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Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°5) English translation pending
by Sedonax · 2010-10-05 · 31 replies
Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef

JOUR 15 : de Cottonwood Canyon Road à Cannonville

La météo ayant annoncé un temps pluvieux à partir de cet après-midi, je ne dois pas traîner si je veux pouvoir réaliser la randonnée prévue ce jour (Red Slot) avant l’arrivée du mauvais temps. En remontant la Cottonwood Canyon Road, qui devient vite impraticable pendant ou après la pluie même en 4x4, je ne ferai donc pas l’exploration dans le secteur de Castle Rock que j’avais prévue initialement pour la matinée 🙁.

Je ne résiste tout de même pas à prendre la piste BLM 430 qui monte à un col d’où la vue sur tout le secteur est superbe, notamment sur Yellow Rock qui se trouve juste en face.





Ces dernières années j’ai déjà pris plusieurs fois cette piste secondaire assez impressionnante car étroite et très pentue, mais cette année je suis surpris par son état qui s’est sensiblement dégradé. Elle est nettement plus défoncée qu’avant et je suis content de disposer d’un SUV performant avec une bonne hauteur de caisse pour parvenir sans encombre jusqu’au col.

En admirant le paysage, je me remémore un événement peu glorieux qui s’était produit ici même lors de mon voyage de 2005. J’avais décidé de faire du camping sauvage au niveau de ce col pour pouvoir à la fois bénéficier du coucher et du lever de soleil à partir de cet endroit stratégique. Par ce jour particulièrement venteux, j’étais sorti du SUV pour vérifier que l’endroit était adéquat pour y camper et j’avais machinalement refermé la portière pour éviter que ma documentation papier et mes cartes ne s’envolent, en laissant bêtement les clés sur le siège du conducteur. J’avais immédiatement réalisé ma funeste erreur en entendant le bruit caractéristique du verrouillage de tout le véhicule 😕. Je me demande encore comment cela s’est produit : avais-je touché sans m’en apercevoir le bouton de verrouillage situé sur l’accoudoir de la portière en sortant ? Avais-je appuyé sur le bouton de verrouillage du blip sur le porte-clé en le posant sur le siège ? Mystère… Toujours est il que je n’étais pas fier de me retrouver en fin de journée à l’extérieur de mon véhicule verrouillé, seul dans un endroit isolé où personne ne passe, simplement en T-shirt alors qu’il commençait déjà à faire frais. C’est mon aversion pour la climatisation qui m’a sauvé de cette situation délicate, car j’avais roulé avec ma fenêtre entrouverte de 3 ou 4 centimètres et je ne l’avais pas refermée. En cherchant dans les environs, j’avais trouvé un morceau de fil de fer barbelé provenant d’une ancienne clôture et, après en avoir aplati tant bien que mal les barbelés à coups de pierre et en avoir tordu le bout en forme de crochet, j’avais été à la pêche au porte-clé à travers l’ouverture de la fenêtre. Je peux vous assurer que cela n’a rien de facile, surtout dans la pénombre, d’abord pour amener le crochet sur sa cible puis arriver à le tourner dans le bon sens pour qu’il se glisse dans l’anneau du porte clé. Et une fois que c’est fait, la lente remontée du porte-clé semble interminable de crainte de le laisser tomber entre le siège et la portière dans un endroit inaccessible. Mais quand on le tient avec deux doigts crispés passés dans la fenêtre entrouverte, quel soulagement 🙂 !

Depuis, je ne suis plus jamais sorti de mon véhicule sans mettre immédiatement la clé dans ma poche et avant de refermer la portière, même pour prendre une photo ou admirer un point de vue, je tâte compulsivement cette poche pour vérifier que la clé s’y trouve bien.

Quelques miles plus au nord, je fais une pause photo en abordant la partie la plus colorée de la Cottonwood Canyon Road, celle qui est surnommée Candyland et est généralement considérée comme le plus beau spot de cette piste. Aujourd’hui, le ciel partiellement couvert qui filtre la lumière écrasante du soleil permet aux belles couleurs dans les tons de rouge de bien ressortir.









Avant d’entamer la dernière partie de la Cottonwood Canyon Road, l’imposante Grosvenor Arch (dont l’accès est aménagé) mérite également un arrêt.



Arrivé près de Kodachrome Basin State Park, compte tenu du ciel qui devient de plus en plus nuageux je dois décider si je maintiens ou non la randonnée assez longue prévue pour visiter le slot canyon que Michael Kelsey appelle Red Slot. S’il se met à pleuvoir (ce ne sont pas des orages qui sont prévus mais une simple pluie), ce n’est pas la marche dans le large wash ni la visite du très court slot canyon sans obstacles qui m’inquiètent mais plutôt les 2 premiers miles de la piste qui est argileuse à cet endroit et comporte la traversée du Rock Springs Creek, ce qui pourrait poser problème au retour même en 4x4. Comme le reste de la piste jusqu’au trailhead est sableux et restera donc praticable même mouillé, je maintiens la randonnée.

Celle-ci n’est pas spécialement enthousiasmante car après être descendu du plateau il faut suivre un long wash plutôt monotone même si l’environnement sauvage contribue au sentiment de solitude.

Sur la dernière partie, quelques portions de slickrock rendent la progression plus intéressante.







Il s’y trouve même des formes et des couleurs esthétiques.





Le lit de slickrock ocre du wash s’interrompt brusquement pour laisser place à une faille de roche wingate rouge dont le fond se trouve une cinquantaine de mètres plus bas, offrant une vue surplombante en enfilade qui est inhabituelle pour un slot canyon.

Les 2 petites buttes de slickrock rouge que l’on voit au loin sont les points de repère pour trouver l’entrée du slot canyon.





Après un détour dans un environnement coloré et la recherche d’une descente pas trop pentue sur le slickrock, j’atteins l’entrée du slot canyon.





Si Red Slot est assez impressionnant compte tenu de sa hauteur, il n’offre pas de lumière réfléchie ni de rais de lumière tels qu’on peut en admirer dans d’autres slots canyons comme Antelope Canyon. Mais les nuages qui commencent à s’accumuler sont aussi sûrement pour quelque chose dans ce manque de lumière intéressante.







C’est au niveau de la petite portion de ciel que l’on voit sur la photo ci-dessous que je me trouvais quelque temps plus tôt quand je surplombais le slot canyon.





Je ne traîne pas dans Red Slot car il me reste à trouver dans le secteur un hoodoo isolé surnommé « Sam Pollock Hoodoo » du nom du gardien de troupeaux de moutons qui y a gravé son nom dans les années 1930.

Cet élégant hoodoo rouge est entouré de beaux cactus jaunes, alors qu’il n’y en a pas dans les environs immédiats, comme s’ils avaient été plantés là pour le mettre en valeur.







La signature encore lisible atteste qu’il s’agit bien du hoodoo en question.



Le ciel s’obscurcit de plus en plus, aussi je marche d’un bon pas pour le retour, en me félicitant d’avoir pris des repères à l’aller pour retrouver l’endroit où il faut quitter le wash pour remonter sur le plateau où m’attend mon véhicule. Au total, randonnée et visite sur place m’auront demandé plus de 5 heures dans un secteur isolé où je n’aurais vu personne et seulement une ancienne trace de pas.

La pluie commence à tomber doucement quand j’atteins la partie argileuse de la piste qui reste encore praticable. Je me rends à Kodachrome Basin SP mais le ranger me signale que le camping (avec douches chaudes) est complet, aussi je ne retourne pas dans ce State Park que je connais déjà bien et qui aujourd’hui ne bénéficie pas d’une lumière favorable.



Entre Kodachrome Basin SP et Cannonville, je me balade un peu au hasard. Je remarque une roulotte ancienne dans une propriété. Je me rends à la maison à proximité pour demander l’autorisation de photographier la roulotte. Un rude gaillard d’au moins 1,90 m ouvre la porte, le visage buriné et pas spécialement avenant, habillé comme un cow-boy avec le stetson vissé sur la tête. Il me répond que j’ai bien fait de venir lui demander l’autorisation d’entrer sur sa propriété car « sinon »… et il mime le geste de celui qui tire avec une carabine (probablement une Winchester !) 😮. Je me demande s’il est sérieux et si j’ai affaire à un véritable redneck sourcilleux et prompt à utiliser son arme chérie ou bien si mon interlocuteur en rajoute volontairement dans le style cow-boy légendaire face au touriste étranger que je suis. Je penche pour la seconde hypothèse car le cow-boy me propose spontanément de me montrer l’intérieur de la roulotte qu’il est en train de finir de restaurer. Il s’agit d’une roulotte de gardien de troupeaux de moutons (aurait-elle été utilisée par Sam Pollock ?) et je suis surpris par son aménagement intérieur (respectant strictement l’équipement d’origine me précise mon interlocuteur), assez complet et optimisé comme dans certaines caravanes, offrant un confort bien supérieur à celui des chariots de pionniers. Je discute un moment avec le cow-boy qui s’avère aimable même si aucun sourire ne viendra éclairer son visage.



D’une manière générale, les américains n’apprécient pas que l’on fasse une intrusion sur leurs terres et le font savoir clairement.



Un peu plus loin, au détour d’une courte piste, je tombe sur un vieux mobile-home délabré qui semble dater d’au moins une cinquantaine d’années.



En sortant pour évaluer si cet endroit sera convenable pour un bivouac dans mon SUV, je suis frappé par une odeur entêtante mais très agréable qui embaume l’atmosphère. Comme c’est la première pluie depuis longtemps, celle-ci fait s’exhaler des parfums de plantes, d’arbustes et de fleurs qui se mélangent harmonieusement. Je me balade tout autour juste pour le plaisir d’humer ces bonnes odeurs et essayer de distinguer d’où elles proviennent exactement.

La pluie fine ayant quasiment cessé, pour terminer la journée je me décide pour la courte balade de Mossy Cave dans la partie Est de Bryce Canyon (côté Tropic). Comme espéré, les couleurs du slickrock et du sol ont été ravivées par la pluie et la douce lumière qui filtre à cette heure tardive créée une ambiance particulière, d’autant qu’il n’y a plus personne aux alentours car tout le monde dîne ou a déjà dîné.







En revenant sur Tropic, un ultime rayon de soleil éclaire Powell Point d’une lumière magique pendant quelques dizaines de secondes.



Après plusieurs jours de camping sauvage et avec l’arrivée de la pluie, ce soir je n’ai plus envie de mon frugal pique-nique mais plutôt d’une bonne pizza bien garnie ! La petite pizzeria de Tropic fera l’affaire mais, compte tenu de l’heure, quand j’y entre les derniers clients en sortent. Bien que la serveuse soit aussi charmante que souriante, je ne peux m’empêcher de penser que manger seul dans une salle de restaurant vide sera un peu tristounet. Mais à peine ai-je passé commande de ma pizza que la serveuse vient discuter avec moi car elle a reconnu mon accent frenchy prononcé qui lui rappelle un agréable séjour en Europe effectué quand elle était à la high school. Aujourd’hui étudiante à l’université de Cedar City, elle découvre les randonnées dans la région avec son boyfriend, aussi se retrouve-t-elle rapidement assise à ma table pour discuter de mon sujet de prédilection et noter les quelques idées de randonnées hors des sentiers battus que je lui conseille… et c’est le cuisinier qui vient directement m’apporter ma pizza quelque peu oubliée. Quand j’ai terminé de manger, l’aimable demoiselle revient pour continuer de discuter et regarder sur l’écran de mon Nikon les photos stockées sur la carte mémoire. Finalement, ce dîner aura été bien loin d’être tristounet comme je pouvais le craindre 😉.

Je retourne à l’endroit du mobile-home un peu trop délabré pour que je puisse passer une nuit à l’intérieur à la mode « Into the wild » et je m’endors dans mon SUV en espérant que la pluie ne sera pas trop présente les jours à venir.

JOUR 16 : de Pink Cliffs à Escalante

Dès le réveil, je peux constater que ce sera une « petite journée » à cause du mauvais temps toujours bien présent après une nuit pluvieuse et pour une fois je prends mon temps. Pas de randonnées possibles dans le wilderness aujourd’hui, il faut donc que j’active un « plan B » dans le secteur car je ne peux pas modifier mon planning en raison d’un rendez-vous le soir même à Escalante avec des amis.

C’est l’occasion de faire un tour aux points de vue des Pink Cliffs, situés au sud-ouest de Bryce Canyon et accessibles par une gravel road empierrée qui ne devrait pas poser de problèmes même détrempée.

Celle-ci longe notamment le Tropic Reservoir.



Ensuite, je dois me traîner pendant des miles à la vitesse de l’escargot (c’est de circonstance…) derrière un convoi de trailers (caravanes tractées par des pick-up) impossible à doubler sur cette piste.

Les points de vue sont accessibles via des petites pistes secondaires qui partent de la gravel road. La première que je tente est trop boueuse et je dois rebrousser chemin. La seconde, plus pentue mais rocailleuse avec moins de risques d’enlisement, me conduit très lentement à un point de vue sur des formations rocheuses dans le style de Bryce Canyon, tout proche à vol d’oiseau.





Malheureusement, je peux aussi constater que le mauvais temps s’accentue et que la petite pluie fine actuelle va bientôt se transformer en grosses averses 🙁, aussi je décide de rejoindre les routes goudronnées et la civilisation sans explorer le secteur plus avant.

Sous une pluie battante, je fais un arrêt à une bakery qui jouxte un motel sur la Highway 12 (tout près de la bifurcation pour Bryce Canyon) et je me console avec de délicieux cookies frais au chocolat. Miam miam 🙂 ! Ensuite, j’occupe mon temps comme je le peux à l’immense boutique du Ruby’s Inn (qui propose aussi bien des souvenirs, que des habits, des livres et tout ce qu’il faut pour le camping) puis au vaste Visitor Center de Bryce Canyon.

A la première éclaircie, malheureusement de courte durée, je vais faire un saut à Sunset Point car, même si je ne compte plus mes visites à Bryce Canyon, je ne me lasse jamais de ses hoodoos colorés et aujourd’hui la pluie a permis de bien en faire ressortir les couleurs.



Puisqu’il se met encore à pleuvoir, je m’installe dans mon SUV sur le parking en face du campground près du Ruby’s Inn (dont la connexion Wifi n’est pas protégée, contrairement à celle du motel), et j’en profite pour consulter mon courrier électronique et envoyer quelques mails avant de faire un petit tour sur Voyage Forum 😇 !

La pluie finit par cesser et, même si le ciel reste nuageux, le soleil fait une timide apparition. Ayant une furieuse envie de me dégourdir les jambes, j’ai alors l’idée de faire un tour à Willis Creek, car je me souviens que la portion de piste qui y mène n’est pas argileuse et devrait être praticable même trempée. Quant aux Narrows, ils sont formés de courtes sections non piégeuses a priori et il n’y coule généralement que peu d’eau même en cas de pluie.

Malgré la lumière trop douce pour être vraiment photogénique, j’apprécie cette balade tranquille qui suit un filet d’eau et permet d’apprécier les formes et les textures originales que prend la roche de ce canyon étroit (à conseiller pour une visite familiale).













Après cette balade agréable, je passe à Tropic pour improviser une visite aux propriétaires de l’ex « Francisco’s Bed & Breakfast » où je suis allé plusieurs fois entre 1998 et 2003, avec ma femme, ma fille ou bien mon père. Nos hôtes, Francisco et sa femme, qui demandaient qu’on les appelle Grand Pa et Grand Ma, nous accueillaient chaleureusement comme des membres de leur famille dans l’une des 2 chambres d’invités de la maison qu’ils avaient construite de leurs propres mains.

Le soir, à la fraîche sous le porche, nous discutions longuement, Grand Ma et Grand Pa nous racontant la rude vie dans cette région de l’Utah avant qu’elle ne devienne si touristique grâce au parc de Bryce Canyon. Les histoires de Grand Pa m’intéressaient d’autant plus que lui et ses parents avaient été les tout derniers habitants de Pahreah, le petit village qui existait auparavant à proximité de l’Old Paria Movie Set implanté là-bas en raison des superbes badlands environnantes. Sa famille et lui avaient dû abandonner Pahreah en raison des flash floods de la Paria River qui dévastaient régulièrement le secteur, mais il en avait conservé des photos noir et blanc qu’il a données aux rangers et que l’on peut aujourd’hui voir reproduites sur les panneaux explicatifs du Paria Movie Set. Parmi les photos qu’il nous montrait quand on logeait au Bed & Breakfast, je me souviens particulièrement de celle où il posait fièrement à cheval avec ses amis sur le sommet de Yellow Rock (où je ne me suis rendu que plusieurs années plus tard), preuve de ses capacités de cavalier émérite compte tenu de la difficulté d’accès du lieu. Ce sont ses qualités de cavalier, notamment celle peu fréquente de pouvoir monter à cru un cheval galopant, qui lui valaient systématiquement un rôle de figurant pour jouer un Indien lors des tournages effectués au Paria Movie Set, en dépit du fait qu’il arborait des yeux bleus et une stature à la John Wayne qui auraient dû lui valoir le rôle d’un cow-boy.

Derrière le Bed & Breakfast, Francisco avait conservé une mini-ferme où il élevait des chevaux, des chèvres, un peu de bétail et des volailles. Si des enfants faisaient partie des invités, il leur proposait d’aller nourrir les animaux, traire les chèvres puis donner le lait fraîchement tiré aux petits chevreaux, ce qui plaisait beaucoup à notre fille Flora qui a ainsi trait une chèvre pour la première (et unique) fois, comme le montre cette photo prise en 2002.



Francisco et sa femme ont dû abandonner à contrecœur leur activité de Bed & Breakfast en raison de problèmes de santé qui expliquent qu’aujourd’hui je ne verrai pas Grand Ma en convalescence à Saint George. Mais Francisco m’accueille toujours aussi chaleureusement et nous passons une demi-heure à nous remémorer quelques souvenirs et à nous donner des nouvelles de nos familles respectives.

Je prends ensuite la route pour la petite ville d’Escalante où mes amis Harriet et Philip, qui tiennent la Serenidad Gallery à côté du motel Prospector Lodge, m’attendent pour le dîner.

C’est grâce à Laurent Martres que j’ai fait la connaissance de Harriet et Philip au tout début des années 2000, lors d’une livraison de photos grand format et de guides Photographing the Southwest, car ce sont eux qui ont les premiers exposé les photos de Laurent dans leur galerie et l’ont poussé à se lancer complètement dans le business photographique. Le succès qu’il a ensuite rencontré prouve qu’ils ont « eu du nez » ! Depuis, je leur rends visite chaque année, souvent accompagné de ma femme Elisabeth, et nous avons toujours plaisir à les revoir 🙂. Philip est peu expansif mais son vécu dans plusieurs Etats où il a exercé des métiers très différents est révélateur de l’esprit d’adaptation américain. Harriet, très chaleureuse et qui a le cœur sur la main, est une artiste qui pratique (entre autres) avec talent la peinture sur céramique. Bien qu’ayant atteint l’age de la retraite, ils continuent à tenir la galerie Serenidad, autant pour en tirer un revenu de complément qui leur permet de rénover la maison qu’ils ont achetée à Escalante que pour conserver une activité amenant des contacts humains avec l’extérieur.

Après le dîner et avant de rejoindre la chambre d’amis dans le confortable « trailer » (vaste mobile home dont la surface habitable est plus grande que notre appartement familial en France) situé derrière la galerie Serenidad, je consulte la prévision météo des jours suivants qui est désastreuse 😕. Pour le lendemain, je me réjouis cependant du repas familial prévu avec Winnie (la mère d’Harriet) et Harriet m’apprend qu’il y aura une animation en ville l’après-midi et le soir, ce qui tombe bien puisqu’en raison de la pluie je vais devoir supprimer la randonnée planifiée initialement.

JOUR 17 : Escalante

Au réveil, j’entends la pluie tomber sur le toit du trailer mais le moral remonte grâce au délicieux petit déjeuner complet à l’américaine qu’a préparé Harriet, avec une majorité de produits locaux dont des œufs biologiques que lui a offerts une de ses amies (qui assure actuellement un remplacement en tant que « host » à la Calf Creek Recreation Area) sachant qu’elle avait un invité.

Philip et Harriet me font visiter leur jolie maison dans Escalante, qu’ils rénovent et aménagent progressivement, Philip faisant le maximum de travaux par lui-même. Il y fait un travail remarquable, cette maison où ils vont bientôt emménager va être très « cosy », confortable et joliment décorée.

En attendant l’arrivée de Winnie et de l’un de ses fils (John, frère d’Harriet installé en Californie) qui viennent en voiture de Cedar City, je décide d’aller photographier le panel de pictographs surnommé « Circle of Friends », que je connais déjà et qui ne devrait a priori pas poser de problème d’accès malgré la pluie puisqu’il ne nécessite que moins de 2 miles de conduite sur une bonne piste sur laquelle même une berline classique peut rouler habituellement à plus de 40 miles à l’heure. Mais, arrivé sur la piste, je déchante vite car si par temps sec son revêtement est compact et bien égalisé comme celui d’une « gravel road », il est également argileux et se transforme en glaise avec la pluie. Non seulement la glaise devient une véritable patinoire mais elle s’accroche aux pneus en les recouvrant d’une épaisseur de plusieurs centimètres. Je dois conduire à moins de 10 miles à l’heure, bien au milieu de la piste, sans freiner et en touchant à peine au volant car le plus léger changement de direction ou la plus faible déclivité me font déraper de manière incontrôlée et m’attirent irrémédiablement vers le fossé. Heureusement que la distance à conduire est très courte car sinon j’aurais abandonné.

Le panel, peint sur un des blocs tombés au pied de la falaise, n’est pas du tout indiqué et il faut connaître son emplacement pour le trouver. Presque uniquement visité par des locaux, cela n’a pas empêché qu’il soit vandalisé par des idiots qui se sont crus obligés d’y graver leur nom 😠, notamment un certain Joseph qui affiche ainsi son irrespect et sa ridicule vanité pour les quelques centaines d’années à venir.





C’est la ronde des personnages se donnant la main qui fait l’originalité de ce panel et lui a valu son surnom de « Circle of friends ». Mais s’agit-il d’adultes et/ou d’enfants, d’une famille ou d’amis, ou bien d’un groupe participant à une cérémonie religieuse, nul ne le sait…



Je trouve quelque chose d’émouvant dans cette ronde de personnages se donnant la main et qui dansent peut-être au son de la flûte de ce qui semble être un Kokopelli (partiellement effacé) sur leur gauche.



De retour à Escalante après quelques glissades involontaires sur la piste, j’attends l’arrivée de Winnie et de John, en route depuis Cedar City où habite Winnie depuis qu’elle a quitté Escalante il y a environ deux ans (pour être moins isolée médicalement). Winnie est une dame exceptionnelle de plus de 90 ans que ma femme et moi avons la chance de connaître depuis le début des années 2000, puisque chaque année elle nous a invités quelques jours chez elle à Escalante ou à Cedar City et, même si nous randonnions seuls dans la journée, nous avons eu le plaisir de passer beaucoup de temps avec elle 🙂. Californienne d’origine et veuve d’un pasteur avec lequel elle a voyagé dans plusieurs pays durant des années (cela a sans doute contribué à sa grande ouverture d’esprit et à sa tolérance), ce qui la caractérise avant tout c’est son extrême gentillesse et sa bonté entièrement tournée au service des autres (elles s’est consacrée toute sa vie à aider les personnes âgées et les enfants « difficiles », elle continuait encore ces dernières années à Escalante), sa profonde empathie, ses valeurs morales (sans jamais faire de prosélytisme), son sens aigu de la psychologie et de la persuasion, mais aussi son humour presque malicieux. Bien que restant toujours modeste, Winnie accumule un nombre de connaissances et de compétences impressionnantes : elle a obtenu trois masters de grandes universités américaines (Education, Gériatrie et Théologie), elle est experte en botanique (elle a créé et a été présidente de plusieurs associations « Garden of Eden » pour l’acclimatation de plantes et de fleurs dans les différentes régions où elle a habité), elle possède une très large culture générale avec une expertise en arts et notamment en peinture (elle a créé une association pour initier les personnes âgées aux différentes formes d’art), c’est une pianiste émérite, elle est à l’aise avec les nouvelles technologies (elle a commencé à se mettre à l’informatique à 60 ans, dès la sortie du premier IBM PC sous MS/DOS en 1981 et maintenant, avec son PC dernier cri, elle réalise elle-même les news letters de ses associations) et elle utilisait un appareil photo numérique bien des années avant moi, sans oublier ses qualités de cuisinière dont nous avons maintes fois profité y compris pour les pique-niques (qu’elle agrémentait toujours de gâteaux qu’elle avait préparés). Toujours très « classe », avec un port altier malgré les années, impeccablement soignée et habillée (même quand on passe la voir à l’improviste), Winnie est parfaitement autonome et hyper active à plus de 90 ans et elle a toujours plein de projets ! Chaque fois que je la vois, je me demande comment quelqu’un peut accumuler tant de qualités et, même si ce n’est pas l’objet d’un carnet de voyage, je tenais par ces quelques lignes à témoigner publiquement de mon admiration, de mon respect et de mon amitié pour une des personnes les plus rares qu’il m’ait été donné de rencontrer.

Le monospace de Winnie entre sur le parking de la galerie Serenidad. Compte tenu de la météo pluvieuse et de la difficulté des routes sinueuses qui mènent de Cedar City à Escalante (en passant par les hauteurs de Cedar Breaks), je m’attendais à voir John au volant mais c’est Winnie qui descend de la place du conducteur, fraîche comme si elle venait de son ancienne maison d’Escalante à quelques blocs de là. En lui faisant le hug traditionnel, je m’étonne que ce ne soit pas John qui ait pris le volant et elle me répond avec un sourire désarmant et un léger clin d’œil 😉 : « Mais c’est ma voiture, pourquoi donc John aurait-il conduit ? » Sacrée Winnie !

Winnie a amené un plat (des travers de porc à l’ananas) et va préparer le reste du repas avec sa fille Harriet.



Pendant ce temps, je passe un coup de téléphone portable sur le parking du Prospector Lodge pour capter du réseau. M’ayant entendu parler français, une compatriote me demande un renseignement et de fil en aiguille j’apprends que c’est sa partenaire qui a préparé le voyage, avec notamment l’aide de OuestUsa.fr et de Voyage Forum, et que celle-ci s’appelle Laurence. Il s’agit de Laurence49b de VF, avec qui j’avais échangé quelques messages publics et privés pour la préparation de son voyage, et par un hasard amusant elle est justement dans la chambre du Prospector Lodge en train de consulter OuestUsa.fr pour trouver un « Plan B » compte tenu de la météo qui interdit les visites prévues. Après un échange trop court mais sympathique, je dois aller rejoindre mes amis pour déjeuner. Avec Laurence (depuis accompagnée de son célèbre Spartiate), nous aurons davantage le temps de discuter lors de notre rencontre à Moab en 2010.

La traditionnelle photo souvenir avec Philip, Winnie, Harriet et moi (merci John !) avant un excellent repas pris dans une chaleureuse ambiance familiale :



Cet après-midi, dans les locaux de la High School d’Escalante, il y a une présentation par un habitant local de la randonnée de Boulder Mail Trail qu’il a récemment réalisée à cheval avec quelques amis. Je suis d’autant plus intéressé qu’Elisabeth et moi avons fait il y a quelques années la première moitié de cette randonnée (la plus intéressante) en aller/retour car effectuer la totalité de la randonnée aurait nécessité de disposer de 2 véhicules ou d’un shuttle.

Nous nous y rendons avec Harriet. Dans le hall d’entrée de la High School, il y a quelques stands où des locaux vendent leur production artisanale. Parmi eux se trouve une vénérable Indienne Navajo venue vendre des bijoux ornés de turquoise. Je repère un bracelet qui me plaît pour mon épouse mais le problème est que la vieille dame dort du sommeil du juste ! Ce n’est pas grave, je ne vais pas la réveiller et j’achèterai le bijou après la présentation. J’en profiterai pour lui demander l’autorisation de la prendre en photo, ce qui ne pose généralement pas de problème pour un commerçant Navajo vendant dans un lieu public hors de la Réserve, à condition qu’on lui achète quelque chose bien entendu. En attendant, je ne résiste pas à la photographier telle quelle, assoupie derrière son petit stand. De retour en France, je ferai aussi une déclinaison en quasi noir et blanc de cette photo.





Une bonne trentaine de personnes assistent à la présentation, toutes sont locales à part moi. Le narrateur est un homme de plus de 80 ans que tout le monde semble connaître. Je le trouve excellent car il commente son diaporama avec un réel entrain, alternant descriptions, rappels historiques, suspens et humour (avec beaucoup d’autodérision). Il faut dire que le Boulder Mail Trail, qui est le chemin qui était emprunté pour amener courrier et provisions sur des mules avant que la route de Boulder à Escalante ne soit construite, n’est pas une randonnée de tout repos avec ses plus de 25 km sur des chemins sableux ou sur du slickrock, avec la traversée de trois dépressions dont le profond canyon de Death Hollow dans lequel il faut descendre sur une pente à pic de slickrock (voir la photo ci-dessous, de l’endroit où je l’ai prise il faut atteindre la pointe de verdure en bas à gauche) pour remonter l’équivalent de l’autre côté. A pied, c’est déjà impressionnant et il faut être très prudent pour ne pas faire un faux pas, alors imaginez en tenant par la bride un cheval ou des mules chargées ! Et dire que notre conteur a fait cette randonnée cavalière à plus de 80 ans ! Respect !



Les réactions étonnées de l’assistance et les questions posées montrent que personne (à part un outfitter et moi) ne semble avoir fait tout ou partie de cette randonnée pourtant classique, alors que son départ ne se situe qu’à 25 miles par la route et que son arrivée est tout près d’où nous sommes. Au premier abord cela me surprend mais, à la réflexion, si un intervenant venait où j’habite faire une présentation sur une belle randonnée en Vallée de Chevreuse ou dans la forêt de Rambouillet (qui se trouvent à une distance équivalente de mon domicile que le départ du Boulder Mail Trail l’est d’Escalante), je la découvrirais probablement aussi !

En sortant de la présentation, je suis déçu de constater que la vendeuse Navajo n’est plus là, donc plus d’achat du bijou ni de possibilité de faire un portrait photographique intéressant 😐.

Comme pratiquement chaque fois que je passe à Escalante, je vais saluer Catherine qui tient le Rainbow Country Bed & Breakfast sur une hauteur près de l’entrée est d’Escalante. Avant d’être accueillis chez Winnie, nous logions systématiquement au Rainbow Country Bed & Breakfast, en famille et même avec Laurent Martres, où nous avons beaucoup échangé et vraiment sympathisé avec Catherine qui est une personne formidable. Elle a quitté un poste de responsabilité à Salt Lake City pour tenir ce Bed & Breakfast, notamment pour respecter la promesse faite à son ancien propriétaire et ami proche quand celui-ci est décédé. J’ai conseillé le Rainbow Country Bed & Breakfast à plusieurs amis et forumeurs (n’hésitez pas à vous recommander de « Philippe » si vous y allez aussi) et tous ont apprécié l’accueil chaleureux de Catherine, son amabilité et sa disponibilité pour conseiller visites et randonnées dans le secteur, sans compter ses confortables chambres et aménagements (les invités disposent d’un jacuzzi et d’un sous-sol aménagé qui leur est réservé, avec même un billard américain !) et son remarquable petit déjeuner aussi copieux que délicieux. Il ne faut pas escompter un départ matinal si on loge chez Catherine car ce serait dommage de ne pas profiter tranquillement de ce moment privilégié et convivial autour d’une bonne table. Comme d’habitude, cette année nous avons plein de choses à nous dire et ma visite qui se voulait rapide durera près d’une heure.

Comme il pleut toujours, je traîne dans une boutique d’outfitter, jusqu’au moment où une éclaircie diffuse une belle lumière et fait apparaître un arc-en-ciel qui matérialise opportunément le nom du Bed and Breakfast de Catherine.







Les prévisions météo ne s’arrangeant pas, bien au contraire, j’organise un « Plan B » pour les deux jours à venir afin d’essayer d’échapper à la pluie en faisant une courte incursion à Zion NP et à la frontière du Nevada et de l'Arizona.

Winnie retourne à Cedar City avec John et c’est, comme à chaque fois, le cœur serré et la gorge nouée 😐 que je lui dis au revoir en espérant que j’aurai l’occasion de la rencontrer à nouveau toujours en bonne santé lors d’un prochain voyage.

Après un dîner frugal, Harriet et moi nous rendons de nouveau à la High School où est donnée dans l’amphithéâtre une représentation unique, préparée et jouée par les locaux pour les locaux, sur la vie et l’histoire d’Escalante. Même si je n’ai vu en ville aucune publicité pour cette représentation, cette fois-ci il y a bien plus d’une centaine de personnes et tout le monde semble se connaître (je suis quasiment certain d’être le seul touriste).

Tout le long de la soirée, un couple de narrateurs assure la présentation sous la forme d’un dialogue entre eux.



Un long sketch relate un concours de tir qui a réellement eu lieu ici à la fin du siècle dernier. Un tireur d’élite (ancien officier de l’armée) faisait le tour des villes et villages et prenait des paris sur le résultat du concours de tir qu’il organisait et dont il sortait systématiquement vainqueur. A Escalante, un local (présenté ce soir comme un redneck caricatural et clownesque pour faire rire l’assistance) a tenu le pari durant trois manches et devinez qui a gagné au final les 300 $ (une grosse somme pour l’époque) !





Après ce sketch humoristique, c’est la séquence « émotion » avec une évocation de la crise de 1929 à Escalante. Plusieurs membres de la communauté ont survécu grâce à la générosité de celui qui tenait le General Store : il avait su préserver ses économies en faisant les bons choix et faisait crédit à tous ceux qui n’avaient pas eu cette chance, sans grand espoir qu’ils le remboursent un jour. Comme en mai 2009 nous sommes aussi en pleine crise économique, cette évocation n’a pas été choisie par hasard…





Ensuite, se succèdent une série de petits sketches, de chansons, de danses, toujours interprétés par des locaux. Je remarque tout particulièrement un jeune homme qui participe très souvent et est fort doué pour faire le spectacle.

On l’avait vu chanter avec son père lors de l’évocation de la crise de 1929 (voir photo précédente), on le voit faire le pitre lors d’un sketch sur l’école…



… puis chanter avec ses frères et sa sœur…



… avant de participer à une danse endiablée (bien que ce qualificatif ne convienne pas vraiment pour des Mormons 😛).



Plusieurs familles viennent chanter a cappella…



… ainsi que les enfants de l’école.



J’ai été très agréablement surpris par ce spectacle, varié, vivant, rythmé, égayé d’humour (que je n’ai pas pu toujours comprendre contrairement au reste de l’assistance qui rigolait bien), minutieusement préparé et interprété avec un quasi-professionnalisme par des personnes motivées qui ont dû lui consacrer beaucoup de temps. En raison de l’ambiance enthousiaste, de l’émotion et de l’interaction qu’il y avait entre des acteurs et des spectateurs qui se connaissaient visiblement bien, on sentait que ce spectacle était un moment fort pour la communauté d’Escalante.

Comme j’ai remarqué que personne ou presque n’avait pris de photos pendant le spectacle, de retour à Paris j’en ai envoyé toute une série à Harriet qui les a redistribuées aux personnes intéressées.

A la sortie de la représentation, je rencontre trois sœurs qui ont joué dans plusieurs sketches et se prêtent de bon cœur à une séance photo improvisée.



Cette nouvelle nuit dans le trailer de mes hôtes fut certainement peuplée de rêves concernant une vie rude et simple dans une « Petite maison dans la prairie » près d’Escalante.

JOUR 18 : d’Escalante à Little Finland

Le réveil est très matinal aujourd’hui car le programme est chargé, mais le copieux petit déjeuner préparé par Harriet me recharge en énergie pour les heures à venir.

La météo doit rester correcte à Zion National Park jusque dans l’après-midi, puis la pluie va de nouveau sévir, mais je partirai alors pour le Nevada où le temps devrait être ensoleillé.

Sur le chemin de Zion, je ne résiste pas à la courte balade de Pink Ledges dans le Red Canyon au bord de la Highway 12. Comme il est encore tôt, le soleil n’a pas encore pénétré tout le canyon et la lumière réfléchie sur certaines de ses parois colorées fait paraître celles-ci encore plus rouges.







Au bord du chemin, des rochers jumeaux semblent converser.



En arrivant à Zion NP, je constate qu’il y a beaucoup de monde. C’était prévisible puisque c’est le week-end du Memorial Day, un des plus chargés aux USA car il marque le véritable début de la saison touristique. C’est pourquoi j’ai prévu une randonnée vraiment hors des sentiers battus (East Temple Loop), puisqu’elle ne suit aucun chemin tracé mais seulement une simple description trouvée sur l’excellent site du photographe Joe Braun.

Par chance, je trouve encore une place sur le petit parking du Canyon Overlook Trail et je me rends au point de vue via cet agréable chemin très fréquenté aujourd’hui. Il est vrai que la vue de l’overlook est impressionnante et vaut cette courte balade.



Rapidement, je m’éloigne de mes semblables pour entamer une montée raide, à même le slickrock, qui mène au col situé au pied de l’East Temple.



La vue sur Zion s’élargit et devient de plus en plus belle.





Il me faut maintenant trouver une voie pour descendre dans la vallée de slickrock rouge qui se trouve de l’autre côté du col.



Ici, c’est nettement plus pentu et il faut bien choisir ses options de descente car tout faux pas est à proscrire dans ce secteur isolé où personne ne passe.







En continuant dans la vallée, j’arrive au superbe point de vue sur Shelf Canyon. Ce secteur sauvage où on ne voit pas trace humaine, tourmenté et très coloré, est probablement un de mes préférés de tout le parc de Zion que j’ai déjà parcouru dans tous les sens depuis 10 ans de voyages dans la région.







En chemin, je rencontre un beau cactus bicolore.





Je rejoins tranquillement mon SUV via Upper Pine Creek juste avant que la pluie ne finisse par arriver sur Zion NP, comme prévu par la météo. Il m’a fallu environ 3 heures (en prenant mon temps) pour réaliser cette superbe randonnée qui, bien que courte et pas très fatigante, n’est à conseiller qu’à des randonneurs expérimentés car elle nécessite un bon sens de l’orientation (et les explications de Joe Braun), une expérience de la marche sur du slickrock pentu et aucune peur du vide ou vertige.

Pour échapper au mauvais temps, il ne me reste que la solution d’aller dans le Nevada (à la frontière de l'Arizona) qui devrait être épargné par la pluie. C’est l’occasion de retourner visiter un site que j’affectionne pour sa solitude, son originalité et son potentiel photographique : Little Finland.

Cet endroit perdu au milieu de nulle part n’est resté longtemps connu que de quelques très rares locaux (sans publication d’informations ni de photos) et sa « découverte » par les aficionados de sites originaux et photogéniques est le résultat d’une recherche collective aidée par le hasard.

En 2003, mes amis photographes et moi étions à la recherche d’un rocher à la forme extraordinaire, photographié par le talentueux Michael Fatali qui avait intitulé sa photo « Back of Beyond ». Nul ne savait où cette curiosité se trouvait (ni même dans quel Etat des USA) et on montrait, directement ou via Internet, la photo de Michael Fatali aux rangers et autres spécialistes dans l’espoir que l’un d’entre eux nous indique l’endroit nécessairement reculé où se trouvait cette merveille de la nature. Suite à un de mes mails au Visitor Center du BLM de Saint George, j’avais reçu une réponse d’un ranger avec le scan d’un extrait de carte sur lequel il avait dessiné un cerce de plusieurs kilomètres de diamètre indiquant un secteur où pouvait se trouver ce type de rocher (d’après certains locaux de la ville de Mesquite dans le Nevada). Le ranger me disait aussi de passer le voir au BLM de Saint George quand je viendrai dans la région. Fin juin 2003, en voyage avec ma fille Flora qui avait à l’époque 16 ans, je me présentais au BLM de Saint George mais celui-ci était exceptionnellement fermé pour cause de travaux. Aussi, sommes nous partis tenter de trouver le fameux rocher uniquement avec l’extrait de carte et son cercle dessiné dessus. Situé en plein désert du Nevada, ce secteur est caniculaire en été et son exploration systématique d’ouest en est pendant plusieurs heures fut vraiment éprouvante sous le cagnard. Presque arrivés à l’extrémité est du cercle, alors que nous commencions à présenter les premiers signes du coup de chaleur et que ce qui semblait être un grand vautour tournoyait autour de nous comme s’il attendait notre fin, j’avais par prudence interrompu l’exploration pour que nous puissions nous rafraîchir à Mesquite au lieu de nous dessécher dans cet endroit très isolé et quasiment jamais fréquenté. Notre programme serré ne nous avait pas permis de revenir continuer l’exploration. Quand on cherche de « nouveaux » endroits, toutes les explorations ne sont pas des succès, ce n’est pas la première fois que ce type d’échec m’arrivait 😐 !

Ayant fourni mes informations à Laurent Martres, celui-ci se rendit dans le secteur quelques mois plus tard, après avoir obtenu des renseignements complémentaires de la part du ranger de Saint George. Il trouva l’endroit où se situent les rochers curieusement érodés de Little Finland. Quand il m’en indiqua les coordonnées, j’ai trouvé rageant que ce site se trouve à moins de 500 m d’où j’avais terminé mon exploration avec Flora et j’ai dû attendre le printemps 2006 pour pouvoir le découvrir à mon tour en compagnie de mes amis Steffen et Isa. Comme Laurent a inclus ce site dans Photographing the Southwest Volume 2, il est désormais régulièrement visité et apprécié par les adeptes de la photographie dans le wilderness.

Quant au fameux rocher « Back of Beyond » de Michael Fatali, il se situait bien loin de là, au nord de l’Utah, non pas caché au beau milieu du wilderness comme nous le supposions mais facilement accessible dans la Recreational Aera de Fantasy Canyon (au centre d’une région d’exploitation de pétrole et de gaz) où les locaux viennent régulièrement pique-niquer le week-end (il y avait même un banc de bois au pied du fameux rocher !). Je m’y suis rendu en 2005 mais malheureusement la fragile formation rocheuse s’est écroulée en septembre 2006 (sans que la raison de cet écroulement n’ait pu être clairement déterminée).

Depuis ma visite à Little Finland en avril 2006, une barrière a été installée par le BLM dans le canyon d’accès à environ 1 km du site, ce qui empêche de bivouaquer au pied même du site comme nous l’avions fait avec Steffen et Isa. Une raison en est peut être aussi la marche de slickrock surmontant du sable qui se situe maintenant peu après la barrière, car même si elle n'est pas impressionnante elle était traîtresse pour les SUV. Après notre exploration du site en 2006, alors que ma Jeep Grand Cherokee avait descendu cette marche sans problème, le Chevrolet Trailblazer de Steffen et Isa (avec moins de garde au sol) s’était retrouvé avec le bas de caisse coincé sur la marche, les roues avant patinant dans le sable et les roues arrière ne touchant quasiment plus le sol 😕. Il nous avait fallu une heure et demie à trois pour se sortir de ce mauvais pas en montant la voiture sur le cric (qui s’enfonçait dans le sol) pour construire une rampe de pierres sous chaque roue arrière. Puis Steffen avait réussi à faire avancer en force le véhicule, en faisant rugir le moteur et avec un lugubre bruit de frottement du bas de caisse, tandis qu’Isa et moi nous accrochions à l’arrière de la voiture pour ajouter du poids sur les roues arrière afin qu’elles assurent une bonne traction sur nos rampes de pierres (immédiatement écroulées dès que la voiture a avancé).

Après l'évocation de ces quelques souvenirs, revenons à mon voyage de cette année. La route en provenance de Zion NP via l’I-15 et la Gold Butte Back Country Byway a été longue (SUV au minimum AWD pour la dernière partie de la piste), aussi la fin d’après-midi est déjà bien avancée et je dois me dépêcher d’aller sur le site pour bénéficier de l’éclairage de la « golden hour », indispensable pour espérer de bons résultats photographiques.

Les formations rocheuses de Little Finland sont situées au bord d’une petite falaise qui surplombe les environs. Au pied de cette falaise, une source a permis à trois ou quatre palmiers de survivre.



Sur ce plateau de slickrock…



… l’érosion a réalisé des sculptures aux formes étonnantes. C’est un véritable plaisir pour les yeux mais également un jeu de chercher à les capter avec son appareil photo en essayant de les isoler sous le meilleur éclairage possible.













Les couleurs sont particulièrement exacerbées au coucher du soleil :





On peut trouver de petites arches…



… et des roches finement découpées.



Je ne peux m’empêcher de laisser courir mon imagination dans ce délire de roche et je me laisse prendre à « reconnaître » des personnages, des animaux, des créatures fantasmagoriques… Et pourtant je promets de n’avoir avalé aucune substance illicite ni d’avoir forcé sur la bouteille 🤪 !

Voici une silhouette en train de consulter un message sur son iPhone :



Un petit éléphant volant comme Dumbo :



Un démon qui ricane (est-ce celui de « Devil’s throat » devant lequel on passe pour venir à Little Finland ?):



Un monstre agressif…



… puis un autre qui l’est moins :



Un petit dinosaure :



Un rapace géant :



Le soleil s’est couché depuis un moment mais je reste sur place à errer jusqu’au crépuscule pour m’imprégner d’une ambiance qui devient très particulière, plutôt inquiétante surtout dans cette totale solitude…





Il fait nuit quand je retourne à mon SUV, à la pâle lueur des étoiles que je ne veux pas gâcher par la lumière de ma lampe frontale qui reste dans le sac à dos. Heureusement que mon véhicule n’est pas très loin et que j’avais bien repéré le chemin car il ne m’apparaît qu’au tout dernier moment.

Quand je me glisse dans le sac de couchage à l’issue de cette journée bien remplie, j’ai quand même une légère appréhension car je me demande si toutes les créatures pétrifiées de Little Finland ne vont pas se réveiller et m’empêcher de dormir en paix parce que je les ai dérangées. Si c’est le cas, ici personne ne viendra me secourir 😐 !

JOUR 19 : de Little Finland à Escalante

Ce matin le réveil sonne très tôt car je veux retourner à Little Finland dès l’aube pour bénéficier du court laps de temps pendant lequel la lumière est belle autour du lever du soleil.

Cette nuit, aucune créature n’est venue perturber mon sommeil : pas de monstre essayant de me croquer, pas de démon me tirant par les pieds, pas de dinosaure maltraitant mon véhicule comme dans un film de Spielberg, pas d’éléphant volant atterrissant sur le toit du SUV... Ouf 😛 !

La lumière de l’aube est très douce et j’attends tranquillement le lever du soleil en prenant quelques clichés.







J’assiste au réveil d’une autre créature à la mâchoire impressionnante…





… mais qui s’en va paisiblement en ondulant.



Je retrouve mes « amis » de la veille sous un nouvel éclairage :

Le monstre agressif.



Le petit dinosaure.



Et mon préféré, le rapace qui semble toujours à l’affût d’une nouvelle proie.





D’autres formations rocheuses se révèlent avec l’éclairage du matin, comme celle-ci :



Quelques détails attirent mon attention, comme cet orifice d’où semble jaillir du slickrock…



… ou ce « Grand Téton » pétrifié.



Une curieuse substance blanche recouvre partiellement certaines sections rocheuses du site en semblant suinter de la roche. J’apprendrai plus tard que c’est un phénomène naturel qui se produit ici pendant l’hiver et se résorbe progressivement dès les premières chaleurs pour quasiment disparaître pendant l’été.



Après un petit déjeuner où je prends tout mon temps pour profiter du site avant que la lumière ne devienne trop crue, je quitte Little Finland en passant au pied d’un immense champignon rocheux pointant vers le ciel.



De retour sur la Gold Butte Back Country Byway, je fais un arrêt à Whitney Pocket, un secteur très prisé des locaux pour y faire du camping sauvage avec leurs trailers sur des sites isolés au pied de formations rocheuses colorées facilement accessibles (car la petite route goudronnée parvient jusque-là avant de se transformer en piste).



Je quitte le Nevada pour revenir en Utah où il est prévu que le temps s’améliore progressivement dans les jours à venir. Quand j’arrive à Saint George, je constate que l’amélioration n’est pas pour tout de suite 🙁 aussi j’en profite pour faire un ravitaillement au Wal-Mart et je vais même faire un tour dans les outlets à la recherche d’un magasin Abercrombie & Fitch, pour ramener quelque chose à ma fille sans risquer de me tromper de marque 😇, mais en l’absence de ce magasin je ne m’attarde pas longtemps.

Pour revenir à Escalante, je repasse par Zion NP et donc par Springdale à l’entrée ouest du parc. Comme quasiment chaque année depuis 10 ans, je m’arrête à la galerie de Michael Fatali, qui se trouve désormais dans le bâtiment du Zion IMAX Theatre Complex, pour y admirer ses magnifiques photos tirées en grand format et particulièrement lumineuses grâce au procédé Cibachrome. Bien que son assertion : « No computer imaging, artificial lighting, or unnatural filtration were used in the creation of these photographs » fasse rire ou agace la majorité de la communauté photographique qui n’est pas dupe 😛, et que sa condamnation judiciaire pour avoir noirci la base de Delicate Arch (nettoyée depuis) en faisant brûler des grosses briquettes pour aider un peu la « God’s light » lui ait valu de nombreux détracteurs 😠, Michael Fatali n’en reste pas moins un maître de la photographie et un précurseur qui fait référence pour la découverte des endroits les plus beaux à photographier sur le plateau du Colorado 🙂. Comme la plupart des photographes professionnels, il ne dévoile pas ses secrets et nomme rarement les sites immortalisés sur ses photos, aussi a-t-il fallu plusieurs années à notre petit groupe de fans du Southwest pour découvrir la localisation de tous les sites de ses portefolios et pour nous y rendre personnellement (il me reste encore à visiter Elve's Chasm, mais pour cela il faut pouvoir payer une descente du Colorado en rafting dans le Grand Canyon ou bien faire un backpacking difficile de plusieurs jours).

A l’occasion des visites dans sa galerie, j’avais rencontré deux fois Michael Fatali mais « le Maître » était distant et ne souhaitait pas perdre de temps avec un admirateur également tombé amoureux du Southwest mais dont la dégaine montrait qu’il n’achèterait jamais une des très onéreuses photos exposées.

Quand je me rends dans sa galerie cette année, je suis surpris de constater qu’il n’y a pas d’autres visiteurs en ce début d’après-midi (alors que nous sommes pourtant le week-end du Memorial Day), par contre Michael Fatali est présent derrière le comptoir. En admirant une fois de plus ses superbes photos, je remarque une guitare électrique qui est exposée sur un mur car plusieurs grands guitaristes l’ont signée. Je l’évoque à Michael Fatali en lui disant que je me doutais qu’il aimait le rock puisqu’il avait pris il y a longtemps une photo de Calvin Russell jouant de la guitare dans Antelope Canyon pour la pochette d’un de ses albums. Il semble sidéré de cette remarque, d’abord parce que je connais les albums de Calvin Russell (Michael ignore que, si Calvin Russell est quasiment inconnu aux USA, il est assez connu en France) et surtout que je connaisse cette photo « de jeunesse » qu’il n’évoque jamais. Du coup, il abandonne l’attitude du « Maître » et devient accessible et très aimable, on discute un bon moment à bâtons rompus de musique et des beautés du Southwest. Quand il me demande si je ne peux pas lui indiquer de nouveaux sites encore « secrets » dans la région pour qu’il puisse faire de nouvelles photos, je suis interloqué par une telle question venant de lui et je ne trouve à répondre que : « Je ne connais rien de plus que ce que vous avez déjà exploré »… ce qui n’est probablement pas tout à fait vrai.

Après cet agréable moment de convivialité 🙂, je poursuis ma route vers Escalante, en faisant un premier arrêt pour photographier ce témoignage du Memorial Day…



… et un autre pour immortaliser un vieux pick-up Chevrolet qui a du vécu.





Au Visitor Center d’Escalante, je m’enquiers des prévisions météo ainsi que de l’état des pistes et des slots canyons dans le secteur. Le ranger m’indique que Zebra Slot est noyé, qu’il n’en sait rien pour Peek-A-Boo et Spooky slots, que la piste d’Egypt Bench (pour Neon Canyon) est impraticable mais que je peux tenter demain la piste pour Harris Wash (pour me rendre au Volcano en passant par le slot de Red Breaks) mais uniquement si elle a séché car aujourd’hui un SUV 4x4 s’y est embourbé et il a fallu lui envoyer la dépanneuse (pour quelques centaines de dollars). Il va donc falloir que je revoie mon programme… 🙁

Ce soir, c’est le dernier dîner avec Harriet et Philip et la dernière nuit confortable dans leur trailer, car à partir de demain je repars pour une dizaine de nuits de bivouac dans mon SUV.

Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Siem Reap (Angkor): guest house franco-laotienne English translation pending
by Entutukaki · 2010-08-19 · 29 replies
Un petit coup de coeur pour une Guest house très sympatique à Siem Reap. "Good Kind Guest House" n° 72 Phum Wat Bo Khum Salakomeuk Siem Reap ANGKOR Cambodia e mail : lanaud.m.goodking@hotmail.com website : www.goodkindguesthouse.com

Siyoeun et Michel tiennent cette guesthouse. Tous deux étaient restaurateurs en France et se sont établi au Cambodge pour leur retraite..... pas question d'abandonner la restauration, ils adorent le contact avec les clients. Siyoeun est d'origine cambodgienne, elle parle le cambodgien, le Français et l'anglais..... elle est une mine d'information sur le pays sans compter qu'elle est en plus une excellente cuisinière. Un petit coup de coeur pour Michel qui est plein d'humour, prévenant et incroyablement gentil. Il saura vous conseiller sur les visites pour les temples d'Angkor et pourra vous informer sur d'autres coins intéressants à visiter comme le lac Tonlé Sap. Les chambres sont propres, agréables, il y a plusieurs formules et différent prix (compter 6 dollars). On peut louer les vélo de la maison pour 1 dollar par jour et consulter gratuitement internet. Michel saura vous mettre en relation avec des conducteurs de tuc tuc ou de moto pas trop gourmand.

Une adresse à retenir. En tous cas, moi je m'y suis sentie bien.
EuroVelo 6 (EV6): tronçon Saint-Nazaire - Nantes? English translation pending
by Elisabeth111 · 2010-06-11 · 39 replies
Bonjours à vous! Je débute les préparatifs de mon itinéraire Saint-Nazaire / Nevers sur EV6 et déjà quelque chose me chicotte!! La plupart des récits de voyages que je lis débutent à Nantes. Est-ce que le tronçon Saint-Nazaire / Nantes serait boudé? Et si oui, pourquoi? Est-ce que la route est mauvaise, il n'y a rien à visiter d'intéressant, ou simplement un hasard? Car pour moi, il y a une raison symbolique de débuter le voyage au bord de l'océan. Je voudrais un jour avoir fait la totalité de EU6. Si ça prend 10 ans, c'est OK! L'EU6 "d'un océan à l'autre" (c'est notre devise au Canada!) c'est un peu un projet voyage à long terme. Mais si les 57km ne servent absolument à rien et risque de me décourager pour le restant, autant le savoir tout de suite! Si quelqu'un à une idée sur le sujet, n'hésitez pas à m'en faire part... Merci et bonne journée à vous!!!
L'Espagne en camping-car: endroits pour dormir? English translation pending
by Jean2803 · 2010-04-24 · 40 replies
Bonjour.

j'espere poster sur le bon forum et si non veuillez m'en excusez.

voila, je voudrais partir pour la première fois en camping car avec ma famille ( 5 enfants ) en Espagne avec pour étape les lieux suivants: Cadiz, Gibraltar, El mar menor , Valencia.

J'aimerais savoir si il y a des endroit pour passer la nuit en toute sécurité et a moindre frai voir meme gratuit je vous serez reconnaissant d'éclairer ma lanterne a ce sujet merci bien🙂
Sumatra: le pont de la rivière "Kowai" English translation pending
by Cipika · 2010-04-07 · 2 replies
Je vais vous raconter le dernier jour d’une vie, encore une des mes aventures a Sumatra cet ete. Nous sommes a Bukuttingi, entre Nias et Pantai Bungus, entre les deux recits precedents.

“Kowai”, en japonais, ca veut dire “peur”. “Le pont de la peur”, je suis heureuse de l’avoir laisse derriere moi… Vous allez voir.

Quelle est la situation la plus scabreuse dans la quelle vous vous soyez mis au cours d’un voyage?

Involontairement je veux dire. Je ne parle pas du jour ou vous avez ose dissimuler votre ration de produits illicites au fond de la valise. Ni, SIDA-venture, vous aviez ete aveuglee par les beaux yeux d'Iwan et vous en etiez remise a votre bonne etoile. Esperons que celle-ci continura a briller autant que les beaux yeux d’Iwan.? Dans un cas comme dans l’autre, vous etiez prevenus: les consequences pouvaient etre irreversibles.

Ma frayeur est d’une autre nature.

Le danger, je ne l’avais pas anticipe, seule sur une voie ferree desaffectee. Ah ah! Vous entendez deja le train siffler a dichirer le ciel, de peur de renverser cette illuminee. Elle s’etait trompee de ligne. La voie n’etait pas desaffectee, vous vous dites.

Retour en arriere. Vous faites fausse route.

A Bukkittingi, je m’etais installee pour quelques jours dans une guest house tenue par un Allemand. L’ interet de cet hotel, c’etait la bienveillance du proprietaire. Celui-ci se faisait un plaisir d’indiquer a ses touristes des balades qui sortaient des sentiers battus, et que l’on pouvait faire seul ou a moto. Il vous faisait des plans ou il indiquait meme le numero des bus a prendre. Ainsi, un jour, je fis un circuit dans la montagne jusqu’a un village en passant par des canyons. A part un jeune couple de Francais qui avaient aussi suivi ses conseils, je ne rencontrai personne. Quel bonheur!

Ensuite, il me parla de cette voie desaffectee. Jusqu’en 2005, elle etait encore empruntee par des trains qui amenaient les mineurs a la mine et transportaient le charbon. Apres la fermeture des mines, le gouvernement avait decide d’utiliser cette voie et ainsi que les vieux trains a vapeur pour le tourisme. Ainsi, tous les dimanches, les Indonesiens y viennent en famille ou entre etudiants. Le parcours dure 3 heures allee, 3 heures retour. C’est une tres longue journee mais les paysages sont splendides et le village de destination, une ville-musee sur la vie des mineurs, un lieu agreable pour se degourdir les jambes. Ca, c’etait mon projet du dimanche. En attendant, mon bienfaiteur me suggera de faire la balade dans le sens oppose. C’etait l’occasion de se promener dans la nature sans se perdre, il suffisait de suivre la voie. En quatre ans, la foret avait repris peu a peu du territoire. N’etant pas indiquee dans les guides touristiques, j’etais sure de ne rencontrer personne. Il avait bien elabore son circuit: “Au premier pont, vous rejoignez la route en vous frayant un chemin jusqu’en bas. Vous suivez la route jusqu’au chateau. Apres avoir visite le chateau, vous revenez sur vos pas et vous reprenez la voie ferree. Vous traversez le pont, etc.” J’en etais la, de ma randonnee. Le pont etait bien grand et bien haut… Au dessous passait une route bien dure et sous mes pieds, il n’y avait que des poutres, assez espacees les unes des autres. Je ne suis pas particulierement sujete aux vertiges, mais je ne m’etais pas preparee a ca. Mon imagination n’avait pas pris les devants….Et oui, un pont pour voitures et pietons, c’est plat, mais sous les rails, c’est le vide… Il aurait fallu des bras de geants pour s’accrocher aux rampes. J’etais face a un dilemme: prendre mon courage a deux mains et franchir ce pont ou bien faire demi-tour. J’optai pour le defi: en gardant mon calme, je pouvais y arriver. J’arrivai sur l’autre rive les jambes flagada. Soulagee, je continuai ma route. Le but etait de marcher pendant 6 km jusqu’a une grande cascade pres d’une route et de revenir a Bukittingi en bus. Donc, le pont etait bien derriere moi. Enveloppee par le silence de la foret, je continuai, confiante, mon aventure. Ma seule inquietude etait de croiser la route d’un serpent ou de deranger quelque creature des lieux. Telle ne fut pas ma surprise lorsque, zouip, un enorme lizard camoufle dans la verdure fait volte face et disparait dans la foret. Brrr. Mais quelle joie d’avoir partage un moment avec cette grosse bete. A cet instant furtif, nous etions deux predateurs dans la foret. Il avait eu plus peur que moi, et il s’etait enfui. J’avais gagne. (ouf). Perdue dans mes pensees, je suis interrompue par la vue d’un autre pont un peu plus loin. Et j’entends a nouveau l’Allemand: “Au premier pont..” Au premier pont! Il y en aura combien, alors? Je n’etais plus tres fiere. J’en traversai encore deux ou trois, petits, qui chevauchaient des ruisseaux. Un peu rassuree, je me laissai charmer par le chant des cascades et continuai a gambader.

Soudain, stupeur! Ce qui m’apparaissait au loin barrait ma route comme la Force du Mal barrant la route de Frodo. Je regardai ma main: ma ligne de vie s’en voyait tranchee par cette malediction. L’obstacle: un pont monstrueux – orange – “le pont orange de la riviere Kowai”. Ce surnon que je lui ai donne ne lui va meme pas, car en bas n’y coulait pas une riviere. Le pont traversait une route tonitruante ou circulaient camions et bus filant vers leur propre mort. Les Indonesiens sont des fous au volant. Ce pont orange a fixe une image, tatouee a jamais sur les membranes de mon cerveau… J’ai bien cru que l’aventure allait me laisser en sequelles une phobie des ponts suspendus. Mais la, que faire? Jamais, au grand jamais, je ne traverserais cette passerelle de la mort. C’etait du pur suicide. Je cherche ou me frayer un chemin jusqu’en bas. Trop raide, trop touffu, trop glissant…et trop paniquee pour faire demi-tour.

Tel un hobbit desespere de revoir un jour son village, je m’assis sur les rails et tentai de retrouver mes esprits. Pas question non plus de retraverser le premier pont en etat de panique.. Quand j’apercois un homme et une petite baraque a mi-hauteur entre la route et moi. Je l’interpelle et il me montre du doigt par ou me frayer un chemin, puis m’aide a rejoindre la route. Jamais le contact du bitume ne m’a apporte un tel reconfort.

Plus tard, dans le bus me ramenant a mon logis, je repensais a cet homme qui m’avait propose de le rejoindre “a cause des chiens plus bas”. Dans d’autres circonstances, en pleine foret, il ne m’aurait peut-etre pas inspire confiance.. La, il etait mon sauveur. (C’etait lui ou les chiens.) Il y avait effectivement une maison avec des chiens. C’etait chez lui. Sa femme nous voyant arriver, s’enquit de ce petit lutin de la foret et voulu m’inviter a prendre un the pour me remettre de mes emotions. D’habitude, j’aurais accepte avec plaisir, mais a ce moment la, une seule chose comptait: toucher la terre ferme, ou plutot le bitume et m’assurer que ma ligne de vie avait retrouve son optimisme. Premier pont:.


le plan du chef
Acheter et revendre un véhicule en Australie? English translation pending
by Chocroissant · 2010-01-25 · 13 replies
Bonjour je m'appelle Zoé, mon compagnon et moi désirons voyager en Australie avec un visas tourriste 676 pour 6 mois. Et biensûre un milliard de questions sans réponce. Nous hésitons encore entre l'achat d'un van aménagé et d'une voiture et tente (dans le but de faire des économies sur l'hébergement), le quel serait le plus confortable? Pouvons nous s'arrêter presque partout pour dormir avec un van? Pour le choix de la "voiture&tente" est-il possible de faire du camping sauvage? Quel odre de pris sont les campings? Où/comment acheter et revendre un véhicule bon marché? Faire tout le tour de l'Australie serai peu être trop coûteux, et 6 mois sûrement trop cour. pouvez vous me conseiller sur les incontournables pour m'aider à tracer notre itinéraire. Combien devons-nous économiser pour ce projet? Est-ce mission impossible sans travailler sur le territoire australien (donc doit-on partir avec un Working Holiday Visa).

Merci de votre attention et de vos reponces n'hésitez pas à partager vos experiences. Merci encore.
Premier voyage en Namibie (trois semaines) English translation pending
by Pepifleuf · 2010-01-15 · 31 replies
Bonjour à tous !

Voilà quelques jours que je parcours la partie Namibie avec un grand intérêt. C'est une destination qui me fait rêver depuis quelques temps déjà… 🙂 Nous (nous sommes 2) sommes en train de nous décider sur notre future destination et j'aurai encore quelques renseignements à vous demander. Je ne connais pas encore vraiment le pays.

- Pour un départ en aout/septembre (pour une durée de 3 semaines environ), il n'est pas encore trop tard pour réserver les parcs? Que faut-il réserver exactement? Entrée des parcs? Logement?

- Nous avons l'habitude de voyager autonome et en routard (Mexique, Guatemala, Bolivie, Thaïlande…) D'habitude nous voyageons en bus, là il faudra louer une voiture. Que faut-il, un 4x4? Si nous en avons jamais conduit, c'est pas risqué d'en louer un ? Est-ce intéressant sinon d'avoir un guide-chauffeur pour certains endroits?

- Question sécurité: j'ai lu un peu de tout, et surtout les 2 premiers récits que j'ai lu c'était de personnes qui se sont fait agresser. Je lis aussi que c'est un pays très sûr. Je ne sais plus quoi penser! Bon ok des aggresions y en a partout, mais Windhoek est-ce vraiment dangereux? Peut-on s'arrêter n'importe où sans trop de problème?

- Rencontrer le peuple Himba n'est-il pas devenu trop touristique? Je suis plutôt du genre à quitter les sentiers touristiques, et voyage responable. Je ne souhaite pas du tout rentrer dans un truc à touristes.

- Avez-vous justement des plans pour des endroits, des rencontres orientées responsables?

- Question budget hors avion, est-il réaliste de prévoir 1500€/personne max, avec la location de la voiture? Je n'ai vraiment pas trop d'idée, j'ai trouvé un peu de tous les budgets…

Je vais m'arrêter là pour mes premières questions, ça fait déjà beaucoup mais j'en aurai surement d'autres!! 😊

Merci d'avance !!
Obtention de visas pour la Mauritanie à Rabat English translation pending
by Jijipe · 2009-11-12 · 28 replies
Bonjour,

l'ambassade de Mauritanie a Rabat delivre 3 types de visas : - 1 mois simple entree pour 340 dh - 2 mois double entree pour 510 dh - 3 mois entrees multiples pour 680 dh

Il vous faut une photocopie de votre passeport, notamment la page principale et la page avec l'adresse, c'est la derniere page pour les vieux passeports. Il faut aussi 2 photos d'identite. Comme vous allez laisser votre passeport, ne pas oublier de noter avant le numero de visa Marocain qui vous sera demande dans les hotels. La depose de la demande se fait entre 9h et 11h et on recupere le visa le lendemain a 15H.

Cordialement,

jijipe
Conseils pour un circuit d'un mois au Canada (sauf Ontario) en train? English translation pending
by Nif · 2009-11-10 · 6 replies
Bonjour,

Je vais bientôt retrouver ma copine à Toronto. Nous prévoyons de faire un voyage d'un mois à travers le Canada en janvier. On connaît déjà l'Ontario, on voudrait donc aller à Vancouver, Montréal, Québec et Charlevoix - Saguenay - lac St Jean. Nous pensons voyager en train avec le Can Rail Pass, pour des raisons financières mais aussi pour la traversée des Rocheuses et les rencontres. Voici mes questions :

1 - Est-il possible (sensé?) de faire du tourisme au Canada en hiver? 2 - Le train est-il approprié pour ce voyage (sachant qu'on louera une voiture pour Charlevoix - Saguenay)? 3 - Quelles escapades sont possibles à partir de cet itinéraire? J'ai pensé à Banff, Churchill (mais je crois que ce chemin de fer privé n'est pas couvert par le Can Rail Pass), la Gaspésie. 4 - Y'a t'il des coins mieux que d'autres pour les balades en raquettes, et balades en traîneaux avec chiens? On pensait faire ça autour du Saguenay ou lac St Jean.

Je suis preneur aussi de toute idée originale, bon plan économique ou information importante.

Merci.
Voyage de quatre semaines seule à la découverte du Maroc English translation pending
by Janissu · 2009-10-18 · 24 replies
Bonsoir à tous et à toutes

Voilà pour sortir de la grissaille de l'automne en France, j'ai décidé de partir 4 semaines au Maroc, je ne connais pas du tout, mais c'est décidé. Je préconise un séjour simple à la découverte des paysages, des gens, j'aime la photo je souhaite ramener pleins de souvenirs qui me réchaufferont et me donneront l'envie d'y revenir. pour les déplacements j'envisage, le train, le bus, location de scooter ou de voiture le cas échéant, car je ne sais pas vraiment comment sera le temps. pour la date rien de précis mi novembre à mi décembre mais mes dates restent flexibles en fonction des opportunités, y compris l'orientation, le sud le nord, peut importe j'aimerais presque tout voir. Je voyage seule en général, ce sera ma première fois dans un pays du magrebh, toutes décision sera prise en commun, alors une compagnie basée sur la convivialité, le respect, l'écoute, le partage fera de ce séjour une super carte de visite pour le Maroc. A bientôt
Votre avis sur mon choix de vie? English translation pending
by TonTon35 · 2009-08-24 · 17 replies
Bonjour à tous,

Je vais rentrer dans le vif du sujet immédiatement. Je vais sur mes 21 ans. Je travaille actuellement dans une boite de marketing relationnel, je gère des partenariats avec des éditeurs, crée des contrats de maintenance pour développer un buisness client ... Vous voyez le genre ?

Et bien il se trouve que je me suis retrouvé à ce stade par manque de visibilité sur mon avenir. Ne sachant pas quoi faire après la 3e, décrochant ensuite mon BEP menuiserie, puis en fait, n'étant pas attirer par l'univers de l'entreprise dans le batiment, s'oriente dans le commerce j'usqu'à l'obtention du Bac PRO (à ce qu'il parait il y'aura toujours du taf dans ce domaine).

Aujourd'hui je sui la, mais absent en même temps. Je fais ma journée de travail pour faire gagner de l'argent à mon patron, lequel en échange m'en versera une petite partie, qui ensuite sera échanger bien souvent contre des biens materiels qui m'oiffriront une jouissance et un plaisir ponctuel... Puis recommencer le mois prochaine, encore et encore ...

Je sais ce que vous allez me dire: 20 piges et déja deséspéré de cette vie, déja lassé de ce système, il tire déja des conclusions et ne connait rien encore !

Et bien justement, je veux connaitre ! posez vous la question "SUIS JE LIBRE ?" vous comprendrez que nul homme sur cette terre ne pourra répondre OUI.

Car effectivement nous sommes en quelques sortes tous esclaves, et notre maître s'appelle l'ARGENT. Moi je dis que celui ci n'est pas si tyrannique et si necessaire qu'on ne le pense.

Pour ma part je trouve mon semblant de liberté dans la nature, sauvage si possible mais c'est de plus en plus difficile de la trouver. En effet je me sens plus libre quand je suis seul allonger dans l'herbe fraiche, entouré d'arbre qui laissent passer les rayons de soleil à travers leurs branches, quand j'entends les cris des oiseaux, le bruit des glands qui tombent du chêne, le vent sur les feuilles, en fait simplement toute cette vie qui est autour de moi et que si peu de gens veulent et savent regarder et écouter. Comme le disait si bien Henry David THOREAU: " je suis le roi de tout ce que je contemple, mon droit ici n'est pas discutable".

Alors voila donc les heures que j'essaie de passer en dehors de mon travail. Mon livre, ma guitare et ma bouteille d'eau, à la recherche d'un coin paisible en pleine nature.

Ces heures passées ou j'ai pu réléchir et méditer sur l'instant présent m'ont donc poussé à chercher un mode de vie préféré à celui que je mène actuellement.

Et je suis donc tombé alors sur le WWOOFING ! Le concept m'a tout de suite fait chavirer, c'est en fait un peu mon idéal de vie ainsi que celui d'un autre grand nom de la littérature qui cette fois ci m'échappe. Voila son idée que je partage totalement: " Je crois avoir trouvé la recette de mon bonheur: une vie calme et isolée à la campagne, avec la possibilité de me rendre utile à des gens auxquels il est facile de venir en aide. Et le travail, si toutefois il est necessaire, puis la nature, les livres, la musique [..] Que peut vouloir de plus le coeur d'un homme ? "

Maintenant pour savoir si c'est bien ce style de vie qu'il me faut, et bien il ne reste qu'une seule chose à faire: Se lancer !!

Voila donc pour résumer ma présentation, mes aspiration et ma mentalité. Maintenant vient le moment d'échanger de partager, et la je fait donc appel à vous chers wwoofers pour essayer de répondre ma question:

Pensez vous que par le biais de ce concept je puisse trouver un moyen de vivre en pleine nature, coupé du monde en quelques sortes, avec une famille chaleureuse qui m'apprenne sa façon de vivre, avec laquelle je puisse être heureux, et travailler dans un but censé, celui de récolter les fruits de ma labeur ? Pensez vous qu'il est possible de ne rien dépenser dans le superflu, et par dessus tout, si cette expérience me satisfait au plus haut niveau, croyez vous qu'il est possible de la réitérer à souhait si bien entendu après chaque ferme ou je vit, je retourne dans le bas monde pour trouver un petit boulot dans le but d'avoir assez d'argent pour me payer les frais de voyage pour une nouvelle ferme ? Car si cela s'avère être une expérience incroyable, je veux pouvoir la poursuivre dans d'autres endroits ...

Je ne sais si cela s'appelle du courage, mais pour ceux qui liront mon message jusqu'au bout, je leur remercie d'avance car je suis la pour partager, cela ne va pas que dans un sens. Ce forum à l'air convivale c'est pour ça que je l'ai choisi pour vous évoquer le contenu ci dessous.

Je suis en pleine prise de conscience du monde qui m'entoure, et je ne veux pas rester enfermé dans celui ci. Aidez moi si vous le pouvez à trouver ma voie.

Je vous souhaite à tous une très agréable journée espère avoir de vos nouvelles bientôt.

Cordialement,

David
Partir au Vietnam et en Thaïlande pour y vivre avec peu de moyen? English translation pending
by Bernard287 · 2009-08-16 · 46 replies
bonjour a tous j'aimerai savoir si au vietnam et en thailand on peux trouvai du travail et vivre définitivement l'abat avec peux de moyen? merci d'avance a tous le monde bernard
Venise et ses transports English translation pending
by AnaVinciane · 2009-08-04 · 4 replies
Bonjour,

Je pars demain avec mon ami pour Venise (petit voyage improvisé à la dernière minute 🙂)... J'ai quelques petites questions. Nous partons de Nice en voiture... Nous allons sûrement nous arrêter à Vérone et y consacrer une petite journée. Avez-vous d'autres endroits à nous conseiller pour le chemin du retour?? Parme en vaut-elle la peine? Ensuite comme nous partons en voiture... héhé, se pause la question de garer la voiture à venise. Combien faut-il compter pour 3 jours? Certains ont-ils des plans economiques (hihi)??? Et dernière question, j'ai vu qu'il y avait des forfaits pour les vaporettos sur 3 jours (nous restons 3 jours). J'ai 23 ans et mon ami 28 ans, y'a -t-il des tarifs? J'ai vu qu'il y avait une carte qui proposait des réductions, est-elle valable pour le forfait 72H vaporetto?

Voilà mes petites questions... Et si vous avez des endroits à ns conseiller comme des restos, des lieux à ne pas manquer, je suis tout ouïe ^^ et même pour dormir.. nous n'avons pas encore réservé (alala ces jeunes ^^)

Merci beaucoup et on attend vos conseils très vite.

Anais & Dimitri
Visite d'Alcatraz English translation pending
by Lilly57 · 2009-08-03 · 19 replies
Bonjour, Nous partons dans 5 semaines sur la côte ouest des Etats-Unis et nous souhaitons visiter Alcatraz. Je souhaite avoir des renseignements sur l'achat des billets. Si je fais ma réservation via Internet, est-ce que les billets seront imprimables ? Quel créneau horaire choisir ? Merci d'avance pour vos réponses...
Location d'une voiture en Sicile du 7 au 27 août: agence locale? English translation pending
by Sambarudy · 2009-07-29 · 2 replies
🙂Bonjour à tous, J'essaie de louer une petite voiture pour la période du 07.08 (minuit-1 H si possible) jusqu'au 27.08.09 ( 17h) à partir de Trapani aéroport.Mon vol arrive à 23h40 le 6.08.Malheureusement tout semble complet et très cher. Quelqu'un aurait-il un bon plan dans une agence locale, meme hors de Trapani pour que je puisse avoir une voiture? Merci beaucoup pour vos réponses.Et bonnes vacances à tous.🙂
Votre retour de croisière sur l'Equinox? English translation pending
by Ondine14 · 2009-07-22 · 6 replies
Merci aux heureux chanceux de retour de croisière sur l'Equinox de nous faire part de leur croisière avec tous les détails possibles ... nous partons en février sur ce bateau et sommes impatients d'avoir les "retours" des premiers croisiéristes .. Ondine 14
Partir seule au Maroc? English translation pending
by Brebre · 2009-06-10 · 70 replies
je pars seule au maroc en septembre pour me ballader j'aurais aimé quelques conseils de filles ...
Excursions d'une journée autour de Québec? English translation pending
by Rmutt · 2009-05-13 · 7 replies
Bonjour à Tous,

J'ai une amie française qui vient me rendre visite dans quelques semaines. Elle connaît bien la ville de Québec - pour y avoir vécu pendant un an. Et un peu celle de Montréal. Simplement, pour dire que les principaux sites des alentours de Québec, elle les connait (musées de la ville, vieux-québec, parc des chutes, l'île d'orléan, Parc Jacques-Cartier, Charlevoix, Tadoussac, Bas-St-Laurent, Saguenay, etc...)

Elle sera à Québec pendant trois semaines et j'aimerais lui organiser quelques excursions d'une journée. Je recherche donc des activités, des lieux, des choses à visiter à proximité de Québec (ou à plus ou moins 2-3 heures de route), mais qui lui permettrait de faire de nouvelles découvertes.

Pour vous donner une idée je pensais à: Visite du Fort N.1 de Lévis, excursion au Mont Tremblant, le Biodôme ? (je me demandais s'il n'y avait pas des grottes ou des mines que l'on pourrait visiter à proximité... Y'a pas un village abandonné à quelque part entre Qc et Mtl ?)... L'important c'est qu'à chaque soir nous revenions dormir à Québec.

Bref, j'aimerais profiter du forum pour faire un petit brainstorming auprès des membres...

Des suggestions, des idées ?
Thaïlande: voyages annulés suite aux évènements de ce week-end? (avril 2009) English translation pending
by Beep62 · 2009-04-14 · 26 replies
Bonjour a tous, Vu ce qui s'est passé ces derniers jours, certains d'entre vous devant partir pour la thailande dans les jours prochains ont-ils décidé de renoncér a leur voyage? Pour moi, c'est j-4, je ne pense pas renoncer et espère une évolution favorable a tous.
Troubles en Thaïlande (13 avril 2009) English translation pending
by Jeanlouis125 · 2009-04-13 · 53 replies
Bonjour

Nous partons samedi 18 avril en famille pour Bangkok, pour passer une semaine à Phuket et pour séjourner ensuite à Bangkok pendant quelques jours. Qu'en est-il des troubles sociaux, politiques, en Thailande? Est-il raisonnable de venir? Merci.

JLouis
Retour des touristes indispensable à Madagascar pour aider à la relance économique du pays English translation pending
by Tamerlan95 · 2009-04-11 · 103 replies
Bonjour!

Voilà, je tenais à faire ce post car la saison touristique à Madagascar va bientôt arriver et malheureusement à cause des problèmes politiques importants qu'il y a eus dans ce pays et bien, les voyageurs hésitent bien sûr à y aller et c'est bien dommage car les risques qu'ils auraient pus y avoir durant les trois premiers trimestres de cette année sont bien finis. Pour ceux qui ne connaissent pas ce pays et bien c'est une pure merveille encore très loin des pays à forte affluence touristique et surtout cette année car les TO déconseillent d'y aller et pour cause. Les prix des billets d'avion ont vraiment diminués et pour ceux qui sont un peu téméraire et bien je leur conseille d'y aller y faire un tour pour en même temps essayer de relancer l'économie de ce pays qui en a bien besoin.

Voila, j'espère que ce message passera et qu'il sera relayé par d'autres personnes.

Amicalement😉
Visiter la région de l'Isan English translation pending
by Jeannot47 · 2008-12-18 · 21 replies
Ayant fait trois fois les régions situées entre BKK et CM je désire faire en juin 2009 la région frontière Laos soit BKK - NAKHON RATCHASIMA-KHOEN KAEN-UDON THANI-NONG KHAI Quelqu'un pourrait-il m'aider ?
La vie à Cuba English translation pending
by Sdorado · 2008-12-03 · 54 replies
Quel drôle de pays que Cuba ! Un pays a l’envers des autres, comme me disait mon logeur Frankie : tout ce qui est logique chez vous ne l’est pas ici et vice et versa. Je l’ai effectivement vérifié. Franchement j’aimerai pas être cubain et vivre la-bas ! J’ai eu de longues discussions avec lui et sa mère, entre autres, qui était toute cassée la pauvre et a qui il manquait une rangée de dents du a la malnutrition, pas de vitamine. Elle ne se souvient même plus de la dernière fois ou elle a mangé une pomme... Ils ont la vie dure. Il y en a qui se plaignent chez nous mais il faudrait qu’ils aillent faire un petit stage la bas pour revoir tout leur jugement a la baisse, et surtout ceux qui encensent le système socialiste ou communiste de Fidel. A ceux ci Frankie propose un petit « time-share » d’un mois chez lui, il parie qu’ils ne tiendront pas plus d’une semaine. Il m’a tout expliqué, le carnet d’approvisionnement d’un mois qui dure tout juste 7 jours, après débrouilles toi mon gars... avec les moyens du bord... alors toutes les combines sont bonnes ! Donc tout le monde vole tout le monde et le premier a se faire voler, c’est le vieux barbu ! J’ai lu dans une rubrique de ce site consacré aux différentes arnaques, qu’il fallait bien recompter son change, c’en est une de combine. Alors a la guerre comme a la guerre comme on dit et quand on connait la difficulté de la situation on les pardonne. Mais c’est un peu fatiguant de toujours être sur ses gardes. J’ai jamais connu un autre pays au monde ou l’on demandait autant du feu pour allumer sa cigarette. Ils ont même pas d’allumette...! A tel point que dans les maisons, ils laissent le gaz allumé avec les risques que cela encourent. Bon bien sur a cote de ça il y a les bons cotes. Mais est ce que les vrais cubains qui vivent avec 15 cuc et un carnet par mois les vivent vraiment ? Ça c’est la vrai question que nous devrions nous poser. Perso, je ne le crois pas et j’espere sincèrement du fond du cœur qu’il y aura un changement positif dans cette politique aveugle et égoïste et ça pour le bien d’un peuple qui malgré tous ces problème m’a fait une grande impression.
3 semaines dans l'ouest des USA en octobre – décompte et compte rendu English translation pending
by Yvéclo · 2008-11-23 · 3 replies
Introduction 1 / 4

A notre tour de faire part de notre expérience et d’en faire profiter les autres comme nous en avons profité. Inutile de dire que tout cela est fort beau, d’autres l’ont dit à satiété et l’ont montré en postant des photos. Que tout soit clair, nous revenons enchantés de notre voyage, pas la moindre ombre au tableau. Je voudrais simplement me contenter de considérations plus terre à terre de manière à venir en aide aux candidats voyageurs. Pour rappel, les indications déjà relevées ici sur le forum ou dans les guides sur le mode de vie et de conduite des Américains ont été très intéressantes et ont évité certainement l’un ou l’autre mécompte, je pense notamment aux feux rouges, règles de stationnement, limites de vitesse, ... Revenons au début. Pas de destination claire il y a un an lors du choix de la nouvelle destination de vacances. Des considérations familiales nous ont fait reporter celui-ci. Au printemps, l’appréciation de l’Euro a donné à penser que ce pouvait être l’année du départ vers les US. On verra plus tard ce qu’il en aura été. La décision a été prise début mai pour des vacances en juillet. Il est vite apparu que sans réservation, le projet était quelque peu illusoire et qu’il était bien tard pour s’y mettre et comme nous n’aimons pas ce qui est trop programmé et contraignant, le projet semblait compromis. Une simulation plus tard et les billets d’avion en octobre se faisaient environ 350 € moins cher, argument à prendre en considération couplé avec ceux sur les conditions climatiques. Pas de problème en ce qui me concernait, je prenais ma retraite le 1er septembre et Clo obtenait rapidement le laisser-partir pour le 11 octobre. Comme vous l’aurez compris, nous ne sommes plus très jeunes, pas encore vieux non plus, en bonne forme pour notre âge, modérément sportifs, pas lève-tôt, nous n’avons pas d’ambition de luxe et nous satisfaisons d’un logement correct et suffisamment confortable. La journée commence difficilement avant 9 h ½ et se termine avant la nuit, soit vers 18 h, a fortiori en automne. Avec le vol, nous louerons la voiture, solution en l’espèce moins coûteuse, soit à peu près 1500 € pour les vols pour 2 et la voiture. Comme nous arrivons le 11 à 19 h et repartons le 1er novembre à 8 h 30’, nous réservons par internet 4 nuits à SF et une à San Bruno (Ramada Inn) pour 320 € les 5 nuits. 3 changements successifs d’horaire feront que nous arriverons le 11 à 13 h et repartirons le 1er à 12 h 30’ : tout bénéfice, nous gagnerons une après-midi à SF. Nous nous sommes laissés dire qu’un SUV ou 4x4 ou tout autre chose du genre serait largement superflu pour un programme classique : nous optons pour le plus petit modèle proposé, la « Chevrolet Cobalt or similar », ce sera donc une Kia Spectra, petite voiture là-bas, moyenne ici (3 volumes, 4 portes). Elle ne nous empêchera pas, du tout, de faire une 100aine de km hors macadam sans souci (2 x 10 pour Bodie, 17 miles pour la Valley of the Gods, idem pour Monument Valley, le Twenty Mule Team Canyon et autres petits tronçons par-ci, par-là). Pour les anciens, il suffit de rappeler que, sur la tôle ondulée, il faut trouver la vitesse suffisamment rapide qui élimine l’essentiel des vibrations (cfr. « Le salaire de la peur »), pour nous c’était entre 20 et 25 miles/h. A part pour un confort supérieur, mais nous n’avons pas eu à nous plaindre, pour avoir plus de place ou pour sortir vraiment des chemins battus, je ne comprends pas le choix d’autres engins. Et si on veut se donner des vraies sensations, il y a toujours moyen de se faire une location Jeep ou quad pour des parcours extrêmes comme à Moab par exemple. La préparation a été assez sommaire : dans les 15 jours qui ont précédé le départ, je me suis enfin décidé à parcourir les guides achetés, soit le Routard des parcs et le Lonely de l’Ouest des E-U, ainsi que certains posts du forum, j’en ai même imprimé des extraits pour les relire au fur et à mesure. Merci à tous ces contributeurs, c’est ce qui justifie ma démarche aujourd’hui. Clo, elle, n’avait pas le temps, elle allait se laisser guider. L'idée était de rester 3 jours à San Francisco, puis d'aller vers le Yosemite et la Death Valley avant d'atteindre Las Vegas, ensuite de faire le grand cercle dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, Grand Canyon, Page, Monument, Moab, Bryce, Zion et retour LV puis SF. Quelques jours avant le départ, il m’est apparu que le voyage pouvait se faire en sens inverse à partir de LV avec la possibilité, en n’y repassant pas, de faire à la place un bout de la Route 66. J’ai découvert en même temps qu’il y avait des risques de fermeture du Tioga Pass, ce qui m’a conforté dans mon refus de trop prévoir le périple. Voilà pour les prolégomènes.
Hôtel Sirenis La Salinas du 11 au 18 décembre 2008 English translation pending
by Meliissa07 · 2008-10-17 · 15 replies
Salut !!

Nous sommes 2 célibataires qui allons au Sirenis La Salinas du 11 au 18 décembre !! Si jamais il y a du monde qui partent à ces dates faites nous le savoir !! Plus on est de monde plus on a du fun ! !

Au plaisir de vous connaître !!

Mélissa !! :)
Voyage et culpabilité English translation pending
by Vanh · 2008-09-29 · 106 replies
je suis face a un dilemme ! je suis partagé par ma passion pour les voyages et la nécessité de protéger et respecter la nature ! or pour moi AIMER la nature c'est la RESPECTER ! en 2007 je suis parti en Islande et j'ai pris l'avion (c'était mon premier voyage à l'étranger )et on c tous que l'avion et les engins motorisés polluent énormément !je me suis dis a mon retour de ce voyage magnifique que je ne "méritais" pas d'avoir vu autant de splendeur !mais de nos jours surtout pour les gens qui ont un emploi en cdi et qui ne veulent pas tout plaquer pour voyager autour du monde on a "que" nos congés payés et rtt donc voyager autour du monde en vélo ou a pied serait infaisable par manque de temps!! donc je voulais savoir si vous avez déja ressenti ce sentiment de culpabilité et de "honte" entre votre désir d'assouvir votre soif de voyage et de réaliser vos rèves(tour du monde (en utilisant plusieurs fois l'avion), prendre l'avion rien "que" pour faire un trek de quelques semaines dans une nature somptueuse...etc) au détriment de l'environnement et indirectement des gens les plus démunis (rappelons que beaucoup ont la chance de voyager parce que justement on "profite" de ce déséquilibre financier NORD/SUD pour voyager un maximum et avec l'épuisement des ressources et du réchauffement climatique les premiers touchés seront comme d'habitude les plus pauvres !) et je trouve hypocrite de faire soi disant compenser nos depenses carbones par des gestes écolos pour se donner bonne conscience !!voila j'aimerais savoir votre avis sur ce sujet qui me tient vraiment à coeur !
Tour des Annapurnas en octobre/novembre: quel duvet choisir? English translation pending
by J0li044 · 2008-09-02 · 35 replies
Bonjour à tous et à toutes,

pour faire le tour des Annapurnas en octobre novembre, quel duvet dois-je choisir?! indice de température confort?! Puis quel sont les marques reconnues en matière de qualité, poids, confort, prix??

Je préfère attendre Katmandou pour investir mon matos, c à dire, polaire, veste imperméable, gant, duvet etc.. donc si vous avez des conseils?? n'hésiter pas!!

cordialement.
Visiter le parc national de Yosemite (Californie) English translation pending
by Thibo02 · 2008-07-30 · 9 replies
Bonjour

Je pars 15 jours en Californie fin août et je souhaiterais aller visiter le parc national de Yosémite.

J'ai deja glané quelques infos mais j'aimerais connaitre l'avis de personnes qui y ont déja été.

1) Est-ce celui à choisir quand on a le temps que pour un seul parc ?

2) 2 jours (donc 1 nuit) sont-t-ils suffisants pour apprécier ce parc à sa juste valeur ?

3) Quels sont les endroits incoutournables à visiter (quand on y est que pour 2 jours) ?

4) Peut on rentrer dans le parc et en visiter un bout en voiture ?

5) Au niveau logement, je pensais au camping mais je ne suis pas un spécialiste .. cela est-il génant ? est-ce payant, sans risque ? Sinon j'ai vu qu'il y avait des hotels mais ils ont l'air assez cher pendant cette période .. à moins que vous connaissiez des formules intéressantes ?

6) enfin je pensais aller faire un tour à la ville fantome Bodie après. Ca vaut le coup ? C'est loin ?

7) par ailleurs y'a-t-il d'autres lieux à visiter dans le coin ?

bon je réalise que cela fait beaucoup de questions ....

tout réponse est la bienvenue

merci !!
Québécoise cherche à travailler en Australie English translation pending
by Borabora2010 · 2008-07-23 · 2 replies
bonjour, je suis une future infirmiere auxiliaire et jaimerais pouvoir travailler en australie environ trois mois. je cherche a savoir si en australie ils existent des infirmiere auxiliaire et si ils existent des familles qui acceuille des gens de lexterieur pour travailler...des infos pour un trip de voyages en australie! merci jirais p-e aussi visiter la nouvelle zelande... meme si le job nest pas dans le domaine de la santé....c est sur que ce serait mieu mais sinon....je suis p-e ouverte a dautre possibilité
Rituels de santeria à Cuba English translation pending
by Yetsy · 2008-06-18 · 32 replies
Bonjour,

Est-ce que quelqu'un pourrait me renseigner sur ce rituel :

Une Cubaine envoie de la fumée sur une personne, tourne autour avec des branches feuillues qu'elle secoue dans tous les sens, fait tourner la personne plusieurs fois, et fait des incantations (pas en espagnol).

J'espère fortement une explication, Merci d'avance

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