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Thaïlande, combien vous a coûté votre séjour? (avion, hôtel, repas, etc) English translation pending
Bonjour,
Un petit sujet pratique pour les membres du forum qui y sont déjà allé qui aidera les futurs vacanciers.
Merci de dire la durée de votre séjour, votre compagnie aérienne, si vous êtes parti au départ de Paris ou de province, si vous êtes parti en hôtel, auberge de jeunesse ou autre ect...
Merci.
Un petit sujet pratique pour les membres du forum qui y sont déjà allé qui aidera les futurs vacanciers.
Merci de dire la durée de votre séjour, votre compagnie aérienne, si vous êtes parti au départ de Paris ou de province, si vous êtes parti en hôtel, auberge de jeunesse ou autre ect...
Merci.
Retour du Musica aux Caraïbes du 25 février au 4 Mars English translation pending
Coucou tout le monde!!
Nous voici de retour avec en prime le mal de terre!!
Superbe croisière mais avec quand même pas mal de déceptions. Escale à Virgin Gorda (les Baths) car impossible de partir en chaloupe!!(sois dis en mer mauvaise.......) Saona pluie ce qui nous a gaché la sortie avec Cathy.... Regrets de ne pas avoir pu profiter de Rosa, de Reine, de Chochoyette, de Artaban, de Ninie......nous étions un groupe de 11 personnes et pas facile d'organiser des rencontres avec les membres de VF. Pour nous la plus belle escale reste St Martin. A plus tard, je suis morte....
Annie
Superbe croisière mais avec quand même pas mal de déceptions. Escale à Virgin Gorda (les Baths) car impossible de partir en chaloupe!!(sois dis en mer mauvaise.......) Saona pluie ce qui nous a gaché la sortie avec Cathy.... Regrets de ne pas avoir pu profiter de Rosa, de Reine, de Chochoyette, de Artaban, de Ninie......nous étions un groupe de 11 personnes et pas facile d'organiser des rencontres avec les membres de VF. Pour nous la plus belle escale reste St Martin. A plus tard, je suis morte....
Annie
Visite du sud de l'Éthiopie English translation pending
Bonjour à tous,
Je retourne pour la seconde fois en Ethiopie, lors de mon premier voyage j' ai pu visiter les grands sites du nord de l' Ethiopie. Ce fût pour moi un de mes plus beaux voyages !
Cette fois je souhaite " explorer " un peu le sud en sachant que je ne dispose que de 2 semaines ...
Autre handicap, je suis allergique aux tours opérateurs et souhaite au maximum découvrir par moi même ces villages et c' est là le problème, il parait très difficile de rencontrer ces minorités ethniques sans préparation ...
Que pensez vous d' Arba Minch comme point de départ ? me sera t il possible d' utiliser les transports en commun pour visiter Konso et Turmi ?
Avez vous un autre endroit à me conseiller ? au niveau du temps le mois de Mai est il le bon moment pour visiter cette région ?
Je suis impatient de recevoir un peu d' aide de votre part, je n' ai pas trouvé beaucoup d' informations sur internet .
Merci
Sacha
Merci d' avance
Je retourne pour la seconde fois en Ethiopie, lors de mon premier voyage j' ai pu visiter les grands sites du nord de l' Ethiopie. Ce fût pour moi un de mes plus beaux voyages !
Cette fois je souhaite " explorer " un peu le sud en sachant que je ne dispose que de 2 semaines ...
Autre handicap, je suis allergique aux tours opérateurs et souhaite au maximum découvrir par moi même ces villages et c' est là le problème, il parait très difficile de rencontrer ces minorités ethniques sans préparation ...
Que pensez vous d' Arba Minch comme point de départ ? me sera t il possible d' utiliser les transports en commun pour visiter Konso et Turmi ?
Avez vous un autre endroit à me conseiller ? au niveau du temps le mois de Mai est il le bon moment pour visiter cette région ?
Je suis impatient de recevoir un peu d' aide de votre part, je n' ai pas trouvé beaucoup d' informations sur internet .
Merci
Sacha
Merci d' avance
Hésitations sur prochaine destination en Asie du Sud-Est English translation pending
Bonsoir à tous
je sollicite l'aide de routards ayant voyagé en Asie du Sud Est :D Je souhaite partir 5 semaines avec un ami. Seulement, je ne sais pas où me diriger. Thaïlande, Laos, Cambodge? Vous parait-il possible de faire un circuit sur deux pays? La Thaïlande semble plus nous correspondre au niveau du prix des vols et de la taille du pays (pas mal de choses à voir). J'ai vu que c'était un pays très touristique dans lequel on perdait un peu moins nos repères occidentaux qu'au Laos par exemple. Qu'en pensez vous? Qu'est ce qui pourrait nous plaire en sachant que l'on aime beaucoup la nature et nous envisageons de faire un trek.
J'attends vos conseils et votre point de vue :)
Pour ceux qui me diront une énième fois de passer par la recherche, je préfère être en contact avec des personnes et pouvoir interagir, les post qui ont 3 ans avec des personnes qui ne reviendront jamais sur le forum ne m'intéresse pas!
Merci à tous pour vos réponses que je me hâte de lire!
je sollicite l'aide de routards ayant voyagé en Asie du Sud Est :D Je souhaite partir 5 semaines avec un ami. Seulement, je ne sais pas où me diriger. Thaïlande, Laos, Cambodge? Vous parait-il possible de faire un circuit sur deux pays? La Thaïlande semble plus nous correspondre au niveau du prix des vols et de la taille du pays (pas mal de choses à voir). J'ai vu que c'était un pays très touristique dans lequel on perdait un peu moins nos repères occidentaux qu'au Laos par exemple. Qu'en pensez vous? Qu'est ce qui pourrait nous plaire en sachant que l'on aime beaucoup la nature et nous envisageons de faire un trek.
J'attends vos conseils et votre point de vue :)
Pour ceux qui me diront une énième fois de passer par la recherche, je préfère être en contact avec des personnes et pouvoir interagir, les post qui ont 3 ans avec des personnes qui ne reviendront jamais sur le forum ne m'intéresse pas!
Merci à tous pour vos réponses que je me hâte de lire!
L'extinction de ce qui brûle, carnet d'un stage infirmier au Cambodge English translation pending
Bonjour à tous,
Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions. Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.
Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.
L'extinction de ce qui brûle Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge
« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes
I De l’art de plier bagages
Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.
Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.
Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins. Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.
En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.
Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.
II La colline de Madame Penh
Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.
Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir... Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.
Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…
Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.
Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps �� autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.
Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.
Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine. Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions. Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.
Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.
L'extinction de ce qui brûle Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge
« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes
I De l’art de plier bagages
Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.
Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.
Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins. Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.
En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.
Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.
II La colline de Madame Penh
Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.
Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir... Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.
Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…
Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.
Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps �� autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.
Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.
Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine. Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
Voyage seule en Nouvelle-Zélande English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais partir seule en Mars pendant 3 mois en Nouvelle Zélande.
Je pars en vacances pour découvrir le pays et les Néo Zélandais. Je pars aussi avec une petite idée derrière la tête: si les gens et le pays me plait, pourquoi pas m'installer là bas, vivre une nouvelle vie, avec davantage de sens, de nature et de qualité de vie.
J'aurais voulu avoir vos conseils et votre expérience pour dépasser ma peur de partir seule. je ne suis pas du tout douée en Anglais et j'ai peur que la barrière de la langue m'isole encore plus. Je viens aussi pour progresser en anglais;)
Est il simple de trouver un logement en colocation? Ou est t il plus intéressant d'aller dans des auberges?
A l'ambassade, ils m'ont expliqué que si je trouvais un contrat de travail, je pouvais aller au service immigration pour obtenir un visa travail. J'ai été assez surprise.
Vous est il arrivé de pouvoir travailler?
En comparaison avec la France, la vie est elle moins chère?
Je suis ouverte et preneuse de tous vos conseils ou expérience.
Merci beaucoup pour votre aide. je n'ai pas encore de contacts sur place, votre aide m'est très précieuse:)
Amicalement,
Stéphanie
Stéphanie
Santé en Guadeloupe (dengue et chikungunya) English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars en Guadeloupe samedi prochain pour 15 jours. On parle beaucoup ici en métropole d'une épidémie de dengue et de chikungugna qui seraient imminentes. 😠 Quelqu'un vivant en Guadeloupe peut il nous donner des nouvelles du" front" ? Merci d'avance.
Je pars en Guadeloupe samedi prochain pour 15 jours. On parle beaucoup ici en métropole d'une épidémie de dengue et de chikungugna qui seraient imminentes. 😠 Quelqu'un vivant en Guadeloupe peut il nous donner des nouvelles du" front" ? Merci d'avance.
Température en Europe du Nord et St Pétersbourg en juin English translation pending
Bonjour,
Nous serons sur le Costa Luminosa le 7 juin prochain au départ de Copenhague. Quel degré de température devons-nous s'attendre? Pourrons-nous profiter de la piscine extérieure. Les escales sont Helsinki, Talinn, St-Peterburg et Stockolm.
Merci de faire le suivi. Aline
Nous serons sur le Costa Luminosa le 7 juin prochain au départ de Copenhague. Quel degré de température devons-nous s'attendre? Pourrons-nous profiter de la piscine extérieure. Les escales sont Helsinki, Talinn, St-Peterburg et Stockolm.
Merci de faire le suivi. Aline
Appareil photo pour un safari (Afrique du Sud/Tanzanie/Kenya) English translation pending
Bonjour a tous . Je recherche un appareil photo neuf sur c discount mais je ne m'y connais pas trop en appareil . Sur quel choix vous porteriez vous sachant qu'il y a les soldes ? Utilisation principale photo et video pour safari au kruger de qualité avec un bon zoom , une bonne qualité d'image et si possible photo d'animaux assez proches la nuit. vers quoi devrais je m'orienter ? Je cherche un appareil assez simple d'utilisation Reflex bridge quelle marque canon nikon etc budget environ 500 euro
Happy Air: vol Bangkok-Ranong English translation pending
Bonjour, je recherche des informations sur la compagnie Happy Air car je voudrais relier Bangkok à Ranong et j'ai vu que cette compagnie faisait la liaison.
Merci d'avance pour les infos
Lamoun
Lamoun
Voyager 2 mois aux Philippines enceinte de 4 mois English translation pending
Bonjour,
Je voyage avec mon mari 2 mois par an depuis 7 ans entre l'asie et l'amerique du sud façon routard. Cette année, nous avons prévu de partir aux phillipines de mi janvier à fin mars. Les billets sont pris mais en même temps, un petit bout de chou est entrain de grandir à l'intérieur de moi... Tout se présente bien, bébé bien accroché, mais beaucoup de questions se posent sur le fait de voyager enceinte dans un pays qui vient de subir une tragédie et dont la l'infrastructure médicale laisse à désirer. Par ailleurs, mon gynéco n'est pas très à l'aise vis à vis de ce voyage car l'échographie de la 22°s ne pourra se faire qu'à la 19°s mais comme il dit, il s'agit de ma responsabilité, il n'est pas la pour interdire... J'ai vraiment envie de partir enceinte car c'est ma vie qui est comme cela, beaucoup de travail en saison d'été et décompression l'hiver au soleil... Bien attendu, j'imagine un voyage plus soft et moins roots mais surtout un vrai partage avec le papa, ce qui est plutôt compliqué actuellement entre les repas et soirées arrosées de l'hiver en France quand on ne travaille pas. Mais plus que tout, je ne veux pas mettre en danger mon bébé, seulement lui faire vivre une grossesse le plus zen possible. Merci de me faire partager vos expériences et vos différents avis, dans l'attente de vous lire.
Qui a déja voyagé sur la compagnie du Ponant? English translation pending
Quelle est l'ambiance? le prix se justifie-t-il? Nous envisageons de faire une croisière pour nos 40 ans de mariage mais n'avons jamais fait de croisière😛 . Nous ne voulons pas d'un énorme bateau et nous voulons faire l'Adriatique.
Merci pour vos avis et renseignements 🙂
Recherche hébergement au Brésil pendant la Coupe du Monde English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons pour projet (avec 3 amis) de partir au Brésil en juin prochain afin de vivre la Coupe du Monde 2014, au pays du football.
Nous souhaitons partir 3 semaines environ. Notre itinéraire serait le suivant: Rio-Sao Paulo-Iguaçu-Brasilia-Belo Horizonte et retour à Paris.
Afin de vivre à fond cet événement, nous avons décidé de dormir chez l'habitant, le Brésil étant un pays particulièrement axé sur l'échange et l'entraide.
C'est pourquoi je poste ce message, afin de nous communiquer vos contacts ou autres bon plans hébergement dans les villes indiqués ci-dessus.
Merci.
Voyage aux Philippines en janvier-février 2014: risqué ou non? English translation pending
Bonjour,
J'étais en train de regarder pour partir seule aux Philippines pendant 4 à 6 semaines de mis Janvier à fin Février, mais vue les événements.... je me pose des questions.
Je voudrais partir pour faire de la plongée (niveau III FFESSM) & de la randonnée. D'après vous, si je me cantonne au nord, Luzon, Manille, Palawan.
Est ce que vous pensez que c'est risqué ou compliqué?
Je voudrais aussi faire un peu d'humanitaire.... mais je ne sais pas trop comment m'y prendre. donc avis aux conseils ;)
Merci d'avance pour votre aide ! Cécile
J'étais en train de regarder pour partir seule aux Philippines pendant 4 à 6 semaines de mis Janvier à fin Février, mais vue les événements.... je me pose des questions.
Je voudrais partir pour faire de la plongée (niveau III FFESSM) & de la randonnée. D'après vous, si je me cantonne au nord, Luzon, Manille, Palawan.
Est ce que vous pensez que c'est risqué ou compliqué?
Je voudrais aussi faire un peu d'humanitaire.... mais je ne sais pas trop comment m'y prendre. donc avis aux conseils ;)
Merci d'avance pour votre aide ! Cécile
Vacciner son enfant pour la Thaïlande English translation pending
Salut à tous
Je suis nouvelle sur le forum. Nous partons un mois en thailande avec notre fils de 2ans et je le pose la question des vaccins pour lui. Avez vous fait vacciner vos tous petits pour hépatite A, thyphoide, fièvre jaune? Nous ne sommes pas pour les vaccins, le départ approche il faut qu on se décide. Quelqu'un pourrait nous faire partager son expérience???
Retour de croisière de Vancouver à Tianjin sur le Diamond Princess, septembre 2013 English translation pending
Bonjour à tous,
De retour depuis quelques jours j'espère vous faire partager un peu du bonheur qu'a été cette si belle croisière.
Itinéraire : Vancouver (Colombie Britanique), Ketchican (Alaska), Juneau (Alaska), Skagway (Alaska), Glacier Bay National Park (navigation touristique), College Fjord (navigation touristique), Whittier (Alaska), 6 jours de mer (Océan Pacifique), Muroran (Japon), Vladivostok (Russie), Busan (Corée du Sud), Qingdao (Chine), Dalian (Chine), Tianjin (Chine), Pékin (Chine)
11 septembre, Marseille-Vancouver : Le vol avec KLM s'est bien passé si ce n'est un siège inconfortable avec une boule dans le dossier qui a rendu les dernières heures de vol très pénibles. Mais à l'arrivée... une seule valise nous est livrée. Visiblement nous ne sommes pas les seuls dans ce cas, la procédure est bien rodée. Ils nous assurent qu'ils nous livreront la valise le lendemain à l'hôtel.
Heureusement nous avons trois jours avant d'embarquer sur le bateau.
Nous empruntons la Canada Line pour rejoindre le down town. C'est une liaison ferroviaire rapide qui permet d’effectuer le trajet entre l’aéroport international de Vancouver (YVR) et le centre-ville de Vancouver en 26 minutes. Avec une seule valise c'est plus facile!. Pour 3 fois moins cher que le taxi c'est très pratique et notre hôtel se trouve à 750 m. Les citadins sont très sympathiques, dès que nous baissons le nez sur notre plan quelqu'un s'arrête pour nous proposer de l'aide. (Les Français feraient bien d'en prendre de la graine).
Nous posons rapidement nos affaires à l'hôtel. Très bien cet hôtel : l'Hermitage Hôtel, nous sommes même accueillis par une femme qui parle parfaitement le français. Nous choisissons comme à l'habitude d'ignorer le décalage horaire, c'est la meilleure façon de le circonscrire. Nous voilà donc partis à pieds, cela fait du bien de se dérouiller les jambes après toutes ces heures de vol, il fait un temps merveilleux et 27°C. Nous commençons par le quartier Gastown, le centre historique du vieux Vancouver, et l'horloge à vapeur qui produit un sifflement toutes les 15 minutes dans un nuage de vapeur.
Nous allons manger dans la quartier de Yaletown où l'on trouve une multitude de restaurants.

Le lendemain le réveil est difficile sans valise et sans affaires. Si on ne nous ramène pas la valise (comme c'est de plus en plus courant d'après ce que j'ai lu sur le net), faut-il partir sans vêtements (glagla en Alaska!), ou bien tout racheter en deux jours ? C'est difficile pour une croisière. Je suis petite et rien ne me va jamais, en plus ici c'est le pays des "géants", ce serait mieux en Asie pour ma taille... Il n'y a pas de bonne solution et je ne me vois pas rentrer en France, je l'ai tellement rêvée cette croisière. Bon on essaie de ne pas y penser...
Ce matin direction False Creek, le temps est toujours magnifique, et il fait chaud. Nous allons prendre l'Aquabus (petit ferry qui remonte la creek) à Hornby pour traverser jusque Granville Island.

Nous visitons le Public Market, ce sont des halles "de luxe" en quelque sorte où l'on trouve des produits bio et de l'artisanat avec des prix en conséquence! 46$ le kilo de saumon! Heureux sont les ours, ils ont leur propre filière! Nous continuons le parcours de l'aquabus...


Et rejoignons ensuite le Waterfront


Le soir nous nous régalons d'un plat de pâtes dans un restaurant Italien, les meilleures que j'ai mangées. Mais.... les plus chères aussi!!! 116$ !!! Wow! l'arnaque! Si vous voulez l'éviter c'est :

Bonne surprise, la valise est de retour ! Les vacances peuvent commencer ! Ce matin nous partons (le cœur léger) vers Stanley Park pour faire la promenade Seawall qui fait le tour du parc en longeant la mer.



Au nord du parc, Le Lions Gate Bridge, un pont suspendu construit en 1938. Nous passerons bientôt dessous...
Tiens, un petit clin d'œil pour notre ministre de la délinquance qui veut libérer les détenus...
Au cœur du parc, le Beaver Lake, on ne se croirait pas si proche de la ville

Nous traversons le parc et rejoignons Canada Place à pieds par le water front. La promenade est longue mais très belle sous ce si beau soleil.

Le Radiance OTS est à quai, demain ce sera le nôtre.
Nous allons jusque Chinatown mais nous sommes très déçu, il est 17 h et c'est visiblement l'heure de la fermeture. Tout est fermé et sans vie.
Nous avons beaucoup aimé Vancouver, c'est un ville très agréable qui nous a fait penser à Sydney. Les habitants semblent calmes, détendus, courtois et serviables. Mêmes les voitures ne sont pas agressives et respectent les piétons avec le sourire... Ca fait rêver...
De retour depuis quelques jours j'espère vous faire partager un peu du bonheur qu'a été cette si belle croisière.
Itinéraire : Vancouver (Colombie Britanique), Ketchican (Alaska), Juneau (Alaska), Skagway (Alaska), Glacier Bay National Park (navigation touristique), College Fjord (navigation touristique), Whittier (Alaska), 6 jours de mer (Océan Pacifique), Muroran (Japon), Vladivostok (Russie), Busan (Corée du Sud), Qingdao (Chine), Dalian (Chine), Tianjin (Chine), Pékin (Chine)
11 septembre, Marseille-Vancouver : Le vol avec KLM s'est bien passé si ce n'est un siège inconfortable avec une boule dans le dossier qui a rendu les dernières heures de vol très pénibles. Mais à l'arrivée... une seule valise nous est livrée. Visiblement nous ne sommes pas les seuls dans ce cas, la procédure est bien rodée. Ils nous assurent qu'ils nous livreront la valise le lendemain à l'hôtel.
Heureusement nous avons trois jours avant d'embarquer sur le bateau.
Nous empruntons la Canada Line pour rejoindre le down town. C'est une liaison ferroviaire rapide qui permet d’effectuer le trajet entre l’aéroport international de Vancouver (YVR) et le centre-ville de Vancouver en 26 minutes. Avec une seule valise c'est plus facile!. Pour 3 fois moins cher que le taxi c'est très pratique et notre hôtel se trouve à 750 m. Les citadins sont très sympathiques, dès que nous baissons le nez sur notre plan quelqu'un s'arrête pour nous proposer de l'aide. (Les Français feraient bien d'en prendre de la graine).
Nous posons rapidement nos affaires à l'hôtel. Très bien cet hôtel : l'Hermitage Hôtel, nous sommes même accueillis par une femme qui parle parfaitement le français. Nous choisissons comme à l'habitude d'ignorer le décalage horaire, c'est la meilleure façon de le circonscrire. Nous voilà donc partis à pieds, cela fait du bien de se dérouiller les jambes après toutes ces heures de vol, il fait un temps merveilleux et 27°C. Nous commençons par le quartier Gastown, le centre historique du vieux Vancouver, et l'horloge à vapeur qui produit un sifflement toutes les 15 minutes dans un nuage de vapeur.
Nous allons manger dans la quartier de Yaletown où l'on trouve une multitude de restaurants.
Le lendemain le réveil est difficile sans valise et sans affaires. Si on ne nous ramène pas la valise (comme c'est de plus en plus courant d'après ce que j'ai lu sur le net), faut-il partir sans vêtements (glagla en Alaska!), ou bien tout racheter en deux jours ? C'est difficile pour une croisière. Je suis petite et rien ne me va jamais, en plus ici c'est le pays des "géants", ce serait mieux en Asie pour ma taille... Il n'y a pas de bonne solution et je ne me vois pas rentrer en France, je l'ai tellement rêvée cette croisière. Bon on essaie de ne pas y penser...
Ce matin direction False Creek, le temps est toujours magnifique, et il fait chaud. Nous allons prendre l'Aquabus (petit ferry qui remonte la creek) à Hornby pour traverser jusque Granville Island.

Nous visitons le Public Market, ce sont des halles "de luxe" en quelque sorte où l'on trouve des produits bio et de l'artisanat avec des prix en conséquence! 46$ le kilo de saumon! Heureux sont les ours, ils ont leur propre filière! Nous continuons le parcours de l'aquabus...


Et rejoignons ensuite le Waterfront


Le soir nous nous régalons d'un plat de pâtes dans un restaurant Italien, les meilleures que j'ai mangées. Mais.... les plus chères aussi!!! 116$ !!! Wow! l'arnaque! Si vous voulez l'éviter c'est :

Bonne surprise, la valise est de retour ! Les vacances peuvent commencer ! Ce matin nous partons (le cœur léger) vers Stanley Park pour faire la promenade Seawall qui fait le tour du parc en longeant la mer.



Au nord du parc, Le Lions Gate Bridge, un pont suspendu construit en 1938. Nous passerons bientôt dessous...
Tiens, un petit clin d'œil pour notre ministre de la délinquance qui veut libérer les détenus...
Au cœur du parc, le Beaver Lake, on ne se croirait pas si proche de la ville
Nous traversons le parc et rejoignons Canada Place à pieds par le water front. La promenade est longue mais très belle sous ce si beau soleil.

Le Radiance OTS est à quai, demain ce sera le nôtre.
Nous allons jusque Chinatown mais nous sommes très déçu, il est 17 h et c'est visiblement l'heure de la fermeture. Tout est fermé et sans vie.
Nous avons beaucoup aimé Vancouver, c'est un ville très agréable qui nous a fait penser à Sydney. Les habitants semblent calmes, détendus, courtois et serviables. Mêmes les voitures ne sont pas agressives et respectent les piétons avec le sourire... Ca fait rêver...
Tremblement de terre aux Philippines (15 octobre 2013) English translation pending
Aujourd'hui,15 Octobre a 8h a Mactan isl.nous avons ressenti un fort séisme !
Je m'apprètais a prendre un pti déj au 6ème étage de mon hotel(Ace Penzione),
quand l'hotel s'est mis a trembler...ni une ni deux, le personnel et moi, on s'est
précipité dans les escaliers(vaut mieux éviter les ascenseurs dans ce cas), j'avais l'impression qu'on marchait dans de la guimauve...des fissures apparaissaient
sur les parois, des fragments de béton et de peinture tombaient sur les escaliers
je croyais ma dernière heure venue...enfin je débouchais a l'extérieur du batiment accompagnés d'autres personnes, dont des touristes en slip!Tout le monde était hagard, la route principale était pleine de monde, des conduites d'eaux des hotels environnants dégoulinaient d'eau par leurs tuyaux percés...
Ce fut la panique générale! Finalement ca s'est arrèté, je suis incapable de vous dire combien de secondes ou minutes ca a duré...Le magasin Gaisano n'ouvrira
pas aujourd'hui car pleins de fissures sont apparues! Mon hotel a beaucoup
de fissures aussi, les gravats ont été balayés...2 heures après j'ai regagné ma chambre(fissurée aussi)!Le cable TV ne fonctionne plus.On m'a dit que
l'épicentre fut la région des Chocolates Hills sur Bohol...Sur Camiguin aussi
ca a été fortement ressenti...Parait qu'il y a beaucoup de dégats a Cébu-city
et Bohol...Le SM de Cébu est fermé! Je vais essayer d'aller au Ayala-Center
tout a l'heure...Le ballet des ambulances, pompiers, police s'est calmé a l'heure
ou j'écris ces lignes.Il y a 5 mn, j'ai ressenti a nouveau des mouvements
dans la structure de l'hotel...mes affaires sont prètes en cas d'urgence!
Ce fut le plus dur séisme ressenti par moi dans ma vie et j'en ai connus
une 12zaine aux Philippines et 3-4 en Alsace! That's Life!
Récit d'un voyage d'un mois - Vietnam et Cambodge English translation pending
Salut à tous !
Voici le récit du périple que nous avons effectué récemment, avec mon amie, au Vietnam et au Cambodge. Nous souhaitons ainsi le partager, notamment afin que les potentiels vacanciers y trouvent de quoi nourir leur programme. Je suis disponible pour toute question pouvant vous aider à préparer un voyage extraordinaire, dans ces deux pays qui ne le sont pas moins !
Vendredi 30 août : Levés à 7h10 pour finaliser les baguages, nous filons à la gare de Strasbourg pour prendre le TGV de 9h44, direction Roissy Charles de Gaulle. Le trajet se passe tranquillement, sans aucun retard (ouf !). Arrivés à l'aéroport, nous courons pour ne pas être en retard ... puis en fait, nous constatons une foule énorme en train de s'enregistrer ! Nous finissons par avoir 30 minutes de retard au décollage. Peu importe, nous ne sommes pas à ça près ! C'est parti pour 11h30 de vol ... C'est long, très long ! Surtout sans sommeil et coincés dans des sièges construits pour des asiatiques ! Le seul film disponible est une daube en vietnamien sous-titrée en anglais. On s'ennuie ferme, avant de compter les heures qui ne passent pas ...
Samedi 31 août : Arrivée à l'aéroport d'Hanoï vers7h. Les formalités pour le visa se font rapidement, à noter le peu de sympathie du douanier derrière le guichet ... Petit moment "habituel" de flottement à la sortie de l'aéroport : la fatigue se conjugue avec la perte complète de nos repères, ce qui nous laisse errant sur le trottoir à la recherche d'un bus qu'on met bien trop de temps à trouver. Nous finissons par le dégoter, attendons 30 minutes qu'il se remplisse avant de prendre le chemin du centre ville de Hanoï. 45 minutes plus tard, arrivée au centre ville, près du lac de Hoan Kiem. Nous n'avons alors qu'une envie, celle de trouver rapidement notre hôtel pour poser nos affaires et nous reposer. Nous arrivons au Camelia Hotel, très bien situé dans une ruelle calme de la Vieille Ville et près du lac. Nous obtenons la grande chambre du 4ème étage, avec double lit double et balcon ! Le tout est propre, avec une belle salle de bain. Nous nous effondrons ensuite de sommeil, pour nous réveiller vers midi avec une faim terrible !
Direction le BUN CHA NEM CUA BE DAC KIM (et oui !) pour un premier repas dans un restaurant de rue, et quel délice : porc grillé accompagné de nems, le tout enseveli sous les herbes fraiches ! Revigorés, nous faisons le tour de la vieille ville, en naviguant dans les ruelles dont le nom de chacune signifie le type de produit qui y est vendu. Le trafic est intense, les klaxons envahissants, mais quel dépaysement ! Nous faisons un tour par le marché de DONG XUAN. En fin d'après-midi, nous réservons 2 places pour le spectacle de marionnettes sur l'eau (théâtre municipal d'Hanoï) de 18h30 avant d'aller nous reposer une petite heure. A l'heure dite, nous voilà en train d'assister à un spectacle traditionnel très joli, retraçant des épisodes mythologiques du Vietnam et les particularités de certaines ethnies. Après le spectacle, repas au Highway4, pour une collation légère faite de soupe de riz et de nems au poissons chats. Nous ne faisons pas long feu et allons nous coucher rapidement.
Dimanche 1er septembre : Très grosse nuit de sommeil(couchés à 21h, levés à 9h !) puis petit déjeuner frugal (et européen) à l'hôtel, avant de nous rendre au très solennel mausolée d'Ho Chi Minh, sous la pluie. Toute l'esthétique communiste se retrouve dans l'architecture de type blockhaus du bâtiment, surveillé par plusieurs gardes ayant instruction de ne pas sourire et qui rappellent à l'ordre les visiteurs sans ménagement. Ce pauvre oncle Ho ne souhaitait d'ailleurs aucunement un tel monument pour sa mort, mais sa quasi déification a un sens certain pour des autorités voulant construire une nation unifiée. Nous avons juste le temps de voir le temps d'un passage rapide et après 20 minutes d'attente dans une file encadrée par des gardes, le corp sprétendument momifiés de l'Oncle HO, même s'il ressemble bien plus à une statue de cire ...
Nous avons ensuite rdv à midi chez Jimmy (HelViet sur ce forum !), qui nous invite à confectionner et déguster des nems avec sa famille. Nous prenons un taxi à la sortie du mausolée, direction le quartier de Long Bien. A l'arrivée, la note est de 370000 dongs (soit environ 14 euros), on se dit donc que le taxi est aussi onéreux qu'en France ! Nous arrivons chez Jimmy et faisons rapidement connaissance avec lui, sa femme, sa belle-mère et leur petit garçon. Nous mangeons les très bons nems que nous l'aidons à préparer et discutons de tout et de rien, en préparant aussi les étapes de notre périple dans le Nord du Vietnam. Nous partons de chez lui vers 17h, en n'ayant pas vu passer l'après-midi, direction la vieille ville et notre hôtel et là, quelle surprise, le taxi ne coûte que 30000 dongs ... Nous actons donc notre première vraie arnaque, le 1er taxi nous ayant coûté plus de 10 fois ce montant ... Petit détour à la Cathédral Saint-Joseph où nous pouvons constater l'affluence d'un jour de messe. Puis diner dans un restaurant de rue à côté de notre hôtel, avec une très bonne soupe aux nouilles! Direction ensuite la gare routière de Hanoi pour prendre le bus de nuit de 20h30 pour HA GIANG. Nous nous retrouvons au fond du bus, sur la plage arrière qui accueille 5 couchettes. Nous faisons connaissance avec nos 2 compagnons de route vietnamiens, qui ne parlent pas un mot d'anglais et qui sont tout étonnés de côtoyer 2 européens. Fou rire garanti ! Le bus emprunte la route nationale n°2 jusqu'à TUYEN QUANG pour une pause à minuit, avant de reprendre la route jusqu'à HA GIANG où nous arrivons à 5h15. Gros dodo jusqu'à 7h10 dans le bus garé. Nous sommes réveillés par les gens en train de le nettoyer à grandes eaux.
Lundi 2 septembre : La journée débute par un bon petit déjeuner local (soupe avec poulet et nouilles de riz), la location moto vers 9h et, après une prise en main rapide de notre conductrice de chic et de choc, en route pour DONG VAN, soit environ 150 km au Nord. Dès la sortie de la ville, ce n'est plus que paysages spectaculaires, vallées encaissées avec profondeur de vue fantastique, les pics lointains se dessinant tels des spectres brumeux à l'horizon. Les rizières sont d'un joli vert éclatant, tirant parfois vers le jaune, créant ainsi un joli dégradé de couleurs, comme si un peintre avait imaginé un paysage par touches successives, parcelle par parcelle, alternant le vert émeraude et le jaune plus ou moins pâle. Les arrêts observation et photos sont nombreux, mais à chaque fois le spectacle offert est toujours plus impressionnant.
Arrêt à QUAN BAN pour admirer la belle vue du haut du belvédère sur le village de TAN SON et ses montagnes karstiques en forme de poitrine de fée, comme le veut la légende. Arrêt ensuite à LUNG TAN, village de Mhongs blancs qui fabrique du tissu en chanvre. On assiste au tissage du chanvre, avec une machine à tisser artisanale elle aussi faite à la main, ainsi qu'au "lissage" du tissu obtenu à l'aide d'une bûche ronde sur laquelle une femme en équilibre sur une pierre plate écrase les fibres de tissu.
Pause déjeuner à YEN MINH, dans un restaurant dont la cuisine est ... "authentique" ! Nous reprenons ensuite la route.
Moment de stress : la station d'essence où l'on voulait aller à YEN MINH a brûlé ! On roule encore, craignant la panne sèche, mais on finit par tomber sur une pompe mécanique après PHAO CAO. On décide alors de faire un petit détour vers PHO BANG, village frontière avec la Chine. Onvoit le long de la route des Hmongs très jeunes porter des paniers aussi hauts qu'eux, remplis de végétaux pour les cochons. On en voit même un couché sur son panier en train de tirer la langue ... En arrivant au village frontière, nous n'avons pas le droit de franchir le poste de garde, mais Jimmy en a la possibilité et se rend jusqu'à la borne séparant les deux pays.
Après ce détour de quelques kilomètres, nous poursuivons notre route, en passant à côté du Palais du dernier roi Hmong, avant d'arriver à DONG VAN vers 19h, fourbus par cette première étape mais heureux de trouver un hôtel confortable et un lit douillet. Nous dinons agréablement avec un couple de français en vadrouille, Greg et Sophie. Le tout arrosé d'alcool de maïs ...
Mardi 3 septembre : On débute la journée par un bol de riz gluant, puis une boisson chaude prise dans le très beau café de PHO CO, au cœur d'une vieille maison bien conservée. On fait ensuite une marche, d'abord dans la vieille ville de DONG VAN puis le long des rizières, là encore d'un beau vert que le soleil rend encore plus éclatant.
Plus tard, direction LUNG CO, ville la plus au Nord du Vietnam, à la frontière avec la Chine. On y arrive sous la pluie, le temps pour nous de nous abriter dans un restaurant tenu à ce moment-là par une gamine de ... 12 ans ! Elle et Jimmy, parti chercher de la viande et des légumes, nous concoctent un super repas, qu'on partage cette fois-ci avec deux françaises, Claire et Carole. Après avoir repris des force set la pluie ayant cessé, nous grimpons les 1000 marches qui mènent à la tour du drapeau, la plus haute du Vietnam !
Paysage légèrement brumeux mais vues imprenables tout de même entre les nuages. Nous voyons les collines chinoises au loin. Jimmy nous y rejoint en moto, alors qu'une pluie torrentielle s'abat sur nous à nouveau, nous bloquant dans la tour le temps de laisser passer le gros de l'orage. Nous reprenons les motos pour un retour à DONG VAN sous la pluie qui tombe dru. La route est parsemée de torrent d'eau ou de boue, bref, c'est l'aventure ! Arrivés trempés à l'hôtel, nous décidons de nous récompenser de nos mésaventures par un bon canard, que nous a préparé un petit restaurant. Encore un repas délicieux arrosé d'alcool de maïs et en présence de nos deux compatriotes de la journée.
Mercredi 4 septembre : Départ vers 9h par le col de MA PILENG direction MEO VAC, par la "route du bonheur", la plus belle du Vietnam. Sur la route, la pluie s'acharne et nous traversons des passages chaotiques fait d'éboulements et de coulées de boue. Le paysage, bien que brumeux, est très impressionnant, fait de pics rocheux, de falaises abruptes et de cours d'eau encaissés. Nous faisons une halte dans une école primaire sur le bord de la route, complètement perdue dans un paysage abyssal. Nous interrompons la récréation de deux classes d'enfants Hmongs qui nous accueillent avec des grands sourires et de la timidité, à qui nous distribuons des nougats. Enfin arrivés à MEO VAC vers 10h30, nous prenons un café (un vrai café vietnamien arabica ...) et un thé dans un restaurant puis partons visiter le marché et acheter des LONG ANE, délicieux petits fruits au goût incomparable (à la rigueur un lointain cousin du litchi).
Direction NIEN SON pour la suite du voyage où nous nous arrêtons dans un restaurant en bord de route, tenu par une famille charmante, dont le père nous concocte un bon repas (bonne omelette!), avalé dans une pièce avec deux billards, un ordinateur portable, du papier journal comme papier peint et de la tôle au plafond. Entre modernité et tradition ...
Un petit arrêt pour la traversée d'une grosse marre de boue dans un hameaux sur la route, où nous en profitons pour distribuer des biscuits aux enfants du village, d'abord une poignée mais rapidement rejoint par une véritable meute hurlante et souriante. Encore un moment de stress ensuite dans un passage de boue ... avec au bilan une chaussure toute embourbée mais plus de peur que de mal.
Arrivée à BOAO LAC vers 17h. Petite balade dans la ville où nous sommes alpagués par des enfants pour un anniversaire, qui souhaitent nous faire rentrer chez leurs parents, eux plutôt dépités ...Nous déclinons aimablement mais recevons de leur part des chips et une sucette, sucette qui fera le bonheur d'une petite fille quelques centaines de mètres plus loin. Puis direction le marché pour choisir une oie qui sera sacrifiée pour notre dîner ! Au menu du soir donc notre oie, dégustée en compagnie d'un couple de français, Jean-Pierre et Corine de leur guide DON et de leur chauffeur LAN. Là encore alcool de maïs ....
Jeudi 5 septembre : RDV le lendemain tôt pour le marché ....Nous commençons par un petit déjeuné offert par LAN .... délicieuses galettes de riz à la vapeur et saucisse de porc ! Miam !
Nous déambulons le long des travées du marché ethnique de BAO LAC (LOLO NOIRS, SAN CHI, TAY, NUNG, DAO ROUGE, KINH), hautement coloré et proposant toutes sortes de choses, de la babiole chinoise, en passant par une grappe de grenouilles vivantes, chiens, chats, poules, oies, cochons dans des paniers tressés en bambou, un rapace en cage, des fruits exotiques, de la viande sur les étales et des chiens destinés à la boucherie ! Nous y restons quasiment 2 heures, à échanger sourires et regards avec les locaux, là encore tout étonnés de nous voir.
Nous partons ensuite pour faire une balade en moto autour de BAO LAC en fin de matinée, direction CO BA à la frontière sino-vietnamienne, mais la route impraticable nous fait rebrousser chemin vers BAO LAC.
Déjeuné en ville puis direction la montage et le village LOLO NOIRS de COC XA, où nous parcourons une partie de la montée à moto, dans un véritable champs de boue et poursuivons à pied, avec des femmes LOLO NOIRS qui rentraient du marché que nous rencontrons par hasard lors de notre ascension. Nous les accompagnons sur les 5 derniers kilomètres vers leur village, COC XA, en leur proposant de porter à leur place leur lourde charge, ce qui a le don de les étonner et les faire rire ! A notre arrivée au village, après une pente boueuse et particulièrement casse-gueule, nous sommes invités par nos compagnons de route à manger des poires vietnamiennes et boire"quelques" verres d'alcool de riz ... (1ere maison chez M. TUYEN pour 8 verres, 2ème maison chez la belle sœur de M TUYEN pour 2 verres et la troisième celle du chef du village absent où nous sommes "reçus" parun cartographe ! Dernière maison celle de la dernière compagne de notre marche où nous sommes très chaleureusement reçus, avec 5 verres supplémentaires derrière la cravate !!). M. TUYEN nous propose de coucher chez lui pour la nuit, malheureusement, en bons européens que nous sommes, nous avons besoin de divers ustensiles que nous n'avons pas sur nous (boîte à lentilles, brosse à dents...). Nous leur proposons en revanche de revenir tôt le lendemain pour passer une journée avec eux, en les aidants aussi bien dans les rizières que pour aller chercher du bois, avant de passer soirée et nuit chez eux. C'est donc euphoriques, heureux de cette magnifique, et impromptue, rencontre que nous repartons en titubant et en glissant sur les chemins escarpés du village. Le retour se fera rapidement, en échangeant nos impressions sur cette rencontre imprévisible et irréaliste. Quelques cascades avec les motos, de nuit sur la route boueuse, un repas rapidement avalé et au lit !
Vendredi 6 septembre : Grosse pluie dès le matin qui annule toute possibilité de remonter à COC XA. Grosse déception mais ce n'est que partie remise à une prochaine fois !!! .... départ vers midi pour CAO BANG, toujours sous la pluie. Arrêt à environ 15Km avant TINH TUC pour manger dans un buibui un peu crasseux mais où sont préparés des plats délicieux (nous assistons à un beau combat de chien fraternel !).
On roule ensuite sans s'arrêter, sur notre première belle route en très bon état, pour arriver avant la nuit à CAO BANG. Une fois dans la ville, nous décidons de poursuivre jusqu'à QUANG YEN, village plus proche de nos étapes suivantes. Nous arrivons finalement à QUANG YEN vers 18h30, épuisés après avoir roulé de nuit aux côtés de gros camions jouant les Fangio sur la route. Pause dîné puis dodo à 20h !!! Ce soir c'est chez l'habitant, chez M. KIEU.
Samedi 7 septembre : Nous prenons un petit déjeuner rapide, fait de galettes de riz cuites à la vapeur. Départ de chez M. KIEU qui nous reçoit vers les magnifiques chutes de BAN GIOC, frontière naturelle et conflictuelle avec la Chine. Le spectacle est grandiose, la puissance des chutes impressionnantes. Nous ne pouvons résister à piquer une tête dans le bassin des chutes, côté vietnamien, avant d'aller prendre un repas dans un restaurant très typé "touriste", mais tout aussi bon que les autres !Après le repas, nous prenons des petites routes pour nous rendre aux grottes de NGUON NGAO, dites les "grottes du tigre", pour une visite souterraine grandiose, au milieu de salles gigantesques et de leurs stalactites et stalagmites énormes. Le plus impressionnant restant le calme régnant dans ces lieux, tout juste perturbé par le bruit des gouttes dévalant les pierres. Au passage, avant de nous rendre dans les grottes, nous faisons un arrêt photo surréaliste devant la borne 835 qui délimite la frontière entre la Chine et le Vietnam, fréquentée par des bus de chinois qui viennent s'y faire prendre en photo et acheter des produits dans un marché installé à côté, tous ces produits étant importés illégalement de la Chine ! Retour vers 17h30 chez M. KIEU, après un tour au marché, pour préparer le repas du soir en famille. Au menu nems maisons, fabriqués de nos grosses mains maladroites et canard accompagnés de légumes et de riz .... et d'alcool de maïs ! La soirée est très sympathique et nous permet d'échanger avec nos hôtes.
Dimanche 8 septembre : Départ matinal pour une marche de 18 km dans les montagnes autour de QUANG YEN, M. KIEU faisant office de guide. Nous passons dans des champs, des forêts escarpées et dans différents villages (confection de papier et forgerons...). Le midi, nous mangeons un piquenique (sandwich, œufs et mangues) chez un neveu de M. KIEU, sur une natte installée dans son salon. Notre route croise celle de plusieurs serpents, que nous tâchons d'effrayer en donnant systématiquement des coups de bâtons dans les fourrés alentours tout en avançant.
Départ 17h pour le dernier trajet à moto vers CAO BANG, durant lequel, à 7 kilomètres de la ville, nous prenons la dernière et la plus importante de nos rincées, avec vent violent et pluie torrentielle qui achève de remouiller les vêtements que nous avons eu tant de mal à faire sécher. A 18h, nous rendons les motos en les confiant à un hôtel qui se chargera de les renvoyer à HA GIANG. Très bon repas pris rapidement avant d'aller prendre le bus de nuit, direction HANOI ! Etrangement, ou peut-être est-ce dû au rythme de la journée, nous nous endormons très rapidement dans le bus, il est vrai dans un confort que nous n'avions pas connu à l'aller : seuls au fond sur la banquette de 5 places, avec boules quies et somnifères !
Lundi 9 septembre : Nous nous éveillons à Hanoi, dans le bus, vers 4h30 du matin. Jimmy nous invite chez lui, où nous nous recouchons pour 3 heures de complément de sommeil.
Après le réveil, nous laissons Jimmy pour nous rendre dans Hanoï et prendre un petit déjeuner au KINH DO CAFE, rendu célèbre pour avoir accueilli Catherine Deneuve pour une scène du film Indochine. Le petit déjeuner en lui-même est très "français", avec petit pain au chocolat, café et croque-madame.
Direction ensuite le "Temple de la Littérature". Une fois à l'intérieur, nous apprécions d'abord le calme de l'endroit, certes entouré de routes passantes mais joliment arboré et reposant. Nous faisons la visite des jardins successifs ainsi que des pagodes et des stèles des docteurs diplômés. Le soleil est au rdv en plus ! Nous nous reposons sur un banc, profitant au maximum de l'harmonie du lieu tout en observant une foule de touriste plutôt conséquente, chose inconnue pour nous depuis notre périple dans le Nord.
Après ce moment paisible, nous retournons dans l'enfer des klaxons d'Hanoï, en croisant toujours les doigts lors de nos folles traversées des routes sur lesquelles déboulent comme des démons les conducteurs de deux roues. A midi, direction le QUAN AN NGON, sorte d'institution gastronomique de la ville, pour un repas très léger, assez déçus globalement par le lieu, vraiment énorme et très fréquenté ! Après le repas, tentative de retour sur le site du mausolée d'Ho Chi Minh, malheureusement fermé le lundi. Nous nous baladons dans la vieille ville, allons prendre une boisson CAFE PHO CO, établissement difficile à trouver puisque bien caché dans l'arrière-court d'une boutique de soie. Le personnel est peu accueillant mais nous prenons notre boisson au 4ème étage, sur une sorte de balcon avec une vue magnifique du lac de HOAN KIEM ensoleillé.
Après avoir repris des forces, nous décidons d'aller visiter la lugubre et tristement célèbre prison de HOALO, qui a accueilli des vietnamiens puis des américain selon les périodes ...La visite est intéressante, on entrevoit les conditions terribles dans lesquelles étaient emprisonnés les détenus au temps des colonies, alors que la pénibilité de celles des américains semble amoindrie ! Le tout glorifie le régime révolutionnaire, peut-être sans réelle nuance. Après cette difficile journée, quoi de mieux qu'une séance dans un salon de massage, où Christine se fait faire une manucure. Nous enchaînons par un massage complet du corps pendant une heure, détendus par les mains expertes mais parfois un peu fermes de nos masseuses. C'est donc reposés et contents de notre journée que nous retrouvons Jimmy devant le théâtre municipal pour nous rendre ensuite dans un restaurant qu'il connaît, où nous mangeons superbement bien tout un ensemble de plats typiques qu'il a sélectionnés. La soirée est très agréable, mais nous allons nous coucher vers minuit car le lendemain, le bus pour la baie d'Along est fort matinal !
Mardi 10 septembre : Le réveil se fait à 5h30 du matin … dur ! Le temps de rassembler les affaires et d'avaler un petit déjeuner à côté de chez Jimmy (soupe de nouilles de riz avec poisson frit) et nous voilà partis en direction de la gare routière de Long Bien pour prendre le bus de 7h15 en partance pour HAI PHONG. Ce n'est que la première étape car : autre bus, 2h30 plus tard, du centre d'HAI PHONG pour le port, puis un bateau rapide jusqu'à l'île de CAT BA, ensuite re-bus jusqu'au port de CAT BA de l'autre côté de l'île et enfin camionnette (5 minutes seulement) pour un port de plaisance proche !
Enfin, nous faisons la connaissance à midi de l'équipage de la jonque ECO FRIENDLY et c'est sous un beau soleil que nous appareillons vers la baie de LAN HA. Le temps de nous installer et de découvrir notre cabine, nous sommes déjà au milieu d'un décor superbe, fait d'affleurement rochers et de pics karstiques verdoyants, le tout sous le soleil.
Le repas de midi servi par le cuisinier est tout bonnement délicieux, pris dans une petite salle à manger avec vue sur les magnifiques alentours. L'après-midi se partagera entre bronzette/lecture sur le pont, baignade dans les eaux émeraudes ou encore kayaks de mer à la découverte de grottes cachées et de lagons isolés. Nous nous reposons vraiment de notre première partie de périple vietnamien en profitant de la beauté de ce patrimoine mondial qu'est la baie d'Along, que nous rejoignons en cours de journée. La jonque s'isole dans un recoin de la baie pour la nuit, après nous avoir permis d'assister à un joli coucher de soleil, puis nous prenons un copieux diner avant de se reposer et de s'endormir dans notre cabine.
Mercredi 11 septembre : Réveil sous la pluie, qui a fini par nous rattraper ! Le petit déjeuner est européen et servi dans la grisaille. Le temps de se préparer et la météo a déjà changé. Nous abordons alors une partie particulièrement houleuse de la baie : la jonque avance, chevauchant les vagues lourdes et puissantes, dans un remous rendant un peu malade ! En fin de matinée, le temps est de nouveau au beau et c'est sous le soleil que nous prenons notre repas de midi, dans la baie de BAI TU LONG. L'après-midi est propice au kayak, au concours de plongé (ou plutôt saut ...) dans la mer ou encore à la lecture. Nous profitons de notre passage dans un lagon isolé pour "faire un peu le ménage" en recueillant dans notre kayak les quelques déchets flottants que nous nous acharnons à récupérer jusqu'au dernier. Nous décidons de baptiser ce lagon "le lagon Christieu" en l'honneur de ceux qui l'ont (très temporairement) nettoyé.
La jonque se rend ensuite dans un village de pêcheur flottant dont nous visitons les élevages de poissons et de calamars, l'un d'eux nous fournissant d'ailleurs notre repas du soir. Nous pouvons constater la voracité des poissons lorsqu'un des membres de notre équipage pêche des petits poissons qu'il jette ensuite dans un bassin où les gros poissons se ruent sur ces petits repas tombés du ciel. Le calamar sera, lui, servi dans un autre recoin isolé de la baie, après que nous ayons assisté là encore à un magnifique coucher de soleil dont les couleurs roses et rouges nous ont émerveillé. C'est donc repus et heureux que nous profitons de notre dernière nuit à bord.
Jeudi 12 septembre : Nouveau réveil sous la pluie. Cette fois-ci, elle ne nous quittera pas avant de débarquer de la jonque à 13h. Avant cela, nous avons tenté de voir des singes sur "l'île aux singes", mais ces derniers devaient être à l'abri des gouttes. Arrivés à 13h au port de CAT BA, nous reprenons le bus dans l'autre sens avant d'emprunter le bateau rapide jusqu'au port d'HAI PHONG, où nous attend un chauffeur qui doit nous transférer à TAM COC, à côté de NINH BINH. Et c'est donc parti pour 3 heures d'angoisse et de fatigue, les routes et les conducteurs vietnamiens faisant la part belle aux dépassements dangereux et sans visibilité. Le trajet est très long et c'est fatigués que nous arrivons à notre hôtel (DUC THUONG) à TAM COC vers 18h30.
Après un court repos dans notre chambre, nous remontons la rue principale (et quasiment unique) de TAM COC, le long de l'embarcadère permettant de visiter la fameuse "baie d'Along terrestre". Là s'alignent les restaurants pour touristes, chacun souhaitant à notre passage nous inviter pour manger chez lui plutôt que chez un autre. La ville tourne beaucoup autour du tourisme et nous nous sentons déjà comme deux portemonnaies ambulants. De guerre lasse, et n'ayant pas bien compris les indications de Jimmy sur la bonne adresse du coin, nous nous arrêtons dans un restaurant en peu à l'écart de la route, constatant trop tardivement la présence d'un groupe de plusieurs français attablés, signe du caractère plutôt touristique de celui-ci. Et nous ne nous sommes pas trompés : tout est fait pour que nous prenions un menu faussement varié et en définitif insipide, mal cuisiné et en plus cher pour ce que c'est (170000 dongs par personne). Nous sortons de là un peu dégoûté d'avoir vécu là notre 2ème réelle arnaque de notre séjour (après le taxi vers chez Jimmy). Nous sommes néanmoins heureux de pouvoir nous coucher dans un bon lit, fatigués de cette journée de transition.
Vendredi 13 septembre : Réveil matinal au son du marché mais surtout grâce (ou à cause) de la radio locale qui criait et scandait dès 5h du matin, sur un ton de fanatique prêchant les préceptes du communisme. Petit tour au marché, bien pâle par rapport à celui de BAO LAC ...
Retour à l'hôtel pour un petit déjeuner pour lequel nous sont servies des baguettes de pain vietnamiennes, gonflées à la pompe à air ... A 8h, nous sommes devant l'embarcadère et prenon sensuite place dans une barque, direction "la baie d'Along terrestre". Notre capitaine de barque est une femme souriante, qui nous épate lorsqu'elle se met à ramer avec les pieds ! Nous naviguons donc le long de la rivière, à la découverte de très beaux paysages, qui plus est ensoleillés. Le tout porte très bien son nom, la ressemblance avec la baie d'Along se vérifiant au gré des pics déchiquetés et des trois grottes que nous traversons. Le tout, aller-retour, dure deux bonnes heures. Avant de rebrousser chemin, nous n'évitons pas l'amicale et souriante pression commerciale d'une vendeuse ambulante qui nous a suivi en barque tout du long, qui prétexte la fatigue de notre guide pour nous vendre une boisson et un paquet de gâteau, à lui offrir. Nous partons là-dessus, mais ce ne sera pas sans suite, puisqu'à notre retour àl'embarcadère, notre guide nous réclame également de l'argent, mais nous lui rétorquons que le pourboire est constitué de ce que nous lui avons acheté (la combine entre les deux étant un peu "grosse" , nous n'avons pas voulu être les pigeons de l'histoire !). TAM COC a définitivement un côté"attrape-touristes" !
Nous poursuivons nos visites en louant des vélos, pour nous rendre dans un temple isolé. La route n'est pas très bonne mais nous nous amusons bien avec nos vélos, à éviter les trous et les flaques. Le temple en lui-même n'a rien d'exceptionnel, si ce n'est son vieux gardien, qui insiste auprès de chacun de nous pour qu'on fasse une donation ... Nous leur en faisons une de 2000 dongs (soit 7 centimes d'euro ...), en bons mécréants que nous sommes !!!
Nous reprenons nos plus beaux vélos pour aller cette fois-ci à la pagode de BICH DONG. Celle-ci, située à environ 2 kilomètres de TAM COC au terme d'une bonne route goudronnée, est autrement plus jolie que le temple. Le site comporte en fait plusieurs pagodes réparties entre 3 niveaux, auxquels on accède par plusieurs escaliers. La vue de l'endroit le plus élevé est impressionnante. Le site est en revanche très fréquenté, aussi d'ailleurs par des vietnamiens qui ont fini par se mettre sur la gueule à la sortie ! Moment tension donc avant de reprendre les vélos.
Nous revenons pour midi à TAM COC et se pose alors la question fondamentale du repas dans ce repère d'attrape-touristes. Nous rappelons Jimmy et cette fois-ci, nous comprenons mieux ses indications et aboutissons au "Father cooking", restaurant qui ne paye pas de mine, dans l'artère centrale de la ville, mais qui s'avère être tout à fait délicieux et tenu par une vietnamienne chaleureuse. Nous dégustons un repas qui nous fait oublier l'erreur (et l'horreur) de la veille. Entre nems, omelette, soupe, liserons d'eau et autres, le repas est divin et au surplus peu onéreux (200000 dongs pour 2 !).
C'est donc heureux et rassasiés que nous chevauchons nos fiers vélos vers la grotte de MUA, cette fois-ci à environ 4 kilomètres de la ville. Le paysage autour est très agréable, fait de champs et de rizières, même si un peu de pluie se rappelle à nos bons souvenirs. En arrivant à la grotte de MUA, le temps se remet au beau. Nous visitons d'abord le jardin, agrémenté de cours d'eau, de petits ponts et de statues de personnages burlesques. Un amphithéâtre en plein air, encadrés de jolis dragons, achève de faire de ce lieu un site de représentation. La grotte en elle-même n'a que peu d'intérêt mais, en revanche, un escalier de 465 marches mène à un sanctuaire dédié à la déesse de la Miséricorde, tout en haut d'une crête dont on voyait un versant lors de notre visite de la baie d'Along terrestre. La vue est magnifique et nous en profitons pour nous reposer et nous sécher après une montée particulièrement éprouvante qui a mis nos vêtements à rude épreuve ... Après ce temps de repos, nous achevons nos genoux avec la descente avant de reprendre nos vélos et de revenir à TAM COC.
Arrêt pour un café au "father cooking", puis douche et préparation pour la longue nuit qu inous attend : ce soir, c'est bus de nuit vers HUE ! Embarquement à 20h, après un autre repas au "Father cooking", définitivement une superbe adresse, puis nous nous retrouvons coincés à l'arrière du bus, dans un réduit aux apparences de cercueil. C'est le début d'une longue, très longue nuit, qui s'achèvera à 8h le lendemain matin, soit après 12 heures passées dans une boîte !
Samedi 14 septembre Arrivés à HUE vers 8h, direction le quartier "routard" pour prendre une chambre au HUENINO hôtel, très, très agréable endroit au service impeccable et à la déco un peu surprenante, mais surtout qui sert une confiture de fruit de la passion à se damner, généreusement servie pour un petit déjeuner "bonus" proposé dès notre arrivée !
Nous prenons nos quartiers au 3ème étage et commençons cette journée par une grosse lessive. Il y en avait besoin après plus de 10 jours de vadrouille dans le Nord. La chambre finit recouverte de vêtements à sécher. Heureusement il fait beau et cela devrait aller vite !
Départ 11h30 pour une petite promenade vers le restaurant "chez OVI", histoire de se mettre en appétit. Nous arrivons, heureux de trouver un havre de paix et un peu de fraicheur dans le magnifique jardin du restaurant. Nous sommes les seuls clients et nous dégustons tranquillement un menu composé de 8 plats tous plus colorés, décorés et délicieux les uns que les autres ! Chaque plat mélange harmonieusement une multitude de saveurs.
Après le repas nous rejoignons notre guide pour une après-midi de visite de la cité impériale et de la cité interdite. Nous sommes d'abord étonnés par le peu de vestiges restant de cette période, les guerres successive ayant détruit de nombreux bâtiments. Mais qu'à cela ne tienne nous découvrons le palais royal, la bibliothèque, le palais de la reine mère, le théâtre ... et faisons travailler notre imagination pour reconstituer le reste de la cité. Nous ne regrettons pas d'avoir pris un guide pour nous aider à mieux comprendre l'histoire du site et c'est vers 17h30 que nous nous séparons de celui-ci. Un petit verre en rentrant puis au lit, après une grosse journée et surtout la fatigue du bus de la nuit précédente.
Dimanche 15 septembre Petit déjeuner revigorant servi au HUENINO, puis location d'une moto pour la journée : au programme, visite des mausolées de la dynastie de NGUYEN, en plus sous un temps très agréable.
En route donc pour le mausolée de MING MANG, le plus au Sud de la série que nous voulons visiter. En chemin, une gentille dame nous fait remarquer que notre clignotant est allumé, puis elle nous propose de nous conduire jusqu'au mausolée puisque sa maison est juste à côté et qu'elle "a le temps". Nous acceptons un peu naïvement ... Nous découvrons ensuite le mausolée, le plus beau peut-être et le plus grandiose, à la hauteur de la mégalomanie du personnage ... Nous retrouvons ensuite la gentille dame, qui souhaite nous inviter chez elle. Elle nous y sert un thé et nous discutons joyeusement ... pour au final, au moment du départ, qu'elle nous demande de l'argent ! Très gênés par la situation, nous lui indiquons que ce genre de procédé ne fonctionne pas avec nous et c'est donc sur un sentiment de déception que nous partons et mettons fin à un moment qui aurait pu être très cordial.
Nous nous rendons ensuite au mausolée de KHAI DINH, où nous nous émerveillons des figures de mandarin en pierre de la cour ainsi que des couleurs chatoyantes des mosaïques tapissant l'intérieur du mausolée. Tout cela est sans aucune commune mesure avec le peu d'importance de l'Empereur en question, celui-ci n'ayant été globalement qu'une marionnette aux mains des français.
Direction ensuite le mausolée de TU DUC, l'Empereur poète. Le site est gigantesque et nous passons beaucoup de temps à visiter l'ensemble des monuments éparpillés dessus, ceux-ci concernant tant l'Empereur que sa femme, sa mère ainsi que son enfant adoptif. Le site est très champêtre et nous prenons du plaisir à le parcourir tranquillement.
Nous achevons ces visites au moment de rejoindre Claire, compatriote française rencontrée lors de notre périple dans le Nord, qui travaille dans un orphelinat situé au Sud de HUE, près justement du mausolée de TU DUC. Nous allons manger ensemble avant qu'elle ne nous fasse visiter les locaux de l'orphelinat. Nous la quittons après avoir discuté longuement avec elle, alors que la pluie fait un passage court mais remarqué.
Nous poursuivons en cherchant assez longuement "l'arène des tigres", monument perdu au milieu de nul part, malheureusement quasiment inaccessible au public mais néanmoins drôle lorsqu'on sait que les combats organisés entre éléphants, symboles du pouvoir impérial, et les tigres étaient complètement tronqués du fait que les pauvres tigres n'avaient plus ni dents ni griffes ... Nous faisons ensuite un arrêt à la pagode TU HIEU, lieu isolé dans une forêt servant de monastère, où nous assistons à une séance de psalmodies, chants lancinants et répétitifs sur fonds d'instruments percutants, le tout enrobé dans des vapeurs d'encens ... Moment psychédélique intense ! Nous en profitons également pour apprécier la beauté du site.
Nous achevons cette journée d'abord par un petit tour par l'esplanade arborée de NAM GIAO pour ensuite traverser la ville et terminer par la visite de la pagode THIEN MU, haut lieu de la contestation vietnamienne. Le site est en revanche très touristique.
Avant de rendre notre moto vers 18h, nous faisons le tour de la cité impériale, participant ainsi au flot impressionnant de la circulation dans les rues étroites de HUE. A nouveau piétons, direction "la Boulangerie Française", boulangerie - salon de thé dans lequel sont vendues les productions des apprentis boulangers formés à l'orphelinat où travaille Claire avec au menu : chausson aux pommes etAmandine, a compagnés de café et de jus d'ananas. Un délice ! Nous ne dinerons pas ce soir, fatigués de cette journée visite passionnante et motorisée !
Lundi 16 septembre Notre objectif du jour est de partir à HOI AN pour la suite du voyage. Nous optons, sur les conseils précieux de Jimmy, pour la location d'un véhicule avec chauffeur afin de pouvoir nous arrêter, tout le long de la route (environ 120 km) aux endroit intéressants. Départ donc pour 8h30, après un ultime petit déjeuner délicieux au HUENINO, qui est très clairement une adresse géniale.
La première étape est un petit village de pêcheur où nous faisons quelques photos. La seconde est la baie de LANG CO avec sa très belle plage, avant la montée vers "le Col des Nuages", d'où le point de vue d'un côté est LANG CO et la mer, et de l'autre DA NANG. Arrêt ensuite à "China Beach" à DA NANG puis aux "montages de Marbre". Celles-ci se visitent, tant pour leurs grottes souterraines que pour ses temples troglodytes et ses pagodes construites dans leurs hauteurs. La visite est vraiment bien et également fatigante, en raison des marches et de la chaleur du soleil. Nous nous rafraichissons dans les grottes en hauteur, parfois aux allures de cathédrales, impressionnantes d'envergure comme de leur ambiance sacrée.
C'est au final vers 13h que nous arrivons à HOI AN. Le temps de déposer nos affaires au HOA BINH HOTEL et nous voilà ensuite installés à la terrasse du MINH HIENQUAN CHAY RESTAURANT, restaurant végétarien où nous commandons trois fois trop de choses pour nous, certes très bonnes, mais sacrément épicées !
L'après-midi sera consacrée à la visite de la vieille ville de HOI AN : maisons anciennes, pont japonais, congrégation chinoise de Fugian. La ville est très jolie et bien conservée, en revanche un peu trop touristique, les boutiques de vêtements ou de souvenirs s'alignant les unes à côté des autres dans toutes les rues. Fatigués en fin de journée, nous nous retrouvons à notre hôtel, sans diner, pour nous coucher vers... 20h30 !
Mardi 17 septembre Petit déjeuner gargantuesque ! Pancakes, tartines, fruits (fruits de la passion, ananas, pastèque !), omelette... et tant d'autres choses ! Nous mangeons tout cela au bord de la piscine, revigorés pour cette nouvelle journée de découverte.
A 8h30 ce matin, nous sommes cherchés en moto pour une matinée plutôt alléchante : découverte d'un village réputé pour ses potagers, présentation et travaux pratiques, cours de cuisine et dégustation. Le personnel qui nous reçoit est des plus chaleureux et l egroupe dans lequel nous sommes intégrés l'est aussi ( 2 canadiens, un australien et une néo-zélandaise). La présentation des diverse herbes aromatiques est intéressante et impressionnante (on comprend mieux pourquoi la nourriture locale est tellement bonne) mais le plus drôle arrive lorsqu'on doit mettre en pratique, habillés en agriculteurs vietnamiens, les démonstrations de bêchage, de plantation et d'arrosage des parcelles. Fous rires garantis ! Suivent les cours de cuisine, avec confection de nouilles et de galettes de riz puis de deux autres recettes que nous nous empressons d'effectuer. Le résultat est plutôt encourageant puisque nous dégustons nos productions avec délice, accompagnées de mets supplémentaires préparés par nos hôtes, le tout pour un repas vraiment agréable et délicieux. Le temps est alors vraiment devenu pluvieux, heureusement juste après notre passage dans les champs. C'est vers 13h que nous revenons vers HOI AN, alors que la pluie redouble. L'après-midi sera faite de repos et de lecture à l'hôtel, avec une sortie au REACHING OUT TEA HOUSE pour une session "cafés-cookies" plutôt satisfaisante, avant d'aller diner le soir au "MORNING GLORY", fabuleux restaurant où nous nous régalons de quelques plats locaux parfaitement cuisinés.
La journée s'achève après une ultime ballade nocturne dans la ville illuminée et épargnée alors par la pluie: c'est le dernier soir de la "fête des enfants" et ces derniers envahissent certaines rues, déguisés en dragon de couleurs différentes et entrant au rythme des tambours dans les boutiques et les restaurants. L'ambiance est joyeuse, à peine atteinte par une pluie qui va se remettre à tomber fortement en fin de soirée, que l'on entendra très distinctement au moment de nous endormir.
Vendredi 30 août : Levés à 7h10 pour finaliser les baguages, nous filons à la gare de Strasbourg pour prendre le TGV de 9h44, direction Roissy Charles de Gaulle. Le trajet se passe tranquillement, sans aucun retard (ouf !). Arrivés à l'aéroport, nous courons pour ne pas être en retard ... puis en fait, nous constatons une foule énorme en train de s'enregistrer ! Nous finissons par avoir 30 minutes de retard au décollage. Peu importe, nous ne sommes pas à ça près ! C'est parti pour 11h30 de vol ... C'est long, très long ! Surtout sans sommeil et coincés dans des sièges construits pour des asiatiques ! Le seul film disponible est une daube en vietnamien sous-titrée en anglais. On s'ennuie ferme, avant de compter les heures qui ne passent pas ...
Samedi 31 août : Arrivée à l'aéroport d'Hanoï vers7h. Les formalités pour le visa se font rapidement, à noter le peu de sympathie du douanier derrière le guichet ... Petit moment "habituel" de flottement à la sortie de l'aéroport : la fatigue se conjugue avec la perte complète de nos repères, ce qui nous laisse errant sur le trottoir à la recherche d'un bus qu'on met bien trop de temps à trouver. Nous finissons par le dégoter, attendons 30 minutes qu'il se remplisse avant de prendre le chemin du centre ville de Hanoï. 45 minutes plus tard, arrivée au centre ville, près du lac de Hoan Kiem. Nous n'avons alors qu'une envie, celle de trouver rapidement notre hôtel pour poser nos affaires et nous reposer. Nous arrivons au Camelia Hotel, très bien situé dans une ruelle calme de la Vieille Ville et près du lac. Nous obtenons la grande chambre du 4ème étage, avec double lit double et balcon ! Le tout est propre, avec une belle salle de bain. Nous nous effondrons ensuite de sommeil, pour nous réveiller vers midi avec une faim terrible !
Direction le BUN CHA NEM CUA BE DAC KIM (et oui !) pour un premier repas dans un restaurant de rue, et quel délice : porc grillé accompagné de nems, le tout enseveli sous les herbes fraiches ! Revigorés, nous faisons le tour de la vieille ville, en naviguant dans les ruelles dont le nom de chacune signifie le type de produit qui y est vendu. Le trafic est intense, les klaxons envahissants, mais quel dépaysement ! Nous faisons un tour par le marché de DONG XUAN. En fin d'après-midi, nous réservons 2 places pour le spectacle de marionnettes sur l'eau (théâtre municipal d'Hanoï) de 18h30 avant d'aller nous reposer une petite heure. A l'heure dite, nous voilà en train d'assister à un spectacle traditionnel très joli, retraçant des épisodes mythologiques du Vietnam et les particularités de certaines ethnies. Après le spectacle, repas au Highway4, pour une collation légère faite de soupe de riz et de nems au poissons chats. Nous ne faisons pas long feu et allons nous coucher rapidement.
Dimanche 1er septembre : Très grosse nuit de sommeil(couchés à 21h, levés à 9h !) puis petit déjeuner frugal (et européen) à l'hôtel, avant de nous rendre au très solennel mausolée d'Ho Chi Minh, sous la pluie. Toute l'esthétique communiste se retrouve dans l'architecture de type blockhaus du bâtiment, surveillé par plusieurs gardes ayant instruction de ne pas sourire et qui rappellent à l'ordre les visiteurs sans ménagement. Ce pauvre oncle Ho ne souhaitait d'ailleurs aucunement un tel monument pour sa mort, mais sa quasi déification a un sens certain pour des autorités voulant construire une nation unifiée. Nous avons juste le temps de voir le temps d'un passage rapide et après 20 minutes d'attente dans une file encadrée par des gardes, le corp sprétendument momifiés de l'Oncle HO, même s'il ressemble bien plus à une statue de cire ...
Nous avons ensuite rdv à midi chez Jimmy (HelViet sur ce forum !), qui nous invite à confectionner et déguster des nems avec sa famille. Nous prenons un taxi à la sortie du mausolée, direction le quartier de Long Bien. A l'arrivée, la note est de 370000 dongs (soit environ 14 euros), on se dit donc que le taxi est aussi onéreux qu'en France ! Nous arrivons chez Jimmy et faisons rapidement connaissance avec lui, sa femme, sa belle-mère et leur petit garçon. Nous mangeons les très bons nems que nous l'aidons à préparer et discutons de tout et de rien, en préparant aussi les étapes de notre périple dans le Nord du Vietnam. Nous partons de chez lui vers 17h, en n'ayant pas vu passer l'après-midi, direction la vieille ville et notre hôtel et là, quelle surprise, le taxi ne coûte que 30000 dongs ... Nous actons donc notre première vraie arnaque, le 1er taxi nous ayant coûté plus de 10 fois ce montant ... Petit détour à la Cathédral Saint-Joseph où nous pouvons constater l'affluence d'un jour de messe. Puis diner dans un restaurant de rue à côté de notre hôtel, avec une très bonne soupe aux nouilles! Direction ensuite la gare routière de Hanoi pour prendre le bus de nuit de 20h30 pour HA GIANG. Nous nous retrouvons au fond du bus, sur la plage arrière qui accueille 5 couchettes. Nous faisons connaissance avec nos 2 compagnons de route vietnamiens, qui ne parlent pas un mot d'anglais et qui sont tout étonnés de côtoyer 2 européens. Fou rire garanti ! Le bus emprunte la route nationale n°2 jusqu'à TUYEN QUANG pour une pause à minuit, avant de reprendre la route jusqu'à HA GIANG où nous arrivons à 5h15. Gros dodo jusqu'à 7h10 dans le bus garé. Nous sommes réveillés par les gens en train de le nettoyer à grandes eaux.
Lundi 2 septembre : La journée débute par un bon petit déjeuner local (soupe avec poulet et nouilles de riz), la location moto vers 9h et, après une prise en main rapide de notre conductrice de chic et de choc, en route pour DONG VAN, soit environ 150 km au Nord. Dès la sortie de la ville, ce n'est plus que paysages spectaculaires, vallées encaissées avec profondeur de vue fantastique, les pics lointains se dessinant tels des spectres brumeux à l'horizon. Les rizières sont d'un joli vert éclatant, tirant parfois vers le jaune, créant ainsi un joli dégradé de couleurs, comme si un peintre avait imaginé un paysage par touches successives, parcelle par parcelle, alternant le vert émeraude et le jaune plus ou moins pâle. Les arrêts observation et photos sont nombreux, mais à chaque fois le spectacle offert est toujours plus impressionnant.
Arrêt à QUAN BAN pour admirer la belle vue du haut du belvédère sur le village de TAN SON et ses montagnes karstiques en forme de poitrine de fée, comme le veut la légende. Arrêt ensuite à LUNG TAN, village de Mhongs blancs qui fabrique du tissu en chanvre. On assiste au tissage du chanvre, avec une machine à tisser artisanale elle aussi faite à la main, ainsi qu'au "lissage" du tissu obtenu à l'aide d'une bûche ronde sur laquelle une femme en équilibre sur une pierre plate écrase les fibres de tissu.
Pause déjeuner à YEN MINH, dans un restaurant dont la cuisine est ... "authentique" ! Nous reprenons ensuite la route.
Moment de stress : la station d'essence où l'on voulait aller à YEN MINH a brûlé ! On roule encore, craignant la panne sèche, mais on finit par tomber sur une pompe mécanique après PHAO CAO. On décide alors de faire un petit détour vers PHO BANG, village frontière avec la Chine. Onvoit le long de la route des Hmongs très jeunes porter des paniers aussi hauts qu'eux, remplis de végétaux pour les cochons. On en voit même un couché sur son panier en train de tirer la langue ... En arrivant au village frontière, nous n'avons pas le droit de franchir le poste de garde, mais Jimmy en a la possibilité et se rend jusqu'à la borne séparant les deux pays.
Après ce détour de quelques kilomètres, nous poursuivons notre route, en passant à côté du Palais du dernier roi Hmong, avant d'arriver à DONG VAN vers 19h, fourbus par cette première étape mais heureux de trouver un hôtel confortable et un lit douillet. Nous dinons agréablement avec un couple de français en vadrouille, Greg et Sophie. Le tout arrosé d'alcool de maïs ...
Mardi 3 septembre : On débute la journée par un bol de riz gluant, puis une boisson chaude prise dans le très beau café de PHO CO, au cœur d'une vieille maison bien conservée. On fait ensuite une marche, d'abord dans la vieille ville de DONG VAN puis le long des rizières, là encore d'un beau vert que le soleil rend encore plus éclatant.
Plus tard, direction LUNG CO, ville la plus au Nord du Vietnam, à la frontière avec la Chine. On y arrive sous la pluie, le temps pour nous de nous abriter dans un restaurant tenu à ce moment-là par une gamine de ... 12 ans ! Elle et Jimmy, parti chercher de la viande et des légumes, nous concoctent un super repas, qu'on partage cette fois-ci avec deux françaises, Claire et Carole. Après avoir repris des force set la pluie ayant cessé, nous grimpons les 1000 marches qui mènent à la tour du drapeau, la plus haute du Vietnam !
Paysage légèrement brumeux mais vues imprenables tout de même entre les nuages. Nous voyons les collines chinoises au loin. Jimmy nous y rejoint en moto, alors qu'une pluie torrentielle s'abat sur nous à nouveau, nous bloquant dans la tour le temps de laisser passer le gros de l'orage. Nous reprenons les motos pour un retour à DONG VAN sous la pluie qui tombe dru. La route est parsemée de torrent d'eau ou de boue, bref, c'est l'aventure ! Arrivés trempés à l'hôtel, nous décidons de nous récompenser de nos mésaventures par un bon canard, que nous a préparé un petit restaurant. Encore un repas délicieux arrosé d'alcool de maïs et en présence de nos deux compatriotes de la journée.
Mercredi 4 septembre : Départ vers 9h par le col de MA PILENG direction MEO VAC, par la "route du bonheur", la plus belle du Vietnam. Sur la route, la pluie s'acharne et nous traversons des passages chaotiques fait d'éboulements et de coulées de boue. Le paysage, bien que brumeux, est très impressionnant, fait de pics rocheux, de falaises abruptes et de cours d'eau encaissés. Nous faisons une halte dans une école primaire sur le bord de la route, complètement perdue dans un paysage abyssal. Nous interrompons la récréation de deux classes d'enfants Hmongs qui nous accueillent avec des grands sourires et de la timidité, à qui nous distribuons des nougats. Enfin arrivés à MEO VAC vers 10h30, nous prenons un café (un vrai café vietnamien arabica ...) et un thé dans un restaurant puis partons visiter le marché et acheter des LONG ANE, délicieux petits fruits au goût incomparable (à la rigueur un lointain cousin du litchi).
Direction NIEN SON pour la suite du voyage où nous nous arrêtons dans un restaurant en bord de route, tenu par une famille charmante, dont le père nous concocte un bon repas (bonne omelette!), avalé dans une pièce avec deux billards, un ordinateur portable, du papier journal comme papier peint et de la tôle au plafond. Entre modernité et tradition ...
Un petit arrêt pour la traversée d'une grosse marre de boue dans un hameaux sur la route, où nous en profitons pour distribuer des biscuits aux enfants du village, d'abord une poignée mais rapidement rejoint par une véritable meute hurlante et souriante. Encore un moment de stress ensuite dans un passage de boue ... avec au bilan une chaussure toute embourbée mais plus de peur que de mal.
Arrivée à BOAO LAC vers 17h. Petite balade dans la ville où nous sommes alpagués par des enfants pour un anniversaire, qui souhaitent nous faire rentrer chez leurs parents, eux plutôt dépités ...Nous déclinons aimablement mais recevons de leur part des chips et une sucette, sucette qui fera le bonheur d'une petite fille quelques centaines de mètres plus loin. Puis direction le marché pour choisir une oie qui sera sacrifiée pour notre dîner ! Au menu du soir donc notre oie, dégustée en compagnie d'un couple de français, Jean-Pierre et Corine de leur guide DON et de leur chauffeur LAN. Là encore alcool de maïs ....
Jeudi 5 septembre : RDV le lendemain tôt pour le marché ....Nous commençons par un petit déjeuné offert par LAN .... délicieuses galettes de riz à la vapeur et saucisse de porc ! Miam !
Nous déambulons le long des travées du marché ethnique de BAO LAC (LOLO NOIRS, SAN CHI, TAY, NUNG, DAO ROUGE, KINH), hautement coloré et proposant toutes sortes de choses, de la babiole chinoise, en passant par une grappe de grenouilles vivantes, chiens, chats, poules, oies, cochons dans des paniers tressés en bambou, un rapace en cage, des fruits exotiques, de la viande sur les étales et des chiens destinés à la boucherie ! Nous y restons quasiment 2 heures, à échanger sourires et regards avec les locaux, là encore tout étonnés de nous voir.
Nous partons ensuite pour faire une balade en moto autour de BAO LAC en fin de matinée, direction CO BA à la frontière sino-vietnamienne, mais la route impraticable nous fait rebrousser chemin vers BAO LAC.
Déjeuné en ville puis direction la montage et le village LOLO NOIRS de COC XA, où nous parcourons une partie de la montée à moto, dans un véritable champs de boue et poursuivons à pied, avec des femmes LOLO NOIRS qui rentraient du marché que nous rencontrons par hasard lors de notre ascension. Nous les accompagnons sur les 5 derniers kilomètres vers leur village, COC XA, en leur proposant de porter à leur place leur lourde charge, ce qui a le don de les étonner et les faire rire ! A notre arrivée au village, après une pente boueuse et particulièrement casse-gueule, nous sommes invités par nos compagnons de route à manger des poires vietnamiennes et boire"quelques" verres d'alcool de riz ... (1ere maison chez M. TUYEN pour 8 verres, 2ème maison chez la belle sœur de M TUYEN pour 2 verres et la troisième celle du chef du village absent où nous sommes "reçus" parun cartographe ! Dernière maison celle de la dernière compagne de notre marche où nous sommes très chaleureusement reçus, avec 5 verres supplémentaires derrière la cravate !!). M. TUYEN nous propose de coucher chez lui pour la nuit, malheureusement, en bons européens que nous sommes, nous avons besoin de divers ustensiles que nous n'avons pas sur nous (boîte à lentilles, brosse à dents...). Nous leur proposons en revanche de revenir tôt le lendemain pour passer une journée avec eux, en les aidants aussi bien dans les rizières que pour aller chercher du bois, avant de passer soirée et nuit chez eux. C'est donc euphoriques, heureux de cette magnifique, et impromptue, rencontre que nous repartons en titubant et en glissant sur les chemins escarpés du village. Le retour se fera rapidement, en échangeant nos impressions sur cette rencontre imprévisible et irréaliste. Quelques cascades avec les motos, de nuit sur la route boueuse, un repas rapidement avalé et au lit !
Vendredi 6 septembre : Grosse pluie dès le matin qui annule toute possibilité de remonter à COC XA. Grosse déception mais ce n'est que partie remise à une prochaine fois !!! .... départ vers midi pour CAO BANG, toujours sous la pluie. Arrêt à environ 15Km avant TINH TUC pour manger dans un buibui un peu crasseux mais où sont préparés des plats délicieux (nous assistons à un beau combat de chien fraternel !).
On roule ensuite sans s'arrêter, sur notre première belle route en très bon état, pour arriver avant la nuit à CAO BANG. Une fois dans la ville, nous décidons de poursuivre jusqu'à QUANG YEN, village plus proche de nos étapes suivantes. Nous arrivons finalement à QUANG YEN vers 18h30, épuisés après avoir roulé de nuit aux côtés de gros camions jouant les Fangio sur la route. Pause dîné puis dodo à 20h !!! Ce soir c'est chez l'habitant, chez M. KIEU.
Samedi 7 septembre : Nous prenons un petit déjeuner rapide, fait de galettes de riz cuites à la vapeur. Départ de chez M. KIEU qui nous reçoit vers les magnifiques chutes de BAN GIOC, frontière naturelle et conflictuelle avec la Chine. Le spectacle est grandiose, la puissance des chutes impressionnantes. Nous ne pouvons résister à piquer une tête dans le bassin des chutes, côté vietnamien, avant d'aller prendre un repas dans un restaurant très typé "touriste", mais tout aussi bon que les autres !Après le repas, nous prenons des petites routes pour nous rendre aux grottes de NGUON NGAO, dites les "grottes du tigre", pour une visite souterraine grandiose, au milieu de salles gigantesques et de leurs stalactites et stalagmites énormes. Le plus impressionnant restant le calme régnant dans ces lieux, tout juste perturbé par le bruit des gouttes dévalant les pierres. Au passage, avant de nous rendre dans les grottes, nous faisons un arrêt photo surréaliste devant la borne 835 qui délimite la frontière entre la Chine et le Vietnam, fréquentée par des bus de chinois qui viennent s'y faire prendre en photo et acheter des produits dans un marché installé à côté, tous ces produits étant importés illégalement de la Chine ! Retour vers 17h30 chez M. KIEU, après un tour au marché, pour préparer le repas du soir en famille. Au menu nems maisons, fabriqués de nos grosses mains maladroites et canard accompagnés de légumes et de riz .... et d'alcool de maïs ! La soirée est très sympathique et nous permet d'échanger avec nos hôtes.
Dimanche 8 septembre : Départ matinal pour une marche de 18 km dans les montagnes autour de QUANG YEN, M. KIEU faisant office de guide. Nous passons dans des champs, des forêts escarpées et dans différents villages (confection de papier et forgerons...). Le midi, nous mangeons un piquenique (sandwich, œufs et mangues) chez un neveu de M. KIEU, sur une natte installée dans son salon. Notre route croise celle de plusieurs serpents, que nous tâchons d'effrayer en donnant systématiquement des coups de bâtons dans les fourrés alentours tout en avançant.
Départ 17h pour le dernier trajet à moto vers CAO BANG, durant lequel, à 7 kilomètres de la ville, nous prenons la dernière et la plus importante de nos rincées, avec vent violent et pluie torrentielle qui achève de remouiller les vêtements que nous avons eu tant de mal à faire sécher. A 18h, nous rendons les motos en les confiant à un hôtel qui se chargera de les renvoyer à HA GIANG. Très bon repas pris rapidement avant d'aller prendre le bus de nuit, direction HANOI ! Etrangement, ou peut-être est-ce dû au rythme de la journée, nous nous endormons très rapidement dans le bus, il est vrai dans un confort que nous n'avions pas connu à l'aller : seuls au fond sur la banquette de 5 places, avec boules quies et somnifères !
Lundi 9 septembre : Nous nous éveillons à Hanoi, dans le bus, vers 4h30 du matin. Jimmy nous invite chez lui, où nous nous recouchons pour 3 heures de complément de sommeil.
Après le réveil, nous laissons Jimmy pour nous rendre dans Hanoï et prendre un petit déjeuner au KINH DO CAFE, rendu célèbre pour avoir accueilli Catherine Deneuve pour une scène du film Indochine. Le petit déjeuner en lui-même est très "français", avec petit pain au chocolat, café et croque-madame.
Direction ensuite le "Temple de la Littérature". Une fois à l'intérieur, nous apprécions d'abord le calme de l'endroit, certes entouré de routes passantes mais joliment arboré et reposant. Nous faisons la visite des jardins successifs ainsi que des pagodes et des stèles des docteurs diplômés. Le soleil est au rdv en plus ! Nous nous reposons sur un banc, profitant au maximum de l'harmonie du lieu tout en observant une foule de touriste plutôt conséquente, chose inconnue pour nous depuis notre périple dans le Nord.
Après ce moment paisible, nous retournons dans l'enfer des klaxons d'Hanoï, en croisant toujours les doigts lors de nos folles traversées des routes sur lesquelles déboulent comme des démons les conducteurs de deux roues. A midi, direction le QUAN AN NGON, sorte d'institution gastronomique de la ville, pour un repas très léger, assez déçus globalement par le lieu, vraiment énorme et très fréquenté ! Après le repas, tentative de retour sur le site du mausolée d'Ho Chi Minh, malheureusement fermé le lundi. Nous nous baladons dans la vieille ville, allons prendre une boisson CAFE PHO CO, établissement difficile à trouver puisque bien caché dans l'arrière-court d'une boutique de soie. Le personnel est peu accueillant mais nous prenons notre boisson au 4ème étage, sur une sorte de balcon avec une vue magnifique du lac de HOAN KIEM ensoleillé.
Après avoir repris des forces, nous décidons d'aller visiter la lugubre et tristement célèbre prison de HOALO, qui a accueilli des vietnamiens puis des américain selon les périodes ...La visite est intéressante, on entrevoit les conditions terribles dans lesquelles étaient emprisonnés les détenus au temps des colonies, alors que la pénibilité de celles des américains semble amoindrie ! Le tout glorifie le régime révolutionnaire, peut-être sans réelle nuance. Après cette difficile journée, quoi de mieux qu'une séance dans un salon de massage, où Christine se fait faire une manucure. Nous enchaînons par un massage complet du corps pendant une heure, détendus par les mains expertes mais parfois un peu fermes de nos masseuses. C'est donc reposés et contents de notre journée que nous retrouvons Jimmy devant le théâtre municipal pour nous rendre ensuite dans un restaurant qu'il connaît, où nous mangeons superbement bien tout un ensemble de plats typiques qu'il a sélectionnés. La soirée est très agréable, mais nous allons nous coucher vers minuit car le lendemain, le bus pour la baie d'Along est fort matinal !
Mardi 10 septembre : Le réveil se fait à 5h30 du matin … dur ! Le temps de rassembler les affaires et d'avaler un petit déjeuner à côté de chez Jimmy (soupe de nouilles de riz avec poisson frit) et nous voilà partis en direction de la gare routière de Long Bien pour prendre le bus de 7h15 en partance pour HAI PHONG. Ce n'est que la première étape car : autre bus, 2h30 plus tard, du centre d'HAI PHONG pour le port, puis un bateau rapide jusqu'à l'île de CAT BA, ensuite re-bus jusqu'au port de CAT BA de l'autre côté de l'île et enfin camionnette (5 minutes seulement) pour un port de plaisance proche !
Enfin, nous faisons la connaissance à midi de l'équipage de la jonque ECO FRIENDLY et c'est sous un beau soleil que nous appareillons vers la baie de LAN HA. Le temps de nous installer et de découvrir notre cabine, nous sommes déjà au milieu d'un décor superbe, fait d'affleurement rochers et de pics karstiques verdoyants, le tout sous le soleil.
Le repas de midi servi par le cuisinier est tout bonnement délicieux, pris dans une petite salle à manger avec vue sur les magnifiques alentours. L'après-midi se partagera entre bronzette/lecture sur le pont, baignade dans les eaux émeraudes ou encore kayaks de mer à la découverte de grottes cachées et de lagons isolés. Nous nous reposons vraiment de notre première partie de périple vietnamien en profitant de la beauté de ce patrimoine mondial qu'est la baie d'Along, que nous rejoignons en cours de journée. La jonque s'isole dans un recoin de la baie pour la nuit, après nous avoir permis d'assister à un joli coucher de soleil, puis nous prenons un copieux diner avant de se reposer et de s'endormir dans notre cabine.
Mercredi 11 septembre : Réveil sous la pluie, qui a fini par nous rattraper ! Le petit déjeuner est européen et servi dans la grisaille. Le temps de se préparer et la météo a déjà changé. Nous abordons alors une partie particulièrement houleuse de la baie : la jonque avance, chevauchant les vagues lourdes et puissantes, dans un remous rendant un peu malade ! En fin de matinée, le temps est de nouveau au beau et c'est sous le soleil que nous prenons notre repas de midi, dans la baie de BAI TU LONG. L'après-midi est propice au kayak, au concours de plongé (ou plutôt saut ...) dans la mer ou encore à la lecture. Nous profitons de notre passage dans un lagon isolé pour "faire un peu le ménage" en recueillant dans notre kayak les quelques déchets flottants que nous nous acharnons à récupérer jusqu'au dernier. Nous décidons de baptiser ce lagon "le lagon Christieu" en l'honneur de ceux qui l'ont (très temporairement) nettoyé.
La jonque se rend ensuite dans un village de pêcheur flottant dont nous visitons les élevages de poissons et de calamars, l'un d'eux nous fournissant d'ailleurs notre repas du soir. Nous pouvons constater la voracité des poissons lorsqu'un des membres de notre équipage pêche des petits poissons qu'il jette ensuite dans un bassin où les gros poissons se ruent sur ces petits repas tombés du ciel. Le calamar sera, lui, servi dans un autre recoin isolé de la baie, après que nous ayons assisté là encore à un magnifique coucher de soleil dont les couleurs roses et rouges nous ont émerveillé. C'est donc repus et heureux que nous profitons de notre dernière nuit à bord.
Jeudi 12 septembre : Nouveau réveil sous la pluie. Cette fois-ci, elle ne nous quittera pas avant de débarquer de la jonque à 13h. Avant cela, nous avons tenté de voir des singes sur "l'île aux singes", mais ces derniers devaient être à l'abri des gouttes. Arrivés à 13h au port de CAT BA, nous reprenons le bus dans l'autre sens avant d'emprunter le bateau rapide jusqu'au port d'HAI PHONG, où nous attend un chauffeur qui doit nous transférer à TAM COC, à côté de NINH BINH. Et c'est donc parti pour 3 heures d'angoisse et de fatigue, les routes et les conducteurs vietnamiens faisant la part belle aux dépassements dangereux et sans visibilité. Le trajet est très long et c'est fatigués que nous arrivons à notre hôtel (DUC THUONG) à TAM COC vers 18h30.
Après un court repos dans notre chambre, nous remontons la rue principale (et quasiment unique) de TAM COC, le long de l'embarcadère permettant de visiter la fameuse "baie d'Along terrestre". Là s'alignent les restaurants pour touristes, chacun souhaitant à notre passage nous inviter pour manger chez lui plutôt que chez un autre. La ville tourne beaucoup autour du tourisme et nous nous sentons déjà comme deux portemonnaies ambulants. De guerre lasse, et n'ayant pas bien compris les indications de Jimmy sur la bonne adresse du coin, nous nous arrêtons dans un restaurant en peu à l'écart de la route, constatant trop tardivement la présence d'un groupe de plusieurs français attablés, signe du caractère plutôt touristique de celui-ci. Et nous ne nous sommes pas trompés : tout est fait pour que nous prenions un menu faussement varié et en définitif insipide, mal cuisiné et en plus cher pour ce que c'est (170000 dongs par personne). Nous sortons de là un peu dégoûté d'avoir vécu là notre 2ème réelle arnaque de notre séjour (après le taxi vers chez Jimmy). Nous sommes néanmoins heureux de pouvoir nous coucher dans un bon lit, fatigués de cette journée de transition.
Vendredi 13 septembre : Réveil matinal au son du marché mais surtout grâce (ou à cause) de la radio locale qui criait et scandait dès 5h du matin, sur un ton de fanatique prêchant les préceptes du communisme. Petit tour au marché, bien pâle par rapport à celui de BAO LAC ...
Retour à l'hôtel pour un petit déjeuner pour lequel nous sont servies des baguettes de pain vietnamiennes, gonflées à la pompe à air ... A 8h, nous sommes devant l'embarcadère et prenon sensuite place dans une barque, direction "la baie d'Along terrestre". Notre capitaine de barque est une femme souriante, qui nous épate lorsqu'elle se met à ramer avec les pieds ! Nous naviguons donc le long de la rivière, à la découverte de très beaux paysages, qui plus est ensoleillés. Le tout porte très bien son nom, la ressemblance avec la baie d'Along se vérifiant au gré des pics déchiquetés et des trois grottes que nous traversons. Le tout, aller-retour, dure deux bonnes heures. Avant de rebrousser chemin, nous n'évitons pas l'amicale et souriante pression commerciale d'une vendeuse ambulante qui nous a suivi en barque tout du long, qui prétexte la fatigue de notre guide pour nous vendre une boisson et un paquet de gâteau, à lui offrir. Nous partons là-dessus, mais ce ne sera pas sans suite, puisqu'à notre retour àl'embarcadère, notre guide nous réclame également de l'argent, mais nous lui rétorquons que le pourboire est constitué de ce que nous lui avons acheté (la combine entre les deux étant un peu "grosse" , nous n'avons pas voulu être les pigeons de l'histoire !). TAM COC a définitivement un côté"attrape-touristes" !
Nous poursuivons nos visites en louant des vélos, pour nous rendre dans un temple isolé. La route n'est pas très bonne mais nous nous amusons bien avec nos vélos, à éviter les trous et les flaques. Le temple en lui-même n'a rien d'exceptionnel, si ce n'est son vieux gardien, qui insiste auprès de chacun de nous pour qu'on fasse une donation ... Nous leur en faisons une de 2000 dongs (soit 7 centimes d'euro ...), en bons mécréants que nous sommes !!!
Nous reprenons nos plus beaux vélos pour aller cette fois-ci à la pagode de BICH DONG. Celle-ci, située à environ 2 kilomètres de TAM COC au terme d'une bonne route goudronnée, est autrement plus jolie que le temple. Le site comporte en fait plusieurs pagodes réparties entre 3 niveaux, auxquels on accède par plusieurs escaliers. La vue de l'endroit le plus élevé est impressionnante. Le site est en revanche très fréquenté, aussi d'ailleurs par des vietnamiens qui ont fini par se mettre sur la gueule à la sortie ! Moment tension donc avant de reprendre les vélos.
Nous revenons pour midi à TAM COC et se pose alors la question fondamentale du repas dans ce repère d'attrape-touristes. Nous rappelons Jimmy et cette fois-ci, nous comprenons mieux ses indications et aboutissons au "Father cooking", restaurant qui ne paye pas de mine, dans l'artère centrale de la ville, mais qui s'avère être tout à fait délicieux et tenu par une vietnamienne chaleureuse. Nous dégustons un repas qui nous fait oublier l'erreur (et l'horreur) de la veille. Entre nems, omelette, soupe, liserons d'eau et autres, le repas est divin et au surplus peu onéreux (200000 dongs pour 2 !).
C'est donc heureux et rassasiés que nous chevauchons nos fiers vélos vers la grotte de MUA, cette fois-ci à environ 4 kilomètres de la ville. Le paysage autour est très agréable, fait de champs et de rizières, même si un peu de pluie se rappelle à nos bons souvenirs. En arrivant à la grotte de MUA, le temps se remet au beau. Nous visitons d'abord le jardin, agrémenté de cours d'eau, de petits ponts et de statues de personnages burlesques. Un amphithéâtre en plein air, encadrés de jolis dragons, achève de faire de ce lieu un site de représentation. La grotte en elle-même n'a que peu d'intérêt mais, en revanche, un escalier de 465 marches mène à un sanctuaire dédié à la déesse de la Miséricorde, tout en haut d'une crête dont on voyait un versant lors de notre visite de la baie d'Along terrestre. La vue est magnifique et nous en profitons pour nous reposer et nous sécher après une montée particulièrement éprouvante qui a mis nos vêtements à rude épreuve ... Après ce temps de repos, nous achevons nos genoux avec la descente avant de reprendre nos vélos et de revenir à TAM COC.
Arrêt pour un café au "father cooking", puis douche et préparation pour la longue nuit qu inous attend : ce soir, c'est bus de nuit vers HUE ! Embarquement à 20h, après un autre repas au "Father cooking", définitivement une superbe adresse, puis nous nous retrouvons coincés à l'arrière du bus, dans un réduit aux apparences de cercueil. C'est le début d'une longue, très longue nuit, qui s'achèvera à 8h le lendemain matin, soit après 12 heures passées dans une boîte !
Samedi 14 septembre Arrivés à HUE vers 8h, direction le quartier "routard" pour prendre une chambre au HUENINO hôtel, très, très agréable endroit au service impeccable et à la déco un peu surprenante, mais surtout qui sert une confiture de fruit de la passion à se damner, généreusement servie pour un petit déjeuner "bonus" proposé dès notre arrivée !
Nous prenons nos quartiers au 3ème étage et commençons cette journée par une grosse lessive. Il y en avait besoin après plus de 10 jours de vadrouille dans le Nord. La chambre finit recouverte de vêtements à sécher. Heureusement il fait beau et cela devrait aller vite !
Départ 11h30 pour une petite promenade vers le restaurant "chez OVI", histoire de se mettre en appétit. Nous arrivons, heureux de trouver un havre de paix et un peu de fraicheur dans le magnifique jardin du restaurant. Nous sommes les seuls clients et nous dégustons tranquillement un menu composé de 8 plats tous plus colorés, décorés et délicieux les uns que les autres ! Chaque plat mélange harmonieusement une multitude de saveurs.
Après le repas nous rejoignons notre guide pour une après-midi de visite de la cité impériale et de la cité interdite. Nous sommes d'abord étonnés par le peu de vestiges restant de cette période, les guerres successive ayant détruit de nombreux bâtiments. Mais qu'à cela ne tienne nous découvrons le palais royal, la bibliothèque, le palais de la reine mère, le théâtre ... et faisons travailler notre imagination pour reconstituer le reste de la cité. Nous ne regrettons pas d'avoir pris un guide pour nous aider à mieux comprendre l'histoire du site et c'est vers 17h30 que nous nous séparons de celui-ci. Un petit verre en rentrant puis au lit, après une grosse journée et surtout la fatigue du bus de la nuit précédente.
Dimanche 15 septembre Petit déjeuner revigorant servi au HUENINO, puis location d'une moto pour la journée : au programme, visite des mausolées de la dynastie de NGUYEN, en plus sous un temps très agréable.
En route donc pour le mausolée de MING MANG, le plus au Sud de la série que nous voulons visiter. En chemin, une gentille dame nous fait remarquer que notre clignotant est allumé, puis elle nous propose de nous conduire jusqu'au mausolée puisque sa maison est juste à côté et qu'elle "a le temps". Nous acceptons un peu naïvement ... Nous découvrons ensuite le mausolée, le plus beau peut-être et le plus grandiose, à la hauteur de la mégalomanie du personnage ... Nous retrouvons ensuite la gentille dame, qui souhaite nous inviter chez elle. Elle nous y sert un thé et nous discutons joyeusement ... pour au final, au moment du départ, qu'elle nous demande de l'argent ! Très gênés par la situation, nous lui indiquons que ce genre de procédé ne fonctionne pas avec nous et c'est donc sur un sentiment de déception que nous partons et mettons fin à un moment qui aurait pu être très cordial.
Nous nous rendons ensuite au mausolée de KHAI DINH, où nous nous émerveillons des figures de mandarin en pierre de la cour ainsi que des couleurs chatoyantes des mosaïques tapissant l'intérieur du mausolée. Tout cela est sans aucune commune mesure avec le peu d'importance de l'Empereur en question, celui-ci n'ayant été globalement qu'une marionnette aux mains des français.
Direction ensuite le mausolée de TU DUC, l'Empereur poète. Le site est gigantesque et nous passons beaucoup de temps à visiter l'ensemble des monuments éparpillés dessus, ceux-ci concernant tant l'Empereur que sa femme, sa mère ainsi que son enfant adoptif. Le site est très champêtre et nous prenons du plaisir à le parcourir tranquillement.
Nous achevons ces visites au moment de rejoindre Claire, compatriote française rencontrée lors de notre périple dans le Nord, qui travaille dans un orphelinat situé au Sud de HUE, près justement du mausolée de TU DUC. Nous allons manger ensemble avant qu'elle ne nous fasse visiter les locaux de l'orphelinat. Nous la quittons après avoir discuté longuement avec elle, alors que la pluie fait un passage court mais remarqué.
Nous poursuivons en cherchant assez longuement "l'arène des tigres", monument perdu au milieu de nul part, malheureusement quasiment inaccessible au public mais néanmoins drôle lorsqu'on sait que les combats organisés entre éléphants, symboles du pouvoir impérial, et les tigres étaient complètement tronqués du fait que les pauvres tigres n'avaient plus ni dents ni griffes ... Nous faisons ensuite un arrêt à la pagode TU HIEU, lieu isolé dans une forêt servant de monastère, où nous assistons à une séance de psalmodies, chants lancinants et répétitifs sur fonds d'instruments percutants, le tout enrobé dans des vapeurs d'encens ... Moment psychédélique intense ! Nous en profitons également pour apprécier la beauté du site.
Nous achevons cette journée d'abord par un petit tour par l'esplanade arborée de NAM GIAO pour ensuite traverser la ville et terminer par la visite de la pagode THIEN MU, haut lieu de la contestation vietnamienne. Le site est en revanche très touristique.
Avant de rendre notre moto vers 18h, nous faisons le tour de la cité impériale, participant ainsi au flot impressionnant de la circulation dans les rues étroites de HUE. A nouveau piétons, direction "la Boulangerie Française", boulangerie - salon de thé dans lequel sont vendues les productions des apprentis boulangers formés à l'orphelinat où travaille Claire avec au menu : chausson aux pommes etAmandine, a compagnés de café et de jus d'ananas. Un délice ! Nous ne dinerons pas ce soir, fatigués de cette journée visite passionnante et motorisée !
Lundi 16 septembre Notre objectif du jour est de partir à HOI AN pour la suite du voyage. Nous optons, sur les conseils précieux de Jimmy, pour la location d'un véhicule avec chauffeur afin de pouvoir nous arrêter, tout le long de la route (environ 120 km) aux endroit intéressants. Départ donc pour 8h30, après un ultime petit déjeuner délicieux au HUENINO, qui est très clairement une adresse géniale.
La première étape est un petit village de pêcheur où nous faisons quelques photos. La seconde est la baie de LANG CO avec sa très belle plage, avant la montée vers "le Col des Nuages", d'où le point de vue d'un côté est LANG CO et la mer, et de l'autre DA NANG. Arrêt ensuite à "China Beach" à DA NANG puis aux "montages de Marbre". Celles-ci se visitent, tant pour leurs grottes souterraines que pour ses temples troglodytes et ses pagodes construites dans leurs hauteurs. La visite est vraiment bien et également fatigante, en raison des marches et de la chaleur du soleil. Nous nous rafraichissons dans les grottes en hauteur, parfois aux allures de cathédrales, impressionnantes d'envergure comme de leur ambiance sacrée.
C'est au final vers 13h que nous arrivons à HOI AN. Le temps de déposer nos affaires au HOA BINH HOTEL et nous voilà ensuite installés à la terrasse du MINH HIENQUAN CHAY RESTAURANT, restaurant végétarien où nous commandons trois fois trop de choses pour nous, certes très bonnes, mais sacrément épicées !
L'après-midi sera consacrée à la visite de la vieille ville de HOI AN : maisons anciennes, pont japonais, congrégation chinoise de Fugian. La ville est très jolie et bien conservée, en revanche un peu trop touristique, les boutiques de vêtements ou de souvenirs s'alignant les unes à côté des autres dans toutes les rues. Fatigués en fin de journée, nous nous retrouvons à notre hôtel, sans diner, pour nous coucher vers... 20h30 !
Mardi 17 septembre Petit déjeuner gargantuesque ! Pancakes, tartines, fruits (fruits de la passion, ananas, pastèque !), omelette... et tant d'autres choses ! Nous mangeons tout cela au bord de la piscine, revigorés pour cette nouvelle journée de découverte.
A 8h30 ce matin, nous sommes cherchés en moto pour une matinée plutôt alléchante : découverte d'un village réputé pour ses potagers, présentation et travaux pratiques, cours de cuisine et dégustation. Le personnel qui nous reçoit est des plus chaleureux et l egroupe dans lequel nous sommes intégrés l'est aussi ( 2 canadiens, un australien et une néo-zélandaise). La présentation des diverse herbes aromatiques est intéressante et impressionnante (on comprend mieux pourquoi la nourriture locale est tellement bonne) mais le plus drôle arrive lorsqu'on doit mettre en pratique, habillés en agriculteurs vietnamiens, les démonstrations de bêchage, de plantation et d'arrosage des parcelles. Fous rires garantis ! Suivent les cours de cuisine, avec confection de nouilles et de galettes de riz puis de deux autres recettes que nous nous empressons d'effectuer. Le résultat est plutôt encourageant puisque nous dégustons nos productions avec délice, accompagnées de mets supplémentaires préparés par nos hôtes, le tout pour un repas vraiment agréable et délicieux. Le temps est alors vraiment devenu pluvieux, heureusement juste après notre passage dans les champs. C'est vers 13h que nous revenons vers HOI AN, alors que la pluie redouble. L'après-midi sera faite de repos et de lecture à l'hôtel, avec une sortie au REACHING OUT TEA HOUSE pour une session "cafés-cookies" plutôt satisfaisante, avant d'aller diner le soir au "MORNING GLORY", fabuleux restaurant où nous nous régalons de quelques plats locaux parfaitement cuisinés.
La journée s'achève après une ultime ballade nocturne dans la ville illuminée et épargnée alors par la pluie: c'est le dernier soir de la "fête des enfants" et ces derniers envahissent certaines rues, déguisés en dragon de couleurs différentes et entrant au rythme des tambours dans les boutiques et les restaurants. L'ambiance est joyeuse, à peine atteinte par une pluie qui va se remettre à tomber fortement en fin de soirée, que l'on entendra très distinctement au moment de nous endormir.
Partir seule aux Philippines English translation pending
bonjour,
je souhaiterais partir seul aux philippines et j'ai vu que ça craignait pas mal au niveau kidnapping, vol, viol etc..
pensez vous que c'est a ce point la ou est il possible en tant que jeune femme blonde de partir seul la bas?????
Durée d'escale à Dubaï ou Abu Dhabi avec 2 enfants (vol Paris-Bangkok) English translation pending
Bonjour,
Nous partons l'été prochain en Thaïlande avec nos 2 enfants de 8 et 4 ans au moment du voyage. Je surveille les billets puisque les vols sont en ligne, chez Etihad, qatar et emirates. C'est le 1er long voyage des enfants.
Je voulais éviter les longues escales a la base. Mais finalement je me demandais si ça ne pouvait pas être une solution plus cool de faire au contraire le choix d'une longue escale sur Dubaï ou Abu dhabi. Ça permettrait de faire une vraie nuit en hôtels rire les 2 vols de 6-7 h chacun.
A çeux qui ont expérimenté les longs vols avec enfants, qu'en pensez vous ?
Merce d'avance !
Nous partons l'été prochain en Thaïlande avec nos 2 enfants de 8 et 4 ans au moment du voyage. Je surveille les billets puisque les vols sont en ligne, chez Etihad, qatar et emirates. C'est le 1er long voyage des enfants.
Je voulais éviter les longues escales a la base. Mais finalement je me demandais si ça ne pouvait pas être une solution plus cool de faire au contraire le choix d'une longue escale sur Dubaï ou Abu dhabi. Ça permettrait de faire une vraie nuit en hôtels rire les 2 vols de 6-7 h chacun.
A çeux qui ont expérimenté les longs vols avec enfants, qu'en pensez vous ?
Merce d'avance !
Attention: site Clerver-Hotels Navelar en faillite au 23 août English translation pending
Bonjour,
Attention je viens de recevoir un mail de la société Clever Hôtels pour me signaler que sa filiale NAVELAR est en faillite, j'ai réservé le 21 juillet dernier une chambre pour 4 nuits en octobre à Phnom Penh soit 112€. Dans le mail on m'indique que ma réservation est peut être non payé à l'hôtel, alors j'ai tout payé par CB. Je viens d'envoyer un mail à l'hôtel pour savoir si ma réservation a bien été payé. Si tel est pas le cas je me retrouve sans hôtel et doit refaire une réservation sur un autre site à mes frais bien sur. Clerver me demande de faire une demande de remboursement si c'est pas payé à l'hôtel, mais la procédure judiciaire( tribunal de commerce allemand) peut prendre des mois. Ca fait des années que je voyage et c'est la première fois que je vois ca ! 🙁
Attention je viens de recevoir un mail de la société Clever Hôtels pour me signaler que sa filiale NAVELAR est en faillite, j'ai réservé le 21 juillet dernier une chambre pour 4 nuits en octobre à Phnom Penh soit 112€. Dans le mail on m'indique que ma réservation est peut être non payé à l'hôtel, alors j'ai tout payé par CB. Je viens d'envoyer un mail à l'hôtel pour savoir si ma réservation a bien été payé. Si tel est pas le cas je me retrouve sans hôtel et doit refaire une réservation sur un autre site à mes frais bien sur. Clerver me demande de faire une demande de remboursement si c'est pas payé à l'hôtel, mais la procédure judiciaire( tribunal de commerce allemand) peut prendre des mois. Ca fait des années que je voyage et c'est la première fois que je vois ca ! 🙁
Croisière sur la baie d'Halong par agence English translation pending
Bonjour à tous,
Nous souhaitons effectuer une petite croisière de 3 jours 2 nuits dans la baie d'Halong. Nous avons trouvé sur Booking la croisière "Halong Happy Cruises" avec un prix très acceptable de 200 euros pour 2.
Je me permets de vous copier le descriptif de la croisière afin d'avoir vos avis sur cette dernière:
Programme pour les séjours de 3 jours/2 nuits :
Jour 1 : Ha Noi - Ha Long 8h00 : départ pour Ha Long (durée : 3h30). Une courte pause de 20 minutes est prévue dans la province d'Hai Duong. 12h30 : départ du Happy Cruises du quai de Bai Chay à travers Ha Long. Les sites sur le trajet incluent l'îlot du Coq de combat, l'îlot du Doigt et le village flottant. Vous pourrez explorer la Sung Sot (grotte des Surprises) et faire du canoë-kayak autour du village flottant. 17h00 : arrivée à l'île de Titop, où vous pourrez vous baigner et vous détendre. 18h30 : un dîner de fruits de mer frais vous sera servi.
Après le dîner, vous pourrez participer à un concours de pêche de seiche et déguster des seiches fraîches pour le repas, ou prendre part à un karaoké et danser. Vous passerez la nuit sur le bateau.
Jour 2 : grotte de Dong Tien - ferme perlière - grotte du Tunnel 7h00 : petit-déjeuner comprenant thé ou café gratuits, suivi du transfert vers un village flottant. 8h30 : à bord d'une petite embarcation, vous visiterez la grotte de Dong Tien (lac des fées), qui abrite en son sein un lac clos peu profond. Vous pourrez admirer la vue sur la baie d'Ha Long depuis le sommet. 9h30 : poursuite de l'itinéraire de la petite embarcation vers la ferme perlière, où vous pourrez découvrir de nombreux objets fabriqués à partir de perles par des artistes locaux. Midi : retour au village flottant pour le déjeuner. 13h30 : canoë-kayak vers la grotte du Tunnel. 15h30 : retour au bateau. 18h30 : temps libre. Vous pourrez opter pour le karaoké, la pêche au calmar ou la danse. Vous passerez la nuit sur le bateau.
Jour 3 : Ha Long - Hanoï 7h00 : le petit-déjeuner comprenant du thé ou du café gratuits vous sera servi. 9h00 : retour du bateau au port d'Ha Long. 11h30 : déjeuner au restaurant à Ha Long. 13h00 : transfert en bus pour Hanoï. 16h30 : arrivée à Hanoï, fin du séjour.
Cette offre comprend : • les déplacements dans un véhicule climatisé, • les trajets assurés par un chauffeur compétent et expérimenté, • un(e) guide parlant anglais, • les frais d'entrée au cours de l'excursion, • les repas vietnamiens.
La note sur Booking est de 10/10 mais je suis quand même méfiant. Si vous avez donc des avis ou conseils je suis preneur. Si vous avez d'autres croisière sympas à proposer n'hésitez pas!
Merci d'avance
David
Nous souhaitons effectuer une petite croisière de 3 jours 2 nuits dans la baie d'Halong. Nous avons trouvé sur Booking la croisière "Halong Happy Cruises" avec un prix très acceptable de 200 euros pour 2.
Je me permets de vous copier le descriptif de la croisière afin d'avoir vos avis sur cette dernière:
Programme pour les séjours de 3 jours/2 nuits :
Jour 1 : Ha Noi - Ha Long 8h00 : départ pour Ha Long (durée : 3h30). Une courte pause de 20 minutes est prévue dans la province d'Hai Duong. 12h30 : départ du Happy Cruises du quai de Bai Chay à travers Ha Long. Les sites sur le trajet incluent l'îlot du Coq de combat, l'îlot du Doigt et le village flottant. Vous pourrez explorer la Sung Sot (grotte des Surprises) et faire du canoë-kayak autour du village flottant. 17h00 : arrivée à l'île de Titop, où vous pourrez vous baigner et vous détendre. 18h30 : un dîner de fruits de mer frais vous sera servi.
Après le dîner, vous pourrez participer à un concours de pêche de seiche et déguster des seiches fraîches pour le repas, ou prendre part à un karaoké et danser. Vous passerez la nuit sur le bateau.
Jour 2 : grotte de Dong Tien - ferme perlière - grotte du Tunnel 7h00 : petit-déjeuner comprenant thé ou café gratuits, suivi du transfert vers un village flottant. 8h30 : à bord d'une petite embarcation, vous visiterez la grotte de Dong Tien (lac des fées), qui abrite en son sein un lac clos peu profond. Vous pourrez admirer la vue sur la baie d'Ha Long depuis le sommet. 9h30 : poursuite de l'itinéraire de la petite embarcation vers la ferme perlière, où vous pourrez découvrir de nombreux objets fabriqués à partir de perles par des artistes locaux. Midi : retour au village flottant pour le déjeuner. 13h30 : canoë-kayak vers la grotte du Tunnel. 15h30 : retour au bateau. 18h30 : temps libre. Vous pourrez opter pour le karaoké, la pêche au calmar ou la danse. Vous passerez la nuit sur le bateau.
Jour 3 : Ha Long - Hanoï 7h00 : le petit-déjeuner comprenant du thé ou du café gratuits vous sera servi. 9h00 : retour du bateau au port d'Ha Long. 11h30 : déjeuner au restaurant à Ha Long. 13h00 : transfert en bus pour Hanoï. 16h30 : arrivée à Hanoï, fin du séjour.
Cette offre comprend : • les déplacements dans un véhicule climatisé, • les trajets assurés par un chauffeur compétent et expérimenté, • un(e) guide parlant anglais, • les frais d'entrée au cours de l'excursion, • les repas vietnamiens.
La note sur Booking est de 10/10 mais je suis quand même méfiant. Si vous avez donc des avis ou conseils je suis preneur. Si vous avez d'autres croisière sympas à proposer n'hésitez pas!
Merci d'avance
David
12 mois sans visa Philippines English translation pending
bonjour je souhaiterais savoir quels sont les risques pour moi de rester 12 mois aux philippines sans visa
merci pour l'info
Nouvelles de Madagascar English translation pending
Bonjour,
quelques nouvelles de la grande île, une baleine s'échoue à Sainte-Marie :
http://www.linfo.re/524545-Une-baleine-a-bosse-s-echoue-sur-les-cotes-malgaches
Ca commence à bouger dans la rue face à l'immobilisme forcé du pouvoir : http://www.afrik.com/madagascar-des-centaines-de-personnes-manifestent-pour-renverser-le-regime,32120 http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/07/23/97001-20130723FILWWW00461-madagascarelection-un-candidat-arrete.php Bonnes vacances
Ca commence à bouger dans la rue face à l'immobilisme forcé du pouvoir : http://www.afrik.com/madagascar-des-centaines-de-personnes-manifestent-pour-renverser-le-regime,32120 http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/07/23/97001-20130723FILWWW00461-madagascarelection-un-candidat-arrete.php Bonnes vacances
Premier voyage aux Philippines English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai envie faire un voyage aux Philippines en novembre, pour 3 ou 4 semaines, mais c'est tellement étendu, avec beaucoup d'îles, que je ne sais pas par quoi commencer pour un premier voyage.
J'aime peu les grandes villes ou je visite uniquement, monuments, et musées. J'aime beaucoup la population rurale et les petits villages. Pour les plaisirs aquatiques, un peu de snorkling, et ballade en bateau.
Si la conduite de la moto ne relève pas de l'acrobatie, j'aime me déplacer avec ce moyen pour avoir une certaine liberté. ( je voyage seul )
Si je pouvais avoir quelques conseils pour élaborer mon circuit, merci d'avance.
Douchou2
J'ai envie faire un voyage aux Philippines en novembre, pour 3 ou 4 semaines, mais c'est tellement étendu, avec beaucoup d'îles, que je ne sais pas par quoi commencer pour un premier voyage.
J'aime peu les grandes villes ou je visite uniquement, monuments, et musées. J'aime beaucoup la population rurale et les petits villages. Pour les plaisirs aquatiques, un peu de snorkling, et ballade en bateau.
Si la conduite de la moto ne relève pas de l'acrobatie, j'aime me déplacer avec ce moyen pour avoir une certaine liberté. ( je voyage seul )
Si je pouvais avoir quelques conseils pour élaborer mon circuit, merci d'avance.
Douchou2
Itinéraire au Portugal en camping-car English translation pending
Bonsoir a tous,
Violou, mon chéri et moi, nous souhaitons visiter le Portugal a bord de notre Master amenagé... Nous ne savons pas par où commencer pour nous organiser au mieux afin de passer de bonnes vacances... Où dormir, quelles villes ou sites visiter, les pièges a éviter, calculer le temps passé sur la route etc. Que de questions sans réponse...
Traverser la France d'un trait et privilégier le portugal où bien visiter quelques beaux endroits français?
Voila, un prit peu besoin d'aide qui mm....
Merci d'avance!
A bientôt
Alicia
Venise cet été: logement, visites et transport? English translation pending
Bonjour je souhaite partir avec ma copine à Venise cet été selon ce planning:
Bus Flibco (38€) 4/7 Arlon -> Charleroi(Airport)
Avion: (97.96€)
4/7 Bruxelles(Charleroi) -> Venise(Trévise) 45.98€ (20kg pour 2)
11/7 Venise(Trévise) -> Paris(Beauvais) 51.98€ (20kg pour 2)
Train: (74,80€)
15/7 Paris (Gare de l'Est) -> Reims(Gare de Reims)
15/7 Reims(Gare de Reims) -> LONGWY
Longwi -> maison en voiture
Total: 210.76€
Donc en résumé une semaine a la Sérénissime. J'ai lu plusieurs sujet a son propos mais je ne m'en suis pas trouver pleinement satisfait donc je rouvre un sujet.
Disposant de moyen financier limité (étudiant) je compte prendre les logement, restaurant et activité à moindre coût. J'ai cru lire que à Venise marcher n'est pas un calvaire alors je compte pour la grande partie de mon séjour éviter les bus au possible. Mais pour visiter une ou l'autre ile je devrais prendre une compagnie de transport je crois.
Je souhaite vos avis et conseil pour m'aider à planifier mon séjour.
Y a t'il des navette de l'aéroport de Trévise jusqu'à Venise? Si oui prix, .. (si possible) Je cherche des logement abordable le moins cher à Venise commence vers 600€la semaine et j’atteins assez vite les 1000€ .. J'ai trouver cet hôtel mais disposant pas de voiture j'hésite a y aller: http://www.initalia.it/hotel.php?id=11064&checkin=04-07-2013&checkout=11-07-2013&disp=1&oc=2&lang=fr
Pour les restaurants moi et ma compagne ne somme pas friands des fruits de mer. Un peu de poisson passe mais nous aimerions plus des plats moins noble comme du poulet, veau, .. Et comme a Venise tout est cher trouver des restaurants selon nos goût et à cout modique semble une mission sortie d'un film de mission impossible.
En ce qui concerne le transport que me proposez vous? Je cherche en 1er lieu aller de l'aéroport a Venise en arrivant de l'inverse pour partir ensuite selon le logement dont le lieu m'est encore inconnu. Ensuite visiter l'ile morano et les autres me semble intéressant .. Je me tâte
Pour finir les visites je sais que visiter Venise est très plaisant que avec 9€/personne ont peut visiter toute les église et cathédrale. Mais ensuite je ne vois pas quoi faire.. Je compte sur vos avis et conseil :)
Ont ne parle pas un mot d'Italien, Les habitants de Venise parle t'il Français où Anglais en générale ?
Merci d'avance
Bus Flibco (38€) 4/7 Arlon -> Charleroi(Airport)
Avion: (97.96€)
4/7 Bruxelles(Charleroi) -> Venise(Trévise) 45.98€ (20kg pour 2)
11/7 Venise(Trévise) -> Paris(Beauvais) 51.98€ (20kg pour 2)
Train: (74,80€)
15/7 Paris (Gare de l'Est) -> Reims(Gare de Reims)
15/7 Reims(Gare de Reims) -> LONGWY
Longwi -> maison en voiture
Total: 210.76€
Donc en résumé une semaine a la Sérénissime. J'ai lu plusieurs sujet a son propos mais je ne m'en suis pas trouver pleinement satisfait donc je rouvre un sujet.
Disposant de moyen financier limité (étudiant) je compte prendre les logement, restaurant et activité à moindre coût. J'ai cru lire que à Venise marcher n'est pas un calvaire alors je compte pour la grande partie de mon séjour éviter les bus au possible. Mais pour visiter une ou l'autre ile je devrais prendre une compagnie de transport je crois.
Je souhaite vos avis et conseil pour m'aider à planifier mon séjour.
Y a t'il des navette de l'aéroport de Trévise jusqu'à Venise? Si oui prix, .. (si possible) Je cherche des logement abordable le moins cher à Venise commence vers 600€la semaine et j’atteins assez vite les 1000€ .. J'ai trouver cet hôtel mais disposant pas de voiture j'hésite a y aller: http://www.initalia.it/hotel.php?id=11064&checkin=04-07-2013&checkout=11-07-2013&disp=1&oc=2&lang=fr
Pour les restaurants moi et ma compagne ne somme pas friands des fruits de mer. Un peu de poisson passe mais nous aimerions plus des plats moins noble comme du poulet, veau, .. Et comme a Venise tout est cher trouver des restaurants selon nos goût et à cout modique semble une mission sortie d'un film de mission impossible.
En ce qui concerne le transport que me proposez vous? Je cherche en 1er lieu aller de l'aéroport a Venise en arrivant de l'inverse pour partir ensuite selon le logement dont le lieu m'est encore inconnu. Ensuite visiter l'ile morano et les autres me semble intéressant .. Je me tâte
Pour finir les visites je sais que visiter Venise est très plaisant que avec 9€/personne ont peut visiter toute les église et cathédrale. Mais ensuite je ne vois pas quoi faire.. Je compte sur vos avis et conseil :)
Ont ne parle pas un mot d'Italien, Les habitants de Venise parle t'il Français où Anglais en générale ?
Merci d'avance
À propos des banques aux Philippines English translation pending
Bonjour à tous. J'ai recherché sur le site (peut-être mal...) mais je n'ai pas trouvé de réponse à mes questions.
Je m'interroge concernant les banques aux Philippines, il semble y avoir tellement de sortes de comptes bancaires ou de cartes de crédit. Par exemple, selon votre expérience est-il possible de faire un virement d'une banque à une autre banque ? J'ai interrogé la BDO qui répond qu'elle ne transfert de compte BDO qu'à compte BDO. Il semble que ce soit pareil à la BPI.
Ainsi je ne peux payer "on line" un loyer depuis un compte BDO au propriétaire qui lui, a un compte PNB et ma copine qui a pourtant un compte BDO avec service de "banque en ligne" est obligée de se rendre à la banque du proprio avec du cash...
Cela me pose un problème car développant un site marchand destiné aux Philippines et dans lequel je pensais mettre une "brique" de paiement online, je ne vois pas bien comment cela pourrait être fait dans ces conditions. Je ne suis même pas certain qu'aucune banque aux Philippines est à même de recevoir ce genre de transaction. (La BDO interrogée à ce sujet, est toujours en train de se gratter la tête, j'ai l'impression). Bien sûr il y a toujours possibilité d'installer un système de paiement par Paypal mais je crois savoir que pas mal de filipinos n'ont pas de carte de crédit Mastercard ou Visa, et que certains pourraient aussi être méfiants ou réticents, préférant être rassurés par une banque qu'ils connaissent...
Je me vois mal ouvrir un compte dans toutes les banques des Philippines d'autant que mon statut de "non allien" semble m'interdire toute ouverture de compte. Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des expériences ou des idées concernant des transferts de fonds internes aux Phillipines.
Cordiales salutations à tous et merci d'avance pour les conseils.
Madagascar avec enfants: traitement anti paludéen et vaccin contre la fièvre jaune? English translation pending
bonjour , nous partons pour un mois en voyage a madagascar avec deux enfants de 6 et 9 ans a la mi octobre faut-il leur faire le vaccin contre la fièvre jaune et le traitement anti palu ?Et pour nous adultes?Merci de vos réponses!
Séjour motoneige au Canada en janvier/février 2014 English translation pending
Bonjour à tous!
J'aimerai offrir un voyage à mon mari pour ses 40ans? un séjour au Canada, il a toujours voulu faire du motoneige dans un pays comme le canada (quebec).
J'envisage de partir en 2014 janvier février, selon les offres...
Pouvez vous me conseiller des tours operateurs ou organisateurs sur place... Je m'y prend à l'avance 😎
Merci bcp!😉
Cordialement.
Nath