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Loyer et coût de la vie à Singapour? English translation pending
Bonjour à tous,
Pas mal de messages ont été postés sur ce sujet mais ils datent pas mal; le coût de la vie à Singapour ayant augmenté ces 3 dernières années, je voudrais des renseignements récents.
Je pars à Singapour fin Septembre pour travailler. Je vais gagner 3500 sgd par mois.
Je souhaiterais savoir si, en louant un condo pour une personne (environ 1800-2000 sgd par mois), je serais toujours en mesure de bien vivre (avec 1500 sgd pour assurance, charges, nourriture et quelques sorties). Je n'ai pas envie de vivre dans un hdb vu que ça fait 7 ans que je fais de la coloc et j'ai envie de mon espace privé...
Je vous remercie d'avance pour vos conseils.
Charles
Pas mal de messages ont été postés sur ce sujet mais ils datent pas mal; le coût de la vie à Singapour ayant augmenté ces 3 dernières années, je voudrais des renseignements récents.
Je pars à Singapour fin Septembre pour travailler. Je vais gagner 3500 sgd par mois.
Je souhaiterais savoir si, en louant un condo pour une personne (environ 1800-2000 sgd par mois), je serais toujours en mesure de bien vivre (avec 1500 sgd pour assurance, charges, nourriture et quelques sorties). Je n'ai pas envie de vivre dans un hdb vu que ça fait 7 ans que je fais de la coloc et j'ai envie de mon espace privé...
Je vous remercie d'avance pour vos conseils.
Charles
Créer un centre de loisir pour les enfants du Pérou English translation pending
Bonjour,
Je pars en mission humanitaire dans une école Péruvienne, qui se situe à Chinchero. Mon but une fois là bas, est de créer un centre de loisir avec des activitées manuelles et sportives mais aussi faire des échanges avec des écoles française de tout se qui aura été fait là bas.
J'ai besoin de vous pour que mon voyage ne s'arrete pas là, ils ont besoin d'une cantine car la plus part ne mange pas entre midi et deux car ils habitent trop loin, mais aussi pour la construction d'une serre, pour leur équilibre alimentaire et l'apprentissage nutritionnel.
Pour cela vous il me faut recolter des fonds (parrainage, mécénat, ...), pour pouvoir donner à ses enfants se que nous avons dejà et auquel nous ne faisons plus attention. J'ai beaucoup de mal à trouver des entreprises et particuliers suseptibles d'être interréssées ((d'autant plus que l'argent recolté des particuliers est déductible des impôts (60%), et pour les sociétés leur logo apparaitra sur le site, toutes les expositions faites au retour, pour leur image, .... (elles peuvent le faire passer en frais publicitaire, et c'est aussi déductible). A chaque don un reçu est delivré pour le côté administratif (impôt, ...). La recupereration tout ce qui est crayons de couleur, stylos, cahiers, feuilles, colles, ...est la bienvenue !!! ).
Auriez vous des idées d'accroches ou autres...?????????
Cela serait génial si tout le monde prenait une petit heure de son temps pour ses enfants...
Merci, je compte sur vous 😉
Laetita
Auriez vous des idées d'accroches ou autres...?????????
Cela serait génial si tout le monde prenait une petit heure de son temps pour ses enfants...
Merci, je compte sur vous 😉
Laetita
Travailler à Cotonou (Bénin) English translation pending
Bonjour,
je suis française et viens d'arriver à Cotonou pour rejoindre mon conjoint qui y est en mission pour encore 15 mois. J'ai pris une dispo pour le rejoindre et si les béninois sont très accueillants, Cotonou n'est pas une ville où on peut rester vivre sans rien faire... et ça n'est pas dans mon caractère non plus. Je cherche des contacts avec des personnes ayant vécu cette expérience, ayant des pistes... en France j'étais cadre dans la fonction publique, essentiellement gestionnaire (budgets, marchés publics, informatique, ressources humaines) mais j'ai aussi fait des formations informatiques pour adultes, et je suis de manière générale très adaptable
Par avance merci à tous pour vos témoignages, conseils...
Magali
je suis française et viens d'arriver à Cotonou pour rejoindre mon conjoint qui y est en mission pour encore 15 mois. J'ai pris une dispo pour le rejoindre et si les béninois sont très accueillants, Cotonou n'est pas une ville où on peut rester vivre sans rien faire... et ça n'est pas dans mon caractère non plus. Je cherche des contacts avec des personnes ayant vécu cette expérience, ayant des pistes... en France j'étais cadre dans la fonction publique, essentiellement gestionnaire (budgets, marchés publics, informatique, ressources humaines) mais j'ai aussi fait des formations informatiques pour adultes, et je suis de manière générale très adaptable
Par avance merci à tous pour vos témoignages, conseils...
Magali
Recherche de missions humanitaires...plus que motivée... English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis à la recherche d'une mission humanitaire pluôt dans un pays hispanique. Je cherche, je cherche étant plus que motvée. J'ai arrété mon travail pour me consacrer à ce projet pour un bon bout de temps... Mais je ne trouve que des associations où l'on me demande un investissement de départ d'au moins 1000€...
De formation environnementale (eau, déchets, énergies renouvelables), je voudrais allier développement durable et solidarité internationnale...J'ai plusiers expériences dans le domaine...alors help help...si vous connaissez des ONg, asso, personnes qui cherchent des volontaires, n'hésitez à me contacter. plutôt attirée par l'Amérique Latine (pour améliorer mon espagnol), je suis motivée aussi par d'autres destinations...
Angélique
Je suis à la recherche d'une mission humanitaire pluôt dans un pays hispanique. Je cherche, je cherche étant plus que motvée. J'ai arrété mon travail pour me consacrer à ce projet pour un bon bout de temps... Mais je ne trouve que des associations où l'on me demande un investissement de départ d'au moins 1000€...
De formation environnementale (eau, déchets, énergies renouvelables), je voudrais allier développement durable et solidarité internationnale...J'ai plusiers expériences dans le domaine...alors help help...si vous connaissez des ONg, asso, personnes qui cherchent des volontaires, n'hésitez à me contacter. plutôt attirée par l'Amérique Latine (pour améliorer mon espagnol), je suis motivée aussi par d'autres destinations...
Angélique
S'expatrier en Asie du Sud-Est English translation pending
et bien voila tout est dans le titre :)
je me presente d abord: francais, j ai 35 ans, je suis pres retraite militaire touchant une pension aux environ de 500-800 euro/mois j ai effectuer plusieurs mission a l etranger en temps de paix ou de guerre dans plusieurs continents, je suis specialiste en travaux publique(surtout tout ce qui touche le produit noir) fabrication/entretient route, piste aeronautique ;connaissance en electronique/informatique, permis poids lourds, j ai travaille avec des compagnons du tour de france dans la charpente et menuiserie, avec des amis dans la publicite ;bref je suis un habitue du systeme D ^^, de certaine moeurs des pays en difficulte(sous regime militaire) et j arrive a me debrouiller selon les lieux et les moyens du bord.aux niveau langue quelques bribes d espagnol, serbe, je me fais comprendre en anglais (parler, ecrit) et je parle mieux le francais que je l ecrits Oo!!
mais voila, mon probleme c est que je n ai plus envie de vivre en france (meme si le pays est joli, et que l on sois entoure d un cocon social) peut etre parce que j ai trop travaille pour le gouvernement...ou je ne sais quoi...
donc j ai decider de vivre ailleurs, avec un ami (20 en temps de cuisine professionnelle, avec un cv a faire palir nos grands chefs de cuisine^^) les moyens que l on ce donne et bien ....pas terrible: un capital de l ordre de 10 000 euro qui peu etre alimente par 400/500 euro /mois;monter/s associer pour une affaire (monter un resto, une ecole de cuisine sinon trouver dans un autre domaine..)et bien sur s integrer avec la population locale.je precise que l on s installe non pour se remplir les poches ( si ca existe )mais pour vivre, profiter du pays d accueuil et faire profiter nos connaissances deja aquises: en gros s installer pour servir a quelque chose on avais l idee d aller s installer en thailande...le pays du sourire ( un truc qui manque en france ^^)mais au vu de mes recherches l expatriation a l air difficile, et l arnaque facile, surtout si on a rien de concret, definit. donc je me retourne vers vous, pour avoir des conseils, des idees...pour pouvoir s installer en asie du sud.
ah, je parts debut du mois de mai en direction de l asie du sud...les passeports sont prets, nos corps sont deja troues de vaccins
pourquoi l asie du sud est?tout simplement que j ai toujours etait attire par leur culture depuis mon enfance.et, il est vrai que la vie est un peu moins chere qu en france.
dans l espoir de recevoir de bon conseil, voir de proposition je vous remercie d avance.
pour message prive je peux etre contacte par l adresse suivante: ccx_fr@msn.com
je me presente d abord: francais, j ai 35 ans, je suis pres retraite militaire touchant une pension aux environ de 500-800 euro/mois j ai effectuer plusieurs mission a l etranger en temps de paix ou de guerre dans plusieurs continents, je suis specialiste en travaux publique(surtout tout ce qui touche le produit noir) fabrication/entretient route, piste aeronautique ;connaissance en electronique/informatique, permis poids lourds, j ai travaille avec des compagnons du tour de france dans la charpente et menuiserie, avec des amis dans la publicite ;bref je suis un habitue du systeme D ^^, de certaine moeurs des pays en difficulte(sous regime militaire) et j arrive a me debrouiller selon les lieux et les moyens du bord.aux niveau langue quelques bribes d espagnol, serbe, je me fais comprendre en anglais (parler, ecrit) et je parle mieux le francais que je l ecrits Oo!!
mais voila, mon probleme c est que je n ai plus envie de vivre en france (meme si le pays est joli, et que l on sois entoure d un cocon social) peut etre parce que j ai trop travaille pour le gouvernement...ou je ne sais quoi...
donc j ai decider de vivre ailleurs, avec un ami (20 en temps de cuisine professionnelle, avec un cv a faire palir nos grands chefs de cuisine^^) les moyens que l on ce donne et bien ....pas terrible: un capital de l ordre de 10 000 euro qui peu etre alimente par 400/500 euro /mois;monter/s associer pour une affaire (monter un resto, une ecole de cuisine sinon trouver dans un autre domaine..)et bien sur s integrer avec la population locale.je precise que l on s installe non pour se remplir les poches ( si ca existe )mais pour vivre, profiter du pays d accueuil et faire profiter nos connaissances deja aquises: en gros s installer pour servir a quelque chose on avais l idee d aller s installer en thailande...le pays du sourire ( un truc qui manque en france ^^)mais au vu de mes recherches l expatriation a l air difficile, et l arnaque facile, surtout si on a rien de concret, definit. donc je me retourne vers vous, pour avoir des conseils, des idees...pour pouvoir s installer en asie du sud.
ah, je parts debut du mois de mai en direction de l asie du sud...les passeports sont prets, nos corps sont deja troues de vaccins
pourquoi l asie du sud est?tout simplement que j ai toujours etait attire par leur culture depuis mon enfance.et, il est vrai que la vie est un peu moins chere qu en france.
dans l espoir de recevoir de bon conseil, voir de proposition je vous remercie d avance.
pour message prive je peux etre contacte par l adresse suivante: ccx_fr@msn.com
Pour débuter English translation pending
Bonjour, tout le monde, j'ai 19 ans, et je souhaiterai un jour, peut-être l'été 2009, faire une mission humanitaire. je serai super motivée mais j'ai aussi beaucoup de questions:
Quelle pays dois-je choisir d'aider pour débuter dans l'humanitaire ? Lequel me conseillez-vous ? Quelles sont les actions qui sont menées ? Est-on accompagné par le groupe ou peut-on se retrouver à faire quelque chose seule (j'avoue que j'aurai tout simplement peur d'être toute seule dans un pays que je ne connais pas bien), la question serai donc, faut-il être très indépendant ?
Il me semble que dans les missions, les frais de vols, de nourriture et hebergement sur place ne sont pas compris. Aie-je raison ?
Quelle pays dois-je choisir d'aider pour débuter dans l'humanitaire ? Lequel me conseillez-vous ? Quelles sont les actions qui sont menées ? Est-on accompagné par le groupe ou peut-on se retrouver à faire quelque chose seule (j'avoue que j'aurai tout simplement peur d'être toute seule dans un pays que je ne connais pas bien), la question serai donc, faut-il être très indépendant ?
Il me semble que dans les missions, les frais de vols, de nourriture et hebergement sur place ne sont pas compris. Aie-je raison ?
Informations sur la création d'un projet humanitaire English translation pending
bonjour
nous sommes actuellement 6 personnes (entre20 et 36 ans) très motivés pour effectuer une mission humanitaire
nous ressentons tous cette envie de partir afin d'apporter notre aide si minime soit elle mais nous sommes un peu dans le flou nous ne savons par ou commencer a chercher
nous nous posons la question de savoir s'il serait mieux de partir avec une association déjà existante ou de créer notre propre association après avoir clairement défini notre projet (ce qui ne semble pas simple non plus car nous avons tous des compétences différentes)
nous recherchons donc toutes personnes qui pourraient nous apporter leurs aides ou leurs expériences
merci d'avances pour vos éventuelles réponses
Pérou et Bolivie à pied pendant six mois English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Ca y est, c'est décidé, en juillet ma femme et moi prenons une pause carrière de 6 mois pour voyager entre Pérou Bolivie et Chili. L'objectif serait de faire un maximum de rencontres en parcourant c'est pays à pieds (on n'exclu pas certains transfert en bus ou train...). N'étant jamais parti dans cette région du monde, je voulais savoir si cela est tout à fait utopique ou si c'est faisable. Je vois que souvent des guides sont recommandés pour les trekkings, mais si on part 6 mois on ne pourra pas se payer les services d'un guide pendant longtemps (et ce n'est pas ce que l'on veut non plus). Est-ce envisageable de traverser de grandes régions pendant plusieurs semaines sans risquer de mauvaises rencontres? Est ce qu'on peut compter sur l'accueil de la population si on les aides dans leurs taches quotidiennes (en région rurale principalement)?
Par ailleurs, nous comptons sur ce voyage pour s'investir dans des projets qui se présenteraient à nous, mais nous ne voulons pas partir avec des organisations qui font parfois un business autour de l'humanitaire (je ne dis pas que toute mission humanitaire n'est que pur business loin de là). Si vous pouviez m'éclairer sur la faisabilité d'un tel projet et si vous connaissez des endroit où notre disponibilité et notre temps peuvent servir, n'hésitez pas à m'en faire part.
Notre projet est encore vague, surtout en ce qui concerne l'itinéraire, donc si vous pouviez nous aider à fixer un peu tout cela, ce serait gentil.
A très bientot.
Ca y est, c'est décidé, en juillet ma femme et moi prenons une pause carrière de 6 mois pour voyager entre Pérou Bolivie et Chili. L'objectif serait de faire un maximum de rencontres en parcourant c'est pays à pieds (on n'exclu pas certains transfert en bus ou train...). N'étant jamais parti dans cette région du monde, je voulais savoir si cela est tout à fait utopique ou si c'est faisable. Je vois que souvent des guides sont recommandés pour les trekkings, mais si on part 6 mois on ne pourra pas se payer les services d'un guide pendant longtemps (et ce n'est pas ce que l'on veut non plus). Est-ce envisageable de traverser de grandes régions pendant plusieurs semaines sans risquer de mauvaises rencontres? Est ce qu'on peut compter sur l'accueil de la population si on les aides dans leurs taches quotidiennes (en région rurale principalement)?
Par ailleurs, nous comptons sur ce voyage pour s'investir dans des projets qui se présenteraient à nous, mais nous ne voulons pas partir avec des organisations qui font parfois un business autour de l'humanitaire (je ne dis pas que toute mission humanitaire n'est que pur business loin de là). Si vous pouviez m'éclairer sur la faisabilité d'un tel projet et si vous connaissez des endroit où notre disponibilité et notre temps peuvent servir, n'hésitez pas à m'en faire part.
Notre projet est encore vague, surtout en ce qui concerne l'itinéraire, donc si vous pouviez nous aider à fixer un peu tout cela, ce serait gentil.
A très bientot.
Logement et travail à St Martin, Guadeloupe ou Martinique English translation pending
salut.
je travaille sur un bateau de croisiere et je vais debarquer bientot a st martin le 26 dec. j aimerai y rester et bosser pour la saison, ds un bar. la saison est commencee mais aux dires des locaux il est encore possible de trouver du taf. par contre mon probleme c est de trouver un hotel pas cher genre backpacker ou guesthouse. je ne trouve rien sur internet. qq un a des plans?
je peux aussi debarquer a st barth mais la on m a dit que le logement allait etre mission impossible.
si je ne peux pas rester a st martin j irai peut etre en martinique ou guadeloupe. qq un connait des plans boulot et/ou logement?
merci pour vos bons conseils...
Volet humanitaire et journées vertes au Maroc English translation pending
Bien heureuse de constater que beaucoup de gens sont sensibilisés à l`aide humanitaire.Ce que je propose s`adresse aux très nombreux trekkeurs qui sillonnent le Maroc. Notre devise `Ne pas seulement passer et voir mais s`arrêter et s`impliquer`.Entre autres, notre mission Roses Des Sables a pour but de distribuer les effets scolaires et médicaux dans des villages berbères éloignés du désert.Nous parcourons à pieds la région qui entoure les dunes de Nesrate pour notre distribution d`articles et incorporons aussi un volet vert à notre projet.Si nous rejoingnons vos points d`intérêts, écrivez-moi.Nous avons aussi d`autres projets en cours comme celui de nettoyer la côte Atlantique à travers une randonnée pédestre de quelques jours.Toutes vos suggestions et commentaies seront les bienvenus.Merci...Diane Pour une vision humanitaire simple et valorisante.
Offres d'emploi et de stage IT à Shanghai English translation pending
Salut,
ma boite offre un poste de stagiaire et un poste de consultant dans le domaine de l'IT. Le genre de mission que vous aurez a accomplir : Analyse et restructuration de parcs informatiques client Etude de veille technologique sur les technologies emergentes Redaction de documents en anglais et en francais Deploiement de logiciels serveurs Deploiement d'outils entrant dans les processus ERP Deplacements chez le client pour des suivis de maintenance Assistance technique sur site ou a distance
Le profil requis : Ecole de commerce ou d'informatique Une 1ere experience ou bonne connaissance dans le monde de l'IT et de l'informatique (si possible d'un langage de programmation) Pratiquer l'anglais et le francais (le chinois est un plus)
Pour avoir plus de renseignements sur les activites de notre societe, voupouvez deja vous rendre sur les sites web suivants : Nexiancorp : http://www.nexiancorp.com/ (axe services IT et conseils en ERP) et de Nexianwatch : http://www.nexianwatch.com/ (axe sur la veille technologique)
Si vous etes intersses par l'un de ces deux postes, vous pouvez m'envoyer un email a l'adresse suivante : lacroixso@gmail.com ou vous pouvez me joindre au 158 00 79 46 71
ma boite offre un poste de stagiaire et un poste de consultant dans le domaine de l'IT. Le genre de mission que vous aurez a accomplir : Analyse et restructuration de parcs informatiques client Etude de veille technologique sur les technologies emergentes Redaction de documents en anglais et en francais Deploiement de logiciels serveurs Deploiement d'outils entrant dans les processus ERP Deplacements chez le client pour des suivis de maintenance Assistance technique sur site ou a distance
Le profil requis : Ecole de commerce ou d'informatique Une 1ere experience ou bonne connaissance dans le monde de l'IT et de l'informatique (si possible d'un langage de programmation) Pratiquer l'anglais et le francais (le chinois est un plus)
Pour avoir plus de renseignements sur les activites de notre societe, voupouvez deja vous rendre sur les sites web suivants : Nexiancorp : http://www.nexiancorp.com/ (axe services IT et conseils en ERP) et de Nexianwatch : http://www.nexianwatch.com/ (axe sur la veille technologique)
Si vous etes intersses par l'un de ces deux postes, vous pouvez m'envoyer un email a l'adresse suivante : lacroixso@gmail.com ou vous pouvez me joindre au 158 00 79 46 71
Sage femme en Afrique francophone English translation pending
Bonjour!!
Je suis sage-femme recemment diplomée et souhaiterai effectuer une première mission en Afrique Francophone durant les mois de Mai/Juin 2007. Je suis à la recherche d'une assoc ou d'un contact serieux pour realiser ce projet qui me tient vraiment à coeur. Merci d'avance pour vos reponses.
Je suis sage-femme recemment diplomée et souhaiterai effectuer une première mission en Afrique Francophone durant les mois de Mai/Juin 2007. Je suis à la recherche d'une assoc ou d'un contact serieux pour realiser ce projet qui me tient vraiment à coeur. Merci d'avance pour vos reponses.
Volontariat dans les îles Galapagos English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir dans les iles Galapagos et rejoindre une mission en tant que volontaire concernant le parc marin. Cela consisterait à partager et participer aux temps de vie des personnes travaillant sur le parc, en plus d'essayer de passer du bon temps. J'aimerais bien partir courant janvier ou début février. Merci d'avance pour toutes les infos que vous me ferez parvenir. A bientôt
Cherche bénévolat en Afrique English translation pending
Bonjour à tous,
Je me présente, je m'appelle Marie et je souhaiterai effectuer une mission de bénévolat dans un pays d'Afrique (pourquoi pas en Afrique centrale) durant les deux semaines de vacances de Noël, fin 2007. Mon but serait de venir en aide aux enfants les plus démunis, que ce soit dans un orphelinat, dans une école, dans la rue, en leur apportant un contact humain chaleureux et un peu de mon savoir faire. J'ai une formation de psychologue et je prépare cette année le concours de professeur des écoles pour devenir enseignante spécialisée pour enfants handicapés. En tant que bénévole, je fais actuellement du soutien scolaire dans une association pour enfants en difficultés. Je suis ouverte à toutes propositions, n'hésitez pas à m'écrire pour me donner des infos ou des contacts !
A bientôt,
Marie
Je me présente, je m'appelle Marie et je souhaiterai effectuer une mission de bénévolat dans un pays d'Afrique (pourquoi pas en Afrique centrale) durant les deux semaines de vacances de Noël, fin 2007. Mon but serait de venir en aide aux enfants les plus démunis, que ce soit dans un orphelinat, dans une école, dans la rue, en leur apportant un contact humain chaleureux et un peu de mon savoir faire. J'ai une formation de psychologue et je prépare cette année le concours de professeur des écoles pour devenir enseignante spécialisée pour enfants handicapés. En tant que bénévole, je fais actuellement du soutien scolaire dans une association pour enfants en difficultés. Je suis ouverte à toutes propositions, n'hésitez pas à m'écrire pour me donner des infos ou des contacts !
A bientôt,
Marie
Vie et la tolérance sur l'homosexualité en Thaïlande? English translation pending
Bonjour, je suis desireux d'obtenir des informations sur ce pays, j'envisage de m'y installer avec mon copain et j'aimerai savoir le cout de la vie, et aussi la tolerance la bas sur l'homosexualité....😉. Merci d'avance pour toutes informations apportées...
Bénévolat et bibliothèques English translation pending
Bonjour,
Je recherche des associations humanitaires qui chercheraient elles-mêmes des personnes soit pour gérer la création et/ou le suivi de bibliothèques dans les pays défavorisés, ou pour tout ce qui a trait au domaine de la lecture et des animations scolaires ou autres.
Merci d'avance !
Je recherche des associations humanitaires qui chercheraient elles-mêmes des personnes soit pour gérer la création et/ou le suivi de bibliothèques dans les pays défavorisés, ou pour tout ce qui a trait au domaine de la lecture et des animations scolaires ou autres.
Merci d'avance !
Installation à Ouarzazate English translation pending
Bonjour à tous,
j'envisage de m'installer à ouarzazate pour une mission de volontariat de deux ans.
Je vivrais avec environs 600 euros par mois (mais logée) et je serai seule avec ma petite fille de deux ans.
je souhaitais savoir si ça vous paraissait faisable ou carrément une mauvaise idée.
si vous avez des suggestions à propos de la garde de jeunes enfants....
merci à tous!
Mischka.
Deux ans en Namibie English translation pending
Je pars 2 ans en Namibie comme volontaire dans le cadre d'une mission humanitaire.
Je vais travailler et resider dans la ville d'Oshakati dans le nord du pays (pres de l'Angola); est ce que qqun connait et peut me renseigner sur cette ville et sa region; securité, climat, paludisme, vie locale, choses a voir dans la region, transports...enfin je suis preneur de toutes les infos.
Merci en avance pour vos infos Alex
Merci en avance pour vos infos Alex
Informations sur l'association Global Movement of Solidarity au Cameroun English translation pending
Bonjour,
Je cherche à partir en mission humanitaire cette été ou fin de l'année et j'ai été contacté par l'association: GLOBAL MOVEMENT OF SOLIDARITY.
C'est une asso qui oeuvre au cameroun, dans l'éducation notamment.
Je souhaite avoir des infos sur cette asso. Ya t il des gens qui sont allés la bas? Comment ça c'est passé?
Merci de me tenir informé au plus tôt, ce serait cool.
Bonne journée à vous
Amély
Infirmière à St Pierre et Miquelon English translation pending
bonjour, quelqu'un peut -il me donner des renseignements sur la vie et les conditions de travail à l'hopital de st pierre et miquelon, pour une mission de mai à septembre? Merci
Mission humanitaire au Tchad English translation pending
11 Septembre 04
Me voici repartie pour de nouvelles aventures encore plus abracadabrantes. Tous les ingrédients sont la pour un nouveau best sceller. K-Ta woman is back ou comment faire la pire mission en un minimum de temps.
Remarquez, après avoir été remise à plus tard, retardée, reportée, déplacée, ajournée, suspendue….je me retrouve à Berlin pour un petit séjour touristique en compagnie de Luce infirmière québécoise de son état, future partenaire dans son futur (si tant est que nous partions au Tchad, je m'octroie le droit d'en douter).
Si on arrive au bout de la mission, on pourra dire qu'on revient de loin. En gros le camp de réfugies a été ouvert avec beaucoup de difficultés et on a eu du mal à avoir le droit de mettre de réfugies dedans (avouez qu'un camp de réfugies sans réfugies ça peut difficilement se reconvertir en fête foraine…). Pas de problème, on a maintenant pris rendez-vous avec les réfugies qui devraient arriver le quinze (ils sont pour le moment autours du camp, dormant sous des toiles). Autre petit problème, les puits n'ont pas encore été forés. La saison des pluies ne dure que deux mois, après c'est la sécheresse. On avait bien monte les tentes pour tout ce beau monde mais un orage énorme a tout balayé, il a fallu courir dans la pampa pour tout récupérer et demander à Berlin d'en renvoyer un stock.
Enfin il semble qu'il n'y ait pas des masses de coordination ou quelque forme de communication dans tout ce délire…
13 Septembre
Salut très chers fans!! Finalement j’arrive à approcher un ordi (je suis encore en Allemagne, tout s’explique) Pour l’instant je suis en attente. Je suis arrivée à Berlin le premier septembre, mais on devrait prendre un avion ce soir le treize, j’ai donc eu quelques jours pour visiter. Direction Ndjainena (on arrive vers très tôt demain matin). J’ai fait connaissance avec l’équipe qui part avec moi (trois allemands, une Canadienne)
Si il y a un besoin urgent de me joindre vous pouvez passer par le responsable sur Paris Grégoire BROU 0144431275 ou 0632152805 ou Judith BOURGEOIS 0144431103 ou 0678780977
Les dieux de la communication sont avec moi, il y aura une liaison internet sur place YAHOUUUUU!!! Alors tous a vos ordis, les news ne font que commencer...
14 Septembre
Quel choc! La porte de l'avion s'ouvre et me voici plongée dans la chaleur humide locale. Arrive à Ndjamena à 6h00 du mat. THE MURPHY's team is on stage.
Pour résumer il y a donc ma chère Luce, infirmière québécoise, frôlant la soixantaine. Elle est une pro du travail en Afrique (elle a entre autre ouvert puis tenu un dispensaire en Ethiopie pendant sept ans). On aura de grandes conversations toutes les deux, elle est passionnante. Stephan, para-medic germanique, la trentaine. Allure sportive, il bosse dans les ambulances de la Croix Rouge quand il n'est pas en mission à l'étranger avec les ERU. Sandra, infirmière germanique, toujours la trentaine. Minette rouquine qui a quitte l'hôpital pour ouvrir bientôt sa propre boite d'allopathie. Elle doit en être à sa quatrième mission. Nous avons Thomas, cinquante ans, médecin germanique. Première mission; Il exerce en cabinet. Et enfin votre serviteur, jeune infirmière au corps sculptural et au savoir incommensurable….
Nous voici donc à Ndjamena et pour être fidèles à notre renommée, on se retrouve seuls, assis devant l'aéroport. Nos porteurs nous ont laisses tomber, les taxis sont partis, tous les autres arrivants ont retrouve un membre de leur délégation….sauf nous. Pas le moindre petit comite d'accueil. OK, je ne m'attendais pas à avoir des colliers de fleurs, mais là, on fait plutôt dans le genre "Bagdad café".
Pas de problème ("keine problème"), l'un de nos collègue dégaine le portable et nous voila réveillant Berlin. Votre mission, si vous l'acceptez, sera de vous rendre dans l'hôtel le plus proche. Vu que les valises de mes collègues germaniques tiennent plus de la cantine que du sac à main, on dégotte un taxi qui, par la grâce de Dieu, nous emmènera au Novotel local.
Enfin, une fois à table devant un petit dej, un représentant de la délégation de Ndjamena nous rejoindra pour rectifier le tir. Excuses, plaisanteries, re-routage vers nos hôtels respectifs (les allemands d'un cote, Luce et moi de l'autre) ou nous attendrons le permis de circuler qui doit nous être remis par les autorités (pour certains ça a mis deux semaines)
Sur la route, je réalise à quel point le Burundi m'a manqué. J'ai l'impression de revenir chez moi. Il y a beaucoup de ressemblances; mêmes routes en ruine, mêmes gamins des rues, mêmes bougainvilliers.
15 septembre
Je crois comprendre ce que ressentent les habitants du Bourget. Ce matin j'ai été réveillée par le passage passablement bruyant d'un échantillon aéroporté de l'armée française, lequel volait à basse altitude. Et c'est comme ça plusieurs fois par jour!!! Pour l'instant je n'ai vu que quelques représentants locaux du corps armé. Une bande de gamins maigrelets dans leur uniforme bariolé, la kalach au poing.
Par contre, mon voisinage microcosmique semble avoir bénéficie d'un supplément d'hormone de croissance. Les lézards, les sauterelles, les mantes religieuses font tous deux ou trois fois la taille de leurs congénères européens!!
Assignée a résidence, je retrouve toute l'essence de la philosophie africaine. Le responsable local devait venir nous chercher pour manger et à l'occasion passer saluer les autorités sanitaires locales et je suis au regret de vous dire, ma sœur, que je ne vois que la température qui montoît et mon estomac qui grognât….. Dans ce pays, il faut RE-LA-TI-VI-SER.
16 septembre
Question philo locale: Doit on rire ou s'acharner quand tout semble aller de travers??
Ce matin était un grand jour pour nos nomades frustres (j'ai nomme: The Murphy's team): une partie du clan allai pouvoir s'échapper de Ndjamena (ville ou un sorcier encore inconnu avait jeté un sort empêchant toute personne de sortir de ses murs). Ils allaient fuir jusqu'à Abeche ou un autre contact les attendait. Pour ce faire, il leur faudrait embarquer a bord d'une version améliorée du tapis volant : l'avion du PAM (Programme d'Alimentation Mondial). Tout avait été minute mais une fois de plus le sorcier nous démontra sa puissance.
Le chauffeur qui devait passer à l'aube chercher nos deux fugitifs ne vint jamais. Voyant que l'heure tournait et que leurs chances de fuir s'amenuisaient, ils décidèrent de lever leur couverture et, au risque de se faire reconnaître, de prendre un taxi local. C'était mésestimer la détermination du sorcier car une fois arrives a l'aéroport, ils découvrirent que leur mon avait mystérieusement disparu de la liste des passagers…
Nous n'avons pas vraiment plus d'info sur ce qui se passe à Trejine. Les réfugies devaient arriver hier mais vu que les puits ne donnent pas assez d'eau, il faut différer l'ouverture du camp.
Thomas joue à l'électron libre, ayant loupé son avion ce matin il était prêt a sauter dans n'importe quel véhicule pour y aller par la route (notez qu'il n'y a qu'un village entre ici et le camp et que certaines rivières sont encore en crue). En plus l'ensemble du charroi local s'étend entre une voiture et pas du tout avec plus ou moins l'aide des taxis locaux. Pas bezef!
Histoire de nous occuper, j'ai pris Luce sous le bras (1.20m sur un tabouret de bar, les bras levés) et nous sommes allés voir le marché local d'un peu plus prêt. Comme à chaque fois j'ai découvert des trésors: un magnifique tapis de prière avec boussole incorporée ou encore des champions de la manucure (si vous croisez des types armés d'une grande paire de ciseaux, ce sont eux. Manucure, pédicure ou amputation sur place…)
19h00….. On a failli s'ennuyer mais heureusement, nos amis allemands étaient là. Voila qu'on tambourine à la porte de ma chambre. Le temps que je saute dans une tenue décente, je vois Thomas débouler comme un fou suivit de Luce qui trottine désepérement derrière lui. Son visage a l'éclat d'une tomate franchement trop mure. Apres la mésaventure de ce matin, nos trois germains sont aller faire le pied de grue à l'ambassade pour avancer l'obtention du permis de circuler de Stephan (tout le monde l'a sauf lui). Démarche peu diplomate il est vrai vu que les copains de Ndjamena avaient déjà fait tout ce qu'il y avait a faire, mais il semble que depuis notre arrivée, ils ne s'en réfèrent qu'a Dieter (un compatriote basé au fin fond de Trejine). Ce sacro saint Dieter aurait donc le pouvoir suprême leur permettant de boycotter tous les autres responsables. Pas une fois ils se sont tournés vers l'équipe sur place, que ce soit lors de notre arrivée a l'aéroport, pour le permis de circuler, pour l'organisation des expats qui partiront demain … ah oui, je suis donc sensée partir demain pour Abeche avec mon copain Thomas, puis on ira vers Trejine ou j'aiderai a monter des tentes (c'est vrai que vu ma carrure, ils n'attendaient que moi pour ça) pendant que Môsieur ira visiter les camps voisins.
Ce médecin à la tête d'écrevisse commence à m'échauffer les oreilles. Il n'en fait qu'a sa tête et en plus il prétend gérer ma vie! Je ne vais pas le laisser pourrir mon groove (il n'est pas né celui qui me dictera ma conduite! non mais!)
Non content de ça, leur hôtel a essuyé un incendie, alors (…sur les conseils de Dieter…) ils sont allés se réfugier au Novotel. Il y a bien d'autres hôtels dans la ville moins chers et confortables mais ils voulaient leur piscine (et je ne rigole pas!)
Il n'y a pas la moindre hiérarchie dans cette mission. Tout le monde fait ce qu'il veut et je commence à perdre patience. En plus nos trois amis ne font aucun effort pour parler Anglais et je trouve ça d'une impolitesse rare.
A ce jour il n'y a toujours pas assez d'eau au camp donc pas le moindre petit réfugie. Je vous pose donc la question: Que suis je allée faire dans cette galère?? Pourquoi foutre en l'air encore un peu plus d'argent??
Et si on s'amuse à pousser la réflexion voici quelques petites questions qu'il serait intéressant de se poser parfois:
Quand on sait que dans un camp, les réfugies sont mieux loges que les populations qui habitent a l'extérieur, quelle raison les limitrophes auraient ils de se priver de nos services et se faire passer pour des réfugie? Comment contrôler qui est réellement réfugie qui ne l'est pas? Un tel déséquilibre engendre obligatoirement des tensions… Comment s'assurer qu'un réfugie donné ne va pas frapper a toutes les portes? Ou envoyer un membre de sa famille chez l'ONG voisine?
L'ouverture d'un camp peut "empêcher" les réfugies de retourner chez eux le moment venu, ils sont souvent mieux traites que dans leur propre pays. On sait quand on ouvre un camp mais jamais quand on va le fermer (au Soudan un camp est resté ouvert près de 20 ans!)
L'ouverture d'un camp est souvent suivit d'un désastre écologique. Les arbres sont coupes pour le chauffage, certains forets réduits à néant…
L'arrivée des humanitaires dans un pays augmente de façon considérable le coût de la vie rendant le prix du poulet de base équivalent à celui du caviar, comment font les populations locales pour suivre?
Un camp/une mission humanitaire est il plus le fruit d'un réel besoin local ou d'une volonté politique expat (besoin de planter son drapeau) ?
Pourquoi n'y a-t-il pas de programme humanitaire à propos de construction d'usine? A-t-on peur de perdre un marché??
17 septembre
On se rapproche!! Avec Thomas, on a embarque dans le petit avion a hélices (16 places) du PAM, un beech-craft 1900C pour ceux que ça intéresse, et nous voici à Abeche. On a été accueilli par les expats Croix Rouge du coin, une drôle d'équipe de baroudeurs. La maison qui fait aussi office de bureau est un bordel typiquement masculin puissance trois mais on s'habitue. Il y a la, un français, un norvégien et un allemand tous plus proche de la quarantaine que de la trentaine.
Abeche, ville au milieu du désert tchadien. C'est tout plat avec quelques arbres. Manque total de couleur à part le beige. Moyen de transport local, l'âne ou le cheval (plutôt squelettique et pas très fringant d'ailleurs). Je pense que ces bestioles doivent être équipes de pilote automatique car je ne vois nulle rêne, pas le moindre guidon... Les hommes sont en djellaba et beaucoup avec un turban ou une calotte sur la tête. Peu de femme dehors.
Ce soir on est allé prendre un verre dans le camp militaire français du coin. Pas mal d'expats se retrouvent la bas.
18 septembre
(au cas ou tu ne l’aurais pas mais je ne pense pas, je te mets que quelques lignes...) Coups de théâtre dans la matinée. Nos deux copines qui devaient nous rejoindre ont été obligées de tirer à la courte paille qui allait prendre l'avion.
19 septembre
Il n y a peut être pas de réfugies dans ce camp mais on ne manque certainement pas de coq. Depuis 4h du mat ils se font écho, relayés parfois par les ânes, impossible de faire une grâce matinée. C est le jour du seigneur que diable!! Un peu de charité chrétienne sinon vous finirez tous rôtis à mon feu démoniaque. Pour le récalcitrant on allume le groupe électrogène à 6h30! pas de répit pour les braves.
Ce matin visite guidée du camp fantôme. Tout y est. La tente d´entrée où se fait le triage, la pharmacie, le labo, la salle de maternité, la tente d observation, la tente pour le personnel. Partout autour se dressent les latrines (petites cabines bâchées). Il doit y en avoir près de 200 (promis je n ai pas mis un zéro de trop) pour l’instant mais comme il y a du vol de bâche, on a ralentit la cadence. C’est un peu surréaliste de voir ces tentes de plastic au milieu de la brousse, on dirait un tableau de Magritte.
Un peu plus tard on a vu un camp en version habitée (Bregine). 40 000 réfugies en tout si on inclue les 17 000 spontanés qui devraient basculer chez nous si on ouvre. J ai été frappée par la joie de vivre des enfants. A Ndjamena ils nous collaient pour avoir de l’argent, ici ils se précipitent pour dire bonjour (et c’est tout). Ils n’ont pas du tout l’air triste, malade ou mal nourris.
Que ce soit au Tchad ou au Soudan les tissus des pagnes tiennent plus du voile que du carre de coton, toujours avec des couleurs magnifiques. Les petits garçons flottent dans leur longue chemise. Par contre les Soudanaises ont une coupe de cheveux assez particulière qui provient d un mélange de dread locks et de coupe au bol (je devrais avoir des photos, ne vous cassez pas la tête). Les familles se sont déplacées avec leur garde manger alors il y a des vaches, des moutons, des ânes et des chevaux (ça ce n’est pas pour manger) qui traînent un peu partout (autre dilemme humanitaire: on prend en charge les populations, mais doit on aussi assurer la suivie de tout ce surplus).
La vie a repris son cours, les femmes pilent le mils sous un arbre, les hommes prient en ligne, les gamins courent après les voitures. C’est tout de même impressionnant de voir s’aligner à perte de vue ces tentes empoussiérées du HCR (haut commissariat au réfugies). Bien alignées elles courent jusqu’à l’horizon.
Ce soir j’ai joué les cheerleader. Comme tous les dimanches on a joue au football sur un terrain entre le camp de Brejine et Trejine. Terrain, c’est peu dire, au fur et à mesure que le match avançait, les limites se modifiaient, s’étiraient sur la droite, sur la gauche, les supporters de la tribune Ouest ont du battre en retraite au risque de se faire piétiner par les joueurs. Les chauffeurs et autres locaux jouaient pieds nus alors que nos petits blancs semblaient équipes de chaussures pour marcher sur la lune.
On rigole, on rigole, mais la loi de Murphy pèse toujours sur nos têtes. Luce qui devait venir aujourd’hui d’Abeche, manquait à l’appel. Morton est arrive seul. Pourquoi? Sait pas...Donc si on récapitule; on a Stéphane et Sandra à Ndjamena, Luce à Abeche (du moins je l’espère, elle est entre quelque part et nulle part quoi, et Thomas et moi sur Trejine.
Quelle équipe.
20 septembre
Vous vous souvenez du combat des chefs dans Asterix?? Ben ici, c’est la même chose. D’un cote on a Abraracourcix (ou Dieter) et de l’autre Langdom qui tient plus du Assurancetourix vu son gabarit que du chef gaulois digne de ce nom. Je ne présente donc plus Dieter donc, modèle tout germanique. Un tatoue, un vrai. Membre ERU depuis sa création, c’est sur qu’il assure et qu’il a de la bouteille (son ventre l‘atteste lui aussi). Il nage dans l’urgence comme un cambodgien nagerait dans une inondation. C’est le chef ERU quoi! Langdom, malgré ses origines américaines a donc du mal à faire le poids. En plus de son physique nettement moins massif, il fait particulièrement jeune (la trentaine a peine) face à la horde de soixante-huitards sur le retour. Le problème c’est qu’en tant que responsable fédération, il SERAIT sensé chapeauter les activités de l’équipe fédération (les hydro, les log.) et celles des ERU médicales (c’est paradoxal car on appartient à la fédération mais on est autonome)
Petit flash back: Au sein de la Croix Rouge, il y a la fédération, joyeux mélange de représentants venant de tous les pays pour faire les kakous dans les pays en paix sur toute sorte de projet ( hydro réhabilitation, santé...)
Il y a le CICR, eux ils bossent dans les pays en guerre (visite de prisons, rapprochement familial...) Alors là aussi il y a de sérieux crêpages de chignon ce qui ne facilite pas plus notre histoire. Finalement les petites ONG, ça a du bon!
Donc si j’en reviens à nos moutons (qui tiennent plus du pit-bull pour certains), Abraracourcix refuse complètement l’autorité de notre ami pré-pubaire Assurancetourix et fait tout pour le ridiculiser ou le contredire. Ca va même plus loin, tous ceux qui ne sont pas ERU sont mal vus à notre table. J’ai du frauder pour pouvoir passer quelques feuilles de notre précieux PQ à Morton qui était venu d’Abeche pour quelques jours et c’est toujours ce pauvre Morton qui s’est vu remballé alors qu’il de mandait notre avis sur un examen plantaire. Il pouvait bien attendre, demain il croiserait le coordo-med (fédération) qui lui donnerait son avis sur la question. Il ne frôlait pas l’amputation mais moi je frise l’hystérie!!
En tout cas, ici, je suis en parfaite communion spirituelle avec mes soeurs les crevettes trempées dans l’eau bouillante. Il fait 50 degrés au soleil et à peine moins à l’ombre. Il ferait presque bon dans un four.
On a brûlé lors du montage des tentes (ah oui, on rallonge notre BHC ou basic health care, notre hôpital de brousse quoi). On a monte trois tentes et vide huit bouteilles à nous quatre en trois heures (sachant que la flexibilité des queues de vache est à son maximum, vous me calculerez l’age du capitaine)
Luce est arrivée dans l’après midi, bienvenue sur le radeau de la méduse!
22 septembre
Avec Suzanne on est en train de emplir les salles du BHC (basic health care), vous suivez? On s'entend plutôt bien toutes les deux. Infirmière allemande, la trentaine, première mission. Dans la vraie vie elle bosse en réa polyvalente. On fait rire tout le monde avec notre accent british pince (elle a bosse un an en angleterrre).
J'ai l'impression d'être dans un jeu pour ordinateur. Ce genre de jeu où il faut conquérir un territoire, assurer son approvisionnement, se défendre et je ne sais quoi d'autre. Dans la version Tchadienne ça donne plutôt ça: sur l'écran on voit la petite cyber-milie réveiller deux infirmiers locaux, leur montrer comment monter une table, pour deux autres ce sera une armoire, les pharmaciens s'occuperont de leur tente de pharmacie. Pendant quelques minutes notre cyber-milie peut ranger quelques ustensiles médicaux, puis elle retourne vérifier le travail, au besoin, petit clic sur la souris, on corrige le tir, et on les aiguille vers une autre tache...et voila la cyber-milie qui repart...bip...bip
L'équipe qui passera après nous (Sandra, Thomas et Luce), va certainement tout modifier mais c'est comme ça que ça marche:une équipe monte le camp (on monte les tentes, déballe les caisses, monte les tables, les lits, les salles d'examen, on approvisionne un peu chaque tente), Une autre l'adapte a ses besoins pour pouvoir l'utiliser.
J'avoue que je suis particulièrement contente de ce que nous avons fait Suzanne et moi.
Tout commençait à marcher comme sur des roulettes quand les dieux se sont rendu compte qu'on devait certainement manquer de distraction et vu que le programme des sept plaies d'Égypte est complètement dépasse, ils ont réactualise avec l'attaque des termites!! Ca devait probablement partir d'une bonne intention, il faut faire l'inventaire de matériel médical avant une quelconque ouverture du camp et vue l'étendue du travail, il était certain qu'une ou deux boites en moins seraient les bienvenues. Mais là, on bat des records!!! Si il y a des affamés au Tchad ce sont bien les termites locales! Mission pour demain, tout sortir du stock, vérifier l'état, faire l'inventaire (si, si quand même) et tout remettre sous ne tente qu'on aura au préalable monté un peu plus loin. YOUPIIII
26 Septembre
Me voici donc fuyant Trejine pour me rapprocher un peu plus de Ndjamena. Ca sent la fin de mission tout ça !!
Première station du chemin de croix : Abeche. Depuis mon dernier passage, le marasme masculin n’a fait que s’étendre et s’affirmer. Mes hormones crient au scandale !! On ne verrait pas ça même dans la chambre universitaire d’un étudiant en art plastique sous substance hallucinogènes et mi-temps chez Mc-Do… Cependant, vu l’état plutôt cyclothymique de mon système digestif ces derniers temps, je concentrerais mon attention sur le fait que je n’ai plus a offrir mon arrière train en pâture aux mouches peuplant le trou quasi en plein air dévolu à cet effet à Trejine. Je savoure donc royalement mon retour sur le trône.
En tout cas mon périple pour arriver dans cette parenthèse proche de l’inhumanité fut des plus agréables. Seule avec mon chauffeur, version moderne du touareg avec les lunettes du flic de Miami en plus (imaginez Ponchorello avec un turban et une djellaba), nous avons bondi de dune en dune a bord de notre 4x4 ronflant comme un tracteur. Autre particularité de mon compagnon : son sourire qui découvre une dentition dont la couleur oscille entre le rouge et le vieux chicot après quinze ans de consommation de gitane maïs. Il a du remarquer la légère crispation de mon visage à la suite de ce gros plan des plus surprenant et il s’est empressé de m’expliquer que tous les habitants d’Abeche étaient pareillement dotés. J’avoue que comme spécialité locale, ils auraient pu choisir mieux. J’éviterai donc d’aventurer mon regard de ce coté.
En passant par Brejine, j’ai l’impression d’être la reine mère en visite. Les gamins sont rayonnants quand ils me renvoient mon signe de la main. Comme il y a du vent aujourd’hui, ils ont fabriqué des cerfs-volants avec des sacs plastic au bout d’une ficelle. Les femmes sur leur âne reviennent du point d‘eau le plus proche, elles ont pris du bois en chemin. Apres Brejine il y a une autre ville, Farshana, et puis plus rien, la brousse qui, d’ailleurs, a pris un sérieux coup de chaud. L’herbe verte n’est plus qu’un vague souvenir, tout a pris la couleur de la paille sauf les champs de mil et d’arachide. Autres points de couleur, des arbres au bois rouge avec lequel on fait la gomme arabique.
Sur le chemin on croise des toucouls, petites baraques rondes, genre village vacance roots avec un toit en paille (un peu le même type que les relais courte paille sur le bord de l’autoroute)
Enfin les premières maisons d’Abeche ! Mon chauffeur me dépose à la maison Croix Rouge et part retrouver sa douce locale. En tant que bon musulman il m’a explique qu’il avait droit a quatre femmes, pas plus. Par contre, si la première femme est gentille, fait bien à manger, ne crée pas de problème, alors pas de raison d’aller chercher ailleurs. J’imagine donc, que la premier promise a du faillir à son devoir de femme soumise vu qu’il a aussi une femme à Ndjamena neuf enfants en tout (toutes femmes comprises)! Dur, dur la vie de bon musulman.
Ne le connaissant pas assez, je ravale mes revendications féministes déplacées.
27 septembre
Vu que je suis condamnée à rester à Abéché jusqu'a mercredi, j'en ai profité pour faire ce que toute femme fait le mieux (non, pas la cuisine, vous me connaissez trop bien): dépenser son argent en faisant du shopping.
Le marché d'Abéché est presque entièrement découvert. Chaque travée correspond à un rayon mais je ne m'étendrais pas sur le sujet, la question ayant été pleinement étudiée lors de mon passage au Burundi. Et pourtant, au détour d'une travée, entre la vaisselle chinoise et les thermos, je remarque une bassine pleine de poudre de henné. J'entame la conversation avec la vendeuse qui se propose de me tatouer les pieds avec…… et c'est comme ça que j'ai passé les deux heures les plus fabuleuses au Tchad. Il est vrai que le résultat des opérations n'a pas la grâce des arabesques orientales ou des fleurs tanzaniennes, on a même l'impression que j'ai sauté à pieds joints dans une bouse de vache, mais tant pis, ce n'est pas le tatouage mais tout ce que j'ai vécu pendant ce temps qui compte.
Toutes les voisines ont mis leur grain de sel. On m'a fait assoire par terre, de l'autre coté du comptoir (des ustensiles de vaisselle alignés sur des cartons retournés). J'avais les fesses sur un plastic et les pieds surélevés par une boite à chaussures. Pendant que ma "maquilleuse" préparait la pâte de henné, les clientes venaient me détailler, m'encourager. Et comme il a fallu laisser reposer la mixture sur mes pieds pendant deux heures, je me suis retrouvée observatrice au milieu du marché. J'avais l'impression d'être une petite souris, j'allais faire partie du décor, entrevoir un peu la vie au Tchad. Il n'y avait qu'une jeune fille qui parlait français, toutes les autres parlaient arabe, mais malgré tout on a réussi à se comprendre. Parfois, elles partaient dans une envolée lyrique, ne se souciant plus de moi, critiquant une femme qui venait de passer, chassant les gamins qui s'approchaient trop près de l'étalage. Du menton, une vielle me désigne des concombres posés à coté de moi, je lui passe. Accroupie, elle se met préparer une salade assaisonnée de citrons et de piment. Me voila partageant leur gamelle dans l'arrière boutique. On arrive même à papoter comme des copines, j'apprends que le tatouage qu'elles me font ne se fait que sur les femmes mariées…. Pas de panique, l'une d'elle me vante les mérites de son frère qui se ferait un plaisir de palier à cette désastreuse situation. Merci beaucoup les filles, mais même si les hommes d'ici ont la réputation de laisser leur femme libre de leurs mouvements je passe mon tour. Je leur montre même une photo de Lottie, on se sent un peu plus proche, certaines connaissent aussi ce genre d'histoire. J'ai toujours les pieds en l'air et les fesses en compote. Une sonnerie, l'une d'elles dégaine son téléphone portable de sous son boubou (ici on appelle ces tenues un lafaye), la technologie arrive même au fin fond du bush. On parle maquillage; mes sourcils épilés les étonnent, leurs lèvres noires me fascinent. Elles m'expliquent qu'elles se piquent les lèvres avec les épines d'un arbuste reliées en fagot, trempées dans une huile spéciale. Ca saigne, ça fait mal, mais il faut souffrir pour être belle. "Et puis c'est quel produit qui défrise tes cheveux comme ça ?" me demandent elles. A l'heure de la prière, certaines se retirent dans un coin.
Finalement le temps passe vite quand on est entre filles, mon chauffeur revient déjà me chercher. Il rie de voir me pieds emballes dans du plastic (une fois le henné sec, on l'a raclé, lavé au citron et on a tout emballé dans des sacs). Je reviens triomphante à la maison croix rouge, les pieds tout noirs.
Ce soir, je dors dans la chambre de Morton, il me l'a gracieusement laissée pendant qu'il était sur le terrain. Me suis-je trompée de chambre?? De la gomina, des pilules de régime, un tube de crème hydratante sous l'oreiller, un rouleau collant pour enlever les poils de chat sur les vêtements….. Je m'attends à trouver un bonnet de bain près de la douche. J'avais remarqué qu'il était toujours tiré à quatre épingles, la mèche rebelle calculée au millimètre près, mais là on dirait un hybride né du croisement entre le mari de Barbie et Roger Moore (dans "amicalement votre"). Une nouvelle variété d'expat que je ne connaissais pas.
29 septembre
On ne va pas sacrifier a la tradition : « le bilan ! Le bilan !! »
Je suis sur le point de prendre mon avion pour Ndjamena, accompagnée de mes deux body-gard (Ralf et Leif ou les deux ronchons du Muppet show; photos a suivre) et je dois dire que je suis plutôt satisfaite de mon travail.
Je n’y croyais pas et pourtant, en un temps record on a réussi (Suzanne et moi) a faire quelque chose de concret : on a monté le BHC. On s’est transformé en Bob le bricoleur et on a arrangé des caisses en tables, en armoires. On a monté des lits, tendu des paravents, équipé chaque tente en fonction de son affectation (labo, salle des pansements, femmes enceintes…). On a fait l’inventaire du moindre petit comprimé, la moindre aiguille qu’on avait réquisitionné afin de compléter l’inventaire du stock principal, on a évalué les compétences du staff local embauché pour travailler avec nous.…on a fait du bon boulot je crois. Maintenant, on passe la main à l’équipe suivante qui aura la lourde tache de pisser dans les coins afin de prendre possession des lieux et lancer la machine infernale (les réfugies sont arrives hier !!! a part ça pas de nouvelle). Advienne ce que Dieu voudra.
C’est vrai que je n’ai vu qu’un aspecte du boulot mais j’espère bien que j’irais plus loin lors de la prochaine mission. On a eu largement le temps de monter notre BHC 5 étoiles, maintenant, on maîtrise. La prochaine fois je jouerai vraiment à l’infirmière, je crois que je me plais dans cette dynamique.
Pour ce qui est de mes collègues, j’ai eu la chance de croiser des personnes d’une grande expérience. En plus de maîtriser leur boulot, ils avaient toujours des histoires passionnantes à raconter, le soir a la veillée. Ce fut un véritable bonheur de vivre cette expérience avec eux.
Ben, voila, voila ma brave dame, on va donc dire que ce fut une bonne mission, a quand la prochaine ??
Me voici repartie pour de nouvelles aventures encore plus abracadabrantes. Tous les ingrédients sont la pour un nouveau best sceller. K-Ta woman is back ou comment faire la pire mission en un minimum de temps.
Remarquez, après avoir été remise à plus tard, retardée, reportée, déplacée, ajournée, suspendue….je me retrouve à Berlin pour un petit séjour touristique en compagnie de Luce infirmière québécoise de son état, future partenaire dans son futur (si tant est que nous partions au Tchad, je m'octroie le droit d'en douter).
Si on arrive au bout de la mission, on pourra dire qu'on revient de loin. En gros le camp de réfugies a été ouvert avec beaucoup de difficultés et on a eu du mal à avoir le droit de mettre de réfugies dedans (avouez qu'un camp de réfugies sans réfugies ça peut difficilement se reconvertir en fête foraine…). Pas de problème, on a maintenant pris rendez-vous avec les réfugies qui devraient arriver le quinze (ils sont pour le moment autours du camp, dormant sous des toiles). Autre petit problème, les puits n'ont pas encore été forés. La saison des pluies ne dure que deux mois, après c'est la sécheresse. On avait bien monte les tentes pour tout ce beau monde mais un orage énorme a tout balayé, il a fallu courir dans la pampa pour tout récupérer et demander à Berlin d'en renvoyer un stock.
Enfin il semble qu'il n'y ait pas des masses de coordination ou quelque forme de communication dans tout ce délire…
13 Septembre
Salut très chers fans!! Finalement j’arrive à approcher un ordi (je suis encore en Allemagne, tout s’explique) Pour l’instant je suis en attente. Je suis arrivée à Berlin le premier septembre, mais on devrait prendre un avion ce soir le treize, j’ai donc eu quelques jours pour visiter. Direction Ndjainena (on arrive vers très tôt demain matin). J’ai fait connaissance avec l’équipe qui part avec moi (trois allemands, une Canadienne)
Si il y a un besoin urgent de me joindre vous pouvez passer par le responsable sur Paris Grégoire BROU 0144431275 ou 0632152805 ou Judith BOURGEOIS 0144431103 ou 0678780977
Les dieux de la communication sont avec moi, il y aura une liaison internet sur place YAHOUUUUU!!! Alors tous a vos ordis, les news ne font que commencer...
14 Septembre
Quel choc! La porte de l'avion s'ouvre et me voici plongée dans la chaleur humide locale. Arrive à Ndjamena à 6h00 du mat. THE MURPHY's team is on stage.
Pour résumer il y a donc ma chère Luce, infirmière québécoise, frôlant la soixantaine. Elle est une pro du travail en Afrique (elle a entre autre ouvert puis tenu un dispensaire en Ethiopie pendant sept ans). On aura de grandes conversations toutes les deux, elle est passionnante. Stephan, para-medic germanique, la trentaine. Allure sportive, il bosse dans les ambulances de la Croix Rouge quand il n'est pas en mission à l'étranger avec les ERU. Sandra, infirmière germanique, toujours la trentaine. Minette rouquine qui a quitte l'hôpital pour ouvrir bientôt sa propre boite d'allopathie. Elle doit en être à sa quatrième mission. Nous avons Thomas, cinquante ans, médecin germanique. Première mission; Il exerce en cabinet. Et enfin votre serviteur, jeune infirmière au corps sculptural et au savoir incommensurable….
Nous voici donc à Ndjamena et pour être fidèles à notre renommée, on se retrouve seuls, assis devant l'aéroport. Nos porteurs nous ont laisses tomber, les taxis sont partis, tous les autres arrivants ont retrouve un membre de leur délégation….sauf nous. Pas le moindre petit comite d'accueil. OK, je ne m'attendais pas à avoir des colliers de fleurs, mais là, on fait plutôt dans le genre "Bagdad café".
Pas de problème ("keine problème"), l'un de nos collègue dégaine le portable et nous voila réveillant Berlin. Votre mission, si vous l'acceptez, sera de vous rendre dans l'hôtel le plus proche. Vu que les valises de mes collègues germaniques tiennent plus de la cantine que du sac à main, on dégotte un taxi qui, par la grâce de Dieu, nous emmènera au Novotel local.
Enfin, une fois à table devant un petit dej, un représentant de la délégation de Ndjamena nous rejoindra pour rectifier le tir. Excuses, plaisanteries, re-routage vers nos hôtels respectifs (les allemands d'un cote, Luce et moi de l'autre) ou nous attendrons le permis de circuler qui doit nous être remis par les autorités (pour certains ça a mis deux semaines)
Sur la route, je réalise à quel point le Burundi m'a manqué. J'ai l'impression de revenir chez moi. Il y a beaucoup de ressemblances; mêmes routes en ruine, mêmes gamins des rues, mêmes bougainvilliers.
15 septembre
Je crois comprendre ce que ressentent les habitants du Bourget. Ce matin j'ai été réveillée par le passage passablement bruyant d'un échantillon aéroporté de l'armée française, lequel volait à basse altitude. Et c'est comme ça plusieurs fois par jour!!! Pour l'instant je n'ai vu que quelques représentants locaux du corps armé. Une bande de gamins maigrelets dans leur uniforme bariolé, la kalach au poing.
Par contre, mon voisinage microcosmique semble avoir bénéficie d'un supplément d'hormone de croissance. Les lézards, les sauterelles, les mantes religieuses font tous deux ou trois fois la taille de leurs congénères européens!!
Assignée a résidence, je retrouve toute l'essence de la philosophie africaine. Le responsable local devait venir nous chercher pour manger et à l'occasion passer saluer les autorités sanitaires locales et je suis au regret de vous dire, ma sœur, que je ne vois que la température qui montoît et mon estomac qui grognât….. Dans ce pays, il faut RE-LA-TI-VI-SER.
16 septembre
Question philo locale: Doit on rire ou s'acharner quand tout semble aller de travers??
Ce matin était un grand jour pour nos nomades frustres (j'ai nomme: The Murphy's team): une partie du clan allai pouvoir s'échapper de Ndjamena (ville ou un sorcier encore inconnu avait jeté un sort empêchant toute personne de sortir de ses murs). Ils allaient fuir jusqu'à Abeche ou un autre contact les attendait. Pour ce faire, il leur faudrait embarquer a bord d'une version améliorée du tapis volant : l'avion du PAM (Programme d'Alimentation Mondial). Tout avait été minute mais une fois de plus le sorcier nous démontra sa puissance.
Le chauffeur qui devait passer à l'aube chercher nos deux fugitifs ne vint jamais. Voyant que l'heure tournait et que leurs chances de fuir s'amenuisaient, ils décidèrent de lever leur couverture et, au risque de se faire reconnaître, de prendre un taxi local. C'était mésestimer la détermination du sorcier car une fois arrives a l'aéroport, ils découvrirent que leur mon avait mystérieusement disparu de la liste des passagers…
Nous n'avons pas vraiment plus d'info sur ce qui se passe à Trejine. Les réfugies devaient arriver hier mais vu que les puits ne donnent pas assez d'eau, il faut différer l'ouverture du camp.
Thomas joue à l'électron libre, ayant loupé son avion ce matin il était prêt a sauter dans n'importe quel véhicule pour y aller par la route (notez qu'il n'y a qu'un village entre ici et le camp et que certaines rivières sont encore en crue). En plus l'ensemble du charroi local s'étend entre une voiture et pas du tout avec plus ou moins l'aide des taxis locaux. Pas bezef!
Histoire de nous occuper, j'ai pris Luce sous le bras (1.20m sur un tabouret de bar, les bras levés) et nous sommes allés voir le marché local d'un peu plus prêt. Comme à chaque fois j'ai découvert des trésors: un magnifique tapis de prière avec boussole incorporée ou encore des champions de la manucure (si vous croisez des types armés d'une grande paire de ciseaux, ce sont eux. Manucure, pédicure ou amputation sur place…)
19h00….. On a failli s'ennuyer mais heureusement, nos amis allemands étaient là. Voila qu'on tambourine à la porte de ma chambre. Le temps que je saute dans une tenue décente, je vois Thomas débouler comme un fou suivit de Luce qui trottine désepérement derrière lui. Son visage a l'éclat d'une tomate franchement trop mure. Apres la mésaventure de ce matin, nos trois germains sont aller faire le pied de grue à l'ambassade pour avancer l'obtention du permis de circuler de Stephan (tout le monde l'a sauf lui). Démarche peu diplomate il est vrai vu que les copains de Ndjamena avaient déjà fait tout ce qu'il y avait a faire, mais il semble que depuis notre arrivée, ils ne s'en réfèrent qu'a Dieter (un compatriote basé au fin fond de Trejine). Ce sacro saint Dieter aurait donc le pouvoir suprême leur permettant de boycotter tous les autres responsables. Pas une fois ils se sont tournés vers l'équipe sur place, que ce soit lors de notre arrivée a l'aéroport, pour le permis de circuler, pour l'organisation des expats qui partiront demain … ah oui, je suis donc sensée partir demain pour Abeche avec mon copain Thomas, puis on ira vers Trejine ou j'aiderai a monter des tentes (c'est vrai que vu ma carrure, ils n'attendaient que moi pour ça) pendant que Môsieur ira visiter les camps voisins.
Ce médecin à la tête d'écrevisse commence à m'échauffer les oreilles. Il n'en fait qu'a sa tête et en plus il prétend gérer ma vie! Je ne vais pas le laisser pourrir mon groove (il n'est pas né celui qui me dictera ma conduite! non mais!)
Non content de ça, leur hôtel a essuyé un incendie, alors (…sur les conseils de Dieter…) ils sont allés se réfugier au Novotel. Il y a bien d'autres hôtels dans la ville moins chers et confortables mais ils voulaient leur piscine (et je ne rigole pas!)
Il n'y a pas la moindre hiérarchie dans cette mission. Tout le monde fait ce qu'il veut et je commence à perdre patience. En plus nos trois amis ne font aucun effort pour parler Anglais et je trouve ça d'une impolitesse rare.
A ce jour il n'y a toujours pas assez d'eau au camp donc pas le moindre petit réfugie. Je vous pose donc la question: Que suis je allée faire dans cette galère?? Pourquoi foutre en l'air encore un peu plus d'argent??
Et si on s'amuse à pousser la réflexion voici quelques petites questions qu'il serait intéressant de se poser parfois:
Quand on sait que dans un camp, les réfugies sont mieux loges que les populations qui habitent a l'extérieur, quelle raison les limitrophes auraient ils de se priver de nos services et se faire passer pour des réfugie? Comment contrôler qui est réellement réfugie qui ne l'est pas? Un tel déséquilibre engendre obligatoirement des tensions… Comment s'assurer qu'un réfugie donné ne va pas frapper a toutes les portes? Ou envoyer un membre de sa famille chez l'ONG voisine?
L'ouverture d'un camp peut "empêcher" les réfugies de retourner chez eux le moment venu, ils sont souvent mieux traites que dans leur propre pays. On sait quand on ouvre un camp mais jamais quand on va le fermer (au Soudan un camp est resté ouvert près de 20 ans!)
L'ouverture d'un camp est souvent suivit d'un désastre écologique. Les arbres sont coupes pour le chauffage, certains forets réduits à néant…
L'arrivée des humanitaires dans un pays augmente de façon considérable le coût de la vie rendant le prix du poulet de base équivalent à celui du caviar, comment font les populations locales pour suivre?
Un camp/une mission humanitaire est il plus le fruit d'un réel besoin local ou d'une volonté politique expat (besoin de planter son drapeau) ?
Pourquoi n'y a-t-il pas de programme humanitaire à propos de construction d'usine? A-t-on peur de perdre un marché??
17 septembre
On se rapproche!! Avec Thomas, on a embarque dans le petit avion a hélices (16 places) du PAM, un beech-craft 1900C pour ceux que ça intéresse, et nous voici à Abeche. On a été accueilli par les expats Croix Rouge du coin, une drôle d'équipe de baroudeurs. La maison qui fait aussi office de bureau est un bordel typiquement masculin puissance trois mais on s'habitue. Il y a la, un français, un norvégien et un allemand tous plus proche de la quarantaine que de la trentaine.
Abeche, ville au milieu du désert tchadien. C'est tout plat avec quelques arbres. Manque total de couleur à part le beige. Moyen de transport local, l'âne ou le cheval (plutôt squelettique et pas très fringant d'ailleurs). Je pense que ces bestioles doivent être équipes de pilote automatique car je ne vois nulle rêne, pas le moindre guidon... Les hommes sont en djellaba et beaucoup avec un turban ou une calotte sur la tête. Peu de femme dehors.
Ce soir on est allé prendre un verre dans le camp militaire français du coin. Pas mal d'expats se retrouvent la bas.
18 septembre
(au cas ou tu ne l’aurais pas mais je ne pense pas, je te mets que quelques lignes...) Coups de théâtre dans la matinée. Nos deux copines qui devaient nous rejoindre ont été obligées de tirer à la courte paille qui allait prendre l'avion.
19 septembre
Il n y a peut être pas de réfugies dans ce camp mais on ne manque certainement pas de coq. Depuis 4h du mat ils se font écho, relayés parfois par les ânes, impossible de faire une grâce matinée. C est le jour du seigneur que diable!! Un peu de charité chrétienne sinon vous finirez tous rôtis à mon feu démoniaque. Pour le récalcitrant on allume le groupe électrogène à 6h30! pas de répit pour les braves.
Ce matin visite guidée du camp fantôme. Tout y est. La tente d´entrée où se fait le triage, la pharmacie, le labo, la salle de maternité, la tente d observation, la tente pour le personnel. Partout autour se dressent les latrines (petites cabines bâchées). Il doit y en avoir près de 200 (promis je n ai pas mis un zéro de trop) pour l’instant mais comme il y a du vol de bâche, on a ralentit la cadence. C’est un peu surréaliste de voir ces tentes de plastic au milieu de la brousse, on dirait un tableau de Magritte.
Un peu plus tard on a vu un camp en version habitée (Bregine). 40 000 réfugies en tout si on inclue les 17 000 spontanés qui devraient basculer chez nous si on ouvre. J ai été frappée par la joie de vivre des enfants. A Ndjamena ils nous collaient pour avoir de l’argent, ici ils se précipitent pour dire bonjour (et c’est tout). Ils n’ont pas du tout l’air triste, malade ou mal nourris.
Que ce soit au Tchad ou au Soudan les tissus des pagnes tiennent plus du voile que du carre de coton, toujours avec des couleurs magnifiques. Les petits garçons flottent dans leur longue chemise. Par contre les Soudanaises ont une coupe de cheveux assez particulière qui provient d un mélange de dread locks et de coupe au bol (je devrais avoir des photos, ne vous cassez pas la tête). Les familles se sont déplacées avec leur garde manger alors il y a des vaches, des moutons, des ânes et des chevaux (ça ce n’est pas pour manger) qui traînent un peu partout (autre dilemme humanitaire: on prend en charge les populations, mais doit on aussi assurer la suivie de tout ce surplus).
La vie a repris son cours, les femmes pilent le mils sous un arbre, les hommes prient en ligne, les gamins courent après les voitures. C’est tout de même impressionnant de voir s’aligner à perte de vue ces tentes empoussiérées du HCR (haut commissariat au réfugies). Bien alignées elles courent jusqu’à l’horizon.
Ce soir j’ai joué les cheerleader. Comme tous les dimanches on a joue au football sur un terrain entre le camp de Brejine et Trejine. Terrain, c’est peu dire, au fur et à mesure que le match avançait, les limites se modifiaient, s’étiraient sur la droite, sur la gauche, les supporters de la tribune Ouest ont du battre en retraite au risque de se faire piétiner par les joueurs. Les chauffeurs et autres locaux jouaient pieds nus alors que nos petits blancs semblaient équipes de chaussures pour marcher sur la lune.
On rigole, on rigole, mais la loi de Murphy pèse toujours sur nos têtes. Luce qui devait venir aujourd’hui d’Abeche, manquait à l’appel. Morton est arrive seul. Pourquoi? Sait pas...Donc si on récapitule; on a Stéphane et Sandra à Ndjamena, Luce à Abeche (du moins je l’espère, elle est entre quelque part et nulle part quoi, et Thomas et moi sur Trejine.
Quelle équipe.
20 septembre
Vous vous souvenez du combat des chefs dans Asterix?? Ben ici, c’est la même chose. D’un cote on a Abraracourcix (ou Dieter) et de l’autre Langdom qui tient plus du Assurancetourix vu son gabarit que du chef gaulois digne de ce nom. Je ne présente donc plus Dieter donc, modèle tout germanique. Un tatoue, un vrai. Membre ERU depuis sa création, c’est sur qu’il assure et qu’il a de la bouteille (son ventre l‘atteste lui aussi). Il nage dans l’urgence comme un cambodgien nagerait dans une inondation. C’est le chef ERU quoi! Langdom, malgré ses origines américaines a donc du mal à faire le poids. En plus de son physique nettement moins massif, il fait particulièrement jeune (la trentaine a peine) face à la horde de soixante-huitards sur le retour. Le problème c’est qu’en tant que responsable fédération, il SERAIT sensé chapeauter les activités de l’équipe fédération (les hydro, les log.) et celles des ERU médicales (c’est paradoxal car on appartient à la fédération mais on est autonome)
Petit flash back: Au sein de la Croix Rouge, il y a la fédération, joyeux mélange de représentants venant de tous les pays pour faire les kakous dans les pays en paix sur toute sorte de projet ( hydro réhabilitation, santé...)
Il y a le CICR, eux ils bossent dans les pays en guerre (visite de prisons, rapprochement familial...) Alors là aussi il y a de sérieux crêpages de chignon ce qui ne facilite pas plus notre histoire. Finalement les petites ONG, ça a du bon!
Donc si j’en reviens à nos moutons (qui tiennent plus du pit-bull pour certains), Abraracourcix refuse complètement l’autorité de notre ami pré-pubaire Assurancetourix et fait tout pour le ridiculiser ou le contredire. Ca va même plus loin, tous ceux qui ne sont pas ERU sont mal vus à notre table. J’ai du frauder pour pouvoir passer quelques feuilles de notre précieux PQ à Morton qui était venu d’Abeche pour quelques jours et c’est toujours ce pauvre Morton qui s’est vu remballé alors qu’il de mandait notre avis sur un examen plantaire. Il pouvait bien attendre, demain il croiserait le coordo-med (fédération) qui lui donnerait son avis sur la question. Il ne frôlait pas l’amputation mais moi je frise l’hystérie!!
En tout cas, ici, je suis en parfaite communion spirituelle avec mes soeurs les crevettes trempées dans l’eau bouillante. Il fait 50 degrés au soleil et à peine moins à l’ombre. Il ferait presque bon dans un four.
On a brûlé lors du montage des tentes (ah oui, on rallonge notre BHC ou basic health care, notre hôpital de brousse quoi). On a monte trois tentes et vide huit bouteilles à nous quatre en trois heures (sachant que la flexibilité des queues de vache est à son maximum, vous me calculerez l’age du capitaine)
Luce est arrivée dans l’après midi, bienvenue sur le radeau de la méduse!
22 septembre
Avec Suzanne on est en train de emplir les salles du BHC (basic health care), vous suivez? On s'entend plutôt bien toutes les deux. Infirmière allemande, la trentaine, première mission. Dans la vraie vie elle bosse en réa polyvalente. On fait rire tout le monde avec notre accent british pince (elle a bosse un an en angleterrre).
J'ai l'impression d'être dans un jeu pour ordinateur. Ce genre de jeu où il faut conquérir un territoire, assurer son approvisionnement, se défendre et je ne sais quoi d'autre. Dans la version Tchadienne ça donne plutôt ça: sur l'écran on voit la petite cyber-milie réveiller deux infirmiers locaux, leur montrer comment monter une table, pour deux autres ce sera une armoire, les pharmaciens s'occuperont de leur tente de pharmacie. Pendant quelques minutes notre cyber-milie peut ranger quelques ustensiles médicaux, puis elle retourne vérifier le travail, au besoin, petit clic sur la souris, on corrige le tir, et on les aiguille vers une autre tache...et voila la cyber-milie qui repart...bip...bip
L'équipe qui passera après nous (Sandra, Thomas et Luce), va certainement tout modifier mais c'est comme ça que ça marche:une équipe monte le camp (on monte les tentes, déballe les caisses, monte les tables, les lits, les salles d'examen, on approvisionne un peu chaque tente), Une autre l'adapte a ses besoins pour pouvoir l'utiliser.
J'avoue que je suis particulièrement contente de ce que nous avons fait Suzanne et moi.
Tout commençait à marcher comme sur des roulettes quand les dieux se sont rendu compte qu'on devait certainement manquer de distraction et vu que le programme des sept plaies d'Égypte est complètement dépasse, ils ont réactualise avec l'attaque des termites!! Ca devait probablement partir d'une bonne intention, il faut faire l'inventaire de matériel médical avant une quelconque ouverture du camp et vue l'étendue du travail, il était certain qu'une ou deux boites en moins seraient les bienvenues. Mais là, on bat des records!!! Si il y a des affamés au Tchad ce sont bien les termites locales! Mission pour demain, tout sortir du stock, vérifier l'état, faire l'inventaire (si, si quand même) et tout remettre sous ne tente qu'on aura au préalable monté un peu plus loin. YOUPIIII
26 Septembre
Me voici donc fuyant Trejine pour me rapprocher un peu plus de Ndjamena. Ca sent la fin de mission tout ça !!
Première station du chemin de croix : Abeche. Depuis mon dernier passage, le marasme masculin n’a fait que s’étendre et s’affirmer. Mes hormones crient au scandale !! On ne verrait pas ça même dans la chambre universitaire d’un étudiant en art plastique sous substance hallucinogènes et mi-temps chez Mc-Do… Cependant, vu l’état plutôt cyclothymique de mon système digestif ces derniers temps, je concentrerais mon attention sur le fait que je n’ai plus a offrir mon arrière train en pâture aux mouches peuplant le trou quasi en plein air dévolu à cet effet à Trejine. Je savoure donc royalement mon retour sur le trône.
En tout cas mon périple pour arriver dans cette parenthèse proche de l’inhumanité fut des plus agréables. Seule avec mon chauffeur, version moderne du touareg avec les lunettes du flic de Miami en plus (imaginez Ponchorello avec un turban et une djellaba), nous avons bondi de dune en dune a bord de notre 4x4 ronflant comme un tracteur. Autre particularité de mon compagnon : son sourire qui découvre une dentition dont la couleur oscille entre le rouge et le vieux chicot après quinze ans de consommation de gitane maïs. Il a du remarquer la légère crispation de mon visage à la suite de ce gros plan des plus surprenant et il s’est empressé de m’expliquer que tous les habitants d’Abeche étaient pareillement dotés. J’avoue que comme spécialité locale, ils auraient pu choisir mieux. J’éviterai donc d’aventurer mon regard de ce coté.
En passant par Brejine, j’ai l’impression d’être la reine mère en visite. Les gamins sont rayonnants quand ils me renvoient mon signe de la main. Comme il y a du vent aujourd’hui, ils ont fabriqué des cerfs-volants avec des sacs plastic au bout d’une ficelle. Les femmes sur leur âne reviennent du point d‘eau le plus proche, elles ont pris du bois en chemin. Apres Brejine il y a une autre ville, Farshana, et puis plus rien, la brousse qui, d’ailleurs, a pris un sérieux coup de chaud. L’herbe verte n’est plus qu’un vague souvenir, tout a pris la couleur de la paille sauf les champs de mil et d’arachide. Autres points de couleur, des arbres au bois rouge avec lequel on fait la gomme arabique.
Sur le chemin on croise des toucouls, petites baraques rondes, genre village vacance roots avec un toit en paille (un peu le même type que les relais courte paille sur le bord de l’autoroute)
Enfin les premières maisons d’Abeche ! Mon chauffeur me dépose à la maison Croix Rouge et part retrouver sa douce locale. En tant que bon musulman il m’a explique qu’il avait droit a quatre femmes, pas plus. Par contre, si la première femme est gentille, fait bien à manger, ne crée pas de problème, alors pas de raison d’aller chercher ailleurs. J’imagine donc, que la premier promise a du faillir à son devoir de femme soumise vu qu’il a aussi une femme à Ndjamena neuf enfants en tout (toutes femmes comprises)! Dur, dur la vie de bon musulman.
Ne le connaissant pas assez, je ravale mes revendications féministes déplacées.
27 septembre
Vu que je suis condamnée à rester à Abéché jusqu'a mercredi, j'en ai profité pour faire ce que toute femme fait le mieux (non, pas la cuisine, vous me connaissez trop bien): dépenser son argent en faisant du shopping.
Le marché d'Abéché est presque entièrement découvert. Chaque travée correspond à un rayon mais je ne m'étendrais pas sur le sujet, la question ayant été pleinement étudiée lors de mon passage au Burundi. Et pourtant, au détour d'une travée, entre la vaisselle chinoise et les thermos, je remarque une bassine pleine de poudre de henné. J'entame la conversation avec la vendeuse qui se propose de me tatouer les pieds avec…… et c'est comme ça que j'ai passé les deux heures les plus fabuleuses au Tchad. Il est vrai que le résultat des opérations n'a pas la grâce des arabesques orientales ou des fleurs tanzaniennes, on a même l'impression que j'ai sauté à pieds joints dans une bouse de vache, mais tant pis, ce n'est pas le tatouage mais tout ce que j'ai vécu pendant ce temps qui compte.
Toutes les voisines ont mis leur grain de sel. On m'a fait assoire par terre, de l'autre coté du comptoir (des ustensiles de vaisselle alignés sur des cartons retournés). J'avais les fesses sur un plastic et les pieds surélevés par une boite à chaussures. Pendant que ma "maquilleuse" préparait la pâte de henné, les clientes venaient me détailler, m'encourager. Et comme il a fallu laisser reposer la mixture sur mes pieds pendant deux heures, je me suis retrouvée observatrice au milieu du marché. J'avais l'impression d'être une petite souris, j'allais faire partie du décor, entrevoir un peu la vie au Tchad. Il n'y avait qu'une jeune fille qui parlait français, toutes les autres parlaient arabe, mais malgré tout on a réussi à se comprendre. Parfois, elles partaient dans une envolée lyrique, ne se souciant plus de moi, critiquant une femme qui venait de passer, chassant les gamins qui s'approchaient trop près de l'étalage. Du menton, une vielle me désigne des concombres posés à coté de moi, je lui passe. Accroupie, elle se met préparer une salade assaisonnée de citrons et de piment. Me voila partageant leur gamelle dans l'arrière boutique. On arrive même à papoter comme des copines, j'apprends que le tatouage qu'elles me font ne se fait que sur les femmes mariées…. Pas de panique, l'une d'elle me vante les mérites de son frère qui se ferait un plaisir de palier à cette désastreuse situation. Merci beaucoup les filles, mais même si les hommes d'ici ont la réputation de laisser leur femme libre de leurs mouvements je passe mon tour. Je leur montre même une photo de Lottie, on se sent un peu plus proche, certaines connaissent aussi ce genre d'histoire. J'ai toujours les pieds en l'air et les fesses en compote. Une sonnerie, l'une d'elles dégaine son téléphone portable de sous son boubou (ici on appelle ces tenues un lafaye), la technologie arrive même au fin fond du bush. On parle maquillage; mes sourcils épilés les étonnent, leurs lèvres noires me fascinent. Elles m'expliquent qu'elles se piquent les lèvres avec les épines d'un arbuste reliées en fagot, trempées dans une huile spéciale. Ca saigne, ça fait mal, mais il faut souffrir pour être belle. "Et puis c'est quel produit qui défrise tes cheveux comme ça ?" me demandent elles. A l'heure de la prière, certaines se retirent dans un coin.
Finalement le temps passe vite quand on est entre filles, mon chauffeur revient déjà me chercher. Il rie de voir me pieds emballes dans du plastic (une fois le henné sec, on l'a raclé, lavé au citron et on a tout emballé dans des sacs). Je reviens triomphante à la maison croix rouge, les pieds tout noirs.
Ce soir, je dors dans la chambre de Morton, il me l'a gracieusement laissée pendant qu'il était sur le terrain. Me suis-je trompée de chambre?? De la gomina, des pilules de régime, un tube de crème hydratante sous l'oreiller, un rouleau collant pour enlever les poils de chat sur les vêtements….. Je m'attends à trouver un bonnet de bain près de la douche. J'avais remarqué qu'il était toujours tiré à quatre épingles, la mèche rebelle calculée au millimètre près, mais là on dirait un hybride né du croisement entre le mari de Barbie et Roger Moore (dans "amicalement votre"). Une nouvelle variété d'expat que je ne connaissais pas.
29 septembre
On ne va pas sacrifier a la tradition : « le bilan ! Le bilan !! »
Je suis sur le point de prendre mon avion pour Ndjamena, accompagnée de mes deux body-gard (Ralf et Leif ou les deux ronchons du Muppet show; photos a suivre) et je dois dire que je suis plutôt satisfaite de mon travail.
Je n’y croyais pas et pourtant, en un temps record on a réussi (Suzanne et moi) a faire quelque chose de concret : on a monté le BHC. On s’est transformé en Bob le bricoleur et on a arrangé des caisses en tables, en armoires. On a monté des lits, tendu des paravents, équipé chaque tente en fonction de son affectation (labo, salle des pansements, femmes enceintes…). On a fait l’inventaire du moindre petit comprimé, la moindre aiguille qu’on avait réquisitionné afin de compléter l’inventaire du stock principal, on a évalué les compétences du staff local embauché pour travailler avec nous.…on a fait du bon boulot je crois. Maintenant, on passe la main à l’équipe suivante qui aura la lourde tache de pisser dans les coins afin de prendre possession des lieux et lancer la machine infernale (les réfugies sont arrives hier !!! a part ça pas de nouvelle). Advienne ce que Dieu voudra.
C’est vrai que je n’ai vu qu’un aspecte du boulot mais j’espère bien que j’irais plus loin lors de la prochaine mission. On a eu largement le temps de monter notre BHC 5 étoiles, maintenant, on maîtrise. La prochaine fois je jouerai vraiment à l’infirmière, je crois que je me plais dans cette dynamique.
Pour ce qui est de mes collègues, j’ai eu la chance de croiser des personnes d’une grande expérience. En plus de maîtriser leur boulot, ils avaient toujours des histoires passionnantes à raconter, le soir a la veillée. Ce fut un véritable bonheur de vivre cette expérience avec eux.
Ben, voila, voila ma brave dame, on va donc dire que ce fut une bonne mission, a quand la prochaine ??
Recherche véhicule humanitaire en France ou pays limitrophes English translation pending
Bonjour,
Président d'une association humanitaire "CINE~GAL" qui a pour mission, grace à un camion aménagé et entièrement autonome, de projeter des films, des documentaires, des matchs de football etc... dans les villages de brousse retirés du Sénégal. Bien entendu le but est de diffuser des messages de lutte et de protection contre le Sida et le Palu, de protection de l'environnement et du bon usage de l'eau, sur l'hygiène dentaire etc....
Je recherche un ou plusieurs camions style TRM 4000 (malheureusement je n'arrive pas à télécharger l'image du 1er avec cette annonce) avec ou sans cellule. Si vous en possédez un et que vous souhaiter vous en séparer ou si vous en connaissez un, je vous serez reconnaissant de me le faire savoir.
Je vous remercie infiniment
Marc LACHAT
Mission d'études au Paraguay English translation pending
Nous sommes un groupe de 9 étudiants français. Du 13 mars 2007 au 10 avril 2007, nous nous rendons au Paraguay pour réaliser une mission de développement dans une coopérative sucrière près d'Arroyos y esteros (100km à l'est d'Asuncion) à Fidel y Maiz.
Connaissez vous quelques coins sympa à visiter au Paraguay, des endroits à ne pas louper? Est-il difficile de se déplacer dans ce pays ?
Nous voulions également savoir s'il est facile de se rendre sur la cote atlantique au Brésil pour passer un week end au bord de la mer
merci
aurelie
Recherche location de voiture avec chauffeur au Sénégal English translation pending
bjr, dans le cadre d'une mission humanitaire de un mois en janvier 2007, je recherche à louer une voiture en bonne état, avec chauffeur serieux, pour circuler en brousse au Senegal oriental, au dela de Tambacounda .Nous serons 3 TOUBABS .Envoyer là-bas par une petite assoc française, ou chacun paie la totalité de ses frais et la facture location auto semble tres chere 45000 fcfa par jour plus le carburant, avez vous une solution moins onéreuse, merci
Emploi au Bénin avec 200€ par mois English translation pending
Une offre parait sur l'ANPE pour une mission de 5 ans au bénin pour un centre de soins. L'employeur propose une rémunération de 200 à 300€ par mois avec un logement d'assuré et la couverture sociale.
Ma question n'est pas de savoir si la rémunération correspond au poste proposé mais plutot de savoir ce que représentent ces montants et s'ils permettent de vivre, qui plus est avec mon épouse et mon enfant.
Merci par avance
Greg
Ma question n'est pas de savoir si la rémunération correspond au poste proposé mais plutot de savoir ce que représentent ces montants et s'ils permettent de vivre, qui plus est avec mon épouse et mon enfant.
Merci par avance
Greg
Visa et pacs au Brésil? English translation pending
bonjour à tous, c'est mon premier post sur ce forum; si quelqu'un peut m'éclairer, ce serait très gentil.
je vous explique: mon amie est suisse et vient de partir à sao paulo pour travailler 3 ans.elle dispose déja d'un visa de travail; je vais partir la rejoindre mais j'ai peur que le visa touristique même prolongé de 90 jours ne me suffisent pas à trouver un emploi et à obtenir le visa de travail qui me permettra de rester avec elle; même si je trouve un contrat au bout de 4 ou 5 mois, je devrais rentrer en france au bout de 6 mois et attendre le visa de travail pour entrer à nouveau sur le sol brésilien. un visa rapprochement existe, il ne permet pas de travailler mais de rester au brésil avec son conjoint le temps de sa mission. Mais nous ne sommes pas mariés et ne sommes pas concubins de puis 5 ans.
Ma question est de savoir si le pacs pourrait remplacer le mariage dans l'attribution du visa rapprochement? et si oui, n'y a t'il pas de problème du fait qu'elle soit suisse et le pacs un contrat français.
je vous remercie mille fois d'avance de votre aide.
Recherche bénévolat à l'étranger pour l'été 2007 English translation pending
actuellement en formation d'éducatrice spécialisée, je recherche une mission à l'étranger pour l'été 2007 (juillet-aout) je n'ai pas encore d'expérience dans l'humanitaire mais je suis néammoins très motivée. Je suis interessée par toutes vos propositions et par tout vos conseils.
merci de me répondre.
Médecin bénévole au Sud Maroc ou en Mauritanie en 2007 English translation pending
je recherche une proposition de mission benevole entant que médecin au sud
maroc ou en mauritanie pour 2007, pour une à deux semaines.
préference ATAR ou sud MAROC. Dr.T.
Infirmière recherche projet humanitaire English translation pending
bonjour
je suis infirmière puéricultrice et je recherche une association ou organisme avec lequel je pourrais partir en mission. J'ai plutôt des compétences dans le domaine de l'enfance (santé, développement...), de l'éducation à la santé et de la relation mère/enfant.
Si vous connaissez un organisme susceptible de correspondre à mes attentes, merci
Bénévolat en Argentine English translation pending
coucou,
je pars pour l Argentine en decembre et je cherche une mission humanitaire (au mieux vers salta).
J aimerais aider dans un orphelinat, ou dans les écoles comme soutien scolaire, ou dans la culture. J ai déjà travaillé dans des écoles culturelles au guatemala et au mexique, où j enseignais le cirque. Je travaille beaucoup avec les enfants en france comme animatrice et j' ai tres envie de me rendre utile en Argentine. Si vous avez des idées, je suis prenante, merci 🙂
Je voulais aussi savoir si on pouvait entrer en Argentine avec un aller simple paris-buenos aires...
Merci!!!