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Itinéraire de vingt-deux jours au Costa Rica en décembre English translation pending
by Viretvévé · 2012-10-30 · 17 replies
Bonjour à tous, J’ai besoin de vos conseils afin d’organiser notre prochain voyage qui durera 22 jours. Nous avons acheté deux billet d’avion via go voyage qui nous proposait les meilleurs tarifs : 745€/pers. au départ de Nantes avec escales à Paris et Atlanta. Départ prévu fin novembre !

Après mettre aidé de forum de voyage (merci à Vincent), j’ai élaboré une ébauche d’itinéraire que je vous soumet… Tout commentaire est le bienvenu. Tout d’abord nous souhaitons nous déplacer en bus et transport locaux afin de prendre notre temps (de plus nous avons un budget limité…)

voici les diferentes étapes:

ALEJUELA - cascade de la Paz, - Volcan Poas

LA FORTUNA - cascade La Fortuna - sources d’eau chaude - Lac Arenal et alentours du volcan

BIJAGUA - Rio celeste et parc du Volcan Tenorio - Cascades Llenos de Cortes + sources d’eau chaude à Miravalles

SANTA ELENA - Parc Monteverde

MONTEZUMA - farniente, snorkeling et visite des environs Samara, Curu…

PARRITA/OJOCHALou DOMINICAL - Parc Manuel Antonio

BAHIA DRAKE ou PUERTO JIMENEZ - Parc Corcovado

PUERTO VIEJO - parc de Cahuita, Manzanillo - découverte de la culture Bri Bri En fonction du temps détour vers Panama – Bocca del Toro

TORTUGERO - visite du parc

PUERTO VIEJO DE SARAPIQUI - Cascade

ALAJUELA - retour

Pensez-vous que cet itinéraire est réalisable en 22 jours, avec les transports en commun? Sinon quelle étape serait selon vous à supprimer ?

Nous avons mis de côté le parc national Rinçon de la Vieja car il fallait faire un choix, pensez-vous que c’est judicieux ?

En ce qui concerne le Parc Corcovado, quel est le meilleur point d’attache : Bahia Drake ou Puerto Jimenez ? J’ai entendu parler d’une randonnée reliant la Sirena via La Leona en consacrant une nuit ou deux dans le parc, avez-vous déjà entrepris ce parcours? Merci d'avance pour votre aide.

Vivement le départ!
"Il faut négocier au Pérou", mais sur quelles bases? English translation pending
by Gilmarie · 2013-04-03 · 89 replies
Bonjour,

J-15 avant notre départ au Perou. Sur de nombreux sujets du forum, on nous conseille de négocier. truc dans lequel je n'excelle pas du tout! je ne sais pas comment marchander etc etc. le pigeon idéal! il fautque ca change !😛

J'aimerai avoir des exemple de tarifs que nous dirons "correctement" négocié. Ex taxi, entrée dans des sites, bus (si négociation il y a) etc.

Merci pour vos retour d’expérience et petites astuces

Gil
Costa Rica: aide pour itinéraire de trois semaines en mars 2012 English translation pending
by Cédric69 · 2011-11-08 · 35 replies
Bonjour les amis ,

Je viens à nouveau vous demander votre aide pour préparer notre futur voyage. Nous partons mon amie et moi au Costa Rica du 25 février au 17 Mars 2012. Les billets d'avions sont presque réservé. Par contre maintenant se pose la question de l'itinéraire, des sites à ne pas rater . D'habitude le Guide du Routard m'aide beaucoup mais il n'éxiste pas pour cette destination.

L'idée est de profiter du pays mais sans courir. Je pense louer une voiture sur place pour plus de liberté. Que ne faut il absolument pas rater ? Nous aimerions faire un petit trek sur 2 ou 3 jours dans la jungle, et finir sur 3 ou 4 jour de carte postale au bord de la mer et faire un peu de plongée , mais de quel coté ?

Nous voyageons d'habitude façon routard avec notre sac a dos sans trop réserver d'hotel a l'avance ce qui nous laisse plus de liberté de changer d'avis au grés des conseils locaux. Est-ce facile au Costa Rica de trouver un hebergement pour le jour même ?

Merci de vos conseils avisés .

Cédric.
La province de Entre Rios à découvrir (Argentine) English translation pending
by Herge · 2014-03-20 · 60 replies
Bonjour à tous !

Aujourd'hui, je prends ma plume pour vous faire découvrir la province de Entre Rios qui est juste à coté de Buenos Aires et oú aucun francais ne songe aller passer quelques jours ! C'est pourtant une province merveilleuse, deja touristique par l'attrait qu'elle impose aux Porteños (de Buenos Aires) et au Rosarinos (de Rosario) pendant les vacances scolaires. Vous allez me dire que vous n'avez que 3 semaines et que vous avez deja tant de choses à voir (Valdes, Bariloche, Mendoza et Salta.....) que les autres destinations passent à la trappe ! Certes ! Mais bon, pourquoi aller à 3000 km de Buenos Aires (El Calafate, Ushuaia, etc..) quand vous avez deja à 300 et 400 km des destinations de reves ? Ne cherchez pas dans vos guides europeens, il n'y a rien (ou presque rien) sur Entre Rios, puisque ceux ci ne traitent que les 8 fannions (Buenos Aires, Iguazu, Salta, Mendoza, Bariloche, El Calafate, Ushuaia et Valdes). Donc prenons le probleme à l'envers. Si vous etes deja allés voir ses 8 fannions "soit disant incontournables" ou si vous en avez marre d'aller là où les autres vont parce que ça fait bien d'y aller ou alors par conformisme pur, il est donc temps de sortir des sentiers battus. Inutile de prendre l'avion , inutile de claquer votre argent dans les transports, inutile de faire des milliers de km à l'interieur du pays ! Vous pouvez voir des choses nouvelles, des choses qui vont vous depayser ... dans la province de Entre Rios.

La province est grande comme l'Autriche (80.000 km2). Il est possible de louer une voiture à partir de Buenos Aires et d'aller ensuite faire un tour dans la province disons pour les plus pressés une bonne semaine, sinon au moins deux semaines.

Que voir ? Des villages, des parcs, des paysages, des rios, la gastronomie, les fetes, les carnavals et les habitants !

Deux enormes fleuves, le Rio uruguay à l'est avec les villes de Gualeguaychu, San Jose, Colon, Concepcion del Uruguay, Concordia. A l'ouest un fleuve encore plus grand, le Rio Parana, large de 60 km par endroit en y mettant les marecages et autres rivieres secondaires, et puis les villes de Gualeguay, Victoria, Diamante, Parana et La Paz.

Par ou commencer ? Arrivez a Buenos Aires, achetez vous une carte de Entre Rios et prenez au moins quelques jours pour vous lancer sur les destinations les plus proches, par exemple sur le Rio Uruguay entre Gualeguaychu et Colon. Un superbe parc National a decouvrir, le Parc El Palmar, le Palacio San Jose aussi à visiter.....

Pour avoir une premiere idée sur la province de Entre Rios, allez voir :
http://www.petitherge.com/...-rios-122908420.html

Voila les villes et les curiosités les plus touristiques de la province :

- La ville de Gualeguaychu. http://www.petitherge.com/...orique-75713807.html - La ville de Colon. http://www.petitherge.com/...e-rios-75625157.html - La ville de Concepcion del Uruguay. http://www.petitherge.com/...e-rios-77955743.html - Le Palacio San Jose. http://www.petitherge.com/...-rios-122887718.html - La ville de Concordia. - Le Parc National El Palmar - La ville de Gualeguay - La ville de Victoria. http://www.petitherge.com/...-rios-123031413.html - La ville de Diamante - Le Parc National Pre Delta - La ville de Parana - La ville de Nogoya - La ville de Basavilbaso - Le village de Ibicuy

Un petit avant goût en photos : Les photos sont aussi en bas en pieces attachées. (impossible de pouvoir ajouter un texte aux images) donc les liens de mes photos sont aussi sur flickr.com ci dessous.

http://farm4.staticflickr.com/...335_92c607103a_... Victoria

http://farm8.staticflickr.com/...283_7420658585_... Victoria

http://farm4.staticflickr.com/...683_414d961635_... Colon

http://farm4.staticflickr.com/...203_b160288693_... Concepcion del Uruguay

http://farm3.staticflickr.com/...205_a7dc13edb5_... Parc Nacional El Palmar

http://farm4.staticflickr.com/...014_13285da0e4_... Gualeguaychu

http://farm8.staticflickr.com/...584_cc14d52cb8_... Palacio San Jose

http://farm8.staticflickr.com/...444_4c8d0ae13b_... Colon.

J'espere vous avoir passé l'envie d'y aller ! En tout cas, le sujet est ouvert et que ce forum soit fructueux sur le theme de la province de Entre Rios !

A tres bientot ! Herge ! www.petitherge.com
Validation d'itinéraire au Pérou English translation pending
by Marco333 · 2009-10-15 · 18 replies
Bonjour.

J'organise un voyage d'une vingtaine de jours dans le sud du Pérou en juillet 2010 et j'aimerais avoir l'avis de voyageurs expérimentés sur le sujet. Voici notre itinéraire. Les lignes de Nazca ne sont pas dans l'itinéraire et c'est voulu. Nous passons très peu de temps au Lac Titicaca car nous n'avons vraiment pas le pied marin. Tous les conseils sont les bienvenus et merci de votre temps.😉

Jour 1, 20 juillet : Départ de Montréal vers Lima

Jour 2, 21 juillet : Journée à Lima et les environs

Jour 3, 22 juillet : Journée à Lima

Jour 4, 23 juillet : Départ de Lima vers Arequipa (en avion avec Traficoperu)

Jour 5, 24 juillet : Journée à Arequipa (Canon del Colca)

Jour 6, 25 juillet : Journée à Arequipa (Canon del Colca)

Jour 7, 26 juillet : Journée à Arequipa (Canon del Colca)

Jour 8, 27 juillet : Journée à Arequipa

Jour 9, 28 juillet : Départ d’Arequipa vers Puno (en avion avec Traficoperu)

Jour 10, 29 juillet : Journée au Lac Titicaca

Jour 11, 30 juillet: Départ de Puno vers Cusco (en avion avec Traficoperu)

Jour 12, 31 juillet: Journée dans la Vallée Sacrée : Pisac et Ollantaytombo

Jour 13, 1er août: Journée dans la Vallée Sacrée : Urubamba, Salinas, Moray et Chincheron

Jour 14, 2 août: Journée à Cusco

Jour 15, 3 août: Début du trek Salcantay

Jour 16, 4 août: Trek

Jour 17, 5 août : Trek

Jour 18, 6 août : Trek

Jour 19, 7 août : Fin du trek et retour à Cusco en après-midi

Jour 20, 8 août : Départ de Cusco vers Lima (en avion avec Traficoperu)

Jour 21, 9 août : Départ de Lima vers Montréal
Départ pour le Vénézuela: argent, hôtel, transport...? (urgent) English translation pending
by M7rk6e5ttn8w · 2009-12-06 · 14 replies
Bonjour a tous,

voila, nous sommes trois Francais partant au Vnz ce ss qq jours pour 3semaines et a vrai dire on a tres peu planifie notre trip 😕 nous prevoyons une semaine montagne, ..et une semaine plage (margarida is) au moins. En fait notre plan est de prevoir sur place, qq jours a l'avance au fur et a mesure de notre voyage comme nous ne voulons pas etre tenu a un planning. Si nous pouvions avoir quelques reponses rapides sur ces questions suivantes:

1. Quel est le meilleur change a present: Euro ou Dollars? 2. Nous arrivons tard a l'aeroport de Caracas et voulons joindre merida le plus tot possible: est-il possible de trouver un hotel pas cher pour dormir la nuit et partir au petit matin? Est-il vraiment deconseille de rester la nuit dans l'aeroport? autres suggestions? 3. Meilleur plan pour aller a Merida de caracas : avion ou bus? Quel companies? 4. Salto angel: une idee de budget? Est-ce vraiment cher et/ou incontournable? 5. Nous faut -t-il un adaptateur pour tel/photo? 6. Comment dormir pas cher dans les villes ou nous passerons? 7. Question sensible: une de mes potes est de couleur noire: y a -t- il des problemes de racisme? 8. hotel cool et pas cher sur Margarida is ? 9. Question parano: Y a -t-il des precautions a prendre pour les taxis? 10. Merida: que faire de bien la bas? 11. Ciudad Bolivar: Est-ce une bonne destination? Qu-y faire? 12.Peut on prevenir le consulat de notre sejour la bas par internet sans passer a Caracas? 13. Et 13, car il en faut 13: La meteo dans le pays en decembre?

Desole par avance pour ce long mail et aussi de poser ces questions qui puissent paraitre stupides, mais a vrai dire nous n'avons pas vraiment eu le temps de planifier.

Merci d'avance a tous, Damien

PS: un de nous parle tres bien lespanol, nous avons un budget de 1000-1500euros
Un mois en Argentine entre mi-mars et mi-avril, itinéraire English translation pending
by Mitzy · 2011-11-08 · 28 replies
Nous sommes deux copines de Montréal et voyagerons en Argentine entre la mi-mars et la mi-avril 2012.

Nous désirons passer quelques jours à Buenos Aires et à Ushuaïa, voir les chutes d’Iguaçu, visiter le nord-ouest et, éventuellement, la région de Mendoza, si le temps le permet.

Nous pourrions louer une voiture pour quelques jours, mais préférerions utiliser les moyens de transport en commun. Nous aimerions inclure quelques randonnées en montagne (longues de quelques heures, maximum un jour) dans notre trajet.

Nous aimerions avoir les informations suivantes: - combien de jours nous devrions passer à Ushuaïa pour voir l'essentiel ? - quel serait le meilleur trajet qui nous permettrait de visiter le nord-ouest et Iguaçu ? En combien de jours ? En avion, autobus, auto ? - est-ce que c'est envisageable de rajouter la région de Mendoza à notre voyage ou bien le temps est trop court ?

Un gros merci.
Voyage Argentine - Chili, vingt et un jours en 2013 English translation pending
by Fredxiii · 2012-11-22 · 30 replies
Bonjour à tous, Après avoir repoussé au profit d'autres contrées mon voyage en 2012, je suis décidé à aller visiter une partie de l'Argentine et du Chili. Je me suis inspiré des carnets de voyages remarquablement documentés qui ont fleuri ces dernières années sur Vf et viens vous soumettre mon projet.

J1 – Paris – aéroport Foz de Iguazu nuit sur place

J2 – Iguazu visite des chutes côté Brésil et parc des oiseaux nuit sur Foz de Iguazu

J3 – transfer vers Iguazu visite des chutes côté argentin nuit à puerto de Iguazu

J4 – Vol ou car vers Salta, visite de Salta et récupération de la voiture de location

J5 – Salta – Cachi

J6 – Cachi – Estancia colome

J7 – Estancia Colomé – Cafayate

J8 - Cafayate – Quilmes – Cafayate

J9 – Cafayate – Las Conchas – Salta

J10 – Salta – San Antonio – Salinas Grandes – Purmamarca

J11 – Purmamarca – Quebrada de Humahuaca – Iruya – Purmamarca

J12 – Purmamarca – San Pedro de Atacama

J13 – San Pedro de Atacama - Toconao / Quebrada De Jerez / Salar De Atacama - Laguna Chaxa – Laguna Cejas / Ojos Del Salar / Laguna Tebinquiche / San Pedro De Atacama

J14 – San Pedro De Atacama Lagunas Altiplanicas / Socaire /

J15 – San Pedro De Atacama Vallée De La Lune / Ruines De Quitor / Vallée De Catarpe /

J16 – San Pedro De Atacama Geisers Du Tatio / Termes De Puritama

J17 - San Pedro De Atacama Valle De La Luna / Quitor / Tulor

J18 – San Pedro de Atacama – Salta

J19 – Salta Buenos Aires

J20 – Buenos Aires

J21 – Buenos Aires - Paris

Ca peut être allongé d'une journée ou deux, rien n'est figé.

Ceci est une première ébauche. Je n'ai pas beaucoup travaillé sur le voyage mais les idées se mettent en place.

Ce qu'il faut savoir: - Départ en octobre 2013 - On voyage à 2, en couple - Je voudrais louer une voiture pour faire la boucle Salta-Salta de J4 à J18. Est-il nécessaire de louer un 4x4 à SPA ou bien je peux me contenter d'une petite voiture. A ce moement, serais-je obligé de partir en excursion avec d'autres personnes car les pistes autour de SPA sont difficiles? - Je voudrais descendre jusqu'à Mendoza. Je sais, ça n'apparait pas mais est-ce-que Mendoza et la région de San Juan ne sont pas préférable à visiter que Buenos aires. Je ne suis pas attiré du tout par Buenos Aires et ce que j'ai lu y compris sur le site de Hergé (très bien documenté d'ailleurs!!) ne m'a pas convaincu que j'aimerais y passer du temps. - Quid du passage des frontières?

Voici les premières questions qui se posent un peu en vrac avant de modifier et d'affiner le parcours.

Merci pour votre aide.

FreD.
Itinéraire de 3 semaines au Costa Rica English translation pending
by Hamhamchan · 2013-10-23 · 13 replies
Bonjour à tous,

Grâce aux nombreux renseignements que vous m'avez déjà fourni, l'itinéraire commence à prendre forme. Je vous le soumets ici pour avis. Je voyagerai seule en transports en commun (pas de location de voiture, je n'ai pas le permis !).

Les billets d'avion ne sont pas encore achetés (mauvaise surprise, ils avaient pris 200 euros entre lundi et mardi...), donc il se peut que j'ai 1 ou 2 jours de plus ou de moins...

Itinéraire / Nuit à J1 Sa 08-févr : Arrivée à Liberia en fin de journée /Liberia J2 Di 09-févr : Bus pour Ostional - Observation de la ponte des tortues de nuit / Ostional J3 Lu 10-févr : Plage Ostional puis retour vers Liberia dans l'après-midi / Liberia J4 Ma 11-févr : Excursion au PN Rincon de la Vieja / Liberia ou Bijagua J5 Me 12-févr : Volcan TenorioArriver / Bijagua J6 Je 13-févr : Arrivée à La Fortuna dans la matinée (Cataracta de la Fortuna, Sources d'eau chaude, festival...) / La Fortuna J7 Ve 14-févr : Excursion au volcan Arenal / La Fortuna J8 Sa 15-févr : Arrivée à Monteverde / Santa Helena (minibus-bateau-minibus) (ranario, canopy, plantations de café) / Monteverde ou Santa Helena J9 Di 16-févr : Monteverde / Santa Helena / Monteverde ou Santa Helena J10 Lu 17-févr : Bus vers San José le matin, Visite de la ville l'après-midi / San José J11 Ma 18-févr : Trajet pour Tortuguero via Moin / Tortuguero J12 Me 19-févr : Tortuguero (Balades, observation nocture des tortues) / Tortuguero J13 Je 20-févr : Vol vers Bahia Drake le matin, puis Bird-watching, night hike… / Bahia Drake J14 Ve 21-févr : Corcovado / Corcovado La Sirena J15 Sa 22-févr : Corcovado / Corcovado La Sirena J16 Di 23-févr : Corcovado / Bahia Drake J17 Lu 24-févr : Bahia Drake ou Isla del Caño / Bahia Drake J18 Ma 25-févr : Départ pour Sierpe en bateau le matin, puis bus vers San Gerardo de Dota / San Gerardo de Dota J19 Me 26-févr : PN Los Quetzales / San Gerardo de Dota J20 Je 27-févr : Bus vers le PN Manuel Antonio / Village de Manuel Antonio J21 Ve 28-févr : PN Manuel Antonio le matin, Bus vers San José l'après-midi San José / Alajuela J22 Sa 01-mars : Retour vers Lyon le matin

Parmi les questions que je me pose : - Y a-t-il des choses "superflues/redondantes" ou au contraire, ai-je oublié des incontournables ? (j'ai choisi de ne pas faire la côte Caraïbes qui m'attire moins) - Le volcan Tenorio vaut-il vraiment la peine ? Est-ce plus facile de le faire depuis Liberia ou La Fortuna ? - Passer 1 jour de plus à Sana Helena / Monteverde ? - Passer 1 jour de plus autour de San José pour aller voir les volcans Poas et Irazu ? - 1j de moins au Corcovado ? - Le PN de los Quetzales n'a pas l'air facile d'accès. Est-ce que cela vaut vraiment le détour ? - Est-ce plus facile de faire San José -> Manuel Antonio - PN Los Quetzales - Bahia Drake dans le sens Nord-Sud que Sud-Nord comme je l'ai prévu ? (avec ensuite un avion de Bahia Drake à San José)

Merci d'avance pour votre aide ! Karine
Espagne/Portugal: circuit en terre ibérique (juillet 2007) English translation pending
by Stef2Mars · 2007-08-22 · 47 replies
Jeudi 19 juillet : cap sur l’Espagne Anne et moi arrivons vers 19h à l’aéroport et nous découvrons le tout récent MP2, le terminal low cost de Marseille, inauguré un an auparavant. Décor sommaire, couleurs vert pomme et cramoisi… Bref, on n’est pas là pour visiter. Il n’y a pas de file d’attente, nous en profitons pour faire enregistrer les bagages que nous portons et déposons nous-mêmes sur le tapis roulant. On peut alors se poser tranquillement dans le hall et se remplir la panse de nos sandwiches. Nous avons devant nous assez de temps pour nous diriger vers l’autre terminal, le vrai si j’ose dire, où nous pouvons trouver les magazines qui nous occuperont pendant la bonne heure et demi de voyage qui se présente devant nous.

21h. C’était l’heure prévue du départ, mais nous sommes encore en train d’attendre sagement l’embarquement. Une fois installés à bord du 737 de Ryanair, le commandant de bord s’adresse aux passagers… en espagnol puis en anglais. On ne se sent déjà plus chez nous. Une demi-heure plus tard, l’avion quitte enfin le tarmac de Marignane, salue la Bonne Mère, et prend la direction de Madrid. Les vacances peuvent commencer.

Il est 23h environ lorsque le vol 5447 se pose sur la piste de Barajas. L’aéroport de la banlieue madrilène nous semble immense. L’appareil roule si longtemps après l’atterrissage que l’on se prend à imaginer qu’il pourrait emprunter l’autoroute et nous déposer directement à l’hôtel. Utopie.

Nos bagages rapidement récupérés, nous entamons alors une longue marche à travers les longs couloirs de l’aéroport, suivant les indications pour rejoindre la station de métro. Plantés devant les machines automatiques multilingues, nous tentons vainement de nous procurer nos titres de transport. Nous bidouillons l’engin cinq bonnes minutes avant que celui-ci daigne nous délivrer les précieux sésames. Joie de courte durée, nous restons bloqués aux tourniquets car les tickets ne sont pas les bons. On se décide à faire la queue au guichet – car oui il est 23h30 et un guichet est ouvert – jusqu’au moment où un agent nous interpelle pour nous proposer son aide. Quelques palabres hispano-anglaises plus tard, il parvient patiemment à nous faire comprendre que les tickets de métro au départ de Barajas sont majorés d’un euro. Il prend l’initiative de changer les titres via la machine et nous le remercions…

Trois lignes de métro plus tard, il est minuit bien entamé quand nous tombons nez à nez sur l’énorme porte en bois de l’Hostal Miralva, situé au 32 de la calle Valverde. Bien que située à quelques pas de Gran Via, les « Champs-Elysées » espagnols, nous ne sommes guère rassurés par cette sombre artère animée par quelques poivrots et vitrines de sex-shops. Nous sonnons, et au 1er étage de cet immeuble nous accueille un homme grisonnant. Là encore, nos lacunes en espagnol font défaut, c’est donc dans un anglais scolaire que se fait la discussion. Dans le hall, nous rencontrons deux touristes français arrivés de Paris, dont l’un nous dit : « Prévoyez de la crème solaire, ça bombarde ici ! ». Je lui rétorque en plaisantant que l’on vient de Marseille, et que par conséquent le soleil, nous, on a l’habitude. Le gérant nous remet les clés et nous découvrons notre chambre pour les quatre prochaines nuits. Un lit double, une armoire, une table, deux chaises et un lavabo, le strict minimum. Les toilettes et la salle de bains sont à l’autre bout du couloir. Les douches sont interdites après minuit, ça tombe bien, il est 1h du mat passé et j’avais envie de me rafraîchir, tant pis, demain il fait jour…

J’aurai pu finir ce récit du premier soir sur un « nous nous couchâmes et nous endormîmes paisiblement », hélas… Tous les bruits émanant de la rue se firent entendre dans la chambre. Des cris, des chants, des jeunes parlant bruyamment en passant sous notre fenêtre, et le ballet incessant des voitures qui semblaient rouler dans notre lit. Cette première nuit madrilène fut un concerto de nuisances sonores, à tel point que je ne saurais vous dire à quelle heure nous avons réussi à rejoindre Morphée…

Vendredi 20 juillet : à nous Madrid ! La nuit passée, agitée et peu réparatrice, nous a semblé bien courte. Malgré ça, le programme de ce premier jour dans la capitale espagnole ne nous a pas laissé le loisir de garder le lit davantage. La douche prise et un petit dej rapidement avalé, nous voici partis à la conquête de Madrid.

La ville est bien desservie par les transports en commun et ce jusqu’à tard dans la soirée. Le métro, associé à la marche à pied, est à mon avis le meilleur moyen de découvrir la capitale espagnole. A Gran Via, la station la plus proche de notre hébergement, nous déboursons 9€ chacun pour acheter des pass bus/métro pour « 3 dias ». Vu le tarif d’un ticket à l’unité et le programme chargé qui nous attend les jours à venir, il est clair que nous les rentabiliserons assez rapidement.

Nous inaugurons nos tickets pour nous rendre à la station Banco de España près de laquelle se trouve la Plaza de Cibeles. Désirant me rapprocher pour faire quelques clichés de la fontaine qui se trouve en son centre, je contourne la place, mais je me rends compte qu’il n’y a en réalité aucun accès. J’aurai bien tenté d’y parvenir en traversant la grande avenue, mais, devant la présence de quelques policiers réglant la dense circulation, je me ravise. Je viens à peine d’arriver, et je n’ai pas – déjà – envie de me faire remarquer. Je me contente donc de zoomer sur la fontaine en question, avec en fond l’imposant Hôtel des Postes.

Nous poursuivons notre balade via le Paseo del Prado qui, comme son nom l’indique, est tout proche du fameux musée qui sera l’objet d’une incontournable visite pour Anne. Après s’être arrêtés quelques instants devant le Monumento del Dos de Mayo, nous arrivons devant le Ritz. Notre curiosité nous pousse à pénétrer le luxueux établissement pour admirer la beauté des lieux. Devant tant de richesses, on se dit que nous sommes dans un autre monde auquel nous n’appartenons pas, et puis, de toute façon, on en a pas vraiment envie. Quelques instants plus tard, nous arrivons à l’autre célèbre fontaine de Madrid, celle de Neptune. Bis repetita, pas moyen de s’en approcher, le zoom s’impose.

Un peu plus loin, nous apercevons bientôt la Gare d’Atocha, devenue tristement célèbre suite aux attentats qui y furent perpétrés le 11 mars 2004. Sans raison aucune, nous décidons de nous y rendre. Et quelle ne fut pas notre surprise d’y découvrir un magnifique jardin tropical au cœur duquel vaquaient une centaine de tortues. L’escalator nous hisse au dernier étage de la gare, et nous y découvrons une vue encore plus impressionnante sur ce bel espace vert qui se dresse au milieu du bâtiment. J’immortalise l’image. La faim commence à se faire sentir. Nous nous arrêtons au premier restaurant que nous croisons dans la gare, essayons tant bien que mal de décrypter la carte, et commandons de quoi grignoter : croquettes frites au jambon, calamars frits et patates baignant dans une sauce épicée. Pas très équilibré comme repas, je vous l’accorde, juste de quoi caler l’estomac jusqu’au soir.

Nous prenons ensuite la direction du Buen Retiro, le plus beau parc de la capitale d’après les guides. Allées ombragées, fontaines, statues, parterres de fleurs, ruisseaux, tout est fait pour rendre agréable une balade qui vous fait oublier pour un temps le bruit de la ville. Un petit lac, où glissent quelques cygnes noirs, et duquel jaillit un jet d’eau, borde le Palais de Cristal, jolie demeure de verre qui semble-t-il accueille quelques expositions temporaires. En avançant, nous tombons sur un plan d’eau où les Madrilènes aiment à flâner sur les barques en location. Nous sommes déjà à la sortie du parc et nous reconnaissons la Puerta de Alcala.

Anne commence à se sentir fatiguée, sans doute la chaleur cumulée au manque de sommeil. Nous décidons de faire une courte halte à la Plaza de Toros de Las Ventas. Il s’agit des arènes de Madrid, les plus grandes d’Espagne, que nous ne manquerons pas de visiter ultérieurement. Après quelques photos, nous retournons à l’hôtel. Je prends le temps de recharger la batterie de mon numérique, puis je repars tout seul à l’affût d’autres clichés, Anne préférant rester se reposer. Mon plan de la ville en main, je prends le métro jusqu’à la station Anton Martin. Non sans avoir demandé mon chemin auprès de quelques passants, j’arrive enfin dans le quartier de Santa Ana, histoire d’admirer quelques belles façades de boutiques faites d’azulejos. Je tombe par hasard sur une statue de Garcia Lorca. Restos, pubs et autres cafés se succèdent au fur et à mesure des rues. Je me promène au feeling et shoote tout ce qui peut faire une belle photo. J’arrive sans le vouloir à la Puerta del Sol, le cœur de la ville, dont une partie est en travaux. Des commerces qui grouillent de monde, je fais un petit tour des environs puis m’engouffre dans le métro pour échapper à la foule et rejoindre Anne à l’hôtel.

En soirée, Anne à nouveau d’attaque, nous quittons notre chambre et empruntons à pieds Gran Via jusqu’à Cibeles où nous étions le matin même. Mais la balade est bien plus agréable, la température plus clémente, et le soleil couchant éclaire les bâtiments d’une jolie lumière couleur ocre. Nous nous rendons ensuite à la Plaza de España, qui ne paye pas de mine, mais au milieu de laquelle trône un monument à Cervantès qui veille sur ses deux plus illustres personnages, Don Quichotte et Sancho Panza.

La journée a été longue et fatigante, et celle qui nous attend le lendemain le sera au moins tout autant. Pour rejoindre l’hôtel, nous remontons sans nous presser Gran Via, animée par la foule et les néons des enseignes. Un dernier crochet par le Burger King pour un dîner léger conclura qui cette journée bien remplie. Et ce n’est que le début…

Samedi 21 juillet : Royal Madrid

Epuisés par la veille et apaisés par un semblant de calme nocturne revenu miraculeusement dans Valverde, nous avons passé une nuit – presque – digne de ce nom. Et il fallait au moins ça pour affronter la journée qui se préparait.

Le rituel matinal douche petit dej rapidement expédié, nous prenons la direction du métro pour nous rendre à Puerta del Sol. Anne n’a pas manqué de se munir de son guide Michelin qui propose un gymkhana à travers les rues de la ville. Après avoir longé la Calle Mayor, nous bifurquons sur notre gauche vers l'une des arches donnant accès à la Plaza Mayor. Nous restons un petit moment sur cette vaste place et sous les arcades qui la borde. Suivant approximativement les indications du guide vert, nous avons ainsi déambulé dans la ville. De nombreuses façades recouvertes d’azulejos multicolores représentant Madrid, Séville ou Cordoue se dévoilaient sur notre passage. Notre balade nous a conduit tour à tour devant la Iglesia de San Miguel, la Plaza de la Villa, et la Iglesia San Francisco el Grande où nous sommes furtivement entrés alors même qu’un mariage était célébré. Il est déjà 14h. Le temps passe vite lorsque l’on ne s’ennuie pas. Nous passons en revue plusieurs restos et dès que nous en avons assez de chercher, nous rentrons et prenons place. Anne se délecte d’une omelette au jambon et au fromage pendant que je déguste une belle tranche de saumon grillé. Puis nous sortons et passons devant la Catedral de San Isidro, mais elle est fermée. Tant pis. Fin de l’itinéraire balisé par Bibendum…

Retour donc à la Puerta del Sol, à la recherche de la statue de l’Ours et l’Arbousier, symbole de la ville de Madrid. Nous le trouvons rapidement et quelques photos plus tard, nous partons sans tarder pour la visite du fameux Palacio Real. Nous déboursons les 8€ chacun que coûte l’entrée et quelques minutes après, alors même que nous arrivons devant les marches du palais, une pancarte nous informe qu’il y est strictement interdit de photographier. J’ai quand même réussi à prendre quelques clichés avant de me faire reprendre de volée par les agents de sécurité qui veillaient au bon déroulement des visites et à l’application inflexible du règlement. Je n’ai donc pas joué longtemps avec le feu, conscient de ne pas faire le poids face aux fidèles sujets de sa majesté Juan Carlos. Anne s’amusait de me voir ronger mon frein, passant de salles en salles, le numérique éteint autour du cou.

Nous avons flâné deux bonnes heures dans et autour du palais, et avons logiquement enchaîné avec la Catedral Nostra Señora de la Almudena qui fait face à l’ancienne résidence royale. Grand édifice à la déco assez contemporaine qui m’a bien plu, je multiplie les photos. Puis nous faisons une halte dans le Jardin de Sabatini. Petites fontaines et allées soigneusement taillées, ce petit coin de verdure adossé au palais ne manque pas de charme. A peine franchie la grille pour sortir, j’aperçois sur le trottoir d’en face une boutique Häagen-Dasz. J’en fait part à Anne dont je sais qu’elle raffole de leurs crèmes glacées. La chaleur et notre gourmandise sont deux excellentes raisons pour y faire un arrêt. Les glaces englouties, il est presque 19h30, nous regagnons nos pénates.

En cette douce soirée, nous n’avons rien fait d’exceptionnel. Comme la veille, nous sommes allés manger au fast food – pour la ligne on verra en rentrant en France – et nous avons été prendre quelques photos de nuit. La Puerta de Toledo, joliment illuminée, et la Iglesia San Francisco el Grande, bien mise en valeur par les éclairages, se sont révélés bien photogéniques. Déjà 23h30 passé, le métro nous ramène à notre chambre. Une nouvelle journée pleine de découvertes s’achève, une autre nous guette le lendemain…

Dimanche 22 juillet : métro, Prado, Rastro, zoo, dodo

En cette fin de semaine, le soleil est toujours au rendez-vous. Il fait très chaud mais on n’est quand même pas en droit de s’en plaindre. La nuit à été relativement calme, à signaler juste un « Hijo de p… » qui a fusé dans Valverde et qui a provoqué un petit fou rire chez Anne.

Aujourd’hui sera une journée un peu spéciale. Anne et moi décidons de programmes séparés, tout du moins pour la matinée. Pendant que je chinerai au cœur du Rastro, un gigantesque marché aux puces dominical qui s’étale dans les ruelles jouxtant la Calle de Toledo, Anne s’en ira contempler les trésors exposés au Musée du Prado, d’autant plus que c’est gratuit le dimanche et fermé le lundi. Vous l’aurez bien compris, je n’aime pas les musées d’arts. Les raisons ? Je ne suis pas fana d’art, qu’il soit classique ou contemporain, ni du genre à m’extasier devant une sculpture ou une toile. Et puis, l’idée même de passer une ou deux heures au milieu de ces chefs d’œuvres qui me sont totalement indifférents me rebute.

Je fais le trajet avec Anne jusqu’aux portes du Prado, puis attrape une rame qui me dépose à la station La Latina. Sur place, le marché est déjà en pleine effervescence. Des centaines de personnes défilent devant le déballage de fringues et de babioles de toutes sortes. Par excès de prudence, je mets mon sac à dos devant moi, car qui dit foule, dit éventuellement pickpockets. Puis je m’engouffre dans l’allée gorgée de monde. Je ne suis pas venu dans le but d’acheter quoi que ce soit, juste déambuler, regarder, fouiller un peu à l’affût d’une éventuelle bonne affaire. Je repartirai finalement en début d’après-midi la besace vide et le porte-monnaie intact. Entre temps, j’aurai assisté à une descente de police un peu musclée, destinée à déloger les quelques vendeurs à la sauvette qui s’étaient invités à la fête.

J’avais entrepris de faire le marché dans son intégralité, mais l’heure et la fatigue ont finalement eu raison de mon envie de continuer. En plus, je n’ai fait que descendre les rues, ce qui m’obligerait à tout remonter. La station de Puerta de Toledo tombe à pic. Je me rends ainsi à Las Ventas, lieu de rendez-vous convenu avec Anne. Devant l’imposante bâtisse, je ne me lasse pas de prendre à nouveau quelques clichés de ce lieu qui décidément m’inspire pas mal. Anne m’envoie un texto me disant qu’elle en a terminé avec les Velasquez, Goya et consort. Je l’attends donc devant les arènes que nous avions prévu de visiter, bien que nous ne soyons pas des aficionados des corridas, loin s’en faut.

Trente minutes plus tard, Anne débarque et nous achetons nos tickets. Je pensais que la visite des arènes incluait l’entrée au musée taurin, mais je le cherche encore… La guide nous accueille par une grand porte latérale. Nous sommes apparemment le seul couple de français parmi les touristes. Ce qui est parfait puisque la demoiselle qui va nous faire la visite s’exprime magnifiquement… en anglais et en italien. Peu importe, nous parvenons à comprendre les infos qu’elle nous délivre au fur et à mesure que nous découvrons l’intérieur des arènes, une très belle enceinte de 25.000 places. La promenade d’une trentaine de minutes retrace l’histoire du lieu, agrémentée de quelques anecdotes. Temple de la tauromachie madrilène, les murs sont ornés de plaques commémoratives. Ici les plus grands se sont produits, certains mêmes y ont semble-t-il laissé leur vie… La visite s’achève sur une démonstration fictive d’estocade avec la muleta, et on nous invite même à poser pour une photo avec les accessoires de la mise à mort. Ca sera sans nous…

A Puerta del Sol, à quelques stations de là, nous trouvons un petit resto. Une ardoise à l’entrée affiche une promotion plat et boisson, nous n’hésitons pas longtemps, il fait faim. La chaleur qui règne dehors contraste avec l’accueil glacial qui nous est réservé. Vous savez, quand vous rentrez quelque part et que vous avez presque l’impression de déranger… Nous commandons chacun un bon plat de pâtes que nous avalons rapidement. Toujours aussi indifféremment, la serveuse nous enlève nos assiettes vides et nous apporte la note. On a bien mangé mais pour le sourire, on repassera. Et pour le pourboire aussi…

Je suggère à Anne de passer une après-midi tranquille, il n’en a rien été… Grâce au Téléférico, qui permet d’avoir une vue aérienne sur une bonne partie de la ville, nous arrivons dans l’immense parc de Casa del Campo. Là-bas, à l’écart du centre ville, il y a de quoi se distraire avec un parc d’attraction et un zoo. Grande adepte de sensations fortes, Anne salive devant les montagnes russes du haut desquels des hurlements déboulent jusqu’à nos oreilles. Je lui dis que si elle veut enfourcher une de ces machines infernales, qu’elle ne compte pas sur moi pour la suivre.

Pas très chaud pour aller voir les animaux non plus, la suite de la journée s’est quand même déroulée au parc zoologique. Que vous dire ? Des pingouins, des girafes, des rhinocéros, des ours, des singes, des lions… Un zoo quoi ! Ah si, une petite originalité : un tigre blanc, à qui je n’ai pas manqué de tirer le portrait. Passée en revue toute la faune présente, la visite s’est conclue par un sympathique show de dauphins façon Marineland, devant un public d’enfants et de parents conquis. Alors que ma chère et tendre m’abandonnait quelques minutes pour faire un tour de l’aquarium, je l’attendais à l’extérieur, reposant mes pauvres pieds quelques instants. Pause de courte durée, puisqu’il nous fallait encore rejoindre le centre ville. Nous avions prévu de repartir comme nous étions arrivés, via le téléphérique, mais le courage nous manquant pour remonter toute la route, nous nous sommes dirigés vers la station de métro la plus proche.

En soirée, nous squattons une nouvelle fois notre fast foot attitré sur Gran Via. Pendant que nous avalons nos hamburgers, la batterie presque vide de mon numérique recharge dans les toilettes. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour quelques photos. J’ai envie de faire des images de nuit et je m’imagine mal tomber en rade avec mon appareil. Et pour la troisième fois depuis notre arrivée en terre madrilène, nous repartons vers… Las Ventas. Quand je vous disais que ce lieu à la gloire de la tauromachie m’inspirait. Et plongé dans la nuit, il est très joliment éclairé. Jolie de nuit l’est tout autant la Plaza Mayor que nous atteignons un peu plus tard pour finir la journée en beauté. Une journée une fois encore épuisante, mais malgré tout riche de découvertes. C’est un peu ça nos vacances, des voyages où l’on ne se repose pas vraiment…

Lundi 23 juillet : d’une capitale à l’autre

Nous vivons déjà notre dernier jour dans la capitale espagnole. Nos dernières heures même, puisque l’autocar qui doit nous emmener à Lisbonne part à 16h00 pétantes. Les bagages bouclés, nous demandons à pouvoir les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Le gérant accepte, ouvre une porte dans le couloir et y entrepose nos sacs. Coût de l’utilisation du placard... enfin, de la consigne : 2€ par personne ! Bon, on ne va pas faire la fine bouche, ça nous rend service et surtout ça nous offre un peu de temps libre.

Sans tarder, nous achetons un ticket de métro pour la journée, et direction Santiago Bernabeu. Bien que supporter du Barça depuis l’époque Romario, je ne pouvais pas passer à côté de ce temple du football. Le « Bernabeu Tour », comme ils l’appellent, regroupe la visite du stade, de ses infrastructures et du musée. Le prix est un peu prohibitif, 15€ tout de même, mais quand on aime le foot, on ne compte pas. Un ascenseur nous amène dans les tribunes du haut desquelles on a une vue globale du stade. Les sièges sont bleus et les travées oranges. Après avoir traversé des couloirs tapissés de photos des stars de l’équipe – dont notre Zizou national – nous arrivons au musée. Un vrai lieu de culte pour les socios du Réal Madrid. Portraits des présidents successifs, maillot dédicacé par Di Stefano, histoire de la construction du stade, palmarès détaillé, photos et vidéos des grandes heures du club, trophées en tout genre, et en point d’orgue, une vitrine animée dans laquelle sont fièrement alignées les neuf Coupes d’Europe des Clubs Champions. Même le blaugrana qui sommeille en moi ne peut rester indifférent. Bon, pas trop longtemps tout de même, la visite continue… Nous arrivons ensuite dans la partie basse du stade, au bord de la pelouse. D’ici on peut clairement lire l’inscription « REAL MADRID CF » qui s’affiche en lettres blanches sur la tribune bleue qui nous fait face. Je shoote sous tous les angles, encore et encore. Un dernier détour par la salle de presse, interview imaginaire oblige, et nous quittons les lieux satisfaits, une centaine de clichés au compteur.

Il ne nous reste que très peu de temps, juste assez pour nous rendre à la station voisine de la Plaza de Castilla où se dresse la Puerta de Europa. Il s’agit en fait de deux tours de verre, inclinées – volontairement, pas comme celle de Pise – l’une vers l’autre. Une construction insolite et moderne qui vaut bien quelques photos. Il est déjà 14h20, on file à l’hôtel.

Un rapide « Adios » pour le gérant – et surtout pour sa chambre infernale – nous fonçons vers la Estacion del Sur où nous devons prendre notre autocar. Il est environ 15h30, nous n’avons pas encore eu le temps de manger et nos estomacs commencent à se manifester. Je laisse Anne sur le quai surveiller l’affichage des départs et, quelques sous en poche, je pars en quête de nourriture. Dans le hall je trouve une cafétéria. Je rentre et une caissière me remet une feuille avec des cases à cocher. Evidement je ne comprends rien de ce qui est inscrit sur le bout de papier. Dans l’urgence et devant la nonchalance du personnel, je perds rapidement patience et m’en vais. Il est déjà 15h45, Anne doit s’impatienter là-haut sur le quai. Je tombe enfin sur une sandwicherie. Je commande ce que je pense être à notre goût, m’équipe d’une bouteille d’eau et remonte l’escalier. Il est 15h55, le numéro du quai est déjà affiché. Je retrouve Anne, apparemment soulagée de me voir enfin réapparaître, et on rejoint notre car. Bagages en soute, papiers en règle, on peut embarquer. Il était moins une, au propre comme au figuré. Encore essoufflé, je raconte mon parcours du combattant à Anne qui m’avoue avoir commencé à s’affoler de ne pas me voir revenir à temps. Enfin, nous sommes dans le car avec de quoi nous restaurer, c’est bien là l’essentiel.

Ensuite, que vous raconter du trajet en lui-même. Rien de bien intéressant à vrai dire. Le chauffeur nous passe un premier film. Il s’agit du fameux « Maman, j’ai encore raté l’avion » en version originale et sous-titré en portugais. On est déjà dans l’ambiance. On ne comprend pas grand chose, mais comme on connaît déjà l’histoire, ce n’est pas bien gênant. S’ensuit un Bud Spencer - Therence Hill, un monument du 7ème art, qui nous intéresse déjà beaucoup moins. Pour conclure cette belle soirée cinématographique, nous visionnons une vidéo intitulée « Marradas 2006 ». Intrigués, on commence à regarder. Il s’agit en fait de lâcher de taureaux dans de petits villages. Une sorte de vidéo gag à la sauce portugaise. Ca nous amuse une demi-heure, puis ça commence à nous barber. On en mangera pour deux plombes. Remarquez, ça aurait pu être pire. Je me souviens que lors de mon escapade autrichienne en novembre 2004, le chauffeur avait eu le bon goût de nous proposer la fameuse saga avec Romi Schneider. Ca peut être pire, si si !

Avec tout ça, nous n’avons même pas vu le franchissement de la frontière hispano-portugaise. C’est par l’interminable pont Vasco de Gama que nous enjambons le Tage et devinons les lumières de Lisbonne. Nous avions prévu d’arriver à notre hôtel aux alentours de minuit. Mais le chauffeur s’est un peu attardé lors des deux poses – ce qui lui a d’ailleurs valu une belle engueulade avec l’un des passagers – et il est minuit passé à nos montres quand l’autocar dépose les premiers voyageurs à la gare routière d’Oriente. On commence déjà à paniquer, imaginant trouver porte close à l’auberge. Un quart d’heure plus tard, on arrive enfin à notre destination finale, Sete Rios. Le car tout juste stationné, je fais remarquer à Anne que la pendule digitale du quai affiche 23h15. Etonnés, nous récupérons nos effets en soute et essayons de trouver une autre horloge. C’est en effet la bonne heure. Tout d’un coup, je crois me souvenir avoir lu qu’il y a une heure de décalage horaire entre la France et la côte ouest du Portugal, détail qui m’était totalement sorti de l’esprit. Anne me prend pour un fou, elle ne me croit pas vraiment. Et pourtant, c’est bien la réalité qui se confirme au fur et à mesure de notre avancée vers la station de métro. Du coup, nous n’avons plus de retard mais de l’avance. Nous voilà soulagés. Nous découvrons le métro lisboète pour nous rendre à la station Avenida. Impossible de se tromper, ici il n’existe que quatre lignes, ce qui est très peu en comparaison du tentaculaire réseau madrilène.

Station Avenida. L’hôtel Danubio Residential ne se situe qu’à quelques dizaines de mètres. Nous sommes dans les temps. Au 49 de la rua de Salitre, un petit mot à notre attention, scotché sur la porte, nous invite à sonner. Une souriante demoiselle vient nous ouvrir. L’anglais hésitant, nous la suivons. Elle nous fait entrer et nous présente une feuille. C’est un mot signé de Léo, le gérant, qui explique que la jeune femme doit nous remettre les clés, nous indiquer notre chambre, et que lui-même sera présent le lendemain matin pour régler les formalités. Nous remercions notre hôtesse et sans tarder entrons dans notre chambre. Elle n’est pas très grande, et le lit occupe quasiment les trois quarts de la pièce. Notre fenêtre donne sur une petite cour intérieure où du linge est étendu. Le silence semble régner en maître, ce qui augure enfin de quelques nuits sereines. Un lit et du calme, c’est tout ce dont on a besoin. Curieux, nous faisons discrètement un petit tour du propriétaire. Les sanitaires sont repérés, la salle de bain également, et il y a même une cuisine collective avec un frigo. Nous ne tardons pas à aller nous coucher, la belle Lisbonne nous attend demain…

Mardi 24 juillet : Bom dia Lisboa !

La nuit fut d’un calme olympien. Anne et moi avons très bien dormi, et sommes frais pour affronter la journée. Nous faisons la connaissance de Léo qui nous explique le fonctionnement de l’auberge. Il est plus cool et plus sympathique que le tenancier de Valverde. On échange aisément en anglais. Dans le couloir, il nous montre un plan de la ville affiché sur le mur, sur lequel il a noté de précieux renseignements sur les balades à faire, les divers moyens de transports ainsi que les tarifs, et les coins à éviter la nuit. Nous voulons lui régler les nuitées par carte mais il n’a pas porté l’appareil adéquat. Il nous faudra donc repasser ce soir à 21h pour lui payer notre dû.

Mais avant de commencer à visiter la ville, un autre impératif nous attend. Il nous faut absolument rallier la gare ferroviaire pour acheter les billets de train pour Porto. Le petit dej devra patienter, nous prenons un ticket de métro aller-retour direction Oriente. Pour cela nous devons emprunter trois des quatre lignes de métro, Oriente étant au nord-est de la ville. Une bonne demi-heure plus tard, nous découvrons les lieux. Une gare hyper moderne, très design. Nous cherchons un guichet ouvert, qui nous est gentiment indiqué par un vigile. Nous accueille une personne qui pratique la langue de Shakespeare. Ouf ! Anne, moi et le portugais ça fait trois. Mais pas trop besoin de baragouiner, nous lui montrons une feuille, une simulation éditée avant notre départ via internet, avec le jour, l’horaire et le train désiré. On s’en tire avec 39€ à deux, exactement le budget prévu. Mission accomplie. Et le petit dej dans tout ça ? J’y viens. On repère une sorte de boulangerie, « Croissanterie de Paris » la bien nommée. On y commande deux viennoiseries, un café et un chocolat chaud. La note : 3, 50€. On est surpris de payer si peu cher.

Rassasiés, nous nous engouffrons dans le métro direction l’avenida de la Liberdade où débutera notre programme de la journée. Cette large avenue ombragée, aux trottoirs en mosaïques, est très agréable à emprunter. Elle descend jusqu’à la jolie Praça dos Restauradores. En continuant, se dresse à notre droite la très belle façade du Musée des Arts Sacrés. Devant nous se trouve la Praça Dom Pedro IV, dite « Rossio ». Enfin, en tournant à gauche, nous tombons sur la Praça da Figueira, point de départ de nombreux carris, les fameux tramways « d’époque » qui font la renommée de Lisbonne.

Les rues de la Baixa, la ville basse, sont parfaitement quadrillées. Difficile de s’y perdre, qui plus est avec un plan entre les mains. Nous prenons la rua Augusta qui nous emmène tout droit vers la Praça do Comercio, au bord du Tage. Avant de continuer notre expédition pédestre qui promet d’être bien éreintante, nous entrons dans un troquet pour manger. Là aussi, comme à Madrid sur la Puerta del Sol, l’accueil n’est pas très chaleureux. On commande une salade et deux petits sandwiches, à l’omelette pour Anne, au jambon cru pour moi. On se déleste des 12, 20€ demandés, ni plus ni moins. Les piécettes viendront avec les sourires, ça ne sera encore pas pour cette fois.

Nous poursuivons notre itinéraire par la rua do Ouro jusqu’à atteindre l’elevador de Santa Justa. La présence de cette tour de métal en pleine rue peut surprendre le visiteur. Mais ce n’est en aucun cas une machine inutile, juste destinée à amuser le touriste. C’est un ascenseur qui permet d’accéder sans peine au Bairro Alto, le quartier haut de la ville. J’oubliais de vous le préciser, mais Lisbonne est bâtie sur sept collines, ce qui lui vaut de nombreuses artères pentues. Ce type d’ascenseur et autres funiculaires dispersés dans la ville sont donc très utiles pour passer facilement d’un quartier à l’autre. Au sommet, une terrasse de café nous permet de jouir d’une belle vue sur Lisbonne. Anne et moi retraçons aisément du doigt le chemin parcouru jusqu’ici. Une fois franchie la passerelle, nous arrivons devant le couvent du Carmo. Sa particularité réside dans le fait que, lors du terrible tremblement de terre qui frappa la ville en 1755 – un peu de culture ça ne fait pas de mal – le toit s’est effondré tandis que les arches de la voûte sont restées intactes. J’aurai bien aimé faire quelques photos de ce couvent à ciel ouvert, mais il a été transformé en musée. Payer l’entrée juste pour un cliché, je tire ma révérence.

Nous continuons notre route, admirant quelques façades d’azulejos au passage. Nous tentons de rejoindre le Miradouro Santa Catarina, sensé nous offrir une vue panoramique sur la ville. Hélas, une fois trouvé nous ne pouvons y accéder pour cause de travaux. Qu’à cela ne tienne, nous remontons encore et arrivons devant un petit jardin au milieu duquel on a laissé pousser ce qui semble être un cyprès qui, paraît-il, date d’avant le séisme de 1755. Ses branches sont si larges et si longues qu’il est soutenu tout autour par des tiges de fer. C’est un insolite coin d’ombre pour les habitants du quartier qui viennent s’asseoir sur les bancs disposés à l’abri du soleil. Nous osons déranger un couple d’amoureux afin de leur glaner quelques infos. Toujours en anglais, nous leur demandons de nous indiquer un point de vue panoramique sur la ville, mais les coins qu’ils nous proposent sont beaucoup trop éloignés. Nous les quittons par des « Thanks » et des « Gracias » encore tenaces, nous avons encore du mal à nous adapter aux « Obligado » en vigueur ici. La suite est simple. Nous étions sur les hauteurs de la ville, il nous restait plus qu’à redescendre. A travers les fraîches ruelles du Bairro Alto, nous avons tenté de regagner la Baixa, chose qui ne fut pas de tout repos. Les plans dont nous étions équipés ne mentionnaient pas toutes les minuscules artères que nous traversions. La gentillesse des lisboètes, toujours enclins à nous orienter, est à signaler. Jamais nous n’avons hésité à demander notre route.

Arrivés à destination, nous nous présentons à un kiosque Carris sur la Praça da Figueira. Petit conseil : acheter un ticket à bord de l’ « electrico » vous coûtera 1, 30€ tandis qu’en kiosque, pour le même tarif, vous avez l’aller retour. Nous avions décidé de faire une balade dans le célèbre Tram 28, très prisé des touristes, qui traverse tous les quartiers de la cité, de la Baixa au Bairro Alto, en passant par l’Alfama. Pour seulement 3€, on s’est offert une belle balade de plus d’une heure. Ce moyen de transport est à la fois insolite et impressionnant. Il serpente dans les rues étroites, frôlant parfois de quelques centimètres les façades et les voitures. Sur les trottoirs, les gens se plaquent contre les murs dès qu’ils entendent la sonnerie du tram retentir.

Nous avons rendez-vous à 21h avec Léo. Alors que j’envisage de reprendre prudemment le chemin inverse du matin même pour regagner l’auberge, Anne veut faire du free style. Je ne sais pas pourquoi mais je l’ai suivi et résultat des courses, on s’est un peu paumé. Certes, on parvient à retrouver rapidement notre route, mais ceci au détriment d’un petit détour en pente raide qui nous a bien fait suer. Nous arrivons juste à temps et, venant à bout d’une carte bancaire quelque peu capricieuse, nous refermons enfin le chapitre des transactions financières.

A partir de là, nous n’avons plu le courage de retourner dans le centre ville à la recherche d’un endroit pour grailler. Sur les bons conseils de Léo, nous traversons Salitre pour nous rendre au « Mimosa do Salitre », un petit bistrot planté juste en face du Danubio. Le patron nous accueille sympathiquement. Un bar, où nous avons un peu plus tard aperçu Léo en train de vider quelques verres en compagnie d’autres personnes, semble être le coin animé de la maison. Anne et moi, installés un peu à l’écart, commentons le menu. Je me suis laissé tenté une nouvelle fois par du saumon, Anne a choisi de l’espadon. Le tout accompagné de patates dont je ne suis pas arrivé à bout. Un bon repas. Le patron nous a entendu parlé, il a reconnu la langue de Molière. Il est venu parler un peu avec nous dans un français plus que correct. Surpris d’une telle maîtrise de notre langue, il nous a expliqué que lorsqu’il était au collège, dans les années 70, il était possible d’apprendre le français en plus du portugais. Et comme beaucoup émigraient vers la France, ça leur était d’une très grande utilité. La discussion terminée, nous l’avons remercié et quitté l’établissement pour regagner notre chambre. On n’a pas veillé très tard, on profitera de « Lisbon by night » une autre fois…

Mercredi 25 juillet : Belém by day, Belém by night

Que les nuits dans Salitre sont plaisantes ! Avec les journées que l’on passe et celles qui nous attendent, il est important que nous dormions bien. Et à Lisbonne c’est le cas. Aujourd’hui, nous avons décidé de quitter le centre ville pour Belém. Et ce pour quelques visites de choix : le Monument des Découvertes, la Tour de Belém et le Monastère des Jéromites. Et accessoirement pour apercevoir le fameux Pont du 25 Avril, avec lequel nous jouons à cache-cache depuis la veille.

La douche prise, nous retournons chez Mimosa – Anne et moi le surnommons ainsi – prendre le premier repas du jour. Café, chocolat et croissants tout chauds que nous prenons le temps de déguster. Un petit détour par notre chambre pour nous équiper d’un sac à dos et d’une bouteille fraîche, et nous prenons le chemin de la Praça Figueira. C’est d’ici que part le Tram 15 qui nous déposera à Belém. Nous y sommes une trentaine de minutes plus tard. Une colonne, au sommet de laquelle nous pensons reconnaître Vasco de Gama, se dresse au milieu d’un parc que nous traversons pour atteindre le fleuve. Nous pouvons enfin admirer le Pont du 25 Avril, le petit frère jumeau du célèbre Golden Gate de San Francisco. Sur l’autre rive, on devine la silhouette du Cristo Rei, réplique elle aussi miniaturisée du Corcovado qui domine la baie de Rio de Janeiro. Je me prends un instant à rêver de destinations encore plus lointaines. Mais pour l’heure, c’est Lisbonne qui nous tend les bras.

Nous longeons les quais du Tage pour arriver au Monument des Découvertes. Cette sculpture, en forme de proue de navire, est dédiée aux grands navigateurs portugais. Anne tente de me « culturiser » en m’énumérant les noms des personnages figés dans la pierre. Ne me demandez pas les noms, j’ai juste le souvenir d’un roi, d’un écrivain – ou poète – et d’un peintre. Une immense carte du monde s’étale sur le sol. Elle retrace les multiples expéditions qui, partant de Lisbonne, ont atteint les quatre coins du globe. Nous continuons pour atteindre enfin la fameuse Tour de Belém. Il est presque midi et demi et le soleil se fait cruellement sentir. Avant de patienter pour la visite de la tour, je repère quelques arrosages automatiques au milieu de la pelouse environnante. Anne n’ose pas y aller, mais moi je n’hésite pas longtemps pour m’en approcher et me rafraîchir un peu avant de gagner la file d’attente. Une passerelle de planches permet d’accéder à l’entrée. A l’intérieur, la température est plus que clémente. Arrivés au premier étage de la tour qui en compte cinq – ou six, mes souvenirs sont flous – nous faisons le tour de la terrasse et pénétrons les échauguettes présentes à chaque angle. Nous devons ensuite patienter un bon quart d’heure sous une chaleur caniculaire avant d’accéder aux étages supérieurs. Une à une, nous avalons les marches, faisant une courte halte à chacun des étages, jusqu’à arriver au tout dernier. Après avoir posé pour la postérité sur le balcon d’arcades avec vue sur la terrasse, Anne et moi redescendons et quittons la tour, plus d’une heure après y être entrés.

La cafétéria toute proche est un don du ciel, la pause repas est la bienvenue. Pour une vingtaine d’euros, nous nous calons les estomacs jusqu’au soir. Car la journée est loin d’être terminée. Belém est un coin plaisant malgré la chaleur, alors nous envisageons déjà de revenir le soir même, au frais, pour une balade au clair de lune, le long du Tage.

Il nous faut revenir sur nos pas, le monastère étant situé de l’autre côté de la voie ferrée, à mi-chemin entre les deux monuments précédemment visités. Nous arrivons devant un bâtiment tout en longueur. Il abrite le Musée de la Marine. A sa droite, nous trouvons l’entrée du monastère, et les guichets permettant l’accès au fameux cloître, qualifié d’immanquable par la majorité des guides feuilletés avant le départ. C’est par ce dernier que nous débutons. Un lieu qui respire le calme. Dans les allées, nous prenons le temps d’admirer les magnifiques arcades ciselées de style manuélin. Le centre du cloître est occupé par une verte pelouse et une petite fontaine. Tout cela ajouté à un ciel dégagé permet de figer quelques belles images. On peut accéder au réfectoire qui révèle des azulejos où le bleu et le jaune dominent. Puis, un escalier dessert le sommet du Largo dos Jeronimos. Cette église, où l’on entrera quelques minutes plus tard, renferme le tombeau de l’incontournable Vasco de Gama.

La visite aussitôt achevée nous sortons, et aux premières personnes que nous croisons, demandons le chemin de la fameuse Antiga Confeitaria de Belém. Cette pâtisserie, qui date de 1837, est vantée par les Lisboètes du monde entier – et les membres de Voyage Forum – comme étant la plus célèbre de la ville. Depuis le départ, je n’avais cessé de parler à Anne de leur spécialité, la pasteis de Belém. Et comme je savais son amour pour les petites douceurs, elle ne s’est pas fait prier pour que l’on s’en aille déguster quelques-unes unes de ces merveilles. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, il s’agit de petits gâteaux de flanc saupoudrés de cannelle et de sucre glace. Un délice pour les papilles ! Après cette pause gourmande et l’achat de quelques cartes postales, nous avons attendu le tram pour rallier le centre ville.

Demain, c’est la dernière journée à Lisbonne, et il y a encore pas mal de choses que nous souhaitons voir. Pour tout coordonner, nous poussons la porte de l’office du tourisme sur le Rossio et nous tentons de soutirer quelques précieuses infos auprès d’une hôtesse. Après Santiago Bernabeu à Madrid, j’ai bien envie de voir ce que renferme l’Estadio da Luz, le stade du mythique Benfica. Je demande donc les horaires à la jeune fille qui se vante de tout connaître du club. Apparemment une inconditionnelle des rouges et blancs. Il faudra donc que je sois sur place à 10h30 le lendemain. Anne semble avoir atteint son quota footbalistique pour la semaine, elle préfère réserver sa matinée pour une séance de lèche-vitrines dans la Baixa. Elle meurt d’envie aussi d’aller voir de plus près le Cristo Rei, ce que nous ferons ensemble dans l’après-midi.

Le planning du jeudi en partie réglé, nous partons un peu à l’aventure vers le quartier de l’Alfama, que nous n’avons pas encore eu le loisir de découvrir. En partant de la Baixa, nous grimpons difficilement les pentes abruptes, ou chaque fin de rue est une petite victoire. Nous demandons notre chemin à plusieurs reprises, le plan que nous suivons n’indique évidemment pas grand chose de ce dédale de ruelles. Entre temps, la batterie de mon numérique a rendu l’âme et j’enrage de ne pouvoir photographier ce qui nous entoure. Nous montons jusqu’à l’entrée du château et stagnons devant une boutique où j’achète un azulejo qui m’a tapé dans l’œil. Nous gardons la visite du château pour demain. Et puis sans photos à faire, à quoi bon. En plus du stade et le Christ, c’est encore une sacrée journée qui se dessine.

Mais on n’y est pas encore. Nous rattrapons la Baixa et c’est dans un Mc Do que le dîner se fait. Comme à Madrid, je profite d’une prise de courant libre pour donner un second souffle à mon appareil photo. Nous avions furtivement imaginé une balade sur les rives du Tage la nuit tombée. Et bien, nous avons concrétisé l’idée. En effet, les transports en commun fonctionnent jusqu’à une heure du matin, autant en profiter. A bord du Tram 15, nous avons foncé, et ce n’est pas peu dire vu la vitesse à laquelle roulait l’engin. On s’est arrêtés cette fois à deux pas du Pont du 25 Avril, afin de l’admirer de plus près et de nuit. Mais nous sommes déçus car les éclairages ne mettent pas spécialement en avant cette œuvre du génie civil. Même les photos ne sont pas terribles, dommage. Puis, comme nous l’avions fait sous le cagnard plusieurs heures auparavant, nous avons suivi le cours du fleuve jusqu’au Monuments des Découvertes et la Torre de Belém, pour le coup désertés des nuées de touristes. La balade aurait pu être des plus agréables sans quelques énormes blattes rencontrées le long des quais, bestioles qui ont un tantinet gâché le côté romantique de la soirée.

C’est par un ultime passage devant le Monastère des Jéromites que s’est achevée cette virée nocturne. Minuit et demi. Le dernier tram nous convie à son bord. Avec Anne on se remémore la journée écoulée. On est fous, mais après tout c’est bien le but que l’on s’est fixé de découvrir tant de choses en si peu de temps. Quand va t-on un peu se reposer ? Sûrement pas demain…

Jeudi 26 juillet : Aux pieds du Cristo Rei

Je ne vous parle plus des nuits. On dort très bien, rien à signaler. Mimosa nous sert encore un petit déjeuner toujours aussi copieux. Je quitte Anne en bas de Salitre. Je la regarde descendre Avenida de la Liberdade avant de disparaître dans le métro.

Mon trajet n’est pas long. L’Estadio da Luz ne se trouve qu’à quelques stations de métro de là. A peine sorti, j’aperçois le stade. Une fois passé le tunnel sous l’autoroute, j’entame le tour de l’enceinte en vue d’une quelconque indication. Je m’arrête un instant devant la statue d’Eusebio, le légendaire joueur originaire du Mozambique qui écrivit les plus belles pages de l’histoire du Benfica et de la sélection nationale portugaise. Un peu plus loin, j’arrive devant le monumental aigle qui orne la devanture du stade. La porte 18 est enfin la bonne. Je suis surpris de ne trouver personne devant l’entrée, la visite est sensée débuter dans un petit quart d’heure. J’entre, et la dame à l’accueil me dit que la visite a commencé… à 10h. Dans ma tête, je maudis quelques secondes la fille de l’office du tourisme. A cause d’elle je dois attendre 11h pour la visite suivante, et Anne va m’attendre désespérément. C’est alors que la personne fait appel à l’un de ses collègues qui se débrouille un peu en français, et à qui j’explique la situation. Il me rassure, me proposant de prendre part à la visite en cours. Ils n’ont encore visité que le musée, que l’on me propose de faire à la fin. Je n’ai pas trop le choix, j’accepte. J’intègre le groupe et la visite suit son cours. La jeune guide ne distille presque aucun commentaire, se contentant de nous ouvrir les portes et d’attendre que chacun prennent ses photos. Ainsi se déroule l’itinéraire. Je fais connaissance avec un sympathique portugais résidant en Suisse, qui me traduit les rares infos que l’on nous donne. La balade n’est pas d’un très grand intérêt, on est bien loin des Santiago Bernabeu et autres Nou Camp. Dans la salle de presse, on nous présente Vitoria, un aigle royal… en chair et en plume. Je l’avais déjà vu à la télé. Quand le Benfica joue un match en Ligue des Champions, l’aigle est lâché. Il fait plusieurs tours dans le stade jusqu’à descendre sur le logo posé sur la pelouse et ainsi former l’emblème du club, sous les applaudissements des 65.000 spectateurs. Tandis que la visite touche à sa fin dans boutique souvenir, on m’accompagne comme convenu au musée où je prends quelques photos des trophées. Sur les murs de l’accueil, mon regard s’arrête sur les fanions qui sont affichés sur le mur. Parmi ceux de tant de grands clubs, je reconnais celui de mon OM adoré. Je me rappelle du coup la douloureuse confrontation européenne entre les deux équipes en 1990, la main de Vata et l’injuste élimination marseillaise…

Pas le temps d’être nostalgique. Il est déjà 11h45 quand je quitte les lieux. J’envoie un texto à Anne avant d’attraper mon métro. A la station de Cais de Sobré je la retrouve. On achète les tickets pour le bateau qui doit nous emmener vers Cacilhas, sur l’autre rive du Tage. La traversée est rapide, un petit quart d’heure. Pendant que je lui raconte ma mésaventure du stade, Anne me montre ses quelques achats de la matinée. Nous débarquons sur les lieux et, avant d’entreprendre quelque expédition que ce soit, on cherche à se ravitailler en victuailles. Pas de souci, quelques snacks sont présents, on en choisi un qui fait des sandwichs. Après info, c’est le bus 101 qui nous emmènera jusqu’au Cristo Rei quelques instants plus tard.

Nous descendons au terminus. La statue est de dos, nous allons vers le piédestal. Des panneaux, dont l’un en français, explique l’histoire de cette œuvre. L’idée a germé dans la tête d’un portugais après qu’il soit passé par Rio de Janeiro, et la construction était suspendue à la condition que le pays soit épargné par la guerre, ce qui fut en effet le cas. Le résultat est remarquable. Mais avant de se hisser au sommet, nous avons prit le temps de savourer nos sandwichs devant un tableau de rêve. Devant nous, à portée de regard, le Pont du 25 Avril est plus beau que jamais. Je reste bouche bée devant l’image que j’immortalise à de multiples reprises. Anne se remémore San Francisco qu’elle a visité quelques années auparavant avec son frère. Aux pieds du Christ, on domine toute la ville : la Praça do Comercio, les merveilles de Belém, et le Tage qui termine sa course dans l’Atlantique. On est très surpris de découvrir si peu de touristes, le point de vue y est si beau. Nous ne nous attardons pas indéfiniment. Il faut regagner l’autre rive et partir à la conquête de l’Alfama et du Castello Saõ Jorge. Bus 101, puis bateau vers Cais do Sobré, le chemin est le même dans l’autre sens.

Un petit détour par la Catédral Sé, devant laquelle le défilé des trams a captivé notre attention un bon moment, et nous voici à São Jorge. La balade du château est très plaisante. Dans le jardin, une vieille dame assise sur un banc nous gratifie de sa très jolie voix. Ces petits airs en portugais s’accordent parfaitement avec la quiétude du lieu. Contre quelques piécettes, la vieille dame nous envoie un baiser. Alors que le soleil disparaît au fur et à mesure de la balade, le ciel rougit derrière la colline, nous offrant une image de carte postale. Le Pont du 25 Avril profite des derniers rayons pour se mettre en valeur.

Petite anecdote maintenant. La promenade nous a conduit devant un grand escalier qui descendait sur un petit mirador. Je l’emprunte, Anne me suit quelques mètres derrière. Arrivé le premier en bas, j’aperçois un couple en train de se bécoter. Je lance à Anne un « Ah ! On n’est pas seuls ! » à voix haute, persuadé que les deux tourtereaux ne comprendraient pas. Puis Anne me rejoint sur la petite esplanade pour admirer la vue sur la ville. Quelques minutes plus tard, les amoureux s’apprêtent à remonter les marches lorsque le garçon nous envoie en se marrant « Voilà, vous êtes seuls maintenant » !… Moralité : où que vous soyez dans le monde, faites attention à ce que vous dites, il est toujours possible qu’un compatriote ne soit pas loin…

Le tour des remparts terminé, nous avons erré dans l’Alfama, quartier au cœur duquel résonnaient quelques notes de fado. Un repas copieux nous attendait pas très loin. Puis, depuis la Praça do Comercio, nous avons lentement remonté les rues pavées de la Baixa jusqu’à notre auberge, afin de profiter une dernière fois de la douceur de la ville. C’est ainsi que nous avons fait nos adieux à la ville. Nous repartirons les yeux pleins d’images, la tête pleine de souvenirs. Demain matin, c’est vers Porto que l’aventure se poursuivra. Mais en attendant, Lisbonne est belle…

Vendredi 27 juillet : direction Porto

Notre train est prévu pour 9h39. On ne s’attarde donc pas trop en ce vendredi matin. Juste le temps de prendre une douche et de vérifier que nous n’oublions rien dans notre chambre. Léo n’est pas là. Nous lui laissons un petit mot pour le remercier de son hospitalité.

Terminus de la ligne Amarelha, station Oriente. 9h et des poussières. Nous avons le ventre vide. Mais nous avions décidé de nous rendre à la gare au plus vite et de manger ensuite. Nous retrouvons avec plaisir la croissanterie testée avec succès quelques jours auparavant. Café, chocolat, croissants. Rituel immuable. On ne change pas une équipe qui gagne. Suivant les panneaux, nous trouvons notre quai. Le train ne tarde pas. Nous cherchons notre voiture, puis nos sièges. Je peste un peu contre quelques personnes plantées sans raison dans l’allée centrale et je rejoins Anne. Lisbonne est déjà derrière nous…

La musique dans les oreilles, nous ne prêtons guère attention au paysage qui défile. On se prend à quelques éclats de rire quand le « Confessions Nocturnes » de Fatal Bazooka déboule dans les écouteurs, devant le regard pas du tout amusé des passagers. Depuis que nous avons quitté Marseille, je n’ai pas rechargé mon portable, il s’est vidé, puis éteint. Dans les toilettes, il y a une prise. Juste le temps de constater qui n’y a pas eu d’appel ou de message urgent, je regagne mon fauteuil rassuré. Je tente de trouver le sommeil, bercé par le balancement du wagon, en vain. Il est midi passé, Porto n’est plus très loin. Nous voyons bientôt l’écume blanche des rouleaux de l’océan dévaler sur notre gauche. La gare de Vila Nova de Gaia nous semble annoncée. Nous semble en effet car, entre l’écrit et la prononciation portugaise, nous avons parfois du mal à associer les deux. Je me penche vers la fenêtre et un panneau me confirme l’info. Le train franchit le Douro et nous reconnaissons les arcades métalliques du Pont Pia Maria, nous arrivons à Campanha.

Bagages en main et sur le dos, nous partons en quête de tickets de métro. Une fois de plus, nous sommes désemparés face à la machine. Un couple de compatriotes devant nous semble tout aussi évasif. Comme à Lisbonne, on a du mal à comprendre les multiples options existantes. Pour nous compliquer davantage la tâche déjà ardue, le métro de Porto est divisé en plusieurs zones de tarification. Pour le moment, on se contentera du centre ville, car notre hôtel se situe seulement à quelques stations de là. Par chance, le distributeur permet d’afficher les explications en français. Nous comprenons vaguement qu’il faut acheter une carte à 0, 50€ que l’on devra recharger avant chaque déplacement. Les tickets enfin en mains, nous pouvons rallier Bolhão.

Nous trouvons sans peine le Solar Residential São Gabriel au cœur de la rua Alegria. Une dame nous accueille avec le sourire, elle parle notre langue. Les formalités d’usage expédiées, nous prenons l’ascenseur jusqu’au 4ème étage. Anne et moi sommes très étonnés de la qualité des lieux. On se demande même si on ne s’est pas trompé d’adresse, c’est vous dire. Arrivés dans la chambre, notre surprise se confirme. C’est dans un petit nid douillet que nous passerons les deux nuits à venir. Propre, silencieux, climatisé, salle de bain privée. On se rappelle alors notre chambre madrilène il y a moins d’une semaine, incomparable. Avant de quitter l’hôtel, nous passons à l’accueil où nous apprenons que les petits déjeuners sont inclus. Que demande le peuple ?

A quelques dizaines de mètres de l’hôtel se dresse une superbe église dont les façades sont entièrement recouvertes d’azulejos bleus et blancs, et qui représentent des scènes bibliques. Je prends quelques photos de cet édifice peu commun et suggère à Anne d’y entrer un peu plus tard. Pour le moment, nous avons faim et l’urgence est à la quête d’un coin pour nous restaurer. La Via Catarina, une vaste galerie commerciale qui s’étale sur plusieurs niveaux, fera notre bonheur. Une supérette, quelques boutiques de mode, et surtout une flopée de petits snacks accolés les uns aux autres. On n’a que l’embarras du choix. C’est un fast food que nous squattons le temps d’un repas pas très équilibré.

Puis, sans trop savoir où l’on va, nous empruntons quelques rues et arrivons devant l’hôtel de ville. A deux pas se trouve un point tourisme, nous y allons. Un bon plan de la ville entre les mains et quelques infos récoltées, nous pouvons commencer à parcourir la cité. Nous sommes sur la Praça da Liberdade, en bas de laquelle se trouve la Igreja dos Congregados. Cette fois, nous entrons. C’est l’heure de la messe. Nous jetons rapidement un œil et, sans bruit, nous quittons le lieu de prière. A notre gauche se trouve la gare de São Bento, dont le hall est tapissé de fresques d’azulejos. Malheureusement, les murs sont en restauration et nous ne pouvons profiter pleinement des mosaïques qui aimeraient bien s’offrir à nos yeux.

Alors que nous quittons la gare, un escalier nous invite à monter jusqu’à la Catédral Sé que nous apercevons. Sur l’un des côtés de l’édifice, des angelots peints sur des azulejos aguichent mon numérique. L’intérieur est un peu tristounet. Le cloître attenant mérite un peu plus le détour. Là encore, les carreaux bleus et blancs sont rois et décorent admirablement les allées. Il est déjà 17h30 passé, nous quittons Sé sous un soleil de plomb. En contre bas, les enfants du quartier ont réquisitionné la fontaine dans laquelle ils pataugent allègrement en maillot de bain. Nous les envions grandement. C’est ici le point de départ de notre descente vers le Douro. Sans vraiment suivre le plan, nous empruntons les ruelles où la chaleur est moindre.

Nous prenons le temps de découvrir ce que cache ce labyrinthe à l’abri du soleil. Quelques drapeaux rouges et verts, symbole de fierté nationale, se mêlent au linge immaculé qui sèche sur les balcons. Les rares commerces semblent vivre au ralenti. Devant une minuscule épicerie, quelques gamins tout sourire s’amusent à prendre la pose pour un cliché. Je shoote tout en avançant. Le peu de lumière qui s’infiltre ici m’inspire pour des photos en noir et blanc. Le résultat qui apparaîtra sur l’écran de mon ordi quelques jours plus tard me donnera raison.

Il est presque 19h lorsque nous arrivons sur la Praça da Ribeira. Le Douro est devant nous. Sur l’autre rive, c’est Vila Nova de Gaia et ses caves de Porto. Le Pont Dom Luis nous permet d’y accéder. Le soleil nous offre un peu de répit, il s’éclipse doucement à l’horizon alors que nous longeons tranquillement le fleuve. Amarrées à nos pieds, les « barcos rabelos », qui servaient jadis au transport des vins, ne sont désormais plus qu’une attraction touristique. Nous avons fait pas mal de chemin depuis l’hôtel, il nous faut penser au retour et au dîner. Sur la route qui nous ramène vers Alegria, Anne et moi planifions quelque peu le programme du lendemain. Dans Via Catarina, une copieuse assiette de pâtes conclura la soirée, avant de regagner notre chambre pour une nuit des plus paisibles…

Samedi 28 juillet : gros bisous caniculaires

Avant-dernier jour de notre escapade ibérique. Il faut profiter au maximum pour ne rien regretter. Anne est bien décidée à ramener du Porto à ses proches. Et je commence à la connaître, quand elle a une idée en tête, elle ne l’a pas ailleurs… Alors qu’elle s’attarde dans une boutique à la recherche du précieux breuvage, je l’abandonne quelques minutes pour errer dans le Mercado de Bolhão. Mon attention ne tarde pas à se porter sur une céramique du coq de Barcelos, animal à l’origine d’une légende lusitanienne et qui est devenu l’un des emblèmes de la nation. Anne, depuis Lisbonne, est tombée sous le charme du volatile, et a déjà acheté un porte-clés et un dessous de plat à son effigie. Sûr de lui faire plaisir, je me procure la statuette que je lui offrirai à notre retour à Marseille. Anne me rejoint peu après, deux belles bouteilles dans les mains. Nous ramenons les précieux achats à l’hôtel et pouvons enfin partir pour effectuer les visites prévues.

C’est par la Torre de Clérigos que nous débutons notre circuit. Un escalier sans fin, trop étroit pour une circulation à double sens, nous donne difficilement accès aux divers étages puis au somment de la gigantesque tour. La vue y est imprenable. Les toits des maisons tout en bas s’alignent et s’entremêlent jusqu’au Douro qui s’allonge sous nos yeux. Juste le temps de saisir quelques images, nous ne restons guère longtemps, car le peu de place ne permet pas une grande liberté de déplacement. Qui plus est, une multitude de touristes affluent via l’escalier et nous avons bien du mal à atteindre les marches. Au prix de politesses internationalement échangées, nous touchons enfin au but.

Nous poursuivons par la Igreja do Carmo et la Igreja das Carmelitas, deux églises accolées l’une à l’autre. La première est ouverte. Une porte de verre automatisée nous accueille, c’est très moderne. L’intérieur est richement orné de dorures. Mais une fois de plus, nous arrivons en pleine messe et nous faisons demi-tour par crainte de perturber la cérémonie. Devant la seconde, nous trouvons porte close. Anne et moi prenons la direction du Douro. Il est presque 14h, nous sommes devant le Palacio da Bolsa - Palais de la Bourse pour les non-lusitanophones – que nous souhaitons visiter. Mais un imprévu va faire son apparition. A l’accueil, un panneau me décourage totalement. Les photos ne sont pas permises. Et il en est de même pour la Igreja São Francisco toute proche. S’en est trop ! Si c’est ainsi, ce sera sans moi. Anne et moi nous mettons d’accord et partons. Sur le parvis de São Francisco, je prends quelques photos de la façade de l’église. Queues de pies et tailleurs sont de sortie. Une mariée se fait désirer. Nous patientons quelques minutes, espérant l’apercevoir. Mais la chaleur est intenable, nous partons.

Nous ne sommes qu’à quelques minutes à pied de la Ribeira. Tables et chaises sont déployées sur les terrasses en bordure du fleuve. Nous profitons d’un repas dans un resto sur les quais de la Ribeira, à quelques mètres du Douro. Mon envie de poisson ayant atteint son paroxysme, je commande des sardines, un plat qui me faisait de l’œil depuis notre arrivée au Portugal. Anne se régalant quant à elle d’un poulet en sauce accompagné de pommes frites. Bien que nous soyons à l’abri sous un parasol, le soleil est impitoyable. Anne avait envisagé dans l’après-midi de filer vers la plage de Matosinhos, facilement accessible depuis Porto par les transports en commun, mais finalement elle se ravise. Elle qui est assez frileuse risque fort de ne pas apprécier l’eau glaciale de l’Atlantique. Et si c’est pour cuire sur le sable sans pouvoir piquer une tête dans les vagues, la frustration risque d’être terrible.

14h30. En guise de digestif, nous convenons d’une balade sur le Douro. En moins d’une heure, nous passons sous les six ponts que compte la ville, dont les deux arches métalliques que sont Dom Luis et Maria Pia. La vue depuis l’embarcation nous permet de découvrir la cité sous un autre angle. Nous glissons tout au long de la Ribeira et de ses façades multicolores. Cette balade est très agréable car non seulement nous profitons du paysage, mais la fraîcheur qui nous étreint sur le bateau est inestimable.

Nous décidons ensuite de prendre le métro pour nous rendre au Estadio do Dragão. Après avoir visité les antres du Réal à Madrid et du Benfica à Lisbonne, je compte bien accrocher un nouveau stade à mon palmarès, celui du FC Porto. A l’office du tourisme, il nous avait été précisé que les visites en période estivale étaient organisées toutes les heures de 14h à 18h les week-ends. Malgré ça, nous sommes arrivés devant la porte 18 et nous n’avons trouvé personne, hormis deux policiers qui nous ont informé qu’aucune visite n’était prévue pour la journée, pour des raisons inexpliquées. Il faudra revenir demain. Anne en à marre et souhaite rentrer à l’hôtel. J’improvise un programme jusqu’à 20h puis la rejoindrai à notre chambre. Nous nous séparons dans le métro, et tandis qu’elle rejoint Alegria, je décide de me rendre à l’Estadio do Bessa, le stade du second club de Porto, le Boavista.

Petite parenthèse pour vous parler du métro de Porto. Paradoxalement, il est beaucoup plus grand et plus étendu que celui de Lisbonne, pourtant capitale du pays. Les couloirs ainsi que les quais sont très larges et très clairs. Et surtout, ne vous avisez pas de gruger. Les contrôleurs ainsi que les policiers vous attendent très souvent à la sortie pour le contrôle de billets. J’emprunte donc une rame qui me dépose dans la proche banlieue et demande mon chemin aux rares personnes que je croise. Puis j’aperçois quelques supporters attablés dans un bar, maillots à damiers blancs et noirs sur les épaules, le stade n’est pas loin. La présence des forces de l’ordre et de quelques badauds aux abords de l’enceinte sportive m’intrigue. Je ne tarde pas à comprendre que le soir même, un match amical de pré-saison va opposer ici même les deux équipes de la ville. Ce qui explique aussi que le Dragão n’ai pu nous ouvrir ses portes. Je fais quelques clichés, notamment d’une énorme panthère noire menaçante – animal symbolisant le Boavista - qui veille devant les guichets.

Je retrouve Anne à notre chambre et nous partons vers Via Catarina. Même snack que le veille. Le troquet voisin diffuse le derby, et quelques fanas crient et applaudissent lorsque le FC Porto ouvre le score. On reste sur place pour flâner un peu dans les boutiques qui sont encore ouvertes. Il est presque 22h, mais pas question d’aller se coucher. C’est notre dernière soirée et les lumières de la ville n’attendent que nous. Bien que la nuit soit déjà tombée, la température elle, reste assez élevée. Nous marchons jusqu’à arriver devant la Catédral Sé que je voulais photographier de nuit, puis nous arrivons sur la partie haute du Pont Dom Luis. Ici passent les rames du métro qui font vibrer la construction métallique, et sur les bords les piétons peuvent déambuler. La hauteur est vertigineuse mais la vue est superbe. Les lumières de la Ribeira et de Nova Vila de Gaia se reflètent dans le Douro. Nous nous hissons jusqu’au Mosteiro da Serra do Pilar, sans aucun doute l’un des plus beaux points de vue sur Porto. Demain nous ferons la même visite de jour. Sur le retour, notre regard éberlué s’arrête quelques secondes sur un écran digital. Il est minuit et il fait 27°, sans commentaire. Une dernière halte par São Bento vidée de la foule, et Alegria n’est plus très loin.

Dimanche 29 juillet : retour à la réalité

Dernier jour de la semaine, mais surtout dernier jour du voyage. On a tellement visité que ces dix jours sont passés terriblement vite. Mais l’heure n’est pas encore à la nostalgie. Il nous reste encore une petite journée à bonifier pour parfaire notre séjour.

Les bagages sont prêts. Une consigne gratuite nous permet de les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Nous passons une énième fois devant l’église d’azulejos, et décidons enfin d’y entrer. Et devinez quoi ? Et bien, c’est la messe ! Et là je manque de peu de réaliser LA photo du séjour. Près de la porte, un peu à l’écart des fidèles, deux vieilles dames sont agenouillées à même le sol, en pleine prière. L’église est pleine à craquer. Je m’avance de quelques pas et me retourne. La photo en noir et blanc est absolument à faire. Mais j’hésite, trop peut-être. Je regarde en direction des vieilles dames, et l’une d’entre elles croise mon regard. Elle a compris que je veux faire une photo. Elle continue de prier. Et là, un peu honteux de vouloir immortaliser un moment de recueillement si intime, j’éteins le numérique et quitte les lieux, l’estomac noué. Anne ne comprend pas que je puisse agir de la sorte, mais l’image à faire était si belle. Je l’ai encore vaguement en tête au moment où je rédige ces quelques lignes. Mais je ne pourrai pas vous la faire partager…

Nous continuons ce dimanche comme nous avions terminé le samedi, par le Pont Dom Luis. Et la vue panoramique qui la veille s’était avérée magique de nuit s’est confirmée très différente par les couleurs mais tout aussi belle en plein jour. Les « barcos rabelos », toutes voiles dehors, laissent apparaître les noms des chais : Martinez, Graham’s, Càlem… Puis nous retournons une dernière fois vers Via Catarina pour un repas rapide et un détour à « Modelo », la supérette, qui à notre grande surprise est ouverte le dimanche. Nous achetons de quoi confectionner quelques sandwiches pour le soir.

14h30. C’est avec un peu d’avance que nous arrivons aux portes du Dragão. Nous faisons un tour de l’enceinte pour quelques photos et, une demi-heure plus tard, on nous accueille enfin pour la visite guidée. Et là, c’est le drame. Photos interdites ! Je suis dégoûté ! Dans un musée ou une église, passe encore que le flash de l’appareil photo puisse porter atteinte aux œuvres conservées. Mais dans un stade, de quoi ont-ils peur ? Que mon numérique n’abîme les murs ? Les sièges ? La pelouse ? Ma naïveté ne dure qu’un instant, c’est purement pour des raisons mercantiles que l’on nous prive de clichés. En effet, le photographe attitré du club est sensé nous suivre et immortaliser les visiteurs durant la visite. Bien qu’énervé par cette pratique consistant à dépouiller le touriste à tout prix, Anne et moi prenons quand même part à la visite guidée, que je qualifierai sans retenue de… merdique ! Certes, nous avons approché le vert gazon, découverts les vestiaires et eu droit aux quelques anecdotes sur l’histoire du club. Le tout chapeauté par un agent de sécurité dont la présence n’avait pour autre but que de nous dissuader à garder éteint les numériques… J’ai eu quelques fois l’occasion de voler quelques images en échappant à la vigilance du pitbull, mais je n’en ai rien fait de peur de me faire virer du groupe. Au bout d’une demi-heure, nous arrivons dans une pièce où l’on nous invite à s’asseoir. Et voilà que le photographe nous fait défiler sur un écran ses œuvres. Je suis certain que ma fille de sept ans avec un jetable aurait fait de plus beaux clichés. Parmi les visiteurs, un client s’est manifesté pour acheter celles où l’on voyait sa figure, son bras, son orteil… Ok, j’exagère un peu. Toujours est-il que le pigeon en question s’est vu réclamer tout de même la modique somme de 30€ pour six misérables tirages. Ultime foutage de gueule, nous croyons poursuivre la visite après cette pause quand le guide nous annonce que celle-ci vient de toucher à sa fin. Mais où est passé le musée ? Nous ne verrons pas l’ombre d’un trophée ! Circulez, y’a rien à voir !

Autant vous dire que je suis sorti de la visite totalement frustré. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. En face du stade se dresse un grand bâtiment qui semble abriter une galerie commerciale. Nous y allons, car nous n’avons plus rien de prévu, et il nous reste un peu de temps à tuer avant de récupérer les bagages et de tracer vers l’aéroport. Sur trois ou quatre étages s’empilent de nombreuses boutiques. Guère intéressé par une séance de lèche-vitrines, je cherche un point de vue qui me permettra de faire quelques photos du stade. Nous montons au dernier étage. Il y a là-haut un Pizza Hut avec une baie vitrée. L’occasion est trop bonne. Le resto est désert, il semble fermé. A l’entrée un vigile vient à notre rencontre. Quelques mots en anglais pour lui demander de nous laisser entrer juste pour quelques secondes. Il accepte. Et voici que je découvre une vue imprenable sur le Dragão que je shoote une bonne dizaine de fois. Je tiens ma petite revanche. Anne et moi remercions le personnel du resto et partons. Ce seront les derniers clichés du séjour. Sur la route de l’hôtel, nous faisons une halte dans un cybercafé. J’expédie quelques mails et consulte un peu les news. Je présente à Anne une vidéo du rapace benfiquiste qu’un internaute à mis en ligne sur YouTube. Sur VF, j’ai quelques réponses qui sont tombées… sur Madrid et Lisbonne. J’y répondrai tranquillement à mon retour.

L’aventure touche à sa fin, ou presque. Car un dernier contretemps nous attendait à l’aéroport. Notre vol est prévu pour 20h30 heure locale, nous sommes dans les temps. Arrivés au terminal sans encombre via un ultime trajet en métro, l’enregistrement des bagages ne pose aucun souci. Anne, de peur de voir ses bouteilles de Porto se briser dans sa valise, décide de les garder dans son sac à dos. Elle sait pertinemment, elle qui voyage par les airs plus régulièrement que moi, que l’on à pas le droit de transporter du liquide dans un bagage à main. Elle est têtue ma chère Anne, mais pas autant que le douanier lors du passage au portique de sécurité. Alors que j’ai franchi le détecteur avec succès, je découvre Anne furax devant l’imperturbable contrôleur qui lui interdit l’accès de l’avion avec ses spiritueux. Alors qu’il fouille son vanity-case de fond en comble, elle lui assène : « mais oui, cherchez bien, je planque ma dose de cocaïne !». Je tente alors de calmer Anne, devant l’agent qui lui ne bronche pas, par méconnaissance du français ou juste par zénitude absolue. Mais il invite ma chère Anne à faire enregistrer son bagage à main contenant tout de même près de 150€ de Porto !

Passée cette courte frayeur qui au final trouvera sa place au rayon des petites anecdotes du voyage, nous embarquons à bord de l’appareil. Alors que la nuit est prête à tomber, l’avion s’envole dans le ciel portugais. Nous laissons dans notre sillage bien plus qu’un coucher de soleil. A notre retour, nous déballerons sur notre écran le millier d’images qui illustrera à merveille tout ce qui a rendu ce voyage unique et mémorable. Les moments inoubliables, les émotions ressenties, les sourires partagés. Puis je me lancerai à l’écriture du récit de ce séjour, en essayant de transmettre au mieux le vécu de cette escapade en terre ibérique…
Argentine: quel circuit choisir autour de Salta? English translation pending
by Danetteaurhu · 2011-08-24 · 27 replies
Bonjour,

Je pars en Argentine mi-novembre et au cours de mon périple j'ai prévu de passer 5 jours dans la région de Salta. J'ai trouvé un guide qui me propose 3 circuits différents et je dois dire que je suis un peu perdue... je ne sais pas lequel choisir.

Les voici !

CIRCUIT 1 Jour 1: Salta, Quebrada del Escoipe, Cuesta del Obispo, Parque de los cardones, Cachi Jour 2: Cachi, Vallée Calchaquies, Los Molinos, Angastaco, Quebrada de las Flechas, Cafayate Jour 3: Cafayate, Los Medanos, Quebrada de las Conchas, Salta Jour 4: Salta, Yungas, Tumbaya grande, Tropique du capricorne, Humahuaca Jour 5: Humahuaca, Uquia, Tilcara, Palette du peintre, Purmamarca, Salta

CIRCUIT 2 Jour 1: Salta, yungas, tumbaya grande, purmamarca Jour 2: Purmamarca, palette du peintre, tilcara, la gorges du diable, Uquia, Humahuaca Jour 3: plusieurs options possible: OPT1: Humahuaca, visite de l'hornocal, Tres cruces, huancar, Abra Pampa OPT2: Humahuaca, balade jusqu'au pont du diable, abra pampa Jour 4: Abra pampa, Laguna de pozuelo, Puna jujeña, pirquitas, coranzuli, Susques Jour 5: Susques, Quebrada del mal paso, Salinas Grandes, Cuesta de lipan, Purmamarca, Salta

Et enfin le CIRCUIT 3

Jour 1: Salta, yungays, Jujuy, Tumbaya Grande, passage du Tropique, Humahuaca. Jour 2: Quebrada de Humahuaca, Uquia, le Yacoraite, Tilcara et la Gorge du Diable, Palette du peintre à Maiamara, Purmamarca. Jour 3: Ascension sur la Puna, Salinas Grandes, Susques, passage sur la Ruta 40, la Jugueteria, Sey, Volcan Tuzgle, Viaducto de la Polvorilla, San Antonio. Jour 4: Toujours sur la Ruta 4O, passage des 4960 metres de l'abra del Acay, debut des vallées Calchaquies, La Poma, Cachi Jour 5: Vu sur le nevado depuis Las Pailas, Los Cardones, vallée Enchantée, cuesta del Obispo, Sunchal, retour à Salta Le guide avait l'air de dire que pour ce dernier circuit, il n'était pas sûr de pouvoir franchir, début décembre, le col à 4960m.

Si quelqu'un peu m'éclairer...

Merci d'avance !! Anne
Préparatifs pour Bolivie (Sud Lipez) - Chili (Le Nord) - Argentine (le Nord Ouest) English translation pending
by Ninou98 · 2012-11-29 · 110 replies
Hola Tous,

Mamie Boulet... le retour... Pour un nouveau départ.

Merci aux superbes carnets de Khastin, de Krikri, de Diamina, de Laurent, ils m'ont fait rêver quand je ne rêvais plus. Ils m'ont redonné l'Envie.

Aujourd'hui c'est décidé On part

Quand : Normalement en Octobre - Novembre 2013, mais ça peut changer et je parviens à décider MCT à venir avec nous

Où : Le désert d' A T A C A M A mais pas que...

Je voulais mettre des cartes mais... je suis toujours aussi douée. Je vais les envoyer à MCT il saura bien comment faire pour les mettre dans un post en dessous de celui-ci

le parcours

LA PAZ : 2 ou 3 jours d'acclimatation, quelques visites et un petit aller/retour sur le Lac Titicaca

PUTRE : 4 jours pour explorer l'extraordinaire Lauca National Park et le Lac Chungara pour faire une petite balade jusqu'à Arica, voir son superbe musée et visiter San Miguel de Azapa et - si on a le temps - remonter en A/R jusqu'à Visviri.

puis, par la piste de l'altiplano

Reserva Nacional Las Vicunas : des vigognes et des badlands Salar de Surire : des nandous et des geysers Parc National Isluga : des geysers, des sources chaudes, des lamas

OLLAGÜE : Un passage de frontière qui - j'espère - ne posera pas de problème

Descente vers SPDA en suivante les "bonnes" pistes du Sud Lipez - obligatoire une nuit à plus de 4000 mètres... ça va être dur...

Les 5 lagunes : Ramaditas, Honda, Charcote, Hedioda (réputée pour la concentration de colonies de flamands roses qui la peuplent), Canapa

Désert de Siloli et Arbol de Piedra

Laguna Colorada

Sol de Manana

Désert de Dali

Laguna Verde

Laguna Blanca

et on n'oubliera pas de se baigner dans les thermes entre les 2 aux pieds du Licancabur 😉.

Retour au Chili par le Paso Portuezuelo del Cajon

SAN PEDRO DE ATACAMA

Le Tatio et son désert 1 journée La Vallée de la Lune 1 journée La Vallée de l'Arc en Ciel et la Vallée de la Muerte 1 journée Rio Quepiaco - Salar de Pujsa - Reserval Nacional los Flamencos 1 journée en TO Tocoano - Laguna Chaxa - Quebrada de Jerez 1 journée Lagunes Miscanti et Miniques + la route jusqu'au Paso de Sico 1 journée

et peut-être (à vérifier il y a peut être des doublons chaque site ayant plusieurs noms 🤪) Yerbas Buenas Vallée Arcoiris (quoique je me demande si ce n'est pas la vallée de l'arc en ciel) Rio Grande La Quebrada del Diablo La Laguna de Pozuelos

Ascension du Cerro Toco (5604 m) Pas pour moi, pour le Grand s'il trouve un autre frappadingue de son acabit pour faire ce genre de truc

Et bien-sûr une nuit à l'Atacama Lodge pour l'Astronomique Tour mais surtout pour aller embrasser M et Mme Maury de la part de notre P.

En route pour l'Argentine via le Paso de Jama où nous verrons des "penitentes de nieve" j'espère...

PURMAMARCA et sa Montagne aux Sept Couleurs 1 journée

SALTA LA LINDA 2 jours farniente visite de l'Eglise San Franscico farniente visite de la Basilique farniente Petite excursion jusqu'au Mirador du Cerro Bernardo

En route pour le Nord

Sur la route de Tilcara s'arrêter à Maimara pour admirer la Paleta del Pinto (vérifier que ce n'est pas incompatible avec la Ruta 9)

TILCARA la Pucara de Tilcara et ???

HUACALERA (sur le Tropique du Capricorne)

Volcan Yacoraite

UQUIA Jolie église

UMAHUACA

Arcos del Diablo ou El Mirador del Hornocal ou Cerro Hornocal ou Nariz del Diablo (tout ça c'est a priori le même endroit. Il se mérite 25 km de piste comme on les aime pas et 1250 m de dénivelé 🤪 )

IRUYA rebelote piste de 60 km caillouteuse on monte à 4000 m pour redescendre à 2500 ! On va être en forme 🤪 mais il paraît que c'est beau alors... et le lendemain on refait la piste dans l'autre sens...

En route pour la Bolivie... La Quaica - Yavi - Villazon pas grand chose à voir. On roule...

TUPIZA Canon del Inca pour tester la randonnée trouvée par Christine 😉 Quabrada de Palata

UYUMI Autant de temps qu'il le faudra pour explorer le Salar ! et la Valle de Rocas

SUCRE vadrouille et farniente

Retour à La Paz

Envol pour Iguazu 4 jours (via Buenos Aires ?)

Envol pour Paris > Maison > On souffle !!!

Bien évidemment, toutes vos remarques, suggestions et tous vos conseils seront les Bienvenus

Ninou

PS MCT je t'envoie un doc par mail, si ce n'est pas trop compliqué, pourrais tu importer ici les 2 cartes du début, ensuite tu lis, c'est la même chose qu'ici mais avec des photos pour te donner envie...

PS2 Il y a deux sites que je n'arrive plus à replacer sur mon itinéraire. Salinas Grande et Quebrada de Chullin 🤪
Avis sur planning au Pérou fin 2007 English translation pending
by Clementperou · 2007-11-19 · 65 replies
Bonjour à tous,

Voilà encore qques inconnues relatives au planning de notre voyage de noces...

Nous serons a Arequipa le mercredi 26 décembre en fin d'après-midi et reprenons un vol le 04 janvier de cusco à Lima.

En résumé, cela nous donne : Jeudi 27 : tour réservé canyon de colca Vendredi 28 : idem Samedi 29 Dimanche 30 Lundi 31 Mardi 1 Mercredi 2 Jeudi 3 Vendredi 4 : vol Cusco - Lima

Cela ns laisse 7 jours "libres".

Selon vous, combien de temps est-il préférable de passer à Puno ? et à cusco ? Doit-on rester le 29 à Arequipa pr visiter la ville ? Si nous devons choisir ; visite d'Arequipa ou de Puno ? Quid pr la visite des îles flottantes du Lac Titicaca ?

Notre idée était : Visite Arequipa Transfert Puno Transfert Cusco (ou reste a PUNO pr voir le lac) Transfert Cusco ou visite salinas maras, .... MP (le 2) MP (le 3)

merci beaucoup pour les différents conseils que vous pourrez nous donner...

Elodie et Clément, presque mariés!!!!
Retour d'Iruya et San Isidro en Argentine: transport, hébergement et randonnées English translation pending
by Benoitmassin · 2009-06-13 · 12 replies
Bonjour a tous,

Apres quelques jours passes dans la region d'iruya, dans le nord ouest de l'argentine, je viens donner quelques infos que j'avais eu du mal a trouver avant de venir!

Iruya, 2700m (et pas 4000m!), 1300 habitants en ville, 5000 sur la commune. Un petit paradis (quand il fait beau, sinon interet assez limite!), qui commence a developper son tourisme. Il y a donc quelques infrastructures bien pratiques et pas encore de foules innombrables! C'est donc le moment d'y venir, mais chut.. c'est un secret!

1- Transport au 14 juin 2009 Deux compagnies de bus vont a Iruya : iruya tranport et panamericano Pour aller a Iruya : - panamericano : de Jujuy (?), puis tilcara (8h00), puis huamaca (8h30 environ), pour arriver a iruya a 11h15 (quand le bus ne creve pas a 4000m!) - transport iruya : 3 bus par jours depuis huamaca. Je ne connais pas les horaires

Pour repartir d'Iruya - panamericano : 14h pour huamaca (2.5h environ), puis tilcara (+30min), puis jujuy - transport iruya : 6h, 13h45, 15h15 pour huamaca

Entre huamaca et Iruya, la route passe le col a 4000m, magnifique... a faire de jour si possible! Petit arret photo au col.

Pour aller/revenir a San Isidro... a pied depuis Iruya, bande de faignants! Sinon, il y a une tres mauvaise piste donc a eviter, meme en 4x4!

2- Hebergement Il y a du choix, bien oui, ca devient un peu touristique... mais comme tout village un peu recule et assez pauvre, les normes de confort ne sont pas celles de la capitale! Mais, tout est aussi beaucoup moins cher.

Du plus cher au moins cher : Hosteria Iruya : l'hotel le plus chic en haut de la ville, un petit monde a part pour les riches occidentaux. En plus, il n'est meme pas beau, ni particulierement attrayant! Hotel Frederico 3 : pres de la place en bas du village. Un bon spot! Ca reste un peu classe, mais il y a une terrasse, un joli batiment et surtout le resto est le seul de la ville a etre presque tout le temps ouvert et tres bon (mais n'esperez pas y rencontrer des 'indigenes'! Hostal El Mirador. Dans l'autre partie de la ville (de l'autre cote de la riviere) un peu en hauteur. C'est loin du centre et dans un quartier inanime (mais authentique!), mais la vue est sympa et il y a une de plus de soleil le soir!

Plein de chambres chez l'habitant a un peu tous les prix... mais tous les conforts aussi. Personnellement, j'ai passe 3 nuits 'chez jasmin' pour 10 pesos (je me disais chouette, seulement 2 euros!), mais a part un lit, je n'avais vraiment rien (beaucoup moins chouette!)! Pas une chaise ou une table, pas de pieces communes (donc evidement pas de tele, internet...) et surtout pas de chauffage! Et ca c'est un gros probleme a 2700m au mois de juin... nuits frigorifiques! Donc faites un peu le tour avant de dire oui! Beaucoup ne font que chambre et pas resto. Or il n'est pas toujours tres pratique de trouver a manger quand on veut a iruya (petit dej, gouter...), donc je conseillerais de prendre une alojamiento qui fasse en meme temps comedor (petit resto pas cher, avec des locaux)! Et amenez des vetements chauds!

3-Restos A part Frederico III qui est un vrai resto, sympa, bien decore, avec une petite cheminee et une cuisine locale un peu recherchee (meme si les argentins ne connaissent pas trop la finesse et le dosage dans l'alimentation!) et finalement pas excessivement cher (environ 25 persos, 5 euros pour un bon plat et un verre de vin). A eviter pour le petit dej, cher (20 pesos) et pas exceptionnel.

Les autres comedor (5-6 dans la ville)se valent je trouve.

Par contre, THE PLACE to go pour le petit-dej ou repas rapide, c'est au TINKU (a une lettre pres c'est ca!), rue san martin (la principale) a mi-hauteur. Une mama tres sympa sert des bons produits maisons dans un cadre plus sympa que les autres comedor et c'est pas cher. Possibilites aussi d'acheter quelques produits locaux, notament des vetements en laine tres utiles!

4- Randos De belles randos, mais sans carte! Enfin un endroit ou l'on peut partir randonner depuis le village... c'est pas toujours le cas en argentine! Beaucoup de petits sentiers dangereux (glissants et en devers dans des pentes fortes et tres longues!) que l'on aurait envie de tester! Non, il faut rester sur les 'vrais' sentiers, il y a de quoi s'amuser! Si besoin, il y a des guides (60 pesos par personne pour 2 allemands, pour la journee) que l'on trouve au centre. Sinon beaucoup de comedor ont des affiches avec des propositions de randos. A essayer! Possibilite aussi de faire du cheval.

* le mirador : 15 min au dessus de la ville, incontournable. continuer en montant la rue principale. Il est possible, juste apres l'hosteria iruya (et avant le mirador) de partir a droite sur un sentier qui monte 10 min jusqu'a un petit col donnant de l'autre cote sur un petit canyon avec de jolies couleurs. Par contre, ne pas essayer de continuer le sentier... dangereux (eboulements) et qui je crois ne mene nullepart.

* San Isidro. Le grand classique d'une journee. C'est plus court que ce que j'avais pu lire : 2h aller. C'est plus une promenade qu'une reelle rando. 2 heures presque a plat. Contrairement a ce que j'avais pu lire sur ce forum, il ne faut pas partir trop tot, car 1- vous risquez de marcher a l'ombre longtemps, 2- vous arriverez a san isidro trop tot pour pouvoir manger dans un des comedors. Partir vers 10h30 si vous ne voulez que faire l'aller retour est largement suffisant. Guide non necessaire. Le trajet : d'iruya descendre sur la place en bas du village pour trouver la route qui continue la vallee en descendant. Suivre cette route jusqu'a la premiere vallee a gauche (bien grosse, vous ne pouvez pas la louper!), que vous remontez en suivant le lis de la riviere et la piste pendant une heure environ (c'est pas toujours passionnant, avec de nombreux franchissement de la riviere... bien suivre les traces des pietons et pas des voitures qui n'ont pas de probleme pour rouler dans 30cm d'eau!). Vous pouvez suivre la piste jusqu'a san isidro, ou, lorsque la ligne electrique que vous avez suivie monte sur la gauche droit dans pente, vous pouvez la suivre par un bon sentier qui monte au debut. Ce sentier tres sympa arrive a San Isidro... a prendre au moins a l'aller! Retour par le meme itineraire.

Variante (generalement faite par les guides locaux, mais qui d'apres un allemand rencontre peut se faire seul). De Iruya a San Isidro (2h, cf ci-dessus), puis sur le versant qui fait face a l'eglise (donc de l'autre cote de la riviere), pendre un chemin qui monte bien et rejoins san juan (3.5h environ), puis retour de san juan a iruya (je ne connais pas la duree mais environ 3h je pense)... ca fait une belle journee! Ne pas partir trop tard!

* Une VRAIE RANDO, courbatures assurees! De Iruya-Eglise, traversez la riviere pour rejoindre l'autre partie du village. Remontez la rue principale jusqu'a son extremite ou vous trouvez facilement le sentier qui grimpe... et grimpe... et grimpe tout le temps 'dre dans l'pentu comme y disent dans la yaute' (tout droit dans la pente comme ils disent en haute-savoie!)! Le chemin lui n'est pas si raide (car il serpente beaucoup), se voit bien et est bien sur. Une vraie bavante comme on dit chez nous! Apres une heure environ, il y a une intersection bien visible. A gauche, vous pouvez aller vers casagrande, petit village (1+2h = 3h aller, pas fait). A droite, vous continuez a monter jusqu'a un sommet d'environ 4000m (1+2 = 3h aller), c'est le plus classique, soit apres ce sommet continuer sur des vraies gros sommets a plus de 5000m (10h d'apres un gars du coin). Pour le sommet a 4000m, continuez a monter jusqu'a un col... toujours une vraie bavante, mais quel pied, les paysages evoluent, s'ouvremt et toujours en plein soleil! Au col, prendre a droite sans sentier pour atteindre facilement le sommet ou vous decouvrirez... un cemetiere! Et en regardant bien, vous pourrez voir le sommet d'un volcan rose depasse derriere une montagne verte, le tout sous un parfait ciel bleu, le pied! Retour par la meme route... 5-6h aller-retour, mais 5-6h de sport, c'est pas le plat de san isidro!

5- A faire! San Isidro est un village tres sympa a 2800m, 600 habitants, avec 6 auberges et 6 comedors (tous au meme prix... les habitants ont etabli une charte de prix communs!). Donc il est possible d'y passer la nuit (si vous cherchez des boites de nuit, c'est pas le meilleur coin) et de profiter d'autres excursions le lendemain, comme la laguna verde (5h aller-4h retour), san juan et d'autres encore... le tout a pied, avec une mule ou a cheval dans un petit paradis! Je n'ai pas vu les prix pour les chevaux et guides, mais je pense que ce n'est pas tres cher et que ca peut vraiment etre chouette, tres preserve, loin des flux touristiques!

Amusez vous bien, n'hesitez pas a poser des questions et surtout n'oubliez pas d'en parler a personne!

Benoit
Un mois au Pérou en septembre 2011 (Nazca Arequipa Lac Titicaca Cuzco Trujillo Lima) English translation pending
by Aude238 · 2012-04-24 · 15 replies
Nous avons choisi d'aller au Pérou cette année-là car une amie nous a envoyé une carte postale du Machu Picchu et nous sommes tombés amoureux de la vue. Nous avions aussi le souvenir du dessin-animé de notre enfance "Les mystérieuses cités d'Or". Nous avons décidé d'inclure absolument dans notre voyage la cité Inca et le lac Titicaca mais aussi les lignes de Nazca et le vol des condors. Nous avons voyagé sac au dos, en routard. Nous avons effectué les trajets longue distance en bus grande classe et nous avons logé dans de petits hostels.

Jour 0 : Vol au départ de Marseille. Arrivée Lima en fin de soirée

Notre périple débute par un lever très matinal (4h 30) de chez une copine, trop sympa, avec un bon petit dej. Puis elle nous dépose à l’aéroport de Marseille pour notre vol à 6h pour Lima via Amsterdam (environ 20 h de trajet).

Arrivés à Lima très fatigués car nous avons très peu dormi. L’atmosphère est étouffante, lourde et pesante et le ciel n’est pas de la partie. Mais nous sommes très enthousiastes pour notre périple et tous ces beaux jours que nous allons passer au Pérou. Nous trouvons facilement un taxi "officiel" de l’aéroport, vu le nombre énorme de chauffeurs qui accueillent ou accostent les touristes dès leur sortie d’avion. Nous préférons jouer la sécurité dans notre premier trajet pour aller à notre hôtel.

Pour notre première nuit à Lima, nous dormons dans le quartier San Isidro, dans un hôtel 3 étoiles proche de la gare routière (Cruz del Sur). Nous l’avons réservé de France. D’extérieur, l’hôtel semble très accueillant malgré des grilles de protection de 2 mètres de haut. Nous visitons notre chambre et nous installons confortablement pour dormir et dormir encore pour être les plus frais possible car le lendemain re-réveil à 6h pour un départ vers Nazca en bus. Apres moult discussions en espagnol, la réceptionniste, très agréable et accueillante, nous réserve le taxi pour le lendemain matin 6h30 et la visite du planétarium de Nazca du lendemain soir.

Taxi "vert" de l'aéroport, 50 soles Hostel Collacocha, San isidro, 40 usd la chambre double avec petit déjeuner

Jour 1 : Lima-Nazca (6-7 h bus)

Notre trajet pour Nazca s’effectue en bus de luxe, grand confort en siège tout cuir au rdc en VIP. Pensez à réserver 2 à 3 jours à l’avance votre bus, nous l’avions acheté de France. Nous avons choisi Cruz del sur car cette compagnie a très bonne réputation dans les guides. Nous voilà partis pour 6 h à 7 h de bus sur la Panaméricaine sud. Même en classe confort, le trajet paraît interminable. Mais le plaisir d’être là, et de voir ces étonnantes étendues de terre et de sable le long de la côte pacifique brumeuse, des paysages dignes des plus beaux westerns, nous font oublier notre fatigue et la longueur du trajet.

Arrivés à la gare routière de Nazca en début d'après-midi, notre premier souci est de trouver un taxi qui va nous emmener voir les lignes depuis le mirador. En effet, nous ne voulons pas effectuer le survol en avion car beaucoup d'accidents se sont produits. Nous savons qu'il est possible de faire l'aller-retour dans l'après-midi, avant de reprendre un bus de nuit pour Arequipa. Ca y est, il va falloir se débrouiller en espagnol cette fois-ci !!!! Un taxi nous dit OK après une petite négociation et nous conseille d'acheter rapidement nos billets pour Arequipa. En effet, c'est jour de fête à Nazca et il nous dit que les bus doivent être pleins… Le bus Cruz del Sur que nous voulions prendre à 22h le soir même est complet. Hélas, nous aurions dû le réserver depuis la France lui aussi, mais nous n'étions pas sûrs de trouver l'excursion pour les lignes aussi facilement dès la sortie de la gare routière. Nous allons voir d'autres compagnies réputées sûres, et là tout est complet aussi. Commençant à stresser un peu, nous faisons le tour des autres compagnies, moins bien cotées. Complet ! Full ! Completo !!! Nous devons nous résoudre à passer une nuit à Nazca pour prendre le bus le lendemain. Nous retournons chez Cruz del Sur. Départ le lendemain à 14h. Plutôt déçus, nous perdons un jour sur notre planning, qui plus est à Nazca, où nous savons qu'il n'y a rien à faire, et nous devons rajouter une nuit d'hôtel, non prévue au départ, puisque nous devions dormir dans le bus. Cela nous permettait aussi d'éviter un trajet long et monotone de jour. Tant pis, ce sont les aléas du voyage. Combien y avait-il de chances pour qu'on tombe sur LA fête de Nazca ?! Notre chauffeur nous propose un hôtel à "tarif négocié". Effectivement, le tarif est bien moins cher que celui affiché à la réception. Satisfaits, nous prenons la chambre, voyant qu'elle est notée dans le Routard et qu'il y a un petit mirador d'où l'on pourrait apercevoir les lignes… Nous nous précipitons en haut, mais manifestement il y a erreur sur le descriptif, on ne voit rien aux alentours, mis à part la vue sur la place d'armes… et les préparatifs de la "fiesta" !

Nous repartons ensuite pour 1 heure sur la Panaméricaine, à 50 soles le trajet. Le vent commence à se lever, dispersant partout de la poussière dans l'atmosphère. Nous arrivons au premier mirador des lignes de Nazca. D'une dizaine de mètres de haut, il faut payer un billet pour monter (2 soles/personne). Nous arrivons à distinguer 2 figures : un lézard et un oiseau (ou un arbre ?). La dernière est plus difficile à observer à cause du vent qui commence à souffler fort. A notre retour, le chauffeur nous propose une "extension de visite" (évidemment). Pour 30 soles de plus, un site à 15 minutes. Un peu déçus par les lignes, nous pensons que nous sommes venus à Nazca pour ça, donc autant en profiter. Nous acceptons. Là, personne pour prendre les billets, donc ce sera gratis pour l'entrée ! Les dessins sont complètement différents, au loin sur la montagne. On peut voir plusieurs figurines : une famille complète dont une petite fille. Au retour, nous nous arrêtons encore sur des lignes tracées dans le désert, mais cette fois sans mirador. Nous allons peut être percer leur mystère ? Le vent souffle vraiment beaucoup et nous luttons pour nous diriger vers les lignes. Au sol, on ne voit pas grand chose, juste des pierres retournées, mais parfaitement alignées formant une droite.

Nous rentrons en espérant arriver à temps pour visiter le planétarium de l'hôtel Nazca Lines. Normalement la version en français est à 18 heures (la veille, le réceptionniste de l'hôtel de Lima a appelé pour connaître l'heure exacte). Attention, pas de conférence si pas assez de monde. Nous avons de la chance, nous arrivons pile à l'heure et tombons sur une conférence avec un groupe en français (20 soles). Pendant une heure, le guide nous explique les origines des lignes de Nazca avec une animation projetée sur la voûte. Indication de points d'eau ou constellations, le mystère reste entier... Nous comprenons mieux pourquoi le site est classé au patrimoine mondial de l'Unesco. En tout cas, cela nous rappelle "Les Mystérieuses Cités d'Or". Ensuite, nous sortons explorer le ciel et découvrons les constellations de l'hémisphère sud. Il y a même un télescope pour regarder la lune ! Enchantés de notre après-midi à Nazca, nous mangeons dans un restaurant avec une terrasse en bambou à l'étage, très agréable. Nous prenons notre premier apéritif péruvien, le pisco sour. Nous commandons du poisson et de la viande. Tout est très bon. Cela laisse présager de fabuleux plats péruviens pour tout notre voyage. Nous allons ensuite voir "la fête du village" qui se résume à du monde, des petits stands artisanaux, des pétards et de la musique.

Hotel El Mirador, place des armes, Nazca (60 soles la chambre double avec sdb et petit déjeuner) Info pratique : Planetario, hôtel Nazca Lines, Bolognesi s/n, Nazca (20 soles)

Jour 2 : Nazca – Arequipa (9 h de bus) 2300 m Après un petit déjeuner pris sur la terrasse embrumée, nous allons sur internet pour préparer nos futurs déplacements. Ensuite, épisode comique dans les cabines téléphoniques : Florent n'y rentre qu'à moitié (les Péruviens ne sont pas grands) et doit parler espagnol pour les réservations (instant comique). Nous bouclons ainsi quasiment tous nos hôtels jusqu'à la fin du séjour. Une bonne chose de faite, ça a bien pris deux heures. Nous ne souhaitons pas aller visiter le cimetière de Chauchilla. Puisque nous avons du temps, visite de Nazca et du marché en attendant le départ du bus dans l'après midi. Nous découvrons avec plaisir les fruits, légumes et spécialités locales. Beaucoup de maïs, de patates, de choses inconnues aussi. Nous mitraillons de photos. Le marché est, avec le recul, l'un des plus diversifié que nous ayons fait. Nazca c'est vraiment la ville de la poussière. On se retrouve le soir recouvert d'une pellicule brune. Il pleut un jour par an seulement… Nous prenons notre bus Cruz del Sur pour 9 heures de trajet. Finalement, le paysage, bien que monotone, n'est pas si moche que ça. Nous arrivons crevés à Arequipa, de nuit. Notre auberge est agréable, la chambre grande, parquetée, et l'eau est chaude ! A 2300 mètres, c'est important.

Hotel Posada del Cacique, Calle Jérusalem 404, Arequipa (50 soles la chambre double av sdb)

Jour 3 : Arequipa

Son nom signifie "c'est ici qu'on s'arrête". Patrie du célèbre écrivain Mario Vargas Llosa, elle fut touchée plusieurs fois par des tremblements de terre mais conserve de précieux édifices des 15e et 16e siècles. Fondée par l’Inca Huayna Capac, elle fut embellie des siècles plus tard durant la Conquête et sa particularité réside dans l’utilisation du “sillar", une pierre volcanique. Le bijou en est sans conteste le monastère de Santa Catalina, construction massive où l’ocre et le rouge alternent avec le blanc et le bleu. C'est notre première visite dans Arequipa. L'entrée est chère (35 soles), mais ça vaut le coup. Nous prenons un guide parlant français pour une visite commentée de 2 heures. Très instructive. On circule dans d’étroites ruelles pour la visite des cellules, des chapelles décorées de peintures et ornements religieux. 400 personnes y vivaient à l'époque, et 120 encore de nos jours. Ensuite nous finissons la visite à notre rythme. Le monastère de Santa Catalina est une véritable petite ville dans la ville, avec ses ruelles bordées de maisonnettes colorées, ses places et ses fontaines, un décor qui rappelle la lointaine Andalousie. C’est un lieu de calme et de sérénité, en plein cœur de la ville.

En parcourant la place des Armes, nous cherchons une excursion sur plusieurs jours pour le Canyon de Colca. Nous souhaitons dormir vers Chivay ou Yanque, voir les condors et aller directement à Puno sans repasser par Arequipa. N'étant pas fan de randonnée à pied, nous préférons visiter le canyon uniquement en bus, et par une agence locale pour nous simplifier la vie et avoir les explications d'un guide. Nous trouvons finalement une agence très sympa : tenue par Carmen, elle nous propose un combiné qui nous plait (2 jours/1 nuit avec des arrêts touristiques sur le trajet), nous réserve les billets Chivay-Puno et négocie en plus un hôtel pas cher à Puno. Nous nous baladons à pas lents dans les ruelles très agréables d'Arequipa. La ville blanche est quand même en altitude et l'oxygène est plus rare. Le centre historique est superbe. Nous découvrons que la ville est bordée de deux volcans éteints (Misti et Chachani), aux sommets enneigés. Nous prenons notre premier "menu turistico" à 5 soles, comprenant une soupe copieuse, une entrée, un plat, un dessert et un verre de chicha (boisson à base de maïs, bof bof)… Nous sommes agréablement surpris.

Ensuite, nous prenons pour la première fois le "collectivo" (1 sole !) pour Sabandia, un village à 10 km à l'est d'Arequipa, pour voir des cultures en terrasses. Le trajet est folklorique, dans ce petit bus local. Nous découvrons les joies des bus bondés, où Florent peut à peine s'asseoir, vu sa corpulence. Il trouve néanmoins des interlocuteurs sympathiques : des écoliers le branchent en espagnol. Nous descendons à Sabandia et partons à l'aventure, sans trop savoir où aller pour tomber sur les terrasses. Partant sur la droite du village, nous nous rendons compte que cela ne va pas être facile. Nous ne savons pas vraiment ce que nous cherchons et notre guide papier n'était pas très explicite. Se baladant au hasard, nous croisons un cavalier. Nous voyant intéressés, il nous propose un tour à cheval dans les terrasses pour 20 soles chacun pendant ½ heure. Bingo ! Exactement ce qu'on cherchait ! Nous vérifions l'état des montures, qui semblent un peu maigres, mais pas blessées. Nous voilà donc à cheval, au pas tranquille. La ballade est moyenne, il y a des travaux partout. Nous arrivons enfin au "point de vue" sur les terrasses avec les volcans au fond, dont le Misti, aux faux airs de Mont Fuji. C'est magnifique. L'homme nous prend en photo avec nos montures. Nous sommes ravis, d'autant que le paysage est à la hauteur de nos espérances. Nous rentrons ensuite par un petit cours d'eau et nous finissons par un petit galop. Je reste un peu sur ma faim : j'ai entendu parler des chevaux de Paso péruvien, qui marchent d'une façon particulière, mais pas ceux là ! Nous rentrons ensuite en bus, la nuit tombant.

Nous retournons à notre agence pour modifier nos dates pour le Colca afin de profiter d'Arequipa un jour de plus (d'ou changement de réservation pour l'excursion, du bus pour Puno, de hôtel à Puno…). Pour remercier Carmen de sa gentillesse, nous lui offrons un savon de Marseille que nous avons emporté comme cadeau. Nous lui expliquons qu'il est fabriqué près de notre maison. Nous allons ensuite dîner sur la place des armes, à l'étage. Nous tombons sur un restaurateur qui fait visiter sa cuisine pour attirer les clients. C'est une sorte de rôtisserie. Il fait de la cuisine pré-inca. Bingo ! Par l'odeur alléchés, nous nous asseyons sur la terrasse au premier étage. La vue est sublime. Mais on est à 2300 mètres et nous devons garder nos blousons. En plus la pollution se fait terriblement ressentir. Finalement nous rentrons terminer notre repas à l'intérieur. Nous mangeons notre premier alpaga grillé, avec du maïs et plusieurs sortes de patates. C’est une viande tendre et exquise. Délicieux ! Ensuite le restaurateur nous emmène sur les toits pour admirer la vue. Super sympa.

Hotel Posada del Cacique, Calle Jérusalem 404, Arequipa (50 soles la chambre double av sdb)

Jour 4 : Arequipa et alentours

Le matin, visite de la ville, l’une des plus séduisantes du Pérou colonial, et qui a su conserver son patrimoine (elle a récemment été classée par l´Unesco Patrimoine Mondial de l´Humanité). Les pierres c'est bien beau, mais le vivant, c'est aussi bien. Nous allons ensuite faire un tour au marché couvert d'Arequipa. C'est un marché local, très local, avec les étalages à l’arrache (plutôt des planches sur des tréteaux), des stands de boucherie /poissonnerie sans réfrigération ou encore des légumes posés à même le sol. Coloré et varié, nous découvrons une multitude de sortes de patates, de fromages inconnus, et même des stands de fruits en pyramide. Nous nous laissons tenter par des jus de fruit "sin agua" (sans eau, d'où moins de risques pour nos estomacs européens), carrément pas chers et délicieux. Cela nous fait un vrai petit déjeuner, équilibré en plus. Nous nous faisons accoster par des papis de 80 ans et tapons la discute avec eux. Marché agréable vraiment typique à visiter, un régal.

Ensuite nous allons visiter l'église de la Compaña, et surtout son cloître, sublime. Ensuite, forts de notre expérience de la veille, nous prenons un colectivo pour aller dans le quartier résidentiel de Yanahuara. Vue imprenable sur les volcans et église en lave blanche. En marchant dans les ruelles, nous tombons sur un restaurant alléchant avec une terrasse fleurie. Les clients semblent être des habitués. Je tente le "ceviche" de crevettes, pas encore prête pour le poisson. Ce sont des crevettes crues, marinées avec du piment, des oignons crus et servies avec des patates et du mais (et oui encore). Florent prend un plat de viandes mixtes. Délicieux. Décidément la cuisine péruvienne est pleine de surprises. Nous attrapons ensuite un bus qui va à Cayma, à 3 km. Vue sur les volcans dont on ne se lasse pas, mais le village n'a rien d'exceptionnel. Nous rentrons à Arequipa, pour visiter la cathédrale. Nous nous achetons enfin nos bonnets péruviens. Ils vont nous servir pendant tout le reste du voyage. Ensuite nous allons faire un tour à "la boutique de la Coca", où nous achetons des chocolats à la coca (délicieux) et des bonbons à la coca pour le lendemain. Epuisés, nous nous couchons à 21h après avoir grignoté quelques bricoles achetées dans une petite épicerie. Nous renouons avec nos traditionnels biscuits "Oreo" de routards. Demain, départ pour le Colca !

Hotel Posada del Cacique, Calle Jérusalem 404, Arequipa (50 soles la chambre double av sdb)
Transport du Volcan Poas au jardin de la Catarata et Finca de Mariposas, retour Alajuela? (Costa Rica) English translation pending
by OcéanieNew · 2009-03-28 · 8 replies
Bonjour,

Quelqu'un pourrait il me dire s'il y a un bus qui mène du volcan Poas jusqu'au jardin de la catarata ou à la Finca de mariposas ? Pensez vous qu'il soit possible de faire dans la meme journée le volcan poas et ces 2 sites ? Si je ne peux en faire qu'un, je pensais plutot aller au jardin de la catarata, qui semble superbe avec ses cascades.

Ensuite, comment pourrais je retourner à Alajuela ?

Sachant que je suis seule, et que le taxi pourrait etre une solution, mais si ce n'est pas trop cher. merci

OceanieNew
Itinéraire 13 jours au Costa Rica en bus / transports collectifs avec 2 ados English translation pending
by Lakati · 2017-12-16 · 3 replies
Bonsoir, nous partons pour 13 jours au Costa rica avec nos 2 fils (17 et 12 ans). Nous arrivons à l'aéroport de San José tôt le dimanche matin (8h10) . Nous souhaitons quitter aussitôt San José (on garde cela pour le dernier jour)

Le problème c'est que nous nous déplacerons en mode "petit budget" avec les transports collectifs locaux (bus...) et après un long long trajet avec nuit dans l'avion , on ne veut pas avoir trop de route à faire .

Quelqu'un aurait-il un point de chute sympa à nous conseiller où passer les 2 ou 3 premiers jours ?, sachant encore une fois que nous serons dépendants des transports collectifs .

Nous n'avons pas eu le temps de réfléchir à notre itinéraire ensuite. En général on voyage sans trop planifier mais on veut quand même avoir une idée de ce que l'on va faire pour ne pas perdre trop de temps sur place...)

On est plutôt sportifs tous les 4. On a choisi le Costa Rica pour sa faune extraordinaire (on veut voir le plus de bestioles possible !), ses volcans, sa jungle, l'envie de découvrir des gens authentiques aussi... Il y a beaucoup de parcs nationaux qui ont l'air chouette mais on sait qu'on ne pourra pas tout faire alors si l'un ou l'autre d'entre eux vous semble le plus correspondre à nos envies, on compte sur vous pour nous conseiller...)

On envisagerait également de s'offrir un trek (forcément hors des sentiers battus si possible) de 2 ou 3 jours avec un guide (comme on l'a fait en Thaïlande près de la frontière birmane avec une jeune guide indépendante, souvenir inoubliable) mais on n'a aucune idée des prix pratiqués , ni même si ça existe en dehors des grosses structures (en plus, on est exigeants parce que comme on ne parle malheureusement pas un mot d'espagnol, il faut que le guide soit francophone ou au pire parle anglais! pas simple... )

On aimerait bien aussi faire quelques jours farniente pour aller nager avec les poissons multicolores en mode masque et tuba (tortues possible ?)

Idéalement , on aimerait pouvoir se poser au moins 2 ou 3 nuits (voire plus ) à chaque fois pour ne pas passer notre temps avec le sac sur le dos , dans les transports ou à la recherche d'un logement (simple et authentique mais clean et le moins cher possible tant qu'à faire !!!)

Bref beaucoup de choses dans ce 1er message mais je suis convaincue que certains parmi vous ont déjà vécu ce type d'expérience costaricaine avec sensiblement les mêmes envies au départ... alors merci mille fois par avance de prendre un peu de temps pour nous aider à préparer ce qui sera forcément j'en suis sûre un magnifique voyage..on compte sur vous!
Voyage de 15 jours au Costa Rica en juin English translation pending
by Heighway · 2017-11-29 · 18 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Voila avec ma compagne grand amoureux des voyages et de la nature nous nous lançons dans un road trip au mois de juin 2018 au costa rica (malheureusement pas le choix des dates de vacances pour causes professionnelles). Et je viens solliciter votre aide à propos de notre itinéraire car nous sommes un peu perdu. Pour être honnête nous avons prévu un circuit mais j'ignore si ce dernier est réalisable...

J1 Arrivé à San José (vers 15H a priori) récupération du 4X4 de location et départ pour Cahuita. Nuit à Cahuita (Possible ou rééllement compliqué?) J2 et J3: Cahuita et ses environs. Nuit à Cahuita J4: départ pour la pavona. Dépot de la voiture au parking sécurisé (Existe t'il rééllement?) puis Tortuguero. Nuit à tortugero J5 et J6: parc de tortuguero nuit sur place J7: Départ pour arenal. Nuit à Arenal J8: Arenal. Nuit sur place J9: Départ pour Tenorio. Nuit dans les environs du rio celeste J10: Départ pour Monteverde. Nuit à Monteverde J11: Départ pour Manuel Antonio. Nuit dans les environs du Parc J12: Départ pour bahia Drake. Nuit aux environs du corcovado J13 et J14: corcovado et isla del cano (nuit dans les environs du corcovado) J15: départ pour san gerardo. Nuit sur place J16: retour en France depuis San José

Voila qu'en pensez vous?? Honnetement gros point d'interrogation sur le début et la fin du voyage. Est ce réalisable? N'hésitez pas à nous remettre immédiatement dans le droit chemin...

Merci infiniment par avance pour vos réponses
Voyage aux Philippines avec 2 enfants de 8 ans English translation pending
by AgentNad · 2019-03-20 · 49 replies
Bonjour/Bonsoir a Tous Nous partons mi-avril aux philippines. 17 jours, départ Paris - arrivée Manille. Nous avons encore des doutes... pourriez vous SVP nous abreuver de vos expériences?😊 Nous commençons avec 1 nuit a manille. Puis bus pour banaue, une nuit sur place puis retour en bus. Nous avons lu les nombreux commentaires ne conseillant pas de trek avec enfants de cet age, donc on fera des promenades tranquilles. Si on trouve un moyen pas trop épuisant pour les enfants nous iront a Batad j’espere. Si vous avez des conseils je suis preneuse! Nous avons beaucoup hésité entre moalboal et siquijor. Idem les commentaires du forum nous confortent dans le choix de Siquijor (plus tranquille pour les enfants apparemment aussi). Nous finiront par palawan (port barton et el nido). En tout 3 destinations, pas plus car nous sommes conscients du trajet et de la fatigue engendrée. La ou nous ne sommes pas du tout sur c’est sur les moyens de transport entre chaque lieu. Je ne trouve pas de vols directs manille-dumaguete ni dumaguete-porto princesa(ou el nido). j’ai l’impression que la liaison vers siquijor sera compliquée et cela m’inquiète fort. Je m’y prends mal ou tout est booké😭? Si vous pensez qu’on fait pas un itinéraire logique n’hesitez pas a me le faire savoir SVP. Je n’ ai Jamais autant galeré a établir l’itineraire d’un voyage... 🙄 Espérant vous lire 😀😀 Nadia
Les plus belles pistes en 4x4 dans la région de Salta? (Argentine Nord) English translation pending
by Iceman5430 · 2011-12-25 · 26 replies
Bonjour Pour un séjour de 8 jours dans la région de Salta, Argentine, je souhaiterai connaître les pistes les plus belles en 4x4 (petit véhicule 4x4 de location). Merci pour votre aide.
Carnet de voyage Pérou 2017 English translation pending
by Titi77310 · 2017-09-03 · 35 replies
🙂🙂🙂 COMPTE RENDU DU 24/06/2017 AU 09/07/2017

JOUR 1 : PARIS>>>LIMA (24/06/2017) Vol direct Air France Altitude 152 mètres 17° à 22° Couvert Voilà, c’est le premier départ de ce voyage (le deuxième sera celui d’Agnès et Camille mercredi 28 juin). Me voici à Roissy, pour ce vol qui aurait dû avoir lieu hier, mais bon on fera avec ! Donc, maintenant, vous savez qu’il faut tout imprimer soi-même. Et évidemment pour moi ça ne marche pas, je suis reconnu par la borne mais le message me dit que mon vol a changé, oh, encore ! Bon, j’abandonne la borne tactile et vois une hôtesse qui est au filtrage. Elle me dit qu’il faut imprimer les étiquettes de bagages, et comme ça ne marche pas, elle m’envoie au comptoir n°7, juste à côté. Il y a 5 pupitres ouverts et zéro passager, du coup en 1 minute, c’est fait, poids de la valise 13,4 kgs. On décolle à 11h07, tout va bien à bord de ce B777-300 de 468 passagers ! Le vol sera somme toute normal, un repas simple avec un apéritif offert, un planteur en mignonette ! On aura un goûter avant le posé aussi. Ce vol va durer 11h55, on passera verticale Georgestown, capitale du Surinam. Survoleront une partie de la forêt amazonienne, où j’apercevrai plusieurs grands fleuves qui serpentent. A 30 minutes de l’atterrissage, la vue extérieure est vraiment belle, des chaines de montagnes enneigées et un relief chaotique à souhait ! Dernier virage au-dessus de l’océan, et on voit très bien la présence du « garùa », cette brume humide et persistante, très fréquente sur cette côte du Pacifique. On est en finale, et atterrissage. Il est 16h00 et il fait 22°. Je passe l’immigration, nous sommes 4 vols en même temps, il y a vraiment beaucoup de touristes, j’aperçois des passeports allemands, espagnols, chinois, français etc, je récupère mon bagage soute. A la sortie, un taxi avec mon nom doit être là, ah oui il y a pas mal de pancartes çà et là. Je ne trouve pas de suite, puis je vois mon nom, cool. Mon taxi va m’emmener jusqu’à la maison d’hôtes « chez Elisabeth », un hébergement qui m’a été recommandé par une voyageuse belge, il y a quelques mois. 20 kilomètres en tout, les premiers quartiers sont un peu délabrés, la circulation est dense, très dense, ça vient de droite puis de gauche, bref dépaysement total assuré ! Je vois de suite que 9 voitures sur 10 sont coréennes ou japonaises, rien de français ici en 4 roues, on est encore largué de ce côté-là ! Après 40 minutes environ, on arrive bien au 265 parque norte, quartier San Isidro. Elisabeth est là, et m’accueille chez elle dans un très bon français. Ce qui est bien ici, c’est que les terminaux de bus sont à 10 minutes à pied ! Je me pose un peu dans la chambre, il est 18h00 et donc 01h00 à Paris, la fatigue se fait sentir. J’ai quand même un peu faim et curieux d’aller à pied à l’extérieur ! Elisabeth me dit qu’à 10 minutes, il y a quelques restaurants, je sors puis à droite, puis à gauche pendant 5 minutes, puis à droite sur une grande artère. Je m’exécute, il est 18h30 et il fait quasiment nuit, il fait très bon dehors, environ 20° et pas de vent. Je tombe sur un restaurant chinois qu’Elisabeth me déconseilla, puis sur un autre. Le quartier est très résidentiel et sécurisé, je croise des policiers et policières, à vélo, qui me saluent. Il y a pas mal de banque ici, et des concessions de voitures flambant neuves. Elisabeth m’a parlé pour manger un peu péruvien de chercher le poulet à la braise, et toc, je passe devant un restaurant, où j’aperçois des poulets embrochés qui tournent allégrement ! Il s’appelle « caravana », très bien ici, on m’apporte la carte, super la boisson nationale qu’il faut tester, le « pisco sour », une boisson également revendiquée par le Chili. Excellent ! Allez c’est parti, un ¼ de poulet braisé, frites, salade césar incluse, avec 2 sauces : 5,75€, et 4,50€ pour la boisson. Je rentre tranquillement à pied, il est 20h00 (03h00 à Paris), je suis naze ! Vais allez au dodo, je demande à Elisabeth de me servir le petit-déjeuner à 07h00, avec le jetlag, ça va le faire ! Bonne nuit !
San Pedro de Atacama vaut-il le coup ou pas? English translation pending
by Diamina · 2012-03-31 · 165 replies
Salut tout le monde,

Nous ferons un périple d'un mois en aout qui commence et finit à La Paz. Voici mes incontournables: la Paz et ses environs, les parcs du nord chilien, le sud lipez et uyuni. J'envisage aussi le lac titicaca et la route de la mort en 4x4.

Je vis en Martinique donc les régions tropicales ne m'attirent pas.

San Pedro de Atacama vaut-il la peine d'être visité quand on est déjà allé à yellowstone, qu'on va faire le tour du sud lipez et uyuni, et qu'on va visiter les parcs du nord chilien?

Le prix d'hébergement est très élevé pour des logements d'un certain confort. Le prix des locations de véhicules est très important, et les excursions en dehors des tours en groupes sont à des prix prohibitifs.

j'attends vos avis sur SPA.
Argentine: Salta et ses alentours: que voir et moyens de transport? English translation pending
by Ishtar2petra · 2011-08-23 · 28 replies
Pouvez-vous m'indiquer où il faut aller dans les alentours de Salta, ce qu'il y a à voir et quels moyens de transports ?

J'y serais début novembre, je n'aurais pas de voiture. Est-ce qu'on peut tout faire en bus ? et également à cheval , y a-t-il des possibilités ?

Et entre Salta et Buenos Aires où je me rends ensuite, quelles étapes valent la peine (en bus toujours) ?

merci
Costa Rica: combien de temps à chaque endroit? English translation pending
by Nessie2 · 2005-10-19 · 21 replies
Bonjour,

Je suis en train d'essayer d'établir plus ou moins un programme pour mon séjour au costa rica.

Il se trouve que je pars pour 6 semaines. Ca fait bcp et je regrette un peu.

Je veux dépenser le moins possible en logements sachant que tout ce qui est parcs, excursions coûte un max.

J'ai donc privilégié au départ une auberge de jeunesse à Alajuela. Hostel 5 Avenida. Quelqu'un y est il déjà allé ?

Est ce que au départ d'Alajuela je peux établir plus ou moins ma semaine comme suit : le premier jour je prend mes marques et visite la ville 2nd jour le volcan Poas 3ème jour le volcan Irazu 4ème jour j'ai envie d'aller visiter Grécia et Sarchi (pour les belles charettes colorées) 5ème jour descendre sur Cartago . Est-ce que ça vaut la peine ?? 6ème jour partir sur Monteverde !

Ou est-ce que il serait préférable que je prenne un bus direct au départ d'Alajuela pour le parc Rincon de la vieja et le volcan Arenal ? Combien de temps y consacrer ? 3 nuits

Ensuite pour aller à la péninsule de Nicoya, est ce qu'il est préférable de redescendre sur puntarenas pour prendre le ferry, ou est-ce préférable de monter sur Libéria au départ de Rincon de la Vieja ? Coco beach Tamarindo est-ce que ça vaut le coup, pas trop cher ! 1) Combien de temps y rester ?

Ensuite retour sur San José (vu kon a pas le choix) et Départ pour Tortuguero. 2) Combien de temps y rester ? 3 nuits

De Tortuguero je veux descendre sur Cahuita et y rester je pense 3 nuits aussi.??

Ensuite aller au Panama à Boca del Torro.

Et inchala !

Je n'ai pas eu ces problèmes d'organisation pour le Brésil et le Mexique, mais là j'avoue que j'aurais bien besoin de vos bons conseils, car je ne sais pas par quel bout le prendre ce pays🤪😏

Merci d'avance

Vanessa
Voyage en famille au Pérou English translation pending
by Petitenad · 2014-07-15 · 64 replies
Bonjour à tous !

Voici le récit de notre séjour de 16 jours au Pérou, entre le 18 avril et 05 mai 2014. (Lima > Paracas > Nazca > Arequipa > Vallée de la Colca > Lac Titicaca > Cusco et la vallée sacrée> Lima) Comme beaucoup, le forum m'a énormément aidée à organiser ce voyage comme nos précédents, et j'en profite pour remercier ceux qui ont répondu à mes questions durant la préparation ! Cette fois je souhaite participer un peu en vous faisant le récit de notre séjour. Petite présentation tout d'abord ; nous sommes une famille de 4 : les parents et nos filles de 7 et 10 ans. J'ai organisé le voyage en prenant mon temps, tout était réservé avant de partir ( autant parce que nous voyageons en temps limité, avec des enfants, que parce que je me sens plus efficace ainsi!). Nous avons fait appel à deux agences pour certaines parties du voyage ( arrivée à Lima/Paracas/Nazca; puis sur la partie Puno), le reste a été réservé directement. Je ferai un point pratique à la fin du carnet, et je serai heureuse de lire vos commentaires ou questions s'il y en a!

Vendredi 18 avril Nous voilà à l'aéroport de Roissy, prêts à partir sur notre vol de 17h pour Madrid, avec Air Europa. C'est alors qu'à l'enregistrement, on nous fait une belle frayeur : apparemment, pas de places pour nous ! Je n'avais en effet pas pu imprimer nos cartes d'embarquement comme je le fais habituellement, du moins pas pour le vol Paris/Madrid, puisqu'il n'est pas opéré par Air Europa mais par Air France... 20 minutes de stress, et finalement, nous pouvons embarquer pour Madrid, où nous patienterons 4 heures avant de nous envoler pour Lima. Le vol de nuit est, pour nous qui voyageons avec des enfants, un très bon choix.

Samedi 19 avril A notre arrivée, très matinale, nous sommes accueillis par une représentante de l'agence Mystery Peru que j'ai choisie pour le début de notre séjour. Nous quittons en effet tout de suite Lima pour Paracas, avec un transport privé ( j'avais d'abord pensé prendre le bus, mais finalement, pour 4 personnes, le surcoût était infime; et c'était très confortable pour nous!) Le voyage vers Paracas est agréable, on longe d'abord la ville de Lima côté océan, et notre chauffeur nous expliquera pas mal de choses tout au long du trajet. Je vérifie également que mon espagnol basique me permet de me débrouiller ! Nous prenons un petit-déjeuner vers Chincha, et arrivons pour 10h30 à Paracas. Nous profitons de cette première journée pour nous reposer : j'ai choisi un bel hôtel ( "San Agustin" ) pour que les filles profitent de la piscine, mon mari des transats, mais dans le but que tout le monde soit en pleine forme pour la suite du programme ! On se promène aussi dans Paracas, où nous mangeons le soir ( "Hierba Lucha") , l'ambiance est agréable, il y a pas mal de monde car c'est le week-end de Pâques.



Dimanche 20 avril Aujourd'hui, les choses sérieuses commencent! Nous avons réservé le tour des îles Ballestas, gilets de sauvetage pour tout le monde, et nous voilà partis ! Nous sommes environ 20, essentiellement des touristes venus de Lima pour le week-end de Pâques. Malgré les commentaires parfois négatifs sur ce site, nous avions choisi d'y aller, à la base pour que les filles voient les animaux; et finalement nous avons beaucoup apprécié, pour plein d'autres raisons: la vue sur la péninsule, le candélabre, les milliers oiseaux, les mammifères marins (dont je ne citerai pas les noms de peur d'écrire des bêtises!), le ciel d'un bleu pur, les îles au relief déchiqueté...



De retour au port, nous sommes attendu pour un tour dans la réserve de Paracas. J'ai été subjuguée par ce désert aux couleurs variées, nous passons là environ 3 heures hors du temps, accompagnés par notre guide très sympathique, et plutôt doué en français! Nous nous découvrons des points de vue sur plusieurs plages magnifiques, en particulier la Playa Roja qui vaut à elle seule le déplacement.





Nous ferons aussi un arrêt au Centre d'interprétation, qui est uniquement tourné sur la faune, la flore et la géologie. Le musée est quant à lui fermé depuis le tremblement de terre, et pas prêt d'ouvrir de nouveau ses portes d'après ce qu'on nous a dit. Nous restons donc un peu sur notre faim concernant la culture des Paracas, qui est finalement assez peu mise en valeur et sur laquelle nous espérions en apprendre plus... C'est le seul bémol de notre séjour sur Paracas.

Nous rentrons donc vers 13h30 et mangeons au même endroit que la veille, et nous profitons encore de la piscine jusqu'en fin d'après-midi. Notre guide vient ensuite nous chercher pour nous déposer à l'arrêt de bus Cruz del Sur, il faut enregistrer ses bagages comme dans un aéroport! Les filles se font une copine durant notre attente, il est amusant de voir comme les enfants ont peu besoin de mots pour lier connaissance! On grignote dans le bus et nous arrivons à Nazca, qui nous apparaît comme une ville animée même en ce début de soirée. Un taxi nous attend, qui nous emmène directement à la guest-house "Nazca House", où nous nous installons et nous endormons très vite, car la journée a été longue!

Lundi 21 avril On démarre tôt, et sans petit-déj ce matin : nous avons prévu le survol des lignes de Nazca, alors autant voyager l'estomac léger ! Sur le chemin de l'aérodrome, je me rends compte que j'ai oublié de prendre les anti-nauséeux, dommage pour mon mari qui est très sensible au mal des transports, il devra se contenter de l'homéopathie : les 5 dernières minutes du vol seront très difficiles pour lui ! Les pilotes sont sympas, et à 4 passagers, nous remplissons le petit avion. Notre avis sur ce survol est positif : après un petit temps d'adaptation sur le premier géoglyphe, on arrive très bien à les repérer, l'ensemble est grandiose et, à côté des figures connues comme la baleine, le singe, le colibri ou l'astronaute, on repère aussi d'innombrables lignes droites ou des formes géométriques, sur lesquelles nous aurons plus d'infos plus tard. Le relief est aussi spectaculaire. Les pilotes sont sympas, l'ambiance rassurante. Pour toute la famille, ce moment a été l'un des tops du voyage!





De retour sur le plancher des vaches, on rentre prendre un solide petit-dèj, et notre guide nous emmène ensuite à Chauchilla tout en nous parlant de la culture des Nazcas. Il fait déjà un soleil de plomb quand nous arrivons sur le site perdu au milieu d'une zone désertique, alors que nous sommes en milieu de matinée : je n'ose pas imaginer ce qu'il en est à midi en été !! Nous avions déjà vu quelques images des momies qui reposent dans des trous à l'air libre. Les longues chevelures tressées et l'état de conservation des corps sont frappants...



En rentrant sur Nazca, nous visitons les aqueducs de Cantayo, de curieux puits "en escargot" qui sont pour un bon nombre encore en état de fonctionnement aujourd'hui. Le site n'est pas très étendu, nous y sommes seuls, c'est très beau!...



Notre guide nous ramène ensuite dans le centre-ville, et nous choisissons d'aller manger au " El Porton" puisque le resto que j'avais repéré est fermé. Excellente décision : on y est chaleureusement accueillis, on mange dans une cour intérieure ombragée, et je déguste mon premier Lomo saltado et mon premier Pisco Sour !



Notre journée ayant déjà été bien remplie, nous allons ensuite à l'hôtel Nazca Lines, juste en face : moyennant finances, on peut s'installer au bord de la piscine de ce bel hôtel, ce qui nous va très bien puisque nous devons patienter jusque 22h pour prendre notre bus vers Arequipa. On en profite aussi pour réserver la conférence en français au planétarium à 18h. Après avoir bien profité des chaises-longues, nous assisterons donc à une projection commentée d'un film sur les lignes et sur la vie de Maria Reiche ( qui a d'ailleurs longuement séjourné dans cet hôtel). Les filles apprécieront beaucoup les explications du guide et le moment, en fin de visite, où elles essaieront le télescope ! Le prix d'entrée pour la piscine incluait une collation, que nous prenons donc ensuite, avant de rentrer à pieds à notre hébergement où sont restées nos valises. Nous nous promenons donc dans la rue principale, sur la Plaza et dans une église encore ouverte. Nous discutons un moment avec nos hôtesses, qui laissent gentiment leur salon à disposition des gens qui partent vers Arequipa en soirée. Notre guide nous ramène ensuite au terminal de bus Cruz del Sur, où l'embarquement est un peu plus désordonné qu'à Paracas. J'avais demandé à l'agence des places en bas, c'est à dire les plus spacieuses, mais aussi celles qui "bougent" le moins; or, au moment de monter, on s'aperçoit que nos places sont à l'étage ( les vouchers retirés plus tôt dans la journée n'étaient pas très clairs sur ce point...) . Ce n'est pas bien grave en soi, nous serons remboursés par l'agence; mais avec la conduite très brusque du chauffeur et la qualité de la route, mon mari passera une nuit absolument abominable, rattrapé par son mal des transports ! En revanche, les filles dorment sans souci ! Les prestations de l'agence Mystery Peru s'arrêtent ici, et en dehors de cette histoire de places dans la mauvaise catégorie, sans doute due à Cruz del Sur d'ailleurs, nous avons été ravis des guides qui nous ont accompagnés.
Un mois au Costa Rica (septembre) English translation pending
by Norken · 2007-05-14 · 11 replies
bonjour a tous nous somme 2 et nous partons debut septembre pour 1 mois au costa rica..pour l instant nous n avons aucune idee par ou commencer, ni qu elles sont les endroits a ne pas manquer...nous disposont d un budget global de 3000 euros...et nous sommes ouvert a tt type de voyage merci d avance pour votre aide
Pour un bon départ au Pérou – Novembre 2005 English translation pending
by Jeguetto · 2005-09-06 · 13 replies
Bonjour à tous !

Après de longues heures de recherches diverses et variées sur ce forum, que j'ai découvert il y'a seulement quelques jours, j'ai quelques interrogations qui subsistent. Il est clair que ces sujets ont déjà du être abordés mais la quantité de messages postés m'a certainement fait passé à côté de pas mal de chose.

En gros, nous partons pour trois semaines (c'est en fait un voyage de noces qui se transforme un peu en voyage tout court…) pour un parcours assez classique : arrivée à Lima, Cuzco (4 ou 5 jours), Lac Titicaca (2 ou 3 jours dont île du soleil), La Paz (peut-être 1 ou 2 jours), Arica (chili, pas le temps malheureusement de faire le salar de uyuni), Arequipa, Canon del Colca puis remontée tranquille selon l'envie avec dernière étape par la Vallée de Canete Départ Lima le 19 novembreLes jours et étapes sont amenées à changer mais pour le moment ça devrait ressembler à ça…

Nos premières heures sur place :

On arrive à l'aéroport de Lima le dimanche 30 octobre à 23h23. A notre arrivée on voudrait rallier Cuzco d'un trait (sauf si des choses extraordinaires sont à voir sur le chemin, mais que l'on peut faire au retour), deux solutions : 1) Passer la nuit dans un hôtel à Lima (je ne reviendrai pas sur les hôtels, d'autres posts sont assez explicites) et prendre la route pour Cuzco le lendemain en une seule fois (je crois que le trajet dure 20h en bus). 2) Solution privilégiée : Prendre un bus de nuit en sortant de l'aéroport pour Cuzco et dormir à l'hôtel le lundi soir à Cuzco Ensuite, après un temps d'adaptation et un peu de repos à Cuzco, nous souhaitons passer quelques jours aux alentours de Cuzco (dont un trekking dans la vallée des Incas – encadré ; car sans affaires de camping).

Questions : Que pensez-vous être le mieux en arrivant pour perdre le moins de temps possible (et le moins coûteux) ? Peut-on arriver à l'hôtel de nuit à Lima ? je suppose que oui mais bon… Peut-on trouver un bus de nuit pour Cuzco facilement en arrivant de nuit à Lima ? Ou puis-je trouver des horaires de bus "fiables" pour Lima - Cuzco ? Peut-on arriver à Lima avec déjà des Soles en poche vu les problèmes d'avalage de cartes à l'aéroport ? Quelqu'un connaît-il le climat sur ce trajet en novembre (début de la saison des pluies) afin de prévoir en conséquence (ponchos pour la pluie, duvet etc…) ?Il est vrai que ça fait beaucoup de questions mais vu la qualité des posts sur ce forum je me sentirai plus en confiance (enfin surtout ma jeune épouse) si on peut prévoir les 2 premiers jours d'arrivée (surtout que notre ré-apprentissage de l'espagnol traîne un peu).

Merci beaucoup de vos réponses !! Saludos cordiales Jérôme
Costa Rica: trajet en bus Cahuita / Manuel Antonio English translation pending
by Karococo · 2006-01-10 · 9 replies
Bonjour à tous,

Je serais au Costa Rica le 26 janvier pour 2 semaines. Je prévois visitée les régions suivantes: Monteverde, Manuel Antonio et Cahuita. Je vais me déplacer en bus, alors je me demandais est-ce possible de ne pas toujours revenir par San José. Quel serais le chemin le plus court pour ne pas perdre trop de temps.

Un gros merci pour vos suggestions
Quinze jours Costa Rica en février/mars entre terre et mer English translation pending
by Mida · 2007-11-25 · 15 replies
Bonjour

En préparation pour février/mars 15 jours sinon plus pour découvrir une partie de ce pays, s'aventurer dans la jungle, observer la faune, traverser des régions de volcans, de sources chaudes et fôrets tropicales et passer quelques jours soit sur la côte des Caraïbes, soit celle du Pacifique. Nous pensons nous déplacer en 4x4.

Pour faire un premier draft j'ai besoin de vous!😉 Je n'ai aucune idée du temps qu'il faut sur place et du temps qu'il faut pour les déplacements. 🤪Nous pouvons jongler avec le nombre de jours🙂 mais nous ne voulons pas dépasser 3 semaines car nous prévoyons de terminer notre voyage à Roatan (Honduras) où vit notre fils et faire de la plonger.

Pour citer quelques préferences: La Vallée centrale avec ses volcans Irazu et Paos, la vallée d'Orosi, et les villages en logeant certainement à Alajuela pendant 3 jours. Monteverde er Santa Elena, Fortuna, volcan et lac Arenal, Rincon de la Vieja pendant 1 semaine (où loger?) Cahuita, Manzanillo ( mais comment inclure cette région sans perdre trop de temps en déplacement) Ou rester sur la côte pacifique et là j'ai vraiment besoin de vos coups de coeur et votre savoir.

Merci pour vos commentaires sur les régions, le temps en trajet et en jours et les endroits qui sont pour vous incontournable. Ce voyage est notre premier au CR et nous sommes conscients qu'un choix s'impose dans notre itinéraire. Nous préferons faire un voyage cool, prendre notre temps mais tout de même essayer de diversifier les visites.

Une dernière question : où louer un 4x4, à l'aèroport en arrivant ou en ville, par internet ou sur place?

Merci, merci, merci d'avance.

Michèle
Visites incontournables du Chili et de l'Argentine? English translation pending
by Nicohuet · 2009-01-14 · 11 replies
Bonjour à tous,

Préparant un voyage en Amérique du sud pour mai jusqu'à septembre 2009, j'aurais aimé savoir quels étaient les lieux incontournables de ces deux pays (sachant que pour le Chili je ne pense pas aller plus bas que Santiago) ? je pars avec un sac à dos, je serai donc mobile. Je cherche également des choses à faire que l'on ne fait qu'une seule fois dans sa vie là-bas: toutes les idées sont les bienvenues :)

Enfin je cherche des bons plans, pour dormir, à visiter, ou pour travailler oû que ce soit, au Chili, en Argentine ou au Pérou.

Merci beaucoup pour votre aide

Nicolas

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