. On sympathise très vite et nous organisons nos excursions pour les jours à venir. Naturellement, une mamaruana vient émoustiller notre gosier ainsi qu’une fameuse pina colada. Ça commence fort !! L’après-midi se passe au bord de la magnifique plage de l’hôtel, bien assez grande où les animations se succèdent au rythme du meringué. A cette période de l’année nous n’avons pas eu le sentiment d’être les uns sur les autres.
3ème jour : Rendez-vous chez P-A pour le BUGGY : C’est une activité nouvelle proposée par Jean et c’est géniale. La ballade dure 3 heures pour 27 km. A faire ! On s’amuse comme des fous. Il ne faut pas craindre les bains de boue, mais ne dit-on pas qu’il n’y a rien de mieux pour la peau !!! Voici quelques petits conseils qui vous permettront d’apprécier encore d’autant mieux cette excursion : Prévoir un grand sac plastique pour protéger votre sac à dos de la boue. Utiliser les lunettes qui sont proposées avec le buggy, elles vous protègeront mieux de la poussière pour certaines portions de routes sèches que vos propres lunettes de soleil pas assez hermétiques. Amenez des vieux vêtements et de vieilles chaussures, des sandalettes, voire même des claquettes de plages, peuvent faire éventuellement l’affaire. Ne pas oublier de se badigeonner de crème solaire.
Durant cette ballade vous visiterez les champs de canne à sucre, les villages dominicains et haïtiens, une école, une exploitation de canne à sucre, des cases réservée aux combats de coqs. Vous échangerez avec les habitants, vous vous baignerez dans le fleuve Chavron (prévoir une serviette de bains) et surtout vous roulerez à fond la caisse dans des chemins envahis de grosses flaques qui vous donneront un air de couleur locale. Les buggy ne sont pas trop tapent fesses, ils possèdent de bons amortisseurs, et procurent de bonnes sensations. Durant cette excursion nous avons fait la connaissance d’Yvon et d’Isabelle avec qui nous nous sommes bien entendus et avons par la suite partagé d’autres moments de notre séjour.
4ème jour : le meilleur !!! SAONA, si vous passez par Patricia, une merveille. Comme la veille rendez-vous à 9 h chez P- A, là on retrouve un jeune couple comme nous de lyonnais ainsi que 8 autres vacanciers dont Benoit1 et sa femme Stéphanie venus d’un hôtel voisin, avec qui nous avons tout de suite sympathisé. Nous voilà partis vers le bateau de Captain Pat, on monte à bord, et en route à grande vitesse pour Saona. A grande vitesse pas pour longtemps. Le Bateau à fait un caprice, une hélice ne fonctionnait plus donc retour au port. Nous voilà tout décontenancés, Pat parle de reporter la ballade… mais magie de la Rép Dom, un capitaine dominicain propose de louer son bateau à Pat. Ce bateau de 400 CV nous a permis de rattraper le temps perdu. Après 3 /4 d’heure de mer, nous accostons sur la plage du seul village de Saona, Mano Ruan, un pittoresque petit village de pêcheurs aux couleurs bigarés. Après quelques mn, nous remontons sur le bateau pour rejoindre la plage du docteur. Alors là, on reste médusé par la beauté de cette île, un paradis sur terre, le sable blanc, la mer bleu lagon, les cocotiers dorées, si le paradis existe il doit être comme ça. Pendant que Patricia s’occupait à faire cuire les langoustes, nous nagions avec masques et tubas en observant les poissons multicolores à travers les coraux dans une eau à 30 degrés. Après un copieux repas tous réunis sur le sable, et plus de 3 heures passées sur cette île paradisiaque, nous sommes remontés à bord du bateau pour rejoindre la piscine naturelle et ses grosses étoiles de mer, faire le baptême du rhum et observer les poissons et les mouettes rillieuses. Voilà, la journée touchait à sa fin. Seule point noir pour mon mari, P-A lui apprenait au moment de débarquer sur la plage que Lyon avait perdu contre le AC Milan. N’oubliez pas de vous protéger avec une crème solaire indice 60, surtout au niveau du front, des lèvres et des oreilles car la vitesse du bateau fait que nos fronts sont dégagés et le soleil en profite !!! Au retour, dans l’avion, des vacanciers ont été déçus de leur excursion à Saona qui a duré pour certains seulement 25 mn sur la plage et qui leur a coûté bien plus chère !!
5ème jour : Journée consacrée aux achats à La Romana et à la visite de Altos de Chavon. Patricia nous a organisé cette excursion sur mesure. Après le traditionnel rdv chez Pierre Alain, nous montons dans un Guagua (phonétiquement :gouagoua) conduit par Eugène. Avec nous 4 il y avait Benoit et Sptéfanie ainsi que 2 cousins canadiens dont je vous parlerai plus tard. Altos de Chavon est un très joli village que nous avons visité avec un jeune guide dominicain connu de Pat. Puis ce fut la visite de La Romana. Le peu que nous avons vu ne m’a pas emballé. Nous avons fait nos achats dans une grande surface assez similaire aux notres et nous avons terminé notre ballade par une visite à Imagine petite bijouterie de Larimar et d’Ambre près du Domincus. Inutile de préciser que cette visite là a bien plu aux femmes du groupe ainsi qu’a nos 2 canadiens qui ont minutieusement choisi des cadeaux pour leur épouse qui étaient restées à bronzer au Casa del mar
Le 6ème et 7 ème jours nous sommes restés à l’hôtel pour nous faire bronzer, profiter du tout inclus et préparer nos valises pour la plus grande des excusions de notre séjour, mais pas la plus belle !! La veille de notre départ nous sommes allés voir une dernière fois Pierre Alain et Patricia, en chemin en traversant le village nous sommes tombés sur un personnage complément atypique. Il s’est présenté comme étant Jean Le Peintre, nous avons passé un agréable moment à l’écouter, nous avons par la suite visité son atelier, des tableaux aussi magnifiques les uns que les autres y étaient exposés. Petite anecdote : au moment de dire au revoir à P-A et Patricia, au cours d’une discution, il s’étonne de ne pas avoir eu de nouvelles de Baguera !! Je leur apprend donc que Baguera, c’était moi .
Quelques commentaires sur l’hôtel : Nous étions au rez-de-chaussée du bloc 5, la salle de bain était un peu vieillotte, l’eau pas toujours chaude même au petit matin, l’insonorisation fidèle à sa réputation, mais tout ça n’est vraiment pas grave. Seul petit bémol, soyez vigilant car l’approvisionnement des boissons alcoolisées est parfois volontairement oublié. Ce n’est qu’en discutant avec nos amis Normand le 6ème jour que nous avons appris que nous avions droit à une bouteille de Rhum et 2 bières par jours. Nous avons donc signalé ce petit oubli et dans la journée Maria notre femme de chambre nous a apporté 4 bouteilles de rhum et 2 bières. Le parc de l’hôtel est superbe, le Spa très reposant. Tout l’hôtel est agrémenté de pelouses verdoyantes, de fleurs multicolores, et de divers animaux. Les restaurants sont très achalandés, nous avons essayé le Da Mario en compagnie d’Yvon et d’Isabelle et un autre soir avec nos amis canadiens : José et sa femme Linda, ainsi que leurs amis Céline et son mari. Ce fut une excellente soirée passée à comparer nos coutumes et nos expressions respectives. C’est le Word café qui a eu notre préférence. Nous n’avons pas essayé l’Asia. N’hésitez pas à boire les cafés instantanés au distributeur du bar de la piscine et de la plage, c’est un délice surtout celui à la vanille.
Voilà, j’espère que ce compte rendu permettra à certain d’améliorer leur séjour et à d’autre de se replonger dans l’ambiance de leurs vacances passées.
Je remercie Gérard et Marie-Françoise, nos amis de Paris, Yvon et Isabelle nos amis Normand, nos cousins canadiens et bien sur Pierre Alain et Patricia qui ont partagé ce séjour avec nous.
Patagonie 2005 English translation pending
Je vous livre le compte rendu du voyage de noces que nous avons fait il y a un an maintenant....C'est tres long, alors je poste en trois parties.
Pour notre voyage de noces, on avait décidé de faire original et pas vraiment reposant ( ca c'etait plutot la Martinique il y a un an ), en s'envolant pour l'Argentine, et plus précisément la Patagonie, un territoire grand comme 3 fois la France.
Tout fut organisé bien des mois avant par l'organisme "Voyageurs du monde", qui vous cisèle un programme à la carte et privé, uniquement pour les novi que nous sommes. Le tout financé par ma maman chérie, encore un grand merci à elle. A chaque etape nous allions donc être receptionnés par une guide privé parlant francais, et un chauffeur qui nous emmeneraient directement à l'hotel résérvé. Seule deux excursions sur les glaciers à El Calafate allaient etre en groupe et en anglais, infrastructure oblige.Et à chaque fois, des hotels au top, et des breakfasts gargantuesques!
Le 14 février, on s'envole donc pour 14 jours en terre sud-americaine, à partir de l'aéroport Marseille-Provence. On y arrive bien avant le départ programmé de l'avion, et bien nous en prit, car en flanant devant les panneaux electroniques indiquant les partances, je m'apercois que le vol pour Madrid, transit obligatoire pour l'Amerique latine avec Iberia (la compagnie nationale espagnole), est annulé pour cause de mauvais temps (mistral surpuissant). Direction le comptoir d'Iberia fissa fissa, pour s'arranger un vol Marseille-Lyon puis Lyon-Madrid, afin d'etre à l'heure pour le Madrid-Buenos Aires de 23h40.... Ca commence bien...
Nous nous envolons donc pour Lyon par un mistral à décorner le plus solide des taureau landais, dans un coucou que même mon grand père devait avoir peur de prendre à son epoque....et nous atterrissons dans la neige drue ! Je me suis dis que si je restais bloqué à Lyon, je pourrai toujours aller voir le concert de Kreator le soir même :-p
Mais finalement, avec un peu de retard nous pouvons décoller direction la capitale espagnole où il fait tolerablement frisquet.
On atterrit une heure et demie avant l'embarquement du vol transatlantique, ca nous laisse donc le temps de souffler un peu... Tu parles Charles !!! A partir de maintenant, ca va être la course et l'épopée internationale !!
1 heure avant le boarding, on se présente au guichet pour se faire enregistrer, mais on nous apprend que le vol est plein. On m'avait prévenu de la pratique courante d'Iberia à surbooker ses vols, et on va en faire l'expérience.... Allez gueuler et taper du poing en espagnol quand vous causez pas espagnol et qu'ils parlent et comprennent l'anglais comme moi le finlandais antique....
On est mis en stand by, c'est à dire qu'à un moment (40 mn avant le vol), ils appellent les noms de ceux qui sont arrivés en premier en stand by etc...Nous evidemment, avec le retard par Lyon, on etait bons derniers. Une fois tous les noms appelés sauf le notre, je commence à m'irriter, et le mec au guichet me dit de passer le controle et d'aller voir directement à la porte d'embarquement. Un bon moyen de se débarasser de nous en sommes... On court, on attend que toute la longue file s'écoule, et on se retrouve avec plusieurs autres jeunes en stand by, comme des cons, à dire que nos bagages sont à l'interieur de ce putain d'avion et qu'ils vont partir sans nous (ben oui, on les a fait enregistrer à Marseille direct pour Bueons Aires !). Les mecs comprennent mais ne nous laissent pas passer, meme l'argentin qui rentrait chez lui et qui prenait la mouche !
On nous dit d'aller voir a la porte d'embarquement pour Sao Paolo...On recourt...et on nous dit impossible sans autorisation préalable du genre de guichet central d'information d'Iberia. On recourt jusque la, et la chose comique c'est qu'il est deja minuit, que la femme seule derrière ce nouveau guichet voit arriver 7 ou 8 jeunes qui lui gueulent dessus en trois langues différentes au moins ! L'argentin evidemment se fait comprendre, les allemands se font aider par une flamande je pense, qui leur traduit dans leur langue et qui me traduit a moi en francais ! C'est ubuesque!
A ce moment là, j'ai commencé à me sentir découragé/irrité. Parce qu'à cette heure, c'etait forcément dormir dans l'aérogare, et foutre en l'air tout le voyage qui etait réglé au jour le jour en Argentine ! Heureusement, la chance ou je sais pas quoi fut enfin de notre coté. La femme derrière sa vitre prononce mon nom, je ne sais pas pourquoi moi plutot que les autres, mais tant mieux. Elle nous dit qu'on a deux billets résérvés pour....Santiago du Chile !!! Rigolade ultime parmi nous, surtout quand je lui dis :"ok, mais ma connexion pour Buenos Aires apres" et qu'elle me regarde la bouche grande ouverte....Mais qu'est ce que je vais foutre au Chili !! Finalement on se rend à un autre guichet ou nos billets pour Santiago sont validés et où la correspondance est prévue. Seulement l'embarquement commence à 0h20, et bien sur il est déjà 0h30, sachant que l'embarquement n'est pas dans le même terminal !! Un rapide au revoir à nos compagnons d'infortune, et on file à TGV vers le terminal A !
Youpi on se ramène à temps, les mecs de l'embarquement sont les même que ceux pour le vol initial et quand ils nous voyent ils s'exclament en rigolant "tiens, nos amis de Buenos Aires !" CONNAUDS !!!! La bonne surprise c'est qu'on a été mis en Business Class, donc tout confort, champagne, nappe pour le repas excellent, digestifs nombreux et à volonté, trousse de toilette hyper chic, téléphone etc... On reprend notre souffle, on se dit que cette fois c'est bon, on a finit le périple. Ouais ben on va encore ressortir de l'avion car y avait un probleme de Kerosène, et le temps de changer ledit avion, on en a encore pour 1h30 avant de réembarquer, attendant dans un hall vide !! Le décollage se fera bel et bien... à 3h du mat'.... Le temps de faire un bon gueuleton et on s'endort comme des masses aprés ces péripéties imprévues !
Au réveil, je dépense 10 euros la minute de téléphone pour prévenir l'agence francaise des schismes et du retard dans la capitale argentine.
Mais à chaque malheur, y a un truc de bon à retenir. Et dans notre cas, en plus de l'expérience de la class affaire, on va retenir la Cordillères des Andes....Et je serai tenté de dire que, rien que pour le survol de cette formidable beauté de la Nature, cela valait le coup d'être à la bourre ! Rien qu'en survolant la chose, j'etais estomaqué, éberlué, ému. C'est impressionant.
Après 13h de vol, on se pose en terre chilienne, et pendant l'heure et demie d'attente, on se prend un petit magnèt, je photographie le drapeau chilien flottant dehors, je bois une binouse locale, pour bien prouver qu'un jour dans ma vie je suis allé au Chili ! :-)) Le vol pour Buenos Aires est à l'heure, et c'est donc avec 10 heures de retard qu'on pose nos petits petons sur le sol argentin.Sur le chaud sol argentin.
Ah oui, il nous reste nos bagages à recupérer. Nos bagages qui ont du arriver le matin donc. Sauf que personne ne sait ou ils sont ! Et hop on est reparti dans l'épopée, même de ce coté ci de l'atlantique ! La guide qui nous accueille (elle etait bien au rendez vous, au moins ca !), va nous faciliter la tâche en traduisant. On repasse le poste de controle à l'envers, on cherche nos bagages, mais ils n'y sont toujours pas. On repasse le controle, on retourne voir LanChile (parce qu'Iberia bien sur, n'ouvraient leurs guichets qu'une heure plus tard...), la compagnie chilienne, qui nous renvoit dans un bureau ailleurs. Quand on arrive, une fille bien sympa nous sort triomphalement le sac de ma Femme, et quand je lui demande :"et le mien ?" elle tombe la face, moi je me marre tellement c'est invraisemblable tout ca ! Je décris donc le bagage manquant, apres coup de fil, il arrivera ce soir sur les coups de 22h. Mais comme on repart le lendemain à 7h00 pour Trelew, il nous le fallait impérativement ! Finalement il sera livré à l'hotel où on pieutait...à minuit !
Cette fois le voyage rocambolesque est définitivement terminé, mais dediou, même si on a plus ri qu'autre chose, parfois on a cru ne jamais atteindre notre but ! Avec tout ca, j'oublierai presque de vous parler de Buenos Aires ! Le premier soir fut court, mais heureusement on s'etait pris 2 jours et demi libre au retour de notre programme en Patagonie, ce qui nous a laissé le temps de découvrir tous les charmes de cette immense capitale (12 millions d'habitants avec la grande banlieue, 4M je crois pour le gros centre). Pour moi, c'est un mix entre les USA ( pour ses avenues larges, son quadrillage en rues perpendiculaires et ses buildings) et l'europe ( ses nombreux monuments, certains quartiers typiquement italiens comme La Boca ou parisiens comme Recoleta, et ses autochtones d'apparence similaire )
Et j'ai adoré cette ville. Oui bien sur c'est une grande ville d'Amerique du sud, donc il y a beaucoup de pauvreté et y a des quartiers où ils faut franchement pas s'aventurer, même de jour. Mais c'est comme toute grande ville, faut pas faire le touriste typique avec son camescope en bandoulière, faut pas sortir d'argent dans la rue, ni trainer où il faut pas. Je ne me suis pas senti en insécurité de jour dans le centre, ni la nuit la fois où on est sorti tard (dans un quartier qui bouge beaucoup).
La conduite y est plus sportive que jamais, c'est une vraie guerre !! Enormement de caisses, ca ne respecte pas les files, ca coupe le devant, ca se frole tout le temps, ca use au moins 12 klaxons à l'année, les bus se tirent la bourre, AUCUN RESPECT DES PIETONS ( faut vraiment pas rester au milieu de la route !), les limitations de vitesse intra-muros ils connaissent pas...bref pire que tout ce que j'ai pu voir, et pourtant c'est un marseillais habitué à l'Italie qui vous dit ca !
On a beaucoup marché, notre hotel etant trés bien placé à chaque fois, dans le Microcentro. On a pris le métro: une antiquité ! Avec sa ligne A d'époque, avec les wagons tout en bois. Les autres lignes c'est guère mieux, on se dit qu'on va dérailler une fois sur deux ! Mais surtout il est mal adapté à la ville, ne couvrant pas bien l'immense superficie du centre. Mais bon, à 0, 70 pesos le trajet...Comme le genre de RER qu'on a pris pour aller à Tigre, une bourgade d'où partent nombre de mini croisières sur le fleuve du même nom. 1, 89 pesos l'aller/retour par personne !!!
Il faut savoir que pour nous, la bas c'est moins cher que cher pour beaucoup de choses, l'euro etant trés fort, plus que le dollar. J'ai changé en moyenne 1 euro pour 3, 60 pesos...Donc pour le trajet de metro ca fait du 0, 20 cents d'euros en gros.... Et pour le reste c'est pareil. On mange super bien pour 10 euros, bien pour moins, fastueux pour 15 euros. La pinte est à 1, 50 euros en moyenne (4 euros pour le plus cher que j'ai pu voir, Guinness importée), les taxis c'est dérisoire, le menu McDo (oui oui je sais...mais ma Femme teste le BigMac dans tous les pays !) est à 2 euros et des poussières, etc....
Attention, pour eux c'est pas donné tout ca, le salaire minimum etant à 300 pesos, et la moyenne basse à 1000 pesos... Mais ca sort, ca boit, ca achète, ca mange... Et pour manger, rhalala le bonheur !!! Jamais vous mangerez une viande aussi gouteuse, aussi tendre ! Pour pas cher vous avez des portions plus que généreuses, et excellentes ! Les spécialités sont le "bife de lomo" (beefsteack enorme et tendre), le asado criollo (agneau croustillant), les brochettes de poulets ou boeufs enormes... Tout est au feu de bois, dans les restos le coté ou ca grille les viandes est à part de la cuisine et au vu de tous, avec ces moutons entiers qui cuisent sur les braises, c'est génial ! On s'est franchement gavé pendant ce voyage ! On a connu des restos succulents.Dans chaque ville. Et une spécialité vraiment locale :la Dulce de Leche, ou confiture de lait. Je m'en suis mis jusque là, et j'en ai même ramené !
Pour en revenir à BUENOS AIRES, c'est un peu découpé en quartiers pour le grand centre.
Recoleta c'est tout mignon, c'est un des quartiers les plus riches, ca ressemble beaucoup à Paris dans ses rues, dans ses parcs, l'avenue aux magasins les plus chics et aux hotels fastueux...Des immeubles haussmaniens, des statues, les ambassades, son Hard Rock Café ..;-) Et puis le cimetière réputé, tel le Père Lachaise parisien, qui ne contient que des mausolée plus "beaux" les uns que les autres ! Aucun corps dans la terre dans ce cimetière. Seuls des hommes politiques, fortunés ou de stars locales, dont la fameuse Evita Peron, y sont enterrés, ce qui donna la démesure des monuments mortuaires, composés de statues pafois immenses, de colonnes, de marbre...Trés beau à voir.
Palermo/Belgrano, c'est le quartier le plus chic, avec en son centre un parc enorme, ainsi qu'un jardin japonais et un parc de Roses. C'est comme le Parc Borely à Marseille ou Vincennes à Paris mais en trés trés grand. C'est un peu le poumon de Bs As, car la première plage est à 400 km, donc les Portenos (habitants de Bs As communément) passent leur week end là, tous les jours y a des joggers, les promeneurs de chiens, les flaneurs... Un quartier qui bouge beaucoup la nuit, et où nous a emmené le frère d'un medecin argentin qui est venu bosser dans le service à ma Femme depuis quelques mois. Une trés bonne soirée qui nous a permis de voir comment sortaient les argentins, de restos en bars et de bars en bars.( 4 euros le Jack, snif...) Au passage, les argentines...muy bonitas !! Sexy et souvent belles.
La Boca, ca c'est le quartier populaire, bordé par San Telmo, l'ancien quartier riche qui fut déserté après une épidémie de fièvre jaune y a longtemps, et où le premier spectacle de Tango dans un etablissement eut lieu dans la capitale. Un coin qui ressemble enormément à l'Italie du sud...normal, à l'origine ce furent des immigrants italiens qui arrivèrent ici.C'est trés coloré, c'est pas très propre, et ca craint vraiment. Le jour on peut aller à Caminito, une rue ou il y a des peintres, des boutiques, avec des maisons bariolées faites de tôles ou de briques, où on sent la pauvreté partout..Mais vous avez pas intêret à vous aventurer hors de cette rue et celle adjacente, même de jour. Si ce n'est pour faire un tour au mythique stade de l'equipe Bocas Junior: la Bombonera ! LE club populaire de Bs As. River Plate, le club concurrent, etant celui des riches. Une vraie religion la bas. Pour 6 pesos on peut aller dans les gradins, voir le petit musée, sentir l'atmosphère de ce lieu...Ca parait vétuste, avec ses gradins élimés, ses peintures décatis...Mais c'est magique !On aurait dit un neuneu quand je disais à ma Femme :"vas y prend moi en photo la, puis filme moi la" en train de simuler un gooooooooaaaaalllllllllllllllllllllllllllll...:-)) Et hop, un tshirt officiel dans la poche ! Petite anecdote pour les footeux: pourquoi les couleurs jaune et bleu pour cette équipe ? Parce que les italiens ayant crée ce club, ne sachant pas quelles couleurs lui donner, décidèrent que le prochain bateau qui rentrerait dans le port donnerait du fait de son pavillon, les couleurs au club naissant ! Et ce fut une coque...suedoise qui passa à ce moment là ! Voila c'etait la minute historique !
Les Docks, qui avant etaient un quartier dangereux, furent réhabilités en lieu agréable, succession de restaurants, de bars, de glaciers...Il fait bon s'y balader le long du fleuve (aussi sain que la Seine....).
Le Microcentro, où ca foisonne de vie la semaine, circulation impossible, boucan, pollution, magasins innombrables, commerces, monuments... En parlant de monuments, il y en a presque autant qu'à Paris, c'est incroyable ! Et des beaux. Un obélisque vertigineux au milieu de l'avenue du 9 de Julio (indépendance proclamée de l'Argentine), qui est l'avenue la plus large du monde !! 125 mètres pratiquement ! Les Champs Elysée peuvent aller se rhabiller ! :-p Impossible de la traverser à pied d'une seule traite, ou alors en courant vite! Il y a 7 voies d'un coté, 7 de l'autre et 2 contre allées ! Impression de gigantisme ! Alors quand tout est bouché, vous voyez le truc... La Casa Rosada (l'Elysée de chez nous à ce que j'ai compris) est bellement rose ! La Cathédrale est magnifique, même si elle n'a pas le cachet de vieillesse des eglises romaines, normal vu sa jeunesse, et l'ancienne Hacienda typiquement espagnole, sans oublier une batisse impressionante genre la mairie ou je sais plus quoi, font de la place de Mayo une place magnifique et où on sent l'Argentine.
Et puis on a pu faire la visite guidée (pas en francais bien sur...) l'Opera local, le Teatro Colon, un des quatre Operas les plus réputés avec la Scala de Milan, le Garnier de Paris et celui de Vienne. Tres belles architecture, une activité de fourmis dans les sous sols (2000 paires de chaussures en stock, des milliers de fringues, de perruques...) et un interieur sublime, à l'accoustique quasi parfaite (l'orchestre repetait juste à ce moment) et SANS aucune amplification. Superbe !
On a vu plein d'autres choses, on s'est beaucoup baladé, on a beaucoup baffré et bu (overdose de Quilmes, la bière la plus réputée chez eux, une lager basique), et on a finit en apothéose le dernier soir par l'ouverture du festival international de Tango dans la capitale interplanetaire du Tango justement ! En plein air, dans le parc de Palermo cité plus haut, gratos, avec une grande scène facon festival, et des milliers de personnes devant ! Sur scène un orchestre, avec apparement une légende vivante du style au piano et des intervenants aussi connus, des ecrans géants sur les cotés, et des danseurs EPOUSTOUFLANTS de temps en temps ! Je ne suis pas fan du truc, mais voir la grâce des danseurs, les trucs hallucinants qu'ils peuvent faire, ca me met en admiration totale ! La perfection. Sur les derniers titres, toute la foule chantait en choeur, sauf deux pauvres francais au milieu qui ne pigeaient que dalle aux speeches, ni aux paroles. Mais mémé derrière moi a chanté pour nous deux ! "Bravo Maestro" comme elle disait.
Le dernier jour nous a permis d'acheter les souvenirs, de dépenser nos derniers pesos, et de nous balader une dernière fois dans cette capitale envoutante, chaude (35 degrés moite !), et pleine de charmes. Les autochtones sont très souriants et accueillants, et même si ca ne cache pas la pauvreté regnante (les "cartoneros" qui trient les poubelles pour se faire un petit peu de sous, les jeunes qui jonglent devant les voitures aux feux rouges, les mendiantes bébé au sein, les vendeurs en tout genre qui s'époumonent pour quelques pesos, les désoeuvrés à la Boca, les bidonvilles à la périphérie de la ville...), la ville possède une âme et des qualités intrinsèques certaines. C'est quand même réputée comme la capitale la moins dangereuse et la moins pauvre d'Amerique du sud....
A suivre: la Patagonie.
Pour notre voyage de noces, on avait décidé de faire original et pas vraiment reposant ( ca c'etait plutot la Martinique il y a un an ), en s'envolant pour l'Argentine, et plus précisément la Patagonie, un territoire grand comme 3 fois la France.
Tout fut organisé bien des mois avant par l'organisme "Voyageurs du monde", qui vous cisèle un programme à la carte et privé, uniquement pour les novi que nous sommes. Le tout financé par ma maman chérie, encore un grand merci à elle. A chaque etape nous allions donc être receptionnés par une guide privé parlant francais, et un chauffeur qui nous emmeneraient directement à l'hotel résérvé. Seule deux excursions sur les glaciers à El Calafate allaient etre en groupe et en anglais, infrastructure oblige.Et à chaque fois, des hotels au top, et des breakfasts gargantuesques!
Le 14 février, on s'envole donc pour 14 jours en terre sud-americaine, à partir de l'aéroport Marseille-Provence. On y arrive bien avant le départ programmé de l'avion, et bien nous en prit, car en flanant devant les panneaux electroniques indiquant les partances, je m'apercois que le vol pour Madrid, transit obligatoire pour l'Amerique latine avec Iberia (la compagnie nationale espagnole), est annulé pour cause de mauvais temps (mistral surpuissant). Direction le comptoir d'Iberia fissa fissa, pour s'arranger un vol Marseille-Lyon puis Lyon-Madrid, afin d'etre à l'heure pour le Madrid-Buenos Aires de 23h40.... Ca commence bien...
Nous nous envolons donc pour Lyon par un mistral à décorner le plus solide des taureau landais, dans un coucou que même mon grand père devait avoir peur de prendre à son epoque....et nous atterrissons dans la neige drue ! Je me suis dis que si je restais bloqué à Lyon, je pourrai toujours aller voir le concert de Kreator le soir même :-p
Mais finalement, avec un peu de retard nous pouvons décoller direction la capitale espagnole où il fait tolerablement frisquet.
On atterrit une heure et demie avant l'embarquement du vol transatlantique, ca nous laisse donc le temps de souffler un peu... Tu parles Charles !!! A partir de maintenant, ca va être la course et l'épopée internationale !!
1 heure avant le boarding, on se présente au guichet pour se faire enregistrer, mais on nous apprend que le vol est plein. On m'avait prévenu de la pratique courante d'Iberia à surbooker ses vols, et on va en faire l'expérience.... Allez gueuler et taper du poing en espagnol quand vous causez pas espagnol et qu'ils parlent et comprennent l'anglais comme moi le finlandais antique....
On est mis en stand by, c'est à dire qu'à un moment (40 mn avant le vol), ils appellent les noms de ceux qui sont arrivés en premier en stand by etc...Nous evidemment, avec le retard par Lyon, on etait bons derniers. Une fois tous les noms appelés sauf le notre, je commence à m'irriter, et le mec au guichet me dit de passer le controle et d'aller voir directement à la porte d'embarquement. Un bon moyen de se débarasser de nous en sommes... On court, on attend que toute la longue file s'écoule, et on se retrouve avec plusieurs autres jeunes en stand by, comme des cons, à dire que nos bagages sont à l'interieur de ce putain d'avion et qu'ils vont partir sans nous (ben oui, on les a fait enregistrer à Marseille direct pour Bueons Aires !). Les mecs comprennent mais ne nous laissent pas passer, meme l'argentin qui rentrait chez lui et qui prenait la mouche !
On nous dit d'aller voir a la porte d'embarquement pour Sao Paolo...On recourt...et on nous dit impossible sans autorisation préalable du genre de guichet central d'information d'Iberia. On recourt jusque la, et la chose comique c'est qu'il est deja minuit, que la femme seule derrière ce nouveau guichet voit arriver 7 ou 8 jeunes qui lui gueulent dessus en trois langues différentes au moins ! L'argentin evidemment se fait comprendre, les allemands se font aider par une flamande je pense, qui leur traduit dans leur langue et qui me traduit a moi en francais ! C'est ubuesque!
A ce moment là, j'ai commencé à me sentir découragé/irrité. Parce qu'à cette heure, c'etait forcément dormir dans l'aérogare, et foutre en l'air tout le voyage qui etait réglé au jour le jour en Argentine ! Heureusement, la chance ou je sais pas quoi fut enfin de notre coté. La femme derrière sa vitre prononce mon nom, je ne sais pas pourquoi moi plutot que les autres, mais tant mieux. Elle nous dit qu'on a deux billets résérvés pour....Santiago du Chile !!! Rigolade ultime parmi nous, surtout quand je lui dis :"ok, mais ma connexion pour Buenos Aires apres" et qu'elle me regarde la bouche grande ouverte....Mais qu'est ce que je vais foutre au Chili !! Finalement on se rend à un autre guichet ou nos billets pour Santiago sont validés et où la correspondance est prévue. Seulement l'embarquement commence à 0h20, et bien sur il est déjà 0h30, sachant que l'embarquement n'est pas dans le même terminal !! Un rapide au revoir à nos compagnons d'infortune, et on file à TGV vers le terminal A !
Youpi on se ramène à temps, les mecs de l'embarquement sont les même que ceux pour le vol initial et quand ils nous voyent ils s'exclament en rigolant "tiens, nos amis de Buenos Aires !" CONNAUDS !!!! La bonne surprise c'est qu'on a été mis en Business Class, donc tout confort, champagne, nappe pour le repas excellent, digestifs nombreux et à volonté, trousse de toilette hyper chic, téléphone etc... On reprend notre souffle, on se dit que cette fois c'est bon, on a finit le périple. Ouais ben on va encore ressortir de l'avion car y avait un probleme de Kerosène, et le temps de changer ledit avion, on en a encore pour 1h30 avant de réembarquer, attendant dans un hall vide !! Le décollage se fera bel et bien... à 3h du mat'.... Le temps de faire un bon gueuleton et on s'endort comme des masses aprés ces péripéties imprévues !
Au réveil, je dépense 10 euros la minute de téléphone pour prévenir l'agence francaise des schismes et du retard dans la capitale argentine.
Mais à chaque malheur, y a un truc de bon à retenir. Et dans notre cas, en plus de l'expérience de la class affaire, on va retenir la Cordillères des Andes....Et je serai tenté de dire que, rien que pour le survol de cette formidable beauté de la Nature, cela valait le coup d'être à la bourre ! Rien qu'en survolant la chose, j'etais estomaqué, éberlué, ému. C'est impressionant.
Après 13h de vol, on se pose en terre chilienne, et pendant l'heure et demie d'attente, on se prend un petit magnèt, je photographie le drapeau chilien flottant dehors, je bois une binouse locale, pour bien prouver qu'un jour dans ma vie je suis allé au Chili ! :-)) Le vol pour Buenos Aires est à l'heure, et c'est donc avec 10 heures de retard qu'on pose nos petits petons sur le sol argentin.Sur le chaud sol argentin.
Ah oui, il nous reste nos bagages à recupérer. Nos bagages qui ont du arriver le matin donc. Sauf que personne ne sait ou ils sont ! Et hop on est reparti dans l'épopée, même de ce coté ci de l'atlantique ! La guide qui nous accueille (elle etait bien au rendez vous, au moins ca !), va nous faciliter la tâche en traduisant. On repasse le poste de controle à l'envers, on cherche nos bagages, mais ils n'y sont toujours pas. On repasse le controle, on retourne voir LanChile (parce qu'Iberia bien sur, n'ouvraient leurs guichets qu'une heure plus tard...), la compagnie chilienne, qui nous renvoit dans un bureau ailleurs. Quand on arrive, une fille bien sympa nous sort triomphalement le sac de ma Femme, et quand je lui demande :"et le mien ?" elle tombe la face, moi je me marre tellement c'est invraisemblable tout ca ! Je décris donc le bagage manquant, apres coup de fil, il arrivera ce soir sur les coups de 22h. Mais comme on repart le lendemain à 7h00 pour Trelew, il nous le fallait impérativement ! Finalement il sera livré à l'hotel où on pieutait...à minuit !
Cette fois le voyage rocambolesque est définitivement terminé, mais dediou, même si on a plus ri qu'autre chose, parfois on a cru ne jamais atteindre notre but ! Avec tout ca, j'oublierai presque de vous parler de Buenos Aires ! Le premier soir fut court, mais heureusement on s'etait pris 2 jours et demi libre au retour de notre programme en Patagonie, ce qui nous a laissé le temps de découvrir tous les charmes de cette immense capitale (12 millions d'habitants avec la grande banlieue, 4M je crois pour le gros centre). Pour moi, c'est un mix entre les USA ( pour ses avenues larges, son quadrillage en rues perpendiculaires et ses buildings) et l'europe ( ses nombreux monuments, certains quartiers typiquement italiens comme La Boca ou parisiens comme Recoleta, et ses autochtones d'apparence similaire )
Et j'ai adoré cette ville. Oui bien sur c'est une grande ville d'Amerique du sud, donc il y a beaucoup de pauvreté et y a des quartiers où ils faut franchement pas s'aventurer, même de jour. Mais c'est comme toute grande ville, faut pas faire le touriste typique avec son camescope en bandoulière, faut pas sortir d'argent dans la rue, ni trainer où il faut pas. Je ne me suis pas senti en insécurité de jour dans le centre, ni la nuit la fois où on est sorti tard (dans un quartier qui bouge beaucoup).
La conduite y est plus sportive que jamais, c'est une vraie guerre !! Enormement de caisses, ca ne respecte pas les files, ca coupe le devant, ca se frole tout le temps, ca use au moins 12 klaxons à l'année, les bus se tirent la bourre, AUCUN RESPECT DES PIETONS ( faut vraiment pas rester au milieu de la route !), les limitations de vitesse intra-muros ils connaissent pas...bref pire que tout ce que j'ai pu voir, et pourtant c'est un marseillais habitué à l'Italie qui vous dit ca !
On a beaucoup marché, notre hotel etant trés bien placé à chaque fois, dans le Microcentro. On a pris le métro: une antiquité ! Avec sa ligne A d'époque, avec les wagons tout en bois. Les autres lignes c'est guère mieux, on se dit qu'on va dérailler une fois sur deux ! Mais surtout il est mal adapté à la ville, ne couvrant pas bien l'immense superficie du centre. Mais bon, à 0, 70 pesos le trajet...Comme le genre de RER qu'on a pris pour aller à Tigre, une bourgade d'où partent nombre de mini croisières sur le fleuve du même nom. 1, 89 pesos l'aller/retour par personne !!!
Il faut savoir que pour nous, la bas c'est moins cher que cher pour beaucoup de choses, l'euro etant trés fort, plus que le dollar. J'ai changé en moyenne 1 euro pour 3, 60 pesos...Donc pour le trajet de metro ca fait du 0, 20 cents d'euros en gros.... Et pour le reste c'est pareil. On mange super bien pour 10 euros, bien pour moins, fastueux pour 15 euros. La pinte est à 1, 50 euros en moyenne (4 euros pour le plus cher que j'ai pu voir, Guinness importée), les taxis c'est dérisoire, le menu McDo (oui oui je sais...mais ma Femme teste le BigMac dans tous les pays !) est à 2 euros et des poussières, etc....
Attention, pour eux c'est pas donné tout ca, le salaire minimum etant à 300 pesos, et la moyenne basse à 1000 pesos... Mais ca sort, ca boit, ca achète, ca mange... Et pour manger, rhalala le bonheur !!! Jamais vous mangerez une viande aussi gouteuse, aussi tendre ! Pour pas cher vous avez des portions plus que généreuses, et excellentes ! Les spécialités sont le "bife de lomo" (beefsteack enorme et tendre), le asado criollo (agneau croustillant), les brochettes de poulets ou boeufs enormes... Tout est au feu de bois, dans les restos le coté ou ca grille les viandes est à part de la cuisine et au vu de tous, avec ces moutons entiers qui cuisent sur les braises, c'est génial ! On s'est franchement gavé pendant ce voyage ! On a connu des restos succulents.Dans chaque ville. Et une spécialité vraiment locale :la Dulce de Leche, ou confiture de lait. Je m'en suis mis jusque là, et j'en ai même ramené !
Pour en revenir à BUENOS AIRES, c'est un peu découpé en quartiers pour le grand centre.
Recoleta c'est tout mignon, c'est un des quartiers les plus riches, ca ressemble beaucoup à Paris dans ses rues, dans ses parcs, l'avenue aux magasins les plus chics et aux hotels fastueux...Des immeubles haussmaniens, des statues, les ambassades, son Hard Rock Café ..;-) Et puis le cimetière réputé, tel le Père Lachaise parisien, qui ne contient que des mausolée plus "beaux" les uns que les autres ! Aucun corps dans la terre dans ce cimetière. Seuls des hommes politiques, fortunés ou de stars locales, dont la fameuse Evita Peron, y sont enterrés, ce qui donna la démesure des monuments mortuaires, composés de statues pafois immenses, de colonnes, de marbre...Trés beau à voir.
Palermo/Belgrano, c'est le quartier le plus chic, avec en son centre un parc enorme, ainsi qu'un jardin japonais et un parc de Roses. C'est comme le Parc Borely à Marseille ou Vincennes à Paris mais en trés trés grand. C'est un peu le poumon de Bs As, car la première plage est à 400 km, donc les Portenos (habitants de Bs As communément) passent leur week end là, tous les jours y a des joggers, les promeneurs de chiens, les flaneurs... Un quartier qui bouge beaucoup la nuit, et où nous a emmené le frère d'un medecin argentin qui est venu bosser dans le service à ma Femme depuis quelques mois. Une trés bonne soirée qui nous a permis de voir comment sortaient les argentins, de restos en bars et de bars en bars.( 4 euros le Jack, snif...) Au passage, les argentines...muy bonitas !! Sexy et souvent belles.
La Boca, ca c'est le quartier populaire, bordé par San Telmo, l'ancien quartier riche qui fut déserté après une épidémie de fièvre jaune y a longtemps, et où le premier spectacle de Tango dans un etablissement eut lieu dans la capitale. Un coin qui ressemble enormément à l'Italie du sud...normal, à l'origine ce furent des immigrants italiens qui arrivèrent ici.C'est trés coloré, c'est pas très propre, et ca craint vraiment. Le jour on peut aller à Caminito, une rue ou il y a des peintres, des boutiques, avec des maisons bariolées faites de tôles ou de briques, où on sent la pauvreté partout..Mais vous avez pas intêret à vous aventurer hors de cette rue et celle adjacente, même de jour. Si ce n'est pour faire un tour au mythique stade de l'equipe Bocas Junior: la Bombonera ! LE club populaire de Bs As. River Plate, le club concurrent, etant celui des riches. Une vraie religion la bas. Pour 6 pesos on peut aller dans les gradins, voir le petit musée, sentir l'atmosphère de ce lieu...Ca parait vétuste, avec ses gradins élimés, ses peintures décatis...Mais c'est magique !On aurait dit un neuneu quand je disais à ma Femme :"vas y prend moi en photo la, puis filme moi la" en train de simuler un gooooooooaaaaalllllllllllllllllllllllllllll...:-)) Et hop, un tshirt officiel dans la poche ! Petite anecdote pour les footeux: pourquoi les couleurs jaune et bleu pour cette équipe ? Parce que les italiens ayant crée ce club, ne sachant pas quelles couleurs lui donner, décidèrent que le prochain bateau qui rentrerait dans le port donnerait du fait de son pavillon, les couleurs au club naissant ! Et ce fut une coque...suedoise qui passa à ce moment là ! Voila c'etait la minute historique !
Les Docks, qui avant etaient un quartier dangereux, furent réhabilités en lieu agréable, succession de restaurants, de bars, de glaciers...Il fait bon s'y balader le long du fleuve (aussi sain que la Seine....).
Le Microcentro, où ca foisonne de vie la semaine, circulation impossible, boucan, pollution, magasins innombrables, commerces, monuments... En parlant de monuments, il y en a presque autant qu'à Paris, c'est incroyable ! Et des beaux. Un obélisque vertigineux au milieu de l'avenue du 9 de Julio (indépendance proclamée de l'Argentine), qui est l'avenue la plus large du monde !! 125 mètres pratiquement ! Les Champs Elysée peuvent aller se rhabiller ! :-p Impossible de la traverser à pied d'une seule traite, ou alors en courant vite! Il y a 7 voies d'un coté, 7 de l'autre et 2 contre allées ! Impression de gigantisme ! Alors quand tout est bouché, vous voyez le truc... La Casa Rosada (l'Elysée de chez nous à ce que j'ai compris) est bellement rose ! La Cathédrale est magnifique, même si elle n'a pas le cachet de vieillesse des eglises romaines, normal vu sa jeunesse, et l'ancienne Hacienda typiquement espagnole, sans oublier une batisse impressionante genre la mairie ou je sais plus quoi, font de la place de Mayo une place magnifique et où on sent l'Argentine.
Et puis on a pu faire la visite guidée (pas en francais bien sur...) l'Opera local, le Teatro Colon, un des quatre Operas les plus réputés avec la Scala de Milan, le Garnier de Paris et celui de Vienne. Tres belles architecture, une activité de fourmis dans les sous sols (2000 paires de chaussures en stock, des milliers de fringues, de perruques...) et un interieur sublime, à l'accoustique quasi parfaite (l'orchestre repetait juste à ce moment) et SANS aucune amplification. Superbe !
On a vu plein d'autres choses, on s'est beaucoup baladé, on a beaucoup baffré et bu (overdose de Quilmes, la bière la plus réputée chez eux, une lager basique), et on a finit en apothéose le dernier soir par l'ouverture du festival international de Tango dans la capitale interplanetaire du Tango justement ! En plein air, dans le parc de Palermo cité plus haut, gratos, avec une grande scène facon festival, et des milliers de personnes devant ! Sur scène un orchestre, avec apparement une légende vivante du style au piano et des intervenants aussi connus, des ecrans géants sur les cotés, et des danseurs EPOUSTOUFLANTS de temps en temps ! Je ne suis pas fan du truc, mais voir la grâce des danseurs, les trucs hallucinants qu'ils peuvent faire, ca me met en admiration totale ! La perfection. Sur les derniers titres, toute la foule chantait en choeur, sauf deux pauvres francais au milieu qui ne pigeaient que dalle aux speeches, ni aux paroles. Mais mémé derrière moi a chanté pour nous deux ! "Bravo Maestro" comme elle disait.
Le dernier jour nous a permis d'acheter les souvenirs, de dépenser nos derniers pesos, et de nous balader une dernière fois dans cette capitale envoutante, chaude (35 degrés moite !), et pleine de charmes. Les autochtones sont très souriants et accueillants, et même si ca ne cache pas la pauvreté regnante (les "cartoneros" qui trient les poubelles pour se faire un petit peu de sous, les jeunes qui jonglent devant les voitures aux feux rouges, les mendiantes bébé au sein, les vendeurs en tout genre qui s'époumonent pour quelques pesos, les désoeuvrés à la Boca, les bidonvilles à la périphérie de la ville...), la ville possède une âme et des qualités intrinsèques certaines. C'est quand même réputée comme la capitale la moins dangereuse et la moins pauvre d'Amerique du sud....
A suivre: la Patagonie.
L'avion de Iguaçu à Buenos Aires English translation pending
Bonjour à tous, une petite question d'une débutante en Amérique du Sud
On magasine les prix d'avions entre Buenos Aires et Iguazu pour le 1er mars, et on a rien en dessous de 350$ canadiens. Pourtant, on m'a dit que je pouvais faire le voyage pour 100$ ... Y a t'il des trucs que je ne connais pas?
Autre question : Y a t'il quelque chose à ne pas manquer dans le coin de Mar Del Plata?
Merci!
Compagnie Myair: arnaque English translation pending
ATTENTION Y AURAIT IL ARNAQUE SUR MYAIR.COM ?
Cette compagnie italienne qui propose des vols Paris-Venise utilise des méthodes malhonnêtes pour gagner de l'argent.
TEMOIGNAGE
Nous réservons un A/R Paris- Venise. Départ : mercredi 19h30
6 jours après avoir réservé ce vol, Myair nous annonce par mail que le vol du mercredi à 19h30 est annulé et remplacé par un vol le jeudi à 19h30 soit 24 heures après.
Myair propose "le remboursement du trajet modifié et le remboursement des taxes aéroportuaires en ce qui concerne le trajet n'ayant pas subi de modification".
Nous envoyons un mail pour demander le remboursement.
Un mois après…toujours pas de nouvelles.
Nous les contactons…Myair nous annonce qu'ils ont perdu notre mail. Curieusement, Myair perd systématiquement les mails de demande de remboursement… Important : Conservez tous vos mails! Nous renvoyons notre mail de demande de remboursement. Une dizaine de relances téléphoniques sont nécessaires pour obtenir enfin…le remboursement de 50% du montant total au lieu de 95% et nous ne sommes pas allés à Venise!!!
CONCLUSION
Myair propose des vols…vous réservez…vous payez…puis Myair annule les vols…et proposent d'autres dates…naturellement, vous refusez…Myair ne rembourse pas…sauf si vous les harcelez et dans ce cas vous récupérez au mieux 50% du montant dépensé. Voici comment Myair gagne de l'argent!!!
Alors, ne vous faites pas arnaquer comme nous, EVITEZ MYAIR.COM
Cette compagnie italienne qui propose des vols Paris-Venise utilise des méthodes malhonnêtes pour gagner de l'argent.
TEMOIGNAGE
Nous réservons un A/R Paris- Venise. Départ : mercredi 19h30
6 jours après avoir réservé ce vol, Myair nous annonce par mail que le vol du mercredi à 19h30 est annulé et remplacé par un vol le jeudi à 19h30 soit 24 heures après.
Myair propose "le remboursement du trajet modifié et le remboursement des taxes aéroportuaires en ce qui concerne le trajet n'ayant pas subi de modification".
Nous envoyons un mail pour demander le remboursement.
Un mois après…toujours pas de nouvelles.
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CONCLUSION
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Alors, ne vous faites pas arnaquer comme nous, EVITEZ MYAIR.COM
Voyage en Europe de l'Est English translation pending
Bonjour à tous!
En prévision d'un voyage en Europe de l'est (Ukraine pologne slovaquie république tchèque croatie et bosnie) nous aurions voulue avoir quelques renseignements et informations sur les sites à visiter dans ces pays.
Merci!
Lucile et Hélène
L'Europe de l'Est avant 1989 English translation pending
Qui a visité l'Europe de l'Est avant la chûte du bloc communiste ?
En ce qui me concerne, j'ai fait la yougoslavie (1985-1986-1987-1988), la bulgarie (1986-1988), la roumanie (1986) et la hongrie (1986).
On voulait passer en albanie en 1986 mais à la frontière ont nous a ''refoulé''. En 1989, on souhaitait faire de tour de la mer noire, en passant par l'URSS. Mais l'histoire nous a devancé. En 1986, on s'est baigné dans le Mer noire à Varna (BG), on avait interdiction de remuer le sable (Tchernobyl avait explosé quelques mois avant, si je me rappelle bien).
Parlez-nous de vos expériences lors de vos voyages dans les pays communistes...Beaucoup de souvenirs doivent vous avoir marqué !!
Parlez-nous de vos expériences lors de vos voyages dans les pays communistes...Beaucoup de souvenirs doivent vous avoir marqué !!
Best and worst travel memories?
Hi everyone,
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines? For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL. THANKS GUYS
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines? For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL. THANKS GUYS
Quels endroits et monuments à ne pas manquer à Delhi? English translation pending
Bonsoir à tous et à toutes,
C'est mon premier message ici. J'ai beaucoup lu mais je n'ai jamais posté. J'y ai trouvé de très nombreux et bons conseils pour la préparation de mon voyage. Je pars mardi pour mon premier voyage en Inde (avec une amie). Nous arrivons à Delhi, nous irons à Agra, Bénarès et Calcutta. Je prépare notre itinéraire et Bénarès est, je pense, la partie la plus intéressante et excitante du voyage. Mais j'ai un peu de mal avec Delhi. Alors je fais appel à vous... Quels sont les sites de Delhi à ne pas manquer? Nous partons 3 semaines, je pense qu'il ne faudra pas trop s'attarder à Delhi puisqu'un long périple nous attend...
Merci d'avance car j'ai besoin de vos lumières.
Crapaud 🙂
Langue préférée English translation pending
🙂Quelle est votre langue préférée (sauf le français) et la langue que vous n'aimez pas?
mercccccci de vos réponses!😎
mercccccci de vos réponses!😎
Les oiseaux en liberté English translation pending
Et si nous parlions des oiseaux de chez vous et des autres . Je parle des vrais pas des "drôles d'oiseaux" 😉
Voici quelques spécimens du parc du Marquenterre en Baie de Somme.Photos prises le samedi 21 Mai.
Voici quelques spécimens du parc du Marquenterre en Baie de Somme.Photos prises le samedi 21 Mai.
Besoin d'infos sur l'Erythrée English translation pending
Bonjour,
Quelqu’un à t’il une expérience de ce pays, sécurité, coût de la vie, climat. 🙂
Quelqu’un à t’il une expérience de ce pays, sécurité, coût de la vie, climat. 🙂
Votre livre culte? English translation pending
quel rdt votre livre culte (en rapport avec voyage) ?
pour ma part voici un livre qui a sans doute confirmé mon attrait les voyages : l'usage du monde de Nicolas Bouvier.
si un livre vous a plu (mais vraiment très très beaucoup plu) n'hésitez pas à communiquer votre liste ici. merci
pour ma part voici un livre qui a sans doute confirmé mon attrait les voyages : l'usage du monde de Nicolas Bouvier.
si un livre vous a plu (mais vraiment très très beaucoup plu) n'hésitez pas à communiquer votre liste ici. merci
Cécile et ses ados à New York English translation pending
Après e fabuleux voyage de pâques (https://voyageforum.com/v.f?post=9613741;search_string=Cecile;page=3) dans l'ouest américain pleinement réchauffé par un soleil estival
Cécile invite ses ados une semaine à New York avec toujours le même guide..
Pour ma part, 3° voyage ...celui ci moins axés musées, cloitres.. plus ados !
1er souci: gros merdouille avec Opodo: impossible d'enregistrer notre bienfaitrice au départ d'Air France ! la sympathique télé-supportrice de clients mécontents et inquiets me calme: vous avez bien vos 4 numéros de siège sur les 2 vols (Lyon- Bruxelles - JFK)..
on verra cela demain à 6h30 en arrivant ...pas très envie de partir à 3 sans mon sponsor !
la suite demain et en direct depuis mon Google pixel 3a , soit disant un excellent appareil photo
à plus ! en direct à chaque fois
Cécile invite ses ados une semaine à New York avec toujours le même guide..
Pour ma part, 3° voyage ...celui ci moins axés musées, cloitres.. plus ados !1er souci: gros merdouille avec Opodo: impossible d'enregistrer notre bienfaitrice au départ d'Air France ! la sympathique télé-supportrice de clients mécontents et inquiets me calme: vous avez bien vos 4 numéros de siège sur les 2 vols (Lyon- Bruxelles - JFK)..
on verra cela demain à 6h30 en arrivant ...pas très envie de partir à 3 sans mon sponsor !
la suite demain et en direct depuis mon Google pixel 3a , soit disant un excellent appareil photo
à plus ! en direct à chaque fois
Croisière sur le Costa Magica du 22 février au 1er mars 2014 English translation pending
Bonjour, nous allons faire mon mari et moi une croisiere sur le costa magica du 22 fev au 1er mars 2014 dans les antilles (perle des antilles), nous sommes un couple de 60 ans et ce sera notre premiere croisiere.Je me suis beaucoup documente sur differents forums et je sais a peu pres quelles excursions faire, y a t il des personnes qui feront la meme croisiere que nous, j'aimerai echanger quelques idées avant de partir avec ces personnes et pourquoi pas nous unir pour payer les taxis aux differentes escales tel que saint martin et antigua.Qui connait le magica?Je suis a l'ecoute de tous conseils
Merci d'avance
Mpierre😎
Brussels Airlines English translation pending
Bonjour,
Je tiens à prévenir ceux qui veulent booker un ticket d'avion sur le site Brussels Airlines.
Depuis plusieurs mois, je fais une simulation pour trouver les meilleurs vols (départ dans les trois mois), et à chaque manipulation j'ai mon panier qui affiche un prix, bien mentionné toutes taxes etc INCLUS, et à chaque click sur la page suivante pour confirmer, il y a un extra de 50%!!!
J'ai bien entendu appelé le helpdesk qui: - est un numéro surtaxé (suis à l'étranger) - vous met en attente pendant 16 minutes! - parle à peine français (un comble) - brille d'incompétence dans sa réponse : qqu a pris les places avant vous et le prix n'est plus valable.
Ces commentaires et cette pratique sont purement illégaux, le prix affiché étant le seul valable.
Deplus, j'ai fais au moins 70 recherches, ce qui voudrait que je n'ai pas de chance, 70x juste avant moi un bill a pris les mêmes vols pour la même destination aux même dates; stupéfiant!
Toute requête par mail abouti à un non sens, genre: réessayer, essayer ce site ci, ... toujours le même résultat.
D'ailleurs, je vais signaler cet abus au ministère de l'économie.
Compagnie à éviter à tout prix. Service nul, également à bord.
Je tiens à prévenir ceux qui veulent booker un ticket d'avion sur le site Brussels Airlines.
Depuis plusieurs mois, je fais une simulation pour trouver les meilleurs vols (départ dans les trois mois), et à chaque manipulation j'ai mon panier qui affiche un prix, bien mentionné toutes taxes etc INCLUS, et à chaque click sur la page suivante pour confirmer, il y a un extra de 50%!!!
J'ai bien entendu appelé le helpdesk qui: - est un numéro surtaxé (suis à l'étranger) - vous met en attente pendant 16 minutes! - parle à peine français (un comble) - brille d'incompétence dans sa réponse : qqu a pris les places avant vous et le prix n'est plus valable.
Ces commentaires et cette pratique sont purement illégaux, le prix affiché étant le seul valable.
Deplus, j'ai fais au moins 70 recherches, ce qui voudrait que je n'ai pas de chance, 70x juste avant moi un bill a pris les mêmes vols pour la même destination aux même dates; stupéfiant!
Toute requête par mail abouti à un non sens, genre: réessayer, essayer ce site ci, ... toujours le même résultat.
D'ailleurs, je vais signaler cet abus au ministère de l'économie.
Compagnie à éviter à tout prix. Service nul, également à bord.
Merci à Ryanair d'avoir fait pleurer mes enfants English translation pending
Je tenais à vous dire un grand merci Ryanair. Merci pour avoir ce Samedi 13 mai 2011 réussi à faire pleurer mes 2 enfants, déchirer une famille et gâcher un mariage. Vous pouvez être fière de vos sous traitant de l’aéroport de Bézier pour le vol de Beauvais. Ils ont respectés à la lettre votre règlement. Oh évidement nous avions commis un crime, une horreur, une monstruosité. Nous avions eu le malheur de présenter un certificat de dépôt de dossier de carte d’identité avec photos et n° de carte d’identité et date de validité délivré par l’officier d’état civil de la sous préfecture de Lodève en lieu et place des documents définitifs pour mes 2 enfants. Une demande faite le 28/03/2011 uniquement pour ce mariage, pour que mes enfants connaissent leur famille Parisienne. La préfecture avait 2 mois de retard. Résultat, seul ce justificatif reconnu par l’Etat français m’a été remis avec les mêmes droits juridiques qu’une carte d’identité. J’avais donc tous les éléments, N° CI, date de naissance, Date de validité. Tout officier de police, police au frontière, gendarmes etc pouvait vérifier cela.
Mais vos agents en ont décidé autrement. J’avais le droit de monter à bord, pas mes enfants.
Vous n’en aviez pas le droit ! C’était un document officiel délivré par un gouvernement de la CEE avec les mêmes droits qu’une CI. J’étais en conformité à vos conditions d’accès a bord. Il n’y avait aucunement mentionné dans vos conditions qu’une CI devait être plastifié. Ne me parlez pas du risque de falsification en présentant ce genre de certificat , il suffit de payer pour avoir des faux papier CI plastifié sur le net. Vos agent ne regardent pas assez longtemps les CI et n’ont pas de logiciel de control d’identité ni de lecteur optique de contrôle.Vous n’avez aucun moyen de contrôler de façon sur les CI Je vous informe que vous avez donc des gens qui montent sur vos vols en fraude tous les jours, et ils seraient autrement plus dangereux que mes 2 enfants.
Il n’y avait pas de raison logique valable mis a part la bêtise humaine du respect stricte d’une règle stupide.
Alors regardez vous bien Ô agents, responsables, managers de Ryanair soyez fier de vous, de vos règles, de vos agents. Contrairement à eux tous les gens sur ce site ont été émus, des gens ont même essayé de consoler mes enfants, ma famille. Il y avait de l’humanité dans cette salle. Elle n’était pas de votre coté. C’était 2 enfants de 6 et 10 ans parfaitement en regle sur le sol français pas des terroristes…
Encore un grand merci de la part d’un papa et de deux enfants et de toute une famille déchirée pour rien.
Mais vos agents en ont décidé autrement. J’avais le droit de monter à bord, pas mes enfants.
Vous n’en aviez pas le droit ! C’était un document officiel délivré par un gouvernement de la CEE avec les mêmes droits qu’une CI. J’étais en conformité à vos conditions d’accès a bord. Il n’y avait aucunement mentionné dans vos conditions qu’une CI devait être plastifié. Ne me parlez pas du risque de falsification en présentant ce genre de certificat , il suffit de payer pour avoir des faux papier CI plastifié sur le net. Vos agent ne regardent pas assez longtemps les CI et n’ont pas de logiciel de control d’identité ni de lecteur optique de contrôle.Vous n’avez aucun moyen de contrôler de façon sur les CI Je vous informe que vous avez donc des gens qui montent sur vos vols en fraude tous les jours, et ils seraient autrement plus dangereux que mes 2 enfants.
Il n’y avait pas de raison logique valable mis a part la bêtise humaine du respect stricte d’une règle stupide.
Alors regardez vous bien Ô agents, responsables, managers de Ryanair soyez fier de vous, de vos règles, de vos agents. Contrairement à eux tous les gens sur ce site ont été émus, des gens ont même essayé de consoler mes enfants, ma famille. Il y avait de l’humanité dans cette salle. Elle n’était pas de votre coté. C’était 2 enfants de 6 et 10 ans parfaitement en regle sur le sol français pas des terroristes…
Encore un grand merci de la part d’un papa et de deux enfants et de toute une famille déchirée pour rien.
Easyjet et retard: problème de remboursement, attention aux annonces du staff! English translation pending
Bonjour,
Je ne souhaite pas lancer de polémique et d’aucuns diront à juste titre qu’il n’y a rien de nouveau. Le but de se message est juste de prévenir des passagers de ne pas oublier l’essentiel : demander systématiquement une trace écrite quand le staff vous promet quelque chose !! 😉
J’ai voyagé sur easyjet sur un Paris - Nice comme je le fais régulièrement. Le vol est annoncé avec un retard de 2 heures puis augmente progressivement jusqu’à un délai estimé de 5 heures. L’arrivée est donc prévue en pleine nuit, vers 3H30 du matin à Nice. A cette heure-ci il devient plus difficile de trouver quelqu’un pour venir me chercher. Je demande donc au staff si, au vu du retard exceptionnel, il était possible de se faire payer un taxi au frais d'easyjet pour rentrer chez soi. Réponse : "Je vous comprends." Le staff me donne une fiche avec les instructions à suivre afin d'envoyer la demande de remboursement à Londres. Souhaitant prendre une précaution supplémentaire je demande à un autre membre du personnel si easyjet pense nous payer un taxi. Même réponse et cette personne va même faire une annonce dans la salle d’embarquement. Le vol prend encore du retard et arrive finalement à 4H00 sur le tarmac niçois.
Confiant je prends un taxi pour rentrer chez moi. Le lendemain j’appelle la hotline pour demander une confirmation du remboursement et de la démarche à suivre. Celle-ci confirme qu’il faut envoyer la facture à Londres et que j’obtiendrai le remboursement sous 5 jours ouvrés.
J’envoie donc la fameuse facture... et ce qui devait arriver arriva, réponse négative de la part d’easyjet : le but de la compagnie est de transférer les passagers d’un point A à un point B et pas de les acheminer chez eux.
Je relance en racontant toute l’histoire, même réponse. Je rappelle la hotline : "Je vous comprends, mais le staff à Paris n’a pas du être formé, vous savez il change régulièrement". Visiblement fermée et formatée je n’obtiendrai rien de plus.
Hormis ce dernier coup de fil, les échanges ont toujours été courtois et professionnel. 😇
Je comprends (moi aussi) parfaitement que le rôle d’easyjet ne soit pas de ramener les passagers jusqu’à leur domicile ; ce que je regrette c’est la fausse information donnée sans doute dans le but d’éviter un excès de mécontentement des passagers pourtant calmes et patients.
Si j’avais su j’aurais pris une nuit dans un hôtel à CDG pour partir le lendemain. Le changement de réservation étant gratuit quand le vol à plus de 3 heures de retard, l’hôtel m’aurait couté moins cher et je serais arrivé reposé le dimanche. 🙂
Sans trop y croire et par principe je vais les relancer... et si jamais vous avez un truc plus efficace, n’hésitez pas !
Je ne souhaite pas lancer de polémique et d’aucuns diront à juste titre qu’il n’y a rien de nouveau. Le but de se message est juste de prévenir des passagers de ne pas oublier l’essentiel : demander systématiquement une trace écrite quand le staff vous promet quelque chose !! 😉
J’ai voyagé sur easyjet sur un Paris - Nice comme je le fais régulièrement. Le vol est annoncé avec un retard de 2 heures puis augmente progressivement jusqu’à un délai estimé de 5 heures. L’arrivée est donc prévue en pleine nuit, vers 3H30 du matin à Nice. A cette heure-ci il devient plus difficile de trouver quelqu’un pour venir me chercher. Je demande donc au staff si, au vu du retard exceptionnel, il était possible de se faire payer un taxi au frais d'easyjet pour rentrer chez soi. Réponse : "Je vous comprends." Le staff me donne une fiche avec les instructions à suivre afin d'envoyer la demande de remboursement à Londres. Souhaitant prendre une précaution supplémentaire je demande à un autre membre du personnel si easyjet pense nous payer un taxi. Même réponse et cette personne va même faire une annonce dans la salle d’embarquement. Le vol prend encore du retard et arrive finalement à 4H00 sur le tarmac niçois.
Confiant je prends un taxi pour rentrer chez moi. Le lendemain j’appelle la hotline pour demander une confirmation du remboursement et de la démarche à suivre. Celle-ci confirme qu’il faut envoyer la facture à Londres et que j’obtiendrai le remboursement sous 5 jours ouvrés.
J’envoie donc la fameuse facture... et ce qui devait arriver arriva, réponse négative de la part d’easyjet : le but de la compagnie est de transférer les passagers d’un point A à un point B et pas de les acheminer chez eux.
Je relance en racontant toute l’histoire, même réponse. Je rappelle la hotline : "Je vous comprends, mais le staff à Paris n’a pas du être formé, vous savez il change régulièrement". Visiblement fermée et formatée je n’obtiendrai rien de plus.
Hormis ce dernier coup de fil, les échanges ont toujours été courtois et professionnel. 😇
Je comprends (moi aussi) parfaitement que le rôle d’easyjet ne soit pas de ramener les passagers jusqu’à leur domicile ; ce que je regrette c’est la fausse information donnée sans doute dans le but d’éviter un excès de mécontentement des passagers pourtant calmes et patients.
Si j’avais su j’aurais pris une nuit dans un hôtel à CDG pour partir le lendemain. Le changement de réservation étant gratuit quand le vol à plus de 3 heures de retard, l’hôtel m’aurait couté moins cher et je serais arrivé reposé le dimanche. 🙂
Sans trop y croire et par principe je vais les relancer... et si jamais vous avez un truc plus efficace, n’hésitez pas !
"Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) English translation pending
Durand la guerre en ex-Yougoslavie, au début des années 90, nous avons été pris dans la nasse d'une manipulation ehontée, phénoménale, qui a consisté à "sataniser" le peuple serbe, à déverser une émotion frelatée sur les victimes et les "nettoyages ethniques qui ne pouvaient que concerner les Bonsniaques et les Croates.
Daniel Salvatore Shiffer (D.S.S), dans son livre "Les ruines de l'intelligence-les intellectuels et la guerre en ex-yougoslavie" démonte avec précisions le mécanisme infernal de ce bourrage de crâne, et tous ceux qui ne pensaient pas comme BH Lévy, A.Fielkelkrault, A.Gluskman, P.Bruckner, M.Polac, et bien d'autres très connus, étaient insultés, voués aux gémonies, et DSS ne fut pas le seul à l'être. Même le grand Peter Handke, d'habitude toujours enscensé par notre presse, fut réduit plus bas que terre à la sortie de son livre "Un Voyage hivernal vers le Danube, la Save, la Morava et la Drina" (Gallimard). Cet ouvrage fut considéré comme un crime de lèse-pensée unique ! D Salvatore Shiffer cite une juste une phrase :
Dans cette guerre, les rôles de l'agresseur et de l'agressé, des simples victimes et des purs salauds avaient trop rapidement été établis et fixés une fois pour toutes...
Impardonnable !
Rares étaient ceux qui tentaient d'enrayer cette propagande. Les premiers à s'insurger furent Max Gallo, JF Khan et DSS, le général Pierre Marie Gallois, Paul Marie de La Gorce, entre autres, mais personne n'occulta les exactions des serbes ! Seulement la sarabande impudique du dogme anti-serbe qui jetait l'opprobre sur tout un peuple vit le comble de l'indécence, et du mépris, quand un journaliste demanda à Jacques Chirac pourquoi il n'expérimentait pas notre bombe atomique sur les serbes de Pale !
Tout le monde sait qu'en reconnaissant trop vite l'indépendance de la Croatie et de la Slovénie, l'Allemagne, l'Autriche, et le Vatican, mirent le feu aux poudres. Que le Vatican reconnaisse la Croatie, rien que de plus naturel. Voici ce qu'écrit Guy Hermet dans "Histoire des nations et du nationalisme en Europe" sur ce pays au moment de l'occupation allemande :
....elle offre aux 4 millions de Croates nantis d'une patrie l'occasion de la vengeance sur les 1 900 000 Serbes...Cette vengeance va toutefois dépasser l'outrage subit depuis 1919, pour se transformer en un massacre systématique érigé en politique le 30 avril 1941... De manière plus insoutenable encore, L'Eglise catholique se joint à la partie pour solder son inimitié séculaire avec sa rivale orthodoxe de Belgrade. Des moines franciscains bénisssaient les tueurs, l'un d'eux, Miroslav Philipovitch-Mastorovitch, poussant le zèle jusqu'à diriger le plus effroyable des camps de concentration, celui de Jasenovac....(toujours en 40, la Croatie)...il s'agit d'un état clérical catholique dirigé sans masque par un prélat en la personne de Mgr Tiso...Mgr Tiso déclare la guerre à la France et la Grande Bretagne...puis à la Russie en juin 1941...(la croatie aujourd'hui)...cependant qu'en Croatie le cardinal Kuharic a pratiquemment intronisé le président Tudjman.
(mon compteur tourne vite, demain je parlerai des interviews d'Elie Wiesel et de Simon Wiesenthal que l'on peu lire dans "Les ruines de l'intelligence", mais, évidemment, elles n'ont pu être publié en France, Daniel Salvatore Shiffer étant "ostracisé", mais dans le Corriere della Serra)
Visiter la Martinique en voiture: Sainte-Luce ou Les Trois-Îlets English translation pending
Bonjour,
Nous partons deux semaines en Martinique en mars prochain et nous hésitons entre Les Trois-Ilets (Anse Mitan ou Baie du Lamentin) ou Sainte-Luce ? Nous louerons également une voiture afin de visiter la Martinique.
Des amis ont réservé pour janvier prochain un appartement aux Trois Ilets (vue sur Anse Mitan) et d’autres ont déjà réservé à 4 reprises au Ti-Paradis à Sainte-Luce et ont adoré l’endroit pour la plage, la proximité du village de Sainte-Luce et les nombreux petits restos et les plages (Salines et autres...
Pouvez-vous me donner votre opinion ?
Nous partons deux semaines en Martinique en mars prochain et nous hésitons entre Les Trois-Ilets (Anse Mitan ou Baie du Lamentin) ou Sainte-Luce ? Nous louerons également une voiture afin de visiter la Martinique.
Des amis ont réservé pour janvier prochain un appartement aux Trois Ilets (vue sur Anse Mitan) et d’autres ont déjà réservé à 4 reprises au Ti-Paradis à Sainte-Luce et ont adoré l’endroit pour la plage, la proximité du village de Sainte-Luce et les nombreux petits restos et les plages (Salines et autres...
Pouvez-vous me donner votre opinion ?
Guadeloupe ou Martinique English translation pending
Bonjour, nous prévoyons partir 1 mois l'hiver prochain, nous serons 5 adultes. Nous voulons un endroit tranquille, près de la plage. Le but de notre voyage est d'avoir un mois de moins d'hiver😛, car au Québec, ça se prolonge bien après la venue du printemps! Et surtout profiter de la nature environnante.
Nous prévoyons louer une voiture, avez-vous une idée du coût? Devons-nous louer avant notre départ? Nous hésitons Guadeloupe ou Martinique? Si vous y êtes allés, avez-vous des suggestions d'hébergement et sur quels sites faire notre réservation?
Ce serait vraiment gentil de nous aider😉
Nous prévoyons louer une voiture, avez-vous une idée du coût? Devons-nous louer avant notre départ? Nous hésitons Guadeloupe ou Martinique? Si vous y êtes allés, avez-vous des suggestions d'hébergement et sur quels sites faire notre réservation?
Ce serait vraiment gentil de nous aider😉
Où acheter des "kilims" (tapis turcs)? English translation pending
Pouvez vous me dire où acheter les plus beaux "kilim" ( tapis turques) : dans quelle région? Et les moins chers?
Merci
Excursions organisées par MSC ou par soi-même lors des escales? (Antilles) English translation pending
Bonjour, nous partons en croisière en janvier, ( escales Martinique , Guadeloupe, Castries , Bridgetown, Port of spain, St Georges, St vincent the grenadines) j aimerai savoir si c 'est simple de visiter ces îles par ces propres moyens ou il est préférable de prendre les excursions proposées par MSC. Merci pour les conseils que vous pouvez m 'apporter.
Isabelle
Formation en anglais en Nouvelle-Zélande ou Australie English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerai apprendre l'anglais pcq je ne le parle pas, j'ai été voir une socièté qui s'appelle www.wep.org à Bruxelles, le mr qui ma accueilli me conseil de faire une formation en anglais avant de me lancer en Australie. Ma question est la suivante:y a t il des gens qui sont déjà parti dans un pays anglophone pour plusieur mois sans parler anglais et si c simple de trouver un simple emploi? Je cherche quelqu'un sur place qui pourrait m'aider soit en NZ ou en OZ. Je donne mon msn pour pouvoir en parler avec des gens sérieux aikido_863@hotmail.com
Merci d'avance
Ronny
J'aimerai apprendre l'anglais pcq je ne le parle pas, j'ai été voir une socièté qui s'appelle www.wep.org à Bruxelles, le mr qui ma accueilli me conseil de faire une formation en anglais avant de me lancer en Australie. Ma question est la suivante:y a t il des gens qui sont déjà parti dans un pays anglophone pour plusieur mois sans parler anglais et si c simple de trouver un simple emploi? Je cherche quelqu'un sur place qui pourrait m'aider soit en NZ ou en OZ. Je donne mon msn pour pouvoir en parler avec des gens sérieux aikido_863@hotmail.com
Merci d'avance
Ronny
Ile de Brac en Croatie, où loger? English translation pending
Bonjour
Nous allons faire un voyage avec nos 2 enfants de 18 et 20 en Europe de l'est en août 2015.
Nous passerons 4 jours sur l'île de Brac pour nous reposer et profiter des activités nautiques notamment ski kautique.
Nous avions pensé à loger soit à Supertar ou Bol. Qu'en pensez-vous ?
Merci
Nous allons faire un voyage avec nos 2 enfants de 18 et 20 en Europe de l'est en août 2015.
Nous passerons 4 jours sur l'île de Brac pour nous reposer et profiter des activités nautiques notamment ski kautique.
Nous avions pensé à loger soit à Supertar ou Bol. Qu'en pensez-vous ?
Merci
Trek de la Vallée de Milam, octobre 2012 English translation pending
Trek de la vallée de Milam - Sur la piste du Nanda Devi
octobre 2012


Lonely Planet affirme que ce trek est difficile. Lorsqu'on étudie les cartes et la topographie, on peut s'en étonner: les dénivelés moyens sont peu importants ainsi que l'altitude maximum (4000m environ). En effet, beaucoup de ballades en montagne nous amènent à des altitudes supérieures à 5000m. Comme nous le verrons, LP ne se trompe pourtant pas. Ce trek de six jours au minimum et auquel nous avons consacré le double de temps devient parfois un véritable enfer: pistes effondrées et déviées, roches en équilibre instable et tapis de pierres disjointes auxquelles on essaie de préférer les bas côtés, lorsqu’il y en a, pour éviter de se tordre les chevilles...

Notre objectif: Il est d'approcher au plus près ce monstre qu'est le Nanda Devi, montagne sacrée de 7811 m en rejoignant un de ses camps de base à l'est de son sommet. Un objectif annexe est de traverser le glacier de Milam par sa rive gauche avant de retourner dans la basse vallée.
Contexte: Voyager léger pour être flexible est notre devise pour ce type de voyage. Eviter le poids de bagages excessifs tout en assurant un minimum d'autonomie pour être en plein au centre des évènements, quitte à prendre des risques. La période privilégiée est l'automne suivant la mousson d'été particulièrement longue et abondante cette année 2012 (on faisait état de glissements de terrains dus aux inondations dans la plaine à la mi septembre). Le mois d'octobre est aussi le mois des migrations des habitants de la haute vallée. Comme plus aucune activité pastorale n'est alors possible et puisque la route commerciale passant par Milam a été abandonnée en 1962, la haute vallée se vide de ses habitants pour les six mois d'hiver. Beaucoup de villages sont ainsi temporairement totalement abandonnés.
Préparation: ce trek est dans nos têtes depuis plusieurs années car la plage de temps où il est rendu possible avec un temps suffisamment dégagé est très étroite, de fin septembre à fin octobre. Nous avons utilisé Google Earth, Lonely Planet et le forum de Lonely Planet, très utile. Nous n’avons pas trouvé de carte valable sur Paris car cette région est pratiquement inconnue. La précision des photos satellite nous a paru suffisante pour créer un itinéraire balisé à l’aide du GPS. Comme nous le verrons, cette préparation s'est avérée incertaine du fait d'éboulements récents ayant modifié les implantations du chemin sur parfois plusieurs kilomètres. Il faut enregistrer chaque jour le trajet afin de conserver les distances journalières parcourues. Cela n’a pas été fait cette fois-ci. Cette année, nous n'avons pas accompli de préparation physique particulière en dehors du jogging, de la marche et de la natation. Nous sommes en bonne condition physique avant de partir. Sylvie est un peu fatiguée.
Sac à dos: les poids initiaux sont de 16 et 14 kg comprenant en particulier une tente 2 place de 1.5kg, deux sacs de couchage -9°C soi disant "confort" de 1.5kg chacun et des vivres pour 5 jours au moins incluant jambon séché, semoule, saucisson, comté, chocolat, café soluble, fruits séchés pour 4 kg.
Ils sont trop lourds. Il nous faudra réduire leurs poids pour les prochaines expéditions.
Accès à la Vallée de Milam: La première partie à a été effectuée avec Air India de Paris à Delhi 22:30 - 9:30. Les vols avec cette compagnie sont toujours agréables et ponctuels pour l'instant, avec des tarifs compétitifs. Que demander de plus? Le train au départ de Old Delhi à 16 :00 est une bonne alternative pour éviter le bus de nuit partant de Ghaziabad le soir vers 22 :30. Arrêt après 7h de trajet à Haldwani où se trouve la gare de bus et de jeeps. Les jeeps sont un mode assez flexible pour se rendre à Munsyari à partir de Haldwani. Il ne semble pas possible de s’y rendre directement. Un ou deux changements sur la route sont sûrement nécessaires. Sans perdre beaucoup de temps, nous avons mis 38h pour atteindre Munsyari à partir de Paris.
Le voyage et le trek au jour le jourLe 6 octobre:Nous avons beau avoir l'habitude de circuler dans cette mégapole, nous nous faisons toujours dépasser par les évènements. Ainsi, c'est dans la bouche d'accès au nouveau métro que nous apprenons qu'il est fermé pour maintenance. Il le sera aussi à notre retour, plus de 2 semaines après. C'est étonnant de voir un si récent ouvrage paralysé de cette manière. Nous arrivons à New Delhi Railway Station vers 11h pour acheter des billets de train ND - Haldwani. En effet, il existe un bureau spécial à NDRS pour les touristes et des billets sont délivrés sur des quotas spécifiques. Nous savons qu'un train part à 16:00 mais la réservation en France sur le site internet est rendue impossible du fait qu'il faut donner un n° de téléphone indien! En arrivant, on nous dit que le bureau a été déplacé sur Connaught Square et nous le croyons bêtement. Il faut dire que nous essuyons la fatigue d'une nuit blanche. En réalité nous sommes emmenés dans une agence de tourisme. L'heure perdue nous empêchera de réserver nos places car le délai minimum est de 4 heures avant le départ du train. Il est bon par ailleurs de prévoir une attente d'au moins une heure car la file d'attente est longue. Nous changeons des euros dans Main Bazar Street afin de ne pas être coincé dans les villages de montagne où nos monnaies occidentales doivent faire l'effet de billets de Monopoly.
Sauf si cela est vraiment nécessaire, il ne faut jamais changer à l'aéroport car le change vous fera perdre 6% de la valeur.
Nous filons à Old Delhi Railway Station en pensant prendre un bus de nuit (Ghaziabad) si nous n'arrivons pas à réserver directement nos places sur place. Là, nous achetons nos billets pour 136Rs/billet soit moins de 2€ pour 7 heures de train. Il y a un McDo à ODRS. Ce n'est pas que j'aime ce type de restau habituellement mais nous sommes trop heureux d'éviter la nourriture très épicée à laquelle il sera bien temps de s'y habituer par la suite.
Le train part à l'heure et nous sommes montés dans une voiture au hasard. Les contrôleurs sont bienveillants et nous laissent nous asseoir à des places numérotées auxquelles nous n'avions pas droit. Mais comment savoir où aller quand rien n'est indiqué? Heureusement, pour une fois le train n'est pas bondé. Nous devons quand même laisser 6 fois nos places
à des voyageurs en règle.
La nuit est tombée depuis longtemps sur la campagne chaude et humide. J'ai acheté un coca frais que nous mélangeons discrètement au Ballantine acheté au duty free pour arroser notre pique nique dînatoire.
Nous ne sentons plus la fatigue du voyage. Nous sentons seulement que notre nouvelle aventure commence bien... Nous arrivons à Haldwani à 22:30 comme prévu.
Nous sommes à la frontière de la plaine et des premières collines, contrefort des Himalaya. C'est probablement pourquoi la ligne de chemin de fer ne va pas plus loin.
Le taxi nous conduit en quelques minutes à la gare des bus et des jeeps. Malgré l'heure tardive, nous sommes tout de suite abordés par des rabatteurs.
L'un d'eux nous conduit vers le chauffeur d'une jeep qui part juste pour Munsyari. Des clients attendent déjà. Ils sont heureux de voir de nouveaux passagers car ils ne partiront que lorsque la voiture sera pleine. Nous ne tardons pas et nous nous engageons dans les premiers lacets sans voir grand chose.
Serrés à quatre sur une des 2 banquettes arrière il nous sera impossible de dormir lors de cette seconde nuit du voyage.
le 7 octobre:Nous sommes toujours en forme et de bonne humeur lorsque le soleil se lève et rosit la campagne tropicale que nous traversons. Nous nous sommes arrêtés plusieurs pour prendre un tchai réconfortant dans une échoppe au bord de la route. Nous somnolons lorsque la jeep s'arrête vers 8:30. Sommes nous déjà à Munsyari?
Le chauffeur nous détrompe. Nous sommes à Thal à 70km de Munsyari. Pourtant, il n'ira pas plus loin. Il nous invite à monter dans une nouvelle jeep dont le chauffeur nous dit qu'elle part à 10h pour notre destination finale. Il nous fait payer sa part, 650Rs sur les 900 qu'il demandait au départ. A 10:00 aucun nouveau client ne s'est présenté.
Je sens mal la situation. Nous avons vraiment besoin de nous poser. Je négocie avec lui le prix d'un départ immédiat. 1200Rs. Quel luxe! Nous voilà repartis, chacun couché sur sa banquette.
Nous ne tardons pas à nous endormir, non sans mauvaise conscience en voyant les trois passagers entassés à côté du chauffeur...


L'air devient plus frais et nous voyons apparaître les premiers pics enneigés. Nous arrivons vers 13:00. Nous cherchons un hôtel en arpentant le gros village qu’est Munsyari. C’est pourtant à côté de la gare que nous trouverons le meilleur (350Rs) le Pandet Lodge avec une vue splendide sur le massif du Panchachuli de la grande baie vitrée de la chambre.


Le patron nous apprend qu’il n’y a plus de demande de permis à effectuer à la gendarmerie. Une simple déclaration doit être faite. Nous l’effectuons à la caserne qui se situe à peu de centaines de mètres de l’hôtel après un déjeuner d’omelette de riz de coca et de thé en 5 minutes. Nous sommes pourtant un dimanche !Le 8 octobre : 1er jour altitude de départ 2157 m, altitude à l’arrivée 1634m
Le soleil se lève vers 6 :30 sur les massifs vierges de nuages. Une légère brume couvre les vallées et marque les premiers rayons du soleil.
Nous avons préparé un paquetage d’affaires inutiles pour le trek que nous laisserons à l’hôtel pour ne pas alourdir inutilement nos sacs à dos.
Après un petit déjeuner copieux nous partons à 8:00. Nous en profitons pour acheter une lampe de poche (80rs) car j’ai cassé la mienne pendant le voyage.
Nous avons décidé de partir à pied de Munsyari car il n’y a que 4.5km jusqu’à l’entrée du chemin. Une petite marche supplémentaire
pour éviter la recherche d’un transport et des attentes non maîtrisées… Les points sont scrupuleusement consignés dans le GPS
et nous suivons notre itinéraire sans difficulté. Le chemin en descente croise souvent la route bitumée en lacet.
Une femme nous arrête en nous disant que le chemin de Milam n’est pas dans la direction que nous prenons et qu’il est en surplomb.
Nous ne la croyons pas car le GPS est formel dans ses indications. Ce doit être une conspiration pour nous faire prendre un guide!


Vers 13:00, je pars explorer les pentes en hauteurs car le chemin s’est réduit et ne se distingue que par intermittence. Nous sommes inquiets. Je ne trouve rien et je reviens fatigué. Après un pique nique rapide, je tombe, emporté par le poids du sac auquel je ne suis pas encore habitué. Je m’en sors avec un œil au beurre noir qui ne me quittera pas du voyage. Le poignet gauche est aussi un peu douloureux mais rien n’est cassé. Nous continuons jusqu’à nous heurter à un énorme cône d’éboulis sous lequel disparaît le chemin. Les blocs de pierres sont instables et trouvent leur source à des centaines de mètres au dessus de nous. Nous choisissons d’explorer la zone sans le sac car nous nous voyons mal rebrousser chemin. Rien n’indique un chemin en surplomb. La journée serait pratiquement perdue. La progression, même sans le sac, est mal aisée. J’ai laissé Sylvie et je me retrouve face à une paroi verticale de la montagne dans laquelle je retrouve le chemin creusé en galerie. De l’autre côté, un nouveau cône d’éboulis nous attend.


A mon retour nous décidons cependant de tenter notre chance. L’avance est lente et précautionneuse. Chaque pierre peut être un piège. Nous retrouvons le chemin vers 16h à deux km de Lilam, bordé de quelques maisons habitées. Ce hameau est devenu un cul de sac et les habitants nous regardent, étonnés et compatissants. Les montées sont de plus en plus raides mais nous sommes rassurés. Nous n’arrivons qu’à 17:30, épuisés et incapables même de pénétrer dans le village, nous nous installons dans la première auberge qui borde le chemin. L’eau coule à profusion du rocher et nos toilettes à l’eau glacée nous procurent un bien être réparateur. A noter que Sylvie sera victime d’une sangsue gourmande.
Notre mésaventure est une sérieuse mise en garde : la préparation à distance, aussi précise soit elle ne peut pas remplacer la recherche d’informations locales avant de partir.
Le propriétaire de l’auberge nous fait un bon diner de chapatis omelette et tchai arrosé d’un peu d’alcool local. Nous nous couchons vers 19h. Nous calerons nos rythmes de vie dorénavant sur le lever et le coucher du soleil car il n’y a pas grand-chose à faire dans le noir et il faut profiter des premières heures du jour, toujours plus limpides. L’usage de sacs et tapis de couchage est pratiquement indispensable car le lit est un ensemble de planches. Nous dormons profondément.Le 9 octobre 2ème jour altitude à l’arrivée 2322m

Après pratiquement 13 heures de sommeil, nos corps n’ont pas oublié les efforts insensés de la veille. Lorsque nous voulons nous lever, nos jambes refusent tout effort et nous titubons pendant plusieurs minutes avant de pouvoir nous déplacer et sortir de notre gourbi de chambre. Il faudra 2 jours encore à nos corps avant qu’ils ne s’habituent aux exigences du trek. Il est 8 :00. Le ciel est bleu, parsemé de nuages. Nous ne partons que vers 10 :00 après un petit déjeuner (tchai, omelette et chapatis) . Nous doublons le village de Milam assez rapidement. Si le GPS nous indique une petite promenade de 12 km, la vraie vie nous apprendra que le double environ doit être réellement effectué, dans des conditions difficiles. En effet, les éboulements fréquents dus au grand encaissement de la vallée continuent de détruire de grandes portions du chemin. Ils sont le plus souvent déviés par des montées et descentes brutales et grossières passant sur les parties encore stable de la montagne.


La notion de kilomètre d’oiseau voit ainsi le jour. Et nous voudrions être des oiseaux pour éviter les ascensions inutiles nécessitant parfois l’usage de nos mains pour nous hisser ! Le départ tardif et les déviations nous empêchent d’arriver avant la nuit à Boudiyar. La pluie menace et nous nous arrêtons en surplomb de la Gori Ganga dans un lieu un peu abrité du vent qui s’est levé et nous refroidit. Les premières gouttes font leur apparition quand nous avons fini de monter la tente dans une cavité de la paroi. J’ai juste le temps de descendre chercher 2 litres d’eau dans le torrent, nécessaires au repas et à un semblant de toilette.


Le bois n’a pas manqué pour le feu. La pluie a redoublé pendant le repas (semoule de saucisson et sucreries). Nous nous apercevons en nous couchant que les coutures de la tente ne sont plus étanches. L’eau perle à l’intérieur et le pantalon de Sylvie s’est transformé en serpillère. Les sacs et les chaussures sont protégés par leurs bâches à l’extérieur. La pluie, heureusement s’arrête vers 22h. Les boules Quies viennent à bout du grondement du torrent, du tonnerre et du clapotis de la pluie sur la tente.Le 10 octobre 3ème jour, altitude à l’arrivée : 2450mOn se lève à 8 :00. Le ciel s’est lavé de tous ses nuages pendant la nuit. Ce sera une journée de repos car nous sommes proches de Boudiyar. Nous prenons le temps de sécher les affaires au soleil et profiter du paysage.

Nous arrivons au village après une heure de marche. Nous allons directement à la caserne positionnée à son entrée. Nous sommes bien accueillis car on nous offre des sièges et de l’eau. La procédure semble peu mise en œuvre ou très récente car les militaires sont hésitants. Il faut dire aussi qu’il y a si peu d’étrangers sur le chemin : je relève sur le registre un passage par jour sur les dernières semaines. Nous sommes loin en tous cas des enregistrements obligatoires avec photocopie de passeports et confiscation annoncée des appareils photos (j’avais pris un appareil photo supplémentaire pour le cas où…)
Il faudra enquêter pour savoir si les assouplissements réglementant le trekking touchent aussi le Sikkim car cette région nous est fermée aux dernières nouvelles (obligation de passer par une agence officielle, guide obligatoire donc nombreux porteurs etc.)
Il n’y a qu’un hôtel ouvert à Boudiyar, rustique et cher (285Rs) mais le responsable du restau est très sympa. Nous passons l’après midi à nous dorer au soleil sur la pelouse. Nous faisons notre première lessive à l’eau du torrent.


La soirée est exquise avec les muletiers qui tentent de nous souler à l’alcool local. Je vide le fond de leur jerrican crasseux en fumant un divin bidi : il n’y aura pas de cuite mais une sacrée migraine dans la nuit ! (mon cœur bat très lentement bizarrement à 50 - 60)
Le 11 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivée : 3128mLe réveil nous sort du lit à 6 :30. Cela fait bien longtemps que le trafic bruyant des muletiers a commencé sur le chemin séparant l’hôtel du restau.
Nous laissons 4 kg de bagages à l’utilité limitée dont 500g de semoule et les livres. Nous espérons ainsi être un peu plus à l’aise dans les prochaines montées. Le gardien nous demande 300rs que nous négocions à 100Rs. Nous avons encore 5 jours d’autonomie, ce qui est plus que suffisant.
IL est impératif pour gagner du poids d’être plus précis dans la confection des menus pour nos prochaines expéditions.
Les muletiers nous proposent par l’intermédiaire du responsable du restau de prendre nos sacs pour les laisser à Rilkot pour 300Rs. Nous refusons. Nous verrons bien jusqu’où nous pouvons aller par nos propres moyens ! Il fait très beau temps et nous marchons beaucoup mieux. Nous ouvrons religieusement le jambon de Bayonne et le comté pour le déjeuner dans une auberge où nous commandons du tchai. Ils seront dégustés avec les 5 chapatis emportés de Boudiyar.

Nous passons par des gorges extraordinaires laissant place à un emplacement idéal pour camper (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E). Nous nous y arrêterons pour la nuit au retour si cela est possible.


L’environnement a changé, passant des de la végétation tropicale aux conifères et aux pâturages lorsque nous arrivons à Railkot vers 16h.

Railkot est abandonnée de la plupart de ses habitants, définitivement ou pour la période hivernale. Deux familles sur trois sont déjà descendues. Nous avons la chance de trouver une maison pour nous nourrir (riz dal légumes) et nous héberger dans le grenier avec un vieil indien et quelques grosses souris qui s’en prennent à nos sacs à dos. Coucher à 19h 19:30.
Le 12 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivé : 3416m 

Nous nous réveillons naturellement à 5 :30. Nous sommes maintenant bien en phase avec le soleil. On ne veut pas trop nous servir de chapatis pour le petit déjeuner. Ce sera donc du Maggi. Il faut être adaptatifs ! On part à 7 :15 sans avoir pu faire un brin de toilette : il n’y a pas d’eau. Nous croisons une des nombreuses familles qui vont s’établir dans la basse vallée pendant l’hiver. Qui restera-t-il quand nous arriverons en haut ?


Le chemin est devenu excellent car la vallée s’élargie mais le ciel nous inquiète. Les nuages s’amoncèlent rapidement sur les massifs au nord. Nous croisons même un bulldozer ! C’est surprenant et il faut croire que les autorités locales veulent transformer la piste muletière en route carrossable ?


Le soleil ne suffit plus à nous réchauffer lorsque nous sommes à l’arrêt. Au niveau de Burphu vers 10 :30 nous déjeunons dans une petite auberge sympathique. C’est notre dernier point civilisé car nous allons nous séparer de la route principale passant sur la rive gauche de la Gori Ganga en restant sur sa rive droite pour rejoindre la vallée du glacier de Pachhu.


En partant, l’aubergiste nous poursuit car il a peur que nous nous soyons trompés !


On se perd un peu dans les champs mais nous arrivons à Ganghar face à Pachhu vers 15h après avoir traversé deux villages abandonnés aux maisons murées. Le mauvais temps sévit dans la basse vallée et le vent glacé nous transperce. Le village est totalement abandonné de ses habitants comme nous l‘avions prévu. Nous nous installons dans ce qui peut être qualifié de place centrale (30°24'2.38"N - 80° 9'15.00"E). L’eau coule d’un robinet dans une petite fontaine. C’est bien pratique.

Nous cherchons du bois pour le feu et nous installons le foyer dans un petit bâtiment de pierre pour nous abriter du vent. Le bois ne manque pas. Les charpentes écroulées nous fournissent des branches de bouleau bien sèches.


Nous partons ensuite en exploration pour trouver l’entrée du chemin qui doit nous conduire demain au camp de base du Nanda Devi. Nous le trouvons sans difficulté derrière un petit temple. C’est un soulagement car nous n’en avions trouvé aucun signe sur la photo satellite de Google Earth. Il neigeote quand nous allumons le feu vers 16h. Nous préparons un thé pour nous réchauffer.

La nuit sera froide et longue à n’en plus finir. Les deux sacs de couchages ont été liés ensemble. Mais le froid nous réveille régulièrement.Le 13 octobre 5ème jour, altitude à l’arrivée :3954m
Le soleil se lève vers 5 :30. Les parois de la tente sont tapissées d’une bonne couche de glace provenant de nos respirations.
Il en tombe de fines particules que nous sentons sur nos visages. Le ciel est complètement dégagé et nous pouvons maintenant apercevoir un dôme du Nanda Devi se dressant comme une invitation.
Je gratte la glace pour éviter qu’elle ne fonde bientôt avec la chaleur du soleil. Nous rallumons le feu pour le petit déjeuner (muesli et capuccino à gogo)


Nous ne partons qu’à 8 :25 car le rangement du paquetage a pris du temps. Le chemin de la rive droite que nous pouvions aussi théoriquement emprunter est plus direct mais nous semble plus dangereux à distance en passant dans des éboulis instables. Les montées de notre chemin sont fort raides mais bien marquées. Nous ne regrettons pas notre choix.


La neige apparaît sur le sentier. Les traces très précises d’un plantigrade y sont inscrites. Elles sont aussi larges que mon empreinte de chaussure et deux fois moins longues. Sylvie a peur et veut déjà redescendre. Nous avons un sentiment de fort isolement ici. Dans la bibliographie de la région, je n’ai retenu que la présence de léopards des neiges, peu visibles et en voie de disparition. Il semble que ce soit un bipède. Il ne devrait pas s’agir d’un ours car on ne voit pas de trace de griffes. Il s’agirait donc d’un enfant yéti ? Sylvie n’est pas plus rassurée mais nous continuons .


Pendant ce temps, les nuages s’agglutinent sur le massif du Nanda Devi. Nous arrivons à 12 :15 sur le plateau qui domine le glacier du Nanda Devi.

A sa limite, une traînée d’avalanche a creusé de profonds sillons difficilement franchissables avec nos sacs à dos. Nous décidons de ne pas aller plus loin. Nous sommes à 1 km d’oiseau du camp de base.



Nous installons la tente dans les derniers bosquets de rhododendron (30°23'28.78"N- 80° 7'1.81"E). Ce doit être magnifique au printemps. Le bois mort est abondant et nous n’avons pas de difficulté à en amasser suffisamment pour nous protéger du froid et pour la cuisine. Nous récupérons la neige à la cuillère pour la faire fondre car il n’y a pas de sources à cet endroit. La nuit sera difficile avec un équipement trop peu adapté au froid. J’ai 6 couches de vêtements superposées. Nous tentons de nous protéger avec les couvertures de survie mais rien n’y fait, nous frissonnerons toute la nuit !Le 14 octobre 6ème jour altitude à l’arrivée : 3186mLe réveil vers 5:30 nous récompense de nos efforts : le Nanda Devi se découvre à nous dans un ciel pur au jour naissant. Il surgit d’abord par nuances de gris et de bleus foncés Puis ses dômes se dorent aux premiers rayons du soleil. Enfin les masses resplendissent dans des contrastes de blancs, ors, bleus et noirs. Nous restons médusés devant ce spectacle tant attendu. Le petit déjeuner attendra ! Nous sommes récompensés au centuple des efforts des jours et des nuits précédentes.




Nous partons à 9h vers Ganghar. Nous avons décidé de ne pas continuer vers Pachhu puis le glacier de Milam car nous estimons avoir trop souffert du froid. Nous avons rempli pleinement notre objectif en campant au pied du Nanda devi. Nous aspirons à un minimum de confort pour nous remettre de l’épreuve. Nous ratons une étape d’aventure sur des pistes peut être effacées, la traversée du glacier peut-être impossible et de nouveaux spectacles certainement incomparables. C’est certainement ce que l’on appelle la sagesse. La révision de notre agenda nous permet une journée de repos à Almora.
L’équipement est essentiel pour avancer correctement à haute altitude. Nous le réviserons sans concession avant le prochain trek, probablement pour le camp de base du Makalu. Il faudra résoudre le paradoxe opposant le poids à la qualité.
La vue est beaucoup plus dégagée que la veille et le Nanda Devis nous accompagne longtemps dans la descente.


L’arrivée vers 11 :25 nous permet de nous laver sur le site de l’ancien campement et de déjeuner tranquillement. Il nous reste toujours les précieux jambon de Bayonne, Comté et chocolat noir Aldi. Nous manquons un peu de pain. C’est une impression bizarre de se retrouver seuls au cœur de ce village abandonné, d’en être pour quelques heures les seuls habitants.
Nous choisissons la voie basse plutôt que la voie haute où nous nous étions un peu égarés à l’aller. Le chemin est clairement barré de quelques pierres qui nous indiquent une voie sans issue.
Nous espérons pouvoir surmonter les difficultés car nous sommes plus légers que les convois de mulets. Tout va bien jusqu’au moment où la piste disparaît dans le vide.
Nous décidons, malgré tout, de passer en défaisant nos sacs et en nous collant à la paroi. L’exercice est relativement périlleux : Sylvie s’engage mal à un certain moment et peine à faire machine arrière.



La corde est un élément très utile dans ce trek ! Nous arrivons à Burphu qui nous semble ville morte. Un camion s’est bizarrement écrasé dans le ravin alors qu’il ne semble pas y avoir de route… Les militaires ont bien l’intention d’en faire une mais pour aller où ? Il n’y a plus rien de stratégique dans la région, à moins de rouvrir la frontière avec le Tibet et la Chine colonisatrice, ennemie irréductible, semble-t-il, des indiens.




Mais nous sommes vite pris en main par un des rares habitants qui nous conduit dans sa maison et son échoppe. Il nous propose une chambre très propre à 100Rs dans sa maison traditionnelle. Lila, son épouse est une fine cuisinière et tous les deux sont vraiment très accueillants. Ils compteront sur nous pour leur faire de la publicité, ce que nous ne manqueront pas de faire !
(leurs coordonnées : 30°22'2.29"N - 80°11'1.72"E ) Attention : comme dans de nombreuses guesthouses, il n’y a pas de blanquette, il est important de voyager avec un bon sac de couchage même sans l’intention de camper.
Ils descendent à Munsyari pour les 6 mois d’hiver, le 10 novembre. Ils remonteront à Burphu en avril. C’est donc dans le courant de ce mois que l’on peut organiser un trek, bien avant les premières pluies de mousson. C’est bon à savoir !
Le 15 octobre 7ème jour, altitude à l’arrivée : 2653m


Nous partons à 8 :15 après un petit déjeuner de roti (chapatis beurré) bien arrosés de tchai. Lila nous a préparé 4 chapattis pour le déjeuner sans qu’on lui demande. Nous rejoignons le torrent à l’extérieur du village pour faire notre toilette car l’eau est apportée par jerricans dans les maisons. La route redevient plus difficile à cause des montées et descentes intempestives contournant les fréquents éboulements par les hauteurs dans la vallée à nouveau très encaissée. En fait le chemin devient de plus en plus long et difficile avec le temps. Le chemin commercial multimillénaire de Milam se dégrade au fil du temps. Si la route militaire se construit, il n’y aura plus de problème mais la raison d’être du trek disparaîtra en même temps !




Nous déjeunons en finissant le jambon et le comté.

Le temps reste beau jusque 15 – 16h puis quelques gouttes de pluie annoncent le mauvais temps. La fatigue se fait bien sentir quand nous arrivons au Lieu Merveilleux. Sylvie veut continuer en arguant qu’elle se rappelle un gourbi à peu de distance. Je la suis à contre cœur. Nous y arrivons effectivement rapidement mais je ne trouve pas le lieu très agréable : il y a des rats, de nombreuses bouteilles d’alcool vides et une grosse hache posée par terre. Nous déposons nos sacs et Sylvie commence à installer les matelas sur les planches disjointes. J’arrive avec difficulté à la convaincre qu’il faut retourner à l’emplacement de rêve repéré à l’aller pour notre dernière nuit sous la tente. (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E) Mais la nuit tombe vite et nous plantons la tente dans la pénombre. Je trouve du bois en abondance charrié par la Gori Ganga. Je construis le foyer dans un recoin pour ne pas être trop visibles car nous sommes fort à découvert et la hache m’a impressionné.

Il fait bien 10°c de plus qu’à Burphu ici. Si nous n’avons pas vraiment chaud, la chaleur du feu nous pénètre suffisamment pour un diner confortable. Nous nous couchons à 19 :30, écrasés et fascinés par la verticalité du lieu.Le 16 octobre 8ème jour, altitude à l’arrivée : 2450m

Je me réveille avec le lever du jour mais j’attends longtemps dans mon duvet en espérant l’arrivée du soleil car il souffle un vent froid dehors. Il semble qu’il ne parviendra jamais au lieu du campement. Je sors pour allumer le feu et préparer le petit déjeuner. Je vais chercher l’eau dans la Gori Ganga.

J’y fais ma toilette. L’eau est vraiment glacée. Heureusement le soleil est de la partie et je me sèche avec volupté sur le sable fin déjà chaud.
Nous profitons du spectacle extraordinaire de ces montagnes gigantesques léchées par le soleil, de ces couloirs creusés par la main de l’homme en des temps immémoriaux.
Tout semble en même temps gigantesque et domestiqué ici. Nous trouvons ça et là des framboises délicieuses qui nous apportent les vitamines dont nous manquions depuis plusieurs jours.
Nous ne partons que vers 10:40 notre record. Nous sommes proches de Boudiyar où nous nous arrêterons pour la prochaine nuit.
Nous marchons d’un pas plus léger et nous sautons de pierre en pierre plutôt que de buter dessus.
Est-ce l’habitude prise des chemins chaotiques ou le poids des sacs déchargés au fur et à mesure des leurs réserves de nourriture ?

Nous parvenons à Boudiyar en parcourant 3 km en une heure (TGV= Trekkeur Grande Vitesse). Quelques gouttes d’une pluie naissante commencent à tomber quand nous retrouvons notre restau préféré. Nous retrouvons aussi notre sac. Nous laisserons une bonne part de la nourriture sur place car il est inutile de redescendre ces provisions à Munsyari et plus encore en France ! Sylvie invente le Rumikub de poche le plus petit du monde en découpant des carrés de papiers de son carnet. Nous passerons de très bonnes fins d’après midi avec ce jeu !



Nous rejoignons la cuisine rapidement après deux parties de Rumi pour nous réchauffer au coin de feu. Nous ne sommes pas les premiers. Nous passons une très bonne soirée avec les muletiers devant un repas de riz, de légumes (sibzi sûrement du turc sebze !) et de dal arrosé d’alcool local bu avec relative parcimonie pour éviter le mal de crâne. L’ambiance est feutrée. Nous sommes bercés par les douces et joyeuses conversations dont nous ne comprenons pas un mot. Quand je me lève, je titube et, cette fois, les marches forcées de notre périple n’y sont pour rien.Le 17 octobre 9ème jour, altitude à l’arrivée : 1699m
Le réveil sonne à 6 :00 mais cela fait bien une demi heure que les muletiers nous ont réveillés en commandant bruyamment leurs bêtes. Nous partons vers 8h sous un ciel parfaitement bleu mais il faudra attendre longtemps avant d’être réchauffés par les premiers rayons du soleil.


Sylvie tombe à la troisième heure de marche. Fatiguée, elle n’a pas vu qu’il n’y a que le vide bordant le chemin, surplombant le sol de plus d’un mètre. Elle tombe dans la terre meuble et se fait plus peur que mal. Elle aurait pu se tuer. C’est la seconde chute du trek.

Nous voyons peu de temps après de beaux singes gris blanc accrochés à la paroi montagneuse. Ce n’est pas un mirage, nous avons bien rejoins la zone tropicale.
Nous décidons de nous arrêter déjeuner en leur compagnie, à proximité d’une auberge où un garçon, peu aimable, nous sert du tchai en maugréant.
Nous croisons les seconds touristes du voyage, trois femmes anglo-saxonnes accompagnées de leur guide. Nous verrons leurs porteurs suivre avec une lourde caravane de mulets.
Nous avions aussi rencontré à l’aller un couple voyageant à notre manière à hauteur de Martoli.

Nous sommes bien loin de la vallée du Kumbu et ses embouteillages de trekkeurs ! Nous arrivons vers 15 :30 à Milam où le guesthouse gouvernemental est déjà fermé pour l’hiver. Un habitant nous récupère pour nous proposer une belle chambre (285Rs) et le couvert. Nous dormons bien mais nous sommes réveillés par des coups répétés et inquiétants dans la porte. Pas de voix. Ai-je rêvé ? j’imagine un brigand tentant de rentrer dans notre chambre. Puis des bruits de pas se propagent sur le toit. Il s’agit sûrement d’un singe ou d’un (très) gros rongeur. Sylvie, courageuse, envoie finalement un furieux coup de bâton dans le plafond. L’individu se sauve sans demander son reste.Le 18 octobre 10ème jour, altitude à l’arrivée : 2157mLe petit déjeuner se compose de pommes de terre délicieuses un peu frites, des chapattis et du tchai national. Il nous en coûte 250Rs pour le diner et le petit déjeuner.


La dernière partie de notre marche se compose comme d’habitude de montées et descentes abruptes qui font pester Sylvie. Nous interrogeons les personnes que nous croisons à proximité du pont à partir duquel nous pensons que démarre la déviation allant vers Darkot. Tous nous indiquent un chemin étroit, infranchissable par les mulets. Il faut pour nous hisser à certains endroits défaire les sacs et user de nos mains. Nous ne comprendrons jamais où commence et finit officiellement le chemin de Milam ! Nous nous faisons doubler par un groupe d’hommes. Ceux-ci semblent nous attendre sur un surplomb. Nous imaginons qu’il va falloir toute la journée pour rejoindre Munsyari car nous ne voyons pas le bout de ce chemin escarpé. Nous ne nous dirigeons pas vers Darkot selon le GPS qui ne sait pas se tromper. Le groupe ne nous attend pas. Il attend un véhicule. Nous débouchons sur une piste grossière. Nous pensons que nous sommes peut-être arrivés à un endroit où passent des jeeps. Une vieille dame avec sa fille semblent attendre également. Nous nous asseyons peu de temps avant de voir arriver une jeep chargée de colis nombreux et d’une chaise à porteur en fer forgé sur la galerie de toit.




Les hommes la descendent ainsi que les colis. Parmi eux, je vois des bouteilles de whisky. Les soirées sont longues en hiver. Nous imaginons que la chaise à porteur va servir à descendre la vieille femme. Cela nous arrangerait bien car tout le monde ne pourrait pas monter ! Les hommes semblent rejeter l’option de la chaise à porteur pour se mettre à lier des morceaux de bambou. La grand-mère descendra sur des bambous ! Nous attendons sagement. Le chauffeur nous fait comprendre qu’il va nous emmener à Munsyari. Nous chargeons les sacs sur la galerie après que la chaise à porteur y a été réinstallée. Les hommes descendent un dernier colis très lourd qu’ils installent avec difficulté sur les bambous. Il s’agit d’un « mantar ». Nous comprenons que c’est une pierre votive qu’ils vont descendre dans la vallée. La grand-mère n’aura que ses deux pieds pour les suivre ! Nous n’avons pas le temps malheureusement de voir notre équipage partir car le chauffeur a d’autres courses en perspective. Ici s’achève pour nous le trek de la vallée de Milam. Nous écumons la campagne pour prendre des voyageurs avant de rejoindre Munsyari.

Munsyari paraît bien bruyante après le calme de la montagne. Après un déjeuner à notre hôtel Pandey Lodge, nous recherchons les moyens de rejoindre le lendemain Almora, petite ville de villégiature renommée dans les collines en contreforts des Himalaya. Le fils du patron nous trouvera une jeep (350Rs*2) dans la soirée. L’hôtel n’est pas chauffé et nous prenons notre diner dans le froid, en condamnant la porte d’entrée pour qu’elle ne s’ouvre pas avec les courants d’air glacés provoqués par le vent. Le Chicken curry nous réchauffe.Le 19 octobreLe réveil sonne à 5 :30. Nos sacs sont déjà prêts. Nous prenons notre petit déjeuner à 5 :50, se résumant du fait de l’heure matinale à des toasts et du tchai. Le taxi nous prend vers 6:20. Nous voyageons avec un jeune couple d’indiens en vacances. Ils sont éditeurs à Bombay et ont abandonné leur travail pour visiter l’Inde tant qu’ils ont des ressources. Voilà la classe moyenne émergeante indienne.

Il n’y a pas grand monde sur la route et le chauffeur doit s’arrêter à mi chemin pour nous transvaser sur un autre taxi. Cela devient une habitude ! Nous avons le temps et nous goûtons pleinement au repos imposé par le trajet dans des décors magnifiques, de plus en plus bucoliques. Tout est calme et charmant après les immensités minérales du Nanda Devi. Il nous suit toujours, majestueux, dans notre descente. Nous arrivons vers 15h à Almora. La jeep nous dépose car elle continue plus loin, probablement vers Haldwani. Nous payons les 700Rs convenus avec le premier chauffeur.
Nous partons vers la ville haute comme on nous a conseillé pour trouver un hôtel. Nous en trouvons un très sympa dans le Lala Bazar (Hôtel Ban Sal 500Rs 29°35'56.36"N - 79°39'34.80"E). Dans le quartier les mondes de l’ islamisme et et de l’hindouisme se cotoient. Le mariage est plus de raison que d’amour apparemment : quand je salue dans sa mosquée un imam en joignant mes mains sur la poitrine comme il est d’usage en Inde, Il me reprend sur un ton très sec. Nous domestiquons la ville en trouvant un débit de boissons. Il est bien caché dans une rue parallèle. Seuls les hommes se promènent dans ces endroits et le patron de l’hôtel m’a demandé de m’y rendre seul. C’est mal connaître Sylvie ! (375ml d’un McDowell indien à 220Rs, très agréable, un peu plus sucré que le whisky écossais)Le 20 octobreNous faisons rapidement une dernière lessive que nous accrocherons sur la terrasse. Nous nous dirigeons avec le GPS vers le Nanda Devi caché par la colline qui surplombe la ville. Nous aimerions le saluer avant de rejoindre la morne plaine. Nous empruntons des routes qui nous conduisent directement dans un parc où il se découvre dans son massif au travers de la pinède. Il nous faut franchir une clôture de fils barbelés entourant un terrain militaire pour nous élever suffisamment. (29°37'13.85"N - 79°40'39.80"E). Sur ce promontoire, la vue est superbe. C’est un hommage comme il se doit à cette montagne qui nous a fait tant souffrir et rêver.


Après un déjeuner de momos, nous nous rendons à la gare, heureusement proche de l’hôtel. Un bus part pour Delhi tous les jours à 7:00. Nous sommes heureux de pouvoir faire le trajet d’un coup.



Nous visitons cette ville très agréable et colorée où les singes ont pris leurs quartiers. On achète deux tenues indiennes pour Sylvie, une tablette à chapattis (90Rs) pour les repas exotique de Thimécourt ainsi qu’une paire de baskets pas chère (200Rs) mais les deux pieds sont identiques !Le 21 octobreLe réveil sonne à 5 :30 et le patron nous apporte le petit déjeuner dans notre chambre à 5 :50. Quelle amabilité ! Quand nous arrivons au bus stand à 6 :20 le bus n’est pas encore arrivé. En voilà un qui arrive à 6 :30 et je demande au chauffeur s’il va à Delhi. Il me regarde comme ci j’étais un martien et m’indique l’écriteau en hindi « Evidemment qu’il va à Dehli ! » Le trajet (331Rs*2) est très long, surtout sur la première partie du trajet. Le reste de la route indiqué par le GPS sont aussi des km d’oiseau mais cette fois non pas à cause des nombreuses déviations et lacets mais à cause des embouteillages. Le bus cotoie les voitures à bras aussi bien que les ânes et les piétons. Nous mettrons juste 12 heures pour parcourir 330km jusqu’à la gare de Ghaziabad. Le train ne va pas beaucoup plus vite mais c’est une bien meilleure façon de voyager tant qu’il n’est pas bondé. Le métro nous permettrait de nous rendre à Pahar Ganj mais nous lui préférons un ricksaw (200Rs) pour prendre un peu l’air. Un rabatteur nous amène dans un hôtel convenable à 600Rs. Nous retrouvons les kingfisher et les frites dans les bars de Main Bazar. La civilisation a du bon.
Dans Main Bazar, rentrer dans le premier bar à partir de NDRS sur la gauche plutôt que dans le second un peu plus loin sur la droite. Le personnel y est plus sympa, la nourriture meilleure et la bière moins chère !Le 22 octobre

Cette fois, nous sommes réveillés vers 5h par des incantations et des tintements de cloches émanant d’un temple hindouiste voisin. Les religions sont un vrai bonheur dans l’expression de leurs rites ! L’hindouisme bat l’islamisme par leurs durées ! Nous cherchons vers 8h un restau pour prendre le petit déjeuner. C’est peine perdue. Le quartier dort encore, comme s’il avait la gueule de bois. Nous sommes moins des montagnes où la vie commence avec et même avant le lever du soleil. Nous nous rabattons dans une petite gargote à deux pas de l’hôtel. Le patron est très accueillant. Il travaille avec son père et avec son fils. 4 toasts beurrés pour 20Rs et tchai à 7Rs.

Sylvie ne veut plus retourner à la Cuma camii car elle a reçu une pierre la dernière fois. On l’oblige aussi à s’accoutrer dans une sorte de djellabah étouffante en tissu synthétique. Mais la mosquée du vendredi est la plus belle du monde avec ses marbres blancs et ses grés rouges. La luminosité est aussi bien meilleure en cette fin de mois d’octobre. Je propose cependant à Sylvie de nous organiser une autre visite pour remplir notre dernière journée en Inde. Un musée ? Un autre monument ? Elle ne trouve pas et nous voici repartis pour ce sanctuaire au ticket d’entrée prohibitif (300Rs aujourd’hui, 100Rs il y a encore un an. Mais quand on aime on ne compte pas). Pour finir et habillée en indienne, on la laissera passer sans déguisement ! Nous allons ensuite faire des emplettes : une bague en argent avec une belle améthyste pour Sylvie, un jean et un tea shirt pour moi. Nous retrouvons mon vendeur de patchouli à qui nous commandons le plus gros flacon possible (400Rs) Nous prenons un butter chicken extraordinaire au diner (premier bar) arrosé à la bière.


Lonely Planet affirme que ce trek est difficile. Lorsqu'on étudie les cartes et la topographie, on peut s'en étonner: les dénivelés moyens sont peu importants ainsi que l'altitude maximum (4000m environ). En effet, beaucoup de ballades en montagne nous amènent à des altitudes supérieures à 5000m. Comme nous le verrons, LP ne se trompe pourtant pas. Ce trek de six jours au minimum et auquel nous avons consacré le double de temps devient parfois un véritable enfer: pistes effondrées et déviées, roches en équilibre instable et tapis de pierres disjointes auxquelles on essaie de préférer les bas côtés, lorsqu’il y en a, pour éviter de se tordre les chevilles...

Notre objectif: Il est d'approcher au plus près ce monstre qu'est le Nanda Devi, montagne sacrée de 7811 m en rejoignant un de ses camps de base à l'est de son sommet. Un objectif annexe est de traverser le glacier de Milam par sa rive gauche avant de retourner dans la basse vallée.
Contexte: Voyager léger pour être flexible est notre devise pour ce type de voyage. Eviter le poids de bagages excessifs tout en assurant un minimum d'autonomie pour être en plein au centre des évènements, quitte à prendre des risques. La période privilégiée est l'automne suivant la mousson d'été particulièrement longue et abondante cette année 2012 (on faisait état de glissements de terrains dus aux inondations dans la plaine à la mi septembre). Le mois d'octobre est aussi le mois des migrations des habitants de la haute vallée. Comme plus aucune activité pastorale n'est alors possible et puisque la route commerciale passant par Milam a été abandonnée en 1962, la haute vallée se vide de ses habitants pour les six mois d'hiver. Beaucoup de villages sont ainsi temporairement totalement abandonnés.
Préparation: ce trek est dans nos têtes depuis plusieurs années car la plage de temps où il est rendu possible avec un temps suffisamment dégagé est très étroite, de fin septembre à fin octobre. Nous avons utilisé Google Earth, Lonely Planet et le forum de Lonely Planet, très utile. Nous n’avons pas trouvé de carte valable sur Paris car cette région est pratiquement inconnue. La précision des photos satellite nous a paru suffisante pour créer un itinéraire balisé à l’aide du GPS. Comme nous le verrons, cette préparation s'est avérée incertaine du fait d'éboulements récents ayant modifié les implantations du chemin sur parfois plusieurs kilomètres. Il faut enregistrer chaque jour le trajet afin de conserver les distances journalières parcourues. Cela n’a pas été fait cette fois-ci. Cette année, nous n'avons pas accompli de préparation physique particulière en dehors du jogging, de la marche et de la natation. Nous sommes en bonne condition physique avant de partir. Sylvie est un peu fatiguée.
Sac à dos: les poids initiaux sont de 16 et 14 kg comprenant en particulier une tente 2 place de 1.5kg, deux sacs de couchage -9°C soi disant "confort" de 1.5kg chacun et des vivres pour 5 jours au moins incluant jambon séché, semoule, saucisson, comté, chocolat, café soluble, fruits séchés pour 4 kg.
Ils sont trop lourds. Il nous faudra réduire leurs poids pour les prochaines expéditions.
Accès à la Vallée de Milam: La première partie à a été effectuée avec Air India de Paris à Delhi 22:30 - 9:30. Les vols avec cette compagnie sont toujours agréables et ponctuels pour l'instant, avec des tarifs compétitifs. Que demander de plus? Le train au départ de Old Delhi à 16 :00 est une bonne alternative pour éviter le bus de nuit partant de Ghaziabad le soir vers 22 :30. Arrêt après 7h de trajet à Haldwani où se trouve la gare de bus et de jeeps. Les jeeps sont un mode assez flexible pour se rendre à Munsyari à partir de Haldwani. Il ne semble pas possible de s’y rendre directement. Un ou deux changements sur la route sont sûrement nécessaires. Sans perdre beaucoup de temps, nous avons mis 38h pour atteindre Munsyari à partir de Paris.
Le voyage et le trek au jour le jourLe 6 octobre:Nous avons beau avoir l'habitude de circuler dans cette mégapole, nous nous faisons toujours dépasser par les évènements. Ainsi, c'est dans la bouche d'accès au nouveau métro que nous apprenons qu'il est fermé pour maintenance. Il le sera aussi à notre retour, plus de 2 semaines après. C'est étonnant de voir un si récent ouvrage paralysé de cette manière. Nous arrivons à New Delhi Railway Station vers 11h pour acheter des billets de train ND - Haldwani. En effet, il existe un bureau spécial à NDRS pour les touristes et des billets sont délivrés sur des quotas spécifiques. Nous savons qu'un train part à 16:00 mais la réservation en France sur le site internet est rendue impossible du fait qu'il faut donner un n° de téléphone indien! En arrivant, on nous dit que le bureau a été déplacé sur Connaught Square et nous le croyons bêtement. Il faut dire que nous essuyons la fatigue d'une nuit blanche. En réalité nous sommes emmenés dans une agence de tourisme. L'heure perdue nous empêchera de réserver nos places car le délai minimum est de 4 heures avant le départ du train. Il est bon par ailleurs de prévoir une attente d'au moins une heure car la file d'attente est longue. Nous changeons des euros dans Main Bazar Street afin de ne pas être coincé dans les villages de montagne où nos monnaies occidentales doivent faire l'effet de billets de Monopoly.
Sauf si cela est vraiment nécessaire, il ne faut jamais changer à l'aéroport car le change vous fera perdre 6% de la valeur.
Nous filons à Old Delhi Railway Station en pensant prendre un bus de nuit (Ghaziabad) si nous n'arrivons pas à réserver directement nos places sur place. Là, nous achetons nos billets pour 136Rs/billet soit moins de 2€ pour 7 heures de train. Il y a un McDo à ODRS. Ce n'est pas que j'aime ce type de restau habituellement mais nous sommes trop heureux d'éviter la nourriture très épicée à laquelle il sera bien temps de s'y habituer par la suite.
Le train part à l'heure et nous sommes montés dans une voiture au hasard. Les contrôleurs sont bienveillants et nous laissent nous asseoir à des places numérotées auxquelles nous n'avions pas droit. Mais comment savoir où aller quand rien n'est indiqué? Heureusement, pour une fois le train n'est pas bondé. Nous devons quand même laisser 6 fois nos places
à des voyageurs en règle.
La nuit est tombée depuis longtemps sur la campagne chaude et humide. J'ai acheté un coca frais que nous mélangeons discrètement au Ballantine acheté au duty free pour arroser notre pique nique dînatoire.
Nous ne sentons plus la fatigue du voyage. Nous sentons seulement que notre nouvelle aventure commence bien... Nous arrivons à Haldwani à 22:30 comme prévu.
Nous sommes à la frontière de la plaine et des premières collines, contrefort des Himalaya. C'est probablement pourquoi la ligne de chemin de fer ne va pas plus loin.
Le taxi nous conduit en quelques minutes à la gare des bus et des jeeps. Malgré l'heure tardive, nous sommes tout de suite abordés par des rabatteurs.
L'un d'eux nous conduit vers le chauffeur d'une jeep qui part juste pour Munsyari. Des clients attendent déjà. Ils sont heureux de voir de nouveaux passagers car ils ne partiront que lorsque la voiture sera pleine. Nous ne tardons pas et nous nous engageons dans les premiers lacets sans voir grand chose.
Serrés à quatre sur une des 2 banquettes arrière il nous sera impossible de dormir lors de cette seconde nuit du voyage.
le 7 octobre:Nous sommes toujours en forme et de bonne humeur lorsque le soleil se lève et rosit la campagne tropicale que nous traversons. Nous nous sommes arrêtés plusieurs pour prendre un tchai réconfortant dans une échoppe au bord de la route. Nous somnolons lorsque la jeep s'arrête vers 8:30. Sommes nous déjà à Munsyari?
Le chauffeur nous détrompe. Nous sommes à Thal à 70km de Munsyari. Pourtant, il n'ira pas plus loin. Il nous invite à monter dans une nouvelle jeep dont le chauffeur nous dit qu'elle part à 10h pour notre destination finale. Il nous fait payer sa part, 650Rs sur les 900 qu'il demandait au départ. A 10:00 aucun nouveau client ne s'est présenté.
Je sens mal la situation. Nous avons vraiment besoin de nous poser. Je négocie avec lui le prix d'un départ immédiat. 1200Rs. Quel luxe! Nous voilà repartis, chacun couché sur sa banquette.
Nous ne tardons pas à nous endormir, non sans mauvaise conscience en voyant les trois passagers entassés à côté du chauffeur...

L'air devient plus frais et nous voyons apparaître les premiers pics enneigés. Nous arrivons vers 13:00. Nous cherchons un hôtel en arpentant le gros village qu’est Munsyari. C’est pourtant à côté de la gare que nous trouverons le meilleur (350Rs) le Pandet Lodge avec une vue splendide sur le massif du Panchachuli de la grande baie vitrée de la chambre.


Le patron nous apprend qu’il n’y a plus de demande de permis à effectuer à la gendarmerie. Une simple déclaration doit être faite. Nous l’effectuons à la caserne qui se situe à peu de centaines de mètres de l’hôtel après un déjeuner d’omelette de riz de coca et de thé en 5 minutes. Nous sommes pourtant un dimanche !Le 8 octobre : 1er jour altitude de départ 2157 m, altitude à l’arrivée 1634m
Le soleil se lève vers 6 :30 sur les massifs vierges de nuages. Une légère brume couvre les vallées et marque les premiers rayons du soleil.
Nous avons préparé un paquetage d’affaires inutiles pour le trek que nous laisserons à l’hôtel pour ne pas alourdir inutilement nos sacs à dos.
Après un petit déjeuner copieux nous partons à 8:00. Nous en profitons pour acheter une lampe de poche (80rs) car j’ai cassé la mienne pendant le voyage.
Nous avons décidé de partir à pied de Munsyari car il n’y a que 4.5km jusqu’à l’entrée du chemin. Une petite marche supplémentaire
pour éviter la recherche d’un transport et des attentes non maîtrisées… Les points sont scrupuleusement consignés dans le GPS
et nous suivons notre itinéraire sans difficulté. Le chemin en descente croise souvent la route bitumée en lacet.
Une femme nous arrête en nous disant que le chemin de Milam n’est pas dans la direction que nous prenons et qu’il est en surplomb.
Nous ne la croyons pas car le GPS est formel dans ses indications. Ce doit être une conspiration pour nous faire prendre un guide!

Vers 13:00, je pars explorer les pentes en hauteurs car le chemin s’est réduit et ne se distingue que par intermittence. Nous sommes inquiets. Je ne trouve rien et je reviens fatigué. Après un pique nique rapide, je tombe, emporté par le poids du sac auquel je ne suis pas encore habitué. Je m’en sors avec un œil au beurre noir qui ne me quittera pas du voyage. Le poignet gauche est aussi un peu douloureux mais rien n’est cassé. Nous continuons jusqu’à nous heurter à un énorme cône d’éboulis sous lequel disparaît le chemin. Les blocs de pierres sont instables et trouvent leur source à des centaines de mètres au dessus de nous. Nous choisissons d’explorer la zone sans le sac car nous nous voyons mal rebrousser chemin. Rien n’indique un chemin en surplomb. La journée serait pratiquement perdue. La progression, même sans le sac, est mal aisée. J’ai laissé Sylvie et je me retrouve face à une paroi verticale de la montagne dans laquelle je retrouve le chemin creusé en galerie. De l’autre côté, un nouveau cône d’éboulis nous attend.


A mon retour nous décidons cependant de tenter notre chance. L’avance est lente et précautionneuse. Chaque pierre peut être un piège. Nous retrouvons le chemin vers 16h à deux km de Lilam, bordé de quelques maisons habitées. Ce hameau est devenu un cul de sac et les habitants nous regardent, étonnés et compatissants. Les montées sont de plus en plus raides mais nous sommes rassurés. Nous n’arrivons qu’à 17:30, épuisés et incapables même de pénétrer dans le village, nous nous installons dans la première auberge qui borde le chemin. L’eau coule à profusion du rocher et nos toilettes à l’eau glacée nous procurent un bien être réparateur. A noter que Sylvie sera victime d’une sangsue gourmande.
Notre mésaventure est une sérieuse mise en garde : la préparation à distance, aussi précise soit elle ne peut pas remplacer la recherche d’informations locales avant de partir.
Le propriétaire de l’auberge nous fait un bon diner de chapatis omelette et tchai arrosé d’un peu d’alcool local. Nous nous couchons vers 19h. Nous calerons nos rythmes de vie dorénavant sur le lever et le coucher du soleil car il n’y a pas grand-chose à faire dans le noir et il faut profiter des premières heures du jour, toujours plus limpides. L’usage de sacs et tapis de couchage est pratiquement indispensable car le lit est un ensemble de planches. Nous dormons profondément.Le 9 octobre 2ème jour altitude à l’arrivée 2322m


Après pratiquement 13 heures de sommeil, nos corps n’ont pas oublié les efforts insensés de la veille. Lorsque nous voulons nous lever, nos jambes refusent tout effort et nous titubons pendant plusieurs minutes avant de pouvoir nous déplacer et sortir de notre gourbi de chambre. Il faudra 2 jours encore à nos corps avant qu’ils ne s’habituent aux exigences du trek. Il est 8 :00. Le ciel est bleu, parsemé de nuages. Nous ne partons que vers 10 :00 après un petit déjeuner (tchai, omelette et chapatis) . Nous doublons le village de Milam assez rapidement. Si le GPS nous indique une petite promenade de 12 km, la vraie vie nous apprendra que le double environ doit être réellement effectué, dans des conditions difficiles. En effet, les éboulements fréquents dus au grand encaissement de la vallée continuent de détruire de grandes portions du chemin. Ils sont le plus souvent déviés par des montées et descentes brutales et grossières passant sur les parties encore stable de la montagne.


La notion de kilomètre d’oiseau voit ainsi le jour. Et nous voudrions être des oiseaux pour éviter les ascensions inutiles nécessitant parfois l’usage de nos mains pour nous hisser ! Le départ tardif et les déviations nous empêchent d’arriver avant la nuit à Boudiyar. La pluie menace et nous nous arrêtons en surplomb de la Gori Ganga dans un lieu un peu abrité du vent qui s’est levé et nous refroidit. Les premières gouttes font leur apparition quand nous avons fini de monter la tente dans une cavité de la paroi. J’ai juste le temps de descendre chercher 2 litres d’eau dans le torrent, nécessaires au repas et à un semblant de toilette.


Le bois n’a pas manqué pour le feu. La pluie a redoublé pendant le repas (semoule de saucisson et sucreries). Nous nous apercevons en nous couchant que les coutures de la tente ne sont plus étanches. L’eau perle à l’intérieur et le pantalon de Sylvie s’est transformé en serpillère. Les sacs et les chaussures sont protégés par leurs bâches à l’extérieur. La pluie, heureusement s’arrête vers 22h. Les boules Quies viennent à bout du grondement du torrent, du tonnerre et du clapotis de la pluie sur la tente.Le 10 octobre 3ème jour, altitude à l’arrivée : 2450mOn se lève à 8 :00. Le ciel s’est lavé de tous ses nuages pendant la nuit. Ce sera une journée de repos car nous sommes proches de Boudiyar. Nous prenons le temps de sécher les affaires au soleil et profiter du paysage.

Nous arrivons au village après une heure de marche. Nous allons directement à la caserne positionnée à son entrée. Nous sommes bien accueillis car on nous offre des sièges et de l’eau. La procédure semble peu mise en œuvre ou très récente car les militaires sont hésitants. Il faut dire aussi qu’il y a si peu d’étrangers sur le chemin : je relève sur le registre un passage par jour sur les dernières semaines. Nous sommes loin en tous cas des enregistrements obligatoires avec photocopie de passeports et confiscation annoncée des appareils photos (j’avais pris un appareil photo supplémentaire pour le cas où…)
Il faudra enquêter pour savoir si les assouplissements réglementant le trekking touchent aussi le Sikkim car cette région nous est fermée aux dernières nouvelles (obligation de passer par une agence officielle, guide obligatoire donc nombreux porteurs etc.)
Il n’y a qu’un hôtel ouvert à Boudiyar, rustique et cher (285Rs) mais le responsable du restau est très sympa. Nous passons l’après midi à nous dorer au soleil sur la pelouse. Nous faisons notre première lessive à l’eau du torrent.


La soirée est exquise avec les muletiers qui tentent de nous souler à l’alcool local. Je vide le fond de leur jerrican crasseux en fumant un divin bidi : il n’y aura pas de cuite mais une sacrée migraine dans la nuit ! (mon cœur bat très lentement bizarrement à 50 - 60)
Le 11 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivée : 3128mLe réveil nous sort du lit à 6 :30. Cela fait bien longtemps que le trafic bruyant des muletiers a commencé sur le chemin séparant l’hôtel du restau.
Nous laissons 4 kg de bagages à l’utilité limitée dont 500g de semoule et les livres. Nous espérons ainsi être un peu plus à l’aise dans les prochaines montées. Le gardien nous demande 300rs que nous négocions à 100Rs. Nous avons encore 5 jours d’autonomie, ce qui est plus que suffisant.IL est impératif pour gagner du poids d’être plus précis dans la confection des menus pour nos prochaines expéditions.
Les muletiers nous proposent par l’intermédiaire du responsable du restau de prendre nos sacs pour les laisser à Rilkot pour 300Rs. Nous refusons. Nous verrons bien jusqu’où nous pouvons aller par nos propres moyens ! Il fait très beau temps et nous marchons beaucoup mieux. Nous ouvrons religieusement le jambon de Bayonne et le comté pour le déjeuner dans une auberge où nous commandons du tchai. Ils seront dégustés avec les 5 chapatis emportés de Boudiyar.

Nous passons par des gorges extraordinaires laissant place à un emplacement idéal pour camper (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E). Nous nous y arrêterons pour la nuit au retour si cela est possible.


L’environnement a changé, passant des de la végétation tropicale aux conifères et aux pâturages lorsque nous arrivons à Railkot vers 16h.


Railkot est abandonnée de la plupart de ses habitants, définitivement ou pour la période hivernale. Deux familles sur trois sont déjà descendues. Nous avons la chance de trouver une maison pour nous nourrir (riz dal légumes) et nous héberger dans le grenier avec un vieil indien et quelques grosses souris qui s’en prennent à nos sacs à dos. Coucher à 19h 19:30.
Le 12 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivé : 3416m 

Nous nous réveillons naturellement à 5 :30. Nous sommes maintenant bien en phase avec le soleil. On ne veut pas trop nous servir de chapatis pour le petit déjeuner. Ce sera donc du Maggi. Il faut être adaptatifs ! On part à 7 :15 sans avoir pu faire un brin de toilette : il n’y a pas d’eau. Nous croisons une des nombreuses familles qui vont s’établir dans la basse vallée pendant l’hiver. Qui restera-t-il quand nous arriverons en haut ?


Le chemin est devenu excellent car la vallée s’élargie mais le ciel nous inquiète. Les nuages s’amoncèlent rapidement sur les massifs au nord. Nous croisons même un bulldozer ! C’est surprenant et il faut croire que les autorités locales veulent transformer la piste muletière en route carrossable ?


Le soleil ne suffit plus à nous réchauffer lorsque nous sommes à l’arrêt. Au niveau de Burphu vers 10 :30 nous déjeunons dans une petite auberge sympathique. C’est notre dernier point civilisé car nous allons nous séparer de la route principale passant sur la rive gauche de la Gori Ganga en restant sur sa rive droite pour rejoindre la vallée du glacier de Pachhu.


En partant, l’aubergiste nous poursuit car il a peur que nous nous soyons trompés !


On se perd un peu dans les champs mais nous arrivons à Ganghar face à Pachhu vers 15h après avoir traversé deux villages abandonnés aux maisons murées. Le mauvais temps sévit dans la basse vallée et le vent glacé nous transperce. Le village est totalement abandonné de ses habitants comme nous l‘avions prévu. Nous nous installons dans ce qui peut être qualifié de place centrale (30°24'2.38"N - 80° 9'15.00"E). L’eau coule d’un robinet dans une petite fontaine. C’est bien pratique.

Nous cherchons du bois pour le feu et nous installons le foyer dans un petit bâtiment de pierre pour nous abriter du vent. Le bois ne manque pas. Les charpentes écroulées nous fournissent des branches de bouleau bien sèches.


Nous partons ensuite en exploration pour trouver l’entrée du chemin qui doit nous conduire demain au camp de base du Nanda Devi. Nous le trouvons sans difficulté derrière un petit temple. C’est un soulagement car nous n’en avions trouvé aucun signe sur la photo satellite de Google Earth. Il neigeote quand nous allumons le feu vers 16h. Nous préparons un thé pour nous réchauffer.

La nuit sera froide et longue à n’en plus finir. Les deux sacs de couchages ont été liés ensemble. Mais le froid nous réveille régulièrement.Le 13 octobre 5ème jour, altitude à l’arrivée :3954m
Le soleil se lève vers 5 :30. Les parois de la tente sont tapissées d’une bonne couche de glace provenant de nos respirations.
Il en tombe de fines particules que nous sentons sur nos visages. Le ciel est complètement dégagé et nous pouvons maintenant apercevoir un dôme du Nanda Devi se dressant comme une invitation.
Je gratte la glace pour éviter qu’elle ne fonde bientôt avec la chaleur du soleil. Nous rallumons le feu pour le petit déjeuner (muesli et capuccino à gogo)

Nous ne partons qu’à 8 :25 car le rangement du paquetage a pris du temps. Le chemin de la rive droite que nous pouvions aussi théoriquement emprunter est plus direct mais nous semble plus dangereux à distance en passant dans des éboulis instables. Les montées de notre chemin sont fort raides mais bien marquées. Nous ne regrettons pas notre choix.


La neige apparaît sur le sentier. Les traces très précises d’un plantigrade y sont inscrites. Elles sont aussi larges que mon empreinte de chaussure et deux fois moins longues. Sylvie a peur et veut déjà redescendre. Nous avons un sentiment de fort isolement ici. Dans la bibliographie de la région, je n’ai retenu que la présence de léopards des neiges, peu visibles et en voie de disparition. Il semble que ce soit un bipède. Il ne devrait pas s’agir d’un ours car on ne voit pas de trace de griffes. Il s’agirait donc d’un enfant yéti ? Sylvie n’est pas plus rassurée mais nous continuons .


Pendant ce temps, les nuages s’agglutinent sur le massif du Nanda Devi. Nous arrivons à 12 :15 sur le plateau qui domine le glacier du Nanda Devi.

A sa limite, une traînée d’avalanche a creusé de profonds sillons difficilement franchissables avec nos sacs à dos. Nous décidons de ne pas aller plus loin. Nous sommes à 1 km d’oiseau du camp de base.



Nous installons la tente dans les derniers bosquets de rhododendron (30°23'28.78"N- 80° 7'1.81"E). Ce doit être magnifique au printemps. Le bois mort est abondant et nous n’avons pas de difficulté à en amasser suffisamment pour nous protéger du froid et pour la cuisine. Nous récupérons la neige à la cuillère pour la faire fondre car il n’y a pas de sources à cet endroit. La nuit sera difficile avec un équipement trop peu adapté au froid. J’ai 6 couches de vêtements superposées. Nous tentons de nous protéger avec les couvertures de survie mais rien n’y fait, nous frissonnerons toute la nuit !Le 14 octobre 6ème jour altitude à l’arrivée : 3186mLe réveil vers 5:30 nous récompense de nos efforts : le Nanda Devi se découvre à nous dans un ciel pur au jour naissant. Il surgit d’abord par nuances de gris et de bleus foncés Puis ses dômes se dorent aux premiers rayons du soleil. Enfin les masses resplendissent dans des contrastes de blancs, ors, bleus et noirs. Nous restons médusés devant ce spectacle tant attendu. Le petit déjeuner attendra ! Nous sommes récompensés au centuple des efforts des jours et des nuits précédentes.




Nous partons à 9h vers Ganghar. Nous avons décidé de ne pas continuer vers Pachhu puis le glacier de Milam car nous estimons avoir trop souffert du froid. Nous avons rempli pleinement notre objectif en campant au pied du Nanda devi. Nous aspirons à un minimum de confort pour nous remettre de l’épreuve. Nous ratons une étape d’aventure sur des pistes peut être effacées, la traversée du glacier peut-être impossible et de nouveaux spectacles certainement incomparables. C’est certainement ce que l’on appelle la sagesse. La révision de notre agenda nous permet une journée de repos à Almora.
L’équipement est essentiel pour avancer correctement à haute altitude. Nous le réviserons sans concession avant le prochain trek, probablement pour le camp de base du Makalu. Il faudra résoudre le paradoxe opposant le poids à la qualité.
La vue est beaucoup plus dégagée que la veille et le Nanda Devis nous accompagne longtemps dans la descente.


L’arrivée vers 11 :25 nous permet de nous laver sur le site de l’ancien campement et de déjeuner tranquillement. Il nous reste toujours les précieux jambon de Bayonne, Comté et chocolat noir Aldi. Nous manquons un peu de pain. C’est une impression bizarre de se retrouver seuls au cœur de ce village abandonné, d’en être pour quelques heures les seuls habitants.
Nous choisissons la voie basse plutôt que la voie haute où nous nous étions un peu égarés à l’aller. Le chemin est clairement barré de quelques pierres qui nous indiquent une voie sans issue.
Nous espérons pouvoir surmonter les difficultés car nous sommes plus légers que les convois de mulets. Tout va bien jusqu’au moment où la piste disparaît dans le vide.
Nous décidons, malgré tout, de passer en défaisant nos sacs et en nous collant à la paroi. L’exercice est relativement périlleux : Sylvie s’engage mal à un certain moment et peine à faire machine arrière.


La corde est un élément très utile dans ce trek ! Nous arrivons à Burphu qui nous semble ville morte. Un camion s’est bizarrement écrasé dans le ravin alors qu’il ne semble pas y avoir de route… Les militaires ont bien l’intention d’en faire une mais pour aller où ? Il n’y a plus rien de stratégique dans la région, à moins de rouvrir la frontière avec le Tibet et la Chine colonisatrice, ennemie irréductible, semble-t-il, des indiens.




Mais nous sommes vite pris en main par un des rares habitants qui nous conduit dans sa maison et son échoppe. Il nous propose une chambre très propre à 100Rs dans sa maison traditionnelle. Lila, son épouse est une fine cuisinière et tous les deux sont vraiment très accueillants. Ils compteront sur nous pour leur faire de la publicité, ce que nous ne manqueront pas de faire !
(leurs coordonnées : 30°22'2.29"N - 80°11'1.72"E ) Attention : comme dans de nombreuses guesthouses, il n’y a pas de blanquette, il est important de voyager avec un bon sac de couchage même sans l’intention de camper.
Ils descendent à Munsyari pour les 6 mois d’hiver, le 10 novembre. Ils remonteront à Burphu en avril. C’est donc dans le courant de ce mois que l’on peut organiser un trek, bien avant les premières pluies de mousson. C’est bon à savoir !
Le 15 octobre 7ème jour, altitude à l’arrivée : 2653m


Nous partons à 8 :15 après un petit déjeuner de roti (chapatis beurré) bien arrosés de tchai. Lila nous a préparé 4 chapattis pour le déjeuner sans qu’on lui demande. Nous rejoignons le torrent à l’extérieur du village pour faire notre toilette car l’eau est apportée par jerricans dans les maisons. La route redevient plus difficile à cause des montées et descentes intempestives contournant les fréquents éboulements par les hauteurs dans la vallée à nouveau très encaissée. En fait le chemin devient de plus en plus long et difficile avec le temps. Le chemin commercial multimillénaire de Milam se dégrade au fil du temps. Si la route militaire se construit, il n’y aura plus de problème mais la raison d’être du trek disparaîtra en même temps !




Nous déjeunons en finissant le jambon et le comté.

Le temps reste beau jusque 15 – 16h puis quelques gouttes de pluie annoncent le mauvais temps. La fatigue se fait bien sentir quand nous arrivons au Lieu Merveilleux. Sylvie veut continuer en arguant qu’elle se rappelle un gourbi à peu de distance. Je la suis à contre cœur. Nous y arrivons effectivement rapidement mais je ne trouve pas le lieu très agréable : il y a des rats, de nombreuses bouteilles d’alcool vides et une grosse hache posée par terre. Nous déposons nos sacs et Sylvie commence à installer les matelas sur les planches disjointes. J’arrive avec difficulté à la convaincre qu’il faut retourner à l’emplacement de rêve repéré à l’aller pour notre dernière nuit sous la tente. (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E) Mais la nuit tombe vite et nous plantons la tente dans la pénombre. Je trouve du bois en abondance charrié par la Gori Ganga. Je construis le foyer dans un recoin pour ne pas être trop visibles car nous sommes fort à découvert et la hache m’a impressionné.

Il fait bien 10°c de plus qu’à Burphu ici. Si nous n’avons pas vraiment chaud, la chaleur du feu nous pénètre suffisamment pour un diner confortable. Nous nous couchons à 19 :30, écrasés et fascinés par la verticalité du lieu.Le 16 octobre 8ème jour, altitude à l’arrivée : 2450m


Je me réveille avec le lever du jour mais j’attends longtemps dans mon duvet en espérant l’arrivée du soleil car il souffle un vent froid dehors. Il semble qu’il ne parviendra jamais au lieu du campement. Je sors pour allumer le feu et préparer le petit déjeuner. Je vais chercher l’eau dans la Gori Ganga.

J’y fais ma toilette. L’eau est vraiment glacée. Heureusement le soleil est de la partie et je me sèche avec volupté sur le sable fin déjà chaud.
Nous profitons du spectacle extraordinaire de ces montagnes gigantesques léchées par le soleil, de ces couloirs creusés par la main de l’homme en des temps immémoriaux.
Tout semble en même temps gigantesque et domestiqué ici. Nous trouvons ça et là des framboises délicieuses qui nous apportent les vitamines dont nous manquions depuis plusieurs jours.
Nous ne partons que vers 10:40 notre record. Nous sommes proches de Boudiyar où nous nous arrêterons pour la prochaine nuit.
Nous marchons d’un pas plus léger et nous sautons de pierre en pierre plutôt que de buter dessus.
Est-ce l’habitude prise des chemins chaotiques ou le poids des sacs déchargés au fur et à mesure des leurs réserves de nourriture ?
Nous parvenons à Boudiyar en parcourant 3 km en une heure (TGV= Trekkeur Grande Vitesse). Quelques gouttes d’une pluie naissante commencent à tomber quand nous retrouvons notre restau préféré. Nous retrouvons aussi notre sac. Nous laisserons une bonne part de la nourriture sur place car il est inutile de redescendre ces provisions à Munsyari et plus encore en France ! Sylvie invente le Rumikub de poche le plus petit du monde en découpant des carrés de papiers de son carnet. Nous passerons de très bonnes fins d’après midi avec ce jeu !



Nous rejoignons la cuisine rapidement après deux parties de Rumi pour nous réchauffer au coin de feu. Nous ne sommes pas les premiers. Nous passons une très bonne soirée avec les muletiers devant un repas de riz, de légumes (sibzi sûrement du turc sebze !) et de dal arrosé d’alcool local bu avec relative parcimonie pour éviter le mal de crâne. L’ambiance est feutrée. Nous sommes bercés par les douces et joyeuses conversations dont nous ne comprenons pas un mot. Quand je me lève, je titube et, cette fois, les marches forcées de notre périple n’y sont pour rien.Le 17 octobre 9ème jour, altitude à l’arrivée : 1699m

Le réveil sonne à 6 :00 mais cela fait bien une demi heure que les muletiers nous ont réveillés en commandant bruyamment leurs bêtes. Nous partons vers 8h sous un ciel parfaitement bleu mais il faudra attendre longtemps avant d’être réchauffés par les premiers rayons du soleil.


Sylvie tombe à la troisième heure de marche. Fatiguée, elle n’a pas vu qu’il n’y a que le vide bordant le chemin, surplombant le sol de plus d’un mètre. Elle tombe dans la terre meuble et se fait plus peur que mal. Elle aurait pu se tuer. C’est la seconde chute du trek.

Nous voyons peu de temps après de beaux singes gris blanc accrochés à la paroi montagneuse. Ce n’est pas un mirage, nous avons bien rejoins la zone tropicale.
Nous décidons de nous arrêter déjeuner en leur compagnie, à proximité d’une auberge où un garçon, peu aimable, nous sert du tchai en maugréant.
Nous croisons les seconds touristes du voyage, trois femmes anglo-saxonnes accompagnées de leur guide. Nous verrons leurs porteurs suivre avec une lourde caravane de mulets.
Nous avions aussi rencontré à l’aller un couple voyageant à notre manière à hauteur de Martoli.
Nous sommes bien loin de la vallée du Kumbu et ses embouteillages de trekkeurs ! Nous arrivons vers 15 :30 à Milam où le guesthouse gouvernemental est déjà fermé pour l’hiver. Un habitant nous récupère pour nous proposer une belle chambre (285Rs) et le couvert. Nous dormons bien mais nous sommes réveillés par des coups répétés et inquiétants dans la porte. Pas de voix. Ai-je rêvé ? j’imagine un brigand tentant de rentrer dans notre chambre. Puis des bruits de pas se propagent sur le toit. Il s’agit sûrement d’un singe ou d’un (très) gros rongeur. Sylvie, courageuse, envoie finalement un furieux coup de bâton dans le plafond. L’individu se sauve sans demander son reste.Le 18 octobre 10ème jour, altitude à l’arrivée : 2157mLe petit déjeuner se compose de pommes de terre délicieuses un peu frites, des chapattis et du tchai national. Il nous en coûte 250Rs pour le diner et le petit déjeuner.


La dernière partie de notre marche se compose comme d’habitude de montées et descentes abruptes qui font pester Sylvie. Nous interrogeons les personnes que nous croisons à proximité du pont à partir duquel nous pensons que démarre la déviation allant vers Darkot. Tous nous indiquent un chemin étroit, infranchissable par les mulets. Il faut pour nous hisser à certains endroits défaire les sacs et user de nos mains. Nous ne comprendrons jamais où commence et finit officiellement le chemin de Milam ! Nous nous faisons doubler par un groupe d’hommes. Ceux-ci semblent nous attendre sur un surplomb. Nous imaginons qu’il va falloir toute la journée pour rejoindre Munsyari car nous ne voyons pas le bout de ce chemin escarpé. Nous ne nous dirigeons pas vers Darkot selon le GPS qui ne sait pas se tromper. Le groupe ne nous attend pas. Il attend un véhicule. Nous débouchons sur une piste grossière. Nous pensons que nous sommes peut-être arrivés à un endroit où passent des jeeps. Une vieille dame avec sa fille semblent attendre également. Nous nous asseyons peu de temps avant de voir arriver une jeep chargée de colis nombreux et d’une chaise à porteur en fer forgé sur la galerie de toit.




Les hommes la descendent ainsi que les colis. Parmi eux, je vois des bouteilles de whisky. Les soirées sont longues en hiver. Nous imaginons que la chaise à porteur va servir à descendre la vieille femme. Cela nous arrangerait bien car tout le monde ne pourrait pas monter ! Les hommes semblent rejeter l’option de la chaise à porteur pour se mettre à lier des morceaux de bambou. La grand-mère descendra sur des bambous ! Nous attendons sagement. Le chauffeur nous fait comprendre qu’il va nous emmener à Munsyari. Nous chargeons les sacs sur la galerie après que la chaise à porteur y a été réinstallée. Les hommes descendent un dernier colis très lourd qu’ils installent avec difficulté sur les bambous. Il s’agit d’un « mantar ». Nous comprenons que c’est une pierre votive qu’ils vont descendre dans la vallée. La grand-mère n’aura que ses deux pieds pour les suivre ! Nous n’avons pas le temps malheureusement de voir notre équipage partir car le chauffeur a d’autres courses en perspective. Ici s’achève pour nous le trek de la vallée de Milam. Nous écumons la campagne pour prendre des voyageurs avant de rejoindre Munsyari.

Munsyari paraît bien bruyante après le calme de la montagne. Après un déjeuner à notre hôtel Pandey Lodge, nous recherchons les moyens de rejoindre le lendemain Almora, petite ville de villégiature renommée dans les collines en contreforts des Himalaya. Le fils du patron nous trouvera une jeep (350Rs*2) dans la soirée. L’hôtel n’est pas chauffé et nous prenons notre diner dans le froid, en condamnant la porte d’entrée pour qu’elle ne s’ouvre pas avec les courants d’air glacés provoqués par le vent. Le Chicken curry nous réchauffe.Le 19 octobreLe réveil sonne à 5 :30. Nos sacs sont déjà prêts. Nous prenons notre petit déjeuner à 5 :50, se résumant du fait de l’heure matinale à des toasts et du tchai. Le taxi nous prend vers 6:20. Nous voyageons avec un jeune couple d’indiens en vacances. Ils sont éditeurs à Bombay et ont abandonné leur travail pour visiter l’Inde tant qu’ils ont des ressources. Voilà la classe moyenne émergeante indienne.

Il n’y a pas grand monde sur la route et le chauffeur doit s’arrêter à mi chemin pour nous transvaser sur un autre taxi. Cela devient une habitude ! Nous avons le temps et nous goûtons pleinement au repos imposé par le trajet dans des décors magnifiques, de plus en plus bucoliques. Tout est calme et charmant après les immensités minérales du Nanda Devi. Il nous suit toujours, majestueux, dans notre descente. Nous arrivons vers 15h à Almora. La jeep nous dépose car elle continue plus loin, probablement vers Haldwani. Nous payons les 700Rs convenus avec le premier chauffeur.
Nous partons vers la ville haute comme on nous a conseillé pour trouver un hôtel. Nous en trouvons un très sympa dans le Lala Bazar (Hôtel Ban Sal 500Rs 29°35'56.36"N - 79°39'34.80"E). Dans le quartier les mondes de l’ islamisme et et de l’hindouisme se cotoient. Le mariage est plus de raison que d’amour apparemment : quand je salue dans sa mosquée un imam en joignant mes mains sur la poitrine comme il est d’usage en Inde, Il me reprend sur un ton très sec. Nous domestiquons la ville en trouvant un débit de boissons. Il est bien caché dans une rue parallèle. Seuls les hommes se promènent dans ces endroits et le patron de l’hôtel m’a demandé de m’y rendre seul. C’est mal connaître Sylvie ! (375ml d’un McDowell indien à 220Rs, très agréable, un peu plus sucré que le whisky écossais)Le 20 octobreNous faisons rapidement une dernière lessive que nous accrocherons sur la terrasse. Nous nous dirigeons avec le GPS vers le Nanda Devi caché par la colline qui surplombe la ville. Nous aimerions le saluer avant de rejoindre la morne plaine. Nous empruntons des routes qui nous conduisent directement dans un parc où il se découvre dans son massif au travers de la pinède. Il nous faut franchir une clôture de fils barbelés entourant un terrain militaire pour nous élever suffisamment. (29°37'13.85"N - 79°40'39.80"E). Sur ce promontoire, la vue est superbe. C’est un hommage comme il se doit à cette montagne qui nous a fait tant souffrir et rêver.


Après un déjeuner de momos, nous nous rendons à la gare, heureusement proche de l’hôtel. Un bus part pour Delhi tous les jours à 7:00. Nous sommes heureux de pouvoir faire le trajet d’un coup.



Nous visitons cette ville très agréable et colorée où les singes ont pris leurs quartiers. On achète deux tenues indiennes pour Sylvie, une tablette à chapattis (90Rs) pour les repas exotique de Thimécourt ainsi qu’une paire de baskets pas chère (200Rs) mais les deux pieds sont identiques !Le 21 octobreLe réveil sonne à 5 :30 et le patron nous apporte le petit déjeuner dans notre chambre à 5 :50. Quelle amabilité ! Quand nous arrivons au bus stand à 6 :20 le bus n’est pas encore arrivé. En voilà un qui arrive à 6 :30 et je demande au chauffeur s’il va à Delhi. Il me regarde comme ci j’étais un martien et m’indique l’écriteau en hindi « Evidemment qu’il va à Dehli ! » Le trajet (331Rs*2) est très long, surtout sur la première partie du trajet. Le reste de la route indiqué par le GPS sont aussi des km d’oiseau mais cette fois non pas à cause des nombreuses déviations et lacets mais à cause des embouteillages. Le bus cotoie les voitures à bras aussi bien que les ânes et les piétons. Nous mettrons juste 12 heures pour parcourir 330km jusqu’à la gare de Ghaziabad. Le train ne va pas beaucoup plus vite mais c’est une bien meilleure façon de voyager tant qu’il n’est pas bondé. Le métro nous permettrait de nous rendre à Pahar Ganj mais nous lui préférons un ricksaw (200Rs) pour prendre un peu l’air. Un rabatteur nous amène dans un hôtel convenable à 600Rs. Nous retrouvons les kingfisher et les frites dans les bars de Main Bazar. La civilisation a du bon.
Dans Main Bazar, rentrer dans le premier bar à partir de NDRS sur la gauche plutôt que dans le second un peu plus loin sur la droite. Le personnel y est plus sympa, la nourriture meilleure et la bière moins chère !Le 22 octobre


Cette fois, nous sommes réveillés vers 5h par des incantations et des tintements de cloches émanant d’un temple hindouiste voisin. Les religions sont un vrai bonheur dans l’expression de leurs rites ! L’hindouisme bat l’islamisme par leurs durées ! Nous cherchons vers 8h un restau pour prendre le petit déjeuner. C’est peine perdue. Le quartier dort encore, comme s’il avait la gueule de bois. Nous sommes moins des montagnes où la vie commence avec et même avant le lever du soleil. Nous nous rabattons dans une petite gargote à deux pas de l’hôtel. Le patron est très accueillant. Il travaille avec son père et avec son fils. 4 toasts beurrés pour 20Rs et tchai à 7Rs.

Sylvie ne veut plus retourner à la Cuma camii car elle a reçu une pierre la dernière fois. On l’oblige aussi à s’accoutrer dans une sorte de djellabah étouffante en tissu synthétique. Mais la mosquée du vendredi est la plus belle du monde avec ses marbres blancs et ses grés rouges. La luminosité est aussi bien meilleure en cette fin de mois d’octobre. Je propose cependant à Sylvie de nous organiser une autre visite pour remplir notre dernière journée en Inde. Un musée ? Un autre monument ? Elle ne trouve pas et nous voici repartis pour ce sanctuaire au ticket d’entrée prohibitif (300Rs aujourd’hui, 100Rs il y a encore un an. Mais quand on aime on ne compte pas). Pour finir et habillée en indienne, on la laissera passer sans déguisement ! Nous allons ensuite faire des emplettes : une bague en argent avec une belle améthyste pour Sylvie, un jean et un tea shirt pour moi. Nous retrouvons mon vendeur de patchouli à qui nous commandons le plus gros flacon possible (400Rs) Nous prenons un butter chicken extraordinaire au diner (premier bar) arrosé à la bière.
Voyage en Iran en juillet 2011 et actualité? English translation pending
Bonjour à tous !
J'ai déjà posté quelques messages concernant l'Iran où nous avons TRES envie de nous rendre ! Je pense que j'ai dû lire tous les messages de Turbi, Fabgreg, Phil64 et autres membres, qui sont des mines d'informations ! Et surtout qui ne font que me donner encore plus envie de découvrir ce pays !!! Du coup, concernant le visa, nous allons faire une escale d'une matinéee à Paris en avril, lors d'un week-end à strasbourg, pour se faire enregistrer les empreintes digitales (sachant que nous sommes à Bayonne), au cas où... Qu'on y aille cet été ou plus tard, ce sera fait !
Mais j'avoue que j'ai un doute : l'actualité récente me fait craindre un changement de situation dans le pays... Qu'en pensez-vous ? Je sais que c'est sûrmeent bête, mais j'ai peur qu'en quelques mois... Du coup on est en train de réfléchir sur une autres destination (Asie centrale ou Amérique latine... ce qui n'a rien à voir).
Bref, pensez-vous mes craintes justifiées ? Merci d'avance ! Maider
J'ai déjà posté quelques messages concernant l'Iran où nous avons TRES envie de nous rendre ! Je pense que j'ai dû lire tous les messages de Turbi, Fabgreg, Phil64 et autres membres, qui sont des mines d'informations ! Et surtout qui ne font que me donner encore plus envie de découvrir ce pays !!! Du coup, concernant le visa, nous allons faire une escale d'une matinéee à Paris en avril, lors d'un week-end à strasbourg, pour se faire enregistrer les empreintes digitales (sachant que nous sommes à Bayonne), au cas où... Qu'on y aille cet été ou plus tard, ce sera fait !
Mais j'avoue que j'ai un doute : l'actualité récente me fait craindre un changement de situation dans le pays... Qu'en pensez-vous ? Je sais que c'est sûrmeent bête, mais j'ai peur qu'en quelques mois... Du coup on est en train de réfléchir sur une autres destination (Asie centrale ou Amérique latine... ce qui n'a rien à voir).
Bref, pensez-vous mes craintes justifiées ? Merci d'avance ! Maider
Lieux de tournage du film "L'auberge espagnole"? English translation pending
Bonjour,
Nouis partons visiter l'Espagne bientôt et aimerions nous rendre sur un des lieux de tournage du film de Cedric Klapish l'auberge Espagnole. L'endroit que nous voulons localisé est celui où les personnages Xavier & Anne-Sophie s'embrassent devant la ville (logiquement Barcelone, où se déroule le film) ou il y a un long banc ondulé bordant un dénivelé, tout en tuiles de ceramiques colorées (Voir l'image). Est-ce que quelqu'un saurait où ça se trouve? J'aimerai les coordonnés pour s'y rendre. soit la ville et les rues avoisinantes ou si ce lieu porte un nom?
Merci Amis voyageurs
Nouis partons visiter l'Espagne bientôt et aimerions nous rendre sur un des lieux de tournage du film de Cedric Klapish l'auberge Espagnole. L'endroit que nous voulons localisé est celui où les personnages Xavier & Anne-Sophie s'embrassent devant la ville (logiquement Barcelone, où se déroule le film) ou il y a un long banc ondulé bordant un dénivelé, tout en tuiles de ceramiques colorées (Voir l'image). Est-ce que quelqu'un saurait où ça se trouve? J'aimerai les coordonnés pour s'y rendre. soit la ville et les rues avoisinantes ou si ce lieu porte un nom?
Merci Amis voyageurs
Apprendre l'italien à Paris English translation pending
je recherche un organisme de formation (en vue d une éventuelle expatriation dans ce beau pays) ou je pourrais prendre des cours du soir collectifs d italien a paris ou proche banlieue pas trop cher
si quelqu un a des tuyaux ce serait sympa🙂 de m en faire part car pour l instant je trouve pas!!🤪